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Une semaine après avoir découvert une capsule temporelle de 130 ans sous la statue d'un général confédéré, une seconde, plus ancienne et située juste à côté, a dévoilé ses mystères mardi à Richmond (Etats-Unis). Spoiler: son contenu a un peu déçu.
29.12.2021, 09:0229.12.2021, 11:34
Des reliques datant de la guerre de Sécession, mais pas de trésor. Après une première capsule découverte le 22 décembre, une seconde boîte a été ouverte ce mardi.
Les collectionneurs attendaient beaucoup de cette nouvelle découverte. Il faut dire que la boîte de 134 ans exhumée récemment s'est avérée un peu décevante: elle ne contenait «que» trois livres et une enveloppe en tissu avec une photographie, ainsi qu'une pièce de monnaie d'origine inconnue.
On vous relatait l'épisode 1, ici👇
Dans l'épisode 2
Cette deuxième capsule s'annonçait un peu plus prometteuse. D'une trentaine de centimètres de côté, elle avait été enterrée en 1887. Elle devait contenir une soixantaine d'articles, dont la liste complète a été publiée dans un journal de Richmond cette année-là.
A l'intérieur, les techniciens du département des ressources historiques de l'Etat de Virginie ont donc trouvé:
- Des balles Minié (c'est-à-dire des munitions de la guerre de Sécession entre 1861 et 1865).
- Des billets et des pièces de monnaie émis par le gouvernement confédéré.
- Des journaux et des revues.
- Un almanach datant de 1887.
- Des livres, dont l'un contenait un marque-page avec le profil dessiné du général Lee.
- Une Bible.
- Des documents de loges maçonniques de la région.
- Un fragment d'une bombe utilisée lors de la bataille de Fredericksburg, remportée par les Sudistes en 1862.
- Et enfin, deux petites sculptures de bois (les symboles maçonniques de l'équerre et du compas et un drapeau confédéré) se trouvaient dans une enveloppe. Selon les experts, elles auraient été taillées dans l'arbre qui a poussé près de la tombe de Thomas «Stonewall» Jackson, un général confédéré.
Voilà quelques images...
Un livre.
Un ruban à l'effigie du général Robert E. Lee.
Le document le plus marquant?
Un dessin représentant une femme agenouillée se recueillant devant le cercueil d'Abraham Lincoln, assassiné le 14 avril 1865. Elle avait été publiée en double page centrale dans la revue Harper's Weekly deux semaines plus tard.
Au final, une découverte un peu moins folle que prévue
Les observateurs espéraient découvrir une photo du président américain présentée comme «historique» et qui aurait pu affoler le marché des collectionneurs.
Sue Donovan et Kate Ridgeway en pleine ouverture de la capsule temporelle.
L'ouverture s'est faite tout en douceur...
C'est à la responsable du département des ressources historiques de l'Etat de Virginie, Kate Ridgeway, qu'il est revenu la lourde tâche de révéler le contenu de la boîte centenaire. Si vous avez du mal à vous représenter l'objet, il s'agit d'une boîte d'une trentaine de centimètres de côté. Elle avait été enterrée là en 1887.
L'intervention a duré plus de deux heures et était retransmise en direct à la télévision et sur les réseaux sociaux.
Verdict?
L'experte a d'abord été surprise par la qualité de son contenu, «en bien meilleur état que ce à quoi nous nous attendions». Les objets «étaient plus mouillés que nous l'espérions, mais pas en aussi mauvais état qu'ils auraient pu être».
Au fait, c'est quoi une «capsule temporelle»?
Une capsule temporelle, c'est un réceptacle contenant des objets ou documents représentatifs d'une époque. Il se destine aux générations futures. La capsule dont nous parlons aujourd'hui a été trouvée à la base du socle de l'imposante statue équestre du général Robert Lee. Si vous ne connaissez pas le bonhomme, il s'agit d'un chef de l'armée confédérée qui a notamment défendu l'esclavage pendant la guerre de Sécession. Au printemps dernier, sa statue est devenue la cible de manifestations antiracistes. Elle a été déboulonnée en septembre, dans un contexte de remise en cause des monuments confédérés, et son socle a été déplacé.
(ats/mbr)
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