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Cette revue systématique s’est intéressée à l’attitude des professionnels de la santé vis-à-vis des patients présentant des problèmes d’abus de substances et l’impact de ces attitudes sur les soins prodigués. Les auteurs ont identifié 28 études menées dans des pays occidentaux et publiées entre 2000 et 2011. Les populations observées comprenaient des infirmiers, des professionnels travaillant dans le domaine de l’addiction et de la santé mentale, et des médecins. Les conclusions générales des auteurs sont :
une proportion élevée des professionnels de la santé a une attitude négative vis-à-vis des patients avec problèmes d’abus de substances comparativement à d’autres groupes de patients comme ceux souffrant de diabète ou de problèmes de santé mentale.
Les attitudes vis-à-vis de patients avec problèmes de drogues illicites sont encore plus négatives et les professionnels de la santé préfèrent que ces patients soient pris en charge par des spécialistes de l’addiction.
Un grand nombre de professionnels de la santé rapporte une méconnaissance des problématiques d’abus de substances et ressent un manque de formation, y compris pratique, en ce qui concerne le traitement des patients. La formation et l’expérience sont associées à des attitudes positives.
Le soutien institutionnel pour les professionnels de la santé contribue à une augmentation des attitudes positives.
Les conséquences de ces attitudes sur la prise en charge sont rarement évaluées. Une étude a montré que les discriminations perçues par les patients sont associées à une moins bonne rétention en soin et une deuxième que les soins prodigués étaient sous-optimaux.
Commentaires : quelques études montrent des attitudes positives vis-à-vis des patients présentant des problèmes d’abus de substances mais, de façon générale, les attitudes négatives l’emportent chez les professionnels de la santé. La formation et l’expérience sont associées avec des attitudes plus positives. Une formation et une expérience en médecine de l’addiction devraient être encouragées dans les organisations et institutions de formation afin d’améliorer la confiance des professionnels de la santé et les résultats des traitements.