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«Le représentant local des Espérantistes que nous recherchions était en fait un officier supérieur de l’armée! Seulement, lui n’était pas là mais à une réunion à Pékin. Nous sommes repartis et le soir, à l’hôtel, nous avons reçu la visite de la section locale de l’esperanto qui nous a ensuite accompagné dans nos visites d’une manière absolument extraordinaire. Comme quoi, l’incompréhension d’une langue conduit à des contacts tout à fait amusants.»
«Bruno m’a fait part de son idée de suivre une partie de la route qu’Ella Maillart et Peter Fleming avaient parcouru en 1935 au Xinjiang. Je lui ai proposé de l’accompagner. Nous nous sommes quittés le lendemain en nous promettant de garder le contact.»
«J’essaie d’utiliser l’humour autant que possible: parfois indulgent, il peut devenir plus piquant, voire noir. L’idée principale reste de poser des questions. Que se passe-t-il en Chine? Qu’est-ce qui arrive aux Chinois?»
Werner Augsburger est chef de Mission à Swiss olympic.
Votre premier contact avec la Chine, c'était quand?
La première fois, c’était en mai 2004, juste avant les Jeux olympiques d’Athènes.
Qu'étiez-vous venu y faire?
Rencontrer le BOCOG (le comité d’organisation des JO-ndlr) qui nous a briefé sur des sujets comme le transport ou les accréditations. Nous avions eu aussi l'occasion de faire un premier tour des sites olympiques.
Y a-t-il des choses qui vous ont frappé, ému, dérangé?
Les dimensions de la ville de Pékin m’ont frappé, oui, et également la présence dans la cité du thème "Jeux olympiques" en 2008.
Votre meilleur souvenir? Votre pire souvenir?
Ce qui m'impressionne le plus est vraiment cette "visbilité publique" des Jeux Olympiques. A Pékin mais aussi à Qingdao et à Hongkong. Les gens en parlent, les médias aussi; il y a beaucoup de publicité dans les rues et les jeunes employées du BOCOG parlent l'anglais et le français!!
Le pire ? La qualité de l'air. Lors notre dernière visite à Pékin le mois dernier, ça m'a fait soucis. J'avais du mal à imaginer qu'on puisse courir un marathon dans cette ville.
En tant que chef de mission de Swiss Olympic, quel sera votre travail concrètement à Pékin?
Je suis responsable en tant que Chef de Mission et Chef Coach de l’équipe directrice elle-même responsable de toute la préparation de la mission olympique et de son déroulement sur place.
Quand nous arrriverons à Pékin (à la fin juillet 2008 pour Werner Augsburger-ndlr), nous aurons résolu mille questions logistiques et adminstratives et aurons terminé les sélections. Une fois sur place nous nous occuperons de toutes les questions qui peuvent surgir: arrivée des teamchefs, logistique dans les villages olympiques, briefing avec les teamchefs, arrivée des athlètes et entraîneurs, s’assurer que les services médicaux et les services médias fonctionnent au sein du Swiss Olympic Team, etc. etc. En tant que Chef de Mission j'ai le rôle du "trouble shooter" et je dois bien sûr représenter souvent les décisions "délicates" vis-à-vis des médias. Dans certaines disciplines il se peut que nous décidions sur place si un athlète peut aller au départ dans une 2e discipline (p. ex. cyclisme piste). Sans compter quelques évenements où je dois faire de la représentation.
Devez-vous beaucoup négocier pour obtenir des améliorations, par exemple?
Dans certains cas, oui. L'emplacement dans le village olympique est toujours un dossier particulier. Pour Pékin du reste, l'emplacement n'est pas encore à 100% définitif.
A quoi devront faire particulièrement attention les athlètes suisses lors de ces jeux de Pékin?
A la chaleur, au smog et au décalage horaire . Nous avons mis sur pied il y a un an une "taskforce heat.smog.jetlag" précisément; ce groupe d'expert récolte toute information possible sur ces problèmes. Nous sommes en train de sensibiliser tous les athlètes et entraîneurs.
Qu'est-ce que vous rêveriez de faire (voir) en Chine et que vous n'avez pas encore fait?
Mon travail ne me permet malheureusement presque pas de rajouter des "journées privées" lors de mes voyages. Et puis, avant de revenir à Pékin, j'ai encore des visites à faire à Salt Lake City, à Athènes et dans le Piémont...
© Papiers de Chine, 2007. Droits de reproduction et de diffusion réservés.