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Lausanne-Sports, Sion, Etoile-Carouge et Lucerne n'ont pas obtenu, pour l'heure, leur licence pour la saison prochaine. Edmond Isoz, directeur de la Ligue nationale suisse de football, éclaire la situation.
Au sein de la Ligue nationale suisse de football, c'est une commission des licences qui, sous la présidence de Gianni Poncini, effectue, chaque année, un contrôle sur l'état des finances des clubs de Ligue nationale A et B.
Or, cette saison, quatre clubs de Ligue nationale - Lausanne, Sion, Etoile-Carouge et Lucerne - n'ont pas obtenu leur licence, du fait que leur surendettement dépassait les critères autorisés.
Pour les clubs de Ligue nationale A, le surendettement ne doit pas dépasser entre 500 000 et 1 million de francs. Pour les clubs de Ligue nationale B, le surendettement ne doit pas excéder entre 100 et 200 000 francs.
L'objectif de la commission des licences de la Ligue nationale est de garantir que les clubs disposent de moyens financiers suffisants et possèdent un budget leur permettant de participer à la compétition de la saison suivante. En l'occurrence, celle de 2001-2002.
Ce contrôle annuel a été institué par la Ligue nationale, afin d'éviter qu'au milieu d'un championnat, un club ne fasse faillite. «Ce qui provoquerait d'énormes problèmes dans la gestion de la compétition, précise Edmond Isoz. Et remettrait en question les engagements financiers de la Ligue nationale de football».
A titre d'exemple, poursuit Edmond Isoz: «Il est certain que la situation financière du Lausanne-Sports a dû considérablement se dégrader depuis la saison passée, puisque, l'année dernière encore, le LS comptait parmi les très bons élèves de la Ligue nationale suisse de football».
D'ailleurs, le LS avait obtenu sa licence, en première instance, au cours des dix dernières années. Il faut croire que, soudainement, le LS manque singulièrement de liquidités. Puisque ce sont elles qui assurent la pérennité du club, d'une saison à l'autre.
Toujours est-il que l'ancien président du LS, Freddy Bezzola, a fait savoir qu'il renonçait finalement à reprendre les commandes du club lausannois, faute d'avoir obtenu les garanties nécessaires.
En outre, il est à signaler que Robert Ley-Ravello, avocat de l'ex-entraîneur du LS, Pierre-André Schürmann, a demandé la mise sous séquestre des avoirs du club lausannois, contre le licenciement abusif de son client.
Emmanuel Manzi