Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07247.jsonl.gz/303

| Beat Bürgenmeier prend
la tête du CUEH

Ancien
doyen de la Faculté des sciences économiques et sociales, de 1995 à 2001,
Beat Bürgenmeier a l'habitude des postes à responsabilités au sein de
l'Université. Ses nombreuses recherches sont consacrées à la socio-économie,
et notamment au domaine de la protection de l'environnement. Il est également
membre de plusieurs commissions à l'échelon national. Il a été chargé,
au plan international, d'un mandat d'expertise auprès de la Banque
mondiale et a été, en 1993, membre de la Délégation
suisse auprès de la CNUCED.
Quelles sont les principales activités
abritées par le CUEH?
Beat Burgenmeier: "Pour ce qui est de l'enseignement, nous sommes
complémentaires par rapport aux filières des facultés. Les étudiants effectuent
chez nous des 'mineures'. Nous délivrons également plusieurs Diplômes
d'études supérieures spécialisés. Quant à notre domaine de recherche,
il s'agit pour l'essentiel du développement durable, notre préoccupation
étant de rendre ce concept opérationnel".
Quels sont vos projets en arrivant
à la tête de ce Centre?
B.B.: "On constate que l'Université doit se doter d'une structure ambitieuse
pour faire face à l'exigence interdisciplinaire. Mon principal souci est
donc de rassembler des forces parfois dispersées et de mieux coordonner
ce qui se fait déjà, notamment en collaboration avec l'Université de Lausanne
dans le cadre du programme
Iris. A terme, mon ambition est de proposer une gamme complète de
diplômes en sciences de l'environnement, à l'image de ce qui se fait l'université
MacGill, au Canada.
De cette manière, Genève pourra renforcer sa position au niveau international
dans le domaine de l'environnement. La fermeture de l'Académie de l'environnement
a laissé un vide qu'il s'agit maintenant de combler".
Le domaine de l'environnement est
propice aux liens avec la Cité. Comment envisagez-vous ces relations ?
B.B.: "Depuis quelques années, les questions environnementales ont
nettement baissé au hit-parade des préoccupations du grand public. Mais
c'est un domaine qui se développe de toutes façons sur la durée et le
monde politique y est de plus en plus attentif. A cet égard, le CUEH a
la volonté de devenir un centre de compétences pour la société civile".
Contacter le prof. Bürgenmeier