Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07156.jsonl.gz/1074

Histoire et Origines du blason « QUISARD » – Tour de Mézières , Grand’Rue 63 à Coppet
Jean de la Naz, (d’une ancienne famille de Coppet remontant au XIII siècle) détenait à la fin du XVème, le fief que sa fille Philiberte apporta en convolant en 3ème noce à Louis de Bonvillars. Celui-ci était seigneur de Mézières (FG), militaire et diplomate. Il joua un rôle important au service du duc de Savoie, lors de la conquête du Pays de Vaud par les Bernois. Son passage à Coppet est marqué par le nom qu’il laissa à la vieille tour appelée « Tour de Mézières » et au fief qui passa en 1552, en la possession d’Urbain QUISARD, bourgeois de Nyon, seigneur de Crans (1514-1600).
Son petit-fils Etienne, qui mourut sans enfant, hérita de ses biens, qui passèrent au cousin germain de celui-ci, Jean-Jacques QUISARD, co-seigneur de Genolier et de Givrins.
Le fils de Jean-Jacques Quisard, ETIENNE (arrière-petit-fils d’Urbain), devenu Monsieur de Givrins, figure, en 1700, sous ce nom dans le plan cadastral de Coppet comme propriétaire de la Tour de Mézières. Celui-ci épousa, en seconde noce, Marie-Madeleine-Elisabeth CHASSEUR, dont il accola l’armoirie à la sienne pour les placer au-dessus de la porte de la Grand’Rue. Il mourut en 1714 et sa maison – avec le fief de Mézières – furent vendus en 1719 à Paul et Isaac Marcet.
Les armoiries QUISARD-CHASSEUR étaient sculptées dans de la molasse très fragile. Depuis 1952, la dégradation de la pierre s’est accélérée encore (principalement en raison de la pollution), au point que l’on ne voyait même plus le détail des motifs. La pièce originale a été déposée lors de la rénovation de la façade, au printemps 2003. Elle est à l’abri dans les caves de la Tour de Mézières.
C’est sur base d’un dessin à disposition, grandeur nature, et d’un relevé assez précis des dimensions du relief, qu’un nouveau blason a été sculpté (Entreprise Serge Comte à Lully), cette fois-ci dans un bloc de grès des Vosges, plus solide et résistant mieux aux intempéries que la molasse. (Mai 2003).