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Le Haut-commissariat des Nations-Unies aux droits de l'homme (OHCHR) définit ainsi les pratiques traditionnelles préjudiciables:
«Les pratiques traditionnelles reflètent les valeurs et les croyances d'une communauté, souvent partagées par ses membres depuis de nombreuses générations. Chaque groupe social possède des pratiques et des croyances traditionnelles qui lui sont propres. Parmi celles-ci, certaines sont bénéfiques à l'ensemble des membres, tandis que d'autres s'avèrent préjudiciables à certaines franges de la communauté, par exemple à l'encontre des femmes.
Ces pratiques traditionnelles préjudiciables englobent notamment: les mutilations génitales, le gavage humain, les mariages d'enfant, les tabous persistant quant aux méthodes de contraception, les tabous sur la nutrition ou les pratiques traditionnelles attachées à la naissance, par exemple la préférence accordée aux petits garçons, le meurtre des petites filles ou les pratiques de dot.
Malgré leur caractère préjudiciable et les nombreuses violations des traités de droits humains qu'elles impliquent, ces pratiques se poursuivent car elles ne sont pas remises en question et continuent d'être considérées comme un devoir de moralité par celles qui les pratiquent.»
Trad. Johan Rochel, humanrights.ch
- Harmful cultural practices
Factsheet Nr. 23/1994 des OHCHR (pdf, 27 p., en angl.)
16.08.2010