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Piratage: Biden et les grands groupes en quête de solutions
Les grandes sociétés de la technologie se sont engagées à lancer des programmes de formation et des investissements dans la cybersécurité, au terme d'une réunion à la Maison-Blanche. La rencontre a été organisée après une récente vague d'attaques informatiques.
Le président américain Joe Biden avait convié mercredi des ministres, les patrons des géants de la technologie et de grandes sociétés pour une réunion d'urgence sur la cybersécurité. "La réalité, c'est que la plupart de nos infrastructures essentielles sont détenues et gérées par le secteur privé et le gouvernement ne peut pas répondre à ce défi tout seul", a-t-il déclaré.
"Je vous ai invités ici aujourd'hui, parce que vous avez le pouvoir, la capacité et la responsabilité, je pense, d'élever le niveau en matière de cybersécurité. Nous avons beaucoup de travail."
A l'issue des échanges, les grandes sociétés de la technologie ont annoncé des programmes de formation et investissements dans la cybersécurité. Microsoft prévoit ainsi d'injecter 20 milliards de dollars sur cinq ans pour "accélérer les efforts d'intégration de la sécurité par défaut" dans les systèmes informatiques, à commencer par ceux des institutions américaines nationales et locales.
500'000 postes non pourvus
Amazon, de son côté, a promis de rendre accessible au grand public sa formation sur la sécurité conçue pour ses employés, tandis que Google va investir 10 milliards répartis sur cinq ans pour "aider à sécuriser les chaînes d'approvisionnement informatiques" et renforcer la sécurité des systèmes dits "open-source" (logiciels ouverts).
Les vols de données et attaques au rançongiciel se sont multipliés ces derniers mois. Elles ont ciblé différentes entreprises et organisations, dont un opérateur américain d'oléoducs, une entreprise de conditionnement de viande, le système informatique des services de santé irlandais et une grande compagnie aérienne indienne.
Ces incidents "ont créé un sentiment d'urgence", avait indiqué un haut responsable du gouvernement à la presse mardi. "Nous devons évoluer vers un système où la sécurité est assurée par défaut", avait-il précisé.
L'objectif de la réunion était d'identifier quelles failles permettent aux pirates de pénétrer les systèmes et, donc, de rendre les équipements et logiciels plus résistants et plus imperméables. "D'après vos estimations et nos calculs, environ un demi-million de postes ne sont pas pourvus dans la cybersécurité", a souligné mercredi Joe Biden.
ats, afp