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La Congrégation des Missionnaires
de Saint François de Sales
Les premiers missionnaires ont été des prêtres du diocèse d’Annecy, regroupés par le Père Pierre-Marie MERMIER (1790-1862) pour aller de paroisse en paroisse assurer des missions paroissiales, temps fort de prédication visant à raviver la foi, affectée par les troubles de la Révolution Française.
En 1838, ce groupe est constitué en congrégation religieuse, placée sous le patronage de Saint François de Sales, évêque et apôtre de cette région de 1602 à 1622.
La nouvelle congrégation reçoit une double approbation, celle de l’évêque d’Annecy, Mgr Pierre-Joseph REY, et celle du Roi de Sardaigne, Sa Majesté Charles ALBERT (la Savoie ne sera française qu’en 1860).
En 1845, la congrégation se voit confier un vaste territoire de mission au centre de l’Inde, une mission qui s’est fortement développée surtout depuis 1947, date de l’indépendance du pays.
En 1856, le Fondateur céda à la demande insistante de l’évêque d’Annecy et accepta la prise en charge de deux établissements scolaires diocésains, à Evian et à Mélan.
La persécution religieuse qui a sévi en France au début du 20ème siècle a entraîné l’exil des Missionnaires, avec cette double conséquence : le renforcement de la mission de l’Inde et… la fondation de l’Institut Florimont, en septembre 1905.
La situation actuelle de la congrégation est réjouissante en dehors de l’Europe, mais difficile dans nos pays de vieille chrétienté. Le cap des 1354 membres est dépassé (année 2014).
Le Supérieur Général, le Père Abraham VETTUVELIL, réside à Rome ; il est assisté d’un assistant général et de 4 conseillers.
A l’ « étage » en-dessous, il y a 9 provinces, regroupements de communautés locales sur une base géographique. Les activités apostoliques sont toujours celles de la prédication, de la prise en charge de missions lointaines, de l’enseignement et éducation au service de la jeunesse.
Les Missionnaires sont à l’œuvre sur les 5 continents, principalement en Asie (Inde, Philippines), en Amérique (Brésil, Chili, USA, Ile de Sainte Lucie), en Afrique (Tanzanie, Kenya, Ouganda, Namibie, Afrique du Sud, Mozambique, Tchad, Cameroun).
La diminution des vocations en Europe a limité leurs engagements ; ils sont encore à l’œuvre en France, Suisse, Angleterre, Italie, Allemagne, Autriche, Pays-Bas. Et en Australie.
L’Institut Florimont relève de la Province France-Suisse. La rareté des vocations y a favorisé une collaboration étroite avec les laïcs : il n’y a plus de religieux au sein du corps professoral et leur présence est centrée sur l’animation spirituelle. Depuis 1995, la direction de l’Institut est assurée par des laïcs ; un comité directeur où sont représentés les Supérieurs de la Province France-Suisse partage avec eux les soucis de l’institution ; pour les religieux, il ne s’agit pas d’abord de défendre des intérêts économiques (Florimont demeure une propriété de la congrégation), mais de vivre avec ceux qui ont toute leur confiance le souffle évangélique et salésien qui a présidé à la fondation de l’école.
Le travail et la compétence des laïcs sont garants de la vitalité de Florimont.
Les Missionnaires de Saint François de Sales sont présents dans un autre établissement scolaire de la province France-Suisse, à l’Ecole St-François de Ville-la-Grand, près d’Annemasse.
L’histoire de cette école est différente ; c’est un ancien petit séminaire qui s’est développé dans le cadre de l’Enseignement Libre français.
La congrégation est propriétaire du terrain, mais les bâtiments (il y a plus de 1’400 élèves) ont été construits par l’Association des Amis de l’Ecole St-François. Là aussi, la collaboration des laïcs est harmonieuse et efficace, et la présence des religieux centrée sur l’animation spirituelle.
C’est en Inde que les institutions scolaires dirigées par les Missionnaires sont les plus nombreuses, en raison de l’essor merveilleux que connaissent ceux que l’on appelle les » Fransalians « .
Elles dépassent la centaine : écoles primaires, » high schools « , collèges, écoles professionnelles, foyers d’internat. Certaines sont plus anciennes que Florimont, et plusieurs ont plus de 3’000 élèves.
Là aussi, la collaboration avec les laïcs est très large ; Ces écoles sont ouvertes aux élèves de toutes confessions religieuses.
Pour continuer cet engagement au service de la jeunesse, les Supérieurs religieux sont attentifs à former des » cadres » qui puissent être des animateurs et des rassembleurs, dans le respect des convictions religieuses de chacun.
Leurs écoles se veulent des lieux d’humanisme imprégné des valeurs de l’Evangile et de l’optimisme de Saint François de Sales, loin de tout prosélytisme.
La communauté des MSFS de Florimont, sept 2015