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Ébola est une maladie infectieuse des tropiques très dangereuse, provoquée par des virus. C’est au Zaïre qu’en 1976 a été décrite pour la première fois une épidémie qui s’était propagée dans la région du fleuve Ébola, d’où le nom de la maladie. Depuis, les épidémies se sont succédées en Centre Afrique, la dernière dans les années 2008/2009. Pour nombre d’entre elles la mortalité s’est située entre 50 et 90%.
En Europe a été observée une variante d’Ébola, la fièvre de Marburg, connue depuis 1967, donc encore avant les premières épidémies d’Ébola en Afrique. A cette époque, des scientifiques réunis à Marburg (Allemagne) ont été infectés, au cours de leurs travaux sur des guenons, par une variante de virus qui est à l’origine de l’Ébola. La fièvre de Marburg passe pour être moins dangereuse que l’Ébola, mais 7 des 31 personnes infectées en sont mortes.
Propagation d'une maladie touchant un grand nombre des personnes d’une maladie dans une région délimitée durant une période limitée (limitée au point de vue géographique et temporel).
Saignement spontané dans un organe et dans les orifices du corps, suite à un trouble de la coagulation du sang et des atteintes aux vaisseaux sanguins. Adjectif: hémorragique.
Le terme générique de fièvre hémorragique comprend tout un groupe de maladies infectieuses, surtout tropicales, provoquant de la fièvre accompagnée d’une hémorragie. Elles sont provoquées par des virus de différents genres.
Importantes diminutions ou déficiences fonctionnelles de plusieurs organes vitaux qui peuvent avoir une issue fatale.
L’agent pathogène est le virus Ébola dont la transmission s’opère d’une personne à l’autre par le contact avec les liquides organiques, et pas seulement ceux qui contiennent du sang. Le fait que, lors de certaines épidémies, des virus d’Ébola ont été constatées sur des singes morts laisse soupçonner que les singes sont un réservoir de ces virus et que la consommation de leur viande a été responsable de la contamination.
2 à 21 jours, la plupart du temps une semaine après l’infection, les premiers signes de maladie font leur apparition. Il arrive que les formes d’évolution bénignes ne provoquent que des symptômes minimes et ne présentent pas d’hémorragie, mais l’Ébola fait partie des maladies virales qui ont souvent une évolution hémorragique.
Il n’existe pas de vaccin contre les virus de l’Ébola.
En cas de troubles de la santé avec fièvre dans les régions tropiques ou subtropicales ou au bout de trois semaines après le retour d’un voyage dans les régions tropicales, il faut toujours penser à la possibilité d’une maladie tropicale. Il faut très rapidement consulter un médecin en cas de probabilité d’une fièvre hémorragique (après un voyage dans une région endémique ou épidémiques).
Seule l’analyse du sang, le cas échéant l’analyse de la salive ou de l’urine, permet de déterminer s’il s’agit d’une infection Ébola. Les laboratoires qui effectuent des analyses doivent répondre à des normes de sécurité très strictes (laboratoire de haute sécurité.)
Si le soupçon se confirme, vu les dangers potentiels de la maladie, les patients seront traités dans le quartier d’isolement des contagieux, les personnes de contact examinées et également isolées.
Il n’existe pas de médicament spécifique contre la maladie Ébola et ses séquelles. Comme pour d’autres infections virales, le traitement consiste à combattre les symptômes, en particulier la fièvre, les douleurs, la diarrhée et leurs conséquences, la déshydratation, ainsi que, si le cas se présente, également les troubles de la coagulation et les hémorragies.