Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/253774

<h2>SubmittedText<h2><p>Le 25 janvier 2023, la Luzerner Zeitung a rapporté que l'OFROU prévoyait 200 places de stationnement pour poids lourds à proximité de l'aire d'autoroute de Neuenkirch dans le canton de Lucerne. Dans ce contexte, je pose les questions suivantes au Conseil fédéral.</p><p>- Quand l'OFROU prévoit-il de publier les détails du projet ?</p><p>- Quelle sera, selon ses estimations, la répartition entre les poids lourds immatriculés en Suisse et les poids lourds étrangers qui utiliseront ces infrastructures ?</p><p>- Un centre de contrôle du trafic lourd a été ouvert il y a quelque temps à Erstfeld dans le canton d'Uri. Est-il dès lors nécessaire pour le trafic de transit d'ajouter 200 places supplémentaires pour les camions à Neuenkirch/Rothenburg ?</p><p>- Quel est le taux d'occupation des places actuelles sur l'aire de repos de Neuenkirch ?</p><p>- Rothenburg souhaite une entrée et une sortie d'autoroute distinctes passant par les places de stationnement, ce qui permettrait de bien décharger la jonction autoroutière. L'OFROU est-il prêt à mettre en oeuvre cette demande ?</p><p>- Quelle est la perte de terres cultivables prévue si le projet est mis en oeuvre selon la planification ?</p><p>- Des solutions autres que des zones d'attente pour camions étrangers, telles que des systèmes de guidage numériques intelligents permettant un dosage avant l'entrée en Suisse, ont-elles été examinées afin d'éviter une surcharge de l'axe de transit dans notre pays ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>1. La mise à l'enquête publique des plans du projet est prévue pour le deuxième trimestre 2024.</p><p>2. Les parts des camions suisses et étrangers dépendent de l'heure de la journée. Les chauffeurs utilisent l'aire d'attente pour y faire des pauses en journée et pour y dormir la nuit. Il y a donc lieu de penser que l'aire d'attente pour le trafic lourd sera occupée en journée aussi bien par des véhicules suisses que par des véhicules étrangers. La nuit, elle devrait accueillir principalement des véhicules étrangers.</p><p>3. Oui, car il existe trop peu de places de stationnement destinées aux poids lourds sur les axes de transit pour garantir le respect du temps de repos et de l'interdiction de circuler la nuit. En réponse au postulat 09.3102 Büttiker " Augmentation du nombre d'aires de repos pour poids lourds le long des routes nationales et dans les zones urbaines ", le Conseil fédéral a élaboré un " concept à long terme des aires d'attente ", dont l'aire de Neuenkirch fait partie intégrante.</p><p>4. Les places de stationnement réservées aux poids lourds sur l'aire de ravitaillement de Neuenkirch sont très utilisées en journée et la nuit. Selon les dires de la police cantonale lucernoise, la nuit, les camions stationnent sur les voies de sortie des aires de repos, souvent jusque sur la route nationale. Ils représentent ainsi un risque pour la sécurité de l'ensemble des usagers de la route.</p><p>5. En collaboration avec la commune de Rothenburg et le canton de Lucerne, la Confédération examine actuellement la possibilité de créer, pour les poids lourds, un axe reliant directement la route nationale et le pôle de développement de Rothenburg via l'aire d'attente.</p><p>6. L'aire d'attente pour le trafic lourd de Neuenkirch utilisera quelque 49 000 m2 de terrain. Les chiffres définitifs concernant la perte de terres cultivables ne seront connus qu'au terme de l'élaboration du projet destiné à la mise à l'enquête. L'aire d'attente en question sera réalisée dans le respect des prescriptions légales, ce qui garantit la préservation d'un contingent minimal de surfaces d'assolement.</p><p>7. Non. En vertu du principe de non-discrimination inscrit dans l'accord sur les transports terrestres, il est interdit de retenir des camions étrangers aux postes-frontières au moyen d'un système de régulation. Pour continuer de réduire les nuisances causées par le trafic de transit, le Conseil fédéral mise sur la politique de transfert, qui a fait ses preuves. En 2021, il a renforcé les mesures en ce sens.</p>  Réponse du Conseil fédéral.