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Dans le contexte de la crise de la dette, la BNS plaide pour les solutions mises en oeuvre en Suisse telles que le frein à l'endettement et le volant anticyclique. Ces mesures préviennent des dettes excessives tant pour les ménages privés que les collectivités publiques.
Introduit en 2002, le frein à l'endettement a permis à la Suisse de réduire son endettement de plus de 50% de son produit intérieur brut (PIB) à moins de 40% du PIB actuellement, a indiqué jeudi à Genève le vice-président de la Banque nationale suisse (BNS), Jean-Pierre Danthine. L'objectif est de parvenir à 35% du PIB en 2015.
La réduction de la dette n'a entraîné aucun effet négatif pour l'économie helvétique. Au contraire: avant la grande phase de récession, elle a connu durant cinq années consécutives une croissance supérieure à la moyenne.
Périodes difficiles
Même s'il est toujours possible d'objecter que la Suisse a bénéficié d'un moment favorable, cela démontre qu'une réduction de la dette n'intervient pas au détriment de la croissance économique. Les Etats doivent choisir les périodes favorables pour réduire leur endettement, afin qu'ils disposent d'un matelas dans les moments plus difficiles.
Selon une étude qui doit bientôt paraître, un Etat ne devrait pas dépasser un niveau d'endettement de 90% de son PIB et cela même dans des périodes de grandes difficultés économiques. Et M. Danthine de craindre que la limite d'endettement de 60% du PIB prévue par le Traité de Maastricht ne soit pas suffisamment prudent.
En ce qui concerne l'endettement des ménages, il n'existe pas de recette miracle. Les mesures doivent concerner les deux côtés, en astreignant d'une part les banques à faire preuve de plus de discipline dans l'octroi de crédits et en empêchant toute dérive dans le système financier.