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Le quatrième étage du musée accueillait plus d’une trentaine de sculptures de Markus Raetz (1941, Büren an der Aare). Près d’une cinquantaine de photocopies de dessins préparatoires – concernant une sculpture installée à la Place du Rhône – étaient également accrochées au troisième étage. Raetz développe depuis le milieu des années 1960 un travail basé sur la perception et le langage, qui implique le spectateur par le truchement de ses mouvements. En recourant à des figurations triviales, voire amusantes, il cherche avant tout à dépister les processus de perception et les mécanismes de reconnaissance. La transformation d’une image en une autre passe par de multiples aberrations et ambiguïtés qui réclament du spectateur la mise en œuvre de ses capacités d’association visuelles. Le problème de la ligne, de ce qu’elle détermine en termes de fond et de forme, est central chez Raetz. C’est pourquoi, au moyen de bâtonnets de bois, il les détache souvent de la surface pour les tracer dans l’espace, générant ainsi des images qui impliquent un point de vue particulier pour être saisies ou qui se dématérialisent même par le biais des ombres portées.