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Les zoonoses sont des maladies qui peuvent se transmettre de l'homme à l'animal et inversement. Elles sont souvent inapparentes chez les animaux et peuvent contaminer l'homme par les aliments. Il est donc essentiel d'en assurer une triple surveillance: sur l'animal, sur l'homme et sur les aliments.
Trois quarts de tous les agents pathogènes qui apparaissent sont des zoonoses. On entend par là des maladies qui peuvent se transmettre de l'homme à l'animal et inversement. L'homme peut être contaminé par différentes voies, entre autres par les aliments et par contact direct. Certaines zoonoses ne touchent qu'un nombre restreint d'espèces animales, d'autres toutes les espèces (ou presque). Il en va de même chez l'homme : dans certains cas, seules quelques personnes sont touchées, dans d'autres des groupes entiers de la population peuvent l'être (foyers de toxi-infections alimentaires).
Le risque de contracter une zoonose est souvent plus élevé dans des lieux de vacances prisés, à savoir dans les pays où les standards d'hygiène sont plus bas. Dans les pays industriels, la campylobactériose et la salmonellose sont les deux zoonoses les plus fréquentes.
De nombreuses zoonoses ne provoquent pas de symptômes apparents chez l'animal, bien qu'il soit porteur de l'agent pathogène (atteintes dites « asymptomatiques »). Dans ces cas, l'infection ne peut être décelée que par une surveillance active et des analyses de diagnostic effectuées en laboratoire. C'est dire toute l'importance des laboratoires de diagnostic compétents et agréés.
Différentes formes de surveillance
Quelques zoonoses sélectionnées sont surveillées au moyen de programmes spécifiques. Pour plusieurs d'entre elles, les données sont collectées à chacune des étapes de la production alimentaire (à savoir « de l'étable à la table »). D'autres zoonoses ne font que l'objet d'une surveillance « passive », ce qui signifie que les mesures de surveillance ne sont déclenchées que si un cas est annoncé. La collecte des données concernant l'homme est sous la responsabilité de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), conformément à l'ordonnance du Département fédéral de l'intérieur (DFI) sur les déclarations de médecin et de laboratoire. Quant aux animaux et aux denrées alimentaires, la surveillance relève de l'OSAV en vertu, respectivement, de l'ordonnance sur les épizooties et de l'ordonnance sur les denrées alimentaires et les objets usuels ainsi que de l'ordonnance du DFI sur l'exécution de la législation sur les denrées alimentaires (voir « Informations complémentaires »). Les résultats de la surveillance sont, parmi d'autres, des paramètres déterminants pour évaluer la nécessité de prendre des mesures de lutte ou d’adapter les mesures existantes. L'OSAV est chargé en outre d'informer la population sur la manière de se protéger contre une infection zoonotique et sur les règles à respecter lors de la préparation des aliments pour les savourer en toute sécurité (voir « Informations complémentaires »).
Zoom sur quelques zoonoses
La surveillance se focalise sur les zoonoses suivantes:
La situation des zoonoses à surveiller fait l'objet d'un rapport annuel sur la surveillance des zoonoses et des foyers de toxi-infection alimentaire (voir « Informations complémentaires »).
De plus, la Suisse remet un rapport sur les zoonoses à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). C'est en regroupant ces données et celles des pays européens que l'EFSA établit chaque année la compilation intitulée « The European Union summary report on trends and sources of zoonoses, zoonotic agents and food-borne outbreaks ». Ce rapport permet de comparer la situation de la Suisse avec celle des pays membres de l'UE (voir « Informations complémentaires »)
Informations complémentaires
Dernière modification 21.01.2020