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Berne/Zurich (ots) - La Caisse suisse de voyage ambitionne de devenir la prestataire de vacances suisse ...
Votations populaires fédérales du 18 mai 2003: Le TCS rejette l'initiative des dimanches
Berne (ots) - Une interdiction de circuler le dimanche inscrite dans la Constitution fédérale est contraire aux principes d'un Etat libéral. Cette mise sous tutelle des citoyens demandée par les initiateurs restreint de manière inacceptable la liberté de mouvement de la population et nuit gravement à l'économie. Sur le plan international, la réputation de la Suisse serait sérieusement ternie.
Le TCS rejette l'initiative des dimanches. Il est hors de question pour lui que l'on inscrive dans la Constitution fédérale une interdiction de circuler quatre dimanches par an sur tout le territoire du pays. L'acceptation de cette initiative serait désastreuse pour l'économie suisse, en particulier pour le tourisme et les petites et moyennes entreprises.
L'application de l'initiative des dimanches est d'autant plus problématique qu'il faudrait, quatre dimanches par an, accorder une foule d'autorisations spéciales pour permettre aux médecins, conducteurs d'ambulances, policiers, pompiers, etc. d'emprunter les routes. Comment les conducteurs de locomotives, les restaurateurs, les travailleurs en équipe, le personnel soignant et les employés de la presse parviendraient-ils à leur travail? L'avalanche d'exceptions qu'il faudrait prévoir est en opposition avec le principe de l'égalité devant la loi. D'une manière générale, les principes de notre Etat libéral seraient foulés au pied.
Pour des raisons de sécurité routière, il est totalement irresponsable de la part des auteurs de cette initiative de faire croire au peuple qu'il disposerait ainsi quatre dimanches par an de 84'000 km de routes pour s'amuser et se rencontrer. Que se passerait-t-il si une voiture de pompiers appelée à combattre un incendie fonçait dans une foule en liesse sur la route?
Cette interdiction de rouler le dimanche a aussi une composante internationale. Refouler les automobilistes aux frontières suisses quatre dimanches par an est totalement contraire à la lettre et à l'esprit de l'accord sur les transports terrestres conclu avec l'UE. La Suisse non seulement subirait des pertes économiques, mais y laisserait aussi sa renommée. Le tourisme en retirerait un dommage durable. Un pays incapable d'assumer son traditionnel rôle d'hôte n'est pas digne de crédit et perd toute capacité concurrentielle.
ots Originaltext: Touring Club Suisse TCS
Internet: www.newsaktuell.ch