Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07117.jsonl.gz/299

En 2021, le secteur financier comptait à nouveau parmi les principaux piliers de l'économie suisse. L'ensemble des chaînes de valeur des assureurs et des banques, avec leurs 230 600 emplois à temps plein, a généré une valeur ajoutée brute de 66,7 milliards de francs. Les assureurs en représentent environ 40 pour cent. Les résultats obtenus par BAK Economics montrent que le secteur financier reste l'une des branches les plus productives de l'économie suisse en 2021.
Les entreprises du secteur financier fournissent une multitude de de prestations financières tels que la couverture des risques et l'approvisionnement en monnaie pour les personnes privées et les entreprises, ce qui est indispensable au bon fonctionnement de l'économie. En 2021, les 230 600 employés des assureurs et des banques ont généré une valeur ajoutée brute de 66,7 milliards de francs. Ainsi, 5,5 pour cent des emplois en Suisse étaient directement liés au secteur financier. En termes de valeur ajoutée brute, la part dans l'économie totale est nettement plus élevée (9,4 pour cent), ce qui s'explique par une productivité supérieure à la moyenne. Grâce à l'imposition directe des revenus des salariés et des bénéfices dans le secteur financier, la Confédération, les cantons et les communes ont enregistré des recettes fiscales d'un montant de 9,7 milliards de francs. Cela correspond à 9,7 pour cent des recettes fiscales en Suisse provenant de l'imposition directe des personnes privées et morales.
Fig. 1 : Les effets directs du secteur financier sur l’économie nationale en 2021
Un rôle moteur pour d’autres secteurs
En raison de l'interdépendance économique, les entreprises d'autres secteurs profitent également des activités des assureurs et des banques. Ainsi, la demande de prestations en amont - par exemple pour des services informatiques ou de conseil - entraîne des commandes pour des entreprises tout au long de la chaîne de valeur ajoutée. En outre, le commerce et l'artisanat notamment profitent des dépenses de consommation des employés du secteur financier. Compte tenu de ces effets, le secteur financier a généré en 2021 une valeur ajoutée brute supplémentaire de 25,9 milliards de francs. Au total, 92,6 milliards de francs, soit plus d'un franc de valeur ajoutée sur huit, étaient liés aux activités du secteur financier.
En raison de ces effets multiplicateurs, pour 100 emplois dans le secteur financier, 83 emplois supplémentaires sont créés dans d'autres branches. Ainsi, au total, plus de 422 000 emplois de l'économie suisse sont imputables aux activités du secteur financier.
Par ailleurs, des revenus fiscaux substantiels du secteur public sont associés au secteur financier. Les impôts prélevés par la Confédération, les cantons et les communes qui sont directement ou indirectement en relation avec le secteur financier s'élevaient à 19,9 milliards de francs en 2021, y compris les impôts liés aux marchés financiers. Cela correspond à plus de 13 pour cent du total des recettes fiscales de la Suisse.
Fig. 2 : Effets directs et indirects du secteur financier sur l'économie en 2021
Exigences croissantes en matière de formation
La plus récente édition de l'étude sur le secteur financier suisse a mis l’accent sur la main-d’œuvre de la branche. Son niveau de formation est supérieur à la moyenne par rapport aux autres branches : en 2021, six employés du secteur financier sur dix disposaient d'un diplôme universitaire. Dans les autres branches de l'économie suisse, cette proportion est nettement inférieure (42 pour cent). Il convient de tenir compte du fait qu'entre 2011 et 2021, la part des employés ayant une formation tertiaire a généralement augmenté en Suisse et cela de manière significative.
La concurrence (internationale) autour de la main-d'œuvre rend le recrutement de spécialistes diplômés d'une haute école difficile. En moyenne, les entreprises du secteur financier ont toutefois plus de facilité à occuper leurs postes vacants que celles des secteurs de services ou de l'industrie.
Fig 3 : Main-d’œuvre du secteur financier
Influences contrastées sur les prévisions de croissance
En cette année 2022, la conjoncture est marquée par des développements contradictoires : la levée des mesures contre la pandémie, la guerre en Ukraine, l'inflation et les problèmes liés aux chaînes d'approvisionnement mondiales. En raison d'effets de rattrapage très efficaces, l'économie suisse connaît au total une croissance supérieure à la moyenne en 2022 (2,1 pour cent). Pour 2023, on s'attend à une stagnation (0,2 pour cent), notamment en raison de la pénurie d'énergie et de la perte de pouvoir d'achat.
BAK Economics prévoit une croissance stable de la valeur ajoutée des assureurs suisses malgré des paiements de sinistres plus élevés en raison de l'inflation et attend une croissance stable de 1,4 pour cent pour 2022 et 2023. Pour les années suivantes, jusqu'en 2027, les assureurs devraient continuer à être des moteurs de croissance grâce à la croissance économique et démographique générale. BAK Economics table sur une croissance annuelle moyenne de 2,1 pour cent.
À propos de l'étude
L'étude de BAK Economics sur l'importance du secteur financier suisse pour l'économie nationale paraît chaque année en novembre. Elle est réalisée sur mandat de l'Association Suisse d'Assurances (ASA) et de l'Association suisse des banquiers (ASB). L'accent est mis sur les chiffres clés du secteur financier tels que la création de valeur, les emplois et les recettes fiscales.