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Le gouvernement allemand et la Commission européenne mènent des discussions concernant la création d'une taxe européenne exceptionnelle. Celle-ci serait destinée à financer la gestion de la crise des migrants. L'information émane de la Süddeutsche Zeitung.
Cette semaine, en marge de l'assemblée générale FMI-Banque mondiale au Pérou, Berlin et Bruxelles ont évoqué lors d'échanges informels l'élargissement du budget européen via un impôt spécial, qui pourrait prendre la forme d'une surtaxe sur les carburants ou sur la TVA, écrit samedi le journal allemand sur son site internet. Ce système serait inspiré du modèle de soutien "Soli-Zuschlag" des Allemands de l'Ouest envers ceux de l'Est depuis la réunification.
Berlin et Bruxelles sont à la recherche de nouvelles sources de revenus pour mettre en oeuvre des mesures visant à freiner l'afflux de migrants vers l'Europe, poursuit la Süddeutsche Zeitung.
En faveur de la Grèce et de l'Italie
Les sommes ainsi récoltées pourraient être versées à des pays comme l'Espagne, l'Italie, la Bulgarie ou la Grèce pour mieux sécuriser leurs frontières. Elles pourraient également être utilisées en dehors d'Europe, pour améliorer les conditions de prise en charge des migrants dans les pays "sûrs" en périphérie de l'Union ainsi que les conditions de vie dans leurs pays d'origine, détaille le journal.
Ces informations ont toutefois été démenties par Berlin: "Le fait est que nous ne voulons ni une augmentation d'impôts en Allemagne, ni l'introduction d'un impôt à l'échelon de l'UE", a déclaré samedi à Berlin Steffen Seibert, le porte-parole du gouvernement allemand.
Cette semaine, les arrivées de migrants se sont encore accélérées en Grèce, où elles atteignent les 7000 par jour. L'Allemagne pourrait, elle, devoir accueillir jusqu'à 1,5 million de personnes en 2015, selon le quotidien allemand Bild, citant un "document confidentiel". Mais le gouvernement allemand n'a pas confirmé ce chiffre.
ATS