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La Suisse a renforcé mardi son programme de sanctions à l'encontre du Venezuela. Onze nouvelles personnalités sont ciblées, dont l'actuelle vice-présidente Delcy Rodriguez et son prédécesseur Tareck El Aissami.
Les décisions prises par Mme Rodriguez "ont miné la démocratie et la primauté du droit au Venezuela", indique mardi un communiqué du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), pour qui la vice-présidente a usurpé les pouvoirs de l'Assemblée nationale. Quant à M. El Aissami, il est jugé responsable de graves violations des droits humains, y compris la détention arbitraire, de traitements inhumains et dégradants et de recours à torture.
Outre les deux vice-présidents figurent dans cette nouvelle liste le ministre de l'Education Elias Jaua Milano, la vice-présidente du conseil national électoral Sandra Oblitas et son secrétaire général Xavier Antonio Moreno Reyes. L'ordonnance vise également plusieurs militaires haut-gradés. Tous sont frappés d'une interdiction de séjour et de transit, ainsi que de sanctions financières.
Les onze dignitaires vénézuéliens ont déjà été sanctionnés par l'Union européenne le 25 juin.
Le 20 mai, l'élection présidentielle vénézuélienne, boycottée par l'opposition qui dénonçait une "supercherie", a été remportée par le socialiste Nicolas Maduro avec 68% des voix contre 21,2% à son principal adversaire Henri Falcon. Ce dernier a dénoncé un vote sans "légitimité" et réclamé une nouvelle élection avant la fin de l'année. Le pays est sous tension depuis.