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Léon Carvahlo directeur de l’Opéra-Comique à Paris fut effrayé par le coup de pistolet indiqué dans les didascalies et renonça à produire l’opéra de Massenet jugeant le sujet « triste et sans intérêt ». C’est en Suisse, à Genève, qu’aura finalement lieu la création française de l’opéra. Utilisant les ressources du grand orchestre symphonique, Massenet parvient à créer dans Werther une atmosphère intime et pénétrante où le romantisme atteint son paroxysme au travers de sentiments issus du Sturm und Drang : la forte présence de la nature déchaînant les éléments, la mélancolie et l’insatisfaction perpétuelle des personnages.
Edition Bärenreiter BA 8706
Après des études de violon, de tuba, de percussions et de chant, Laurent Campellone étudie la direction d’orchestre à Paris et remporte plusieurs concours internationaux. Depuis lors, il a dirigé de nombreuses productions au Deutsche Oper de Berlin, au Brésil, en Bulgarie, au Chili, au Bolchoï et au Théâtre Novaya de Moscou, à Monte-Carlo, à Oman ainsi que dans les grands théâtres français. En tant que directeur musical de l’Opéra et de l’Orchestre Symphonique de Saint-Étienne, il participe à la redécouverte d’œuvres oubliées du répertoire français du XIXe siècle, comme des opéras de Massenet (Sapho, Le jongleur de Notre-Dame, Ariane, Le mage), de Gounod (La reine de Saba, Polyeucte) ou encore de Lalo (Le roi d’Ys). Laurent Campellone se produit également à la tête de nombreux orchestres, comme l’Orchestre National du Brésil, le New Russia State Orchestra, l’Orchestre Philharmonique de Dublin, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, la Philharmonie de Sofia, l’Orchestre National des Pays de la Loire, l’Orchestre Philharmonique de Malaisie ainsi que l’Orchestre Philharmonique de Nice. Son dernier enregistrement avec l’Orchestre de la Radio bavaroise et la soprano Jodie Devos pour Outhere Music, a reçu de très nombreuses récompenses.
Vincent Boussard dirige de 1996 à 2000 le Studio-Théâtre de la Comédie-Française où il signe ses premiers spectacles. Depuis, il se consacre principalement à la mise en scène d’opéra, notamment au Staatsoper Unter den Linden de Berlin, Strasbourg, Liceu de Barcelone, Francfort, San Francisco, Toulouse, Hambourg, Bruxelles, Vienne, Brooklyn Academy of Music New York, Stockholm, New National Theater de Tokyo, Semperoper de Dresde, Bayerische Staatsoper de Munich, Aalto Theater d’Essen, Marseille, Saint-Gall, Lausanne, Opéra National de Lituanie, Korea National Opera… Il est également invité par les festivals Osterfestpiele de Salzburg, Aix-en-Provence, Innsbruck, au Festival dei due Mondi à Spoleto, Festival Amazonas à Manaus… Au cours de la saison 2018-19, il met en scène I Puritani à l’Opéra de Francfort et Dialogues des carmélites à l’Opéra de Riga.
À l’Opéra de Lausanne : Hamlet (2017).
Jean-François Borras se produit actuellement dans les plus grands théâtres internationaux. Il interprète avec beaucoup de succès le Chevalier des Grieux à l’Opéra de Paris, à Valencia et au Staatsoper de Vienne, ainsi que Raimbaut dans Robert le Diable et Ismaele dans Nabucco à Covent Garden, le Chevalier de la Force à l’Accademia di Santa Cecilia, et Macduff au Théâtre des Champs-Elysées. Il se produit au Staatsoper de Vienne dans La Traviata, La bohème, Faust et Werther ainsi que dans Lakmé à Toulon, Un ballo in maschera à Munich, Thaïs à Sao Paulo, Béatrice et Bénédict au Matsumoto Festival, Lucia di Lammermoor à Avignon. Jean-François Borras a remplacé Jonas Kaufmann dans le rôle-titre de Werther au Metropolitan Opera, et y retournera pour La bohème, Rigoletto, Werther et Thaïs. Il chante sous la direction d’Alain Guingal, Evelino Pidò, Patrick Fournillier, Daniele Calegari, Fabrizio Carminati, Michel Plasson, Alain Altinoglu, Stéphane Denève, Roberto Abbado, Daniele Gatti, Roberto Rizzi Brignoli, Riccardo Frizza, Emmanuel Villaume, Dan Ettinger.
A l’Opéra de Lausanne : Alfred dans La Chauve-Souris (2018).
Lauréate du dernier Concours Reine Elisabeth, très appréciée pour ses qualités vocales et scéniques, Héloïse Mas aborde désormais les rôles emblématiques du répertoire de mezzo-soprano. Elle commence sa formation très jeune, en piano puis en orgue, avant de se tourner vers le chant. Elle intègre en 2010 le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon, obtient une licence de musicologie, ainsi qu’un diplôme de Master d’interprétation. Sa carrière prometteuse la porte à l’Opéra de Nice Maddalena (Rigoletto) à l’Opéra de Monte-Carlo en tournée à Oman pour Stéphano (Roméo et Juliette). Parmi ses projets en 2020-21 : enregistrement d’un album solo avec Laurence Cummings et le London Handel Orches- tra ; Boulotte/ Barbe Bleue (Opéra Royal de Muscat) ; les Rückert-Lieder de Mahler (Orchestre Philharmonique de Bruxelles) ; Le Poème de l’amour et de la mer avec l’Orchestre de l’Opéra de Limoges. Prise de rôle pour Charlotte.
Née en Suisse, Marie Lys se forme à Lausanne ainsi qu’au Royal College of Music à Londres, où elle obtient un master avec distinction ainsi qu’un diplôme d’opéra. Elle est lauréate du Premier Prix au concours d’opéra baroque Cesti en 2018 ainsi qu’au concours de Belcanto Vicenzo Bellini en 2017. Elle chante sous la direction de Michel Corboz, Laurence Cummings, Giampaolo Bisanti et Daniel Reuss. A l’opéra, elle interprète les rôles de Cleopatra (Giulio Cesare) au Bury Court Opera, Adelaide (Lotario) au Festival Haendel de Göttingen, Dalinda (Ariodante) au Festival Haendel de Londres et Asteria (Tamerlano) au Buxton Festival. Avec l’Ensemble Abchordis, elle remporte le premier prix au concours Göttinger Reihe Historischer Musik et publie deux enregistrements chez Sony DHM. Elle reçoit le soutien du Pour-cent culturel Migros et des Fondations Samling, Leenaards, Dénéréaz, Colette Mosetti et Friedl Wald, ainsi que du Drake Calleja Trust.
À l’Opéra de Lausanne : Eurilla dans Orlando Paladino (2017), Lisa dans La Sonnambula (2018), Adèle dans La Chauve-Souris (2018), Amour dans Orphée et Eurydice (2019).
Né en Russie, il a commencé sa formation musicale et théâtrale à Mednogorsk dans la classe de chant de Tatiana Mayorova, puis s’est perfectionné à l’Université de musique Franz Liszt Weimar et à l’Université de musique Hans Eisler de Berlin sous la tutelle du Dr Michail Lanskoi. De 2015 à 2017, il a été membre de l’Académie de l’Opéra National de Paris. En 2017, il a remporté le Grand Prix international Maria Callas en Grèce. En 2018, en duo avec la pianiste Elitsa Desseva, il a obtenu le Premier Prix au Concours international de musique de chambre « Franz Schubert et la musique moderne » à Graz, le Premier Prix au Concours international de chant artistique de l’Académie Hugo Wolf à Stuttgart. Parmi les temps forts de ses premières saisons citons la création mondiale de l’opéra de chambre En Silence (d’Alexandre Desplat) au Luxembourg et à Paris – Bouffes du Nord, Orlik dans Mazeppa de Tchaïkovski à l’Opéra d’Oviedo (Espagne), Masetto dans Don Giovanni à l’Opéra Garnier de Paris et à l’Opernhaus de Düsseldorf, Figaro dans Le nozze di Figaro Opéra national de Lorraine à Nancy. Parmi les projets à venir, le rôle de Marcello à l’Opéra de Nice, « Magic Mozart » à Aix-en-Provence. Depuis 2009, il donne des concerts de charité pour les enfants souffrant de troubles mentaux en Russie et participe à plusieurs événements de collecte de fonds organisés par le « Yehudi Menuhin Live Musik Now e.V. » en Allemagne.
Vincent Lemaire est scénographe pour le théâtre, la danse et l’opéra. Il crée des décors dans des théâtres tels que La Monnaie, l’Opéra royal de Wallonie, le Théâtre du Capitole, les Opéras de Lyon et Marseille, l’Opéra National du Rhin, le Festival d’Aix-en-Provence, le Royal Opera House de Stockholm, le Theater an der Wien, le Festival de musique ancienne d’Innsbruck, les Opéras de Zürich et Saint-Gall, le Staatsoper Berlin, le Bayerische Staatsoper et le Staatsoper de Hambourg. Il collabore régulièrement avec le metteur en scène Vincent Boussard, notamment dans Un ballo in maschera au Théâtre du Capitole, La fanciulla del West à Hambourg, La Traviata à Tokyo et à Strasbourg, Manon à l’Opéra National de Lituanie, Otello à Salzbourg, Die tote Stadt et Lohengrin à Saint-Gall ainsi que Le prophète à Essen. En 1999 et en 2001, il est lauréat du Prix du Théâtre décerné par la Communauté française de Belgique.
A l’Opéra de Lausanne : Hamlet (2017)
Après des études de lettres classiques et d’histoire de l’art, Christian Lacroix se dirige vers la mode et le costume, en freelance, à Paris, en Italie et au Japon. Il est directeur artistique de la maison Jean Patou de 1982 à 1987, date à laquelle il crée sa propre maison de couture. Parallèlement, il signe depuis les années 1980 les costumes de nombreuses productions de théâtre, opéra et ballet : à l’Opéra Garnier, la Monnaie, La Comédie-Française, au Théâtre des Champs-Elysées, au Metropolitan, au Festival d’Aix, à l’Opéra Comique, pour les opéras de Vienne, Berlin, Hambourg, Cologne… Depuis 2000, il développe une activité de designer et de scénographe pour son propre travail (Centre National du Costume de Scène à Moulins, Musée de la Mode et Musée des Arts Décoratifs, Musée Réattu et Rencontres d’Arles) et collabore également avec plusieurs institutions (Musée du Quai Branly, Walraff Museum de Cologne, Musée des Beaux-Arts de Rouen, Musée des Arts Décoratifs de Bordeaux, Musée Cognacq-Jay de Paris, Musée du Louvre Lens, Musées d’Avignon). Cette activité est devenue prépondérante depuis la fin de ses activités de couturier.
Nicolas Gilli fait ses premiers pas de régisseur lumières au Théâtre de Nice, avant de se voir confier des créations d’éclairages par Jacques Weber, le directeur d’alors. Pendant plus de 10 ans, il collabore dans tous les domaines de la lumière, avec notamment Jacques Rouveyrollis et Alain Poisson. Après avoir quitté Nice, Nicolas Gilli travaille en tant qu’indépendant pour de nombreux artistes, comme Zaz, Michel Sardou, Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, ainsi que pour des spectacles comme la comédie musicale Le rouge et le noir.