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Alignées comme en parade sur le plateau des sculptures du premier étage, les œuvres de Bruno Gironcoli (1936–2010) se présentaient comme des autels hybrides, voire extra-terrestres, mêlant des composants mécaniques à des motifs organiques. Au troisième étage étaient présentées des sculptures de taille plus réduite et des dessins. Ceux-ci abordent la figure humaine plus frontalement et mettent en scène un corps blessé, torturé, violenté, intégré dans une forme de cérémonie ou de chorégraphie. Ils sont aussi une manière d’imaginer le lieu d’une performance – comme si Gironcoli rendait manifeste le lieu de production de ses sculptures ou leur futur contexte, en autant de fantasmes scéniques. Vers la fin des années 1970, il établit un répertoire de formes de taille modeste qu’il présente dans des vitrines. Ces sculptures deviendront bientôt des modules – bébés, larves, grappes de raisins, épis de blé ou encore figures phalliques et vaginales – qui trouveront leur expression monumentale dans les compositions de grand format.