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Le président de l'UEFA Michel Platini, qui s'estime "le plus à même" de diriger le football mondial, dénonce dans une interview publiée jeudi dans le Matin, sa récente suspension.
Elle l'empêche selon lui de participer à la campagne à "armes égales".
L'ex-capitaine de l'équipe de France, candidat déclaré à la présidence de la fédération internationale de football, a écopé début octobre d'une suspension de 90 jours par la commission d'éthique de la Fifa en raison de doutes sur la légalité d'un versement suspect de 2 millions de francs.
"On veut m'empêcher de me présenter car on sait que j'ai toutes les chances de gagner", estime Michel Platini dans le quotidien. "J'ai l'impression que l'on ne souhaite pas qu'un ancien joueur dirige la FIFA, comme si on ne voulait pas rendre le football aux footballeurs.
"Mais moi, je suis le seul à avoir une vision transversale du football", ajoute-t-il. "J'ai été joueur, entraîneur de l'équipe de France, dirigeant de club avec Nancy, organisateur d'une Coupe du monde et, aujourd'hui, patron de la plus puissante Confédération, un parcours que j'ai accompli avec honnêteté. Je suis, en toute modestie, le plus à même de diriger le football mondial".
L'élection du successeur de Sepp Blatter à la tête de la Fifa est prévue le 26 février.
La Fifa a annoncé mercredi que sept dossiers avaient été transmis à la commission électorale : ceux des Français Michel Platini et Jérôme Champagne, du Suisse Gianni Infantino, du Sud-Africain Tokyo Sexwale, du Jordanien Ali bin al Hussein, du Libérien Musa Hassan Bility et du Bahreïni Salman bin Ebrahim al Khalifa.
L'instance internationale du football a précisé que la candidature de Michel Platini ne serait pas étudiée tant que durerait sa suspension provisoire de 90 jours.
Michel Platini, qui a fait appel de sa suspension, dénonce dans les colonnes du quotidien suisse une "disproportion" entre les faits qu'on lui reproche et "la violence" de la mesure.
"Cette suspension m'interdit de faire campagne et de me battre à armes égales", estime-t-il. "Elle brouille les vrais enjeux de cette élection pour l'avenir du foot mondial".
ATS