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Dans le cadre d’une manifestation organisée en collaboration avec le Centre pour l’image contemporaine de Saint-Gervais intitulée « Version — L’image habitable », le MAMCO proposait deux installations de Liam Gillick (1964, Aylesbury). Pain in a Building (1999) et Relative Progress (2002) s’articulaient autour des rapports de l’architecture aux nouvelles technologies et de ses relations aux espaces d’exposition. La proposition déplaçait la notion d’espace physique vers celle d’un espace de type « relationnel » –, un espace qui n’était pas défini comme une construction, mais comme le réaménagement d’un territoire. Les travaux de Gillick prennent sens dans l’établissement d’une situation de communication avec le spectateur : ses objets proposent des scénarios complexes qui peuvent être perçus comme autant de propositions pour la construction du futur. Considérant que l’architecture n’est pas simplement l’art de construire des édifices, les récits développés par Gillick peuvent aussi être envisagés comme des programmes pour la construction d’un espace social.