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Plus de 500 éléphants ont été abattus dans le parc national camerounais de Bouba Ndjidda depuis janvier par des braconniers soudanais et tchadiens. Le gestionnaire du centre touristique de cette réserve conteste le chiffre des autorités, estimant à 128 le nombre de pachydermes tués.
Des pisteurs villageois ayant parlé aux braconniers font état de 650 animaux tués, un chiffre que le responsable qualifie de "plausible".
"Il y aurait moyen de connaître le nombre exact d'éléphants tués si l'administration voulait s'en donner les moyens, mais manifestement il y a une volonté de minimiser l'ampleur des massacres", a-t-il poursuivi.
Ivoire pour l'Asie
Il a relevé la témérité et l'organisation très militaire des braconniers, incitant à la prudence. "Ils sont très bien équipés. Ils seraient parfaitement capables d'oser un coup de main ou une réaction militaire face aux forces (camerounaises)" a-t-il estimé.
"Les braconniers, qui s'expriment en arabe et se déplacent à cheval, semblent venir du Soudan afin de constituer de vastes quantités d'ivoire destinées aux marchés asiatiques", selon le WWF.
ATS