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La mortalité cardiovasculaire chez les diabétiques de type 2 est élevée, et plusieurs associations de diabétologie préconisent le dépistage de la maladie coronarienne chez les diabétiques à haut risque cardiovasculaire, toutefois sans qu’aucune étude n’ait solidement d’effet sur le pronostic. L’étude DIAD (Detection of Ischemia in Asymptomatic Diabetics) a cherché à répondre à cette question. Elle a randomisé 1123 diabétiques de type 2 (âge moyen 60 ans, 54% d’hommes) sans maladie coronarienne connue, pour un dépistage par scintigraphie myocardique de perfusion de stress (adénosine) versus absence de dépistage. La suite de leur prise en charge était laissée au libre choix de leur médecin de premier recours, les patients étant suivis en moyenne 4,8 ans. Dans le groupe dépisté, il y a eu quinze événements cardiaques (décès cardiaques, infarctus) versus dix-sept dans le groupe contrôle (0,6% par année par groupe), une différence non significative. Sur les 83 patients ayant un trouble de la perfusion à la scintigraphie parmi les 522 dépistés, 25 ont bénéficié d’une coronarographie dans les trois mois suivant l’examen et 9 de ces 25 patients ont été revascularisés. Dans le groupe sans dépistage initial, sur les cinq ans de suivi, 45 patients ont subi une scintigraphie myocardique, trois une coronarographie dont deux ont été revascularisés. Les auteurs concluent que le dépistage de la maladie coronarienne par scintigraphie n’a pas permis de diminuer le nombre d’événements cardiaques sur un suivi moyen de cinq ans et que le dépistage systématique de tout patient diabétique n’est pas indiqué.
Commentaire : L’absence d’effets bénéfiques sur le pronostic pourrait statistiquement être en relation avec une puissance réduite de l’étude (faible incidence d’événements cardiovasculaires dans une population sélectionnée à bas risque cardiovasculaire). Cette étude confirme toutefois que le risque d’événements cardiaques reste faible chez les sujets diabétiques à bas risque cardiovasculaire. La prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaire doit donc rester prioritaire chez nos patients diabétiques et pour l’instant, le dépistage de la cardiopathie ischémique probablement être réservé aux sujets à haut risque.