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La vision ptoléméenne provoque une révolution des connaissances géographiques à l’origine de la représentation du monde par les Européens et inspire les érudits de l’Âge des découvertes (ca. 1418-1565). Il semble que ce soit son insatisfaction face à la manière dont les découvertes portugaises en Inde s’insèrent dans la vision ptoléméenne du monde sur les globes terrestres, qui pousse Gérard Mercator à concevoir son propre globe.
En effet, cette pensée dominante, presque despotique, est progressivement mise en doute chez certains par les observations nouvelles, en particulier celles des navigateurs et explorateurs. Mercator, bien que faisant grand cas des idées de Ptolémée, sera l’un de ceux qui vont pondérer la vision classique par une approche plus pragmatique, utilisant sur son globe terrestre les dernières informations rapportées par les navigateurs tout autant que les récits, dont ceux de Marco Polo. À ce titre, il peut être envisagé comme le fondateur de la géographie moderne, voire comme on le disait même de son vivant « le Ptolémée de son époque ».
Sur le globe terrestre de Mercator, l’espace méditerranéen est nettement mieux représenté que chez Ptolémée, les contours de l’Afrique correspondent mieux à la réalité dans leurs tracés et dans les nomenclatures inscrites. S’appuyant sur de meilleures sources, Mercator améliore également la représentation de la Scandinavie, de l’Extrême-Orient et du pôle Nord.
Pour en savoir plus
- L’apport de Ptolémée : on pourrait dire du Grec Ptolémée qu’il est, à la fois, le dernier grand cartographe et astronome de l’Antiquité et le premier du monde occidental.