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Pas de changement en matière de langage inclusif à Fribourg
Les députés ont refusé de justesse jeudi un mandat demandant un usage compréhensible du langage inclusif dans les textes du canton. L'avis du Conseil d'Etat, opposé à un alignement sur la pratique de la Chancellerie fédérale, a prévalu.
ATS
Le mandat, combattu par la gauche notamment, a été rejeté par 43 voix contre 41 et 13 abstentions. Le Conseil d'Etat, par la voix de Philippe Demierre, a proposé de le refuser, en estimant que les recommandations cantonales n’avaient pas à être adaptées au modèle de la Confédération, modèle qui privilégie le masculin générique.
Dans le débat, animé, Centre, PLR-PVL et UDC se sont référés à l'Académie française pour motiver leur soutien. En face, PS ainsi que Verts et alliés ont défendu une vision défendant l'usage actuel de la langue. Les députés verts Julien Vuilleumier et socialiste Grégoire Kubski ont parlé d'un mandat «néfaste et inutile».
Dans le détail, la directive aurait reposé sur trois principes: écrire ce qui peut se dire, utiliser des noms féminins pour les femmes ou groupes exclusivement féminins et éviter les règles d’accord basées sur l’expression «l’emporte».