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Récemment, un renard atteint de la gale a été tué par un garde-faune dans le canton de Neuchâtel. La région est frappée par une épidémie de gale sarcoptique depuis 2007. Elle n'est malheureusement de loin pas la seule en Suisse.
Depuis plusieurs années, la maladie se rencontre surtout dans les Alpes occidentales (Valais, Alpes vaudoises et bernoises). Des cas ont également été signalés dans les cantons de Bâle, Genève, du Tessin et des Grisons.
Cette maladie s'observe souvent chez les renards, explique Martin Baumann, responsable du domaine chasse et gestion de la faune sauvage auprès de l'Office fédéral de l'environnement, revenant sur une information de "L'Express".
Epidémies cycliques
"Ce genre de cas est malheureusement normal et la mort qui s'ensuit est très cruelle pour l'animal", dit-il. Selon lui, cette maladie pourrait être évitée si les populations de renards n'étaient pas aussi nombreuses. Il y une certaine corrélation entre densité de la population de ce prédateur et propagation de la gale.
Dans les années 70, il avait été possible d'éradiquer une épidémie de rage parmi les renards en jetant des têtes de poulets bourrées de médicaments. Pour la gale, il n'est pas possible de procéder ainsi.
Il faudrait, comme pour les chiens, les traiter individuellement en leur appliquant un liquide sur le pelage. Le seul moyen pour tenter d'enrayer une épidémie est de tuer les animaux atteints, selon M. Baumann.
Risques pour l'homme
Selon l'Office vétérinaire fédéral, la gale est une maladie de la peau fortement contagieuse, qui la plupart du temps entraîne la mort des animaux sauvages. Le plus souvent transmise par l'acarien Sarcoptes scabiei, la maladie peut se propager très rapidement.
Si l'infection peut parfois se transmettre à l'être humain, sa propagation reste marginale et la guérison est spontanée. Les démangeaisons peuvent, en revanche, être particulièrement fortes.
ATS