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Ces nouvelles hausses de prix, plus rapides qu'attendu, sont un nouveau coup dur pour les ménages britanniques frappés par une sévère augmentation du coût de la vie, à la veille de la présentation budgétaire qui doit signer le retour de l'austérité dans le pays.
"La hausse des prix du gaz et de l'électricité a poussé l'inflation à son plus haut niveau depuis plus de 40 ans" malgré le plafonnement des prix mis en place par le gouvernement, relève Grant Fitzner, chef économiste de l'ONS, sur Twitter.
Selon l'institut statistique, les prix du gaz ont bondi de près de 130% au cours de l'année écoulée, et l'électricité s'est envolée de 66%. Mais les hausses de prix de l'alimentation ont aussi contribué à tirer l'inflation à ce sommet depuis 1981.
L'inflation avait accéléré le mois précédent à 10,1%, ce qui constituait un plus haut depuis 1982.
Les hausses de prix ont grimpé au-delà des attentes des économistes et de la banque d'Angleterre, qui s'attendaient à une inflation qui frôlerait sans le dépasser, le taux de 11% avant d'amorcer sa descente.
Des aides massives aux ménages face aux factures énergétiques avaient été annoncées par le précédent gouvernement de Liz Truss pour amortir la hausse des prix.
Initialement prévues pour durer deux ans, ces aides ont été ramenées à six mois par l'actuel Chancelier de l'Echiquier Jeremy Hunt, qui a toutefois assuré mardi que le gouvernement continuerait d'aider les ménages face aux hausses de l'energie, sous une autre forme, même après l'hiver.
"Le choc du Covid et de l'invasion de l'Ukraine par (le président russe Vladimir) Poutine fait grimper l'inflation au Royaume-Uni et dans le monde", frappant le portefeuille des ménages et "entravant toute chance de croissance économique à long terme", a réagi M. Hunt dans un communiqué mercredi.
Le Chancelier a répété qu'il annoncerait jeudi des "décisions difficiles" pour "réduire la dette, assurer la stabilité et faire baisser l'inflation tout en protégeant les plus vulnérables". Des dizaines de milliards de livres de coupes dans les dépenses et de hausses d'impôts sont attendues.
Des accents qui rappellent aux Britanniques la sévère cure d'austérité imposée dans la foulée de la crise financière de 2008, qui s'était traduite par des coupes sombres dans les services publics.