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Bien que différente en termes d’intensité et de complications d’une addiction à des substances psychoactives, l’addiction à la nourriture (en particulier sucrée, grasse ou salée comme les bonbons, les gâteaux, les chips, les sodas) existe bel et bien. Chez certaines personnes, il semble que la prise d’aliments active les mêmes circuits neurobiologiques de récompense que ceux impliqués dans d’autres addictions. A la vue de l’aliment en question, le souvenir du plaisir qu’il procure entraîne l’élévation du niveau de dopamine et active le circuit de récompense du cerveau. Si l’aliment n’est pas consommé, une sensation de manque peut s’installer. Intensité et fréquence de consommation, préoccupation constante pour l’aliment addictif, perte de contrôle ou encore haut degré de satisfaction une fois l’aliment ingéré sont alors quelques-uns des symptômes ayant été décrits.
Pour évaluer les signes d’un comportement alimentaire de type addictif, des chercheurs de l’Université Yale ont mis au point une «Echelle de dépendance alimentaire». Ce questionnaire comprend 25 éléments qui se basent sur les critères de diagnostic de la dépendance aux substances établis par l’American Psychiatric Association.
Ces items permettent de noter différentes situations survenues au cours de l’année précédente en fonction de leur fréquence. Le score final, basé sur sept critères de dépendance, peut aider à identifier les personnes les plus susceptibles de ressentir une addiction à la nourriture.
Parmi les situations proposées:
- Je constate que je continue à manger certains aliments même lorsque je n’ai plus faim.
- Lorsque certains aliments ne sont pas disponibles, je vais aller les acheter.
- Il m’est arrivé de consommer certains aliments si souvent ou en si grandes quantités que je mangeais au lieu de travailler, de passer du temps avec ma famille ou mes amis, ou de faire des activités de loisirs que j’apprécie habituellement.
- J’ai consommé certains aliments pour éviter de me sentir anxieux, agité ou de développer d’autres symptômes physiques.
- Mon comportement vis-à-vis de la nourriture et de l’alimentation est une source de grande souffrance.
- Au fil du temps, j’ai constaté que j’avais besoin de manger de plus en plus pour obtenir le même effet, qu’il s’agisse de la diminution d’émotions négatives ou d’un plus grand plaisir.
>> Faites le test: Version française de la Yale Food Addiction Scale (pdf)
Pour les personnes qui se reconnaissent dans ces symptômes: parlez-en avec votre médecin et/ou votre diététicien-ne, pour ne pas rester dans la souffrance.
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