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couple
Un bon mariage est comme un interview qui ne fini jamais.
Auteur:
Info:
homme-femme
Je suis convaincu qu'en enfer les rapports sexuels seront une corvée constante.
Auteur:
Info:
définition
Les hystériques sont celles qui sur ce qu’il en est du rapport sexuel disent la vérité.
Auteur:
Info:
Dans le "Séminaire, Livre XVIII"
femmes-hommes
Plus un homme sera incapable d'abandonner un objet sexuel, plus il sera contraint de devenir un objet de réussite sociale.
Auteur:
Info:
Pourquoi les hommes sont ce qu'ils sont: la dynamique homme-femme, 1986
homme-femme
Je n’ai pas besoin de l’amour, dit-il, je ne désire pas vous connaître. Je désire sortir de moi-même et que vous vous perdiez pour votre compte afin que nous nous retrouvions différents. On ne devrait pas parler quand on est fatigué et malheureux. On joue les Hamlet et cela semble un mensonge.
Auteur:
Info:
Femmes amoureuses, traduit de l’anglais par Maurice Rancès et Georges Limbour, éditions Gallimard, 1949, page 262
séquençage
"La bourgeoisie fabrique un monde à son image." (Marx)
Bon.
Camarades, commençons par détruire cette image.
1/ Image
les chaînes de montage des MG de sport dans l'usine "modèle" de la British Motor Corporation à Oxford.
Son
des paroles de Karl Marx et Friedrich Engels extraites du Manifeste du Parti Communiste.
2/ Image
le ventre nu d'une "militante" du journal Black Dwarf.
Son
des paroles féminines sur la condition de la femme, sur son exploitation par l'homme ; en quels termes poser cette exploitation ? demande une voix d'homme.
Auteur:
Info:
Début du séquencier de "British Sounds", film de 1969 - in "Jean Luc Godard Documents", éd. du Centre Pompidou, p. 130
sexe
Freud a raison : il n'y a qu'une seule sexualité, qu'une seule libido, masculine. La sexualité est cette structure forte, discriminante, centrée sur le phallus, la castration, le nom du père, le refoulement. Il n'y en a pas d'autre. Rien ne sert de rêver de quelque sexualité non phallique, non barrée, non marquée. Rien ne sert, à l'intérieur de cette structure, de vouloir faire passer le féminin de l'autre côté de la barre et de mêler les termes ou la structure reste la même : tout le féminin est absorbé par le masculin, ou elle s'effondre et il n'y a plus ni féminin ni masculin : degré zéro de la structure.
Auteur:
Info:
de la séduction (1988, 246 p., folio essais) p. 16, 17
légèreté
Et puis l'Ennui nous vint qui fana sous nos doigts
Notre Amour, cette fleur absurde et printanière
Eclose, souviens-toi, boulevard Poissonnière,
Quand les nids commençaient à chanter sous les toits.
On s'est bien aimé deux - à n'en plus finir - mois.
Moi d'après ma façon, toi selon ta manière.
Deux mois ! Ce n'est pas rien pour ma moelle épinière,
D'autant que l'on comptait trente et un jours, je crois.
L'amour a son mystère et le coeur ses abîmes.
Je ne me souviens plus sur quel mot nous rompîmes,
Mais je suis bien certain que ce fut galamment,
Sans phrases de dépit, sans nous faire de scènes :
Tandis que tu partais au bras d'un autre amant,
Pour Auteuil, je prenais l'omnibus de Vincennes.
Auteur:
Info:
"Sonnet de l'amour sans phrase", in "La Muse gaillarde", éd. Fasquelle, p. 132
homme-femme
Il était prêt à être condamné. Le mariage lui apparaissait comme une condamnation. Il voulait se condamner lui-même au mariage, devenir une sorte de bagnard condamné aux mines, ne vivant plus au soleil, mais menant une terrible activité souterraine. Il était tout prêt à accepter cela. Et le mariage était le sceau de sa condamnation. Il désirait être relégué ainsi dans le sous-sol, comme une âme damnée, vivant à jamais dans sa damnation. Mais il ne voulait avoir de relation avec aucune autre âme. Il ne pouvait pas. Le mariage ne consistait pas à s’unir à Gudrun, mais à accepter le monde établi ; il accepterait l’ordre établi, en lequel il n’avait aucune confiance, puis pour toute sa vie, il se terrerait. Voilà ce qu’il consentait à faire.
Auteur:
Info:
Femmes amoureuses, traduit de l’anglais par Maurice Rancès et Georges Limbour, éditions Gallimard, 1949, page 509
fragilité
Elle se sentait toujours vulnérable, il y avait toujours un défaut secret dans son armure. Elle ne savait pas elle-même en quoi il consistait. C’était le manque d’un moi robuste. Elle n’avait pas d’assurance naturelle. Il y avait en elle un terrible vide, une absence, un défaut d’existence.
Et elle voulait quelqu’un pour combler ce déficit, pour le combler à jamais. Elle avait faim de Rupert Birkin. Quand il était là, elle se sentait complète, elle était entière. Le reste du temps, elle était établie sur le sable, construite sur un gouffre et en dépit de toute sa vanité et de son assurance, la première servante venue, de tempérament positif et robuste, pouvait par la plus légère allusion moqueuse ou méprisante la précipiter dans l’abîme sans fond de son insuffisance.
Auteur:
Info:
Femmes amoureuses, traduit de l’anglais par Maurice Rancès et Georges Limbour, éditions Gallimard, 1949, page 23