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Principes légaux
D'après la législation suisse sur les denrées alimentaires, les compléments alimentaires doivent être considérés comme des aliments spéciaux qui contribuent à produire des effets nutritionnels et physiologiques déterminés (art. 2 al. 1, 22 de l'ordonnance du DFU sur les aliments spéciaux). Si ces compléments alimentaires répondent effectivement aux exigences spécifiques et générales légales énoncées dans cette ordonnance, ceux-ci peuvent être commercialisés sans autorisation. Contrairement à l'union européenne, la Suisse dispose d'une liste positive des allégations de santé autorisées. Les nouveaux compléments alimentaires ou les compléments alimentaires contenant de nouvelles allégations de santé sont, en revanche, soumis à une obligation d'autorisation.
Mais il est souvent difficile, également, de les distinguer des produits thérapeutiques. Ceci est effectué selon la destination du produit : en première ligne par le biais de la composition du produit (destination objective), et en deuxième ligne par le biais de la présentation et des allégations publicitaires du point de vue du fabricant (destination subjective). Un classement des substances végétales, destiné à la distinction médicaments-denrées alimentaires, se trouve dans la « liste de classification des substances végétales » de l'OFSP, qui a été publiée avec les commentaires correspondants en collaboration avec Swissmedic afin de garantir la sécurité sanitaire et alimentaire.
En Suisse, la législation suivante relative aux compléments alimentaires doit être prise en compte :
- Loi fédérale sur les denrées alimentaires et les objets usuels (loi sur les denrées alimentaires, LDAI) du 9 octobre 1992 (état au 1er octobre 2013).
- Ordonnance sur les denrées alimentaires et les objets usuels (ODAIOUs) du 23 novembre 2005 (état au 1er janvier 2013).
- Ordonnance du DFI sur l'étiquetage et la publicité des denrées alimentaires (OEDAI) du 23 novembre 2005 (état au 1er janvier 2013).
- Ordonnance du DFI sur les aliments spéciaux du 23 novembre 2005 (état au 1er janvier 2012).
Les bases juridiques concernant la supplémentation nutritionnelle sont les suivantes :
- l'ordonnance (CE) n°1924/2006 du parlement européen et du conseil du 20 décembre 2006 concernant les allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires (Health Claims)
- l'ordonnance (CE) n°258/97 du parlement européen et du conseil du 27 janvier 1997 relatif aux nouveaux aliments et aux nouveaux ingrédients alimentaires (ordonnance Novel Food)
De plus, il est impératif de respecter les doses, quantités maximales et minimales conseillées des possibles composants ainsi que les dispositions légales concernant l'étiquetage et à la conception du conditionnement.
Composants
Les composants caractéristiques des compléments alimentaires que l'on peut trouver en Suisse peuvent notamment contenir les types de molécules suivants. Le recours à de telles molécules dépend de l'usage de la préparation (comme pour les régimes et les pertes de poids ou les affections cardio-vasculaires) :
- Minéraux et vitamines : Ceux-ci sont réglementés par des valeurs minimales et maximales légales.
- Antioxygènes
- substances végétales secondaires (comme les anthocyanes, les caroténoïdes, les phytostérines, les saponines, les polyphénols, les flavonoïdes, etc.)
- Coenzyme Q10
- Créatine
- L-Carnitine
- Phytoœstrogènes
Les Laboratoires UFAG peuvent proposer une offre complète d'analyses pour la plupart des classes de substances suivantes. En partie en coopération avec notre laboratoire partenaire spécialisé, on peut citer notamment :
- Vitamines
- Minéraux
- Anthocyanes :
- a) Anthocyanes totaux
- b) Analyse qualitative
- c) Analyse quantitative des anthocyanes prédéfinis
- d) Identification et quantification de tous les anthocyanes détectables
- Ginsénosides dans les produits contenant de la racine de ginseng
- Catéchines dans les produits contenant de l'extrait de thé vert, avec détermination de la teneur en catéchine, en épicatéchine, en épicatéchine-3-gallate et en épigallocatéchine-3-gallate (EGCG)
- Aloïne dans les produits contenant de l'aloé vera En raison de l'image positive de l'aloé vera et des prix relativement élevés des matières premières, il y a de plus en plus de contrefaçons. Par analogies avec d'autres plantes médicales, il est donc conseillé de réaliser un contrôle qualité fiable.
- Carnitine libre et totale
- Coenzyme Q10 (ubiquinone)
- Caroténoïdes comme le bêta-carotène, la canthaxanthine, la lutéine zéaxanthine ou l'astaxanthine
- Phytoœstrogènes : Isoflavones en technique multi-élémentaire avec détermination de la daidzine, de la glycitine, de la génistine, de la daidzéine, de la glycitéine, de la génistéine, du coumestrol et des isoflavones totales
- Procyanidines
- Test ORAC sur les antioxydants : le test ORAC permet de déterminer ce que l'on appelle le pouvoir antioxydant d'un aliment comme un jus de fruits ou d'un complément alimentaire.
- Polyphénols : détermination photométrique des polyphénols totaux à l'aide de la méthode de Folin-Ciocalteu
- Composants de la grenade comme la punicalagine et l'acide ellagique