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19/02/2013
Daniel Vasella: manque de courage et mépris
Novartis l'a annoncé ce jour: son Président du conseil d'administration, Daniel Vasella, renonce à son indemnité de départ de 72 millions.
Une maladresse de plus. Soit cela signifie qu'elle était vraiment injustifiée, ce qui est grave et scandaleux vu le montant en jeu, soit c'est une forme de mépris supplémentaire, du genre "de toutes façons, je n'en ai pas besoin...". J'ai connu un Daniel Vasella plus combatif et pugnace dans les années soixante, alors qu'il était membre de la LMR. Pourquoi n'a-t-il pas accepté de défendre son parachute platiné devant les actionnaires de Novarits vendredi prochain? Pressions des opposants à l'initiative Minder, lassitude, mépris ou lâcheté?
Un peu de tout, vraisemblablement. En doit du travail, l'employeur impose en général une claude de non concurrence à un collaborateur précieux, lui interdisant, pendant une période donnée après sa démission, d'exercer la même activité dans un certain rayon géographique. Cette clause est assortie d'une pénalité en cas de non respect. En l'occurrence, on est dans la situation inverse. C'est le collaborateur, M. Vasella, qui fixe le prix de sa non activité pendant 6 ans au service d'une entreprise concurrente.
Ce prix a été fixé d'entente avec le membre du CA de Novartis responsable des rémunérations, le boss de Mc Kinsey. Et dès après son départ de Novartis, Daniel Vasella sera consultant auprès de Mc Kinsey...Ben voyons!
Le pire, c'est le mépris...Après avoir annoncé qu'il ferait don d'une partie de ses 72 millions à des oeuvres caritatives, Daniel Vasella y renonce tout simplement. Il n'en pas besoin, certes, et il le fait savoir. Cette somme, injustifiée à tous les niveaux, n'avait donc donc pas lieu d'être, sachant qu'en tout, au service de Novartis, Daniel Vasella s'est constitué au minimum un pactole d'au moins 400 millions. De quoi vivre une retraite assez acceptable, somme toute.
Et ce n'est pas ce geste qui va inverser la tendance des sondages de l'initiative Minder. Au contraire. Et ses opposants, aux arguments de plus en plus faibles, n'auront plus qu'à se mordre les doigts de ne pas avoir senti le vent venir.