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Selon Tuckman, la constitution d'un groupe se fait en 5 étapes:
Formation, constitution du groupe
Tension, confrontation
Normalisation, développement de la confiance
Production, différentiation, exécution
Dissolution, transformation. (un fork, un nouveau groupe extrait la connaissance acquise et va plus loin...)
La terminologie originale en anglais était: Forming - storming - norming - performing - Adjourning
C'est donc un processus dans lequel on se rencontre, on se jauge pour découvrir les gens, ceux qu'on aime ou pas.... puis c'est les premiers clash, divergences. On a besoin de décider mais on est pas tous d'accord.
Donc il y a toute une foule de règles qui se mettent en place. Ainsi les membres du groupe savent comment fonctionnent le groupe et la confiance se construit. On a plus l'angoisse de ne pas savoir comment ça marche. Qu'est-ce qui différentie notre groupe d'un autre ?
Quand le groupe est ainsi stable. Il est possible de produire, de créer, d'agir. Bruce Tuckman avait cessé là sa théorie.
Quelques années plus tard Bruce Tuckman a ajouté une autre étape, celle de la dissolution et/ou de la transformation.
Car oui, les groupes se créent mais aussi se dissolvent. Mais ils ne disparaissent pas totalement, en général il y a quelques chose qui reste. On fait le bilan, on crée une autre forme avec l'information et les connaissances acquises jusque là.
On profite également de remercier et valoriser les gens qui ont participés. Là l'individu est à nouveau au centre, moins le groupe. Remercier les gens lors de la fin d'un projet, c'est aussi s'assurer de les avoir pour le projet suivant. Les nouveaux groupes naissent souvent d'anciens groupes.
Voyons la corrélation entre les étapes de la création d'un groupe selon Tuckman et la spirale dynamique.
1ère étape: on constitue le groupe → étape violette... les anciens dirigent. On agit par tradition d'autre groupe ? On agit en tribu.
2ème étape: on jauge les autres. Il y a des clans, des affinités ou pas... → étape rouge. Affirmation de soi et notion de chef de gang.
3ème étape: on normalise pour créer la confiance → étape bleue. L'étape normative. Le livre dit la règle. On sacrifie l'individu pour le groupe.
4ème étape: on produit. → étape orange. Peu importe le moyen, l'important est l'objectif et d'y arriver de manière rationnelle avec les plus compétents.
5ème étape: bilan, remerciement, dissolution transformation. → étape verte. L'humain, l'individu compte plus que la production. On prend l'avis de tous.
Bruce Wayne Tuckman s'arrête ici. Mais avec l'analogie de la spirale dynamique, on voit qu'il y a d'autres étapes !!!
D'autres étapes que Tuckman n'a pas vues ?
Si il y a vraiment une analogie entre les étapes de création d'un groupe selon Tuckman et la spirale dynamique, on devrait pouvoir trouver de nouvelles étapes au modèle de Tuckman !
Que peut on imaginer ? Dans les spirales dynamique, après l'étape verte, il y a l'étape jaune. L'étape systémique. On est à nouveau dans l'individu, la survie... tenter d'avoir une vision globale, de créer des réseaux.
Là en terme de groupe, je me dis que le groupe n'est peut être pas très fort. Mais c'est un réseaux de groupes qui vont tenter de se créer, on va faire un gros projet tout en étant pas totalement dans le groupe...
Puis l'étape d'après, c'est l'étape turquoise. Là, le ou les groupes se fédèrent autour d'une raison d'être commune.
Donc dans cette étapes de création de groupe que j'imagine, en fait on crée une fédération de pleine de mini groupes qui vont se créer et mourrir, des groupes de styles très variés, certains juste pour être, réseauter, discuter, et d'autres pour agir, produire. Mais tous sont alignée sur une raison d'être globale.
On retrouve le fait de créer un groupe autour d'une intention, d'une vague idée. On rêve à tout ce qui pourra être fait.
Puis on commence à s'organiser, à planifier ce qui peut être fait et comment. Le monde des ressources.
Ensuite, on agit. On met en place ce qui était planifié.
Puis une fois que c'est fait. On va célébrer, remercier, faire le bilan.
Et enfin on recommence.
C'est le cycle prévu avec la méthode du rêve du dragon. Ceci en mode fractal. On trouve chaque étape dans chaque étape !
Bref, il y a certainement une vérité là derrière. On retrouve le même genre de schéma fractal dans 3 méthodes !
Evolution de la place du leader d'une organisation
Pour terminer, j'aimerai encore aborder la place du leader dans la création d'un nouveau groupe.
Pour aider on peut faire une petite représentation graphique d'une organisation sous la forme d'une étoiles à 5 branches. Chaque sommet représente un individu et les liens entre eux l'étoile.
Au début le leader est central. C'est lui qui a proposé de se rassembler, de créer un groupe. C'est lui qui a l'autorité, le pouvoir. C'est l'expert et le prof tout en un. Tout passe par lui.
Puis le leader s'éloigne du centre. Des tâches sont déléguées. Tout ne passe plus par lui. Il est un individu du réseau. Il fait toujours le prof, mais est aussi parfois observateur.
Puis le leader sort du réseau, de l'étoile. Il est en orbite autour. Le groupe fonctionne par lui même, mais le leader est encore présent comme expert, comme modérateur, comme personne qui détient des infos. Il est le décideur quand il y a besoin de trancher.
Enfin le leader est hors du groupe. Il n'a plus de lien direct. Il reste une personne ressources en cas de besoin. Il observe de l'extérieur.
J'ai entendu de nombreuses définitions de l'anarchie:
La simpliste habituelle:
- l’anarchie c’est le bordel !
Celle du dictionnaire: - Doctrine politique qui préconise l’abolition de l’État, de toute législation qui brime l’individu, de toute contrainte sociale.
Celle de wikipedia: - L’anarchie (du grecἀναρχία / anarkhia, composé de an, préfixe privatif : absence de, et arkhê, pouvoir, hiérarchie, commandement) désigne l'état d'un milieu social sans gouvernement, la situation d’une société où il n’existe pas de chef, pas d’autorité unique, autrement dit où chaque sujet ne peut prétendre à un pouvoir sur l’autre.
Celle d'un podcast sur l'histoire de l'anarchie: - L’anarchie, c’est l’ordre moins le pouvoir.
Celle de Noam Chomsky: - Un anarchiste est quelqu’un qui se bats contre des structures de pouvoir qui ne sont plus capables de se justifier.
La meilleure que j'ai.. c'est la mienne (évidemment ! :p ) - L'anarchie c'est un giratoire !
L'anarchie se focalise sur l'organisation d'un Etat, d'une société. On peut imaginer pour faire plus simple, une métaphore avec la gestion d'un carrefour de routes.
En fait, gérer un carrefour c'est complexe. On peut le faire avec des feux, ou avec un giratoire.
Gérer un carrefour avec des feux
Des feux de signalisation, c'est le pouvoir de l'autorité extérieure rigide, pas adaptable, qui consomme des ressources en installation et en maintenance. (électricité par exemple)
Que se passe-t-il en pleine nuit quand il y a peu de circulation ?
Il faut attendre même s’il n'y a personne dans le carrefour! C’est parfois frustrant. Donc souvent les feux sont coupés la nuit.. ou des cellules sous la route détectent les voitures pour savoir ce qu’il faut faire. Mais souvent les vélos ne sont pas détectés… C'est un système compliqué mais pas parfait.
La complexité est mal gérée...
Que se passe-t-il quand tu ajoutes une route ? Quand il y a une route barrée à cause de travaux ou d’un accident ?
Le carrefour plante! "C'est l'anarchie !" :p Les feux sont en panne et on place un policier pour faire la circulation.
Gérer un carrefour avec un giratoire
Le giratoire c'est compter sur la responsabilité individuelle d'avoir intégré très peu de règles très simples. Soit:
le sens de rotation
celui qui est dedans à la priorité.
Le giratoire s'adapte au flux du trafic. Autant dans les bouchons des heures de pointes que dans le vide de la nuit. Et ça fonctionne que l'on soit en voiture ou à vélo !
Si on ajoute une route, ou si une route est barrée, le giratoire fonctionne toujours.
Le giratoire ne consommes pas d'énergie. On peut même en installer loin de toute source d'électricité.
Peu de règles, mais des règles bien intériorisées et respectées
Le giratoire repose sur le principe que les règles de la circulation sont connues de tous et respectée de tous. Ce fonctionnement demande d'avoir confiance que ses congénères respectent les règles simples.
Donc autant avoir peu de règles. Mais des règles qui sont bien connues et respectées.
Un pavé de 3000 pages de lois comme le code du travail français ne sera jamais intégré par le commun des mortels !
L'anarchie n'est pas l'anomie !
Souvent "anarchie" est vu comme "sans organisation". Mais en fait les cas concret parlent toujours de quelques règles très simples. Comme celles du giratoire.
Comme on le devine en lisant les définitions en début de cet article, l'anarchie est surtout un absence de hiérarchie inutile et contraignant qui a pour seul but de garder sa position. Mais ça ne signifie pas qu'il n'y a aucune règles en anarchie. Ça c'est l'anomie !
Une société auto-organisée
Les anarchistes prônent une société auto-organisée. Sans chef, mais avec des règles.
La base d’une société auto-organisée est donc d’avoir confiance dans ses semblables, dans l’individu. Ceci, car on compte sur les individus pour respecter un cadre de base.
Comment font les oiseaux pour voler en essaims ? Non il n’y a pas de chef qui dirige.. c’est de l’auto-organisation… Mais quelles sont les règles de base que chaque oiseau suit ?
C'est la liberté ou la responsabilité qui fait peur ?
Qu'est-ce qui pousse à vouloir une autorité extérieure rigide qui décide de ce qu'il faut faire à quel moment ?
C'est peut être une question de vision du monde.
Les règles strictes, les règlements et le conformisme c'est quelque chose qui est très ancré dans une vision de l'étape bleue de la spirale dynamique. Alors qu'avoir conscience de soi et des autres pour s'insérer dans le flux du trafic du giratoire, c'est un mode de pensée qui est ancré à d'autre étapes plus récentes de la spirale dynamique.
Et forcer le passage à coup de Klaxon... je dirais que c'est proche de l'étape rouge-impulsif de la spirale dynamique....
Intéressant, mais dur à trancher... la discussion reste ouverte.
Conclusions
Ce qu'il faut retenir c'est que l'anarchie n'est pas l'anomie.... ainsi quand tu trouves qu'il manque des règles. Ce n'est pas l'anarchie! Utilise le bon mot !
... et pas seulement dans le bitcoin, mais dans toutes les blockchains.
J'ai fais mon enquête... et je vois que finalement la blockchain ne résout de loin pas tout et repose de manière forte la question éternelle... Qui décide ?
Contexte: le bitcoin et la blockchain en bref, c'est quoi ?
Pour rappel, une blockchain, c'est pas très compliqué. Ce n'est finalement qu'un tableau d'affichage public géant sur lequel ont peut y déposer des post-it. Mais plus jamais les supprimer.
Quand on crée une monnaie comme le bitcoin, ce tableau d'affichage sert à y mettre toutes les transactions qui sont faites. Ainsi il est possible de vérifier que personne ne triche et ne dépense plusieurs fois ces bitcoins.
Mais un tableau d'affichage, ça sert à plein de choses. C'est là que certains imaginent appliquer le principe partout. Comme par exemple pour les actes notariés, les testaments, etc.... Tout ce qui a besoin d'une base de donnée qu'il est impossible de falsifier.
Finalement on retombe très vite dans le problème éternel: qui décide !
Qui décide de quoi afficher sur le panneau ? qui vérifie que personne ne triche ?
C'est toute la question de l'autorité qui remise en question ici.
Dans le bitcoin, c'est la loi du plus fort qui décide
Pour bien comprendre ceci, j'ai eu envie de me plonger à fond dans les détails pour vraiment comprendre comment fonctionnent les blockchains.
J'avais déjà joué avec le bitcoin en 2011... quand la blockchain faisait 20Mo... (elle fait maintenant 120Go) c'était facile... mais j'ai pas laisser tourner mon soft assez longtemps.... avec ce que l'on me promettait à l'époque en bitcoin je serai millionnaire si j'avais continué !!!
Au delà de bitcoin j'observe aussi le développement deEthereum qui me semble avoir là le potentiel de la fameuse révolution blockchain dont on nous parle tant...
Donc, question ressources, c'est plutôt bon signe. Car la révolution blockchain, à mon avis, ne peut pas se faire avec un tel gaspillage de ressources comme on le voit avec le principe de la preuve par le travail qui demande le gaspillage d'une énergie colossale !
On a plus besoin de sécuriser des jetons. C'est surtout l'identité des gens qui doit être connue. La fondation Mozilla s'intéresse beaucoup à Holochain, ceci pour son volet hébergement dans un cloud décentralisé dans chaque ordinateur utilisant holochain. C'est un peu à l'image du réseau bittorent. Un très grand potentiel. Et les personnes qui mettent à disposition de l'hébergement sont récompensée. Ainsi on va récompenser les gens qui économise de l'énergie... et pas ceux qui en grillent un max pour rien !! ... comme c'est le cas avec le bitcoin...
Voici à quoi ressemble une ferme de bitcoin en Islande... pays intéressant car il y fait froid (donc moins besoin de refroidir les ordinateurs) et l'électricité n'est pas chère à cause de sa production en géothermie...
Comment fonctionne la Preuve par le travail (proof of work) ?
La blockchain est centralisée, mais répartie. Chaque noeud a une copie. (il y a actuellement ~ 8000 noeuds https://bitnodes.21.co/ ça grimpe un peu.. ça avait chuté drastiquement jusqu'à ~5000)
Comment faire pour décider de qui a le droit d'ajouter des blocs à la blockchain ? En cas de conflit de version de branche qui décide quelle est la vraie chaine, la juste ?
On suppose que les gentils vont mettre plus de ressources à disposition pour protéger la blockchain. C'est le principe de la preuve par le travail.
Ainsi on fait travailler les gens qui utilisent le système. Et ceux qui travaillent plus que les autres ont le droit de choisir les blocs qu'ils ajoutent à la blockchain.
Concrètement, le travail qui est fait c'est de résoudre des hash sha-256
Le hash est une fonction à sens unique qui est très utilisée en informatique. On utilise, md5, sha1 ou sha256... mais pour comprendre un simple sinus suffit.
Le sinus de 30° = 1/2 ... mais 1/2 .. c'est le sinus de quel angle ? ..... ça peut être 30°.. mais ça peut aussi être 150° !! et on peut envisager avoir un angle qui fait plusieurs tours du cercle... donc impossible de savoir quel était la valeur entrée dans la fonction quand on connait seulement le résultat.
C'est ce principe qui est utilisé pour les systèmes de mot de passe. Le système qui vérifie le mot de passe ne connait pas le mot de passe. Il ne connait que le résultat du mot de passe passé à travers une telle fonction.
Ainsi, si la base de données d'un serveur qui vérifie des mots de passe est piratée, ça ne donne toujours pas accès au mot de passe.
Cependant, il y a des gens qui ont fait des dictionnaires de tous les mots et leur correspondance avec le résultat de fonction comme md5... histoire de faire des attaques dictionnaire !
Donc pour revenir aux blockchains. Plus particulièrement au bitcoin qui utilise la fonction de hash sha 256. Le but c'est de trouver un hash qui a un résultat qui commence par un certain nombre de 0
Ex: 0000423efa46afc7...
Comme on ne connait pas comment arriver à un résultat voulu. Il faut faire des essais. Il faut arriver à un hash qui correspond à la condition donnée en utilisant les données du bloc et en faisant varier quelques caractères aléatoirement jusqu'à y arriver.
La difficulté s'adapte à la puissance de calcul... (le nombre de 0 qui débutent le hash)
Donc quand il y a une course à la puissance des gens qui gèrent le réseau et reçoivent des bitcoins en échange, et bien on arrive vite aux limites physiques de ce qu'il est possible de faire. Ainsi ce ne sont plus des ordinateurs standards qui sont utilisés pour gérer le bitcoin, comme je le faisait en 2011... mais ce sont des circuits intégrés (ASIC) spécialisés dans le hashage !
Il faut de nos jours en moyenne 200 milliards d'essais pour tomber sur un hash qui correspond au critère qui lui permet d'être accepté.
Ça prend du temps ! et ça consomme beaucoup d'électricité... pour .... rien faire d'utile... sauf montrer que l'on est prêt à gaspiller plus d'énergie que les autres pour assurer que le bitcoin fonctionne correctement.
Voici à quoi ressemble une ferme de minage de bitcoin en chine... moi ça me fait peur !
Si un méchant forge un bloc qui lui permet de dépenser plusieurs fois le même bitcoin, il doit être très très rapide. Comme les blocs sont chainés, il doit recalculer tous les blocs depuis sa transaction et les imposer tous de manière plus rapide que le reste du réseau de noeuds. Ainsi il doit mettre exponentiellement plus de ressource que les autres qui suivent l'algorithme gentil.
Comme on est aux limites de ce qu'il est possible de faire en calcul. Avoir exponentiellement plus de ressource est impossible. Tout la fiabilité de la preuve du travail repose là dessus.
Mais si il est impossible par ce moyen de tricher.... ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'autres moyens...
Que se passe-t-il si un méchant contrôle la majorité de la puissance de calcul des noeuds ?
Si la majorité des gens qui ont la puissance de calcul sont gentils ça marche. Mais si un jour un méchant détient au moins 51% des ressources en calcul des noeuds. Alors là... il peut potentiellement faire ce qu'il veut.
C'est pour cette raison que la mutualisation des ressources de différents noeuds dans des fermes de serveur est souvent observée de près. Il y a la crainte que si beaucoup de gens s'associent, ils risquent d'avoir 51% de la puissance de calcul !
Donc quand je vois le gaspillage de ressources qui est fait. Je me dis que le système de preuve par le travail n'est pas viable à long terme. (proof of work) Ethereum va passer à la preuve par l'enjeu. (proof of stake) Mais quel enjeu choisir ? qui a le droit de décider de valider les blocs ?
Bref, on retombe dans le classique problème de savoir qui dirige. La preuve par le travail, c'est la loi du plus fort. Et celui qui a le plus de monnaie, c'est le vote censitaire de l'époque.
On peut la remplacer par la noblesse. Donc par des autorités désignées par ce qu'elle est sont désignés autorité avant les autres. C'est le cas avec les certificats SSL, avec les Etats... et c'est justement ce que veulent éviter les blockchains.
La centralisation des transactions dans une seule blockchain me pose aussi des questions. Je ne suis pas trop pour tout centraliser. Est-ce que c'est vraiment utile ?
La base du web est décentralisée, l'idée c'est que chaque personne qui veut publier quelque chose le peut.Sans demander l'avis à personne. Avec une blockchain. Il y a une autorité qui décide de qui va pouvoir publier quoi.
On voit que le qui décide n'est pas clair. Il y a la preuve par le travail et la preuve d'enjeu.
Avec les blockchain privées. C'est juste une base de données privées. Tout à fait classique. Ou alors j'ai mal compris ce que c'est !? le mot désignait autre chose ?
Il me semble que justement ce qui a fait le succès du bitcoin et par là de la blockchain, c'est qu'il n'y a pas d'autorité centrale. Le bitcoin est une monnaie sans banque centrale.
A quoi ça sert d'avoir une base de données dont le contrôle peut se répartir si on veut centraliser le pouvoir ?
Je vois bien arriver les puissants de ce monde qui décident de remplacer le web où toute personnes peut publier quelques chose par une blockchain qui demande une validation. Il seront certainement là pour y mettre un mécanisme qui détermine qu'ils ont leur mot à dire sur le contenu.
On retombe dans les travers, d'avoir un système du même genre qu'un facebook qui sert de principale interface de publication à beaucoup de gens.
Le web, le email, et l'Internet de base sont conçus pour être décentralisés. (et qui se centralisent un peu trop à mon goûts)
Donc on verra de quoi l'avenir sera fait. Si la révolution blockchain aura vraiment lieu ou pas...
Personnellement, je trouve très intéressant les blockchains, mais pas encore franchement abouti, et absolument pas nécessaire dans tous les domaines.