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Selon une approche récente, la connaissance est la norme de la croyance. Autrement dit, nous devons croire quelque chose si et seulement si nous nous le savons. Ainsi, si je ne sais pas qu'il pleut dehors, je n'ai pas droit de le croire. Cette approche, se focalisant sur la norme de connaissance, certes, permet de répondre comment la connaissance détermine ce que nous devons ou avons droit de croire, mais le prix qu'elle est prête à payer est important. En effet, peu de personnes seront d'accord que lorsque nous nous trompons de façon involontaire (par exemple, dans le cas d'une illusion très vraisemblable), nous n'avons aucun droit de croire ce que nous croyons.
L'approche que ce projet vise à explorer consiste à réviser le présupposé normatif de l'approche de la norme de la connaissance. Peut être que nous pouvons conceptualiser les aspects normatifs de croyances sans faire appel à une norme à laquelle toute croyance doit se conformer. La proposition est d'explorer des alternatives possibles. Notamment, une approche, inspiré de débats méta-normatifs, consiste à prendre comme le concept normatif le plus fondamental non pas le concept de "devoir" ou "norme", mais le concept de "raison de faire X". D'autres éléments pertinents de débat de philosophie légale et normative en générale (comme l'importance de différence entre responsabilité, excuses, et justifications) seront pris en compte pour explorer des nouvelles directions pour la normativité en épistémologie.