Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/78583

<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est chargé d'examiner dans quelle mesure la Confédération pourrait encourager la création de nouveaux profils professionnels et, par conséquent, de nouvelles places d'apprentissage dans les secteurs de croissance.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Proposer une offre de formations professionnelles initiales la plus variée qui soit est primordial pour le Conseil fédéral. Cette offre doit tout à la fois répondre aux exigences des entreprises tant en termes de contenu que d'un point de vue qualitatif et garantir aux jeunes une large formation riche en débouchés. Tout ce qui a trait aux spécialisations et aux formations dans des secteurs en vogue de durée éphémère relève de la formation continue à des fins professionnelles.</p><p>C'est justement dans les branches à forte croissance que l'on doit plus particulièrement se préoccuper des aspects pérennité et étendue de la formation. Les produits du secteur des télécommunications et du multimédia se développent rapidement et le concept de multifonctionnalité gagne toujours plus de terrain. La branche du commerce de détail dans le domaine de l'électronique grand public a bien compris cette évolution et s'est appliquée à donner à ses objectifs de formation un caractère plus large. Les jeunes ont le choix entre une formation initiale de deux ans et une de trois ans, les deux comprenant, entre autres, le domaine de la téléphonie mobile.</p><p>De grandes entreprises de télécommunication proposent déjà la formation polyvalente dans la branche de l'électronique grand public. Les petites entreprises spécialisées peuvent, pour leur part, couvrir toute l'étendue de la formation en se regroupant avec d'autres entreprises au sein de réseaux d'entreprises formatrices. La Confédération soutient la création de ce type de réseau.</p><p>La formation professionnelle en Suisse fonctionne sur la base du partenariat. En principe, tous les partenaires concernés (Confédération, cantons et organisations du monde du travail) peuvent prendre l'initiative de créer de nouvelles professions. Il n'est permis de parler de réussite à propos de nouvelles formations professionnelles initiales qu'à l'aune des critères suivants : ces formations couvrent un besoin du secteur économique, les entreprises sont en mesure de former les jeunes dans les domaines visés et les personnes formées trouvent ensuite un emploi.</p><p>Les organisations du monde du travail sont là pour veiller à ce que ces trois conditions soient remplies. La Confédération intervient dans les nouveaux champs professionnels où l'économie ne s'est pas encore organisée pour que des organes responsables soient mis en place en vue de la création de nouveaux profils professionnels. C'est ce qui s'est notamment passé dans les domaines de la médiamatique et de l'informatique.</p><p>Le Conseil fédéral considère que le postulat est déjà rempli.</p>  Le Conseil fédéral propose de rejeter le postulat.