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Le français [g]Oliver Le Goas[/g] est un seigneur de la batterie. Il ne se contente pas d'apporter sa contribution rythmique à un ensemble, il est l'ensemble. Leader de son groupe, il en écrit les compositions. A l'instar d'un Daniel Humair, il transforme son instrument en un domaine, une vaste étendue de plusieurs hectares de timbres, de nuance et de couleurs.
Avant de former son propre groupe et d'enregistrer un CD à New York en 2006 avec John Abercrombie, il a joué avec la fine fleur de la scène internationale actuelle : Bojan Z, Julien Lourau, Sébastien Texier, Sylvain Beuf. Il parsème ses compositions de crépuscules urbains, et y intégrant une touche de résonance tempérée comme J.-S. Bach l'appréciait.
Autour de lui, la contrebasse enchanteresse de [g]Oliver Gatto[/g] innerve l'espace de son groove tendu et se fond dans les fûts d'Oliver Le Goas. A la guitare, on trouve un musicien fluide et inventif, [g]Manu Codjia[/g], dont la discrétion emporte la conviction. Au sommet de cette strate, la trompette sans fard de [g]Ralph Alessi[/g] montre la voie. Cet Américain a joué avec Steve Coleman, Ravi Coltrane et Fred Hersch, mais c'est bien dans ce quartet qu'il se révèle.