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Bref historique du PEV
Le PEV a été fondé en 1917 à Uster ZH sous le nom de « Protestantisch-christliche Partei » (parti chrétien-protestant). Ce groupement a obtenu du premier coup deux sièges au Grand Conseil. En 1918 à Berne, le « résidu » du parti protestant-conservateur et de « l’Eidgenössischer Verein (Association confédérée) a donné naissance à la « Politische Vereinigung christlicher Bürger » (Union politique des citoyens chrétiens). Ce groupement a pris l’initiative, avant les élections au Conseil national de 1919, de fonder le PEV Suisse. Arnold Muggli était l’initiateur de « l’assemblée d’hommes de confiance », le 8 mars 1919 à Brugg. C’est là qu’a été décidée la fondation du PEV. Le 10 mai 1919, le Parti évangélique suisse a vu le jour à Zurich. Le Zurichois Arnold Muggli en a été le premier secrétaire central.
Aujourd’hui, le PEV compte les partis cantonaux suivants : Argovie, Appenzell Rhodes-Extérieures, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Berne, Fribourg,Genève, Grisons, Jura, Lucerne, Neuchâtel, Schaffhouse, Soleure, St-Gall, Thurgovie, Vaud et Zurich. Des efforts sont actuellement déployés en vue de la création de nouvelles entités. Le PEV a été la seule formation de moyenne envergure à n’avoir pas été victime de la mort des partis (voir notamment AdI, Parti des automobilistes, Républicains).
Le climat politique au moment de la fondation était tendu, notamment entre citoyens et ouvriers. Ces tensions de politique intérieure ont trouvé leur expression dans la consultation populaire du 13 octobre 1918, où le peuple et les Etats se sont prononcés en faveur de l’introduction du scrutin à la proportionnelle lors de la désignation du Conseil national. La possibilité a ainsi été donnée à des formations plus petites de se voir représentées au sein des parlements. L’automne 1919 a vu la tenue des premières élections à la proportionnelle du Conseil national. Le PEV avait pour objectif de se lancer dans la campagne électorale en présentant sa propre liste. Le médecin Hans Hoppeler, figure de proue de la liste zurichoise, a été élu du premier coup. Le conseiller national Hoppeler a siégé au Parlement de 1919 à 1939. Entre 1943 et 1956, Paul Zigerli a été conseiller national pour le PEV. L’ingénieur Willy Sauser a ensuite succédé à Zigerli au Conseil national.
L’année 1920 a vu la fondation du parti cantonal de St-Gall. Celui-ci s’est toutefois progressivement endormi, avant de redevenir actif en 1971. Le 23 février 1920, le parti cantonal du PEV de Bâle-Ville a été fondé. Il a été dissous en 1953. En 1921, le PEV Suisse a élargi ses rangs avec l’arrivée d’un nouveau parti cantonal, le PEV d’Argovie. Le 9 octobre 1922, le parti cantonal de Bâle-Campagne a été fondé à Liestal. La même année, le PEV du canton de Schaffhouse est né de la fusion du Parti libéral et de l’Union sociale évangélique. Lors de l’assemblée des délégués du 26 mai 1946, les membres ont décidé la création d’un secrétariat de parti permanent. Le premier secrétaire de parti, élu par les délégués, s’appelait Otto Hürlimann. En 1955, le parti cantonal de Thurgovie a été fondé à Märstetten. En 1967, le PEV a conquis un troisième siège au Conseil national, grâce au candidat phare bernois Paul Aebischer. En mars 1969, le Parti évangélique a dignement fêté son demi-siècle d’existence. Au Parlement, à la fin des années 1960, les conseillers nationaux Paul Aebischer (BE), Willi Sauser (ZH) et Heinrich Schalcher (ZH) ont notamment pris part aux consultations sur la limitation de la publicité pour les substances engendrant une dépendance, sur des directives légales en matière de greffe d’organes et sur une réglementation de la modification de la masse successorale.
L’année 1970 a été marquée par le débat sur l’introduction du suffrage féminin à l’échelon fédéral. En outre, les parlementaires ont pris part aux consultations sur la création d’un service civil pour les personnes refusant le service militaire pour des motifs de croyance ou de conscience. En 1971, la situation économique s’est détériorée, faisant ressurgir les thèmes du racisme et de l’invasion des étrangers. Les peurs existentielles ont conduit de nombreuses personnes, pendant ces années de mauvaise conjoncture, à solliciter davantage l’aide des institutions ecclésiales. Le PEV s’est dès lors occupé en premier lieu des tâches et de la position de l’église vis-à-vis de l’Etat et de la société, ainsi que de la raison d’être et du but d’une politique évangélique. Au Conseil national, Otto Zwygart (BE), nouvellement élu en 1971, ainsi que Sauser et Schalcher, qui siégeaient déjà auparavant, se sont engagés en faveur des rentiers AVS handicapés, du maintien de la paix du travail et de la protection de l’environnement. Lors des élections de 1975, le PEV a trouvé le slogan qui serait dès lors le sien, à savoir « Au service de l’humanité, du peuple et de l’Etat ». La Vereinigung evangelischer Wählerinnen und Wähler (VEW) (Union des électeurs/trices évangéliques) du canton de Bâle-Ville est devenue un parti cantonal par le biais d’un contrat d’affiliation passé en 1975 avec le PEV Suisse. A la fin des années 1970, une reprise économique se dessinait. Au Conseil national, les thèmes de l’aide au développement, de la consommation de tabac et de drogues étaient d’actualité, de même que la question de la responsabilité lors d’une interruption volontaire de grossesse. Les élections de 1979 ont vu s’imposer les candidats du PEV Zwygart, Schalcher et Hans Oester (ZH), qui progressait depuis 1978. Lors de l’année électorale 1983, Hans Oester a été reconduit dans sa fonction. En outre, Otto Zwygart jun. (BE) et Max Dünki (ZH) ont accédé au Parlement. Les trois parlementaires du PEV se sont principalement engagés en faveur des membres les plus faibles de la société, ainsi qu’en mettant en avant des thèmes liés à l’environnement. En 1984, le débat sur l’asile s’enflammait à nouveau et en 1986, la catastrophe de Tchernobyl préoccupait les esprits. Lors des élections de 1987, tous les cantons, à l’exception de Berne, ont vu s’effondrer la proportion de voix en leur faveur. Néanmoins, les conseillers nationaux PEV ont tous les trois été réélus. Le 14 novembre 1989, le parti cantonal de Soleure a été fondé à Olten. Il s’est toutefois endormi peu à peu après 1993. Les conseillers nationaux PEV se sont principalement engagés, dans les sessions qui ont suivi, en faveur des thèmes environnementaux, ainsi que contre la pilule abortive et les livraisons d’armes dans les régions en crise. En 1991, le PEV a pu, grâce au pasteur des laissés-pour-compte Ernst Sieber, gagner un demi pour cent de voix supplémentaire dans le canton de Zurich. Au Conseil national siégeaient dès lors le pasteur Ernst Sieber (ZH), ainsi que Zwygart et Dünki, qui étaient déjà conseillers nationaux du PEV. A la fin de l’année 1992, à la veille de la votation sur l’adhésion de la Suisse à l’Espace économique européen (EEE), le PEV a décidé à une très faible majorité de recommander le OUI lors de son assemblée des délégués. Le peuple suisse appelé aux urnes s’est toutefois prononcé pour un tout petit NON, tandis qu’une nette majorité des cantons rejetait l’objet. En 1995, le PEV a pris part dans sept cantons aux élections au Conseil national. La plateforme électorale du PEV avait pour slogan : « Des hommes pour les hommes ». En dépit de l’attitude optimiste du PEV durant la campagne électorale et de l’espoir d’un soutien par les jeunes gens et l’électorat féminin, les trois mandats au Conseil national n’ont pas pu être conservés. Les conseillers nationaux Otto Zwygart et Max Dünki ont mis l’accent, pendant la législature 1995-99, sur le domaine de la politique familiale et étrangère, sur les questions de dépendance, sur l’avortement, sur les droits politiques, ainsi que sur les assurances sociales. Un parti cantonal a vu le jour le 19 septembre 1996 dans le canton de Fribourg. En 1997, des thèmes tels que la solution des délais, le génie génétique, la politique en matière de drogue et l’Europe figuraient à l’ordre du jour. Le 26 novembre 1997, sous la présidence de Manfred Kiener, le parti cantonal d’Appenzell Rhodes-Extérieures a été fondé. En 1999, le PEV a formulé une résolution en faveur de l’adhésion de la Suisse à l’ONU pour le motif que la Suisse n’était à même de représenter efficacement ses intérêts et valeurs sur le plan international que si elle était membre de l’ONU. Le PEV s’est prononcé unanimement en faveur de la nouvelle réforme de la Constitution fédérale. Le nouvel article 137 sur les partis politiques, qui énonce clairement le rôle joué par les partis dans le processus politique, représentait une innovation essentielle. Le PEV s’est en outre félicité du maintien de la référence à Dieu dans le préambule, ainsi que de l’article sur la famille. Lors des élections au Conseil national du 24 octobre 1999, le PEV figurait parmi les vainqueurs. Il a pu, pour la première fois, conquérir un siège dans le canton d’Argovie, grâce au conseiller national Heiner Studer. Max Dünki s’étant désisté, c’est le conseiller national Ruedi Aeschbacher qui lui a succédé. Le conseiller national Otto Zwygart a été reconduit dans sa fonction. Le PEV a pu, pour la première fois de son histoire, constituer la majorité d’un groupe parlementaire. Le groupe a été baptisé « Groupe évangélique et indépendant ». En janvier 2000, le conseiller national Otto Zwygart a renoncé à son poste de président central du PEV Suisse. Le conseiller national Ruedi Aeschbacher a été élu à sa succession. Lors du Jeûne fédéral de 2000, le conseiller national Otto Zwygart s’est en outre retiré du Parlement. Walter Donzé était le premier suppléant sur la liste du PEV du canton de Berne. Il a par ailleurs été élu à la vice-présidence du PEV Suisse. Roland Wiederkehr (anciennement AdI) a repris la présidence du groupe. Le PEV Suisse a décidé, en 2000, de recommander le OUI aux accords bilatéraux entre la Suisse et l’Union européenne.
En 2002, le peuple suisse a accepté, par 72 % des voix, la solution des délais. Le PEV avait au préalable lancé un référendum contre la solution des délais avec d’autres organisations. L’initiative « Pour la mère et l’enfant » a été massivement rejetée par 82 % des votants. La même année, le PEV a été admis par le Bureau politique du Parti populaire européen en qualité de membre associé. Daniel Reuter a démissionné, en avril 2002, de son poste de secrétaire général après douze ans d’activité. L’Argovien Joel Blunier a été élu à sa succession par le comité central. À l’automne 2003, le parti cantonal de Lucerne a été fondé à Sursee. Lors des élections au Conseil national de 2003, le PEV n’a certes pas pu remporter les cinq sièges qu’il escomptait, mais la proportion de voix sur l’ensemble de la Suisse a, pour la première fois dans l’histoire du PEV, connu une hausse de 0,5 % pour atteindre 2,3 %. Une progression portée par les 16 listes publiées dans 11 cantons, dont Fribourg, Lucerne et Vaud qui participaient pour la première fois aux élections. Les conseillers nationaux en poste Aeschbacher, Donzé et Studer ont été réélus. Au sein de l’Assemblée fédérale, le PEV a formé un groupe avec les deux représentants de l’Union démocratique fédérale (UDF). La stratégie d’expansion du parti a continué de montrer ses effets en 2004 : le 12 mars 2004, le PEV du canton de Soleure, sortant d’un état de torpeur qui aura duré plus de dix ans, est recréé à Olten. Après quelques semaines à peine, le 22 mai, le Parti Evangélique du Canton de Vaud, première section « authentiquement » francophone, est sorti des eaux du baptême à Morges. Afin de soutenir l’organisation de l’activité en Suisse romande, le PEV Suisse a engagé un Secrétaire romand à temps partiel. Avec la création des Jeunes PEV (*jpev) le 21 août 2004 à Schaffhouse, le PEV a gagné une organisation de relève. Le 5 juin 2005, la Loi fédérale sur le partenariat enregistré entre personnes du même sexe (Loi sur le partenariat) est passée devant le peuple suisse. Le PEV avait lancé un référendum avec l’UDF et récolté plus de 67 000 signatures. La loi a cependant été acceptée par 58 % des votants.
Afin de poursuivre son expansion en Suisse romande, le PEV Suisse a engagé, en octobre 2005, une nouvelle Coordinatrice Romandie en la personne de Silvia Hyka. Au début de l’année 2006, Niklaus Hari est engagé en tant que premier chargé de communication auprès du secrétariat général (qui comprend dès lors à 3.2 EPT).
Le 5 février 2006 à Thun, les délégués ont accepté une nouvelle mouture des points essentiels.
Deux nouvelles sections cantonales ont pu être fondées en Suisse romande: le 31 mai 2006 le Parti Evangélique du Canton de Neuchâtel a vu le jour et le 27 août 2007 le Parti Evangélique du Canton de Genève. Le 12 mai 2007 c’est à Coire que la section des Grisons a été fondée.
Le 27 novembre 2006, l’assemblée des électrices et électeurs évangéliques du canton de Bâle-Ville a changé de nom. Et est devenu le PEV du Canton de Bâle-Ville.
Au début 2007, le PEV Suisse a lancé la campagne „valeursdevie.ch – Valeurs de vie, valeurs pour la Suisse“ comme apport à la discussion en cours au sujet des valeurs.
En 2007, le PEV Suisse est devenu membre du European Christian Political Movement (ECPM) et s'est retirée parallèlement du Groupement Européen des Partis Populaires (European People’s Party).
En mai 2007, le nombre de membres dépassait pour la première fois les 4500. En l’espace de 4 ans, le PEV a crû de 15%.
Lors des élections nationales de 2007, le PEV a fait campagne avec trois thèmes "Familles fortes - Economie juste - Environnement sain". Il a malheureusement perdu siège dans le canton d’Argovie, alors même que sa part électorale augmentait de 0.1% pour atteindre 2.4%. Pour la première fois, le PEV présentait une liste dans les cantons de SZ, GE et NE. Dans la mesure ou le PEV et l’UDF avaient perdu des sièges, le groupe parlementaire PEV/UDF a été dissout. Ainsi pour la période électorale 2007-2011, les deux parlementaires du PEV sont devenus membres du groupe PDC-PEV-Verts libéraux.
Début 2008, le conseiller national Ruedi Aeschbacher s'est retiré de la présidence centrale après 8 ans de loyaux services. Son successeur a été trouvé en la personne de l’ancien conseiller national et maire adjoint de Wettingen Heiner Studer.
En août 2009, le PEV canton de Schwyz a été fondé.
Au printemps 2010, Ruedi Aeschbacher s'est retiré du Conseil national. Maja Ingold de Winterthur l'a remplacé au Parlement. Elle est la première conseillère nationale du PEV. En automne, un deuxième changement a eu lieu: Walter Donzé a laissé son fauteuil de conseiller national à Marianne Streiff de Oberwangen (BE). Le 1er octobre Christian Meyer est devenu le nouveau coordinateur romand succédant ainsi à Silvia Hyka.
En octobre 2011, le PEV Canton de Jura a été fondé, constituant ainsi le 18ème parti cantonal. Le premier président est Frédéric Nicolet.
Lors des élections fédérales de 2001, les deux conseillères nationales ont été confirmées dans leurs fonctions par le peuple. Le PEV a obtenu deux mandats, bien que ses parts électorales soient revenues à 2%. Marianne Streiff et Maja Ingold constituent avec le PDC le groupe parlementaire PDC-PEV.
Etat : août 2012/tb/jb/nh