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La justice italienne enquête sur douze décès inexpliqués qui pourraient être liés à un vaccin contre la grippe de l'entreprise pharmaceutique Novartis. Un précédent bilan faisait état de onze morts. En outre, l'Agence italienne du médicament (AIFA) vise désormais non plus deux mais six lots du vaccin Fluad.
Quelque 1,4 million de doses sont concernées, selon un communiqué d'AIFA publié ce week-end. Une analyse préliminaire met également au jour des détails concernant les décès survenus. Les douze victimes sont sept femmes et cinq hommes. Huit avaient plus de 80 ans et dans huit cas la mort est survenue dans les vingt-quatre heures.
L'AIFA avait suspendu jeudi comme mesure préventive l'utilisation de ce vaccin de l'entreprise bâloise. Et le procureur de Sienne, en Italie, a lancé des enquêtes. Au moins deux lots présumés du vaccin Fluad ont en effet été préparés dans une usine de cette ville toscane.
Novartis a précisé que le Fluad est utilisé depuis 1997. Depuis, plus de 65 millions de doses ont été administrées avec succès dans le monde, "ce que confirment les données recueillies au cours d'études cliniques concernant plus de 70'000 patients".
Des impuretés
Le 24 octobre 2012, le ministère italien de la santé avait déjà suspendu l'utilisation de plusieurs vaccins contre la grippe de Novartis, dont le Fluad. Après y avoir constaté des impuretés, il avait assuré qu'il était nécessaire "de procéder à de nouvelles vérifications concernant la qualité et la sûreté" des vaccins Aggripal, Fluad et Influpozzi.
Berne avait alors ordonné l'arrêt à titre préventif des livraisons de vaccins antigrippe du groupe. D'autres pays comme l'Autriche, l'Allemagne, la France et le Canada avaient suivi. La Suisse et le Canada avaient levé leur interdiction quelques jours plus tard, le 31 octobre. Paris, Rome et Vienne avaient fait de même peu après.
ATS