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Les renseignements complémentaires que vous
nous donnez permettent davoir une meilleure compréhension de votre situation.
A vous lire, il nous paraît évident que les
manifestations articulaires sont au premier plan. Votre description
correspond tout à fait au tableau dune polyarthrite : prédominance
nocturne-matinale des douleurs, raideur matinale, arthrites digitales,
élévation de la vitesse de sédimentation. Doù le traitement qui a été prescrit
par votre premier médecin.
Le fait quil ny ait pas (encore) de facteur
rhumatoïde et labsence dépaississement synovial et dérosions dans les
examens dimagerie ne sont nullement un critère dexclusion de ce diagnostic de
polyarthrite.
Dans les mois qui ont suivi, vous avez remarqué
une sécheresse buccale (y avait-il aussi une sécheresse oculaire ?)
qui a conduit au diagnostic histologique de Gougerot-Sjögren. Habituellement,
ce diagnostic est confirmé par la présence danticorps anti-Ro/SSA et
anti-La/SSB dans le sang.
Il ny a pas de contradiction entre ces
deux avis. Vous avez bien les deux types de manifestations, qui sont
fréquemment associées : les statistiques peuvent donner des résultats
discordants, mais il faut compter quun tiers des patients présentant un
syndrome sec ont également une polyarthrite.
Reste la question de lâge. Il est bien exact
que le syndrome de Gougerot-Sjögren primaire touche neuf fois sur dix
une femme à lâge de la ménopause.
Cela nous donne à penser que vous souffrez
vous-même dune polyarthrite séronégative, à laquelle sest ajouté plus tard un
syndrome sec secondaire.
Le traitement doit donc
viser essentiellement les manifestations articulaires. Si la sécheresse buccale
est trop gênante, on conseille actuellement un traitement de pilocarpine
(Salagen®).