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Je rebondis ici au billet de Sylvie Neidinger sur le nom de l’ouragan Ida. La blogueuse du bout du lac fait remarquer que plusieurs ouragans terribles avaient reçu un prénom féminin. Ce débat a commencé à l’époque de la guerre, alors que l’on ne donnait que des prénoms féminins aux cyclones.
La pratique a changé dans les années 1950. Aujourd’hui il y a des listes préétablies avec alternance de prénoms féminins et masculins. Pour l’ouragan Ida comme pour les autres, s’il fut intense c’est le hasard. On ne programme pas l’intensité de ces grands régulateurs climatiques que sont les ouragans. Néanmoins elle suggère d’en finir avec les prénoms humains pour nommer les ouragans. Et pourquoi pas?
Ce site fait une bonne synthèse des pratiques en cours, pour les ouragans et les tempêtes. Les ouragans sont nommés selon une liste du National Hurricane Center. Il est le seul organisme habilité pour cela.
« Une liste de noms est établie chaque année, pas forcément dans l’ordre alphabétique, et en alternant le nom des hommes et des femmes. »
Le nom donné n’est pas attribué selon l’intensité de l’ouragan, puisqu’on ne peut la prévoir au moment où il est donné. Cela aurait pu être Andrew, Hugo, Dorian, Hayan, comme Ida, Laura ou Katrina. Ida a d’ailleurs été relativement « faible » lors de son atterrissage en Louisiane, ce sont plus les inondations à NYC qui l’ont rendu célèbre, inondations ne dépendant pas seulement des restes de Ida mais aussi de conditions météo et urbanistiques locales.
Pour les tempêtes, seules celles qui sont des restes d’un ouragan ayant traversé l’Atlantique gardent leur nom d’origine.
Les tempêtes sont nommées par différents organismes, soit l’Institut de Météorologie de l’Université de Berlin, mais aussi selon des aires regroupant des pays: Angleterre-Irlande, Espagne-Portugal-France, pays scandinaves.
Le système est très codifié. En Europe on nomme même les dépressions et anticyclones, ce qui facilite leur suivi sur les cartes météo.
« Lors des années impaires, les dépressions reçoivent des noms masculins, et, lors des années paires, des noms féminins. Les anticyclones sont baptisés selon la règle inverse. Ainsi, le prénom masculin Joachim a été choisi en 2011, année impaire. Même chose en 2009 avec la tempête « Klaus » et les tempêtes “Lotach” et « Martin » en 1999. La fameuse tempête Xynthia portait ce nom féminin car nous étions en 2010. »
Pour les tempêtes « la liste des prénoms est établie en début d’année dans l’ordre alphabétique. ». Partout c’est « l’alternance des prénoms masculins/féminins et l’alternance de leur pays d’origine » qui a cours.
L’Institut de Berlin permet aux particuliers d’acheter un nom pour une dépression ou un anticyclone.
« Les candidats à l’achat doivent néanmoins respecter la règle des années paires (noms féminins) et impaires (noms masculins) et l’ordre alphabétique. »
En tant qu’homme je ne me sens pas concerné par les ouragans terribles à prénom masculin. Mais puisque le nom n’est qu’un code permettant de s’en souvenir plus facilement, on peut le changer.
Mais vers quoi? Dans les années 1930 il y a eu le grand ouragan du Labour Day. On a donné le nom de la journée à l’ouragan. La limite serait vite atteinte. Il y aurait rapidement plusieurs ouragans du 25 août, parfois plusieurs années de suite. Avec les listes de prénoms il y a un battement de 6 ans avant qu’ils ne reviennent.
On pourrait donner le nom du saint ou de la sainte du jour, mais on revient sur les noms. Idem avec des noms issus de la mythologie, ou des mythologies des régions touchées si c’est possible, mais le nombre pourrait être trop limité.
On pourrait leur donner un code chiffré, par exemple le numéro d’apparition dans la saison, ainsi que l’année: 5/2021.
Pour Katrina ce serait 08/2005. Ou 2005/08, pour mettre l’année en premier. Mais il faudra se souvenir que 08 c’était Katrina, parce qu’en 2005 il y a eu aussi Wilma, soit 10/2005 ou 2005/10.
On peut aussi donner le nom du bourg ou de la ville touché en premier lors de l’atterrissage, ou de l’État, plus l’année au cas où une ville est touchée à plusieurs reprises. On aurait ainsi Nouvelle-Orléans/2005 et Nouvelle-Orléans/2021, Ou Louisiane/2005, etc.
Pour autant qu’il n’y ait pas deux ouragans la même année sur le même État.
Donner des noms d’étoiles et de planètes? Je pense qu’il n’y en a pas assez de nommées pour faire six listes, la plupart sont désignées par des lettres et des chiffres.
On nomme les ouragans pour les reconnaître. Dire Katrina, ou Dorian, c’est plus simple parce que familier et accessible à la mémoire. Si l’on changeait de dénominations, il faudrait quelque chose d’aussi courant et familier.
À creuser?