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Une vraie déceptionComment exprimer sa déception devant une représentation dont on pouvait attendre le meilleur...
La mise en scène d'abord. Si elle n'a rien de honteux, elle est d'un manque de poésie affligeant et de vie affligeants : la tempête d'ouverture a beau être bruyante, elle en reste statique ; et la mort d'Otello se vidant littéralement de son sang est un contresens total au regard de la musique de Verdi.
L'autre point noir qui pourrait disqualifier totalement cette version est le Jago braillard et débrayé de Marco Vratogna. Comment une scène du niveau du Covent Garden, comment un chef de la qualité de Pappano ont-ils pu accepter un tel histrion. Passons sur un jeu qui se limite à un sourire vicieux et des yeux exhorbités, mais le chant qui est l'arme la plus redoutable de Jago dans sa manipulation est d'une pauvreté insigne : l'élégance du chant que Verdi voulait en choisissant Maurel comme créateur font totalement défaut à M. Vratogna. Incapable de triller dans le brindisi, incapable de chanter piano dans le '"songe" ou même du moindre legato, il ne se montre acceptable que dans le final du deuxième acte. Dès le 3ème la voix se met à bouger dangereusement. On en arrive à se demander comment Otello peut se laisser berner par un individu aussi frustre.
Maria Agresta est une Desdémone tout à fait acceptable sans se hisser au niveau des grandes titulaires du rôle. Le timbre est très agréable et la chanteuse maitrise parfaitement le rôle si difficile de Desdemona.
Antonio Pappano est un verdien émérite et il est inutile de dire tout le bien qu'on pense d'une direction à la fois riche, précise ET théâtrale. Le reste de la distribution est tout à fait satisfaisant.
Et Kaufmann ? La voix se situe dans la tradition des Otello à la voix sombre d'un homme mûr et se pare par moment de couleur presque barytonale. Au sommet de ses moyens, n'ayant rien à prouver, Jonas Kaufmann ose un Otello tel que le rêvait Verdi tout en murmure et en souffrance intérieur. A ce titre le "Dio mi potevi" est simplement bouleversant de maitrise vocale, d'émotion et de construction dramatique. Et le ténor conduit avec un art consommé son personnage du triomphe à la fange et de l'amour frémissant au suicide murmuré. Dommage qu'obéissant à son metteur en scène, il n'ai pas imposer une mort d'Otello fondé sur le chant plutôt que de l'entendre râlant dans son sang vomir ses derniers mots.
Pour Kaufmann et Pappano, pour les forces de Covent Garden oui. Sinon il y a tellement mieux en DVD...
Mais Jonas Kaufmann nous doit une revanche avec cette fois une grande distribution : Harteros et Tézier par exemple.
impressionnantCe livre, qui devrait s'appeler "les 5 derniers moi du Reich" est une somme, parfois ardue à lire (les mouvements des unitiés militaires m'a un peu perdu), mais les connaissances et la qualité du récit sont remarquables. Le propos est largement à charger pour l'armée rouge sans exonérer évidemment le régime nazi. Bien sûr, sur le même sujet, "la fin" de Ian Kershaw est bien plus maitrisé et s'attache plus aux mentalités. Remarquable malgré tout.
fabuleux mais.....Les temps changent et les amateurs de photo deviennent paresseux et exigeant. Voilà un objectif renversant : le piqué est affolant et le rendu des couleurs atteint une vraie perfection. Au premier déclenchement j'ai été sous le charme... une scène de rue avec la netteté, le fini le contraste dont je rêvais... Mais... il n'y a pas de stabilisateur. En pleine lumière, réglé sur l'infini, cela ne pose aucun problème, mais en macro et dans un musée, c'était presque impossible (A moins que je ne sois frappé de Parkinson). En résumé, pour la macro, il faudra se ruiner un peu plus et aller vers le EF 100 mm 1:2,8L Macro IS USM mais pour le reste on touche la magie.
Pour Nina StemmeCommencons par le point noir : la mise en scène ! Souvent très spectaculaire, elle vaut pour les fous rire irrépressibles qu'elle produit : il faut une fois dans sa vie avoir vue les cowboys crazy horse se déhancher sur une choérégraphie indigente en brandissant une bible pour savoir ce que le ridicule peut apporter à l'opéra. Cela cache l'absolue indigence de la direction d'acteur ou le catalogue de ponsifs habituel. Alors pourquoi 3 étoiles : pour la distribution évidemment. Mehta dirige avec flamme, classe et efficacité un orchestre de l'Opéra de Vienne toujours éblouissant doublé de choeurs superlatif. Les voix ensuite : le regretté Licitra en Alvaro est d'une belle vaillance et d'un vrai engagement. Le timbre très beau et et l'incarnation interessante même si la conduite du chant n'est pas toujours impeccable. Carlos Alvarez ne fait pas dans la dentelle, et son Don Carlo est un peu brute de décoffrage. Cependant le chant encore est de bonne tenue. Les basses sont de belle qualité (Melitone un peu sage malgré tout). Mais surtout il y a Nina Stemme. On parlera de voix allemande, d'émission non italienne, certes ! Mais Verdi lui-même confia la création milanaise d'Aida et de la forza deuxieme version a des chanteuses allemandes ! Et ou trouvera-t-on une voix aussi pleine et charnue, une ligne de chant aussi maitrisée, un sens des nuances aussi affiné ? La seule authentique soprano verdienne actuelle ! Enfin notons que parce que par un étonnant mystère, la fantastique scène du camp de Velletri si magistralement construite par Verdi est interrompu par un choeur et un duo qui se trouve avant dans la partition. Aucun respect au moins du texte de l'oeuvre. Une bonne Force du destin en blu ray reste à éditer, mais pour Nina Stemme, celui ci vaut le détour.
A fuirEn un mot : à bannir malgré Jonas Kaufmann. Sous prétexte que les récitatifs ne sont très certaienemnt pas de Mozart, le production les coupe et les remplace par des dialogues parlés transformant un opéra seria en vague singspiel italien. Si encore cela servait la tension dramatique de l'oeuvre ! Mais non et on s'ennuie ferme, malgré une belle distribution et un chef tout à fait estimable
bofSi vous avez quelques poussières sêches à enlever, ce kit peut vous aider. Et encore avec une loupe car le passage par pressssion successives sur l'ensemble du capteur vide très rapidement la bombe ! Ce doit être prévu ainsi car il est vendu avec seulement deux embouts à usage unique ! Le cout devient donc prohibitif.En revanche, le jeux de "swab" sec et humide pour nettoyer le capteur de traces est à PROSCRIRE ABSOLUMENT. Trop imbibé d'un produit pas assez volatile, il colle les poussières sêches sur le capteur, laisse des traces visibles et l'usage du swab sec n'est pas rassurant. Il y a d'autres produit pour nettoyer un capteur sale (et avec des poussières) : visibledust ou eclipse.
Très bien mais titre trompeurCet album aurait dû s'appeler "suites d'orchestre de Rameau". Savall joue les pièces de danses de 4 opéras de Rameau avec beaucoup d'ivresse sonore et rythmique. L'orchestre sonne plein et chaud, avec un joli art du "rebond" essentiel dans une musique faite pour la danse. En revanche, l'orchestre de Rameau ne ressemblait en rien à ce que Savall nous donne à entendre. Personne n'ose d'ailleurs prendre les plans de l'orchestre de l'opéra de paris au 18ème pour le reconstituer. La sonorité nous bousculerait trop : une bonne dizaine de contrebasses et basse de violon pour une grosse vingtaine de violon, des parties intermédiaires (alto, violoncelles) peu nombreuses pour un son inouï qui a duré jusque tard dans le 19ème. Cela serait l'orchestre de Louis XV.Mais ne boudons pas notre plaisir à l'écoute de ce très bel enregistrement. (mais pourquoi ne pas avoir enregistré la fameuse danse des sauvage des indes Galantes?)
Admirable !Les deux premiers volumes de la série "tragédiennes" étaient exceptionnels restaient pour l'essentiel là où on attendait la diva. Celui-ci étonne plus encore. Qui n'aura pas entendu l'air d'Elisabeth au 5eme acte du Don Carlos de Verdi n'aura aucune idée de ce que chant français veut dire, comment un style peut vivre dans la modernité et le respect de l'oeuvre. L'articulation parfaite et fondée sur le sens des vers. La variété des couleurs, les subtiles modifications des tempi sont au service du texte littéraire et musical. Un pure moment de bonheur à la fois lyrique et théatral. Rien que pour ces 9 mn l'album a sa place dans toute discothèque d'amateur d'opéra. Mais le reste du cd est passionnant aussi. Admirablement servi encore par la chanteuse, il offre un panorama original et courageux de l'opéra français de la fin du 18ème à grand romantisme de la fin du 19ème. Les oeuvres sont pour la plupart rares et les extraits sont magistralement choisis. Christophe Rousset surprend dans ce répertoire, qui, pour ma part, me semble encore mieux lui aller que le baroque qu'il sert pourtant si bien. Son orchestre répond avec une grande pertinence de style et de couleur. Quel directeur de salle, quel éditeur aura le courage de lui demander un Don Carlos intégral, des Huguenots ou des troyens ? La complicité avec la chanteuse s'entend à chaque mesure et ne concourt pas peu à la réussite. Un regret cependant. Pourquoi ce chef si attentif à la couleur de l'orchestre n'ose-t-il pas enfin la balance orchestrale qui règnait dans la fosse de l'Académie Royale/nationale de musique, à savoir des basses nombreuses (un dizaine de contrebasses), des dessus imposants et des parties intermédiaires moins nombreuses. Personne n'a encore osé, ni Gardiner, ni Minkowski ni Rousset... Ce serait sûrement un choc incroyable pour nos oreilles mais ô comben passionnant. En tout cas cet album est admirable de bout en bout...
pour Gergiev et... BerliozLa Fura dels baus avait donné une tétralogie de wagner passionnante magnifique... las ces troyens ne sont pas du même niveau : ils cumulent les défauts habituels de ce groupe (une direction d'acteur indignte) et aucune de leur qualité (imagination débordante, maitrise de la tecnhique de scène). Nous avons là un spectacle dans son genre totalement kitsch et laid, sans aucune de ces moments à couper le souffle dont la fura a le secret... dommage... encore plus que la direction de Gergiev est de bout en bout passionnante (colorée, vive, variée et d'une théatralité époustouflante). Le plateau est moins enthousiasmant : dominés par la cassandre de Elisabete Matos et la Didon de Daniela barcelona, les hommes font souvent pâle figure sans pour autant être indignes. Enfin l'articulation va de l'excellent (Matos) au sabir (le choeur). Il faut noter enfin que, contraiment aux habitudes "opéradeparisienne", la partition est respectée et jouée dans son intégralité (c'est rare !).
IntéressantVoilà un spectacle de bon aloi. Mise en scène sérieuse et pertinente, des choeurs de très bonne tenue, un orchestre tout à fait correct et une direction d'orchestre très intéressante et théatrale. On peut contester les choix faits entre les deux versions de Boris, mais aucun "tripatouillages" du texte musical ne vient entacher ces choix. Reste les chanteurs : qui vont de l'excellent (Chouisky) au satsifaisant. L'interprètation de Boris est très habitée, même si le jeu de l'acteur abuse un peu des yeux exorbités. On est bien sûr loin des captations des spectacles dirigés par Abbado ou de la magnifique mise en scène du Liceu de Barcelone. Reste un problème : techniquement l'image n'est pas à la hauteur d'un blu ray : l'image saute souvent et manque de piqué.
A fuirCette mise en scène d'Aida est déjà connu par un DVD Deutsche Gramophone servi par une distribution royale et une direction électrique. cest atouts disparu ne reste qu'une caricature : direction d'acteurs (?) est inexistante, l'esthétique vieillote, machinerie envahissante. Mal filmé (ah ces contre plongées prises du bord de la scène qui détruisent les perspectives et grossissent des chanteurs qui n'en ont pas besoin). L'intérêt de la précedente captation était la musique, ce n'est même plus le cas malgré une bonne direction de Gatti (mais les bons chefs dans Aida ne manquent pas). Le ténor fait des efforts de nuances certes mais la voix est peu intéressante. Urmana en Aida est poussive et avare de nuances. Quant à Zajick, impressionnante autrefois, son Amneris n'est plus que qu'une ruine : plus de souffle, de couleurs, un jeu théâtrale outrée et ridicule... Il y a suffisamment d'Aida en DVD pour fuir ce produit purement commercial.
mythique et vieillotTout d'abord, un rectificatif s'impose : il ne s'agit pas de la captation du spectacle de la compagnie Renault Barrault de 1958 hélas, mais de la recréation genre "au théatre ce soir" de cette mise en scène 9 ans plus tard, avec une partie de la distribution, sans Renaud, sans Barrault et surtout sans Suzy Delair. Il reste un spectacle de la télé 1967 avec une image de bonne qualité et un son très correcte, mais qui n'est que l'ombre du spectacle initial qu'on peut entendre au disque. Le résultat est relativement affligeant souvent, drôle parfois, daté toujours. Evidemment les acteurs de la production d'origine dominent assez largement par leur verve et leur gout. Les autres en font des tonnes, chantent comme ils peuvent. Notons que la version de l'oeuvre est en 4 actes et la partition passablement maltraitée. Un document certes mais rien d'autre.
impressionnantVoilà une production exemplaire : la mise en scène est magnifique et passionnante en replaçant l'oeuvre dans son contexte historique. Un direction d'acteur très fine et une interprétation musicale superlative : Gheorghiu est incompréhensible mais somptueuse, Terfel est superbe et Alagna tout simplement phénoménal (articulation, ligne de chant... ). Notons la présence scénique et vocale de l'irremplacable Simon Keenlyside ! pourquoi pas en blu ray?
HONTEUXVoilà le type même de produit qui ne cherche qu'un profit rapide. Profitant de la promo d'un remake moyen, Warner sort à la va vite ce joli film dans des conditions lamentables. La HD n'a de haute définition que le nom, il n'a s'agit pas de grain mais de manque de définition, les couleurs sont hideuses. La bande son est au même niveau.A peine meilleur qu'un cassette VHS ! dommage pour un si joli film
intéressant mais....Jolie production et intéressante interprétation. La mise en scène brille surtout par une superbe direction d'acteur. L'intérêt de ce DVD est surtout l'impressionnante INCARNATION de Carmen par Garanca : sensuel (sexuelle même), fauve, décidée.. Alagna est parfois émouvant et la direction satisfaisante. Le point noir c'est le n'importe quoi de la version jouée : édition critique Oezer mais avec les récitatifs de Guiraud (sauf parfois), et des coupures incompréhensible (la moitié du duo Escamillo-José) en plus des coupures habituelles... Ce n'est pas digne de ce grand théâtre qu'est le MET.