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La Conférence des évêques suisses (CES) s'est pour la première fois exprimée officiellement sur les propos homophobes prononcés par l'évêque Vitus Huonder. L'Eglise est ouverte à tous les hommes indépendamment de leur orientation sexuelle, a-t-elle affirmé jeudi.
Mais "les membres de la Conférence épiscopale sont conscients qu'ils doivent continuer à chercher des chemins susceptibles d'exprimer cette conviction", indique encore le communiqué diffusé à l'issue de son assemblée ordinaire.
L'évêque de Coire Vitus Huonder avait cité fin juillet lors d'une conférence des passages de l'Ancien Testament "condamnant à mort" les auteurs "d'abominations" que seraient les personnes qui "couchent" avec des individus du même sexe.
Le prélat catholique s'est excusé par la suite, parlant des "malentendus". Il est aujourd'hui sous le coup de trois plaintes pénales. Celles-ci l'accusent d'incitation publique au crime ou à la violence.
L'aide au réfugié, un devoir
L'assemblée ordinaire de la CES qui s'est tenue entre dimanche et mercredi, a également abordé l'aide au réfugiés. Les évêques suisses appellent "dans l'esprit de l'Evangile, à venir en aide à toutes les personnes en situation de misère et de détresse". Et ceux-ci de rappeler que "l'Occident est proportionnellement moins touché par les mouvements généraux d'exode et migration".
L'élection de Mgr Charles Morerod comme président de la CES pour la période 2016-2018 a aussi eu lieu durant les quatre jours de l'assemblée. L'évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, laisse la place de vice-président qu'il occupait jusqu'à présent à Mgr Felix Gmür, évêque de Bâle et membre de la Conférence épiscopale depuis 2011.
ATS