Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07265.jsonl.gz/1072

Un peintre italien
Paul Véronèse est (1528 – 1588) est un peinte italien. Entre 1562 et 1563, il peint un tableau d’env. 7 mètres sur 10 aujourd’hui exposé au Musée du Louvre et intitulé les Noces de Cana. Nous vous invitons à le découvrir en consultant la page Wikipédia indiquée. Il est intéressant de le découvrir et de voir comment le peintre y interprète le texte de l’évangile.
Quelques remarques à propos du tableau
Jésus au centre
Jésus se trouve au centre du tableau et non les mariés qui se trouvent représentés à l’extrémité gauche de la table ! Ils ne sont pas au centre de leurs propres noces ! Le peintre a bien saisi le caractère forment christologique du récit biblique. Une auréole de lumière entoure la tête de Jésus manifestant ainsi sa divinité
Marie déjà en deuil
A la gauche de Jésus, on découvre Marie, sa mère. Elle a la tête recouverte d’un voile noir. Ce détail pointe sur la souffrance qui va être la sienne au moment de la crucifixion de son fils. Souffrance que Jean raconte dans son évangile et qui va être une thématique importante de la piété mariale de la fin du Moyen-Age et après. Marie au aussi la tête entourée d’un halo de lumière.
Qui se rend compte de ce qui se passe ?
Au premier plan à droite du tableau, on découvre le maitre de cérémonie dont le visage traduit l’interrogation sur l’origine de ce vin qu’il vient manifestement de gouter. Mais à part lui et le personnage à sa droite (un serviteur?), personne ne semble se rendre compte de ce qui se passe.
Chacune et chacun festoient et s’amusent, écoutent la musique, discutent, s’affairent à apporter les mets, etc. Bref le tableau semble plus rendre compte d’une noce vénitienne du 16ème siècle que d’une interrogation théologique sur le sens de cet épisode. En même temps, ce décalage ne fait-il pas écho au texte johannique où, à part les serviteurs, Jésus et sa mère, personne ne rend compte de ce qui se joue à Cana ?
L’identité « secrète » de Jésus
Le tableau recèle aussi des allusions à la destinée de Jésus et donc à son identité théologique. Remarquez par exemple que juste au dessus de lui, derrière la balustrade, un homme lève un imposant couteau pour découper de la viande. Une allusion à l’agneau de Pâques ? Jean Baptiste ne dit-il pas de Jésus: Voici l’agneau de Dieu (Jn 1,29) ?
Remarquez aussi, sur le même niveau, à droite: un homme descend un escalier portant sur ses épaules une grand planche sur laquelle semble reposée une imposante pièce de viande. Allusion à la mise au tombeau du Christ ?
Remarquez également que dans la composition d’ensemble, le tableau est comme fermé en bas, à droite et à gauche par une imposante architecture de pierre qui enferme la scène. Par contre au dessus de Jésus se déploie un large ciel, une ouverture vers un ailleurs. Allusion à la résurrection ou à l’Ascension ?
Nous sommes dans le tableau !
Enfin, remarquez tout en haut à droite et à gauche, deux personnages regardent toute la scène de haut. Ils s’interrogent sur le sens de tout cela. Peut-être nous représentent-ils nous les lecteurs du texte biblique qui observons en détail les textes pour tenter d’en saisir le sens?