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L’organisme est naturellement armé pour lutter contre Bacillus anthracis, la bactérie responsable de la maladie du charbon, grâce à un bactéricide produit notamment au niveau des poumons. L’enzyme antibiotique produite par nos macrophages alvéolaires induit la lyse des membranes lipidiques bactériennes et élimine la bactérie plus rapidement que les antibiotiques ; injecter l’enzyme à des souris déjà infectées permet même de les sauver. Pourtant, une infection par inhalation des spores de la bactérie est fatale dans près de 100% des cas en absence de traitement. C’est parce que l’une des toxines libérées par B. anthracis inhibe la sécrétion de l’enzyme (PloS Pathogens, online issue, décembre 2007). Ainsi, lorsque la quantité d’enzyme est suffisante, spores et bacilles sont détruits ; mais si les bacilles ont le temps de se développer et de produire rapidement de la toxine, l’expression de l’enzyme est réprimée et la balance penche en faveur des bactéries.