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26/04/2011
Le trafic reprend au Moyen-Orient mais les tensions liées au "printemps arabe" ont accru la facture globale des compagnies aériennes en carburant de 30 milliards de dollars. La demande de trafic aérien avec le Japon ne devrait pas reprendre jusqu'à l'automne, a déclaré jeudi Giovanni Bisignani, directeur général de l'IATA, plus d'un mois après le cataclysme qui a frappé l'archipel.
"L'inquiétude aujourd'hui, c'est le carburant et l'impact du Japon sur les recettes", a-t-il expliqué.
Japon :
Une semaine après le séisme et le tsunami du 11 mars au Japon, l'IATA (Association internationale du transport aérien) avait déjà estimé que la catastrophe allait provoquer un "ralentissement majeur" dont le transport aérien ne se remettrait pas avant le second semestre.
"Il faudra voir les chiffres d'avril parce que mars n'est pas un indicateur important, mais il y aura un effet significatif", a déclaré Giovanni Bisignani, qui devrait prendre sa retraite en juin de la direction de l'IATA.Le marché japonais représente 6,5% du trafic aérien mondial, mais 10% des recettes total du secteur.
Les responsables des compagnies aériennes ont fait état d'une baisse du trafic habituel, tempérée par un afflux de passagers et un volume de fret supplémentaire pour aider le Japon à faire face à sa plus grave crise depuis la Seconde guerre mondiale. Prié de dire combien de temps il faudrait pour que la demande habituelle reprenne avec le Japon, Giovanni Bisignani a répondu : "Il nous faudra attendre jusqu'après l'été".
Selon les analystes, Delta Air Lines est la principale compagnie étrangère à desservir le Japon, dont le marché est dominé par Japan Airlines et All Nippon Airways.
Monde arabe & pétrole :
Le Moyen-Orient évolue un peu plus rapidement, en particulier dans un marché comme l'Egypte qui reprend avec la haute saison et on voit encore des réservations pour la Mer rouge.
Les cours du pétrole ont augmenté de 30% cette année pour atteindre 124 dollars le baril jeudi.
Le problème concerne en particulier le carburant et les coûts de celui-ci, le trafic lui reprend progressivement notamment vers les destinations du maghreb ou de nombreux efforts sont faits pour relancer le tourisme.
Photos : 1 B767 ANA @ Rui MIguel 2 A330 Egypt Air @WT
22/04/2011
« Once Pilatus always Pilatus !» L’adage se vérifie une fois de plus ! Le gouvernement du Botswana commande des Pilatus PC7-MKII en remplacement de la première génération de cet appareil !
L’armée du Botswana vient de conclure un contrat d’un montant de 40 millions de francs pour l’achat de cinq appareils Pilatus du type PC-7MKII. Cette somme comprend l’achat de pièces de rechange ainsi que des installations de simulation de vol. Les appareils seront livrés au début 2013.
Les PC-7 Mk2II remplaceront les PC-7 des années 1990 qui faisaient partie des forces aériennes du Botswana. Ces appareils serviront comme leurs prédécesseurs à la formation des élèves pilotes.
La Force aérienne de défense du Botswana :
La Force aérienne de défense du Botswana a été crée en 1977, l’architecture de celle-ci tourne essentiellement avec un noyau important d’avions de transport très variés tels que 3 C-130B Hercules, des CASA C212 et CN-235 ainsi que des Beech King Air. Cependant le pays dispose d’un vingtaine de CF-5A/D « Freedom Fighter » (F-5 Tiger II) d’origine canadienne. La composition des CF-5 étant 7 CF-5D biplaces et 13 CF-5A monoplace.
Photo : Pilatus PC7MKII @ PIlatus Aircraft
21/04/2011
Lockheed-Martin & Boeing ont annoncé presque simultanément que les simulateurs du F-35 pour le premier et du B787 « Dreamliner » avait été livré avec les logiciels les plus récents et adapté aux appareils correspondant :
Le FMS du F-35 :
Orlando, Lockheed Martin vient livrer le premier simulateur de mission du F-35 sur la base d’Eglin Air Force Base. Il s’agit là du simulateur.intégral de mission (Full Mission Simulator) qui va être prit en main par les pilotes qui se préparent à la transition sur F-35 soit le 33e squadron Fighter Wing, en Floride
La base aérienne d’Eglin loge le Centre de formation intégré (CCI) qui prendra en charge la formation à partir de cet automne. Les logicielles du simulateur seront en permanences mis à jour en fonction des évolutions des appareils en tests, ce simulateur permet un travail des trois variantes du F-35 (A, B, C) ceci grâce à un cockpit reconfigurable, il comprend également un système de visualisation de haute fidélité à 360 degrés. Le FMS permettra de répliquer l’ensemble des capteurs du F-35 et de ses divers armements.
En plus du simulateur, le centre de formation de la base d’Eglin comprend un équipement complet en matière dictacticiel, salles de formation électronique, système d’analyse de vol et un ensemble complet de salle et d’entraîneur individuels.
Simulateur du B787 "Dreamliner " :
Boeing a annoncé le 18 avril qu’il était prêt à former les pilotes des compagnies clientes du B787 sur son réseau mondial de campus de formation sur simulateur. Celui-ci comprend en effet, plusieurs simulateurs en réseau à travers le monde, soit Seattle, Tokyo, Singapour, Shanghai et Londres (Gatwick)
La compagnie de lancement de l’appareil, ANA, a quant à elle déjà envoyé dix pilotes en formation jusqu’au 17 mai.
La réplique du cockpit du B787 permet notamment de se familiariser avec les différentes commandes mais également d’approfondir ses connaissances complètes en matière d’utilisation et de procédures diverses et de gérer des cas pannes complexes.
Photo : 1 simulateur FMS du F-35 2 F-35 en vol @ Lockheed-Martin 3 Simulateur B787 4 B787 en vol @ Boeing
20/04/2011
Le DDPS examine la planification globale des Forces aériennes en vue de combler les lacunes dans la défense aérienne, le chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), le conseiller fédéral Ueli Maurer, a chargé l’armée et armasuisse de revoir dans son ensemble la planification de l’armement des Forces aériennes et d’examiner la faisabilité d’une modernisation des avions de combat de type Tiger F-5.
La décision du Conseil fédéral de reporter l'achat d'avions de combat destinés au remplacement partiel des Tiger F-5 crée une dangereuse lacune dans le domaine de la défense aérienne. Des interventions parlementaires pourraient éventuellement accélérer l'acquisition de nouveaux appareils. Indépendamment de cela, l'armée et armasuisse doivent élaborer, dans le cadre d'une planification prévisionnelle, des bases pour la prise de position au niveau politique.
Il s'agit de présenter une vue d'ensemble de la mission, des moyens et de l'engagement des Forces aériennes pour les 15 à 20 prochaines années ainsi que les acquisitions d'armement nécessaires en l'occurrence.
A cet égard, armasuisse doit présenter d'ici fin 2011 une étude établissant s'il est possible de moderniser les avions de combat de type Tiger F-5. Cette étude de faisabilité a été demandée par le chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), le conseiller fédéral Ueli Maurer.
L'objectif prioritaire est de garantir les capacités opérationnelles des Forces aériennes. L'armée ne peut pas se permettre de lacunes dans le cadre de l'accomplissement de sa mission dans la troisième dimension. Aujourd'hui, il n'est possible d'engager les F-5 Tiger que de jour et par bonne visibilité.
Des F-5 Tiger modernisés permettraient d'appuyer, et ainsi de décharger, la flotte des 33 F/A-18 Hornet dans l'exécution de ses tâches de police aérienne. Cette modernisation aiderait à combler les lacunes d'ici à un éventuel remplacement partiel des Tiger. Ce dernier aura vraisemblablement lieu au plus tôt en 2019 et les nouveaux appareils seraient alors disponibles vers l'horizon 2025.
Le mandat de Conseil fédéral adressé en automne 2010 et demandant au DDPS et au Département fédéral des finances de sonder d'ici à la fin 2011 les possibilités de financement d'un remplacement partiel des Tiger est maintenu.
Photos : 1 F5-E 2 F/A-18C @ David Studer
Ce 19 avril 2011, Armenia a vu se poser pour la première fois à Yerevan (Arménie), le premier SoukhoÏ Superjet 100-95.
Fruit d'une importante collaboration russo-européenne, tant dans l'avionique (avec Airbus) que la motorisation PowerJet (avec Safran), le "Russian Regional Jet" cible le remplacement de toute l'ancienne flotte russe court courrier (Yak-40/42 et Tu 134).
Proposé au prix catalogue à 29 M US$, il se positionne favorablement en comparaison des Airbus A318 et Boeing 737-600, ce qui confère déjà 150 commandes et bientôt une centaine d'options.
Interrogé ce jour, M. Mikhaïl Baghdassarov (Dirigeant d'Armavia) se dit fier de recevoir en première mondiale le Superjet 100 aux couleurs de sa compagnie et confirme l'arrivée prochaine de quatre autres appareils.
Le nombre de pilotes certifiés est actuellement de six capitaines, au sein de la compagnie, après un passage en formation à Toulouse pour apprendre le maniement d'une petite révolution dans le monde "de l'est" : le fameux joystick "made in Europe".
Une longue attente :
C’est avec une semaine de retard que le SuperJet 100 qui porte l’immatriculation EK 950 15 et baptisé Yuri Gagarine a été enfin livré à la compagnie Armavia. Les prochaines livraisons devraient concerner Aeroflot. La compagnie russe attend une quarantaine d’exemplaires du SSJ 100 avec une impatience grandissante. Sukhoi, le constructeur de l’appareil, a en effet de nouveau dépassé la date butoir de livraison ; Igor Levitin, le ministre russe des Transports, s’apprête d’ailleurs à demander des dédommagements à l’avionneur pour ce retard, d’autant qu’il n’est pas assuré que le SSJ 100 respecte son cahier des charges technique.
L'entrée en service chez Aeroflot d'ici début mai :
L’avion sera affecté dans un premier temps à la ligne Moscou Cheremetievo/Nijni Novgorod. Aeroflot a commandé un total de 30 Superjet 100. Le SSJ 100 a obtenu sa certification de la part des autorités russes le 28 janvier dernier, au terme de plus de 2.500 heures d'essais en vol. Reste maintenant à obtenir la certification européenne et américaine de l'avion, ce qui devrait normalement être chose faite d'ici la fin de l'année.
Le Superjet 100 :
Le superJet est une machine pouvant transporter entre 78 et 98 passagers, en deux classes, il est équipé de deux réacteur PowerJet SaM146 développé conjointement par le motoriste russe NPO et le français Snecma. Divers équipementiers ont été retenu pour fournir des éléments au SSJ100 comme Thales, Liebherr ou encore Honeywell et Bf Goodrich. Le cockpit est moderne et intègre une technologie Occidental avec écrans EFIS couleurs.Le marché visé est le remplacement des Yak-40 ainsi que les vénérables Tupolev-134. Il est clair que Sukhoi va tenter de s’attaqué au marché d’Embraer et Bombardier, mais la concurrence sur le marché des monocouloirs de 80 à 100 places sera rude, avec le MRJ dde Mitsubishi sans oublier Airbus et Boeing !
Mise à jour le 21/4:
Le Superjet 100 entre en service. Le premier exemplaire de série du SSJ 100-95 a effectué son premier vol commercial ce 21 avril.
Il a réalisé la liaison Erevan – Moscou (Sheremetyevo), où il a atterri à 4h45 heure locale (6h45 à l’heure de Zürich) ce matin, avec 90 passagers à son bord.
Liens sur le Superjet 100 :
Texte première partie Paul Marais-Hayer
Photos exclusives de Paul Marais-Hayer