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Des représentants de l'économie et de la politique veulent aller de l'avant dans la résolution du différend entre l'Allemagne et la Suisse lié aux nuisances sonores de l'aéroport de Zurich. Ils revendiquent un dénouement raisonnable et concret.
Des parlementaires suisses de quatre cantons concernés - Zurich, Argovie, Thurgovie et Schaffhouse - veulent s'engager pour une "gestion efficace des nuisances et une bonne résolution du conflit avec l'Allemagne". Ils ont fondé à Berne le "Groupe de travail trafic aérien" (AFV) qui selon son communiqué de dimanche réunit déjà une vingtaine de politiciens des principaux partis.
Ce groupe réclame notamment des personnes concernées en Suisse par les nuisances qu'elles présentent un front commun. "En Allemagne, celui qui hausse le ton profite du fait que la Suisse ne parle pas d'une seule voix", souligne le président de l'AFV Filippo Leutenegger (PLR/ZH).
Lettre ouverte
Par ailleurs, dix-huit associations économiques du nord de la Suisse et du Bade Wurtemberg (en Allemagne) se sont inquiétées ce week-end de l'évolution de ce différend. Le durcissement des positions n'est pas une solution tenable sur le long terme, ont-elles remarqué.
Dans une lettre envoyée au ministre allemand Peter Ramsauer et à la conseillère fédérale Doris Leuthard, les associations économiques exigent des deux pays une solution durable. Les effets positifs de la proximité avec un aéroport contrebalancent les désavantages, ont-elles indiqué dans un communiqué.
Volonté affichée
Le conflit a éclaté il y a quatre ans. A fin août, la conseillère fédérale Doris Leuthard a rappelé que toutes les propositions de la Suisse ont buté systématiquement sur un refus complet. Et ce alors que les délégations des deux pays affirment vouloir atteindre des objectifs précis d'ici la fin de l'année.
La Suisse aspire à une solution, avait dit la ministre des transports. Elle espère aussi que ce dossier ne restera pas au stade d'un conflit larvé entre la Suisse et l'Allemagne.
ATS