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Pour Christian Levrat, il est clair que c'est la gauche qui a largement contribué à façonner la Suisse moderne. Un travail de fond, qui a nécessité un engagement clair de la part de ses militants. Aujourd'hui, le PS est considéré comme le meilleur garant en termes d'emploi, de qualité de vie et de cohésion sociale. C'est ce qui explique que sept des huit grandes villes du pays sont aux mains de la gauche.
Le président du PS a aussi parlé des grands thèmes qui font l'actualité. A commencer par la question de la régulation bancaire. Le temps où la finance imposait ses règles est révolu, a-t-il asséné. Or, mis à part le projet "to big to fail", le pays n'a pas vraiment tiré les leçons du sauvetage de l'UBS. Dans le domaine du nucléaire, le PS s'engage pour une sortie rapide, sur la base d'un agenda clair.
Autre thème d'importance: celui de la libre circulation et de la migration. Pour Christian Levrat, s'il faut sévir contre la criminalité d'une petite minorité de demandeurs d'asile, il faut surtout empoigner sérieusement la question de la libre circulation et régler les problèmes qu'elle occasionne. Notamment la surchauffe sur le marché du logement ou la saturation des infrastructures. Le PS doit cesser de faire de l'angélisme dans le domaine de la migration, car si le parti est considéré comme celui qui est le plus compétent pour résoudre les problèmes globaux actuels de la Suisse, c'est l'UDC qui est la mieux notée s'agissant des questions migratoires. Or, Christian Levrat ne veut pas laisser le champ libre à cette formation dans ce domaine.