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La condamnation de Claude Covassi pour trafic d'anabolisants est devenue définitive.
Ce jugement avait été précédé de deux crochets entre la justice genevoise et le TF. Mon Repos avait obligé la Chambre pénale à mieux exposer pour quelles raisons elle maintenait la condamnation de Claude Covassi à huit mois de prison après avoir écarté le grief d'escroquerie par métier, initialement retenu en première instance avec d'autres délits.
Peine complémentaire
Contrainte de revoir sa copie, la Chambre pénale genevoise avait expliqué que la sanction restait justifiée pour plusieurs raisons, dont le concours d'infractions et les nombreux antécédents de Claude Covassi. Elle avait confirmé le 23 février dernier la peine de huit mois de prison, complémentaire à une autre peine de quatre mois de prison avec sursis.
En première instance, le 17 mars 2006, Claude Covassi avait été condamné pour infraction à la loi fédérale encourageant la gymnastique et les sports, faux dans les titres, délit manqué d'escroquerie et escroquerie par métier.
Pendant deux ans, Claude Covassi s'est livré à une grande échelle au commerce illicite de médicaments. Il avait souscrit une assurance maladie sous une fausse identité dans la perspective de se faire rembourser des frais médicaux injustifiés. Au total, son activité délictueuse s'était montée à «170'000 francs au moins».
Recruté par la police
Recruté en 2004 par le Service d'analyse et de prévention (SAP) de la Confédération par l'entremise de la police genevoise, Claude Covassi s'est fait connaître pour d'autres raisons, qui lui ont valu le surnom de «taupe de la police genevoise».
Il avait participé à l'opération «Memphis» visant à connaître les éventuels liens entre le Centre islamique de Genève (CIG) et l'islamisme radical. L'affaire avait suscité une saga médiatique en 2006.