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Performance
Le samedi 21 octobre à 19h à La Centrale
Mes performances improvisées naissent d'une curiosité pour la résonance : comment faire résonner les caractéristiques douces et invisibles d'un espace et ses limites plus dures ; comment faire résonner des matériaux de toutes sortes ; comment faire résonner le temps, de sorte que les durées et notre sens du rapide ou du lent sont dans un état de vibration complexe ; comment faire résonner la mémoire, de sorte que les fantômes du son et le vide du silence pénètrent dans l'histoire personnelle. Les matériaux que j'utilise varient, certains sont des instruments de musique conventionnels, d'autres sont électroniques, d'autres encore sont acoustiques, certains sont autonomes, d'autres sont humbles, abjects, en état de décomposition ou sans limites. Tous posent la question de ce qu'est réellement un instrument, un conglomérat dont les pièces ne s'assemblent que dans l'obscurité d'une vue détournée. (David Toop)
Né en 1949 à Enfield (UK)
Vit à Londres
David Toop développe une pratique qui dépasse les frontières du son, de l'écoute, de la musique et des matériaux depuis 1970. Elle englobe la performance musicale improvisée (flûte et guitare), le son électronique, l'enregistrement sur le terrain, l'écriture, le commissariat d'expositions, les installations d'art sonore et l'opéra.
Décrit comme un maître de l’ambient, il a collaboré avec nombre de musiciens et artistes d’autres domaines et a été membre des Flying Lizards. On lui doit autant des enregistrements rares de chants rituels de Yanomami lors d’une exploration au Brésil en 1978 (édités en 2006 sous le nom de Last Shadows sur Sub Rosa), qu’un livre pionnier sur le hip-hop plusieurs fois réédité et complété (Rap Attack, 1984-2000). Son livre majeur, Ocean of Sound, est sorti en poche aux Éditions de l’éclat en 2002. Sous-titré «Ambient music, mondes imaginaires et voix de l’éther», il va au gré des rencontres et des voyages de l’auteur depuis sa naissance. On y croise Edgar Varèse, Brian Eno, Sun Ra, Erik Satie, Pauline Oliveros, Terry Riley… et toutes leurs références de Debussy aux tambours du Burundi.
La discographie de David Toop est aussi riche que sa bibliographie, riche de 14 albums, de New and Rediscovered Musical Instruments, une collaboration avec Max Eastley,sur le label Obscure de Brian Eno (1975) jusqu’à Apparition Paintings (2021).
Contributeur régulier de nombreuses publications dont The Wire, The Face et The Village Voice, David Toop a aussi été enseignant et commissaire d’expositions.