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Cyclisme Liège-Bastogne-Liège - Le fantasme de Pierre Rolland (ENCADRE)
Douzième l'an passé, Pierre Rolland fantasme depuis des mois sur Liège-Bastogne-Liège, qu'il est allé préparer cette semaine dans les montagnes du Trentin en Italie.
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"C'est la classique qui me convient le mieux", affirme l'Orléanais qui a eu le coup de foudre pour la "Doyenne" dès sa première participation en 2008. Sous le maillot de l'équipe Crédit Agricole, il avait mené une longue échappée et apprécié les encouragements du public. "Comme dans une étape du Tour", compare-t-il aujourd'hui.
En quatre participations, le Français n'a jamais intégré encore le top 10 à l'arrivée à Ans (97e en 2008, 71e en 2009, 70e en 2010). Mais il a marqué les esprits l'an dernier en partant à l'avant et en terminant dans le premier groupe de poursuite, à proximité de son coéquipier Thomas Voeckler (4e).
Cette fois, la chute de Voeckler dimanche dernier dans l'Amstel Gold Race (fracture de la clavicule) lui laisse l'intégralité des responsabilités au sein de l'équipe Europcar. "Je préfère quand il est là", reconnaît-il, conscient de l'atout que représente la présence de l'ex-maillot jaune dans le final d'une classique. "La tactique sera forcément différente. Mais je suis prêt".
Le double vainqueur d'étape sur Tour est monté en puissance ces dernières semaines. Vainqueur du Circuit de la Sarthe (5 avril), troisième de Paris-Camembert (9 avril), il a peaufiné encore sa condition au Tour du Trentin, une course par étapes de quatre jours qui lui avait déjà servi de test l'an passé.
Dans les montagnes du nord de l'Italie, le natif de Gien (Loiret) est resté à distance de l'Italien Vincenzo Nibali. Mais il s'est situé dans le haut du classement (10e) sans pour autant avoir brûlé ses cartouches.
Le bilan est satisfaisant, de son propre aveu et de celui de son équipe qui compte sur lui pour réussir dans les Ardennes aussi bien que sur les pavés du Nord (Damien Gaudin 5e de Paris-Roubaix).
Le dernier Français à s'être imposé dans la "Doyenne" n'est autre que Bernard Hinault, vainqueur dans la neige d'une édition d'anthologie. Aucun successeur potentiel (Madiot, Fignon, Bernard, Mottet, Jalabert, etc) n'a pu depuis l'imiter. Dans une troublante analogie avec l'étape de l'Alpe d'Huez que Pierre Rolland, le grimpeur de la Beauce, a enlevée en 2011 dans le Tour de France... 25 ans après Hinault.
jm/jcp (AFP/Le Matin)
Créé: 20.04.2013, 14h14