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La Suisse et la Colombie entretiennent des relations étroites et diversifiées, renforcées par l'organisation régulière de consultations politiques et de rencontres de haut niveau. La Colombie est un pays prioritaire de la Suisse dans les domaines de la coopération économique, de l’aide humanitaire et de la promotion de la paix. Les échanges commerciaux entre les deux pays sont dynamiques.
Relations bilatérales Suisse–Colombie
Points clés des relations diplomatiques
Les relations entre la Suisse et la Colombie sont étroites et diversifiées. Les domaines qu’elles couvrent vont de l’encouragement du commerce bilatéral à l’aide humanitaire et à la promotion de la paix, en passant par le développement économique et la coopération culturelle et multilatérale.
En août 2016, le président de la Confédération, qui était alors Johann Schneider-Ammann, s’est rendu à Bogotá où il a rencontré son homologue colombien Juan Manuel Santos. C’était la première fois qu’un président de la Confédération en exercice effectuait une visite en Colombie. En janvier 2017, la présidente de la Confédération Doris Leuthard a rencontré le président Juan Manuel Santos en marge du Forum économique mondial (WEF) à Davos. Deux autres rencontres avaient déjà eu lieu dans ce cadre, en 2011 et 2014, entre le président Santos et les anciens présidents de la Confédération Micheline Calmy-Rey et Didier Burkhalter. En outre, plusieurs réunions organisées au niveau ministériel ces dernières années ont permis de consolider les relations bilatérales. En 2013, Didier Burkhalter s’est déplacé en Colombie pour rencontrer la ministre colombienne des affaires étrangères Angela Holguín, qui s'est ensuite rendue à Berne en 2016.
En 2010, le vice-président colombien de l'époque, Angelino Garzón, a rendu visite à la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey. En 2008, le président de la Confédération Pascal Couchepin et la cheffe du Département fédéral des affaires étrangères Micheline Calmy-Rey ont reçu le président de la République de Colombie Alvaro Uribe, lors d’une visite de travail officielle en Suisse. La même année, la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey a effectué une visite officielle en Colombie. La conseillère fédérale Doris Leuthard en a fait de même un an plus tard. Plusieurs rencontres à haut niveau ont également eu lieu en marge d'événements multilatéraux.
La Suisse et la Colombie ont conclu des accords dans les domaines de la protection des investissements, du libre-échange, de la double imposition, de l’entraide judiciaire, des transports aériens, de la coopération scientifique et de la protection des biens culturels.
Coopération économique
La Colombie est le sixième partenaire commercial de la Suisse en Amérique latine. Le potentiel de l’économie colombienne est important et l’accord de libre-échange AELE-Colombie, entré en vigueur le 1er juillet 2011, a permis d’intensifier les relations économiques.
En 2016, la Suisse a importé de Colombie des marchandises constituées principalement de pierres et de métaux précieux (69 %) et de produits agricoles (25 %, essentiellement du café), pour une valeur totale de 513,4 millions de francs. Ses exportations vers la Colombie, essentiellement des produits chimiques et pharmaceutiques, des machines et des montres, ont atteint 469 millions de francs. Fin 2015, le montant des investissements directs de la Suisse en Colombie s’élevait à 827 millions de francs, et les entreprises suisses employaient quelque 11 400 personnes en Colombie.
Coopération en matière d’éducation, de recherche et d’innovation
Une déclaration d’intention sur la promotion de la coopération scientifique a été signée en mars 2012. La coopération entre les universités et d’autres institutions scientifiques des deux pays est encouragée par le Secrétariat d'État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) et son équivalent colombien, le «Colciencia».
Les chercheurs et artistes colombiens peuvent déposer leur dossier de candidature auprès du SEFRI pour obtenir des bourses d’excellence de la Confédération suisse.
Coopération au développement et aide humanitaire
Depuis 2001, la Colombie est l’un des pays prioritaires de l'Aide humanitaire de la Confédération. Le programme se concentre sur l’aide à la population civile touchée par le conflit et sur sa protection. Un montant de 35 millions de francs a été budgétisé à cette fin pour les années 2017 à 2020.
Depuis 2009, la Colombie est un pays prioritaire du SECO dans le domaine de la coopération et du développement économiques. L’objectif consiste à renforcer la compétitivité de l’économie colombienne et à promouvoir une croissance durable. Le budget prévu dans la stratégie de coopération 2017–2020 s’élève à 55 millions de francs. La Colombie fait en outre partie du programme andin de la DDC dans les domaines de l’adaptation aux changements climatiques et de la gestion durable des ressources en eau.
Promotion de la paix et sécurité humaine
La Colombie est depuis 2002 un pays prioritaire de la politique suisse en matière de paix et de droits de l’homme. Le programme actuel consiste à promouvoir les droits de l’homme et à soutenir les initiatives de paix de la société civile, le traitement du passé ainsi que la justice transitionnelle. Le budget annuel avoisine les 2 millions de francs.
Les Suissesses et les Suisses en Colombie
Echanges culturels
De nombreuses manifestations culturelles ainsi que l’école suisse «Colegio Helvetia» à Bogotá contribuent au prestige de la Suisse dans le pays.
Historique des relations bilatérales
Depuis la fin du XIXe siècle, la Suisse entretient des relations consulaires et diplomatiques avec la Colombie. L’accord d’amitié, d’établissement et de commerce conclu en 1908 a facilité la vie de la communauté suisse. Un consulat a été ouvert à Bogotá en 1911, transformé en légation en 1940 puis en ambassade en 1958. Depuis 1974, une chambre du commerce Colombie-Suisse est installée à Bogotá.
L’échange automatique de renseignements en matière fiscale (EAR)
La Suisse et la Colombie entendent introduire l’échange automatique de renseignements en matière fiscale (EAR) sur une base réciproque. L’idée est, que les deux Etats recueilleront des renseignements sur les comptes financiers dès 2018 et
les échangeront à partir de 2019, en application du standard international relatif à l’EAR. Complément d'information ici.