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Si la Suisse s’est engagée à reprendre la plupart des sanctions économiques européennes contre la Russie, elle ne le fait guère. À l’international, elle a la réputation d’être restée un havre pour les oligarques russes et leur argent, ce qui sabote une procédure européenne uniforme contre la guerre de Poutine.
Le National aurait eu la possibilité de mettre un terme à cette situation indéfendable grâce à une motion de Franziska Ryser en acceptant que la Suisse adhère à la task force internationale sur les oligarques (REPO), une suite logique à ce que les présidents des partis bourgeois ont déclaré haut et fort dans les médias. Mais au dernier moment, le PLR se défile en empêchant, via une motion d’ordre, la Chambre du peuple de voter.
Les partis bourgeois réitèrent leur tactique dilatoire en repoussant une votation délicate pour eux après les élections. Il semble que ce ne soit qu’après les élections qu’ils oseront jouer cartes sur table : refuser de relever le financement des crèches et de l’aide à l’Ukraine ou de rechercher l’argent des oligarques et voter de nouveaux privilèges fiscaux pour les multinationales des matières premières… autant de projets qu’ils ont repoussés après les élections.