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Le chef de l'opposition brésilienne Aecio Neves a écarté vendredi une "participation active" de son parti, le PSDB, à un gouvernement de transition en cas de destitution de la présidente Dilma Rousseff. Il a dit sa préférence pour un exécutif formé de personnalités.
"Le PSDB n'a pas intérêt à entrer dans un gouvernement en prenant le train en marche. Nous avons un projet qui a failli nous mener à la victoire lors des dernières élections et nous allons le renouveler pour 2018", assure-t-il dans un entretien au journal portugais Diario de Noticias.
Social-démocrate battu de peu par Dilma Rousseff lors de la présidentielle de 2014, Aecio Neves a rencontré la semaine dernière avec le vice-président Michel Temer, patron du parti centriste PMDB, appelé à remplacer la chef de l'Etat jusqu'aux élections générales de 2018 si elle est destituée.
"J'estime que le Brésil est prêt à accueillir un gouvernement de notables, formé par les meilleures personnalités du pays", poursuit M. Neves qui a participé à Lisbonne à un colloque de droit constitutionnel auquel assistaient aussi d'autres opposants à la présidente.
Programme discuté
Michel Temer, dont le parti a quitté mardi la coalition de gauche de Dilma Rousseff, "aura certainement des difficultés" s'il prend sa place comme le prévoit la Constitution, mais il devrait être en mesure de mener le pays à un "avenir différent", estime M. Neves.
"Le gouvernement de Dilma Rousseff est fini", avait affirmé le chef de l'opposition mardi devant la presse, promettant de soutenir son successeur si la chef de l'Etat est destituée par le Parlement.
Le parti de M. Neves réunira lundi prochain sa direction pour discuter de son futur programme alors que le Brésil est plongé dans un scandale de corruption impliquant des grandes entreprises et des responsables politiques.
ATS