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La communauté LGBT+ demande des vaccins
Des associations, comme Sarigai, s'inquiètent face à la progression de la variole du singe. Elles critiquent l'inaction des autorités.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré en juillet l’urgence de santé publique de portée internationale concernant l’épidémie de variole du singe. Le virus se propage par un contact étroit entre deux personnes et se caractérise par des lésions cutanées, une forte fièvre et des douleurs articulaires.
A l'heure actuelle, plus de 300 cas ont été recensés en Suisse, dont six dans le canton de Fribourg. La plupart des cas concernent des hommes ayant eu des relations sexuelles avec un autre homme.
Selon l'OMS, les cas guérissent en général spontanément après quelques semaines. Mais la maladie peut entraîner des complications qui peuvent se révéler graves.
Pas de vaccin spécifique
Les milieux gays critiquent l'inaction de la Confédération, alors que d'autres pays proposent déjà le vaccin. "On a vu les moyens débloqués pour le Covid, pourquoi chez nous on n'arrive pas à acheter quelques milliers de doses?", s'étonne Gonzague Bochud, président de l'association fribourgeoise Sarigai.
Il n’existe pour l'instant aucun vaccin spécifique contre la variole du singe. Des pays comme la France utilisent le vaccin développé préalablement contre la variole. L'OMS indique que celui-ci est efficace à environ 85 % pour prévenir la variole du singe.
Les cantons ont peu de marge de manœuvre. "La prévention et la vaccination doivent se faire au niveau fédéral", répond le médecin cantonal Thomas Plattner. "C'est important de sensibiliser l'ensemble de la population à la problématique." L'Office fédéral de la santé publique indique sur son site: "Des clarifications sont en cours concernant l’acquisition de vaccins."