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Début mars, la Corée du Sud élira un nouveau président. Les mandats étant limités en Corée du Sud, le président sortant, Moon Jae-in, n’est pas autorisé à se représenter.
À l’occasion d’une visite sur le chantier à l’arrêt dans le district d’Ulchin, à 330 kilomètres au sud-est de Séoul, M. Yoon s’est engagé à reprendre la construction des deux tranches sud-coréennes du type APR-1400 Shin-Hanul 3 et 4. Les travaux sont suspendus depuis 2017 en raison de la sortie du nucléaire décidée par le gouvernement actuel. M. Yoon a également fait savoir qu’il souhaitait approfondir la collaboration du pays avec les États-Unis dans le domaine nucléaire. Il espère également créer 100ʼ000 nouveaux emplois en remportant des commandes concernant plus de dix centrales nucléaires en Europe de l’Est et au Proche Orient. Il souhaite «mettre sur pied une organisation intergouvernementale chargée spécifiquement de l’exportation de centrales nucléaires et développer une procédure permettant d’encourager ces exportations.
Le gouvernement actuel prévoit de sortir du nucléaire
En renonçant à la construction de nouveaux réacteurs et en mettant à l’arrêt les anciens, le gouvernement de M. Moon vise en réalité une sortie progressive du nucléaire. La feuille de route prévoit que la Corée du Sud réduira le nombre de tranches nucléaires en exploitation de 24 à 7 d’ici à 2034.
Le gouvernement prévoit par ailleurs d’abaisser la part du nucléaire dans le mix électrique du pays de 30% aujourd’hui à 23,9% à l’horizon 2030. Sur la même période, la part des énergies renouvelables progressera de 6,6% à 20%.
M. Yoon a déclaré qu’il souhaitait, quant à lui, conserver la part de l’énergie nucléaire au tour de 30% en autorisant l’exploitation de réacteurs, dans la mesure où ces derniers sont sûrs. Il a justifié ce choix par le fait que l’énergie nucléaire contribuait à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
La Corée du Sud s’est engagée à atteindre la neutralité climatique d’ici à 2050. M. Yoon a critiqué les projets de M. Moon en matière de neutralité carbone, ceux-ci «conduisant à des résultats négatifs, notamment à l’augmentation des prix de l’électricité, à une diminution de la compétitivité de l’industrie nucléaire, et à un recul des emplois.
Source
M.A./C.B. d’après la Yonhap News Agency du 29 décembre 2021