Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06958.jsonl.gz/1288

Contenu externe
Le budget de la présidence en France s'élève à 108,9 millions d'euros (130,8 millions de francs) dans la loi des finances pour 2012. Le salaire mensuel du président de la République atteint quant à lui 19'000 euros.
Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, la rémunération du chef de l'Etat est fixée par le Parlement. Auparavant, elle l'était par le président lui-même dans une grande opacité. François Hollande a promis une baisse de 30% du salaire du président et des ministres.
A l'automne 2007, le traitement du chef de l'Etat a été augmenté par les parlementaires de 170% passant de 7000 à 19'000 euros, pour l'aligner sur celui du Premier ministre, ce qui avait provoqué une vive polémique.
Au nom de la transparence, Nicolas Sarkozy avait aussi souhaité que les comptes et la gestion des services de la présidence soient soumis au contrôle de la Cour des comptes, ce qui est la pratique depuis novembre 2007. En juillet 2011, la Cour relevait que le budget 2010, de 112,2 millions d'euros, avait diminué par rapport à celui de 2008 qui s'affichait à 113,6 millions.
"Gagner en transparence"
Selon la Cour, "quelques secteurs peuvent encore générer des économies et les coûts doivent encore gagner en transparence". Parmi les domaines visés, la non-facturation "au coût réel" par le ministère de la Défense des heures de vol effectuées lors des déplacements présidentiels ou le manque de transparence sur la participation financière des journalistes dans les déplacements.
Le député René Dosière (PS), grand scrutateur du train de vie de l'Etat, avait estimé que le rapport de la Cour des comptes ne montrait "pas encore un budget vérité". Il indiquait en outre qu'un sixième des dépenses présidentielles "continue à être supporté par différents ministères".
Les charges de personnel, comprenant le traitement du président, représentaient en 2010 un peu plus de la moitié du budget de l'Elysée (67,8 millions d'euros). Suivaient à égalité les charges de fonctionnement courant (20,3 millions) et les dépenses liées aux déplacements du chef de l'Etat (20 millions).
ATS