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Zurich - Les suicides commis avec une arme à feu sont généralement plus fréquents dans les cantons où de nombreuses armes sont en circulation. La Suisse centrale est particulièrement touchée, selon une étude de l'Université de Zurich publiée dans le magazine scientifique "European Psychiatry".
C'est dans les cantons de Nidwald, Obwald et Uri que les personnes qui se donnent la mort utilisent le plus souvent une arme à feu (32,7% des cas). Ces trois cantons sont aussi ceux où les ménages détiennent le plus souvent un pistolet ou un fusil (57%), écrit mercredi l'Université de Zurich.
A l'opposé, dans les cantons où le taux des ménages disposant d'une arme à feu est faible, comme à Genève ou Bâle-Ville (- de 20%), la proportion de suicides par balle est plus basse (15,2% à Genève et 24,4% à Bâle-Ville). A Neuchâtel et dans le canton de Vaud, les privés possèdent aussi relativement peu d'armes à feu. Ce type de suicides y est également plus rare.
L'étude zurichoise repose sur les statistiques des suicides commis entre 1998 et 2007. Durant cette période, on a enregistré 13'410 décès volontaires dans le pays, dont 3169 avec une arme à feu. Cela correspond à un taux moyen de 23,6%.
Comme les autres cantons romands précités, le Valais et le Jura se situent en dessous de la moyenne, avec des taux de suicide par une arme à feu de 21,1%, respectivement 22,4%. Fribourg se situe légèrement au-dessus avec un taux de 24,8%.
Campagnes de préventionSelon le responsable de l'étude, les pistolets et les fusils sont souvent utilisés pour les suicides impulsifs ou ceux commis sous l'influence de l'alcool. "L'occasion ne fait pas seulement le larron, mais aussi le suicidé", déclare Vladeta Ajdacic-Gross.
Selon le chercheur, il serait possible d'empêcher une centaine de suicides par an en Suisse en prenant des mesures adaptées. L'armée, les corps de police ainsi que les organisations de tireurs et de chasseurs devraient mener des campagnes de prévention, propose M.Ajdacic-Gross.
ATS