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DRAME • Les dernières nouvelles de Clint Eastwood étaient pourtant excellentes: on l’avait laissé sur un formidable dernier film, «Richard Jewell», réalisé avec toute la maestria qu’on lui connaît. Alors «Cry Macho» sonne peut-être comme «le film de trop». On est gêné de voir un réalisateur (Clint Esastwood) totalement dépossédé de son sujet, qui ne sait pas diriger ses acteurs (le gamin qui tient le rôle-titre n’est juste à aucun moment). On est gêné de voir un acteur (Clint Eastwood), 91 ans, totalement à côté de son personnage, ayant du mal à marcher, à se lever, tenant à peine debout, même, durant une scène de danse, nous faire croire qu’il peut encore débourrer des pur-sang, dormir à la belle étoile, décrocher une bonne droite, faire des courses-poursuites et draguer tranquille des femmes trente ans plus jeunes. On lui avait proposé ce rôle à la fin des années 1970, et il l’avait refusé pensant qu’il était trop jeune. Vraisemblablement, le grand Clint n’a pas eu le recul nécessaire pour se rendre compte il était maintenant devenu trop vieux. Si le propos du film, autour d’une vulnérabilité masculine qu’il serait temps d’assumer, est louable, il est gâché par la prestation d’un acteur qui refuse au final d’abandonner son image virile de cow-boy séducteur alors qu’il n’a plus les moyens de l’assumer.