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Le Prix de la paix Niwano sera remis cette année à l’évêque Munib Younan de l’Église évangélique luthérienne de Jordanie et de Terre Sainte, afin de récompenser son travail en faveur du dialogue interreligieux entre chrétiens, musulmans et juifs à Jérusalem et partout ailleurs.
Également président de la Fédération luthérienne mondiale, Younan est le 34e lauréat de ce prix, attribué tous les ans par la Fondation Niwano (NPF, Japon) en reconnaissance des accomplissements d’une personnalité ou d’une organisation au service d’une coopération pacifique entre les religions, en particulier dans des régions en proie à des difficultés.
Le japonais Takayama Ukon (1552-1615) a été béatifié ce 7 février à Osaka, au sud du Japon. Ancien samouraï converti au catholicisme, il avait été baptisé à l’âge de douze ans, quelques années après l’arrivée au Japon du jésuite missionnaire François-Xavier, en 1549. Il avait pris alors le prénom de Juste. Son père, Takayama Tomoteru, un seigneur de Sawa, avait lui-même était converti. Père et fils se battront pour assurer leur position en tant que daimyo et acquèreront le château de Takatsuki à Osaka. Beaucoup de Japonais se convertiront sous leur influence.
Pedro Arrupe est sans conteste une figure essentielle et admirée de la Compagnie de Jésus du XXe siècle. C'est la raison pour laquelle les dates anniversaires de sa naissance, le 14 novembre 1907, et de sa mort, le 5 février 1991, continuent à être commémorées. Elu supérieur général des jésuites en 1965, il a redonné à l'Ordre un visage proche de celui de ses origines et de l'idéal dessiné par Ignace de Loyola. Inspiré par l'Esprit, hanté par l’expérience de la pauvreté et de l’injustice en Amérique latine et par la situation tragique des réfugiés dans le monde, il entraîna la Compagnie vers de nouveaux engagements et fonda le Jesuit Refugee Service (JRS).
Le premier numéro de la revue choisir de l'année 2017 visite, avec sérieux mais aussi humour, le néologisme selfie.
Le phénomène est né en même temps que Facebook et les réseaux sociaux. En même temps que les smartphones et les caméras embarquées qui facilitent le partage d’ego-portraits. Résultat d’une contraction de self-portrait (autoportrait), élu mot de l’année en 2013 par le Oxford Dictionnary, il est entré dans le Petit Robert en 2015. Le selfie est devenu un geste si populaire qu’il a contaminé tous les milieux et toutes les couches sociales de la planète, des plus populaires aux plus élitistes.
Le Service jésuite des réfugiés (JRS) Australie condamne l’annonce faite par le Premier ministre Malcolm Turnbull selon laquelle les personnes qui arrivent en bateau pour demander l’asile en Australie et sont actuellement détenues à Nauru et en Papouasie Nouvelle Guinée seront interdites à vie d’entrer en Australie.
La législation proposée est une violation de l’article 31 de la Convention sur les réfugiés, qui déclare que les réfugiés ne peuvent pas être pénalisés pour leur manière d’entrer ou pour un manque de documentation. L’Australie est la seule signataire de la Convention qui refuse l’asile à des personnes sur la base de leur arrivée. Le JRS note que M. Turnbull, dans sa déclaration, se réfère à ces personnes comme «arrivées maritimes irrégulières», mais pas «illégales». La législation exclurait d’Australie des personnes qui font le voyage sans avoir obtenu l’autorisation du pays d’accueil, le genre d’entrée irrégulière qui est faite journellement par la grande majorité des réfugiés qui fuient des conflits.
La réadmission de l’Église réformée hollandaise d’Afrique du Sud parmi les membres du Conseil œcuménique des Églises (COE), en juin 2016, suscite une grande joie dans l’Église et dans la communauté chrétienne internationale. C’est un bon indicateur de la réalité du chemin de réconciliation parcouru. Cette Église avait été exclue il y a 55 ans en raison de ses liens étroits avec l’idéologie raciste de l’apartheid, étendant son influence jusqu’au sein du Conseil des ministres.
Un deuxième événement œcuménique aura lieu le 31 octobre en Suède, à Malmö cette fois, parallèlement à la commémoration du 500e de la Réforme à Lundt : une rencontre entre œuvres d'entraide luthériennes et catholiques. « L’unité, la communion se réalisent dans l’action. Nous avons été sollicités et invités à travailler avec notre homologue luthérien pour préparer l’évènement de Malmö », a expliqué Michel Roy, secrétaire général de Caritas Internationalis. « Le Saint Père et le président de la Fédération luthérienne mondiale, Mgr Mounib Younan de Jérusalem, seront présents », a-t-il précisé.
La revue choisir vit une petite révolution ! Après 57 ans d’activité et 680 numéros, notre mensuel s’est transformé en un trimestriel !
Deux fois plus étoffé, le nouveau choisir propose deux thèmes par numéro. Dans cette première édition, la revue revisite tout d’abord la notion de Dieu, à l'heure où Dieu est souvent appelé à la barre en tant qu'accusé ou témoin. Théologien, philosophe, historien des religions, psychiatre, écrivain et astrophysicien se répondent et analysent la réalité derrière le concept.
Le deuxième dossier est consacré au statut des animaux, lui aussi en grande mutation. Y compris dans l’Église grâce notamment à l’encyclique du pape Laudato Si’. Comme l’écrit dans l’éditorial Pierre Emonet, « une meilleure compréhension de leur place dans l’évolution créatrice lie leur destin à celui des hommes, en interdisant de leur attribuer une valeur purement utilitaire ».
Le philosophe genevois Jan Marejko est décédé le 21 septembre dernier. Auteur de plusieurs ouvrages et de bien des articles, il tenait l'écrit pour une porte ouverte sur l'invisible. Il avait écrit quelques fois pour "choisir".
En juillet 2011, dans un article intitulé Les deux visages de la lecture, il nous disait : "La prière et la méditation sont des modes d'accès au monde invisible, mais il y a plus, à savoir une méditation nourrie par l'écrit... Par le verbe, nous pouvons accéder à ce qui transcende notre Univers. Tous les monothéismes se rejoignent sur ce point."
Il est un point de vue auquel il tenait passionnément et qu'il défendait férocement : "La lecture n'est pas prioritairement une source d'information mais nourrit une méditation intérieure. Point de vue difficile à soutenir dans le torrent des journaux gratuits, de publicités abrutissantes, des textes techniques ou insignifiants. Mais j'ai toujours tenu bon et je pense aujourd'hui encore qu'un des fondements de l'école devrait être d'apprendre aux enfants à ouvrir un livre non point pour y trouver des listes de produits à acheter ou à consommer, mais pour leur signaler l'existence d'un monde autre que celui qui les entoure quotidiennement..."
Que versent les collectivités publiques genevoises à coopération au développement ? Quelles sont les communes les plus généreuses ? Le Canton verse-t-il le 0,7% de son budget de fonctionnement à la solidarité comme le prévoit la loi depuis 2001 ? Et quelles ONG ou associations sont soutenues ? Pour quels pays et quels projets ? Ces questions trouvent leurs réponses grâce à un outil informatique statistique efficace, clair et interactif, élaboré par la Fédération genevoise de coopération (FGC) à l’occasion de ses 50 ans d’activité : Solidarité Genève-Sud - statistiques 2015.
"Après plus de trois mois et demi de négociations , les pourparlers de paix au Koweït sur le Yémen se sont achevés samedi 6 août, sans qu’aucun accord ne soit trouvé, écrit dans le journal La Croix Olivier Bories (10 août 2016). Même si l’ONU refuse de parler d’un échec et promet la reprise du dialogue dans un mois, les deux camps campent sur leurs positions.
Le nombre de migrants qui campent aux abords de la gare de Côme ne cesse de croître. Qquelque 500 personnes, en majorité des Africains et principalement des familles et des mineurs non accompagnés, sont secourues par des bénévoles et des paroissiens de la ville du nord de l’Italie. Ils attendent de pouvoir passer de l’Italie en Suisse, afin de rejoindre des proches accueillis dans les pays du nord de l’Europe. Nombre d’entre eux ont été refoulés de Suisse, faute de visa ou parce qu’ils n’ont pas voulu déposer une demande d’asile.
Les bénévoles sont dépassés. Une distribution de nourriture a été organisée et des dizaines de lits mis à disposition des réfugiés par des volontaires et les paroisses de Côme. Depuis le 8 août 2016, un poste de santé a également été installé. Médecins, infirmières et pharmaciens sont mobilisés jusqu’à 23 heures afin de traiter toutes les situations sanitaires. Les autorités locales sont en recherche de solutions d’hébergement durable, selon le quotidien catholique italien L’Avvenire. En effet, les services sociaux estiment nécessaire d’intervenir en raison du nombre de migrants, qui ne peuvent être pris en charge par les seuls bénévoles. Le parti de la Lega Nord a manifesté son opposition au bivouac sauvage de Côme, appelant au respect de la légalité. “Nous ne pouvons accueillir que ceux qui fuient la guerre, a indiqué l’avocat Nicola Molteni, député du mouvement d’extrême-droite italien. Pour les autres, expulsions et rapatriements!” (cath.ch-apic/bl/be)