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Drugs, schizotypy and cognition:
Cognitive attenuations seem more consistently associated with substance use than schizotypal symptoms
Daniela Herzig a soutenu sa thèse de doctorat à la Faculté des sciences sociales et politiques à l’Université de Lausanne en juin 2012, sous la direction de la Prof. Ch. Mohr.
La psychose est une maladie invalidante, préjudiciable à l’individu et à la société. Ainsi, depuis que la détection précoce de la maladie est associée à une évolution plus bénigne, les facteurs de détection précoce de la psychose font l’objet d’investigation.
Dans la présente thèse, nous nous concentrons sur deux facteurs de risque potentiels, à savoir la schizotypie et l’usage de drogues. Le concept de schizotypie, initialement développé par Meehl (1962), renvoie au fait que les symptômes de la schizophrénie se trouvent sur un spectre, et que leur sévérité va croissante de l’individu le moins touché de la population générale jusqu’aux patients schizophrènes les plus atteints. Sur ce spectre des troubles schizophréniques, on constate souvent des troubles cognitifs, comme la diminution de l’asymétrie hémisphérique ou des fonctions du lobe frontal. Le deuxième facteur de risque (usage de drogues) affecte les mêmes fonctions cognitives. En outre, la consommation de ces substances est élevée dans la schizophrénie et chez les individus ayant des scores élevés sur les échelles mesurant la schizotypie. Par conséquent, nous avons décidé d’examiner si des atténuations cognitives, précédemment attribuées à des symptômes schizotypiques, pourraient être associées à un usage de drogues élevé dans cette population. Pour tester cette hypothèse, nous avons évalué l’usage de différentes substances (nicotine, cannabis, méphédrone, dépendance à une substance en général), mesuré des symptômes de schizotypie (O-LIFE) et mesuré soit l’asymétrie hémisphérique de la fonction, soit le fonctionnement du lobe frontal.
Les résultats de ces études suggèrent que c’est surtout l’usage de drogues et non la schizotypie qui prédit le fonctionnement cognitif. Ainsi, les atténuations cognitives précédemment attribuées aux dimensions de schizotypie, sont susceptibles d’être associées à une utilisation accrue de drogues. Les études futures devraient étendre la liste des facteurs de risque potentiels, comme la dépression et le QI.