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Nous allons vers un temps où les loisirs deviendront quantitativement plus importants que le travail routinier. Il en résultera que la culture deviendra le sérieux de la vie.
Notice
Avec l’arrivée du Marché commun, l’écrivain rédige moins d’écrits militants que durant les années précédentes. Plusieurs articles dans des revues françaises : Réalités, La Table ronde, France catholique. À noter quelques articles pour Caractère et culture de l’Europe (Amsterdam), revue éditée par la Fondation européenne de la culture dont Rougemont fut à l’origine. En Suisse, l’écrivain confie ses souvenirs concernant le début de la guerre et la « Ligue du Gothard » au quotidien la Tribune de Genève. Enfin, diverses contributions à des ouvrages collectifs.
Quelques hommages : à ses collaborateurs au Centre européen de la culture Jean-Paul de Dadelsen et Carl Burckhardt, à Victoria Ocampo, sans oublier un article sur Jean Calvin dans un ouvrage collectif sur la littérature française. Le phénomène de la décolonisation caractérise cette période : il pousse Denis de Rougemont à s’interroger à diverses reprises sur la place de l’Europe dans le monde, au sein d’un « dialogue des cultures » qu’il s’efforce alors de mettre en place. Rougemont juge que l’Europe n’est pas déclinante, qu’elle est plus forte que certains voudraient le croire (« La fin du pessimisme », « Éclipse ou disparition d’une civilisation ? »), et qu’elle rayonne essentiellement par sa culture (« La culture et l’union de l’Europe », « Originalité de la culture européenne comparée autres cultures », « Culture et technique » entre autres).