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Indicateur de la législature: Dénonciations pour infractions de violence grave
Extrait de l’objectif 15: La Suisse prévient la violence, la criminalité et le terrorisme et lutte efficacement contre ces phénomènes.
Signification de l’indicateur: La lutte contre la criminalité et la prévention de la violence sont importantes pour assurer la sécurité de la population. Les actes de violence ont des conséquences physiques, psychiques et sociales parfois graves; dans les cas extrêmes, ils peuvent causer la mort.
L'indicateur montre le nombre d'infractions de violence graves, tentées ou consommées, enregistrées par la police (homicides, lésions corporelles graves, viol, brigandage aggravé, prise d'otages, mutilation d'organes génitaux féminins). Dans les cas de violence grave, le comportement en matière de dénonciation influe peu sur le nombre de cas enregistrés – au moins pour les délits consommés –, puisque la police est généralement informée en cas de décès ou d'hospitalisation.
Objectif quantifiable: La criminalité diminue en Suisse durant la législature 2015 à 2019.
Commentaire
De manière générale, le nombre d'infractions de violence grave enregistrées par la police reste relativement stable depuis 2009, mis à part des valeurs plus basses en 2010 et 2011. 1454 dénonciations pour infraction de violence grave ont été enregistrées en 2017, contre 1407 l’année précédente. 40% concernaient des lésions corporelles graves, 43% des viols, 16% des homicides, et le 1% restant des actes de brigandage aggravé et des prises d'otages. Aucun cas de mutilation d'organes génitaux féminins n'a été annoncé à la police. Dans cette dernière catégorie, il est possible que toutes les infractions ne soient pas dénoncées, et l'on ne peut exclure qu'il y en ait eu. Le même constat vaut pour les viols, dont le nombre réel est probablement plus élevé.
Les infractions de violence grave ont représenté en 2017 3,5% de l'ensemble des infractions de violence enregistrées par la police.
En 2017, environ la moitié (51%) des infractions de violence grave enregistrées a été commise dans l’espace public, c’est-à-dire dans un endroit accessible à de nombreuses personnes (y compris les espaces communs d’un immeuble locatif tels que la cour, les escaliers ou la buanderie) contre 47% dans l’espace privé, défini par les «quatre murs», c’est-à-dire les endroits privés non accessibles à d’autres personnes. Les autres infractions enregistrées n’ont pas été attribuées à un endroit précis.
L’examen du contexte relationnel entre les personnes prévenues et lésées permet de constater qu’en 2017, près d’un tiers (31%) des infractions de violence grave enregistrées relevait de la sphère domestique, c’est-à-dire dans un couple ayant une relation actuelle ou passée, qu’il soit marié ou non, entre parent et enfant ou entre personnes ayant d’autres liens de parenté. Seules les infractions pour lesquelles le type de relation entre les personnes prévenues et lésées a été enregistré sont prises en considération dans ce calcul. Le type de relation n’a pas été mentionné pour 16% des 1454 infractions de violence grave enregistrées en 2017.