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ECOLOGIE LIBÉRALE soutiendra la première variante de taxe incitative sur le CO2 dans sa réponse à la consultation sur les mesures requises pour atteindre les objectifs de réduction des émissions fixés dans la loi sur le CO2.
La Suisse n'est plus la meilleure partout. Actuellement, le mode de vie des Suisses produit des émissions très élevées de gaz à effet de serre. Avec plus de 10 tonnes d'émissions de CO2 par habitant et par année, notre pays occupe le cinquième rang des pays de l'OCDE. Seuls les Etats-Unis, le Canada et l'Australie nous devancent nettement.
En automne 2000, la majeure partie des partis de droite ont refusé les trois taxes énergétiques proposées en votation populaire, invoquant le fait que la taxe incitative sur le CO2 était un instrument idéal dans une économie de marché. De plus, nous laissions une chance aux mesures volontaires de faire leur effet, car il était prévu que cette taxe ne serait introduite qu'en cas d'échec de ces dernières. Or, aujourd'hui, il ressort des prévisions sur les émissions de CO2, actualisées en mars 2004, que les mesures librement consenties, les incitations, les prescriptions édictées dans le cadre de SuisseEnergie et les réductions de CO2 dans d'autres domaines politiques ne suffiront pas à réaliser les objectifs fixés dans la loi sur le CO2, pour les combustibles et les carburants. Il est donc indispensable d'instaurer une taxe sur le CO2 si l'on veut respecter non seulement nos engagements pris lors de la signature du protocole de Kyoto, protocole signé par 125 pays – dont la Russie – et qui entrera en vigueur le 16 février prochain, mais également la loi sur le CO2.
Pour ce faire, seule la variante 1 mise en consultation entre en considération. C'est pourquoi Ecologie libérale, soutiendra cette variante, qui consiste à taxer:

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Combustibles: taxe d'environ 9 centimes par litre d'huile de chauffage "extralégère" à partir de 2006
Carburants: taxe d'environ 15 centimes par litre d'essence à partir de 2006 et d'environ 30 centimes par litre d'essence à partir de 2008
Nous ne sommes pas opposés au centime climatique; mais cette proposition ne concerne pas la Confédération puisqu'elle émane de l'Union pétrolière. D'autre part, cette mesure peut être complémentaire à une taxe incitative sur le CO2, mais ne peut en aucun cas s'y substituer.
Profitons de l'occasion qui nous est offerte pour dynamiser notre économie et montrer au monde le niveau technologique de notre recherche. Cessons de nous cacher la vérité : l'effet de serre existe bel et bien. Il s'agit pour notre génération d'avoir le courage politique de prendre des mesures efficaces afin que les générations futures n'aient pas à payer notre couardise et notre inconscience.
Pour tous renseignements supplémentaires, contactez:
Isabelle Chevalley
présidente
079 627 92 30
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