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Une certaine forme d’hippocratisme digital ou clubbing associée à l’ostéoarthropathie hypertrophique primaire (OHAP) serait liée à un excès de prostaglandines. Décrit pour la première fois par Hippocrate, le clubbing, déformation des doigts et des ongles, est souvent révélateur de maladies respiratoires chroniques, hépatiques, d’inflammations du tube digestif ou de cardiopathies cyanogènes.
Dans 3 à 5% des cas en revanche, cette déformation est liée à l’OHAP, maladie héréditaire associant polyarthrite, séborrhée, cutis verticis gyrata et hyperhidrose. L’analyse des génomes de plusieurs familles touchées par l’OHAP a révélé une anomalie dans le gène HPDG, codant pour une enzyme de dégradation de la prostaglandine E2, et un excès de cette hormone dans les urines des individus atteints.1 Ces études ouvrent donc une nouvelle voie pour le traitement de l’OHAP. Reste encore à déterminer si le même mécanisme est impliqué dans les pathologies plus graves associées au clubbing. La détection de la prostaglandine E2 serait particulièrement indiquée dans les analyses précoces effectuées lors de l’apparition inexpliquée d’un hippocratisme digital.