Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06992.jsonl.gz/492

Depuis le 2 janvier, Guy Parmelin dirige le Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DFR) et est donc également responsable de la formation continue. Lors de la conférence de cette année sur la politique de formation de la fédération suisse pour la formation continue (FSEA), il a présenté pour la première fois son point de vue sur le rôle de la Confédération dans la formation continue. Il a présenté une image fondamentalement positive de la formation continue en Suisse. D'une part, il a souligné la forte participation à la formation continue ; selon Guy Parmelin, les femmes et les hommes suisses sont les champions de la formation continue en Europe.
D'autre part, il a également fait l'éloge du marché de la formation continue. Ce marché est en mesure de répondre à tout moment aux besoins de formation exprimés par le marché du travail. Cette réactivité est appréciée par les employeurs. Ils soutiendraient également dans une large mesure les efforts de formation de leurs employés.
Mais le conseiller fédéral Parmelin estime également qu'il reste des améliorations à faire, car tous les Suisses ne participent pas de la même manière à la formation continue. Plus le niveau d’éducation est bas, moins il y a de participants à la formation - ou d'employeurs qui soutiennent cette dernière. Selon le Conseil fédéral, cela est regrettable, d'autant plus que ces personnes sont particulièrement menacées par le chômage et sont surreprésentées dans les statistiques structurelles du chômage.
C'est précisément la raison pour laquelle le gouvernement fédéral met l'accent sur ce point. Il a mentionné en particulier le programme "Formation professionnelle pour adultes", les dépenses annuelles de l'assurance chômage d'environ 250 millions de francs pour l'éducation et la formation continue et les 130 millions de francs suisses pour la promotion de la formation professionnelle supérieure.
Toutefois, Guy Parmelin souligne qu'en dernière analyse, chacun est responsable de sa propre formation continue, en référence à la Loi sur la formation continue, qui prévoit la responsabilité individuelle. Ceux qui ne veulent pas poursuivre leurs études ne peuvent être forcés de le faire. L'État ne peut que fournir des conditions-cadres favorables.
Pour le domaine de la formation continue, par contre, la liberté est à la fois une malédiction et une bénédiction. Cela permet de réagir facilement aux nouvelles tendances et aux nouveaux besoins, ce qui est particulièrement important dans le contexte de la numérisation. Dans le même temps, la liberté et la flexibilité pourraient rendre le marché non transparent et confus pour les consommateurs. Guy Parmelin a lancé un appel aux prestataires de formation de fournir une description transparente de leurs offres et de leur contenu.
Lors de la discussion qui a suivie avec le public, animée par Matthias Aebischer, conseiller national et président la FSEA, le conseiller fédéral a été interrogé sur les problèmes des personnes peu qualifiées, des travailleurs âgés et des personnes sans emploi. En outre, le public a été informé à plusieurs reprises des approches contradictoires du Secrétariat d'Etat à la formation, à la recherche et à l'innovation (SEFRI) d'une part et du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) d'autre part, ainsi que du problème de la réinsertion rapide, plutôt que durable, des personnes au chômage. En tant que conseiller fédéral de l'Économie, l'objectif de réintégration demeure une priorité. Toutefois, il a reconnu la nécessité d'une coordination entre les deux Secrétariats.
Dans le cadre du prochain message FRI 2021-2024 et donc du financement de la formation continue au niveau fédéral, Guy Parmelin n’a pas fait de promesses mais il s’est montré ouvert à la discussion. La participation du conseiller fédéral Guy Parmelin à la conférence de la FSEA sur la politique de formation peut être considérée comme un signe que la formation continue gagne en importance dans l'esprit de la Confédération. Les représentants du SEFRI présents à la manifestation ont également souligné qu'un processus était en cours depuis l'entrée en vigueur de la loi sur la formation continue, dans lequel les différents acteurs trouveraient progressivement leur place.