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L'objectif central de l'intégration est la coexistence de la population résidente locale et étrangère sur la base des valeurs de la Constitution fédérale, du respect mutuel et de la tolérance. La population résidente étrangère doit pouvoir participer à la vie économique, sociale et culturelle de la société par le biais des quatre principes de base « réaliser l'égalité des chances », « tenir compte de la diversité », « exploiter les potentiels » et « exiger la responsabilité personnelle ».
Le 16 décembre 2016, le Parlement a approuvé la modification de la loi fédérale sur les étrangers (Letr) pour améliorer leur intégration. Le premier paquet sur la « gestion de l'immigration » est entré en vigueur le 1er janvier 2018 et le second sur « l'amélioration de l'intégration » le 1er janvier 2019 ; avec les nouvelles dispositions, le principe « encourager et exiger » doit être encore appliqué davantage dans le domaine de l'intégration.
Elle contenait certains durcissements : un permis d'établissement (permis C) ne peut être délivré qu'à celles et ceux qui sont bien intégré·e·s, c'est-à-dire qui respectent la sécurité et l'ordre publics, respectent les valeurs de la Constitution fédérale, participent à la vie économique ou se forment et possèdent les connaissances linguistiques nécessaires. Si les critères d'intégration ne sont pas remplis, un déclassement d'un permis d'établissement (permis C) à un permis de séjour (permis B) peut avoir lieu. De plus, la Confédération versait jusque-là aux cantons une somme forfaitaire unique de 6'000 francs par personne ayant le droit de séjour (réfugiés et personnes admises à titre provisoire). A l'avenir, le forfait s'élèvera à 18'000 francs.
- Pendant longtemps, la Confédération n'a rien fait pour l'intégration des étrangers/ères. Bien que la politique d'intégration de la population étrangère résidente ait été régulièrement développée ces dernières années, les efforts sont encore insuffisants et, surtout, pas assez systématiques.
- Compte tenu de la forte proportion d'étrangers/ères en Suisse, leur intégration doit être prise au sérieux. Cependant, les ressources utilisées aujourd'hui ne reflètent en rien cette importance.
- À long terme, il vaut la peine d’investir dans l'amélioration de l'intégration. En réduisant les lacunes en matière d’éducation et de connaissances des langues nationales chez la population résidente étrangère, les coûts du chômage et de l'aide sociale ainsi que le taux de criminalité peuvent être réduits.
- On en fait déjà plus qu'assez. En plus des subventions directes, des contributions dans le cadre de la loi sur le chômage - pour les mesures de réinsertion - et du décret sur l'apprentissage - pour les objectifs de la politique d'intégration - sont également mises en place.
- L'argent seul ne garantit pas une bonne intégration. L'intégration doit se fonder avant tout sur la population résidente étrangère elle-même. Il s'agit du respect des valeurs fondamentales de la Constitution fédérale, du respect de la sécurité et de l'ordre publics et de la volonté de participer à la vie sociale et économique.
- Un soutien supplémentaire de l'État à l'intégration n'est pas nécessaire, car dans de nombreuses petites municipalités, l'intégration ne pose pas de problème et n'est pas bureaucratique, même sans soutien de l'État.