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La présidente. Nous avons également appris avec regret le décès de Claude Dériaz, député dans notre Grand Conseil de 1969 à 1981.
Elu en 1969 sur la liste du parti libéral, puis réélu en 1973 et 1977, Claude Dériaz a siégé douze ans sur les bancs du Grand Conseil.
Très impliqué et sensible aux questions de protection de la nature, il aurait presque pu être député Vert si ce parti avait alors existé. En effet, il fut l'auteur en 1973 d'un projet de loi cantonale de protection de la faune, puis fut le premier président de la commission consultative de la faune, de 1975 à 1980, avec comme vice-président Robert Hainard et comme successeur Philippe Roch.
A sa femme, à ses enfants et petits-enfants, ainsi qu'aux autres membres de sa famille nous exprimons nos sincères condoléances.
Pour honorer la mémoire de Jean-Claude Vaudroz et de Claude Dériaz, je vous prie, Mesdames et Messieurs, d'observer un instant de silence. (L'assemblée, debout, observe un moment de silence.)
M. Guy Mettan (PDC). Mesdames et Messieurs les députés, Jean-Claude Vaudroz vient de décéder, comme on l'a rappelé, à l'âge de 53 ans, après une longue maladie supportée avec courage. Il laisse dans la peine un très large cercle d'amis, ainsi que de nombreux Genevois qui ont eu le privilège de le rencontrer et de l'apprécier. Originaire du canton de Vaud, il était né à Aubonne et avait achevé une formation d'ingénieur électricien en suivant les cours du soir au Tech.
Ancien président du parti démocrate-chrétien genevois, il avait siégé comme député au Grand Conseil de 1994 à 1999. Durant son mandat, il avait beaucoup oeuvré en faveur du développement de l'économie et s'était énormément battu pour améliorer le sort de l'industrie et des PME, deux sujets qui lui tenaient particulièrement à coeur, lui qui a dirigé la société genevoise électronique Firstec. Son esprit d'entrepreneur l'avait amené à procéder à plusieurs acquisitions d'entreprises dans le Bassin lémanique.
Elu au Conseil national en 1999, il avait siégé sous la Coupole fédérale jusqu'en 2003. Grâce à sa ténacité, et convaincu de la justesse de sa cause, il était parvenu à faire reconnaître le génocide arménien. Pressenti pour succéder à Jean-Philippe Maître en 2003, il avait alors renoncé, en raison de sa maladie, estimant qu'il n'aurait pas pu remplir son mandat à 100%.
Modèle de courage et de ténacité, il laisse le souvenir d'un homme respectueux et fidèle en amitié. Il rejoint ainsi Jean Opériol, son ami, son frère jumeau, comme il disait, lui aussi député du PDC et décédé il y a quelques semaines.
J'aimerais donc rendre un hommage appuyé à l'homme politique que fut Jean-Claude, mais aussi un hommage vibrant à l'homme tout court. Durant sa longue maladie, Jean-Claude a en effet fait preuve d'un courage, d'une ténacité et d'une dignité exemplaires.
A nous autres élus, politiciens, qui faisons souvent passer nos ambitions et notre ego avant tout le reste, son combat devant la mort devrait rappeler la juste mesure des choses et l'incroyable vanité de certains de nos comportements. Nous déplorons que notre exécutif n'ait pas pu ou pas cru devoir suspendre quelques instants ses travaux pour se rendre à la cérémonie funèbre.
Je ne veux pas prolonger ce discours, mais je tenais juste à rappeler que, aussi justes et légitimes que soient nos combats et nos obligations politiques, il est des moments où ils doivent s'effacer devant les autres combats de la vie.