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Après la mort de son créateur, un génial inventeur, le jeune Edward, un garçon aux bras terminés par des cisailles, se retrouve seul et livré à lui-même. Il vit comme un pauvre diable, dans un immense château. C'est là que Peg Boggs, une représentante en cosmétiques, le découvre. Elle l'invite alors à l'accompagner et à venir s'installer chez elle, avec son mari et ses deux enfants. Bourré de bonne volonté et désirant se montrer sous son meilleur jour, Edward s'efforce de rendre service du mieux qu'il peut à sa nouvelle famille d'accueil. A force de tailler les haies et de couper les poils du chien, il devient rapidement la coqueluche de tout le quartier. Hélas, il accumule également les bêtises en tout genre...
Critique
Une représentante en produits de beauté, la souriante Peg, découvre dans un vieux manoir un garçon laissé inachevé par l'inventeur qui lui a donné la vie. A la place des mains, Edward n'a que des ciseaux. Derrière cette apparence monstrueuse, Peg reconnaît un être qui a besoin de l'affection d'une famille. Elle lui offre la sienne. Mais dans le monde rose bonbon des gens normaux, Edward trouvera-t-il sa place ?
C'est le plus beau film de Tim Burton, qui donne toute la mesure de son goût du merveilleux et réalise son ambition de raconter une histoire par le jeu des décors et des couleurs. Pastel kitsch de l'Amérique heureuse des années 1950 où vivent Peg et sa famille, sombres ombres du manoir gothique d'Edward : les contrastes sont forts et le spectacle, vibrant. Comme le message de cette fable qui nous parle brillamment de la peur de la différence, incarnée par Edward, et de tolérance.
Frédéric Strauss, Télérama