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Le Livre des Morts d’ Hor est un bel exemple d’une écriture hiéroglyphique,(qui signifie en fait « écriture des dieux » du grec hieros, sacré et gluphein, graver).
Les pratiques funéraires de l’Ancienne Egypte recourent volontiers à des textes magiques censés procurer à leur détenteur un accès à l’éternité. Les défunts sont mis en tombe avec pour viatique vers l’éternité un rouleau de papyrus qui est un Guide de l’Au-delà. Ce papyrus Bodmer date du IVe-IIIe siècle av. J.C. L’écriture hiéroglyphique ne subira aucune transformation notable jusqu’au IVe siècle après J.-C.
(Explication de la vignette du chapitre 148 du Livre des Morts d’Hor. Pour accéder à une seconde vie paisible, le défunt ne peut guère compter sur sa conduite morale sur terre. Il doit disposer de moyens pour neutraliser les dangers. Le papyrus Bodmer représente une série de quinze portes que le défunt doit passer pour arriver au porche qui abrite « les sept vaches et leur taureau qui donnent pain et bière au bienheureux et nourrissent les défunts » )
Sur l’Ostracon (éclat en calcaire) de la collection Bodmer, l’écriture est hiératique, dérivée de l’écriture hiéroglyphique. Cette écriture est avant tout plus rapide. Le document en image contient un texte scolaire qui reproduit un extrait d’une œuvre très appréciée de l’ancienne Egypte, La satire des Métiers, texte datant d’environ 2000 av. J.-C.
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