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Non à un transfert de compétence du Parlement vers l'administration
Le groupe parlementaire UDC a examiné aujourd'hui les objets à l'ordre du jour de la session en cours du Parlement fédéral.
Le groupe parlementaire UDC a examiné aujourd'hui les objets à l'ordre du jour de la session en cours du Parlement fédéral. Il refuse notamment un transfert de compétence du Parlement vers l'administration et le Conseil fédéral dans le cadre du Nouveau modèle de gestion de l'administration fédérale. Il n'est guère judicieux non plus, aux yeux de l'UDC, que la Suisse cherche à nouveau une participation complète aux programmes de formation de l'UE. Enfin, la grande majorité des parlementaires UDC rejetteront l'initiative populaire Ecopop.
L'UDC s'oppose avec détermination au Nouveau modèle de gestion de l'administration fédérale (NMG) selon lequel toutes les unités administratives de la Confédération seraient désormais conduites par des budgets globaux. Avec l'introduction de budgets globaux couvrant la totalité des activités de l'administration, le Parlement abandonne encore plus un contrôle financier aujourd'hui déjà fort limité de l'Etat via le budget et renforce massivement le pouvoir de l'administration. Ce changement n'est certainement pas propice à une gestion serrée et transparente des finances fédérales, donc il n'est pas dans l'intérêt des contribuables.
Le groupe UDC a ensuite examiné diverses interventions parlementaires réclamant à nouveau une association complète de la Suisse aux programmes de formation et de recherche de l'UE. Pour l'UDC, la Suisse n'a aucun intérêt à participer pleinement à Erasmus+ qui ne sert qu'en petite partie l'objectif original de ce programme, à savoir l'échange d'étudiants. La majorité des moyens financiers affectés à ce programme financent des projets douteux et une bureaucratie pléthorique. Les centaines de millions de francs (au moins 305 millions entre 2014 et 2020), que coûte cette participation, peuvent être utilisés beaucoup plus efficacement par la Suisse pour encourager la mobilité dans le domaine de la formation sans une association complète aux programmes UE.
L'initiative populaire "Ecopop" était un autre sujet de discussion du groupe UDC dont la majorité des membres rejettent ce projet. Cette initiative vise certes un objectif important et exprime l'inquiétude de la population devant l'immigration démesurée que subit la Suisse. Or, depuis l'acceptation de l'initiative "contre l'immigration de masse", il existe une base légale redonnant à la Suisse les moyens de gérer à nouveau indépendamment l'immigration. Pour l'UDC, il est désormais central et prioritaire de se concentrer sur une application rapide de la nouvelle disposition constitutionnelle. Elle relève à ce propos les décisions annoncées aujourd'hui par la direction du parti.
L'initiative Ecopop dépasse l'objectif visé. Elle exige une limitation quantitative rigide de l'immigration et l'affectation de 10% des fonds de la coopération au développement à la planification familiale dans les pays soutenus. Le groupe UDC rejette clairement cet amalgame. Ce n'est certainement pas une tâche de la Suisse que de faire du planning familial dans d'autres pays et d'appliquer pareilles mesures à l'étranger.