Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07170.jsonl.gz/208

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Le procès de l'ex-trader d'UBS accusé d'une fraude ayant coûté 2 milliards de dollars (environ 1,85 milliard de francs) au numéro un bancaire suisse s'est ouvert lundi devant la cour criminelle de Southwark Londres. Mais il faudra attendre vendredi pour entrer dans le vif du sujet.
Kweku Adoboli, le trader âgé de 32 ans, est apparu devant la cour criminelle de Southwark, concentré dans son box de verre, en costume sombre, chemise blanche et cravate bordeaux, un carnet de notes à la main. Fils d'un fonctionnaire ghanéen des Nations unies à la retraite, il est poursuivi pour "abus de position" et "fraudes comptables". Il risque jusqu'à 10 ans de prison.
Ses agissements, des prises de position dissimulées, auraient débuté en 2008 et duré jusqu'au moment de son arrestation le 15 septembre 2011, dans son bureau de la City.
A une suspension d'audience, l'accusé, qui a passé neuf mois en prison mais a recouvré la liberté sous contrôle judiciaire en juin, sous la surveillance permanente d'un bracelet électronique, est allé parler et embrasser quelques amis venus le soutenir. Il a été autorisé à s'asseoir près de ses avocats pendant le procès.
Somme astronomique
Chez UBS, où il était entré en 2006, il travaillait au département des ETF ("Exchange Traded Funds"), des produits financiers complexes adossés à l'évolution d'un indice boursier. Quelques jours avant son arrestation, ses positions sur les marchés avaient grimpé à la somme astronomique de 10 milliards de dollars.
La question du jury est délicate, alors que le procès doit durer jusqu'au 16 novembre. Il faudra trouver au moins 12 personnes n'ayant aucun lien avec UBS, même via des proches, ou avec les sept principaux témoins. Et surtout, les jurés doivent être disponibles pendant deux mois "en pleine période de récession", remarquait en marge de l'audience un membre des services du procureur.
Le procès ne débutera effectivement que vendredi matin, avec la présentation des faits par Sacha Wass, la procureure.
ATS