Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07039.jsonl.gz/1083

14/03/2012
Est-il impertinent.......... ?
Ni les joueurs qui se sont engagés avec constance dans les moments les plus difficiles et incertains, ni le peuple grenat de coeur et fidèle jusqu'à l'abnégation ne le méritaient.
Il était inconcevable que le club disparût.
Servette est encore vivant.
On fredonne à nouveau la rengaine immortelle de Claude Selva (qui fit ses débuts dans l'arrière-salle du café de l'Odéon).
Le marronnier de la Treille vient à point nommé saluer un sauvetage inespéré.
L'espoir renaît avec le printemps.
Le rêve de participation à une coupe européenne prend forme.
Est-il cependant impertinent de s'interroger sur l'avenir de la gestion et de l'exploitation du Stade de Genève que la Fondation du même nom avait contractuellement confié pour 32 ans au groupe Pyshard moyennant un loyer symbolique inférieur à 200.000 frs ? Ce contrat prévoyait également que l'entretien des infrastructures sportives était à la charge du gestionnaire du stade ; et là il est question d'une somme annuelle qui tutoie presque le million.
Il faut se souvenir également que la gestion/exploitation du stade assumée directement par la Fondation avait un coût estimé à plus de 7 millions sur quatre ans ; c'est la conclusion à laquelle était parvenu le Conseil d'Etat puisqu'il avait déposé un projet de loi dans ce sens. Entièrement à la charge de la collectivité cantonale. Ce projet de loi, devant la fronde de la commission de contrôle de gestion et de la commission des finances du Grand Conseil, avait finalement été retiré.
Est-il alors impertinent de poser dès aujourd'hui les questions suivantes :
le courageux Hugh Quennec reprend-il également la gestion/exploitation du stade ?
le contrat de gestion/exploitation est-il reconduit selon les mêmes modalités qui liaient la Fondation au groupe Pyshard ?
qu'advient-il de la gestion/exploitation du stade si Hugh Quennec ne souhaite pas la prendre en charge ?
la Fondation du stade a-t-elle les moyens d'assumer cette gestion/exploitation sans solliciter une aide financière de l'Etat ?
Je ne doute pas que les membres de la Fondation présidée par M. Genecand qui ont fait face avec sérieux à la crise précédente se posent les mêmes questions. Peut-être ont-ils déjà trouvé les réponses qu'il convenait. Dans ce cas, plait-il à la Fondation de nous les faire connaître ?
....impertinent peut-être, mais en toute bonne foi !
.....tout passe.....