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Choeur virginal
Epoque Élisabéthaine : concert avec un virginal "mère et enfant" en résonance avec le répertoire choral que cette musique pour clavier a inspiré.
Passionné de musique de l’époque Élisabéthaine, Sébastien Vonlanthen a fait construire l’instrument idéal pour interpréter les pièces de clavier de cette époque : un virginal mère et enfant qui est une copie d’un instrument de Martinus van der Biest de 1580 conservé au germanisches Nationalmuseum de Nuremberg.
L’idée de ce programme est de mettre en résonance le répertoire choral de cette époque et la musique pour clavier qu’il a inspirée.
En 1596, John Dowland compose sa lachrymae pavan, soit la pavane des larmes, œuvre pour luth qu’il développera plus tard dans le recueil « Lachrymae, or Seven tears figured in seaven passionate pavans…” (Lachrimae, ou sept larmes représentés par sept pavanes passionnées…).
Sur le thème des larmes, les sept pavanes vont illustrer tour à tour des larmes de tristesse, d’amour, des larmes feintes, etc.
Suite au succès de cette œuvre créée initialement pour luth, Dowland en créera une version pour chant solo et luth intitulée « Flow my tears » que vous entendrez ici accompagnée au virginal.
La pavane originale, dont le motif initial de quatre notes descendantes illustre le glissement d’une larme sur la joue, a inspiré de multiples arrangements de nombreux compositeurs suite à son succès phénoménal.
Parmi eux, vous entendrez la version de William Byrd pour virginal extraite du Fitzwilliam virginal book ainsi que la version chorale à 4 voix composée par John Benett, qui reprend la mélodie originale sur un nouveau texte : Weep, o mine eyes.
Felix namque est l’offertoire grégorien chanté lors des fêtes mariales. Vous entendrez ici le chant original ainsi que la pièce instrumentale composée sur la mélodie de plein chant par Thomas Tallis.
Avec la scission de l’Angleterre et de l’église catholique promulguée en 1534 par Henri VIII par l’acte de suprématie, les compositions sur ce thème vont progressivement cesser. Néanmoins, nous en possédons une version bien ultérieure de William Byrd qui, bien qu’étant au service de Sa Majesté la reine Élisabeth Ire sous un régime anglican, n’a jamais renié sa foi catholique.
Le passage « In Nomine » extrait du sanctus de la messe Gloria Tibi Trinitas de Taverner A inspiré de nombreuses compositions pour clavier reprenant le plain chant de la messe.
En plus de l’oeuvre vocale originale, vous entendrez la composition instrumentale de John Bull.