Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07009.jsonl.gz/346

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Tokyo - L'un des hommes politiques les plus influents du Japon, Ichiro Ozawa, a reproché aux Américains d'être "simplets". Plus directement, il a avoué de surcroît ne pas aimer les Britanniques.
"Pourquoi les Américains sont-ils si simplets? J'aime les Américains, mais ils sont un peu comme des organismes monocellulaires", a dit M. Ozawa lors d'un séminaire politique à Tokyo, selon les propos rapportés par les médias japonais.
Ancien numéro deux du Parti Démocrate du Japon (PDJ, au pouvoir), M. Ozawa, 68 ans, a été contraint de démissionner de son poste de secrétaire général du parti en raison de scandales politico-financiers.
"Je ne pense pas que les Américains soient intelligents", a-t-il poursuivi, ajoutant toutefois qu'il appréciait leur sens de la démocratie.
Pique envers les BritanniquesM. Ozawa a par ailleurs lancé une pique en direction de la Grande-Bretagne. "Je n'aime pas les Britanniques", a-t-il dit sans fioritures, selon les médias. Mais là encore, il a exprimé son admiration pour la démocratie et la discipline britanniques, citant notamment le film de 1957 "Le pont de la rivière Kwaï" dans lequel on voit les prisonniers de guerre britanniques marcher en ordre sous la garde de l'armée japonaise.
Surnommé "le shogun (général) de l'ombre" pour son habileté à manoeuvrer en coulisses, M. Ozawa a été le principal artisan de la victoire écrasante du PDJ aux élections législatives il y a un an.
Ce scrutin, remporté haut la main, a permis à l'opposition de centre-gauche de ravir le pouvoir à la droite qui l'occupait depuis plus de 50 ans de façon quasi continue.
Sous le coup de plusieurs enquêtes pour financement occulte, M. Ozawa est malgré cela poussé par ses partisans à présenter sa candidature à la présidence du PDJ le 14 septembre face au premier ministre Naoto Kan.
En cas de victoire, il serait de facto assuré d'accéder à tête du pays, grâce à la majorité détenue par le PDJ à la Chambre des Députés dont le choix détermine la nomination du premier ministre.
ATS