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La Chambre pénale d'appel et de révision de Genève a reconnu coupable, mercredi, un chauffeur de taxi éthiopien de 43 ans de l'agression sexuelle et de l'assassinat de Semhar, 12 ans, en 2012. Le prévenu, qui plaidait l'acquittement, a été condamné à 20 ans de prison.
Les juges ont assorti la sanction d'une mesure d'internement. L'accusé a aussi été reconnu coupable d'avoir fait subir les pires tourments à deux de ses ex-compagnes, les violant, les séquestrant et les frappant. La Cour confirme ainsi dans les grandes lignes le jugement rendu par le Tribunal criminel en première instance.
La Chambre pénale d'appel n'a pas condamné le prévenu à une peine de prison à vie, comme le demandait le procureur Joël Schwarzentrub. Pour se justifier, elle a expliqué que l'accusé n'avait pas prémédité de violer et de tuer Semhar quand il est allé chez elle, alors qu'il venait de déposer le reste de sa famille à l'hôpital.
En revanche, la Cour a relevé que le prévenu avait été pris de l'envie de se retrouver seule avec Semhar, car il entretenait une relation "non dénuée d'ambiguïté" avec la jeune adolescente. Il a ensuite été pris dans une escalade, étranglant l'enfant après l'avoir agressée sexuellement, pour éviter qu'elle ne le dénonce.
Un crime "atroce"
La Cour a souligné l'atrocité de l'acte commis par l'accusé. Semhar avait en effet pleine confiance en son bourreau, qu'elle connaissait bien, car il entretenait depuis plusieurs mois une relation intime avec sa mère et venait assez fréquemment à la maison. Le prévenu était aussi un très proche ami du père de la jeune fille.
La présidente de la Chambre pénale d'appel, Alessandra Cambi Favre-Bulle, a rappelé la responsabilité pleine et entière de l'accusé. Elle a aussi mis en avant sa froideur et son manque de scrupules. Après son crime, il a agi pour se fabriquer un alibi. Il est dans le déni depuis des années et a refusé de collaborer.
Selon la Cour, la culpabilité de l'accusé ne peut être remise en doute. Les indices à charge sont multiples. La présence du prévenu ce tragique soir d'août 2012 à proximité de l'immeuble où habitait Semhar, dans le quartier de la Tambourine, à Carouge (GE), est attestée pendant un peu plus de 30 minutes.
Selon les juges, ce laps de temps a été suffisant pour que l'accusé monte à l'appartement, qu'il se fasse ouvrir la porte par Semhar, agresse l'enfant, l'étrangle et cache le corps sous le lit parental, avant de repartir, puis d'inviter le reste de la famille de la malheureuse à manger au restaurant pour se constituer un alibi.
Une trace d'ADN du prévenu a par ailleurs été retrouvée à l'intérieur du slip de la jeune fille. D'autres traces ont été relevées sur son cou, sous l'un de ses ongles et sur une aisselle. La Cour a par ailleurs écarté l'hypothèse de l'intervention d'un tiers dans ce crime.
Procédure trop longue
Contrairement au Tribunal criminel, la Chambre pénale d'appel et de révision a revanche estimé que l'accusé devait bénéficier d'une réduction de sa durée de détention de 6 mois à cause d'une violation du principe de célérité. La procédure dure depuis plus de 6 ans et six procureurs se sont succédé pour instruire le dossier.
Le prévenu bénéficiera de 6 autres mois de réduction de peine, car il a été détenu pendant plusieurs centaines de jours dans une cellule avec trop peu d'espace. Le procureur Joël Schwarzentrub ignorait encore, mercredi, s'il allait recourir au Tribunal fédéral pour obtenir la perpétuité.
Robert Assaël, l'avocat de la mère de Semhar, a dit son soulagement. La famille a été entendue, la Cour ayant reconnu l'atrocité des agissements du prévenu, a-t-il noté. La lecture du verdict s'est déroulée dans le calme. La salle était pleine, avec la présence de nombreux membres de la communauté éthiopienne de Genève.
Le meurtre de la jeune adolescente avait provoqué une vive émotion à Genève. Un premier procès en appel s'était ouvert en janvier pour rejuger l'ancien chauffeur de taxi. L'audience avait toutefois été suspendue en plein milieu des plaidoiries, car une juge s'était assoupie.
Source ATS
Aldi rappelle des mousses au chocolat pour cause de salmonelle
Le détaillant Aldi a rappelé deux sortes de mousses au chocolat en raison d'une suspicion de salmonelle. Les produits étaient disponibles depuis mercredi dernier dans les rayons de certaines filiales Aldi.
Les produits concernés par ce rappel sont la mousse au chocolat classique avec des dates de péremption du 2 au 6 octobre ainsi que la mousse au chocolat au lait avec des dates de péremption du 2, 5 et 6 octobre, a indiqué Aldi lundi. La vente a déjà été suspendue et les clients se verront rembourser le prix d'achat, même sans présenter un justificatif d'achat.
Avec Keystone-ATS
A 34 ans, ce chef est le cuisinier de l'année 2024 selon Gault&Millau
Silvio Germann, du restaurant Mammertsberg à Freidorf (TG), est distingué "cuisinier de l'année 2024" par le Gault&Millau Suisse. L'adresse gastronomique est classée 18 points sur 20.
Silvio Germann, 34 ans, est chef et copropriétaire du Mammertsberg, face à la gare de Freidorf. Le Lucernois a repris les lieux en octobre 2022, avec pour prestigieux partenaire Andreas Caminada. Le restaurant se niche dans une bâtisse centenaire et compte une douzaine de tables.
Six cuisiniers mieux notés
Dans l'édition 2024 du guide, six chefs décrochent 19 points : Tanja Grandits ("Stucki", Bâle), Peter Knogl ("Cheval Blanc", Bâle), Franck Giovannini ("Restaurant de l'Hôtel de ville", Crissier, VD), Andreas Caminada ("Schloss Schauenstein", Fürstenau, GR), Philippe Chevrier ("Domaine de Châteauvieux", Satigny, GE) et Heiko Nieder ("The Dolder Grand", Zurich). Ils ont ainsi défendu leur standing cette année encore.
Pour la première fois, Gault&Millau décerne la distinction du chef "vert" de l'année. Celle-ci récompense Paolo Casanova, de la "Chesa Stüva Colani" à Madulain (GR), pour son engagement à cuisiner de manière durable, à s'approvisionner auprès de producteurs régionaux et pour la qualité de ses plats végétariens.
Nombre record
Le guide rend aussi hommage à la relève: Pascal Steffen ("Roots", Bâle, 18 points), Markus Stöckle ("Rosi" Zurich, 17 points), Ilario Colombo Zefinetti ("Du Théâtre", Monthey (VS), 17 points), Federico Palladino ("Osteria Enoteca Cuntitt", Castel San Pietro (TI), 16 points).
Les découvertes de l'année sont Paul Cabayé & Stéphanie Zosso ("Glacier", Grindelwald (BE), 16 points), Grégory Halgand ("Hôtel de Ville", Ollon (VD), 15 points) ainsi Piero Roncoroni ("Osteria del Centro", Comano TI, 15 points).
Au total, 880 restaurants, 100 hôtels gastronomiques et les 150 meilleurs vignerons de Suisse figurent dans le Gault&Millau 2024, un nombre record. 107 chefs montent en grade, 41 perdent un point.
Avec Keystone-ATS
Les sénateurs sont favorables à la nouvelle loi sur le CO2
La Suisse doit avoir une nouvelle politique climatique pour les années 2025 à 2030. Le Conseil des Etats n'a pas fini lundi l'examen de la nouvelle loi sur le CO2, mais il a pour l'instant largement suivi le projet gouvernemental. Aucune nouvelle taxe n'est prévue.
Signataire de l'Accord de Paris, la Suisse doit réduire ses émissions de moitié par rapport à 1990. Il faut une loi claire pour ce faire, des moyens pour financer les instruments, a estimé Damian Müller (PLR/LU) pour la commission.
Le projet s'appuie sur l'actuelle loi sur le CO2 que le Parlement a prolongée jusqu'en 2024. Le gouvernement a prévu un financement de 4,1 milliards pour les cinq ans. Cet argent provient de la taxe sur le CO2 déjà perçue sur les combustibles à 120 francs par tonne de CO2.
Le Conseil fédéral renonce à de nouvelles taxes. Il a appris sa leçon, a souligné le ministre de l'environnement Albert Rösti, faisant référence à l'échec de la précédente version en votation il y a plus de deux ans.
Réduction des émissions en Suisse
Dans son projet, le Conseil fédéral prévoit de réaliser environ deux tiers de la réduction des émissions en Suisse et le tiers restant à l'étranger. De peu, par 22 voix contre 20 et une abstention, Othmar Reichmuth (Centre/SZ) a échoué à fixer à 75% le pourcentage des mesures prises en Suisse. Selon lui, cela aurait servi l'économie suisse, via la promotion d'idées "innovantes" et de nouvelles technologies et méthodes.
Pour sa part, Lisa Mazzone (Vert-e-s/GE) ne voulait pas que la Confédération puisse acquérir des attestations internationales pour atteindre les objectifs. Si la Suisse ne réduit pas assez ses émissions à l'interne d'ici 2030, elle devra le faire plus drastiquement par la suite, selon elle. Seule la gauche a entendu la Genevoise.
En matière de mobilité, concernant les nouvelles voitures de tourisme dès 2030, le gouvernement prévoit que leurs émissions de CO2 ne dépassent pas 45% au maximum de la valeur de base déterminante de 2021. Au grand dam de la gauche et de quelques centristes, la Chambre des cantons a soutenu ce taux, souhaitant une réglementation analogue à celle de l'UE. Les propositions d'abaisser ce pourcentage à 25% et de fixer un objectif de 0% d'émissions dès 2035 ont été balayées.
Les sénateurs ont par ailleurs accepté de reconduire l'obligation de compensation pour les importateurs de carburants, qui expire fin 2024, et de faire passer à 90% la part maximale des émissions de CO2 à compenser. Les importateurs doivent pouvoir répercuter les coûts de compensation sur les consommateurs sous forme de supplément de prix, mais pas plus de cinq centimes par litre d'essence ou de diesel, comme c'est le cas actuellement, a précisé le Conseil des Etats.
Transport aérien
Dans le transport aérien, les carburants renouvelables doivent être utilisés. Un taux de mélange doit être instauré, et des projets-pilotes en la matière encouragés jusqu'en 2029. En outre, les émissions de CO2 doivent figurer sur les billets d'avion, ont tacitement décidé les sénateurs.
Par 23 voix contre 13 et 5 abstentions, la gauche a échoué à introduire une taxe d'incitation sur les vols en avion d'affaires et en jet privé. Ce n'est pas à la société dans son ensemble à payer pour une minorité qui utilise de tels jets, a estimé Mme Mazzone.
Cela ne représente que 1% des émissions de l'aviation, a opposé M. Müller. Cela demanderait un grand effort administratif, a ajouté Albert Rösti. Quelques centristes se sont abstenus lors du vote.
Le Conseil des Etats continuera à examiner la nouvelle loi sur le CO2 jeudi après-midi.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Un débat "interdit" organisé à Morges
Une vingtaine de jeunes se sont réunis lundi après-midi sur le site de formation de Marcelin à Morges (VD), en protestation à l'interdiction des débats dans les écoles du canton. A l'invitation de la Grève du climat Vaud, ils ont organisé un débat à l'extérieur, devant la cafétéria du campus.
"On nous empêche d'avoir accès à une information de qualité et une construction d'esprits critiques", a dénoncé la Grève du climat dans un communiqué. Le mouvement avait invité les sections jeunesses des partis de gauche et quelques collectifs.
Assis par terre, les jeunes ont débattu de thèmes d'actualité. Parmi les personnes présentes figuraient notamment Mathilde Marendaz, députée d'Ensemble à Gauche, et Angela Zimmermann, candidate des jeunes Vert-e-s au Conseil des Etats.
Pour mémoire, le ministre vaudois de l'enseignement, Frédéric Borloz, souhaite que les débats politiques dans les lieux de formation soient interdits au cours des dix semaines précédant une élection. Cette décision a été vivement critiquée à gauche et portée devant la Cour constitutionnelle vaudoise. Celle-ci doit encore se prononcer.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne Méditerranées revient avec une édition consacrée au Liban
La 4e édition de Lausanne Méditerranées met à l’honneur le Liban. Dès samedi et jusqu'au 8 octobre, plus de 40 propositions attendent le public, du théâtre à la danse, en passant par la musique, le cinéma, la littérature et la photo. A l'agenda également, des soirées festives, des conférences, des ateliers et des rencontres.
Après le Maghreb, la Grèce et l’Albanie, Lausanne Méditerranées consacre cette nouvelle édition à un pays qui "fascine depuis toujours par son incroyable diversité", relève la Ville dans un communiqué. Il interroge aussi par sa complexité et les crises traversées depuis la guerre civile (1975-1990) et plus récemment l’explosion du port de Beyrouth.
Lausanne Méditerranées souhaite mettre en lumière la capacité remarquable des Libanais d’affronter les soubresauts de l’époque et la créativité foisonnante qui émane de ce petit territoire. Les associations libanaises présentes à Lausanne sont au coeur de la programmation. L'objectif est le mélange des publics, la promotion d’expressions culturelles multiples et de projets participatifs.
De nombreuses institutions culturelles se sont associées à la manifestation, à l'instar du Théâtre Vidy-Lausanne, des Docks, Pyxis, de la Maison de la culture et de l’innovation numérique ou encore de la Cinémathèque suisse.
Pour cette édition 2023, Lausanne Méditerranées propose en préambule des ateliers et des activités pour partir à la découverte de la culture libanaise dans plusieurs centres socioculturels de la ville ainsi qu’à la bibliothèque jeunesse. Contes, cuisine, danse orientale, films: le programme prévu jusqu'au 7 octobre a déjà débuté mercredi dernier.
www.lausanne.ch/lausannemediterrannées
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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