Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07180.jsonl.gz/988

DO dans Cancer Cell - Une conversation cellulaire clé
L’étude élabore le travail du groupe du Pr Coukos (publié en 2003) sur le cancer ovarien. Dans le cadre de cette pathologie, la conclusion était que les patientes dont la-les tumeurs étaient infiltrées de cellules immunitaires spécifiques, nommément les lymphocytes T tueurs, ou CD8+, démontraient un meilleur taux de survie. Par la suite, d’autres études livraient le même constat pour d’autres types de cancer.
L’article dans Cancer Cell révèle l’existence d’un circuit d’actions et réactions entre cellules cancéreuses et cellules immunitaires dans tout type de tumeurs. Spécifiquement, deux protéines de signalisation (CCL5 et CXCL9), exprimées respectivement par les deux types de cellule, jouent un rôle prépondérant dans l’inflammation des tumeurs et dans leur infiltration par des cellules du système immunitaire qui en découle.
La recherche du Pr Coukos indique que la présence de cette paire de protéines est un des prérequis absolus au recrutement et à l’infiltration dans les tumeurs de lymphocytes tueurs. Ces protéines sont, de ce fait, des biomarqueurs décisifs qui permettent d’identifier les patients dont les tumeurs seraient infiltrées par des cellules T, et qui seraient les plus réceptives aux immunothérapies.
L’étude a également constaté que les cellules cancéreuses ont la capacité de taire l’expression de la CCL5. Ce mécanisme vient masquer leur présence et péjore naturellement la réaction immunitaire. L’identification de cette faculté mène, à son tour, à des approches thérapeutiques potentielles.