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Un petit tiers de candidatures romandes pour briguer les 60 sièges du parlement biennois, avec seulement deux listes romandes et 12 autres bilingues: "pas idéal", selon Pascal Bord, le chef de campagne du Parti radical romand.
"En votant des listes bilingues, les gens élisent également des Alémaniques. C'est bien pour représenter des idées, mais pour représenter les Romands, il faut voter des listes entièrement romandes", explique Pascal Bord. Les Romands n'étant souvent pas sortants, ils ont peu de chances de se faire élire sur ces listes-là, précise le responsable.
"Parler plus fort"
C'est d'autant plus le cas si l’électorat romand boude les urnes. Mais là, le chef du groupe Parti socialiste romand Maurice Rebetez croit que les choses sont en train de changer. "Il est important de garder l'identité alémanique et également l'identité romande à Bienne, sans arriver à une zone grise où c'est un doux mélange", estime-t-il. "Je crois que la population biennoise est en train de comprendre et de se positionner par rapport à ces identités."
Pour Pascal Bord toutefois, les francophones de Bienne doivent redoubler d’efforts, parce que "quand on est minoritaire, il faut parler deux fois plus fort pour se faire entendre."
Mais parler fort risque de ne pas suffire: les Romands devraient hurler pour espérer décrocher les 25 sièges nécessaires pour correspondre au pourcentage de francophones - près de 50% - en ville de Bienne.
Alain Arnaud/kkub