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Pour établir la valeur alimentaire du blé, en particulier pour le poulet de chair, une étude couvrant des blés suisses de la récolte 1999 a été organisée avec l’aide des principaux milieux intéressés. Les données concernant la qualité du blé sont essentiellement dérivées de leur aptitude à la panification: ces critères servent de base à sa classification. Ainsi un bon blé panifiable est également jugé comme étant un bon blé fourrager. Bien que du point de vue hygiénique ce concept demeure valable, les critères de valeur énergétique et de teneur en matière azotée (protéines) sont par exemple dignes d’intérêt.Par ailleurs, l’utilisation de plus en plus importante de blé dans la ration de la volaille à l’engrais suscite des discussions et des recherches intensives. On reproche au blé de provoquer parfois des déjections humides et collantes, ce qui entraîne une dégradation des conditions hygiéniques dans les poulaillers. Les maladies et les conséquences économiques deviennent alors significatives. Les teneurs en énergie dépendent, entre autres, de la variété de blé, de son type de culture et du lieu de production. Ses teneurs en polysaccharides non amylacés, surtout sous forme d‘arabino-xylanes, semblent jouer un rôle majeur chez les poulets, qui les digèrent mal. Les arabino-xylanes provoquent une viscosité élevée du contenu intestinal chez la jeune volaille. La conséquence en est une mauvaise absorption des nutriments. L’analyse de ces composés étant très laborieuse, une méthode d’approximation des teneurs en polysaccharides non amylacés dans le blé est proposée sous forme de mesure de la viscosité dans des extraits aqueux. Dans cette étude, 50 échantillons suisses de la récolte 1999 ont été collectés et analysés. La teneur en Clostridium perfringens dans ces blés a aussi été examinée, suite aux cas d’entérite nécrotique observés en Suisse chez des poulets d’engraissement. Seule une étude plus approfondie permettrait de dégager des conclusions plus sûres quant à la qualité alimentaire du blé en fonction de la variété, du type de culture et de la région de production. La contamination de cette céréale par des Clostridium perfringens est fréquente, mais à des teneurs très faibles voisines de la limite de détection.
Production animale
Pontiggia A., Münger A., Ammer S., Philipona C., Bruckmaier R. M., Keil N.M., Dohme-Meier F.
Même dans les régions au climat tempéré, une augmentation de la température ambiante et du rayonnement solaire peut entraîner un stress thermique chez les vaches laitières au pâturage. Agroscope a étudié les changements physiologiques chez les vaches suite à l'augmentation de la fréquence d’exposition à la chaleur.
Environnement
Lazzari G., Münger A., Heimo D., Seifert S., Camarinha-Silva A., Borda-Molina D., Zähner M., Schrade S., Kreuzer M., Dohme-Meier F.
La consommation de fourrage à base d’herbe entraîne souvent une augmentation de l’excrétion d’azote chez le bétail laitier. Les esparcettes riches en tanin et les extraits d’acacia peuvent réduire l’excrétion d’azote dans l’urine, diminuant ainsi les émissions d’ammoniac du lisier.
Un apport d’azote atmosphérique trop élevé provoque une fertilisation excessive des écosystèmes sensibles. Optimiser constamment l’affourragement permet de réduire significativement les pertes d’ammoniac, et donc les apports d’azote.