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Les Suisses ne doivent pas être présumés donneurs d'organes. C'est en tout cas ce que veut un comité référendaire qui a déposé jeudi plus de 64 000 signatures à la Chancellerie fédérale contre la révision de la loi sur la transplantation. Deux tiers des signatures ont déjà été vérifiés.
Actuellement, une personne doit explicitement consentir au don d'organes avant sa mort. Le problème? Ce système n’a pas permis de trouver suffisamment de donneurs. Sous l'impulsion d'une initiative populaire, retirée entretemps, le Parlement a adopté en octobre le principe du consentement présumé.
Toute personne qui ne s'y oppose pas activement serait automatiquement considérée comme donneuse d'organes. En l'absence de document attestant de la volonté du défunt, les proches ou une personne de confiance désignée pourront s'opposer au prélèvement si cela respecte la volonté présumée de la personne décédée.
Un tel changement de point de vue doit être soumis au peuple, selon le comité référendaire, qui ne se revendique d'aucune couleur politique, sur son site Internet. La Constitution garantit à tout être humain le droit à l'intégrité physique et psychique et à l'autodétermination. Ils seraient mis à mal avec la réforme.
Pour le comité, il est irréaliste de penser que toutes les personnes en Suisse pourraient être informées de la nécessité de s'opposer par écrit au don d'organes. Et de craindre une exploitation des personnes socialement précarisées.
Les référendaires critiquent encore la pression mise sur les proches, placés en position d'arbitre. «Un refus de leur part serait immédiatement interprété comme un comportement non solidaire.»
Même si toutes les signatures ne sont pas encore attestées, le référendum a de grandes chances d'aboutir. La date de la votation a elle déjà été fixée au 15 mai. (ats)
Un rapport publié mercredi par Swisscom devrait aider les grandes entreprises, les PME et les organisations à obtenir une «vue d'ensemble des menaces dans le cyberespace». Watson résume les principales conclusions du «Cyber Security Threat Radar». Pascal Lamia du Centre national de cybersécurité (NCSC) y réagit.