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Dépôts adipeux résistants aux régimes
La répartition de la graisse dans le corps humain est définie à un stade précoce de la vie. L'hérédité (ou le patrimoine génétique), le sexe, l'activité physique et l'absorption de calories font partie des facteurs décisifs pour la silhouette. L’hérédité détermine le nombre et la répartition individuelle des cellules graisseuses qui sont fixées après la puberté et qui ne changent que très peu par la suite. Si un régime ou une activité sportive peut accroître ou diminuer la masse de chaque cellule graisseuse, son action sur le nombre ou la répartition de ces cellules reste minime. Le nombre total de cellules graisseuses d’un être humain demeure donc assez constant durant sa vie, sauf absorption excessive de calories. Dans des conditions normales, il est difficile d’éliminer une cellule graisseuse une fois qu’elle est formée.
Si une personne possède par exemple un excès de cellules adipeuses sur les hanches et relativement moins de cellules de ce type sur le haut du corps, elle va conserver toute sa vie davantage de graisse sur les hanches qu’au niveau du tronc à cause du facteur héréditaire. Même des cures d’amaigrissement intensif, voire des programmes de remise en forme, n’ont pas énormément de prise sur cette répartition graisseuse relative. S’il est certes possible de perdre du poids globalement, les rondeurs installées sur les hanches, à la taille, au niveau du ventre ou sur les côtés des cuisses subsistent quand même. On appelle ces bourrelets tenaces qui apparaissent de façon croissante après 30 ans ou suite à des grossesses des « dépôts adipeux résistant aux régimes et au sport ».
En cas de baisse du volume de la graisse corporelle, les cellules graisseuses ne sont pourtant pas réduites à néant. Elles perdurent davantage comme des cellules de mémoire et se remplissent à nouveau sans difficulté. C’est le cas si le régime alimentaire est suivi moins rigoureusement ou si l'on cesse l’activité physique. L'objectif de la liposuccion est d’enlever durablement le tissu graisseux, l’intervention réduisant en effet définitivement le nombre de cellules adipeuses de l'organisme. On fait chuter en même temps la «réserve» de cellules susceptibles d'emmagasiner de la graisse.
La liposuccion sert d’abord à réduire les dépôts adipeux isolés chez des personnes sportives qui ont conscience de leur corps, qui présentent un excès de poids normal ou seulement léger. Leur problème réside dans le fait que le sport ou des régimes ne parviennent pas à agir sur une ou plusieurs zones du corps. Chez les femmes, les amas adipeux isolés sont localisés surtout au niveau du menton, du tronc et du bas-ventre, des hanches et sur les faces intérieures et extérieures des cuisses (culotte de cheval), sans oublier les genoux et les fesses. Chez les hommes, il s’agit principalement des parties ventrales et de la région de la taille (bouée), du buste et des faces intérieures des cuisses.
Ces zones problématiques et gênantes peuvent être traitées également chez des individus en surpoids, en vue d’une amélioration durable de leurs proportions. S’il est impossible de garantir une baisse de poids, on observe fréquemment chez les patients une perte ultérieure du poids total une fois les dépôts graisseux circonscrits éliminés. La mesure dans laquelle cette perte provient de la transposition psychique (davantage de motivation à faire quelque chose pour son corps en changeant d'alimentation), de modifications hormonales ou de la diminution des masses graisseuses fait encore l’objet de recherches à l’heure actuelle.