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Le ministère suisse des Affaires étrangères a appelé jeudi les parties en conflit au Sri Lanka à mettre fin aux hostilités et à respecter le droit international humanitaire.Ce contenu a été publié le 05 février 2009 - 16:45
Au terme de 37 années de conflit, l'armée de Colombo est lancée dans son offensive finale contre les Tigres, retranchés sur 200 km2 de jungle dans le nord-est. Quelque 200'000 civils tamouls vivent dans cette zone, mais des centaines auraient déjà été tués depuis le 1er janvier, selon l'ONU et le CICR.
Berne juge «vivement préoccupante» la situation de ces civiles «pris entre deux feux». La Suisse appelle donc les différentes parties à faciliter les activités du CICR, des agences de l'ONU et d'autres organisations humanitaires actives sur place.
L'une d'entre elles, Terre des hommes, sur place depuis 31 ans, lance également un appel jeudi, en faveur de ces civils, enfants et adultes, «prisonniers des combats, en fuite, privés d'un toit, de nourriture et de soins médicaux».
L'organisation d'aide à l'enfance se déclare prête à étendre au plus vite ses programmes. Aujourd'hui, elle veille à la santé de quelque 30'000 enfants et proches dans l'est du Sri Lanka, en s'appuyant sur 430 employés locaux. Dans le district de Batticaloa, elle est même la plus grande organisation d'entraide internationale et livre des soins médicaux auprès de 150 villages.
Jeudi encore, l'armée du Sri Lanka s'est emparée de la dernière base connue de la marine des rebelles tamouls, tuant 12 personnes. Les Tigres disposaient d'une véritable force navale, qui attaquait la marine gouvernementale ou précipitait des embarcations-suicide sur ses bateaux de guerre.