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La rectrice de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) demande plus d'argent à la Confédération. Selon Heidi Wunderli-Allenspach, l'EPF de Lausanne est favorisée par Berne.
Ces dernières années, la hausse des contributions fédérales en faveur de l'EPFL s'est montée à 2,7% par an, sans compter le renchérissement. Dans le même temps, la manne de la Confédération a augmenté d'à peine 1% pour l'EPFZ, déclare la rectrice dans une interview à la "NZZ am Sonntag".
"Ces différences résultent de décisions politiques", déclare la rectrice qui dit "pouvoir vivre avec". Mais il est faux de prétendre qu'une haute école reçoit plus d'argent, parce qu'elle est meilleure, précise-t-elle.
Mme Wunderli-Allenspach assure n'avoir aucun problème avec Patrick Aebischer, son homologue de l'EPFL. "Il réalise un très bon travail pour Lausanne, certes parfois sur le dos de l'ensemble du domaine des écoles polytechniques", ajoute-t-elle.
S'adressant à la Berne fédérale, la rectrice de l'EPFZ demande davantage de moyens, 30 à 40 millions de francs par année. Il en va de l'adaptation des capacités d'accueil de la haute école zurichoise à l'augmentation du nombre d'étudiants. L'école risque de devoir refuser à l'avenir les étudiants étrangers si Berne ne dessert pas les cordons de sa bourse.
ATS