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Le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) du président Hugo Chavez a remporté les élections régionales de dimanche. Il est parvenu à étendre sa domination en remportant 20 Etats sur 23, lors d'un scrutin présenté par les autorités comme un plébiscite en faveur de leur dirigeant après sa quatrième opération du cancer.
Selon des résultats complets publiés par le Conseil national électoral (CNE), les candidats du PSUV sont arrivés en tête dans 20 Etats contre seulement trois pour l'opposition. Avant l'élection, le PSUV en contrôlait 15 et l'opposition sept. Le CNE devait annoncer ultérieurement les résultats des deux Etats manquants (Bolivar et Amazonas, sud) sur un total de 23.
Le parti au pouvoir a notamment réussi son pari de conquérir l'Etat pétrolier de Zulia, le plus riche et le plus peuplé du pays. Le candidat du PSUV Francisco Arias Cardenas y a battu l'opposant et gouverneur sortant Pablo Perez avec 50,99% des suffrages contre 46,74%.
A Miranda (nord), l'autre riche Etat-clé que le PSUV souhaitait reprendre à l'opposition, le chef de file des anti-Chavez Henrique Capriles est parvenu à se faire réélire gouverneur de justesse avec 50,35% des voix face à l'ex-vice-président Elias Jaua. M. Capriles, auteur en octobre du meilleur score jamais obtenu à la présidentielle face à Chavez (44% des suffrages), consolide ainsi sa stature d'opposant numéro un.
Le seul autre Etat où l'opposition est parvenue à se maintenir est celui de Lara (nord-est).
Le grand absent
Le directeur de campagne du PSUV, Jorge Rodriguez, a salué devant la presse "la majorité écrasante" obtenue par son parti et estimé que cette victoire appartenait "à tout le peuple du Venezuela", mais surtout au président Hugo Chavez.
Alors que plus personne ne doute de la gravité de la maladie du chef de file de la gauche radicale latino-américaine, le parti au pouvoir a tenté ces derniers jours de transformer ce scrutin en occasion pour les électeurs de manifester leur attachement à leur dirigeant, tandis que l'opposition s'est échinée en retour à recentrer le débat sur les enjeux locaux du vote.
ATS