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Les craintes de sous-investissement des grandes compagnies pétrolières se sont révélées infondées malgré la réduction drastique des dépenses d'investissement.
L'une des préoccupations découlant du ralentissement de l'industrie pétrolière et gazière a été de savoir si les plus grandes sociétés pétrolières avaient sous-investi. Bien que les majors pétrolières aient réduit leurs dépenses d'investissement (CAPEX) et reporté les décisions finales d'investissements majeurs depuis 2014, S&P Global Ratings ne considère pas que leur réduction de coûts a frappé la production. En effet, la production globale – à la fois réelle et projetée – est en croissance pour les majors.
Depuis la mi-2014, le ralentissement cyclique sévère des prix du pétrole a testé, et prouvé, la résilience des modèles commerciaux intégrés des grandes pétrolières. S&P Global Ratings reconnaît que les activités de raffinage et de pétrochimie en aval des majors leur ont procuré un coussin, car les flux de trésorerie provenant des activités en amont, en particulier les activités d'exploration et de production directes, ont chuté. Ces entreprises en aval ont depuis pris du recul, car les prix plus élevés du pétrole, les coûts plus bas et les dépenses d'investissement ont contribué à la reprise de la performance en amont.