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Automobilisme Les six grands moments de la carrière de Vettel
Le quadruple champion du monde quittera Ferrari à la fin de l’année. Retour sur six Grands Prix qui ont bâti sa légende.
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Premier GP, premier point
17 juin 2007, Grand Prix des Etats-Unis
A Indianapolis, en 2007, le talent de Vettel n'avait pas sauté aux yeux de Peter Sauber. (Photo: Keystone)
La légende veut que seuls les plus grands pilotes parviennent à marquer des points lors du premier Grand Prix de leur carrière. L’adage s’applique en tout cas à Sebastian Vettel.
Depuis l’été 2006, l’Allemand est engagé comme troisième pilote - ou pilote de réserve - par l’écurie BMW Sauber.
Le 10 juin 2007, au Grand Prix du Canada, Robert Kubica est victime d’une terrible sortie de route. Sa BMW Sauber se fracasse contre un mur de béton.
Indemne mais sonné, le Polonais se voit interdit de courir la semaine suivante, à Indianapolis. Sebastian Vettel saute dans la voiture et sur l’occasion de montrer son talent. Il termine huitième et marque le premier point de sa carrière.
A l’époque, ce résultat n’a pas suffi à Peter Sauber pour convaincre le Zurichois de garder son jeune protégé: un mois plus tard, Sebastian Vettel quitte Sauber et passe chez Toro Rosso où il court à partir du Grand Prix de Hongrie. Peter Sauber l’avouera plus tard, il s’agissait là de la plus grande erreur de sa carrière de patron d’écurie.
Il chante sous la pluie
30 septembre 2007, Grand Prix du Japon
Au Mont-Fuji, l'abandon n'avait pas altéré son audace. (Photo: Keystone)
Le ciel est bas, il fait sombre et il pleut des cordes sur le circuit du Mont-Fuji. De mémoire de pilote, on a rarement vu météo aussi exécrable. Le départ du Grand Prix du Japon est donné derrière la voiture de sécurité, qui neutralise la course pendant 18 tours - un record à ce jour - avant de laisser les pilotes courir librement.
Très vite, Sebastian Vettel affiche son talent sur le mouillé. Parti huitième, il se joue des vedettes qui roulent devant lui et se retrouve en tête au 29e tour. Il n’y restera que trois boucles avant, finalement, d’abandonner. Mais cela aura suffi à impressionner le monde de la F1.
Un premier succès sur Toro Rosso
14 septembre 2008, Grand Prix d’Italie
Première bouteille de champagne à Monza. (Photo: Keystone)
Le week-end se déroule sous une météo pluvieuse, comme cela arrive parfois dans la banlieue de Milan. Le samedi, sur le mouillé, Sebastian Vettel signe la pole-position. La Toro Rosso s’avère très agile sous la pluie, et le coéquipier de l’Allemand, Sébastien Bourdais, se qualifie quatrième.
Au départ, il pleut encore. La voiture de sécurité reste en piste pour les deux premiers tours, et Sebastian Vettel prend alors la tête et creuse une petite avance. Il ne cède sa première place que quatre tours durant, à l’occasion des ravitaillements, et remporte le Grand Prix d’Italie de façon magistrale, prouvant à tous son immense talent. Il devient ainsi le plus jeune pilote de l’histoire à remporter un Grand Prix – honneur que lui a ravi Max Verstappen le 15 mai 2016 en remportant le Grand Prix d’Espagne.
Cette victoire et cette pole-position de Monza resteront les seules de l’écurie Toro Rosso à ce jour.
Un titre mérité
14 novembre 2010, Grand Prix d’Abu Dhabi
Le premier de ses quatre titres de champion du monde. (Photo: Keystone)
Au départ de ce dernier Grand Prix de la saison, ils sont encore quatre à pouvoir remporter le titre mondial. Avec 15 points de retard sur la Ferrari de Fernando Alonso, leader du championnat, et 7 points de retard sur son coéquipier, Mark Webber, Sebastien Vettel n’est de loin pas favori de cette course au titre.
Mais il part de la pole-position, s’installe en tête et ne commet aucune erreur. Il remporte le Grand Prix, alors que derrière lui, une erreur stratégique monumentale de Ferrari bloque Fernando Alonso derrière la Renault du Russe Petrov. L’Espagnol ne termine que 7e devant Mark Webber. Avec les 25 points de sa victoire, Sebastian Vettel coiffe donc tout le monde sur le poteau, et remporte son premier titre de champion du monde. Inespéré, mais bien mérité.
Et de quatre, avec panache!
27 octobre 2013, Grand Prix d’Inde
Un dernier sacre pour la route. (Photo: Keystone)
Si Sebastian Vettel a remporté la saison 2012 avec trois petits points d’avance seulement sur la Ferrari de Fernando Alonso, il écrase totalement la saison 2013, qu’il achève avec une avance de 155 points sur l’Espagnol.
Sur le circuit de Buddh, dans la banlieue de New Delhi, en Inde, il prend le départ en pole-position, mais se retrouve 17e seulement après trois tours pour avoir changé ses pneus dès la fin de la deuxième boucle.
L’Allemand ne se décourage pas. Au prix d’une remontée extraordinaire, il remporte le Grand Prix d’Inde et décroche du même coup son quatrième titre mondial consécutif. Certes, sa Red Bull était nettement supérieure à ses concurrentes cette année-là, mais quel panache!
Bons débuts chez Ferrari
29 mars 2015, Grand Prix de Malaisie
La victoire à sa deuxième GP avec la Scuderia. (Photo: Keystone)
A Sepang, dans la banlieue de Kuala Lumpur, Sebastian Vettel remporte déjà ce qui n’est que son deuxième Grand Prix disputé pour Ferrari.
En Australie, pour la première course de la nouvelle collaboration entre l’Allemand et la Scuderia, Sebastian Vettel avait terminé sur la troisième marche du podium. Mais en Malaisie, il s’est qualifié en première ligne et remporte donc la première victoire de cette collaboration - qui en compte 13 autres à ce jour.
A la fin de la saison, Sebastien Vettel se classe troisième, juste derrière les deux pilotes Mercedes, Lewis Hamilton et Nico Rosberg. Il ne le sait pas encore, mais ses tentatives lors des quatre championnats suivants échoueront toutes contre les Mercedes.
Luc Domenjoz
Créé: 12.05.2020, 15h59