Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07032.jsonl.gz/839

Marie Feyler
Par des élèves du secondaire 1
1865 -1947
Médecin praticienne.
Elle devient la première vaudoise diplômée de la Faculté de médecine de Lausanne en 1904
Parcours
Elle était médecin, ayant travaillé particulièrement avec les maladies gynécologiques ou pédiatriques. En plus de sa pratique en cabinet privé, elle a organisé des cours de soins pour les bébés et travaillait dans un foyer pour jeunes mères.
Le monde en ce temps-là
Les études étaient très chères. Pour être médecin, il fallait faire 6 ans d’études universitaires, puis au moins une année de formation post-graduée en hôpital. Très rarement engagées par les chefs de services pour des formations post-graduées (spécialisation), les femmes ne pouvaient que très difficilement faire carrière ou devenir spécialistes. Les Suissesses avaient plus de facilité pour s’installer du fait des lois en vigueur qui exigeaient la maturité Suisse pour avoir le droit de pratique.
Elle devait devenir harpiste et a étudié la médecine en cachette jusqu’à la réussite de sa première année, après quoi sa famille a finalement accepté ce choix professionnel. Elle ne s’est jamais mariée. Elle est allée en Roumanie durant la Première Guerre mondiale. À huitante ans, elle faisait encore des cours de formation et travaillait comme médecin.
Être une femme dans ce contexte
Les femmes médecins n’avaient pas toutes les possibilités. Même si la Suisse était l’un des seuls pays qui acceptait de former les femmes à la médecine au début du XXe siècle, il y avait des différences. Marie n’a eu le droit de suivre qu’une seule année de formation post-graduée, afin de devenir médecin praticienne et de s’installer en cabinet. La plupart des hommes en faisaient entre 3 et 7 et terminaient avec une spécialisation.
Elle a défendu
Marie Feyler a participé à la lutte contre la tuberculose et contre la mortalité infantile. Elle a milité pour le suffrage féminin et s’est beaucoup engagée pour un accès aux soins plus facile. Sur tous ces aspects, elle a été une activiste convaincue. On lui doit ainsi la création de l’Association vaudoise pour le suffrage féminin en 1907 et celle de l’Association des Femmes Médecins Suisses en 1922.
Portraits par Mathilde, Line et Yasmin, 9VP3, La Tour-de-Peilz
Illustration : Maurane Mazars