Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07247.jsonl.gz/893

Concoctée par Eveline Widmer-Schlumpf il y a un peu plus d'une année, cette réforme fiscale devait être la seconde étape de la Stratégie énergétique 2050.
Elle devait aider à atteindre les objectifs de réduction de consommation d'électricité, accroître la part de courant vert et diminuer les émissions de CO2.
Instruments "insuffisants"
Elle a été rejeté mardi par la Commission de l'énergie du National par 24 voix, sans opposition. La grande majorité de la commission ne conteste pas l'utilité des systèmes incitatifs, ont indiqué mardi les services du Parlement. Mais elle estime cependant que les instruments proposés par le Conseil fédéral en rapport avec le climat et l'énergie sont insuffisants, trop peu différenciés et sans effet vu le contexte du marché actuel.
Le projet était sous le feu des critiques dès le départ. Le camp rose-vert l'estimait trop flou et ne voulait pas abolir les subventions sans connaître la forme des nouvelles taxes. La droite craignait des coûts supplémentaires pour l'économie.
>> Le débat entre Adèle Thorens (Verts/VD) et Yannick Buttet (PDC/VS):
>> Lire aussi:
hend
Vote sur la Stratégie énergétique 2050
La stratégie doit provoquer un tournant vert. Aucune nouvelle centrale nucléaire ne devrait être construite et l'énergie de l'atome devra être progressivement remplacée par celle produite par le vent, le soleil, l'eau ou encore les déchets. Ménages et entreprises devront participer à l'effort en réduisant leur consommation d'énergie de 43% par rapport à l'an 2000.