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Dans l’élevage du bétail laitier, les troubles de la fécondité et les maladies de la mamelle, avec entre 30 et 50 % de cas selon les essais, sont les causes les plus courantes de pertes inopinées et précoces d’animaux. C’est pourquoi, dans le projet Opti-Lait également, la fécondité et la santé sont deux critères clés importants dans la comparaison des stratégies pâture intégrale (PI) et haute performance (HP). Pour les deux stratégies, il n’a pas été observé de baisse marquée du Body Condition Score dans les cent premiers jours de la lactation, de même qu’il n’y a pas eu de grosses variations; la plupart des vaches ont retrouvé en fin de lactation leur valeur initiale. La deuxième année, la plupart des exploitations PI (VW) ont obtenu pour les intervalles entre les vêlages des valeurs moyennes nettement inférieures à 400 jours. Les coûts annuels vétérinaires par vache étaient en 2001 (HP 216.6 Fr., PI 141.1 Fr.) plus élevés qu’en 2002 (HP 222.1 Fr., PI 128.9 Fr.). Exprimé par kilogramme de lait, les coûts vétérinaires étaient en moyenne entre 0.21 et 0.30 Fr. Pour les deux stratégies, les troubles de la fécondité et la santé de la mamelle restent les principales causes de pertes inopinées d’animaux. Les résultats du projet indiquent donc bien que les deux stratégies permettent d’atteindre des résultats semblables. Ils démentent l’idée que la stratégie de pâture intégrale n’est pas possible en Suisse pour des raisons de santé animale.
Production animale
Pontiggia A., Münger A., Ammer S., Philipona C., Bruckmaier R. M., Keil N.M., Dohme-Meier F.
Même dans les régions au climat tempéré, une augmentation de la température ambiante et du rayonnement solaire peut entraîner un stress thermique chez les vaches laitières au pâturage. Agroscope a étudié les changements physiologiques chez les vaches suite à l'augmentation de la fréquence d’exposition à la chaleur.
Environnement
Lazzari G., Münger A., Heimo D., Seifert S., Camarinha-Silva A., Borda-Molina D., Zähner M., Schrade S., Kreuzer M., Dohme-Meier F.
La consommation de fourrage à base d’herbe entraîne souvent une augmentation de l’excrétion d’azote chez le bétail laitier. Les esparcettes riches en tanin et les extraits d’acacia peuvent réduire l’excrétion d’azote dans l’urine, diminuant ainsi les émissions d’ammoniac du lisier.
Un apport d’azote atmosphérique trop élevé provoque une fertilisation excessive des écosystèmes sensibles. Optimiser constamment l’affourragement permet de réduire significativement les pertes d’ammoniac, et donc les apports d’azote.