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Ce roman commence par l'aveu d'un triple meurtre commis soixante ans plus tôt au coeur de l'Australie la plus fruste : sur son lit de mort, un vieillard s'accuse de la mort de trois des dix enfants Murphy, et c'est comme s'il voulait emporter avec lui outre-tombe la gloire de ce forfait monstrueux. Mais l'un des derniers survivants de la fratrie refuse à ce drame qui a détruit sa famille un épilogue aussi banal. Seul de cette lignée de paysans rudes et taiseux à avoir étudié, voyagé et connu le monde, il possède les mots, la mémoire et surtout l'orgueil nécessaires pour comprendre et reconstituer enfin comment, un soir de Noël 1898, la barbarie la plus archaïque a pu bouleverser l'ordre d'un monde figé par la peur. La vérité, avec ses failles et ses troubles, va se faire jour au fur et à mesure qu'il réincarne les protagonistes, se tenant à côté des derniers survivants que ces crimes anciens semblent maintenir en vie : car tous savent que l'un d'entre eux a du sang sur les mains. Composé en trois semaines par un auteur en transe, Secrets barbares est de ces romans puissants et sauvages qui captivent et ébranlent leurs lecteurs tant ils semblent fouiller dans ce que l'humain a de plus caché.
Rodney Hall (1935-...) est considéré comme un des plus grands écrivains australiens vivants. Il migre en Australie après la Seconde Guerre mondiale. Étudiant à l'Université du Queensland, il devient critique littéraire et décroche de petits rôles au cinéma. Poète, il s'intéresse au roman dès 1972. De 1991-1994, il est membre du Australia Council for the Arts.
Il reçoit le prix Miles Franklin en 1982 et 1994 et a été reçu membre de l'Ordre d'Australie.