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Contexte géographique et sol à l'époque romaine
Sommaire
Le territoire
C’est en 15 avant J.-C. que le Valais est intégré à l’Empire à l’occasion de la campagne qui aboutit à l’annexion de la Rhétie et de la Vindélicie. Les frontières de l’Empire atteignent alors le Rhin et le Danube. Après l’intégration du Valais à l’Empire, les territoires des Nantuates, des Véragres, des Sédunes et des Ubères forment autant de cités distinctes et jouissent d’une certaine autonomie au sein d’une sorte de «confédération».
Le territoire du Valais antique comprend le Valais actuel et une bonne partie du Chablais vaudois. Sous le règne de Claude (41-54 après J.-C.), le Valais est détaché de la Rhétie-Vindélicie pour former une nouvelle province avec la Tarentaise. La voie du Grand-Saint-Bernard, qui semble être dès lors carrossable sur l’entier de son tracé, est sous la dépendance directe de l’Etat. C’est sa situation stratégique primordiale au cœur de l’Empire qui explique l’importance qu’on lui accorde. Elle permet de joindre, par le Plateau suisse et la Gaule septentrionale, l’Italie et la Grande-Bretagne, dont Claude a entrepris la conquête.
L'occupation du sol
Au pied du col, non loin d’Octodurus, une nouvelle ville, Forum Claudii Augusti est fondée. Capitale de la Vallis Poenina unifiée, elle sera appelée par la suite Forum Claudii Vallensium, «marché de Claude dans le pays des Valaisans».
Durant la période romaine, le territoire valaisan (la civitas Vallensium) est occupé par des agglomérations plus ou moins importantes. Les mieux connues se situent en plaine ; ce sont aussi les plus romanisées, à l’exemple de Martigny et de Massongex. Etapes obligées sur la route du col, relais et carrefours routiers, elles profitent directement du trafic transalpin. Un peu à l’écart de cette voie internationale, Sion semble être toutefois une bourgade importante à en juger par les vestiges mis au jour.
Les trouvailles et l'habitat
La répartition des trouvailles d’époque romaine en Valais montre une forte occupation du pied des coteaux, principalement sur la rive droite, la mieux exposée.
On a toujours prétendu que le Valais ne se prêtait pas à l’existence de vastes propriétés en raison de l’état probablement marécageux de la plaine ; or il se trouve que son niveau devait être inférieur à l’actuel, ce qui permettait de dégager, au pied des coteaux, des étendues plus vastes de terres cultivables. Les vestiges sont ainsi parfois enfouis sous des mètres d’alluvions. Dans le Haut-Valais, la vallée du Rhône et les vallées latérales sont également habitées : on a ainsi découvert des traces d’implantation humaine, probablement permanente, jusqu’au fond des vallées de Conches, de Binn, de Zermatt…
Toutefois, on connaît très peu les habitats d’époque romaine dans le Haut-Valais et en altitude, en raison peut-être de leur structure périssable ou de la permanence des habitations, situées dans des lieux très favorables, encore occupés aujourd’hui.
Dans le Valais central et le Bas-Valais, en moyenne altitude, seules quelques traces d’habitat - à côté de sépultures relativement nombreuses – sont signalées, notamment au Levron, dans le val de Bagnes. En plaine, en revanche, du lac Léman à Loèche, des villae rusticae et d’autres établissements, édifiés en maçonnerie, laissent plus de traces. Quant aux trouvailles isolées comme les monnaies, elles indiquent la fréquentation de nombreux cols permettant des relations économiques et culturelles avec le sud des Alpes, mais surtout entre les vallées elles-mêmes. Le Haut-Valais semble conserver des liens privilégiés avec les habitants du Tessin et du Val d’Ossola tandis que le Bas-Valais et le Valais central paraissent plus ouverts au monde romain.
Bibliographie
- Histoire du Valais, Annales valaisannes 2000-2001, Sion, 2002
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