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NOX ORAE
Les rares images de Kikagaku Moyo montrent des individus en habits de lin avec des instruments, assis en tailleur dans une forêt. Cette posture rappelle à notre mémoire collective le moment où John Lennon partait en vrille ou celui où Claude Maurice Marcel Vorilhon arrêtait la folk pour devenir Raël, soit le début du « baba-coolisme ». Fort heureusement, Kikagaku Moyo, qu’on traduira par « Ainsi peut la science », ne vous vendront pas leur «miel bio mais vous feront planer avec leur rock psychédélique et improvisé qui incorpore des éléments de la musique indienne, du kraut rock et de la folk. Originaires de Tokyo, ces Japonais semblent débarquer de la fin des années 60. On nous informe que « leur musique parle de la liberté de l'esprit et du corps, et de la construction d'un pont entre le surnaturel et le présent. » et que Kikagaku Moyo joue de la musique « pour enflammer votre âme et favoriser l'euphorie ». Et s’ils avaient réellement voyagé dans le temps en traversant ce faisceau lumineux en 1967 qu’ils avaient eux-mêmes incanté ?