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Fuseaux horaires, comment le monde s’est mis d’accord. L’introduction du méridien zéro constitue l’acceptation par tous du système standard des fuseaux horaires. La terre n’est pas un disque. Tout serait tellement plus simple. Elle ressemble à une orange qui comporterait 24 quartiers. Chacun d’entre eux correspondant à 15 degré de longitude, représenterait donc une zone horaire. Pas si simple ! Car la réalité géographique des pays ne correspond pas à la simple addition de 24 fois 15 degré, donc d’un total de 360 degrés (soit la circonférence d’un cercle, ou celle de la terre, ou également des 24 heures quotidiennes. Les vestiges de notre vision géocentrique nous incline à des « le soleil se lève » ou « le soleil se couche ». Avec la perception « cadran solaire » de l’heure, soit le calcul des demi-journée (l’absence d’ombre étant le zénith (midi), l’ombre d’avant étant la matinée (a.m) ou l’heure d’après étant l’après-midi (p.m)), les Etats-Unis au 19ème siècle comptaient 140 heures différentes. Il s’agissait d’heures vraies, d’heures solaires. Cela expliquait que deux horloges de deux villes distantes de cent kilomètres affichaient chacune une heure différente. Ainsi, au fur et à mesure du développement des trafics ferroviaires et maritimes réguliers, l’impératif d’avoir des horaires précis ou d’éviter que les voyageurs ne changent continuellement d’heure à leur montre de poche, au fil d’un voyage, a conduit à la conférence de Washington en 1884 et à l’introduction du méridien zéro, initiée grâce à des travaux pragmatiques, comme ceux de l’inventeur et ingénieur des chemin de fer canadien, Sir Sandfort Fleming (1827-1915) qui commence à mettre de l’ordre dans le chaos horaire.