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L'agence d'évaluation financière Standard and Poor's (S&P) a abaissé lundi d'un cran à "AA+" la note du Fonds de secours de la zone euro (FESF). Elle n'exclut pas de la relever à "AAA" si des garanties supplémentaires devaient lui être accordées, ce que refuse toutefois Berlin.
Cette décision est la conséquence de l'abaissement de la note de l'endettement de la France et de l'Autriche, qui faisaient partie des six Etats notés "AAA" au sein de l'Union monétaire et permettaient, par leurs garanties, au Fonds de bénéficier de la note optimale de S&P. L'agence a sanctionné vendredi neuf pays de la zone euro, dont la France et l'Autriche qui sont désormais notés "AA+".
Dégradation attendue
La dégradation de la dette à long terme du FESF était donc attendue car sa notation dépend directement de celles des Etats de la zone euro qui le garantissent, et tout particulièrement de ceux jouissant de la meilleure note.
Pour pouvoir retrouver une notre triple A, il faudrait que les Etats "actionnaires" du Fonds soit augmentent leurs garanties financières, soit décident de réduire la capacité de prêts du dispositif.
L'Allemagne se rebiffe
Le scénario d'une hausse de garanties est mal engagé, l'Allemagne qui est le premier contributeur du Fonds ayant catégoriquement refusé lundi de remettre au pot pour le FESF. "Le gouvernement allemand n'a aucune raison de penser que le volume des garanties du FESF ne suffirait pas à remplir ses obligations", a dit le porte-parole de la chancelière Angela Merkel.
La capacité de prêts de l'actuel fonds temporaire FESF est de 250 milliards d'euros environ sur une enveloppe initiale de 440 milliards, un montant insuffisant s'il fallait venir en aide à un pays comme l'Italie.
ATS