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Les biens de valeur sont déjà confisqués aux réfugiés en Suisse
Les réfugiés arrivant en Suisse doivent remettre aux autorités tous les biens d'une valeur supérieure à 1000 francs dont ils disposent afin de participer à leur entretien, rapporte la chaîne SRF jeudi.
L'émission "10 vor 10" a montré le reçu qu'un réfugié syrien avait obtenu des autorités helvètes en échange de la moitié de l'argent liquide qui lui restait après avoir payé à des trafiquants le passage de sa famille dans le pays.
112 personnes concernées en 2015
L'émission montrait également une note d'information sur laquelle était écrit: "si vous possédez des valeurs pour plus de 1000 francs suisses à votre arrivée au centre de réception, vous devez abandonner ces valeurs financières contre un reçu".
Au total, seules 112 personnes - sur les 39'500 ayant déposé une demande d'asile en Suisse - ont été concernées par cette mesure en 2015. Le montant recueilli s'élève à 210'000 francs.
Couvrir les coûts de leurs demande
L'autorité en charge de l'immigration, la SEM, explique cette mesure par la loi qui exige des réfugiés de contribuer dans la mesure du possible aux coûts de leurs demandes d'asile et de la fourniture d'une assistance sociale.
Si une personne s'en va de son plein gré dans les sept mois, elle pourra récupérer son argent
"Si une personne s'en va de son plein gré dans un délai de sept mois, cette personne pourra récupérer son argent et l'emporter avec elle. Dans le cas contraire, l'argent couvrira les frais engagés", a dit un porte-parole de la SEM.
>> "C'est la règle", l'explication du conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann:
10% des revenus pendant dix ans
Les réfugiés qui obtiennent le droit de résider sur le sol suisse doivent en outre verser 10% de leurs revenus pendant une période de dix années jusqu'à concurrence de 15'000 francs suisses de frais.
Une proposition de confiscation des biens possédés par les réfugiés afin de contribuer au financement de leur séjour a été présentée au Danemark. La proposition critiquée par le HCR est actuellement amendée pour relever le montant des avoirs que les demandeurs d'asile peuvent conserver.
reuters/jgal
Publié le 15 janvier 2016 - Modifié le 16 janvier 2016
Une hausse des demandes d'asile "envisageable" en 2016
La situation ne sera pas plus simple qu'en 2015, précise M. Gattiker dans un entretien diffusé par le journal alémanique. "Beaucoup de réfugiés vivent en Syrie, en Irak, en Turquie ou en Jordanie sous une pression toujours plus croissante".
L'élément clé sera le développement de la situation en Turquie, ainsi que les routes migratoires. "Nous nous préparons à un nouveau pic" d'arrivée de réfugiés, ajoute-t-il.
Il est prévu de doubler la capacité des places temporaires de 2500, à 5000, rappelle-t-il, ajoutant que la Suisse n'a jamais été aussi peu attractive en Europe pour "des migrants sans réel motif d'asile".