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Comment se déroule l’intervention?
Au bloc opératoire, vous êtes allongé sur le dos (sauf situations particulières). Après une incision cutanée de quelques centimètres, le neurochirurgien enlève la hernie et/ou le disque sous microscope. Cette intervention peut être complétée d’une arthrodèse (fusion des deux vertèbres) par la mise en place d’une cage entre les deux vertèbres. Chez des patients jeunes, sans signes d’instabilité, une prothèse cervicale peut être mise au lieu d’une cage et ainsi la mobilité entre les deux vertèbres est conservée.
Le neurochirurgien peut être amené à insérer un tuyau (drain ou redon) au niveau de l’incision afin de permettre l’écoulement du sang. Ce tuyau n’occasionne aucune douleur et est retiré en principe après 48 heures.
En général, l’opération dure une heure trente. Elle se déroule sous anesthésie générale.
Quelles sont les complications possibles?
Les complications suivantes peuvent survenir:
- dans 3 à 9 % des cas, des difficultés à avaler (dysphagie) suite à la mobilisation de l’œsophage durant l’intervention. Elles sont généralement transitoires et durent environ une semaine.
- dans 1 à 7 % des cas, des nerfs peuvent être lésés entraînant des troubles sensitifs et moteurs de manière transitoire ou définitive (cas rares).
- dans 5% des cas, un hématome peut se former sur le site de l’opération. Celui-ci peut provoquer des troubles de la déglutition et une gêne respiratoire par compression de l’œsophage et de la trachée. Dans ce cas, une réintervention est nécessaire.
- dans 1 à 3 % des cas, une atteinte des nerfs sympathiques à proximité de la colonne cervicale peut entraîner une sécheresse du visage avec une chute de la paupière du côté atteint.
- dans 2% des cas, des troubles de la voix (voix rauque) peuvent survenir. Ils sont provoqués par une irritation du nerf laryngé récurrent (nerf des cordes vocales) pendant l’intervention. Ils sont généralement transitoires.
- dans moins de 1% des cas, une infection superficielle ou profonde du site opératoire peut se développer. Cette complication est traitée efficacement par un antibiotique. Parfois, une réintervention est nécessaire.