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Le ministre allemand des affaires étrangères Guido Westerwelle appelle les responsables de l'opposition dans son pays à la raison. Il leur demande de renoncer à la politique partisane et de ratifier l'accord fiscal avec la Suisse.
L'accord intègre de nombreux avantages pour les deux pays, affirme M. Westerwelle dans un entretien à la "Neue Zürcher Zeitung". "L'honnêteté en matière de fiscalité est améliorée. La coopération internationale des autorités est améliorée. Des milliards vont probablement revenir dans les caisses de l'Etat, en particulier celles des Länder allemands", souligne-t-il.
Pour cette raison, le chef de la diplomatie allemande ne peut pas s'imaginer que quelques membres de l'opposition allemande veuillent renoncer à autant de milliards uniquement pour récolter des points en politique intérieure. "Tant de choses pourraient être faites avec cet argent pour la formation, l'éducation des jeunes et pour les familles", estime-t-il.
Les propositions de son parti libéral FDP pour renégocier avec la Suisse n'ont pas pour objectif de provoquer l'échec de l'accord fiscal mais de faire monter l'opposition à bord. "En déduire un écart avec l'accord fiscal serait incorrect", dit-il.
Plus de 2,5 milliards déjà revenus
L'opposition possède la majorité au Bundesrat, la chambre des Länder. Les sociaux-démocrates du SPD, les Verts et le parti d'extrême-gauche Die Linke peuvent bloquer l'accord négocié par la Suisse avec la coalition gouvernementale conservatrice/libérale (CDU/FDP).
L'un des critiques les plus virulents de l'accord, le ministre des finances SPD de Rhénanie du Nord-Westphalie Norbert Walter-Borjans, a répété dans le quotidien "Handelsblatt" que l'achat de données fiscales volées est une bonne affaire pour l'Allemagne. Selon lui, plus de 2,5 milliards d'euros supplémentaires sont revenus jusqu'à présent dans les caisses de l'Etat, les autodénonciations comprises.
ATS