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Très répandue, l'arthrose est le résultat d'une dégaradation du cartilage qui recouvre les extrémités des os au niveau des articulations. Touchant des millions de personnes, elle est d'autant plus fréquente quand on vieillit. Cette maladie se caractérise par l'usure du cartilage articulaire. Les os se touchent, des raideurs apparaissent et parfois, des blocages. Le point complet sur cette maladie très douloureuse.
L'arthrose, qu'est-ce que c'est ?
L'arthorose est une dégénérescence du cartilage des articulations sans infection ni inflammation particulières. Cette dégénérescence conduit à une destruction plus ou moins rapide du cartilage qui enrobe l'extrémité des os. Anatomiquement, cette destruction s'accompagne d'une prolifération osseuse sous le cartilage. C'est la maladie articulaire la plus fréquente. Les premiers symptômes apparaissent généralement à partir de 40-50 ans, mais la maladie commence souvent bien plus tôt dans la vie.
Mécanismes
Le cartilage articulaire n'est pas un tissu inerte. Lorsque les phénomènes de destruction l'emportent sur la régénérescence cartilagineuse, l'épaisseur du cartilage diminue et l'articulation s'altère définitivement.
Cette intense activité de production de nouvelles cellules se manifeste, à la marge de l'articulation, par la production nouvelle d'excroissances osseuses: les ostéophytes.
Au cours de la destruction cartilagineuse, de petits morceaux de cartilage peuvent se détacher et "flotter" dans la poche articulaire: ils y déclenchent alors des poussées inflammatoires mécaniques qui se traduisent par une hypersécrétion de liquide et par un gonflement de l'articulation.
L'arthrose se caractérise par trois lésions anatomiques
Ne pas stopper complètement l'activité physique
- L'atteinte du cartilage articulaire qui se fissure et se creuse d'ulcérations (trous dans le cartilage) pouvant laisser l'os à nu;
- L'atteinte de l'os lui-même qui se décalcifie par endroits (ostéoporose) et se condense en d'autres, notamment dans la partie près de l'articulation au niveau des zones de pression: c'est l'ostéosclérose sous-chondrale;
- La formation sur les bords de l'articulation de petites excroissances osseuses: les ostéophytes (parfois dénommés "becs de perroquet" en raison de leur forme radiolgique.
Alors que la raideur ou les douleurs font peu à peu renoncer aux efforts physiques, rendant parfois même la marche difficile, certains peuvent supposer que seul le repos absolu pourra les soulager. Cependant, s'il est juste d'économiser une articulation, il ne faut pas cesser de l'utiliser convenablement. La rééducation fonctionnelle dans le cadre de l'arthrose de la hanche ou du genou a fait la preuve de son efficacité. N'oublions pas qu'une articulation se compose d'os, mais aussi de ligaments et de muscles. Faire régulièrement des exercices physiques, dirigés par un physio, permet le plus souvent de lutter contre les manifestations douloureuses, d'entretenir la mobilité articulaire.
Causes et facteurs de risques
Dans l'arthrose, la destruction du cartillage correspond à une fissuration de la surface vers la profondeur du tissu cartilagineux. Cette fissuration est liée à des phénomènes mécaniques, mais elle est également favorisée par des altérations biochimiques de la structure du cartilage.
Schématiquement, on peut considérer que l'arthrose est le résultat :
- de contraintes physiques anormales sur un cartilage normal;
- de contraintes physiques normales sur un cartilage anormal;
- de la conjonction des deux situations précédentes.
Les principaux facteurs de risques suspectés sont:
- généraux: âge, poids, ménopause, autres rhumatismes (chondrocalcinose, hyperostose de Forestier...);
- génétiques: la notion d'arthrose familiale est bien démontrée pour les arthroses du genou, de la hanche et de la main;
- locaux: traumatismes importants ou faibles à répétition (travaux pénibles, sports violents, lésion du ménisque ...).
A l'origine de l'arthrose interviennent de nombreux facteurs souvent encore mal connus. Cependant, le caractère génétique de l'affection semble prédominant. Il existe des familles d'arthrosiques et la maladie atteint plus fréquemment les femmes que les hommes. L'obésité (ou le simple surpoids) est sans aucun doute un facteur favorisant l'apparition de l'arthorose au niveau des hanches et des genoux.
Le traitement anti-arthrosique: protecteur de cartilage
Certains médicaments vont ralentir la dégradation de l'articulation, en protégeant le cartilage, de façon à stabiliser la fonction articulaire. Le but est de retarder ou d'éviter une intervention chirurgicale. Les résultats sont très encourageants.
Les médicaments contre les symptômes: une nécessité
La douleur, la gêne lors des mouvements sont relativement maîtrisées par des médicaments antalgiques et des anti-inflammatoires. Attention tout de même l'âge rend plus fragile, les reins et l'estomac deviennent particulièrement sensibles aux anti-inflammatoires. La chirurgie de remplacement articulaire reste pour la hanche et le genou une solution extrême, mais de plus en plus maîtrisée. La rééducation fonctionnelle, et c'est plus récent, présente elle aussi un intérêt notoire.
Rien ne suffira si les habitudes de vie ne changent pas
Aujourd'hui, comme le prouvent les études cliniques, on ne peut plus se contenter de médicaments: la façon dont on se conduit en tant que malade a autant d'importance. Sans un comportement adapté à la situation, leur efficacité risque d'être médiocre. A contrario, des efforts réguliers augmentent les bénéfices dûs aux médicaments. La rééducation fonctionnelle, une hygiène de vie saine (avec activité physique ajustée et la perte de quelques kilos si nécessaire), sont autant d'éléments indispensables à une bonne prise en charge du problème.
Source : SunStore magazine, Ligue Suisse contre le rhumatisme, mars 2009
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