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L'actuelle Commission fédérale pour les questions de migration, qui a vu le jour le 1er janvier 2008, est issue de la fusion de deux commissions extraparlementaires, à savoir la Commission fédérale des étrangers (CFE) et la Commission fédérale des réfugiés (CFR). Cette nouvelle commission, composée de 30 membres, dont la moitié environ sont d'origine étrangère, est dirigée par Francis Matthey - ancien président de la CFE - et les deux vice-présidentes, Dragoslava Tomovic et Barbara Walther. A l'occasion de sa séance plénière de deux jours, la Commission a visité le centre d'hébergement pour requérants d'asile et le centre de détention de l'aéroport de Zurich. La Commission a institué un groupe de travail chargé d'élaborer une proposition en vue de réinstaurer la politique de contingentement pour les réfugiés. En raison du nombre élevé de demandes d'asile dans le pays, la Suisse a en effet renoncé depuis les années 1990 à l'admission collective de réfugiés qui, dans un premier pays d'accueil, attendent leur départ pour d'autres pays.
Outre les questions d'asile, le vaste thème de l'intégration figure au premier plan des tâches de la nouvelle Commission fédérale pour les questions de migration. Celle-ci s'appuie sur les travaux accomplis par l'ancienne Commission fédérale des étrangers et continue aussi à publier la revue spécialisée «terra cognita», consacrée à l'intégration et à la migration, dont le 12e numéro vient de sortir de presse. Cette revue aborde divers aspects de la politique migratoire du sport. Les définitions et les discours sur l'identité jouent un rôle important en matière d'intégration, tant en ce qui concerne l'individu que la collectivité. La Commission se penchera, cette année et l'an prochain, sur les causes, les dangers et les opportunités de tels discours sur l'identité.
En février déjà, la CFM a recommandé de rejeter l'initiative «Pour des naturalisations démocratiques». Elle assiste avec inquiétude à la campagne de votation et déplore qu'il n'y ait pas une forte opposition visible contre cette initiative au vu des conséquences que pourrait avoir son acceptation. Si l'initiative populaire était acceptée, la Commission craint que ne s'ensuivent pendant longtemps en divers lieux des débats critiques à l'égard des étrangers.
A l'occasion de sa conférence de presse annuelle, la CFM a également présenté le dernier rapport annuel de la CFE. Ce rapport ne fait pas seulement une rétrospective de l'année 2007, mais aussi des 37 ans d'existence de la CFE, qui avait été instituée en 1970 par le Conseil fédéral en tant que «Commission consultative pour les problèmes des étrangers».