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Les demandes d’extradition faites par l’Italie se fondent sur un jugement émis le 21 octobre 2014 par le tribunal de Reggio Calabria en l’absence des accusés pour appartenance à une organisation criminelle ; les deux individus ont été condamnés l’un à neuf ans et l’autre à six ans d’emprisonnement. L’OFJ constate dans sa décision que les conditions sont remplies pour les extrader, et notamment que les faits exposés dans les demandes italiennes sont punissables selon le droit suisse (art. 260ter du code pénal).
La décision d’extradition de l’OFJ n’est pas encore entrée en force. Les deux ressortissants italiens ont en effet 30 jours pour faire recours devant le Tribunal pénal fédéral. L’éventuelle décision sur recours du Tribunal pénal fédéral ne peut être attaquée devant le Tribunal fédéral que dans des cas particuliers – notamment si la procédure pénale à l’étranger présente des vices graves.
Le sort des treize membres présumés de la cellule de Frauenfeld de la ’Ndrangheta, qui ont été arrêtés eux aussi le 8 mars 2016 dans les cantons de Thurgovie et de Zurich, n’a pas encore été tranché par l’OFJ. Ces personnes ont été laissées en liberté en contrepartie de certaines conditions (caution, dépôt des pièces d’identité, obligation de se présenter à la police), car l’OFJ estime que le risque de fuite et de collusion est minime.
Dernière modification 08.06.2016