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Le Conseiller fédéral Delamuraz a reçu les représentants des banques suisses pour évoquer le financement des PME
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le Conseiller fédéral Delamuraz a reçu les représentants des banques suisses pour évoquer le
financement des PME.
Monsieur Jean-Pascal Delamuraz, Conseiller fédéral, chef du département fédéral de l'économie
publique (DFEP) a invité les représentants des banques suisses à un échange de vues. La
réunion, qui a duré deux heures, s'est tenue à la Maison de Watteville. Les discussions ont
porté avant tout sur la question du financement des petites et moyennes entreprises (PME) qui
reprochent aux banques de conduire une politique de crédits trop restrictive à leur endroit.
Dans son introduction, le Conseiller fédéral Delamuraz a souligné la nécessité qu'il y avait
d'intensifier le dialogue entre tous les acteurs économiques suisses et il a relevé les
critiques dont les banques faisaient l'objet quant à leur politique de crédit à l'endroit des
PME. Pour le chef du département fédéral de l'économie publique, les banques ont une
responsabilité importante à l'égard de la place économique suisse et elles sont des acteurs
déterminants dans la relance économique qui apparaît en Suisse. Il a notamment indiqué qu'il
était important de garantir un temps d'adaptation suffisant aux nouvelles conditions de crédit.
D'une manière générale, les banques réfutent la critique selon laquelle elles se désintéressent
des PME. L'évolution économique et une concurrence plus vive les ont conduites cependant à
réévaluer les risques lors de l'octroi de crédits. A cet égard, il s'agit de prendre en compte
cependant les différences de stratégie qui existent selon la taille des banques. Il faut
également considérer la situation particulière de chaque entreprise, tout en veillant à ce que
les entreprises saines ne soient pas menacées par celles qui ne le sont pas. Elles ont
également précisé que la phase la plus pénible avait maintenant été dépassée et qu'une
collaboration avec les PME sera rentable.
Si les banques admettent parfois les problèmes de communication avec les entreprises, il y a
lieu également d'admettre que les projets qui font l'objet d'une demande de crédit répondent
parfois difficilement aux critères de rentabilité qu'une banque est en droit d'attendre. Les
banques reconnaissent toutefois que leur travail d'encadrement et de conseil est insuffisant.
Elles ont promis de l'améliorer afin de mieux accompagner les PME dans leurs démarches.
Concernant le capital-risque, les banques soulignent qu'elles sont prêtes à financer, au même
titre que d'autres investisseurs, des sociétés de capital-risque mais elles estiment que cette
activité ne doit pas être intégrée au sein de la banque elle-même.
Les représentants des banques se sont engagés à intensifier le dialogue, tant avec les
autorités politiques qu'avec leurs autres partenaires économiques, en particulier les PME.
Berne, le 10 octobre 1997
DEPARTEMENT FEDERAL DE L'ECONOMIE PUBLIQUE
Service de presse et d'information