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Neuchâtel jouit jusqu’à la fin du XIIIe siècle de l’immédiateté impériale : le comte dépend directement de l’empereur. Cette situation prend fin en 1288. A cette date, l’empereur Rodolphe de Habsbourg force le jeune comte Rollin de Neuchâtel (dit aussi Raoul ou Rodolphe IV), encore mineur, de prendre pour suzerain le puissant baron bourguignon Jean de Châlon. Par souci d’équilibre, Rollin débute une politique de rapprochement avec les villes voisines qui tisse, petit à petit, un vaste réseau d’alliances qui sera poursuivi par ses successeurs : Fribourg en 1290, Bienne en 1306, Berne en 1307, La Neuveville en 1342, Payerne en 1355, Soleure en 1373 et Laupen en 1377.
Le texte présenté ici est un peu différent. Il ne s’agit pas d’un traité ayant le comte de Neuchâtel comme protagoniste, mais d’un arbitrage réglant un différend entre les bourgeois de Neuchâtel et de Bienne. Cette affaire ponctuelle, due aux agissements judiciaires d’un Neuchâtelois, débouche sur un accord mutuel de protection, auquel sont associés les comtes de Neuchâtel et tous leurs sujets. Il ne s’agit donc pas, à proprement parler de combourgeoisie, mais de protection réciproque. Mais l’accord concerne avant tout les bourgeois des deux villes et une clause permet de le suspendre si leurs maîtres, le comte de Neuchâtel et l’évêque de Bâle, se font la guerre !