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De retour de la Coupe du monde de paraski alpin en Russie, Thomas Pfyl a dû ranger ses skis peu de temps après, vu que les neuf dernières courses de ski ont été annulées. La saison se termine plus tôt que prévu. Seul le coronavirus fait encore la une des journaux. La consolation pour Thomay Pfyl ? Il est troisième au classement général toutes disciplines confondues.
Super G, slalom géant, slalom - Thomas Pfyl brille dans toutes ces disciplines. Swiss Paralympic lui a posé cinq questions à la fin de la saison :
1. Félicitations pour ta troisième place au classement général de la Coupe du monde. Comment as-tu vécu ta saison?
Mon objectif était d'être dans le top 3 de la Coupe du monde. C'est pourquoi je suis très satisfait et fier d'y être parvenu. C'était une saison spéciale avec une fin abrupte, mais c'est une décision très compréhensible et logique. Bien sûr, j'aurais aimé faire plus de courses, mais je comprends la situation avec le coronavirus. Les moments forts de ma saison ont été les courses en Suisse avec la Coupe d'Europe à Saint-Moritz en décembre et la Coupe du monde à Veysonnaz en janvier. Il est toujours agréable de faire des courses en Suisse. L'attention des fédérations et du public est plus grande ici. En tant qu'athlète, on veut toujours faire des bonnes courses en Suisse. J'y ai réussi et je suis très satisfait.
2. Comment parviens-tu à être sur le podium dans des disciplines différentes ?
Avec beaucoup d’entrainement. Il faut certainement avoir un certain talent, mais cela implique aussi beaucoup d'efforts, car on ne peut pas s'entraîner spécifiquement pour une seule discipline. Il faut être capable de s'adapter rapidement. Avec la routine que j'ai maintenant, il est certainement plus facile de passer d'une discipline à l'autre. Ma discipline la plus forte est le slalom, ma discipline préférée est le slalom géant. En slalom géant, les coureurs sont plus nombreux à se battre pour les places sur le podium.
3. Que fais-tu maintenant alors qu'il n'y a plus de courses et d'entraînements sur la neige ? Et comment fais-tu face à la crise du coronavirus ?
Pour l'instant, on peut encore sortir. Je fais beaucoup de vélo parce qu'il fait beau. J'aime généralement faire du sport, jouer au tennis ou avoir du temps pour rencontrer des amis, ce qui est difficile en ce moment. J'ai aussi plus de temps pour ma femme maintenant. On peut utiliser le temps de repos pour recharger ses batteries, faire du travail de bureau ou du nettoyage de printemps à la maison. De toute façon, la saison se serait bientôt terminée pour nous.
4. Quels souvenirs gardes-tu de la dernière Coupe du monde de la saison en Russie ?
Avant la Russie, j'étais très sceptique, car je ne savais pas à quoi m'attendre. Il était compliqué d'obtenir le visa, donc il y avait une certaine tension. J'ai ensuite été surpris de manière positive. Les organisateurs ont fait beaucoup d'efforts, avec une grande cérémonie d'ouverture et de clôture, avec beaucoup de monde et beaucoup d'efforts sur place. C'était bien pour nous, les athlètes. C'était une bonne Coupe du monde. Dans la descente, cela ne s'est pas passé aussi bien que je le voulais, mais je suis très satisfait des disciplines techniques. En slalom, j'ai gagné la médaille d'or, c'est ma seule victoire de la saison en Coupe du monde. Je ne savais pas alors que ce serait aussi la dernière Coupe du monde de la saison. Mais c'est d'autant plus agréable de savoir rétrospectivement que j'ai gagné la dernière Coupe du monde de slalom.
5. Quand commencent les préparatifs de la prochaine saison et quelle est la première chose à faire alors ?
Les préparatifs commencent au début du mois de mai avec le test d'aptitude, afin qu’on sache à quel point on est en forme et qu’on peut s’appuyer sur ce test pour s’entraîner spécifiquement. Tout d'abord, nous faisons beaucoup d'entraînement physique avant de sortir sur la neige en juillet. Je travaille également avec un entraineur physique chez moi. Nous nous entraînons ensemble une fois par semaine, mais nous verrons si ce sera encore possible avec le coronavirus à l’avenir. Mais je pense que c'est la bonne décision de tout annuler. La santé de chacun est prioritaire.