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L’heure d'été va bientôt toucher à sa fin. Dimanche 29 octobre, dès 3 heures du matin, il faudra reculer les horloges d'une heure. La mauvaise nouvelle, c'est qu'il fera nuit plus tôt dans la journée. La bonne, c'est qu'on dormira une heure de plus.
Malgré le fait qu'il soit connu de tous, le changement d'heure déroute encore quelques fois tant sur son origine, que ses mythes ou son impact en Suisse. Ça tombe bien, on s'y est intéressé. Certaines réponses devraient vous étonner.
Faisons-la courte. L'idée de mieux adapter notre mode de vie
– et donc nos montres – à la lumière du jour est apparue pour la première fois au cours du 19e siècle. A l'époque, si des chercheurs du monde entier défendaient férocement l'idée, le nouveau phénomène s'est pendant longtemps confronté à un succès très relatif auprès du grand public.
Ce n'est qu'au début de la Première Guerre mondiale, en 1914, que le changement d'heure a connu un nouvel essor. L'argument principal étant d'économiser l'électricité qui, à ce moment, se faisait de plus en plus rare dans les pays. Ainsi sont apparues l'heure d'été, puis celle d'hiver.
Lorsque la guerre a pris fin, en 1918, la mesure a été abolie. C'était sans compter sur la Seconde Guerre mondiale qui l'a à nouveau ramenée.
La Suisse a introduit l'heure d'été au milieu de la Seconde Guerre mondiale. Initialement intitulé Daylight saving time, ce changement d'heure n'était qu'une mesure temporaire devant uniquement servir la guerre.
Lorsqu'en 1976, les pays limitrophes ont décidé d'adopter le changement d'heure comme mesure permanente, la Suisse a contrecarré le mouvement à coup de référendums. Mais la résistance n'a pas duré longtemps: le positionnement géographique de la Suisse, au cœur de l'Europe centrale, désorganisait en effet le réseau ferroviaire du territoire, poussant ainsi le pays à capituler.
La première directive sur le changement d'heure a été officiellement adoptée par l'Union européenne (UE) en 1980, et la mesure est finalement entrée en vigueur en Suisse le 1er janvier 1981. Les tentatives ultérieures pour l'abolir – comme celles de l'UDC Christoph Blocher en 1982 – ont toutes échoué.
Depuis 1996, bien que chaque fuseau horaire soit différent, les changements se font partout au même moment. Dans l'Union européenne, on passe simultanément à l'heure d'hiver le même jour à la même heure, soit pour l'heure d'hiver, du dernier dimanche d'octobre au dernier dimanche de mars.
L'heure du basculement, 3 heures du matin un dimanche, a été choisie de manière à minimiser tout risque de perturbations sur les transports et les télécommunications.
Dans la nuit du samedi 28 octobre au dimanche 29 octobre, il faudra se préparer à passer de l'heure d'hiver et dire au revoir à celle d'été. Cela signifie qu'à 3 heures du matin, nous reculerons les horloges d'une heure et nous passerons donc de 3 heures à 2 heures du matin.
Mais pas de panique! Aujourd'hui, la plupart des horloges (téléphone portable, ordinateur, et tout autre dispositif lié au réseau de votre opérateur téléphonique) changent automatiquement.
En Suisse, les arguments en faveur du changement d'heure ont toujours été d'ordre pratique. Car au départ, la raison pour laquelle le pays a accepté de se soumettre à cette mesure servait principalement à s'adapter aux normes imposées par les pays européens. Lesquels justifiaient que cela permettait d'économiser de l'énergie. Or, cette justification n'a pas été confirmée. S'il est certes vrai que l'on consomme moins d'électricité, le soir, en été, cette augmentation demeure toutefois compensée en hiver.
Par ailleurs, de nombreux chercheurs remettent en question les bénéfices sur la santé. Selon eux, changer d'heure deux fois par an conduirait, en réalité, certaines personnes à des stress psychologiques, tels que des troubles du sommeil ou des dépressions saisonnières. Le changement d'heure pourrait, par ailleurs, provoquer des conséquences négatives sur la pression artérielle, la fréquence du pouls et la température corporelle dues à des difficultés d'ajustement.
De plus en plus de voix s'élèvent contre le changement d'heure. Le parti au pouvoir allemand CDU a décidé en 2014 de faire campagne pour l'abolition de cette mesure bisannuelle. En 2018, c'est l'UE qui est entrée en scène pour soutenir la fin du changement de l'heure.
Une première enquête de la Commission européenne a alors indiqué que 84% des participants étaient favorables à son abolition. Une abolition officielle du changement d'heure devait ainsi entrer en vigueur dès 2021, afin de ne vivre que selon l'heure d'été. Mais la pandémie de Covid-19 a paralysé les discussions.
En fait, sur le principe, tout le monde est d'accord. C'est plutôt sur les modalités que les esprits divergent. L'Allemagne et la France, par exemple, préfèrent l'heure d'été, contrairement au Danemark et aux Pays-Bas qui penchent plutôt pour celle d'hiver.
La Commission européenne a indiqué à watson que, pour l'heure, des analyses concrètes manquaient à l'appel et ne permettaient pas la fin du basculement. Des discussions à Bruxelles sont toujours en cours pour une possible abolition dans les prochaines années.
La plupart des pays européens et presque tous les Etats américains changent d'heure à l'approche de la saison estivale. Une pratique néanmoins abandonnée par beaucoup de pays dans le monde.
La Chine, l’Afrique du Sud, l’Argentine, la Tunisie, l'Egypte ou encore l'Ukraine sont de ceux qui ont abandonné le basculement de l'heure, car ils considéraient le gain énergétique trop minime. La Turquie est le dernier pays en date à avoir choisi de ne plus changer d'heure.
La Russie a également arrêté de changer l'heure. Pour le président de l'époque Dimitri Medvedev le changement était «dommageable pour le rythme biologique des individus», d'après les propos rapportés par la BBC. Il posait surtout des problèmes fréquents dans ce pays de onze fuseaux horaires différents.
Passé le choc de l'annonce du cancer de Kate, les premières analyses institutionnelles et l'afflux de vœux de rétablissement, une question flotte. Séduisante, langoureuse, presque obsédante. Comme un parfum. Le prince Harry, tel un preux chevalier du 21e siècle, pourrait-il sauter à bord de son jet privé pour voler au chevet de sa chère Kate, cette «sœur qu'il n'a jamais eue»? Cette maladie va-t-elle permettre, enfin, de combler le fossé de 5000 kilomètres qui sépare les Gallois des Sussex depuis quatre ans?