Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06867.jsonl.gz/541

Ces grandes jarres pour l’inhumation ont été découvertes par des archéologues dans de nombreux sites du DIN. La pratique de l’inhumation en pot est censée remonter au 11e siècle, sinon bien avant, et s’est poursuivie jusqu’au 17e ou 18e siècle (Kiethega et al. 1993, p. 434). Parfois, ces jarres contenaient un seul corps et se voyaient coiffées d’un pot renversé, en guise de couvercle. Dans d’autres cas, elles étaient utilisées pour des funérailles secondaires, et renfermaient les restes d’un certain nombre d’individus. Mais quel que soit le genre d’inhumation, il était rare que l’on introduise des pièces de mobilier funéraire dans le récipient. Il est arrivé que l’on découvre des figures en terre cuite ou de plus petits pots de nature rituelle dans des récipients funéraires, voire à proximité (Sarr 1972, p. 4 ; Barth 1977, p. 59). Bon nombre de ces jarres ont été mises au jour sur un seul site près d’un habitat, suggérant un cimetière. Mais on a également trouvé des exemplaires en bordure de zones résidentielles. De plus, l’inhumation en pot pouvait avoisiner la simple inhumation dans le sol. Le corpus archéologique n’offre aucun modèle clair, susceptible de fournir des indices sur la logique de l’usage des jarres funéraires (Kiethega et al. 1993, p. 434). En général, ces récipients présentent une ornementation plutôt simple, tel un motif imprimé qui couvre la surface. Sur cet exemplaire, les hachures en croisillons, de dimension réduite et légèrement incisées près de la lèvre, prennent de l’ampleur et deviennent plus profondes au fur et à mesure que le pot s’élargit.