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Histoire de l’école à La Chaux-de-Fonds (III)
L’école chaux-de-fonnière a toujours été directement influencée par la situation politique et économique européenne. C’est particulièrement vrai au début du 19e siècle.
La première maison d’école a vu le jour en 1806 et, cette même année, la Principauté de Neuchâtel tombe sous la coupe de Napoléon 1er. En 1815 c’est le retour du roi de Prusse et en même temps Neuchâtel devient canton suisse. Arrive ensuite 1816, l’« année sans été », année terrible où le soleil fut obscurci par de gigantesques éruptions volcaniques. Toutes les récoltes d’Europe furent anéanties, ce qui provoqua famine et révoltes jusque chez nous. En 1817, l’école, fermée durant deux mois, fut occupée par les soldats venus maintenir l’ordre.
« La meilleure prévention contre le crime »
En 1829, la situation s’étant améliorée, le roi de Prusse, persuadé qu’« une bonne instruction religieuse, jointe à l’enseignement de la lecture, de l’écriture et du calcul, est la meilleure prévention contre le crime », mit à la disposition de la Principauté une somme annuelle importante afin que chaque enfant puisse aller à l’école, quelle que soit la condition de ses parents. Les autorités chaux-de-fonnières durent insister auprès du Gouverneur de Neuchâtel pour recueillir une faible part de cette manne royale. Une histoire qui s’est souvent répétée depuis…
Un nouvel élan fut ainsi donné à l’instruction publique et on édifia en 1830 un plus grand collège (d’où la rue ainsi nommée), l’actuel collège des Marronniers.
Outre l’enseignement des enfants de 5 à 14 ans, des cours étaient organisés pour les élèves plus âgés. Faute de place, ces cours avaient lieu de cinq à sept heures du matin en été et de six à neuf heures du soir en hiver, ce qui était peu apprécié des élèves et des maîtres. Un nouveau bâtiment fut donc construit en 1845, le Juventuti (Collège 9, actuels Services sociaux de la ville), destiné aux cours pour les apprentis ainsi qu’à l’enseignement du latin pour les jeunes « se préparant aux professions libérales ».
L’horlogerie se développait, la ville grandissait, les idées évoluaient et bientôt ce sera la République… (à suivre)