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19. G. GODRON
Études sur l’Horus Den et quelques problèmes de l’Égypte archaïque.
1990, 241 pp. et 18 pll.
Le point de départ de cet ouvrage fut la redécouverte d’une tablette égyptienne de la première dynastie, qu’Amélineau avait trouvée dans la nécropole royale archaïque d’Abydos et qui est inscrite au nom de l’Horus Den. C’est le but principal de cette étude. Sa signification, qui a fini par se révéler, jette quelques lumières nouvelles sur cette époque. Cette recherche entraîna d’autres recherches dans d’autres secteurs de cette époque reculée de l’histoire égyptienne. Il fallut d’abord élucider la lecture et la signification des deux noms que porta le roi mentionné sur cette tablette. D’autres chapitres traitent respectivement d’un groupe de stèles datant de ce règne et provenant du complexe funéraire de ce souverain, du sens premier de la racine iwn, des constructions appelées wnwt, de la plaquette MacGregor, qui mentionne un événement contenu dans le texte de la tablette. Lié à cette plaquette, le problème du Sinaï à cette époque a été abordé. Un autre chapitre a pour sujet l’identité du roi que Manéthon appelle Kenkénès.
Le problème du sens des inscriptions de la «Pierre de Palerme» a été soigneusement étudié pour la partie de cette inscription concernant l’Horus Den, en analysant, comme pour la tablette mentionnée plus haut, non seulement les différentes opinions émises depuis plus d’un siècle, mais surtout l’inscription elle-même, et ceci signe à signe. Si l’on veut bien admettre que, par suite de la place disponible, l’ordre des signes a pu de temps à autre être perturbé, on obtient, dans presque tous les cas, une traduction plausible.
D’autres thèmes de recherche ont été amenés, tant par la tablette d’Abydos que par l’étude de la «Pierre de Palerme». C’est ainsi qu’une tradition concernant ce roi, transmise par le Livre des Morts, se trouve corroborée par des documents contemporains, en dépit du scepticisme de certains égyptologues du passé. C’est ainsi que la date d’apparition du titre royal que l’on traduit par «roi de Haute et de Basse-Egypte» semble pouvoir être mise en rapport avec l’action militaire de l’Horus Den dans le Sinaï. De même, il semble bien que la soi-disant périodicité trentenaire de la fête Sed ne repose que sur un contresens tout à fait explicable datant de la période ptolémaïque.
On doit également renoncer à l’idée, jamais mise en doute jusqu’à présent, que les tablettes dites «annalistiques» de la première dynastie égyptienne contenaient les événements non pas d’une seule année, mais de plusieurs, les raisons ayant présidé au choix de ces événements restant, pour le moment, mystérieuses. Une question se pose enfin, pour terminer: la «Pierre de Palerme» n’aurait-elle pas été vue par certains auteurs classiques?
Un dernier chapitre regroupe de façon logique les résultats de cette enquête.Prix : 150 chf