Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07263.jsonl.gz/1314

«Bravo pour ta question! Sais-tu que les biologistes qui étudient l’évolution se la posent depuis plus de cinquante ans? Et en plus, ils n’ont pas encore trouvé une réponse définitive.
Quel est le problème? La plupart des espèces se reproduisent de façon sexuée. Il faut une femelle et un mâle pour mettre au monde un descendant, fille ou garçon. Dans ce type de reproduction, chaque parent ne transmet que la moitié de ses gènes à son enfant. C’est surprenant, car une femelle qui ferait des copies d’elle-même, sans intervention d’un mâle, transmettrait davantage de copies de ses gènes. À court terme, elle devrait être favorisée par la sélection naturelle.
À quoi servent donc les mâles? Ou plutôt, quels peuvent être les bénéfices de la reproduction sexuée? Il y a plusieurs réponses possibles. L’une est que la reproduction sexuée permet de brasser les «cartes» génétiques: chaque descendant est une combinaison unique, et les variations génétiques favorables se répandent rapidement dans la population. À l’inverse, moins de diversité veut dire moins de possibilités de résister aux parasites, de s’adapter aux changements, d’évoluer. S’il n’y avait qu’un sexe, chaque descendante serait la copie conforme de sa maman, et au cours du temps, les variations défavorables s’accumuleraient dans les lignées.
Il existe des espèces à reproduction asexuée, mais la plupart ne durent pas très longtemps, sur la très longue échelle du temps de l’évolution. Tu vois, si la reproduction sexuée s’est maintenue, ce n’est pas seulement pour le plaisir!»