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Photographier la foule ou un individu dans la rue devient de plus en plus compliqué. Le quotidien Le Temps d’aujourd’hui conte l’évolution de la photographie de rue et comment le métier du photographe qui la pratique est devenu un vrai parcours de combattant. Tandis que dans les années 30 à 50, ce genre de photographie pouvait rendre célèbre son auteur, comme c’est le cas d’Henri Cartier-Bresson avec sa photo de l’homme sautant par-dessus une flaque derrière la gare Saint-Lazare, le photographe moderne va à l’encontre d’une multitude de problèmes. Un contemporain, Martin Parr, a ainsi renoncé au fil des ans a faire apparaître des enfants sur ses photos. Il en avait assez de devoir demander des autorisations aux parents craignant que ces portraits ne tombent entre les mains de pédophiles.
En Suisse, l’art. 28 du Code civil règle la question de la possibililté de prendre une personne en photo. Cet acte constitue une atteinte illicite, à moins qu’il ne soit justifié par le consentement de la victime, par un intérêt prépondérant privé ou public ou par la loi.
Photographier des personnes dans la rue qui s’adonnent probablement au trafic de drogue peut donc être justifié par un intérêt prépondérant privé de les dénoncer à la police et par un intérêt prépondérant public de combattre le trafic de drogue.