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Description
Communiste et révolutionnaire français dont la devise était : « Le devoir d’un révolutionnaire, c’est la lutte toujours, la lutte quand même, la lutte jusqu’à l’extinction », il fit le coup de feu en juillet 1830, mai 1839, participa à la révolution de février 1848. Lors de la Commune il est en prison.
En 1868/1869, il rédige ces Instructions, publiées pour la première fois en 1930, qui sont un manuel de la barricade, un vademecum de l’insurrection. Les villes, et Paris en particulier, sont des champs de bataille. Ce programme est purement militaire et laisse de côté les questions politiques et sociales.
Fils d’un Conventionnel girondin devenu français lors de l’annexion de Nice à la France, enfermé sous la Terreur puis nommé sous-préfet sous le Premier Empire, Auguste Blanqui (né à Puget-Théniers en 1805, mort à Paris en 1881) a étudié à l’institution Massin, à Paris, où enseignait son frère aîné, l’économiste libéral Adolphe Blanqui disciple de Jean-Baptiste Say, qui sera admis à l’Institut de France.
En 1870, il fonde le journal, La Patrie en danger, pour soutenir Gambetta. Il participe aux émeutes du 31 octobre 1870 et tente de s’emparer de l’Hôtel de Ville. Arrêté à la veille de la Commune, il est condamné à la déportation et finalement interné à Clairvaux en raison de son âge. Il est gracié et libéré en juin 1879, après que son élection de député de Bordeaux aux élections d’avril 1879 soit invalidée. Il dirige jusqu’à sa mort un journal lancé en 1880, Ni Dieu ni maître, qui défendait des thèses anarchisantes. Son principal ouvrage littéraire, Critique sociale sera publié après sa mort.
Suite aux oppositions qu’il mène successivement contre les pouvoirs en place (Louis-Philippe Ier, Charles X, Napoléon III et Adolphe Thiers), Augsute Blanqui passe la moitié de sa vie d’adulte en prison, ce qui explique le nom donné à l’une de ses premières biographies, L’Enfermé, écrite par Gustave Geffroy.