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Depuis longtemps on savait orner les reliures de figures et de légendes obtenues par pression, sur le cuir, d’une plaque de métal gravée en creux. Venue d’Orient, la technique de l’impression sur tissu était déjà connue. C’est ainsi que peu de temps après la vulgarisation de l’emploi du papier en Europe, le procédé de la xylographie connut un nouvel essor. Le papier se prêtait bien, avec plus de netteté que l’étoffe, à recevoir l’empreinte en noir ou en couleur, de reliefs taillés sur bois ou sur métal.
Dès le XIVe siècle, l’Allemagne et la Flandre s’en font une spécialité pour fabriquer des images pieuses et des cartes à jouer (tarots). L’habitude fut prise vers 1460 de composer des livrets xylographiques, recueils d’images de plusieurs pages accompagnés de textes brefs, qui vont devenir de plus en plus longs. Le plus ancien livret remonterait à 1450-1451, à l’époque même où Gutenberg travaillait à sa Bible. Par leur prix et par la rédaction des textes en langue vulgaire, ces livrets étaient plus facilement accessibles aux classes populaires.
N’oublions pas que la gravure sur bois au XVe siècle a eu pour principal objet l’ornementation du livre imprimé, prenant ainsi la place occupée par la miniature dans le manuscrit.
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