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La reprise de Credit Suisse (CS) par UBS représente la solution "la moins mauvaise", selon Jean Studer, président de la Banque cantonale neuchâteloise (BCN) et ancien président du conseil de banque de la BNS. Il dit aussi avoir vu des signaux préalables "inquiétants".
Des signes montraient déjà "une situation compliquée" pour CS en automne dernier, estime M. Studer, dans une interview publiée dimanche sur le site Internet du Temps. Et de citer "les fuites de capitaux, une culture problématique, notamment marquée par des placements hasardeux ou la filature d'un cadre supérieur, les changements rapprochés de direction et de manière générale une fébrilité qui faisait qu'on parlait trop souvent en mal de Credit Suisse".
Malgré les tentatives de rassurer de ses responsables, les clients les croyaient de moins en moins, poursuit-il. "Cette fragilité n'a fait que s'aggraver lors des turbulences bancaires survenues aux Etats-Unis."
Le président de la BCN a présagé la reprise de CS par UBS lors d'une réunion avec ses homologues des banques cantonales latines le 10 mars. Les autres ont estimé que la première banque de Suisse n'avait "aucun intérêt à le faire". "Je me suis alors dit qu'ils avaient peut-être raison."
Pas la mission de la BNS de reprendre le CS
Jean Studer estime aussi que ce n'était pas la mission de la Banque nationale suisse (BNS) de reprendre sous son aile le CS avant de le revendre. La solution retenue est donc "la moins mauvaise", compte tenu des structures et de l'activité mondiale de la banque et de l'urgence de la situation. M. Studer ne se prononce pas en détail sur la nouvelle taille d'UBS, même s'il reconnaît que "le secteur bancaire est déjà démesuré par rapport à la grandeur de la Suisse".
Si la BNS devait voler au secours de cette nouvelle UBS, il faudrait se poser la question de sa capacité à remplir ses autres missions, selon lui: "Quelle serait, au niveau international, la crédibilité d'une banque centrale dont le bilan exploserait, alors qu'il est déjà très élevé? Serait-elle vraiment toujours à même de lutter contre l'appréciation du franc 'quoi qu'il en coûte'?"
Renforcer la Finma
Concernant la réglementation "trop grand pour faire faillite", M. Studer trouve qu'elle est pertinente pour une banque systémique en difficulté. Mais on n'a pas le temps de mettre en place ces règles "lorsqu'il y a une chute brutale de la confiance dans un gros établissement bancaire".
Jean Studer ne jette pas la pierre à l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma). "Il n'est pas facile d'agir pour un régulateur, car celui-ci est conscient que toute intervention significative de sa part ne peut qu'aggraver cette perte de confiance".
Il reconnaît toutefois que la Finma n'a pas assez de pouvoir face aux banques d'importance systémique. Il imagine un régulateur spécifique pour ces établissements, avec plus de personnel et de compétences. "Mais jusqu'où aller dans cet exercice?", se demande-t-il, s'interrogeant sur l'ampleur de la responsabilité à donner à l'Etat.
Garanties de l'Etat
Jean Studer estime qu'il y aura toujours une pesée d'intérêts à faire en la matière. Toujours offrir une garantie de l'Etat "n'est pas forcément le meilleur moyen pour rendre attentifs les établissements bancaires à leurs responsabilités". S'il y en a une, il faut alors en fixer les conditions d'exercice, ses conséquences sur la conduite des affaires et la gestion, ainsi que sa rémunération.
Le président de la BCN voit aussi un autre problème lié à la garantie étatique: "il n'y a plus de grand écart avec le caractère public d'un tel établissement, comme l'ont plusieurs banques cantonales". Celles-ci tirent d'ailleurs profit de la situation actuelle: une partie des clients de CS se tournent vers elles.
Au-delà des aspects financiers et des garanties de la Confédération, Jean Studer estime que la Suisse doit réfléchir sur sa relation avec sa place financière, qui était jusque-là "connue pour ses performances, sa stabilité et sa crédibilité".
Des principes mis à mal avec le droit d'urgence décrété, même si l'opération s'est faite de manière "relativement ordonnée" et qu'il est "vraisemblable" que tout autre pays démocratique aurait réagi de la même manière. "L'image d'une Suisse à la stabilité légendaire" s'en trouve écornée.
Le Parlement aussi doit mieux appréhender ce qu'est la place financière helvétique, avec ses avantages et ses risques. La création d'une commission d'enquête parlementaire, actuellement discutée, pourrait permettre cela.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Immeubles vendus à Lausanne, Fribourg et Delémont pour 40 millions
Le fonds de placement basé à Genève Suisse Romande Property Fund (SRPF) s'est félicité de la vente prochaine de trois immeubles commerciaux à Lausanne (VD), Fribourg (FR) et Delémont (JU), représentant un volume supérieur à 40 millions de francs. Les deux premières transactions seront effectives sur l'exercice 2023, la troisième début 2024.
"Ces ventes s'inscrivent pleinement dans la stratégie de repositionnement résidentiel de SRPF initiée en 2022", signale la direction du fonds coté sur SIX dans un communiqué diffusé jeudi soir après la clôture boursière.
Le produit de l'opération devrait être utilisé dans un premier temps pour réduire le niveau d'endettement, puis permettre au fonds "de saisir les opportunités d'acquisitions résidentielles en 2024 et de lancer la construction des surélévations prévues".
Plus généralement, la seconde moitié de l'exercice a été marquée par de nouvelles relocations d'espaces commerciaux et la réception de cinq appartements et d'une arcade à Bulle (FR) et de cinq appartements à Lausanne. Les revenus locatifs supplémentaires attendus dès 2024 devraient permettre d'absorber une partie de la hausse des charges financières.
Au 1er semestre, la direction du fonds JSS Real Estate Management de la banque J. Safra Sarasin avait fait état d'un résultat net de 4,01 millions de francs, en hausse de 1,7% sur un an, pour des recettes avoisinant les 10 millions. Fin juin, la valeur vénale des immeubles en portefeuille avoisinait les 450 millions de francs.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Prix du commerce: une boutique de seconde main distinguée
L’économie genevoise récompense ses commerçants. Une boutique de seconde main vintage remporte le prix de la Jeune Pousse Radio Lac.
Les Prix du commerce de l'économie genevoise 2023 ont été remis ce mercredi à Genève.
Ils fêtent leurs dix ans cette année. Le concours est organisé par les associations professionnelles, les partenaires du secteur du commerce et le département de l'économie et de l'emploi. Objectif: promouvoir la qualité et l'excellence des commerces de proximité du canton. Trois prix ont été décernés: celui de la plus belle vitrine, du meilleur accueil et de la jeune pousse. Ce dernier est d’ailleurs le prix Radio Lac. Il est dédié aux commerces de moins de trois ans d'existence et récompense une démarche commerciale originale symbolisant le dynamisme et le renouveau du commerce genevois.
Cette distinction a été décernée à “Purple and Gold Rain”, une boutique de seconde main vintage, située en vieille-ville de Genève.
Sa fondatrice, Teresa Fini, a ouvert son échoppe en juin dernier mais son concept existe depuis 2012, auparavant elle vendait ses vêtement sur les réseaux sociaux. Et même s’il y a de la concurrence sur le marché de la seconde main, elle n’a pas hésité à se lancer dans l’aventure:
Elle trouve les vêtements elle-même:
Un exemple de ce que l’on peut trouver dans sa boutique:
Teresa Fini remporte donc un prix unique de 7000 francs, complété par un bon de 7000 francs sous forme d’avoir publicitaire auprès de Radio Lac.
UBS et Credit Suisse officialisent la fusion
Les conseils d'administration du groupe UBS, ainsi que d'UBS SA et de Credit Suisse SA ont officiellement octroyé leur feu vert au processus de fusion de ces deux dernières entités. La finalisation du rapprochement reste agendée à 2024.
L'assimilation de Credit Suisse (Suisse) par UBS Switzerland doit aussi survenir dans le courant de l'année prochaine, indique un communiqué de la banque aux trois clés diffusé jeudi.
UBS indique en outre avoir établi un tableau financier indicatif des contours de la future entité fusionnée, qui sera mis à disposition sur le site de la banque comme sur celui du gendarme étasunien des marchés financier, la Securities and exchange commission (SEC).
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Les comptes d'épargne en Suisse sont rémunérés à 0,8% en moyenne
Le secteur bancaire en Suisse rechigne toujours à relever nettement la rémunération des comptes d'épargne. Selon un calcul de Moneyland, le taux moyen est à 0,8%, ce qui ne permet même pas de compenser l'inflation.
Le taux d'intérêt moyen pour les comptes d'épargne a certes augmenté au cours de cette année, mais il reste à un niveau modeste, précise un communiqué. Parmi les offres passées en revue par le comparateur en ligne, les établissements les plus généreux présentent un taux de 2,0%, les plus pingres ne rémunèrent pas les comptes d'épargne (0%). Les petites banques sont souvent les plus avantageuses.
Les disparités se sont accentuées en 2023. Au début de l'année, le taux moyen de rémunération des comptes d'épargne adultes était de 0,19%, les offres comprises dans une fourchette entre 0 et 0,8%.
Traditionnellement mieux rémunérés, les comptes d'épargne jeunesse bénéficient d'un taux moyen de 1,16%. A ce niveau, l'inflation n'est toujours pas compensée. En octobre, le renchérissement en Suisse a atteint 1,7% en rythme annuel. Moneyland a recensé des taux pour les comptes jeunesse compris entre 0,65% et 2%.
Les comptes courants restent au niveau du plancher (taux moyen de 0%). Certaines banques continuent de percevoir des taux négatifs, la pire offre prise en considération présentant une ponction de 0,125%. Pour la prévoyance 3a, la fourchette est comprise entre 0 et 1%, pour un taux moyen de 0,1%.
Les banques suisses profitent de marges d'intérêt élevées et augmentent la rémunération des comptes d'épargne que lorsqu'elles craignent de perdre des clients, affirme Moneyland.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Les prix des logements ont augmenté en novembre
Les loyers ont augmenté de 1,2% au mois de novembre. La hausse a affecté toutes les régions, selon le Swiss Real Estate Offer Index publié jeudi. Les prix affichés des logements en propriété n'ont connu qu'une légère progression.
Les locataires à la recherche d'un appartement doivent s'attendre à une hausse des prix d'ici la fin de l'année, affirme dans un communiqué ImmoScout24 dans son relevé périodique du marché immobilier suisse, réalisé en collaboration avec la société de conseil Cifi.
Aucune région n'est épargnée par la tendance haussière. La plus forte augmentation est enregistrée à Zurich, où la progression atteint 2,4%. La Suisse centrale a vu les loyers croître à un rythme plus élevé que la moyenne suisse, soit +1,3%. La région lémanique (+0,9%), la Suisse orientale (+0,8%), le Tessin (+0,7%), la partie nord-ouest du pays (+0,4%) ainsi que le Mittelland se situent sous la barre de 1,2%.
Le relèvement du taux hypothécaire de référence, passé à 1,75% de 1,50% début décembre, promet de nouvelles hausses de loyers. La situation est difficile non seulement pour les nouveaux locataires, mais aussi pour les personnes qui ne prévoient pas de déménager. Des augmentations de loyer allant jusqu'à 3% dans les locations existantes sont possibles à partir d'avril 2024, précise le communiqué.
La tendance haussière n'a pas épargné les logements en propriété, dont les prix proposés ont augmenté en moyenne de 0,3% en Suisse, selon les calculs d'ImmoScout et Cifi. Les deux catégories de biens sont concernées, les maisons individuelles (+1,1%) et les appartements en copropriété (+2,1%) affichant des augmentations.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
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