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Après les deux premiers jours du Grand Slam de Budapest, il faut avouer qu'il aurait fallu faire une croix sur la compétition et regarder tout de suite vers l'avant. Samuel Waizenegger, Lionel Schwander, Fabienne Kocher, Manon Monnard, Alina Lengweiler et Nils Stump n'ont pas pu réaliser leur potentiel. Tous ont dû s'incliner face à la concurrence lors de leur première rencontre - le sport sous son aspect impitoyable.
Mais le dimanche est arrivé, et avec lui Daniel Eich ! Après une courte période d'adaptation, l'homme suisse de 100 kg est entré dans le tournoi en force. Et les points extraordinaires ont commencé à pleuvoir. L'Américain Smith III a été victime d'un sumi-otoshi très physique, le Bulgare Georgiev a fait connaissance avec le Sode-tsuri-komi-goshi de Dani. Après une défaite en quarts de finale, le judoka du JJJC Brugg a écrasé le Brésilien Buzacarini sur le tapis avec un morote-seoi-nage en finale. Dani s'est ainsi assuré une place en petite finale.
Dans le combat pour le bronze, c'est Nikoloz Sherazadishvili (ESP), champion du monde en titre dans la catégorie des -90kg, qui l'attendait. Le Suisse s'est finalement incliné, mais il n'avait rien à se reprocher après ce duel serré où il s'est battu à armes égales avec l'Espagnol expérimenté. Un combat équilibré a suivi son cours, avec de bonnes opportunités des deux côtés. Dans la scène décisive, après environ 1m40s au golden score, Sherazadishvili a eu le dessus grâce à un contre. Daniel Eich peut se réjouir d'une solide cinquième place à Budapest.