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Le tritium est l’isotope radioactif de l’élément hydrogène. Sa demi-vie est de 12.3 ans. Le tritium étant un isotope de l’hydrogène, son comportement dans l’environnement est principalement lié au cycle de l’eau (on parle alors d’eau tritiée ; le tritium remplaçant l’hydrogène dans la molécule d’eau). Mais dans certains cas, le tritium peut également devenir un constituant de molécules organiques cellulaires, on parle alors de tritium organiquement lié.
Le tritium est un radionucléide d’origine naturelle mais aussi largement produit par les activités humaines depuis la seconde moitié du 20ème siècle. En particulier de grandes quantités de tritium ont été relâchées dans l’atmosphère durant la période des essais aériens d’armes nucléaires entre dans les années 50 et 60. L’industrie nucléaire continue, de manière localisée, à rejeter du tritium dans l’environnement. Aujourd’hui, le tritium est, au niveau Suisse, le radionucléide prépondérant en termes d’activités rejetées par les installations nucléaires dans le milieu aquatique. Depuis le milieu des années 60, le tritium a également été utilisé pour la fabrication de peinture luminescente dans l’horlogerie, remplaçant le radium nettement plus radiotoxique. Outre les rejets autorisés de tritium dans l’environnement par les deux usines de production de ces peintures, situées respectivement dans les cantons de Berne et d’Appenzell Rhodes Extérieures, le tritium était largement utilisé dans les ateliers de posage, notamment dans la région de La Chaux-de-Fonds. En 2008, le dernier atelier de posage utilisant des peintures luminescentes au tritium a mis fin à ses activités. Les usines de production, quant à elles, ne fabriquent plus de peintures luminescentes, mais ont poursuivi leurs activités liées à l’utilisation de tritium, notamment en produisant des sources lumineuses au gaz de tritium ou pour la production de marqueurs pour la recherche. Comme les centrales nucléaires, ces industries sont en possession d’une autorisation, délivrée par les autorités de surveillance, qui règle en particulier les quantités de tritium qui peuvent être rejetées dans l’environnement. Les rejets doivent être systématiquement mesurés par les exploitants et annoncés aux autorités de surveillance, (l’Inspection fédérale pour la sécurité nucléaire – ISFN – dans le cas des centrales nucléaires, la SUVA pour les autres industries).
Informations supplémentaires: La surveillance du Tritium en Suisse.