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Septante personnes de la caravane de migrants centre-américains sont entrées vendredi aux Etats-unis pour y demander l'asile. Il s'agit du plus important contingent accepté jusqu'à présent par les services américains de ce groupe, qui a remonté le Mexique.
Fuyant le Honduras, le Salvador et le Guatemala, ces migrants ont effectué un voyage d'un mois et sont arrivés à Tijuana, à la frontière, la semaine dernière. A ce jour, un total de 228 d'entre eux ont pu passer aux Etats-Unis depuis le week-end dernier, sur un ensemble de près de 400.
Les migrants disent avoir quitté leur pays en raison de menaces de mort lancées par des bandes armées ou bien en raison de l'assassinat de certains membres de leur famille ou de persécutions politiques.
Protection des Honduriens levée
En avril, les images de cette caravane se dirigeant vers les Etats-Unis avaient suscité la colère du président des Etats-Unis Donald Trump et une forte tension entre Washington et Mexico. M. Trump, dont l'un des principaux thèmes de campagne était la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique pour lutter contre l'immigration clandestine, avait ordonné le déploiement sur la frontière de troupes de la garde nationale.
Parallèlement, le gouvernement américain fait savoir vendredi qu'il mettrait fin, le 5 janvier 2020, à un système de protection temporaire, dont bénéficient aux Etats-Unis des migrants du Honduras. Cette mesure exposera potentiellement 57'000 personnes à un risque d'expulsion.
Il s'agit de la dernière en date d'une série de décisions prises par le président Trump pour en finir avec le TPS (Temporary protected status) accordé aux immigrants à la suite de catastrophes naturelles ou de conflits qui les empêchent de retourner en toute sécurité dans leur pays d'origine.