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Le psychiatre et neuropathologue Alois Alzheimer est le premier à décrire la forme de démence la plus courante qui portera son nom. L’anniversaire de sa naissance est l’occasion d’évoquer les possibilités de traitement actuelles de cette maladie.
Découverte de la maladie d’Alzheimer
Le 25 novembre 1901, le Dr Alois Alzheimer rencontre Auguste Deter, une patiente complètement désorientée dont les symptômes l’intriguent, car ils sont inhabituels chez une personne de 51 ans. Suite au décès de sa patiente en 1906, le médecin décide de procéder à une autopsie cérébrale. Il présume que le comportement étrange d’Auguste Deter est dû à des causes d’origine biologique. Au cours de l’examen au microscope, il découvre des altérations cérébrales étonnantes : des cellules nerveuses mortes et des dépôts anormaux de protéines dans le cortex cérébral. Peu de temps après, lors d’un congrès de psychiatres, Alois Alzheimer présente le tableau clinique d’une affection qui portera plus tard son nom comme une maladie à part entière.
Traitements médicamenteux actuels
Pour l’heure, il n’existe aucun médicament à même d’empêcher l’apparition d’Alzheimer ou d’une autre forme de démence, de la ralentir ou d’en guérir. La maladie d’Alzheimer est une maladie complexe aux conséquences diverses et comme tous ses mécanismes biologiques ne sont pas encore connus, la mise au point de traitements médicamenteux s’avère particulièrement difficile. Des recherches sont menées depuis longtemps dans le monde entier afin de trouver un médicament efficace pour traiter la maladie d’Alzheimer. À l’heure actuelle, plus de 100 substances différentes sont en phase de tests cliniques.
Ces principes actifs ont pour objectif d’atténuer les symptômes d’une maladie ou d’en modifier la biologie sous-jacente, ce qui devrait permettre de ralentir l’évolution de la maladie d’Alzheimer ou, dans le meilleur des cas, de la guérir. Dans ce groupe, l’accent est mis sur les principes actifs qui ciblent les dépôts de bêta-amyloïde (Aβ) dans le cerveau, caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.
Les principes actifs en phase avancée de développement portent des noms tels que l’aducanumab (de la société de biotechnologie américaine Biogen), le donanemab (de l’entreprise pharmaceutique américaine Eli Lilly) ou le lecanemab (de l’entreprise pharmaceutique japonaise Eisai). Une importance particulière est également accordée au principe actif gantenerumab du groupe pharmaceutique Roche. En attendant, l’efficacité et les bénéfices cliniques de ces substances doivent encore faire l’objet d'études approfondies.
Lutte contre les symptômes
Les traitements médicamenteux actuels comprennent des médicaments qui ralentissent le déclin des fonctions cognitives et qui peuvent atténuer les symptômes associés à la maladie d’Alzheimer. Ces médicaments, appelés procognitifs, retardent l’évolution de la maladie et améliorent la qualité de vie des malades et de leurs proches. Mais ils ne peuvent pas guérir la maladie, la stopper ni empêcher son apparition.
Interventions psychosociales
Outre les médicaments actuellement disponibles, il existe un grand nombre d’interventions psychosociales qui peuvent stabiliser ou améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de démence. Il s’agit notamment d’activités telles que : entraînement de la mémoire et des aptitudes au quotidien, ergothérapie, thérapies corporelles (telles que rythmique, danse, physiothérapie, massages), psychothérapie, thérapies musicales et créatives (telles que musicothérapie, thérapie par la peinture, cuisine, danse, théâtre, travail biographique et thérapie par la réminiscence). Les thérapies non médicamenteuses renforcent l’estime de soi, ont un effet calmant ou stimulant, favorisent les contacts et peuvent aider à structurer la journée. En général, elles augmentent la satisfaction des malades, ce qui diminue les sentiments négatifs tels que la colère ou l’abattement et facilite la cohabitation. Vu l’absence de traitement et l’impact positif sur la qualité de vie, ces interventions psychosociales constituent un élément central du traitement de la maladie d’Alzheimer ou d’une autre forme de démence.
Alzheimer Suisse soutient plusieurs projets de recherche dans le domaine psychosocial. Pour en savoir plus.
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