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Un dirigeant du Fonds monétaire international (FMI) a indiqué mercredi que l'institution n'excluait pas d'intervenir sur les marchés et d'acheter des titres de dette publique d'Etats en difficulté. Il a par la suite précisé qu'un tel projet n'est pas étudié pour l'heure.
Le directeur du département Europe du Fonds, Antonio Borges, a évoqué une hypothèse dans laquelle le FMI pourrait acheter des obligations, comme le fait la Banque centrale européenne afin de soulager les pays de la zone euro malmenés sur le marché obligataire.
"Le FMI ne fait pas normalement ce genre de choses (mais) dans des conditions tout sauf normales, cela ne peut être exclu", a-t-il affirmé.
"Nous l'avons fait par le passé dans d'autres circonstances", a-t-il rappelé, évoquant la nécessité de créer un instrument financier spécial afin d'intervenir sur le marché obligataire. Il a toutefois rappelé que "dans l'immédiat, l'aide que peut fournir le FMI serait (plutôt) des garanties à certains Etats".
Pas discuté actuellement
Dans un communiqué publié quelques heures plus tard à Washington, M. Borges a indiqué qu'un tel projet d'intervention sur les marchés n'était pas discuté actuellement. "Nous n'envisageons pas d'intervention sur les marchés avec le FESF" (Fonds européen de stabilité financière), a-t-il écrit.
"Toute modalité de prêt différente de ce que nous faisons aujourd'hui exigerait une structure juridique différente et l'utilisation d'une source différente de financement. Nous n'avons pas discuté de ces questions avec nos Etats membres", a-t-il précisé.
A l'heure actuelle, la BCE est la seule en zone euro à pouvoir soulager les pays qui peinent à emprunter sur les marchés pour cause de taux prohibitifs. La banque centrale est en première ligne pour enrayer une contagion de la crise à l'Espagne ou l'Italie.
Elle rachète régulièrement des titres de dette publique déjà en circulation (dit sur le marché secondaire), mais effectue cette mission à contrecoeur.
ATS