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New York - Le président américain Barack Obama s'apprête à annoncer ce mercredi à l'ONU une nouvelle politique d'aide au développement. Ban Ki-moon a auparavant dévoilé un programme de 40 milliards de dollars pour la santé des femmes et des enfants dans le monde.
Ces 40 milliards de dollars seront apportés par des gouvernements, des philanthropes et des groupes du secteur privé, un programme salué par les ONG.
Ban Ki-moon a estimé que cette Stratégie globale sauverait seize millions de vies d'ici 2015. Diminuer la mortalité des femmes pendant la grossesse et au cours des naissances ainsi que les morts prématurées d'enfants de moins de cinq ans sont les deux objectifs qui progressent le plus lentement, parmi les huit OMD fondamentaux fixés en 2000 et dont la date-butoir est 2015.
Selon l'ONU, dépenser pour les femmes et les enfants réduit la pauvreté, stimule la croissance économique, outre le fait qu'il s'agit d'un droit de l'homme fondamental.
Des pays comme l'Afghanistan et la Zambie - mais aussi l'Australie, la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l'Allemagne, l'Inde, le Japon, la Russie et les Etats-Unis - participent à cette initiative.
Gates, Slim, Amnesty donateurs
Les fondations des hommes les plus riches du monde, Bill Gates (Etats-Unis) et Carlos Slim (Mexique), des ONG comme Amnesty International et des multinationales comme The Body Shop, LG Electronics et Pfizer font aussi partie des donateurs.
L'ONU précise dans un communiqué que l'initiative permettra de sauver plus de 15 millions d'enfants de moins de cinq ans entre 2011 et 2015, d'éviter 33 millions de grossesses non désirées et d'empêcher que 740'000 femmes meurent de complications liées à la grossesse et à la naissance.
Cette politique consiste à sélectionner de façon plus rigoureuse un groupe de pays cibles pour les aider à devenir pendant la prochaine génération des économies émergentes, souligne le "Washington Post" dans son édition de mercredi.
La nouvelle approche présente l'aide comme une pièce centrale des stratégies américaines de sécurité et économique, souligne le quotidien.
ATS