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Roman Polanski a demandé mercredi au juge chargé du dossier à Los Angeles, par le biais de ses avocats, de le juger par contumace pour des faits de relation sexuelle illégale datant de 1977. Le réalisateur reste pour l’heure assigné à résidence dans son chalet de Gstaad.
Le juge Peter Espinoza a fixé au 22 janvier une nouvelle audience pour examiner cette requête, formulée dans un document signé par Polanski le 26 décembre en Suisse et remis à la justice par son avocat à Los Angeles, Chad Hummel.
Mais les procureurs, qui tentent d'obtenir l'extradition de Polanski aux Etats-Unis, ont fait savoir qu'ils s'opposeraient à toute condamnation tant que l'intéressé ne serait pas physiquement présent devant le tribunal.
L'audience de mercredi fait suite à la suggestion d'une cour d'appel californienne, le mois dernier, qui proposait de condamner le réalisateur par contumace afin de pouvoir refermer le dossier. Mais de l'avis du procureur David Walgren, Polanski doit rentrer en Californie et ne plus se défendre «dans le confort de son chalet suisse dans les Alpes».
Âgé de 76 ans, Polanski est en détention à domicile en Suisse, où il risque une extradition vers les Etats-Unis, pays qu'il a fui en 1978 après avoir plaidé coupable d'avoir eu des rapports sexuels avec une adolescente de treize ans.
Pour mémoire, les autorités suisses avaient annoncé qu'elles prendraient début 2010 une décision sur l'extradition de Roman Polanski aux Etats-Unis.
swissinfo.ch et les agences