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|1) Energie océanique: l'Université
de Saga pionnière dans le domaine

a) L'état insulaire de Palau dans le sud du Pacifique et l'Université de Saga ont signé récemment un accord de partenariat technologique et scientifique afin de développer une méthode de production énergétique basée sur les gradients de température océanique. Palau a ainsi décidé de mettre un terme à sa production d'énergie par centrales diesel d'ici 2015 au profit de la technologie OTEC (Ocean Thermal Energy Conversion).
Le département Science & Technologie de l'Université de Saga est reconnu comme un pionnier dans le domaine des technologies OTEC. Cette technologie consiste à générer de l'électricite en tirant profit des gradients de température entre la surface de l'océan et des profondeurs de l'ordre de 800 à 1000 metres. La méthode OTEC est particulièrement bien adaptée aux régions tropicales et subtropicales, qui présentent des gradients de température océanique de plus de 20°C. L'installation comprend un générateur de vapeur, un condenseur, une turbine, un système de pompe et un groupe électrogène. Le système fonctionne avec un cycle moteur proche d'un cycle de Rankine.
Sources: Kyodo News, 12/10/2002 ; Cyber Diver News Network, 17/06/2002
b) L'Institut d'Energie Océanique de l'Université de Saga est mondialement réputé pour ses recherches dans le domaine des technologies OTEC (Ocean Thermal Energy Conversion). Théorisée dès le XIXème siècle en France, cette méthode permet d'exploiter les différences de température de l'eau de mer pour générer de l'électricité. Le fonctionnement d'une installation OTEC est sensiblement le même que celui d'une usine thermique, le fluide utilisé étant un mélange d'eau et d'ammoniac. Le point d'ébullition de l'ammoniac étant très bas (à peine 33°C), il est aisé d'évaporer le fluide au contact de l'eau de surface ou de le liquéfier au contact de l'eau profonde. Les régions équatoriales sont particulièrement adaptées à cette technologie avec des températures océaniques dépassant 30°C en surface et de l'ordre de 5°C à quelques centaines de mètres de profondeur. Haruo Uehara, directeur de l'Université de Saga, mène des recherches dans ce domaine depuis 1973, et a donné son nom à un système d'échange thermique particulièrement efficace entre le fluide et l'eau de mer : le cycle Uehara. Près de la moitié de l'énergie crée étant utilisée pour pomper l'eau profonde, le rendement de ce système est assez bas, à peine 5,3%. Ce type d'installation présente en revanche de nombreux avantages, comme la possibilité de récupérer de l'eau douce, de produire de l'hydrogène ou du lithium en utilisant une partie de l'énergie produite. L'eau profonde, riche en minéraux, peut également servir pour des installations piscicoles. L'Inde et l'île pacifique de Belau désirent construire des installations OTEC en collaboration avec l'Université de Saga. Une usine flottante-test opérant au large des côtes indiennes devraient avoir une puissance de 1MWe et 8.000 l/j d'eau douce.
Contacts: <email-pii>
Pour en savoir plus: Nikkei Weekly, 10/03/2003
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Vigie Energie-Globe numéro 82 - 1/5/2003 - réf. 13500
|2) Royaume - Uni : De l'énergie grâce aux
vagues

Orecon, une société partenaire de l'Université de Plymouth, travaille sur le projet d'une centrale qui utilise le concept de colonnes d'eau oscillante (oscillating water column, OWC) pour produire de l'énergie. Les vagues s'engouffrent dans une colonne sans fond. L'air à l'interieur de la colonne est compressé et s'échappe par la partie supérieure de la colonne en actionnant une turbine. Quand la vague se retire, le phénomène inverse se produit, actionnant une deuxième fois la turbine.
Cette technologie qui a fait l'objet de nombreuses études est aujourd'hui bien maîtrisée; cependant, pour obtenir un rendement élevé, cette installation doit être "accordée" à la fréquence des vagues. Au-delà de cette fréquence, le rendement chute brutalement.
Pour résoudre ce problème, Orecon a profité des recherches effectuées par le département de "mechanical and marine engineering" de l'université de Plymouth pour développer un nouveau système à multiples colonnes d'eau (multiple oscillating water column, MOWC).
Chaque unité de production est constituée de six colonnes oscillantes, chacune de ces colonnes étant réglée pour fonctionner avec une fréquence particulière des vagues. Ces MOWC sont ainsi capables de produire de l'électricité plus uniformement et avec plus de fiabilité que les OWC et avec un rendement global bien plus élevé.
Outre les avantages environnementaux de cette production d'énergie, les dirigeants d'Orecon souligne que cette technologie utilise des techniques et materiaux déjà employés dans l'industrie pétrolière offshore ce qui assure des unités de production robustes, capables de fonctionner avec peu de maintenance et de réduire le coût du développement et du déploiement du produit.
Ce nouveau concept de MOWC a été validé par des premiers essais sur un prototype à échelle réduite, essais financés par le "Department of Trade and Industry". Sept mois de test en mer ont démontré la capacité des MOWC pour produire de l'électricité. Suite au succès de ces premiers tests, Orecon travaille maintenant sur un projet à échelle réelle ayant une capacité de production de 1MW par unité pour démontrer la rentabilité commerciale des MOWC. Cette unité de production devrait être construite sur la côte nord de la Cornouailles et pourrait fournir de l'énergie au sud ouest de l'Angleterre dans deux ans.
Sources: The Engineer, 21/03/2003, p.12; Orecon, http://www.orecon.com
|Située au fond du Kvalsund, étroit bras de mer situé à l'extrême nord de la Norvège, la première usine "marémotrice" du pays est sur le point d'être installée. Son développement par l'entreprise norvégienne Hammerfest Strom AS avait abouti à une demande de brevet déposée au début de l'année 2001 (cf. Oslo Science et technologie, mars 2001 et octobre 2002). Ce type de centrale électrique constitue une innovation au niveau mondial, car bien que la technologie sur laquelle est fondée le principe de fonctionnement de ces "éoliennes sous-marines" ou "hydroliennes" soit basée sur celle des turbines utiliseés dans les éoliennes classiques, l'innovation réside en l'espèce dans leur implantation sous-marine.||Les turbines ont ainsi été adaptées pour les courants
sous-marins et les changements de marées. Les premières expérimentations
ont
débuté en novembre 2002 et finiront en 2004. Si les résultats
sont concluants, une installation de 20 "éoliennes" sous-marines
sera mise en place sur le site de Kvalsund dont l'intérêt
est de présenter des marées d'intensité assez modérée
et des courants faiblement turbulents. La programmation du changement de
direction des pales des "éoliennes" est facilitée par le
fait que les changements de marées (toutes les six heures) sont
parfaitement prévisibles contrairement aux changements de direction
du vent.

Source : Communiqué de presse Statkraft , 06/03/2003