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Le Tribunal de police de Lausanne a condamné lundi un policier lausannois de 33 ans à 7 jours-amende avec sursis pour avoir giflé un prévenu dans un box de maintien en octobre 2011. L'agent a été reconnu coupable d'abus d'autorité.
Il a agi "d'une manière impulsive" et non proportionnée, sans avoir été menacé, a estimé la juge. Sa "culpabilité légère" justifie une peine "très mesurée", selon elle.
Pas de menace évidente
A l'audience, le policier avait expliqué avoir giflé le prévenu parce qu'il se sentait menacé de recevoir un coup de pied de sa part, l'homme s'étant "contracté musculairement" et ayant "croisé ses bras devant son corps", donnant l'impression d'une "prise d'élan". La juge n'a pas été convaincue par l'existence d'une menace évidente.
Si le policier a agi dans le "but légitime" de calmer le prévenu, les moyens qu'il a utilisés n'étaient pas adaptés à la situation. Le geste apparaissant "humainement compréhensible, voire excusable", la gravité de la faute est cependant apparue "toute relative" au tribunal.
Prévenu agité
Le 30 octobre 2011, peu avant son entrée en service au sein de sa section de police-secours, l'agent a constaté sur des images de vidéosurveillance des cellules de maintien qu'un prévenu se comportait de manière très agitée. L'homme hurlait et se tapait la tête contre les murs de la pièce.
Le policier a pris l'initiative de se rendre avec un collègue auprès du prévenu pour tenter de le calmer et de discuter avec lui. Dès qu'il a ouvert la porte de la cellule, l'homme s'est approché de lui. Se sentant menacé d'une attaque imminente, le policier lui a asséné une gifle sur le front, puis la repoussé par le haut du torse pour le faire asseoir sur le banc situé au fond du box.
La victime n'a pas déposé plainte. Les faits ont été dénoncés au Ministère public par le commandant de la police municipale de Lausanne Pierre-Alain Raemy, en raison d'un "doute suffisant" sur l'illicéité du comportement de l'agent, comme le lui impose la législation.
ATS