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La protection du climat, la protection de l’environnement et la gestion de ressources qui se raréfient sont trois défis toujours plus importants auxquels sont confrontés les exploitations suisses de production laitière. Dans le cadre du projet «Comparaison de systèmes de production laitière à Hohenrain», la méthode d’analyse de cycle de vie SALCA (Swiss Agricultural Life Cycle Assessment) a permis de réaliser une évaluation globale des impacts environnementaux de la production de lait par une comparaison des points forts et faibles, du point de vue de l’environnement, de deux systèmes de production de lait, l’un basé sur la pâture, l’autre sur l’alimentation à l’étable. Le troupeau gardé à l’étable obtient des valeurs nettement meilleures que le troupeau gardé au pâturage dans trois des treize catégories d’impact. Par contre, le troupeau à la pâture est mieux placé que le troupeau à l’étable dans sept des treize catégories d’impact. Une des faiblesses majeures du troupeau à la pâture est la plus forte émission de méthane (+ 41 %) et le plus grand besoin de surface (x 1,5) par kg de lait corrigé pour l’énergie (ECM). Quant au troupeau gardé à l’étable, ses points faibles sont le déboisement, la consommation de ressources (phosphore et potasse) et l’écotoxicité, dus principalement à son alimentation en maïs et tourteau de soja.
Production animale
Pontiggia A., Münger A., Ammer S., Philipona C., Bruckmaier R. M., Keil N.M., Dohme-Meier F.
Même dans les régions au climat tempéré, une augmentation de la température ambiante et du rayonnement solaire peut entraîner un stress thermique chez les vaches laitières au pâturage. Agroscope a étudié les changements physiologiques chez les vaches suite à l'augmentation de la fréquence d’exposition à la chaleur.
Environnement
Lazzari G., Münger A., Heimo D., Seifert S., Camarinha-Silva A., Borda-Molina D., Zähner M., Schrade S., Kreuzer M., Dohme-Meier F.
La consommation de fourrage à base d’herbe entraîne souvent une augmentation de l’excrétion d’azote chez le bétail laitier. Les esparcettes riches en tanin et les extraits d’acacia peuvent réduire l’excrétion d’azote dans l’urine, diminuant ainsi les émissions d’ammoniac du lisier.
Un apport d’azote atmosphérique trop élevé provoque une fertilisation excessive des écosystèmes sensibles. Optimiser constamment l’affourragement permet de réduire significativement les pertes d’ammoniac, et donc les apports d’azote.