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Le rapport publié le 22 juin 2022 contient quatorze pages, rédigées avec les principaux partenaires institutionnels tels que l’Office fédéral de la justice, celui de la statistique, le Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes ou encore le Service de lutte contre le racisme.
Dans ce rapport,, le Conseil Fédéral se prononce en faveur d’une collecte de données qualitatives basées notamment sur des interviews, des groupes de discussions et non pas sur des données statistiques «afin de mieux connaître le phénomène [des discriminations (multiples) envers les personnes LGBTIQ+] et de pouvoir poser les bonnes questions dans une enquête publique standardisée».
Si le Conseil Fédéral ne souhaite pas collecter ces informations-là par des méthodes statistiques, c’est notamment parce qu’il considère que «des enquêtes quantitatives auprès de la population ne se prêtent guère pour refléter la réalité de petits groupes». Le rapport souligne également que le «ressenti subjectif de discrimination ne doit pas automatiquement être qualifié de discrimination et, inversement, les personnes touchées ne ressentent pas forcément comme telle une discrimination effective».
Afin de favoriser ces collectes de données, le Conseil Fédéral rappelle que «les chercheurs ont à tout moment la possibilité de soumettre au Fonds national suisse (FNS) des projets de recherche sur des questions relatives à la discrimination des personnes LGBTI et/ou sur le phénomène des discriminations multiples envers ces personnes.» Il soulève également la possibilité pour «les milieux intéressés [de] proposer des thèmes pour de nouveaux programmes nationaux de recherche».
23 juin 2022 Thèmes: