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L'Age du Bronze
La première occupation du site est représentée par un habitat mal conservé du Bronze final. Seules en effet quelques fosses en subsistaient. Cette occupation semble avoir été abandonnée au profit du site de Glovelier, Les Viviers.
L'Époque romaine
L’exploitation agricole gallo-romaine des Montoyes se situe sur un replat de la colline de la Pâle, au bord d’un étang.
Une première période d’occupation, vers le milieu du 1er s. ap. J.-C., est caractérisée par un habitat modeste entouré de fossés sans doute bordés de haies, selon un schéma hérité des fermes gauloises, mais la présence de deux bâtiments en maçonnerie traduit une influence des techniques de construction romaine. L’établissement, comportait aussi un bâtiment en bois et un enclos quadrangulaire.
Lors d’une seconde phase, vers la fin du 1er s., l’exploitation subit des transformations visibles dans l’agrandissement des bâtiments; le fossé qui formait la clôture est remplacé, sur deux côtés au moins, par un mur d’enceinte. La construction A, d’une surface de 20,50 x 15,40 m, comportait certainement un étage et devait servir de bâtiment d’exploitation (grange, grenier et remise) mais la présence d’un foyer et la diversité des objets récoltés montrent qu’il dut aussi être utilisé comme habitation, sans doute par une main d’œuvre agricole.
Céramique de tradition gauloise, montée à la main et décorée au peigne.
Ce qui subsistait du bâtiment B comportait des pièces chauffées par hypocauste. Peut-être s’agit-il là de bains chauds, éloignés de l’habitation à cause des risques d’incendie, mais il est possible qu’il faille y voir les restes de l’habitation du propriétaire, comme tendrait à l’indiquer le nombre important de céramiques fines qu’on y a trouvé (46 % des récipients en terre cuite de ce bâtiment).
La partie est du site regroupait des silos ainsi qu’une cabane, un enclos à bétail et peut être un grenier sur poteaux. Le blé, le froment, l’épeautre, l’orge et l’avoine étaient cultivés dans les champs avoisinants, mais il faut aussi imaginer la présence de vergers et de jardins à l’intérieur de l’établissement, pour subvenir aux besoins des habitants. Le nombre de restes fauniques et les activités de boucherie démontrent l’importance de l’élevage (bœufs, chèvres, porcs et surtout moutons) dont le produit faisait peut-être l’objet d’un commerce.
Reconstitution de l'établissement dans son environnement naturel.
L’établissement rural des Montoyes fut détruit et abandonné vers le milieu du 3e s., probablement au cours des invasions des années 260-270. Un habitant de la région s’y est cependant arrêté entre 350 et 353, au moment des grandes invasions de cette époque, pour y cacher un trésor de 102 pièces de monnaies, découvert en 1913. Le malheureux, pour des raisons sans doute tragiques, n’eut jamais l’occasion de récupérer son pécule. Par la suite, un amas de bois daté du début du 5e s. témoigne d’activités dans les environs du site, peut-être en relation avec le développement de la sidérurgie. Une céramique mérovingienne atteste d’une présence occasionnelle au 7e s.
Fiche technique du site
|Commune / Localité||Boécourt / Boécourt|
|Site||Les Montoyes|
|Datation et type de site

- principal
- secondaire
|Époque romaine, habitat de plaine

Bronze final, habitat de plaine
Haut Moyen Age, objets isolés
|Année de découverte||1987|
|Contexte de découverte||Construction de l'autoroute A16|
|Date(s) de la fouille||1988-1990|
|Surface de la fouille||5000 m2|
|État de la fouille||Achevée|
|Étude||Achevée|
|Publication(s)||CAJ 1|
|Responsable de la fouille||Olivier Paccolat|