Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07275.jsonl.gz/1311

À PROPOS DES NATIONS UNIES
Signée “par les représentants des gouvernements munis de pleins pouvoirs reconnus en bonne et due forme”, la Charte des Nations Unies constitue un fondement essentiel du droit public international. Faisant obligation aux états “de maintenir la paix” et “de réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes internationaux d'ordre économique, social, intellectuel ou humanitaire.” (Article 1° de la Charte de l'ONU), cette organisation répond dans ses principes aux voeux des citoyens des nations. Toutefois, bien que créée au nom des "peuples des Nations Unies", l'ONU est rapidement devenue un lieu d'affrontement géopolitique condamné trop souvent à l'impuissance.
En 1995, l’Organisation Mondiale du Commerce a été créée en vue de à l'expansion du commerce mondial. Contrevenant à l’esprit et aux buts des Nations Unies, l'OMC a déclaré dans les faits une guerre économique planétaire qui enrôle les états, les entreprises et les individus. Associée à une déréglementation des échanges économiques et financiers, cette guerre pousse les acteurs du marché globalisé à un abaissement drastique des salaires, des conditions de travail et des normes sociales et environnementales. Cette exacerbation de la compétition dans le domaine économique, énergétique, pour les ressources -notamment pour l'eau- est porteuse de tensions et de nouvelles guerres. Nous, citoyens de toutes ls nations, devons travailler à rendre à la Charte de l'ONU le primat juridique sur les règles de l'OMC. Cette organisation commerciale devra tôt ou tard intégrer les dix commandements du Pacte Mondial des entreprises. (Cf. ci-après le programme "Global Compact".) Le réseau 'Global Society Network' sera très actif sur ce sujet.
LE PROGRAMME GLOBAL COMPACT
L'ONU a décidé dans les années 2000 d'intégrer les multinationales dans le programme Global Compact.La promesse du programme est "Reshape the world through business". L'initiative est sympathique. Il ne faudrait pas toutefois que ce rassemblement de la sphère entrepeneuriale mondiale autour de dix grands principes se réduise à valoriser à moindre coût l'image des groupes-partenaires grâce au logo rassurant de l'ONU. La question ne peut être éludée. Les huit mille multinationales réunies au sein du programme Global Compactde l'ONU deviendront-elles des entreprises citoyennes, socialement et écologiquement responsables? Il est permis d'en douter. Enrôlées dans une guerre planétaire des coûts qui les contraint à rechercher stratégiquement les pays offrant les plus basses normes sociales et environnementales, la plupart des multinationales se battent avec les pires armes sur le segment des 10% de la population mondiale constituant 90% de la richesse mondiale des ménages (Cf. p. 24 du Rapport 2015 du Crédit Suisse). Si l'initiative onusienne du Global Compact est sympathique, elle concourt essentiellement à l'image des huit mille groupes. En effet, l'ONU n'a aucun droit de regard sur leurs agissements, aucune possibilité de contrainte et encore moins de sanctions.Ce Pacte mondial accepte dans ses rangs nombre de multinationales particulièrement polluantes et socialement attardées, que ce soit dans la chimie, le pétrole, le BTP, le textile, etc. Il est grand temps que cette organisation d'intérêt public mondial détienne les moyens de son mandat au service des peuples du monde pour être en capacité d'imposer les dix principes de ce Pacte mondial.
D'une manière générale, il est totalement chimérique de penser changer le monde par l'activité des multinationales. À défaut de réglementations internationales imposées aux entreprises, ce ne sont pas de simples recommandationsqui mettront un terme aux pratiques condamnables. Au risque de nous répéter, les valeurs conquérantes et inconséquentes du marché et les intérêts à court terme des groupes mondiaux ne correspondent ni aux valeurs des démocraties -dignité humaine, justice sociale, liberté responsable, solidarité-, ni à l'intérêt général des générations présentes et futures.
Gardons nous de généraliser. Il existe sûrement des multinationales membres du Global Compact qui réalisent des efforts pour améliorer leurs pratiques dans les domaines des droits humains, du travail, de l'environnement comme de la corruption. Mais il est indéniable que la guerre mondiale des coûts initiée par l'OMC et la pression des actionnaires et des fonds de pension imposent une logique "pousse-au-crime" pour les groupes mondiaux en quête permanente de moins-disant salarial, social et environnemental. Au sein même de l'ONU, nombreux sont ceux qui constestent le bien-fondé de ce partenariat. Les 10 principes e ce Pacte mondial pourront servir de base à des directives internationales strictes. Dès lors, les multinationales sauront mettre à profit leurs formidables capacités réactives et innovatrices pour devenir des moteurs d'une reconversion soutenable du système actuel de développement et de consommation.
Dans tous les cas, gardons foi dans les principes et les idéaux des Nations Unis tels qu'énoncés par ses pères fondateurs dans le Préambule et l'Article 1er de la Charte. Une fois clairement établie la distinction entre les principes des constitutions et l'intérêt général d'une part et les principes du marché et les intérêts privés à court terme, l'ONU fera partie intégrante des forces résistance d'opposition à cette mondialisation sauvage pour rejoindre le mouvement mondial appelant à un changement de cap écologique et social.
OIT
Nota Fondée en 1919, l'OIT, la plus ancienne organisation mondiale. Elle est la seul agence des Nations Unies dotée d'une structure tripartite qui rassemble les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs.
PNUE-UNEP Programme des Nations Unies pour l’environnement.
GIEC-IPCC “Intergovernmental Panel on Climate Change”
PNUD-UNPD Programme des Nations Unies pour le développement.
UNRISD United Nation Research Institute for Social Development
CNUCED -UNCTAD Conférence des Nations Unies sur le commercre et de développement
DROIT À L’ALIMENTATION Olivier de Schutter
UNU-WIDER Université des Nations-Unies. Helsinki.
EICSTAD-IAASDT Évaluation Internationale des Connaissances, des Sciences et des Technologies Agricoles pour le Développement
OMS L'OMS a perdu une part de sa crédibilité du fait de quelques experts percevant des rémunérations -directes ou indirectes- des laboratoires et autres industriels de la santé.
Cette énumération n'est pas exhaustive.