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Le journaliste Louis-Albert Zbinden rencontre l'écrivain français Romain Gary, à l'occasion de la parution de son livre intitulé Adieu Gary Cooper. Il évoque dans cet ouvrage la jeunesse américaine en Suisse.
En quête de «valeurs vraies», Romain Gary dénonça dans son oeuvre les mensonges du monde moderne. Il obtient en 1956 le Goncourt avec L'obsession de la vieillesse et l'impossible quête de son identité le conduisirent au suicide après s'être inventé un double littéraire, Émile Ajar (La Vie devant soi, 1975).
Romain Gary, de son vrai nom Romain Kacew, est né à Vilnius en 1914. Il arrive en France à l'âge de 14 ans, élevé par sa mère, une actrice russe d'origine juive. Après des études de droit, il s'engage dans l'aviation et rejoint la France libre pendant la guerre. Il sera Compagnon de la Libération en 1944.
De 1945 à 1961, il mène de front une carrière diplomatique et une œuvre romanesque centrée sur des thèmes puisés dans l'actualité, qu'il s'agisse de la guerre, du racisme ou des problèmes écologiques (Éducation européenne, 1945; les Racines du ciel, qui obtient le Prix Goncourt, 1956; les Cerfs-Volants, 1980). Ses récits des années 60 portent l'empreinte de sa rencontre avec l'actrice américaine Jean Seberg, qu'il épouse en 1963.
Hanté par les effets du vieillissement, il renouvelle profondément son inspiration et son style en signant quatre romans du nom d'Émile Ajar, pseudonyme mystérieux que les journalistes parisiens ont pris à l'époque pour celui de Paul Pavlowitch, le neveu de Romain Gary et pour lequel il obtient en 1975, avec la Vie devant soi, une nouvelle fois le Prix Goncourt.
Profondément affecté par les épreuves de la vie, Gary prépare minutieusement son départ et se suicide en décembre 1980.
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Journaliste: Louis-Albert Zbinden