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L'assainissement des grandes caisses publiques genevoises, CEH et CIA, fusionnées pour éviter à la plus éclopée des deux de devoir recourir à des mesures plus douloureuses encore, renvoie à l'éternel débat sur les conséquences réelles ou supposées du vieillissement. On connaît la chanson: afin de maintenir des droits acquis (comme si, en la matière, on pouvait faire abstraction de la démographie et, accessoirement, de l'évolution économique), les opposants à toute réforme sérieuse de la prévoyance contestent la nécessité d'un effort supplémentaire d'épargne et s'arc-boutent aux taux actuariels actuels (taux technique, taux de conversion) dont chacun sait ou devrait savoir qu'ils ne correspondent plus à rien.
Pour rappel, un taux technique de 4%, même ramené à 3,5%, alors que les rendements sans risque de placements à 30 ans s'approchent péniblement de 1,5%, permet de se contenter théoriquement d'une accumulation de capitaux bien inférieure à celle qui serait nécessaire pour garantir les rentes promises.