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Le Dr Faraday est appelé à Hundreds Hall pour soigner Betty, la jeune domestique de la famille Ayres. Celle-ci vit dans la région depuis des générations mais la seconde guerre mondiale étant passé par là, elle ne compte maintenant plus que Mrs Ayres, Caroline, la "vieille" fille de vingt-six ans, et Roderick, le fils blessé au combat. Cette visite est la première d'une longue série puisque Faraday va ensuite soigner Roderick et se lier "d'amitié" avec la famille.
Les Ayres tentent de conserver leur propriété en exploitant la ferme du domaine mais les temps sont durs et la maison tombent en ruine et les dettes s'accumulent. Parallèlement, d'étranges phénomènes surviennent autour de Roderick; mais Faraday pense qu'il perd la raison à la suite du traumatisme de la guerre.
Dans l'ensemble, j'ai beaucoup aimé ce roman même si j'ai eu un gros passage à vide vers la moitié et ai plus survolé que lu une centaine de pages dans cette partie.
Le côté "la maison est-elle hantée ou non ?" ne m'a pas vraiment convaincue et assez peu intéressée. Il faut dire que les éléments sont lents à se mettre en place et la fin est très ouverte.
C'est surtout le côté "sociologique" du roman qui m'a plu, à savoir la description des conditions de vie dans l'après guerre, que ce soit pour l'aristocratie comme pour la classe moyenne. L'auteur en profite pour écorcher pas mal de thèmes dont le système de santé, les revenus sur les terres, l'urbanisation des campagnes, l'abandon des grands domaines, le déclin (partiel) de la bourgeoisie, entre autres.
La psychologie des personnages est également très bien, les portraits et rapports entre eux sont convaincants. J'ai particulièrement aimé le personnage de Mrs Ayres que j'ai trouvé très touchant.
Bref, une bonne lecture - dommage les longueurs.
Sarah Waters est née en 1966 au Pays de Galles. Diplômée en littérature anglaise, elle se tourne d'abord vers l'enseignement avant de voir son premier roman publié (Tipping the velvet, 1998 - Caresser le velours, 2002) qui est primé et adapté à la télévision. Ses romans suivants seront également couronnés de nombreux prix. Également disponibles en français : Caresser le velours, Du bout des doigts et Ronde de nuit). L'indésirable est une "exception" dans sa production jusqu'à ce jour, puisqu'il est le seul à ne pas de dérouler dans le monde gay et lesbien.
(éd. 10-18, 2011)
(photo auteur : site du Guardian)