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A l'heure de l'analyse après la misérable défaite 2-1 ap contre l'Allemagne en huitièmes de finale du tournoi olympique, les joueurs reconnaissaient tous que la Suisse ne méritait pas mieux.
Gaëtan Haas, Romain Loeffel et Tristan Scherwey témoignent.
"Ce match est à l'image du tournoi, des fois ça tourne bien et d'autres fois pas, juge Gaëtan Haas. C'était sûrement l'un de nos meilleurs matches du tournoi et on n'arrive pas à marquer. C'est ce qui nous a manqué dans les matches serrés. Si on se regarde dans le miroir, je pense qu'on peut dire qu'on ne méritait pas de gagner. Beaucoup de détails n'ont pas fonctionné. On a lâché beaucoup d'énergie dans le deuxième tiers pour arracher l'égalisation. C'est clairement un échec, ce n'est pas du tout ce qu'on voulait. Notre ligne avec Praplan et Hollenstein n'a pas assez aidé l'équipe. On n'a pas assez gardé le puck. On n'a pas assez joué au hockey."
Même son de cloche pour Romain Loeffel: "On est éliminé en huitièmes alors c'est clair que c'est un coup sur la tête. Ils avaient un bon jeu défensif. Et nous, nous n'avons pas su concrétiser en power-play. Ca s'est joué en prolongation sur un shoot et un rebond." Présent sur le jeu de puissance helvétique en début de match, le futur défenseur de Lugano est revenu sur les errements de cette attaque à cinq qui a balbutié son hockey: "Pour qu'un power-play fonctionne, il faut du mouvement et du trafic devant le but. Les statistiques parlent contre nous et montrent que l'on n'a pas su faire ce genre de choses."
Quant à Tristan Scherwey, ce sont les détails qui n'ont pas penché en faveur des Suisses: "On a commencé comme on voulait, dur. On savait que ce serait un combat et que ça allait être serré. Et puis à la fin voilà. On a vécu beaucoup d'émotions. La vérité est ressortie contre les meilleures équipes. On savait à quoi s'attendre: jeu rapide, jeu dur, les petits détails qui font mal. Au final, on ne peut vraiment pas être content du tournoi."
ATS