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Le risque de rechute à l’issue d’un séjour carcéral est élevé chez les personnes dépendantes aux opiacés. Des études ont démontré que l’initiation d’un traitement de substitution par méthadone (TSM) en prison diminuait ce risque. Dans la pratique, les TSM ne sont que rarement initiés dans ce cadre. Dans cette étude clinique randomisée, 204 personnes de sexe masculin sur le point d’être libérées, dépendantes à l’héroïne avant leur incarcération, ont été assignées à trois modalités de soins. Les personnes du premier groupe ne recevaient que des conseils psychologiques, avec conseil d’introduire un TSM après la sortie. Celles du deuxième groupe recevaient des conseils plus un rendez-vous fixé avec un programme de TSM dans les dix jours suivant la sortie, et celles du troisième groupe des conseils plus un TSM introduit en prison et un rendez-vous fixé dans un programme de TSM. La moyenne d’âge des participants était de 40 ans. 70% des personnes étaient d’origine afro-américaine et 71% avaient fait l’objet de traitements antérieurs en lien avec la consommation de substances psychoactives. La durée moyenne d’incarcération était de 605 jours. Les résultats observés à douze mois sont résumés dans le tableau ci-dessous.
Commentaire : La principale limite de cette étude est que le résultat des examens d’urine n’était pas disponible pour 44% des participants, en raison de leur réincarcération, hospitalisation ou changement de résidence. Cette étude vient étayer les initiatives visant à améliorer la transition des soins depuis le milieu carcéral vers les soins ambulatoires.
Dr Olivier Simon
(traduction française)
Dr Jeanette M. Tetrault
(version originale anglaise)