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Vues aériennes de Vuiteboeuf
A quelques minutes du village de Vuiteboeuf, à gauche du chemin qui, longeant le pied immédiat de la montagne, conduit à Baulmes, se voient, sur une colline maintenant boisée, les ruines d'un ancien château, important sans doute en son temps. C'est le « château des Tours» qui a très probablement donné son nom à cette partie du bois, appelée aujourd'hui» le bois des Tours». Les documents manquent sur ce château et son histoire; il nous paraît cependant certain qu'il faut l'identifier avec le château de Peney, qui appartenait aux Grandson et qui fut brûlé dans les guerres de Bourgogne. A en juger par les ruines, il devait être assez considérable et de la position élevée qu'il occupait on dominait le pays au loin. L'ensemble comprenait deux parties distinctes: Au Nord, une longue terrasse ou esplanade à l'extrémité de laquelle nous avons constaté des restes de maçonnerie, avec deux grosses tours circu laites, peu distantes l'une de l'autre, et au Sud le corps de bâtiments d'habitation en forme de rectangle, avec deux tours ou tourelles du côté de l'entrée, au Nord. Les deux parties étaient entourées de fossés encore visibles en certains endroits. Le passage qui reliait les deux divisions en franchissant 1e fossé est encore reconnaissable. L'emplacement des tours est encore visible et marqué par des enfoncements du sol en forme de cuvettes provenant de l'effondrement des voûtes des sous-sols.
Le château de Vuitebœuf était peut-être en communication par signaux optiques avec celui de Ste-Croix, perché comme un nid d'aigle sur un rocher, au sommet des gorges sauvages de Covatannaz. Si, aujourd'hui, l'on ne voit pas d'un point à l'autre, il est cependant fort probable qu'au moyen âge, lorsque les tours des deux forts s'élevaient sur leurs points dominants, on devait voir de l'un à l'autre et communiquer par signaux. De même avec le château de Champvent, peu éloigné et très visible de la colline des Tours; ces trois forteresses appartenant aux Grandson, il est à supposer qu'elles communiquaient entre elles par signaux optiques.
Bibliographie