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Neuchâtel - La société Voumard Machines a annoncé vendredi le lancement d'une procédure de consultation du personnel en vue d'une cessation de ses activités. Quelque 94 licenciements pourraient être prononcés sur le site de l'entreprise à Hauterive (NE).
La conférence de presse destinée à annoncer la procédure de consultation a donné lieu à des actes de violence gratuite. Des agents de Protectas, mandatés par Voumard pour filtrer les entrées à la conférence de presse, s'en sont pris à un cameraman de la TSR. Celui-ci a été jeté à terre et roué de coups.
Un membre d'Unia a également été étranglé, frappé et blessé par les agents de Protectas. Ces derniers ont aussi molesté sans ménagement une représentante syndicale enceinte de quelques mois.
Le représentant de l'ATS s'est vu refuser l'accès à la conférence de presse, faute d'une carte de correspondant exigée dans une invitation formulée au dernier moment. Des agents de la Police neuchâteloise sont arrivés sur les lieux et ont enregistré les plaintes des personnes agressées par Protectas.
Personnel informé
Lors de la conférence de presse, Voumard Machines a annoncé que le personnel avait été avisé dans la matinée du lancement de la procédure de consultation. Selon un communiqué de la direction, l'entreprise "pourrait devoir fermer ses portes si aucune solution n'est trouvée" au terme du délai prescrit de quatre semaines.
Selon le communiqué de Voumard Machines, l'avenir de la société se révèle plutôt sombre après cinq exercices déficitaires consécutifs. L'entreprise doit sa survie actuelle à des prêts consentis par des sociétés soeurs.
Spécialisée dans la fabrication de machines à rectifier, la société Voumard a été vendue en 2005 par ses propriétaires à la firme allemande Peter Wolters, domiciliée à Regensburg (D). Cette entreprise est elle-même contrôlée par le groupe financier américain Novellus Systems.
ATS