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Les dettes peuvent toucher tout le monde
En Suisse, la plupart des personnes font partie de la classe moyenne. Un revenu sûr permet de vivre dans la prospérité. L’endettement ne semble pas constituer un danger. Mais les apparences sont trompeuses : l’endettement peut toucher tout le monde.
Souvent, des événement de vie critiques sont à l’origine d’un surendettement : perte d’un emploi, problèmes de santé ou séparation (voir statistiques DCS).
Lorsque l’amour s’en va, les dettes menacent
Lorsque l’amour s’en va, la pauvreté menace, rapporte Caritas Zurich en dressant le portrait de deux situations concrètes. Le magazine Beobachter écrit lui que le divorce rend pauvre. « La rupture familiale constitue surtout un risque de pauvreté pour les mères de famille monoparentale. Toutefois, un divorce peut également mener les hommes à la ruine. »
Il en va de même pour une maladie ou un accident. 6000 personnes ont été interrogées par la Zurich Assurances sur la couverture de leur revenu en cas de maladie ou d’accident. Les réponses montrent que la majorité des personnes sous-estiment leurs risques.
Revenu mensuel du ménage en cas d’incapacité de travail
Première ligne à gauche: Revenu mensuel du ménage attendu si la personne qui apporte le revenu principal ne peut plus travailler
Deuxième ligne à gauche: Revenu mensuel attendu pour maintenir le standard de vie
troisième ligne à gauche: Revenu mensuel attendu pour un standard de vie convenable / acceptable / raisonnable
Légende à droite: <25% du revenu antérieur,<50% du revenu antérieur,<75% du revenu antérieur,
équivalent du revenu antérieur, plus que le revenu antérieur, ne sait pas
L’ascenseur descend aussi
La mobilité des revenus ne s’effectue pas dans un seul sens. Elle peut également mener vers le bas, notamment après des événements de vie critiques. La prospérité des classes moyennes est valable uniquement sur appel , comme le montre la présentation de l’Office fédéral de la statistique.
Mais quand même pas moi ?
La science explore également le rapport entre endettement et traits de personnalité, manque de compétences financières, impulsivité et facteurs psychologiques. Conclusion : les facteurs socioéconomiques et psychologiques vont souvent de pair, par exemple la « vision étroite » comme conséquence cognitive de la privation.
Dans le contexte de sa contribution à un ouvrage collectif, Felser conclut que les facteurs psychologiques « rendent les gens plus vulnérables au surendettement. Les conditions structurelles sont toutefois au moins aussi importantes. (…) Et certaines personnes, qui s’imaginent à l’abri de ce problème en raison de leur équipement cognitif et motivationnel, peuvent tout à fait être touchées elles-mêmes en cas de conditions critiques. »
(Auteur: Pascal Pfister)