Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06970.jsonl.gz/333

Après avoir vécu deux premières saisons au(GTG) incomplètes, son directeur Aviel Cahn part de l'idée qu'en septembre, les salles pourront être pleines."Nous espérons que les restrictions vont tomber grâce au vaccin et que l'orchestre puisse retourner dans la fosse", a-t-il déclaré jeudi devant la presse.
Chaque pièce de la saison proposera une déclinaison du thème "faites l'amour...", renforcé par la pandémie. Les trois petits points signifient l'ouverture, le domaine de l'imaginaire, la sortie d'une dualité, a expliqué Clara Pons, dramaturge.
"Guerre et paix" de Prokofiev
Le spectacle d'ouverture, une double première d'envergure, y fait directement référence avec l'incroyable opéra "Guerre et paix" de Prokofiev. Il s'agissait d'une commande de Staline pour renforcer l'esprit de la nation russe pendant la guerre, a raconté Aviel Cohen. Signée du célèbre metteur en scène Calixto Bieito, cette nouvelle "production totale", coproduite avec l'Opéra de Budapest, est donnée pour la première fois au GTG.
Suivra un opéra invité: "Le couronnement de Poppée" de Monteverdi, du baroque avec l'opéra de Budapest et son chef charismatique Iván Fischer. Puis "Anna Bolena" de Gaetano Donizetti, un opéra un peu "Game of Thrones", avec le sulfureux Henri VIII et des assassinats en série. Il est le premier volet d'une trilogie de bel canto italien, réalisée par Mariame Clément, une créatrice plusieurs fois couronnée par la critique,a relevé le directeur.
Aviel Cahn en a profité pour souligner que de nombreuses femmes habitent la programmation de la saison. Et de citer notamment les metteures en scène, Lotte de Beer, Tatjana Gürbaca ainsi que la plasticienne Prune Nourry.
"Elektra" de Richard Strauss
Fruit d'une collaboration entre le GTG et l'Orchestre de la Suisse romande, la venue de Jonathan Nott se fera enfin et pour la première fois devant du public, à l'occasion d’"Elektra" de Richard Strauss. Une véritable figure du théâtre allemand, Ulrich Rasche, apportera une signature esthétique avec d'incroyables machines métalliques démesurées, dans une nouvelle production, s'est réjoui le directeur du GTG.
L’opéra-ballet "Atys" de Jean-Baptiste Lully jamais joué en Suisse, sera, lui, dirigé par une figure experte du répertoire baroque, Leonardo García Alarcón, grand favori du public, sur une mise en scène d'Angelin Preljocaj.
"Turandot" de Giacomo Puccini en fin de saison
Autre production-événement, la création mondiale commandée avec le Staatsoper Berlin, "Sleepless" de Peter Eötvös qui sera dirigée par le compositeur lui-même. De Leoš Janáček, le GTG proposera Jenůfa, une nouvelle production de Tatjana Gürbaca, une référence qui vient pour la première fois à Genève, a poursuivi Aviel Cahn.
Enfin, premier report Covid, "Turandot", dernier opéra et inachevé de Giacomo Puccini clora la saison avec une nouvelle version du final créé en 2002 par Luciano Berio et jamais donnée en Suisse. Il sera accompagné des visuels du collectif japonais hypercréatif teamLab, a souligné le directeur.
ats/olhor
Dernière saison pour le directeur du ballet Phillipe Cohen
La saison sera par ailleurs la dernière du directeur du ballet du GTG Philippe Cohen, après 18 ans. "Ce sera la saison des reprises", a-t-il déclaré, présentant un condensé de ses plus belles productions: le "Casse-Noisette" de Jeroen Verbrugenn. "Tristan & Isolde" par la chorégraphe suisse Joëlle Bouvier. La compagnie hors pair Batsheva Dance Company est, elle, invitée au GTG pour "Hora" chorégraphié par Ohad Naharin.
Cinq récitals
Côté concerts, cinq récitals proposeront "un feu d'artifice vocal", a annoncé M. Cohen. La soprano Patricia Petitbon, adorée des Genevois, emmènera le concert de Nouvel An. Enfin, les activités décontractées du volet "la Plage" complètent l'affiche avec un riche progamme diversifié hors et dans les murs.