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Le Parlement fédéral a élu le Bernois président de la Confédération par 174 voix sur 191 bulletins valables.
Son collègue Moritz Leuenberger assumera la vice-présidence. Le Zurichois a obtenu 146 voix sur 192 bulletins.
Samuel Schmid exercera la fonction de président de la Confédération pour la première fois depuis son entrée à l'exécutif fédéral. Membre de l’Union démocratique du centre (UDC – droite dure), le Bernois succède au démocrate-chrétien (PDC – centre doit) fribourgeois Joseph Deiss.
Avec ses 174 voix - dix-sept suffrages s’étant portés sur d'autres personnes – Samuel Schmid réalise un relativement bon score. Le même que son prédécesseur l'an dernier.
Pascal Couchepin avait fait moins bien (166 voix) en 2002. Le record depuis 1919 est toujours détenu par les socialistes Hans Peter Tschudi en 1969 et Willi Ritschard en 1977 avec 213 voix.
Avec cette élection, la présidence de la Confédération échoit pour la 23e fois à un Bernois. Le dernier en date à occuper cette fonction a été Adolf Ogi en 2000 et en 1993.
Samuel Schmid, qui fêtera son 58e anniversaire dans un mois, a été élu au Conseil fédéral en décembre 2000 pour succéder à Adolf Ogi.
Depuis, il a toujours dirigé le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports. Il y mène actuellement une difficile restructuration de l’armée suisse.
Pour des solutions communes
Son année de présidence de la Confédération, Samuel Schmid entend la placer sous le signe de la rencontre. Il prévoit d'ouvrir un dialogue direct avec la population en se déplaçant dans les différents cantons, a-t-il indiqué à l'issue de son élection.
Selon le Bernois, les principaux défis en 2005 sont la poursuite de l'assainissement des finances fédérales et la mise en place de moyens pour augmenter la croissance économique du pays. Avec pour visée de consolider notamment les assurances sociales.
Samuel Schmid prévoit également de se lancer dans le débat sur les bilatérales bis (votation attendue en 2005). A plusieurs reprises, il a déjà dû défendre un avis différent de son parti. Il entend le faire avec la même conviction, en défendant le oui du Conseil fédéral, sans craindre la confrontation.
Le Bernois annonce aussi qu'il fera tout pour que le gouvernement puisse trouver des solutions communes. Il admet toutefois que les moyens du président sont limités, puisqu'il ne dispose pas de cartons rouges.
Le vice-président moins bien élu
Moritz Leuenberger pour sa part accède pour la seconde fois à la vice-présidence (2000). Il est à la tête du Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication depuis son élection au gouvernement en septembre 1995.
Lors de l'élection du Zurichois, quatorze suffrages se sont portés sur Micheline Calmy-Rey. Ses autres collègues Christoph Blocher et Hans-Rudolf Merz ont obtenu chacun treize voix. Le score du socialiste est toutefois meilleur que celui de Samuel Schmid, qui avait reçu 143 voix l'an dernier.
swissinfo et les agences
Faits
La fonction de président de la Confédération est limitée à un an.
Le président est choisi au sein des sept membres du Conseil fédéral selon un système de tournus.
La présidence est largement protocolaire, plutôt que réellement décisionnelle.
Chacun des sept membres de l’exécutif endosse au moins une fois cette fonction.