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L'implantation de l'islam en Occident a pour effet, entre autres, le renforcement du «combat » entre apôtres du laïcisme et tenants des religions. Les tensions cristallisent en particulier autour de la question de la compatibilité de certains signes extérieurs de la foi et de la laïcité. Pourquoi cet acharnement contre les symboles religieux ? Supprimer tout signe religieux dans les institutions étatiques est-il un gage de paix civile ? Ou n'est-il pas dangereux, au contraire, d'asphyxier les expressions identitaires ?
Faut-il enseigner la religion à l'école ? Si oui, quel doit en être le contenu ? Depuis quelques années, ce genre d'interrogations se pose avec une acuité particulière. A l'âge de la laïcité accomplie, du pluralisme valorisé à l'extrême, de l'extension pour le moins douteuse du concept de religion, ce n'est rien de moins que la légitimité de tout enseignement religieux qui est remis en question. Selon leur sensibilité et leur histoire confessionnelle, les cantons romands proposent un programme différent d'enseignement religieux. Les réflexions qui suivent n'ont pas pour but de faire le tour de la question et ne prétendent nullement se fonder sur une connaissance exhaustive de ce qui se fait en matière d'enseignement religieux. Une modeste expérience personnelle dans l'enseignement public, la catéchèse paroissiale et l'enseignement privé serviront de point d'ancrage, nécessairement partiels et relatifs, au cours du raisonnement.
Les relations entre le Patriarcat de Moscou et le Saint-Siège se sont notablement détériorées, en tout cas depuis le voyage du pape en Ukraine, en été 2001. Un accord semble exclu pour l'instant. Les deux partis campent sur leurs positions, ne pouvant pas ou ne voulant pas accepter le point de vue de l'autre.
Il y a certainement chez beaucoup de catholiques une mauvaise compréhension de ce qu'est l'eucharistie pour un protestant. Pour éviter qu'une lecture superficielle de la dernière encyclique de Jean Paul II ne conforte de malheureux préjugés hérités de querelles tridentines, il convenait de donner la parole à un théologien protestant. Cette belle méditation sur la présence dans l'absence éclaire le mystère d'une lumière neuve et ouvre la voie à une intelligence renouvelée de la Cène du Seigneur.