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Le jeune et naïf Claude, croyant en Dieu, fils d’un fermier patriote de province, visite New York avant d’être incorporé comme militaire et partir pour la guerre du Vietnam. En chemin, il se retrouve au milieu d’un happening de hippies dans Central Park et tombe immédiatement sous le charme de la belle Sheila. Le leader pacifiste des hippies l’incite à lui déclarer sa flamme, tout en essayant de le dissuader de faire la guerre. Il fait alors l’expérience de la liberté, des drogues et cesse peu à peu de croire en ce qu’il avait jusque‑là considéré comme étant juste.
Critique
Créée en 1968, Hair, comédie musicale made in Broadway, est devenue un monument de la culture hippie, symbole d'un rêve commun à toute une génération. Sortie onze ans plus tard, l'adaptation de Milos Forman s'apparente donc presque à un film en costumes. Un léger décalage qui vient justement souligner la fin d'une époque et de ses belles illusions. Une sorte de chant du cygne. On y parle de liberté, on y dénonce la guerre du Vietnam, les numéros musicaux s'enchaînent avec brio, tout en débordements d'énergie déhanchée et vocalises pop, mais quelque chose dans le velours des robes, dans les invraisemblables coiffures et les sourires radieux sonne déjà un peu faux, un peu « décoratif ».
Cécile Mury, Télérama