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Téhéran - L'Iran a demandé aux pays occidentaux de ne pas interférer dans la question de l'Iranienne condamnée à mort par lapidation. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a souligné mardi que l'affaire était toujours "en cours d'examen".
Le cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, mère de famille de 43 ans condamnée à mort par lapidation en 2006 pour adultère et complicité dans le meurtre de son mari selon Téhéran, a suscité ces dernières semaines une intense mobilisation des pays occidentaux, qui ont réclamé qu'elle ne soit pas exécutée.
"Les procédures judiciaires sont très strictes, particulièrement concernant les affaires de meurtre", a déclaré Ramin Mehmanparast lors de son point de presse hebdomadaire. "Plus la sentence est lourde et plus la justice est méticuleuse dans l'examen de l'affaire, et c'est ce qui est en cours", a ajouté le porte-parole.
Répondant aux nombreux appels internationaux à la clémence, l'Iran a annoncé en juillet la suspension temporaire de la peine de Mme Mohammadi-Ashtiani. Son cas "est toujours en cours d'examen et rien n'a été décidé pour l'instant", avait indiqué le 5 août un responsable iranien à une commission des droits de l'homme de l'ONU à Genève.
Contestant la version officielle iranienne, les avocats de Mme Mohammadi-Ashtiani affirment qu'elle n'a été initialement condamnée à la lapidation que pour adultère, et que l'accusation de complicité dans le meurtre de son mari a été rajoutée ultérieurement par les autorités.
"Aucun pays indépendant n'accepte que d'autres pays interfèrent dans ses décisions judiciaires, (...) et les pays occidentaux ne doivent pas exercer de pressions", a poursuivi le porte-parole.
Il a également estimé que la mobilisation occidentale en faveur de Mme Mohammadi-Ashtiani résultait d'une "approche politisée", liée au conflit entre l'Iran et la communauté internationale à propos du programme nucléaire iranien.
ATS