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CHAPITRE XV : L'ÉVANGILE DE MARC
La parole de Dieu se répandait ainsi chez les Romains et la puissance de Simon s'éteignit et disparut aussitôt avec lui.
Mais la lumière de la religion brilla d'un tel éclat dans l'esprit des auditeurs de Pierre que ce ne leur fut pas suffisant d'avoir entendu seulement l'exposé oral de cette prédication divine. Ils firent toutes sortes d'instances auprès de Marc, l'auteur de l'Évangile qui nous est parvenu et le compagnon de Pierre, pour qu'il leur laissât un livre qui leur fût un mémorial de l'enseignement donné de vive voix par l'apôtre, et ils ne cessèrent leurs demandes qu'après avoir été exaucés. Ils furent ainsi la cause de la rédaction de l'Évangile selon Marc. [2] Pierre connut, dit-on, le fait par une révélation de l'Esprit et il se réjouit d'un pareil zèle : il autorisa l'usage de ce livre pour la lecture dans les églises. Clément rapporte ceci dans sa sixième Hypotypose et l'évêque d'Hiérapolis, Papias, le confirme de son propre témoignage.
Pierre fait mention de Marc dans la première épître qu'il composa, dit-on, à Rome même : il l'indique du reste en appelant cette ville du nom métaphorique de Babylone dans ce passage : « L'église élue avec vous de Babylone vous salue, ainsi que Marc mon fils ».1
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voy. le texte de Clément, plus loin, VI, xiv, ↩