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Activité biologique du sol : une approche globale
L’activité biologique dans le sol est une composante clé de l’écosystème. Des manifestations visibles sont la productivité de l’écosystème et le type d’humus ; deux paramètres quantifiables de cette activité biologique sont le C/N et le taux de minéralisation. Il existe une relation entre le climat, la productivité de l’écosystème, le taux de minéralisation, le C/N et le réseau trophique du sol. Une approche globale, comme celle proposée dans l’ouvrage “Éléments de pédologie“, permet de comprendre une grande part de cette relation et du fonctionnement biologique des écosystèmes terrestres : les biomes où la productivité primaire nette (PPN) est élevée sont ceux où le taux de minéralisation est élevé, les biomes où la PPN est basse sont ceux où le taux de minéralisation est bas (tableau 8.2, ci-dessous).
Le processus de minéralisation est avant tout la respiration de la microflore et de la faune du sol, que ce soit une bactérie, une amibe, un rotifère, un collembole, etc. Dans les humus où la microflore et la microfaune ont un substrat carboné à disposition en abondance, la microflore et la microfaune monopolisent l’azote : l’azote est en grande partie séquestré dans la biomasse du sol. Il reste peu d’azote à disposition des plantes, qui voient leur croissance limitée par une carence relative en azote. La microflore est dominée par les mycéliums ; la microfaune est dominée par de petits acariens, arthropodes, nématodes, etc., et n’induit aucun brassage du sol. Ce sont les humus à C/N élevé.
Dans les humus à C/N bas, la faible quantité de substrat carboné limite les possibilités de développement de la microflore et de la microfaune du sol. Il en résulte qu’une grande part de l’azote du sol est à disposition des plantes ; d’où une productivité végétale élevée. Dans un tel humus, sous climat tempéré, la microflore est dominée par les bactéries, et la faune du sol est, du point de vue de la masse, dominée par les lombrics (figure 9.1, ci-dessous).
Suite : dans l’ouvrage “Éléments de pédologie », pour une compréhension globale de l’activité biologique du sol. Pour une vue en détails, un ouvrage à recommander est “Le sol vivant. Bases de pédologie, biologie des sols », Gobat, Aragno et Matthey, Presses Polytechniques et Universitaires Romandes, Lausanne, 1998 ; voir aussi Laboratoire Sol & Végétation, Université de Neuchâtel : www.unine.ch/lsv