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L'ancien géant de la téléphonie mobile prévoit un environnement «encore difficile» au premier semestre 2024, a-t-il annoncé jeudi.«Nous nous attendons à ce que l'environnement difficile de 2023 se poursuive au cours du premier semestre 2024, en particulier au premier trimestre», a prévenu le patron de l'équipementier, Pekka Lundmark, dans un communiqué qui note toutefois des «signaux positifs» dans les commandes d'infrastructures de réseau.
Son bénéfice d'exploitation annuel a reculé de 27% à 1,69 milliard d'euros. Au dernier trimestre 2023, son bénéfice d'exploitation ajusté, en baisse de 27% à 846 millions d'euros, a cependant été supérieur aux prévisions des analystes interrogés par Bloomberg (763 millions d'euros).
Nokia a accusé une baisse de 11% de son chiffre d'affaires l'an dernier à 22,26 milliards d'euros, ayant souffert en particulier du fort freinage des investissements des opérateurs en Amérique du nord et d'une croissance du déploiement de la 5G en Inde qui ralentit.
Le groupe a aussi perdu un important contrat de 14 milliards de dollars sur cinq ans avec l'américain AT&T au profit de son rival suédois Ericsson.
Dans ce domaine des réseaux mobiles, «nous prévoyons des défis en termes de chiffre d'affaires en 2024, liés à un rythme d'investissement plus normal en Inde et à la décision d'AT&T», précise Nokia.
Le groupe a annoncé en octobre qu'il allait supprimer jusqu'à 14'000 postes sur 86'000 salariés pour faire face à cette dégradation de la conjoncture.
Son programme de réduction des coûts doit lui permettre d'économiser jusqu'à 1,2 milliard d'euros d'ici 2026.