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Les quartiers de Lousonna se sont rapidement développés à partir de la fin du 1er siècle av. J.-C. D'abord construites en terre et en bois, selon la méthode du colombage, les maisons ont ensuite été érigées en dur.
Dans sa phase d'extension maximale, l'agglomération s'étalait sur plus d'un kilomètre le long du lac.
Même après la généralisation de la maçonnerie, au 2e siècle, la technique du colombage a continué d'être largement utilisée pour les parties hautes des murs.
Le schéma ci-contre illustre la façon dont, au-dessus de banquettes maçonnées assurant une plus grande longévité aux murs, on édifiait les parois avec des poteaux de bois verticaux, dont les intervalles étaient ensuite remplis par du clayonnage (entrelacs de branchages) tapissée de terre crue.
Schéma Cahiers d'archéologie romande 102.
Sur le terrain, des restes de bois sont parfois encore conservés, lorsque la maison a subi un incendie. Ici, on distingue nettement les restes des poutres de soubassement des parois (sablières), posées sur des pierres pour assurer une meilleure résistance à l'humidité.
Photo Cahiers d'archéologie romande 102.
Gros plan de torchis, appliqué sur un clayonnage fait de baguettes de bois souple entrelacées.
Photo écomusée d'Alsace, Florival.