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S’il n’y avait qu’une seule bonne raison de changer notre Constitution, le fait que les femmes en soient totalement absentes le justifierait pleinement.
La parité concerne spécifiquement la place occupée par les femmes au sein de nos institutions : bien que numériquement majoritaires dans la société, les femmes sont en infériorité numérique partout où les fonctions comportent des responsabilités. Cela commence par le vocabulaire essentiellement masculin utilisé dans la plupart des textes légaux (des autres aussi). Il s’agit donc de reconnaître explicitement leur existence en les rendant visibles, en commençant dès les premiers textes soumis à notre réflexion, à savoir le règlement de la Constituante. Comment exprimer cette réalité dans une langue « épicène », autrement dit inclusive ?
Le droit à une représentation équitable concerne, en plus des femmes, toutes les minorités qui n’ont généralement pas droit au chapitre : les immigrés que l’on prive souvent de droits essentiels, les trop jeunes ou les trop vieux, ceux qui ont la poisse de ne pas être en bonne santé, les oubliés de la prospérité économique et bien d’autres. Dans une assemblée politique comme la Constituante, la question de la représentation équitable se pose également pour les groupes politiques, qui portent différents courants d’idées. Ces groupes doivent être représentés dans chaque commission de la Constituante proportionnellement à leur force électorale. Seule une représentation équitable garantit la légitimité politique des décisions prises par chaque organe (commissions, bureau, collège présidentiel, etc.). Concrètement, le règlement de la Constituante pourrait assurer une représentation correcte selon tous ces aspects, par exemple en fixant un nombre de sièges réservés pour chaque genre et région linguistique et en déterminant une clé de répartition concrète des sièges en commission (exemple de clé de répartition, illustration).
Il y a lieu de n’oublier personne et dans un canton aussi divers que le Valais, il faut veiller à ce que les citoyen-ne-s du Haut soient équitablement représentés aux côtés de celles et ceux du Bas, que les gens de la plaine siègent aux côtés des gens des vallées… afin d’assurer que les travaux de la Constituante intègrent toutes les spécificités de la population du canton.
Ce sont ces questions que nous voulons discuter avec vous afin d’y apporter les meilleures solutions.
Venez en parler avec nous :
Monthey – Café du Cerf – Place de Tübingen 5
15 avril 18 h 00 – 19 h 00
Martigny – Bar Casino Av. de la Gare 17
17 avril 18 h 00 – 19 h 00.