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Chargé de la synthèse d’une journée d’études de l’Université de Genève[1], j’ai dû répondre non à cette question. L’environnement ne peut pas être confié au marché, parce qu’il est beaucoup plus que le marché. La nature est source de toute vie, alors que l’économie n’est que l’un des instruments pour améliorer la vie des humains.
Nous venons de la nature, nous vivons de la nature et nous retournerons à la nature.
L’air, l’eau, les paysages, les plantes et les animaux sont des ressources naturelles indispensables à l’économie. Les marchés ne paient pas ces ressources, ni les déchets dont ils polluent la nature.
Même le père de l’économie de marché, Adam Smith a dit que le marché libre ne peut fonctionner sans la vertu. Or la vertu, c’est le respect des autres (la responsabilité sociale) et le respect de la nature (la responsabilité écologique).
Pour que l’économie utilise les ressources avec parcimonie, et diminue les pollutions, il faut fixer des règles (les normes environnementales) et donner un prix aux ressources naturelles, par des taxes préalables d’élimination (par exemple sur les piles et les appareils électroniques) et des taxes environnementales (taxe CO2).
Pour que la politique environnementale soit efficace, elle doit collaborer avec l’économie, sans pour autant se soumettre à elle.
[1] http://www.vur-ade.ch/pdf/veranstaltungen/tagung0610doku.pdf
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