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Quel plaisir d'écouter à la radio ce matin un politicien du PLR se fondre en confusion à propos de la votation grecque. D'une part il ne pouvait approuver une proposition qui contrarie les intérêts économiques que servent son parti, mais d'autre part il ne pouvait la désapprouver sans froisser l'UDC avec qui son parti souhaite bien s'entendre et qui est friande de consultations populaires. En fin de compte il s'est rabattu sur la vieille rengaine des radicaux selon laquelle l'idée est bonne mais que c'est le mauvais moment. Il dévoila quand même le fond de sa pensée en insistant que le bon moment était passé, d'où il s'ensuit qu'il ne faut pas consulter la population.
Il est pourtant évident qu'elle mérite d'être consultée sur un train de mesures qui impose tant de privations à tant de monde. D'ailleurs elle s'exprime déjà sur la question, dans la rue (voir mon blog d'hier). On rigole au désarroi que provoque cette proposition chez les chefs politiques des grandes puissances démocratiques d'Europe occidentale. Ils et - elle - révèlent ainsi qu'ils préfèrent se montrer puissants que démocrates.
Preuve s'il en fallait que cette mesure démocratique ébranle la dictature de la finance, les bourses se sont aussitôt montré plus modestes en chutant de quelques pourcents.