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Animée par la conviction que l’art peut inspirer le changement, Wilde défend des pratiques artistiques d’une grande rigueur conceptuelle et intellectuelle. Depuis plus de 30 ans, Wilde soutient les pratiques évolutives des artistes établis et émergents qu’elle représente. Wilde est une jeune galerie qui, paradoxalement, possède une longue histoire. Créée à Genève en 1990, la Galerie Guy Bärtschi a été rebaptisée une première fois en 2014, suite au départ de son fondateur, puis une nouvelle fois en 2019, pour l’appellation de Wilde. En 2019, Wilde a par ailleurs inauguré un deuxième espace de galerie au centre de Bâle, avec un intérieur singulier, remodelé par l’architecte française Andrée Putman. En 2020, Wilde a complété son dispositif en ouvrant une salle d’exposition à Zurich, dédiée à la présentation d’œuvres du second marché.
Le travail de Jarrar explore les luttes de pouvoir modernes et leur impact socioculturel sur les citoyens ordinaires. À l’aide de photographies, de vidéos, d’installations, de films et de performances, Jarrar repousse les limites de l’impact social qu’il peut obtenir par des interventions artistiques. Au cours de la dernière décennie, Jarrar a utilisé le sujet de l’occupation Israélienne de la Cisjordanie comme point de départ pour des enquêtes plus approfondies sur les sociétés militarisées, y compris les espaces de violence sexospécifiques et les liens entre les pouvoirs économiques et étatiques qui alimentent et profitent de la guerre ou des conflits politiques.
En 2014, Checkpoint Helsinki a chargé Jarrar de créer le Mur de la faim, une barrière composée de pains qui symbolise la fine limite entre la prospérité et la pauvreté, en particulier sous l’occupation militaire. Le projet Dis-/Obey comprenait des dizaines de volontaires qui ont participé à une marche militaire simulée et à l’installation d’uniformes de camouflage. Live and Work in Palestine a consisté à créer le premier timbre palestinien non officiel qu’il a utilisé pour tamponner les passeports officiels des personnes de nationalités différentes dans le monde entier. Ces travaux et interventions multidisciplinaires portent sur le pouvoir militaire, la désobéissance et la responsabilité individuelle dans les zones de conflit.
Parmi les expositions individuelles sélectionnées, on peut citer celles du MOCA (Tucson, États-Unis), de la Ayyam Gallery Al Quoz (Dubaï, Émirats arabes unis), d’Art Bärtschi & Cie, aujourd’hui Wilde (Genève, Suisse) et de la Galerie Polaris (Paris, France). Parmi les expositions collectives récentes, citons celles de la Qattan Foundation (Ramallah, Palestine), de la Whitechapel Gallery (Londres, Royaume-Uni), du MuCEM – Musée des civilisations européennes et méditerranéennes (Marseille, France), Center for Curatorial Studies au Bard College (New York, États-Unis), 57e Biennale de Venise (France), La Triennale de Milan (Italie), New Museum (New York City, États-Unis), 15e Biennale de Jakarta (Inde), 7e Biennale de Berlin (Allemagne) et Festival du film de Londres (Royaume-Uni).
Khaled Jarrar, Stile From A Film, 2023. Photo: Sari Tarazi. © Khaled Jarrar et Wilde