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En septembre 1978 Marcia Hafif signe dans le magazine américain Artforum l’article « Beginning again » dans lequel elle analyse le contexte de son retour à la peinture six ans auparavant. Sa carrière picturale s’affirme véritablement lors de son installation à Rome de 1961 à 1969 lorsqu’elle explore de façon programmatique une forme d’abstraction*. Suivra une parenthèse californienne conceptuelle où le médium photographique et la vidéo interviendront comme modes opératoires privilégiés.
En 1972, après son installation à New York, Marcia Hafif commence par dessiner des successions de lignes parallèles verticales débutées dans le coin supérieur gauche de la feuille jusqu’à ce que la page soit couverte de lignes semblables. Elle reproduit par la suite le processus sur des toiles de format variables avec « les éléments indéniables de la peinture... la toile, la peinture, l’outil d’application de la peinture et la main de l’artiste... [pour]... couvrir le dessus de la toile avec de la peinture, pas plus, pas moins... Les coups de pinceau se développent selon les qualités du pigment ». Elle n’utilise dans un premier temps qu’un pigment à la fois se concentrant sur les aspects fondamentaux de la pratique du monochrome, développant les questions posées pendant les premières années du 20e siècle par les avant-gardes européennes et les courants picturaux américains de l’après-guerre.
Après avoir étudié et longuement présenté les œuvres produites pendant les années romaines, le MAMCO prolonge sa réflexion sur l’œuvre peint de Marcia Hafif en montrant une sélection de dessins et de peintures réalisés dès 1972 et appartenant au corpus baptisé «Inventaire» par l’artiste.
* La période romaine est marquée par la production
de 210 peintures, dont subsiste la moitié et 250
dessins et collages recensés dans le catalogue raisonné de la période publié par le MAMCO en 2010 .
Exposition organisée par Lionel Bovier et Sophie Costes