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QUESTION-REPONSE
Comment définir l'environnement?
bouder_31 (15 ans) - 24 octobre 2008
L'environnement désigne l'ensemble des conditions naturelles (physiques, chimiques, biologiques) et culturelles (humaines) qui entourent une entité abiotique ou vivante. Depuis la fin des années 1960, le terme désigne la composante écologique du cadre de vie des sociétés humaines, et il est associé aux problèmes de dégradation de la biosphère toute entière par suite de l'action des civilisations industrielles sur les milieux naturels.
Référence : "Notre planète, notre santé : rapport de la Commission OMS santé et environnement", Organisation mondiale de la santé, Genève, 1992.
Roderick J. Lawrence
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QUESTION-REPONSE
Quelles sont les différentes sortes de piles et leurs constituants? Quels sont les inconvénients qu'ont les piles sur l'environnement?
Anles (22 ans) - 26 novembre 2007
Les deux principaux types de piles non rechargeables sont celles au Zinc-Carbone (ZnC) et celles au Manganèse-alcalin (AlMn).
Les trois types de piles rechargeables sont les accumulateurs Nickel-Cadmium (NiCd), les accumulateur Nickel-métal-hydrure (NiMH) et les accumulateurs Lithium-ions et Lithium-polymère.
La plupart de ces métaux sont nocifs pour l'environnement (accumulation dans la chaîne alimentaire, pollution des nappes phréatiques, de l'air, du sol, etc.) et coûtent cher. C'est pourquoi il est indispensable de récupérer ces piles et de les recycler. En Suisse, les piles usagées sont considérées comme des déchets spéciaux. La loi oblige toutes les consommatrices et tous les consommateurs à les ramener au point de vente ou à les déposer à un autre point de collecte.
Précisons encore que les piles sont beaucoup plus chères que du courant électrique à cause des nombreuses transformations chimiques qu'il faut pour les produire. En gros, 1 kWh d'une pile coûte entre CHF 5.- et 10.-, alors qu'1 kWh photovoltaïque coûte 10 fois moins cher, et le kWh électrique à Genève est d'environ CHF 0.25 (facteur 20 à 30 par rapport à une pile!).
Dans la mesure du possible, il faut absolument éviter d'utiliser des appareils à piles et avoir des appareils branchés sur le réseau électrique.
Beaucoup d'informations sont disponibles sous http://www.inobat.ch/, notamment la liste des types de piles et de leur utilisation, dans la rubrique "documentation/bibliothèque".
Jérôme Faessler
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QUESTION-REPONSE
Pourquoi est-ce que les roches sont si différentes d'aspect, alors qu'elles étaient du magma (il y a longtemps) ? Comment évoluent une lave qui refroidit pour obtenir de telles différences ? Est-ce une question ...
Momie (45 ans) - 12 avril 2012
Bonjour Momie, vous parlez donc des roches d'origine magmatique. Ces roches ont des aspects différents principalement pour deux raisons : tout d'abord leur composition chimique au départ et, ensuite, leur mode de refroidissement, lent en profondeur, rapide en surface. On distingue deux grandes familles de roches : celles qui se rapprochent de la composition des basaltes et celles qui ont une composition proche de celle des granites. Les basaltes naissent de la fusion partielle du plancher océanique à l'aplomb des rifts qui sont ces gigantesques failles qui marquent les zones où les plaques lithosphériques s'écartent. L'Îslande est située à cheval sur la grande faille atlantique et nous montre comment cela se passe en profondeur. Les granites naissent à l'aplomb des zones dites de subduction, là où une plaque s'enfonce sous une autre, de la fusion partielle de la plaque descendante.
Les magmas basaltiques sont relativement fluides et ils cherchent à atteindre la surface où ils donneront tous les phénomènes volcaniques, en particulier des coulées de laves. Ils se refroidissent relativement rapidement et les minéraux n'ont pas le temps de cristalliser parfaitement. Il resteront très petits et même une partie importante de la roche restera vitreuse. Les magmas granitiques sont beaucoup plus visqueux et auront de la peine à atteindre la surface. Le plus souvent, leur ascension est arrêtée en profondeur où il vont former d'immenses masses qui, lentement vont se refroidir. Quand je dis lentement, cela veut dire plusieurs millions d'années ! Les composants auront alors le temps de s'arranger et de cristalliser parfaitement en cristaux relativement grands, de l'ordre du centimètre. On aura alors des roches granulaires.
Il arrive tout de même que des granites arrivent en surface ou que des basaltes restent prisonniers en profondeur. Cela donnera alors des rhyolites et des gabbros. Il y a encore des roches intermédiaire entre les granites et les basaltes mais il n'est pas possible de les citer toutes ici.
Si vous souhaitez en savoir plus, allez sur le site kasuku.ch et cliquez sur le texte "Le monde fascinant des roches". Vous y trouverez beaucoup plus d'informations. Cordialement, Jacques Deferne.
Jacques Deferne
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QUESTION-REPONSE
Quelle est la différence entre une approche systémique et transdisciplinaire de la protection de la nature et de l'environnement (ou d'autres thèmes comme le droit au logement, le développement économique, le ...
Nadia, géographe-ethnologue (37 ans) - 14 septembre 2007
Bonjour Nadia. Votre question implique en fait des "sous-questions". Tout d'abord, il faut rappeller que la géographie a été scindée en géographie physique (notamment en lien avec les sciences de la terre) et en géographie humaine (avec des liens à la sociologie) au cours du 20ème siècle. Dès lors, la mise en application de l'interdisciplinarité n'est pas une obligation et logiquement n'est plus nécessaire.
Si nous partons du principe que le développement durable comporte les interrelations entre les dimensions écologiques, économiques et sociales d'une problématique donnée, l'interdisciplinarité est indispensable. Autrement, nous constatons l'interprétation des problématiques par les approches disciplinaires et multidisciplinaires, donc sans la synergie d'une contribution interdisciplinaire. Soulignons que la transdisciplinarité diffère de l'interdisciplinarité car elle comporte explicitement la participation de la société civile.
Roderick J. Lawrence
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QUESTION-REPONSE
Pourquoi suis-je obligée de mettre mes déchets dans des sacs blancs taxés et de trier mes déchets alors que quand je me promène dans mon village, je vois un recycleur de déchets qui accepte plein de sacs non taxés ...
Capsule - 19 février 2015
Bonjour Capsule, les sacs à déchets payants ont été introduits avec l'intention d'augmenter les revenus communaux, et d'inciter les gens à réduire le volume des déchets ménagers. Mais rassurez-vous, les sacs payants ne couvrent qu'une partie des coûts de récupération des déchets et le reste est payé par les impôts et la taxe de base. La loi interdit aux communes de faire du profit sur le traitement des déchets.
Le tri des déchets à la source réduit bien leur volume. Le verre, le papier et les bouteilles en plastique n'iront plus dans les déchets mais seront davantage recyclés. Le recyclage est un meilleur destin pour les matières secondaires que de servir de combustible dans l'incinérateur.
Bien sûr, dès qu'on fixe un prix à payer pour une prestation qui jusque-là était gratuite, il y a des fraudes et des abus, comme de jeter les déchets dans la nature, vider le sac payant dans les poubelles publiques ou dans les bennes de recyclage, ou encore les amener dans un autre canton.
Roman Kanala
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QUESTION-REPONSE
A-t-on observé une différence sur la durée de vie (ou la santé en général) dans un environnement à pression plus faible (altitude par exemple)? Même question sur la force de gravité (par exemple la gravité plus ...
Minus (69 ans) - 01 septembre 2015
Le Journal of epidemiology and community Health a publié le 15 mars 2011, une étude examinant l'espérance de vie et la mortalité par certaines maladies (cardiopathie ischémique, accident vasculaire cérébral (AVC), maladie pulmonaire obstructive chronique et les cancers) en fonction de l'altitude à laquelle vivaient les sujets examinés.
L'altitude n'avait pas d'influence sur les décès par AVC ou par cancer. Elle réduisait la mortalité par cardiopathie ischémique, mais augmentait la mortalité par maladie pulmonaire obstructive chronique. A cause de ces deux effets opposés, vivre en altitude semble n'avoir aucun effet net sur l'espérance de vie.
En novembre 2013, un article paru dans la revue américaine The FASEB Journal (Le journal de la Federation of American Societies for Experimental Biology) expliquait que des expériences menées dans la Station spatiale internationale, impliquant les cellules qui tapissent les surfaces internes des vaisseaux sanguins (cellules endothéliales) avaient montré que la microgravité accélère le vieillissement biologique de ces cellules. Et par conséquent, favorise les maladies cardiovasculaires.
Angel Vilaseca
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QUESTION-REPONSE
Certains animaux libèrent des gamètes dans leur environnement. Y a-t-il des mécanismes particuliers pour assurer leur rencontre?
bibi (13ans) - 02 juin 2007
Oh oui, très nombreux et très variables selon les espèces ! Il faut d'abord que les gamètes soient produits à la même période par les mâles et les femelles. Chez certaines espèces de poissons, c'est la température qui synchronise mâles et femelles. Chez des vers marins, ce sont les phases de la lune qui provoquent des rassemblements et des danses au cours desquelles les partenaires "s'éclatent", au sens propre, en lâchant spermatozoïdes et ovules dans la mer. Il faut ensuite que les gamètes se retrouvent et se fécondent. En général, ce sont les spermatozoïdes qui recherchent activement les ovules en remontant des courants chimiques de plus en plus concentrés vers ceux-ci. Mais chez certaines algues comme les laitues de mer (le problème est le même pour les plantes), spermatozoïdes et ovules sont semblables, flagellés et actifs tous les deux dans la recherche du partenaire. Chez les plantes, c'est souvent le froid, le chaud, ou la durée relative des jours et des nuits qui synchronisent les partenaires : c'est ce qu'on appelle la "vernalisation", du nom du printemps. Et ce sont les animaux ou le vent qui transportent le pollen des plantes aériennes. Chez les Oursins, qui vivent en groupes, c'est le lâcher des ovules dans la mer qui, par un signal chimique, provoque le lâcher des spermatozoïdes par les mâles. Les insectes primitifs et les mille-pattes ont inventé des mécanismes stupéfiants pour transmettre leur sperme aux femelles, sans qu'il se dessèche dans l'air ambiant. Pour en savoir plus, au moins deux chapitres de mon livre "Le sexe et l'innovation" 1987, éd du Seuil, Paris et dans toutes les bonnes bibliothèques.
André Langaney
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QUESTION-REPONSE
La radioactivité (style nuage de Tchernobyl) est elle dispersible dans l'espace (sans atmosphere) ? Serait il possible de stocker plus en securité des dechets nucleaires dans un environnement vide d'air ?
Jsépatou (48 ans) - 22 octobre 2009
Bonjour jsépatou,
Merci pour votre question, mais n'étant pas physiciens, nous non plus nous'n'savons'pas'tout...
Oui il est tout à fait possible d'envoyer les déchets nucléaires dans l'espace. La radioactivité reste tout aussi radioactive dans le vide bien sûr, mais elle ne gêne personne.
Le problème bien sûr c'est le lancement: d'une part ça coûterait incroablement cher au kilo, d'autre part, si la fusée explose au décollage (ce que plus de 1% des fusées font encore quand même), alors les matériaux radioactifs seraient dispersés très efficacement (style Tchernobyl justement).
Donc dans la pratique c'est une solution irréaliste et dangereuse.
Pour de plus amples informations, nous vous invitons à consulter cet article de wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9chet_radioactif#.C3.89vacuation_spatiale
avec l'aimable participation de Frederic Pont
Mirko Saam