Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07270.jsonl.gz/212

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Abidjan - L'UE va imposer des sanctions contre le président de la Côte d'Ivoire sortant, Laurent Gbagbo, qui conteste à son opposant Alassane Ouattara la victoire de l'élection présidentielle de novembre. Les mesures incluent des restrictions de visa et un gel d'avoirs.
"Les mesures cibleront notamment les responsables qui ont refusé de se placer sous l'autorité du président démocratiquement élu, dont une première liste devrait être adoptée rapidement", indique le texte, dans une claire référence à Laurent Gbagbo et son entourage.
L'UE promet aussi "de prendre des mesures en soutien des autorités démocratiquement élues" autour d'Alassane Outtara et invite sa cheffe de la diplomatie Catherine Ashton "à faire des propositions dans ce sens".
En plus des restrictions sur les visas ou le gel d'avoirs, l'UE a un levier important dans le domaine de la coopération. L'aide au développement actuellement programmée par l'UE en faveur de la Côte d'Ivoire, sur plusieurs années, s'élève à 254,7 millions d'euros. Mais ce volet possible de sanctions, susceptible de pénaliser la population, ne devrait pas être utilisé dans l'immédiat.
Crise institutionnelleDeux semaines après la présidentielle du 28 novembre, la Côte d'Ivoire reste plongée dans une crise institutionnelle sans précédent avec deux chefs d'Etat proclamés: le sortant Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, reconnu par une communauté internationale comme président légitime.
Alassane Ouattara a été donné vainqueur par une Commission électorale indépendante avec 54,1% des suffrages mais le Conseil constitutionnel, acquis à Laurent Gbagbo, a invalidé ces résultats et proclamé ce dernier président avec 51,45% des voix.
ATS