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Concert Bach - Haendel
Splendeurs du baroque par le Choeur de la Basilique de Lausanne
Bach - messe en sol majeur
Les missae, appelées aussi messes brèves, au nombre de quatre, ont été composées à Leipzig lors du cantorat de J.S.Bach dans les années 1735-1742. Elles ne font apparaître que les Kyrie et Gloria, selon l’usage luthérien de magnifier les liturgies des fêtes principales (Pâques, Pentecôte et Noël) par une polyphonie grandiose, avec chœur et orchestre, et en latin. Les autres parties de la messe (Credo, Sanctus et Agnus Dei) sont chantées avec l’assemblée, sous forme de cantique, et ne font donc pas l’objet d’un traitement polyphonique. La particularité de ces missae demeure dans le fait qu’elles ont été aménagées en grande partie à partir de morceaux de cantates antérieures.
La messe en sol majeur présentée ce soir en ouverture du concert parodie des extraits des cantates 17, 79, 138 et 179. Le Kyrie adopte le style de l'ancien motet fugué dans un contrepoint complexe. Le Gloria célèbre joyeusement la gloire du Seigneur dans le chœur initial, avec une importance toute particulière à l'orchestre par ses longues ritournelles. Les airs et duo qui suivent font appel aux quatre registres solistes, en adéquation du texte. Le Cum Sancto final s’apparente à un mouvement de concerto, avec volutes, vocalises et virtuosité.
Haendel - Chandos anthems
Au début de sa longue vie en Angleterre, Haendel a travaillé à Cannons pour James Brydges (futur duc de Chandos), homme richissime et grand amateur d’architecture et de musique. Entre fin 1717 et début 1719, Haendel avait le mandat d’offrir de la musique lors des services dominicaux spéciaux à l’église de St Laurent ; c’est dans ce contexte qu’il a composé les 11 anthems (ou« cantates anglicanes ») connues sous l'appellation de Chandos Anthems. Leurs textes proviennent des psaumes de l'ancien testament, dans la version du "Book of Common Prayer" (texte de base pour l’église anglicane).
Le texte des psaumes présentés ici sont des hymnes de louange à Dieu. Haendel trouve ici un terreau fertile d'imagination propre à chaque verset, tel un peintre qui colore des scènes en les ciselant ; il conte la part mystique du grand tout. On peut aisément imaginer la suite de sa carrière en qualité de compositeur d'opéra et d'Oratorio.