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C'est le genre de moments que l'histoire du tennis n'est certainement pas prête d'oublier. D'année en année, l'Open d'Australie habitue les amoureux de la petite balle jaune à leur fournir des «monuments». Ces derniers temps, on avait notamment eu droit à un épique Federer-Safin en 2005, à un fabuleux Tsonga-Nadal en 2008 ou encore à un terrible Nadal-Verdasco en 2009. Et voilà que Melbourne a «lâché» quatre matches fabuleux en ce début de saison: Nadal-Berdych en quarts de finale, puis les deux demi-finales opposant Djokovic à Murray et Nadal à Federer et, enfin, une finale messieurs complètement folle entre le Serbe et l'Espagnol ont animé une quinzaine géniale.
Mais, comme souvent depuis désormais treize mois, c'est toujours «Nole» qui empoche la mise au décompte final. En Australie, le numéro 1 mondial a réussi à conserver son trophée et à consolider son trône. En livrant des batailles homériques et en faisant valoir son intelligence tactique. Sans quoi il n'aurait certainement pas obligé Nadal à courir lors d'un irrespirable cinquième set final. Sacré pour la troisième fois sur la Rod-Laver Arena, Djokovic se rapproche du «Petit Chelem». Une victoire à Roland-Garros dans quatre mois et le tour sera joué.
L'exploit mériterait d'être salué, mais les attitudes du Serbe continuent de déranger. Simulateur-né, il a usé et abusé de tactiques fatigantes pour déstabiliser Ferrer en quarts de finale, puis Murray au tour suivant. Faisant mine de souffrir de crampes, de soucis respiratoires ou d'une cuisse, il a joué au bluff. Ce que d'aucuns lui avaient reproché par le passé, Andy Roddick en tête.
Même s'il est un (grand) champion, Novak Djokovic n'a pas la classe d'un Roger Federer. Qu'on se le dise! Il n'en demeure pas moins qu'il est le maître de la planète tennis. Après les règnes du Suisse et de Rafael Nadal, le sien semble décidément bien parti pour durer. Car rien n'indique qu'il soit sur une pente descendante, bien au contraire.
Ses rivaux avaient en effet impatiemment attendu cet Open d'Australie pour guetter les premières failles de sa chute. Mais sa réponse a été cinglante, son jeu étant parfaitement en place pour conserver le matricule numéro 1 tout au long de l'année. A aucun moment, «Nole» n'a semblé être prenable. Sa sérénité alors même que l'Ibère avait fait le break dans la dernière manche de la finale - quelle erreur à 30-15 sur son service! - lui a permis de rester dans le coup. Puis d'enfoncer définitivement le clou sur celui dont il est l'incontestable bête noire.