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11/01/2017
Le Corps des marines américain (USMC) a commencé à relocaliser des avions de combat Lockheed- Martin F-35B « Lightning II » Joint Strike Fighter (JSF) au Japon. Il s’agit du premier déploiement à l'étranger du nouvel avion de l’USMC.
Un nombre non révélé de F-35B appartenant à l'escadron d'attaque et de chasse maritime VMFA 121 « Green Knights » a quitté la station aéronautique du Corps des Marines (MCAS) de Yuma en Arizona pour le MCAS d’Iwakuni au Japon. Le déploiement du F-35B à Iwakuni marque une étape importante dans le programme de F-35B pour l'USMC et intervient six mois après que la capacité opérationnelle initiale (COI) a été déclarée en juillet 2015.
La VMFA 121 « Green Knights » est devenu le premier escadron opérationnel sur F-35B en novembre 2012, quand il a échangé ses Boeing F/A-18 « Hornet » le F-35B STOVL. En décembre 2015, l'unité a participé à l'exercice «Steel Knight» avec engagement de tirs en directs en collaboration avec des éléments aériens et terrestres au sein d’un large éventail d’exercices.
A noter, qu’il faudra attendre 2018 pour voir l’USMC engager ses premiers F-35B en déploiement maritimes opérationnels à bord de ses navires d'assaut amphibies.
La variante F-35B :
La variante du F-35B STOVL (Short TakeOff/Vertical Landing, ou décollage court et atterrissage vertical) cette version possède une soufflante intégrée verticalement dans le fuselage, à l'arrière du cockpit (utilisée uniquement pour le décollage ou l'atterrissage), ainsi qu'une tuyère principale orientable vers le bas. La soufflante est reliée à la turbine basse pression du réacteur principal. La capacité interne en carburant est réduite à 6,35 tonnes (- 24,22 % par rapport à la version F-35A).Cette variante du F-35 est celle qui sera livrée à l'US Marines Corps, et la Royal Air Force.
À la suite des premiers essais, Lockheed a annoncé que le F-35B ne décollerait verticalement qu'en configuration « lisse » (sans arme ou réservoir auxiliaire) et avec un minimum de carburant sur de courts déplacements, afin de se repositionner à un emplacement où il pourra décoller de manière plus conventionnelle (Short TakeOff). Lors des missions nécessitant des munitions ou du carburant pour obtenir une capacité opérationnelle, le F-35B devra être utilisé comme un avion STOL (Short Take Off/ Landing) avec le tremplin du bâtiment porteur.
Cependant, lors des essais d'évaluation effectués sur l’USS Wasp de la Navy, ont mis en évidence d'énormes problèmes de fiabilité, avec seulement deux à trois appareils disponible sur les six embarqués. Les logiciels doivent encore être modifié pour permettre à l'appareil d'emporter une caméra avec flux en diffusion continu, la capacité vision de nuit et surtout plus d'armement, en particulier un canon en nacelle. Le problème de résistance thermique des ponts d'envol sur les navires amphibies, a été résolu par l'usage de Thermion, une peinture appliquée au pistolet et à base de céramique et de poudre d'aluminium.
Photos : F-35B de l’USMC @ USMC
24/08/2016
Lockheed-Martin vient de terminer une importante phase d’essais avec de l’armement et le nouveau logiciel block 3F. Au total se sont pas moins de douze types d’armes qui ont été être tirées avec l’appareil.
Des F-35 basé à Edward ont réalisé plusieurs séries de vol avec des tirs. Ceux-ci ont permis de valider la séparation avec l’avion avec précision. Une trentaine de systèmes d’arme comme le Raytheon AIM-120C7 « AMRAAM », des AIM-9X « Sidewinder » ainsi que des bombes Boeing JDAM (Joint Direct Attack Munition) ainsi que des bombes Paveway de divers calibres ont pu être tirées.
Cependant, les capacités offensives du F-35 sont encore restreintes et les livraisons de F-35 ayant une pleine capacité ne pourront pas être effectuées avant deux ans au minimum selon les responsables de Lockheed-Martin.
Photo : F-35A avec bombes Paveway et missiles AIM-9X @ Lockheed-Martin
03/08/2016
Base aérienne de Langley, L'avion de combat de cinquième génération F-35A « Lightning II » a été déclaré «prêt au combat» par le général Herbert Carlisle, commandant de l’Air Combat Command (Forces aériennes des Etats-Unis).
Le général Carlisle a salué les performances de l'avion, en notant que l'avion avait rencontré tous les critères clés pour atteindre la capacité opérationnelle initiale: aviateurs formés, armés et équipés pour mener à proximité un soutien de base, l'interdiction et la répression limitée / destruction des défenses aériennes ennemies dans un environnement contesté avec un escadron opérationnel de 12-24 aéronef; la capacité à déployer et à mener des missions opérationnelles en utilisant le programme d'enregistrement des armes et des systèmes de missions et ayant toute la logistique nécessaire et les éléments opérationnels en place.
On minimise les problèmes :
Concernant les nombreux problèmes de l’avion, le général Herbert Carlisle, a admis qu'il y avait certaines choses que le F-35A ne pouvait toujours pas faire, mais que ces fonctions seraient ajoutées dans le futur.
Il faut dire, que les F-35 de l’US Marines Corps ont été déclarés opérationnels il y a un an déjà et que ceux-ci ne sont toujours pas déployés comme prévu, étant donné les nombreux obstacles qui gangrènes toujours et encore le programme. En effet, les dix avions de l’US Marines Corps déclarés bons pour le service, sont en réalité loin d'être parfaitement prêts pour le combat, soulignait un rapport il y a quelques mois.
Rappelons les problèmes informatiques extrêmement complexes du F-35, qui comporte encore de nombreuses déficiences. Les erreurs de l’informatique de bord génèrent par exemple des ambiguïtés dans l'affichage des menaces pour le pilote. Les problématiques du siège éjectable, qui risque de blesser au cou, voire de tuer les pilotes en cas d'éjection. Et puis, les nombreuses critiquent israéliennes concernant les failles en matières de protection cybernétique et la guerre-électronique, ainsi que le fonctionnement incohérent de la maintenance hyper-centralisée.
Commentaires :
Certes, la capacité opérationnelle initiale est prononcée pour le Lockheed-Martin F-35. Cependant, celle-ci reste limitée en comparaison de ce celles déclarées à l’époque pour les Rafale, Eurofighter et Gripen. De plus, aucun avion n’a subi autant de déconvenues que le F-35 depuis son lancement. Les coûts ne sont par exemple toujours pas maîtrisés. On parle déjà d’une remotorisation, alors que l’avion n’est même pas encore pleinement en service.
Le F-35 est le plus coûteux programme d'armement jamais lancé par le Pentagone, avec une enveloppe estimée à 398,6 milliards de dollars pour 2.443 appareils, soit 163 millions de dollars par exemplaire. Les nombreux revers subi par l’avion ont également augmenté les coûts et considérablement ralenti le programme. Beaucoup reste à faire sur cet avion, alors que l’on parle déjà de le moderniser, mais à quel prix ?
Photo : F-35A @ USAF
07/03/2016
Trop d’informatique peut s’avérer dangereux en matière de cybersécurité, c’est le constat qui vient d’être fait, par le directeur des essais opérationnels et d’évaluation (DOT & E) du programme de l’avion de combat Lockheed-Martin F-35.
Ces prochains mois, le programme F-35 va recevoir une nouvelle version de son logiciel ALIS (Autonomic Logistics information System) mais des inquiétudes demeurent sur les performances et la sécurité de celui-ci. En effet, un rapport remis par le directeur des essais opérationnel et d’évaluation (DOT & E) publié en janvier dernier, suggère que le logiciel ALIS ne doit en aucun cas être mis en service dans sa version actuelle, en vue de la mise en capacité opérationnelle initiale (COI) du F-35 au sein de l’US Air Force. En effet, toujours selon le rapport le système n’offre pas les sécurités nécessaires en matière de cyberguerre. La mouture actuelle du logiciel est trop perméable face à une cyber attaque destinée à pénétrer le système du F-35 !
Il faut dire que, si un hacker arrive à pénétrer le système ALIS, qui communique depuis chaque avion directement au sol, il aura accès à l’ensemble de la gestion de la maintenance cellule, des systèmes de missions et des clés cryptographiques utilisées sur chaque F-35 en service. Inutile de préciser que, si l’ennemi accède à ces données, il pourra les modifier à son aise et clouer la flotte de F-35 au sol. De plus il aura également accès aux données des autres nations utilisatrices de l’avion.
Certes, le programme pourra être modifié pour offrir plus de sécurité, mais les critiques sur le « tout informatique » ne cessent d’augmenter à propos du F-35 et qui pour certains experts en cyberguerre estiment que l’électronique, si importante pour cet avion va se retourner contre lui.
Photo : F-35 C @ Lockheed-Martin
23/07/2015
Le premier escadron de l’US Air Force destiné à mettre en oeuvre le Lockheed-Martin F-35A « Lightning II » a été activé, lors d’une cérémonie qui s’est tenue au sein de la base aérienne de Hill dans l’Utah.
Le 34e Escadron de chasse « The Rude Rams », a été réactivé la semaine dernière et va prochainement recevoir progressivement, au rythme d’un avion par mois, ses premiers avions de combat de type F-35A. Le 34e Escadron était en sommeil depuis 2010, il volait alors sur Lockheed-Martin F-16 « Fighting Falcon ».
Selon l’US Air Force, ce premier escadron sur F-35A devrait déclarer sa capacité opérationnelle initiale en août ici 2016. La base finira par accueillir 72 F-35A et environ 35 à 40 par pilote par escadrons.
Durant la cérémonie d’activation de cet escadron, les responsables de l'armée de l'air ont répondu aux critiques concernant le coût du F-35 et le fait qu'il a été battu en combat aérien face au F-16. Ceux-ci ont expliqués : «Les choses ne sont pas parfaites, mais les choses sont encore en développement et vous pouvez voir le potentiel», a déclaré un colonel de l’USAF.
Photos : 1 Lockheed-Martin F-35A 2 Cérémonie d’activation @ USAF