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Silvan Dillier s'est exprimé sur la folle journée après être descendu du vélo à Roubaix. Il ne voulait pas se montrer trop déçu d'avoir perdu contre le triple champion du monde.
"J'ai fait un stage aux Canaries en vue des classiques, 41 heures de vélo en sept jours, j'avais quand même du fond. Malheureusement, j'ai eu un doigt cassé aux Strade Bianche et j'ai bien cru que c'était terminé pour les pavés cette année."
L'Argovien de l'équipe française AG2R ne voulait pas se montrer trop déçu: "C'est une petite déception de ne pas avoir gagné. Mais je me dis que j'avais affaire au sprint avec le meilleur coureur de notre époque. Je ne peux pas être trop déçu de terminer derrière lui. C'est quand même un super résultat. Peter (Sagan) est à la fois un ange et un démon. Il était plutôt un ange quand on a collaboré dans l'échappée, il était un démon dans le sprint, c'était impossible de le battre."
Le champion de Suisse a expliqué comme il avait entrevu le sprint: "Je suis entré en premier dans le vélodrome, il a lancé son sprint au même moment que moi mais il a accéléré beaucoup plus vite, il a pris la tête et je n'avais aucune chance de le dépasser. On a beaucoup de respect l'un envers l'autre. Le plus difficile ? C'était d'être dans la bonne échappée. Et aussi tenir bon dans le final, il faut avoir beaucoup de force pour résister après six heures de course."
ATS