Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07278.jsonl.gz/1002

Le monde est une mascarade où le succès va de préférence aux crapules. La réussite, les honneurs, les femmes et le pouvoir : le monde n'a guère changé. On rencontre toujours ? moins les moustaches ? dans les salles de rédaction ou ailleurs, de ces jeunes aventuriers de l'arrivisme et du sexe.
Comme Flaubert, mais en riant, Maupassant disait de son personnage, l'odieux Duroy : " Bel-Ami, c'est moi." Et pour le cynisme, la fureur sensuelle, l'athéisme, la peur de la mort, ils se ressemblaient assez. Mais Bel-Ami ne savait pas écrire, et devenait l'amant et le négrier d'une femme talentueuse et brillante. Maupassant, lui, était un immense écrivain. Universel, déjà, mais par son réalisme, ses obsessions et ses névroses, encore vivant aujourd'hui.
" Pour bien connaître la nature du peuple, il faut être prince, et, pour bien connaître celle des princes, il faut être du peuple. "
Cherchant à rentrer en grâce auprès des Médicis, ses maîtres, le haut fonctionnaire florentin Machiavel leur adresse ce livre qui définit, il y a tout juste cinq siècles, tous les principes de la " realpolitik ". Comment conquérir le pouvoir et le conserver ? Faut-il préserver les monarchies, et par quels moyens ? Faut-il s'appuyer sur la fortune et la force plutôt que sur la religion et la morale ? Dans quel but user de la propagande d'État ? Sans illusion sur la nature humaine, Machiavel, bien loin du machiavélisme qu'on lui prête, haïssait la tyrannie. Pragmatique, il était républicain de cœur, dans cette république de Florence confisquée par les nobles et les banquiers.
@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE
À en croire le nombre de poètes contemporains, il serait tentant de penser que nous vivons un âge d'or de la poésie. Évidemment, il n'en est rien. Dona Gioia pose ici un regard acerbe sur la moindre exigence esthétique des poètes d'aujourd'hui. Cette crise de la poésie est symptomatique d'une époque obnubilée par le paraître, au détriment des charmes de l'anonymat. L'ambition d'être publié n'est-elle pas finalement le plus grand obstacle à la libre création poétique ? Quoi de moins poétique que la course à la notoriété ?
Sans pour autant sacraliser les icônes du passé, Dana Gioia constate surtout l'absence de projet esthétique profond et novateur chez les poètes d'aujourd'hui. Publié dans les années 1990, cet essai n'a rien perdu ni de son actualité, ni de sa force provocatrice.
Dana Gioia est un écrivain et poète américain, né en 1950. Après avoir étudié à la Stanford Business School, il travaille dans l'agroalimentaire, et occupera le poste de vice-président de la General food corporation. Lorsqu'il publie Can Poetry Matter ?dans le journal The Atlantic en 1991, il gagne une renommée mondiale. En 1992, il quitte le monde des affaires pour se consacrer exclusivement à l'écriture, en tant que poète et critique littéraire.
« J'ai trop de sang sur les mains. Je suis un chien enragé qui ne sait que mordre, et j'ai toujours eu les coudées franches. »Dans les pires moments, Shôgo Kanetaka doute de pouvoir retrouver son ancienne vie de policier. Afin d'infiltrer un important gang, il a dû changer de nom et de visage. Ses traits portent les stigmates de ces quatre années au coeur de la pègre. Son regard a pris la froideur acérée de celui qui a du sang sur les mains. Son dernier « travail » l'a obligé à pister un truand renégat sur l'île tropicale d'Okinawa et à l'éliminer. Mis à part son supérieur direct à l'Antigang, ses anciens collègues ignorent qu'il est passé de l'autre côté. Et pour cause, la méthode est totalement illégale. Si Kanetaka a appris une chose, c'est que les yakuzas sont rois en matière de collecte d'informations. Plus le temps passe et plus son identité risque d'être révélée. Confronté au plus puissant caïd de Tokyo, réussira-t-il à mener sa mission à bien ?Publié au Japon en 2017, Les Chiens de l'enfer a été salué par la critique pour son approche novatrice du personnage du policier. Akio Fukamachi a écrit lui-même l'adaptation en manga. Influencé à ses débuts par James Ellroy, le romancier s'est nourri de films cultes tels qu'Infernal Affairs de Lau et Mak ou Apocalypse Now de Coppola pour donner chair à son personnage meurtri et tiraillé entre deux mondes.
Akio Fukamachi, auteur de plus d'une vingtaine de romans noirs, est né dans la préfecture de Yamagata en 1975. Il travaille dans l'industrie pharmaceutique avant de se lancer dans l'écriture. Il vit de sa plume depuis 2008. Les Chiens de l'enfer a été publié au Japon en 2017. Fukamachi a écrit lui-même l'adaptation en manga. Il est aussi critique de cinéma et de mangas.
" Un conteur de la trempe d'Alexandre Dumas. " The Washington Post
Né en 1919, Harry Clifton n'a jamais connu son père, un docker mort en héros à la guerre selon la légende familiale. Mais le garçon ne tarde pas à sentir que des zones d'ombre entourent sa disparition, même si sa mère, Maisie, fait tout ce qui est en son pouvoir pour cacher son secret et donner à Harry le meilleur avenir possible.
Grâce à une voix et à une intelligence exceptionnelles, Harry réussit ainsi à gravir les échelons de la société jusqu'à être admis à Oxford et se fiancer à une jeune fille de bonne famille. Mais le père de celle-ci, Hugo Barrington, s'oppose alors à leur union : quelles sont ses véritables raisons ? Quel lien unit les familles Clifton et Barrington ?
Le jour du mariage, la vérité éclate, forçant Harry à fuir...
Des docks du Bristol d'après-guerre aux navires marchands pris dans les feux de la Seconde Guerre mondiale, une épopée peuplée d'une galerie de personnages hauts en couleur et portée par un héros flamboyant, qui vous accroche jusqu'à la dernière page.
Par l'auteur aux 270 millions de fans, " un conteur de la trempe d'Alexandre Dumas ", The Washington Post
Londres, 1945. Qui héritera de la fortune de Hugo Barrington ? Sir Giles Barrington, son fils légitime, ou Harry Clifton, probable bâtard né juste avant Giles, déjà père de l'enfant d'Emma Barrington ? Une décision qui va déterminer les destins de cette génération de façon irréversible...
Tandis que Harry retourne aux États-Unis pour promouvoir son dernier best-seller, Giles se retrouve pris au piège de haines de longue date dans sa lutte pour le pouvoir à Londres.
Mais c'est Sebastian, représentant de la nouvelle génération des Clifton, le fils de Harry et d'Emma, qui va finalement faire basculer la carrière politique de son oncle Giles une décennie plus tard.
Secrets trop longtemps enfouis, vengeances longuement méditées, amours enfin possibles ou alliances intéressées, une saga époustouflante portée par des personnages inoubliables.
Ne vous y trompez pas : Berner Lerner est lui-même poète ! Et le prouve dans ce récit aux allures de manifeste. Plein d'esprit et engagé, Lerner défend l'idéal de la poésie : non nécessairement politique, essentiellement personnelle et capable de s'adresser à quiconque. D'où son désir de mettre à plat, avec brio et un humour constant, les contradictions qui entourent cet art et, surtout, sa réception. Les anecdotes sont légion, les références, capitales. Car, entre l'idéal poétique et la réalité du vers reporté sur la page blanche, difficile de se départir de sa part d'humanité. Goguenard, tendre et intraitable, Lerner invite le lecteur à prendre parti, à se rebiffer contre le regard interrogateur des uns et les critiques des autres. À bas ceux qui méprisent la poésie et les poètes !
Né en 1979 à Topeka dans le Kansas, Ben Lerner enseigne la littérature au Brooklyn College. Il est l'auteur de recueils de poèmes et de deux romans, parus en français chez l'Olivier : Au départ d'Arocha (qui lui a valu aux États-Unis le Believer Book Award) et 10 : 04.
Emma est la remplaçante idéale pour occuper le poste de Carrie pendant son congé maternité. La jeune femme se rend très vite indispensable auprès d'Adrian, le mari de Carrie... Un peu trop, d'ailleurs. Très vite, il apparaît qu'Emma a une idée derrière la tête... Le nouveau suspense psychologique de Michelle Frances, auteure de La Petite Amie.
UN CONGÉ MATERNITÉ À HAUTS RISQUES... Productrice à succès, Carrie a un job on ne peut plus stressant. Et les responsabilités qui vont avec. Elle et son mari Adrian, scénariste en vogue, avaient décidé qu'ils ne voulaient pas d'en- fants. Or, à 42 ans, Carrie est enceinte. Elle est aux anges, mais cela semble contrarier Adrian, acca- paré par l'écriture d'une nouvelle série. Et, dans cet univers hautement compétitif qu'est la télévision, Carrie regarde avec inquiétude son congé maternité approcher. UNE REMPLAÇANTE PARFAITE. TROP ? Emma est recrutée pour remplacer Carrie pendant son absence. Vive, talentueuse et... ambitieuse, la jeune femme se rend bien vite indispensable. Surtout aux yeux d'Adrian. Carrie commence alors à douter. Pourquoi son mari passe-t-il de plus en plus de temps avec elle dans leur maison de campagne ? Emma a-t-elle une idée derrière la tête? Veut-elle prendre la place de Carrie ? Ou plus encore ? Michelle Frances travaille depuis quinze ans dans le développement de fictions télévisées. Productrice et scénarite, elle est l'auteure de La Petite Amie (L'Archipel, 2018), premier suspense vendu à plus de 250 000 exemplaires en Grande-Bretagne.
Lorsque Nopporn accroche une aquarelle du Mont Mitaké dans son bureau, sa femme s'en étonne : elle est de facture si ordinaire. Pourtant, il aime la contempler: il était alors étudiant au Japon lorsqu'un haut dignitaire du Siam est arrivé à Tokyo avec sa jeune épouse, la princesse Kîrati. Nopporn doit veiller à ce qu'elle ne s'ennuie pas. Bien que de quinze ans son aînée, elle le fascine par sa beauté, sa grâce et sa maturité résignée. Nourri d'honnêtes intentions, il ne voit pas monter en lui les sentiments et le désir. La princesse le met en garde sans l'éloigner pour autant. L'aimerait-t-elle retour ?
Sur le mont Mitaké, adapté deux fois au cinéma, est un des grands classiques de la littérature thaïe. Écrit en 1937, il mêle avec maestria éléments romantiques et réalistes.
Sîbourapâ, nom de plume de Kulap Saipradit (1905-1974) est un intellectuel et romancier thaïlandais très engagé dans la lutte pour la justice sociale, et contre la censure. Avec sa femme, il traduisit de nombreux auteurs étrangers comme Austen, Tchekhov, Gorki. Sur le Mont Mitaké reste son chef-d'oeuvre, toujours étudié en Thaïlande et considéré aujourd'hui comme un des vingt plus grands romans de la littérature thaïe.
Lukas Bärfuss va dans sa ville natale pour donner une conférence sur un grand poète allemand, Kleist, dont la fin choisie nous est connue. Il y retournera quelques mois plus tard après le suicide de son frère.
Comment expliquer un tel acte et le silence qui l'entoure ? Bärfuss cherche des réponses aux questions que son frère lui a laissées. Il passe de l'incompréhension à la colère, puis à la culpabilité, à la recherche de motivations et de points de comparaison dans l'histoire et dans la littérature.
En se souvenant du surnom de son frère à l'adolescence, il part à la découverte du koala et de l'histoire tragique de l'Australie, comme si un nom pouvait influencer un destin. Tout en sondant l'insondable, il décrit l'occupation d'un territoire où s'affrontent hommes et nature. Un roman sur la violence, envers soi-même et autrui, qui remet en question notre ambition et notre mode de vie industrieux.
L. F.
Né à Thoune en 1971, Lukas Bärfuss est un écrivain et dramaturge suisse dont les pièces sont jouées dans le monde germanophone et au-delà. Son roman Cent jours, cent nuits sur le génocide au Rwanda a été traduit en douze langues. Bärfuss a obtenu l'équivalent du Goncourt suisse, le Schweizer Buchpreis, pour Koala en 2014.
« J'avais pensé qu'en arrivant ici, je pourrais le voir avec les yeux de ses souvenirs, ressusciter la vie qui se cachait dans ceux-ci ; mais tout avait l'air éteint, comme dans l'expectative, en voie de décomposition ou attendant de pouvoir naître. »
Julio Flores a quitté son Costa Rica natal pour faire carrière dans la finance aux États-Unis. S'il daigne appeler de temps en temps ses parents, il a complètement tourné le dos à son passé... jusqu'à ce jour où il apprend que sa soeur est portée disparue en mer, le long des côtes mexicaines. Ce sera le début d'un long processus pour le jeune homme qui, lentement, va sortir du déni que constitue son existence pour se confronter au réel. Renouant avec ses racines, acceptant de porter le poids des souvenirs, il finira par partir sur les traces de Mariana, dans une quête désespérée pour retrouver un semblant d'authenticité.
Un roman sombre et tranchant, tendre et nostalgique, qui dénonce l'hypocrisie, la perte de valeurs et l'oubli.
Daniel Quirós, né en 1979, est un écrivain costaricien. Il vit aujourd'hui en Pennsylvanie (USA), où il enseigne la littérature espagnole à l'université. Il a déjà publié, chez le même éditeur, Été rouge et Pluie des ombres.