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Quiconque souffre d’asthme devrait justement faire du sport. L’activité corporelle aide à renforcer la fonction pulmonaire et à atténuer les symptômes.
L‘ancienne coureuse de classe mondiale Anita Weyermann l’a prouvé de manière impressionnante: l’asthme n’est pas une entrave aux grandes performances. Au championnat du monde de cross elle s’est effondrée sur la ligne d’arrivée et a appris par la suite qu’elle souffrait d‘asthme. Grâce à un traitement approprié, elle a pu maîtriser le problème et, deux ans plus tard déjà, elle s’est retrouvée dans l’élite mondiale. Si une personne souffrant d’asthme peut fournir des performances sportives d‘élite, une activité physique simple et régulière ne peut pas faire de mal, au contraire: les sports d’endurance tels que la natation, l’aviron, le jogging ou le cyclisme renforcent la capacité pulmonaire et diminuent ainsi le danger de crise.
Une hypothèse erronée
Mais en général, on pense que sport et asthme sont antinomiques. «Les enfants atteints d’asthme surtout, bougent souvent trop peu par peur d’être à bout de souffle», déclare Barbara Weber, porteparole de la Ligue pulmonaire Suisse. Un cercle vicieux: parce qu’ils n’ont pas suffisamment confiance dans leurs propres capacités physiques, ils évitent l’effort. Pour les enfants qui ont de l’asthme, il est donc élémentaire de les encourager à bouger au lieu de les dispenser des cours de gymnastique comme autrefois et de les obliger à regarder les autres.
Une meilleure auto-gestion
Le sport aide surtout les personnes concernées à gérer elles-mêmes leur asthme. «La personne qui bouge perçoit mieux son corps. Cela aide à déceler à temps les signes d’une détérioration», explique Barbara Weber. La personne qui souffre d’asthme Les sports d’endurance à l’effort qui risque une crise renforcent la fonction lorsqu’elle a atteint les limites de ses pulmonaire. capacités. Les asthmatiques qui bougent peu ont parfois une crise du seul fait de monter des escaliers. Mais ceux qui se maintiennent en forme, repoussent les limites de leurs performances. Le sport est donc recommandé non pas en dépit de l’asthme mais en raison de celui-ci.
Faire attention à son corps et au temps
Fondamentalement, les asthmatiques qui suivent un traitement médical peuvent s’adonner à tous les sports à part la plongée, car le fait de respirer de l’air froid et sec provoque des crises d’asthme. En général, les asthmatiques doivent faire attention au temps et aux conditions climatiques. «Il est important que les personnes souffrant d’asthme soient à l’écoute de leur corps et aient toujours à portée de main en cas d’urgence un bronchodilatateur lorsqu’elles pratiquent un sport», déclare Barbara Weber. L’entraîne-ment doit débuter par un léger échauffement au lieu devouloir tout de suite aller à la limite. «Celui qui se connaît, évalue correctement son asthme et en connaît les symptômes; il peut prévenir les crises d’étouffement et réagir correctement en cas d’urgence.»