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Saint Nicolas de Flüe, vêtu d’une bure, est debout de face au milieu de Confédérés assis qui ont une discussion animée. Il lève sa main droite pour les arrêter et tient un chapelet de la gauche.
Aucune
Aucune
Saint Nicolas de Flüe, vêtu d’une bure, est debout de face au milieu de Confédérés assis qui ont une discussion animée. Il lève sa main droite pour les arrêter et tient un chapelet de la gauche.
Aucune
Aucune
Grandes déchirures, bords déchirés, taches, plis, petits trous
Gouache, crayon
Ce carton en noir et blanc est le modèle précis à l’échelle 1:1 du vitrail consacré à saint Nicolas de Flüe pour la quatrième fenêtre à droite dans la nef de l’église Saint-Martin à Avry-devant-Pont. Le vitrail est signé en bas : “H. Broillet. fec // Kirsch et Fleckner Vitraux / Fribourg 1929” avec une inscription entre les signatures : “DON DE MR-CLAUDE MORARD A GUMEFENS Avril 1929”. L’église Saint-Martin date de 1831 et est l’oeuvre de l’architecte François Corboz. Quatre verrières imaginées par l’atelier zurichois d’Adolf Kreuzer, deux à grands personnages et deux ornementales, sont posées en 1888. Après restauration, elles sont réinstallées en 2006 (Lauper, 2012, p. 120). Henri Broillet et l’atelier fribourgeois Kirsch et Fleckner réalisent quatre verrières figurées en 1924 et 1929. Alors que la sainte Famille s’inscrit sous une arcature fantaisiste, celle-ci est plus réaliste pour les deux verrières de 1929 figurant sainte Thérèse de Lisieux et Nicolas de Flüe. Nous pouvons également percevoir quelques changements stylistiques entre le vitrail réalisé en 1924 et ceux créés cinq ans plus tard. En 1929, le travail à la grisaille est plus dense et apporte à la scène une plus forte présence et une corporalité plus réaliste des personnages. Dans cette seconde partie des années vingt, Broillet n’a pas une grande production verrière. En 1926, il réalise une grande Crucifixion pour l’église allemande réformée de Morat et trois petits vitraux sur le thème du baptême pour le baptistère de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption à Echarlens. Nous constatons qu’il s’éloigne des compositions à fort contrastes et aux couleurs vives (où les jaunes, les oranges et les rouges dominent), telles ses quatre verrières à l’église de Saint-Aubin, pour retrouver une palette plus proche de celle du verrier du Moyen Âge (où dominent le bleu, le rouge et le vert). A Avry-devant-Pont, il choisit une autre option en préférant employer une gamme de coloris plus vaste sans imposer de tonalités fortes. Il octroie aux éléments ornementaux (frise inférieure et bordures) une place réduite pour donner à la scène figurative une place plus importante.
Donation privée
Vitrocentre Romont
Collection privée
Lauper, A. (2012). Pont-en-Ogoz. Dans Société d’histoire de l’art en Suisse (dir.), Guide artistique de la Suisse (tome 4b, p. 120-122). Berne, Suisse : Société d’histoire de l’art en Suisse.
Schöpfer, H. (1994). Avry-devant-Pont : église Saint-Martin. Inventaire du patrimoine religieux (IPR). Document inédit.