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Le tueur en série italien Bartolomeo Gagliano a été interpellé vendredi dans le sud de la France avec un pistolet automatique et une carte d'identité falsifiée. L'homme, recherché par Rome, a été condamné lundi en comparution immédiate à 10 mois de prison par le tribunal correctionnel de Nice.
Mandat d'arrêt européen
Poursuivi pour "détention" et "transport d'arme et munitions de catégorie B", ainsi que pour "falsification de documents administratifs", il a été maintenu en détention. Faisant l'objet d'un mandat d'arrêt européen lancé par les autorités italiennes, il doit comparaître cette semaine devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence (sud), qui doit décider de son extradition.
Le ministère public avait requis deux ans d'emprisonnement contre ce psychopathe de 55 ans qui a déjà passé 28 ans incarcéré dans des unités de soins psychiatriques pour au moins trois homicides - sur une prostituée, un transsexuel et un travesti -, des tentatives d'homicide, agressions, braquages, vols, extorsion, détention d'arme illégale, etc. Au total, il a été condamné en Italie à 26 reprises entre 1976 et 2012, a souligné la procureure.
Deux jours de permission
La bouche comme empâtée et se frottant souvent les yeux, le prévenu s'est peu exprimé. "Je veux aller à la maison, chez ma maman", a-t-il dit, répondant à plusieurs questions par un "je ne me souviens pas du tout".
Celui que la presse italienne surnomme "le monstre de la Saint-Valentin" était en fuite depuis le 17 décembre du centre psychiatrique dans lequel il était incarcéré pour braquage et tentative d'extorsion. Il n'était pas retourné dans ce centre à l'issue de deux jours de permission.
L'Italie était en émoi depuis le début de la cavale de cet homme incarcéré à Gênes. La direction de l'établissement pénitentiaire avait justifié ses deux jours de permission en assurant aux médias locaux qu'elle ignorait tout de ses "antécédents" de tueur en série.