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L’argent en tant que moyen de rétribution de la productivité a ses défauts, car sa mise en circulation est contrôlée par une poignée d’individus, tandis que la production de biens et services est assurée par l’ensemble des acteurs économiques.
La fable de la neutralité de l’argent est mise à nu une nouvelle fois par les plans de sauvetage économique, concoctés à la hâte par les gouvernements de la terre entière, se ressemblant tous comme deux gouttes d’eau, déversant des milliers de milliards dans l’économie, là où il y a encore à peine un mois régnait l’austérité, ce qui démontre bien que, comme l’affirma l’économiste franco-irlandais Richard Cantillon, profitent de la manne ceux qui sont proches du Roi.
Il est de notoriété publique que le train de vie du Roi Soleil Louis XIV était incommensurablement dispendieux, en matière de « travaux publics » somptueux certes, mais, surtout en dépenses militaires, engloutissant jusqu’à 80% du budget de l’Etat.
Afin d’assouvir la soif inépuisable de pouvoir du Souverain, celui-ci se lançait, à l’aide d’une centaine d’investisseurs et d’actionnaires, à la conquête du Nouveau Monde, le Canada, en fondant, selon les modèles britannique et néerlandais de la « East India Company » et la « Compagnie Néerlandaise des Indes Occidentales », la « Compagnie de la Nouvelle France », formant ainsi une parmi les premières multinationales de l’Histoire.
Poussé par un mélange de zèle missionnaire et de cupidité, les colons du Nouveau Monde prenaient possession sans cesse de nouveaux territoires pour atteindre, en 1682, le Delta du Mississippi pour se saisir des nouvelles terres au nom du Roi Soleil, Louis XIV, appelant cette étendue marécageuse, la Louisiane.
C’est une cruauté de l’Histoire que ceux qui subissent sa foudre ne sont que rarement ceux qui l’avaient provoquée.
Ainsi, ce fut le petit Louis XV qui hérita les « naufrages financières » de son arrière-grand-père, secondé, jusqu’à sa majorité, par son tuteur, Philippe II, Duc d’Orléans, qui cherchait désespérément une façon élégante de sortir la dynastie des Bourbons du bourbier financier de son oncle. C’est ainsi qu’entre en jeu l’économiste écossais, John Law, un des premiers promoteurs du papier monnaie, après les banques commerciales hollandaises, et inventeur de la bourse des valeurs mobilières.
Séduit par les thèses de l’écossais, le Duc le nomma « Contrôleur général des finances du Roi » et, du même coup, Président Directeur Général de de la première Banque Centrale du Royaume de France, la « Banque royale », également la première à émettre des billets de banques, garantis par l’Etat, remplaçant peu à peu les espèces métalliques en circulation, le but ultime étant d’effacer la dette colossale, laissé par Louis XIV, en favorisant le commerce avec, et l’investissement dans, le Nouveau Monde, par la création d’une multinationale du commerce.
Disposant dorénavant du monopole de la création monétaire, octroyé par Philippe II, John Law se mettait à s’accaparer d’une poignée de sociétés de commerce pour les fusionner en une super holding, la « Compagnie perpétuelle des Indes », pour fusionner celle-ci avec la « Banque royale », dans le but de mettre en gage l’ensemble des rentrées fiscales domestiques ainsi que les revenus futurs espérés du commerce avec les colonies, pour la création monétaire, un montage qui reposa uniquement sur la confiance des souscripteurs, grâce à la garantie du Roi, mais, dont le gigantisme et l’opacité de la structure rendait difficile sa gestion. Une analogie avec les multinationales contemporaines et leur sauvetage par les Banques centrales s’impose.
Comme il fallait s’y attendre, la confiance a ses limites. L’or des colonies, censé couvrir l’émission de billets de banque par la « Banque royale » tardait à arriver et, de plus en plus d’investisseurs exigeaient la conversion de leurs papiers en or. Simultanément, les compagnies d’Amsterdam et de Londres, qui usaient de pratiques similaires, se voyaient confrontés au même dilemme, ce qui provoqua, à partir de 1720, une crise financière internationale, déclenchée par la bulle spéculative de la société de commerce britannique, « South Sea Company ».
Les détenteurs français de titres de la « Compagnie perpétuelle des Indes » se ruaient au siège parisien de la compagnie pour vendre leurs titres, dont la cotation fut évidemment suspendue, ce qui provoqua de violentes émeutes dans les rues de Paris. (Wikipedia)
La thèse des économistes anglais de l’époque, avocats de la théorie classique, tels que Smith, Ricardo et Mill, selon laquelle les acteurs économiques ne doivent pas être entravés par des interventions de l’Etat, car ils considéraient l’économie comme une entité externe ou « la somme d’agents individuels », ce qui rappelle furieusement la devise de la défunte Premier Ministre Margaret Thatcher, « There is no society, there are only individuals », thèse qui faisait déjà face à celle des français, tels que l’économiste, François Quesnay, pionnier de la macroéconomie et fondateur de la première école en économie, accessoirement médecin de Madame de Pompadour, qui considérait, au contraire, l’économie dans sa globalité et partie intégrante de la société.
Faisons un détour chez Marx, dont l’œuvre fut partiellement inspirée par Quesnay, et pensons au fabricant de chaises qui porte un regard satisfait sur vingt ans de croissance de sa production, ce qui représente, au niveau macroéconomique et de la société dans sa globalité, des siècles de progrès invraisemblable, une croissance qui lui a toujours permis de rémunérer convenablement ses salariés, ainsi que de s’octroyer un beau salaire de directeur. Jeune ébéniste tout juste sorti de sa formation il avait décidé de se mettre à son compte, d’abord à l’aide d’un petit prêt sans intérêt de son oncle, prêt qui lui permettait d’acheter sa matière première, le bois transformé, sans recourir à des sources de financement alternatifs, pour fabriquer ses premières chaises et se payer un salaire convenable.
Selon Marx, et cela semble couler de source, le prix qu’il paie pour sa matière première, le bois transformé, ne représente pas simplement le prix d’une matière, mais à 99% les rémunérations des multiples travaux intervenus tout au long de la chaîne de fabrication, depuis l’abattage du châtaignier en forêt, en passant par le transport, le découpage, le vernissage, ajoutant à chaque intervention humaine de la valeur, valeurs auxquelles l’ébéniste ajoute la sienne, l’assemblage.
Si à chaque étape lors de laquelle on ajoute de la valeur on prélevait une contribution qu’on mettrait dans un pot en commun pour construire des hôpitaux, des écoles, des routes et des musées pour le bénéfice des directeurs et ouvriers des fabriques de trottinettes et lavabos ?
On le fait déjà, cela s’appelle la TVA. Mais, alors pourquoi faut-il payer en plus un impôt sur le revenu du travail puisqu’un tel impôt avait déjà été prélevé ? Tout simplement parce qu’il y a, tout au long de la chaîne de production, un parasite qui s’accapare la valeur ajoutée en prélevant une taxe à son tour, à chaque étape de la production, sous forme d’une rémunération qui s’appelle dividende ou intérêt. Ce parasite se nomme le capital, capital en tant que valeur d’échange et non en tant que valeur d’usage.
Même si notre fabricant de chaises n’est qu’un petit acteur économique non redevable à des actionnaires il est tout de même sujet à cette taxe sur le capital, à travers le prêt qu’il obtient de son banquier pour financer l’expansion de son entreprise, dans le meilleur des cas. Le banquier ouvre une ligne de crédit, en créant du néant la somme accordée, à l’aide d’un « clic de souris », une rémunération non pas pour son travail, mais pour la location d’une somme d’argent, dont la hauteur est proportionnelle à l’importance de celle-ci.
Sur le plan macro-économique le fabricant de chaises calcule le prix de son produit essentiellement en fonction du coût du travail et de la matière première. Seulement, lui comme tous les intervenants précédents, doivent ajouter à ce coût économique un coût financier qui n’ajoute aucune valeur.
Le taux d’intérêt du crédit de la banque sera fonction du taux de refinancement de celle-ci, n’étant qu’un intermédiaire et n’ajoutant aucune valeur réelle, ainsi que d’une prime de risque qui varie selon le secteur d’activité et la taille de l’entreprise. On pourrait penser que ce calcul savant devrait permettre à la banque d’évaluer un risque potentiel de défaut d’un portefeuille de clients et de se prémunir ainsi d’une baisse de rentabilité jugée inacceptable et d’éviter à ses clients d’autres tracasseries inutiles.
Seulement de plus une société est petite, et donc éloignée du Roi, de plus elle risque, dans la plupart des cas, un refus, car pas assez rentable, ou elle se voit obligée, en plus de la prime de risque élevée qu’elle paie déjà, de devoir mettre en gage des valeurs mobilières. C’est ce qu’on appelle le « ruissellement administratif », une ruse, qui permet à la banque, en temps normaux, de refuser des affaires, jugées peu rentables, mais qui, sur le plan macroéconomique, seraient infiniment vitales.
En temps de crise systémique, telle que nous la connaissons actuellement, le « ruissellement administratif » fait partie de la stratégie de maintien du système. Les « plans de sauvetage économique », annoncées selon les règles de l’art de la communication, discriminent clairement les entreprises de moyenne et petite taille, et c’est voulu.
Que fait la banque commerciale en temps de pandémie ? Elle va voir le ministre des finances en lui disant qu’il risque d’y avoir un problème de liquidité dans certaines entreprises et qu’elle, la banque, se verrait dans l’obligation d’ajuster les primes de risque, autrement dit, d’augmenter sensiblement les taux des crédits, à moins que les pouvoirs publics fassent un geste, disons, en munissant tous les nouveaux prêts du saut de la garantie d’Etat, donc du Roi. Dans ce cas, il y a aurait éventuellement une possibilité de maintenir les taux à des niveaux plus tolérables, tout en sachant que le « ruissellement administratif » verra beaucoup de candidats écartés.
Pour revenir aux fameux plans de sauvetage, le financement supplémentaire de la caisse du chômage, les aides financiers en faveur des indépendants, d’éventuels défauts de paiements de crédits, garantis par l’Etat, seront évidemment financés entièrement par l’endettement des pouvoirs publics et devront, si le dogme néolibéral poursuit sa route, et il y a bien des chances que ce soit le cas, être remboursés rubis sur l’ongle par la réduction des dépenses, car augmentation proportionnelle des impôts sur le capital il n’en sera pas question, l’austérité. Contrairement aux recettes, les impôts, qui sont fonction des rapports de forces politiques et surtout économiques, la dette est proportionnelle aux nombres d’habitants d’un pays ou de toute autre collectivité.
En ce qui concerne les crédits des grandes entreprises, grands gagnants de la crise car proches du Roi, pour la plupart douteux, ils ne sont pas affaire entre entrepreneurs et banquiers, car elles sont ce qu’on appelle dans le jargon financier, titrisées, converties en valeurs mobilières cotées en bourse.
Les Banques Centrales détiennent le privilège de créer autant d’argent qu’elles estiment nécessaire pour le bon fonctionnement de l’économie, en se conformant à une seule condition, la maitrise de l’inflation. Seulement, Il n’a plus d’inflation depuis une décennie, et pourtant, la masse monétaire en circulation au niveau mondial représente un facteur multiple de la production annuelle de biens et services. L’inflation est bel et bien présente, seulement pas dans l’économie réelle mais dans les marchés de valeurs mobilières et immobilières, une inflation qui décuple depuis douze ans.
Que va-t-il se passer. Les grandes entreprises voyant leurs dettes effacées, par la « Banque royale » et munis de tonnes d’argent frais, se mettront à acquérir les entreprises, victimes du « ruissellement administratif », proches de la faillite, et on ne parle pas de fabricants de chaises et de trottinettes, mais de haute technologie, biotechnologie, nanotechnologie, technologie médicinale, you name it.
Ce n’est un plus un secret pour personne que les multinationales de la pharma, de l’agroalimentaire et autres ne s’encombrent plus depuis longtemps de recherche, ni fondamentale ni recherche tout court. Elles préfèrent acheter, pour une bouchée de pain, les « start-ups » qui détiennent les patentes, disponibles sur le marché à bon prix, victimes du « ruissellement administratif », ce qui engendrera une concentration de pouvoir, économique ainsi que politique, jamais vue.
Une petite note d’espoir pour conclure, bien qu’il faut admettre que l’heure est grave pour la grande majorité des gens, d’autant plus que sur le plan international les espoirs de l’émergence de, ne serait-ce que d’un timide contre-pouvoir, viennent d’être balayés aux Etats-Unis, et au Royaume-Uni où on vient d’apprendre, que la courte défaite du camp « Labour » lors des élections générales de 2017 fut en fait provoquée délibérément par une campagne de diffamation, organisée par son propre aile droite, avec l’aide appréciable des médias anglais.
Admettons, pour un court instant, l’hypothèse selon laquelle les rentrées fiscales de la TVA, prélevés sur la valeur ajoutée de l’économie, suffiraient au financement des prestations sociales minimales sans recourir au prélèvement d’un second impôt, inutile, sur le travail.
Cela permettrait d’instaurer l’accès gratuit et inconditionnel à un certain nombres de prestations sociales, telles que l’accès gratuit et inconditionnel aux prestations médicales, à l’éducation, aux transports publics ainsi qu’aux prestations culturelles. Ensemble avec des subventionnements alimentaires et locataires, ces éléments remplaceraient le revenu inconditionnel de base dont le défaut majeur est le fait qu’il soit soumis à une pression inflationniste, imprévisible dans le temps, tandis que l’amélioration des prestations iraient de pair avec l’amélioration de la productivité.
Qui va payer pour tout cela ? C’est au plus tard depuis la publication des conditions des derniers plans de sauvetage économiques que le citoyen lambda s’est rendu compte que, finalement, l’argent n’est qu’une fantaisie.
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L’argent en tant que moyen de rétribution de la productivité a ses défauts, car sa mise en circulation est contrôlée par une poignée d’individus, tandis que la production de biens et services est assurée par l’ensemble des acteurs économiques.
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La surproduction de biens et services, une conséquence directe de la croissance économique continue, fait partie de l’ADN du capitalisme. N’échappant pas aux dures lois de la physique, le capital se doit de se servir d’autres moyens pour poursuivre son objectif, soit par la destruction d’une partie de l’appareil productif, par une guerre, soit par la disruption volontaire du système, par une pandémie.
Dans une lettre à ses actionnaires du mois de septembre 2018, la banque d’investissement américaine Morgan Stanley annonça une crise financière pour l’année 2020 et, dans une lettre à ses actionnaires du mois de mars de cette année, le PDG de la multinationale de gestion d’actifs financiers « BlackRock », Laurence D. Fink, déclare être « modérément optimiste, se préparant d’ores et déjà à de nouvelles acquisitions avantageuses. » (FT)
Mis à part les conséquences socioéconomiques désastreuses qu’une telle concentration de pouvoir engendrera, ses implications sur la liberté individuelle s’annoncent d’ores et déjà dantesques.
Ce sont le « confort et la sécurité des citoyens » qui sont au centre des préoccupations du projet KDTI « Known Traveller Digital Identity » du « World Economic Forum », co-développé avec le « Département de la sécurité intérieure des Etats-Unis », dont le rapport vient d’être publié sous l’appellation « KTDI White Paper » le 26 mars dernier sur son site internet. The show must go on.
Mandaté par l’organisation à but non lucratif, la multinationale de conseil et de technologie américaine « Accenture », anciennement « Arthur Andersen », 435'000 collaborateurs dans 120 pays, figurant parmi les 500 entreprises les plus importantes de la planète, selon Forbes, dont 98 des 100 plus importantes entreprises sont clients, vient de terminer son rapport.
Retour en arrière. Lors de sa réunion annuelle à Davos au mois de janvier 2018, le WEF annonçait, sans grande publicité, que le gouvernement canadien s’apprêtait à « souhaiter la bienvenue sans formalités douanières fastidieuses à certains voyageurs volontaires, et sans doute privilégiés, grâce aux progrès de la biométrie (1) et de la technologie de chaîne de blocs (blockchain) (2) ». Le programme KTDI, développé sous le patronat du WEF, est devenu réalité, pour le gouvernement canadien, en collaboration avec la compagnie « Air Canada », un système de contrôle d’identité centralisé dont bénéficieront les voyageurs, encore une fois, à titre volontaire, bien entendu.
Quoi que, les responsables du programme estiment tout de même que ce nouveau « prototype » de « border-crossing experience » volontaire pourrait bien devenir une réalité pour l’ensemble des voyageurs, grâce à la collaboration « des leaders des secteurs privés et publics », car « un des objectifs à long terme serait la mise en réseau de données utiles concernant la santé, l’éducation, la situation financière, ainsi que des thématiques diverses, telles que par exemple l’aide humanitaire ou des élections parlementaires (rapport). » Par ailleurs, le gouvernement néerlandais et la compagnie « KLM » se sont également laissés séduire par la « border-crossing experience ».
Les standards technologiques, utilisés pour une telle surveillance volontaire, seront fournis par le « World Wide Web Consortium » W3C, un organisme de standardisation à but non lucratif, décidément, fondé en 1994 au « Massachusetts Institute of Technology » MIT à Boston, chargé de promouvoir la comptabilité des technologies du « World Wide Web », comprenant 435 entreprises partenaires, le partenariat public-privé, dont Microsoft, Apple et Google (Wikipedia).
Bien avant la publication du best-seller « 1984 » de l’écrivain britannique George Orwell, alias Arthur Blair, en 1949, c’est en 1932 déjà que son compatriote Aldous Huxley publia la sienne de « dystopie, randienne » dirait-on aujourd’hui, « Brave new world », une boutade shakespearienne.
C’est au sein de l’état mondial que cela se passe, en l’an 632 AF (après Henry Ford), dans lequel l’interdiction de l’enseignement de l’histoire, matière déclarée obsolète car anéantie par la « Guerre des neuf Ans », sert de garde fous contre toute individualisation de la pensée.
Le « soma », un puissant psychotrope, dénué de tout effet secondaire indésirable, est administré aux travailleurs en fin de journée, une potion, favorisant la cohésion de la société grâce à la consommation régulière duquel chaque élément se sentirait heureux et ne revendiquerait rien, se contentant de leur appartenance à une des cinq classes sociales prédéfinies.
Les êtres humains sont exclusivement fabriqués en laboratoire et la sexualité est considérée comme un passe-temps, dont la durée des relations entre de multiples partenaires doit être strictement limitée, pour éviter le risque de contournement d’une reproduction qui échapperait au conditionnement réglementaire.
Aux embryons des castes inférieures est administré une dose d’alcool, censée entraver leur développement et leur amour propre permettant de mieux les intégrer dans le processus de la production.
Les castes supérieures
• L’élite dirigeante des « Alpha » est constituée d’êtres grands, beaux et intelligents.
• Le groupe des « Beta » représente la caste des travailleurs intelligents, conçus pour des tâches essentielles pour le bon fonctionnement de la société.
Les castes inférieures
• Les « Gamma » représentent la classe moyenne.
• Les « Delta » représentent les castes les plus basses, occupées à des fonctions rudimentaires, dont l’apparence physique est programmée pour être laide
Subdivisés en « Plus » et « Moins », chaque caste est conditionnée de sorte à ce que chacun de ses membres s’estime dans une position idéale par rapport à ses pairs et l’ensemble de la société, garantissant ainsi la stabilité.
L’enseignement « hypnopédique » dont chaque enfant bénéficie, une méthode reposant sur la théorie que l’Homme peut apprendre en dormant, permet de créer une morale commune profondément ancrée dans le subconscient, perpétuant le mépris des classes tout en reconnaissant la nécessité de leur existence. (Wikipedia)
Toute ressemblance avec des événements passés ou présents est fortuite.
(1) La biométrie (mesure du vivant) représente l’étude quantitative des êtres vivants, grâce à des techniques de reconnaissance, d’authentification et d’identification, se servant de caractéristiques physiques est comportementales. (Wikipedia)
(2) « Blockchain » une technologie de stockage et de transmission d’informations sans organe de contrôle à l’aide de la technique de la cryptographie (Wikipedia)
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En l’espace de deux semaines les gouvernements de la terre entière ont réussi à ficeler des plans de sauvetage économique de dimensions astronomiques. Bien sûr que non. Ces plans sont dans les tiroirs des chancelleries depuis quelque temps déjà. Il n’est pas nécessaire d’en avoir la preuve formelle, car ils se ressemblent tous comme deux gouttes d’eau.
A l’instar des deux crises financières précédentes, la crise dite « bulle internet » en mars 2000 et la crise des « subprimes » en 2008, ils sont tous basés sur un redémarrage hypothétique de l’activité économique par la stimulation monétaire, redémarrage qui n’aura pas lieu, une fois de plus, faute de pouvoir d’achat, censé créer la demande. Le niveau des salaires américains, en termes de pouvoir d’achat, est au niveau de 1978.
La croissance économique des derniers vingt ans est donc entièrement construite sur la création monétaire, conduisant à une situation « catch 22 » inédite dans les pays industrialisés, des dettes souveraines, surtout aux Etats-Unis, hors de contrôle, à la notable exception des pays exportateurs comme la Chine, l’Allemagne et, bien-sûr la Suisse, ainsi que des dettes industrielles et privées à des niveaux insoutenables.
A chaque crise le problème s’aggrave. Le dernier plan de sauvetage s’ajoutera à la dette souveraine des Etats-Unis, et de tous les pays qui en proposent un, dette cumulée qui était de l’ordre de 23'400 milliards USD au mois de février de cette année, ou 5'600 milliards en l’an 2000, le temps de la première crise financière de ce siècle, pour comparaison, ce qui ne serait absolument pas un problème si les secteurs industriel et privé n’étaient pas endettés en même temps à leur tour.
Dans un premier temps, le gouvernement américain présente au Congrès un pavé de 900 pages, sans doute écrit à la hâte en l’espace de quelques jours, contenant des mesures d’aide de 2'200 milliards USD, mélangeant pêle-mêle, dans le même paquet, les miettes pour les citoyens, une indemnité de 1'200 USD par adulte ou 3'000 USD par famille, indemnités qui ne feront pas long feu, avec des facilités de crédit de 500 milliards USD pour les grandes entreprises, dont la société « Boeing », qui ne réussit même plus à faire voler ses avions sans accident, qui recevra 17 milliards USD, 350 milliards USD pour les petites et moyennes entreprises et 100 milliards pour les hôpitaux, un « compromis global », à prendre ou à laisser. (swissinfo)
L’assurance chômage sera approvisionnée avec 250 milliards USD supplémentaires, qui seront épuisés en peu de temps, compte tenu des 6,6 millions de chômeurs nouvellement inscrits. Le chômage partiel ne faisant pas partie de l’esprit entrepreneurial américain on se demande quelles « sorties de trésorerie », du moins des entreprises aux activités « non essentielles » dont les machines pour une bonne partie sont à l’arrêt, justifieraient une aide de 850 milliards USD, à moins qu’elles n’aient plus de trésorerie, mais des dettes.
Ce plan de sauvetage, inédit par son opacité et son ampleur, est concocté par le Secrétaire du Trésor, l’ancien banquier d’affaires, Steven Mnuchin, profiteur de la crise financière dite crise des « subprimes » en 2008 (1) et fossoyer du troisième groupe de distribution américain « Sears » en octobre 2018 en sa qualité d’investisseur et membre du conseil d’administration du « Hedge Fund » « ESL Investments » (2).
Le fait que celui qui a failli faire capoter le projet du président Trump, est un des députés républicains les plus réactionnaires de la Chambre des représentants, Thomas Massie de l’état du Kentucky, est tout de même le comble de l’ironie. Objectant que « le projet confère trop de pouvoirs à la Réserve Fédérale et contient trop de mesures peu pertinentes » il a allègrement grillé la politesse aux députés démocrates.
Heureusement, le Congrès a fini par signer les yeux fermés, sous la houlette de la sinistre Présidente démocrate, Nancy Pelosi et le docile sénateur Chuck Schumer, avec l’appui, il faut bien le dire, de la guilde progressiste, la députée new-yorkaise Alexandria Ocasio-Cortez et la députée du Minnesota, Ilhan Omar, ainsi que le sénateur du Vermont, Bernie Sanders, qui pense que « ce n’est pas le bon moment pour faire le forcing pour « Medicare for all ». Ce sera pour plus tard. »
Le Président Donald Trump a d’ores et déjà exclu l’instauration d’une commission de surveillance, présidée par un inspecteur général, contredisant royalement Mrs. Pelosi, qui, tout en taxant Donald Trump de « président dangereux, qui a choisi d’ignorer la dangerosité du « Coronavirus » », compte, elle, bien faire instaurer une telle commission par la « Chambre des représentants », commission qui « sera en charge de surveiller le bon déroulement de l’allocation des fonds ». « Notre prochain objectif sera la reprise de notre économie avec des emplois bien rémunérés qui mèneront notre pays vers un avenir plus brillant. » Le Congrès reprendra ses travaux le 20 avril prochain.
Le député Massie n’a pas tort quand il questionne le rôle de la « Réserve Fédérale ». Bien qu’elle ait déjà amplement approvisionné l’économie avec 3'000 milliards USD, les dernières deux ou trois semaines, en achetant des bons du trésor, elle n’est, à ce stade, pas intervenu directement, en achetant de la dette commerciale de moindre qualité, ce qui, normalement lui est interdit.
Toutefois, elle semble commencer à le faire quand-même, si on croit le Département du Trésor, qui vient d’établir un fonds de 50 milliards USD, dans le but de compenser d’éventuelles pertes comptables sur des obligations « de moindre qualité » détenus par la « Fed ». C’est un peu le principe du système de réserves fractionnaires des banques commerciales. Seulement la « Réserve Fédérale » n’est pas une banque commerciale. Normalement.
La semaine passée, le Secrétaire du Trésor, Steven Mnuchin, avait annoncé qu’une partie de 2'200 milliards USD, prévus pour l’économie, dont les miettes pour la plèbe, soit 450 milliards USD seront mis à disposition de la « Réserve Fédérale » pour la création monétaire, ce qui permettra à la dernière d’acheter un bric-à-brac de dettes commerciales pour la somme de 4'000 milliards USD supplémentaires, fidèle au principe de la planche à billets, ce qui, selon les experts qui comptent ne suffira probablement pas.
Le responsable des investissements de la firme new-yorkaise « Guggenheim Partners », qui conseille également la « New York Federal Reserve », estime que les 450 milliards USD que les finances publiques mettent à disposition de la Banque Centrale, ne suffiront probablement pas. Il pense que 2'000 milliards USD devraient éventuellement faire l’affaire.
Il faut garder à l’esprit que la « Réserve Fédérale » a cessé sa politique monétaire restrictive au mois de septembre de l’année passée déjà et injecte depuis régulièrement des sommes astronomiques dans le système bancaire. (3)
Ceux qui comptent sur une introspection de la part des gardiens du système se trompent lourdement. Ce que nous prépare le Secrétaire du Trésor, Steven Mnuchin, ne manque pas de sel, puisqu’un des protagonistes majeurs de ce programme de rachat de dettes commerciales par la « Réserve Fédérale » est la société de gestion d’actifs financiers « BlackRock ».
La firme « BlackRock » qui gère des actifs financiers d’une valeur de 7'000 milliards USD, est notamment spécialisée dans la gestion de capitaux de prévoyance.
Lors de la dernière crise financière des « subprimes » en 2008, le Secrétaire du Trésor de l’époque, Henry Paulson, et le Président de la « Federal Reserve Bank of New York » de l’époque, futur Secrétaire du Trésor de l’administration Obama, Timothy Geithner, s’adressèrent à Larry Fink, PDG de « BlackRock », en lui confiant le mandat d’évaluer, en utilisant le système électronique d’analyse d’actifs financiers « Aladdin » (Asset, Liability, Debt and Derivative Investment Network), pour le compte du Département du Trésor, la valeur des « structures d’investissements collectifs » pourries (subprimes), accumulées par les banques.
Basé sur ses propres évaluations (Aladdin), la firme avait acquis, par ailleurs, une bonne partie de ces titres (junk) pour son propre compte, pour les revendre sur le marché par la suite avec un bénéfice appréciable. Avant ce mandat gouvernemental « BlackRock » était un acteur moyen parmi les géants de « Wall Street », une boutique.
Dans le cadre de l’actuel programme de rachat de dettes commerciales « douteuses » par la Reserve Fédérale, « BlackRock » figure donc à nouveau parmi les firmes qui conseillent le gouvernement américain (Bloomberg).
Dans une lettre à ses actionnaires Larry Fink se montre par ailleurs « prudemment optimiste en ce qui concerne les marchés financiers » et se « prépare déjà à de nouvelles acquisitions ».
La crise du « Coronavirus » n’est pas une crise sanitaire, c’est une crise systémique. Elle est en gestation depuis vingt ans. Elle est certes déclenchée par la circulation d’un virus, mais elle aurait pu être déclenchée par n’importe quel autre phénomène, c’était une question de temps.
(1) En 2009, en pleine crise financière, un groupe d’investisseurs, sous la direction de Steven Mnuchin, comprenant le milliardaire hongrois George Soros, Michael Dell (Dell Computers), les financiers John Paulson et James Christopher Flowers, avaient saisi l’occasion de la crise pour acheter à l’agence gouvernementale « Federal Deposit Insurance Corporation » une des nombreuses banques en faillite, reprises par les pouvoirs publics, la banque californienne « Indimac », pour 1,3 milliards USD cash (valeur de la transaction 13,9 milliards USD) (Huffpost), empochant à titre personnel (Mnuchin) la coquette somme de 200 millions USD (Bloomberg), tout en réussissant le tour de passe de laisser les dettes irrécupérables à la collectivité publique. Avant de la revendre en 2015 sous le nom de « OneWest Bank » avec un juteux profit pour les investisseurs, Steve Mnuchin, faisait partie de son conseil d’administration, sous la responsabilité duquel la banque procédait à 36'000 saisies immobilières, jetant à la rue des dizaines de milliers de familles californiennes.
(2) Entre 2011 et 2015 le troisième groupe de distribution américain « Sears », en difficulté financière, fut détenu à 60% par le « Hedge Fund » « ESL Investments », dirigé par le financier Edward Scott Lampert au sein du conseil d’administration duquel figurait également Steven Mnuchin. Il se trouve qu’à la suite de la faillite de « Sears », un groupe d’actionnaires minoritaires intentait un procès contre quelques membres du conseil d’administration, dont Lampert et Mnuchin, pour ce qu’on appelle dans les cercles financiers « asset stripping ». Le principe est simple. Avant de laisser couler une entreprise on la vide de sa substance en vendant à vil prix, par exemple de biens immobiliers, à des hommes de paille.
(3) https://bhubacher.blog.tdg.ch/archive/2019/09/25/crise-de-liquidite-301074.html