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Témoignages
Tous les témoignages de cette page présentés dans les cadres gris ont été écrits en facilitation.
Il existe de nombreux autres exemples que vous trouverez notamment dans les livres (voir la bibliographie), notre revue « Fleur de Parole », les conférences, les tables rondes des personnes facilitées, etc.
- Infirmité motrice cérébrale - traumatisme crânio-cérébral
Infirmité motrice cérébrale – traumatisme crânio-cérébral
L’infirmité motrice cérébrale (IMC) est le plus souvent une atteinte de naissance, entrainant une incapacité motrice variable (une capacité à une certaine marche autonome peut parfois être possible, mais le plus souvent l’incapacité motrice est gravement invalidante) ; les sphères affectives et intellectuelles sont plus ou moins affectées, ainsi que la faculté de parler.
Le même tableau peut être constaté après un très grave accident (TTC = traumatisme crânio-cérébral).
Ces personnes peuvent communiquer grâce à la communication en facilitation. Par exemple :
Paul, 18 ans, atteint d’infirmité cérébrale
Francis, personne cérébro-lésée suite à un grave accident
- Handicap mental, polyhandicap
Handicap mental, polyhandicap
Sous le terme « handicap mental » sont regroupées diverses pathologies (trisomie 21, X-fragile, retard de croissance intra-utérin (RCIU), …) dont le point commun est que les sphères motrices et affectives sont plus ou moins atteintes, et les déficiences intellectuelles variables. Le langage parlé peut être peu touché ou en revanche très atteint.
Le polyhandicap regroupe des pathologies dans lesquelles les personnes sont très atteintes dans leurs capacités motrices (entrainant une incapacité à se tenir debout, à marcher, avec une dépendance complète sur le plan de la vie quotidienne), dans leurs capacités visuelles et langagières, ainsi que cognitives ; une épilepsie peut par ex. être associée à ces troubles.
Ces personnes n’en ressentent pas moins le besoin et l’envie de s’exprimer grâce à la communication en facilitation. Par exemple :
Joël, jeune adulte en situation de polyhandicap
Nicolas, 25 ans, en situation de trisomie 21
Rémy, 25 ans, en situation de polyhandicap
- Autisme
Autisme
L’autisme est un trouble neuro-développemental qui se caractérise globalement par des comportements particuliers, dits troubles du spectre autistiques (TSA) : évitement du contact avec les autres, regard fuyant, persistance de stéréotypies (verbales, ou motrices, tels que des balancements répétitifs), violence contre soi-même (auto-mutilation) – voire contre les autres -, déambulations incessantes avec cris et mésusage des objets de leur quotidien. L’atteinte intellectuelle est très variable : certaines personnes en situation d’autisme présentent un potentiel intellectuel hors norme, alors qu’à l’autre extrême certains ont une déficience intellectuelle sévère ; chez ceux-ci les sphères affectives et de comportement sont très touchées, et le langage parlé souvent pauvre et répétitif (écholalie).
En communication en facilitation, ces personnes ont pu dire :
Olivier, 36 ans, en situation d’autisme
Frédéric, en situation d’autisme
- Maladie d’Alzheimer - dégénérescence cérébrale
Maladie d’Alzheimer – dégénérescence cérébrale
La maladie d’Alzheimer fait partie des maladies dégénératives liées généralement au grand âge et entrainant progressivement la perte de toutes les fonctions cognitives, motrices et langagières.
Lorsque la personne profondément atteinte ne peut notamment plus utiliser correctement le langage parlé, elle peut encore s’exprimer grâce à la communication en facilitation. Par exemple :
Hélène
- Accident vasculaire cérébral (AVC) et autres atteintes
Accident vasculaire cérébral (AVC) et autres atteintes
L’accident vasculaire cérébral (AVC) est dû à la soudaine rupture d’un vaisseau dans le cerveau, entrainant un risque hémorragique avec lésions cérébrales ; celles-ci peuvent être réversibles dans le meilleur des cas, mais parfois se révèlent irréversibles : des lésions motrices, intellectuelles et langagières sont alors constatées.
Dans le cas d’autres pathologies, la communication en facilitation peut apporter une grande aide aux personnes concernées et leur entourage. Deux exemples sont donnés ci-dessous, le premier dans le cas de leucodystrophie, une maladie neurologique dégénérative à évolution lente, le second dans une situation de grave atteinte suite à une tentative de suicide.
Michel, aphasique et handicapé en chaise roulante suite à un AVC
Au fil des mois de l’accompagnement en Psychophanie, Michel apprivoise son nouvel état et sa nouvelle vie. Ses textes deviennent plus apaisés.
Yannick, 37 ans, atteint de leucodystrophie
Chantal, 20 ans, devenue tétraplégique et handicapée de la parole, suite à une tentative de suicide, et peu avant son décès
- Coma
Coma
Un état de coma est une apparente absence de conscience de soi et de son environnement. Il peut survenir, par exemple à la suite d’un AVC ou d’un grave accident : la personne concernée, sans réelle atteinte motrice, est dans l’incapacité de se mouvoir, de s’occuper d’elle-même, de parler, d’interagir et communiquer avec son entourage.
Le recours à la communication en facilitation peut alors grandement aider la personne en difficulté de parole. Exemple :
Matthieu B., dessinateur de BD, lors d’un épisode de coma survenu après un AVC
- Fin de vie
Personne en fin de vie
Les personnes en fin de vie, suivant leur atteinte et leur état de santé, n’ont plus toujours la faculté de s’exprimer aisément par le langage parlé.
Une grande aide à la communication peut leur être apportée par la communication en facilitation. Exemple :
Arthur, personne en situation de handicap mental, l’automne avant son décès survenu en hiver
Anaëlle (prénom d’emprunt)
Situation relatée par Isabelle Courrier, facilitante :
Cela faisait plusieurs jours, qu’Anaëlle (prénom d’emprunt) ne parlait que par un mot à la fois et quelques hochements de tête, quand elle se réveillait de son long sommeil profond. Plusieurs personnes autour d’elle disaient : « Elle a encore quelque chose à dire, elle a encore quelque chose à nous dire ! », tant Anaëlle s’accrochait à la vie.
C’est à ce moment-là que j’ai proposé la communication en facilitation aux personnes l’entourant. Voici comment je me suis prêtée à la séance :
La famille proche devant rentrer chez elle, chacun vint lui dire au revoir. Anaëlle, qui dormait depuis plus de 8 heures, se réveille, très consciente, et souhaite rester un moment seule avec sa mère.
Quelques minutes plus tard on vient me chercher. Je propose la communication en facilitation, et après explication, Anaëlle accepte d’un hochement de tête. Sa mère à ses cotés, Anaëlle est prête, sa main est lourde, sans aucun tonus. Je sens une impulsion et… les mots s’écrivent.
A la fin du message, j’offre la possibilité de le lire à haute voix. Quand je lui demande : « C’est bien ce que tu voulais dire ? », Anaëlle acquiesce d’un hochement de tête et même de 2-3 sourires suivant le contenu. La maman prend le message avec émotion.
Puis, Anaëlle appelle d’une voix faible une à une les personnes présentes. Devant chacune, elle écrit sur le clavier. Entre les temps de changement de personne, elle bouge avec impatience son doigt pointé sur l’ordinateur et trouve la force de dire : « Encore, je vais mourir ».
Pendant une heure, elle a écrit, demandant à certaines personnes de revenir, et elle a même tapé un message pour une personne absente.
Pendant une heure elle a écrit, elle a écrit… des messages très personnels et émouvants, puis la fatigue l’envahissant, la séance a dû s’arrêter.
Anaëlle s’est endormie, épuisée. Vingt quatre heures après ses derniers mots et sans s’être réveillée, Anaëlle s’en est allée paisiblement, comme elle le souhaitait tant, sans angoisse, sans crispation, sans suffocation.
Anaëlle connaissait vaguement la communication en facilitation qu’elle avait rencontrée au sein de son travail, mais sans y adhérer.
Elle a eu ces mots pour moi : « Tu as donné une lumière à chacun, merci …, merci de m’avoir donné les mots pour tous. »
Les parents, les amis m’ont exprimé : « Merci, de nous avoir permis encore un échange très émouvant avec elle. Elle avait tellement cette envie, ce besoin de nous parler. »
Le personnel soignant était étonné de son long réveil, de sa présence d’esprit mais aussi des regards, des échanges verbaux avec la famille, du soulagement, de l’apaisement chez certaines personnes de l’entourage d’Anaëlle.
Madame A. avant qu’elle ne quitte le plan terrestre
Michel Marcadé, facilitant, vient voir plusieurs fois Madame A. durant deux semaines.
Les deux séances suivantes, très intimes, accompagneront la dernière étape du chemin, celle qui fait souvent peur, jusqu’à ce message
Le lendemain, Madame A. décède.
Voici quelques articles traitant ce sujet :