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Un précurseur, au début des années vingt. Il faudrait sans doute encore pas mal de temps avant que la radio ne se démocratise et arrive dans chacune de nos maisons. On peut estimer que la révolution était faite au début des années cinquante où chacun désormais pouvait écouter nos "grands babillards", ainsi que disait mon père. D'aucuns avaient cette voix pointue ou métallique qui nous fait sourire aujourd'hui. Ils parlaient aussi la bouche en cul de poule. Bien sûr, c'était les diffuseurs de bonnes ou de mauvaises nouvelles, ils avaient donc un rôle à jouer, ils étaient tout en haut de la pyramide.
Si notre père écoutait naturellement la radio suisse romande, il lui fallait toujours entendre sur Radio Luxembourg les nouvelles apportées par Jean Grandmougin, une voix extraordinaire que l'on n'oublie pas, ou la Geneviève Tabouis qui nous bassinait avec ses attendez-vous à ce que... et de débiter alors à la pelle des noms comme Kroutchef, Molotov, Boulganine, etc...
Notons que Jean Grandmougin, qui nous apporta la guerre d'Algérie quasiment sur la table, devait être éjecté. La politique française n'a que rarement senti bon! Et surtout elle n'aimait pas à ce qu'on la fasse de manière indipendante par le biais d'un média quelconque.
La Suisse romande avait-elle aussi son orientation ? Ses meneurs ? Ses bêtes noires ?
↓ (PDF) 28. Mais qu'écoutent-ils à la radio