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|La décision de construction de la tour du Turlet a vraisemblablement été prise en 1750, toutefois la date apposée sur l’édifice est 1780. A l’époque où les protestants n’avaient pas encore leur Temple, ils avaient un droit de sonner les cloches à l’Eglise catholique. Cependant, ce droit d’usage provoquait des tiraillements, chacun voulant en faire à sa guise. C’est alors que les gouvernements de Berne et Fribourg se mirent d’accord pour construire au centre du village une tour-horloge, le Turlet, qui permettrait|
de sonner le midi, l’heure de la prière aux réformés et les assemblées de communes.
Plus tard, le rez-de-chaussée fut aménagé en abri pour loger les trimardeurs. Ces vagabonds faisaient, au fil de leurs déplacements, de menus travaux chez les habitants du village en échange d’un bol de soupe ou d’un peu de nourriture.
Lors de la rénovation réalisée en 2006, le mécanisme de l’horloge a été remplacé par un système moderne. L’ancien mécanisme, une fois qu’il aura été nettoyé, devrait être replacé dans une partie de la tour afin d’être visible du public.
Cédé en 1918 par la propriétaire de l'époque, Madame Alphonsine Pahud, il a séjourné près de quatre-vingts ans à côté du Château de Chillon, voyant défiler des centaines de touristes. En l'An 2000, désireux de disposer de la place, l'Etat de Vaud propose à la commune un retour au bercail. Ainsi en 2003, après quelques travaux de "lifting", il est remonté au centre du village, non loin de son emplacement d'origine.
Datant de plus de 300 ans, il s'agit là d'un veritable genier qui pouvait être, à l'époque, utilisé par trois propriétaires. L'un occupant le rez-de-chaussée, les deux autres se partageant l'étage. Le plancher du rez-de- chaussée a été trouvé perforé et tamponné en maints endroits, laissant supposer que ces trous , grands comme des pièces de cinq francs, ont été faits par des voleurs de grains.
Aujourd'hui ce vénérable bâtiment revit grâce à l'Association des Amis du Grenier qui a rendu son intérieur un peu plus accessible. Si vous passez dans les alentours, ne manquez pas de jeter un oeil aux panneaux se trouvant à proximité, qui traitent des greniers vaudois en général, de celui-ci en particulier, ainsi que d'une information sur les poids publics et la vie passée dans nos villages.
Notre village regorge de sympathiques endroits qui sont idéaux pour se promener. Que ce soit à pied ou en vélo, les chemins de campagne vous procurent calme et sécurité pour prendre l’air. Près du collège, un joli arboretum vous fait découvrir toutes sortes d’essences sylvicoles et vous pouvez même faire une halte à côté de l’étang. Depuis les hauts du village, vous bénéficiez d’un panorama splendide sur le Plateau et le Jura. Dans la forêt, c’est là aussi de jolies pistes qui vous emmènent au cœur de la nature, par exemple au bord du ruisseau « la Menthue », qui prend sa source dans le Jorat pour se jeter dans le lac de Neuchâtel. Au XIXè siècle, la force hydraulique était précieuse, c’est pourquoi on avait installé la scierie de Poliez-Pittet en bordure de cette rivière, mais il n’en reste aucune trace.
Par contre, si l’on suit le sentier pédestre depuis le refuge en direction de Villars-Tiercelin, on trouvera en limite territoriale un autre témoignage du passé, une borne datant de 1725.
Si vous désirez faire un petit tour d’horizon régional, le Chemin des blés vous offre toutes sortes d’itinéraires (www.chemindesbles.ch).