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«Il est impératif de récupérer le corps»
Pour David Mearns, le chasseur d'épaves qui a localisé l'avion de Sala au fond de la Manche, c'est «une question de volonté».
Il est «impératif» de récupérer le corps repéré dans l'épave de l'avion qui transportait le footballeur italo-argentin Emiliano Sala, a déclaré mardi à l'AFP David Mearns, le chasseur d'épaves qui a localisé l'appareil dimanche au fond de la Manche.
David Mearns, directeur de la société Blue Water Recoveries, mandatée par la famille de l'attaquant pour mener des recherches, a quitté l'île anglo-normande de Guernesey lundi après avoir repéré l'épave la veille. Il a passé le relais aux enquêteurs de l'AAIB, le Bureau d'enquête britannique sur les accidents aériens.
«Le temps presse»
«Le temps presse lorsqu'il s'agit d'un corps, il est donc impératif qu'ils procèdent à la récupération de l'avion et du corps», a déclaré David Mearns. Les équipes de l'AAIB sont en train de «rassembler tous les éléments permettant d'évaluer la façon de procéder, quel matériel ils doivent emporter, quels bateaux, plongeurs...», a-t-il expliqué.
«Il faut voir comment on peut soulever l'avion sans déplacer le corps et s'assurer qu'on récupère tout», a souligné David Mearns. Il estime que l'opération est «techniquement possible: la profondeur de l'eau n'est pas vraiment un problème et, avec le bon navire, on peut gérer la météo. (...) Franchement, c'est une question de volonté.»
Contacté, l'AAIB n'a pas répondu dans l'immédiat. Il doit publier un rapport d'ici à deux semaines.
«Pas grand-chose à gagner...»
Emiliano Sala, 28 ans, et David Ibbotson, le pilote britannique de 59 ans, voyageaient à bord d'un monomoteur Piper Malibu qui a disparu des radars le soir du 21 janvier 2019 au-dessus de la Manche, à une vingtaine de kilomètres au nord de Guernesey.
Le 26 janvier, la famille d'Emiliano Sala avait relancé les recherches pour tenter de le retrouver grâce aux fonds récoltés via une cagnotte en ligne, après l'arrêt deux jours plus tôt des opérations de secours coordonnées par la police de Guernesey. «Sans cela, je pense que personne n'aurait cherché l'avion. L'AAIB nous a dit qu'ils ne pensaient pas qu'il y avait grand-chose à gagner» à retrouver l'avion, a dit David Mearns.
Finalement, l'AAIB a participé aux opérations de localisation de l'épave dimanche, en coopération avec sa société. Le chercheur d'épaves a salué les efforts des équipes de recherche et de sauvetage qui sont intervenues immédiatement après la disparition. Les autorités y avaient mis fin après avoir jugé «infimes» les chances de retrouver les disparus vivants.
Source: 20 Minutes