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Dans les cas de pré-éclampsie diagnostiqués entre 34 et 37 semaines de grossesse, le déclenchement prématuré de l’accouchement réduit la morbidité maternelle sans augmenter la morbidité néonatale malgré un risque accru d’admission en néonatalogie, selon une étude randomisée britannique publiée dans le Lancet. La gestion de la pré-éclampsie après 37 semaines fait l’objet de recommandations consensuelles d’un déclenchement rapide de l’accouchement pour minimiser les risques maternels, sans risques périnatals supplémentaires. Les choses sont moins claires pour la pré-éclampsie diagnostiquée entre 34 et 37 semaines, où les bénéfices maternels doivent être évalués par rapport aux complications potentielles pour l’enfant, liées aussi bien à la poursuite de la grossesse qu’à un accouchement prématuré. Les résultats des essais précédents n’ont pas induit de modification des pratiques, étant donné la persistance d’une incertitude sur le rapport bénéfice/risque, tant pour la mère que pour l’enfant, notent les auteurs, Lucy Chappell, King’s College London, et ses collègues. Les résultats de l’essai PHOENIX (Pre-eclampsia in Hospital: Early Induction or Expectant Management), le plus vaste mené à ce jour, suggèrent que dans ces cas le déclenchement précoce est un bon compromis, à discuter avec les patientes en vue d’une décision partagée concernant le moment de l’accouchement, commentent-ils. L’essai a inclus 901 femmes présentant une prééclampsie entre 34 et 37 semaines de grossesse, randomisées entre un accouchement déclenché dans les 48 heures et une stratégie attentiste.
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30.09.2019
Tribune Médicale
Le déclenchement prématuré, un bon compromis