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1926-1933
1926: Refonte de la sous-section de football avec les jeunes éléments sortis des écoles catholiques du Valentin.
1927: Iniscription de la seclion à l’A.C.V.F comme membre libre. Premier tournoi disputé à Prilly. Tournoi au résultat inespéré pour nous: vainqueur du challenge série C, et ne succombant que par 2-1 contre le vainqueur de la série B. Cet épisode promettait un bel avenir à notre jeune équipe.
1929: Début du championnat vaudois. Nous y participons en série C. Luttes épiques pour mériter notre ascension en série supérieure. Trois talentueux Sud-Américains essayèrent de nous seconder dans notre but; hélas, malgré leur gentillesse et leur classe, ils ne nous permirent pas d’atteindre le succès souhaité; au contraire, se rendant un dimanche à notre rendez-vous pour disputer un match capital pour le titre de champion de groupe, ils renversèrent une fillette avec leur voiture. Les formalités indispensables à la police ne leur permirent d’arriver sur le terrain que quelques instants après que l’arbitre eut sifflé le forfait contre nous.
1932: Champion de groupe série C. Battons Coppet en demi-finale. Le dimanche matin suivant, à 11 heures, alors que nous devions jouer la finale l’après-midi, notre président d’alors, M. Jean Carrera (†), nous lit un laconique télégramme émanant de la “Vaudoise”: ” Match renvoyé pour enquête “. Un de nos joueurs ayant disputé plusieurs matches en série supérieure n’avait pas le droit de jouer en série C. Nous perdons donc sur le tapis vert la promotion et l’espoir du titre de champion vaudois. Cette malchance ne pouvait durer, pensions-nous, et, loin de nous décourager, nous reprîmes le championnat plein d’ardeur. Nous fûmes récompensés de nos efforts et c’est avec joie et fierté qu’en 1933 nous avons pu offrir à notre chère Concordia le titre de champion vaudois et notre accès à la série B. N’était-ce pas le plus beau cadeau que nous puissions offrir pour le 50e de notre société mère.
1919-1925
Dès 1916 quelques membres s’adonnent au football. Ils jouent en chemisette blanche et culottes bleues. Il n’y a pas à proprement parler de section et les matches sont conclus au petit bonheur. Pourtant les Concordiens disputent des matches le dimanche et la semaine suivante ils donnent des représentations théâtrales au profit des colonies de vacances. Les années d’après-guerre vont bouleverser tout cela.
En 1918 déjà les Cadets de la Concordia ont repris à leur compte l’activité du club sportif Aura –– salle Chanson –– et ils pratiquent régulièrement la culture physique. La nécessité d’une section de football indépendante se fait sentir. Elle sera l’œuvre d’Albert Piguet, premier président de la section, qui loue le terrain du Stade à l’avenue de Cour.
André Blanchoud lui succède de 1921 à 1925, puis Albert Gross reprend le flambeau pendant 18 mois. Cette première période de l’existence du Concordia FC fut épique. Les joueurs payaient eux-mêmes leur équipement, leurs souliers, les frais de marquage du terrain, les frais de déplacement. Pour se rendre à Rolle, à Cuarnens ou à l’Isle, on louait la camionnette d’Albert Tedeschi et bien souvent le maximum autorisé fut dépassé ! Il y avait tout juste 11 joueurs. Parfois même il fallut faire appel à des Cadets pour compléter l’effectif. A l’issue du match ils se cotisaient pour donner un écu à l’arbitre. Rapidement la nécessité se fait sentir de jouer dans Ie cadre d’une association. La Fédération vaudoise de football fait la sourde oreille à une demande d’admission. Avec plusieurs clubs lausannois se trouvant dans la même situation, l’Association lausannoise de football est créée et pendant 3 ans disputera un championnat très amical. Le Concordia FC joue tout d’abord sur le terrain du collège de Champittet à Pully, puis à Montchoisy (actuellement piscine communale) et à Sébeillon sur la place actuelle de la gare aux marchandises. Le Red-Star (personnel de l’Innovation), le Rosey-Collège de Morges, l’Aurore Sportive, l’Avant-Garde (paroisse de Rumine), le Rapid de Renens, le Monabri FC (paroisse d’Ouchy) sont les adversaires habituels du Concordia FC. Quels beaux souvenirs ces matches laissent au cœur de ceux qui, dimanche après dimanche, se livraient à leur sport favori.
1883-1918
La Concordia, société de jeunes gens de la paroisse de Notre-Dame, à Lausanne. Le club Concordia, dont nous fêtons aujourd’hui le cinquantenaire, est issu de la société de jeunes gens catholiques Concordia, fondée en décembre 1883 par M. Dorsier († 1935 à Rolle), instituteur aux écoles du Valentin. Cette société était, à ses débuts, la seule groupant les jeunes catholiques de Lausanne. Elle tenait ses réunions soit à la cure du Valentin –– le local était agrémenté d’un billard, jeu à la mode en ce temps là –– ou dès 1905 à la grande salle du Pré-du-Marché. L’activité de ce groupement était d’ordre intellectuel. Elle consistait en conférences publiques ou privées, des travaux étaient présentés par les membres. Une bibliothèque était à disposition des paroissiens. Des sections musicale, théâtrale, de gymnastique, avaient une féconde activité.
En 1904, même les gymnastes concordiens se classèrent premiers, au concours international de Paris. M. Maxime Reymond, journaliste et archiviste cantonal, fit beaucoup pour le développement de la Concordia dont le plus éminent président fut Mgr. Charrière, actuellement évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg Sous l’influence de la Concordia, fut fondé un journal paroissial qui existe encore sous le nom d’Echo, de même qu’une caisse-maladie, l’Union, qui vit, toujours. Les succès de la section théâtrale rassemblèrent des salles compactes de spectateurs.