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Toutes les grandes compagnies ont contrôlé leurs systèmes internes et ont pris les mesures de précaution nécessaires. Dans les centrales nucléaires, où le traitement électronique des données n'est de toute façon utilisé qu'avec la plus grande réserve dans les secteurs importants pour la sûreté, les commandes des processus ne dépendent pas de l'heure et de la date. Lorsque cela s'est avéré nécessaire, les systèmes régissant le transport et la distribution d'électricité ont été adaptés. C'est ainsi qu'il pourrait se produire tout au plus des perturbations à court terme, et encore au niveau local seulement, lors des contrôles d'accès par exemple ou dans le domaine administratif, perturbations auxquelles il faudrait faire face par une attention plus soutenue du personnel. Le problème se trouve allégé par le fait que le passage à l'an 2000 aura lieu pendant un long week-end, avec la diminution correspondante de la demande d'électricité.
Cette appréciation rassurante de la situation a été largement exposée par des spécialistes de Finlande, de France et de l'Union européenne lors d'une manifestation commune organisée le 18 mars à Bruxelles par Foratom et par l'Unipede, les organisations faîtières des forums atomiques nationaux et des associations de producteurs et distributeurs d'énergie électrique. En Europe de l'Est, l'inspection des systèmes n'est pas encore aussi avancée, mais elle est maintenant encouragée par des organisations telles que l'OCDE et l'Agence internationale de l'énergie atomique. Dès l'année dernière, après une visite des centrales nucléaires et de grandes sociétés d'électricité, le "délégué au bug de l'an 2000" du Conseil fédéral suisse et les autorités de la sûreté nucléaire de la Confédération avaient d'ailleurs eu l'occasion de constater que l'économie électrique était bien préparée à ce problème éventuel.
Source
P.B./C.P. d'après un communiqué de presse de Foratom du 18 mars 1999