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Actuellement, des mentions telles que "naturel", "biodégradable" ou "neutre en carbone" sur des emballages de produits de consommation ne sont pas encadrées par la loi en Suisse. La publicité mensongère est simplement englobée dans la loi sur la concurrence déloyale.
Or, lorsqu'ils sont pressés, certains consommateurs n'analysent pas rationnellement les informations figurant sur les produits, et des artifices publicitaires les poussent à considérer certains articles comme plus écologiques qu'ils ne le sont en réalité, rappelle la FRC. Pour l'organisme, il s'agit d'une communication déloyale qui doit être corrigée et encadrée.
Pas d'obligations, pas de critères
Le sondage, mené auprès de 3500 personnes en Suisse, a permis une meilleure compréhension des attentes entourant certaines allégations environnementales, écrit la FRC dans un. Par exemple, pour près de 40% des sondés, le terme "naturel" signifie qu'un aliment n'est pas ultratransformé. Un quart pense même que cela signifie que l'aliment est sain, alors qu'il n'en est rien: le terme ne signifie rien en lui-même, et cette notion n’est pas encadrée légalement. Le problème concerne également les domaines cosmétique et ménager.
Plus généralement, les résultats révèlent que les labels environnementaux sont méconnus et souvent confondus avec de simples logos, sans respect d’exigences précises ni de contrôles par un organe indépendant. Les organisations suisses de défense des consommateurs dénoncent donc un "éco-blanchiment" (greenwashing) et réclament un encadrement plus strict de ces labels.
"Il n'y a pas d'obligations, pas de critères précis vérifiés en amont. Donc les fabricants peuvent l'utiliser à leur guise et dans le sens qu'ils l'entendent", explique Laurianne Altwegg, responsable environnement à la FRC, dans le 12h30. Par exemple, la mention "neutre en carbone" peut autant désigner une entreprise qui fait de réels efforts dans l'impact environnemental de sa production que des entreprises qui "achètent des certificats au rabais sur le marché du CO2", illustre-t-elle.
Peu de chance de succès en cas de plainte
"Si c'est vraiment complètement faux, il y a toujours la possibilité de déposer une plainte. Mais c'est très peu encadré, donc à partir du moment où on arrive à argumenter ces termes d'une manière ou d'une autre, finalement ça reste autorisé."
Car en cas de plainte, "on va toujours partir du principe que le consommateur moyen est tout à fait conscient de ce qu'il y a derrière ces allégations. Mais ça ne colle pas à la réalité, c'est ce qu'on a voulu montrer par notre sondage", déplore-t-elle.
Cynthia Racine/jop