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7. Un petit ruisseau, de Samuel Aubert.
Promenades multiples dans tous les coins de notre haute combe, et bien entendu, quand il le pouvait, notamment dans les courses du Collège, au-delà.
Sa connaissance pour le milieu était exceptionnelle et fit de lui ce que l'on nomme un savant. Mais l'homme ne tenait pas à garder toutes les considérations qu'il pouvait faire dans le domaine des sciences naturelles pour lui. Il se faisait au contraire un devoir sacré de transmettre ses connaissances à d'autres. C'est ainsi qu'il donna plusieurs ouvrages, mais surtout une quantité assez prodigieuse d'articles, sortes de petites monographies traitant de tel ou tel sujet, de tel ou tel site qu'il venait de visiter et dont il voulait garder le souvenir par l'écriture.
Samuel Aubert, à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, aussi rédacteur et chroniqueur de la FAVJ, donna certes quantité d'articles pour notre journal local, mais aussi il collaborait régulièrement avec des journaux extérieurs, comme La Forêt, mais surtout la Revue du dimanche. Sa collaboration avec ces différentes publications porte sur des décennies, voire plus d'un demi-siècle. Cette matière est prodigieuse. Elle serait restée tout à fait ignorée du grand public - et elle le reste malheureusement encore - si notre ami Jean-Luc Aubert de Genève, ne s'était donné pour tâche de transcrire ces multiples écrits de l'état articles de journaux, avec les faiblesses que cela comporte au niveau de l'édition, à l'état électronique. Par ce biais, cette matière, véritablement revit.
Monsieur Daniel Aubert, fils du professeur, lui aussi professeur, avec pour spécialisation la géologie, qui eut en son temps l'occasion de nous prêter les articles de son père consacrés aux villages de la Vallée, doutait que ce genre d'écrits était encore d'actualité. Sous la forme qu'il pouvait connaître, en coupures de journaux, peut-être, mais sous une présentation modernisée, d'aucune manière. Un professeur Samuel Aubert donc toujours bien vivant et à découvrir. Un site ne change que peu. Ou s'il le fait, les constatations d'une époque comparées à celles que l'on peut faire en son présent, sont d'autant plus précieuses. Il n'y a donc aucune raison de laisser dans l'ombre une si prodigieuse matière, si humaine, où se lisent une passion et un respect sans borne pour le milieu naturel, domaine où l'on constate déjà à l'époque de notre auteur, des dérives sans nombre. Destruction de sites, et surtout ceuillage destructif des fleurs les plus belles et les plus rares. D'aucunes ne s'en releveraient pas qui ont disparu de notre liste.
Aujourd'hui, Samuel Aubert, nous parle d'un simple ruisseau. Mais un simple ruisseau, et cela chacun le sait, c'est déjà tout un monde. Un simple ruisseau, c'est même le début du monde. Puisque sans eau, vérité de la Palice, pas de vie. Donc pas de présence humaine non plus!