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Le parti travailliste veut supprimer la chambre des Lords
Le parti travailliste britannique a annoncé lundi sa volonté de remplacer la chambre des Lords par une chambre élue. La formation, dans l'opposition depuis 12 ans, est au plus haut dans les sondages.
Keir Starmer, chef du "Labour", et Gordon Brown, ancien Premier ministre travailliste (2007-2010), ont lancé lundi à Leeds, dans le nord de l'Angleterre, une consultation afin de définir le programme du parti pour les prochaines élections générales, qui doivent avoir lieu d'ici deux ans.
Selon les sondages, les travaillistes devancent très largement les conservateurs dans les intentions de vote, profitant de l'instabilité au sein des "Tories". Trois Premiers ministres, Boris Johnson, Liz Truss puis Rishi Sunak, se sont succédé depuis l'été dernier.
"Indéfendable"
"Je pense que la chambre des Lords est indéfendable", a dit sur la BBC Keir Starmer, le chef des travaillistes. "Quiconque examine la chambre des Lords aurait du mal à dire qu'elle doit être conservée. Nous voulons donc la supprimer et la remplacer par une chambre élue", a-t-il poursuivi.
Cette chambre "plus petite" serait "non seulement moins coûteuse, mais aussi représentative des régions et des nations du Royaume-Uni", a promis Keir Starmer.
Nommés de manière peu transparente
Si c'est la chambre des Communes -élue au suffrage universel- qui a le dernier mot au Parlement, la chambre des Lords peut modifier ou retarder la promulgation de certaines lois.
La chambre des Lords compte quelque 800 membres, nommés de manière peu transparente. Les Premiers ministres sortants nomment à la chambre des Lords "une liste d'honneur" souvent composée d'alliés qui deviennent alors des parlementaires à vie.
Seulement un tiers de femmes
Depuis longtemps sont lancés des appels pour que la chambre britannique soit plus représentative: elle compte seulement 29% de femmes et quasiment la moitié des membres viennent de Londres et du sud-est de l'Angleterre.
Keir Starmer veut aussi "donner à l'Écosse, au Pays de Galles, à l'Irlande du Nord et aux régions d'Angleterre un nouveau statut et des voix plus fortes et plus fières dans un Royaume-Uni réformé et moderne".
"La Grande-Bretagne est l'un des systèmes les plus centralisés en Europe, or le centre n'a pas tenu ses promesses", a-t-il critiqué. "Trop de pouvoir est détenu à Westminster" et un transfert de ce pouvoir donnera "des opportunités partout à travers le Royaume-Uni", a promis le chef de l'opposition.
ats, afp