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Dans son dernier rapport, la COFA montre que le statut iodé de la population suisse s'est détérioré ces dernières années. Elle recommande dès lors d'augmenter la quantité d'iode dans le sel de cuisine. A partir du 1er janvier 2014, celle-ci a passé de 20 à 25 milligrammes par kg de sel. Le consommateur pourra cependant encore opter pour du sel de cuisine ne contenant pas d'iode, les deux types de sel étant clairement reconnaissables à leur étiquette.
La COFA précise qu'il y a lieu d'améliorer l'apport en iode principalement chez les femmes en âge de procréer, les femmes qui allaitent, les nourrissons et les enfants en bas âge. Cette recommandation découle de deux facteurs : d'une part, l'industrie alimentaire a moins recouru au sel iodé ces dernières années. En France, par exemple, il est interdit d'utiliser ce type de sel dans la confection des produits prêts à l'emploi. La législation en la matière pouvant différer d'un pays à l'autre, certains exportateurs renoncent à faire le commerce de denrées alimentaires enrichies en iode pour ne pas être prétérités. D'autre part, la consommation de sel a légèrement baissé au fil du temps. Cela constitue en soi un progrès réjouissant du point de vue sanitaire, mais a entraîné une diminution de la consommation d'iode.
Afin de prévenir durablement les carences en iode, des enquêtes nationales seront menées régulièrement afin de vérifier le statut iodé des groupes à risque.