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La réglementation actuelle appartient au passé
En Suisse, les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes ne sont autorisés à donner du sang que s’ils sont abstinents sexuellement pendant 12 mois. De nombreux hommes gays et bisexuels se voient ainsi refuser le droit de donner leur sang. Ce règlement est dû à la crise du SIDA — l’exclusion des hommes homosexuels et bisexuels est justifiée par le risque prétendument accru d’infection par le VIH.
Le comportement à risque comme critère — pas l’orientation sexuelle!
Sur le plan médical, cette réglementation discriminatoire n’a plus de sens. Ce sont les comportements à risque — et non l’orientation sexuelle — qui doivent être utilisés pour l’évaluation. Dans son arrêt du 29 avril 2015, la Cour de justice de l’Union européenne a déclaré inadmissible l’exclusion générale des HSH lorsque des techniques efficaces de détection du VIH permettent d’assurer un niveau élevé de protection des receveurs de dons de sang*. C’est le cas en Suisse.
L’interdiction de facto du don de sang pour les HSH n’est pas explicitement établie dans la loi sur les produits thérapeutiques ou dans une ordonnance. Les critères pourraient donc être modifiés — comme dans de nombreux autres pays européens.