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La sonde américaine Phoenix s'est posée sans encombres lundi à 1 heure 38 du matin (heure suisse). Sa mission: chercher des traces de vie, avec notamment l'aide d'un microscope fabriqué en Suisse.
Après un voyage de dix mois et 711 millions de kilomètres, Phoenix est entré dans l'atmosphère martienne à plus de 19'000 km/h. Durant les sept minutes de la descente, la sonde a freiné sur les hautes couches de l'atmosphère, déployé un parachute, puis allumé des rétrofusées pour ralentir à 8km/h et se poser en douceur.
Un grand soulagement pour la NASA, où l'on n'oublie pas que ce type d'atterrissage sans airbags n'a plus été réussi depuis les sondes Viking en 1976 et que plus de la moitié des engins envoyés jusqu'ici sur la planète rouge se sont soit écrasés soit perdus.
Doté d'un bras robotisé capable de creuser des tranchées de 60 centimètres de profondeur, Phoenix doit étudier le sol de la région arctique encore inexplorée de Mars, qui devrait dissimuler une couche de glace, idéale pour conserver d'éventuels composés organiques.
Pour analyser ses échantillons, Phoenix dispose notamment d'un microscope à force atomique, capable de «voir» les structures de la matière jusqu'au millionième de millimètre, conçu par l'entreprise suisse Nanosurf (Liestal), avec des spécialistes des Universités de Bâle et de Neuchâtel.