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Des délégués de plus de 200 régions participent aux Jeux olympiques cette année à Tokyo. Enfin, 205 équipes, pour être précis. Un chiffre curieux étant donné qu'il n'y a que 193 pays officiellement reconnus dans le monde.
205 équipes aux Jeux olympiques de Tokyo, mais seulement 193 pays: le bilan des délégations présentes pose un sérieux problème mathématique. En réalité, il s'agit surtout de raisons géopolitiques: tout pays souhaitant envoyer des athlètes aux J.O. doit posséder un Comité national olympique (tel que le CNOSF dans notre pays).
Or il y a 206 comités, explique Quartz. Oui, 206 comités pour 205 équipes participantes: en raison d'inquiétudes liées au Covid-19, la Corée du Nord a annoncé début avril qu'elle ne participerait pas aux Jeux tokyoïtes. Retirez 193 de 206 et vous obtiendrez 13, soit le nombre de comités ne correspondant pas à des pays reconnus par les Nations unies.
Ces treize comités peuvent être séparés en deux catégories. D'une part, il y a quatre territoires dont la situation géopolitique peut être qualifiée de complexe:
De l'autre, neuf territoires insulaires appartenant à des pays reconnus par l'ONU, ou au moins associés à eux:
Dès 1911, un certain Pierre de Coubertin expliquait qu'une équipe n'avait pas forcément à émaner d'un pays indépendant, marquant la différence entre géographie sportive et géographie politique. Depuis 1996, néanmoins, le Comité international olympique (CIO) ne reconnaît plus que les comités représentant «un État indépendant reconnu par la communauté internationale».
Les neuf territoires figurant dans la liste précédente doivent uniquement leur indépendance olympique au fait que celle-ci a été obtenue avant 1996. Quartz évoque la situation compliquée des Iroquois, regroupement de six nations amérindiennes, qui aimeraient pouvoir participer à la compétition du sport inventé par leurs ancêtres, la crosse, dans le cas où la discipline ferait son entrée aux J.O. de 2028.
Les règles en vigueur depuis vingt-cinq ans ne semblent guère faire les affaires de ce peuple...
Article repéré par Thomas Messias, paru sur slate le 24 juillet.