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Chicago - Le maire de Chicago a décidé jeudi de réagir à la décision de la Cour suprême américaine d'affirmer le droit de chaque citoyen de posséder une arme à feu pour se défendre: il a interdit à ses administrés de sortir de chez eux avec des armes chargées.
"Nous sommes un pays de lois. Jamais ne devrions-nous devenir un pays d'armes", a dit Richard Daley en faisant part de sa décision qui doit encore être entérinée par le conseil municipal de Chicago.
Selon l'ordonnance, toute arme devra désormais être "mise hors service" lorsque son propriétaire souhaitera s'aventurer avec elle hors de chez lui. Le texte met hors la loi la vente d'armes et les stands de tir dans toute la municipalité. Les contrevenants à la réglementation s'exposeront à de fortes amendes et même à des peines de prison.
Enfin, chaque foyer n'aura le droit de posséder qu'une seule et unique arme "en état de fonctionner". Et, tout propriétaire "ayant une raison de croire" qu'une arme se trouvant chez lui est à la portée d'un enfant devra enfermer l'arme en question.
"Tant que je serai maire, nous ne cesserons de lutter, ni ne nous plierons à la violence causée par les armes à feu qui continue à menacer notre nation, et cela inclut Chicago", a ajouté M. Daley.
Lundi, la Cour suprême avait estimé que les Etats fédérés ne pouvaient pas limiter ou interdire la possession des armes à feu, garantie par le deuxième amendement de la Constitution.
En juin 2008, la Cour suprême avait interprété l'amendement comme le droit pour chaque citoyen de posséder une arme chez lui pour son auto-défense. La décision ne s'appliquait cependant qu'à l'Etat fédéral, puisqu'elle concernait la seule ville de Washington qui ne fait partie d'aucun Etat fédéré.
Deux ans plus tard, un habitant de Chicago, soucieux de se défendre contre "les dealers et les bandes", a saisi la Cour pour qu'elle étende cette interprétation à l'ensemble des Etats. Ce qu'elle a donc fait lundi.
ATS