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Des essais avec plants sectionnés en comparaison avec des plants entiers issus d’un même lot ont été réalisés avec la variété Agria. La densité de plantation a été augmentée de 33 % pour le plant sectionné, soit 80’000 plants/ha contre 60´000 plants/ha pour les plants entiers. Le poids moyen du plant coupé a atteint 54 g (52 % du plant entier), ce qui a permit une économie de 35 %. Le nombre de germes formés par plant coupé était inférieur de 45 % de celui d’un tubercule entier, et 63 % ont donné naissance à des tiges, tandis que pour les plants entiers seulement 54 % des germes ont formé des tiges. Le peuplement des parcelles en plants coupés était de 16 %, respectivement 25 % inférieur à Reckenholz et Changins, mais la tubérisation par tige était légèrement supérieure. Le rendement total relatif des plants coupés a atteint 92 % à Reckenholz et 89 % à Changins, et le rendement commercialisable était de 9 % et 15 % inférieur en comparaison avec des plants entiers. Dans des cultures parallèles aux essais chez les agriculteurs, la réduction de rendement a atteint 7 %. C’est le peuplement plus faible qui a entraîné un rendement inférieur pour les plants coupés. La teneur en amidon n’a subit aucune influence et les exigences pour la transformation en pommes frites ont été atteintes. Le plant coupé n’a pas posé de problème sanitaire à la culture, et la variété Agria semble bien convenir pour cette pratique en raison de sa bonne aptitude à la conservation. Le prix du plant destiné au sectionnement est déterminant pour la rentabilité de cette pratique. Pour des raisons phytosanitaires et de traçabilité, il est recommandé que le sectionnement des plants soit géré par les établissements multiplicateurs.
Production végétale
Stucky T., Hochstrasser M., Meyer S., Segessemann T., Ruthes A. C., Ahrens C. H., Dahlin P., Pelludat C.
Le nématode cécidogène des racines Meloidogyne incognita cause des dégâts non seulement dans les cultures en plein champ, mais aussi sous serre. Les chercheuses et chercheurs d'Agroscope ont développé un nouveau test de dépistage pour identifier les bactéries capables de lutter contre ces ravageurs.
La méthode de fertilisation CULTAN consiste à injecter de l'azote dans le sol sous la forme d’une solution d’ammonium. Des essais menés par Agroscope sur plusieurs années montrent que ce procédé réduit le lessivage de l'azote de 38 % en moyenne sans pour autant affecter les rendements.
Tuta absoluta est l'un des ravageurs les plus destructeurs des solanacées. Agroscope a développé un modèle statistique permettant de reconstruire la dynamique de population du ravageur et de l'un de ses parasitoïdes et d’optimiser la planification des interventions.