Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07081.jsonl.gz/1045

Le vote sur l'immigration nous a jeté non pas dans un, mais dans plusieurs paradoxes :
Celui que j'ai développé hier : c'est à ceux qui l'on combattue qu'il reviendra principalement de limiter les dégâts qu'elle causera, donc de limiter le tort que les initiants font à la Suisse, voire, dans le meilleur (le pire des cas) de contribuer à leur donner "raison".
Paradoxal aussi que les partisans se retrouvent plutôt dans les cantons qui ne souffrent pas d'un afflux d'immigration.
Paradoxal encore que les isolationnistes se trouvent principalement dans les cantons qui bénéficient largement de la péréquation intercantonale, alimentée par la prospérité due à une économie qui gagne un franc sur deux à l'exportation.
Paradoxal que le besoin de sécurité ou de réassurance qui a motivé les partisans de l'initiative va justement nous jeter dans une période d'incertitude intérieure et extérieure.
Paradoxe encore que les vainqueurs du jour, qui vilipendent à longueur de journée "les politiques", viennent leur demander maintenant ce qu'ils comptent faire...
En démocratie, on fait le pari que le peuple a le dernier mot et donc qu'il a raison. C'est un axiome. Par contre, rien ne dit qu'il prenne toujours de bonnes décisions. On peut donc avoir raison et ... se tromper.