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La Rega fête un demi-siècle d'existence. Ses débuts ont été modestes. Mais, aujourd'hui, elle effectue chaque année quelque 9500 vols de sauvetage.Ce contenu a été publié le 27 avril 2002 - 10:43
Les hélicoptères rouges de la Garde Aérienne Suisse de Sauvetage (Rega) arrivent rapidement sur place en cas d'accident. N'importe quel lieu en Suisse peut être atteint en 15 minutes. Un résultat rendu possible grâce aux 13 bases aériennes disséminées à travers tout le pays et à une équipe de 270 personnes.
Au commencement était le parachute
Les premières opérations ont été menées à l'aide de parachutes. Les parachutistes sautaient sur les lieux de l'accident et s'occupaient du blessé jusqu'à l'arrivée d'une colonne de secours. L'idée de base était alors d'apporter les secours directement sur les lieux du drame; une conception toujours valable aujourd'hui.
La Rega a procédé à son premier sauvetage par hélicoptère le 22 décembre 1952, lorsque le pilote Sepp Bauer ramena un blessé dans sa nacelle. La société venait alors d'être fondée (27 avril 1952) à Twann par le médecin Rudolf Bucher. Huit ans plus tard, le dispositif était complété par une centrale d'alarme.
«Nous nous sommes constamment développés, déclare Hans-Peter Kurz, président de la Rega. Au début, nous ne faisions que quelques rares sauvetages chaque année. Mais le rythme s'est intensifié jusqu'à atteindre 10 000 opérations par année. Nous allons d'ailleurs bientôt procéder à la 200 000e.»
Missions à l'étranger
En plus du sauvetage en montagne, la Rega s'est aussi assez rapidement chargée du rapatriement des Suisses blessés ou malades à l'étranger. En 1973, elle a disposé du premier avion-ambulance du monde, un Lear-Jet 24 D.
Actuellement, la flotte est constituée de 14 hélicoptères et de trois avions-ambulance. Mais la Rega organise également des rapatriements en collaboration avec les compagnies aériennes.
Actuellement, la flotte est constituée de 14 hélicoptères et de trois avions-ambulance. Mais la Rega organise également des rapatriements en collaboration avec les compagnies aériennes.
Mais, pour la première fois de son histoire, la Rega a connu une baisse du nombre de rapatriements en 2001. Au total, 1252 ont été effectués, soit 7% de moins que durant l'année précédente.
La baisse a même été de 16% de septembre à décembre. «Chez nous, le 11 septembre a aussi laissé des traces», analyse Hans-Peter Kurz.
Pas des héros
Au fil des ans, les hélicoptères rouges de la Rega ont profondément marqué la conscience collective. Pour preuve, 1,6 million de bienfaiteurs la soutiennent avec leurs dons.
Pour la première fois l'an dernier, une somme de 60 millions de francs a ainsi pu être récoltée. Cela a permis de couvrir environ les deux tiers des frais annuels.
Descendant du ciel pour aider et pour sauver des vies, la Rega est devenue une sorte de mythe. Toutefois, Hans-Peter Kurz n'aime pas cette image. «La Rega ne crée pas des héros, déclare-t-il. Il s'agit juste d'aider des gens qui ont un problème. Cela n'a rien à voir avec un mythe.»
Un jubilé grand public
La Rega a prévu plusieurs activités pour cette année jubilaire. Des journées portes ouvertes auront lieu dès le mois de mai dans les différentes bases d'hélicoptère. En septembre, un congrès mondial sera organisé à Interlaken. Il sera consacré à la médecine et au sauvetage aérien.
La Poste marque aussi le coup en émettant un timbre spécial.
Swissinfo/Kathrin Boss Brawand
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