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"Pour avoir les coudées franches, je démissionne de la présidence du groupe, et je me porte candidat à la présidence de la CEP", a déclaré mardi après-midi le Vaudois devant les médias au Palais fédéral. Et d'estimer qu'il serait assez judicieux d'avoir un Romand à la tête d'une enquête sur une affaire dont l'épicentre est à Zurich. Sans compter que ça serait la première fois dans l'histoire qu'un Romand devienne président d'une CEP.
Il faut éviter qu'un sauvetage bancaire d'ampleur se reproduise à nouveau dans l'avenir
Après la crise de 2008, on se retrouve dans la même situation, a-t-il poursuivi un peu plus tard au micro de Forum. "Il faut éviter qu'un sauvetage bancaire de cette ampleur doive se reproduire à l'avenir", a-t-il insisté. "Si on était forcé un jour de sauver la nouvelle UBS encore plus grande, ça serait extrêmement problématique."
La CEP "ne sera pas une autorité pénale". Mais elle doit faire toute la lumière sur les événements passés, et proposer des solutions à long terme. Il est probable que des erreurs ont été faites. Il serait grave de ne pas les analyser, a dit encore le socialiste.
"C'est une offre faite aux autres partis", a précisé Roger Nordmann. Mais la décision sur la présidence de la CEP sera prise la semaine prochaine et il y aura certainement d'autres candidatures.
Roger Nordmann a assuré avoir plusieurs cordes à son arc pour prendre la présidence de la CEP. "Avant d'être au Conseil national, je m’étais passablement occupé de la crise de la Banque cantonale vaudoise (BCV) qui allait mal à l’époque, qui a été sauvée et qui se porte aujourd’hui très bien." Avant d'ajouter: "Je m'étais penché sur les bilans à l'époque, sans compter que j'ai aussi une formation d'économiste."
Présidence en jeu
Roger Nordmann a justifié son retrait de la présidence du groupe par le fait de vouloir bénéficier d'assez de temps. "La CEP va prendre énormément de temps, c'est une enquête sur deux ans, il faut une grande disponibilité." Et d'évoquer aussi l'indispensable esprit transpartisan et indépendant de la commission. "J’aime aussi construire des ponts et trouver des compromis", souligne-t-il.
A noter que sa décision "inattendue" a quelque peu surpris son parti, comme il l'a révélé dans Forum. "Mais en même temps, le PS est en assez bonne forme, les choses se passent plutôt bien comme le montrent les sondages ces derniers temps." Avant de poursuivre: "Et il faut aussi faire preuve parfois de flexibilité et être capable de se renouveler."
Le groupe parlementaire élira le ou la successeure de Roger Nordmann lors d'une séance le 1er septembre. La vice-présidente Nadine Masshardt a d'ores et déjà annoncé qu'elle ne serait pas candidate.
La délégation socialiste au Conseil des Etats doit encore annoncer le choix de son ou sa candidate. "Il n'est pas exclu que le PS se retrouve avec deux hommes" dans la CEP, a reconnu la co-présidente du parti Mattea Meyer, qui a relevé la longue expérience de Roger Nordmann.
Le National se prononcera sur la création de cette commission mercredi, le Conseil des Etats jeudi. Si la CEP est acceptée, elle comptera 14 membres, sept de chaque Chambre. La commission aura un budget de cinq millions de francs.
>> Le décryptage de Camille Degott dans Forum:
ats/fgn
Les Vert-e-s nomment Maya Graf et Franziska Ryser pour la CEP
Les Vert-e-s ont désigné mardi leurs candidates pour intégrer la commission d'enquête parlementaire (CEP) chargée de faire toute la lumière sur le rachat de Credit Suisse. Il s'agit de la conseillère aux Etats Maya Graf (BL) et de la conseillère nationale Frankiska Ryser (SG), ont-ils indiqué sur Twitter.
Le PLR nomme trois élus dont Philippe Bauer pour la CEP
Le PLR a choisi mardi les élus qu'il présente pour faire partie de la commission d'enquête parlementaire (CEP) destinée à analyser le rachat de Credit Suisse. Il s'agit de la conseillère nationale Daniela Schneeberger (BL) ainsi que des conseillers aux Etats Philippe Bauer (NE) et Andrea Caroni (AR).
Deux candidats vert'libéraux aussi en lice
Les Vert'libéraux présentent deux candidats pour faire partie de la commission d'enquête parlementaire (CEP) sur la débâcle de Credit Suisse. Roland Fischer (LU) et Martin Bäumle (ZH) visent aussi la présidence de cette commission.
Les deux conseillers nationaux ont le plein soutien du groupe parlementaire vert'libéral, a indiqué mardi ce dernier à Keystone-ATS. Le groupe choisira l'un des deux comme candidat du PVL la semaine prochaine.
Roland Fischer est l'actuel président de la commission des finances du Conseil national. Martin Bäumle est l'un des membres fondateurs du parti vert'libéral.