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Les facteurs positifs et négatifs
concernant cette population sont présentés, de même
que les priorités d’action pour assurer l’avenir de l’espèce
dans le bassin lémanique. (Hunkeler
& Bühler, 1999)
La disparition du castor
autour du Léman se situe dans la même période
Force est de constater que les indications précises sur la présence du castor, son usage et sa régression dans le bassin lémanique sont très lacunaires. L’espèce n’a probablement jamais atteinte abondance significative ou elle a régressé très tôt, si bien qu’elle n’est pratiquement jamais citée dans les chroniques du passé ou représentée dans les collections anciennes de musées comme ceux de Genève ou de Lausanne.
La réintroduction du castor a débuté dans les années cinquante, justifiée par la répartition ancienne de l'espèce, l’existence de biotopes favorables et la possibilité de capturer les animaux dans le bassin inférieur du Rhône, au sud de la France. Commencée dans la Versoix, où un groupe de naturalistes emmenés par Maurice Blanchet a d’abord introduit 5 animaux, elle s’est poursuivie surtout dans les années 70 sur la Venoge et le Rhône valaisan. En Haute-Savoie, 20 individus ont été relâchés dans l’Arve et ses affluents et 10 dans les affluents du Léman. Dans l’Ain, 9 castors ont été relâchés à Pougny sur le Rhône en aval de Genève. (Blanchet, 1994 ; Bureau Werlen, 1997 ; Hainard, 1988 ; Rahm et Baettig, 1996 ; Rouland et Migot, 1990 et 1997).
Les suivis post-réintroductions ont montré que ces lâchers d’animaux puis les déplacements naturels de castors d’un affluent du Léman à l’autre par les rives du lac ont conduit à la colonisation de pratiquement tous les cours d’eau favorables. Ce suivi s'est également matérialisé par des mesures prises en faveur des castors, comme des revitalisations de milieux ou des passes à castors.