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Cette nuit, la cathédrale lausannoise a été prise d'assaut par des femmes, un feu de joie a été allumé à la place de la...14.06.2019 07:07 Unia
Le Grand Conseil valaisan a débuté sa journée de session par une minute de silence en mémoire des femmes victimes de la violence des hommes. Avant le début des débats, le président du Parlement cantonal, Gilles Martin a déclaré: «Cette journée est marquée par ce que certains appellent la grève des femmes, je préfère la journée des femmes, la journée de mise en valeur des femmes.»
A 15h 24, heure du début de la grève des femmes, le Grand conseil s’est interrompu une seconde fois. Les parlementaires se sont levés pour une seconde minute de silence pendant qu’une partie des hommes UDC ont quitté la salle. Ils sont revenus quelques minutes plus tard avec des roses oranges pour les parlementaires de leur groupe. Durant la session de l’après-midi, les femmes se sont aussi exprimées beaucoup plus que d’habitude. Elles étaient ainsi cinq parlementaires sur sept à prendre la parole au sujet des résultats de la BCVS.
Par contre, deux demandes de manifestations adressées par des collectifs de femmes ont été refusées à l’intérieur de la salle du Grand Conseil. Une demandait que 130 femmes s’assoient dans la salle du Parlement cantonal avant le début de la session pour montrer ce que donnerait un législatif féminin. Un second collectif a demandé de pouvoir chanter durant la session; il a été invité à chanter à l’extérieur de la salle.
Le premier citoyen du canton estime que le Parlement valaisan ne fait pas de discrimination entre hommes et femmes. Il en veut pour preuve le fait que lors de la dernière session, cinq femmes ont été nommées à des postes clés, par le hasard du calendrier sans doute, et «cela n’a posé aucun problème».