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L'origine de l'œuvre d'entraide catholique-chrétienne remonte à une décision de la 87ème session du Synode national de 1961 à Zurich. Le curé Arnold Moll, Bâle, y avait fait un exposé sur la thématique "la mission comme devoir de l'Eglise". Le Synode national a décidé : "Le Synode de l'Eglise catholique-chrétienne de la Suisse recommande aux paroisses de s'intéresser à la mission chrétienne dans les nations et de mettre à disposition du Conseil synodal la collecte du dimanche de la Trinité."
Après des travaux préparatoires intensifs, le Synode national de 1972 à Rheinfelden a accepté les statuts d'une "centrale pour la mission, l'aide au développement et en cas de catastrophe". Ils réglaient l'approvisionnement et l'utilisation des moyens financiers ainsi que la remise des comptes. En 1973, Franz Murbach, curé, le premier président de l'œuvre d'entraide, a présenté son premier rapport d'activité : "La décision du Conseil synodal d'assumer tous les frais de la commission (administration, séances et coûts de l'information) ne simplifie pas seulement notre travail, notamment les comptes, mais donne aussi aux paroisses, aux cures et aux donateurs privés la garantie expresse que tous les fonds qui nous sont confiés vont intégralement aux lieux de destination (lieu de mission, projet de développement, aide en cas de catastrophe). Cette décision du Conseil synodal renforcé la confiance en l'œuvre d'entraide catholique-chrétienne et a fait qu'elle atteigne sa taille actuelle.
L'ouverture oecuménique de l'œuvre d'entraide a eu lieu au début des années 90 en se concrétisant dans une collaboration avec les œuvres d'entraide des deux Eglises sœurs, Action de Carême et Pain pour le Prochain. C'est à cette occasion que le temps officiel de récolte de fonds a été fixé dans tout le diocèse. En même temps, l'œuvre d'entraide a changé de nom ; elle s'appelle "Etre Partenaires, œuvre d'entraide de l'Eglise catholique-chrétienne de la Suisse". Son logo représente un poisson divisé par une croix et posé dans une assiette ronde, le tout en couleurs bleue et turquoise.
Une extension supplémentaire de la collaboration s'est produite en 1998, cette fois-ci avec les œuvres d'entraide des différentes Eglises vieilles-catholiques en Europe. Ainsi les forces communes travaillent ensemble et propose une aide coordonnée. Cette association s'appelle officiellement depuis 2004 "Diaconie et mission vieilles-catholiques internationales". Y sont membres les œuvres d'entraide des Pays-Bas, d'Allemagne, d'Autriche et de la Suisse ainsi que des délégués des Eglises de Tchéquie, de Croatie, de Pologne et de France.
Fin 1998, le curé Franz Murbach, surnommé "Katastrophenfranz" dans les cercles du Synode national, s'est retiré du travail concernant l'œuvre d'entraide. A côté de la présidence il a été créé un poste de chef de projet, endossé par Christophe Schuler, qui assume la responsabilité du travail des projets. En paticulier, le champs d'action de l'œuvre d'entraide a été défini par les termes "mission, travail de développement et aide en cas de catastrophe" et il a été décidé que l'Eglise catholique-chrétienne de la Suisse prend à sa charge les contributions à la collaboration œcuménique, à la collaboration dans le développement ainsi que les frais de fonctionnement. Il a aussi été confirmé que l'œuvre d'entraide reste une "organisation dépendante de l'Eglise catholique-chrétienne de la Suisse" et qu'elle ne deviendrait pas une fondation avec plus d'autonomie.
Un renouvellement de la commission d'Etre Partenaires a eu lieu dans les années 2014 et 2015 ; le travail a été réparti sur plus d'épaules. Aujourd'hui la commission se compose de quatre ecclésiastiques et de cinq laïcs et elle est soutenue par un secrétariat travaillant à 10%.
Que ce soit au niveau national ou international, Etre Partenaires est aujourd'hui la plus grande œuvre d'entraide des Eglises vieilles-catholiques. Chaque année, elle soutient environ 35 projets en Afrique et en Asie, ce qui équivaut à une somme dépassant les Fr. 260'000.-. Aujourd'hui plus de 95% des dons son directement investis dans les projets soutenus. Parmi les partenaires réguliers du côté de la récolte de fonds, il faut citer les paroisses anglicanes en Suisse, mais aussi Solidarité Tiers-Monde et la Journée mondiale de la prière dont l'association suisse des femmes catholiques-chrétiennes reçoit la collecte et la confie à Etre Partenaires. L'œuvre d'entraide est reconnaissante pour tout legs ou donation effectué en-dehors de la collecte de la Campagne œcuménique de Carême.