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1.4.00
Le Chemin de fer Bodensee- Toggenburg (BT) a réalisé trois pour cent de plus de recettes l'an dernier en trafic voyageurs. Il ressort en outre du communiqué du BT qu'il a enregistré 94 millions de personnes/kilomètres. Il occupe ainsi le troisième rang des chemins de fer en Suisse, derrière les CFF et le BLS. Les produits de transport réalisés sont supérieurs au budget, alors que les coûts correspondent à l'enveloppe budgétaire.
3.4.00
Les CFF réalisent un ouvrage important de Rail 2000 à la gare principale de Zurich. Il s'agit du nouveau raccordement de la ligne de Wipkingen à la gare principale, qui sera mis en service en 2005. Les ponts situés avant l'entrée en gare permettent de séparer les courants de trafic régionaux et interrégionaux et d'augmenter ainsi les capacités d'absorption de celle-ci pour Rail 2000. Les CFF communiquent que les travaux commenceront en juin 2000. Le nouveau raccordement de la ligne de Wipkingen doit être achevé au plus tard en 2005. La longue période de travaux s'explique par le fait que le nouveau pont, d'un coût de quelque 118 millions de francs, doit être construit sans interruption de l'exploitation ferroviaire. A la question de savoir comment cela était possible, la porte-parole des CFF a répondu qu'il était nécessaire de construire tout d'abord un pont provisoire. Les CFF tiennent en outre à préciser que cet ouvrage, qui a reçu le feu vert du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC) le 31 mars, était indispensable, indépendamment des discussions en cours concernant la nouvelle gare située à la hauteur de la poste de la Sihl et du viaduc de Wipkingen. Les CFF ont stoppé le projet controversé suite à différentes oppositions. Une initiative demande même son abandon et la construction d'une seconde gare souterraine RER en remplacement. Le canton de Zurich fait présentement le point de la situation avec les CFF et étudie d'autres solutions.
4.4.00
Le secteur Cargo des CFF a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 1,1 milliard de francs l'an dernier, comparé à 0,864 milliard l'année précédente, a déclaré Benedikt Weibel, le PDG des CFF, aux médias. Ces chiffres ne sont cependant pas directement comparables, car les CFF fournissent des prestations à la faveur de la réforme ferroviaire que d'autres chemins de fer effectuaient auparavant. Le transport des marchandises au Gothard fonctionne à plein régime. Si la moyenne journalière était de 120'000 à 135'000 tonnes l'an dernier, elle varie cette année entre 135'000 et 150'000 tonnes. Et ce, alors que le nombre de trains en circulation est inférieur. Il faut cependant savoir que les CFF transportent trois fois plus de bois cette année que l'année dernière en raison des dégâts causés par l'ouragan «Lothar».
4.4.00
Les Transports urbains de la ville de Berne (SVB) ont présenté leur nouveau concept de transport destiné aux personnes handicapées. Des annonces par haut-parleur et des panneaux d'information sont installés aux points d'arrêt qui améliorent sensiblement la situation en particulier pour les personnes qui ne connaissent pas les lieux ainsi que pour les personnes malvoyantes et malentendantes. Le conseiller communal Alfred Neukomm (PS) a résumé la situation en déclarant que près d'un million de personnes connaîtraient des difficultés en utilisant les transports publics en raison d'un handicap physique. Les SVB s'efforcent, depuis des années, d'aménager leurs véhicules de manière à ce qu'ils puissent être utilisés également par les personnes handicapées. C'est ainsi qu'ils disposent de 71 véhicules équipés de rampes pour chaises roulantes, le plus important parc de bus et de trolleybus en Suisse actuellement. Selon Alfred Neukomm, des véhicules à plancher surbaissé et équipés de rampes et de places pour les personnes se déplaçant en chaise roulante remplaceront les bus actuels d'ici 2009. Il est prévu de remplacer également les trams d'ici 2020. L'information sera aussi améliorée aux points d'arrêt. C'est ainsi que les passagers seront informés du prochain départ et de dérangements éventuels survenus sur le réseau.
5.4.00
Les travaux de construction de la nouvelle ligne ferroviaire à double voie entre Salquenen et Loèche ont commencé. Le chantier des CFF s'insère dans le concept autoroutier prévu dans la région du bois de Finges entre Sierre et La Souste. Le coût des travaux s'élève à 240 millions de francs. La nouvelle ligne, longue de 7 kilomètres, longe la rive droite du Rhône et est constituée pour l'essentiel de tunnels, comme l'a indiqué Eric Pointet, le responsable des travaux des CFF, aux médias. Le tronçon Salquenen- Loèche formait le dernier maillon de ligne à voie unique de la ligne du Simplon. Les travaux de construction proprement dits ont commencé à Varonne VS, après plusieurs mois d'installation des chantiers. Deux tunnels et deux ponts seront construits.
6.4.00
La présence commerciale des CFF sur le marché est redéfinie sur la base des futurs besoins de l'exploitation et du potentiel de clients en trafic voyageurs. L'éventail des possibilités peut aller de la gare dont les guichets sont desservis par du personnel CFF à la halte sans personnel équipée de distributeurs de billets en passant par des négoces «avec» proposant aussi bien des produits de consommation courante que des titres de transport ferroviaires. Le présence des CFF sur le marché, telle qu'elle a été revue, résulte des développements techniques qui permettent de commander à distance les appareils qui règlent la circulation des trains dans les gares de faible et moyenne importance. Il est d'ores et déjà acquis qu'une cinquantaine de petites gares à tout le moins seront transformées en négoces «avec.» ces prochaines années. Les CFF suivent, d'une manière générale, une stratégie offensive en trafic régional voyageurs. C'est ainsi que l'entreprise entend renforcer sa présence sur ce marché ces prochaines années en proposant au moins cinquante nouveaux points d'arrêt des trains, des liaisons plus fréquentes et plus rapides, ainsi qu'un accès simplifié à l'offre de transports publics. La nouvelle génération de distributeurs de billets comprend pratiquement l'assortiment complet de billets et accepte tous les moyens de paiement courants. La commande d'une nouvelle série de distributeurs est en préparation. Le service téléphonique fonctionnant 24 heures sur 24, le site Internet ainsi que les numéros d'appel particuliers (écho de la clientèle, ponctualité des trains le jour même, centre d'appel pour détenteurs d'abonnements généraux et d'abonnements à demi-prix) ont sensiblement amélioré les possibilités de contact avec les CFF ces dernières années. Les CFF assurent une présence personnalisée dans 447 points d'arrêt, sur un total de 756. Les 309 autres points d'arrêt restants ne sont pas desservis par du personnel.
8.4.00
Les Transports urbains de la ville de Lucerne (VBL) ont atteint un taux de couverture des coûts de 62,04 pour cent en 1999 et dépassé ainsi légèrement l'objectif de 60 pour cent qui leur avait été fixé. Ils ont transporté 38,8 millions de passagers. Il ressort de leur rapport d'activité que le nombre de passagers transportés ne peut être comparé avec celui de l'année précédente (47,2 millions) en raison d'un système de comptage différent. Les quatre cinquièmes des passagers sont des abonnés. Les deux tiers des passagers ont utilisé un trolleybus, un tiers un bus. Chacun des 148 véhicules a parcouru plus de 44'000 kilomètres. Les charges des VBL se sont élevées à 54,44 millions de francs. Le manque à gagner de 22,57 millions de francs est pris en charge par les pouvoirs publics. Il est de près de deux millions plus élevé qu'en 1998. Quant aux produits de transport, ils ont atteint 29,83 millions de francs (+ 300'000 Fr.).
11.4.00
La commission des transports du Conseil national rejette l'introduction générale de la vitesse de 30 km/h dans les localités. Par 14 voix contre 3 et 6 abstentions, elle recommande au Conseil national de rejeter l'initiative «Rues pour tous», comme l'a proposé le Conseil fédéral. Elle partage en effet dans sa majorité l'avis du gouvernement, qui considère que la vitesse de 30 km/h restreindrait par trop la mobilité et serait liée à d'importantes charges en raison des exceptions qu'il serait nécessaire d'accorder. Selon le communiqué des services du Parlement, la commission s'est cependant prononcée en faveur d'une simplification de la procédure visant à l'introduction de zones de circulation limitées à 30 km/h. Elle est également d'avis que la Confédération devrait davantage soutenir les cantons financièrement pour favoriser la mise en place de mesures visant à réduire la vitesse. La commission entend en outre examiner si des éléments de l'initiative pourraient être intégrés dans la révision de la loi sur la circulation routière qui a été approuvée par le Conseil des Etats. Elle est par ailleurs entrée en matière sur ce projet de loi sans opposition. Un projet qui prévoit en particulier de nouvelles exigences pour les nouveaux conducteurs afin d'améliorer la sécurité routière. L'examen de détail n'est pas encore achevé.
12.4.00
Les CFF étendent leurs prestations en faveur des voyageurs à mobilité réduite en mettant en place un centre d'appel. Situé à Brigue, ce service sera opérationnel à partir du changement d'horaire de fin mai. Le but poursuivi est de proposer à la clientèle un seul service comme interlocuteur, pour l'ensemble des prestations de transport. Le centre d'appel peut être atteint téléphoniquement en composant un numéro gratuit 0800. Six collaboratrices et collaborateurs trilingues répondent aux appels dans un premier temps. Il est prévu, dans la mesure du possible, de faire appel à des collaboratrices et à des collaborateurs à mobilité réduite afin de mieux saisir les besoins des personnes concernées. Comme jusqu'ici, 123 gares disposant de l'équipement nécessaire proposent leurs services aux personnes handicapées. Une nouveauté cependant: ces gares sont désormais desservies durant toute la durée du service ferroviaire. L'amélioration est d'importance. Une gare comme celle de Genève ne proposait ses services aux personnes à mobilité réduite que jusqu'à 19h45 jusqu'ici. Le nombre de gares disposant de l'équipement nécessaire sera augmenté si cela s'avère opportun.
12.4.00
Le groupe de projet "EasyRide" chargé d'étudier la réalisation de la télébillettique pour les chemins de fer suisses est optimiste quant aux résultats des essais qui seront entrepris sur le terrain. Une enquête de marché a révélé que le système est bien accepté par la clientèle. Ce n'est en revanche pas le cas du personnel ferroviaire. La commission de pilotage du projet mis en route en 1998 par les CFF, la Poste (Car postal) et l'Union des transports publics a tiré un premier bilan. Les CFF ont indiqué dans leur communiqué que les tests effectués lors de la première phase du projet pour remplacer les billets en papier utilisés jusqu'ici avaient donné lieu à des résultats positifs. Les clientes et les clients disposant d'une carte EasyRide peuvent utiliser les transports publics sans acheter de billets au préalable. Les déplacements sont en effet saisis par des lecteurs électroniques lorsque le client pénètre dans un véhicule ou en sort. Des factures sont dressées mensuellement. Celle ou celui qui ne souhaite pas payer ses déplacements après coup a la possibilité d'opter pour une autre variante: le billet électronique. Celui-ci permet au client de charger son déplacement sur le porte-monnaie électronique de son billet «E». L'étude de marché réalisée a révélé que 70 pour cent des personnes interrogées passeraient au billet électronique et que 30 pour cent pensaient utiliser les transports publics plus fréquemment qu'avant. Les personnes interrogées apprécient avant tout le fait qu'il n'y a plus besoin d'aller acheter son billet, d'où un gain de temps et la possibilité de voyager de manière plus indépendante. Le premier test sur le terrain sera effectué cette année encore à Genève. Le nouveau système sera testé également à Bâle, au début de l'année 2001. De l'avis des CFF, les Chemins de fer allemands SA sont également très intéressés à ce projet. Ses responsables estiment que l'accroissement des recettes de transport sera sensible en raison d'une plus forte utilisation des transports publics. Les CFF considèrent en outre que le nouveau projet permettra de réduire l'effectif du personnel et, partant, les coûts. L'introduction du système de manière échelonnée leur permettra de réduire l'effectif du personnel dans le cadre des fluctuations normales. Le Syndicat du personnel des transports (SEV) voit les choses de manière moins positive. Dans son communiqué, il exprime en effet sa crainte de voir les CFF et les chemins de fer privés fermer de nouvelles gares et demande en compensation que le service proposé dans les trains soit développé. Le syndicat demande en outre qu'une étude soit réalisée démontrant les conséquences négatives de EasyRide, en particulier sur les chiffres d'affaires des gares.
12.4.00
Le Conseil fédéral prescrit des normes limites en matière de bruit concernant les aéroports. Il a en l'occurrence opté en faveur des exploitants des aéroports dans le conflit d'intérêts qui les oppose aux riverains en donnant davantage de poids à l'importance économique des sites qu'à la protection des habitants. La limite sonore prévue pour les zones riveraines a en effet été sensiblement rehaussée par rapport au projet mis en consultation. Il en résulte une réduction des coûts liés aux mesures de protection contre le bruit aux aéroports de Genève et de Zurich de 1,1 milliard à 220 millions de francs. Des limitations du service d'exploitation ne sont guère prises en considération. Seule l'interdiction des vols de nuit, qui était jusqu'ici ancrée dans la concession d'exploitation des aéroports, est nouvellement stipulée dans l'ordonnance. Elle prévoit le maintien de l'interdiction des vols de nuit de 24 heures à 5 heures pour les aéroports de Genève, Bâle et Zurich et de 23 heures à 6 heures pour les aéroports régionaux de Berne-Belp et Lugano-Agno. La limite sonore applicable aux zones d'habitation riveraines a cependant fait l'objet de vives discussions ces derniers temps. Il faut savoir que cette limite est décisive pour déterminer les zones dans lesquelles des fenêtres antibruit doivent être installées, des indemnisations peuvent être demandées par les propriétaires d'immeubles et où aucune nouvelle habitation ne peut être construite. Or, il s'avère que le Conseil fédéral rehausse maintenant la limite sonore applicable aux plus grandes zones, soit aux zones d'habitation et aux zones destinées à l'implantation d'installations publiques: la limite diurne est désormais fixée à 65 décibels au lieu des 60 décibels prévus dans le projet mis en consultation. Ce qui apparaît comme une modification mineure a en fait des conséquences graves dues aux lois de la physique: cinq décibels de plus permettent trois fois plus de mouvements d'avion, à source sonore égale. La valeur limite est ramenée à 57 décibels de 22 à 24 heures et de 5 à 6 heures, conformément au projet mis consultation. Le mode de calcul a toutefois été modifié: la valeur porte désormais sur l'ensemble des trois heures et non plus sur les trois heures considérées séparément. Cela signifie que des pics sonores sont tolérés, d'où une réduction des coûts liés aux mesures de protection. L'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage les estiment à 220 millions de francs au lieu de 1,1 milliard de francs prévu dans le projet mis en consultation.
13.4.00
La quantité de marchandises transbordées en 1999 dans les ports du Rhin bâlois s'est élevée à 7'447'850 tonnes. D'où un recul de 8,2 pour cent par rapport à l'année précédente causé essentiellement par les fortes fluctuations du niveau des eaux enregistrées durant les mois de février, mai et juin, et par la diminution des importations de carburants et de mazout. Considérés séparément, les ports de Bâle-Ville et de Bâle-Campagne ont enregistré une évolution respective de + 5 et de - 17,6 pour cent.
13.4.00
L'Association de lutte contre les émissions du trafic aérien (SSF) considère comme scandaleuse la décision prise par le Conseil fédéral s'agissant des limites sonores. Il ressort de son communiqué que le Conseil fédéral a, de manière unilatérale, pris en considération les intérêts des aéroports, des milieux économiques et de la clientèle des compagnies aériennes et que la protection des riverains contre les conséquences nuisibles dues au bruit n'a plus beaucoup d'importance dans l'optique du gouvernement. Les Verts zurichois considèrent que les riverains se voient ainsi spoliés de plusieurs centaines de millions de francs et que la forte hausse de la valeur limite décrétée en matière de bruit est un véritable camouflet qui leur est infligé. En l'occurrence, le Conseil fédéral représente à l'évidence les intérêts des milieux économiques qui veulent faire de l'aéroport de Zurich une gigantesque plaque tournante aérienne. De l'avis des Verts, la loi sur la protection de l'environnement est vidée de sa substance à l'échelon de l'ordonnance. Selon la loi, les valeurs limites doivent être basées uniquement sur les critères déterminants en matière de protection. Les milieux économiques bénéficient de suffisamment d'allégements au niveau de la législation sur la protection de l'environnement, lors du traitement isolé des cas qui se présentent.
13.4.00
Le gouvernement du canton des Grisons a approuvé le raccordement ouest du contournement du village de Saas, dans le Prättigau. Le contournement de Saas peut ainsi être présenté à la Confédération en vue de l'obtention d'une subvention fédérale. Devisé à 234 millions de francs, il constitue un élément de l'important projet de construction routière dans le Prättigau, entre Küblis et Klosters. La chancellerie cantonale communique que l'ouvrage sera réalisé par étapes, pour des raisons financières. Les premiers chantiers du contournement de Saas devraient être aménagés en 2002, de sorte que les travaux pourront être achevés par le percement d'un tunnel en l'an 2006.
13.4.00
Les Alpes suisses n'ont jamais enregistré autant de passages de camions qu'en 1999. 1,318 millions de poids lourds ont en effet franchi un des quatre passages alpins, soit 80'000 ou 7 pour cent de plus que l'année précédente. Le fret sur le rail a en revanche légèrement régressé. Quelque 5000 camions ont franchi quotidiennement un passage alpin. Le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC) précise que 80 pour cent ont emprunté l'axe du Gothard, que plus de 50 pour cent ont circulé en transit à travers la Suisse et que près de 65 pour cent des véhicules étaient immatriculés à l'étranger. Si le fret routier à travers les Alpes a augmenté de 7 pour cent en 1999, le fret ferroviaire s'est, pour sa part, comprimé de 2 pour cent. Le rail, qui a perdu 2 pour cent de part de marché par rapport à 1998, détient encore 69 pour cent du total. Le DETEC ajoute que cette évolution ne peut être modifiée qu'au travers des accords bilatéraux sur les transports terrestres. Ceux-ci mettront en effet un terme à la circulation presque gratuite des poids lourds à travers la Suisse et permettront d'assurer le financement des nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes (NLFA). Il est un fait que la politique des transports plébiscitée par le peuple suisse en votation populaire ne peut être mise en œuvre sans les accords bilatéraux. Les chiffres portant sur les transports à travers les Alpes émanent du Service d'étude des transports du DETEC, qui recense le trafic chaque année. Ces recensements sont opérés en étroite collaboration avec les cantons d'Uri, des Grisons, du Tessin et du Valais.
13.4.00
Trop tôt pour respirer de soulagement» écrit l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage à propos des prévisions concernant l'évolution de la qualité de l'air jusqu'en 2020 en Suisse. Si les émissions de gaz toxiques «classiques» diminuent, celles du gaz responsable de l'effet de serre augmentent en raison de l'accroissement du trafic. Ledit office a, en 1995 déjà, présenté un rapport sur l'évolution des émissions de gaz toxiques dues au trafic routier de 1950 à 2010. Il a présenté ses prévisions actualisées jusqu'en l'an 2020 sur la base des normes plus strictes adoptées par l'UE pour les gaz d'échappement, en admettant que la Suisse emboîtera le pas, et de l'introduction de la redevance poids lourds liée aux prestations. Des progrès ont été enregistrés au cours de ces trente dernières années en ce qui concerne les gaz toxiques classiques, tels les hydrocarbures, l'oxyde d'azote, le plomb et la suie. La quantité d'oxyde d'azote provenant des gaz d'échappement des véhicules a baissé de 120'000 tonnes en 1985 (année record) à 50'000 tonnes aujourd'hui. Celle des hydrocarbures de 140'000 tonnes (1980) à 28'000 tonnes. S'agissant du plomb et de la suie, leur quantité a aussi fortement baissé de respectivement 1500 et 3500 tonnes en 1970 à 4 et 1600 tonnes aujourd'hui. Ces réductions ont été rendues possibles grâce à des normes plus strictes pour les gaz d'échappement et à l'amélioration de la qualité des carburants. La pollution due au gaz d'échappement des véhicules routiers devrait retomber au niveau enregistré en 1955, voire 1950 pour certains gaz toxiques, d'ici à l'an 2020, pour autant que des mesures plus strictes soient prises, telle l'adoption des normes de l'UE. Le trafic routier contribue dans une large mesure à la production des poussières fines. De telles poussières sont en effet contenues dans les gaz d'échappement des moteurs diesel, dans les résidus produits par le frottement des freins, des pneus et des surfaces de roulement.
14.4.00
Les comptes 1999 des Transports urbains de Lucerne (VBL) bouclent par un déficit de 22,56 millions de francs. Les recettes et les charges se sont en effet élevées respectivement à 31,87 et 54,43 millions de francs. Le déficit porté au budget s'élevait à 22,27 millions de francs. La situation est devenue plus difficile pour les transports publics, de sorte que le résultat peut être considéré comme bon, est-il relevé dans le communiqué des VBL. Le nombre de passagers transportés a baissé de 303'000 ou 0,8 pour cent pour s'établir à 38,78 millions. Le recul a été particulièrement marqué sur la ligne de trolleybus no 1, la diminution ayant atteint 3,7 pour cent. Cette évolution est due principalement aux augmentations de prix opérées et - en ce qui concerne la ligne 1 - également aux travaux en cours à Obernau.
17.4.00
La qualité de l'air en Suisse centrale s'est améliorée, mais elle n'est pas ce qu'elle devrait être. Les centres urbains souffrent du bioxyde d'azote et des poussières fines. Si l'impact de l'ozone n'a pas été aussi marqué que l'année précédente, c'est uniquement en raison d'une période estivale moins ensoleillée que d'habitude. Les responsables de l'environnement des cantons de Lucerne, Uri, Schwyz, Obwald, Nidwald et Zoug ont présenté leur rapport sur la qualité de l'air en 1999. Ils entendent continuer à améliorer la qualité de l'air ces prochaines années en collaborant. L'air contient une trop grande quantité de poussières fines en de maints endroits. La limite retenue pour la norme annuelle n'a pas été respectée dans les villes et les localités importantes. Les stations de mesure situées hors de ces localités ont en revanche enregistré des valeurs inférieures. La valeur limite a été dépassée jusqu'à 30 fois en moyenne quotidienne. C'est la première fois que les poussières fines ont fait l'objet de mesures dans toute la Suisse centrale. Des quantités élevées sont recensées en particulier en hiver, lors de froides journées. Les poussières fines sont susceptibles de favoriser les maladies pulmonaires, telles l'asthme et la bronchite. Les valeurs limites, en moyenne annuelle et journalière, de bioxyde d'azote ont parfois été dépassées à certains endroits où le trafic est particulièrement dense en site urbain.
17.4.00
La saison d'hiver 1999/2000 a été satisfaisante pour les entreprises de transport à câbles en Suisse. Le bilan provisoire du transport des passagers laisse entrevoir un accroissement du chiffre d'affaires de 39 millions de francs ou de 6 pour cent par rapport à l'année précédente. L'évolution du chiffre d'affaires, qui a atteint 690 millions de francs au total, a varié selon les régions. C'est ainsi que des entreprises sises dans les cantons des Grisons, de la Suisse orientale et, en partie, de la Suisse centrale ont enregistré un léger accroissement de leur chiffre d'affaires, alors que d'autres sises en Suisse centrale et au Tessin ont vu leur chiffre stagner, voire baisser légèrement. En revanche, les entreprises de l'Oberland bernois et du Valais ont, pour certaines, fait d'excellentes affaires. Les entreprises de la région de Grindelwald-First ont même établi un nouveau record hivernal. La saison hivernale est très importante pour les entreprises de transport à câbles, puisqu'elles réalisent en moyenne 84 pour cent de leur chiffre d'affaires annuel.
18.4.00
La protection contre les accidents chimiques peut être améliorée au Gothard. L'Office fédéral des routes a en effet approuvé un crédit de 10 millions de francs en vue de la mise en place d'une meilleure protection contre les accidents chimiques à la fin 2001. Les équipes de pompiers affectés à l'autoroute à Göschenen et à Airolo seront renforcées. Quatre personnes seront en permanence de piquet dorénavant. Il est en outre prévu de faire l'acquisition de deux camions équipés pour la lutte contre les accidents chimiques et de quatre véhicules d'extinction universels. La commission d'exploitation du tunnel routier du Gothard et les offices cantonaux de protection de l'environnement répondent de la planification des nouvelles mesures. Il sera également fait appel aux ressources humaines et au matériel en cas d'accident survenant hors de l'autoroute dans toute la zone du Gothard, par exemple sur le réseau des CFF.
18.4.00
Les cantons sont appelés à estimer la demande en matière de déplacements ferroviaires en l'an 2020. Leurs informations serviront à la planification de la seconde étape de Rail 2000 par l'Office fédéral des transports (OFT). Le Conseil fédéral entend approuver le message et l'enveloppe de 5,9 milliards de francs en 2004. La première étape de Rail 2000, dont le plafond financier a été fixé à 7,4 milliards de francs, sera achevée en 2005, a indiqué l'OFT.
20.4.00
Deux trains-prison circuleront dès le début de l'an prochain sur deux axes principaux du réseau CFF. Les CFF équipent à cet effet deux voitures ferroviaires de 22 cellules chacune pour permettre le transfert des détenus entre les cantons. La Conférence des directeurs cantonaux de justice et police vient d'approuver un nouveau contrat réglant le transport des détenus, qui lie les cantons à la «communauté de travail CFF/Securitas» pendant cinq ans. Deux voitures de commande (voiture disposant d'une cabine de commande du train reliée à la locomotive) seront ainsi transformées en voitures-cellules. Chaque train disposera de 22 cellules individuelles équipées chacune de WC. Les deux trains circuleront quotidiennement, du lundi au vendredi, dès le 3 janvier 2001; l'un au départ de Zurich à destination de Bâle et Berne et retour par la voie directe à Zurich, l'autre de Genève à Berne, où la correspondance avec l'autre train sera assurée, et retour à Genève. Les transferts seront assurés par des véhicules routiers spéciaux de ladite communauté de travail. Les détenus seront accompagnés par plusieurs collaborateurs de Securitas. Quelques 20'000 transports de détenus sont effectués chaque année en Suisse.
20.4.00
Car postal Oberland bernois demeure confiant dans l'affaire des concessions pour les lignes de bus de la région d'Interlaken, en dépit d'une décision provisoire en faveur de son opposant, l'entreprise ferroviaire BLS. Car postal Oberland bernois est persuadé d'obtenir à nouveau la concession lors de l'attribution des lignes à compter de 2001. Il ressort de son communiqué que le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC) a pris en l'occurrence une décision provisoire d'attribuer une concession limitée à un an à l'opérateur BLS pour les quatre lignes de bus desservant la région d'Interlaken. La Poste et le chemin de fer se partageaient jusqu'ici le gâteau en deux. L'introduction de la libre concurrence en a fait des concurrents féroces pour la desserte des lignes radiales Beatenberg- Interlaken- Bönigen et Habkern- Interlaken- Iseltwald, ainsi que de la ligne Interlaken- Ringgenberg- Niederried. Le personnel de la Poste souffre momentanément de la situation incertaine dans laquelle il se trouve. Vainqueur de la procédure d'adjudication en janvier 2000, Car postal Oberland bernois peine à comprendre qu'il doive supporter les inconvénients inhérents à la solution intermédiaire, est-il précisé dans le communiqué. La Poste ajoute qu'elle a de bonnes cartes en main: des offres de prix inférieures de 13 à 24 pour cent grâce à une meilleure productivité, tout en respectant les prescriptions légales en matière de personnel et la loi du travail. Questionné sur les reproches faits en la matière, André Dähler, le préposé à l'information de Car postal Oberland bernois, a déclaré qu'ils pouvaient être réfutés. Quant à l'entreprise BLS/Auto SA, elle a pris connaissance avec satisfaction de la décision provisoire du DETEC, selon son communiqué. Cela étant, le BLS et sa filiale Auto SA Interlaken répondent de l'offre sur toutes les lignes pendant une année. L'avenir des lignes de bus, dès l'été 2001, dans la région d'Interlaken dépend de la décision définitive du DETEC.
22.4.00
La société d'exploitation du bac Horgen-Meilen SA, sur le lac de Zurich, a enregistré une croissance du nombre de passages au-dessus de la moyenne en 1999, en dépit des caprices du temps qui ne demeurent pas sans effet sur la marche des affaires. Les bacs ont transporté 2893 véhicules (y compris les passagers), ce qui représente un accroissement de 5,2 pour cent par rapport à l'année précédente. La hausse de trafic extraordinaire enregistrée dès la mi-août a permis de compenser largement le recul dû au mauvais temps des mois de février, mai et juin. La forte augmentation des passages durant le deuxième semestre de l'année est liée aux travaux à la place Bürki en ville de Zurich. La tendance à la hausse n'a, fort heureusement, pas fléchi une fois les travaux achevés. La preuve est apportée, une fois de plus, que les automobilistes qui ont passé aux transports publics après avoir subi les bouchons peuvent être fidélisés.
25.4.00
Le gouvernement cantonal bernois soumet un projet pour décision au Parlement cantonal, dans lequel les points forts du développement des transports publics régionaux durant les périodes horaires 2001 à 2005 sont fixés. Ce projet prévoit toute une série d'aménagements de l'offre de trains et de bus dans le canton, susceptibles de rendre les transports publics plus performants en dépit des mesures d'économies. La principale modification concerne la ligne ferroviaire Thoune- Spiez, sur laquelle des bus devraient désormais circuler en lieu et place des trains régionaux. Les indemnités annuelles du canton et des communes au titre des transports publics régionaux s'élèvent à 162-165 millions de francs.
25.4.00
Les abonnements communautaires de transports publics «Sunnecharte» sont proposés depuis 1998 dans la partie orientale de l'Oberland bernois et «Carte bleue» dans la région de Gstaad/Saanen. Un accroissement réjouissant des ventes 1999 par rapport à 1998 a été enregistré: 720 cartes bleues mensuelles (+ 44 pour cent) et 179 annuelles (-1 pour cent), 5725 Sunnecharte mensuelles (+19 pour cent) et 577 annuelles (+12 pour cent) vendues. Si le billet intitulé «Bödeli», valable pour un trajet, a connu un recul de 11 pour cent, la carte multicourses a en revanche fait un véritable tabac: 28'591 unités vendues (+130 pour cent). Ce type de titres de transport répond manifestement le mieux aux besoins de la clientèle.
25.4.00
Car postal Oberland bernois organise et exploite depuis le 1er janvier 2000 le bus à la demande VivaCarã destiné aux personnes à mobilité réduite sur mandat de la Fondation cantonale bernoise pour le transport des personnes handicapées. Un deuxième bus VivaCarã et le recours au centre d'appel national de Car postal Suisse ont pu être inaugurés la semaine dernière.
25.4.00
La sécurité est qualifiée de «mauvaise» à «très mauvaise» dans un tiers des 25 tunnels routiers examinés en Europe. Le tunnel zurichois du Gubrist obtient la meilleure qualification. Les résultats de l'enquête menée par l'Association internationale des automobilistes et l'Alliance internationale du tourisme ont été présentés à Bruxelles. Des experts indépendants ont examiné la sécurité de 25 tunnels routiers dans huit pays européens en février et mars dernier. Leur verdict est décevant: la qualification «très bonne»n'a pu être décernée nulle part. Huit tunnels, dont celui du Gubrist zurichois, ont obtenu la qualification «bonne». La sécurité est qualifiée de «insuffisante» dans neuf tunnels et de «mauvaise» dans six autres. Le tunnel "Fornaci" en Italie et le tunnel «Alfonso-XIII» en Espagne se sont vus décerner la qualification «très mauvaise». Cinq tunnels ont été examinés en Suisse, dont trois ont obtenu la qualification «mauvaise» en matière de sécurité. Il s'agit des tunnels autoroutiers San Salvadore, près de Lugano, et des tunnels Isla Bella et Crapteig situés entre Coire et Thusis (GR) sur l'autoroute A13. Le tunnel du Belchen sur l'A2 a obtenu la qualification «suffisante». Les tunnels les plus longs ou les plus utilisés, tels ceux du Gothard et du Baregg, n'ont pas fait l'objet d'un examen. La raison invoquée par les experts: l'examen des tunnels doit être poursuivi chaque année. Ont été pris en considération dans le rapport: le type de construction du tunnel (nombre de galeries), les plans d'évacuation, le trafic, l'éclairage, les possibilités de communication et les mesures de protection contre le feu. Le TCS a participé à l'enquête en tant que partenaire suisse. Il faut se rappeler que deux accidents tragiques ont eu lieu dans des tunnels en Europe au cours de l'année dernière: l'un dans le tunnel du Mont-Blanc reliant la France à l'Italie où 39 personnes ont été la victime des flammes, l'autre dans le tunnel autrichien du Tauern (qualification «suffisante») où 12 personnes ont perdu la vie dans un incendie.
26.4.00
Première pour le train pendulaire suisse ICN, lancement du RER saint-gallois et inauguration de la nouvelle liaison Thalys entre Genève et Bruxelles: telles sont les principales nouveautés introduites lors du changement d'horaire du 28 mai 2000. La rame pendulaire ICN circule en trafic à longues distances sur la ligne Lausanne- Bienne- Zurich- St-Gall. Quelques rames seulement sont mises en service dans un premier temps. Le porte-parole des CFF a déclaré en conférence de presse qu'il n'est pas encore question de gagner du temps. Les rames sont dotées de compartiments d'affaires équipés de tables et de prises électriques pour ordinateurs portables. Ces compartiment peuvent être réservés. Des amplificateurs pour téléphones portables sont en outre installés dans toutes les voitures du train. Ils permettent de téléphoner également lors du passage dans les tunnels. Des trains Intercity sont proposés nouvellement chaque heure entre Genève- Lausanne- Berne- Zurich- St-Gall et entre Interlaken ou Brigue (en alternance) à destination de Romanshorn. Ces trains circulent à une demi-heure d'intervalle entre Berne et Winterthour. Les rames ICN circuleront à plus grande vitesse dans les courbes à partir du changement d'horaire 2001. Le temps de parcours sera ainsi réduit de 15 minutes entre Lausanne et Zurich par l'itinéraire du pied du Jura. La cadence semi-horaire sera également introduite entre Lausanne et Zurich à cette date-là. Le TGV «Thalys», de livrée bordeaux, circule une fois par jour entre Genève et Bruxelles, dans les deux sens, à partir du changement d'horaire 2000. Il dessert l'aéroport de Paris Charles de Gaulle et le parc d'attraction Disneyland de Marne la Vallée. En trafic régional, le point fort se trouve en Suisse orientale. Le RER saint-gallois est en effet lancé sur le marché au changement d'horaire 2000 sous l'appellation "Ostwind". Il est formé de huit branches, dont trois lignes radiales sur lesquelles l'offre est améliorée: Altstätten- Wil, Heerbrugg- Herisau et Romanshorn- St-Gallen-Haggen. 17 entreprises de chemin de fer et de bus participent à l'offre. Une communauté tarifaire n'est prévue qu'à partir de 2002. Selon Philippe Gauderon, responsable du trafic régional des CFF, un RER sera mis en service dans cinq nouvelles régions, en sus des RER déjà implantés à Zurich, Bâle et Berne. Ce sont les régions de St-Gall et du Léman, où l'offre est mise en place par étapes et celles de la Suisse centrale, de Soleure/Argovie et du Tessin.
26.4.00
Le SAirGroup augmente sa participation financière dans la compagnie d'aviation Sabena à 85,0 pour cent. Le gouvernement belge et SAirGroup ont signé le contrat en présence des médias à Bruxelles. SAirGroup reprend ainsi pour la première fois la majorité des actions d'une compagnie étrangère. Le groupe détenait jusqu'ici une part de 49,5 pour cent. Il communique que la Belgique conserve 15 pour cent des actions Sabena et acquiert 3,5 pour cent des actions SAirGroup. L'Etat belge devient ainsi le plus important actionnaire du groupe. Une option lui est en outre proposée d'augmenter sa part du capital SAirGroup à 5,5 pour cent en contrepartie de la vente des 15 pour cent d'actions restantes de la Sabena. L'Etat belge obtient le droit de déléguer un représentant au conseil d'administration de SAirGroup, qui aura la fonction de vice-président. La nomination de ce représentant doit être entérinée par l'assemblée générale, a précisé SAir. L'Etat belge nomme également le président du conseil d'administration de Sabena et obtient au moins deux sièges dudit conseil. SAir fera usage de l'option prise en 1995, qui permet une augmentation à 62,25 pour cent de sa part à Sabena dès que les accords bilatéraux passés entre la Suisse et l'UE seront ratifiés. Le reste de l'augmentation sera opéré sous forme d'un échange d'actions. Les autorités de l'UE doivent toutefois donner leur accord pour cette dernière opération. La valeur de Sabena est estimée à 375 millions d'euros sur la base du cours des actions SAir de la journée précédente, est-il précisé. SAir renonce à un remboursement des options à hauteur de 12,5 pour cent du capital de Sabena, qui était détenues précédemment par Air France. Tous les employés de Sabena obtiennent des actions SAir.
27.4.00
Le personnel des CFF doit participer au bénéfice attendu de l'entreprise en bénéficiant de la pleine compensation du renchérissement (personnel en activité et retraités) et d'une augmentation des salaires initiaux. Le syndicat du personnel des transports (SEV) a présenté cette revendication aux CFF, communique le SEV. Se référant à des informations données par le conseiller fédéral Moritz Leuenberger, le syndicat admet que les CFF présenteront des comptes "particulièrement positifs" pour l'année 1999. De l'avis du SEV, ce message positif est à mettre en relation avec le fait que les salaires n'ont plus été adaptés au renchérissement depuis 1996. S'il est vrai qu'une partie du renchérissement a été compensée sous forme d'une réduction du temps de travail, il n'en demeure pas moins que les employés CFF ont perdu une partie de leur pouvoir d'achat dans l'opération. Les CFF ne sont plus concurrentiels depuis belle lurette en ce qui concerne les salaires versés aux jeunes employés. Résultat: un nombre croissant d'employés quitte l'entreprise. Le SEV revendique également le versement d'une participation digne de ce nom à titre de mesure à court terme, en sus de la compensation du renchérissement et de salaires initiaux améliorés.
27.4.00
Le canton de Zoug entend lancer un tram-train jusqu'en 2004 afin d'augmenter sensiblement les capacités des transports publics et d'éviter une véritable paralysie du trafic individuel dans la région. La première étape est estimée à 65 millions de francs. La région zougoise bénéficie d'un important attrait sur le plan économique. Elle a enregistré le plus fort pourcentage d'augmentation de population en Suisse. L'infrastructure de transport n'a pas suivi le mouvement. Raison pour laquelle le premier tram-train de Suisse est prévu au programme. Le projet a été présenté aujourd'hui. Il s'agit de véhicules ferroviaires susceptibles de circuler aussi bien sur le réseau ferroviaire normal qu'en site urbain. L'exploitation de deux lignes est prévue dans un premier temps sur les voies existantes des CFF, la ligne 1 desservant Baar- Zoug- Cham et assurant la correspondance à destination de Lucerne et du Freiamt argovien, la ligne 2 reliant Zoug- Oberwil- Walchwil et Arth-Goldau, dans le canton de Schwyz. Dix nouvelles haltes seront créées en sus des points d’arrêt CFF existants. La cadence au quart d’heure est prévue sur le tronçon Baar- Zoug- Cham et, dans un premier temps, la cadence horaire sur les autres tronçons. Une extension de l’offre est certes possible, mais elle implique un aménagement des installations de voies. Le tram-train augmentera sensiblement la capacité des transports publics dans la région zougoise tout en délestant les services de bus. L’avantage du projet de tram-train présenté réside dans le fait qu’il peut être développé sans que ce soit pour autant une contrainte, observe le directeur de l’économie zougoise Robert Bisig. La première étape, seule, apportera de sensibles améliorations. Le tram-train constituera en quelque sorte la première étape du RER de Suisse centrale à la faveur des correspondances qu’il assurera en direction de Lucerne et du canton de Schwyz. Les six cantons concernés examinent actuellement la mise en place d’un RER circulant toutes les demi-heures dans le périmètre de la Suisse centrale. Le projet de tram-train est traité dans un premier temps par l’exécutif cantonal. Les travaux pourraient débuter en 2003 et le RER être mis en service en 2004 en cas d’approbation du projet par le Parlement cantonal et, le cas échéant, par le souverain. Les CFF figurent au premier plan en tant que futur exploitant.
27.4.00
Assurant une liaison chaque heure entre Romanshorn et Lucerne, le Voralpen-Express a bien été perçu par le marché en 1999, puisque le nombre de passagers transportés sur cette ligne s’est accru de 7,3 pour cent par rapport à l’année précédente. Une société en propre, à laquelle participent les CFF, le Chemin de fer du Bodensee-Toggenburg (BT) et le Chemin de fer suisse du sud-est (SOB), exploite le Voralpen-Express depuis l’an dernier. Le rapport annuel publié pour l’année 1999 fait ressortir les indications suivantes : 12'943 (1998 : 12'065) personnes ont été transportées en moyenne journalière sur cette ligne longue de 146 kilomètres, le Voralpen-Express a parcouru au total 1,48 (1998 : 1,42) millions de trains-kilomètres et enregistré 119 (1998 : 111,5) millions de voyageurs-kilomètres. Les coûts n’ont pas encore été recensés en détail pour l’année 1999, la convention passée entre les chemins de fer participants prévoyant leur facturation à partir du changement d’horaire 2001 seulement.
27.4.00
La pratique du vélo et du VTT hors des sentiers battus peut être dangereuse. Plus de 20'000 personnes sont en effet victimes d’un accident chaque année hors des routes, selon une extrapolation du Bureau de la prévention des accidents (bpa). Le nombre de victimes d’accidents sur la route avoisine les 30'000. Un équipement optimal et une manière de se comporter adéquate permettraient d’éviter bon nombre de ces accidents, est-il relevé dans un communiqué du bpa. L’équipement suivant est recommandé : des freins avant et arrière en parfait état de fonctionnement, des pneus non usés, des feux et des lentilles réfléchissantes à l’avant et à l’arrière, une sonnette, ainsi qu’un cadenas et une vignette valable. En protégeant la tête, le port du casque permet d’éviter des lésions graves. Il faut savoir que les fortes pentes et les aspérités du terrain accroissent fortement les risques de chute. D’où l’importance d’une bonne maîtrise du cycle sur des terrains non asphaltés et de l’adaptation de sa manière de conduire à ses propres capacités. Il est en outre recommandé de faire preuve d’égard à l’endroit des personnes qui se promènent ainsi que des plantes et des animaux.
28.4.00
Le conseil d’administration des CFF SA a accordé un crédit de 101 millions de francs pour l’acquisition de 17 rames destinées à assurer le trafic régional dans le Seetal. Il a en même temps approuvé le projet de construction CFF et une enveloppe de 22 millions de francs pour la mise en place d’un service d’exploitation ferroviaire rationalisé entre Lucerne et Lenzbourg. Sont prévus l’aménagement de quais dans les gares permettant le passage à niveau dans les nouvelles rames, ainsi que de nouveaux postes d’enclenchement susceptibles de rendre le service ferroviaire performant et conforme aux attentes de la clientèle. Les nombreux passages à niveau non gardés sont en même temps assainis sous l’égide des cantons de Lucerne et d’Argovie.
28.4.00
Les CFF réorganisent le transport des bagages à partir du changement d’horaire 2001. Ce service est largement déficitaire en raison du fait qu’il nécessite un nombre élevé d’employés et qu’il est soumis à de fortes fluctuations saisonnières. Une nouvelle manière de voyager, des valises et des coffres à bagages munis de roues et la facilité de pouvoir prendre les bagages avec soi dans le train ont fait que le service de transport des bagages enregistrés est beaucoup moins utilisé qu’auparavant. Le volume des bagages enregistrés a en effet baissé de moitié au cours de ces cinq dernières années. Les CFF subventionnent ainsi ce service à hauteur de 40 francs par pièce de bagages enregistrés transportée. Aussi, désireux de maintenir ce service, ont-ils opté en faveur d’une stratégie offensive pour sa réorganisation. C’est ainsi que les prestations seront développées sous l’appellation « New baggage » comme suit : aménagement de gares supplémentaires pour l’enregistrement des bagages Fly et pour le check-in aérien, temps de transport à choix, en fonction des besoins du client, service de porte à porte. Il sera désormais possible, outre la livraison à domicile sur tout le territoire, de réceptionner ses bagages dans plus de 150 gares CFF. Il faut savoir que plus de 90 pour cent du volume des bagages sont enregistrés aujourd’hui dans ces gares ou à destination de celles-ci. Les bagages sont transportés dans les trains assurant les liaisons à longues distances. Le transport d’appoint entre les gares d’arrêt des trains directs et les points d’arrêt des trains régionaux sera assuré par la route. Le transport routier et la livraison à domicile sont étudiés en étroite collaboration avec la Poste. Cette stratégie offensive, retenue en particulier pour l’enregistrement des bagages Fly à la gare, devrait permettre d’accroître le volume des bagages transportés de 1,2 millions à plus de 2 millions d’envois par an au cours de ces prochaines années.