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Un vice de procédure va permettre de rouvrir le dossier de plainte, déposé en 1999 par Greenpeace, contre l’entreprise propriétaire de l'usine chimique à l’origine de la catastrophe, pour contamination des eaux de cette région de l’Inde.
Pour les associations locales, l’idée d’une action juridique collective n’est pas exclue.
Coup de théâtre dans l’affaire de la catastrophe de Bhopal.
Le 3 novembre 2008, les juges de la Cour d’appel de Manhattan, aux Etats-Unis, ont annulé le non-lieu, concédé en 2006, à Union Carbide, propriétaire de l’usine chimique dont la fuite a provoqué, en 1984, la plus grande catastrophe industrielle connue à ce jour.
Greenpeace avait porté plainte contre l’entreprise en 1999, l’accusant de la pollution des eaux souterraines de la région.
La Cour d’appel a conclu à un vice de procédure dans le traitement du dossier. Les plaignants n’auraient pas bénéficié d’assez de temps pour répondre à la demande de non-lieu formulée par l’entreprise accusée, Dow Chemical, actuel propriétaire d’Union Carbide, ainsi que l’ancien P-DG d’Union Carbide, Warren Anderson.
Le non-lieu est donc injustifié, selon la Cour d’appel.