Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07116.jsonl.gz/1146

La Conque ou shanka (dungkar) - Cinq Bouddhas Primordiaux - Art Tibétain
Longueur: environ 20 cm
Exceptionnelle Conque (coquillage hautement symbolique du bouddhisme tibétain) gravée des cinq Bouddhas Primordiaux, oeuvre d'un artiste artisan du Népal.
La conque ou dungkar en tibétain est un coquillage en spirale, décoré et muni d'une embouchure.
La plupart des conques s'enroulent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre (et sont dites lévogyres) avec leur ouverture du côté droit.
Celles dont l'hélice s'enroule dans le sens des aiguilles d'une montre, c'est à dire vers la droite, sont dites dextrogyres, cas extrêmement rare dans la nature (un pour 10 000 ou 20 000), possèdent une très grande valeur. De tels coquillages, dits senestres sont les plus propices à la pratique bouddhique. Indra aurait offert à Bouddha une conque dextrogyre.
La musique religieuse tibétaine n'emploie que des instruments à vent et à percussion, presque toujours décorés. La notation relative à cet instrument se présente en forme de vagues. Le son est tout d'abord émis doucement, puis s'amplifie avant de retomber. Elles s'utilisent en particulier pour l'appel à la prière matinale; elles sont jouées par paires.
Cet instrument de musique à vent traditionnel du Tibet, la shanka (ou dungkar) est considéré comme étant le symbole de la puissance de la portée de la parole du bouddha.
Les cinq bouddhas ou bouddhas de méditation, encore appelés bouddhas de sagesse, sont un groupe de déités qui, dans le courant Vajrayana, représentent les cinq aspects du bouddha primordial et les cinq sagesses permettant de transformer les cinq émotions négatives en énergie positive.
Le principe des cinq bouddhas repose sur la notion du trikaya, proposée à l’origine par l’école Yogacara du courant Mahayana. Selon cette théorie, le Bouddha Gautama est la manifestation visible aux yeux de tous d’un bouddha primordial (dharmakaya). Il existe aussi des manifestations visibles pour les méditants et les bodhisattvas, appelées sambhogakayas. Cette théorie a donné naissance à la notion qu’un bouddha peut se démultiplier en différentes formes représentant chacune l’un de ses aspects particuliers, l'une de ses émanations.
Le processus selon lequel le groupe s'est constitué n'est pas entièrement clair. Il semble qu'Amitabha et Akshobhya aient été tout d'abord mis à l'avant comme manifestations de la compassion et de la sagesse du bouddha primordial.
Plus tard, sous l’influence du modèle des cinq éléments, deux autres déités, représentant la force libérée par l’action et les richesses spirituelles latentes, seraient venus compléter le groupe. Dans le Sutra de la lumière dorée, ils s’appellent Dundubishvara et Ratnaketu; c’est dans le Guhyasamaja Tantra, l’un des premiers tantras connus, qu’apparaissent pour la première fois les noms d'Amoghasiddhi et de Ratnasambhava. La figure centrale est Vairocana, forme sous laquelle le bouddha dicte le Sutra Avatamsaka après son illumination. Il peut être lui-même considéré, non comme l'authentique bouddha primordial, mais comme son émanation; l'Adibouddha suprême est alors Samantabhadra ou Vajradhara.
Dans le bouddhisme tibétain la Conque fait partie des huit symboles de bon augure du bouddhisme, appelés aussi les huit joyaux bénéfiques ou les huit glorieux emblèmes.
Les Huit signes de bon augure ont aussi la réputation de porter chance, appliqués sur les tentes ou le seuil des maisons, à l'entrée des monastères et des halls de prière. On les inscrit au flanc des montagnes, ou sur des rochers le long des routes. Les jours de fête, on les dessine en poudre blanche ou rouge sur les chemins qu'empruntent les invités ou les processions. Ils ornent parfois les mandalas, et les plus belles khatas les affichent, subtilement tissés dans la trame de leur soie. Les voici: La Précieuse Ombrelle, chatra ou rinchen dug, est signe de dignité royale et protège de tous les maux. Les Deux Poissons d'Or, matsya ou sergyina, expriment ici la libération spirituelle. Le Vase ou coupe aux trésors, kalasha ou bumpa, contient des joyaux spirituels. La Fleur de Lotus, padma ou péma, symbolise la pureté originelle, attribut privilégié des bouddhas et bodhisattvas. La Conque Blanche, sankha ou dundkar, figure la parole qui proclame la gloire des Eveillés. Le Noeud sans Fin, srîvasta ou palbe, est témoignage d'amour ou d'éternité, représentant la vie infinie. La Grande Bannière, dhvaja ou gyaltsen, est en fait un drapeau roulé, qui atteste la puissance de l'enseignement bouddhiste ou la victoire de la Bonne Loi. La Roue d'Or enfin, chakra ou khorlo, est naturellement celle de l'enseignement (dharma), à pratiquer assidûment pour accéder à l'Eveil. Elle représente l'unité de toutes les choses et demeure le symbole par excellence de la doctrine. Dans la tradition tibétaine, il n'est pas rare d'associer aux huit signes de bon augure les sept joyaux.
Chaque pièce artisanale est unique, il peut exister une légère différence entre le produit et la photo, ceci au niveau de la forme, du motif ou des coloris.
Tibet shop - voir aussi www.toit-du-monde.com (notre 2ème shop en ligne)
et notre glossaire...