Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07079.jsonl.gz/1118

03/07/2012
Le constructeur américain Boeing a annoncé mardi avoir rehaussé de 500 milliards de dollars sa prévision pour le marché mondial des avions de ligne, qu'il voit doubler sur 20 ans.
Boeing table désormais sur 34.000 nouveaux appareils vendus pour une valeur totale de 4.500 milliards de dollars. Dans ses précédentes prévisions à 20 ans publiées l'année dernière, l'avionneur américain tablait sur 33.500 appareils vendus, pour plus de 4.000 milliards de dollars.
Le marché mondial de l'aviation civile a démontré sa solidité même pendant des années très difficiles, et entraîne l'augmentation des cadences de production à tous les niveaux, a commenté Randy Tinseth, vice-président du marketing de la division Aviation commerciale de l'avionneur dans un communiqué.
Boeing a fondé ses prévisions sur une hypothèse d'un trafic aérien en progression de 5% par an au cours des deux prochaines décennies. Son rival européen Airbus estime lui aussi que le trafic augmentera dans cette proportion.
Sans surprise, l'Asie-Pacifique tire cette augmentation de livraisons prévue d'ici à 2031 (près d'un tiers des volumes prévus, soit 12.030 appareils livrés).
Le constructeur américain note en outre que les compagnies low cost, fortes de leur capacité à stimuler le trafic en proposant des tarifs attirants, progressent plus vite que l'ensemble du marché.
Il souligne enfin que la demande en avions destinés à remplacer les flottes vieillissantes, donc peu économes en carburant, est soutenue. Selon lui, les avions de remplacement représentent 41% des livraisons d'avions neufs.
Après l'Asie-Pacifique, Boeing place l'Europe (hors Russie et les pays formant l'ex-Union soviétique) comme deuxième marché pour la livraisons d'avions neufs (7.760 appareils d'ici à 2031) devant l'Amérique du nord (7.290 avions), l'Amérique Latine (2.510) et le Moyen-Orient (2.370).
S'agissant des appareils, les avions monocouloirs (moyen-courriers) réprésentent l'écrasante majorité des volumes prévues (23.240 appareils soit 2.030 milliards de dollars). Il table sur la livraison de 790 gros porteurs sur les deux décennies à venir (280 milliards de dollars).
En revanche, Boeing revoit à la baisse ses prévisions relatives aux livraisons d'avions cargo au cours des vingt prochaines années en raison du tassement que connaît le marché du fret aérien.
Pour autant, il estime que la flotte mondiale d'avions cargo devrait pratiquement doubler au cours de cette période, passant de 1.740 avions en 2012 à 3.200 en 2031.
La flotte s'enrichira de 940 avions neufs (d'une valeur de 250 milliards de dollars), précise-t-il.
Photos : 1 B747-800 Intercontinental Lufthansa @ R.s.King 2 B787 Dreamliner JAL 4 Image synthèse B737-800MAX @ Boeing
02/07/2012
Les contrefaçons en matière de pièces d’aviation sont une réalité qui ne touche pas seulement les avions civils mais aussi les appareils militaires neufs ! Selon la dernière version d’un rapport du Comité des Forces armées qui comprend plus d’une centaine de pages, des pièces électroniques de contrefaçons en provenance de Chine équipent certains avions américains.
Contrefaçon et aviation :
On distingue trois types de menaces : les pièces dites «vérolées» qui ont été réparées à moindre coût, sans respecter les spécifications du constructeur. Les pièces récupérées frauduleusement sur des avions accidentés voir «crashés» et remises sur le marché. Puis les pièces neuves mais, dites «copies» qui ne respectent en aucun cas les normes de fabrication et de résistance de la pièce originale (plaquettes de freins, câblages divers, pièces de réacteur et même des instruments de vol ainsi que des composants électroniques) !
Par exemple : une pièce coûteuse à travailler comme un rivet en titane dont le prix et d’environ Chf 375.- à pour copie une même pièce pouvant coûter 8 fois moins cher !!
Ces fléaux touchent l’ensemble de l’aviation, un procès est actuellement en cours en Russie, mettant en cause une société qui prélevait des pièces d’avions de combat MIG-29 usagées et tentait de les revendre « comme neuves » à des Forces aériennes utilisatrices de ce chasseur !
Avion US touchés :
Pendant de longues années, les militaires avaient pour habitude de développer des systèmes électroniques répondant à des normes particulièrement sévères et donc très chers. Pour réduire les coûts et donc répondre à la réduction des budgets militaire, de nombreux composants sont aujourd’hui en provenance de filières civiles.
De fait, des pièces issues de la sous-traitance aveugle équipent aujourd’hui des systèmes de pointes faisant partie de la défenses US. Ces pièces peuvent compromettre les performances et la fiabilité des appareils concernés, il existe un risque pour la sécurité nationale et les militaires qui utilisent les appareils.
Le Government of Accountability Office (GAO), organisme indépendant travaillant pour le congrès, avait mené l’enquête suite à une demande du Comité des forces armées. Une société fictive avait été créée, pour débusquer les revendeurs de pièces contrefaites. Les résultats dévoilés étaient saisissants : sur 16 pièces commandées, toutes étaient des contrefaçons. Le travail conjoint du comité et du GaO a permis de repérer plus de 1800 cas suspects de contrefaçons, soit plus d’un million de pièces au total. 70% sont issues de l’industrie chinoise.
Les appareils touchés :
Selon les premiers résultat de l’enquête, non seulement des avion mais également des hélicoptères sont touchés par cette problématique, parmi ceux-ci on retrouve, des pièces de Lockheed-Martin C-130J «Hercules», le Boeing P-8A «Poseidon» et les hélicoptères Sikorsky SH-60B «Black-Hawk» et Boeing CH-46 «Sea Night». On retrouve également le C-27 «Spartan».
Les solutions à ce problème :
Eviter que de futurs pièces de contrefaçons se retrouvent dans les chaînes d’approvisionnement et de logistique en augmentant les contrôles, réduire les risques d’acquisition de contrefaçon en s’assurant de la fiabilité des fournisseurs et supprimer les contrefaçons dès qu’elles sont détectées avant leur assemblage sur des appareils et établir des procédures de contrôle plus poussées . Augmenter la transparence de ce marché en fournissant des rapports écrits au gouvernement en renforcer la motivation à détecter les pièces de contrefaçon en s’assurant que les coûts de remplacement seront assurés par l’industriel et non par le gouvernement.
Du côté des constructeurs : Airbus & Boeing en tête, ont adopté un système de puce spécialement adapté aux normes de l’aviation, notamment une résistance aux changements de température que subit un aéronef en vol ! Par ailleurs, la dite puce est directement apposée sur la pièce par un procédé spécial évitant toute falsification !
Ces puces réduiront également le petit jeu de certaines compagnies aériennes qui consiste à échanger des pièces d’un avion à l’autre et de faire croire en falsifiant les documents d’entretien, que l’avion a été réparé, et du coup « bon pour le vol » Si si cela existe !!
Par ailleurs l’arrivée de ce nouveau procédé permet une meilleure gestion des stocks dans les unités de maintenance. De plus, il possible de suivre les modifications apportées à une pièce d’un bout à l’autre de son cycle de vie. Les informations de maintenance, de dépannage, de conditionnement, y compris le lieu de production, sont fixées directement sur la pièce. Cela permet d’accélérer et d’alléger la charge administrative liée au suivi des pièces et d’éliminer le risque d’erreurs lié aux saisies manuelles. D’autre part, en favorisant le suivi automatique des pièces dès leur sortie d’usine, cette application va aider les constructeurs d’avions à renforcer la sécurité de leurs avions en luttant plus efficacement contre la contrefaçon. Ce système et également applicables pour les aéronefs militaire.
Photos : 1 SH-60B @ Sikorsky 2 Moteur SNECMA @ SNECMA 3 Boieng P-8A «Poseidon» 4 Boeing CH-46»Sea Night»@ Boeing
01/07/2012
En début d’année, Thales à livré à Dassault Aviation le premier radar RBE2 (Radar à Balayage Electronique 2 plans) à antenne active de série, monté sur le Rafale de série no : C137 ce premier RBE2 AESA (Active Electronicaly Scanned Array) de sériea réalisé une campagne d’essais en vol de trois mois sur la base d’Istres.
Selon le calendrier prévu à cette époque, ce premier appareil aurait dû,ensuite être livré à l’Armée de l’air fin août et être suivit de cinq appareils d’ici la fin de cette année.
Mais, il faut malheureusement compter sur un décalage du programme, avec la livraison de l’appareil fin septembre sur la base aérienne de Mont-de-Marsan, avant de rejoindre son affectation au sein de l’EC-5/330 «Côte d’Argent», soit le centre d’expérimentation, le CEAM.
Si les raisons officielles, de ce retard ne sont pour l’instant pas connues, à la décharge du constructeur, toute nouvelle technologie peut à un moment ou un autre demander quelques rectifications ou approfondissement de la mise en oeuvre.
Quoi qu’il en soit, si ce retard ne remet pas en cause le programme de développement du Rafale ni son bon déroulement général, il en résultera un décalage en ce se qui concerne l’arrivée du radar AESA au sein de l’Armée de l’air. De fait, les prochains Rafale livrés seront, donc, encore équipés du radar RBE2 PESA (Passive Electronically Scanned Array) et ceci jusqu’à fin 2013.
L'armée de l'Air devrait continuer à percevoir des avions équipés de radars PESA jusqu'à la fin 2013 environ, et déclarer une première mise en service opérationnel de l'AESA début 2014.
Rappel :
Le radar PESA :
Cette technologie fait suite aux radars à antenne mécanique, les radars PESA (Passive Electronically Scanned Array) représente miniaturisation croissante des composants liées au radar qui a permis son émergence. Sa technologie est difficile à maîtriser (miniaturisation) mais apporte de très nombreux avantages par rapport aux anciennes technologies de radar :
- Radar d'une extrême flexibilité. Les modules peuvent être divisés en "sous-radars" ayant chacun une tache différente (air-air, air-sol, brouillage ...)
- Accroissement de la portée. La puissance émise et leur portée sont augmentées de 20 à 70 % par rapport à un radar PESA.
- Discrétion et résistance au brouillage (travail simultané sur des fréquences différentes).
- Fiabilité (pas de mécanique, redondance des antennes).
- Nombreuses applications potentielles (arme à énergie dirigé, transmission de haut débit ...).
Le radar AESA :
- La portée augmentée permettant la pleine utilisation de nouveaux armements comme le missile METEOR et permet une détection accrue de cibles à signature réduite.
- La fiabilité accrue permettant d’envisager 10 ans d’utilisation de l’antenne active sans intervention de maintenance.
- L’agilité des formes d’onde permettant d’obtenir des images à ouverture de synthèse (SAR) de grande résolution et d’augmenter la résistance du radar au brouillage.
Photos : 1 Rafale du Solo-Display à Sion en 2011 @ Pascal Kümmerling 2 Photo monatge du RBE2 AESA @ Dassault Aviation
29/06/2012
Cette question est en suspend depuis un certain temps, pourtant elle résulte du départ à la retraite des avions de combat Northrop F-5 E/F Tiger II qui sont actuellement mis en œuvre par des pilotes de milice.
La fin de la milice :
Le départ des F-5 d’ici 2018/2020 coïncide avec la fin dans notre pays d’un système quasi unique « les pilotes militaires de milices ». Si ceux-ci ont pu contribuer aux diverses missions des Forces aériennes à travers de nombreux types d’avions (Vampire, Venom, Hunter, Mirage III, F-5) l’arrivée du F/A-18 Hornet et prochainement des JAS-39 Gripen E/F sonnera le glas de cette spécificité de notre pays.
L’arrivée du futur jet de combat se fera dans un contexte ou il faudra donc augmenter le nombre de pilotes professionnels et compenser le départ des derniers miliciens. En effet, jusqu’au départ à la retraite des Hornet les trois escadrilles continueront de fonctionner en appuis des deux escadrilles prévues sur Gripen.
Quelle solution :
Une proposition encore à l’étude vient d’être rendue public ce matin sur l’aérodrome de Meiringen. Le chef du Département de la défense (DDPS) Ueli Maurer qui vient de recevoir pour une visite de travail son homologue suédoise Karin Enström estime qu’il serait possible de recevoir en prêt une dizaine d'avions de combat Gripen C/D suédois, qui se ferait pour une période transitoire. Cette solution pourrait permettre de former les pilotes et de remiser les F-5, ce qui éviterait leur entretien toujours plus coûteux.
Cette solution permettait d’assurer la formation de nouveaux pilotes militaires professionnels de 2016 à fin 2017. Les Gripen E/F devant être livré dès 2018.
Photos : 1 F-5 Tiger II @ David Studer 2 Gripen F et Gripen D @ SAAB
28/06/2012
OTTAWA, Les responsables canadiens de la Force aérienne examinent les options en vue d’acheter un avion d’entraînement pour remplacer la flotte vieillissante de BAE CT-155 Hawk.
La position officielle du Canada sur le projet d'achat d’un nouvel avion école reste incertaine, mais le gouvernement du Premier ministre Stephen Harper se penche sur le sujet depuis quelques mois déjà.
Le Gouvernement canadien désire aux dernières nouvelles renforcer la compétence de formation en vue de la préparation des pilotes pour une transition sur les futurs Lockheed-Martin F-35 Lightning II Joint Strike Fighter. Deux options sembles cependant se profiler, la première consisterait en une mise à niveau de l’actuelle flotte de Hawk CT-155 alors que la seconde serait une achat complémentaire avec un avion spécifiquement destiné à cette transition. Le reste de la flotte servant à l’entrainement de base et assurerait les dernières formations sur CF-18 «Hornet» qui resteront en service au minimum jusqu’en 2025.
Dans le cas de la seconde solution, les Forces aériennes canadiennes ont présélectionnés trois types d’aéronefs pouvant répondre à leurs besoins. On retrouve presque naturellement les trois modèles les plus en vues dans la catégorie des «jets», soit le BAe Hawk AJT, l’Alenia M-346 et le KAI T-50 «Golden Eagle».
Les trois appareils :
Hawk Hawk T2 (MK128) AJT :
Le BAe Hawk T2 (ou MK128) fait partie de la nouvelle génération de jet (AJT) destiné au départ pour la Royal Air Force et la Royal Navy. Le T2 comprend un affichage moderne de type LCD à la place de l'instrumentation classique, et permet la préparation pour le vol des avions de combat modernes, en particulier le tout "en verre" comme le Typhoon dont l’Arabie Saoudite à commandé 72 exemplaires. Il utilise un moteur Rolls-Royce Adour 951.
Trois pays ont également déjà opté pour ce modèle, l’Afrique du Sud, l’Inde et très récemment l’Arabie Saoudite.
Alenia Aerospace M-346 :
L'Aermacchi M-346 se présente comme un monoplan à aile delta construit essentiellement en alliage d’aluminium. L’empennage horizontal est entièrement mobile et l’appareil, biplace en tandem, repose sur un train d’atterrissage tricycle. Les deux réacteurs Klimov DV-2S ont été remplacés par des Honeywell/ITEC F124-GA-200 de 2 880 kgp produits sous licence par Fiat- Avio. Le M-346 dispose d’un groupe auxiliaire de démarrage (APU) MicroturboRubis. Le cockpit est pressurisé et climatisé sous une verrière articulée à droite, doté de sièges éjectables « zero-zero » Martin-BakerMk 16D. Il dispose également d’un système embarqué de génération d’oxygène (OBOGS) éliminant le besoin de bouteilles, d’écrans multi-fonctions et d’un affichage HUD (Head Up Display), d’un équipement digital Fly-by-Wire programmable en fonction du niveau de l’élève ou simulant différents types d’avions. Un équipement de navigation à longue distance est prévu, ainsi que 3 points sous chaque aile pour une capacité de 1 800 kg et des rails en bout d’aile pour missiles air-air. Un bidon largable peut être emporté sous chaque aile, un bidon de convoyage sous le fuselage, et une perche de ravitaillement en vol est prévue en option.
Quatre pays ont opté pour cet appareil : l’Italie, Singapour, les EAU et Israël.
Le KAI T-50 «Golden Eagle»:
Les T-50 Golden Eagle et largement dérivé du Lockheed Martin F-16 Fighting Falcon et dispose de nombreuses similitudes, les ingénieurs de KAI se sont largement inspiré de la production sous licence des F-16 pour la ROKAF. La gamme T-50 dispose par contre d’une avionique entièrement coréenne mais couplée à un certain nombre d’élément d’origine américaine comme le GPS fournit par Honeywell.
Le plafond pratique est de 14.600 mètres (48.000ft) et la cellule est prévue pour une de durée de 8000 heures de vol. Question motorisation les deux versions sont dotées d’un General Electric F404-102 à double flux-produit sous licence par Samsung Techwin. Le T-50 atteint la vitesse maximale de Mach 1,4.
Seul la Corée du Sud est utilisatrice de cette appareil pour l’instant.
Photos : 1 Hawk CT-155 canadiens @ RCAF 2 Hawk AJT @ BAe 3 M-346 @ Alenia 4 T-50 Golden Eagle @ KAI Aerospace