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La Bourgeoisie de Miège est une corporation de droit public, régie par la loi sur les communes (LCo). C’est une entité indépendante composée d’un Conseil bourgeoisial et d’une assemblée bourgeoisiale.
Elle fait partie également de la Grande-Bourgeoisie de la Noble-Contrée, regroupant les Bourgeoisie de Veyras, Venthône, Mollens et Randogne.
L’assemblée bourgeoisiale ou assemblée primaire est convoquée au moins une fois par an, en principe lors de la St-Charles. Le Conseil bourgeoisial, élu pour quatre ans, compte trois personnes : un président, un vice-président et un conseiller ; un secrétaire, un caissier ainsi qu’un channier viennent se greffer au Conseil.
Perdurer les traditions, mettre en valeur et valoriser son patrimoine (bâtiments, terrains, alpages, forêts, vignes) ainsi que produire et vendre du vin de nos vignes, font partie des buts et objectifs de la Bourgeoisie de Miège.
L’activité des bourgeoisies est véritablement complémentaire de celle des communes municipales. Les acquis des Bourgeoisies constituent notre culture ; à nous de les entretenir et de les transmettre.
Bref historique : En 1815, le Valais entre dans l’alliance confédérale suisse. Les idées démocratiques commencent à se concrétiser: dès 1839, la Constitution valaisanne accorde le droit de vote aux non bourgeois établis dans la commune depuis cinq ans. La loi valaisanne du 2 juin 1851, en application de la Constitution fédérale de 1848, institue les nouvelles communes politiques, à savoir les municipalités : ce sont des communes d’habitants qui reprennent la plupart des tâches assumées précédemment par l’administration bourgeoisiale. Le Valais, à la différence d’autres cantons romands, a choisi de conserver une commune bourgeoise à côté de la commune municipale. Il y a ainsi deux communes, avec des administrations séparées, dotées chacune d’une assemblée primaire et d’un conseil exécutif. La Bourgeoisie perd alors la primauté sur le plan communal. Cependant la législation lui fait supporter des charges de plus en plus lourdes, notamment au titre de l’assistance et de l’instruction publique et le patrimoine s’amenuise dangereusement. À la suite d’une pétition, le Conseil d’Etat s’attelle à une réforme qui va donner aux bourgeoisies une garantie constitutionnelle et, allégeant leurs charges financières, leur permettre de trouver les ressources nécessaires au déploiement de leur activité: la gestion d’un patrimoine dont le revenu sert à l’amélioration du bien-être de la collectivité et aux œuvres d’intérêt général.