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L’Érythrée est une dictature répressive, où les violations des droits humains sont monnaie courante. Les hommes, les femmes et parfois même les enfants érythréens sont recruté-e-s de force dans le service national à durée illimitée et y sont exposé-e-s à de graves violations des droits humains. Actuellement, des milliers de personnes sont détenues arbitrairement et sans inculpation, notamment des opposant-e-s au régime, des journalistes et des membres de minorités religieuses, non reconnues par le régime. Les rapports des organisations internationales montrent que les déserteurs et les objecteurs de conscience sont torturés et battus. Les rapports des organisations internationales montrent que les déserteuses, les déserteurs et les objecteur-e-s de conscience sont emprisonné-e-s et torturé-e-s.
L'accord de paix, signé à l’été 2018 avec l'Éthiopie, n'a guère apporté de changements positifs pour la population en Érythrée. Les frontières sont à nouveau fermées depuis avril 2019 et les réformes promises sont en attente.
À ce jour, il n'existe aucune source indépendante et fiable qui pourrait attester d'une amélioration de la situation des droits humains en Érythrée.
Depuis plusieurs années, l’Érythrée représente le principal pays d’origine des requérant-e-s d’asile en Suisse. Au total, 1917 demandes d'asile d'Erythréen-ne-s ont été enregistrées en 2020. Parmi celles-ci, 366 concernaient le regroupement familial, 1173 les naissances et 167 les demandes multiples. Ainsi, 211 personnes requérantes d'asile érythréennes sont arrivées directement en Suisse la même année.
De manière générale, la plupart des ressortissant-e-s érythréen-ne-s obtiennent soit le statut de réfugiés reconnus, soit l’admission provisoire. En 2020, sur un total de 2318 cas réglés, 1546 Érythréen-ne-s ont obtenu l’asile et 457 ont obtenu une admission provisoire et 252 ont reçu un rejet sans admission provisoire. Les autres ont pour la plupart été frappé d’une décision de non-entrée en matière Dublin, c’est-à-dire qu’un autre État de l’espace Schengen-Dublin est responsable de leur demande.
Nous observons depuis plusieurs années un durcissement de la pratique en matière d’asile à l’égard des ressortissant-e-s érythréen-ne-s.
La recherche du service juridique de l’OSAR montre que le durcissement de la pratique suisse à l’égard des requérant-e-s érythréen-ne-s n’est non seulement pas en contradiction avec la pratique internationale, mais s’écarte aussi de manière significative de celle des autres pays européens et de la position des différents organes des Nations Unies.