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Mercata pourrait entamer des poursuites contre l'Etat de Genève suite au blocage de ses comptes par la justice. Dans une lettre adressée à la présidente du Conseil d'Etat, la société réclame «au mininum 23 millions» de dommages et intérêts.
Selon une information de «dimanche.ch», Viktor Stolpovskikh, le patron de la société luganaise, estime que la saisie des comptes par la justice a entraîné des «dommages commerciaux colossaux» pour son entreprise, et qu'en conséquence, il a l'intention d'entamer des poursuites contre l'Etat de Genève.
L'avocat de la Mercata, Lucio Amoruso, a confirmé à l'ats l'envoi d'une lettre à Martine Brunschwig-Graf. Mais l'avocat a refusé de parler de «menaces», estimant qu'il s'agit plutôt «d'une information» à l'adresse du Conseil d'Etat. «Le maître des deniers de la République ne pourra pas dire par la suite qu'il n'a pas été averti», a néanmoins poursuivi l'avocat.
Depuis plusieurs mois, Mercata entreprend des démarches pour récupérer son argent bloqué depuis l'automne 1999 sur ordre du juge Daniel Devaud. Ce dernier soupçonne la société luganaise d'avoir versé des commissions à de hauts fonctionnaires russes pour décrocher des contrats de rénovation en Russie.
Selon «dimanche.ch», l'affaire pourrait se débloquer rapidement. La Chambre d'accusation, en charge du dossier, devrait décider «dans les dix jours» la levée ou non de la saisie des comptes.
swissinfo avec les agences