Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07112.jsonl.gz/481

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Bogota - Six militaires colombiens ont été reconnus coupables du meurtre de l'époux d'une dirigeante indigène colombienne. Ils l'ont commis après que la militante Aida Quilqué avait dénoncé à Genève devant l'ONU les violations de droits de l'Homme en Colombie.
Le tribunal de Popayan a jugé coupables six des sept militaires détenus pour ce meurtre, commis le 16 décembre 2008. La sentence doit encore être notifiée. Le parquet a requis une condamnation à une peine de réclusion de trente ans pour chacun des six militaires, estimant que le meurtre était bien prémédité.
Edwin Legarda avait été tué par balles faute, selon les militaires, d'avoir obtempéré à l'ordre qu'ils avaient donné à son véhicule de s'arrêter à un poste de contrôle mis en place sur la route où il se déplaçait. Mais le parquet a établi qu'aucun ordre n'avait été donné et aucune signalisation indiquant la présence de ce poste de contrôle n'avait au préalable était placée sur la route.
Son épouse, Aida Quilqué, était rentrée en Colombie la veille de la mort d'Edwin Legarda, après avoir participé à Genève à l'examen de la situation des droits de l'Homme en Colombie par le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies.
ATS