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Quand le soutien conditionnel des adultes signifiants est lié à la perception de compétence des élèves.
Type de référence
Date2014-07
Langue de la référenceFrançais
Entité(s) de recherche
Unité de recherche sur l'affectivité, la motivation et l'apprentissage scolaires (URAMAS), Université du Québec à Montréal
Référence APAHascoët, M., Pansu, P., et Bouffard, T. (2014, juillet). Quand le soutien conditionnel des adultes signifiants est lié à la perception de compétence des élèves. Communication présentée à 28ème International Congress of Applied Psychology (ICAP), Paris, France.
Résumé
Avoir confiance dans ses capacités à l'école est essentiel pour l'élève. Un large courant de recherche a montré que le sentiment de compétence scolaire était lié à des sources comme le soutien que l'élève perçoit de son entourage signifiant (Harter, 1999). Cette étude vise à étudier le lien entre les perceptions de compétence scolaire et la perception du soutien conditionnel des adultes signifiants (parents et enseignants). Le soutien conditionnel est défini ici comme un soutien reçu uniquement en contingence de l'atteinte des standards de conduite et de performance fixés par son entourage (Harter, 1990). A l'instar de Roth, Assor, Niemiec, Ryan et Deci (2009) nous avons distingué le soutien conditionnel positif, impliquant un supplément d’affection lorsque l'enfant atteint les exigences des adultes, du soutien conditionnel négatif, impliquant un retrait d'affection lorsque l'enfant ne se conforme pas à leurs attentes. L'objectif visait à examiner, chez l'enfant, les relations entre sa perception du soutien conditionnel positif (vs. négatif) des adultes signifiants et sa perception de compétence scolaire. Il s'agissait aussi d'analyser le rôle du perfectionnisme négatif et du sentiment de contrôle comme médiateurs de ces relations. L'étude a été conduite auprès de 525 élèves de CM1 de la région Rhône- Alpes (France). Les résultats indiquent que plus les élèves perçoivent un soutien conditionnel négatif de la part des adultes signifiants, plus leur perception de compétence est faible (β = -.20, p < .05). Cette relation est médiatisée par le perfectionnisme négatif et le sentiment de contrôle. Ce modèle explique 48% de la variance de la perception de compétence des élèves. Plus les élèves imaginent la possibilité d'un retrait d’affection des adultes signifiants en cas de mauvais résultats, plus ils se fixent des exigences élevées et moins, ils ont le sentiment de contrôler leur réussite, ce qui affecte négativement leur perception de compétence scolaire. Les résultats pour le soutien conditionnel positif sont similaires à ceci près qu'ils sont modérés par le genre. En conclusion, une perception du soutien conditionnel, positif ou négatif, semble délétère pour l'élève. Ce constat milite en faveur d'interventions visant à sensibiliser les adultes au caractère nuisible d'un tel soutien.