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Pour le conseiller national (PS/VD), la décision, notamment au sein du Parti socialiste, de collaborer avec les autres formations sur la question énergétique après Fukushima représente le point fondamental qui a permis à aboutir à une victoire du oui.
Une coalition "solide" était nécessaire, analyse Roger Nordmann, ainsi qu'un projet "global et crédible" fait de concessions, avec un plan de remplacement de l'énergie nucléaire.
"Et il est plus facile de défendre un projet avec Doris Leuthard que contre Doris Leuthard", ajoute-t-il.
Réintroduire "des éléments monopolistiques" dans l'hydraulique
Le premier volet de la stratégie énergétique 2050 a été approuvé. Désormais, les ordonnances doivent être adoptées, explique le socialiste. "Mais l'effet général de la décision de principe est là: les entreprises électriques savent qu'on ne retournera pas au nucléaire."
En ce qui concerne le secteur en crise de l'énergie hydraulique, le marché a besoin d'une réforme car "il dysfonctionne complètement", perdant massivement de l'argent, souligne-t-il. "Pour l'hydroélectrique existant, il faudrait que quand on achète de l'électricité, on paie les coûts effectifs de cette hydroélectricité."
"Avec peut-être des éléments monopolistiques à réintroduire", propose Roger Nordmann. "Le fait qu'un barrage existe et soit disponible en hiver, cela mérite aussi d'être indemnisé parce que cela a des coûts."
"Que fait-on pour l'hiver?"
Quant à l'éolien, le conseiller national estime à un millier le nombre d'éoliennes nécessaires à travers le pays pour atteindre l'objectif fixé par la stratégie 2050, si les installations font la même taille que celles de la vallée du Rhône. Moins si des éoliennes plus grandes sont choisies.
La question à se poser selon lui: que fait-on pour l'hiver? Si l'on veut moins d'éoliennes sur le territoire, préfère-t-on rehausser les barrages? Importer davantage de courant en hiver? Miser davantage sur le solaire et stocker plus?
"Tout cela n'est pas figé dans le marbre", rappelle celui qui est également président de Swiss Solar. "Cela dépendra des succès concrets des projets sur le terrain."
>> Revoir l'intégralité de l'entretien:
tmun
Après le non à la RIE III et le oui à la stratégie 2050
Roger Nordmann se dit en effet "plutôt optimiste". L'élu souligne les similitudes des trois campagnes, selon lui: "un problème vaste et complexe qui demande une solution vaste et complexe".