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Depuis sa mise en place au lendemain de la mort soudaine du chef de l'Etat, le Conseil militaire de transition (CMT), présidé par Mahamat Idriss Déby entouré de 14 généraux, est accusé par l'opposition et la société civile de "coup d'Etat institutionnel" et de perpétuer une "dynastie" après 30 ans ans de pouvoir d'Idriss Déby Itno.
Mais Saleh Kebzabo, principal opposant au maréchal Déby, a reconnu dimanche les nouvelles autorités et deux membres de son parti, l'Union nationale pour la Démocratie et le Renouveau, ont été nommés aux postes de ministre de l'Elevage et de secrétaire général adjoint du gouvernement.
"On reconnaît l'autorité du CMT, sinon on ne va pas être au gouvernement", a déclaré Saleh Kebzabo qui n'entre pas lui-même au gouvernement, fort de 40 ministres et secrétaires d'Etat.
Nouveau ministère
Par décret, le président du CMT Mahamat Idriss Déby, général de 37 ans, a également créé un nouveau ministère de la Réconciliation et du Dialogue, après avoir récemment promis d'organiser un "dialogue inclusif".
Lundi, Mahamat Idriss Deby avait nommé Albert Pahimi Padacké au poste de Premier ministre de transition. Dernier Premier ministre d'Idriss Déby Itno avant que ce dernier ne supprime le poste en 2018, Albert Pahimi Padacké avait promis un "gouvernement de réconciliation nationale" et plaidé pour une "union sacrée pour sauver la Nation".
Mais le lendemain de sa nomination, opposition et société civile avaient appelé à des manifestations contre la junte militaire. Au moins six personnes sont décédées lors de ces marches, interdites comme il est d'usage au Tchad.
"Elections libres et démocratiques"
Plus de 650 autres ont été interpellées, pour la plupart relâchées ensuite. D'autres marches d'ampleur moindre se sont déroulées depuis: mercredi, puis samedi dans le Sud du pays. Toutes ont été interdites puis réprimées par les forces de sécurité.
Le CMT a promis des "élections libres et démocratiques" dans 18 mois. En attendant, la Charte de transition prévoyait la mise en place d'un gouvernement de transition, dont les membres sont nommés et révoqués par le président du CMT.
afp/gma