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Durban II: la suisse ferait mieux de rester chez elle
(UDC) Cela fait des mois que la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey s'agite concernant la participation de la Suisse à la prochaine "Conférence mondiale contre le racisme" (Durban II). L'UDC...
(UDC) Cela fait des mois que la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey s'agite concernant la participation de la Suisse à la prochaine "Conférence mondiale contre le racisme" (Durban II). L'UDC adresse une invitation pressante à la conseillère fédérale pour qu'elle renonce à participer à cette conférence dirigée par des régimes autoritaires. Les abus politiques sont programmés d'avance. La Suisse doit respecter sa neutralité traditionnelle - même si Madame Calmy-Rey à du mal à s'en souvenir.
Cette Conférence mondiale contre le racisme, qui se déroule du 20 au 24 avril prochains, est censée servir à vérifier dans quelle mesure les décisions de la conférence Durban I ont été exécutées. La déclaration finale de Durban I de 2001 a été politiquement abusée - sans que cela n'ait étonné l'UDC. Dans une vision totalement unilatérale du conflit du Proche-Orient, les Palestiniens ont été qualifiés de victimes et les Israéliens d'agresseurs. Au total 20 Etats ont participé à la conférence préparatoire de Durban II en octobre 2008 sous la présidence de la Lybie et les vice-présidences de Cuba, du Pakistan et de l'Iran. C'était une évidence: sous le couvert de la protection contre la diffamation, il s'agissait d'interdire toute critique des religions et notamment de l'islam. La liberté d'opinion est sacrifiée sur l'autel du dit antiracisme.
L'UDC demande au Conseil fédéral de s'abstenir de participer à cette conférence hypocrite et de se souvenir de la neutralité suisse. La force de la Suisse repose sur sa neutralité permanente et armée qui interdit toute participation à des condamnations unilatérales. La Suisse doit offrir ses bons offices par les voies discrètes de la diplomatie en agissant comme médiatrices entre deux camps ennemis et non pas par des mises en scènes personnelles aussi prétentieuses que bruyantes.
Poussée par son ambition personnelle, la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey ne peut résister à la tentation de toucher la semaine prochaine les mains des grandes de ce monde au lieu de défendre les vrais intérêts de la Suisse. On s'interroge sur les véritables intentions de cette conseillère fédérale "active" - peut-être souhaite-t-telle effectivement devenir candidate au Prix Nobel de la paix comme le disent les rumeurs. Dans l'intérêt de la Suisse, elle serait bien inspiré de mettre enfin à disposition son mandat de ministre et de demander une poste à l'ONU.
Berne, 16 avril 2009