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20/02/2017
La Pologne a entamé des négociations avec trois soumissionnaires en vue de l’acquisition 16 de hélicoptères. Le pays veut passer commande pour 8 appareils destinés aux forces spéciales et 8 autres en version de guerre anti-sous-marine.
Selon le ministère de la Défense, Varsovie a transmis sa demande à trois hélicoptèristes, soit : Airbus Hélicoptères, Leonardo Helicopters et Sikorsky. Pour Varsovie, les hélicoptères destinés aux forces spéciales, devront être négociés en premier. La marge semble être plus grande pour les appareils destinés à la Marine, le choix ne sera pas connu avant 2019.
Les concurrents :
Il semble que du côté d’Airbus Helicopters, on présente le H225M « Caracal » pour les deux exigences. Leonardo devrait offrir l’AW149 pour les forces spéciales et l’AW101 pour les missions navales, tandis que Sikorsky devrait présenter le S-70i « Black-Hawk » et le S-70B « Seahawk ». Cette compétition rappelle étrangement la dernière en date, avec notamment les mêmes condidats.
Le H225M « Caracal »:
Le H225M « Caracal » (ex EC725) est la dernière version du « Super Puma » et de la famille « Cougar ». Cet hélicoptère de 11 tonnes bimoteur est équipé d'un rotor à cinq pales et d'un réservoir de carburant de grande capacité, offrant des performances et une autonomie plus grande de vol. Il a été conçu pour effectuer de multiples missions, telles que la recherche et sauvetage de combat (SAR), Le de transport aérien tactique, longue distance le transport en ambulance aérienne (MEDEVAC), l'appui logistique et les missions navales. Le H225M est également équipé d'une tourelle FLIR.
L’AW149 :
Cette machine s’inscrit dans le cadre d’un appareil de transport moyen tonnage de la classe 8 tonnes, pouvant accueillir 18 soldats en version militaire et capable d’effectuer une vaste gamme de missions telles que le transport de troupes, les missions de logistiques, de reconnaissance, surveillance et SAR (Search And Rescue). En version civile il sera capable d’effectuer le levage de charges importantes et le transport VIP.
Doté des dernières technologies en matière d’équipements, ce bimoteurs intègre deux turbine General Electric GE CT7-2E1 FADEC et dispose d’un tout nouveau système de transmission de puissance. De part son architecture électronique, il sera capable d'être équipé des systèmes requis par le client en fonction de ses besoins pour effectuer une vaste gamme de rôles et être facilement «re-roled» ou mis à niveau pour répondre aux besoins futurs d’exploitations.
L’AW101 :
L’AgustaWestland AW101 tri-turbine est doté de structures en nid d’abeille à base d’alliage en aluminium-lithium et composite surmonté d’un rotor à 5 pales. Il vola pour la première fois en 1987. Les difficultés financières rencontrées par Westland obligèrent une réorganisation du groupe pour donner naissance à AgustaWestland et la disparition d’EH Industrie. Les premières commandes furent obtenues en 1991.
L’appareil offre deux motorisations à choix, soit : le Rolls-Royce-Turbomeca RTM322 ou le General Electric CT7-8. L’AW101 dispose d’un cockpit doté d’écrans EFIS compatible NVG (Night Vision Goggle) d’un système de communication par satellite, d’un TCAS (Terrain ans Collision Avoidance System). Il offre une capacité opérationnelle accrue tout en répondant aux exigences de sécurité les plus récentes, qui comprennent la redondance dans les systèmes critiques, il est notamment capable de voler durant 30 minutes, après que la boîte de vitesses soit à court de lubrifiant.
Sikorsky S-70 :
Le Sikorsky S-70i est un dérivé des versions MH-60 destiné à l’exportation. La nécessité d'une plate-forme d'un tout nouveau Black-Hawk. Le Hawk «M» a émergé durant les années 1990 avec l'obligation de mettre à jour l’avionique analogique des UH-60A et UH-60L avec un cockpit numérique intégré, des commandes de vol numériques doublées et des moteurs plus puissants et des améliorations structurelles. Conçu par Sikorsky est doté d’une interface de Lockheed Martin, le S-70i (MH-60) représente l’évolution des versions précédentes, grâce aux leçons apprises durant les différents déploiements et durant les nombreuses opérations de ces dernières années. Cette nouvelle version permet un engagement multi-missions en utilisant un équipage de trois personnes.
Outre, l’attaque de navires et de sous-marins, l’hélicoptère est susceptible de remplir l’ensemble des missions secondaires telles que : la recherche et le sauvetage (SAR), le ravitaillement vertical, le soutien aux incendies de surface, l’évacuation médicale (MEDEVAC) ainsi que le relais des communications.
Photos : 1 AW149 @ Leonardo 2 H225M@ Airbus Helicopters 3 AW149@ Leonardo 4 AW101@Leonardo 5 S-70i @ Sikorsky
19/02/2017
L’aviation russe va prochainement débuter une campagne d’essais en vue de l’évaluation de la nouvelle version de l’hélicoptère multirôle Mi-28NM « Night Hunter ». Fabriqué par Oboronprom et commercialisé internationalement par Russian Helicopters, le Mi-28 est un des produits de défense émergents de la Russie pour l'utilisation et l'exportation des forces armées russes.
La nouvelle version du Mi-28NM a effectué son vol inaugural le 16 octobre 2016 Tomilino près de Moscou. Cette nouvelle génération du Mi-28 dispose de l’expérience et de la conception du Mi-28UB. Cependant, de nombreuses améliorations sont incorporées à bord issues de l’expérience des combats en Syrie.
Selon le porte-parole de Russian Helicopters, des tests vont être menés par les militaires russes cette année. Les Forces aériennes russes envisagent de moderniser les Mi-28NE au nouveau standard « NM » et probablement d’acquérir des appareils supplémentaires d’ici 2020.
Le Mil Mi-28NM :
La version « NM » du Mi-28 dispose d'un radar Nadterechny Н025E monté sur mât du rotor principal, permettant la détection et l’identification des cibles terrestres et aériennes. Le système détermine leurs coordonnées pour le tir et peut également transmettre les données de ciblage à terre et en direction des postes de commandement aéroportés. Le nouveau système de navigation permet un atterrissage sécurisé dans le brouillard et de nuit. Les pilotes disposent d’un nouveau viseur de casque qui affiche toutes les informations nécessaires pour le vol et pour viser des cibles dans tout le champ de vision. Le Mi-28NM dispose également de nouvelles capacités de tir air-air.
Le Mi-28NM est doté d’une motorisation plus puissante avec deux turbines VK-2500-03 utilisées pour équiper les Ka-52K « Katran ». Cette motorisation augmente la vitesse de croisière de 13% soit une vitesse de 340km/h. Les pales des hélices sont construites de matériaux composites et permettent de terminer le vol en toute sécurité même si un obus de 20-30 mm est rentré dans les hélices. En matière d’armement, l’hélicoptère reprend l’armement du Mi-28NE, mais pourra emporter les nouvelles roquettes antichars ayant une portée augmentée.
Photos : Le nouveau Mi-28NM @ Sergey Veniasky
L’Indian Air Force (IAF) a mandaté la société privée indienne Alpha Design Technologies Limited (ADTL) et l’équipementier israélien Elbit Systems pour moderniser conjointement les hélicoptères Mil Mi-17 « Hip » en service. Un contrat de 800 millions de dollars a été signé pour cette réalisation.
Elbit Systems sera le maître d'œuvre du programme. L’entreprise aura la responsabilité de la mise à niveau de 90 hélicoptères de type Mi-17 en collaboration avec ADTL. La modernisation se fera au sein des installations d’Alpha Design Technologies Limited à Bangalore. Les hélicoptères Mi-17 concernés sont les modèles les plus anciens en service dans l’IAF. Les versions les plus modernes ne sont pas concernées.
La mise à niveau des anciens Mil Mi-17 comprend des récepteurs d'alerte radar couplé à un système de distribution de leurres, un système de détection de lancement de missiles (MILDS), ainsi qu’un nouvel IFF. En ce qui concerne l’avionique, les appareils recevront un système de positionnement par GPS, des écrans couleurs multifonctions, nouveau radar météorologique, des radioaltimètres et un nouveau capteur de vitesse Doppler. Pour terminer les Mi-17 seront dotés du système d’alerte de trafic et d’évitement de collision (TCAS).
Photo : Mil Mi-17 de première génération concerné par la modernisation. @ IAF
18/02/2017
Les choses semblent se préciser en ce qui concerne une négociation sur l’achat potentiel de Boeing F/A-18 « Super Hornet » voir même la nouvelle version BlockIII. Lors de sa visite à Charleston pour la présentation du B787-10 (voir article précédent) le président D. Trump a annoncé vouloir négocier l’achat de « Super Hornet » en remplacement d’une partie des F-35 pour l’US Navy.
Un discours qui se précise :
Si l’affaire d’une relance du « Super Hornet » fait couler beaucoup d’encre ses dernières semaines, les choses semblent se préciser. Lors de son allocution en Caroline du Nord D. Trump à clairement mentionné sa volonté de négocier une commande de « Super Hornet ».
«Nous cherchons sérieusement une grosse commande. Le problème est que PDG de Boeing Dennis Muilenberg est un négociateur très dur, mais je pense que nous pouvons y arriver " a déclaré D. Trump.
L’US Navy intéressée :
De son côté l’US Navy semble très intéressée par cette option. Trois éléments interpellent la Marine américaine, d’une part la possibilité de réduire les coûts d’achat et de maintenance avec l’avion de Boeing. L’amélioration de la motorisation du « Super Hornet » avec une version plus puissante et la possibilité de pouvoir être doté du nouveau standard BlockIII du « Super Hornet ».
Il semble donc que la solution proposée par D. Trump satisfasse pleinement l’US Navy. L’idée est de remplacer en partie les « Hornet » par des F-35 les autres le seront avec le « Super Hornet » et probablement le BlockIII. A terme est selon les besoins, les actuels « Super Hornet » seront moderniser au nouveau standard et rien n’empêche de commander de nouveaux F-35 si celui les coûts sont à la baisse de manière acceptable.
Voir le lien Boeing propose son Advanced Super Hornet comme alternative :
Photos : 1Advanced Super Hornet BlockIII @ Boeing 2 Super Hornet @ USN
17/02/2017
Succès et satisfaction cette semaine pour la Marine nationale qui a réussi le tir d’un missile ASMPA (ASMP-A) depuis un avion de combat de type Rafale M.
Le tir a été réalisé depuis un Rafale M appartenant à la Force aéronavale nucléaire (FANu). L’avion a décollé de la base aérienne 702 d'Avord. Selon les informations du Ministère français de la Défense, le Rafale M a effectué une simulation de mission d’une durée plus de quatre heures qui comprenait les phases caractéristiques d'une mission de dissuasion aérienne. L’avion a effectué un ravitaillement en vol suivi d’une pénétration à basse altitude avec suivi de terrain. Puis le Rafale M a exécuté le tir du missile ASMPA sur une zone d'essais du centre d’essais de la DGA de Biscarrosse.
Cet exercice grandeur nature a permis de valider le binôme Rafale Marine et le missile MBDA ASMPA ainsi que les procédures d’engagements.
Le MBDA ASMPA :
Le missile air-sol moyenne portée amélioré ASMPA (anciennement ASMP-AN 1) est fabriqué par MBDA. Réservé aux forces aérienne stratégique françaises, il emporte une tête nucléaire aéroportée (TNA) d'environ 300 kilotonnes (soit une puissance équivalente à une vingtaine de fois la bombe d'Hiroshima), à une distance de l'ordre de 500 km. Il est entré en service opérationnel en 2010, en remplacement du missile air-sol d emoyenne portée (ASMP), dont il améliore les performances tout en en reprenant les caractéristiques essentielles.
Photo : ici Rafale de l’Armée de l’air doté de l’ASMPA @ R.Nicolas-Nelson/Armée de l’air