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L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) veut améliorer la protection des petits investisseurs. Elle propose plusieurs mesures réglementaires pour accroître la transparence.
Avec l'affaire Madoff et la faillite de la banque d'investissement américaine Lehman Brothers, la crise financière a mis en lumière des lacunes réglementaires au niveau des rapports entre prestataires de services financiers et clients privés, a rappelé mercredi à Zurich Urs Zulauf, membre de la direction de la FINMA.
Les enquêtes effectuées au titre de ces affaires par la FINMA et présentées en mars dernier ont démontré que les clients n'étaient pas toujours informés de manière adéquate quant aux risques de pertes lors d'une transaction financière, a noté M. Zulauf.
Des investisseurs privés ne devraient plus placer pratiquement toute leur fortune dans un seul produit sans avoir au préalable été informés de manière suffisamment transparente quant aux risques encourus, a déclaré le directeur de la FINMA, Patrick Raaflaub. Dans certains cas, non seulement les clients, mais aussi les vendeurs eux-mêmes ne comprenaient pas les produits qu'ils distribuaient.
Afin d'accroître la transparence, la FINMA demande aussi de livrer des informations concernant les émetteurs des produits, leur situation économique et les éventuels conflits d'intérêts que pourraient entraîner la stratégie d'investissement.
La FINMA évoque la possibilité de rendre obligatoire l'enregistrement des discussions entre un conseiller et ses clients. L’Autorité de surveillance propose en outre de créer un poste de médiateur pour l'ensemble des prestataires de services financiers.
Le gendarme des marchés financiers demande par ailleurs au Conseil fédéral d'unifier et de compléter la réglementation actuelle par voie d'ordonnance. A plus long terme, le Parlement devrait préparer une loi sur les prestations de services financiers.
swissinfo.ch et les agences