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Ouragan LOTHAR: Interventions de l'armée dans cinq cantons
3003 Berne, le 21 mars 2000
Information aux médias
Ouragan LOTHAR: Interventions de l'armée dans cinq cantons
L'Etat-major général a répondu favorablement à neuf demandes d'aide
provenant des cantons de Lucerne, Berne, Jura, Fribourg et Argovie et a
accepté de fournir du matériel, des troupes et des moyens de transport au
bénéfice de régions qui ont particulièrement souffert de l'ouragan LOTHAR, à
la fin décembre 1999. Certains engagements d'assistance sont déjà en cours.
Sur les neuf demandes d'aide, cinq provenaient du seul canton de Berne, et
une de chacun des cantons de Lucerne, Jura, Fribourg et Argovie.
Des troupes de l'armée suisse sont déjà à l'oeuvre à Hitzkirch/LU et dans le
Diemtigtal/BE. Elles effectuent des travaux de déblaiement dans les forêts,
les pâturages et sur l'alpe, dégagent les chemins et les cours des ruisseaux
et s'occupent du transport du bois. Les troupes engagées sur place
accomplissent ces missions dans le cadre de leurs cours de répétition et de
leurs écoles de recrues pendant les mois de mars à juin 2000.
Les cantons avaient jusqu'au 29 février 2000 pour envoyer leurs demandes d'
aide. Pour respecter le principe de subsidiarité, seules ont été acceptées
les demandes dans lesquelles la prestation propre du canton, par ex. l'
engagement de moyens civils et/ou de la protection civile a pu être
clairement démontrée.
Six demandes au total ont dû être rejetées, car elles ne répondaient pas aux
exigences du Département de la défense, de la protection de la population et
des sports.
A part les troupes proprement dites, des militaires isolés peuvent aussi
demander leur mise à disposition pour ces missions d'assistance pendant la
durée de leur cours de répétition ordinaire, moyennant l'imputation de ces
journées d'engagement sur la durée totale de leurs services obligatoires.
Ceci concerne essentiellement le personnel forestier, le personnel des
scieries ou celui des centres d'entretien, ainsi que les membres des
états-majors de crise et de conduite et d'autres spécialistes, dans la
mesure où ils sont affectés à des travaux de déblaiement et pour autant que
des nécessités militaires contraignantes telles que recyclage, introduction
d'armement et de matériel ou encore la fonction militaire ne s'opposent pas
à leur libération. Les personnes astreintes au service militaire doivent
adresser leur demande de libération avant le service, par l'intermédiaire de
l'autorité compétente (commune/canton), au commandant sous les ordres duquel
le service normal devrait être accompli.
DÉPARTEMENT FÉDÉRAL DE LA DÉFENSE, DE LA PROTECTION DE LA POPULATION ET
DES SPORTS
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