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La prochaine votation populaire fédérale aura lieu le 17 mai 2020. Par mesure de sécurité face à l'épidémie de corona, les vert'libéraux ont décidé d'annuler l'assemblée des délégués à Aarau le 28 mars. Pour les 3 objets soumis au vote populaire, le Comité directeur a atteint le quorum nécessaire pour une prise de position finale. Le Comité directeur a décidé de rejeter l'initiative "Pour une immigration modérée (initiative de limitation)", la loi sur la chasse et la loi fédérale sur l'impôt fédéral direct (prise en compte fiscale des frais de garde des enfants par des tiers).
Les vert'libéraux disent non à l'initiative populaire "Pour une immigration modérée" (initiative de limitation/résiliation)
L'acceptation de l'initiative de résiliation signifie la fin de la voie bilatérale. En tant qu'économie ouverte et interconnectée au niveau international, la Suisse a besoin de relations contractuelles stables. L'initiative de résiliation vise à mettre fin à un système contractuel qui fonctionne sans présenter de solution équivalente. C'est inutile et nocif à l'économie. "Les accords bilatéraux sont la recette du succès de la Suisse. Après tout, nous avons pioché les avantages les plus importants pour nous. Ils nous permettent d'être compétitifs en tant qu'acteur majeur sur un marché européen vaste. Si cela tombe, nous n'aurons plus aucune conformité en termes de coopération économique au sein du marché européen, auquel nous avons maintenant simplement accès comme si nous en étions membre", a déclaré Beat Flach au Conseil national lors de la dernière session d'automne. Le Comité directeur a adopté à l'unanimité la prise de position finale "Non" pour l'initiative de résiliation.
Les vert’libéraux disent non à la modification de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages (loi sur la chasse, LChP)
Les vert’libéraux estiment qu’il n’est pas nécessaire de modifier la loi. En effet, la loi sur la chasse prévoyait déjà des assouplissements de la protection des espèces protégées dans des cas particuliers. De plus, la protection des animaux devrait être prise en compte de façon plus importante et les exigences en matière d'inspection de la chasse devraient être réglementées. Ensuite, dans les faits, les modifications proposées transforment la loi sur la chasse en une autorisation de tirer sur la faune sauvage.
Effectivement, à l'avenir, il sera possible de tuer les animaux désignés comme « indésirables » avant qu'ils n'aient causé des dommages effectifs. Le simple fait qu'ils puissent potentiellement causer des dommages suffira à autoriser leur « régulation ». De plus, les cantons décideront seuls quels animaux protégés pourront être chassés. La protection des espèces protégées serait ainsi purement arbitraire et dépendrait des intérêts politiques en jeux ainsi que des sensibilités cantonales.
Lorsque le Parlement a adopté la loi, les deux chambres ont ajouté deux espèces protégées à la liste des animaux qui peuvent être chassées: le bouquetin et le loup. Ensuite, le Conseil fédéral pourra également, par arrêté, décider d'autres espèces protégées peuvent être chassées. Lors des débats parlementaires, on a eu un avant-goût des espèces qui pourraient être visées : castors, lynx, loutres, hérons cendrés et harle bièvre sont visés.
Le Parlement a transformé la loi sur la chasse en une autorisation de tir sur la faune sauvage. Pour toutes ces raisons, le comité directeur et le groupe parlementaire recommandent de voter "non" à la loi et de soutenir le référendum.
Les vert’libéraux disent non à la modification de la loi fédérale sur l’impôt direct (LIFD) (Déduction fiscale des frais de garde des enfants par des tiers)
Nous soutenons le référendum contre le paquet trompeur de "déductions pour enfants". Effectivement, à la place de gaspiller l'argent des contribuables, nous devrions investir dans une politique familiale cohérente permettant de mieux concilier vie privée et professionnelle, comme le projet de loi initiale du Conseil fédéral l'avait prévu.
Cependant, après les débats parlementaires, le projet de loi édulcoré qui en ressort est trompeur. En effet, le texte prétend mener une politique familiale pour la classe moyenne. Cependant, dans les faits, c’est exactement le contraire : au lieu de pallier la pénurie de travailleurs qualifiés, de rendre l'emploi rémunéré plus attrayant pour les parents et de rendre la conciliation travail-famille fiscalement possible, on abandonne des recettes fiscales dont on aurait besoin d'urgence pour prendre des mesures efficaces. En augmentant également la déduction fiscale pour les ménages avec enfants qui ne doivent pas payer pour la garde des enfants, nous rendons le travail moins attrayant pour beaucoup de gens.
Au final, qui bénéficiera de ce paquet trompeur ? L'augmentation de la déduction fiscale fédérale pour enfants ne prend pleinement effet qu'au fur et à mesure de l'augmentation du taux d'imposition, et seulement si les revenus dépassent 300 000 francs par an. Ceci n’est pas une politique familiale pour la classe moyenne. Il s'agit d'une réduction d'impôts pour les ménages très aisés, ainsi qu’un gaspillage de l'argent des contribuables dont nous avons un besoin si urgent pour des mesures efficaces.
Pour ces raisons, le comité directeur et le groupe parlementaire recommandent de voter non à cet objet et soutiennent le référendum.