Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07167.jsonl.gz/233

Notice d'impact
Protection de l'air et du climat
La centrale n'émet aucune émission de gaz et produit une énergie renouvelable dépourvue d'émissions de CO2.
Protection contre le bruit et les vibrations
La centrale est située à proximité de zones classées en degrés de sensibilité II (DS 2, max. 45 dB) et III (DS III, max. 50 dB), lesquelles fixent dans l'Ordonnance sur la Protection contre le Bruit (OPB) des valeurs limites d'exposition.
De ce fait, toutes les dispositions ont été prises pour pour respecter lesdites prescriptions, en particulier au niveau des mesures d'insonorisation du bâtiment de turbinage et des systèmes d'aération.
Les bruits solidiens et les vibrations ont été traitées conformément aux dispositions suivantes :
- Norme DIN 4150-2 "Vibrations dans les bâtiments, effet sur les personnes dans les bâtiments"
- Norme SN 640'312a "Les ébranlements - Effet des ébranlements sur les constructions"
- Norme SIA 181 "Protection contre le bruit dans le bâtiment"
Protection contre les rayonnements non ionisants
Les rayonnement non ionisant, au sens strict du terme, englobe tous les champs électromagnétiques d'une gamme de fréquences de 0 à 300 gigahertz (GHz).
Il existe deux types de rayonnement :
- Basse fréquence, de 0 à 100 kilohertz (kHz)
- Haute fréquence, de 100 kHz à 300 GHz
Des champs électromagnétiques se forment à proximité des objets soumis à des tensions électriques ou traversés par des courants électriques.
Leur présence est liée à la production, au transport ou à l'utilisation d'énergie électrique.
La centrale, raccordée au réseau 16kV de la Ville de Boudry et le tube de protection du câble sont soumis aux champs de l'Ordonnance sur la protection contre le rayonnement non ionisant (ORNI).
L'exposition a des rayonnements non ionisants intenses pouvant occasionner des nuisances. Tous les calculs, analyses et modélisations nécessaires ont donc été réalisés afin de respecter les prescriptions de l'ORNI.
protection des eaux souterraines
La centrale étant une centrale au fil de l'eau, ni le régime hydrologique de l'Areuse, ni les eaux souterraines en interaction avec ce cours n'ont été modifiés.
Le Vivier :
Concernant le Vivier, une campagne de mesure de son débit et de ses tributaires a été effectuée afin de déterminer le volume d'eau nécessaire au bon fonctionnement du réseau hydrographique.
Ainsi, le débit minimal nécessaire pour éviter tout impact significatif sur le Vivier est de 850 l/s. Suite à la mise en service de la centrale, ce débit est resté constant.
Tronçon court-circuité :
Un tronçon court-circuité de 20 mètres a dû être crée afin de restituer les eaux turbinées d'environ la même distance, en aval du barrage des Esserts. Cette longueur est considérée comme faible et le débit résiduel demeure permanent.
Niveau de l'eau :
Aucun réhaussement n'a été effectué sur la couronne du barrage des Esserts. En phase d'exploitation, le débit résiduel est octroyé en partie par le déversement d'une lame d'eau sur le couronnement du barrage. La relation niveau d'eau/débit est donc quelque peu modifié mais s'inscrit toutefois dans les normes.
Aucun impact lié à la centrale n'altère donc aux eaux souterraines.
Faune piscicole
Au sortir d'un parcours épurateur dans les Gorges, l'Areuse possède une très bonne qualité d'eau, propice au développement des biocénoses aquatiques diversifiées et parfois rares.
Le site des Esserts est un espace sur lequel s'imbriquent de nombreux milieux aquatiques et riverains.
Citons en particulier les aménagements du Domaine du Pervou ainsi que le Vivier et ses tributaires.
Le seuil artificiel des Esserts partage divers milieux remarquables tels que des talus abruptes sur lesquels niche le martin-pêcheur ou des faciès d'écoulements générant des dynamiques de charriage propices au frai des salmonidés et au développement de végétation alluviale.
Pont du Pervou
Espèces de la faune piscicole se trouvant dans l'Areuse, sur le secteur des Esserts:
|Nom français||Nom latin||Statut de menace||Type de présence|
|Truite lacustre||Salmo trutta lacustris||Fortement menacé||Ponctuelle|
|Ombre de rivière||Thymallus thymallus||Vulnérable||Fréquente|
|Truite de rivière||Salmo trutta fario||Potentiellement menacé||Très fréquente|
|Chabot||Cottus gobio||Potentiellement menacé||Très fréquente|
|Loche franche||Barbatula barbatula||Non menacé||Peu fréquente|
|Vairon||Phoxinus phoxinus||Non menacé||Peu fréquente|
(source Service de la faune, état juin 2010)
Libre circulation piscicole
De courtes ou de longues distances, les déplacements au sein du réseau hydrographique sont indispensables à l'accomplissement du cycle biologique des poissons. La recherche de nourriture, de caches, de sites de reproduction, de secteurs favorables au développement des juvéniles, de refuges en cas de pollution ou de sécheresse en constituent les principales raisons.
L'Areuse est cours d'eau dans lequel la reproduction naturelle de certaines espèces de poissons telles que la truite de lac et l'ombre de rivière est encore significative. Depuis l'embouchure du cours d'eau dans le lac, quatre obstacles artificiels, dont celui constitué par le barrage des Esserts, limitent l'accès des poissons jsque dans les gorges. Actuellement, ces obstacles sont tous équipés d'un dispositif de franchissement pour la faune piscicole.
Ombre de rivière
Passe à poissons
Une passe à poissons a été mise en place afin de permettre aux diverses espèces piscicoles présentent sur le site des Esserts de migrer.
Compte tenu notamment de la grande variabilité des tailles de poissons présents (loches franches de moins de 10 cm et truites du lac de plus de 100 cm), une passe à poissons à bassins successifs a été implantée.
La passe à poissons a été construite en rive gauche. L’entrée aval de la passe se trouve 5 m au bas de l’embouchure du canal de restitution, afin d'éviter que les poissons qui en sortent se retrouvent dans une zone "morte" du point de vue des écoulement et d'empêcher qu'ils ne soient ré-entraînés vers l'aval lors des crues.
Elle a une longueur d'environ 95 m et conçues avec 25 bassins successifs. Les bassins mesurent au minimum 2 m de large et 3 m de long avec une différence de niveau d’eau maximale de 20 cm entre chaque bassin. La pente maximale s’élève à 6.3%. Les parois de séparation disposent d’échancrures (30 cm) et d’orifices noyés (15 x 15 cm). Le débit de la passe est ajustable saisonnièrement et est réglé par une vanne.
Passe à poissons