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L'histoire du WWF
En sa qualité de conseiller juridique puis, plus tard, de membre du Conseil de fondation, Hans Hüssy s’engage de façon importante pour le WWF. Il est à l’origine du WWF Suisse, sa branche nationale. Fondé en décembre 1961, le WWF Suisse est la troisième organisation nationale. Avec des expositions itinérantes, des manifestations caritatives et bientôt un premier catalogue de vente par correspondance, le WWF Suisse se met à sensibiliser la population suisse et à récolter des fonds.
En dix ans seulement, le nombre des membres du WWF passe de 10 000 à plus de 100 000.
Entre-temps, il apparaît clairement que si l’on veut protéger les animaux et notre espace vital, il est nécessaire de remettre en question notre style de vie et notre consommation de ressources. Le WWF s’ouvre définitivement à une pensée écologique globale, modifiant son nom de «World Wildlife Fund» en «Wordwide Fund for Nature». Avec le PNUE, l’organisme de défense de l’environnement de l’ONU, et l’IUCN, l’organisation faîtière de protection de la nature, le WWF présente la «World Conservation Strategy» ou, dans sa version courte plus populaire, «How to save the world». Le développement durable s’établit, du moins sur le plan théorique.
Entre-temps, le WWF est devenu une organisation globale efficace. Il finance le bateau de Greenpeace, Rainbow Warrior, plateforme de protestation légendaire voguant sur les eaux menacées. Le WWF mise pour sa part moins sur la protestation que sur la coopération, notamment avec les gouvernements. Il parvient ainsi à établir le moratoire sur la pêche à la baleine et la création de sanctuaires pour ces mammifères marins en 1985. Les «Debt-for-nature Swaps» sont un autre résultat des efforts diplomatiques entrepris par le WWF: ils permettent notamment à l’Equateur, à Madagascar ou aux Philippines de réduire leur dette extérieure en échange de la mise en place de projets de protection de la nature.
Le WWF s’engage pour un traité international sur le climat, qui voit le jour en 1997 à l’issue de la conférence de l’ONU à Kyoto. Parallèlement, le style de vie des Suisses reste un sujet important: le WWF vend des t-shirts bio et organise une exposition sur le thème des emballages écologiques.
Quant à la protection de la nature, elle reste un sujet incontournable. La préservation du panda géant en Chine ou la lutte contre le trafic d’ivoire ne sont que deux exemples dans ce domaine. La collaboration avec les populations locales gagne en importance. Elle est même l’une des préoccupations principales du nouveau directeur général, le Suisse Claude Martin. La collaboration avec les entreprises à même d’influencer les marchés s’intensifie également. C’est ainsi que le WWF Wood Group voit le jour en 1995, réunissant des fournisseurs misant sur les produits en bois FSC issus de forêts exploitées de façon durable. Le label MSC pour la pêche durable suit peu de temps après.
Avec un projet d’envergure, le WWF veut contribuer à orienter la Chine sur la voie du développement durable. C’est l’une des raisons pour laquelle la plateforme d’information pour les consommateurs topten.ch existe désormais aussi en Chine. C’est là l’un des quelque 1300 projets actuels du WWF. Mais nous ne sommes pas encore arrivés au but. Aidez-nous à y parvenir!