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<h2>SubmittedText<h2><p>L'obésité, et plus généralement le surpoids, sont des facteurs de risque pour les maladies cardiovasculaires ou certaines formes de diabète. Ils coûtent donc très cher à la société. Or ces 40 dernières années, le nombre de personnes obèses a plus que doublé en Suisse, touchant 12 % des adultes et 4 % des enfants, selon des chiffres publiés en juin 2017 dans la revue médicale américaine New England Journal of Medicine. Les programmes de prévention, de promotion de l'exercice physique et de l'alimentation saine mis en place ces dernières années en Suisse devraient contribuer à réduire l'épidémie de surpoids. Malheureusement, la Confédération ne dispose d'aucune statistique sur l'obésité ou le surpoids, alors qu'elles permettraient de vérifier l'efficacité de ces mesures. On sait à quel point des chiffres sont nécessaires pour défendre de bonnes actions de prévention. S'agissant de l'avenir de notre société, il serait intéressant de disposer de chiffres au moins pour les enfants. Cela permettrait notamment d'adapter les programmes de prévention et d'ainsi augmenter leurs chances de succès.</p><p>Le 29 août, un manifeste a été adopté par l'association Santé publique Suisse, la Swiss School of Public Health SSPH+ et le Département de santé de la ZHAVV pour réclamer des mesures afin d'améliorer la santé des enfants et des adolescents. Par des mesures appropriées de prévention durant l'enfance et l'adolescence, plus de la moitié des maladies les plus répandues pourraient voir leur étendue diminuée, leur survenue retardée ou être totalement évitées. Dans aucune autre étape de la vie, la promotion de la santé et la prévention ne sont aussi efficaces, durables et économiquement avantageuses que durant l'enfance et l'adolescence. En Suisse, ce grand potentiel n'est que trop peu utilisé. </p><p>Dans ce contexte, le Conseil fédéral est prié de répondre aux questions suivantes :</p><p>1. Le Conseil fédéral est-il disposé à faire le monitoring de ce "mal du siècle" qu'est l'obésité, pour se donner les moyens de mieux lutter contre ce phénomène ?</p><p>2. Si oui, la Confédération est-elle prête à établir des statistiques séparées pour les adultes et les enfants, et dans cette dernière catégorie distinguer les tout petits des enfants en âge scolaire ?</p><p>3. Si non, pourquoi ? N'y a-t-il pas lieu de faire un effort particulier pour les enfants, dont la santé est particulièrement touchée par le surpoids ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>1. à 3. La fréquence des cas de surpoids et d'obésité chez les enfants et les adolescents représente partout dans le monde un sérieux problème sanitaire. Les personnes de cette tranche d'âge atteintes de surpoids ont plus de probabilité de souffrir de diabète de type 2, d'hypertension et de maladies cardio-vasculaires une fois adultes. Le Conseil fédéral est d'avis que la collecte de données pour le monitorage et l'évaluation dans le domaine des maladies non transmissibles (MNT) est importante et constitue la base pour prendre des mesures fondées sur des preuves. </p><p>Diverses enquêtes réunissent déjà des données sur le surpoids chez les adultes ainsi que chez les enfants et les adolescents. </p><p>Sur mandat de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) et en collaboration avec celui-ci, l'Observatoire suisse de la santé (Obsan) traite et met à disposition différentes données de santé sur le sujet. Le Système de monitorage suisse des addictions et des maladies non transmissibles (MonAM ; source : www.obsan.admin.ch) a traité et publié les indicateurs " indice de masse corporelle (IMC) " pour les enfants dès 6 ans, les adolescents et les adultes et " tour de taille " pour les enfants (6 à 12 ans) et les adultes (dès 18 ans). </p><p>En outre, Promotion Santé Suisse réalise chaque année depuis 2006 un monitorage de l'IMC à Bâle, Berne et Zurich. Les services médicaux scolaires de ces trois villes mettent à disposition les données sur le poids des enfants en âge scolaire (du jardin d'enfants jusqu'à l'école secondaire). </p><p>Par ailleurs, l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) prévoit de mener pour la première fois auprès des enfants l'enquête nationale sur l'alimentation (menuCH-Kids). Dans ce cadre, des données sur la taille et le poids des enfants et des adolescents âgés de 3 à 17 ans seront recensées dans toute la Suisse en 2021 et 2022. Les informations ainsi récoltées permettront de prendre des mesures efficientes pour améliorer l'alimentation des enfants et des adolescents et, donc, leur santé.</p><p>Comme le Conseil fédéral l'a déjà mentionné dans ses réponses aux motions 19.4069 Roduit " Étude de cohorte suisse sur la santé des enfants et des adolescents " et 19.4070 Lohr " Santé des enfants. Une stratégie nationale ", le prochain Rapport national sur la santé de l'Obsan paraîtra en juin 2020. Il traitera en priorité de la santé des enfants et des jeunes, dressera un état de la situation sur les données disponibles et mettra en évidence les éventuelles lacunes. Dans ses réponses aux deux motions, le Conseil fédéral était d'avis qu'il fallait attendre la publication du rapport avant de décider des prochaines étapes.</p>  Réponse du Conseil fédéral.