Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06917.jsonl.gz/311

La protection à long terme conférée par la vaccination contre l’hépatite B reste mal connue, même si de nombreux indices font penser qu’elle est excellente. Une étude américaine a investigué la protection à 22 ans de la vaccination contre l’hépatite B.1 Elle a été réalisée en Alaska dans une population autochtone qui avait bénéficié d’une campagne de vaccination en 1981. Les investigateurs ont mesuré le taux d’anticorps anti-HBs (protection si > 10 mlU/ml) ainsi que la réponse à une dose de rappel chez les personnes ayant un taux inférieur à 10 à l’enrôlement. Une augmentation du titre signe une réactivation de l’immunité mémoire et démontre ainsi une protection préexistante. 493 participants ont été enrôlés. Parmi eux, 60% avaient un taux d’anti-HBs > 10mlU/ml. Une dose de rappel a été administrée à 164 personnes ayant un taux < 10 ; 81% d’entre eux ont eu une élévation des anti-HBs au-delà du seuil de protection (= immunité préexistante).
Au total, 87% des personnes présentaient une protection contre l’hépatite B mesurée par taux d’anticorps (directement ou après rappel). Aucune nouvelle hépatite B aiguë ou chronique n’a été identifiée chez les participants. Les auteurs concluent qu’une immunisation contre l’hépatite B par une vaccination standard confère une excellente protection à 22 ans et qu’une dose de rappel n’est pas nécessaire.
Commentaire : Cette étude apporte une preuve supplémentaire de l’excellente protection à long terme conférée par une vaccination initiale sans dose de rappel contre l’hépatite B dans une population où la prévalence de la maladie fut très élevée. Cette étude nous rappelle également que les mécanismes immuns aboutissant à la protection contre l’hépatite B sont multiples, et que le dosage des anticorps ne reflète que l’un d’entre eux.