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L'Université réagit à une campagne contre l'expérimentation animale
Les murs de Genève sont couverts d'affiches dont les couleurs jaunes et noires attirent l'attention sur une personne dans une chaise roulante. Le texte affirme péremptoirement que la paraplégie ne pourra jamais être traitée au moyen de thérapies testées chez l'animal. Face à cette campagne mensongère et par respect à l'égard des personnes atteintes de paraplégie, l'Université de Genève entre en campagne et rappelle les progrès réalisés ces dernières années grâce à la recherche et à l'expérimentation animale.
L'UNIGE relève l'importance de soutenir une recherche responsable, tant sur l'homme que sur l'animal, afin que les progrès scientifiques bénéficient aux patients. Selon le site internet du commanditaire de l'affiche, les chercheurs devraient se borner aux seules méthodes qui s'appliquent directement aux humains, sans passer par les essais préliminaires sur l'animal qui permettent pourtant de s'assurer de l'efficacité et de l'absence de nocivité de tout nouveau traitement.
Un regard dans le rétroviseur indique notamment que la médecine de la paraplégie, longtemps démunie, ne cesse d'avancer. Jusqu'au milieu du siècle dernier, les paraplégiques mouraient quelques semaines après l'accident, soit en raison du traumatisme subi, soit pour cause d'infections ou d'autres complications dues à l'immobilisation et au dysfonctionnement de leur système nerveux. Les progrès, à commencer par la découverte des premiers antibiotiques, ont complètement changé la donne, de sorte que l'espérance de vie d'un paraplégique ne diffère plus guère de celle d'un sujet témoin du même âge. Malheureusement, le paraplégique est contraint de vivre de longues décennies «dans la chaise».
> L'affiche de l'Université de Genève
2006