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Les lipizzans en Italie ? Il y en a déjà et le gouvernement aimerait développer cet élevage. Après tout, Lipicca est à un jet de pierre de Trieste et l’Ecole Espagnole de Vienne, avec son haras de Piber, n’a pas le monopole du lipizzan. Reste que la nouvelle a choqué. Il est vrai que l’on n’imaginerait pas la Tour Eiffel à Dortmund ni le Capitole à Lyon ! L’Italie, qui a entrepris une démarche en ce sens auprès de la Commission européenne, à Bruxelles, tente d’empièter sur le « quasi monopole » séculaire des Autrichiens, qui veillent sur cette race baroque, définissant à la fois son modèle, sa robe et son caractère. Le lipizzan est pour eux presqu’aussi sacré que la Hofburg, Schönnbrunn ou Strauss ! Les Italiens, eux, se basent sur un traité passé en 1919, après le démantèlement de la monarchie austro-hongroise, prévoyant le partage des lipizzans ayant survécu à la guerre. Quelque 70 lipizzans se trouvent d’ailleurs au haras de Monte Rotondo, près de Rome, contre plus de 200 à Piber, 70 à Vienne et autant à Lipicca, en Slovénie, où l’archiduc Charles d’Autriche avait fondé le premier haras, en 1580.