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Le rattachement institutionnel à l'UE doit Être soumis au peuple
Le non à l'initiative populaire "accords internationaux: la parole au peuple!" était prévisible tant les adversaires de ce projet se sont efforcés de faire peur aux citoyens. L'UDC prendra le...
Le non à l'initiative populaire "accords internationaux: la parole au peuple!" était prévisible tant les adversaires de ce projet se sont efforcés de faire peur aux citoyens. L'UDC prendra le Conseil fédéral et les adversaires au mot afin que le peuple puisse se prononcer sur des traités réellement importants comme par exemple le rattachement institutionnel à l'UE prévu dans l'accord sur l'énergie. L'UDC continuera de se battre pour le renforcement des droits populaires, notamment en politique étrangère. Cette dernière était en effet trop souvent marquée dans le passé par des tendances à l'alignement au détriment de l'indépendance et des forces économiques de la Suisse.
L'UDC est satisfaite de l'échec du projet "managed care". Le net refus exprime bien la volonté des citoyennes et des citoyens de conserver leur liberté dans le domaine de la santé publique. Ce choix doit aussi être considéré comme un refus clair et net d'une caisse unique qui restreindrait encore plus la liberté des assurés. Avec ce dernier "non" du peuple, toutes les grandes réformes de la santé publique entreprises ces dernières années ont échoué au Parlement ou devant le peuple, tout comme d'ailleurs le contreprojet à l'initiative populaire de l'UDC. L'UDC est inquiète devant la mentalité de self-service qui semble se développer et la hausse constante des coûts qui en résulte. Ce sont avant tout les familles et les classes moyennes qui pâtissent de l'augmentation continue des primes. L'UDC souhaite donc non seulement un renforcement de la responsabilité individuelle, mais aussi une action plus déterminée contre les abus.
L'UDC regrette le refus de l'initiative populaire "accéder à la propriété grâce à l'épargne-logement". L'idée d'un soutien publique à la première acquisition d'un logement pour ses propres besoins a ainsi échoué. On ne saurait cependant interpréter cette décision comme une porte ouverte à de nouvelles mesures restreignant l'accession à la propriété du logement. La propriété privée reste un pilier important de notre société et de notre Etat. Il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine. Par exemple, l'imposition de la valeur locative pose des problèmes aux propriétaires d'une maison familiale ou d'un appartement. L'initiative populaire "sécurité du logement à la retraite", qui sera soumise au souverain le 23 septembre prochain, vise à donner aux rentières et aux rentiers la possibilité de décider une fois pour toutes s'ils veulent que la valeur locative soit imposée ou non. Dans le deuxième cas, ils ne pourront en contrepartie plus déduire les intérêts de la dette hypothécaire. Les frais d'entretien jusqu'à un montant maximal annuel de 4000 francs, les mesures d'économie d'énergie et les coûts d'entretien des monuments historiques resteraient cependant entièrement déductibles.