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Corpataux et Magnedens avaient en commun les écoles, l'adduction d'eau, l'épuration, le cimetière, les pompiers, l'ensemble des sociétés culturelles et sportives et la paroisse.
Convoquées le 29 décembre 1998, les deux assemblées communales ont accepté séparément la convention de fusion. La fusion fut appliquée de suite, puisque la nouvelle commune de Corpataux-Magnedens fonctionna dès le 1er janvier 1999 avec un conseil communal composé de 7 membres (5 de Corpataux et 2 de Magnedens).
Une nouvelle fusion, avec les communes de Farvagny, Rossens, Vuisternens-en-Ogoz et Le Glèbe, est réalisée le 1er janvier 2016.
Le nom lui-même 'Cor' qui vient du latin et signifie la propriété rurale ou la maison construite et 'Pastus', pâture, révèlent que la région a été déboisée très tôt pour qu'on y dispose de pâturages, ce que confirme d'ailleurs un endroit du village dénommé 'Les Pasquiers'.
Le lieu est mentionné dès le XIIe siècle par Corpastur ou Corpastor. Toutefois, la découverte de tombes et d'une monnaie d'or plus ancienne permet d'affirmer que l'endroit était habité en tout cas avant l'an mille.
Au XIIIe siècle, la seigneurie de Corpataux faisait partie de celle d'Arconciel, avec Illens et Treyvaux. Après la prise d'Illens, en 1475, Corpataux tomba au pouvoir des Bernois et des Fribourgeois, fit partie du bailliage d'Illens jusqu'en 1798, de l'arrondissement du district de Fribourg jusqu'en 1848 et enfin du district de la Sarine.
Il est intéressant de relever qu'en 1835, le Grand Conseil accorda à un certain Jacques Biolley l'autorisation de relier les deux rives de la Sarine par un 'pont en fil de fer' qui devint le pont suspendu de la Tuffière.
Le péage perçu pour passer ce pont fut supprimé en 1911 seulement. En 1907, la paroisse de Corpataux fut détachée d'Ecuvillens pour former, avec Magnedens, une paroisse autonome.
Le village s'est fait connaître par sa carrière de tuf exploitée jusqu'en 1950 à la Tuffière. La richesse de son sous-sol a suscité des convoitises: captage, à la Tuffière encore, d'importantes sources qui alimentent la ville de Fribourg, puis exploitation intensive de nombreuses gravières qui n'a pas été sans modifier sensiblement le caractère du site à certains endroits.
Les plus anciens se souviennent peut-être du cadre idyllique de la Tuffière. Il reste malgré tout de grands espaces de verdure invitant à la promenade et à la détente.
Le village est mentionné au XIIe siècle, sous le nom de Manoldens et en 1238 comme Mannudens, ce qui signifie : chez les descendants de Maginold.
Au XIe siècle, Magnedens appartenait à la seigneurie d'Arconciel et plus tard fit partie du bailliage d'Illens. On sait qu'au XIIe siècle le village abritait en son sein la résidence des chevaliers de l'ordre de saint Jean de Jérusalem (qui fut par la suite réunie à la Commanderie de Fribourg); un très petit lac se trouvait à proximité.
Magnedens a également fait partie du bailliage d'Illens, puis du district de Fribourg et depuis 1848 du district de la Sarine. Elle a également fait partie de la paroisse d'Ecuvillens jusqu'en 1907, puis de celle de Corpataux-Magnedens. Entre 1920 et 1930, plusieurs familles bernoises vinrent s'y établir.