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L'humanité donne parfois l'impression de vouloir étudier à peu près tout ce qui touche de près ou de loin au sexe. Les femmes concernées ou leur partenaire peuvent se demander si le fait d'avoir accouché par voie vaginale ou par césarienne a une influence sur la sexualité future. Or des études existent depuis longtemps à ce sujet. Elles disent que juste après l'accouchement, aucune femme n'a envie de faire l'amour. Mais peu importe quoi, où, comment, l'envie et la fréquence reviennent quelques semaines plus tard et sont totalement individuelles et n'ont rien à voir avec la manière d'accoucher.
Mais bon, quelques chercheurs inventifs de l'Université de Bristol et de l'Institut Karolinska de Suède (j'écris volontairement au masculin, car je suis persuadée qu'une femme n'aurait jamais pensé à une telle chose. Mais je peux bien sûr me tromper) ont voulu s'intéresser aux conséquences sur le long terme. Autrement dit: quelques semaines après l'accouchement, la façon dont s'est déroulé ce dernier n'a peut-être pas d'importance en ce qui concerne la vie sexuelle. Mais qu'en est-il vingt ans plus tard?
Une étude à long terme menée auprès de 14 000 mères a révélé que, même des décennies après la naissance, l'endroit et la manière dont la progéniture a quitté l'utérus maternel n'ont aucune influence sur la vie sexuelle. Tiens, quelle surprise!
Je crois que les chercheurs de l'Université du Michigan responsables de cette étude sont aussi des hommes. Je ne vois pas d'autre explication au fait qu'ils n'aient mené cette étude que sur des femmes (se fichent-ils complètement du rapport sexe/sommeil des hommes?) Attention, le résultat est incroyable: les 171 femmes étudiées étaient plus rapidement excitées si elles avaient bien dormi, et la probabilité d'avoir des rapports sexuels le lendemain augmentait de 14% si elles étaient bien reposées.
Si l'on combine ce constat avec la première étude, on obtient la déduction suivante: chers hommes et papas de bébés, si votre femme n'a pas envie de vous, ce n'est pas parce qu'elle a accouché par césarienne (ou pas), mais parce qu'elle ne dort pas beaucoup. Se lever la nuit à sa place pourrait donc être bénéfique pour votre vie sexuelle.
Dernière étude liée au sexe, promis. (Même si j'aurais été très intéressée par une étude sur la «Transmission de MST par des poupées en caoutchouc», mais je ne l'ai malheureusement pas trouvée). Des chercheurs allemands, britanniques et turcs se sont intéressés à la question de savoir si les orgasmes étaient aussi efficaces que les médicaments décongestionnants pour améliorer la respiration nasale. La réponse: oui, en principe.
Malheureusement, dans la pratique, le conseil est plutôt difficile à appliquer car l'effet ne dure généralement pas plus de 60 minutes (comme pour le spray nasal d'ailleurs). Et avoir un orgasme toutes les heures relève de l'utopie, même pour celles et ceux d'entre nous qui dorment le mieux.
Je me demande encore ce qu'ont bien voulu découvrir les chercheurs espagnols et iraniens qui ont étudié, dans différents pays, les différents types de bactéries qui se trouvaient dans les chewing-gums recrachés. La biodiversité attribuée aux chewing-gums dans certains pays n'a tout simplement rien à voir avec la flore buccale des personnes qui les mâchent, mais avec l'environnement dans lequel ils se décomposent. Mais on en a déjà parlé.
Messieurs, si j'ai offensé l'un ou l'autre d'entre vous en suggérant que les auteurs des études précédentes devaient être des représentants de votre espèce, je me permets de le dire ici: il est prouvé que cette absurdité vient cette fois d'une femme. Tasha R. Howe, professeure de psychologie à l'université d'État de Humboldt, a interrogé des musiciens de heavy metal, des groupies ainsi que des fans des années 1980.
Sa conclusion: ces derniers ne souffrent pas plus de problèmes psychologiques que les autres, et ils ne sont pas moins performants ou fonctionnels à l'âge adulte. Au contraire, leur style de vie à l'adolescence était lié à la recherche de leur propre identité. Qui l'eût cru?
Je ne trouve pas cette étude si absurde que cela, d'autant plus que ses résultats me font plaisir. La représentativité des 507 patients ayant subi un infarctus du myocarde et des 478 patients témoins sans maladie cardiovasculaire interrogés par des médecins italiens (évidemment) reste à démontrer, mais je veux bien les croire: selon le British Medical Journal, plus les sujets mangeaient régulièrement des pizzas, plus leur risque de crise cardiaque était faible. L'analyse des déclarations a révélé que même une consommation occasionnelle de pizza réduisait le risque de crise cardiaque d'environ 22%. Buon appetito!
Bon, ce n'est pas vraiment une thématique liée à la santé, mais tout de même: en tant que morts-vivants, les zombies sont une sorte de sensation médicale. Dans le cadre d'un projet mené avec des étudiants, l'université de l'État de Kent a estimé le temps d'incubation d'une apocalypse de zombies entre quelques secondes et quelques jours. Le constat est implacable: les chances de survie sont nulles. Voilà qui est réglé.
Promis, la prochaine fois, nous serons à nouveau un peu plus sérieux. Mais puisque nous y sommes, êtes-vous déjà tombés sur des études bizarres dans le domaine de la santé? Et quelqu'un a-t-il lu l'étude sur le lien entre les poupées en caoutchouc et les MST? Dites-nous tout en commentaire.
Je me pose toujours la même question quand je remplis mon frigo: vaut-il mieux laisser la porte ouverte jusqu'à ce que tout soit rangé, ou fermer la porte et l'ouvrir de temps en temps? J'alterne entre les deux variantes. Disons franchement que je ne m'occupe pas assez du frigo et du congélateur d'un point de vue énergétique. Je sais que les légumes vont dans le bac à légumes, sinon cet endroit ne s'appellerait pas comme ça, et que l'arrière est plus frais que l'avant. Mais je ne réfléchis pas davantage quand je dépose mes courses. Et je ne mets pas forcément les aliments au fond pour qu'ils soient conservés au frais, mais pour les cacher de mes ados, qui dévorent généralement le frigo en trois jours maximum, de l'avant vers l'arrière.