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Milan - Fiat est revenu dans le vert au deuxième trimestre et a indiqué qu'il pourrait revoir en hausse ses objectifs. Le groupe italien a donné mercredi le coup d'envoi de la séparation des activités automobiles des autres activités du groupe.
Le conseil d'administration a approuvé cette séparation qui devrait être effective "le 1er janvier 2011", a indiqué Fiat dans un communiqué. Les actionnaires devront donner leur feu vert au cours d'une assemblée générale qui devrait se tenir le 16 septembre.
Cette opération très attendue par le marché, qui avait été annoncée le 21 avril, passe par la création d'une nouvelle société baptisée Fiat Industrial qui regroupera les activités non automobiles, soit Iveco (camions et bus), CNH (engins agricoles et de construction) et la production de moteurs pour les engins agricoles, industriels et les bateaux.
Les activités automobiles, qui rassemblent les marques Fiat, Lancia, Alfa Romeo, Ferrari et Maserati ainsi que les moteurs de voitures et les composants, resteront au sein du groupe Fiat.
Chaque actionnaire de Fiat recevra une action de la société Fiat Industrial qui sera cotée à Milan comme Fiat et présidée par le directeur général de Fiat, Sergio Marchionne. La famille Agnelli détiendra donc 30% des deux groupes. Fiat, qui détient actuellement 3% de son propre capital, détiendra une part de 3% de Fiat Industrial.
Reprise de la demandeFiat a en outre annoncé qu'il était revenu dans le vert au deuxième trimestre en dégageant un bénéfice net de 113 millions d'euros (153 millions de francs) contre une perte nette de 179 millions un an plus tôt.
Confiant grâce à la reprise de la demande, le groupe a par ailleurs indiqué qu'il était "très probable" qu'il revoit en hausse ses objectifs 2010 après les résultats du troisième trimestre. Pour l'heure, il mise toujours sur un chiffre d'affaires supérieur à 50 milliards d'euros.
Le chiffre d'affaires a crû de son côté de 12,5% à 14,836 milliards d'euros tandis que le nombre de véhicules vendus a progressé de 6,4% à 554'300 unités, la demande de véhicules utilitaires compensant la baisse des commandes de voitures due à la fin des primes à la casse en Europe.
ATS