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Selon une étude internationale avec une participation zurichoise, les planètes rocheuses intérieures se sont formées bien avant les géantes de gaz et de glace.
Publié aujourd’hui à 20h00
Les quatre planètes telluriques internes Mercure, Vénus, la Terre et Mars sont relativement petites et sèches, comparativement à Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune (Photo d’illustration).
AFP PHOTO / DUNLAP INSTITUTE FOR ASTRONOMY & ASTROPHYSICS; MEDIAFARM
Le système solaire s’est constitué en deux étapes, selon une étude internationale avec participation zurichoise. Les planètes rocheuses intérieures se sont formées un demi-million d’années avant les géantes de gaz et de glace.
Ainsi, les quatre planètes telluriques internes Mercure, Vénus, la Terre et Mars sont relativement petites et sèches, comparativement à Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Ces dernières possèdent aussi davantage d’éléments volatils comme l’hélium, l’hydrogène ou le carbone.
Avec des confrères allemands et britanniques, des chercheurs de l’Université et de l’Ecole polytechnique fédéral de Zurich (EPFZ) livrent dans la revue Science une nouvelle explication qui va à l’encontre des modèles établis.
Formation il y a 4,5 milliards d’années
Selon leurs simulations informatiques, les premiers éléments constitutifs des planètes internes se sont formés extrêmement tôt, il y a 4,5 milliards d’années, alors que le système solaire n’était qu’un disque de gaz et de poussières.
Les premiers morceaux d’environ 100 kilomètres étaient composés de cristaux de glace condensée sur des grains de poussière. Mais le disque de gaz contenait également l’isotope radioactif Aluminum-26, qui est venu les réchauffer de l’intérieur, avec la clé la formation de lave, d’eau et de vapeur.
Supplément d’eau
Ensuite, le calme régna pendant un demi-million d’années, a indiqué l’EPFZ dans un communiqué. Une grande partie de l’isotope radioactif avait disparu, ce qui ouvrit la voie aux géantes de gaz et de glace du système solaire externe.
Leur formation a ainsi commencé plus tard, mais a été nettement plus rapide que celle des planètes internes, selon Tim Lichtenberg, de l’Université Oxford, premier auteur de l’étude. Ces dernières ont ensuite grossi à la suite de collisions et d’accumulation de poussières jusqu’à leur taille actuelle.
Ce n’est que dans une phase tardive que la Terre aurait reçu un supplément d’eau en provenance du système solaire externe grâce à la force gravitationnelle de Jupiter. Ces travaux reflètent également les données provenant d’analyse de météorites et d’observations astronomiques, note encore l’EPFZ.