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Cave Jean Thévenaz. Image Les Vignerons suisses du Tsar, Grivat 1993.
“Nous réclamons votre indulgence : nous manquons encore de grands vases et des caves nécessaires à la conservation des bons vins” –
tel est le message transmis par un colon de Chabag en 1823 au gouverneur d’Odessa (Grivat, 1993).
Les colons suisses ont construit les premières caves souterraines
dans la région, tout comme les premiers vases en bois pour la garde et le stockage du vin selon leur habitudes et connaissances apportées de Suisse. Par rapport aux vignobles du Léman vaudois, à Chabag, il ne manquait pas du terrain
pour se développer. “Les ceps y sont plantés dans des rangées assez éloignées les unes des autres de façon à laisser passer une charrue : au lieu de fossoyer la vigne comme chez nous, les colons la
labourent. Les bœufs que l’on emploie sont petits et si dociles qu’ils vont très bien sans endommager les souches. On cultive à Chabag treize plants différents, tirés de Hongrie, de Grèce, de France, du
Portugal” écrit Desloës en 1845. En 1825, les colons suisses possédaient 104000 ceps de vigne et deux générations plus tard - 3 millions de ceps (Grivat, 1993).
Le premier pressoir apporté par Louis-Vincent Tardent dans le premier convoi de 1822 était le seul dans le pays, écrit Jean-Louis Plantin dans une lettre de 1823. La
première champagnisation dans la région est apportée par Daniel Dogny en 1829, et la première distillerie en 1832 par Henri Broillat, destinée à la fabrication d’eau-de-vie à partir de marc de raisin et
de lie de vin (Grivat, 1993).