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Le tout nouveau président sud-africain Cyril Ramaphosa lors de son discours sur l'état de la Nation délivré vendredi au parlement au Cap.
Keystone/EPA AP POOL/RUVAN BOSHOFF / POOL(sda-ats)
Le nouveau chef de l'Etat sud-africain Cyril Ramaphosa a promis vendredi un "nouveau départ" pour le pays. Il s'exprimait après la démission de Jacob Zuma dont la présidence a été marquée par les scandales de corruption et un ralentissement de l'économie.
"Nous devons mettre derrière nous toute la négativité qui a perturbé notre pays parce qu'un nouveau départ nous attend. Un fantastique départ est là", a déclaré M. Ramaphosa devant les députés en présentant, au lendemain de son élection, les grandes lignes de son programme pour l'année dans son discours sur l'état de la Nation.
Des décisions difficiles doivent être prises" notamment pour "stabliser notre dette et rétablir la santé de nos entreprises publiques", a-t-il ajouté, alors qu'il hérite d'entreprises publiques profondément endettées. En 2016, un rapport officiel avait mis en lumière le pillage des ressources de l'Etat par une famille d'hommes d'affaires, les Gupta, avec la complicité de Jacob Zuma.
Le nouveau président a annoncé une accélération du programme de redistribution foncière en Afrique du Sud ainsi que des expropriations foncières sans compensation de manière à accroître la production agricole et à améliorer la sécurité alimentaire. M. Ramaphosa s'est également dit déterminé à "développer" le secteur minier, l'une des principales sources de revenus de l'Afrique du Sud, la première économie du continent africain.
Agé de 65 ans, Cyril Ramaphosa, patron du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), a été élu jeudi président de la République, au lendemain de la démission de Jacob Zuma, lâché par son parti inquiet à l'idée de subir une défaite historique aux élections générales de 2019. Dès vendredi, la transition politique a été menée tambour battant avec son discours devant le parlement sur l'état de la nation.
ATS