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Comment gérer les besoins d’irrigation du secteur agricole?
➡️ 2030
Enjeux
Dans la région, le volume total des précipitations annuelles est similaire depuis plusieurs décennies. Par contre, la distribution de ces précipitations durant les saisons change et elles sont globalement moins abondantes en période estivale. C’est un problème pour l’agriculture; en été (cultures en croissance), la demande en eau augmente significativement parce que la température et l’évapotranspiration sont plus importantes.
Les changements climatiques contribuent à modifier les besoins agronomiques d’irrigation. Dans ce contexte, se pose la question de l’utilisation de l’eau à des fins agricoles pour nourrir la population. En principe, la Suisse a une ressource en eau abondante. Toutefois, à plusieurs reprises dans les années 2000, certaines régions ont dû interdire d’irriguer les cultures vivrières. Ces interdictions ont eu un impact important sur l’approvisionnement alimentaire indigène et sur l’économie agraire.
À l’avenir, les résultats de la modélisation montrent que d’ici à la fin du siècle, les besoins d’irrigation pourraient augmenter de ± 40% en moyenne. Ces résultats sont valables si la période de végétation reste comme elle est aujourd’hui; si elle est prolongée, les besoins en eau pour irriguer pourraient alors augmenter de 80%. Les politiques doivent donc mettre en place des stratégies pour que les besoins d’irrigations restent en adéquation avec la disponibilité durable de cette ressource.
Description
À partir des connaissances disponibles sur les risques attendus, quatre principaux leviers peuvent être mis en œuvre pour permettre une adaptation des cultures vivrières aux changements climatiques :
- Développer des variétés / espèces consommant moins d’eau, avec un apport nutritionnel et un revenu économique similaire (sorgho, millet, etc. vs maïs)
- Investir dans des systèmes d’irrigation plus économe en eau (goutte-à-goutte vs aspersion)
- Favoriser la mise en place d’un travail minimal du sol (réduction d’évapotranspiration)
- Gérer les systèmes d’approvisionnement en s’appuyant sur des ressources durables (lac, rivières, nappes profondes, etc.).
Effets induits
- Contribuer à la sécurité alimentaire indigène
- Réduire la demande en eau pour irriguer les cultures vivrières
- Orienter l’agriculture vers un développement plus durable (environnement, société et économie)
Périmètre d’application
Canton de Genève et Grand Genève
Les commentaires et propositions pour cet axe seront ouverts à partir de décembre.
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