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Le petit Grégory Villemin avait été retrouvé pieds et poings liés, dans la Vologne le 16 octobre 1984 (archives).
KEYSTONE/AP(sda-ats)
La grand-tante du petit Grégory, Jacqueline Jacob, a été mise en examen vendredi pour enlèvement et séquestration suivie de mort, 32 ans après le meurtre de ce petit garçon de quatre ans retrouvé pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne, le 16 octobre 1984.
Jacqueline Jacob, 72 ans, tante de Jean-Marie Villemin, père de l'enfant assassiné, a quitté le Palais de justice de Dijon escortée par plusieurs gendarmes avant de monter dans un véhicule, ont constaté des journalistes de l'AFP. Le parquet général a par ailleurs requis une mise en examen pour "séquestration" à l'encontre de Marcel Jacob, son époux, selon son avocat.
Le procureur général Jean-Jacques Bosc doit tenir une conférence de presse à 16h00 vendredi, à Dijon, sur cette affaire qui reste l'une des plus grandes énigmes criminelles françaises.
Une belle-soeur de Jean-Marie Villemin, Ginette Villemin, avait été placée en garde à vue mercredi avant d'être remise en liberté le lendemain. Les grands-parents paternels de l'enfant avaient également été entendus comme témoins à leur domicile dans les Vosges.
Le "clan Laroche"
Marcel Jacob et Michel Villemin, l'oncle aujourd'hui décédé de Grégory, étaient très liés à Bernard Laroche, premier suspect de l'affaire, tué en 1985 par Jean-Marie Villemin qui le pensait coupable. Le "clan Laroche" se retrouve ainsi cette semaine de nouveau au centre de l'enquête, relancée par l'analyse graphologique des lettres de menaces et autres courriers anonymes envoyés par un mystérieux "corbeau".
De nouvelles expertises sur une lettre de menaces, manuscrite et anonyme, adressée au père de Grégory en 1983, avant la mort de l'enfant, orientent les soupçons sur Jacqueline Jacob.
Une autre lettre revendiquant le meurtre de l'enfant postée avant la découverte du corps, invoquait une "vengeance". Ce courrier intéresse particulièrement les enquêteurs : si les expertises n'ont pas permis d'en identifier l'auteur, la justice constate "une similitude importante des termes" utilisés dans ce document et dans la lettre de 1983.
ATS