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Les données sur l’appartenance religieuse des citoyens constituent une mine d’or pour les organisateurs de campagnes politiques. De plus en plus de moyens sont développés pour les obtenir.
Par Menachem Wecker, Washington, D.C., RNS/Protestinter
En 2004, alors que George W. Bush se présentait pour son deuxième mandat présidentiel, son groupe de campagne demandait à ses partisans religieux de partager les bases de données de leurs Églises, afin qu’il puisse les combiner avec les fichiers des listes électorales. La stratégie a été critiquée par certains responsables religieux conservateurs qui considéraient que cela violait la vie privée des personnes fréquentant les Églises, selon le New York Times de l’époque.
Le metteur en scène genevois Didier Nkebereza, 44 ans, a été nommé à la tête de l’Espace culturel des Terreaux, à Lausanne. Il succède à Jean Chollet qui prendra sa retraite en juillet 2019. Interview.
Par Laurence Villoz
N’est-ce pas un peu suicidaire pour votre carrière de rejoindre une structure qui dépend de l’Église?
En tant qu’artiste, si l’on n’est pas un peu suicidaire, on n’est pas artiste. Si l’on recherche la sécurité, en Suisse, on va travailler dans une banque. J’ai fait un autre choix dans ma vie. J’ai fait un choix de passion. Racine a toujours guidé ma vie. Je pense donc être en phase avec mes idées.
Plusieurs responsables religieux renommés ont été condamnés pour abus sexuels. Les conséquences psychologiques pour les fidèles qui les admiraient sont désastreuses.
Par Cathleen Falsani, RNS/Protestinter
Quand Sarah Joy Hays a appris durant l’été 2016 que son pasteur, à Bâton Rouge en Louisiane, avait eu une liaison avec une autre femme de leur Église — la mentore spirituelle de Sarah pendant de nombreuses années — elle était furieuse et déconcertée. «Je suis tombée enceinte sans être mariée et c’est à elle que j’en ai parlé en premier», se rappelle Sarah Joy Hays.
Devrions-nous vivre jusque l’âge de 500 ans? La première Conférence sur le transhumanisme chrétien s’est déroulée récemment à Nashville. Des spécialistes chrétiens et athées y ont partagé leurs visions du monde.
Par Emily McFarlan Miller, Nashville, Tennessee, RNS/Protestinter
C’est une vieille histoire qu’on entend dans beaucoup de sermons, raconte le révérend Neal Locke de la First presbytérien cherche d’El Paso, au Texas. Un homme est debout sur le toit de sa maison tandis que les eaux montent. Une fourgonnette s’arrête et le conducteur lui dit de monter, mais l’homme refuse, affirmant qu’il a prié et que Dieu va le sauver. Il refuse également l’aide d’un bateau et d’un hélicoptère avant d’être submergé par l’eau. L’histoire se termine quand il arrive au ciel. L’homme demande à Dieu pourquoi il ne l’a pas sauvé, et Dieu lui répond qu’il lui a envoyé une fourgonnette, un bateau et un hélicoptère et ajoute: «Collabore avec moi.»
L’Université de Genève lance, le 17 septembre, un cours en ligne sur les liens entre violences et religions. Principalement axé sur le christianisme et l’islam, ce programme de six semaines examine les fondements historiques pour comprendre les défis actuels.
Photo: Extrait de la vidéo de présentation du MOOC © UNIGE
Par Laurence Villoz
«La violence ne vient pas de la religion en tant que telle, mais d’un projet politique. Chaque fois que le pouvoir politique a été donné à une religion ou qu’une religion a été instrumentalisée par le pouvoir, des comportements violents s’en sont suivis», explique Michel Grandjean, professeur d’histoire du christianisme à l’Université de Genève et initiateur du «Massive open online course» (MOOC), soit un cours en ligne ouvert à tous, sur la thématique «violences et religions».