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Le «Böögg» zurichois a brûlé dans les montagnes uranaises
Le bonhomme hiver zurichois, le «Böögg», a été brûlé lundi dans le canton d'Uri en raison de la pandémie. Sa tête a explosé après 12 minutes et 57 secondes, ce qui devrait augurer d'un bel été.
Comme en 2020, la traditionnelle fête du Sechseläuten a dû être annulée à Zurich cette année à cause du coronavirus. La manifestation a été déplacée sur le Pont du diable, dans les gorges de Schöllenen, sur l'ancienne route du Gothard menant à Andermatt (UR).
La cérémonie s'est déroulée en respectant les restrictions liées à la pandémie. Le bûcher du «Böögg» occupant presque toute la place sur le Pont du diable, il n'y avait pas de public. La route menant au pont a été fermée. La célébration a été diffusée en direct sur plusieurs chaînes de télévision.
Virus et trident
Une représentation du coronavirus avait été installée dans le ventre du «Böögg». Une façon de chasser l'hiver et la pandémie en même temps. Le bonhomme hiver tenait dans une de ses mains un trident rouge, un lien avec le Pont du diable.
Il était prévu que le canton d'Uri soit l'hôte d'honneur du Sechseläuten en 2020. L'édition ayant été annulée à cause de la pandémie, Uri a reçu le même statut pour l'édition de 2021. La manifestation ne pouvant une nouvelle fois pas se dérouler à cause du coronavirus, les organisateurs du Sechseläuten ont demandé au gouvernement uranais de pouvoir faire exploser le «Böögg» dans le canton d'Uri, ce qui a été accepté.
Prévisions pas fiables
Selon le mythe, plus la tête du «Böögg» explose rapidement, plus l'été sera chaud. Les prévisions ne sont pas très fiables. En 2003, l'explosion s'était produite après 5 minutes et 40 secondes, augurant à raison d'un été caniculaire. En 2014 en revanche, la tête avait aussi explosé très vite, mais l'été avait été frais et pluvieux. Le record de durée est de 43 minutes et 34 secondes en 2017.
MétéoSuisse a réalisé une étude statistique portant sur les années 1965 à 2005 et a constaté qu'il n'y avait pratiquement aucune corrélation entre la durée de combustion du «Böögg» et la température moyenne estivale. Le «Böögg» n'est pas un bon oracle, écrit lundi le service météorologique.