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1966 : le premier costume Le 15 mai 1966 est inauguré le premier costume de la société. On en parlait depuis de nombreuses années, mais les membres n’étaient alors vraiment pas d’accord et avaient même juré que cela n’arriverait jamais. Convaincus par les autorités, diplomates et persuasives, ils furent fiers de porter cet uniforme qui donna un air de jeunesse à la société.
En 1969, le Président Charles Pellarin décède. Un certain Roland Sansonnens est élu à la charge suprême de la société. La suite de l’histoire de la commune et de la musique vont en entendre parler pendant encore bien des années… Le sous-directeur est Charly Murer.
La société prend possession de ses actuels locaux dès le mois d’avril 1970 dans la nouvelle école de Meyrin-Village qui vient d’être construite.
Dès le mardi 11 janvier 1972, les répétitions ont lieu le mardi soir à 20h45, auparavant, elles étaient agendées le mercredi, mais les retransmissions télévisuelles des coupes d’Europe de football diminuaient fortement le nombre de présents il a fallu trouver un consensus pour que chacun y trouve son compte!.
C’est lors de la séance de comité du 18 avril 1972 que le comité accepte le principe de former des élèves en son sein. Dès la rentrée scolaire de septembre 1972, les premiers élèves arrivent. Cette décision est d’une rare importance car elle vise à assurer la pérennité de la société.
C’est lors de la séance de comité du 13 octobre 1972 que l’admission de personnes de sexe féminin au sein de la Fanfare de Meyrin est proposée et sera nommée membre lors de assemblée générale suivante.
En 1979, la société change une nouvelle fois de nom, elle redevient, après plus de 25 ans, Fanfare municipale de Meyrin. Le soutien de la Commune est à nouveau acquis, avec des obligations claires d’assurer un minimum de services, comme les promotions des écoles primaires, le 1er août ou la cérémonie de remise des Mérites.
Il faut aussi noter le changement des statuts lors de l’admission dans l’Association fédérale de musique (modifications des statuts, les jeunes de 15 ans – au lieu de 16 -, peuvent devenir membres).
En 1980, Charly Murer remplace à la baguette René Pellarin qui vient de décéder.
En 1983, la Fanfare municipale de Meyrin organise pour la 7ème fois la fête de la fédération musicale genevoise (Campagne). Cette date correspond également au 75ème anniversaire de la société. C’est Roland Sansonnens qui assume une grande partie de l’organisation de cette manifestation. Lors de cette Fédé, la société a invité l’harmonie de Saint-Gall, qui était alors dirigée par le frère d’un membre de notre société.
Cette organisation a été extraordinaire sur plus d’un point. Le bénéfice de la tombola a permis d’organiser en 1984, un voyage réellement extraordinaire d’une semaine en Espagne. Tous les musiciens qui ont fait le déplacement s’en souviennent encore…
En 1984, la société participe pour la 1ère fois de son histoire à une émission télévisée. Le titre de l’émission : « La Grande Chance », qui est enregistrée depuis la salle de gymnastique de l’école des Champs-Fréchets.
En 1985, lors d’une répétition, le nombre de 50 musiciens est atteint. Fidèle à sa parole, Charly Murer alors directeur, offre le champagne.
Le mois de juin 1986 est très chargé. Les 14 et 15 juin, nous participons pour la première fois de notre histoire, à la Fête Fédérale de Musique à Winterthur en 3ème catégorie. Lors du concert nous obtenons 311 points. Ce qui nous vaut la 35ème place sur 37 participants ! Au défilé : 79 points, soit 32ème sur 37. Selon Charles Murer : « Notre classement est celui prévu par votre Directeur, pas très haut mais pas tout en bas !, pour qui connaît les difficultés du concours Fédéral et le flegme d’une musique romande, ce résultat reste valable. Nous aurions réussi sans difficulté à faire de nombreux points supplémentaires au défilé, mais comme chacun d’entre- nous a pu le constater, notre mentalité de l’Ouest n’est pas très militaire ni très disciplinée ! Peut-être avons-nous d’autres qualités ! Nous avons d’autre part été très sensibles aux fleurs lancées discrètement par l’un des membres du jury – je cite : présage radieux pour notre société et que notre participation était pleine de vie et de couleur ».
Le 19 juin, c’est l’inauguration d’un avion de la compagnie Swissair aux couleurs de Meyrin qui est fêté. Cela permettra à 15 musiciens de faire un vol au dessus des Alpes. Le 22 juin, lors du cortège de la Fête Fédérale des costumes à Genève, notre présentation pour un défilé n’a jamais été égalée, selon le rapport de Charly.
En 1986, lors de l’assemblée générale, la société change à nouveau de nom. Pour être plus attractive, moderne et correspondre mieux au style de musique qu’elle joue, elle devient Musique municipale de Meyrin. En 1988 un nouveau drapeau sera inauguré.
En 1990, c’est notre premier passage au Victoria Hall à l’occasion de l’inauguration de la bannière cantonale de l’ACMG (Association Cantonale des Musiques Genevoises). Il faut souligner que son premier président est Roland Sansonnens qui a pris une part très importante dans la création de cette association en 1984. La même année, il y a un changement de président et de directeur. C’est Pascal Roduit qui succède à Roland Sansonnens et c’est André Cerchierini qui succède au non moins célèbre Charly Murer.
Ci-dessous, une photo de la musique municipale lors du service à St-Imier en juin 1992. Cette photo est réellement extraordinaire : 6 présidents y figurent : Ulysse Diserens, Roland Sansonnens, président d’honneur de notre ensemble, Pascal Roduit également président d’honneur, Patrick Thiébaud, Eric Bertschy, ainsi que notre président actuel Philippe Fosserat.
Il y a également 3 directeurs ou sous directeurs : Charles Murer, Emile Kohler et Philippe Mettral. Il y a aussi la première femme devenue membre de la société Yvana Murer. Il y a égalementl a seule femme à ce jour qui ait porté une jupe dans la société en la personne de Lucy Nachmias. Enfin, tout à droite, juste à côté du porte drapeau, Jean Hertig, notre vétéran, entré à la fanfare de Meyrin en 1936, qui va tenir sa place de baryton jusqu’en 2004. Cet uniforme sera porté par la MMM jusqu’en 1994.
Le costume que la société a choisi pour remplacer celui qui est illustré ci-dessous est présenté sur la photo qui suit. il sera porté jusqu’en 2008, année du 100ème anniversaire de notre corps de musique qui a choisi notre uniforme actuel que vous pouvez voir sur la page d’accueil de notre site Internet!
Photo : Bernard Pillet
En 1998, pour l’année de son 90ème anniversaire, la Musique municipale de Meyrin passera à la célèbre émission radiophonique : Le kiosque à musique.
En novembre 2005, la musique participe au troisième concours de musique légère de Penthalaz où elle se classe deuxième de sa catégorie et un mois après, c’est au « kiosque à musique » de la radio suisse romande que nous avons pu interpréter Singing in the rain, les feuilles mortes et un extrait d’un pot pourri qui nous a valu beaucoup de succès : Santana.
En 2006, notre directeur organise avec l’aide du comité, et dans un élan de patriotisme compréhensible, une sortie dans son Italie natale, durant la période du Jeûne Genevois. C’est dans la région de Sestri Levante, non loin de Gênes, que la société fait un périple musical où elle peut se produire avec un certain nombre de sociétés locales. Ce voyage a également laissé des traces indélébiles dans toutes les mémoires, tant du point de vue musical que du point de vue culinaire et digestif…
Centième anniversaire
Afin de marquer dignement ce jubilé, le comité de la société nomme un groupe de travail pour préparer les festivités du Centième.
Sous la direction de notre ami Roman Ramer, ce groupe présente un projet lors de l’assemblée générale de 2007, qui le valide aussitôt.
La volonté de réunir une grande partie de la population meyrinoise autour d’une des plus anciennes sociétés communales a poussé ce groupe à organiser un Festival country sur la campagne Charnaux, et une soirée de gala sur la scène du Théâtre ForuMeyrin.
Lors de cette soirée, de nouveaux uniformes seront inaugurés et la Musique municipale partagera la scène avec un artiste meyrinois qui a roulé sa bosse bien au-delà des frontières communales.
Joseph Gorgoni, qui incarne la provocante et volubile Marie-Thérèse Porchet, née Bertholet, a, nous l’espérons, rappelé un peu à sa manière, les soirées d’antan où la jeune fanfare meyrinoise égayait la vie communale en mêlant musique et bonne humeur.
Afin de faire participer le plus grand nombre de citoyens meyrinois, le Festival de musique country est voulu comme une manifestation populaire ouverte à tous.
Les organisateurs ont eu à cœur d’inviter les anciens musiciens et élèves qui sont passés dans les rangs de la société, afin de partager un moment d’amitié.
Un homme d’exception, témoin de la vie de notre société :
Jean Hertig, doyen de la Musique municipale de Meyrin
Issu d’une famille bernoise, Jean Hertig voit le jour près de Morat.¨ Il arrive à Meyrin avec ses parents en 1924. Il commence sa scolarité à l’école primaire de Cointrin, avant de déménager à la ferme de la Solitude, au chemin du bois du Lan. Il effectue les 5ème et 6ème primaires à Meyrin Village, puis fréquente durant deux ans l’école secondaire de Meyrin-Gare. Déjà tout jeune, il se découvre comme passions : l’horticulture et l’apiculture.
Jean entre à la fanfare de Meyrin en 1936, à l’âge de 14 ans, pour jouer de la petite basse baryton. Instrument qu’il pratiquera durant toute son activité au sein de la Musique municipale de Meyrin. A cette époque, on avait accès à la fanfare, en effectuant une année de solfège et une année d’instrument. Jean chante également avec la chorale de l’église protestante. Il passe donc allègrement de la clé de sol à la clé de fa. Il participe au gré des événements, aux répétitions dans divers locaux : pendant la guerre au bistrot du Cercle de l’Avenir ou à l’Ecole du village (boulangerie actuelle), puis dans un local sis au sous-sol de la salle Antoine Verchère et enfin dans notre local actuel.
Jean a connu certains membres fondateurs, notamment Jean Cessant et John Pellet. Il a joué sous la baguette du directeur mythique René Defrancesco qui a dirigé la Fanfare pendant 40 ans, mais qui a aussi œuvré dans d’autres sociétés, telles que St-Genis, Sergy ou Thoiry. Alors que Réné Defrancesco dispense les cours d’instruments, Jean enseigne le solfège aux jeunes musiciens en herbe et cela pendant un quart de siècle. Jean évoque d’autres personnages qui ont profondément influencé la marche de la société, comme Edmond Rochat, maire dans les années 30, Charles Vivier qui était toujours dans la société à l’âge de 84 ans, les frères Pellarin Charles et René, Charles Murer, Ernest Favre et Emile Kohler.
L’enseignement du solfège n’est pas la seule activité de Jean. Il s’investit dans la tombola américaine lors des vogues. Source de revenus indispensable autrefois pour renflouer les caisses de la société. Il est expert aux examens et bibliothécaire pendant des décennies. Il fait partie de la commission musicale. Et surtout, il siège au comité pendant 35 ans.
Jean a vécu les temps particulièrement pénibles de la seconde guerre mondiale, qui ont décimé la société, parfois réduite à moins de 10 membres, obligeant alors à une recherche active de musiciens pour combler les rangs. Il nous raconte les sorties mémorables illustrant des situations rocambolesques dignes des plus grands films burlesques.
Les anecdotes croustillantes de M. Piguet, secrétaire de Mairie, organisateur des pièces de théâtre exclusivement jouées pour la soirée de la Fanfare de Meyrin. L’incident survenu lors de l’enterrement de vie de garçon d’un membre de la société qui aboutit, en 1952, au remplacement de l’appellation « Fanfare municipale de Meyrin » par celle de « Fanfare de Meyrin ». Les uniformes successifs de la société, depuis les premiers éléments de costumes, composés d’une casquette et d’un cordon rouge et jaune, au premier costume complet, jusqu’à l’uniforme actuel.
Il se souvient également de tous les membres et leurs épouses qui ont oeuvré pendant très longtemps pour la Fanfare de Meyrin en tenant les buvettes aux fêtes du 1er août et aux promotions. Tous ensemble, ils se sont serrés les coudes pour apporter à la société les ressources financières afin qu’elle perdure.