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Le dialogue doit se poursuivre entre la Suisse et l'UE, estime l'ex-président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, peu avant une réunion entre sa successeure Ursula von der Leyen et le président de la Confédération Guy Parmelin. Un accord est "nécessaire".
Le débat sur la rupture des négociations n'existe pas dans l'UE, indique M. Juncker dans un entretien diffusé vendredi par les journaux alémaniques du groupe de presse Tamedia. "La Commission européenne ne quitte jamais la table des négociations". Si la Suisse devait rompre les discussions, il serait très déçu, ajoute-t-il.
L'ancien premier ministre luxembourgeois appelle à conclure le plus rapidement possible l'accord-cadre pour éviter de nouvelles réactions européennes, comme la non-prolongation de l'équivalence boursière à la mi-2019. "Ce n'est pas souhaitable".
Deux parties perdantes
"On ne peut pas soumettre l'UE à un test de patience sans fin", remarque l'ex-président de la commission. Il s'oppose cependant à l'idée que la Suisse obtienne des concessions en échange de contributions financières plus élevées. "Penser que l'on peut résoudre ces problèmes avec de l'argent est une idée fausse".
Si l'UE et la Suisse ne parviennent pas à réorganiser leurs relations, ce sera au détriment des deux parties, estime M. Juncker. Un accord est indispensable, poursuit-il, soulignant que les problèmes peuvent être résolus.
Jean-Claude Juncker, 66 ans, a été président de la Commission européenne de 2014 à 2019. Sa successeure, Ursula von der Leyen, doit rencontrer vendredi à Bruxelles le président de la Confédération suisse Guy Parmelin. L'objectif de cette réunion est de reprendre les discussions sur l'accord-cadre au niveau politique.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Des députés vaudois veulent réhabiliter le Major Davel
Des députés vaudois souhaitent une réhabilitation officielle du Major Davel, mort il y a bientôt 300 ans. Une motion, présentée mardi devant le Grand Conseil, demande la création d'une commission historique pour laver "une fois pour toutes" l'honneur du patriote.
Jean Daniel Abraham Davel a été décapité le 24 avril 1723 à Vidy pour avoir conduit ses compatriotes à se rebeller contre les Bernois, alors maîtres du Pays de Vaud. S'il a accédé au rang de héros dans la mémoire collective des Vaudois, il n'a jamais bénéficié d'une réhabilitation solennelle.
Sa condamnation à mort n'a, par exemple, jamais été révoquée par les autorités, a expliqué mardi Raphaël Mahaim, à l'origine de la motion. Cette requête n'est pas "farfelue", mais vise à "inclure un pan institutionnel" aux festivités qui se préparent pour le tricentenaire de la mort du Major Davel, a-t-il ajouté.
Signée par environ 30 députés, principalement issus des Verts et de l'UDC, la motion demande au Conseil d'Etat de nommer une commission historique, chargée de documenter la vie du patriote vaudois. Une fois ce travail terminé, un projet de loi pourrait être soumis au Parlement pour obtenir "une réhabilitation officielle", a continué Raphaël Mahaim.
Sa motion a été transmise en commission. Elle sera ensuite traitée en plénum par le Grand Conseil, qui décidera s'il la soumet ou non au Conseil d'Etat.
A noter que ce n'est pas la première initiative pour réhabiliter le Major Davel. Une demande de révision de sa condamnation à mort avait notamment été déposée en 1998 auprès du Tribunal cantonal par deux de ses descendants, soutenus alors par un groupe de politiciens et l'association d'étudiants Zofingue. Le Tribunal avait toutefois jugé irrecevables ces deux requêtes.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le National veut prolonger le soutien aux transports publics
Les transports publics doivent à nouveau être soutenus. Le Conseil national a largement approuvé mardi un deuxième paquet de mesures pour les aider à faire face aux pertes financières liées à la pandémie de coronavirus. Mais seulement jusqu'à la fin 2021.
L'effondrement du nombre de passagers causé par la pandémie continue de frapper durement les transports publics. Les entreprises de transports naviguent à vue. Il y a nécessité à étendre jusqu'à la fin de l'année les soutiens financiers en cours, a dit Marco Romano (Centre/TI) au nom de la commission.
Le transport régional, local et touristique, ainsi que le transport ferroviaire de marchandises, en bénéficiera. Mais pas le transport grandes lignes.
Seule l'UDC a tenté de couler tout le projet. "Nous nous retrouvons dans la même situation qu'il y a une année, rien n'a changé malgré le premier paquet de subventions", a lancé Benjamin Giezendanner (AG). La Confédération ne doit pas couvrir les déficits structurels des entreprises de transports, notamment le fret ferroviaire, a-t-il plaidé.
En vain. Au vote sur l'entrée en matière, 132 voix contre 48 et 4 abstentions ont soutenu le paquet de soutien.
Pas d'anticipation
Les débats se sont ensuite concentrés sur la durée de la validité des mesures. La gauche souhaitait prolonger le soutien jusqu'à la fin 2022 en raison de la crise persistante.
"L'année prochaine sera tout aussi difficile". Il faut donc anticiper ce problème, sinon nous en reparlerons dans une année, a assuré Jon Pult (PS/GR). Les entreprises de transports, comme les CFF, ne retrouveront une situation "normale", d'avant crise, qu'en 2024, selon les projections.
"On ne peut pas déjà aujourd'hui savoir ce qu'il va se passer en 2022. Peut-être faudra-t-il agir, oui, mais nous ne pouvons pas le décider maintenant", a contré avec succès Marco Romano. Il a été suivi par 117 voix contre 64 et 3 abstentions.
Réserves en question
Les réserves des entreprises pour les offres touristiques ont aussi fait l'objet de désaccords. La commission proposait que les entreprises ne doivent plus employer qu'un tiers de leurs réserves afin qu'elles puissent retrouver une latitude minimale pour les offres touristiques.
Mais une proposition UDC, acceptée d'un souffle par 91 voix contre 89, a permis de maintenir la règle adoptée dans le premier paquet de soutien. Toutes les réserves des entreprises devront être déduites.
215 millions pour les voyageurs
Le Conseil fédéral estime que les besoins financiers s'élèveront au total à 215 millions de francs: 150 pour le transport régional de voyageurs, 50 pour le transport local et 15 pour le touristique. Ces fonds supplémentaires pour 2022 ont déjà été demandés au Parlement.
Le transport de marchandises devrait lui à nouveau bénéficier de 25 millions de francs pour couvrir les manques à gagner.
La loi pourra être soumise au référendum facultatif, a également décidé la Chambre suite à une proposition de commission. Le dossier passe au Conseil des Etats.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le Conseil des Etats ajoute 234,6 millions au budget 2022
Le Conseil des Etats a adopté mardi le budget 2022 de la Confédération. Il a ajouté 255,6 millions aux dépenses prévues par le Conseil fédéral, mais a décidé dans le même temps de réduire de 21 millions les charges de personnel.
Le budget présenté par le gouvernement prévoit 78,642 milliards de francs de recettes et 80,725 milliards de dépenses. Le déficit se monte à 2,082 milliards de francs. Ce budget "solide" respecte le frein aux dépenses, a rappelé Peter Hegglin (Centre/ZG) au nom de la commission.
Le ministre des finances Ueli Maurer a toutefois appelé à la prudence: la dette s'est creusée durant la crise du coronavirus. Le déficit de financement est passé de 10 milliards de francs en 2020 à 25 milliards en 2022. L'impact de la pandémie sur les finances fédérales devrait se faire sentir durant encore "une ou deux législatures", a-t-il averti.
Le Conseil fédéral présentera au début de l'année un plan pour résorber la dette. Dans ce contexte, Ueli Maurer a appelé les sénateurs à la discipline. "On ne peut se permettre aucun luxe", a-t-il dit, en affirmant à plusieurs reprises que les moyens mis à disposition étaient suffisants.
Rallonge pour le rail
Ces appels et les perspectives financières incertaines dues à la pandémie n'ont pas empêché les sénateurs de proposer quelques augmentations. Ils ont notamment accordé une rallonge de 233 millions de francs au fonds d'infrastructure ferroviaire. Cette somme correspond au maximum de la part du produit net de la redevance pour les poids lourds.
Ueli Maurer et Hansjörg Knecht (UDC/AG) ont soutenu qu'il n'y avait pas de nécessité d'agir à court terme. Le financement est assuré pour les prochaines années. Les prévisions sont "critiques" pour 2026-2027, a toutefois répondu Benedikt Würth (Centre/SG).
Le fonds n'est pas alimenté conformément aux promesses faites au moment de sa création, a de son côté affirmé Olivier Français (PLR/VD). Il est nécessaire de fournir des moyens suffisants pour assurer la qualité et la sécurité, faute de quoi il y aura des "répercussions directes", a-t-il affirmé.
Agriculture et environnement
Les sénateurs ont aussi tacitement alloué des moyens supplémentaires à l'agriculture: 7 millions pour l'aide à la production végétale (betterave) et 8 millions pour l'économie laitière. Par 23 voix contre 21, ils ont augmenté de 5,6 millions l'enveloppe visant à soutenir la transition vers la neutralité carbone.
L'Office fédéral du sport devrait quant à lui recevoir une enveloppe de 660'000 francs pour permettre la création dès 2022 d'un service indépendant d'aide et de signalement des abus dans le sport. Ce service devrait être actif dès le 1er janvier 2022, mais les crédits ne sont pour l'instant inscrits qu'à partir de 2023. La décision n'a été prise que grâce à la voix prépondérante du président.
Coupe dans le personnel
La Chambre des cantons a toutefois accepté une réduction transverse de 21 millions de francs sur les charges de personnel, dans le but de ralentir la progression dans ce domaine. La Confédération engage chaque année 500 employés en plus, cette "trop forte" croissance ne peut être justifiée par de nouvelles tâches, a déploré Peter Hegglin. Le Conseil fédéral doit fixer des priorités.
La proposition correspond à 120 postes de moins. La Confédération peut agir sans licenciement, a estimé M. Hegglin. Les sénateurs ne sont toutefois pas allés aussi loin que le souhaitait M. Knecht. Dénonçant une augmentation "illimitée", l'UDC demandait de réduire les charges de personnel pour qu'elles se stabilisent à 6 milliards de francs en 2025, soit une réduction totale de 286 millions.
Avec ces différentes hausses, le frein à l'endettement n'aurait pas pu être respecté. Le Conseil des Etats a donc décidé de transférer un montant de 215 millions destinés à prolonger le soutien aux transports publics dans les dépenses extraordinaires. Ce montant est ainsi exclu du frein aux dépenses.
Le National plus généreux
Le dossier passe au Conseil national. La Chambre du peuple entame mercredi le débat sur le budget. Sa commission des finances est plus généreuse que le Conseil des Etats, puisqu'elle prévoit de dépenser 273 millions de plus que le projet gouvernemental.
La commission de politique extérieure a encore proposé de doubler la contribution de la Confédération à la cohésion de l'UE pour "donner un signal positif" à Bruxelles. Si le projet devait être approuvé, la contribution de la Confédération passerait de 953 millions de francs à près de deux milliards. Il est toutefois rejeté par la commission des finances.
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Céline Weber Koppenburg fait son entrée au Parlement fédéral
Céline Weber Koppenburg (PVL/VD) a prêté serment lundi au Conseil national. Cette ingénieure de 47 ans succède à Isabelle Chevalley, qui a quitté son poste pour se consacrer à des projets de recyclage en Afrique de l'Ouest.
Domiciliée à La Rippe, dans la région nyonnaise, Mme Weber Koppenburg était arrivée troisième de sa liste et première des viennent-ensuite lors des élections fédérales de 2019.
Titulaire d'un doctorat en génie mécanique de l'EPFL, elle travaille depuis plus de vingt ans comme consultante dans le domaine des énergies renouvelables. Elle a notamment fondé en 2016 le bureau de conseil en énergie focus-E.
Une deuxième femme a fait son entrée ce lundi à la Chambre du peuple. La libérale Patricia von Falkenstein (PLR/BS) succède à Christoph Eymann. L'ancien ministre bâlois de l'instruction, âgé de 70 ans, a justifié son départ par son âge.
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Irène Kälin accède au perchoir du Conseil national
Irène Kälin est devenue lundi la première citoyenne de Suisse. Le Conseil national a élu la Verte argovienne présidente par 151 voix sur 166 bulletins valables.
L'islamologue de formation est seulement la deuxième Verte et la quinzième femme à occuper cette fonction, mais la quatorzième représentante d'Argovie. Le canton est le quatrième le plus représenté au perchoir après Berne, Zurich et Vaud. Aucun conseiller national jurassien ou obwaldien n'a en revanche présidé la Chambre du peuple jusqu'à présent.
Âgée de 34 ans, la femme de gauche n'est pas la plus jeune présidente. C'est Pascale Bruderer qui détient ce titre. Egalement originaire d'Argovie, la socialiste était devenue la première citoyenne de Suisse à l'âge de 32 ans en 2009.
Volonté de rassembler
Irène Kälin a toujours défendu des valeurs sociales et solidaires. Elle a malgré tout réussi à s'imposer dans un canton très bourgeois, avant de convaincre sous la Coupole fédérale.
La Verte entre au parlement argovien en 2014, puis au National trois ans plus tard comme première des "viennent-ensuite" après la démission de Jonas Fricker. L'Argovien avait été sous le feu des critiques après avoir comparé les transports de porcs vers l'abattoir à la déportation des Juifs vers Auschwitz.
Réélue facilement en 2019, elle succède à Andreas Aebi (UDC/BE) à la présidence du Conseil national, quatre ans seulement après son arrivée à Berne. "C'est un grand honneur. Cette fonction est plus grande que moi", a déclaré Irène Kälin dans son discours.
La Verte entend la remplir avec fierté et humilité. "Car ce qui est aujourd'hui une évidence n'était qu'un rêve pour ma grand-mère." Et de rappeler que la moitié de la population suisse n'a pendant longtemps pas pu voter. Les onze premières femmes à prendre place et à pouvoir voter au National ont donné un nouveau visage à l'égalité.
Conciliation travail-famille
Mère d'un petit garçon, Irène Kälin assure n'avoir jamais réellement visé une carrière politique. Allier vie familiale et professionnelle est d'ailleurs un principe que la politicienne vit au pied de la lettre: elle a parfois siégé avec son bébé dans les bras.
Une telle situation n'est pas toujours simple, a reconnu la nouvelle présidente. A ses yeux, il faut renforcer les crèches et autres structures permettant de mieux concilier travail et famille.
Inquiète de la polarisation grandissante de la société, l'Argovienne entend mettre à profit son mandat pour rassembler et trouver des solutions à des questions cruciales, comme le climat ou les relations avec l'Union européenne. "Trouvons ensemble des compromis." Et d'indiquer vouloir mener sa présidence avant tout en tant que citoyenne, et non en tant que verte.
Candinas premier vice-président
Irène Kälin sera assistée dans sa nouvelle fonction par Martin Candinas (Centre/GR) et Eric Nussbaumer (PS/BL). Le Grison a été élu premier vice-président par 172 voix sur 174 bulletins valables et le Bâlois second vice-président par 145 voix sur 167 bulletins valables.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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