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Avec Myriam Hoffmann, coach et consultante en image
Retour sur la place du développement personnel, de la beauté et de l'esthétique dans la quête d'un premier emploi avec la fondatrice de première Impression (cabinet et école).

Myriam Hoffmann, qu'entend-on par coaching?
Transposé dans le contexte du conseil en image, le coaching/conseil apporte à la personne le soutien dont elle a besoin pour qu'elle entreprenne les actions nécessaires à la réalisation de sa vision, de ses objectifs et de ses désirs. Au-delà de la demande de simple «relooking», le coaching inscrit alors l'image dans la complexité du client. Dès lors, le coach/consultant utilise un processus de recherche et d'exploration personnelle afin d'éveiller le client à une prise de conscience et à une responsabilisation face aux divers aspects de son apparence. Ce processus se fait en apportant au coaché une structure, un appui et un feedback.
Myriam Hoffmann, qu'entend-on par coaching?
Le coaching consiste à accompagner la personne dans la résolution d'une problématique personnelle ou professionnelle, en lui permettant de se connecter à ses ressources et en lui donnant la possibilité d'élaborer ses propres solutions. tel un «passeur», le coach aide la personne à s'ouvrir à elle-même, au changement, aux mutations culturelles rendues nécessaires par l'évolution du monde, économique et social.
Transposé dans le contexte du conseil en image, le coaching/conseil apporte à la personne le soutien dont elle a besoin pour qu'elle entreprenne les actions nécessaires à la réalisation de sa vision, de ses objectifs et de ses désirs. Au-delà de la demande de simple «relooking», le coaching inscrit alors l'image dans la complexité du client. Dès lors, le coach/consultant utilise un processus de recherche et d'exploration personnelle afin d'éveiller le client à une prise de conscience et à une responsabilisation face aux divers aspects de son apparence. Ce processus se fait en apportant au coaché une structure, un appui et un feedback.
L'émergence du consulting en image est-elle actuelle?
Apparu en territoires francophones dans les années 80, le conseil en image a grandement évolué au regard du grand public. tout d'abord perçu comme un service élitiste réservé aux politiciens ou aux stars du show-business, il a ensuite été appréhendé, par la propagation du «relooking» comme une démarche tout à la fois ludique, intrigante et hasardeuse pour, de nos jours, représenter finalement un investissement dans la réussite professionnelle et l'épanouissement personnel de l'individu. Aujourd'hui, les compétences du conseil en image et le métier de consultant en image sont en pleine expansion: du particulier au cadre, de l'homme politique au dirigeant d'entreprise, des centaines de personnes font chaque jour appel à ce service.
Parlez-nous des mesures concrètes que cela implique...
La démarche consiste à accompagner des personnes ou des groupes dans un cheminement de valorisation optimale de leur image. A l'aide d'un éventail de procédés, le client parvient à comprendre comment ses choix, en termes de coloris vestimentaires et de maquillage, de coupes de vêtements, de textures de tissus et d'accessoires, ou bien encore de coiffure et de parfum déterminent son apparence; il comprend l'impact de son image et réalise à quel point son attitude et sa présentation peuvent influer sur sa propre personne et sur le comportement des autres. Ainsi, le conseil en image consiste-t-il en la mise en place progressive des mesures d'accompagnement correspondant à la personnalité, au physique, à l'environnement, au budget et aux attentes du client, en vue de révéler une image valorisante et cohérente.
Le processus démarre par un entretien sur la clarification de vos besoins fondamentaux: ce que vous attendez de votre démarche, l'image que vous désirez projeter, etc. en fonction de vos motivations et de vos priorités, les réponses sont multiples.
Grâce à son principe de coaching de l'image et du comportement, le conseil en image révèle l'expression du style personnel, présentant tout individu sous son meilleur angle possible, en contexte privé, social ou professionnel. La position et l'environnement professionnels sont, selon les objectifs, pris en compte dans le processus. L'approche permet ainsi une interprétation et une adaptation personnalisée de ce nouveau talent et atout, en fonction de l'humeur de la personne, de la mode et des circonstances, tout en projetant une apparence fidèle à l'être.
En quoi ces services peuvent-ils être pertinents pour un jeune diplômé?
Tout d'abord, quelques chiffres: pour un entretien d'embauche, 6 candidats sur 300 sont retenus; un seul d'entre eux sera finalement sélectionné: dans un tel cas, même être second n'est pas suffisant.
En réalité, votre CV vous permet de rentrer dans l'entreprise pour votre entretien, mais ce qui fait la différence entre tous les candidats jeunes diplômés qui auront sûrement une expérience et des compétences égales aux vôtres, ce sont vos «soft skills», vos compétences relationnelles, votre éducation, le fait que vous ayez aussi le «look de l'emploi». par exemple, «être mal élevé» est une sorte de handicap social. Que l'on s'en réjouisse ou qu'on le déplore, le savoir-vivre et la bonne éducation constituent aujourd'hui une sorte de discrimination silencieuse, parce que légitimement, tout collaborateur préfère travailler avec une personne agréable à regarder et à côtoyer...
La première impression: facteur de discrimination ou outil de communication?
Les recherches désormais classiques effectuées par Albert Mehrabian, professeur en psychologie de l'université de Californie Los Angeles démontrent que notre communication orale repose essentiellement sur trois facteurs: l'apparence (55%), les formes d'expression (38%) - accent, vocabulaire, langage des gestes, etc. - et le contenu du message (7%).
Que nous disent ces recherches?
La façon dont nous nous exprimons a un impact aussi important sur la perception des autres, que ce que nous faisons ou disons. Il est intéressant d'observer d'après ces chiffres que 93% de nos premières impressions sont engendrées par le non verbal! Ces chiffres révèlent que le message est identifié au messager et que s'il y a un décalage, il y a malaise - plus particulièrement encore côté récepteur. Car c'est le récepteur qui est aliéné, voire esclave d'influences conditionnantes diverses et qui s'attend à voir son futur collaborateur avec l' "uniforme" déjà plus ou moins approprié - signe de son intérêt pour l'emploi et la société auprès de laquelle il postule et signe d'une ouverture d'esprit et d'une adaptabilité.
Pour étayer mes propos, permettez-moi de vous ramener à un «conte de fées» de l'année 2009: une écossaise au physique disgracieux a ému la planète en chantant dans un télé-crochet britannique. Sa prestation, qui a fait malheur sur le net, rappelle que le culte de l'apparence dirige nos sociétés. napoléon ne disait-il pas déjà: «Quand on veut passionner les foules, il faut avant tout parler à leurs yeux.»
L'apparence est un des facteurs les plus insidieux de discrimination. pourtant, en france ou en Suisse, la question de l'image reste taboue. D'abord, parce qu'on la juge triviale. Ensuite parce qu'elle remet en cause le mythe de l'égalité des chances, l'objectivité des processus de recrutement et l'idéal de la méritocratie. enfin, parce qu'on la croit difficilement quantifiable et démontrable. Le fait est qu'une plainte n'a jamais été déposée à ce sujet. Quand on songe par exemple que le Larousse nous assène par 280 dictons ou proverbes que les apparences sont trompeuses!
La beauté ne répond donc pas à des critères subjectifs?
Quand les professionnels du recrutement ou les détracteurs de «L'habit fait le moine» bottent en touche et affirment que la beauté, c'est tout à fait subjectif, on pourrait pourtant répondre que c'est faux. toutes les études menées sur le sujet le prouvent. Lorsqu'on présente des photos d'individus à des cobayes en leur demandant de les classer du plus séduisant au moins séduisant, les points de vue convergent suffisamment pour qu'on puisse parler de normes et de standards. Les travaux en imagerie cérébrale confirment les intuitions des philosophes grecs: nous sommes attirés par la symétrie des traits et l'équilibre des proportions. Ces critères sont perçus comme des signes de jeunesse, de vigueur et de développement harmonieux, autant de labels d'aptitude à la reproduction de l'espèce.
Au final, le recruteur se focalisera sur l'apparence normée...
Mais ce n'est pas que pour votre recruteur qu'il importe de soigner votre image. Cette dernière joue aussi un rôle important parce qu'elle interfère avec la façon dont nous nous sentons personnellement. Lorsque nous présentons une image harmonieuse, soignée et positive, nous avons davantage confiance en nous-mêmes et notre estime personnelle augmente - facteur fondamental pour une personne en recherche d'emploi.
Evidemment, les compétences au sens technique du terme sont également cruciales. Toutefois, elles ne sont pas suffisantes en elles-mêmes pour garantir l'efficacité et la réussite d'un entretien - faire un travail techniquement correct ne suffit pas toujours à répondre aux attentes de nos futurs clients, de nos futurs collègues et de nos futurs supérieurs.
Bio express
Alors qu'elle était destinée au monde du marketing, Myriam Hoffmann découvre en 1993 une profession qui la séduit aussitôt. elle suit sa formation de consultante en image en Angleterre. Aujourd'hui, elle développe une approche de plus en plus artistique dans son concept de conseil en image. Depuis sa création, son cabinet première Impression connaît une croissance rapide, reflet d'un réel besoin au niveau privé, social et professionnel.