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En raison du fait qu'aucune école publique du canton ne dispense ces formations, celles-ci ont fait l'objet d'aides financières étatiques, dès 1987 jusqu'à aujourd'hui, en dernier lieu sur la base d'une convention du 5 octobre 2005 passée avec la Direction de l'économie et de l'emploi (ci-après : DEE). Jusqu'en 2004, l'EMAF était rattachée à la Direction de l'instruction publique, de la culture et du sport.
En raison des difficultés financières rencontrées par l'EMAF, induites notamment par l'augmentation des coûts des formations dispensées et des frais d'infrastructure, et pour le motif, en outre, que le subventionnement de la Confédération va passer au système de forfait à partir du 1er janvier 2008, la DEE et l'EMAF ont entamé des pourparlers dès le printemps 2007, en vue de trouver une solution qui convienne à toutes les parties concernées, ainsi qu'en priorité aux jeunes en formation.
Le Conseil d'Etat a été régulièrement informé du résultat des négociations et en a, par la suite, fixé le cadre en émettant des principes généraux et des principes financiers, qui ont été exposés aux représentants de l'EMAF.
Diverses solutions ont été proposées par l'EMAF, soit essentiellement, en premier lieu, la reprise par l'Etat de la société EMAF S.A., puis, en second lieu, la solution d'une privatisation totale de l'EMAF, dans le sens où l'Etat renoncerait à subventionner les formations dispensées, et, enfin, la poursuite des relations Etat-EMAF sur la base d'un mandat de prestations.
L'Etat a finalement choisi, vu l'ensemble des circonstances, la deuxième variante proposée par l'EMAF, soit celle de la privatisation totale. L'EMAF envisage désormais de dispenser des formations professionnelle initiale et supérieure et de s'adresser à une "clientèle" d'apprenants susceptibles de financer eux-mêmes l'entier des coûts - plus élevés qu'actuellement - de leur formation.
Il convenait, dès lors de trouver une solution transitoire, y compris sous l'angle des subventions étatiques, pour les quelque 150 jeunes (année scolaire 2007-2008) qui sont actuellement en formation à l'EMAF. Celle-ci s'est engagée à leur permettre de terminer leur cursus dans l'école même, de 2008 à 2011.
Par ailleurs, le Service de la formation professionnelle cherche aussi des solutions pour les jeunes fribourgeois qui désireraient commencer un apprentissage de concepteur en multimédia à l'avenir, sans pouvoir en assumer les coûts plus élevés. Enfin, il s'engage à assurer un examen, cas par cas, de toutes les personnes fréquentant actuellement la classe préparatoire pour leur permettre de poursuivre leur formation.