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Son rêve olympique ne se réalisera pas cette année, mais Julien Lyon s'est sans doute découvert un destin de marathonien.
Pour sa première sortie sur la distance, le Genevois a signé une remarquable 3e place et un chrono de 2h16'17 à Zurich, après avoir été livré à lui-même sur la deuxième partie de course.
Les minima olympiques étaient fixés à 2h14'. Une barre encore légèrement trop élevée pour Lyon, qui aura néanmoins parfaitement maîtrisé ses débuts, à 26 ans. Pour décrocher ce podium, il a notamment devancé le Bernois Adrian Lehmann, 4e en 2h19'16, qui aura donc fait venir en vain ses deux lièvres kényans "maison" censés l'emmener vers les minima olympiques. Lehmann, après un passage aux côtés de Lyon en 1h07' à mi-parcours, a craqué sur la deuxième moitié.
Le Japonais Yuki Kawauchi, 2e l'an dernier, s'est imposé en 2h12'03, devant l'Ethiopien Abere Belay. Kawauchi est un phénomène. Depuis 2009, il dispute entre huit et dix marathons par an (record à 2h08'14). Il est considéré comme le meilleur "amateur" du monde, lui qui travaille à 100 % comme employé dans un lycée japonais. Sa méthode: s'entraîner "léger" les jours de semaine et disputer une compétition tous les week-ends, du 1500 m à l'ultramarathon (50 km).
Cet athlète totalement atypique, non sponsorisé mais néanmoins international japonais et d'un niveau que lui envient la plupart des professionnels, est une idole dans le milieu des férus de course à pied. A Zurich, force est de reconnaître cependant que l'opposition était moindre pour lui cette année. L'heure est aux économies pour les organisateurs. Pour Julien Lyon, dont la palette s'étend désormais du 1500 m aux 42,195 km, l'épreuve s'apparentait à une rampe de lancement appropriée.
Chez les dames, la Bernoise Daniela Aeschbacher a dominé un plateau moins relevé pour l'emporter en 2h47'39, devant l'Australienne Jane Fardell (2h48'11).
ATS