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Le monde est sorti du chaos et il est un chaos infini. Il n'y a pas d'ordre a priori. Il n'existe qu'un chaos qui s'emboîte. À la vérité nos connaissances sont le résultat d'une organisation de l'objet dans notre esprit tenue pour vrai. Le genre que tout processus tendant à une connaissance certaine de l'objet, implique avant tout un effort d'arrangement, d'ordonnancement (un ordre). Sans ces actes préparatoires au processus mental, la connaisance, telle que nous l'envisageons, ne serait pas possible. L'objet aurait été saisissable par l'ésprit humain. La plupart du temps, nous faisons cet effort de classement mantal inconsciemment. Ainsi, pour connaître objectivement cette plume avec laquelle j'écris en est une, sur conçoit qu'elle soit constituée de bille, d'encre montées autour d' un corps, un stylo en plastique ou une autre matière solide quelconque. C'est ce que j'appelle en outre ordre: c'est un effort d'analyse a priori que l'on fait d'un objet, l'appelant a soutenu son tour à une synthèse résultante que l'on nomme connaissance. L'instrument qui me sert à écrire n'est vraiment connaissable que par les éléments qui le constituent et leur rapport entre eux, rapport dépendant pour la connaissance de l'objet englobant. Aussi dirais-je que connaitre, c'est établir les rapports de dépendance d'une partie des composants aux objets composés. L'appelant a réalisé à son tour une synthèse qui a résulté que l'on nomme connaissance. L'instrument qui me sert à écrire n'est vraiment connaissable que par les éléments qui le constituent et leur rapport entre eux, rapport dépendant pour la connaissance de l'objet englobant. Aussi dirais-je que connaitre, c'est établir les rapports de dépendance d'une partie des composants aux objets composés. L'appelant a réalisé à son tour une synthèse qui a résulté que l'on nomme connaissance. L'instrument qui me sert à écrire n'est vraiment connaissable que par les éléments qui le constituent et leur rapport entre eux, rapport dépendant pour la connaissance de l'objet englobant. Aussi dirais-je que connaitre, c'est établir les rapports de dépendance d'une partie des composants aux objets composés.
N'existe-t-il pas d'antériorité à cet ordre ? Cet à ce niveau que j'entrevois le cheminement que ce que j'appelle le chaos. Ce dernier n'est autre que l'antériorité à cette arrangement arbitraire effectuer par notre esprit, et le résultat de cet ordre lui même. Celui-là qui résulte de la synthèse couramment appelée connaissance n'est pas lui-même absolue : l'analyse implique de faire des choix, déjà où faut-il la débuter ? Ne devrait-on pas aller en deçà, c'est à dire dès le plus petit objet constituant ? Et en amont ou l'arrêtée ? Tous ceux-ci ne peuvent se concrétiser sans une opération séquentielle de l'esprit à recourir à un repère initial et à s'arrêter à une reconstitution finale. Connait-on absolument l'objet puisque l'opération qui consiste à produire de la connaissance, que je viens de décrire, n'est que le reflet d'une double décision de l'esprit humain : initiale et finale ? C'est cette part non comprise dans la connaissance, écartée et, celle embrasée que je nomme chaos, l'absolument vrai, le plein puisqu'il n'a subit aucune fragmentation spirituelle, c'est l'irréductible.
Le chaos est, et subsiste malgré nous, malgré l'ordre qu'on y confère. Aussi l'ordre n'est-il qu'une vision vraie, mais réductrice du chaos une façon de le voir, de le concevoir avec limite.
Mon dessein quant à l'élaboration de l'idée du chaos n'a été guère de poser un problème onto-cosmologique ( qu'est-que le monde ou l'univers, d'où vient le cosmos ? ). Mais de soulever un problème épistémologique plus profond, lequel sera fil d'Ariane de ma pensée. En outre la théorie du chaos ne va en l'encontre d'aucune forme de créationnisme. Tous les mythes, que je nomme mythes fondateurs, voire plus récemment celui de la Genèse socle de l'idée créationniste partagent ce dénominateur commun : le chaos, de Gaïa-Ouranos en passant par Apophis et Rë ou Ra jusqu'à la Genèse le chaos précède tout commence possible et donc le monde. L'ordre n'est que toujours l'intervention d'une divinité qui débute le monde. Le terme comos lui même du grec “kosmos” signifie ordre, harmonie, qui précède bien évidemment le chaos. D'où provient le Monde sinon que de l'ordonnancement du chaos ? D'où vient le chaos lui-même ? Telles ne sont pas mes préoccupations puisque toute recherche dans cette voie serait vaine dans le mesure où je ne peux saisir le chaos dans son infinité, sa totalité, comment espérer relever son origine ? Voici pourquoi je me suis attardé à démontrer que tout part du chaos, infinité de désordre, sans en montré l'origine du chaos lui-même. Si je part de l'onto-cosmologique c'est pour mieux me situer sur le plan épistémologique.
Le chaos est, subsiste malgré (puisque infini) l'intervention divine de l'ordonner. Qu'est-ce qui fait que malgré cela le monde n'est pas un chaos continuel ? Une reponse possible serait la création continuée qui d'ailleurs y répond avec brillance : ce même être divin ne ferait qu'intervenir afin de maintenir l'ordre. Quel que soit le degré considéré, je ne comprends pas comment la vision du chaos peut contraster d'avec celle du créationnisme. L'idée d'un être suprême transcendant ne m'intéresse guère. Mais, une orientation sur cette voie c'est toujours possible.
Quand au problème de la connaissance, j'entends le posé autrement qu'à sa forme traditionnelle ( que puis-je connaître) qui ne ferait que réanimer de vieilles momies guerrières : querelle entre sépticistes, empiristes et rationalistes dogmatiques. La vision du chaos en pose le problème autrement et dérive conséquemment sur de nouvelles voies.
Reprenons notre thèse afin de mieux éclairer notre démarche.
Le chaos est, par son ordonnancement on passe de l'être infini qu'il est, à la connaissance de l'être fini qu'est le monde. Ce qui n'est cependant pas possible sans l'analyse et la synthèse qui eux-mêmes ne peuvent prendre en compte la totalité, l'infinité du chaos. Puisque ce dernier est infini l'effort analyse-synthèse ne fait que saisir une parcelle de cette infinité dans la mesure où l'opération consistant à produire de la connaissance doit débuter et finir à un niveau quelconque. Être fini que nous sommes, peut-on saisir l'infinité ? La finitude ne serait contenir l'infinitude mais l'inverse peut se révéler vrai ; de même, la partie ne serait contenir le tout, mais l'inverse est possible.
Le chaos a pour essence d'être total, infini, et pour contenu d'être vrai. Et donc, il est une vérité infinie ce que je nomme entre autre l'infiniment vrai ou l'absolue vérité.
Je me tâcherai de rendre mes idées plus claires par l'anecdote suivant : imaginons un endroit où il n'y a qu'une source sans commencent ni fin où l'eau salée jaillit à profusion infiniment. Il advient qu'un être quelconque y puise d'un récipient fini. Il a tiré bien évidemment de l'eau salée, mais ce n'est ni l'infinité ni la source qu'il a enlevé.
Essayons d'expliquer ça mieux. Le chaos est la source infinie, totale, quand l'esprit humain (récipient) ordonne c'est comme tirer de l'eau de cette source qui n'est ni fini, ni la source elle-même, c'est ce en quoi consiste l'ordonnancement ou production de la connaissance.
L'eau qui est puisée constitue la connaissance avec tout ce que cela implique : le vrai, mais pas l'absolu puisque ce dernier est compris dans l'infinité de la source même, son essence. Qu'en est-il du problème de la connaissance ? La vision du chaos ne tend pas a relevé le problème de la connaissance de l'être en ces termes : que puis-je connaître ? Autrement dit, à quelle condition la science serait possible ? Ce ne sont pas là ses inquiétudes puisque l'ordre n'a pas emputé le chaos de sa vérité mais de son infinité, de son caractère absolu.
La question se pose dorénavant en ces termes: jusqu'à quand la science - comme ensemble de propositions tenues pour vrai un système de vérités - sera-t-elle possible? Avez-vous un absolu et rien de stable, est-ce que ça ne voudrait pas dire que la science est un système qui évolue au rythme du chaos? Devenant sans cesse changeante ne reposant pas sur des vérités immuables que reste-t-elle d'elle? Peut-on la faire confiance pour répondre à tout en tous les temps? Autrement dit, jusqu'à quand le monde nous sera-t-il connaissable?