Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07064.jsonl.gz/1077

Le conseiller en placement de 39 ans aurait «occulté et dissimulé» la nature, l'origine et les mouvements de plus de 21,7 millions de dollars (21,2 millions de francs) dans le cadre de l'acquisition de droits pétroliers au Bénin.
Arrêté le 27 novembre à l'aéroport de São Paulo, où il arrivait depuis la Suisse, il se trouve actuellement en détention préventive à Curitiba. Curitiba est le centre des enquêtes dénommées «Lava Jato» (Lavage Express ou «Carwash»). Cette opération tentaculaire a mis au jour en 2014 un vaste réseau de corruption impliquant entreprises et partis politiques autour de la compagnie pétrolière publique Petrobras.
Elle a révélé un vaste réseau de corruption ayant détourné, via l'octroi de juteux marchés de sous-traitance surfacturés à des groupes de construction, quelque 6 milliards de réals (1,8 milliard de dollars) de Petrobras.
Dissimulé à BSI Le conseiller financier hispano-suisse comptait notamment parmi ses clients l'ancien président du Parlement Eduardo Cunha. Ce dernier purge actuellement une peine 15 ans de prison pour corruption, après avoir accepté des pots-de-vin dans le cadre du scandale Petrobras.
Selon les autorités judiciaires brésiliennes, l'inculpé - qui a effectué sa scolarité à Zofingue (AG) - aurait eu connaissance de la nature illégale de la transaction, à laquelle il aurait prêté «de manière consciente et volontaire, à trois reprises, son concours matériel». Il a dissimulé les transactions illégales à la banque avec de fausses informations. Le carnet de clients du financier basé à Zurich comprend aussi le lobbyiste João Augusto Rezende Henriques, identifié par les enquêteurs comme étant l'un des quatre principaux percepteurs de pots-de-vin de Petrobras pour le compte du Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB, centre), dont fait partie l'actuel président Michel Temer.
La réponse de l'ex-banquier aux accusations dirigées contre lui n'était pas connue dans l'immédiat et ses représentants n'ont pas pu être joints par l'agence Reuters. EFG prend ses distances Outre le scandale Petrobras, l'établissement financier tessinois a aussi été impliqué dans le scandale de blanchiment lié au fonds souverain malaisien 1MDB. Il a été repris l'an dernier par le gestionnaire de fortune zurichois EFG International.
L'ancien employé de BSI n'a jamais travaillé pour EFG, a précisé à l'ats Daniela Hasler, porte-parole de l'établissement zurichois. EFG avait indiqué la semaine dernière que le processus d'intégration était achevé avec succès. L'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) a ouvert quatre procédures en lien avec le scandale Petrobras. Celle qui visait BSI s'est terminée en mai 2016.
L'établissement tessinois s'en est tiré avec un blâme. EFG International avait intégré, en avril dernier, quasiment toute l'activité suisse de BSI, qui constitue désormais une filiale à 100% du groupe zurichois. La FINMA avait exigé la dissolution de la banque tessinoise une fois l'intégration achevée, en lien avec le scandale 1MDB. (nxp/ats)