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L'ONU a pu apporter une assistance pour la seconde fois en un an à des familles bloquées par les violences dans une ville yéménite. Pas plus de 200 personnes se trouvent toujours à Durayhimi, à 20 km d'Hodeïdah, a précisé mardi le Programme alimentaire mondial (PAM).
Cet accès demande "de traverser à plusieurs reprises les lignes de front" avec plusieurs zones de contrôles, a expliqué un porte-parole du PAM à Genève. Il a fallu préparer cette distribution aussi bien avec les forces favorables au gouvernement en exil qu'avec les rebelles chiites Houthis.
Grâce à leur collaboration, le PAM a pu acheminer avec d'autres agences onusiennes de la nourriture pour trois mois mais aussi de l'eau ou encore des médicaments. La plupart des habitants ont fui, mais "les plus vulnérables" ont été contraints de rester, selon le porte-parole.
Ce dispositif est le premier depuis mai où l'institution avait pu apporter une nourriture d'urgence et de l'eau pour deux mois. Aucun centre de santé n'est opérationnel et il est difficile de trouver de la nourriture. Le PAM appelle les parties au conflit à garantir un "passage sûr" pour que les civils aient accès aux soins et à des marchés.
"De nombreuses personnes étaient en colère qu'il nous ait fallu aussi longtemps pour arriver", a affirmé le responsable du PAM qui a mené le dispositif. "Je suis d'accord avec elles, c'est totalement inacceptable" que l'assistance humanitaire soit si difficile à les atteindre, a-t-il ajouté.
Plus de 20 millions de Yéménites sont confrontés à des difficultés alimentaires, dont la moitié gravement. Le PAM distribue de la nourriture chaque mois aux 12 millions d'entre eux les plus vulnérables. Plus largement, après cinq ans de conflit, plus de 25 millions de personnes dans ce pays ont besoin d'assistance, dit l'ONU.