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Aujourd'hui, presque deux ans après l'attribution des Championnats du monde de ski alpin à Crans-Montana (VS), le contrat d'organisation n'est toujours pas signé. Des négociations sont toujours en cours entre Swiss Ski et la Fédération internationale de ski (FIS), y compris cette semaine pendant les épreuves de Coupe du monde en Valais.
Michel Vion, secrétaire général de la FIS, était sur place. Les dirigeants de Swiss Ski pensaient être sur la bonne voie pour régler les dernières questions. Mais un coup de tonnerre a éclaté vendredi soir.
La FIS a publié sur son site Internet une longue déclaration expliquant pourquoi le contrat d'organisation n'a pas encore été signé. Elle y fait de graves reproches à Swiss Ski. Il s'agit de garanties financières que la FIS exige des organisateurs. Elle écrit que Swiss Ski avait assuré, lors du processus de candidature, que ces garanties étaient données par la Confédération, le canton du Valais et les communes. Or, toujours selon ce communiqué, Swiss Ski a soudainement informé la FIS qu'il n'est pas possible de fournir les garanties demandées sans référendum politique et demande donc à en être dispensée.
Elle parle d'une «situation très décevante». Et menace d'attribuer les Mondiaux 2027 à un autre candidat si Swiss Ski ne remplit pas ses obligations.
La fédération suisse se défend. Elle l'a fait dès vendredi soir en disant qu'elle rejetait «formellement» les accusations de la FIS. Samedi, Diego Züger, co-directeur de Swiss Ski, s'est ensuite présenté aux médias. Le Grison a déclaré que Swiss Ski est surpris par la procédure de la FIS et convaincu d'avoir toujours respecté les règles du jeu. Selon lui, la déclaration de la FIS n'a «tout simplement aucun fondement».
Züger affirme que les garanties de la Confédération, du canton et des communes ont déjà été approuvées démocratiquement et qu'il n'y a pas de possibilité de référendum. Le conseiller fédéral Guy Parmelin l'a également confirmé en marge des courses de Coupe du monde. Il a déclaré à l'agence Keystone-ATS que les fonds fédéraux avaient été présentés et adoptés par le Parlement en 2022. Le délai référendaire a expiré, a-t-il ajouté. «Je ne sais donc pas d'où vient cette polémique», s'est étonné le Vaudois.
Diego Züger affirme que Swiss Ski et la FIS se sont rapprochés dernièrement, en se mettant d'accord sur une grande partie du contrat d'organisation de ces Mondiaux 2027. Les dernières questions en suspens concernent, selon lui, «la responsabilité». Le co-directeur de Swiss Ski n'a pas voulu donner plus de détails, mais il semble s'agir de garanties en cas de pertes financières et de savoir qui devrait éponger celles-ci.
Vendredi encore, Swiss Ski pensait être sur la bonne voie pour trouver une solution après les entretiens avec le secrétaire général de la FIS. Puis la bombe a éclaté sous la forme de la déclaration de la FIS. Züger avoue qu'il ne comprend «définitivement pas» la communication de la fédération internationale.
Une chose est sûre: à la FIS, l'homme fort n'est pas le secrétaire général Michel Vion, mais Johan Eliasch, le président. Ce dernier aurait préféré voir les Championnats du monde 2027 en Andorre plutôt qu'en Suisse. Et autant dire que le Suédois n'est pas grand copain avec le président de Swiss Ski, Urs Lehmann. En 2021, les deux hommes se sont âprement disputé la succession de Gianfranco Kasper à la présidence de la FIS. Une victoire finalement nette d'Eliasch.
Depuis, le Suédois et le Suisse ont eu régulièrement des prises de bec. Dernier exemple en date? Janvier 2024, lorsque la FIS a accusé Lehmann de «comportement contraire à l'éthique» dans un communiqué dont la tonalité n'est pas sans rappeler celui de vendredi soir. Auparavant, Lehmann avait donné son avis sur le calendrier de la Coupe du monde, suggérant que des experts se chargent de le planifier. «Pour l'instant, c'est une personne qui s'en occupe depuis chez elle», avait-il lancé en guise de pique à Eliasch. Samedi, à Crans-Montana, le président de Swiss Ski n'a pas pris position publiquement sur cette petite bombe, mais a envoyé Diego Züger devant les médias.
A la question de savoir si Michel Vion était le bon interlocuteur pour Swiss Ski au vu des récents événements, Züger a répondu:
Mais aux yeux de Swiss Ski, c'est le secrétaire général qui est compétent. Le co-directeur de la fédération suisse a balayé l'idée qu'un conflit personnel entre son boss et le président de la FIS perturbe son travail. «Chez nous, le sport est toujours au premier plan, nous voulons laisser les jeux politiques de côté», assure le Grison.
Chez Swiss Ski, on n'y croit pas. «De notre point de vue, les Championnats du monde ne sont pas menacés», rassure Diego Züger. «Nous sommes toujours convaincus de trouver une solution». A la question de savoir s'il serait même réaliste pour la FIS de trouver un nouveau lieu seulement trois ans avant les épreuves, le co-directeur de Swiss Ski répond:
Selon Diego Züger, la prochaine réunion entre la FIS et Swiss Ski est prévue dans les prochains jours. Affaire à suivre, donc.
Adaptation en français: Yoann Graber
31e minute de jeu, samedi soir entre Brighton et Arsenal. Gabriel Jesus entre dans la surface de réparation et se fait sécher par Tariq Lamptey. La sanction, logique, tombe aussitôt: penalty pour les Gunners. C'est là que ça devient intéressant.