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En quoi consiste l’étude des civilisations d’Asie centrale?
L’Asie centrale couvre une superficie assez vaste au centre du continent asiatique. Elle englobe le Tibet, la Mongolie, le Xinjiang, l’Afghanistan ainsi que les pays de la CEI: le Kazakhstan, le Kirghizistan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan. L’étude des civilisations d’Asie centrale s’intéresse à l’histoire sociale, culturelle, politique, économique et religieuse de cette partie du monde. C’est donc l’étude d’une région dont le champ thématique nécessite une approche pluridisciplinaire. À l’Université de Berne, l’accent est plus particulièrement mis sur les sociétés tibétaine et mongole. L’étude des civilisations d’Asie centrale apporte un savoir pluridisciplinaire sur cette région du monde, de solides connaissances linguistiques en tibétain et mongole ainsi que des compétences interculturelles.
Thématiques abordées à Berne:
Les civilisations d’Asie centrale sont appréhendées à Berne sous l’angle historique, religieux et socio-anthropologique. On étudie le passé et le présent du Tibet et de la Mongolie ainsi que leurs institutions sociales et politiques au regard des régions limitrophes. L’accent est également mis sur l’examen des traditions de savoir religieux et séculaires qui ont marqué les sociétés de cette région durant des siècles. La dynamique du contact culturel et les multiples intrications culturelles, politiques et religieuses entre le Tibet et la Mongolie constituent une autre thématique importante. Mais l’étude des civilisations d’Asie centrale s’intéresse avant tout aux évolutions politiques et religieuses actuelles et leur influence sur les structures sociales des sociétés hétérogènes de la Mongolie-Intérieure, de la Mongolie, de la Région autonome du Tibet et de la société exilée tibétaine. Elle offre également un regard sur l’essentiel de la littérature religieuse et séculaire tibétaine et mongole.
Langues:
Durant le cursus, une importance toute particulière est accordée à l’apprentissage d’une langue d’Asie centrale (au niveau Bachelor) et d’une seconde (au niveau Master). En fonction de la spécialisation (Tibet ou Mongolie) souhaitée, les étudiants peuvent choisir entre le tibétain et le mongol. La langue écrite classique leur est d’abord enseignée, puis la langue parlée moderne au niveau master. En Master, les étudiants choisissent une seconde langue: le chinois ou par exemple l’ouzbek.
À ce jour, une grande partie de la littérature originale tibétaine et mongole n’est toujours pas traduite dans une langue occidentale. D’où la nécessité d’apprendre aux étudiants durant deux semestres le tibétain et le mongol classique pour qu’ils puissent lire et comprendre les textes originaux et les exploiter comme sources primaires. L’enseignement des langues parlées modernes, par l’acquisition de bonnes capacités auditives, orales, de lecture et d’écriture, permet de communiquer efficacement dans les différentes zones linguistiques. C’est en étant dans le pays, en immersion complète, que la langue parlée s’apprend au mieux. Aussi, proposons-nous à nos étudiants des cours de langues à Oulan-Bator en Mongolie – dans la mesure où les circonstances politiques perpétuellement changeantes le permettent – ou d’étudier un semestre à l’Université de Lhassa.
Débouchés professionnels:
L’étude des civilisations d’Asie centrale permet d’accéder à une large palette de professions. D’une manière générale, l’étude des sciences sociales et humaines apporte des connaissances spécifiques ainsi que toute une série de compétences interdisciplinaires, comme la capacité à comprendre et analyser des rapports complexes. Or, ces facultés sont précisément recherchées dans divers secteurs professionnels. Les diplômé(e)s d’études des civilisations d’Asie centrale ont une connaissance linguistique et des pays ainsi qu’une compétence interculturelle importante particulièrement convoitées dans le domaine de la migration, des ONG. ou à la DDC. Le renforcement des relations politiques et économiques entre la Suisse et la Mongolie ces dernières années a généré de nouveaux champs professionnels dans le secteur public, notamment au DFAE. L’étude du droit ou de l’économie en parallèle de ce cursus est recommandée. Les diplômés d’études des civilisations d’Asie centrale sont également recherchés dans les postes de management culturel, par exemple dans les fondations, les musées ou les bibliothèques ainsi que dans les médias et la publication.
Étude des civilisations d’Asie centrale:
L’Asie centrale couvre une superficie assez vaste au centre du continent asiatique. Elle englobe le Tibet, la Mongolie, le Xinjiang, l’Afghanistan ainsi que les pays de la CEI: le Kazakhstan, le Kirghizistan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan. Elle englobe le Tibet, la Mongolie, le Xinjiang, l’Afghanistan ainsi que les pays de la CEI: le Kazakhstan, le Kirghizistan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan. L’étude des civilisations d’Asie centrale s’intéresse aux langues et cultures de cette région. L’accent mis plus particulièrement sur certains pays dépend le plus souvent des priorités de recherche des différents instituts et des professeurs qui y enseignent. À l’Université de Berne, l’accent est plus particulièrement mis sur les sociétés tibétaine et mongole.
Les programmes proposent une formation générale aux langues et cultures de ces deux pays. Le «Tibet» englobe la Région autonome du Tibet de la République populaire de Chine, les territoires traditionnels tibétains du nord-est et de l’est du Tibet – les provinces d’Amdo et de Kham – ainsi que les communautés tibétaines exilées, notamment en Inde et en Suisse. La «Mongolie» recouvre la Mongolie-Intérieure, qui appartient aujourd’hui à la République populaire de Chine, la Mongolie (Mongol Uls) ainsi que les Républiques kalmouks et de Bouriatie au sein de la Fédération de Russie.
L’étude des civilisations d’Asie centrale à Berne est axée sur l’acquisition de compétences linguistiques solides d’une part, et sur la connaissance de l’histoire culturelle, sociale et religieuse tibétaine et mongole d’autre part. Des cours systématiques permettent par ailleurs une introduction à la méthodologie et la conception théorique en sciences humaines et sociales.