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Selon le 5ème baromètre électoral, l'Union démocratique du centre progresse de 5 points. Sur la gauche, les socialistes consolident leurs positions alors que radicaux et démocrates-chrétiens sont donnés en recul.Ce contenu a été publié le 16 septembre 1999 - 09:12
Selon le 5ème baromètre électoral établi par GfS Institut de recherche sur commande de la SRG-SSR idée suisse, l'Union démocratique du centre progresse de 5 points. Sur la gauche, les socialistes consolident leurs positions (plus 1 point), alors que radicaux (- 1 point) et démocrates-chrétiens (- 3 points) sont donnés en recul.
Ce nouveau baromètre électoral confirme les précédents et la tendance à l'accentuation de la polarisation dans la politique suisse. Seule est donnée en sérieuse progression l'Union démocratique du centre, parti gouvernemental qui se profile, depuis plusieurs années, au moyen d’un discours très populiste et par des attitudes ultraconservatrices. Cette progression se ferait au détriment du centre et des démocrates-chrétiens en particulier.
Au centre-droite, les radicaux continuent d'être donnés en légère perte de vitesse, alors qu'à gauche, les socialistes, grands vainqueurs des élections fédérales il y a quatre ans, progresseraient légèrement.
Il faut, toutefois, faire preuve de prudence dans la lecture et l'interprétation de ce genre d'étude. Dans le cas présent, elle repose sur un sondage d'un peu plus de 2'000 électeurs et électrices (sur 4 millions et demi) à deux mois environ du terme électoral. Or, les pronostics sont particulièrement difficiles dans un système politique aussi compliqué que le système suisse.
Les élections législatives n'ont de fédéral que le titre et les électeurs ne peuvent, en fait, donner leurs suffrages qu'à des partis et candidats de leur propre canton. Un tel baromètre ne peut saisir toutes les nuances d'une telle mosaïque. A cela s'ajoute le fait que les électeurs cachent généralement leur jeux. C'est tellement vrai que, lors des dernières votations fédérales, le même institut de sondage s'était complètement trompé dans un cas pourtant relativement simple : la création d'une assurance maternité. Un sondage publié trois semaines avant la votation donnait une majorité acceptante pour l'assurance maternité. Or cette dernière a finalement été nettement rejetée.
Pierre-André Tschanz
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