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|© Swiss Cycling|
Le pistard genevois Damien Fortis sort d'une saison contrastée dans laquelle il a excellé sur piste avec notamment une médaille de bronze européenne, et quelques déceptions sur route malgré une bonne 5e place aux championnats de Suisse du CLM et 3 podiums régionaux. Mais le sprinteur du Sprinter Club Lignon a déjà son regard tourné vers 2024.
Damien, on t'a vu réaliser de superbes performances sur piste et être sélectionné en Coupe des Nations sur route avec l'équipe de Suisse. Quel bilan tires-tu de ta saison 2020 ?
Je suis assez satisfait de ma saison sur piste, mais déçu de ma saison sur la route. Déjà, la saison a commencé fin juin alors que je me sentais bien en forme en mars. J'ai donc dû calmer le jeu pour être bien aux championnats suisses de chrono en juillet, où je prends la 5e place ce qui est mon meilleur résultat de la saison sur route. Ensuite j'ai été sélectionné à Visegrad, pour le Tour de Hongrie (ndlr : Coupe des Nations juniors). Cela s'est bien passé, avec une 12e place sur la première étape, mais j'ai malheureusement chuté par la suite. Après ma chute, il m'a fallu un mois et une bonne coupure pour m'en remettre. J'ai donc raté les championnats de Suisse sur route au début du mois de septembre. Heureusement, en toute fin de saison, j'ai pu participer aux championnats d'Europe de Fiorenzuola sur la piste.
Tu y as obtenu la médaille de bronze en Keirin, une discipline où la Suisse ne s'aligne que rarement. Est-ce que tu avais ciblé cette discipline ?
Non, pas du tout ! Déjà, j'ai abordé ces championnats d'Europe sans pression car je manquais de repères suite à cette chute. J'ai donc disputé la course scratch le premier jour puis le kilomètre le deuxième jour (ndlr : 15e sur les deux courses). Puis mon championnat devait être terminé. Mais en plaisantant, on s'est dit que je pouvais faire les disciplines du sprint et que cela serait mieux que d'attendre à l'hôtel. Ce n'était vraiment pas prévu au départ. Mais sur le Keirin, j'ai obtenu la médaille de bronze. Je pense que le fait qu'il n'y avait pas la moindre pression m'a aidé.
Au moment d'aborder ta première saison chez les espoirs, vois-tu plutôt ton avenir sur la piste ou sur la route ?
J'ai vraiment envie de passer une fois par les Jeux Olympiques. Je vais donc tout donner jusqu'à Paris 2024 sur la piste où j'espère m'aligner sur la Madison. Tous les sacrifices que je vais devoir faire le seront en vue de cet objectif. Si je suis sélectionné en 2024, je pense que je partirai sur la route ensuite. Et si je ne suis pas sélectionné, je verrai si je tente de pousser jusqu'à Los Angeles 2028 où si je me dirige tout de même sur la route.
Sur la route, tu signes au Team Cogeas avec des gars comme Rémi Capron, Guillaume Gachet, Vincent Roth, Thibault Rossier ou encore Thomas Clapasson, c'est à dire un effectif composé majoritairement de grimpeurs...
C'est vrai, mais je ne pense pas qu'il y ait trop de questions à se poser pour l'an prochain. Mon but sera de faire mes points élites, car je serai amateur et je vais donc privilégier le calendrier national. Mais après, je pense que c'est plutôt un avantage. Ils seront 5 ou 6 à bien grimper, mais moi je serai le seul avec Valère Thiébaud à bien sprinter. Donc sur les courses plates, j'aurai souvent ma chance.
Hormis les points élites, quels sont tes objectifs pour la saison à venir ?
J'aimerais me qualifier pour les championnats d'Europe U23 sur piste. Et peut-être aussi pour les championnats d'Europe élite car ils seront juste après les Jeux de Tokyo. Donc à priori, les coureurs présents à Tokyo décideront de faire l'impasse sur les championnats d'Europe élite, ce qui permettra à des seconds couteaux comme moi de venir y prendre de l'expérience. Mais je dois encore montrer que j'ai ma place. Sur la route, j'espère remporter une course nationale.