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Des régions dans le nord-est du Nigeria ne peuvent toujours pas être atteintes en raison de l'insécurité (archives).
KEYSTONE/EPA/STR(sda-ats)
La situation dans les régions du nord-est du Nigeria reprises à Boko haram est toujours plus préoccupante. Près de 80'000 enfants dans 3 Etats pourraient décéder de malnutrition d'ici un an, a averti vendredi l'ONU.
Au total, 400'000 enfants sont touchés dans ces trois Etats. "Si ces personnes ne peuvent être atteintes, au moins une sur cinq va probablement décéder", a dit devant la presse à Genève, depuis Abuja, le directeur de la nutrition pour le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) au Nigeria, Arjan de Wagt.
Dans le seul Etat de Borno, près de 250'000 enfants souffrent de malnutrition sévère. Près de 50'000 d'entre eux au moins devraient décéder si aucune assistance ne leur est donnée.
Par ailleurs, selon les estimations, quelque 2 millions de personnes se trouvent dans des régions où l'accès n'est pas possible en raison de l'insécurité. "Nous ne connaissons pas le statut de ces personnes". Les acteurs sur place travaillent dans des conditions très difficiles.
Extension pour l'aide
L'UNICEF a engagé 1500 mobilisateurs de communautés pour identifier les besoins en matière de santé. Ils "vont de maison en maison, d'abri en abri", dit M. de Wagt. Le nombre d'enfants pris en charge a été multiplié par deux ou trois en juillet par rapport au début d'année.
L'UNICEF n'a pas non plus les moyens financiers suffisants pour faire face à l'étendue de la situation. Un appel aux dons révisé devrait être lancé la semaine prochaine qui sera "significativement plus élevé" que celui de début 2016.
"Le manque de nourriture est le problème principal". Les habitants ne peuvent exploiter des cultures depuis des années. M. de Wagt appelle à une collaboration entre ONU, ONG et secteur privé.
ATS