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PHOENIX – Face à une situation stressante, le fait de penser à son partenaire amoureux peut aider à maîtriser sa pression artérielle tout aussi efficacement que le fait de l’avoir dans la même pièce que soi. C’est ce que révèle une nouvelle étude réalisée par des psychologues de l’Université de l’Arizona et publiée le 22 janvier 2019 dans la revue Psychophysiology (DOI : 10.1111/psyp.13324).
102 participants soumis à une tâche stressante
Dans le cadre de cette étude, 102 participants ont été invités à accomplir une tâche stressante, submerger un pied dans 3 pouces d’eau froide allant de 38 à 40 degrés Fahrenheit (3 à 4 °C). Les chercheurs ont mesuré la tension artérielle, la fréquence cardiaque et la variabilité de la fréquence cardiaque des participants avant, pendant et après la tâche.
Les participants, qui étaient tous engagés dans des relations amoureuses, ont été assignés au hasard à l’une des trois conditions suivantes au moment d’accomplir la tâche. Soit ils étaient assis tranquillement dans la pièce avec leur compagnon pendant la tâche, soit on leur demandait de penser à leur partenaire comme source de soutien pendant la tâche, soit on leur demandait de penser à leur journée pendant la tâche.
Une pression artérielle moins réactive au stress chez deux groupes de participants
Ceux qui avaient leur partenaire physiquement présent dans la pièce ou qui pensaient à leur partenaire présentaient une pression artérielle moins réactive au stress de l’eau froide que les participants du groupe témoin, à qui on a demandé de penser à leur journée. La fréquence cardiaque et la variabilité de la fréquence cardiaque ne variaient pas entre les trois groupes.
L’effet sur la réactivité de la pression artérielle était tout aussi puissant, que le partenaire soit physiquement présent ou simplement visualisé en pensée.
Bien que des études antérieures aient suggéré que la présence d’un partenaire ou la visualisation d’un partenaire peut aider à gérer la réponse physiologique de l’organisme au stress, la nouvelle étude, dirigée par Kyle Bourassa, étudiant au doctorat en psychologie de l’AU, suggère que les deux choses sont aussi efficaces – au moins en ce qui concerne la réactivité de la tension artérielle.
Les résultats peuvent aider à expliquer, en partie, pourquoi les relations amoureuses de qualité sont constamment associées à des résultats positifs pour la santé dans la littérature scientifique, a dit M. Bourassa.
Même efficacité d’une présence physique ou en pensée
« Cela suggère que l’une des façons d’améliorer la santé des gens dans une relation amoureuse est de leur permettre de mieux composer avec le stress et de réduire leur réactivité cardiovasculaire au stress tout au long de la journée », ajoute-t-il. « Et il semble que penser à votre partenaire comme une source de soutien peut être aussi puissant que la présence de votre partenaire ».
Les participants à cette étude, qui a été financée par une subvention du Conseil des étudiants diplômés et professionnels de l’AU, étaient des étudiants de premier cycle du collège engagés dans des relations sérieuses. Les études futures devraient porter sur les membres de la communauté en général dans des tranches d’âge différentes.
S’ils sont reproduits, les résultats pourraient avoir des répercussions sur ceux qui font face à des situations stressantes au quotidien, a déclaré M. Bourassa, qui a cosigné l’étude avec les psychologues de l’AU David Sbarra et John Ruiz.
Bourassa de conclure que « La vie est pleine de stress, et l’un des moyens essentiels de gérer ce stress est d’établir des relations, soit directement avec notre partenaire, soit en faisant appel à une image mentale de cette personne. Il existe de nombreuses situations, y compris au travail, dans le cadre d’examens scolaires ou même lors d’interventions médicales, où nous aurions intérêt à limiter notre degré de réactivité de la pression artérielle, et ces résultats suggèrent qu’une approche relationnelle à cet égard peut être assez puissante ».
Le 24 janvier 2019. Par la rédaction de Creapharma.ch (supervision scientifique par Xavier Gruffat, pharmacien). Sources : Communiqué de presse de l’étude (en anglais). Référence : le journal Psychophysiology (DOI : 10.1111/psyp.13324). Crédit photos et infographie : Adobe Stock