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En Ontario la situation
des institutions pour enfants semblent à la lecture
de cet article plus complexe qu'en Suisse.
Il va toujours rester l'idée que l'on peut opposer famille d'accueil à
Foyer de jeunes.
Les foyers sont économiques sur un point c'est la professionnalisation du
personnel et la capacité à encaisser les transferts et les retournements de
violence des jeunes placé.
Par contre la question du droit de votre demeure un élément incontestable
qui permet de réfléchir un peu différemment.
Pierre-Alain Luthi

Photo: GI/John Foxx

Le système d'aide à l'enfance de l'Ontario doit privilégier les familles
d'accueil plutôt que les foyers de groupe, selon l'intervenante en chef du
bureau d'assistance à l'enfance et à la famille de l'Ontario.
Une enquête menée à Thunder Bay, à Peel et à Toronto a révélé que les jeunes
hébergés dans les centres d'accueil comparent leur traitement à un
emprisonnement.
L'intervenante en chef du bureau, Judy Finlay, rapporte des exemples
saisissants du milieu dans lequel grandissent 18 500 jeunes ontariens:
insalubrité, mauvais traitements et personnel non qualifié et sous-payé.
Les problèmes soulevés dans l'étude sont surtout liés aux foyers de groupes
qui adoptent une approche correctionnelle. Les actes de violence et
d'intimidation y sont plus nombreux, et le personnel recourt de façon abusive
à la police pour gérer les problèmes de comportement.

|Judy Finlay

Mme Finlay exige que les responsables utilisent une approche plus humaine
avec les jeunes. Selon elle, l'attitude des gouvernements serait différente si
les jeunes possédaient le droit de vote.
Le rapport recommande notamment la création d'un organisme provincial de
réglementation, une meilleure formation pour les intervenants, l'établissement
de normes provinciales, la tenue d'une enquête publique nationale et la
création d'un poste de commissaire à la jeunesse.
Réactions
L'association ontarienne de l'aide à l'enfance croit qu'il est grand temps
d'examiner ces réalités, soulevées depuis de nombreuses années par les jeunes
eux-mêmes.
L'opposition officielle s'interroge sur le coût social qu'entraîne la réalité
décrite dans le rapport.
La ministre des Services à l'enfance de l'Ontario, Mary Anne Chambers, précise
que les recommandations seront étudiées.