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Avec une moisson de 13 médailles, la satisfaction est forcément de mise du côté de Swiss Olympic au terme des JO de Tokyo.
«C'est un bilan très, très positif. Mais nous devons rester humbles», tempère le Chef de Mission Ralph Stöckli.
«Nous avons remporté beaucoup plus de médailles qu'attendu. Mais ça n'est pas la norme», poursuit l'ancien curleur, dont l'objectif initial était de décrocher au moins autant de podiums qu'en 2016 à Rio (7). «Qui aurait osé imaginer 13 médailles? C'est si difficile d'être au sommet de sa forme le jour J», rappelle-t-il.
Exploits dans les sports universels
Ralph Stöckli ne boude néanmoins pas son plaisir après que la Suisse a réalisé sa récolte la plus prolifique depuis les Jeux d'Helsinki en 1952 (14). Il se dit ainsi particulièrement impressionné par les performances réalisées en athlétisme et en natation, les deux sports universels par excellence du programme olympique.
«C'est historique, c'est inimaginable d'avoir placé deux femmes en finale du 100 m en athlétisme (réd: Ajla Del Ponte 5e et Mujinga Kambundji 6e). Et nous étions aussi proches d'obtenir une médaille sur 4x100 m», où la Tessinoise et la Bernoise ont terminé au 4e rang en compagnie de Riccarda Dietsche et de Salomé Kora, lâche-t-il.
«C'est également impressionnant d'avoir pu obtenir deux médailles en natation», où le Genevois Jérémy Desplanches (200 m 4 nages) et le Tessinois Noè Ponti (100 m papillon) se sont parés de bronze. «C'est un sport dans lequel les grandes nations investissent énormément d'argent», souligne le St-Gallois.
Une nouvelle génération
Ralph Stöckli se réjouit également du «girl power» affiché par la délégation suisse, les femmes ayant conquis 10 des 13 médailles helvétiques dans ces joutes. «Les conditions d'entraînement se sont beaucoup améliorées pour les femmes, notamment grâce à l'armée. Et les femmes peuvent aussi beaucoup mieux s'épanouir dans le sport depuis une vingtaine d'années», relève-t-il.
Tout n'est évidemment pas encore parfait. «Nous devons travailler sur les détails. La préparation peut encore s'améliorer, et nous pouvons aussi mieux faire en ce qui concerne la professionnalisation dans certains sports. Il y a également moyen de faire mieux dans la synergie entre les fédérations nationales, et nous devons investir dans les innovations», estime-t-il.
N'empêche que l'avenir s'annonce prometteur. «C'est impossible de dire dès maintenant quel sera le potentiel de médailles en 2024 à Paris», note-t-il. «Mais je constate que tous nos médaillés ont décroché leur premier podium olympique dans ces Jeux. Une nouvelle génération a donc émergé, et j'ai bon espoir que tous soient encore de la partie dans trois ans», a conclu Ralph Stöckli.
ats