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OFFICIEL Historique
La vie de notre jeune commune va s'inscrire au fil du temps dans l'histoire. Mais en attendant que des événements marquent les esprits de Jorat-Menthue, il ne faut pas oublier le passé de nos villages.
Menthue ou Mentue ?
Les cartes nationales montrent que les 2 orthographes coexistent, avec "h" sur CN1223 Echallens et sans "h" sur CN 1203 Yverdon-les-Bains et CN 1183 Yvonand. Sur les anciens plans cadastraux (avant 1960), les deux orthographes coexistaient également.
Dans les documents officiels d'archives cantonales, la dénomination Mentue semble prédominer, alors qu'à l'usage local ou régional on s'oriente très clairement vers Menthue.
Montaubion-Chardonney
Armoiries: De gueules au chardon d'argent mouvant d'un mont du même.
Cette Commune a été formée par la réunion de deux petits villages, Montaubion et Chardonney. Au Moyen Age, tous deux faisaient partie des terres du Chapitre de Lausanne, et plus spécialement du mandement de Dommartin. En 1927, la commune a adopté des armoiries parlantes par le mont et le chardon. Les émaux sont ceux du chapitre de Lausanne, dont la mémoire veut être maintenue par les habitants.
Les premières citations de la commune remontent au XIIIe siècle mais l'origine des deux hameaux la composant n'est pas déterminée de façon exacte. On peut cependant en déduire qu'ils existent depuis longtemps.
En 1223, le hameau Chardonney est signalé sous le nom de Chardenai (petit chardon) qui est devenu l'emblème des armoiries. D'après l'Essai de toponymie d'Henri Jaccard, Chardonney est un lieu riche en chardons (ce qui n'est plus le cas depuis fort longtemps!). Quand à Montaubion, la ''montagne'' fut occupée à l'origine par un nommé Albeon (mons Albeonis).
Peney-le-Jorat
Armoiries: D'azur à trois sapins d'argent, mouvant de trois monts du même et accompagnés en chef de deux taons d'or.
Les sapins de ces armoiries figuraient déjà sur une médaille frappée en 1919 pour les soldats mobilisés de la localité. En 1921, les autorités décidèrent de conserver ces sapins pour les nouvelles armoiries, car ils symbolisent les belles forêts communales. Les deux taons, soit les tavans en langage vaudois, rappellent le surnom traditionnel donné aux habitants du village.
Le terme Peney vient du mot latin pinus. Pin sauvage qui se dit aussi penet en patois. On retrouve ce mot dans le nom collectif pinède, qui signifie forêt de pins.
Le mot Jorat quand à lui désigne une forêt de montagne ou une montagne boisée. On retrouve ce toponyme dans de nombreux noms de lieux contenant les mots joux, Jeur ou Jor.
Les vestiges les plus anciens datent de l'époque burgonde (100 à 400 ans après JC). On a retrouvé des tombes au Chalet au Renard et une meule à moulin.
Peney-le-Jorat est apparu sous la forme Pinoy vers 1140. On trouve aussi des traces de ce village sous l'appellation grangia Pineti et Piney, ou ''la grange de Peney et ses dépendances''.
Etabli sur une zone de restes probables de village, de matériel romains ainsi que d'une nécropole du haut Moyen Age, Peney-le-Jorat appartenait à cette époque à l'Abbaye de Citaux de Haut-Crêt située entre Palézieux et Les Tavernes. Les religieux y avaient installé une grange autour de laquelle le village se développa. Les habitants de la commune devaient des redevances d'avoine et de blé à l'Abbaye.
En 1536, le village passe sous domination bernoise. Ses tâches sont désormais de charrier les blés de la dîme au Château d'Oron. Mais à cette époque, Peney avait sa cour de justice, composée d'un métral, d'un lieutenant et de 6 à 9 jurés.
En 1789, à la demande des paroissiens de Peney et de Villars-Tiercelin, LL.EE acceptent que ces deux villages se détachent de la paroisse de Dommartin, à la condition qu'ils construisent une église à Villars-Tiercelin et une cure à Peney-le-Jorat. Promesse tenue.
Après plus de 200 ans, le village de Peney fait partie de la paroisse du Plateau du Jorat et Villars-Tiercelin de celle de la Haute Menthue dans laquelle se trouve aussi Dommartin!
Sottens
Armoiries: Parti de gueules et de sinople, à la fasce ondée d'argent brochante et accompagnée de sept étoiles d'or, dangée en fasce, quatre en chef et trois en pointe.
Citée dès le XIIe siècle, elle se forma progressivement autour de sept petits fiefs, dont le souvenir est perpétué dans les armoiries adoptées en 1921 par les sept étoiles symboliques. Les émaux du champ sont ceux de Moudon, ancien chef-lieu du district d'alors.
Il semblerait que le nom de Sottens, qui jusqu’au milieu du XIVe siècle s’écrivait avec un seul T, vienne de l’époque romaine où il était le domaine d’un gallo-romain appelé Sitius. Par la suite, vers 1100, il est fait état d'un chevalier Philippe de Sotens, qui était fort lié au juge et administrateur de Moudon. Des péripéties diverses ont amené le village en différentes mains, dont celles des comptes de Savoie, barons de Vaud.
En ce temps là, il y avait quatorze chefs de famille qui devaient annuellement au seigneur huit sols et neuf deniers par feu, ce qui correspond de nos jours à une centaine de francs.
Par voie d'héritages, on arrive en 1704 dans les mains des Bernois qui instaurent les droits de mutation!
La plus ancienne famille bourgeoise de Sottens est celle des Métraux, dont le dernier céda le droit de propriété à un Porchet possédant le moulin ce qui lui donnait la haute main sur toute la paroisse qui comprenait aussi Chapelle, Martherenges et Villars-Mendraz.
Si les suivants s'appelaient Robin, Pela, Ducs ou Viret, dont il n'existe plus trace aujourd'hui, les prochains furent les Braillard du Chalet de Sottens en 1323, Dubrit en 1358, en 1600 les Pellet et, bien plus tard, les Jaton venant de Villars-Mendraz.
Dès 1312 il y avait une chapelle dédiée à Notre-Dame. On y célébrait la messe une fois dans la semaine et le dimanche. Pendant que Christophe Colomb découvrait l'Amérique, un Antoine Braillard faisait déjà des dons à cette chapelle en 1492. Désaffectée à la réforme, elle fut employée plus tard au logement des pauvres et démolie en 1843.
Sottens ? Pratiquement davantage connu à l’étranger que par les vaudois, sa célébrité internationale reste étroitement liée à ses émissions radiophoniques durant la deuxième guerre mondiale. En effet, Sottens est devenu dès 1930 le centre d’émission de la radio Nationale en terre romande. A l’époque, pour les Résistants français, écouter Sottens, c’était avoir des nouvelles vraies alors que les médias de l’Hexagone étaient muselés par leurs occupants. Sottens figurait en bonne place aux côtés des émetteurs de Paris, Moscou et Bratislava. Tout d’abord en ondes moyennes, passant d’un émetteur de 20KW jusqu’à 500KW en 1978, un émetteur à ondes courtes sera installé dès 1971, diffusant dans le monde entier les programmes de Radio Suisse internationale. Ce deuxième émetteur tournant a été complètement démonté durant l’hiver 2004-2005. Le 5 décembre 2010, l'émetteur cessait définitivement son activité après 80 ans de bons et loyaux services. Une page de l'histoire qui se tourne et de nouvelles perspectives qui s'ouvrent pour ce site historique.
Villars-Mendraz
Armoiries : Parti de gueules et de sinople au chevron ondé et versé d’argent, accompagné en chef d’un sapin arraché d’or, le tout brochant.
En 1235, il s’appelait Vilar-Mundri et faisait partie de l'Abbaye de Haut-Crêt et du Prieuré de Lutry. Le 4ème jour des ides d’octobre 1247, Wilhelme de Goumoëns dit « Le Roux » concéda à perpétuité a l’abbé et au couvent de Haut-Crêt et à leurs hommes, habitants Peney et Villars-Mendraz, le plein usage de son Bois du Jorat appelé Bois de l‘Evêque afin de pouvoir y brûler, bâtir, vendre, donner, chasser et paître leurs troupeaux.
Par différents actes au cours des siècles suivants, la commune de Villars-Mendraz va former son territoire actuel. En 1723, échanges de parcelles avec Sottens, convention avec Montaubion-Chardonney en 1727. Avec Peney, il semble que la limite naturelle du ruisseau du Neyrevaux n’a pas posé de difficulté, par contre le partage du bois de l’Evêque, source de conflits et de procès, dû être délimité par sept bornes.
Devant le bailli Samuel Egger, la limite territoriale, encore actuelle, fut définie en 1752. Sous le régime bernois, Villars-Mendraz fit partie du baillage de Moudon.
Villars-Tiercelin
Armoiries: Pati d'argent et de gueules à la fasce ondée de l'un à l'autre.
Les émaux - argent et gueules - rappellent que Villars-Tiercelin fit jadis partie de la châtellerie de Dommartin, dépendant elle-même du Chapitre de Lausanne.
Adoptées en 1923, ces armoiries font référence à la Mentue, dont le cours est symbolisé par une fasce ondée.
Villartezelin ou Vilartiercelin, tel est le nom qui apparaît au XIème siècle dans les actes de cartulaire de Lausanne. Vilare, première partie du nom, indique un grand domaine ou hameau. Quant à Tiercelin, il est apporté par le nom d'un personnage "Tiercelinus et Tiecelini", d'origine germanique qui est mentionné dans les chartes vaudoises des XIème et XIIème siècles. Les habitants obtinrent le droit d'usage dans les forêts du Jorat, par une charte de 1233, que le chevalier de Goumoëns, dit "Guillaume le Roux" leur accorda.
En 1791, LL.EE de Berne cédèrent à Villars-Tiercelin la redevance de 1 dîme, ainsi que 120 florins, au vu de la pauvreté de la commune. En 1794 à la suite de demandes répétées et insistantes des habitants, Villars-Tiercelin, qui est rattaché à la paroisse de Peney-le-Jorat, a enfin une église édifiée au coeur du village. Dans un temps plus reculé, une église existait déjà en 1225. Incendiée, elle fut rebâtie en 1536 et restaurée plusieurs fois, puis abandonnée.
Les familles bourgeoises, que sont les Huguenet et les Viret, ont probablement comme origine la fuite de huguenots, de France voisine. Les autres familles bourgeoises du village ont pour noms Barraud, Jaccaud et Sauvageat.