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Zoom sur… la rétine
La rétine est une membrane transparente constituée de neurones qui tapisse le fond de l’œil. «Pour faire une analogie, on peut dire que si l’œil est un appareil photo, la rétine est le film sensible à la lumière, explique le Dr Theodor Stappler, médecin adjoint à l’unité de chirurgie vitréorétinienne de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin. La lumière qui pénètre dans l’œil traverse les différentes couches de neurones de la rétine pour atteindre les cellules photoréceptrices. Elles sont des millions à transformer ce signal lumineux en signal électrique et à converger vers le nerf optique pour amener l’information au cerveau.» Ce dernier interprète finalement ces signaux pour construire des images.
Dans le fond de la rétine, on trouve deux types de cellules photoréceptrices: les cônes et les bâtonnets. Les premiers permettent de voir de jour et de distinguer les couleurs. Ils sont responsables de la vision centrale, qui est d’une grande précision. On les trouve en très grande quantité dans la macula, la région centrale de la rétine où convergent les rayons lumineux. Les bâtonnets, eux, sont plus sensibles à la lumière et sont responsables de la vision de nuit et en noir et blanc. On les trouve à la périphérie de la rétine: ils donnent donc accès à la vision périphérique, moins précise mais tout aussi indispensable que la vision centrale.
Afin de capter le plus de lumière possible en cas de faible luminosité, le fond de la rétine contient aussi une couche appelée épithélium pigmentaire, qui réfléchit la lumière vers les photorécepteurs. C’est elle qui fait apparaître les yeux rouges sur les photos ou les yeux brillants des chats la nuit. Les photorécepteurs maximisent la quantité de lumière reçue en la captant une première fois directement, puis par réflexion.
Quelles pathologies peuvent affecter la rétine?
Une pathologie fréquente de la rétine, qui peut affecter les personnes de plus de 50 ans, est la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). «Dans cette maladie, c’est la partie centrale de la rétine et donc de la vision centrale qui est touchée, précise le Dr Stappler. Il existe aussi des troubles maculaires non liés à la DMLA.» Une autre pathologie courante est le décollement de la rétine. La rétinopathie diabétique, quant à elle, est une complication du diabète qui altère les vaisseaux sanguins de la rétine. Il existe aussi des maladies plus rares et génétiques, comme la rétinite pigmentaire, touchant la vision périphérique. «A priori, les maladies rétiniennes sont indolores, car il n’y a pas de récepteurs à la douleur dans la rétine, explique le spécialiste. Il est donc important d’effectuer des contrôles réguliers chez l’ophtalmologue.» Les symptômes sont surtout visuels (points noirs et flashs en périphérie, perte d’une partie du champ visuel, vision floue ou déformée, corps flottants, etc.), mais certaines pathologies sont silencieuses.
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Article repris du site BienVu!