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Richard Watts, linguiste de l’Université de Berne, a observé un usage croissant de l’anglais dans les grandes entreprises helvétiques pour la communication entre Suisses. Avec ses collègues des Universités de Bâle et Fribourg, il entreprend une recherche partant de l’hypothèse que cette pratique de l’anglais entre Confédérés engendre une nouvelle langue, le « Pan Swiss English ». A l’instar de ce qu’on peut observer en Inde et au Nigéria, elle procède par réduction et simplification et incorpore des éléments de la langue locale.
En règle générale, ce nouvel idiome est facilement compris par les anglophones. Toutefois, dans les entreprises, la compréhension entre Américains et Anglais d’une part, et Suisses d’autre part, n’est pas toujours parfaite. Ainsi les mots « wellness » et « handy », couramment employés dans le « Pan Swiss English », sont inconnus en anglais. Il en est de même du mot «actual», utilisé dans le sens
d’« actuel » alors qu’il signifie
« effectif » en anglais. L’introduction précoce de l’anglais à l’école primaire déjà trouve là un argument de poids.
Source : Zukunftsforschung, 4/01, p. 5, Organe officiel de la Société suisse pour la recherche prospective.