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Jean Chamel est anthropologue et Chercheur FNS Senior à l'Institut de Géographie et Durabilité (IGD) de l'Université de Lausanne. Il a soutenu en 2018 à l'université de Lausanne une thèse en sciences des religions intitulée « "Tout est lié". Ethnographie d'un réseau d'intellectuels engagés de l'écologie (France-Suisse) : de l'effondrement systémique à l'écospiritualité holiste et moniste ». Son étude se penchait sur les discours et pratiques des précurseurs des théories de l'effondrement et de la "collapsologie". Examinant les liens avec les contre-courants plus anciens de la modernité, elle plongeait aux fondements de la pensée écologique.Ses recherches ont ensuite porté sur le mouvement global des droits de la nature visant à attribuer une personnalité juridique à des entités non-humaines, avec l'observation de pratiques rituelles en lien avec le mouvement international pour les droits des peuples autochtones. Il débute un nouveau projet sur les perceptions des effets des changements climatiques en haute montagne et les nouvelles formes de relations sensibles, rituelles et esthétiques à celle-ci.
Il a enseigné au Muséum national d'histoire naturelle, à l'Université de Lausanne et à l'UNAM de Mexico, et a été chercheur au Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, à University College London et au Rachel Carson Center de Munich avec le soutien du Fonds National Suisse de la recherche scientifique (FNS).
Formé initialement comme ingénieur, Jean Chamel est aussi titulaire d'un Master en études du développement de l'Institut de Hautes Études Internationales et du Développement (IHEID, Genève). Il a travaillé pour diverses agences de Nations Unies à Genève et à Rome et s'est spécialisé dans le traitement des questions de compétences (Life Skills, Skills Development) liées à la coopération internationale, ainsi que dans l'analyse des politiques publiques globales liées à l'environnement et à la soutenabilité.