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La première empoignade remonte au Grand Prix des Etats-Unis en octobre 2018. Ce jour-là, l'inoxydable Kimi Raïkkonen (39 ans) file vers la victoire. Derrière sa Ferrari, deux pilotes se livrent un duel âpre pour la 2e place: Max Verstappen et Lewis Hamilton.
Le Néerlandais (parti de la 18e place sur la grille) est harcelé par le Britannique, en quête de points pour fêter son titre mondial au Texas. Hamilton tente finalement sa chance dans un virage serré, mais ne parvient pas à dépasser Verstappen. Une rivalité est née: elle oppose un surdoué poli et bientôt anobli par la Reine (Hamilton) à un enfant terrible, élevé dans la haine de la défaite (Verstappen). Moteurs, action!
Qualifié pour la pole du GP du Mexique un an plus tard, Max Verstappen (Red Bull) est rétrogradé de trois places sur la grille de départ pour ne pas avoir ralenti sous drapeau jaune en Q3. Le jeune talent admet d'abord son erreur, reconnaissant que la règle était «très claire», avant de changer d'état d'esprit et de s'en prendre à Lewis Hamilton, sans le nommer directement.
Cette joute verbale trouvera son prolongement sur la piste, puisque les voitures de Lewis Hamilton et de Max Verstappen se toucheront peu après le départ, sans pour autant que les deux pilotes ne terminent hors course.
Le Grand Prix d'Emilie-Romagne 2021 marque un tournant: «dès la 2e course de la saison, le pilote Red Bull montre qu'il est enfin prêt à rivaliser avec le Britannique», relate L'Equipe après le GP, remporté de haute lutte par Verstappen.
Les deux stars ont parfois été roue contre roue durant la course, mais Max Verstappen a tenu tête à son aîné, l'obligeant à partir à la faute. Sur les onze victoires du Néerlandais, c'est seulement la troisième obtenue juste devant le Britannique. Mais elle annonce un rééquilibre des forces.
Cette saison toujours, mais à Silverstone, Verstappen et Hamilton s'accrochent violemment dès le premier tour, la voiture du pilote Red Bull allant s'encastrer dans le mur après une touchette avec celle du Britannique.
Leur affrontement était jusque-là toujours viril, mais correct. Cet épisode, ponctué par la victoire de Lewis Hamilton malgré une pénalité de 10 secondes, ouvre une période de tension et promet de nouvelles étincelles. Surtout après le message de Verstappen publié le même jour depuis son lit d'hôpital.
Glad I’m ok. Very disappointed with being taken out like this. The penalty given does not help us and doesn’t do justice to the dangerous move Lewis made on track. Watching the celebrations while still in hospital is disrespectful and unsportsmanlike behavior but we move on pic.twitter.com/iCrgyYWYkm— Max Verstappen (@Max33Verstappen) July 18, 2021
Comme d'habitude désormais entre les deux hommes, tout commence par un accrochage sur la piste, puis se poursuit par un échange d'amabilités en coulisses. Mais le choc est cette fois encore plus violent que les précédents. Car sur le circuit de Monza le 12 septembre dernier, la tête d'Hamilton aurait pu être écrasée par la roue arrière de Verstappen sans le halo protégeant le cockpit.
A Silverstone, les commissaires avaient jugé Hamilton coupable et lui avaient infligé 10 secondes de pénalité; à Monza, ils ont cette fois puni Verstappen en le faisant reculer de trois places sur la grille de départ du GP suivant (en Russie).
Une décision qui n'a pas empêché Hamilton de faire un petit commentaire sur l'attitude de son adversaire.
Verstappen a gagné dimanche le Grand Prix des Etats-Unis, juste devant son grand rival britannique. Malgré un final entre les deux hommes à couper le souffle, leur animosité mutuelle s'est cette fois manifestée lors des... essais libres vendredi.
Les deux pilotes se sont livré un duel roue contre roue sur la ligne droite devant les stands. Aucun des deux n'a voulu lâcher. C'est finalement le Néerlandais, moins bien placé, qui s'est écarté en entrée de courbe. Mais il ne l'a pas fait de gaieté de cœur, c'est le moins qu'on puisse dire. En colère, il a adressé un doigt d'honneur derrière son volant à Hamilton, tout en insultant le Britannique d'«idiot».
Prior to Lewis Hamilton and Max Verstappen drag racing down the main straight at #COTA in FP2, Verstappen have gone up the inside of Hamilton earlier in the outlap.— Alex Tiffin (@RespectIsVital) October 22, 2021
Lewis then returned the favour on the final corner. Max went off track, but pursued anywaypic.twitter.com/UfHr1SElUW
Il reste 5 courses à disputer cette saison, et la bataille au sommet du classement fait rage (Verstappen a 12 points d'avance sur Hamilton). C'est à la fois beau, car la mythologie du sport se nourrit des grands duels, et inquiétant, parce qu'on ne sait pas très bien jusqu'où les deux stars du paddock sont prêtes à aller pour asseoir leur domination.
Au lendemain de l'avant-dernier GP de la saison 2021, L'Equipe titre en Une: «Le combat du siècle» et choisit, pour illustrer sa punchline, une image des deux monoplaces engagées dans une lutte serrée sur le circuit de Jeddah, en Arabie saoudite.
Verstappen et Hamilton se livrent un duel d'anthologie. Un choc de titans dont le 37e tour restera gravé longtemps sous les casques. C'est à cet instant que le Britannique attaque le Néerlandais et le passe, avant que ce dernier ne reprenne sa place en coupant la chicane. Peu après, alors que la direction de course lui ordonne de rendre la position, Verstappen freiné brutalement dans la trajectoire, et Hamilton le percute par l'arrière, endommageant son aileron.
Un incident qui n'empêche pas le septuple champion du monde de s'imposer, si bien que les deux rivaux comptent désormais le même nombre de points (369.5) avant le dernier GP de la saison. Ce n'est que la 2e fois dans l'histoire que la lutte est aussi serrée entre deux pilotes. La première, c'était en 1974. Fittipaldi avait fini par devancer Regazzoni lors de leur ultime duel aux Etats-Unis.
Le titre 2021, lui, se jouera à Abou Dhabi. C'est le moment de tout annuler, le brunch chez la cousine, l'anniversaire de la petite, le baptême du filleul; dans six jours exactement, il y aura un grand moment de sport à la télévision, l'ultime combat de ces deux egos hors-normes. Un duel pour l'histoire.
Que l'activité physique soit bonne pour la santé – comme à peu près tout, avec modération – ne fait aujourd'hui plus aucun doute. On sait même que ses effets ne sont pas les mêmes selon le moment de la journée où l'on s'active. En faisant du sport le matin, on aura plutôt tendance à jouer sur le métabolisme immédiat des sucres et des graisses, grâce à des gènes s'exprimant dans les cellules musculaires. À l'inverse, se bouger le soir se traduira plutôt par une augmentation de la dépense énergétique dans tout le corps et dans la durée.