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L'utopie néo-libérale s'observe à l'œuvre en Espagne. Elle donne des feux de forêt parce que les collectivités ne disposent plus des moyens d'entretenir les bois et en particulier de dégager les coupe-feu, et par manque de pompiers pour combattre l'incendie quand il éclate. Les petites gens perdent leurs biens dans les campings ou les maisons nichées dans les bois, mais cela ne gêne guère les riches dont les biens sont plutôt amarrés à Málaga.
En Espagne, un quart de celles et ceux qui souhaitent travailler ne trouvent pas d'emploi.
L'utopie néo-libérale vante les entrepreneurs, car ils sont censés être énergiques et innovants, toujours à l'affût de nouvelles possibilités. Eh bien, ils n'ont rien trouvé. Ces maîtres de l'efficacité, de l'exploitation de toute ressource, laissent à l'abandon l'énorme ressource que constitue le quart de la main d'œuvre du pays.
Les utopistes néo-libéraux, se disant soucieux du bien des générations futures, insistent qu'il ne faut surtout pas les charger du fardeau d'une dette. Or, ces générations futures seront libres de décider le moment venu si elles souhaitent s'en charger ou pas : libres à elles de la répudier comme l'ont fait tant d'États tout au cours de l'histoire. En revanche, ces mêmes utopistes chargent la génération future du fardeau immédiat et pesant du chômage : la moitié des jeunes espagnol-e-s sont sans travail. Les utopistes se moquent des générations futures.
À l'épreuve de la réalité, l'utopie néo-libérale s'avère moche et méchante.