Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07095.jsonl.gz/671

L’hypothèse de la projection d’images intérieures
Une jeune fille avait pour ami imaginaire un dragon de deux mètres. Ronald Siegel, qui suivait ce cas, a procédé à un électroencéphalogramme de la jeune Nancy. Les résultats ont révélé que le cerveau de l’adolescente réagissait à la présence du dragon “Chopsticks” comme à des perceptions normales de la vie courante. (1). Le professeur en psychologie en a conclu que Nancy avait une capacité supérieure à la moyenne à projeter des images mentales vers l’extérieur.
Dans son ouvrage Enfance et surnaturel, Samuel Socquet s’étonne : « Cette approche patho-physiologique, qui envisage d’abord la maladie sous son angle biologique ou génétique, part du postulat que les voix perçues par les enfants sont des hallucinations et qu’elles sont une production du cerveau. L’imagerie cérébrale a en effet révélé qu’en même temps que les personnes entendaient les voix, certaines zones de leur cerveau étaient activées (la zone frontale et la zone temporo-pariétale, celle du langage). Mais outre que ces recherches ont été menées auprès de patients souffrant de schizophrénie, leurs conclusions ne nous disent pas comment se déroule le phénomène : est-ce que la perception des voix stimule certaines zones du cerveau, ou au contraire l’activité cérébrale est-elle première et créerait chez le patient une hallucination auditive ? » (2) En d’autres termes: est-ce que l’enfant créé de toute pièce des voix dans son cerveau, arrivant incroyablement à “allumer” les zones de l’audition ou entend-il tout simplement quelque chose que ne peuvent pas percevoir les adultes ?
D’autres hypothèses
On sait que l’enfant perçoit les ultra-sons qui deviennent inaudibles en vieillissant. Est-ce que cela semble tellement incroyable de dire que certains enfants ont simplement des capacités physiques qui leur permettent d’entendre des sons appartenant à des fréquences inaccessible à la majorité des adultes ou qui sont prononcés de manières tellement différentes de ce que nous pouvons comprendre qu’ils sont rapidement éliminés du spectre auditif des plus âgés ?
On notera surtout l’hypothèse du cerveau gauche agissant comme un filtre (voir “Les hypothèses/Ce mystérieux cerveau/Le cerveau comme un filtre“) qui explique pourquoi les plus jeunes sont dotés de davantage de capacités paranormales que les adultes.
Lorsque les médiums se mettent en état de conscience propice à voir les défunts, ” ils font taire le système de brouillage du cerveau que sont les ondes bêta qui sont produites dans l’état ordinaire de conscience. donc la conscience quantique a plus de place pour s’exprimer. en même temps ils perçoivent parfaitement ce qui se passe dans leur salle de consultation.
Julie Bieschel, qui travaille de façon expérimentale avec les médiums, dit que si nous devons consulter un médium, le mieux est de le faire par téléphone. comme ça, le cerveau conscient et rationnel du médium a accès à peu d’informations et travaille donc moins, ce qui facilite l’activation de la conscience quantique. moins nous faisons travailler cette dimension rationnelle du cerveau, plus nous avons facilement accès à ces phénomènes. ” (3)
Alexandra Urfer Jungen
1. Siegel R.K. Fire in the brain. Clinical Tales of Hallucination, New York, Dutton, 1992
2. Samuel Socquet, Enfance et surnaturel, éditions de La Martinière, 2014
3. Dr Olivier Chambon & William Belvie, Expériences extraordinaires autour de la mort, réflexion d’un psychiatre sur la science de l’au-delà, Guy Trédaniel éditeur, pp 38 et 45
Retour à la page : “La médiumnité“