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Miss Lucy R. est le deuxième cas présenté par Sigmund Freud dans les Études sur l’hystérie et Joseph Breuer. Il s’agit d’une gouvernante britannique qu’il va traiter durant neuf semaines à partir de décembre 1892 Elle a 30 ans, est gouvernante et présente des troubles de l’odorat : perte de l’odorat, hallucinations olfactives. Freud a classé les symptômes dans la catégorie des hystéries. Il pratique encore l’hypnose et la suggestion et échoue à endormir cette patiente. Il décide alors de lui parler sans hypnose. Il s’agit du premier cas traité sans l’utilisation de cette technique. La conversation amena Miss Lucy à se souvenir d’un épisode dans lequel l’odeur de farine brûlée était présente. Un après-midi, elle faisait des pains. Elle ne se sentait pas très bien à l’époque, car elle n’avait pas de bonnes relations avec les gens de la maison. Cependant, elle conserva ce travail car la mère des filles lui avait demandé sur son lit de mort de ne pas les laisser seules. Ce jour-là, une lettre arriva de sa propre mère. Les filles la lui prirent et plaisantèrent sur le fait de ne pas le lui donner. Miss Lucy avait envie de quitter cette maison et de retourner chez sa mère. Au milieu de tout ce mélange de sensations, les pains avaient brûlés, dégageant une odeur de farine brûlée. Lorsque Miss Lucy cessa de percevoir l’odeur de farine brûlée, un nouvel arôme persécuteur émergea : le tabac. Freud interrogea Miss Lucy sur ses sentiments pour le père des filles. Elle avoua qu’elle était amoureuse de lui. Cette cure est typique de la période où Freud évolue développe les premières techniques psychanalytiques en direction de l’association libre.
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