Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06879.jsonl.gz/521

«Le prénom Kezia étant unisexe, nous vous demandons de considérer l'intérêt de l'enfant et de nous confirmer votre choix. Vous pouvez également rajouter un deuxième prénom qui détermine le sexe de votre enfant, si vous le désirez.» Contenus dans un courrier rédigé par l'état civil de Sion, ces mots ont été envoyés à un couple de nouveaux parents valaisans, a révélé la Rts. «Je suis choquée d'apprendre que je ne prends pas soin de mon enfant, puisque dans son intérêt il faut que je change de prénom», a déclaré la maman de l'enfant à la Rts. Selon l'Etat civil valaisan, un prénom unisexe peut mener à «des quiproquos ou à un changement de prénom ultérieur».
Cette polémique n'est pas sans rappeler celle de parents fribourgeois dont le choix de prénommer leur enfant Tiktu Spring Hokkaidö avait été contrarié par l'état civil, au printemps 2020. Un premier recours auprès du Service de l'état civil avait été rejeté. L'autorité administrative a alors estimé que «les prénoms choisis seraient contraires au bien de l’enfant car ils la désigneraient de manière ambiguë et l’exposeraient à des moqueries». Mais, tenaces, les deux parents n'ont pas abdiqué. Ils ont fini par avoir gain de cause au Tribunal cantonal fribourgeois, en juin dernier. Dans son arrêt, la Cour a indiqué que le refus de l'autorité administrative était «sans raison valable et sans motif manifestement préjudiciable au bien de l'enfant».
Selon la Cour, l'état civil fribourgeois a donc versé dans l'arbitraire. L'administration a ainsi dû inscrire dans ses registres l'enfant Tiktu Spring Hokkaidö.
Choix des parents que l'enfant va porter toute sa vie, le prénom peut être refusé par l'état civil. Notamment si ce prénom est manifestement susceptible d'exposer l'enfant aux moqueries. Traditionnellement, en Suisse, les offices de l'état civil suisses avaient un document de référence intitulé «Manuel international des noms chrétiens». Dans une société où l'agnosticisme et les vents migratoires ont gagné du terrain et fait apparaître de plus en plus de prénoms «exotiques», la Bible de l'état civil est désormais devenue désuète. Le législateur s'est adapté à cette situation. Depuis 1994, l'ordonnance fédérale sur l'état civil a été modifiée pour donner aux parents une plus grande liberté de choix dans le choix du prénom de leurs enfants. Mais, tout n'est pas permis. (apn)
On refuse de l'entendre. «Na, na, na, naaaaaaaa», paumes sur les oreilles, moral dans les chaussettes et tête dans le sable. De quoi? Mmmh? Oh, pas grand-chose. Une petite phrase prononcée par le patron de l'OMS en début de semaine. Une petite bombe qui pourrait bien casser l’ambiance en cette période propice aux annonces (plus ou moins aventureuses) de fin de pandémie.