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A la veille de son départ de la Direction du développement et de la coopération (DDC), Walter Fust critique les subventions à l'exportation et les agendas politiques cachés.
A l'heure où la crise du prix des denrées alimentaires s'étend, le haut fonctionnaire s'en prend aux subventions à l'exportation que les pays industrialisés accordent aux produits agricoles. D'après lui, celles-ci sont la cause principale de la crise actuelle, bien plus que l'utilisation de denrées vivrières pour la fabrication de biocarburants.
Pour Walter Fust, la Suisse doit mettre un terme à ses aides à l'exportation ou au moins s'assurer que «ses excédents subventionnés ne nuisent pas, en étant vendus bon marché, à l'agriculture des pays en développement.» Et de souligner que les pressions vont augmenter prochainement sur les pays industrialisés dans le cadre des négociations à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Au moment de livrer son bilan après 15 ans à la tête de la DDC, Walter Fust - qui occupera à partir de mai la fonction de directeur général du Forum humanitaire mondial, créé l'an dernier et présidé par l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan - a également dénoncé l'instrumentalisation de l'aide au développement. Que ce soit sur le plan international ou sur le plan national, comme cela a été le cas selon lui dans l'affaire des critiques sur l'aide de la Suisse à la Thaïlande après le tsunami.