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Berne - L'annonce du retrait d'Yvan Perrin de la vice-présidence de l'UDC suscite de fortes réactions dans les sections romandes. Leurs représentants sont fâchés contre le "groupe nébuleux" qui dirige le parti national et qui a "tourné casaque" sur l'accord UBS, selon les propos d'Oskar Freysinger.
Le conseiller national valaisan annonce dans les colonnes du "Nouvelliste" qu'il entend créer, à l'intérieur du groupe parlementaire, "un courant qui ne transige pas sur certains points." Celui-ci pourrait être composé de dix à quinze élus, "et pas seulement des Romands".
"Ce courant devra être pris au sérieux par la direction du parti et donc être impliqué dans les prises de décisions", déclare Oskar Freysinger. Car actuellement, "à l'UDC Suisse, les décisions élémentaires sont prises par un groupe qui ne recoupe pas les instances démocratiquement élues", "ancré à la Bahnhofstrasse zurichoise" et dont le fonctionnement "reste nébuleux".
Quant à Yvan Perrin lui-même, il dit avoir mal vécu les pressions exercées par les membres de la direction du parti lors des votes. En séance de groupe, un échange houleux entre Oskar Freysinger et Christoph Blocher a eu lieu. "Nous avons dû combattre frontalement le père et, pour moi, ce n'est pas facile. Je lui dois tout", déclare le conseiller national neuchâtelois dans "Le Matin".
ATS