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Zürich, 24.09.2017
Le séisme de magnitude 3,5, survenu en Corée du Nord samedi près de son site d'essais nucléaires, n'était pas le résultat d'un nouveau test nucléaire, a annoncé le service sismique chinois CENC. Il avait évoqué dans un premier temps une possible "explosion".
L'étude des données ultrasoniques a permis de déterminer "que l'incident n'est pas une explosion nucléaire, mais présente les caractéristiques d'un séisme naturel", a déclaré tard dans la soirée le CENC.
L'académie chinoise des sciences a également publié un rapport expliquant que le tremblement de terre était vraisemblablement un "effondrement décalé". Elle fait ainsi écho aux hypothèses avancées par des spécialistes internationaux, selon qui, il s'agissait d'une réplique probable après le sixième test nucléaire mené par Pyongyang le 3 septembre.
Ce test, le plus puissant jamais mené par la Corée du Nord, avait provoqué une secousse de magnitude 6,3, ressentie jusqu'en Chine. Pyongyang avait affirmé avoir testé avec succès une bombe à hydrogène.
Les spécialistes avaient estimé que l'énergie dégagée s'était élevée à 250 kilotonnes, soit 16 fois la puissance de la bombe qui avait rasé Hiroshima en 1945.
Les tensions autour des programmes militaires interdits de la Corée du Nord atteignent des sommets depuis ces dernières semaines. Des bombardiers américains ont volé près des côtes nord-coréennes samedi pour envoyer un "message clair".
Dans la soirée, le président américain Donald Trump a déclaré sur Twitter que le ministre nord-coréen des affaires étrangères et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un "ne seraient plus là pour très longtemps", si le premier se faisait l'écho des visées de "Little Rocket Man".
Le ministre nord-coréen avait déclaré le même à la tribune de l'assemblée générale de l'ONU, que "l'objectif ultime" de la Corée du Nord était de parvenir à un équilibre des forces avec les Etats-Unis. Il avait ajouté que Donald Trump avait commis une "faute irréversible" en surnommant "Rocket Man" Kim Jong-un et avait rendu "encore plus inévitable" la "venue de nos fusées sur l'ensemble du territoire continental des Etats-Unis".
Loin de s'embarrasser de précautions quant à ce qualificatif, le président américain a répété la formule samedi soir sur Twitter.