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Les élections parlementaires ont débuté dimanche en Egypte. Ce processus électoral, longtemps retardé, doit permettre au pays de renouer avec la transition démocratique entravée, selon les opposants au régime, par la répression.
Les élections - un scrutin uninominal et de liste qui a commencé officiellement samedi avec les votes des Egyptiens à l'étranger - ne concernent, dans leur première phase, que 14 des 27 provinces du pays, dont celle d'Alexandrie, deuxième ville du pays, et celle de Gizeh, qui inclut certains quartiers du Caire à l'ouest du Nil. Elles doivent s'achever le 2 décembre et désigner les 596 députés.
Dans un discours télévisé samedi, le président Abdel Fatah al Sissi avait exhorté les électeurs à se rendre aux urnes "pour le bien du pays" et demandé aux forces de sécurité d'assurer le bon déroulement des opérations électorales.
Faible participation
Cet appel semblait avoir été peu entendu dimanche matin. Les premières images diffusées par les chaînes de télévision montraient ainsi une faible activité dans les bureaux de vote, une situation contrastant avec les longues files d'attente qui s'étaient formées lors du scrutin de 2012.
Dans le quartier populaire de Boulak al Dakrour au Caire, les policiers et les huissiers chargés de surveiller les opérations de vote étaient plus nombreux que les électeurs dimanche matin. Mais Refaat Komsan, un conseiller du Premier ministre, a estimé que la participation "devrait augmenter en fin de journée", lorsque les températures se font plus clémentes, et après les heures de travail.
Chambre d'enregistrement
Selon les experts, le taux de participation permettra de savoir si le quasi-culte de la personnalité dont jouit le président Sissi depuis qu'il a mis une fin brutale au pouvoir des Frères musulmans de Mohamed Morsi, s'effrite ou non dans un pays dont l'économie est en déliquescence.
ATS