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"On ne peut criminaliser des conduites qui entrent dans la tradition culturelle d'un peuple". Une mère rom initialement condamnée pour esclavage envers son bébé et son enfant de 4 ans a été jugée innocente par la cour de cassation italienne.
La cour de Cassation italienne estime qu'une mère rom qui mendie dans la rue avec son enfant de 4 ans ne peut être condamnée pour "esclavage" car "une telle conduite fait partie de la tradition culturelle d'un peuple", selon une décision rendue publique vendredi.
La décision de la cour a été immédiatement critiquée à droite comme à gauche de la classe politique italienne, relève samedi la presse italienne.
La décision de la cour de Cassation casse un jugement de la cour d'Appel de Naples condamnant à 5 ans de prison une mère de famille Rom qui mendiait dans les rues de la ville de Caserta, au nord de Naples, avec un bébé dans les bras et son enfant de quatre ans à ses côtés.
Mendiante en raison de sa pauvreté
Selon les juges de la Cassation, l'accusation d'esclavage ne pouvait être retenue contre la mère car elle ne faisait pas partie d'un gang d'exploitation de mineurs mais "mendiait en raison de sa pauvreté". En outre, elle ne le faisait que de 09H00 à 13H00 préservant ainsi un minimum de liberté à son enfant.
Enfin, selon les juges de la Cassation qui ne retiennent éventuellement contre la mère que l'accusation de mauvais traitements à enfant, on ne peut "criminaliser des conduites qui entrent dans la tradition culturelle d'un peuple".
En première instance, Mia, la mère rom, avait été condamnée à 6 ans de prison pour "réduction en esclavage" et "mauvais traitements" de son enfant. En appel, la peine avait été réduite à 5 ans car n'avait été retenue contre elle que l'accusation d'esclavage.
Source : actu24.be