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Après s'être associé à l'Inde pour la fabrication de sa Street 750, H-D se tourne cette fois-ci du côté du groupe chinois Qiangjiang, leader du marché des petites cylindrées pour l'Asie et qui possède notamment les marques Keeway et Benelli. Ce constructeur au nom presque inconnu appartient au groupe chinois Geely qui possède Volvo et détient une participation importante dans Daimler AG , la société mère de Mercedes.
Ce nouveau petit roadster monocylindre de 338cc, qui devrait arriver en Europe pour 2020 sera donc bel est bien produit en Chine. Un pays que beaucoup de grandes marques solicitent régulièrement, notamment car le savoir faire et la main d'oeuvre y sont meilleurs marché qu'ailleurs.
Mais Harley-Davidson vise également un marché en pleine expansion dans ce pays qui compte pas moins de 1,400 milliard d'habitants. Ce projet est également une manière pour le groupe de contourner les hausses des droits de douanes pour se développer sur les marchés asiatiques. En juin, en réaction aux décisions de Donald Trump, H-D avait déjà annoncé son intention de produire des motos en Thaïlande pour éviter les droits de douane appliqués par l'UE.
Si le marché européen est pour Harley Davidson le deuxième après les Etats-Unis, la Chine est perçue par le constructeur comme un nouvel eldorado. En 2018, les ventes dans l'Empire du Milieu ont grimpé de 28% et la marque prévoit de doubler cette progression d'ici 2027.
Actuellement, les ventes d'Harley à l'étranger s'élèvent à 42% et principalement avec des cylindrées supérieures à 800 centimètres cubes. Cette nouvelle gamme de motos risque bien de faire passer la barre des 50% à la mythique marque US.