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Depuis la création de la revue, plus de cent équipes sont venues habiter ses pages et faire profiter d'autres de leur travail et de leurs découvertes. Vous aussi, vous pouvez rejoindre cette belle aventure!
Un article de la revue LIRE et DIRE est un parcours, de l'étude du texte à la prédication. Dans un premier temps (points 1-3), il sera porté attention au texte ("lire"); dans un second temps aux enjeux actuels du texte et à l'auditoire (points 4-6, "dire").
(Rubriques de l'étude)
Première partie : LIRE !
1Premières réactions au texte
L'auteur dépose ici les premières réactions déclenchées lorsque ce texte biblique est lu. Il rédige au maximum trois courtes phrases, qu'il reprendra si possible dans ses pistes de prédication.
Ces phrases ne seront pas discutées en équipe, il s'agit seulement de formuler les interrogations ou les difficultés qui ont pu se poser au moment de sa première lecture.
Une méthode possible est de récolter trois réactions des autres auteurs ; ou de demander des réactions à des personnes extérieures à l'équipe. Ce travail doit en tous les cas être fait de manière collective.
Attention : cette première étape doit rester courte et spontanée ; n'y consacrez pas trop de temps !
2Lecture du texte
Cette phase organise la visite détaillée de la péricope.
2.1Indications pour la lecture
Le retour à la formulation originale du texte (hébreu ou grec) est un moyen de saisir ses singularités et la multiplicité des effets de sens. Il faut faciliter ce retour, mais un lexique serait à la fois trop long et insuffisant. On signalera les termes difficiles ou lourds de sens, l'utilisation récurrente d'un mot, l'ambivalence signifiante d'un mot, les difficultés de traduction. On exploitera si possible, dans le commentaire, les précisions fournies à ce niveau.
Les questions de critique textuelle ne seront abordées, très succinctement, qu'en cas d'incidence importante sur la compréhension du texte et de désaccord avec la TOB (traduction de référence).
Attention : il ne s'agit pas ici de proposer une liste exhaustive de toutes les difficultés de traduction, ni de retraduire le texte ! Limitez-vous à quelques termes, pour lesquels vous aurez besoin d'une indication dans la suite de votre article.
N.B. : Dans les documents PDF au bas de cet article, vous trouverez un petit guide sur la manière d'écrire avec des caractères hébreux et grecs (police unicode).
2.2Le texte dans son contexte
Le contexte se comprend à la fois dans un sens littéraire et dans un sens socio-historique. Du point de vue littéraire : quelle place occupe la péricope dans la structure globale de l'écrit ? L'examen du contexte littéraire immédiat en amont et en aval met au jour l'articulation logique ou narrative qui relie la péricope à son environnement. La forme littéraire peut aussi être signalée.
D'un point de vue socio-historique, des informations sur l'auteur et les destinataires, sur le contexte de réception, pourront être données, seulement si elles sont utiles et pertinentes pour la suite de l'analyse.
Au besoin, justifier ici le découpage de la péricope.
2.3Commentaire
Au début, préciser la structure du passage (les articulations du discours ou du récit). Ensuite, expliquer le texte verset par verset, ou par unité textuelle, en s'arrêtant aux éléments significatifs en vue de la prédication, sans chercher l'exhaustivité. Le but de ce commentaire est d'accompagner la lecture pas à pas du texte.
3Enjeux théologiques
Faisant suite au commentaire, ce passage offre une synthèse des enjeux théologiques du texte, dans son contexte de rédaction. On entend par « enjeux théologiques » l'explicitation de ce que le texte dit de Dieu, de l'homme, du monde, des grandes questions, telle que l'auteur les a pensées. À ce stade-là de l'étude, les résultats de l'exégèse sont repris dans une perspective de clarification des énoncés de foi.
Les « enjeux » seront présentés un par un dans des paragraphes séparés.
Attention : à ce point du travail, il ne s'agit pas de rédiger des éléments de prédication, mais de dégager et synthétiser les objectifs théologiques internes au texte.
Deuxième partie : DIRE !
4Comment actualiser ce texte aujourd'hui ?
Il s'agit, dans ce paragraphe, de poser les bases du passage entre un texte ancien écrit pour d'autres destinataires que nous, et une parole proclamée aujourd'hui pour nous. Ce point vise à mettre le texte en relation avec la manière dont, aujourd'hui, l'auditoire visé par la prédication pourra en entendre les enjeux théologiques.
Ainsi, le souci qui guide la lecture du texte, à ce stade, est son actualisation et sa réception par l'auditoire qui va écouter la prédication. Il ne s'agit plus de dégager les enjeux théologiques du texte tels qu'ils pouvaient se présenter pour son auteur (ce travail aura été fait au point 3), mais de comprendre ce que ce texte soulève comme enjeux actuels.
Posez-vous ces questions : Comment ce texte peut-il être compris aujourd'hui ? Quelle préoccupation actuelle rejoint-il ? A quels enjeux de société ou d'Eglise fait-il écho ? Ou au contraire, quelle résistance provoque-t-il ? Comment ce texte nous permet-il de formuler notre foi aujourd'hui ? Quels effets provoquent ce texte aujourd'hui ?
Attention : ces éléments, clairs et concis, sont pensés en vue d'être utilisés dans les prédications, mais ne sont pas encore des pistes de prédication.
5Propositions pour la prédication
Ces propositions ne sont pas des prédications rédigées, mais des pistes de réflexion visant à aider le prédicateur dans sa propre démarche personnelle. Elles peuvent rebondir sur les premières réactions au texte, évoquées au point 1.
Elles seront utiles si :
a) elles s'appuient sur le commentaire, développent les enjeux théologiques et prennent en compte les enjeux actuels du texte dégagés au point 4 ;
b) une pluralité de pistes (2 ou 3) offre un choix réel au prédicateur ;
c) ces pistes, même esquissées, sont suffisamment élaborées et concrètes pour stimuler l'imagination du prédicateur.
On peut proposer une structure de prédication avec point de départ et aboutissement précis, des formules frappantes, des images, des textes d'appui (bibliques ou non), des éléments visuels, des gestes significatifs.
Il est possible de prévoir des pistes qui seront utilisées pour des occasions précises (Pâques, Noël, culte parents-enfants, obsèques, etc.)
Attention : chaque piste doit être suffisamment développée pour proposer un réel parcours, mais il ne s'agit pas de tout dire ! Une fourchette de 900 à 1300 caractères est une bonne moyenne.
6Ouvrages utilisés
Donner les références des principaux ouvrages utilisés ; limitez-vous à trois titres importants
Attention :
Ne proposez pas de titre trop rare (impossible à trouver en bibliothèque), ou trop technique (impossible à lire sans haute qualification).
Indiquez de préférence des titres en français.
Pour les consignes de présentation, voir la fiche technique "présentation du manuscrit".