Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06886.jsonl.gz/505

La chance va-t-elle enfin lui sourire à domicile? Le Monégasque Charles Leclerc (Ferrari) tentera dimanche de s'imposer au GP de Monaco pour reprendre les rênes du championnat de Formule 1, dans une manche qu'il n'a encore jamais finie en catégorie reine.
Le pilote de la Scuderia, dominateur au classement général depuis le début de la saison, s'est fait surprendre le week-end dernier en Espagne par un problème mécanique alors qu'il menait largement la course. Contraint d'abandonner, il a perdu au passage la tête du championnat au profit du champion en titre Max Verstappen.
Loin de se démonter, Leclerc a rapidement évacué sa déception en rappelant que «la saison est encore longue»: «Nous savons que nous avons le potentiel.» Un potentiel que le pilote de 24 ans tentera une nouvelle fois de montrer à l'occasion de la 7e manche de la saison ce week-end.
Mais pour cela, faudra-t-il encore boucler les 78 tours à travers des rues qu'il connait si bien. «J'espère que je pourrais enfin finir ce Grand Prix à la maison», soufflait-il en Espagne.
«Enfin», car le Monégasque a toujours dû abandonner depuis 2017 après des problèmes techniques ou des accrochages. Que ce soit en 2017 en Formule 2, l'antichambre de l'élite, ou bien en F1 en 2018 (avec l'écurie Sauber) puis en 2019, pour sa première saison avec Ferrari. L'année dernière (l'édition 2020 avait été annulée en raison de la pandémie), Leclerc, qualifié en pole position, avait finalement dû ramener sa Ferrari au stand à cause d'un problème technique.
Hamilton banni ?
Jusqu'à présent, la saison a offert des affrontements très relevés aux avant-postes, comme en témoignent les classements du championnat du monde: chez les pilotes, Verstappen devance Leclerc de six points et chez les constructeurs, Red Bull a pris un petit avantage (26 pts) sur Ferrari grâce à son double podium en Espagne.
Derrière les écuries de tête, Mercedes, troisième et en difficulté en ce début de saison avec l'arrivée du tout nouveau règlement technique, semble elle avoir repris des couleurs en Espagne après avoir apporté un lot d'améliorations sur ses monoplaces. «Ce n'est qu'une question de temps avant qu'ils ne se joignent à cette bataille», a reconnu le patron de Red Bull, Christian Horner.
Le GP de Monaco, épreuve historique de la F1, pourrait toutefois voir Mercedes privé de son septuple champion du monde de F1 Lewis Hamilton en raison de... ses bijoux.
Si l'interdiction de porter des bijoux à bord des monoplaces a été introduite en 2005 par mesure de sécurité, elle n'a jamais été réellement appliquée par les pilotes – jusqu'au serrage de vis décidé cette saison par le nouveau directeur de course de la Fédération internationale de l'automobile (FIA), Niels Wittich.
Début mai, à l'occasion du GP de Miami, le pilote britannique a reçu une exemption jusqu'au GP de Monaco pour se mettre en conformité avec le règlement. Mais Hamilton assure ne pas être en mesure de retirer certains de ses bijoux comme son piercing au nez.
Nouveau format
Nouveauté cette année en Principauté, la course se déroulera sur trois jours consécutifs, comme tous les autres du calendrier, et non plus sur quatre jours comme c'était le cas selon la tradition.
Historiquement, le GP de Monaco, présent lors de la première année du Championnat du monde de F1 en 1950, était organisé lors du week-end de l'Ascension. Le jeudi étant férié, ce jour était choisi pour faire rouler les monoplaces, avant une pause le vendredi puis les qualifications le samedi et la course le dimanche. Cette singularité était jusqu'ici maintenue même si le GP n'était pas organisé à chaque fois à l'Ascension.
Ce week-end, Monaco espère également retrouver sa ferveur d'antan après deux années perturbées par la pandémie de Covid-19 qui ont vu le GP annulé en 2020 et des tribunes clairsemées l'année suivante.
Pour une victoire de sa star locale? Troisième pilote de l'histoire à représenter la Principauté en F1, Leclerc espère imiter Louis Chiron, seul Monégasque à s'être imposé sur le Rocher. C'était en 1931, bien avant l'instauration du Championnat du monde.
ATS