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Wendy Holdener sait clairement comment aborder les grands rendez-vous. Deuxième du combiné des Championnats du monde à Méribel, elle remporte sa huitième médaille individuelle entre Mondiaux et JO.
Presque un métronome. Hormis à Cortina voici deux ans, voilà six ans que Wendy Holdener ramène du métal lors des grands événements. Comment fait-elle pour être toujours prête le jour J? La Schwytzoise sait garder ses nerfs et gérer la pression. Et aussi qu'elle fait souvent tout juste avant de telles manifestations.
Cette fois, elle a choisi de prendre du repos et de déconnecter du quotidien de la Coupe du monde plutôt que d'aller disputer les deux géants de Plan de Corones. Pas simple pour une machine comme Wendy Holdener, toujours prête à s'entraîner et à manger de la fonte en salle de force. Son entourage a ressenti son mécontentement. «J'ai essuyé quelques larmes, explique-t-elle. Mais en même temps, j'ai profité de cette courte période sans ski.»
Souffler quelques jours
Ce pas de retrait était devenu nécessaire parce que Wendy Holdener avait le sentiment «de ne pas avoir la balance nécessaire. Cela faisait trop de ski et pas assez de repos». Elle avait remarqué que sans cette décision, elle n'aurait «pas pu y arriver» en vue des championnats du monde, comme elle l'a dit elle-même. Les jours passés loin du Cirque blanc ont porté leurs fruits. Ils ont permis à Wendy Holdener de se rendre à Méribel «heureuse et satisfaite et de se sentir à nouveau forte».
La perte de balance, de cet équilibre intérieur, a peut-être trouvé son origine dans les deux succès consécutifs en slalom à Killington et à Sestrières, ses deux premières victoires en Coupe du monde dans cette discipline après 30 podiums. «C'était extrêmement agréable de vivre toutes ces émotions, analyse-t-elle. Mais tout cela m'a peut-être rattrapé en janvier.»
La Schwytzoise en a parlé avec Dave Ryding: «Il m'a dit qu'après sa première victoire, il aurait préféré que la saison se termine. Il n'aurait plus pu gérer la situation.» Il y a un an, le Britannique avait fêté sa seule victoire en Coupe du monde lors du slalom de Kitzbühel. «J'étais fière de pouvoir enchaîner après ma première victoire, poursuit-elle. Après, c'est peut-être devenu un peu trop pour moi.»
Un plan qui se déroule sans accroc
La préparation est une chose, mais le jour de course en est une autre. Wendy Holdener savait qu'elle avait toutes ses chances. «J'espérais pouvoir aller jusqu'au bout». Et même en cas d'échec, elle aurait su faire face. «Si ça n'avait pas marché, j'aurais quand même gardé confiance en moi en sachant que j'aurais pu le faire.» Mais on en est resté au conditionnel. Car une fois de plus, le plan s'est déroulé sans accroc.
Un plan à suivre jusqu'aux prochaines courses de la semaine prochaine. Wendy Holdener est rentrée deux jours à la maison. Elle va ensuite disputer trois jours d'entraînement en Valais. Tout devrait bien se passer à Méribel. Et on devrait à nouveau pouvoir compter sur Wendy Holdener.
jfd, ats