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Au moins sept touristes sud-coréens sont morts dans une collision entre deux bateaux mercredi soir sur le Danube à Budapest. L'embarcation hongroise les transportant a coulé à pic. L'autre navire, battant pavillon suisse, est à quai. Son commandant a été arrêté.
Dix-neuf autres ressortissants sud-coréens sont toujours portés disparus dans les eaux, à 10 degrés, du Danube, de même que les deux membres d'équipage hongrois. Les recherches tout de suite entamées se sont poursuivies jeudi, ont indiqué les autorités hongroises lors d'une conférence de presse jeudi matin.
Sept passagers sud-coréens ont pu être repêchés en état d'hypothermie. Hospitalisés, ils sont dans un état stable.
Siège à Bâle
Selon les premiers éléments de l'enquête et autres témoignages, le bateau hongrois, l'Hableany, se trouvait peu après 21h00 entre le pont des Chaînes, le plus célèbre de la capitale, et le pont Marguerite qui relient la vieille ville de Buda et le district de Pest quand il est entré en collision avec le Viking Sigyn. Ce dernier appartient à la société Viking Cruises dont le siège est à Bâle.
La compagnie de croisière bâloise Viking Cruises a confirmé jeudi à Keystone-ATS qu'un de ses navires se trouvait à proximité d'une embarcation hongroise transportant des touristes quand une collision est survenue. Les passagers et l'équipage du Viking Sigyn sont indemnes, précise la compagnie helvétique. Cette dernière coopère avec les autorités dans le cadre de l'enquête, a-t-elle ajouté dans un bref courriel.
Commandant arrêté
D'après différentes sources, le Viking Sigyn aurait heurté la partie arrière de l'Hableany, de taille inférieure, qui a très vite coulé. "Une enquête criminelle a été ouverte ainsi qu'une procédure pénale contre inconnu pour très grave mise en danger de la vie d'autrui, a déclaré le colonel Adrian Pal à la presse. Le capitaine du Viking Sigyn et d'autres membres de l'équipage ont été entendus comme témoins.
"Le commandant ukrainien du bateau de croisière a été interrogé en tant que suspect par les enquêteurs", a précisé la police dans un communiqué. Après son interrogatoire, l'homme de 64 ans a été placé en détention, a-t-on dit de même source.
Un enfant
Un porte-parole du propriétaire du bateau, long de 26 mètres et pouvant embarquer une soixantaine de passagers, a indiqué à l'agence de presse hongroise MTI que l'Hableany n'avait pas de problème technique. "C'était une visite touristique de routine", a-t-il dit. "Nous ne savons rien sur ce qui s'est passé, sauf qu'il a coulé vite".
Selon l'agence de presse sud-coréenne Yongap, trente touristes et trois accompagnants effectuaient un voyage à travers six pays d'Europe orientale. La plupart d'entre eux sont des quadragénaires, mais un enfant de six ans se trouvait à bord.
Craintes d'un bilan plus élevé
En raison de chutes de pluie abondantes mercredi et depuis le début du mois de mai, un fort courant agite le Danube, compliquant la tâche des secours et laissant craindre un bilan plus élevé. Des plongeurs étaient en intervention sur une vaste zone du fleuve.
Après plusieurs heures de recherche, l'épave du bateau a été localisée près du pont Marguerite, selon la chaîne de télévision hongroise M1. Il s'agit d'un secteur prisé pour les excursions fluviales dont l'attraction principale est le monumental Parlement de Hongrie, illuminé la nuit, dont la silhouette se dresse sur la rive orientale du Danube.
Mobilisation en Corée
L'accès au fleuve dans la zone était bloqué par les autorités, selon la télévision qui diffusait des images de véhicules de secours en intervention. Le président sud-coréen Moon Jae-in a demandé que "toutes les ressources disponibles soient déployées" pour venir en aide à ses compatriotes. Son pays a rapidement envoyé une équipe de 18 secouristes en Hongrie.
La secrétaire d'Etat hongroise à la santé s'est rendue sur les lieux et a exprimé ses "condoléances" aux familles des victimes. Du personnel de l'ambassade de Corée était également présent afin d'assister les secours dans leur travail. Le ministre des affaires étrangères sud-coréen Kang Kyung Wha est attendu à Budapest, selon l'agence de presse hongroise MTI.
Au Département fédéral des affaires étrangères, contacté par Keystone-ATS, il est précisé que ses représentants à Budapest suivent l'affaire. Le DFAE confirme en outre qu'il n'y a pas de victime suisse.
(KEYSTONE-ATS)
Moscou prend des mesures en réponse aux actes "menaçants" de l'Otan
La Russie a annoncé mardi effectuer des "exercices militaires" près des frontières ukrainiennes. Elle dit réagir à des activités "menaçantes" de l'Otan, alors que Kiev accuse Moscou de masser des troupes dans son voisinage.
"En trois semaines, deux armées et trois unités de troupes aéroportées ont été transférées avec succès aux frontières ouest de la Russie pour des exercices", a dit le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.
"Réagissant aux activités militaires menaçantes de l'Alliance (atlantique, ndlr), nous avons pris les mesures appropriées", a-t-il ajouté, au cours d'une conférence de presse à Severomorsk, la principale base de la flotte russe du Nord.
Le ministre n'a pas précisé le lieu exact de déploiement de ces troupes, ni leurs effectifs, mais a estimé que ces forces avaient montré "leur préparation et leur capacité à assurer la sécurité militaire du pays".
Signaux de fermeté
Ces déclarations interviennent après que l'Otan a envoyé mardi des signaux de fermeté à Moscou, pour tenter de désamorcer un nouveau conflit en Ukraine.
Dénonçant le renforcement militaire "considérable" et "injustifié" de la Russie, le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a notamment reçu à Bruxelles le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba.
Le secrétaire d'Etat américain à la Défense, Lloyd Austin, a quant à lui annoncé l'envoi de 500 militaires supplémentaire en Allemagne.
Redéploiement dénoncé
Pour sa part, le ministre russe de la Défense a dénoncé le "redéploiement de troupes américaines d'Amérique du Nord vers l'Europe".
"Un déploiement des troupes en Europe vers les frontières de la Russie est en cours. Les forces se concentrent principalement dans les régions de la mer Noire et de la mer Baltique", a ajouté M. Choïgou.
Selon lui, "40'000 militaires et 15'000 pièces d'armement et véhicules, dont des avions stratégiques" vont être déployés au total près de la Russie.
L'Ukraine, qui craint que le Kremlin ne cherche un prétexte pour l'attaquer, a accusé la Russie d'avoir massé plus de 80'000 soldats près de sa frontière orientale et en Crimée, annexée par Moscou en 2014 après l'arrivée de pro-occidentaux au pouvoir à Kiev.
En parallèle, les combats sur le front contre les séparatistes prorusses de l'est du territoire ukrainien, qui étaient quasiment à l'arrêt depuis une trêve conclue à l'été 2020, ont repris avec intensité ces dernières semaines.
Ski: la saison 2019-2020 a été la pire depuis 20 ans dans le monde
La saison 2019-2020 a été la "pire" depuis une vingtaine d'années pour l'industrie du tourisme de ski dans le monde en raison de la pandémie, estime un rapport publié mardi. Il projette une saison 2020/21 plus mauvaise encore. La Suisse n'est pas épargnée.
Le nombre de journée-skieurs a baissé de 18% dans le monde entre octobre 2019 et octobre 2020 par rapport à la saison précédente, écrit le Suisse Laurent Vanat dans son rapport international 2021 du tourisme de ski et de montagne, qui fait référence.
Mi-mars 2020, la pandémie de Covid-19 a brutalement interrompu une saison d'hiver 2019-20 qui avait "très bien commencé" dans les Alpes malgré un hiver particulièrement chaud en Europe, et la quasi totalité des pays de ski ont fermé leurs stations.
Si les petites stations n'ont pas perdu un grand nombre de skieurs, celles situées en haute altitude "ont perdu deux mois de saison" au printemps 2020, explique à l'AFP Laurent Vanat, spécialiste du tourisme de ski et gérant d'un cabinet de conseil à Genève.
L'Asie plus touchée
L'Asie-Pacifique (16% du marché mondial du ski) a été plus durement touchée car atteinte en premier par l'épidémie, avec une baisse du nombre de forfaits vendus de 31%, contre 15% en France par rapport à la moyenne des dernières années.
La précédente saison, 2018-2019, avait été "la meilleure depuis vingt ans" au niveau mondial, selon le rapport de l'an passé. La fréquentation est globalement stable depuis une vingtaine d'années. Pour la saison actuelle, c'est "la grande inconnue", note M. Vanat, "il est difficile de faire encore aujourd'hui un pronostic".
Une chose est sûre: en France, l'un des rares pays à avoir fermé ses stations avec l'Italie et l'Allemagne, "ça va être une catastrophe totale", alors qu'en Chine, "ça ne s'est pas mal passé du tout", tout comme aux Etats-Unis.
Baisse de 25% en Suisse
La Suisse, qui a maintenu ses stations ouvertes mais qui a perdu une partie des touristes étrangers, devrait observer une baisse d'environ 25% cette saison, estime l'expert. "Tout le monde sait que l'hiver 2020/21 sera encore pire dans de nombreux pays", ajoute-t-il.
Il note cependant un "regain d'intérêt pour l'apprentissage du ski" en période de pandémie, où les "pistes vides (...) se sont transformées en zones d'apprentissage pour les débutants".
L'Allemagne approuve un durcissement de la loi anti-Covid
Le gouvernement allemand a approuvé mardi un durcissement de sa loi sur la protection contre les infections. Elle lui permet dorénavant d'imposer des restrictions harmonisées sur tout le territoire pour mieux combattre la pandémie de Covid-19.
Cette loi confère à l'Etat des pouvoirs accrus face aux régions avec lesquelles les tensions s'étaient multipliées ces derniers temps. Jusqu'ici, les mesures de lutte contre le coronavirus ont été décidées laborieusement entre le gouvernement et les Länder, compétentes en matière sanitaire en vertu du fédéralisme allemand.
Ce projet, qui doit encore être ratifié par le Bundestag, prévoit que si l'incidence, qui mesure les infections sur une semaine, est supérieure à 100 pendant trois jours, l'Etat fédéral imposera des couvre-feux nocturnes, la réduction des contacts entre personnes privées ou encore la fermeture de magasins jugés non essentiels, a indiqué la chancellerie à l'AFP.
Au-dessus d'une incidence de 100, les écoles n'accueilleront que les élèves testés deux fois par semaine et elles devront fermer lorsque le taux d'incidence dépassera 200.
Des couvre-feux nationaux
C'est aussi la première fois que des couvre-feux à l'échelle nationale pourront être imposés automatiquement pour tenter de juguler la vague épidémique. Les autres mesures confirment les restrictions déjà en place depuis fin 2020 dans le pays.
Cette loi constitue une victoire pour Angela Merkel, partisane d'une ligne stricte pour combattre le virus. Elle avait jusqu'ici eu toutes les peines à s'entendre avec certains barons régionaux qui appliquaient avec plus ou moins de zèle les décisions prises pourtant avec leur aval.
Alors que l'Allemagne avait plutôt bien géré la première vague épidémique au printemps dernier, elle a peiné à juguler la seconde cet automne et désormais la troisième, marquée par l'arrivée de variants plus contagieux.
Mardi, l'incidence sur une semaine était de 140,9 pour tout le territoire allemand où 10'810 nouvelles infections ont été recensées en 24 heures et 294 décès, selon l'institut Robert Koch (RKI). En début de semaine, le pays a franchi la barre symbolique des 3 millions d'infections au Covid-19 depuis le début de la pandémie.
Le Japon va rejeter de l'eau de Fukushima à la mer
Le Japon va rejeter à la mer, après traitement, de l'eau issue de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima (nord-est). C'est ce qu'a annoncé mardi le Premier ministre Yoshihide Suga, malgré l'opposition que rencontre ce projet.
Cette décision met un terme à sept années de débats sur la manière de se débarrasser de l'eau provenant de la pluie, des nappes souterraines ou des injections nécessaires pour refroidir les coeurs des réacteurs nucléaires entrés en fusion après le gigantesque tsunami du 11 mars 2011.
L'eau sera rejetée "après s'être assuré qu'elle est à un niveau (de substances radioactives, ndlr.) nettement en-dessous des standards de sécurité", a déclaré M. Suga, ajoutant que le gouvernement japonais prendrait "des mesures" pour empêcher que cela ne nuise à la réputation de la région.
Plus d'un million de tonnes d'eau
Environ 1,25 million de tonnes d'eau contaminée sont actuellement stockées dans plus d'un millier de citernes à proximité de la centrale nucléaire accidentée il y a dix ans dans le nord-est du Japon. Une décision était d'autant plus urgente que les limites de la capacité de stockage de l'eau sur place pourraient être atteintes dès l'automne 2022.
L'eau destinée à être relâchée dans cette opération, qui devrait prendre plusieurs années, a été filtrée à plusieurs reprises pour être débarrassée de la plupart de ses substances radioactives (radionucléides), mais pas du tritium, lequel ne peut pas être éliminé avec les techniques actuelles.
Cette option, privilégiée au détriment d'autres scénarios, comme une évaporation dans l'air ou un stockage durable, est notamment très contestée par les pêcheurs et les agriculteurs de Fukushima qui redoutent que cela ne dégrade davantage l'image de leurs produits auprès des consommateurs.
"Nous prenons cette décision au sérieux", a déclaré mardi Tomoaki Kobayakawa, le patron de Tepco, l'opérateur de la centrale nucléaire endommagée. "Nous prendrons des mesures pour empêcher que des rumeurs néfastes ne circulent" à l'encontre de l'agriculture, des forêts, de la pêche et du tourisme locaux, a-t-il ajouté.
Vive opposition
"La gestion de l'eau contaminée est une question que l'on ne peut pas éviter" dans le cadre de la reconstruction à Fukushima, avait déclaré M. Suga à la presse mercredi dernier après sa rencontre avec le dirigeant de la fédération des coopératives de pêche du Japon, vivement opposée au projet.
Le gouvernement "nous a dit qu'il ne rejetterait pas l'eau (à la mer, ndlr.) sans l'adhésion des pêcheurs", a déclaré à la chaîne de télévision publique NHK Kanji Tachiya, responsable d'une coopérative locale de pêche à Fukushima, mardi matin avant l'annonce de la décision. "Maintenant, ils reviennent là-dessus et nous disent qu'ils vont rejeter l'eau, c'est incompréhensible", a-t-il ajouté.
Les voisins du Japon, avec qui Tokyo entretient des relations houleuses sur fond de contentieux historique, ont aussi manifesté leur mécontentement. La Chine a qualifié mardi "d'extrêmement irresponsable" l'approche du Japon qui "va gravement nuire à la santé et à la sûreté publiques dans le monde ainsi qu'aux intérêts vitaux des pays voisins".
La Corée du Sud a exprimé de "vifs regrets" après cette décision qui représente "un risque pour l'environnement maritime".
Le gouvernement américain, allié de Tokyo, a cependant exprimé son soutien à l'opération, notant que le Japon avait "pesé les options et les effets, avait été transparent dans sa décision et sembl(ait) avoir adopté une approche en accord avec les normes de sûreté nucléaire internationalement reconnues".
"Enormes ennuis pour l'avenir"
Début 2020, des experts commissionnés par le gouvernement avaient recommandé le rejet en mer, une pratique déjà existante au Japon et à l'étranger sur des installations nucléaires en activité.
Le tritium n'est dangereux pour la santé humaine qu'à très haute dose, selon des experts. L'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) plaide aussi pour l'option d'une dilution en mer.
L'organisation environnementale Greenpeace a cependant appelé à poursuivre le stockage de l'eau jusqu'à ce que la technologie permette de la décontaminer complètement. "La décision de rejeter de l'eau contaminée dans l'océan va laisser d'énormes ennuis pour l'avenir", a déclaré Greenpeace lundi dans un communiqué.
Les taxis français manifestent à la frontière avec la Suisse
Des dizaines de taxis français manifestent depuis lundi matin à plusieurs postes frontières près de Genève pour dénoncer l'application d'une règle limitant leurs déplacements en Suisse.
Depuis 6H30, taxis, VTC et autres transporteurs freinent le passage des voitures allant en Suisse sur les postes frontières de Bardonnex, Vallard et Ferney-Voltaire, a précisé à l'AFP Eric Poligot, de la Fédération des taxis indépendant de Haute-Savoie (FTI 74), confirmant une information du quotidien Le Dauphiné Libéré.
Ils protestent contre les contrôles de leurs autorisations à travailler en territoire helvète, menés depuis environ un an par les autorités suisses en vertu d'une règle ancienne, rarement vérifiée jusque-là, explique le syndicat.
Selon lui, une directive européenne de 2005, relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles, autorise en effet les taxis à travailler un maximum de 90 jours par an en Suisse, avec obligation de déclarer ces journées au moins huit jours à l'avance.
Les autorités genevoises étaient peu regardantes avant 2020, assure Eric Poligot. Mais ces derniers mois, plusieurs de ses collègues qui ne s'étaient pas déclarés auprès du canton ont été stoppés à la frontière et contraints d'appeler un taxi helvète pour poursuivre le trajet de leurs clients, le plus souvent jusqu'à l'aéroport de Genève, raconte-t-il.
"C'est intolérable de dire à un client +écoutez, on change de véhicule+. On n'est pas des charters, on est des taxis, on fait du porte à porte", poursuit Eric Poligot, assurant que lui et ses collègues n'effectuent que des trajets transfrontaliers avec le bassin genevois, sans faire de "cabotage" en Suisse.
En discussions avec la préfecture de Haute-Savoie depuis six mois pour essayer de trouver un arrangement écrit, le syndicat suggère par exemple l'utilisation de macarons ou de la technologie pour fluidifier les contrôles à la frontière.
"Si demain les gens ne peuvent plus venir, ils vont atterrir à Lyon: il y a un enjeu économique pour l'aéroport de Genève et le canton", estime ce chauffeur de taxi.
La manifestation filtrante doit se poursuivre toute la journée, le syndicat devant rencontrer les services de l'Etat en France dans l'après-midi.
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