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a été lancée par l'association Sentience, la Fondation Franz Weber, Vier Pfoten et Greenpeace. Elle est soutenue entre autres par la Protection suisse des animaux, la Fondation pour l'animal dans le droit, Kag Freiland, ou encore l'association des petits paysans et Bio Suisse.
Au sein des partis, le texte est porté par les Verts. Le Parti socialiste a également décidé de soutenir le oui, tout comme les Vert'libéraux.
Le texte est en revanche rejeté par l'Union suisse des paysans, Prométerre, economiesuisse, l'Union suisse des arts et métiers et l'Union patronale suisse (UPS). Le Conseil fédéral et une majorité du Parlement sont également opposés au texte, combattu par un comité de droite (UDC, PLR, Centre).
Proche du cahier des charges de Bio Suisse
Les auteurs de l'initiative exigent un environnement respectueux pour les animaux de rente agricoles. Cela implique plus d'espace, de litières et de possibilités d'occupation. Tous les animaux doivent également avoir accès à un pâturage, estime le texte. Les normes doivent s'orienter sur le cahier des charges de Bio Suisse de 2018.
L'initiative veut également que les animaux comme les poulets soient élevés dans des groupes moins grands. L'abattage des animaux doit se faire avec ménagement et après un court trajet de transport. Afin que les agriculteurs locaux ne soient pas désavantagés, les importations doivent être soumises à des règles qui correspondent aux normes suisses.
Principe de durabilité
La plupart des animaux élevés dans l'agriculture doivent passer la majeure partie de leur vie sur des sols en béton et avec peu de place dans des étables ou des hangars, déplorent les membres du. Seul un animal sur huit environ peut sortir régulièrement en plein air.
Au cours des 20 dernières années, les effectifs d'animaux ont augmenté de près de 50% en Suisse, détaillent les initiants. En 2021, plus de 80 millions d'animaux ont été engraissés avant d'être abattus. Or, la Suisse importe 1,4 million de tonnes d'aliments pour animaux chaque année et la moitié des terres arables servent à produire du fourrage. Il est ainsi possible de détenir bien plus d'animaux que nos prairies ne le permettraient, déplore le comité.
Les auteurs de l'initiative avancent aussi que l'élevage intensif entraîne des risques accrus de maladie et de pandémie et font valoir qu'"environ 5% seulement des exploitations agricoles seraient concernées".
Enfin, les initiants jugent que la législation actuelle ne suffit pas à empêcher des coupes drastiques dans le bien-être et la dignité des animaux.
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Une initiative jugée inutile et coûteuse
Les opposants jugent eux l'initiative inutile et argumentent que l'agriculture suisse se caractérise par un niveau très élevé de bien-être animal. La loi sur la protection des animaux est d'une sévérité unique au monde et le système de contrôle est efficace, plaide.
Si l'initiative devait être acceptée, les aliments d'origine animale renchériraient alors de 20 à 40%, soit une charge supplémentaire d'environ 1800 francs par an pour le porte-monnaie des consommateurs, calculent les opposants.
Selon le président de l'Union suisse des arts et métiers, la production indigène diminuerait d'environ 50% pour ce qui est des porcs, et même jusqu'à 80% pour ce qui est des volailles. De quoi mettre des milliers d'emplois en danger, chez les fournisseurs et les prestataires de services, mais aussi les boucheries et les abattoirs ainsi que les marchands d'oeufs.
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De son côté, le Conseil fédéral estime que 3300 exploitations devraient réduire leurs effectifs d'animaux ou augmenter leurs surfaces. De nombreuses exploitations devraient procéder à des investissements importants. Les coûts supplémentaires seraient de 0,4 à 1,1 milliard de francs par an.
cab