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Résolution approuvée lors de l’Assemblée des délégué·e·s du 14 novembre 2021 à Sissach (BL)
Depuis de nombreuses années, la JS s'oppose au Forum économique mondial (WEF) annuel de Davos par des manifestations dans différentes villes de Suisse. Cependant, le WEF n'a pas seulement lieu une fois pas an à Davos : c'est une fondation permanente "à but non lucratif", basée à Genève depuis 1971. Les réunions de Davos sont financées par les frais que paient les entreprises et les représentant·e·s de l'économie pour être partenaires, par les frais de participation payés par les représentantes des États qui se rendent au WEF à Davos, et par de l'argent de la Confédération (32 millions de francs par an dans le budget de l'armée. Davos, le Canton des Grisons et la Confédération paient en plus 6,75 des 9 millions de francs de frais de sécurité (2019)). On n'accueille à la table ronde du WEF que celles et ceux qui peuvent payer. Cette fondation ne sert donc que les intérêts des 1% les plus riches du monde.
La mission du WEF est "d'améliorer l'état du monde". Mais des entreprises qui violent les droits humains et détruisent le climat, comme Nestlé ou Chevron, sont entreprises partenaires du WEF. Chevron est l'une des plus grosses entreprises énergétiques au monde. D'ici 2030, cette entreprise sera corespondable de toutes les émissions, soit près d'1.5% du budget CO2 restant. Ces entreprises ne s'engagent certainement pas pour notre avenir : les intérêts de leurs actionnaires ne correspondent pas aux intérêts des 99% et de l'environnement. Leur devine est "le profit avant tout", et il est très clair qu'elles n'ont aucun intérêt pour un "monde meilleur". Le WEF répond à cette critique en affirmant qu'il a inclue de plus en plus d'ONG au cours de cette dernière décennie.
Pour s'attaquer aux problèmes de ce monde, il faut une coopération internationale, et donc un organe légitimé. L'ONU, qui est composée de 193 États, pourrait être cet organe. Contrairement au WEF, l'ONU est une organisation qui n'a pas toujours représenté les intérêts de l'économie capitaliste, et qui a une certaine légitimité démocratique. Son champ d'action et son influence en tant que plus grande organisation internationale pourraient jouer un rôle important. Mais il manque également à l'ONU les compétences et les ressources nécessaires pour sortir des crises mondiales et les éviter. C'est pourquoi il est nécessaire de renforcer l'ONU, sans oublier qu'elle est également soumise aux principes du capitalisme, et que dans cet organe aussi, les puissant·e·s ont plus d'influence que les 99%.
La crise climatique frappe le plus durement les personnes et les pays qui ne sont pas responsables de l'augmentation du réchauffement climatique. Des inondations, des feux de forêts et des situations météorologiques extrêmes, causées par notre système économique dont profite l'Occident, touchent le Sud global. Ce même système économique qui arrose d'argent un pourcent de la population et ne laisse presque rien aux 99 autres pourcents. Mais la crise climatique n'est qu'un des problèmes globaux à combattre dans ce monde. Pour cette lutte, nous avons besoin d'une internationale socialiste forte, qui s'oppose à l'actuel système économique destructeur, et qui lutte aux côtés des 99% pour leurs intérêts !
C'est pourquoi nous demandons que :
- le Conseil fédéral et les autres représentant·e·s de l'État suisse ne participent à l'avenir plus au WEF.
- les entrepreneur·euses n'aient plus de temps de parole au WEF.
- le WEF couvre ses frais de sécurité par ses propres moyens, et que les fonds fédéraux qui y sont actuellement alloués soient employés au niveau international.
- l'ONU obtiennent des compétences supplémentaires et démocratiques.
- soit construite une internationale forte, socialiste, s'opposant au système économique existant.