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En ces premières années du XXIe siècle, le monde présente de nombreux signes de dérèglement. Dérèglement intellectuel, caractérisé par un déchaînement des affirmations identitaires qui rend difficiles toute coexistence harmonieuse et tout véritable débat. Dérèglement économique et financier, qui entraîne la planète entière dans une zone de turbulences aux conséquences imprévisibles, et qui est lui-même le symptôme d'une perturbation de notre système de valeurs. Dérèglement climatique, qui résulte d'une longue pratique de l'irresponsabilité... L'humanité aurait-elle atteint son seuil d'incompétence morale ? Dans cet essai ample, l'auteur cherche à comprendre comment on en est arrivé là et comment on pourrait s'en sortir. Pour lui, le dérèglement du monde tient moins à une guerre des civilisations qu'à l'épuisement simultané de toutes nos civilisations, et notamment des deux ensembles culturels dont il se réclame lui-même, à savoir l'Occident et le Monde arabe. Le premier, peu fidèle à ses propres valeurs ; le second, enfermé dans une impasse historique. Un diagnostic inquiétant, mais qui débouche sur une note d'espoir : la période tumultueuse où nous entrons pourrait nous amener à élaborer une vision enfin adulte de nos appartenances, de nos croyances, de nos différences, et du destin de la planète qui nous est commune.
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50 fiches pour comprendre la science politique permet à l'étudiant de maîtriser les concepts principaux de la science politique et de comprendre la construction et les particularités de la démocratie contemporaine.
Après plus d'un siècle d'esclavagisme suivi d'une colonisation qui ont fait émerger les valeurs occidentales, comment l'Afrique noire peut-elle se reconstruire, comment l'être noir a-t-il les moyens de recouvrer son identité ? À ces questions existentielles et fondamentales, l'avenir de tout un continent dépend des réponses qui y seront apportées.
@2@" L'image que les médias donnent de l'Afrique ne correspond en aucune façon à la réalité. Elle vise surtout à faire honte à chaque Nègre de sa mémoire et de son identité. Ce n'est pas acceptable et la prise de parole est un impératif moral pour tous ceux qui ont la possibilité de se faire entendre. Les textes réunis dans cet ouvrage sont nés du désir de dire, en tant qu'intellectuel africain, ma part de vérité.Outre des hommages à Cheikh Anta Diop et Mongo Beti, sont abordés ici des sujets aussi variés que le dilemme de l'écrivain coincé entre deux langues, le naufrage du Joola au Sénégal, les nouveaux flux migratoires vers l'Europe ou les défis culturels de la globalisation. Une place importante est accordée au génocide des Tutsi du Rwanda que trop de gens cherchent encore à nier. J'ai mis l'accent sur l'implication de l'état français parce que sa responsabilité dans cette tragédie, via François Mitterrand, est aussi évidente - les faits ne manquent pas pour l'étayer : que mal connue ou acceptée. Projeter le regard au-delà du miroir, c'est essayer de montrer quels mensonges se dissimulent sous tant de lieux communs proférés au sujet de l'Afrique. C'est surtout tirer la sonnette d'alarme, car on voit bien quel inquiétant projet politique se profile derrière la négrophobie triomphante. "@3@
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Depuis plusieurs années, David Van Reybrouck, auteur de Congo, Une histoire (Prix Médicis Essai 2012) s'intéresse de près à la vie politique de son pays, la Belgique, et notamment à la question de la participation des citoyens à la gestion du pays. Et si c'étaient les élections qui mettaient en péril la démocratie? Ses réflexions ainsi que les solutions qu'il propose tombent à pic au moment où l'on prépare en France les élections municipales.
Si Bernard Durey a voulu associer à son livre Chantal Couzinet et Philippe Costes, tous deux éducateurs spécialisés talentueux, c'est dans la volonté de relier. Relier d'une génération à une autre, relier ou comparer ce qu'il en est du corps terrestre et du corps humain. Tenter de comprendre avant d'agir et tirer les enseignements de l'expérience. Cette démarche concourt à mettre en évidence toute l'importance du "toucher" dans la rencontre entre humains et tout l'intérêt à masser les personnes en difficulté dans une relation "corps et parole". Atteindre les âmes en prenant soin des corps, tous trois nous disent les "pourquoi" et les "comment" dans le respect de l'autre, ce qui fait le centre de l'ouvrage.
Début 2011, première onde de choc dans le monde arabe. Le peuple se révolte pour se libérer du joug des dictateurs. Du Maroc au Yémen, en passant par l'Algérie et la Syrie, les événements se succèdent à un rythme soutenu : fuite du président tunisien Ben Ali, procès de Hosni Moubarak en égypte, mort de Kadhafi en Libye, démission de Saleh au Yémen...
Depuis, les élections libres en Tunisie, en égypte et au Maroc ont profité aux islamistes. C'est le deuxième choc du printemps arabe : ceux qui apparaissaient hier comme des forces rétrogrades sont désormais perçus comme une alternative crédible et, pour les Occidentaux, comme un moindre mal étant donné l'anarchie potentielle et la radicalité des autres forces en présence. Partout, l'avenir inquiète.
Pour chacun des 22 pays de la Ligue arabe, l'auteur expose les rapports de force entre les tribus, les islamistes et les militaires. Une vision de l'intérieur absolument unique qui donne les clés pour décrypter l'actualité, particulièrement tragique aujourd'hui.
Sous la forme d'une lettre posthume à son grand-père, entree de récits plus proches du reportage, Delphine Minoui raconte ses années iraniennes, de 1997 à 2009. Au fil de cette missive où passé et présent s'entrechoquent, la journaliste franco-iranienne porte un regard neuf et subtil sur son pays d'origine, à la fois rêvé et redouté, tiraillé entre ouverture et repli sur lui-même. Avec elle, on s'infiltre dans les soirées interdites de Téhéran, on pénètre dans l'intimité des mollahs et des miliciens bassidjis, on plonge dans le labyrinthe des services de sécurité, on suit les espoirs et les déceptions du peuple, aux côtés de sa grand-mère Mamani, son amie Niloufar ou la jeune étudiante Sepideh. La société iranienne dans laquelle se fond l'histoire personnelle de la reporter n'a jamais été décrite avec tant de beauté et d'émotion.De mère française et de père iranien, Delphine Minoui est lauréate du prix Albert Londres 2006 pour ses reportages en Iran et en Irak. Elle est grand-reporter, correspondante du Figaro au Moyen-Orient. Après Téhéran et Beyrouth, elle vit aujourd'hui au Caire. Elle est également l'auteur des Pintades à Téhéran (Jacob Duvernet), de Moi, Nojoud, dix ans, divorcée (Michel Lafon), et de Tripoliwood (Grasset).
Comment survivre à la mort d'un enfant ? à l'assassinat d'un mari ?
Où trouve-t-on la force de traverser la Manche à la nage quand, comme Philippe Croizon, on a été amputé des quatre membres ?
Comment faire à nouveau confiance, à soi-même et aux autres, quand on a perdu la mémoire ou été mis sur le trottoir à dix-sept ans ?
à quelles ressources fait-on appel pour reconquérir sa liberté quand on a été dépendant pendant vingt ans ?
Où puiser l'énergie de rebondir quand on s'est retrouvé à terre, à bout de forces ?
Maya Lebas est allée à la rencontre de ces hommes et de ces femmes, illustres ou inconnus, ayant surmonté des épreuves qui auraient dú les briser. Ces seize résilients lui ont raconté l'instant décisif où tout a basculé, la disparition des repères, la vie qui n'a plus de sens. Mais ils lui ont dit aussi la lente ascension après la chute, les mains tendues, les lueurs d'espoir et les prises de conscience. Et puis le moment où ils ont réussi à se relever, et à se réinventer, plus forts.
Maya Lebas a été journaliste au Figaro et a ensuite collaboré à La Tribune, L'Express... Elle se passionne pour les destinées hors normes, les gens qui sortent du cadre, les sujets de santé et de société.
La Corée du Nord est le pays le plus haï, mais aussi le plus mal connu de la planète.
Comprendre les ressorts d'un système totalitaire sans équivalent par son monolithisme idéologique, l'inscrire dans son espace et dans son temps pour en saisir l'ancrage et décrypter le fonctionnement d'une économie émergente, de facto de marché : tel est l'objet de ce livre.
La Corée du Nord est le fruit d'une histoire disputée : colonisée par le Japon (1910 1945) puis divisée par les états-Unis et l'URSS en 1945, partition entérinée trois ans plus tard et contestée par une guerre fratricide (1950-1953), et restée depuis sans traité de paix.
Kim Il Sung au pouvoir a élevé la lutte de libération au rang de récit fondateur et organisé le pays sur le modèle d'une unité de guérilla, entretenant la population dans une mentalité d'assiégé permanent. La résilience de cet 'état-guérilla' est sans doute à chercher moins dans son caractère stalinien que dans un nationalisme invétéré.
La Corée du Nord évolue néanmoins vers une économie hybride, où la frontière entre secteur public et initiative privée est de plus en plus floue et qui génère de profondes mutations sociales.
Cette évolution interne a pour toile de fond des enjeux géostratégiques : les risques entraînés par les ambitions nucléaires de Pyongyang, les visées hégémoniques du puissant voisin chinois et le retour de la Russie dans le Grand Jeu diplomatique.