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L’ail dans l’Antiquité servait à soigner les morsures de serpents et les faisait fuir. D’où peut-être sa réputation de faire fuir les vampires. Ses propriétés anti-coagulantes et ses facultés à favoriser la circulation sanguine ne sont pas une légende.
Hermès donna de l’ail à Ulysse comme antidote pour ne pas être changé en pourceau par Circé.
Alexandre Dumas qui était à Marseille pour la rédaction du Comte de Monte-Cristo, constate et relate dans son Grand dictionnaire de cuisine : « … L’ail, en Provence, est imprégné d’un parfum d’ail qui le rend très sain à respirer… »
Toujours à Marseille lors de la grande perte de 1726, quatre malandrins qui détroussaient les cadavres et semblaient préservés de l’épidémie, révélèrent pour éviter la décapitation qu’il se frictionnaient et buvaient une macération d’ail au vinaigre qui, ayant fait ses preuves, a traversé les siècles sous l’appellation Vinaigre des 4 voleurs.