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Après deux heures d'attente et de contrôles de sécurité, le président du parlement tibétain en exil Karma Chophel a pu entrer jeudi au Palais des Nations de Genève, mais pas dans la salle du Conseil des droits de l'homme.
Le représentant tibétain a dû se contenter de s'adresser aux ONG et aux journalistes dans une salle sous les toits du bâtiment des Nations Unies. Le Conseil n'a d'ailleurs pas prévu de débat sur le Tibet d'ici la fin de ses travaux, vendredi.
Une demande de session spéciale déposée par 65 ONG n'a pas reçu de soutien suffisant des Etats. Mardi, plusieurs pays dont la Suisse avaient mentionné le Tibet lors d'un débat général, mais ils avaient été aussitôt rappelés à l'ordre par l'ambassadeur de Chine.
Pas de quoi surprendre Karma Chophel. «Même le mot Tibet est interdit à l'ONU», a-t-il dit aux journalistes. Quant au bureau de la Haut Commissaire aux droits de l'homme Louise Arbour, il a répondu au représentant tibétain que «son agenda ne lui permettait pas de le recevoir».
Karma Chophel était à Genève pour demander que les medias, des experts indépendants ainsi que des médecins puissent se rendre à Lhassa.
Il a également réitéré l'opposition du dalaï-Lama à un boycott des Jeux olympiques de Pékin. Par contre, «la communauté internationale doit saisir cette occasion pour engager la Chine à respecter le droit international», a-t-il encore dit.