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Dorigny et le transport des usagers
Dorigny un lieu à relier avec un métro ?
Dans l’étude du rapport Failletaz de 1965 et dans le plan directeur de 1967, la question des transports en commun et du trafic entre le centre ville et le futur site de l’Université est très rapidement abordée. Le premier parle de « conditions favorables en ce qui concerne les liaisons avec la ville et avec l’EPUL. […] Les distances qui sépareraient l’Université des gares seraient également peu importantes » [1] et le second axe son propos sur la circulation à l’intérieur du site universitaire [2].
En octobre 1970 à l’arrivée des premiers étudiants au Collège propédeutique les transports publics de la région lausannoise proposent six bus circulant matin, midi et soir. Les témoignages des étudiants et des professeurs de l’époque soulèvent une problématique qui sera une constante pendant plus de vingt ans ; le manque d’accessibilité au site si on ne possède pas un véhicule motorisé [3]. Bien que les interventions politiques sur le sujet soient nombreuses, l’Université reste mal desservie. Georges-André Chevallaz, lors d’un séance du Conseil communal en 1970, remarque :
[…] nous avions pensé précisément à la possibilité d’une sorte de métro aérien. Ces études se feront, je vous l’assure […]. [4]
En 1972 et 1973 des lignes supplémentaires sont mises en place, mais il faut attendre l’année 1980 pour les autorités cantonales, interpellées par l’Université et l’EPFL, donnent une première impulsion. La direction des TL entreprend cette année là les premières études pour le développement des transports publics dans le sud-ouest de la région lausannoise. Celles-ci aboutiront en 1983 à la conclusion de la première phase de l’étude du professeur Philippe Bovy, mandaté quelques mois plus tôt par le Conseil d’Etat du canton de Vaud.
Des treize variantes envisagées en début de projet, deux solutions retiendront l’attention : un trolleybus circulant sur une ligne dotée de couloirs réservés et un tramway, c’est-à-dire un métro léger. Au terme de cette première phase d’étude, après une consultation officielle des différentes instances et organismes impliqués, la solution du métro léger est choisie. De plus, l’axe qu’il empruntera est fixé. Comme le relève le bilan du projet édité à l’occasion de l’inauguration du TSOL :
[…] outre l’intérêt manifeste témoigné par la solution « tramway moderne » essentiellement en site propre (assure le maximum d’indépendance par rapport au réseau routier déjà très chargé), la consultation met en évidence une quasi-unanimité en faveur d’un tracé allant de Lausanne à la gare CFF de Renens […]. [5]
Remarquons que quatre projets non retenus de la première phase étaient des transports automatiques guidés. Le système H-Bahn et l’aérobus tous deux abandonnés par leurs promoteurs ; le monorail, car il n’existait aucun exemple d’exploitation urbaine et qu’il n’était alors pas très fiable ; finalement le M-Bahn, un système à sustentation et propulsion magnétiques qui, selon le rapport de l’étude, présente un fort potentiel mais n’est « pas véritablement éprouvé dans une application urbaine d’envergure ».
Les avantages du métro léger sont nombreux. La conclusion du deuxième rapport du professeur Bovy confirme, en avril 1985, le choix de la première phase. Dès lors, l’Etat de Vaud accorde sa participation financière, comme la Confédération et les quatre communes concernées par le projet ; Lausanne, Chavannes-près-Renens, Ecublens et Renens. Le coût total du Métro sera de 192 millions de francs.
Constance Lambiel
Service des Archives, Université de Lausanne
Merci les métros !
En 1991, grâce au TSOL, l’Université est reliée au centre ville. Plus tard, grâce au M2, l’UNIL devient un carrefour entre l’EPFL, le CHUV et les centres de recherches d’Epalinges.
Durée : 2 min.
[1] Rapport de la commission d’étude pour le développement de l’Université de Lausanne, Lausanne, 1965, p. 57.
[2] Centre universitaire de Lausanne-Dorigny. Rapport de la communauté de travail pour la mise en valeur des terrains de Dorigny et plan directeur 1967, Lausanne, 1967, p. 94-95.
[3] Affaires publiques, une Université pour demain, Genève: Télévision Suisse Romande [DVD], 29.05.1971.
[4] Bulletin du Conseil Communal, séance du 16 juin 1970, G-A. Chevallaz, p.590.
[5] Metro Ouest, 2 juin 1991, Lausanne, 1991, p. 13.
Depuis 1970 l’Université s’est enrichie de treize bâtiments, de plus elle a rénové et transformé quatre bâtiments et attend la mise en service de Geopolis actuellement en chantier.
Inauguré en automne 1970 et construit en seulement 18 mois, l’Amphipôle, est le premier bâtiment achevé du nouveau campus universitaire de Dorigny.
Implanté à la frontière entre l’UNIL et l’EPFL dans le quartier scientifique, le Cubotron fût bâti en 1974 par les architectes Max Richter et Marcel Gut.
Dans l’Antiquité, la culture du corps allait de paire avec celle de l’esprit. Aujourd’hui, dans les universités européennes, la formation intellectuelle l’emporte de loin sur l’éducation physique.
Construit par les architectes Frédéric Brugger, Edouard Catella et Erich Hauenstein entre 1973 et 1977, l’Internef est le 1er édifice à être érigé dans le quartier Est, celui des sciences humaines et sociales.
Conçu par l’architecte en chef du Bureau des Constructions de l’Université de Dorigny, Guido Cocchi, l’Institut suisse de droit comparé est inauguré le 20 avril 1982.
Construit entre 1979 et 1981 selon les plans de l’architecte Jean Serex, l’Unicentre est inauguré le 7 septembre 1983 en même temps que l’Unithèque et le Biophore.
Le Bâtiment central, inauguré le 7 septembre 1983, se situe au centre du campus universitaire de Dorigny et symbolise le point de convergence entre le quartier des sciences exactes, et celui des sciences humaines.
Le Bâtiment de Biologie, actuel Biophore, constitue la troisième réalisation dans le cadre des sciences pures sur le campus de Dorigny.
Le BFSH2, actuel Anthropole, est le deuxième bâtiment des facultés des sciences humaines. Il se situe à l’extrémité nord-est du Campus de Dorigny, dans le quartier des sciences humaines.
Inauguré le 11 septembre 1991, le Génopode construit par les architectes Patrick Giorgis et Danilo Mondada, se situe dans le quartier des sciences exactes, au sud-ouest du Biophore.
Le Batochime est inauguré le 2 mai 1995. Cette inauguration marque la fin du transfert de l’Université de Lausanne dans son nouveau site.
En 1999, le Bureau de Construction de l’Université de Lausanne-Dorigny lance un projet de construction pour un futur bâtiment aux abords de l’Amphipôle, proche du centre du campus.