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Barack Obama creuse l'écart sur Mitt Romney dans les sondages
Barack Obama creuse l'écart sur son adversaire républicain Mitt Romney dans les intentions de vote, à moins de deux mois de l'élection présidentielle américaine du 6 novembre. Le président sortant avait commencé à devancer Mitt Romney au lendemain de son investiture par le parti démocrate.
Des sondages Gallup et Rasmussen, publiés lundi, le créditent de cinq points d'avance et un troisième, de CNN/ORC, lui en donne un de plus, alors que les deux prétendants étaient au coude-à-coude avant la convention démocrate, qui s'est déroulée la semaine dernière.
Jusqu'à 6 points d'avance pour Obama
Au niveau national, l'enquête CNN/ORC crédite le président sortant de 52% des intentions de vote contre 46% pour son adversaire républicain. Juste avant l'ouverture de la convention démocrate de Charlotte, en Caroline du Nord, les deux candidats étaient à égalité à 48% chacun. Pour l'institut Gallup, Obama est en tête avec 49% contre 44% pour Romney.
Selon le site Real Clear Politics, Barack Obama devance son rival dans le Colorado, en Floride, dans l'Iowa, le Nevada, le New Hampshire, l'Ohio, la Virginie et le Wisconsin. Romney n'est en tête qu'en Caroline du Nord. Mais dans ces Etats cruciaux, les marges restent réduites. D'après l'enquête de CNN, seuls 3% de l'électorat n'a pas encore fait son choix ou soutient un autre candidat.
Effet-convention
"A l'entame des 60 derniers jours de la campagne, le président a clairement creusé l'écart et c'est vrai aussi dans les 'Swing States' (les Etats-clés). Mais Romney n'a qu'à faire bouger le compteur de quelques points pour revenir à hauteur", a commenté Peter Brown, spécialiste des sondages à l'université de Quinnipiac.
"La structuration de la campagne n'a pas changé de façon significative. La réalité économique de Barack Obama va s'imposer d'elle-même", assure quant à lui le sondeur Neil Newhouse. Mais des deux candidats en lice, Barack Obama semble être celui qui profite le plus de l'"effet-convention", ce rebond traditionnel qu'engrangent les candidats à la Maison blanche après l'officialisation de leur investiture par le parti auquel ils appartiennent.
ats/vtom