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Zürich, 07.09.2017
Deux chercheuses de l'Université de Bâle ont découvert comment une protéine peut prolonger la vie de cellules d'une levure. Une pièce de plus dans le puzzle des processus de vieillissement.
Mihaela Zavolan et Anne Spang se sont penchées sur la protéine Gcn4. Leur étude publiée dans la revue Nature Communications montre que celle-ci inhibe la production de nouvelles protéines. Cela économise de l'énergie et prolonge la durée de vie des cellules de la levure de boulanger Saccharomyces cerevisiae jusqu'à 40%.
De précédentes études avaient montré qu'inhiber la production de protéines allonge l'espérance de vie. C'est le cas chez la levure, mais aussi chez des mouches, des vers et des poissons.
Parmi les facteurs pouvant induire ce phénomène figure le stress dû au manque de nourriture. Les cellules produisent alors davantage de Gcn4. On ignorait toutefois jusqu'ici le rôle exact de cette protéine.
Les chercheuses du Biozentrum bâlois et leur équipe ont soumis des cellules de levure de boulanger à différentes conditions de stress et mesuré leur durée de vie ainsi que leur production de protéines et de Gcn4.
Résultats: un lien est observé entre la quantité de ce facteur de transcription et une plus longue durée de vie des levures. Les scientifiques ont identifié les gènes dépendant de Gcn4 inhibant la machinerie de production de protéines.
Gcn4 a été conservé dans l'évolution et sa présence a été démontrée chez une cinquantaine d'organismes, de la levure aux mammifères. La prochaine étape consistera à vérifier qu'elle produit les mêmes effets chez les seconds, conclut l'alma mater bâloise.