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De nouvelles expertises génétiques autorisées dans l'affaire Grégory
Le procureur général de la Cour d'appel de Dijon, dans l'est de la France, a autorisé de nouvelles analyses ADN sur les vêtements et les chaussures du petit Grégory, tué il y a 28 ans. Jean-Marie Beney répondait à la demande des parents de Grégory, soutenue par le ministère public.
"Les expertises vont être lancées assez rapidement, dans les semaines qui viennent", a déclaré le procureur à la presse. Il s'agit d'"opérations assez longues et complexes" et "la technique de microdissection laser sera probablement utilisée", a ajouté le magistrat.
Progrès de la science
Le 20 octobre 2010, la justice avait déjà ordonné de nouvelles analyses, à la demande des parents de Grégory, afin d'aller au bout de ce qui est techniquement possible grâce aux progrès de la science. Celles-ci n'avaient toutefois rien donné de probant.
L'affaire Grégory a reçu dans les années 1980 un extraordinaire écho médiatique et reste, 28 ans après, un symbole des errements de la justice et des médias. (voir ci-contre)
afp/dk
Publié le 26 septembre 2012 à 16:00 - Modifié le 26 septembre 2012 à 16:03
Un énigme criminelle jamais résolue
Un mois après l'assassinat du petit garçon, un cousin de la famille Villemin, Bernard Laroche, avait été inculpé pour l'assassinat et incarcéré.
Relâché en février 1985 tout en restant inculpé, il avait été tué d'un coup de fusil par le père de l'enfant, Jean-Marie Villemin.
En juillet 1985, c'était au tour de la mère, Christine Villemin, d'être écrouée pendant quelques jours pour l'assassinat de son fils.
Elle a été totalement innocentée en février 1993.