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La Nati arrache un match nul aux stars brésiliennes
L'équipe de Suisse a réussi son entrée dans la Coupe du monde, dimanche à Rostov. Elle a tenu Neymar et les siens en échec après avoir encaissé le premier but.
La Coupe du monde débute de la plus belle des manières pour la Suisse. A Rostov-sur-le-Don, la sélection de Vladimir Petkovic a contraint le Brésil au nul (1-1).
Ce point arraché à la Seleçao grâce à une tête de Steven Zuber vaut de l'or. Il permet à la Suisse d'aborder le match de vendredi à Kaliningrad contre la Serbie en position de force dans la mesure où un nouveau match nul n'hypothéquerait en rien ses chances de qualification pour les huitièmes de finale. Mais avec la confiance et la réussite - elle a marqué sur sa seule occasion de la soirée - qui sont les siennes cette année, la Suisse cherchera vendredi la victoire pour, pourquoi pas, contester au Brésil la première place de ce groupe E jusqu'à l'ultime minute du troisième match contre le Costa Rica.
Ce résultat valide en quelque sorte la sixième place au classement FIFA de l'équipe de Suisse. Il récompense une équipe qui a toujours, même dans les moments très durs qu'elle a connus dans cette rencontre, cherché à faire quelque chose avec le ballon. Il a, surtout, été obtenu alors que bien des joueurs furent très loin de connaître un soir de grâce dimanche à Rostov-sur-le-Don. Cette remarque souligne que la Suisse n'a désormais plus besoin de livrer le match «parfait» dont rêvait si souvent Köbi Kuhn pour tenir le choc face aux meilleures équipes du monde. On rappellera qu'elle avait terminé il y a deux semaines sa rencontre amicale à Villarreal contre l'Espagne sur le même score.
Un temps fort récompensé par une frappe imparable de Coutinho: le Brésil a témoigné d'un froid réalisme pour jouer dès la 20e minute sur du velours. Le joueur du FC Barcelone n'a laissé aucune chance à Yann Sommer sur une action qui avait vu Steven Zuber mal renvoyer de la tête un centre du capitaine Marcelo. Le Zurichois a commis l'erreur fatale en cette fatidique 20e minute.
Il l'a heureusement rattrapée de la plus belle des manières. A la 50e minute, le Zurichois égalisait de la tête sur un corner admirablement tiré par Xherdan Shaqiri. Furieux, les Brésiliens réclamaient vainement auprès de l'arbitre le recours à la vidéo. A leurs yeux, Zuber avait poussé Miranda avant de battre Alisson.
Cette égalisation venue presque de nulle part n'entrait sans doute pas dans les plans des Brésiliens. Tite arrêtait ainsi le choix de modifier sa ligne médiane avec les introductions de Renato Augusto et de Fernandinho. Dans le camp adverse, Vladimir Petkovic était contraint de remplacer un Valon Behrami qui fut le grand leader de cette équipe de Suisse par Denis Zakaria à la 70e. Le Tessinois était allé au bout de ses forces pour sa 80e sélection. Il a réussi l'exploit de faire presque oublier le match bien terne livré par Granit Xhaka.
Sans Behrami, la Suisse a logiquement subi en cette fin de match.
Avec un Neymar vraiment effacé, les Brésiliens criaient une seconde fois au scandale pour une faute de Manuel Akanji sur Gabriel Jesus. Mais siffler penalty sur cette action aurait nourri un débat sans fin. Et à la 90e minute, Yann Sommer a sorti l'arrêt qu'il fallait sur une tête de Roberto Firmino.
Les cinq minutes du temps additionnel se transformaient ensuite en six minutes trente à la plus grand rage de Vladimir Petkovic. Un coup franc de Neymar et un ultime corner ne donnaient rien pour les Brésiliens tenus en échec le soir où ils entendaient démontrer à la terre entière qu'ils étaient de retour. C'était sans compter cette admirable équipe de Suisse!