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Une jeune femme prévenue d'infanticide en Gruyère
Le Ministère public vient de clore l'instruction sur l'infanticide d'une petite fille de 2 ans, perpétré en 2018 à Vuadens. La compagne du père est prévenue d'assassinat. Elle a toujours soutenu qu'elle était innocente.
SZ
Le Ministère public a clos l’instruction ouverte suite à la découverte du corps sans vie d’une petite fille au domicile de son père, dans le district de la Gruyère, à Vuadens, le 11 novembre 2018. Prévenue d’assassinat, subsidiairement de meurtre, la compagne de ce derniera été renvoyée devant le Tribunal pénal de l’arrondissement de la Gruyère, par acte d’accusation du 7 décembre 2021, communique le Ministère public. Le Procureur général adjoint soutiendra l’accusation.
Le dimanche 11 novembre 2018 au réveil, le corps sans vie d’une petite fille de 2 ans a été retrouvé par son père au domicile de ce dernier dans le district de la Gruyère. Celui-ci accueillait sa fille chez lui durant le week-end dans le cadre de l’exercice du droit de garde qu’il exerçait depuis sa séparation avec la mère de l’enfant.
Accident écarté
L’autopsie a permis de mettre en évidence de multiples traumatismes au niveau de la tête, du cou, du tronc et des membres, un œdème cérébral, une fracture à la base du crâne et des signes d’étouffement. La cause du décès est une asphyxie mécanique. Les lésions d’aspect frais et contus sont directement évocatrices de l’intervention d’un tiers. Ces dernières ne sont pas compatibles avec la chute d’un lit à étage.
Les investigations se sont dirigées vers la nouvelle compagne du père, avec lequel elle faisait ménage commun. L’instruction a permis de déterminer que la compagne était seule au domicile avec la petite fille durant une partie de la nuit précédent sa mort. L’acte d’accusation retient que, confrontée à l’enfant qui s’était manifestée au milieu de la nuit, la compagne n’était alors pas parvenue à se maîtriser et elle s’en était prise à elle, en l’empêchant notamment de respirer, provoquant de ce fait les lésions ayant conduit à la mort. Sur les mobiles du crime, l’enquête a notamment révélé que la relation de la compagne avec le père souffrait de la présence de l’enfant, l’empêchant de réaliser certains projets, et que des soucis d’ordre financier étaient également venus s’ajouter à la situation.
La compagne, qui bénéficie de la présomption d’innocence, a toujours soutenu qu’elle était innocente et qu’elle n’était pas impliquée dans le décès de l’enfant. En lien avec les événements survenus le 11 novembre 2018, la précitée est prévenue d’assassinat subsidiairement de meurtre. Arrêtée le 22 novembre 2018, elle a été maintenue en détention jusqu’à ce jour.