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Le préposé fédéral à la protection des données et la Commission fédérale contre le racisme saluent le projet de nouvelle loi contre le racisme.
Les deux instances émettent en revanche des réserves face aux fichage des hooligans et autres activistes violents.
Le préposé à la protection des données soutient le principe du projet de loi mis en consultation par le Conseil fédéral. Son porte-parole Kosmas Tsiraktsopoulos critique en revanche «la formulation trop vague de certaines notions».
Il avertit en outre: en créant une base de données sur le hooliganisme, on court le danger de saisir des informations sur des gens qui ne font pas du tout partie de ce milieu. Il s'agit de préciser les critères trop flous du projet de loi, selon lui.
Respect de la convention de l'ONU
La Commission fédérale contre le racisme appuie quant à elle la criminalisation des «symboles à caractères racistes» et celle des «groupements racistes», selon sa secrétaire Doris Angst Yilmaz. Ces deux nouveaux délits constituent à son avis deux instruments efficaces de lutte contre le racisme.
L'entrée de ces deux nouveaux délits dans le code pénal permettra en outre de mieux remplir les conditions de la convention de l'ONU contre le racisme.
Mme Angst se dit en revanche nettement plus réticente par rapport à l'établissement d'une banque de données des extrémistes et activistes violents.
swissinfo et les agences