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Animaux venimeux
Une convergence moléculaire «surprenante» a été observée
La fabrication de venin chez les animaux semble fonctionner avec de semblables mécanismes moléculaires. Cette similitude est jugée «surprenante» par les auteurs d'une étude menée par l'Institut suisse de bioinformatique (SIB) et l'Université de Lausanne.
Les glandes à venin ont évolué indépendamment chez de nombreux animaux. Elles proviennent par exemple du tissu reproducteur chez les guêpes et des parties buccales chez les serpents.
«On s'attendrait à ce que des voies moléculaires différentes soient impliquées dans les glandes à venin», écrit mercredi le SIB dans un communiqué. Et pourtant, après avoir comparé les gènes exprimés chez 20 espèces venimeuses, des poissons aux guêpes et des scorpions aux mammifères, les chercheurs ont trouvé des similitudes.
«Nous avons trouvé une forte convergence des niveaux d'expression génique globale des glandes à venin chez des animaux très différents», explique Giulia Zancolli du SIB, citée dans le communiqué. Selon elle, «il semble que la nature ait simplement trouvé le moyen optimal pour que les cellules réalisent leur fonction spécifique de sécrétion de venin».
Pour la scientifique, cette étude publiée dans la revue «Proceedings of the National Academy of Sciences» ne constitue toutefois qu'une première étape. Il reste en effet encore beaucoup d'inconnues autour des systèmes à venin chez les animaux, notamment au sujet de leur origine et de leur base génétique.
gsi, ats