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Abstract
Concernées par la question du manque d’activité physique chez les élèves, nous nous sommes demandé comment aider les élèves à avoir une meilleure conscience de leur corps. L’hypothèse principale de cette étude pose que la mise en musique des termes définissant les parties du corps humain dans un programme spécifique d’activités corporelles accélère le développement du schéma corporel, facilitant ainsi, par la suite, tous les autres apprentissages scolaires. Cette recherche a été réalisée auprès de deux classes de 1-2 Harmos (1H-2H) d’un même établissement scolaire. En parallèle, nous avons interrogé douze enseignantes afin d’en savoir davantage sur leurs pratiques favorisant le développement du schéma corporel des élèves. Il a d’abord fallu procéder, à l’aide de diverses tâches proposées aux élèves, à une évaluation diagnostique (pré-test) qui a permis d’évaluer leurs connaissances et la perception de leur corps. Un programme didactique différencié a été conçu pour deux classes, et ceci sur plusieurs mois. Il s’agissait de créer une situation particulière pour mettre à l’épreuve l’hypothèse principale de cette étude. La première classe (groupe expérimental) a effectué le programme original avec musique, tandis que l’autre (groupe contrôle) a suivi le programme sans musique. À la fin du programme, un post-test a été effectué, afin de comparer les savoirs acquis, et de constater si la musique a contribué à aider efficacement les élèves à prendre conscience de leur corps. Les résultats semblent montrer que, contrairement à l’hypothèse principale, la mise en musique des termes définissant les parties du corps humain ne joue pas de rôle facilitateur dans le développement du schéma corporel des élèves, en tout cas pour ce qui concerne les deux classes concernées par cette étude.