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Dans ce conflit diplomatique, une invasion à grande échelle semble peu probable, mais la Russie pourrait mener plusieurs types d'attaques ciblées contre l'Ukraine. Voici en substance les conclusions d'une analyse réalisée par un think tank basé à Kiev et dont fait partie Andriy Zagorodnyuk, ancien ministre de la défense ukrainien. En voici les principaux arguments.
Bien que les craintes d'une invasion russe de l'Ukraine ne faiblissent pas, les experts ukrainiens estiment ce scénario peu probable. Et pour cause. Moscou a beau amasser des dizaines de milliers de soldats à la frontière, pour l'instant, ces troupes ne suffisent pas pour mener une offensive à large échelle.
Une telle opération nécessiterait de plusieurs centaines de milliers d'hommes, et non seulement à la frontière avec l'Ukraine, mais aussi sur le territoire russe derrière la ligne de front. Pour l'instant, Moscou ne peut compter «que» sur 127 000 soldats. Poutine pourrait facilement grossir leur effectif, notent les experts, mais cela prendrait du temps.
Si la Russie ne semble donc pas sur le point de déclencher une offensive tout de suite, elle ne le fera pas non plus dans les prochains mois, estiment les experts ukrainiens.
Cela ne veut pas dire que tout danger est écarté. La menace russe est bien réelle pour les experts ukrainiens, qui formulent les hypothèses suivantes:
Les experts jugent tous ces scénarios comme étant probables, voire très probables. Les prochains développements de la crise nous diront s'ils ont vu juste. (asi)
L'annonce a été faite via Telegram, par l'état-major de l'autoproclamée «république» séparatiste prorusse de Donetsk: selon lui, les forces séparatistes ont «pris le contrôle complet» de Lyman avec «l'appui» des forces armées russes. Ni l'armée russe, ni l'armée ukrainienne, n'ont immédiatement commenté cette information, que l'AFP n'a pu vérifier de source indépendante.