Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07224.jsonl.gz/1221

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
La Chine revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale. La zone est stratégique pour le commerce mondial et est également revendiquée par d'autres pays comme le Vietnam, les Philippines, la Malaisie et Brunei (image symbolique).
KEYSTONE/AP/CHARLES DHARAPAK(sda-ats)
La Chine a recours à la "coercition" pour faire avancer ses revendications territoriales en mer de Chine méridionale, selon le Pentagone. Et ce même si elle évite d'employer des moyens militaires.
"En 2015, la Chine a utilisé des tactiques de coercition, calculées pour rester sous le seuil du conflit armé, pour faire avancer" ses objectifs, selon le rapport annuel du Pentagone au Congrès sur la politique de défense chinoise.
"De temps en temps, quelques-uns de leurs bateaux de pêche et de leurs navires des gardes-côtes agissent de manière non professionnelle" autour de bateaux de pêche ou de guerre d'autres pays, a expliqué vendredi Abraham Denmark, le haut responsable en charge de l'Asie orientale au Pentagone.
Ils essaient "d'établir un certain degré de contrôle" dans la zone. Tout en restant "sous" le niveau du confit armé, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.
Quasi-totalité
La Chine revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale. La zone est stratégique pour le commerce mondial et est également revendiquée par d'autres pays comme le Vietnam, les Philippines, la Malaisie et Brunei.
Pour appuyer ses velléités territoriales, la Chine a notamment mené d'énormes opérations de remblaiement d'îlots de l'archipel des Spratleys, qui affleurent parfois à peine. Elle réclame désormais que soit considérée comme ses eaux territoriales la zone des 12 milles autour de ces constructions.
Les Etats-Unis rejettent ces exigences et ont envoyé à plusieurs reprises des navires de guerre croiser à moins de 12 milles de ces îlots. Les opérations ont pour but d' affirmer la liberté de navigation dans la région.
"Pause"
Dans son rapport, le Pentagone note que la Chine "marque une pause depuis fin 2015" dans ses remblaiements après avoir gagné sur la mer "près de 1300 hectares" répartis sur sept îles ou récifs différents. Quand elle aura achevé ces travaux d'aménagement, elle disposera de trois pistes d'aviation dans les Spratleys, de ports et de systèmes de surveillance, qui "amélioreront la capacité de la Chine à contrôler (...) l'espace maritime environnant", note le rapport.
Le texte du Pentagone rappelle par ailleurs la très forte augmentation des dépenses militaires de la Chine depuis une dizaine d'années. "Elles ont augmenté de 9,8% par an en moyenne de 2006 à 2015", selon le rapport américain. Les Chinois "commencent à récolter les fruits de ces investissements", a souligné M. Denmark.
Le tiers
Selon le Pentagone, la modernisation de l'armée chinoise produit des armements "qui ont le potentiel de réduire" l'avantage technologique militaire américain.
Malgré l'effort chinois, les dépenses militaires de Pékin restent toutefois très largement inférieures à celles des Etats-Unis. Les dépenses militaires chinoises représentaient ainsi le tiers environ des dépenses militaires américaines en 2015, selon les chiffres du Sipri, l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm.
ATS