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17/11/2013
Romantisme et socialisme
Lorsque quelqu'un dit : Je suis socialiste et je dédie ma vie à la révolution.
Il ne fait en fait qu'avouer une seule chose : Je suis romantique et je dédie ma vie à la passion.
Pour certains, la politique est un moyen de faire carrière, pour d'autres, c'est une manière avantageuse d'occuper son temps libre. Pour quelque uns, c'est une façon de trouver une seconde famille, ou tout simplement de combler ses besoins en terme de sociabilité. Enfin, certains y recherchent prestige ou reconnaissance sociale.
Mais pour le romantique, la politique n'est que l'extension logique du déchaînement des passions, le champ de bataille où bâtir une cathédrale au nom d'une divine exaltation.
Seul le romantique a de véritables convictions politiques, car lui seul va au bout de ses idées et est prêt à en assumer ses conséquences. Ainsi, le romantique est révolutionnaire par excellence.
L'état d'esprit du militant romantique est toutefois tiraillé par ses contradictions : entre militantisme en phase avec la population et ses propres aspirations, entre sa spontanéité et la nécessaire planification de l'action politique, entre son impatience et la lenteur des institutions, entre la réalité et son idéal, entre la nécessité de s'appuyer sur la raison et la logique, pour construire ses idées et son discours, et ses émotions.
Au lieu de donner des cours de marxisme, nous ferions donc mieux de donner des cours de romantisme.
Mais le romantisme ne s'apprend pas, il se vit.