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Les conséquences de l’initiative sont graves pour les entreprises engagées dans l’industrie de l’armement suisse. L’acceptation de cette initiative populaire toucherait environ 11'000 emplois (dont environ 5’000 chez les sous-traitants). Le chiffre d’affaires des entreprises suisses engagées dans la technique de sécurité et de défense se monte à environ CHF 1,6 milliard.
La conversion obligatoire d’entreprises de production suisses, qui se trouvent en mains étrangères, envisagée par l’initiative doit être considérée comme irréaliste. Les entreprises ont été achetées par le passé en raison de leurs compétences élevées dans le domaine du développement et de la production de matériel de défense. Par conséquent, de nouvelles orientations stratégiques fondamentales conviennent à peine. On peut s’attendre dans ces cas à des fermetures de sites de production et des pertes directes d’emplois.
L’adaptation forcée de la gamme de produits est également délicate pour les entreprises suisses. Les restructurations exigées par l’initiative dans une période de dix ans conduisent à une économie dirigée par l’Etat et sont liées à des coûts importants.
Respect rigoureux des contrôles à l’exportation
L’exportation de matériel de guerre est soumise en Suisse à des dispositions légales sévères. La loi sur le matériel de guerre et la loi sur le contrôle des biens constituent des cadres législatifs détaillés dont les dispositions sont comparables aux ordonnances adoptées par d’autres pays occidentaux. Swissmem est de l’avis que les contrôles à l’exportation appliqués actuellement sont nécessaires et permettent d’éviter que des livraisons douteuses du point de vue humanitaire puissent être effectuées.
La politique de sécurité est mise en question
Les conséquences de l’initiative du GSsA sont graves pour la politique de sécurité approuvée par le souverain suisse. L’armée XXI et l’étape de développement 08/11 sont ébranlés dans leur fondement. Une montée en puissance est prévue en cas de crise prévoyant la mise à la disposition graduelle des ressources nécessaires.
Si la Suisse entend concrétiser la restructuration de ce concept de sécurité, éventuellement indispensable, une industrie de l’armement autonome disposant du personnel, du savoir-faire et des produits de défense appropriés est absolument indispensable. Une approbation de l’initiative rendrait la Suisse complètement dépendante de l'étranger. Simultanément, la base économique de nombreuses entreprises saines serait fortement menacée et l’ensemble de l’industrie d’armement suisse disparaîtrait.
Zurich, le 21 septembre 2007
Informations supplémentaires:
Hans-Ulrich Bigler, directeur
Portable 079 285 47 09
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