Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06895.jsonl.gz/1175

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
La chasse aux globicéphales est ouverte aux îles Féroé. Cette pratique controversée est âprement défendue par la population locale (image symbolique/archives).
KEYSTONE/AP/JOHN MCCONNICO(sda-ats)
L'ONG écologiste Sea Shepherd a dénoncé mercredi l'ouverture saisonnière de la chasse aux dauphins dit "pilotes" aux îles Féroé. Cette pratique controversée est âprement défendue par la population locale.
Environ 800 cétacés meurent chaque année au cours du "grindadráp" (mise à mort des baleines). Cette méthode de chasse ancestrale consiste à entraîner les cétacés vers une baie ou un fjord pour les y tuer au moyen de longs couteaux.
Les habitants ont d'abord repéré entre 100 et 150 dauphins pilotes, également appelés globicéphales et baleines-pilotes, au large de l'île de Svinoy. Des bateaux les ont ensuite poussés vers le village de Hvannasund.
"Les dauphins ont été entraînés vers la plage, et massacrés par les habitants. Les médias féringiens ont confirmé que entre 30 et 50 dauphins pilotes avaient été tués", a indiqué Sea Shepherd dans un communiqué.
Partie de la vie féringienne
Territoire autonome du Danemark, les Féroé défendent cette pêche traditionnelle. Quelques centaines d'animaux seulement sont tués, sur une population estimée à 750'000, arguent-ils.
"La pêche à la baleine fait partie de la vie féringienne et la viande et la graisse de dauphin baleine constitue un précieux complément alimentaire pour les familles de l'archipel", a fait valoir un responsable du ministère féringien des Affaires étrangères dans un communiqué.
La viande de ces animaux fut longtemps utile à la population féringienne, mais aujourd'hui les autorités sanitaires conseillent d'en manger une fois par mois au maximum. Celles-ci la déconseillent entièrement aux femmes enceintes ou souhaitant l'être, à cause de la concentration en métaux lourds et dioxines.
L'an dernier, 21 militants de Sea Shepherd s'étaient vu refuser l'entrée du territoire. Cette année l'organisation a décidé de porter son combat sur les terrains "judiciaire et politique, dans le commerce, l'industrie et les médias".
ATS