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Après avoir développé les conditions philosophiques et herméneutiques de l’idée d’un agir libre et avoir précisé l’articulation de l’universel et du particulier, l’auteur s’attache à montrer que, contrairement à ce que l’on pourrait penser, Friedrich Schleiermacher et Karl Barth, par delà tout ce qui peut séparer ces deux théologiens modernes, traitent d’un seul et même objet. L’option de Schleiermacher privilégie l’universalité, mais en courant le risque d’en sous-estimer l’inscription religieuse spécifique offerte par la christologie ; à l’inverse, l’option de Barth peut conduire à une fuite en avant dans un ghetto ecclésiastique, au détriment de l’universel enjeu dans la christologie comme telle. Une éthique rationnelle et historique a besoin des deux pôles d’une telle dialectique pour trouver équilibre et pertinence.