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La question d'un boycott par l'Union européenne (UE) des matches de l'Euro-2012 de football organisés en Ukraine n'est "pas d'actualité", a déclaré Herman Van Rompuy. Le président de l'UE s'exprimait dans un entretien publié vendredi par le quotidien russe "Kommersant".
M. Van Rompuy réagissait aux menaces de boycott de certains responsables européens en raison de l'emprisonnement de l'opposante Ioulia Timochenko et de nouvelles poursuites à son encontre.
Déçu
"Je suis cependant extrêmement déçu par les récents exemples de poursuites judiciaires à motivation politique en Ukraine, dont l'affaire Timochenko n'est qu'un exemple", a-t-il ajouté.
"L'UE et moi-même avons donné un signal clair à l'Ukraine: nous ne serons pas prêts à signer cet accord tant que nous ne serons pas convaincus que l'Ukraine veut développer des relations politiques plus étroites, ce qui sous-entend le respect des valeurs fondamentales de l'UE, comme la primauté de la loi", a averti le président européen.
Berlin songe au boycott
A l'approche du championnat de football qui doit se tenir du 8 juin au 1er juillet en Pologne et en Ukraine, les Européens se sont montrés divisés sur un boycott des matches ukrainiens, une perspective qu'a notamment avancée la chancelière allemande Angela Merkel.
Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch a estimé à la mi-mai que cette décision serait "l'affaire personnelle" des responsables qui la prendraient. Il a souligné que son pays ne se laisserait pas "humilier".
L'affaire Timochenko, concernant l'ancienne Premier ministre d'Ukraine, empoisonne les relations entre Kiev et l'UE depuis de longs mois. L'opposante, condamnée en octobre à sept ans de prison pour abus de pouvoir, est désormais jugée pour un nouveau cas de détournement de fonds et fraudes fiscales.
ATS