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Actuel
Vitamine D : avis de la CFN
La commission fédérale de la nutrition (CFN) a publié un avis sur l’étude DO-HEALTH de Bischoff-Ferrari et al. menée en 2020. Les résultats de cette étude suggèrent que des doses plus élevées de vitamine D (2000 UI / jour) chez des personnes âgées actives de ≥70 ans généralement en bonne santé et sans carence en vitamine D, ne confèrent pas de bénéfices supplémentaires en terme de prévention des fractures non vertébrales et des autres critères d’évaluation primaires étudiées. Toutefois, l’étude DO-HEALTH n’a pas encore été entièrement évaluée.
Après une discussion approfondie, la CFN est arrivée à la conclusion que, sur la base de cette étude, aucune adaptation de la stratégie de la CFN 2012 n’est nécessaire, dans laquelle l'apport de 600-1000 UI de vitamine D est recommandé pour la population suisse âgée. Cependant, la CFN continuera à l’avenir de suivre de près et évaluer de manière critiques les nouvelles études et la littérature concernant la vitamine D et adaptera si nécessaire les recommandations.
La Commission fédérale de l’alimentation (CFN) a publié un avis sur l’étude synoptique de von Bolland et al. consacrée à la vitamine D, menée en 2018. Cette étude conclut qu’un adulte en bonne santé ne tire aucun avantage additionnel d’un apport supplémentaire en vitamine D. Cela contraste quelque peu avec les recommandations actuelles de l’OSAV.
Dans son avis, la CFN souligne que l’on peut supposer une carence généralisée en vitamine D en Suisse, en raison de facteurs géographiques et saisonniers. Une supplémentation en vitamine D est par conséquent judicieuse pour certains groupes de la population. En particuliers les enfants et adolescents ainsi que les personnes à partir de 60 ans devraient en prendre respectivement 600 et 800 UI par jour. Le dosage recommandé suffit pour soigner des carences éventuelles mais il est trop faible pour causer un surdosage chez des personnes au statut adéquat en vitamine D.
La vitamine D et le calcium sont essentiels au bon fonctionnement de la structure et de la fonction osseuses. Récemment, il a été démontré que la vitamine D était également nécessaire à la bonne santé musculaire et qu’une carence en vitamine D augmentait le risque de fractures et les chutes. De plus, les données épidémiologiques indiquent qu’un taux adéquat de vitamine D joue un rôle dans la prévention d’autres maladies, comme les troubles cardiovasculaires, certains cancers, les infections des voies respiratoires supérieures, la sclérose en plaques, le diabète sucré et les maladies intestinales inflammatoires.
Or, la déficience en vitamine D est fréquente dans toutes les catégories de la population. Les enfants de moins de trois ans, les personnes à la peau foncée, les femmes enceintes, allaitantes ou portant le voile et les personnes de plus de 60 ans y sont particulièrement exposés. En effet, avec l’âge, la production de vitamine D par la peau s’appauvrit, et par conséquent, les seniors qui ne sortent plus de chez eux forment le groupe le plus vulnérable.
Le présent rapport, intitulé « Carence en vitamine D : preuves scientifiques, sécurité et recommanda-tions pour la population suisse », a été rédigé par un groupe de spécialistes de la vitamine D à la demande de l’Office fédéral de la santé publique et de la Commission fédérale de la nutrition CFN. Il doit servir de base à l’Office fédéral de la santé pour actualiser les recommandations sur l’apport de vitamine D en Suisse.
Amendement du rapport de la CFN « Carence en vitamine D »
Les auteurs du rapport « Carence en vitamine D » et la CFN ont décidé que la recommandation de supplémentation de vitamine D de 600 UI/jour devrait être prolongée jusqu’à l’âge de 18 ans (et non plus jusqu’à l’âge de 3 ans, comme cela est actuellement le cas), lorsqu'une protection solaire est régulièrement utilisée. Depuis la publication de ce rapport, de nouvelles données scientifiques ont été publiées et les experts en pédiatrie en Suisse et les auteurs du rapport ont décidé de modifier les recommandations y figurant.
Depuis janvier 2014, l’Office vétérinaire fédéral (OVF) et la division Sécurité alimentaire de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) forment l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV). Par conséquent, les rapports ont été publiés au nom de l’OFSP, mais ne sont plus sous la responsabilité de ce dernier.