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À partir des années 1630, la traduction de poètes classiques en langue vernaculaire commence à s’imposer comme un phénomène de grande envergure dans l’édition italienne. Homère, Virgile et surtout Ovide sont librement réécrits et adaptés pour le grand public. Si beaucoup de ces adaptations ne survivent pas à l’épreuve des changements de goût, certaines d’entre elles entrent définitivement dans le canon des versions poétiques italiennes.
Cette étude se penche sur le cas des Métamorphoses d’Ovide, sujettes à de multiples réécritures et réappropriations dans la seconde moitié du XVIe. Elle s’intéresse en particulier à la version en ottava rima de Giovanni Andrea dell’Anguillara (1517-1572). Car l’interprétation du poète italien, digressive et grandiloquente, connaît pendant au moins deux siècles un succès incontesté auprès des écrivains, des peintres et des musiciens, de Marino à Tiepolo.
Ce volume des Quaderni della Sezione di italiano dell’Università di Losanna est tiré de la thèse de doctorat réalisée par Gabriele Bucchi (Section d’italien) à l’Université de Lausanne.
Gabriele Bucchi, « Meraviglioso diletto ». La traduzione poetica del Cinquecento e le Metamorfodi d’Ovidio di Giovanni Andrea dell’Anguillara, Pisa, Edizioni ETS, 2011.