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Le grand voisin de la Suisse a obtenu l'organisation de l'Euro 2016 de football (le premier à 24 équipes), devançant de justesse la Turquie et l'Italie lors du vote du comité exécutif de l'UEFA, vendredi à Genève.
En obtenant 7 voix (sur 13) au deuxième tour de scrutin, la France a devancé la Turquie d'un vote (6 voix), sous les yeux du président Nicolas Sarkozy, venu soutenir la candidature de son pays – «L'Etat français est là», a-t-il dit.
Le président turc Abdullah Gül était aussi venu défendre la candidature de son pays, alors que l'Italie, troisième candidat, avait envoyé son sous-secrétaire d'Etat aux Sports Rocco Crimi.
L'Italie a été éliminée après le premier tour, à l'issue des présentations d'une demi-heure de chaque dossier devant les 13 membres votants du comité exécutif. Le président français de l'UEFA Michel Platini le Turc Senes Erzik (vice-président) et l'Italien Giancarlo Abete n'ont pas pris part au vote.
La victoire du dossier français, qui avait été, comme celui de la Turquie, mieux noté que celui de l'Italie par la commission technique, est aussi un succès pour Michel Platini, à un an d'une probable réélection à la tête du gouvernement du football européen.
L'ancien numéro 10 de l'équipe de France, vainqueur de l'Euro 1984 à Paris, avait proclamé sa neutralité, mais savait que la Fédération française (FFF) et la Ligue de football professionnel (LFP) comptaient sur l'Euro 2016 pour favoriser l'émergence d'une nouvelle génération d'enceintes sportives, à l'image des Arenas construites ou rénovées pour le Mondial 2006 en Allemagne.
Le dossier de candidature français s'appuyait sur un parc de 12 stades, dont 3 seront désignés comme stades de réserve d'ici le 28 mai 2011. Il s'agit du Parc des Princes et du Stade de France à Paris, et des stades de Lens, Lille, Bordeaux, Nice, Toulouse, Marseille, Lyon, Strasbourg, Saint-Etienne et Nancy.
swissinfo.ch et les agences