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13/12/2012
Le mépris érigé en dogme politique
Citation de la Tribune de ce jour:
"Le débat sur l'adoption d'enfants par les couples de même sexe a donné lieu à des passes d'armes plutôt animées ce matin au National. Certains propos tenus à la tribune ont choqué.
Oskar Freysinger (UDC), rapporteur de la minorité de la commission qui refusait totalement l'idée d'une adoption, a fait l'apologie du «binôme père et mère qui est essentiel à la construction de l'identité de l'enfant». Pour le Valaisan, seule la famille traditionnelle avec un père et une mère, offre des conditions harmonieuses de développement à un enfant: «Déjà qu'une grande partie de l'éducation et de l'enseignement relève des femmes, comment un garçon qui n'a pas de père pourrait-il trouver un modèle et construire son identité masculine?»
Le Genevois Antonio Hodgers (Verts) le questionne alors: «Monsieur Freysinger, moi je n'ai pas eu de père dans mon enfance. Considérez-vous que j'ai des problèmes d'identité?»
Oskar Freysinger lance alors une réponse sonore: «Oui!...» Et de considérer son interlocuteur d'un large sourire sans rien ajouter."
L'UDC nous a habitués à de constants écarts de langage teintés de mépris et d'irrespect. S'agissant d'un débat aussi fondamental, dont les conclusions sont enfin favorables aux couples homoparentaux, les moqueries et la morgue affichées par un candidat au Conseil d'Etat valaisan et un enseignant dont le rôle est de transmettre des valeurs, sont édifiantes quant à la qualité et à la profondeur de raisonnement des représentants de ce parti. Quant on sait que Antonio Hodgers a été élevé par sa mère suite à l'assassinat de son père par la junte argentine, il y a de quoi frémir.