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Le procès de Theo Bronkhorst, le chasseur professionnel zimbabwéen qui avait organisé le safari fatal au lion Cecil, a été ajourné lundi au 15 octobre. Les avocats ont demandé que les charges soient abandonnées contre leur client.
"Les charges ne sont pas claires et les circonstances ne suffisent pas à constituer une infraction", a estimé Perpetua Dube, l'avocate de Theo Bronkhorst devant la cour de Hwange où le procès devait commencer lundi. La juge Dambudzo Malunga a suspendu les audiences jusqu'au 15 octobre, date à laquelle elle se prononcera sur cette demande et indiquera si le procès doit ou non se tenir.
M. Bronkhorst, qui a refusé de parler à la presse lundi, est arrivé au tribunal de Hwange tout de kaki vêtu et coiffé d'une casquette grise. Il était accompagné de son autre avocat, Givemore Muvhiringi.
Le procureur Namatirai Ngwasha a indiqué qu'il avait "besoin de temps pour faire des recherches et donner une réponse adéquate à la requête soumise par la défense".
Theo Bronkhorst est poursuivi pour n'avoir "pas empêché une chasse illégale". Concrètement, la justice lui reproche d'avoir organisé la traque du lion Cecil, près du parc national de Hwange, pour son riche client américain Walter Palmer, qui a abattu le félin avec une flèche le 1er juillet dernier. Le dentiste américain avait payé 55'000 dollars (53'800 francs) pour le permis de chasse.
La mort de Cecil, mâle dominant du parc, remarquable par sa crinière noire, a provoqué un tollé auprès des défenseurs des animaux. L'animal, âgé de 13 ans, portait par ailleurs un collier GPS car il était suivi dans le cadre d'un programme d'études scientifiques.
Liberté provisoire
Menacé sur les réseaux sociaux par les défenseurs des animaux, le dentiste Walter Palmer, un riche chasseur de trophées, s'est réfugié deux mois dans le silence, avant de réapparaître début septembre à son cabinet. Il s'est depuis excusé pour la mort de Cecil et a rejeté la faute sur Theo Bronkhorst qui lui aurait caché la vérité.
Les Etats-Unis n'ont toujours pas répondu à la demande d'extradition formée par le Zimbabwe. M. Bronkhorst est quant à lui en liberté provisoire après avoir payé une caution de 1000 dollars dans cette affaire. Il a depuis été mis en cause pour un trafic illégal d'antilopes qui sera jugé séparément.
ATS