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Abstract
Le but de ce mémoire est de comparer deux démarches d’enseignement – l’une qualifiée detransmissive et l’autre inspirée du modèle socio-constructiviste – dans l’enseignement dudroit. Dans la démarche « transmissive », l’enseignant explique la théorie aux élèves, puis ces derniers effectuent une série d’exercices d’application. Cette démarche a été utilisée avec deux classes de première année, voie maturité, au niveau gymnasial, afin d’enseigner un chapitre sur le droit des obligations. Lors de la séquence dite « socio-constructiviste », menéeavec deux autres classes parallèles, les élèves reconstruisent des éléments théoriques du même chapitre de droit, à travers les différentes étapes d’un travail de groupe. C’est en comparant les résultats des élèves à un test commun, en étudiant un questionnaire sur l’appréciation par élèves des travaux de groupe et en analysant les productions des élèves obtenues lors de la séquence « socio constructiviste » que l’efficacité des deux démarches d’enseignement peut être évaluée. L’analyse des résultats du test effectué par les élèves a montré qu’il n’y avait pas dedifférence significative au niveau de l’efficacité des deux démarches d’enseignement. Cetteconclusion cependant assez forte doit être nuancée par deux éléments : la formulation des questions du test (qui suit une logique « transmissive ») et la possibilité laissée aux élèves ayant suivi la démarche « socio-constructiviste » de réviser le cours avec un polycopié. Les analyses plus qualitatives montrent que la démarche « socio-constructiviste » entraîne des compétences que la démarche dite transmissive n’exerce pas : des compétences juridiques,des compétences analytiques et de synthèses et des compétences interpersonnelles par le fait de travailler en groupe. De plus, les élèves sembleraient apprécier cette manière de travailler. La conclusion de ce mémoire est qu’aucune de ces deux démarches d’enseignement ne devrait être considérée comme la panacée, mais plutôt comme des démarches complémentaires, à utiliser afin de pouvoir mieux adapter la séquence d’enseignement au contenu et afin d’offrir un enseignement varié aux élèves.