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C’est à partir du concept d’ordre que l’auteur cherche à penser l’homme. Ce dernier ne se définit alors pas en vertu de telle ou telle de ses propriétés supposées qui le distingueraient de ce qui est non-humain, mais comme le lieu où les limites – constitutives de tout ordre – sont instituées, tracées et déplacées. C’est ainsi à chaque fois en réponse à un ordre que l’homme se donne à penser. Il n ‘est pas en propre ceci ou cela, se distinguant étanchement de ce qui lui est étranger, mais plutôt le lieu d’un retraçage constant des limites entre le propre et l’étranger. Loin de se définir simplement par une position dans un ordre, il est dérangé et décentré par l’étrangeté dont il se distingue à chaque fois. «L’homme comme être des limites» signifie dès lors aussi que l’homme se situe d’emblée à la limite.