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Abbaye bénédictine, comm. d'E. SZ. Fondé en 934, le monastère fit primitivement partie du diocèse de Constance, puis de celui de Coire, provisoirement en 1818, définitivement dès 1824. En 1907, il fut érigé en Abbatia nullius (ne dépendant que du pape). 947 Mehinratescella, 961 Eberhartescella, 1073 Einsidelen, 1433 monasterium Beatae Mariae loci Heremitarum. Patrons: Marie et Maurice, Meinrad.
Au début du Xe s., Benno ou Bennon, chanoine de Strasbourg appartenant à la noblesse souabe, restaura avec quelques compagnons l'ermitage de saint Meinrad au cœur du Finstern Wald ("forêt sombre"), en projetant d'y édifier un couvent. Ce dessein devait être réalisé par l'un de ses parents, Eberhard, prévôt du chapitre de Strasbourg, qui fonda en 934 une communauté suivant la règle de saint Benoît. Celle-ci bénéficia au départ de deux atouts: l'aide spirituelle de l'abbaye de Saint-Gall (reliques, chant sacré) et le soutien matériel et juridique du duc Hermann de Souabe et d'Otton Ier le Grand. L'établissement monastique de Sankt Gerold, donné selon la légende à l'abbaye en 949, n'est mentionné que vers la fin du XIIIe s. comme prieuré dépendant d'E. L'abbé Gregor (964-996) et saint Wolfgang lors de ses séjours à E. promurent une vie conforme à la règle et affermirent le rayonnement moral du couvent. A l'époque de Gregor et de son successeur Hermann, on trouve des anciens conventuels d'E. devenus abbés de nombreux monastères ralliés à la réforme bénédictine (par exemple Disentis, Hirsau, Tegernsee) ou encore évêques (Coire, Côme). En Alsace et en Souabe notamment, E. soutint de façon exemplaire aux Xe et XIe s. le mouvement parti de Cluny. Durant la querelle des Investitures, cette activité réformatrice passera à l'arrière-plan. Craignant d'être impliqués dans la lutte politique pour le pouvoir, les moines préférèrent se vouer entièrement à l'idéal contemplatif. Ce retrait favorisa l'éclosion d'un premier âge d'or culturel. Dès la fin du Moyen Age, cependant, des conflits externes et surtout la tendance à ne plus admettre que de jeunes nobles affectèrent la spiritualité, entraînant un déclin rapide des effectifs.
L'état désolant de l'abbaye à la veille de la Réforme faillit provoquer sa suppression. En 1513, la communauté ne comptait plus que deux membres. L'un, Diebold von Geroldseck, économe du couvent, se retira sous l'influence du curé d'Einsiedeln, Ulrich Zwingli; l'autre, le vieil abbé Konrad von Hohenrechberg resté seul, résigna ses pouvoirs aux Schwytzois, avoués de l'abbaye. Le landamman et le Conseil de Schwytz désignèrent comme son successeur Ludwig Blarer, précédemment doyen de l'abbaye de Saint-Gall. Désormais, l'admission de nouveaux religieux n'allait plus être subordonnée à une extraction noble. L'abbé suivant, Joachim Eichhorn (1544-1569), amena, grâce à la perfection de sa vie religieuse et à sa conduite avisée de la communauté, un renouveau intérieur (offices divins, observance de la règle) et extérieur (administration, constructions nouvelles) de l'abbaye. Le clergé de Suisse le délégua en 1562 au concile de Trente. Charles Borromée, archevêque de Milan, et le nonce Giovanni Francesco Bonomi contribuèrent également à faire adopter par E. les réformes tridentines. Après une brève interruption (incendie de 1577, suspension de l'abbé Adam Heer), ce processus de maturation et d'affermissement se poursuivit. La consolidation du couvent et la considération renouvelée qui en découla à l'intérieur du pays comme à l'étranger doivent être également portées au crédit de quelques remarquables abbés du XVIIe s., Augustin Hofmann et Augustin Reding entre autres. L'autorité restaurée de l'abbaye se manifesta par la fondation de la congrégation bénédictine suisse en 1602 et par le rôle directeur incontesté qu'E., qui l'avait suscitée, devait y jouer en dépit de l'autonomie assurée en principe à chacun des monastères affiliés. E. devint ainsi l'abbaye bénédictine la plus importante de Suisse après Saint-Gall. Durant l'âge d'or baroque, son rayonnement ne s'explique pas seulement par l'extension fasteuse des bâtiments conventuels ou par des réalisations exceptionnelles dans les domaines de l'éducation, de la science et de la culture, mais aussi par la qualité d'une vie monastique faite de concorde, d'ascèse, de religiosité profonde et par l'essor des activités pastorales (pèlerinages, paroisses). Les remous de la révolution helvétique éprouvèrent durement la communauté. En 1798, E. fut le seul couvent suisse à être supprimé. Mais peu d'années plus tard déjà, les premiers moines étaient de retour et l'acte de Médiation de 1803 restitua ses biens au monastère. Des années 1820 jusqu'au milieu du XXe s., sa population ne cessa de s'accroître (61 pères et 21 frères et 3 novices en 2004). Ce développement amena plusieurs nouvelles fondations aux Etats-Unis, dont Saint-Meinrad dans l'Indiana en 1852, et en Argentine.
Auteur(e): Albert Hug / WW
Hermann de Souabe avait fondé un couvent privé. A sa demande, Otton Ier accorda à la communauté le libre choix de l'abbé et l'immédiateté impériale. Il est probable qu'en même temps, les abbés d'E. se virent conférer la dignité de princes impériaux attestée pour la première fois en 1274. Ils manifestèrent jusqu'au XVIIIe s. leur intérêt matériel pour ce titre, qui sera abrogé en 1803. L'avouerie fort convoitée du couvent fut successivement aux mains des ducs de Souabe, des Nellenburg, des nobles d'Uster, des sires d'Alt-Rapperswil, des Habsbourg et, dès 1424, des Schwytzois. Les relations avec ces derniers furent affectées pendant près de deux siècles par un conflit de frontières, le Marchenstreit. En vertu d'un arbitrage rendu par le comte Rodolphe l'Aîné de Habsbourg, E. dut céder à Schwytz de vastes portions de territoire (1217). De nouvelles contestations s'élevèrent vers 1300 entre les paysans de Schwytz et d'Einsiedeln au sujet de ces terres qu'ils exploitaient en commun et plus intensément. Le litige culmina dans l'attaque du couvent durant la nuit des Rois de 1314. On peut supposer un rapport entre ce différend et la bataille de Morgarten. En 1350, un traité de paix fixa de façon précise le tracé de la frontière: l'abbaye perdait plus de la moitié de ses propriétés aux alentours d'E.; le territoire qui lui restait recouvre à peu près l'actuel district d'E. L'avoué schwytzois se mêlant à tout propos des affaires internes du monastère à partir de 1424, les rapports restèrent tendus jusqu'au XVIIe s. A l'égard des sujets de l'abbaye, la basse justice était rendue par cette dernière, la haute par l'avoué. Entre ce qu'on appelait les Drei Teile ("trois parties") - abbé, avoué, sujets -, les frictions ne manquèrent certes pas (usage des communs, réglementation du commerce, affaire d' Einsiedeln de 1764 à 1767), mais il n'en reste pas moins que, dans les temps de détresse (famines de 1770-1771 et 1846 par exemple), l'abbé fit preuve de responsabilité sociale.
Les rapports avec l'évêque de Constance furent marqués essentiellement par l'affaire de l'exemption. Celle-ci fut accordée une première fois pour une période de quinze ans en 1452. Par la suite, l'abbaye y renonça, pour l'obtenir derechef en 1512, pour quinze ans toujours, puis, sans limitation de durée, en 1518. Au début du XVIIe s., des tentatives de mettre l'abbé d'E. à la tête d'un diocèse de Suisse centrale furent déjouées par l'évêque de Constance. Après que les territoires helvétiques eurent été détachés de la juridiction de ce dernier, l'affaire fut remise sur le tapis, mais elle ne réussit plus guère à échauffer E. En 1907, Pie X érigea le couvent en abbatia nullius, décision confirmée en 1947. Aujourd'hui, E. est une abbaye territoriale ne relevant d'aucun diocèse. Membre de la Conférence des évêques suisses, l'abbé est chargé de la juridiction épiscopale de l'ordre, mais sans pouvoir d'ordination.
Les bases économiques du couvent furent assurées au Xe s. par des donations et fondations de la maison de Souabe et des Ottoniens, auxquelles la haute noblesse régionale (entre autres les Nellenburg, les Regensberg et peut-être les barons de Wolhusen) adjoignit au cours des deux siècles suivants divers biens-fonds. Les premières possessions s'étendaient essentiellement le long du lac de Zurich: île d'Ufenau, manses de Pfäffikon et de Wollerau (965), domaines sis à Stäfa et Männedorf (959), à Meilen et Uerikon (965). S'y ajoutèrent des propriétés plus éloignées, notamment dans le Rheintal saint-gallois, l'Alsace, le Brisgau et le Vorarlberg. C'est cependant l'empereur Henri II qui, en 1018, offrit au monastère son domaine conventuel proprement dit dans les bassins-versants de l'Alp, de la Sihl et de la Biber. E. possédait enfin des biens épars dans les cantons d'Argovie, de Zoug, Schwytz, Lucerne, Berne et Soleure. Les structures économiques et juridiques médiévales de la seigneurie ne peuvent être que difficilement reconstituées et ce n'est que vers la fin du XIIIe s. qu'elles apparaissent plus clairement. Des coutumiers réglaient les rapports entre E. et ses serfs. Comme le pouvoir juridique de la première sur les seconds était plutôt restreint, le couvent se concentra surtout sur le rendement économique de son territoire. L'existence d'une véritable stratégie d'exploitation ne peut toutefois être démontrée avant le XIIIe s. et paraît d'ailleurs improbable. Un premier état foncier eut lieu en 1220 sous l'abbé Conrad de Thoune. Anselm von Schwanden (1233-1266) fit construire la tour de Pfäffikon et l'ermitage avoisinant le Fraumünster de Zurich pour améliorer l'administration des terres. E. entretenait avec Zurich des liens de combourgeoisie que les circonstances politiques tendaient à relâcher périodiquement. L'abbé Johannes von Hasenburg fit établir un inventaire général de la quasi-totalité des biens-fonds de son couvent, dans ce qu'on appelle Grosses Urbar ("grand terrier") de 1331. Le souci de productivité se reflète dans la subdivision en bailliages et dans l'institution d'ammans révocables à la place des anciens prévôts héréditaires. Les redevances des serfs révèlent une agriculture diversifiée. L'importance croissante du bétail bovin vers la fin du Moyen Age devait amener la création de Schweigen. Le terme désigne une ferme d'élevage située sur le territoire du couvent ou sur d'anciens communs, à moins qu'il ne s'agisse - avant le XVe s., la distinction reste floue - d'un simple pâturage parsemé de huttes et d'étables. La Réforme n'entraîna aucune confiscation. Au XVIIe s., E. acquit des droits seigneuriaux en Thurgovie (Freudenfels, Gachnang et Sonnenberg). Après la République helvétique, l'abbaye récupéra ses biens fonciers, mais l'abolition des dîmes entraîna une diminution de ses ressources. Rendue solidaire de la dette de guerre du Sonderbund, elle dut vendre Gachnang. Aujourd'hui, les terres du couvent sont en grande partie louées à des fermiers, gérées par les prieurés de Sankt Gerold (A) et de Fahr ou par des économes. L'exploitation des forêts et l'élevage traditionnel de chevaux (attesté expressément à partir de 1200) restent par exemple l'affaire du couvent.
Auteur(e): Albert Hug / WW
Dans la région d'E., les tâches pastorales incombèrent dès le début au monastère. La paroisse d'E. fut créée en 1200; l'abbaye devait desservir durant des siècles encore des régions plus éloignées. Le couvent et le district d'E. passèrent en 1973 un contrat relatif à la pastorale. Jusqu'à ce jour, des pères d'E. exercent également leur ministère à Freienbach et Pfäffikon, à Feusisberg, Eschenz, ainsi que dans trois paroisses du Vorarlberg. L'abbaye assure de plus l'aumônerie de plusieurs couvents de bénédictines (Fahr, Seedorf, In der Au par exemple) Des pèlerinages mariaux sont attestés dès le XIVe s. L'image miraculeuse (actuellement une Vierge à l'Enfant de style gothique tardif datant du milieu du XVe s.) prit peu à peu la première place dans la dévotion populaire. Après une brève interruption due à la Réforme, les pèlerinages connurent un regain d'affluence dans la seconde moitié du XVIe s. E. devint le centre religieux de la Suisse catholique et le but de nombreux pèlerinages cantonaux. Au XVIIIe s., l'afflux de pèlerins ne cessa de croître jusqu'à la veille de la révolution helvétique. De grands pèlerinages cantonaux précédèrent également la guerre du Sonderbund. L'ouverture des lignes Wädenswil-E. et Rapperswil-Goldau amena à l'abbaye des trains entiers de fidèles. En 1889, un pèlerinage zurichois eut à nouveau lieu, pour la première fois depuis la Réforme. Aujourd'hui, E. est un lieu saint apprécié, d'importance nationale (pèlerinages officiels des cantons primitifs) aussi bien qu'internationale (Allemagne méridionale, Alsace, Italie).
Auteur(e): Albert Hug / WW
Au Moyen Age, les bâtiments conventuels étaient dominés par une église double (Oberes et Unteres Münster), avec deux tours au centre. Les fouilles des années 1980-1987 et les recherches historico-archéologiques parallèles ont permis de reconstituer la succession probable des constructions. Dédié au Sauveur, le sanctuaire primitif se dressait à la place de l'actuelle chapelle de la Vierge, là où saint Meinrad avait vraisemblablement établi sa cellule ou plus précisément son oratoire. La légende de la dédicace miraculeuse par des anges est attestée dès le milieu du XIIe s. C'est en 1286 qu'un document désigne pour la première fois ce sanctuaire par chapelle de Marie. Sous le règne d'Eberhard, une première abbatiale fut bâtie sur l'emplacement de l'église supérieure (Oberes Münster); elle fut agrandie en 987. Après un incendie du couvent survenu avant 1031, l'abbé Embrich fit bâtir une basilique à trois nefs pourvue d'une crypte. A cette époque, la chapelle du Sauveur se trouvait à l'ouest de ce sanctuaire, non loin de sa façade aux deux tours, dont la construction remonte à la même époque. En 1226, un nouveau sinistre détruisit ces bâtiments. On répara sans retard les dégâts de l'église conventuelle et l'on éleva quatre ans plus tard une seconde basilique - l'Unteres Münster ou église inférieure - au-dessus de la cour murée entourant la chapelle. A la fin du Moyen Age et à l'époque moderne, l'église et le couvent furent encore ravagés par les flammes à trois reprises (1465,1509, 1577). La période baroque commence avec la réédification du chœur et de la chapelle des confessionaux (architecte: Johann Georg Kuen). En 1703, l'abbé Maurus von Roll pose la première pierre de la reconstruction complète. Conformément aux plans du frère lai Caspar Moosbrugger, les bâtiments conventuels furent réalisés en premier; en 1719 commencèrent les travaux de l'abbatiale, consacrée en 1735. L'abbé Nikolaus Imfeld fit transformer le chœur inférieur et construire un nouveau chœur derrière le maître-autel; en même temps fut entrepris le réaménagement de la grande place devant la basilique. La chapelle de la Vierge, de style gothique tardif, fut munie au XVe s. d'une voûte et entourée d'un mur pour mieux la protéger du feu. Au XVIIe s., une nouvelle façade de marbre noir orna l'édifice. Des soldats français le détruisirent sous la Révolution; on le reconstruisit dès 1815 avec les anciens matériaux. La dernière restauration extérieure du couvent remonte aux années 1943-1957. Les rénovations du chœur et de l'église qui se sont succédé depuis le XVIIIe s. ont passablement altéré la conception primitive pour satisfaire au goût du moment. Dans le but de rendre au sanctuaire son aspect d'origine, de vastes travaux ont été réalisés de 1975 à 2001 (chœur terminé en 1985, nef en 1997, bibliothèque en 1998, chapelles latérales en 2001).
Auteur(e): Albert Hug / WW
Dès les premiers abbés (Thietland, Gregor), E. eut son scriptorium, créé, comme l'école monastique, par saint Wolfgang. Il atteignit une première fois les sommets de l'enluminure aux Xe et XIe s. Un nombre sans doute considérable de copistes réalisa des ouvrages théologiques et liturgiques, ainsi que des vies de saints. Composé vers 960, le graduel d'E. passe pour la plus ancienne notation de musique chorale. Les Annales Einsidlenses, le calendrier et les Annales Heremi (Xe/XIe s.) témoignent d'un intérêt précoce pour l'historiographie. Dans la seconde moitié du XIIe s., le scriptorium souffrit momentanément d'une perte de vitalité. Vers la fin du Moyen Age, on ne relève que de rares, mais remarquables réalisations telles que les quatre antiphonaires élaborés sous Johannes von Schwanden, première transcription suisse de neumes en notation carrée. Avec le nouvel âge d'or du monastère vers 1600, le livre retrouva sa place. L'abbé Augustin Hofmann édifia le premier bâtiment entièrement réservé à une bibliothèque. Son successeur Placidus Reimann installa en 1664 une imprimerie et fit réaliser cinq des quatorze volumes des Documenta Archivii Einsidlensis. D'autres œuvres consacrées surtout à la théologie, à la liturgie et à l'histoire suivirent, dont la monumentale Theologia Scholastica en treize tomes de l'abbé Augustin Reding.
Quant à l'école monastique, son existence est également attestée dès le Xe s. Conçue à l'origine pour assurer la relève des moines, elle s'ouvrit à l'époque moderne à d'autres étudiants. Depuis le XIIIe s., des non-conventuels peuvent y enseigner. Parmi les savants et lettrés qui l'illustrèrent, on citera le bibliothécaire et érudit Henri de Gléresse ainsi que l'humaniste Albert de Bonstetten. La suppression, au XIXe s., des collèges jésuites donna une nouvelle impulsion à l'école du couvent. En 1872, le gymnase obtint la reconnaissance fédérale (maturités de types A et B). Actuellement, l'institution (avec internat jusqu'en 2002) sert d'établissement régional d'enseignement secondaire (260 élèves en 2003). E. entretient en outre un séminaire de théologie. Créée en 1925 par l'abbaye, l'école d'agriculture de Pfäffikon est placée depuis 1992 sous la direction du canton. Une longue tradition théâtrale en rapport avec les pèlerinages (Fraternité du Rosaire) et le collège continue de se développer. Depuis 1924, le Grand Théâtre du Monde de Pedro Calderón de la Barca est représenté tous les cinq ans environ sur le parvis du monastère.
Auteur(e): Albert Hug / WW