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Essentialism and Mentalism in Austrian Economics
Persone
Abstract
Selon le mentalisme esssentialiste, nos activités et états mentaux — par exemple, nos croyances, nos jugements, nos préférences, etc. — occupent non seulement dans la réalité une place plus centrale que nos comportements, certaines affirmations à propos de ces états mentaux — par exemple, qu’ils sont toujours dirigés sur autres choses qu’eux-mêmes — parviennent à cerner ce que ces états mentaux sont essentiellement, c’est-à-dire généralement, nécessairement et/ou de façon a priori.
Le premier objectif de ce projet est de proposer une reconstruction du mentalisme essentialiste défendu par l’école autrichienne d’économie, en particulier par Carl Menger et Ludwig von Mises. Le second objectif est d’en évaluer la plausibilité.
Le premier sous-projet vise à reconstituer l’essentialisme de Menger et de Von Mises, à lumière des travaux récents sur l’essence et la modalité. Par exemple, si leur essentialisme se situe au niveau des propriétés ou des types, sur le contraste entre les lois exactes et inexacts, sur l’intemporalité, ou pas, des lois exactes, sur le contraste entre les essences complexes et simples.
Le deuxième sous-projet vise à reconstruire l'émergence de la notion économique de préférence en partant des observations et distinctions qui se trouvent dans les premiers travaux de l’école autrichienne de philosophie (Brentano, Kraus, Ehrenfels).
Dans le troisième sous-projet, l’essentialisme autrichien sera soumis à une analyse critique. Pour mettre à l’épreuve sa plausibilité, nous le confronterons avec une de ses plus radicales alternatives, soit la théorie des ressemblances de famille, souvent associée aux thèses tardives de Wittgenstein.