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Une nouvelle épizootie pour la Suisse
La maladie de la langue bleue ne présente pas de danger pour l'être humain et la plupart des bêtes touchées surmontent l'infection sans avoir de séquelles. Néanmoins, les bêtes atteintes souffrent et la maladie entraîne des pertes économiques non négligeables. Dès l'apparition des premiers foyers en Europe, les éleveurs suisses ont été sensibilisés à la menace que cette maladie faisait peser sur notre pays et une campagne de surveillance a été lancée pour permettre une action rapide et appropriée au cas où la maladie gagnerait notre territoire. Sans attendre, les cantons et l'Office vétérinaire fédéral OVF ont préparé une série de mesures concrètes à prendre le cas échéant.
Vaccination
Lorsque les premiers cas sont apparus en Suisse en 2007, tout indiquait qu'une campagne de vaccination en Suisse était indispensable pour empêcher une propagation massive de la maladie de la langue bleue : il a donc tout de suite fallu vacciner. Les vaccinations ont ensuite été systématiquement reconduites les années suivantes. La Suisse a lancé sa première campagne de vaccination obligatoire en 2008, puis en 2009 et 2010. Les mesures de lutte ont toujours été préalablement discutées avec les organisations d'éleveurs.
Ces campagnes de vaccination ont été un franc succès. Près de 2 millions de vaches, de moutons et, au début, de chèvres ont été vaccinés. Conscients que la vaccination était le seul moyen d'éradiquer durablement la maladie de notre pays, le Service vétérinaire suisse et les éleveurs se sont résignés à cette mesure et se sont beaucoup investis pour la mettre en œuvre. Au bout du compte, cette stratégie a été économiquement avantageuse.
Rester vigilants
La mise en œuvre systématique de la stratégie de vaccination a été couronnée de succès non seulement en Suisse, mais aussi dans les pays limitrophes de la Suisse : c'est un bon exemple d'une action bien coordonnée sur le plan international. Mais il ne faut jamais oublier que la maladie de la langue bleue peut réapparaître à tout instant. Les éleveurs peuvent, s'ils le souhaitent, continuer à faire vacciner leurs bêtes. En tout état de cause, la vaccination est recommandée lorsque le bétail est destiné à l'exportation.
Vous trouverez le rapport «Surveillance de la maladie de la langue bleue en Suisse» sur la page Internet de l'OVF sous www.ovf.admin.ch