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11 septembre 2012
La quasi-totalité des médecins s'accorde à dire que le traitement anti-VIH (TasP) est un moyen de prévention efficace chez les gays. Mais quel est précisément le niveau de risque résiduel dans la vraie vie ? Pour le savoir, AIDES a décidé de s'investir dans l'étude européenne PARTNER (1). Objectifs et modalités pratiques pour les couples gays séro-différents qui voudraient y participer...
Le traitement antirétroviral des personnes séropositives comme moyen de prévention (TasP), c'est quoi ?
Publiés en 2011, les résultats de l'essai clinique randomisé HPTN 052 - le top du top au niveau des preuves scientifiques - sont venus confirmer l'avis suisse de 2008. Selon lequel : "Les personnes séropositives ne souffrant d'aucune autre MST et suivant un traitement antirétroviral efficace ne transmettent pas le VIH par voie sexuelle", avec un risque résiduel de transmettre le VIH lors de rapports sexuels sans préservatifs "nettement inférieur à 1/100 000". HPTN 052 comparait l'impact d'une mise sous traitement antirétroviral précoce avec une mise sous traitement à moins de 250 CD4/mm3 (recommandations générales à l'époque), sur le nombre de contaminations au sein des couples hétérosexuels. Résultat : une réduction d'au moins 96 % de la transmission du VIH. La quasi-totalité des transmissions observées a en effet eu lieu chez les personnes dont le partenaire n'était pas traité : 28 sur 29 transmissions (ce rapport donne le chiffre de 96 %). L'essai montre que l'utilisation du traitement sur la durée fait mieux que le simple conseil d'utiliser des préservatifs sur la durée, ce que les gens ont du mal à faire. La seule transmission observée à partir d'un partenaire traité (qui donne 96 % et non 100 %) a eu lieu au moment de la mise sous traitement (juste avant ou juste après). Donc avant que le traitement n'ait permis de réduire la charge virale. Le chiffre de 96 % concerne donc une réduction du risque de transmission du simple fait de la mise sous traitement (sans considérer les critères de l'avis suisse). L'ONUSIDA et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estiment qu'il faut s'"assurer que les couples ont la possibilité de choisir le traitement comme prévention et qu'ils y ont accès". Les deux organismes voient dans le TasP une incitation au dépistage, à la discussion autour du statut sérologique et des options de prévention avec les partenaires, un encouragement à être suivi médicalement et un levier pour réduire les stigmatisations et les discriminations qui entourent le VIH. A ce jour, on n'a encore jamais scientifiquement documenté des cas de transmission liés à une personne dont la charge virale est indétectable.
Que sait-on de l'intérêt du TasP chez les gays ?