Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07012.jsonl.gz/37

Verba M. Catonis adscripsi ex orastione quae inscibitur de Dote, in qua id quoque scriptum est in adulterio uxores deprehensas jus fuisse maritis necare: «Vir, inquit, quum divortium fecit, mulieri judex pro censore est; imperium quod videtur habet, si quid perverse tetreque factum est a muliere; multatur, si vinum bibit; si cum alieno viro probri quid fecit, condemnatur.» De jure autem occidendi ita scriptum est: «In adulterio uxorem tuam te, si adulterares, digito non auderet contingere, neque jus est.»
"M. Caton va jusqu’à dire que, pour avoir bu du vin, elles n’étaient pas simplement censurées mais condamnées par le juge comme pour une faute honteuse, pour un adultère. Je cite un texte, emprunté à son discours sur le Dot. On y lit aussi que le mari a le droit de tuer sa femme surprise en flagrant délit d’adultère: «Quand le mari divorce, il juge sa femme comme ferait un censeur; il a tout pouvoir, si elle s’est rendue coupable d’une action mauvaise, d’une malhonnêteté; il la punit si elle a bu du vin; il la condamne si elle a fauté avec un étranger.» Sur le droit de la tuer, voici ce qu’il dit: «Si un mari surprenait sa femme en flagrant délit d’adultère, il pourrait la tuer impunément, sans jugement; si au contraire elle surprenait son mari, elle ne pourrait le toucher du bout du doigt: elle n’en a pas le droit.»"
(texte traduit par R. Marache, Paris, CUF, 1978)