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La petite Julie, 8 ans, est une extraterrestre: elle parle chien, chat, serpent, poule, lapin et même poissons. Aucun animal ne lui résiste; il y a toujours un poilu, un emplumé, un insecte pour venir lui «parler». C’est ainsi qu’elle explique son rapport aux bestioles. Un jour, dans un jardin public, elle a dit à son père, parlant d’un quidam qui passait près d’eux: «Le chien du monsieur, il est triste, mais maintenant, il va mordre.» Deux minutes plus tard, le clebs se retournait contre l’abominable maître qui cognait à la moindre patte posée de travers. Papa n’a rien pu faire: Julie a couru vers le chien, l’a pris dans ses bras, l’animal s’est instantanément calmé. Elle a alors exigé que les parents adoptent le malheureux, qui s’est révélé aussi doux qu’un agneau. Maman apprécie surtout que Julie la débarrasse des araignées. Quand l’une d’elles, énorme, minuscule ou poilue, file à toute vitesse, provoquant les cris de maman, Julie arrive, prend délicatement l’arachnide dans une main et lui raconte une histoire jusqu’au jardin où elle le dépose.