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Par amortissement est désigné un remboursement complet ou partiel d’une hypothèque. Dans ce contexte, on parle souvent de remboursement d’une hypothèque. La part de l’hypothèque devant être remboursée (amortie) est nommée deuxième hypothèque.
Une hypothèque doit être remboursée au minimum aux 2/3 (c’est-à-dire à environ 66%) de la valeur de nantissement (selon les directives 2014 de SwissBanking). Il n’y a pas de contrainte d’amortissement si le taux d’avance est inférieur aux 2/3.
Les paiements d’amortissement font par ailleurs l’objet des limitations suivantes:
- La durée d’amortissement (période au cours de laquelle les remboursements ont lieu) s’élève à quinze ans au maximum.
- Le premier remboursement doit avoir lieu au plus tard une année après le versement de l’hypothèque.
- Les remboursements doivent avoir lieu de façon linéaire, c’est-à-dire selon des paiements partiels réguliers. En particulier, il n’est pas permis d’effectuer des remboursements peu importants (ou pas de remboursements du tout) au début de la durée d’amortissement et de les compenser plus tard par des remboursements plus élevés.
En plus de la durée d’amortissement maximale, les banques et les assurances exigent généralement que l’hypothèque ait été complètement amortie avant la 65e année (âge ordinaire de la retraite).
Généralement, les hypothèques qui représentent moins que les deux tiers de la valeur de nantissement peuvent aussi être amorties volontairement de façon directe ou indirecte. Vous pouvez limiter la charge d’intérêt hypothécaire par un amortissement volontaire. Lorsque l’amortissement a lieu de façon indirecte, vous ne devez pas donner en gage l’avoir que vous utilisez pour le remboursement. Vous pouvez par exemple placer cet avoir dans le cadre du troisième pilier.