Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07186.jsonl.gz/1160

Le conducteur du fourgon parti de Suisse impliqué dans l'accident qui a causé la mort de ses douze passagers portugais, jeudi soir en France, a été hospitalisé en psychiatrie. Le jeune homme n'a pas encore pu être entendu par les enquêteurs, qui évoquent l'hypothèse d'un aménagement artisanal du véhicule.Ce contenu a été publié le 26 mars 2016 - 14:48
En état de choc, ce Portugais de 19 ans souffre d'une fracture du poignet et avait été admis aux urgences psychiatriques de Moulins. Il a dû être transféré dès vendredi dans un autre établissement psychiatrique pour "quelques jours", a expliqué samedi le procureur de la République de Moulins, Pierre Gagnoud.
Dans ces conditions, son audition ne devrait pas intervenir avant le "début de semaine prochaine". Un autre homme, qui "pourrait être le propriétaire supposé du fourgon" et qui circulait à bord d'un autre véhicule roulant en convoi avec le fourgon, a également été hospitalisé dans cet établissement "pour un choc psychologique", a ajouté le magistrat.
Le véhicule qu'il conduisait transportait 12 passagers de nationalité portugaise. Il venait de Suisse et roulait vers le Portugal. Il a dévié de sa route et percuté frontalement un poids lourd.
Partis de Romont (FR), les voyageurs se rendaient au Portugal pour les fêtes de Pâques. Neuf des victimes résidaient à Fribourg et trois dans le canton de Vaud.
"Route de la mort"
Le drame s'est produit sur une portion de la route traversant la France d'est en ouest, surnommée "la route de la mort" en raison de sa dangerosité. Le fourgon n'était "pas un minibus et n'était pas adapté par nature pour le transport collectif", a rappelé le procureur.
Les enquêteurs vont "recomposer le fourgon à partir des débris" pour tenter de déterminer "s'il était aménagé spécialement pour transporter des gens", ce qui semble "peu probable". L'autre hypothèse est un "aménagement artisanal, pas du tout adapté, avec des chaises pliables et des passagers assis au fond sur des sièges de fortune", a-t-il détaillé.
Contacté par la RTS, le transporteur a reconnu avoir aménagé ce fourgon Mercedes de type Sprinter sans homologation.
Aide psychologique
Les familles des victimes sont arrivées vendredi à Moulins et d'autres étaient attendues dans la journée de samedi. Une cellule d'aide médico-psychologique a été mise en place.
Le ministre des Transports Alain Vidalies a appelé à ne pas mettre hâtivement en cause l'état de la route pour expliquer le drame. "Quelles que soient les infrastructures, quelles que soient les mesures de précaution prises, quand vous êtes confrontés à des prises de risque ou à des imprudences qui en réalité sont des délits routiers, vous n'y pouvez rien", a fait valoir le ministre, interrogé par la radio RTL.
Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: <email-pii>