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Les partis démocrate-chrétien et radical ont profité de leur assemblée des délégués pour lancer des mises en garde à l´Union démocratique du centre, le parti du démissionnaire. Quant à l´UDC, elle n´entend pas se laisser impressionner.
Dans une interview publiée samedi dans la «Neue Luzerner Zeitung», Ueli Maurer, président de l'Union démocratique du centre, a déclaré que l'UDC ne voulait recevoir d'ordre d'aucun parti pour choisir le successeur d'Adolf Ogi.
M. Maurer a insisté sur le fait qu'aucune pression ne poussera le parti à proposer un candidat modéré. L'UDC veut occuper des responsabilités gouvernementales, «mais pas à n'importe quel prix».
«Le successeur du conseiller fédéral Adolf Ogi devra partager les idées du parti et être, par exemple, opposé à une adhésion de la Suisse à l'Union européenne. A l'heure actuelle, Adolf Ogi n'a pas le profil du candidat de l'UDC. Ses vues en matière de politique extérieure ne correspondent plus à celles du parti», a poursuivi Ueli Maurer.
Les exigences du Parti socialiste pour que l'UDC change de politique ne sont pas acceptables. «Nous nommerons le ou la candidate que nous souhaitons et non celui ou celle que les autres partis veulent. Point final», a encore dit le président de l'UDC.
Par ailleurs, lors de l'assemblée des délégués du Parti démocrate-chrétien à Lenzerheide (GR), le président du PDC Adalbert Durrer a dit que son parti refuserait des candidats qui ne pratiquent pas la culture du dialogue.
Il appartient à l'UDC de présenter à l'Assemblée fédérale des candidates ou des candidats valables pour assurer la succession d'Adolf Ogi, a déclaré M. Durrer. La direction du PDC et le groupe parlementaire suivront et prépareront cette élection «avec la plus grande attention».
Le PDC refuse a priori de soutenir des candidats «qui ne partagent pas nos valeurs fondamentales, qui ne pratiquent pas la culture du dialogue et qui ne sont pas consensuels et prêts au compromis», a précisé le président du PDC.
De son côté, le président du Parti radical démocratique (PRD), Franz Steinegger, a reconnu, à l'ouverture de l'assemblée du parti samedi à Glaris, que l'UDC, en tant que l'une des principales forces politiques suisses, devait être représentée au Conseil fédéral. Mais qu'elle devait respecter les valeurs fondamentales de la Confédération.
Il a estimé que, malgré divers dérapages et prises de position fondamentalistes, l'UDC avait sa place au Conseil fédéral. Mais le PRD entend avoir son mot à dire dans le choix du successeur d'Adolf Ogi au gouvernement et ne va pas simplement confirmer une proposition de l'UDC.
De son côté, le président des Verts, le conseiller national Ruedi Baumann, a déclaré qu'une candidate de son parti se lancera dans la course à l'élection au Conseil fédéral. Selon M. Baumann, l'UDC ne permet pas à la Suisse de s'ouvrir et de réaliser des projets d'avenir comme la réforme fiscale écologique.
Il est temps d'en finir avec la formule magique, a poursuivi le président des Verts. M. Baumann n'a en revanche pas voulu citer de noms.
swissinfo avec les agences