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Second Age du Fer
Durant cette période qui suit le Premier Age du Fer, les influences culturelles sur les populations de la vallée du Rhône restent inchangées. Ainsi, le Haut-Valais subit toujours l’attraction de la Lombardie occidentale, tandis que le Bas s’ouvre vers le nord et la vallée d’Aoste. Cependant, dès l’implantation historiquement attestée des Celtes en Cisalpine, au début du IVe siècle avant J.-C., l’influence du Sud sur l’ensemble du Valais devient prépondérante.
Malgré cela, le Valais conserve ses particularismes jusqu’à la mainmise de Rome sur les Alpes, vers l’an 15 avant J.-C. Ainsi, par exemple le goût qu’ont les femmes d’arborer de lourdes parures aux chevilles se perpétue jusqu’au Ier siècle de notre ère alors que les Gaulois, au nord des Alpes, abandonnent déjà cette coutume deux siècles plus tôt.
Sommaire
Un peuple de montagnards
L’implantation de nouveaux villages en moyenne altitude, qui caractérise le début de l’Age du Fer, prend rapidement de l’ampleur. Il semble que toutes les potentialités du territoire soient utilisées, en particulier dans les vallées latérales qui conduisent vers les cols alpins : le Binntal, le Lötschental ou le val d’Entremont. Ce phénomène découle sans doute du trafic transalpin en plein expansion. Le flux de marchandises et de personnes génère également un certain esprit d’ouverture et de nouveaux comportements apparaissent en Valais. Ainsi, dès la fin du Ier siècle avant J.-C., le rite funéraire de l’incinération est attesté dans les zones les plus proches du Grand-Saint-Bernard. En parallèle, des agglomérations, comme Massongex, sont fondées directement sur les voies de passage. On observe également plusieurs site fortifiés du Second Age du Fer tout au long de la vallée du Rhône. Implantés sur des collines d’accès difficile, ils peuvent être assimilés aux castella décrits par César pour le Valais en particulier. Ces positions, comme la colline du Lessus à Saint-Triphon ou le rocher du Scex-Rouge à Fully, semblent être délaissées au tournant de notre ère, perdant vraisemblablement leur rôle stratégique au moment où Rome impose sa paix aux communautés alpines.
L'entrée du Valais dans l'histoire
C’est aussi à ce moment là que le Valais fait véritablement son entrée dans l’Histoire avec la tentative avortée d’un légat de Jules César, Galba, en hiver 5/7 avant J.-C., de forcer le col du Grand-Saint-Bernard. Au Ier avant J.-C., les noms des quatre tribus qui occupent le territoire valaisan sont attestés par les auteurs antiques : les Nantuates dans le Chablais, les Véragres dans la régions de Martigny, les Sédunes dans le Valais central et les Ubères dans le Haut-Valais. Ces peuples valaisans sont des Celtes, mais il est bien difficile de savoir quand ces communautés se sont installées en Valais, car l’analyse du mobilier funéraire et domestique du Second Age du Fer ne met en évidence aucune rupture importante.
Les parures et la monnaie
Certains types de «bracelets valaisans», concentrés plus particulièrement dans le Valais central constituent peut-être l’un des plus sûrs indices sur lequel se baser pour distinguer les Sédunes de leurs voisins. Les premiers monnayages apparaissent à cette époque. Une monnaie locale est frappée chez les Véragres dès la seconde moitié du IIe siècle avant J.-C. Il se base strictement sur le numéraire en cours en Gaule cisalpine, la drachme padane.
A la veille de la domination romaine
La vallée du Rhône se caractérise par une homogénéité culturelle, dans la tradition celtique, mais également par des particularismes microrégionaux proprement alpins. Les éléments archéologiques à disposition laissent apparaître de vagues frontières qui, sous certains aspects, correspondent à ce que transmettent les écrits antiques sur l’existence des «quatre peuples du Valais». Les contacts étroits que ces communautés entretiennent, par delà les cols, avec leurs voisins du Sud, ne sont que la permanence de liens traditionnels qui s’observent depuis la Préhistoire.
Bibliographie
- Histoire du Valais, Annales valaisannes 2000-2001, Sion, 2002
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