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|Titre||Cantate "Et la vie l'emporta"|
|Compositeur||Frank Martin (1890 - 1974)|
|Année de composition||1974|
|Programmes|
C’est en 1973 que la firme pharmaceutique suisse Zyma commande cette cantate à Martin et demande à Michel Corboz d’en réaliser la création. Atteint dans sa santé, le compositeur de 83 ans travailla intensément à la réalisation de cette cantate. Malheureusement, il ne put terminer totalement l’orchestration et c’est son disciple et ami Bernard Reichel qui complétera le travail.
L’orchestration est très originale, comme souvent chez Martin : deux flûtes, un hautbois, un hautbois d’amour, des cordes, une harpe, un clavecin et un orgue. Deux solistes : une contralto, un baryton et un chœur.
La première partie, Imploration, est composée à partir d’un poème de Maurice Zundel, le thème est la souffrance causée par la maladie. La deuxième partie, Combat, contraste de manière vive et violente avec la première, lente et méditative. Frank Martin a utilisé le texte du choral de Luther sur le combat de la vie et de la mort. Il a choisi également une mélodie de choral de Luther comme fil conducteur. Le tout est traité dans une sorte de scherzo presque diabolique à 10/8 qui dresse les forces de la vie : flûtes, violons, orgue et harpe contre les forces de la mort : hautbois, cordes graves et clavecin. Enfin la troisième partie, Offrande, est bâtie sur un poème mystique d’un auteur inconnu. La musique proclame dans une grande sérénité la victoire de l’Esprit sur les forces de la mort.
L’oeuvre se termine sur le texte lumineux : « Que pour vous, aujourd’hui, demain et à jamais, le jour se lève et les ombres s’effacent… »