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Le Conseil fédéral reconnaît l'indépendance de la Haute-Volta (B. depuis 1984) le 5 août 1960 et noue des relations diplomatiques dès 1961. Un accord bilatéral de commerce, de protection des investissements et de coopération technique est signé en 1969. Dès les années 1970, les relations s'intensifient grâce au développement de la coopération technique favorisée par des congrégations religieuses (Pères Blancs) et par l'aide publique de la Confédération dès 1974. Des accords spécifiques règlent l'affectation d'assistants techniques, l'achat de matériel agricole, l'équipement d'artisans ruraux, la formation de monitrices rurales, l'aide au reboisement, etc. Stimulés par une collaboration entre les télévisions de Genève et d'Ouagadougou, des dons privés permettent d'améliorer le système de santé et de favoriser la formation professionnelle des journalistes. Une agence consulaire est ouverte à Ouagadougou en 1970, mais le nombre réduit de Suisses au B. (une vingtaine dans les années 1950, 130 en 1984, 118 en 2002, surtout des coopérants et des missionnaires) ne justifie pas l'ouverture d'un poste diplomatique permanent. Les échanges commerciaux restent très limités. Le B. exporte des fruits et légumes tropicaux (0,8 million de francs en 2000) et importe des appareils et des montres (1,1 million de francs en 2000). Les entreprises suisses s'intéressent peu au B., à l'exception de sociétés d'ingénieurs-conseils dans le cadre des projets financés par des organismes internationaux.
Fonds d'archives
– Documentation du DFAE
Auteur(e): Marc Perrenoud