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Origines de Pont-la-Ville
Le premier écrit attestant l’existence de l’église de Pons date de 1148. Elle est sous l’obédience du couvent de Payerne. Il est cependant fort probable qu’elle soit plus ancienne. On constate le changement de dénomination sur un texte de 1439 : Pons villa. Suite à une visite pastorale l’église sera restaurée et agrandie en 1453.
Vers 1650, de grandes divergences s’élèvent entre les paroissiens de La Roche supérieure (La Roche) et ceux de La Roche inférieure ( Pont-la-Ville, en allemand Ponnendorf). L’église étant devenue trop petite pour accueillir l’ensemble des fidèles, la construction d’un nouvel édifice devient obligatoire. Pont-la-Ville veut maintenir la demeure du Seigneur sur le même emplacement, tandis que la Roche propose une place intermédiaire plus rapprochée de la partie supérieure. Le différend ne peut être solutionné et La Roche demande la séparation des deux paroisses qui deviendra effective en 1656, et construit sa propre église. Pont-la-Ville rénove et agrandit la sienne en conservant le chœur de l’édifice de style roman.
Deux siècles plus tard, celle-ci s’avère trop petite. Mal entretenue, faute de moyens, elle menace de s’écrouler. L’assemblée paroissiale décide d’en construire une nouvelle sur un promontoire, au centre de la paroisse où elle se dresse encore aujourd’hui. Une partie de l’ancienne bâtisse sera conservée et fort bien rénovée au cours du XXème siècle. Elle deviendra la très belle chapelle de Thusy où quelques offices sont encore célébrés de nos jours.
En 1772, l’ancien Pays de La Roche va se diviser politiquement sur la demande des citoyens de Pont-la-Ville et formera deux communes distinctes. Les biens seront partagés.
Découvrir un village et le comprendre pour l’apprécier, c’est d’abord apprendre à le connaître de ses origines à nos jours. Souvent, pour les profanes que nous sommes, ce sont les anecdotes glanées ici et là qui nous révèlent les caractères indélébiles d’un lieu. Pour s’approprier une image authentique de Pont-la-Ville, petit village campagnard adossé au versant sud d’une colline bien ensoleillée, il est nécessaire de décrire le visage d’un petit paradis au panorama incomparable d’avant la construction du barrage de Rossens et de celui postérieur à 1948, entièrement remodelé.
Avant l’édification de cet ouvrage, les habitants vivent pratiquement en autarcie, repliés sur eux-mêmes. En grande majorité agriculteurs, ils ne s’aventurent guère au-delà des frontières communales si ce n’est pour se rendre au marché à Bulle. De nombreuses personnes, au terme de leur vie, n’auront jamais quitté le cocon villageois. Le quotidien de ces gens s’articule sur quelques axes principaux :
- le travail à la ferme et dans les champs (élevage, céréales, potagers…)
- les offices religieux
- le café où l’on refait le monde
- le moulin et la forge
- le magasin où l’on se ravitaille
- l’école