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Et non, les armoiries cantonales ne sont pas les mêmes que les armoiries de la ville! A bien les compter, l'aigle de la ville présente un dédoublement de ses plumes, une ombre, ou un échevèlement étudié. Et puis, elle a de merveilleuses décorations ajourées où le fond d'or se remet en valeur (demi-aigle déployée de sable). Et ses pantalons de plumes retombent gracieusement sur ses pattes en corsaire et non tout droit, all right? (traduction google). Et encore, la clé se pare d'un paneton dont le centre forme une croix noire et non rouge, léger regret de s'être accoquiné(e) à la Suisse?
Mais nous sommes sauvés par le brillant texte tiré de la belle exposition "Sous le signe de l'aigle et de la clé" qui nous indiquent que les variations sont permises pour autant que les règles de l'héraldique nous le permettent. Ajoutons que l'aigle rejoint la clé du Prince évêque (mais aussi celle de Saint Pierre) en 1032, car nous étions annexés au Saint-Empire romain germanique. Et sous le premier Empire, notre écusson s'ornait encore de trois abeilles. Un fait moins connu: notre blason de ville est représenté dans un dessin des armoiries de Clément IV (1265-1268) (Merci M. Edouard Bouyé, note 44 de son article "les armoiries pontificales à la fin du XIIIe siècle").
Et encore, lorsque le timbre de 5 centimes fut émis en 1843, il fut orné des armoiries de la ville. Les philatéliste considèrent que c'est le premier des nombreux timbres incorporant des oiseaux dans leur motif (merci à www.cplh-suite.skynetblogs.be).
Et enfin, je ne peux m'empêcher de vous donner la clé.... non, l'adresse d'un conte intéressant sur un aigle et une clé! http://www.protestant.ch/applic/ge/liturgie.nsf/ebd1debd7ec83ed7c1256be7004619cb/5ed91d1c3abedd93c12567930048b559?OpenDocument