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De 1717 à 1723, Bach est maître de chapelle à la cour du prince Léopold d’Anhalt-Cöthen. Cette période de la maturité est propice à l’écriture de ses plus grandes œuvres instrumentales pour flûte, et notamment ses sonates pour flûte et basse continue.
La sonate en si mineur BWV 1030, en trois mouvements, est certainement une œuvre de la grande maturité de Bach et elle peut être classée, avec la partita pour flûte seule, parmi les joyaux de la littérature pour flûte.
D’une moindre portée musicale, mais d’une immense séduction, la sonate pour flûte et basse continue en mi mineur (BWV 1034) en quatre mouvements à l’italienne, mérite elle aussi la considération dont elle bénéficie de la part des flûtistes. On succombe chaque fois au pouvoir d’envoûtement de l’Adagio initial, « une des plus belles pages dédiées par Bach à la flûte, et l’une des plus lyriques de toutes les sonates. »*
Seule et unique contribution connue de Bach au répertoire pour flûte solo, et de plus restée longtemps ignorée, la partita en la mineur pour flûte seule (BWV 1013) se rattache elle aussi vraisemblablement à l’époque de Cöthen. « Pleine de sensibilité expressive, elle abonde en effets décoratifs des plus heureux. Elle est construite comme une suite en quatre mouvements d’une remarquable beauté, avec une curieuse bourrée anglaise en guise de conclusion »*. L’œuvre exige énormément de l’interprète, ce qui parfois conduit à se demander si elle n’aurait pas été pensée pour le violon. Elle n’en est pas moins magnifique, et figure à juste titre en bonne place parmi les joyaux du répertoire pour flûte seule.
* De Place Adelaïde, dans François-René Tranchefort (dir.), « Guide de la Musique de chambre », Fayard, 1998
(d’après www.musicologie.org)