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Berne - L'Ouzbékistan n'est plus membre du groupe de vote dirigé par la Suisse au sein du Fonds monétaire international (FMI). Le pays d'Asie centrale a rejoint à la place le groupe de l'Australie et de la Corée du Sud.
L'Ouzbékistan invoque des intérêts économiques pour justifier ce départ, a indiqué jeudi à l'ATS un porte-parole du Secrétariat d'Etat aux questions financières internationales (SIF) suite à une information de la "Neue Zürcher Zeitung".
Le départ de l'Ouzbékistan est compensé par l'arrivée en septembre d'un autre pays d'Asie centrale, le Kazakhstan. La Suisse regrette toutefois la décision de l'Ouzbékistan, car elle souhaitait regrouper les pays d'Asie centrale afin de renforcer son profil, ajoute le porte-parole.
Surnommé Helvétistan, le groupe emmené par la Suisse comprend l'Azerbaïdjan, le Kirghizstan, la Pologne, la Serbie, le Tadjikistan, la Turkménistan et le Kazakhstan. Il dispose de l'un des 24 sièges du conseil d'administration du FMI et d'un droit de vote de 2,8%.
Le Fonds monétaire international a décidé récemment de réformer sa gouvernance en faveur des pays émergents. Les pays européens ont accepté de réduire de deux le nombre de leurs sièges au conseil d'administration. Les pays qui devront sacrifier leur place ne sont pas encore connus, mais la Suisse devrait pouvoir conserver son siège.
ATS