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Washington - L'opposante birmane Aung San Suu Kyi, dissidente la plus célèbre du monde, détenue pendant 15 des 21 dernières années, a fêté ses 65 ans en résidence surveillée. Les appels à sa libération, dont celui du président américain, se sont multipliés à travers le monde.
Unique prix Nobel de la paix à être privé de liberté, Mme Suu Kyi a été au coeur de petites manifestations aux quatre coins de la planète, signe de la fidélité de ses partisans en dépit d'un poids politique en déclin.
En Birmanie même, environ 400 de ses partisans ont organisé samedi une fête en son honneur et en son absence, la "Dame" de Rangoun ne pouvant quitter sa demeure familiale délabrée. Le pays est gouverné par des généraux depuis 1962.
Dès vendredi, le président américain Barack Obama a appelé "le gouvernement birman à libérer Aung San Suu Kyi et tous les prisonniers politiques immédiatement et sans condition et leur permettre de construire une Birmanie plus stable et plus prospère qui respecte les droits de ses citoyens".
Samedi, le premier ministre britannique David Cameron a promis de "faire tout ce qu'il peut" pour mettre fin à "l'injustice" que représente la détention de Mme Suu Kyi.
En mai 2009, Mme Suu Kyi attendait sa libération lorsqu'un illuminé américain s'est introduit à son domicile après avoir traversé un lac de Rangoun à la nage. En août dernier, elle avait été condamnée à 18 mois supplémentaires de résidence surveillée, ne devenant libérable qu'en fin d'année.
ATS