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Le petit clown de l’atlantique
Ile de Runde Norvége
Cet oiseau peu farouche et curieux, très grégaire en période de nidification, marche et sautille d’une manière souvent jugée comique et malhabile, en dodelinant de la tête. Il vole très mal, mais est un excellent nageur, capable de longues apnées. Bien protégé du froid par une bonne couche de graisse, il est particulièrement adapté à la pêche sous-marine, qu’il pratique habilement souvent à plus de 15 mètres sous la surface par petits groupe de deux ou trois oiseaux.
Comme les pingouins, il nage vivement, voire acrobatiquement en utilisant ses courtes ailes et en s’aidant de ses pattes palmées et de sa queue. Il avale directement ses proies en nageant, sauf quand il nourrit son poussin. Il les conserve alors et les transporte (jusqu’à une trentaine ; coincées transversalement dans son bec, d’une manière caractéristique ; entre la langue et sa mandibule supérieure) au fur et à mesure qu’il les pêche sous l’eau. Quand ils les apportent aux poussins, les adultes sont parfois poursuivis par des goélands ou des labbes qui cherchent à leur voler cette nourriture. Ils s’échappent si nécessaire en plongeant dans l’eau.
En mer, le macareux dort en se laissant flotter, le bec sous l’aile.
Les îles de la côte Ouest, comme Røst, Lovund et Runde, sont connues des ornithologues, des colonies d’oiseaux de mer y grouillent d’activité en été, et parmi eux des macareux moines (Fratercula arctica) en grand nombre. La population des macareux moines en Norvège est estimée à 1,7 millions de couples, mais l‘espèce est tout de même considérée comme vulnérable, et se trouve sur la liste rouge des espèces norvégiennes.
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