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Roche entame les essais cliniques d’un nouveau médicament qui pourrait freiner les attaques de démence chez les patients atteints d’Alzheimer.Ce contenu a été publié le 16 mai 2002 - 16:35
Les premiers tests, conduits par des chercheurs suisses, britanniques et japonais ont montré que le CPHPC, un médicament non-toxique, attaque les amoncellements d'une certaine protéine nommée amyloïde, qui se forme dans le cerveau des patients souffrant de la maladie d'Alzheimer.
Depuis longtemps, les scientifiques pensent que l'amyloïde pourrait être responsable de la perte de neurones conduisant les malades à la démence. Cette protéine a tendance à s'agglutiner en «paquets» compacts, qui résistent aux défenses naturelles du corps. Et c'est précisément sur ces amoncellements qu'agit le CPHPC, en s'attaquant aux protéines qui les tiennent ensemble.
«Je ne peux même pas vous décrire l'état d'excitation où me plonge ce premier succès. Nous avons inventé une nouvelle molécule et elle fait exactement ce que nous voulions qu'elle fasse», s'enthousiasme Mark Pepys, du Collège médical universitaire de Londres, qui travaille sur l'idée depuis 25 ans.
Des tests encourageants
Les tests menés par Pepys et ses collègues ont porté sur 19 patients souffrant d'une maladie proche de celle d'Alzheimer, nommée amyloïdose systémique. A chaque fois, le médicament a permis de dissoudre complètement les amas d'amyloïde et de réduire par conséquent les concentrations de cette protéine indésirable.
«Nous disposons désormais d'un médicament puissant, et il existe de nombreuses preuves qu'il pourrait être efficace contre l'amyloïdose systémique et probablement aussi contre la maladie d'Alzheimer», affirme Mark Pepys.
Mais le professeur londonien reste prudent et rappelle que son équipe n'a encore guéri personne de quoi que se soit. Il reste notamment à établir de manière certaine que les amas d'amyloïde sont bien responsables de la perte de neurones qui accompagne la maladie d'Alzheimer.
La prochaine étape consistera donc à tester le CPHPC pendant plusieurs mois sur cinq à dix patients atteints d'Alzheimer, afin de voir si le médicament suffit à stopper ou à ralentir le déclin de leurs facultés cérébrales.
swissinfo avec les agences
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