Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06893.jsonl.gz/697

Le Doyen de la Faculté des lettres de l’Université de Lausanne a le plaisir de vous inviter à la leçon d'honneur de M. Sébastien Guex, professeur honoraire à la Section d'histoire.
Programme :
Un apéritif sera servi à l’issue de la leçon d'honneur.
Sébastien Guex, professeur honoraire d’histoire contemporaine à la Faculté des lettres
Après des études à la Faculté des sciences sociales et politiques (SSP) entre 1974 et 1979, Sébastien Guex s’inscrit à la Faculté des lettres de l’UNIL. Il y rédige, en 1985, un mémoire consacré à la politique monétaire de la Confédération suisse entre 1919 et 1924, qui servira de base à sa thèse, soutenue en 1992 sur la politique monétaire et financière de la Suisse de 1900 à 1920. Engagé ensuite comme maître-assistant à la Faculté des lettres, son parcours le conduira à enseigner l’histoire contemporaine dans les Facultés des lettres et des sciences sociales et politiques. Il passe une année à l’Université de Paris VIII comme professeur invité de 2001 à 2002 et est nommé, en 2006, professeur ordinaire à la Section d’histoire.
Durant sa carrière à l’Université de Lausanne, Sébastien Guex a non seulement contribué de manière décisive à l’histoire économique, politique et sociale de la Suisse, dispensé un enseignement d’une qualité exceptionnelle, mais il a également milité intra et extra-muros pour une université et une société plus justes. Profondément révolté par les inégalités et les injustices, Sébastien Guex est un historien engagé.
Durant les quatre décennies de ses recherches, Sébastien Guex a œuvré à construire une histoire rigoureuse permettant de mieux comprendre les rapports de pouvoir et, plus largement, les rouages, les spécificités et les conséquences du capitalisme suisse. Dans les trois champs principaux de ses réflexions historiques– la fiscalité, les finances publiques et la politique monétaire ; la question du secret bancaire et de la place financière; et l’impérialisme suisse – il a contribué à ouvrir de nouveaux chantiers, et, avec ses collègues, à développer une école de recherche aujourd’hui fortement identifiée à l’Université de Lausanne. Nombre de ses publications s’inscrivent dans une perspective globale et nous permettent ainsi de mieux comprendre le rôle de la Suisse dans la division internationale du travail. Quant à ses travaux sur le marché de l’art ou sur la sociologie financière, ils ont contribué à enrichir l’historiographie hors de nos frontières.
En dehors du monde académique, il a su transmettre ses connaissances et sa vive curiosité à un large public, donnant de nombreuses conférences, participant à des émissions de télévision, de radio, et répondant souvent aux journalistes de la presse écrite.
L’Université de Lausanne remercie et salue ce collègue, dont la passion contagieuse pour l’histoire a suscité tant de vocations historiennes et qui a grandement contribué par sa production historique, mais également par son engagement dans la cité, au rayonnement de notre institution.