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L'égalité salariale entre les sexes est inscrite dans la Constitution fédérale à l'article 8, paragraphe 3, et est développée dans la loi sur l'égalité. La loi stipule que le même salaire doit être versé pour un travail égal ou de valeur égale.
En moyenne, les femmes reçoivent en Suisse un salaire inférieur de 18% à celui des hommes. Une partie de cette différence peut être justifiée par des critères objectifs tels que la position professionnelle, les années de formation et d'expérience. Mais selon l'enquête sur la structure des salaires 2016 de l'Office fédéral de la statistique, sept à huit pour cent de la différence de salaire entre les sexes restent inexplicables, malgré un travail et des qualifications identiques. Celle-ci est légèrement plus élevée dans le secteur privé que dans le secteur public.
Dans les marchés publics suisses, seuls les prestataires qui respectent entre autres l'égalité salariale entre hommes et femmes sont aujourd'hui pris en compte. En outre, les entreprises employant au moins 100 personnes devront désormais procéder à une analyse de l'égalité salariale tous les quatre ans. Les entreprises doivent informer leurs employés et leurs actionnaires des résultats.
Près d'un pour cent de toutes les entreprises sont concernées par cette réglementation. Comme il s'agit de grandes entreprises, elles emploient environ 44 pour cent de toutes les personnes salariées en Suisse.
Les mesures existantes pour lutter contre la discrimination salariale fondée sur le sexe ne suffisent pas. Par exemple, les entreprises à partir de 50 employé(e)s devraient déjà effectuer une analyse de l'égalité salariale.
La discrimination salariale est un problème structurel. Comme dans d'autres domaines du monde du travail (par exemple : salaires minimums, protection contre le licenciement, temps de travail), des mécanismes de contrôle sous forme d'interventions de l'Etat sont nécessaires.
Les femmes peuvent certes se défendre devant le tribunal du travail, mais elles risquent alors d'être licenciées. Elles ne sont protégées que pendant six mois contre les licenciements "de rétorsion".
La discrimination fondée sur le sexe est statistiquement difficile à appréhender et coûteuse.
Il ne doit pas y avoir d'ingérence de l'État dans la politique salariale. Le contrôle des salaires revient à l'employeur.
Les femmes peuvent se défendre devant le tribunal des prud'hommes si elles sont discriminées en matière de salaire, il n’est donc pas nécessaire de compter sur d’autres mesures.