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À propos de Féchy
Historique
Des vestiges de l'époque burgonde ont été trouvés dans le vignoble appelé « Le Tombey » au sud-ouest de la commune. Il s'agit des restes du cimetière de la ville de Messinjean, sise plus à l'ouest, actuellement territoire de la commune voisine de Perroy.
A l'époque romaine, Féchy était une petite bourgade en deux parties. La partie inférieure était sise sur la voie romaine appelée « Vy d'Etraz ».
La partie supérieure, alors plus à l'ouest, a été détruite par un incendie et reconstruite à son emplacement actuel.
C'est lors de cette reconstruction ou après que l'on a construit l'église. Citée dès l'an 1100 comme lieu de culte, le premier prédicateur en a été le curé Amalric. C'était un homme de grand savoir qui était souvent appelé comme arbitre (en somme le Juge de Paix de l'époque).
C'est ce curé nommé Amalric, qui, voyant ce qui se passait ailleurs à La Côte et à Lavaux, fit venir des moines du couvent du Grand-Saint-Bernard.
Ceux-ci s'installèrent à Féchy dans la partie inférieure du village, ensuite défrichèrent le coteau et plantèrent la vigne. C'est la raison de l'appartenance de Féchy au couvent du Grand-Saint-Bernard et de la présence des deux colonnes dans les armoiries de la commune.
En 1803, le Comte Hendryk van Oyen, voyageur flamand passant dans la région, la trouva belle et décida de s'y installer. Il fit construire, tout au sud de la commune, le Château de la Gordanne, construction de style gréco-romain, à côté de la route suisse.
La commune de Féchy s'étend de ce point-là jusqu'au dernier contrefort du Signal de Bougy, soit de l'altitude de 383 mètres à celle de 640 mètres.
À la Réforme, Féchy devint une annexe de la paroisse d'Aubonne dont elle fait toujours partie.
Vers l'an 1880, on bâtit le collège actuel. En 1936, on inaugure une grande salle, une des premières de la région. Celle-ci fut vouée à la gymnastique depuis 1978, date à laquelle on a inauguré une Maison de Commune, avec une grande salle de 360 places, un café-restaurant toujours nommé « Auberge communale ». L'ancienne auberge attenante a été transformée en salle de la Municipalité et bureaux communaux, avec une salle pour les sociétés locales. Cette grande salle a été démolie le 11 avril 1995 pour laisser place à un nouveau complexe communal qui abrite l'administration communale ainsi que des logements.
L'église a été restaurée en 1906, en 1962 et en 2003.
Les travaux de 1961/62, sous la conduite de M. Jean Bettems, architecte à Aubonne, représentaient une étape importante avec la rénovation intérieure, la suppression du pilier de support du clocher, la mise à jour des fonds baptismaux qui faisaient office de fondations du pilier et la pose des vitraux, oeuvre de M. Jean Prahins, maître verrier à Rivaz VD.
La construction des orgues fut confiée en 1971 à la Manufacture Armagni et Mingot de Lausanne. L'inauguration eut lieu le 27 janvier 1972.
Lors de la dernière restauration en 2003, l'église a été munie d'un crépi et d'un badigeon à l'ancienne afin de la protéger des attaques du temps et de lui rendre son aspect antérieur. Les vitraux ont été restaurés et complétés d'un vitrage isolant. Elle a été inaugurée après ces travaux, le 8 février 2004.
Le clocher a été transformé en 1870 pour la pose des horloges, et rénové en 1974 avec le remplacement du revêtement en cuivre par des tuiles et la pose d'un nouveau coq. En 2003, le clocher a été consolidé et l'horloge automatisée.
La Légende de la Reine Berthe et des Forêts de Féchy
Au temps où Charlemagne gouvernait le pays, la Reine Berthe régnait sur ce qui n'était pas encore la Suisse Romande, elle vivait simplement dans son château de Payerne. Ses sujets célébraient ses louanges et l'appelaient « notre bonne reine ».
Elle reçut un jour une invitation pour le mariage de son neveu qui vivait près de Genève.
Lors de son déplacement, son convoi fut attaqué par des brigands sur la route de l'Etraz dans la région d'Aubonne. Ce sont des habitants de Bougy et Féchy qui la sauvèrent d'une mort certaine.
En récompense, Bougy reçu une coupe d'or et Féchy un parchemin rendant le village propriétaire d'une forêt sise au pied du Jura. Les Fezzolans ne purent cacher leur déception, le beau cadeau qu'on leur faisait là, alors que le village en est entouré !
Et puis le temps passa. Vers la fin du 10ème siècle, les moines se mirent à défricher les collines environnantes pour planter de la vigne. Ils avaient du vin, mais plus de bois pour cuire les repas et se chauffer en hiver.
C'est alors que le syndic de l'époque se rappela l'histoire que lui avait raconté son père, qui la tenait de son père, qui n'avait fait que de répéter ce qui lui avait dit son père, etc.
Avec l'aide du curé qui seul savait déchiffrer les vieux grimoires, il chercha parmi les parchemins conservés à l'église et trouva l'acte de propriété des forêts que leurs ancêtres avaient méprisées.
Pour ne pas vilipender ce bien devenu trop précieux, ils abattirent les arbres selon les besoins des habitants.
Cette forêt fut une manne bienvenue pour les finances communales.
Maintenant, les forêts ont perdu une importance économique, mais elles restent chères au coeur des Fezzolans qui s'y rendent pour se promener et jouir de tout ce que la vigne ne leur donne pas.