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Né en 1958 dans le Kent, le vidéaste Andrew Kötting se forme au College Of Art and Design de Ranvensbourne et à la Slade School of Fine Art de Londres, après avoir été bucheron en Scandinavie. Au début des années 1980, parallèlement à la création de plusieurs performances filmées en 16mm, il réalise des courts métrages expérimentaux, couronnés par de nombreux prix et exposés en Europe et en Amérique du Nord dans plusieurs musées, parmi lesquels, la Tate Modern, Tate Britain, l'ICA, le NFT et le Curzon de Soho.
En 1996, sort Gallivant, son premier long métrage, récit d'un voyage de trois mois le long des côtes britanniques que le réalisateur a entrepris avec sa grand-mère, Gladys, et sa fille, Eden, atteinte du très rare syndrome de Joubert. Portrait sensible de ses liens familiaux, mais également de l'Angleterre excentrique des années 1990, Gallivant remporte à sa sortie un joli succès, obtenant notamment les prix du Meilleur Réalisateur du Channel 4/Edinburgh Film Festival et le Premier Prix du Golden Ribbon à Rimini (Italie).
En 2001, Kötting réalise son deuxième long métrage, Cette sale terre (This Filthy Earth), adapté de La terre de Zola. Il aura sa Première au Festival international du film d'Edinburgh et reçoit le Digital Prize au Festival international du film d'Hambourg, en Allemagne.
Ne s'étant jamais éloigné de la performance et des autres médias, il achève en 2002 le projet Mapping Perception inspiré par sa fille Eden, où se mêlent cinéma, art et science.
Ses oeuvres ont fait l'objet de plusieurs rétrospectives et expositions, notamment au Festival International du Film de la Rochelle, au Curzon Soho de Londres en 2004, au Bristish Council de Shanghai et au Centre Pompidou à Paris en 2007.