Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/170366

<h2>SubmittedText<h2><p>Après l'annonce de la transformation du buffet de la gare de Lausanne en fast-food végétarien, au tour de la gare de Fribourg de voir disparaître son traditionnel lieu de rencontre. Avec l'ouverture d'un Starbucks qui a pris sa place, c'est toute une frange de la population fribourgeoise qui pleure sa conviviale brasserie. Et qui ne comprend pas qu'elle soit remplacée par une chaîne américaine, qui exploite déjà près de 23 000 restaurants à l'atmosphère aseptisée de par le monde. L'incompréhension est d'autant plus grande que Starbucks est déjà implantée à Fribourg et que le café s'y vend à un prix exorbitant.</p><p>Cette situation m'amène à poser la question de la politique des CFF en matière de buffets de gare historiques. </p><p>1. La régie fédérale n'a-t-elle donc aucune obligation de maintenir ces brasseries, qui sont des lieux mythiques participant à l'identité des villes suisses ? </p><p>2. Doit-on vraiment se résigner à voir disparaître les traditionnels buffets à nappes blanches pour laisser la place à des établissements sans âmes, où tout est fait pour que le client consomme sans s'attarder. Les habitudes de consommation changent et se dirigent toujours plus pour une alimentation rapide et malsaine. La Confédération ne pourrait-elle pas agir afin de pouvoir préserver des restaurants offrants une autre alternative plus lente et favorisant les produits de proximité ?</p><p>3. Doit-on laisser la rentabilité devenir le seul critère pour décider qui gère les buffets de gare en Suisse ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>En qualité de propriétaire, le Conseil fédéral fixe aux CFF des objectifs stratégiques quadriennaux. Il escompte des CFF qu'ils rendent, entre autres, les gares attrayantes et qu'ils les aménagent en centres de prestations de services axés sur la demande et conçus dans l'intérêt du client. Dans le cadre de ces objectifs, les CFF sont responsables de la mise en valeur des surfaces commerciales des gares. Le Conseil fédéral n'exerce en principe aucune influence sur l'activité opérationnelle de l'entreprise ni ne prend position sur ses décisions en la matière. Les CFF doivent toutefois pouvoir, comme toute autre entreprise, s'adapter aux nouvelles exigences et aux besoins de la société actuelle.</p><p>Les CFF fournissent directement des renseignements complémentaires sur les questions opérationnelles concrètes.</p>  Réponse du Conseil fédéral.