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Les scientifiques estiment, grâce à la découverte d’empreintes pétrifiés dans la boue volcanique des ‘’Huellas de Cahualinca’’ à Managua, ainsi que d’autre indices archéologiques, que les premiers habitants, les paléoindiens, occupèrent le territoire dès 6 000 ans avant J-C. Considérée comme l’ancêtre des civilisation précolombiennes, la culture régnante était la culture olmèque.
Des civilisations telles que les Mayas du Sud-Est du Mexique (de 200 à 1250 après J.-C) lui succéderont. Durant cette longue période jusqu’à la colonisation hispanique, cohabitent et se développent plusieurs peuples (influencés par les Olmèques, les Mayas puis les Aztèques).
En septembre 1502, Christophe Colomb foule le sol nicaraguayen et en prend possession au nom du roi d’Espagne. Pendant la période coloniale, le Nicaragua faisait partie de la Capitainerie Générale du Guatemala et représentait la principale voie de communication entre l'océan Atlantique et l'océan Pacifique.
En 1821, le Nicaragua gagne l’indépendant de l’Espagne, rejoignant l’Empire du Mexique, puis plus tard, la Fédération des Provinces unies d’Amérique centrale avant
de proclamer son indépendance totale.
Les Trésors pré-hispaniques
L'histoire du Nicaragua précolombienne est peu connue. Le Nicaragua fut d’abord peuplé à la fois par les Mayaset et les Nahuas qui occupèrent la dépression centrale et par les Miskitos (ou Mosquitos), les Ramas et les Sumus qui s'installèrent sur la côte de la mer des Caraïbes.
Le Nicaragua s’est formé à travers plusieurs ethnies : d’une part des peuples d'origine Maya venus du Mexique dont la langue retrouve des similitudes avec la langue des Aztèques et établis sur les berges du lac Nicaragua (les Chorotegas), d'autre part, des groupes également répartis au Honduras et au Salvador, les Lencas, les Miskito et les Sumu qui vivaient dans le Nord et qui étaient d’origine colombienne.
Malheureusement au 16ème s., dans les zones côtières et dans les montagnes centrales où les Espagnols se sont installés, la population indigène a été presque
complètement anéantie par la propagation rapide de nouvelles maladies, pour lesquelles la population autochtone n'avait aucune immunité et par l'esclavage (exportation des populations dans les
mines du Pérou).
Les Trésors Coloniaux
L’homme qui parvint à coloniser le Nicaragua en 1523 s’appelait Francisco Fernandez de Cordoba. Il est, entre autres, le fondateur des villes de Granada et de Leon.
En 1570, le Nicaragua est dépendant de la capitainerie générale du Guatemala. Le nom du pays vient du chef indien Nicarao qui fut un allié des Espagnols.
En 1821, les cinq pays centraméricains (Guatemala, Salvador, Honduras, Nicaragua et Costa Rica) obtiennent leur indépendance de l'Espagne et deviennent des provinces du Mexique jusqu’en 1823. Ils forment ensuite les Provinces-Unies d’Amérique centrale qui seront rompues en 1838 pour former les cinq pays centraméricains. Le Nicaragua devient une république complètement souveraine en 1854.
Certaines villes regorgent encore aujourd’hui de bijoux architecturaux datant de l’époque coloniale : les bâtiments du centre de Managua et de Leon font partie des exemples d’architecture coloniale les plus beaux qui soient, notamment les cathédrales catholiques romaines.
Les Trésors Muséographiques
Le couvent de Saint Francisco fut bâti en 1529 par un homme d’église de l’ordre des Franciscains, Toribio Benevante Motolina. Il fut un temps le siège de l’Université de Granada, en 1835, avant de reprendre son rôle religieux originel en 1867. L’église à été récemment restructurée n’utilisant que des matériels originaux. Cela a permis de préserver ses origines architectoniques.
Le Centre d’art de la Fondation Ortiz Gurdian est composé de bâtiments coloniaux restaurés. Chacun de ces bâtiments accueille une différente exposition que ce soit de peinture, sculpture ou autres objets d’artisanat contemporain
Le Musée national fut officiellement inauguré le 28 août 1897. Il porte actuellement le nom d’un de ses premiers directeurs, le grand naturiste nicaraguayen
Dicolesiano Chavez Lopez (1844-1936) dont son apport en archéologie, botanique, géologique et entomologique fut très importante.