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TRIBUNAL CANTONAL COUR DE DROIT ADMINISTRATIF ET PUBLIC Arrêt du 23 mai 2013 Composition M. Rémy Balli, président ; MM. Alain Maillard et M. Cédric Stucker, assesseurs; M. Patrick Gigante, greffier. Recourante A.________ SA, à 1********, représentée par Ilex Fiduciaire SA, à Lausanne. Autorité intimée Administration cantonale des impôts, à Lausanne. Autorité concernée Administration fédérale des contributions, Division principale DAT, à Berne. Objet Impôt cantonal et communal (soustraction)’ Impôt fédéral direct (soustraction) Recours A.________ SA c/ nouvelle décision sur réclamation de l'Administration cantonale des impôts du 19 décembre 2012, modifiant la décision rendue le 15 mai 2010 (périodes de taxation 2000 à 2005), Vu les faits suivants A. A.________ SA, dont le siège est à 1********, est inscrite au Registre du commerce depuis le 27 mars 1981; elle a pour but: commerce, location, fabrication, pose, entretien et réparation de tout barrage mobile de signalisation et de toute glissière de sécurité temporaire. Administrateur unique, B.________ en détient le capital-actions. B. A l’issue du contrôle fiscal, ouvert le 28 juillet 2005, et de la procédure pour soustraction d’impôt, ouverte le 15 septembre 2005, l’Administration cantonale des impôts (ci-après: ACI) a rendu, le 15 mai 2010, à l’encontre de A.________ SA une décision de rappel d’impôt et de taxation définitive. Elle a procédé aux reprises suivantes dans les comptes de la contribuable: Libellé Années de calcul 2000 2001 2002 2003 2004 2005 Total Eléments de revenu non déclarés ou erronés 1 Eléments soustraits à reprendre Prestations appréciables en argent 0 1.01 Loyer excessif facturé par M. B.________ à la société 52’700 52’700 105’400 1.02 Frais forfaitaires M. B.________ non admis 24’000 24’000 12’000 60’000 1.03 Coût pour la mise à disposition de la C.________ 837 56’956 126’784 111’639 296’216 Autres corrections 0 1.04 Indemnité D.________ non enregistrée sinistre 9.9.02 16’821 16’821 1.05 PAA de E.________(investissement C.________) 130’013 130’013 1.06 Dividende E._______non enregistrée en comptabilité 35’000 35’000 Total des soustractions 76’700 76'700 142’850 108’777 126’784 111’639 643’449 2. Eléments ne constituant pas une soustraction 0 0 0 0 0 0 0 3. Corrections de taxation 3.01 Dividende E.________ non enregistré en 2003 -35’000 Total des reprises affectant le bénéfice 76’700 76'700 142’850 108’777 126’784 76’639 608’449 Libellé Date de clôture des comptes 31.12.2000 31.12.2001 31.12.2002 31.12.2003 31.12.2004 31.12.2005 Total Eléments non déclarés affectant le capital 1. Eléments soustraits à reprendre 1.01 Indemnité D.________ non enregistrée 16’821 16’821 33’642 1.02 Dividende E._______ non enregistré en comptabilité 35’000 35’000 70’000 Total des soustractions 0 0 0 51’821 51’821 0 103’642 2. Eléments ne constituant pas une soustraction 0 0 0 0 0 0 0 3. Corrections de taxation 3.01 Rectification du solde du compte de PP -200’000 -200’000 Total des corrections 0 0 0 0 -200’000 0 -200’000 Total des reprises affectant le capital 0 0 0 51’821 -148’179 0 -96’358 Sur la base de ces reprises, l’ACI a arrêté les éléments imposables suivants pour les périodes fiscales 2000 à 2005: Périodes de taxation Bénéfice déclaré ICC Bénéfice imposable ICC Capital déclaré ICC Capital imposable ICC Bénéfice déclaré IFD Bénéfice imposable IFD 2000 1'147’400 1'220’100 6’311’000 6’311’000 1'210’600 1'287’300 2001 553’900 603’900 6'480’000 6'480’000 605’100 681’800 2002 177’100 306’600 5'309’000 5'309’000 218’500 361’400 2003 10’600 103’300 5'122’000 5'009’000 13’100 121’900 2004 17’300 85’800 5'170’000 4'866’000 47’700 174’500 2005 265’100 345’000 4'976’000 4'976’000 365’500 442’200 Des compléments d’impôt ont dès lors été notifiés à A.________ SA, dans la mesure suivante : Années Bénéfice Canton Bénéfice Commune Bénéfice ICC Capital Canton Capital Commune Capital ICC Bénéfice IFD dû Bénéfice IFDfacturé Complémt IFD 2000 15'747.00 10'196,05 25'670,05 0 0 0 109'420,50 102'901,00 6'519,50 2001 8'333,40 5'491,00 13'824,40 0 0 0 57'953,00 51'433,50 6'519,50 2002 3'725,95 2'455,10 6'181,05 0 0 0 20'790,30 18'572,50 2'217,80 2003 4'826,35 3'180,15 8'006,50 80,50 53,05 133,55 4'953,40 1'050,55 3'902,85 2004 9'858,85 3'448,95 13'307,80 -260,00 -90,95 -350,95 14'832,50 4'054,50 10'778,00 2005 14'970,50 5'237,25 20'207,75 0 0 0 37'587,00 28'241,25 9'345,75 Totaux 57'189,05 30'008,50 87'197,55 -179,50 -37,90 -217,40 245'536,70 206'253,30 39'283,40 En outre, les amendes suivantes ont été prononcées à l’encontre de A.________ SA pour soustraction (périodes 2000 et 2001), respectivement tentative de soustraction (périodes 2003 à 2005) à l’impôt cantonal et communal, respectivement à l’impôt fédéral direct : Période de taxation Amendes ICC Amendes IFD 2000 25'600.- 6'500.- 2001 13'800.- 6'500.- 2002 4'100.- 1'400.- 2003 5'300.- 2'600.- 2004 8'800.- 7'100.- 2005 13'400.- 6'200.- A.________ SA a formé une réclamation à l’encontre de cette décision. Le 2 août 2010, l’Office d’impôts des personnes morales a notifié à A.________ SA le calcul des impôts dus durant les périodes 2002 à 2005: Années Bénéfice Canton Bénéfice Commune Bénéfice ICC Capital Canton Capital Commune Capital ICC 2002 37'573,85 24'757,95 62'331,80 8'218,35 5'415,20 13'633,55 2003 6'051,95 3'987,75 10'039,70 8'009,35 5'277,50 13'286,85 2004 12'348,75 4'320,05 16'668,80 8'844,55 3'094,15 11'938,70 2005 49'654,15 17'370,75 67'024,90 9'046.35 3'164,75 79'236,00 Le 31 octobre 2011, l’ACI a rejeté la réclamation interjetée par A.________ SA contre la décision de rappel et complément d’impôt et prononcé d’amendes du 15 mai 2010. C. A.________ SA a recouru contre cette dernière décision. Par arrêt FI.2011.0067 du 14 août 2012, auquel on se réfère tant en fait qu’en droit, le Tribunal cantonal a partiellement admis le recours, annulé la décision sur réclamation du 31 octobre 2011 et renvoyé la cause à l’ACI pour nouvelle décision sur les rappels d’impôt (périodes 2000 et 2001), taxations définitives (périodes 2002 à 2005) et prononcés d’amende, tant en ce qui concerne l’impôt fédéral direct que l’impôt cantonal et communal et ceci, conformément aux considérants 6 et 8 de son arrêt. Par arrêt 2C_874/2012 & 2C_885/2012 du 19 septembre 2012, le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours interjeté par A.________ SA contre l’arrêt du Tribunal cantonal, tant en ce qui concerne l’impôt cantonal et communal que l’impôt fédéral direct. D. Le 19 décembre 2012, l’ACI a rendu une nouvelle décision sur réclamation, modifiant la décision de taxation du 15 mai 2010. Les reprises suivantes ont été opérées dans les déclarations de A.________ SA: Libellé Années de calcul 2000 2001 2002 2003 2004 2005 Total Eléments de revenu non déclarés ou erronés 1 Eléments soustraits à reprendre Prestations appréciables en argent 0 1.01 Loyer excessif facturé par M. B._______à la société 29’500 29’500 59’000 1.02 Frais forfaitaires M. B.________ non admis 24’000 24’000 12’000 60’000 1.03 Annulation amortissement sur actif fictif C.________ 81’166 81’166 Autres corrections 0 1.04 Indemnité D.________ non enregistrée sinistre 9.9.02 16’821 16’821 1.06 Dividende E._______non enregistrée en comptabilité 35’000 35’000 1.07 Annulation du bénéfice sur reprise actif fictif C.________ -77’267 -77’267 Total des soustractions 53’500 53’500 12’000 132’987 0 -77’267 174’720 2. Eléments ne constituant pas une soustraction 0 0 0 0 0 0 0 3. Corrections de taxation 3.01 Dividende E.________ non enregistré en 2003 -35’000 -35’000 Total des reprises affectant le bénéfice 53’500 53’500 12’000 132’987 0 -112’267 139’720 Libellé Date de clôture des comptes 31.12.2000 31.12.2001 31.12.2002 31.12.2003 31.12.2004 31.12.2005 Total Eléments non déclarés affectant le capital 1. Eléments soustraits à reprendre 1.01 Indemnité D.________ non enregistrée 16’821 16’821 33’642 1.02 Dividende E._______ non enregistré en comptabilité 35’000 35’000 70’000 1.03 Actif fictif (C.________) -865’012 -865’012 -1'730’024 Total des soustractions 0 0 0 -813’191 -813’191 0 -1'626’382 2. Eléments ne constituant pas une soustraction 0 0 0 0 0 0 0 3. Corrections de taxation 3.01 Rectification du solde du compte de PP -200’000 -200’000 Total des corrections 0 0 0 0 -200’000 0 -200’000 Total des reprises affectant le capital 0 0 0 -813’191 -1'013’191 0 -1'826’382 Sur cette base, les éléments imposables suivants ont été fixés: Périodes de taxation Bénéfice déclaré ICC Bénéfice imposable ICC Capital déclaré ICC Capital imposable ICC Bénéfice déclaré IFD Bénéfice imposable IFD 2000 1'147’400 1'198’100 6’311’000 6’311’000 1'210’600 1'264’300 2001 535’900 583’300 6'480’000 6'480’000 605’100 658’600 2002 177’100 195’600 5'309’000 5'309’000 218’500 230’500 2003 10’600 123’300 5'122’000 4'309’000 13’100 146’100 2004 17’300 23’500 5'170’000 4'005’000 47’700 47’700 2005 265’100 197’600 4'976’000 4'976’000 365’500 253’300 Des compléments d’impôt ont dès lors été notifiés à A.________ SA, dans la mesure suivante : Années Bénéfice Canton Bénéfice Commune Bénéfice ICC Capital Canton Capital Commune Capital ICC Bénéfice IFD dû Bénéfice IFDfacturé Complémt IFD 2000 10'791,85 7'110,90 17'902,75 0 0 0 107'448,50 102'901,00 4’547,50 2001 5'808,90 3'827,55 9'636,45 0 0 0 55'981,00 51'433,50 4'547,50 2002 2'267,15 1'493,90 3'761,05 0 0 0 19'592,50 18'572,50 1'020,00 2003 4'086,80 2'692,85 6'779,65 -1'258,55 -829,25 -2'087,80 4'344,85 1'050,55 3'294,30 2004 892,30 312,15 1'204,45 -1'825,30 -638,55 -2'463,85 4'054,50 4'054,50 0,00 2005 -6'244,05 -2'184,35 -8'428,40 0 0 0 21'530,50 28'241,25 -6'710,75 Totaux 17'602,95 13'253,00 30'855,95 -3'083,85 -1'467,80 -4'551,65 212'951,85 206'253,30 6'698,55 En outre, les amendes suivantes ont été prononcées à l’encontre de A.________ SA pour soustraction (périodes 2000 et 2001), respectivement tentative de soustraction (périodes 2003 à 2005) à l’impôt cantonal et communal, respectivement à l’impôt fédéral direct : Période de taxation Amendes ICC Amendes IFD 2000 17'900.- 4'500.- 2001 9’600.- 4'500.- 2002 2’400.- 600.- 2003 4’400.- 2'100.- 2004 0.- 0.- 2005 0.- 0.- Pour le surplus, la décision de taxation du 15 mai 2010 a été confirmée. E. A.________ SA a recouru contre cette dernière décision, dont elle demande l’annulation. L’ACI propose le rejet du recours et la confirmation de la décision attaquée. Interpellée sur cette question par le juge instructeur, A.________ SA a expressément renoncé à la tenue d’une audience. F. Le Tribunal a statué à huis clos, par voie de circulation. Considérant en droit 1. La décision attaquée en l’occurrence fait suite à l’arrêt FI.2011.0067 du 14 août 2012. Postérieurement à cet arrêt de renvoi, l’autorité intimée a rendu une nouvelle décision que la recourante a déférée devant le Tribunal. En l'absence de règles particulières, comme c'est le cas en procédure administrative vaudoise, on s'accorde à admettre que les dispositions qui fixent expressément la portée d'un tel arrêt sont l'expression d'un principe général de procédure; elles sont applicables même en l'absence de texte légal exposant cette conséquence (ATF 99 1b 519 consid. 1b p. 520; v. Jean-François Poudret, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, Berne 1990, vol. II, note 1.3.4, in fine, ad art. 66, p. 600; André Grisel, Traité de droit administratif suisse, Neuchâtel 1984, vol. II, p. 936; Fritz Gygi, Bundesverwaltungsrechtspflege, 2 ème éd., Berne 1983, p. 232 ). a) On rappelle qu’un arrêt de renvoi a une triple portée. Tout d'abord, il oblige l'autorité à laquelle le dossier est renvoyé à statuer; celle-ci doit le faire ensuite dans les limites tracées par l'arrêt de renvoi, c'est-à-dire en se conformant aux considérants du jugement (cf. Ulrich Meyer/Johanna Dorman, in Basler Kommentar, Bundesgerichtgesetz, [ Niggli/ Ü bersax/Wiprächtiger éd. ] 2 ème éd., Bâle 2011, ad 107 LTF n° 18, p. 1405). L'autorité de première instance est donc liée non seulement par le dispositif, qui entre immédiatement, sauf recours, en force, mais également par les motifs de l'arrêt dans la mesure où ils tranchent certaines questions de droit. En cas de renvoi de la cause pour nouvelle décision, l'autorité inférieure voit sa cognition limitée par les motifs de l'arrêt de renvoi, en ce sens qu'elle est liée par ce qui a déjà été jugé définitivement par l'autorité supérieure. Les considérants de l'arrêt retournant la cause lient l'autorité et les parties, en ce sens que ces dernières ne peuvent plus faire valoir dans un nouveau recours contre la nouvelle décision des moyens qui avaient été rejetés ou admis dans l'arrêt de renvoi (ATF 133 III 201 consid. 4 p. 208; 131 III 91 consid. 5.2 p. 94; 113 V 159 consid. 1c p. 159; Grisel, op. cit., p. 882). En raison de l'autorité de la chose jugée, de tels moyens sont irrecevables (v., outre les arrêts déjà cités, ATF 2C_568/2007 & 2C_734/2007 du 2 mai 2008 consid. 6.1; 120 V 233 consid. 1a p. 237; 117 V 237, consid. 2 p. 242). b) Dans cette mesure, la portée d'un arrêt de renvoi diffère quelque peu des arrêts ordinaires, dans la mesure où l'autorité de la chose jugée, pour ceux-ci, ne s'attache qu'au dispositif. Les considérants de l'arrêt de renvoi lient non seulement l'autorité de renvoi, mais aussi les parties et l'autorité de recours elle-même, qui ne saurait revenir sur sa décision à l'occasion d'un recours subséquent ( v. par analogie ATF 125 III 421 consid. 2a p. 423; 443 consid. 3a p. 446; 120 V 233 consid. 1a; 113 V 159), ce même dans le cas où le dispositif de l'arrêt de renvoi ne se réfère pas de façon expresse aux considérants (cf. Poudret, op. cit., vol. I, ad art. 38 n° 4.2., pp. 327-328, vol. II, ad art. 66, n° 1.3, p. 596 et ss; références citées). Tel est le cas même si, entre-temps, l'autorité de recours a modifié sa jurisprudence; à défaut, cela conduirait à une révision en droit - ce qui n'est pas admissible - d'un arrêt de renvoi définitif (ibid., no 1.3.3, p. 599, références citées). Un tel arrêt peut avoir tranché certains points de façon définitive dans les considérants et constitue dans cette mesure une décision partielle sujette à recours (ATF 129 II 384 consid. 2.3, p. 385; 1P.292/2004 du 29 juillet 2004; arrêt AC.2001.0200 du 25 février 2002 consid. 1a). Le même arrêt peut également contenir des indications contraignantes au sujet d'éventuels compléments d'instruction à effectuer par l'autorité intimée et constitue dans cette mesure une décision incidente, de nature procédurale (v. sur ce point, Pierre Moor/Etienne Poltier, Droit administratif, vol. II, 3 ème éd., Berne 2011, n° 2.2.4.2; v. arrêt AC.2001.0200, consid. 1a). c) Quoi qu’il en soit, le fait, pour l'autorité de recours, d'être ainsi liée par le dispositif et les motifs de son arrêt de renvoi implique dès lors qu'elle ne peut plus revenir sur les points déjà résolus par ce dernier. Elle doit cependant vérifier si la décision querellée est conforme aux instructions qu'elle y avait énoncées (arrêts FI.2007.0001 du 14 novembre 2007; FI.1998.0101 du 15 mars 1999 ). 2. La recourante critique la décision sur réclamation attaquée, en ce qu’elle modifie la décision de taxation du 15 mai 2010 dans le sens des considérants de l’arrêt FI.2011.0067. Cependant, au vu de ce qui a été exposé ci-dessus, i l n’y a pas lieu d’examiner à nouveau ses griefs. Le Tribunal, dans la présente espèce, se limitera à vérifier si les éléments imposables arrêtés par l’autorité intimée dans la nouvelle décision sur réclamation du 19 décembre 2012 sont conformes aux considérants dudit arrêt. a) Au considérant 6a) de son arrêt de renvoi, le Tribunal a confirmé la reprise, dans les charges comptabilisées de la recourante, d’une partie du loyer facturé par son actionnaire B.________ en 2000 et 2001. Il a cependant estimé que cette reprise ne pouvait excéder le loyer théorique dont B.________ aurait dû s’acquitter pour la surface restante de 215 m 2 (533 m 2 – 318 m 2 ), soit 29'500 fr. (215 m 2 x 137 fr.). Tenant compte de ce qui précède, l’autorité intimée a dûment corrigé sa reprise au ch. 1.01, laquelle a été ramenée de 52'700 à 29'500 francs. La décision attaquée est à cet égard conforme à l’arrêt de renvoi. b) Sous chiffre 1.03, l’autorité intimée avait initialement repris un montant total de 296'216 fr., dans les comptes de la recourante 2002 à 2005, à titre de coût pour la mise à disposition d’un véhicule C.________. Au considérant 6b) de son arrêt de renvoi, le Tribunal a estimé qu’il s’agissait-là d’un actif fictif, de sorte que la charge d’amortissement indûment comptabilisée ne pouvait pas être déduite des charges de la recourante, ce qui avait pour effet de réduire d’autant la réserve négative dans ses fonds propres imposables. Il a estimé en outre que les différents frais afférents directement au véhicule comptabilisés comme charges constituaient une distribution dissimulée de bénéfice à l’actionnaire et devaient être repris. Ainsi, il importait à l’autorité intimée de calculer à nouveau cette reprise. Or, la recourante, qui reprend ses arguments précédents, et dans une certaine mesure, l’autorité intimée reviennent sur ce considérant. Ils prient tous deux le Tribunal de reconsidérer son raisonnement sur ce point. Comme on l’a dit plus haut, celui-ci est toutefois lié tant par les motifs que par le dispositif de son arrêt de renvoi. Dans la décision attaquée, cela s’est tout d’abord traduit par l’annulation de la reprise de 296'216 fr. et la comptabilisation, dans les charges de l’exercice 2003, d’un revenu de 81'166 fr. en lieu et place de l’amortissement comptabilisé par la recourante (ch. 1.03). De même, la contre-valeur du véhicule a été extournée au capital, durant les exercices 2003 et 2004, ce qui représente une diminution de -865'012 fr. du poste des actifs (ch. 1.03). En deuxième lieu, l’autorité intimée a annulé la comptabilisation du bénéfice résultant de la vente dudit véhicule à B.________, le 17 novembre 2005; cela conduit à une reprise négative de -77'267 fr. en 2005 (ch. 1.07). La décision attaquée s’avère ainsi conforme au considérant 6b) de l’arrêt de renvoi et aux instructions contraignantes y figurant. c) Ainsi, la décision attaquée a pour conséquence de ramener de 643'449 à 174'720 fr. le total des éléments soustraits du revenu et de 103'642 à -1'626'382 fr. le total des éléments soustraits du capital de la recourante. Le complément d’impôt cantonal et communal se monte ainsi à 30'855 fr.95 au lieu de 87'197 fr.55 et, s’agissant de l’impôt fédéral direct, à 6'698 fr.55 au lieu de 39'283 fr.40. Cela doit nécessairement se traduire par une diminution conséquente des pénalités infligées à la recourante pour soustraction et tentative de soustraction, par rapport à la décision précédente. Tel est bien le cas puisque s’agissant de l’impôt cantonal et communal, les amendes prononcées à l’encontre de la recourante sont passées, en ce qui concerne les années 2000 à 2003, de 25'600, 13'800, 4'100, respectivement 5'300 fr., selon la décision annulée par arrêt de renvoi, à 17'900, 9'600, 2'400, respectivement 4'400 fr., selon la décision attaquée. En outre, il a été renoncé à toute pénalité pour les années 2004 et 2005. Quant à l’impôt fédéral direct, les amendes se montaient pour les mêmes années à 6'500, 6'500, 1'400 respectivement 2'600 fr. selon la première décision; elles ont été ramenées dans la décision attaquée à 4'500, 4'500, 600 respectivement 2'100 francs. Là également, aucune pénalité n’a été prononcée pour les années 2004 et 2005. Ainsi, pour les années 2000 et 2001, force est de constater que les amendes correspondent à l’impôt soustrait et, pour les années 2002 et 2003 (tentative de soustraction), celles-ci en représentent les deux tiers. La détermination des pénalités est ainsi conforme aux articles 243 LI et 176 LIFD. La décision attaquée ne prête en conséquence pas le flanc à la critique et du reste, la recourante, qui concentre ses griefs sur la reprise examinée précédemment, ne dit mot des amendes telles que recalculées par l’autorité intimée. 3. De ce qui précède, il résulte que le recours doit être rejeté et la décision attaquée, confirmée. La recourante succombant, un émolument sera mis à sa charge, vu les articles 49 al. 1 et 91 de la loi vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative (LPA-VD; RSV 173.36). En outre, il ne sera pas alloué de dépens, vu en outre l’art. 55 al. 1 LPA-VD a contrario. Par ces motifs la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal arrête: I. Le recours est rejeté. II. La décision sur réclamation de l'Administration cantonale des impôts, du 19 décembre 2012, est confirmée. III. Les frais d’arrêt, par 4'000 (quatre mille) francs, sont mis à la charge de A.________ SA. IV. Il n’est pas alloué de dépens. Lausanne, le 23 mai 2013 Le président: Le greffier: Le présent arrêt est communiqué aux destinataires de l'avis d'envoi ci-joint. Il peut faire l'objet, dans les trente jours suivant sa notification, d'un recours au Tribunal fédéral. Le recours en matière de droit public s'exerce aux conditions des articles 82 ss de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF - RS 173.110), le recours constitutionnel subsidiaire à celles des articles 113 ss LTF. Le mémoire de recours doit être rédigé dans une langue officielle, indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé. Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l’acte attaqué viole le droit. Les pièces invoquées comme moyens de preuve doivent être jointes au mémoire, pour autant qu’elles soient en mains de la partie; il en va de même de la décision attaquée.

TRIBUNAL CANTONAL COUR DE DROIT ADMINISTRATIF ET PUBLIC TRIBUNAL CANTONAL

TRIBUNAL CANTONAL COUR DE DROIT ADMINISTRATIF ET PUBLIC

COUR DE DROIT ADMINISTRATIF ET PUBLIC Arrêt du 23 mai 2013 Arrêt du 23 mai 2013

Arrêt du 23 mai 2013 Composition Composition

Composition M. Rémy Balli, président ; MM. Alain Maillard et M. Cédric Stucker, assesseurs; M. Patrick Gigante, greffier. M. Rémy Balli, président ; MM. Alain Maillard et M. Cédric Stucker, assesseurs; M. Patrick Gigante, greffier.

M. Rémy Balli, président ; MM. Alain Maillard et M. Cédric Stucker, assesseurs; M. Patrick Gigante, greffier. Recourante Recourante

Recourante A.________ SA, à 1********, représentée par Ilex Fiduciaire SA, à Lausanne. A.________ SA, à 1********, représentée par Ilex Fiduciaire SA, à Lausanne.

A.________ SA, à 1********, représentée par Ilex Fiduciaire SA, à Lausanne. Autorité intimée Autorité intimée

Autorité intimée Administration cantonale des impôts, à Lausanne. Administration cantonale des impôts, à Lausanne.

Administration cantonale des impôts, à Lausanne. Autorité concernée Autorité concernée

Autorité concernée Administration fédérale des contributions, Division principale DAT, à Berne. Administration fédérale des contributions, Division principale DAT, à Berne.

Administration fédérale des contributions, Division principale DAT, à Berne. Objet Objet

Objet Impôt cantonal et communal (soustraction)’ Impôt fédéral direct (soustraction) Impôt cantonal et communal (soustraction)’ Impôt fédéral direct (soustraction)

Impôt cantonal et communal (soustraction)’ Impôt fédéral direct (soustraction) Recours A.________ SA c/ nouvelle décision sur réclamation de l'Administration cantonale des impôts du 19 décembre 2012, modifiant la décision rendue le 15 mai 2010 (périodes de taxation 2000 à 2005), Recours A.________ SA c/ nouvelle décision sur réclamation de l'Administration cantonale des impôts du 19 décembre 2012, modifiant la décision rendue le 15 mai 2010 (périodes de taxation 2000 à 2005),

Recours A.________ SA c/ nouvelle décision sur réclamation de l'Administration cantonale des impôts du 19 décembre 2012, modifiant la décision rendue le 15 mai 2010 (périodes de taxation 2000 à 2005), Vu les faits suivants

Vu les faits suivants A. A.________ SA, dont le siège est à 1********, est inscrite au Registre du commerce depuis le 27 mars 1981; elle a pour but: commerce, location, fabrication, pose, entretien et réparation de tout barrage mobile de signalisation et de toute glissière de sécurité temporaire. Administrateur unique, B.________ en détient le capital-actions.

A. A.________ SA, dont le siège est à 1********, est inscrite au Registre du commerce depuis le 27 mars 1981; elle a pour but: commerce, location, fabrication, pose, entretien et réparation de tout barrage mobile de signalisation et de toute glissière de sécurité temporaire. Administrateur unique, B.________ en détient le capital-actions. B. A l’issue du contrôle fiscal, ouvert le 28 juillet 2005, et de la procédure pour soustraction d’impôt, ouverte le 15 septembre 2005, l’Administration cantonale des impôts (ci-après: ACI) a rendu, le 15 mai 2010, à l’encontre de A.________ SA une décision de rappel d’impôt et de taxation définitive. Elle a procédé aux reprises suivantes dans les comptes de la contribuable:

B. A l’issue du contrôle fiscal, ouvert le 28 juillet 2005, et de la procédure pour soustraction d’impôt, ouverte le 15 septembre 2005, l’Administration cantonale des impôts (ci-après: ACI) a rendu, le 15 mai 2010, à l’encontre de A.________ SA une décision de rappel d’impôt et de taxation définitive. Elle a procédé aux reprises suivantes dans les comptes de la contribuable: Libellé Libellé

Libellé Années de calcul Années de calcul

Années de calcul 2000 2000

2000 2001 2001

2001 2002 2002

2002 2003 2003

2003 2004 2004

2004 2005 2005

2005 Total Total

Total Eléments de revenu non déclarés ou erronés Eléments de revenu non déclarés ou erronés

Eléments de revenu non déclarés ou erronés 1 Eléments soustraits à reprendre 1 Eléments soustraits à reprendre

1 Eléments soustraits à reprendre Prestations appréciables en argent Prestations appréciables en argent

Prestations appréciables en argent 0 0

0 1.01 Loyer excessif facturé par M. B.________ à la société 1.01 Loyer excessif facturé par M. B.________ à la société

1.01 Loyer excessif facturé par M. B.________ à la société 52’700 52’700

52’700 52’700 52’700

52’700 105’400 105’400

105’400 1.02 Frais forfaitaires M. B.________ non admis 1.02 Frais forfaitaires M. B.________ non admis

1.02 Frais forfaitaires M. B.________ non admis 24’000 24’000

24’000 24’000 24’000

24’000 12’000 12’000

12’000 60’000 60’000

60’000 1.03 Coût pour la mise à disposition de la C.________ 1.03 Coût pour la mise à disposition de la C.________

1.03 Coût pour la mise à disposition de la C.________ 837 837

837 56’956 56’956

56’956 126’784 126’784

126’784 111’639 111’639

111’639 296’216 296’216

296’216 Autres corrections Autres corrections

Autres corrections 0 0

0 1.04 Indemnité D.________ non enregistrée sinistre 9.9.02 1.04 Indemnité D.________ non enregistrée sinistre 9.9.02

1.04 Indemnité D.________ non enregistrée sinistre 9.9.02 16’821 16’821

16’821 16’821 16’821

16’821 1.05 PAA de E.________(investissement C.________) 1.05 PAA de E.________(investissement C.________)

1.05 PAA de E.________(investissement C.________) 130’013 130’013

130’013 130’013 130’013

130’013 1.06 Dividende E._______non enregistrée en comptabilité 1.06 Dividende E._______non enregistrée en comptabilité

1.06 Dividende E._______non enregistrée en comptabilité 35’000 35’000

35’000 35’000 35’000

35’000 Total des soustractions Total des soustractions

Total des soustractions 76’700 76’700

76’700 76'700 76'700

76'700 142’850 142’850

142’850 108’777 108’777

108’777 126’784 126’784

126’784 111’639 111’639

111’639 643’449 643’449

643’449 2. Eléments ne constituant pas une soustraction 2. Eléments ne constituant pas une soustraction

2. Eléments ne constituant pas une soustraction 0 0

0 0 0

0 0 0

0 0 0

0 0 0

0 0 0

0 0 0

0 3. Corrections de taxation 3. Corrections de taxation

3. Corrections de taxation 3.01 Dividende E.________ non enregistré en 2003 3.01 Dividende E.________ non enregistré en 2003

3.01 Dividende E.________ non enregistré en 2003 -35’000 -35’000

-35’000 Total des reprises affectant le bénéfice Total des reprises affectant le bénéfice

Total des reprises affectant le bénéfice 76’700 76’700

76’700 76'700 76'700

76'700 142’850 142’850

142’850 108’777 108’777

108’777 126’784 126’784

126’784 76’639 76’639

76’639 608’449 608’449

608’449 Libellé Libellé

Libellé Date de clôture des comptes Date de clôture des comptes

Date de clôture des comptes 31.12.2000 31.12.2000

31.12.2000 31.12.2001 31.12.2001

31.12.2001 31.12.2002 31.12.2002

31.12.2002 31.12.2003 31.12.2003

31.12.2003 31.12.2004 31.12.2004

31.12.2004 31.12.2005 31.12.2005

31.12.2005 Total Total

Total Eléments non déclarés affectant le capital Eléments non déclarés affectant le capital

Eléments non déclarés affectant le capital 1. Eléments soustraits à reprendre 1. Eléments soustraits à reprendre

1. Eléments soustraits à reprendre 1.01 Indemnité D.________ non enregistrée 1.01 Indemnité D.________ non enregistrée

1.01 Indemnité D.________ non enregistrée 16’821 16’821

16’821 16’821 16’821

16’821 33’642 33’642

33’642 1.02 Dividende E._______ non enregistré en comptabilité 1.02 Dividende E._______ non enregistré en comptabilité

1.02 Dividende E._______ non enregistré en comptabilité 35’000 35’000

35’000 35’000 35’000

35’000 70’000 70’000

70’000 Total des soustractions Total des soustractions

Total des soustractions 0 0

0 0 0

0 0 0

0 51’821 51’821

51’821 51’821 51’821

51’821 0 0

0 103’642 103’642

103’642 2. Eléments ne constituant pas une soustraction 2. Eléments ne constituant pas une soustraction

2. Eléments ne constituant pas une soustraction 0 0

0 0 0

0 0 0

0 0 0

0 0 0

0 0 0

0 0 0

0 3. Corrections de taxation 3. Corrections de taxation

3. Corrections de taxation 3.01 Rectification du solde du compte de PP 3.01 Rectification du solde du compte de PP

3.01 Rectification du solde du compte de PP -200’000 -200’000

-200’000 -200’000 -200’000

-200’000 Total des corrections Total des corrections

Total des corrections 0 0

0 0 0

0 0 0

0 0 0

0 -200’000 -200’000

-200’000 0 0

0 -200’000 -200’000

-200’000 Total des reprises affectant le capital Total des reprises affectant le capital

Total des reprises affectant le capital 0 0

0 0 0

0 0 0

0 51’821 51’821

51’821 -148’179 -148’179

-148’179 0 0

0 -96’358 -96’358

-96’358 Sur la base de ces reprises, l’ACI a arrêté les éléments imposables suivants pour les périodes fiscales 2000 à 2005:

Sur la base de ces reprises, l’ACI a arrêté les éléments imposables suivants pour les périodes fiscales 2000 à 2005: Périodes de taxation Périodes de taxation

Périodes de taxation Bénéfice déclaré ICC Bénéfice déclaré ICC

Bénéfice déclaré ICC Bénéfice imposable ICC Bénéfice imposable ICC

Bénéfice imposable ICC Capital déclaré ICC Capital déclaré ICC

Capital déclaré ICC Capital imposable ICC Capital imposable ICC

Capital imposable ICC Bénéfice déclaré IFD Bénéfice déclaré IFD

Bénéfice déclaré IFD Bénéfice imposable IFD Bénéfice imposable IFD

Bénéfice imposable IFD 2000 2000

2000 1'147’400 1'147’400

1'147’400 1'220’100 1'220’100

1'220’100 6’311’000 6’311’000

6’311’000 6’311’000 6’311’000

6’311’000 1'210’600 1'210’600

1'210’600 1'287’300 1'287’300

1'287’300 2001 2001

2001 553’900 553’900

553’900 603’900 603’900

603’900 6'480’000 6'480’000

6'480’000 6'480’000 6'480’000

6'480’000 605’100 605’100

605’100 681’800 681’800

681’800 2002 2002

2002 177’100 177’100

177’100 306’600 306’600

306’600 5'309’000 5'309’000

5'309’000 5'309’000 5'309’000

5'309’000 218’500 218’500

218’500 361’400 361’400

361’400 2003 2003

2003 10’600 10’600

10’600 103’300 103’300

103’300 5'122’000 5'122’000

5'122’000 5'009’000 5'009’000

5'009’000 13’100 13’100

13’100 121’900 121’900

121’900 2004 2004

2004 17’300 17’300

17’300 85’800 85’800

85’800 5'170’000 5'170’000

5'170’000 4'866’000 4'866’000

4'866’000 47’700 47’700

47’700 174’500 174’500

174’500 2005 2005

2005 265’100 265’100

265’100 345’000 345’000

345’000 4'976’000 4'976’000

4'976’000 4'976’000 4'976’000

4'976’000 365’500 365’500

365’500 442’200 442’200

442’200 Des compléments d’impôt ont dès lors été notifiés à A.________ SA, dans la mesure suivante :

Des compléments d’impôt ont dès lors été notifiés à A.________ SA, dans la mesure suivante : Années Années

Années Bénéfice Canton Bénéfice

Bénéfice Canton

Canton Bénéfice Commune Bénéfice

Bénéfice Commune

Commune Bénéfice ICC Bénéfice ICC

Bénéfice ICC Capital Canton Capital Canton

Capital Canton Capital Commune Capital Commune

Capital Commune Capital ICC Capital ICC

Capital ICC Bénéfice IFD dû Bénéfice IFD dû

Bénéfice IFD dû Bénéfice IFDfacturé Bénéfice IFDfacturé

Bénéfice IFDfacturé Complémt IFD Complémt IFD

Complémt IFD 2000 2000

2000 15'747.00 15'747.00

15'747.00 10'196,05 10'196,05

10'196,05 25'670,05 25'670,05

25'670,05 0 0

0 0 0

0 0 0

0 109'420,50 109'420,50

109'420,50 102'901,00 102'901,00

102'901,00 6'519,50 6'519,50

6'519,50 2001 2001

2001 8'333,40 8'333,40

8'333,40 5'491,00 5'491,00

5'491,00 13'824,40 13'824,40

13'824,40 0 0

0 0 0

0 0 0

0 57'953,00 57'953,00

57'953,00 51'433,50 51'433,50

51'433,50 6'519,50 6'519,50

6'519,50 2002 2002

2002 3'725,95 3'725,95

3'725,95 2'455,10 2'455,10

2'455,10 6'181,05 6'181,05

6'181,05 0 0

0 0 0

0 0 0

0 20'790,30 20'790,30

20'790,30 18'572,50 18'572,50

18'572,50 2'217,80 2'217,80

2'217,80 2003 2003

2003 4'826,35 4'826,35

4'826,35 3'180,15 3'180,15

3'180,15 8'006,50 8'006,50

8'006,50 80,50 80,50

80,50 53,05 53,05

53,05 133,55 133,55

133,55 4'953,40 4'953,40

4'953,40 1'050,55 1'050,55

1'050,55 3'902,85 3'902,85

3'902,85 2004 2004

2004 9'858,85 9'858,85

9'858,85 3'448,95 3'448,95

3'448,95 13'307,80 13'307,80

13'307,80 -260,00 -260,00

-260,00 -90,95 -90,95

-90,95 -350,95 -350,95

-350,95 14'832,50 14'832,50

14'832,50 4'054,50 4'054,50

4'054,50 10'778,00 10'778,00

10'778,00 2005 2005

2005 14'970,50 14'970,50

14'970,50 5'237,25 5'237,25

5'237,25 20'207,75 20'207,75

20'207,75 0 0

0 0 0

0 0 0

0 37'587,00 37'587,00

37'587,00 28'241,25 28'241,25

28'241,25 9'345,75 9'345,75

9'345,75 Totaux Totaux

Totaux 57'189,05 57'189,05

57'189,05 30'008,50 30'008,50

30'008,50 87'197,55 87'197,55

87'197,55 -179,50 -179,50

-179,50 -37,90 -37,90

-37,90 -217,40 -217,40

-217,40 245'536,70 245'536,70

245'536,70 206'253,30 206'253,30

206'253,30 39'283,40 39'283,40

39'283,40 En outre, les amendes suivantes ont été prononcées à l’encontre de A.________ SA pour soustraction (périodes 2000 et 2001), respectivement tentative de soustraction (périodes 2003 à 2005) à l’impôt cantonal et communal, respectivement à l’impôt fédéral direct :

En outre, les amendes suivantes ont été prononcées à l’encontre de A.________ SA pour soustraction (périodes 2000 et 2001), respectivement tentative de soustraction (périodes 2003 à 2005) à l’impôt cantonal et communal, respectivement à l’impôt fédéral direct : Période de taxation Période de taxation

Période de taxation Amendes ICC Amendes ICC

Amendes ICC Amendes IFD Amendes IFD

Amendes IFD 2000 2000

2000 25'600.- 25'600.-

25'600.- 6'500.- 6'500.-

6'500.- 2001 2001

2001 13'800.- 13'800.-

13'800.- 6'500.- 6'500.-

6'500.- 2002 2002

2002 4'100.- 4'100.-

4'100.- 1'400.- 1'400.-

1'400.- 2003 2003

2003 5'300.- 5'300.-

5'300.- 2'600.- 2'600.-

2'600.- 2004 2004

2004 8'800.- 8'800.-

8'800.- 7'100.- 7'100.-

7'100.- 2005 2005

2005 13'400.- 13'400.-

13'400.- 6'200.- 6'200.-

6'200.- A.________ SA a formé une réclamation à l’encontre de cette décision.

A.________ SA a formé une réclamation à l’encontre de cette décision. Le 2 août 2010, l’Office d’impôts des personnes morales a notifié à A.________ SA le calcul des impôts dus durant les périodes 2002 à 2005:

Le 2 août 2010, l’Office d’impôts des personnes morales a notifié à A.________ SA le calcul des impôts dus durant les périodes 2002 à 2005: Années Années

Années Bénéfice Canton Bénéfice

Bénéfice Canton

Canton Bénéfice Commune Bénéfice

Bénéfice Commune

Commune Bénéfice ICC Bénéfice ICC

Bénéfice ICC Capital Canton Capital Canton

Capital Canton Capital Commune Capital Commune

Capital Commune Capital ICC Capital ICC

Capital ICC 2002 2002

2002 37'573,85 37'573,85

37'573,85 24'757,95 24'757,95

24'757,95 62'331,80 62'331,80

62'331,80 8'218,35 8'218,35

8'218,35 5'415,20 5'415,20

5'415,20 13'633,55 13'633,55

13'633,55 2003 2003

2003 6'051,95 6'051,95

6'051,95 3'987,75 3'987,75

3'987,75 10'039,70 10'039,70

10'039,70 8'009,35 8'009,35

8'009,35 5'277,50 5'277,50

5'277,50 13'286,85 13'286,85

13'286,85 2004 2004

2004 12'348,75 12'348,75

12'348,75 4'320,05 4'320,05

4'320,05 16'668,80 16'668,80

16'668,80 8'844,55 8'844,55

8'844,55 3'094,15 3'094,15

3'094,15 11'938,70 11'938,70

11'938,70 2005 2005

2005 49'654,15 49'654,15

49'654,15 17'370,75 17'370,75

17'370,75 67'024,90 67'024,90

67'024,90 9'046.35 9'046.35

9'046.35 3'164,75 3'164,75

3'164,75 79'236,00 79'236,00

79'236,00 Le 31 octobre 2011, l’ACI a rejeté la réclamation interjetée par A.________ SA contre la décision de rappel et complément d’impôt et prononcé d’amendes du 15 mai 2010.

Le 31 octobre 2011, l’ACI a rejeté la réclamation interjetée par A.________ SA contre la décision de rappel et complément d’impôt et prononcé d’amendes du 15 mai 2010. C. A.________ SA a recouru contre cette dernière décision. Par arrêt FI.2011.0067 du 14 août 2012, auquel on se réfère tant en fait qu’en droit, le Tribunal cantonal a partiellement admis le recours, annulé la décision sur réclamation du 31 octobre 2011 et renvoyé la cause à l’ACI pour nouvelle décision sur les rappels d’impôt (périodes 2000 et 2001), taxations définitives (périodes 2002 à 2005) et prononcés d’amende, tant en ce qui concerne l’impôt fédéral direct que l’impôt cantonal et communal et ceci, conformément aux considérants 6 et 8 de son arrêt.

C. A.________ SA a recouru contre cette dernière décision. Par arrêt FI.2011.0067 du 14 août 2012, auquel on se réfère tant en fait qu’en droit, le Tribunal cantonal a partiellement admis le recours, annulé la décision sur réclamation du 31 octobre 2011 et renvoyé la cause à l’ACI pour nouvelle décision sur les rappels d’impôt (périodes 2000 et 2001), taxations définitives (périodes 2002 à 2005) et prononcés d’amende, tant en ce qui concerne l’impôt fédéral direct que l’impôt cantonal et communal et ceci, conformément aux considérants 6 et 8 de son arrêt. Par arrêt 2C_874/2012 & 2C_885/2012 du 19 septembre 2012, le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours interjeté par A.________ SA contre l’arrêt du Tribunal cantonal, tant en ce qui concerne l’impôt cantonal et communal que l’impôt fédéral direct.

Par arrêt 2C_874/2012 & 2C_885/2012 du 19 septembre 2012, le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours interjeté par A.________ SA contre l’arrêt du Tribunal cantonal, tant en ce qui concerne l’impôt cantonal et communal que l’impôt fédéral direct. D. Le 19 décembre 2012, l’ACI a rendu une nouvelle décision sur réclamation, modifiant la décision de taxation du 15 mai 2010. Les reprises suivantes ont été opérées dans les déclarations de A.________ SA:

D. Le 19 décembre 2012, l’ACI a rendu une nouvelle décision sur réclamation, modifiant la décision de taxation du 15 mai 2010. Les reprises suivantes ont été opérées dans les déclarations de A.________ SA: Libellé Libellé

Libellé Années de calcul Années de calcul

Années de calcul 2000 2000

2000 2001 2001

2001 2002 2002

2002 2003 2003

2003 2004 2004

2004 2005 2005

2005 Total Total

Total Eléments de revenu non déclarés ou erronés Eléments de revenu non déclarés ou erronés

Eléments de revenu non déclarés ou erronés 1 Eléments soustraits à reprendre 1 Eléments soustraits à reprendre

1 Eléments soustraits à reprendre Prestations appréciables en argent Prestations appréciables en argent

Prestations appréciables en argent 0 0

0 1.01 Loyer excessif facturé par M. B._______à la société 1.01 Loyer excessif facturé par M. B._______à la société

1.01 Loyer excessif facturé par M. B._______à la société 29’500 29’500

29’500 29’500 29’500

29’500 59’000 59’000

59’000 1.02 Frais forfaitaires M. B.________ non admis 1.02 Frais forfaitaires M. B.________ non admis

1.02 Frais forfaitaires M. B.________ non admis 24’000 24’000

24’000 24’000 24’000

24’000 12’000 12’000

12’000 60’000 60’000

60’000 1.03 Annulation amortissement sur actif fictif C.________ 1.03 Annulation amortissement sur actif fictif C.________

1.03 Annulation amortissement sur actif fictif C.________ 81’166 81’166

81’166 81’166 81’166

81’166 Autres corrections Autres corrections

Autres corrections 0 0

0 1.04 Indemnité D.________ non enregistrée sinistre 9.9.02 1.04 Indemnité D.________ non enregistrée sinistre 9.9.02

1.04 Indemnité D.________ non enregistrée sinistre 9.9.02 16’821 16’821

16’821 16’821 16’821

16’821 1.06 Dividende E._______non enregistrée en comptabilité 1.06 Dividende E._______non enregistrée en comptabilité

1.06 Dividende E._______non enregistrée en comptabilité 35’000 35’000

35’000 35’000 35’000

35’000 1.07 Annulation du bénéfice sur reprise actif fictif C.________ 1.07 Annulation du bénéfice sur reprise actif fictif C.________

1.07 Annulation du bénéfice sur reprise actif fictif C.________ -77’267 -77’267

-77’267 -77’267 -77’267

-77’267 Total des soustractions Total des soustractions

Total des soustractions 53’500 53’500

53’500 53’500 53’500

53’500 12’000 12’000

12’000 132’987 132’987

132’987 0 0

0 -77’267 -77’267

-77’267 174’720 174’720

174’720 2. Eléments ne constituant pas une soustraction 2. Eléments ne constituant pas une soustraction

2. Eléments ne constituant pas une soustraction 0 0

0 0 0

0 0 0

0 0 0

0 0 0

0 0 0

0 0 0

0 3. Corrections de taxation 3. Corrections de taxation

3. Corrections de taxation 3.01 Dividende E.________ non enregistré en 2003 3.01 Dividende E.________ non enregistré en 2003

3.01 Dividende E.________ non enregistré en 2003 -35’000 -35’000

-35’000 -35’000 -35’000

-35’000 Total des reprises affectant le bénéfice Total des reprises affectant le bénéfice

Total des reprises affectant le bénéfice 53’500 53’500

53’500 53’500 53’500

53’500 12’000 12’000

12’000 132’987 132’987

132’987 0 0

0 -112’267 -112’267

-112’267 139’720 139’720

139’720 Libellé Libellé

Libellé Date de clôture des comptes Date de clôture des comptes

Date de clôture des comptes 31.12.2000 31.12.2000

31.12.2000 31.12.2001 31.12.2001

31.12.2001 31.12.2002 31.12.2002

31.12.2002 31.12.2003 31.12.2003

31.12.2003 31.12.2004 31.12.2004

31.12.2004 31.12.2005 31.12.2005

31.12.2005 Total Total

Total Eléments non déclarés affectant le capital Eléments non déclarés affectant le capital

Eléments non déclarés affectant le capital 1. Eléments soustraits à reprendre 1. Eléments soustraits à reprendre

1. Eléments soustraits à reprendre 1.01 Indemnité D.________ non enregistrée 1.01 Indemnité D.________ non enregistrée

1.01 Indemnité D.________ non enregistrée 16’821 16’821

16’821 16’821 16’821

16’821 33’642 33’642

33’642 1.02 Dividende E._______ non enregistré en comptabilité 1.02 Dividende E._______ non enregistré en comptabilité

1.02 Dividende E._______ non enregistré en comptabilité 35’000 35’000

35’000 35’000 35’000

35’000 70’000 70’000

70’000 1.03 Actif fictif (C.________) 1.03 Actif fictif (C.________)

1.03 Actif fictif (C.________) -865’012 -865’012

-865’012 -865’012 -865’012

-865’012 -1'730’024 -1'730’024

-1'730’024 Total des soustractions Total des soustractions

Total des soustractions 0 0

0 0 0

0 0 0

0 -813’191 -813’191

-813’191 -813’191 -813’191

-813’191 0 0

0 -1'626’382 -1'626’382

-1'626’382 2. Eléments ne constituant pas une soustraction 2. Eléments ne constituant pas une soustraction

2. Eléments ne constituant pas une soustraction 0 0

0 0 0

0 0 0

0 0 0

0 0 0

0 0 0

0 0 0

0 3. Corrections de taxation 3. Corrections de taxation

3. Corrections de taxation 3.01 Rectification du solde du compte de PP 3.01 Rectification du solde du compte de PP

3.01 Rectification du solde du compte de PP -200’000 -200’000

-200’000 -200’000 -200’000

-200’000 Total des corrections Total des corrections

Total des corrections 0 0

0 0 0

0 0 0

0 0 0

0 -200’000 -200’000

-200’000 0 0

0 -200’000 -200’000

-200’000 Total des reprises affectant le capital Total des reprises affectant le capital

Total des reprises affectant le capital 0 0

0 0 0

0 0 0

0 -813’191 -813’191

-813’191 -1'013’191 -1'013’191

-1'013’191 0 0

0 -1'826’382 -1'826’382

-1'826’382 Sur cette base, les éléments imposables suivants ont été fixés:

Sur cette base, les éléments imposables suivants ont été fixés: Périodes de taxation Périodes de taxation

Périodes de taxation Bénéfice déclaré ICC Bénéfice déclaré ICC

Bénéfice déclaré ICC Bénéfice imposable ICC Bénéfice imposable ICC

Bénéfice imposable ICC Capital déclaré ICC Capital déclaré ICC

Capital déclaré ICC Capital imposable ICC Capital imposable ICC

Capital imposable ICC Bénéfice déclaré IFD Bénéfice déclaré IFD

Bénéfice déclaré IFD Bénéfice imposable IFD Bénéfice imposable IFD

Bénéfice imposable IFD 2000 2000

2000 1'147’400 1'147’400

1'147’400 1'198’100 1'198’100

1'198’100 6’311’000 6’311’000

6’311’000 6’311’000 6’311’000

6’311’000 1'210’600 1'210’600

1'210’600 1'264’300 1'264’300

1'264’300 2001 2001

2001 535’900 535’900

535’900 583’300 583’300

583’300 6'480’000 6'480’000

6'480’000 6'480’000 6'480’000

6'480’000 605’100 605’100

605’100 658’600 658’600

658’600 2002 2002

2002 177’100 177’100

177’100 195’600 195’600

195’600 5'309’000 5'309’000

5'309’000 5'309’000 5'309’000

5'309’000 218’500 218’500

218’500 230’500 230’500

230’500 2003 2003

2003 10’600 10’600

10’600 123’300 123’300

123’300 5'122’000 5'122’000

5'122’000 4'309’000 4'309’000

4'309’000 13’100 13’100

13’100 146’100 146’100

146’100 2004 2004

2004 17’300 17’300

17’300 23’500 23’500

23’500 5'170’000 5'170’000

5'170’000 4'005’000 4'005’000

4'005’000 47’700 47’700

47’700 47’700 47’700

47’700 2005 2005

2005 265’100 265’100

265’100 197’600 197’600

197’600 4'976’000 4'976’000

4'976’000 4'976’000 4'976’000

4'976’000 365’500 365’500

365’500 253’300 253’300

253’300 Des compléments d’impôt ont dès lors été notifiés à A.________ SA, dans la mesure suivante :

Des compléments d’impôt ont dès lors été notifiés à A.________ SA, dans la mesure suivante : Années Années

Années Bénéfice Canton Bénéfice

Bénéfice Canton

Canton Bénéfice Commune Bénéfice

Bénéfice Commune

Commune Bénéfice ICC Bénéfice ICC

Bénéfice ICC Capital Canton Capital Canton

Capital Canton Capital Commune Capital Commune

Capital Commune Capital ICC Capital ICC

Capital ICC Bénéfice IFD dû Bénéfice IFD dû

Bénéfice IFD dû Bénéfice IFDfacturé Bénéfice IFDfacturé

Bénéfice IFDfacturé Complémt IFD Complémt IFD

Complémt IFD 2000 2000

2000 10'791,85 10'791,85

10'791,85 7'110,90 7'110,90

7'110,90 17'902,75 17'902,75

17'902,75 0 0

0 0 0

0 0 0

0 107'448,50 107'448,50

107'448,50 102'901,00 102'901,00

102'901,00 4’547,50 4’547,50

4’547,50 2001 2001

2001 5'808,90 5'808,90

5'808,90 3'827,55 3'827,55

3'827,55 9'636,45 9'636,45

9'636,45 0 0

0 0 0

0 0 0

0 55'981,00 55'981,00

55'981,00 51'433,50 51'433,50

51'433,50 4'547,50 4'547,50

4'547,50 2002 2002

2002 2'267,15 2'267,15

2'267,15 1'493,90 1'493,90

1'493,90 3'761,05 3'761,05

3'761,05 0 0

0 0 0

0 0 0

0 19'592,50 19'592,50

19'592,50 18'572,50 18'572,50

18'572,50 1'020,00 1'020,00

1'020,00 2003 2003

2003 4'086,80 4'086,80

4'086,80 2'692,85 2'692,85

2'692,85 6'779,65 6'779,65

6'779,65 -1'258,55 -1'258,55

-1'258,55 -829,25 -829,25

-829,25 -2'087,80 -2'087,80

-2'087,80 4'344,85 4'344,85

4'344,85 1'050,55 1'050,55

1'050,55 3'294,30 3'294,30

3'294,30 2004 2004

2004 892,30 892,30

892,30 312,15 312,15

312,15 1'204,45 1'204,45

1'204,45 -1'825,30 -1'825,30

-1'825,30 -638,55 -638,55

-638,55 -2'463,85 -2'463,85

-2'463,85 4'054,50 4'054,50

4'054,50 4'054,50 4'054,50

4'054,50 0,00 0,00

0,00 2005 2005

2005 -6'244,05 -6'244,05

-6'244,05 -2'184,35 -2'184,35

-2'184,35 -8'428,40 -8'428,40

-8'428,40 0 0

0 0 0

0 0 0

0 21'530,50 21'530,50

21'530,50 28'241,25 28'241,25

28'241,25 -6'710,75 -6'710,75

-6'710,75 Totaux Totaux

Totaux 17'602,95 17'602,95

17'602,95 13'253,00 13'253,00

13'253,00 30'855,95 30'855,95

30'855,95 -3'083,85 -3'083,85

-3'083,85 -1'467,80 -1'467,80

-1'467,80 -4'551,65 -4'551,65

-4'551,65 212'951,85 212'951,85

212'951,85 206'253,30 206'253,30

206'253,30 6'698,55 6'698,55

6'698,55 En outre, les amendes suivantes ont été prononcées à l’encontre de A.________ SA pour soustraction (périodes 2000 et 2001), respectivement tentative de soustraction (périodes 2003 à 2005) à l’impôt cantonal et communal, respectivement à l’impôt fédéral direct :

En outre, les amendes suivantes ont été prononcées à l’encontre de A.________ SA pour soustraction (périodes 2000 et 2001), respectivement tentative de soustraction (périodes 2003 à 2005) à l’impôt cantonal et communal, respectivement à l’impôt fédéral direct : Période de taxation Période de taxation

Période de taxation Amendes ICC Amendes ICC

Amendes ICC Amendes IFD Amendes IFD

Amendes IFD 2000 2000

2000 17'900.- 17'900.-

17'900.- 4'500.- 4'500.-

4'500.- 2001 2001

2001 9’600.- 9’600.-

9’600.- 4'500.- 4'500.-

4'500.- 2002 2002

2002 2’400.- 2’400.-

2’400.- 600.- 600.-

600.- 2003 2003

2003 4’400.- 4’400.-

4’400.- 2'100.- 2'100.-

2'100.- 2004 2004

2004 0.- 0.-

0.- 0.- 0.-

0.- 2005 2005

2005 0.- 0.-

0.- 0.- 0.-

0.- Pour le surplus, la décision de taxation du 15 mai 2010 a été confirmée.

Pour le surplus, la décision de taxation du 15 mai 2010 a été confirmée. E. A.________ SA a recouru contre cette dernière décision, dont elle demande l’annulation.

E. A.________ SA a recouru contre cette dernière décision, dont elle demande l’annulation. L’ACI propose le rejet du recours et la confirmation de la décision attaquée.

L’ACI propose le rejet du recours et la confirmation de la décision attaquée. Interpellée sur cette question par le juge instructeur, A.________ SA a expressément renoncé à la tenue d’une audience.

Interpellée sur cette question par le juge instructeur, A.________ SA a expressément renoncé à la tenue d’une audience. F. Le Tribunal a statué à huis clos, par voie de circulation.

F. Le Tribunal a statué à huis clos, par voie de circulation. Considérant en droit

Considérant en droit 1. La décision attaquée en l’occurrence fait suite à l’arrêt FI.2011.0067 du 14 août 2012. Postérieurement à cet arrêt de renvoi, l’autorité intimée a rendu une nouvelle décision que la recourante a déférée devant le Tribunal. En l'absence de règles particulières, comme c'est le cas en procédure administrative vaudoise, on s'accorde à admettre que les dispositions qui fixent expressément la portée d'un tel arrêt sont l'expression d'un principe général de procédure; elles sont applicables même en l'absence de texte légal exposant cette conséquence (ATF 99 1b 519 consid. 1b p. 520; v. Jean-François Poudret, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, Berne 1990, vol. II, note 1.3.4, in fine, ad art. 66, p. 600; André Grisel, Traité de droit administratif suisse, Neuchâtel 1984, vol. II, p. 936; Fritz Gygi, Bundesverwaltungsrechtspflege, 2 ème éd., Berne 1983, p. 232 ).

1. La décision attaquée en l’occurrence fait suite à l’arrêt FI.2011.0067 du 14 août 2012. Postérieurement à cet arrêt de renvoi, l’autorité intimée a rendu une nouvelle décision que la recourante a déférée devant le Tribunal. En l'absence de règles particulières, comme c'est le cas en procédure administrative vaudoise, on s'accorde à admettre que les dispositions qui fixent expressément la portée d'un tel arrêt sont l'expression d'un principe général de procédure; elles sont applicables même en l'absence de texte légal exposant cette conséquence (ATF 99 1b 519 consid. 1b p. 520; v. Jean-François Poudret, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, Berne 1990, vol. II, note 1.3.4, in fine, ad art. 66, p. 600; André Grisel, Traité de droit administratif suisse, Neuchâtel 1984, vol. II, p. 936; Fritz Gygi, Bundesverwaltungsrechtspflege, 2 ème éd., Berne 1983, p. 232 ). a) On rappelle qu’un arrêt de renvoi a une triple portée. Tout d'abord, il oblige l'autorité à laquelle le dossier est renvoyé à statuer; celle-ci doit le faire ensuite dans les limites tracées par l'arrêt de renvoi, c'est-à-dire en se conformant aux considérants du jugement (cf. Ulrich Meyer/Johanna Dorman, in Basler Kommentar, Bundesgerichtgesetz, [ Niggli/ Ü bersax/Wiprächtiger éd. ] 2 ème éd., Bâle 2011, ad 107 LTF n° 18, p. 1405). L'autorité de première instance est donc liée non seulement par le dispositif, qui entre immédiatement, sauf recours, en force, mais également par les motifs de l'arrêt dans la mesure où ils tranchent certaines questions de droit. En cas de renvoi de la cause pour nouvelle décision, l'autorité inférieure voit sa cognition limitée par les motifs de l'arrêt de renvoi, en ce sens qu'elle est liée par ce qui a déjà été jugé définitivement par l'autorité supérieure. Les considérants de l'arrêt retournant la cause lient l'autorité et les parties, en ce sens que ces dernières ne peuvent plus faire valoir dans un nouveau recours contre la nouvelle décision des moyens qui avaient été rejetés ou admis dans l'arrêt de renvoi (ATF 133 III 201 consid. 4 p. 208; 131 III 91 consid. 5.2 p. 94; 113 V 159 consid. 1c p. 159; Grisel, op. cit., p. 882). En raison de l'autorité de la chose jugée, de tels moyens sont irrecevables (v., outre les arrêts déjà cités, ATF 2C_568/2007 & 2C_734/2007 du 2 mai 2008 consid. 6.1; 120 V 233 consid. 1a p. 237; 117 V 237, consid. 2 p. 242). a) On rappelle qu’un arrêt de renvoi a une triple portée. Tout d'abord, il oblige l'autorité à laquelle le dossier est renvoyé à statuer; celle-ci doit le faire ensuite dans les limites tracées par l'arrêt de renvoi, c'est-à-dire en se conformant aux considérants du jugement (cf. Ulrich Meyer/Johanna Dorman, in Basler Kommentar, Bundesgerichtgesetz, [ Niggli/ Ü bersax/Wiprächtiger éd. ] 2 ème éd., Bâle 2011, ad 107 LTF n° 18, p. 1405). L'autorité de première instance est donc liée non seulement par le dispositif, qui entre immédiatement, sauf recours, en force, mais également par les motifs de l'arrêt dans la mesure où ils tranchent certaines questions de droit. En cas de renvoi de la cause pour nouvelle décision, l'autorité inférieure voit sa cognition limitée par les motifs de l'arrêt de renvoi, en ce sens qu'elle est liée par ce qui a déjà été jugé définitivement par l'autorité supérieure. Les considérants de l'arrêt retournant la cause lient l'autorité et les parties, en ce sens que ces dernières ne peuvent plus faire valoir dans un nouveau recours contre la nouvelle décision des moyens qui avaient été rejetés ou admis dans l'arrêt de renvoi (ATF 133 III 201 consid. 4 p. 208; 131 III 91 consid. 5.2 p. 94; 113 V 159 consid. 1c p. 159; Grisel, op. cit., p. 882). En raison de l'autorité de la chose jugée, de tels moyens sont irrecevables (v., outre les arrêts déjà cités, ATF 2C_568/2007 & 2C_734/2007 du 2 mai 2008 consid. 6.1; 120 V 233 ATF 120 V 233 consid. 117 V 237 117 V 237 2 p. 242). b) Dans cette mesure, la portée d'un arrêt de renvoi diffère quelque peu des arrêts ordinaires, dans la mesure où l'autorité de la chose jugée, pour ceux-ci, ne s'attache qu'au dispositif. Les considérants de l'arrêt de renvoi lient non seulement l'autorité de renvoi, mais aussi les parties et l'autorité de recours elle-même, qui ne saurait revenir sur sa décision à l'occasion d'un recours subséquent ( v. par analogie ATF 125 III 421 consid. 2a p. 423; 443 consid. 3a p. 446; 120 V 233 consid. 1a; 113 V 159), ce même dans le cas où le dispositif de l'arrêt de renvoi ne se réfère pas de façon expresse aux considérants (cf. Poudret, op. cit., vol. I, ad art. 38 n° 4.2., pp. 327-328, vol. II, ad art. 66, n° 1.3, p. 596 et ss; références citées). Tel est le cas même si, entre-temps, l'autorité de recours a modifié sa jurisprudence; à défaut, cela conduirait à une révision en droit - ce qui n'est pas admissible - d'un arrêt de renvoi définitif (ibid., no 1.3.3, p. 599, références citées). b) Dans cette mesure, la portée d'un arrêt de renvoi diffère quelque peu des arrêts ordinaires, dans la mesure où l'autorité de la chose jugée, pour ceux-ci, ne s'attache qu'au dispositif. Les considérants de l'arrêt de renvoi lient non seulement l'autorité de renvoi, mais aussi les parties et l'autorité de recours elle-même, qui ne saurait revenir sur sa décision à l'occasion d'un recours subséquent ( v. par analogie ATF 125 III 421 consid. 2a p. 423; 443 consid. 3a p. 446; 120 V 233 consid. 1a; 113 V 159), ce même dans le cas où le dispositif de l'arrêt de renvoi ne se réfère pas de façon expresse aux considérants (cf. Poudret, op. cit., vol. Tel est le cas même si, entre-temps, l'autorité de recours a modifié sa jurisprudence; à défaut, cela conduirait à une révision en droit - ce qui n'est pas admissible - d'un arrêt de renvoi définitif (ibid., no 1.3.3, p. 599, références citées). Un tel arrêt peut avoir tranché certains points de façon définitive dans les considérants et constitue dans cette mesure une décision partielle sujette à recours (ATF 129 II 384 consid. 2.3, p. 385; 1P.292/2004 du 29 juillet 2004; arrêt AC.2001.0200 du 25 février 2002 consid. 1a). Le même arrêt peut également contenir des indications contraignantes au sujet d'éventuels compléments d'instruction à effectuer par l'autorité intimée et constitue dans cette mesure une décision incidente, de nature procédurale (v. sur ce point, Pierre Moor/Etienne Poltier, Droit administratif, vol. II, 3 ème éd., Berne 2011, n° 2.2.4.2; v. arrêt AC.2001.0200, consid. 1a).

Un tel arrêt peut avoir tranché certains points de façon définitive dans les considérants et constitue dans cette mesure une décision partielle sujette à recours (ATF 129 II 384 consid. 2.3, p. 385; 1P.292/2004 du 29 juillet 2004; arrêt AC.2001.0200 du 25 février 2002 consid. 1a). Le même arrêt peut également contenir des indications contraignantes au sujet d'éventuels compléments d'instruction à effectuer par l'autorité intimée et constitue dans cette mesure une décision incidente, de nature procédurale (v. sur ce point, Pierre Moor/Etienne Poltier, Droit administratif, vol. II, 3 ème éd., Berne 2011, n° 2.2.4.2; v. arrêt AC.2001.0200, consid. 1a). c) Quoi qu’il en soit, le fait, pour l'autorité de recours, d'être ainsi liée par le dispositif et les motifs de son arrêt de renvoi implique dès lors qu'elle ne peut plus revenir sur les points déjà résolus par ce dernier. Elle doit cependant vérifier si la décision querellée est conforme aux instructions qu'elle y avait énoncées (arrêts FI.2007.0001 du 14 novembre 2007; FI.1998.0101 du 15 mars 1999 ). c) Quoi qu’il en soit, le fait, pour l'autorité de recours, d'être ainsi liée par le dispositif et les motifs de son arrêt de renvoi implique dès lors qu'elle ne peut plus revenir sur les points déjà résolus par ce dernier. Elle doit cependant vérifier si la décision querellée est conforme aux instructions qu'elle y avait énoncées (arrêts FI.2007.0001 du 14 novembre 2007; FI.1998.0101 du 15 mars 1999 ). 2. La recourante critique la décision sur réclamation attaquée, en ce qu’elle modifie la décision de taxation du 15 mai 2010 dans le sens des considérants de l’arrêt FI.2011.0067. Cependant, au vu de ce qui a été exposé ci-dessus, i l n’y a pas lieu d’examiner à nouveau ses griefs. Le Tribunal, dans la présente espèce, se limitera à vérifier si les éléments imposables arrêtés par l’autorité intimée dans la nouvelle décision sur réclamation du 19 décembre 2012 sont conformes aux considérants dudit arrêt.

2. La recourante critique la décision sur réclamation attaquée, en ce qu’elle modifie la décision de taxation du 15 mai 2010 dans le sens des considérants de l’arrêt FI.2011.0067. Cependant, au vu de ce qui a été exposé ci-dessus, i l n’y a pas lieu d’examiner à nouveau ses griefs. Le Tribunal, dans la présente espèce, se limitera à vérifier si les éléments imposables arrêtés par l’autorité intimée dans la nouvelle décision sur réclamation du 19 décembre 2012 sont conformes aux considérants dudit arrêt. a) Au considérant 6a) de son arrêt de renvoi, le Tribunal a confirmé la reprise, dans les charges comptabilisées de la recourante, d’une partie du loyer facturé par son actionnaire B.________ en 2000 et 2001. Il a cependant estimé que cette reprise ne pouvait excéder le loyer théorique dont B.________ aurait dû s’acquitter pour la surface restante de 215 m 2 (533 m 2 – 318 m 2 ), soit 29'500 fr. (215 m 2 x 137 fr.). Tenant compte de ce qui précède, l’autorité intimée a dûment corrigé sa reprise au ch. 1.01, laquelle a été ramenée de 52'700 à 29'500 francs. La décision attaquée est à cet égard conforme à l’arrêt de renvoi. a) Au considérant 6a) de son arrêt de renvoi, le Tribunal a confirmé la reprise, dans les charges comptabilisées de la recourante, d’une partie du loyer facturé par son actionnaire B.________ en 2000 et 2001. Il a cependant estimé que cette reprise ne pouvait excéder le loyer théorique dont B.________ aurait dû s’acquitter pour la surface restante de 215 m 2 (533 m 2 – 318 m 2 ), soit 29'500 fr. (215 m 2 x 137 fr.). Tenant compte de ce qui précède, l’autorité intimée a dûment corrigé sa reprise au ch. 1.01, laquelle a été ramenée de 52'700 à 29'500 francs. La décision attaquée est à cet égard conforme à l’arrêt de renvoi. b) Sous chiffre 1.03, l’autorité intimée avait initialement repris un montant total de 296'216 fr., dans les comptes de la recourante 2002 à 2005, à titre de coût pour la mise à disposition d’un véhicule C.________. Au considérant 6b) de son arrêt de renvoi, le Tribunal a estimé qu’il s’agissait-là d’un actif fictif, de sorte que la charge d’amortissement indûment comptabilisée ne pouvait pas être déduite des charges de la recourante, ce qui avait pour effet de réduire d’autant la réserve négative dans ses fonds propres imposables. Il a estimé en outre que les différents frais afférents directement au véhicule comptabilisés comme charges constituaient une distribution dissimulée de bénéfice à l’actionnaire et devaient être repris. Ainsi, il importait à l’autorité intimée de calculer à nouveau cette reprise. Or, la recourante, qui reprend ses arguments précédents, et dans une certaine mesure, l’autorité intimée reviennent sur ce considérant. Ils prient tous deux le Tribunal de reconsidérer son raisonnement sur ce point. Comme on l’a dit plus haut, celui-ci est toutefois lié tant par les motifs que par le dispositif de son arrêt de renvoi. Dans la décision attaquée, cela s’est tout d’abord traduit par l’annulation de la reprise de 296'216 fr. et la comptabilisation, dans les charges de l’exercice 2003, d’un revenu de 81'166 fr. en lieu et place de l’amortissement comptabilisé par la recourante (ch. 1.03). De même, la contre-valeur du véhicule a été extournée au capital, durant les exercices 2003 et 2004, ce qui représente une diminution de -865'012 fr. du poste des actifs (ch. 1.03). En deuxième lieu, l’autorité intimée a annulé la comptabilisation du bénéfice résultant de la vente dudit véhicule à B.________, le 17 novembre 2005; cela conduit à une reprise négative de -77'267 fr. en 2005 (ch. 1.07). La décision attaquée s’avère ainsi conforme au considérant 6b) de l’arrêt de renvoi et aux instructions contraignantes y figurant. b) Sous chiffre 1.03, l’autorité intimée avait initialement repris un montant total de 296'216 fr., dans les comptes de la recourante 2002 à 2005, à titre de coût pour la mise à disposition d’un véhicule C.________. Au considérant 6b) de son arrêt de renvoi, le Tribunal a estimé qu’il s’agissait-là d’un actif fictif, de sorte que la charge d’amortissement indûment comptabilisée ne pouvait pas être déduite des charges de la recourante, ce qui avait pour effet de réduire d’autant la réserve négative dans ses fonds propres imposables. Il a estimé en outre que les différents frais afférents directement au véhicule comptabilisés comme charges constituaient une distribution dissimulée de bénéfice à l’actionnaire et devaient être repris. Ainsi, il importait à l’autorité intimée de calculer à nouveau cette reprise. Or, la recourante, qui reprend ses arguments précédents, et dans une certaine mesure, l’autorité intimée reviennent sur ce considérant. Ils prient tous deux le Tribunal de reconsidérer son raisonnement sur ce point. Comme on l’a dit plus haut, celui-ci est toutefois lié tant par les motifs que par le dispositif de son arrêt de renvoi. Dans la décision attaquée, cela s’est tout d’abord traduit par l’annulation de la reprise de 296'216 fr. et la comptabilisation, dans les charges de l’exercice 2003, d’un revenu de 81'166 fr. en lieu et place de l’amortissement comptabilisé par la recourante (ch. 1.03). De même, la contre-valeur du véhicule a été extournée au capital, durant les exercices 2003 et 2004, ce qui représente une diminution de -865'012 fr. du poste des actifs (ch. 1.03). En deuxième lieu, l’autorité intimée a annulé la comptabilisation du bénéfice résultant de la vente dudit véhicule à B.________, le 17 novembre 2005; cela conduit à une reprise négative de -77'267 fr. en 2005 (ch. 1.07). La décision attaquée s’avère ainsi conforme au considérant 6b) de l’arrêt de renvoi et aux instructions contraignantes y figurant. c) Ainsi, la décision attaquée a pour conséquence de ramener de 643'449 à 174'720 fr. le total des éléments soustraits du revenu et de 103'642 à -1'626'382 fr. le total des éléments soustraits du capital de la recourante. Le complément d’impôt cantonal et communal se monte ainsi à 30'855 fr.95 au lieu de 87'197 fr.55 et, s’agissant de l’impôt fédéral direct, à 6'698 fr.55 au lieu de 39'283 fr.40. Cela doit nécessairement se traduire par une diminution conséquente des pénalités infligées à la recourante pour soustraction et tentative de soustraction, par rapport à la décision précédente. Tel est bien le cas puisque s’agissant de l’impôt cantonal et communal, les amendes prononcées à l’encontre de la recourante sont passées, en ce qui concerne les années 2000 à 2003, de 25'600, 13'800, 4'100, respectivement 5'300 fr., selon la décision annulée par arrêt de renvoi, à 17'900, 9'600, 2'400, respectivement 4'400 fr., selon la décision attaquée. En outre, il a été renoncé à toute pénalité pour les années 2004 et 2005. Quant à l’impôt fédéral direct, les amendes se montaient pour les mêmes années à 6'500, 6'500, 1'400 respectivement 2'600 fr. selon la première décision; elles ont été ramenées dans la décision attaquée à 4'500, 4'500, 600 respectivement 2'100 francs. Là également, aucune pénalité n’a été prononcée pour les années 2004 et 2005. Ainsi, pour les années 2000 et 2001, force est de constater que les amendes correspondent à l’impôt soustrait et, pour les années 2002 et 2003 (tentative de soustraction), celles-ci en représentent les deux tiers. La détermination des pénalités est ainsi conforme aux articles 243 LI et 176 LIFD. La décision attaquée ne prête en conséquence pas le flanc à la critique et du reste, la recourante, qui concentre ses griefs sur la reprise examinée précédemment, ne dit mot des amendes telles que recalculées par l’autorité intimée. c) Ainsi, la décision attaquée a pour conséquence de ramener de 643'449 à 174'720 fr. le total des éléments soustraits du revenu et de 103'642 à -1'626'382 fr. le total des éléments soustraits du capital de la recourante. Le complément d’impôt cantonal et communal se monte ainsi à 30'855 fr.95 au lieu de 87'197 fr.55 et, s’agissant de l’impôt fédéral direct, à 6'698 fr.55 au lieu de 39'283 fr.40. Cela doit nécessairement se traduire par une diminution conséquente des pénalités infligées à la recourante pour soustraction et tentative de soustraction, par rapport à la décision précédente. Tel est bien le cas puisque s’agissant de l’impôt cantonal et communal, les amendes prononcées à l’encontre de la recourante sont passées, en ce qui concerne les années 2000 à 2003, de 25'600, 13'800, 4'100, respectivement 5'300 fr., selon la décision annulée par arrêt de renvoi, à 17'900, 9'600, 2'400, respectivement 4'400 fr., selon la décision attaquée. En outre, il a été renoncé à toute pénalité pour les années 2004 et 2005. Quant à l’impôt fédéral direct, les amendes se montaient pour les mêmes années à 6'500, 6'500, 1'400 respectivement 2'600 fr. selon la première décision; elles ont été ramenées dans la décision attaquée à 4'500, 4'500, 600 respectivement 2'100 francs. Là également, aucune pénalité n’a été prononcée pour les années 2004 et 2005. Ainsi, pour les années 2000 et 2001, force est de constater que les amendes correspondent à l’impôt soustrait et, pour les années 2002 et 2003 (tentative de soustraction), celles-ci en représentent les deux tiers. La détermination des pénalités est ainsi conforme aux articles 243 LI et 176 LIFD. La décision attaquée ne prête en conséquence pas le flanc à la critique et du reste, la recourante, qui concentre ses griefs sur la reprise examinée précédemment, ne dit mot des amendes telles que recalculées par l’autorité intimée. 3. De ce qui précède, il résulte que le recours doit être rejeté et la décision attaquée, confirmée. La recourante succombant, un émolument sera mis à sa charge, vu les articles 49 al. 1 et 91 de la loi vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative (LPA-VD; RSV 173.36). En outre, il ne sera pas alloué de dépens, vu en outre l’art. 55 al. 1 LPA-VD a contrario.

3. De ce qui précède, il résulte que le recours doit être rejeté et la décision attaquée, confirmée. La recourante succombant, un émolument sera mis à sa charge, vu les articles 49 al. 1 et 91 de la loi vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative (LPA-VD; RSV 173.36). En outre, il ne sera pas alloué de dépens, vu en outre l’art. 55 al. 1 LPA-VD a contrario. Par ces motifs la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal arrête:

Par ces motifs la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal arrête: I. Le recours est rejeté.

I. Le recours est rejeté. II. La décision sur réclamation de l'Administration cantonale des impôts, du 19 décembre 2012, est confirmée.

II. La décision sur réclamation de l'Administration cantonale des impôts, du 19 décembre 2012, est confirmée. III. Les frais d’arrêt, par 4'000 (quatre mille) francs, sont mis à la charge de A.________ SA.

III. Les frais d’arrêt, par 4'000 (quatre mille) francs, sont mis à la charge de A.________ SA. IV. Il n’est pas alloué de dépens.

IV. Il n’est pas alloué de dépens. Lausanne, le 23 mai 2013

Lausanne, le 23 mai 2013 Le président: Le greffier:

Le président: Le greffier: Le présent arrêt est communiqué aux destinataires de l'avis d'envoi ci-joint.

Le présent arrêt est communiqué aux destinataires de l'avis d'envoi ci-joint. Il peut faire l'objet, dans les trente jours suivant sa notification, d'un recours au Tribunal fédéral. Le recours en matière de droit public s'exerce aux conditions des articles 82 ss de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF - RS 173.110), le recours constitutionnel subsidiaire à celles des articles 113 ss LTF. Le mémoire de recours doit être rédigé dans une langue officielle, indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé. Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l’acte attaqué viole le droit. Les pièces invoquées comme moyens de preuve doivent être jointes au mémoire, pour autant qu’elles soient en mains de la partie; il en va de même de la décision attaquée.

Il peut faire l'objet, dans les trente jours suivant sa notification, d'un recours au Tribunal fédéral. Le recours en matière de droit public s'exerce aux conditions des articles 82 ss de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF - RS 173.110), le recours constitutionnel subsidiaire à celles des articles 113 ss LTF. Le mémoire de recours doit être rédigé dans une langue officielle, indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé. Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l’acte attaqué viole le droit. Les pièces invoquées comme moyens de preuve doivent être jointes au mémoire, pour autant qu’elles soient en mains de la partie; il en va de même de la décision attaquée.