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07/09/2008
Constituante: de la participation citoyenne...
Entre les sceptiques et les enthousiastes, les romantiques et les cyniques, il y a la place pour tous ceux et toutes celles qui souhaitent s'engager avec conviction et réalisme « pour qu'une autre Genève soit possible ».
La démocratie participative, que les Verts souhaitent introduire dans la Constitution, pourrait bien trouver une application concrète dans le cadre du processus de la Constituante. La "démocratie participative" vise à intégrer, dès l'esquisse d'un projet, les personnes concernées au processus décisionnel. La réussite d'un tel processus dépend de plusieurs facteurs: je citerai en particulier la capacité des autorités à initier l'information en amont et l'organisation -ou le cadrage- du processus participatif, qui implique la validation des règles par tous les partenaires. Cet instrument ne se substitue en aucun cas aux instruments traditionnels et clefs de la démocratie directe (comme l'initiative ou le référendum). Autre élément de la gouvernance, il participe à l'intégration des habitants/ usagers à la vie politique et renforce le sentiment d'appartenance à la communauté. Développé sous diverses formes, il contribue à la formation des citoyens aux enjeux globaux et transversaux auxquels les seules autorités politiques élues ne peuvent plus guère prétendre répondre.
Concrètement, la Constituante pourrait, à l'instar du canton de Vaud, mettre sur pied des fora permettant à tous les intéressés de s'exprimer (pourquoi pas un « cahier de doléances » ?). Une autre piste serait de créer des assemblées consultatives. Les jeunes, qui ont aujourd'hui entre 15 et 20 ans, porteront la charge principale de la mise en oeuvre de la future constitution et il est indispensable de les entendre et de les intégrer au processus de la Constituante ( il s'agira par exemple de créer une assemblée de jeunes, élus-es sur leur lieu de formation, qui seraient en contact permanent avec la Constituante). Les « étrangers » qui représentent à Genève un pourcentage élevé et si richement divers de la population, devraient, de la même manière, donner leur opinion et influencer les débats.
L'intelligence collective, dont la Constituante aura tant besoin, se nourrit de la diversité des parcours de vie, des destins migratoires, bosselés ou non, et de substrat local que la notion de citoyenneté peine bien à rendre.
« La Constitution est une affaire trop sérieuse pour la confier aux seuls citoyens et citoyennes ! » oserais- je conclure.