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Si les faiblesses du contrôle des risques n’étaient pas écartées, le rating de crédit s’en trouverait sous pression, indique l’agence de notation.
L’agence de notation Fitch demande à Credit Suisse de renforcer sa surveillance des risques. Si cela ne devait pas être le cas et que les faiblesses du contrôle des risques n’étaient pas écartées, le rating de crédit s’en trouverait sous pression, a indiqué l’agence new-yorkaise jeudi, en réaction à l’annonce du paiement par la banque aux deux voiles de pénalités dans l’affaire mozambicaine dite des «Tuna Bonds».
Les processus d’attribution de crédits au Mozambique en 2013 ont montré l’absence de conscience du risque au niveau du groupe, selon Fitch. En 2016, la banque a procédé à une restructuration des dettes avec les mêmes manquements. En septembre dernier, Fitch avait confirmé la note «A-» pour Credit Suisse, assortie d’une perspective «négative».
L’accord conclu avec les autorités de surveillance aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Suisse et le paiement de pénalités en relation avec l’affaire pourrait constituer une base pour des plaintes au civil, craint l’agence de notation. De nombreuses parties impliquées, dont le gouvernement du Mozambique, ont d’ores et déjà déposé plainte contre la banque.
Après le scandale autour de Greensill et Archegos, Credit Suisse a entrepris de s’occuper de ses faiblesses. L’arrivée d’un nouveau directeur des risques (Chief Risk Officer) devrait permettre de poursuivre l’examen du contrôle et de la gestion des risques, estime Fitch. Nommé à l’été dernier en provenance de Goldman Sachs, David Wildermuth prendra ses fonctions en février prochain.