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L'Organisation mondiale de la santé (OMS) en appelle à tous pour réduire les décès liés à la pollution dans le monde. Son chef Tedros Adhanom Ghebreyesus a estimé mardi à Genève que "le coût de l'inaction" est plus élevé que celui d'un engagement vers cet objectif.
La pollution de l'air "constitue l'une des principales menaces pour la santé publique", a-t-il affirmé au début de la première Conférence mondiale sur ce lien, prévue jusqu'à jeudi. Jusqu'à un tiers des décès en raison de maladies non transmissibles - 7 millions par an - sont liés à ce problème. Dans les pays en développement, 97% des villes importantes n'atteignent pas les standards de l'OMS sur la qualité de l'air.
Ce taux est inférieur à 50% dans les pays riches. Face à ces chiffres, M. Tedros s'est dit "optimiste" parce que les solutions existent. De nombreuses villes prennent des mesures et de nombreux citoyens revendiquent des droits sur cette question, a-t-il expliqué lors de la conférence à laquelle était attendue notamment la reine d'Espagne Letizia.
"Le problème est urgent", a affirmé de son côté le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) Petteri Taalas. Il peut être atténué avec les mêmes moyens que le changement climatique, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, a-t-il dit.
Lundi, M. Tedros avait affirmé que la pollution est "le nouveau tabac". Un rapport de l'OMS publié le même jour relève que quelque 600'000 enfants par an décèdent en raison de ce fléau.
M. Tedros a appelé à une importante "volonté politique" et une "action rapide". "Aucun groupe, aucune ville, aucun pays, aucune région ne peut résoudre le problème seul", ajoute le chef de l'OMS.