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Depuis sa mise en ligne sur Netflix le 29 mai, "Space Force" fait partie des séries les plus regardées en Suisse. Créée par Greg Daniels ("The Office"), elle peut compter sur un casting excellent qui réunit Steve Carell, un habitué des comédies américaines récompensé d'un Golden Globe et John Malkovitch. Les deux acteurs s'épanouissent dans un duo comique opposant un militaire bourrin et un scientifique distingué.
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Une parodie de la "United States Space Force"
Mais la grande force de cette comédie satirique, c'est qu'elle parodie la création récente par Donald Trump et son gouvernement d'une nouvelle branche des forces armées américaines.
Depuis décembre dernier, la "United States Space Force" est la sixième branche indépendante de l'armée des Etats-Unis, aux côtés de l'armée de terre, de la marine, de l'armée de l'air, du corps des marines et des gardes côte. Objectif de ces soldats? Militariser l'espace.
Et pas plus tard que dimanche dernier, deux astronautes américains ont été transportés pour la première fois par une fusée de la société SpaceX jusqu'à la Station Spatiale Internationale. Un événement fortement médiatisé puisqu'il permet désormais aux Américains d'avoir des "taxis spatiaux" et de ne plus dépendre des Russes pour accéder à l'espace.
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Un couple présidentiel omniprésent
Mais l'aspect géostratégique en prend pour son grade dans "Space Force". Ici, le président américain veut dominer entièrement l'espace pour sauvegarder Twitter, son canal de communication favori, qui fonctionne grâce à des satellites qui sont soumis à des facteurs de risque.
Même si leurs noms ne sont jamais cités et qu'ils ne sont pas incarnés à l'écran, Donald et Melania Trump sont omniprésents dans la série. Alors évidemment, on rigole beaucoup jusqu'au moment où on se souvient que Donald Trump a bel et bien fixé comme objectif à son administration d'envoyer à nouveau des astronautes sur la lune en 2024!
Baptisé Artémis, le projet est en cours. La NASA a signé il y a un mois un contrat de 1 milliard de dollars avec trois compagnies: Blue Origin de Jeff Bezos (le fondateur d'Amazon), SpaceX d'Elon Musk (le fondateur de la Tesla) et Dynetics, une compagnie habituée des contrats avec la défense et l’aéronautique américaines. Ces entreprises doivent développer des atterrisseurs lunaires, pour ce retour de l'humanité sur la lune.
Sortie dans un environnement médiatique favorable et avec un regard acide sur des enjeux géopolitiques actuels, la série, sans être excellente, a de quoi divertir. Et c'est déjà pas mal.
Sujet radio: Antoine Droux
Adapation web: Andréanne Quartier-la-Tente