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“Selon les médiums, les stimuli [venant de personnes décédées] peuvent être perçus par tous: malheureusement, ils sont faibles et subtils, et pour la plupart d’entre nous, nous sommes trop distraits par le monde extérieur ainsi que par nos propres pensées et sentiments pour les percevoir.”
Notre capacité à compléter les informations
“Ce que nous entendons est souvent incomplet, mais nous sommes généralement capables de combler les trous. Par exemple, si vous regardez une comédie sentimentale à la télévision dans une pièce bruyante et que vous entendez une phrase incomplète – J l’me – vous pourrez très probablement la compléter et, sans même vous apercevoir que vous n’avez pas tout entendu, comprendre que le personnage avait en fait dit “Je l’aime”, La psychologie cognitive contemporaine a effectué de nombreuses recherches dans ce domaine. Imaginez à présent que vous ayez plutôt entendu “I ov er”. Vous vous demanderiez : “Qu’est-ce qu’il a dit? Je n’ai pas compris”. Si vous parliez anglais, votre cerveau aurait pourtant pu combler les trous et compléter la phrase “I love her”, qui signifie “Je l’aime” en anglais.
La psychologie expérimentales nous apprend que nous complétons souvent inconsciemment des informations subtiles ou partielles en nous aidant de ce que nous savons déjà, en puisant dans notre propre mémoire. Cela explique relativement bien pourquoi les médiums ne peuvent [généralement] pas transmettre de messages dans des langues qu’ils ne comprennent pas, ou des propos exprimés dans un jargon très technique ou en des termes médicaux qu’ils ne connaissent pas. Les médiums avec lesquels nous travaillons disent que des symboles de leur propre vie leur apparaissent souvent et qu’ils apprennent à les interpréter. J’ai trouvé John Edward particulièrement surprenant et souvent amusant à cet égard. Comme nous l’avons vu, parce qu’il a travaillé dans un vidéoclub quand il était jeune, il perçoit parfois des noms ou des images de films en lien avec de qu’un mort essaie de dire.”
Pourquoi les messages donnés aux médiums sont-ils si souvent banaux ?
“Cette question est troublante. Le raisonnement suivant permet peut-être d’y répondre: imaginez une personne décédée, un père, qui espère depuis des mois, voire des années, pouvoir communiquer avec sa fille. Ils disposera peut-être de cinq minutes pour parler avec le médium, d’un quart d’heure tout au plus, car d’autres personnes décédées souhaitent également communiquer. Que voudra-t-il dire à sa fille? Lui fera-t-il part des dernières découvertes scientifiques? Lui racontera-t-il les meilleurs livres qu’il a lus dans l’au-delà? Ce n’est pas ce que sa fille est venue entendre. Elle n’y croirait d’ailleurs pas, même si c’était vrai.
Lui et sa fille sont avec le médium pour une bonne raison: ils souhaitent donner et recevoir des marques d’amour. Le père se manifeste avant tout pour prouver à sa fille, d’une façon qui lui soit compréhensible, qu’il existe et qu’il l’aime toujours, qu’il est encore son père et qu’il le restera pour l’éternité.
Il essaie donc de révéler son identité au médium en lui communiquant des informations connues de sa fille. Il montre ensuite à sa fille qu’il est toujours présent en évoquant des faits actuels de sa vie, qu’elle peut vérifier. Il lui dit, à sa façon, qu’il l’aime. C’est ainsi qu’il souhaite mettre à profit le peur de temps dont il dispose lors de la séance avec le médium…
Toutefois, la question de mon collègue donne matière à réflexion… Qu’adviendrait-il si nous demandions à un groupe de grands médiums de communiquer avec d’éminents scientifiques décédés…? Qu’adviendrait-il si nous leur demandions de nous aider à démontrer l’hypothèse des âmes vivantes ? Il se peut qu’un jour nous soyons capables d’obtenir ainsi des informations et d’aider les malades pour lesquels la médecine moderne ne peut rien, de résoudre des problèmes scientifiques et technologiques complexes, voire de proposer des solutions en vue de promouvoir la paix dans le monde? Les véritables visionnaires sont ceux qui arrivent à imaginer ce que la plupart croient impossible.” (1)
Hypothèse d’une médium
Antoine Lavoisier donna les premières bases de la thermodynamique en énonçant “Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme”. La médium Allison DuBois part de ce principe pour poser son hypothèse concernant la communication avec les défunts.
“Partant de là [la première loi de la thermodynamique], si l’énergie dont nous sommes faits ne peut être détruite, où va-t-elle ? Le bon sens ne voudrait-il pas que les esprits avec lesquels je communique soient des énergies qui ont simplement changé de forme après avoir quitté une enveloppe corporelle, et qu’ils aient toujours la capacité de communiquer ? c’est juste la méthode qui diffère, car ils doivent apprendre comment entrer en contact avec les vivants en se connectant à notre propre énergie. Mon point de vue est que les médiums ressentent des vibrations qui sont un moyen d’expression pour les défunts – tout comme les chiens entendent certains sifflements inaudibles pour les humains. Alors, est-il possible que certains humains soient branchés sur une seule fréquence, ou bien se peut-il que l’énergie d’un médium soir manipulée par les trépassés afin que leurs messages nous soient rendus audibles ? Peut-être croyons-nous parfois voir un défunt devant nous, simplement parce qu’il a accès à certaines parties de notre cerveau où l’assemblage de certains fragments nous donne une image complète de cette personne… Si l’énergie a la possibilité de se transformer, il est envisageable qu’elle puisse aussi s’adapter à d’autres énergies pour interagir.
Quand je suis en consultation, j’ai l’impression que les défunts peuvent accéder à mes propres souvenirs en s’ajustant à ma fréquence énergétique, et qu’ainsi ils ont accès aux mots dont ils ont besoin pour communiquer, en utilisant la fréquence qui va déclencher tel ou tel sentiment en moi, Par exemple, je sais quel effet le mot “Hawaï” produit sur moi. Je suis allée là-bas, j’ai senti le parfum de l’air et la vibration de cet endroit. Si un défunt active en moi le sentiment lié à Hawaï, mon système nerveux va le traduire jusqu’à ce que l’extralucide que je suis parvienne à voir clairement le mot “Hawaï” s’afficher dans ma tête, preuve que la personne décédée aura réussi à entrer en contact avec moi.
Je sais aussi ce qu’est une musique jouée par un piano, par exemple. Je suis capable d’identifier l’instrument, ce dont un trépassé peut se servir pour me faire dire: “Je vois un piano en rapport avec le défunt, ce qui me fait croire qu’il jouait de cet instrument.” Je peux aussi avoir l’impression qu’une note de piano est jouée de façon continue dans mon oreille, alors qu’elle n’est en réalité pas audible pour les autres, et qu’il ne s’agit que d’une simple fréquence que mon esprit traduira par “piano”.
Si un esprit veut me faire dire “père”, il actionnera un levier affectif qui me rappellera l’énergie de mon père, ce qui me permettra de déduire que le défunt est le père du consultant. Dans la même logique, j’ai un peu de peine à identifier l’énergie d’une soeur, n’en ayant pas moi-même.” (2)
1. Gary Schwartz, William Simon, Extraordinaires contacts avec l’au-delà, les découvertes scientifiques irréfutables sur la vie après la mort, Guy Trédaniel éditeur, 2017, pp 252 à 254
2. Allison DuBois, Ce que nous disent les défunts, France Loisirs, 2009, p. 201