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Deux jours après la diffusion d'une vidéo où il dénigrait les "assistés" - les 47% d'Américains qui ne paient pas d'impôts et votent selon lui pour Barack Obama, Mitt Romney a assuré mercredi qu'il ferait un meilleur travail en faveur des pauvres que l'actuel président. "Je me préoccupe des 100%", a-t-il déclaré.
Dans une interview à la chaîne Univision à Miami, le candidat républicain, qui s'efforce de surmonter l'un des moments les plus délicats de sa campagne, a multiplié les efforts pour replacer le débat sur le terrain où il se juge le plus à son avantage: la lutte contre la crise économique et en faveur de la création d'emplois.
"La question dans cette campagne n'est pas de savoir qui se préoccupe des pauvres et des classes moyennes. Je le fais, il le fait", a déclaré l'ancien gouverneur à Atlanta. "La question est de savoir qui peut aider les pauvres et les classes moyennes. Je le peux, il ne le peut pas et il l'a prouvé au cours de ces quatre années."
Image ternie
Un sondage Reuters/Ipsos paru mercredi montre que la "vidéo des 47%", diffusée lundi sur le site d'un magazine de gauche, Mother Jones, a nui à l'image du candidat républicain.
Quarante-trois pour cent des répondants jugent Mitt Romney de manière plus négative depuis cet incident de campagne, tandis que 26% - majoritairement républicains - le voient d'un oeil plus favorable.
Dans la vidéo, Mitt Romney déclare qu'il n'a pas à se préoccuper du sort des 47% d'Américains qui soutiennent selon lui Barack Obama et vivent aux crochets de l'Etat fédéral. Ces remarques, qui tendent à alimenter l'image d'un candidat millionnaire éloigné des préoccupations de l'Américain moyen, ont été critiquées par les démocrates mais aussi par des républicains.
"Il y a un sentiment large et croissant, parmi les républicains, que la chose échappe à Romney", écrit sur son blog la journaliste du Wall Street Journal Peggy Noonan. Certains républicains redoutent même que Romney compromette les chances du parti de gagner le contrôle du Sénat et de conserver celui de la Chambre des représentants.
ATS