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Avec la publication du Rapport sur la politique de sécurité 2000, l'Armée suisse XXI prend forme
15 juin 1999
C'est le 10 juin que le chef du Département de la Défense, Adolf Ogi, a présenté le Rapport sur la politique de sécurité 2000. Neuf mois après la publication des directives politique de ce rapport, à l'enseigne de la "sécurité par la coopération", c'est donc la troisième étape de la réforme Armée suisse XXI qui est franchie.
Le texte complet du rapport étant disponible en ligne, nous nous bornerons ci-dessous à souligner quelques éléments clefs et conséquences directes pour la structure et les capacités de l'armée.
Des missions rééquilibrées
Les engagements actuels de notre armée, de la surveillance des ambassades à la mission humanitaire en Albanie, en passant par les détachements de gardes-fortifications en rotation à Alger et les bérets jaunes en Bosnie, donnent déjà un aperçu des nécessités auxquelles devra répondre cette nouvelle armée. Le rapport préconise ici un rééquilibrage des missions actuelles, qui s'articuleront donc ainsi:
Souligons que l'armée doit être en mesure de remplir ces trois tâches dans son ensemble, ce qui implique polyvalence et souplesse pour la totalité des formations. Afin qu’elle puisse mieux coopérer avec les armées étrangères (par exemple pour des engagements de promotion de la paix), l’interopérabilité devra par ailleurs être améliorée - respectivement être établie.
Armée: disponibilité plus élevée
La situation dans le domaine de la menace et les développements technologiques permettent une nouvelle réduction des effectifs de l’armée. D'après le rapport, il faut cependant simultanément qu’une partie de l’armée soit désormais placée dans un degré de disponibilité plus élevé, afin de pouvoir être engagée, après une brève préparation, dans le cadre de la promotion de la paix et de la gestion des crises, de l’engagement de sûreté sectoriel, de la prévention et de la maîtrise des dangers existentiels.
Les éléments de l’armée dont la disponibilité est plus élevée sont essentiellement composés de militaires astreints à de plus longues périodes de service et de personnel professionnel. Pour être apte à assurer un engagement rapide, l’armée doit procéder à une appréciation permanente de la situation stratégique, prévoir une capacité d’extension à plusieurs niveaux afin qu'une décision politique prise en temps utile lui permette de procéder à cette extension.
Ce qui implique que l’équipement et l’instruction de l’armée soient modernisés en permanence. Le rapport précise ainsi que des systèmes d’armes et des appareils satisfaisant aux critères de l’interopérabilité et aux exigences technologiques les plus modernes sur le plan européen doivent être acquis, pour certains éléments de l’armée au moins.
Trois variantes de service évaluées
Le principe du système de milice et celui de l'obligation de servir ne sont toutefois pas remis en cause. Pour cette dernière, et afin de donner également la possibilité de mettre sur pied une protection de la population efficace, trois variantes seront évaluées:
Suite: le rapport au Parlement
Conformément à la planification établie, le rapport sur la politique de sécurité 2000 va être maintenant présenté au Parlement. Le DDPS l’utilisera ensuite comme base pour élaborer les nouveaux plans directeurs de l’Armée XXI et de la Protection de la population.
Rappelons que le déroulement de la réforme a été prévu de manière à ce que la mise en œuvre de cette dernière puisse débuter dès 2003.
Plt Ludovic Monnerat
Sources
Rapport du Conseil fédéral à l'Assemblée fédérale sur la politique de sécurité de la Suisse, communiqué de presse du DDPS
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