Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07031.jsonl.gz/573

Le Conseil fédéral veut mettre hors service 25 chars de combat Leopard II et les livrer à l’Allemagne. Une telle décision est incompréhensible sans nouvelle doctrine de défense. Le Conseil fédéral affaiblit la capacité de défense de la Suisse et foule aux pieds la neutralité de notre pays.
L’UDC s’oppose fermement à la vente des chars de combat Leopard ll. Le parti condamne ce projet malhonnête pour deux raisons principales :
Le Conseil fédéral n’a pas de nouvelle doctrine de défense à ce jour
La guerre en Ukraine met clairement en lumière les lacunes de notre armée. L’utilisation de moyens de combat traditionnels tels que les avions de combat, l’artillerie, les chars de combat, les systèmes de défense aérienne au sol, la gestion des obstacles, de bonnes infrastructures de commandement et de logistique, etc. restent essentiels pour gagner une guerre conventionnelle.
Le Conseil des Etats a demandé au Conseil fédéral, via le postulat 23.3000, de montrer à quoi ressemblerait une future armée recentrée sur sa mission principale de défense, en termes de doctrine militaire, de capacités, de structures, d’instruction, de systèmes, de personnel, d’immobilier et de coûts d’exploitation, et par quelles mesures à court et moyen terme le Conseil fédéral entend augmenter la capacité de défense de l’armée. A ce jour, rien n’a été présenté au Parlement.
La vente sans doctrine n’est pas responsable sur le plan politique
Au cours des 30 dernières années, la Suisse a fait des économies sur son armée. Grâce à la grande flexibilité du commandement de l’armée et des soldats, des compétences de défense ont certes pu être conservées, mais la capacité même de défense n’est plus assurée.
Le fait que le Conseil fédéral approuve une mise hors service de chars de combat (chars 87 WE ) issus de ses propres stocks sans une nouvelle doctrine de défense est une négligence en termes de politique de sécurité. Pour une capacité de défense crédible, notre armée a besoin, outre les autres armes, d’au moins trois brigades mécanisées. Aujourd’hui, nous ne les avons que sur le papier : seules 2 des 3 brigades sont équipées de véhicules de combat, la troisième ne disposant ni de chars de combat ni de chars de grenadiers. La décision prise aujourd’hui par le Conseil fédéral est donc d’autant plus négligente et incompréhensible et l’UDC s’y opposera avec véhémence.