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Des policiers de l'agence américaine de lutte contre les stupéfiants, accusés d'avoir eu recours à des prostituées lors de missions à l'étranger, ont reçu des primes, a tonné jeudi l'inspection générale. L'octroi de primes est illégal pour des personnes sous enquête.
En mars dernier, cette même inspection générale avait créé l'émotion en révélant que des membres de l'agence antidrogue américaine (DEA) avaient fréquenté des prostituées, reçu de l'argent et de coûteux cadeaux de cartels de la drogue lorsqu'ils étaient à l'étranger.
Le ministère de la justice avait ouvert une enquête sur ce scandale et le ministre de l'époque, Eric Holder, avait rappelé que les agents de la DEA avaient interdiction formelle de "solliciter, procurer, ou accepter des rapports sexuels rémunérés".
Pas de promotion
Malgré les accusations visant quatorze de leurs employés, des responsables de la DEA se sont rendus coupables, dans dix cas distincts, "d'accorder des bonus et une prime de congés à ces personnes", a indiqué l'inspection générale dans son rapport rendu public jeudi.
Ces agents n'ont toutefois bénéficié d'aucune promotion de carrière, a tempéré l'inspection générale, qui contrôle la probité des agents dépendant du ministère de la justice.
Selon son précédent rapport de mars, des agents de la DEA ont participé pendant "plusieurs années" à des "orgies avec des prostituées (qui) étaient financées par les cartels de la drogue locaux".
Ce rapport avait été demandé après un autre scandale impliquant, en 2012, des agents du Secret Service, chargés notamment de la protection du président américain, qui avaient bénéficié des services de prostituées lors d'une mission en Colombie.
ATS