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Seulement 42,5% du capital représenté à l'assemblée a voté en faveur du nouveau mécanisme des primes pour les années 2023-2025, selon un communiqué du groupe. 10,6% des votes ont été défavorables et 46,8% des actionnaires se sont abstenus, dont Vivendi.
Le géant français des médias fait ainsi monter la pression sur le conseil d'administration de TIM, qui devra examiner lors de sa prochaine réunion prévue le 4 mai les deux nouvelles offres améliorées reçues pour acquérir son réseau fixe.
Les deux offres concurrentes, soumises par la Caisse des dépôts italienne (CDP), associée au fonds d'investissement Macquarie, et le fonds d'investissement américain KKR, ont été jugées largement insuffisantes par Vivendi.
La CDP a proposé 19,3 milliards d'euros contre environ 18 milliards d'euros lors de sa première offre, alors que KKR a fait une proposition de 21 milliards d'euros, après 20 milliards auparavant, selon une source proche du dossier.
Ces offres restent ainsi très éloignées des attentes de Vivendi, qui a estimé la valeur du réseau à 31 milliards d'euros (presque autant en francs).
Quant à la politique de rémunération, Vivendi avait déploré la semaine dernière "le manque de transparence" concernant la "méthode et le bien-fondé" des nouveaux objectifs d'incitation.
Dans des questions adressées au conseil d'administration de TIM, le groupe français réclamait des mécanismes incitant les dirigeants à "surperformer" et ne pas se contenter "d'une performance moyenne".
Selon la nouvelle politique de rémunération approuvée en mars par le conseil d'administration, Pietro Labriola aurait droit à une rémunération fixe de 1,4 million d'euros et une partie variable du même montant s'il atteint tous les objectifs financiers fixés pour 2023.
Vivendi, qui détient 23,75% de Telecom Italia, ne siège plus au conseil d'administration du groupe italien depuis la démission de cette instance en janvier de son président du directoire, Arnaud de Puyfontaine.
L'assemblée générale a également rejeté les deux candidats qui se présentaient pour succéder au représentant de Vivendi au sein du conseil d'administration.
Ces candidats étaient Paola Bruno, proposée par Assogestioni, qui regroupe des investisseurs institutionnels italiens, et Franco Lombardi, président d'Asati, l'association des petits actionnaires de TIM. Sur ce point aussi, Vivendi s'est abstenu.