Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/52072

<h2>SubmittedText<h2><p>En sa qualité de cheffe du Département fédéral des affaires étrangères, de membre du Conseil fédéral et de présidente de la délégation du Conseil fédéral pour la sécurité, Mme Calmy-Rey, conseillère fédérale, dans une interview récente ("Le Matin Dimanche", 1er juin 2003), a commenté le Sommet du G8 comme suit : "Le (Sommet du) G8, ce sont les puissants de ce monde, et c'est bien cette loi du plus fort, ce côté antidémocratique qui me dérangent."</p><p>Cette position, émise par celle qui représente la diplomatie de notre État neutre, correspond-elle à celle du Conseil fédéral en tant qu'autorité collégiale ?</p><p>Si oui : pourquoi des conseillers fédéraux participent-ils à un sommet antidémocratique ? Et pourquoi le Conseil fédéral a-t-il permis que la Suisse soit le théâtre, dans le cadre de cet événement antidémocratique, de manifestations violentes et du chaos ayant engendré des dommages de plusieurs millions de francs, tandis que la France se retranchait derrière la "haute diplomatie" et brillait de tout son éclat ?</p><p>Si non : Mme Calmy-Rey apprécie-t-elle la liberté totale, voire la licence carnavalesque, dont elle dispose face au Conseil fédéral quant à ses déclarations et à sa politique ?</p>