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A peine l'UE avait-elle bricolé un nouveau programme d'aide à la Grèce que la patronne du Fonds monétaire internationale (FMI a attaqué Bruxelles dans le dos: Christine Lagarde exige une remise complète de la dette grecque. Rappelons que la Suisse s'est engagée auprès du FMI à hauteur de 15 milliards de francs).
Dans une chronique très observée parue dans le quotidien zurichois "Tages-Anzeiger", Rudolf Strahm, ancien conseiller national et ancien préposé à la surveillance des prix, a examiné les différentes tactiques de négociation envisagées par Bruxelles à l'égard de la Suisse. Il juge possible que l'UE menace de résilier les accords bilatéraux, mais il ne croit pas que Bruxelles passe aux actes.
L'accord de Schengen conclu à l'intérieur de l'Union européenne prévoit, d'une part, la suppression des contrôles frontaliers entre tous les Etats signataires dont la Suisse fait également partie. D'autre part, cette convention impose, pour remplacer la suppression des frontières intérieures, un contrôle strict des frontières extérieures afin d'empêcher l'immigration clandestine.
S'inclinant comme de coutume devant la volonté de Bruxelles, le Conseil fédéral envisage de lier la conclusion d'un accord-cadre sur "le rattachement institutionnel" de la Suisse aux structures de l'UE au règlement de diverses questions en suspens concernant la libre circulation des personnes. Des accords sur la recherche, sur l'énergie et les services financiers pourraient y être inclus. C'est ce qu'a annoncé le conseiller fédéral Didier Burkhalter. Quel serait le résultat d'une telle "stratégie-paquet"?