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Au printemps 1975, une équipe d'Affaires publiques se rend au Tessin, qui vient de renouveler son Parlement et son gouvernement. L'occasion de nous faire découvrir la carte politique étonnante de ce canton. Dans un paysage dominé par les frères ennemis radicaux et démocrates-chrétiens, et arbitré par la gauche traditionnelle, le Parti socialiste autonome (PSA) constitue la première force d'opposition du canton.
Son secrétaire Werner Carrobio, qui accédera la même année au Conseil national, revient sur les raisons de la scission entre son groupe et le Parti socialiste tessinois, et présente l'action de sa formation sur le plan cantonal et national.
Cette séquence est tirée d'une émission dont l'intégralité est disponible en lien sous le titre Politiquement, vôtre: le Tessin.
En 1969, un groupe issu de l'aile gauche du Parti socialiste tessinois fait scission et fonde le Parti socialiste autonome (PSA). Animés par l'esprit de contestation de mai 68, il est essentiellement composé d'enseignants et de fonctionnaires. Rapidement, il entre dans le débat public, notamment au niveau de la défense des locataires, et dans l'arène politique cantonale: entre 1971 et 1991, le Parti socialiste autonome sera représenté par au moins six députés au Grand Conseil. En 1975, Werner Carobbio, militant du PSA, accède au Conseil national. En 1987, ce sera au tour du Conseil des Etats d'accueillir son premier représentant socialiste autonome, en la personne de Pietro Martinelli.
Un processus progressif de rapprochement avec la branche traditionnelle du parti socialiste aboutira en 1992 à un retour du PSA dans le giron du PS.
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Journaliste: Georges Plomb Réalisateur: Charles Santini