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Possible vote de défiance contre la première ministre britannique
12.12.2018
Les députés conservateurs britanniques ont réuni le quota des 48 lettres nécessaires pour déposer une motion de défiance contre le gouvernement de Theresa May, a annoncé un élu mardi. Un vote pourrait intervenir à la chambre des communes dès mercredi soir.
"Nous aurons une motion de défiance de sorte que les parlementaires conservateurs voteront à bulletins secrets pour savoir s'ils ont confiance ou non dès la première opportunité qui, je pense, pourrait être demain soir", a indiqué le député Andrew Bridgen à la chaîne Sky News.
L'élu conservateur a précisé qu'il pensait que le chef du groupe parlementaire conservateur à la chambre des communes, Graham Brady, rendrait visite à la première ministre mercredi matin.
Des sources au 10 Downing Street, la résidence de la chef du gouvernement britannique, ont indiqué ne pas avoir eu d'informations en ce sens de la part du groupe conservateur, rapporte le service politique de la BBC. Graham Brady a demandé à voir Theresa May mercredi après la séance hebdomadaire des questions au gouvernement, indique la chef du service politique de la BBC.
Vote reporté
Selon les règlements de la chambre des communes, il faut que 15% des députés conservateurs, soit 48 sur 315, expriment par écrit leur volonté d'organiser un vote de défiance contre le chef du gouvernement pour que ce scrutin ait lieu.
Ayant la certitude de ne pas disposer d'une majorité à la chambre des communes pour soutenir le texte qu'elle présentait, Theresa May a décidé de reporter le vote des députés britanniques sur le projet d'accord organisant le Brexit, conclu avec les Européens à la fin novembre.
La première ministre britannique a mené mardi des consultations auprès des dirigeants européens afin d'obtenir des ajustements sur le texte et que celui-ci puisse être accepté par les parlementaires britanniques.
Si les Européens ont exprimé leur souhait d'aider Mme May à trouver une issue à cette impasse politique, ils demeurent, en revanche, unanimes dans leur refus de négocier un nouvel accord remplaçant celui qui a été entériné à la fin novembre après dix-huit mois de discussions laborieuses.
Le principal point d'achoppement concerne justement ce "backstop" destiné à empêcher le retour d'une frontière physique entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord supprimée depuis les accords de paix de 1998. Des conservateurs demandent que cette clause contenue dans le projet d'accord soit purement et simplement supprimée, car elle remet, selon eux, en cause la souveraineté du Royaume-Uni.
ats, reu