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New York - L'envoyée spéciale de l'ONU pour les violences faites aux femmes et aux enfants dans les conflits a qualifié mardi la République démocratique du Congo (RDC) de "capitale mondiale du viol". Elle a appelé le Conseil de sécurité à agir pour mettre un terme à ces violences.
"Si les femmes continuent de subir des violences sexuelles, ce n'est pas parce que la loi n'est pas en mesure de les protéger, mais parce qu'elle est insuffisamment appliquée", a dit Margot Wallström devant les 15 membres du Conseil de sécurité.
"Les femmes n'ont pas de droits si ceux qui violent leurs droits demeurent impunis", a-t-elle ajouté. Mme Wallström rendait compte aux membres du Conseil de sécurité de sa récente visite en RDC.
La République démocratique du Congo est "la capitale mondiale du viol", a-t-elle déclaré. "Les femmes n'y sont toujours pas en sécurité, sous leur propres toits, dans leurs propres lits, lorsque la nuit vient".
Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a indiqué la semaine dernière qu'au premier trimestre, 1244 femmes avaient rapporté à l'ONU avoir été violées en RDC, soit "près de 14 viols par jour en moyenne". C'est à peu près autant que pendant la même période en 2009.
Margot Wallström, figure du parti social-démocrate suédois, a passé 10 ans à la Commission de Bruxelles. Elle a expliqué lors de l'annonce de sa nomination en tant qu'envoyée spéciale de l'ONU fin janvier qu'elle voulait agir pour que ces violences faites aux femmes soient bel et bien reconnues comme des crimes de guerre.
ATS