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Berne - Suite à la publication par WikiLeaks de documents diplomatiques américains secrets, l'ambassadeur des Etats-Unis à Berne tente de rassurer ses hôtes. Mais Donald S. Beyer déconseille à la Suisse d'accorder l'asile au fondateur de ce site, Julian Assange.
La Suisse doit examiner attentivement si elle souhaite accepter quelqu'un qui fuit la justice, déclare Donald S. Beyer dans une interview accordée au journal dominical alémanique "Sonntag". Julian Assange est recherché pour une affaire de viol en Suède.
Donald S. Beyer se démarque, par ailleurs, de son prédécesseur Peter Coneway, qui avait qualifié la Suisse de "démocratie alpine frustrante" dans un protocole écrit en 2008 révélé par WikiLeaks. "Mon épouse et moi n'estimons pas la Suisse frustrante du tout."
Son prédécesseur représentait le républicain George W. Bush, lui-même représente l'administration démocrate de Barack Obama: "C'était un autre temps, un autre contexte".
Bonne collaborationDans un entretien à la "SonntagsZeitung", l'ambassadeur américain minimise également l'affaire. "Nous n'avons aucun souci à nous faire. Suisse et Etats-Unis savent qu'ils sont proches". Concernant d'autres régions du monde, des mots plus durs ont été utilisés, souligne-t-il.
Le représentant des Etats-Unis à Berne considère la collaboration avec les conseillères fédérales Evelyne Widmer-Schlumpf, Micheline Calmy-Rey et Doris Leuthard comme "tout sauf frustrante". Il laisse ouverte la façon dont les Etats-Unis réagiraient, si la Suisse accueillait Julian Assange.
Assange en dangerQuant à l'ancien chef des services de renseignement suisses, Peter Regli, il voit le fondateur de WikiLeaks en sérieux danger. "Je ne serais pas surpris s'il était brusquement victime d'un accident de voiture, s'il chutait sur les rails du métro ou s'il mourait d'une 'crise cardiaque'", affirme-t-il dans une interview à "Sonntag".
ATS