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Le CICR parle de "scène surréaliste" au Haut-Karabakh déserté
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) reste présent au Haut-Karabakh et quadrille quartier par quartier Stepanakart. "C'est une scène surréaliste", a affirmé mardi à la presse à Genève le responsable d'une équipe avancée sur place, Marco Succi.
"La ville est plutôt déserte" mais "il y a encore des besoins humanitaires", a-t-il expliqué depuis la région. Probablement quelques centaines de personnes restent dans Stepanakert. "Nous essayons de trouver ceux qui ont un extrême besoin de soins", soit en termes de médicaments ou de santé mentale, a-t-il ajouté.
L'électricité fonctionne toujours, de même que l'accès à l'eau, même s'il est difficile d'évaluer la qualité de celle-ci. Le CICR doit recevoir depuis la ville arménienne de Goris quelque 300 portions de nourriture.
La police azerbaïdjanaise fait elle déjà des patrouilles dans a région qui était jusqu'ici peuplée presque en totalité d'Arméniens. "Nous ne faisons pour le moment pas face à des problèmes importants de sécurité", a encore insisté M. Succi, à la tête de 20 à 25 personnes dans l'ancienne région séparatiste. Le CICR mène des évacuations médiales et est également prêt à jouer son rôle d'intermédiaire en cas de demande pour garantir un passage sûr d'autres personnes.
En revanche, M. Succi ne souhaite pas commenter les potentielles visites qui ont pu être menées auprès de détenus. Le président de la république séparatiste arménienne du Haut-Karabakh avait été arrêté après la capitulation auprès de l'Azerbaïdjan. "Toutes les observations sur les personnes et leurs conditions sont partagées de manière confidentielle avec les autorités", s'est contenté de dire le responsable du CICR.
Côté arménien, plus de 100'000 personnes sont arrivées ces derniers jours à Goris et la région qui l'entoure. Une responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a elle affirmé que "l'étendue de la crise est trop grande" pour le gouvernement arménien. L'institution a étendu son assistance depuis une semaine et son directeur régional pour l'Europe Hans Kluge doit arriver mercredi à Erevan pour évaluer la situation. Il n'est en revanche pas certain qu'il se rende dans l'ancienne région séparatiste.
ats