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Les origines
Fin 2005, Nicolas Guignard, le fondateur du Festival du Film Vert et actuel directeur, visionnait beaucoup de films dans le cadre de son travail, qui consiste en l'édition de DVD. Quelques-uns, totalement inédits en Suisse, l'ont particulièrement marqué. C'est pour montrer huit documentaires qui lui tenaient particulièrement à cœur qu'il a décidé de louer les deux salles du cinéma Urba, à Orbe, le 18 février 2006, sans structure ni planification pour l'avenir. Avec plus de 530 entrées, ce fut un succès qui l'encouragea à renouveler l'expérience l'année suivante.
Dès 2007, huit personnes qui avaient entendu parler de la première édition contactèrent Nicolas pour lui demander si elles pouvaient faire la même chose chez elles. C'est ainsi qu'est née l'idée de faire un festival multi-site. Une répartition des tâches, entre ce qui pouvait être fait pour tout le monde de manière centralisée et ce qui devait être fait localement, fut définie et affinée empiriquement par la suite, avant d'être mise sur papier, discutée et acceptée par une assemblée constitutive lorsque l'association Les Films Verts fut créée, le 2 octobre 2008 (pour la préparation de la 4ème édition).
Chaque année, de nouveaux groupes se sont annoncés, aux quatre coins de la Suisse romande, puis en France dès 2012, et à Zurich dès 2014, jusqu'à atteindre 66 sites différents en 2018. Jusqu'en 2016, le comité n'a jamais recherché à implanter des groupes dans des villes, ce sont à chaque fois des individus (membres d'associations, gérants de cinémas ou particuliers) qui ont contacté l'association avec le souhait d'organiser le festival chez eux.
Évidemment, comme dans toutes les associations, des gens arrivent et d'autres partent, et il arrive qu'un site disparaisse de la carte, pour parfois réapparaître un peu plus tard avec d'autres personnes aux commandes.
L'Association Les Films Verts fut donc fondée en 2008, car la taille que prenait le festival nécessitait d'avoir une véritable structure, un comité, une comptabilité, et surtout avait besoin de sponsors. L'association ayant pour but général de promouvoir les films verts, elle tient une liste de films à disposition de tout organisme, école, association, festival ou autre institution qui souhaite organiser des projections, et offre conseils, contacts et parfois matériel de projection. Les demandes sont chaque année plus nombreuses. Cette tâche demande peu de temps, et se fait dans l'esprit de partage qui anime l'équipe du festival.
Après 13 éditions et plus de 1'600 projections, l'organisation du festival est rôdée, le planning est éprouvé et les équipes locales sont de plus en plus efficaces. Et surtout, le public répond présent: non seulement le nombre de spectateurs total augmente régulièrement, mais le nombre de spectateurs par séance progresse lui aussi! L'édition 2018 fut à nouveau celle de tous les records, après la très forte progression déjà observée l'année précédente, ce ne sont pas moins de 18'400 spectateurs qui ont participé au 13ème Festival du Film Vert, contre 14'100 en 2017 et 8'600 en 2016. L'affluence a plus que doublé sur les deux dernières années, sortant définitivement le Festival du Film Vert Vert de la catégorie des des "petits" festivals. Au total, ce sont 317 projections qui ont eu lieu, dans 66 sites différents dont 14 en Suisse alémanique et 8 en France.
Les buts du festival
Présenter des films peu connus sur des sujets écologiques actuels
L’idée de ce festival est venue d’un double constat. Premièrement, de par sa nature, le cinéma est un média très efficace pour présenter des problèmes complexes, en particulier dans le domaine de l'écologie. Deuxièmement, il existe de nombreux documentaires d’excellente qualité qui ne sont que très peu diffusés : il est difficile d’obtenir une projection en salle pour ce genre de films, les télévisions préfèrent leurs propres productions et le public ne s’en procure pas volontiers en DVD.
Des sujets moins médiatisés
Dans les médias, les grands thèmes environnementaux sont désormais à l'ordre du jour: journaux, radios et télévisions mentionnent à tout bout de champ le réchauffement climatique, les énergies ou les OGM. On ne peut que s'en féliciter, mais d'une part ces questions méritent d'être approfondies et d'autre part il existe de nombreux autres sujets qui ne doivent pas être oubliés, tels l'agro-alimentaire, la privatisation de l'eau, les matières premières nécessaires à l'énergie nucléaire, la biodiversité menacée, etc.
Les films primés
2010 :
Prix Tournesol : Vers un crash alimentaire, Yves Billy,
Prix Greenpeace : Déchets, le cauchemar du nucléaire, Laure Noualhat
2011 :
Prix Tournesol : Mister Carbone, Yves Billy
Prix Greenpeace : Solutions locales pour un désordre global, Coline Serreau
2012 :
Prix Tournesol : Global Sushi, Jean Pierre Canet et Damien Vercaeme
Prix Greenpeace : Le bonheur était dans le pré, Thomas Wüthrich et Sonia Zoran
2013 :
Prix Tournesol : Prêt à jeter, Cozima Dannorizter
Prix Greenpeace : Bag it !, Suzan Beraza
Prix Fondation GoodPlanet : Planète à vendre, Alexis Marant
2014 :
Prix Tournesol : Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde, Marc Roche et Jérôme Fritel
Prix Greenpeace : Le Sable, enquête sur une disparition, Denis Delestrac
2015 :
Prix Tournesol : Chasing Ice, Jeff Orlowski
Prix Greenpeace : Sacrée Croissance
2016 :
Prix Tournesol : En quête de sens
Prix Greenpeace : Nature, le nouvel Eldorado de la finance (Banking Nature)
Prix FEDEVACO : Buena Vida
2017 :
Prix Tournesol : Cargos, la face cachée du fret
Prix Greenpeace : Futur d'espoir
Prix FEDEVACO : The true cost
2018 :
Prix Tournesol : L'empire de l'or rouge
Prix Greenpeace : Frère des arbres
Prix FEDEVACO : The borneo case