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Optimiser la supplémentation nutritionnelle chez les sportifs
Rev Med Suisse
2020; volume 16.
1401-1404
Résumé
L’enthousiasme des sportifs à l’égard des compléments alimentaires est-il inversement proportionnel à l’impact de ces substances ? C’est ce que l’on pourrait conclure à la lecture des essais randomisés et des guidelines. Malgré une prévalence de consommation élevée, rares sont les suppléments pour lesquels il existe un effet avéré. Dans certaines situations, une supplémentation peut être toutefois utile, voire nécessaire. Comment les identifier ? Quels suppléments ont un effet ergogène, et dans quelles conditions ? Cet article répond à ces questions et explicite également pourquoi il est particulièrement difficile de faire la preuve de l’efficacité de ces produits.
IntroductionPlus d’une personne sur quatre. C’est la prévalence de consommation de compléments alimentaires parmi la population lausannoise.1 Cela semble beaucoup, mais il est probable que parmi les sportifs ce chiffre soit encore plus élevé: une étude récente menée en Allemagne parmi des triathlètes amateurs révèle que près de 32 % des répondants consomment des suppléments2 et de nombreuses enquêtes montrent un usage augmenté parmi les sportifs les plus assidus, quel que soit le type de sport.3 Cette consommation représente un budget potentiellement conséquent, voire des effets secondaires, mais n’est pas toujours justifiée: pour paraphraser Ron Maughan, professeur de physiologie renommé et codirecteur du diplôme en nutrition du sport du Comité international olympique (CIO),4 « Certains suppléments aident certaines personnes à certains moments. De nombreux suppléments n’aident personne, à aucun moment. »Compléments ou suppléments ?En Suisse, la loi distingue les « compléments ali...