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Les identités nationales sont à la fois des identités closes, nécessairement closes, et appelées à s'ouvrir à leur autre, à tout ce qui n'est pas elles. Elles sont le berceau nécessaire à l'épanouissement de l'individu comme elles peuvent être sa cage, sa prison ou sa tombe. Cette dialectique, inhérente aux identités tant psychiques que sociales et politiques, est bien résumée, au niveau de la conscience individuelle, par l'évidence tautologique « je suis moi » corrigée par l'intuition de Rimbaud « je est un autre ». Au niveau des identités nationales, cette dialectique pourrait s'énoncer ainsi : dans la mesure où elles sont closes, elles risquent d'être oppressives ; et dans la mesure où elles sont ouvertes, elles sont menacées de dissolution. C'est à explorer ce dilemme que la présente contribution est consacrée en examinant, notamment, la problématique du nom propre.