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L'armée continuera de prêter main forte aux polices de Zurich, Berne, Vaud et Genève pour des missions de sécurité intérieure. Le Parlement a accepté de prolonger cet engagement jusqu'à fin 2015. Le National a tacitement renoncé mardi à exiger que cette prorogation soit la dernière.
La gauche et l'UDC avaient jusqu'ici tenté le forcing pour éviter que cette situation provisoire ne devienne un fait accompli. Elles soulignaient que les cantons devaient prendre leurs responsabilités et débloquer les effectifs policiers nécessaires.
Maintenir cette divergence avec le Conseil des Etats jusqu'au bout aurait toutefois pu conduire à l'échec du projet. Résultat, l'engagement de l'armée pour surveiller les ambassades ainsi que pour assurer la sécurité dans les transports aériens aurait cessé à la fin de l'année.
Le ministre de la défense Ueli Maurer souhaitait par ailleurs se laisser une certaine marge de manoeuvre pour pouvoir trancher en 2015 sur l'avenir de ce genre de mission en fonction de l'évolution de la situation.
Moins de militaires
Le nombre des militaires engagés auprès des représentations diplomatiques doit de toute manière être abaissé progressivement d'un maximum de 125 à 80 entre 2013 et 2014. Il devrait si possible être encore réduit en 2015. Les dépenses diminueront de 38,78 à 38,36 millions de francs par an pour la Confédération et augmenteront de 2,54 à 3,13 millions pour les cantons.
Les effectifs de la Sécurité militaire engagés dans les avions (Tiger) seront aussi réduits. Le contingent devrait passer de 20 au maximum à 10 au plus. L'engagement de tels militaires au sol, toujours pour la sécurité aérienne (Fox), devrait lui prendre fin déjà en 2012.
ATS