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Dans notre dernier baromètre des risques, nous avons relevé la note de la Suisse de A2 à A1. Le pays se retrouve ainsi aux côtés de la Norvège et du Danemark, qui sont les seuls autres pays avec un risque de défaut tout aussi faible dans toute l'Europe.
Nous venons de publier notre dernier baromètre, dans lequel nous avons évalué la Suisse comme l'un des pays présentant le risque de défaut le plus faible à l'exportation. C'est la raison pour laquelle nous avons fait passer le niveau de risque du pays de A2 à A1, qui est le niveau de risque le plus bas.
Faible risque de défaillances en Suisse
C'est tout à fait justifié. En effet, le taux d'inflation suisse est inférieur à l'objectif de 2 % de la Banque nationale suisse sans interruption depuis juin 2023. Nos experts estiment que le taux d'inflation suisse restera inférieur à l'objectif de la BNS en 2024. La Banque nationale suisse a relevé ses taux d'intérêt "de manière relativement modérée" à 1,75 % et les a laissés à ce niveau depuis juin 2023. Par ailleurs, un graphique sur l'évolution des différents secteurs dans les pays d'Europe occidentale montre que le secteur agroalimentaire suisse est passé d'un risque élevé à un risque moyen. Seules l'Italie et la France sont aussi bien notées.
Sur les 162 pays évalués, la Norvège était auparavant le seul pays pour lequel nous avions évalué le risque de défaillance comme étant très faible (A1). Outre la Suisse, le Danemark a été relevé à la note A1. La Belgique, quant à elle, a été reclassée en A2. La grande majorité des pays européens sont notés à un niveau de risque A3, un seul pays, Israël, étant rétrogradé de A2 à A3.
Perspectives économiques mondiales et défis à venir
Dans l'ensemble, après une croissance économique mondiale de 2,6 % l'année dernière par rapport à l'année précédente, nous pouvons dire que nous prévoyons un taux de croissance de 2,2 % pour l'année en cours 2024 et nous soulignons les incertitudes dans différentes régions du monde. Christiane von Berg, économiste en chef pour les régions Benelux et DACH chez Coface, déclare : "Les risques géopolitiques jouent un rôle de plus en plus important dans les risques économiques. Comme ils sont presque impossibles à prévoir, l'incertitude des prévisions économiques reste extrêmement élevée".
Étant donné que l'inflation de base dans la majorité des économies développées reste au double du taux cible fixé par les banques centrales respectives, le rapport indique que "le défi pour 2024 sera de voir si la politique monétaire restrictive en cours depuis plus de 18 mois est suffisante pour faire le dernier kilomètre et ramener l'inflation à 2 pour cent. Et pour la maintenir à ce niveau".