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Geraint Thomas remporte le premier Grand Tour de sa carrière alors que Alexander Kristoff l'emporte au sprint sur les...29.07.2018 19:10
Le Norvégien Alexander Kristoff (Emirats), quatre ans après sa dernière victoire dans le Tour, a enlevé le sprint qui a conclu la 21e et dernière étape sur les Champs-Elysées à Paris.
Kristoff, champion d'Europe en titre, a sauvé le bilan de son Tour par cette victoire de prestige, qui a failli échapper aux sprinters. Le champion de Belgique Yves Lampaert, sorti avec l'Italien Daniel Oss aux 2 kilomètres, n'a été repris que dans la dernière ligne droite, à 400 mètres de l'arrivée.
Derrière l'athlétique Norvégien, l'Allemand John Degenkolb (Trek) a pris la deuxième place devant le Français Arnaud Démare (Groupama-FDJ), le vainqueur du sprint précédent à Pau.
"J'ai rêvé de cette victoire tous les ans, je l'ai approchée mais je n'y arrivais pas. Aujourd'hui, c'était moi", a réagi Kristoff (31 ans).
"J'étais avec Ferrari à la sortie du tunnel (aux 1500 m), puis j'ai pris les bonnes roues. Je suis parti d'un peu loin mais j'étais confiant", a ajouté le vainqueur du jour qui a été chronométré en vitesse de pointe à 63,9 km/h dans le sprint malgré le revêtement bosselé des pavés.
L'étape de 116 kilomètres a respecté le scénario des années précédentes. Après les festivités du début de course, Sylvain Chavanel, qui détient le record des participations au Tour (18), a eu le feu vert pour entrer en tête sur les Champs-Elysées, une poignée de secondes avant le peloton conduit par l'équipe du maillot jaune Geraint Thomas au grand complet.
Une échappée de six rouleurs (avec les Suisses Schär et Dillier, Politt, Phinney, Gaudin, Van Keirsbulck) a contraint le peloton à la vigilance, pour les maintenir sous contrôle à moins d'une minute. La jonction est intervenue à 6 kilomètres de l'arrivée.
Le champion du monde, Peter Sagan, a fait rouler son équipe derrière l'échappée. Mais, quatre jours après sa chute dans les Pyrénées, le porteur du maillot vert n'a pu faire mieux que huitième.
Le Slovaque a toutefois atteint son but. Il a ramené le maillot vert pour la sixième fois et a égalé le record de l'Allemand Erik Zabel.
Dumoulin d'un souffle devant Froome
Tom Dumoulin a fêté une victoire de prestige samedi lors du contre-la-montre remporté samedi à Espelette. Chris Froome, deuxième de cette étape au Pays Basque, a pu reprendre pied sur le podium, à la troisième place, derrière Dumoulin.
Froome, quadruple vainqueur du Tour, a été devancé... d'une seconde par Dumoulin à l'arrivée des 31 kilomètres séparant Saint-Pée-sur-Nivelle d'Espelette.
Thomas, en tête aux deux pointages intermédiaires, a baissé de pied dans le dernier tiers. Il s'est classé troisième de l'étape, à 14 secondes du vainqueur.
Le Slovène Primoz Roglic est le principal perdant du jour. Au lendemain de son succès d'étape à Laruns, il a reculé de la troisième à la quatrième place du classement, après avoir lâché 1'14'' à Froome.
Le "chrono" (individuel), le seul de cette édition, a tourné en faveur de deux coureurs qui ont bataillé en mai sur les routes de Giro qu'ils ont terminé aux deux premières places.
A 27 ans, le Néerlandais de l'équipe Sunweb a enlevé son troisième succès d'étape dans le Tour, deux ans après ses victoires dans une étape de montagne (Arcalis) puis dans le contre-la-montre de Vallon-Pont d'Arc.
Küng déçoit
Côté suisse, la déception est venue de Stefan Küng. Le Thurgovien a dû se contenter de la 12e place. Il a concédé 1'26'' sur Dumoulin.
L'an dernier, le champion de Suisse du contre-la-montre avait pris la 9e place du dernier "chrono" du Tour de France à Marseille. Las, sur les collines du Pays basque français, il a cette fois-ci manqué le top 10. "Le terrain, ici, est fait pour les coureurs petits, légers et explosifs. Je ne suis pas du tout ce type de coureur", expliquait Küng après la course. Peut-être que le Thurgovien aurait pu encore rogner 5 secondes en prenant tous les risques. "Mais pas plus, j'en suis certain." On notera tout de même que le podium de ce contre-la-montre ne correspond guère à la description faite par Küng...
Küng estime aussi qu'il était difficile de se préparer pour ce rendez-vous contre le chronographe. "Le rythme des 19 étapes précédentes a été imposé par les coureurs et tout le peloton. Dans une étape comme celle de vendredi à Laruns, tous les coureurs souffrent qu'ils se battent pour la victoire ou qu'ils accompagnent le gruppetto pour rejoindre l'arrivée." Toutefois, le Thurgovien considère ce contre-la-montre comme "un pas dans la bonne direction". Küng estime qu'il avait de meilleures sensation que l'an dernier à Marseille.