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Le circuit de Diriyah (Arabie saoudite), théâtre vendredi et samedi des 2e et 3e épreuves du championnat du monde de Formule E, a vu l’Allemand Pascal Wehrlein s’imposer à deux reprises au volant de sa Porsche 99X. Le Vaudois Sébastien Buemi (Jaguar I-Type Envision Racing), auteur de la pole position à la première course, a obtenu deux résultats très encourageants, à savoir une 4e et une 6e places. En terminant 9e à la seconde course après avoir abandonné à la première, le Genevois Edoardo Mortara a permis à Maserati de marquer ses premiers points. Quant au Bernois Nico Muller (Abt Cupra), il a abandonné à chacune des deux courses.
L’arrivée de Porsche dans chacune des disciplines où il s’est engagé s’est souvent traduite par une domination qui a contribué à écrire la légende du constructeur de Stuttgart-Zuffenhausen. Détenteur du record des victoires absolues aux 24 Heures du Mans avec un total de 19 succès, vainqueur à quatre reprises au Rallye Monte-Carlo (1968, 1969, 1970 et 1978), victorieux au Paris-Dakar dès sa première tentative en 1984 ainsi qu’en 1986, puis motoriste qui a permis à l’écurie McLaren remporter trois titres consécutifs en F1 avec Niki Lauda (1984) et Alain Prost (1985 et 1986), Porsche a débuté le présent championnat du monde de F1 sur les chapeaux de roues!
Après le doublé obtenu lors de la course inaugurale au Mexico, Porsche a signé deux autres doublés à Diriyah. Le pilote de l’écurie d’usine Porsche-Tag Heuer Pascal Wehrlein s’est en effet à chaque fois imposé devant le Britannique Jake Dennis qui conduit une des deux Porsche 99X de l’écurie Avalanche-Andretti.
Du côté suisse, le Vaudois Sébastien Buemi, désormais domicilié à St-Légier, ne pouvait pas débuter le 100e ePrix de sa carrière de la meilleure façon. Lors de la première des deux courses agendées à Diriyah, il a en effet obtenu la pole-position ainsi que le Trophée Julius Bär qui va avec. Ce dernier lui a été remis par Yves Robert-Charrue, membre de la direction de la banque suisse Julius Bär. Si Sébastien Buemi s’est classé 4e au terme de la première course, à un peu plus de deux secondes de la Jaguar officielle de Sam Bird, il a terminé 6e lors de la seconde épreuve en franchissant la lignée d’arrivée avec seulement 141 millièmes de secondes d’avance sur la seconde Jaguar officielle, celle du Néo-Zélandais Mitch Evans. Il s’agit là d’une nouvelle preuve que les courses de Formule E sont à la fois très disputées et indécises jusqu’au bout!
Quant au Genevois Edoardo Mortara, qui a terminé 9e à trois dixièmes de la Nissan du Français Sacha Fenestraz, il n’a pas seulement permis à Maserati de marquer ses premiers points dans la discipline, mais a également contribué à poursuivre la longue histoire des pilotes suisses qui se sont illustrés au volant de Maserati.
On pense plus particulièrement à Toulo de Graffenried, qui a disputé 16 grands prix de F1 au volant d’une Maserati dans les années 50, ainsi qu’à Benoît Musy qui a brillé à différentes reprises sur des Maserati A6 GCS, 150 S, 200 S et 300 S.
On relèvera en outre que c’est au volant d’une Maserati Tipo 65 que Jo Siffert avait disputé ses premières 24 Heures du Mans en 1965. Jo Siffert allait par la suite disputer 18 grands prix de F1 au volant d’une Cooper-Maserati, cela de 1966 jusqu’au premier grand prix de la saison 1968, saison qui sera le théâtre de sa première victoire comptant au championnat du monde de F1.
Pour la petite histoire, on relèvera que la tombe de Toulo de Graffenried (photographié ici avec Philippe Siffert, le fils de Jo Siffert) se trouve non loin de Fribourg, à Marly, juste à côté du Garage Berset qui ne représente pas seulement les marques Toyota et Lexus, mais également Maserati.
Jeudi dernier, lors de la présentation de la nouvelle Maserati Grecale, Sophie Berset (photo), membre de la direction du Garage Berset, avait d’ailleurs tenu à rappeler que la marque Maserati possédait des liens très étroits avec le sport automobile en général et la F1 en particulier.
L’engagement aujourd’hui de Maserati dans le championnat du monde de Formule E s’explique par l’arrivée de plusieurs modèles Maserati 100% électriques, dont la Maserati Gran Turismo Folgore (en photo ici à côté de la monoplace Maserati Tipo Folgore de Formule E) et la Maserati Grecale Folgore.
Résultats: course 1 et course 2
Crédits des photos : Laurent Missbauer, Porsche, FIA Formula E / Simon Galloway, Maserati et Archives Musy