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Sur les 50 dernières années, les flocons se sont raréfiés au nord et au sud de la chaîne de montagne, révèle la plus conséquente étude sur l'or blanc.
«A l'époque il y avait des mètres et des mètres de neige!», ce refrain on l'a entendu moult fois (pour peut que l'on ait grandi en altitude). Et bien c'est vrai. Pour la première fois une étude globale s'est penchée sur les précipitations neigeuses dans tous les pays alpins: Italie, Autriche, Slovénie, Allemagne, France et bien sûr, la Suisse:
Un triste constat qui se base sur les mesures effectuées par près de 2000 stations sur les chutes de neige. Parmi elles 800 effectuent ce travail laborieux depuis 50 ans et certaines même depuis le 19e siècle. C'est sur ces précieuses données que s'est basé le centre de recherche Eurac pour son étude. Certes, il existait déjà de la documentation sur la neige, mais aucune ne donnait un portrait de l'ensemble des Alpes en termes de chutes de neige, car elles se contentaient de régions individuelles.
Ces informations constituent une base solide pour décrire de manière fiable les tendances de l'enneigement jusqu'à une altitude de 2000 mètres. Les résultats de la recherche, publiée dans la prestigieuse revue The Cryosphere, donnent donc une image complète de la répartition de la neige dans les Alpes.
Il faut savoir qu'il y a environ 20 à 30% de neige en moins au sud qu'au nord de l'arc Alpin. Partant de là, non seulement la neige est inégalement répartie, mais elle ne diminue pas de la même façon partout. Par exemple en Italie et en Slovénie, la réduction de l'épaisseur de neige (sous les 2000 mètres) est nettement plus importante que dans le nord. Cependant, les changements à long terme peuvent être observés de manière similaire dans l'ensemble de la région alpine:
Depuis lors, l'épaisseur de neige n'a pas atteint le niveau des années 1970. Cela se fait surtout ressentir au printemps, comme Alice Crespi, chercheuse également à l'Institut d'observation de la Terre (SBFI), le souligne: «Alors qu'en hiver, les tendances varient fortement en fonction du lieu et de l'altitude, avec même des augmentations isolées de l'enneigement en haute altitude, au printemps, presque toutes les stations ont enregistré des diminutions».
Pour les études climatologiques du futur, cette collecte de données complète et unifiée est un outil particulièrement précieux. Les auteurs la mettent à la disposition de l'ensemble de la communauté des chercheurs et espèrent qu'elle pourra être enrichie par de futures études.