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Les valeurs technologiques sont chères mais pas au point que l'on puisse parler de bulle.
Il y a une dizaine de jours, l'indice S&P 500 a enregistré une correction marquée après avoir atteint un sommet historique. Cette dernière est imputable à une rotation au détriment des valeurs technologiques, qui s'est soldée par un repli pour l'indice Nasdaq qui leur fait la part belle.
Cette correction a amené les investisseurs à se demander s'il était temps de réduire leur exposition aux valeurs technologiques. De l’avis de la Recherche d’UBS, ce repli ne marque toutefois pas le début d'une nouvelle rechute de ces valeurs après la correction enregistrée en mars.
Les valeurs technologiques sont chères mais pas au point que l'on puisse parler de bulle. Aux Etats-Unis, leur valorisation est au plus haut depuis la bulle Internet à la fin des années 1990, avec un ratio cours/bénéfices prévus de 27, en hausse de 22% environ depuis le début de l'année.
par une poignée de valeurs technologiques.
Néanmoins, si l'on se réfère à l'indice Nasdaq Composite, les valorisations restent nettement inférieures à celles observées à l'époque. En effet, le ratio cours/bénéfices prévus était alors supérieur à 70. La valorisation du secteur des technologies de l'information semble dès lors raisonnable au regard des autres secteurs, étant donné les prévisions de flux de trésorerie et les taux d'actualisation.
La pression vendeuse liée aux options a amplifié la correction. Le rebond des actions amorcé en mars est tiré par une poignée de valeurs technologiques. Récemment, quelques grandes institutions, ainsi que des particuliers, ont cessé d'acheter ces actions pour acquérir des options call en dehors du cours sur ces mêmes titres.
En temps normal, les transactions sur options ne sont pas prépondérantes dans les flux mais, le mois dernier, les volumes journaliers d'options call sur les valeurs technologiques ont été multipliés par cinq, voire dix. Pour couvrir leur exposition, les vendeurs d'options ont été obligés d'acheter davantage de titres sous-jacents lorsque les valeurs technologiques ont rebondi et, inversement, ils ont dû vendre sur un marché en berne lorsque le marché a amorcé sa chute il y a dix jours.
Mais une correction ne signale pas nécessairement la fin du rebond. La reprise économique n'en est qu'à son début et les banques centrales soutiennent les marchés en maintenant des taux bas et en achetant des actifs. Par conséquent, la Recherche d’UBS considère plutôt le récent revers comme une correction de milieu de cycle et non comme la fin du rebond.
Lors des cinq dernières années, les valeurs technologiques internationales ont enregistré un certain nombre de corrections. En général, ces dernières ont abouti à des replis de 10 à 12% du pic au creux, puis à des rebonds supérieurs à 20% lors des six mois suivants.
en raison des liquidités injectées par la Fed.
A supposer qu’il s’agisse d’un cas de figure similaire, le ratio cours/bénéfices à douze mois des valeurs technologiques internationales remonterait à 25. A ce niveau-là, on ne peut pas dire que les valeurs technologiques soient données mais leur valorisation serait tout de même raisonnable eu égard à la croissance des bénéfices supérieure à 20% que ces entreprises devraient enregistrer lors des douze prochains mois.
Pour remettre les choses en perspective, la correction intervenue il y a dix jours a simplement effacé la progression engrangée par l'indice Nasdaq les deux semaines précédentes. Les valeurs technologiques pourraient toutefois se retrouver de nouveau sous pression en cas de bonnes nouvelles sur le front de la recherche d'un vaccin ou si la dynamique de déconfinement se poursuit. En effet, les valeurs de croissance sont davantage digitales, virtuelles et susceptibles de profiter du confinement des habitants.
Néanmoins, l’optimisme est globalement de mise à l'égard des actions en raison des liquidités injectées par la Fed, de leurs primes de risque attrayantes et de la reprise économique en cours. Cette reprise pourrait d'ailleurs profiter des progrès de la médecine et de l'adoption de nouveaux plans de relance.
Cependant, la correction renforce la nécessité de rééquilibrer les portefeuilles qui font la part belle aux valeurs technologiques en réduisant l'exposition aux mégacapitalisations, une mesure que recommande la Recherche d’UBS depuis plusieurs mois.
Les investisseurs feraient bien de s'intéresser à des thèmes tels que les technologies révolutionnaires, dont les technologies habilitantes telles que la 5G. Les valeurs restées à la traîne comme les sociétés spécialisées dans la publicité digitale ou dans les paiements électroniques, ainsi que les sociétés susceptibles d'opérer un redressement en 2021, ne sont pas à négliger non plus
En plus d'opérer un rééquilibrage au profit de thématiques dont l'essor est accéléré par la pandémie du Covid-19, il est aussi conseillé de s'exposer à des entreprises susceptibles de profiter d'une relance verte.