Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06987.jsonl.gz/790

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
L'aide au développement ne permet pas de freiner l'immigration en provenance des pays pauvres vers la Suisse. Au contraire: si elle est efficace, elle ouvre de nouvelles voies pour les émigrants potentiels. Telle est la conclusion d'une étude de foraus, le forum indépendant de politique étrangère.
Ce n'est pas la misère insupportable qui pousse à l'émigration, mais un revenu économique suffisant pour assumer le risque et les coûts du voyage. Le démarrage économique d'un pays tend à augmenter l'émigration: les nouvelles classes moyennes des pays en voie de développement et des pays émergents représentent un potentiel d'émigration immense.
Ce phénomène appelé "bosse de migration" n'a encore aucun écho dans les débats sur la migration, constate foraus dans son étude rendue publique jeudi. L'administration fédérale et les partis politiques ignorent un défi central: le potentiel migratoire énorme lié au développement économique dans des pays à revenus moyen et bas, un sujet déterminant pour les politiques migratoires futures.
Aide pas remise en cause
Foraus ne remet pas en cause l'aide au développement, mais les arguments de l'administration fédérale: celle-ci semble se promettre des avantages en termes de communication en soutenant que l'aide au développement réduit l'immigration.
Cette stratégie est risquée, selon foraus: elle génère des faux espoirs en faisant miroiter - notamment aux milieux politiques - une diminution rapide de l'immigration. L'administration fédérale créé ainsi des attentes exagérées quant à la faculté de la Suisse de réguler la migration.
D'autre part, le risque existe que l'aide au développement ne soit pas utilisée pour réduire la pauvreté, son but premier, mais pour réguler les flux migratoires. Les moyens investis dans une région doivent l'être en fonction de son potentiel de développement et non en fonction de son "potentiel" d'immigration pour la Suisse.
ATS