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(Mt 6. 1-4)
Dans le judaïsme comme dans l’islam, l’aumône fait partie des principaux actes religieux. Pour les chrétiens, seul le Christ les justifie. Dieu ne semble pas aimer les aumônes. Ce mot n’apparaît pas dans l’ancien testament, la mendicité a une connotation négative et Dieu, utopiste, dit qu’il n’y aura pas de pauvres en Israël, Dt 15.4-6, donc pas d’aumône. En Dt 15.11, réaliste, Dieu dit qu’il y aura toujours des pauvres en Israël. Dans l’ancien testament les mots « justice, vérité, bonté » sont mis à la place du mot « aumône ». La pauvreté se développe lorsqu’il y a injustice, mensonge/corruption et égoïsme. Dieu aime les pauvres, Ps 146.6-10 et dit qu’il s’en occupe ; mais comment ? Il donne à Israël une loi. Concernant les pauvres, elle demande de payer une dîme la 3ème et 6ème année pour leur assurer le minimum vital. Ils pouvaient emprunter de l’argent, ce qui leur permettait de rebondir et de rembourser la dette. S’ils ne le pouvaient pas, elle était effacée la 7ème année. Les coins des champs ne devaient pas être moissonnés, les pauvres pouvaient glaner et grappiller, etc. Cette loi respecte leur dignité humaine.
Notre pays a mis en place des lois ressemblantes. Elles garantissent un minimum vital aux personnes nécessiteuses. Comme nous sommes un pays moderne, le financement se fait au travers des impôts et des assurances sociales qui servent aussi à financer infrastructure du pays, etc.
Paul demande aux chrétiens de payer les impôts, Rm 13.7. Pourtant, à son époque, une grande partie des taxes finançait l’occupant romain. Il demande toutefois de se soumettre aux autorités et de ne pas avoir d’autres problèmes que ceux produits par le témoignage chrétien.
A l’époque de Jésus, il y avait beaucoup de mendiants en Israël. La bénédiction de Dieu n’est pas venue, car la loi n’a pas été respectée. Dieu qui aime les pauvres mais pas la pauvreté, approuve les aumônes et Jésus va donner la façon de les faire, Mt 6.1-4. Dans le nouveau testament, l’aumône peut s’étendre à tout acte de miséricorde (dons, bénévolat, etc.). Lorsqu’on fait l’aumône, il ne faut pas sonner de la trompette, c’est-à-dire donner ou faire pour être vu. On ne peut recevoir que la récompense de Dieu ou celle des hommes, pas les deux. La main gauche ne doit pas savoir ce que fait la droite. La main droite est celle qui donne, la gauche celle qui reçoit. La droite donne selon une décision personnelle, sans contrainte ni conflit intérieur et avec joie, 2Co 9.7. La gauche ne doit pas chercher à tirer un bénéfice de ce que l’autre main a donné, comme : se déculpabiliser, se valoriser, etc. Jésus supprime de l’aumône ce que la mauvaise religion y met. Pour celui qui la reçoit, elle est une image de la bonté de Dieu.
Questions
- Quelle est ma réaction face à la pauvreté/mendicité ?
- Si personne ne savait ou voyait tout ce que je fais et/ou donne bénévolement, est-ce que je le ferais ?
- Quels bénéfices je tire de tout ce que je fais ou donne ?