Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07223.jsonl.gz/689

Largement adopté, l’investissement responsable génère des frustrations poussant les gouvernements à adopter des définitions plus strictes.
Avant l’an 2000, la finance durable existait déjà mais elle était cantonnée dans les marges du système, au sein d’initiatives pionnières mais discrètes: fonds de microcrédit, placement verts, exclusion éthique de secteurs controversés, ou encore campagnes d’engagement actionnarial sur des thématiques ciblées.
En 2000, le secrétaire général des Nations unies invitait les grandes entreprises à adhérer volontairement au Global Compact et à ses principes couvrant les conditions de travail, les droits humains, la protection de l’environnement et la lutte contre la corruption. Pour les convaincre, Kofi Annan s’est appuyé sur des arguments moraux, certes, mais aussi économiques, disant aux grands patrons réunis à Davos: si vous voulez continuer à faire des affaires dans l’économie globalisée, vous avez intérêt à ce que la planète ne soit pas trop polluée et qu’elle bénéficie d’une certaine stabilité sociale: vous avez intérêt à partager les valeurs des Nations unies.
En 2005, le programme des Nations unies pour l’environnement a utilisé un argument similaire pour convaincre les grands fonds de pensions et les gestionnaires d’actifs de signer les principes pour l’investissement responsable (PRI): ayant investi dans tous les secteurs et dans toutes les régions du monde, vous avez intérêt à prendre en compte les risques extra-financiers qui pourraient menacer la sécurité de vos placements; le risque climatique est un enjeu matériel et sa prise en compte est compatible avec vos devoirs fiduciaires. Suite…
Source: Covalence / allnews