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Extrait:
« Au fur et à mesure de la rédaction du journal intime, les lettres prennent un essor figuratif ; elles se délivrent de leur carcan, se penchent soudainement vers l’arrière – Constance Schwartzlin-Berberat est gauchère – et présentent d’importantes variations dimensionnelles. L’écriture se déploie dans la page et l’auteure semble s’enchanter de sa liberté et de son indiscipline.
Dans un mouvement lent et lestement relevé, les grandes arabesques se répètent, les mots s’étirent dans une élongation telle que certains occupent toute la hauteur de la page – ciel, folie, nature -, affirmant leur valeur figurative. Le mot se fait signe pictural. Quant au vide, à la manière d’un silence, il s’impose et acquiert une présence comparable au mot ; l’un et l’autre se valorisent mutuellement, sur le plan visuel comme sur le plan conceptuel. La page est tatouée, ajourée, enluminée. »
L’exposition, coups de projecteur:
un livre-catalogue de 340 pages somptueusement illustré, publié aux Editions Flammarion à Paris, avec des notices explicatives rédigées par des spécialistes de chaque objet.