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Solidarité féminine: collaboration plus fréquente
Afin d’élucider les mécanismes de l’action altruiste, la chercheuse a organisé une chasse aux œufs en plastique. Ceux-ci contenaient des vis rouges ou bleues que les joueurs devaient collecter pour gagner le premier prix.
Chacun était libre de décider s’il souhaitait coopérer ou faire cavalier seul. Pour être répartis en groupes, les partici- pants ont dû remplir un questionnaire sur leurs habitudes alimentaires. Sur la base des résultats, ils ont ensuite été affectés au groupe « pommes » ou « oranges ». Les binômes de joueurs pouvaient se composer de membres du même groupe ou de groupes différents. Il n’y avait pas d’autres consignes.
Résultat ? Les participants d’un même groupe – par exemple, celui des « oranges » – ont coopéré deux fois plus souvent que ceux de groupes différents. Aucun duo mixte, c’est-à-dire constitué d’un homme et d’une femme, ne s’est formé. Et les femmes ont collaboré deux fois plus souvent entre elles que les hommes. Les femmes et les per- sonnes d’un même groupe ont aussi plus fréquemment donné une vis dont elles n’avaient pas besoin elles-mêmes.
McClung, J. et al. (2017). The language of cooperation: shared intentionality drives variation in helping as a function of group membership. Biological Science. doi: 10.1098/ rspb.2017.1682