Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06920.jsonl.gz/264

Contenu externe
Patrick Odier qualifie d'"incompréhensible" l'attitude de certaines banques qui ont repris, après l'affaire UBS, des clients de cette grande banque. Pour le président de l'Association suisse des banquiers (ASB), ces institutions doivent "endosser leur responsabilité".
Si les faits reprochés à la banque Wegelin s'avèrent exacts, ils sont en contradiction pure et simple avec la stratégie décidée par la place financière, souligne Patrick Odier dans des interviews publiées samedi dans les quotidiens "Le Temps" et "Neue Zürcher Zeitung". "Des institutions qui se sont mal comportées doivent endosser leur responsabilité pour cela", a-t-il ajouté.
Pas d'amalgames
Il ne faut pas faire d'amalgames et mettre 300 banques dans le même sac. Le sérieux de la situation a été, en général, reconnu. "Il y a une prise de conscience qui se fait: une entreprise qui travaille dans des zones grises, à la limite de la légalité, n'a pas d'avenir", a-t-il souligné.
Le directeur de l'ASB se dit également convaincu que Washington ne veut pas s'attaquer en première ligne aux banques. Les Américains veulent simplement prélever leurs impôts. "Et nous devons l'accepter, pour autant que les frontières du droit d'un pays soient respectées".
D'abord les impôts
Patrick Odier "reste convaincu que les Américains ne vont pas utiliser cette affaire (Wegelin) pour refuser un accord" de double imposition". Par conséquent, il faut absolument que le Conseil national donne son feu vert, lors de la prochaine session, à cet accord. "Sinon la situation va dégénérer". Patrick Odier ne veut toutefois pas d'une livraison de données par le biais du droit d'urgence.
Par conséquent, il faut absolument que le Conseil national donne son feu vert, lors de la prochaine session, au nouvel accord de double imposition. "Sinon la situation va dégénérer". Patrick Odier ne veut toutefois pas d'une livraison de données par le biais du droit d'urgence.
Pour le président de l'ASB, la Suisse peut être plus proactive et donner l'exemple dans l'établissement de nouveaux standards internationaux, en matière de lutte contre le blanchiment comme elle l'a déjà fait ou, à l'avenir, de lutte contre les délits fiscaux.
ATS