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Critique
Les réalisateurs sont des anciens de Disney passés à DreamWorks. Ce qui explique peut-être le côté anthropomorphique de leurs créatures sous-marines. Le héros, Oscar, modeste employé dans un tunnel de lavage de baleines, est manifestement un jeune Afro-Américain; les personnages féminins sont de type soit caucasien soit latino; les méduses sont des rastas...
GANG DE REQUINS, conformément à son titre, est un pastiche des films sur la mafia. Etabli dans l'épave du Titanic, Don Lino, redoutable squale, rackette le petit peuple du Récif, réplique subaquatique du Bronx. Il a deux fils; l'un est prêt à reprendre le flambeau, mais meurt écrasé par une ancre; l'autre, Lenny, est un végétarien non violent. Oscar, qui rêve d'ascension sociale, profite de l'accident pour se faire passer pour un saigneur de requins, avec la complicité de Lenny.
Beaucoup de clins d'œil au PARRAIN et autres; des gags en rafale, souvent trop furtifs; mais, après un départ sur les chapeaux de roue, le convoi ralentit. SHREK et NEMO ont déjà passé sur les écrans, il est difficile de leur succéder.
Daniel Grivel