Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07222.jsonl.gz/913

Est-il encore utile de présenter le plus célèbre conte de la Normande Marie-Jeanne Leprince de Beaumont ?La réponse semble évidente, c'est pourquoi l'éditeur a-t-il voulu revenir au plus proche de l'origine et présente le conte publié 11 ans après sa première édition.
Isabelle Chardier s'est mariée avec Léon, clerc d'avoué. Promesse de belle vie bourgeoise. Mais celui qui est devenu avoué dans une sous-préfecture d'Ile de France, reste un homme ordinaire à ses yeux... comme tous les hommes !La vie des notables locaux ne lui offre que des désillusions, Isabelle rêve à d'autres émotions, à plus de sentiment(s) et moins de raison. Elle court après ce rêve et chaque rencontre provoque une nouvelle déception. Peut-on ne pas être comme tout le monde ?Roman publié en 1910
Claire Daulnay espère connaître le « grand amour » avec un homme qu'elle aimerait et qui le lui rendrait.Ses parents la destinent à un notaire, Maître Hilaire, plus soucieux de la prospérité de son étude que du bonheur de son épouse. Son coeur déçu continue à rêver de l'âme soeur.L'histoire pleine de bovarysme est la version féminine de l'oeuvre de Flaubert. (Livre publié en 1859)
Un Français qui visitait le Liban rencontre dans le couvent de Mar-Antoun un de ses compatriotes, le frère Fabien. Après quelques réserves, ce dernier finit par confier le secret de sa mélancolie : il a connu la princesse Mirane, surnommée la Vierge du Liban, et a vécu à ses côtés. La personnalité de la jeune femme attirait le respect de tous, sa féminité attisait les convoitises, mais sa détermination à fédérer le peuple de son père et celui de sa mère la dressait bien au-dessus des soucis communs !L'homme, qui s'appelait alors comte Fabien de Boucherville, n'a pas échappé à ces tentations ; il a longtemps marché sur le fil du rasoir jusqu'au jour où...Ce drame explique son retrait dans le couvent et son désir de rester dans le pays de son trouble profond.
Le général de Branville est connu.À soixante-huit ans, on ne lui en aurait pas donné plus de cinquante.Après la mort de son père, Gabrielle Desgranges semblait abandonnée et réduite à ses propres forces. S
es amis désertaient. Un seul fidèle lui demeurait dans cette trahison universelle :le général de Branville qui l'épousa !Une seule fois, alors qu'il était colonel de dragons en garnison à Vesoul, on avait vu le général très épris et ne le dissimulant pas. La pauvre fille mourut en accouchant d'un fils dont le comte de Branville prit soin. Inscrit à la mairie d'un village sous le nom de Robert Pontis, le garçon était devenu un bel officier de vingt-huit ans.Le roman de 1879 raconte les ambiguïtés immiscées entre le vieux général, le bel officier et la jeune mariée.
L'action se déroule dans le Paris de Napoléon III et met en scène une famille endeuillée par la mort du père. Ce père, c'est le fameux Gripat, "Gripat-le voleur" comme on a coutume de le surnommer en raison de son enrichissement aussi rapide que peu moral.L'homme a accumulé une fortune immense et fait l'étalage du luxe. Son goût de l'ostentation se traduit par la construction d'un hôtel aussi magnifique qu'imposant. L'incipit du roman insiste sur ce point et installe dans le même mouvement les lieux symobiliques d'un Empire où il faut se montrer pour exister : les jardins, où se croisent les plus brillants attelages et l'Opéra, où les loges sont fréquentées comme des salons.
La paroisse de Vironville est à l'image de la Normandie : un curé aux prises avec l'anticléricalisme, des paroissiens croyants par prudence, l'alcoolisme de tradition, une jeune épouse qui veut s'émanciper, un riche propriétaire et des familles laborieuses. Ce petit monde se côtoie avec ses habitudes, ses intérêts, ses misères, sa tendresse...Le roman publié en 1917 entremêle les tracas particuliers des habitants et les aventures collectives du village.
Diomède est un jeune homme libre, sensible, intelligent, subtil, promeneur dans la vie parmi les plaisirs du rêve, de l'amour, de la pensée ; il vit avec nonchalance et se targue d'une ferme volonté de ne point se livrer, afin de rester prêt à toute aventure.Mais peu à peu, le charme de toutes les choses auxquelles Diomède n'a pas voulu se prêter se ternit autour de lui.Le récit publié en 1897 montre le personnage central, toujours libre, mais surtout seul, dans un monde dépouillé.
Un matin de septembre, le téléphone sonne. Au bout du fil, une dame plus qu'octogénaire me demande si je suis intéressé par écrire les aventures d'une petite fille dans le Pacifique, entre Tahiti, les Marquises et San Francisco, dans les années 1920 !Au cours du premier entretien, Mme Métroz mélange les photographies de l'époque, elle raconte en vrac mille anecdotes vécues par ses parents et par elle-même - alors qu'elle s'appelait Melle Léone Briand - elle brasse des souvenirs sans nombre et répète plusieurs fois son souhait de les voir couchés dans un livre, un vrai !La vieille dame me fait confiance pour romancer ses propos : les événements ont eu lieu, leur chronologie est parfois modifiée.
Le baron Philippe de Saint-Wandrille vient quelques jours chez son oncle, l'abbé du Genestel, chanoine à Coutances. Il y rencontre Mme Edmée Delaunay, femme respectable et fidèle par principes à son mari, dont elle n'attend aucune affection.Cette amitié sans issue est difficile à vivre, tant par l'un que par l'autre. D'autant qu'Edmée lui conte ses amours impossibles avec M. de FersenImpossible... jusqu'au jour où le veuvage semble atteindre la dame ! Il ne reste plus qu'à passer cette période de convention pour s'aimer au grand jour...Une romance aux multiples rebondissements, entre amours impossibles, obligations sociales et principes rigides.(Publié en 1891)
Tony Vatinel, fils du maire de Trouville, est amoureux de Clotilde de Sommery, rien de bien original ! Sauf que Clotilde est mariée, certes mal mariée, et qu'elle refuse de donner son corps à deux hommes, même si son coeur préfère son amant !À sa publication, un critique estimait : la passion de Tony exaltée jusqu'au meurtre, l'ardente coquetterie de Clotilde sont décrites dans un récit vif et coquet où il est impossible de ne pas se plaire. (La Revue de Paris, 1839)
Éloge de l'humilité et de la simplicité, face au pouvoir, à la connaissance, et tout simplement à la vie. L'intrigue est simple : un docteur anglais cherche à rendre l'humanité plus heureuse en se lançant dans la collecte de tous les savoirs ancestraux du monde entier.Le conte philosophique, publié en 1790, est précédé d'un avertissement d'Alexandre Piedagnel, de l'avant-propos de l'auteur et il est suivi de "le café de Surate".
Lors d'une conspiration des Légitimistes contre la monarchie de Juillet, la duchesse de Berry débarque en Provence. Bien que pourchassée par la police, elle réussit à gagner la Vendée, puis Nantes où elle est découverte par trahison le 6 novembre 1832 et transférée à la forteresse de Blaye. Cette histoire véridique est mise en relief sous la plume d'un partisan, officier resté fidèle au camp des Bourbons.Ce n'est point un roman que j'écris ; c'est une histoire que je viens vous raconter. Il y a de tout dans cette histoire ; tels sont les premiers mots du récit publié dès 1832, à chaud. Les épisodes sont ensuite narrés comme dans un roman de traque et de fuite.
Beaucoup plus honnête que les autres ouvrages de Blessebois, le Lion d' Angélie présente une imitation curieuse du genre que la Calprenède et mademoiselle de Scudéry avaient mis à la mode.On retrouve les grands sentiments, la galanterie alambiquée, que l'influence des Précieuses avait imposés à toute la société polie de l'époque.Publié en 1676 dans l'orthographe d'époque.
- Et toi ? qu'est-ce que tu seras ? Chazolles secoua la tête. - Moi, j'élèverai mes chevaux, mes vaches et mes cochons ! Voilà mon avenir. - Pourquoi ne te fais-tu pas député ? - Jamais de la vie ! Une pareille corvée ! Tu te moques, mon bon. - Tu le serais si tu voulais !...Cet extrait des toutes premières lignes du roman plante le décor. Valéry Duvernet, député de Seine Inférieure (devenue Seine Maritime) arrive à Laigle (devenu L'Aigle) et incite son ami Maurice Chazolles à se présenter aux élections et connaître la vie parisienne.L'agriculteur, heureux de son sort, ne veut pas en entendre parler... jusqu'au jour où une parisienne séjourne dans la maison voisine de la ferme.Après l'élection de l'agréable voisin qui ne fait aucun doute, quelle chambre et quelles intrigues - parlementaires ou galantes - occuperont le plus le député de l'Orne ?Roman publié en 1883.
Dès les premières lignes de l'avant-propos, l'auteur prévient"Ce modeste ouvrage s'adresse à ceux qui veulent rire et aussi à ceux qui veulent s'instruire. Ces récits, tirés en général d'observations personnelles, de conversations entendues en chemin de fer, à la campagne ou sur les places de marchés, sont ceux que j'offre aujourd'hui au public. Ainsi qu'on peut le constater, les six histoires qui suivent sont écrites en six patois différents du Calvados."Professeur à l'École normale de Caen, Louis Bascan s'amuse à relever le parler des cantons et à composer des monologues que les élèves interprètent lors de soirées récréatives. Le fond, aussi bien que la forme, montre le caractère des Normand ; les six nouvelles se lisent sans dictionnaire.Livre publié en 1903.
Maître Athanase Coquard, de la Devinière, près Saint-Sauveur-le-Vicomte, n'est pas n'importe qui : il a comme parent M. Robert Servet, banquier parisien... s'il vous plait !Les deux hommes vont se croiser et recroiser, leurs destins aussi.Plein d'humour et de bonhomie, tout en préservant la bonne pensée et la fin morale, le livre de Danielle d'Arthez, publié en 1903, offre un moment de lecture avec le sourire.
Les quatre histoires fleurent bon les XVIIIe et XIXe siècles ; L'auteur dépeint avec tendresse le bon peuple et la petite noblesse de Normandie et nous fait voyager entre poésie, religion et romance.L'Hirondelle conte la "bonne" servante qui sauve sa petite maîtresse des griffes de la révolution.Philémon et Baucis deviennent en Micheleu et Michelette du Pollet, à Dieppe.Ciska de Clercy tombe amoureuse d'un homme promis à une autre, mais moribonde.Les bruyères du frère Jean narre la reconstruction d'une abbaye trappiste sous Napoléon.
Si des familles semblent en difficulté pour l'éducation de leurs enfants, elles passent à la télévision et une "sage" grand-mère leur montre les bonnes pratiques.En 1896, Fanny Dupin de Saint-André a composé un recueil de la même veine ; elle mettait en scène les expressions et les mots utilisés, ou non, par les enfants : merci, s'il vous plaît, ce n'est pas ma faute, j'en n'ai pas fait exprès, etc.À offrir aux parents dont les enfants vous sortent par les yeux !
Monsieur et mademoiselle de Forbac terminent leur promenade et regagnent leur jolie villa, bâtie sur le sommet d'un coteau dominant la forêt. L'homme est revenu du Brésil avec cette charmante enfant, en âge d'être mariée, mais entourée de folles rumeurs : qui est sa mère, quelles sont ses origines ?
Ce mystérieux passé pourra-t-il contrarier les élans du coeur, qui la poussent vers Christian de Tramant ?
Publié en 1906
Dans le village de Thann, en Alsace, l'instituteur Muller est un fervent patriotique français.Sa fille Madeleine est fiancée avec Wilhelm, un garçon recueilli aux origines incertaines ; lui-même semble plus défaitiste et se montre plus conciliant à propos des Allemands....Le contenu de l'ouvrage, publié en 1915 a vieilli, au regard des principes de tolérance actuels ; il reste un témoignage des idées bien tranchées, véhiculées à l'époque.
Elisabeth de France a épousé Philippe II ; mais elle s'ennuie à la cour d'Espagne. Elle imagine la création d'un salon et propose un amusement nouveau : imaginer des contes galants avec les seules contraintes d'aventures invraisemblables et de sentiments naturels.La première a se soumettre à l'exercice est Inés de Cordoue. Elle invente et conte :- Le prince rosier- Riquet à la houpppe, dont s'inspira Charles Perrault- Histoire de la rupture d'Abenamar et de Fatime
La version présentée date de 1697, dans sa syntaxe et son orthographe
Le calvaire conte l'enfer de la passion, source de souffrances, de déchéance morale et de tarissement de l'inspiration créatrice.Sébastien Roch est une violente critique des Jésuites et des moeurs provinciales. Mirbeau décrit la lente soumission de l'esprit qui conduit au viol physique.
L'abbé Jules : Jules, enfant, se révèle tracassier et cruel.Intelligent, il sera premier de la classe. Grand garçon à la carcasse dégingandée, il apparaît une indéchiffrable énigme.Àpeine l'âge de la première communion,il annonce son désir d'être prêtre !Le jour de sa première messe, Jules monte en chaire et s'accuse des pires fornications. Cette attitude non conformiste ne l'empêche pas de devenir secrétaire d'un vieil évêque compassé qui aura la faiblesse de l'aimer.Ce livre de 1888 montre une phobie hallucinée de la prêtrise ;pourtant, Mirbeau rend sympathique son prêtre bohème.Le jardin des supplices : Véritable catalogue des perversions de l'imaginaire de 1899, le livre exprime l'ambiguïté d'un Européen libéral, devant le colonialisme et les peuples orientaux. La Chine apparaissait alors comme le lieu des plaisirs mortels et, par un système pénal et l'invraisemblable raffinement de leur cruauté, les habitants ne peuvent être que des barbares.Mais les Chinois vivent dans une société plus solidaire et matériellement moins asservie que la nôtre. Et surtout ils sont d'admirables artistes.Chaque titre est préfacé par Yannick LEMARIÉ, Université d'Angers