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Mick Schumacher est proche de décrocher un volant en Formule 1. L'Allemand de 21 ans ne se profile pas seulement comme le fils du champion du monde recordman toute catégorie mais surtout par ses performances.
Mick Schumacher et le Nürburgring. Cela a tout pour se passer merveilleusement bien. Le plus grand espoir allemand actuel va effectuer ses premiers tours au volant d'une F1 au cours du week-end. Ce vendredi à l'occasion de la première séance d'essais libre du Grand Prix de l'Eifel, il prendra place dans le baquet d'une voiture de l'écurie Alfa Romeo. Il pilotera sur le tracé où son père s'est imposé à cinq reprises lors du Grand Prix d'Europe, à une centaine de kilomètres de Kerpen où Michael Schumacher a grandi.
Une aura marquante
Mick Schumacher restera encore pour longtemps «le fils de Michael Schumacher». L'aura est encore trop grande. Sept titres de champion du monde et 91 victoires en Grand Prix sont trop marquants pour pouvoir les oublier.
Les traces du passé accompagneront Mick Schumacher dans son quotidien de pilote. Il lui en sera sans doute demandé plus qu'à ses coéquipiers et concurrents qui ne portent pas un nom aussi ronflant. Il accepte la particularité sans y ressentir quelque chose de particulier. La pression que les autres semblent voir sur lui semble en fait glisser comme des gouttes d'eau. Aux grandes attentes, il réagit avec flegme.
«Je ne ressens aucun stress de porter le nom Schumacher», dit-il. Ce ne fut pas toujours le cas. Gosse, il avait été inscrit sur les courses de karting sous le nom de Mick Betsch, le nom de sa mère Corinna et aussi sous le pseudonyme de Mick Junior. C'était des soi-disant mesures de protection. Le gamin devait être épargné de la grande attention et du tintamarre que son nom aurait pu provoquer.
Schumacher junior s'est fait un nom dans les catégories préparatoires à la classe Premium. Il a séduit par ses performances. En Formule 3, il a arraché le titre dès sa deuxième saison. En Formule 2, il est à deux doigts d'être couronné champion pour sa deuxième saison de présence. Avant les quatre dernières courses de fin novembre à début décembre à Bahrein, il mène le classement général avec 22 points d'avance.
A la place de Giovinazzi
Le développement de Mick Schumacher ne doit rien au hasard. Il est le résultat d'une stratégie claire et d'une planification pour progresser. En tant que membre du secteur de la relève de Ferrari, l'Allemand profite d'une infrastructure parfaite qui lui garantit une formation exhaustive. Au sein de l'Académie au cheval cabré, les capacités à la conduite sont approfondies, la pensée stratégique mise à l'épreuve et la collaboration avec les ingénieurs développée. «La Formule 1 exige des pilotes complets», souligne Mick Schumacher.
Vendredi matin, il s'installera dans le cockpit habituellement occupé par Antonio Giovinazzi. La collaboration étroite entre Maranello et Hinwil a rendu l'essai possible. La supposition que cette rocade temporaire devienne définitive la saison prochaine n'est pas si fantaisiste que cela. La Poursuite de la collaboration du pilote italien au sein de l'écurie zurichoise tient sur le fil du rasoir.
Une décision en faveur de Schumacher junior ne tiendrait pas de la surprise. Le fils du septuple champion du monde a conquis par ses performances.