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En 2013, le Conseil fédéral a décidé dans le cadre duet d'un nouveau concept de stationnement de fermer plusieurs bunkers, places d'armes et champs de tir, ainsi que trois aérodromes, afin de réduire les coûts. Environ un tiers de l'immobilier de l'armée est concerné.
La valeur immobilière des infrastructures existantes devrait ainsi être réduite de 24,2 à 15,5 milliards de francs d'ici la fin du DEVA en 2022. Les fonds ainsi libérés devraient être utilisés pour de futurs investissements dans l'armement et l'immobilier. Toutefois, cet objectif de réduction des coûts n'a pas encore été atteint, écrit le CDF dans son rapport publié mercredi. La valeur s'élève actuellement à 20,5 milliards.
Et cet objectif ne pourra pas non plus être atteint de manière réaliste, considère le CDF. L'évolution du portefeuille immobilier est en effet incertaine. Il n'est pas non plus rare que les fermetures de sites entraînent de nouveaux investissements ou des rénovations, augmentant à nouveau la valeur du portefeuille immobilier.
Le CDF cite par exemple le site de Thoune (BE), où des investissements d'environ 84 millions de francs sont nécessaires pour pouvoir se passer ultérieurement de la place d'armes de Lyss (BE).
De nombreux changements
Dans une prise de position, le Département de la défense justifie l'échec de l'objectif par le fait que les forces armées ont besoin de plus de biens immobiliers pour pouvoir accomplir leurs tâches qu'initialement prévu. En outre, les nouvelles règles de sécurité, par exemple pour les dépôts de munitions, nécessitent davantage d'espace qu'escompté.
Par ailleurs, les changements législatifs, les plus hauts standards et les exigences des utilisateurs ont accru la pression pour rénover les bâtiments et les infrastructures. La nouvelle loi sur l'énergie, les normes sur le CO2 et les réglementations sur le bruit sont citées comme des facteurs d'augmentation des coûts.
ats/sjaq