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Concordance ou opposition? – L’UDC et le gouvernement national
Notre gouvernement national sera réélu dans quatre jours. La question qui se pose est la suivante: appliquera-t-on la concordance ou la Suisse sera-t-elle gouvernée par une coalition de personnes…
Notre gouvernement national sera réélu dans quatre jours. La question qui se pose est la suivante: appliquera-t-on la concordance ou la Suisse sera-t-elle gouvernée par une coalition de personnes partageant les mêmes idées?
1. L’UDC et la concordance
Dans un système de concordance, plusieurs partis se partagent le gouvernement – logiquement les plus grands. Ils ne s’allient pas parce qu’ils ont les mêmes idées, mais au contraire parce qu’ils ont des avis différents. Ils n’ont qu’un seul point commun: ils sont les plus forts par le nombre de leurs électeurs. Pour le gouvernement national, cela signifiait jusqu’ici que les trois plus grands partis occupaient chacun deux sièges et le quatrième parti un siège au gouvernement. Ce principe valait du moins quand l’UDC était le plus petit parti. Ensuite, les autres partis ne manquaient jamais de prétextes pour exclure complètement ou partiellement l’UDC du gouvernement. Faites comme je dis, mais faites pas comme je fais! Voilà leur devise.
2. La concordance est en jeu le 14 décembre
La concordance garantit une certaine stabilité. Voilà pourquoi l’UDC a toujours soutenu sans réserve ce principe. Grâce à la « formule magique » 2:2:2:1, environ 75% des électeurs sont représentés au Conseil fédéral. Ce système gouvernemental est exigeant: chaque conseiller fédéral défend les idées de son parti et de ses électeurs au gouvernement. C’est dans cette enceinte que s’affrontent les opinions et que l’on se bat, que l’on donne et que l’on prend pour que finalement le Conseil fédéral adopte un compromis valable.
Que cela signifie-t-il pour l’UDC? Premièrement, que l’on doit prendre au sérieux l’adversaire en se battant avec lui. Il ne s’agit pas de chercher des arrangements faciles.
Au gouvernement comme partout, l’UDC s’engage pour la liberté, pour une Suisse indépendante, pour les droits du peuple, pour une neutralité permanente et armée ainsi que pour un Etat social performant. Elle doit être prête aussi à accepter des compromis, fût-ce avec le PS. La concordance exige que l’UDC gouverne avec le PS alors que le programme de ce dernier vise exactement l’inverse des objectifs de l’UDC.
Le PS veut une Suisse intégrée dans l’UE, il veut supprimer la défense nationale et vaincre le capitalisme, donc imposer le socialisme réel. L’UDC sait parfaitement que, dans l’histoire de l’humanité, l’immobilisme économique, la faim, la misère collective, les tueries et des millions de personnes assassinées et déplacées ont conduit à la dictature. Non, nous ne gouvernons pas avec le PS parce que le programme de celui-ci nous plaît. Mais nous acceptons le PS qui, avec sa part électorale de 18,5%, est le deuxième parti de Suisse et a donc droit à deux sièges.
Mais l’UDC ne peut accepter cela que si le PS est lui aussi prêt à accorder deux sièges gouvernementaux à l’UDC, premier parti de Suisse avec une part de 26,6% aux suffrages. Dans un système de concordance, tous les partis impliqués doivent respecter ce principe par les actes et non seulement en paroles.
Donc, Mesdames et Messieurs, c’est bien la concordance qui est en jeu le 14 décembre 2011.
Si on refuse à l’UDC ce deuxième siège au profit du PBD, qui a obtenu 5,4% des suffrages, la concordance est rompue. Les conséquences de cet acte sont imprévisibles.
3. Où en est l’UDC?
La décision tombera au moment de l’élection au deuxième siège gouvernemental. Une représentante d’un parti avec 5,4% des suffrages n’a pas sa place dans un système de concordance. Si le droit de l’UDC à un deuxième siège au Conseil fédéral n’est pas pris en compte, LA CONCORDANCE EST ROMPUE. Dès lors, toute règle et toute entente seraient écartées.
26,6% des électeurs ont voté UDC, soit plus d’un quart de l’électorat.
L’UDC est sortie de ces élections avec le troisième meilleur résultat de son histoire longue de 92 ans. Elle a participé pour la première fois en 1919 aux élections fédérales. L’année 1919 fut aussi la première où l’on a appliqué le système proportionnel.
En 2011, le PS a obtenu le deuxième plus mauvais résultat électoral de son histoire!
Le PLR et le PDC sont tombés à un niveau historiquement bas !
Mesdames et Messieurs, qui sont en réalité les perdants de ces élections?
4. Le mandat de l’UDC
Avant les dernières élections fédérales, l’UDC s’est engagée par un programme clair et net ainsi que par un contrat avec le peuple. 26,6% des électrices et électeurs y ont souscrits et ont donc donné un mandat clair à l’UDC.
On peut lire ce qui suit au début de la Constitution fédérale:
« La Confédération suisse protège la liberté et les droits du peuple et elle assure l’indépendance et la sécurité du pays.
Mesdames et Messieurs:
– liberté
– droits du peuple
– indépendance
– sécurité
Voilà exactement le programme de l’UDC!
La réalisation de ces objectifs est d’une importance existentielle pour la Suisse
Regardons donc un peu ce qui se passe au-delà de nos frontières. La politique de l’endettement est le résultat de la mégalomanie globale. C’est une politique privée des piliers essentiels que sont la liberté, les droits du peuple, l’indépendance, la sécurité! Mesdames et Messieurs, nous assistons à la plus grande crise depuis la Deuxième Guerre mondiale!
L’insécurité, l’effondrement économique et le chômage menacent. Nous devons réagir avec détermination face à ces dangers. Nous devons veiller à sauvegarder les piliers de notre pays qui ont fait leurs preuves. Les citoyens et l’économie doivent être renforcés. Est-il raisonnable dans une telle situation d’exclure le plus grand parti du gouvernement
5. Des blâmes qui sont en fait des éloges
Il y a certainement des personnes parmi nous qui souffrent de la joie manifestée par les médias, et plus particulièrement par les chaînes monopolistiques de la radio et de la télévision, devant le recul de l’UDC ainsi que des fausses informations répandus systématiquement par ces organes. Mais, Mesdames et Messieurs, laissons nos adversaires se réjouir du fait que l’UDC ait subi une légère baisse en octobre 2011 après 20 ans de progression ininterrompue.
Comment pourrions-nous nous attendre à des éloges de la part de ceux qui ont tourné le dos à la Suisse il y a longtemps déjà? De tous ceux
– qui veulent pousser la Suisse dans l’UE,
– qui cèdent sans coup férir aux pressions de l’UE et des Etats-Unis,
– qui étouffent l’économie suisse par des régulations et des contraintes bureaucratiques,
– qui coupent la production électrique sans disposer de nouvelles ressources énergétiques,
– qui refusent de voir les effets désastreux de la libre circulation des personnes et de l’accord de Schengen,
– qui ne veulent pas régler les problèmes de l’asile, mais qui au contraire les entretiennent,
– qui pratiquent une politique financière qui plonge la Suisse à son tour dans les dettes?
Devrions-nous recevoir des éloges de ces milieux?
Non, Mesdames et Messieurs: les blâmes de nos adversaires sont en fait les plus grands éloges à notre adresse!
Voilà pourquoi nous pouvons continuer à aller de l’avant avec assurance et le cœur léger!
Que l’UDC soit représentée au gouvernement comme un partenaire à part entière ou qu’elle reste dehors, cela n’a finalement pas beaucoup d’importance: de toute manière l’UDC se battra pour la Suisse!