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Avez-vous déjà déterminé si et quand vous vous ferez vacciner contre le coronavirus? Le fait que la plupart d’entre nous doive s'armer de patience en rassure plus d'un... Non pas parce qu'ils ne le veulent pas, mais parce que la simple idée d'une injection déclenche chez eux une peur panique. L'angoisse peut être si intense qu'elle peut mener jusqu'à l'évanouissement du patient.
Les experts distinguent deux catégories; il y a d'un côté les gens qui ont peur de voir du sang (hématophobie) et des blessures: malgré les symptômes d'anxiété, ils peuvent s'évanouir - brièvement - lorsqu'on leur prélève (ou administre) des échantillons de sang. De l'autre, il y a ceux qui ont peur de l'injection elle-même et qui manifestent des symptômes d'anxiété (tension, tremblements, sueurs, pensées négatives) avant même le rendez-vous médical.
Jusqu'à l'évanouissement
Peu de temps avant les préparatifs de l'injection, le corps réagit à la peur extrême caractérisée par une augmentation de la pression artérielle et du pouls. Lorsque les vaisseaux sanguins se dilatent soudainement à nouveau, la pression artérielle baisse rapidement et pendant une courte période, le flux sanguin vers le cerveau est ralenti, ce qui peut conduire jusqu'à la perte de connaissance ou syncope.
Afin d'éviter les évanouissements dus à une phobie de l'aiguille, les psychologues conseillent par exemple la pratique de ce qu'ils appellent la «relaxation appliquée» (respiration; tension et relâchement des muscles) pendant et après l'injection: les muscles du bras et des jambes non injectés se contractent. La pression artérielle ne baisse ainsi pas si rapidement en raison de la pression musculaire exercée sur les vaisseaux, de sorte qu'il n'y a pas d'évanouissement.
Voici quelques étapes qui peuvent permettre de surmonter la bélénophobie.
1. Parler, parler, parler
La première chose à faire est de parler de votre angoisse, de préférence au médecin responsable. Ainsi, il peut vous répondre individuellement et essayer de rendre la vaccination aussi supportable que possible. Pendant la conversation, vous pouvez également demander s'il serait possible de vous faire vacciner avec une aiguille plus petite par exemple si cela diminue votre anxiété. Vous devez également demander au personnel traitant de vous détailler le procédé et la seringue. En connaissance de cause, vous devriez avoir moins peur.
2. Créer des automatismes
Quiconque ne parvient plus à dormir plusieurs jours avant un rendez-vous de vaccination doit sortir de ce schéma. Cela peut se faire avec des «automatismes», grâce auxquels on évite de penser au moment fatidique. Cela signifie qu'avant un rendez-vous, vous essayez d'instaurer toujours les mêmes actions, ce qui permet d'éviter les surprises génératrices de stress. Cette astuce est particulièrement utile pour les personnes qui ont souvent besoin d'une injection, comme les diabétiques.
3. Utiliser des crèmes anesthésiques
Si vous avez peur de la ponction, vous pouvez traiter la zone avec une crème anesthésique spéciale avant le rendez-vous de vaccination. En conséquence, vous ne sentirez presque rien de la piqûre. Si vous n'avez pas de crème sous la main, vous pouvez vous contenter de glaçons. Appliquez-les simplement sur la zone de l'injection pendant une courte durée et la peau devient moins sensible.
4. Recourir à une aide professionnelle
Si les conseils ci-dessus ne vous aident pas, vous devriez consulter un expert. Car si la peur devient incontrôlable, il vaut la peine d'attaquer le problème de front, d'en connaître et comprendre les raisons profondes, en entamant par exemple une psychothérapie.