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Le Conseil Suisse des Aînés se fait du souci concernant l’image peu différenciée sur la situation économique de la population âgée en Suisse. Le „noir-blanc“ qui règne engendre de graves conséquences. Il mène à des préjugés généralisés et peut engendrer des impulsions problématiques chez les autorités. Le CSA a commandité deux études. Une proposition de … mehr
Le Conseil Suisse des Aînés se fait du souci concernant l’image peu différenciée sur la situation économique de la population âgée en Suisse. Le „noir-blanc“ qui règne engendre de graves conséquences. Il mène à des préjugés généralisés et peut engendrer des impulsions problématiques chez les autorités. Le CSA a commandité deux études. Une proposition de l’Office Fédéral des Assurances Sociales a donné le déclic. Celle-ci consistait à grever les seniors d’une contribution de solidarité au profit de la population active à revenu faible.
La première étude, effectuée par le groupe de travail „sécurité sociale“ du CSA, analyse le rapport „Wanner“ concernant la situation économique des actifs et des retraités. Il en ressort que l’OFAS – commanditaire du rapport – interprète les résultats d’une manière inacceptable. L’étude du CSA retient que: 1/6 des retraité(e)s disposent de moins de CHF 2’550.- par mois. La part des personnes avec un revenu faible est pratiquement identique chez les actifs et chez les retraités. Chez les personnes avec un revenu élevé la part est également à peu près égale. Pendant les dernières décennies, les chiffres proportionnels dans les catégories „seniors“ et „actifs“ n’ont pratiquement pas varié. La conclusion qui en résulte est que la solidarité existante suffit amplement, une contribution de solidarité supplémentaire de la part des seniors n’a pas sa raison.
De plus, le CSA a mandaté le prof. Walter Rehberg de procéder à une recherche dans la littérature concernant la situation économique des personnes âgées. Il en résulte une confrontation de préjugés et de faits. Les résultats de Rehberg: grâce aux systèmes d’assurances des rentes créés au 20ème siècle, la situation économique de la génération des aînés s’est adaptée à celle de l’ensemble de la population. Parallèlement, par leurs impôts, les seniors fournissent des contributions considérables au financement de l’AVS et de l’AI, aux prestations complémentaires de l’AI et de l’AVS, à l’aide sociale et à l’assurance chômage. Si, comme cela est correct, on ne tient pas compte des prestations du 2ème pilier servant à la couverture-capital, les paiements en transferts de la jeune génération au profit des seniors de 31 mia. de francs en 2006, sont pratiquement identiques aux transferts dans le sens inverse. La création des valeurs immatérielles que la génération des aînés fournit pour la famille et la société ne sont pas prises en considération. Rehberg constate que les „transferts étatiques sous forme de rentes déchargent les relations de famille“. „Il est erroné de voir une corrélation entre la situation matérielle des jeunes et la situation économique des aînés“.
Les lacunes dans la compensation du renchérissement dans les systèmes de rentes engendrent déjà maintenant une baisse sensible du pouvoir d’achat. Les études le montrent de manière flagrante: pour améliorer la situation matérielle des jeunes il faut d’autres mesures de politique sociale que de diminuer les rentes. La promotion du travail des femmes, des jeunes et des personnes âgées serait plus propice.