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Il existe depuis longtemps un lien entre la politique et la violence. Les désaccords entre factions peuvent souvent conduire à des violences prolongées. En même temps, il est évident que la perspective ou la réalité du partage du pouvoir peut réduire la violence – comme dans le cas de l’accord du Vendredi saint et des paramilitaires en Irlande du Nord, par exemple. À une époque où la violence entre factions, à l’intérieur d’un pays ou d’une région, est manifeste dans de nombreuses parties du monde, les travaux de recherche sur la manière de prévenir cette violence sont particulièrement pertinents.
Lorsque l’on évoque les conséquences de la guerre, on a tendance à penser aux vies humaines perdues, ainsi qu’aux blessés. Mais la guerre induit également de nombreux effets économiques néfastes à long terme, dont certains peuvent être la cause de conflits futurs et d’un accroissement de la misère.
La démocratie ou des institutions fortes semblent parfois impuissantes à prévenir les risques de conflits. Dominic Rohner et Mathias Thoenig portent un regard différent sur les causes des conflits civils. En adoptant une perspective économique, les auteurs explorent les relations étroites entre commerce, confiance et guerre, et font remonter les origines des conflits à une rupture de la confiance et des relations commerciales.