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Le Ministère public zurichois a ouvert une procédure pénale pour détournement de fonds et gestion déloyale à l'encontre de Bruno Zuppiger. Rien n'avait pu être entrepris contre le conseiller national UDC avant la fin de la session d'hiver des chambres fédérales.
Impliqué dans une affaire de détournement d'héritage, M. Zuppiger n'entend pas démissionner. Il part du principe que la présomption d'innocence vaut pour lui comme pour tout autre citoyen. Comme il l'a toujours affirmé, il estime qu'il n'a rien à se reprocher sur le plan pénal. Il reste ainsi convaincu que l'enquête arrivera à la même conclusion.
La direction de l'UDC a pris connaissance des nouveaux développements dans l'affaire Zuppiger. Le chef du groupe parlementaire Caspar Baader ne s'est montré nullement surpris par l'ouverture de la procédure pénale. "Il fallait compter avec", a-t-il indiqué.
Candidat au Conseil fédéral
"Le groupe parlementaire n'a rien à décider dans le cas présent", a expliqué Caspar Baader. Si le conseiller national Zuppiger devait finalement être condamné, il est clair que la situation se présenterait différemment.
Bruno Zuppiger a compté un moment comme le plus sûr espoir de l'UDC pour décrocher un deuxième siège au Conseil fédéral. Mais une semaine avant le 14 décembre, la "Weltwoche" l'avait accusé de détournement de fonds alors qu'il agissait comme exécuteur testamentaire d'une employée décédée.
Erreurs admises
Au lieu de reverser les 265'000 francs légués par la défunte à deux organisations d'utilité publique, le politicien aurait gardé la somme. Bruno Zuppiger n'a finalement reversé l'argent et des intérêts que plusieurs années plus tard aux associations bénéficiaires, suite à une intervention de ces dernières.
Bruno Zuppiger ne conteste pas les reproches. Il reconnaît avoir commis des erreurs. Comme il était souvent absent de son entreprise à cause de la politique, ce sont ses collaborateurs qui s'occupaient de l'héritage, a-t-il expliqué.
ATS