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Depuis 2007, la compagnie Kataracte monte des spectacles dont le point commun est une interrogation sur les distorsions créées par les diverses perceptions de la réalité et du monde social.
La poésie moderne et contemporaine lui fournit un medium et un matériau brut, qui est mis en musique, orchestré et réélaboré théâtralement. Le geste musical est associé au geste théâtral. Pour servir la poésie et la dimension théâtrale qu’elle acquiert dans les corps des comédiens et des musiciens, Kataracte a fait le choix, pour ces deux premiers spectacles, des instruments percussifs, où le geste précisément, et le toucher produisent la matière sonore. La voix, le piano et les claviers s’entourent de percussions classiques et d’instruments créés de toutes pièces, qui se font décor dans lesquels les acteurs et comédiens circulent.
Les vers d’Armen Lubin donnaient son titre au premier spectacle de la compagnie, Les mots c’est rien (2008-2009) : « Les mots c’est rien / ça marche devant / une forêt vient derrière ». C’est ensuite l’univers de Jean Tardieu qui est porté à la scène dans Monsieur Monsieur (2010-2012).
Pour sa nouvelle création – Douze manières de ne pas s’installer (2014) – la compagnie Kataracte a souhaité intégrer la création poétique au spectacle lui-même et travailler, dès le départ, avec une auteure contemporaine, Sylvie Délèze.