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Grens
Grens
Bref historique
Situé entre le lac Léman et le pied du Jura, Grens fait partie de la région nyonnaise. Documenté au XIIIe siècle comme village paroissial dépendant de l’abbaye de Bonmont. Le village est de peu d’importance. Les archives relèvent en effet le nombre de « 11 feux » en 1481 pour passer à 12 en 1799 puis 122 habitants en 1849 et pour atteindre presque 400 âmes actuellement. Le village de Grens est intégré dans la seigneurie de Gingins jusqu’au XVIIe siècle avec la dernière descendante des comtes de Gingins, Madame Quisard, qui était également appelée Madame de Grens. Le village passe encore par la propriété du comte de la Fléchère, et ce dernier le garde jusqu’à la révolution. Il lui lègue les armoiries par les émaux de sa famille complétés par les clefs de saint Pierre, patron de l’église.
Pendant la période bernoise, Grens est placé sous la juridiction du bailli de Bonmont, administrateur de toutes les affaires courantes. On retrouve dans les archives, en date du 16 octobre 1697, une requête adressée au bailli de Bonmont : « Noble et Magnifique Seigneur, les communiers de Grens, vos très humbles et obéissants serviteurs demandent assistance dans le différend qu’ils ont avec la commune de Chéserex au sujet de la possession du pâturage de la fin de Coudray, car les deux villages sont de la maison de Bonmont ». Ce différend va durer plus d’une année. Sur la base d’un extrait du registre de Cour de la Châtelaine de Gingins la sentence est finalement rendue en faveur de Grens.
On apprend également qu’à partir de 1700 la commune participait à l’élimination des loups et des ours en versant une prime de 1 florin 6 sols par peau. C’est en 1799 que Grens a élu sa première municipalité composée de trois membres.
Caractères socio-démographiques et structures
Notre commune, située à mi-distance entre le pied du Jura et le lac Léman, ne se trouve pas sur une voie de communication importante tout en étant à proximité immédiate de l’accès de l’autoroute Lausanne–Genève et à cinq minutes de Nyon d’où nous sommes desservi par une ligne de bus avec fréquence à la demi-heure pendant les heures de pointes.
D’origine évidemment agricole, Grens a gardé cette caractéristique dans l’image globale du village. La surface agricole de 230 ha est consacrée aux diverses cultures, à l’arboriculture, la viticulture, seules deux exploitations se consacrent encore à la pro-duction laitière. Une surface de 47 000 m2 à l’écart du village est marquée pour un développement d’activités tertiaires dans un plan commun avec la commune voisine de Signy.
Les propriétés communales, outre la Maison de Commune, la Fruitière, rénovée dans les années 90 et un petit bâtiment de peu d’importance consistent essentiellement en pré-champs, loués aux agriculteurs du village. Grens possède 30 ha de forêt qui sont situés au pied de la Dôle sur la commune de la Rippe.
Ne possédant pas de salle communale, notre conseil général se réunit dans un bâtiment privé, propriété d’une association formée par les habitants du village. Ce bâtiment appelé communément « Le Chalet » a été construit en 1926 grâce à la générosité de quelques citoyennes et citoyens qui désiraient créer un lieu pouvant accueillir des cultes, fêtes religieuses ou rencontres de familles.
A l’origine, la Maison de Commune abritait l’école primaire pour les enfants de Grens et de Signy. Aujourd’hui, la scolarisation de nos jeunes se fait dans le cadre d’une association groupant 9 communes dans les bâtiments scolaires de Borex, Crassier, Chéserex, Gingins, La Rippe, Eysins, Arnex, Signy, Grens. Un service de bus prend les enfants en charge devant la Maison de Commune. Les services scolaires, les eaux, l’épuration des eaux, l’élimination des déchets, le service incendie, les services sociaux, sont tous assurés dans le cadre d’associations intercommunales. Grens fait partie de l’association des 9 communes appelée « Asse-Boiron » et est membre du conseil régional du district de Nyon.
Cadre de vie
Les zones habitées, qui incluent outre le noyau du village, les hameaux du Ruisseau, des Migerendes et du Moulin Veillet, permettent de jouir d’un panorama incomparable sur le Jura, le pays de Gex, les Alpes, le Mont-Blanc et sans oublier le Bleu Léman.
D’une architecture essentiellement campagnarde, Grens n’abrite pas de bâtisses monumentales, mais a su préserver et rénover quelques constructions typiques de notre région, telles la vieille Fruitière, datant du tournant des XVIIIe/XIXe siècles, la Maison de Commune avec son clocher, quelques gros corps de ferme, ainsi qu’une charmante maison de maître.
Alors qu’au début du siècle il y avait deux cafés dans le village, aujourd’hui seul le Motel du Petit Moulin, situé à 1,5 km du centre du village perdure. Sa situation le long de la route blanche et à quelque cent mètres de la sortie autoroutière de Nyon lui offre une grande fréquentation. La vie villageoise se déroule beaucoup autour d’initiatives privées. La taille de la communauté « où tout le monde se connaît », le permet. Le club de pétanque « Las Bolas » offre une activité régulière ainsi que l’association du Chalet, nouvellement restructurée anime également la vie locale.
La commune organise la fête du 1er Août en alternance avec la commune de Signy, réunit le village lors de broches communales et les aînés pour des sorties. Un petit terrain est à disposition des jeunes pour s’adonner aux joies du foot, ainsi qu’une place de jeux pour les petits.
Perspectives
Notre village jouit d’une qualité de vie élevée dans un environnement calme, à l’intérieur d’une région dynamique. Ce qui tient à cœur de nos autorités et de maîtriser au mieux l’évolution démographique et économique de notre commune tout en préservant son caractère campagnard.
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