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Un dimanche pas comme les autres. La ville est déserte hors du personnel de secours prêt à intervenir. New-York, ville-fantôme en ce 28 août 2011. Des quartiers sont évacués. Des millions d’habitants restent enfermés chez eux, volets clos, réserve de nourriture à la cuisine.
L’ouragan Irène déferle. Droit sur la ville: Manhattan, Greenwich Village, Central Park, Brooklyn, aéroport de La Guardia, le Bronx, Parkside. Il suit l’axe nord-est de la cité avec ses vents entre 100 et 130 km/h.
Tout est arrêté: les avions ne volent plus, les trains ne roulent pas, les bus sont dans les hangars. Les restaurants sont fermés, les spectacles annulés. Des planches en contreplaqué protègent certaines vitrines.
Irène a remonté la côte, dansant entre terre et mer au large de Philadelphie, puis terre à nouveau à Atlantic City. Il est encore en catégorie 1. Les vents ne sont plus au maximum bien qu’on les craigne toujours. La menace vient de la mer: des vagues hautes de 4 mètres et une élévation équivalente du niveau d’eau.
Hurricane.
Hurricane c’était aussi le nom d’un avion anglais durant la seconde guerre mondiale. Le Hawker Hurricane, dont le nom montrait qu'il devait semer la tempête. Un avion de légende piloté par des hommes de légende. Une présence décisive dans le ciel pour gagner la bataille d’Angleterre et éviter l’invasion du pays par les troupes nazies.
Passé la ville, Irène rétrograde en tempête tropicale. Il aborde le Massachusetts. Demain il passera non loin de Québec et retournera à la mer en passant au-dessus de la Gaspésie canadienne et du grand fleuve, le Saint-Laurent.
Dans quelques jours une partie de l’Europe en recevra la fin sous forme d’une dépression.
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