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Les communications radio du CICR
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Mise à jour le 3 janvier 2022
Par ordre chronologique inverse, nouvelles les plus récentes en haut
On y trouve des photos, des vidéos, des enregistrements audio et des documents
Fred (ici en compagnie de son épouse) passe une retraite heureuse dans sa ferme et avec ses vaches, ânes et canards. Il ne trafique plus depuis longtemps car, pour lui, les ondes-courtes ont été supplantées par Internet. Il a cependant toujours son indicatif K1HB (la classe!).
C'est le pionnier des opérateurs radioamateurs au CICR puisqu'il a débuté en 1963 à l'hôpital de campagne d'Uqd au Yemen. En septembre-octobre 1963, il était équipé d'un récepteur REM6900, d'un TX Marauder et de dipôles 10 et 20 mètres.
D'après mes informations, il y a également eu Beat Semadeni HB9YZ et Willy Buff HB9YG en 1963 au Yemen mais je n'ai aucune information sur eux. Je pense cependant qu'ils doivent encore être de ce monde. Si quelqu'un a des informations, je serais preneur.
Old-Man 9-1964 (en allemand)
A suivre...
Le regard vers l'histoire du CICR fait un nouveau pas en avant avec l'ouverture d'un site web par Claudiu Mateescu. Il y retrace l'histoire des télécoms CICR et des équipements utlisés. C'est ici:
La construction du bâtiment numéro 5 du CICR est presque achevée et il s'agit maintenant de l'humaniser et c'est la raison de l'invitation que fit Claudiu Mateescu, Telecom Engineer, à six vieux briscards en retraite des télécommunications de cette noble institution.
Nous nous retrouvâmes trois à nous présenter au Siège ce 23 septembre 2021: Peter Kunz HB9MCL, Philippe Monnard HB9ARF et moi-même Michel Vonlanthen HB9AFO. Peter parce qu'il est probablement celui qui connaît le mieux les équipements radio utilisés au CICR, Philippe parce qu'il est celui, parmi nous, qui a les a le plus utilisés soit au siège soit lors de ses nombreuses missions, et moi parce je pourrais quasiment avoir "un exemplaire dédicacé de la Bible" puisque je suis le plus âgé de l'équipe.
Ce bâtiment (qui sera inauguré courant octobre 2021) tranche avec tout ce qui a été construit jusqu'à présent en ce sens qu'il est conçu pour héberger des employés en co-working, c'est-à-dire sans places de travail fixes, chacun prenant la première qu'il trouvera libre. Ceci pour tirer enseignement de la pandémie de Covid, pendant laquelle la plupart des bureaux étaient vides puisque beaucoup d'employés télé-travaillaient depuis leurs domicile. Cette nouvelle façon de travailler va permettre de mieux rentabiliser l'espace disponible mais il faudra que le personnel s'y adapte et c'est la raison des mesures prises par la Direction, et indirectement de notre collaboration.
Tout a été fait pour que ce bâtiment soit un cadre de travail agréable, et le moins qu'on puisse dire à sa visite, pilotés par la charmante Joana Gonçalves, c'est qu'il le sera. Les salles sont magnifiques, spacieuses et bien éclairées. Des alcoves permettent d'héberger quatre personnes pour des discussions en petits comités, une petite annexe permet de s'isoler pour téléphoner et une belle cuisine permettra à chacun de préparer son pic-nic. Au centre du bâtiment, en contrebas, se trouve un lieu commun équipé de gradins et d'un grand écran pour des séances pleinières. La déco est superbe, escaliers et gradins en bois de chêne et magnifique mur végétalisé. Il faudra sortir pour fumer (à droite sur la photo) mais on aura un parc pour son vélo électrique. Je dois dire que j'échangerais volontiers ma Bible dédicacée contre quelques années de vie supplémentaires dans cet environnement...
Reste l'objet de notre intervention. Ce sera une étagère qui présentera, en rotation, des équipements de télécommunication devant lesquels chacun devra passer, qui feront la liaison entre le présent de ce nouveau lieu de travail et le passé de l'Institution. Ce sera notre tâche de rendre crédible et émouvant tout cela et nous nous y emploierons.
à suivre...
Michel Vonlanthen HB9AFO
In Memoriam: Fermeture définitive de la station radio de Versoix
Quelques photos (diaporama)
Mise à jour de cet article paru dans la revue des radioamateurs suisses HB-Radio No 2/2012:
20210517_HB9AWR, Albert Gässler
Albert HB9AWR est décédé le 18 mars 2019 à Bangkok, où il habitait. Son QTH suisse était Rheinfelden. Il avait opéré en Asie pour le CICR (pas de dates ni de lieux hélas).
(Info: Peter HB9ANJ)
Photos prises par Michel Burnand HB9DUG le 23 juin 2000 à la station radio CICR de Versoix.
Michel a été le chef adjoint de la division des systèmes d'information du CICR de 1996 à 1999.
De gauche à droite:
Haut: Enrique Gutierrez HB9DCM - ? - ? - Philippe Monnard HB9ARF
Bas: Jean-Paul Lucot HB9VBA - Henri Schaerer HB9IBE -? -? -? - Philippe Steyaert HB9HFD - Herbert Frei
Pierre Essig HB9CPU - Herbert Frei - Michel Burnand HB9DUG - Peter Kunz HB9MCL
Pierre Essig HB9CPU - Rolf Sommerhalder HB9CWP - Herbert Frei - Peter Kunz HB9MCL
Jean-Paul Lucot HB9VBA, Henri Schaerer HB9IBE
Claude Pesina et Claude Repond HB9ARH
Le film "HBC88 top urgent"
sur les communications radio du CICR
20210306_2 nouvelles photos
Pas de nouvelles marquantes du côté du CICR et de ceux qui y ont travaillé. D'un côté heureusement car, à nos âges, c'est souvent de disparitions qu'il faut parler. Par contre j'ai retrouvé quelques liens Internet que j'ai rajoutés aux présentes NEWS, ce qui me donne l'occasion de reparler de certains épisodes de notre histoire commune.
Par exemple celui du photographe Yves Debraine, qui avait été le premier à faire des photos de guerre au Yemen et à dévoiler au monde cette guerre oubliée. 50 ans après, l'histoire se répète, ce pays est à nouveau dévasté...
Et en passant, la photo prise par l'opérateur qui m'avait succédé à la base yéménite du CICR à Najran. Scotché contre le mur, on y voit la carte QSL (HB9AFO) que j'avais laissée en partant. J'y avais fait une courte mission en 1969 afin de remettre en service le réseau radio du CICR, qui avait été abandonné pendant quelques années, la guerre s'étant quelque peu calmée.
Je serais heureux de savoir qui a pris cette photo, je ne m'en souviens plus. Contacte-moi stp!
Mon chef de mission au Yemen, André Rochat, est décédé le 29 août 2009 et on peut voir deux films qu'il a tourné dans la banque d'images que le CICR propose au public sur le net:
-
Le Yemen à vif (1969) https://avarchives.icrc.org/Film/5545
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Un drapeau et des hommes (1971) https://avarchives.icrc.org/Film/5543
Frédéric Gonseth a réalisé le film Citadelle humanitaire en 2008. On peut acheter le DVD ici (25.-).
Ce film a passé à le 15 novembre 2009 à 20h35 sur TSR 2. Malheureusement on ne le trouve pas sur PlayRTS.
C'était l'époque héroïque des communications radio balbutiantes du CICR. Le trafic se faisait essentiellement sur ondes-courtes, en morse et en clair. Les opérateurs étaient des radioamateurs. Par la suite, les communications se sont professionnalisées jusqu'à aboutir à la fermeture définitive de la station radio de Versoix en juillet 2012. La fin d'une épopée de 50 ans !
C'est une série TV documentaire dans laquelle, dans le premier épisode, on voit notre copain Hans Bühler HB9XJ, raconter ses souvenirs lorsqu'il avait été emprisonné par l'Iran sous prétexte d'espionnage. Pour son plus grand malheur (il en a gardé des séquelles pour tout le restant de sa vie), il travaillait alors pour Crypto AG, une entreprise suisse créée par l'ingénieur suédois Boris Hagelin. Dans le plus grand secret, elle avait donné la clef de cryptage de ses machines utilisées par les ambassades de 130 pays, à la NSA et au MI5 si bien que ces derniers pouvaient tranquillement espionner toutes les communications radio de ces pays. Hans représentait cette entreprise en Iran et il fut emprisonné pendant un an lorsque ce pays découvrit que ses machines à crypter étaient des passoires. C'est grâce à son épouse qu'il fut libéré, sa rançon de un millions de Francs avait été payée (par Siemens car Crypto refusait de le faire). Hans ne savait rien du trucage de son patron, ni son épouse d'ailleurs. Elle y avait été au culot et cela avait permis de libérer son époux. Hans avait fait plusieurs missions pour le CICR.
La série peut être vue ici sur le site de la RTS pendant quelques temps.
Où l'on verra que: "Rien ne rend méchant comme le pouvoir possédé à petite dose" (Sylvain Tesson)
Il faut être sympa avec les vieux et les sortir de leurs EMS (Etablissement Médico Social ou, autrement dit, Entrée, Mourir, Sortir) de temps en temps. Après tout, les vieux équipements ont aussi besoin de prendre l'air... hi
C'est ce que nous avons fait en cette fin novembre 2019, Charly HB9ADJ et moi. En fait, suite à un quiproquo, Charly me donna le choix soit de prendre l'ancien émetteur TMC du CICR chez moi, soit de le laisser partir à la ferraille. Pour moi qui avait rêvé de ce TX lorsque j'étais au CICR, mon sang ne fit qu'un tour: "je le prends". Je pensais le contrôler, voire le dépanner, et le remettre sur l'air bien qu'il soit totalement obsolète car c'est de la construction comme on n'en fait plus de nos jours. Rien que l'odeur de la tropicalisation qu'il dégageait me faisait remonter des souvenirs... Cela dit, ce ne serait pas une sinécure car sa documentation est perdue et je n'ai même pas ses spécifications. Mais quand on aime, on ne doute pas !...
Alors en voiture Simone, départ pour son lieu de stockage! Et c'est là que je constatai qu'il était vrrrraiment lourd et encombrant ct'engin. Ma voiture étant trop petite, la seule solution était de faire trois voyages pour les trois tiroirs et un dernier pour l'armoire et le transfo haute tension. Le 21 novembre je commençai donc avec le tiroir du haut, le PA (Power Amplifier). C'est ce qu'on voit sur la photo ci-dessous, à son arrivée dans mon shack.
Le 25 c'était le tour du driver-modulateur, heureusement un peu moins lourd que le PA.
Et patatras, le même soir colère du "chef" qui nous intima par téléphone l'ordre de ramener l'émetteur là où nous l'avions pris sinon il nous dénonçait à la police pour vol! Apparemment Charly avait mal interprété une discussion au local où il s'était dit que cet énorme émetteur gênait et qu'il faudrait s'en débarrasser. C'était bien l'idée mais c'était au chef de décider à qui le donner, donnerwetter, on ne plaisante pas avec la hiérarchie! J'avoue avoir hésité car d'un côté j'étais plutôt énervé par cette manifestation d'autorité mais de l'autre je ne voulais pas que le bon coeur de Charly soit mal récompensé. Le 28 novembre nous ramenâmes donc le tout. Par la suite, je fus l'objet de pressions pour que j'enlève le présent texte du web, on ne voulait pas que cela se sache trop. Mais désolé, c'est tout de même moi qui me suis tapé tout ce tralala pour rien, en toute bonne foi. Je n'avais rien demandé et je pensais faire une bonne action en évitant la casse à ce vestige des temps passés. Alors s'il y a quelqu'un qui a le droit de se plaindre c'est bien moi! Le petit chef sera donc condamné à devoir supporter à tout jamais sur le net le rappel de la vacherie qu'il nous a faite. Et il peut encore être heureux que je ne donne ni nom ni lieux.
Cela n'excuse rien, mais à toute chose malheur est bon: pour mon plus grand plaisir, j'ai pu ainsi faire visiter mon shack à ce vénérable émetteur, mettre mon nez dans son câblage, faire des photos, admirer sa splendide technologie du temps de ma jeunesse, lui faire parcourir 420 kilomètres dans mon coffre, bref le sortir de la torpeur d'une retraite bien méritée. Lorsque son propriétaire décidera de s'en séparer, j'espère qu'un bonne âme en prendra soin et lui évitera la casse, mais il ne faudra pas compter sur moi...
On ne fait ce genre de chose qu'une fois dans sa vie et nous l'avons fait, Charly et moi. Cela nous a donné l'occasion de passer de bons moments ensembles, nous qui nous somme connus dans les années 60, il y a presque 60 ans! En ce moment, nous sommes tous deux très actifs en TV numérique sur le satellite géostationnaire quatari Oscar-100 et les 2/3 du globe peuvent voir nos images. Il y a des chances pour que nous soyons parmi les OM les plus anciens du pays encore vraiment actifs dans des techniques de pointe. Regardez Charly, elle n'est pas belle son antenne, n'a-t-il pas l'air heureux? Regardez la photo du haut, n'ai-je pas l'air heureux devant le PA de mes rêves?
J'ai failli réparer et remettre cet antique émetteur sur l'air, ce qui aurait prolongé le souvenir de tous les radioamateurs qui ont travaillé au CICR et qui l'ont connu (ce qui aurait peut-être aussi suscité des vocations parmi les jeunes, allez savoir?). Je les vois tous mais en connais au moins un qui, j'en suis sûr, nous regarde de là-haut, son gros cigare à la bouche et la main posée sur le Vibroplex. Faut-il être méchant pour faire capoter une bonne action de cette sorte !
15 mars 2021
2019.07.04 Témoignage de Serge Nessi
J'ai travaillé pendant plus de trente ans au CICR, j'ai bien connu Kurt Ruesch et ses efforts pour mettre sur pied et développer le Service radio de l'institution. Avec son aide, nous avons pu installer dans pratiquement toute l'Amérique latine des équipements de radiocommunications, à l'usage des sociétés nationales, mais aussi des délégués du CICR. Nos délégations régionales furent équipées de "transceivers" pour les contacts avec Genève (dans les combles du Carlton au début). L'expérience la plus mémorable fut l'équipement que Kurt Ruesch mit à notre disposition (et nous apprit à manipuler) dans le cadre d'une expédition en Amazonie brésilienne en 1970. Je parle de cet épisode dans un livre que je viens de publier, disponible chez Payot et à la FNAC, et dont vous trouverez, ci-joint, le flyer. Au chapitre "Les Indiens d'Amazonie", je relate l'utilité de l'équipement CICR et le premier contact que nous avons pu établir avec Kurt Ruesch, qui était à bord d'un avion de Swissair qui venait de décoller de New York. Un petit film d'une douzaine de minutes sur cette aventure est également disponible dans les archives audiovisuelles du CICR. https://avarchives.icrc.org/Film/19445 : mission médicale du CICR en Amazonie brésilienne 1970. Entre les minutes 3:22 et 4:51 on peut y voir le montage de l'antenne et une tentative de contact. Je parle également des équipements radio dans d'autres chapitres, notamment dans celui consacré au Chili après le coup d'Etat de 1973.
Dans la foulée, quelques films trouvés dans les archives CICR
Attention, il y a quelquefois des images de traitements médicaux difficiles à voir.
Croix Rouge au Yemen (1964) https://avarchives.icrc.org/Film/5539
Interview d'André Rochat, chef de mission CICR au Yemen (c'était mon chef lorsque j'y étais), par Georges Hardy pour la TV romande. Il montre les images de la rencontre nord-sud qu'il avait organisée en vue d'échanger des prisonniers de guerre. Dans la région d'Ukt.
CICR Yemen (1964) https://avarchives.icrc.org/Film/5540
Images de la rencontre ci-dessus (Ukt) avec vues des prisonniers et blessés de guerre et d'une manifestation politico-militaire à Sanaa. En couleur, muet.
Yemen terre de souffrances (1964) https://avarchives.icrc.org/Film/5542
En couleur, parlé anglais. Description des opérations du CICR à Sanaa et à Ukt.
Collecte 1965 https://avarchives.icrc.org/Film/13750
images couleur et muettes. République Dominicaine et Yemen.
Ils ont encore besoin de nous (1967) https://avarchives.icrc.org/Film/5541
Opérations CICR entre Najran (où j'étais) et les missions dans le désert. Ce sont les plus longues images sur Najran.
Tourné au Yemen en 1969. J'y étais une année auparavant, assurant les communications radio avec Genève et avec l'équipe en campagne depuis la base de Najran.
L'intérieur du clinobox posé à Najran d'où j'effectuais tout le trafic ondes-courtes. entre le Yemen et le siège du CICR à Genève (Versoix n'existait pas encore). En partant j'avais laissé ma carte QSL (HB9AFO) contre le mur. C'est l'opérateur qui m'a succédé qui a pris cette photo (qui?). Film
Un drapeau et des hommes (Aden 1971) https://avarchives.icrc.org/Film/5543
par André Rochat
Beau film couleur, parlé français, sur la mission du CICR à Aden, au début de la guerre du Yemen. Comme pour les autres films, beaucoup d'images ont été tournées par André Rochat lui-même. Il était très investi par sa mission de paix au CICR, allant même, quelquefois, jusqu'à outrepasser les consignes du siège de Genève. Par exemple, à Aden il s'illustra en s'interposant entre deux factions uniquement muni du drapeau CICR afin de faire cesser le combat et d'évacuer les blessés. C'était évidemment en contradiction avec nos consignes de neutralité, qui nous obligeaient à ne jamais nous interposer directement entre deux factions. C'était le prix à payer pour pouvoir ensuite nous occuper, en toute neutralité, des blessés et des prisonniers. Mais quelquefois la tentation était trop grande et André Rochat y succomba, encourant l'incompréhension de sa hiérarchie, notamment à la fin de sa carrière dans l'institution. Il avait osé offrir ses bons services lors de l'enlèvement d'un avion dans lequel il se trouvait en Grèce, par des Palestiniens, indisposant sérieusement les Israéliens, qui ont alors exigé sa mise à la retraite, qu'ils ont hélas obtenue. André Rochat était un homme courageux qui croyait à fond dans sa mission de paix.
Rapatriement de 55 Jordaniens au Pont Allenby le 13 mai 1970 (film Rochat, 3''58)
Citadelle humanitaire, film de Frédéric Gonseth (96", en français) Trailer 1'46
Rude tâche que celle d’«humaniser» la guerre. Et rude choc que celui des Mig contre le vieux fusil des tribus féodales. Qu’espère ce Suisse brandissant dans le désert arabique le célèbre drapeau blanc à croix rouge? L’envoi de dizaines de délégués et de médecins suisses, allemands, français, dans la guerre civile qui se déroule au coeur du Yémen moyenâgeux, durant les années 60, est l’action la plus spectaculaire et la plus efficace menée par le Comité International de la Croix-Rouge à l’époque où il est encore seul en scène et où on ne parle pas encore d’ONG. Racontée par ceux-là même qui ont mené cette action au péril de leur vie, à commencer par le chef de mission André Rochat, cette aventure nous conduit du désert aux coulisses du pouvoir humanitaire et aux sources du combat pour la dignité humaine, dans un décor de citadelles aussi vieilles que la Bible, restées partiellement intactes jusqu'à aujourd'hui.
André Rochat, l'Homme à la Croix aux Éditions de l’Aire
André Rochat est décédé le 29 août 2009, dans sa 85ème année.
2018.10.15_Photo de HB9CVN Fernando Bernasconi
à la station ODR88
Hans, opérateur du CICR et télégraphiste de marine dans sa jeunesse, est décédé en juillet 2018.
Stephan fait deux mission de 6 mois pour le CICR. En 1985/86 en Angola (Huambo et Luanda) et en 1989 en Mozambique (Maputo) quand il était étudiant. Depuis, il a renoncé à son indicatif radioamateur HB9CKC. Il vit et travaille actuellement à Bâle.
Stephan en 1986 à Huambo, Angola
2017.07.12_Photo retrouvée dans l'album de Jean-Jacques Foex
Quelques anciennes photos retrouvées dans l'album de Jean-Jacques Foëx grâce à l'entremise de Patrick Nuevo. Voici celle de Kurt Ruesch HB9ET, un des fondateurs et le chef historique du service radio du CICR.
Michel Rey HB9AFP est parti en paix, libéré de ses douleurs, le 4 février 2017.
Michel avait été le 7ème radioamateur à partir en mission pour le CICR. C'était au Yémen, à Uqd, de mai à juin 1968. C'est lui qui avait été à l'origine de la divulgation involontaire de l'utilisation de bombes chimiques par les troupes du Sud Yémen (appuyées par les Russes). Il avait demandé des masques à gaz par radio. Le voici déguisé en Yémenite. Je n'ai hélas pas de photo plus récente de lui.
Il avait été président de l'USKA Genève de 1995 à 1996 et vice-président en 2005-2006.
Je le connaissais de longue date puisqu'il faisait partie du groupe de jeunes licenciés de la section de Lausanne de l'USKA (l'ancêtre des Radio Amateurs Vaudois) dans les années 60: Luc HB9ABB, Michel HB9AFO, Michel HB9AFP et Philippe HB9AFV. Il en fut le secrétaire en 1964 et rédacteur du Sked. Il a donné des cours de morse pré-militaires (AFTT) en 1962-66 à Vevey où il habitait.
Actif à l'IAPC, il fit partie de son comité en 1994-95, 1998-99 et 1999-2001.
Kurt Ruesch HB9ET est décédé le 12 novembre 2016 à l'âge de 94 ans. C'était le dernier fondateur du service radio du CICR encore en vie.
Kurt Ruesch HB9ET
C'était Kurt le chef du service radio, c'est donc lui qui m'avait engagé. Des fondateurs, je me souviens de Serge Perret HB9PS (qui m'avait fait partir au Yemen en 1968) et de HB9GR, tous deux également décédés. Professionnellement, Kurt était navigateur à bord des DC-8 de Swissair et Serge, après avoir navigué comme radiotélégraphiste de bord, a terminé sa carrière comme superintendant à Suisse-Atlantique.
Je me souviens de Kurt déjà par sa faculté à transmettre du morse tout en discutant et en fumant son éternel cigare. C'était impressionnant! Et puis c'était un battant. Quelquefois il me demandait de monter une antenne mais il n'avait aucune patience. Pris par le trafic, je ne pouvais pas toujours réagir au quart de tour et il est arrivé que je trouve l'antenne montée à mon retour à la station le lundi... Il l'avait fait pendant le week-end. A cette époque j'habitais Bussigny et je faisais chaque jour le voyage à Versoix en 2 CV.
Kurt était Zürichois d'origine et il faisait souvent venir ses copains au CICR pour des missions, souvent des employés de Swissair comme lui. Les ondes étaient alors occupées par du dialecte suisse-allemand. C'était d'ailleurs utile lorsqu'il fallait transmettre des instructions que nous ne voulions pas trop ébruiter. Notre concession nous obligeait à ne pas coder nos messages mais nous pouvions parler nos langues. Et comme le Zürcher Dialekt parlé avec un accent rocailleux n'était pas à la portée de n'importe-quel traducteur, ça nous garantissait un semblant de confidentialité.
Ces dernière années, j'avais le projet d'aller rendre visite à Kurt et j'ai tenté de lui téléphoner mais sans obtenir de réponse. Comme toujours, c'est définitivement trop tard maintenant pour qu'il me raconte les débuts du service radio du CICR. Je le regrette car je suis sûr qu'il aurait comblé les quelques lacune que j'ai encore. Je pense qu'il aurait eu du plaisir à évoquer cette époque héroïque avec moi.
Michel Vonlanthen HB9AFO
Me voici à Versoix avec ma fille Carole, dans le container où se trouvait la station radio dans les années 70. C'était là ma station de trafic principale (Je n'ai jamais eu l'honneur d'utiliser la station des combles du Carlton). Je recevais les messages du monde entier, les retranscrivais sur une bande perforée et les envoyais ensuite en RTTY au Carlton, sur 80 mètres, avec l'émetteur et le modem qu'on voit à droite, au-dessus du PA. C'est d'ailleurs avec le télex que j'ai perfectionné ma frappe au clavier. Cet engin était lent, 50 Bauds, et on ne pouvait taper qu'un caractère à la fois car il n'y avait pas de mémoire mécanique. Nous devions taper à deux doigts et, en fin de compte, je n'ai jamais appris à taper à 10 doigts. Aujourd'hui encore, j'écris à 2 doigts sur mon clavier d'ordinateur mais à toute vitesse. C'était l'habitude de taper au maximum des 50 bauds... Mon fils en a toujours été impressionné.
2016.10.25_Nouvelles de Franz Fankhauser HB9BXF
Franz a opéré la station HBC88 en 1982 et ensuite effectué une mission au Zaïre, à Lumumbashi.
2015.07.08_Photos d'équipements radio
Merci à Robert Dutoit HE9NZR de m'avoir envoyé d'excellentes photos de quelques équipements radio utilisés au CICR. J'en ai fait une nouvelle rubrique qui va, je l'espère, s'étoffer jusqu'à devenir la mémoire exhaustive des équipements que nous avons utilisés au CICR, que ce soit en mission ou au siège.
Merci de me faire parvenir tout ce que vous avez sur ce sujet, c'est comme cela que cette rubrique aura de l'intérêt.
2015.04.23_Nouvelles de Jürg Wildermuth
Jürg a été actif à la délégation CICR au Pakistan en 1988-89. Son indicatif ham est HB9DKK.
Photo de Jean-Charles Dvorak à Beyrouth en 1989, lors de la crise des otages CICR.
Station avec un SR-210, ampli Drake, selcall HF et Crypto (premières liaisons en datas). Actuellement Jean-Charles travaille toujours au CICR et viens de rentrer d'une mission de 3 ans et demi à Bukavu.
Staff télécomm de Genève en décembre 1990
De gauche à droite: Gilbert Fournier †, D.Clavel, Bernard Zubler †, Maurice Picaud †, J.Merino, Evelyne Burki, A.Livet, F.Piguet, Patrick Faivre, Claude Repond HB9ARH †, D.Bourquin, H.Frey, L.Pessina. Manque Philippe Monnard HB9ARF (en mission).
2014.12.11_Décès de Bernard Zubler
Nous venons d'apprendre la triste nouvelle du décès de Bernard Zubler.
Bernard nous a accompagné comme gestionnaire RH quand nous avons effectué des missions Telecom (Département Telecom). Il prenait soin de nos soucis et s'assurait que nous avions nos billets d'avion, que la délégation soit bien informée de notre arrivée. Il réglait tous nos petits soucis et il rendait notre vie au CICR-Telecom bien meilleure. Nous nous souvenons de Bernard comme une personne de grand coeur avec beaucoup de compréhension et dévouement pour la cause du CICR.
La cérémonie funèbre aura lieu ce vendredi 12 décembre 2014 à 14h45 à l'Eglise St-Georges à Genève
Amicalement
Paul Wehrli Peter Kunz
2014.07.06 El Salvador 1986
Photo envoyée par Raul Urquilla R. YS1UF
HB9MFC Karl Wipfli, HB9BPU Markus Riederer, Heinz Wegmüller, Manuel Vasquez Jerez (radioamateur), Fernando Emilio Duran (technicien), Rolando Martinez (secouriste volontaire)
2013.12.06 Nouvelles de HB9BTS
Herby Neracher, HB9BTS, habite Menziken (AG) et a 59 ans. Il a travaillé au CICR en 1980 et a fait une mission à Bangkok en 1980-81.
Compte-rendu de visite et quelques photos
des portes-ouvertes du 1er septembre 2013 pour les 150 ans du CICR
2013.06.24 Décès de Gilbert Fournier HB9QP
C'est avec tristesse que nous avons appris le décès de notre collègue retraité Gilbert Fournier, le 27 mai 2013, dans l'année de ses 80 ans (aurait eu ses 80 ans le 2 juillet prochain).
Gilbert a travaillé aux télécom. depuis le 3 juillet 1976 avec un contrat temporaire jusqu'au 31 juillet 77. En 1982, il fut nommé chef de la station radio de Versoix, qu'il quittera à fin 1994 pour une retraite bien méritée.
Gilbert venait de Radio-Suisse et avait été opérateur radio de la marine suisse. C'était un professionnel de haut niveau reconnu par tous. Ses connaissances approfondies du secteur de la radio et des télécommunications ont été un atout décisif qui ont conduit cette unité vers un réel professionnalisme.Très minutieux dans son travail il avait un réel plaisir à transmettre ses vastes connaissances et à former les futurs délégués aux rudiments du monde de la radio.
2013.05.24 Nouveau musée CICR
J'ai été visité le nouveau musée du CICR à l'occasion de ses portes ouvertes du 18-20 mai 2013. Bien que je sois un ancien employé et un inconditionnel de cette institution, je dois dire que je n'ai pas été "emballé", et même très déçu.
Du point de vue pratique, il y avait pas mal de démos qui étaient en panne ou qui fonctionnaient mal, le parcours de visite (avec audio-guides) était très mal balisé si bien qu'on se perdait dans le dédale des différentes salles. Le manque d'informations écrites était aussi un gros handicap car l'audio-guide ne disait pas tout. D'une part il fallait se pencher très bas pour pouvoir lire les chiches informations qui documentaient certaines vitrines (un titre et pas grand chose de plus), situées la plupart du temps sur le côté, à l'intérieur et tout en bas des vitrines. Mais pourquoi diable les muséastes ne soignent-ils pas plus l'accès aux informations écrites ? Elles sont souvent mal placées, mal contrastées, ce qui en rend leur lecture difficile pour les personnes dont la vue baisse et qui ont de la peine à courber l'échine. Ce doit être la technique maintenant enseignées dans les écoles car ce défaut se retrouve dans de nombreux musées et expositions de nos jours.
Sur le fond maintenant:
On trouve essentiellement des témoignages vocaux dans ce musée, typiquement de victimes de conflits qui racontent leur parcours et difficultés. Quelques vidéos destinées à sensibiliser, mais pas à expliquer. Des mises en scène vidéo, sortes de scènes de théâtre dont je me demande encore ce que c'était.
Du point de vue historique, il y avait une salle de fiches de la guerre 14-18 et on pouvait suivre concrètement le déroulement d'une recherche de disparus. Des vitrines avec des objets confectionnés par des prisonniers de guerre. Une vitrine avec le première déclaration des droits de l'Homme et des informations sur les Juifs pendant la guerre 39-45. Et c'est presque tout. Mais sur l'histoire elle-même de l'institution, quasiment rien ! Et pourtant il aurait été intéressant d'avoir un historique des principales interventions du CICR dans le monde, un historique de la vie de l'institution elle-même (ses comités successifs, ses modifications de doctrine au fil du temps, ses finances, etc.) Il aurait été intéressant de faire témoigner des anciens directeurs, des anciens employés, ces derniers auraient pu sensibiliser les visiteurs aux difficultés du travail humanitaire. Il aurait été intéressant de mettre en scène les communications de l'époque, les difficultés logistiques et morales des équipes sur le terrain, les difficultés d'acheminement des équipes et du matériel, etc. Tout cela aurait humanisé ce musée car, comme l'on dit: "Pour savoir où on va, il faut déjà savoir d'où on vient"...
En sortant de cette visite, j'ai un un grand sentiment de vide. J'avais vu de grands principes et de belles technologies, entendu des témoignages poignants (mais déshumanisés), mais rien de concret sur le CICR. Come si l'institution n'était qu'une abstraction ! Comme si le but de ce musée n'était que de sensibiliser les jeunes visiteurs pour leur faire ouvrir leurs porte monnaies...
Et pourtant, les visiteurs, ils aimeraient bien qu'on leur explique les principes qui ont mené à la création de de l'institution, de quelle manière elle fonctionne, avec quels fonds, quelle est sa légitimité, comment sont recrutés ses employés humanitaires, qui sont-ils, quel est leur travail concret en mission, comment s'achemine le matériel, quelles sont les difficultés sur place, qui sont ceux qui ont été tué ou blessés en mission (nos "martyrs"...), comment le siège prend-il ses décisions, comment les communique-t-il aux gens en mission, quels ont été les évènements marquants depuis le début, quelles sont les difficultés actuelles du CICR et de l'humanitaire en général, vers quel avenir ses dirigeants pensent aller, etc, c'est quoi ces antennes, etc.
En bref, ce musée semble plus destiné à sensibiliser qu'à expliquer. C'est un peu du vent qui ne laisse aucun souvenir. A l'image du mur tactile construit par l'EPFL avec lequel on peut s'amuser (les courbes projetées obéissent aux déplacements des mains des visiteurs sur le mur): c'est une prouesse technique, c'est fun, mais on se demande à quoi ça sert et pourquoi c'est là !
Michel Vonlanthen
2013.02.09:
De Eric HB9IAB: HB9BCX Henri Clément est décédé en mai 2012
2013.02.07
De Pierre HB9AMO: HB9ADE Pierre Vaney est décédé depuis plusieurs années. Photo de HB9ADO et HB9GM.
2012.10.02
De Hans Blaser HB9ACD: HB9AAX décédé / HB9RC Max Matter, Grosshöchstetten / BE, en vie / HB9ALD Paul Müller, Kehrsatz/BE, en vie / HB9BAI Alfred Koller, Kehrsatz/BE, en vie
2012.08.13
Des nouvelles d'un des plus anciens opérateurs au Yemen: Fred Debros HB9AET. Il vit maintenant aux USA.
2012 juillet
Clôture définitive de la station radio de Versoix
2012.06.15
Vente de matériel à la station radio de Versoix
2012.06.11
Décès de Henri Kammer
2011.10.05 Départ à la retraite de Philippe monnard HB9ARF
Petite cérémonie à l'occasion du départ à la retraite de Philippe Monnard HB9ARF, un des plus ancien opérateur-technicien radioamateur du CICR encore en activité.
Parisien formé à l’Agence France Presse, Yves Debraine arrive à Lausanne après-guerre. Il travaille pour L’illustré, Stern, Time Life, Epoca ou Paris Match. En cinquante ans de carrière, il rencontre et photographie de nombreuses personnalités telles que Grace et Rainier de Monaco, Simenon, le général Guisan, Belmondo, Dalí, Bécaud et, bien entendu, Charlie Chaplin, qui le mandatera pour effectuer sept photos de famille entre 1957 et 1953. Il côtoiera avec assiduité et immortalisera également l’univers de la formule 1, sa passion. A plus de 80 ans, celui que Léonard Gianadda appelle « mon maître » depuis qu’il l’avait initié à la photographie a toujours refusé de publier un livre regroupant ses images. Il nous a cependant fait l’honneur d’accepter de nous présenter certains de ses reportages les plus marquants. Ses photos faites au Yemen en 1964 ont fait le tour du monde.
J'ai eu le plaisir de le rencontrer, de lui parler et de le photographier le 24 septembre 2010, très peu de temps avant son décès. Il présentait quelques-unes de ses photos lors d'une soirée organisée par L'Illustré sous l'égide de son fils Luc Debraine, directeur du Musée photographique de Vevey. Il s'était illuminé lorsque je lui avais parlée de ses photos prises au Yemen. Nous aurions pu en parler pendant des heures...
Sa collection de photos, déposée au Musée suisse de l'appareil photographique de Vevey,
est gérée par son fils Luc Debraine, directeur du musée.