Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/250695

<h2>SubmittedText<h2><p>L'initiative concernant les exceptions à l'obligation d'avoir exercé pendant trois ans dans un établissement suisse reconnu en cas de pénurie de médecins est en consultation. On favorise l'admission de médecins étrangers tout en gardant le numerus clausus dans la formation. En réponse à l'interpellation 20.3587 le Conseil fédéral se dit même satisfait du déroulement du programme concernant l'augmentation des diplômes. Or il y a pénurie.</p><p>Ne faut-il pas assouplir ou supprimer le numerus clausus ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le Conseil fédéral est conscient de l'importance de former en Suisse un nombre suffisant de personnel qualifié dans le domaine de la médecine. Actuellement, l'accent est mis sur l'accroissement du nombre de places d'études en Suisse grâce au montant supplémentaire de 100 millions de francs octroyé dans le cadre du message FRI 2017 à 2020. Le nombre de diplômes devrait donc passer de 900 en 2016 à plus de 1300 par année en 2025. L'augmentation du nombre de places d'études a élargi l'accès aux études de médecine tout en réduisant la dépendance de la Suisse envers les médecins formés à l'étranger. Un assouplissement ou une suppression des modalités d'admission aux études de médecine dans les hautes écoles universitaires disposant d'un nombre de places limité ne permet pas d'atteindre le but visé. En effet, en 2022, 6147 personnes se sont inscrites pour 2172 places d'études. Malgré l'augmentation des places d'études, la demande est supérieure à la capacité des universités et dépasse de loin le nombre de places de stages cliniques. Pour ces raisons, les universités de Bâle, Berne, Zurich, Fribourg et du Tessin ainsi que l'ETH Zurich sélectionnent chaque année leurs étudiants à l'aide d'un test d'aptitudes écrit. Les universités de Genève, Lausanne et Neuchâtel opèrent une sélection des étudiants à l'issue de la première année d'études. La décision de limiter ou non l'accès aux études de médecine incombe à chaque canton responsable. Cette forme de limitation d'admission aux études a fait ses preuves. Elle garantit une sélection des étudiants fondée sur des critères qualitatifs. </p>