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Mike Pence et le président sud-coréen par intérim Hwang Kyo-ahn lors d'une conférence de presse à Séoul.
KEYSTONE/AP/LEE JIN-MAN(sda-ats)
Le vice-président américain, Mike Pence, a souligné lundi la fin de la politique de "patience stratégique" des Etats-Unis à l'égard de Pyongyang. Il s'est exprimé lors d'une visite dans la zone démilitarisée séparant les deux Corées.
"La Corée du Nord ferait mieux de ne pas tester sa détermination ou la puissance des forces armées des Etats-Unis dans cette région", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Séoul, ajoutant que les Etats-Unis étaient "inquiets" des mesures économiques prises par Pékin en réaction au déploiement d'un bouclier antimissile américain en Corée du Sud.
Le président sud-coréen par intérim, Hwang Kyo-ahn, a déclaré pour sa part que les deux pays s'étaient entendus sur une poursuite du déploiement du système de défense antimissile THAAD, malgré l'opposition de Pékin, et à répondre aux mesures de rétorsions commerciales "injustes" prises par la Chine envers la Corée du Sud à ce sujet.
Alliance à toute épreuve
Au lendemain d'un tir raté de missile de Pyongyang, le vice-président est arrivé lundi matin en hélicoptère dans une base militaire américaine en Corée du Sud, à proximité de la frontière avec la Corée du Nord.
Mike Pence, dont le père est un ancien combattant de la guerre de Corée de 1950 à 1953, a salué l'"alliance à toute épreuve" entre les Etats-Unis et la Corée du Sud et a déclaré que l'objectif de Washington était la paix dans la péninsule.
"Toutes les options sont sur la table pour parvenir à cet objectif et garantir la stabilité du peuple de ce pays", a déclaré le vice-président américain, tout en excluant l'idée d'une intervention militaire unilatérale.
"Il y a eu une période de patience stratégique mais cette ère de patience stratégique est finie", a néanmoins souligné Mike Pence à des journalistes, alors que le faible son d'une musique de propagande s'échappait du côté nord-coréen.
La Chine invitée à agir
Les Etats-Unis et leurs partenaires, y compris la Chine, étudient un éventail d'options après le dernier test de missile balistique effectué par la Corée du Nord, a déclaré dimanche le conseiller américain à la sécurité nationale, Herbert Raymond McMaster, citant un "consensus international" face au régime de Pyongyang.
Mike Pence a déclaré que le président Trump espérait voir la Chine "prendre les mesures nécessaires pour apporter du changement dans la politique" en Corée du Nord. "Mais comme l'a dit très clairement le président, soit la Chine s'occupera de ce problème, soit les Etats-Unis et nos alliés le feront", a-t-il déclaré.
Le ministère chinois des Affaires étrangères lui a répondu lundi que Pékin n'était "le noeud" du problème nord-coréen.
Le Japon tempère
Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a appelé de son côté la Corée du Nord à s'abstenir de nouvelles provocations, à respecter les résolutions des Nations unies et à abandonner son programme de missile nucléaire.
"Le Japon va coopérer de manière rapprochée avec les Etats-Unis et la Corée du Sud sur la Corée du Nord et va appeler la Chine à endosser un rôle plus important", a dit le Premier ministre lundi au Parlement.
ATS