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Abstract en français:
L'article traite d'une partie de « l'histoire sociale sombre » de la Suisse et de son effet sur la réorganisation des fonds d'archives afin de trouver des informations sur les personnes concernées par des mesures coercitives d'assistance. Le terme «Enfance volée» désigne le traitement infligé par les autorités suisses aux enfants, orphelins ou de familles divorcées, placés de force dans des institutions et des familles d'accueil, dont le nombre est estimé à 100’000 entre 1800 et 1980.
En ce qui concerne ces données sensibles, une enquête a été menée dans les institutions et les dépôts qui auraient pu garder des dossiers individuels de ces enfants. Les archives cantonales ont désormais centralisé ces informations autant que possible et les ont décrites. Depuis que des recommandations de conservation et l'accès garanti pour les personnes concernées ont été émis, une attention particulière est accordée aux documents comme les ordonnances judiciaires, les papiers de divorce, qui peuvent retracer le destin des victimes. D'autres types d’informations peuvent être trouvés dans les archives municipales, des exemples concrets en sont donnés. Le 12 avril 2013, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga s'est officiellement excusée au nom de la Confédération suisse et a demandé pardon pour les souffrances infligées. Une mesure a été adoptée pour distribuer une réparation financière, car les victimes encore en vie mènent souvent une vie précaire.