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Auteur d'un doublé en Allemagne (3-3) en octobre, Mario Gavranovic a été logiquement appelé par Vladimir Petkovic pour le rassemblement de novembre. Mais son histoire avec l'équipe de Suisse est faite d'intermittences.
L'international Mario Gavranovic a bientôt dix ans. C'est en mars 2011, lors d'un match de qualification à l'Euro 2012 en Bulgarie (0-0) que le Tessinois est pour la première fois apparu sous le maillot suisse, lancé alors par Ottmar Hitzfeld pour remplacer Marco Streller.
De cette époque, en sélection, il ne reste plus que Xherdan Shaqiri (absent ce jour-là) et lui. A bientôt 31 ans, il est l'un des doyens de l'équipe nationale (seul Yann Sommer est plus âgé). Mais il ne compte que 25 sélections.
«J'ai notamment eu une blessure grave (réd: une rupture du ligament croisé à l'entraînement en plein Mondial 2014), explique-t-il. Et puis, il y a eu des moments où je n'étais pas au top, où je ne pouvais pas être candidat à une sélection. Mais cela ne sert à rien de se poser trop de questions. Moi, je suis content de ma forme actuelle.»
Et il peut l'être: avec le Dinamo Zagreb, il a déjà inscrit neuf buts depuis le début de saison et est le meilleur buteur du championnat de Croatie, avec encore un doublé le week-end dernier contre Istra.
Petkovic l'a préféré à Itten et Ajeti
Cela vient s'ajouter à ses trois réalisations en équipe de Suisse au mois d'octobre. Contre la Croatie (défaite 2-1) à Saint-Gall, mais surtout avec un doublé lors du 3-3 en Allemagne.
De quoi retrouver la sélection avec une certaine assurance: «Ce n'est pas sur un match que l'on peut changer de rôle, élude le buteur. C'est clair que c'était une belle prestation, avec des buts importants contre un adversaire de haut niveau. Mais ma façon de voir les choses, de raisonner n'évolue pas après un seul match.»
Sauf que par la force des choses, sa performance de Cologne a convaincu Vladimir Petkovic. Deux de ses concurrents directs, Cedric Itten et Albian Ajeti, n'ont en effet pas été retenus par le Mister, lequel ne cesse pourtant d'insister sur la nécessité de concrétiser les situations de but.
«C'est clair que si l'on veut battre des équipes aussi fortes que celles que l'on affronte en Ligue des nations, il faut être concret devant le but, acquiesce Gavranovic. Car les grandes équipes arrivent à profiter des petites erreurs. Nous, nous pouvons nous améliorer là-dessus.»
En Allemagne, pour y parvenir, Petkovic avait choisi d'aligner deux attaquants de surface, avec Haris Seferovic et lui. Une réussite: «Je me suis très bien trouvé avec Haris, confirme-t-il. Lui est plus grand et peut très bien garder le ballon. Quand tu joues à deux devant, tu as la possibilité d'en avoir un qui cherche les espaces et l'autre qui occupe les défenseurs.»
Partie remise cette semaine, histoire de s'installer confortablement dans cette sélection?