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Directement à l'intersection des deux routes principales (via principalis et via praetoria) se trouvait le bâtiment de l’état-major (principia), le plus grand bâtiment du camp. Une pièce centrale de ce bâtiment était le sanctuaire de l’étendard. Devant elle se trouvait un portique qui menait à une grande cour. Dans cette cour, il y avait un autel et un bassin d'eau, qui servait probablement au lavage lors des rites sacrificiels.
Des badges qui brillent
Dans ce sanctuaire se trouvaient les étendards. Il s'agissait notamment des étendards des unités, ornés de décorations brillantes, et des drapeaux (vexilla) pour les petites délégations et la cavalerie. L'image de l'empereur (imago), le commandant suprême de la légion, dont la présence était symbolisée par son étendard, revêtait une importance particulière. Mais le plus important pour les légionnaires était sans doute l'aigle d'or, symbole du dieu suprême Jupiter. L'aigle royal n'était enlevé du sanctuaire que lorsque la légion entière se mit en mouvement et le porta alors sur le devant du convoi.
Nous avons aujourd’hui connaissance d’au moins deux jours de fête où les étendards étaient à l’honneur, vénérés et décorés. Durant ces jours, des rituels sacrificiels fixes pour les plus hautes divinités étaient effectués et, l'un de ces jours de fête, le serment était prêté à la légion et à l'empereur. Ainsi, dans le sanctuaire de l’étendard, le culte de l'empereur, la croyance aux dieux et le culte de l'armée se rejoignaient.
Des officiers gardaient cet espace sacré, ce qui en faisait le lieu le mieux gardé du camp entier. C'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles la légion rangeait sa caisse ici.
Le sanctuaire de l’étendard peut être visité avec le billet d’entrée du musée.