Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07215.jsonl.gz/1235

Contenu externe
Les bénéfices des compagnies aériennes vont lourdement chuter cette année, à 3 milliards de dollars (2,85 milliards de francs), estime l'Association internationale des transports aériens (IATA). Ce résultat en baisse de 62% est plombé par les pertes des transporteurs européens.
Si elle a ainsi confirmé son estimation annoncée en mars pour le secteur mondial, l'IATA, qui regroupe à Genève toutes les compagnies aériennes, a en revanche presque doublé son estimation des pertes attendues pour les compagnies européennes, à 1,1 milliard de dollars, contre 600 millions initialement.
Cette deuxième année de déclin, après des bénéfices de 7,9 milliards de dollars en 2011 et de 15,8 milliards en 2010, est largement imputable à la crise des dettes souveraines en Europe et aux prix élevés du pétrole, a expliqué lundi le patron de l'IATA, Tony Tyler, à l'ouverture de l'assemblée générale annuelle de deux jours à Pékin de l'association.
Souci européen
Toutefois, "une baisse des prix du pétrole, une hausse plus forte que prévue du trafic passager et une reprise du fret apportent de meilleures perspectives de profitabilité", a dit Tony Tyler
L'IATA a fondé sa prévision sur un prix du baril de brut à 110 dollars, contre 115 lors de son estimation en mars. Le trafic passagers devrait progresser cette année à 2,966 milliards contre 2,835 milliards grâce à la bonne tenue du secteur en Asie et Amérique latine "où les économies ont été les plus robustes", a dit le patron de l'IATA.
L'Asie-Pacifique va apporter la plus grande contribution aux bénéfices cette année, avec 2 milliards de dollars, et l'Amérique du Nord résiste, avec des bénéfices de 1,4 milliard contre 1,3 milliard l'an dernier.
Tony Tyler a aussi critiqué la très controversée taxe carbone européenne sur les émissions des compagnies aériennes, Cette législation entrée en vigueur le 1er janvier, oblige les compagnies opérant dans l'Union européenne à acheter l'équivalent de 15% de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique.
ATS