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L'exercice physique régulier protège contre le risque cardiovasculaire. Il est vraisemblable que cette protection soit partiellement due à une influence sur la biologie de l'endothélium vasculaire. En effet, on sait que les forces de frottement (shear stress) engendrées par l'écoulement sanguin sur la paroi des vaisseaux influencent la biologie des cellules endothéliales dans un sens qui s'oppose à certains événements-clés survenant à leur niveau dans la pathogenèse de l'artériosclérose. L'activité physique s'accompagne d'une augmentation des vitesses d'écoulement sanguin et du shear stress. Il est donc logique de postuler que par ce biais, elle influence la fonction endothéliale dans un sens protecteur. Dans la présente mise au point, nous passons en revue les arguments expérimentaux et cliniques en faveur de cette hypothèse.