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8 juillet 2021
László Kövér affirme que la loi anti-pédophile est une des lois les plus importantes de ces douze dernières années.
Dans un entretien avec Mandiner publié jeudi, le président du Parlement a également déclaré que la Hongrie restera membre de l'UE jusqu'à son effondrement.
Le Président a déclaré qu'il considère comme irrationnelle la colère suscitée par la loi hongroise anti-pédophile chez un nombre important de politiciens d'Europe occidentale, qui projettent leurs propres frustrations.
Il rappelle: En Allemagne, l'abolition de la discrimination légale à l'égard des homosexuels n'est pas une vieille histoire. Il n'y a donc aucune raison qu'ils nous fassent des reproches "comme si les relations sexuelles naturelles et non naturelles avaient été considérées comme équivalentes depuis toujours".
Toutefois, malgré les critiques de l'UE, il a déclaré :
"La Hongrie restera membre de l'UE jusqu'à ce qu'elle s'effondre".
Kövér est presque certain de voir cela de son vivant, car il pense que l'UE est sur une voie non viable, économiquement, socialement, spirituellement et moralement.
Dans le même temps, il a déclaré que l'Union européenne est la construction qui offre les conditions les plus favorables et la plus grande marge de manœuvre ayant existé depuis des siècles pour représenter les intérêts nationaux hongrois.
Mais elle l'est de moins en moins, a-t-il ajouté, car on tente de la transformer en une sorte d'empire atlantique à un rythme toujours plus soutenu et plus agressif.
Concernant les perspectives d'une renaissance de la droite européenne, il a affirmé que l'équilibre du pouvoir au niveau européen changerait avec la victoire de la droite en Italie, mais qu’à son avis la droite gagnerait les prochaines élections en France également.
Il a ajouté que cela transformerait non seulement les institutions européennes mais aussi l'ensemble du climat politique.
Concernant le départ du Fidesz du Parti populaire européen, il a déclaré qu'il n'en était pas heureux, mais que la situation était intenable car :
"nous étions constamment en butte à des provocations et à des tentatives d’humiliation par des factions au soutien invisible".
Ils n'auraient pas osé faire ces attaques sans un soutien de l'Allemagne, ce que les Allemands n'ont pas admis ouvertement, car ils n'avaient aucun intérêt à avoir de mauvaises relations avec un État membre du V4 avec lequel ils entretiennent des relations économiques fructueuses.
Interrogé sur la nécessité du campus de l'université Fudan en Hongrie (ndlr: un complexe universitaire chinois au sud de Budapest), il a déclaré qu'après avoir vu le "cirque" qui a été fait là autour, il était convaincu que c'était la bonne décision.
Kövér a noté que les mêmes pays qui craignent pour la sécurité de l'Europe augmentent de manière dynamique le volume de leurs relations économiques avec la Chine.
Les établissements d'enseignement supérieur de nombreux pays ont des liens avec leurs homologues chinois, et M. Kövér a déclaré que la seule raison pour laquelle ces pays parlent du campus hongrois est que
"ce qu'ils ont le droit de faire, ils ne veulent pas que nous le fassions sans leur permission".
Selon lui, tout au long de l'histoire, la classe dirigeante de ces pays d'Europe occidentale n'a jamais tenu compte des peuples d'Europe orientale et il a ajouté:
"chaque fois que nous ne restons pas silencieux et que nous agissons d'une manière digne d'un peuple libre et indépendant, nous violons l'ordre mondial tacite dans lequel ils ont la primauté."
[...]
Il a aussi donné son avis sur la coalition d'opposition:
Ils n'ont aucune idée de la manière de gouverner, "ils essaient juste de divertir le public avec ce qu'ils pensent être des déclarations amusantes, qui sont en contradiction flagrante les unes avec les autres".
Interrogé sur son intention de rester à la tête du Parlement, il a répondu qu'il n'y voyait pas d'actualité maintenant, et que même si on le lui demandait le moment venu, il ne serait pas très enthousiaste:
"je n'ai jamais eu ce genre d'ambition". Il a toutefois ajouté que János Áder avait assumé cette tâche parce qu'il estimait que c'était son devoir et qu'il l'avait fait avec honneur.
"Si nous devons faire face à nos devoirs, nous ne nous déroberons jamais à la tâche.
Traduction libre: Cenator