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L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic a été hospitalisé "par précaution" jeudi matin à la suite d'un malaise, lors d'une audience devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. Les débats doivent reprendre vendredi.
Lorsque l'audience a été suspendue, Ratko Mladic "n'était pas en forme: il ne pouvait communiquer avec personne et il ne pouvait pas ouvrir les yeux, il ne pouvait pas se lever", a déclaré son avocat.
"Le personnel médical est arrivé et a constaté que M. Mladic était en mauvaise santé, et celui-ci a été transporté je ne sais pas où", a poursuivi l'avocat serbe. Ratko Mladic "était de très bonne humeur ce matin, rien ne laissait penser qu'il ne se sentait pas bien", a-t-il souligné.
Accusé de génocide
Le procès de Ratko Mladic, ajourné le 17 mai à la demande de la défense, avait repris lundi avec l'audition du premier témoin de l'accusation, un musulman qui avait survécu à l'exécution sommaire d'environ 150 personnes en novembre 1992, dans le village de Grabovica (nord de la Bosnie).
Les juges entendaient jeudi matin le deuxième témoin de l'accusation, David Harland, qui était spécialiste des affaires civiles et conseiller politique auprès de la Forpronu, de juin 1993 à la fin de la guerre, qui témoignait sur le bombardement de Sarajevo.
L'ancien général est accusé de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre durant la guerre en Bosnie (1992-1995) au cours de laquelle 100'000 personnes avaient été tuées et 2,2 millions de personnes déplacées.
Problèmes de santé
Ratko Mladic, qui plaide non coupable et encourt la prison à vie, doit répondre notamment du massacre de Srebrenica en juillet 1995 au cours duquel près de 8000 hommes et adolescents musulmans avaient été tués par les forces serbes de Bosnie.
Arrêté le 26 mai 2011 en Serbie après avoir échappé pendant seize ans à la justice internationale, l'accusé s'est plaint Régulièrement de problèmes de santé depuis sa comparution initiale au TPIY en juin 2011.
ATS