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Ce haut vase tubulaire, dont l’ouverture est conçue comme une base, constitue la partie inférieure d’une « effigie funéraire ». Celle-ci devait autrefois être composée d’une statuette anthropomorphe ou d’un cavalier de terre cuite fixé au sommet du pseudo-calice, endossant dès lors le rôle de piédestal. Des cénotaphes tels que celui-ci, malheureusement fragmentaire, marquaient l’emplacement de centaines de sépultures réunies dans les nécropoles du système de Bura Asinda-Sikka, aux environs de Niamey. D’autres formes de récipients renversés supportaient les statuettes commémoratives des défunts, mais les modèles oblongs sont, par leur taille, les plus impressionnants. Chapeautées de sculptures anthropomorphes, ces effigies de terre cuite plantées dans le sol devaient sembler grandeur nature. Parfois, l’élément inférieur, c’est-à-dire le calice renversé, adopte des traits naturalistes, évoquant un visage. Dans le cas présent, l’abstraction des motifs qui couvrent la surface domine. Ainsi, outre la silhouette phalliforme de cette terre cuite cylindrique, une oreille stylisée est modelée en léger relief sur le côté droit, mais absente sur le côté gauche. Seul un pan central de la jarre est orné d’un réseau complexe de motifs linéaires disposés en registres autour d’un axe de symétrie vertical.