Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07064.jsonl.gz/404

31 User de quotas pour contrebalancer la cooptation basée sur des stéréotypes – Qui accepterait d’être évalué-e par un jury biaisé?
Les quotas sont nécessaires dans les lieux de pouvoir (instances politiques, conseils d’administration, entreprises, directions…) pour lutter contre les stéréotypes discriminants. La cooptation au masculin est un fait et les quotas sont un juste rééquilibrage ; ils ne sont pas dévalorisants pour les femmes.
Les représentations négatives mettent les femmes ainsi que d’autres groupes à l’écart de certains postes de pouvoir. Aujourd’hui la co-optation des hommes dans des mondes majoritairement masculins ne relève pas forcément des compétences de ces derniers mais plutôt des stéréotypes en leur faveur.
Les quotas rendent l’équilibre nécessaire entre femmes et hommes dans les lieux de pouvoir et contribuent ainsi à mettre fin aux stéréotypes.
En rendant typique cet équilibre des genres, les quotas mettent en place un cercle vertueux qui les rendront peut-être inutiles à l’avenir.
Le même principe s’applique dans les métiers « féminins », avec la réserve que des hommes occupent souvent les postes de pouvoir même dans ces milieux.
Ces quotas s’appliquent aussi en matière de « modèles » : intervenant-e-s dans des émissions ou des conférences, noms de rue, d’école, figures sur les billets de banque, classements des 100 meilleurs écrivain-e-s, artistes, personnes influentes par exemple.
Face à la critique du supposé manque de femmes, il suffit souvent de se référer à un réseau plus féminin ou mixte pour avoir accès à quantité de candidates ou de noms de référence.