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Hosni Moubarak est arrivé lundi à bord d'une ambulance pour une nouvelle session de son procès au Caire. Le président égyptien déchu est jugé pour son implication présumée dans des ordres de tirer sur la foule durant la révolte, lors de laquelle 850 personnes ont été tuées.
L'ex-président, 83 ans, a été placé sur une civière à sa descente du véhicule pour être transporté dans la salle du tribunal, comme lors des précédentes audiences.
L'ancien ministre de l'Intérieur Habib el-Adli et six de ses conseillers sont jugés en même temps que M. Moubarak pour les mêmes accusations. L'ancien raïs est également inculpé de corruption, des accusations qui visent aussi ses fils Alaa et Gamal.
Peine de mort
Premier dirigeant victime du "printemps arabe" à comparaître en personne devant les juges, M. Moubarak est passible de la peine de mort s'il est reconnu coupable.
Les dernières audiences de ce procès se sont tenues en septembre. La procédure a ensuite été suspendue en raison d'une demande de récusation du président de la cour, jugé partial par les avocats des parties civiles. Le magistrat a finalement été maintenu, permettant la reprise du procès.
La suspension des audiences, la tenue d'élections législatives et les violences meurtrières récentes en marge de manifestations ont contribué à reléguer au second plan le sort de l'ancien président au cours des derniers mois.
ATS