Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06920.jsonl.gz/919

Glossaire
Dans notre glossaire, vous trouverez de brèves explications relatives aux principaux termes utilisés dans les études cliniques sur les traitements anticancéreux.
Acide désoxyribonucléique. Support de l’information génétique d’un être vivant contenu dans les chromosomes, au sein du noyau cellulaire.
Qui provient d’une autre personne, p. ex. greffe allogénique de moelle osseuse.
Chute des cheveux partielle ou complète; effet secondaire possible d’une chimiothérapie ou d’une radiothérapie au niveau de la tête.
Non lié à une hospitalisation; contraire: stationnaire.
Médicament contre les douleurs.
Substance protectrice produite par l’organisme pour se défendre contre des substances étrangères.
Protéines (immunoglobulines) ne réagissant qu’avec un seul antigène. Les chercheurs/ses élaborent des anticorps monoclonaux qui se lient à des antigènes spécifiques à la surface des cellules cancéreuses pour déclencher une réaction immunitaire contre elles ou y introduire une substance anticancéreuse.
Médicament contre les nausées; souvent prescrit contre les vomissements dans le cadre d’une chimiothérapie.
Substance qui déclenche la formation d’anticorps.
Mort cellulaire programmée, c.-à-d. commandée et déclenchée par les cellules elles-mêmes. L’inhibition de gènes de l’apoptose peut entraîner une division cellulaire anarchique; elle joue probablement un rôle dans l’apparition du cancer.
Se dit d’une tumeur qui ne franchit pas les limites naturelles d’un tissu, au contraire d’une tumeur maligne. Elle est susceptible de devenir très volumineuse mais n’envahit pas les tissus voisins et ne forme pas de métastases (foyers secondaires).
Prélèvement d’un échantillon de tissu en vue de l’analyser.
En anglais: Good Clinical Practice (GCP). Directive internationale relative au bon déroulement d’une étude clinique.
Nom générique donné à l’ensemble des tumeurs malignes ou néoplasmes malins, qui, souvent, forment des métastases. Cela inclut les carcinomes et les sarcomes mais aussi, au sens large, les leucémies et les lymphomes. Les tumeurs ou excroissances bénignes ne sont pas des cancers.
Tumeur maligne du sein.
Qui provoque ou favorise le cancer; substance provoquant ou favorisant le développement d’un cancer.
Tumeur maligne qui se développe aux dépens de tissus épithéliaux, c.-à-d. peau, muqueuses ou tissus glandulaires. Les carcinomes sont classifiés en fonction de l’aspect des cellules et de leur origine.
Tumeur qui est maligne de par ses caractéristiques cellulaires mais qui est localisée, ne grandit pas vite, ne dépasse pas les limites naturelles d’un tissu et n’est pas reliée au système vasculaire. Il s’agit de lésions précancéreuses.
Traitement inhibant la croissance des cellules tumorales (cancéreuses) dans l’organisme au moyen de substances chimiques qui empêchent la division cellulaire, appelées cytostatiques.
Support de l’information génétique constitué de molécules d’ADN et contenu dans le noyau des cellules. Les cellules humaines normales possèdent 46 chromosomes. Les cellules cancéreuses, quant à elles, peuvent présenter des anomalies du nombre et/ou de la structure des chromosomes.
Comité de contrôle supérieur et indépendant qui évalue la portée éthique et juridique d’une étude et garantit la protection des participant-e-s.
Accord de plein gré (en général écrit) de la personne souhaitant participer à une étude après explication du but, du déroulement, des bénéfices et des risques attendus ainsi que des droits et des responsabilités des participant-e-s.
Cas ou circonstance qui s’oppose à l’instauration d’une mesure thérapeutique.
Paramètre mesuré dans une étude pour évaluer p. ex. l’apparition d’une maladie ou d’un symptôme, ou des valeurs de laboratoire.
Répétition d’une unité (un traitement) au déroulement standardisé.
Substances étrangères à l’organisme qui empêchent la multiplication des cellules tumorales et endommagent souvent dans le même temps les cellules saines. Les cytostatiques peuvent être des médicaments synthétisés en laboratoire ou des extraits de plantes.
Toxique pour les cellules, qui endommage les cellules.
Recherche précoce de maladies avant l’apparition de symptômes.
Analyse au microscope de cellules recueillies par raclage, prise de sang ou ponction tissulaire (biopsie) pour déceler des anomalies pathologiques.
La différenciation des cellules tumorales se rapporte à leur ressemblance (ou différence) par rapport aux cellules normales de l’organe où s’est formée la tumeur. Les cellules tumorales très différenciées ressemblent beaucoup aux cellules normales tandis que les cellules tumorales indifférenciées s’en distinguent fortement.
Malformation, anomalie de la structure tissulaire. Elle peut constituer un état précancéreux.
Effet favorable induit par un médicament fictif sans qu’il y ait d’explication pharmacologique. Inverse de l’effet nocebo (effet néfaste). Le phénomène repose sur des attentes positives et des facteurs psychiques.
Manifestations concomitantes indésirables survenant dans le cadre d’un traitement pris conformément aux prescriptions.
Relevé de la fréquence de nouveaux cas (incidence), de la mortalité, des causes et des facteurs de risque.
Globules rouges du sang
Évaluations scientifiques chez l’homme et pour l’homme selon des règles médicales et éthiques strictes. Elles servent à répondre à des problématiques dans le but de proposer des recommandations thérapeutiques mieux adaptées et plus efficaces.
Ces premières investigations chez l’homme (first-in-man) cherchent à établir de nouvelles méthodes thérapeutiques qui jusqu’alors n’ont été testées qu’en laboratoire et sur des animaux.
Les études de phase II évaluent l’efficacité et la tolérance du nouveau médicament à la dose prédéfinie dans le traitement d’un cancer précis.
Les études de phase III comparent le nouveau traitement à la méthode thérapeutique classique pour déterminer s’il a des avantages.
Après la mise sur le marché, les effets secondaires et les interactions médicamenteuses rares sont surveillés.
Étude dans laquelle ni le patient ni le médecin-investigateur ne savent quel principe actif (ou placebo) reçoit le patient.
Étude dans laquelle le patient ne sait pas quel traitement il reçoit.
Grande étude incluant généralement des milliers de patient-e-s pour laquelle plusieurs groupes de recherche collaborent.
Étude menée simultanément dans plusieurs cliniques (centres).
Le médecin et le patient savent à quel groupe de l’étude appartient le patient.
Expériences en laboratoire et chez l’animal au cours desquelles un nouveau médicament est testé très minutieusement avant la phase clinique et l’utilisation chez l’homme.
Facteur de risque qui fausse les résultats d’une étude ou masque la cause réelle.
Qui part d’un foyer pathologique.
Facteur héréditaire, segment d’une chaîne moléculaire composée d’ADN. Les gènes, sont responsables de certaines structures et fonctions héréditaires d’un organisme.
Classification des cellules et tissus tumoraux en fonction de leur degré de différenciation. Le grade (généralement G1 à G3) indique dans quelle mesure les cellules cancéreuses se distinguent des cellules saines matures (différenciées). Il correspond au degré de malignité de la tumeur.
Groupe de participant-e-s qui ne reçoivent pas le nouveau traitement, mais le traitement standard – ou, selon le type d’étude, la procédure standard ou un placebo – qui sert de comparateur.
Les patient-e-s sont affecté-e-s à un groupe thérapeutique pour recevoir un traitement à comparer. Une étude peut compter plusieurs groupes thérapeutiques, p. ex. un groupe recevant le nouveau traitement et un groupe recevant le traitement de référence.
Qui se rapporte au sang ou à la formation du sang.
Étude de la structure microscopique des tissus corporels.
Médiateurs chimiques produits par l’organisme et transportés vers leurs sites d’action par le sang. Les hormones assurent la régulation de la croissance, du métabolisme et de la reproduction. Elles peuvent stimuler ou freiner la prolifération des cellules
Multiplication exagérée, bénigne, des cellules d’un tissu.
Forme de traitement consistant à utiliser des cellules ou des médiateurs chimiques du système immunitaire pour déclencher une réaction de défense contre le tissu tumoral.
Fréquence de nouveaux cas, généralement pour 100 000 habitants et pendant un an.
Se dit d’une tumeur qui envahit et détruit les tissus voisins.
Document informant les patient-e-s de l’objectif, des motifs, des effets favorables et des effets secondaires d’examens et de traitements. Pour un traitement prévu dans le cadre d’une étude, ce document est en principe remis aux patient-e-s en complément des informations données par le médecin.
Méthode visant à exclure que des facteurs psychiques et des attentes faussent les résultats d’une étude. Dans une étude menée en insu (simple ou double insu), les participant-e-s ne savent pas à quel groupe thérapeutique ils appartiennent, c.-à-d. qu’ils ne savent pas s’ils reçoivent un nouveau traitement ou un traitement classique, ou encore un placebo.
Qui englobe toutes les spécialités; transversal.
Leucémie aiguë lymphoblastique (ou lymphoïde)
Leucémie aiguë myéloblastique (ou myéloïde)
Désignation d’un trouble, d’une modification ou d’une blessure d’un organe ou d’un membre.
Cancer du sang; terme générique pour les types de cancer apparaissant dans le tissu hématopoïétique (moelle osseuse). On distingue dans un premier temps les leucémies aiguës (d’évolution rapide) et chroniques (d’évolution lente). La distinction entre les leucémies myéloïdes (myéloblastiques) et lymphoïdes (lymphoblastiques) est liée au type de cellules précurseurs dégénérées.
Globules blancs
Leucémie lymphoïde chronique
Leucémie myéloïde chronique
Circonscrit localement.
Maladie cancéreuse du système lymphatique (cancer des ganglions lymphatiques). Il existe un grand nombre de lymphomes, lesquels sont répartis en deux groupes: les lymphomes de Hodgkin (LH) (généralement limités aux ganglions lymphatiques) et les lymphomes non hodgkiniens (LNH) (qui peuvent apparaître presque partout dans l’organisme).
Se dit d’une tumeur qui, à la différence des tumeurs bénignes, franchit les limites naturelles d’un tissu pour envahir et détruire d’autres tissus et qui peut former des métastases dans d’autres parties de l’organisme (à distance).
Substances produites par l’organisme et présentes en grande concentration dans le sang lors d’un cancer. Ils sont principalement utilisés pour surveiller l’évolution de cancers connus: l’élévation de leur taux sanguin peut être le signe qu’une tumeur se développe. On peut aussi les mettre en évidence dans d’autres liquides organiques et dans les tissus.
Médecin qui dirige et mène une étude clinique. Il est particulièrement qualifié et dispose déjà d’une expérience en matière d’études cliniques.
Foyers secondaires dus à la dissémination de cellules cancéreuses provenant de la tumeur primitive par voie sanguine et lymphatique. Les métastases donnent naissance à de nouvelles tumeurs malignes dans d’autres parties du corps.
Lieu de formation des cellules sanguines. Les cellules sanguines matures ont une durée de vie limitée et doivent donc constamment être renouvelées dans la moelle osseuse.
Traitement par un seul médicament.
Probabilité qu’un individu contracte une maladie ou un trouble donné.
Nombre de décès, généralement pour 100 000 habitants.
Modification de la succession d’éléments constitutifs de la molécule d’ADN, support du message héréditaire. Les mutations sont susceptibles d’entraîner une altération ou une suppression de la fonction des gènes et ainsi d’influer sur le comportement cellulaire.
Affection des cellules plasmatiques, type spécifique de cellules sanguines.
Prolifération cellulaire anormale nouvellement formée, néoformation, nouvelle formation tissulaire, souvent maligne.
(En anglais: compliance) Disposition du patient à coopérer dans les démarches diagnostiques et thérapeutiques ou à respecter le traitement prescrit.
Gènes qui entraînent l’apparition d’un cancer lorsqu’ils présentent certains défauts. Les oncogènes intacts exercent d’importantes fonctions de régulation dans le cycle de division cellulaire.
Étude de l’apparition, du diagnostic et du traitement de maladies cancéreuses. La définition moderne englobe les soins, le suivi post-thérapeutique, l’encadrement psychologique et la réhabilitation des patient-e-s cancéreux.
Par la bouche (per os).
Qui rend malade (substance qui rend malade).
Relatif à l’état de maladie.
Médecin qui analyse et évalue les modifications pathologiques de tissus et de cellules.
À travers la peau
Description du mécanisme d’action d’un médicament donné, c.-à-d. de sa libération, son absorption, sa distribution, son métabolisme et son élimination.
Étude de l’action d’un médicament sur l’organisme, en particulier du profil et du mécanisme d’action, ainsi que de la relation entre la dose et la réponse.
Médicament fictif ne contenant pas de principe actif.
Fréquence d’une maladie donnée à un moment donné et dans un groupe défini, généralement au sein de la population totale.
Évolution d’une maladie.
Multiplication de cellules ou de tissus.
Association d’une chimiothérapie et d’une radiothérapie (concomitantes ou séquentielles).
Irradiation des tumeurs malignes par des rayons à ondes courtes et particulièrement chargés en énergie, administrée seule ou en association avec d’autres mesures.
Procédé de répartition au hasard des participant-e-s d’une étude clinique dans des groupes thérapeutiques. Le but est d’éviter que l’effet démontré ne fasse l’objet d’une distorsion systématique (biais).
Rechute, réapparition d’une maladie.
Recul de la maladie. Régression partielle ou complète de la tumeur, généralement sous l’effet d’un traitement.
Exérèse chirurgicale d’une tumeur au cours de laquelle l’organe entier et éventuellement une importante zone de tissus environnants sont enlevés pour s’assurer d’éliminer même les plus infimes amas de cellules tumorales dans les tissus voisins.
Insensibilité à un traitement, p. ex. résistance de cellules tumorales à une chimiothérapie ou de bactéries à des antibiotiques.
Type de cancer se développant aux dépens d’os, de cartilages, de tissu graisseux, de muscles ou de vaisseaux sanguins.
Importance; la différence entre deux traitements est significative lorsque celle-ci est suffisamment grande pour pouvoir affirmer que le résultat de l’étude n’est pas le fruit du hasard.
Personne, entreprise ou organisation qui prend l’initiative d’une étude et qui est responsable de son organisation et/ou de son financement.
Consignation et classification de l’extension locale de la tumeur, de l’envahissement ganglionnaire et de la présence de métastases à distance (classification TNM) pour permettre de choisir le traitement le mieux adapté.
L’institut Swissmedic, rattaché au Département fédéral de l’Intérieur, est responsable de la qualité, de la sécurité et de l’efficacité des médicaments et dispositifs médicaux. Il enregistre, valide et surveille chaque étude clinique réalisée avec ces médicaments et ces dispositifs médicaux lorsqu’ils ne sont pas administrés de manière standard.
Système de défense de l’organisme. Il protège des germes pathogènes, élimine les micro-organismes tels que virus, bactéries et champignons et intervient dans la lutte contre les propres cellules du corps devenues anormales ou les autres cellules responsables de maladies.
Tomographie par émission de positons. Technique d’imagerie médicale assistée par ordinateur qui fournit des images en coupe d’organes montrant les processus métaboliques.
Traitement de maladies par l’introduction d’un gène dans des cellules pour remplacer un gène manquant / modifié.
Effet d’une substance qui agit comme un poison, p. ex. un cytostatique.
Traitement complémentaire après l’exérèse chirurgicale totale d’une tumeur pour prévenir une récidive.
Traitement composé de plus d’un médicament ou plus d’une méthode thérapeutique.
Traitement visant à obtenir la guérison, par opposition au traitement palliatif.
Deuxième traitement, instauré après le traitement d’induction, dont l’objectif est de détruire les cellules cancéreuses restantes en cas de cancer du sang, par une chimiothérapie ou une radiothérapie.
la première thérapie qui sera essayée.
Traitement classique dont l’efficacité est éprouvée. Meilleur traitement actuellement disponible.
Prévention et traitement des complications et des effets secondaires du traitement anticancéreux.
Chimiothérapie de longue durée visant à maintenir de bons résultats obtenus avec les traitements d’induction et de consolidation.
Première phase d’un traitement anticancéreux, au cours de laquelle on tente, par une chimiothérapie ou une radiothérapie, de réduire le volume de la tumeur ou, dans le cas des cancers du sang, le nombre de cellules anormales.
Premier traitement après le diagnostic d’une maladie tumorale avancée.
Traitement préopératoire (p. ex. chimiothérapie) avant l’exérèse d’une tumeur dont le but est de réduire le volume de la tumeur et/ou de détruire les minuscules amas de cellules tumorales.
Traitement visant à soulager les symptômes ou à prévenir des complications en cas de cancer incurable, par opposition au traitement curatif.
Tuméfaction. Au sens strict, excroissance bénigne ou maligne due à une prolifération cellulaire échappant aux mécanismes de régulation naturels.
Première tumeur apparue, par opposition aux métastases.
Exprime la significativité statistique. Une valeur p inférieure à 0,05 signifie que la probabilité que le résultat soit le fruit du hasard est inférieure à 5%.
Personne en bonne santé participant à une étude.