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Selon l'enquête 2009 sur la situation sociale et économique des étudiants, que publie mardi l'Office fédéral de la statistique, trois quarts des étudiants exercent une activité rémunérée à côté de leur formation. Ce pourcentage a légèrement baissé depuis 2005. Les études restent financées pour la plus grande partie par les parents.
«L'apport financier des parents procure en moyenne 55% des ressources des étudiants et les activités rémunérées 36%», précise l'Office. Seuls 16% des étudiants bénéficient de subsides de formation.
En 2009, le budget des étudiants qui assument le coût d'un logement était de 1870 francs par mois. Il a diminué d'environ 100 francs par rapport à 2005. Dans le même temps, les dépenses dans les loisirs ont baissé de plus d'un tiers.
Des chiffres qui font réagir l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES). Dans un communiqué, celle-ci estime que ces statistiques «montrent que les conditions de vie des étudiant-e-s sont une honte pour la Suisse. L’analyse de la dimension sociale, grande absente de la mise en œuvre de Bologne en Suisse, révèle de grandes inégalités dans l’accès à l’enseignement supérieur et la réussite des études».
L’UNES, toujours dans son communiqué, «refuse que la formation tertiaire soit encore de nos jours un lieu de forte sélection sociale et revendique un système de bourses d’études harmonisé avec son initiative populaire fédérale sur les bourses d’études».
Ce texte, pour lequel la récolte des signatures a commencé cet été, vise notamment à donner la haute main à la Confédération sur le système des bourses et à «garantir un niveau de vie minimal pendant toute la durée d'une première formation tertiaire reconnue».
swissinfo.ch et les agences