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Que des femmes Le PS défend son choix du ticket féminin pour le Conseil fédéral
Les coprésidents du PS défendent dimanche le choix de n'accepter que des femmes comme candidates pour succéder à Simonetta Sommaruga, qui a annoncé son départ du Conseil fédéral. La Suisse veut être représentée par un homme et une femme, déclare Mattea Meyer.
Au parti socialiste (PS), c'est le cas depuis les années 1990, ajoute-t-elle dans un entretien diffusé dimanche par la SonntagsZeitung. «Le PS s'engage pour l'égalité des droits. Cela vaut aussi en interne».
Sans un ticket exclusivement féminin, il y a un risque de n'avoir plus que deux femmes au Conseil fédéral, souligne Cédric Wermuth dans le SonntagsBlick. «La population ne le comprendrait pas». Il relève que la présidence du groupe parlementaire et du parti a clairement voté pour deux femmes.
Si une socialiste romande figure sur le ticket, alors que deux Romands sont déjà membres l'exécutif fédéral, le ministre de l'intérieur Alain Berset et le ministre de l'économie Guy Parmelin, ce n'est pas un problème pour le PS, assure M. Wermuth. Il ne comprend pas les craintes en Suisse alémanique d'avoir trois conseillers fédéraux francophones. «Il y a déjà eu trois Romands au Conseil fédéral de 1917 à 1920», remarque le conseiller national argovien.
Nombreuses possibilités
Le PS dispose en outre d'un grand nombre de femmes compétentes, au Conseil national, au Conseil des Etats, dans les gouvernements cantonaux et parmi les maires, relève Mme Meyer. Elle ne pense pas qu'un ticket exclusivement composé de femmes limiterait le choix de manière significative.
Quant au conseiller aux Etats zurichois Daniel Jositsch, qui a dit réfléchir à se lancer dans la course, il a sans aucun doute la stature d'un conseiller fédéral, note la coprésidente du PS, soulignant une bonne collaboration entre lui et le parti. Mais elle lui suggère indirectement de renoncer à une candidature.
Mme Meyer estime que le poste de conseiller fédéral est difficilement compatible en Suisse avec une vie de famille, contrairement à la Finlande et la Nouvelle-Zélande. Mais cela devrait aussi être le cas en Suisse, abonde dans le même sens M. Wermuth. «Nous devons discuter de la manière dont on peut organiser la fonction», par exemple en augmentant le nombre de ministres de sept à neuf ou en redistribuant les grands départements, ajoute-t-il.
wk, ats