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urant les années 1960, la conquête spatiale n’est pas liée à une relation unique entre Omega et la NASA. Cette dernière utilise des montres fabriquées par plusieurs entreprises horlogères. Toutes insistent dans leurs publicités sur deux éléments essentiels: la sévérité du processus de sélection par l’agence américaine et l’exploit technique réalisé par la montre suisse.
C’est par exemple le cas de Breitling, dont une montre équipe l’astronaute ayant tourné trois fois autour de la Terre en 1962. La manufacture genevoise affirme ainsi que son chronomètre «fonctionna à la perfection, bien que les conditions, en particulier l’absence de pesanteur, fussent tout à fait inhabituelles pour une montre». L’Observatoire cantonal de Neuchâtel lui-même fournit la NASA en horloges atomiques au milieu de la décennie.
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- Breitling en précurseur, dans Europa Star en 1963.
Bulova et son Accutron
Mais surtout, c’est Bulova qui met en scène sa collaboration au programme spatial américain dans sa communication: «La confiance témoignée par la NASA à la fabrique Bulova et aux dispositifs dérivant de la montre électronique Accutron est une nouvelle preuve du fait que, dans le domaine de la mécanique de précision, certaines fabriques d’horlogerie atteignent actuellement les sommets de la perfection technique» (1966).
La manufacture américaine présente dans sa communication, durant toute la seconde partie des années 1960, des astronautes américains recevant sa Bulova Accutron. Elle affirme également haut et fort sa participation au voyage sur la Lune après 1969, ses mouvements de montres et instruments de précision étant utilisés pour de nombreux équipements.
Dirigée par un ancien général, Bulova est proche des milieux militaires et gouvernementaux.
La présence de Bulova aux côtés de la NASA s’explique assurément par l’engagement de cette entreprise dans des travaux de recherches dans le domaine de la défense, de l’électronique et de l’aérospatial après la Seconde Guerre mondiale. Dirigée par un ancien général, elle est proche des milieux militaires et gouvernementaux.
Omega se positionne avec force
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- Parue dans Europa Star en 1968, une publicité Omega annonce son proche départ pour la Lune.
Tandis que Bulova communique sur sa collaboration avec la NASA, Omega apparaît en 1969 comme le fournisseur de chronographes aux astronautes. A leur retour sur terre, Edwin Aldrin et Neil Armstrong portent des montres Omega lors de leur première conférence de presse. Ils racontent quelques anecdotes liées à ces objets – comme le maintien du réglage sur l’heure de Houston – qui régalent les journalistes et sont diffusées dans la presse spécialisée.
Comprenant l’intérêt qu’il y a à renforcer la collaboration avec les astronautes et la NASA, Omega s’engage pleinement, au début des années 1970, dans le positionnement de sa Speedmaster comme la montre portée sur la Lune. D’autant que Bulova subit des difficultés managériales et financières importantes qui finissent par emporter l’entreprise à la fin de la décennie. Le champ est alors libre pour les communicants d’Omega, qui réécrivent l’histoire en leur faveur.
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- Omega place son aventure lunaire au centre de sa communication, comme le montre cette publicité parue dans Europa Star en 1981.
D’ailleurs, en 1980, lorsque la manufacture biennoise rachète l’entreprise qui assurait sa distribution aux Etats-Unis, c’est un ancien astronaute, Thomas Stafford, qui est nommé au poste de président du conseil d’administration. Depuis les années 1980, la participation à l’aventure lunaire est, avec le chronométrage des Jeux Olympiques, au cœur de la communication d’Omega.
En 1993, à Bâle, Nicolas Hayek convoque des astronautes pour exposer son prochain grand projet: emmener Omega sur Mars!