Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07071.jsonl.gz/262

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Mariano Raroy a invité Carles Puigdemont mercredi, quelques heures de la fin de l'ultimatum, à se montrer raisonnable.
KEYSTONE/AP/FRANCISCO SECO(sda-ats)
Le président indépendantiste de Catalogne Carles Puigdemont doit répondre jeudi à l'ultimatum du gouvernement central, qui a promis de suspendre son autonomie s'il ne renonce pas à déclarer l'indépendance. L'ultimatum prend fin à 10h00.
Carles Puigdemont a assuré mercredi soir à des membres de son parti démocrate européen catalan qu'il ne reculerait pas, et qu'il déclarerait même formellement l'indépendance de la Catalogne si le premier ministre espagnol Mariano Rajoy mettait fin à l'autonomie de sa riche région de 7,5 millions d'habitants.
Lundi, dans une lettre au dirigeant, M. Puigdemont n'a pas répondu directement à la question - l'indépendance est-elle proclamée, oui ou non? -, mais a prôné un dialogue avec Madrid, proposant de rencontrer Mariano Rajoy "le plus vite possible".
On ignore encore la forme que pourrait prendre cette déclaration finale d'indépendance. Nombre de députés indépendantistes ont appelé à organiser un vote au Parlement de Catalogne pour valider la décision.
Article 155
Si M. Rajoy invoque l'article 155 de la constitution, qui lui permet de suspendre l'autonomie de la région, une période de trois à cinq jours sera nécessaire à son entrée en vigueur, notamment dans la mesure où les députés espagnols devront au préalable l'approuver.
Ce délai est susceptible d'offrir aux indépendantistes une dernière marge de manoeuvre pour faire sécession unilatéralement. "Si l'autonomie est suspendue, nous devrons agir rapidement", estimait mercredi soir un responsable du gouvernement régional.
Madrid a en théorie le pouvoir de limoger l'administration locale, d'installer de nouvelles équipes et de prendre le contrôle de la police, des finances publiques et d'organiser des élections anticipées.
Société divisée
Mais dans cette région, ayant une langue et une culture propres, très fière de son autonomie, cette mesure draconienne pourrait déclencher des troubles et encore aggraver la pire crise politique que vit l'Espagne depuis son retour à la démocratie en 1977 après la dictature franquiste.
Les dirigeants catalans estiment que le référendum d'autodétermination qu'ils ont organisé le 1er octobre malgré l'interdiction de la justice leur donne un "mandat populaire" pour déclarer l'indépendance.
Selon leurs chiffres, invérifiables, le "oui" l'a emporté à 90% avec 43% de participation. Mais la société catalane est profondément divisée, presque à parts égales, sur la question.
ATS