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Malgré le sérieux des recherches, il n'est pas encore possible de prédire avec certitude les paramètres (lieu, magnitude, temps, épicentre) d'un tremblement de terre. Cependant, un rassemblement de différentes techniques géophysique et géochimique permettrait d'affiner ces recherches. Actuellement, seule la construction anti-sismique est le moyen d'éviter le pire, mais ceci implique une véritable cohésion politique et sociale. Malheureusement, ces domaines encaisseront encore plus d'un choc tellurique avant de réagir.
Des concentrations de radon (désintégration naturelle du radium) comme celle observées durant le tremblement de terre d'Izu-Oshima-Kinkai de magnitude 7 en 1978 semblaient permettre de prédire, conjugués avec d'autres paramètres, un tremblement de terre.
Trappé dans la croûte terrestre dans ses premiers mètres le radon serait expulsé des roches et remonterait à la surface grâce aux micro-fractures provoquées par la variation du stress. A contrario on observe une baisse de l'activité du radon dans la zone de faille avant et pendant le tremblement de terre.
Le niveau du radon commence à s'élever 2 semaines avant un tremblement de terre important, il peut donc représenter un facteur de prédiction. Dans les mêmes conditions, on peut observer l'élévation du dioxyde de carbone, du méthane et de l'hélium.
L'idée d'un indicateur basé sur l'augmentation du radon date des années 1970. 12 stations de surveillance avaient même été déployées entre 1997 et 2000 sur le volcan Pico Alto dans les Açores. Mais la corrélation entre les émissions de radon et les activités sismiques n'ont pas été prouvées sauf dans le cas d'une éruption volcanique sous-marine.
Source: Kauslik Majumbar: a study of fluctuation in radon concentration behavior as an earthquake precursor, Current Science vol. 86, n 9, 10 mai 2004
Y. Caristan, B. Chouet, R. D’Ercole, Th. Staudacher et J. Varet, (sept. 2001 et oct. - nov. 2002) La Gestion du Risque Volcanique aux Etats-Unis, rapport CSERV.
F. Aumento, radon tides on an active volcanic Island (Terceira, Azores) sept 2001, présentation à la 6ème conférence internationale sur les gaz rares.