Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07275.jsonl.gz/1131

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Deux personnes se rafraîchissent au Jardin Anglais à Genève, une ville particulièrement prisée par les Britanniques (archives).
KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI(sda-ats)
La communauté britannique en Suisse semble avoir été surprise par le oui au Brexit vendredi, selon Michael McKay, l'ancien responsable de la British-Swiss Chamber of Commerce genevoise. La situation est tout à fait inédite, dit-il.
La British-Swiss Chamber of Commerce a organisé un débat sur le Brexit à Genève pour la communauté anglophone, explique à l'ats à titre privé l'homme né en Jamaïque et qui a grandi dans l'Ouest de l'Angleterre, à Glastonbury. "J'ai posé la question avant et après le débat sur l'intention de vote des participants".
"Environ une dizaine de personnes sur les 90 présentes ont dit soutenir le Brexit. Elles étaient même moins nombreuses après le débat. Sur cette base, on peut extrapoler qu'une grande partie de la communauté britannique en Suisse a eu la même réaction, poursuit le directeur de la société de conseil McKays, qui vit en Suisse depuis 31 ans.
Situation ante 1975
"L'Angleterre est entrée en 1975 dans l'UE. La génération des quarantenaires qui choisit aujourd'hui d'en sortir n'a aucune idée de ce qu'était la situation de la Grande-Bretagne avant de faire partie de l'UE (...) La situation est tout à fait inédite".
La Suisse et la Grande-Bretagne vont-elles faire front commun pour aller négocier à Bruxelles? L'homme, qui se mue en journaliste pour "Voice magazine" sur les ondes de World Radio Switzerland, en doute. "Les Suisses ont leur Sonderfall, mais les Britanniques aussi se considèrent comme une exception".
Reste que les Suisses comme les Britanniques sont "pragmatiques". Ils vont sans doute s'approcher pour voir s'ils ont des intérêts communs. Entre les deux pays, le Centre de recherches conjoncturelles de l'EPF Zurich (KOF) avance que Berne pourrait conclure rapidement un accord de libre-échange avec Londres.
Difficile de mesurer l'impact du Brexit sur la communauté britannique établie en Suisse. A ce stade, les craintes les plus fortes sont que la sortie de l'UE affaiblisse la place économique londonienne: la décision de David Cameron de lancer un référendum s'est manifestement retournée contre lui.
Pour le reste, le flou reste entier. "Nous n'avons jamais connu une telle situation", insiste M. McKay.
ATS