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La violence dans l’éducation peut avoir toutes sortes de conséquences. Les effets ne sont pas les mêmes sur tous les enfants (Schöbi 2020) et dépendent de différents facteurs comme:
- La nature et l’ampleur de la violence
- La capacité générale de l’enfant à affronter les événements (résilience)
- Le soutien social de l’enfant par d’autres personnes
- Les éventuels tourments déjà endurés
- L’âge et le sexe de l’enfant
Les conséquences de la violence dans l’éducation peuvent être:
- Des lésions physiques comme des cicatrices, des blessures ou des lésions internes
- Des troubles cognitifs au niveau du développement langagier par exemple ou de l’apprentissage scolaire (généralement liés à une concentration et des performances réduites)
- Des troubles émotionnels, un sentiment de bien-être moindre par exemple, des symptômes dépressifs, de l’anxiété, un sentiment d’auto-efficacité réduit ou une faible estime de soi
- Les violences subies pendant l’enfance peuvent entraîner à long terme un comportement négatif indésirable. On constate notamment un comportement agressif, criminel et antisocial durant l’enfance et l’adolescence mais aussi à l’âge adulte. Par ailleurs, il existe une forte probabilité pour qu’une victime devienne elle-même auteur à l’âge adulte (de violences domestiques ou sexuelles par exemple) ou tombe dans la délinquance.
- Un risque élevé de développer à l’âge adulte des troubles psychiques tels que la dépression, l’anxiété, les pensées suicidaires, l’alcoolisme, la toxicomanie, les troubles alimentaires et d'autres troubles graves de la personnalité (MacMillan, Boyle, Wong, Duku, Fleming, Walsh 1999: 805–809).
- D'importants troubles liés au stress (état de choc) suite à des événements traumatiques tels que la violence sexuelle, qui peuvent se transformer à long terme en un trouble de stress post-traumatique (Fegert, Hoffmann, König, Niehues, Liebhardt 2015: 147–150).
Les conséquences de la violence dans l’éducation sont plus graves pour les jeunes enfants que pour les plus âgés. Le développement moins avancé des tout-petits pourrait en être la raison. Comme ils manquent de maturité, ils peuvent moins se protéger et moins se défendre contre la violence. Par ailleurs, à cet âge, les seules personnes de référence sont souvent les parents. Lorsque ces derniers sont à l'origine de la violence, l’enfant n’a plus personne à qui se confier pour trouver de l’aide.
Il faut également souligner que la violence dans l’éducation peut encore avoir de graves conséquences à l'adolescence. De l’agressivité, des dépressions, des pensées suicidaires, de l’anxiété et des troubles mentaux sont fréquents.
La violence psychique est aussi néfaste que la violence physique.
Les études menées sur les conséquences de la violence traitent essentiellement de la violence physique étant donné que la violence psychique est plus difficilement exploitable. Les effets de la violence psychique sont régulièrement sous-estimés ou minimisés. La violence psychique (comme les humiliations, les insultes, l’ignorance, l’avilissement, le retrait de l’amour, les menaces, l’intimidation, etc.) peut même avoir des conséquences plus graves sur l’état émotionnel des enfants que la violence physique (Schöbi 2017).
Exposé à une violence multiple
Il est fréquent que les différentes formes de violence, comme la violence physique, la négligence, les maltraitances psychiques et la violence sexuelle, ne se manifestent pas de manière isolée, mais simultanée ou échelonnée dans le temps (Fegert, Hoffmann, König, Niehues, Liebhardt 2015: 44–45). Les cas de négligence ou d’abus sexuels sont régulièrement associés à de la violence psychique. C’est justement chez les enfants et les adolescents exposés à des risques de toutes sortes et déjà affectés par des problèmes que le risque d’être une fois de plus victime de violences est grand. C’est pourquoi il est important d’apporter aussi rapidement que possible une aide aux enfants et aux adolescents concernés.
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