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Le site du «Palazzo del lavoro» se trouve dans une partie à développement de la ville, comme on peut le constater dans les analyses urbaines. Proche de nombreuses connexions dont l’autoroute, la gare, le tram, et de nombreux arrêts de bus. Le «palais du travail» fut un pôle important durant l’exposition d’Italia 61. Le projet propose une fonction de pépinière d’entreprises/surface administrative en lien avec le futur projet de la tour régionale et du développement économique de la ville de Turin avec la liaison Lyon-Turin, derniers chaînons dans la nouvelle poche économique européenne. À l’image de la forêt de poteaux dans laquelle prend lieu le projet, le bâtiment serait constitué de services/commerce au rez qui alimenterait comme des racines la production des surfaces administratives des étages supérieurs.
Le projet s’insère dans l’existant avec le plus grand respect. La forme est une réinterprétation de l’intervention de Gio Ponti. Le bâtiment a été traité comme une masse pleine de laquelle on enlève de la matière. L’espace qui découle de ce jeu entre plein et vide provient des relations entre les éléments de l’existant (poteaux, poutres) tout en créant une hiérarchie dans l’espace tampon ainsi conceptualisé. L’étude de Gio Ponti a fait naitre l’idée d’une architecture prismatique.
La structure est basée sur la trame secondaire du « Palazzo del lavoro », celle qui est liée à l’échelle humaine et non celle à l’échelle de l’enveloppe. Les dalles reprennent les niveaux existants, tout en prenant soin dans le détail d’afficher leur apposition ultérieure, ceci afin de montrer la possibilité de retirer le projet en laissant l’édifice intact. Le détail est exprimé par un joint lumineux au niveau de la galerie. La clôture du projet est une réinterprétation de l’ornement par la structure, cela découle de l’ambiance ressentie comme telle dans le projet de Nervi.
La matérialité du projet essaie de reprendre les mêmes assemblages que dans le projet initial, dalle et poteaux en béton, enveloppe en acier, sol en marbre. Le jour le projet s’efface par reflet pour laisser place au bâtiment, ceci permet aussi d’éviter des problèmes de vis-à-vis, la nuit la structure devient visible, ceci est aussi un parallèle au « Palazzo del lavoro » qui lui aussi possède cette expression nocturne de l’ossature.