Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07063.jsonl.gz/16

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
L'explosion a eu lieu entre deux stations de métro à Saint-Pétersbourg. La décision prise par le conducteur de continuer sa route jusqu'à la station a permis de procéder rapidement à l'évacuation et à l'aide aux victimes.
KEYSTONE/EPA VKONTAKTE/SPB_TODAY/MEGAPOLISONLINE.RU HANDOUT(sda-ats)
Une dizaine de personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées lundi dans un attentat dans une rame du métro de Saint-Petersbourg. Deux mandats d'arrêt ont été émis lundi contre deux personnes potentiellement impliquées, rapporte l'agence de presse Interfax.
"Deux personnes sont recherchées en raison de soupçons de planification des explosions", a déclaré une source au sein des services de sécurité citée par Interfax.
Le premier suspect, a-t-il précisé, aurait déposé un engin explosif dans le wagon du métro où s'est produite l'explosion vers 14h40 (13h40 suisses) alors que la rame circulait entre les stations Sennaïa Plochtchad et Tekhnologichesky Institut (Institut technologique).
Enquête ouverte
L'exploitation des images de vidéosurveillance a révélé que l'explosion avait été provoquée par une bombe dissimulée dans une valise. Un suspect a été filmé par les caméras de surveillance, indiquait Interfax dans l'après-midi. L'autre suspect aurait transporté et déposé la bombe qui a été découverte et neutralisée par des démineurs dans une autre station de métro de la ville.
"L'enquête a été ouverte pour 'acte terroriste'", a indiqué le Comité d'enquête russe dans un communiqué, précisant que "toutes les autres pistes" seraient examinées.
"J'étais dans le métro. (...) A la station 'Tekhnologuitcheski Institout', le train s'est arrêté mais les portes ne se sont pas ouvertes. Par la fenêtre, j'ai vu quatre cadavres", a expliqué à l'AFP un retraité.
Trois jours de deuil décrétés
Selon la ministre de la Santé Veronika Skvortsova, interrogée par la chaîne publique d'information en continu Rossia-24, "sept personnes sont mortes sur place, un homme est mort dans une ambulance et 39 personnes ont été hospitalisées, dont deux sont décédées à l'hôpital", soit un total de 10 morts. "Six personnes se trouvent dans un état grave", a-t-elle précisé.
Le président Vladimir Poutine se trouvait justement à Saint-Petersbourg lundi. Il a présenté ses condoléances aux victimes lors d'une courte intervention télévisée peu avant une rencontre avec son homologue bélarusse Alexandre Loukachenko.
Les autorités ont annoncé le renforcement des mesures de sécurité dans le métro de Moscou et les aéroports. Après plusieurs heures de fermeture complète, le réseau métropolitain de Saint-Pétersbourg a recommencé à fonctionner dans la soirée, à la veille de la première des trois journées de deuil décrétées dans l'ancienne capitale impériale.
L'UE solidaire
"Nos condoléances vont pour tous les Russes, en particulier ceux qui ont perdu leurs proches", a réagi dans un communiqué la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mogherini. Le président français François Hollande a exprimé "sa solidarité avec le peuple russe".
En réponse à une question sur cette attaque, le président américain Donald Trump a pour sa part dénoncé un attentat "absolument horrible".
Cette attaque intervient alors que l'organisation Etat islamique (EI) avait appelé à frapper la Russie après son intervention en soutien aux forces de Bachar al-Assad en Syrie, fin septembre 2015. La Russie n'a pas été aussi durement touchée depuis l'explosion en plein vol le 31 octobre 2015 d'un avion reliant l'Egypte à la Russie avec 224 personnes à bord, un attentat revendiqué par l'EI.
ATS