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Nadia Murad a vu périr une partie de sa famille sous les coups de l'Etat islamique qui l'a réduite à la condition d'esclave sexuelle. Ayant réussi à s'évader, elle a commencer à lutter pour la libération de ses soeurs yézidies. Elle a reçu le prix Nobel de la paix en 2018.
À la fin des années 50, Rachel Carson se concentra sur la protection de l'environnement et sur les problèmes causés par les biocides de synthèse. Ceci la conduisit à publier Silent Spring (Printemps silencieux) en 1962 qui déclencha un renversement dans la politique nationale envers les biocides - conduisant à une interdiction nationale du DDT et d'autres pesticides. Le mouvement populaire que le livre inspira conduisit à la création de l'Environmental Protection Agency . Carson reçut à titre posthume la médaille présidentielle de la Liberté ; Un prix international décerné aux défenseurs de l'environnement porte son nom, décerné depuis 1991.
Pour la plupart des femmes (85 %), les trois premiers mois de la grossesse sont un enfer physique et psychologique : nausées, vomiss ements, fatigue extrême, état dépressif, fausse couche, le début de grossesse est marqué par l'insécurité permanente d'un corps qui met tout en place pour accueillir la vie alors que rien ne se voit au-dehors... Ce livre dénonce la non-prise en charge des femmes - RH, médicale, psychologique, affective... - et propose une analyse féministe de ce tabou systémique.
Préface de Camille Froidevaux-Metterie.
Trois pièces classiques du répertoire théâtral qui examinent, de façon visionnaire et comique, des sujets toujours plus actuels : la misère économique, les rapports hommes-femmes, la dégradation des liens sociaux.Lapin Lapin ; 5 femmes, 11 hommes / 1 h 45Trois hommes et un couffin : 3 femmes, 5 hommes / 2 hLa Crise : 4 femmes, 4 hommes / 2 h
Un père d'origine pakistanaise arrive aux urgences, son petit garçon inconscient dans les bras. Ce dernier serait tombé d'un arbre. Mais les nombreux stigmates sur le corps frêle de l'enfant racontent une toute autre histoire. L'enfant décède et dans la foulée son père est retrouvé assassiné dans la salle de prière de l'hôpital. Gravitant autour de la scène de crime : un pédiatre infidèle, un infirmier homosexuel islamophobe et une secrétaire d'État avec des cadavres inavouables dans le placard.
Comment bien lire et bien écrire, qu'est-ce qu'un bon texte, une bonne critique, quelles sont les peines et les joies de l'écrivain ; autant de questions abordées dans ces pages où chacun pourra mieux appréhender la nature et la portée de cette acte singulier qu'est l'écriture.
Si l'on en croit sa définition classique, le paysage appartient à l'ordre du visible : il "s'étend sous la vue", à l'intérieur ou à l'extérieur d'un cadre. Parler de paysage du dessous, c'est s'interroger sur les conditions non seulement de visibilité mais aussi d'existence du paysage. Pour le voir, il nous faut les imaginer et c'est ce que vont nous permettre les photographies, les dessins, les peintures, les gravures - dont ce numéro est richement pourvu - mais aussi les récits littéraires et les cartes géologiques. Même les représentations les plus fantaisistes sont à considérer pour nous faire comprendre comment nous habitons la Terre. Cet imaginaire-là est constitutif de notre façon d'habiter. Il en va ainsi de certains mythes, comme celui du Grand Silure au Japon qui a longtemps expliqué les tsunamis et les tremblements de terre. Mais on habite aussi véritablement sous terre : les troglodytes, les SDF dans les
métros de New York ou de Paris, ou encore dans les sous-sols de Las Vegas.
Ce numéro des Carnets du paysage explore le thème de l'énergie dans deux directions principales. Il s'agit d'abord d'envisager les paysages liés à la production d'énergie. Cette première réflexion montre que la planète recèle une énergie naturelle puissante et parfois dévastatrice, s'exprimant à travers les tremblements de terre, les éruptions volcaniques..., à savoir l'énergie du socle terrestre, dont témoignent certains paysages. C'est à partir de là qu'émerge la seconde direction que ce numéro des Carnets souhaite envisager à savoir la question de l'énergie du paysage, adoptant une dimension peu-têtre plus métaphorique : celle de l'énergie que procure aux hommes la fréquentation des paysages. Espaces sacrés, paganisme : les paysages ruraux, mais parfois aussi les paysages urbains sont parsemés de ces voies, de ces temples, de ces marques diverses qui en font des espaces de spiritualité, de soulagement et d'élévation.
L'art rupestre de l'Afrique australe, tel que vous ne l'avez jamais vu. Des photos de peintures rarement montrées, sous des angles inédits, servies par un texte puissant et mélancolique, qui fait le point sur nos connaissances actuelles et propose une nouvelle grille de lecture.
Rejouer sans le savoir les traumatismes de son enfance, multiplier les ruptures amoureuses, souffrir de troubles obsessionnels compulsifs, souffrir d'addictions (au jeu, à la drogue, au sexe, etc.), échouer sans cesse devant les mêmes épreuves... Si la répétition nous permet d'apprendre, de créer et de nous affirmer toujours davantage, elle peut aussi être le moteur de nos échecs. Pourquoi ? Et peut-on s'en sortir ?
Se soucier des autres n'est pas une caractéristique féminine. C'est un travail. Apporter une réponse concrète aux besoins des autres, telle est, aujourd'hui, la définition du «care», ce concept qui ne relève pas, comme on l'a longtemps cru, du seul souci des autres ni d'une préoccupation spécifiquement féminine, mais d'une question politique cruciale recoupant l'expérience quotidienne de la plupart d'entre nous. Première synthèse sur cette notion d'une très grande ampleur après les travaux fondateurs de Carol Gilligan dans les années 1980 puis de Joan Tronto dans les années 1990, ce livre concerne aussi bien le domaine du travail que ceux du genre, de l'éthique et de la santé.
1937, Normandie. Au coeur du bois de Cravenmoore niche une résidence majestueuse habitée par un concepteur de génie, fou des automates. À la nuit tombée, une ombre semble prendre vie et s'emparer des corps inanimés. Au large, une île voit ses lumières se rallumer dès que vient la fin de l'été. Serait-elle le refuge d'une âme esseulée ?
Carlos Ruiz Zafón conclut, avec ce troisième volet, le plus sombre, sa trilogie des temps de guerre et de leurs brumes qui recouvrent tout, marquent les corps, et fabriquent des fantômes.
Ness, Ferdinand, Sander et Zéno sont Pâles et leur avenir a été tracé par les Bleus. Ces derniers sont l'élite de la Nation, une caste décidant de tout, possédant tous les avantages et dirigeant le pays sans aucune opposition. Les Pâles n'ont pas d'autres choix que d'obéir et occuper sagement la place que les Bleus leur ont réservée : la pire. La refuser c'est se condamner et c'est le choix que vont faire Ness et ses amis. Un choix qui les amènera à découvrir les pires et les plus beaux secrets de leur société.
Ce roman de l'auteure des Mémoires d'un chat suit le trajet de la ligne Imazu de la compagnie de chemin de fer privée Hankyû. Organisé en deux parties de huit chapitres chacune (comme les huit arrêts du train), il se déroule au printemps dans le sens Takarazuka-Nishinomiya, et en automne pour le retour. À chaque arrêt, de nouveaux passagers montent, se parlent, s'observent. Et, d'un trajet à l'autre comme d'une saison à l'autre, le lecteur se fait l'observateur des paysages changeants, des multiples trajectoires de la vie et surtout de l'évolution de chacun des personnages montés à bord.
Tandis qu'Anna et Peter coulent des jours tranquilles en Écosse avec leur fille Molly, une étrange épidémie provoque la mort de milliers d'individus et affole la puissante société Pincent Pharma. Et si l'immortalité n'était qu'une utopie ? Le dernier volet de la trilogie best-seller de Gemma Malley, une dystopie haletante sur le pouvoir de la science et la peur de la mort, qui a déjà séduit des dizaines de milliers de lecteurs.
Quand Ariane, archéologue au musée de Nice, voit sa mère vieillir et les premiers symptômes de la maladie apparaître, elle sait le peu de temps qu'il lui reste pour comprendre cette femme distante et amère. Qu'a-t-elle laissé en Italie dans les années 1960 pour émigrer de l'autre côté des Alpes ? Un huis-clos de femmes sur fond de Méditerranée, traversé par les paysages de Nice, ses ruines et ses mirages, contre lesquels se fendent les identités telles des vagues.
Dans un futur proche, dans une mégalopole hyper connectée, règne le culte de la transparence : tout est filmé, liké, évalué, commenté en direct, tandis que la société prône l'optimisation du corps et de l'esprit. Des jeunes gens qui sautent en Flysuit du haut des gratte-ciel, se rattrapant à la dernière seconde avant de toucher le sol, sont adulés et jouissent des privilèges réservé aux plus performants (et aux plus obéissants). Riva Karnovsky est l'une d'entre eux. Or, inexpliquablement, elle décide d'arrêter de sauter. Une jeune psychologue est alors chargée de la remettre dans le « droit chemin »... Avec ce premier roman, récompensé du prix suisse de littérature, Julia von Lucadou nous tend le miroir d'une société atrocement parfaite et horriblement bienveillante.
Après plus de quarante ans de mariage, Tetsuo et Fujiko se sont installés en maison de retraite car Fujiko, atteinte de la maladie d'Alzheimer, requiert une prise en charge particulière. Un matin, au réveil, elle ne reconnaît plus son époux. D'abord en grand désarroi, Tetsuo entreprend finalement de reconquérir celle qui le prend désormais pour un étranger auquel elle se trouve simplement fiancée.
La narratrice, une enfant de onze ans, vit chez ses grands-parents, dans le Brabant flamand. C'est l'été dans cette grande maison bordée d'un étang et d'un magnifique jardin. Le grand-père, gravement malade, vit ses derniers jours, visité chaque jour par une infirmière. Progressivement, la fillette prend conscience du lien profond qui l'unit à cet homme autoritaire et intimidant. Un premier roman d'une grande justesse.
12 jeunes migrants, filles et garçons, ayant quitté leur terre et les êtres qui leur sont chers pour un Eldorado qui, comme le dit Boris Cyrulnik, n'a plus rien de doré, témoignent ici de ce qui leur manque le plus. Et leur réponse est presque à l'unanimité : "Ma maman" !µµLes bénéfices de l'ouvrage iront à une association qui vient en aide aux mineurs isolés étrangers (MIE).
Les Carnets du paysage proposent un dossier sur l'historien et théoricien du paysage américain John Brinckerhoff Jackson (1909-1996), une figure majeure de la pensée paysagère, encore peu connue en France.
Ces dernières années ont vu la résurgence de la question du chantier, comme espace et moments décisifs du développement du projet de paysage contribuant à en modifier profondément le sens.
Ce numéro aborde cette thématique sous l'angle de la réévaluation des métiers du chantier, de la reconnaissance de son espace-temps et de la prise de conscience de sa dimension sociale.