Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07208.jsonl.gz/1476

Sribhashyam disait:
"ŚIKṢĀVALLĪ qui se dit Shikshavalli est la « science de la diction ».
[En Inde, dans le yoga traditionnel], on n’apprend pas d’abord les textes sacrés, mais des règles de diction: quelle voix pour quel mot, quelle voyelle. Ce n’est pas que l’alphabet, mais aussi la contextualisation qui décide de la diction.
On doit apprendre quelle partie du corps utiliser. Chaque phonème a une correspondance dans le corps, à savoir par coeur.
« Mon père montrait les oiseaux aux enfants, et leur faisait distinguer les cris d’animaux. Cela leur était utile quand les enfants apprennent la diction.
On devait savoir retrouver un son qui faisait comme l’éléphant ou [le bruit] du papillon. »
On doit savoir utiliser le corps, la diction en fonction de comment et où ça se trouve. À savoir par coeur.
On ne trouve pas quatre façons différentes de dire un mantra! Tout est programmé! Car aussi longtemps que l’élève n’a pas appris, il ne passe pas plus loin.
Imaginons pour moudre une poudre, il y a un texte à dire en même temps. Ce texte a été prévu en fonction du geste. Par exemple: pour râper une pomme de terre, on changerait d’intonation quand on arrive vers la peau pour rendre le geste délicat!
La manière dont on récite un texte dépend de l’action: le sculpteur sait quand il peut donner un coup par le son.
ŚIKṢĀVALLĪ s’apprend avant 5 ans. « Les enfants ne posent pas de question au maître à cet âge! » [avait dit Sribhashyam en riant].
Dans l’invocation, ce n’est pas toujours la même intonation, la même force. On peut comprendre le profil du week-end en écoutant! On comprend l’ambiance qui régnera. On utilise nerf auditif sur mental. Invocation jamais préparée à l’avance, jamais rédigée!"
Extrait de mes notes , Brigitte Hool, 31 juillet 2002, Neuchâtel.
Krishna heureux en écoutant quelqu'un qui récite
Nota bene: les indications entre crochets [ ...] sont rajoutées pour la bonne compréhension de ces notes.
Il est aussi notable que le yoga n'est pas lié à une religion.
Les textes qui étaient ainsi appris par coeur font partie des VEDA: il peut s'agir de textes de philosophie à la portée spirituelle, de textes de psychologie indienne, ou par exemple d'AYURVEDA.