Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06973.jsonl.gz/1303

Amnesty International a pris connaissance du résultat de la seconde autopsie pratiquée sur un Nigérian décédé lors de la tentative de renvoi à l'aéroport de Zurich en 2010. De nombreuses questions restent ouvertes à l’issue de cette expertise, qui indiquent que l'enquête doit se poursuivre, d’autant plus que la contre-expertise commanditée par l’avocat de la famille conclut que l’autorité de renvoi est responsable de la mort de la personne décédée.
Des questions importantes doivent être examinées de manières plus approfondie, comme l’effet de l’immobilisation par des liens sur la respiration de la personne décédée. Amnesty International a interrogé d'autres personnes préparées pour le même vol. Elles ont déclaré avoir été attachées très fermement. Selon elles, leur respiration a été entravée significativement, provoquant une forte anxiété. La personne décédée est-elle morte par asphyxie à cause des circonstances de son renvoi? Cette question doit être évaluée en tenant compte des témoignages des personnes attachées de la même manière.
Les questions concernant d'éventuelles lacunes lors des premiers soins n’ont pas non plus été examinées par l’expert, car ce dernier ne se considérait pas comme compétent en la matière. Le procureur n'a cependant demandé à personne d'autre de traiter ces questions.
Amnesty International a constaté un manque de transmission d’informations dans cette affaire. D’autres questions restent de ce fait ouvertes. Par exemple, les différentes équipes de police n'ont jamais su que le défunt avait été affaibli par une grève de la faim de plusieurs semaines. L'intervention n’a ainsi pas été adaptée à l’état de la personne décédée. Plusieurs personnes avaient par ailleurs remarqué le mauvais état physique de la personne avant son décès, sans pour autant entreprendre quoi que ce soit.