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Entre 6 et 10 ans, presque tous les garçons (94,5%) et une grande majorité des filles (84,1%) pratiquent au moins une heure d'exercice par jour. Mais cette proportion chute parmi les 11-16 ans : seule la moitié des garçons et un quart des filles satisfont encore aux recommandations (archives).
KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI(sda-ats)
Le sport bénéficie d'une bonne image auprès des jeunes Suisses. Le temps qu'ils consacrent aux activités physiques est pourtant en recul, constate Promotion Santé Suisse. L'organisation souligne l'importance d'une offre diversifiée et facile d'accès.
Les enfants et adolescents suisses bougent moins que leurs voisins européens. C'est ce qui ressort de l'étude Health Behaviour in School-aged Children (HBSC) menée sous l'égide de l'OMS. Les jeunes Suisses âgés de 11 à 15 se classent parmi les moins actifs et seul un tiers d'entre eux satisfont aux recommandations de santé, en accomplissant une heure d'exercice par jour.
Le temps consacré au sport par les jeunes est en recul depuis 2008, constate Promotion Santé Suisse. L'organisation observe que la tranche d'âge des 6-19 ans se montre moins active qu'il y a dix ans et relève à cet égard toute une série de facteurs.
Garçons plus actifs que les filles
Le comportement des parents en matière d'activité physique a un impact très important, relève l'étude SOPHYA de Promotion Santé Suisse. Le taux d'occupation, ainsi que le niveau de formation et le revenu des parents semblent jouer un rôle. La zone d'habitation - rurale ou urbaine - ne paraît en revanche aucunement conditionner les résultats.
Les garçons se montrent plus actifs que les filles, tandis que les fratries semblent en général favoriser le mouvement. Parmi les régions linguistiques, c'est le Tessin qui présente les taux d'exercice les plus bas.
Le sport à l'école ne suffit pas
Les jeunes de 6 à 16 ans passent 90% de leur temps quotidien de manière plus ou moins passive. Un état de fait qui a tendance à s'accentuer à mesure que les jeunes avancent dans l'adolescence.
La promotion de l'activité physique à l'école tente de motiver les jeunes qui sont encore peu ou pas du tout initiés au sport. Mais les activités proposées dans le cadre scolaire ne suffisent pas à satisfaire les recommandations en matière d'exercice physique, relève l'organisation de prévention.
C'est pourquoi il est d'autant plus important de favoriser l'accès aux associations et aux espaces tels que parcs, cours et autres installations permettant aux jeunes de faire de l'exercice. De bonnes infrastructures de mobilité douce sont également requises.
De nombreux initiatives visent à améliorer durablement le comportement des jeunes en matière d'activité physique, relève encore Promotion Santé Suisse. L'organisation soutient notamment des programmes tels que fitfuture ou Gorilla, qui visent à communiquer le plaisir de bouger, tout en insistant sur l'alimentation.
ATS