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Publié le 19 septembre 2005 à 15:10
Deux établissements n'ont jamais fermé à la Nouvelle Orléans depuis le passage du cyclone Katrina: le bar John White et l'hôtel Royal Sonesta, tous deux situés dans le Vieux Carré.Le premier n'a jamais cessé ses activités ni le jour ni la nuit depuis seize ans. Ce n'était pas maintenant qu'il allait le faire.
Quant au Royal Sonesta, il est géré de main de maître par son directeur suisse, Hans Wanflugh. C'est lui qui a mis sur pied la livraison d'un gigantesque générateur, amené en camion depuis l'Arizona. Nous sommes suisses, nous sommes organisés, dit-il en français dans le texte.
Du coup cet hôtel est devenu un étrange point de rencontre où logent deux groupes de personnes depuis deux semaines: les envoyés spéciaux de CNN et des Télévisions suisses romande et alémanique (en nombre plus restreint que leurs confrères de la chaîne cablée américaine...) et les agents du FBI !
Ces derniers se ressemblent tous: lunettes noires, pistolet à la ceinture, divers gadgets de télécommunication dans les poches, cheveux courts et T-shirt moulant les muscles. C'est une sensation étrange de se croiser devant l'ascenseur ou dans les couloirs semi-obscurs de l'hôtel... L'un des agents, d'habitude peu bavards, m'a même pris un jour pour un de ses collègues et a juste réalisé son erreur après m'avoir adressé la parole ! Il a vite disparu: dommage car je lui aurais volontiers demandé en quoi étaient utiles des espions armés dans une ville fantôme où les seuls promeneurs sont des soldats, des journalistes, quelques habitants terrés chez eux et des chiens abandonnés...
La Nouvelle Orléans, Etats-Unis