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Scaffolding
Mise en page, archivage et trame par Piet Pham, Solène Guisan et Enzo Migliano.
Photos et retouches par Louis Meier et Lise Sarda.
Rédaction et trame par Federico Reichel, Nora Bugmann et Victoria Balmer.
Gardens était une phase en binôme qui se voulait être une contextualisation de la phase Planes qui elle, supposait une recherche plus abstraite du site de St-Sulpice. Gardens aspirait à créer un complément ou au contraire une rupture avec la phase précédente ; dans les deux cas une source de progression, une ouverture vers d'autres notions qui semblaient manquantes lors de la phase précédente.
Le processus de nos deux Planes s'est traduit par la recherche de verticalité et c'est dans cette ligne de pensée que ce projet s'est orienté. Comment amplifier la sensation de vertige inverse de la stèle d'Arthur ? Que devient la masse de terre résiduelle engendrée par l'introduction du tunnel d'Antoine sur la proto-figure ? Nous avons décidé d'utiliser le volume exact de cette terre pour créer un mur de terre glaise de 60 cm de longueur pour 45 cm de hauteur et 2 cm d'épaisseur (1:33), sur lequel les tunnels se grefferaient et où l'observatoire deviendrait vertigineux du fait de la hauteur du mur à son côté (environ 7 mètres au 1:1) et de sa hauteur même (5 mètres au 1:1).
monge/perspectives des tunnels et du mur
première couche de terre glaise (1cm)
pose des baguettes (0,5x0,2)
greffe du tunnel sur la terre glaise
apparition de fissures après 36 heures
notre Gardens dans la proto-structure finale
NK’Mip Desert Cultural Centre
En vue d'élargir la conception du projet, nous avons imaginé un fragment à l'échelle 1:3 du mur en terre pisé : une première couche de terre humide (0,1L), puis une couche d'argile (50g), une deuxième couche de terre (0,8L) et d'argile (50g), puis le même volume de terre et 50g d'argile de plus pour chaque couche supplémentaire (2).
décoffrage
résultat des 5 couches de terre et d'argile
Pour la phase Planes, je me suis intéressé aux vertiges. Intuitivement, le vertige est la peur du vide, cependant il en existe un autre type, l'acrophobie, qui est la peur des lieux élevés. J'ai rapidement pensé à la sensation qu'on a au pied d'un building qui fuit dans le ciel. En regardant en l'air, il ne reste que la façade et le ciel. Le ciel semble souvent bouger à cause des nuages, en donnant cette impression de chute lente et infinie. De plus, nous voyons les arêtes se rapprocher au fil de la montée, ce qui renforce cette impression de hauteur. Mon but est donc de produire un tel ressenti, et ce sans recourir à des dimensions relatives aux buildings actuels. Le challenge est donc de comprendre quels détails peuvent accentuer le ressenti, les travailler sans exagérer en gardant une certaine subtilité.