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Andrej Babis n'a été écouté que par ses propres troupes mardi à Prague
KEYSTONE/EPA/MARTIN DIVISEK(sda-ats)
Le gouvernement minoritaire dirigé par le premier ministre Andrej Babis n'a pas obtenu mardi la confiance du parlement tchèque. La police enquête sur le versement d'une subvention européenne de 2 millions d'euros mais Andrej Babis nie être mêlé à cette affaire.
"La chambre basse n'a pas voté la confiance au gouvernement", a déclaré son président Radek Vondracek. Sans surprise, seuls les 78 députés du mouvement ANO de M. Babis ont soutenu leur chef soupçonné de fraude. En revanche, 117 députés ont voté contre lui, avec cinq abstentions.
Andrej Babis a été nommé premier ministre début décembre après la victoire de son parti, l'Action des citoyens mécontents (ANO), mais n'a pas réussi à former une coalition susceptible de s'appuyer sur une majorité au parlement.
Le gouvernement Babis va devoir démissionner, mais il continuera de gérer les affaires courantes pendant des semaines voire des mois peut-être, le temps qu'Andrej Babis réussisse à trouver un accord avec une ou plusieurs autres formations qui pourraient soutenir le prochain gouvernement dominé par ANO, avec ou non Babis à sa tête.
Andrej Babis nie toute malversation concernant cette subvention européenne de 2 millions d'euros.
ATS