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Une règle est fondamentale: sauver la vie humaine des personnes en détresse sur la mer est une obligation, peu importe le type du bateau ou le statut des personnes, explique Evelyne Schmid, professeure associée en droit international public à l'Université de Lausanne.
Elle indique que cette règle est très ancienne, puisqu'elle vient du droit coutumier, de la convention du droit de la mer et de la convention des Nations Unies sur la sauvegarde de la vie humaine en mer.
La question des rescapés est complexe
Une fois que les personnes en détresse sont en sécurité à bord d'une embarcation, la question de leur destinée reste complexe. Si la mer est divisée en région de sauvetage, les traités ne précisent pas explicitement dans quel port le navire doit ensuite se rendre.
Ici, tout est question d'interprétation du cadre légal. Pour Evelyne Schmid, l'impératif est aujourd'hui humanitaire et la situation doit être réglée au niveau politique: "Il faut que tous les Etats en Europe participent à ce défi. On ne peut laisser l'Italie, la Grèce et l'Espagne et les autres pays proches d'une côte tout seuls."
Les Etats du système Dublin doivent être solidaires. La spécialiste du droit évoque une solution: rédiger une liste de ports accessibles aux navires.
Camille Degott/ebz
>> Voir l'analyse d'Isabelle Ory depuis Bruxelles: