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The recipients of public welfare : the example of two Swiss cantons around 1890
Cet article étudie la politique d’assistance de la fin du XIXe siècle dans deux cantons suisses (Vaud et Neuchâtel). L’assistance sociale étant l’affaire des cantons en Suisse, la comparaison cantonale prend tout son sens.
Jean-Pierre Tabin, Véréna Keller, Arnaud Frauenfelder et Carola Togni évoquent les chemins différents pris par le canton de Vaud et celui de Neuchâtel pour définir les principes régissant le droit à l’aide sociale à la fin du XIXe siècle. Les auteur-e-s présentent tout d’abord le principe de l’origine choisi par le canton de Vaud (la responsabilité de l’assistance revient à la commune d’origine), ensuite le principe du domicile choisi par le canton de Neuchâtel (la responsabilité de l’assistance revient à la commune de domicile). Ils indiquent ensuite la relativité de cette dichotomie en évoquant l’aide fournie dans le canton de Vaud aux migrant-e-s et aux indigent-e-s non-vaudois-e-s, et évoquent les questions liées à l’établissement du statut de résident à Neuchâtel.
Dans une deuxième partie, Jean-Pierre Tabin, Véréna Keller, Arnaud Frauenfelder et Carola Togni indiquent que le statut de séjour ne suffit pas à définir qui doit être aidé. Il faut en outre être incapable de travailler (malade, invalide, veuve chargée d’enfant(s), être trop jeune ou trop âgé-e-s…) et bien se comporter (selon les normes en vigueur).
Les auteur-e-s concluent en évoquant Georg Simmel qui explique, dans son essai sur la pauvreté, que l’assistance sociale est un instrument de la régulation sociale, son but étant la préservation du statu quo.