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Grand prix de Rome, plus jeune membre de l’Institut, professeur de composition au Conservatoire de Paris (où il forme Chausson, Pierné et Schmitt), Jules Massenet demeure aux yeux de l’histoire un habile créateur de mélodies qui plaisent au public. Peu motivé à révolutionner son art, il signe une vingtaine d’opéras qui se ressemblent passablement – mais comme ceux-ci sonnent magnifiquement bien, personne ne va s’en plaindre ! On cite volontiers Manon et Werther, mais on ne saurait oublier Thaïs (et sa sublime Méditation chère aux violonistes), ainsi qu’une Cendrillon dont le caractère naturellement féerique épouse idéalement sa plume généreuse et… délicieusement sucrée. Composé entre 1894 et 1895 sur un livret d’Henri Cain inspiré du conte de Charles Perrault, il est créé le 24 mai 1899 à l’Opéra-Comique et connaît des débuts fulgurants, avec pas moins de cinquante représentations au cours de la seule première saison. C’est un fait : Massenet est là au zénith de sa carrière.
Première représentation le 24 mai 1899 à l’Opéra Comique, Paris
Éditions Heugel & Cie représentées par Atlantis Musikbuch-Verlag AG, Zürich
Née en Arménie, Ruzan Mantashyan étudie le piano dès l’âge de sept ans au Conservatoire Komitas d’Erevan. Quelques années plus tard, elle commence des études de chant dans cette même institution auprès de Valey Harutyunov. Elle se perfectionne ensuite à l’Accademia di Belcanto de Mirella Freni à Modène, puis auprès de M. Hedwig Fassbender au Conservatoire de Francfort, où elle obtient son master en 2014. Elle intègre ensuite pour deux ans l’Atelier lyrique de l’Opéra de Paris. Finaliste du Concours Francisco Viñas de Barcelone, elle décroche le prix spécial de la compétition. Elle remporte le Concours Toti dal Monte pour Musetta (La bohème) et interprète ce rôle à Trévise, Bolzano, Fermo et Ferrara. Ses engagements lui permettent de chanter Susanna (Le nozze di Figaro) à Modène, Servilia (La clemenza di Tito) à Reggio Emilia, Echo (Ariadne auf Naxos) au Konzerthaus de Berlin, à l’Opéra Bastille et au Festival de Glyndebourne, L’Enfant (L’Enfant et les sortilèges) à la Komische Oper de Berlin, Fiordiligi (Così fan tutte) à Paris-Creteil, à Lille, à la Staatsoper de Munich et à Séoul, Micaëla (Carmen) à Montpellier et à Hambourg, Xenia (Boris Godounov) à l’Opéra de Paris. Elle se fait particulièrement remarquer en Mimi (La bohème) et Marguerite (Faust) à Genève. On a aussi pu l’entendre dans Tatiana (Eugène Onéguine) à la Staatsoper de Hambourg, Cleofide (Poro, Redell’Indie de Hændel) à la Komische Oper, Mimi à la Bayerische Staatsoper de Munich, Fiordiligi et Mimi à Zurich. Elle a par ailleurs chanté au Festival de Peralada en duo avec Juan Diego Flórez. Parmi ses engagements récents, elle a chanté Natacha Rostova (Guerre et Paix) à Genève, Tatiana à Liège, Fiordiligi à Zurich, Tatiana et Alice Ford (Falstaff) à la Komische Oper, et Rachel (La Juive) au Grand Théâtre de Genève. Parmi ses rôles pour la saison 2022/23 et les suivantes : Tatiana à Hambourg, à la Wiener Staatsoper et à la Komische Oper, Donna Elvira (Don Giovanni) à Glyndebourne et Zurich, et Mimi à Covent Garden.
Après des études de chant en maîtrise, au CRR de Paris, puis au CNSM de Paris (classe d’Yves Sotin), Ambroisine Bré remporte plusieurs distinctions en 2017: quatre prix lors des «Mozart de l’Opéra» au Théâtre des Champs-Élysées, le grand prix duo chant-piano du Concours Nadia & Lili Boulanger avec la pianiste Qiaochu Li ; elle est également révélation classique de l’Adami et lauréate de la Fondation Royaumont. En 2019, elle est nommée dans la catégorie des révélations aux Victoires de la musique classique. Sa carrière prend son essor sous les baguettes de Christophe Rousset, Marc Minkowski, Laurence Equilbey, Hervé Niquet, Eivind Gullberg Jensen, Vincent Dumestre, Leonardo García Alarcón, ou encore Thomas Hengelbrock. On peut l’entendre sur plusieurs grandes scènes européennes – Wiener Staatsoper, Theater an der Wien, Théâtre national de Prague, Philharmonie du Luxembourg, Staatsoper de Berlin, Opéra de Lille, Opéra de Bordeaux, Opéra national du Rhin, La Monnaie de Bruxelles, Festival de La Chaise- Dieu, Festival de Beaune… – dans des rôles tels que Lazuli (L’Etoile de Chabrier), Cherubino (Le nozze di Figaro), Zerlina (Don Giovanni), Sesto (La clemenza di Tito), Dorabella (Così fan tutte), Flora (La traviata), Mercédès (Carmen), La Mère, La Libellule et La Tasse Chinoise (L’Enfant et les sortilèges), ou Urbain (Les Huguenots). En 2022/23, on peut l’entendre dans Mallika (Lakmé) à l’Opéra-Comique, La Petite Messe solennelle de Rossini aux Invalides, Dorothée (Cendrillon) à l’Opéra de Limoges, Virtu et Ottavia (L’incoronazione di Poppea) à l’Opéra royal de Versailles (production du Festival d’Aix-en-Provence) et le rôle-titre d’Andromaque de Grétry à l’Opéra de Saint-Etienne. Début 2022, elle publie son premier disque solo de mélodies et d’airs d’opéras, avec la nouvelle génération d’artistes français et enregistre Climène (Egisto) avec Le Poème harmonique et Vincent Dumestre et Galathée (Acis et Galathée de Lully) avec Les Talens Lyriques et Christophe Rousset.
Formée à la direction d’orchestre au sein de la Hochschule der Künste de Zurich, après des études de violoncelle, de musicologie et de direction aux conservatoires de Munich, Karlsruhe et Shanghai, Corinna Niemeyer est directrice artistique et musicale de l’Orchestre de Chambre du Luxembourg. Elle y développe des programmes innovants, à l’image de la saison 2022/23 où elle propose un dialogue entre les « sons de la nature » portés par Les Élémens du baroque Jean-Féry Rebel et le Canticus Arcticus du moderne Rautavaara, une exploration des relations musi- cales entre les œuvres majeures de Robert Schumann et celles de sa contemporaine Louise Farenc, et l’interprétation des Mysteries of the Macabre de Ligeti. Elle a débuté la saison avec une nouvelle production du Rape of Lucretia de Britten à Covent Garden et s’est distinguée à la tête du Royal Liverpool Philharmonic, de l’Ensemble Modern, du Hallé Orchestra et du Saarländisches Staatsorchester. Récemment elle a fait des débuts remarqués à la tête de l’Orchestre symphonique national du Danemark, de la Kammerakademie de Podsdam, de l’Orchestre symphonique du MDR de Leipzig et de l’Orchestre Beethoven de Bonn. Dans le registre lyrique, on a pu l’entendre à Lille avec Les Siècles dans L’Enfant et les sortilèges de Ravel, à Metz avec Le Comte Ory et au Grand Théâtre de la Ville de Luxembourg dans Der Kaiser von Atlantis de Viktor Ullmann et la création mondiale de En vertu de… d’Eugene Birman.
Après des études au Conservatoire Hanns Eisler de Berlin, David Hermann remporte le 1er prix du Concours de mise en scène et de scénographie de Graz. En 2018, il est nommé meilleur metteur en scène aux International Opera Awards pour sa trilogie Krenek (DerDiktator, Das geheime Königreich, Schwergewicht, oder Die Ehre der Nation) montée àl’OpéradeFrancfort,où il met aussi en scène en 2022 Warten auf heute, triptyque composé des Six Monologues de Jedermann de Frank Martin, Erwartung et Von heute auf morgen de Schönberg. Son répertoire s’étend du baroque au XXIe siècle: Monteverdiet Lully à l’Opéra de Nancy, Médée de Charpentier à Francfort, Ascanio in Alba de Mozart au Festival de Salzbourg, Così fan tutte à l’Opéra du Rhin, Die Entführung aus dem Serail et La traviata à Zurich, Copenhague, Montpellier et Luxembourg, Rigoletto à Düsseldorf, Macbeth à l’Aalto Theater d’Essen, Lohengrin à Nuremberg, Das Rheingold à Karlsruhe, Parsifal à Nuremberg, Boris Godounov et Les Troyens à Karlsruhe, La Dame de pique et Jeanne au bûcher de Honegger à Bâle, Iolanta à Nancy, De la maison des morts de Janáček à Francfort, L’Affaire Makropoulos à la Deutsche Oper de Berlin, Cendrillon de Massenet à Nancy et Klagenfurt, L’Heure espagnole de Ravel et La vida breve de De Falla à Francfort… Sa mise en scène des Lustigen Weiber von Windsor d’Otto Nicolai à Lausanne lui a valu le prix de la critique française. Dans le domaine contemporain, il a mis en scène, entre autres Oresteia de Xenakis et Das Mädchen mit den Schwefelhölzern de Lachenmannà la Deutsche Oper de Berlin, Pnima de Chaya Czernowin au Festival de Lucerne, Dommage qu’elle soit une putain d’Anno Schreier à Düsseldorf, Wir aus Glas de Yatsutaki Inamori à la Biennale de Munich et La página en blanco de Pilar Jurado au Teatro Real de Madrid. En 2022/23, David Hermann met en scène Tannhäuser à l’Opéra de Lyon, Fidelio à la Deutsche Oper de Berlin, Falstaff au Staatstheater de Nuremberg, ainsi que deux créations mondiales : Dogville de Gordon Kampe à l’Aalto Theater de Essen et Im Dickicht d’Isabel Mundry aux Schwetzinger SWR Festspiele.
À l’Opéra Lausanne : Die lustigen Weiber von Windsor (2014) et Ariadne aus Naxos (2019).
Après des études au CNSM de Paris dans la classe de Jane Berbié puis à l’Ecole d’art lyrique de l’Opéra de Paris, Doris Lamprecht impose rapidement sa présence scénique et vocale dans un très vaste répertoire. Aussi à l’aise en italien et en français qu’en allemand, elle s’est faite avec succès l’interprète de Verdi (Rigoletto à Strasbourg, La traviata à Orange), d’Offenbach (Les Brigands à l’Opéra Bastille, La Belle Hélène à Zurich sous la direction de Nikolaus Harnoncourt, La Périchole à Marseille, La Vie parisienne à Tours), de Mozart (Die Zauberflöte à Aix-en-Provence, Lyon et Orange), de Berg (Lulu à Metz). De nombreux rôles jalonnent son parcours: La Sorcière (Hänsel und Gretel), Junon (Platée) et Brigitta (Die tote Stadt) à l’Opéra de Paris, Dame Marthe (Faust) à Amsterdam et Paris, Gertrude (Hamlet), Marcellina (Le Nozze di Figaro), Larina (Eugène Onéguine) à Strasbourg, Genève, Nice et Munich, Madame de Croissy (Dialogues des Carmélites) à Nantes et Angers, Madame de la Haltière (Cendrillon) au Liceu de Barcelona, à Nancy et à la Komische Oper de Berlin, Madame Pichard et Sœur Opportune (Les Mousquetaires au couvent) à l’Opéra-Comique, Hedwige (Guillaume Tell) à Genève, L’Opinion publique (Orphée aux Enfers) à Nancy et Montpellier, Jacqueline (Le Médecin malgré lui) à Genève, Mrs Tschang (Der Kreidekreis de Klabund) à l’Opéra de Lyon, la Comtesse Stasa Kokozow (Der Graf von Luxemburg de Lehár) à Düsseldorf, Larina (Eugène Onéguine) à l’Opéra de Strasbourg et à Marseille, Mary (Der fliegende Holländer) à Nantes, Angers et Rennes, la Comtesse de Coigny (Andrea Chénier) à Toulon. Parmi ses rôles : Kabanicha (Katja Kabanova) à la Komische Oper de Berlin et la Marquise de Berkenfield (La Fille du régiment) au Théâtre des Champs-Élysées.
Diplômé de la Royal Academy de Londres, après avoir débuté avec succès sa carrière dans les rôles mozartiens (Figaro, Don Giovanni, Don Alfonso) et rossiniens (Selim, Mustafa, Alidoro), l’évolution de sa voix amène Nicolas Cavallier à interpréter un répertoire plus large (Méphistophélès de Faust, Don Quichotte, Nilakhanta de Lakmé, les quatre Diables des Contes d’Hoffmann, Frères Laurent de Roméo et Juliette, Arkel de Pelléas et Mélisande, le Marquis de la Force des Dialogues des Carmélites, Philippe II de Don Carlos, Zaccaria de Nabucco, Scarpia de Tosca, le Hollandais du Fliegende Höllander, Henrich der Vogel de Lohengrin, Orest d’Elektra…) Engagé sur de nombreuses scènes nationales et internationales, il collabore avec des chefs tels que Michel Plasson, Myung-Whun Chung, Armin Jordan, Marc Minkowski, Evelino Pido, Alberto Zedda, Emmanuel Krivine, Philippe Jordan, Colin Davis, John Eliot Gardiner et Pinchas Steinberg, ainsi que les metteurs en scène Wajdi Mouawad, Stanislas Nordey, Olivier Py, Robert Wilson, David Hermann et Johannes Erath. Récemment, on a pu le voir en Don Inigo Gomez dans L’Heure espagnole avec le London Symphonic Orchestra et François-Xavier Roth à Londres, les quatre Diables (Les Contes d’Hoffmann) et le rôle-titre du Démon de Rubinstein à l’Opéra de Bordeaux, le rôle-titre de Don Quichotte à Tours, Walter Furst (Guillaume Tell) et Le Grand Prêtre (Samson et Dalila) aux Chorégies d’Orange, Le Sacristain (Tosca), Don Balthazar (Le Soulier de Satin), Phorbas et Le Veilleur (Œdipe) à l’Opéra de Paris, le Marquis de la Force (Dialogues des Carmélites) au Théâtre des Champs-Élysées, à Caen, Bologne et dernièrement à l’Opéra de Zurich, Don Alfonso (Così fan tutte) à l’Opéra national du Rhin, Saint-Bris (Les Huguenots) à La Monnaie de Bruxelles, et Narbal (Les Troyens) à l’Opéra de Cologne.
À l’Opéra de Lausanne: My Fair Lady (2022).
Anne Sophie Petit est titulaire d’un master de soliste de la Haute école de musique de Lausanne, dans la classe de Stephan MacLeod. Jeune talent de l’Académie Philippe Jaroussky en 2019/20, elle est également lauréate de la Fondation Royaumont, membre du Studio de l’Opéra de Lyon (2020/21) et remporte le Concours Mahler de Genève en 2020, en duo avec le pianiste Marcell Vigh. Elle fait ses débuts sur scène à l’Opéra de Lausanne en 2017 dans le rôle de Musetta (La bohème). On a pu l’entendre sur des scènes telles que l’Opéra de Rouen, le Théâtre des Champs-Élysées et le Concertgebouw d’Amsterdam, où elle a fait ses débuts en Reine de la Nuit. Elle a collaboré avec des ensembles tels que Gli Angeli Genève, Les Ambassadeurs – La Grande Écurie, Le Concert de la Loge, l’Orchestre du XVIIIe Siècle et l’Ensemble Correspondances.
À l’Opéra de Lausanne: La bohème (2017), Cendrillon (2018), Les Chevaliers de la Table ronde (Route Lyrique 2019) et Pinocchio (2023).
Aurélie Brémond s’est formée au CRR de Reims, puis celui du 1er arrondissement de Paris, au CRR d’Avignon et enfin à l’HEMU, où elle vient de terminer son master auprès de Jeanne-Michèle Charbonnet. Elle est lauréate du 2e prix au Concours international Léopold Bellan et des 3e prix (catégorie opérette) et prix du public au Concours international de Béziers. Elle a déjà eu l’opportunité d’interpréter Philomèle dans Le roi l’a dit de Delibes à l’Opéra d’Avignon, La Princesse Laoula dans L’Étoile de Chabrier à l’Opéra d’Avignon, Suzanna dans Le nozze di Figaro de Mozart au Théâtre de Pézenas, et enfin Despina dans Così fan tutte au sein d’une coproduc- tion HEMU, HEM Genève et Opéra de Fribourg.
À l’Opéra de Lausanne : L’elisir d’amore (2022) et My Fair Lady (2022).
Julia Deit-Ferrand chante au Grand Théâtre de Genève le rôle-titre de La Cenerentola dans une version pour quatre solistes, ainsi que le rôle colossal de La Mezzo dans Der goldene Drache de Péter Eötvös. Elle incarne Cherubino (Le nozze di Figaro), Berta (Il barbiere di Siviglia) au Nouvel Opéra Fribourg, Le Nain Chouquette et Un Animal dans Blanche-Neige de Marius-Felix Lange, et Chérubin dans la création Sholololo! Dans le registre de la comédie musicale, elle tient les rôles de Sally Bowles dans Cabaret, Fantine dans Les Misérables et Hattie dans Kiss Me, Kate. Elle se produit avec l’Orchestre Pau Pays de Béarn, l’Ensemble Contrechamps, le Sinfonietta de Lausanne, l’Orchestre de Chambre Fribourgeois, sous la direction de chefs tels que Leonardo García Alarcón, Pierre Bleuse, John Fiore, Gabriella Teychenné, Lucie Leguay, Sebastiano Rolli, Fayçal Karoui, Margaux Blanchard et Jonas Descottes. Elle développe son projet Kéfir kéfir pour voix et synthétiseurs. Elle remporte le prix jeune public et le prix de la meilleure interprétation contemporaine au Concours Kattenburg de Lausanne, et est lauréate de la Fondation Fritz Bach. Elle obtient le 3e prix au Concours Léopold Bellan à Paris et est finaliste du concours Voix Nouvelles en 2018. Elle est titulaire d’un Master en sociologie de l’Université Sorbonne Nouvelle (Paris III) et d’un Master de soliste de la Haute école de musique de Lausanne (classe de Jeanne-Michèle Charbonnet). Julia Deit-Ferrand est boursière de l’Adami.
À l’Opéra de Lausanne : Le domino noir (2023).
Après des Masters d’écriture musicale et de musicologie à Genève, Benoît Capt accomplit sa formation de chant grâce à plusieurs bourses (Leenaards, Migros, Mosetti et Marescotti), d’abord avec Marga Liskutin et Gilles Cachemaille à Genève, puis à Leipzig avec Hans-Joachim Beyer et Phillip Moll et enfin à Lausanne avec Gary Magby. Lauréat de plusieurs concours internationaux (Lyon, Marmande, Toulouse, Dortmund, Graz, Weiden), il reçoit en 2008 le Prix du Cercle des Amis de l’OSR. Il se produit régulièrement en concert et récital et a fondé l’association Lied et Mélodie à Genève. À l’Opéra de Lausanne : le rôle-titre dans Pimpinone de Telemann (2010), Papageno dans Die Zauberflöte (2010 et 2015), Wagner dans Faust (2016), et Schaunard dans La bohème (2017).
Aslam est né sur l’île de La Réunion, où il a vécu jusqu’à ses dix-neuf ans. Il pratique le violon dès l’âge de six ans et commence à chanter de la variété à seize ans. En 2010 il part s’installer à Tours, où il monte un projet professionnel et est engagé comme chanteur dans un cirque. En 2016, il est initié au chant lyrique et intègre la classe de Jean-François Rouchon à Cergy. Après un an de formation, il décide de se professionnaliser et de se familiariser avec le monde de l’opéra. Durant l’année 2020, il remporte le 1er prix du concours Voix des Outre-mer, obtient son DEM en chant lyrique et intègre la classe de Leontina Vaduva à la Haute École de Musique de Lausanne. Il effectue sa première prise de rôle soliste en septembre 2021 en tant que Guglielmo dans Così fan tutte, produit par l’HEMU et l’Opéra de Fribourg et également joué à l’Opéra de Lausanne.
À l’Opéra de Lausanne : L’auberge du Cheval Blanc (2021), Werther (2022), L’elisir d’amore (2022) et My fair Lady (2022).
Après une licence en musicologie à l’Université de Saint-Étienne, Aurélien Reymond-Moret suit les master classes de chant de Françoise Pollet. Il intègre les chœurs de plusieurs opéras et chante au sein d’ensembles professionnels. Sur scène, il incarne le roi Ouf 1er dans L’Étoile de Chabrier, Pâris dans La belle Hélène, Nanki-Poo dans Le Mikado de Gilbert et Sullivan, Pinkerton dans Madama Butterfly, le messager dans Aida, le prêtre et l’homme d’armes dans Die Zauberflöte, Alfred dans Die Fledermaus, Tybalt dans Roméo et Juliette et le duc de Mantoue dans Les Brigands.
À l’Opéra de Lausanne: Chico dans Pan y toros (2009), Buteux dans La fille de Madame Angot (2010), un Araldo dans Rinaldo (2011), un masque dans L’Aiglon (2013), un garde dans Manon (2014), Gaspard dans Amahl et les visiteurs du soir (2017), Bertram dans La donna del lago (2018).
Né au Liban, Mohamed poursuit ses études musicales en Suisse aux Hautes écoles de musique de Genève et de Lausanne auprès de Marcin Habela et Stephan MacLeod. À l’Opéra de Lausanne, il fait ses débuts en tant que Ramirez dans La Belle de Cadix de Francis Lopez. Parmi les rôles qu’il joue sur scène : le Comte Almaviva dans Le nozze di Figaro de Mozart, Belcore dans L’elisir d’amore de Donizetti, John Sorel dans Le Consul de Menotti ainsi que divers rôles dans des créations d’opéras contemporains.
À l’Opéra de Lausanne : La Belle de Cadix (2016), Les contes d’Hoffmann (2019).
Le Chœur de l’Opéra de Lausanne est un chœur jeune, constitué d’étudiants en classes de chant de la Haute école de musique de Lausanne et de la Haute école de musique de Genève d’une part, et de chanteurs professionnels, d’autre part. Ses membres sont choisis sur audition et périodiquement réentendus. Ils sont distribués pour chaque opéra en fonction de leur voix et/ou de leurs aptitudes. Grâce à leur talent scénique, notamment, soutenu par un enthousiasme communicatif, ils sont fortement appréciés de tous les metteurs en scène invités. Il bénéficie depuis quelques années d’une préparation par plusieurs chefs de chœur expérimentés venant d’horizons différents, sélectionnés en fonction des ouvrages interprétés et de leur spécificité.
Né à Innsbruck, Paul Zoller travaille d’abord comme architecte, après des études à la Hochschule für angewandte Kunst de Vienne, à l’Université du Michigan et à la Hochschule der Künste de Berlin. Lauréat de nombreux prix, il crée le groupe d’architectes « the poor boys entreprise ». Il bifurque ensuite vers la mise en scène, qu’il étudie auprès d’Erich Wonder à l’Akademie der bildenden Künste de Vienne. Il collabore dès lors avec de nombreux metteurs en scène – Andreas Homoki, Lorenzo Fioroni, Vera Nermirovna, Philipp Himmelmann, Thilo Reinhardt, David Hermann, Jetzke Mijensken, Julia Hölscher, ainsi que les chorégraphes Mario Schroeder et Helene Blackburn – et s’illustre sur les scènes de la Deutsche Oper et de la Komische Oper de Berlin, de l’Opernhaus de Zurich, du Festival d’Aix-en-Provence, du BAM de New York, du Festival d’Edimbourg, de l’Opéra-Comique de Paris, de la Semperoper de Dresde, de la Staatsoper de Hambourg, de l’Opéra royal de Copenhague, de l’Opéra de Cologne, de l’Oper am Rhein de Düsseldorf, du Theater Basel, de l’Opéra de Graz, du Residenztheater de Munich, de l’Opéra national de Lorraine, de l’Opéra de Lausanne, de l’Aalto-Theater d’Essen, de l’Opernhaus de Dortmund, du Luzerner Theater et du Hebbeltheater de Berlin. À côté de son activité de metteur en scène, il s’illustre dans le champs de la performance et des installations. Il a été nommé à deux reprises pour le Faustpreis (2012 et 2014).
À l’Opéra Lausanne : Ariadne aus Naxos (2019).
Avec plus de 200 productions à son actif, Fabrice Kebour est reconnu comme l’un des créateurs lumière les plus prolifiques de sa génération. Sa carrière débute à New York, où il signe très tôt ses propres éclairages. Premiers pas, premiers succès : il remporte le concours de la United Scenic Artist, avec à la clé l’opportunité d’assister pendant deux ans les créateurs lumière les plus réputés des États-Unis. Les vingt dernières années marquent la consécration de son travail. Il éclaire les mises en scène de Giorgio Barberio Corsetti à la Comédie Française pour Il cappello di paglia di Firenze, à la Scala de Milan pour Macbeth et Turandot, ainsi qu’au Mariinsky pour Don Carlo. Il réalise également les lumières de David Pountney depuis de nombreuses années, notamment pour La forza del destino à la Wiener Staatsoper, Die Zauberflöte à Bregenz ou encore la création mondiale de Philip Glass Spuren der Verirrten inaugurant la nouvelle maison d’opéra de Linz. Il signe enfin les éclairages de la création mondiale de Bérénice ainsi que de La bohème mis en scène par Claus Guth à l’Opéra de Paris. Parmi ses dernières créations, notons : Il viaggio, Dante de Pascal Dusapin dans une mise en scène de Claus Guth pour le Festival d’Aix-en-Provence, ainsi que Il trittico de Puccini mis en scène par Christof Loy pour le Festival de Salzbourg.
À l’Opéra de Lausanne : Il barbiere di Siviglia (2009 / 2014), L’elisir d’amore (2012), Le petit Prince (2014), Die Lustige Weiber von Windsor (2014), Die Fledermaus (2018) et Ariadne auf Naxos (2019).
Jean-Philippe Guilois entre à l’École nationale de l’Opéra de Paris en 1997 puis rejoint l’École Rudra Béjart, avec laquelle il participe à plusieurs spectacles et tournées internationales. Il fait sa première expérience professionnelle au sein de la Compagnie Buissonnière dans Parce que je t’aime, présenté au Théâtre de Vidy-Lausanne. Tout en multipliant les contrats en tant que danseur, il est introduit au monde de l’opéra comme régisseur, puis sera assistant à la mise en scène pour La bohème, Nabucco, Carmen et Madama Butterfly au Festival Avenches Opéra, L’Aiglon et La traviata à l’Opéra de Marseille, Armide et Cendrillon à l’Opéra de Nancy, Falstaff à l’Opéra de Montpellier, de My Fair Lady à l’Opéra de Marseille, d’Un ballo in maschera à l’Opéra de Nancy et de Tannhäuser à l’Opéra national de Lyon. Il se consacre actuellement à la création de chorégraphies, pièces de théâtre et mises en scène.
À l’Opéra de Lausanne : Alcina (2011), My Fair Lady (2015), La Vie parisienne (2016), Don Giovanni (2017), Così fan tutte (2018), Les Chevaliers de la Table ronde (Route Lyrique 2019), L’Auberge du Cheval-Blanc (2021) et Dédé (Route Lyrique 2021), My Fair Lady (2022) et Davel (2023).