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Qui l'eut cru? Le vélo n'est pas source de division. Ni entre Romands et Alémaniques, ni entre villes et campagnes, ni même entre cyclistes et automobilistes.
Trois Fribourgeois sur quatre, tout comme les Suisses en moyenne, ont approuvé dimanche l'arrêté fédéral concernant les voies cyclables et les sentiers pédestres. Si les Romands, ce qui est une petite surprise, et les villes, ce qui l'est beaucoup moins, se sont montrés les plus enthousiastes, force est de constater que l'inscription du vélo dans la Constitution fédérale a fait fi de tous les clivages usuels.
Avec 74% de oui, le score est particulièrement significatif. En supposant que les 39% de votants sont plus ou moins représentatifs de la population, cela veut dire qu'une large majorité d'automobilistes s'est prononcée pour le vélo, y compris de nombreux conducteurs qui n'enfourchent jamais de bicyclette. Si la cohabitation entre voiture et vélo est parfois source de tension sur la route, ce n'est pas le cas dans les urnes. La conclusion est simple, une forte volonté populaire s'est exprimée en faveur de la mobilité, qu'elle soit motorisée ou non. Les automobilistes ont compris que sur la route, la place est limitée et que les deux-roues en prennent moins, les cyclistes demandent simplement des infrastructures adaptées.
Le TCS, qui a été fondé par des cyclistes il y a un siècle, et qui depuis longtemps se bat pour la mobilité combinée ne peut que se réjouir de l'approbation de ce texte, qu'il soutenait. Plus encore, sa section fribourgeoise constate avec une vive satisfaction que ses positions reflètent les préoccupations d'une vaste majorité de la population.