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En 1912, Charles-Clos Olsommer, artiste neuchâtelois alors âgé de vingt-neuf ans, choisit Veyras comme cadre idéal pour accomplir sa vocation artistique. Il se construit une maison, celle-là même qui aujourd'hui sert d'écrin au musée qui porte son nom.
La mention du village figure sur de nombreuses oeuvres pour bien affirmer le lien entre elles et le lieu qui les a inspirées, même si elles ne sont en aucun cas tributaires du contexte topographique.
L'oeuvre réalisée est importante, autant par le nombre de pièces que par la qualité du style, la cohérence du langage plastique ou le rayonnement qui n'a cessé de se développer sur un large public qui comprend aussi bien les collectionneurs que les amateurs heureux de retrouver dans ces pièces l'écho de leurs propres émotions.
Une telle oeuvre, créée hors de toute mode, mérite donc d'être mis en valeur dans l'endroit où elle fut créé.
Charles-Clos Olsommer a choisi Veyras et ce choix ne s'est opéré ni tout de suite ni par hasard.
Il y eut, avant la retraite valaisanne, la formation à Munich, la découverte des Balkans, la vie en Bulgarie, les voyages aussi nombreux que divers dans le sud de l'Allemagne, en France, en Italie surtout. Beaucoup d'expériences accumulées, une suite immense d'images enregistrées, de sensations éprouvées, une moisson de perceptions.
Il faut comprendre la retraite de Veyras comme une nécessité intérieure. Il y a un temps pour la découverte, pour les expériences. Il y en a un autre pour la réalisation.