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Les Américains connaissent et apprécient la Suisse. Telle est la conclusion étonnante d´une étude présentée lundi à Berne lors de la première séance de Présence Suisse, le nouvel organe chargé de la promotion de l'image nationale.
«L'image de la Suisse est bonne au sein de la population des Etats-Unis. Elle est même étonnamment bonne et meilleure sur toute la ligne que celle des Pays-Bas, pays de comparaison», a commenté le professeur Richard Kuehn, dont l'institut de marketing de l'Université de Berne a mené l'enquête. En collaboration avec un institut américain, «Wirthlin Worldwide», 11004 adultes américains, 150 membres du personnel du Congrès, 150 représentants des médias et 150 enseignants ont été interrogés.
A l'arrivée, la Suisse jouit dans l'ensemble d'une bonne image dans la population américaine. Elle tire particulièrement bien son épingle du jeu sur les questions concernant son attrait en tant que but de voyage, sa stabilité politique, sa qualité de vie, son niveau en matière de formation et de recherche ainsi que la confiance placée dans ses entreprises.
Autre surprise, la Suisse s'en sort moins bien sur des points particulièrement importants pour elle, à savoir l'influence des citoyens sur le gouvernement et le soutien apporté aux efforts humanitaires.
En comparaison avec le profil des Pays-Bas, l'image de la Suisse est meilleure sur toute la ligne que ce pays de comparaison. Ce n'est que sur le caractère aimable et sympathique de leurs habitants que les deux pays se rejoignent.
Bien que plus critique, ce tableau est sensiblement le même chez les leaders d'opinion. L'étude montre également que la population américaine possède une connaissance active de la Suisse (même si elle est parfois confondue avec la Suède...) étonnamment riche et diversifiée. L'affaire des fonds en déshérence n'est évoquée spontanément que par 3 pour cent des personnes interrogées.
Par comparaison, une étude du Fonds national suisse de la recherche scientifique menée il y a 20 ans sur l'image de la Suisse dans les médias américains avait conclu, grosso modo, que la Suisse n'avait pas d'image.
Les «affaires» financières qui ont terni les relations entre la Suisse et les Etats-Unis ces dernières années ont-elle, en faisant parler de la Suisse, amélioré l'image de cette dernière? Nous ne nous risquerons pas à répondre mais conclurons sur ce constat: l'image d'un pays étant plus stable que par exemple celle d'une entreprise, elle est aussi plus difficile à changer.
Isabelle Eichenberger