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Le coton, la soie et le lin sont utilisés depuis 5,000 ans avant Jésus-Christ lorsqu’ils apparurent pour la première fois en Egypte, Inde et Chine.
Qu’est-ce que la Perse, l’Inde, la Chine ont en commun ? Ce sont des pays qui ont bâtis les fondations du textile, rejoint plus tard par la Turquie, l’Italie et le Japon. Pour quelles raisons ? Parce que c’est principalement dans ces régions que les plantes et animaux servant à la fabrication du textile sont cultivées ou élevés (pensez au ver à soie chinois par exemple).
Du producteur au consommateur, à travers les routes traditionnelles des échanges commerciaux. De l’Est vers l’Europe. La principale route commerciale de l’antiquité se nommait même la route de la soie, empruntant son nom à un des tissus les plus recherchés. Pour mémoire, la soie et le lin ont toujours eu les faveurs des plus riches, alors que le reste de la population se contentait de matériaux moins nobles.
En fait, comme le vin et les métaux précieux, les tissus ont toujours occupé une part importante dans les échanges commerciaux autour du monde de l’antiquité au début de l’ère moderne. Le commerce sur la route de la soie a été très important pour le développement des grandes civilisations telles que la Chine, la Perse, l’Egypte, l’Inde ou encore la civilisation romaine et cela a contribué à bâtir les fondations de la civilisation moderne.
Aujourd’hui il n’est pas rare de voir, par exemple, des tissus vendus aux Etats-Unis qui sont fabriqués au Pakistan. Pourquoi un tel trajet ? Car les tissus sont souvent produits au plus proche endroit de la source brute, la plante ou l’animal. Ensuite les habits eux-mêmes sont produits dans une variété de pays beaucoup plus grande.
Jusqu’au début du 20ème siècle, les tissus étaient principalement dérivés de plantes ou d’animaux. L’avènement de l’ère industrielle marque le début du développement de la recherche, du développement et de l’innovation. Beaucoup de producteurs de tissus aujourd’hui ont même commencé par être des entreprises chimiques. Pensez à des sociétés comme Dupont ou Bayer, ce sont les rois du Lycra, Dacron et autres fibres synthétiques modernes.
Le tissu peut être fabriqué à partir de plusieurs sources : animale, plante, minérale ainsi que les dérivés du pétrole qui donne les fibres synthétiques.
Les aristocrates et la bourgeoisie ont toujours porté leur statut social au travers des habits. Ils ont toujours essayé de s’habiller afin d’impressionner leur entourage et montraient leur rang à travers l’usage de tissus riches et brodés. Il fallait qu’il soit évident pour tout observateur de déterminer qui était le roi dans la salle. Certaines pièces de tissus étaient faites de fils d’or et d’argent il y a déjà plus de 2000 ans.
Habituellement les tissus des habits servaient à distinguer les classes sociales ou même les professions ou fonctions. Le roi se distinguait des généraux qui à leur tour se devaient de se distinguer des courtisans et ainsi de suite. Aujourd’hui on peut voir que les choses n’ont pas beaucoup évoluées. Puisque l’imitation est la forme de flatterie la plus sincère, toutes les couches de la population se sont inspirées ou ont tenté d’imiter les habits des plus riches. A l’heure du fast-fashion, il n’est pas rare de voir un habit produit à grande échelle dans les rayons seulement 6 semaines après la présentation du vêtement qui l’a inspiré lors d’un défilé à l’occasion d’une des fashion weeks des capitales de la mode.
Au-delà de son influence sociale, n’oublions pas que les tissus fournissent également un point de vue très intéressant sur la société. Ils donnent beaucoup d’informations sur les différences culturelles et artistiques d’une civilisation à l’autre. C’est pourquoi des vêtements ou encore des tapisseries ont leur place dans la plupart des musés d’histoire autour du monde et qu’ils nous aident à mieux comprendre notre passé. Pensez à la fameuse tapisserie de Bayeux par exemple. Cette pièce de tissu brodée de plus de 70 mètres de long a été utilisée comme propagande politique, expliquant les raisons de la conquête de l’Angleterre par Guillaume le conquérant. C’est bien entendu une vision biaisée qui raconte l’histoire du point de vue des normands. Nous ne pouvons pas nous empêcher de voir des similitudes avec la politique d’aujourd’hui.
Les gens utilisent les chaussettes pour se montrer ou s’affirmer. Je me souviens de ce trader d’une grande banque qui se faisait un point d’orgue à porter des chaussettes rouges pétantes afin de se distinguer de la masse et apporter sa touche d’originalité à son costume ultra-conventionnel gris-foncé. La tendance initiée par les plus jeunes afin de montrer leurs sous-vêtements dépassant de leurs pantalons faisait fureur il y a quelques années. Encore une fois, c’était une affirmation de soi, un symbole marquant un statut particulier.
Chez Simple, on a toujours préféré le confort et l’aspect pratique au symbole social. C’est pourquoi nous préférerons toujours une bonne coupe et un tissu agréable à la marque affichée sur la taille du sous-vêtement. Cela ne veut pas dire que nous n’aimons pas les marques, mais cela ne devrait pas être le premier critère de choix. Pensez d’abord à la coupe et au tissu, à la marque en second !