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Deux nouvelles séries Netflix ont pour cadre le foot et l'amour
Dans "The English Game", l'action se déroule en Angleterre, en 1879. Jusque-là, la coupe n'a été remportée que par des aristocrates, de riches universitaires, qui ont inventé le football et ses règles. Mais la classe ouvrière rattrape son retard et certains clubs n'ont pas à rougir de leurs résultats. Notamment l'équipe de Darwen, dans le nord du pays, qui vient d'engager deux joueurs écossais. Une initiative que ne tolèrent pas les "gentlemen", qui sont contre le professionnalisme dans le football et qui aimeraient bien que ce sport reste destiné à l'élite.
La série suit plusieurs personnages, dont Arthur Kinnaird, le capitaine et la star de l'équipe d'Eton – un aristocrate, et Fergus Suter, l'un des joueurs écossais venus en renfort, qui trime à l'usine de coton de la ville. Il y a les dîners mondains d'un côté et les émeutes de l'autre.
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Intéressante, mais plate
La série de Julian Fellowes s'inspire de faits et de personnages réels (le footballeur écossais Fergus Suter a vraiment existé). Le contexte historique et socio-économique de l'époque, avec les grèves, les pères violents, les enfants illégitimes ou encore la situation précaire des femmes s'avère intéressant.
On aime également la reconstitution des matchs, avec le jeu bourrin, désorganisé de la fin du 19e siècle, et surtout les maillots "pullover" à longues manches. Ces scènes, filmées en gros plan et au ralenti, sont magnifiques. Malheureusement, le reste de la mise en scène est trop sérieuse et trop poussive. Les dialogues manquent d’esprit, ce qui est rare dans une fiction anglaise, et les acteurs assurent le job sans qu'aucun ne parvienne à faire sortir son personnage du lot.
"Feel Good", une comédie romantico-dramatique
La série semi-autobiographique de l'humoriste canadienne Mae Martin est d'un tout autre genre. Avec une écriture beaucoup plus dynamique, Mea nous raconte les débuts de sa relation amoureuse avec Georgia (jusque là 100% hétéro), ses pérégrinations scéniques, sa famille toxique et son passé d'addict.
>> A voir, la bande-annonce de la série:
"Feel Good" se développe aussi vite qu'évolue la relation entre Mae et Georgia, une relation en forme de montagnes russes, comme les émotions que la série suscite: on passe de la gravité à l'hilarité en quelques secondes.
Sans révolutionner le monde des dramédies auto-biographiques à la "Master of None", "Feel Good" séduit grâce à son réalisme (parfois cru!), à ses personnages bien campés, rapidement appréciables, et à ses répliques inattendues. Il y a de belles perles dans les dialogues, notamment dans ceux de Lisa Kudrow: la Phoebe de Friends campe la mère de l'héroïne et elle est aussi ignoble que drôle.
"Feel Good" se profile comme une distraction agréable, efficace et rapide. Avec son format court, six épisodes de 25 minutes, c'est la candidate idéale pour un binge-watching d'après-midi.
Crystel Di Marzo/ld
Publié le 30 mars 2020 à 08:04 - Modifié le 01 avril 2020 à 11:14