Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/129762

<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est chargé de proposer une modification de la loi sur l'imposition des huiles minérales, de manière à ce que les carburants utilisés pour les engins de damage des pistes de ski soient exonérés de l'impôt dans la mesure où ces ressources servent à couvrir les dépenses du trafic routier.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Les carburants sont soumis à l'impôt sur les huiles minérales ainsi qu'à la surtaxe sur les huiles minérales. L'impôt sur les huiles minérales ne constitue pas une taxe d'utilisation des routes, mais bien un impôt partiellement affecté. Il est donc indifférent que le carburant soit consommé dans le trafic routier ou d'une autre manière. La loi sur l'imposition des huiles minérales (RS 641.61) prévoit aussi bien des exonérations de l'impôt sur les huiles minérales que des allègements fiscaux. Grâce à une procédure de remboursement, les carburants consommés dans l'agriculture, la sylviculture, la pêche professionnelle et l'extraction de la pierre de taille naturelle sont par exemple exonérés de la surtaxe sur les huiles minérales et d'une partie de l'impôt sur les huiles minérales. Cette disposition permet d'éviter que la production du secteur primaire ne soit grevée de redevances fiscales.</p><p>Les entreprises de transport concessionnaires, qui sont également exonérées, fournissent des prestations d'intérêt général dans le cadre de concessions fédérales. C'est la raison pour laquelle elles sont subventionnées par la Confédération et les cantons en ce qui concerne le transport régional des voyageurs. Afin que ces prestations subventionnées ne soient pas grevées de redevances fiscales, les entreprises de transports publics bénéficient d'un remboursement partiel de l'impôt sur les huiles minérales et d'un remboursement intégral de la surtaxe sur les huiles minérales.</p><p>Contrairement aux véhicules utilisés par les entreprises de transport concessionnaires, les engins de damage des pistes de ski ne fournissent pas de prestations d'intérêt général. De plus, le fait que ces engins soient utilisés dans les domaines où sont pratiqués le ski de piste ou le ski de fond et ne circulent en règle générale pas sur les routes n'a pas d'incidence sur la perception de l'impôt sur les huiles minérales.</p><p>Dans le domaine de la circulation routière, la Confédération finance ses tâches et ses dépenses par les recettes affectées correspondant à la moitié des revenus de l'impôt sur les huiles minérales, par les revenus de la surtaxe sur les huiles minérales grevant les carburants et par les revenus nets de la redevance pour l'utilisation des routes nationales (vignette autoroutière). À cette fin, elle gère un fonds spécial appelé "Financement spécial pour la circulation routière" (FSCR). Pour que l'exonération fiscale demandée respecte la neutralité budgétaire envisagée par l'auteur de la motion, il faudrait réduire les dépenses en conséquence. Or, ainsi que le Conseil fédéral l'a exposé dans son message du 18 janvier 2012 concernant l'adaptation de l'arrêté fédéral sur le réseau des routes nationales et son financement, les dépenses dans ce domaine vont augmenter. Pour la seule couverture des besoins ordinaires, des augmentations de recettes vont déjà être nécessaires à court terme. Il est donc impossible de mettre en oeuvre la motion en respectant le principe de la neutralité budgétaire.</p><p>En outre, la loi sur les subventions (RS 616.1) prescrit de renoncer en principe aux aides financières sous la forme d'allègements fiscaux. Par conséquent, pour des raisons tant institutionnelles que budgétaires (découvert prévisible du FSCR), il n'est pas judicieux d'augmenter le nombre des bénéficiaires d'un remboursement de l'impôt sur les carburants.</p><p>Le rejet des motions Darbellay 12.3610, "Promouvoir les transports par autocar en supprimant ou en réduisant l'impôt sur les huiles minérales, et Schmid Roberto 08.3604, "Remontées mécaniques. Impôt sur les huiles minérales", repose entre autres sur les mêmes considérations.</p>  Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.