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Pour conférer aux bissels l'avantage appréciable que présentent les bogies de transmettre, non plus en un seul point mais en deux l'effort de guidage imposé par la machine à la voie, on a cherché à conjuguer les déplacement radiaux de l'essieu porteur avec un déplacement latéral donné au premier essieu accouplé. A cet effet, la queue du bissel a été prolongée vers l'arrière jusqu'au droit du premier essieu accouplé et reliée par une articulation sphérique au milieu d'une pièce enveloppant cet essieu et portant ses deux boîtes. En outre, comme dans un bogie, un déplacement latéral rappelé par biellettes ou par ressorts a été donné au pivot.
De la sorte, l'effort de guidage en courbe se répartit bien entre les deux premiers essieux de la machine. Tel est le bissel-bogie Krauss-Helmoltz, enployé depuis très longtemps en Autriche et en Allemagne.
Bogie-Bissel Krauss-Helmoltz
Bogie Bissel Helmholtz-Winterthur
Le bissel-bogie italien, appliqué par exemple aux locomotives 141P dérive du précédent. Il en diffère en ce que la charge est appliquée tout entière au châssis du Bissel qui forme balancier exactement comme dans un bogie normal, tandis que dans le Bissel-bogie Krauss, la charge est transmise aux boîtes de l'essieu porteur et à celles de l'essieu accouplé, à la manière habituelle, les ressorts conjugués par balanciers étant fixés au cadre principal ainsi que leurs tiges et chandelles de suspension qui s'appuient sur les boîtes à l'aide de petites crapaudines pouvant glisser sur leurs faces supérieures. Le Bissel-bogie Zara utilisé par la suitte, comme simplification du dispositif précédent, reproduit très sensiblement le bogie Krauss-Helmoltz.
Bissel-bogie italien
Voir aussi :
Essieu Bissel
Laurent Voisin - www.voisin.ch (repris du fabuleux travail d'Andreas Schäfer - www.dlok.de)