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Si j'étais fonctionnaire à Genève, je m'intéresserais sérieusement, ces prochaines semaines, à la santé financière de la CPEG ainsi qu'aux réformes envisagées. Je me demanderais comment mes intérêts sont réellement défendus.
Si je résume la situation.
Le Conseil d’État présentera mercredi 4 octobre 2017 un projet de réforme de la Caisse de pension, laquelle impliquerait une recapitalisation importante. Elle permettrait de passer d'un régime de primauté de prestations à un régime ordinaire, en limitant la baisse de prestations et sans augmenter significativement le taux de cotisation.
Le Cartel des syndicats de la fonction publique s'oppose au projet. Il veut une recapitalisation partielle (1 milliard) et immédiate sans réforme aucune. Pour se donner le temps de discuter avec le Conseil d’État. Cela alors que Genève est dans une situation financière bien plus difficile que par le passé.
Si l'une ou l'autre de ces solutions ne trouve pas une majorité au parlement, puis auprès du peuple, au plus tard au mois de juin 2018, le Comité de la Caisse a déjà annoncé une baisse significative des prestations, dès le 1er janvier 2019 (10% environ).
Même si ce n'est pas mon cas, je n'exclus pas qu'une partie importante des citoyens finisse par s'accommoder de cette dernière hypothèse.