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"La thérapie de conversion se base sur le postulat que l’homosexualité et la transidentité sont des maladies qu’il faut guérir et qui sont contraires à la volonté divine", explique Thierry Delessert, historien spécialiste des mouvements homosexuels en Suisse, interrogé dans Le Point J.
"Une première approche médicale, développée à partir du 20 siècle, passe par la castration thérapeutique, l’implantation de testicules, les hormonothérapies, des électrochocs, voire même des chirurgies cérébrales."
Ensuite, à partir des années 1980, l’approche psychologique est développée aux Etats-Unis par deux psychologues chrétiens. Elle est destinée à impulser un dégoût de la personne à l’égard de sa propre identité et orientation sexuelle.
Notre pays est devenu une terre d’accueil des thérapies de conversions ! Depuis que les pays voisins les ont interdites, elles se pratiquent ici en Suisse, à proximité des frontières
Le profil type est constitué essentiellement d’adolescentes et adolescents, des deux sexes, souvent à l’initiative ou avec le consentement des parents. Selon un rapport du Conseil de l’Europe, dans l'Union européenne, 2% des personnes LGBT ont subi de telles pratiques et 5% se sont vu proposer une conversion.
C’est le cas d’Adrian Stiefel. Après un "long chemin de reconstruction identitaire", il a fondé l’antenne LGBTI de l'Église protestante de Genève. Cette structure unique en Suisse romande accompagne des victimes de discrimination religieuse en raison de leur orientation sexuelle ou identité de genre.
Que dit la loi en Suisse ? Dans quels milieux sont pratiquées ces thérapies ?
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