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France Primes de Guéant: Valls ordonne une enquête
Le ministre français de l'Intérieur Manuel Valls a déclaré jeudi avoir ordonné une enquête après les propos de Claude Guéant. L'ancien ministre a affirmé avoir reçu des primes en espèces alors qu'il travaillait au ministère.
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L'actuel ministre de l'Intérieur rappelle dans un communiqué que les primes de cabinet en espèces ont été supprimées par le gouvernement de Lionel Jospin en 2002. Or, Claude Guéant affirme avoir reçu de telles primes après cette date.
Une perquisition menée au domicile de l'ancien ministre de l'Intérieur en février dernier dans le cadre de l'enquête sur des accusations de financement occulte de la campagne de l'ancien président Nicolas Sarkozy en 2007 a montré que 500.000 euros avaient été versés sur le compte principal de Claude Guéant, un proche de Nicolas Sarkozy.
Fonds évoqués par Valls
Celui qui fut également secrétaire général de l'Elysée a déclaré que cet argent venait de la vente de tableaux.
Les enquêteurs ont également découvert des factures payées en liquide. Claude Guéant a évoqué des primes de cabinet réglées en espèces dont il aurait bénéficié lorsqu'il était au ministère de l'Intérieur. Manuel Valls a demandé une enquête sur ce point.
«Par souci de moralisation et de transparence à la suite d'une affaire particulière, le gouvernement de Lionel Jospin a supprimé le paiement en espèces des primes de cabinet qui existait de longue date, pour lui substituer un régime indemnitaire classique et fiscalement déclaré», précise le communiqué.
Rapport attendu
«Il appartient aux responsables du ministère de l'Intérieur de l'époque de s'expliquer sur le fait que, selon certaines déclarations, cette réforme vertueuse et connue de tous n'aurait pas été appliquée à tous les membres du cabinet du ministre de l'intérieur après mai 2002 et que des primes en espèces auraient été attribuées», poursuit le texte.
«C'est pourquoi, à la suite des déclarations publiques jetant le doute sur le bon usage de ces fonds au cours de la dernière décennie, j'ai, à la demande du Premier ministre, ordonné une enquête administrative, confiée à l'inspection générale de l'administration et à l'inspection générale de la police nationale», poursuit Manuel Valls.
Un premier rapport d'étape a été demandé sous huit jours, et un rapport complet sous un mois, précise-t-il. (ats/nxp)
Créé: 02.05.2013, 19h58