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Durant les audiences, qui dureront quatre jours, la délégation iranienne plaidera pour une levée des nouvelles sanctions américaines aux "conséquences dramatiques" sur l'économie iranienne, selon les mots de l'agent Mohsen Mohebi, conseiller en droit international auprès du président iranien.
Dans une procédure engagée en juillet, l'Iran appelle les juges de la CIJ, organe judiciaire principal de l'ONU, à stopper la réimposition des sanctions américaines annoncée par Donald Trump il y a trois semaines.
Tensions au plus haut
Les tensions entre Washington et Téhéran sont au plus haut depuis que le président américain a décidé de sortir de l'accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien, en mai. Les sanctions, jusque-là suspendues en vertu de l'accord international, ont ainsi été rétablies.
L'Iran affirme que les actions des Etats-Unis violent de nombreuses dispositions du traité américano-iranien de 1955, et souhaite "mettre fin sans délai" à ces mesures.
agences/puga
L'Iran dit "contrôler totalement" le détroit d'Ormuz
Face au rétablissement annoncé des sanctions américaines sur son pétrole, Téhéran a menacé ces dernières semaines de bloquer cette voie par laquelle transitent jusqu'à 30% des exportations maritimes de pétrole, à l'extrémité des eaux du Golfe, entre l'Iran au nord, Oman et les Emirats arabes unis au sud.
Multiples sanctions
Plusieurs compagnies internationales, dont le français Total et l'allemand Daimler, ont déjà communiqué la fin de leurs activités en Iran suite à l'entrée en vigueur des sanctions américaines.