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Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède
C’est un roman écrit en 1906 par Selma Lagerlöf.
Pour s’être moqué d’un lutin, Nils va être ensorcelé et devenir à son tour tout petit. Il décide alors de voyager à travers son pays, jusqu’en Laponie, tenant fermement par le cou Martin, un jars qui l’emporte dans les airs. Grâce à ce voyage, Nils va découvrir le monde. Prendra-t-il conscience de ses erreurs passées ?
Deutsche Post AG
À l’origine écrit pour faire découvrir leur pays aux petits Suédois, le roman est devenu l’un des livres pour la jeunesse les plus connus dans le monde.
L’astucieux paysan (conte russe) Contes aux quatre vents Natha Caputo
Un pauvre paysan apporte à son seigneur son seul bien, une oie qu’il a élevée. Le seigneur lui demande de partager l’oie en parts égales entre sa famille et lui-même. Le paysan s’en sort habilement et se voit offrir en récompense un sac de blé.
Un riche paysan a eu vent de cette affaire, il veut en faire autant et apporte au seigneur cinq belles oies, pensant recevoir ainsi cinq sacs de blé.
Mais le seigneur demande à ce paysan de distribuer les oies en parts égales entre sa famille et lui, avant de le récompenser.
Le riche paysan ne sait comment procéder. C’est alors que l’astucieux paysan, appelé à la rescousse, fait un partage habile. Ceci a plu au seigneur qui lui a offert un sac de pièces d’or.
Et vous, comment auriez-vous partagé équitablement les cinq oies, sans vous oublier vous-même ?
Comment le Moujik partagea l’oie (= L’astucieux paysan, version de Tolstoï)
Léon Tolstoï (1828-1910)
Un pauvre moujik n’avait plus de pain; il se décida à demander quelque chose au barine.
Pour ne pas se présenter devant lui les mains vides, il prit une oie, la fit rôtir et la lui porta.
Le barine prit l’oie et dit au moujik :
— Je te remercie, moujik, de cette oie; seulement je ne sais pas comment la partager. J’ai une femme, deux fils et deux filles. Comment s’arranger pour que chacun soit content ?
Le moujik dit :
— C’est moi qui vais faire le partage.
Il prit le couteau, coupa la tête et dit au barine :
— Tu es la tête de la maison, prends la tête.
Puis, coupant le derrière de l’oie, il le donna à la barinia :
— Tu dois, dit-il, t’asseoir et rester à la maison; c’est à toi que revient ce morceau.
Après, il coupa les deux pattes, les donna aux deux fils, et leur dit :
— Vous êtes les pieds, vous devez marcher sur les traces de votre père.
Et coupant les ailes, il les offrit aux deux filles et ajouta :
— Quant à vous, voici les ailes, car vous vous envolerez bientôt de la maison.
Et désignant ce qui restait, il dit : « Ceci est pour moi ! »
Le barine sourit, et donna au moujik du pain et de l’argent.
Un riche moujik, apprenant que le barine avait donné de l’argent et du pain à un moujik pour une oie, fit rôtir cinq oies et les porta au barine.
Le barine dit :
— Merci pour les oies ! mais je suis bien embarrassé, car avec ma femme et mes enfants, nous sommes six; comment partager ces cinq oies entre nous ?
Le riche moujik réfléchissait et ne pouvait rien trouver.
Le barine envoya chercher le pauvre moujik, et lui ordonna de faire le partage.
Le pauvre moujik prit une oie pour le barine et la barinia, et dit :
— Vous voilà trois ensemble avec cette oie.
Il en donna une autre aux fils, et leur dit :
— Vous serez trois avec cette oie.
Puis, il donna l’autre aux filles.
— Et vous aussi, dit-il, vous serez trois.
Alors il prit les deux oies qui restaient et ajouta :
— Et nous aussi, nous restons trois !
Le barine sourit, donna encore de l’argent au pauvre moujik, et renvoya le riche.
La Petite Gardeuse d’oies (les frères Grimm )
Illustration de H.J. Ford datant de 1889.
Résumé : Une princesse doit quitter sa mère la reine pour rejoindre l’époux qui lui est destiné. Celle-ci lui fait don d’un mouchoir sur lequel elle dépose trois gouttes de son sang puis lui offre un cheval nommé « Falada » et une camériste.
La jeune fille part ensuite pour rejoindre son époux mais en chemin, elle perd le précieux mouchoir que lui avait donné sa mère.
Or ce mouchoir avait le pouvoir de la protéger ; elle devient donc faible et incapable de se défendre. La camériste qui l’accompagne, voyant qu’elle a perdu son mouchoir et qu’elle est désormais à sa merci, l’oblige à échanger ses habits avec elle et prend sa place en lui faisant promettre de ne jamais révéler son secret. Arrivée au château, la camériste épouse le prince et la jeune princesse est obligée de garder les oies du roi. La camériste fait ensuite tuer le cheval Falada qui avait le pouvoir de parler et pourrait révéler son secret. Mais la princesse obtient le droit d’accrocher la tête de Falada sur une porte et lui parle chaque jour en passant devant. Or même morte, la tête a toujours le pouvoir de parler et lui répond inlassablement :
« Ô jeune reine, comme tu vas là, si ta mère savait cela, son cœur volerait en éclats. »
C’est ainsi que le roi apprend un jour l’identité de la princesse. Mais comme celle-ci refuse de trahir sa promesse, il lui suggère de se confier à un poêle et apprend enfin toute la vérité. La camériste subit son supplice et meurt dans un tonneau rempli de clous. La jeune princesse épouse le prince.