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Ostéoporose
L'ostéoporose est une diminution de la qualité de os, le plus souvent chez les femmes ménopausées. Elle est fréquemment responsables de fractures (vertèbres, col du fémur).
Brève description
L’ostéoporose est une maladie qui se caractérise à la fois par une diminution de la quantité d’os et une détérioration de sa qualité. Elle est fréquente après la ménopause chez les femmes.
Il existe des prédispositions (tels que des antécédents d’ostéoporose ou de fractures dans la famille), mais la maladie peut aussi avoir d’autres causes, par exemple la prise de cortisone pendant une période prolongée.
Un examen radiologique (minéralométrie) permet de mesurer la densité minérale osseuse (DMO) et de poser le diagnostic.
Le traitement varie en fonction de la gravité de la maladie et de la présence ou non de complications (c'est-à-dire de fractures du col du fémur ou d’une vertèbre). Une bonne hygiène de vie, qui consiste à éviter notamment le tabac, à adopter des habitudes alimentaires saines et à pratiquer régulièrement de l’exercice physique, constitue un bon moyen de prévention et fait également partie du traitement.
Symptômes
La maladie se développe de manière silencieuse, sans que la personne qui en souffre ne s’en aperçoive, jusqu’à l’apparition d’une complication, c’est-à-dire d’une fracture suite à un traumatisme souvent pas plus important qu’une chute de sa propre hauteur. Ces fractures se produisent surtout au niveau de la colonne vertébrale, des épaules, des poignets et des hanches (col du fémur), mais tous les os peuvent être touchés.
Causes
L’ostéoporose est la conséquence de la diminution de la quantité d’os et de la détérioration de sa qualité, phénomènes dans lesquels de multiples mécanismes sont impliqués.
Facteurs de risque
- l’âge, particulièrement après 50 ans
- la ménopause
- la génétique (antécédents familiaux d’ostéoporose ou de fractures) et particulièrement la notion d’une fracture de hanche chez le père ou la mère
- un antécédent personnel de fracture
- un index de masse corporelle (IMC) bas (calculé en divisant le poids (en kg) par la taille (en mètres) au carré)
- la prise de cortisone par voie orale à des doses même faibles pendant une période prolongée (au moins 3 mois)
- le tabagisme
- la consommation excessive d’alcool
- certaines maladies digestives inflammatoires
- un traitement chirurgical pour des problèmes glandulaires ou hormonaux
Traitement
La prise en charge et le traitement de l’ostéoporose peuvent varier en fonction de la gravité de la maladie (établie grâce à la minéralométrie) et de la présence ou non de complications, c'est-à-dire de fractures.
Les traitements non médicamenteux représentent le premier niveau de la prise en charge. Il s’agit tout d’abord d’adopter une bonne hygiène de vie, notamment la pratique régulière d’un exercice physique adapté (la marche ou la course à pied) et d’avoir un apport alimentaire suffisant de calcium et de vitamine D. Parfois, des compléments pharmacologiques (en plus de l'apport naturel) sont nécessaires.
Si la maladie est plus sévère, des médicaments pourront être prescrits en supplément pour tenter de renforcer l’os. Il en existe deux familles :
- les médicaments qui stimulent la fabrication de l’os (les analogues de l’hormone parathyroïdienne)
- des médicaments qui inhibent (bloquent) la destruction osseuse (bisphosphonates), une substance qui bloque le message ordonnant la destruction de l’os (anticorps anti rank-ligand), les œstrogènes dans le cadre d’un traitement de substitution hormonale après la ménopause, les analogues des œstrogènes.
Enfin, en cas de fracture(s), il est souvent nécessaire de faire appel à la chirurgie.
Evolution et complications possibles
Sans traitement, l’ostéoporose s’aggrave progressivement, c’est-à-dire que la masse osseuse devient toujours plus faible et la qualité de l’os toujours moins bonne. Des fractures à répétition peuvent alors se produire à la suite de traumatismes minimes ou qui sont passés inaperçus. Ces fractures concernent le plus souvent la colonne vertébrale (fractures des vertèbres, responsables d’une diminution de la taille en hauteur et de déformations de la colonne) et les hanches (col du fémur), mais tous les os du corps peuvent être touchés.
Prévention
Pour prévenir la maladie, il est important d’avoir un apport quotidien de calcium suffisant et un supplément de vitamine D, surtout en hiver (l’insuffisance hivernale en vitamine D touche toutes les personnes vivant dans nos régions, quel que soit leur âge). La pratique d’un exercice physique régulier constitue également un bon moyen de prévention.
Le tabac exerce un effet délétère sur l’os ; il faudrait donc éviter de commencer à fumer ou arrêter si l’on a déjà commencé. La consommation régulière de quantités importante d’alcool doit aussi être évitée.
Enfin, si un traitement de cortisone doit être administré pour une durée dépassant quelques jours, le médecin pourra décider, en fonction de la durée prévue du traitement, de prescrire du calcium et de la vitamine D, éventuellement d’autres médicaments pour maintenir une quantité et une qualité d’os aussi bonnes que possibles.
Quand contacter le médecin ?
L’ostéoporose n’est pas considérée comme une urgence en elle-même.
En revanche, les fractures ou suspicions de fracture nécessitent une consultation et une prise en charge rapides.
Informations utiles au médecin
Le médecin s’intéressera en particulier :
- pour une femme, à l’arrivée de la ménopause, en particulier si sa mère a eu une ostéoporose ou une fracture de la hanche ou d’une vertèbre
- aux antécédents personnels de fractures et aux circonstances dans lesquelles elles se sont produites. En effet, une histoire de fracture, surtout après 40 ans, s’étant produite à la suite d’un faible traumatisme peut indiquer une fragilité osseuse sous-jacente
- à la prise de cortisone (dose et durée du traitement)
- aux habitudes de vie (activité physique, tabagisme, consommation d’alcool)
- à l’existence d’autres maladies (digestives, glandulaires ou hormonales)
Examens
En cas de suspicion d’ostéoporose ou chez les personnes qui présentent des facteurs de risque, la minéralométrie, qui permet de mesurer la densité minérale osseuse, représente l’examen de choix pour confirmer le diagnostic. Cet examen peut être répété tous les deux ans pour contrôler l'efficacité du traitement ou l’évolution de l’ostéoporose au cours des années.
La minéralométrie s’effectue allongé(e) sur une table d’examen radiologique équipée d’un appareil à rayons X. L’examen dure approximativement 10 minutes pour la colonne lombaire et les hanches, les deux zones les plus concernées par les fractures. La dose de rayons X reçue lors de cet examen est minime (équivalente à environ 1/100 de la dose reçue lors d’une radiographie des poumons).
Selon les circonstances, des radiographies ou d’autres examens d’imagerie pourront être demandés pour détecter la présence d’éventuels tassements vertébraux ou de fractures.
Enfin, des examens de sang et éventuellement d’urine, pour doser le calcium, la vitamine D et d’autres paramètres indiquant l’intensité de la fabrication et la destruction osseuse pourront être effectués.
D’autres examens à la recherche d’autres maladies associées à l’ostéoporose sont parfois nécessaires.
Références
Association suisse contre l’ostéoporose : www.svgo.ch
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Attention: ces informations ne remplacent pas une consultation chez le médecin.
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