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Le bassin amazonien abrite la plus grande forêt tropicale de la planète, dont les deux tiers se situent sur territoire brésilien. Près de 20% de la forêt humide amazonienne ont été détruits au cours des 40 dernières années, surtout dans la partie brésilienne, pour faire place à l’élevage de bovins.
Le territoire de l’Amazonie est menacé par les intérêts commerciaux des investisseurs, des grands propriétaires fonciers et du gouvernement. Or les populations vivant traditionnellement dans la forêt dépendent des ressources forestières pour survivre. Ces trois dernières années, 92 militants écologistes brésiliens ont été assassinés, et beaucoup d’autres reçoivent régulièrement des menaces de mort.
La photographe brésilienne Marizilda Cruppe a documenté le quotidien des femmes qui luttent pour la sauvegarde de la forêt amazonienne. Au Brésil, les conflits autour de la terre affectent particulièrement les femmes. Elles vivent dans un contexte marqué par le machisme, et leur position au sein des communautés est fragilisée. Malgré tout, les femmes des groupes autochtones et des communautés vivant aux abords du fleuve se battent pour la forêt et les droits des populations. Le travail photographique de Marizilda Cruppe fait entendre la voix de ces mères, travailleuses, politiciennes communales et militantes, en documentant leur lutte.
Vous trouverez plus de photos de Marizilda Cruppe dans « Il faut faire du bruit« , qui a été publié dans le magazine Greenpeace.
Marizilda Cruppe, née en 1968 à São Paulo, Brésil, a longtemps été photographe salariée du journal O Globo, à Rio de Janeiro. Avec cinq collègues photographes, elle a fondé le collectif EVE, aujourd’hui dissous, et travaille actuellement en tant que photographe indépendante. Son travail, qui porte sur les inégalités sociales, a notamment été publié par le New York Times, le Guardian et la BBC. Marizilda Cruppe vit et travaille au Brésil.