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Quelques jours après avoir pris ses fonctions à la tête de l'ESA, au début juillet, l'Allemand Johann-Dietrich Wörner n'a pas hésité à mettre en avant son idée: "Un village ne signifie pas qu'il y aura des maisons, un hôtel de ville ou une église. C'est une façon d'inciter les différentes agences spatiales nationales à regrouper leurs capacités", a-t-il rapporté sur les ondes de la RTS jeudi.
"Que ce soit via la robotique ou toute activité spatiale humaine on pourrait construire un nouveau télescope sur la face cachée de la Lune par exemple", a-t-il précisé.
Contacts suisses
Pour le directeur de l'ESA, cette base constituerait une nouvelle plateforme internationale qui réunirait des scientifiques et des robots: "Nous avons actuellement la Station spatiale internationale (ISS) où plusieurs pays collaborent. Mon idée c'est d'avoir une autre plateforme pour l'après-ISS".
"J'ai déjà eu plusieurs retours positifs à travers le monde, a assuré Johann-Dietrich Wörner. J'ai aussi informé la Suisse, mais je n'ai pas encore reçu de réponse officielle".
Une idée qui "manque de réalisme"
Pour Michel Mayor, astrophysicien et membre de l'Observatoire de Genève, l'idée manque de réalisme: "Quel est l'intérêt d'aller s'installer dans un tel village? Il ne faut pas oublier qu'il y aura de la poussière, c'est de loin pas aussi propre que dans l'espace libre (à l'instar de l'ISS, ndlr.)", a-t-il dit dans Forum. Et d'ajouter: "Au niveau scientifique, je suis extrêmement réservé quant à cette idée, mais je comprends son aspect symbolique".
hend