Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/220013

<h2>SubmittedText<h2><p>À partir de 2030, de nouveaux avions de combat seront achetés pour un montant maximum de 6 milliards de francs suisses et remplaceront les avions de 1978 et 1996.</p><p>Mes questions sont les suivantes :</p><p>- Des conférences internationales de paix pourraient-elles être organisées à l'avenir au siège européen de l'ONU à Genève si la Suisse ne disposait plus d'une force aérienne propre ?</p><p>- Si non, quelles conséquences financières cela aurait-il pour la Suisse en tant que haut lieu du multilatéralisme ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La protection des grandes conférences internationales est l'une des tâches essentielles des Forces aériennes suisses. Lorsque de tels événements réunissant des participants de haut rang international sont organisés sur son territoire, il revient à l'État hôte de sécuriser également l'espace aérien concerné. Sans forces aériennes dotées d'avions de combat très performants, la Suisse ne serait plus en mesure de garantir seule la sécurité de grands événements internationaux. Cela s'applique tant aux conférences internationales qui se tiennent à Genève qu'à d'autres événements majeurs tels que la réunion annuelle du WEF à Davos. De plus, l'attractivité du siège européen des Nations Unies à Genève n'en serait pas non plus renforcée. Il n'est guère possible de déterminer précisément quelles seraient les conséquences financières s'il n'était plus possible d'organiser des conférences internationales à Genève. Quoi qu'il en soit, le Conseil fédéral estime que l'accent ne doit pas tant être mis sur des considérations financières que sur le maintien de la réputation acquise par la Suisse comme État hôte de conférences internationales, intervenant dans des médiations et acteur de la promotion de la paix.</p>