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04/02/2017
Le premier avion de patrouille maritime destiné à la Royal Australian Air Force (RAAF) a débuté ses essais en mer au large d’Adelaïde. Ces essais doivent permettre de vérifier la bonne intégration du nouveau système avec la Marine australienne.
Obtention de l’IOC :
Cette série de test est effectuée avec le destroyer HMAS Hobart de la Marine australienne. Il s’agit de vérifier que les informations circulent correctement entre les deux systèmes et permettent la misent en places de nouvelles stratégies de combat combinées. La vérification des procédures et de l’application de celles-ci pour les équipages. Au final, il s’agit pour le nouvel opérateur du P-8A d’obtenir la capacité opérationnelle initiale (IOC) d’ici 20-18.
Rappel :
L’Australie a finalisé une commande portant sur 8 avions de patrouille de type Boeing P-8A « Poseidon » en janvier 2014. L’Australie dispose également d’options pour 4 appareils supplémentaires. Le contrat est de 4 milliards de dollars. Les 8 P-8A seront livrés en deux lots de quatre appareils.
Le Boeing P-8A «Poseidon» :
Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.
Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion peut échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.
Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il est possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.
Le P-8 a été commandé par la Marine américaine, l’Inde, l’Australie, l’Angleterre et la Norvège.
Photos : 1 P-8A australien avec le destroyer Hobart@ RAAF 2 Consoles des opérateurs @ USN
03/02/2017
Le premier avion de patrouille maritime de type Lockheed Martin P-3 « Orion » de la Marine chilienne a quitté la base navale Concon et est arrivé au Canada en vue de sa mise à jour à mi-vie (MLU) en vertu d'un contrat de 37 millions de dollars avec IMP Aerospace de Halifax, en Nouvelle-Écosse.
Les Lockheed P-3 « Orion » de la marine chilienne sont en service depuis 1993 et vont devoir recevoir de nouvelles ailes et de nouveaux stabilisateurs. Les moteurs vont être améliorés dans le cadre du plan de modernisation à mi-vie (MLU). Les autres améliorations concernent l’installation du nouveau système tactique de mission entièrement intégré Integrated Tactical System (FITS). La Modernisation de l’avionique comprend la mise en place d’un cockpit numérique et de l’installation d’un nouveau système de radar multi-mode de surveillance maritime. Les appareils seront dotés de missiles Raytheon AGM-84 « Harpoon » antinavires.
Une fois terminé, les P-3 « Orion » chiliens devraient rester en service durant 20 ans. Les appareils sont exploités de l’escadron de reconnaissance maritime (VP) -1 à Viña del Mar, à environ 60 km à l'ouest de la capitale, Santiago.
Photo : P-3 « Orion » de la marine chilienne @ Marine chilienne
15/12/2016
L'Italie a reçu ses deux premiers avions de patrouille maritime et de recherche et sauvetage P- 72A basés sur une cellule d’ATR 72-600. Au total se sont quatre appareils qui viendront remplacer la flotte actuelle de Breguet Atlantic.
Basé sur une cellule d’ATR 72-600, le P-72A est configuré militairement par la société Leonardo (Selex ES) au sein de ses installations de Turin. Les P-72A partagent un certain nombre de caractéristiques avec la variante de la guerre anti-sous-marine (ASW) de l'ATR 72 que Leonardo a développée pour la Turquie.
Pour l’Italie, les systèmes ASW ont été remplacés par une gamme complète d'équipements C4I (Command, Control, Computers, Communications and Intelligence). L’avion est doté du système de mission ATOS ( Airborne Tactical Observation et Surveillance) de Leonardo. Le système ATOS assure une surveillance étendue et ciblée (ouverte ou dissimulée) Il s'agit d'un système de gestion de mission d'architecture ouverte, flexible et ouvert, intégrant un certain nombre de capteurs et de sous-systèmes dans une conception très modulaire. ATOS est basé sur quatre stations qui permettent de gérer l'information, avec la possibilité de l'intégration des liens avec les liaisons électroniques 16/11, SATCOM KU / KA, Vortex, VMF et la classification radar. Le système permet la capacité ELINT ESM.
ATOS est intégré à l'instrumentation numérique avec un TACAN (Tactical Air Navigation de navigation aérienne à courte portée), deux SAASM VI INS / GPS (disponibilité sélective Anti-Spoofing Module-système qui permet des observations GPS très détaillées et précises) et un IFF TX.Le système de gestion permet un contrôle avec quatre radios UHF et HF avec deux opérateurs de système de mission.
Le personnel dispose également d’une tourelle FLIR "Star Safire HD" qui permet le géo-pointage avec une extrême précision, l'alimentation fournie par des capteurs multiples peut être fusionnée en une seule image, pour obtenir le contraste, et la présentation des détails cachés de façon optimale.
Les P-72A sont doté du radar AAES "Seaspray 7300" de type AESA. Le P-72A est également doté d’une suite d'autoprotection dérivée de celle adaptée au C-27J « Spartan » soit le système ELT800V2 avec détection à infrarouges AN/AAR-47 et électromagnétiques APR-39 couplé au système de contre-mesures électroniques AN/ALE-40.
Photos : 1 & 3 le P-72A 2 Poste ATOS @ Leonardo
25/08/2016
Wellington, la Royal New Zealand Air Force (RNZAF) a lancé un programme de modernisation de sa flotte d’avions de patrouille maritime de type Lockheed P3K2 « Orion ». C’est Boeing qui a été choisi pour la réalisation de la mise à jour. Le contrat est estimé à près de 35 millions de dollars.
Au total se sont cinq appareils qui sont concernés par cette modernisation. Cette mise à jour doit permettre de maintenir le petite flotte opérationnelle jusqu’en 2020, date à laquelle le ministère de la défense de la Nouvelle-Zélande prévoit de lancer un programme de remplacement.
En attendant mieux, les Lockheed P-3K2 « Orion » de la RNZAF seront dotés d’améliorations en ce qui concerne les logiciels du radar, de nouvelles radios et des systèmes acoustiques améliorés. Les systèmes de guerre-électronique seront également mis à jour.
Lockheed P-3C « Orion » :
La version finale, P-3C, conserva la cellule et la motorisation de la version précédente, le P-3B, mais fut équipée d'un nouveau système de lutte anti-sous-marine et d'un Air Tactical Data Systems. Entre 1974 et 1984. Le P-3C peut emporter diverses armes dont des missiles AGM-84 « Harpoon » sur des points de charges externes, 4 torpilles Mk.46 ou 2 bombes sous-marines Mk.101 en soute et peut aussi utiliser des bouées acoustiques.
Photo : Lockheed P-3K2 « Orion »@ RNZAF
09/06/2015
Confrontée à un problème de budget, la Royal Air Force doit prochainement faire un choix crucial en vue du remplacement des avions de patrouille maritime Nimrod. La problématique et d’autant plus grave, que depuis le retrait des Nimrod MR2 et l’abandon du standard MRA4, le Royaume-Uni se retrouve sans aviation de patrouille maritime.
Rappel :
Le retrait des derniers Bae Nimrod MR2 a eu lieu en 2010, ceux-ci devaient être remplacés par un nouveau standard, le Nimrod MRA4. Le Nimrod MRA4 (MRA pour Maritime Reconnaissance and Attack, devait avoir une capacité de tir de missiles de croisières, une nouvelle motorisation et devaient être produits à partir des cellules des anciens MR2. Le programme prévoyait initialement l'achat de 18 avions, ramené ensuite à 12 puis finalement 9. BAe Systems a dû en cours de programme demander l'assistance de Boeing, l'intégration du système d'arme s'étant révélé beaucoup plus complexe que prévu. Le premier vol a lieu en 2004.De nombreux retards et augmentation des coûts ont fini par faire exploser le budget initial. Avec l’arrivée au pouvoir de David Cameron et dans le cadre d'une politique de réduction des déficits publics, le projet fut finalement abandonné en 2010.
Les remplaçants :
Différentes candidatures sont actuellement explorées par la RAF pour répondre aux nouvelles exigences du futurs avion de patrouille maritime, elles comprennent : l’Airbus C295, Boeing P-8A « Poseidon », le Lockheed-Martin C-130J.
Photos :1 Prototype du Nimrod MRA4 @ BAe 2 Boeing P-8A « Poseidon » @ Boieng