Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07195.jsonl.gz/589

Au début du XIXe siècle, une décennie après la constitution du canton de Vaud, il convenait d'effacer de la scène les anciens droits féodaux. Parmi ceux-ci, le droit de bochérage qui grévait encore toutes les montagnes privées.
Cette décision n'allait pas faire que des heureux parmi tous ces propriétaires qui devraient, plutôt que de payer le rachat en espèces, s'en acquitter par la cessation d'une surface de leur propriété, ce qui pouvait aller jusqu'au 10 % de leur territoire. Sans compensation, cela va sans dire.
On comprend que nombre de propriétaires se firent tirer par l'oreille pour s'acquitter de leur du. Il n'est jamais agréable de se séparer de surfaces qui faisaient partie intégrante de votre propriété. On peut même se poser la question suivante: dans quelle mesure la loi de 1810 était honnête, puisque l'on pénalisait des privés dans le sens qu'ils devaient racheter un droit qui appartenait à l'origine aussi au privé. C'est ici que la collectivité, par un tour de passe-part assez phénoménal, ramasse le tout. Le privé, de part et d'autre put sortir son mouvhoir. Il y eut bien un bon siècle encore ces fameux droits du Risoud offerts à la population, mais ceux-ci pas loin de l'aumône.
Et c'est ainsi que nos commune, tout au moins celle du Lieu concernée par ce nouveau chartrier, purent agrandir leur patrimoine.
Il convenait, en pleine bagarre, d'assurer ses droits en réunissants les actes qui touchaient à cette problématique. Cela donna ce chartrier no II.
↓ (PDF) 19. Deuxième chartrier de la commune du Lieu - 1813 -