Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06989.jsonl.gz/1154

Le génome de tout organisme vivant est constitué d’ADN, acide déoxy-ribonucléique qui contient l’information nécessaire à reproduire à l’identique l’organisme, c’est à dire qui contient son plan de composition, d’organisation et de fonctionnement, en un mot son « plan d’existence » (Fig.1). Le génome est positionné à l’intérieur de la cellule qui constitue l’unité de base de tout organisme vivant. Dans un organisme multicellulaire (par ex. l’humain), chaque cellule contient une copie du génome. L’ADN est comparé à un livre dont les mots seraient composés de seulement 4 lettres. C’est la séquence étendue de ces 4 lettres (qui correspondent à de petites molécules, A pour adénine, C pour cytosine, G pour guanine et T pour thymine (que l’on nomme en court les bases) qui contient l’information. Cette information doit être décodée pour devenir intelligible. Ce décodage est réalisé en deux temps. Une machinerie cellulaire la transcrit d’abord en un autre acide nucléique, l’acide ribo-nucléique, ARN (Fig. 2), qui détient également l’information sous la forme de 4 lettres, légèrement différentes des 4 premières (notez le remplacement du T par un U), dans une séquence qui devient maintenant intelligible pour une 2ème machinerie cellulaire qui traduit cette information en protéines, composées d’une chaîne d’acides aminés (Fig.3). C’est un peu comme un livre écrit en caractères chinois qui ne deviendrait intelligible pour un occidental normal que lorsqu’il est transcrit en langue française (ou allemande etc.). Le décodage de l’ADN aboutit donc à la synthèse de protéines qui représentent le matériau et le moteur de la vie sur notre planète (cf. La Protéine).
Le génome humain contient une séquence de quelque 3 milliards de bases dont une petite partie (1-3%) est impliquée dans la définition d’environ 30’000 protéines. Pour le reste, une partie dicte à quel moment et à quel niveau les gènes sont décodés. Une autre partie participe à l’enroulement des filaments d’ADN en chromosomes. De manière intéressante, près de 8%, est composé de génomes dégénérés de rétrovirus qui ont infecté l’humain il y a des millions d’années. La fonction d’une dernière grande partie reste à déterminer.
En comparaison, le génome des virus est minuscule. Si des virus qui infectent des amibes peuvent contenir près de 1 à 3 millions de bases et si les plus grands virus humains peuvent compter 200’000-500’000 bases, les génome viraux affichent un nombre bien plus modeste, en moyenne entre 10’000 et 30’000. Le virus de l’hépatite B ne contient que 3’500 et celui de l’hépatite delta 1’700. Le degré de virulence n’est pas du tout lié à la taille du génome. Il est important de noter que les génomes viraux peuvent être composés d’ARN.
Modifié le 28 juillet 2017