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Septembre 2020
Son origine remonte à la fin du XIXe siècle. Aux États-Unis, un mouvement social revendique alors la journée de huit heures. Certains patrons l’acceptent, d’autres non. Grèves et manifestations s’enchaînent; notamment, à partir du 1er mai 1886, à Chicago où la confrontation avec les forces de l’ordre finit dans le sang, le 4 mai. En souvenir, la IIe Internationale socialiste décide en 1889 d’instaurer chaque 1er mai comme date de manifestation en faveur de la journée de huit heures. Dès 1890, la mobilisation est suivie dans de nombreux pays. Après la Première Guerre mondiale, sous l’impulsion de l’URSS, la fête du Travail devient un jour férié national dans beaucoup de pays.
Très ancienne, cette fête était déjà célébrée par l’Église de Constantinople, au VIe siècle; une tradition qui, probablement venue de l’Église de Jérusalem, a gagné l’Église de Rome au VIIe siècle. Elle s’est répandue, durant le Moyen Âge, dans tout le christianisme occidental, sans toutefois y prendre la place qu’elle a dans le christianisme oriental. Pour les catholiques, la fête de la Nativité de Marie a ainsi moins d’importance que les deux grandes fêtes de l’Assomption et de l’Immaculée conception. Les messes sont moins solennelles, les processions publiques plus rares. En ce jour, les textes de la liturgie, les prières et les chants invitent les fidèles à méditer sur la vie de Marie, mère de Dieu, la plus sainte de tous les saints par son plein consentement à la vie divine.
Comme son nom l’indique, cette fête honore la croix sur laquelle Jésus a été mis à mort. Pour les chrétiens, cet instrument de supplice est devenu, par la résurrection du Christ, le symbole de l’amour infini de Dieu et du salut ainsi offert à l’humanité: celui de la vie éternelle. Également célébrée par l’Église catholique, l’Exaltation de la Croix est une fête majeure de l’Église orthodoxe. Elle a pour origine une tradition, déjà établie dans l’Église de Jérusalem au Ve siècle, commémorant deux événements très présents dans l’iconographie et la liturgie. Le premier est l’apparition de la sainte Croix à Constantin au moment où il va, soutenu par ce symbole divin, prendre la tête de l’Empire romain (312). Le second, rapporté dès la fin du Ve siècle par différents écrits plus ou moins légendaires, est la découverte de la «vraie Croix» par sainte Hélène, mère de l’empereur Constantin, lors de son pèlerinage à Jérusalem en 326. Authentifiée par un miracle, la Croix est alors présentée à l’adoration du peuple par l’évêque saint Macaire. Le principal rite de ce jour de fête est ainsi l’élévation de la sainte Croix par le prêtre au-dessus des fidèles qu’il bénit en se tournant vers les quatre points cardinaux pour souligner l’universalité du message chrétien.
Cette fête, qui marque le début de l’année juive, célèbre la création du monde. Elle est aussi «jour du jugement»: «À Roch-ha-Chanah, dit le Talmud, le monde entier défile devant Dieu comme un troupeau de moutons.» Les fidèles sont invités, durant cette commémoration qui dure deux jours, à faire le bilan de leurs actions pendant l’année écoulée. Ils cherchent à réparer leurs fautes et à obtenir le pardon de ceux qu’ils ont heurtés.
Dans les années 1790, alors que les mouvements révolutionnaires gagnent la Suisse, le canton de Berne propose la création d’une fête réunissant protestants et catholiques pour renforcer les liens entre Confédérés. Mais l’officialisation du Jeûne fédéral n’intervient qu’en 1832. Seul le canton de Genève ne s’est pas mis à l’unisson confédéral: le Jeûne genevois est, aujourd’hui encore, fêté un jeudi, dix jours avant le Jeûne fédéral.
Cette journée est l’aboutissement de la période dite des «dix jours de repentance» commencée à Roch-ha-Chanah. Avant la destruction du Temple de Jérusalem, elle était, selon la tradition, la seule occasion dans l’année où le grand prêtre pouvait entrer dans le Saint des Saints pour y prononcer le Nom Ineffable de Dieu. Aujourd’hui, la fête de Yom Kippour est consacrée pour l’essentiel à la prière et à la pénitence: les fidèles, réconciliés avec les autres, demandent le pardon de Dieu. Il leur est interdit, ce jour-là, de boire, de manger, de procéder à des ablutions non rituelles ou encore d’avoir des relations conjugales.