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• Amadou Hampâté-Bâ (né en 1900 ou 1901 à Bandiagara, Mali ; décédé le 15 mai 1991 à Abidjan, Côte d’Ivoire). Issu d’une famille peule noble, ayant refusé d’entrer à l’Ecole normale de Gorée, il est affecté à Ouagadougou en qualité d’«écrivain temporaire», occupe divers postes dans l’administration coloniale de Haute-Volta (devenue Burkina Faso), rencontre Théodore Monod qui lui confie diverses missions ethnologiques (dont la récolte des traditions orales), puis siège au conseil exécutif de l’UNESCO avant de se consacrer à son œuvre de poète et de conteur. Considérable, le legs de celui qu’on a surnommé «le Sage d’Afrique» s’attache à sauvegarder les cultures peules, mais également à promouvoir, outre les principes de l’amour du prochain, de l’unité des peuples et des religions, outre encore l’abandon des préjugés, le dialogue entre tous les hommes ainsi qu’une éthique du service pour le bien commun.
La beauté d’un tapis réside dans la variété de ses couleurs. S’il n’y a que du blanc, ce serait un drap blanc; s’il n’y a que du noir, ce serait un pagne de deuil. C’est l’Univers tout entier qui est notre patrie. Chacun de nous est une page du grand livre de la Nature. Dans la vaste communauté humaine lancée à la recherche d’un nouvel équilibre, chaque peuple doit apporter la note de son génie propre afin que tout l’ensemble en soit enrichi. Chacun doit s’ouvrir aux autres tout en restant lui-même.