Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07016.jsonl.gz/542

Les faits ont été révélés jeudi par le Journal de Morges et repris vendredi par le quotidien 24 heures. Un audit a mis en lumière une forme de violence "institutionnelle", qui aurait été tolérée par la direction et le Conseil de fondation.
Mis en cause, le directeur et le sous-directeur sont en congé. Il leur est reproché d'avoir laissé faire des enseignants qui usaient d'une forme de violence pédagogique à l'égard des jeunes accueillis dans l'institution.
Des actes de contention violente
L'expertise parle d'actes de contention violente à l'égard d'adolescents. "Un éducateur devrait en arriver là uniquement si sa santé physique est en jeu", explique Raphaël Mahaim, avocat du Conseil de fondation.
Le conseil est également épinglé par l'audit, car il a tardé à réagir lorsque les faits lui ont été rapportés. Il a nommé du personnel insuffisamment formé, mais fait son mea culpa et dit aujourd'hui vouloir revoir sa gouvernance. "Ces enfants méritent toute notre attention et la violence institutionnelle n'est plus admise", affirme son président.
"Divergences d'appréciation" évoquées
Pour l'avocat du directeur de la fondation, désormais en congé, les faits reprochés sont au nombre de trois et datent d'il y a deux ans. Me Christian Bettex évoque des divergences d'appréciation, ce que réfute le directeur général adjoint du Service de l'enfance et de la jeunesse du canton de Vaud.
"Je ne partage pas du tout cette analyse", rétorque Frédéric Vuissoz vendredi dans le 12h30 de la RTS. "Un certain nombre de pratiques éducatives et pédagogiques justifiées par des directions ne correspondent pas du tout à des pratiques éducatives modernes (…) et l'audit met clairement en évidence cet élément-là".
Un problème de procédure complique encore l'affaire: l'avocat du directeur incriminé met en cause le canton, car son client n'a pu encore se déterminer sur l'audit et les manquement reprochés.
L'Ecole Pestalozzi prend en charge jusqu'à une quarantaine d'enfants en rupture scolaire, sociale et familiale.
Xavier Alonso/oang