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La question de l’identification de la connaissance à la perception a occupé bien des philosophes. Que l’on ne pense qu’aux anciens grecs, Socrate, Parménide, Platon qui voulut clore le débat en soulignant que nous percevons à travers nos yeux et nos oreilles, plutôt qu’avec eux, et qui explique qu’une partie de notre connaissance n’est pas liée à un quelconque organe des sens. Nous percevons par exemple le dur et le mou par le sens du toucher, mais c’est l’esprit qui juge qu’ils existent et qu’ils sont opposés. Pour Platon, seul l’esprit peut atteindre l’existence, et nous ne pouvons pas atteindre la vérité si nous n’atteignons pas l’existence. Il s’ensuit que nous ne pouvons pas connaître les choses à l’aide seulement des sens, puisqu’à travers les seuls sens nous ne pouvons pas savoir que les choses existent. Par conséquent la connaissance consiste en réflexions, pas en impressions, et la perception n’est pas la connaissance, car elle “ne prend aucune part dans l’appréhension de la vérité, puisqu’elle n’en prend aucune non plus dans l’appréhension de l’existence”.
Problématique bien complexe, me direz-vous. Problématique mise en lumière par le graphe ci-dessus et qui présente les chiffres objectifs des causes de décès, leur présentation subjective dans les médias et leur perception encore plus subjective par le public.