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Etats-Unis Des élus consultent une psychiatre sur Trump
Des démocrates ont pris conseil auprès d'une psychiatre qui a édité un livre prévenant le public de la dangerosité du président.
Le scénariste de «A la Maison Blanche» exclut une suite basée sur Trump
Aaron Sorkin, scénariste de «A la Maison Blanche», a exclu de baser sur l'administration Trump, une éventuelle suite à sa série phare des années 2000 sur la vie politique américaine.
M. Sorkin, lauréat d'un Oscar du meilleur scénario adapté pour son travail sur «The Social Network», a confié à la chaîne ABC, dans un entretien qui doit être diffusé vendredi, qu'il ne développerait pas un président basé sur Donald Trump car «il n'y a aucune nuance» chez le 45e président des Etats-Unis.
«Je ne trouve pas qu'il soit un personnage terriblement intéressant. Il est exactement ce à quoi il ressemble», a jugé M. Sorkin. «C'est un personnage qui ne serait pas crédible pour une fiction. Il n'a aucune des qualités nécessaires pour raconter une histoire».
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Une dizaine d'élus du Congrès américain, la plupart démocrates, ont consulté en décembre une professeur de psychiatrie de l'université Yale pour analyser la santé mentale du président Donald Trump, selon Politico et CNN.
Un sénateur républicain, non nommé, se serait joint au groupe pour écouter et interroger la professeure Bandy Lee, qui a par ailleurs édité un livre intitulé «Le cas dangereux de Donald Trump», recueil d'essais de psychiatres analysant l'état psychologique du président des Etats-Unis. «Les élus disaient qu'ils sont inquiets du danger posé par le président, le danger posé par son instabilité mentale pour le pays», a-t-elle expliqué jeudi à CNN.
Diagnostiquer un patient sans l'avoir rencontré en consultation contredit les consignes de l'Association psychiatrique américaine, qui appelle ses membres à s'abstenir «de donner un avis professionnel sur l'état mental d'une personne qu'ils n'ont pas évaluée personnellement».
Des propos «honteux et risibles»
La porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a dénoncé des propos «honteux et risibles». «S'il était inapte (à la fonction), il ne serait probablement pas là où il se trouve, et il n'aurait pas battu le meilleur groupe de candidats que le parti républicain ait jamais connu», a-t-elle dit en allusion aux primaires de 2016.
A la Chambre des représentants, 57 élus démocrates, soit près de 30% du groupe, ont par ailleurs cosigné une proposition de loi qui créerait une commission parlementaire spéciale sur «l'incapacité présidentielle», afin de «déterminer si le président est psychologiquement ou physiquement incapable d'assumer les fonctions» .
La Constitution américaine prévoit deux façons de remplacer un président. La première est la destitution, par un vote du Congrès (mise en accusation par la Chambre, et vote de condamnation par deux tiers du Sénat).
La seconde est créée par le 25e amendement, ratifié en 1967, et qui permet au vice-président et à la moitié du cabinet (les ministres) de déclarer que le président est «dans l'incapacité d'exercer les pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge». Le vice-président assume alors la fonction présidentielle. En cas de contestation par le président, il revient au Congrès, par un vote des deux tiers, de confirmer ce transfert des pouvoirs. (afp/nxp)
Créé: 05.01.2018, 00h56