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Bernard Wicht a su tenir en haleine la douzaine de participants en offrant le point de vue du penseur Ibn Kaldûn. Cet exposé a détaillé des clés de lectures de la période de la mondialisation qui sortent de la vision occidentale de ce qu’est un empire.
En résumé, l’idée est que la base d’un empire est composée d’un bassin de population suffisante qui remplit les trois critères suivants: fiscalisé (collecte de l’impôt), sédentaire et désarmé. Les richesses produites sont centralisées dans une capitale dans le seul but est de produire du luxe pour la classe dirigeante qui, elle n’est pas issue de la population. Cela a pour effet de développer une classe d’artisans qui mettent au point des techniques qui sont ensuite diffusées dans l’empire. Il existe alors une séparation entre les producteurs et les guerriers qui proviennent des confins “barbares” (au sens de “non-membre” de l’empire).
Le parallèle avec notre société actuelle est le lent déclin du concept de citoyen-soldat qui, désarmé, ne devient plus qu’un simple contribuable. De plus, les “confins barbares” ont évolués et se trouvent actuellement dans les marges de la société, là où elle perd son emprise.