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La "Weltwoche" accuse Bruno Zuppiger, candidat UDC à l'élection du Conseil fédéral du 14 décembre, d'avoir mal agi dans une affaire d'héritage. L'intéressé a reconnu dans plusieurs interviews télévisées que son entreprise impliquée a commis une faute.
Selon la dernière édition de l'hebdomadaire alémanique, le Zurichois aurait profité d'un héritage d'une employée décédée dont il était l'exécuteur testamentaire. Au lieu de verser les sommes à deux associations suisses d'intérêt public, comme le souhaitait la défunte, rien n'aurait été fait pendant plusieurs années.
Dans une interview au "Tagesschau" de la télévision SF mercredi soir, Bruno Zuppiger admet que son entreprise a commis une "faute". A la question du journaliste de savoir si la moitié de la somme de l'héritage aurait été détournée au profit de lui-même et de ses collaborateurs, il réitère qu'une faute a eu lieu.
Garder le silence
"Lorsque j'ai découvert la portée de cette faute, je l'ai assumée en tant qu'entrepreneur et ai résolu cette affaire avec les parties impliquées", a-t-il ajouté. "Tout a été réglé et aucun tiers n'a eu à subir de dommages", a-t-il dit, précisant que les parties avaient convenu de garder le silence.
A une semaine de l'élection, Bruno Zuppiger s'estime victime d'une campagne hostile. Il a aussi précisé n'avoir empoché aucune somme indûment. Il a également versé l'ensemble du montant avec intérêt. Le Zurichois ajoute enfin qu'il n'était pas chargé en personne de ce cas.
L'UDC a indiqué par communiqué être courant de cette affaire avant la nomination de Bruno Zuppiger pour l'élection de mercredi. Mais elle estime que ce chapitre est clos, les parties ayant trouvé un accord.
ATS