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La pollution aux particules fines a provoqué 307 000 décès prématurés dans l'Union européenne en 2019. Ce chiffre reste alarmant mais a diminué de plus de 10% en un an, selon un rapport de l'Agence européenne de l'environnement publié lundi:
L'Union européenne s'est fixée comme objectif d'avoir réduit d'au moins 55% en 2030 le nombre de décès prématurés causés par les particules fines, par rapport aux niveaux de 2005. Si la pollution de l'air diminue au rythme actuel, l'agence estime que cet objectif serait atteint d'ici 2032.
D'après cette étude, plus de la moitié de ces vies pourraient être sauvées si les 27 pays membres respectaient les nouveaux objectifs de qualité de l'air récemment fixés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS):
Au début des années 1990, les particules fines, qui pénètrent profondément dans les poumons, provoquaient ainsi près d'un million de décès prématurés dans les 27 pays de l'UE, d'après ces données. Un chiffre déjà tombé à environ 450'000 en 2005. Parmi les principaux pays de l'UE, la pollution aux particules fines a été responsable en 2019 de:
Pour les particules d'ozone (O3), la tendance en 2019 était aussi à la baisse avec 16'800 morts prématurées, soit un recul de 13% sur un an. Pour le dioxyde d'azote (NO2), gaz produit principalement par les véhicules et les centrales thermiques, les décès prématurés ont diminué d'un quart entre 2018 et 2019, passant à 40'400.
La pollution de l'air reste la menace environnementale la plus importante pour la santé des Européens. Les maladies cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux sont les causes les plus fréquentes de décès prématurés imputables à la pollution atmosphérique, suivies par les maladies pulmonaires et les cancers du poumon, rappelle l'AEE.
Toujours selon l'association, la pollution de l'air fait sept millions de morts prématurées par an, un bilan qui la place à des niveaux proches du tabagisme ou de la mauvaise alimentation. Ce lourd bilan l'a poussé fin septembre à établir des limites plus contraignantes pour les principaux polluants de l'air, pour la première fois depuis 2005. (ats/jch)
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a lancé un avertissement la semaine dernière: dans les six à huit semaines à venir, plus de la moitié des Européens pourraient être infectés par Omicron. Qu'est-ce qui nous attend? Des études menées en Californie et en Afrique du Sud apportent aujourd'hui des éclaircissements.