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Armée suisse Crash au Schreckhorn: le pilote seul en cause
Un PC-7 avait percuté la montagne bernoise le 12 septembre 2017. Selon l'armée, le crash est dû à une erreur du pilote qui est décédé dans l'accident.
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Le 12 septembre 2017, un Pilatus PC-7 Turbo-Trainer des Forces aériennes suisses percutait le flanc ouest du Schreckhorn, dans l'Oberland bernois et son pilote était mort dans le drame. Presque deux ans plus tard, les causes du drame sont élucidées. Et selon l'armée suisse, le pilote est seul en cause. Malgré une visibilité insuffisante, il a volé selon les règles du vol à vue plutôt que du vol aux instruments, indique la justice militaire dans un communiqué mardi.
Selon le rapport final de l'enquête, le juge d’instruction a constaté que l’avion, qui était alors en situation de vol contrôlé, avait percuté le Schreckhorn à une centaine de mètres du sommet. Il se trouvait alors dans les nuages. On peut donc supposer que le pilote a volé selon les règles du vol à vue jusqu’à l’accident, précise le texte.
Mauvaise procédure
Or, les conditions météorologiques ne permettaient pas de voler à vue au-dessus dans cette région à ce moment-là. Le pilote aurait dû dès lors voler aux instruments. Le juge d’instruction a donc conclu qu'il avait choisi la mauvaise procédure pour franchir les Alpes. De plus, aucune annonce radio n’est parvenue au centre des opérations de vol pour signaler un changement de procédure. C'est donc un aspect aéronautique qui est la cause de l’accident.
La question de savoir si le comportement du pilote relève du droit pénal militaire peut rester ouverte. Mais comme il n’a pas survécu au crash, aucune suite ne sera donnée à l’affaire qui sera classée.
Pour rappel, le pilote militaire avait pour mission d'effectuer un vol aller-retour Payerne à Locarno. Il s'agissait d'un entraînement individuel nécessaire pour lui permettre de maintenir son autorisation de vol. Il était très expérimenté. De 1988 à 2013, il avait été membre du corps des pilotes militaires professionnels et, pendant les trois dernières années, chef de la flotte des F/A-18. Il avait ensuite continué jusqu’au jour de l’accident à voler sur PC-7 en tant que pilote militaire et instructeur de vol.
Le PC-7 avait été détruit dans l'accident. Comme il ne disposait pas d'enregistreur de données de vol, la reconstitution de l'historique et du déroulement du vol en question a reposé principalement sur l'évaluation des plans de vol et des enregistrements de données existants auprès de la surveillance de l'espace aérien.
Créé: 20.08.2019, 09h20