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La collection de Pierre Huber a été en partie dévoilée pour la première fois à Lausanne et comprenait plusieurs centaines d’oeuvres que Pierre Huber a rassemblées au fur et à mesure de ses rencontres et de ses découvertes de scènes artistiques, de leurs acteurs et de leurs artistes, comme l’appropriationisme nord-américain (Sherrie Levine, Cindy Sherman, Richard Prince, etc.), la photographie allemande (Thomas Ruff, Candida Höfer, Thomas Struth, etc.), la scène californienne (Mike Kelley, Paul McCarthy, Jim Shaw, etc.), l’art suisse (Sylvie Fleury, Ugo Rondinone, Olaf Breuning, etc.), ou encore le neo-geo, la scène asiatique, etc.
Si le marchand Pierre Huber est aujourd’hui parmi les plus importants et les plus célèbres, le collectionneur Pierre Huber, en revanche, est peu connu parce que, invisible dans les résultats de son activité. L’un a pris appui sur l’autre sans qu’ils puissent se confondre tout au long d’un double parcours qui s’est développé parallèlement pendant près de deux décennies.
Une petite partie de la collection fut montrée tout à la fois dans les salles du Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne et dans l’espace lausannois d’art contemporain, l’elac. Plutôt que d’affirmer la diversité et la richesse de la collection au moyen d’un échantillonnage adossé à la notoriété des artistes et à leur représentativité de la scène artistique ou nationale, le mcba a choisi de privilégier la présentation de quelques-uns des ensembles monographiques qui constituaient la collection ou des pièces majeures de tel ou tel artiste. Si chacun pouvait légitimement s’attendre à y croiser Mike Kelley ou Franz West, l’exposition, qui en cela, était le reflet de la collection, réservait quelques surprises et quelques inattendus.