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France Sondages de l'Elysée: Guéant mis en examen
L'ex-secrétaire général de l'Elysée est soupçonné de «complicité de favoritisme».
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Claude Guéant a été mis en examen pour complicité de favoritisme dans l'affaire des sondages de l'Elysée, selon le Parquet national financier (PNF). L'ancien secrétaire général de l'Elysée a été entendu mardi par un juge d'instruction au Pôle financier de Paris.
Après sa garde à vue début juin, Claude Guéant avait maintenu ne pas avoir «participé à la commande de ces sondages, ni vu tous les sondages», tout en rappelant «le caractère absolument indispensable à un gouvernement moderne» d'avoir recours à de telles études.
En juillet, Le Monde affirmait qu'une note retrouvée par les enquêteurs prouvait qu'un contrat était passé entre les mains du secrétaire général de l'Elysée.
Début février, Emmanuelle Mignon, qui fut directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy à l'Elysée de mai 2007 à juillet 2008, a été mise en examen pour favoritisme dans ce dossier. Ces derniers mois, l'enquête a abouti à la mise en examen notamment de Patrick Buisson, dont la société Publifact est au coeur de l'enquête, et de Pierre Giacometti, lui aussi conseiller de Nicolas Sarkozy durant son mandat.
Tour judiciaire en 2010
L'information judiciaire pour favoritisme, détournement de fonds publics - dont détournement ou destruction d'archives publiques - vise des sondages et des prestations de communication commandés par la présidence de 2007 à 2012.
L'affaire, qui s'est ouverte en 2009 avec la remise d'un rapport de la Cour des comptes consacré à la gestion du budget de l'Elysée, a pris un tour judiciaire l'année suivante à la suite du dépôt d'une plainte de l'association Anticor.
Prison avec sursis
Sont également visés par leur plainte des contrats de prestations en communication passés entre 2007 et 2012 entre l'Elysée et les sociétés de Pierre Giacometti et de Patrick Buisson, soupçonnés d'avoir bénéficié de favoritisme.
Claude Guéant a été condamné en novembre dernier à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des primes en liquide perçues lorsqu'il était conseiller de Nicolas Sarkozy de 2002 à 2004 au ministère de l'Intérieur.
L'ancien secrétaire général de l'Elysée, qui a décidé de faire appel, s'est également vu infliger une amende de 75'000 euros et une interdiction d'exercer dans la fonction publique pendant cinq ans. (afp/nxp)
Créé: 23.02.2016, 16h04