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Le Bouddha veut partir, quitter son monde mais on l'en empêche. Selon le Lalita, il a dû partir clandestinement de son palais. Il a fait préparer son cheval, on a emballé les sabots du cheval pour éviter tout bruit, on a endormi les sentinelles et le Bouddha est parti. Dans les premiers Lalita qui nous sont racontés, ce sont les quatre vents du Nord, du Sud, de l'Est et de l'Ouest qui ont porté les sabots du cheval. Pour les amateurs de mythologie comparée, c'est très intéressant parce qu'en fait tous les salvateurs sans exception partent sur un cheval volant. C'est une des grandes constatations qu'a faite notamment Mircea Eliade. Persée lorsqu'il va délivrer Andromède, et par là même conjurer la malédiction des démons, arrive sur un cheval volant. C'est une scène importante qui est traitée dans tous les grands sites bouddhistes classiques depuis Datong en Chine, par exemple, jusqu'au Palais de Bangkok où nous est racontée la vie du Bouddha.