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La traversée du siècle pour Gérard Bauer, comme ceux de sa génération, est marquée par les deux guerres mondiales, mais également par son intérêt pour l'industrie horlogère et les affaires économiques.
Il évoque en particulier dans cette interview, la période 1939-1945 et les initiatives prises par des industriels pour préparer l'après-guerre. En homme optimiste il a fait le pari que l'Europe allait collaborer à la fin de la guerre, afin de se relever. Il a vu juste. Diplomate à Paris dès 1945, il a participé à différentes négociations. Il rend ici hommage à la lucidité de Max Petitpierre et du Conseil fédéral qui ont vu la nécessité pour la Suisse de participer à la reconstruction de l'Europe, dans la mesure de ses moyens.
En ce qui concerne la participation de la Suisse aux institutions européennes, Gérard Bauer estime que la Suisse est déjà très active. L'interdépendance croissante à tous les niveaux, l'oblige à coopérer avec le Marché Commun, tout en gardant sa neutralité.
(Source photo: TSR, 1961)
Né en 1907 à Neuchâtel, Gérard Bauer étudie le Droit à Neuchâtel, puis les Sciences politiques à Paris et enfin les Hautes études internationales à Genève. Dès 1936, il travaille au Département fédéral de l'économie publique et s'occupe en particulier des affaires économiques extérieures. Durant ce temps il remplit également des mandats politiques à Neuchâtel.
Après la guerre, Gérard Bauer est nommé diplomate à Paris, en charge des relations économiques et représente la Suisse à l'OCDE puis à la Communauté européenne du charbon et de l'acier. Président de la Fédération horlogère de 1958 à 1977 et de Suchard (1959-1979), et de nombreuses autres institutions. Il a également soutenu la recherche en microtechnique et en électronique et publié dans ces domaines.
Il est décédé le 13 juillet 2000 à Neuchâtel.
(Source: DHS)