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L'homme condamné en 2010 à la réclusion à vie pour l'assassinat de son fils comparaît mercredi une nouvelle fois devant la justice jurassienne. L'affaire a été renvoyée en première instance après que le Tribunal fédéral (TF) a annulé la condamnation.
La Cour criminelle du canton du Jura avait condamné en octobre 2010 cet homme à la réclusion à perpétuité pour l'assassinat de son fils de six ans et le viol de son ex-compagne. Un an plus tard, le TF a partiellement admis une partie du recours déposé par l'accusé qui estime que la peine est trop sévère.
Pour les juges de Mon-Repos, la justification de la réclusion à vie n'est pas assez claire. Ils estiment que le jugement comporte un problème formel: pour justifier la prison à vie de cet homme, la Cour criminelle a mêlé les circonstances du viol avec celles de l'assassinat.
Région sous le choc
Pour le TF, l'argumentation n'est pas satisfaisante, raison pour laquelle il a annulé la condamnation à perpétuité et a réclamé un nouveau jugement. Mais les juges fédéraux ne se sont pas prononcés sur le fond de cette affaire, les condamnations pour assassinat et viol sont maintenues. Le juge devra statuer sur la mesure de la peine. Le verdict est attendu mercredi ou jeudi.
Le drame s'était produit le 20 juin 2008 à Porrentruy (JU). L'homme qui harcelait et menaçait depuis des mois son ex-compagne s'était introduit par effraction chez elle puis l'avait violée. La victime avait réussi à prendre la fuite pour alerter la police. L'accusé, constatant que la situation lui échappait, a alors égorgé son fils.
Selon la Cour criminelle, cet ouvrier originaire du Portugal n'a pas supporté la rupture et le fait que la femme ait la garde de leur enfant. Les juges n'avaient retenu aucune circonstance atténuante. Le prévenu avait affirmé avoir agi sous la panique.