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La maladie d’Alzheimer et les autres démences liées à l’âge représentent l’un des plus grands fléaux en matière de santé publique en raison du vieillissement de la population.
Dans son dernier rapport d’avril 2016, The Lancet Neurology Commission – qui réunit 34 experts du monde entier dont le professeur Giovanni Frisoni – a adressé un message d’urgence:
« Dans la lutte contre la démence, le temps d’agir, c’est maintenant »
Définition et évolution
La démence n’est pas une évolution normale de la vieillesse.
La démence englobe toute une série de troubles neurologiques caractérisés entre-autres par une perte de la mémoire et des dysfonctionnements cognitifs. La maladie d’Alzheimer est la forme la plus connue, car la plus fréquente des démences (50 à 70% des cas).
La perte de la mémoire courte, caractérisée par l’oubli d’évènements récents, est probablement le premier symptôme révélateur du début de la maladie. Au fur et à mesure de sa progression, la perte de la mémoire est de plus en plus importante, accompagnée de signes de désorientation, de changements d’humeur et de comportement. Puis l’état confusionnel s’installe, et avec lui les difficultés à s’exprimer et à marcher. Ces dysfonctionnements cognitifs avancés vont influer fortement sur le quotidien de la personne, entravant ses relations sociales, professionnelles et privées.
Les conséquences de cette maladie pèsent non seulement sur le patient, mais également sur sa famille et sur la société en général.
Les facteurs de risque de développer une démence sont l’âge avancé, d’ordre génétique, métabolique ou vasculaire, diététique et nutritionnel, et liés au style de vie (sédentarité, tabagisme, éthylisme, etc.).
Cette maladie touche, probablement pour des raisons génétiques, hormonales ou physiologiques, plus de femmes que d’hommes. On observe également une évolution différente selon le sexe, impliquant une prise en charge différenciée.
Le taux de survie est estimé entre 6 et 20 ans à partir du diagnostic de la maladie (moyenne de 10 à 12 ans).
La maladie en chiffres
1 foyer sur 4 en Suisse est touché par la maladie.
La démence représente la cause la plus courante de dépendance pour le troisième âge, c’est aussi la 3ème cause de décès en Suisse.
Le canton de Genève
8’100
personnes
Ce nombre va doubler d’ici à 2035,
avec une prévalence majeure pour les femmes.
A ces 8’100 cas, il faut ajouter environ
13’000
patients atteints à l’heure actuelle de déficits de la
mémoire de gravité plus légère. Pour 50% d’entre eux,
une maladie neuro-dégénérative progressive se
confirmera, et dans 8 à 9 cas sur 10, la maladie
d’Alzheimer sera diagnostiquée.
Il y a enfin les cas inconnus, potentiellement à risque.
10 à 30%
d’entre eux présentent un risque élevé de développer
une démence dans le futur.
Pour le seul canton de Genève, ce fléau concerne,
45’000
personnes (incluant les familles et proches)
Ce nombre va doubler d’ici à 2035
En Suisse
144’000
personnes
ont été diagnostiquées en 2016.
La Suisse connaîtra une
augmentation des cas pouvant aller jusqu’à
270’000
personnes d’ici 2035.
Dans le monde
50 millions
de personnes
Ce chiffre devrait plus que doubler
dans le prochain quart de siècle
selon l’OMS (2017)