Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06995.jsonl.gz/44

Téléphoner au volant
L’ordonnance sur les règles de la circulation routière stipule que les systèmes de communication ne doivent pas distraire l’attention du conducteur (art. 3, al. 1). Parmi les infractions passibles d’une amende de 100 francs, l’ordonnance sur les amendes d’ordre cite expressément l’utilisation, pendant la conduite, d'un téléphone sans dispositif mains libres. Et pourtant, téléphoner au volant est un comportement largement répandu.
Des enquêtes représentatives menées en 2014/2015 révèlent qu'environ 20% des conducteurs téléphonent avec leur portable tout en roulant, et que quelque 5% le font même occasionnellement à souvent. De plus, une étude suisse datant de 2012 est parvenue à la conclusion que chaque conducteur mène en moyenne une conversation téléphonique au volant par heure et que celle-ci dure en moyenne 1 minute.
Les conducteurs sont conscients du danger de téléphoner au volant, mais l’expérience subjective montre que cela reste tout à fait possible sans conséquences fâcheuses. Des études montrent toutefois que la capacité de conduire est fortement altérée, indépendamment de l’utilisation ou non d’un dispositif mains libres: le temps de réaction augmente de 30 à 50%, le champ de vision est limité, le conducteur a des difficultés à maintenir sa trajectoire et respecte moins la signalisation.
Ainsi, le risque d’accident est multiplié par 4 à 5 (selon l'étude) lorsque l’on téléphone au volant. Il est même démontré que, pour les chauffeurs de camion qui écrivent un SMS en conduisant, le risque d’accident est multiplié par 23!
Video