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De nombreuses publications et études scientifiques très séreuses ont été analysées, résumées et vulgarisées par le Dr Alend Saadi afin d’illustrer les nombreuses facettes et implications de la problématique de la stigmatisation liée au poids qu’on appelle communément « grossophobie »
Les commentaires négatifs et péjoratifs sur le poids au sein des familles peuvent affecter négativement le bien-être mental.
Cette étude a examiné comment les commentaires négatifs sur le poids au sein des familles peuvent affecter le bien-être mental des personnes dans six pays différents.
L’étude a révélé que la stigmatisation familiale liée au poids était très répandue. La prévalence de la part des membres de la famille immédiate était particulièrement élevée, avec des pourcentages allant jusqu’à 62 %.
La stigmatisation familiale liée au poids peut se manifester par des critiques, des jugements, des taquineries ou des mauvais traitements de la part des membres de la famille en raison du poids corporel d’un individu. Ce type de stigmatisation peut provenir de divers membres de la famille, tels que les mères, les conjoints/partenaires amoureux et les pères.
L’étude a révélé cette stigmatisation était associée à une moins bonne santé psychosociale, notamment des préjugés intériorisés en matière de poids, des problèmes d’image corporelle, des troubles du comportement alimentaire, des niveaux de stress plus élevés et une mauvaise auto-évaluation de l’état de santé.
Ces expériences négatives au sein de la famille peuvent avoir un impact significatif sur le bien-être mental et la qualité de vie globale des individus.
Comprendre et résoudre ces problèmes au sein des familles peut contribuer à améliorer la santé et le bonheur en général.
Lawrence et al. Obesity, 2023.
Stigmatisation en lien avec le poids chez les enfants.
Les principales sources de stigmatisation liée au poids dans la vie des enfants et adolescents vivant avec l’obésité comprennent.:
- Les pairs (par exemple camarades d’école)
- Les éducateurs et enseignants
- Les parents.
Les pairs approuvent souvent les attitudes négatives envers les jeunes en obésité, contribuant ainsi aux sentiments de stigmatisation et de préjugés comme la paresse ou le manque de travail. Les enseignants jouent également un rôle en exprimant des préjugés liés au poids envers les enfants, ce qui peut avoir des effets néfastes sur les résultats émotionnels, physiques et scolaires des élèves. Ils peuvent involontairement perpétuer les préjugés en traitant différemment les élèves en surpoids.
Étonnamment, les parents peuvent également manifester une stigmatisation liée au poids à l’égard des jeunes, des recherches montrant que les parents, en particulier ceux qui mettent l’accent sur l’importance d’une silhouette mince et de la perte de poids, peuvent approuver des stéréotypes négatifs sur l’obésité.
L’obésité infantile est associée à toute une série de conséquences néfastes sur la santé psychosociale et physique. Les conséquences psychosociales inclure une moindre estime de soi, des niveaux plus élevés de dépression et d’anxiété, un isolement social et une mauvaise qualité de vie.
Il est crucial de lutter contre l’obésité infantile non seulement pour améliorer les résultats en matière de santé physique, mais également pour atténuer les défis psychosociaux auxquels sont confrontés les jeunes obèses.
Puhl & Latner, Psychological Bulletin, 2007.
Stigmatisation vécue par les enfants et adolescents en situation s’obésité.
La stigmatisation liée au poids est malheureusement répandue chez les patients pédiatriques en situation s’obésité.
Des études ont montré que le harcèlement en raison de poids est l’une des formes les plus fréquentes de harcèlement par les pairs signalés par les élèves, et ce dès la maternelle. Jusqu’à 71% des adolescents en situation d’obésité dans les programmes de perte de poids signale avoir été victimes dans le cadre d’un traitement de perte de poids dans le courant de l’année.
En outre, il a été démontré que les professionnels de la santé, notamment les médecins, les infirmières, les diététistes, les psychologues et les stagiaires en médecine, expriment une stigmatisation liée au poids à l’égard des patients obèses, contribuant ainsi à ce que les patients se sentent stigmatisés dans les établissements de soins de santé. Ces résultats soulignent la nature répandue de la stigmatisation liée au poids vécue par les patients pédiatriques souffrant d’obésité dans divers contextes, notamment les écoles, les établissements de santé et la société en général.
Cette stigmatisation peut entraîner des défis émotionnels, tels qu’une faible estime de soi et de l’anxiété, et peut entraîner des comportements néfastes comme la frénésie alimentaire (binge eating) et l’isolement social.
Pont et al., Pediatrics, 2017.
Stigmatisation de femmes vivant avec l’obésité durant la grossesse.
La stigmatisation liée au poids est malheureusement fréquente dans les contextes de la préconception, de la grossesse et de la période postnatale. Les femmes peuvent être jugées, critiquées ou discriminées en raison de leur poids. L’article met en lumière comment les attitudes négatives envers le poids peuvent affecter la santé et le bien-être des femmes à ces différentes étapes de la vie. La stigmatisation du poids peut avoir des conséquences néfastes sur la santé mentale et physique des femmes enceintes et des jeunes mamans.
Hill & Rodriguez, Seminars in Reproductive Medecine, 2021.