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Vu la plainte datée du 4 novembre 1998, postée le 9 novembre suivant, formée par Z., à Sion, à l'encontre de l'office des poursuites de Boudry, concernant la décision du 27 octobre 1998 de supprimer la retenue sur le gain de R., parti sans laisser d'adresse, vu les observations de l'office des poursuites, C O N S I D E R A N T que Z. a poursuivi en paiement R. pour la somme de 3'320 francs avec intérêts, que par décision du 3 juin 1998 de l'office des poursuites, une saisie sur les indemnités de chômage du débiteur a été opérée auprès de la Caisse cantonale d'assurance-chômage au Locle, pour la somme de 900 francs par mois dès le 1er avril 1999, le recourant participant de la sorte à une saisie déjà en cours, que par la décision attaquée du 27 octobre 1998, l'office des poursuites intimé a supprimé la retenue au motif que le débiteur n'avait plus de domicile légal dans le district de Boudry, selon la caisse de chô- mage et la commune de Peseux, que le débiteur était parti sans laisser d'adresse et qu'il n'avait par conséquent plus droit aux indemnités de la caisse cantonale de chômage, que le poursuivant porte plainte à l'autorité de surveillance en faisant valoir que la décision attaquée ne fait pas mention que le débi- teur aurait quitté définitivement la Suisse, avec cette conséquence d'une part que l'on peut jusqu'à preuve du contraire admettre qu'il y séjourne encore, et donc qu'il a besoin d'un revenu pour ses dépenses indispen- sables et, d'autre part, que son séjour en Suisse est devenu illégal s'il est passé dans la clandestinité, que le plaignant entend dès lors maintenir sa plainte aussi longtemps qu'il n'aura pas la preuve formelle que R. n'a pas quitté la Suisse "ce qui ne devrait pas trop poser de problèmes à l'office des poursuites du district de Boudry puisqu'il est père de deux enfants et qu'il est propriétaire d'une automobile (école pour les enfants, dépôt de plaques d'immatriculation, assurances voiture maladie etc.)", que l'office intimé conclut au rejet de la plainte en se réfé- rant aux pièces de son dossier, en particulier à l'information de la caisse de chômage, à celles obtenues de la commune de Peseux ainsi que divers renseignements obtenus par la gendarmerie dudit lieu, que l'office ajoute n'avoir aucune possibilité de retrouver le débiteur, mais qu'elle tient pour évident que la saisie serait immédiate- ment remise en vigueur si de nouvelles informations lui parvenaient, que la plainte est recevable, la décision ayant été reçue au mieux le 28 octobre, le délai courant du 29 octobre pour échoir le samedi 7 novembre, étant ainsi reporté au premier jour utile qui est le lundi 9 novembre, date à laquelle la plainte est postée (art.17, 31 LP), que l'office a pris sa décision de supprimer la retenue effec- tuée sur les indemnités de chômage du débiteur en se fondant sur l'infor- mation que ce dernier était parti sans laisser d'adresse et "n'a par con- séquent plus droit aux indemnités de la caisse cantonale de chômage", que cette déduction, bien qu'implicite, est juridiquement justi- fiée au vu de l'article 8 al.1 litt.c LACI, puisque le droit à l'indemnité de chômage suppose, selon cette disposition, la résidence effective en Suisse, ainsi que l'intention de conserver cette résidence pendant un cer- tain temps et d'en faire, durant cette période, le centre de ses relations personnelles (ATF 115 V 448), qu'ainsi, en l'absence au moins d'une résidence en un lieu connu en Suisse, toute indemnité de chômage, partant toute saisie sur ces indem- nités, est impossible, que dans les faits, l'office a vérifié avec un soin suffisant que l'information était réelle, ce qui résulte de la communication de la caisse de chômage du 21 octobre 1998, d'une part, et de la communication "par messagerie du 17 octobre 1998" (recte : novembre) de la commune de Peseux, soit une communication postérieure au dépôt de la plainte, mais dont le contenu résulte d'indications (éventuellement recueillies orale- ment à une date antérieure) de la commune de Peseux et des contrôles opé- rés par la gendarmerie, que, s'appuyant sur des faits suffisamment étayés et dont la conséquence juridique est légalement claire, la décision entreprise est fondée, ce qui doit conduire l'Autorité de céans à rejeter la plainte, que rien n'empêche toutefois l'office intimé, ainsi qu'il le tient lui-même pour évident, de décider d'une nouvelle saisie si la lo- calisation du débiteur et l'existence de biens saisissables venaient à être établies ultérieurement, que dans la procédure de plainte devant l'autorité de surveil- lance, il n'est pas perçu de frais (art.20a al.1 LP), Par ces motifs, L'AUTORITE CANTONALE DE SURVEILLANCE LP 1. Rejette la plainte. 2. Statue sans frais. Neuchâtel, le 4 janvier 1999

Vu la plainte datée du 4 novembre 1998, postée le 9 novembre

Vu la plainte datée du 4 novembre 1998, postée le 9 novembre suivant, formée par Z., à Sion, à l'encontre de l'office des poursuites de

suivant, formée par Z., à Sion, à l'encontre de l'office des poursuites de Boudry, concernant la décision du 27 octobre 1998 de supprimer la retenue

Boudry, concernant la décision du 27 octobre 1998 de supprimer la retenue sur le gain de R., parti sans laisser d'adresse,

sur le gain de R., parti sans laisser d'adresse, vu les observations de l'office des poursuites,

vu les observations de l'office des poursuites, C O N S I D E R A N T

C O N S I D E R A N T que Z. a poursuivi en paiement R. pour la somme de 3'320 francs

que Z. a poursuivi en paiement R. pour la somme de 3'320 francs avec intérêts,

avec intérêts, que par décision du 3 juin 1998 de l'office des poursuites, une

que par décision du 3 juin 1998 de l'office des poursuites, une saisie sur les indemnités de chômage du débiteur a été opérée auprès de la

saisie sur les indemnités de chômage du débiteur a été opérée auprès de la Caisse cantonale d'assurance-chômage au Locle, pour la somme de 900 francs

Caisse cantonale d'assurance-chômage au Locle, pour la somme de 900 francs par mois dès le 1er avril 1999, le recourant participant de la sorte à une

par mois dès le 1er avril 1999, le recourant participant de la sorte à une saisie déjà en cours,

saisie déjà en cours, que par la décision attaquée du 27 octobre 1998, l'office des

que par la décision attaquée du 27 octobre 1998, l'office des poursuites intimé a supprimé la retenue au motif que le débiteur n'avait

poursuites intimé a supprimé la retenue au motif que le débiteur n'avait plus de domicile légal dans le district de Boudry, selon la caisse de chô-

plus de domicile légal dans le district de Boudry, selon la caisse de chô- mage et la commune de Peseux, que le débiteur était parti sans laisser

mage et la commune de Peseux, que le débiteur était parti sans laisser d'adresse et qu'il n'avait par conséquent plus droit aux indemnités de la

d'adresse et qu'il n'avait par conséquent plus droit aux indemnités de la caisse cantonale de chômage,

caisse cantonale de chômage, que le poursuivant porte plainte à l'autorité de surveillance en

que le poursuivant porte plainte à l'autorité de surveillance en faisant valoir que la décision attaquée ne fait pas mention que le débi-

faisant valoir que la décision attaquée ne fait pas mention que le débi- teur aurait quitté définitivement la Suisse, avec cette conséquence d'une

teur aurait quitté définitivement la Suisse, avec cette conséquence d'une part que l'on peut jusqu'à preuve du contraire admettre qu'il y séjourne

part que l'on peut jusqu'à preuve du contraire admettre qu'il y séjourne encore, et donc qu'il a besoin d'un revenu pour ses dépenses indispen-

encore, et donc qu'il a besoin d'un revenu pour ses dépenses indispen- sables et, d'autre part, que son séjour en Suisse est devenu illégal s'il

sables et, d'autre part, que son séjour en Suisse est devenu illégal s'il est passé dans la clandestinité,

est passé dans la clandestinité, que le plaignant entend dès lors maintenir sa plainte aussi

que le plaignant entend dès lors maintenir sa plainte aussi longtemps qu'il n'aura pas la preuve formelle que R. n'a pas quitté la

longtemps qu'il n'aura pas la preuve formelle que R. n'a pas quitté la Suisse "ce qui ne devrait pas trop poser de problèmes à l'office des

Suisse "ce qui ne devrait pas trop poser de problèmes à l'office des poursuites du district de Boudry puisqu'il est père de deux enfants et

poursuites du district de Boudry puisqu'il est père de deux enfants et qu'il est propriétaire d'une automobile (école pour les enfants, dépôt de

qu'il est propriétaire d'une automobile (école pour les enfants, dépôt de plaques d'immatriculation, assurances voiture maladie etc.)",

plaques d'immatriculation, assurances voiture maladie etc.)", que l'office intimé conclut au rejet de la plainte en se réfé-

que l'office intimé conclut au rejet de la plainte en se réfé- rant aux pièces de son dossier, en particulier à l'information de la

rant aux pièces de son dossier, en particulier à l'information de la caisse de chômage, à celles obtenues de la commune de Peseux ainsi que

caisse de chômage, à celles obtenues de la commune de Peseux ainsi que divers renseignements obtenus par la gendarmerie dudit lieu,

divers renseignements obtenus par la gendarmerie dudit lieu, que l'office ajoute n'avoir aucune possibilité de retrouver le

que l'office ajoute n'avoir aucune possibilité de retrouver le débiteur, mais qu'elle tient pour évident que la saisie serait immédiate-

débiteur, mais qu'elle tient pour évident que la saisie serait immédiate- ment remise en vigueur si de nouvelles informations lui parvenaient,

ment remise en vigueur si de nouvelles informations lui parvenaient, que la plainte est recevable, la décision ayant été reçue au

que la plainte est recevable, la décision ayant été reçue au mieux le 28 octobre, le délai courant du 29 octobre pour échoir le samedi

mieux le 28 octobre, le délai courant du 29 octobre pour échoir le samedi 7 novembre, étant ainsi reporté au premier jour utile qui est le lundi 9

7 novembre, étant ainsi reporté au premier jour utile qui est le lundi 9 novembre, date à laquelle la plainte est postée (art.17, 31 LP),

novembre, date à laquelle la plainte est postée (art.17, 31 LP), que l'office a pris sa décision de supprimer la retenue effec-

que l'office a pris sa décision de supprimer la retenue effec- tuée sur les indemnités de chômage du débiteur en se fondant sur l'infor-

tuée sur les indemnités de chômage du débiteur en se fondant sur l'infor- mation que ce dernier était parti sans laisser d'adresse et "n'a par con-

mation que ce dernier était parti sans laisser d'adresse et "n'a par con- séquent plus droit aux indemnités de la caisse cantonale de chômage",

séquent plus droit aux indemnités de la caisse cantonale de chômage", que cette déduction, bien qu'implicite, est juridiquement justi-

que cette déduction, bien qu'implicite, est juridiquement justi- fiée au vu de l'article 8 al.1 litt.c LACI, puisque le droit à l'indemnité

fiée au vu de l'article 8 al.1 litt.c LACI, puisque le droit à l'indemnité de chômage suppose, selon cette disposition, la résidence effective en

de chômage suppose, selon cette disposition, la résidence effective en Suisse, ainsi que l'intention de conserver cette résidence pendant un cer-

Suisse, ainsi que l'intention de conserver cette résidence pendant un cer- tain temps et d'en faire, durant cette période, le centre de ses relations

tain temps et d'en faire, durant cette période, le centre de ses relations personnelles (ATF 115 V 448),

personnelles (ATF 115 V 448), qu'ainsi, en l'absence au moins d'une résidence en un lieu connu

qu'ainsi, en l'absence au moins d'une résidence en un lieu connu en Suisse, toute indemnité de chômage, partant toute saisie sur ces indem-

en Suisse, toute indemnité de chômage, partant toute saisie sur ces indem- nités, est impossible,

nités, est impossible, que dans les faits, l'office a vérifié avec un soin suffisant

que dans les faits, l'office a vérifié avec un soin suffisant que l'information était réelle, ce qui résulte de la communication de la

que l'information était réelle, ce qui résulte de la communication de la caisse de chômage du 21 octobre 1998, d'une part, et de la communication

caisse de chômage du 21 octobre 1998, d'une part, et de la communication "par messagerie du 17 octobre 1998" (recte : novembre) de la commune de

"par messagerie du 17 octobre 1998" (recte : novembre) de la commune de Peseux, soit une communication postérieure au dépôt de la plainte, mais

Peseux, soit une communication postérieure au dépôt de la plainte, mais dont le contenu résulte d'indications (éventuellement recueillies orale-

dont le contenu résulte d'indications (éventuellement recueillies orale- ment à une date antérieure) de la commune de Peseux et des contrôles opé-

ment à une date antérieure) de la commune de Peseux et des contrôles opé- rés par la gendarmerie,

rés par la gendarmerie, que, s'appuyant sur des faits suffisamment étayés et dont la

que, s'appuyant sur des faits suffisamment étayés et dont la conséquence juridique est légalement claire, la décision entreprise est

conséquence juridique est légalement claire, la décision entreprise est fondée, ce qui doit conduire l'Autorité de céans à rejeter la plainte,

fondée, ce qui doit conduire l'Autorité de céans à rejeter la plainte, que rien n'empêche toutefois l'office intimé, ainsi qu'il le

que rien n'empêche toutefois l'office intimé, ainsi qu'il le tient lui-même pour évident, de décider d'une nouvelle saisie si la lo-

tient lui-même pour évident, de décider d'une nouvelle saisie si la lo- calisation du débiteur et l'existence de biens saisissables venaient à

calisation du débiteur et l'existence de biens saisissables venaient à être établies ultérieurement,

être établies ultérieurement, que dans la procédure de plainte devant l'autorité de surveil-

que dans la procédure de plainte devant l'autorité de surveil- lance, il n'est pas perçu de frais (art.20a al.1 LP),

lance, il n'est pas perçu de frais (art.20a al.1 LP), Par ces motifs,

Par ces motifs, L'AUTORITE CANTONALE DE SURVEILLANCE LP

L'AUTORITE CANTONALE DE SURVEILLANCE LP 1. Rejette la plainte.

1. Rejette la plainte. 2. Statue sans frais.

2. Statue sans frais. Neuchâtel, le 4 janvier 1999

Neuchâtel, le 4 janvier 1999