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Berne - Micheline Calmy-Rey défend sa ligne de conduite envers l'Iran: "Quand on s'engage pour quelque chose, on doit aller jusqu'au bout". Selon les révélations de WikiLeaks, des diplomates américains lui ont reproché un certain activisme.
"Nous avons toujours suivi la même ligne, soit de s'engager pour une solution diplomatique", a déclaré la future présidente de la Confédération dans une interview au "Tages Anzeiger" et au "Bund". La Suisse a informé régulièrement et de manière transparente tous les acteurs sur ses choix.
Des mémos de diplomates américains du temps de la présidence de George W. Bush critiquent l'activisme de Micheline Calmy-Rey dans le conflit avec l'Iran. Selon ces documents, l'administration néo-conservatrice de l'époque n'était pas prête à mener des négociations sur le programme atomique de l'Iran. L'action de Berne a irrité.
"Les révélations de l'ancien ambassadeur américain à Berne ne reflètent pas une vue d'ensemble complète", souligne la cheffe du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Le nouveau diplomate en place a exprimé récemment un avis beaucoup plus positif sur les bons offices de la Suisse.
C'est un fait connu de longue date que la Suisse tente de négocier en tant qu'intermédiaire entre les Etats-Unis et l'Iran. Pour ce faire, elle tire parti de son mandat de puissance protectrice. Berne représente les intérêts américains dans la République islamique depuis l'occupation de l'ambassade des USA en 1979 à Téhéran.
"Cela nous a permis de nous entretenir aussi de sujets d'actualité avec les dirigeants iraniens", poursuit la ministre. Selon elle, c'est là qu'a émergé progressivement l'action diplomatique suisse avec ce pays.
ATS