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Le président de la fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS), Gottfried Locher, estime que religion et burqa doivent être considérées séparément (archives).
KEYSTONE/GAETAN BALLY(sda-ats)
Le président de la fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS), Gottfried Locher, soutient une interdiction de dissimulation du visage en Suisse, qui comprend aussi le voile islamique. Chacun doit montrer son visage en public, estime-t-il.
"Celui qui ne montre pas son visage, cache l'essentiel de son identité", déclare M. Locher dans un entretien diffusé lundi par le Tages-Anzeiger et le Bund. Selon lui, "une interdiction de déguisement est meilleure qu'une interdiction spécifique de la burqa", bien qu'il soit opposé à un code vestimentaire.
Mais grâce à une loi, "nous définissons des limites, et ce, dans les deux sens", remarque le pasteur. On ne se promène pas nu dans la rue, poursuit-il. "D'un autre côté, nous nous assurons que quelqu'un, qui se déplace sur le domaine public, possède une identité". Cela inclut que l'on puisse voir le visage, explique-t-il.
M. Locher estime que religion et burqa doivent être considérées séparément. Le visage voilé avec une burqa n'est pas une caractéristique de l'ensemble de l'islam, note-il, faisant référence à des déclarations de hauts dignitaires musulmans, qui ont affirmé que le voile n'avait rien à voir avec l'islam.
Le comité d"Egerkingen a lancé une initiative populaire visant à interdire le voile intégral en Suisse. Il a jusqu'en septembre 2017 pour réunir 100'000 signatures. Un sondage diffusé dimanche affirme que 71% des Suisses soutiennent le texte.
sda-ats