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« Tu joues bien de la trompette, mais tu n’as pas de cravate ! » : c’est sur ce jugement sans appel que l’expert au Championnat valaisan mit un terme à la carrière de trompettiste du jeune Joris Amann. Qu’à cela ne tienne, après avoir changé de cap pour passer de la trompette classique à celle du jazz, Joris a trouvé le monde qui lui convenait, en empoignant une guitare sèche acquise en solde. En même temps, il découvrait avec ravissement, sur la toile, les enregistrements de Led Zeppelin, Deep Purple ou Pink Floyd. En autodidacte, à l’aide de grilles téléchargées sur le net, il s’est construit une technique qu’il est allé parfaire, auprès de Jesus Gomez. Ce dernier lui fit faire des progrès considérables. C’est en juillet 2011, qu’il commence à travailler avec Bastian Baker. L’année suivante avec le Bastian Baker Band, il posait le pied sur la mythique scène du Stravinski en ouverture du Festival de Jazz, puis à l’Olympia de Paris, au Paléo ou encore au Blue Note de Tokyo.