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Créditée de 55''12 en demi-finales (11e place), sous le déluge et sur une piste détrempée, Lea Sprunger est sortie «en catimini», les yeux embués par l'émotion et à près de sept dixièmes du chrono qui lui aurait permis d'être repêchée au temps pour la finale, elle qui a terminé 4e de sa demie.
Celle-ci a été remportée par sa partenaire d'entraînement Femke Bol, également coachée, aux Pays-Bas, par le Fribourgeois Laurent Meuwly.
Etreinte par l'émotion, Lea Sprunger a dit au micro de la RTS qu'elle ne s'était pas montrée assez agressive, elle qui n'aime pas courir sous la pluie. Mais sans se chercher d'excuse:
A Rio en 2016, déjà sous la pluie, Lea Sprunger avait été sortie dès les séries. Cette fois, la championne d'Europe en titre, à 31 ans, revenait de trop loin après un printemps gâché en partie par des problèmes à un tendon d'Achille et des performances insuffisantes. C'est seulement à Tokyo, en séries, qu'elle a réussi son seul chrono de l'année sous 55'' (54''74, elle dont le record national est de 54''02).
Au programme de Lea Sprunger figurent encore le 4x400 m à Tokyo puis les meetings de Berne, Bellinzone, La Chaux-de-Fonds, Lausanne (Athletissima) et le Weltklasse de Zurich, à chaque fois sur 400 m ou 400 m haies. Elle tirera ensuite sa révérence.
Lundi, le meilleur temps des séries a été signé par la recordwoman du monde Sydney McLaughlin (53''03).
Les Mondiaux de biathlon se sont clôturés dimanche en République tchèque et les membres de la délégation française sont rentrés chez eux en sifflotant La Marseillaise. Avec un total de treize breloques (dont six en or), les Bleus ont terminé en tête du classement des nations. Ils n'avaient encore jamais obtenu autant de médailles au cours d’une même édition des Championnats du monde.