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En 1934, sur la côte Est des Etats-Unis. Dans une maison au bord de l'océan, Lillian Hellman écrit sa première pièce de théâtre, aidée par son ami, l'écrivain Dashiell Hammett. Elle se souvient de Julia, son amie d'enfance, partie pour Vienne afin de suivre les cours de Freud. Lillian se rend en Autriche pour la revoir. Elle apprend bientôt que Julia a été blessée dans une bagarre entre des étudiants et des fascistes et la retrouve à l'hôpital. Peu après, Julia disparaît mystérieusement. De retour aux Etats-Unis, Lillian remanie sa pièce. Celle-ci, à peine publiée, rencontre un très grand succès...
Critique
Adapté de l'un des épisodes du livre, Julia, le long métrage de Fred Zinnemann réalisé en 1977, a repris à peu de choses près l'intrigue de l'œuvre de Hellman. Et rarement a-t-on pu voir une symbiose aussi complémentaire entre un livre et un film : tant cet épisode, par les nombreux détails et situations, s'avérait un récit filmique, tant, par son approche narrative, ses nombreux retours en arrière et ses dialogues, le scénario du film qu'en a tiré Alvin Sargent est apparu littéraire. Julia est donc aussi un film sur la mémoire, celle de Lillian Hellman, vieillissante et solitaire affirmant en voix off la véracité de l'histoire racontée, mais aussi la mémoire des personnages auxquels elle fait référence. (...) Mais l'axe principal du récit demeure la profonde amitié qui unit Lillian etJulia. Une amitié ambiguë que l'on qualifierait même d'amour véritable tant par les regards, les échanges tactiles et les quelques paroles prononcées (...).L'extrême modestie du propos et le message de courage et de fermeté qui s'en dégagent font de Julia un incontournable... encore aujourd'hui.
Pierre Ranger