Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06880.jsonl.gz/222

Novartis veut développer des médicaments contre la tuberculose et la fièvre dengue.
Le groupe pharmaceutique va investir 122 millions de dollars à Singapour pour y créer un institut de recherche.
Novartis est l'un des très rares groupes pharmaceutiques qui investit dans la recherche sur ces deux maladies.
Si ses chercheurs réussissent à mettre au point des médicaments plus efficaces que ceux qui existent aujourd'hui, il en retirera des bénéfices commerciaux d'autant plus grands. Jusqu'à profiter d'une position dominante.
Des conditions financières irrésistibles
«Plutôt que de donner de l'argent aux pays pauvres où ces deux maladies sont endémiques, se justifie Paul Herling dans les colonnes du Straits Times de Singapour, nous préférons investir pour pouvoir leur offrir des médicaments efficaces.»
Responsable de la recherche chez Novartis, Paul Herling ajoute que c'est pour être plus proche de ces maladies que le groupe a choisi Singapour.
Mais, si Novartis a choisi Singapour pour investir des millions de dollars dans son institut de recherche, c'est aussi parce que cette ville-Etat offre des conditions irrésistibles aux multinationales de la pharmacie désireuses de délocaliser une partie de leur recherche.
Un projet à 1,73 milliards de dollars
Singapour a décidé d'investir 1,73 milliard de dollars dans un énorme parc scientifique consacré aux biotechnologies.
Ce pactole servira à créer les infrastructures nécessaires pour assurer la formation des chercheurs, à financer des «start-up» et des projets de recherche.
«Les chercheurs de Singapour sortent des meilleures universités du monde occidental, rappelle un analyste de UBS Warburg. Et ils coûtent moins chers qu'en Europe.»
swissinfo, Georges Baumgartner, Tokyo