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Augmenter les capacités des transports publics est plus important que les rendre plus rapides, estime l'Association Transports et Environnement. L'ATE relève en outre qu'il est urgent de les développer dans les agglomérations.
Une grande partie des investissements doivent intervenir dans les agglomérations où vit 73% de la population suisse, a dit la présidente centrale de l'ATE Franziska Teuscher.
L'étude, présentée vendredi à Berne par l'ATE, définit des critères pour la mise en oeuvre de son initiative populaire que les Chambres fédérales doivent traiter cette année. Le Parlement se penchera en parallèle sur le financement et l'aménagement de l'infrastructure ferroviaire, dont le message a été publié mercredi par le Conseil fédéral en guise de contre-projet au texte de l'ATE.
L'argent, nerf de la guerre
Les questions d'argent seront en effet au centre des débats. Il ne faudra toutefois pas oublier de préciser comment et où les transports publics doivent être aménagés, a précisé Mme Teuscher. D'où l'intérêt, selon elle, de l'étude de l'ATE.
Évoquant le contre-projet du Conseil fédéral, Roger Nordmann juge qu'il ne donne aucune piste pour une politique des transports plus respectueuse de l'environnement. Selon le conseiller national (PS/VD) et vice-président de l'ATE, l'initiative jette en revanche les bases nécessaires pour que la politique des transports prenne un virage similaire à celui pris récemment par le domaine de l'énergie.
Parallèlement à l'étude, l'ATE présente des lignes directrices globales pour l'aménagement des transports publics. Toutes ces données ont été envoyées à la ministre des transports Doris Leuthard.
ATS