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Le groupe UDC rejette la stratégie énergétique 2050
Le groupe parlementaire UDC s'est réuni hier et aujourd'hui à Berne pour préparer la session d'automne des Chambres fédérales. Il a clairement rejeté la Stratégie énergétique 2050 pour des raisons politiques de fond. Après avoir examiné les crédits-cadres pour la formation et l'aide au développement, les parlementaires UDC demandent une réduction des dépenses. Ils ont en outre débattu du message sur l'armée et de l'enveloppe budgétaire pour l'agriculture.
La Stratégie énergétique 2050 a été refusée par toutes les voix contre 2. On ne sait toujours pas clairement par quels moyens l'abandon de l'énergie nucléaire sera réalisé. Un approvisionnement énergétique avantageux, sûr et suffisant est d'une importance capitale pour la Suisse en général et pour son industrie en particulier. La loi proposée comporte essentiellement des subventions, des interdictions et des mesures de contrainte édictées par l'Etat. Principales conséquences de cette stratégie énergétique: la Suisse sera plus dépendante de l'étranger dans le domaine énergétique et s'exposera à des chantages. Approuvée par le Conseil fédéral l'automne dernier, le message sur la deuxième étape de la Stratégie énergétique 2050 vise à ancrer dans la Constitution fédérale un système d'incitation en matière climatique et énergétique. Il s'avère ainsi qu'une hausse massive des coûts pour les arts et métiers et les consommateurs sera nécessaire pour réaliser la stratégie. Ce projet est hautement toxique pour l'économie suisse et menace la prospérité de la population ainsi que l'emploi. Le Bureau du Comité du parti UDC décidera définitivement au début du mois d'octobre du lancement d'un référendum contre cette nuisible Stratégie énergétique 2050. Sa décision dépendra du soutien que les associations économiques et les entreprises apportent à la campagne référendaire.
La Commission de politique extérieure du Conseil des Etats veut augmenter d'un milliard de francs les crédits-cadres pour la collaboration internationale durant la période 2017-2020. La somme globale serait ainsi portée à 11,11 milliards de francs, soit 250 millions de francs de plus par an. Avec la complicité de quelques membres du groupe libéral-radical, le Conseil national avait déjà approuvé l'été dernier cette hausse excessive. C'est oublier également que la force du franc suisse par rapport à d'autres monnaies a massivement augmenté ces dernières années. Compte tenu de la situation financière de la Confédération et de l'énorme augmentation des coûts due à une politique d'asile insensée, cette décision est un véritable affront à l'égard des contribuables suisses. Le groupe UDC s'y oppose donc clairement et espère que le Conseil des Etats acceptera au moins la proposition de ramener le montant de l'aide au développement à 0,45% de produit intérieur brut comme la Commission des finances du Conseil des Etats l'a décidé par 7 voix contre 6 dans le cadre du programme de stabilisation. Il faut, d'une manière générale, mettre fin à l'inefficace distribution d'argent tous azimuts à l'étranger et concentrer l'aide sur les pays d'où provient la migration de la pauvreté en direction de la Suisse.
La commission de la formation du Conseil des Etats recommande à son plénum d'augmenter de 395 millions de francs le crédit de quelque 26 milliards de francs que le Conseil fédéral demande pour la période 2017-2020 en faveur de l'enseignement et de la recherche dans les Universités. Conseil prioritaire dans ce dossier, le Conseil national avait suivi le projet du Conseil fédéral durant la session d'été 2016. La totalité des crédits pour la période précédente (2017-2020) se montait à 23,8 milliards de francs. Les dépenses pour les universités augmentent donc de manière disproportionnée par rapport à celles consacrées à d'autres tâches de la Confédération. L'UDC y est opposée et elle avait tenté au Conseil national de limiter la hausse à un milliard de francs.
Le groupe UDC a discuté en détail du message 2016 sur l'armée et décidé à l'unanimité de se rallier à la version du Conseil des Etats, respectivement à celle de la majorité de la commission préparatoire du Conseil national. Ainsi le Conseil fédéral sera contraint – comme cela a déjà été décidé plusieurs fois au Parlement – de planifier une enveloppe budgétaire de 20 milliards de francs pour la période 2017 – 2020 (refus du projet 1). Les parlementaires UDC approuvent le programme d'armement d'un montant de 1.341 milliard de francs (projet 2), de même que l'arrêté fédéral sur le programme immobilier qui porte sur 572 millions de francs (projet 3).
Le soutien financier à l'agriculture pour la période 2018 à 2021 était également à l'ordre du jour du groupe UDC qui a décidé de proposer le maintien des trois enveloppes budgétaires agricoles à leur niveau de la période précédente (2014-2017). Si le Parlement suit cette proposition, le secteur agricole affichera une croissance zéro entre 2018 et 2021. Les dépenses pour les autres secteurs d'activité de la Confédération augmentant en moyenne de 2,7%, l'agriculture apporte une contribution importante aux efforts d'économie du Conseil fédéral en conservant le même budget. Il donc est totalement faux de prétendre que l'agriculture touche de l'argent au détriment d'autres domaines. C'est le contraire qui est vrai.