Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06905.jsonl.gz/305

06/08/2014
Seattle, le 15 e P-8A Poseidon construit par Boeing a été livré sur les installations de de Jacksonville, en Floride, où il permettra d'élargir à long terme les capacités de patrouille maritime de l'US Navy.
L'avion, livré dans les délais prévus a rejoint un autre exemplaire de «Poséidon» utilisé pour former les équipages de la marine en préparation pour le déploiement.
Boeing travaille sur le contrat de construction et de soutien de 53 avions de type P-8A. «Poseidon». La Marine prévoit d'acheter 117 P-8A, qui sont basés sur la prochaine génération de Boeing B737-800.
Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et anti-surface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.
Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion peut échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US Navy.
Photos : 1 le 15e P-8A de l’US Navy 2 Essais de tir d’une torpille @ Boeing/USN
05/08/2014
Moscou, l’avionneur russe Sukhoi a transféré aujourd’hui un lot d’avions de combat Sukhoi Su-30M2 à la force aérienne russe dans le cadre de l’approvisionnement 2014. Le nombre exact d’appareils est confidentiel.
Ce nouveau lot de Sukhoi Su-30M2 a été jugé conforme techniquement après vérification de la Commission de la Force aérienne russe sur les installations de l’usine de Komsomolsk-sur-Amour avions (KnAAZ). Les pilotes militaires ont testé ce lot sur le terrain et dans les airs. Ces appareils ont quitté l’usine de Soukhoi, dans l’après-midi pour rejoindre leur base de rattachement.
D’autres Sukhoi Su-30M2 doivent être livrés encore cette année, mais là encore le nombre n’est pas communiqué officiellement. Cependant en début d’année, Il avait été annoncé que plus de 30 appareils de ce type seraient livrés.
Le Sukhoi Su-30M2 :
Su-30M2 est conçu pour la supériorité aérienne à longue distance. Les principales caractéristiques du Su-30M2 comprennent un système de contrôle des armes modifiés avec des fonctionnalités avancées pour détruire des cibles terrestres et maritimes, un nouveau système d'affichage de poste de pilotage avec à écrans couleurs multifonctions. L’avion dispose de systèmes de communication et de navigation améliorées.
En matière d’armement. Le système de contrôle des armes du Su-30M2 permet la détection, le suivi et la destruction des cibles aériennes, terrestres et maritimes avec des armes antiaériennes dans toutes les conditions météorologiques, de jour et de nuit.
La masse maximale au décollage est portée jusqu’à 34,5 tonnes en renforçant la cellule et le train d’atterrissage. Toute la gamme d’armements russes air-air et air-surface peut être emportée sous 12 points d’emport. L’avion dispose du nouveau radar N011M Bars de type AESA couplé à l’optronique frontale OLS-30 (90 km de portée maxi). Le Su-30M2 dispose de la liaison de données Spektr et du viseur de casque Sura-K. L’avion est doté des moteurs AL-31F.
Photos : Sukhoi Su-30M2 @ Irkut
04/08/2014
Seoul, Korea Aerospace Industries (KAI) prépare une nouvelle génération d’hélicoptère LCH/LAH pour répondre aux besoins civils et militaires de la Corée du Sud. L’avionneur sud-coréen, répond ainsi à une demande du ministère du Commerce de l'Industrie et de l'énergie et la de la Défense.
Kai est ainsi au coeur du futur du programme pour le développement de la technologie de base du projet Light Civil Helicopter (LCH) et Light Armed Helicopter (LAH). Le LCH /LAH seront issus d’une seule et même cellule de base. Ils remplaceront dans l’armée les MD500 et autres AH-1 «Cobra» encore en service.
L’avionneur KAI est actuellement en négociations avec des futurs partenaires étrangers comme AgustaWestland, Airbus Group en Europe, Bell et Sikorsky aux Etats-Unis pour une participation dans le développement du LCH/LAH.
Les LCH/LAH exploiteront donc plusieurs éléments communs qui permettront de simplifier le processus de fabrication, mais aussi d’entretien et de formation. Selon les premières estimations de KAI, les premiers LCH/LAH pourraient être opérationnels pour 2022.
Avec ce projet, l’avionneur sud-coréen prévoit également de s’attaquer au marché de l’exportation comme s’est actuellement le cas avec son avion école T-50 «Golden Eagle».
Photo : Maquette du KAI LAH @ Korea Aerospace Industries
Londres, le groupe aérien IAG a annoncé qu'il convertissait des options sur huit Airbus A350-900 en commandes fermes pour la compagnie Iberia, un contrat qui s'établit au prix catalogue à 2,3 milliards de dollars. IAG, qui est basée à Londres et est aussi la maison mère de British Airways, a ajouté qu'elle allait fournir huit autres avions long-courriers, des A330-200, à Iberia.
Ces appareils-ci seront ajoutés à la flotte de la compagnie espagnole soit en convertissant des options posées en 2011 soit en les louant sur le marché. L'A350 est le nouvel avion long-courrier de l'avionneur européen Airbus. Le modèle A350-900 qui est le premier de cette famille, conçu pour 319 passagers, doit entrer en service à la fin de l'année avec une première livraison à Qatar Airways. IAG a précisé dans un communiqué que les termes commerciaux de l'accord conclu avec Airbus sur ces avions avaient été fixés dès avril 2013. Un porte-parole du groupe a souligné qu'il avait "négocié une remise importante", sans s'étendre davantage.
Au total, ces 16 avions Airbus long-courriers vont remplacer dans la flotte d'Iberia 16 A-340, des quadriréacteurs vieillissants beaucoup plus gourmands en kérosène. Le directeur général d'IAG a souligné que cette commande couronnait "la solide restructuration menée par Iberia" ces dernières années pour redevenir rentable.
La compagnie espagnole a annoncé la semaine dernière avoir conclu un accord avec les syndicats pour le plan de départs volontaires devant toucher jusqu'à 1.427 personnes chez les pilotes et le personnel au sol. Ce nouveau plan de départ s'ajoute à la suppression, annoncée en 2013, de 3.100 emplois.
Photo: A350-900 Iberia @ Airbus
03/08/2014
New Dehli, l’avion de combat indien HAL Tejas MkI va recevoir son approbation opérationnelle finale (FOC) d’ici 2015, en parallèle, le Tejas MKII est attendu pour 2020.
L’arrivée tant attendue de l’avion de combat indien, pose dorénavant un vrai problème sur la finalisation du contrat Rafale, nous allons voir ici, les détails de ce feuilleton.
Arrivée du Tejas :
Près de trois décennies, après qu'il a été conçu, le LCA (Light Combat Aircraft) Tejas MKI est en passe de pouvoir équiper l’aviation indienne : actuellement le Tejas est composé à 80% d’élément indiens. Deux premiers escadrons doté de 20 appareils chacun sont actuellement en constitution avec lesquels, les pilotes pourront commencer à se familiariser avec le nouvel appareil, destiné à remplacer les versions les plus anciennes du MiG-21.
Le Tejas MkI est doté du moteur américain General-Electric F-404. Le HAL Tejas est doté d’un radar multimode à effet Doppler, disposant des modes air-air, air-sol, air-mer. L’appareil dispose également d’une nacelle FLIR et d’un désignateur laser.
L’Indian Air Force (IAF) compte surtout sur l’arrivée du second standard du Tejas, le MKII, qui sera conforme aux exigences prévues dans les besoins fixés en 1985. Il faudra donc à l’IAF patienter encore un peu avec la mise à niveau au standard MkII. Le standard MkII, dont les essais avec des tirs réels ont été validés le 10.12.2013, mais il faudra attendre 2016 pour débuter la production de prés-séries et finalement doté l’IAF d’ici 2020.
L'armée de l'air indienne a prévu de se doter de quatre escadrons (80 avions) de la variante MkII d’ici 2020, puis d’augmenter la commande d’ici 2025.
Moins de Rafale ?
Les nombreux retards du programme LCA du Tejas avaient à l’époque contraint l’Inde à entrevoir une solution de rechange avec le programme (Medium Multi-rôle Combat Aircraft (MMRCA) dont le Rafale fut déclaré vainqueur en décembre 2011. Mais avec les avancées du Tejas, le programme Rafale fait aujourd’hui office de doublon. Si l’on ne parle pas d’abandonner l’achat de l’avion français, ce qui serait incompréhensible de la part des négociateurs français, des rumeurs de réduction du nombre de Rafale serait actuellement envisagées. En effet, le ministre de la Défense et ministre des Finances du nouveau gouvernement propose de réduire le nombre d'avions de 126 à 80, voir même 60, afin de réduire le budget mis à disposition du ministère pour l’achat des avions français.
Hors, de l’avis même du commandant de l’IAF, descendre sous le seuil de 80 avions sonnerait la fin du contrat Rafale ! L’IAF préférant commander plus de Tejas MKII et compléter ceux-ci, avec un nombre plus élevé du futur Sukhoi T-50 (PAK-FA) russe, dont l’Inde est également partenaire de développement.
Bataille politique :
Le Team Dassault qui négocie le contrat Rafale en Inde à fort à cravacher sur cet épineux dossier. D’abord, avec les nombreux changements indiens qui imposent du jour au lendemain de nouvelles directives, comme l’adjonction du missile Brahmos par exemple. Le fait que les employés de HAL ne possèdent pas le niveau pour le montage du Rafale sur place. Imaginez, que même Pilatus a refusé le montage du PC7MKII pour cette même raison.
Mais il faut également signaler les lenteurs de l’administration indienne, qui à force de trainer les pieds en deviennent suspectes. Souvenez-vous, l’Inde n’avait plus d’avion école, le choix de l’avion suisse Pilatus PC7MKII a été réglé en six mois et le contrat signé en 8 mois seulement. Comme quoi l’administration indienne peut travailler rapidement.
Quel avenir pour le contrat Rafale :
Mais dans le cas du Rafale, on sent très clairement que celle-ci tend à faire trainer les choses, afin de favoriser l’arrivée du Tejas. Car un Rafale qui arriverait trop rapidement signerait un coup de frein dévastateur à l’avion indien. Il faut comprendre que si le Tejas, même dans sa version MKII, sera inférieure au Rafale, ce projet ne représente rien de plus, que l’autonomie aéronautique indienne ! Par conséquent tout est fait en faveur du Tejas.
Reste donc L’IAF, qui pourrait faire pression en faveur de l’avion français, en cas de nouveaux retards sur le MKII. Un compromis pourrait alors permettre de faire passer le Rafale, tout en gardant le Tejas, mais avec de commandes étalées sur un plus long termes, de quoi satisfaire tout le monde.
Photos : 1& 3 HAL Tejas MKI @ HAL 2 Rafale B @ Dassault Aviation