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La Russie a mis fin au rêve allemand en s'imposant 4-3 après prolongation pour devenir Championne olympique à Pyeongchang. C'est Kirill Kaprizov qui a marqué le but décisif à la 70e à 4 contre 3.
La Russie a mis fin au rêve allemand en s'imposant 4-3 après prolongation pour devenir Championne olympique à Pyeongchang. C'est Kirill Kaprizov qui a marqué le but décisif à la 70e sur un power-play.
Une finale épique. Un thriller à la sauce hockey. Voilà ce que les Russes et les Allemands ont offert au public de Gangneung. Après de multiples rebondissements, la logique a été respectée et la Russie cueille l'or pour la neuvième fois. L'attente aura duré 26 ans. Plus d'un quart de siècle pour que le hockey russe retrouve sa place au sommet de la hiérarchie. En 1992 à Albertville, l'Union soviétique venait de se déliter et la bannière était celle de l'équipe unifiée. En Corée du sud, point de Russie mais une équipe des athlètes de Russie en raison du dopage d'état condamné par le CIO.
Avant le début du tournoi, la Russie était donnée favorite en raison de l'absence des joueurs de NHL. Avec des attaquants tels qu'Ilya Kovalchuk, Pavel Datsyuk, Sergei Mozyakin ou Nikita Gusev, l'effectif avait, il est vrai, de quoi faire saliver les amateurs. Kovalchuk a failli inscrire le plus beau but du tournoi en prolongation, mais il s'est heurté à la jambière du gardien aus den Birken. Les Russes se sont d'ailleurs longtemps cassé les dents sur un bloc allemand extrêmement compact. Ils ont finalement trouvé la faille à cinq dixièmes de la fin du premier tiers grâce à Slava Voinov parfaitement servi par Gusev. L'ancien défenseur des Los Angeles Kings a expédié le puck dans la lucarne du portier aus den Birken. Cette réussite aurait mis un coup sur la tête de bon nombre de formations, mais pas à cette sélection de Marco Sturm. A la 30e, Schutz a pu égaliser dans un angle compliqué. Mais le but des Teutons fut surtout le résultat d'une erreur du gardien Vasili Koshechkin.
Tout s'est emballé au troisième tiers. Les Russes ont repris les devants par Gusev à la 54e et peu de monde aurait alors pensé à un retour allemand. Mais ce retour est arrivé dix secondes plus tard via Kahun, laissé seul dans le slot. Puis les Allemands vont même réussir l'impensable en inscrivant le 3-2 à la 57e par Müller. Les Allemands ont même ensuite bénéficié d'un avantage numérique avec un peu plus de deux minutes à jouer. L'entraîneur russe Oleg Znarok est apparu nerveux sur son banc. Mais son équipe a prouvé qu'elle avait une grande faculté de résilience et Gusev, encore lui, a pu envoyer les deux équipes en prolongation alors que le portier Koshechkin avait quitté sa cage pour laisser place à un cinquième joueur russe.
Tout s'est joué dans le temps supplémentaire à 4 contre 4. Sur une pénalité malheureuse à l'encontre de Patrick Reimer pour une canne dans le visage de Datsyuk, désormais membre du Triple Gold Club, la Russie a profité de cet avantage pour marquer et devenir Championne olympique. L'Allemagne a de son côté gagné le respect de beaucoup de monde. Une bien maigre consolation en la circonstance.
ATS