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La Nouvelle Orléans - L'opération du groupe pétrolier BP pour cimenter le puits à l'origine de la pire marée noire aux Etats-Unis commencera mardi, a annoncé un responsable. Elle intervient alors qu'une polémique sur l'usage massif de dispersants pour combattre la propagation du brut près des côtes semble s'intensifier.
"Aujourd'hui (lundi), nous allons effectuer les tests d'injection, nous allons évaluer les résultats, et faire les ajustements nécessaires", a dit le vice-président de BP Kent Wells au sujet de cette intervention baptisée "static kill".
"Puis nous effectuerons le 'static kill', cela prendra peut-être toute la journée de demain. Cela pourrait se poursuivre mercredi", a-t-il ajouté.
L'opération consiste à injecter des liquides et des matières solides puis à cimenter le puits qui a déversé des millions de litres de brut dans la mer depuis l'explosion et le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon fin avril.
L'amiral Thad Allen, chargé de la lutte contre la pollution pour le gouvernement américain, avait indiqué dimanche qu'elle pourrait "débuter dès lundi soir".
Procédure jamais testéeSi l'initiative est un succès, les équipes du groupe pétrolier britannique BP scelleront enfin le puits, qui ne fuit plus depuis mi-juillet grâce à la pose d'un entonnoir mais n'a pas encore été condamné de façon permanente.
La procédure n'a toutefois jamais été testée et une initiative similaire avait échoué fin mai.
Conséquences à long terme?En dépit de ces perspectives optimistes, des documents publiés samedi par le Congrès sur le recours aux dispersants soulevaient de nouvelles interrogations sur les conséquences écologiques à long terme de la marée noire.
Edward Markey, président démocrate d'une sous-commission sur l'Environnement à la Chambre des représentants, a dénoncé lundi sur la chaîne CNN le fait que ces produits chimiques aient "été utilisés quasiment quotidiennement" alors que les autorités recommandaient un usage limité, et en quantité plus importante qu'autorisé.
ATS