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Les amicales de Suisse
C'est en Suisse (excepté le cas particulier de Mulhouse, situé alors dans l'Alsace occupée par l'Allemagne) que sont apparues les premières amicales d'anciens légionnaires à l'étranger.
Mais le cas des amicales suisses ne manque pas de singularité.
En effet, d'une part, en vertus d'accords diplomatiques appelés capitulations militaires, passés entre leurs cantons d'origine et la monarchie française, les Suisses ont fourni à la France depuis Louis XI, en 1477, un fort contingent de soldats et se sont constitués ainsi une solide tradition du service de la France. Mais d'autre part, la législation fédérale, soucieuse de neutralité, condamnait encore à la fin du XXe siècle les ressortissants du pays qui avaient servi à la Légion étrangère sans avoir accompli de service militaire en Suisse.
Ce n'est que assez récemment que ce genre de situation a évolué, sans doute sous l'influence de l'exemple de la participation d'états européens voisins à des missions effectuées dans le cadre de l'ONU.
Les premières amicales suisses, et même une sorte de fédération suisse, ont vu le jour dès 1913: L'union (ou l'association) amicale des anciens légionnaires suisses est en quelque sorte une fédération nationale des amicales suisses dont les sections sont situées à Bienne, Neuchâtel, Bâle et dont le président central est Cossandier. A cette époque est aussi créée l'association des «Volontaires suisses au service de la France» à Lausanne par le président Jules Dolly et qui rejoint l'union.
Un congrès réunit les sections suisses à Neuchâtel en 1914.
A la fin de la Première guerre mondiale, Lucy Junod, dont le frère est mort au champ d'honneur à la Légion comme capitaine, crée à Genève la «Société Capitaine Junod» pour subvenir aux besoins des anciens légionnaires retirés en Suisse.
Une section de l'union a été créée à Genève en 1918 sous la présidence de Julmy et reçoit son drapeau des mains du général Foch.
Cependant, la première guerre mondiale ayant vu la quasi mise en sommeil des associations françaises, ainsi que la disparition de la première Fédération française25. Pendant la guerre, on n'entend plus guère parler des amicales en France comme en Suisse, semble-t-il. Ce n'est que vers 1931 que les contacts seront renoués.26 Entre temps une amicale a vu le jour à La Chaux de Fonds en 1939.
Depuis la fin de la Seconde guerre mondialeAprès la Seconde Guerre mondiale les amicales suisses prospèrent, mais il est parfois difficile aux légionnaires d'origine suisse de rejoindre une amicale, en particulier lorsqu'ils n'ont pas fait leur service militaire dans leur pays.
Parmi les faits importants, rappelons :
L'Amicale des Anciens Légionnaires de Genève fût crée en 1918, sous le nom d'"Amicale des volontaires Suisse au service de la France", aujourd'hui AALE de Genève.
L'Amicale des Anciens Légionnaires Vaud -Valais-Fribourg a été créée le 16 septembre 1983 à Montreux par le Commandant de Warren, le Capitaine Birraux et le Sergent Bachmann, président fondateur. Elle a été affiliée à la FSALE le 19 novembre de la même année. En 2008 l' appellation de cette Amicale a changé en " AALE de la Suisse romande ".
L'Amicale des Anciens et Amis de la Légion étrangère - Suisse alémanique et Tessin est créée à Zürich le 2 février 1993 par Hans Helbling. Son drapeau lui est remis à Zürich le 1993 par le général Coullon le 13 novembre 1993 à l'occasion du 75e anniversaire de l'armistice du 11 novembre 1918.
L'érection d'une stèle au Pas de Morgins (Valais) à la frontière franco-suisse en octobre 1993.
L'Amicale des anciens légionnaires de Genève fête son 80e anniversaire en 1998.
C'est aussi en Suisse que prend corps en 2002 l'idée de jumeler des anciens des maisons de retraite (Auriol ou Puyloubier) avec une amicale. Cette idée, dûe au représentant fédéral pour la Suisse, Frédéric Bachmann et au directeur de la Maison du Légionnaire d'Auriol, le commandant Christian Morisot, vise a sortir de leur isolement les pensionnaires qui n'ont plus de famille en entretenant de temps en temps une correspondance, ou en lui faisant une visite.