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Jugeant le site réservé à l´armée trop éloigné de l´arteplage de Morat, le ministre de la Défense a demandé que le projet soit revu. La direction de l´Exposition nationale cherchera des alternatives, mais Berne devra en assumer les coûts supplémentaires.Ce contenu a été publié le 03 septembre 2000 - 20:48
Le «chantier naval» de l'armée doit symboliser la nouvelle politique de sécurité de la Suisse, «la sécurité dans l'ouverture». Ce bateau en construction est destiné à être un lieu de dialogue sur le rôle de la Suisse à l'intérieur de l'Europe et du monde.
Les responsables de l'armée exigent depuis février un nouveau site pour leur projet. L'exemple de l'exposition universelle de Hanovre a montré que les sites excentrés obtenaient moins d'attention de la part du public, a déclaré le président de la Confédération dans une interview à la «SonntagsZeitung». Adolf Ogi estime également «beaucoup trop élevé» le loyer de 13 millions de francs prévu pour le site actuel.
Jusqu'il y a peu, l'Expo n'a pourtant pas présenté d'alternative, estime ADOLF Ogi. Le Département fédéral de la défense (DDPS) va à présent «faire pression» sur l'Expo. Si l'armée n'obtient pas un site plus proche de l'arteplage, il lui faudra «revoir son engagement», estime le conseiller fédéral. C'est-à-dire facturer toutes les prestations fournies par l'armée.
Chantage? Le président de la Confédération s'en défend, estimant que l'argument économique «est le seul que comprennent» les dirigeants de l'Expo.
La directrice générale de celle-ci réplique qu'elle n'a jamais fait preuve de mauvaise volonté. Un accord ayant été conclu il y a une année avec la Confédération, «il est clair que nous ne pouvons pas revenir sur les accords passés dès que quelqu'un revient de Hanovre avec de nouvelles idées ou de nouvelles angoisses», a souligné Nelly Wenger.
Comme il s'est avéré «impossible de trouver un meilleur emplacement», la manifestation a alors décidé d'améliorer les communications avec Morat tout en maintenant le projet de l'armée à Meyriez.
Suite à ces nouvelles pressions, l'Expo va toutefois entreprendre de nouvelles démarches pour les deux dernières alternatives possibles. Des terrains plus proches de Morat, mais moins favorables au projet des militaires. Par ailleurs, il faudra dédommager leurs propriétaires, ce qui occasionnerait des coûts supplémentaires, note Mme Wenger.
Une décision devra être prise rapidement. A Berne de juger si le jeu en vaut la chandelle, car le budget de l'Expo ne dispose pas de réserves pour faire face à de nouvelles charges.
swissinfo avec les agences
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