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Archéographie
archéo ancien
graphie écriture
Archéographie
A propos de l’Archéographie
Le mot Archéographie peut être lu dans l’encyclopédie des connaissances humaines, éditée par HACHETTE en 1921 (édition pour la jeunesse). “Archéographie : représentation par le dessin des scènes antiques”. Dans cette même encyclopédie le mot Archéographie est défini par: “Science des monuments dans l’antiquité “. Les mots, les sciences évoluent comme l’être humain, l’archéographie est un mot construit par la langue grecque (archeo– ancien; graphie-écriture). L’archéographie répond aux questions simples, qui nous laissent parfois sans voix, telles que: D’où viennent les lettres? Qui nous a expliqué pourquoi le A, le B, le M, nos 20 consonnes et nos 6 voyelles étaient formées de la sorte?
Jean-Jacques Rousseau se posait les mêmes questions dans son «Essai sur l’origine de l’homme».
Claude-Levi-Strauss, l’homme qui parle de l’homme, nous répond à la manière d’un anthropologue dans sa «leçon d’écriture».
L’Abbé Barthélémy, dès 1754, se consacre à comprendre l’alphabet palmyrénien (de Palmyre: oasis du désert de Syrie). Il apporte de précieuses indications aux déchiffrements de la Pierre de Rosette … chère à Jean-François Champollion.
Charles de Foucauld, en 1911, à partir de l’alphabet tifinagh, transcrira dans son dictionnaire «touareg-français» des poèmes et des phrases berbères. Ce peuple que les Grecs anciens appelaient «barbares » parce qu’ils ne parlaient pas le grec.
Friedrich Hrôzny, à partir de «l’assyriologie» découvre la Mésopotamie et Sumer dès 1914. Il gagnera ses premières batailles en publiant un manuel de grammaire «hittite», grâce à la traduction de ses « graphies anciennes », nous comprendrons mieux les hiéroglyphes «hittites».
Alice Kober, après des études de lettres classiques, consacre sa vie aux vieux alphabets. Elle comparera le phénicien avec la langue akkadienne (alphabet sémite cunéiforme diffusé en Perse antique). Elle établira des liaisons grâce à une «syllabe-pont».
Carsten Niebhur quittera son Danemark natal en 1767 pour l’Arabie, aussi proche des chiffres que des lettres, il publie ses «graphies» qui contribuent au déchiffrement du «Vieux perse».
Jules Oppert, ne dialogue qu’avec le passé, une passion: l’origine des écritures et leur nature phonétique; il inaugure la chaire d’assyriologie au Collège de France en 1874.
Henry Creswicke Rawlinson, en sportif accompli, escalade une montagne à Behistoun (Perse), recopie de sa main 3 types d’inscription en cunéiforme ; transcrira en 1851 ses «graphies» en vieux perse, aujourd’hui au British Muséum.
Michael Ventris, architecte, se passionne pour les dessins étrusques de Chypre et de Crête … ; avec John Chadwick il publie une histoire du déchiffrement de l’écriture.
Thomas Young s’intéresse aux graphies chaldéennes, éthiopiennes, commence le déchiffrement de la pierre de Rosette publié dans l’Encyclopédia Britannica, laissera à d’autres chercheurs isolés, le soin d’aller plus loin.
Tous ces chercheurs indépendants, Abbés, officiers, diplomates, aventuriers, ont travaillé sur ces “représentations par le dessin des scènes antiques” plus simplement sur l’archéographie.
Archéographie
L’archéographie
L’archéographie, de archeo, «ancien» et graphie, «écrire»est la science qui étudie le sens, le son et la forme des mots depuis l’origine.
Elle concerne les écritures du monde entier, remontant à la source des hiéroglyphes par le suméro-akkadien, le proto-araméen, l’ougaritique, le proto-indien, le chinois, le protosinaïtique – ou réduction des hiéroglyphes– le hittite et le proto-araméen diffusé par le phénicien et rejoint, entre autres, la filière gréco-latine pour arriver à la langue française qui date du 16ème siècle.
L’archéographie nous permet, en expliquant l’origine des écritures, des lettres et des racines linguistiques, de remonter l’histoire des mots qui composent notre langue. Cette démarche est essentielle pour comprendre le présent et nécessaire pour envisager l’avenir.
L’archéographie s’intéresse aux dessins ancestraux, aux peintures qui montraient un pictogramme, représentation d’un objet ou d’une idée sans prise en compte du son, et qui pourrait être lu dans n’importe quelle langue : les hiéroglyphes (de hiero, «sacré» et glyphe, «dessin»), le cunéiforme, les écritures : sumérienne, ougaritique, akkadienne de Mésopotamie, les pictogrammes des Babyloniens, des Assyriens …
Tous ces glyphes sont à l’origine des alphabets du monde entier.
L’archéographie tire parti de tous les supports de l’écriture: les temples, les pyramides, les obélisques, les berceaux, les tombeaux… que l’on ait utilisé la pierre, l’argile, les éclats de poterie ou les coquilles d’huître, puis les papyrus (3000 ans av. N.E.).
Une première réduction des écritures sacrées donne naissance au son. Le protosinaïtique – découvert sur le mont Sinaï – est inventé par des savants sémites au service des Egyptiens vers 2000 av. N.E. Le grec devient chef de file des familles celtique, italique, latine, germanique et cyrillique. Au fil des siècles, les alphabets se constituent, des lettres naissent, disparaissent, trouvent un ordre avant de parvenir jusqu’à nous.
Nom, prénom, objet, pays, village … chaque mot a son histoire. L’archéographie adopte une méthode scientifique pour la reconstituer, basée sur trois langues au minimum.
Archéographie
L’archéographie agit concrètement au quotidien
Dans les relations familiales, scolaires, professionnelles,
ces relations sont claires, sincères et plus attentives, à reconsidérer la manière dont nous nous exprimons; nos mots sont nourris de préjugés, il nous faut retrouver notre responsabilité personnelle. Souvenez-vous de ces tenues « nous avons obéi aux ordres de nos supérieurs hiérarchiques, c’était la politique de notre organisation, c’était la loi! » Hannah Arend, parle d’un langage bureaucratiqueet dans un autre registre:
– J’ai commencé à fumer parce que mes amis fumaient!
– Je bois parce que je ne peux pas faire autrement!
– Je grossis … parce que c’est plus fort moi!
Avant d'observer, de cataloguer,
il nous faut nous observer, sans chercher à nous évaluer. Pour cela nous apprenons à nous servir du vocabulaire, des mots, du verbe, considérons le mot comme un être vivant, les mots que nous disons nous ressemblent, sont une partie de nous-mêmes, d’où l’importance capitale du mot «juste» et ce, dès la source.
L'archéographie est source de prévention.
Elle vaut largement la répression. L’être en ces temps de “sécheresse” intellectuelle ou culturelle a soif de … reconnaissance.
L'archéographie lutte contre la violence et toutes ses peurs,
la haine semée dans le cœur des êtres et ce sentiment d’insécurité qui se généralise.
Le manque de communication, de dialogue, entraîne des ruptures qui conduisent à l’agressivité.
Le retour à la source est donc indispensable.
Il rend au mot toute son authenticité; l’archéographie par sa probité nous offre un de ses moyens pour sortir de la violence, de l’illettrisme et de l’analphabétisme qui certes ont plusieurs niveaux tels que sociologique, économique et religieux. L’archéographie, grâce à ses ponts du langage, responsabilise, instruit, nous fait sortir du carcan des idées reçues.
Il n'y a pas que la monnaie qui dévalue, Les mots également.
L’archéographie reprend des principes connus depuis des siècles. Elle réveille des consciences endormies et routinières. Ses réponses sont réfléchies.
Il n'y a pas que la monnaie qui dévalue, Les mots également.
Si le mot archéographie, comme bien d’autres, n’est pas dans un dictionnaire de base, c’est tout simplement parce qu’il n’est pas dans la politique éditoriale de la rédaction. Le voici qui devient à présent un outil pédagogique et culturel par une meilleure connaissance de l’origine et du sens des lettres.