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Accident vasculaire cérébral: traitement et thérapie
Le terme «attaque cérébrale» est un terme générique qui se réfère à diverses maladies neurologiques ayant en commun des troubles soudains de l’irrigation sanguine, entrainant un manque d’oxygène dans les neurones et des pertes de fonctions du système nerveux central.
La thérapie sera déterminée en fonction du type d’attaque cérébrale en question. En cas d’une diminution soudaine de la circulation sanguine (AVC ischémique ou infarctus cérébral), les artères bouchées ou obstruées entrainent un manque d’oxygène. En cas d’hémorragie cérébrale, il s’agit d’une rupture d’un vaisseau sanguin dans le cerveau, créant une cavité dans laquelle s’accumule le sang.
Il existe aussi des types plus rares d’attaques cérébrales; sans entrer ici dans les détails, il suffit de souligner l’importance d’agir le plus rapidement possible lorsque se manifestent des symptômes précurseurs d’un AVC. Plus l’intervention est rapide, meilleures sont les chances de survie et de réadaptation.
Médicaments: pour éliminer la thrombose
L’une des mesures d’urgence en cas d’AVC ischémique vise à contrer le rétrécissement artériel. La thrombolyse consiste à éliminer par voie médicamenteuse les thromboses obstruant les vaisseaux sanguins, rétablissant ainsi la circulation sanguine. Toutefois, la thrombolyse doit impérativement être initiée dans les trois premières heures suivant l’apparition des premiers symptômes.
La plupart du temps, la thrombolyse implique l’utilisation du rtPA (activateur tissulaire du plasminogène), un médicament possédant les mêmes caractéristiques anticoagulantes que celles présentes dans le corps en quantités infimes. Ce médicament est administré le plus près possible des vaisseaux sanguins ou encore par transfusion, pour ensuite être diffusé dans tout l’organisme.
Afin de réduire le risque d’une rechute, des anticoagulants tels l’héparine ou l’acide acétylsalicylique (aspirine) peuvent aussi être administrés.
Physiothérapie
Lorsque l’état de santé général du patient s’est stabilisé, il est alors possible d’entamer la réadaptation. Celle-ci vise en premier lieu à favoriser le retour à la vie normale. En raison du manque d’oxygène, certaines régions du cerveau sont lésées (de façon temporaire ou permanente), ce qui entraine une perte de fonction des régions du corps correspondantes. Les chances de réhabilitation dépendent entre autres de l’âge du patient et de la gravité de l’AVC, ainsi que de la rapidité à laquelle les mesures d’urgence ont été entreprises.
La perte de facultés motrices ou l’hémiplégie sont des conséquences typiques d’un AVC, et répondent favorablement à des méthodes telles que la physiothérapie ou l’ergothérapie. Ces thérapies favorisent le réapprentissage de gestes quotidiens tels que se nourrir ou se vêtir, et contribuent également, selon la gravité des limitations, à rétablir les facultés motrices.
En outre, il est essentiel de modifier certaines habitudes de vie qui pourraient être nuisibles, telles que la cigarette, le manque de mouvement ou des habitudes alimentaires malsaines, afin de réduire le risque d’une rechute.
Orthophonie : réapprendre à communiquer
L’aphasie, qui constitue un trouble de l’expression ou de la communication, est une autre conséquence fréquente d’un AVC. En raison de lésions cérébrales dans les régions responsables de la parole, les patients ne sont plus en mesure de se faire comprendre ou encore de comprendre ce qu’on leur dit. La logopédie peut favoriser un réapprentissage de facultés de communication et de compréhension.
Accompagnement psychosocial
Un AVC constitue une énorme rupture, pour les victimes autant que pour leur entourage. C’est pourquoi une psychothérapie peut être un choix judicieux pour aider les patients à surmonter les difficultés et favoriser un accompagnement psychosocial.
Texte: Thomas Mitterhuber - 08/2012
Traduction: MyH – 11/2014
Photos: DAK-Gesundheit, pixelio.de