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La Suisse a toujours eu une situation particulière par rapport aux armes à feu. Au XVIIIe siècle, le républicanisme mit en garde contre les dangers d’une armée de métier. De ce fait, beaucoup de gens étaient favorables à l’armement du peuple (système de milice) et à l’interdiction d’armées permanentes. Dès le bas Moyen Age, la Suisse adopte ce système sous forme de milices cantonales. Ce principe d’armée de citoyens, inspiré par les armées révolutionnaires françaises et américaines, fut inscrit en 1798 dans les articles 21, 25 et 92 de la Constitution de la République helvétique et dans les règlements militaires de 1804 et 1817. Ensuite ces lois furent reprises dans les constitutions cantonales après 1830.
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Selon Hall [1990], on pourrait appliquer le terme d’entomologie forensique à toutes les situations dans lesquelles les insectes ou leurs actions ont une relation avec le système légal, c’est-à-dire avec la justice. A notre avis, il convient de considérer cette discipline forensique comme l’utilisation des insectes dans la mise en évidence d’éléments pouvant servir à la médecine légale, à la justice et à la police.
Dans le cadre d’une enquête criminelle, il s’agit de comprendre ce qui s’est passé et de pouvoir déterminer les éléments clés, comme l’intervalle post-mortem. Mais les insectes peuvent aussi apporter des informations sur les cas d’abus et de négligences chez les enfants ou les personne âgées, permettre des analyses toxicologiques, servir de source d’ADN humain sous certaines conditions et offrir des réponses à quelques problèmes qui dépassent le cadre de ce livre, mais que nous signalerons.