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De 1873 à 1919
Trois structures de type carcéral
De 1919 à 1976
Colonie Agricole Industrielle.
Dès 1976 à 1992
Home médicalisé pour le traitement de l'alcoolisme.
Dès 1992
Maison d'accueil et d'accompagnement en alcoologie.
Les communes neuchâteloises décident en 1862 de doter le canton d'un établissement où l'on puisse "interner des hommes et des femmes dont l'ivrognerie et la fainéantise" entraînent à la mendicité, au vagabondage, à la dégradation de leur famille pour enfin être à la charge de leur commune d'origine.
"La maison de travail et de correction" s'ouvre en 1873. Les "internés" sont occupés sur le domaine agricole, à l'entretien des chemins de Gorgier ainsi qu'aux tâches ménagères et au jardin pour les femmes. Un difficile passage au XXe siècle voit la suppression du Devens en 1907. Court intermède de "La Maison Romande de travail", de 1909 à 1919, qui veut redonner le goût du travail à des chômeurs genevois, vaudois et neuchâtelois, et qui voit en 1912 le début de la collaboration avec l'Armée du Salut.
Les Cantons de Genève et de Vaud s'étant retirés de ce projet, le canton de Neuchâtel décide d'installer "un asile pour le relèvement des buveurs" et en remet la direction à l'Armée du Salut. Le Devens va dès lors et jusqu'en 1976 s'appeler "Colonie Agricole industrielle". En 1955 on enlève les barreaux, épisode d'une régulière évolution de la façon d'appréhender l'alcoolisme par les équipes soignantes, si ce n'est dans les mentalités de la population.
La dîme de l'alcool ainsi que la LESPA (loi sur les établissements spécialisés pour les personnes âgées et les handicapés), sous l'égide de laquelle le Devens est placé dès 1976, vont assurer de nouveaux moyens. Le Conseil d'Etat définira alors le nouveau rôle dévolu au Devens, "home médicalisé pour le traitement de l'alcoolisme", en tant qu'établissement pour malades alcooliques chroniques, momentanément ou durablement hors du circuit socio-économique.
Depuis 1992, la dénomination de "Maison d'accueil et d'accompagnement en alcoologie" illustre de façon pertinente le rôle actuel joué par Le Devens dans le domaine du traitement des dépendances. Dès 1998, le Devens est subventionné par le Service des Institutions pour Adulte et Mineurs (SIAM) dépendant du Département de la Justice, de la Sécurité et de la Culture (DJSC) et donc reconnu dans le cadre de la convention CIIS
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