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30/05/2016
« Lolita Express » et les vieux démons des Clinton
« Lolita Express » est le nom, que le financier et milliardaire américain, Jeffrey Epstein, ami intime de l’ancien président Bill Clinton, a donné à son Boeing 727 privé.
Il est de notoriété publique que Mr. Epstein, à l’instar de son ami Bill, a une préférence pour les femmes jeunes. Qui lui en voudrait ? Après tout, passé 50 ans, l’égo est plus sensible aux flatteries. Un problème se pose toutefois quand ces jeunes femmes sont vraiment très jeunes, 14 ans d’âge.
Jeffrey Epstein a la chance d’être à la tête d’une fortune colossale, d’avoir des amis influents et de posséder une île privée dans l’archipel des « Iles Vierges Britanniques » du nom de « Little St. James ». Sa fondation philanthropique, la « Jeffrey Epstein Foundation », domiciliée et enregistrée à St. Thomas (BVI) pour des raisons pratiques de proximité, y invite régulièrement d’éminents scientifiques, comme le britannique Stephen Hawking, pour participer à des colloques. Mais pas que.
Interviewé par le journal britannique à sensation « Daily Mail », un couple sud-africain, engagé en 1995 par Jeffrey Epstein pour gérer son domaine sur « Little St. James », décrivait l’activité débordante qui y régnait, en la comparaissant à celle d’un hôtel cinq étoiles où « personne ne paie la note ».
De nombreuses personnalités politiques, scientifiques et artistiques y ont séjourné, tel que l’ancien président Bill Clinton, à plusieurs reprises entre 2002 et 2005 comme le montre le journal de bord du « Lolita Express », dans le cadre de ses actions humanitaires, mais également le prince Andrew, membre de la famille royale anglaise, ainsi que Lord Mandelson, ancien membre du gouvernement socialiste de Gordon Brown.
Inquiets de voir défiler sur l’île des femmes de plus en plus jeunes, quelques-unes visiblement mineures, se promenant nues dans la maison et autour de la piscine, le couple décide finalement en 2007 de se séparer de Mr. Epstein.
En 2005, Jeffrey Epstein est accusé par la mère d’une adolescente de 14 ans, d’avoir attiré sa fille dans sa luxueuse résidence à Palm Beach pour qu’elle y effectue un striptease privé et un massage particulier.
Au mois de juin 2008, il est condamné, par un tribunal de Palm Beach en Floride, pour détournement de mineurs, à 18 mois de prison, dont il ne purge finalement que 13 mois en semi-liberté, pour un délit qui serait, normalement, sanctionné avec 10 à 15 ans d’emprisonnement.
On se souvient du thème majeur de la campagne présidentielle de Bill Clinton en 1992, « tough on crime », quand, pour démontrer sa détermination de vouloir s’attaquer sérieusement à la criminalité, il avait tenu à assister, pendant sa campagne présidentielle, à l’exécution d’un prisonnier, handicapé mental, à Little Rock, dans son état d’Arkansas.
En 1994, avec le soutien actif de son épouse Hillary, Bill Clinton, président des Etats-Unis, introduit la législation pénale la plus dure et la plus controversée de l’histoire du pays, le « Violent Crime Control and Law Enforcement Act », qui a pour conséquence que les prisons américaines se remplissent de détenus, majoritairement de couleur, ayant commis des délits mineurs, tels que la possession de marihuana. Les électeurs de couleur, qui plébiscitent actuellement la candidate Hillary Clinton, ne semblent pas se souvenir. Entre 1992 et 2000, la population carcérale aux Etats-Unis a augmenté de 60%.
Actuellement, la candidate Hillary Clinton déclare : « Il est temps d’en finir avec les incarcérations massives ». Ce n’est pas un secret que Bill Clinton compte jouer un rôle majeur dans la future administration Clinton & Clinton, car une présidence Clinton est disponible en « duo-pack » seulement.
Selon le journal new yorkais, « New York Post » Mr. Epstein a fêté sa sortie de prison dans sa résidence new yorkaise, l’ancienne « Birch Wathen Lenox School » transformée en manoir de 50'000 pieds carrés, située à la « Cinquième Avenue », en présence de quelques amis choisis, tels que George Stephanopoulos, ancien directeur de communication du président Clinton, Charlie Rose, présentateur vedette de la chaîne de télévision PBS, le metteur en scène Woody Allen, qui s'y connaît en matière de lolitas, ainsi que le prince Andrew, Duc de York, membre de la famille royale anglaise, encore lui.
Donald Trump, adversaire présumé de l’illustre Hillary Clinton, également ami « éloigné » de Jeffrey Epstein, a déclaré récemment sur CNN que « Cette fameuse île posera encore quelques problèmes à Bill Clinton, comme le suicide inexpliqué de son ami et conseiller juridique à la Maison Blanche, Vince Foster, trouvé dans un parc public en Virginie en 1993.
(à suivre)