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Selon l’Enquête suisse sur la santé 2012, près de 40 % des sondés ont indiqué avoir eu des maux de tête durant le mois précédent le sondage. Les personnes âgées étaient plus touchées que les jeunes.
Les types de maux de tête
L’organisation International Headache Society a développé une classification qui répertorie les différents types de céphalées.
- Les céphalées primaires
Les céphalées de tension sont les plus fréquentes. Ces douleurs, légères à modérées, ne sont pas accentuées par l’activité physique. Les douleurs sont sourdes, avec une sensation de pression, elles touchent les deux côtés du crâne et sont localisées mais non pulsatiles.
La migraine est le deuxième type le plus répandu de maux de tête. On ne sait pas exactement ce qui la provoque. La douleur s’intensifie à l’effort, elle survient par crise, elle est le plus souvent unilatérale et pulsatile. La migraine s’accompagne souvent de nausées et de vomissements ainsi que d’une hypersensibilité au bruit ou à la lumière.
Les céphalées en grappe, aussi appelées algies vasculaires de la face, sont rares. Ce sont les maux de tête les plus douloureux et ils apparaissent toujours de manière unilatérale. Ces céphalées touchent plus les hommes que les femmes. Elles apparaissent par crises qui peuvent durer une heure et survenir plusieurs fois par jour. Elles s’accompagnent souvent de larmoiements et de congestion ou d’écoulement nasal.
Les autres céphalées primaires sont les céphalées liées à la toux, les céphalées à l’effort (ou post-coïtales) et les céphalées en coup de tonnerre, soudaines et violentes.
- Les céphalées secondaires
Les maux de tête qui sont dus à une pathologie ou à un traumatisme identifiable (par ex. une hémorragie cérébrale, un traumatisme crânien, une inflammation vasculaire, une infection, etc.) sont appelés céphalées secondaires. Mais celles-ci peuvent encore avoir d’autres origines, comme le stress, la sensibilité aux conditions météo et la consommation de tabac ou d’alcool. La céphalée médicamenteuse fait aussi partie des céphalées secondaires. Elle survient quand une personne prend toujours le même analgésique pendant une longue période. Au fil du temps, le mal de tête revient dès que l’analgésique n’est plus efficace et une tolérance à la médication se crée, autrement dit la personne a besoin de plus fortes doses. Elle avale donc toujours plus de médicaments. Seul un sevrage médicamenteux, sous contrôle médical, peut mettre un terme à ce cercle vicieux.