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Les télomères deviendront-ils les indicateurs majeurs de prédisposition aux maladies ? Une étude américaine révèle que les individus jeunes porteurs de télomères courts dans leurs lymphocytes T sont plus à risque de développer des infections respiratoires des voies supérieures.1
On sait par ailleurs que le raccourcissement des télomères leucocytaires avec l’âge diminue l’immunocompétence. Qu’en est-il chez les individus jeunes déjà porteurs de télomères courts, à cause de mauvaises conditions de vie, de facteurs génétiques ou d’infections latentes ? Pour tenter de répondre à cette question, une équipe de l’Université Carnegie Mellon à Pittsburgh a fait inhaler un rhinovirus à 152 volontaires âgés de 18 à 55 ans. 105 des participants ont été infectés par le virus, et 33 d’entre eux ont réellement développé un rhume. Les chromosomes de leurs cellules sanguines – cellules mononucléaires de sang périphériques et lymphocytes T CD4, CD8CD28+ et CD8CD28- – ont été analysés. Les auteurs ont trouvé une association entre la longueur des télomères dans les cellules CD8CD28- et la résistance au virus. Le taux d’individus infectés était de 77% et le taux de malades de 26% dans le groupe ayant les télomères les plus courts (n = 48), contre 50 et 13% respectivement dans le groupe ayant les télomères les plus longs. Les effets de l’association longueur des télomères/sensibilité au virus étaient plus importants avec l’âge. Toutefois, les auteurs soulignent que ces résultats restent très préliminaires.