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Des fragments de photos et de films d‘archives créent un nuage oscillant de mémoires de Berlin des années 20. Une association d‘images et de sons diffus glissant à travers un espace mural de 24 mètres de longueur. Une oeuvre pour le musée juif de Berlin de Dominique Müller avec la coopération de Fabian Wegmüller (compositing), Samuel Gfeller (sound design) et Detlef Weitz (scenography).
«Comment peut-on représenter un lieu qui est essentiellement le fruit de l‘imagination? Un endroit où la croyance de beaucoup de juifs disséminés en Europe orientale était associée à un espoir d‘une vie meilleure à l‘Ouest. Un endroit où, durant les deux premières décennies du vingtième siècle pour la plupart des Berlinois, était personnifié l‘envers du décors de la métropole. Un endroit jadis nommé «vieux quartier juif» aujourd‘hui glorifié dans une stratégie de marketing pour promouvoir l‘histoire multiculturelle de la ville de Berlin.
Notre vision actuelle de la vie des migrants juifs venus de l‘Europe de l‘Est à Berlin à «Scheunenviertel» dans les année 20, se fonde essentiellement sur des oeuvres historiques: D‘une part elle est influencée par des descriptions trouvées dans des romans contemporains partiellement autobiographiques. Les plus connus d‘entre eux «Berlin Alexanderplatz» (1929) de Alfred Döblin, «Tohuwabohu» (1920) de Sammy Gronemann et les mémoires de l‘acteur galicien Alexander Granach dans «Voici le chemin d‘un homme». À coté des ces publications de fiction et d‘autobiographie on trouve d‘autre part, des photographies historiques de «Scheunenviertel» qui ont notoirement influencé notre idée sur ce quartier de la ville. Avec l‘appui de ces supports nous semblions pouvoir percevoir une image objective de la vie quotidienne des migrants juifs de l‘Europe de l‘Est, qui y vivaient [...].»
Extrait du catalogue d‘exposition par Anne-Christin Saß