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L'année 1923 correspond aux débuts de la reconstitution du vignoble valaisan, avec la mise en place de vignes greffées, afin de lutter efficacement contre le phylloxéra.
Le phylloxéra est un puceron ravageur qui envahit le vignoble européen vers 1865 et qui, en l'infestant, y causa des dégâts sans précédent. Etant donné sa situation enclavée, le Valais fut protégé de ce fléau jusqu'en 1906 où il y fut découvert pour la première fois.
Mon grand-père, Jules Martin, ainsi que ses collègues "pépiniéristes autorisés" s'intéressèrent d'emblée aux sélections de cépages:
Ils étudièrent également la sélection des porte-greffes :
Ces mesures permirent d'améliorer qualitativement le vignoble valaisan.
Plus tard, la pépinière Martin passa aux mains de mon père, Albert Martin. Les temps avaient changé. Le travail réalisé lors de la reconstitution du vignoble portait ses fruits.
Les ventes de vin en constante augmentation nécessitèrent la mise en place de cépages plus productifs:
Certains porte-greffes furent abandonnés.
L'âge d'or du vignoble valaisan, du point de vue économique, dura jusqu'au début des années huitante.
A partir de 1982, la vente de vin stagna, la mise en place de quotas de production apparut. L'introduction des A.O.C. (appellation d'origine contrôlée) et la limitation de production nous fit revenir à des sélections à faible rendement (clones de Pinot noir, Gamay et Chasselas...), ainsi qu'à une plus grande diversification des cépages.
Le clonage prit de l'importance.
Quant aux porte-greffes, ils n'ont guère changé, excepté un nouveau venu, le Fercal.
Depuis le début du 20e siècle, le Valais viti-vinicole a su relever tous les défis auxquels il s'est trouvé confronté. Grâce au professionnalisme et à l'utilisation des techniques nouvelles, il saura sans doute relever ce nouveau défi du 21e siècle que représente la mondialisation.