Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07251.jsonl.gz/393

Le Wall Street Journal révélait en septembre dernier, documents internes à l'appui, que l'entreprise avait sciemment caché les effets néfastes de la plateforme sur la santé mentale des enfants et des jeunes, alors qu'elle en avait connaissance.
>> Lire:
L'affaire prend maintenant une tournure judiciaire. Une enquête commune sera dirigée par des représentants démocrates et républicains de huit Etats, parmi lesquels la Floride, la Californie ou encore le New Jersey. Les procureurs généraux de New York, du Colorado et du Texas ont aussi fait part de leur participation.
Mettre fin aux abus
Son objectif: examiner si le groupe de Mark Zuckerberg, rebaptisé récemment Meta et propriétaire d'Instagram, n'a pas "enfreint les lois sur la protection des consommateurs et mis le public en danger" en laissant délibérément les jeunes utiliser son application tout en sachant qu'elle pouvait être néfaste à leur santé mentale et physique.
L'enquête devra examiner "scrupuleusement" comment l'entreprise interagit avec les jeunes, identifier toute pratique illégale et, cas échéant, mettre fins aux abus.
"Comportements suicidaires"
Les procureurs généraux de 44 Etats avaient déjà adressé une lettre à Mark Zuckerberg en mai, l'appelant à abandonner le projet de créer une version d'Instagram pour les moins de 13 ans.
Ils y avaient évoqué les recherches montrant une corrélation entre l'utilisation des réseaux sociaux et la "hausse de la détresse psychologique et des comportements suicidaires au sein de la jeunesse".
Le groupe avait finalement plié en septembre face aux multiples critiques et indiqué qu'il "mettait sur pause" son travail sur cette nouvelle version.
Céline Fontannaz/jop