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3'411 mamans d'enfants avec des malformations (défaut du tube neural, fente labial ou palatine) et 6'147 mamans d'enfants sans malformation ont été questionnées sur leur comportement alimentaire durant la grossesse.
Pour noter les habitudes alimentaires, les scientifiques ont utilisé une échelle pour l'alimentation méditerranéenne. Cela signifie qu'une note positive était donnée pour la consommation en haute quantité de fruits, légumes, céréales, fruits de mer et d'acides gras non-saturés (huile d'olive). De plus, les chercheurs ont utilisé le Diet Quality Index (DQI). Le DQI note l'alimentation saine riche en fibres alimentaires et pauvre en graisses; les produits pré-cuisinés et le fastfood sont notés négativement, alors que les fruits et légumes reçoivent une note positive.
Les autres facteurs de risque pour des malformations tels que l'origine ethnique, l'apport en énergie, le BMI, l'alcool, la cigarette ou la consommation de vitamines et d'éléments essentiels ont aussi été pris en compte.
Il en ressort qu'un score élevé avec cette échelle de notation est associé à un taux réduit de malformations.
Ce lien est tout particulièrement démontré avec le DQI: le risque pour une anencéphalie (grave malformation définie par l'absence d'une grande partie du cerveau) est réduit de moitié pour les femmes avec une alimentation pauvre en graisses et riche en fibres alimentaires (DQI élevé) en comparaison avec les mamans avec un DQI situé dans le quart inférieur. Le risque de fentes labiales et palatines est dans ce cas aussi réduit d'un quart à un tiers.
Bilan des auteurs: il semblerait qu'une alimentation globalement saine et équilibrée (alimentation méditerranéenne ou riche en fibres et pauvre en graisses), surtout au début de la grossesse, permette de nettement réduire le risque de malformations sévères (défaut du tube neural, fentes labiales ou palatines).