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100% des forces de sécurité mobilisées pour l'investiture de Lula
La sécurité du président élu Lula sera assurée par une mobilisation de 100% des forces de l'ordre, a assuré son équipe mardi, à cinq jours de son investiture. Une tentative d'attentat à l'explosif a été déjouée il y a quelques jours dans la capitale brésilienne.
Les plans pour les cérémonies "n'ont pas été modifiés", a indiqué Flavio Dino, le futur ministre brésilien de la sécurité publique, interrogé sur la possibilité que Luiz Inacio Lula da Silva descende l'esplanade des ministères à bord d'une voiture fermée au lieu de la traditionnelle Rolls Royce décapotable.
La cérémonie d'intronisation se déroulera de manière "sûre et pacifique", a ajouté M. Dino, alors que Brasilia se prépare à accueillir des centaines de milliers de personnes.
De nombreux sympathisants du président élu de gauche ont exprimé sur les réseaux sociaux leur crainte de troubles ou d'attentats, surtout depuis la découverte, samedi dernier, d'un engin explosif dans un camion-citerne près de l'aéroport de Brasilia. Activé, l'engin n'a pas explosé.
"Provoquer le chaos"
L'homme qui l'avait déposé a été arrêté. Il voulait, selon ses déclarations à la police publiées par la presse locale, "provoquer le chaos" et "l'intervention des forces armées" afin d'"empêcher l'établissement du communisme au Brésil". Un nombre d'armes impressionnant a été trouvé chez ce sympathisant du président sortant d'extrême droite Jair Bolsonaro.
Le gouverneur de Brasilia, Ibaneis Rocha, a indiqué mardi qu'un deuxième homme, soupçonné d'avoir aidé le principal suspect, était recherché.
Des bolsonaristes radicaux ont bloqué des routes et manifesté devant des casernes dans le pays après la victoire très serrée de Lula au scrutin du 30 octobre. Deux mois plus tard, il y a toujours des manifestations, devant certaines casernes, de personnes qui ne reconnaissent pas la victoire de M. Lula et exigent une intervention militaire.
M. Bolsonaro, qui n'a jamais félicité M. Lula et semble avoir sombré dans la dépression, n'apparaît quasiment plus en public depuis sa défaite à la présidentielle. Il n'a pas condamné divers incidents provoqués par ses supporters.
ats, afp