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Un autre bas-relief montre des rites de fiançailles
qui sont strictement indonésiens et pas du tout tributaires du Lalita
classique. Or, il s'agirait en fait de rites prénuptiaux comme dans
nos contes de fée. Lorsqu'un bon prince épouse une belle
princesse, il doit vaincre tous les autres d'abord, ce qui est aussi connu
chez nous. De la même façon, pour épouser cette princesse
gupta, ce pauvre Bouddha est astreint à de multiples épreuves
comme le tir à l'arc, etc. Autre épisode de pure force :
le meurtre d'un éléphant par un prince qui d'un seul coup
de pied tue l'éléphant alors que le Bouddha l'envoie par-dessus
l'enceinte de la maison. Tout le monde applaudit et ils se marient. En
fait, chose extraordinaire, c'est un jataka.
Jataka est un mot qui désigne toutes les légendes qui sont tributaires de la vie des Bouddha antérieurs, des Bodhisattva donc. Dans les écritures boudhiques d'une Indonésie fraîchement bouddhiste, ce chapitre-là concerne une histoire antérieure au Bouddhisme qui est entrée de plain-pied dans l'histoire du Bouddha, ce qui montre bien la difficulté qu'ont eu les différents pays gagnés par le Bouddhisme a être vraiment orthodoxe.
Il y avait beaucoup d'erreurs possibles, et celle-ci est plus que manifeste. L'histoire de percer d'une seule flèche sept arbres est en fait une histoire hindouiste qui concerne la jeunesse de Arjuna, l'un des héros du Mahabharata, qui a ainsi prouvé sa force à son propre père. Il s'agit donc à nouveau de récupération. C'est pourquoi il est important, dans un premier temps, de ne regarder que les choses essentielles afin d'avoir une vision cohérente.