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curieusement, ceux qui, hier trouvaient que l'arrestation du fils du guide de la révolution libyienne était un acte juste et fondé destiné à démontrer que la vertueuse hevétie applique le droit qu'il s'agisse du riche ou du pauvre, du puissant comme du citoyen ordinaire, sont les mêmes qui aujourd'hui crient au scandale car c'est un artiste qui est arrêté en application d'un traité international qui lie la Suisse. Cette situation tend à démontrer que la lecture du droit est souvent entachée des travers des préjugés.
Il n'y a aucune différence dans l'appréciation du cas du libyen et de celui de M. Polanski c'est du moins la seule lecture que l'on faire des éléments qui ont été diffusés publiquement.
Il se peut en revanche qu'il y ait une autre lecture, politique et stratégique celle-ci. L'arrestation de M. Polanski n'est-elle pas, en réalité, une belle et subtile démonstration de l'importance du refuge que constitue la Suisse pour les Etats qui allègrement nous vilipendent aujourd'hui.
L'arrestation de M. Polanski n'est-elle pas un message subliminal adressé aux américains, français et autres germains consistant à leur rappeler que la Suisse détient des secrets qui poourraient bien se révéler très embarrassant pour l'élite de ces pays, voir les trésors publics de ce pays très moralisateurs.
Si l'arrestation de M. Polanski est une erreur, c'est juridiquement défendable, bon an mal an s'entend, celle du fils K. l'est tout autant car les protections juridiques dont il bénéficiait.
Je ne peux qu'espérer que les stratèges suisses ont bien fait le calcul que j'avance ci-dessus.
A défaut la Suisse est bel et bien perdition et descend la pente de l'histoire non plus sur "neutre" elle est "en roue libre" avec toute la perte de maîtrise et les risques associés que cela comporte.