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3. 4- L'école technique de Huy. (55-59)
Après avoir passé l'examen d'entrée, j'entrai à l'Ecole Technique Provinciale de Huy dans la section 18, le samedi 2 septembre 1955. D'après les points obtenus à l'examen d'entrée, les élèves étaient affectés à une classe qui partait pour la 1ère année de la section 15 à la section 19. Pour m'y rendre, j'utilisais le train "omnibus" depuis la gare de Sclaigneaux. C'était encore des locomotives à vapeur et les compartiments des wagons, dont les banquettes étaient en bois, n'étaient accessibles que par les portes extérieures dont il fallait ouvrir la fenêtre pour enlever le cliquet de sécurité et ainsi permettre son ouverture. Il y avait tout le long de la voiture deux longs marches-pieds. Quelques fois, on brisait la vitre de la porte qui était en verre normal, car nous nous bagarrions parfois étant quelque peu isolé et dont les contrôleurs n'avaient pas accès. Sur le trajet, nous traversions deux tunnels et il y avait intérêt de remonter rapidement les vitres pour éviter l'envahissement du compartiment par la fumée de la locomotive. Il arrivait bien souvent qu'en journée, la traversée se faisait sans lumière car elle devait être actionnée par le contrôleur. Cela mettait un peu de piment et l'on devait s'attendre à quelques surprises.
Le lundi de la kermesse, le 19 septembre, le comité des fêtes de Sclayn avait organisé un concours de ballonnets auquel participèrent de nombreux amateurs. Les prix furent remis le 27 octobre au cours d'une soirée qui se déroula dans la salle du cinéma local "studio seize". Parmi les 57 cartes qui furent reçues par les participants et revenues des pays étrangers, la mienne fut classée 3e en ayant parcouru 373 km jusqu'à Langwedel (Bremen). Il est vrai que sur le conseil de mon père, pour faire moins de poids, j'avais raccourci la ficelle entre le ballonnet et la carte. À la fin de la séance, Gerald Duchateau, secrétaire du comité, rappela ce qui avait été fait au cours des festivités de septembre et traçât le programme mis sur pied pour la prochaine saison, précisant que le comité ne se limiterait pas à la kermesse.
Le 26 janvier 1956, j'assistais au baptême d'Alain Séraphin dont j'étais le parrain et maman Aline, sa marraine. C'est l'enfant des voisins qui tenait une épicerie à la grand-rue que l'on rejoignait par les jardins. Ils s'étaient mariés sous de fortes chutes de neiges, fin décembre 1953. La cérémonie eut lieu à la chapelle de la clinique Ste Elisabeth de Namur. Marraine Elvire (Paquet, épouse Alexandre Mercier de Marchempré) a acheté un terrain juste devant le nôtre et demanda de l'entretenir dans l'attente d'y faire construire. Mon père le clôtura et il y mit les poules. Fin juin, à l'Ecole Technique Provinciale de Huy, j'obtenais 79,12 % et j'étais classé 3e sur 31.
Lors des déplacements pour l'école, il y avait des filles qui partait d'Andenne pour Huy mais s'y rendaient avec un train "semi-direct". Alors, pour pouvoir les dragués, nous descendions à la gare d'Andenne-Seilles car notre train était soit avant le leur dans le sens "aller" et après dans le sens "retour", ce qui nous arrangeaient bien. Ces trains étaient un peu plus confortables, un couloir central permettait de traverser les compartiments, les portes étaient aux extrémités du wagon et pouvaient s'ouvrir de l'intérieur en maintenant à la fois le cliquet de sécurité et la poignée. Durant cette période, je m'étais épris d'une certaine Nadine Bodart (°24.11.1943) qui avait fait sa communion en même temps que moi. Elle avait une belle chevelure noire, longue et bouclée. En gare de Huy Nord, comme nous arrivions assez tôt, nous restions dans le train pendant sa manœuvre pour aller de la voie deux à la voie trois. Aussi, avec les nouveaux, nous leur faisions avoir peur en les empêchant de descendre et en leur faisant croire que nous allions à la gare suivante. Il arrivait que le train avait beaucoup de retard ou de le rater, alors je traversais le pont en courant pour monter dans un tram au diesel qui remplaçait le tram à vapeur depuis peu, cependant il fallait changer à Andenne, car il retournait, via le pont, au dépôt à Seilles. À Huy, il fallait traverser le pont en courant à nouveau pour arriver in extrémis en classe.
La cousine Gabrielle (Detillieux) venait souvent à la maison et l'on jouait aux cartes mais je n'aimais pas de perdre, alors bien souvent, elle me laissait gagné. Son mari, Louis Timsonet, était de petite taille et il travaillait à Bonneville dans une exploitation souterraine de terre glaise. C'était un travail fort pénible notamment par le poids de cette terre. Ils avaient deux enfants: Andrée et Robert. Le fils allait à l'école avec moi à Huy, mais il paraissait jaloux car il m'embêtait sans cesse et je l'évitais, même quand nous nous côtoyons comme enfant de cœur. Un jour à l'école, il me bouscula et m'injuria sans raison. Comme il avait l'habitude de rentrer chez lui en faisant un grand tour par la grand place et le centre du village avec ses copains, je pris le raccourci par le chemin de halage et alla expliquer son comportement à sa mère. À son arrivée, il fut bien saisi de m'y trouver et il fut fortement sermonné, ce qui le calma par la suite sans que l'on puisse se lier d'amitié.
Le 8 août 1956 survint l'incendie au Bois du Cazier à Marcinelle qui avait été suivie par une explosion et avait bloqué 275 mineurs au fond du charbonnage mais 262 d'entre eux ont perdu la vie. Vers 8 h, on s'était aperçu qu'un "arrêtoir" freinant les wagonnets de charbon fonctionnait mal. Une heure plus tard, les mineurs de l'étage 907 entendirent une violente explosion et, très vite, l'air devint irrespirable, la chaleur intenable: un gigantesque incendie s'était déclaré dans le puits central, répandant des nuages de fumées toxiques. Asphyxiés, les mineurs se sont écroulés les uns après les autres. Des équipes de sauveteurs sont venues de partout, mais il n'y avait plus que des cadavres. La rupture d'une canalisation d'huile expliquerait le drame.
Le dimanche 6 novembre, je suis allé assister avec ma mère à la "Féerie sur glace" au palais des sports de Coronmeuse à Liège. La revue viennoise était composée du ballet des grands cœurs, de numéro de sauts avec la présentation des vedettes et de 12 tableaux :
1 & 2 - Escapade au pensionnat de deux enfants et l'agence privée de détectives "Sherlock".
3 - Voyages d'affaires d'un mari "infidèle" dont l'épouse chargera les deux détectives.
4 & 5 - Vente de pierres précieuses et vol audacieux, d'où l'action des deux mêmes détectives.
6 & 7 - Les Gitanes de Sacromonte à la recherche du célèbre danseur Fernandez qui se cache dans son village natal.
8 - La recherche d'une héritière qui est une jolie Geisha, sera de nouveau faite par les 2 détectives.
9 - Une grande croisière pour les deux limiers vers une île perdue dans le Pacifique.
10 - Deux explorateurs perdus recherchés par les deux détectives travestis en hawaïennes.
11 - Prisonniers de pirates des deux détectives dont leur subterfuge est déjoué.
12 - Un soir à Vienne, c'est le désir des deux détectives. Rien qu'un soir à Vienne telle qu'elle est, telle qu'elle fut et telle qu'elle restera toujours. Vienne, la "ville de la danse", la ville de la musique et des jolies femmes, Vienne la ville du Beau Danube Bleu. Tout est bien qui finit merveilleusement bien. Nous fument vraiment enthousiasmé par cette soirée prodigieuse et pleine d'humour, où il fallut plus de 500 costumes avec une chorégraphie magnifique. Le 9 juin 1957, ce fut la communion solennelle de mon cousin Daniel Heureux à Gilly. Je pesais alors 41 kg et mesurais 1m53.
Mercredi 19 juin, à 17 heures, en l'église paroissiale de Faulx-les-Tombes, et en présence d'un très nombreux public, Monseigneur Charue, révérendissime évêque de Namur, a conféré le sacrement de Confirmation à 72 filles et 71 garçons des paroisses de Faulx-les-Tombes, Mozet, Sclayn, Maizeret, Bonneville, Thon-Samson et Schaltin. Parmi l'assistance, nous avons noté la présence du chanoine Lanotte, secrétaire de l'Evêché; du doyen Gillain d'Andenne; des abbés Dubois, professeur au séminaire de Floreffe, et Balthazar, directeur de l'Ecole Sainte Begge d'Andenne, tous deux originaires de Faulx-les-Tombes ainsi que les curés des paroisses dont les enfants devaient recevoir la confirmation. Après la cérémonie, une réception intime a eu lieu au presbytère, ensuite nous étions invités par Désiré et Mariette Ferraille au 151, rue Gustave Jacoby à Sclayn qui étaient nos parrain et marraine de confirmation. Beaujean Etienne, Cauz Pierrino, Cornélis André, Delhaize Willy, Evrard Michel, Fiems Jean-Louis, Guazzo Jean-Pierre, Godefroid Guy, Godefroid Francis, Graindorge Daniel, Guillemain Yves, Huet Michel, Jassogne Louis, Lefèvre Jean-Marie, Lombet Serge, Monjoie Michel, Pégoraro Giovanni, Sorée Jacquy, Sorée Jean-Claude, Sprimont Philippe, Ticheur Guy, Van Tichelt Louis, Wyard Jean-Jacques et Allard Marcelle, Beaujean Bernadette, Beluz Augusta, Bodart Nadine, Bougelet Andrée, Chasseur Nicole, Chiaradia Adriana, Chiliatte Christiane, Grenson Jacqueline, Huet Jeanine, Lechanteur Eliane, Lombet Chantal, Massart Michèle, Persello Rina, Taziaux Claudine, Timsonet Josiane, Timsonet Juliane, Trussart Marie-Paule, Van Tichelt Josépha, Wyard Annick, Wyard Ghislaine.
Je terminais ma 2e année à l'école de Huy à la section 29 avec 73,15 % et me classais 12e sur 29. Me retrouvant avec des plus forts, j'avais un peu peiné. En juillet, je partis en colonie de vacance à Mechtal en Suisse avec la mutuelle. Le lundi 19 août, mon père reçu à la papeterie Godin d'Andenne, la décoration du travail de 1ère classe. À 14h45, il y eut la cérémonie de l'inauguration d'une plaque commémorative à l'occasion du bicentenaire de l'usine en présence du Conseil d'Administration et de la Direction. Ensuite à 16 heures, dans les locaux de l'Ecole Normale de l'Etat à Andenne, il y eut les festivités qui marquèrent ce jubilé. Le 4 octobre, ce fut le lancement du satellite russe: Spoutnik 1 et le 12 novembre, le départ de l'Expédition Antarctique Belge dont le récit figure dans le recueil de rédactions, du chapitre 4.2.01. Je fis également un séjour à Arlon, rue de Diekierch, chez une connaissance de mon père. Elle était veuve et avait trois filles: Denise Feyereisen, un peu plus jeune que moi mais plutôt insupportable, Georgette de mon âge que je préférais, et Christiane un peu plus âgée. Nous fîmes quelques promenades en chantant dans Arlon bien qu'il n'arrêtait pas de pleuvoir. La dernière nuit, elles avaient insistées pour je dorme dans leur lit, soit à quatre, mais évidemment cela ne fut pas apprécié par ma mère. L'année suivante Denise passa une semaine chez nous à Sclayn, mais je me disputais souvent avec elle. Quelques années plus tard, elle passa nous faire une visite avec son mari, Jean Collinet, et ils prévoyaient d'aller s'installer dans le Brabant Flamand, à Machelen et ensuite à Berg. Ses deux sœurs s'étaient déjà mariées, Georgette avec Guy Ansion, habitaient à Stockem au 13 rue de l'Eperon et Christiane avec Léon Grogna.
Le 17 avril 1958, ce fut l'ouverture de l'Exposition Universelle au Heysel à Bruxelles avec l'Atomium en son centre, point de mire inévitable. Cette énorme construction, haute de 102 mètres, avec ses neuf boules symbolisant les neuf provinces, fut l'œuvre de l'ingénieur Waterkeyn, des architectes A. & J. Polak et des ateliers de construction métallique Finet de Jambes. Ce mastodonte doit refléter l'image dynamique de la Belgique, c'est pourquoi les créateurs ont adopté le modèle de l'atome de fer agrandi quelque 150 milliards de fois. L'éclairage de nuit participe du même principe : les petites lumières évoquent les électrons qui entourent le noyau de l'atome. Les neuf boules, qui ont chacune un diamètre de 18 mètres, sont reliées entre elles par des tuyaux creux de 3 mètres de haut et de 30 mètres de long dans lesquels des escaliers ont été aménagés. Le tuyau central est, quant à lui, pourvu d'un ascenseur qui conduit les visiteurs vers la boule supérieure qui, contrairement aux 8 autres boules, n'est pas destinée à servir d'exposition mais est un restaurant. Pour les boules, on a utilisé des plaques d'acier d'une épaisseur de 12 millimètres qui ont été recouvertes d'aluminium. Cette énorme construction, implantée à 17 mètres de profondeur, a couté 200 millions de francs. Des voix se font entendre pour que l'Atomium ne soit pas démonté à la fin de l'exposition et devienne un des symboles de la Belgique.
Chaque pays, chaque peuple a, à sa manière, rendu hommage au modernisme et à l'espoir de paix dans le monde. Le pavillon français est une remarquable architecture d'acier et de polyester, transformé en Bazar de l'Hôtel de ville où s'amoncelle tout ce que la France produit, du camembert à la DS19, du béret basque à l'avertisseur d'incendie, en passant par la baguette de pain ou une sculpture de Picasso. Les soviétiques ont choisi le parallélépipède rectangle pour abriter leurs réalisations. Il flotte ici comme un parfum d'église, avec le Spoutnik comme nouveau dieu, entouré par deux statues, un puddleur et une paysanne hauts de cinq mètres, coulées dans le bronze. C'est lourd, abondant et opiniâtre. En face, dans le pavillon circulaire des Etats-Unis règnent l'allusion, la simplicité, l'humour et la télévision en couleurs. La lumière pénètre librement par un impluvium qui troue le plafond, et les arbres d'Osseghem, qui ont été respectés, trouvent asile dans cette grande et hospitalière demeure américaine. D'autres ont choisi avec sagesse de ne montrer que ce qu'ils ont d'exceptionnel : la Suisse, ses montres et ses montagnes. La Hollande, ses vaches et la mer qu'elle a domptée jusqu'à la reconstituer dans un bassin où les vagues viennent briser leur monotone constance au pied d'un phare rouge. L'Angleterre, les joyaux de la couronne dans un pavillon entouré d'un gazon britannique amoureusement traité par un jardinier expressément importé, tradition oblige. Quant à la Thaïlande, elle a fait construire un temple, tout petit, tout doré, tout en volutes calmes et sereines. Et puis, il y a le pavillon du Congo Belge qui représente l'avenir. Notons au passage le sympathique village "nègre", où des Congolais en costumes tribaux offrent à nos yeux amusés l'image de la vie heureuse de la colonie. Pour terminer sa tournée, on ne peut ignorer la "Belgique joyeuse". Il m'a fallu une dizaine de journée pour visiter le plus grand nombre de pavillon avec ma mère. A chaque fois, il faisait un temps ensoleillé et chaud que j'avais inauguré la nouvelle boisson, le "Coca-Cola". L'Expo'58 ferma ses portes le 19 octobre avec 41.577.311 entrées.
Lors des vacances de Pâques 1959, je me rendis à Andenne avec maman sous le chapiteau du cirque Pinder. En première partie il y avait le spectacle avec des lions, des tigres, des panthères et des pumas qui étaient présentés par le Belluaire Bella. Vint Fred Adison qui dirigeait les airs préférés des années 50. Ensuite, il y eu Mlle Irène Renters, une ballerine à cheval suivit par un groupe exotique avec des poneys, des zèbres et des lamas. Puis, le trio Lorando, des burlesques sur fil de fer, la fantaisie équestre des Guttenberg, le ballet Aérien des Digger Pughs, les quelques minutes de suspense des sœurs Mandos, la cavalerie de Willy Strassburger, le plus fort jongleur de l'époque Nino Rubio, les éléphants comédiens présentés par Laskowski, les célèbres clowns français Rolph Zavatta & Léonard, les acrobates comiques Tips and Brown et les contorsionnistes Richy's. En seconde partie la célèbre vedette mondiale dans ses dernières nouveautés : Luis Mariano. Il était accompagné au piano par le compositeur Maurice Darnell avec le concours des ballets anglais Gigeer-Puhs. Il couronnait la soirée de façon magistrale que l'on en garde une trace indélébile. Pour le retour, vu l'heure tardive, il n'y avait plus de train ni de bus, nous sommes donc rentrés en taxi.
Je terminais ma 3e année à la section 39 à Huy avec 71,4 % et me classais 7e sur 17. Le 10 juillet, ce fut le décès de la grande tante Célestine Heureux à Gevrinnes à l'âge de 87 ans. Son époux, Léonide Lemineur, décéda le 11 janvier 1964 à l'âge de 92 ans. Leur maison longeant le chemin de fer fut démolie peu après le décès de leur fils Adhémar en 1985 qui avait 87 ans. Ce dernier venait quelques fois chez nous avec sa petite voiture DAF automatique qu'il ne maitrisait pas toujours. Pendant les vacances, j'eus l'occasion de me rendre, accompagné de ma mère, au cirque Bouglione à la plaine St. Nicolas à Namur qui avait un très grand chapiteau comprenant trois pistes. Je visitais aussi le panorama de Waterloo avec la bute du lion et les magnifiques rosiers en fleurs au Pachy de Bellecourt situé au 2 de la rue Royale. De même, le domaine de Marimont à Morlanwelz qui est à la fois un musée dans son château avec du mobilier provenant de six nécropoles mérovingiennes dont trois des fouilles à la demande de Raoul Waroqué et un parc somptueux fondé par Nicolas Waroqué. Les quatre générations de cette famille étaient des maîtres-charbonniers et furent bourgmestre de Morlanwelz.
Célestine Heureux & Léonide Lemineur - Quiqui 4 & Tchou-tchou - Mes parents, ma sœur, tante Zabette, Dédé & Gabrielle Detillieux
Le pape Pie XII est mort à Castel Gandolfo le 9 octobre après dix-neuf ans de pontificat. Il fut remplacé le 28 octobre par Jean XXIII, patriarche de Venise âgé de 77 ans. Dans la rue, il y eu quelques nouvelles constructions : au N° 54 - Prudent Simon-Alexandre, au 56 - René Daelen-Philippart, au 58 - José Potemberg-Laboureur et au 59 - Marcel Groyne, son épouse Mariette Joiris et leurs deux filles Nicole & Christiane. J'avais vu quelques films au cinéma "Studio Seize" de Sclayn et notamment: Les dix commandements, la série des "Don Camilo", le "Loup garou" passe-muraille avec Bourvil, les gladiateurs, Ben-Hur, quelques Western, etc ... En première partie, il y avait un court métrage "documentaire", puis un dessin animé, suivi par les "actualités" et les "réclames" pendant l'entracte avant le film. Quant au chat, nous avions "Quiqui IV" qui était tout noir. Un jour, maman avait recueilli un poussin fort chétif dans un petit enclos dans la véranda pour mieux le soigné. La chatte se mis à tenter de l'attraper en passant sa patte à travers le grillage et l'effrayait quelque peu malgré notre interdiction. Le poussin devint une poule en bonne santé et fut remis dans basse-cour avec les autres. Cependant, chaque fois que notre chatte allait se balader dans l'enclos, notre poule lui courait après et devait s'enfuir. Elle n'avait pas oubliées les harcèlements qu'elle avait subis. En 1958, elle donna naissance à "Tchou tchou", un chat noir et elle disparut en 1960.
Le 30 juin 1959, je reçu mon diplôme à l'Institut Technique Provinciale de Huy comme ajusteur-outilleur avec 71 % et dont le classement fut le suivant. Avec distinction : 1er Maisse Michel, 2e Dejardin Alain, 3e Fiems Jean-Louis, 4e Balthazar Pierre. Avec satisfaction : 5e Potty Julien, 6e Rihon Alphonse, 7e Lemestrez Gilbert, 8e Thyrionet Jacques, 9e Dechany Willy, 10e Goethals Roland, 11e Marchal Jean-Marie, 12e Pirard Claude, 13e Mathelot André, 14e Lizen Albert, 15e Orban José, 16e Pirard Guy, 17e Mazy Ernest, 18e Timsonet Robert. Avec le certificat : 19e Abraham Fernand. Quant aux professeurs, ils furent : Flagothier Léon en français (1ère année) et histoire, géographie; Willem Emile en français (2e, 3e & 4e année) et directeur de classe (2e année); Sépulcre Robert en mathématique (1ère année); Jamart Jules en mathématique (2e, 3e & 4e année); Dumont Maurice en dessin industriel (1ère & 2e année) et directeur de classe (1ère année); Closset Jean en dessin industriel (3e année); Wathelet en dessin industriel (4e année); Peigneux Alphonse en gymnastique (1ère & 4e année); Olivier en gymnastique (2e & 3e année); Donnay Paul en modelage (1ère année); Meunier en modelage (2e année); Maquet en science (1ère année); Gilet Henri en chimie (2e année); Corbeaux en chimie (3e & 4e année); Jaspart Roger en musique (1ère & 2e année); Charlier en fonderie (1ère & 2e année); Piron Lambert en physique, mécanique (2e, 3e & 4e année) et en électricité, directeur de classe (4e année); Rémy René en atelier bois (1ère année); Philippart Jean en atelier bois (2e année); Demoulin Fernand en atelier fer (1ère année); Lion Ernest en atelier fer (2e année); Seinlet Jean en machine-outil fer et directeur de classe (3e année); Hussein en machine-outil fer (4e année). Le directeur de l'école était Dierick Maurice. Je pèse alors 56 kg et mesure 1m68.
Le 2 juillet fut célébré à Bruxelles le mariage du prince Albert de Liège et Donna Paola Ruffo di Calabria d'Italie. Les rues empruntées par le cortège royal étaient pavoisées aux couleurs de la Belgique et de l'Italie. Le prince de Liège avait revêtu l'uniforme blanc de commandant de la Force navale et la princesse était adorable dans sa robe de satin blanc, voilettée de dentelle. Ils étaient suivi du roi Baudouin et de la reine Elisabeth, du roi Léopold et de Donna Luisa Ruffo, du roi Umberto d'Italie et de la princesse Liliane de Belgique, du prince Jean de Luxembourg et de la reine Marie-José d'Italie, etc. Ma seconde marraine, Elvire Paquet et son mari, Alexandre Mercier, revendirent à mes parents leur parcelle de 3 ares 30 devant chez nous, car ils quittaient Marchempré pour Hautebise sur le dessus d'Andenne. Du 18 au 28 juillet, je fis un voyage à Rome accompagné de ma mère et dont le récit se trouve ci-après dans le chapitre : Le temps des voyages.
F.J-L : 1983 & déc.2009