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Dios no concede la victoria que a la constancia
(Simon Bolivar)
Quelle surprise lorsque les éditeurs du Flash informatique me demandèrent un article sur Internet au Venezuela. De quoi vous parler? C'est comme si, tout-à-coup mon pays m'arrivait tout entier à l'esprit. Quel sujet, parmi tant d'autres, présentera de l'intérêt pour la communauté de l'EPFL et les lecteurs du Flash informatique. Une conversation avec le rédacteur en chef m'a amené à vous parler des réseaux informatiques chez nous. Ainsi cet article sera orienté sur le réseau académique que lie les centres les plus importants de l'enseignement et la recherche vénézuéliens. Il présentera également, le résumé d'une première étude statistique du Réseau des réseaux dans notre pays. En plus, je vous donnerai une liste des sites vénézuéliens les plus significatifs sur le WWW.
J'aimerais remercier aussi le Flash informatique et l'EPFL de cette opportunité de présenter mon pays et de vous faire partager un regard autre que celui du pétrole, de la crise économique ou des concours internationaux de beauté.
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Un peu d'histoire
Au début des années 80, motivé par les besoins de la communauté scientifique et académique d'information actualisée dans les différents domaines de la recherche, le CONICIT (Conseil National de la Recherche Scientifique et Technologique) prend la décision de développer son propre réseau de transmission des données; à l'époque, ce service n'était pas offert par l'infrastructure de télécommunications nationales. Ce premier réseau a été développé sur une plate-forme X.25.
En 1983, l'Etat acquit des équipements auprès de GTE et commença l'installation de noeuds et routers au niveau national. Il signe, à ce moment-là, un accord avec la CANTV (entreprise d'état des services téléphoniques). Cet accord permettra un raccordement au réseau, initialement à 9600 bps. Produit de la technologie utilisée, les services du Système Automatique d'Information de Science et Technologie (SAICYT) se limitaient à quelques bases de données à l'extérieur, principalement Dialog. Les utilisateurs s'y connectaient au moyen de modems.
En 1990, la population d'utilisateurs enregistrés était d'environ 50 personnes. C'est à la fin de cette année que CONICIT installe le serveur sous le système Unix, ce qui permettra d'augmenter l'offre de services. Le service de courrier électronique est offert et commence sa promotion au sein des universités et centres de recherche au mois de mars de 1991. A partir de ce moment, la population d'utilisateurs commence à croître rapidement. L'amplification des services au niveau international -courrier électronique international, accès aux ordinateurs et bases de données des réseaux académiques mondiaux- devient effective à la fin de 1991, avec la connexion Internet au moyen du JvNCNet de l'Université de Princeton (NJ). Durant 1992 commence la migration du protocole X.25 au protocole TCP/IP, qui se terminera au mois de mai 1993. Cette migration consolide le réseau et le place au niveau des standards internationaux qui offrent ce type de services. Deux mois plus tard, le Gouvernement signe un contrat de prêt avec le Banque Interaméricaine de Développement, pour 2.2 millions de dollars, destiné à renforcer l'infrastructure existante et créer de nouveaux services d'information. Le 5 avril 1995, le Président de la République donne l'autorisation au CONICIT de créer l'Asociación Red Académica de Centros de Investigación y Universidades Nacionales (REACCIUN), association civile sans but lucratif qui se substituera à la SAICYT.
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Le réseau..., structure, services et financement
REACCIUN interconnecte aujourd'hui 25 établissements au niveau national, au moyen de ses huit noeuds placés dans différentes villes du pays. Parmi ces institutions, se trouvent: PDVnet (réseau des entreprises pétrolières vénézuéliennes), le Conseil National des Recherches Scientifiques et Technologiques (CONICIT), la Corporation Vénézuélienne pour l'Industrie et le Commerce (CORPOINDUSTRIA), les plus importantes hautes écoles et universités du pays et centres de recherche scientifique; tels que l'Institut Vénézuélien des Recherches Scientifiques (IVIC), l'Université Centrale du Venezuela (UCV), l'Université de Carabobo (UC) et son Centre d'Information et Documentation (CID-UC), l'Université Simon Bolivar (USB). Au niveau administratif et structurel, chaque institution membre de REACCIUN a droit à des représentants institutionnels et techniques qui font partie de l'Assemblée et du Comité Stratégique. REACCIUN est inscrit dans la politique informatique de l'Etat vénézuélien, en effet, dans le Comité Stratégique sont invités le Conseil National de la Science et la Technologie (CONICIT), l'Office Centrale de Statistiques et Informatique (OCEI), la Commission Nationale de Télécommunications (CONATEL) et Pétroles du Vénézuéla (PDVSA). Pour se financier REACCIUN reçoit des apports respectifs des institutions inscrites, selon le schéma tarifaire où sont définis les montants de l'apport du souscripteur, par rapport aux services qu'il utilise et à la nature des activités qu'il mène. Ici, un traitement spécial est prévu pour les institutions du secteur académique. Le noeud central est opéré et soutenu par REACCIUN avec les fonds versés par ses membres. Il est prévu d'offrir les services, à un tarif spécial, aux institutions éducatives et aux organismes privés à but non lucratif.
Parmi les services offerts se trouvent: la plate-forme de communication pour l'interconnection d'institutions, la liaison à Internet, l'accès au réseau par lignes téléphoniques, l'accès au réseau X.25, le support des protocoles SLIP,CLIP et PPP (pour les connections à travers les lignes téléphoniques), le support des protocoles TCP/IP pour les connexions avec lignes dédiées et le support pour des connexions de type UUCP. Par l'intermédiaire d'Internet, l'utilisateur a sous la main tous les services: courrier électronique, gopher, talk, ftp, user's lists, telnet, wais, archie, veronica et WWW.
Les buts immédiats de REACCIUN pour actualiser le réseau et assurer sa croissance et son développement sont:
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La plate-forme la plus utilisée reste encore DOS et Windows 3.x (le 45%). Le 30% est pour Windows 95/NT. On peut affirmer que 55% des machines connectées à Internet peuvent utiliser des nouveautés comme Java. Par rapport à la vitesse, 49% utilisent des modems de 14.4Kbps et les modems de 28.8Kbps sont utilisés par 39% des utilisteurs. Seul un groupe privilégié bénéficie de liens directs.
En comparant le Venezuela avec les autres pays d'Amérique, il est situé derrière la Colombie, le Mexique, le Brésil, le Canada et bien sûr les Etats Unis.
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Il faut reconnaître ici le travail désintéressé des vénézuéliens sortis du pays, qui de leur propre initiative, ont donné l'opportunité à notre pays d'avoir quelques fenêtres ouvertes sur le WEB.
Ci-après vous trouverez une liste de sites où vous pourrez obtenir plus d'information sur ce pays du nord de l'Amérique du Sud, en face de la Mer des Caraïbes, qui s'efforce toujours de progresser.
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|© FI-SP96-3 septembre 1996|