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Un nouveau procès lié à l'effondrement du groupe alimentaire italien Parmalat a débuté lundi devant le Tribunal pénal fédéral (TPF) à Bellinzone. Le prévenu, un Italien de 63 ans, a rejeté les accusations de blanchiment d'argent.
Les faits datent de 1996 à 2006. L'homme est accusé d'avoir détourné avec des complices des fonds appartenant à Parmalat et au groupe touristique Tanzi, puis d'avoir transféré l'argent dans des banques tessinoises.
Il occupait dans les années 1990 une fonction dirigeante au sein du groupe Tanzi, impliqué dans le krach financier de Parmalat. En décembre dernier, un tribunal de Parme l'a condamné en première instance à une peine de prison de sept ans.
En Suisse, il doit répondre de blanchiment d'argent qualifié et de faux dans les titres. Selon l'acte d'accusation du Ministère public de la Confédération (MPC), l'Italien a "lavé" en Suisse environ dix millions de francs avec l'aide de fiduciaires. Durant l'opération, il s'est enrichi d'environ six millions de francs.
Pas de l'argent sale
Au premier jour du procès, diverses opérations bancaires ont été analysées. Les audiences doivent surtout déterminer si les sommes transférées ont été acquises illégalement, ce qui impliquerait que l'accusé a blanchi de l'argent.
L'Italien a rejeté ces accusations. Dans plusieurs cas, il a déclaré qu'il s'agissait de boni ou d'indemnisations qu'il a transférés sur des comptes familiaux en Suisse. Dans d'autres cas, il a dit ignorer que des versements ont eu lieu.
L'accusé a aussi expliqué qu'en ouvrant des comptes de transit et en utilisant différents noms, il voulait cacher l'existence de comptes familiaux vis-à-vis de tiers. Mais il ne s'agissait pas d'argent acquis illégalement.
Les débats dureront plusieurs jours. Le réquisitoire du MPC est prévu lundi prochain, a indiqué le tribunal. On ignore quand le jugement sera rendu.
ATS