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Le classement Forbes, évaluant annuellement et classant les 2000 premières multinationales, révèle la diminution spectaculaire de la force économique du Japon. Durant ce dernier septennat, malgré une certaine volatilité des résultats, le pays du soleil levant a connu quelques années de déflation et de récession économique. La consommation des ménages a marqué de fortes tendances à la baisse. Les investissements des entreprises ont chuté. Le chômage a fortement progressé et les inégalités se creusent. Le Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII) souligne aussi que plusieurs libéralisations ont été « catastrophiques ». En 2008, les exportations ont chuté de près de 35%, notamment à cause de la baisse importante de la demande américaine dans des secteurs tels que l’automobile ou les appareils ménagers, marchés où les Japonais occupaient des places de leaders. Cette situation inquiétante s’ajoute à une dette publique qui devrait représenter 217% du PIB d’ici à fin 2009.
Le changement politique qui vient d’avoir lieu dans cette nation est l’illustration du mécontentement et de la lassitude de la population japonaise. Comme aux Etats-Unis, après des années de conservatisme, les progressistes prennent enfin la direction du pays. Au Japon, le Parti libéral démocrate a squatté le pouvoir durant 54 ans, gouvernant sur les bases du capitalisme effréné, système politique défaillant, dangereux et archaïque. La victoire du Parti démocrate du Japon (PJD) emmené par son Président Yukio Hatoyama, est une lueur d’espoir.