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Zurich - Dix ans après la réforme de Bologne, les nouvelles structures d'études universitaires posent toujours des problèmes d'organisation. Les recteurs l'ont reconnu mardi à Zurich lors d'une réunion annuelle. Principal grief: les étudiants sont surchargés.
Paradoxalement, l'un des buts de la réforme était de condenser les horaires des cours, a rappelé à l'ATS le recteur de l'Université de Zurich, Andreas Fischer. Ils se sont pourtant alourdis et un examen en chasse un autre, concède-t-il. "Nous devons réétudier les cursus et réfléchir au nombre d'épreuves nécessaires."
L'augmentation des échanges universitaires possibles constituait un autre argument de vente de la réforme lors de son introduction. Dans les faits, rares sont les étudiants qui effectuent un ou deux semestres dans une autre université durant le cycle du bachelor, aux structures très rigides.
"Je ne m'attends pas à ce que cette situation change", prédit le recteur zurichois. "La mobilité va en revanche augmenter pour les cursus de master." Le manque de mobilité et de flexibilité a également été souligné par une représentante suisse de l'Union des étudiants européens, invitée par la Conférence des recteurs des universités suisses (CRUS).
Selon Andrea Blättler, la réforme de Bologne a en outre eu une influence négative sur la qualité des études et sur la capacité à effectuer un job d'étudiant couvrant les besoins financiers. En automne dernier, une vague européenne de protestations contre Bologne avait entraîné des manifestations et grèves d'étudiants en Suisse.
Durant l'année académique 2009/2010, les universités helvétiques ont attribué 10'177 diplômes de bachelor et 6524 masters. Le nombre de licences, liées aux anciennes structures d'études, a continuer à reculer, passant à 4529, selon l'Office fédéral de la statistique.
ATS