Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07285.jsonl.gz/1138

Assens
Vue du village avec l’Eglise catholique St-Germain
PARTIE HISTORIQUE
TROIS VILLAGES POUR UNE COMMUNE
La commune d’Assens regroupe trois localités: Assens, Bioley-Orjulaz (depuis le 1er juillet 2021) et Malapalud (depuis le 1er janvier 2009). Plusieurs versions interviennent dans l’appellation étymologique. Initialement, on notait «Assensa» (terre donnée en cens); puis «Astelegus» en latin, cité dans un charte de 1102. Des documents paroissiaux du 13e siècle mentionnent encore Ascens, Astiens et même Astens. Le joyau de la présence tangible du passé réside au milieu du village, dans l’ancienne église Saint-Germain remontant au XIVe siècle. Cette église abrite notamment un joyau de l’art baroque : dans le chœur, un retable, œuvre originelle dont l’existence avait été révélée au public par l’exposition «Trésor d’art religieux en Pays de Vaud» organisé par l’Etat de Vaud en 1982. Cette église était fréquentée notamment par Jean-Jacques Rousseau en 1730 et il semblerait même qu’une fille (illégitime) de l’Empereur Napoléon se soit mariée dans cette église. A l’Ouest du village d’Assens, Bioley-Orjulaz se trouvait au Moyen-Âge dans une région fortement boisée, appelée «la forêt d’Oriola». L’histoire révèle qu’en 1476, lorsque Charles le Téméraire envahit le Pays de Vaud, il campa dans la forêt «d’Orjulaz». Le terme de Bioley apparaît pour la première fois en 1516 sous l’appellation de «Bioley-Orjeux». Il y a de fortes chances qu’il soit un dérivé de «Biole» ou de «Biola», symbole d’un lieu planté de bouleaux. C’est en 1920 que la commune, s’inspirant de son nom, choisit ses armoiries «d’or à la bande de gueule, chargée de trois feuilles de bouleaux du premier. Au Nord d’Assens, le village de Malapalud est mentionné en 1776 (copie vidimée de 1429) sous le nom de Malapalud (malu/palus), soit «mauvais marais». Au Moyen Âge, le village dépendait de la seigneurie de Bottens et l’abbaye de Montheron y possédait des biens. A l’instar d’Assens et de Bioley-Orjulaz, le village de Malapalud passa sous la domination de Berne et Fribourg après 1475 et fut rattaché au bailliage commun d’Orbe-Échallens jusqu’en 1798. Berne et Fribourg détinrent pendant tout l’Ancien Régime le fief et les droits de juridiction. Ce passé commun permet d’aborder un avenir serein et un développement harmonieux.
ASPECTS ÉCONOMIQUES
La moisson figurée sur le blason de la commune d’Assens est à l’image de ce territoire intensément cultivé, au cœur du «grenier du canton». Si le nombre des agriculteurs a fortement diminué ces vingt dernières années, ce pan de l’économie reste bien ancré: céréales, cultures multiples et production laitière. Près de quinze exploitants œuvrent quotidiennement dans les champs et contribuent inlassablement à façonner le paysage. Leur travaille rythme encore notre temps. Dernièrement, un remaniement parcellaire et des améliorations foncières ont pu être présentés au Conseiller fédéral, Guy Parmelin, lors d’une visite in situ le 9 octobre 2020. A dessein, dans le cadre de ces importants travaux, une attention particulière et soutenue a été apportée pour trouver un équilibre entre les intérêts divers, et parfois éloignés, des propriétaires terriens, des exploitants, des promeneurs et plus généralement de la nature.
Depuis longtemps, de très nombreux artisans et industries sont actifs sur le territoire communal, en particulier sur le site de Bioley-Orjulaz. Après l’exploitation d’une gravière, la zone d’activités de ce village a la chance d’accueillir désormais plus de mille travailleurs, actifs notamment dans les domaines du génie civil, du béton, du verre, de l’aménagement du paysage ou encore de la taille de pierre. C’est dire si l’artisanat et l’industrie occupent une place de choix dans la commune. On peut noter là un lien particulier avec la capitale, éloignée de quinze kilomètres de notre village: une grande partie des travaux effectués dans la cité finit sa course sur notre territoire: les gravats et autres matériaux d’excavation issus desdits chantiers sont triés et mis en valeur dans notre commune. Nul doute que les citadins sensibles à la cause écologique se rappelleront que notre commune s’accommode des conséquences directes et indirectes des travaux exécutés pour leur confort, en ville. Cela fait également partie de la solidarité ville-campagne... durement mis à mal ces derniers temps.
Dans le domaine des activités tertiaires, la commune d’Assens a également la chance d’accueillir une banque Raiffeisen d’importance régionale et qui contribue au rayonnement de la commune. Actuellement, des travaux importants de construction du nouveau siège sont en cours. De nombreuses autres activités tertiaires se sont développées depuis ces vingt dernières années (bureau d’architectes, géomètres, notaire, fiduciaire, cabinet médical, physiothérapeutes, ergothérapeutes, étude d’avocats, etc.). La Municipalité s’attèle à promouvoir et à développer ces activités économiques sur son territoire. On y trouve également des épiceries, dont l’une exploite l’agence postale, plusieurs commerces de proximité, une herboristerie, alors que trois restaurants, chacun présentant ses caractéristiques, sont actifs sur le territoire et permettent d’entretenir le fameux «lien social»: la fameuse rôtisserie du «Moulin d’Assens», le restaurant de «l’Epi d’Or» et la pizzeria «Diabolic Pizza».
CROISSANCE, CULTURE ET QUALITÉ DE VIE
La commune tient à soigner la qualité de vie. Malgré la pression démographique et l’urbanisation galopante, la commune d’Assens tient à demeurer un «poumon vert», en choisissant volontairement une croissance mesurée et équilibrée. Le but de la Municipalité est d’offrir le maximum d’emplois sur son territoire, en garantissant une qualité de vie à toute la population, dans le respect des principes de durabilité et de protection de l’environnement. L’Espace culturel d’Assens offre à tout promeneur la possibilité de rêvasser sur le territoire communal, lors de flâneries solitaires ou enflammées. Cet espace culturel, actif depuis plus de vingt ans, offre un lieu de respiration, loin du bruit et permet à des artistes connus et moins connus de présenter leurs œuvres. Réputé jusqu’en Suisse allemande, cet espace culturel mériterait sans autre un appui financier du canton supérieur à ce qui a pu être offert jusqu’ici. Selon le fameux principe de solidarité, les généreux subsides cantonaux devraient également (parfois) retomber – ne serait-ce que par miettes – dans le domaine de la culture hors des grands-centres… ainsi que dans la préservation du patrimoine. Ainsi, la commune sera prochainement confrontée à la rénovation importante de lieux de culte et de culture. Elle ne doute pas que le canton saura se montrer attentif à la préservation et à la mise en valeur de ce patrimoine, non seulement sous l’angle des monuments historiques, mais également sous l’angle du financement.
Au sein de la commune, la vie associative est riche et variée: les nombreuses sociétés locales animent régulièrement des événements, au gré des saisons et des fêtes diverses du calendrier. Ainsi, on dénombre par exemple des sociétés sportives, de chant, d’animations en tous genres, qui garantissent des contacts et des échanges entre les différentes catégories d’âge et de provenance des habitants.
Depuis le 6 octobre 2002, la commune d’Assens est jumelée avec Colombey-les-Deux-Eglises, village de France, qui fut le lieu de résidence du Général et Président de la République, Charles de Gaulle, de 1934 jusqu’à sa mort le 9 novembre 1970 à la Boisserie. En octobre 2022, le vingtième anniversaire de ce jumelage sera dignement célébré dans notre commune, avec nos amis français.
ENJEUX FUTURS ET VISION À LONG TERME
Depuis le 1er juillet 2021, le village de Bioley-Orjulaz a rejoint la commune d’Assens. Dès lors, notre commune compte environ 1700 habitants, idéalement répartis entre trois pôles de développement : loisirs et détente à Malapalud, zone d’activités d’importance régionale à Bioley-Orjulaz et secteur tertiaire à Assens. La Municipalité est convaincue que la commune d’Assens, empreinte d’un dynamisme certain et d’une ambition réfléchie, est bien armée pour affronter sereinement les années à venir.
CONCLUSION
Au final, la commune d’Assens bénéficie d’une situation idéale: reliée toutes les quinze minutes par la fameuse ligne de train LEB, Assens est à moins de 25 minutes de Lausanne. Elle se trouve également à deux kilomètres du bourg d’Echallens, chef-lieu du district du Gros-de-Vaud, avec qui notre commune entretient d’excellents contacts. Vous l’aurez constaté, Assens vaut bien plus qu’un détour par son «Garden Centre» réputé et connu loin à la ronde.
Ancienne église St-Germain.
Collège de Bioley-Orjulaz.
Place Colombey-les-Deux-Eglises.
Municipalité de gauche à droite: Pierre Matthey, municipal; Pascal Guiducci, vice-syndic; Corinne von Känel Miranda, municipale; Guy Longchamp, syndic; Stéphane Chatelan, municipal.
Administration communale, l’Auberge de l’Epi d’Or et la banque Raiffeisen.
Chapelle de Bioley-Orjulaz.
L'ESSENTIEL
CE QU'IL FAUT SAVOIR