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Description
En 1952, Claude Favarger, professeur de botanique et de biologie végétale à l'université de Neuchâtel, s'adresse à ses étudiants dans un paysage grandiose:
"Je pense souvent, leur dit-il, que l'enseignement des sciences naturelles à l'Université, n'a point pour unique objectif de dispenser des connaissances ou des techniques, mais qu'il représente aussi une certaine forme d'apostolat dans un monde qui se détériore de plus en plus. Il faut essayer de transmettre le goût et l'enthousiasme pour la Nature et ses irremplaçables beautés en même temps que l'intérêt pour les problèmes uniques qu'elle pose... Je crains beaucoup en effet que l'homme moderne, en se détachant complètement de la nature et en se livrant à l'artificiel et aux pures abstractions, non seulement ne détruise à jamais ce qui fait partie de son biotope, mais ne perde une de ses meilleures raisons de vivre et d'espérer: la beauté du monde vivant." LdW
Sources:
Claude Favarger, Notes de cours, d'excursions et de conférences (1947-1972), Fonds Favarger, Archives de l'Etat, Neuchâtel.