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Une année après avoir perdu contre Alex Corretja en 8e de finale, Roger Federer s'est une nouvelle fois incliné à Roland-Garros face à l'Espagnol, mais en quart de finale cette fois. Le Bâlois a été battu 7-5 6-4 7-5.
Les données de cette revanche étaient pourtant différentes. L'an dernier, Roger Federer sortait d'un match exténuant en cinq sets face à son compatriote Kratochvil. Un véritable marathon qui l'avait laissé sans force.
Cette année, il se présentait frais et dispos sur le central de Roland-Garros avec la ferme intention de montrer à son aîné les progrès accomplis.
Mais son jour de repos, et sa balade sur les Champs-Élysées ne lui ont pas permis de faire vaciller l'ogre barcelonais. Cela, même s'il lui a tenu la dragée haute.
L'Espagnol, finaliste malheureux en 1998, a fait parler sa plus grande régularité, son expérience et son revers, une pure merveille, pour prendre le meilleur sur le Bâlois et s'ouvrir le chemin des demi-finales.
«C'était un match très difficile, reconnaîtra d'ailleurs l'Espagnol à la fin de la rencontre. Federer a beaucoup progressé depuis une année et il m'a posé passablement de problèmes».
Le Bâlois a peut-être accepté à tort l'échange en fonds de court. Un exercice dans lequel Alex Corretja s'est révélé un véritable «mur».
En fin de troisième set, Roger Federer a enfin tenté sa chance au filet. Et bien lui a pris puisqu'il a sorti des points incroyables de sa raquette, des coups trop longtemps retenus.
Mais le Barcelonais était fort. Trop fort. Et la quatrième balle de match a été la bonne. Roger Federer ne sera donc pas cette année le second Suisse, après Marc Rosset en 1996, à atteindre le stade des demi-finales sur la brique pilée de Paris. Cela pourrait bien être que partie remise.
Le Bâlois pense maintenant au prochain grand tournoi, celui de Wimbledon. Victorieux en juniors sur le gazon londonien en 1998, Roger Federer est toujours dans l'attente de sa première victoire chez les seniors.
«Wimbledon, est à mes yeux, le tournoi le plus prestigieux. Je veux y réussir». Son quart de finale à Paris lui assure une place de tête de série à Londres.
Mathias Froidevaux