Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07097.jsonl.gz/861

Près de 150 parlementaires japonais se sont rendus mardi au sanctuaire controversé Yasukuni de Tokyo, où sont honorés des morts pour la patrie, dont des criminels de guerre. Le ministre des Affaires intérieures Yoshitaka Shindo a aussi prié dans le temple shintoïste.
A la veille de la venue à Tokyo du président américain Barack Obama, ces visites pourraient provoquer des réactions d'humeur de la Chine et de la Corée du Sud, qui considèrent ce sanctuaire comme le symbole du militarisme japonais.
Le Yasukuni célèbre les âmes de 2,5 millions de soldats tués pour le Japon, mais aussi celles de 14 criminels de guerre condamnés par les alliés après la défaite nippone à la seconde guerre mondiale, pendant laquelle les voisins du Japon ont subi son expansionnisme.
Lundi, le Premier ministre nippon Shinzo Abe a fait déposer un arbre sacré au Yasukuni, indication, selon les médias nippons, qu'il n'avait pas l'intention de s'y rendre en personne.
Différends territoriaux
Le chef du gouvernement, aux convictions nationalistes assumées, s'y était rendu en décembre pour fêter la première année de son retour au pouvoir. La Chine et la Corée du Sud avaient enragé, et un certain agacement avait même été montré par les Etats-Unis, plus proche allié du Japon.
A Séoul, un porte-parole du ministère sud-coréen des Affaires étrangères a déclaré que le Japon "idéalisait" ses agressions militaires passées, dans une référence à l'occupation de la péninsule coréenne entre 1910 et 1945.
La tension est vive en Asie du Nord-Est, non seulement à cause de querelles historiques, mais aussi du fait des différends territoriaux que Tokyo entretient avec Pékin et Séoul.
Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: <email-pii>