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La Serbie en prend pour son Belgrade
Après les menaces proférées par des groupes ultranationalistes, les autorités serbes avaient décidé, en 2009, de délocaliser la manifestation homosexuelle hors de la capitale. En effet, le dernier rassemblement, huit ans plus tôt, avait provoqué d’intenses violences qui n’avaient pu être contenues par les forces de police. Les organisateurs avaient cependant refusé de s’exporter à Usce, un espace vert séparé de la ville par un fleuve, trouvant que cela constituerait un symbole négatif. Le rassemblement avait donc été purement et simplement annulé.
Mais les ministres de l’Intérieur et des droits humains ont estimé aujourd’hui que la situation avait changé de manière significative depuis le mois de septembre dernier. De nombreuses poursuites judiciaires ont effectivement été menées contre les opposants violents, ce qui a «profondément modifié l’environnement social» selon ces deux représentants de l’Etat. Ces derniers ont donc affirmé qu’ils soutiendraient une Gay Pride serbe à Belgrade si les associations LGBT désiraient en organiser une. Ce changement dans le traitement des minorités sexuelles est très certainement à mettre également en relation avec le dépôt par la Serbie, en décembre 2009, d’une candidature pour entrer dans l’Union Européenne.