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Lexique
LiFi
LiFi, ou quand la lumière visible transmet des données.
Contraction de Ligthning et de Fidelity, le LiFi (parfois aussi nommé VLC pour Visible Light Communications) est une technique encore expérimentale qui utilise la lumière pour transmettre des données informatiques.
Ce principe est relativement ancien, puisque Graham Bell (l'inventeur du téléphone) démontra en 1880 avec un appareil nommé photophone, que l'on pouvait transmettre des données (en l'occurrence sa voix) sur plusieurs centaines de mètres en utilisant la lumière du soleil !
Plus près de nous, c'est au début des années 2000 que des équipes universitaires françaises et japonaises, notamment, entreprirent d'utiliser des diodes LED, pressenties pour remplacer l'éclairage classique des ampoules à filaments, afin de revisiter la phototransmission pour véhiculer des données.
Techniquement, le principe s'apparente à celui du Morse appliqué au langage binaire : lumière = 1, pas de lumière = 0. Quand on sait que l'oeil humain ne perçoit pas l'interruption d'une impulsion lumineuse en deçà des 50 millisecondes, la tentation est grande d'utiliser la lumière domestique (celles de nos LED capables de modulations très rapides) pour transmettre des données à grande vitesse par l'intermédiaire d'un photodétecteur, qui capte les variations d'intensité de la lumière pour les convertir en langage binaire.
Par rapport à un réseau sans fil Wi-Fi, les avantages sont tangibles, à commencer par l'utilisation de l'éclairage existant en remplaçant simplement les ampoules par des LED hybrides LiFi. En reliant cet éclairage par CPL (courant porteur en ligne) le même système servirait à transmettre des données et à diffuser de la lumière, ce qui occasionnerait, à terme, une intéressante réduction des coûts.
De plus, la longueur d'onde du spectre lumineux offre des fréquences infiniment plus nombreuses que celles des ondes radio, et ce sans être soumis à une quelconque attribution légale, comme c'est le cas du Wi-Fi, sans compter une vitesse théorique de transmission des données très élevée. En prime, le Li-Fi n'émet pas d'ondes électromagnétiques et son innocuité pour la santé semble totale, alors que le doute plane encore un peu sur le Wi-Fi, du moins pour les grandes puissances trop rapprochées de l'humain...
Cependant, contrairement aux ondes radio, les ondes lumineuses ne traversent pas les objets et encore moins les murs. L'émetteur (l'ampoule LED) doit être en vue directe du récepteur (le photodétecteur) qui peut être placé sur un ordinateur ou un périphérique, ce qui représente une contrainte de taille. Et puis, l'absence de mode bidirectionnel (du moins pour l'instant) oblige le LiFi à fonctionner de concert avec d'autres techniques de transmission de données locales, avec ou sans fil.
Malgré ces restrictions, promu par le Li-Fi consortium, le concept Li-Fi semble prometteur, dans un premier temps au moins comme complément aux techniques actuelles. Il doit cependant encore faire ses preuves à grande échelle pour prétendre changer la donne des réseaux domestiques sans fil, voire seulement les améliorer...