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Des indices laissent penser que certains types de sucre sont responsables des troubles digestifs. Ces derniers peuvent être évités à l’aide de l’approche FODMAP.
«Vous souffrez du symptôme du côlon irritable». Lorsque les médecins ne détectent aucune maladie curable chez les patients atteints de troubles digestifs, ils établissent souvent ce diagnostic embarrassant. Les concernés ne sont malheureusement pas beaucoup plus avancés. Les recommandations sur la façon de vivre avec un côlon irritable et de s’alimenter de manière optimale divergent fortement.
Depuis peu, la science poursuit une nouvelle approche: des indices laissent penser que certains types de sucre, que l’on appelle FODMAP (voir encadré), sont responsables des troubles digestifs.
FODMAP est l’acronyme anglais de «Fermentable Oligosaccharides, Disaccharides, Monosaccharides And Polyols», autrement dit en français «oligosaccharides, disaccharides, monosaccharides et polyols fermentables». Les aliments pauvres en FODMAP sont par exemple les bananes, le brocoli, l’avoine et le lait sans lactose. Vous trouverez ici une liste complète des aliments riches et pauvres en FODMAP.
Les FODMAP ne sont pas digérés dans l’intestin grêle et parviennent dans le gros intestin sans avoir été modifiés. Ils y sont ensuite fermentés par nos bactéries intestinales, ce qui conduit à des troubles.
Le lactose, par exemple, fait partie des FODMAP. Les personnes souffrant d’une intolérance au lactose ne produisent pas assez d’enzymes capables de digérer le lactose. Le lactose parvient donc dans le gros intestin et y pose problème.
Un processus d’exclusion peut être utilisé pour déterminer quels FODMAP sont susceptibles d’être problématiques.
Les patients suivent un régime pauvre en FODMAP et réintroduisent ensuite progressivement les différentes sources de FODMAP tout en observant les symptômes. Selon certaines études, environ la moitié des patients atteints du côlon irritable constatent un soulagement de leurs troubles grâce à une alimentation pauvre en FODMAP.
Une alimentation pauvre en FODMAP n’est pas nécessairement saine à long terme. De nombreux aliments riches en sucres fermentables, comme les pommes, les poires, les fruits à noyaux, les légumineuses et les alliacées, sont particulièrement précieux et réduisent entre autres les risques d’obésité, d’infarctus et d’attaque cérébrale. En outre, les FODMAP sont également des prébiotiques: ils servent donc avant tout de nourriture aux «bonnes» bactéries intestinales.
Un régime pauvre en FODMAP présente donc le risque de réduire l’éventail culinaire, ce qui peut avoir des inconvénients sur le plan de la santé et augmenter les risques de carences.