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La naissance d'un enfant devrait donner droit à un congé parental rémunéré d'au moins 24 semaines à partager à égalité entre le père et la mère. La Commission fédérale pour les questions féminines (CFQF) invite le Conseil fédéral et le Parlement à modifier la loi en ce sens.
Comme la Commission fédérale de coordination pour les questions familiales (COFF), la CFQF estime insuffisants l'indemnité de maternité actuelle et le congé paternel instauré par un nombre limité de cantons et d'entreprises. Une meilleure conciliation du travail familial et de l'activité professionnelle nécessite un congé parental rémunéré, a communiqué la CFQF jeudi.
La CFQF se rallie à la COFF pour demander 24 semaines, mais elle en fait un minimum au lieu d'un maximum.
Il faut créer une incitation forte pour que les pères participent davantage à la prise en charge des enfants dans les faits et pour que les entreprises soient prêtes à consentir un congé parental aux pères qu'elles emploient, justifie la CFQF. Les parents élevant seuls leurs enfants auraient droit à 24 semaines.
Fractionné
Le congé devrait pouvoir être pris pendant les trois ou quatre premières années de l'enfant, ou pendant ses six premières années. Sur mandat de la COFF, le bureau BASS avait chiffré les dépenses générées par son modèle à 1,1 voire 1,2 milliard de francs.
Par analogie avec la réglementation de la perte de gain en cas de maternité, le congé devrait être rémunéré à hauteur de 80% du revenu, avec un plafond indexé qui serait de 196 francs par jour pour une introduction en 2011. Comme la COFF, la CFQF envisage un financement par les allocations pour pertes de gain ou par la TVA.
ATS