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Au XXème siècle, Fang d'en-bas se démarque en prenant un essor institutionnel et politique : il y a effectivement l'implantation définitive de l'école et la présence de la dernière famille résidente.
Se trouvant dans le dernier contour de la route principale, " la maison des Zuber " est le premier bâtiment notoire de Fang d'en-bas : dès 1948, il héberge la famille Zuber qui est d'origine haut-valaisanne et qui s'implante alors définitivement ici. C'est une aubaine pour Fang car c'est grâce à elle que le village ne se vide pas complètement de ses habitants et que la relève est assurée. Du reste, le dernier président de l'ex-commune de Chandolin, Walter Zuber, est un descendant direct de la famille.
photo 49 : Fang d'en-bas avec, à droite, à côté du drapeau, la face ouest de la maison des Zuber et, à gauche, celle de Benjamin Zufferey
Quelques mètres plus bas, il y a l'ancienne maison de Benjamin Zufferey (+1977) : tout comme Jean "le vagabond" (1), Benjamin "le pleureur" est une personnalité en Anniviers, il est émotif et a la particularité d'avoir les larmes faciles lorsqu'on lui parle. Rénovée, elle appartient aujourd'hui à un médecin.
La place de Fang d'en-bas est le terminus de la route goudronnée. Elle est un carrefour important d'où partent plusieurs itinéraires (les Voualans, Vercorin, Vissoie par les fonds). Témoins d'un passé fortement agraire, plusieurs anneaux de fer sont incrustrés dans la pierre de l'enceinte murale qui la constitue : celles-ci servent à attacher le bétail (vaches de la race d'Hérens) lors du contréle syndical. Sises en-dessous de cette place, deux superficies se partagent l'espace : la première, verte, comporte de l'herbage et des arbres fruitiers ; la seconde comprend les jardins-potagers des habitants.
photo 51 : les anneaux de fer à même la pierre
Faisant suite à la chaussée principale, la ruelle de Fang nous amène à la place de l'école puis au fond du village. Le bassin de Fang d'en-bas a les mêmes attributs que celui de Fang d'en-haut (voir section Fang d'en-haut) et date aussi de 1925. Plus bas, l'allée est flanquée de plusieurs édifices qui témoignent chacun d'un passé des plus riches : la transhumance (2), l'habitat, la vie de village, etc. Ici vit Théophile Zufferey : celui-ci est un marchand de bétail et soigneur réputé aux méthodes strictement naturelles (plantes, essences). Son neveu, Gustave Zufferey de Chandolin (+2000) est l'héritier de ses dons et écrit un livre sur le phénomène (Gustave le soigneur, cf. références et liens). Une autre maison de l'endroit présente une caractéristique architecturale : elle possèderait la plus grande serrure et la plus grande clé du Valais.
photo 53 : les volets sont fermés mais cela n'a pas toujours été ainsi...
A une centaine de mètres en dessous de Fang d'en-bas s'étend une immense étendue de prés : la Clivaz (voir section cartes et directions). A l'origine reculé du village, elle accueille aujourd'hui un chalet construit par une famille ayant habité au Canada et amoureuse des grandes étendues.
Au sud du village, à la Zanei (voir cartes et directions), résidait un artiste-peintre qui est à l'origine des oeuvres se trouvant sur les bornes-hydrantes de Fang.
Personnalité du val d'Anniviers, Jean le vagabond a vécu à Niouc. Il avait la particularité d'être une personne marginale, atypique. Les immenses prés qui se trouvent à l'entrée du village appartenaient à l'origine à Jean : il les céda à l'usine Alusuisse (Alcan actuel) qui elle-même les revendit plus tard à des particuliers.
La transhumance est un déplacement saisonnier des troupeaux entre deux zones de pâturages complémentaires, parfois très éloignés l'un de l'autre. Elle doit être distinguée de l'estivage ou déplacement d'été vers les prairies d'altitude, en ce sens qu'elle associe deux types de pâturages et non pas seulement deux étages de montagnes. La transhumance se distingue également du nomadisme par le fait que seuls les bergers accompagnent les troupeaux.