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Les faits se sont déroulés entre 2008 et 2016, rapporte la Tribune de Genève. Un chef de production de la RTS a détourné 398 800 francs destinés à la réalisation de plusieurs émissions comme Cash et La poule aux œufs d’or. Au total, il s'est allègrement servi de huit émissions pour s'enrichir. Bien qu'il ait reconnu les faits devant la justice, il en conteste le montant.
Pour arriver à ses fins, il avait mis sur pied une technique simple et efficace. Par exemple, il fournissait à la comptabilité des notes de frais fallacieuses sur de prétendus vainqueurs du quiz télévisé Cash. Les gens mentionnés dans ces documents n'avaient jamais rien gagné. Il a détourné 231 000 francs rien qu'avec cette émission. Sachant que remporter le jeu fait gagner 1000 francs, il a donc produit 231 faux gagnants...
Mais il ne s'est pas arrêté là. Dans des émissions comme La roue de la fortune, il faisait apparaître sur ses factures des figurants qui n'avaient jamais existé. L'argent versé au chef de production ne couvrait donc aucuns frais.
Les magouilles ont duré huit ans. Tout s'est arrêté quand, en 2016, un contrôleur de gestion s'est penché sur un dépassement de frais pour la fameuse émission Cash. En menant l'enquête, la RTS s'est rendu compte que les gens indiqués comme gagnants ne... gagnaient pas.
Le chef de production a «quitté» la RTS en 2017, mais la chaîne ne précise pas s'il a été mis dehors ou s'il a démissionné.
La justice estime que le prévenu a «manifesté par des actes un repentir sincère». Il écope de 180 jours de prison, avec sursis. La RTS a conclu un accord à l’amiable avec l’ex-employé pour régler les remboursements.
Contactée, la RTS se dit «consternée» par les conclusions de l’enquête, rapporte La Tribune.
Malgré cela, il est difficilement compréhensible qu'il se soit écoulé autant de temps entre les premières arnaques et leur découverte. Cependant, «l’ordonnance pénale de condamnation du Ministère public précise qu’aucune négligence ne peut être imputée à la RTS», selon le porte-parole.
Malgré tout, la grogne monte du côté des syndicats qui s'indignent de l'accord trouvé entre l'ex-employé et la RTS, mais aussi du temps qu'a duré la magouille. Surtout dans un contexte où la chaîne doit faire attention à ses dépenses.
(jah)
Lundi, Olivier Borgeat, secrétaire général de l'Interprofession des fruits et légumes du Valais (IFELV), était inquiet. Tant les cultures en plaine que sur les coteaux sont sous surveillance que ce soit les fruits, légumes et vignes.