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L'Allemagne a battu l'Ukraine 2-0 à Lille pour son entrée en lice dans le groupe C de l'Euro 2016. Les champions du monde ont marqué par Mustafi et Schweinsteiger.
Les Allemands, parfois bousculés par des Ukrainiens valeureux, partagent donc la tête du classement avec la Pologne qu'ils affronteront le 16 juin à Saint-Denis dans un choc qui s'annonce haut en couleur.
Mais un constat s'impose: les craintes au sujet de l'état de forme de la Mannschaft n'étaient pas totalement infondées. L'équipe de Joachim Löw, peu à l'aise sur les balles arrêtées adverses, a également souvent été mise en difficulté par la vitesse des ailiers Yarmolenko (à droite) et Konoplyanka (à gauche). Ayant plié plus tôt qu'espéré, l'Ukraine n'a plus du tout calculé et a jeté toutes ses forces dans la bataille.
Ainsi a-t-elle bénéficié de quatre grandes occasions sur la seule première mi-temps (pas mal contre des champions du monde!). Par deux fois, Manuel Neuer a rappelé à ceux qui avaient pu l'oublier qu'il était ce qui se faisait de mieux au poste de gardien, en sortant une frappe de Konoplyanka (4e) et une tête de Khacheridi (27e).
Mais le portier du Bayern s'est aussi retrouvé battu à deux reprises, à la 37e sur une tentative de Konoplyanka sauvée confusément par Boateng sur sa ligne et à la 39e quand Zozulya a marqué un but finalement - et justement - annulé pour hors-jeu. La défense de la Mannschaft, privée de son patron Mats Hummels, a été tout sauf sereine.
L'envol de Mustafi
Associé à Boateng dans l'axe, Shkodran Musatfi a choisi son moment pour ouvrir son compteur international. A la réception d'un coup franc de Kroos, dont le jeu long a été un véritable régal, le défenseur de Valence s'est envolé dans les airs pour prendre le dessus sur Sydorchuk, concrétisant ainsi, à la 19e, la première des deux seules occasions franches allemandes de la première mi-temps.
La seconde, une ouverture laser de Kroos pour Khedira, aurait dû être synonyme de 2-0 mais le milieu de la Juve s'est heurté à Pyatov (29e). En résumé, forte d'une possession de balle de l'ordre de 60-40, l'Allemagne a regagné les vestiaires avec la faveur du score mais menée dans le décompte des occasions nettes!
Le schéma s'est répété après la pause. L'Allemagne a dominé sans être plus dangereuse que cela, faute de trouver la faille dans la muraille jaune et bleue, et l'Ukraine s'est est remise à ses animateurs excentrés pour vivre ses contres à fond.
Le cocktail d'une rencontre indécise, disputée, ouverte et, donc, plaisante. Jusqu'à ce que Löw change de stratégie et demande à ses joueurs de moins se projeter vers l'avant et d'évoluer plus en contrôle.
Schweinsteiger entre et marque
Epuisés après tant d'efforts, les Ukrainiens ont alors logiquement fini par imploser. A la 92e, deux minutes après son entrée en jeu, le convalescent Bastian Schweinsteiger a mis les siens à l'abri en réussissant là où Özil - auteur de l'assist - avait échoué à la 87e (duel perdu face à Pyatov).
A noter quand même qu'à la 88e, une mésentente entre Mustafi et Neuer avait failli déboucher sur une égalisation gag...
ATS