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Les économistes d'UBS s'attendent à ce que la banque centrale helvétique subisse une perte entre 5 et 10 milliards de francs entre juillet et fin septembre, selon une étude publiée jeudi. Au deuxième partiel, l'établissement avait déjà subi un résultat négatif de 13,2 milliards de francs.
Après un bénéfice de 13,7 milliards de francs au premier semestre, la BNS devrait inscrire sur les neuf premiers mois un résultat positif de 4 à 9 milliards. Afin qu'elle soit en mesure d'effectuer des reversements aux instances publiques, la banque centrale devrait réaliser au dernier partiel un bénéfice de 40 milliards, «ce qui semble très improbable», ont averti les experts de la banque aux trois clés.
Afin d'ouvrir les vannes financières, l'institut d'émission devra également d'abord effacer une perte au bilan de 40 milliards. Pour une rétribution minimale, la BNS devra réaliser un bénéfice annuel de 45-50 milliards. Pour le montant maximal, soit 6 milliards de francs, le bénéfice de la BNS devra atteindre 85 à 90 milliards.
Début janvier, l'institut d'émission avait indiqué qu'il ne pourra pas procéder à la distribution d'un bénéfice au titre de 2022, en raison d'une perte d'environ 132 milliards de francs subie l'année dernière.
En 2021, la BNS avait par contre reversé le maximum possible, soit 6 milliards de francs, pour un tiers à la Confédération et deux tiers aux cantons. Les solides bénéfices des années précédentes avaient également permis de verser 6 milliards en 2020, année au cours de laquelle le montant maximal de distribution avait été revu à la hausse.