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Intervention précoce
L'intervention précoce doit permettre de repérer le plus tôt possible les symptômes d'une maladie, d'un comportement ou d'un développement problématique ainsi que les risques individuels et d’intervenir le plus tôt possible de manière appropriée. Il existe des méthodes de repérage précoce pour les problèmes liés aux addictions, aux maladies psychiques comme la dépression, au suicide ou à l’exclusion sociale. Le terme «précoce» se réfère au stade de développement d’un problème ou au moment de l'intervention et non pas à l'âge de la personne concernée. Si la personne concernée est soutenue dès son jeune âge, on parle alors d' encouragement ou de soutien précoce. Il existe également des programmes d'intervention précoce ciblant la consommation d'alcool des personnes âgées, par exemple.
L'intervention précoce comprend deux parties qui font le lien entre la prévention primaire ou universelle et le traitement. La frontière entre les deux types de prévention n'est pas toujours claire et il s'agit souvent d'une question de point de vue. Le soutien précoce aux enfants ayant des problèmes de comportement peut par exemple être considéré comme de la prévention indiquée pour lutter contre de futurs problèmes éventuels d’addiction, mais aussi comme une mesure d’intervention précoce. La prévention et le traitement (y compris l’intervention précoce) ne s’excluent pas mutuellement, mais sont interdépendants et s'inscrivent dans un continuum.
En général, il faut se rappeler que le repérage précoce n'a de sens que si une intervention ultérieure est possible et réalisable. Le repérage précoce nécessite également une bonne connaissance des facteurs de risque du problème en question.
Sources
Bachmann, A./Kläusler-Senn, C./Fabian C. (2011): Früherkennung und Frühintervention: Wo stehen wir? SuchtMagazin 37(5): 4-9.