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Les Européens doivent se demander "comment les migrants ont été pris en charge" plutôt que "combien ont été bloqués" depuis la Libye. Le président du CICR Peter Maurer a lancé vendredi cette charge et annoncé une hausse de l'aise, au terme de trois jours dans ce pays.
"Il est difficile de comprendre combien de personnes ont été affectées par le conflit en Libye", a-t-il affirmé après s'être rendu dans trois villes différentes. Selon les estimations, 1,3 million d'entre elles ont besoin d'une assistance humanitaire et 200'000 sont déplacées. Un hôpital sur cinq ne peut plus fonctionner.
M. Maurer appelle à des "efforts immédiats" et à une action internationale résolue. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a lui récemment augmenté son aide. "Nous prévoyons d'étendre considérablement notre assistance" et de continuer d'oeuvrer comme intermédiaire entre les parties, a dit M. Maurer.
Il annonce davantage de nourriture, de matériel médical, de soutien aux centres de santé. Il ajoute que le dispositif doit être adapté pour soutenir une population hautement qualifiée dans un pays aux revenus moyens. Et le CICR souhaite avoir accès aux prisons.
Il dénonce les conditions inhumaines de nombreux migrants dans des centres de détention qui ne sont pas satisfaisants. Son président "encourage fortement" les responsables politiques à soutenir la Libye pour trouver d'autres solutions que leur maintien en prison. L'organisation veut encore collaborer avec des Etats pour clarifier la situation des personnes portées disparues parmi les migrants.