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Portrait d'Isidora - Début du lIe siècle- Provenance inconnue - Encaustique sur bois, 33,6 x 17,2 cm - Malibu, The J. Paul Getty Museum (Inv. 81. AP. 42) - Non répertorié dans Parlasca
C'est peut-être le plus ancien et, du point de vue artistique,
le meilleur "portrait du Fayoum" de la collection J. Paul Getty. Il compte aussi parmi les plus récentes acquisitions du musée. Le
panneau de bois, en excellente condition, est parvenu jusqu'à notre époque avec une bonne partie du sarcophage osiriforme qu'il
ornait, ce qui en accroît l'intérêt: on peut ainsi admirer le portrait dans sa situation originale.
Une brève inscription apparaît sur la momie et l'identifie - selon Jean-Yves Emmanuel - à une certaine Isidora. Ce personnage porte une tunique violacée, avec deux bandes plus foncées ourlées d'or peintes sur le sarcophage, comme si elles "sortaient" véritablement de la tablette peinte. La délicatesse raffinée des traits suggère l'appartenance d'Isidora à cette aristocratie méditerranéenne qui gouvernait l'Egypte à l'époque gréco-romaine.
Le style de la coiffure est très répandu à la fin du Ier et au début du IIe siècle. Parmi les joyaux, les boucles d'oreilles reprennent un modèle courant à l'époque. Un collier d'or et d'émeraudes à trois rangs orne le cou; il devait être rehaussé jadis par un placage de feuille d'or, tout comme le diadème qui enserre la coiffure, porteur d'un curieux motif ornemental qui se retrouve très précisément sur un portrait de Hawara, aujourd'hui conservé à Baltimore; mais sa signification - s'il en, a une - reste mystérieuse. La disposition de la couleur, les effets d'ombre et de lumière sont rendus avec un naturalisme très convaincant que permettent la souplesse et la fluidité de l'encaustique. L'artiste qui a travaillé ici était évidemment un maître de cette technique.
(D'après le catalogue de la collection J.Paul Getty, publié sous la direction de David L. Thomson.)