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Automobilisme - Il manque un point à Sebastian Vettel pour être sacré champion du monde de F1 pour la deuxième fois consécutive. Personne ne doute que l'Allemand y parviendra dès dimanche à Suzuka au GP du Japon.
La tâche a tout de la promenade de santé pour Vettel, dont le parcours cette année avec sa Red Bull-Renault -11 pole positions et 9 victoires en 14 courses- rappelle les folles années de Michael Schumacher, quand le "Kaiser"de la F1 gagnait sans partager. "Schumi" était alors titré bien avant le terme de la saison. En 2002, il fut ainsi couronné dès la 11e manche d'un Championnat en comptant 17.
Pour sa part, Vettel revêtira vraisemblablement sa deuxième cape de champion dimanche, au 15e Grand Prix sur 19. Il faudrait rien moins qu'un tremblement de terre sportif pour que le sacre lui échappe au Japon.
Le pilote Red Bull aurait déjà pu remporter son deuxième titre d'affilée lors du dernier Grand Prix, à Singapour, dont il était sorti victorieux. Il devait pour cela compter 125 points d'avance au classement sur son dauphin au terme de la course. Mais la deuxième place de Jenson Button (McLaren-Mercedes) dans la cité-Etat avait permis au Britannique de rester à... 124 longueurs du leader. Une victoire valant 25 unités - et 5 succès 125 - L'Allemand doit donc prendre 1 seul point dans les cinq courses restantes pour accéder à son graal.
A l'inverse, Button doit gagner tous les GP et compter sur cinq scores nuls de Vettel pour le lui subtiliser. Une mission relevant de l'impossible, malgré son talent désormais reconnu. Il vient ainsi de resigner avec McLaren pour plusieurs années, gage de confiance de l'une des meilleures équipes du plateau.
Car le champion 2009 ne dispose pas d'une monoplace en mesure de lutter avec la Red Bull de Vettel. L'Allemand, seul pilote à avoir terminé toutes les courses de l'année, pour 9 succès mais aussi quatre 2e places et une 4e, peut en plus compter sur l'incroyable fiabilité de sa machine. Vettel, bien qu'ayant remporté les deux derniers GP du Japon, ne fanfaronne pas pour autant. "Même s'il n'y a qu'un point à marquer, il faut être sûr que nous le marquions", a-t-il affirmé.
"Il reste encore une chance pour que Jenson remporte le Championnat et que je ne le remporte pas", a averti l'Allemand. Et de sourire : "Si quelqu'un avait envie de me faire une faveur, il pourrait pousser Jenson en bas des escaliers".
ATS