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11 mars 2010
Communiqué de presse
Enseignement du fait religieux: OUI
Propagande politique: NON
Le Parti radical genevois apprend que le Département de l'instruction publique veut introduire, à l'école obligatoire, l'étude des "grands textes fondateurs". Attachés au principe de laïcité, les radicaux genevois ont depuis de nombreuses années souhaité que l'école publique propose un enseignement laïc du fait religieux et soutiennent donc l'idée de principe. En revanche, ils s’opposent à ce que le DIP intègre dans ces textes les oeuvres de Karl Marx ou de Montaigne.
L'étude historique et culturelle des grandes traditions religieuses, sous l'égide de l'instruction publique, est susceptible de favoriser la compréhension mutuelle. C'est pourquoi les radicaux souhaitent un enseignement sur les traditions israélite, chrétienne, musulmane, bouddhiste et hindouiste, les cinq plus influentes religions du monde. "Notre siècle a besoin de savoir, pas de croire", avait affirmé le radical Carl Vogt pour soutenir la création de l'Université en 1873. C'est ainsi que l'école doit favoriser la connaissance, y compris dans le domaine religieux.
Les radicaux s'opposent par contre fermement à ce que l'on y mêle l'enseignement de textes de propagande politique, sous couvert de philosophie. Ne faudrait-il pas, alors, aborder aussi les pensées fondatrices pour nos démocraties libérales: Montesquieu, Tocqueville, Constant, Alain? Au cycle d’orientation, élèves et enseignants ont déjà du pain sur la planche pour acquérir les connaissances de base en français et en histoire. Au post- obligatoire, l’enseignement de la philosophie permettra d’aborder les grands auteurs et les courants de pensée.