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Myrtha Hall
Lookens Jean-Pierre
Vicsama
Joseph Frantz

Parmi divers éléments de la culture haïtienne, la peinture est certainement le mieux connu à l'étranger, mais connu seulement depuis la deuxième guerre mondiale.
L'histoire de cet art commence en 1943 avec l'arrivée de Dewitt Peters, un Américain de quarante et un ans, mobilisé comme professeur d'anglais au Lycée d'Etat de Port-au-Prince.
Peintre et fils de peintre, il rencontre plusieurs jeunes peintres haïtiens et décide, avec eux, de fonder un "Centre d'art" à Port-au-Prince destiné à enseigner et à répandre l'art pictural en Haïti.
Les premières peintures furent exposées, pour la première fois, lors de l'inauguration officielle du centre par le président Elie Lescot, le 14 mai 1944.
La plupart des peintres de renom d'Haïti ont parfait leur talent au centre et, par la suite, ont diversifié les styles et les thèmes pour aboutir à la formation d'écoles distinctes et rivales :
"Ecole du Nord" ou du Cap-Haïtien marquée par la personnalité de Philomé Obin. Peinture pointilleuse racontant la vie quotidienne ou les grandes heures de l'histoire d'Haïti.
"Ecole des peintres du Sud-Ouest" avec Préfète Duffaut comme chef de file. Des thèmes pris de la vie paysanne, du vaudou.
"Le mouvement Saint-Soleil" fondé en 1972 par Maud Robart et le peintre Ti Ga, incitant les paysans à peindre, comme il leur plaît.
Les toiles naïves haïtiennes ont fasciné le monde de l'art et les intellectuels, en particulier André Malraux.
La peinture haïtienne est un art populaire. Les artistes sont, généralement, des artisans ou des paysans. Leur peinture naïve traduit les préoccupations de la vie quotidienne, les beautés de la nature et l'imagerie du vaudou.