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Selon Stephen R. Covey, il y a trois sortes de pouvoir, dont les implications divergent :
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Le pouvoir coercitif, qui se base sur la peur qu'inculque celui qui tient les rênes. Cette forme de pouvoir n'est clairement pas adaptée sur une longue durée, et s'effrite avec le temps, si celui ou ceux qui s'en servent n'ont plus d'aspérités à exploiter pour insuffler des sentiments négatifs afin de garder leurs privilèges. Les dérives de ce pouvoir sont nombreuses, et l'utilisation de la force est courante pour garder le contrôle.
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Le pouvoir utilitaire, qui se forge dans les rapports entre celui qui l'exerce et ceux qui subissent son influence. Il s'exerce tant que le détenteur du pouvoir a la capacité d'offrir à ses « suiveurs » des bénéfices, qu'ils soient matériels ou immatériels. Ce pouvoir se maintient selon la possibilité qu'a son détenteur à renouveler la dépendance.
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Le pouvoir légitime, qui est la forme la plus « naturelle » et spontanée du pouvoir. Ce pouvoir ne s'exerce pas sous une quelconque contrainte mais dans le rapport qu'entretiennent les deux partis, une relation basée sur la confiance et le respect des uns et des autres. Le pouvoir se voit donc légitimé par la capacité qu'a son détenteur à offrir aux autres des valeurs humaines, qui lui octroieront une confiance non-négligeable, un bénéfice nettement supérieur au recours de la force ou de l'utilitarisme. Pour citer un célèbre « leader » qui a su tirer le meilleur de cette source de pouvoir est le très regretté Gandhi.
À partir de ce schéma, que je trouve très intéressant, il serait constructif de réfléchir quel est le pouvoir le plus utilisé par nos représentants, afin de déterminer lequel profite le plus à son utilisateur ou au Peuple. En politique, le pouvoir légitime est pour ainsi dire absent. Tout fonctionne soit dans des rapports de force (comme certains partis qui aiment à distiller la peur dans l'esprit des électeurs) soit dans un rapport utilitariste, où chacun y trouve son compte d'un point de vue matériel ou immatériel mais n'offrant que peu de perspectives à long terme pour une relation de confiance mutuelle.
Pourtant, ne serait-il pas profitable et au Peuple et à nos élus de baser la légitimité de leur pouvoir sur le respect de valeurs essentielles, des principes fondamentaux ?
La question se pose !
Un développement suivra.
Grégoire Barbey