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Surveillance Shoe (2000), de Jill Magid, 6 minutes
En 2004, l’artiste passe 31 jours à Liverpool. Assez de temps pour tisser des liens avec Citywatch, firme supervisant alors le plus vaste réseau de caméras de surveillance du Royaume-Uni. Elle demande alors qu’on la suive, portant un manteau rouge, à travers le réseau de caméras, dans les rues de la ville. La démarche pour récupérer les images nécessitant une trentaine de formulaires de demande, elle justifie alors sa requête sous forme de lettres d’amour, comme la trace d’une histoire passée entre elle, la ville et la police.
Suivi de
Der Riese (1982-1983), de Michael Klier, 82 minutes
En s’emparant, dès 1983, de sources variées de vidéo surveillance dans l’espace public de Hambourg et en les articulant de manière critique, par la simple force du montage, Der Riese fait office de pionnier dans la prise de conscience du nouveau rapport aux images instauré par la généralisation des dispositifs de surveillance dans la société occidentale. Cité par Harun Farocki comme une source d’inspiration manifeste dans sa réflexion critique sur le sujet de l’imagerie de contrôle, le film trace les contours de ce «géant» omniscient, regard anonyme, expansif, et plus que jamais d’actualité.
Collection Fonds d’art contemporain de la Ville de Genève (FMAC)