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Deviens scribe; mets-le-toi en tête. Tu échapperas à de nombreux maîtres et tu t'en trouveras bien ...
Les pyramides, les tombes, les temples, les monuments qui subsistent encore en Égypte fascinent un public très large. L'art égyptien -statues, stèles, bijoux et objets de toutes sortes- attirent les foules dans les musées. Mais la richesse de la littérature égyptienne reste peu connue.
Le domaine de l'écrit offre pourtant un témoignage très important sur la civilisation égyptienne. Il a l'avantage de nous parler, de nous permettre d'appréhender des domaines que la documentation visuelle ne nous laisse que deviner: le vaste monde des idées, les conceptions religieuses, la Weltanschauung, les conventions sociales, la morale, l'humour, les idées et les stratégies politiques… tant de sujets, pour lesquels les textes constituent des sources précieuses.
La civilisation égyptienne est indissociable de l'écrit. L'écriture hiéroglyphique fait son apparition en même temps que les structures de l'État se forment et se stabilisent, vers 3200 av.n.è. Le système de l'écriture combine des signes qui véhiculent un son (phonogrammes) avec des signes qui représentent une idée (idéogrammes, taxogrammes). À partir des hiéroglyphes, des graphies plus cursives et plus rapides ont été développées, utilisées surtout pour écrire sur papyrus: l'hiératique (à partir de 2500 environ), le démotique (à partir 700 environ).