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MalarX
La médecine systémique de la malaria
Avec plus de 500 millions de nouveaux cas enregistrés annuellement et environ deux millions de décès chaque année, dont la plupart sont des enfants en dessous de cinq ans, la malaria est une des maladies infectieuses les plus importantes du monde. Cette affection est relativement facile à traiter lorsqu’elle est identifiée à temps, et l’éradication semble possible.
Certaines espèces du parasite de la malaria développent des formes dormantes capables de survivre de nombreuses années dans les cellules hépatiques avant d’être activées et d’infecter les globules rouges. Ainsi, l’éradication de la maladie n’est pas possible sans l’élimination des formes dormantes de la phase hépatique. Présentement, un seul médicament, la «primaquine», est disponible pour l’élimination des parasites de la phase hépatique, y compris les formes dormantes. Malheureusement, la primaquine présente de nombreux désavantages tels qu’un régime d’administration journalier de deux semaines et des effets secondaires importants chez les patients présentant un déficit en G6PD, une maladie héréditaire très répandue dans les pays d’endémie de la malaria.
La recherche sur les phases hépatiques dormantes est limitée par le fait que l’activation peut durer plusieurs mois, voire années, et ne peut par conséquent pas être étudiée in vitro. Des modèles simiens pour l’étude de la phase hépatique dormante existent, mais les expériences in vivo ne permettent pas un criblage de médicaments à grande échelle.
Surmonter l’obstacle principal
Nous proposons de surmonter les problèmes associés aux approches expérimentales au moyen de la modélisation mathématique et de méthodes d’ingénierie des systèmes. Des informations issues de bases de données de gènes ainsi que des données transcriptomiques et métabolomiques spécifiques à chaque stade guideront le développement d’un modèle mathématique pour le métabolisme de la phase hépatique. Le métabolome fournit les informations les plus précises concernant les voies réellement activées dans le parasite lors d’un stade donné de son cycle de vie. Notre modèle, continuellement alimenté par des données produites au sein du consortium MalarX, générera des hypothèses concernant de nouvelles cibles médicamenteuses. Ces propositions seront mises à l’épreuve moyennant différentes expériences qui conduiront finalement à de nouveaux médicaments contre la malaria.
Soutien venant du monde entier
L’éradication de la malaria est un problème énorme partout dans le monde, et il n’a pas été difficile de convaincre des organisations partenaires de donner leur soutien au consortium MalarX. Les membres affiliés à MalarX viennent de la Suisse, de l’UE et de pays d’endémie de la malaria. Il s’agit d’institutions académiques ainsi que de partenaires industriels qui mettent à disposition du matériel biologique, des échantillons, des médicaments et des informations.
|Investigateur principal||Prof. Vassily Hatzimanikatis, Laboratoire de biotechnologie computationnelle des systèmes, EPF Lausanne|
|Institutions impliquées||Université de Genève, Université de Berne|
|Nombre de groupes de recherche||4|
|Durée du projet||mar. 2014 – fév. 2018|
|Fonds SystemsX.ch alloués||CHF 2,858 millions|
Mis à jour en juillet 2014