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Les enquêtes, initiées par la Société suisse des professeurs de l’enseignement secondaire (SSPES), ont été menées dans les gymnases, lycées et écoles de culture générale.
Premier constat, le cahier des charges des enseignants n'a pas changé au cours des 25 dernières années alors que de nombreuses tâches administratives se sont ajoutées à leur quotidien, comme l'augmentation des réunions de parents ou le contrôle des absences par exemple.
L'une des études montre également que, sur la même période, les conditions salariales des enseignants se sont détériorées. En un quart de siècle, le salaire de départ d'un jeune professeur a baissé de 5% en moyenne dans tous les cantons.
Temps partiel privilégié mais dommageable
Face à l'incapacité de garantir un enseignement de qualité, de nombreux professeurs choisiraient de réduire le temps de travail. La deuxième étude montre que deux tiers d'entre eux sont engagés à moins de 90%. Et deux tiers de ces employés à temps partiel indiquent que la charge de travail est la motivation principale de leur choix.
Cela montre que le plein-temps n'est plus attrayant dans l'enseignement secondaire, estime la SSPES. Or les conséquences sont importantes pour les employés, tant sur le salaire mensuel que sur l'épargne pour la retraite.
Continuer à assurer un enseignement de qualité
Face à ces constats, les enseignants du secondaire II souhaitent une réduction des effectifs des classes mais aussi une baisse du nombre d'heures de travail hebdomadaires.
Ils demandent également une réduction des heures d'enseignement pour avoir le temps d'effectuer les tâches administratives supplémentaires. Enfin, les professeurs veulent bénéficier de temps pour effectuer des formations continues et du perfectionnement didactique. La SSPES assure que ces demandes visent un unique objectif: continuer à assurer un enseignement de qualité.
Marielle Savoy/oang