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Pour le Qatar et l'Équateur, les choses sérieuses commencent dimanche. Les deux outsiders du groupe A ouvriront la Coupe du monde au Qatar à 17h00 à Al-Khor.
C'est déjà un match clé pour le Qatar. Pour viser les huitièmes de finale, trois points contre l'Équateur sont presque obligatoires. Car les choses ne seront pas plus simples les jours suivants avec les Pays-Bas et le Sénégal, deux équipes figurant dans le top 20 du classement mondial de la FIFA.
Personne ne peut vraiment dire de quoi l'équipe nationale qatarie est capable. La totalité de l'équipe est issue de son propre championnat qui n'est pas de très haut niveau. Mais le pays hôte bénéficie aussi d'avantages. La troupe entraînée par l'Espagnol Felix Sanchez s'est préparée minutieusement ensemble pendant des mois en vue des prochaines représentations, et il va sans dire qu'elle sera la mieux placée pour faire face aux conditions climatiques difficiles.
Le Qatar n'aborde pas sa première Coupe du monde sans références sportives. Il y a trois ans, l'équipe nationale de ce pays d'à peine trois millions d'habitants a remporté le championnat d'Asie à la surprise générale et a battu des habitués de la Coupe du monde comme l'Arabie saoudite, la Corée du Sud ou le Japon en finale. L'attaquant Almoez Ali s'était alors distingué avec neuf buts. Avec son partenaire d'attaque Akram Afif, il doit à nouveau faire la différence.
Sanchez, qui dirige le Qatar depuis 2017, a dressé un tableau assez clair de ce que l'on peut attendre ou non de son équipe. «Il serait suicidaire de notre part de prendre l'initiative, a expliqué le Catalan dans une interview au journal sportif espagnol «Marca». «Nous essayons de rester compacts derrière, de laisser passer le moins de choses possible et de contrer.» Lors de son coup d'éclat à la Coupe d'Asie, le Qatar a eu en moyenne moins de 50% de possession.
L'Equateur solide derrière
Individuellement, l'Équateur a plus à offrir que le Qatar. De plus, les Sud-Américains sont habitués au plus haut niveau de jeu avec des piliers d'équipe comme Piero Hincapié de Leverkusen, Moises Caicedo de Brighton ou Enner Valencia de Fenerbahce. Ils ont également réussi leur quatrième qualification pour la Coupe du monde au cours des vingt dernières années en obtenant un point contre le Brésil et l'Argentine.
La préparation à la Coupe du monde ne s'est pas déroulée sans stress. Le Chili et le Pérou ont tenté d'arracher le billet pour la Coupe du monde aux Equatoriens sur le tapis vert, car Byron Castillo, qui avait participé à la qualification, n'avait pas le droit de jouer selon eux. Castillo a donc été retiré de la sélection pour la Coupe du monde à titre préventif. Il faisait partie de l'équipe de base de l'Equateur comme latéral.
ats