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Colette Basler
10 septembre 2020
Pouvez-vous expliquer brièvement en quoi consiste le projet PFLOPF ?
PLOPF est un projet de ressources soutenu par la Confédération Suisse et les trois cantons d'Argovie, de Thurgovie et de Zurich dans le but d'optimiser l'utilisation des pesticides grâce à l'utilisation de technologies d'agriculture de précision. D'une part, l'objectif est de réduire l'utilisation des pesticides. D'autre part, il convient de montrer que les technologies requises à cette fin peuvent également être appliquées dans les conditions suisses et quels avantages ou quelle valeur ajoutée elles peuvent apporter.
Le projet est en cours depuis 2019. Pouvez-vous nous dire quel est le statut actuel ?
Le projet est divisé en sept mesures. Le travail nécessaire a été fait dans tous les domaines pour que les mesures puissent être mises en œuvre. Je suis principalement impliqué dans la mesure 1, qui consiste à mettre à disposition des données prévisionnelles spécifiques aux exploitations agricoles afin que la bonne mesure de protection des cultures puisse être mise en œuvre au bon moment et au bon endroit. À cette fin, une plate-forme web a été développée, dans laquelle les données des stations météorologiques sont liées aux modèles de prévision. Cette plate-forme est toujours exploitée en système fermé, mais à moyen terme, elle devrait être ouverte à d'autres exploitations. Les exploitations agricoles saisissent leurs données de comptages et de traitements. Cela crée une importante plateforme d'information sur la pression exercée par les parasites et les maladies dans les différentes cultures et l'utilisation des PPh peut être planifiée spécifiquement dans le but de sauver les PPh.
Quelles sont vos expériences positives jusqu'à présent ?
La participation au projet a suscité un grand intérêt, si bien que dans certaines régions, il a même été nécessaire de procéder à une sélection des exploitations. Il est évident que les thèmes de la technologie, de la numérisation et de l'agriculture de précision sont d'actualité pour la plupart des agriculteurs, qui sont désireux d'essayer de nouvelles possibilités technologiques afin d'être plus efficaces, par exemple dans l'utilisation de matériaux auxiliaires.
Y a-t-il des difficultés qui apparaissent au cours de la mise en œuvre du projet ?
Un projet intercantonal planifié sur plusieurs années nécessite une bonne coordination et un certain temps avant que les structures nécessaires soient en place et que les mesures puissent être pleinement mises en œuvre et prendre effet comme prévu. Un projet est un travail de développement et tout ne fonctionne pas toujours exactement comme prévu. C'est dans la nature des choses. La patience nécessaire est toujours requise de la part de toutes les personnes concernées.
Quelles expériences concrètes ont été réalisées ou sont prévues à la Liebegg grâce à PFLOPF ?
Dans le canton d'Argovie, 18 exploitations des grandes cultures, de la culture maraîchère et de la viticulture participent au projet. Les différentes mesures du projet sont mises en œuvre dans ces exploitations. La Liebegg coordonne le projet au niveau cantonal et soutient les producteurs dans la mise en œuvre des mesures dans la pratique. Les essais dans le cadre de PFLOPF ne sont pas directement planifiés, la mise en œuvre des mesures elles-mêmes sont les essais.
Quelle quantité de pesticides économisez-vous sur les parcelles d'essai (en %) ? Cela a-t-il un effet sur les rendements ?
Dans le cadre du projet, on s'attend à ce que l'utilisation de technologies d'agriculture de précision permette d'économiser environ 25 % de pesticides par rapport à la manipulation précédente des parcelles traitées. Il ne devrait y avoir aucune perte de rendement.
Quelles technologies de l'agriculture de précision utilisez-vous ?
Modèles de prévision spécifiques au site, systèmes de direction GPS (chevauchement des lignes de jalonnage), équipement de protection des cultures commandé par GPS avec contrôle de la section transversale ou de la buse unique, technologie des capteurs (application du PPh spécifique à la végétation), lutte alternative contre les mauvaises herbes commandée par capteurs, application de bourdons (fenêtres de temps de traitement optimales, réduction de la dérive)
Quelles sont les mesures qui, selon vous, devraient être les plus efficaces ?
Les données prévisionnelles, qui sont adaptées aux exploitations et les recommandations de traitement qui en découlent, permettent une utilisation ciblée des produits phytosanitaires afin d'éviter les traitements inutiles. Nous voyons ici un grand potentiel, mais aussi le plus grand défi du projet. L'utilisation accrue d'équipements commandés par GPS et, surtout, de la technologie des capteurs peut également réduire considérablement les taux d'application, augmenter la précision et empêcher la surpulvérisation.
L'objectif est-il de mettre en œuvre les conclusions de PFLOPF dans toute la Suisse ?
En tout cas. Les résultats et les principes de base développés sont enregistrés et évalués par l'OFAG. S'ils font leurs preuves, ils devraient être mis en œuvre et mis à la disposition des agriculteurs suisses à long terme.
Quels sont les objectifs jusqu'à la fin de l'année 2026 ?
L'objectif de PFLOPF est de montrer avec quelles mesures dans le domaine des technologies de l'agriculture de précision les PPh peuvent être sauvés et si elles sont judicieuses ou peuvent être bien mises en œuvre dans la pratique. En tout état de cause, le potentiel des technologies disponibles devrait être utilisé plus intensivement et les résultats du projet devraient également être établis après la fin du projet et, dans le meilleur des cas, transférés dans la pratique générale.