Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07025.jsonl.gz/1245

Assurant l'intérim à la présidence du conseil dans le sillage de l'affaire Vincenz, M. Gantenbein renonce à la candidature au poste de président.
Assurant l'intérim à la présidence du conseil de Raiffeisen depuis début mars dans le sillage de l'affaire Vincenz, Pascal Gantenbein renonce à la candidature au poste de président. Le professeur s'était pourtant porté candidat en juin dernier lors de l'assemblée des délégués du 3e groupe bancaire helvétique, indique jeudi ce dernier.
Dans son communiqué, l'établissement bancaire st-gallois rappelle que Pascal Gantenbein assurait l'intérim à la tête de l'organe de surveillance depuis début mars, suite au départ du président Johannes Rüegg-Stürm. Raiffeisen note que M. Gantenbein a accompli sa mission en préparant le renouvellement du conseil d'administration et en contribuant au lancement de l'enquête indépendante sur l'ère Pierin Vincenz.
Il y a un peu plus d'une semaine, le directeur général de Raiffeisen, Patrik Gisel a jeté l'éponge, conséquence des critiques à son encontre depuis l'éclatement de l'affaire Pierin Vincenz, son prédécesseur. Entré en fonctions en octobre 2015, il quittera la banque à fin décembre.
Dans le cadre de l'examen de l'ère Pierin Vincenz, Patrik Gisel a fait l'objet de critiques répétées en raison de son rôle de suppléant du Grison, lequel a dirigé l'Union des banques Raiffeisen durant pas moins de 17 ans, contribuant à sa vive expansion. Le Conseil d'administration de Raiffeisen Suisse a immédiatement lancé le processus de succession.
Pour mémoire, Pierin Vincenz a été libéré à mi-juin, après 15 semaines de détention préventive. Il est soupçonné de s'être enrichi personnellement lorsqu'il présidait la société de cartes de crédit Aduno, grâce à plusieurs acquisitions. La procédure pénale pour gestion déloyale menée à son encontre est toujours en cours.
M. Vincenz ainsi que son associé avaient été placés en détention préventive le 27 février. La mesure avait été prolongée en mai, après que le Ministère public a découvert de nouvelles transactions incriminantes devant être examinées.
L'affaire a éclaté en décembre dernier quand Aduno a porté plainte contre son ancien président. Selon une expertise, M. Vincenz aurait gagné 1,7 million de francs en 2005 lors de l'acquisition d'une entreprise par Aduno, qu'il présidait alors. M. Vincenz, 62 ans, a critiqué publiquement sa détention, jugeant la mesure «inutile et sa longueur complètement démesurée».
M. Vincenz a perdu plusieurs de ses mandats ces derniers mois, dont la présidence du fournisseur d'électricité grison Repower. Il avait quitté la présidence de l'assureur Helvetia fin 2017 déjà.