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Irlande 3 chapitre 13 - Paysages.
Miniature: Les croscomias.
Sa plante voyante orne de nombreuses routes de campagne avec une magnifique exposition d'épis de fleurs rouge-orange vif, de minuscules "langue de feu". Un spectacle familier dans l'ouest de l'Irlande en particulier, il est considéré par beaucoup comme l'une de des plantes indigènes, avec le fuchsia. Cependant, comme les fuchsias, c'est une introduction malencontreuse sur les côtes (probablement due au commerce ou à un collectionneur). La plante actuelle que nous voyions est un hybride entre deux espèces sud-africaines. Néanmoins, c'est un spectacle très attrayant qui se fond dans le paysage. C'est tout de même un envahisseur difficile à faire disparaître comme bien souvent.
Douceur des campagnes. L'Etat encourage la reforestation avec une variété d'épicéa qui convient à ce climat doux et qui nécessite de ne pas planter ses racines trop profondément.
Le paysage le plus banal, manifeste une douceur particulière. Derrière notre location se trouvaient un parc éolien. Nous sommes assez loin et nous ne les entendrons pas, pas plus que nous les verrons depuis notre gîte.
Et bien sûr, que serait l'Irlande sans ses moutons. Ici nous sommes davantage en "Verte Irlande", n'est-ce pas, et pourtant ces trois images sont prises dans la même région de Bantry, notre point de chute.
Derrière "chez nous" 😉
Ballynacarriga Castle à Dunmanway
Ballinacarriga a été construit au XVIe siècle par la famille indigène Ó Muirthile. Suite à la rébellion de 1641, les terres de la famille leur ont été enlevées. Le château présente plusieurs caractéristiques défensives telles que des échauguettes et des indications que le château comportait autrefois à la fois un mâchicoulis et, exceptionnellement, une herse.
Ce château comporte une Sheela Na Gig. Une sculpture grotesque de femme nue montrant ses parties génitale. Une grande incertitude règne au sujet de la signification de ces représentations féminines avec les parties sexuelles surdéveloppées. Les Sheela Na Gigs seraient des protections contre le Diable et la mort, ou encore "la sorcière du mur".
On en trouve en Espagne et dans les iles anglo-normandes. Les anglais les auraient transmises aux Irlandais. On en trouve principalement dans les régions envahie par eux en Irlande et pas avant 1500.
Encore un mystère irlandais...
Kinneigh round tower à Casteltown
Cette "round tower" est le dernier grand vestige d'un monastère construit au 7e s. De ce dernier, il ne reste qu'un bout de mur de clôture noyé dans le nouveau mur du cimetière. Ces tours servaient d'abri. La porte d'entrée se situe à 4m de hauteur. La tour est faite de plusieurs étage où l'on conservait à l'abri des pillards et du feu les annales du monastère, les chartes de donnations.
La tour veille sur un très ancien cimetière. J'y découvrirais un monument dédié aux enfants morts de la famine dans la région, leur nombres fait frémir, 847 entre 0 et 12 ans, en 7 ans ! Horrible !!!
Nous repartons découvrir une abbaye en ruine qui sert bien évidemment de cimetière local. Cette abbaye était celle de moines franciscains non cloîtrés. Sise les pieds dans l'eau de la River Arigideen, dans un paysage empreint de sérénité et de calme.
Construit sur le site d'un site monastique paléochrétien fondé par Saint Molaga, dont la ville de Timoleague tire son nom, les vestiges actuels datent approximativement du tournant du XIVe siècle et ont été incendiés par les forces britanniques au milieu du XVIIe siècle, alors qu'il s'agissait d'un important centre ecclésiastique qui se livrait à un commerce important avec l'Espagne.
Le couvent est la plus grande ruine médiévale de West Cork et l'un des rares premiers couvents franciscains d'Irlande à avoir des ruines importantes.
Dans le choeur ouvert aux 4 vents, je trouverais un préservatif usagé... un peu choquée quand même. Une ruine d'église utilisée comme cimetière...Les coquins ont dû trouver l'expérience pimentée, je suppose !
Je vous fais grâce du reste. Les pièces principales sont bien conservées et il est facile de lire leur attribution. Cela reste tout de même un cimetière avec des tombes récentes.
Près de la sacristie on trouve une bullaun stone.
Une pierre bullaun ( irlandais : bullán ) est le terme utilisé pour la dépression dans une pierre qui est souvent remplie d'eau. Des rochers ou des cailloux arrondis naturels peuvent se trouver dans le bullaun. La taille du bullaun est très variable .
Le folklore local attache souvent une signification religieuse ou magique aux pierres de bullaun, comme la croyance que l'eau de pluie qui s'accumule dans le creux d'une pierre a des propriétés curatives. Le reflet du ciel y était vénéré.
L'utilisation rituelle de certaines pierres de bullaun s'est poursuivie jusque dans la période chrétienne et beaucoup se trouvent en association avec les premières églises, Ceux-ci seraient utilisés entournant autour tout en priant ou en maudissant quelqu'un.
A peine un kilomètre plus loin, une autre ruine nous attend, cistercienne cette fois ! Abbeymahon abbey est aussi en surplomb de la rivière. Le lieu devait être propice à la méditation...
Mais suivez-moi, poussons ce portail mélancolique.
Entrons dans la nef de l'église
On appercoit encore à gauche de l'entrée, un vestique de l'escalier qui conduisait les moines du dortoir à l'église pour les vigiles et les laudes en pleine nuit.
Une image de carte postale d'autrefois.
Nous regagnons la voiture quand ... Encore un arc-en ciel, très plat, à ma grande surprise.
La chasse aux trésors continue. Cette fois, c'est une maison forte en ruine.
La maison forte diffère du château-tour, bien qu'ayant les mêmes attributions.
Coppingers Court est une maison fortifiée, en ruine, de quatre étages datant de 1616, située sur une propriété privée à environ 800m de l'océan.
Les tours fortifiées et les châteaux de style ancien ont cédé la place à des maisons fortes plus confortables, plus chaleureuses et mieux éclairées avec des innovations telles que des escaliers en bois, un meilleur éclairage et plus de pièces. À l'époque, Coppinger Court était considérée comme l'un des plus beaux exemples de maison fortifiée de son époque et avait "une cheminée pour chaque mois, une porte pour chaque semaine et une fenêtre pour chaque jour de l'année" relate une chronique de l'époque.
Cette maison forte a été incendiée lors de la révolte de 1641. Les heritiers l'ont laisséee à l'abandon. Une consolidation de ruines a été faite au siècle dernier.
La journée tire à sa fin, nous avons encore un objectif qui se révèlera sur place. être double.
En attendant, joli coup d'oeil sur la Baie de Glandore juste avant la pluie. La lumière très sombre est très contrastée il doit être 17h.
Knockdrum stone fort à Casteltownend, site majeur du musée national. Rien ne l'indiquait depuis la route et nous avons dû tournicoter pas mal avant de le trouver.
Deuxième ring fort. Fortement restauré, son centre contient les fondations en pierres d'une maison. Il est très grand et impossible de le photographier en une fois. Dominant les environs et la petite baie en contre-bas, la vue portait loin à 360°.
Cette photo a une histoire. Il était impossible de parquer à proximité. Nous nous sommes enfilé dans un sentier. il restait environ 500 et une volée de marche pour rejoindre cet édifice. Un indigène est venu nous remonter les bretelles alors que le temps tournait à la pluie. Il peinait à croire que j'étais capable de tourner notre véhicule pour ressortir de ce sentier... Où lui-même venait de parquer. Nous n'avons commis aucune faute, mais il estimait que nous n'avions rien à faire là.
Une vue aérienne qui n'est pas de nous vous aide à comprendre la topoogie des lieux.
knockdrum-dennis-horgan
Tout près et nous ne le savions pas se trouve une autre curiosité Gurranes stone row:
La rangée de pierres de Gurranes, également connue sous le nom de Three Fingers, est située sur une colline en face du fort annulaire de Knockdrumà environ 1km. Les trois pierres s'élèvent à environ 4,5 mètres vers le ciel. À l'origine, il y avait cinq pierres ici, dont une a été enlevée, tandis que l'autre s'est brisée. La taille inhabituelle des pierres est remarquable et vraiment impressionnante. Elle dépassent de loin tout celles que nous avons vues pendant ce voyage.
La baisse de la lumière due à la forte pluie ne nous a pas réelement donné envie d'aller y voir plus près. Nous étions fatigués et après l'incident de parcage, nous en avions un peu marre.
Photo prise au téléobjectif depuis le ring fort.
Fin du 6e jour.
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