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Un peu d’histoire…
Plusieurs versions interviennent dans l’appellation étymologique de notre village. Initialement, Assens s’appelait « Assensa », signifiant « terre donnée en cens ». Dans une charte de 1102, on découvre la désignation d’ »Astelegus » en latin, alors que des documents paroissiaux du XIIIe siècle mentionnent le nom d’ « Ascens », « Astiens » ou encore « Astens ».
Le nom d’Assens, tout comme d’autres villages de consonance identique, tire probablement son origine des Burgondes, ces peuplades migrantes venant de Scandinavie à la fin de l’Empire romain.
Au Moyen Age, plusieurs seigneurs ont détenu des fiefs à Assens qui, sous l’Ancien Régime, appartenait à Berne et Fribourg. Assens fit partie du baillage commun d’Orbe-Echallens de 1476 à 1798. Le village est régi au XVIIIe siècle par un conseil composé de six catholiques et six protestants.
Au niveau de la paroisse, Assens dépend de l’Abbaye d’Abondance en 1453. La Réforme s’installe difficilement et le premier pasteur n’est établi qu’en 1585. En 1619, la commune refuse d’opter pour l’une ou l’autre des religions. La paroisse reste alors mixte et l’ancienne église St-Germain demeure au service des deux communautés. La construction d’un nouveau sanctuaire catholique en 1845 sera également dédié à St-Germain.
L’ancienne église St-Germain date de 1454, alors que le clocher-porche a été construit en 1757. Cet édifice se distingue tout particulièrement par sa nef décorée de fresques gothiques et son chœur rectangulaire à deux travées qui abrite un joyau de l’art baroque : un retable du milieu du XVIIe siècle, œuvre du sculpteur fribourgeois J.F. Reyff.
A l’époque savoyarde, l’édifice était le centre d’une importante paroisse s’étendant entre St-Barthélemy et Cugy. Avant le rétablissement de la messe à Lausanne, les habitants catholiques de la capitale vaudoise dépendaient de la paroisse d’Assens. La plupart se déplaçaient à pied ou à cheval pour suivre l’office du dimanche. En 1730, on dénombrait un certain Jean-Jacques Rousseau parmi ces fidèles.
Mais le temps passe et les modernisations font leur apparition. En 1874, la gare de la ligne de chemin de fer Lausanne-Echallens-Bercher réjouit les voyageurs. Dès lors, les habitants trouvent l’opportunité de se déplacer plus facilement vers la capitale. L'automobile devient aussi plus répandue. Afin de détourner le trafic de transit, une route d'évitement est construite à l'ouest dans les années 1930. L’impulsion vers une évolution constante du village est lancée.
Durant les trente dernières années, les autorités s'emploient à développer les infrastructures afin d'offrir un cadre de vie agréable et toutes les commodités d'une localité devenant toujours plus urbaine. Un soin particulier est donné à l'aménagement des rues et espaces verts qui vaut, en 1999, d'obtenir la Mention "espaces publics Vaud", distinction décernée par le département des infrastructures du canton. La croissance démographique est maîtrisée, tout en favorisant la transformation d'anciennes fermes ayant perdu leur vocation agricole.
En 2002, la Municipalité réussit l'impensable, un jumelage avec le village le plus connu de France, Colombey-les-Deux-Eglises.
Les communes d’Assens et de Malapalud ont uni leur destinée. Cette fusion, entrée en vigueur au 1er janvier 2009, est l’aboutissement de liens d’amitié et de collaborations fructueuses qui perdurent depuis longtemps. C’est aussi le rapprochement de deux communautés portées par des racines très proches et marquées d’une histoire très semblable ancrée dans la même géographie.
Si vous avez envie d’en savoir plus sur l’histoire d’Assens, le livre « Racines et mémoires d’Assens » vous en dira long.
Armoiries
De sinople à la gerbe d’or accompagnée en chef de deux croix tréflées du même.
Adoptées en 1930, ces armoiries symbolisent par les deux croix l’instauration d’un régime religieux mixte avec une seule église pour les deux confessions. La gerbe de blé évoque quant à elle les travaux des champs.