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par Roby Tschopp
Tout le monde s’accorde à rejeter les rémunérations excessives, mais difficile de déterminer le seuil de tolérance: un demi-million, deux millions, cinq millions de francs par année? Depuis deux ans, ACTARES s’est donné un seuil de trois millions pour une direction générale exécutive et d’un million pour un membre de conseil d’administration.
En avril, le Conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz a apporté sa pierre au débat. En lançant l’idée de traiter fiscalement les rémunérations supérieures à deux millions de francs comme une distribution de dividende et non pas comme un salaire, il propose implicitement une norme de ce qui est acceptable, norme somme toute assez proche de celle d’ACTARES.
Mais l’idée de Hans-Rudolf Merz aurait aussi pour conséquence de donner voix au chapitre aux actionnaires, puisque la distribution du dividende est aujourd’hui déjà soumise à l’approbation de l’assemblée générale, et ceci de manière contraignante!
Est-ce pour cette raison que les partis politiques soutenus financièrement par les grandes sociétés – sans l’assentiment de leurs actionnaires – se sont soudain unis contre une telle perspective?