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Si la transplantation d'organes a connu un succès très important auprès du personnel médical et du grand public durant les années 80, le nombre de donneurs d'organes et de transplantations effectuées a progressivement diminué durant les années 90. Parallèlement à ce recul, le nombre de patients décédant en liste d'attente pour une transplantation n'a fait que croître. Parmi les alternatives à l'utilisation d'organes humains, la xénotransplantation, c'est-à-dire l'utilisation d'organes animaux pour la transplantation chez l'homme, est une solution expérimentale offrant de nombreux avantages. Grâce à la xénotransplantation, il serait possible de greffer la grande majorité des patients candidats à une transplantation à un stade précoce de leur maladie et de manière élective. Les barrières qui s'opposent à une application clinique sont principalement d'ordre immunologique. En effet, le système immunologique de l'homme développe des réponses extrêmement vigoureuses contre les antigènes d'animaux. Afin de surmonter ces barrières, des porcs génétiquement modifiés et nés par clonage pourraient dans un avenir proche permettre l'initiation de nouveaux essais cliniques.