Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06892.jsonl.gz/594

Les 21 domaines : 03. Travail et rémunération
Chômage
Méthodologie
Chômage au sens du SECO
Statistique du chômage
Demandeurs d'emploi, chômeurs et non-chômeurs
Chômeurs "en fin de droits"
Les données sont obtenues par le biais d'un registre exhaustif qui s'appuie sur ceux tenus par les Offices régionaux de placement (ORP). Les demandeurs d'emploi sont les personnes sans emploi qui sont inscrites auprès des ORP.
Les demandeurs d'emploi sont chômeurs
s'ils sont immédiatement disponibles pour un travail. Lorsqu'ils ne sont aptes à prendre un emploi qu'ultérieurement, ils sont demandeurs d'emploi non-chômeurs
.
Les demandeurs d'emploi non-chômeurs sont classés dans les quatre sous-catégories suivantes :
- Personnes en programme d'emploi temporaire
Les programmes d'emploi temporaires (PET) sont financés par l'assurance-chômage dans le but de faciliter l'intégration ou la réinsertion professionnelles des assurés. Ils permettent aux participants de conserver leurs qualifications professionnelles et de développer de nouvelles aptitudes. L'emploi temporaire peut également prendre la forme de stages pratiques dans des entreprises ou dans l'administration ou de semestres de motivation pour les jeunes sortant de l'école.
- Personnes en mesure de reconversion et de perfectionnement
Le but des mesures de reconversion et de perfectionnement est d'améliorer rapidement et sensiblement l'aptitude au placement de l'assuré sur le marché du travail. La mesure peut également prendre la forme de stage de formation dans une entreprise ou dans le cadre d'une entreprise d'entraînement. Légalement, les demandeurs d'emploi non-chômeurs en mesure de reconversion ou de perfectionnement ne sont pas apte au placement pendant la durée de ladite mesure. En revanche, ils doivent immédiatement abandonner la mesure si un emploi leur est proposé.
- Personnes en gain intermédiaire
Le gain intermédiaire est un gain que le bénéficiaire de l'assurance-chômage retire d'une activité salariée ou indépendante exercée pendant une période de contrôle dans le but d'éviter le chômage ou de diminuer son temps.
- Autres demandeurs d'emploi non-chômeurs
Entrent dans cette catégorie les bénéficiaires d'allocations d'initiation au travail, de la contribution aux frais de déplacement quotidien et aux frais de déplacement et de séjour hebdomadaires, des prestations au titre de l'encouragement d'une activité indépendante, les demandeurs d'emploi qui ne sont pas disponibles immédiatement pour placement pour cause de maladie, de service militaire ou d'autres motifs, les personnes licenciées qui restent encore parties à un rapport de travail jusqu'à l'expiration du délai de congé.
Dès mars 2018, la répartition des demandeurs d'emploi en chômeurs et non-chômeurs est modifiée à la suite de l'uniformisation au niveau national de la définition et de la méthode de classification de ces deux sous-groupes dans le système d’information du Secrétariat d’État à l’économie (SECO). Cette modification permet d’améliorer la comparabilité des chiffres cantonaux du chômage. A la suite de ce changement, des demandeurs d'emploi inscrits considérés comme chômeurs auparavant sont comptabilisés comme non-chômeurs, et vice versa. Au total, le changement a induit une baisse du nombre de chômeurs, et son corollaire, une hausse des demandeurs d'emploi non-chômeurs.
Taux de chômage
L'attribution du statut de chômeur à un demandeur d'emploi s'appuie sur une conception économique du chômage. Cette notion doit donc être clairement distinguée d'un quelconque droit aux indemnités de chômage, qui ne joue aucun rôle dans cette approche du phénomène. Le lien entre les prestations de l'assurance-chômage et l'inscription à un ORP provient du fait que, pour toucher des indemnités, un chômeur a l'obligation d'être inscrit. Mais l'inverse n'est pas vrai, et les chômeurs inscrits ne bénéficient pas tous des prestations de l'assurance-chômage.
Lorsqu'un chômeur bénéficiaire a épuisé son droit aux indemnités, son statut peut évoluer de diverses manières suivant les cas:
- si la personne se présente régulièrement à l'office régional de placement et qu'elle est toujours sans emploi et immédiatement disponible pour travailler, elle figure toujours dans la statistique des chômeurs inscrits;
- si la personne a trouvé un emploi ou renonce à en chercher un, elle ne satisfait plus l'un des critères définissant le chômage et elle n'entre plus dans la catégorie des chômeurs;
- si la personne est toujours sans emploi, qu'elle est disponible et qu'elle poursuit activement ses recherches, mais qu'elle renonce aux services de l'ORP, elle ne figure plus dans la statistique des chômeurs inscrits.
Le taux de chômage, calculé par le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), représente le rapport entre le nombre des chômeurs et le nombre des personnes actives. La notion de personnes actives englobe à la fois les personnes actives occupées et les personnes sans emploi. Est considérée comme personne active occupée, toute personne ayant une activité rémunérée d'au moins une heure par semaine.
Entrées et sorties du chômage
Avant 2010, le taux de chômage calculé par le SECO a pour dénominateur la population active déterminée par le recensement fédéral de la population (RFP), qui dénombre les personnes dans la commune où elles vivent la majeure partie de la semaine (population permanente et non permanente).
Dès 2010, le dénominateur du taux de chômage (population active) est déterminé à partir du relevé structurel de la population, qui dénombre la population permanente au domicile principal.
Aux résultats du relevé structurel, sont ajoutés les diplomates et fonctionnaires internationaux domiciliés en Suisse selon le système d'information Ordipro du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). En effet, bien que faisant partie de la population résidente permanente, les diplomates et fonctionnaires internationaux domiciliés en Suisse ne sont pas couverts pour le moment par le relevé structurel.
Le relevé structurel est une enquête par échantillonnage. Par conséquent, le nombre de personnes actives pris en compte au dénominateur du taux de chômage doit être considéré comme une estimation. C'est pourquoi le SECO assortit le taux de chômage d’une lettre afin d’indiquer l’écart possible entre la valeur estimée et la réalité. Cette lettre indique le degré de précision des valeurs publiées et l’écart potentiel avec les valeurs réelles (coefficient de variation). La lettre A correspond à un degré de précision élevé, avec une marge potentielle allant de 0,0 % à 1,0 %. Les lettres B à G correspondent à des degrés décroissants de précision : B = 1,1 % à 2,0 %, C = 2,1 % à 5,0 %, D = 5,1 % à 10, %, E = 10,1 % à 16,5 %, F = 16,6 % à 25,0 %, G > 25,0 %. Le SECO renonce à publier les taux de chômage dont la précision fait partie de la catégorie D, E, F ou G. Le dénominateur du taux de chômage du canton de Genève bénéficie d'un degré de précision élevé (lettre A).
Entre janvier 2010 et décembre 2013, le dénominateur du taux de chômage repose sur les résultats du relevé structurel de 2010. Entre janvier 2014 et décembre 2016, il se fonde sur la moyenne des résultats des relevés structurels de 2012, 2013 et 2014. Dès janvier 2017, il est basé sur la moyenne des résultats des relevés structurels de 2015, 2016 et 2017.
Les entrées correspondent à la somme des nouvelles inscriptions au chômage avec le statut de chômeur et des passages du statut de non-chômeur à celui de chômeur. Inversement, les sorties se composent des désinscriptions de chômeurs et des passages du statut de chômeur à celui de non chômeur. Jusqu'en 2003, les chiffres d'entrées et de sorties du chômage concernaient l'ensemble des demandeurs d'emploi (chômeurs et non-chômeurs).
Fonction exercée
Niveau de qualification
Les chômeurs inscrits sont répartis en huit catégories de fonction exercée :
- indépendant : propriétaire d'entreprise ou membre d'une société collective ou en commandite,
- cadre : exerce des tâches de direction, de coordination ou de contrôle,
- spécialiste : responsable de tâches complexes et sous sa responsabilité,
- non-spécialiste : exécute des tâches simples ne nécessitant pas de formation particulière,
- apprenti : sorti d'un apprentissage ou d'une formation élémentaire,
- travailleur à domicile : effectue des travaux à la maison pour le compte d'un employeur,
- écolier, étudiant : sorti d'un établissement d'enseignement,
- stagiaire (depuis 2009),
- fonction non spécifiée (depuis 2009).
Durée du chômage
On distingue trois types de qualification :
- qualifié : personne ayant achevé, avec ou sans succès, un apprentissage ou des études;
- semi-qualifié : personne ayant terminé une formation élémentaire conformément à l'article 49 de la loi fédérale sur la formation professionnelle ou ayant acquis ses aptitudes professionnelles au cours d'une période de formation de plusieurs mois (jusqu'à deux ans);
- non qualifié : personne n'ayant bénéficié d'aucune formation professionnelle et capable, après instruction d'environ une semaine, d'effectuer des travaux simples, généralement de manœuvre.
La durée écoulée du chômage mesure le nombre de jours écoulés entre la date de référence (jour du relevé) et la date de l'inscription à l'office du travail (premier jour du chômage). Les périodes pendant lesquelles la personne n'a plus le statut de chômeur (par exemple : en cas de maladie, accident, maternité, service militaire, gain intermédiaire, travail de remplacement, reconversion, perfectionnement ou intégration professionnelle, etc.) sont soustraites.
Statistique des places vacantes
Objet de l'enquête
Jusqu'en mai 2004, les offres d'emploi correspondaient à des places vacantes à durée déterminée (temporaires) ou indéterminée (durables) annoncées sans obligation auprès des offices régionaux de placement (ORP), sauf pour les employeurs qui sollicitaient des autorisations pour travailleurs étrangers.
Depuis juin 2004, les places vacantes correspondent à des emplois libres déclarés sans obligation auprès des ORP, qui sont chargés d'actualiser les registres correspondants. Sans une demande explicite de prolongation, les places vacantes sont maintenues dans le système pendant deux mois au maximum. Les données publiées représentent le total des offres comptabilisées en fin de mois.
En raison du caractère peu exhaustif de ces chiffres, l’OCSTAT a été arrêté leur diffusion à fin 2008. De son côté, le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) continue de les publier : https://www.amstat.ch/v2/index.jsp?lang=fr
Statistique des réductions de l'horaire de travail
Définition et objet
On entend par réduction de l'horaire de travail la réduction temporaire de l'horaire de travail ou la mise en disponibilité totale temporaire de travailleurs assortie normalement d'une réduction de salaire correspondante sous maintien du contrat de travail. L'introduction de réductions de l'horaire de travail dans l'entreprise doit viser à pallier un recul temporaire des activités et à préserver des emplois. L'indemnité en cas de réduction de l'horaire de travail offre ainsi aux employeurs une alternative aux licenciements.
La statistique des réductions de l'horaire de travail porte sur les préavis d'autorisation de réduction accordés par l'Office cantonal de l'emploi (OCE). Elle dénombre les entreprises et les travailleurs concernés.
Licenciements collectifs
Définition et objet
A Genève, il y a licenciement collectif, au sens de la loi sur le service de l'emploi, si au moins six employés sont licenciés durant un mois civil. Dans ce cas, les employeurs doivent annoncer le licenciement à l'Office cantonal de l'emploi (OCE).
La statistique de licenciement collectif est établie selon la date d’annonce à l’OCE. Les résultats des derniers mois sont provisoires. Les chiffres du mois précédent le mois de diffusion sont susceptibles de subir de fortes rectifications a posteriori. La série est donc actualisée avec un décalage d'un mois. Par exemple, les résultats de fin janvier sont disponibles début mars.
Demandeurs d'emploi inscrits dans le canton de Genève
Schéma
Chômage au sens du BIT
Définition
L'enquête suisse sur la population active (ESPA) est basée sur un échantillon représentatif de la population résidante âgée de 15 ans ou plus. Elle permet notamment de calculer un taux de chômage comparable au niveau international, dit au sens du BIT.
Statistiques du chômage au sens du BIT et au sens du SECO
Selon la définition du Bureau international du travail (BIT), sont considérées comme chômeurs les personnes âgées de 15 à 74 ans qui sont sans emploi au cours de la semaine de référence de l’enquête, sont disponibles pour travailler et sont activement à la recherche d’un emploi ou qui ont trouvé un emploi pour une date ultérieure, qu’elles soient inscrites ou non dans un office régional de placement. Les fonctionnaires internationaux, les diplomates, ainsi que les personnes relevant du domaine de l’asile ne sont pas prises en compte.
Le taux de chômage au sens du BIT est le rapport entre le nombre de chômeurs au sens du BIT et la population résidante active issue de l’ESPA.
La statistique du chômage au sens du BIT s’appuie sur des recommandations internationales et, contrairement à la statistique du chômage du SECO, n’est que très peu influencée par des modifications de loi dans le domaine de l’assurance-chômage. Elle est donc à préférer lors de comparaisons internationales.
Comme la statistique du chômage au sens du BIT recense par définition toutes les personnes qui sont sans travail et à la recherche d’un emploi, qu’elles soient inscrites ou non dans un office régional de placement, pour autant qu’elles soient disponibles à court terme pour l’occuper, elle définit mieux l’offre de travail non utilisée que ne le fait la statistique du chômage au sens du SECO.
La statistique du chômage au sens SECO constitue en revanche un très bon instrument pour observer la conjoncture, autrement dit l’évolution à court et moyen termes du nombre de chômeurs. Les résultats sont publiés généralement 5 jours ouvrables après la fin du mois. Il n’existe aucune autre statistique économique qui fournit des données aussi rapidement par rapport à son jour de référence. Comme elle est une enquête exhaustive, la statistique du chômage au sens du SECO permet en outre d’observer l’évolution conjoncturelle à un niveau régional très détaillé.
La statistique du chômage au sens du SECO est un relevé exhaustif qui se base sur des données tirées de registres des offices régionaux de placement et qui ont pour jour de référence le dernier jour ouvrable du mois. La statistique du chômage au sens du BIT se fonde sur l’enquête suisse sur la population active (ESPA), qui est une enquête par échantillonnage dont les données se réfèrent à l’ensemble d’un trimestre. Ces conceptions distinctes peuvent occasionner des différences autres que celles liées aux définitions et que l’on ne peut cependant pas quantifier avec précision. Cela est d’autant plus vrai qu’il est possible que certaines personnes ne fournissent pas les mêmes informations concernant leur situation professionnelle aux enquêteurs de l’ESPA qu’aux offices régionaux de placements.