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Trois semaines plus tard, grâce à l’oncle Vania, Guennadi fut cantonné aux cuisines et, en bon communiste, partagea gaiement ses dernières blondes fumantes avec ses nouveaux camarades de chambre.
Fini donc les longues marches vers nulle part et les tirs de kalachnikov en rafale sur les ennemis invisibles de la patrie. C’était une vie sans embûche ni embuscade. Quasi la belle vie!
On lui offrit donc le privilège de garder ses pieds au chaud et au sec, loin de la boue et des flaques d’eau préfabriquées, mais en contrepartie, tous les matins, il devait plonger ses bras dans la soupe journalière pour la brasser et, tous les après-midi, ses mains dans de l’eau brûlante pour dégraisser les gamelles des officiers.
Pendant ce temps-là, Zoïa préparait allégrement des butterbrot avec du fromage et de la kolbassa pour les clients de la cantine de la plus grande mine de Stalinsk...