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Pep Guardiola n'a pas tout dit. Il aurait pu ajouter qu'une rencontre face à l'Atalanta est encore plus pénible qu'une visite chez le dentiste, car une rencontre de football dure généralement plus longtemps.
YB a donc souffert 90 minutes contre les Lombards. Le club bernois (privé de Fassnacht et Zesiger) en est ressorti groggy, frustré et finalement battu 1-0 sur une énième incursion adverse. Cette défaite, bien sûr, n'efface pas sa superbe victoire contre Manchester United lors de la 1re journée de la Ligue des champions, mais elle redistribue les cartes dans ce groupe F.
Mais ce qu'il y a de plus frustrant pour YB c'est que le quadruple champion de Suisse en titre n'a jamais pu peser sur le match. Il n'a rien pu faire d'autre que de défendre face à une formation que le coach Gian Piero Gasperini a transformé depuis son arrivée chez les «Nerazzurri» en 2016.
Le technicien a donné à «la Dea» («la déesse», en référence aux armoiries du club) «une direction inhabituelle et très offensive pour une équipe italienne», relate CH Media. Ses joueurs mettent une intensité élevée dans le jeu, imposent un pressing usant dès la perte du ballon et opèrent des changements de positions constants durant la partie.
«Gasp» n'a pas encore remporté de titre, mais son travail est respecté par tous les grands entraîneurs, comme Guardiola ou Mourinho, qui loue sa compréhension tactique. Surnommé «Maestro» en Italie, le Piémontais de 63 ans a tout pour bien faire en Lombardie:
Trois fois sur le podium ces trois dernières années en Serie A, quart de finaliste de la Ligue des champions en 2020 et 8e de finaliste en 2021, l'Atalanta est en train de se faire une place parmi les meilleures équipes d'Europe. La Gazzetta dello Sport estimait même cet été qu'elle serait la formation transalpine la plus redoutable en C1 cette saison.