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Qu'est-ce qui nous maintient en vie ? C'est la question qui motive l'apnéiste et photographe sous-marin Aleksander Nordahl. L'océan, qui fournit la majorité de l'oxygène du monde, est aussi son refuge. Il y trouve paix et réconfort, loin du tumulte, seul dans ce qui pourrait être décrit comme un univers à part. Aleksander a exercé en tant que journaliste documentaire et photojournaliste pendant plusieurs années, mais il était constamment attiré par la mer. Il travaille désormais en tant que conseiller dans le cadre d'un projet concernant l'océan, ce qui lui offre plus de temps pour se consacrer à son art.
Né en 1971 dans les îles Lofoten en Norvège, Aleksander doit sa passion pour la photographie à son père, qui lui a offert un appareil photo pour ses 14 ans. « Peu après, je suis tombé amoureux de la photographie », se souvient-il. « L'argent que j'ai gagné avec mon premier emploi dans un service de développement de photos en une heure m'a servi à m'acheter mon premier appareil photo en 1987, un Canon EOS 650. »
PAYSAGE/FAUNE
Aleksander Nordahl
Qu'est-ce qui nous maintient en vie ? C'est la question qui motive l'apnéiste et photographe sous-marin Aleksander Nordahl. L'océan, qui fournit la majorité de l'oxygène du monde, est aussi son refuge. Il y trouve paix et réconfort, loin du tumulte, seul dans ce qui pourrait être décrit comme un univers à part. Aleksander a exercé en tant que journaliste documentaire et photojournaliste pendant plusieurs années, mais il était constamment attiré par la mer. Il travaille désormais en tant que conseiller dans le cadre d'un projet concernant l'océan, ce qui lui offre plus de temps pour se consacrer à son art.
La passion d'Aleksander pour la photographie l'a conduit au journalisme. Il a passé la plupart de sa jeunesse à travailler en tant qu'assistant pour un photographe commercial et un journal local. « Au lieu de passer mes soirées à faire la fête avec les autres étudiants, je travaillais en soirée et la nuit », révèle-t-il en riant. Au début de sa vingtaine, il a été embauché à la Norsk Telegrambyrå, l'agence de presse de Norvège, mais la nage lui manquait. « Je suis né sur la côte, j'ai donc toujours adoré l'eau », indique-t-il. « Une fois mon salaire en poche, j'ai passé le permis de conduire. Je fais de la plongée et je prends des photos depuis 1991. »
La plongée en apnée a permis à Aleksander d'atténuer l'anxiété qu'il ressentait pendant ses reportages, qui se déroulaient parfois dans des zones de guerre. « C'est devenu un passe-temps merveilleux », raconte-t-il. « Tout est question de contrôle de sa respiration et de maintien d'une fréquence cardiaque basse. Tout se passe au ralenti. Votre anxiété diminue, car vous chassez du dioxyde de carbone et des toxines de votre corps. » Aleksander était tellement fasciné par le monde sous-marin qu'il a souhaité le partager. « C'est devenu comme une religion », plaisante-t-il. « J'ai acheté un caisson étanche pour essayer de capturer des souvenirs pour moi-même. C'est devenu obsédant. »
Au début, Aleksander prenait beaucoup de photos d'apnéistes, mais il s'est lassé de photographier des personnes. « Les personnes ne sont pas censées être là », explique-t-il. « J'ai commencé à prendre le temps d'observer, et j'ai alors remarqué toutes ces belles couleurs et le silence. J'ai commencé à prendre des photos de ce que je ressentais quand tout était calme, proche et personnel, lorsque ma fréquence cardiaque était très basse. Une plongée de deux minutes semble durer une heure. »
À présent Aleksander photographie des forêts de varech, des algues et des paysages sous-marins afin de montrer à l'humanité ce qu'elle est en train de détruire. Il donne également des conférences sur l'importance des océans. « Sous l'eau, il n'y a personne, pas de guerre, rien de tout cela, mais nous n'avons pas conscience que les forêts de varech sont menacées. C'est cette histoire que je souhaite raconter. Ces forêts peuvent repousser », indique-t-il. « Il y a deux façons de raconter une histoire : vous pouvez montrer la destruction ou la beauté. Mais si vous combinez les deux histoires et que vous les personnalisez en indiquant que ces magnifiques algues nous permettent de rester en vie, vous transmettez un message percutant. »
Qu'est-ce qui vous a amené à la plongée en apnée ?
« Je photographiais Børge Ousland, le premier homme à avoir traversé l'Antarctique seul. Il faisait de la pêche sous-marine et de la plongée en apnée en Norvège, et la publication pour laquelle je travaillais souhaitait écrire un article sur lui. J'avais loué un appareil photo sous-marin, j'avais tout mon équipement de plongée, mais avant même que je puisse mettre le détendeur dans ma bouche et porter mes bouteilles encombrantes, il était déjà en train de nager élégamment à 10 mètres de profondeur avec un flétan. Je prenais tellement de temps que j'ai failli tout gâcher. La première chose que j'ai faite en rentrant chez moi a été de donner mon équipement de plongée à mon frère et de m'acheter du nouveau matériel de plongée en apnée. Mon ancien kit ne m'allait plus ! De plus, il serait très dangereux de nager dans une forêt de varech dense avec un équipement de plongée en bouteille, car je risquais de rester coincé. »
Quelle a été votre plongée la plus mémorable ?
C'était en mai, dans les îles Lofoten, et la visibilité était médiocre. Tout d'un coup, un vent de l'est s'est soulevé, ce qui est très rare, et l'océan s'est instantanément éclairci. L'air s'est purifié et je pouvais voir parfaitement à 20 ou 30 mètres de profondeur. Cela a duré trois jours. Aujourd'hui encore, j'aimerais pouvoir revivre cet instant indéfiniment. J'ai vécu quelque chose de similaire sur la côte ouest. C'est comme si l'océan vous offrait ce beau cadeau en s'ouvrant à vous. Le varech et tout le reste étaient si nets. Ces deux occasions, durant lesquelles l'océan m'a accueilli à bras ouvert et m'a montré toutes ses merveilles, constituent mes plongées les plus mémorables. »
Comment gérez-vous vos prises de vue sous-marines, étant donné que vous ne pouvez pas changer d'objectif ?
« Je n'utilise qu'un seul zoom grand angle. Si je photographie quelque chose de plat, il est difficile d'obtenir du relief. Il me faut donc de la lumière. Les prises de vue de paysages sous-marins requièrent une bonne visibilité. Il faut également pouvoir repérer les changements de luminosité. Il est donc difficile de prendre de belles photos de paysage sous-marin, surtout en ce qui concerne le varech, car il faut pouvoir observer le mouvement. De plus, on ne peut pas utiliser un objectif de 50 mm ou 200 mm quand on peut à peine voir à 20 mètres. Si l'objectif grand-angle est trop large, l'image est trop plate. Tout dépend donc de la luminosité et de votre position dans l'océan. »
« Plus de 70 % de notre oxygène est produit par les océans, dont 20 à 30 % par les forêts de varech. Pour moi, les forêts de varech et les océans sont source de vie. Je veux que les personnes soient reconnaissantes envers l'océan pour l'oxygène qu'il nous donne. Beaucoup de photographes exceptionnels couvrent des conflits dans des zones dangereuses et je respecte leur travail. Mais selon moi, il est inutile de se battre s'il n'y a plus d'oxygène et que nous détruisons la nature. Il existe de nombreux photographes à travers le monde, mais peu d'entre eux s'aventurent sous la surface. »
Facebook : På ett pust - Aleksander Nordahl
Instagram : @freedivingnorway
Sites Web : www.ettpust.com / bio.site/ettpust
L'équipement d'Aleksander Nordahl
Kit utilisé par la plupart des photographes professionnels
Appareil
Capturez d'incroyables photos de 45 millions de pixels à une vitesse maximale de 20 im./s. « L'EOS R5 me permet de réaliser des prises de vue sans lumière artificielle, partout où je vais », explique Aleksander. « En Norvège, l'eau est sombre et trouble. Cet appareil photo est le seul qui me permet de créer à ma façon. »
Objectifs
Capturez davantage de détails, même en basse lumière, grâce à ce zoom ultra grand-angle rapide f/2,8 de série L avec stabilisateur d'image à 5 vitesses. « C'est mon objectif préféré et il fonctionne très bien sous l'eau », affirme Aleksander. « Tout est très net et je peux réaliser des prises de vue de paysages ainsi que des gros plans. »
Un objectif ultra grand-angle rapide et abordable, idéal pour le vlogging, les paysages, l'architecture, l'astrophotographie et bien plus encore.
Un objectif petit, léger et abordable proposant une grande ouverture de f/1,8. Il est idéal pour travailler en basse lumière et pour les profondeurs de champ créatives.
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