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Ce n'est pas parce que certains collègues apportent des gâteaux au travail qu'ils vont s'attirer les bonnes grâces de Marie-Adèle. Encore faut-il que les pâtisseries soient comestibles.
Et que personne n'essaie de lui adresser la parole si le chef n'a pas acheté des croissants. C'est simple, quiconque oserait lui dire bonjour se ferait mordre.
Oui, Marie-Adèle mord. Mais elle mord aussi s'il y a des croissants et que le sac de la boulangerie traîne toute la journée sur la table de la cuisine, et que personne ne daigne ramasser les miettes...
Pas la peine d'essayer de l’embrouiller avec une histoire de «yuzu caramélisé sur son lit de confit d'agneau», de toute façon, après le troisième plat, elle ne se rappelle de rien. Marie-Adèle, elle, est là pour bouffer trop de pain, sur lequel elle étale une bonne couche de beurre. Ah oui, et elle est là pour les cinq bouteilles de rouge, évidemment.