Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07193.jsonl.gz/392

«Lorsqu'un déficit d'électricité se profile - déficit dont plus personne ne doute - les milieux économiques et politiques sont invités à intervenir», a déclaré le 13 décembre 2007 devant la presse Kathrin Anderegg-Dietrich, présidente de l'Association PME Bernoises. A son avis, le Conseil fédéral a déjà clairement souligné que les besoins en électricité ne pourraient pas être couverts sans énergie nucléaire dans l'avenir non plus. L'Association PME Bernoises et l'Union du commerce et de l'industrie du canton de Berne désiraient toutefois une analyse supplémentaire sur le rôle qu'occupe la production d'électricité dans la région. C'est ainsi qu'elles ont chargé la BAK Basel Economics de procéder à une étude de l'importance de l'industrie électrique pour l'économie du canton de Berne.
500 millions de francs annuels
L'étude, réalisée sous la direction du Professeur Urs Müller, montre les avantages que le canton de Berne peut retirer en termes de création de valeur, d'emploi et de recettes fiscales, d'une production d'électricité assurée sur un site proche par rapport à une électricité qui serait importée. L'étude a aussi comparé les avantages économiques induits par une nouvelle centrale nucléaire à Mühleberg et par une centrale combinée à gaz. Le résultat est clair: une nouvelle centrale nucléaire engendrerait effectivement quelque 500 millions de francs par an en création de valeur et quelque 2000 emplois dans le canton de Berne, alors qu'avec une centrale combinée à gaz, l'impact positif serait moindre, la part de l'énergie primaire dans le coût de production jouant un rôle relativement important.
Demande d'autorisation générale à présenter immédiatement
«Nous ne pourrons résoudre le problème qu'en remplaçant la centrale nucléaire de Mühleberg par un réacteur moderne», conclut Niklaus Lüthi, président de l'Union du commerce et de l'industrie du canton de Berne. Il estime donc que le propriétaire de l'installation, BKW FMB Energie SA, doit introduire les procédures nécessaires et présenter une demande d'autorisation générale au Conseil fédéral dans les plus brefs délais. «Parallèlement à l'avantage économique, la sécurité de l'approvisionnement revêt un caractère prioritaire pour les associations économiques: une préoccupation que le Conseil-exécutif devrait prendre lui aussi au sérieux», a déclaré Niklaus Lüthi. Le représentant de l'économie met en garde contre l'illusion qui consisterait à croire que les besoins en électricité peuvent être couverts par des énergies renouvelables. Du fait de la dépendance de l'étranger, les importations d'électricité ne constituent pas non plus une alternative à la production nationale, qui doit être assurée avec des émissions de CO2 les plus faibles possible, ajoute-t-il.
Source
D.S./C.P. d’après un communiqué de presse de l’association PME Bernoises du 13 décembre 2007