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Parmi 3877 patients s’étant présentés pour une syncope de 1996 à 1998, une équipe de chercheurs de la Mayo Clinic a identifié 381 patients ayant souffert d’un épisode de syncope au volant. Ces patients ont été suivis pendant un peu moins de quatre ans en moyenne. La majorité était des hommes (65%) et l’âge moyen du collectif était d’environ 56 ans. Les diagnostics les plus fréquents étaient ceux de la syncope neuromédiée (vasovagale) (37%) et de l’arythmie cardiaque (12%). Dans 24% des cas, aucune cause n’a été identifiée. Les prodromes des syncopes n’avaient pas de valeur indicative ni pour l’étiologie ni pour le pronostic. Le taux global actuariel de récidive était de 12% à six mois et de 14% à un an, sans différence significative si l’événement syncopal initial avait eu lieu au volant ou non. Par contre, le taux actuariel de récidives de syncope au volant était seulement de 0,7% à six mois et de 1,1% à douze mois.
Commentaire : Cette étude montre clairement que la probabilité de présenter une nouvelle syncope au volant est très basse. L’étude ne répond toutefois pas à la question de savoir si une syncope est plus fréquente lorsque la durée de la conduite automobile est plus longue (par exemple pour les conducteurs professionnels), surtout en considérant que la syncope vasovagale en est la cause principale. Comme la très grande majorité des patients présentait des symptômes prodromiques, il paraît raisonnable d’encourager les patients à en tenir compte rapidement pour éviter un accident.