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Le 25 juillet, le premier ministre sortant, élu il y a un an, le socialiste Pedro Sanchez, avait échoué à former une coalition de gauche pour se faire reconduire au pouvoir par la Chambre.
A la date fatidique du 23 septembre, aucun accord n’ayant été trouvé, les Espagnols seront convoqués aux urnes le 10 novembre, la quatrième fois en quatre ans.
Dans ce scrutin, la gauche de la gauche devrait repartir au combat, sous la bannière unique de la coalition électorale Unidas Podemos fondée en 2016. Celle-ci comprend le mouvement Podemos, dont le secrétaire général est Pablo Iglesias, mais aussi la Gauche unie, qui comprend différents partis de gauche, de gauche radicale et d’extrême gauche autour du Parti communiste d’Espagne (PCE) et des formations autonomistes.
A l’occasion d’une conférence de presse à Malaga le 8 octobre, Alberto Garzon, coordinateur général de la Gauche unie a mis en garde contre un éventuel futur gouvernement du Parti socialiste (PSOE) et Ciudadanos, parti de centre-droit, qui avait obtenu 57 sièges sur 350 lors des élections d’avril dernier.
Avant de rappeler le programme de la coalition, avec des revendications comme l’abrogation de la Réforme du travail, l’intervention sur le marché du logement pour faire baisser les loyers ou la réduction de la facture d’électricité, afin de «faire passer les intérêts des familles avant ceux des grandes industries».
Ex-numéro 2 de Podemos, le député Íñigo Errejón vient, quant à lui, de lancer un nouveau parti, Mas Pais, associé nationalement avec les écologistes d’Equo, en annoncant qu’il serait prêt à pactiser avec Sanchez et être «au service d’un gouvernement progressiste».