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Le château est en fait une maison de maitre cossue présentant la particularité d'être presque carrée. L'état actuel date des XVIIe et XVIIIe siècles. Mais certains vestiges, dont une tour carrée, sont plus anciens, vraisemblablement du XVIe siècle. « Le château est la principale maison du village. Elle a gardé une authenticité qui la rend intéressante. Elle témoigne de la vie modeste des seigneurs, qui vivaient très près des gens de la terre.
C'est très probablement la famille de Gingins, qui posséda la seigneurie de Cuarnens durant un siècle, de 1573 à 1672, qui construisit le château. Samuel de Gingins l'ayant hypothéqué, il devint momentanément propriété de la famille de Tavel. Celle-ci le vendit en 1677 à la famille de Chandieu, une branche germaine des propriétaires du château de L'Isle. Une plaque de cheminée, datée de 1700, porte d'ailleurs les armes des de Chandieu. En double exemplaire, Frédéric de Chandieu ayant épousé sa cousine Suzanne. La dernière des de Chandieu épousa un de Mestral d'Arrufens. Ses enfants vendirent alors le château et le domaine en 1804 à une famille Chappuis. Dès lors, et jusqu'à son rachat en 1971 par l'actuel propriétaire, le château eut une affectation rurale.
En 1972 et 1973, le propriétaire fit entreprendre d'importants travaux destinés à rendre le château habitable toute l'année, et le dotant d'un certain confort. Les travaux, dont on ne saurait dresser ici une liste exhaustive, ont notamment consisté en une réfection de la toiture et de la charpente, qui a la particularité d'être à trois étages, sans pilier vertical. Les poutres maîtresses, taillées dans un seul tronc, ont une portée de 22 mètres. Les façades ont été restaurées.
A l'intérieur, il faut mentionner un poêle du XVIIIe siècle, vraisemblablement en faïence d'Yverdon, une cheminée dont le manteau est soutenu par une colonne angulaire, une magnifique balustrade dont les motifs ont certainement été inspirés par les ferronniers d'art genevois, un magnifique escalier construit à la règle d'or et des dallages en pierre du Jura. Les parquets ont été reconstitués avec des matériaux de récupération. La galerie s'ouvre sur les quatre points cardinaux, ce qui est une distribution simple et efficace.
Le rural a également été restauré, Entre les deux bâtiments, la cour a été pavée avec des galets ronds et un puits, profond de 13 mètres, a été mis en valeur.
Bibliographie