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En Italie, la sortie de crise est entre les mains du président Sergio Mattarella
Invité de La Matinale de la RTS mercredi, le journaliste et écrivain Alberto Toscano est revenu sur le débat parlementaire de mardi en expliquant que le Premier ministre démissionnaire n'y est pas allé de main morte avec Matteo Salvini, le ministre de l'Intérieur et chef de la Ligue, qui a fait éclater la coalition au pouvoir: "Conte a été dur avec Salvini. Il a réglé ses comptes, et il en avait des comptes à régler après 445 jours de cohabitation entre les deux grandes forces qui s’étaient affirmées aux élections de 2018, mais l’une contre l’autre."
Hypothèses
Aujourd'hui, plusieurs hypothèses se dessinent: Sergio Matarella pourrait demander à Giuseppe Conte de rester à la tête du pays pour piloter un gouvernement de transition. Mais il pourrait aussi y avoir des élections anticipées en octobre. Une situation qu'Alberto Toscano décrit comme "beaucoup plus ouverte qu'il y a encore une semaine. Aujourd'hui, les sondages seraient bien différents, la Ligue ne pourrait sans doute pas trouver si facilement des alliés pour former une majorité, même si elle reste le premier parti du pays". Le journaliste estime que "Salvini a marqué un but contre son camp cette semaine" en lançant son offensive contre la coalition.
Le Parti démocrate (centre-gauche) et le M5S pourrait aussi s'entendre sur un pacte. L'idée d'une alliance PD-M5S est venue de l'ancien chef de gouvernement Matteo Renzi. "Un accord politique compliqué à trouver car il y a eu des polémiques très sérieuses entre les deux formations", observe Alberto Toscano. Et puis, "il ne s'agit pas de faire un gouvernement dans l'urgence qui ne soit qu'un gouvernement anti-Salvini", ajoute-t-il.
Consultations
Enfin, une autre piste pour Sergio Mattarella a été suggérée par l'ex-Premier ministre et ancien président de la Commission européenne Romano Prodi, qui propose un gouvernement pro-européen. Romano Prodi imagine une alliance gauche-droite pour que l'Italie revienne au premier plan en Europe.
Quoi qu'il en soit, le président de la République démarre aujourd'hui une série de consultations expresses. Sergio Mattarella doit recevoir les présidents du Sénat et de la Chambre des députés et tous les groupes parlementaires.
Ecouter l'interview d'Alberto Toscano
Romaine Morard/agences/pym
Publié le 21 août 2019 à 10:31 - Modifié le 21 août 2019 à 18:22
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Elle a toutefois posé un certain nombre de conditions à une nouvelle majorité de gouvernement: "Appartenance loyale à l'Europe, pleine reconnaissance de la démocratie représentative et de la centralité du parlement, développement basé sur le respect de l'environnement, changement de cap dans la gestion des flux migratoires avec un rôle prééminent de l'Europe, virage dans la politique économique et sociale vers davantage de redistribution et d'investissements".
Le M5S n'a pas répondu à l'offre du PD, disant vouloir "attendre la fin des consultations" du président qui ont été lancées dans l'après-midi.