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Le terme sédévacantisme dérive du latin 'sede vacante', littéralement : siège vacant.
Cette expression désigne la période durant laquelle le siège d’un diocèse ou le Saint-Siège (diocèse de Rome) sont vacants ; dans ce dernier cas, il s'agit de la vacance du Siège apostolique, qui intervient naturellement par la mort du pontife romain ou, possiblement mais très rarement, en cas de renonciation à sa charge faite librement et dûment manifestée (comme ce fut le cas pour le Pape Saint Pierre Célestin).
Dans le cas du sédévacantisme néanmoins, la situation diffère car techniquement le siège n'est pas vacant mais apparemment occupé.
Les catholiques sédévacantistes voient en les 'papes' du concile Vatican II, depuis certainement Paul VI voire très probablement Jean XXIII, des usurpateurs ou du moins des 'papes' materialiter non formaliter (se référer à la thèse de Cassiciacum).
Un vrai successeur de Pierre ne guidant plus l'Église mais un loup déguisé en agneau, la crise actuelle, pour ne pas dire l'apostasie généralisée, s'explique ainsi facilement puisque le pasteur étant frappé, les brebis se retrouvent dispersées (Mt 26,31).
Voici une courte vidéo introductive au sédévacantisme qui explique la position dans ses grandes lignes :
Si par ‘sédévacantisme’ on entend toute thèse niant que l’occupant actuel du Siège Apostolique jouisse de l’Autorité divinement assistée, alors oui, nous sommes sédévacantistes.
Si par ‘sédévacantisme’ on entend en revanche une doctrine qui s’identifie substantiellement de manière contraire à la thèse de Cassiciacum, alors non, nous ne sommes pas sédévacantistes.
Cette réponse semble éminemment vaudoise, mais nous allons y porter de la clarté.
De manière générale, notre analyse, qui découle de l’observation de la situation crise actuelle de l’Église, aboutit à des conclusions similaires à l’analyse faite par les sédévacantistes complets, à savoir principalement que nous n’avons pas de vrai Pape (voir Qui êtes-vous pour juger le Pape ?) et qu’en conséquence la Sainte Messe doit être célébrée non una cum.
En restant à ce niveau, nous pouvons donc être intégrés aux catholiques dits ‘sédévacantistes’ pour établir une distinction avec les personnes se déclarant également catholiques, mais qui reconnaissent en M. Bergoglio (et tous ses prédécesseurs jusque Jean XXIII) de véritables Papes, jouissant de l’Autorité.
De manière simplifiée : d’un côté ceux sédévacantistes qui refusent le concile Vatican II et toutes ses conséquences ; de l’autre, ceux qui l’acceptent – certains dans sa totalité (conciliaires, traditionalistes ralliés tels que la Fraternité Saint Pierre par ex.), d’autres seulement en partie (position « Reconnaître et Résister » notamment défendue par la Fraternité Saint Pie X, FSSPX).
Dans cette vision simplifiée, nous sommes clairement dans le premier camp.
En approfondissant un peu plus, nous avons toutefois une position quelque peu différente du sédévacantisme complet. En effet, la thèse de Cassiciacum à laquelle nous adhérons, fait une distinction entre l’aspect matériel et l’aspect formel de la figure du Pape.
Vous trouverez à ce lien une conférence au sujet de la thèse de Cassiciacum exposée par l'abbé Ricossa pour présenter celle-ci, sur la chaîne Youtube de l’Institut Mater Boni Consilii.
Si tous ces arguments vous sont au contraire connus, et que vous êtes partisan du sédévacantisme complet et d’avis que la thèse de Cassiciacum doive être abandonnée, nous vous renvoyons vers l‘analyse (paragraphe suivant) faite il y a quelques années par Clément Lécuyer. Nous souscrivons pleinement à sa conclusion, à savoir que les différences entre sédévacantistes complets et partisans de la thèse de Cassiciacum demeurent secondaires et donc qu’il n’est pas judicieux de polémiquer à outrance, voire pire : de s’invectiver les uns, les autres.
Non n’avons pas de Pape valide siégeant sur le trône de Pierre ; nous devons assister à la Sainte Messe non una cum et prier afin que le bon Dieu mettre prochainement fin à cette crise, si telle est Sa volonté.
Soyons de bons chrétiens pour mériter cela !
Différences entre le sédévacantisme et la thèse de Cassiciacum
Certains sédévacantistes voient la thèse de Cassiciacum d'un mauvais œil. Le fait est qu'en l'absence d'un vrai Pape, donc d'une vraie autorité, personne ne peut définitivement trancher la question. Seul un vrai Pape, qui retrouvera le trône de Pierre, pourra donner une explication infaillible à la crise que l'Église traverse et - le cas échéant - confirmer ou infirmer la validité de la thèse de Mgr Guérard des Lauriers.
Lors d'un échange quelque peu houleux dans le milieu sédévacantiste il y a quelques années (ce qui montre que la question n'est pas nouvelle), Clément Lécuyer, le responsable du site Catholique Sédévacantiste, a formulé une analyse précise et complète, afin de démontrer que les positions de sédévacantisme complet et la thèse de Cassiciacum ne diffèrent que sur des points secondaires, mais se rejoignent sur le fond.
Nous souscrivons pleinement à son propos, à son analyse et à sa conclusion. C'est pourquoi nous proposons l'article en entier, y compris sa partie introductive qui invite à ne pas se tromper de combat :