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- né en 1965, de Sorens
- avocat
- domicilié à Sorens
- en fonction depuis 2012
- parti libéral-radical
- en couple avec Anne Vuilleumier, 1 enfant
- activité antérieure: préfet du district de la Gruyère
Suppléant: Didier Castella
- Protection de la population et affaires militaires
- Justice
- Police cantonale
- Police du commerce
- Population et des migrants
- Prisons et exécution des peines
- Probation
Maurice Ropraz, né le 5 février 1965 à Riaz, originaire de Sorens, est une personnalité politique suisse. Il est membre du parti libéral-radical.
Son père Désiré Ropraz est maître fromager et fondateur de l'entreprise Milco SA, active dans les produits laitiers; sa mère est Claudine Ropraz, née Perritaz. La famille Ropraz est domiciliée à Sorens depuis de nombreuses générations, elle est propriétaire de l'entreprise Milco SA et elle s'engage en politique. Désiré Ropraz est syndic de Sorens pendant vingt-huit ans et il siège trente ans au Grand Conseil. Les frères de Maurice, Eric et Stéphane, ont aussi exercé ou exercent la syndicature de Sorens. Maurice Ropraz est célibataire.
Maurice Ropraz effectue ses six ans d'école primaire à Sorens, puis ses trois ans de cycle d'orientation à Bulle (section littéraire). Il étudie ensuite au Collège du Sud, où il obtient un baccalauréat de type E (économie). Il étudie le droit à l'Université de Fribourg et il y passe sa licence de juriste (1989). Il effectue ensuite des stages bancaires et judiciaires, puis le stage d'avocat dans l'étude de Maîtres Jean-Marie Cottier et Alexandre Emery. Il obtient son brevet d'avocat du Barreau fribourgeois en 1993. Il complète sa formation par des stages linguistiques à Londres, Cologne, Berlin et Innsbruck.
Il est membre de la Société de musique de Sorens, qu'il présidera. Il fait partie du Kiwanis Club de la Gruyère et de la Confrérie du Gruyère. Il pratique le football au sein du FC Sorens.
Maurice Ropraz est propriétaire d'une étude d'avocat à Bulle et Châtel-Saint-Denis (1993–2001). Il est actif au sein du parti libéral-radical, dont il préside le mouvement jeunesse en Gruyère. Il est député au Grand Conseil (1996–2001). Il est candidat à la Préfecture en 2001 et il s'impose au second tour face au candidat du PDC, Yves Menoud, alors syndic de La Tour-de-Trême puis, après la fusion, de Bulle. Maurice Ropraz est préfet de la Gruyère de 2002 à 2011, à un moment où ce district et son chef-lieu connaissent une forte croissance économique et démographique.
Candidat au Conseil d'État en 2011, il est, avec Markus Ith, désigné par l'assemblée des délégués du parti radical. Ils ont à affronter, outre leurs concurrents politiques, la dissidence du syndic d'Estavayer-le-Lac, Albert Bachmann, non désigné par son parti et qui se présente en indépendant. Si Markus Ith succombe face à cette dissension interne, Maurice Ropraz émerge au premier tour. Au second tour, une déclaration réciproque et exclusive de soutien des démocrates-chrétiens et des libéraux-radicaux permet de constituer une majorité de centre-droit au Gouvernement face à une alliance de gauche qui conquiert trois sièges. Maurice Ropraz est élu avec une avance très confortable sur le candidat de l'UDC, alors que les trois démocrates-chrétiens occupent les trois premières places grâce à cette entente. Lors de la répartition des Directions du Conseil d'État, Maurice Ropraz hérite de la Direction de la sécurité et de la justice (DSJ).
La Direction de l’Aménagement, de l’Environnement et des Constructions reçoit la mission générale, dans le programme gouvernemental 2012-2017, de consolider les infrastructures cantonales pour répondre à la forte croissance démographique. Cela implique de veiller à un aménagement du territoire rationnel, de densifier l’offre des transports publics, de moderniser les infrastructures routières, de poursuivre les grands chantiers dans ce but, de mener une stratégie pour parvenir à une société à 4'000 watts et de protéger les ressources naturelles et les bases de vie.
Dans un canton en forte expansion démographique et économique, les infrastructures routières, scolaires et hospitalières doivent suivre l’évolution des besoins. Un pont entre Marly et Matran, un autre au-dessus du Tiguelet (Givisiez) et des traversées de villages sont attendues par le public. En même temps, la population, victime des bouchons routiers et de la pollution, souhaite des mesures en faveur de la qualité de vie. Le transfert modal des déplacements vers les transports publics, l’utilisation judicieuse du sol et les économies d’énergie sont des enjeux-clés pour l’Etat de Fribourg.
Maurice Ropraz liquide, en 2012, les dernières séquelles des surcoûts de la construction du Pont de la Poya, le Grand Conseil ayant institué une commission parlementaire d’enquête. Il fait passer au parlement la loi sur la protection de la nature et du paysage. En 2013, il obtient un important crédit d’engagement en faveur des entreprises de transports publics (52,8 millions de francs). Il en est de même pour les travaux liés à la traversée de Jaun/Bellegarde (21,9 millions de francs). Il obtient de surcroît un crédit d’engagement (11,8 millions) pour des études et acquisitions de terrain en faveur du réseau routier cantonal.
En 2014, Maurice Ropraz peut assister à l’inauguration du Pont de la Poya, attendu depuis plus d’un demi-siècle, à celle de la Halte ferroviaire de Fribourg-La Poya et à celle de l’Adolf Merkle Institut. En 2015, il défend avec succès au Grand Conseil un crédit (32 millions) pour des travaux d’assainissement routier dans la lutte contre le bruit. Dans le cadre de la politique foncière active de l’Etat, il fait procéder à l’achat de l’immeuble Contrinex à Givisiez (24 millions), une acquisition approuvée par le parlement.
En 2016, Maurice Ropraz signe une convention (2016-2019), liant le canton, la Confédération et les TPF pour améliorer l’efficacité de l’ensemble des lignes ferroviaires. Il fait adopter par le Grand Conseil une loi qui qui fixe les principes généraux et les objectifs en la matière d’aménagement du territoire. Il fait passer également une modification de la loi sur l’AT (LATeC) qui prévoit d’amples recettes dans un fonds issu des plus-values des terrains. En matière routière, les députés suivent Maurice Ropraz lorsqu’il demande des crédits d’études et pour l’acquisition de terrains dans le secteur de la jonction autoroutière N 12 Fribourg Sud et Fribourg Centre. Idem pour la réalisation du projet du Tiguelet à Givisiez (17 millions de francs) et pour un important crédit (34,7 millions de francs) pour des études et acquisitions de terrains pour cinq routes de contournement de localités.
Maurice Ropraz est réélu, au premier tour avec les trois candidats démocrates-chrétiens, lors du renouvellement de 2016. Il passe à la Direction de la Sécurité et de la Justice. Jean-François Steiert lui succède à la DAEC.
Le programme gouvernemental 2017-2021 demande à toutes les directions de remplir trois objectifs :
- Fribourg s’impose comme un pôle économique et d’innovation.
- Fribourg renforce le centre cantonal.
- Fribourg fait la révolution 4.0.
La DSJ reçoit deux tâches spécifiques. La première est de garantir la sécurité. La seconde et de réorganiser le pouvoir judiciaire. La criminalité évolue continuellement et la DSJ doit être performante notamment en matière d’affaires financières, de Cybercrimes et de trafic de stupéfiants. Elle a créé un groupe d’intervention en matière d’amphétamines et de métamphétamines.
Maurice Ropraz est président du Conseil d’Etat en 2017. À ce titre, il conduit les travaux du collège permettant l’adoption du plan gouvernemental. Il fait passer, la même année, une modification de la loi sur la justice qui concerne le taux d’activité des juges. Entre 2017 et 2018, il procède à un renouvellement important de l’état-major de la Police cantonale. En 2018, il propose avec succès au Grand Conseil l’acceptation d’une motion visant une modification de la loi sur le commerce et permettant l’ouverture des entreprises de cette branche jusqu’à 17h00 le samedi. Cette modification est toutefois refusée l’année suivante par le peuple lors d’un referendum Dans le domaine sécuritaire, il obtient l’approbation unanime du Grand Conseil à un projet de modification de la loi sur la Police cantonale introduisant un concept de gestion des menaces (2019).
Entre 2017 et 2019, plusieurs grands projets sont lancés ou mis en œuvre : réforme de la planification pénitentiaire, agrandissement et réaménagement du pénitencier de Bellechasse, étude du déménagement de la Prison centrale, élaboration d’un projet de loi sur la défense incendie et les secours, lancement d’une analyse du pouvoir judiciaire conformément au programme gouvernemental, lancement du projet « e-justice » de digitalisation de la justice ou encore déménagement de la Police de sûreté à Granges-Paccot.