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Mark Meadows, à gauche, le président du groupe des élus rebelles du "Freedom Caucus" a maintenu que le texte du président américain n'avait pas les voix requises pour être adopté (archives).
KEYSTONE/AP/SUSAN WALSH(sda-ats)
Donald Trump a prévenu mardi les élus républicains qu'ils risquaient de perdre leur majorité au Congrès américain s'ils votaient contre la réforme de l'assurance-maladie. Il a mis tout son poids dans la balance pour la première grande loi de son mandat.
Le président des Etats-Unis a fait un rare déplacement au Capitole pour inciter les 237 membres républicains de la Chambre des représentants à tenir la promesse électorale d'abrogation et de remplacement d'"Obamacare", lors du vote prévu jeudi.
"Son message était le suivant: si on ne le fait pas, on perdra la Chambre et le Sénat l'année prochaine", a raconté l'élu Chris Collins, de l'Etat de New York, à l'issue de cette réunion à huis clos au sous-sol du Capitole. "Il a été très franc".
S'agissait-il d'une observation, ou d'une menace d'intervention dans les primaires contre les élus frondeurs ? "Avec le président Trump, c'est toujours un peu des deux", a dit Matt Gaetz, un élu de Floride. "Le président y est allé très fort contre ceux qui ne soutiennent pas la proposition de loi", selon lui.
Elus rebelles
Le président du groupe des élus rebelles du "Freedom Caucus", Mark Meadows, a ainsi été interpellé personnellement par Donald Trump. Mais à la sortie, ce parlementaire a maintenu que le texte n'avait pas les voix requises pour être adopté.
"Le président Trump est venu faire ce qu'il sait faire de mieux: conclure une affaire", a déclaré peu après l'architecte de la réforme, le président de la Chambre Paul Ryan.
Le texte qu'il a élaboré abroge la loi sur la couverture-maladie signée par Barack Obama en 2010. Il instaure des réformes visant à libéraliser le marché privé de l'assurance-maladie.
Baisse des aides publiques
Mais la baisse programmée des aides publiques, notamment pour les populations les plus modestes et âgées, se heurte à l'opposition de plusieurs élus républicains modérés. De l'autre côté, les plus conservateurs estiment que la réforme ne va pas assez loin et conserve trop d'éléments d'"Obamacare".
Une version amendée a été dévoilée lundi soir afin de satisfaire ces deux ailes. Le suspense reste toutefois entier sur sa capacité à recueillir les 216 voix nécessaires. La minorité démocrate est totalement opposée. Si le texte est approuvé jeudi à la Chambre, ce sera au tour du Sénat de l'examiner, début avril.
ATS