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La théorie du froid de l'hiver est formulée à plusieurs
reprises, mais sans véritablement convaincre les scientifiques de l'époque.
Les Précurseurs
Des Boz en 1726, puis De Cossigny en 1743 conçoivent que
la glace provient du froid, mais sans pour autant préciser la manière
dont elle se forme.
Le genevois Prevost est le premier à reconnaître en 1769 que la gelée
s'y produit en hiver.
En 1796, le médecin Oudot, puis Girod-Chantrans arrivent aux mêmes conclusions
en observant l'évolution des concrétions de glace à Chaux-les-Passavant.
Puis Deluc démontre globalement les échanges thermiques entre l'extérieur
et l'intérieur de la caverne en 1822. Sa théorie est écartée car on lui
reproche ses méthodes, trop théoriques, et le manque de clarté de son
exposé.
La théorie du froid l'emporte
Thury vient confirmer les observations de son prédécesseur
vingt cinq ans plus tard. Depuis cette date, les recherches convergent
de plus en plus et les partisans de la théorie du
chaud se font rares.
A la fin du XIXe siècle, les connaissances s'affinent. On notera les ouvrages
de BROWNE (1865), de TROUILLET (1865) et de BALCH (1900) qui livre un
état de la question à l'échelle mondiale. Mais l'arrivée des frigidaires
amorce un désintérêt vis à vis des glacières et l'intérêt porté durant
les siècles passés s'estompe quelque peu.