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Les Espagnols ont commencé à voter dimanche pour les législatives les plus ouvertes depuis le rétablissement de la démocratie en 1975. Ce scrutin pourrait signer la fin du bipartisme avec l'émergence de deux nouveaux venus, Podemos à gauche et Ciudadanos au centre.
L'émergence de nouvelles forces politiques complique la formation de gouvernements stables et durables mais traduit le désir d'une partie de l'électorat d'abandonner le schéma classique des alternances entre droite et gauche, au profit de nouvelles formations.
"Ya hemos ganado" ("On a déjà gagné"), aiment dire les partisans de Podemos (gauche radicale) et de Ciudadanos (libéral). Tous en sont sûrs. Au lendemain du scrutin qui s'est ouvert dimanche à 09h00 s'étend jusqu'à 20h00, les partis traditionnels devront écouter leur exigence de régénération démocratique, de transparence et d'honnêteté après des années de crise et de scandales de corruption.
Le PP d'une courte tête
Selon les sondages, le Parti populaire (PP, droite) du c hef de gouvernement sortant Mariano Rajoy, largement majoritaire en 2011 avec 45% des voix (186 députés sur 350), n'aurait que quelques points d'avance sur les trois autres mais sans dépasser les 30%. Avec un Parlement morcelé, le vainqueur aura du mal à former un gouvernement.
Loin derrière le PP, le Parti socialiste (PSOE) n'est pas sûr de garder sa deuxième place, peinant à dépasser les 20% et talonné par Podemos et Ciudadanos, qui ont déjà émergé lors des régionales et municipales de mai, Podemos, étant associé à des plateformes citoyennes dirigeant Madrid et Barcelone.
Mercredi, Mariano Rajoy a évoqué une possible alliance avec d'autres formations pour assurer la stabilité politique pendant les quatre années de la prochaine législature. Mais les principaux partis de l'opposition excluent de participer à une coalition avec le PP.
En cas d'impasse, les analystes craignent que les incertitudes politiques n'entravent le programme de réformes économiques qui a permis de sortir le pays de la récession et de faire baisser le chômage qui reste toujours à un niveau préoccupant, à 21% de la population active.
ATS