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Le merle chante les désirs d’un matin ; la corneille croasse aux peurs d’un soir.
La jeunesse se contemple dans les vagues du temps se déferlant en éternités.
En automne, l'autan souffle sur de myriades de figures, il y creuse maintes rides et les recouvrent de l'écume des vieux jours.
Les flots de nombreuses vies affluent vers la rivière de la camarde se déversant dans l'océan éternel.
La mort c'est la poubelle de la vie, et la vie c'est le réservoir de la mort. En conséquence, la mort est sa propre poubelle. C'est une manière d'affirmer que la mort, elle-même mourante, ne peut que donner naissance à la vie.
L'amour c'est la prose de l'âme s'écrivant en lettres ensoleillées sur la blanche innocence.
Entre l’amour et la haine, entre l’humour et la peine, la frontière est traversée dans le sens de nos pensées.
David Frenkel