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Diana espère que cette nouvelle amitié débouchera sur une relation durable. Après environ une année, elle est enceinte. Ce n’était pas prévu. Elle est inquiète. Ayant été contre l’avortement jusque-là, elle espère vivement que son ami les soutiendra, elle et l’enfant.
La nouvelle fait l’effet d’une bombe chez le père de l’enfant. Pour lui, une chose est sûre: il faut se débarrasser de l’enfant! Ses plans de carrière et de départ à l’étranger sont compromis. Il commence à mettre Diana constamment sous pression pour qu’elle avorte.
Pour Diana, le fait que son ami la laisse se débrouiller seule dans cette situation la blesse profondément. Abattue et abandonnée, elle commence à douter de sa position sur l’avortement. À son insécurité s’ajoute la crainte que ses économies ne suffisent pas pour la vie avec l’enfant.
Diana fait part de sa détresse à sa mère. Celle-ci était elle-même un enfant non prévu. La grand-mère de Diana avait alors dû se battre pour ne pas avorter. «Aujourd’hui, il faut sauver mon petit- enfant!», se dit la mère de Diana: elle passe la nuit sur Internet à la recherche de solutions pour sa fille enceinte. Le lendemain matin, pleine d’espoir, elle lui remet le numéro de la centrale d’appels d’urgence de l’ASME.
Diana appelle immédiatement. Au début, explique-t-elle à la conseillère, elle voulait garder le bébé. Mais maintenant, elle n’en est plus sûre du tout. L’ami, raconte Diana, a recours même à sa propre mère pour la pousser à l’avortement. La conseillère s’efforce de calmer Diana. Les souhaits des autres passent après son bien et celui de l’enfant. Elle l’encourage à écouter son cœur et à garder l’enfant.
Diana reste en contact avec la conseillère. Elle est très en souci: «Réussirai-je à m’en sortir seule avec l’enfant?» La conseillère lui explique les différentes aides possibles avec l’ASME tout en la rassurant: «Vous n’êtes de loin pas la première dans cette situation. Pour vous aussi, tout ira bien avec l’enfant, grâce à l’aide qui vous est offerte!»
Par la suite, Diana doit à nouveau faire face à des pressions, mais elle choisit d’écouter les conseils de l’ASME. Après trois semaines, Diana et sa mère rencontrent la conseillère pour un entretien. Diana rapporte que la mère du père de l’enfant menace d’engager un avocat pour s’assurer que son fils ne paiera pas d’allocations, puisqu’il n’a jamais voulu de l’enfant. La conseillère la rassure: «Ses manœuvres sont inutiles. En cas de besoin, l’ASME vous assistera sur le plan juridique!» L’entretien de plusieurs heures permet d’aborder toutes les questions et préoccupations de Diana.
Les explications de la conseillère et la perspective d’une aide éventuelle de l’ASME permettent à Diana de retrouver la force intérieure: elle décide de garder l’enfant. L’atmosphère devient plus sereine pour la jeune mère. Elle se prépare avec joie à la naissance.
«Comme je suis heureuse d’avoir choisi de garder ma fille!», annonce Diana à la conseillère après la naissance d’une petite fille en bonne santé. Pendant la période du congé maternité, Diana est financièrement à l’aise. La conseillère l’aide désormais pour la reconnaissance de paternité. Dans l’intervalle, l’ASME fournit une aide complémentaire gratuite à la jeune mère.
«Je suis si contente que pendant ces temps difficiles, vous vous soyez tenus à mes côtés, votre geste m’a donné espoir!», dit-elle, reconnaissante, à la conseillère, et d’ajouter: «Quand je regarde cette petite, je suis la personne la plus heureuse du monde!»