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RTSinfo
La mortalité due au réchauffement climatique va grimper en Europe
Plus de 150’000 Européens, 50 fois plus qu'aujourd'hui, pourraient décéder d'ici 2100 en raison d'événements climatiques extrêmes si rien n'est fait pour endiguer la hausse des températures, estiment des scientifiques.05 août 2017
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COUP D'OEIL
Les Etats-Unis refusent de s'engager contre le réchauffement climatique
Les dirigeants du G7 ont reconnu samedi à Taormina, en Sicile, leur incapacité à convaincre sur le climat un président américain résolu jusqu'au bout à jouer sa propre partition.
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QUESTION-REPONSE
Le réchauffement climatique est-il cyclique?
Inconnu - 13 février 2014
Oui, le réchauffement climatique, ou plutôt les variations climatiques sont cycliques. Cela dépend de l'échelle de temps considérée. Ainsi, durant le dernier million d'années, l'hémisphère Nord a subi une alternance d'environ 6 glaciations et de périodes interglaciaires avec une périodicité d'environ 150'000 ans. Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer ces glaciations. Il pourrait s'agir d'une variation périodique de l'excentricité de l'orbite elliptique de la Terre autour du Soleil. Au cours de la période historique, on constate aussi des alternances de périodes plus chaudes ou plus froides. Ainsi, la période romaine, entre - 200 et +200, a été une période particulièrement chaude et les glaciers étaient probablement encore plus en retrait qu'aujourd'hui. Ils semble que les troupeaux de vaches pouvaient passer de Zermatt vers l'Italie sans emprunter un glacier (le glacier du Théodule aurait disparu à cette époque). On observe ensuite un net refroidissement durant le Moyen-Age avec une avance des glaciers, puis un réchauffement et un retrait progressif des glaciers dès le début du 18ème siècle. Ce réchauffement a été brièvement interrompu par une avancée des glaciers entre 1850 et 1860. Puis, on observe un réchauffement continu jusqu'à aujourd'hui. Ces variations historiques n'ont pas trouvé d'explications convaincantes.
Le climat résulte d'un équilibre extrêmement précaire qui tient compte des mouvements plus ou moins aléatoires des courants atmosphériques, des courants marins, de la teneur en poussières et en polluants de l'atmosphère. Ainsi, des périodes d'activité volcanique intense peuvent voiler le ciel de poussière et faire baisser la température ou, au contraire la faire monter si d'énormes quantités de gaz carbonique sont émises par ces mêmes volcans.
Aujourd'hui l'homme ajoute son grain de sel et participe à l'altération de l'atmosphère par les émanations qu'il rejette par dessus son épaule. Est-il le seul responsable de la variation climatique actuelle ? C'est très difficile à dire. Mais ce qui est certain, c'est que la pollution que nos activités engendrent est nocive pour notre environnement. Si vous voulez en savoir un peu plus, allez sur le site www.kasuku.ch et cliquez sur les textes "Presque tout sur l'énergie", "Presque tout sur la pollution" et "le devenir de l'Homme".
Jacques Deferne
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QUESTION-REPONSE
Quelles sont les conséquences du réchauffement climatique, ou dégradation climatique, sur le tourisme mondial et suisse?
Loïc (18 ans) - 04 janvier 2010
On peut envisager des aspects à la fois positifs et négatifs pour le tourisme mondial : dans les régions où les canicules risquent de se répéter plus fréquemment qu'aujourd'hui, le tourisme risque de souffrir, notamment dans le bassin méditerranéen où les étés risquent d'être trop chauds pour être aussi attractifs qu'aujourd'hui. En revanche, des régions considérées comme froides aujourd'hui, comme les zones de montagne, pourraient connaître un regain d'intérêt, en tant que "refuges de fraîcheur" permettant d'échapper aux chaleurs des régions de plaine. En Suisse, le ski sera très fortement touché en basse et en moyenne montagne à cause d'une neige plus aléatoire qu'aujourd'hui. Même si les étés pourraient attirer des touristes en quête de fraîcheur, il est peu probable que l'augmentation estivale puisse compenser économiquement la perte hivernale liée au manque de neige...
Martin Beniston
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QUESTION-REPONSE
Bonjour. Certains scientifiques disent que le réchauffement climatique n'est pas dû à l'augmentation du CO2. A votre avis, c’est absurde?
Thomas (16 ans) - 28 janvier 2009
Pour répondre à cette question il faut d’abord comprendre le processus de l’effet de serre naturel, celui de la perturbation de cet effet et aussi nuancer les propos tenus. La température moyenne globale observée sur la Terre actuellement est assurée par l’effet de serre atmosphérique. Or l’effet de serre est généré non pas par les gaz majoritaires que sont l’azote (78%) et l’oxygène (21%) moléculaire mais bien par la présence de gaz atmosphériques, dont les concentrations sont bien moindres mais dont la capacité d’absorption et d’émission de l’énergie infrarouge thermiques est très importante : ce sont les gaz dits "à effet de serre". Parmi ceux-ci citons la vapeur d’eau, responsable à elle seule de 55% de l’effet de serre total, le dioxyde de carbone, 39%, le méthane, l’ozone troposphérique et l’oxyde nitreux, lesquels contribuent à hauteur de 6%. L’effet de serre produit par ces gaz se chiffre à environ +33°C, donc +15°C au lieu de -18°C si l’atmosphère en était totalement dépourvue.
Nous venons de voir que le dioxyde de carbone n’est qu’un des contributeurs à l’effet de serre. Cependant, comme le confirment les mesures effectuées à Mauna Loa (Hawaï) depuis l’année géophysique internationale de 1957, les concentrations moyennes annuelles de CO2 sont sans cesse en augmentation et le taux de cette augmentation grimpe lui aussi de façon très importante. Les concentrations de CO2 dans l’air sont passées d’environ 310 parties par million par volume (ppmv) en 1957 à plus de 380 ppmv en moyenne annuelle aujourd’hui. A cet effet s’ajoute celui de tout un ensemble d’autres gaz extrêmement puissants issus de nos activités et dont on traduit les effets en équivalent carbone.
Donc, si les concentrations de CO2 augmentent avec le temps, celui-ci étant le second contributeur en importance à l’effet de serre planétaire, c'est-à-dire si les quantités globales de carbone émises dans l’atmosphère ne cessent de croître, le réchauffement climatique actuel ne peut que s’accentuer. Il faut aussi souligner que le réchauffement climatique total en cours, faisant en sorte que la température moyenne globale se trouve bien au-delà de +15°C, est provoqué par un ensemble de processus qui viennent s’ajouter à celui de la rétention des infrarouges thermiques : ce sont les processus de rétroaction. Mais là, il s’agit encore d’une autre question...
Stéphane Goyette
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QUESTION-REPONSE
Il y a un ou deux ans, janvier était printanier, les abeilles étaient sorties. L'an passé, l'été s'est prolongé jusqu'à fin septembre. A noël pas de neige non plus et février a encore été un mois presque ...
Battant (33 ans) - 28 mars 2017
La définition du climat moyen d'une région est le résultat d'une moyenne établie sur des observations portant sur plusieurs dizaines d’années. Un mois particulièrement chaud ou pluvieux n'est pas un indicateur suffisant pour tirer des conclusions générales.
Toutefois, on ne peut pas nier qu'il y a un réchauffement climatique dans nos régions et cela a commencé dès le milieu du 19e siècle. Il suffit d'observer le retrait des glaciers.
Si on regarde en arrière, depuis 2’000 ans, on constate que la période romaine était aussi chaude qu'aujourd'hui et qu'elle a été suivie d'un certain refroidissement. Puis, autour de l'an mille, une nouvelle période chaude s'est manifestée permettant même un peu d’agriculture au Groenland. A partie de 1'300 on observe encore un refroidissement avec avancée des glaciers jusque vers 1860. A partir de là il y a un lent réchauffement.
A plus grande échelle, durant le dernier millions d'années, les géologues ont mis en évidence une série de glaciations et de périodes plus chaudes, les interglaciaires. Ces alternances sont constatées avec une fréquence d’environ 150'000 ans.
Il y a 20'000 ans, la cuvette genevoise était recouverte de plusieurs centaines de mètres de glace et ce glacier s’étendait jusqu'à Lyon. Le niveau des mers était de plusieurs dizaines de mètres inférieur à celui d'aujourd'hui.
Jacques Deferne
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QUESTION-REPONSE
existe-t-il un lien entre les cyclones dévastateurs et le réchauffement climatique?
Biba (15 ans) - 10 mai 2010
Bonsoir. Je ne suis pas vraiment un spécialiste du climat. Toutefois je peux vous dire que les cyclones tirent leur force de la température de l'océan au-dessus desquels ils prennent naissance. La chaleur provoque l'ascendance de l'air. Comme cet air est humide, en prenant de l'altitude cette humidité va se condenser en nuages. Lorsque vous chauffer de l'eau, il faut environ cinq fois plus d'énergie pour faire passer cette eau à l'état de vapeur que celle qu'il a fallu pour chauffer cette eau à 100°. Dans l'oeil du cyclone, la condensation de la vapeur d'eau un eau sous forme de myriades de petites gouttes qui forment les nuage va restituer beaucoup d'énergie sous forme de chaleur supplémentaire. Cela va accélérer le processus d'ascendance de l'air, et cela va fortement diminuer la pression atmosphérique, entraînant une accélération du mouvement tourbillonnaire, soit une augmentation de la puissance du cyclone. J'ai essayé de vous expliquer de manière un peu simplice un phénomène très complexe. Mais, en résumé, c'est l'augmentation de la température des mers qui est à la source de l'énergie des cyclones. Il y a donc certainement un lien avec le réchauffement du climat ! Salutations, jacques Deferne.
Jacques Deferne
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QUESTION-REPONSE
Comment se fait il qu il fasse si froid alors que nous parlons du réchauffement climatique ? Et pendant combien d'hiver(s) cela va t il durer ? Merci.
lesmaus (46 ans) - 07 janvier 2009
Bonjour, les variations climatiques se passent sur une échelle temporelle bien plus longue que l’échelle humaine. Ainsi, on peut avoir des hivers très froids ponctuellement même si le climat se réchauffe en général sur le long terme.
Pour avoir une réponse plus complète, il serait judicieux de poser la question à un spécialiste du climat par exemple dans la rubrique développement durable.
Tourane Corbière