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Les voleurs étaient repartis du Musée d'art moderne avec un butin d'une valeur supérieure à 100 millions de francs. Malgré les efforts de la police, les toiles restent introuvables (archives).
KEYSTONE/AP/JACQUES BRINON(sda-ats)
Des peines de sept à dix ans de prison ont été requises vendredi à Paris contre trois hommes, dont l'un surnommé "l'homme-araignée", pour le casse le plus spectaculaire de ces dernières années. Cinq toiles de maître avaient été volées au Musée d'art moderne en 2010.
Cinq merveilles de Picasso, Matisse, Modigliani, Braque et Léger ont été volées dans la nuit du 20 mai 2010, sans déclencher aucune alarme, et restent à ce jour introuvables. Ces disparitions ont "porté atteinte au patrimoine de l'humanité", pour la procureure. Outre les peines de prison, les amendes maximales ont été requises.
La peine la plus lourde a été demandée à l'encontre de "l'homme-araignée", 49 ans. Le parquet demande dix ans de prison, 300'000 euros (320'000 francs) d'amende et une interdiction d'exercer toute activité dans la vente de bijoux et d'oeuvres d'art pendant cinq ans.
Cet as de la varappe doublé d'un voleur talentueux avait reconnu le vol dès son arrestation. Le cambrioleur, dont "le professionnalisme frise l'excellence", "n'a rien d'un gentleman" avec ses quatorze condamnations au casier, dont plusieurs vols avec violence, relève la procureure.
Commanditaire Saoudien
Un antiquaire de 61 ans pour lequel "l'homme-araignée" avait déjà "fait des coups", lui avait passé la commande d'un Fernand Léger. La procureure a demandé huit ans de prison contre lui, 150'000 euros (160'000 francs) d'amende, la confiscation de sa propriété et une interdiction d'exercer dans le commerce d'oeuvres d'art pendant cinq ans.
L'accusation décrit cet homme élégant comme un délinquant chevronné, à "l'absence totale de culpabilité". Il a refusé de donner l'identité de son commanditaire - un riche Saoudien selon ce que "l'homme-araignée" a entendu dire. Il n'a cessé de chercher à minimiser son rôle, reconnaissant à peine avoir relayé "une demande et pas une commande" pour un tableau de Fernand Léger.
Sept ans d'emprisonnement et 150'000 euros (160'000 francs) d'amende ont été réclamés à l'encontre d'un troisième complice, un horloger de 40 ans qui avait recelé les toiles avant, dit-il, de "s'en débarrasser".
La procureure a demandé à l'encontre de ces trois hommes, des "associés" qui comparaissent libres, des mandats de dépôt à l'audience.
ATS