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L’alternative
A. Laisser aller l’affaire telle que les administrations l’ont prévue :
- Une 1ère extension souterraine de Cornavin, Genève paie 550 millions, la Confédération 1,1 milliard.
- Une 2ème extension souterraine de Cornavin, Genève paie de nouveau le tiers, 330 millions, la Confédération le reste 670 millions.
- Une ligne nouvelle Cornavin – Nations – Aéroport, avec sa propre gare nouvelle à l’aéroport, Genève ne paie rien, la Confédération paie 2,0 milliards.
B. S’opposer :
Réaliser la boucle de l’aéroport, Genève ne paie rien, la Confédération paie tout. Pourquoi la Confédération paiera-t-elle tout ?
- Parce que si Genève doit participer financièrement à l’extension souterraine de Cornavin, c’est parce que Genève a exigé contre sa volonté le très onéreux enfouissement en sous-sol de l’extension de Cornavin. Or la boucle de l’aéroport n’est en rien concernée par cet aspect.
- Parce que le coût de la boucle, 740 millions, est inférieur au montant de 1,1 milliard alloué pour la 1ère extension de Cornavin.
- Parce qu’elle économisera au moins 3.03 milliards, la boucle de l’aéroport résolvant à elle seule tout le problème de capacité du nœud de Genève.
Pour la Confédération :
La solution A lui coûterait au moins 3,77 milliards, la solution B 740 millions. Elle économiserait au moins 3,03 milliards.
Pour Genève :
La solution A lui coûterait 880 millions, la solution B ne lui coûterait rien. La solution A lui coûterait des décennies de chantiers en pleine ville, la solution B aucun. La solution A renverrait à 2045 au mieux une desserte RER de l’aéroport, la solution B assurerait cette desserte dès 2030.
Gribouille, de Genève, s’interroge : « mais dans la solution B, Genève risque de perdre 1,1 milliard de subventions fédérales ! ». Pauvre Gribouille, qui est prêt à se jeter au lac par peur de la pluie.
Tout le monde, les Genevois, les gens des Grottes, la Ville et le Canton de Genève, la ville de Vernier, la Confédération, le système des transports publics, le chemin de fer, l’environnement, tout le monde a intérêt à ce que le scénario A soit abandonné au profit du scénario B : tout le monde, sauf les fonctionnaires en charge de ces problèmes, à Genève et à Berne, qui se sont trompés en adoptant une voie qui mène à une impasse : ceux-ci ne veulent pas reconnaître leur erreur. Ils manquent de courage.
Mesdames les Députées, Messieurs les Députés, Mesdames les Conseillères d’Etat, Messieurs les Conseillers d’Etat, Genève doit exiger de la Confédération qu’elle étudie la solution de la boucle de l’aéroport. C’est elle, la Confédération, qui à la charge de l’extension du réseau ferroviaire, c’est à elle qu’il appartient d’étudier les infrastructures à réaliser pour répondre aux besoins, besoins qu’elle a déterminés elle-même pour ce qui est du trafic de grandes lignes, que les cantons ont déterminés pour ce qui est du trafic régional.