Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07196.jsonl.gz/251

C'est ce que constate l'ILK (Internationale Länderkommission Kerntechnik) dans sa dernière étude. Pour l'ILK, ces deux techniques de gestion des déchets sont faisables et n'entraînent pas d'irradiation notable de la population. Suite aux derniers progrès de la recherche, l'ILK voit par ailleurs des chances concrètes d'atteindre une sûreté encore plus élevée dans le domaine du stockage définitif des déchets radioactifs si les matières à périodes radioactives très longues sont tout d'abord séparées et soumises à un traitement spécial (la "transmutation"). Ceci implique toutefois que les assemblages combustibles usés soient tout d'abord retraités. L'ILK des Länder allemands de Bavière, du Bade-Wurtemberg et de la Hesse est une organisation qui a été fondée en 1999. Cet organisme international de scientifiques conseille les Länder sur des questions de sûreté et d'utilisation efficace de l'énergie nucléaire.
Renforcé dans son opinion par cette étude, Ulrich Müller, le ministre de l'environnement et des transports du Bade-Wurtemberg, s'est exprimé à ce sujet. "En interdisant le retraitement, le gouvernement fédéral a gâché à la légère les chances d'avenir d'une sûreté plus élevée de la gestion des combustibles usés des centrales nucléaires allemandes et a coupé l'Allemagne du développement européen et international. Nous avons besoin d'une recherche intense dans le domaine de la transmutation. Précisément sur cette question de la gestion des déchets, nous devons inclure les évolutions qui se dessinent dans nos décisions politiques et n'avons pas le droit de gaspiller par des interdictions les chances de solutions meilleures en matière de sûreté", a déclaré M. Müller en se référant à l'amendement récent de la loi atomique par le gouvernement fédéral, amendement qui interdit le retraitement à partir de 2005.
Source
D.S./C.P. d'après un communiqué du Land du Bade-Wurtemberg du 12 mars 2002