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Le président américain doit continuer à affronter les soupçons selon lesquels la Russie se serait ingérée dans la campagne électorale afin de favoriser sa victoire. Ici des poupées russes à l'effigie de Donald Trump et de Vladimir Poutine (archives).
KEYSTONE/AP/DMITRI LOVETSKY(sda-ats)
Donald Trump a décidé de mettre en place un "conseil de guerre". L'entité fera face aux questions suscitées par l'enquête concernant les liens entre certains responsables de son équipe de campagne et la Russie.
Une source proche de la Maison Blanche a expliqué que l'administration Trump avait besoin d'une nouvelle structure pour faire face à "la nouvelle réalité". Le département de la Justice a désigné un procureur spécial, Robert Mueller, pour poursuivre les investigations entamées par le FBI.
La présidence américaine doit aussi composer avec une multiplication des fuites relayées par la presse. La tendance s'est accentuée depuis que Donald Trump a décidé de limoger James Comey, le directeur du FBI dont les services enquêtaient sur les liens entre l'entourage de Trump et Moscou.
"Ils ont besoin d'une nouvelle structure qui leur permette de rester concentrés" tout en "menant une véritable réplique face à ces attaques et ces fuites". La structure actuelle ne permet pas d'imposer son propre calendrier, a précisé cette source.
Des noms
Cette contre-offensive de l'équipe Trump impliquera son gendre et conseiller spécial Jared Kushner. L'idéologue d'extrême droite Steve Bannon, à l'origine des orientations populistes de la campagne électorale de l'homme d'affaires en fera aussi partie.
Lui et Reince Priebus, le secrétaire général de la Maison blanche, ont d'ailleurs travaillé toute la semaine à jeter les bases de cette contre-attaque, a précisé Sarah Sanders, porte-parole de la présidence.
Corey Lewandovski, ancien conseiller de campagne de Trump, devrait également faire partie de la cellule de crise et pourrait rejoindre la Maison Blanche dès la semaine prochaine, selon NBC News et le Washington Post.
Les mêmes médias ont rapporté jeudi que Jared Kushner, qui a rencontré plusieurs responsables russes au cours de la campagne, était désormais dans le viseur des enquêteurs du FBI. Il s'agit du premier membre de l'équipe présidentielle à être ainsi ciblé par l'agence fédérale.
"Succès"
Le milliardaire doit continuer à affronter les soupçons selon lesquels la Russie se serait ingérée dans la campagne électorale afin de favoriser sa victoire. Le candidat républicain était perçu par le Kremlin comme plus réceptif aux intérêts russes.
Donald Trump effectue actuellement une tournée à l'étranger, dont un sommet de l'OTAN et une participation au G7 en Sicile, qui lui a permis de s'éloigner de Washington où se poursuivent les critiques à l'égard de sa présidence. Un voyage de neuf jours au Proche-Orient et en Europe qualifié d'"incroyable succès" par Sarah Sanders.
ATS