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Le chiffre de 20 procédures interpelle comparé aux 172 agresseurs recensés en Suisse par l'Eglise elle-même.
Certes, de nombreux suspects sont déjà morts, les actes incriminés remontant parfois jusqu'à 1950. Mais la Conférence des évêques suisses (CES) précise que d'autres se sont révélés "introuvables". Impossible donc de savoir s'ils se trouvent à nouveau en contact avec des victimes potentielles.
Des prêtres protégés?
La faible proportion des poursuites judiciaires s'explique par un autre élément: les diocèses ont livré des informations "très lacunaires", notamment pour la période 1950-1980, explique le prêtre Joseph Bonnemain, de la commission spécialisée de la CES "Abus sexuels dans le contexte ecclésial". Pour différentes voix proches des abusés, certains membres du clergé couvrent des confrères.
Mais cette transmission aux autorités judiciaires se déroule sous certaines conditions, souligne la CES. Les diocèses ne peuvent déférer les cas que si les abusés sont d'accord.
ats/mo
L'évêque Charles Morerod réaffirme sa coopération avec la justice
Et de marteler: "J'ai dit et je redis que toute accusation portée contre un prêtre ou un laïc travaillant pour l'Eglise et actuellement vivant sera immédiatement portée à la connaissance de la justice."