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|Toutes les cultures, à partir du paléolithique, ont représenté le corps humain, mais l'intérêt des artistes ne semblerait s'être réellement développé qu'à partir de l'époque grecque. Dans ces temps-là, il s'agissait avant tout de représenter l'homme idéal, comme s'il était habité par une divinité. Par la suite, le Moyen âge chrétien et très puritain se montrait scandalisé par toute représentation de chair nue. Ce n'est qu'à partir du XVIème siècle que les peintres redécouvrent l'anatomie du corps humain, enseignée dans toutes les académies, à partir du dessin antique et de la dissection des cadavres, récemment autorisée par l'Eglise. Mais la règle des canons antiques perdurera jusqu'au 19ème siècle.

Finalement, c'est Gustave Courbet qui, avec son "Origine du monde" en 1853, révolutionnera le genre et scandalisera les puritains qui sévissaient toujours. Puis Manet, avec son tableau Olympia continuera sur cette voie, celle qui consiste à montrer la vérité toute ... nue et non pas l'idéal féminin tel que nous représentaient très académiquement les peintres "Pompiers" comme Gervex et Puvis de Chavannes, entre autres. Enfin, les Fauves et les cubistes achèveront de révolutionner le nu académique, à tel point que l'on peut se poser la question si on ne devrait pas donner une autre définition à ce genre. Le nu contemporain, sans doute.