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Bien sûr, la Réforme a célébré les grandes fêtes fondées bibliquement. Mais l’année ecclésiastique, avec sa symbolique et son caractère cyclique, avec ses temps majeurs liés les uns aux autres tout en étant fort différents l’un de l’autre, car marqués en fonction de la fête dominante, est presque tombée dans l’oubli. Ce n’est que dans les dernières décennies du siècle passé que la conscience de l’année ecclésiastique a été ravivée et cultivée. On a également réintroduit, du moins partiellement, les couleurs liturgiques, mais en toute discrétion, comme il sied à la mentalité réformée très dépouillée.
La signification fondamentale des couleurs liturgiques :
- violet = couleur de la passion
- blanc = couleur des fêtes qui célèbrent le Christ
- rouge = couleur de la puissance de Dieu, de l’Esprit Saint
- vert = couleur de ce qui grandit et mûrit (si bien que le vert est quasiment la couleur du quotidien dans l’année ecclésiale )
- noir = couleur de la tristesse (en règle générale, les Eglises protestantes ont remplacé le noir par le violet au cours des dernières décennies).