Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07091.jsonl.gz/1137

L’île a été colonisée par le Japon de 1887 la présence d’un réservoir de charbon Hashima est située dans le sud du Japon, sur la côte occidentale de l'île de Kyūshū. Elle est entourée par les îles Nakano-shima et Takashima au nord-est, les rochers Mitsuse au sud-est et par la péninsule de Nagasaki à l'est et au sud. Hashima est baignée par la mer d'Amakusa, une petite portion de la mer de Chine orientale qui appartient à l'océan Pacifique et qui borde également la ville de Nagasaki dont elle est distante de moins de vingt kilomètres. Administrativement, l'île appartient à la préfecture de Nagasaki.
Toutes les infrastructures liées au minage houiller sont de la partie. Gunkanjima est ainsi ponctuée de toutes parts par des immeubles d’habitations bien évidemment, mais également deux écoles, des commerces et services (restaurants, cinéma, piscine, bain public, gymnase), un système administratif pour la mine ou encore un hôpital et même une prison. Entre tous les bâtiments de cette petite ville sont aménagés des espaces de circulation, sous la forme d’allées ou d’escaliers. Tout le tour de l'île est quant à lui formé par les quais et digues nécessaires à la circulation des bateaux. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la Corée est sous occupation du Japon et ce dernier envoie de force 800 travailleurs coréens sur Hashima. Devenue une sorte de prison à ciel ouvert, les fuyards y sont alors soumis à la torture et plus de 120 d'entre eux y succombent. Malgré l'opposition de la Corée du Sud, l’île entrera au Patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco dans les années 2000. de 6.3 hectares de superficie, devenant l’un de lieux les plus densément peuplés avec 83.500 habitants/km².
Après la guerre, la population de Gunkanjima explose jusqu’à a atteindre le chiffre de 5.300 habitants en 1959, soit plus de 84.000 / km2. C’est alors la plus forte densité de population au monde. Cependant l’arrivée du pétrole comme principale source d’énergie, également au Japon, fait diminuer l’activité de la mine jusqu’à son arrêt définitif dans les années 1970. Les derniers habitants sont évacués en avril 1974. Hashima est alors laissée en proie aux conditions climatiques et surtout aux typhons qui accélèrent le délabrement des bâtiments. Considérée comme dangereuse par la préfecture, elle est alors fermée aux visiteurs jusqu’à nouvel ordre. Après d'importants travaux financés par la municipalité de Nagasaki en vue d’accueillir les touristes, l'île réouvre en avril 2009. Elle accueille depuis plusieurs centaines de milliers de visiteurs par an et dispose même de sa propre mascotte ! Pour des questions de sécurité, la visite guidée officielle est limitée à un parcours méridional aux contours très restreints. Elle reste toutefois un terrain privilégié pour tous les amateurs d'urbex (exploration urbaine), dans le cadre de tours officieux. L'activité étant évidemment interdite, il est toujours possible de la visiter virtuellement via Google Street. Dans la culture populaire, le territoire hallucinant de Gunkanjima a notamment servi de décor à l'adaptation en prises de vues réelles de L'attaque des titans, ou au film Skyfall, le James Bond de 2012. L'exemple de cette petite ville doit nous servir de lecons pour notre vision auto-critique de l'homme et sa grande capacité à sur-consommer les ressources de la planete terre.