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Les interventions de type motivationnel
Développées en premier lieu par Miller et Rollnick [], les interventions de ce type visent à mobiliser la capacité intrinsèque de la personne dépendante à se sortir de la situation. De façon succinte, les principes en sont les suivants:
- La résistance du patient durant un entretien n’est pas un trait de personnalité des patients dépendants, mais est suscitée par l’environnement (épouse, employeur, etc.). Le thérapeute peut, par des réactions négatives, renforcer la résistance du patient.
- La relation patient/thérapeute devrait être une relation de collaboration et une relation amicale. Ceci permet d’ouvrir l’espace dans lequel le patient pourra librement exprimer ses peurs, ses difficultés, sa colère par rapport au comportement dont le changement est espéré. Dans ce cadre, il est important de ne pas critiquer les efforts ou les difficultés du patient.
- L’entretien motivationnel vise en premier lieu à résoudre l’ambivalence, et non à pousser le patient à changer immédiatement de comportement. En effet, selon Miller et Rollnick, si le patient est ambivalent, le précipiter vers une action produira une résistance du patient, avec le risque de rompre la relation thérapeute/patient et encouragera le patient à ne pas considérer les facteurs tant internes qu’externes qui pourraient conduire à la rechute.
- Le thérapeute ne prescrit pas de méthode ou de techniques.
- Le patient est responsable de ses progrès. Le thérapeute n’assume jamais la responsabilité des changements de comportement du patient.
- L’entretien motivationnel vise à augmenter le sentiment de capacité à changer de comportement qu’a le patient.