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La nouvelle tête des FARC, Alfonso Cano, est réputée brillante et plus politique, il serait donc judicieux de penser à une proposition de négociation intéressante. Le gouvernement, qui doit de toute manière continuer son travail armé, a une opportunité probablement historique de négocier avec les FARC.
Santos a souvent dit que la porte de la négociation n’était pas fermée, mais que c’était la guérilla qui devait montrer de la bonne volonté. Après la mort de Tirofijo, Reyes, Ivan Rios, Mono Jojoy et maintenant Alfonso Cano, c’est presque tout le secrétariat général historique des FARC qui disparait. La cohérence et la structure de la guérilla prend un sacré coup, il ne serait d’ailleurs pas étonnant de voir quelques disputes internes pour le pouvoir. Cependant, même si on peut prévoir un certain nombre de démobilisation faisant suite à cet événement, la guérilla est extrêmement bien organisée et ne va pas disparaitre pour autant. Les nouveaux leaders sont moins connus -ils n’ont pas participé aux diverses négociations sur-médiatisée – ce qui est un avantage pour eux.
Le président parle bien sûr d’un coup historique, qui tombe à pic pour le gouvernement qui est sous le feu des critiques de la part des Uribistes pour son manque de fermeté envers les FARC.