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Critique
Le cinéma français ne fait pas de progrès pour la francophonie. Il nous offre maintenant des films tournés en anglais et doublés en français (les distributeurs suisses n'ont pas acheté la version originale, mais les spectateurs ne perdent rien). Le bien connu Luc Besson a produit ce film puéril qu'il a fait réaliser par Fred Garson, un acteur que l'on aurait aperçu dans LEON. Cela ne sauve rien. Cette mince histoire, que l'on donne à voir à grands renforts de bruit, semble avoir été conçue par un ordinateur à qui l'on aurait soumis les besoins d'un public de 12 ans. Naïf et caricatural, le film tourne autour du talent d'une danseuse muette (Mia Frye), et de son frère stupide égoïste (Garland Whitt), qui lui fait office de directeur artistique. Tout changera le jour où un scientifique amoureux (Rodney Eastman), découvre la machine qui transforme les mouvements en sons.
Il n'y a rien à dire de plus. Mais on peut en profiter pour parler du doublage dont on ne critique généralement que la synchronisation, plus ou moins réussie. Mais pourtant, bien plus grave que ce problème, il y a le jeu des doublures. Leur façon de réciter le texte est la plupart du temps si mauvaise qu'elle peut mettre en péril le meilleur film d'auteur. C'est donc la responsabilité du public que de réclamer les versions originales sous-titrées, afin de défendre la qualité du cinéma.
Geneviève Praplan