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Jacquet Alain (1939-2008)
Sérigraphie signée dans la plaque
76 cm x 54 cm
En parfait état
Sans cadre
CHF 1700.-
Alain JACQUET (1939-2008)
Alain Jaquet quitte la capitale française pour New York en 1964-1965, alors nouveau foyer artistique mondial et capitale du pop art.
Avant de se consacrer à la peinture, Alain Jacquet est entré à l'École des Beaux Arts en architecture. C'est après deux années d'étude qu'il se consacre à la peinture. Il est rattaché au mouvement de la Nouvelle figuration ou Figuration narrative. Il se passionne pour le pop art, mais se trouve marginalisé. Ce mouvement, d'abord britannique des années 1950, s'étend aux États-Unis dix ans après. Il ne fut pas reconnu en Amérique étant très éloigné du Nouveau réalisme en vogue et marginalisé en France, souhaitant appliquer une esthétique représentative de l'Amérique des années 1960, mais trop éloignée cette fois de la métropole.
La carrière d'Alain Jacquet débute avec une première phase, vers 1961, caractérisée par sa série « Cylindre ». On y trouve des tableaux à l'huile aux surfaces organisées par de grandes taches de couleurs très vives, sans mélanges, juxtaposées d'une manière à la fois un peu lâche et gestuelle, comme autant de touches vues en macro-agrandissement. Puis, son œuvre se dirige vers la série des « Camouflages » (1962-1963), où il connait un succès en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Avec ces deux séries, il s'oppose alors à l'esthétique actuelle de Paris. C'est ainsi qu'il s'installe en 1964 à New-York où il utilise la technique de la sérigraphie, comme le fait Andy Warhol par exemple.
La percée déterminante d'Alain Jacquet s’accomplit dans le contexte du Mec-Art (Mechanical Art), dont il est un des représentants majeur. Il s’approprie des images de façon ludique en réalisant des peintures mécaniques qui laissent apparaître la trame de la sérigraphie.
En prenant la technique de la sérigraphie, il reprend peu à peu les codes du Pop Art. Cette technique de reproduction mécanique, souvent utilisée en publicité lui permet de se familiariser avec le point, qui devient une problématique récurrente dans sa création. À partir de tableaux classiques tels que Le Déjeuner sur l'herbe ou Olympia de Manet, il réactualise ces chefs-d'œuvre à la manière de publicité américaine de l'époque. Le Déjeuner sur l'herbe de 1964, maquillé à la manière d'une affiche de publicité devient l'emblème de sa carrière avec Pierre Restany, galeriste et critique d'art mis en scène au milieu de la composition. Cet exemple est représentatif de détourner les images de l'histoire de l'art pour les réinsérer dans sa réalité quotidienne.
Toujours dans l'idée de décliner le point - qui devient son entité génératrice - c'est à partir de 1967 qu'Alain Jacquet décline des sculptures en braille. Sa sculpture La Baratte (1971-1975) offre des possibilités combinatoires presque illimitées. Après s'être consacré au collage, à la sérigraphie, il s'initie à l'ordinateur et crée des peintures de vision où les images du globe terrestre subissent d’étranges métamorphoses.