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Pour ce qui est des quotas de pêche dans les eaux partagées avec le Royaume-Uni, un accord provisoire a été trouvé, uniquement pour les trois premiers mois de 2022, communique en matinée la ministre flamande compétente Hilde Crevits. Les négociations avec Londres vont se poursuivre pour parvenir à des quotas définitifs pour toute l'année.
"Les négociations n'étaient pas faciles, mais c'est important que l'on ait un accord avec des droits de capture provisoires. Cela donne la certitude que nos pêcheurs belges pourront poursuivre leurs activités partout après le Nouvel An", souligne la ministre flamande.
La répartition tient compte selon elle du rythme saisonnier de la pêche, avec une activité particulièrement importante dans les premiers mois de l'année.
Selon la communication du Conseil de l'UE, les totaux provisoires de capture pour les eaux partagées avec les Britanniques ont été établis à 25% de ceux de l'année passée pour la plupart des espèces.
Le Conseil de l'UE "Agriculture et Pêche" s'est tenu lundi à Bruxelles. Un gros morceau au menu des discussions était, comme chaque mois de décembre, l'élaboration des "totaux autorisés de capture" (TAC) de l'année suivante, pour la plupart des stocks halieutiques qui font l'objet d'une exploitation commerciale, répartis entre pays de l'UE selon des quotas mais aussi avec des pays tiers pour les stocks partagés.
Eviter la surpêche
Le but est entre autres d'éviter la surpêche de manière à maintenir des stocks viables, la répartition est donc censée se faire sur base d'avis scientifiques par espèce. C'est la Commission qui transmet des propositions au Conseil.
Les ministres des 27 ont trouvé mardi matin des accords sur les droits de pêche dans l'Atlantique, la mer du Nord, la Méditerranée et la mer Noire, pour plus de 200 stocks halieutiques, informe le Conseil.
En Méditerranée occidentale, l'UE poursuit les efforts pour réduire les captures, dans le cadre d'un plan 2020-2025. Après des baisses de 10% en 2020 puis de 7,5% en 2021, la Commission avait proposé une baisse supplémentaire de 7,5% de l'effort de pêche au chalut pour 2022 (pour la pêche des espèces démersales). Les pays concernés ont finalement adopté une réduction de 6%.
La pêche à la palangre, autre technique, connait des quotas basés sur le nombre de jours de pêche d'années précédentes. Des limites sont introduites pour certains types de crevettes.
La discussion avec le Royaume-Uni étant particulièrement délicate, les négociations sur des quotas définitifs pour ces eaux partagées avec Londres vont encore se poursuivre.