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C'est la première place du groupe, synonyme de qualification directe pour la Coupe du monde 2022. Si la Suisse gagne à Rome, elle passera devant l'Italie et se retrouvera en position extrêmement favorable avant le dernier match lundi. Un seul point lui suffira contre la Bulgarie à Lucerne pour aller au Qatar.
Si les Helvètes s'inclinent, ils seront quasiment certains de finir deuxièmes et donc condamnés à jouer les barrages, très périlleux cette année (groupes de quatre équipes avec matchs à élimination directe). En faisant match nul lundi lors de leur dernière partie en Irlande du Nord, les Italiens s'assureraient la première place. Un nul ce soir entre l'Italie et la Suisse mettrait les Transalpins dans une situation confortable, puisqu'ils ont une meilleure différence de buts (+2 par rapport à la Nati).
L'Italie accueille la Suisse au stade olympique de Rome. Un lieu sacré pour elle: la Squadra azzurra n'y a plus perdu un seul match à enjeu depuis plus d'un demi-siècle (1953).
En raison des restrictions liées au contexte sanitaire, 52 000 personnes pourront être présentes dans l'enceinte, qui peut d'ordinaire accueillir 80 000 tifosi. Tous les billets disponibles ont été vendus; 1000 fans visiteurs seront présents.
Les infirmeries des deux équipes sont particulièrement bien remplies. Les forfaits se sont enchaînés ces derniers jours, des deux côtés. Et ils concernent des piliers de chaque sélection. Murat Yakin devra faire sans ses attaquants Haris Seferovic, Mario Gavranovic et Breel Embolo. Avant de se blesser à la cuisse, ce dernier était en grande forme: il avait inscrit un doublé en Lituanie (4-0) le 12 octobre et un autre avec Mönchengladbach contre le Bayern (5-0) en Coupe d'Allemagne il y a deux semaines. Au milieu, Steven Zuber et Christian Fassnacht sont aussi absents, tout comme l'arrière-central Nico Elvedi.
Côté italien, Marco Verratti, Ciro Immobile, Nicolo Zaniolo, Lorenzo Pellegrini et le capitaine Giorgio Chiellini manqueront à l'appel. Leonardo Bonucci et Nicolo Barella, récemment malades, sont encore incertains.
Murat Yakin n'a communiqué le onze de départ à ses joueurs que ce vendredi. L'Agence télégraphique suisse (ATS) annonce que son équipe devrait opérer en 4-4-2 avec Xherdan Shaqiri qui fera la paire avec Noah Okafor en attaque. Les deux seules incertitudes résident dans le choix du latéral droit entre Silvan Widmer et Kevin Mbabu et du demi-gauche entre Ruben Vargas et Ulisses Garcia. Widmer et Vargas partent avec une longueur d'avance sur leurs vis-à-vis.
Côté italien, La Gazzetta dello Sport annonce une formation en 4-3-3.
Barella, un des moteurs du récent titre européen, devrait pouvoir tenir sa place à mi-terrain, alors que Belotti sera aligné sur le front de l'attaque, même s'il n'a pas encore pleinement retrouvé le rythme du haut niveau après sa blessure à la cheville subie en août. «Peut-être qu'il n'a pas 90 minutes dans les jambes, donc ce serait bien s'il pouvait marquer dans la première heure», a malicieusement précisé le sélectionneur Roberto Mancini.
➡️ Murat Yakin, sélectionneur de la Nati: «Nous sommes prêts. Prêts à engager le combat (...). C'est un grand match qui nous attend vendredi. J'entends le savourer comme il le faut. Après avoir, j'espère, fait les bons choix et avoir insufflé à la fois de la confiance et du courage à mes joueurs. Il serait absurde de miser essentiellement sur notre rigueur défensive pour nous en sortir. Il faudra prendre des risques. Venir très haut sur le terrain. Faire mal à l'adversaire».
➡️ Xherdan Shaqiri, milieu offensif suisse: «C'est peut-être le match de l'année pour nous. Je n'oublie pas que nous avons perdu 3-0 à Rome le 16 juin dernier lors de l'Euro. Nous étions vraiment dans un mauvais soir. Mais j'ai un meilleur feeling aujourd'hui. Nous avons un nouveau coach et c'est une autre compétition. Il y a, c'est vrai, le poids des absences. Mais les blessures ont toujours fait partie du foot. Il faut composer avec. Elles offrent aussi une chance à d'autres joueurs de se relever».
Sion et Servette se sont rencontrés en match amical le 15 janvier dernier, mais sans le moindre spectateur et à l'étranger. «On a été à Evian», raconte Christian Constantin, avant d'expliquer pourquoi la tenue d'une simple rencontre de préparation n'est plus possible en Suisse.