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"Ce terme de fatigue pandémique représente le niveau d'anxiété qui fait que les gens finissent par être fatigués mentalement, nerveusement parlant, parce qu'ils ont l'impression que ça n'en finira jamais", détaille Claire Leconte, Avec Claire Leconte, professeure émérite de psychologie de l'éducation à l'Université de Lille et chercheuse en chronobiologie.
Selon elle, cet épuisement peut mener dans certains cas à des comportements plus radicaux, comme "le rejet des protocoles" de sécurité demandés par les autorités (interdiction de rassemblement, masques, gestes barrières...).
Au printemps, tout le monde avait le même niveau d'anxiété. Puis, il y a eu un certain lâcher-prise au moment du déconfinement. Et à partir du moment où on a vu revenir cette pandémie, le niveau d'anxiété s'est accru très fortement chez certains.
Claire Leconte souligne d'ailleurs que la fatigue pandémique est, entre autres, exacerbée par l'usage "des mauvais termes". "Parler de gestes barrières, c'est quelque chose qui nous met en défense par rapport aux autres. Si on n'avait parlé de gestes protecteurs... ce n'est pas du tout la même chose!", estime-t-elle.
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Jessica Vial et l'équipe du Point J