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Entré tôt en politique, Guillaume Barazzone a rapidement gravi les échelons. Le conseiller administratif et national PDC genevois a dû toutefois se résigner à mettre un terme à son parcours sous le feu des projecteurs, rattrapé par l'affaire sur ses notes de frais.
Elu au Conseil administratif de la Ville de Genève en novembre 2012, à la faveur d'une élection complémentaire, Guillaume Barazzone succède au PLR Pierre Maudet qui vient d'être élu au Conseil d'Etat, lui aussi à l'occasion d'une élection complémentaire. Mettant fin à 20 ans d’absence du PDC au sein de l'exécutif municipal, il reprend le département de l'environnement urbain et de la sécurité.
Parmi les priorités de cet éternel jeune premier de 36 ans, à la réputation de séducteur, figurent la végétalisation de la ville, la mise à disposition d'emplacements pour des "food trucks" et, plus récemment, la lutte contre les mégots sur le domaine public. Maire de la deuxième ville du pays entre juin 2016 et mai 2017, il lance un concours d'idées pour le réaménagement de la rade.
Positions libérales
Les similitudes dans les parcours de Guillaume Barazzone et Pierre Maudet sont nombreuses. Outre des voyages controversés à Abu Dhabi, les deux politiciens sont entrés tôt en politique. Issu d'une famille PDC, M. Barazzone adhère au parti à 18 ans, puis il siège au délibératif de la Ville de Genève de 2003 à 2006. Elu au Grand Conseil en 2005, à 23 ans, il y reste jusqu'en janvier 2013.
Arrivé en deuxième position de la liste PDC lors de l'élection au Conseil national, Guillaume Barazzone y remplace en 2013 Luc Barthassat, élu au Conseil d'Etat genevois. Rapidement, cet avocat de formation se fait remarquer sous la Coupole fédérale par ses positions libérales en matière de société, notamment pour ce qui est du mariage pour tous.
"Champagner-Minister"
Guillaume Barazzone avait annoncé en octobre ne pas être candidat à l'élection au Conseil des Etats en 2019. Il disait vouloir poursuivre son mandat de conseiller national et continuer à s'investir en Ville de Genève. Or les révélations de la Cour des comptes sur les notes de frais du Conseil administratif ont aussi entaché sa crédibilité sur le plan fédéral.
Dans les jours qui ont suivi, le Tages-Anzeiger surnommait le magistrat de la Ville de Genève le "Champagner-Minister". La formule résume bien les excès auxquels s'est laissé aller le magistrat, avec des dépenses nocturnes dans des bars aux frais du contribuable. Pour se justifier, il avait notamment expliqué avoir confondu ses cartes de crédit professionnelle et privée.
Le Conseil administratif avait transmis aux médias les dépenses de ses membres sur les dix dernières années. Guillaume Barazzone avait "spontanément" remboursé 51'896 francs, sur la base de ses frais depuis son entrée en fonction en 2012.