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Les kangourous rejettent moins de gaz méthane, nocif pour l'environnement, que les vaches ou les moutons. Raison: ils digèrent plus vite, constatent des chercheurs zurichois et australiens. Cette découverte pourrait aider à réduire le réchauffement climatique.
Les bovins et les ovins sont connus pour leurs importants rejets de méthane. Près de 20% des émissions mondiales de ce gaz proviennent des ruminants, souligne l'Université de Zurich dans un communiqué. L'effet de serre s'en trouve renforcé, et donc le réchauffement climatique.
Le méthane se forme dans la partie avant de l'estomac des ruminants, lorsque des bactéries décomposent les fibres des plantes avalées. Les kangourous ont un estomac similaire, qui produit également du méthane. Malgré cela, l'animal emblématique australien rejette beaucoup moins de ce gaz en proportion à la taille de son corps.
Moins de contact avec les bactéries
La différence entre la flore intestinale des ruminants d'une part et des kangourous d'autre part ne constitue pas l'unique raison. Les scientifiques zurichois et leurs homologues de l'Université Wollongong en Australie ont identifié une autre cause.
La digestion plus rapide des kangourous permet d'exposer moins longtemps les plantes ingurgitées aux bactéries chargées de les décomposer. Ces résultats sont publiés dans le magazine américain Journal of Experimental Biology.
Les travaux se poursuivent afin de diminuer les rejets de méthane dans l'atmosphère. En Nouvelle-Zélande par exemple, des chercheurs élèvent des boeufs et des moutons en ce sens.
ATS