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Une conception sans obstacle des escaliers augmente la sécurité de tous les usagers. Des itinéraires sans marches, faciles à localiser et avec des détours réduits au minimum doivent être proposés en alternative aux escaliers pour franchir les différences de niveau.
L’aménagement d’escaliers suit, en principe, les exigences de la norme SN 640 238 «rampes, escaliers et rampes à gradins». Afin que les escaliers et les rampes à gradins puissent être franchis par les personnes malvoyantes et celles à mobilité réduites, ils doivent remplir également les exigences suivantes, selon la norme SN 640 075 «Espace de circulation sans obstacles»:
Aménagement des escaliers
- Dans la mesure du possible, les escaliers ne doivent pas être aménagés dans le prolongement d’un chemin afin qu’ils ne représentent pas un obstacle inattendu (chiffre 6.3 de l’annexe).
- Si un chemin débouche directement sur un escalier, celui-ci doit être protégé par des zones d’attention tactilo-visuelles ou des chicanes afin d’éviter les chutes dans les escaliers (chiffre 6.3 de l’annexe).
- Le guidage des itinéraires doit être réalisé de manière à ce que les personnes malvoyantes puissent trouver les escaliers en suivant les éléments de guidage (p. ex. délimitations du chemin). Si les éléments architecturaux ne suffisent pas pour s’orienter, des zones d’attention tactilo-visuelles ou des lignes de guidage sont nécessaires (chiffre 17).
Volée d’escalier
- Dans la mesure du possible, les volées d’escaliers doivent être rectilignes afin que la profondeur de marche soit confortable et sûre au niveau de chaque main courante (chiffre 6.3 de l’annexe).
- Les mains courantes et les limites latérales doivent être aménagées dans la ligne de pente, perpendiculairement aux marches, afin que les marches soient perpendiculaires à la direction de la marche (chiffre 6.3 de l’annexe).
- La déclivité doit être constante sur toute la longueur de l’escalier: profondeur de marche ≥ 0,28 m, contremarche ≤ 0,18 m (chiffre 6.3 de l’annexe).
- Les marches d’escalier doivent avoir une face avant fermée et une section perpendiculaire (chiffre 6.3 de l’annexe).
- Dans la mesure du possible, des paliers intermédiaires doivent être aménagés toutes les 9 à 12 marches (chiffre 6.3 de l’annexe).
- Les escaliers doivent être protégés latéralement et au niveau des paliers par un garde-corps ou une balustrade à partir d’une hauteur de chute ≥ 1,00 m, de préférence dès ≥ 0,40 m dans l’espace urbain. La perceptibilité avec une canne blanche doit être assurée par un socle d’une hauteur ≥ 30 mm ou par une traverse située à 0,30 m maximum au-dessus du sol. Les angles et les extrémités doivent être sécurisés au moyen de montants verticaux (chiffres 6.3 et 11 de l’annexe).
Main courante
- Pour des raisons de sécurité, les escaliers doivent être munis d’une main courante de chaque côté, les rampes à gradins au moins d’un côté (chiffre 6.3 de l’annexe).
- L’accès aux mains courantes ne doit être gêné ni par des rainures, ni par des rampes à poussettes, des rigoles larges, etc. (chiffre 6.3 de l’annexe).
- Les mains courantes doivent assurer un bon appui et présenter un profil arrondi. La valeur de référence pour le diamètre est de 40 mm (chiffre 11.3 de l’annexe).
- Les mains courantes doivent être aménagées à une hauteur de 0,85 à 0,90 m au-dessus du bord avant du palier de marche (chiffre 11.3 de l’annexe).
- Au début et à la fin de l’escalier, les mains courantes doivent dépasser horizontalement de la dernière marche d’au moins 0,30 m; leurs extrémités doivent être coudées vers les côtés ou le bas (chiffre 11.3 de l’annexe).
- Le glissement des mains ne doit pas être gêné par des fixations, la distance au mur doit comporter au minimum 50 mm (chiffre 11.3 de l’annexe).
- Si l’escalier est large de plus de 5 m, une main courante supplémentaire devrait être rajoutée au milieu de sa largeur. Celle-ci doit être dédoublée (chiffre 11.3 de l’annexe).
- Les mains courantes des escaliers sont prédestinées pour fournir des informations en relief et en braille aux personnes malvoyantes.
Marquage des escaliers
Les escaliers et rampes à gradins doivent être signalés par des marquages contrastés KM ≥ 0,6 selon la variante A ou B. Les rampes à gradins et les escaliers courts de moins de cinq marches doivent être signalés selon la variante A (chiffre 6.4 de l’annexe).
A l’extérieur, les marquages d’escaliers doivent en principe être réalisés en blanc ou jaune (chiffre 13.5 de l’annexe). Des bandes contrastantes sont nécessaires sur les revêtements de sol clairs.
Variante A: tous les nez de marche doivent être signalés avec des bandes de 40 à 60 mm de largeur.
Variante B : la surface plane de la marche la plus haute et la contre-marche de la marche la plus basse de chaque volée d’escalier doivent être marquées sur toute leur surface. Le palier de départ et les paliers intermédiaires doivent être marqués avec des bandes perpendiculaires à la marche la plus basse.
Eclairage des escaliers
- Un bon éclairage non éblouissant doit assurer un accès sécurisé de jour comme de nuit (chiffre 6.3 de l’annexe).
- Les escaliers doivent être éclairés d’une à deux classes au-dessus des surfaces horizontales adjacentes (chiffre 14 de l’annexe).
- Les revêtements d’escaliers sombres nécessitent un éclairage deux classes au-dessus, contre une classe au-dessus pour les revêtements clairs.
- Une distribution régulière de l’éclairage et une réduction optimale de l’éblouissement doivent être assurés (chiffre 14 de l’annexe).
- Les luminaires intégrés aux mains courantes sont appropriés car ils dirigent la luminosité de manière ciblée sur les marches et attirent donc l’attention de l’usager sur les zones dangereuses.