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Vancocin® lyophilisat pour perfusion
Teva Pharma AG
Composition
Principe actif: Vancomycine sous forme de chlorhydrate de vancomycine.
Excipients: Acide chlorhydrique.
Forme galénique et quantité de principe actif par unité
1 flacon-ampoule contient 500 mg ou 1 g de vancomycine.
Indications/Possibilités d’emploi
En perfusion intraveineuse
Pour le traitement des infections sévères dues à des germes résistants à la méticilline ou aux céphalosporines, mais sensibles à la vancomycine.
Lors d'infections sévères à staphylocoques chez les patients allergiques à la pénicilline et les patients non-répondeurs à la pénicilline ou aux céphalosporines.
Pour le traitement initial lorsqu'une infection par des germes résistants à la méticilline est suspectée (le traitement doit être adapté en conséquence dès que le résultat du test de sensibilité est disponible).
En cas d'infection par des germes à Gram positif sensibles à la vancomycine, la vancomycine intraveineuse est utilisée lorsque les conditions suivantes sont remplies:
·Infections compliquées de la peau et des tissus mous (ICPTM)
·Infections des os et des articulations
·Pneumonie acquise en communauté (PAC)
·Pneumonie nosocomiale (PN), y compris pneumonie acquise sous ventilation mécanique (PAVM)
·Endocardite infectieuse
·Méningite bactérienne aiguë
·Bactériémie en rapport avec la présence suspectée ou avérée d'une des maladies susnommées
En cas d'infections à staphylocoques purulentes localisées, les antibiotiques sont utilisés en plus des mesures chirurgicales appropriées.
En cas d'endocardite à entérocoques (E. faecalis), Vancocin n'est efficace qu'en association avec un aminoside. Vancocin est efficace contre l'endocardite due à des bactéries diphtéroïdes et, en association avec la rifampicine et/ou un aminoside, contre le stade précoce de l'endocardite sur prothèses valvulaires due à S. epidermidis ou à des bactéries diphtéroïdes (durée du traitement par la vancomycine: 4 à 6 semaines).
Il faut faire des cultures pour identifier les germes en cause et déterminer leur sensibilité à la vancomycine.
Par voie orale
Pour le traitement de la colite pseudomembraneuse provoquée par l'antibiothérapie et due à C. difficile, il faut administrer Vancocin par voie orale (il existe à cet effet des formes galéniques orales de vancomycine; on peut aussi diluer le contenu d'un flacon/ampoule de 500 mg et l'administrer par voie orale). Pour l'administration orale, consulter l'information professionnelle des capsules Vancocin.
Il faut respecter les recommandations officielles concernant le bon usage des antibiotiques, en particulier les recommandations destinées à éviter l'augmentation de la résistance aux antibiotiques.
Posologie/Mode d’emploi
Les conseils concernant l'administration correcte doivent être respectés.
Lorsqu'approprié, la vancomycine doit être administrée en association à d'autres antibiotiques.
Administration intraveineuse
La dose initiale doit être calculée d'après le poids du patient. Les ajustements posologiques consécutifs doivent être faits en fonction des concentrations sériques, de manière à atteindre les concentrations cibles thérapeutiques. La posologie suivante et l'intervalle posologique dépendent de la fonction rénale.
Patients à partir de 12 ans
La dose recommandée est de 15 à 20 mg/kg de poids corporel toutes les 8 à 12 heures (sans dépasser la dose individuelle maximale de 2 g).
Chez les patients gravement malades, on peut administrer une dose de charge de 25 à 30 mg/kg afin d'atteindre rapidement les valeurs cibles du creux sérique de vancomycine.
Nourrissons, enfants en bas ®ge et enfants de 1 mois à moins de 12 ans
La dose recommandée est de 10 à 15 mg/kg de poids corporel toutes les 6 heures (voir «Mises en garde et précautions»).
Nouveau-nés matures (de la naissance à 27 jours)
Un médecin spécialiste expérimenté dans le traitement des nouveau-nés doit être consulté pour définir la posologie appropriée pour le nouveau-né. Un schéma posologique possible est de 15 mg/kg toutes les 8 heures. Chaque dose doit être administrée par une perfusion de 60 minutes. Une surveillance du taux sérique peut être nécessaire.
Groupes de patients particuliers/Instructions spéciales pour la posologie
Insuffisance rénale
Chez les patients adultes ou pédiatriques présentant une insuffisance rénale, la posologie ne doit pas être définie selon un schéma prédéterminé, mais être déterminée en administrant une dose de charge initiale et les doses suivantes sous contrôle des creux sériques de vancomycine. Ceci s'applique particulièrement aux patients atteints d'insuffisance rénale sévère ou recevant un traitement d'épuration extrarénale (EER), étant donné que, chez ces patients, le taux de vancomycine peut être influencé par de nombreux facteurs.
La dose initiale ne doit pas être réduite chez les patients présentant une insuffisance rénale légère ou modérée. Chez les patients atteints d'une insuffisance rénale sévère, il faut prolonger l'intervalle d'administration au lieu de réduire la dose journalière.
La co-administration de médicaments susceptibles de réduire la clairance de la vancomycine et/ou de renforcer les effets indésirables doit être prise en compte (voir «Mises en garde et précautions»).
La vancomycine ne peut pas être suffisamment éliminée de la circulation sanguine par l'hémodialyse intermittente. L'utilisation de membranes à haut flux et un traitement d'épuration extrarénale continue (EERC) augmentent la clairance de la vancomycine et exigent généralement une dose de substitution (généralement après la séance d'hémodialyse en cas d'hémodialyse intermittente).
Adultes
Les ajustements posologiques chez l'adulte peuvent être faits en fonction du débit de filtration glomérulaire estimé (DFGe), calculé selon la formule suivante:
Hommes: poids (kg) × [140 – ®ge (ans)] / 72 × le taux sérique de créatinine (mg/dl)
Femmes: 0,85 × la valeur obtenue avec la formule ci-dessus.
La dose initiale chez les patient adultes est de 15 à 20 mg/kg. Cette dose peut être administrée toutes les 24 heures chez les patients ayant une clairance de la créatinine entre 20 et 49 ml/min. Chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 20 ml/min) et les patients traités par épuration extrarénale, les moments et la dose choisis pour les administrations consécutives dépendent en large mesure du type d'EER et doivent être définis d'après les creux sériques de vancomycine et la fonction rénale résiduelle (voir «Mises en garde et précautions»). Selon la situation clinique, on attendra éventuellement les résultats du contrôle de la concentration de vancomycine avant d'administrer la dose suivante.
La dose de charge initiale (25 à 30 mg/kg) ne doit pas être réduite chez les patients très gravement malades atteints d'insuffisance rénale.
Pédiatrie
Les ajustements posologiques chez les patients pédiatriques à partir d'un an peuvent être faits en fonction du débit de filtration glomérulaire estimé (DFGe), calculé selon la formule de Schwartz révisée:
DFGe (ml/min/1,73 m2) = (taille corporelle en cm × 0,413) / taux sérique de créatinine (mg/dl)
DFGe (ml/min/1,73 m2) = (taille corporelle en cm × 36,2) / taux sérique de créatinine (μmol/l)
Il faut consulter un expert pour les nouveau-nés et les nourrissons de moins de 1 an parce que la formule de Schwartz révisée n'est pas applicable dans leur cas.
Des recommandations posologiques pour la population pédiatrique sont fournies à des fins d'orientation dans le tableau ci-dessous et se conforment aux mêmes principes que pour les adultes.

DFG (ml/min/1,73 m2)

Dose i.v.

Fréquence

50–30

15 mg/kg

Toutes les 12 h

29–10

15 mg/kg

Toutes les 24 h

<10

10–15 mg/kg

Nouvelle administration en fonction des taux sériques*

Hémodialyse intermittente

Dialyse péritonéale

Épuration extrarénale continue

15 mg/kg

Nouvelle administration en fonction des taux sériques*
* Les moments et la dose choisis pour les administrations consécutives dépendent en large mesure du type d'EER et doivent être définis d'après les taux sériques de vancomycine constatés en fin d'intervalle d'administration et d'après la fonction rénale résiduelle. Selon la situation clinique, on attendra éventuellement les résultats du contrôle de la concentration de vancomycine avant d'administrer la dose suivante.
Personnes ®gées
En raison de la fonction rénale réduite chez les personnes ®gées, il faut éventuellement choisir de plus faibles doses d'entretien.
Patients obèses
L'obésité peut exiger une modification de la dose journalière usuelle.
Administration orale
L'infection à Clostridium difficile (ICD) est traitée exclusivement par administration orale.
L'administration de vancomycine par voie intraveineuse est inefficace pour traiter une infection à Clostridium difficile. Dans cette indication, la vancomycine doit être administrée par voie orale.
Si le contenu des capsules de vancomycine est trop élevé pour une dose individuelle ou si le patient (p.ex. un enfant) ne peut pas avaler les capsules, il faut diluer le contenu d'un flacon de Vancocin pour administration parentérale (500 mg) dans 30 ml d'eau et administrer la solution par voie orale. Pour la posologie et le mode d'emploi, consulter l'information professionnelle des capsules Vancocin.
Surveillance des concentrations sériques de vancomycine
La fréquence du suivi thérapeutique pharmacologique (STP) doit être adaptée à la situation clinique individuelle et à la réponse du patient au traitement. Des prises de sang quotidiennes sont éventuellement nécessaires chez certains patients hémodynamiquement instables, tandis que des prises de sang au moins hebdomadaires doivent être faites chez les patients stables qui répondent au traitement. Chez les patients ayant une fonction rénale normale, les concentrations sériques de vancomycine doivent être vérifiées le deuxième jour du traitement, juste avant l'administration de la dose suivante.
Chez les patients traités par hémodialyse intermittente, les taux de vancomycine doivent généralement être vérifiés avant le début de la séance d'hémodialyse.
Après administration orale du médicament, les concentrations sériques de vancomycine doivent être vérifiées chez les patients atteints d'une maladie inflammatoire de l'intestin (voir «Mises en garde et précautions»).
Les creux des taux sanguins thérapeutiques de vancomycine (concentrations minimales) doivent normalement être situés entre 10 et 20 mg/l selon le site de l'infection et la sensibilité du pathogène. Les laboratoires cliniques recommandent généralement des concentrations minimales de 15 à 20 mg/l pour couvrir les pathogènes considérés comme sensibles avec une CMI ≥1 mg/l (voir «Mises en garde et précautions» et «Propriétés/Effets» dans l'information professionnelle).
Des méthodes modélisées sont éventuellement utiles pour prédire les exigences posologiques individuelles pour atteindre une ASC suffisante. L'approche modélisée peut être utilisée tant pour calculer la dose initiale individuelle que pour définir les ajustements posologiques d'après les résultats du STP (voir «Propriétés/Effets» dans l'information professionnelle).
Administration correcte
Administration intraveineuse
L'administration intraveineuse de vancomycine est généralement faite en perfusion intermittente et les recommandations posologiques fournies dans cette section sur l'administration intraveineuse se rapportent à cette forme d'administration.
La vancomycine doit être administrée uniquement sous forme de perfusion intraveineuse lente sur une durée d'au moins une heure ou avec un débit de perfusion maximal de 10 mg/min (selon la durée la plus longue) en veillant à une dilution suffisante (au moins 100 ml pour 500 mg ou au moins 200 ml pour 1000 mg) (voir «Mises en garde et précautions»).
Les patients dont l'apport liquidien doit être limité peuvent aussi recevoir une solution de 500 mg/50 ml ou de 1000 mg/100 ml, mais le risque d'effets indésirables liés à la perfusion peut être accru lors de l'utilisation de ces concentrations plus élevées. La concentration finale ne doit pas dépasser 10 mg/ml.
Pour la marche à suivre pour la reconstitution de la solution, voir «Remarques particulières».
Une perfusion continue de vancomycine peut être envisagée, p.ex. chez les patients ayant une clairance instable de la vancomycine.
Administration orale
Si le contenu des capsules de vancomycine est trop élevé pour une dose individuelle ou si le patient (p.ex. un enfant) ne peut pas avaler les capsules, il faut diluer le contenu d'un flacon de Vancocin pour administration parentérale (500 mg) dans 30 ml d'eau et administrer la solution par voie orale.
(Voir l'information professionnelle des capsules Vancocin).
L'administration intrathécale de Vancocin n'a pas fait l'objet d'études.
Contre-indications
Il ne faut pas utiliser Vancocin chez les patients présentant une hypersensibilité connue à l'une des composantes de ce médicament.
Mises en garde et précautions
Réactions d'hypersensibilité
Des réactions d'hypersensibilité graves et parfois mortelles sont possibles (voir «Contre-indications» et «Effets indésirables»). Dans le cas d'une réaction d'hypersensibilité, le traitement par la vancomycine doit immédiatement être arrêté et des mesures d'urgence appropriées doivent être initiées. Le taux de leucocytes doit être contrôlé à intervalles régulier chez les patients traités par la vancomycine sur une période prolongée ou traités en même temps par d'autres médicaments susceptibles de causer une neutropénie ou une agranulocytose. Des examens hématologiques, des analyses d'urine et des explorations fonctionnelles hépatiques et rénales doivent être réalisés chez tous les patients traités par la vancomycine.
La vancomycine doit être utilisée avec prudence chez les patients ayant eu des réactions allergiques à la teicoplanine, étant donné la possibilité d'une réaction d'hypersensibilité croisée (y compris choc anaphylactique fatal).
Spectre d'activité antibactérienne
Le spectre d'activité antibactérienne de la vancomycine est limité aux organismes à Gram positif. Ce médicament n'est pas approprié en monothérapie pour traiter certains types d'infections si le pathogène n'est pas encore connu / ne présente pas une sensibilité démontrée ou s'il n'est pas très probable que le pathogène (ou les pathogènes) le plus vraisemblablement impliqué puisse être traité par la vancomycine.
Pour l'utilisation rationnelle de la vancomycine, il faut tenir compte du spectre d'activité antibactérien, du profil de sécurité et de la pertinence de l'antibiothérapie standard dans le cas individuel.
La vancomycine est potentiellement néphrotoxique et ototoxique, notamment chez les patients avec lésions rénales préexistantes et les patients dont la fonction rénale est normale, mais qui sont traités par des doses élevées ou sur une longue durée ou qui reçoivent en même temps d'autres médicaments néphrotoxiques et/ou ototoxiques.
Ototoxicité
Une ototoxicité passagère ou durable (voir «Effets indésirables») a été rapportée chez des patients présentant une surdité préexistante, recevant des doses extrêmement élevées par voie intraveineuse ou traités simultanément par d'autres agents ototoxiques (p.ex. aminosides). L'utilisation de vancomycine doit également être évitée chez les patients ayant des antécédents de perte auditive. Un acouphène peut précéder une surdité. Les expériences faites avec d'autres antibiotiques suggèrent que la surdité progresse malgré l'arrêt du traitement. La première perte auditive dans les fréquences élevées n'est détectable qu'au moyen d'audiogrammes. Un acouphène précédant éventuellement le début d'une perte auditive doit être considéré comme indication d'un arrêt du traitement.
Des contrôles réguliers du taux sanguin et de la fonction auditive sont recommandés pour réduire le risque d'ototoxicité.
Les patients ®gés et les patients déshydratés sont particulièrement exposés à des altérations de l'ouïe. Les fonctions vestibulaires et auditives doivent être contrôlées chez les patients ®gés pendant et après le traitement. L'utilisation concomitante ou séquentielle d'autres substances ototoxiques doit être évitée.
Néphrotoxicité
La vancomycine doit être utilisée avec prudence chez les patients atteints d'insuffisance rénale (y compris anurie), étant donné que le risque de développer des effets toxiques est nettement accru en présence de concentrations élevées sur une période prolongée. Le risque de toxicité augmente en cas de concentrations sanguines élevées et d'une longue durée du traitement.
Un contrôle régulier des taux sanguins de vancomycine est indiqué dans le cas d'un traitement à haute dose ainsi que d'une utilisation prolongée, surtout chez les patients insuffisants rénaux ou malentendants et lors d'une co-administration de substances néphrotoxiques ou ototoxiques (voir «Posologie/Mode d'emploi»).
Réactions liées à la perfusion
Une administration rapide en bolus (c'est-à-dire sur quelques minutes) peut causer une chute rapide de la tension artérielle (y compris choc et rarement arrêt cardiaque), des effets ressemblant à une réaction histaminique et une éruption cutanée maculo-papuleuse ou érythémateuse (red man syndrome ou red neck syndrome). Afin d'éviter de telles réactions dues à une perfusion rapide, la vancomycine doit être perfusée lentement sous forme de solution diluée (2,5 à 5,0 mg/ml), avec un débit de perfusion maximal de 10 mg/min, sur une durée d'au moins 60 minutes. Les réactions régressent généralement rapidement après l'interruption de la perfusion.
La fréquence des réactions liées à la perfusion (hypotension, rougeur cutanée, érythème, urticaire, prurit) augmente avec l'administration concomitante d'anesthésiques (voir «Interactions»). Ces réactions peuvent être réduites par l'administration de la vancomycine sur une durée d'au moins 60 minutes avant l'initiation de l'anesthésie.
Réactions bulleuses sévères
Des cas de syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) ont été rapportés dans le cadre de l'utilisation de vancomycine (voir «Effets indésirables»). En présence de signes ou symptômes d'un SSJ (p.ex. éruption cutanée évolutive, souvent avec formation de vésicules ou avec lésions de la muqueuse), le traitement par la vancomycine doit immédiatement être interrompu et le patient doit être examiné par un dermatologue.
Réactions au site d'administration
De nombreux patients recevant de la vancomycine par voie intraveineuse souffrent de douleurs et d'une thrombophlébite. Ces réactions peuvent parfois être sévères. La fréquence et la sévérité de la thrombophlébite peuvent être réduites par l'administration lente du médicament sous forme de solution diluée (voir «Posologie/mode d'emploi») ainsi qu'en changeant régulièrement de site de perfusion.
L'efficacité et la sécurité de la vancomycine en administration intrathécale (intralombaire ou intraventriculaire) n'ont pas été évaluées.
Pédiatrie
Les recommandations actuelles concernant l'administration intraveineuse en pédiatrie, en particulier chez les enfants de moins de 12 ans, peuvent conduire à des taux sanguins sous-thérapeutiques de vancomycine chez de nombreux enfants. La sécurité de doses supérieures de vancomycine n'a touterfois pas encore été suffisamment évaluée et les doses supérieures à 60 mg/kg/jour ne peuvent généralement pas être recommandées.
Une prudence particulière s'impose chez les nourrissons, en raison de leur immaturité rénale et de l'augmentation possible de la concentration sérique de vancomycine. Il faut donc étroitement surveiller la concentration sanguine de vancomycine chez ces enfants. La co-administration de vancomycine et d'anesthésiques chez l'enfant a été mise en rapport avec des érythèmes et des rougeurs cutanées ressemblant à des réactions histaminiques. Il existe également un rapport entre la co-administration d'agents néphrotoxiques – tels que les antibiotiques de la famille des aminosides, les AINS (p.ex. ibuprofène pour fermer un canal artériel persistant) ou l'amphotéricine B – et un risque accru de néphrotoxicité (voir «Interactions»). Un contrôle plus fréquent des taux sériques de vancomycine et de la fonction rénale est donc indiqué.
Utilisation chez les personnes ®gées
La diminution naturelle du débit de filtration glomérulaire liée à l'®ge peut entraîner des taux sériques accrus de vancomycine si la dose n'est pas ajustée (voir «Posologie/Mode d'emploi»).
Interactions avec les anesthésiques
Une dépression du myocarde induite par les anesthésiques peut être renforcée par la vancomycine. On peut diminuer ces incidents en administrant la vancomycine en perfusion de 60 minutes avant l'induction de l'anesthésie. Pendant l'anesthésie, la dose doit être bien diluée et administrée lentement, sous surveillance étroite de la fonction cardiaque. Afin de permettre une adaptation à la position, il ne faut pas changer la position du patient avant la fin de la perfusion (voir «Interactions»).
Entérocolite pseudomembraneuse
En présence d'une diarrhée sévère et persistante, il faut songer à la possibilité du développement d'une entérocolite pseudomembraneuse qui peut éventuellement mettre la vie en danger (voir «Effets indésirables») et exige un traitement immédiat (p.ex. par la vancomycine administrée par voie orale). Les antidiarrhéiques sont contre-indiqués.
Surinfection
L'administration prolongée de vancomycine peut entraîner une prolifération excessive d'organismes non sensibles. Une observation attentive du patient est essentielle. Les mesures correspondantes doivent être prises en cas de surinfection au cours du traitement.
Administration orale
L'administration de vancomycine par voie intraveineuse est inefficace pour traiter une infection à Clostridium difficile. Dans cette indication, la vancomycine doit être administrée par voie orale. Il faut se conformer à l'information professionnelle des capsules Vancocin.
En raison d'un taux élevé de colonisations asymptomatiques, il n'est pas recommandé d'examiner les enfants de moins d'un an sur la présence d'une colonisation par Clostridium difficile ou de la toxine de C. difficile, sauf chez les nourrissons atteints de diarrhée sévère avec facteurs de risque de stase intestinale (p.ex. maladie de Hirschsprung, atrésie anale traitée chirurgicalement ou autres troubles sévères de la motilité). Il faut toujours vérifier les autres étiologies possibles et objectiver la présence d'une entérocolite à Clostridium difficile.
Interactions
Médicaments potentiellement néphrotoxiques ou ototoxiques
Une co-administration ou une administration consécutive d'autres antibiotiques ototoxiques, neurotoxiques et/ou néphrotoxiques – notamment amphotéricine B, aminosides, bacitracine, pipéracilline/tazobactam, polymyxine B, colistine, viomycine ou cisplatine – exige une surveillance attentive.
L'administration simultanée de Vancocin et d'anesthésiques a provoqué un érythème, une rougeur cutanée ressemblant à une réaction histaminique et des réactions anaphylactoïdes. La fréquence des effets indésirables liés à la perfusion augmente pendant l'administration concomitante d'anesthésiques. On peut diminuer ces incidents en administrant la vancomycine en perfusion de 60 minutes avant l'induction de l'anesthésie.
Myorelaxants
La co-administration de vancomycine et de myorelaxants est associée à un risque accru de bloc neuromusculaire.
Grossesse/Allaitement
Grossesse
Il est impossible de se prononcer formellement sur l'innocuité de la vancomycine pendant la grossesse ou sur son éventuel effet sur la fertilité.
Un étude clinique contrôlée a évalué les effets ototoxiques et néphrotoxiques possibles de la vancomycine chez l'enfant après administration de ce médicament à des femmes enceintes toxicomanes souffrant d'infections staphylococciques graves au cours du deuxième et troisième trimestre de la grossesse. La vancomycine a été mise en évidence dans le sang du cordon. Cette étude n'a montré ni troubles auditifs ni néphrotoxicité.
Toutefois, comme cette étude n'a porté que sur un faible effectif de femmes qui n'ont été traitées que pendant le deuxième et le troisième trimestre de la grossesse, on ignore si la vancomycine induit des lésions fœtales. Le chlorhydrate de vancomycine ne doit être administré à des femmes enceintes qu'en cas de nécessité absolue.
Allaitement
La vancomycine étant excrétée dans le lait maternel, elle ne doit être utilisée qu'en cas de nécessité absolue pendant l'allaitement.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines
Vancocin pour administration parentérale peut influencer (vertiges, troubles auditifs) l'aptitude à la conduite de véhicules ou à l'utilisation de machines.
Effets indésirables
Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables les plus fréquents sont des phlébites et des réactions pseudo-allergiques ainsi qu'une rougeur cutanée du torse (red man syndrome) en rapport avec une perfusion intraveineuse trop rapide de la vancomycine.
Administration par voie orale
L'absorption de la vancomycine à partir des voies gastro-intestinales est négligeable. Les mêmes effets indésirables que ceux d'une administration parentérale de vancomycine peuvent toutefois survenir lors d'une forte inflammation de la muqueuse intestinale, notamment lorsqu'associée à une dysfonction rénale.
Fréquences
«Très fréquent» (>1/10), «fréquent» (>1/100, <1/10), «peu fréquent» (>1/1'000, <1/100), «rare» (>1/10'000, <1/1'000) et «très rare» (<1/10'000).
Affections hématologiques et du système lymphatique
Rares: cas réversibles de neutropénie, d'agranulocytose, d'éosinophilie, de thrombopénie, de pancytopénie.
Affections du système immunitaire
Rares: réactions d'hypersensibilité, réactions anaphylactiques.
Affections de l'oreille et du labyrinthe
Occasionnels: perte auditive passagère ou permanente.
Rares: vertige, acouphène, sensation de vertige.
Affections cardiaques
Très rares: arrêt cardiaque.
Affections vasculaires
Fréquents: baisse de tension, thrombophlébite.
Très rares: vascularite.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquents: dyspnée, stridor.
Affections gastro-intestinales
Rares: nausées.
Très rares: entérocolite pseudomembraneuse.
Cas isolés: vomissements, diarrhée.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquents: rougeur du torse (red man syndrome), exanthème et inflammation des muqueuses, prurit, urticaire.
Très rares: dermatite exfoliative, syndrome de Stevens-Johnson, dermatose bulleuse à IgA linéaire, syndrome de Lyell.
Cas isolés: éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome d'hypersensibilité médicamenteuse, HSM), pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG).
Affections du rein et des voies urinaires
Fréquents: lésions rénales, se manifestant surtout par des taux sériques accrus de créatinine et d'urée.
Rares: néphrite interstitielle, insuffisance rénale aiguë.
Cas isolés: nécrose tubulaire aiguë.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Fréquents: phlébite, rougeur du torse (red man syndrome) et du visage.
Rares: fièvre médicamenteuse, frissons, douleurs et spasmes des muscles thoraciques et dorsaux.
Description d'effets indésirables sélectionnés
Neutropénie transitoire, généralement survenue une semaine après le début du traitement ou plus tard ou après l'administration d'une dose totale supérieure à 25 g. La numération-formule sanguine paraît se normaliser rapidement après l'arrêt de l'administration de Vancocin. On a aussi signalé, peu fréquemment, une diminution du taux de plaquettes et parfois une éosinophilie. Une agranulocytose a été signalée, très rarement. Il faut régulièrement contrôler le nombre de leucocytes chez les patients qui reçoivent Vancocin pendant longtemps ou qui reçoivent en même temps des médicaments susceptibles d'induire une neutropénie ou une agranulocytose.
Des réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes – y compris respiration haletante, hypotension, dyspnée, urticaire ou prurit – peuvent survenir pendant et peu après une perfusion rapide. Les réactions régressent généralement en l'espace de 20 minutes à 2 heures après l'interruption de la perfusion. Une rougeur cutanée du torse (red man syndrome) ainsi que des douleurs et des crampes de la musculature thoracique et dorsale peuvent se manifester La vancomycine doit être suffisamment diluée et perfusée lentement (voir «Posologie/Mode d'emploi» et «Mises en garde et précautions»). Si la vancomycine est injectée rapidement, par exemple en l'espace de quelques minutes, il peut se produire une forte diminution tensionnelle, y compris choc, et, rarement, arrêt cardiaque.
Un acouphène précédant éventuellement le début d'une perte auditive doit être considéré comme indication d'un arrêt du traitement.
Une ototoxicité a été rapportée essentiellement chez des patients traités par des doses élevées, des patients traités simultanément par d'autres médicaments ototoxiques (p.ex. aminosides) et des patients présentant déjà auparavant des altérations de l'ouïe ou une insuffisance rénale.
Peu fréquemment, on peut noter des exanthèmes et inflammations des muqueuses, avec ou sans prurit.
Très rarement, on a signalé un larmoiement intense, pouvant durer jusqu'à 10 heures, en relation chronologique avec une perfusion de vancomycine.
Dans de rares cas, on observe des réactions d'hypersensibilité plus sévères avec des symptômes tels que fièvre médicamenteuse, éosinophilie, frisson, vascularite.
Des réactions d'hypersensibilité de tout degré de sévérité – y compris choc – sont possibles.
Les réactions anaphylactoïdes graves exigent parfois un traitement d'urgence.
Dans de rares cas, on a signalé, en relation chronologique avec un traitement par la vancomycine, de graves réactions cutanées s'accompagnant de réactions générales engageant le pronostic vital (par exemple dermatite exfoliative, syndrome de Stevens-Johnson ou syndrome de Lyell).
Lorsqu'une maladie bulleuse est suspectée, l'administration du médicament doit être arrêtée et le patient doit être examiné par un dermatologue.
Des phlébites sont possibles. On peut les atténuer en perfusant lentement des solutions diluées et en changeant de site de perfusion à chaque fois.
Les injections paraveineuses ou intramusculaires accidentelles provoquent des douleurs, une irritation tissulaire et des nécroses.
Les nausées sont fréquentes. Très rarement, on a signalé une entérocolite pseudomembraneuse chez des patients ayant reçu de la vancomycine par voie intraveineuse.
On a souvent signalé des perturbations de la fonction rénale, ce qui se traduisait essentiellement par une augmentation des taux sériques de créatinine ou des taux sanguins d'urée, en particulier chez des patients traités par de fortes doses de Vancocin. Très rarement, une néphrite interstitielle a été observée. Insuffisance rénale. Le plus souvent, ces effets indésirables sont survenus chez des patients traités simultanément par des aminosides ou présentant une perturbation préexistante de la fonction rénale. Chez la plupart des patients, l'arrêt du traitement par Vancocin a provoqué une diminution de l'azotémie. Chez les patients dont la fonction rénale est déjà altérée ou qui reçoivent en même temps des aminosides, il faut donc régulièrement surveiller la fonction rénale et choisir la posologie de façon particulièrement soigneuse.
Il faut signaler au médecin les premiers signes d'effets secondaires ainsi que le début d'une grossesse. Dans les conditions mentionnées, il convient de surveiller régulièrement la fonction rénale et auditive ainsi que la numération-formule sanguine.
Pédiatrie
Le profil de sécurité est globalement similaire chez les enfants et les patients adultes. Une néphrotoxicité, généralement en rapport avec d'autres substances néphrotoxiques (p.ex. aminosides), a été décrite chez l'enfant.
Surdosage
Lors du traitement d'un surdosage, il faut toujours envisager l'éventualité d'un surdosage en plusieurs médicaments et tenir compte des d'interactions médicamenteuses et d'une cinétique inhabituelle. Le traitement repose avant tout sur des mesures de soutien, avec maintien de la filtration glomérulaire. On a rapporté qu'une hémofiltration et une hémoperfusion avec une résine polysulfone permettaient d'augmenter l'élimination de la vancomycine. L'hémodialyse et la dialyse péritonéale se sont avérées inefficaces.
Propriétés/Effets
Code ATC: J01XA01
Mécanisme d'action
La vancomycine est un antibiotique glycopeptidique tricyclique qui inhibe la synthèse de la paroi cellulaire des bactéries sensibles par une liaison de haute affinité à la terminaison D-alanyl-D-alanine des pré-unités de la paroi cellulaire bactérienne. Le médicament exerce un effet bactéricide lent sur les micro-organismes en cours de division. Il perturbe en outre la perméabilité de la membrane cellulaire bactérienne et la synthèse d'ARN.
Rapport entre la pharmacocinétique et la pharmacodynamique
La vancomycine présente une activité indépendante de la concentration. Le paramètre prédictif primaire est l'aire sous la courbe de concentration (ASC) divisée par la concentration minimale inhibitrice (CMI) de l'organisme cible. À partir des données acquises in vitro, dans des expérimentations animales et de façon limitée chez l'homme, un rapport ASC/CMI de 400 a été établi en tant que valeur cible de PC/PD pour l'atteinte de l'efficacité clinique de la vancomycine. Pour atteindre cette valeur cible avec une CMI ≥1,0 mg/l, il faut des doses dans le domaine supérieur du spectre et des creux des concentrations sériques élevés (15 à 20 mg/l) (voir «Posologie/Mode d'emploi»).
Mécanisme de résistance
Une résistance acquise aux glycopeptides est notamment observée chez les entérocoques et repose sur l'acquisition de différents complexes de gènes Van menant à une transformation de la structure cible D-alanyl-D-alanine en structures D-alanyl-D-lactate ou D-alanyl-D-sérine, auxquelles la vancomycine se lie insuffisamment. On observe une incidence accrue de résistances dans certains pays, notamment aux entérocoques. L'apparition de souches multirésistantes d'Enterococcus faecium est particulièrement alarmante.
Des gènes Van n'ont guère été trouvés chez les staphylocoques dorés. Chez ces bactéries, les modifications de la structure de la paroi cellulaire causent une sensibilité intermédiaire très souvent hétérogène. On a rapporté aussi l'existence de souches de Staphylococcus aureus résistantes à la méthicilline (SARM) qui présentaient une résistance réduite à la vancomycine. La sensibilité réduite ou la résistance de staphylocoques à la vancomycine n'est pas encore éclaircie. Différents facteurs génétiques et mutations multiples jouent un rôle.
Il existe une résistance croisée entre la vancomycine et d'autres classes d'antibiotiques. Une résistance croisée avec d'autres antibiotiques glycopeptidiques (p.ex. teicoplanine) a été observée. Le développement secondaire d'une résistance au cours du traitement est rare.
Synergie
L'association de la vancomycine avec un antibiotique de la famille des aminosides exerce un effet synergique sur de nombreuses souches de Staphylococcus aureus, de streptocoques D non-entérococciques, d'entérocoques et de streptocoques du groupe viridans. L'association de la vancomycine avec une céphalosporine exerce un effet synergique contre certaines souches de Staphylococcus epidermidis résistantes à l'oxacilline; l'association de la vancomycine et de la rifampicine exerce un effet synergique contre Staphylococcus epidermidis et un effet partiellement synergique contre certaines souches de Staphylococcus aureus. Étant donné que l'association de la vancomycine avec une céphalosporine peut aussi exercer un effet antagoniste contre certaines souches de Staphylococcus epidermidis, et l'association avec la rifampicine contre certaines souches de Staphylococcus aureus, il est utile de tester la synergie avant le traitement.
Des échantillons pour cultures bactériennes doivent être prélevés afin d'isoler et d'identifier les pathogènes impliqués et de déterminer leur sensibilité à la vancomycine.
Valeurs seuils du test de sensibilité
La vancomycine est efficace contre les bactéries à Gram positif telles que staphylocoques, streptocoques, entérocoques, pneumocoques et clostridies. Les bactéries à Gram négatif sont résistantes à la vancomycine.
La prévalence d'une résistance acquise par des espèces données peut varier dans le temps et d'une région à l'autre. Des informations locales concernant les résistances sont par conséquent souhaitables, surtout pour le traitement des infections sévères. Il faut au besoin consulter un expert si la prévalence locale d'une résistance est susceptible d'anéantir l'utilité du médicament, du moins contre certains types d'infections. Cette information ne fournit que des indices de la sensibilité possible des pathogènes à la vancomycine.
Les valeurs seuils de concentration minimale inhibitrice (CMI) établies par l'EUCAST (European Committee on Antimicrobial Susceptibility Testing) sont indiquées ci-dessous:

Sensible

Résistant

Staphylococcus aureus1

≤2 mg/l

>2 mg/l

Staphylocoques à coagulase négative1

≤4 mg/l

>4 mg/l

Enterococcus spp.

≤4 mg/l

>4 mg/l

Streptocoques des groupes A, B, C et G

≤2 mg/l

>2 mg/l

Streptococcus pneumoniae

≤2 mg/l

>2 mg/l

Bactéries anaérobies à Gram positif

≤2 mg/l

>2 mg/l
1 Les S. aureus avec valeurs de CMI de 2 mg/l pour la vancomycine sont à la limite de la distribution du type sauvage; la réponse clinique peut donc être insuffisante.

Espèces communément sensibles

À Gram positif
Enterococcus faecalis
Staphylococcus aureus
Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline
Staphylocoques à coagulase négative
Streptococcus spp.
Streptococcus pneumoniae
Enteroccocus spp.
Staphylococcus spp.
Espèces anaérobies
Clostridium spp. excepté Clostridium innocuum
Eubacterium spp.
Peptostreptococcus spp.

Espèces chez lesquelles la résistance acquises peut poser un problème

Enterococcus faecium

Espèces à résistance inhérente

Toutes les bactéries à Gram négatif
Espèces aérobies à Gram positif
Erysipelothrix rhusiopathiae
Lactobacilles hétérofermentaires
Leuconostoc spp
Pediococcus spp.
Espèces anaérobies
Clostridium innocuum
Le développement de résistances à la vancomycine varie d'un hôpital à l'autre. Les informations significatives doivent donc être demandées chez un laboratoire microbiologique local.
Pharmacocinétique
Absorption
La vancomycine est utilisée en administration intraveineuse pour le traitement d'infections systémiques.
Chez les patients ayant une fonction rénale normale, la perfusion de plusieurs doses de 1 g de vancomycine (15 mg/kg) sur 60 minutes conduit à des concentrations plasmatiques moyennes d'environ 50 à 60 mg/l, 20 à 25 mg/l et 5 à 10 mg/l respectivement immédiatement après la perfusion ainsi que 2 heures et 11 heures après la perfusion. Les concentrations plasmatiques après plusieurs doses sont similaires à celles observées après une dose unique.
Seule une très faible quantité de la vancomycine administrée par voie orale est absorbée dans la circulation sanguine. Chez les patients atteints d'entérocolite (pseudomembraneuse), une absorption du médicament administré par voie orale est toutefois possible. En présence d'une insuffisance rénale, cela peut entraîner une accumulation de vancomycine chez ces patients.
Distribution
Le volume de distribution est d'environ 60 l/1,73 m2 de surface corporelle. Aux concentrations sériques de 10 mg/l à 100 mg/l, la liaison de la vancomycine aux protéines plasmatiques, mesurée par ultrafiltration, est d'environ 30 à 55%.
La vancomycine diffuse facilement à travers le placenta et est distribuée dans le sang du cordon ombilical. En l'absence d'une inflammation des méninges, la vancomycine ne traverse que faiblement la barrière hémato-encéphalique.
Biotransformation
Le médicament n'est métabolisé qu'en très faible mesure. La vancomycine administrée par voie parentérale est presque entièrement éliminée par filtration glomérulaire rénale (environ à 75 à 90% en l'espace de 24 heures) sous forme de substance microbiologiquement active.
Métabolisme/Elimination
Chez les patients ayant une fonction rénale normale, la demi-vie d'élimination de la vancomycine dans le sérum est d'environ 4 à 6 heures, ou de 2,2 à 3 heures chez l'enfant. La clairance plasmatique est d'environ 0,058 l/kg/h et la clairance rénale d'environ 0,048 l/kg/h. Environ 80% de la dose de vancomycine administrée sont éliminés dans les urines par filtration glomérulaire dans les premières 24 heures. L'élimination de la vancomycine est ralentie en cas d'insuffisance rénale. La demi-vie moyenne chez les patients anéphriques est de 7,5 jours. En raison de l'ototoxicité de la vancomycine, des contrôles de la concentration plasmatique au cours du traitement sont indiqués dans de tels cas.
L'élimination par voie biliaire est insignifiante (moins de 5% de la dose).
Bien que la vancomycine ne soit efficacement éliminée ni par l'hémodialyse ni par la dialyse péritonéale, on a signalé une clairance accrue de la vancomycine sous hémoperfusion et hémofiltration.
Après administration orale, seule une fraction de la dose administrée est retrouvée dans les urines. Par contre, des concentrations élevées de vancomycine sont retrouvées dans les selles (>3100 mg/kg pour des doses de 2 g par jour).
Linéarité/non-linéarité
L'augmentation de la concentration de vancomycine est généralement proportionnelle à l'augmentation de la dose. Après administration de doses multiples, les concentrations plasmatiques sont comparables à celles trouvées après l'administration d'une dose unique.
Cinétique pour certains groupes de patients
Insuffisance rénale
La vancomycine est principalement éliminée par filtration glomérulaire. Chez les patients présentant une insuffisance rénale, la demi-vie terminale d'élimination de la vancomycine est prolongée et la clairance systémique totale est réduite. La dose optimale doit donc être calculée conformément aux recommandations posologiques de la rubrique «Posologie/Mode d'emploi».
Insuffisance hépatique
La pharmacocinétique de la vancomycine est inchangée chez les patients présentant une insuffisance hépatique.
Pédiatrie
La pharmacocinétique de la vancomycine présente de grandes variations interindividuelles chez les nouveau-nés matures. De façon similaire à l'adulte, le volume de distribution de la vancomycine administrée par voie intraveineuse chez le nourrisson varie entre 0,38 et 0,97 l/kg, tandis que la clairance est de 0,63 à 1,4 mg/kg/min. La demi-vie est de 3,5 à 10 h, ce qui est plus long que chez l'adulte et reflète les valeurs de clairance généralement plus basses chez le nouveau-né.
Le volume de distribution chez les nourrissons, les enfants en bas ®ge et les enfants plus grands est de 0,26 à 1,05 l/kg, tandis que la clairance est de 0,33 à 1,87 ml/kg/min.
Dialyse péritonéale
Si de la vancomycine est administrée par voie intrapéritonéale pendant une dialyse péritonéale, environ 60% de la dose parviennent dans la circulation systémique en l'espace de 6 heures. Après l'administration intrapéritonéale de 30 mg/kg, les taux sériques atteignent environ 10 µg/ml. Bien que la vancomycine ne soit efficacement éliminée ni par l'hémodialyse ni par la dialyse péritonéale, on a signalé une élimination par hémoperfusion et hémofiltration.
Données précliniques
Chez des rats qui avaient reçu pendant 35 jours des doses orales quotidiennes comprises entre 375 et 3000 mg/kg de poids, on a constaté une réticulocytose et une lymphopénie à partir de 1500 mg/kg de poids et à partir de 750 mg/kg de poids une réduction du poids de la rate et du thymus, comparativement au groupe témoin. Dans tous les groupes traités, les études ont montré une réduction du taux sérique de protéines totales, de glucose et de cholestérol et une perturbation de l'épithélium de la muqueuse du caecum, visible à l'examen histologique.
Des doses intraveineuses de 25 mg/kg (chien) et de 50 mg/kg (singe), de même que l'injection intramusculaire de 50 mg/kg chez le chat ont uniquement provoqué des réactions locales au site d'injection.
Les doses plus fortes (à partir de 50 mg/kg i.v. chez le chien et de 350 mg/kg i.p. chez le rat) se sont avérées néphrotoxiques.
Il n'existe pas d'études de longue durée menées chez l'animal pour évaluer le potentiel cancérogène de la vancomycine. Cependant, les tests effectués in vitro n'ont montré aucun potentiel mutagène.
Les études menées sur des rates et lapines gravides n'ont pas montré de toxicité sélective de la vancomycine sur le développement des animaux.
Remarques particulières
Incompatibilités
Les solutions de vancomycine ont un pH faible (2,5–4,5), ce qui peut compromettre la stabilité d'autres produits (par exemple en cas de mélange avec des barbituriques, de l'aminophylline, du chloramphénicol, de la méticilline, du phosphate sodique de dexaméthasone, de l'héparine et autres).
Il est connu que les mélanges de solutions de vancomycine et d'antibiotiques bêtalactamines sont physiquement incompatibles. Le risque de précipitation augmente avec l'augmentation de la concentration de vancomycine. Il est recommandé de rincer les tubulures intraveineuses entre les administrations de ces antibiotiques. Il est également recommandé de diluer les solutions de vancomycine à 5 mg/ml ou moins.
Vancocin ne doit être mélangé qu'avec les solutions pour perfusions mentionnées à la rubrique «Remarques particulières/Remarques concernant la manipulation».
Bien que l'injection dans le corps vitré ne constitue pas un mode d'emploi autorisé pour la vancomycine, on a signalé la formation de précipités après l'injection de vancomycine et de ceftazidime dans le vitré, à l'aide de seringues et d'aiguilles distinctes, chez des patients souffrant d'endophtalmie. Ces précipités se sont dissous peu à peu jusqu'à clarification complète du corps vitré en l'espace de deux mois, avec amélioration de l'acuité visuelle.
Stabilité
Après dissolution du lyophilisat dans 10 ou 20 ml d'eau pour préparations injectables (solution reconstituée), les flacons peuvent être conservés pendant 14 jours au réfrigérateur (2 à 8 °C) sans perte notable d'efficacité.
Les solutions pour perfusion de Vancocin diluées avec une solution glucosée à 5% ou avec une solution de NaCl à 0,9% peuvent être conservées 14 jours au réfrigérateur (2–8 °C) sans perte notable d'efficacité.
Les solutions pour perfusion de Vancocin diluées avec les autres solutions mentionnées ci-dessous peuvent être conservées pendant 96 heures au réfrigérateur (2–8 °C).
La solution diluée pour perfusion de Vancocin doit être perfusée au plus tard 14 jours après la reconstitution (conservation au réfrigérateur).
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.
Remarques concernant le stockage
Ne pas conserver le flacon-ampoule contenant le lyophilisat au-dessus de 25 °C.
Remarques concernant la manipulation
En perfusion intermittente (mode de perfusion préféré).
Avant l'administration de toute solution parentérale, il faut examiner la solution à la recherche de dépôts ou de colorations anormales. Il faut impérativement veiller à ce que Vancocin soit suffisamment diluée et perfusée correctement dans la veine, en l'espace d'au moins 60 minutes.
Préparation de la solution diluée de Vancocin pour perfusion
Reconstitution de la solution de Vancocin
Le lyophilisat doit d'abord être dilué dans 10 ou 20 ml d'eau pour préparations injectables. La solution reconstituée peut être conservée pendant 14 jours au réfrigérateur (2–8 °C) sans perte notable d'efficacité.
Ne jamais perfuser la solution de Vancocin reconstituée sans la diluer auparavant.
Dilution de la solution reconstituée de Vancocin
La solution de Vancocin reconstituée doit être diluée avec au moins 100 ml ou 200 ml d'une solution pour perfusion appropriée. La concentration finale ne doit pas dépasser 10 mg/ml.
Pour diluer la solution reconstituée de Vancocin, on peut utiliser les solutions pour perfusion suivantes:
solution de glucose à 5%;
solution de NaCl à 0,9%;
solution de glucose à 5% et solution de NaCl à 0,9%, USP;
solution de Ringer-lactate, USP;
solution de Ringer-lactate et solution de glucose à 5%;
Normosol®-M et solution de glucose à 5%;
Isolyte® E;
solution de Ringer-acétate.
Numéro d’autorisation
24936 (Swissmedic).
Présentation
Vancocin lyophilisat 500 mg (capuchon amovible: gris p®le): 1 flacon. (A)
Vancocin lyophilisat 1 g (capuchon amovible: orange): 1 flacon. (A)
Titulaire de l’autorisation
Teva Pharma AG, Basel.
Mise à jour de l’information
Janvier 2018.
Numéro de révision interne 3.3
|Kat.||Bzeichnung||Exf||Pub||SL|
|A||Vancocin i.v. 500 mg, Lyophilisat zur Herstellung einer Infusionslösung 1 x 500 mg Durchstechflasche(n)||14.99||29.50||Ja|
|A||Vancocin i.v. 1 g, Lyophilisat zur Herstellung einer Infusionslösung 1 x 1 g Durchstechflasche(n)||27.22||47.60||Ja|