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Cryoconservation des spermatozoïdes et des ovules fécondés
Une stimulation hormonale permet en moyenne d’obtenir 3 à 10 ovules lors de la ponction folliculaire. Ce nombre élevé est propice, car tous les ovules ne sont pas aptes à la fécondation. À chaque cycle, on pourra transférer un maximum de 3 ovules fécondés dans l’utérus, pour limiter le risque de grossesse multi-fœtale.
Si plus de deux ovules ont été fécondés lors de la fécondation in vitro, les autres seront congelés avant d’atteindre le stade embryonnaire, dans l'azote liquide à -196°C. Ce n’est pas un problème au niveau légal: Tant que les informations génétiques du père et de la mère n’ont pas encore fusionné, l’ovule contenant un spermatozoïde n’est pas encore considéré comme un embryon et n’est donc pas encore un «être en devenir».
Ces ovules pourront être décongelés et insérés dans l’utérus plus tard (transfert d'embryon). En cas d’échec de la FIV, cela permet de faire une nouvelle tentative sans grandes contraintes, c-à-d sans une nouvelle stimulation ovarienne. Il peut juste être nécessaire de déclencher l’ovulation et la constitution de la muqueuse utérine.
Cependant, la probabilité de déboucher sur une grossesse est légèrement inférieure que pour un cycle stimulé. La congélation et décongélation représente une certaine contrainte pour les ovules fécondés. Il peut arriver que certains ovules ne soient plus à même de se développer. Par contre, ils ne subiront aucun problème pendant qu’ils sont congelés, peu importe la durée de conservation. Jusqu’à présent, il est impossible de cryoconserver des ovules non fécondés.
Au besoin, il est possible de congeler les spermatozoïdes, par ex. si le partenaire ne peut pas se rendre au lieu de traitement pendant le traitement, pour raisons professionnelles ou autres. Si nécessaire, on peut décongeler les spermatozoïdes le moment voulu et les utiliser pour la fécondation. Une cryoconservation peut aussi être très judicieuse avant un traitement anticancéreux de l’homme, afin de disposer de spermatozoïdes fonctionnels plus tard.
Savoir
Newsticker
Un enfant né d'un mort: six ans après le décès du père, qu’elle ne connaissait pas, une femme israélienne a mis au monde une fille en bonne santé. L’homme, non marié, désirait avoir des enfants. Ayant développé un cancer, il avait fait congeler ses spermatozoïdes avant la chimiothérapie, mais est décédé à l’âge de 30 ans. Ses parents ont trouvé une femme désireuse de concevoir qui a procédé à une fécondation artificielle avec l'un des spermatozoïdes congelés du défunt. Contrairement à un don de sperme anonyme, le nouveau-né est en droit de savoir qui était son père.(swissmom Newsticker, 25.06.2013)
Un tribunal italien tranche: une femme italienne de presque 50 ans a pu faire décongeler et implanter ses ovules fécondés, presque 20 ans après leur congélation, malgré le fait que son mari soit décédé depuis quatre ans. La clinique avait d'abord refusé au titre de la loi italienne en vigueur depuis 2004, en vertu de laquelle les deux parents doivent être vivants pour pouvoir implanter des ovules fécondés artificiellement ou des embryons. Le tribunal de deuxième instance a cassé cette décision après plusieurs années de litige, les embryons de la femme désormais âgée de 50 ans ayant été congelés en 1996 déjà. Les lois italiennes font partie des plus strictes d’Europe en matière de fécondation artificielle. Raison pour laquelle de plus en plus de couples désireux d’enfant vont voir à l’étranger. (swissmom Newsticker, 12/03/2015)
Last update : 25-04-16, BH