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Roger Achermann, dit Tintin, est l'un de nos musiciens les plus chevronné puisqu'il a débuté dans la fanfare l'Avenir de Barberêche-Courtepin en 1958. Il a démarré sa carrière comme cornetiste et occupe aujourd’hui la chaise de 3ème cornet. Tout au long de ces années passées au sein de la société de musique Roger a occupé les fonctions de secrétaire, président et archiviste (fonction qu'il occupe toujours).
Questions rapides :
Quelle est ta couleur préférée ?
Le bleu
Crois-tu au destin ?
Pas tellement
Quel est ton mets préféré ?
La fondue
Quel était ton rêve d’enfant ?
Devenir chauffeur de locomotive
Quelle est ton occupation préférée ?
La pêche et la musique
Quelle est la première chose que tu fais en te levant le matin ?
Je me rase
Quelle est ta boisson alcoolisée préférée ?
Le vin blanc du Valais, de préférence une Petite Arvine
Qu’as-tu fait le 1er juillet 1983 ?
C’était le 75ème anniversaire et inauguration des anciens uniformes de la société de musique l’Avenir
Questions avec développement :
Pourquoi le surnom de tintin ?
Je ne sais pas moi-même, je crois que c’est mes frères et sœurs qui m’ont appelé comme ça. On avait tous un surnom à l’époque.
As-tu tout de suite joué du cornet ?
Dans la société de musique, oui tout de suite. Mais vers l’âge de 7-8 ans j'ai commencé par jouer de l’accordéon. A 15-16 ans j'en n’avais plus très envie et mon oncle (Yves Michel), qui dirigeait la société de musique, m’a un peu poussé à jouer du cornet et c’est comme ça que j’ai débuté. A cette époque, l’école de musique était donnée par 2 musiciens de la société.
Si c'était à recommencer, reprendrais-tu le même instrument ?
Oui
Quel directeur t'as le plus marqué durant toutes ces années ?
C’était mon premier directeur qui était aussi mon oncle (Yves Michel). Avec lui je ne faisais pas seulement de la musique. Je travaillais chez mes grands-parents qui avaient la ferme et le restaurant du Chasseur et lui aussi travaillait à la ferme. On était donc assez souvent ensemble.
Quelle est l'activité que tu préfères durant une saison musicale ?
Je préfère les concerts et les fêtes, mais je dois dire que j’aime aussi bien les répétitions. Je n’ai jamais eu d’aversion pour venir en répétition. J’ai toujours eu du plaisir à y aller avec les copains et c’était intéressant parce que l’on a toujours fait de la bonne musique.
Quelle est la « corvée » que tu aimes le moins ?
Qu’est-ce qui faut dire. Pas grand-chose, je ne vois pas.
Raconte-nous l'événement qui t'as le plus marqué durant toutes ces années passées au sein de la société ?
Au début on a toujours un bon souvenir des sorties et des fêtes. Par exemple, j’ai gardé un excellent souvenir de ma première fête cantonale à Fribourg en 1960. On avait joué en 2ème catégorie et on avait reçu la couronne « frange or » avec les félicitations du jury.
Est-ce que tu te souviens encore ce que vous aviez joué ?
Oui, je me souviens encore très bien ce que l’on avait joué, c’était Rhapsody on Negro Spirituals de Eric Ball.
Qu'évoque pour toi la Bénichon ?
Alors pour moi la Bénichon c’est fête.
Et avec la fanfare ?
En son temps la Bénichon était une fête qui signifiait la fin des récoltes. Tout le monde faisait la fête le dimanche et le lundi, voir même encore le mardi soir. Avant c’était la jeunesse qui faisait la tournée, mais la société de jeunesse a été dissoute et comme c’était la petite fanfare (c'est-à-dire nous) qui allait jouer pour eux, on a décidé de continuer à faire la tournée. Pour la fanfare ça signifie aussi un bon apport d’argent. Cela ne représente pas un grand travail, cela prend juste un peu de temps, mais on a aussi du plaisir à retrouver la population et tous ceux qui nous soutiennent. On passe avec le char sur lequel la petite fanfare joue et les musiciens vont quêter en versant un verre. On est souvent très bien reçu. Ici à Courtepin, il y avait toujours une dame qui nous donnait des excellents bricelets et coquets.
Peux-tu nous expliquer ce qu'est un café noir ?
Alors le café noir ça se passait toujours en fin de soirée quand les bistrots fermaient. On n’avait pas tellement envie de finir la soirée alors on allait chez quelqu’un. Chez moi ils sont souvent venus, on faisait un café, on buvait du schnaps et on refaisait le monde.
Avant de terminer cet entretien, as-tu quelque chose que tu aimerais ajouter ?
J’ai toujours un immense plaisir à être dans la société, c’est ma deuxième famille.
Et pour finir, il y a une chanson que tu chantes assez souvent (surtout au café noir), est-ce que tu peux nous dire de quelle chanson s’agit-il ?
C’est l’piston. J’aime bien cette chanson de Bourvil parce qu'elle relate un peu le piston et c’est un instrument de la société de musique. Bourvil chantait cette chanson parce qu’il a débuté sa carrière en jouant de l’accordéon et du piston dans le rues de Paris. Je l’avais entendue plusieurs fois à la radio et ça m’a fait tilt.
Est-ce que tu peux nous chanter 2-3 mesures de la chanson ?
Oui (écouter la vidéo)
Qu'est-ce qui m'a donné l'âme d'un artist' - C'est l'piston Qu'est-ce qui m'a rendu toujours optimist' - C'est l'piston Qu'est-ce qui m'a fait venir à Paris - C'est l'piston Qu'est-ce qui me fera un nom dans la vie - C'est l'piston
Piston solo chez moi j'étais connu - Tout le monde m'appelait "Tutukutu" C'est sans doute ça chérie qui t'avait plu - Puisque tu m'as dit d'un air entendu
Toi t'as qu'à me dir' - Toi t'as qu'à me dir' "Tu" Que t'as osé me dire pour qu'aussi j'ose Tout à coup j'ai dit - Tout à coup j'ai dit "Tu" J'avais osé et j'en étais tout chose Toi p'tit cochon d'a... - toi p'tit cochon d'amour Qu't"as sussuré pour qu'aussi je l'sussure Toit t'écoutais tou.. - Toi t'écoutais toujours Que je l'sussure au fur et à mesure