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En ces temps où triomphe la "vérité" des faits alternatifs, le mensonge l'emportant souvent sur la véracité, surtout dans les discours pétaradants de la droite extrême, on peut avoir le droit de dire que Oskar Freysinger peut aussi coller à la réalité. Je dis donc que, à l'évidence, il n'a pas tort lorsqu'il affirme que "le PLR ne s'est jamais soucié des impôts de Cleusix quand il travaillait pour Roch".
Le PLR avait fait très fort lorsqu'il a choisi son candidat, Claude Roch, pour succéder aux Bender, Comby, Sierro. En mal de vrais prétendants, il a incité le Bas-Valaisan à devenir membre de l'exécutif cantonal. Si le canton, en 2013, a donné avec tant de force ses voix à Oskar Freysinger, Claude Roch n'est peut-être pas pour rien dans la chose. Et les enseignants, les premiers, ont alors, avec beaucoup d'autres, dont Jean-Michel Bonvin, Frédéric Recrosio et moi-même, donné leur confiance à celui qui allait pouvoir modifier l'organisation de l'enseignement valaisan.
Quatre ans plus tard, soit une simple législature plus tard, le PLR voudrait, avec un inconnu, reprendre place au sein du Conseil d'Etat. Cette pénitence d'une seule durée de quatre ans, en lien avec la présomption d'un candidat inconnu il y a peu, me paraît d'une durée bien trop courte.
Si le PLR ne s'est guère soucié, avec Claude Roch, des impôts de Cleusix, on a le droit de penser que l'UDC, avec Oskar Freysinger, a également failli dans la gestion du cas Cleusix (et pourtant les signaux négatifs alluaient vers Freysinger dès avant la nomination du nouveau chef de l'enseignement).
Que voilà alors un nouvel argument pour la défense de la candidature de Stéphane Rossini : si le PLR et Claude Roch ont échoué, si l'UDC et Oskar Freysinger n'ont guère convaincu, alors peut-être est-il temps de donner sa chance (et pourquoi pas d'ailleurs au département de la formation, Christophe Darbellay pouvant être plus raisonnablement affecté à d'autres responsabilités ?) au PS et à Stéphane Rossini ? Car, tout bien pesé, pense-t-on dans le peuple que Stéphane Rossini eût géré le cas fiscal de Jean-Marie Cleusix avec autant de mansuétude que le PDC et Maurice Tornay, le PLR et Claude Roch ou l'UDC et Oskar Freysinger ? Oui, le pense-t-on vraiment ?
Un gouvernement équilibré, apaisé, compétent et clairvoyant ne doit pas exclure dans la configuration politique actuelle le Nendard et chasseur Stéphane Rossini.
Bonjour à tous ceux qui votent Stéphane Rossini !