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Zweig entreprend l’écriture de ce roman en 1941 alors qu’il est exilé au Brésil, vivant les dernières heures de sa vie avant son suicide.
C’est peut-être, par ces pages, la torture de toute une vie qu’il tente d’apaiser en produisant un témoignage prodigieux sur l’évolution de l’Europe de 1895 à 1941. Car « Le monde d’hier » raconte la perte d’un monde de stabilité apparente, la perte de l’innocence, de la confiance et d’un ordre culturel et artistique épanoui et foisonnant.
D’abord la Première guerre mondiale, la Seconde ensuite mais surtout la montée du nationalisme, principe exécré par Stefan Zweig et qu’il combattit avec son âme d’artiste et d’humaniste, d’antimilitariste, sans jamais parvenir à influer sur le cours des choses.
« Le monde d’hier » est aussi un sincère plaidoyer en faveur d’une Europe unie autour de nations solidaires.
En rencontrant des amis de l’auteur tels que Romain Rolland, Arthur Scnitzler, Rilke … Zweig rend également hommage à leur courage.