Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07124.jsonl.gz/753

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Erevan - Des dizaines de milliers d'Arméniens ont défilé à Erevan à l'occasion du 95e anniversaire du massacre d'Arméniens sous l'Empire ottoman, sur fond de nouvelles tensions avec la Turquie. Cette dernière refuse toujours de parler de génocide.
Une longue procession s'est dirigée vers un mémorial au sommet d'une colline de la capitale arménienne pour y déposer des fleurs en souvenir des victimes des persécutions.
Lors d'une cérémonie, le président arménien Serge Sarkissian a affirmé que la reconnaissance par la communauté internationale du génocide était inévitable. "Nous remercions toux ceux qui, dans de nombreux pays, y compris en Turquie, comprennent l'importance de la prévention des crimes contre l'humanité et qui sont à nos côtés dans cette lutte", a-t-il dit.
La communauté des historiens qualifie les événements de 1915-1917 de génocide. Plusieurs pays, dont la France et le Canada, font partie des pays qui ont reconnu l'existence de ce génocide.
En Suisse, le Conseil national a reconnu le génocide, à l'instar du Grand Conseil vaudois et du Conseil d'Etat genevois. Le Conseil fédéral a adopté de son côté la formule de "tragiques déportations et de massacres".
Pour la première fois dans l'histoire de la Turquie, un groupe de plus de 60 intellectuels ont appelé à un rassemblement à Istanbul pour commémorer les massacres.
Le génocide arménien est commémoré chaque année le 24 avril, date de l'arrestation en 1915 à Constantinople de plus de 200 intellectuels et dirigeants de la communauté arménienne, marquant le début d'une vague de massacres et de déportations ayant duré jusqu'en 1917.
ATS