Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/120515

<h2>SubmittedText<h2><p>La présidente de la Confédération multiplie les déclarations vengeresses et annonce des plaintes, des règlements de compte avec Monsieur Kadhafi. Or celui-ci, malgré des turbulences, reste aux affaires, tient encore les commandes dans une large partie de la Libye et lance des contre-offensives militaires.</p><p>Ne met-elle pas ainsi en danger les citoyens suisses encore présents en Libye, par précipitation ou sous-estimation de la réalité du terrain ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La Suisse a été confrontée directement à l'arbitraire du régime libyen lors de la crise bilatérale avec la Libye. Elle est par conséquent très consciente des enjeux sur le terrain et ne les prend nullement à la légère. Le DFAE a ainsi conseillé, dès le début de la révolte, à tous les ressortissants et ressortissantes suisses qui se trouvaient dans le pays de le quitter le plus rapidement possible. Au total, ce sont 10 ressortissants qui ont quitté le pays avec le soutien de l'ambassade et le concours de nos partenaires néerlandais, autrichiens et britanniques. Les 42 Suisses qui sont demeurés sur place - dont parmi eux 40 doubles nationaux - ont clairement fait savoir qu'ils n'avaient pas l'intention de quitter le territoire libyen. Le chargé d'affaires de la Suisse a quitté la Libye le 27 février 2011 une fois que tous les Suisses qui le voulaient avaient quitté le pays. L'ambassade est provisoirement fermée, mais un numéro d'urgence est disponible au cas où les personnes restées sur place demanderaient de l'assistance. Le DFAE procédera à une nouvelle évaluation de la situation dans l'hypothèse où les conditions de sécurité devaient se dégrader fortement et qu'un grand nombre de nationaux suisses ou de binationaux souhaitaient subitement quitter la Libye. </p>