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La Plaine de l'Orbe
Le niveau de la plaine s'enfonce inexorablement
L'assèchement des anciens marais de la Plaine de l'Orbe, obtenu par les corrections successives des eaux du Jura (en 1868, 1891, puis entre 1962 et 1973) à placé de grandes quantités de tourbe au contact de l'atmosphère. Auparavant la tourbe était protégée par une couche d'eau, aujourd'hui elle s'oxyde lentement et inexorablement à l'air (la couche se "consume" lentement) et disparaît sous forme de gaz carbonique. Il en résulte une lente diminution de l'épaisseur de la couche de terre arable et un abaissement du niveau de la plaine. Cette situation rend problématique la gestion des crues, puisque l'eau n'a parfois plus assez de pente pour s'écouler naturellement en direction du Lac de Neuchâtel.
Envisager une solution globale (intégrée)
Les problèmes d'écoulement de la Plaine de l'Orbe perturbent l'ensemble des activités humaines et économiques de la région. Toute solution rationelle passe nécessairement par une prise en compte globale (intégrée) de l'ensemble des problèmes. Dix-huit communes sont impliquées sur un territoire d'env. 50 km2.
Un premier crédit d'étude, plusieurs variantes
En février 2001, le Grand Conseil accordait un crédit d'étude de Frs. 1'600'000.- au Conseil d'Etat pour lancer une première phase d'étude (projet GESORBE; Gestion intégrée de la Plaine de l'Orbe). L'étude a pris en compte les intérêts de l'agriculture et des cultures maraîchères, du développement territorial, de l'environnement, des transports et de l'économie, dans une perspective de développement durable.
Le rapport GESORBE propose plusieurs variantes, dont les coûts s'échelonnent entre 40 et 130 mios sur 50 ans.
La suite des travaux consistera à affiner ces études, notamment pour évaluer les conséquences des variantes, afin de s'acheminer vers le meilleur choix possible. Le financement des travaux devra alors faire l'objet d'une nouvelle décision politique.