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Georges Simenon est l'invité de l'émission littéraire Préfaces à l'occasion de la sortie de son dernier roman La Chambre bleue. L'écrivain, qui n'a pas choisi de publier un nouveau Maigret, souhaitait «un roman dur, bref et violent». Malgré sa production impressionnante – plus de 190 romans au moment de cette interview en 1964 – Georges Simenon confesse que l'écriture favorise chez lui «une angoisse comparable à une angine de poitrine».
Georges Simenon
Grand Format Archives
Introduction
Le 4 septembre 1989, Georges Simenon s'éteignait à Lausanne, où il s'était installé dès 1956. Une proximité géographique avec la TSR qui favorisa sa participation à plusieurs émissions littéraires. Dans ces interviews, l'écrivain se montre tel qu'en lui-même, comme un artisan de la littérature dont la profondeur de l'oeuvre est trop souvent cachée par l'ombre de Maigret.
En février 1967, dans sa maison d'Epalinges, Georges Simenon reçoit Claude Mossé pour l'émission littéraire En toutes lettres. L'écrivain se présente comme un artisan, ne cachant pas avoir écrit des romans à l'eau de rose pour apprendre son métier. Cette interview rappelle que l'oeuvre de Simenon ne se réduit pas à la série des Maigret.
Simenon, qui ne se considère pas comme un intellectuel mais comme un intuitif, a cette formule percutante: «Qu'est-ce qu'un roman? c'est prendre des personnages et les mettre là, à cru, tout nus…»
Suite à la publication de son livre Lettre à ma mère, Catherine Charbon s'entretient avec Georges Simenon sur sa relation difficile, pleine de méfiance et de non-dits avec sa mère. Trois ans après sa mort, l'écrivain dicte cette lettre à son magnétophone. Dans un souffle acéré, il se remémore la semaine passée à son chevet fin 1970.
Jusque dans le malheur qui l'a frappé avec le décès de sa fille Marie-Jo, le besoin d'écrire de Georges Simenon a été le plus fort. Un besoin impérieux dans un style dépouillé. C'est cet état intérieur, qui va parfois jusqu'au malaise physique, qui est évoqué par Georges Simenon dans cet entretien avec Maurice Huelin pour l'émission Visiteurs du soir.
Une vie très simple, ponctuée par ses balades à Lausanne et ses dictées sur magnétophone. Dès 1972, Georges Simenon avait cessé d'écrire et préférait utiliser un enregistreur. Mais après le décès de sa fille, il retournera à l'écriture pour la rédaction de ses magistrales Mémoires intimes.
Mai 1978, la fille de Georges Simenon, Marie-Jo se donne la mort à l'âge de 25 ans. Deux ans plus tard, l'écrivain reprend sa plume pour s'adresser à sa fille et publie certains de ses écrits sous le titre de Mémoires intimes suivis du livre de Marie-Jo. Invité de l'émission Visiteurs du soir, Georges Simenon revient avec pudeur sur cette tragédie qui a bouleversé sa vie.
Pour cette première émission d'Hôtel, Georges Simenon accepte une interview exclusive après plusieurs années de silence, retiré dans sa maison de Lausanne. C'est un homme amoindri, mais lucide, qui reçoit Pierre-Pascal Rossi pour une conversation profonde sur la valeur de la vie, sur cette vieillesse qui lui apporte «une certaine sérénité et une quantité de souvenirs.»
Destin particulier que celui de de la maison de Georges Simenon. Construite à Epalinges en 1963, selon des plans dessinés par l'écrivain lui-même, la maison est rapidement surnommée le bunker. La construction, résolument moderne et austère, ne compte pas moins de 26 pièces ainsi qu'une piscine intérieure. Simenon et sa famille y vivront pendant une dizaine d'années entre 1963 et 1972.
En 2008, la maison est vendue à l'armateur italien Luigi D'Amato qui a pour projet de réaliser des petits immeubles sur la parcelle. Entretemps, la maison avait été squattée par un collectif. Aujourd'hui la demeure a été détruite, restent des archives.
Visite de l'extérieur de la maison par l'équipe de Carrefour-Soir information en 1964.
En 2012, Le Journal revient sur le projet de destruction de la maison de Georges Simenon.
Impossible d'imaginer Georges Simenon et le commissaire Maigret sans une pipe à la bouche. Pour l'émission Madame TV, l'écrivain confesse fumer sans arrêt. D'ailleurs, la pipe, n'est-ce pas «le médicament de l'écrivain»? Il en fume d'ailleurs entre six et huit pour écrire un chapitre. Et puis, il y a tout ce cérémonial du fumeur de pipe présenté ici par l'écrivain, non sans plaisir.
Dans un entretien tourné en 1975, l'écrivain Georges Simenon évoque la naissance de son fameux personnage, le commissaire Maigret. Ni jeune, ni beau garçon, ni amoureux, ni sympathique, Maigret n'avait rien d'un héros romantique. Et pourtant, les enquêtes du commissaire vont connaître un fantastique succès et les lecteurs pourront suivre ses aventures dans près de 75 romans et 28 nouvelles.
En avril 1991 le comédien Bruno Cremer tourne son premier téléfilm dans le rôle du célèbre commissaire Maigret. «Maigret et la grande perche» est réalisé par le cinéaste Claude Goretta, avec une équipe technique de la TSR.
Interrogé par le journaliste Renato Burgy, Bruno Cremer apparaît presque effrayé d'avoir signé en 1991 pour 12 épisodes de Maigret. Pourtant il jouera le commissaire dans plus de 50 épisodes, jusqu'en 2005.
Bruno Cremer et le réalisateur Claude Goretta sont sur le plateau de Spécial cinéma en 1991 pour évoquer le célèbre commissaire Maigret interprété par le comédien français dans une adaptation pour la télévision.