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La création d'un poste de défenseur du droit des animaux, comme le demande une initiative populaire, sera soumise aux urnes. Après le gouvernement et la Chambre basse, la Chambre haute a rejeté cette idée mercredi.Ce contenu a été publié le 09 septembre 2009 - 11:36
Déposée en juillet 2007, l'initiative «contre les mauvais traitements envers les animaux et pour une meilleure protection juridique de ces derniers» passera devant le peuple, probablement l'an prochain. C'est la cinquième fois que l'idée d'instaurer un défenseur des animaux au niveau fédéral est discutée en Suisse.
«Le Parlement fait une erreur politique profonde en sous-estimant l'importance de ce sujet», a soutenu en vain l'écologiste Luc Recordon (VD). Avec une minorité de défenseurs des animaux, il a souligné que la Suisse était bien équipée en la matière, mais qu'il existait un important déficit lorsqu'il était question d'appliquer les lois relatives à la protection des animaux.
En face, les opposants à l'initiative et la ministre de l'économie Doris Leuthard ont fait valoir que l'arsenal législatif était suffisant et qu'il n'était pas nécessaire d'intervenir une nouvelle fois dans la souveraineté des cantons.
Actuellement, le code de procédure pénale donne en effet aux cantons la possibilité de nommer un avocat. Pionnier en la matière, Zurich dispose depuis 1991 d'un avocat des animaux. A St-Gall, cette fonction est exercée par le Département de l'économie publique. A Berne, l'association cantonale des organisations de protection des animaux peut se porter partie plaignante. Aucun pays voisin ne connaît ce système.
swissinfo.ch et les agences
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