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Intervenir en amont pour remédier à une politique de migration qui a échoué
Le centre-gauche réclame un soutien national à la petite enfance, même si ses avantages n‘ont pas été prouvés. Étant donné que la violence au niveau de l‘éducation dans des familles non intégrées est un problème plus fréquent, on peut soupçonner qu‘une politique d‘immigration qui a échoué devrait être compensée par une éducation en crèche imposée par l‘État.
On raille souvent les parents qui réduisent leur temps de travail pour pouvoir s’occuper de leurs enfants. Et ce, bien que la présence constante d’une personne de référence a été prouvée depuis longtemps comme étant de toute première importance pour le développement sain d’un enfant. Les critiques du modèle familial traditionnel, qui est vécu par trois quarts des familles suisses, demandent que la formation précoce soit considérée comme une tâche de l’Etat.
La famille vaut bien davantage que la crèche
Cela ne suffit pas qu’une majorité parlementaire de centre-gauche a déjà obtenu à trois reprises depuis 2003 un financement fédéral pour les crèches, financement qui semble se transformer maintenant en subventions permanentes. En outre, chaque enfant, de la naissance jusqu’à l’âge adulte, doit désormais avoir accès à la formation, l’accueil et l’éducation de la petite enfance.
Après la naissance, ce ne sont plus les parents mais l’Etat qui doit assumer la responsabilité du développement, de la formation et de l’éducation des enfants. Les promoteurs de cette orientation justifient cela par des aspects économiques: l’investissement de l’État dans la petite enfance est considéré comme le meilleur rendement au niveau de l’éducation. Ce qui est une interprétation pour le moins erronée des résultats des études réalisées. Les talents individuels, la performance, la résilience physique, l’endurance, etc. sont complètement ignorés ici. Même constat sur le plan scientifique: Margrit Stamm, professeur émérite de sciences de l’éducation à l’Université de Fribourg, a expliqué dans une interview qu’il n’avait pas été prouvé empiriquement que la crèche offrait une «chance égale de départ», comme on l’a toujours affirmé de manière quelque peu euphorique. La famille a en effet un impact beaucoup plus important sur l’enfant, même si la crèche fait très bien son travail.
La gauche ne veut rien savoir
Pourquoi dès lors la gauche, en particulier, préconise-t-elle de telle sorte l’expansion de l’éducation précoce? On peut soupçonner que les mesures demandées visent avant tout les immigrants. Il est de notoriété publique que les enfants issus de la migration ont souvent plus de difficultés que les aparents ne parlent pas ou ne veulent pas parler notre langue. La violence dans les familles de migrants, phénomène que l’on a moins thématisé jusqu’ici, semble bien être de plus en plus une triste réalité. Selon une étude de la Haute école spécialisée zurichoise (ZHAW), les immigrés sont en effet beaucoup plus enclins que les parents suisses à recourir à la violence grave comme moyen d’éducation. Ceci est particulièrement répandu dans les familles des pays africains, du Brésil et du monde arabe.
Comme dans le cas de la violence à l’égard des femmes, laquelle est dans une large mesure le fait de personnes non intégrées, la gauche ne veut ici aussi pas voir la réalité en face pour des raisons idéologiques. Au lieu de s’attaquer de manière ciblée aux conséquences de ses politiques d’asile et d’immigration malavisées et d’obliger les migrants à respecter les règles qui prévalent dans notre pays, elle appelle à davantage de soutien de la part de l’État et à des mesures éducatives à l’échelle nationale. Cela n’est pas sans rappeler les idées choquantes qui ont été à l’origine de la politique des enfants placés afin qu’ils aient une meilleure éducation. L’État devrait faire preuve de plus de retenue dans de telles interventions.