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| P L A N E S | U L T R A P L A T |
Chaque plan possède sa forme, ses dimensions, ses caractéristiques propres. Il y a donc une multitude de différents plans potentiels. Non seulement peuvent-ils être observés & utilisés tels quels, mais ils peuvent également être assemblés, et ainsi devenir des parties d’un « tout » plus ambitieux.
Shadow I
Que faut-il à ce « tout » pour exister ? Peut-il être uniquement composé de plans horizontaux ? Où se situe la limite entre horizontalité et verticalité ?
_TERRITOIRE
Entre route longeant la Venoge et escaliers y descendant, entre deux plans horizontaux, la végétation fait barrière. Espace inutilisé et non laissé pour l’expansion de la flore, il semble demander sa propre utilité. Le lien entre les deux accès pédestres sera donc effectué dans cet espace, de transition désormais.
Dessin PLANES
Des courbes de niveaux sont indiquées sur le plan, ayant l'eau comme niveau zéro. Pour bien comprendre l'empilement de différents plans horizontaux, j'ai dessiné trois coupes horizontales, une pour chaque "couche" de lattes de bois, ayant également les courbes de niveaux correspondantes. Une axonométrie éclatée explique très bien de quelle manière ces différents plans s'empilent.
J'ai choisi de faire deux perspectives bien distinctes afin d'appuyer les différents regards et ambiances que l'utilisateur peut porter sur mon projet. Le premier observateur (perspective de droite) est debout (1m80) sur la passerelle, l'espace de circulation, et regarde en direction de l'escaliers descendant vers la Venoge. Tandis que le second observateur (perspective de gauche) est assis (1m40) sur un des deux bancs et regarde la zone de "repos".
Maquette & Noeuds | 1:33
_PLANE/S
Promeneurs, propriétaires de bateaux ou simplement visiteurs empruntent tous la route descendante vers le lac au côté de la Venoge. Chemin avec peu de points de repères, une petite construction retient immédiatement l’attention de l’observateur. D’abord une forme peu compréhensible, ressemblant à un empilement de plusieurs couches de bois...
Shadow II
... Tout en se rapprochant, chaque niveau prend son sens ; accès, passerelle et espace adjoint. Deux bancs accueillent l’utilisateur sur la partie supérieure, offre d’une pause bienvenue avant de descendre l’escaliers et ainsi continuer la promenade au bord de la Venoge.
Un détail attire le regard du passant, la passerelle est par endroit enfouie sous terre, ce qui lui donne un aspect des plus intéressant ; discrète et imposante à la fois. Les espacements entre chaque latte de bois apportent une certaine légèreté au tout et expliquent pourquoi la végétation est autant en harmonie avec ce plane.
Maquette | 1:33
Le tout existe donc bel et bien sans plan vertical à proprement dire, il est uniquement composé de plans horizontaux qui peuvent être déformés, ayant ainsi une certaine forme de verticalité.
Ainsi, les bancs ne sont par exemple pas composés de deux plans horizontaux et d'un plan vertical mais plutôt d'un unique plan horizontal qui est déformé, épaissit afin d'avoir une hauteur plus marquée. Un second plan horizontal a dû être intégré à l'un des deux bancs afin d'avoir les lattes de bois composant l'assise dans la bonne direction.
La limite entre horizontalité et verticalité reste une question ouverte, difficile à définir...