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"L'ami genevois Gustave de Beaumont (1851-1922)"
Exposition à découvrir du 04 mai au 30 novembre 2019 au musée Eugène Burnand à Moudon.
Gustave Henri Bouthillier de Beaumont nait en 1851 à Genève. Il est le deuxième d’une fratrie de six enfants dont la famille est protestante, d’origine française. Son père Henri Bouthillier est le fondateur de la Société de Géographie de Genève et sa mère, Blanche de Budé est une descendante de l’helléniste Guillaume de Budé ce qui place Gustave de Beaumont, très jeune, dans un contexte intellectuel important. Après des études dans un lycée proche de Berne – à Hofwil – il prend le chemin de la carrière artistique et entre dans la classe de l’Ecole des Beaux-Arts sous la direction de Barthélemy Menn. C’est auprès de ce dernier, pour qui il gardera toute sa vie une affection particulière, qu’il apprend les rudiments et la base du dessin. Dans son atelier, il se rapproche de nombreux peintres comme Eugène Burnand, Frédéric Dufaux, Evert et Henry Van Muyden ou encore Ferdinand Hodler. Sur les conseils de ses amis, il se rend ensuite à Paris pour poursuivre son apprentissage dans l’atelier de l’Orientaliste Jean-Léon Gérôme. Ses années à Paris sont marquées par les heures de copies au Louvre, mais aussi un attachement particulier à ses camarades et amis tel que Léo-Paul Robert avec qui il noue une amitié solide.
Ses premières participations au Salon permettent d’installer son statut de peintre et dès son retour à Genève, il se consacre à la peinture de chevalet, ainsi qu'à la peinture murale. A plusieurs reprises, il est mandaté pour de grands travaux de décorations (le Grand Théâtre, l’ancien Arsenal, la Mairie des Eaux-Vives) et de restaurations (Chapelle des Macchabés, temple de Saint-Gervais). Artiste aux multiples facettes, il participe aussi au panorama artistique et culturel à travers différents postes : il dirige la Société des Aquarellistes suisse, il est mandaté comme membre du jury pour divers concours, il est membre de la Société des Arts de Genève et finalement, occupe par deux fois la charge de professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Genève. Un revers de fortune l’oblige en fin de vie à vendre voire troquer bon nombre de ses œuvres. Il meurt ruiné en 1922 et, bien qu’apprécié pour son art de son temps, il tombe rapidement dans l’oubli.