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Komtar is not shining anymore : le Komtar Tower comme révélateur de l'évolution du paradigme de modernité à Penang, Malaisie
Mémoire de master : Université de Neuchâtel, 2009.
Ce travail a pour objet un lieu : Le KOMTAR . Une tour de 65 étages au pied de laquelle s’étend un podium de cinq étages composé d’un centre commercial. Ce projet urbain initié à la fin des années 70 a été construit pour être et constituer le « centre-ville » de Georgetown, capitale de l’Etat de Penang en Malaisie. Se pose alors les questions avec lesquelles j’envisage cet... MoreAdd to personal list
- Résumé
- Ce travail a pour objet un lieu : Le KOMTAR . Une tour de 65 étages au pied de laquelle s’étend un podium de cinq étages composé d’un centre commercial. Ce projet urbain initié à la fin des années 70 a été construit pour être et constituer le « centre-ville » de Georgetown, capitale de l’Etat de Penang en Malaisie. Se pose alors les questions avec lesquelles j’envisage cet objet : est-il porteur, révélateur ou accélérateur de modernité(s) ? Laquelle ou lesquelles ? Je choisis d’interroger ceci en deux temps : « le temps du projet » la genèse de ce projet urbain, et le « temps du terrain », le terrain que j’ai effectué à Penang au printemps 2008. « Le temps du projet » Le KOMTAR émane de la volonté politique de réaliser un « nouveau centre urbain » à Penang, dans les années 70. Ceci permet de mettre en lumière les contextes spatiaux et temporels spécifiques dans lesquels il s’inscrit. J’interroge les discours officiels qui entourent sa conceptualisation, afin de mettre en évidence les enjeux et les idéaux liés aux différents objectifs qui sous-tendent ce projet. « Le temps du terrain » Dans le présent du terrain, le Komtar suscite une série de discours et d’images qui le perçoivent comme problématique. Ici, je me focalise particulièrement sur ceux de certains commerçants du centre commercial. Ils le qualifient de « vide », de « fermé » ou encore le perçoivent comme « vieux ». Les discours s’articulent autour d’un passé idéalisé perçu comme un « âge d’or » face à un présent qui serait en déclin. Les manques du présent, ou ce qu’il n’est plus ou pas permettent de mettre en lumière une série d’idéaux et de normes concernant tant les présences au sein de cet espace, les commerces ou les marchandises, ainsi que ce que je qualifie d’esthétique du lieu. Le présent dans cette perspective remet en question les images de modernité(s) qui se construisent dans les discours de ces commerçants. Si le présent apparaît en crise, comment peut-on mettre en évidence de manière plus précise certains des enjeux qui le traversent ? Les thématiques de la différence et de l’altérité qui se construisent au sein de cet espace prennent alors une place centrale. Le présent deviendrait-il également porteur et révélateur de modernité(s) inscrites dans un autre ordre, un autre cadre ?