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Politinfo fournit des informations sur les votations à venir : les objectifs des propositions et les arguments des opposant*es et des partisant*es sont résumés de manière compréhensible. Pour certaines propositions, la Fédération suisse des associations de jeunesse (CSAJ) prend également position. La voix des jeunes compte - le CSAJ appelle chacun à utiliser son droit de vote et à se rendre aux urnes !
L'initiative demande une imposition plus élevée des hauts revenus du capital afin de parvenir à une redistribution plus équitable des richesses. Aujourd'hui, tous les revenus tels que les salaires, les pensions et les revenus du capital (par exemple, les intérêts, les dividendes, etc.) sont en principe imposés dans leur totalité. Dans le cas de l'impôt sur le revenu et sur la fortune, les personnes ayant des revenus élevés paient proportionnellement plus que celles à bas revenus. De cette manière, et surtout par le biais des prestations sociales (p. ex. AVS, AI), ces impôts contribuent à la redistribution. Pour le comité d’initiative, la taxation du capital et la redistribution existante ne vont pas assez loin. Il demande que les revenus du capital soient plus fortement imposés lorsqu’ils sont élevés. Les revenus du capital devraient être comptés une fois et demie dans le calcul de l'impôt au-delà d'un certain montant - déterminé par le Parlement - soit 50 % plus lourdement que les autres types de revenus. Les recettes supplémentaires résultant de l’imposition plus élevée des revenus du capital seront, comme le prévoit l’initiative, affectées à une réduction de l’imposition des revenus faibles ou moyens du travail ou à des prestations en faveur de la prospérité sociale.
Arguments des partisan*es :
L'inégalité des richesses s'accroît depuis des années. Les salaires stagnent, tandis que les loyers et les primes d'assurance maladie augmentent. Parallèlement, les personnes les plus riches de Suisse s'enrichissent grâce aux dividendes et aux bénéfices des actions. Les grand*es actionnaires, par exemple, ne doivent payer des impôts que sur 70 % de leurs revenus du capital, alors que toutes les autres personne doivent payer des impôts sur la totalité de leurs revenus. Selon les initiateur*trices, l'initiative permettra d’imposer plus équitablement de grand*es actionnaires et de soulager les 99 % de la population.
Arguments des opposant*es :
En comparaison internationale, les revenus en Suisse sont relativement bien répartis. En outre, il existe déjà une redistribution importante par le biais des impôts et des prestations sociales. Les opposant*es estiment que l'initiative affaiblit l'incitation à épargner et, d'autre part, elle compromet l'attractivité de la place économique suisse. En particulier pour les personnes disposant de revenus du capital élevés, les impôts jouent un rôle important dans le choix du lieu de résidence. Le texte de l'initiative laisse trop de questions ouvertes : à quel niveau les revenus du capital seraient plus lourdement taxés, quelles composantes du revenu seraient touchées et comment les revenus supplémentaires seraient redistribués.
Aujourd’hui en Suisse, il existe de nombreuses formes de configuration familiale, mais tou*tes les partenariats n'ont pas les mêmes droits. Les couples de même sexe ne peuvent pas se marier civilement; en Suisse seul le mariage entre une femme et un homme est possible. Les couples de même sexe ne peuvent faire reconnaître leur relation que dans le cadre d'un partenariat enregistré. Avec la loi modifiée, les couples de même sexe seraient institutionnellement et juridiquement égaux aux autres couples mariés. Actuellement, les couples de même sexe n'ont pas la possibilité d'obtenir la naturalisation simplifiée de leur partenaire ou l'adoption conjointe d'un enfant, et ils n'ont pas non plus accès à la procréation médicalement assistée. Le Conseil fédéral et le Parlement ont donc décidé que les couples de même sexe puissent également se marier civilement et auraient ainsi les mêmes droits et obligations que les couples hétérosexuels.
Arguments des partisan*es :
L'ouverture du mariage donne aux couples homosexuels les mêmes droits qu'aux couples non homosexuels; elle entraîne également une égalité de traitement juridique en matière de naturalisation, d'adoption et de médecine reproductive. Il existe aujourd'hui en Suisse de nombreuses formes différentes de configuration familiale. L'une de ces formes est le couple de même sexe avec ou sans enfant. Pour le bien-être de l'enfant, ce n'est pas la forme de la famille qui est déterminante, mais l'attention et les soins que les enfants reçoivent. En outre, cette modification du code civil ne prévoit pas d'autres adaptations en matière de procréation médicalement assistée; tous les couples mariés doivent avoir les mêmes droits dans ce domaine. Rien ne change pour le mariage entre une femme et un homme, personne n’est alors désavantagé*e.
Arguments des opposant*es :
Un référendum a été organisé contre cette décision. Les comités référendaires considèrent le mariage comme l'union d'une femme et d'un homme, car ce n'est que de cette manière que des enfants peuvent naître naturellement. Selon les opposant*es, cette modification de la loi entraînera l'absence de père et des problèmes d'identité pour les enfants concerné*es en raison de l'accès à la procréation médicalement assistée. Les enfants ont le droit de connaître leurs deux parents biologiques. Elles*Ils ont besoin de modèles des deux sexes, ce qui leur est refusé par le don de sperme pour les couples lesbiens. En outre, les comités référendaires craignent qu'après l'adoption de cette modification du code civil, d'autres demandes de don d'ovules et de la gestation pour autrui ne suivent rapidement.
Position du CSAJ :
Le Conseil suisse des activités de jeunesse (CSAJ) se prononce en faveur du mariage pour tou*tes. Le CSAJ s’est prononcé à diverses reprises lors du processus legislatif et soutien le comité « mariage pour tous et toutes ». Les inégalités entre les couples homosexuels et les couples hétérosexuels doivent être abolies. La suppression des inégalités offre une meilleure protection aux familles et à leurs enfants. De plus, la lutte contre la discrimination des personnes LGBTIQA+ a un impact important sur la situation des jeunes. Le CSAJ promeut activement l'inclusion des jeunes LGBTIQA+ dans les associations de jeunesse et mène un travail de sensibilisation à travers le projet "BreakFree !". Chaque jeune doit pouvoir s'épanouir dans une société ouverte, inclusive et moderne.