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Les investisseurs classent parfois les actions en deux catégories : titres de valeur ou titres de croissance.
La première catégorie regroupe les sociétés plutôt traditionnelles, avec des actions dont les valorisations sont plutôt raisonnables et payant souvent des dividendes importants. Les sociétés sont généralement bien établies et sont actives dans des secteurs d'activité "relativement" stables et prévisibles. Les managers sont souvent des personnes expérimentées avec de longues années d'expérience.
La deuxième catégorie regroupe les sociétés plutôt jeunes, en phase de forte croissance, avec des valorisations souvent élevées, portées par l'espoir des investisseurs de voir les revenus et les bénéfices fortement augmenter à l'avenir. Ces sociétés sont souvent sur des nouveaux créneaux (souvent la technologie ou la biotechnologie) où les risques de rupture et concurrentiels sont très importants, et où la visibilité des revenus futurs n'est pas toujours claire.
L'année 2019 aura été surprenante à bien des égards. Les pronostics de nombreuses banques au début 2019 étaient pour la plupart corrects : ralentissement économique et incertitudes élevées en raison du Brexit et de la guerre commerciale. Conclusion logique : les banques ont recommandé la prudence sur les actions et des durations courtes sur les obligations. Le constat est que si les faits ont donné raison aux pronostiqueurs, le résultat sur les marchés a été très différent de celui escompté : 2019 aura été une année record en termes de performance, tant pour les actions que les obligations. En gros, il aurait fallu être surpondéré en actions et avoir des obligations aux échéances les plus longues possibles.
Qu’en est-il alors pour 2020 ?
De manière intuitive, les évolutions des actions de sociétés devraient suivre l’évolution des bénéfices de la société. Plus une société fait croître ses bénéfices, plus la création de valeur actionnariale devrait être élevée. Toutefois, les taux d’intérêt et les injections de liquidités par les banques centrales ont créé des distorsions dans cette relation entre bénéfices…
Depuis la fin des années 1970 et le début des années 1980, la plupart des pays développés n’ont pas connu d’inflation. Au contraire, les taux d’inflation n’ont pas cessé de baisser, entraînant à la baisse les taux d’intérêt. Quarante ans de désinflation Ce phénomène de « désinflation » s’explique par trois facteurs. Le premier facteur est celui…
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