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Trois textes de Nicolas Bouvier et douze gravures de Thierry Vernet, un poème et deux nouvelles de l'un, douze eau-forte et dessins de l'autre. Ces oeuvres furent imprimées en 1951 sur des feuilles fabriquées à la cuve, plus de 50 cm sur 39 cm, elles formaient autant de planches insérées dans un portfolio cartonné. Il fut tiré à 35 exemplaires, deux ans avant leur grand départ. Nicolas Bouvier et Thierry Vernet le firent connaître autour d'eux en annonçant leurs projets et récoltèrent de quoi financer les premiers mois de leurs pérégrinations vers l'orient. Le livre édité aujourd'hui par Zoé respecte, en petit format, les proportions de l'original et l'emplacement des dessins. Un des textes de Nicolas Bouvier est inédit, ainsi que les gravures de Thierry Vernet.
La Suisse est un petit pays qui a certaines spécificités. L'une d'elles, inattendue, est la richesse de sa danse contemporaine, en particulier en Suisse romande. Plusieurs chorégraphes contemporains sont par exemple régulièrement invités dans les meilleurs festivals du monde (notamment au festival d'automne dans la programmation du Théâtre de la Ville et à Avignon (Gilles Jobin, La Ribot, Cindy van Acker). Ce livre retrace pour la première fois l'histoire de l'émergence de la danse contemporaine en Suisse. Sous la forme d'une enquête, Annie Suquet et Anne Davier ont été interroger les pionniers, les quadragénaires et les plus jeunes :
L'histoire riche et passionnante d'une émergence sur 50 ans.
De tous les peintres de l'Art Brut, Aloïse Corbaz fut la préférée de Jean Dubuffet. En plus de son oeuvre peint, elle a laissé des écrits courts billets, lettres, poèmes en prose dont seuls quelques fragments ont été publiés. Ils font dans ce livre l'objet d'une étude qui introduit le lecteur dans un monde inexploré.Terre royale jetée dans l'espace, mappemonde de Sans-souci,voleuse de mappemonde, autant d'icônes dans lesquelles s'incarne Aloïse privée de son corps par la schizophrénie. Le livre reproduit ses textes en fac-similés.
40 illustrations en noir et blanc, 4 illustrations en couleurs.
30 photos couleurs. Pour le centième anniversaire de la naissance de Claude Simon, Lucien Dällenbach se souvient du voyage qu'ils ont fait ensemble à New York et de la fascination que cette ville exerçait sur l'auteur du Nobel. Dans ce petit récit, Dällenbach comprend en quoi cette ville avait tout pour être aimée par Simon : composite, hétérogène, postmoderne, construite comme une mosaïque, bref un fort air de famille avec l'oeuvre ellemême de Claude Simon. Lire ce récit est une manière d'entrer dans l'écriture de ce très grand auteur sans peur : Simon, c'est une écriture musicale, sensuelle et fi nalement bien plus concrète que ce que les gloseurs universitaires ont pu faire croire.
Etienne Borilier est l'auteur de nombreux romans et essais dont le plus célèbre est un roman historique, Le Dixième Ciel.
Les deux nouvelles de ce petit volume mettent en scène Mozart enfant et Casanova déclinant. Comment se comporte un génie de dix ans, avant, pendant et après un concert, par exemple celui de Lausanne, en 1766? Nous le saurons à la lecture de la lettre retrouvée d'un témoin privilégié. Et Casanova, qui a séjourné dans cette même cité peu d'années avant Mozart, qu'y a-t-il fait de singulier dont ses Mémoires ne parlent guère? Nous le découvrirons en suivant à la trace, un soir de fête, un homme d'aujourd'hui qui lui ressemble trait pour trait.
Ces 33 propositions en forme de définition ouverte ont valeur de « manifeste ». En une suite d'aphorismes tenant à la fois du système, du processus inachevable, et du poème, elles tentent, en toute subjectivité, de répondre à la question « Qu'est-ce que l'art ? » Et postulent que sa disparition coïnciderait avec la nôtre : car l'être humain doué de conscience et d'imagination est un animal symbolique, c'est-à-dire un animal qui (se) crée, en substituant l'illimité de l'art à l'illimité du non-sens.
" il est des édifices qui dépassent leur fonction, leur temps, les mesures mortelles, qui sont entrés dans une aventure idéale, oú leur destinée se joue hors de nous " (paul budry, 1938).
C'est le cas du château de chillon, haut lieu du pays de vaud savoyard, bernois, puis indépendant. rousseau en fit le décor de l'épisode le plus dramatique de la nouvelle héloïse, il fascina byron, lamartine, hugo, flaubert, tôpffer, ramuz. ce petit livre offre au lecteur, grâce aux recherches de danielle chaperon et adrien guignard, les plus beaux textes inspirés par le château, dont le célèbre prisonnier de chillon.
« Le siège est le meuble humain par excellence », décrète l'auteur, pour avoir un jour regardé d'un oeil neuf une pile de tabourets. A mi-chemin entre l'horizontalité et la verticalité, il explore les multiples dimensions de ces meubles qui contribuent à
Ce Livre sur Jean Rousset, est un hommage à la mémoire de celui qui, ayant aimé passionnément l'art baroque, l'a étudié mieux que personne.
Jean Starobinski et Michel Jeanneret ouvrent le volume en rappelant quels furent les grands chantiers, les méthodes et les découvertes de leur ami. La parole est ensuite donnée à Jean Rousset, avec quatre essais pénétrants, aujourd'hui introuvables, sur la poésie et les arts visuels du XVIIe siècle européen. On réédite enfin, en version bilingue, ses magnifiques traductions, elles aussi inaccessibles depuis des décennies, d'Andreas Gryphius et d'Angelus Silesius, deux maîtres spirituels, deux voix qui incarnent le génie baroque, exubérant ou inquiet, tel que Jean Rousset le conçut et le propagea.
Le discours est entré dans l'art comme un ver dans le fruit. Tel est le constat de ce livre. Passionné d'art, l'auteur parcourt l'Europe, depuis toujours, pour suivre les expositions, notamment en matière d'art contemporain. Le regard qu'il porte sur ce qu'il voit reste celui d'un amateur - et il tient à ce statut, souhaitant rester capable de comprendre l'oeuvre en tant que ce qu'il est : un dilettante. Or, de plus en plus souvent, il se trouve confronté à des oeuvres dont il faut avoir lu l'argumentaire pour espérer les voir vraiment et, peut-être, les comprendre. Le livre expose ainsi le désarroi grandissant d'un amateur d'art qui, avec beaucoup de ses contemporains, s'épuise à le rester, puis définit ce qui pourrait être comme le refuge d'une espérance et de sa passion.