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Les scandales répétés de dopage, notamment celui des Jeux de Sotchi en 2014, ont eu un effet sur la confiance des athlètes, plus méfiants durant les contrôles aux JO de Pyeongchang cette année.
Ce sont du moins les conclusions de quelques observateurs indépendants de l'Agence mondiale antidopage.
"Bien que les athlètes étaient coopératifs, certains comportements ont révélé des sentiments de scepticisme, de doutes et de craintes", écrivent, dans leur rapport publié jeudi soir, les observateurs indépendants (OI) qui se disent "généralement satisfaits" des mesures antidopage en Corée du sud.
Le scandale de Sotchi quatre ans plus tôt, où les Russes sont accusés d'avoir mis en place à domicile une vaste tricherie via des manipulations des flacons antidopage, "a été un sujet récurrent de conversation parmi les athlètes et leurs entourages, avec des craintes régulières qu'un intrus puisse altérer leurs échantillons", poursuivent-ils.
Ce contexte a "alimenté les questions et les doutes de certains athlètes, entraînant une nervosité accrue à l'égard des procédures de contrôle". Les craintes sur la sécurité des flacons, après la révélation de plusieurs incidents avant les Jeux, comme la possibilité qu'ils se cassent, a aussi eu ses effets.
"Les athlètes ont fréquemment remis en cause la sécurité des échantillons. Certains ont essayé de resserrer le bouchon des flacons pour s'assurer qu'ils étaient bien fermés, même s'ils étaient informés que les bouteilles avaient été remplacées par une version antérieure et plus sûre", écrivent les observateurs. Et de constater qu'"à au moins deux reprises, en présence d'un observateur, l'athlète a serré si fort que le bouchon a craqué"...
"Les discussions avec des athlètes expérimentés ont fait ressortir une frustration générale et la perception que les autorisations d'usage thérapeutique (AUT) font l'objet d'abus. Les AUT sont vues par ces athlètes comme un moyen détourné d'avoir accès à des substances interdites de manière légale", estiment les observateurs.
ATS