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Économiser, mais où et comment?
Dr. Pierre Tschumi
Les périodes de basse conjoncture induisent facilement en tentation - elles incitent à faire des économies au mauvais endroit, c'est-à-dire là où personne ne se défend.
Économiser en limitant la recherche, parce que c'est plus simple, c'est faire des économies à courte vue et au mauvais endroit. De telles mesures ont en effet des conséquences inéluctables: après quelques années, les observations sur la réussite ou l'échec de nouvelles méthodes de traitement font défaut ou ne sont que partiellement disponibles. On manque ainsi de données importantes pour la thérapie et la prévention futures, ce qui entraînera des frais supplémentaires que les patients, une fois encore, devront supporter.
En Suisse, en Europe et aux Etats-Unis s'effectuent en chiropratique des recherches approfondies, dont une bonne partie est financée par des fonds d'origine privée, souvent considérables. Ces recherches ont pour objectif de consolider les bases scientifiques de la chiropratique.
Voilà qui est judicieux! La recherche doit se poursuivre, même si, apparemment, il y a pénurie de moyens. On peut toujours mobiliser des fonds - et la plupart du temps, on en trouve.
Les milieux chargés de répartir les ressources dans le domaine de la santé, c'est-à-dire notamment les caisses-maladie, portent un jugement critique sur les offres de prestations médicales ambulatoires et stationnaires. II va de soi que les réactions à court et à long terme du patient à tel ou tel traitement et les résultats généralement obtenus devraient constituer les principaux critères de ce jugement. Les caisses-maladie et autres bailleurs de fonds ont le devoir de rassembler ces données et de les intégrer dans leur politique à long terme - même si cela commence par coûter!
En
revanche, on peut facilement faire des économies dans un autre domaine,
celui de la collaboration entre médecins de familles et spécialistes,
entre hôpitaux et chiropraticiens.