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Mikhaïl Khodorkovski, opposant connu au président russe Vladimir Poutine, peut rester un an de plus avec sa famille à Rapperswil-Jona (SG). Les autorités ont prolongé son permis de séjour, qui arrivait à terme.
La mesure est tout à fait normale, indique lundi Hans-Rudolf Arta, secrétaire général du Département de justice saint-gallois, revenant sur une information diffusée notamment par les hebdomadaires "Le Matin Dimanche" et "SonntagsZeitung". Les autorisations ne sont pas prolongées que si le titulaire émarge à l’aide sociale ou qu'il commet des infractions à la loi.
Ce n'est pas le cas de Mikhaïl Khodorkovski, 51 ans. L'ancien patron du groupe pétrolier russe Yukos est arrivé en Suisse au début 2014. Il réside avec femme et enfants dans une villa à Rapperswil-Jona, où il s'acquitte d'un forfait fiscal. Sa fortune avait été estimée, en 2004, à 15,2 milliards de dollars, faisant de cet oligarque l'une des personnes les plus riches du monde et la plus riche de la Russie post-soviétique.
Il s'était ensuite profilé comme l'un des principaux contradicteurs de l'homme fort du Kremlin, Vladimir Poutine. La justice russe l'avait condamné, en 2005, pour fraude fiscale et escroquerie. Mikhaïl Khodorkovski était resté en prison jusqu'à fin 2013. Le président Poutine l'avait ensuite gracié de façon surprenante.
ATS