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Hamad Medjedovic est un super tennisman. Très solide au service, costaud mentalement, il a balayé tous les joueurs qui ont eu le malheur de croiser sa route, la semaine dernière lors du Masters Next Gen, le tournoi qui rassemblait les huit meilleurs espoirs du tennis mondial à Jeddah (Arabie saoudite). Dominic Stricker en a lui-même fait les frais: le Suisse, diminué par une blessure à la cuisse gauche et sérieusement malmené par son adversaire, a abandonné en demi-finale face au Serbe.
Hamad Medjedovic a incontestablement mérité son titre. Sa victoire en finale contre Arthur Fils a pourtant été marquée par une polémique. Son adversaire français, 36e mondial et grand favori pour le titre au début de la semaine, n'a pas du tout aimé que le Serbe prenne deux pause toilettes durant la partie, la première après seulement trente minutes de jeu, et à chaque fois après avoir perdu un set.
En fait, Arthur Fils en voulait davantage au règlement qui autorise ce genre de pause qu'à son adversaire, qui n'a rien fait d'illégal.
Le Français a tellement été perturbé par les entractes de son adversaire qu'il s'est fait breaker à chaque début de manche suivante. «J'ai un peu perdu mon rythme», a-t-il reconnu dans un article de L'Equipe titré: «Maudites pauses toilettes».
On pourrait bien sûr se demander pourquoi il n'a pas fait pareil. Pourquoi Arthur Fils n'a-t-il pas lui non plus pris de pause après chaque set perdu, puisque le règlement l'y autorise et que cette stratégie peut inverser le rapport de forces? Le Francilien a répondu à cette question après la partie, expliquant qu'il avait déjà quitté le court à New York et que cette interruption l'avait «coulé».
L'aveu est intéressant: il souligne à quel point l'utilisation du règlement en sa faveur, en d'autres termes le fait de «jouer avec les règles», est un art subtil et à double tranchant. Une science que Novak Djokovic maîtrise comme personne lorsqu'il s'agit de satisfaire un besoin pressant en cours de match.
Hamad Medjedovic s'est-il inspiré de son compatriote? C'est très probable. On pourrait même y voir une forme d'hommage, tant les deux hommes sont proches.
Novak Djokovic est tout simplement celui qui a rendu la progression fulgurante d'Hamad Medjedovic possible. «Il m’aide financièrement, rappelait le jeune serbe en octobre dernier. Il me donne tout ce dont j’ai besoin pour ma carrière. Je suis heureux qu’il soit là pour moi.»
🗣️ Djokovic (au père de Medjedovic, après avoir décidé y’a 2 ans de financer la carrière de son fils): «Tout ce que Hamad doit faire, c'est travailler dur, je m'occupe du reste. Quand il aura réussi, tu prendras quelqu'un sous ton aile et tu l'aideras de la même manière.»— Benoit Maylin (@BenoitMaylin) December 3, 2023
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Hamad Medjedovic a récemment reçu plusieurs messages de soutien de Novak Djokovic et son titre au Masters Next Gen a été salué par le numéro un mondial sur les réseaux sociaux. «Djoko» (36 ans) tient peut-être son successeur.
Mi-février, le jeune Singapourien Ashwath Kaushik, âgé de huit ans, a réalisé un exploit étonnant. Lors de l'Open Stadthaus de Berthoud (BE), cette pépite des échecs a battu le Polonais Jacek Stopa (37 ans) et est devenu le plus jeune joueur de l'Histoire à vaincre un grand maître. Il ne pourra peut-être pas conserver ce titre longtemps, tant les «enfants prodiges» des échecs sont de plus en plus jeunes.