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Le terrain a été soumis à des mesures précises dans un rayon de 20 kilomètres autour des centrales. Il n'y a pas été enregistré d'augmentation de la radioactivité. Au contraire, le débit de dose local (appréciation du risque d'irradiation ionisante par unité de temps) est, dans les environs des deux centrales, sensiblement inférieur à la moyenne suisse, ce qui s'explique également par le contexte géologique.
Les mesures dans le Bas-Misox, dans le Val Bregaglia ainsi que dans le Val Müstair, ont à nouveau mis en évidence l'existence de dépôts de césium 137. Ces derniers proviennent du grave accident survenu dans la centrale nucléaire de Tchernobyl en 1986. Les valeurs mesurées se situent toutes cependant dans l'ordre de grandeur figurant dans les rapports annuels "Radioactivité de l'environnement et doses de rayonnement en Suisse" de l'Office fédéral de la santé publique et ne représentent de danger ni pour l'homme ni pour l'environnement.
Les traces de radium- 226 constatées lors de précédentes mesures au Col du Marchairuz n'ont plus pu être mises en évidence lors des derniers vols. Par contre, une légère augmentation des valeurs a été enregistrée près d'un bâtiment annexe de l'ancienne centrale expérimentale de Lucens (VD). Ce bâtiment contient du matériel destiné à être transporté dans le centre de d'entreposage de Zwilag. Cette source de rayonnement était connue de la CENAL et ces valeurs étaient prévisibles. Dans ce cas également, toute menace pour l'homme ou l'environnement peut être exclue.
La méthode de mesure aéroradiométrique permet d'enregistrer les taux de radiation au sol avec une couverture totale des surfaces à partir d'un engin en vol. Grâce à la vitesse que peut atteindre l'hélicoptère Super-Puma et à l'élaboration automatique en continu des données, les performances de l'aéroradiométrie sont nettement plus élevées que celles des méthodes terrestres traditionnelles. La grande sensibilité des systèmes permet en outre une détection et une localisation rapides de sources radioactives ponctuelles.
La CENAL a accompli les vols de mesure 2001 en collaboration avec des spécialistes de l'Institut de géophysique du l'EPF de Zurich, de la section Surveillance de la radioactivité et de la Division principale de la sécurité des installations nucléaires (DSN). L'équipe de mesure a pu, comme les années précédentes, compter sur l'appui des Forces aériennes, qui ont un mis un Super-Puma et son équipage à disposition.
Source
M.S./C.P. d’après un communiqué de presse du DDPS du 28 juin 2001