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Cancer du col de l’utérus
Chaque année en Suisse, environ 250 femmes développent un cancer du col de l’utérus (carcinome cervical), ce qui correspond à 1,5 % de toutes les maladies cancéreuses chez la femme. Près de la moitié des patientes ont moins de 50 ans au moment du diagnostic.
Utérus et organes voisins
© KLS
L’utérus est un organe en forme de poire situé dans le bas-ventre de la femme, dans lequel grandit le fœtus jusqu’à la naissance. L’utérus est composé de deux parties : le corps utérin (corpus uteri) et le col utérin (cervix uteri). Deux types de cancer différents peuvent se développer dans l’utérus: le cancer du corps utérin, qui se forme aux dépens de la muqueuse qui tapisse l’utérus proprement dit, et le cancer du col utérin, qui se développe à partir des cellules du col de l’utérus.
Diagnostic et traitement du cancer du col de l’utérus
En général, le cancer du col de l’utérus n’occasionne pratiquement aucune douleur pendant une longue période. Des saignements atypiques du vagin, par exemple après un rapport sexuel, peuvent être un premier signe. Pour poser le diagnostic, on réalise un frottis du col de l’utérus en prélevant un échantillon de tissus.
Si le cancer est encore à un stade très précoce, on peut exciser « seulement » la partie de l’utérus qui est atteinte. A des stades plus avancés, il faut cependant enlever l’utérus dans son entier, ce qui signifie que la femme concernée ne pourra plus avoir d’enfant. En fonction de l’étendue du cancer, une radiothérapie
et/ou une chimiothérapie
sont ensuite réalisées.
La vaccination à titre préventif – le frottis pour le dépistage
L’une des principales causes du cancer du col de l’utérus est l’infection par certains types de papillomavirus humains (HPV). De nos jours, les jeunes filles – si possible avant leur premier rapport sexuel – peuvent se faire vacciner contre les types de HPV les plus dangereux.
Le cancer du col de l’utérus est dépisté très tôt dans de nombreux cas. Le frottis réalisé régulièrement par le gynécologue permet de déceler déjà les stades précurseurs du cancer. Ceux-ci peuvent en général être traités de manière très efficace et douce, sans avoir à enlever l’utérus.
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