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Dans les troupeaux de vaches mères, la moitié du cheptel présente un déficit en cuivre. C’est ce qu’ont montré des études réalisées en Allemagne par le ministère de l’agriculture, de la sécurité des denrées alimentaires et de la pêche du Land de Mecklenbourg-Poméranie- Occidentale, comme l’a rapporté le magazine spécialisé Top Agrar.
Les vaches laitières sont nettement mieux approvisionnées en cuivre que les vaches mères, car elles en ingèrent davantage par le biais des minéraux, des concentrés et de l’ensilage. La pâture et les minéraux consommés par les vaches mères ne fournissent pas des apports suffisants. La valeur indicative est de l’ordre de 10 mg de cuivre par kilo de matière sèche (besoin en cuivre de 120 mg par vache mère et par jour, contre 230 mg pour les vaches laitières). Les symptômes d’une carence en cuivre sont une forte propension à lécher, une ingestion réduite, une diminution de la croissance ou un recul des performances. Une carence en cuivre peut aussi se traduire par des chaleurs cachées et des avortements. Enfin, un animal qui gratte la terre et qui l’ingère peut également indiquer une carence. Un sous-approvisionnement peut résulter de teneurs insuffisantes en cuivre dans le sol et le fourrage de base.
Lorsqu’on constate une carence à l’échelle du troupeau, il est important de distribuer un aliment minéral auquel tous les animaux du troupeau ont accès.
La distribution d’un sel minéral approprié, à raison de 60 à 80 g par vache mère et par jour, permet d’assurer un approvisionnement suffisant en cuivre.