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"Le Roi des hôteliers, et l'hôtelier des Rois" ainsi surnommait-on César Ritz qui est au faîte de sa gloire en 1902. Il dirige le Ritz de Paris depuis 1898, tout semble lui réussir. Son talent d'artiste transforme tout en chef-d'œuvre comme d'un coup de baguette magique.
Mais il supporte de moins en moins la pression, son besoin de perfection exacerbé l'épuise peu à peu, l'angoisse au point de lui donner des insomnies, d'humeur irritable tout devient trop lourd à gérer. Sa créativité qui le poussait en avant et lui donnait des ailes, un pur sang puissant qui le transportait au sommet de la célébrité, , n'est plus qu'un fardeau pénible et écrasant. En 1902 le diagnostic détecte une profonde dépression nerveuse. Son épouse et Escoffier prennent en main l'entreprise.
La descente aux enfers atteint son point culminant en 1906, il a alors 52 ans. Cette chute entraîne un court séjour en sanatorium pour maladie mentale. Pourtant Le Ritz de Londres ouvre ses portes la même année.
Incapable de recouvrer la santé, épuisé, le légendaire pionnier de l'hôtellerie se retire en 1907, il décèdera à l'âge de 68 ans ans, en Suisse le 26 octobre 1918. Seul et oublié de tous.
L'"idée Ritz" continue son bonhomme de chemin. Le Ritz de Paris est acheté par Mohamed Al-Fayed en 1979. César aurait-il pu imaginer lui qui aimait tant servir les Grands qu'un jour son Palace serait au cœur de la tragédie de la mort de Lady Dy et de Dodi Al-Fayed qui y possédait sa suite attitrée, par un funeste samedi du 30 août 1997 ?
Le Ritz Paris est comme ces grands fleuves qui charrient la vie et voit le temps s'écouler lentement à travers les siècles. Mohamed Al-Fayed qui a vainement cherché le fantôme de son fils dans ces longs couloirs aux tapis épais a décidé de remettre le Ritz selon des sources bien informées.
Un dernier hommage à Cäsar Ritz.
prologue
En souvenir aussi de mon arrière grand-mère maternelle d'origine valaisanne, Bertha Wyss de Bramois qui est partie travailler comme gouvernante auprès d'une riche famille à Milan entre 1914 et 1915 et qui y découvrit le théâtre et l'opéra avec l'éminent Caruso dont elle parlera toute sa vie durant. Ceci nous rappelle que les Suisses ont aussi émigré pour chercher du travail ailleurs.
FIN