Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07155.jsonl.gz/411

Bonjour David. Le match s'est terminé il y a quelques minutes, on imagine que vous êtes en voiture, parti klaxonner? (il rit) Non, non. Mais c'est magnifique. Magnifique. Contre la France, en plus!
Certains cœurs de fans de l'équipe de Suisse ont failli lâcher durant ce match de l'Euro 2020. Et le vôtre? Il a tenu, même si c'était quand même un match très bizarre. Sur le 3-1 pour la France, personne ne pensait que la Suisse pouvait recoller au score. Mais l'équipe est revenue, y a cru jusqu'à la fin. Elle a lutté sur chaque ballon. Sa victoire est méritée.
Petkovic a changé six de ses joueurs en cours de match, et pas n'importe lesquels: des cadres comme Zuber, Shaqiri, Rodriguez ou Seferovic. Or la Nati n'a pas semblé affaiblie. C'est vrai. Les remplaçants ont eu un rôle très important et ils ont parfaitement répondu aux attentes.
Trois de ces changements ont eu lieu en fin de match, lorsque la Suisse était menée. Petkovic a donc intégré des profils offensifs, qui ont dû défendre en prolongations et se sont parfaitement adaptés. Oui et c'est pour les aider, pour équilibrer le groupe tactiquement que le sélectionneur a fait entrer Schär en prolongations.
On ne savait pas, avant la rencontre, si l'équipe de Suisse allait développer son jeu ou attendre les Bleus. Elle a finalement fait un peu des deux. Elle a été parfaite. Les Français ont gagné un titre de champion du monde en jouant en contre-attaque, ils n'aiment pas trop faire le jeu. Dans ce contexte, le scénario a été idéal pour la Suisse. En ouvrant le score, elle a pu reculer un peu et laisser l'initiative à son adversaire.
Un adversaire qui a manqué de presque tout lundi soir. Les champions du monde étaient méconnaissables. Je n'ai pas compris Deschamps, qui a aligné trois défenseurs en début de match (ndlr: réorganisation consécutive aux blessures de ses deux latéraux gauches). La France ne joue jamais comme ça. Ce changement était bizarre. D'ailleurs, Deschamps est revenu à une défense à quatre après une demi-heure de jeu.
Ça paraît étonnant, tout de même, que des individualités évoluant dans les plus grands clubs ne puissent assimiler un changement tactique aussi élémentaire. Oui, mais les mouvements, selon que la défense soit composée de quatre ou trois hommes, sont un peu différents. En plus, les Français ont été vraiment mauvais en première période. Ils ne couraient pas, ne jouaient pas. On aurait dit que certains n'avaient pas envie. Peut-être qu'ils pensaient gagner facilement.
Maintenant que l'équipe de Suisse est en quart de finale, plus rien ne peut lui arriver. Si? Elle doit jouer le coup à fond! Elle affrontera vendredi (ndlr: à 18h) une Espagne qui, comme la France, n'a pas été extraordinaire en phase de groupes. C'est une bonne équipe de jeunes mais dont le jeu, historiquement, ne convient pas à la Nati.
Pourquoi cela? On aime bien garder le ballon, avoir la possession. On n'est pas très fort en contre-attaque, on n'a pas de joueurs capables de briller sur les actions de rupture. Or quand on joue contre les Espagnols, ou les Portugais, ce sont normalement toujours eux qui ont la possession. La Suisse doit dès lors courir derrière le ballon. Cela dit, si tu élimines la France, tu peux sortir l'Espagne!
C'est un grand record, un héritage encombrant que le tennis traine depuis des décennies et dont il espérait secrètement que Serena Williams le débarrasse: avec 24 trophées du Grand Chelem, Margaret Court est officiellement la référence de ce sport, la plus grande joueuse de l'Histoire. Une histoire que l'on évite de raconter aux petits enfants.