Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07218.jsonl.gz/911

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Luiz Inácio Lula da Silva a été condamné en janvier à douze ans de prison pour corruption et blanchiment d'argent (archives).
KEYSTONE/EPA EFE/FERNANDO BIZERRA JR.(sda-ats)
La cour suprême du Brésil a ajourné jeudi jusqu'au 4 avril ses débats sur l'ex-président Lula. Elle a décidé que le leader de la gauche, condamné à plus de 12 ans de prison pour corruption et blanchiment d'argent en janvier, ne pourrait pas être emprisonné d'ici là.
La cour s'était réunie pour décider si Luiz Inácio Lula da Silva devait aller ou non en prison avant que tous les recours contre sa condamnation ne soient épuisés. Par sept voix contre quatre, les juges ont accordé une bouffée d'oxygène à cette figure emblématique de la gauche brésilienne, bien déterminée à se présenter à la présidentielle d'octobre.
Quelque 150 manifestants arborant des affiches "Lula libre" s'étaient massés devant le tribunal à Brasilia, à l'appel de sa formation de gauche, le parti des travailleurs (PT).
"Aucun citoyen ne peut être considéré coupable" tant que toutes les juridictions ne l'ont pas déterminé, a plaidé l'avocat de Lula, devant les juges jeudi.
Un triplex comme cadeau
Lula a été condamné en appel en janvier pour avoir accepté un triplex en bord de mer de la part d'une entreprise de construction impliquée dans le gigantesque scandale autour du groupe public Petrobras. Il a toujours farouchement nié.
Dans ce dossier extrêmement technique, la majorité des juristes estime que Lula, libre ou pas, sera déclaré inéligible pour le scrutin présidentiel d'octobre. Cette décision incombe in fine à la justice électorale, qui tranchera en août.
Plus déterminé que jamais à lutter contre un "complot" pour l'empêcher de se représenter, le leader du PT continue de haranguer ses partisans, dans le sud du Brésil. Sa pré-campagne électorale doit se terminer le 28 mars à Curitiba.
A sept mois d'une présidentielle plus incertaine que jamais, Lula est le favori. Il est crédité de quelque 35% des intentions de vote, tout en restant un personnage qui divise fortement les Brésiliens.
ATS