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Le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis peut compter sur le soutien de la population suisse, selon un nouveau sondage.
KEYSTONE/ANTHONY ANEX(sda-ats)
L'approbation d'un accord-cadre avec l'Union européenne a légèrement augmenté au cours des six derniers mois. Selon une enquête menée en juin, 49% des Suisses interrogés se disent clairement ou plutôt en faveur d'un tel accord. Au début de l'année, ils étaient 45%.
La Suisse devrait-elle conclure un accord-cadre institutionnel avec l'Union européenne (UE)? Selon une enquête menée en ligne auprès de 14'900 personnes sur les sites Internet des publications Tamedia, 43% des sondés disent clairement "non" ou "plutôt non". En janvier, ils étaient encore 48%; 8% restent indécis. L'étude a été publiée jeudi dans les journaux de l'éditeur zurichois, y compris 24 heures et Tribune de Genève, qui paraissent toutefois jeudi amaigris en raison de la grève menée par les rédactions romandes.
Selon cette étude, les électeurs des partis de gauche sont ceux qui soutiennent le plus cet accord-cadre. Trois sympathisants sur quatre du Parti socialiste et des Verts ont répondu "oui" ou "plutôt oui" à la question de l'accord. L'approbation est significativement plus faible chez les PLR (55%) et les PDC (56%). Les partisans de l'UDC sont les plus réfractaires: 18% soutiennent un tel accord.
Concernant la libre circulation des personnes, 56% des sondés soutiennent cet accord. En revanche 40% le désapprouvent et souhaitent qu'il soit dénoncé. Quelque 4% n'ont pas d'avis sur la question.
L'enquête a été menée du 21 au 22 juin. Les résultats ont été pondérés. La marge d'erreur est de 1,5%, écrit Tamedia.
Accord à l'automne
La Suisse négocie actuellement avec l'Union européenne les termes d'un éventuel accord-cadre pour assurer l'harmonisation du droit. Aujourd'hui, le réseau contractuel comprend une vingtaine d'accords bilatéraux principaux et plus de 100 autres contrats. Le ministre des affaires étrangères, Ignazio Cassis, espère qu'un accord sera trouvé cet automne.
Principal point d'achoppement des négociations: les mesures d'accompagnement à la libre circulation des personnes. Les Européens s'insurgent surtout contre la règle dite des huit jours qui oblige les entreprises européennes à annoncer une semaine à l'avance leurs missions en Suisse et à s'acquitter d'une caution. Ils souhaitent que Berne les abandonne au profit de la nouvelle directive européenne sur les travailleurs détachés. En revanche, pour le Conseil fédéral, il s'agit d'une ligne rouge.
Le gouvernement a décidé mercredi de recueillir cet été l'avis des acteurs du terrain sur le sujet. Le Département de l'économie organisera les discussions avec le Département des affaires étrangères et celui de justice et police.
ATS