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"Soulagé de ne pas rencontrer Stan Wawrinka au premier tour", Roger Federer attaque mardi sa quête d'un neuvième titre à Bâle. Son premier adversaire sera le Serbe Filip Krajinovic (ATP 34).
"Il faut toujours se méfier d'un homme qui a disputé une finale à Paris-Bercy, souligne avec raison l'homme aux vingt titres du Grand Chelem. Mais je le connais un peu et je sais qu'il ne possède pas la meilleure seconde balle du Circuit. A moi d'en profiter, de jouer vers l'avant avec le soutien du public. Je veux croire que l'issue de ce match dépendra essentiellement de mon niveau de jeu. Je joue ce tournoi depuis vingt-et-un ans. Pour moi, c'est toujours le même régal !"
Une gêne qui a pesé
Un niveau de jeu qu'il estime très bon, même s'il n'a pas gagné un seul des cinq derniers tournois qu'il a disputés. "A Shanghaï, j'étais pleinement satisfait de mon jeu. Seulement, je ne pensais pas que mes adversaires puissent relancer aussi bien, avoue-t-il. Le court était si rapide que le slice au service ne prenait pas. Si tu ne touchais pas la ligne, tu étais tout de suite en difficulté sur ton premier coup."
Cette série d'insuccès s'explique aussi par cette douleur à la main qu'il a traînée pendant des semaines. "Au début de ma préparation pour la saison sur gazon, j'ai sans doute dû frapper trop fort une balle trop basse, explique-t-il. Je n'ai pas eu mal sur le moment. Mais ensuite, la douleur était bien présente. Plus je jouais, plus j'avais mal. Mais je pouvais jouer. Seulement, j'ai commencé à rater des coups droits à cause de cette gêne. Et pour finir, tu commences à te poser des questions à l'instant de jouer des points importants. Je ne veux pas dire que cette douleur explique mes défaites en finale à Halle contre Borna Coric et en quart de finale à Wimbledon face à Kevin Anderson. Je ne sais pas combien elle a pu affecter mon jeu. J'ai suivi un protocole de soins et je me suis pleinement rassuré lors de la semaine à Cincinnati. Se qualifier pour la finale contre Djokovic fut un cap important à passer."
"J'ai confiance envers les Genevois et le public suisse"
On le sait, Roger Federer a prolongé son séjour aux Etats-Unis pour disputer à Chicago le mois dernier la deuxième édition de la Laver Cup. "Je crois que l'on peut affirmer que la Laver Cup n'est pas une exhibition, lance-t-il avec force. Le public de Chicago et les gens qui ont l'ont suivie à la télévision ont bien vu que nous les joueurs la disputaient sans aucune retenue. Avec Björn Borg sur la chaise, Rafael Nadal à Prague et Novak Djokovic à Chicago dans ton coin, tu ne peux pas faire autrement que de te donner à 100 %. Tu ne vas pas entrer sur le terrain pour glisser tranquillement quelques slices. Tu te prépares comme si tu devais jouer une grande finale. David Goffin m'a confié qu'il n'avait pas l'habitude de jouer devant 20'000 spectateurs comme à Chicago. Il a dû gérer une pression inhabituelle pour lui. Comme Kyle Edmund qui, je veux croire, a su tirer parti de sa présence à la Laver Cup pour évoluer aujourd'hui à un remarquable niveau."
On l'aura compris, Roger Federer ne cessera ces prochains mois de vanter les charmes de cette Laver Cup, "son" bébé, dont la troisième édition aura lieu en septembre 2019 à Genève. "Je suis très impatient de venir la jouer à Genève, dit-il. J'ai confiance envers les Genevois, envers le public suisse. Il viendra en nombre. Et j'ai aussi le sentiment que la Laver Cup attire de nombreux fans étrangers." A l'entendre, le doute n'est pas permis. A l'heure où la Coupe Davis se meurt, la Laver Cup peut devenir un événement d'importance dans le calendrier. A Genève, le défi sera de faire stade comble - 20'000 places - pour les cinq sessions au programme. Un défi de taille. Mais un défi que le plus grand joueur de tous les temps entend relever.