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« Le propre du langage symbolique consiste dans l’articulation d’un second à un sens premier. Comme l’écrit P. Ricoeur : « Il y a symbole lorsque le langage produit des signes de degré composé où le sens, non contant de désigner quelque chose, désigne un autre sens qui ne saurait être atteint que dans et par sa visée. » … Les symboles sont donc des expressions à double sens des groupes de signe « dont la texture intentionnelle appelle une lecture d’un autre sens, dans le sens premier, littéral, immédiat ». Si le propre du symbole est de désigner un sens indirect dans et par un sens direct, quelle est alors la place du travail d’interprétation et comment doit-il être conduit ? D’une part, même si certains termes utilisés dans le récit ont un sens métaphorique, il est insuffisant de limiter le travail d’interprétation au décryptage de quelque chose qui ne serait qu’un habillage superficiel permettant d’accéder au sens second, seul important. Avec Ricoeur, il faut souligner d’une part, que le sens second ne se lit que dans le sens premier, littéral, immédiat ; il faut ajouter, d’une part, que l’enquête ne concerne pas quelques concepts, mais l’ensemble du récit.
Le récit de Jn 9 met en œuvre un langage symbolique.» (Jean Zumstein, L’évangile selon saint Jean, Labor et Fides, Genève 2014, p. 313, note 9)