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Un avocat de Julian Assange a promis une "grosse surprise" dans l'affaire des viols présumés en Suède pour lesquels est poursuivi le fondateur de WikiLeaks. Celui-ci est toujours réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres afin d'éviter son extradition vers Stockholm.
L'ancien juge espagnol Baltasar Garzon, qui s'est entretenu pendant plusieurs heures avec son client dimanche, affirme que la défense a sollicité le déplacement à Londres d'un procureur suédois pour qu'il l'entende. "Je pense que ce sera une très bonne option" pour l'ancien hacker, a-t-il déclaré.
Selon lui, la défense est en possession d'éléments cruciaux sur ces accusations. Ces éléments constitueront "une grosse surprise" lorsqu'ils seront rendus publics. "Nous ne pouvons pas les divulguer maintenant, mais nous avons demandé que le parquet (suédois) prenne une déposition de M. Assange", a précisé le juge Garzon.
"Rien de nouveau"
Fermes et constants dans leur position, les magistrats suédois refusent quant à eux de se déplacer à Londres, considérant que Julian Assange devait venir donner sa version des faits en Suède. "Il n'y a rien de nouveau. Nous attendons toujours M. Assange", a affirmé une porte-parole du parquet, Helena Ekstrand.
Julian Assange est visé par un mandat d'arrêt de la Suède afin qu'il réponde aux accusations de viol et d'agression sexuelle contre deux Suédoises d'une trentaine d'années lors d'un séjour dans la région de Stockholm en août 2010.
Julian Assange est cloîtré dans l'ambassade d'Equateur à Londres depuis deux mois. Quito lui a accordé le 16 août l'asile politique, mais Londres refuse de laisser l'Australien quitter le Royaume-Uni libre.
M. Assange et ses défenseurs affirment que s'il est extradé en Suède, il risque d'être envoyé aux Etats-Unis où il encourt, selon lui, la peine de mort pour espionnage, après la publication en 2010 de 250'000 télégrammes diplomatiques américains.
ATS