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En Suisse, les femmes employées dans le privé ont gagné 9,4% de moins que les hommes en 2008, hors inégalités justifiables, révèle une étude publiée vendredi. La Confédération est l'employeur le moins discriminant, avec un écart de salaire de 3,5% en moyenne.
Ce chiffre s'élève à 18,9% dans l'industrie textile, secteur qui discrimine le plus fortement les femmes, précise le Bureau d'études de politique du travail et de politique sociale (BASS) dans sa recherche. Dans les banques et les assurances, la discrimination est supérieure à la moyenne, avec une différence de 12,2%.
Dans le privé, l'écart le plus bas se trouve dans les métiers du social et de la santé, relève le BASS. A qualification, position et exigence équivalentes, une femme y gagne 4,2% de moins qu'un homme du même âge, dans une entreprise de taille similaire située dans une région comparable.
L'étude fait la distinction entre la discrimination salariale, qui ne peut s'expliquer par des facteurs objectifs, et l'écart salarial, qui inclut une part explicable. Ce dernier est de 24,1% dans le privé et de 17,6% à la Confédération.
L'étude relève de fortes différences selon les régions. La discrimination la plus faible a été relevée dans l'arc lémanique (7,9%). La région de Zurich se trouve dans la moyenne (9,7%), alors que la discrimination la plus marquée a été mesurée au Tessin (12%).
Plus la proportion de femmes travaillant dans la branche est élevée, plus l'écart salarial tend à diminuer, notent aussi les auteurs de l'étude. Le BASS a réalisé cette étude sur mandat de l'Office fédéral de la statistique (OFS) et du Bureau fédéral de l'égalité entre femmes et hommes (BFEG). Il s'est basé sur l'Enquête suisse sur la structure des salaires 2008.
A travail égal, salaire égal: le principe de l'égalité salariale entre femmes et hommes est inscrit dans la constitution suisse. Il est concrétisé dans la loi sur l'égalité.
swissinfo.ch et les agences