Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06919.jsonl.gz/546

Bible – Hypothèse documentaire (yahviste, élohiste, deutéronomiste, sacerdotale)
Hypothèse documentaire
La Bible hébraïque serait une compilation de quatre sources : yahviste, élohiste, deutéronomiste et sacerdotale.
À la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle, des auteurs ont commencé à remarquer qu’il était difficile d’imaginer que Moïse aurait raconté sa propre mort dans ses livres. La tradition vacille. Il était enseigné que les cinq livres de la Torah, le Pentateuque, avaient été écrits par Moïse lui-même.
Baruch Spinoza et Thomas Hobbes, puis Richard Simon qui publie en en 1678 son « Histoire critique du Vieux Testament » et enfin Jean Astruc (médecin du roi Louis XV) qui formule l’hypothèse documentaire en 1753 dans ses « Conjectures sur les mémoires originaux dont il parait que Moïse s’est servi… » . Il se base sur le nom employé pour parler de Dieu, Yahwé ou Élohim (l’Éternel ou Dieu) pour distinguer au moins deux sources qu’il appelle yahviste et élohiste. Cette hypothèse va être enrichie avec l’hypothèse de deux autres sensibilités valorisant soit les lois religieuses (avec le deutéronome) soit les rites (avec les prêtres). Il y aurait ainsi quatre sources qui seraient entrées dans la composition du Pentateuque (yahviste, élohiste, deutéronomiste, sacerdotale, ou J, E, D et P)
Cette théorie était largement adoptée par les exégètes jusque dans les années 1980, elle est largement abandonnée aujourd’hui dans les détails, mais l’idée générale reste, celle de multiples courants et sources entrant dans la composition de ce monument. C’est ainsi que l’on voit deux récits de création ajoutés l’un après l’autre dans la Genèse (le second commençant en Genèse 2:4). Il y a bien des sources anciennes comme l’épopée de Gilgamesh, dont les originaux vieux de près de 4000 ans (la langue hébraïque n’existait pas encore) ont été retrouvés dans des fouilles en Mésopotamie. Il y a effectivement bien des sensibilités diverses, certains plus attaché à la mystique, à la sagesse, à l’orthopraxie, ou aux rites.
Suite :
Participez au débat (dans le respect, bien entendu) :
- en faisant part de vos remarques et questions