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"Nous devons restaurer l'intégrité de la présidence", a assuré l'ancien vice-président Joe Biden, qui mène la course à la Maison Blanche. "Mon travail est d'expliquer pourquoi il ne mérite pas d'être président des Etats-Unis quatre ans de plus", a-t-il dit, entouré de ses six rivaux sélectionnés pour ce débat. Joe Biden, crédité de 27,8% des intentions de vote selon le site RealClear Politics, est le favori de la course côté démocrate.
Donald Trump est "un menteur pathologique" qui dirige "le gouvernement le plus corrompu de l'histoire moderne" américaine, a attaqué Bernie Sanders. Elizabeth Warren a aussi fustigé un président "le plus corrompu de notre histoire récente", qui selon elle cultive ses loyautés à coups de "réductions d'impôts et de postes d'ambassadeurs". "Le président n'est pas un roi", a renchéri la centriste Amy Klobuchar.
Nous devons restaurer l'intégrité de la présidence.
L'"impeachment" au coeur du débat
Ces trois candidats siègent au Sénat, qui devrait juger en janvier Donald Trump pour abus de pouvoir et entrave au Congrès. Mais, soutenu par la majorité républicaine à la chambre haute, le milliardaire devrait être acquitté.
"Qu'importe ce qu'il se passe au Sénat, c'est à nous" d'agir pour battre le président sortant le 3 novembre 2020, a affirmé Pete Buttigieg, un maire de l'Indiana qui a le vent en poupe dans les sondages. Seule voix nettement discordante, l'homme d'affaires Andrew Yang a émis la mise en garde suivante: "On doit cesser d'être obsédés par l'impeachment".
On doit cesser d'être obsédés par l'impeachment.
Des flèches sur Pete Buttigieg
Le maire de South Bend, Pete Buttgieg, 37 ans, a été attaqué sur le financement de sa campagne et sur son manque d'expérience nationale. [Chris Carlson - AP Photo]La soirée a aussi été marquée par de vifs échanges, principalement dirigés contre Pete Buttigieg. Quatrième de la course, il reste une menace pour ses adversaire car il est en tête dans les sondages de l'Iowa. Cet Etat-clef ouvrira le 3 février la saison de la primaire et donnera le ton pour la suite.
"Des milliardaires dans des caves à vin ne devraient pas choisir le prochain président", a fustigé Elizabeth Warren en référence à une récente collecte de fonds de Pete Buttigieg dans une cave viticole. "Voilà bien le problème de décerner des tests de pureté qu'on serait bien soi-même incapable d'obtenir" en ayant eu par le passé recours à de riches donateurs, a-t-il rétorqué, en référence à la fortune de son adversaire.
Des milliardaires dans des caves à vin ne devraient pas choisir le prochain président.
Bernie Sanders a pour sa part manié l'humour en notant que Pete Buttigieg avait "seulement 39 milliardaires" parmi ses donateurs, contre 44 pour Joe Biden.
Amy Klobuchar a ironisé sur le manque d'expérience au niveau national du maire de South Bend, 37 ans et premier candidat homosexuel ayant de réelles chances dans la course à la Maison Blanche.
L'ombre de Bloomberg
Le débat s'est aussi déroulé dans l'ombre du milliardaire centriste Michael Bloomberg. L'ancien maire de New York a choisi de passer les deux premières primaires et se concentre sur la quinzaine d'Etats qui voteront début mars, dont le Tennessee, où il a fait campagne jeudi.
Le président américain Donald Trump a lui moqué "un débat morne et pessimiste" ayant montré qu'"aucun de ces personnages n'a une chance" de le battre.
ats/jvia