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Historique
La vallée des Ormonts est restée pendant longtemps en dehors des communications et a conservé jusqu’à l’époque contemporaine les habitudes et coutumes d’autrefois.Ils remues souvent d’un chalet à l’autre pour profiter des provisions de fourrage amassées en été à diverses altitudes.
L’origine de la vallée des Ormonts n’est guère connue avant le 13ème siècle. Le Val d’Ormont était divisé en plusieurs fiefs appartenant au Comte de Savoie, à l’Abbaye de St-Ma2urice, aux Nobles de Saillon en Valais et d’autres nobles.
En 1222 Aymon de Pontevitreo céda au comte de Savoie tout ce qu’il possédait dans les diocèse de Sion et Saillon, en échange de biens équivalents dans le Mandement, de Ponteverre en Savoie ; son frère céda aussi sa part de Asillon au comte. Pierre de Ponteverre, seigneur de Saillon reconnut en 1288 tenir de l’Abbaye de St-Maurice un fief comprenant : La Lex, Famelon, Marnex et Métreillaz. Aymon de Ponteverre, neveu de Guillaume obtint du comte de Savoie le droit de bâtir sur le promontoire des Voëttes le château d’Aigremont.
Les alpages sus mentionnés ainsi que d’autres propriété ont été rachetés en 1524 par Nicolas de Greffenried qui le revendit au gouvernement bernois ; en 1502 ceux du comte ceux du comte de Gruyère passèrent dans les mêmes mains.
La domination bernoise ne fut pas trop dure pour les habitants des Ormonts. L.L.E.E. purent les traiter avec ménagements et la châtellenie fondée en 1403 avec un juge et deux métraux conserva ses droits. Cette époque que date la division de la vallée en deux communes telles qu’elles se présentent aujourd’hui. Les Ormonens restèrent fidèles au régime bernois. En 1798, un détachement commandé par le colonel Tscharner en direction d’ Aigle pour tenter d’arrêter les troupes françaises chargée de libérer le Pays de Vaud de la domination bernoise se heurta à celles-ci au Pont de la Tine et au lieu di Pont des Planches et fut battu ; un autre contingent commandé par le colonel Forneret livra bataille au Col de la Croix puis ensuite descendit avec ses blessés jusqu’au chalet de Tréchadèze où les combats reprirent et le colonel Forneret mortellement blessés.
Ce fut la fin de la Révolution et le dimanche suivant les pasteurs lurent en chaire la déclaration du Directoire vaudois proclamant l’indépendance totale du Pays de Vaud.
Entre 1836 et 1840 fut construite la belle route qui unit Aigle au Sépey par les Grands Rochers, puis plus tard entre le Sépey et Château d’Oex et entre le Sépey et Les Diablerets. En 1913 le chemin de fer électrique Aigle – Sépey – Diablerets fut ouvert à l’exploitation ; dès 1950 la période de prospérité a permit la construction de nombreux châlets de vacances ainsi que deux télécabines, deux ski-lifts et la course postale Gstaad – Pillon – Diablerets ont contribué à donner au trafic touristique, à l’industrie hôtelière et au commerce local un essor réjouissant. L’armoirie figurait sur des coupes de communion en 1728.
(Notice extraite de dictionnaire historique vaudois de Mottaz par A. Henchoz en 1965)
Remarque : Il s’agit d’un document tel qu’orthographié par son auteur