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La hausse des températures, l'augmentation des sécheresses, la pénurie aiguë d'eau, l'élévation du niveau des mers ainsi que les crues peuvent entraîner une insécurité alimentaire et des déplacements forcés. De nouvelles dynamiques dans les conflits pour accéder à des ressources telles que les pâturages et l'eau peuvent ainsi contribuer à la violence et engendrer des risques sécuritaires.
Si le lien entre climat et sécurité en tant que condition universelle n'a pas encore obtenu le soutien unanime du Conseil de sécurité des Nations Unies, sa pertinence a été citée dans plusieurs contextes spécifiques, notamment dans des résolutions sur le bassin du lac Tchad, la Somalie, le Mali, le Soudan, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, l'Irak et Chypre.
Les missions permanentes de la Suisse et du Kenya se sont associées à l’Institut Igarapé, un think tank basé à Rio de Janeiro, pour examiner la situation dans l'une des régions du monde qui se réchauffe le plus rapidement : la Corne de l'Afrique. Ce partenariat a permis de créer une carte interactive qui a été présentée le 31 janvier 2022, et dont les différents éléments sont disponibles ici (menaces et solutions) et ici (études de cas). Des chercheurs et chercheuses et des professionnel.le.s engagé.es dans la région, dont une déléguée du CICR et des spécialistes en sciences sociales, ont détaillé les zones à risques actuelles et futures. Ils ont mis en exergue les régions où les changements de conditions climatiques et les événements météorologiques extrêmes sont particulièrement aigus, et ont discuté des corrélations entre l'évolution du climat et l'insécurité alimentaire ainsi que de l'apparition, de la durée et de l'intensité de la violence. Les conséquences sur la mobilité des populations ont également fait l’objet de débats. En outre, les cartes interactives ont également mis en évidence la grande résilience des populations de la Corne de l'Afrique. Des esquisses de solutions innovantes ont enfin été proposées.
La Suisse continuera à travailler activement sur le sujet et s'engagera en faveur d’un large ancrage de la question dans les travaux de l'ONU, également dans la perspective d’un siège au Conseil de sécurité de l'ONU en 2023-24. Enfin, du point de vue de la Suisse, il est particulièrement important de prendre en compte le besoin de protection des populations vulnérables et réduire les conséquences humanitaires du changement climatique.