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Critique
"Dans une maison de retraite, un vieil homme (James Garner) tient compagnie à une autre pensionnaire (Gena Rowlands) atteinte de la maladie d'Alzheimer. Il lui lit une histoire qui parfois, fait passer une lueur dans les yeux de la femme, comme si une étincelle réveillait sa mémoire. Cette histoire est celle de Noah (Ryan Gosling) et de Allie (Rachel McAdams). Ils sont jeunes et beaux, lui pauvre, elle riche. Les parents de la jeune fille n'acceptent pas cette mésalliance.
Dans ce film inspiré du roman de Nicholas Sparks, Les pages de notre amour, deux histoires se développent en parallèle. Celle des jeunes amoureux se déroule sur plusieurs années; c'est la solution de facilité. En revanche le couple âgé n'a droit qu'à quelques jours. La romance des belles années occupe la plus belle part de la pellicule. Le réalisateur la traite avec un romantisme parfois pesant. ""Je veux dire que je crois au grand amour, je crois qu'il est possible d'aimer démesurément."" Il tient pourtant, à travers la solidité de cet amour, un sujet autrement plus important, celui de la vieillesse et de la démence. C'est évidemment bien plus délicat, bien plus difficile à ""vendre"". Qui donc a osé parler de la fin d'une vie? Richard Eyre qui fait lui aussi de longues références à la jeunesse du couple dans IRIS, histoire de l'écrivain Iris Murdoch racontée par son mari, le philosophe Johne Bayley. Jacques Brel, avec sa chanson ""Les Vieux"". Et surtout Marco Ferreri avec un film cruel, LA MAISON DU SOURIRE qui a reçu l'Ours d'Or à Berlin en 1992. Le film n'a jamais été distribué."
Geneviève Praplan