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Abstract
Ce travail de master, intégré dans une étude de plus grande envergure sur l’inclusion scolaire (ISCODEC), vise à comprendre la posture des enseignants du secondaire I vaudois face à l’inclusion d’élèves présentant des difficultés de comportement, à travers la théorie du comportement planifié (Ajzen, 1991). Cette théorie permet de prédire un comportement par l’intermédiaire de l’intention comportementale en analysant l’attitude, la norme subjective et le sentiment d’autoefficacité des enseignants. Les enseignants interrogés provenaient de deux établissement vaudois différents, l’un urbain et l’autre rural. 61 enseignants ont répondu à une enquête basée sur des questionnaires, dont la plupart ont été validés lors d’études antérieures. Différents tests statistiques ont été effectués et ont permis, dans un premier temps, de comparer les résultats obtenus pour les deux établissements étudiés. Cette première analyse nous a permis de révéler que les enseignants de l’établissement urbain avaient des attitudes plus favorables à l’inclusion que les enseignant de l’établissement rural. De plus, les enseignants de l’établissement urbain seraient plus encouragés par des personnes de référence à mettre en oeuvre un comportement inclusif que leurs collègues de l’établissement rural. Nos analyses ont également permis de révéler que l’attitude et le sentiment d’autoefficacité prédisent de manière significative l’intention d’inclure les élèves présentants des difficultés de comportement, chez les enseignants vaudois du secondaire I. Les résultats de cette étude confirment ceux obtenus par MacFarlane et Woolfson (2013), qui ont étudié le comportement d’enseignants du primaire face à l’inclusion d’élèves présentant des difficultés sociales, émotionnelles et comportementales dans les écoles ordinaires écossaises.