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Cotisation ou contribution, une question d'équité?
En mai 2015, nous avons changé les statuts de l'association, donnant à tous ses membres l'opportunité de choisir de contribuer sous une forme financière ou de participation à une activité :
Article 5b: "Les cotisations annuelles sont constituées soit d’une contribution en nature (par exemple : participation à un groupe de travail, rédaction d’outil, réalisation de mission ponctuelle, etc.), soit d’une contribution en espèce dont le montant est laissé à la libre appréciation des membres."
Sans rentrer dans les détails juridiques du Code Civil suisse qui, selon l'article 71[1] laissent le choix à l'association d'établir ou pas des cotisations[2], la décision d'utiliser le terme "contribution[3]" n'est pas anodine.
Selon le dictionnaire Larousse, il n'existe pas de doute que l'action de cotiser implique le versement d'une somme monétaire; par contre, le mot contribution est plus flexible, pouvant signifier soit une part apportée à une œuvre, soit la participation à une dépense commune.
La migration d'une cotisation en espèce à valeur fixe pour une cotisation à valeur libre est déjà un premier pas vers une équité territoriale. En effet, une somme absolue, par exemple de CHF 50.- représente une valeur très différente pour quelqu'un qui travaille en Suisse ou une autre personne qui vit au Maroc.
Mais le plus grand pas vers l'équité est la possibilité de confirmer son adhésion à l'association, en consacrant quelques heures de son temps à des activités pour la cause commune, car le temps est la seule richesse distribuée équitablement par la nature et non par l'homme.
Sans se perdre dans les considérations futiles de durée des études ou espérance de vie moyenne, il est indéniable que une journée est composée de 24 heures, que ce soit en Asie, en Alaska ou encore à Madagascar. Le temps ne peut être mis de côté, dans un carnet d'épargne ou appliqué en bourse, spéculer sur la valeur temps est utopie.
Donc, les heures de travail réalisée par des personnes habitant en Australie, en Suisse ou au Canada ont exactement la même valeur de contribution et chacune d'entre elles est prélevée sur le même quota de 8'765.76 heures de vie que nous recevons chaque année. Une heure de travail ne pourra jamais être comparée à une somme excédante qui se trouve dans nos comptes mensuels.
N'est-ce pas plus équitable et plus juste?