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L'engagement militaire helvétique au Kosovo devrait une nouvelle fois être prolongé, estime le chef de l'armée André Blattmann. Selon lui, la présence de la Swisscoy dans ce pays pour soutenir la force internationale de protection KFOR est aussi un investissement dans la sécurité de la Suisse.
Etant donné que la Suisse abrite la plus grande communauté kosovare en exil, "nous avons tous intérêt à ce qu'une nouvelle vague de réfugiés ne se reproduise pas un jour", a dit André Blattmann dans une interview parue jeudi dans le journal alémanique "Nordwestschweiz".
Ce qui se passe au Kosovo a une influence directe sur la Suisse. Si les troupes se retirent trop tôt, tout ce qui a pu être obtenu jusqu'ici risque d'être remis en question, selon le chef de l'armée.
La Suisse appréciée
La situation est la plus tendue au nord du pays. La Suisse y dirige un commandement régional. En tant que pays neutre, elle est appréciée, rappelle le chef de l'armée. Il estime important que l'engagement helvétique soit remarqué au niveau international.
Pour la première fois le drapeau suisse flotte lors d'une mission mandatée par l'ONU. "Nous ne sommes pas des profiteurs, nous effectuons un travail très apprécié". André Blattmann part du principe que le Parlement prolongera la mission de la Swisscoy si aucune amélioration de la situation au Kosovo n'a lieu.
Les Chambres ont déjà prorogé jusqu'à fin 2014 l'envoi de 220 militaires pour soutenir la KFOR. La troupe peut être augmentée pendant un an au plus par un contingent supplémentaire d'au maximum 80 personnes.
ATS