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Les amortissements en Suisse: définition simple
En comptabilité, un amortissement représente la diminution de la valeur d’un actif avec le temps, que ce soit à cause de l’usure ou de l’obsolescence. C’est un moyen pour les entreprises de montrer la valeur actuelle de leurs biens dans leurs comptes.
De plus, sur le plan fiscal, l’amortissement permet aux entreprises de réduire leur revenu imposable en déduisant la dépréciation de leurs actifs. Les lois suisses définissent comment les actifs doivent être amortis, et ces règles varient selon le type d’actif concerné.
Les types d'amortissements
Amortissement direct
Les amortissements directs sont une méthode de comptabilisation de la dépréciation des actifs où la valeur de l’actif est réduite de manière égale sur sa durée de vie utile prévue. C’est la méthode la plus simple et la plus couramment utilisée pour calculer l’amortissement.
Exemple d'amortissement direct
Dans cet exemple, nous amortissons une machine d’entreprise.
Amortissement indirect
Lorsque l’on comptablisie un amortissement indirect, on garde dans le bilan la valeur d’acquisition des actifs. On utilisera ensuite un compte d’actif négatif pour corriger cette valeur. Les comptes utilisés pour cela sont FAC s/catégorie d’actifs.
Au bilan, il sera donc possible de voir la valeur initiale du compte d’actif avec, en dessous, le fond d’amortissement cumulé qui correspond à l’amortissement.
Exemple d'amortissement indirect
Dans cet exemple, nous amortissons une machine d’entreprise avec la méthode indirecte.
Amortissement indirect ou direct ?
Comme nous avons pu le voir, la différence principale entre les amortissements directs et indirects se trouve dans la façon dont la charge d’amortissement est calculée et répartie sur la durée de vie de l’actif.
Pour les actifs qui se déprécient plus vite (comme les machines par exemple), l’amortissement indirect peut être plus approprié. Pour les actifs avec une dépréciation plus lente (comme les meubles de bureau), l’amortissement direct peut être adéquat.
Les méthodes d'amortissement
Amortissement linéaire
Exemple d'amortissement linéaire
Prenons comme exemple un ordinateur, ayant été acheté par une entreprise pour CHF 1’000.- en année N et amorti pendant 5 ans de façon linéaire.
Amortissement dégressif
La comptabilisation de l’amortissement dégressif se fait sur la base de la valeur résiduelle de chaque année. Contrairement à l’amortissement linéaire, la valeur sera donc toujours différente.
Exemple d'amortissement dégressif
Prenons le même exemple que pour l’amortissement linéaire. Nous avons donc un ordinateur ayant été acheté par une entreprise pour CHF 1’000.- en année N et amorti à un taux de 40%.
Lorsque l’on utilise les amortissements dégressifs, on amortit un montant important les premières années et par la suite, le montant amorti devient de plus en plus faible. C’est une méthode particulièrement adaptée dans le cas où l’on sait qu’un actif se déprecie beaucoup au début, mais peu par la suite.
Taux en vigueur
Questions fréquentes
Un amortissement peut être défini comme une pratique comptable qui permet de répartir la dépréciation d’un actif sur plusieurs années. Il reflète la perte de valeur d’un actif avec le temps, à cause de l’usure ou l’obsolescence.
Les amortissements directs répartissent la dépréciation de l’actif de manière égale sur toute sa durée de vie. En revanche, l’amortissement indirect, quant à lui, applique un taux dégressif, entraînant des déductions plus importantes les premières années et plus faibles sur la valeur résiduelle.
Quelle est la méthode d'amortissement la plus adaptée pour des actifs qui se déprécient rapidement ?
Pour les actifs qui se déprécient rapidement, comme les machines et les ordinateurs par exemple, l’amortissement indirect peut être plus approprié.