Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07209.jsonl.gz/445

Le pape Benoît XVI a consacré 24 nouveaux cardinaux, dont Kurt Koch, 60 ans, au cours d'une cérémonie samedi dans la basilique Saint-Pierre. Evêque de Bâle depuis 1996, ce théologien a peu à peu déçu les espoirs des catholiques progressistes.
La carrière de Kurt Koch, créé cardinal samedi, a pris un tournant déterminant en 1996. Cette année-là, le professeur de dogmatique et de liturgie devenait évêque de Bâle, succédant à Hansjörg Vogel.
Porteur d'espoir pour les catholiques progressistes, le Lucernois s'est depuis aligné sur les vues conservatrices du Vatican, notamment sur le célibat des prêtres.
Le conflit qui l'oppose dès 2005 au curé progressiste et révolté de Röschenz (Bâle-Campagne), Franz Sabo, symbolise ce revirement. L'évêque retire la mission canonique au prêtre allemand pour avoir notamment attaqué la hiérarchie catholique et sa propre personne en particulier.
De plus en plus qualifié de «fidèle serviteur de Rome» et de «dignitaire conservateur», Kurt Koch a été nommé en juin dernier par le pape Benoît XVI président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens.
La Suisse compte actuellement trois autres «princes
de l'Eglise»: le Genevois Georges Cottier, le Tessinois Gilberto
Agustoni et le Valaisan Henri Schwery.
swissinfo.ch et les agences