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Avant d'aller dormir
Deuxième long métrage de Rowan Joffe, fils de Roland Joffé, Avant d'aller dormir est tiré d'un roman de S.J. Watson et produit par Ridley Scott. Mais le seul nom qu'il faut vraiment retenir est celui de Nicole Kidman, qui revient à l'écran avec une grande force après avoir joué, le mieux qu'elle pouvait, dans le médiocre Grace of Monaco d'Olivier Dahan.
Kidman joue le rôle de Christine, une femme qui, un jour, se réveille dans un lit qu'elle ne reconnaît pas, à côté d'un homme qu'elle n'a jamais rencontré. Sauf que l'homme en question est son mari Ben (Colin Firth), et il doit lui expliquer, chaque fois, ce qui s'est passé: dix ans auparavant, Christine a eu un accident. Depuis, elle ne se souvient plus de rien après les premières années universitaires, et chaque matin, quand elle se réveille, elle oublie tout ce qu'elle a appris la veille. Le docteur Nash (Mark Strong) essaye de l'aider depuis quelques semaines, et tout semble aller mieux jusqu'au jour où Christine commence à soupçonner que ni son mari ni son médécin lui ont raconté toute la vérité. Mais comment le prouver, vu son état?
Comme dans son film précédent, une nouvelle adaptation du classique Brighton Rock, Joffe montre qu'il est capable de construire une atmosphère tendue et de se servir de l'espace cinématographique, aussi bien que de diriger les acteurs. L'univers claustrophobique et le grand trio d'acteurs font de ce film un thriller plutôt réussi, même si la dernière partie souffre un peu en raison d'un certain manque de subtilité. Heureusement que Kidman, accompagnée par des performances atypiques de la part de Firth et Strong, est toujours là: quand le scénario ou la mise en scène risquent de glisser, elle arrive, avec sa présence, à compenser tous défauts structurels ou formels. Un très beau retour, avec ce qui est son meilleur rôle depuis Rabbit Hole.