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Selon des enquêtes nationales, l’usage du préservatif par les jeunes de quinze ans sexuellement actifs varie de 44% en Suède à 59% en France et 69% aux Etats-Unis. Cet article et l’éditorial proposent une analyse des divers facteurs associés au port du préservatif (lors du premier rapport et dans la durée) sur un échantillon de 542 jeunes hommes âgés de quinze à dix-neuf ans, sexuellement actifs ayant participé à une enquête nationale américaine (National Survey of Family Growth 2002). Septante et un pour cent des jeunes avaient utilisé un préservatif lors du premier rapport et lors du rapport le plus récent. Ils avaient deux fois moins de probabilités d’utiliser des préservatifs s’ils n’avaient pas eu d’éducation sexuelle formelle (quelle qu’elle soit). Avoir des représentations positives sur l’utilisation du préservatif (acceptation par la partenaire, plaisir lors des rapports...) augmente la probabilité, alors que d’avoir des partenaires occasionnelles au premier rapport ou une partenaire plus âgée la diminue. Aucune corrélation n’a pu être établie entre l’utilisation du préservatif et un contact (quel qu’il soit) avec un service de santé reproductive.
Commentaire: Malgré les limitations – enquête transversale, exclusion de jeunes sans domicile fixe ou incarcérés – cette étude apporte un certain nombre de pistes pour développer des interventions destinées aux garçons (santé scolaire, communauté, services de soins). En ces temps de campagne de vaccination contre le virus VPH, n’oublions pas les garçons qui n’ont souvent pas accès à des services spécialisés. L’absence de corrélation décrite ne doit pas empêcher les soignants de promouvoir des représentations positives de l’usage du préservatif. www.ciao.ch, le site d’information pour les jeunes peut vous inspirer si nécessaire !