Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07014.jsonl.gz/179

Renato gagne son 1er championnat d’Italie de motocross en 1979 et devient le premier pilote d’usine Cagiva, une marque alors inconnue dans le monde du cross. Il est 3ème au championnat du monde de 1979 quand il se casse le pied et manque les trois dernières courses. Il parvient tout de même à gagner la saison du championnat italien en gagnant les douze dernières manches.
Comment es-tu arrivé dans le monde du Rallye ?
Après avoir arrêté la compétition motocross en 1982, j’ai par hasard lu un article qui parlait du Rallye des Pharaons. A cette époque en Italie, quasiment personne n’avait entendu parler des rallyes africains. Ça m’a intéressé et j’ai terminé premier de la classe 600 (7ème au général) avec une XT 550 prêtée par Yamaha.
Lors du vol retour vers l’Italie, un responsable Yamaha pour les rallyes africains m’aborde et me demande si je serais intéressé à participer au Paris-Dakar 1984 pour le team Sonauto France. Je lui réponds « c’est quoi le Paris-Dakar ? ». Je n’en avais jamais entendu parlé !
Quelques semaines plus tard, je reçois un coup de fil de Yamaha qui me propose finalement une place dans un nouveau team, Yamaha Belgarda, avec deux autres pilotes italiens, Andrea Balestieri et Giampiero Findanno.
Tu te souviens du départ à Paris ?
Le départ avait lieu depuis la place de la Concorde le 1er janvier 1984. Il y avait tellement de monde dans les rues à fêter le nouvel an qu’on devait pousser les motos, il était impossible de rouler.
Auriol m’avait mis en garde sur le fait que d’après lui, l’étape la plus dangereuse du Dakar était la première, entre Paris et Sète. Il y avait beaucoup d’accidents et d’abandons.
Il était très bien préparé et organisé avec une combinaison thermique et étanche et avait des manchons thermiques pour les poignées. Il m’a dit qu’il m’en donnera une paire, mais au moment du départ, je ne l’ai malheureusement pas revu et je suis parti avec mes gants de cross perforés pour une étape de 800 kilomètres sous la pluie et la neige. C’était horrible !
Suite sur la page 2