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Les roches de la région du col du Grand-Saint-Bernard dérivent presque toutes de sédiments sableux déposés il y a plus de 300 Ma (ère primaire).
Col et lac du Grand-St-Bernard
Lorsque ces sables étaient très purs, leur cimentation donna naissance à des quartzites blancs massifs qui sont accompagnés de marbres bleus et de schistes noirs du Carbonifère.
Lors du plissement des montagnes, les quartzites, soumis à de fortes pressions et à de hautes températures et se transformèrent en quartzites feuilletés qui, en présence même infime de sels de fer, donnèrent des quartzites rouillés.
Lorsque les pressions et les températures augmentèrent davantage, apparurent les micaschistes puis les gneiss.
Ceux de la région même du col sont variés : gneiss à grand micas, gneiss à grenats, gneiss à veines de quartz, etc.
Quelques filons de laves ont traversé les sédiments sableux ; ils apparaissent comme des roches sombres.
Les calcaires, les marnes et les schistes qui bordent ces assisses sont des roches plus jeunes des ères secondaire et tertiaire. Visibles au loin dans les crêtes qui ferment l’horizon vers le sud-ouest ou dans le Grand-Combin dont l’imposant massif peut être admiré depuis la route au-dessus d’Aoste, Italie, leur matériel abonde dans les moraines des glaciers qui ont envahi ces vallées.
Tout à l’ouest affleurent les granites du massif du Mont-Blanc qui sont des roches claires et grenues.
Texte extrait du Musée du Grand-Saint-Bernard
Il y a près de 10’000 ans, lorsque les glaciers se retirent de nos régions, ils laissent derrière eux une couche argileuse imperméable. Une vaste zone marécageuse recouvre alors le fond de la vallée.
Les sphaignes (un genre de mousse) sont l’un des rares organismes à pouvoir pousser. L’environnement acide empêche leur décomposition. Elles forment alors des tapis denses qui agissent comme une éponge.
C’est de leur décomposition incomplète que naît la tourbe.
Image : fossile.http://enmp.free.fr/tbmp/tbtypes.htm
« Cueilleurs » de tourbe à Westhay, dans le Somerset en 1905. — A.E.Hasse, Baildon, Yorkshire. Orig. 6×6 glass plate diapositive. https://fr.wikipedia.org/wiki/Tourbe
Le cinabre (sulfure de mercure) est une espèce connue depuis l’antiquité. Tout comme l’arsenic, présent dans l’orpiment et dans le réalgar, le mercure qu’il contient est potentiellement nocif pour la santé s’il est oxydé et ingéré.
Le cinabre se forme principalement dans les filons hydrothermaux de basse température, où il peut être associé entre autres au réalgar (As4S4), à la pyrite (FeS2) et à la calcite (CaCO3).
Les cristaux de forme rhomboédrique, tabulaire ou prismatique sont rares. Le cinabre se présente le plus souvent sous la forme de masses compactes. Sa belle couleur rouge cochenille noircit sous l’effet de l’oxydation de l’air. Il est alors possible d’observer à la surface, de petites gouttelettes de mercure natif.
Les gisements sont peu nombreux à présenter du cinabre bien cristallisé. Les pièces les plus recherchées viennent de Chine, d’Almaden en Espagne où il est associé au mercure natif.
Le cinabre a été utilisé comme pigment rouge dans les poteries et les encres chinoises. En Occident, il servit de drogue et, jusqu’en 1850, il était l’un des traitements contre la syphilis et contre les problèmes de peau. Cet usage fut interdit au XIXème siècle à cause de sa toxicité. Il est actuellement le principal minerai du mercure.
Vermillon, Travail personnel —
www.galeriedemineralogieetgeologie.fr/fr/explorez/150-especes-minerales/c-calcite/cinabre
Une cassure de plusieurs kilomètres est apparue début 2018 au Kenya, mesurant quelque 15 mètres de profondeur. Cette fracture est un signe de phénomènes géologiques au niveau du rift est-africain.
CE RIFT MARQUE LA LIMITE ENTRE LA PLAQUE AFRICAINE À L’OUEST ET LA PLAQUE SOMALIENNE À L’EST. La vallée du grand rift s’étend sur des milliers de kilomètres, du golfe d’Aden, au nord, jusqu’au Zimbabwe, au sud.
La lithosphère s’amincit, à cause de forces d’extension horizontales, accompagnées de phénomènes sismiques et volcaniques. C’est la première étape avant la cassure du continent et la création d’un océan, un processus très lent.
Si le processus se poursuit, petit à petit, la corne de l’Afrique, avec la Somalie et des morceaux d’Éthiopie, du Kenya et de la Tanzanie, formera une île qui s’éloignera du continent africain. Mais il faudra attendre encore des dizaines de millions d’années pour que cette « île » se détache…
https://fr.wikipedia.org/wiki/Vall%C3%A9e_du_grand_rift
https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/geologie-rift-africain-continent-separe-deux-70725/#xtor=EPR-17-%5BHEBDO%5D-20180409-%5BACTU-Rift-africain-:-le-continent-se-separe-en-deux%5D
CE N’EST QU’AU XIXe SIÈCLE, QU’ON PRIT CONSCIENCE QUE LES FOSSILES ÉTAIENT VRAIMENT DES VESTIGES D’ANIMAUX.
Les fossiles contenus dans les ardoises de Glaris, Suisse et les sédiments de Monte Bolca, près de Vérone, Italie sont connus à l’époque mais encore peu étudiés.
Cinq volumes des Recherches sur les poissons fossiles par Louis Agassiz paraissent entre 1833 et 1843 et le feront reconnaître comme une sommité dans ce domaine.
LES CALCAIRES MARINS DE MONTE BOLCA ont subi une surrection au cours de l’orogenèse alpine, et cela en deux étapes : la première entre 30 et 50 Ma., et la seconde il y a 24 Ma. Cette formation consiste en un banc de craie de 19 m d’épaisseur, où les fossiles sont partout présents.
Dans ces couches, les poissons et les autres espèces sont si bien conservés qu’on peut même y retrouver l’empreinte fossilisée des organes, et même parfois remonter à la couleur de la peau de l’animal.
Image : Fossile de Mene rhombea, (Volta, 1796) Etage : Eocène – 50 Millions d’années Localité : Bolca, Monti Lessini, Province de Vérone, Italie Taille : 49×36 cm.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Monte_Bolca
Le haut lieu tectonique suisse Sardona a été inscrit au patrimoine mondial de l’humanité de L’UNESCO EN 2008 POUR SON APPORT DÉCISIF À LA COMPRÉHENSION DE LA FORMATION DES CHAÎNES MONTAGNEUSES.
Le site, une zone montagneuse de 32 850 hectares où se trouvent sept sommets de plus de 3000 m. constitue un exemple exceptionnel d’orogenèse par collision continentale.
C’est un processus par lequel des roches plus anciennes et plus profondes remontent et passent par-dessus des roches plus jeunes et moins profondes.
https://pages.rts.ch/emissions/court-du-jour/7576070-piz-sardona.html#7576072
https://www.myswitzerland.com/fr-ch/patrimoine-mondial-de-l-unesco-haut-lieu-tectonique-suisse-sardona.html
Chaque année entre la mi-juillet et la mi-août, avec un pic en 2018, les 11 et 12 août, de 2 à 5 heures du matin, la Terre traverse une traînée de débris rocheux qui forme un essaim dénommé Perséides, des grains de poussière de la comète 109P/Swift-Tuttle.
En rentrant dans notre monde, les petits débris cométaires cognent dans les molécules de l’atmosphère. Ce choc, extrêmement violent, produit de la lumière. Chaque débris se transforme alors en « étoile filante ».
Dans de bonnes conditions, sous un beau ciel clair avec un minimum de pollution lumineuse et l’absence de la Lune, il est possible de voir, lors du pic d’activité, entre 80 et 100 météores par heure pénétrer l’atmosphère à une vitesse moyenne de 60 km/h.
Image d’une étoile filante prise par Nick Ares from Auburn, CA, United States, le 8/12/2008
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pers%C3%A9ides
Ce fossile d’arbre est un cordaite, un des premiers arbres apparus sur Terre, ancêtre des conifères, datant du carbonifère de taille impressionnante et parfaitement conservé.
Une crue soudaine d’un cours d’eau, l’aurait déraciné et enfoui sous des sédiments. Protégé de l’air et du pourrissement, il a été conservé tel quel. L’eau chargée de silice a remplacé le bois et l’a littéralement pétrifié.
Le minéralogiste Stefan Ansermet l’a trouvé en octobre 2013 près du hameau des Jeurs, sur la commune de Trient, Valais. Actuellement, il est exposé au Musée de la nature à Sion.
https://www.trient.ch/fichiers/documents/informations/2015/nfj4_jeudi_22_octobre_-_le_nouvelliste_-_martigny_region_-_pag_14.pdf
https://fr.dreamstime.com/illustration-stock-arbre-permien-de-cordaites-image71155579
https://www.floravs.ch/fr/le-plus-vieil-arbre-de-suisse.html
La découverte en 2017 de cinq squelettes fossiles d’Homo sapiens (trois adultes, un adolescent et un enfant) datant de 300 000 ans à Jebel Irhoud, dans le nord-ouest du Maroc fait reculer les origines de notre espèce de 100 000 ans.
Jusqu’à présent, on pensait le berceau de l’humanité moderne en Afrique de l’Est, il y a 200 000 ans, mais les travaux des paléoanthropologues démontrent sans ambiguïté qu’Homo sapiens était probablement déjà présent sur l’ensemble du continent africain il y a 300 000 ans.
Bien longtemps avant la sortie d’Afrique d’Homo sapiens, il y a eu une dispersion ancienne à l’intérieur de l’Afrique », déclare Jean-Jacques Hublin, de l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionnaire de Leipzig et du Collège de France.
À Jebel Irhoud, les fossiles humains sont associés dans les couches sédimentaires à des restes d’animaux chassés, essentiellement des gazelles. Les outils appartiennent à l’époque dite Middle Stone Age, la grande étape de la préhistoire africaine. Ces outils ont été fabriqués avec du silex importé selon la technique de débitage Levallois, et on n’a pas trouvé de bifaces, types d’outils couramment présents dans des sites plus anciens.
https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-7h30/une-decouverte-qui-bouleverse-lhistoire-de-lhomo-sapiens
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/08/le-chercheur-matthew-skinner-raconte-la-decouverte-du-plus-vieux-fossile-d-homo-sapiens-au-maroc_5140859_3212.html
Le début de construction du Square Kilometre Array (SKA) est prévu pour 2020, pour une première mise en service à l’horizon 2024.
Le SKA sera composé de 200 télescopes paraboliques qui seront installés en Afrique du Sud et de 130’000 antennes phasées fixes travaillant en basses fréquences qui seront installées dans l’ouest de l’Australie.
À terme, le SKA sera capable de détecter des ondes radio d’objets se trouvant à des milliards d’années-lumière de la Terre et permettra des avancées décisives dans toutes les thématiques de l’astrophysique et de la physique modernes, comme la cosmologie, l’origine des champs magnétiques cosmiques, le milieu interstellaire, la formation des étoiles aux différentes époques de l’Univers, les ondes gravitationnelles, etc.
Photo d’illustration. Le radio téléscope SKA. SKA Organisation/TDP/DRAO/Swinburne Astronomy Productions)
https://www.24matins.fr/ska-laustralie-et-lafrique-du-sud-vont-construire-le-plus-grand-radiotelescope-16872
https://fr.wikipedia.org/wiki/Square_Kilometre_Array