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Washington - Les électeurs américains ont balayé mardi la majorité démocrate à la Chambre des représentants et gonflé les rangs républicains au Sénat, qui reste cependant sous contrôle démocrate. Barack Obama s'est dit prêt mercredi à travailler avec les républicains sans pour autant vouloir reculer sur ses réformes.
Deux ans après l'élection triomphale de Barack Obama, l'angoisse de nombre d'Américains face à la crise économique avec un chômage flirtant avec les 10% et le mécontentement croissant envers les élites de Washington ont abouti à une déroute électorale pour le président démocrate qui risque de remettre en cause son calendrier législatif.
Alors que le décompte des bulletins de vote se poursuivait pour ces élections de mi-mandat, les estimations accordaient aux républicains une soixantaine de sièges supplémentaires à la Chambre des représentants. Il leur suffisait de gagner 39 sièges pour prendre la majorité.
Au Sénat, en attendant l'issue du scrutin dans l'Etat de Washington, six sièges avaient basculé dans le camp républicain, dont l'Illinois, hautement symbolique puisque ancien fief de M. Obama. De plus les républicains sont assurés de gagner dix postes de gouverneur.
Il s'agit du plus important transfert de sièges depuis 1948, quand les démocrates en avaient gagné 75. Le parti de l'éléphant n'avait pas eu de majorité aussi large à la Chambre (240 sièges sur 435) depuis 1928.
Mea culpa
Lors d'une conférence de presse, Barack Obama s'est dit "triste" pour le revers infligé à son camp. Il a dit comprendre "le profond mécontentement" des électeurs face au rythme de la reprise économique.
"Nous n'avons pas avancé autant que nécessaire", a-t-il reconnu, non sans souligner avoir "stabilisé l'économie (...) et créé des emplois dans le secteur privé". Le président s'est dit prêt et même "impatient" de travailler avec les républicains. "Je ne dis pas que ce sera facile", a-t-il ajouté.
Interrogé sur les réductions budgétaires réclamées par la nouvelle majorité de droite, M. Obama a refusé par avance de "tailler dans les investissements essentiels qui vont nous assurer une économie compétitive et en croissance dans les années à venir".
ATS