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"Laura, ma fille et l'aliénation parentale: notre histoire"
Dossier Laura
- Années 2012 à 2016 et publication d’un livre
Après des années de lutte juridique entre 2012 et 2016 pour obtenir notamment un droit de visite usuel en septembre 2015, Carlos Koplowitz écrit un livre « Laura, ma fille et l’aliénation parentale : notre histoire » dans lequel il décrit le destin à rebondissements de cette cellule familiale de 2016 à 2020. Ci-dessous, vous trouverez la suite de cette histoire, de ces destins jusqu’à de nos jours …
- Juillet 2020: Carlos Koplowitz introduit une action auprès de la Juge de Paix de Renens
afin de statuer sur la suite à donner à l’éducation de Laura : Quand Laura peut-elle revoir son père ? La mère est-elle apte à garantir l’équilibre psychologique de Laura ?
L’aliénation parentale est-elle nourrie encore aujourd’hui par la mère ?
- Septembre 2020: La Juge décide de mandater une expertise auprès de l’Hôpital de Cery
qui est refusée par la mère sous prétexte que le rapport effectué dans ce même hôpital en 2015 ne lui avait pas été favorable.
- Novembre 2020: La juge mandate une deuxième cellule psychiatrique au CHUV (Wouters/Gasser)
afin d’effectuer une expertise psychologique de l’enfant et des compétences parentales de Mme Alexia W. et de moi-même.
- Mai 2021: Mme Alexia W. refuse que Laura puisse me rencontrer
- Juillet 2021: L’enfant témoigne devant la Juge qu’elle ne veut plus me revoir. Elle refuse également que je puisse avoir accès à ses notes et bulletins scolaires
- Août 2021: Les experts du CHUV (Wouters/Gasser) communiquent…
… qu’il n’est pas possible de rendre un résultat sur mes compétences parentales car la mère et la fille bloquent tout contact avec moi.
La juge décide tout de même de recevoir le résultat des analyses que les experts peuvent fournir à ce jour.
- Septembre 2021: Mme Alexia W. refuse que les rapports mandatés tous par la Justice à savoir le rapport psychiatrique de Cery du Dr. Francescotti (2015), de la Dr Lasserre-Bovard (2018) et de la cellule psychiatrique du CHUV (Wouters/Gasser), soient versés au dossier
au motif que tous ces experts mandatés par la Justice sont estimés partiaux par Mme Alexia W. et soutiennent toujours le père.
- Octobre 2021: La Juge décide non seulement d’accepter que le rapport soit versé au dossier
mais également de mandater la Direction Générale de l’Enfance et de la Jeunesse (DGEJ) pour entreprendre une expertise sur les compétences parentales et sur la situation de santé de Laura.
Le DGEJ accepte le mandat qui pourra débuter dans le meilleur des cas en mai 2022.
- Novembre 2021: Dans un courrier adressé à la Juge, Carlos Koplowitz propose que Laura soit admise au plus tôt dans un foyer
afin de la protéger des dysfonctionnements de la mère qui la perturbent dans son développement psychologique et émotionnel.
- Février 2022 : Juge décide de dessaisir la mère et son avocat de la défense des intérêts de Laura
pour les confier à un avocat curateur personnel qui aura pour mandat de s’occuper uniquement des intérêts de Laura.
- Juin 2022 : En audience le père décide de ne pas demander la mise en foyer de sa fille. Les conclusions de l’expertise Wouters/Gasser (2020 – 2022) sont suivies par la Juge
Cette solution de mise en foyer est en effet pour l’instant inappropriée. Suite aux conclusions du rapport Wouters/Gasser qui mettent en lumière un dysfonctionnement de la mère, la Juge décide de limiter l’autorité parentale de la mère et de confier à la DGEJ le mandat de suivre l’éducation de Laura (le rapport d’expertise Wouters/Gasser de 2022 suffit, la DGEJ n’a pas besoin d’ (re) établir un rapport qui aboutira aux mêmes conclusions). Une assistante sociale viendra contrôler, analyser et conseiller la mère dans la suite de l’éducation qu’elle donne à Laura.
La Juge décide également de mandater l’Association Famille Action et la cellule de psychologie « les Boréales » au CHUV afin qu’ils puissent suivre psychologiquement Laura dans son évolution et l’aider, dans la mesure du possible, à reprendre contact avec son père. Objectif : réparer ce qui peut l’être dans l’esprit de Laura et donner une place au père malgré que la mère s’obstine contre la place du père dans cette cellule et son rôle vis-à-vis de Laura. Le rapport souligne à quel point la mère tente par ses angoisses notamment d’influencer Laura à renier son père.
La Juge de paix fera le point dans 6 mois sur les mesures mises en place et également d’aborder le sujet de la pédopsychiatre de Laura qui devrait dans l’idéal être remplacée par une professionnelle « neutre » et « indépendante ». Rien n’est acquis puisque Mme Alexia W. ne souhaite pas de changement.
Toutes ces mesures sont un succès pour moi et pour Laura qui voient ainsi l’Etat prendre soin de l’éducation de Laura et de la suite à donner à ce qui reste d’autorité parentale à Mme Alexia W..
Cela fait 7 ans que je ne rencontre plus ma fille. Aujourd’hui en 2023 Laura aura 14 ans. En tant que père, il est temps de commencer à approfondir le deuil d’une relation et d’y mettre un terme sur le fond : une cassure énorme a été mise en place petit à petit depuis 2012 par la mère, le temps perdu ne reviendra pas. La relation « fille – père » est cassée. La mère a d’une certaine manière gagné son combat commencé en 2012. D’un autre point de vue, je n’ai jamais lâché ma fille, j’ai toujours « été là » pour elle, par amour, contre vents et marées, dans les plus grosses tempêtes et tremblements de terre. C’est ma victoire : avoir partagé des moments de vie avec ma fille et avoir défendu nos droits d’enfant et de père. Pour moi, c’est la fin d’une lutte en sachant que l’Etat a aujourd’hui pris la gestion de ce dossier. A ma charge également de suivre durant les prochaines années le travail des Instances impliquées dans cette situation familiale et cas échéant, interpellé à nouveau la Justice : c’est ma responsabilité de père.