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Objectifs et méthodes
Deux questions de recherche sont traitées: dans quelle mesure les députés évaluent-ils de manière adéquate les préférences de la population en générale, et de leur électorat en particulier, sur des enjeux de politique publique? Pourquoi certains élus sont-ils capables de faire de meilleures estimations que d'autres?
L'hypothèse centrale est que les perceptions, plus ou moins justes, des députes dépendent de l'information dont ils disposent, de leurs propres intérêts partisans et de l'interaction entre information et intérêts.
Pour tester cette hypothèse, le projet confronte les réponses que donnent les élus et un échantillon représentatif de la population suisse à des questions (tout à fait identiques) sur des sujets d'actualité, comme par exemple: faut-il accueillir plus de réfugiés politiques, mieux réguler le secteur bancaire, augmenter l'âge de la retraite, renforcer la surveillance par l'Etat des échanges sur Internet, etc.? La confrontation directe des réponses que donnent les élus, d'une part, et de celles des citoyens, d'autre part, permet de mesurer le degré d'exactitude des perceptions qu'ont les élus de l'opinion publique et, ainsi, de leur aptitude à représenter les intérêts de leurs électeurs.
Contexte social
Ce projet est réalisé dans une période qui se caractérise par la montée du populisme dans plusieurs démocraties occidentales. Il livrera donc ces informations précieuses sur la capacité effective des élites à percevoir correctement les préférences des citoyens. Ces résultats sont importants pour discuter de la qualité de la démocratie représentative.