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Le conseiller national valaisan Mathias Reynard a dénoncé les méthodes de l'UDF, qui a récolté suffisamment de...30.03.2019 14:04 Mathias Reynard
Le peuple devra se prononcer sur l'extension de la loi antiracisme. Le référendum contre la norme antiraciste qui pénalise l'homophobie, lancé par l'Union démocratique fédérale (UDF) et déposé début avril avec 70'349 signatures, a abouti, a annoncé jeudi la Chancellerie fédérale.
Cette dernière a constaté, après vérification, que 67’494 des signatures déposées sont valables: le référendum a donc formellement abouti. L'UDF était soutenue dans sa récolte de paraphes par les Jeunes UDC et le groupe de travail Jeunesse et famille. Ils voient dans cette extension de la norme pénale antiracisme à l'orientation sexuelle une restriction disproportionnée à la liberté d'expression et de conscience.
Avec la réforme de la loi, adoptée par le Parlement à la session d'hiver, la norme antiraciste sera étendue à la discrimination basée sur l'orientation sexuelle. Elle vise à protéger la communauté homosexuelle, bisexuelle, transgenre ou intersexe (LGBTI). Cette proposition est partie d'une initiative parlementaire du conseiller national Mathias Reynard (PS/VS).
Récolte controversée
La campagne de récolte des signatures avait soulevé une polémique. Selon M. Reynard, une partie des paraphes avait été obtenue en présentant le référendum "comme une récolte de signatures pour 'lutter contre l'homophobie dans l'armée'".
L'UDF avait rejeté les accusations et parle de cas isolés. Elle souligne que le parti ne peut pas contrôler qui convainc les gens et avec quels arguments. Il est "impossible d’exclure que de fausses collectes soient effectuées durant une collecte de signatures", mais "les citoyens sont suffisamment adultes pour réagir en signalant les abus", avait précisé le parti.