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Abstract
L’étude menée ici porte sur les diverses interactions ayant lieu au quotidien dans les établissements scolaires entre les élèves et leurs pairs mais également entre élèves et enseignant-e-s. Précisons que la variable sexuelle a, pour sa part, été particulièrement examinée. Le premier temps de ce mémoire est consacré aux représentations qu’ont les enseignant-e-s de 5e Harmos à propos des échanges quotidiens se déroulant dans leur classe. Au travers une palette de questions variées présentées lors d’entretiens, les instituteurs et institutrices ont été invité-e-s à s’exprimer, entre autre, sur les différences entre élèves masculins et féminines mais également à se questionner sur leurs pratiques en fonction du sexe des élèves. Le deuxième temps de l’étude s’est quant à lui déroulé au sein des classes. Une leçon de français et une leçon de mathématiques ont été observées et filmées. Trois enseignants et trois enseignantes ont ouvert leur porte, pour un total de douze leçons examinées. Lors de ces dernières, un certain nombre d’interventions et d’échanges se sont déroulés. Ces éléments ont été répertoriés en diverses catégories et comptés. Des résultats, portant par exemple sur le nombre d’interventions directes des filles ou des garçons, ont ensuite été exprimés sous forme de graphes. Dans un dernier temps, les résultats des observations ont été présentés aux enseignants et enseignantes volontaires lors d’un nouvel entretien. Au travers de celui-ci, ils et elles ont été invité-e-s à s’exprimer à propos des chiffres globaux concernant les différences de comporte-ment des élèves entre eux mais également à réagir sur les éventuelles dissimilitudes comportementales rapportées grâce aux observations. Les résultats sont nets : les garçons dominent l’espace sonore. Ils restent bien souvent les maîtres à bord en classe (concernant les élèves) et ne laissent que peu de place aux filles. Dans des proportions plus mesurées, une plus grande attention de la part des enseignant-e-s vis-à-vis des garçons a été observée. Il s’avère toutefois que la plupart du temps, ces différences de comportement de la part des professionnel-le-s de l’enseignement demeurent in-conscientes.