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La formule n’a plus de magique que le nom
Propos recueillis parSerge gumy
Temps de lecture estimé : 8 minutes
Quelle sera la composition du Conseil fédéral au soir du 14 décembre? L’UDC récupérera-t-elle son deuxième siège, et si oui, aux dépens de qui? Eveline Widmer-Schlumpf sera-t-elle réélue? Alors que les partis négocient dans les coulisses, Oscar Mazzoleni, maître d’enseignement et de recherche en science politique à l’Université de Lausanne, remet la réélection à venir du gouvernement dans la perspective de l’histoire mouvementée de la formule magique.
La formule magique est-elle morte ou est-elle simplement en crise?
Oscar Mazzoleni: La formule héritée de 1959 (2 socialistes, 2 radicaux, 2 démocrates-chrétiens et 1 UDC) n’est plus d’actualité. Elle a d’abord été modifiée en 2003, quand l’UDC Christoph Blocher a été élu à la place de la PDC Ruth Metzler, puis, en 2008, avec l’élargissement à 5 partis (avec le Parti bourgeois-démocratique d’Eveline Widmer-Schlumpf).
Par ailleurs, la formule magique signifiait aussi à l’origine que le Conseil