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Fribourg le 22 Septembre 1872.
Monsieur Escher président de la commission du conseil national chargé de l'examen des comptes de l'occuppation des frontières
au Palais fédéral à Berne.
Monsieur le Président
Je vous avais par télegramme annoncée que j'assisterais à la seance de la commission in pleno le 23, c'était mon intention bien arrêtée, mais après avoir été 10 jours absent, je trouve pour la seance du conseil d'Etat de demain des affaires pour lesquelles mes collegues désirent être in pleno d' après demain il y a des départs qui nous empêchent de renvoyer la seance. Je ne pourrai donc pas assister à la seance de la commission. Je n'avais du reste après avoir examiné attentivement les accès que peu d'observations à présenter. Eut bien. Le conseil fédéral constate que le commissariat a été pris au dépourvu et il dit que la cause en est que les instructions du 27 Mai 1863 n'ont pas été suivies. Il dit le| le commissariat possédait fort peu de ces documents. De quels documents veut parler le Conseil fédéral c'est ce que je n'ai pu comprendre attendu que les instructions citées ne parlent d'aucun document. Quoiqu'il en sait il me passait que le conseil fédéral et le département militaire ne sont pas à l'abri de tout reproche, puisque si le commissariat fédéral devait possèder des documents qu'il n'avait pas le département militaire aurait de le savoir et veiller à l'exécution de la loi.
Il me parait donc que le rapport devrait renfermer une observation sur ce point.
Quant aux reflexions finales du Conseil fédéral je ne puis aucunement les admettre et sous ce rapport je suis d'avis qu'une centralisation plus grande pour la quelle une revision de la constitution fédérale devrait avoir lieu n'amménera aucune amélioration.
Il faudra toujours etre tous temps des commissaires stationnaires et permanent sur les places d'armes remplissant en partie les fonctions des commissaires cantonaux, lesquels ne pourront en temps de guerre mis en compagne et devront à plus forte raison dans ces temps la rester sur place.
Les autres commissaires ne seront donc pas mieux exercés, à mieux qu'on ne multiplie les rassemblements de troupe et qu'on les durer plus longtemps ce qui peut avoir lieu sans révision, mais ce qui | coutera fort cher. Il faut se résigner à ce que des troupes et des etats majors non permanents seront toujours plus faible et moins instruit que ceux qui sont constamment en service actif et ce n'est pas la centralisation qui corrigera ce défaut inhérent à la nature même de notre armée, à moins qu'on en vienne de degrés en degrés à l'armée permanente.
Vous voudrez bien, Monsieur le President, me faire communiquer les rapports lorsqu'ils seront remis à la traduction, afin que je puisse y adhérer ou faire un rapport de minorité si cela me parraissait necessaire.
Agreez, Monsieur le President, l'assurance de ma parfaite considération
Ls. de Weck Reynold.