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WikiLeaks a publié sur sa chaîne officielle Youtube la vidéo de l’intervention de Julian Assange à l’Oxford Union, le 23 janvier 2013. Celui-ci a parlé des publications de WikiLeaks, des documents de la guerre en Irak, de sa situation de réfugié politique à l’ambassade d’Équateur. Il a aussi évoqué les révélations pour 2013, des révélations qui concerneraient aussi le gouvernement du Royaume-Uni.
Dans la première version de la vidéo, l’Oxford Union a censuré le fond d’écran qui faisait apparaître, derrière Julian Assange, les images de la vidéo « Collateral Murder ». Pendant son discours, devaient ainsi apparaître les images de la guerre en Irak. WikiLeaks a dénoncé cette censure sur son compte Twitter. Désormais, la vidéo est disponible sur le compte officiel de WikiLeaks, dans sa version non-censurée.
Comme le rappelle le Guardian, si le journal a « difficilement trouvé des alliés » d’Assange à l’extérieur de la salle, l’Oxford Union était pourtant remplie de 400 personnes venues parfois de très loin pour l’écouter, pour le soutenir et pour en savoir plus que ce qu’on entend dans les médias officiels. Les personnes présentes à l’Oxford Union ont pu poser des questions à la fin du discours. Parmi ces 400 personnes, étaient présents à l’avant du public: les « Associés Sam Adams » pour l’intégrité dans le renseignement, Ann Wright, colonel de l’armée américaine à la retraite et agent du service extérieur du département d’Etat américain, Ray McGovern, analyste retraité de la CIA, Elizabeth Murray, analyste retraitée de la CIA, Coleen Rowley, agent retraitée du FBI, Annie Machon, ancien officier de renseignement du MI5 (Military Intelligence, section 5), Thomas Drake, ancien fonctionnaire de la NSA (National Security Agency), Craig Murray, ancien ambassadeur britannique, David MacMichael, analyste retraité de la CIA, Brady Kiesling, ancien officier du service extérieur, au département d’Etat américain, Todd Pierce, major de l’armée américaine à la retraite, juge-avocat, au conseil de la défense de Guantanamo.
Toutes ces personnes étaient venues assister à la remise du 10ème prix « Sam Adams Award » un prix remis par les « Associés Sam Adams » et qui récompense une personnalité du renseignement ayant défendu l’intégrité et l’éthique au cours de sa mission. Le nom de ce prix vient de Sam A. Adams, lanceur d’alerte de la CIA pendant la guerre du Vietnam. Cette année, le bénéficiaire du prix a été Thomas Fingar, pour son travail à la supervision de la National Intelligence Estimate, en 2007, qui a révélé l’absence d’un programme militaire nucléaire iranien depuis 2003.