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Attachment Parenting: de quelle proximité mon enfant a-t-il besoin ?
Les enfants ont besoin de parents qui leur procurent sécurité et sûreté. Les adeptes de l'Attachment Parenting laissent l'enfant déterminer lui-même le degré de proximité physique. De plus en plus de parents s'enthousiasment pour cette approche. Mais il y a aussi des critiques.
Attachment Parenting: si la fille de 4 ans veut dormir avec sa maman, elle peut le faire. (Image: Ableimages/Photodisc, Thinkstock)
"De quelle proximité physique les enfants ont-ils besoin ?", se demandent les parents. Les adeptes de l'Attachment Parenting ont trouvé une réponse simple à cette question. Ils donnent à leur enfant exactement la chaleur et l'attention dont il a besoin.
L'origine de l'Attachment Parenting
Le terme "Attachment Parenting" est d'origine américaine. C'est le pédiatre américain William Sears et sa femme Martha, parents de huit enfants, qui ont promu pour la première fois cette méthode d'éducation sous ce terme. Dans leur livre "Das Attachment Parenting Buch. Soigner et comprendre les bébés", publié en 1985, explique leur idée de l'éducation par l'attachement.
Au quotidien, l'attachement parental consiste à offrir à l'enfant exactement la proximité physique qu'il réclame. Il est allaité aussi longtemps qu'il souhaite être allaité. Il est porté dans une écharpe lorsqu'il souhaite faire des câlins à sa mère ou à son père au lieu d'explorer le monde de ses propres pieds. Et s'il est important pour lui de s'endormir dans les bras de sa maman ou de son papa, il peut aussi passer la nuit dans le lit de ses parents.
Les avantages de l'Attachment Parenting
Grâce à la proximité particulière et au sentiment de sécurité que l'enfant éprouve, un lien particulier se crée entre l'enfant et ses parents. Ce lien procure un sentiment de sécurité qui, tel un trésor, reste présent tout au long de la vie de l'enfant.
L'Attachment Parenting rend ...
... heureux :
Chaque fois qu'un enfant reçoit une attention tendre, des hormones du bonheur sont libérées. L'enfant est ainsi programmé pour être heureux. Ce sentiment de base offre à l'enfant, tout au long de sa vie, la tranquillité, la sécurité et donc la sécurité de soi.
intelligent :
"La sécurité favorise le développement du cerveau", explique le pédiatre Cyril Lüdin, spécialiste FMH des enfants et des adolescents et responsable de la pédiatrie à l'hôpital Bethesda de Bâle. Le médecin a son propre cabinet à Muttenz et a suivi une formation de conseiller spécialisé en premiers secours émotionnels EEH. Selon Lüdin, un enfant confiant en lui-même et en son environnement peut découvrir le monde en s'oubliant et en se concentrant: assimiler de nouvelles choses, essayer de nouvelles choses et ancrer solidement de nouvelles expériences dans son cerveau. Ce faisant, les cellules cérébrales se connectent rapidement, surtout au cours des premières années de vie. Les cellules cérébrales reliées entre elles permettent au bébé de mieux en mieux de contrôler des mouvements compliqués, de reconnaître les premières relations et règles et d'en tirer ses propres conclusions logiques et d'agir en conséquence. En d'autres termes, plus un bébé ou un jeune enfant est sûr de lui et curieux d'explorer le monde, plus le réseau de cellules cérébrales auquel il pourra avoir recours dans sa vie sera important. "Le stress, en revanche, bloque la maturation du cerveau", explique Lüdin.
L'attachement parental - (trop) fatigant pour les parents?
Répondre aux besoins fondamentaux des enfants en matière d'attention physique est donc nécessaire pour que les enfants puissent se développer correctement. Mais répondre aux besoins des enfants dans une large mesure peut s'avérer très épuisant pour les parents.
Surtout dans les petites familles, où souvent un seul parent est responsable des petits pendant la journée, s'occuper des enfants amène facilement la mère ou le père à la limite de ses capacités. "Une mère ne peut pas tout faire", dit Cyril Lüdin.
Trouver la bonne mesure
Dans de nombreux forums et forums de discussion, les parents comprennent l'attachement parental comme une invitation à être là pour leurs enfants, si possible 24 heures sur 24, avec patience. Ils ne considèrent pas cette invitation comme un poids, mais comme un soulagement. "Sears & Sears, avec leur définition du high-need baby, m'ont enlevé une pression incroyable lorsque notre grande fille ne voulait/pouvait pas dormir et manger et que le monde pensait qu'il fallait être dur avec elle", écrit une mère dans un blog. "Je n'ai pas été à la hauteur, j'ai quitté mon dernier emploi fixe à temps partiel et j'ai travaillé en free-lance, surtout la nuit, depuis la maison", poursuit la mère.
Mais toutes les mères et tous les pères ne peuvent pas se permettre un tel engagement. Si les parents parviennent à créer un lien sûr et que l'enfant se sent généralement en sécurité, ils peuvent aussi se montrer impatients et agacés. L'important pour les enfants est d'avoir la certitude qu'en principe, je peux compter sur mes parents !
L'Attachment Parenting - combien de temps?
C'est surtout la durée des soins qui est controversée. Les enfants de quatre ans ont-ils encore leur place dans le lit des parents? Ou au sein de leur mère? Ceux qui allaitent encore leurs enfants en bas âge ou les laissent dormir avec eux sont souvent l'objet de critiques acerbes. "Mais la durée de l'allaitement est une décision qui appartient à la mère et à l'enfant", affirme Lüdin.
Et il en va de même pour le lit des parents: tant que la famille se sent à l'aise avec son lit commun, il n'y a rien à redire, selon Lüdin. "Si les parents veulent emmener leur enfant dans leur lit, ils peuvent le faire. Mais il est également important de savoir qu'ils ne sont pas obligés de le faire s'ils ne le souhaitent pas". Si l'enfant doit dormir dans sa propre chambre, les parents doivent justement faire beaucoup pour qu'il s'y sente en sécurité et en sûreté.
Lorsque les enfants grandissent, il convient de vérifier si ce sont les parents qui recherchent la proximité ou si c'est l'enfant qui cherche le contact physique. Car les parents ne devraient pas lier leur progéniture à eux contre leur gré. Cyril Lüdin déclare à ce sujet: "Si un enfant commence à ramper, les parents doivent lâcher prise".