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Ce texte a été écrit en même temps qu'une deuxième tribune plaidant, elle, pour un Brexit. Dans sa lettre, qui est finalement restée dans un tiroir, l'actuel chef de la diplomatie britannique écrit qu'un maintien dans l'UE serait "une aubaine pour l'Europe et le monde". Il prévient qu'un Brexit risque de provoquer un "choc économique" et de conduire à "l'éclatement" du Royaume-Uni.
Avantages jugés supérieurs
La contribution britannique au budget de l'UE "semble assez modeste" si on considère l'avantage que procure l'accès illimité à un marché unique se trouvant "sur le pas de notre porte", écrit encore l'ancien maire de Londres.
Deux arguments que Johnson, lors de la campagne, n'a cessé de démonter et qu'il continue de rejeter depuis son arrivée au gouvernement dirigé par Theresa May.
La tribune plaidant pour un Brexit a été publiée le 16 mars dans le Daily Telegraph et le divorce avec Bruxelles a été choisi par 52% des Britanniques le 23 juin.
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ats/cab
"Pour articuler sa pensée"
Une source proche de Boris Johnson a indiqué que la tribune pro-UE était un exercice intellectuel par lequel l'ancien maire de Londre, déjà convaincu à l'époque que le divorce était la chose à faire, souhaitait tester tous les arguments pour mieux les combattre.
Cette tribune avait été révélée dans un livre du rédacteur en chef du service politique du Times, Tim Shipman. Boris Johnson en avait reconnu l'existence mais sans jamais en dévoiler le contenu.
Le texte a été écrit seulement deux jours avant qu'il ne prévienne l'ex-Premier ministre David Cameron qu'il allait rejoindre le camp du Brexit.
Chute de la livre et référendum écossais en vue
Depuis le 23 juin, la livre sterling a perdu 18% de sa valeur face au dollar et la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a exposé ses plans pour un nouveau référendum d'indépendance.
La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a toutefois déclaré dimanche qu'il était "hautement probable" que l'Ecosse organise avant 2020 un nouveau référendum sur son indépendance.
En septembre 2014, les Ecossais ont rejeté l'indépendance à 55% des voix mais le Brexit a changé la donne: si 52% des Britanniques ont voté pour le Brexit, en Ecosse, le maintien dans l'UE l'a emporté avec 62% des voix.