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Le nombre de violations des droits des parlementaires dans le monde a légèrement reculé depuis janvier, mais reste très élevé. Plus de 530 plaintes de 40 pays ont été examinées par l'Union interparlementaire (UIP), a affirmé mardi à Genève l'institution.
Le Venezuela a rassemblé plus de 100 cas relayés auprès du Comité des droits de l'homme des parlementaires, devant le Yémen. La plupart des violations ont été perpétrées dans des pays marqués par des crises politiques.
La majorité d'entre elles "ont été commanditées par l'Etat", relève la présidente du Comité des droits de l'homme des parlementaires de l'UIP Aleksandra Jerkov. "Nous constatons que des parlementaires de l'opposition sont de plus en plus souvent persécutés", dit-elle.
Les violations les plus courantes sont la suspension abusive du mandat parlementaire, l'absence de procès équitable et les atteintes aux libertés fondamentales. Pour la première fois, les menaces, les actes d'intimidation, la torture et les mauvais traitements font partie des quatre composantes les plus souvent perpétrées. Et même les premières sur le continent américain.
Cette zone est la plus affectée des régions avec 134 cas. Malgré ses nombreuses demandes, l'UIP n'a toujours pas reçu l'autorisation d'envoyer au Venezuela une mission d'investigation.
En revanche, elle a pu activer ce dispositif en Mongolie et en Turquie. Elle a également acheminé trois missions d'observation de procès aux Philippines, dans le cadre des poursuites contre Leila de Lima, sénatrice d'opposition et adversaire du chef d'Etat controversé Rodrigo Duterte dans ce pays.