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Le Parlement saint-gallois vient d'adopter, à l'unanimité, un projet pour lutter contre les élèves agressifs et les parents démissionnaires. Des mesures très sévères comme des amendes allant jusqu'à 1000 francs pour les parents ou encore l'internat pour les élèves indisciplinés.
A l'origine: le meurtre d'un enseignant. Le 11 janvier 1999, le père d'une élève loge trois balles dans le corps de Paul Spirig, le prof de sa fille. A partir de là, les enseignants refusent de se taire. Ils parlent de leurs angoisses. Si les passages à l'acte sont exceptionnels, les menaces, elles, sont toujours plus fréquentes.
A fin 2000, les autorités interviennent. Le Conseil d'Etat met un projet en consultation pour lutter contre les élèves agressifs et les parents démissionnaires. Le 8 mai dernier, ces mesures ont été acceptées par le parlement saint-gallois. Elles entreront probablement en vigueur à la rentrée 2002.
A l'avenir, les élèves renvoyés de l'école pour causes disciplinaires partiront en internat. Les parents pourront être condamnés à des amendes allant jusqu'à 1000 francs s'ils ne coopèrent pas avec l'école. Par exemple, s'ils ne répondent pas aux convocations des profs.
Et un cours d'intégration d'une année sera obligatoire pour les enfants étrangers qui arrivent en Suisse après l'âge de 12 ans. Ils devront apprendre, en classe séparée, l'allemand et le civisme, mais le cours prévoit aussi des leçons sur leur propre culture. Un point sur lequel l'UDC n'était pas d'accord.
Le paquet de mesures a finalement été adopté par le Parlement. A l'unanimité! Le conseiller d'Etat saint-gallois Hans Ulrich Stöckling n'est pas surpris. «J'ai reçu plus de 400 lettres de toute la Suisse. Surtout des enseignants. Et seules deux personnes étaient contre ce projet. Toutes les autres m'ont dit merci».
Alexandra Richard