Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06905.jsonl.gz/188

Ihr Warenkorb: 0 Artikel(n) Gesamtpreis: 0.00
CHF
'à mesure que le bac se rapprochait de La Rochelle, j'oubliais maman et la semaine auprès d'elle : c'était déjà du passé, cela ne comptait plus. Une nouvelle existence m'attendait, dont j'ignorais tout, mais qui allait modifier profondément le cours de ma vie, je le savais, je le voulais. Autour de moi, des vacanciers insouciants parlaient plages, météo, sorties en mer. En les regardant, en écoutant leurs propos, j'avais maintenant l'impression d'appartenir à un autre monde. Dans mon sac, il y avait une carte de Robert Bresson datée du 10 juillet : "Je vous attends. Je suis súr que tout ira merveilleusement bien. à jeudi."'
Anne Wiazemsky.
Lesbar auf E-Reader (Sony, Bookeen, Iriver, etc.)
Lesbar auf Smartphones (Iphone, Samsung, HTC, etc.)
Lesbar auf Tablets (Ipad, Android, etc.)
Lesbar auf PC / MAC
Adobe DRM
Siamo nel 1966 e Anne Wiazemsky, nipote del celebre François Mauriac, è una studentessa all'ultimo anno di liceo, reduce dalla sua prima esperienza come attrice che le ha fatto intravedere un modo di vivere radicalmente diverso da quello dell'alta borghesia da cui proviene. Il fascino del cinema è per Anne così forte che un giorno di giugno, dopo aver visto un film di Jean-Luc Godard, gli scrive una lettera dichiarando di amare il film e l'uomo che l'ha creato. Inizia così, per un colpo di testa adolescenziale, la storia d'amore tra una ragazzina ancora minorenne e il guru della Nouvelle Vague, più anziano di lei di ben 17 anni. Un amore che dovrà fare i conti con le incertezze di Anne, l'ostilità dei familiari, e la morbosa curiosità della stampa scandalistica, sullo sfondo di una Francia sull'orlo della rivoluzione giovanile del '68. Tutti i personaggi che hanno fatto un'epoca (come il critico cinematografico François Cournot, il filosofo Francis Jeanson, il dissidente senegalese Omar Diop, Antoine Gallimard, l'erede della celebre dinastia editoriale, il regista François Truffaut...) ruotano attorno a questo amore difficile in cui Anne combatterà la sua battaglia di emancipazione e modernità per affermarsi come donna.
'Un paysan appelé Vania poussait une barque. Des enfants l'entouraient. Il est mort d'un arrêt du coeur, là, quelque part dans l'herbe. Les enfants ont grandi en exil, sous d'autres nationalités. Ils sont devenus français, anglais, américains. La plupart ne sont jamais revenus en Russie.'
Anne Wiazemsky.
Pourquoi le père d'Anne a-t-il demandé, dans son testament, qu'on donne à une certaine dame résidant à Genève le disque bien connu d'édith Piaf Hymne à l'amour ? Pourquoi la même chanson a-t-elle une si grande importance pour sa mère, comme si elle avait été l'hymne national d'une passion défunte ?
Plus tard, bien plus tard, Anne partira pour Genève, à la recherche de la mystérieuse dame qu'avait aimée son père.
Ce beau livre, écrit avec tendresse, recèle bien d'autres histoires. Par exemple celle de Madeleine, qui avait illuminé les jeunes années de l'auteur. Il était si doux, pour les enfants, de se blottir contre ses jolis seins. Malgré la déchéance finale de Madeleine, elle aussi inspire un hymne à l'amour.
De temps en temps, l'illustre grand-père, François Mauriac, apparaît au moment le plus insolite. Va-t-il se fâcher ? Le temps qui a passé permet d'en rire. On oublie pour un instant tous ces coeurs blessés qu'Anne Wiazemsky sait faire renaître avec l'ambiguté du souvenir.
En septembre 1944, Claire, ambulancière à la Croix-Rouge française, se trouve à Béziers avec sa section, alors que dans quelques mois elle suivra les armées alliées dans un Berlin en ruine. Elle a vingt-sept ans, c'est une très jolie jeune femme avec de grands yeux sombres et de hautes pommettes slaves. Si on lui en fait compliment, elle feint de l'ignorer. Elle souhaite n'exister que par son travail depuis son entrée à la Croix-Rouge, un an et demi auparavant. Son courage moral et physique, son ardeur font l'admiration de ses chefs. Ses compagnes, parfois issues de milieux sociaux différents du sien, ont oublié qu'elle est la fille d'un écrivain célèbre, François Mauriac, et la considèrent comme l'une d'entre elles, rien de plus. Au volant de son ambulance, quand elle transporte des blessés vers des hôpitaux surchargés, elle se sent vivre pour la première fois de sa jeune vie. Mais à travers la guerre, sans même le savoir, c'est l'amour que Claire cherche. Elle va le trouver à Berlin.
Un jour de juin 1966, j'écrivis une courte lettre à Jean-Luc Godard adressée aux Cahiers du Cinéma, 5 rue Clément-Marot, Paris 8e. Je lui disais avoir beaucoup aimé son dernier film, Masculin Féminin. Je lui disais encore que j'aimais l'homme qui était derrière, que je l'aimais, lui. J'avais agi sans réaliser la portée de certains mots.'