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L'homme est un prédateur, il met en danger la planète. C'est le discours ambiant. Tant que nous n'étions pas trop nombreux et pas trop riches, cela n'avait pas trop de conséquence. Mais voilà qu'un double emballement s'est mis en branle depuis deux siècles: la croissance démographique et l'enrichissement d'une part croissante des individus. Comment réguler l'un et équilibrer l'autre? Personne à ce jour n'a trouvé de réponses simples. Or, disent les experts, il y a urgence.
En butinant sur Twittter, je suis tombé sur le graphique ci-dessus qui illustre la croissance démographique des dix premières villes du monde. De quoi réfléchir au lendemain de notre fête nationale. Aucune ville suisse dans ce palmarès évidemment, ce coin de terre, propre en ordre comme une maquette de chemin de fer, échappe au radar.
Et quelle était la ville la plus peuplée du monde en 1603, année de la signature de la paix de Saint-Julien entre Genève et la Savoie... Istanbul. Au faîte de sa gloire, l'empire ottoman atteignait son asymptote avant d'entamer une lente décrépitude. Istanbul fut détrônée un siècle plus tard par Tokyo, en 1706, puis par Pékin l'année suivante. La ville compte aujourd'hui quelque 15 millions d'habitant, presque deux fois plus que la Suisse.