Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07054.jsonl.gz/152

ACTE UNIQUE
Les membres de la famille du vieux Buoso Donati, qui vient de mourir, tentent de récupérer, chacun pour soi, les biens que le défunt a légués à un couvent. On apelle à l'aide le rusé Schicchi (baryton), dont la fille Lauretta (soprano) et Rinuccio (ténor), le neveu de Buoso, s'aiment, au grand dam de la famille de ce dernier.
Schicchi prend la place du défunt dans le lit mortuaire et promet de dicter au notaire un faux testament, tenant compte des voeux que chacun lui a communiqués en aparté. Indifférents à ces bassesses, Rinuccio chante son hymne à Florence (Firenze è corne un albero fiorito) et Lauretta implore son gentil papa (O mio babbino caro) dans un air où Puccini réussit une remarquable parodie de sa propre manière de jadis. Schicchi prévient solennellement les héritiers des risques encourus, puis dicte au notaire un testament où il ne donne aux autres que des bricoles, et s'octroie la maison de Buoso, dont il chasse ensuite toute la famille afin de donner un toit aux deux amoureux.