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Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, affaibli par la maladie, est en passe de remporter un quatrième mandat à l'issue d'un scrutin qui n'a attiré que la moitié des électeurs et qui semblait joué d'avance. Ses partisans ont commencé à célébrer sa victoire dans les rues d'Alger dès la fermeture des bureaux de vote.
Son principal adversaire, Ali Benflis, a affirmé qu'il rejetait "en bloc et en détail" le résultat, dénonçant une "fraude à grande échelle" et de "graves irrégularités" tout au long de la journée et partout dans le pays. Les résultats du scrutin doivent être annoncés vendredi après-midi par le ministre de l'Intérieur Tayeb Bélaïz.
Toutefois et malgré l'absence de sondages, les partisans du président ont célébré sa reconduction jeudi soir. Des cortèges de voitures, ornés du drapeau national et du portrait de leur champion, sillonnaient à coups de klaxons les principales artères de la capitale. Un feu d'artifice a même été tiré sur la place de la Grande Poste, au coeur d'Alger.
Le taux de participation s'est établi à 51,7 %, en net recul par rapport à celui de 74% en 2009. Le plus faible taux de participation a été enregistré en Kabylie (autour de 25%), où des incidents ont fait 70 blessés, et dans la capitale, où les Algérois ont été seulement 37% à voter.
Abdelaziz Bouteflika, 77 ans, affaibli par la maladie, briguait un 4e mandat après quinze ans de pouvoir, face à cinq candidats, dont son ex-Premier ministre Ali Benflis. A cette occasion, M. Bouteflika a fait sa première apparition publique depuis le 8 mai 2012, en allant voter personnellement malgré ses ennuis de santé causés par un AVC il y a un an.
"Dénué d'enjeux réels"
Après avoir entretenu un certain suspense, la presse semblait entériner une reconduction de M. Bouteflika pour un quatrième mandat de cinq ans. Le quotidien francophone "El Watan" a parlé d'un "scrutin dénué de crédibilité", dénonçant la fraude qui "a toujours régné sur les élections algériennes". Pour "Liberté" aussi, le scrutin est "dénué d'enjeux réels".
Sur le terrain, plus de 260'000 policiers et gendarmes ont été déployés pour assurer la sécurité de près de 23 millions d'électeurs. A Alger, certains policiers étaient armés de kalachnikov ou de fusils à pompe et un hélicoptère tournoyait dans le ciel bleu de la capitale. Une tentative de manifestation d'opposants a été vite étouffée.
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