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La promotion des transports publics, tout particulièrement en ce qui concerne le trafic d’agglomération, devrait être la priorité du fonds d’infrastructure. La Commission des transports prévoit 6 milliards de francs pour le trafic d’agglomération, ce qui permettra notamment de soutenir le financement de quatre projets de RER importants : le CEVA à Genève, la gare souterraine de la Löwenstrasse à Zurich, la ligne Mendrisio-Varese et la gare Prilly-Mally. 18 projets de transports publics considérés comme urgents pourront être rapidement financés et réalisés. La mobilité douce (vélo, marche) a été conservée dans le projet de loi. Les Verts saluent cette position.
Cependant, ils estiment inacceptable la volonté de la Commission des transports d’attribuer 3 milliards supplémentaires à la construction de routes! C’est faire affront aux citoyens et snober le verdict populaire sur Avanti. Les Verts appellent le Conseil national à renverser la vapeur lundi prochain et à ne pas entériner la décision de la Commission. Ils rappellent à la Chambre du peuple que le fonds d’infrastructure est déjà très prodigue envers les routes, alors que 67% des électeurs souhaitaient, lors de la votation Avanti en 2004, que la Confédération investisse davantage dans les transports publics plutôt que dans l’extension du réseau routier. Le groupe des Verts soutient donc les propositions des membres écologistes de la Commission, soit :
- 1 milliard de plus (7 au lieu de 6 milliards) pour le fonds destiné au trafic d’agglomération dont les 2/3 devront être affectés aux transports publics
- le financement urgent du projet de transports publics Entflechtungswerk Wylerfeld dans le canton de Berne
- l’abandon de l’extension de la H2 à Bâle-Campagne.
La répartition des moyens financiers entre les transports publics et le trafic individuel doit être rééquilibrée. Les Verts sont convaincus que la majorité du Conseil national désire trouver une solution aux problèmes de trafic. La proposition de la Commission des transports, prise à une faible majorité, doit être rejetée. Si tel n’était pas le cas, les électeurs pourraient devoir se prononcer à nouveau, à l’instar d’Avanti, sur la politique des transports suisses.