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Novak Djokovic n'a pas caché son mécontentement mardi à Wimbledon. Il a critiqué la programmation et l'état du Centre Court, tout en militant pour l'introduction du jeu décisif dans le cinquième set.
L'ancien no 1 mondial s'est qualifié mardi pour les quarts de finale en battant en trois sets Adrian Mannarino dans une rencontre initialement programmée lundi. "Je crois que c'était la mauvaise décision de ne pas nous faire jouer hier soir (réd: lundi soir). Le court central a un toit et des projecteurs, on aurait pu jouer jusqu'à 23h00 (réd: l'heure du couvre-feu instauré pour ne pas gêner les riverains)", a-t-il jugé le triple vainqueur du tournoi londonien.
"Raison de sécurité: c'est l'excuse que l'on a eue. Je ne vois pas la logique de nous empêcher de jouer sur le court central", a lâché Novak Djokovic, qui s'est donc aussi prononcé en faveur de l'introduction à Wimbledon du jeu décisif dans le cinquième set. "Je ne vois pas de raison de ne pas le faire", a jugé Nole, dont le match avait été reporté par les organisateurs après la victoire-marathon de Gilles Muller sur Rafael Nadal (15-13 au cinquième set après 4h47' de jeu) alors que le jour commençait à décliner.
"John Isner et Nicolas Mahut sont entrés dans l'histoire avec un match de 11 heures (réd: en 2010 à Wimbledon). C'est pour ça qu'on garde cette règle?", s'est demandé Novak Djokovic. "C'est formidable pour le suspense mais les joueurs doivent retourner sur le court le lendemain. (...) Jouer un match de cinq ou six heures, puis revenir le lendemain, ce n'est pas ce que votre corps souhaite", a ajouté le Serbe, pointant le fait que sur herbe, la surface la plus rapide, un break est plus difficile à réussir, ce qui peut rallonger la durée des matches.
Novak Djokovic a également critiqué l'état du gazon du mythique Centre court: "Les terrains ne sont pas super cette année et beaucoup de joueurs pensent la même chose que moi. Je suis certain que les jardiniers sont les meilleurs du monde mais l'herbe reste la surface la plus difficile à maintenir en état", a expliqué le triple vainqueur du tournoi, qui a fait remarquer mardi à l'arbitre de chaise qu'il y avait un "trou au milieu du court".
D'autres joueuses et joueuses ont critiqué les terrains cette année. Parmi eux, le no 1 mondial et tenant du titre, le Britannique Andy Murray, a trouvé le vénérable court central de moins bonne qualité que les années précédentes.
ATS