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Tableau de croissance
La croissance est une augmentation de taille.
Afin de pouvoir croître, il faut des ressources - la nourriture, la fertilité des sols, des matières brutes pour la construction et de l'espace.
Toutes ces ressources sont limitées et épuisables.
Il va de soi que la croissance ne peut pas durer, n'est pas durable.
La "Décroissance" est un terme utilisé dans plusieurs sens.
Les un(e)s l'utilisent pour postuler la nécessité d'arrêter la croissance et de réduire la consommation des ressources, du PIB.
Des autres donnent un sens social au terme, avec l'intention de réduire les différences de bien-être entre les classes sociales, entre le nord et le sud.
Dans notre société actuelle, la croissance est normalement compris comme croissance de l'économie. La croissance (économique) est généralement vue comme indispensable et incontournable.
La rédistribution sociale des ressources, bien qu'elle est désirable pour certains, ne donnera pas nécessairement une réduction de notre pression humaine sur la terre. Si les pauvres reçoivent une plus grande pièce du gâteau du PIB, la taille du gâteau totale restante la même, ça, en isolation, ne changera rien à notre situation environnementale.
Même les gens qui comprennent que la croissance ne peut pas durer, cherchent des fois à défendre la croissance, en postulant d'autres croissances, telles que "verte", balancée", ou "dématerialisée.
On dit, par exemple, que l'on pourrait avoir une croissance économique sans augmenter la consommation de ressources si l'on fait du travail non-payé ou si l'on s'amuse avec des leçons de piano, au lieu et en place d'utiliser une automobile.
Ceci est une illusion pour les raison suivantes:
1. Le PIB (Produit Interne Brut) est l'accompte du pays de toutes les activités exprimées en argent. La croissance ("économique", avec ou sans utilisation de cet adjectif) est l'augmentation du PIB, normalement sur une année.
2. Le PIB comprend les leçons de piano comme la fabrication de voitures. Normalement dans une heure de leçons de piano il y a beacoup moins de matériel dedans que dans une voiture. Présumé que l'ouvrier touche le même salaire que le prof de piano, acheter pour trente cinq mille francs de heures de piano remplace la fabrication d'une voiture.
3. Si le PIB reste stable, il n'y aura pas de décroissance, ni de croissance. Les coûts d'investissement sont:
La voiture coûte 35.000, le piano 5.000. La différence de 30.000 francs, à 50 francs l'heure, donnera 1500 heures. A deux heures de leçons par semaine, on en a pour 750 semaines égal 25 années de leçons. On ne doit pas remplacer le piano ni la voiture pendent cette période.
4. Mais les coûts de opération et de maintien sont beaucoup plus grands pour la voiture. Alors pour les mêmes montants d'achat d'un produit et d'un service dite "immatériel" (mais qui n'est pas immatériel parceque l'on a aussi besoin d'un local, du piano), la différence entre les frais d'opération pendant ces 25 années est fort négative. Alors, ça produit une grande décroissance de l'économie, du PIB. Les leçons de piano - ou de guitarre pour les moins aisés - ne donnent pas une croissance immatérielle du PIB.
5. Les activités immatérielles sont par exemple le chant pour soi-même, au lieu de travailler. Ca donne la décroissance du PIB.
6. Si tout le monde prend des leçons de piano, on aura bel et bien besoin de plus de pianos, plus de locaux, plus de profs et de transports navette pour ces leçons. Ca augmente la consommation des ressources. Mais ça sera surcompensé par l'économie de ressources pour des voitures non-achetées. L'effet net est la diminution du PIB.
7. L'immatérialisation du bonheur reste possible et nécessaire. Celà veut dire chanter et jouer au lieu d'acheter. Mais celà diminue le PIB.
8. Un problème de base semble que l'on est tellement convaincu que la croissance est une chose nécessaire que l'on essaye de la maintenir et défendre avec tout moyen.
9. En réalité toute croissance est limitée, même le bonheur. On peut monter jusqu'au 7ième ciel de bonheur. Il n'existe pas de 8ime ciel.
10. En ajoutant l'adjectif "matériel"" au substantif croissance, ou bien en remplaçant le "économique" pas "matériel", on reste dans l'idéologie de la croissance et on est dans le bateau de ceux qui poussent la croissance.
Parceque c'est leur argument à eux, les pro-croissants, que l'on pourrait dématérialiser, découpler, ou bien avoir un "développement harmonieux", ou bien un "développement durable". Si l'on veut "décroître, c'est réduire la consommation de ressources, on doit éviter de tomber dans le piège de la terminologie des pro-croissants.
Durabilité et le "développement durable":
Une situation est durable quand elle peut continuer, sous les conditions existantes, pour une très longue durée, théoriquement pour toujours.
Dans une situation de durabilité, les ressources ne sont pas consommées plus vite que la nature peut les régénérer.
Le Développement est, en pratique, toujours une augmentation. Aucun développement ne peut être durable, parce que il' y a toujours des limites - des ressources, de l'espace, même de la bonheur. Nous ne pouvons pas développer, croître et nous étendre sans fin. La terre est une globe. Le "Développement durable" est alors une expression trompeuse, un oxymoron.
Depuis le rapport de Brundtland, en 1987, l'expression "développement durable" s'est répandue dans le monde entier, souvent accompagnée par le schéma aussi trompeur.
Les "trois piliers" prétendent un équilibre entre la nature, la socitété et l'économie.
En réalité, l'économie est une partie de la société et les deux, indissociables, sont complètement encastrées dans l'environnement naturel, de la terre, dont ils dépendent.
Toute équilibre écologique doit être entre la société humaine, y-compris ses activités économiques, et l'environnment, comme le montre le schéma suivant.
Notre société humaine ne cesse pas à s'étendre, et de cette façon nous laissons de moins en moins d'espace et de ressources pour les autres êtres vivants.
Nous sommes en train d'épuiser, avec une vitesse toujours plus haute, les ressources non-renouvelables et renouvelables, les deux.
Evidemment, ce développement ne peut pas durer. Il est suicidaire. Nous devons dire "halt" à la croissance et restructurer nos activités afin de réduire notre poids sur la planète.
Une question centrale est alors, combien de temps notre développement pourrait encore continuer. La réponse doit être claire et nette: ça ne pourra plus durer très longtemps, quelques dizaines d'années, au maximum. Voir scénarios de croissance et nos ecostory.
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