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Selon ces estimations qui comparent la situation en 2016 par rapport à celle d'il y a une quinzaine d'années plus tôt, les jeunes Suisses sont près de 1% plus nombreux à ne pas faire une heure d'activité physique chaque jour. "Cela peut être n'importe quel type d'activité physique avec n'importe quelle intensité", a affirmé devant la presse la responsable deRegina Guthold.
Comme dans la quasi-totalité des 146 pays où ces données ont été récoltées auprès de 1,6 million d'enfants scolarisés, les filles sont encore plus affectées que les garçons. En Suisse, le taux d'inactivité dépasse 89% chez elles, contre 88% quinze ans plus tôt. En revanche, chez les garçons, il s'établit à près de 83% contre un peu plus de 80% il y a une quinzaine d'années.
Suisse mal classée
La Suisse fait moins bien que la moyenne des autres pays. Au total, un peu plus de 80% des jeunes ne font pas une heure d'activités physiques chaque jour dans le monde, 85% chez les filles et un peu moins de 80% chez les garçons. La situation reste stable chez les premières et s'est un peu améliorée chez les seconds.
Pour autant, "nous sommes entièrement en retard" sur l'objectif d'une réduction relative de 15% du chiffre total d'ici 2030, affirme Mme Guthold. Il faudrait alors que le taux passe sous les 70% d'ici un peu plus de dix ans. Parmi les possibles explications du manque d'amélioration, les changements technologiques sédentarisent les jeunes.
L'étude ne mentionne pas les raisons du décalage entre garçons et filles. Mais l'OMS spécule sur plusieurs possibilités comme des environnements parfois peu sûrs pour les jeunes filles - qui sont encouragées à rester chez elles - ou des situations culturelles qui les favorisent moins, explique une autre responsable, Leanne Riley.
>> Les explications de Catherine Favre Kruit, responsable relations publiques pour Promotion Santé Suisse
ats/cab
La Bangladesh le mieux noté
Parmi les autres pays où le manque d'activité physique est le moins fréquent figurent également l'Inde, en raison de la place de choix accordée au cricket, et les Etats-Unis, en raison de la bonne qualité de l'éducation physique dans les écoles, de la forte couverture médiatique dont bénéficie le sport et de la bonne accessibilité des clubs.
Globalement, le nombre de garçons ne faisant pas assez d'activité physique a légèrement baissé entre 2001 et 2016, passant de 80% à 78%, mais il n'y a eu aucun changement chez les filles, le chiffre restant proche de 85%.
Dans la plupart des pays, l'écart entre la part de garçons et de filles s'est même creusé.