Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06893.jsonl.gz/672

La dopamine, ou hormone du bonheur, est un messager nerveux, utilisé par le cerveau pour procurer un sentiment de satisfaction en récompense à certaines actions. Ce mécanisme se retrouve dans les sentiments amoureux, sexuels, et est à la base des addictions.
La dopamine. l'hormone du bonheur, est un neurotransmetteur, une molécule biochimique qui permet la communication au sein du système nerveux, et l'une de celles qui influent directement sur le comportement.
Notre corps est conduit par différents médiateurs, des molécules chimiques, qui arrivent à stimuler nos émotions. Si certaines ont tendance à nous calmer comme la sérotonine, la dopamine est un accélérateur.
La dopamine renforce les actions habituellement bénéfiques, telles que manger un aliment sain, en provoquant la sensation de plaisir ce qui active ainsi le système de récompense/renforcement. Elle est indispensable à la survie de l’individu. Plus généralement, elle joue un rôle dans la motivation et la prise de risque. Cette molécule est également impliquée dans certains plaisirs abstraits comme, par exemple, écouter de la musique.
Cette molécule appartient au groupe des catécholamines et est issue de deux acides aminés, la tyrosine et la phénylalanine. Dans le système nerveux central, elle active les récepteurs dopaminergiques postsynaptiques et présynaptiques. Elle est principalement produite dans la substance noire et dans l’aire tegmentale ventrale, situées dans le mésencéphale (partie supérieure du tronc cérébral). Bien que la dopamine, avec la noradrénaline et la sérotonine, soient très minoritaires dans le cerveau, puisque ensemble elles concernent moins de 1% des neurones, elles jouent un rôle modulateur final essentiel des sorties motrices et psychiques.
C’est aussi une neurohormone produite par l’hypothalamus. Sa principale fonction hormonale est d’inhiber la libération de prolactine par le lobe antérieur de l’hypophyse.
La dopamine est le précurseur de l’adrénaline et de la noradrénaline. Les personnes ayant un fort taux de dopamine auraient davantage tendance à poursuivre des conduites dites « à risque » ou à rechercher ces situations. En effet, les personnes qui ont le plus fort désir de vivre de nouvelles expériences excitantes ont à la fois plus de dopamine dans le cerveau et plus de régions du cerveau où la dopamine est active.
Outre son rôle de neurotransmetteur, la dopamine (dérivée d’un pyrocatéchol) est une molécule naturelle que l’on retrouve dans certaines des protéines sécrétées par les moules marines. Ces dernières s’avèrent être très riches en motifs catéchols, dont la dopamine.
Les quelques aliments suivants sont riches en tyrosine et susceptibles d’affecter directement le niveau de dopamine:
Dans le système nerveux central, la dopamine joue un rôle complexe et intervient dans diverses fonctions importantes telles que le comportement, la cognition, les fonctions motrices, la motivation, les récompenses, le sommeil ou la mémorisation. La dopamine est principalement synthétisée et libérée par des populations de neurones très restreintes situées dans la substance noire et dans l’aire tegmentaire ventrale qui ont pour cible majeure diverses structures cérébrales appartenant au système des noyaux de la base. Les noyaux de la base sont des structures sous-corticales comprenant différents noyaux (striatum, globus pallidus, noyau sous-thalamique). Le striatum qui représente le premier relais du système et la cible principale des projections dopaminergiques se divise en deux composantes: ventrale et dorsale.
Trois grandes voies de projection ascendantes du mésencéphale ont été mises en évidence: la voie nigrostriatale ou nigro-striée, la voie mésolimbique et la voie mésocorticale.
Les neurones dopaminergiques de la pars compacta de la substance noire projettent majoritairement dans la partie supérieure du striatum, constituée du noyau caudé et du putamen. La voie nigro-striée représente 80% des neurones dopaminergiques centraux. Ce réseau constitue un système modulateur des aires corticales motrices et intervient dans le phénomène de contrôle des fonctions motrices. La maladie de Parkinson est une maladie dont la cause est la dégénérescence du groupe de neurones produisant la dopamine dans la substance noire. L’administration du précurseur L-DOPA qui, contrairement à la dopamine, peut traverser la barrière hémato-encéphalique, ralentit la progression de la maladie, car le cerveau transforme cette substance en dopamine.
Les projections dopaminergiques qui trouvent leur origine dans l’aire tegmentaire ventrale (également appelée aire tegmentale ventrale) du mésencéphale ont pour cible la région ventrale du striatum, appelée également noyau accumbens ou nucleus accumbens, la stria terminalis, les tubercules olfactifs, le septum, l’amygdale, l’hippocampe. Ce réseau neuronal, qui représente le système de récompense/renforcement participe au contrôle des processus motivationnels et de récompense et est impliqué dans les phénomènes de dépendance et d’addiction. Par exemple, la cocaïne provoque une augmentation de dopamine dans les fentes synaptiques au niveau du noyau accumbens en inversant le fonctionnement du système de recapture de la dopamine. La nicotine provoque aussi une augmentation de la transmission dopaminergique. Toutes les substances psychoactives (cocaïne, amphétamine, alcool, opiacés) provoquent une augmentation des taux extracellulaires de dopamine dans le noyau accumbens. D’une manière générale, son dysfonctionnement est lié aux comportements d’addiction: c’est parce que l’individu a, en fonction de plusieurs facteurs, associé une substance, nocive ou non, ou bien des actions (écoute de musique, …) à un plaisir ressenti que la dopamine sera sécrétée par la suite. La dopamine est aussi impliquée dans la zone cérébrale non incluse dans la barrière hémato-encéphalique responsable du réflexe de vomissement, ce qui explique l’effet antiémétique des neuroleptiques (antagonistes dopaminergiques).
Cette voie est formée de neurones dopaminergiques de l’aire tegmentale ventrale dont les axones projettent sur le cortex frontal et ventral, en particulier sur le gyrus cingulaire antérieur, l’aire entorhinale et le cortex préfrontal. Elle joue un rôle dans la concentration et des fonctions exécutives comme la mémoire de travail.
Dans le système nerveux périphérique, elle joue le rôle d’analeptique circulatoire (stimulant des fonctions assurant la circulation sanguine).
La dopamine joue aussi un rôle de neurohormone au niveau de l’axe hypothalamo-hypophysaire. Cette voie a son origine dans l’hypothalamus et projette sur l’éminence médiane où la dopamine est relâchée dans la veine porte antéhypophysaire. Elle inhibe la libération de prolactine par l’hypophyse antérieure.
La pratique régulière d’un sport permet d’augmenter la sécrétion naturelle de dopamine.
La dopamine serait significativement impliquée dans le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité. Elle serait produite de manière irrégulière et provoquerait les symptômes du trouble. L’efficacité des psychostimulant serait alors basé sur leur effet dans le système dopaminérgetique.
La dopamine est synthétisée dans les neurones à partir de la tyrosine d’origine circulante. La réaction est assurée par deux enzymes: la tyrosine hydroxylase, une enzyme limitante contrôlant la production de L-DOPA, puis par la DOPA-décarboxylase assurant la décarboxylation de cette dernière pour donner la dopamine.
Après avoir été produite dans le cytoplasme des terminaisons axonales, la dopamine est chargée dans des vésicules synaptiques par un transporteur VMAT-2. À l’arrivée d’un potentiel d’action, les vésicules libèrent leur contenu dans le milieu extracellulaire par exocytose.
La dopamine libérée dans le milieu extracellulaire se lie en partie aux récepteurs dopaminergiques métabotropes se trouvant sur la cellule postsynaptique et transmet ainsi le signal neuronal par transduction. Environ 80% de la dopamine libérée est recapturée par les neurones dopaminergiques via le transporteur membranaire sélectif de la dopamine (dopamine transporter ou DAT). Cependant, au niveau du cortex préfrontal, où l’expression des DAT est très faible, la dopamine est recapturée par les neurones noradrénergiques via le transporteur NET.
La dégradation de la dopamine s’opère soit dans le milieu extracellulaire par une ectoenzyme, la catécholamine-O-méthyltransférase, soit à l’intérieur du neurone par des enzymes mitochondriales, les monoamine-oxydases A et B. La première voie produit de l’acide homovanillique et la seconde, de l’acide dihydroxyphénylacétique. La mesure du taux de ces deux métabolites dans le liquide céphalorachidien peut donner un index indirect de l’activité des neurones dopaminergiques centraux.
À la puberté, les récepteurs de la dopamine augmentent plus rapidement chez les garçons que chez les filles. Actuellement, cinq types de récepteurs de la dopamine, encodés par cinq gènes différents, sont connus. Ce sont tous des récepteurs métabotropes, formés par des protéines comportant sept hélices transmembranaires. Ils sont classés en deux familles suivant la nature de la protéine G à laquelle ils sont couplés.
Contrairement aux récepteurs ionotropes, qui sont rapides, les récepteurs couplés aux protéines G réagissent lentement et le plus souvent ne produisent pas de courants postsynaptiques mesurables,du moins in vitro. Ils sont là pour moduler l’activité des neurones postsynaptiques en modifiant leur excitabilité et donc leur mode de traitement de l’information.
On trouve également la sérotonine au coeur des sentiments amoureux et du plaisir sexuel. Là encore, le rôle dans l’évolution de l’espèce humaine du système de récompense est vital: sans désir sexuel, une espèce est condamnée, faute de reproduction suffisante.
En tant que messager neuronal, l’une des principales fonctions de la dopamine est d’activer le système de récompense dans le cerveau et de contrôler la capacité à produire de la motivation. Elle favorise ainsi le dynamisme. Certains ressentent l’euphorie en courant, tandis que d’autres ressentent un plaisir profond pendant une séance de yoga, et donc motivés et incités à avancer.
Via la circulation sanguine, la dopamine, en tant qu’hormone, atteint certaines parties du corps. Il s’agit d’organes plus éloignés et cela stimule les parties du système nerveux autonome qui préparent le corps à être performant. Cet effet se réalise de manière retardée.
En interaction avec les hormones norépinéphrine et sérotonine, la libération de dopamine influence les changements physiques et mentaux tels que la motricité fine, l’habileté et la capacité à être concentré, ainsi que des perceptions comme la volonté, l’énergie ou la joie de vivre.
Lorsqu’un individu est déterminé ou pas, qu’il a de la libido ou que son attitude est addictive, c’est sous l’effet de la dopamine. La dopamine étant impliquée dans plus d’une fonction de l’organisme, une carence du neurotransmetteur peut rapidement avoir des effets négatifs. Dans les dépressions de type mélancolique, on note une diminution de l’activité dopaminergique, c’est-à-dire une diminution d’énergie, et aussi de l’activité motrice, des pertes de libido.
Un déficit en dopamine peut survenir en raison d’un stress psychologique, d’influence environnementale ou d’une prédisposition génétique.
Une alimentation déséquilibrée, notamment un apport insuffisant en vitamines B6, B12 et C et en acide gras oméga-3 peuvent également faire baisser le taux de dopamine. Un déficit en acide aminé tyrosine et phénylalanine, précurseurs de la dopamine peuvent également faire chuter le taux de cette hormone.
Enfin, un rapport déséquilibré entre dopamine, sérotonine et noradrénaline agit également sur le taux de dopamine.
En tant que neurotransmetteur, la dopamine a donc pour fonction principale de faire suivre les informations du cerveau. Si son taux est faible, certains stimuli ne répondent plus. Cela peut se manifester par:
Comme de nombreuses fonctions corporelles sont également en jeu, une carence peut aboutir à une diminution du mouvement spontané, une rigidité musculaire et des tremblements caractéristiques de la maladie de Parkinson. Chez les personnes atteintes de cette maladie, le taux de dopamine dans le cerveau est jusqu’à 90% inférieur à celui d’une personne en bonne santé. La maladie de Parkinson montre bien l’implication de la dopamine sur le contrôle du mouvement.
Une carence peut également se manifester, par des problèmes digestifs et une baisse d’énergie.
Les différents symptômes possibles d’une carence sévère en dopamine sont:
À l’inverse, un excès, de dopamine peut également avoir des conséquences sur le corps, car elle peut entraîner une surcharge sensorielle et affecter la perception des émotions. Une personne présentant une dose accrue de ce neurotransmetteur a du mal à distinguer les sentiments importants de ceux qui ne le sont pas, ce qui peut provoquer des troubles psychologiques.
L’exercice physique à une action bénéfique sur la production de dopamine et une telle activité est un moyen de booster la dopamine naturellement.
Pour une meilleure expérience,
Certains contenus peuvent ne pas s’afficher correctement sur le petit écran d’un smartphone ou n’y sont pas affichés du tout.