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Au total, ce sont onze stations thermales dont la valeur universelle a été reconnue par le Comité du Patrimoine. Il s'agit de Bad Ems, Baden-Baden et Bad Kissingen, en Allemagne; de Baden bei Wien, en Autriche; de Spa, en Belgique; de Vichy, en France; de Montecatini Terme, en Italie; de Bath, au Royaume-Uni; et enfin de Franzensbad, Karlovy Vary et Marienbad, en République tchèque.
Le Comité du Patrimoine a souligné que ces villes "différentes" se sont "développées autour de sources d'eau minérale, qui ont été le catalyseur d'un modèle d'organisation spatiale dédié aux fonctions curatives, thérapeutiques, récréatives et sociales".
Phénomène thermal européen
Ces "eaux" ont donné leur cachet à ces villes, en couplant des activités à visées thérapeutiques à des activités de loisirs, dans un environnement composé de parcs urbains et de promenades prisés des curistes, mais aussi de théâtres et de salles de concert par exemple.
"Les grandes villes d'eaux d'Europe constituent un témoignage exceptionnel sur le phénomène thermal européen, qui trouve ses racines dans l'Antiquité, mais qui a connu son apogée entre 1700 environ et les années 1930", souligne le projet de Déclaration de valeur universelle, adopté samedi.
Les responsables de ces villes ont accueilli la nouvelle avec enthousiasme. À Spa, ville belge touchée par les inondations qui ont fait 36 morts les 14 et 15 juillet dans l'est de la Wallonie, la bourgmestre Sophie Delettre a fait part de sa "joie immense" et de sa "grande émotion" à cette annonce.
"Ce jour aurait dû être un jour de liesse et de fête, mais au vu des inondations récentes qui ont frappé notre région et par respect pour les personnes sinistrées et les communes voisines dévastées, nous en resterons là", a-t-elle déclaré.
Phare français aussi à l'honneur
Le phare de Cordouan, sur la côte Atlantique de Gironde. [Manuel Cohen - AFP]L'Unesco a également annoncé samedi qu'elle allait inscrire au patrimoine mondial le phare français de Cordouan, situé à l'embouchure de l'estuaire de la Gironde, sur la côte Atlantique, dans un environnement dangereux et inhospitalier.
Le comité a également inscrit l'aire culturelle de Ḥimā (Chine), la colonie d’artistes de Darmstadt (Allemagne) ainsi que des fresques du 14e siècle situées à Padoue (Italie).
Le Comité du patrimoine mondial est réuni en ligne jusqu'au 31 juillet pour sa session annuelle, sous la présidence depuis Fuzhou, en Chine, de Tian Xuejun, vice-ministre chinois de l'Éducation et président de la Commission nationale chinoise pour l'Unesco.
jop avec agences
>> Voir aussi le sujet du 12h45 sur Cordouan:
La Turquie rejette les critiques sur Sainte-Sophie
La Turquie a rejeté samedi les préoccupations formulées par le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco concernant la transformation de la basilique Sainte-Sophie d'Istanbul en mosquée. Le Comité a estimé que les décisions turques concernant les sites historiques d'Istanbul étaient inspirées par "la partialité et des motivations politiques".
Vendredi, le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco a demandé à la Turquie de présenter d'ici 2022 un rapport sur l'état de conservation de la basilique Sainte-Sophie et exprimé sa "profonde préoccupation" sur les conséquences de la transformation en mosquée de ce célèbre édifice de l'époque byzantine.
Le Comité a dit "regretter profondément l'absence de dialogue et d'information" sur la décision de la Turquie de changer le statut des musées de Saint-Sophie et de Saint-Sauveur-in-Chora, autre chef-d'oeuvre de l'architecture byzantine.
Le ministère turc des Affaires étrangères a dit "rejeter les articles concernés des décisions du Comité du patrimoine mondial de l'Unesco compris comme étant inspirés par des préjugés, la partialité et des motivations politiques". Sainte-Sophie et l'église de Chora sont des biens appartenant à l'Etat et ont été protégés "méticuleusement", a ajouté le ministère, accusant l'agence de l'ONU de violer la souveraineté de la Turquie.
ats