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20/08/2009
La Suisse présente ses excuses
Le président de la Confédération Hans-Rudolf Merz, en visite surprise à Tripoli, a présenté ses excuses à la Libye pour l'arrestation d'Hannibal Kadhafi en 2008 à Genève. Résultat: les deux Suisses retenus dans ce pays seront libérés prochainement.
"J'exprime mes excuses au peuple libyen" pour l'arrestation "injuste" d'Hannibal Kadhafi par la police de Genève, a déclaré le président suisse. M. Merz a indiqué que les autorités libyennes lui avaient promis que les deux hommes d'affaires suisses qui n'étaient pas autorisés à quitter le territoire libyen depuis cette affaire pourraient rentrer chez eux.
Le président de la Confédération a déclaré avoir atteint les deux objectifs qu'il s'était fixés en venant en Libye: régler "l'affaire Hannibal" et faire revenir les sociétés suisses sur le marché libyen.
"Aujourd'hui, j'ai rempli ma mission et j'ai atteint mes buts qui sont de liquider la situation de l'année dernière et ouvrir la voie au marché libyen" aux sociétés suisses, a-t-il déclaré, satisfait, en français.
Toutes les activités consulaires et commerciales entre les deux pays vont reprendre. Les liaisons aériennes y compris, a indiqué le DFF, ajoutant que les détails de l'accord seraient rendus publics ultérieurement.
Le Département précise encore que Berne et Tripoli ont décidé de mettre en place "un tribunal arbitral indépendant" pour enquêter sur les circonstances de l'arrestation d'Hannibal Kadhafi dans la cité de Calvin.
Le premier ministre libyen a de son côté affirmé que les excuses "officielles et solennelles" de la Confédération constituaient un "premier pas" pour régler le contentieux entre les deux pays.
L'avocat du gouvernement libyen, Charles Poncet s'est dit "très content" de ces développements. "On arrive maintenant à ce que le gouvernement libyen demandait depuis l'année dernière", a-t-il lancé.
Le fils de Mouammar Kadhafi et sa femme Aline, alors enceinte, avaient été arrêtés en juillet 2008 dans l'hôtel où ils logeaient après avoir fait l'objet d'une plainte pour maltraitance de deux de leurs domestiques.
Le plus important est que dès maintenant nos deux concitoyens sont libres.
La Suisse a en fin de compte bien fait d’accepter l’arbitrage international.
Soit la Suisse s’était comportée correctement et la Libye devra l’admettre publiquement et la famille Kadhafi se soumettre au lois de notre pays, soit la Suisse a eu tort, ce qui serait pour un Etat qui se prétend de droit un affront difficile à laver.
Dans ce deuxième cas, le PS sera obligé de demander, comme il le fait pour l’UBS, des comptes aux responsables en charge de ce dossier à savoir MM. L. Moutinot et Y. Bertossa à Genève et à la ministre des affaires étrangères à Berne.