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Sébastien Reichenbach se réjouit d'en découdre samedi lors de la course en ligne des JO de Rio. Le profil accidenté du parcours est fait pour lui convenir.
"Le parcours est vraiment spécial, du jamais vu chez les professionnels dans un grand championnat", explique le grimpeur de la FDJ. "Il y a de belles côtes difficiles, un secteur pavé de 3 km à parcourir quatre fois et dans le final, une ascension de 8 km que l'on peut qualifier de col avec de forts pourcentages. Il y aura aussi des descentes très techniques. La course sera belle", précise-t-il.
"Ce sera un grand défi sur le plan personnel. C'est le genre de courses où mille scénarios sont envisageables", poursuit le Valaisan, qui sait ce qu'il aura à faire: "Je devrai attendre de me retrouver sur le dernier circuit, que l'on doit parcourir à trois reprises. Mais je ne devrai pas attendre la dernière ascension, car je n'ai pas la prétention de penser que je suis capable de suivre les favoris comme (Vincenzo) Nibali et (Alejandro) Valverde. Si je veux obtenir un super résultat, je devrai anticiper", glisse-t-il.
"On a la chance d'avoir deux coureurs, Fabian Cancellara et Michael Albasini, qui pourront tenter quelque chose d'entrée sur le premier circuit", explique encore Sébastien Reichenbach. "Il est possible qu'un groupe important sorte, ce qui rendrait la course difficile à contrôler avec de si petites équipes", affirme-t-il.
Se sent-il autant en forme que l'autre grimpeur valaisan de l'équipe, Steve Morabito ? "Avec Morabito, notre rôle sera de jouer notre carte sur la partie finale. Nous sommes tous deux en forme, Quand on est au niveau lors de la dernière semaine du Tour de France, c'est que la condition est bonne. On verra bien le jour J qui aura les meilleures sensations", conclut le 14e de la récente Grande Boucle.