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La Roumanie et les États-Unis signent un accord
Une fois entré formellement en vigueur, cet «accord historique» permettra à la Roumanie de lancer la construction des tranches 3 et 4 de la centrale nucléaire de Cernavodă ainsi que le rééquipement de la tranche 1, en s’appuyant sur la technologie et le savoir-faire américains. Ce partenariat entre les États-Unis et la Roumanie a pour objectif de garantir la sécurité d'approvisionnement, d'améliorer la croissance économique, et de satisfaire les standards de sécurité les plus élevés.
«L’énergie nucléaire est décisive pour garantir un approvisionnement électrique fiable, abordable et pauvre en émissions, et l’industrie nucléaire américaine se réjouit de mettre à disposition son savoir-faire afin d’encourager cette source d’énergie majeure», a déclaré M. Brouillette.
Une déclaration d’intention sur le financement
Le même jour, la présidente de la banque d'import-export américaine EXIM, Kimberly A. Reed, et M. Popescu ont signé une déclaration d’intention qui permettra d’améliorer les échanges et les possibilités économiques entre les deux pays.
Dans le cadre de celle-ci, l’EXIM et la Roumanie d’étudieront la manière dont pourront être utilisés les fonds d’EXIM à hauteur de 7 milliards de dollars, et définiront les domaines – notamment dans la branche de l’énergie et des infrastructures – dans lesquels une collaboration pourrait être mise en place.
Les projets concernant Cernavoda 3 et 4
Dans les années 1980, les fondations et les bâtiments réacteurs de cinq tranches nucléaires du type Candu 6 ont été construits sur le site de Cernavoda. Suite au tournant politique de 1989, les travaux concernant les tranches 2 à 5 avaient été suspendus pour des raisons financières. Cernavoda 1 avait été mise en service en 1996. En 2001, le gouvernement roumain avait finalement décidé d’achever Cernavoda 2. La tranche Candu 6 avait délivré pour la première fois de l’électricité sur le réseau en 2007.
En 2003, des efforts ont commencé à être déployés pour reprendre les travaux portant sur Cernavoda 3 et 4. D’après des informations de Nuclearelectrica, les structures déjà existantes des deux installations (telles que le bâtiment réacteur, le bâtiment turbo-alternateur et les installations hydrotechniques) se trouvent à différents stades d’achèvement et seront utilisées dans des projets de construction futurs.
Après six ans de négociations avec China General Nuclear Power Corporation (CGN) sur l’achèvement des tranches Cernavoda 3 et 4, l’entreprise publique roumaine Societatea Nationala Nuclearelectrica SA (SNN) avait mis un terme aux discussions en juin 2020.
Ni Nuclearelectrica ni le gouvernement n’ont expliqué les raisons de l'annulation de l’accord passé avec CGN. D'après certains articles de presse, CGN aurait été critiqué par le «partenariat stratégique» roumain pour des raisons de sécurité associées à l’utilisation de la technologie chinoise. D'autres articles ont décrit des désaccords sur les coûts liés à l’achèvement de Cernavoda.
Enfin, on a également pu lire que la collaboration entre Nuclearelectrica et CGN était devenue incertaine depuis que le président roumain Klaus Iohannis et le président américain Donald Trump ont signé l’an dernier une déclaration commune à Washington qui demandait une collaboration plus étroite entre les États-Unis et la Roumanie dans le domaine de l’énergie nucléaire.
En juillet 2020, le Premier ministre Ludovic Orban a déclaré lors d’une visite du site de Cernavoda que la Roumanie était sur le point de signer un accord avec des «partenaires euro-atlantiques» concernant l’achèvement des deux tranches. M. Orban a précisé que la Roumanie investira entre 8 et 9 milliards d’euros afin que les deux installations soient achevées en 2030. «Lorsque nous aurons constitué une équipe gouvernementale chargée d’étudier les meilleures options, nous négocierons et conclurons des accords le plus rapidement possible afin de lancer les investissements de base».