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Shahryar Nashat se penche sur les mécanismes liant la liberté individuelle et en particulier la liberté de pensée, d’une part, et les contraintes de la vie en société, d’autre part. Ses premiers travaux portaient sur l’aliénation mentale, telle qu’on peut la constater chez certaines personnes malades psychiquement et traitées par la psychiatrie. Sa réflexion s’étend aujourd’hui à toutes les formes d’aliénation (sociale, politique, etc.).
L’installation que Shahryar Nashat réalise pour le CAN s’intitule Staatsgewalt. Elle comprend un écran qui montre une image connue, celle de Rodney King – un jeune noir – se faisant tabasser par un groupe de policiers de Los Angeles. Leur acquittement provoquera des émeutes raciales au début des années 1990 (54 morts, 2383 blessés, 13212 arrestations).
Staatsgewalt juxtapose un petit écran avec l’image, encastré dans un faux mur, et un ensemble de néons accompagnés de son et qui forment une structure plutôt oppressante. Il s'agit non seulement de mettre en évidence une certaine critique de la violence mais également de montrer le pouvoir de l'image dans notre société, supérieur à celui de tout autre type de média (écrit, son etc.).