Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07177.jsonl.gz/208

Lorsque l'on soupçonne une allergie, on peut procéder à un test afin d'identifier ou d'exclure un allergène spécifique. On opère une distinction entre les tests cutanés, les tests sanguins et les tests de provocation.
Les tests cutanés ne doivent être effectués que par des spécialistes dûment formés. Leur interprétation est en effet difficile et demande de l'expérience. Alors que les tests sanguins ne demandent qu'une simple prise de sang, les tests de provocation requièrent, quant à eux, l'observation du patient par un médecin.
Il n'existe pas de test fiable permettant de diagnostiquer une allergie à 100%, c'est pourquoi l'expérience du spécialiste est indispensable. Celui-ci procède, avant chaque test, à un entretien (ou une anamnèse) avec la personne concernée, au cours duquel sont évoqués les symptômes, le déroulement de l'affection allergique, la présence d'allergies chez d'autres membres de la famille et les traitements appliqués jusqu'ici. L'interprétation du test tient compte de tous ces éléments.
On distingue deux types de tests cutanés: ceux qui permettent de déceler une réaction immédiate et ceux qui visent à déclencher une réaction retardée. D'une exécution relativement simple, ils ne sont pas douloureux. Le test à réaction immédiate consiste à placer une goutte de solution d'allergène sur la peau et à pratiquer une fine piqûre avec la pointe d'une aiguille («prick test»), afin que l'allergène (une protéine) entre en contact avec les cellules cutanées. L'évaluation se fait au bout de vingt minutes: une réaction positive ressemble à une petite piqûre d'insecte. Pour le test à réaction retardée, on pose un sparadrap sur le dos et observe la réaction (généralement un petit eczéma) un ou deux jours plus tard.
Le test sanguin est effectué en laboratoire. On y détermine dans le sang la présence d’anticorps (IgE spécifiques) contre divers allergènes. Le médecin interprète les résultats en prenant en compte l’anamnèse du patient. Le test sanguin peut être réalisé chez des personnes de tous âges, indépendamment de la prise d’un médicament, comme un antihistaminique, par exemple. Plus de 500 allergènes sont disponibles pour les tests. On utilise toujours un mélange de fractions d’allergène (épitope). Certains de ces épitopes sont très allergéniques, d’autres moins. On peut tester les différentes protéines d’un allergène donné (p. ex. le pollen de bouleau). Il est important de connaître le mode de sensibilisation individuel pour planifier une immunothérapie spécifique et pouvoir ainsi évaluer les chances de réussite de la désensibilisation. Cela permet aussi d’expliquer une réaction croisée: on sait, par exemple, qu’une allergie au pollen peut être associée à des réactions allergiques aux noisettes et aux pommes. Chez les personnes allergiques à des produits alimentaires, le mode de sensibilisation permet de déduire le degré de gravité des réactions.
Lors du test de provocation, on met la personne en présence de l'allergène suspecté, en le lui faisant avaler ou inhaler ou en le lui appliquant directement sur la peau ou les muqueuses. Ce test, qui cherche à déclencher les symptômes de l'allergie de manière contrôlée, ne peut être exécuté que par des médecins formés à cet effet.
On parle également d'hyposensibilisation, d'immunothérapie spécifique ou, terme plus récent, de vaccination allergénique. La désensibilisation a pour but de réhabituer le corps à accepter les substances étrangères (protéines) qui déclenchent l'allergie (rhume des foins, asthme). Par l'administration répétée de doses croissantes d'une solution d'allergène, le système immunitaire en vient à tolérer à nouveau la substance concernée. Dans la plupart des cas, une désensibilisation prescrite par un allergologue permet d'atténuer les symptômes allergiques. Or, Cette forme de traitement dure de trois à cinq ans.
Pour la brochure «Immunothérapie spécifique».