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La grande question dans l'immédiat est de savoir si les mégacapitalisations sont en mesure de donner une nouvelle impulsion aux marchés des actions.
Au terme de seize mois d'enquête sur les quatre géants technologiques américains, Alphabet, Amazon, Apple et Facebook, la commission antitrust de la Chambre des représentants a publié un rapport qui compare ces entreprises à des monopoles comme on en n’avait pas vu depuis l'ère des barons du pétrole et des magnats des chemins de fer.
Selon le Financial Times, l'Union européenne (UE) est en train de dresser une liste de grandes entreprises technologiques et de plateformes susceptibles d'être soumises à des règles plus strictes en matière de confidentialité des données et de concurrence.
Le durcissement de la réglementation est un obstacle potentiel pour les géants technologiques. Dans le rapport de 449 pages de la commission antitrust de la Chambre des représentants, on peut lire qu'Alphabet, Amazon, Apple et Facebook se livrent à des pratiques anticoncurrentielles.
Il leur est notamment reproché de contrôler les marchés sur lesquelles ils livrent concurrence. Le rapport était moins clair quant aux mesures préconisées pour remédier à cette situation et la solution plus extrême d'un démantèlement de ces entreprises ne semble pas tenir la corde.
Selon la Recherche d’UBS, la grande question dans l'immédiat est de savoir si les mégacapitalisations sont en mesure de donner une nouvelle impulsion aux marchés des actions. La poursuite de l'ascension des marchés internationaux dépendra certainement davantage de thématiques liées au retour à une situation «plus normale» qu'à la dynamique de confinement qui avait donné un coup de pouce aux géants technologiques. Les investisseurs feraient bien de se diversifier dans l'optique de la poursuite d’une hausse des marchés.
de réduire quelque peu l'exposition aux géants technologiques.
En gardant ces dynamiques à l'esprit, la Recherche d’UBS préconise trois grandes stratégies.
Diversifier les positions au sein du secteur technologique.
La Recherche d’UBS estime qu’il n'y a pas de bulle sur les valeurs technologiques, dont la valorisation semble raisonnable au regard de leurs perspectives bénéficiaires (leur ratio cours/bénéfices rapporté à la croissance tourne actuellement autour de 1,4). Elle apprécie toujours un bon nombre des valeurs phares du secteur.
Cependant, la croissance se paie désormais au prix fort et le moment est venu d'envisager de réduire quelque peu l'exposition aux géants technologiques pour miser sur d'autres thématiques technologiques à long terme dont l'essor a bien souvent été accéléré par la pandémie de Covid-19.
Les artisans de la 5G et les plateformes appelées à en bénéficier, qui englobent des leaders dans les domaines de la mobilité intelligente, du cloud et des jeux vidéo, ainsi que les entreprises de l'économie numérique de la Chine (e-commerce, livraison de courses alimentaires, agences de voyage, moteurs de recherche, services liés aux technologies financières) ne sont pas à négliger.
A prendre également en considération: les opportunités dans les technologies vertes («greentech»). L'UE a annoncé un plan de relance budgétaire de 1850 milliards d'euros sur les sept prochaines années, qui doit lui permettre de tenir son objectif de neutralité carbone à l'horizon 2050. Plus de 30% de cette enveloppe sera spécifiquement affectée à des investissements en faveur du climat et à une croissance économique «verte».
Ces investissements auront des répercussions majeures sur la plupart des secteurs d'activité, notamment la production d'électricité, le transport, l'industrie et le bâtiment (chauffage / refroidissement). Ces domaines représentent environ 80% des émissions de gaz à effet de serre de l'Europe. Les leaders de la «greentech» sont promis à plusieurs années d'essor et il y aura des opportunités à saisir dans de nombreux secteurs.
mégacapitalisations ne veut pas dire qu'il faut liquider totalement ces positions.
Se diversifier au profit d'autres secteurs.
La poursuite du rebond des marchés est probablement conditionnée à de nouveaux gains de mobilité, à de bonnes nouvelles sur le front des essais cliniques de vaccins contre le Covid-19 et à une évolution favorable de la situation politique aux Etats-Unis. Il conviendra de privilégier d'autres pans du marché des actions, comme les titres britanniques, les mid caps américaines, les valeurs décotées des marchés émergents et les actions industrielles internationales.
Rester investi.
Rééquilibrer l'exposition au secteur technologique au détriment des mégacapitalisations ne veut pas dire pour autant qu'il faut liquider totalement ces positions. Lors des cinq dernières années, les valeurs technologiques internationales ont enregistré un certain nombre de corrections. En général, ces corrections ont abouti à des replis de 10 à 12% du pic au creux, suivis par des rebonds supérieurs à 20% lors des six mois suivants.
Le récent regain de volatilité a peut-être dissuadé certains investisseurs d'entrer sur les marchés mais rester sur la touche a un prix qui peut ensuite les amener à courir après le train de la hausse. Faire fructifier son argent tout de suite est généralement la meilleure stratégie.
Cependant certains investisseurs préféreront peut-être mettre à profit les accès de volatilité – qu'ils soient alimentés par la correction des valeurs technologiques, la présidentielle aux Etats-Unis, les tensions sino-américaines ou d'autres risques – pour constituer des positions à long terme au moyen d'options, de produits structurés ou d'une stratégie disciplinée d'achats échelonnés.
Par conséquent, la Recherche d’UBS recommande de s'en tenir à un plan financier qui évite de passer trop de temps en dehors des marchés, ce qui peut avoir une incidence négative sur la performance à long terme.