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Une étape "historique" à Genève vers la réunification de Chypre
Le président chypriote grec Nicos Anastasiades a estimé sur Twitter que les deux entités venaient de marquer "l'histoire de Chypre" en présentant leurs documents. Un sentiment qu'avait partagé par anticipation dans l'après-midi devant la presse l'émissaire de l'ONU Espen Barth Eide.
Pour la première fois en plus de 40 ans de division de l'île, les deux parties ont présenté leur propre proposition du territoire d'un futur Etat fédéral.
L'échange a eu lieu lors d'une réunion entre Nicos Anastasiades, le président de la République turque de Chypre Nord (RTCN) Mustafa Akinci, l'émissaire de l'ONU et un cartographe de chacune des deux entités.
Territoire définitif pas encore public
Au Mont-Pèlerin (VD) il y a moins de deux mois, les discussions sur cette question avaient révélé des divergences de 1%. Les Chypriotes grecs souhaitaient que le territoire de la partie turque constitue 28,2% du total et les Chypriotes turcs souhaitaient 29,2%.
Mais il fallait aussi tomber d'accord sur le positionnement de la frontière entre les deux parties de l'Etat fédéral, a indiqué Espen Barth Eide.
Ces cartes seront authentifiées, puis placées dans une chambre forte à l'ONU. Le territoire définitif sera connu au moment d'un règlement entre les deux entités de l'île, divisée depuis l'invasion de l'armée turque en 1974 en réaction à un coup d'Etat de Chypriotes grecs.
Une conférence internationale "historique" est prévue jeudi à Genève entre les parties et les Etats garants de l'ordre constitutionnel de l'île: la Turquie, la Grèce et la Grande-Bretagne.
ats/fme/tmun
Publié le 11 janvier 2017 - Modifié le 12 janvier 2017
Coup d'Etat manqué en 1974
Les Chypriotes turcs habitent eux dans le nord, où une République turque de Chypre du Nord autoproclamée n'est reconnue que par Ankara.
La partition a provoqué l'exode entre le nord et le sud de dizaines de milliers de Chypriotes grecs et turcs qui espèrent, en cas d'accord, retrouver les propriétés qu'ils ont dû abandonner.
Didier Burkhalter rencontrera les participants jeudi
L'objectif est de repartir de Genève avec le sentiment qu'un accord politique "arrive", a dit l'émissaire de l'ONU. Tout compromis sera soumis au vote des citoyens dans chacune des deux parties.