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L'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif a comparu pour la deuxième fois devant la justice lundi dans une affaire de corruption. Il échappe pour le moment à une inculpation.
M. Sharif, arrivé tôt lundi matin dans un convoi sous haute sécurité au complexe judiciaire abritant le tribunal anti-corruption à Islamabad, y a été auditionné à huis-clos.
Les responsables politiques présents sur place, notamment le ministre de l'Intérieur Ahsan Iqbal ainsi que les médias, se sont vus barrer l'accès à l'intérieur du tribunal par les forces de sécurité. M. Sharif a quitté les lieux une heure et demie plus tard sans s'exprimer publiquement.
L'examen du dossier, qui pourrait valoir prochainement une inculpation à M. Sharif a été renvoyé à lundi 9 octobre, a-t-on appris de source judiciaire.
Enfants cités
Trois enfants de M. Sharif, Maryam, Hussain et Hassan sont également cités dans la même affaire, mais se trouvent actuellement à Londres au chevet de leur mère souffrante et n'ont pas comparu. Ils sont disposés à se présenter à leur tour devant la cour, a indiqué lundi Mohsin Ranjha, un responsable du PML-N, le parti de M. Sharif, sans évoquer de date.
La Cour suprême avait mis fin prématurément au troisième mandat de M. Sharif à la tête du pays en juillet, après des révélations sur de luxueux biens immobiliers détenus par sa famille via des holdings offshore. M. Sharif avait été contraint de renoncer à ses postes de Premier ministre et de député de Lahore.
Il a depuis été remplacé à la tête du gouvernement par son ancien ministre du Pétrole Shahid Khaqan Abbasi, membre du même parti que lui, le PML-N. Les prochaines élections législatives au Pakistan sont attendues à l'été 2018.