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Le vote sur l'accusation de Trump reporté après un débat houleux au Congrès
Les élus de la commission judiciaire de la Chambre des représentants se sont violemment affrontés autour des deux chefs d'inculpation retenus par les démocrates contre le président: "abus de pouvoir" et "entrave à la bonne marche du Congrès".
Les républicains ont dénoncé d'une seule voix une "farce", une "mascarade" ou encore un "coup monté". "C'est prémédité, vous essayez de mettre le président en accusation depuis son élection!", a notamment lancé l'élue Debbie Lesko.
Débat ajourné
Face à ce feu nourri, le chef démocrate de la commission, Jerry Nadler, a imploré ses collègues républicains de "ne pas justifier un comportement" dont ils savent "au fond de leur coeur qu'il est mauvais".
Peu après 23 heures, il a annoncé qu'il ajournait le débat jusqu'à vendredi 10h00 (16h00 en Suisse). Un vote est alors attendu sur chacun des chefs d'inculpation. Il reviendra ensuite à la chambre de voter sur ces textes lors d'une séance plénière, prévue mercredi selon des médias américains.
Chaque camp reste soudé
Comme chaque camp reste soudé, Donald Trump est quasi assuré d'être mis en accusation à la chambre basse, où les démocrates disposent d'une majorité confortable, puis acquitté au Sénat, contrôlé par les républicains.
Même s'il a de grandes chances d'échapper in fine à une destitution, sans doute dès janvier, sa mise en accusation au Congrès laissera une marque sur son bilan et ternira sa campagne de réélection.
afp/pym/jvia
Publié le 13 décembre 2019 à 03:55 - Modifié le 13 décembre 2019 à 09:34
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L'impact de cette procédure sur l'opinion est incertain: selon la moyenne des sondages établie par le site FiveThirtyEight, 47,3% des Américains soutiennent une destitution de Donald Trump et 45,9% sont contre.
Conclusions opposées sur l'affaire ukrainienne
De ces faits incontestés, démocrates et républicains tirent des conclusions aux antipodes. Pour les premiers, Donald Trump a commis un "abus de pouvoir" à des fins personnelles, mettant en jeu l'intégrité des élections et la sécurité des Etats-Unis.
Donald Trump et ses partisans jurent eux qu'il n'y a eu "aucune pression" exercée sur l'Ukraine et que les demandes d'enquête étaient légitimes pour lutter contre des soupçons de "corruption".