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Les films
Le Cinéma sud-africain fut d'abord au service du colonialisme et les Afrikaners ont trouvé dans leur passé une légende similaire à l'épopée américaine: conquête de grands territoires, guerres des chrétiens contre des "sauvages", découvertes de l'or. Puis le cinéma devint un outil de propagande de l'apartheid, et il y eut deux sortes de films: ceux destinés à un public blanc: comédies et drames sentimentaux dont les noirs étaient absents, et ceux destinés au public noir qui ventaient les mérites de l'apartheid. Le documentaire "In darkest Hollywood" plonge dans le passé et montre de nombreux extraits rares de films de cette époque-là. Le grand maître du film de propagande reste Jamie Uys, réalisateur de "The Fox with four eyes" et en 1980 de "Les Dieux sont tombés sur la tête". En 1949 seulement, on voit apparaître des comédiens noirs à l'écran avec "African Jim", comédie musicale de Donald Swanson, et qui fut un immense succès. En 1959, quelques cinéastes tentent de réaliser des films contre le gouvernement en place, ce qui est le cas de "Come back Africa" de Lionel Rogosin, qui a du tourner clandestinement dans son pays. Le mouvement de prise de conscience dans les années 80 a engendré quelques productions internationales comme "A world apart". Le fin du régime nationaliste dans les années 90 a provoqué l'apparition du cinéma d'auteur et un cinéma multi-culturel. "Fools" est le premier film de fiction long-métrage réalisé par un réalisateur noir, Ramadan Suleman. Il a gagné le Léopard d'argent au Festival de Locarno en 1997.
27 autres films étoffent le parcours unique de la cinématographie sud-africaine et vous propose un choix des meilleurs films de l'Afrique francophone.
Lieux: du 30 mars au 4 avril à Saint-Gervais Genève, rue du Temple 5
et du 1er au 7 avril aux 7 Rialtos, Bd James-Fazy 33
RENSEIGNEMENTS AU 022/908.20.00
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