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Débat
Le président. Nous arrivons au dernier point... (Exclamations.) ...le point 52. Pétition 1817-A. Rapport de majorité de Mme Christiane Favre, rapport de minorité de M. Miguel Limpo, catégorie II, quarante minutes, ou beaucoup moins si vous le désirez ! La parole est à Mme Christiane Favre.
Mme Christiane Favre (L), rapporteuse de majorité. Merci, Monsieur le président. Mesdames et Messieurs les députés, résumer le contexte de cette pétition revient un peu à raconter une histoire à tiroirs. Elle débute avec l'étude d'un projet de loi concernant la troisième étape de renaturation de l'Aire, lequel prévoit la fermeture du Chemin de Mourlaz. Les magistrats de Bernex et de Confignon, auditionnés à l'époque, disent alors leur crainte de voir la circulation se reporter sur d'autres routes déjà très sollicitées. Le projet de loi est approuvé, mais en contrepartie une motion est déposée afin qu'on étudie une solution de rechange, soit le passage de la circulation sur le pont de la Praleta. La motion est renvoyée au Conseil d'Etat, qui répond. La réponse, jugée insatisfaisante, retourne en commission. Entre-temps, cette pétition d'opposants à la motion parvient au Grand Conseil. Elle est déposée par une association de Confignon, dont les membres craignent une réhabilitation du pont de la Praleta et la circulation qui s'ensuivra sur le chemin dont ils sont riverains. Pétition et motion se retrouvent donc à la commission des travaux, qui les met en perspective. Le rapport du Conseil d'Etat sur la motion est alors gelé dans l'attente du résultat d'études de circulation, et la pétition est traitée. C'est l'objet de ce débat, et la majorité vous recommande de la déposer sur le bureau du Grand Conseil pour trois raisons.
On peut d'abord considérer que lors du traitement parallèle des deux objets, les soucis exprimés dans la pétition ont été entendus tant par l'Etat que par les motionnaires eux-mêmes, lesquels ont d'ailleurs tenu à rectifier leur demande en fonction de certaines remarques des pétitionnaires.
Ensuite, si les communes concernées avaient été unanimes pour demander un itinéraire de remplacement, celle de Confignon a changé d'avis après le dépôt de la pétition. Dans la mesure où cette commune devra préaviser les projets de voirie sur son territoire, on peut donc considérer que les pétitionnaires ont été entendus au niveau communal.
Enfin, il faut revenir sur le fond soit sur la nécessité d'un nouvel itinéraire. Il y a douze ans, lors du concours lancé pour la renaturation de l'Aire, les communes concernées avaient déjà exprimé les mêmes craintes quant à la fermeture du pont de Mourlaz, craintes balayées par le conseiller d'Etat en charge du dossier, Robert Cramer, qui avait lui-même relevé la possibilité d'utiliser, en cas de nécessité, le pont de la Praleta. Aujourd'hui nous y sommes, et la situation est bien plus inquiétante qu'alors. Bernex s'est développé, on attend les Cherpines, et le projet d'agglo va faire exploser la population dans la région. Les pétitionnaires ont été entendus, mais maintenant il faudra trouver des solutions vivables pour tout le monde, à Lully, à Confignon, à Lancy, à Plan-les-Ouates et à Perly... (Commentaires.) ...sans préférence ni discrimination. Voilà pourquoi nous recommandons le dépôt de cette pétition sur le bureau du Grand Conseil.
M. Miguel Limpo (Ve), rapporteur de minorité. Je veux remercier tout d'abord ma collègue Christiane Favre d'avoir fait le topo de cette pétition, ça m'évitera de prendre sur mon temps de parole, c'est déjà ça. (Commentaires.)
Pour commencer, je voudrais dire que même si les pétitionnaires ont été entendus sur certains aspects en commission, il n'en demeure pas moins que la motion 2022, qui avait été votée par la majorité de ce parlement... (Remarque.) ...et non pas par la minorité, mentionnait dans son exposé que ce futur pont de Praleta devait idéalement avoir un gabarit de treize ou quatorze mètres, avec une voie de trois mètres cinquante dans chaque sens afin de permettre d'absorber le trafic privé, poids lourds, et les transports publics. C'est bien évidemment sur ce point que les pétitionnaires s'étaient opposés à cette motion par le biais de leur pétition, car en effet ils ne pouvaient considérer que des poids lourds ou un trafic privé supplémentaire transite par cette région, qui connaît des chemins relativement étroits.
Evidemment, la crainte de la minorité de la commission était également que ce futur pont attire des automobilistes qui quitteraient l'autoroute de contournement. Et cette crainte se justifie en partie si l'on observe les pointages qui ont été donnés - et qui figurent dans le rapport de la commission - qui montrent qu'actuellement le trafic est d'environ 13 000 véhicules par jour. Si on reportait le trafic sur les autres routes, il descendrait à environ 5 800 véhicules par jour. Par contre avec un nouveau pont de la Praleta cela atteindrait à peu près les 11 000, ce qui signifie que plus de véhicules emprunteraient ce pont. Ce serait donc un véritable aspirateur à voitures, puisque les gens quitteraient l'autoroute pour prendre des chemins de campagne et se retrouveraient à Confignon, presque au milieu du village. Ce ne serait donc pas une bonne solution.
Par ailleurs, je signale que l'unanimité de ce parlement a voté l'élargissement de l'autoroute. Dès lors, il serait un peu contradictoire de vouloir à la fois élargir l'autoroute et construire des routes supplémentaires; il nous semble qu'il n'y a pas pire moyen de défendre la circulation motorisée, comme le fait la majorité de ce parlement, que de vouloir utiliser toutes les routes qui peuvent exister sur ce canton au lieu d'insister plutôt sur celles qu'il faut construire ou qu'il faut élargir, telles que l'autoroute de contournement. A force de trop en vouloir sans passer par une vraie réflexion globale vous n'aurez probablement rien, et ce sera vraiment dommage pour le canton.
Je voudrais aussi dire que des mesures complémentaires existent; la non-construction de ce pont de la Praleta pourrait être compensée par une amélioration sur le pont de Lully, ce qui représenterait une déviation de trois à cinq minutes à peu près pour les gens qui passent. On est toujours... (Protestations.) ...on est toujours à peu près sur ce... Apparemment des fois ça dérange quand c'est pour les vélos, mais là ça ne vous pose pas vraiment de problème ! (Brouhaha. Le président agite la cloche.) Je voudrais aussi dire qu'il y avait des propositions qui étaient moins coûteuses, comme une amélioration des aménagements par le chemin du pont du Centenaire.
Enfin, en dernier argument, il nous semble que de vouloir à la fois renaturer l'Aire et construire un pont à quelques mètres de cette renaturation est contradictoire et n'irait pas du tout dans l'esprit de césure verte qui anime cette plaine de l'Aire magnifique, que tout le monde apprécie...
Le président. Il vous reste trente secondes, Monsieur le rapporteur.
M. Miguel Limpo. ...donc de créer ce pont nous semblerait un peu excessif. Je vais finir en disant qu'évidemment nous sommes pour le renvoi au Conseil d'Etat, son rapport sur la motion qui avait été votée par cette majorité va exactement dans le sens des pétitionnaires. Nous vous proposons donc de renvoyer la pétition au Conseil d'Etat, de la prendre en compte, et aussi de prendre en compte l'opinion des communes concernées, notamment celle de Confignon.
Mme Anne Mahrer (Ve). Prenons un peu de hauteur et essayons de considérer le périmètre plus largement. Souvenons-nous que ce périmètre s'appelle, en gros, les Cherpines-Charottons, que pendant la campagne, si vous vous en souvenez, on nous a vendu ce projet comme un éco-quartier. D'ailleurs, quand on va sur le site du département de l'urbanisme et qu'on lit le plan directeur de quartier tel qu'il a été présenté en août dernier, il y a des promesses très claires; les promesses d'un éco-quartier de 3 000 logements. C'est donc bien dans cette perspective qu'il faut considérer la mobilité d'une manière très large dans cette région, et qu'il s'agit effectivement d'attendre une étude multimodale qui doit nous être présentée au printemps 2013.
Le résultat des votes en commission reflète la mauvaise humeur des auteurs de la motion, qui traitait du même sujet, puisque la réponse du Conseil d'Etat va dans le sens des pétitionnaires et non pas dans celui des motionnaires. La mauvaise humeur peut donc se comprendre. Les Verts attendent en tout cas que l'éco-mobilité mentionnée dans le plan directeur de quartier, au chapitre de la mobilité, ne soit pas seulement une bonne intention mais une réelle volonté. Et comme vous le savez, un plan directeur de quartier lie les communes, en l'occurrence Bernex et Confignon, et le canton, en l'occurrence l'Etat et le Conseil d'Etat, donc Les Verts font confiance à ce dernier pour envisager une mobilité plus largement imaginée dans l'ensemble du périmètre et vous invitent à renvoyer la pétition au Conseil d'Etat.
M. Ivan Slatkine (L). Je crois qu'il faut être très clair; les signataires de la motion n'ont jamais voulu faire passer des poids lourds sur un nouveau pont au chemin de la Praleta; on s'en est expliqué avec les pétitionnaires, ça a été une erreur de plume comme il arrive parfois au Conseil d'Etat d'en faire. Il est entendu que la fonction première de ce pont est de faire passer des transports publics pour relier le futur quartier des Cherpines au village de Confignon, puisque c'est dans la même commune. Mais bon, moi je n'ai pas encore très bien compris la définition pour Les Verts d'un éco-quartier: est-ce que c'est vivre en autarcie complète, sans plus sortir de son quartier parce que comme ça c'est parfait ? C'est un petit peu étrange mais c'est peut-être ça. Ça, c'est le premier point.
Le deuxième point concerne le mépris incroyable qu'ont certains groupes par rapport aux habitants du village de Lully. Parce que, allez, les automobilistes n'ont qu'à passer par Lully, allez bam ! Et puis alors le jour où il y aura des problèmes à Lully et qu'on on prendra une pétition parce qu'il y a trop de trafic, on dira «c'est comme ça, il faut faire avec».
Dernier point, on parle de la renaturation de l'Aire. Mais justement, ça avait été discuté avec M. Wizard quand on examinait le crédit: il nous a expliqué qu'il serait plus rationnel d'effectuer la renaturation et de poursuivre avec ce pont ou de le faire en parallèle, plutôt que de terminer la renaturation puis dans cinq ou dix ans se dire «ha mince il faut construire un pont», et bam, casser la moitié des choses qu'on aura construites, comme on sait si bien le faire dans ce canton. Non, il faut être rationnel, il faut être rigoureux, et nous ce qu'on cherche c'est d'avoir une vision globale des choses, c'est de favoriser les déplacements publics pour les futurs habitants du quartier des Cherpines, et dans ce sens-là, la construction de ce pont a tout son sens. Maintenant il est bien clair qu'il n'y a aucune volonté d'y faire passer des poids lourds; pour les poids lourds il y a une autoroute, elle va être élargie, on est tous d'accord là-dessus... (Remarque.) ...et les poids lourds n'ont rien d'autre à faire que de rester sur l'autoroute de contournement.
M. Guy Mettan (PDC). C'est vrai que c'est un sujet important et que notre parti était divisé en commission, puisque l'un de nos membres a voté pour le renvoi au Conseil d'Etat et l'autre contre. Pourquoi ? Parce que c'est un sujet qui... (Commentaires.) C'est très PDC, mais j'explique pourquoi ! Parce que c'est un sujet difficile. Personnellement, j'ai signé la motion pour construire la route de la Praleta, mais quand on écoute les pétitionnaires il y a aussi lieu de comprendre pourquoi ils ont fait cette pétition. Mon excellent collègue, M. Dal Busco, conseiller administratif de Bernex, est très favorable à cette route, mon autre excellent collègue qui est conseiller administratif de Confignon, M. Dinh Manh Uong, lui est opposé. Mais on peut concilier, parce que le parti démocrate-chrétien, lui, cherche toujours des solutions... (Exclamations.) Donc on peut concilier ces deux points de vue, et la conciliation de ces deux points de vue c'est évidemment d'avoir une vision beaucoup plus générale. Un, prendre en considération le fait que l'autoroute de contournement va être élargie. C'est donc déjà quelque chose qu'il faut avoir en tête au moment où on veut construire une deuxième route; deux, cette route est vraiment indispensable, c'est pourquoi on accepte le dépôt de cette pétition sur le bureau du Grand Conseil. Le nouveau quartier des Cherpines doit bien pouvoir être relié au centre de la commune qu'il habite; mais trois, on n'est pas obligés de faire une semi-autoroute, on n'est pas obligés, comme l'a dit M. Slatkine, d'y faire passer des camions, on peut avoir des aménagements qui font que cette route est une route de liaison et non pas une route de transit. Si on est d'accord sur cet objectif, à ce moment-là on peut réaliser cette infrastructure sans doublonner l'autoroute et sans créer une langue de béton hyperbolique à cet endroit. Voilà pourquoi nous acceptons le dépôt.
Mme Lydia Schneider Hausser (S). Mesdames et Messieurs les députés, la droite est assez étonnante, voire contradictoire, car dans la pétition précédente sur Château-Banquet elle soutenait les habitants, bon, admettons pro-voitures, alors qu'ici les habitants n'ont plus leur légitimité car ils mettent en cause le trafic de transit voitures et camions, mais pas le trafic transports publics. La commission des travaux a auditionné l'office de l'urbanisme et le département de la mobilité, qui nous ont exposé l'étude de flux de mobilité en cours dans ce périmètre relatif à l'arrivée du nouveau quartier des Cherpines et à la renaturation de l'Aire. Du coup, la fameuse motion 2022 n'a plus tellement raison d'être, vu que le processus est en route. Mais elle a été maintenue en commission en attendant le résultat de l'étude. En résumé, tant que les motionnaires PLR, PDC, UDC, MCG, maintiendront leur motion 2022 en commission, la pétition des habitants des Marais a toutes les raisons d'être renvoyée au Conseil d'Etat pour que celui-ci ait toutes les informations sur les forces et tendances en jeu dans ce périmètre. C'est pourquoi le parti socialiste sera favorable au renvoi de cette pétition au Conseil d'Etat.
M. Pierre Weiss (L). Mesdames et Messieurs les députés, voici un exemple typique de pétition du genre «not in my backyard», pas dans ma cour. On ne veut pas de trafic qui passe près de chez soi, et on ignore le fait qu'une commune a décidé, ou plus exactement qu'il a été décidé par le canton d'agrandir une commune en construisant le quartier des Cherpines, qui appartient en partie à Confignon. Or, il est nécessaire qu'une communication efficace ait lieu entre les deux parties de cette commune.
Par ailleurs, l'idée de faire passer une partie du trafic par le pont de Lully, qui est peut-être sous utilisé, fait que ce trafic passera quand même dans le village de Lully, qui, lui, est habité. Donc en réalité, ce qu'il faudrait pour les pétitionnaires, c'est construire une route de contournement du contournement de Lully, ce qui serait quand même assez paradoxal. Ici il y a un intérêt public, notamment pour les transports publics, à ce que les deux parties de Confignon soient réunies. Confignon est une commune éclatée où habitent notamment des députés de ce Grand Conseil, mais également des gens qui font partie de ma famille, qui n'ont pas nécessairement mon avis - même dans les meilleures familles, vous voyez... - mais il y a un intérêt général à ce que cette commune, qui sera en trois parties, soit enfin réunie, du moins autant que possible. Et de ce point de vue là je crois qu'on ne peut pas mépriser les réalités géographiques. Donc cette pétition doit suivre le sort qui a été proposé par la majorité, en l'occurrence par notre collègue, et être déposée sur le bureau du Grand Conseil.
Le président. Merci, Monsieur le député. Alors, je donne la parole d'abord très brièvement à M. le rapporteur de minorité, à qui il reste quinze secondes, ensuite à Mme le rapporteur de majorité, à qui il reste une minutes dix, et puis ensuite à Mme la conseillère d'Etat. Monsieur Limpo, c'est à vous !
M. Miguel Limpo (Ve), rapporteur de minorité. Très rapidement pour vous dire que j'ai l'impression ce soir que nous avons deux PLR; il y avait le PLR en commission qui n'a pas arrêté de parler de trafic privé, raison pour laquelle nous n'avons que des chiffres sur la circulation qui inquiétaient les habitants, et nous avons le PLR au Grand Conseil, devant les télévisions, qui nous parle des transports publics. Alors je demande à la minorité et à ce parlement de ne pas suivre ces réactions «à la larme à l'oeil» du PLR, qui nous parle de transports publics alors que son intention, avec ce pont, c'est bel et bien de développer le trafic et le trafic de transit à travers cette plaine de l'Aire qui doit être protégée, à notre avis.
Mme Christiane Favre (L), rapporteuse de majorité. Alors je voudrais rassurer mon collègue, je ne vais pas faire pleurer dans les chaumières en parlant des transports publics... (Commentaires.) Voilà, ce n'est pas le genre de la maison. Mais j'aimerais quand même préciser à Mme Mahrer je crois, qu'il ne s'agit pas de construire une route supplémentaire, il s'agit de remplacer une route qu'on ferme dans une région qui est appelée à se peupler; ce n'est pas tout à fait la même chose.
Ensuite, j'aimerais rappeler à M. Limpo, mon éminent collègue d'en face qui doute de la compatibilité d'un pont avec la renaturation, que le pont de Lully a été complètement reconstruit et agrandi dans le cadre des travaux de renaturation, et que c'est un magistrat Vert, Robert Cramer, qui l'a fait, donc pont et renaturation ne font pas forcément mauvais ménage. Voilà, c'est tout ce que je voulais dire.
Mme Michèle Künzler, conseillère d'Etat. Merci, Monsieur le président. (Brouhaha.) Comme on a pu le voir dans ce dernier débat, et je remercie la rapporteure...
Le président. S'il vous plaît, un peu de patience, s'il vous plaît.
Mme Michèle Künzler. ...la rapporteure de majorité pour son résumé, car je crois que c'est un peu le résumé des débats de notre canton. On aimerait que les voitures passent, mais pas devant chez nous, et puis quand même pouvoir parquer la sienne, mais pas celle du voisin, prendre les transports publics et qu'ils nous amènent exactement là où on veut aller... Toutes ces problématiques-là on les a en résumé ici. On a des communes qui ne sont pas d'accord entre elles, des habitants qui ne sont pas d'accord entre eux, même dans la famille de Pierre Weiss ils ne sont pas d'accord ! (Rires.) Je crois que, finalement... (Brouhaha. Le président agite la cloche.) ...la seule conclusion qu'on peut avoir, la seule chose sur laquelle on peut se mettre d'accord c'est sur les produits du terroir, donc je vous prie de passer prendre votre cornet traditionnel, et je vous souhaite un joyeux Noël ! (Applaudissements. Exclamations.)
Le président. Alors, je vous fais voter la conclusion de la majorité de la commission, à savoir le dépôt sur le bureau du Grand Conseil.
Mises aux voix, les conclusions de la majorité de la commission des travaux (dépôt de la pétition 1817 sur le bureau du Grand Conseil à titre de renseignement) sont adoptées par 47 oui contre 31 non.