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LA CONTREBANDE D’ORANG-OUTAN
Le 29 juin, trois très jeunes orangs-outans ont été livrés au Centre d’accueil et de soins de notre Programme de protection des orangs-outans de Sumatra.Tous trois ont été libérés des griffes d’un marchand au port de Dumai, à Sumatra.
Il s’agit de « Dupa », une femelle d’environ un an et demi, « Duma », une femelle d’environ 1 an et « Digo », un mâle d’environ 3 mois. Tous trois semblaient plutôt timides et réservés au début. Ils avaient un grand respect pour les humains. La santé des trois orangs-outans était aussi bonne qu’elle pouvait l’être : la pression nerveuse de leur captivité et leur état de déshydratation étaient visibles.
Après une courte période de familiarisation dans le Centre et un temps de repos approprié, notre équipe effectuera un test médical sur tous les nouveaux arrivants. Un examen radiographique et un test sanguin ont permis d’exclure un danger de tuberculose, d’hépatite ou autre chez « Dupa », « Digo » et « Duma ».
Tous les trois orangs-outans ont été capturés dans la forêt tropicale dans les 18 derniers mois. Leurs mères ont très probablement été tuées, car les mères orangs-outangs défendent farouchement leur progéniture. L’avenir des petits promet quelque chose de mieux : un jour ils pourront à nouveau vivre en liberté. D’ici là, cependant, quelques années passeront, car les orangs-outans ne deviennent indépendants qu’à l’âge de huit à douze ans environ. Jusque-là ils apprendront au Centre d’accueil et de soins tout ce dont ils ont besoin pour survivre en liberté
Le trafic de jeunes orangs-outans est malheureusement encore courant en Indonésie. Malgré l’interdiction, 22 orangs-outans en moyenne nous arrivent chaque année au Centre d’accueil et de soins. La plupart d’entre eux auraient dû être vendus sur le marché. C’est grâce aux indications de la population ou des autorités publiques que les orangs-outans peuvent être libérés, par nous ou par d’autres organisations en collaboration avec la police, et conduits au Centre d’accueil et de soins.