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Les universités contraintes d'appliquer le numerus clausus dans les Facultés de médecine sont confrontées à un nouvel incident avec le test d'aptitude. Comme l'an dernier, une partie des questions était en circulation auprès des étudiants avant l'examen.
Swissuniversities a rendu public mardi ce qu'elle nomme un "incident". Il n'y a pas eu de conséquence pour les quelque 3300 étudiants désirant commencer leurs études de médecine, générale, dentaire ou vétérinaire, dans les universités frappées d'un numerus clausus, à savoir celles de Bâle, Berne, Fribourg et Zurich.
Une semaine après les tests, la faîtière des hautes écoles a été informée par un participant que certains exercices du test avaient été utilisés dans des supports de formation d'un prestataire de cours préparatoires privé. Ces textes du groupe d'exercices "compréhension de texte" étaient de ce fait connus à l'avance, écrit swissuniversities dans un communiqué.
Certaines questions du test d’aptitudes aux études de médecine (AMS) 2015 ont donc dû être exclues de l'évaluation. Le groupe d'exercices concerné n'a pas été pris en compte.
Comme l'an dernier
Cette démarche permet de garantir que le résultat du test abrégé est bien comparable à la version complète. Avec 9 des 10 groupes d'exercices, l'AMS assure encore une différenciation suffisante pour l'admission. Les mesures correctives n'ont de ce fait aucune conséquence négative pour les participants, précise swissuniversities.
Il n'empêche que l'incident est malvenu, quand bien même des mesures ont été prises après le problème similaire intervenu l'an dernier. Quatorze des 198 questions du test avaient dû être exclues du résultat. "Les raisons pour lesquelles cela a pu se reproduire cette année font actuellement l'objet d'une enquête approfondie", écrit swissuniversities.
Questions volées il y a 20 ans
Selon la faîtière, le support en question provient dans les deux cas de cours préparatoires de la même société. Une procédure pénale a été engagée l'année dernière contre cette société et ses organes. Elle est encore pendante auprès du Ministère public de Lenzburg-Aarau, a indiqué à l'ats Sabine Felder, secrétaire générale adjointe de swissuniversities. Cette dernière ne peut en dire plus sur la société en cause, vu la procédure en cours.
Elle a tenu à préciser qu'en aucun cas swissuniversities ne collabore avec des privés ou des commerces pour proposer des cours préparatoires. En l'état actuel des connaissances, il semblerait que les questions en cause avaient été volées dans les années 1990 dans un pays tiers. Il est difficile de déterminer combien de ces exercices sont encore disponibles chez les prestataires de cours préparatoires.
Mesures de sécurité déjà renforcées
Après le couac de 2014, davantage de personnel a notamment été déployé sur les neuf lieux de test et les candidats étaient d'autant plus contrôlés, a relevé Sabine Felder. A par le matériel d'écriture, rien n'est autorisé. Les appareils électroniques sont interdits.
Le test de cette année a été conçu par le Centre pour le développement de tests et diagnostic de l'Université de Fribourg. La question de savoir si le test d'aptitude sera quelque peu modifié reste ouverte, note Sabine Felder. Des discussions ont été menées, mais il est encore trop tôt pour parler d'alternatives et esquisser des coûts.
ATS