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Les hospitalisations forcées dans des hôpitaux psychiatriques sont en nette augmentation: près de 30% en plus entre 2014 et 2015. La modification du code civil, qui a redéfini les conditions des placements forcés, explique en partie le phénomène.
En 2014, 11'000 placements forcés dans des hôpitaux psychiatriques ont été ordonnés en Suisse. Une année plus tard, leur nombre a grimpé à 14'000. Cette tendance devrait se poursuivre en 2016, selon les premières estimations de l'Observatoire suisse de la santé (Obsan).
Médecins non-spécialistes
Comment expliquer une telle augmentation? La modification du code civil, en 2013, a largement redéfini les conditions de ces hospitalisations qui concernent des personnes atteintes d'une maladie psychique, d'une déficience mentale ou d'une dépression grave.
Depuis lors, tout médecin reconnu par les autorités peut ordonner une hospitalisation non-volontaire. Parallèlement, l'entourage, même éloigné, est de plus en plus pris en considération. Il peut demander de l'aide au médecin afin qu'il prononce un placement.
Temps restreint
Une fois hospitalisés, les patients ne peuvent plus refuser le traitement qui leur est prescrit. Le temps à disposition est cependant restreint, accentuant la difficulté de trouver le bon traitement. Passée quatre à six semaines, une hospitalisation forcée doit en effet obtenir l'aval d'un juge.