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Ce ne sont pas les chiffres divergents entre les organisateurs d'une manifestation et ceux de la police, mais le nombre d'emplacements d'affichage publics auquel aura le droit dès le 15 octobre le candidat le moins favorisé, moi-même, et le plus favorisé dans la perspective de l'élection complémentaire du 4 novembre au Conseil administratif de la Ville de Genève!
Pourquoi une telle différence? Parce que le nombre d'emplacements dépend du nombre de listes déposées par candidat. Or, étant donné que je n'ai qu'une seule liste à mon nom, la numéro 5, et que dix listes ont été recensées, je n'ai le droit qu'à 10% de l'affichage public. Il n'y aurait bien évidemment rien à redire à cette répartition s'il y avait 10 candidats. Mais il n'y en a que quatre, dont un qui a cinq listes avec son nom: la moitié des emplacement est donc uniquement pour lui!
Dans une démocratie, ce qui relève du public ne devrait-il pas être réparti de manière égale? Poser la question, c'est y répondre! Il est par conséquent urgent de revoir la loi qui permet aux candidats les plus fortunés, chaque liste coûte 2000 francs, de déposer un nombre illimité de listes, à condition de récolter 50 signatures. Qui plus est, ces listes portent parfois des noms qui peuvent induire en erreur l'électrice et l'électeur sur les valeurs que défend le candidat.
Notre démocratie aura tout à gagner en faisant preuve à l'avenir de plus d'équité et de transparence!