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02/02/2012
Les fondements de l'économie planifiée
* Du fonctionnement général de la planification
1. Récolte d'informations afin de connaître les besoins de tous.
2. Planification de la production en fonction des besoins.
3. Coordination de la production en fonction de la planification.
4. Production en fonction de la coordination de la production.
5. Distribution en fonction des besoins.
6. Consommation.
7. Feedback informatif.
8. Ajustement de la planification.
9. Nouvelle coordination de la production en fonction de l'ajustement de la planification.
Etc. (circularité)
* De la mobilisation des forces productives
La production ne se fait pas en fonction des forces productives, mais les forces productives sont faites en fonction de la production.
C'est exactement la même chose dans le capitalisme, sauf que ce dernier n'arrive jamais à une adéquation parfaite entre forces productives et production.
L'économie planifiée permet de mobiliser toutes les forces productives et de leur trouver une place adéquate dans le mode de production. L'efficience de l'économie planifiée devrait donc théoriquement être supérieure à celle de l'économie de marché en terme de mobilisation et de juste utilisation des facteurs de production.
Il y a concurrence entre individus dans la formation pour l'accès aux postes désirées. Il semblerait donc que la véritable méritocratie soit un paramètre de l'économie planifiée.
* Des différents modes de production
1. Planification totale : propriété étatique des moyens de production. En théorie, le mode de production le plus à même de mobiliser parfaitement toutes les forces de production.
2. Planification semi-totale : propriété étatique et/ou privée (sous forme de coopérative autogérée) des moyens de production, mais planification de la production étatique et privée.
3. Planification mixte : propriété étatique et privée (sous forme de coopérative autogérée) des moyens de production. Planification uniquement des structures de production étatiques, et présence d'un libre marché pour la production privée.
4. Socialisme de marché. (Un modèle que je développerai dans ma prochaine note.)
5. Économie de marché avec secteur public. (Modèle actuel)
6. Économie de marché totale (pure). (Modèle proto-néolibéral, voire libertarien).
31/01/2012
Des avantages de l'économie planifiée
- La planification démocratique de la production permet de sélectionner quelle production est socialement et écologiquement souhaitable. Ainsi, contrairement au chaos capitaliste, on supprime le travail excessif en éliminant le travail qui sert à une production non souhaitable ou futile.
Résultat : un gain de temps libre pour les travailleurs.
- Grâce à la planification de la production en fonction des besoins, on supprime la publicité consumériste, ce qui permet de réaliser des économies.
Résultat : ces sommes pourront être intégrées à des activités économiques réellement utiles.
- L'économie planifiée permet de ne pas impacter écologiquement au-delà des capacités régénératives de la biosphère en sélectionnant un niveau d'activité économique soutenable.
Résultat : on règle la crise écologique.
- Dans l'économie planifiée, toutes les forces sont utilisées. Tout le monde œuvre en fonction de ses capacités et de ses souhaits (qui se traduisent par le choix de formation).
Résultat : il n'y a plus de chômage.
- La planification économique permet de supprimer les inégalités sociales, la rente managériale, et la rente actionnariale, en socialisant la propriété des moyens de production.
Résultat : la pauvreté est abolie.
- L'économie planifiée permet de libérer l'information en la collectivisant. Les coûts de recherche de l'information sont donc supprimées. L'imposition et la taxation se font en toute transparence.
Résultat : on peut réduire la bureaucratie.
- Grâce à l'économie planifiée et la libre information collective, la transparence est instaurée dans toute l'économie.
Résultat : la corruption est éliminée.
- Comme chacun a sa place dans l'économie planifiée, le stress au travail et les maladies qu'il induit sont supprimés.
Résultat : les travailleurs sont en meilleure santé et on peut économiser 10 milliards de frais de soin en Suisse.
- La planification de l'économie permet de supprimer la recherche non socialement et écologiquement utile.
Résultat : cet argent peut être investi dans la recherche vraiment utile.
En outre, avec toutes les économies qu'induit l'économie planifiée comparée à l'anomie capitaliste, on devrait pouvoir financer à la longue :
● la gratuité de la santé
● la gratuité de l'éducation
● la gratuité du logement
● la gratuité des transports publics
● un libre accès à la culture
23/12/2011
Fondation du Cercle Gramsci
Nombre de partis et de forces de gauche parlent aujourd'hui de dépassement du capitalisme. Toutefois, on peine concrètement à voir comment ils comptent s'y prendre, au-delà de l'instauration d'un capitalisme social-démocrate à la sauce scandinave.
Dans ce contexte, j'ai le plaisir de vous annoncer la fondation du Cercle Gramsci.
Antonio Gramsci (1891-1937) théorisa l'idée selon laquelle le capitalisme se maintenait par la construction et le maintien d'une hégémonie culturelle, idéologique, et morale. Selon lui, il était donc nécessaire pour renverser le capitalisme de renverser d'abord cette hégémonie.
Le Cercle Gramsci consistera en un collectif intellectuel de recherche idéologique et politique axé sur le développement théorique d'un modèle d'organisation de la société alternatif au capitalisme.
Car si un tel modèle n'est ni intelligible, ni accessible, ni audible, ni démontrable, ni descriptif, alors prôner le dépassement du capitalisme revient à crier dans le vide.
Concrètement, il s'agira donc d'imaginer, dans le détail et avec le maximum de précision possible, un nouveau modèle d'économie planifiée, ayant intégré et dépassé les erreurs des expériences passées.
Le Cercle Gramsci publiera les résultats de ses recherches, notamment sur un blog de la Tribune de Genève.
Toute personne intéressée à se joindre à notre cercle de réflexion peut me contacter par mail ou via Facebook.
20/11/2011
Économie néo-socialiste
Document appelé à évoluer
Il n'y a pas de dépassement du capitalisme possible, pas de solutions aux crises que traversent l'Europe, pas de solution à la crise écologique, sans une économie planifiée.
Comme il existe un grand nombre de modèles de capitalisme (du capitalisme social-démocratie au capitalisme ultra-libéral), il existe de même de nombreux modèles d'économie planifié.
Deux critiques faites à l'encontre de l'économie planifiée ne manquent pas de justesse et c'est pourquoi elles appellent des réponses :
- A la critique de Hayek sur l'incapacité des structures étatiques à accéder à l'information à temps, on répondra par une nécessaire décentralisation spatiales et économiques (logistiques).
- A la critique général sur le caractère contraignant de l'économie planifiée, on répondra par une économie mixte et démocratique.
Le modèle d'économie planifiée que je soutiens s'inscrit donc (et c'est essentiel) dans mes 6 principes fondamentaux du néo-socialisme :
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/22/princip...
Le néo-socialisme doit rompre avec le socialisme scientifique (le marxisme classique et ses dérivées léninistes, trotskistes, maoïstes, cubains et même néo-marxistes), aussi bien que du socialisme utopiste trop communautariste.
Le dépassement de la social-démocratie est induite par la logique du dépassement du capitalisme.
Le modèle d'économie planifiée néo-socialiste est un modèle mixte :
Les grandes structures économiques (nécessaires à la bonne marche de l'économie, puisque les autres grandes structures sont décentralisées) sont sous contrôle étatique/collectif, mais les petites entités (paysans, artisans, indépendants, petits producteurs, etc.) restent sous contrôle privé.
La liberté d'entreprendre subsiste donc. Toutefois, le principe d'autogestion égalitaire (égalitarisme relatif s'entend) assure un fonctionnement démocratique dans ces petites structures privées. De plus, l'intervention étatique/collective tend à contrôler l'activité économique privée pour éviter tout abus.
La planification (décentralisée) doit prendre d'abord en considération la production (libre) des petites entités privées, et ensuite, définir la production des grandes structures économiques collectives.
Le crédit n'est accessible que par les banques (décentralisées), soumises au contrôle collectif (démocratique) évidemment.
L'économie sert essentiellement à combler les besoins des individus, ou leurs envies immatérielles. Les envies matérielles sont soumises au principe d'auto-limitation (démocratie écologique), ce qui ne veut pas dire qu'elles soient in-envisageables dans l'absolu, mais qu'elles doivent être écologiquement réfléchies (principe utilitariste à mon sens).
Les prix sont fixés en fonction de la quantité de travail (présente et passée) contenu dans chaque production.
L'économie est centré sur son développement interne (intérieur) : elle tend vers une autosuffisance de la production fondamentale. L'auto-production individuelle est donc encouragée (nouvelle division du travail). Le protectionnisme peut aussi être souhaitable selon les cas.
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Comme on peut le voir, une économie néo-socialiste est un équilibre qui respecte l'individu sans toutefois permettre à certains de péjorer la collectivité.
Avec ses 6 principes démocratiques, elle résistera à toute tentation autoritaire ou élitiste.
Il est temps d'être un peu ambitieux si l'on veut en finir avec notre capitalisme archaïque, incapable d'assurer l'avènement d'une véritable société du bonheur !