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L'ancien ministre ne va pas soutenir le référendum contre la prolongation et l'extension de la libre circulation des personnes. Sa position pourrait faire pencher la balance au sein de l'UDC.
Christoph Blocher a expliqué mercredi à la radio alémanique DRS être toujours opposé à l'extension de la libre circulation à la Roumanie et à la Bulgarie.
Mais en liant prolongation et extension, le Parlement a réussi à soumettre au peuple une question à laquelle on ne peut pas répondre par «oui» ou «non», s'est indigné le vice-président de l'Union démocratique du centre (UDC, droite nationaliste). C'est pourquoi il s'oppose à ce que l'UDC soutienne le référendum et penche plutôt pour un non-engagement de son parti dans la campagne.
Christophe Blocher rejoint ainsi la position de l'aile économique de l'UDC, peu encline à courir le risque de mettre en danger l'ensemble des accords bilatéraux avec l'Union européenne, en vertu de la «clause guillotine».
Les délégués de l'UDC décideront de lancer ou non le référendum lors de leur assemblée le 5 juillet prochain.
Même si le parti décide de suivre son leader historique Christoph Blocher, le peuple pourrait tout de même être appelé aux urnes l'an prochain. La Lega tessinoise ainsi que les Démocrates suisses (droite xénophobe) ont en effet annoncé avoir la ferme intention de lancer le référendum.