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Ce contenu a été publié le 18 juillet 2014 - 11:00
«En général, c'est une bonne nouvelle de savoir que la population vit plus longtemps», remarque Jürg Stahl, député UDC du canton de Zurich. L'allongement de l'espérance de vie est le résultat des progrès de la médecine et de l'hygiène, ce qui est une bonne chose.
Cependant, socialement et politiquement, la Suisse a un problème. Alors que le nombre de vieillards augmente et que le taux de natalité diminue, le nombre de personnes actives cotisant au système d’assurances sociales se réduit. Et comme la génération du baby-boom, née entre 1946 et 1964, est en train de partir à la retraite, le nombre de personnes bénéficiant de l’assurance vieillesse va prendre l’ascenseur. C'est la plus grande gageure pour la Suisse, estime Jürg Stahl.
L'allongement de l'espérance de vie est «un fait qui ne peut pas être manipulé politiquement». Avant d’agir, il est indispensable de considérer les chiffres dans une perspective actuarielle, «avec des experts et des projections» utilisant des méthodes mathématiques et statistiques d'évaluation des risques.
L'âge de la retraite des hommes a été fixé à son niveau actuel de 65 ans en 1959. «Ce n'est qu’un chiffre entre 60 et 70», de l’avis du député zurichois. Et bien qu'elles vivent plus longtemps que les hommes en moyenne, les femmes ont reçu en 1964 le droit à la retraite à 62 ans. En 1994, cet âge a été augmenté à 64 ans. Le projet Prévoyance retraite 2020 propose de le porter cette fois à 65 ans.
«Je suis convaincu qu'il faut encourager hommes et femmes à travailler jusqu’à 65 ans, affirme Jürg Stahl. Si tout le monde, y compris les fonctionnaires, travaillaient jusqu'à cet âge, cela permettrait d’atténuer le problème.»
«Où vous voyez-vous à 75 ans?»
Jürg Stahl: j'espère que je pourrai rester en bonne santé. Que j'aie un peu plus de temps pour le sport, que je pratique déjà beaucoup. Mais aussi que je pourrai continuer de tenir compagnie à ma femme, qui est plus jeune que moi de 10 ans. C'est un privilège de rester en bonne santé en vieillissant. Mais il faut y mettre du sien. Et c’est notre mission, à nous politiciens, de garantir que cela reste une option.»
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