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Présidentielle américaine Romney prédit «une bombe» fiscale chez Trump
L'ex-candidat de 2012 estime que Trump devrait publier sa feuille d'impôt.
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Donald Trump cache «une bombe» dans sa déclaration de revenus qui pourrait compromettre sa candidature à la primaire républicaine pour la présidentielle américaine, a dit mercredi Mitt Romney. Le milliardaire, en tête des sondages, a remporté mercredi un troisième Etat, le Nevada.
«Vous savez, on est à présent à la mi-février et nous n'avons toujours pas vu les déclarations de revenus de Donald Trump, Marco Rubio ou Ted Cruz», a ajouté Mitt Romney, ancien candidat du parti à la présidentielle de 2012, citant également les deux autres favoris de la course chez les républicains.
«Franchement, les électeurs ont le droit de voir ces déclarations d'impôts avant de décider qui devrait être le candidat investi par le parti», a-t-il encore noté.
Il «joue au dur»
Dans son style caractéristique, Donald Trump s'est empressé de répondre sur Twitter: «Mitt Romney, qui a totalement foiré une élection, qui aurait dû être gagnée, et dont les déclarations d'impôts l'ont fait passer pour un idiot, joue maintenant au dur», s'est-il gaussé.
Mitt Romney,who totally blew an election that should have been won and whose tax returns made him look like a fool, is now playing tough guy— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 24 février 2016
«Quand Mitt Romney m'a demandé de le soutenir la dernière fois, il était tellement maladroit et ridicule que l'on aurait tous dû savoir qu'il ne pouvait pas gagner», a-t-il encore lancé sur le réseau social.
When Mitt Romney asked me for my endorsement last time around, he was so awkward and goofy that we all should have known he could not win!— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 24 février 2016
Mitt Romney, qui avait en effet lui-même été abondamment questionné sur sa déclaration de revenus durant la campagne en 2012, pense que Donald Trump n'est simplement pas aussi riche qu'il l'affirme.
Marge de manoeuvre
«On pourrait découvrir qu'il est loin d'avoir autant de revenus qu'on ne l'imaginait avec un capital de dix milliards de dollars, ou qu'il ne paie pas d'impôts, ou très peu», a-t-il anticipé.
Malgré ces réticences, l'ancien candidat aujourd'hui retiré de la vie politique a convenu que Donald Trump était le favori dans la course à la nomination chez les républicains: «Pour les autres personnes encore en course la marge de manoeuvre devient de plus en plus étroite», a-t-il conclu. (ats/nxp)
Créé: 25.02.2016, 06h17