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Dans les Etats à revenu faible ou intermédiaire, le nombre de cas de cancers devrait même augmenter de plus de 80%, selon, publiées lors de la .
Ces pays sont aussi ceux où les taux de mortalité sont les plus importants. Selon l'OMS, leurs gouvernements n'ont pu investir que des ressources limitées contre les maladies infectieuses et ils ne peuvent pas s'appuyer sur des infrastructures adaptées pour empêcher et prendre en charge les cas de cancer.
"Au moins 7 millions de personnes sauvées"
Le rapport, réalisé avec le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), montre aussi qu'en 2019, des prestations suffisantes dans le système public de santé étaient observées dans 90% des pays riches, mais dans moins de 15% seulement de ceux à bas revenus.
Pourtant, le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus estime qu'"au moins 7 millions" de personnes pourraient être sauvées dans les dix prochaines années. Mais il faut identifier le dispositif le plus adapté à chaque pays, trouver les réponses au cancer en s'appuyant sur la santé pour tous et rassembler différents acteurs.
Parmi les mesures permettant de prévenir de nouveaux cas, on trouve notamment le contrôle du tabac. En effet, le tabagisme est responsable de 25% des décès liés au cancer. L'OMS souligne également l'importance de la vaccination contre l'hépatite B.
Moins de décès
En 2018, l'OMS a enregistré dans le monde 18,1 millions de nouveaux cas de cancer. Et l'organisation s'attend à ce que le chiffre atteigne, d'ici à 2040, une fourchette allant de 29 à 37 millions.
Dans 134 des 183 pays observés dans le rapport de l'OMS et du CIRC, le cancer est la première ou la deuxième cause de décès prématuré, principalement dans les pays à haut ou très haut revenus, y compris la Suisse et la majorité des pays d'Europe et d'Amérique du Nord.
En bleu foncé, les pays où le cancer est la principale cause de décès prématuré (par exemple entre 30 et 69 ans). [Organisation mondiale de la santé]
Mais de manière générale, le nombre de décès dus au cancer recule au niveau mondial. "Les pays à revenu élevé ont adopté des programmes de prévention, de diagnostic précoce et de dépistage qui, associés à des traitements améliorés, ont contribué à réduire le taux de mortalité prématurée de 20%, selon les estimations, entre 2000 et 2015. Dans les pays à faible revenu, la réduction n’a été que de 5%. Or les progrès devraient profiter autant à tous", estime la directrice du CIRC Elisabete Weiderpass.
>> Pierre-Yves Dietrich, chef du département d'oncologie des HUG, commente les chiffres sur le cancer, dans le 19h30:
jvia/jfe avec ats
Davantage de cancers en Suisse, mais on en meurt de moins en moins
Durant la période 2011-2015, près de 40'500 personnes ont développé un cancer chaque année, soit 21'800 hommes et 18'680 femmes, soit environ 2000 cas de plus par rapport à cinq ans auparavant, indique l'OFS. Cette progression est due en premier lieu à l'évolution démographique, qui se caractérise par une forte hausse du nombre de personnes âgées.
Or, on assise à une baisse de la mortalité causée par cette maladie ces 30 dernières années. Le taux de mortalité standardisé a baissé de 27% chez les femmes et de 37% chez les hommes, selon les chiffres de l'OFS. Environ 16'700 personnes (près de 9260 hommes et 7460 femmes) sont décédées en moyenne chaque année d'un cancer au cours de la période 2011-2015.
Chez les hommes, le cancer responsable du plus grand nombre de décès est le cancer du poumon, suivi par celui de la prostate. Chez les femmes, c'est celui du sein, suivi par celui du poumon.