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Solution
Trop chaud en centre-ville? Patience, les forêts urbaines vont nous rafraîchir!
La ville de Séoul, en Corée du Sud, vient de lancer un projet de forêt urbaine pour faire baisser la température du centre-ville jusqu'à 7°C. Ce concept environnemental qui fleurit partout dans les villes du monde présente deux avantages: amener un couloir de fraîcheur et absorber les particules de pollution. De Phoenix aux Etats-Unis jusqu'à Mumbai en Inde en passant par Paris, les projets poussent comme des champignons!
En Corée du Sud, l'été, les habitants de Séoul doivent supporter de plus en plus de fortes vagues de chaleur. Les Sud-Coréens se souviennent encore de cette saison estivale 2018 lorsque le mercure est monté jusqu'à 39,6° au pic de la journée. Pourtant, la capitale dispose de deux atouts: deux massifs montagneux qui la cernent, Bukhansan Mountain au nord et Gwanaksan Mountain au sud. Les autorités coréennes sont bien décidées à se servir de la fraîcheur de ces reliefs pour supporter les potentielles futures périodes caniculaires.
La solution? Planter une forêt urbaine. Concrètement, il s'agit d'installer des végétaux le long des rivières et des routes pour créer un couloir d'air qui s'engouffre jusque dans le centre-ville. Le Metropolitan Government de Séoul a déjà pris les choses en main et a lancé le projet au mois de novembre. Des travaux doivent avoir lieu jusqu'à fin 2021. Coût du projet: 15 millions de dollars.
Mais, cette initiative qui permettrait de baisser la température jusqu'à 7°C, ne consiste pas à planter n'importe quels arbres. Des espèces générant du vent sont nécessaires. Des érables, mais aussi des pins assureront cette fonction. Des cerisiers sauvages et des chênes se chargeront de purifier l'air. Ces végétaux ont la capacité d'absorber les particules. Ils feront la connexion entre les arbres plantés au bord de l'eau et le centre-ville.
Plans d'action aux quatre coins du monde
Le projet de Séoul n'est pas unique. Aux Etats-Unis déjà, on compte sur les forêts urbaines pour mieux faire respirer les villes. Boston vient tout juste de clore un appel à projets pour solliciter les meilleures idées et construire sa première forêt urbaine. Sur la côte ouest, Los Angeles a déjà planifié la plantation de 90.000 arbres d'ici l'année prochaine. Quant à la ville de Phoenix, en Arizona, on compte depuis longtemps sur les végétaux pour créer davantage d'ombre et purifier l'air. En 2010 déjà, un plan d'action avait été lancé pour donner naissance à une forêt urbaine. La métropole est depuis passée à la vitesse supérieure en plantant 4.500 arbres chaque année.
En Inde, à Mumbai, on veut aller vite pour faire pousser les forêts urbaines. A l'initiative d'un projet de plantation de 10.000 espèces locales, la DCB Bank soutient une technique japonaise qui permet de faire pousser les végétaux cent fois plus vite. Intitulée Miyawaki – du nom de son concepteur, cette méthode s'appuie sur une sélection d'espèces autochtones que l'on plante en masse. On mise en fait sur la végétation qui se serait naturellement développée sans l'intervention humaine.
A Paris aussi, on se souvient qu'Anne Hidalgo avait décrit en 2019 son mandat comme celui de la végétalisation. Des projets de forêts urbaines sont sur la table pour végétaliser le parvis de l'Hôtel de Ville, les alentours de l'Opéra Garnier et de la gare de Lyon.Retour à la page d'accueil
Relaxnews