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30 march 2020 | Revue Internationale de Criminologie et de Police Technique et Scientifique 01/2020
La délinquance des orphelins de guerre : un recul de la supervision familiale
par Yabié Geneviève Bolou
Cet article vise à analyser la délinquance des orphelins de guerre. Il met en évidence la défaillance de la supervision familiale dans le comportement dérogatoire de ceux-ci. Deux centres ont été choisis pour l’enquête de terrain : le centre d’observation des mineurs (COM) et le centre (Erb Aloïs) à Yopougon. Les participants à l’étude sont au nombre de 230. Ils ont été choisis à l’aide de la méthode non probabiliste et soumis à un entretien semi-directif. Les données recueillies ont été analysées à la fois de façon qualitative et quantitative. La théorie au fondement de cette recherche est la théorie de Hirschi (1969) relative au lien social. Les hypothèses testées sont vérifiées car, les résultats obtenus révèlent que le facteur le plus dominant dans la compréhension de la délinquance des orphelins de guerre est l’affaiblissement socio-économique des parents. Cette impuissance économique et sociale fragilise les relations familiales, discrédite le discours normatif des parents et rend défaillante la supervision parentale. Il convient donc d’améliorer les conditions de vie des familles des orphelins de guerre par une assistance financière pour s’investir dans la réalisation d’un projet qui puisse les relever de leurs conditions. Aider les orphelins de guerre à construire un projet de vie qui puisse leur permettre de s’insérer dans le tissu social à travers l’activité de leur choix. Encourager les parents à améliorer ou renforcer leur relation avec leurs enfants au moyen de la supervision pour prévenir ou circonscrire leur comportement déviant.