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Avec "The End", Zep s'essaie au thriller écologique
Le dessinateur suisse Zep, le plus souvent associé à son personnage Titeuf, aime pourtant explorer d’autres thèmes que l'enfance. Par le passé, il a déjà abordé la sexualité, la spiritualité ou encore l'histoire du rock.
Fin du monde annoncée
Sa nouvelle bande dessinée, la troisième dans un style réaliste, questionne la place de l’homme sur terre, son utilité, et surtout son avenir.
"The End" raconte l’histoire d’un jeune homme qui rejoint une équipe de chercheurs basés en Suède. Ce groupe travaille sur la communication des arbres et tente de prouver que ceux-ci détiennent les secrets de la terre à travers leur ADN. Ces travaux amèneront le professeur Frawley à comprendre qu'un drame planétaire est sur le point d'arriver.
>> A voir: présentation de "The End"
Une nature forte
Dans ce récit, le professeur Frawley pense que la terre a un pouvoir sur la vie des espèces qui la peuplent. C'est elle qui décide de supprimer une espèce qui n'a plus lieu d'exister par manque d'adaptation ou parce qu'elle ne correspond plus à ce que devient le monde.
La nature n'est pas montrée en position de victime et l'humain, malgré tous les dégâts qu'il provoque, n'a pas la puissance de l'anéantir.
Le mystère des arbres
L'idée de faire un thriller apocalyptique est venue au dessinateur genevois à la suite d'une anecdote véridique que lui a racontée son fils, étudiant en botanique.
En Afrique du Sud, des antilopes sont décédées après avoir été empoisonnées par des feuilles d'acacias dont elles se nourrissaient pourtant sans problème jusque-là. Après des analyses et des tests, des scientifiques ont établi que ces arbres pouvaient fabriquer du poison afin de se débarrasser des antilopes lorsqu'elles devenaient trop nombreuses. Ce qui prouverait que les arbres peuvent communiquer entre eux.
Une histoire qui a attisé la curiosité et l'imagination de Zep. Interrogé par la RTS, il explique avoir toujours été fasciné par les arbres qui recèlent, selon lui, des mystères auxquels les humains n'ont pas accès.
Je me rendais bien compte, face à ces grands chênes que j'étais en train de dessiner, que j'étais plutôt un jeune gland et qu'ils possédaient un savoir que je n'aurai jamais.
Sujet radio: Christine Gonzalez
Adpatation web: Andréanne Quartier-la-Tente
Zep, "The End", éditions Rue de Sèvres
Publié le 25 avril 2018 à 14:59 - Modifié le 07 mai 2018 à 10:14