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Il avait traité des policiers de "cow-boys" et un confrère de "guignol" durant une audition. Le Tribunal fédéral rejette le recours de cet homme de loi valaisan sanctionné d'une amende de 3000 francs par la Chambre de surveillance des avocats.
L'audition houleuse s'était déroulée en avril 2019. L'avocat avait qualifié les deux inspecteurs qui procédaient à l'audition de sa cliente de "cow-boys" qui "ne touchent pas le puck" en matière judiciaire. L'avocat de la partie adverse s'était fait traiter de "guignol" ou de "pantin", ainsi que de "fils à papa". Les policiers avaient dû mettre fin prématurément à la séance.
Dénoncé par le commandant de la police et le procureur général auprès de la Chambre de surveillance, le recourant avait admis "qu'il aurait dû garder son calme" et qu'il accepterait un éventuel avertissement ou blâme". Il avait écopé d'une amende de 3000 francs, confirmée par la justice de son canton.
"A la limite de la témérité"
Dans un arrêt publié jeudi, le Tribunal fédéral rejette à son tour le recours. L'avocat reprochait à l'instance précédente d'avoir retenu la version des inspecteurs selon laquelle il se serait fortement emporté. Ces faits seraient contredits par l'interprète qui assistait à la scène.
Pour les juges de Lausanne, ces arguments "sont à la limite de la témérité". En effet, l'interprète a témoigné que le recourant était "vraiment très énervé" et que les inspecteurs n'avaient pas tenu de "paroles désobligeantes". En outre, l'avocat a reconnu lui-même auprès de la Chambre de surveillance qu'il n'aurait pas dû s'énerver.
Le recourant conteste aussi que les faits reprochés constituent des manquements à son devoir de diligence. La 2e Cour de droit public rappelle à ce propos que l'avocat dispose d'une large marge de manoeuvre pour défendre son client. Pour autant, tous les moyens ne sont pas permis.
Ainsi, "un comportement inutilement agressif ne correspond pas à une manière d'exercer la profession avec soin et diligence", soulignent les magistrats. L'avocat doit s'abstenir de toute attaque personnelle dans ses contacts avec la partie adverse et ses représentants.
Il a perdu son sang-froid
Il ressort du jugement attaqué que le recourant a perdu son sang-froid et s'est emporté. Pour le Tribunal fédéral, la défense de sa cliente ne justifiait ni un tel comportement, ni de railler les compétences professionnelles des inspecteurs.
Pour mémoire, les juges rappellent que, selon le Larousse, un "cow-boy" peut désigner un "policier casse-cou, à la gâchette facile". De tels propos dépassent la mesure accordée à l'avocat dans sa défense. Il en va de même des qualificatifs lancés à son confrère.
Inscrit au barreau valaisan depuis 2014, cet avocat a été dénoncé à trois reprises en 2016. L'an passé, le Tribunal fédéral a confirmé une première amende de 1000 francs prononcée par la Chambre de surveillance pour des infractions à la censure du courrier des détenus. (arrêt 2C_354/2021 du 24 août 2021)
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Renaud Capuçon et l'OCL jouent Mozart en prison à Orbe
La musique de Mozart a résonné mercredi entre les murs de la prison de la Croisée à Orbe (VD). L'Orchestre de chambre de Lausanne (OCL) y a entamé une série de concerts destinée à "déconfiner" la musique classique.
A l'origine du projet, Renaud Capuçon, le nouveau chef de l'OCL, raconte avoir voulu offrir aux détenus "quelques minutes hors de leur quotidien, un peu de légèreté dans ce lourd univers carcéral."
Interrogé par Keystone-ATS, le célèbre violoniste évoque une "évasion par la musique". Une évasion perpétrée avec la complicité de Mozart, dont la symphonie concertante pour violon et alto a été jouée à deux reprises mercredi après-midi dans la salle de gym de la prison.
Deux volées d'une quarantaine de personnes, qui s'étaient préalablement inscrites, ont assisté aux concerts. Séparé des détenus par un ruban rouge, Renaud Capuçon a brièvement salué l'audience et présenté l'oeuvre, avant de laisser parler la musique devant un public attentif.
Au violon, la star française du classique a dialogué avec l'alto de son ami Gérard Caussé. Tous deux étaient entourés par l'OCL en grande formation avec une trentaine de musiciens. Renaud Capuçon tenait en effet à offrir un "vrai" concert aux prisonniers, contrairement à ce qui se voit parfois dans ce type d'événement, quand seuls quelques musiciens se déplacent.
Soigner en musique
S'il sort de l'ordinaire, un concert en prison n'a rien de farfelu pour Renaud Capuçon. "J'ai toujours considéré que la musique devait être partagée. J'aime aller vers tous les publics, même si l'organisation de telles rencontres s'avère parfois complexe", relève-t-il.
Cela fait déjà plusieurs années que le virtuose donne des concerts à un public dit "empêché", comme des sans-abris ou des personnes en fin de vie. Auprès de détenus, son expérience se limitait jusqu'ici à un seul concert dans une prison en Savoie.
Outre le partage, Renaud Capuçon vante les vertus curatives de la musique, classique en particulier. "Pour les personnes qui souffrent moralement et physiquement, les bienfaits sont indéniables", affirme-t-il.
Et d'ajouter qu'il a senti plusieurs fois "des gens fermés" s'ouvrir au son de la musique. "C'est difficile à décrire avec des mots, mais cela se ressent clairement dans l'atmosphère d'un concert", remarque-t-il.
St-Prex, Martigny, Cugy
Bien décidé à poursuivre dans cette voie, Renaud Capuçon a profité de sa nomination à la direction artistique de l'OCL, au printemps 2020, pour imaginer la série "l'OCL pour tous". Une idée née en pleine crise sanitaire avec la conviction qu'il fallait "déconfiner" la musique.
La prison d'Orbe constitue la première étape de cette série. Suivront trois autres concerts auprès de personnes en situation de handicap et de jeunes en rupture aux fondations Perceval à St-Prex (30 novembre), Gianadda à Martigny (25 janvier) et Echaud à Cugy (21 mai).
L'opération, financée par la mécène Aline Foriel-Destezet, devrait être reconduite chaque saison, du moins jusqu'au terme du mandat de Renaud Capuçon à l'OCL en 2025.
A en croire le natif de Chambéry, qui vit à Lausanne sa première expérience comme chef, les musiciens de l'OCL ont été enchantés à l'idée de cette série de concerts: "Ils ont réalisé à quel point cela pourrait nous faire du bien, à nous aussi en tant que musiciens. Car plus vous donnez, plus vous recevez."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Aloïse Corbaz en lumière à l'Espace Focus du MCBA
Figure emblématique de l'art brut, Aloïse Corbaz (1886 -1964) est à l'honneur de la nouvelle exposition à l'Espace Focus du Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA) de Lausanne. Une cinquantaine de dessins de l'artiste vaudoise sont montrés à partir de vendredi et jusqu'au 23 janvier.
Intitulée "Aloïse Corbaz. La folie papivore" et gratuite, l'exposition se veut représentative de l'oeuvre de la Lausannoise: "des premiers petits dessins à la mine de plomb aux cahiers illustrés, des compositions aux crayons de couleur ou aux craies grasses aux grands rouleaux imagés de plusieurs mètres", indique le MCBA.
Parmi les dessins sélectionnés, le corps féminin et les élans amoureux sont particulièrement représentés. Aloïse Corbaz "déploie tout le potentiel héroïque et festif de la figure féminine, ouvrant la voie à la génération Flower Power, en particulier à Niki de Saint Phalle en qui on peut voir son héritière", poursuit le communiqué.
Née à Lausanne, Aloïse Corbaz a été placée à 32 ans en asile psychiatrique, où elle est restée internée jusqu'à son décès. Couturière de formation, elle a commencé à écrire et dessiner peu après son entrée à l'hôpital.
Nouvelles acquisitions
Le MCBA s'est intéressé à son parcours dès les années 1960, rassemblant plus de 300 œuvres. Une grande rétrospective avait été organisée en 2012 avec la Collection de l'Art Brut à Lausanne.
Le MCBA poursuit aujourd'hui le développement de son fonds. Il explique par exemple qu'il vient d'acquérir huit cahiers illustrés (111 compositions au total). Ceux-ci appartenaient à Jacqueline Porret-Forel, la spécialiste de l'artiste décédée en 2014.
Dans son communiqué, le musée souligne encore que cette nouvelle exposition répond à la vocation de l'Espace Focus, qui vise à montrer des oeuvres de ses collections rarement montrées. Cela concerne particulièrement les œuvres sur papier qu'il est nécessaire de préserver de la lumière.
Nouvelles possibilités pour voter le Budget participatif lausannois
Les Lausannois recevront un bulletin de vote affranchi dans leur boîte aux lettres, dans le cadre de la troisième édition du Budget participatif de la Ville. Sur 23 projets déposés, 15 ont été jugés faisables. Au tour désormais de la population de se prononcer sur les meilleures initiatives.
Au total, trois nouveautés viennent accompagner le Budget participatif 2021. En plus du vote par correspondance, les habitants pourront se prononcer de manière électronique sur la nouvelle plateforme participative de la Ville. Les dessous de chaque projet y seront également détaillés, précisent les autorités lausannoises dans un communiqué diffusé lundi.
Autre apport original: chaque porteur de projet recevra un kit de communication personnalisable. Des flyers, affiches et visuels à diffuser sur les réseaux sociaux seront à leur disposition. L'objectif est d'améliorer la visibilité des projets et la votation auprès des citoyens. Les 15 projets qui seront soumis à l'avis de la population concernent principalement la cohésion sociale et le développement durable.
175'000 francs à disposition
Les votes se dérouleront pendant près d'un mois et demi, à partir de lundi et jusqu'au 26 novembre. Les lauréats, quant à eux, seront dévoilés le 18 décembre, en marge de Bô Noël.
Ils recevront une subvention allant de 6500 à 20'000 francs, se partageant ainsi les 175'000 francs disponibles cette année (contre 150'000 en 2020). Pour rappel, la population pouvait faire part de ses idées de février à septembre. Une analyse de faisabilité s'était ensuite déroulée.
Lausanne, figure pionnière
La première édition du Budget participatif avait été lancée par la Ville de Lausanne en 2019. Contrairement à d'autres villes, les projets bénéficient de leur propre financement, et sont réalisés par les initiateurs eux-mêmes.
"Le Budget participatif lausannois a clairement montré une forme originale 'd'empowerment' (autonomisation) de la population et inspire de nombreuses autres villes", poursuit le communiqué. Zurich, Lugano, Bellinzone ou encore Grenoble (F) ont déjà témoigné de leur intérêt. Une évaluation globale de ces projets est actuellement en cours de réalisation à l'Université de Zurich.
Films et musique pour les 20 ans du LUFF
Expérimental, souvent impertinent, parfois dérangeant, le Lausanne Underground Film & Music Festival (LUFF) fête cette année ses 20 ans. Dès mercredi, il propose une programmation hybride qui mélange films, performances et ateliers. Quelque 8000 spectateurs sont attendus, avec leur certificat Covid.
Le volet cinéma comprend cinq catégories en compétition incluant une quarantaine de longs ou de courts métrages. Au menu notamment "Honeydew", une "horreur poisseuse" dont le scénario est inspiré d'un fait divers des années 1950 ou "Violation", un drame psychologique féministe, annoncent les organisateurs.
Religion et blockbuster
Hors compétition, une sélection thématique se penchera sur l'art de mêler productions cinématographiques et propagande religieuse. Le festival a retenu une série de films américains à petits budgets commandés par des églises, souvent dans les années 1970, et qui ont été restaurés, a expliqué à Keystone-ATS Anouk Rieben, attachée de presse.
Loin d'être une soporifique succession de sermons, ces films vont puiser du côté du cinéma de genre (horreur, fantastique, anticipation) pour enrober leurs messages d'une forme attractive. Diffusés dans tout le pays, ces films feront plus de spectateurs que n’importe quel blockbuster qui sortait alors dans les salles.
Exhumé d'un tiroir
Elément phare de ce programme: "The Amusement Park" (1973) de George A. Romero sera présenté en première suisse. Cette commande de la communauté luthérienne de Pittsburgh attire l’attention sur la façon dont les personnes âgées sont (mal)traitées dans la société.
Mais la noirceur du film est trop perturbante pour prétendre à une diffusion. Le film finit dans un carton, oublié de tous, jusqu'à ce que la veuve du réalisateur en exhume une copie en 2018.
Pléthore de documentaires s'ajoutent au programme de cette édition anniversaire, agendée du 20 au 24 octobre. L'essayiste américaine Kier-La Janisse sera membre du jury long métrage de cette 20e édition. Dans la catégorie horreur folklorique, un sous-genre du film d'épouvante, elle présentera en première suisse son documentaire de 03h15 intitulé "Woodlands Dark and Days Bewitched: a History of Folk Horror".
Aussi des concerts
Le festival comprend aussi un volet musical qui débutera en force avec le collectif Les Sirènes qui contera l'épopée technique, financière et historique du festival. Dennis Tyfus, artiste de la scène underground belge, se produira en solo.
Enfin, Lydia Lunch, diva de la no wave, "combattante" féministe et figure emblématique du festival, montera sur scène avec Ian White. Elle sera à l'honneur dans le documentaire "Lydia Lunch: The War is never over" et dédicacera son livre éponyme à la galerie Humus.
Lausanne fête son premier succès grâce à un départ canon
Lausanne-Sport tient enfin son premier succès de la saison en Super League. Les Vaudois ont battu 3-1 Grasshopper à l'occasion de la 10e journée et abandonne la lanterne rouge.
Lausanne a forgé sa victoire grâce à un départ canon. Dès la 1re minute, Zeki Amdouni a transformé de la tête un centre de Hicham Mahou. Cette entrée en matière idéale était prolongée dès la 8e minute par un coup franc victorieux de Cameron Puertas, pris de 30 mètres !
La suite de la rencontre ne fut pourtant pas un long fleuve tranquille pour les pensionnaires de la Tuilière. Dès la 55e, Chafik était exclu pour un deuxième avertissement. Comme si cela n'était déjà pas handicapant, Suzuki, qui venait d'entrer, concédait un penalty pour une faute de main. Bonatini, avec l'aide des deux poteaux intérieurs, redonnait espoir aux Zurichois.
Mais pour une fois, les Vaudois ont été récompensés de leurs efforts. Même réduits à dix joueurs, ils ont su gêner Grasshopper. Sur un coup franc rapidement joué, Brahima Ouattara était déséquilibré par Georg Margreitter dans les seize mètres. Puertas transformait avec classe le penalty (79e) pour assurer ce premier succès tant attendu. Lausanne a su parfaitement conserver l'avantage de son départ ébouriffant sans céder à la panique quand il a fallu gérer cet avantage.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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