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Un consensus n’équivaut pas à une décision majoritaire. Son objectif est le maintien de l’unité. Walther Munzinger l’exprimait ainsi : « Je tiens à inclure toutes et tous dans notre Église. » Les statuts de l’Union d’Utrecht démontrent que non seulement les évêques mais aussi toutes les personnes baptisées dans les Églises locales sont responsables de l’unité.
« Lors de la réception par l’Église, il s’avère que les décisions préparées et prises par les évêques dans un processus exhaustif sont suscitées par l’Esprit de Dieu et qu’elles correspondent à la volonté divine concernant la mission de son Église … Il s’agit d’un événement induit par l’Esprit divin qui ne peut être traduit globalement en termes juridiques ni réglé de manière exhaustive. »
(Traduction libre des statuts de la Conférence internationale des évêques vieux-catholiques)
évêque 1955–1972
Mit der Erarbeitung einer Kirchenverfassung stellt sich auch die Bischofsfrage. Noch 1875 war das Bischofsamt umstritten. Zwei Sichtweisen Lors de l’élaboration de la Constitution ecclésiastique surgit la question de l’évêque. En 1875, le ministère épiscopal était encore controversé. Deux points de vue s’affrontaient : « Une Église démocratique n’a que faire d’un évêque monarque ! » – « La fonction épiscopale est le fondement de l’Église catholique, dans l’esprit de l’Église primitive ! » Finalement, un consensus fut trouvé : Il y aura un évêque, certes, mais sans pouvoir plénier. On lui opposera des contrepoids de taille : comme parlement de l’Église, le Synode national et, comme exécutif, le Conseil synodal.
Malgré de vives résistances, le curé Otto Hasler d’Olten a béni le mariage de Maria Rosina Zeller avec le curé Paulin Gschwind le 29 mai 1876, soit dix jours avant la deuxième session du Synode national, en signe d’encouragement à introduire le mariage des prêtres.
curé de Starrkirch
Décision du Conseil fédéral du 28 avril 1876 sur l’établissement d’un diocèse catholique chrétien
L’Église catholique-chrétienne conçoit la communauté non pas comme formée de membres vivant les uns à côté des autres, mais en interaction les uns avec les autres. Le consensus est élaboré en confrontation avec la partie adverse au sein de sa propre Église, de l’Union d’Utrecht des Églises vieilles-catholiques et du mouvement œcuménique.
Constitution de l’Église catholique-chrétienne de la Suisse, art. 4
Déclaration de convergence « Baptême, Eucharistie, Ministère » du Conseil œcuménique des églises)
Des conventions existent avec l’Église anglicane, l’Église philippine indépendante et l’Église de Suède, ainsi que des documents de consensus avec les églises orthodoxes, l’église catholique-romaine et l’église Mar-Thoma (au Kerala, en Inde). Ce consensus théologique est vécu de multiples façons et appliqué différemment selon les lieux : par exemple pour l’utilisation du Saint Chrême, de l’huile des catéchumènes ou de l’huile des malades par l’Église anglicane en Suisse, pour le droit à l’hospitalité des différentes Églises dans nos édifices ou pour la participation comme membre responsable d’OekModula, le centre de formation pour catéchistes et professeur·e·s de religion dans le Nord-Ouest de la Suisse.
Culte œcuménique à l’église
Saint-Pierre-et-Paul à Berne