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Neurologie
Rev Med Suisse
2016;
62-66
Résumé
En 2015, la stimulation cérébrale est en train de s’établir dans la prise en charge de l’épilepsie pharmacorésistante. L’efficacité du traitement endovasculaire pour l’AVC ischémique aigu a été démontrée. Dans la maladie de Parkinson, la stimulation cérébrale profonde à basse fréquence améliore la dysphagie et le freezing à la marche. Le bimagrumab semble augmenter le volume et la force musculaires dans la myosite à inclusion. Dans les céphalées de type cluster, un stimulateur du nerf vagal transcutané est efficace pour terminer les crises aiguës et diminuer la fréquence des crises. La stimulation du fornix proximal pourrait moduler la mémoire. La tériflunomide est le premier traitement immunomodulateur oral avec efficacité démontrée dans la prévention de conversion d’un syndrome clinique isolé vers une sclérose en plaques.
ÉpileptologieLa pharmacorésistance, définie comme persistance de crises épileptiques malgré un traitement par deux médicaments antiépileptiques à doses adéquates et tolérées, demeure l’un des défis majeurs en épileptologie, concernant environ 30 % des patients. La stimulation cérébrale est en train de s’établir comme option thérapeutique à côté de la résection du foyer épileptique et la stimulation du nerf vagal. Sur cinq ans, la stimulation du noyau antérieur thalamique dans le cadre de l’épilepsie focale diminue la fréquence de crises de 69 %.1 Toutefois, un tiers des patients présentent des effets secondaires liés au dispositif (infections, dislocation). L’évaluation du premier système responsif (RNS System) avec stimulation directe du foyer épileptique suite à la détection d’activit...