Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07252.jsonl.gz/677

L'Anglais Tyson Fury a créé la surprise en ravissant les titres WBA/IBF/WBO des poids lourds à l'Ukrainien Vladimir Klitschko, au terme de 12 reprises, à Düsseldorf (All).
Le Britrannique était surtout réputé jusque-là pour ses provocations plus que ses exploits pugilistiques, "Ton heure est venue, c'est la fin de ton règne", avait-il cependant prévenu.
Fury n'avait cessé de répéter que sa jeunesse (27 ans) prendrait le dessus sur l'expérience d'un champion presque quadragénaire, invaincu depuis 2004. Sur le ring installé au coeur d'un stade de 55'000 places, M. Fury a joint l'acte à la parole en le tenant en respect et se montrant le plus actif pour faire l'unanimité auprès des trois juges (115-112 deux fois et 116-111) au terme des 12 reprises.
Le natif de Manchester est resté invaincu en 25 combats (18 avant la limite), tandis que Klitschko a concédé sa première défaite depuis 2004, la quatrième d'une carrière riche de 64 succès dont 54 signés avant la limite. "Je veux remercier mon Seigneur et Sauveur Jésus-Christ pour m'avoir guidé à la victoire", a déclaré le nouveau roi de la catégorie reine, en larmes.
"Une revanche s'impose, ça ne fait aucun doute", a déclaré pour sa part le champion déchu après un combat terminé avec l'arcade sourcilière droite ensanglantée et la pommette gauche rougie.
Le choc entre les deux géants (1m98 pour Klitschko et 2m06 m pour Fury) n'a pas fait les étincelles attendues. L'ex-champion a cherché l'ouverture entre les longs bras d'un rival très mobile pour ses 112 kg et jouant la carte de la provocation physique et verbale dans les premières reprises. Les quelques coups portés étaient plus à l'actif du challenger, laissant l'Ukrainien en retard aux points dès la mi-combat.
Il y eut un peu plus d'action à la 7e reprise, avec notamment de bons enchaînements de Fury, qui ne manquait toujours aucune occasion de provoquer son adversaire en boxant notamment les bras dans le dos.
Le champion en titre avait clairement de plus en plus besoin d'un k.-o. pour faire la différence. Mais ni ses quelques droites (9e), ni le point déduit à Fury pour coups répétés derrière la tête (11e), ni encore une fin de combat à l'avantage de l'Ukrainien face à un rival visiblement épuisé ne pouvaient changer l'issue.