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Principe de fonctionnement
Une antenne tournante émet un signal électro-magnétique. Lorsque ce signal rencontre un météore (particule d'eau), il est réfléchi en partie en direction de l'antenne tournante qui fonctionne aussi comme récepteur. Le décalage temporel entre l'émission et la réception du signal permet le calcul de la distance entre l'antenne et le météore. L'intensité du signal reçu est quant à elle proportionnelle à la puissance 6 de la taille des particules ainsi qu'à leur nombre. Il est donc possible de distinguer la bruine (faiblement visible), de la pluie, de la grêle, qui est composée de grosses et nombreuses particules, ou de la neige. Connaissant la taille des gouttes et leur nombre, il y a la possibilité, après calibrage, d'utiliser une échelle de couleur pour représenter l'intensité des précipitations. Nous avons choisi l'échelle suivante:
Les radars suisses sont de plus équipés d'un appareillage Doppler, qui permet de calculer le mouvement propre des particules (en rapprochement ou en éloignement du radar).
Résolution spatio-temporelle
Les images des radars suisses ont une résolution spatiale de 1x1x1 km3. Chaque radar scanne l'espace environnant entre l'horizon et 40° au-dessus de celui-ci par bandes étroites en deux temps, chacun durant 2'30". Une image radar complète est donc disponible toutes les 5 minutes. La longueur d'onde est d'environ 5 cm. Les échos fixes (associés au relief) sont supprimés, ce qui permet une meilleure identification des précipitations. En raison de sa situation géographique, les précipitations qui ont lieu dans le Valais central sont moins visibles car les Alpes masquent partiellement la vallée du Rhône.