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L’imagerie multimodale
Toutes ces techniques d'imagerie ont pour but de mesurer le cerveau en action et de définir, pour un état donné du cerveau, où et quand les neurones sont actifs. Ces techniques d'imagerie ont des résolutions spatiales et temporelles différentes. La mise en correspondance de ces images permet alors de tirer partie des caractéristiques de chacune d'elles, augmentant ainsi notre connaissance. Cette imagerie multimodale est spécialement utilisée lors de l'évaluation préchirurgicale de l'épilepsie où tous les moyens sont mis en œuvre pour délimiter au mieux le foyer épileptique.
IRM-PET
Alors que l'IRM peut mettre en évidence la présence d'une lésion cérébrale, le PET permet de mettre en évidence la présence d'une zone hypométabolique liée à l'épilepsie. Cependant la résolution spatiale du PET limite l'interprétation anatomique de ces résultats. La fusion de ces deux examens indique alors la relation spatiale qui existe entre la lésion anatomique et le dysfonctionnement. La nouvelle génération de caméras permet d'acquérir au cours d'un même examen une séquence PET et une séquence CT. Ainsi les informations anatomique et fonctionnelle sont enregistrées directement dans le même repère spatial.
Analyse digitalisée des SPECT ictal et interictal
Dans le cadre du bilan préchirurgical des épilepsies, les examens SPECT sont réalisés en phase ictale (immédiatement après une crise) et interictale (au repos d'un point de vue épileptique). La soustraction normalisée de ces deux examens indiquent les régions actives uniquement pendant la phase ictale. L'image résultante alignée sur l'IRM du patient indique alors la(es) zone(s) cérébrale(s) active(s) dans le processus épileptique.
IRMf - EEG
L'IRMF et l'EEG sont deux techniques d'imagerie fonctionnelle du cerveau. La première possède une excellente résolution spatiale alors que la seconde possède une excellente résolution temporelle. L'IRMf indique les zones corticales pour lesquelles l'épilepsie induit des variations de débit sanguin. Etant donné que l'IRMf n'a pas la résolution temporelle nécessaire pour différencier le(s) foyer(s) primaire(s) des aires de propagation, l'analyse de l'EEG en 3D est indispensable. Cette analyse appliquée à ces mêmes phénomènes épileptiques nous permet de discriminer les foyers primaires, point de départ des crises d'épilepsie, des zones de propagation.
Imagerie multimodale: A gauche, carte de potentiel électrique caractéristique de l'activité épileptique. À droite localisation de l'activité épileptique au moyen de l'ESI (Electromargnetic Source Imaging) en bleu, du SPECT en rouge et de l'IRMf en violet