Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07263.jsonl.gz/783

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Pékin - Le dissident chinois Liu Xiabo a demandé à son épouse de recevoir en son nom le prix Nobel de la paix le 10 décembre à Oslo, une distinction à propos de laquelle Pékin continue de dénoncer un complot occidental. La femme du prisonnier ignore s'il elle pourra exaucer le voeu de son mari.
"Xiaobo m'a dit qu'il espérait que je puisse aller en Norvège pour recevoir le prix à sa place", a dit Liu Xia, assignée à résidence dans son appartement de Pékin depuis lundi. "Je pense que ce sera très difficile", a-t-elle ajouté.
"Moi aussi j'y tiens. Mais c'est compliqué. Je dispose d'un passeport mais je n'ai pas le droit de sortir de chez moi! Et si je parviens à m'envoler pour la Norvège, me laissera-t-on retourner en Chine?", a également confié Liu Xia au site français "Mediapart".
"Quoi qu'il en soit, pour le moment, les autorités chinoises ne m'ont pas encore adressé d'avertissement au sujet de cette cérémonie", a précisé l'épouse du prix Nobel. Elle a dit espérer que "Liu Xiaobo puisse rentrer à la maison le plus tôt possible".
Conditions meilleuresElle a encore indiqué que les conditions de vie de son mari s'étaient arrangées depuis l'attribution du prix Nobel: "Cela va beaucoup mieux pour lui. Ils le traitent mieux, lui donnent une meilleure nourriture. Liu Xiaobo dispose même d'une plaque chauffante dans sa cellule", a-t-elle expliqué à "Mediapart".
A l'instar des Etats-Unis et de la France, la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne Catherine Ashton s'est inquiétée pour Liu Xia. Elle a demandé mardi à la Chine de lever la mesure d'assignation à résidence.
De son côté, Pékin a encore vivement critiqué le gouvernement norvégien, qui n'intervient pas dans la décision des "Sages" du comité Nobel, pour le prix décerné vendredi, près de vingt ans après celui attribué au dalaï-lama en 1989. Le gouvernement chinois a déjà annulé deux rencontres prévues mercredi à Pékin avec la ministre norvégienne de la pêche, en visite en Chine.
ATS