Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07187.jsonl.gz/1254

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Zurich - Un an après la votation sur les minarets, des musulmans de Suisse ont décidé de lancer une initiative populaire visant à abolir leur interdiction. Le texte devrait être soumis à la Chancellerie fédérale pour examen "dans tous les cas" en janvier 2011.
Un comité d'initiative "le plus large possible" doit être créé d'ici la fin décembre au plus tard. Le Conseil central islamique suisse (CCIS) est en contact avec différents acteurs des milieux politiques, culturels et scientifiques.
Si l'on veut abolir l'interdiction des minarets en Suisse, il faut le faire en empruntant la même voie utilisée pour introduire cette interdiction, ont expliqué des représentants du CCIS.
Incompréhension
A part engendrer de l'incompréhension, l'interdiction des minarets "n'a servi à rien", si ce n'est à ternir l'image de la Suisse à l'étranger, estime le CCIS. Elle est en contradiction avec la constitution concernant l'égalité des droits et la non-discrimination.
L'interdiction "vise clairement l'abaissement des musulmans en Suisse", affirme le CCIS. Du point de vue du droit de bâtir, le minaret n'est pas différent d'un temple hindouiste ou bouddhiste ou d'un clocher d'église.
"Faux-pas"
Le CCIS dit avoir "espéré en vain" qu'un "débat fertile" s'instaure après la votation pour savoir comment la minorité musulmane peut être acceptée "en tant que citoyens valables et non-stigmatisés". Au lieu de cela, "les élites politiques" se sont contentées d'expliquer à l'étranger que ce vote était un "faux-pas".
Le 29 novembre 2009, le peuple suisse a accepté l'initiative de l'UDC contre les minarets par 57% des votants. En octobre dernier, le Conseil des Etats a rejeté une pétition exigeant que l'interdiction des minarets soit retirée de la constitution.
Islamisation rampanteTout autre son de cloche du côté du comité anti-minaret, qui se dit mécontent de l'immobilisme du Conseil fédéral. "Depuis un an, nous attendons une prise de position du gouvernement sur la mise en oeuvre de l'initiative, mais en vain", a relevé le comité dit d'Egerkingen. Il a présenté un manifeste contre l'islamisation de la Suisse.
ATS