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Voies de circulation et de navigation
Si les réseaux d’échanges de matières premières étaient déjà bien établis au Néolithique (les silex provenaient du sud et de l’est de la France ainsi que du Bassin parisien; les coquillages et l’ambre ont été importés depuis la Méditerranée, l’Atlantique et la Mer Baltique), les moyens de transport ainsi que les chemins empruntés
demeurent inconnus.
Les sites lacustres ont toutefois livré des restes de pirogues et de charrettes à deux roues qui, malgré leur mauvais état de conservation, donnent une idée de la construction de ces moyens de transport.
Les pirogues sont monoxyles, c’est-à-dire constituées par un seul morceau de bois, généralement un tronc évidé à l’aide d’une herminette. Certaines pirogues peuvent atteindre douze mètres de long et leur fond plat leur accorde une grande stabilité sur l’eau.
Les charrettes à deux roues apparaissent dans les sites palafittiques dès 3400 avant J.-C. et sont pro-bablement tirées par des bœufs (le cheval comme a-nimal de trait n’apparaît qu’au début de l’âge du Bron-ze, vers 2000 avant J.-C.).
Les roues sont fabriquées à l’aide de planches et de baguettes encastrées, reliées par un essieu qui devait soutenir un plateau de chargement ou un caisson. La roue de 60 cm de diamètre découverte en 2011 à Delley-Portalban est constituée de deux planches en érable assemblées avec une baguette en frêne. Sa face interne a été carbonisée, probablement de ma-nière volontaire afin de durcir la face soumise aux con-traintes les plus fortes.