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Sous-projet: Trésors des petites collections
Janvier 2013
statut: en cours
financé par: swissuniversities
Description du projet: La plus grande partie des manuscrits de Suisse se trouvent dans de grandes collections, avant tout dans des institutions publiques et ecclésiales. On oublie souvent que les sources les plus importantes, qui fondent l’identité de la Suisse, sont dans des collections qui ne conservent que peu de manuscrits. e-codices s’est donné comme mission de numériser ces importants manuscrits provenant de petites collections, dont les originaux sont rarement accessibles au public.
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Le rédacteur du manuscrit se nomme lui-même au début (p. 3) : Wok Pňovsky von Eulenberg (en tchèque. Vok Pňovický ze Sovince) était originaire d’une famille noble de Moravie, von Eulenberg (en tchèque ze Sovince), dont les armoiries sont représentées dans le manuscrit (p. 130). Dans le premier tiers du XVIème siècle, Wok exerça de hautes fonctions en Moravie et a composé, en 1526, dans ce présent manuscrit, un exemple précoce d’un «Probierbuch» (livre d’expériences). Y sont traités divers procédés pour l’analyse et la transformation de différents minéraux et métaux. La première partie du manuscrit se divise en 40 chapitres (p. 4-130), dans la seconde partie, les paragraphes ne sont pas numérotés (p. 133-420). Un index (p. 429-444) a été ajouté plus tardivement (XVIIème s.?) et offre un bref résumé des chapitres. – L’art de l’expérimentation revêt une grande importance dans la pratique de l’industrie minière et de la métallurgie, à l’aube des temps modernes. A proximité d’Eulenburg (en tchèque hrad Sovinec), le berceau de sa famille dans le nord de la Moravie, Wok s’engagea lui-même dans l’industrie minière des métaux précieux (Papajík 2005, p. 198-200). Wok était donc à la fois entrepreneur et expérimentateur. Avant 1924, le manuscrit appartenait à la Bibiliothèque du musée du gymnase (en tchèque Knihovna gymnazijního muzea) à Troppau (en tchèque Opava), l’institution qui précédait l’actuelle Bibliothèque du Landesmuseum de Silésie (en tchèque Knihovna Slezského zemského muzea). Le manuscrit passe pour avoir disparu depuis 1924. Après un incendie dévastateur, survenu au printemps 1945, qui détruisit tous les registres des acquisitions, il n’existe de nos jours plus aucun document dans la Bibliothèque du musée relatif à ce manuscrit (information du 16.07.2015). David Papajík a synthétisé l’état des connaissances actuelles de la recherche tchèque : «Vok s’occupait également des aspects théoriques de l’industrie minière. En 1526, il composa à ce sujet une œuvre importante, de 420 pages, en allemand ; elle resta préservée jusqu’à un passé récent et fut conservée dans la Bibliothèque du musée d’Opava, mais avait déjà disparu en 1924. Nous n’en avons connaissance qu’à travers la description de 1881 de Josef Zukal. [...]. Il est vraiment dommage que ce document unique concernant la conception de l’industrie minière de cette époque n’ait pu être préservé jusqu’à nos jours (Papajík 2005, S. 200). La description de 1881, mentionnée ci-dessus, offre les informations complémentaires suivantes : «Ms. chart. sec. XVI. Kl. Oct. relié dans un cuir noir, sans décoration, 420 pages [...]. La région d’Eulenberg possédait au XVème et XVIème siècles une industrie minière florissante ; cette œuvre doit son existence à des raisons pratiques. Il s’agit sans aucun doute du manuscrit original de Wok et permet de jeter un regard intéressant sur l’état de la métallurgie à cette époque. L’index, ajouté dans un second temps, a été écrit par une autre main à une époque plus tardive ; cette circonstance ainsi que les traces d’usage intense démontrent que le livre fut utilisé pendant longtemps (Zukal 1881, S. 15 f.). Le manuscrit fut acquis à New York, en 1955.
En ligne depuis: 17.03.2016
Ce manuscrit de grand format (la traduction du titre du russe est « Projet d’un pont sur le fleuve Neva pour permettre le passage plus commode des bateaux à n’importe quel moment, 1802 ») présente le projet de construction d’un pont sur la Neva à Saint-Petersbourg. Après la page de titre avec un cadre décoratif en lavis gris (fol. 2) et l‘index (fol. 3), suivent douze planches avec des dessins à l’aquarelle, qui présentent le projet en vue d’ensemble et en détail. Sept illustrations sont sur double page, l’une d’elle a une feuille escamotable. Tous les textes dans le manuscrit sont écrits en russe, en caractères cyrilliques. – Le pont était projeté par Charles Baird (1766–1843), un ingénieur originaire d‘Ecosse, qui avait construit à Saint-Petersbourg une fonderie, une entreprise de construction de machines et un chantier naval et qui, en 1805/06, érigea à proximité de son entreprise un pont en fonte. Ce projet de pont semble en revanche être une combinaison de pont flottant et de pont-levis : le pont flottant prenant appui sur un ponton se ramifie dans le fleuve en deux bras, qui à l’approche de la rive aboutissent en deux ponts-levis (fol. 4a-5), de sorte que le franchissement du pont est possible également durant le passage d’un bateau. D’autres planches montrent par ex. le mécanisme de levage dissimulé dans les piliers (fol. 14a, 16, 17) et un des pontons, ancré dans le lit du fleuve Neva, semblable à un navire (fol. 20a-21). – Le manuscrit a été acquis en 1978 à Copenhague.
En ligne depuis: 08.10.2015
Le manuscrit contient les statuts complets de la commune de Sils i.E. de 1591, 1601, 1606, 1617, 1621 et 1626. Les corrections et les ajouts des statuts de 1596 furent intégrés dans les statuts des années 1591, ceux de 1611 dans les statuts de 1606, ceux de 1631 et 1636 ajoutés sur quelques folios dans les statuts de 1626. Après le texte des statuts se trouve à chaque fois une liste des estimations cadastrales. Le manuscrit contient en outre les comptes annuels de la commune de 1606 à 1651, ainsi que d’autres résolutions de l’assemblée communale.
En ligne depuis: 22.03.2018
L’orignal, la « Kleinere Chronik der Äbte » de Vadian (1544-46) (VadSlg Ms. 44), fut compilé à l’instigation de Heinrich Bullinger et Johannes Stumpf. Ceux-ci voulaient utiliser les connaissances de Vadian sur l’histoire saint-galloise pour la Eidgenössische Chronik (1547/48) qui est parue sous le nom de Stumpf. Cette chronique se divise en trois parties : la première concerne Gall, la seconde l’histoire du monastère et de la ville de Saint-Gall, la troisième fournit une description historico-topographique de la ville de Saint-Gall et du lac de Constance. Wolfgang Fechter en fit deux copies en 1549. Les illustrations sont de Caspar Hagenbuch.
En ligne depuis: 14.12.2018
Le manuscrit, pratiquement inconnu jusqu’à nos jours, contient un épistolier de rite ambrosien. Il a été commandité en 1342 par le prêtre Giacomo de Parazo pour une église dédiée à S. Fermo, non identifiée. Le manuscrit arriva probablement au XVe/XVIe siècle dans le territoire ambrosien de Tesserete (canton du Tessin) où il fut démantelé et relié à nouveau avec l’ajout d’une copie d’un testament – d’authenticité douteuse – rédigé en 1078 par Contessa, de la ville de Milan, en faveur de l’église de S. Stefano à Tesserete. Au XVIIe siècle, le codex était en possession de la famille de notaires Verdoni et depuis le XXe siècle il est conservé auprès de la paroisse de Tesserete. Il présente sur la page d’ouverture une initiale enluminée figurant le saint patron du diocèse de Milan, Saint Ambroise.
En ligne depuis: 14.12.2017
Ce martirologio-inventario (obituaire suivi d'un inventaire) de l'église de S. Stefano de Torre dans la vallée de Blenio au Tessin a été composé en 1568, à la demande des vicini (communiers) de Torre et Grumo, pour remplacer l'ancien exemplaire. Il contient la liste des annuali, c'est-à-dire des célébrations annuelles de l'anniversaire de la mort des défunts de l'église, l'inventaire des biens mobiliers et immobiliers de l'église, de la monacharia et de la luminaria, c'est-à-dire du nécessaire pour entretenir l'illumination de l'église. Au début du volume, se trouve un dessin à l'aquarelle représentant le patron de l'église, saint Etienne.
En ligne depuis: 13.12.2013
Ce martirologio-inventario (obituaire suivi d'un inventaire) de l'église de S. Stefano de Torre dans la vallée de Blenio au Tessin a été composé en 1639, à la demande des vicini (communiers) de Torre et Grumo, pour remplacer l'exemplaire de 1569, qui n'était plus à jour. Il contient une description de l'ancienne église de S. Stefano avant sa réfection à l'époque baroque, l'inventaire du mobilier, des ornements liturgiques et des pièces d'orfèvrerie de l'église, la liste des annuali, c'est-à-dire des célébrations annuelles de l'anniversaire de la mort des défunts de l'église, et des revenus de l'église. Au début du volume, se trouve un dessin, en partie doré, qui représente le patron de l'église, saint Etienne.
En ligne depuis: 13.12.2013
Il s’agit de deux fragments bien conservés d’un Psalterium iuxta Hebraeos, probablement écrit durant le Xème siècle à l’Abbaye de Saint-Gall sur le modèle du Cod. Sang. 19. Les deux fragments ont été tirés du sac d’un messager, en 1963, et sont aujourd’hui conservés dans les archives de la commune d’Urnäsch (Appenzell Rhodes-Extérieures).
En ligne depuis: 08.10.2015
Une collection de prières, probablement copiée pour un patron laïc (vers 1500-1520).
En ligne depuis: 26.04.2007
Selon le colophon à la fin de l’évangile de Saint Jean, la copie a été achevée par Ibrāhīm ibn Būluṣ ibn Dāwūd al-Ḥalabī au Caire, écrite en écriture-nasḫī claire. Les illustrations proviennent de l’illustrateur et iconographe aleppin Ğirğis ibn Ḥanāniyā et représentent les quatre évangélistes Matthieu, Marc, Luc et Jean, ainsi que 43 scènes de la vie de Jésus. Le titre arabe est mentionné à la fin de l’évangile de Saint Jean, à savoir « Ce livre est l’évangile saint et pur et la lumière brillante et rayonnante ». Le codex a été déposé en prêt permanent à la Bibliothèque de l’abbaye de Saint-Gall par la famille Pandeli.
En ligne depuis: 03.11.2009
Manuscrit liturgique (Sharaknots ou Sharakan) contenant un recueil de plus de mille hymnes, répartis en huit groupes, en usage dans l’Eglise arménienne. Un grand nombre d’entre eux ont été composés par les plus importantes personnalités de cette Eglise, tandis que les autres sont des traductions anciennes des hymnes sacrés des premiers siècles du christianisme. Les textes sont accompagnés de la notation musicale arménienne de Khaz. Le codex a été écrit par le copiste Siméon en 1662, dans la ville de Brnakot, dans la province de Siounik, un important centre de production de manuscrits liturgiques dans le sud de l’Arménie. L’ornement du livre consiste en 8 tableaux décoratifs dans la marge supérieure, 120 initiales décorées et zoomorphes et de nombreuses initiales simples, peintes en rouge. Le codex conserve sa reliure originale en cuir brun avec des motifs à froid.
En ligne depuis: 04.07.2012
Manuscrit liturgique (Sharaknots), copié par le scribe Awetis en 1647 (1096 d’après le calendrier arménien) à Awendants, Khizan dans la province Van. Il contient 11 grandes miniatures et 28 illustrations marginales, réalisées et signées par le peintre Yovanes Gharietsi, un des artistes les plus fascinants de l’école tardive de Vaspurakan. Le manuscrit fait partie d’une production particulière d’hymnaires, réalisés dans la région du lac de Van, pour des commanditaires privés et qui se caractérisent par l’éclat de leurs couleurs et les motifs décoratifs à entrelacs. Il présente la notation musicale arménienne de Khaz. Le texte contient une collection d’hymnes en usage dans l’Eglise arménienne, disposés dans le même ordre que dans le premier hymnaire imprimé, à Amsterdam, en 1664. Trois autres hymnaires de ce genre, fruit de la collaboration des deux mêmes artistes, sont connus : deux à Jérusalem et un à Erevan. Deux feuillets de parchemin, qui contiennent une partie d’un Proprium de Sanctis tiré d’un bréviaire latin du XIII/XIVe s., sont reliées respectivement au début et à la fin.
En ligne depuis: 23.04.2013
Il s’agit d’un recueil de 213 actes datant de 1324 à 1327, transcrits par neuf notaires qui utilisent une minuscule cursive très soignée. Ce volume rassemble les documents concernant les droits détenus par les Castropola de Sergi, seigneurs de Pula (Croatie), sur des possessions situées dans le territoire de Pula, en Istrie et à Venise. La transcription des actes est organisée en sections selon la ville ou la localité dans laquelle les biens étaient situés ; le nom du lieu est marqué dans la marge supérieure du feuillet initial de la section ; chaque section contient la liste détaillée des propriétés foncières et de leurs dépendances, avec leur localisation précise.
En ligne depuis: 20.12.2016
Bible séfarade en hébreu, réalisée au cours de la première moitié du XIVe siècle, en Espagne, vraisemblablement en Castille. Le manuscrit s’ouvre et s’achève par des listes massorétiques (ff. IIr-IXv et 463v à 466v), encadrées de bordures enluminées, constituant des « pages tapis ». Le texte biblique, copié sur une ou sur deux colonnes, est accompagné de la grande et de la petite Massores (règles de la tradition rabbinique concernant la lecture et l’accentuation des textes sacrés), inscrites en lettres minuscules dans les marges et dans l’entrecolonne du texte. Ces éléments micrographiques s’animent parfois dans les marges inférieures des feuillets (environ 70 occurrences), ou sur les quatre côtés des feuillets (par ex. ff. 42r-43r, 461v-463r), où ils forment de magnifiques figures géométriques et des entrelacs. Les premiers livres bibliques sont introduits par des titres réalisés en or bruni et inscrits sur des fonds champies, rose et bleu, parcourus de rinceaux blancs (f. 1v/Gn, 33v/Ex, 59v/Nb, 77v/Dt, 102v/Js, 125v/Jg). D’après une note de possession (f. 467v), datée de 1367 (?), cette Bible hébraïque a probablement appartenu à David ha-Cohen Coutinho – membre d’une famille de marranos portugais. Au XVe siècle, elle appartient à Moses Abulafia avant d’être vendue par sa veuve comme le montre le contrat de vente daté et signé en 1526 à Salonique, qui est placé au début du livre (f. Ir). La Bible se retrouve au XVIe siècle dans les mains du talmudiste et rabbin de Salonique, Abraham di Boton (f. 467v). Puis sa présence est attestée au XIXe siècle à Alexandrie, dans la synagogue Zaradel (R. Gottheil, « Some Hebrew Manuscripts in Cairo », Jewish Quarterly Review 17, 1905, p. 648). Passée sur le marché de l’art, la Bible appartient depuis 1996 à une collection privée.
En ligne depuis: 14.12.2017
Liste du patrimoine des habitants des communes de Bergün, Filisur, Latsch et Stuls, inventorié par le notaire public, chancelier, puis plus tard « landamman » et ensuite curé, Tumesch Zeuth; renouvelée environ chaque 10 ans, d’abord en allemand, puis vers la fin en romanche. Sa signification n’est pas claire : elle servait peut-être à l’origine comme base pour le financement du rachat à l’évêque de Coire en 1537, plus tard comme moyen de répartition des entrées des communes, entre autres des magistrats de la Valteline, des pensions, des taxes douanières sur les biens et les routes, etc. Le plus ancien manuscrit connu de Bergün. Appartient à Werner Dübendorfer de Eglisau. Le volume avec la continuation, qui allait probablement jusqu'en 1799, a disparu.
En ligne depuis: 14.12.2017
Le fragment en parchemin du Champion des Dames de Martin le Franc (Livre I, v. 3901-v. 4062 + Livre II, v. 4313 – v. 4470) remonte au XVe siècle. Le texte correspond à celui de l’édition Deschaux (1999). Copié soigneusement sur deux colonnes, les différentes strophes du poème sont introduites par des initiales de couleur, alternativement rouge et bleu, et des lettres champies. Le livre II débute par une initiale ornée sur fond or, très abîmée par l’usage de ce fragment au cours du XVIIe comme reliure d’un registre foncier ayant appartenu à Jacques Etienne Clavel, co-seigneur de Marsens, Ropraz et Brenles (fol. 2r).
En ligne depuis: 14.12.2018
Livre d’heures d’après l’usage liturgique romain, en latin, avec un calendrier en français et un choix de saints vénérés à Paris. Il contient 17 miniatures réalisées à Paris en 1408/10 dans l’entourage artistique du Maître de Boucicaut, un des plus influents enlumineurs du début du XVe s. Le Maître de la Mazarine et le Pseudo-Jaquemart qui appartient à la génération précédente d’artistes et dont la collaboration au très célèbre Livre d’Heures du Duc de Berry est reconnaissable, ont également collaboré à la décoration de ce livre. La représentation du roi David sur un double feuillet ajouté peut être attribuée à un successeur du peintre qui a illustré le bréviaire de Jean sans Peur (Jean Ier de Bourgogne).
En ligne depuis: 20.12.2012
Livre d'heures en latin et en français, écrit à Paris dans le deuxième quart du XVe s., mais enluminé seulement vers 1490 à Paris ou peut-être à Tours par différents artistes qui se sont réparti le travail. Deux miniatures, le décor du calendrier et de l'Office des défunts sont l'œuvre d'un artiste de l'entourage de Maître François, un étroit collaborateur du Maître Jacques de Besançon qui témoigne de sa vénération pour Notre-Dame de Paris à travers une vue de la cité (f. 93r). Les couleurs lumineuses et les formes monumentales des autres miniatures témoignent de l'influence de Jean Bourdichon de Tours. Ce dernier peut probablement être considéré comme le superviseur du Maître de la Chronique scandaleuse, qui travaillait encore sous sa direction lors de la réalisation de ce manuscrit.
En ligne depuis: 20.12.2012
Livre d’heures d’après l’usage liturgique romain avec un calendrier en français. Les miniatures sont entourées de bordures composées de plantes, représentées avec une grande précision botanique. Il s’agit d’un exemple entièrement conservé de la dernière période des Livres d’heures français, qui fut enluminé par un important maître de cette phase finale de l’enluminure française, lequel subit l’influence de Claude de France et est connu depuis peu comme le Maître de Boèce Lallemant. Dans les petites images des bordures, il tente de se mesurer à Jean Bourdichon qui, dans les Grandes Heures d’Anne de Bretagne et dans d’autres chefs d’œuvres, a introduit l’ornementation végétale réaliste dans le décor des bordures, bien qu’il s’inspire aussi de l’enluminure flamande de son temps. Sur le f. 1r apparaît le nom d’Agnès le Dieu, la propriétaire du codex en 1605.
En ligne depuis: 20.12.2012
Livre d’heures d’après l’usage liturgique romain, contenant un calendrier et un choix de saints pour Langres. Le manuscrit est daté de 1524 et enluminé par un Maître de Bénigne Serre. Il est connu sous le nom de son commanditaire, un haut fonctionnaire du roi de Bourgogne. Il s’agit d’un peintre jusqu’ici inconnu de l’entourage du groupe de « 1520 Hours Workshop », qui encadrait les miniatures avec des éléments architecturaux de la Renaissance ou peuplait les bordures de fleurs et d’animaux, représentés de façon naturaliste. Le manuscrit contient plusieurs représentations inhabituelles, par exemple pour les laudes de l’Office de Marie, où la rencontre d’Anne et Joachim devant les portes de Jérusalem remplace la scène habituelle de la Visitation. Au XVIIIe s. le manuscrit appartenait à la famille Bretagne de Dijon, dont les membres ont écrit, sur quelques feuillets de papier ajoutés, un « Livre de raison ».
En ligne depuis: 20.12.2012