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Le gouvernement espagnol a reconnu lundi les pouvoirs du président nouvellement élu de Catalogne Quim Torra. Mais Madrid refuse de valider la composition de l'exécutif régional, prolongeant de fait la tutelle de Madrid sur la région.
Le chef du gouvernement Mariano Rajoy a dit espérer que la Catalogne présenterait rapidement un gouvernement viable et prêt à un dialogue sérieux avec Madrid.
"La Catalogne a besoin d'un "gouvernement qui respecte la loi" et "qui soit capable de dialoguer sérieusement", a insisté Mariano Rajoy devant des chefs d'entreprises à Vigo (nord-ouest), lors de sa première prise de parole depuis l'annonce de la liste du gouvernement catalan. "La loi est la règle du jeu", a-t-il insisté.
Quim Torra, élu lundi dernier à la présidence de la Généralité, a annoncé samedi la composition de son cabinet au sein duquel figurent quatre hommes en détention provisoire ou en exil à Bruxelles. Dans dans un nouveau geste de défiance à l'égard de Madrid, il a rendu visite lundi à des dirigeants indépendantistes détenus dans une prison de la lointaine périphérie de Madrid, dont Jordi Turull et Josep Rull qu'il a nommés au sein de son gouvernement.
"Dans aucun pays de l'UE, ces prisonniers ne seraient en détention provisoire pour les délits dont on les accuse", a-t-il dit à la sortie de la prison d'Estremera, ajoutant que Jordi Turull et Josep Rull lui avaient fait part de "leur volonté de prendre leurs fonctions".
Le gouvernement espagnol, qui a placé la Catalogne sous tutelle après la proclamation d'indépendance du 27 octobre dernier, s'est indigné de la présence des personnalités en question, parlant d'une provocation.
En vertu de la législation d'urgence définissant les termes de la mise sous tutelle de la Catalogne, l'administration directe de la région ne sera levée qu'une fois formé et validé l'exécutif local.