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Sur l'invitation de son frère aîné Roy, Tracy quitte la Californie et rejoint l'île de Komodo, en Indonésie. Pour elle, délaissée par son mari et épuisée par leurs jeunes jumeaux, ce voyage exotique laisse espérer des vacances paradisiaques : une semaine de plongée en compagnie de requins et de raies manta. C'est aussi l'occasion de renouer avec Roy, qui mène une vie chaotique depuis son divorce et s'est éloigné de sa famille. Mais, très vite, la tension monte et Tracy perd pied, submergée par une vague de souvenirs, de rancoeurs et de reproches. Dès lors, un duel s'engage entre eux, et chaque nouvelle immersion dans un monde sous-marin fascinant entraîne une descente de plus en plus violente à l'intérieur d'elle-même, jusqu'à atteindre un point de non-retour.
Avec ce portrait trouble d'une femme en apnée, David Vann confirme son immense talent pour sonder les abysses de l'âme humaine.
Dans une ferme du nord du Wisconsin, Billy Lucas, un petit garçon sensible, grandit
dans l'admiration de son frère aîné James, qui s'efforce de les protéger de la violence
de leur père alcoolique. Heureusement pour eux, leurs voisins Ernie et Rosemary, un
couple sans enfant, les aiment comme leurs fils. Mais James s'engage dans les Marines
et part au Vietnam et Billy se retrouve en première ligne face à son père. Quand James
est porté disparu au combat, c'est son souvenir et son esprit qui soutiennent Billy pendant
les difficiles années de l'adolescence, propices à l'errance et aux tourments. Mais
aussi à l'apprentissage d'une certaine sagesse.
Il existe à New York une rue au nom évocateur : Division Avenue. Elle se situe dans une partie spécifique de Brooklyn, le quartier juif orthodoxe.
C'est là que vit Surie Eckstein, qui peut s'enorgueillir d'avoir vécu une vie bien remplie : mère de dix enfants, elle passe des jours tranquilles avec sa famille. Alors qu'elle pensait être ménopausée, Surie découvre qu'elle est enceinte. C'est un choc. Une grossesse à son âge, et c'est l'ordre du monde qui semble être bouleversé. Surie décide de taire la nouvelle, quitte à mentir à sa famille et à sa communauté. Ce faisant, Surie doit affronter le souvenir de son fils Lipa, lequel avait - lui aussi - gardé le silence sur une part de sa vie. Un secret peut avoir de multiples répercussions : il permettra peut-être à Surie de se réconcilier avec certains pans de son passé.
Avec Division Avenue, Goldie Goldbloom trace le portrait empathique, tendre et saisissant d'une femme à un moment charnière de son existence. Et nous livre un roman teinté d'humour où l'émancipation se fait discrète mais pas moins puissante.
Idaho, 1995. Par une chaude et insouciante journée d'août, Wade, Jenny et leurs deux petites filles, June et May, âgées de six et neuf ans, se rendent dans une clairière de montagne pour ramasser du bois. Se produit alors un drame inimaginable, qui détruit la famille à tout jamais. Neuf ans plus tard, Wade a refait sa vie avec Ann au milieu des paysages sauvages et âpres de l'Idaho. Mais tandis que la mémoire de son mari vacille, Ann devient peu à peu obsédée par le passé de Wade. Déterminée à comprendre cette famille qu'elle n'a jamais connue, elle s'efforce de reconstituer ce qui est arrivé à la première épouse de Wade et à leurs filles.
Dans le 95, qui va de la place Clichy à la porte de Vanves, je me suis souvenue de ce qui m'avait enchaînée à Igor Lorrain. Non pas l'amour, ou n'importe lequel des noms qu'on donne au sentiment, mais la sauvagerie. Il s'est penché et il a dit, tu me reconnais ? J'ai dit, oui et non. Il a souri. Je me suis souvenue aussi qu'autrefois je n'arrivais jamais à lui répondre avec netteté. - Tu t'appelles toujours Hélène Barnèche ? - Oui. - Tu es toujours mariée avec Raoul Barnèche ? - Oui. J'aurais voulu faire une phrase plus longue, mais je n'étais pas capable de le tutoyer. Il avait des cheveux longs poivre et sel, mis en arrière d'une curieuse façon, et un cou empâté. Dans ses yeux, je retrouvais la graine de folie sombre qui m'avait aspirée. Je me suis passée en revue mentalement. Ma coiffure, ma robe et mon gilet, mes mains. Il s'est penché encore pour dire, tu es heureuse ? J'ai dit, oui, et j'ai pensé, quel culot. Il a hoché la tête et pris un petit air attendri, tu es heureuse, bravo.
Sans cesse en mouvement, tirant derrière elle sa valise, la narratrice de ce roman va d'un terminal à l'autre, engage des conversations, s'invente des vies, éternelle voyageuse qui pourtant ne montera jamais dans un de ces avions dont le spectacle l'apaise.
Arrivée à Roissy sans mémoire ni passé, elle y est devenue une « indécelable » - une sans domicile fixe déguisée en passagère -, qui a trouvé refuge dans ce non lieu les englobant tous. S'attachant aux êtres croisés dans cet univers fascinant, où personnels navigants ou au sol côtoient clandestins et laissés-pour-compte, instituant habitudes et rituels comme autant de remparts aux bribes de souvenirs qui l'assaillent et l'épouvantent, la femme sans nom fait corps avec l'immense aérogare.
Mais la bulle de sécurité finit par voler en éclats. Et quand un homme, qui tous les jours vient attendre le vol Rio-Paris - le même qui, des années auparavant, s'est abîmé en mer - tente de l'aborder, elle fuit, effrayée. Comprenant, à sa douceur et à son regard blessé, qu'il ne lui fera aucun mal, elle se laissera pourtant aller à la complicité qui se nouera entre eux.
Magnifique portrait de femme rendue à elle-même à la faveur des émotions qui la traversent, Roissy est un livre polyphonique et puissant, qui interroge l'infinie capacité de l'être humain à renaître à soi et au monde.
Voici quelques mois, Jean François Billeter a perdu Wen, son épouse. Face à ce drame, l'auteur a décidé de faire oeuvre utile, de partager les sentiments qui l'ont traversé et les observations qu'il a pu faire dans cette période agitée. Dans ce récit entre confession et journal de bord, il décrit les "opérations salvatrices" qui se produisent en lui au fil du temps. Mais ces observations ne touchent ni la seule personne de l'auteur, ni celle de son épouse en particulier, mais quiconque se trouve confronté à une telle situation. De tels bouleversements sont riches en enseignements : ils nous apprennent "de quoi nous sommes faits". À la précision de l'observation s'ajoute la clarté du style, dans cet ouvrage qui répond à la nécessité de partager une expérience intime à caractère universel.
Reconnu comme un éminent sinologue, Jean François Billeter a su toucher un vaste public sans rien abandonner de sa rigueur et de son exigence intellectuelle. Les éditions Allia ont publié Chine trois fois muette, Leçons sur Tchouang-tseu, Études sur Tchouang-tseu, Contre François Jullien, Notes sur Tchouang-tseu et la philosophie, Essai sur l'art chinois de l'écriture et ses fondements, Un paradigme, Lichtenberg et Trois essais sur la traduction, enfin Esquisses.
Que s'est-il passé cette nuit-là ?
Secrets, chantages, règlements de compte, faux-semblants... Un véritable cauchemar, mené sur un rythme effréné. Harlan Coben au sommet de son art.
Été 1985 ? New Jersey
Paul Copeland est animateur d'un camp de vacances à la lisière des bois. Une nuit, entraîné par sa petite amie, il abandonne la garde du campement. Quatre jeunes en profitent pour s'éclipser, dont sa sœur, Camille.
On ne les reverra plus. Seuls deux corps seront retrouvés. On attribuera la mort des ados à un tueur en série qui sévissait dans la région.
Vingt ans plus tard
Paul est devenu procureur. Alors qu'il plaide dans une affaire de viol, il est appelé à identifier un corps. Stupéfait, il reconnaît formellement Gil Perez, un des disparus. Pourquoi les parents de Gil s'obstinent-ils à nier son identité ? Et si Gil a été en vie tout ce temps, se pourrait-il que Camille le soit aujourd'hui ?
Bien décidé à faire la lumière sur le drame qui n'a jamais cessé de le ronger, Paul va replonger dans les souvenirs de cette terrible nuit...
Edition enrichie de Bertrand Marchal comportant des chansons et légendes du Valois, une lettre-préface écrite par Gérard de Nerval et un dossier sur le roman.
Voulant fuir Adrienne, belle actrice parisienne, et avec elle le monde illusoire du théâtre, le narrateur, qui n'est autre que Nerval, se tourne vers Sylvie, jeune campagnarde qu'il a jadis aimée. Mais le rêve fait place au désenchantement : le retour à la nature, celle de l'enfance dans le Valois, n'est qu'un mythe, et le grand amour de jeunesse se révèle être uen décevante paysanne. Et si ces deux femmes n'en formaient qu'une, 'deux moitiés d'un seul amour'?
Le récit progresse selon la logique d'une traversée de la mémoire : l'auteur met en scène des souvenirs personnels ('à demi rêvés') et littéraires ; il témoigne d'une véritable érudition tout en faisant l'éloge de la culture populaire. La mémoire collective est pour lui assez vaste pour accueillir la réalité la plus ordinaire comme les mystères les plus sublimes.
Avec cette nouvelle des Filles du feu, Nerval dit adieu aux chimères de la jeunesse et de l'amour idéal. Ce récit poétique, entre romantisme et surréalisme, est déjà une recherche du temps perdu.
Comment caractériser une vie entière ? Les voix qui s'élèvent ici sont celles des habitants du cimetière, qu'on nomme « le champ » dans la petite ville de Paulstadt. À la concision des épitaphes, l'écrivain substitue les mots des défunts. Par un souvenir, une sensation fugace, une anecdote poignante, chacun de ces narrateurs évoque ce que fut son existence.
Au fil de la lecture émerge le portrait d'une bourgade comme tant d'autres, marquée par le retour de la prospérité au mitan du siècle dernier. La vie tourne autour des figures locales : le maire, la fleuriste, le facteur, le curé dévoré par les flammes dans l'incendie de l'église, le marchand de légumes...
Les voix se font écho, s'entrelacent, se contredisent parfois, formant le tableau d'une communauté riche d'individus et de sensibilités différentes. Subtil interprète de l'âme humaine, Robert Seethaler se penche sur leur intimité : les amours naissantes, les amours heureuses, ou moins harmonieuses - quand les fantasmagories de la femme signent pour son époux échec, malheur et drame.
Le plus saisissant dans ce texte est l'émotion qui sourd de chaque histoire : non celle de savoir le protagoniste disparu, mais l'empathie que parvient à susciter l'auteur pour ces êtres si vivants, leurs espoirs, leurs doutes, leurs ambitions, leur solitude.
Le Champ est un livre sur la vie, que Seethaler réussit à dire avec autant de simplicité que de profondeur.
Lorsque, venant du quai par Abercorn Street, à l'angle de celle-ci et d'Oglethorpe j'ai franchi l'entrée principale du Colonial Park Cemetery, le jeudi 28 août 2014, j'ai aussitôt reconnu, parmi d'autres arbres plus communs, ceux qui portaient de petites fleurs roses, en grappes, en même temps que des barbes de mousse particulièrement foisonnantes, et à propos desquels, en me désignant l'un d'entre eux - Regarde comme c'est joli, ça, tu as vu cet arbre ? -, Kate avait ajouté : On dirait un chapeau, un chapeau avec des fleurs.
Deux couples d'enseignants à l'âge de la retraite, amis de longue date, passent leurs vacances dans une maison isolée en pleine forêt. Les uns étaient modestes, les autres mondains, mais l'amour de la littérature, le partage des bonheurs et des épreuves de l'existence ont forgé entre eux un lien aussi indissoluble que nécessaire. Au fil des retours sur le passé, Stegner évoque avec force et émotion le flot de la vie et la puissance du souvenir, tandis que s'invite la promesse de la mort.
En lieu sûr est le dernier roman de Wallace Stegner, figure incontournable de la littérature américaine, dont l'oeuvre maintes fois couronnée (Prix Pulitzer, National Book Award) continue d'influencer d'innombrables héritiers.
Par les auteurs de Et je danse aussi.
Après quatre ans de silence et ce qu'il appelle son " grand malheur ", Pierre-Marie Sotto décide d'écrire à Adeline Parmelan au sujet d'un certain carnet qu'il aurait laissé chez elle. Est-ce un prétexte pour reprendre contact avec celle qu'il n'a jamais oubliée depuis leur rupture ? En ce cas, le moment paraît très mal choisi. Occupée par son prochain déménagement vers le Canada avec l'homme qui partage désormais sa vie, Adeline a bien d'autres projets en tête que de renouer avec lui.
Seulement, c'est sans compter sur le lien indéfectible qui les attache l'un à l'autre. De surprises en confidences, leur correspondance va les entraîner dans un tourbillon inattendu d'émotions.
Dès 1933, Edmund Husserl, d'ascendance juive, se voit rayé de la liste officielle des professeurs d'université. Peu après sa mort, le père Van Breda, alors étudiant à Louvain, rencontre sa veuve en 1938 à Fribourg. Devant la masse de documents qu'il découvre, dont maints inédits et une bibliothèque de plus de 2700 volumes souvent annotés de la main du maître, Van Breda pressent que s'y trouvent les clefs pour retracer la genèse de la phénoménologie. Sa décision est prise : il faut créer un centre d'études dédié à cette oeuvre. Les précieuses archives doivent franchir les frontières du Reich. Van Breda entend coûte que coûte les sauver d'une destruction certaine, par les mêmes moyens dont usent les nazis dans leur entreprise de spoliation. Un périlleux périple commence dans la clandestinité.
Le père franciscain Herman Leo Van Breda (1911-1974) a 27 ans et vient tout juste d'être licencié en philosophie quand il décide de consulter le fonds d'inédits du philosophe Edmund Husserl, disparu quelques mois plus tôt à Fribourg-en-Brisgau. L'ampleur de sa découverte le conduit à fonder en 1939 les Archives Husserl à Louvain. Son action a permis d'assurer le sauvetage de ce monument de la pensée, menacé par la montée du nazisme. Van Breda dirigera cette institution jusqu'à sa mort.
Au soir de son départ à la retraite, monsieur Takewaki s'effondre dans la rue, les bras chargés de fleurs. Il est admis en soins intensifs à l'hôpital. A son chevet se succèdent bientôt médecins, infirmières, amis et proches, les remords autant que les regrets. Mais, bientôt, alors qu'il s'enfonce dans un profond coma, son esprit l'entraîne hors de son corps, dans une échappée belle à la redécouverte de son ancienne vie, à la poursuite des ombres qui ont composé son existence. En dépit de son immobilité forcée, et tandis qu'il perçoit les échos des conversations, il reconstitue peu à peu le sens d'une existence pleine d'émotions, au point de revenir au jour même de sa naissance. Pour renaître, à nouveau.
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Asada Jirô, né à Tokyo en 1951. Disciple de Mishima, il s'engage dans les forces d'autodéfense après le suicide de l'écrivain. Il reçoit en 1997 le prestigieux prix Naoki pour son roman Le Cheminot. Cet écrivain prolifique excelle dans des registres très divers : romans historiques, fictions, nouvelles, essais. Plusieurs de ses romans, dont Le Roman de la Cité interdite - paru aux éditions Picquier - sont des best-sellers.Aux éditions Picquier : Le Cheminot, Le Roman de la Cité Interdite
Graziella, lumineuse apparition au beau milieu d'une nuit de tempête... Le jeune Lamartine ne lui résistera pas. Il a dix-huit ans et découvre l'Italie ; elle est la fille d'un pêcheur de l'île de Procida. Premiers frissons d'amour, serments volés parmi les vignes et les jardins fleuris d'Italie.
Mais le drame couve. Les promesses d'éternité et d'absolu n'effacent pas le poids des conventions.
Bien des années plus tard, le poète se souvient, images obsédantes et cruelles de la déchirure d'un amour pur.
Couverture : Graziella, Jules Joseph Lefebvre (1834-1912) © The Metropolitan Museum of Art, Dist. RMN-Grand Palais/ image of the MMA
Dans sa jeunesse, Simon Leys passa deux ans dans une « cahute » de Hong Kong avec trois amis étudiants - période bénie où « l'étude et la vie ne formaient plus qu'une seule et même entreprise ». C'est en souvenir de ce foyer régi par l'échange et l'émulation, surnommé le « studio de l'inutilité », qu'il a ainsi intitulé le présent recueil d'essais. Tous regardent ses trois domaines de prédilection : la littérature, la Chine, la mer.
Simon Leys s'y laisse aller à la jouissance désintéressée de la littérature. Libre de tout carcan, il partage amours et désamours en matière de lettres, mais toujours en attaquant son sujet par un biais inattendu.
Il y éclaire tour à tour la « belgitude » d'Henri Michaux, la vie personnelle de George Orwell, la genèse de L'Agent secret de Joseph Conrad, ou encore l'amitié entre Albert Camus et Czeslaw Milosz, brosse les portraits de personnalités remarquables et parfois méconnues - du prince de Ligne, « incarnation du xviiie siècle » à Soon Mayling, la femme de Chang-Kai-Shek -, revisite les heures les plus terribles du génocide cambodgien, dont il décrypte chaque rouage, quand il n'épingle pas, en faisant montre d'une réjouissante causticité, les considérations de Barthes sur son voyage en Chine en plein maoïsme triomphant.
Jérônimo, alias Jé ou Jéjé, vit avec sa mère et son père, ainsi qu'avec Claudia, l'employée de maison. Mais depuis quelque temps son grand-père est venu vivre avec eux à la maison. Papi Ga perd un peu la tête, c'est pour cela que Jé l'appelle papi Gaga.
Plusieurs fois par jour Papi Gaga demande, avec beaucoup de nostalgie dans la voix, à Jéjé s'il se souvient de Boa Esperança ? Ce qui a tendance à beaucoup énerver les parents du petit garçon...
Lors d'un week-end les parents de Jé sont invités à un mariage. Claudia doit rester s'occuper du grand-père et de Jéjé mais cela ne l'enchante guère. Elle finit d'ailleurs par les laisser...
Abandonnés mais heureux, les deux compères décident alors de partir en train pour Boa Esperança...
L'auteur: Marcia Abreu est une auteure brésilienne. En 2011, elle remporte le prix Jabuti pour un ouvrage sur la lecture et la littérature brésilienne. Elle est directrice de la maison d'édition UNICAMP, au Brésil.
L'illustratrice : Lalalimola est le pseudonyme de l'illustratrice espagnole Sandra Navarro. Elle a été sélectionnée en 2019 pour la 61e Exposition de la Société des Illustrateurs à New-York et par l'exposition des Illustrateurs à la foire du livre de Bologne en 2016.
"Je me suis assis pour écrire et je peux, à travers la vie et la mort de mon père, comprendre le monde, regarder en face ce qu'il y a de bon et de mauvais en moi, regarder en face la vie et la mort, la décadence et la prospérité de toutes choses, l'eau tarie du fleuve, les feuilles mortes, regarder en face, à travers ma propre vie, la disparition et la renaissance, la renaissance et la disparition de tout ce qui vit."
Marcel Proust se souvient de ses lectures d'enfant - celles faites au coin du feu, lové dans un fauteuil, et que personne ne venait déranger. Celles, encore, faites la nuit, lorsqu'il lui était impossible de quitter ses héros. Selon Proust, la lecture doit toute la vie rester un acte magique, une source d'émotion.
Véritable clé pour lire et comprendre À la recherche du temps perdu, ce texte, qui servit de préface à la traduction de Sésame et les lys de Ruskin, met déjà en place ce qui deviendra la poétique proustienne.
Été 1976 sur l'Atlantique.
Deux enfants rêvent de pays lointains.
Marin a treize ans et Lisa dix.
Marin raconte le sable qui brûle et autre chose qu'il ne saurait dire quand il regarde Lisa et la mère de Lisa, une ancienne Miss Pontaillac.
Heureusement oncle Abel est là qui veille en douce et monsieur Archibouleau avec ses gros muscles. Et monsieur Maxence qui écoute la météo marine. Et les parties de pêche, les complets poisson, l'odeur des citronniers, heureusement.
Les parents sont si décevants.
Les coeurs s'écorchent. L'enfance se consume.
Un jour Lisa saura nager le dos crawlé.
Partez à la rencontre de la famille Turner : treize frères et sœurs qui se chamaillent et qui s'aiment passionnément. Unanimement salué par la critique, La Maison des Turner inaugure le renouveau du grand roman américain.
Rentrée littéraire 2017
Cela fait plus de cinquante ans que la famille Turner habite Yarrow Street, rue paisible d'un quartier pauvre de Detroit. La maison a vu la naissance des treize enfants et d'une foule de petits-enfants, mais aussi la déchéance de la ville et la mort du père.
Quand Viola, la matriarche, tombe malade, les enfants Turner reviennent pour décider du sort de la maison qui n'a désormais plus aucune valeur, la crise des subprimes étant passée par là.
/> Garder la maison pour ne pas oublier le passé ou la vendre et aller de l'avant ? Face à ce choix, tous les Turner, de Cha-Cha, le grand frère et désormais chef de famille, à Lelah, la petite dernière, se réunissent. Et s'il fallait chercher dans les secrets et la mythologie familiale pour trouver la clef de l'avenir des Turner et de leur maison ?
" Á lire absolument ! Un roman aussi drôle qu'émouvant. "
Booklist
" Un premier roman d'une la maturité exceptionnelle. Un roman fort et mémorable. Flournoy nous plonge au cœur de la famille Turner qu'on a l'impression de connaître encore mieux que notre propre famille. "
The New York Times Review of Books
" Un premier roman élégant et maîtrisé. "
The Washington Post
" Le premier roman épatant d'Angela Flournoy renouvelle le genre du " grand roman américain ", il traite de tous les thèmes chers au pays : la famille, les maisons, l'argent, les fantômes et le deuil ".
NPR
Un roman pétillant et touchant, mené par une héroine irrésistible, qui se penche sur la famille et les détours improbables que peut prendre la vie.
Après avoir fait preuve d'un comportement pour le moins étrange, Howard Young, éminent professeur d'histoire, vient d'être diagnostiqué comme souffrant de la maladie d'Alzheimer.
Quand sa femme demande l'aide de leur fille Ruth, celle-ci s'installe dans la maison parentale pour une année. À trente ans, en proie à ses propres doutes et confrontée à une vie qui ne ressemble pas à ce qu'elle avait imaginé, Ruth se retrouve plongée dans le joyeux chaos qui règne au sein de la famille : entre les rares moments de lucidité de son père et le
/> comportement erratique de sa mère, la situation s'annonce plus compliquée que prévu.
Un premier roman aussi frais qu'original, parsemé d'anecdotes loufoques, d'humour et d'humanité.
À Hélène, oui, c'est bien à Sarah Helen Whitman que Edgar Allan Poe dédie ce poème, à celle qui, bientôt et pour un temps très bref, deviendra sa fiancée. C'est aussi le premier poème de Poe traduit par Stéphane Mallarmé en français, lui qui dit avoir appris l'anglais pour mieux approcher le génie de l'écrivain. Tout le propos de ce texte grandiose, de la plume d'une personne qui a aimé l'oeuvre avant d'aimer l'homme, tient à cette question de la perception que l'on a des êtres et des choses. Ce magnifique portrait biographique entend répondre aux critiques féroces formulées à son encontre par Rufus Wilmot Griswold et largement colportées ensuite par les journaux, de part et d'autre de l'Atlantique. À l'inverse d'un démontage en règle, il serait plutôt un contre-témoignage authentique qui laisse apparaître un homme extrêmement raffiné et une oeuvre sans égale. Tous s'accordent en tout cas sur le magnétisme de cette personnalité hors du commun.Enrichi d'anecdotes, ce portrait délivre au lecteur des clefs pour sonder le mystère de l'homme et de son oeuvre sans jamais en altérer la puissance suggestive. À travers lui, c'est aussi le talent de l'auteur qui éclate, cette femme dont la connaissance fine de l'oeuvre n'a d'égaux que le respect et l'estime profonde portée à l'homme lui-même.