Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07020.jsonl.gz/682

Résiné (vin)
Dès le IIIe siècle, les Romains abandonnèrent les amphores au profit de la tonnellerie en bois, de plus grande capacité, plus facile à manipuler et moins fragile. Les tonneaux ne nécessitaient plus ce revêtement intérieur de résine, ce qui fit gagner du temps et des économies aux vinificateurs.
En Grèce, pays riche en forêts de pins, on continua toutefois à avoir recours à la résine pour renforcer le goût du vin et améliorer sa conservation. La forme moderne du vin résiné grec se nomme «retsina». Il s'agit d'un vin ordinaire, blanc et rosé, vinifié de manière traditionnelle. On ajoute cependant au moût un peu de résine de pin ou de lentisque (arbrisseau du Moyen-Orient, genre de pistachier), dont les parties solides seront écartées au premier soutirage. Il se consomme toujours une grande quantité de retsina dans le centre et le Sud de la Grèce où les consommateurs, surtout les paysans, préfèrent ce vin au goût prononcé de résine.
En dehors de la Grèce et de Chypre, on ne retrouve pas du vin résiné. De toute manière, il faut considérer le retsina en tant que tradition locale réservée avant tout aux milieux ruraux, ne permettant pas la création de grands vins. Le retsina d'aujourd'hui est devenu beaucoup plus fin. Les visiteurs étrangers aiment à goûter ce vin à la saveur relevée. Lorsque le vin retsina est de couleur rouge plus soutenue, il prend le nom de "kokinelli".