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Le cas du Chesapeake bay retriever est assez particulier. Dans son pays d'origine, les U.S.A, c'est une race relativement connue: on peut penser qu'il existe environ 40.000 sujets, ce qui le place, d'emblée, en troisième position parmi les retrievers, du point de vue du nombre.
C'est évidemment, là-bas, une race "nationale", et le peu de races authentiquement américaines explique le succès dont il jouit.
Ailleurs, son statut est évidemment tout à fait différent: c'est un chien de travail adapté au travail à l'eau dans les conditions les plus éprouvantes. Les chasseurs ayant besoin d'un tel chien sont, en Europe, peu nombreux, et il ne faut pas s'attendre chez nous à un développement spectaculaire de la race.
Le Chesapeake nous donne une idée assez précise de ce que pouvaient être les chiens américains qui furent à l'origine des chiens établis à Terre-Neuve: des spécimens très solides, sans être grands, avec une forte tête, un pelage très dense, et surtout huileux. Et aussi un fort caractère: pendant longtemps, le Chesapeake a été réputé ne pas pouvoir travailler avec d'autres chiens, ni vivre en meute. Ce comportement appartient désormais au passé, puisque la race figure aussi bien dans les fields-trials, dans les expositions de beauté que dans les concours d'obédience aux Etats-Unis; cependant, la docilité n'est pas son point fort.
Origine? Mal connue, bien évidemment. On ne peut donner beaucoup de crédit à l'anecdote qui explique son arrivée sur les côtes du Maryland.
En 1817, un vaisseau anglais, le Canton, s'échoua non loin de la baie de Chesapeake. Il n'y eut que deux survivants, deux chiens terre-neuve qui furent adoptés par les gens du cru. Et tellement appréciés pour leurs qualités de chiens d'eau qu'ils laissèrent, avec les chiens du pays, une très nombreuse descendance.
Voir les chesapeakes de la famille Martineau au Québec