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Dans le Rock&Folk de mars, Nicolas Ungemuth consacre une recension à la réédition du premier album de Richard Hawley (2001). Il écrit:
Nous avions la certitude d'assister à la naissance d'un truc extraordinaire. Hawley n'a pas déçu: il est devenu, pour beaucoup, le musicien le plus génial, des années post-2000. (...) Il y a quelque chose de résolument fifties dans l'esthétique de Hawley, mais ce serait trop simple: ce n'est ni Roy Orbison, ni Gene Vincent. Dans ses disques il y a de la guitare baryton, de la lap steel en pagaille (admirablement utilisée), beaucoup de reverb, de la batterie jouée aux balais, des guitares acoustiques, et des Gretsch dans des amplis Fender. Et puis, il y a le gros morceau: cette voix. Une voix proprement sublime de crooner sobre. (Hawley ne fait pas d'effets de manche comme chez Scott Walker, David Bowie ou Neil Hannon.) Son phrasé est monstrueux, le trémolo à peine audible, superbement dosé. C'est un chanteur infernal.
Une petite note perso:
L'autre jour, évoquant l'état du monde avec un ami devant un verre de pur malt, on réaffirmait ne pas vouloir mourir pour sauver la grande distribution, le politiquement correct et le multimédia dévoyé; en revanche, les chansons de Mister Hawley méritent qu'on se batte afin de pouvoir les écouter encore longtemps.
Ashes on the Fire est celle que je préfère sur l'album Truelove's Gutter.
Photo: William Eggleston