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Infections sexuellement transmissibles
La thérapie antirétrovirale réduit le risque de transmission du virus du sida (VIH) à zéro
06/05/2019 - C'est ce que confirme une nouvelle étude publiée dans le numéro de mai de la revue The Lancet HIV.
Les organisations de lutte contre le sida, la Suisse en premier, le répètent d'ailleurs depuis 2008: une personne séropositive suivant un traitement de manière efficace ne transmet pas le virus du sida lors de rapports sexuels non protégés. Et cela vaut tant pour les relations sexuelles hétérosexuelles que homosexuelles. .
C'est une étude à large échelle qui a été menée par les auteurs dans 14 pays européens de 2010 à 2017 sur près de 1000 couples d'hommes ayant des rapports non protégés dont l'un des partenaires est séropositif, mais ayant une charge virale indétectable grâce aux médicaments antirétroviraux.
Aucun cas de transmission
Résultat : aucun cas de transmission du VIH n'a été observé au sein de ces couples dits "sérodifférents". Les chercheurs qui ont mené l'étude estiment ainsi que l'usage d’un traitement antirétroviral efficace a permis d’empêcher environ 472 transmissions du VIH au cours des 8 années qu'a duré l’étude.
Même conclusion pour les couples hétérosexuels
Ces conclusions renforcent celles de la première phase de l'étude, publiée en 2016, qui avait portée sur plus de 500 couples hétérosexuels, et plus de 300 couples homosexuels. Elle avait déjà montré que le risque de transmission du VIH chez les couples hétérosexuels sérodifférents était de 0. Les chercheurs avaient toutefois estimé alors que le risque de étransmissions pour des rapporta anaux sur le long terne ne pouvait être totalement exclu. C'est désormais fait.
Ces résultats confirment ainsi le message répété depuis des années par les organisations de lutte contre le VIH, et montrent l'importance d'un meilleur accès aux traitements pour les personnes séropositives afin d'enrayer l'épidémie.
La Suisse, pionnière
Cette idée était apparue en 2008, dans un rapport de la Commission fédérale suisse pour les problèmes liés au sida (aujourd'hui CFSS), connu depuis sous le nom de "Swiss statement". Elle fait aujourd'hui partie intégrante de la stratégie d'organisations telle Onusida, qui a pour objectif la fin de l'épidémie d'ici 2030.
Cela en se basant sur trois piliers:
1. que 90% des personnes contaminées connaissent leur séropositivité,
2. que 90% d'entre elles aient accès aux traitements antirétroviraux
3 que 90% des personnes traitées aient une charge virale indétectable.
Actuellement dans le monde, ce ne sont que 59% des personnes séropositives qui suivent un tel traitement, avec d'importantes disparités entre les pays occidentaux et les pays en voie de développement.
Source: Sciences et Avenir, 06/05/2019
Infections sexuellement transmissibles: dépistage moins cher pour les hommes gays en mai
01/05/2019 - "Pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, il est recommandé de faire régulièrement un dépistage pour gonorrhée, chlamydia et syphilis", rappelle le Dr Gay. Du 1er au 31 mai, même en l’absence de symptômes, ces dépistages sont proposés à meilleur prix dans les centres participants.
Infos et adresses: drgay.ch/starman
Archives
Lyban: une vidéo audacieuse pour expliquer l'emploi du préservatif
25/09/2017 – Une vidéo qui explique aux Libanais comment mettre un préservatif fait parler d'elle ces jours.
Elle met en scène Hamed Sinno, chanteur du groupe de rock alternatif libanais Mashrou'Leila et homosexuel assumé et l’actrice libanaise Yumna Ghandour, expliquant et montrant, non sans humour, et avec pédagogie, comment utiliser un préservatif et les erreurs à éviter.
Il s'agit d'une initiative audacieuse du centre de santé sexuelle de Beyrouth Marsa dans ce pays, où la sexualité reste un tabou et n'est pas abordée en public, d'une part, et où l'utilisation du préservatif est loin d'être répandue, avec pour résultat une augmentation inquiétante d'infections sexuellement transmissibles, telle la syphilis au cours de ces dernières années.
Comme l'explique la directrice du centre, Diana Abous Abas, au site observers.france24.com (22.09.2017): "Nous avons constaté que beaucoup n’utilisent pas le préservatif ou ne savent pas l’utiliser correctement. Cette vidéo veut montrer qu’utiliser un préservatif est une responsabilité partagée. Hommes et femmes ne devraient pas avoir honte d’avoir sur eux des préservatifs."
Consultations anonymes
Le centre de Marsa est ouvert à tout le monde, peu importe son orientation sexuelle et son sexe. Et les personnes venant y consulter - pour des consultations médicales ou psychologiques, ou pour un test VIH gratuit – restent anonymes.
Source: observera.france24.com (22.09.2017)
Informations: http://www.marsa.me
Ceci n'est pas un préservatif!
18/08/2017 – La présentation du Jiftip, sorte de sparadrap à coller sur l'orifice du pénis, censé empêcher le sperme de s'écouler lors de l'éjaculation sème le doute - et donc le risque d'infection sexuellement transmissible et de grossesse involontaire.
Ses producteurs le vantent en effet pour ceux qui n'aiment pas recourir aux préservatifs, tout en précisant qu'il ne s'agit pas d'un dispositif pouvant prévenir les grossesses et les IST (infections sexuellement transmissibles).
Ainsi, les créateurs de ce gadget indiquent simplement: "Vous allez oublier que c'est là, indétectable", "cela ne marchera pas pour tous", et "si cela fonctionne pour vous, vous allez tomber amoureux du sexe encore une fois".
Ni "un préservatif" ni "une alternative aux préservatifs", le Jiftip est avant tout à utiliser par pure et simple envie de nouveauté et de divertissement, disent encore ses créateurs.
Comme le rapporte l'internaute.fr: interrogée par The Sun, Natika Halil, directrice "santé sexuelle" du planning familial britannique note pour sa part qu'"il n'y a aucune preuve suggérant que ce produit soit sûr ou efficace." Et d'ajouter : "Comme la société l'indique elle-même, ce produit n'a pas été approuvé pour prévenir la grossesse ou les infections sexuellement transmissibles - donc, si vous voulez éviter l'une ou l'autre, nous recommandons d'éviter ce produit."
Le premier préservatif "vert" est suisse
Le Green Condom sans gluten et végan vient d'être lancé par une jeune entrepreneuse Genevoise qui a à cœur de proposer des produits non nocifs pour la santé.
26/05/2017 – Elle s'appelle Gabrielle Lods, a 32 ans et est basée à Genève. Elle se dit "digital nomad" tout en étant diplômée en génie chimique et gestion d'entreprise, "très soucieuse du développement durable et de l'environnement".
Certifié Vegan
C'est elle, la fondatrice de Green Condom Club, entreprise qui propose des préservatifs végan, sans gluten, sans arômes et sans paraben, non testés sur des animaux, dont la composition complète est indiquée sur l’emballage, et certifiés par le logo Vegan européen.
A la pièce, par abonnement ou comme cadeau
Les préservatifs, disponibles en diverses tailles, peuvent s'acheter par lot de 3 (4.90 €) ou 10 (12.90 €), ou sous forme d'abonnement mensuel (p.ex. 30 pce pour 31.90 €). Et les frais de port sont offerts. On peut même offrir un abonnement à ses amis.
Autres produits
La jeune Genevoise n'en est pas à sa première innovation, puisqu'elle a déjà lancé sa propre marque de couches lavables, les Sustain a Bum, vendus qu'en Suisse pour l'instant, ainsi que Sustain a Living, un magasin en ligne proposant des produits durables (préservatifs, couches lavables et coupes menstruelles).
C'est en recherchant une marque de préservatif sans effets nocifs sur la santé et durable que l'entrepreneuse et scientifique s'est aperçue qu'elles étaient rares et qu'elle a eu l'idée d'apporter une alternative aux marques traditionnelles, et de proposer la vente sous forme d'abonnement également.
Sources: www.greencondom.club, 20minutes.fr
© Ellen Weigand - masexualite.ch
Infections sexuellement transmissibles - les infos à rappeler
Pour rappeler les risques de contagion par une IST (infection sexuellement transmissible), voici la brochure d’informations sur les infections sexuellement transmissibles de Santé sexuelle suisse à télécharger gratuitement.
Elle donne des informations pratiques liées à diverses questions, comme « Embrasser, c’est risqué ? », « Je peux m’infecter avec des sextoys ? », « Quand dois-je faire un test de dépistage ? » ainsi que sur les différentes infections sexuellement transmissibles (IST).
Sida en Afrique: les chefs religieux préconisés pour promouvoir la circoncision
15/03/2017 – L'OMS préconise la circoncision volontaire pour réduire les cas d'infections par le virus VIH en Afrique. Encore faut-il que l'information passe auprès de la population.
Plusieurs essais dans les pays d’Afrique Subsaharienne ont démontré, entre 2002 et 2006, que la circoncision masculine réduisait l’incidence de l’infection par le VIH de 38 à 66 % selon les études. C'est pourquoi l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande désormais de favoriser, sur la base du volontariat, la circoncision masculine, dans les pays, où l’infection par le VIH est généralisée et qui présentent un taux faible d’hommes circoncis.
Comme, malgré ces recommandations, la circoncision masculine à visée de prévention reste encore peu utilisée en Afrique subsaharienne, il est préconisé que les responsables religieux se chargent de l'information à ce propos, rapporte le site français jim.fr.
Une étude parue le 14 février sur le site du Lancet concernant le rôle potentiel des chefs religieux chrétiens dans les villages pour augmenter le recours à la circoncision masculine a constaté que dans les régions chrétiennes d’Afrique de l'Est, la circoncision est encore mal vue par les habitants, car considérée comme une pratique musulmane. Les campagnes de promotion ont ainsi pu être interprétées comme une volonté de les convertir.
Expérience concluante
Une autre étude randomisée (Educating religious leaders to promote uptake of male circumcision in Tanzania: a cluster randomised trial.), menée par l'Université Cornell à New York, avec la collaboration de médecins Tanzaniens a portée sur l'intérêt de l’implication des autorités religieuses pour augmenter le recours à cette pratique.
De juin 2014 à décembre 2015, un certain nombre de villages du Nord-Ouest de la Tanzanie ont ainsi bénéficié de campagnes de sensibilisation à la circoncision masculine organisées par le ministère de la Santé. Après tirage au sort, la moitié des villages (n=8) a été choisie pour qu’en plus de cette campagne les ministres du culte de leur église bénéficient d’une formation spécifique sur les aspects scientifiques, religieux et culturels de la circoncision masculine, comme le rapport le site jim.fr.
Les résultats en terme de taux de circoncisions ont été comparés avec ceux des huit villages témoins. Et ils ont été assez éloquents, puisque là où les responsables religieux chrétiens ont été impliqués dans l'information, 52,8 % des hommes ont bénéficié d’une circoncision contre à 29,5 % pour ceux des huit villages témoins.
Modèle de prévention innovant
D'où la conclusion des auteurs de l'étude (traduite ici par jim.fr): « L'éducation des chefs religieux a eu un effet important sur l'adoption de la circoncision masculine et devrait faire partie des programmes de circoncision masculine dans d'autres pays d'Afrique subsaharienne, soulignent les auteurs. Certes, cette étude a été menée dans une région précise de Tanzanie, mais, nous pensons que notre intervention est généralisable. Le travail par le biais des chefs religieux peut servir de modèle innovant dans le cadre de la prévention du VIH. »
Source: Promouvoir la circoncision en Afrique : un rôle pour l'église - Dr Martine Perez, jim.fr 1.3.2017