Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/103819

<h2>SubmittedText<h2><p>Les forêts vierges de Ziama et de Diecké (Guinée), espaces naturels importants pour la biodiversité, doivent semble-t-il être défrichées, bien qu'elles aient été déclarées "forêts classées" par le droit national en 1943, et qu'elles figurent sur la liste des Nations Unies des aires protégées établie par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). En outre, la forêt de Ziama a été déclarée réserve de biosphère par l'Unesco en 1980. Selon un rapport établi par une commission d'experts de l'UICN, la forêt de Ziama est la plus grande forêt équatoriale continue de Guinée, et la plus remarquable. La forêt de Diecké est elle aussi un espace naturel important pour la biodiversité. Le rapport sur la politique économique extérieure 2009 évoque la question de la conservation et de la protection de la biodiversité en relation avec le développement durable et défend l'idée d'un rapport équilibré entre les trois piliers : "Le concept de durabilité exige une prise en compte équilibrée de trois dimensions que sont la 'capacité économique', la 'responsabilité économique' et la 'solidarité sociale'." (ch. 1.5)</p><p>Les journaux mentionnent que les projets de défrichement des forêts de Guinée bénéficient de l'implication déterminante d'entreprises basées à Zurich. Le Conseil fédéral est prié de répondre aux questions suivantes :</p><p>1. Est-il vrai que, dans le discours qu'il a prononcé à l'occasion de la présentation du projet de défrichement, l'ambassadeur de Suisse en Guinée a ouvertement fait l'éloge du projet ?</p><p>2. Le Conseil fédéral est-il lui aussi d'avis que les représentations suisses sur place devraient porter un jugement plus modéré à l'égard de tels projets ?</p><p>3. Existe-t-il des directives internes à ce sujet ? Si non, le Conseil fédéral est-il prêt à donner plus de poids à la protection de la biodiversité dans le cadre de sa stratégie pour le développement durable ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>1. Ni l'ambassade de Suisse à Abidjan, accréditée pour la Guinée, ni le consulat général de Suisse à Conakry n'ont eu connaissance de ce projet. L'ambassadeur suisse n'a pas non plus assisté à une quelconque présentation du projet.</p><p>2. Le Conseil fédéral est aussi d'avis que les représentations suisses doivent porter un jugement modéré à l'égard de projets en contradiction avec la politique environnementale internationale de la Suisse.</p><p>3. Une stratégie sur la biodiversité est en cours d'élaboration sous la direction de l'Office fédéral de l'environnement. Cette stratégie prendra en compte l'influence positive que peut avoir la Suisse au niveau international en faveur de la biodiversité, notamment par son engagement dans la promotion de chaînes de création de valeur durables.</p>  Réponse du Conseil fédéral.