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Le gouvernement a donné mercredi son feu vert financier à des projets d'armement pour 1,197 milliard de francs dans le cadre du budget 2008.
Huit millions de francs serviront à initier le remplacement partiel des 54 avions de combat Tiger.
Conçu dans les années 1970, le Tiger aura atteint la fin de sa carrière technique dans quelques années. Il ne répond plus aux exigences minimales nécessaires au service de police aérienne. Ainsi, il ne peut pas être engagé par tous les temps, ni même de nuit.
Le Conseil fédéral (gouvernement) a donc octroyé huit millions pour le projet de remplacement partiel de cet avion de combat, dont le déclassement est prévu à compter de 2013 et devrait se terminer en 2015.
Afin de maintenir les capacités de l'armée de l'air, il faudra ensuite compléter la flotte des 33 F/A-18 restants. Une demande de crédit correspondante est prévue dans le cadre du message au Parlement sur le programme d'armement 2010.
Le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) veut toutefois éviter cette «dépense inutile et exagérée». Dans un communiqué, il annonce le lancement d'une initiative.
«Avec un coût par avion de plus de 100 millions de francs, ces achats reviendront à près de 4 milliards», justifie le GSsA.
Ce serait la deuxième initiative du genre pour le GSsA. En 1993, le peuple avait rejeté par 57,2% des voix son texte contre l'achat de 34 nouveaux F/A-18.
Nettement moins de munitions
Autre volet du crédit décidé mercredi: 394 millions pour l'équipement personnel et le matériel à renouveler. C'est 10,2% de plus que l'an dernier.
Quelque 430 autres millions seront consacrés au matériel de remplacement et à la maintenance, un montant qui lui est en léger recul (2%) par rapport à l'exercice précédent. Le poste le plus important de ce budget est celui du matériel aéronautique, qui inclut les simulateurs de vol.
La somme allouée pour le réapprovisionnement en munitions dans les écoles de recrues et les cours de répétition atteint quant à lui 137,3 millions de francs, soit dix millions de moins que l'an dernier.
Dans ce domaine, la baisse est constante depuis plusieurs années, ce qui s'explique principalement par la diminution considérable du stock des munitions suite à l'introduction de la réforme Armée XXI.
Pour les achats futurs
Enfin, le gouvernement veut allouer 236 millions aux études de projets, essais et préparatifs d'achat. C'est 95 millions de plus que lors de l'exercice précédent, ce que le Conseil fédéral justifie par le fait que les crédits de base doivent être alimentés au début de chaque période législative de quatre ans. Soit en l'occurrence pour 2008 à 2011.
Ces crédits servent à financer des dépenses liées aux activités usuelles d'observation des marchés, des études, des examens techniques de moindre importance, ainsi que pour assurer les contrôles de qualité liés aux acquisitions de matériel militaire.
swissinfo et les agences
En bref
Selon la Constitution, fédérale (art. 58, al. 2), l'armée «assure la défense du pays et de sa population et apporte son soutien aux autorités civiles lorsqu'elles doivent faire face à une grave menace pesant sur la sécurité intérieure ou à d'autres situations d'exception».
La loi sur l'armée complète ce mandat en attribuant à l'armé des tâches de maintien de la paix dans un cadre international sur mandat des Nations Unies ou de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.
L'armée suisse
L'armée suisse compte 126'000 hommes, dont 6000 officiers et 20'000 sous-officiers. Le principe d'une armée de milice avec engagement obligatoire pour les hommes est toujours en vigueur.
Composée de forces terrestres et aériennes, l'armée compte 4 brigades d'infanterie et 3 d'infanterie de montagne, 2 brigades blindées et une de conduite et de soutien.