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|Pour les 50 ans de l’orchestre

|Avec la participation de

L’ALOUETTE de BURSINS
et de
l’ENSEMBLE VOCAL HORIZONS d’Yverdon-les-BainsLOBGESANG2ème Symphonie de Mendelssohn
« Lobgesang » de Félix Mendelssohn (1809 – 1847)
La Symphonie n° 2 en Si bémol majeur de Felix Mendelssohn fut composée entre 1838 et 1840, et créée en cette année à Leipzig, à l’occasion des festivités commémorant le 400ème anniversaire de l’invention de l’imprimerie.
Mendelssohn avait envisagé un petit oratorio ou un grand psaume pour célébrer l’événement, mais préféra finalement une symphonie avec solistes et chœur, lointainement apparentée à la Neuvième de Beethoven.
Le compositeur intitula son œuvre Lobgesang (Chant de louange), la décrivant comme une “symphonie-cantate”. Les textes proviennent de la Bible et du choral “Nun danket alle Gott”, et font référence à trois thèmes principaux: les louanges au Seigneur, la fidélité de Dieu pour ceux qui attendent son aide et son réconfort, et le passage des ténèbres à la lumière. En effet, avec l’apparition de l’imprimerie, la bourgeoisie leipzigoise célébrait la fin du Moyen Age et de son obscurantisme, la destruction du privilège de la culture détenu par la noblesse et le clergé, la propagation de la Réforme et du rationalisme. Dans ce sens, le passage des ténèbres à la lumière, par ailleurs devise du protestantisme, est une métaphore de l’illumination que la Bible de Gutenberg apporta à la culture européenne du XVème siècle, et constitue l’un des piliers de la symphonie.
Le Lobgesang est structuré en trois mouvements purement orchestraux suivis de neuf mouvements vocaux. Les parties instrumentales se succèdent sans interruption, et composent environ le premier tiers de l’œuvre ; elles s’ouvrent sur un motif exécuté par les trombones, qui deviendra une des principales idées thématiques de la symphonie, après que le chœur l’ait repris sur les paroles “Alles was Odem hat, lobe den Herrn” (“Que tout ce qui respire loue le Seigneur”) dans le premier mouvement vocal.
En plus du chœur, deux soprani et un ténor assument ensuite les parties chantées. Quatre mouvements attribués au premier soprano et au chœur, au ténor, au chœur seul et au duo de soprani avec encore une fois le chœur, proclament les louanges et annoncent la consolation dans la douleur et l’affliction. Ils conduisent à un solo de ténor, lors duquel il chante la peur des ténèbres et de la mort. Son cri “Est-ce que la nuit va finir?”, répété presque avec obsession, est soutenu par l’accompagnement agité et les harmonies sombres de l’orchestre. C’est finalement le soliste soprano qui révèle la fin de la nuit (“Die Nacht ist vergangen”) suivi par un chœur puissant sur les mêmes paroles, qui illustre de façon explicite l’idée centrale de l’œuvre et qui en constitue le point culminant. Le choral “Nun danket alle Gott”, mentionné plus haut, s’enchaîne de façon saisissante, a cappella, avant d’être repris sous forme de phrases séparées, à l’unisson, avec l’accompagnement de l’orchestre. Il amène à la conclusion, constituée par deux mouvements exprimant les louanges de chacun des croyants (dans un duo de soprano et ténor) et de toute l’Eglise (dans le brillant chœur final).
La création eut lieu le 25 juin 1840 en l’Eglise St-Thomas de Leipzig, par cinq-cents instrumentistes et chanteurs placés sous la direction de Mendelssohn, alors directeur de l’orchestre de la Gewandhaus. L’œuvre connut un grand succès, et fut reprise plusieurs fois cette même année, en Allemagne et en Angleterre.
Ferran GILI-MILLERA est né à Barcelone, où il commence ses études de musique à l’âge de six ans. À dix-huit ans, il obtient une virtuosité de Guitare, et postérieurement les Diplômes de Direction Chorale, Composition, Orchestration et Pédagogie Musicale. Le Conservatoire Supérieur de Musique de Barcelone lui décerne son Prix d’Honneur à deux reprises : en 1988 et en 1990, année où il est lauréat du Prix de Catalogne pour jeunes compositeurs.
En Suisse, il perfectionne sa formation de chef de chœur au Conservatoire de Genève avec Michel Corboz, puis entre au Conservatoire de Lausanne, dans les classes de Jean Balissat et d’Hervé Klopfenstein, où il obtient respectivement les Certificats Supérieurs d’Orchestration et de Direction d’Orchestre, en 1997.
En même temps, il participe à plusieurs cours internationaux, notamment à Vienne et Budapest. Il étudie avec des chefs tels que Peter Eötvös, Sergiu Comissiona, Julius Kalmar et Roberto Benzi, et avec les compositeurs György Ligeti et Witold Lutoslawski. En 1998, il est finaliste du V Concours de Direction d’Orchestre de la Communauté Européenne, à Spoleto, en dirigeant Werther de Massenet, et en 1999 il obtient la bourse de The Busenhart Morgan-Evans Foundation pour travailler avec M. Diego Masson au Festival International de Musique de Dartington, en Grande-Bretagne. Il y dirige les représentations de Idomeneo de Mozart, parrainées par The Arts Council of England, et y retourne en 2001 pour diriger, entre autres, L’enlèvement au Sérail et la 2e symphonie de Mahler.
Dans le cadre de ses études, il a également dirigé Orphée et Eurydice de Gluck, au Conservatoire de Lausanne et au Theater Remise de Berne, ainsi que La Flûte enchantée de Mozart, Fidelio de Beethoven et La Bohème de Puccini, à la Musikhochschule de Vienne.
En 2004, il est nommé directeur de l’Ensemble Amabilis, ancien Orchestre de chambre de St-Paul, à Lausanne, et participe au renouveau de la formation. Passionné des multiples facettes de l’art musical, il dirige également la Musique Municipale de la Ville de Genève et d’autres sociétés avec lesquelles il obtient des places d’honneur lors des concours fédéraux, et il est régulièrement sollicité dans les jurys des concours de musique.
CHEF DE CHOEUR
A la tête de l’ensemble vocal Horizons depuis sa création, Michel Cavin a bénéficié des cours du Conservatoire de Fribourg pour l’orgue et le chant. Sa formation musicale lui a permis d’obtenir un certificat non professionnel de chef de chœur. Il a également suivi des cours de direction d’orchestre auprès d’Hervé Klopfenstein.
Il dirige également le chœur de l’Abbatiale de Romainmôtier depuis 2003.
Les deux chorales ont d’ailleurs eu l’occasion de se produire ensemble, notamment avec l’OSUL (Orchestre Symphonique Universitaire de Lausanne) dirigé par Hervé Klopfenstein.
Formation musicale :
Orgue niveau secondaire
Chant conservatoire de Fribourg puis en privé chez E. Tschupp, V. Girod et Catherine Rouard
1988 – 1990 certificat non professionnel de chef de chœur, AVDC
1993 – 1995 cours de direction d’orchestre pour chefs de chœurs avec Hervé Klopfenstein, SCCV
P R O G R A M M E
F. MENDELSSOHN BARTHOLDY (1809–1847)
LOBGESANG Symphonie n°2 en Si b M op. 52
Sinfonia
- – Maestoso con moto
– Allegro-Maestoso con moto come I, attaca
– Allegretto un poco agitato
– Adagio religioso
Cantate
- a. Allegro moderato maestoso-Allegro di molto (chœur/soprano) : « Alles was Odem hat ».
b. Molto più moderato ma con fuoco (soprano I & chœur de femmes): «Lobe den Herr,meine Seele »
- a. Récitatif – Allegro moderato (ténor solo) : « Saget es, die ihr erlöset seid durch den Herrn »
b. Allegro moderato (ténor solo) : « Er zählet unsre Tränen in der Zeit der Not »
- A tempo moderato (Chœur) : « Sagt es, die ihr erlöset seid »
- Duo : Andante (soprani 1&2) : « Ich harrete des Herrn »
- Allegro un poco agitato –Allegro assai agitato-Tempo I moderato (ténor solo) : « Stricke des Todes hatten uns umfangen »
- Allegro maestoso e molto vivace (Chœur) : « Die Nacht ist vergangen »
- Choral. Andante con moto-un poco più animato : « Nun danket alle Gott »
Chœur : « Lob,Ehr’ und Preiss sei Gott »
- Duo : Andante sostenuto assai (soprano-ténor) : « Drum sing’ ich mit meinem Liede ewig dein Lob »
- Choeur final: Allegro non troppo-Più vivace-Maestoso come I : « Ihr Völker, bringet her dem Herrn Ehre und Macht »
SOLISTES
Formée au sein des conservatoires de Lausanne et Genève, Anne Ramoni continue son perfectionnement vocal et technique auprès d’Hugues Cuénod en Suisse, Anthony Rolfe-Johnson à Londres et Alfred Tomatis à Paris entre 1995 et 1999. Depuis, et en fonction de ses projets, elle n’hésite pas à recourir aux conseils précieux de musiciens confirmés comme Brigitte Balleys, Rachel Bersier, François Margot ou Michel Tabachnik, et Denise Bregnard pour la technique vocale propre aux airs de comédies musicales (broadwayvoice).
Actuellement, c’est au sein de l’«Ensemble Nachtigall» (quatuor à cordes et soprano, voir aussi www.nachtigall-ge.com) dans des airs arrangés sur mesure pour leur ensemble qu’elle chante le plus souvent.
Elle se mesure aussi régulièrement au genre exigeant du récital en solo, avec Dario Alasia au piano, ou comme récemment à Romainmôtier avec Michel Jordan à l’orgue. Son répertoire de prédilection s’étend de la musique baroque aux compositeurs français du début de XXe siècle en passant par Mozart et les compositeurs de la première moitié du XIXe siècle.
Elle n’en reste pas moins attentive à vivre avec son temps et participe régulièrement à la création d’oeuvres de compositeurs suisses contemporains comme Dominique Gesseney-Rappo ou René Falquet.
Enfin, elle enseigne le chant en privé à Gland à une trentaine d’élèves de tous niveaux, et effectue régulièrement des remplacements au conservatoire de Lausanne.
Informations complètes: www.musicians.ch/anneramoni
SOLISTES
Passionnée dès son plus jeune âge par la musique, la danse et le théâtre, Sabina Fulgosi pratique durant huit ans le violon et suit des cours dans une académie de danse. A 17 ans, elle entreprend des études de théâtre au Conservatoire dans la section professionnelle d’art dramatique dirigée par André Steiger. C’est durant cette formation qu’elle découvre sa voix. Dès lors, le développement de celle-ci devient son but principal. Erica Bill et Sakuya Koda-Klopfenstein seront ses premiers guides dans l’art vocal.
Après un diplôme de chant au Conservatoire de Lausanne avec Pierre-André Blaser, elle participe à diverses master class à l’étranger (Autriche, Italie et France). Puis, grâce à Natalie Dessey, elle rencontre Jean-Pierre Blivet qui va lui révéler le sens profond de la technique vocale.
Sabina se perfectionne pendant quatre ans à Paris, puis en Bourgogne à l’institut Salva Voce dirigé par ce dernier. Au cours de sa carrière, elle suit les conseils de Gary Magby à Lausanne et de Ton Koopman en Hollande.
Sabina Fulgosi chante en récital avec orgue ou piano dans un large répertoire. Elle se produit régulièrement comme soliste avec l’Ensemble Baroque du Léman, l’Orchestre de Chambre de Lausanne, l’ensemble Musica Poetica, l’Ensemble Ariolica, l’Ensemble vocal Arpège, le Choeur HEP et l’Ensemble vocal HEPtaèdre
SOLISTES
Chanteur et chef de choeur, gradué de l’université Pédagogique Nationale né à Bogota-Colombie. Fernando Cuellar a interprété les opéras Bastian und Bastianne, La Vie Parisienne et Die Zaubertflote. En 2003 il a fait partie du groupe des jeunes artistes de l’opéra de la Colombie. Par ailleurs, en 2007 il a été sélectionné pour chanter l´opéra l’Isola Disabitata de Haydn dans les ateliers du théâtre Colón de Bogota. En outre, il a gagné le concours organisé par la Banque de La République, jeunes interpréteurs 2008.
En 2009 il a chanté Il Barbiere di Siviglia avec la troupe Opéra Estudio au théâtre Roberto Arias Pérez de Bogota. Egalement lui a été sélectionné entre les gagnants du concours « Opéra al parque 2009». Cuellar a enregistré l’album Mis Rosas de musique colombienne. Il a également participé aux master-class avec Will Cruthfield, Yves Senn, Enza Ferrari, Ramón Calzadilla, Beatriz Mora et César Gutiérrez. Parallèlement aux activités artistiques, il a travaillé en tant que maître de conférences dans plusieurs universités à Bogotá-Colombie. En 2010, il a chanté avec l’orchestre du Conservatoire Superior de Paris musique de Querubini. Aussi avec la troupe Operami lui a chanté La Traviata à Genève. Il vient de chanter avec l’orchestre professeurs-élèves du Conservatoire de Musique de Genève CMgo une version concert de la Tragedie de Carmen de G. Bizet, adaptation de Marius Constant, aussi que le rôle d’Orphée dans L’Orphée aux Enfers de J. Offenbach avec le Conservatoire de musique de Genève, l’opéra Les Dialogues des Carmélites de Poulenc avec le Conservatoire de Zurich, il a chanté Ernesto de Don Pascuale de G. Donizetti à Neuchâtel, la messa di Gloria de Puccini et la messe du Couronnement de Mozart. Il chantera le rôle de Don Ottavio au mois de mars à Neuchatel et le Conte de Lerma en Don Carlos de G. Verdi. Il est en train d’étudier en deuxième année du master en concert à la Haute Ecole de Musique de Genève.
ORCHESTRE AMABILIS
L’Orchestre de chambre de St-Paul a été fondé en 1962 par Daniel Baatard, son premier directeur, et il est composé de musiciens amateurs, principalement issus de la région lausannoise. Successivement dirigé par Alvaro Spagnoli et Jean-Louis Dos Ghali, l’orchestre, renommé Amabilis en 2002, bénéficie actuellement d’un double encadrement professionnel, grâce à Ferran Gili-Millera à la direction et à Valentina Roudina au poste de 1er violon solo.
Sa formation dépasse les 40 musiciens, et l’ensemble peut être fier de produire ses concerts avec des renforts limités aux seuls postes manquants. Ayant pour principales vocations de contribuer à l’activité musicale de la région et de permettre à de bons amateurs de pratiquer la musique d’ensemble, l’Orchestre Amabilis propose trois à quatre programmes de concert par année, avec des objectifs bien différenciés.
Ainsi, il présente des œuvres de toutes les époques, en formation d’orchestre de chambre, d’orchestre à cordes ou d’ensemble à vents, et accompagne aussi bien des musiciens confirmés (José Madera, Pascal Desarzens, Pierre-Alain Clerc …) que des jeunes solistes qui entament une carrière prometteuse, leur donnant une de leurs premières occasions de jouer avec orchestre (Desmond B. Kraege, David Rodeschini, Sylvain Viredaz…)
En même temps, il accorde une grande importance aux valeurs pédagogiques, aboutissant à des collaborations ponctuelles avec, par exemple, l’Ecole Sociale de Musique de Lausanne. Finalement, il collabore régulièrement avec des ensembles vocaux et programme les grandes œuvres du répertoire choral avec orchestre, du Gloria de Vivaldi au Requiem de Fauré.
Ces activités pleinement diversifiées l’ont amené à se produire non seulement à Lausanne et dans d’autres villes vaudoises, mais aussi dans d’autres cantons romands, ainsi qu’en France et en Italie.
Groupe choral fondé en 1939, l’Alouette de Bursins n’a connu que trois directeurs : Colette Mosetti, René Martinet et Ferran Gili-Millera, en poste depuis 1992. Le choeur mixte se compose de 35 membres, issus de la Côte vaudoise, débordant jusqu’à Genève et même en France voisine.
Son répertoire va de la Renaissance à nos jours, avec à la fois une attention particulière au folklore romand et un grand engagement dans la création d’oeuvres nouvelles, grâce à la collaboration de son chef, également compositeur, avec le regretté Jean-Daniel Mottier.
Parallèlement au travail du répertoire populaire et aux créations, l’Alouette s’associe depuis quelque temps à d’autres chœurs pour présenter des programmes classiques : l’Oratorio de Noël de C. Saint-Saëns, Carmina Burana de C. Orff, le Requiem de G. Fauré, la 2e symphonie de F. Mendelssohn et, tout prochainement, Ivan le Terrible de S. Prokofiev, qui sera donné au Grand Théâtre de Genève et au Palais de Beaulieu, à Lausanne.
Lauréate de la Fête Suisse de Chant en Valais, avec mention excellent, l’Alouette a chanté dans bon nombre de cantons suisses ; les dernières années, elle a participé aux Gesangfest de Seon (AG) et de Reinach (BL), remportant aussi, dans les deux cas, la mention excellent.
A l’étranger, le choeur s’est produit à plusieurs reprises en France, ainsi qu’en Belgique, Espagne, Allemagne, Bulgarie, Angleterre et, plus récemment, en Irlande.
De vocation purement religieuse dans ses débuts, cet ensemble est issu de l’ancien chœur paroissial de Fiez et environs, né lui-même d’un chœur de dames créé en 1973.
En 1992, il choisit le nom d’ensemble vocal Horizons, terme qui évoque le calme, le regard au loin, l’ouverture à des choristes venant de multiples horizons…
L’ensemble vocal a un goût prononcé pour les œuvres sacrées, notamment celles de compositeurs tels que Schubert, Haydn, Gounod, Dvorak (Requiem et Stabat Mater), Verdi (Requiem et Stabat Mater), Puccini (Messa di Gloria), Poulenc (Stabat Mater) ou encore Mozart (Grande Messe et Ut et Requiem).
Horizons a aussi vécu diverses expériences scéniques, dont deux opéras : « Les Pêcheurs de Perles » de Georges Bizet et « Le Roi malgré lui » d’Emmanuel Chabrier.
Lors de la célébration du 750e anniversaire d’Yverdon-les-Bains en 2010, le chœur, accompagné par l’orchestre Saint-Pierre de Fusterie de Genève et avec la collaboration de solistes de renommée internationale, a donné 4 représentations de « La Cavalleria Rusticana », de Pietro Mascagni.
En 2011, Horizons s’est produit avec l’orchestre la Sinfonietta de Genève dans un programme consacré à Schubert, dont la splendide Messe en Mi bémol.
C’est donc un répertoire riche et varié qui fait avancer et grandir cet ensemble vocal, qui fêtera en 2012 son trentième anniversaire !