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Un juge de Los Angeles a refusé de rouvrir le dossier de l'affaire Roman Polanski, qui poursuit le cinéaste depuis qu'il a été accusé en 1977 d'avoir violé une adolescente de 13 ans. Le magistrat a rejeté une motion déposée par les avocats du réalisateur pour classer la plainte pour agression sexuelle, selon un porte-parole de la Cour.
Le juge James Brandlin, de la Cour supérieure de Los Angeles, a refusé une nouvelle audience. Les défenseurs du cinéaste de 81 ans font valoir depuis des années que Roman Polanski a été dans cette affaire la victime d'une faute professionnelle de la part de la justice et du procureur de l'époque.
Mais dans un jugement de neuf pages rendu mardi, le juge a déclaré que Roman Polanski devait, s'il veut régler le dossier, revenir aux Etats-Unis. Un mandat d'arrestation à son encontre y est toujours en vigueur.
Accusé d'avoir eu un rapport sexuel avec une adolescente de 13 ans, Samantha Geimer, Roman Polanski avait plaidé coupable en 1977, à la suite d'une plainte déposée la même année aux Etats-Unis. Il avait passé 42 jours en prison puis avait été libéré sous caution. En 1978, il avait fui les Etats-Unis avant l'audience qui devait fixer sa peine, craignant que le juge ne lui inflige une peine plus lourde.
En 2009, il a été arrêté à Zurich en vertu du mandat d'arrêt lancé contre lui 31 ans auparavant et placé en résidence surveillée. Il a retrouvé la liberté en 2010, les autorités helvétiques ayant décidé de ne pas l'extrader vers les Etats-Unis.
L'affaire ressurgit régulièrement. En octobre dernier, les autorités américaines avaient demandé ainsi en vain son interpellation alors qu'il se trouvait en Pologne.