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Par Gordon G. Chang
- Le système chinois de « crédit social » note en temps réel le comportements en société de chaque citoyen. Ce contrôle du comportement donne lieu à un classement générateur de récompenses ou de punitions. L'ancien directeur adjoint du centre de recherche sur le développement du Conseil d'Etat a déclaré que le système devrait avoir pour finalité de pousser « les personnes discréditées à la faillite ».
- Les fonctionnaires ont empêché Liu Hu, un journaliste, de prendre l'avion parce qu'il avait un faible score. Selon le journal du parti communisteGlobal Times, à la fin du mois d'avril 2018, les autorités ont bloqué 11,14 millions de vols et 4,25 millions de voyages en train à grande vitesse.
- Les fonctionnaires chinois utilisent les listes pour aller plus loin que le simple accès aux avions et aux trains. « Je ne peux pas acheter un logement. Mon enfant ne peut pas aller dans une école privée », a déclaré Liu. « Vous sentez que vous êtes contrôlé par la liste tout le temps. »
- Les dirigeants chinois sont depuis longtemps obsédés par ce que Jiang Zemin a appelé en 1995 « l'informatisation, l'automatisation et le contrôle », et ce n'est que le début. La question est désormais de savoir si les Chinois de plus en plus soucieux de leurs droits accepteront la vision totalisante du Président Xi.
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D'ici 2020, les autorités chinoises ont prévu de doter le pays de 626 millions de caméras de surveillance. Ces caméras, entre autres outils, alimenteront les bases de données d'un « système de crédit social» national.
Ce système qui devrait être finalisé dans deux ans, attribuera à chaque citoyen chinois une note réactualisée en temps réel en fonction des comportements sociaux observés. Une personne filmée en train de traverser hors des clous verra sa note baisser.
Les responsables espèrent certes réduire ainsi le mésusage des passages cloutés, mais leurs ambitions vont au-delà. Ils souhaitent également inciter les citoyens à respecter les exigences politiques du Parti communiste. En bref, le gouvernement apparait déterminé à créer ce queThe Economist aappelé « le premier État totalitaire numérique au monde».
Ce système de crédit social, une fois perfectionné, sera vraisemblablement étendu aux entreprises étrangères et aux non-nationaux.
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Suite : Gatestone Institute
Voir aussi : Australian Broadcasting Corporation :
The world’s first digital dictatorship is up and running in China(vidéo 2:21)
Leaving no dark corner(article, photos, vidéos)