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L'UDC de Bâle-Ville en pleine tourmente avant les fédérales
Le groupe d'opposants qui avait fomenté sur WhatsApp son putsch contre un président jugé trop modéré est arrivé à ses fins. Il a forcé Lorenz Nägelin à déposer sa démission et à quitter la salle, suivi par quelques-uns des ses partisans.
Interrogé par la radio SRF, Lorenz Nägelin a déclaré qu'il n'était "plus d'accord de diriger ce parti". "Je voulais une UDC conciliante alors que les autres ne font que dans l'agitation, ça rend les choses très difficiles".
Remplacé par Edi Rutschmann
Lorenz Nägelin sera remplacé par un représentant de la ligne dure du parti, Edi Rutschmann. Ce dernier sera accompagné à la vice-présidence de Sebastian Frehner, ancien président qui avait été jadis évincé par Christoph Blocher en personne.
Cette fois, c'est Albert Rösti, le président de l'UDC suisse, qui a tenté de dicter les choix à la section rebelle. En vain. Il proposait une coprésidence, qui aurait réuni les deux frères ennemis.
Cette mésaventure de l'UDC de Bâle-Ville est de mauvais augure avant les élections fédérales de cet automne. Le parti du demi-canton ne décolle pas depuis sa fondation en 1991. Il pesait 15% aux dernières élections cantonales, en 2016, loin des scores de l'UDC ailleurs en Suisse.
Alain Arnaud/lan
Publié le 05 avril 2019 à 14:40