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Le nombre de mariages binationaux montre dans quelle mesure les migrants et leurs descendants se marient avec des personnes de la population suisse. De telles unions représentent un indicateur d’assimilation –plutôt que d’intégration– et également d'acceptation culturelle et d'ouverture de la société à l'égard des immigrés.
Cet indicateur montre l’effectif des personnes qui vivent dans un mariage mixte (c’est-à-dire un mariage entre une personne de nationalité suisse et une personne de nationalité étrangère), et le nombre de célébrations matrimoniales par année.
Le nombre de mariages binationaux montre dans quelle mesure les migrants et leurs descendants se marient avec des personnes de la population suisse. De telles unions représentent un indicateur d’assimilation –plutôt que d’intégration– et également d'acceptation culturelle et d'ouverture de la société à l'égard des immigrés.
En Suisse, de 2014 à 2016, le taux de personnes mariées vivant dans un mariage mixte était de près de 10%. Environ 6% des Suisses nés en Suisse étaient mariés avec une personne de nationalité étrangère. Parmi les Suisses nés à l’étranger, le taux était plus de deux fois plus élevé (13%). Il y avait moins d’écart entre les personnes de nationalité suisse et étrangère nées à l’étranger (13% contre 19%) que celles nées en Suisse (6% contre 17%).
La proportion de personnes mariées en couple mixte n’est pas la même selon le canton. Les cantons enregistrant des taux de mariages mixtes plus élevés que celui de la moyenne suisse sont Genève, Bâle-Ville, le Tessin, Neuchâtel, Zurich et Vaud (avec un maximum d'environ 14%). A l’inverse, les cantons d’Uri, Nidwald, Appenzell Rh.-Int. et Obwald sont ceux dans lesquels les personnes mariées vivant dans un couple mixte Suisse-étranger sont les moins représentées (moins de 5%).
Ces différences peuvent être expliquées par les différentes proportion d’étrangers vivant dans ces cantons : Genève, Bâle-Ville ou encore le Tessin ont en effet la plus forte proportion d’étrangers, alors que les cantons d’Uri, Nidwald ou Appenzell Rh.-Ext. ont les proportions les plus basses.
On compte 35% de mariages mixtes parmi les célébrations ayant eu lieu en 2018. Les Suisses nés à l’étranger se sont mariés plus de deux fois plus souvent avec quelqu’un de nationalité étrangère que les Suisses nés en Suisse (54% contre 23%). Plus de la moitié des mariages des étrangers, qu’ils soient de 1re génération ou de 2e génération ou plus, ont été célébrés avec un Suisse (entre 52% et 54%).
Le taux de mariages célébrés en 2018 entre personnes de nationalité suisse et étrangère n’est pas le même selon les cantons. Alors que la moyenne nationale est à 35%, dans les cantons de Vaud, de Neuchâtel, de Bâle-Ville, du Tessin et de Genève, les taux sont supérieurs à 40%. Le canton d’Uri présente le taux le plus bas à 19%. Obwald, Nidwald, les deux cantons d’Appenzell et le Jura suivent avec des taux compris entre 20% et 26%. Ces différences se calquent sur la proportion d’étrangers vivant dans ces cantons.
Tableaux
Définitions
Le mariage mixte désigne une union entre conjoints d'appartenance nationale différente où un seul des conjoints est de nationalité suisse. Le mariage dont les ressortissants sont de deux pays différents mais non suisse n’est pas considéré comme mixte dans ce calcul.
L’effectif des personnes vivant dans un mariage mixte se calcule de la manière suivante :
Le taux des personnes mariées qui vivent dans un couple mixte dans un ménage commun sur l’ensemble des personnes mariées en Suisse vivant dans un ménage commun. Attention : les couples séparés, c.-à-d. vivant dans des ménages séparés, ne sont pas pris en compte dans ce calcul.
Et le taux de célébrations matrimoniales par année se définit par le nombre de mariages conclus dans une année civile :
Pour un groupe de population donné (par exemple, personnes nées à l’étranger) : Nombre des personnes nées à l’étranger qui ont épousé une personne d’une autre nationalité (suisse si la personne en question est étrangère, étrangère si elle est suisse) divisé par le nombre de personnes nées à l’étranger qui se sont mariées.