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Ce terme est employé surtout au XIXéme siècle, époque où l’industrialisation prend son essor, pour désigner les jeunes collégiens poursuivant leurs études et financièrement dépendants. Ces jeunes appartiennent à la bourgeoisie.
Pour Agnès Thiercé, l’adolescence est « une construction sociale ». La notion s’élabore au lendemain de la révolution, stimulée par l’attention portée à la découpe des âges de la vie et par la découverte de l’instabilité des êtres et des choses.
Rousseau avait souligné les dangers de la métamorphose pubertaire, moment critique d’une seconde naissance. Le XIXème ressasse cette mise en garde (« Histoire de l’adolescence et des adolescents » d’Agnès Thiercé).
Pour Patrice Huer (Journal français de psychiatrie N° 14 d’Avril 2001), « l’adolescence est un concept flou correspondant à une période de vie créée artificiellement ».
« Cette situation de flou entre deux âges est caractéristique des sociétés modernes occidentales. Elle n’existe pas dans les cultures traditionnelles d’Afrique, d’Amérique du Sud ou d’Asie. » C’est la puberté physiologique qui marque le passage de l’enfance à l’âge adulte.
Chez les Romains, l’adolescence se terminait officiellement à 30 ans.
Chez nous le service militaire ou l’entrée dans la vie active constituait un repère visible.
Le problème de communication, de confiance en soi, de positionnement, de gestion des émotions et la maturation cérébrale et la puberté.
Lors de l’entrée en adolescence, les éprouvés pubertaires font irruption et constituent sur le plan du réel une forme de précipitation (Rassial, 1996).
Comme le souligne Cadoret (Cadoret, 2003), « pour un adolescent, il est d’abord une situation qui fait urgence : son corps est en transformation et ses ritualités infantiles ne tiennent plus ».
De fait, cette « urgence de la vie » constitue un point originaire, chose première, effrayante et difficilement assimilable, à partir de laquelle le sujet doit pourtant advenir par le biais d’une mise en représentation narrative.
L’adolescent est ainsi confronté à la nécessité d’une traduction de ses émois, des traces de sa pulsionnalité en attente de (re)signification ; la poussée pubertaire doit pouvoir se traduire dans l’appareil de langage.
Néanmoins, il y a quelque chose de fondamentalement indicible dans l’instant de résurgence du sexuel, qui vient mettre à mal ce que la latence avait instauré en termes de symbolisation secondaire.
La dimension climatérique et endogène des changements éprouvés, leur actualité atmosphérique, tend à pétrifier le sujet adolescent dans une pesanteur qui menace de le submerger.
Du fait de la resexualisation des relations objectales et de la levée du refoulement, la puberté vient mettre en crise la version infantile de sa propre histoire libidinale.
Mais c’est bien ce processus qui autorise une forme de travail autobiographique susceptible de re-signifier en différé certaines expériences infantiles restées en suspens et en quête de sens.
Au fond, le mouvement pubertaire autorise une réécriture de l’histoire, introduisant une forme de refiguration narrative subjectivante.
On pourrait dire que le passé est « re-composé » à travers cet après-coup qui réactive le palimpseste d’émois anciens, irréductiblement à toute linéarité.
L’adolescence, en tant que moment de (re)construction narrative, devient ainsi la condition de l’ouverture de l’avenir, temps de la récapitulation et de la relance.
Cette reconstruction, par la langue, de l’histoire infantile soutient également la possibilité de déployer un horizon représentationnel intégrant un projet identificatoire et désirant ; re-composer son propre récit, c’est s’ouvrir à la possibilité d’un devenir autre.
L’après-coup pubertaire constitue dès lors une expérience paradigmatique qui introduit le sujet adolescent vers une forme de resignification permanente de son propre passé, mais également de son être-en-devenir, à travers une métabolisation par le verbe.
L’adolescent aimerait faire partit de la société avec tous ses problèmes, qu’il n’arrive pas à maitriser car cela n’est pas à sa portée.
Il a besoins d’être accompagné, par ses parents, ses amis et les profs, tout en étant apprécié et à l’écoute même dans des moments difficiles ou lorsqu’il recherche son identité en faisant des bêtises, en étant insolant, prenant des substances, passant du temps avec d’autres amis.
Ces situations sont normales, il faut juste savoir ce qui est acceptable et pas.
Il est important de prendre du recul pour mieux avancer dans la relation avec vos adolescents.
Les parents pensent souvent que leurs enfants ne les aiment pas au contraire, ils aimeraient vous faire plaisir mais n’arrivent pas à prendre de décision car ils sont trop stimulés et comme le lob frontal n’est pas encore développé, celui-ci permet de raisonner et permet de prendre des décisions, donc ils sont beaucoup dans la provocation pour mieux comprendre le système dans lequel ils vivent.
Grasse aux expériences et des remarques constructives(positifs) des parents, lob frontale se développera dans une bonne harmonie.
« Naguère, tout était clair et parfaitement en ordre dans ma tête ; maintenant, mes pensées me font l’effet de nuages entre lesquels il y aurait des trous – ces endroits précis qui m’arrêtent – par où l’on apercevrait un immense espace incertain » (R. Musil, Les désarrois de l’élève Törless)
La communication
Le verbale est difficile avec les adolescents car ils ne sont pas très sûre d’eux.
Ils ont besoins beaucoup d’informations pour permettre de connaitre mieux les sujets, afin d’avoir une bonne interaction.
Un adolescent ne va pas forcement s’intéresser au sujet des parents, puisque la seule chose qui l’intéresse est le PORTABLE.
Alors il est important de se focaliser sur ses intérêts pour rentrer dans la communication.
Ensuite les parents peuvent aborder d’autres sujets.
Ne laisser jamais votre adolescent de côté pendant des moments de retrouvaille car il va s’isoler et va quitter la table au plus vite pour ne pas déranger ses parents.
Il est important de bien observer son adolescent pour lancer une discussion car un adolescent en mauvais humeur ne donnera jamais un échange mais pourra être insolant ou violant donc il est important de le laisse calmer pour ensuite entamer une relation.
Lorsque vous discutez avec votre adolescent, il est primordial de lui demander de laisser sous silence son portable dans sa chambre et les parents doivent absolument se focaliser sur leur enfant pour mieux transmettre le sujet et mieux recevoir l’information du récepteur.
Il est important pour les parents d’avoir ces points en tête pour mieux avoir une interaction avec son adolescent.
- Écouter attentivement : important de l’écouter jusqu’au bout
- Un amour inconditionné : lui montre que vous l’aime en le prenant dans le bras et lui dire verbalement mais pas en présence de ses amis.
- Respecter sa vie privée, laisser s’enfermer dans sa chambre, ne rentre pas sent frapper dans sa chambre.
- Pratiquer des activités en famille
- Être ouvert aux questions
- S’informer avec toute décision et toute action : important de savoir le sujet parfaitement pour permettre à l’adolescent d’avoir toutes informations au moment d’une décision importante
- Être un bon exemple, important de se comporter correctement dans différentes situations par exemple, lorsque vous êtes stricte utiliser une voix ferme, pour féliciter une voix tendre, l’aimer parler avec douceur et prenez le dans les bras.
- Communiquer efficacement et bien vaillance
Tous ces points vous permettront d’avoir une communication enrichissant, une bonne harmonie dans la famille, aussi votre enfant se développe dans des meilleures conditions et acquerra petit à petit la confiance en soi.
La maturation cérébrale
Nous pouvons constater pendant la période de l’adolescent le cerveau n’est pas encore mature pour contrôler tous les stimulus et les émotions car le cortex est composé de plus de matière blanche que de grise.
La substance grise est le lieu des opérations mentales et du stockage des informations.
C’est la couche externe du cerveau ou cortex ; elle est composée d’un grand nombre de corps cellulaires neuronaux – les régions des neurones qui intègrent des informations.
Tandis que la matière blanche permet de circuler les informations rapidement.
Pour cette raison, les adolescents se laissent absorber par tout son entourage, famille, amis et l’environnement socio-professionnel.
Malheureusement, il n’arrive pas à raisonner et prendre des désistions car le lob frontal n’est pas encore complètement développé.
L’adolescent a besoin plus de temps pour que son cerveau finisse se développer à 25 ans.
Il est important de faire très attention, lorsque l’adolescent acte d’une manière dangereuse car il n’a pas de freins pour les arrêter.
Je pense la solution rapide n’est pas la meilleure car elle ne permet pas de garder une continuité à long terme, mais elle répare la douleur sur le moment.
Notre système se concentre sur un cat précis pour se débarrasser du problème au plus vite mais ne va pas chercher plus loin la cause pour que cela n’arrive plus par exemple, si un tuyau d’une voiture fuit, le garagiste va juste changer le tuyau mais ne va pas chercher la vraie cause.
Le problème est le même avec les adolescents, les parents résolvent la situation présente en allant dans la confrontation et non dans l’écoute active qui leurs permettront de mieux cerner la demande de leurs enfants.