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Vouloir augmenter les dépenses de l’armée de plusieurs milliards de francs est au-delà du bien et du mal. En cas de référendum, ces dépenses supplémentaires n’auraient pas le soupçon d’une chance devant le peuple. Une telle dépense est injustifiable; la Suisse n’a pas d’ennemis à l’extérieur et dispose de 33 F/A-18 jusqu’en 2030. L’achat d’avions «mangerait» d’un coup toute l’amélioration financière résultant des meilleurs comptes attendue pour 2010.
Les vrais défis que la Suisse doit affronter sont de nature écologique et sociale. Qui veut plus de sécurité dépense plus d’argent pour protéger le climat, promouvoir les énergies renouvelables, les assurances sociales et la coopération au développement, mais pas pour l’armée.
Les Verts regrettent aussi que la CPS-N ait repoussé la discussion sur les entreprises militaires et de sécurité privées en Suisse. Les Verts considèrent qu’une entreprise qui se consacre principalement ou partiellement à des activités militaires, et donc guerrières, n’a rien à faire en Suisse. Il faut les interdire pour les mêmes raisons pour lesquelles le mercenariat est interdit.