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L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a vertement critiqué et mis en doute lundi les législatives tenues la veille au Bélarus. Ce scrutin, boycotté par l'opposition, a permis au président Alexandre Loukachenko d'accentuer son emprise sur le Parlement.
La mission d'observateurs de l'organisation, dont le Bélarus est membre, a jugé que le scrutin n'avait été ni libre, ni impartial, et mis en doute ses résultats. "Une élection libre implique que les gens sont libres de s'exprimer, de s'organiser et de briguer un mandat, mais nous n'avons vu rien de cela durant la campagne", a déclaré dans un communiqué son coordinateur, Matteo Mecacci.
Une vingtaine de jeunes militants qui avaient observé le scrutin ont été interpellés lundi, a indiqué l'organisation bélarusse de défense des droits de l'homme Viasna. "Les observateurs conçoivent leur rôle non comme une aide à nous apporter, mais comme un moyen de (...) refuser de reconnaître ces élections", a déclaré le chef de la Commission électorale centrale, Lidia Ermochina, accusant les observateurs occidentaux d'avoir "un a priori négatif".
A Berlin, Steffen Seiber le porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel a de son côté dénoncé un climat "d'intimidation". "Il est très clair que le président Loukachenko, au lieu d'accepter le partenariat avec l'Europe qui lui est proposé, a choisi de miser sur une politique de répression", a-t-il ajouté.
"Parodie de scrutin démocratique"
L'OSCE a également souligné que le processus électoral s'était "détérioré considérablement" lors du décompte.
Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a pour sa part dénoncé lundi "la parodie de scrutin démocratique" et appelé l'UE à suivre "une stratégie efficace" contre le régime. Les législatives ont vu 109 sièges sur 110 pourvus dès le premier tour, par des candidats tous favorables au pouvoir, avec une participation de 74%, selon la commission électorale.
ATS