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Cette année, l’OHGe retrouve Juan Crespillo pour vous narrer les aventures de Peer Gynt avec la musique originale d’Edvard Grieg.
C’est en 1867 que l’auteur norvégien Henrik Ibsen écrit son drame poétique Peer Gynt. En 1874, il formule le souhait de le porter à la scène sous la forme d’une pièce en musique. Impressionné par le talent de Edvard Grieg qu’il a eu l’occasion de côtoyer à Rome quelques années plus tôt, l’écrivain propose alors au compositeur norvégien de mettre en musique son drame. Grieg accepte aussitôt. Ibsen lui fournit quelques indications sur la manière dont il envisage lui-même le matériau musical mais s’en remet entièrement au jugement du compositeur et lui laisse totale liberté quant à la réalisation du projet. Il lui fait parvenir un manuscrit de sa pièce arrangée pour la scène, dont le texte sera tantôt déclamé, tantôt scandé ou chanté.
Grieg avance lentement sur la partition, dont l’écriture s’avère plus difficile que prévu. Il achève malgré tout la partition en juillet 1875, et les répétitions commencent en septembre. Préoccupé par le décès de ses deux parents en l’espace d’un mois seulement, Grieg ne vient pas à Oslo pour superviser les répétitions, ni même pour la première représentation de la pièce le 24 février 1876. L’œuvre est un réel succès et sera donnée 36 fois au cours du printemps de la même année.
Après le succès retentissant de Peer Gynt sur scène, de nombreux arrangements pour piano de la partition voient le jour, destinés à être joués dans les salons. À l’occasion d’une reprise de la pièce à Copenhague en 1886, Grieg revoit certaines parties orchestrales et ajoute quatre nouvelles pièces (Procession de Noces op. 19 n° 2, et trois de ses Danses norvégiennes op. 35). En 1892, alors que Peer Gynt est rejoué pour la première fois à Oslo, le compositeur accepte d’ajouter encore une pièce supplémentaire. Mais surtout, Grieg a l’idée de réunir certains numéros en deux suites : la Suite n° 1 op. 46 (1888) puis la Suite n° 2 op. 55 (1891). Ces suites vont connaître un immense succès dans le monde entier, aussi bien dans leur version orchestrale que dans leur arrangement pour piano (réalisé par Grieg lui-même) ou pour d’autres formations instrumentales diverses et variées.
L’OHGe ne jouera pas l’intégralité de la musique de scène de Peer Gynt, mais de larges extraits qui viendront ponctuer le récit de Juan Crespillo.