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Un souci récurrent: la présence dans les eaux superficielles et souterraines de quantités considérables de pesticides. Plus de 400 substances phytosanitaires, vendues en plus de 1’000 produits différents, sont autorisées en Suisse. Chaque année, 1’500 à 2’000 tonnes de pesticides sont ainsi éparpillées non seulement dans les cultures maraîchères, les vergers et les vignes, mais également dans des jardins privés ou sur les gazons des terrains de sport.
Des traces de produits phytosanitaires ont été décelées dans près de 60 % des stations de mesure examinées. Dans 12 % des cas, les teneurs se situaient même au-dessus de la norme fixée par l’Ordonnance sur la protections des eaux. Sont principalement touchés le Plateau et les grandes vallées intensément exploitées du Jura, du Valais et du Tessin. L’herbicide atrazine et ses dérivés – utilisés dans le temps pour les installations ferroviaires et actuellement surtout dans les cultures de maïs – représentent 72 % de toutes les traces découvertes.
But manqué
Introduit en 1993, le système de paiements directs en échange de prestations écologiques dans le domaine agricole était censé réduire les rejets de pesticides de moitié d’ici à 2005.