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Artichaut violet de Pleinpalais de Genève: Comme le cardon épineux, il est arrivé à Genève au XVIIe siècle dans les valises des huguenots fuyant la France après la révocation de l’Edit de Nantes. Et comme le cardon, il porte le nom de Plainpalais, du nom de la plaine fertile où les maraîchers réfugiés plantèrent leurs premiers légumes. Mais par rapport à son piquant cousin, l’artichaut violet de Plainpalais a connu un destin plus mouvementé. «Au XIXe siècle, cette variété issue de sélections successives était très appréciée. Genève comptait de nombreuses «artichautières», d’immenses cultures regroupant des milliers de pieds.
Parmi les variétés de légumes dont l’introduction est attribuée aux jardiniers huguenots genevois, il faut citer la bette à côtes, le cardon argenté « Épineux de Plainpalais », et sans doute aussi l’artichaut « Violet de Plainpalais », seule variété suisse de ce légume. Leur introduction remonte-t-elle au second Refuge à la fin du xviie siècle (comme on le lit dans un article de 1898) ou déjà au xvie siècle.
Lots dont la provenance et la raison de leur présence ne sont plus connus. Concerne des lots de légumes, plantes médicinales et céréales.
En Suisse, la culture de maïs est prouvée pour la première fois en 1571 à Altstätten dans la vallée du Rhin saint-galloise.
Env. 225 échantillons de variétés locales ont été conservés dans la banque de semences. 48 dans une première phase1941–1942, 106 échantillons furent collectés et intégrés à la banque de semences. Dans une deuxième phase au début des années 60, 43 provenances supplémentaires des Grisons et du Valais furent incluses puis, dans les derniers 15 ans, 76 provenances supplémentaires du Valais, du Tessin, de la vallée du Rhin et de la région de la Linth. Aucune variété de la région lémanique, du Plateau suisse et du nord de la Suisse ne fut conservée, où l’on cultiva en 1942 partout encore du maïs-grain. Certes, les emblavures ne furent ici pas larges, mais la zone comportait une bonne partie du Plateau et des Préalpes, et donc un reste de l’ancienne aire de répartition du maïs-grain jadis axée sur le jardinage et l’autoconsommation.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, de gros efforts furent fournis pour collecter la diversité des plantes cultivées et de l’examiner en vue de son aptitude à la culture et à la sélection. Le Dr Siegfried Wagner reçut 1941–1942 plus de 100 échantillons par la poste. Il ne s’intéressa pas uniquement aux variétés régionales connues comme ‹Rheintaler› et ‹Linthmais›, mais aussi aux formes et couleurs déviantes. Ainsi un éventail coloré de formes de maïs a été conservé.