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Beaucoup de personnes qui débutent la méditation me posent souvent la question ; est-ce que la méditation empêche la maladie ou permet la guérison ?
À cette réponse, je me vois obligé de répondre que NON, elle n’empêche pas la maladie et en ce qui concerne la guérison, elle peut prendre un aspect bien opposé à notre compréhension humaine occidentale car la mort est aussi un principe de guérison dans les sagesses anciennes.
Ce qui est nommé comme une guérison en méditation intervient sur un plan plus spirituel que physique et par conséquent va avoir du mal a trouver une résonance logique ou concrète pour celui qui débute son chemin dans la méditation.
Afin d’expliquer en quoi la maladie est liée à la vie ainsi qu’à l’éveil, je commencerai par vous parler du rapport qui existe entre le loup et le chien.
Posez-vous ces deux questions ?
Qu’elle est des deux celui qui est le plus fort ?
Qu’elle est celui dont la conscience est la plus élevée ?
Le loup sera le plus fort car il a gardé sa nature sauvage mais c’est le chien qui est un loup ayant subit une mutation qui a la conscience plus élevée. On ne peut demander à un loup d’aimer un chien pour la simple raison, que le monde sauvage tient à des codes précis qui permettent de maintenir l’ordre dans la meute mais le chien cherchera à aimer le loup même si celui-ci le rejette. L’éveil est lié à la notion d’amour, de bienveillance, de compassion qui grandit dans la conscience et qui se propage à travers le rapport aux autres.
Le chien est sorti de sa nature sauvage par le biais de son implication dans la vie humaine, il a développé une affection forte pour l’humain et donc un premier apprentissage à l’amour conscient qui se traduit par un attachement aimant.
Cet attachement entre le chien et l’humain est devenue si fort que l’animal a fini par être sensible aux mêmes maladies de l’humain auquel on applique des remèdes similaires à l’Homme.
Et bien il en est de même lorsqu’un individu se rapproche du monde de l’âme. Plus il entre dans l’intimité de celle-ci et plus il sort de sa condition purement humaine et matérielle et plus sa conscience de l’amour grandit. Cela a pour conséquence de faire émerger des dualités et maladies qui sont propres à cette transmutation qui s’opère en lui.
La maladie n’est pas une chose terrible à éviter, bien au contraire, elle est aussi le signe d’une élévation spirituelle. Cela ne signifie pas pour autant que les gens malades sont spirituellement élevés et inversement non plus d’ailleurs.
Certaines maladies sont dues à un besoin d’éliminer les scories du travail initiatique et d’autres manifestent la dualité profonde dans laquelle plonge celui qui cherche l’éveil.
La maladie participe au travail de purification et de guérison global de l’être et à ce titre, elle a donc toute sa place. On peut ainsi se tenir dans une gratitude infinie pour la maladie qui offre l’opportunité de la guérison qui s’opère en soi.
Cependant, si vous êtes au début de votre ascension et que vous êtes beaucoup malade, attendez-vous à ce que cela soit plus fortement lié à des nettoyages profonds que le corps nécessite. Car pour accueillir la vie de l’âme en soi, l’outil qu’est le corps doit être propre et purifié et ainsi capable de maintenir cette vibration plus intense.
La maladie ne peut être évitée, qu’importe le niveau d’éveil spirituel. Celui qui pratique l’éveil est soumis aux lois de la nature et c’est justement parce qu’il s’y soumet intégralement que la maladie fait partie de sa vie. Il pratique dans la maladie de la même façon qu’il pratique dans l’état de santé avec lucidité et dans un accueille profond et inconditionnel de tout ce qui est.
Ramana Maharshi qui est un yogi indien important pratiquant l’un des quatre yogas traditionnels, le Jnana Yoga ou le yoga de la connaissance de l’unité fondamentale est mort d’un cancer, tout comme Jiddu Krishnamurti, un grand philosophe indien et Maître enseignant de la méditation est décédé d’un cancer du pancréas, Osho Maître indien a succombé à une insuffisance cardiaque et Bouddha (siddhartha gautama) est mort il y a plus de 2’500 an de dysentrie.
Éviter la maladie revient à éviter la r-évolution intérieure et extérieure. La souffrance propre à la maladie nous oblige à observer la douleur présente dans l’instant, elle éveille notre esprit à une attention pleine et ouverte dans laquelle la lucidité manifeste l’incommensurable vérité.
Les états de maladies et de santés se déroulent comme le chaud et le froid ou la nuit et le jour, ils font de la vie ce qu’elle est.
Accepter chaque moment de la vie comme une opportunité de guérison est la clé pour se maintenir dans la paix intérieure et en l’équilibre avec l’ordre naturel des choses. La méditation crée cette posture en soi propice à l’évolution.