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JO 2012 - L'athlétisme britannique, et au-delà l'athlétisme tout court, a vécu une soirée mémorable samedi au Stade olympique de Londres, marquée par une ambiance unique et une succession d'émotions fortes.
La presse britannique et les observateurs rivalisaient de superlatifs pour saluer les victoires pleines de panache de Mo Farah (10'000 m), Jessica Ennis (heptathlon) et Greg Rutherford (longueur).
"C'était peut-être le plus grand moment de l'histoire de l'athlétisme britannique", a lancé dans la nuit le speaker du Stade olympique, dont une bonne partie des 80'000 spectateurs sont restés bien après la fin des compétitions pour savourer. Les Britanniques avaient pourtant déjà connu de nombreux grands champions (Roger Bannister, Steve Cram, Colin Jackson, Jonathan Edwards, Sebastian Coe...), mais la succession des exploits anglais en une heure d'intervalle samedi surpasse tout aux yeux de beaucoup.
"Je pense que nous avons assisté à quelque chose de sensationnel", a dit Lord Sebastian Coe lui-même, patron des JO et ancien double champion olympique du 1500 m. "Je n'avais jamais connu une telle soirée pour l'athlétisme du Royaume-Uni, c'est incroyable." Coe pense que de tels instants sont susceptibles de recréer un élan pour les nouvelles générations d'athlètes.
"Il y avait eu le "Magic Monday" des Jeux de Sydney en 2000, le jour de la médaille d'or de Cathy Freeman pour l'Australie sur 400 m. De manière comparable, le "Super Saturday" de Londres 2012 restera longtemps dans les mémoires", relève pour sa part le site de la Fédération internationale (IAAF).
Les journaux dominicaux britanniques débordent de pages en l'honneur de Farah, Ennis et Rutherford. "Farah couronne un jour de gloire pour la Grande-Bretagne", écrit ainsi "The Sunday Times", qui raconte le parcours de cet athlète arrivé de Somalie à l'âge de 11 ans, sans savoir l'anglais, avant de se faire pleinement adopter par le public.
ATS