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“C’est Fort Knox!”
Cette expression populaire permet de mesurer l’imaginaire entourant ce lieu et la protection qui en constitue la spécificité. Au fin fond du Kentucky, coincée à quelques encablures de l’Indiana, se trouve la principale réserve d’or des États-Unis.
Sa légende s’est construite aussi bien dans l’Histoire que dans l’esprit fertile des écrivains et des scénaristes du grand et du petit écran.
Ainsi dans Goldfinger, le roman de Ian Fleming dont est tiré le film du même nom, James Bond doit empêcher Auric Goldfinger d’attaquer le célèbre fort et d’en dérober le précieux contenu.
L’Histoire de la réserve d’or américaine plonge au coeur de la politique de New Deal du président Roosevelt visant à sortir les États-Unis du marasme économique suite à la crise de 1929.
En 1933, une loi sous forme d’ordre exécutif est signé par le président américain qui impose à tous les Américains de revendre l’or qui est en leur possession. Trois exceptions : les professionnels, tels que les bijoutiers ou les dentistes, les collections numismatiques et la tolérance par foyer de conserver 160 grammes d’or.
Un afflux important du métal précieux arrive dans les caisses du gouvernement et un lieu est nécessaire pour accueillir l’or.
Ce sera Fort Knox! Le métal jaune commença à affluer à l’intérieur à partir de 1937. Son nom provient tout simplement de son passé militaire, et d’un ancien général de la guerre d’indépendance américaine, Henry Knox, qui fut sous George Washington, le premier secrétaire à la guerre du pays.
De nos jours, Fort Knox est aussi bien gardé que la légende le prétend. L’or est protégé en son sein par des murs de granite et une imposante porte de 22 tonnes résistant aux explosifs. Les équipements les plus modernes et une surveillance constante d’une police dédiée et d’une base de l’armée complètent cet arsenal.
Gare à ceux qui souhaiteraient s’en approcher, aucune visite n’est autorisée!