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La notion de « constitution mixte » appartient à l’histoire politique.
A la suite d’Aristote de nombreuses philosophies politiques ont préconisé la combinaison d’un élément aristocratique et d’un élément démocratique dans les instituions.
Aujourd’hui, notre démocratie peut, à certains égards, être qualifiées de constitution mixte dans la mesure où elle mêle un élément aristocratique ; la représentation et un élément démocratique ; l’élection.
Mon idée de démocratie mixte consiste à rappeler simplement qu’en démocratie la participation du peuple doit prendre plusieurs formes.
Elle doit se pratiquer dans l’exercice permanent d’un pouvoir informel de critique, d’évaluation, de contestation que Pierre Rosanvallon a décrit sous le nom de « contre-démocratie », sans laquelle il n’y a pas de vie démocratique véritable.
Mais elle doit se pratiquer sous une forme de participation institutionnalisée, qui ne serait se satisfaire du suffrage universel, du référendum ou de l’initiative.
Une dose de démocratie participative dans notre nouvelle constitution doit permettre une forme d’articulation d’un pouvoir de contestation et ainsi faire obligation aux décideurs de se confronter à la discussion et au regard public autrement que pendant les campagnes électorales.
Pour la Constituante, je vote pour la liste 18 – Associations de Genève, seule liste à avoir inscrit la démocratie participative dans son programme.
J’ai l’audace d’espérer.