Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07149.jsonl.gz/25

Production allemande au niveau de 1974
En Allemagne, on n'a jamais produit aussi peu de voitures depuis 1974, lors de la crise pétrolière de l'époque, que cette année. C'est le résultat d'une étude récente publiée par le portail spécialisé "automobilwoche.de".
1974 ! L'année de la crise pétrolière n'a pas seulement apporté la première Golf, le méga-seller allemand des années suivantes, mais aussi un niveau bas de la production automobile allemande. En 2021, le scénario s'est répété, car le site automobile allemand a beaucoup plus souffert de la crise des semi-conducteurs que d'autres pays.
Cette année, seuls 2,85 millions de voitures sortiront des chaînes de production, comme le montre une étude du centre privé Automotive Research (CAR). Ce serait 50 pour cent de moins qu'en 2017 et le nombre le plus faible depuis la crise pétrolière de 1974, comme le fait remarquer le responsable de l'étude Ferdinand Dudenhöffer.
Selon l'étude, les usines d'Allemagne sont touchées de manière disproportionnée par la crise des semi-conducteurs. Dans les plus grands sites de production que sont les Etats-Unis, la Chine, le Japon, la Corée du Sud et le Mexique, les baisses de production ont été nettement moins importantes en pourcentage. En Inde, la production automobile a même augmenté en 2021. Les grands constructeurs automobiles allemands VW, Mercedes-Benz et BMW auraient chacun réduit leur production nationale plus fortement que l'assemblage sur les marchés étrangers.
"En temps de crise, le site perd considérablement".
Dudenhöffer voit dans ces chiffres un signal d'alarme clair sur les faiblesses du site, qui devrait néanmoins se redresser l'année prochaine. "En temps de crise, le site perd considérablement", a déclaré l'expert automobile. Outre les structures de prix et de coûts élevées, par exemple pour l'électricité, la protection sociale des employés par le biais des indemnités de chômage partiel aurait également joué un rôle. La maison mère d'Opel, Stellantis, a par exemple volontiers pris en compte les réglementations sur le site d'Eisenach, a mis les gens au chômage partiel et a continué à construire en France le modèle Grandland qui y était implanté.
Texte : www.automobilwoche.de et Stefan Fritschi
Photos : VW