Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/90401

<h2>SubmittedText<h2><p>Me référant à ce communiqué, je constate avec stupéfaction que la "Grande machine" contre le monde paysan s'est mise en route.</p><p>Notre ministre voit elle-même le risque énorme qu'elle prend dans les accords avec l'UE, puisqu'elle prévoit des mesures visant à soutenir, vers la fin, la moitié de nos paysans.</p><p>- Pourquoi s'obstine-t-elle à vouloir des accords qui abattront les paysans ainsi que près de 8 % des travailleurs qui gravitent autour d'eux ?</p><p>- A-t-elle aussi prévu des mesures d'accompagnement pour ces 8 % qui perdront leur emploi à la suite des paysans disparus ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le Conseil fédéral estime que la voie de la conclusion d'un accord de libre-échange avec l'UE dans le domaine agroalimentaire (ALEA) s'inscrit de manière cohérente dans les réformes de la politique agricole menées jusqu'ici et vise à améliorer la compétitivité de l'agriculture suisse sur le plan international. Une ouverture face à l'UE se traduit par un accès au marché communautaire amélioré et par une réduction des coûts de production. Elle contribue à lutter contre la cherté en Suisse et fait partie intégrante de la politique de croissance. Elle est donc à même d'offrir des perspectives d'avenir favorables tant pour l'économie suisse en général que pour le secteur agroalimentaire.</p><p>Suivre la voie de l'isolement hypothèque l'avenir. Le statu quo n'évite pas non plus des restructurations de l'ensemble du secteur agroalimentaire, qui verrait sa compétitivité diminuée. Concrètement, cela ne garantirait à terme pas davantage d'emplois ni dans le secteur agricole, ni dans les secteurs en amont et en aval de l'agriculture.</p><p>Le Conseil fédéral est conscient qu'un ALEA constitue un défi important pour les acteurs concernés. C'est la raison pour laquelle il propose un financement spécial pour les mesures à mettre en place en vue de permettre une orientation vers les nouveaux marchés et une aide à la restructuration. À cet effet, un groupe de travail regroupant des représentants de l'ensemble de la chaîne agroalimentaire doit faire des propositions quant à la forme, la durée, le moment de la mise en oeuvre ainsi que sur une éventuelle adaptation des mesures en fonction des différents acteurs. Le groupe de travail doit élaborer un rapport d'ici à la fin du mois de mai 2009.</p>