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La forêt recouvre actuellement un peu plus d’un tiers du territoire national de la Suisse. Au total, la surface forestière s’accroît en moyenne chaque année d’une surface à peu près équivalante au lac de Thoune. La principale raison à cela est le recouvrement progressif des terres cultivables en montagne. Dans les emplacements situés à plus faible altitude, où la foret pourrait être exploitée de façon bien plus rentable économiquement, elle est par contre en concurrence avec les zones urbanisées, les infrastructures routières et l’agriculture et ne s’accroît donc pas au point de vue de la surface.
Contrairement à la surface forestière totale, la surface forestière exploitée est en recul. Des exigences exagérées relatives aux réserves forestières, au bois mort, etc., restreignent considérablement l’exploitation forestière et la renchérissent. Selon la stratégie de la Confédération, 10% de l’ensemble de la surface forestière devraient être totalement retirés de l’exploitation. Là, le pourcentage des forêts peu exploitées sans règlement contractuel se monte aujourd’hui déjà à 20%. Les exigences relatives à la mise en sommeil de surfaces forestières supplémentaires sont inutiles et incompréhensibles. Il est prouvé que l‘exploitation économique soutient la biodiversité en forêt, des forêts «sombres» ont l’effet contraire.