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Le géant du pétrole Transocean doit cesser ses activités au Brésil
Transocean a 30 jours pour cesser ses activités au Brésil suite à plusieurs fuites de brut. Le groupe de forage pétrolier en haute mer, qui a transféré son siège à Zoug et dispose d'un bureau à Genève, a indiqué jeudi soir dans un communiqué avoir reçu cette injonction d'un Tribunal fédéral de Rio de Janeiro. Il compte toutefois épuiser toutes les voies juridiques pour combattre cette décision.
L'entreprise loue 10 plates-formes de forage au large du Brésil, dont neuf sont en fonction. Au 1er semestre, le chiffre d'affaires au Brésil a représenté environ 11% de ses recettes totales.
Décision désormais assez claire
Une première décision de justice ordonnant à Transocean de cesser ses activités au Brésil dans les 30 jours avait été prise il y a environ deux mois par un tribunal local.
La question de l'entrée en vigueur de cette décision n'était cependant pas claire. Il avait été dit qu'elle entrerait en force lorsqu'elle aurait été publiée dans le journal officiel local et transmise à Transocean, ce qui est désormais le cas.
Accidents en cause
Le conflit entre Transocean et les autorités brésiliennes remonte au printemps dernier. À l'époque, Transocean et Chevron n'ont pas pu maîtriser rapidement une fuite de pétrole dans une plate-forme au large de la côte sud du Brésil.
Un nouvel incident est survenu en mars, moins grave. Des plaintes civiles sont pendantes et les deux groupes se voient réclamer des dommages-intérêts de 20 milliards de francs. Après l'incident de mars, Chevron a décidé de cesser ses activités de forage au large du Brésil, jusqu'à ce qu'une expertise géologique soit établie. Selon la presse locale, Chevron a reçu la même interdiction que Transocean.
ats/aduc