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A son avis, la recherche d'un nouveau site de stockage définitif pour toutes les catégories de déchets (le concept d'un dépôt final unique, "Ein-Endlager-Konzept") a abouti de facto à une paralysie de la stratégie prometteuse suivie depuis plusieurs décennies en matière de stockage final. C'est ainsi notamment que bien qu'il convienne pour l'objectif visé et ait déjà été autorisé, on a abandonné le dépôt final pour déchets de faible et de moyenne activité projeté dans la galerie de sondage de Konrad, dépôt constituant pourtant une nécessité urgente pour le Bade-Wurtemberg. Ceci n'est ni économique, ni défendable sous l'angle de la sûreté, souligne encore M. Stefan Mappus, qui a donc demandé au ministre fédéral de l'environnement d'abandonner le concept du dépôt unique, de mettre en service le plus rapidement possible l'installation de Konrad comme dépôt définitif pour déchets de faible et de moyenne activité, et de supprimer le moratoire relatif aux recherches effectuées sur l'aptitude du dôme de sel de Gorleben à l'aménagement d'un dépôt final pour déchets de haute activité.
"J'ai fortement l'impression qu'avec son inertie et son examen de 'cas douteux', le gouvernement fédéral veut gagner ainsi du temps jusqu'aux prochaines élections pour dénoncer alors encore une fois, et avec la plus grande candeur, le caractère insoluble de la question du stockage définitif. Pour protéger l'homme et l'environnement, la solution la plus sûre est de les stocker dans un dépôt final aménagé dans des couches géologiques profondes, et ceci le plus rapidement possible. Repousser les choses à la saint-glinglin ne sert à rien. Les dépôts de stockage intermédiaire ne constituent pas une solution pour les générations futures. Le bien de la communauté et le sens des responsabilités pour l'avenir poussent à agir rapidement", a déclaré M. Mappus.
Stefan Mappus a demandé par ailleurs le 13 septembre 2004 que les droits de participation à la procédure de recherche en Suisse d'un dépôt final pour déchets radioactifs, droits promis par la Suisse, soient réglés de manière obligatoire dans le cadre d'un accord gouvernemental entre les deux Etats. La Suisse a souligné à plusieurs reprises, et même confirmé par écrit, que la population allemande, et les collectivités locales allemandes, bénéficieront des mêmes droits dans la procédure d'autorisation de droit atomique que les institutions correspondantes en Suisse. "Le Land a les mains liées dans cette affaire parce que le gouvernement fédéral représente officiellement le pays à l'extérieur. C'est la raison pour laquelle le ministre fédéral de l'environnement doit rappeler les promesses de la Suisse", a souligné Stefan Mappus, en précisant que l'objectif de sa proposition était d'obtenir clarté, transparence et crédibilité vis-à-vis de la population et de tenir compte des intérêts justifiés de la population allemande dans une procédure de participation garantie. "Le refus du ministère fédéral allemand d'introduire des démarches concrètes n'est pas acceptable", a déclaré Stefan Mappus.
Source
D.S./C.P. d'après des communiqués du Bade-Wurtemberg des 25 août et 13 septembre 2004