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Paris - Plusieurs comités de soutien à Sakineh Mohammadi-Ashtiani, Iranienne condamnée à mort par lapidation dans son pays, se sont inquiétés ce mardi de sa possible exécution dès mercredi. Et ce au vu d'informations dénotant une accélération du calendrier judiciaire.
La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton s'est dite "très préoccupée" par ces "informations". Elle a demandé "à l'Iran d'arrêter cette exécution et de commuer la condamnation".
"Sakineh Mohammadi-Ashtiani serait menacée d'être exécutée demain mercredi 3 novembre", déclare dans un communiqué la revue française "La règle du jeu" du philosophe Bernard-Henri Lévy, très engagé dans sa défense.
"Une lettre de la Cour suprême de Téhéran a été envoyée à la branche d'application des peines à la prison de Tabriz (ouest) autorisant l'exécution rapide de Sakineh. Les exécutions capitales ayant lieu le mercredi, nous ne pouvons qu'être terriblement inquiets", poursuit le communiqué.
Sakineh Mohammadi-Ashtiani, mère de famille de 43 ans, a été condamnée à mort en 2006 pour adultère. Un jugement l'a condamnée à la pendaison pour son implication dans le meurtre de son mari et un autre à la lapidation pour d'autres charges d'adultère. La première condamnation avait été commuée en appel en une peine de dix ans de prison. Mais la condamnation à la lapidation a été confirmée en 2007 par la Cour suprême.
La crainte de l'imminence de la lapidation, dénoncée l'été dernier par le fils de Sakineh, Sajjad, 22 ans, avait déclenché une vaste campagne internationale pour éviter ce châtiment. L'exécution de la peine avait été suspendue par la justice iranienne.
ATS