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La Flûte dans tous ses états : la voici d'abord mise en scène par Mozart, soliste délicate et élégante d'un sublime adagio ! Mozart qui n'aimait pas la flûte, a-t-il dit... qu'eût-ce été s'il l'avait aimée ? Un siècle et demi plus tard, Varèse l'insère dans un octuor où elle chante au sein d'harmonies complexes et s'envole même jusqu'à l'extrême de ses possibilités, atteignant le contre-ut dièse ! En certains endroits, elle cède sa place à son petit frère, le piccolo. Et encore trois quarts de siècle plus tard, Hersant lui fait participer, en soliste, à une sorte d'évocation de la création du monde selon les croyances et les chants des Aborigènes d'Australie : les mythes fondateurs convoqués par le rêve ! Là, elle révèle toutes ses facultés de sons étranges et de résonances insolites à nos oreilles occidentales. Elle revient finalement à Beethoven pour s'intégrer en toute modestie, avec l'une de ses surs, dans l'opulent orchestre romantique. Mais sa beauté sonore fait que l'on suit sans peine son discours symphonique.