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Depuis la séparation de la politique des prix de celle des revenus dans l’agriculture suisse, les coûts économiques ont fortement baissé. En 2002, leur montant était de l’ordre de 500 millions de francs, ce qui correspond à 0,15 % du revenu national net. Par rapport aux coûts totaux de l’agriculture Suisse, la perte de bénéfice économique des facteurs de production qui s’y rattachent est plutôt faible. C’est pourquoi la discussion sur les coûts de l’agriculture suisse doit plutôt se concentrer sur la redistribution des revenus.
Les mesures politiques visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre issues de l'agriculture sont plus efficaces et plus efficientes si elles sont définies au niveau de la région plutôt qu'au niveau de l'exploitation. Elles peuvent aider à atteindre les objectifs climatiques en optimisant la rentabilité.
La disponibilité des denrées alimentaires dans le monde devrait rester stable à moyen terme. En Suisse, la sécurité alimentaire est mise à l’épreuve par la diminution de la surface agricole par habitant, la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes et une pression accrue des organismes nuisibles.
A la frontière des langues entre Suisse romande et Suisse allemande, l’intensité d’application des mesures agro-environnementales en faveur de la biodiversité est variable. Des incitations politico-économiques pourraient atténuer ces différences d’origine culturelle.