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Maladie virale des mammifères, caractérisée par des troubles du comportement, des modifications de la voix, des difficultés à déglutir, de la salivation, des crampes musculaires et des paralysies. Son évolution est rapide et fatale.
Tous les mammifères peuvent contracter la rage mais les carnivores sont plus souvent touchés (rage sylvatique). Les chauves-souris peuvent être porteuses de la rage des chauves-souris. Les oiseaux contractent extrêmement rarement la rage, leur température corporelle normale étant plus élevée que celle des mammifères, ce qui inhibe la multiplication des virus de la rage.
En Europe occidentale, le renard est le porteur et vecteur principal de la rage. En Suisse, d'autres carnivores vivant à l'état sauvage (martre, blaireau) ainsi que les chiens et les chats entrent également en ligne de compte en tant que vecteurs de la rage. Les ruminants et chevaux infectés représentent également un danger pour l'homme.
Il faut relever que les chauves-souris constituent le réservoir et le vecteur de 6 des 7 génotypes de Lyssavirus connus. Pour 5 des génotypes, les chauves-souris sont les uniques vecteurs et seul le génotype 1 est également rencontré chez les habitants terrestres. En Europe, les chauves-souris infectées sont porteuses du « European Bat Lyssavirus » 1 et 2 (EBLV).
Symptômes
Les premiers symptômes sont des modifications du comportement, de la fièvre et des démangeaisons à l'endroit de la morsure. Dans la phase neurologique aiguë de la maladie, on observe une forme furieuse ou une forme silencieuse. La forme furieuse est caractérisée par une hyperactivité, une tendance à mordre accentuée, des difficultés de déglutition et une salivation augmentée. Les animaux sauvages perdent souvent leur crainte et méfiance naturelles de l'homme, mais réagissent en mordant lorsqu'ils sont touchés. Chez les bovins, on observe principalement la forme silencieuse, qui provoque des indigestions, des symptômes semblables à ceux déclenchés par des corps étrangers et une accentuation de l'instinct sexuel. Durant la phase terminale de la maladie, on observe des paralysies, une diminution de la sensibilité, le coma puis la mort. La mort survient en quatre à dix jours après l'apparition des premiers symptômes.
Contamination
La contamination se produit par contact des muqueuses ou des blessures de la peau avec la salive des animaux enragés, le plus souvent au travers de blessures par morsure ou par griffure.
Prévention
La forte diminution des animaux sensibles au sein de la population de renards réduit également le danger de contamination de l'homme et des animaux domestiques / animaux de rente. En Suisse, une campagne de vaccination des renards s'est déroulée avec succès, en posant des appâts contenant du vaccin. Cette campagne a permis d'éradiquer la rage sylvatique en Suisse. La Suisse est reconnue officiellement indemne de rage depuis 1998.
Mesures officielles
La rage fait partie des épizooties à éradiquer et elle est soumise à déclaration obligatoire. Quiconque observe un animal sauvage ou un animal domestique errant qui se comporte comme s'il avait la rage est tenu de prévenir la police, le garde-chasse ou le vétérinaire. Les animaux sauvages suspects de rage et les animaux domestiques malades doivent être immédiatement mis à mort.
Symptômes
Les premiers symptômes apparaissent env. 10 jours à 3 mois après la contamination et se manifestent par des malaises généralisés, des maux de tête, de la fièvre, des douleurs musculaires (myalgies) et des troubles de la sensibilité (paresthésie) à l'endroit de la morsure. Ce stade dure 3 à 4 jours. Puis on observe des mouvements involontaires, des crampes (convulsions), des accès de furie ainsi que des crampes en respirant ou en avalant. Ce stade est décrit comme stade d'excitation et peut également comporter l'hydrophobie. Plus tard, on observe des paralysies, puis finalement un coma (stade paralytique). La mort survient souvent suite à la paralysie du centre respiratoire.
Contamination
Le virus de la rage ne peut pas pénétrer la peau intacte. La contamination se fait par contact de la salive des animaux enragés avec les muqueuses ou les blessures de la peau, le plus souvent au travers de blessures par morsure ou par griffure. L'inhalation de gouttelettes contaminées est une forme de transmission de la rage extrêmement rare (au laboratoire, dans une grotte avec une forte densité de chauves-souris) et par transplantation d'organes.
Prévention
Il convient d'examiner l'opportunité d'une vaccination préventive des personnes à risque plus élevé en raison de leur profession telles que le personnel de laboratoire, les vétérinaires, les gardiens d'animaux, les taxidermistes, les zoologues, les spécialistes des chauves-souris etc. ainsi que les personnes qui effectuent des voyages dans les régions où sévit la rage. Mais la vaccination préventive n'offre pas de protection complète ou à vie contre la rage. Si une personne vaccinée est exposée à la rage, la protection vaccinale doit être renouvelée. Il est en outre recommandé d'éviter les animaux qui présentent un comportement bizarre (voir La maladie chez l'animal) et de prévenir immédiatement le vétérinaire.
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