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La Commune de Gryon est née en 1189 et appartenait à l'Abbaye de St-Maurice, alors que les territoires avoisinants demeuraient dépendants de l'Evêché de Sion. Avant cette date, Gryon était une dépendance de Bex, servant de pâturage aux chefs Burgondes. Restant soumise à l'Abbaye qui était le seigneur territorial, Gryon passa entre les mains de plusieurs maîtres souverains, soit les Comtes de Savoie et, dès 1475 les Bernois, ceci jusqu'à la libération de 1798.
Les habitants de Gryon vivaient frugalement et travaillaient durement leurs terres abruptes et leurs forêts. Ils connurent des moments difficiles, devant payer de lourdes dîmes et droits de taille aux nobles, devant affronter la peste à plusieurs reprises et, surtout, l'incendie gigantesque du 19 juillet 1719 qui détruisit 36 chalets sur l'alpage de Taveyanne et, le même jour, 68 bâtiments au village de Gryon.
Le dynamisme de certains Gryonnais devint même dangereux aux yeux de leurs concitoyens. Des projets de développement du plateau d'Anzeinde apparaissent, avec un chemin de fer jusqu'au sommet des Diablerets. Un comité d'opposition, puis le début de la première guerre mondiale firent abandonner ces idées.
Si la vocation touristique et l'expansion des constructions sont encore bien présentes, le rythme s'est quelque peu stabilisé ces dernières décennies. Gryon peut être fier de pouvoir encore offrir une qualité de vie remarquable à ses habitants et hôtes occasionnels. Le village a su conserver un style de tourisme familial, une ambiance chaleureuse et une dimension humaine.