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Dimanche, c'est au tour des professionnels d'entrer en lice. Les prétendants au titre sont nombreux, mais les Suisses, eux, risquent fort d'être discrets même si Beat Zberg est prêt à prendre ses responsabilités.Ce contenu a été publié le 13 octobre 2001 - 16:59
La présence des meilleurs d'entre eux sortira-t-il les Mondiaux de leur la confidentialité. Pour l'heure, du moins...Le public de Lisbonne, par extension du Portugal, va-t-il enfin sortir de sa léthargie?
Pour l'heure il n'a pas répondu à l'appel des organisateurs des championnats du monde. En ce deuxième dimanche d'octobre la course sur route des professionnels va-t-elle modifier la donne? Attirer autour du circuit, tracé dans le parc forestier de Monsanto - le poumon de la ville - la grande foule?
Pas de culture cycliste
Avec ses deux millions d'habitants (le cinquième de la population du pays) la capitale possède un public potentiel non négligeable. Certes, le football passe avant le cyclisme, tout comme le basket-ball et le handball. Le Portugal n'a pas une culture cycliste à l'image de l'Italie, de l'Espagne et des pays du centre de l'Europe, voire de la Suisse.
L'Union cyclisme internationale (UCI) a pris un risque en attribuant les Mondiaux 2001 à la Fédération portugaise. Ce défi - une première dans l'histoire ladite fédération - les Portugais veulent le relever. Avec l'apport de l'Etat. Celui-ci assure le financement. Un budget qui frôle les cinq millions de francs suisses. Vingt pour cent dudit budget ont été consacrés au marketing.
Reste que Lisbonne ne semble pas concernée. «Peut-être aurait-on dû faire preuve de plus d'imagination afin de mieux faire connaître ce Mondial. Car de nombreuses initiatives promotionnelles ont été refusées», s'interroge Martins Morin, journaliste à «A Bola», le plus grand quotidien sportif du pays (155 000 exemplaires). «Organiser, par exemple, avec l'aide des commerçants de Lisbonne, un concours de la meilleure vitrine afin de sensibiliser le public?».
La condition physique avant la tactique
C'est dans cet esprit de morosité, d'abstentionnisme que les Suisses, amputés de leurs meilleurs éléments pour diverses raisons, prendront le départ. Une équipe articulée autour de Beat Zberg. Cet automne, l'aîné de la famille semble avoir retrouvé une seconde jeunesse.
«Dimanche, le plus important n'est pas la tactique, mais d'être au bénéfice d'une bonne condition physique», expose l'Uranais, qui est prêt à prendre ses responsabilités. Et d'ajouter: « La «faiblesse» de l'équipe de Suisse, n'est pas nécessairement un désavantage. Elle n'aura pas à contrôler la course».
Le discours est identique chez les trois Romands de l'équipes: Le Fribourgeois Pierre Bourquenoud, le Neuchâtelois Steve Zampieri et le Valaisan Alexandre Moos. Si Bourquenoud est quelque peu tendu, car à la recherche d'un contrat pour la saison 2001, il en va autrement de ses deux compagnons.
Zampieri, qui a signé chez les Italiens de «Tacconi», a l'esprit libre et parle de motivations accrues. Quant à Moos, repêché par «Phonak» en cours de saison, au printemps il n'imaginait pas être au départ du mondial, l'automne venu. Qui plus est à Mendrisio il a enfin obtenu cette victoire après laquelle il courrait à force d'obtenir des accessits.
Les meilleurs sont là
Pour rivaliser avec les meilleurs professionnels du moment rien ne sera facile. Car, à deux exceptions près (Lance Armstrong et Laurent Jalabert) ils sont tous présents.
Dès lors, faire de l'Allemand Ullrich, le champion olympique de Sydney, le favori est aller un peu vite. Sur ce circuit sélectif on pourrait assister à un championnat du monde «style Lugano», où le Belge Museeuw s'était imposé devant le Tessinois Mauro Gianetti.
Pour contrer les desseins d'Ullrich, la liste des favoris potentiels au podium comporte une bonne dizaine de noms: les Néerlandais Dekker et Boogerd, les Français Virenque et Halgand, les Italiens Casagrande, Bettini, Bortoli, les Espagnols Freire et Casero, les Belges Van Petegem et Baguet, voire Tschmil - la liste n'est pas exhaustive.
Pierre-Henri Bonvin, Lisbonne
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