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17.09.2013
«Venezuela from Below» (avec Dario Azzellini), 2004, 67'
Au Venezuela, une transformation sociale profonde, identifiée comme le processus bolivarien, est en cours depuis la prise de pouvoir de Hugo Chavez en 1998. Il est question d’un large processus d’autogestion, qui a permis de développer une constitution progressiste, une loi de travail, de nouvelles possibilités au niveau éducatif et un certain nombre d’autres réformes tournées vers la majorité pauvre de la population, dans Etat potentiellement aisé. La politique du gouvernement qui prend ouvertement position contre le néo-libéralisme subit un rejet violent de la part des principales industries privées du Venezuela et des Etats-Unis, ayant été exprimés par deux coups et boycotts. Toutefois Chavez et son gouvernement bénéficient de la confiance de la majorité de la population. La société est fortement politisée; de nombreuses personnes qui n’avaient jamais envisagé ce qu’ils souhaitaient changer participent aujourd’hui à la transformation profonde qui a lieu dans leur pays.
Dans le film «Venezuela from Below» s’expriment les vrais acteurs du processus social: ceux qui en sont à la base. Ces interlocuteurs – tels que le philosophe Carlos Lazo, des ouvriers de la société pétrolière PDVSA à Puerto La Cruz, plusieurs fermiers d’une nouvelle coopérative à Aragua, un projet de banque de femmes, les membres d’une communauté indigène, les protagonistes du mouvement révolutionnaire Tupamaro, etc. – évoquent ce qu’ils ont fait et sont en train de faire, ce qu’ils pensent du processus bolivarien, leurs attentes et idées. Ils se décrivent comme parties prenantes du processus en cours, mais identifient également certains points problématiques. La quête d’un modèle social et économique au-delà du néo-libéralisme n’est pas un terrain aisé; il n’y a actuellement aucune alternative testée qui réussisse. Les protagonistes du processus bolivarien toutefois se sont engagés sur un chemin et ne peuvent plus faire marche arrière.
«5 Factories–Worker Control in Venezuela», 2006 (avec Dario Azzellini)
Vidéo, couleur, son, 81’
Dans leur second film ayant trait au changement politique et social au Venezuela, Azzellini et Ressler se concentrent sur le secteur industriel. Les changements dans la sphère de la production sont illustrés à travers cinq grandes sociétés de différentes régions: une société de textiles, d’aluminium, une usine de tomate, de cacao, et de papier. Dans chacune d’elle, les ouvriers se battent pour différentes formes de cogestion ou autogestion, soutenues par le gouvernement.
Les protagonistes représentés dans les cinq lieux de production offrent un aperçu de modes d’organisation alternative et de modèles de contrôle des ouvriers. Les mécanismes et les difficultés de l’autogestion sont expliqués, ainsi que les processus de production. Les portraits des processus des machines peuvent être envisagés comme autant de métaphores du rêve du processus bolivarien, ainsi que des espoirs et désirs qu’il inspire aux ouvriers. La situation dans les cinq usines varie, mais elles partagent une quête commune de modèles meilleurs quant à la production et à la vie. Cela ne signifie pas uniquement des progrès concrets pour les ouvriers. Aury Arocha, analyste laboratoire dans l’usine de ketchup «Tomates Guárico», met en exergue que la différence entre «les société de production sociales» (EPS) et les compagnies capitalistes réside dans le fait que les EPS travaillent pour la communauté et la société. Carlos Lanz, président de la seconde plus grande usine d’aluminium du Venezuela, Alcasa, articule la question centrale: «Comment une société tend-elle vers le socialisme dans un cadre capitaliste?».
HORAIRES
Mardi 22 octobre de 11 à 18h,
au Cinéma Dynamo, 4e étage.