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Le public est rarement derrière Djokovic. Vendredi, il le sera encore moins puisque le triple tenant du titre affronte Cameron Norrie (12e).
Le Centre Court n'avait plus eu l'occasion d'y voir un des siens en demies depuis Andy Murray en 2016, lorsque le Britannique avait ensuite remporté son second titre sur ce gazon.
«Je sais à quoi m'attendre, affirme le Serbe aux vingt titres du Grand Chelem. Il n'a pas grand-chose à perdre et chaque victoire à partir de maintenant a pour lui une grande valeur. Mais je connais bien son jeu».
Pour Djokovic, qui a pris deux longueurs de retard sur Nadal dans la course aux titres du Grand Chelem (22 pour l'Espagnol après ses victoires à l'Open d'Australie et Roland-Garros cette année), le titre à Wimbledon revêt en revanche une importance particulière puisqu'il pourrait être le seul de l'année.
Expulsé d'Australie avant le tournoi pour ne pas s'être fait vacciner contre le covid, il pourrait manquer l'US Open qui débute le 29 août pour les mêmes raisons.
Dans ces conditions, et malgré le soutien du public -le prince William et son épouse avaient quitté le Centre Court mardi pour venir assister à la fin de son quart contre David Goffin- Norrie sera l'outsider.
Alors peut-il s'imposer? «Certainement!», rétorque-t-il avant de reconnaître que «ce sera difficile».
ATS