Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06962.jsonl.gz/933

Il n'y aura pas de prestations complémentaires pour les familles jurassiennes dans le besoin. Les citoyens ont préféré dimanche les soutenir en renforçant les subsides pour les primes de l'assurance maladie.
Le peuple a donc privilégié le contre-projet élaboré par la majorité de droite du Parlement à l'initiative populaire cantonale du Parti chrétien-social indépendant (PCSI) en faveur de prestations complémentaires pour les familles.
L'initiative populaire a été refusée par 7432 voix contre 6360. Le contre-projet des autorités, qui est moins onéreux pour les caisses de l'Etat, a été accepté par 7084 voix contre 6531. La participation s'est élevée à 24,6%. La participation s'est élevée à 24,6%.
Le modèle retenu ne prévoit pas la mise en place d'une nouvelle prestation sociale. Il vise à alléger la charge que représentent les primes d'assurance maladie pour les familles par un renforcement des subsides. L'argent de l'Etat sera directement versé aux assureurs.
Ce projet touchera environ 600 familles représentant 2000 personnes. Il occasionnera un coût annuel de 2,2 millions de francs, un montant nettement inférieur à celui qui aurait découlé de la mise en oeuvre de l'initiative.
Le texte du PCSI, soutenu par la gauche, proposait d'introduire un modèle similaire à ce qui existe pour les personnes âgées. Le dispositif se serait inspiré des prestations complémentaires (PC) de l'AVS et de l'AI.
L'idée consistait à compléter le revenu des familles dans le besoin afin qu'elles atteignent le minimum vital. Dans le Jura, l'on évalue à 990 le nombre de ménages dans la précarité, soit 2870 personnes. En Suisse, les cantons de Genève, de Vaud, du Tessin et de Soleure ont déjà introduit des PC pour les familles.
Modèle trop onéreux
Un montant entre 800 et 1000 francs aurait été versé chaque mois aux familles. Le gouvernement estimait que ces prestations auraient représenté une charge entre 4,5 et 6,5 millions de francs par an. Cette dépense tenait compte du phénomène de transfert de l'aide sociale aux prestations complémentaires.
Mais une majorité de citoyens ont suivi les arguments du législatif et du gouvernement qui jugeaient ce projet trop onéreux pour un canton comme celui du Jura. Pour les opposants à cette initiative, l'introduction de prestations complémentaires pour les familles n'aurait tout simplement pas été supportable pour les finances.