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Les météorites
Provenance, matières et lieux où l'on trouve des météorites par M. Edwin Gnos
Ce merdredi 16 octobre 2019, nous avons le plaisir d'acueillir Monsieur Edwin Gnos, conservateur au musée d'histoire naturelle de Genève au département minéralogie et pétrographie. Monsieur Gnos est éditeur du "Swiss journal of geosciences" et professeur en minéralogie à l'université de Genève. Il se consacre à la recherche active dans le domaine des météorites, des minéraux en général et la datation de ceux-ci par des techniques non-destructives.
C'est avec une grande modestie que Monsieur Gnos nous a donné une conférence passionante et tellement riche en informations qu'il m'a été impossible de tout noter. Pour commencer, Monsieur Gnos nous précise qu'une météorite est un objet solide d'origine extra-terrestre qui n'a pas perdu toute sa masse lors de la traversée de l'atmosphère terrestre. La majorité des météorites proviennent d'astéroïdes, mais il peut également s'agir d'une roche lunaire ou martienne éjectée lors d'un impact.
Plus de 90% de la masse des météorites se consume entre 19 et 31 km d'altitude. Par exemple, une météorites de 35 [cm] sur terre mesurait netre 1.5 et 2 [m] et pesait près de 12 tonnes avant son entrée dans l'atmosphère à une vitesse de 20 [km/s]. A moins de disposer d'une observation visuelle de la chute sous forme d'étoile filante ou de la formation d'un cratère en raison de la chute d'une énorme météorite, il est difficile des les trouver. En revanche, dans le sable des déserts ou la suface blanche de la glace, celles-ci sont plus facilement repérable. C'est pour cette raison que Monsieur Gnos a participé à des expéditions de le désert du "Rub Al-Khali".
Les météorites sont classifiées en 3 types
- Les pierreuses (92% des météorites)
- Les métalliques (6% des météorites)
- Les métallo-pierreuses (2% des météorites)
Parmi les météorites pierreuses, on distingue principalement les
- Les "Chondrites"
- les "Achondrites"
selon leur constitution de petites billes nommées "Chondres" ou pas.
Parmi les météorites métalliques, appelées aussi "Sidérites" on compte
- Les "Octaédrites"
- Les "Ataxites"
- Les "Hexaédrites"
Celles-ci sont constituées principalement de fer et de nickel pour les deux premières.
Parmi les metallo-pierreuses, il existe principalement
- Les "pallasites"
- Les "Mésosidérites"
Ces météorites plus rares sont un méllange de roche et de métal.
Les météorites sont recencées par la "Meteorical Society" qui rassemble les informations connues dans sa base de données accessible sur internet https://www.lpi.usra.edu/meteor/
Annuellement, il tombe en suisse environ 2 météorites représentant une masse totale de près de 10 [g]. La météorite la plus célèbre est probablement un objet de 10 [km] de diamètre qui a formé un énorme cratère dans le Yacatan et provoqué l'extinction des dinosaures il y a 65 millions d'années. La météorite de "Camel Saddle" trouvée en 1965. Les cratères de Wabar dans le désert de "Rub Al-Kahli" sont formés de sable transformé en roche lors de l'impact d'une météorites qui s'est divisée en plusieurs morceaux. Ces cratères ont été découvert en 1932.
Monsieur Gnos nous a captivé par ses récits sur les nombreuses découvertes de météorites parfois très anciennes et dont les plus grosses ont boulversé la vie sur terre.
Utilisation et usinage des météorites par M. Florian Preziuso
Ce soir, Monsieur Florian Preziuso, horloger genevois et membre de notre société nous parle de sa passion pour ces objets fascinants que sont les météorites et de leur utilisation dans l'horologerie. Lui-même fils du célèbre horloger Antoine Preziuso, Florian a su partager son enthousiasme pour ses créations horlogères originales et l'usage des météorites à travers les âges.
Les remerciements

Et voici encore quelques photos
Texte et photos de Christophe Lyner
Présentation de Jean-Marc Wiederrecht
Ce 17 avril 2018, nous avons le plaisir de découvrir le chronographe "AgenGraph AGH6361" présenté par notre éminent membre de la Société des horlogers de Genève et fondateur de la société AGENHOR, Monsieur Jean-Marc Wiederrecht. C'est un fin horloger, un perfectionniste discret, un patron atypique proche de ses collaborateurs et très appécié de nos sociétaires.
Nous avions déjà eu le privilège de visiter son usine de Meyrin qui offre un cadre de travail verdoyant, lumineux, écologique, avec son jardin arborisé et son ambiance familale. Aujourd'hui, nous sommes impatients de découvrir sa dernière création
Agenhor
En 1996, Jean-Marc et Catherine Wiederrecht fondent la société Agenhor dont les locaux sont alors proches de la sortie d'autoroute de Bernex. Comme expliqué par Jean-Marc le nom de la société est la contraction de "Atelier Genevois d'horlogerie". Spécialisée dans la conception et la réalisation de mouvements mécaniques horlogers d'exception, la société Agenhor devient en quelque sorte le "motoriste" de prestigieuses marques horlogères qui emboîtent ses mouvements sous leur nom. En 2009 Agenhor enménage dans ses locaux actuels à Meyrin où elle emploie 24 collaborateurs sous la direction des deux fondateurs et de leurs fils Laurent et Nicolas Wiederrecht.
Maintes fois récompensée pour ses créations, Agenhor a été la première société à tirer parti des possibilités incroyables qu'offre le nouveau procédé de fabrication LIGA en brevetant son génial profil d'engrenage sans jeu tellement pratique pour des affichages rétrogrades par exemple. Mais, ce n'est qu'un exemple parmis bien d'autres inventions brevetées ou non.
EN 2107. le musée international d'horlogerie de La Chaux-de-Fonds décerne le prix Gaïa à Jean-Marc Wiederrecht pour l'ensemble de sa carrière horlogère. Visionaire, Jean-Marc Wiederercht l'est assurément comme le démontre son dépôt de brevet en 2002 pour un mouvement annulaire. De fait, ce trou au millieu du mouvement avait pour seul but de réserver l'espace nécessaire au mécanisme de chronographe en gestation dans l'esprit de son inventeur. Pour concrétiser ce projet et concevoir le chronographe AgenGraphe AGN6361, dix années supplémentaires ont été nécessaires.
Naissance de l'AgenGraphe AGH636
Pour nous expliquer sa démarche, Jean-Marc nous fait voyager dans le temps en nous présentant l'évolution des chronographes à travers les âges, images et explications à l'appui. Fort de son analyse sur cette évolution, il relève les défauts des mécanismes existants et nous explique les solutions fort originales qu'il a imaginé pour les améliorer et nous comprenons alors qu'il a réalisé un mouvement vraiment novateur. Il opte pour un affichage central de la trotteuse de chronographe et des compteurs qui dès lors sont concentriques à celle-ci. Il s'est intéressé aussi aux défauts des embrayages de chronographe et est arrivé à la conclusion qu'un embrayage horizontal est une belle solution à condition d'utiliser des roues à friction, c'est à dire sans denture... Cela supprime évidemment tous risque de saut de départ, mais cela comporte le risque d'un glissement puisque la transmission du mouvement de rotation se fait par adhérence entre deux roues. Beaucoup d'inventeurs auraient donc écarté cette idée, mais pas Jean-Marc qui persévère et contourne élégament le problème.
Comme cela ne suffisait pas, Jean-Marc ne s'est pas contenté du saut dit "instantané" des compteurs de chronographe actuels puisque ce saut dure dure en général deux secondes et commence souvent autour de la 58ième seconde. L'incertitude de lecture du temps écoulé qui en résulte est universellement tolérée, mais est corrigée dans l'Agengraph par l'invention d'un mécanisme à saut véritablement instantané utilisant des cames en forme de limaçon également utiles à la fonction de remise à zéro des compteurs.
Le mouvement présente une épaisseur de seulement 7.20 [mm] pour un diamètre de 34.20 [mm] avec un système de remontage automatique de type Pellaton. Ses deux barillets lui confèrent une autonomie de 60 heures pour une fréquence d'oscillation du balancier de 3 [Hz]. Le mouvement de base AGH6361et les six modules qui viennent se visser dessus totalisent environ 480 composants.
Ces modules fonctionnels sont les suivants (de gauche à droite) :
- AgenPal : palier lisse monté côté cadran pour un pivotement de la masse sans roulement à billes
- AgenPit : système de pitonnage du ressort-spiral de balancier sans piton et sans raquette
- Le mécanisme de remontage automatique
- AgenGraph : le coeur du mécanisme de chronographe avec les 3 mobiles empierrés sus et sous et la came de saut instantané servant également à la remise à zéro.
- Le mécanisme de commande du chronographe
- AgenClutch : Embrayage horizontal à friction
A ceux qui souhaitent comprendre en détail le fonctionnement des différents mécanismes, je recommande le site anglophone QUILL & PAD qui leur consacre un article particulièrement détaillé et agrémenté de vidéos explicatives.
Voici tout de même mes explications en français.
L'AgenPal
Contrairement aux roulements à billes généralement utilisés pour le pivotement de la masse oscilante, le système à palier lisse est silencieux et affranchi Agenhor d'un soucis d'approvisionnement délicat. Je suis malheureusement incapable de donner plus de détails sur son fonctionnement et sur les matériaux et revêtements utilisés pour en diminuer les frottements. Le choix de positionner ce mécanisme et la masse oscillante côté cadran donne une vision optimale sur le mouvement côté fond de la boîte de montre.
L'AgenPit
Le sytème de fixation du ressort-spiral de balancier est fort intéressant car au lieu d'être collé sur un piton tenu par un porte-piton comme c'est le cas généralement, ce ressort plat est pincé directement sur une sorte de pont que l'on peut tourner pour mettre faire la mise au repère. En tournant la tête de vis située entre les gravages (+) et (-) on agit sur un galet qui, en tournant, déplace la courbe terminale et fait varier la longueur active du ressort-spiral. Le ressort-spiral est finalement pincé lorsque l'horloger tourne l'excentrique entouré de symboles en position "verrouillée".
L'Agenclutch
Il s'agit d'un embrayage horizontal d'un type particulier puisqu'il se base sur l'adhérence entre deux roues à friction revêtues d'une couche rugueuse similaire à la surface de la lime d'un couteau suisse. Ce revêtement appelé DIANIP garantit une transmission du mouvement rotatif de la roue d'embrayage à la roue de chronographe sans glissement. De plus, deux roues dentées superposées aux roues à friction veillent à ce que les chocs ne puissent pas provoquer de décalage entre les deux roues à friction. La bascule d'embrayage semble classique et peut prendre deux positions : la position embrayée et la position débrayée. Cependant, dans sa position embrayée, il est essentiel que les deux roues à friction soient plaquées l'une contre l'autre par la force d'un ressort appelé poétiquement la "Tulipe" par Jean-Marc. Ce ressort très fin est effectivement terminé par une fourchette rappelant la forme d'une tulipe et il est lui-même une bascule à deux positions commandée par la roue à colonnes. Pour protéger le ressort "tulipe" contre les chocs, des butées intégrées limitent sa déformation.
|Voici donc la bacule d'embrayage en position débrayée||Et, la même bascule en position embrayée|

En cas de perte d'adhérence les dentures jouent leur rôle
Le coeur central de l'Agengraphe
Ce mécanisme qui occupe le centre du mouvement sur toute sa hauteur est probablement la partie la plus fascinante de ce mouvement. En effet, le mobile de chronographe, le mobile compteur de minutes et le mobile compteur des heures sont tous trois concentriques au centre du mouvement et empierrés dessus et dessous. Le mobile de chronographe porte une came en forme de limaçon qui agit sur un levier dont la chute déclenche le saut instantané du compteur de minutes. De même, le compteur de minutes porte une came en forme de limaçon qui sert à déclencher le saut instantané du compteur des heures.
Voici le même mécanisme en détail.
La remise à zéro du compteur des heures est très simple, puisque ce mobile est remis à zéro par son ressort-spiral de rappel dès que ce mobile est libéré par le frein. Pour le mobile de chronographe et le mobile compteur de minutes, ce sont leurs cames-limaçon qui sont utilisées pour le reset de chronographe.
Les montres
Les montres emboîtant ce mouvement sont superbes et en plus d'une lisibilité précise, elles offrent à leur porteur une grande originalité comme sur les modèles ci-dessous des marques Fabergé, Singer et Onlywatch Carpe Diem.
Bien qu'il s'agisse d'un mouvement à remontage automatique, la finition haut de gamme de tous les composants n'est pas cachée par la masse oscillante puisqu'elle est montée côté cadran. Ce qui aurait impossible si les compteurs n'étaient pas tous concentriques au centre du mouvement.
Inutile de préciser que cette présentation a suscité beaucoup d'enthousiasme dans l'assemblée constituée d'experts venus nombreux pour cette occasion.
Les remerciements
C'est donc sous une salve d'applaudissements que notre Président, Monsieur Patrick Wehrli remet le cadeau de remerciement habituel à notre pétillant orateur. La montre apportée par Jean-Marc pour cette occasion passe de main en main et cette conférence se termine dans une ambiance joyeuse comme le montrent les photos ci-dessous.
Texte de Christophe Lyner
Photos aimablement fournies par Agenhor ou de Christophe Lyner
Conférence sur l'énergie grise
Le jeudi 19 octobre 2017, Monsieur Lucien Willemin, expert en la matière, nous explique ce qu'est l'énergie grise et comment intégrer cette notion dans notre vie quotidienne ou professionnelle, et pourquoi pas dans l'industrie horlogère.
Portrait de notre orateur
C'est un homme engagé pour la sauvegarde de notre planète que nous accueillons dans la salle de conférence de l'Ecole d'horlogerie de Genève. Ancien banquier, ancien horloger, ancien promoteur immobilier "vert" et père de famille, il est désormais écrivain-conférencier et se consacre à 200%, par amour de la vie et de la nature, à faire changer notre société de consommation. Ses sites internet "lucien.lu" et "Lachaussurerouge.net" résument très bien ce qu'est l'énergie grise et pourquoi nous sommes encore trop nombreux à ignorer complètement le coût environnemental de la fabrication des objets que nous achetons et jetons à tour de bras. En effet, jusqu'alors je pensais moi aussi qu'acheter une voiture récente et moins polluante, est un geste écologique. Je faisais moi aussi partie des fatalistes qui pensent qu'il est trop tard pour sauver notre planète et qu'un homme seul ne peut pas inverser le cours des choses. Pourtant, le courage et la détermination de Monsieur Lucien Willemin et son combat pour une autre vision de l'écologie me redonnent espoir.
Alors, c'est quoi l'énergie grise ?
L'énergie grise est l'énergie nécessaire à fabriquer un objet. Voici l'exemple de la fabrication d'un simple crayons. Pour le réaliser, il faut couper un arbre, transporter le tronc et usiner le bois, ce qui nécessite du pétrole et de l'électricité. Il faut extraire du graphite, en faire de la poudre et l'agréger en forme de mine. Il faut de la colle et de la peinture, extraire et fondre le fer nécessaire à la fabrication du support de la gomme. Il faut du caoutchouc sulfuré, de l'huile et de la pierre ponce pour réaliser la gomme, sans oublier l'emballage et le transport du crayon. Toutes ces opérations d'extraction de la matière première, de la fabrication et du transport nécessitent de l'énergie qui est souvent d'origine fossile. Voilà pourquoi, nous devrions tous utiliser nos crayons gris jusqu'au dernier centimètre.
Notre vision de l'écologie est fausse
La vie sur notre planète n'est apparue qu'après 3.5 milliards d'année car au début l'atmosphère était trop chargée en gaz carbonique. C'est donc une très lente transformation de l'atmosphère au cours des temps géologiques par la fixation du carbone par les débris organiques contenus dans certains sédiments qui a rendu la vie possible sur notre terre. Or, ces sédiments, riches en carbone et en hydrogène sont les carburants fossiles que nous utilisons pour produire plus de 80% de notre énergie.
La vie n'existe que depuis 1 milliard d'année sur la terre. L''homme est apparu il y a 200'000 ans et a commencé à libérer le CO2 en grandes quantités et aujourd'hui, nous consommons plus de ressources que ce que la terre peut nous fournir.
L'écologie n'est pas qu'une affaire d'économie d'énergie contrairement à ce que les programmes politiques suisses prétendent. Une voiture électrique ou une pompe à chaleur sont de grand énergivores et ne sont par conséquent pas écologiques. Ainsi, changer sa voiture pour un modèle qui consomme 2 à 3 L/100km n'est pas écologique si l'on tient compte de l'énergie grise et de la pollution chimique nécessaires à la fabrication de la nouvelle voiture. En effet, s'il est déjà difficile d'estimer l'énergie grise, il est impossible de calculer l'impact de la pollution chimique sur le vivant dans l'éco-bilan de la fabrication des 150'000 à 200'000 composants d'une voiture !!! Or, plus on fabrique de voitures, plus on empoisonne le vivant (lire "En voiture Simone !" de Lucien Willemin). Donc, tout comme pour le crayon gris et contrairement aux idées reçues, utiliser sa voiture aussi longtemps que possible s'avère plus écologique que de la remplacer par une neuve.
Ce concept est loin d'être évident, car la nouvelle voiture arrive toute belle en Suisse et pollue moins l'atmosphère que nous respirons ici. Cependant, la fabrication de chacun de ses composants a péjoré l'existence de la vie quelque part sur notre planète, que ce soit en Asie, en Afrique ou en Amérique du sud.
Pour appuyer ce postulat, il faut savoir que l'industrie consomme 70% de l'énergie mondiale pour fabriquer les objets que nous achetons. Pour prétendre vouloir économiiser de l'énergie, il faut donc arrêter de consommer et utiliser nos objets jusqu'à la fin. Etre à la mode, avoir le dernier modèle a un coût écologique et énergétique très lourd. L'important est la vie, pas notre confort et nos envies.
Un sage chef amérindien a dit il y a plus de 200 ans que "lorsque l'homme blanc aura pêché le dernier poisson, il constatera que l'argent ne se mange pas".
La pollution chimique
La chimie est nécessaire pour réaliser des pièces et cela engendre des rejet toxiques dans l'eau, l'air et les sols difficiles à chiffrer et elle nécessite des énergies fossiles. Cette pollution ne peut pas être compensée par l'achat d'un objet moins énergivore. De nombreux cours d'eaux sont exempts de vie, pollués par des rejets chimiques de l'extraction minière par exemple. Il suffit de faire une recherche sur Google pour trouver de nombreux cas de pollutions chimiques catastrophiques avec de graves conséquences pour les populations.
L'extraction de la matière première et des minerais
Les chiffres concernant l'extraction des matières premières nécessaires à la fabrication de nos objets sont tout simplement affolants. Par exemple, pour extraire 1.5 à 2 barils de prétrole du sable bitumeux au Canada, on consomme 1 baril de prétrole. Sans parler de la destruction de la forêt sur des surfaces grandes comme la Suisse romande et la pollution des sols et des rivières par les hydrocarbures. En Amazonie, l'extraction minière des métaux précieux détruit la forêt primaire, extermine les populations indiennes et rejette du mercure dans les rivières. Un exemple récent est l'annulation récente du statut de zone protégée d'une réserve de 400 millions d'hectares par le Président Temer.
La mine de cuivre à ciel ouvert de Bingham Canyon aux USA est un trou de 1.2 km de profondeur et l'exploitation de la mine de cuivre de chuquicamata au Chili se fait au moyen de 120 camions consommant chacun 2500 litres de prétrole par jour. L'extraction du Lithium par évaporation en Bolivie pollue l'eau nécessaire à l'agriculture ce qui appauvrit la population alors que le pays est le plus grand fournisseur mondial du Lithium indispensable à nos batteries.
L'extraction de l'aluminium du minerai de Bauxite par le procédé Bayer nécessite énormément d'énergie électrique. Pourtant, bien que l'aluminium soit recyclable à l'infini, tout comme le verre et le Lithium, il finit souvent à la poubelle. Ce qui nous conduit à une réflexion sur la gestion de nos déchets.
La gestion des déchets et le recyclage
La quantité des déchets que nous produisons est ingérable et c'est ainsi que nous avons créés de véritables cimetières de déchets. Certains fleuves et océans sont recouverts de déchets et le recyclage de nos déchets électroniques en Chine et en Afrique se résume en d'énormes décharges à ciel ouvert. Pourtant, l'incinération n'est pas une solution non plus car il faut trouver un endroit pour stocker les scories et c'est une solution énergivore et source de CO2.
Chaque habitant de Suisse produit en moyenne 707 kilos annuels de déchets, soit 40% de plus qu'un Européen. Etant donné que la fabrication des objets que nous jettons est une source de pollution ailleurs, il faut raisonnablement considérer que le pays le plus pollueur est celui qui consomme le plus. De ce fait et contre toute apparence, on peut en conclure que le Suisse est le plus gros pollueur de la planète.
Une forte croissance économique est synonyme d'une décroissance de la vie sur terre.
Comme dans l'exemple de la voiture, un appareil électro-ménager ou électronique mérite d'être réparé, même s'il est plus énergivore que le modèle plus récent car outre l'énergie grise nécessaire à sa fabrication, ce dernier a nécessité l'envoi de substances toxiques dans l'eau, l'air et les sols. Et, cette polllution là n'est pas compensable par l'utilisation de l'objet ! (Lire "Fonce Alphonse !" du même auteur)
Cela a poussé notre orateur à imaginer une solution très originale de "Consigne Energie Grise".
La consigne énergie grise
Suisse Energy est financé par des grandes marques d'électro-ménager qui vantent leurs appareils économes en énergie. Pourtant une solution est de réparer et d'utiliser les appareils aussi longtemps que possible, tout comme pour l'exemple du crayon gris. D'où l'idée proposée par Monsieur Willemin d'introduire une "Consigne Energie Grise" sur les appareils électriques pour en financer la réparation.
Le fonctionnement en est simple puisque l'acheteur paie une consigne lors de l'achat qui servira à entretenir son appareil pour une durée de vie de 8 ans pour la téléphonie, 10 ans pour les ordinateurs et 15 pour l'électro-ménager. Monsieur Willemin souligne bien qu'il ne s'agit pas d'une taxe, mais d'une provision pour les réparations futures.
Ce système a l'avantage de diminuer les déchets et favorise l'emploi de proximité en créant une industrie de réparation (récupération, seconde main, réparation). Cela stimule également l'intelligence et le marché de l'occasion, tout en responsabilisant le consommateur par rapport à la thématique de l'énergie grise. Il permet aussi de ralentir la consommation sans créer de rupture brutale avec le système actuel.
En effet, la crise économique de 2009 a réduit les émissions de CO2 de 6.9% en Europe... ce qui démontre qu'une croissance économique basée sur notre modèle de consommation actuel est mauvaise pour la planète.
Conclusion et remerciements
En conclusion, prendre soin de nos objets, c'est prendre soin de nos vies ...
Notre Président Patrick Wehrli remercie notre orateur pour cette conférence fort intéressante et lui remet un altimètre Thomen avec son étui en cuir en signe de reconnaissance. Un objet de seconde main afin de ne pas créer de l'énergie grise supplémentaire, ce qui clairement aurait été un cadreau empoisonné...
Une conférence porteuse d'un message pour sauver notre planète et accompagnée du mode d'emploi pour y arriver, c'est exceptionnel ! Donc un grand MERCI à Monsieur Lucien Willemin.
Texte et photos de Christophe Lyner
Visite de SWISS International Air lines
Le mercredi 28 juin 2017, la compagnie SWISS nous déroule le tapis rouge à l'aéroport de Genève Cointrin.
Une visite exceptionnelle
C'est en effet une visite hors du commun que notre président, Monsieur Patrick Wehrli, a organisé avec la complicité de son ami pilote Monsieur Zbigniew Bankowski et sur aimable invitation de la compagnie SWISS. Le programme annonce une visite des halles techniques et la visite de l'Airbus A320 à son retour de New-York. Le tout précédé d'une présentation et d'un repas gracieusement offert par nos hôtes. Pour des raisons bien compréhensibles de sécurité, le nombre de participants est limité à 40 personnes très heureuses de pouvoir participer. Inutile de dire que toutes les places ont été prises immédiatement ! Et, le jour de la visite, nous avons donc rendez-vous dans l'aéroport où nous sommes reçus dans la salle de conférence après un contrôle d'identité.
Nos hôtes
C'est le Président général pour la Suisse occidentale, Monsieur Lorenzo Stoll qui nous reçoit, accompagné de Monsieur Zbigniew Bankowski et du responsable de la maintenance, Monsieur Joël Tissières.
Ainsi que la responsable de la communication, Madame Dorianne Cavallé, accompagnée de Madame Joëlle Jungo du service des relations publiques.
Présentation de Swiss en chiffres par Monsieur Stoll
A l'aide d'un diaporama préparé à notre attention, Monsieur Stoll nous expose chiffres à l'appui l'évolution des coûts d'un billet d'avion par rapport à l'évolution du coût de la vie. Nous sommes également invité à deviner le coût du Kérosène pour un vol ou encore la marge par passager pour un vol en avion. Aucun d'entre nous ne soupçonnait à quel point le monde du transport aérien est difficile et complexe.
C'est ainsi que nous apprenons que SWISS possède 92 avions, effectue 145'868 vols par année, occupe 5'733 employés en l'air et 3'368 employés au sol. Mais encore que la flotte parcourt 43'183'065 km par an et transporte 16'517'555 passagers par an. Avec l'acquisition de 10 Boeing 777 et 30 Bombardier CS100 et CS300 pour 6 milliards de francs, Swiss engagera 400 employés supplémentaires.
De 2005 à 2014, le nombre de passagers est passé de 13 millions à 20 millions et SWISS opère 60 vols quotidiens entre Genève et Londres, soit autant qu'il y a de trains entre Genève et Berne. En 2005, 20% des réservations se faisaient "Online" et aujourd'hui, ce sont 70% des réservations qui se font par internet.
Pourtant, les marges ne font que diminuer sous la pression du marché, et c'est ainsi que le prix d'un billet d'avion Genève New-York en 1971 est passé de 4'400 CHF ( 3 salaires ) à 2'740 CHF ( 0.3 salaires ) en 1991, puis à 880 CHF ( 4.5 jours de salaire) en 2011. Alors que pendant ce laps de temps, le coût de la VW Golf est resté stable.
De fait, le gain moyen de SWISS par passager est aujourd'hui de 8.9 Euros !!!
Oui, l'achat d'un Airbus A330 de 236 places coûte 180'000'000 CHF, les charges pour un vol Genève New-York sont de 200'000 CHF et le plein de kérosène est de 58'000 CHF. Donc, un coût de 848.- CHF pour un billet vendu à 880.- CHF.
Pour mémoire, suite au refus par le peuple suisse d'entrer dans l'espace économique européen, Swissair multiplie les acquisitions de compagnies européennes pour s'assurer un accès à l'espace aérien européen. De plus, Swissair ambitionne de créer un grand "HUB" international et crée "Unique Airport" à Zürich, ce qui permet à Easyjet de s'implanter à Genève puisqu'il n'y a plus d'équité entre les régions linguistiques. Les dés sont jettés et la suite est connue de tous.
Suite à la faillite de Swissair, la création de SWISS et le rachat par Lufthansa, la compagnie aérienne a remonté la pente entre autres grâce au programme "Calvin" mené de 2013 à 2016. Celui-ci se résume en une augmentation des destinations, l'amélioration des services en engageant 150 personnes supplémentaires en cabine et une révision des tarifs.
Avec le projet "GENEVA RELOADED", axé sur la marque, la flotte, l'équipage, l'infrastructure et les services à valeur ajoutée SWISS vise la rentabilité en 2018.
L'achat de nouveaux avions plus économiques et confortables y contribuera, comme par exemple le "Bombardier C-Series", un court et moyen courrier de 125 à 145 places. Constitué de matières composite, il consomme 20% de carburant en moins et produit 50% de bruit en moins. Il offre des cabines spacieuses et lumineuses grâce à de grands hublots, des coffres à bagage adaptés, des sièges ergonomiques en cuir, une tablette incurvée sur pied central pour chaque passager et le silence à bord.
Applaudissements et nombreuses questions suivent ce brillant exposé.
Présentation du travail de pilote par Monsieur Bankowski
C'est au tour du pilote de long courrier, Monsieur Zbigniew Bankowski de prendre la parole pour nous exposer en quoi consiste son travail.
Tout commence par une préparation minutieuse du vol.
Le pilote doit connaître les aéroport de dégagement, la météo, les vents. En effet, un avion porté par le Jet-Stream, le fameux courant de haute altitude pouvant atteindre 250 km/h, permet de gagner jusqu'à 1 heure et des tonnes de carburant sur un trajet transatlantique. Il étudie les NOTAMS ( Bulletin de navigation ) pour connaître les pistes ouvertes, la présence de brouillard ou le risque d'orage. En effet, il ne choisira jamais de traverser un orage en raison de la grêle.
Le pilote doit également effectuer de savants calculs et décide de la quantité de carburant qu'il va emporter sachant que son avion consomme 5.8 tonnes de kérosène par heure.
Ainsi, un vol Zurich Miami nécessite 62 tonnes de kérosène pour le vol, 0.5 tonnes pour le roulage au sol, 2 tonnes pour pouvoir atteindre un aéroport de dégagement et 2.5 tonnes pour une sécurité de 30 minutes, soit 69 tonnes représentant le minimum légal. Or, SWISS va plus loin en emportant 73 tonnes ( +20 minutes de vol et une seconde approche avec remise des gaz), mais ce surpoids engendre une surconsommation de 1 tonne de carburant et ce sont donc finalement 74 tonnes de kérosène qui seront emportées par l'avion.
Le pilote doit également arriver 1 heure en avance pour préparer le cokpit et vérifier son appareil.
Monsieur Bankowski nous explique ensuite les différentes phases d'un envol. soit le roulage, le décollage toujours en manuel, la croisière en pilote automatique à 990 km/h et l'atterrisage en manuel. Le décollage se fait à 280 km/h pour arracher les 230 tonnes du sol et le point critique du décollage se nomme le point V1. Le point V1 représente la dernière possibilité de stopper le décollage sur la longueur de piste restante. Après ce point, on décolle même en cas de panne ou de feu. Pendant la croisière, le radar météo embarqué détecte les éventuels orages de grêle à éviter. Il faut noter également que la portance d'un Airbus A330 lui permet de planner sur 20 km pour une perte d'altitude de 1'000 mètres en cas de panne de tous les moteurs.
L'approche et l'atterissage peuvent se faire en manuel en cas de visibilité, sinon en automatique en utilisant le système d'aide au guidage et à l'atterrissage ILS. Puis, le roulage qui peut être compliqué sur les grands aéroports comme Chicago qui possède 9 pistes. Le parcage et l'alignement de l'avion au terminal en raison de l'utilisation de passerelles téléscopiques nécessitent également des système de guidage laser.
Là aussi, les applaudissement et les questions suivent ces explications extrêmement intéressantes sur le travail de pilote de ligne.
Le repas et la mauvaise météo
En attendant l'arrivée de l'Airbus A320 de New-York, nous sommes invités à un copieux repas au Montreux Jazz Café par la compagnie SWISS. Nous sommes vraiment gâtés avec ce délicieux repas en compagnie de nos hôtes qui répondent toujours et encore à nos nombreuses questions. Ce soir là, la météo est orageuse et le vol que nous attendons prend du retard. A tel point, que décision est prise d'annuler la visite de l'avion dans la zone de maintenance technique. Mais, Monsieur Stoll nous console, ce n'est que partie remise et il nous promet que nous pourrons revenir. Nous avons tout de même passés une merveilleuse et très intéressante soirée.
Notre Président, Patrick Wehrli, ne manque pas de remercier Monsieur Stoll de nous avoir si généreusement reçu et lui remet le stylo Caran d'Ache de la société des horlogers de Genève en signe de reconnaissance.
Texte et photos de Christophe Lyner
Présentation de Andreas Strehler
Le jeudi 27 avril 2017, nous recevons Monsieur Andreas Strehler à l'école de l'horlogerie pour une présentation extraordinaire.
Les débuts de l'horloger
En effet, Monsieur Strehler, créateur horloger de Sirnach (Thurgovie) est un personnage tout à fait exceptionnel, comme nous allons le découvrir. Premièrement, il a eu la gentillesse de se déplacer depuis l'autre extrémité de la Suisse pour nous présenter ses créations en francais. Mais, ce qui m'a laissé la plus forte impression est la modestie avec laquelle il nous a présenté son oeuvre et surtout l'intelligence et le génie dont il fait preuve. Ses inventions, souvent brevetées, sont utiles et apportent un réel progrès technique pour le plus grand confort du bienheureux porteur de ses montres.
C'est surtout un passionné qui après un apprentissage d'horloger à Frauenfeld, puis d'horloger-rhabilleur à l'Ecole d'horlogerie de Soleure a rénové une horloge protégée d'une usine textile dans le garage familial. Complétement inconnu dans le monde horloger, il a commencé son parcours en tant que prototypiste chez Renaud & Papi au Locle de 1991 à 1994. Puis, il se met à son compte dans le garage familial à Winterthur en 1995 d'où il commence à rayonner en créant pour des marques connues comme H. Moser & Cie, Fabergé, Chronoswiss, Harry Winston ou encore A. Lange & Söhne. Il ne ménage pas ses efforts et ses créations sont si nombreuses, que j'ai de la peine à prendre des notes, mais voici celles que j'ai retenu :
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1998 - Calendrier de bureau avec montre sympathique.
Le support présente un calendrier perpétuel, mais n'indique pas l'heure. La montre de poche n'a pas de calendrier mais connaît l'heure. Lorsqu'on pose la montre sur le support, le calendrier se met à l'heure. Cette création a nécessité 3'000 heures de travail et présente des mécanismes de protection innovants contre les mauvaises manipulations.
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Pendule mystérieuse
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Chronomètre de marine (Fabergé)
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Tourbillon pour le mérite (A. Lange & Söhne)
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1999 - Montre "Zwei", son premier brevet
Indication de la date et du mois à la demande par poussoir.
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2012 - Chapter Three Reveal
Une collaboration avec Kari Voutilanen pour les Maîtres du temps
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Chronoscope, un module sur mouvement Unitas
Montre de l'année 2003 pour Chronoswiss
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Perpetual 1 (H. Moser & Cie)
Calendrier perpétuel avec saut instantané, même en mise à l'heure arrière possible à toute heure, 6 brevets.
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2007 - Opus 7 (Harry Winston)
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Le Chronographe (Maurice Lacroix)
Mécanisme de frein de chronographe breveté pour éviter que le compteur reste "fou"
En l'an 2000, il devient membre de l'Académie des Créateurs indépendants. A partir de 2005 il vend son talent et les composants qu'il usine sous le nom de Uhrteil AG. En 2007 il déménage à Sirnach où il dispose d'un atelier de 400 m2 qui est devenu une véritable manufacture équipée de CNC, électro-érosion, machine à pointer, machine à tailler, etc. De cet atelier sortent environ 10 montres de son invention par année, toutes assemblées par Andreas Strehler lui-même. En 2013, il est récompensé par le prix Gaïa décerné par le Musée international d'horlogerie de La Chaux-de-Fonds pour la "Sauterelle". Il lui aura fallu près de 10 ans pour se faire accepter dans le monde horloger et vendre sa première montre "Andreas Strehler".
Les montres Andreas Strehler
Monsieur Strehler nous présente ensuite les modèles de sa manufacture.

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En 2008, c'est le "Papillon", un mouvement ainsi nommé en raison de la forme de ses ponts qui rapellent la forme des ailles d'un papillon et des roues de grande taille chères à notre orateur.
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En 2012, la "Cocon", un mouvement double-barillet, un système de remontage conique et des grandes roues anglées mains.
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En 2013, la "Sauterelle", montre équipée d'un remontoir d'égalité pour assurer un couple constant à l'échappement. Ce mécanisme très élégant, génial et breveté nous est présenté sous forme d'une maquette de fort belle facture.
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En 2014, la "Lune perpétuelle", une montre très originale affichant les phases de lune avec une précision de 2'060757 années, un record mondial enregistré dans le Guiness book, un remontoir d'égalité et deux barilllets.
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En 2015, le "Papillon d'or", une montre papilllon équipée d'un affichage de réserve de marche actionné par un différentiel à engrenages coniques.
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En 2016, la "Lune exacte", semblable à la lune perpétuelle montre son mécanisme au porteur. Elle affiche le temps écoulé depuis la nouvelle lune sur un vernier type "pied à coulisse" avec une précision d'environ 3 heures, incroyable.
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En 2017, la "Sauterelle à heure mondiale", affichage d'un fuseau (heure sautante) et affichage mondial côté fond tout en tenant compte de l'heure d'été et de l'heure d'hiver. Remontoir d'égalité et phase de lune exacte en sus.
Inutile de préciser que les montres que Monsieur Strehler a apporté suscitent un grand intérêt dans l'assemblée formée d'experts en horlogerie.
Les remerciements
Afin d'exprimer notre reconnaissance pour cette superbe conférence, notre Président, Monsieur Patrick Wehrli remet un stylo Caran d'Ache au nom de la société des horlogers de Genève à Monsieur Andreas Strehler.

Ce dernier nous fera encore l'honneur de partager un sympathique repas en compagnie du comité de la société des horloger avant de nous quitter pour un long voyage en train pour Sirnach.
Texte et photos de Christophe Lyner