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Saint-Sulpice
Saint-Sulpice
un village au cœur de la région lausannoise
Bref historique
Occupé depuis le Néolithique, le site de Saint-Sulpice, appelé initialement « Terretenges » ou « Chertenges » qui signifie « descente sur le lac », tire son nom actuel du prieuré bénédictin médiéval situé au bord du lac Léman qui comprenait également des bâtiments dans les communes voisines d’Ecublens, de Préverenges et de Blonay et qui s’est développé jusqu’à l’invasion bernoise et la sécularisation de ses biens et bâtiments en 1536.
Si les bâtiments du prieuré lui-même existent encore, ils sont de nos jours une propriété privée. Quant à la célèbre église, joyau de l’art roman originellement dédié à Sainte-Marie-Madeleine, elle fut édifiée en deux étapes entre le XIe et le XIIe siècle. Passée au culte protestant au moment de la Réforme, elle est inscrite comme bien culturel suisse d’importance nationale. Originellement composée d’une nef (effondrée, faute d’entretien, et qui ne fut jamais reconstruite) et d’un transept comportant trois absides, à la croisée duquel se trouve le clocher, elle a fait l’objet d’une restauration complète au début du XXe s. Cette opération a permis de redécouvrir et remettre en valeur les fresques du XVIe siècle. qui ornent l’intérieur du chœur.
Les premiers documents communaux remontent au milieu du XVIIIe siècle. À cette époque, Saint-Sulpice n’est encore qu’un village d’agriculteurs et de pêcheurs lorsque que des tentatives de culture de mûriers et de garance sont lancées, sans succès, dans la vallée de la Venoge. Le territoire communal ne compte alors que quelques entreprises du secondaire en particulier dans la zone industrielle « En Champagny ». Le développement démographique, tout d’abord concentré sur le promontoire à proximité de l’église, commence réellement au début des années 1900 par le quartier des Pierrettes ; dès lors, la commune va connaitre une croissance très rapide de par sa position entre Lausanne et Morges et, en particulier, suite à l’installation des Hautes Écoles (UNIL et EPFL) à sa porte.
Cette évolution démographique, voulue par les autorités lors de la modification du plan général d’affectation en 2011, s’est accompagnée d’un profond changement social, passant d’un village calme où les habitants se croisaient et se rencontraient fréquemment à une population plus urbaine et pendulaire avec de nouveaux besoins en termes de services, notamment pour les prestations parascolaires (UAPE, garderie, …).
La commune de Saint-Sulpice est également connue pour son taux d’imposition plus bas que la moyenne vaudoise. Contrepartie de cette fiscalité attractive, la commune est aujourd’hui l’un des gros contributeurs à la péréquation cantonale qui représente plus de 44 % des charges de fonctionnement.
Population
Si la localité ne comptait que 792 âmes en 1950, sa population a plus que triplé en 50 ans pour atteindre les 3000 habitants au début des années 2000. Cette croissance s’est poursuivie pendant le XXIe siècle à tel point que nous pourrons très prochainement fêter le 5000e Serpeliou. Ces nouveaux habitants comptent de nombreuses familles qui vont demander l’ouverture de deux nouvelles classes dès la rentrée 2020..
La population du village est très hétérogène avec plus de 70 nationalités recensées par l’office communal de la population, témoin de l’attractivité de la commune idéalement située à la périphérie lausannoise.
Sports et loisirs
Malgré sa taille réduite, Saint-Sulpice offre de nombreuses places dédiées aux loisirs : la zone sportive universitaire de Dorigny, située le long de la Chamberonne, comporte de nombreuses infrastructures ouvertes au public, dont un centre moderne de « Sport et Santé » ; les ports communaux (Venoge et Tissot) ou privés (Union Nautique des Pierrettes) accueillent une flotte importante de bateaux de plaisance ; un parcours d’environ 3 km relie les différents parcs (Débarcadère, Russel et Pierrettes) sur lesquels sont installés des engins de fitness en libre accès ; enfin, la zone protégée du Laviau, située en bordure de la Venoge, représente l’un des principaux espaces naturels de détente de l’Ouest lausannois avec sa forêt, sa roselière protégée, son petit port où est établi un pêcheur artisanal, ses zones de baignade et de kitesurf, ses terrains de football, son refuge et ses sentiers serpentant dans la verdure le long des berges de la Venoge.
Symbole de cette orientation sportive, la commune de Saint-Sulpice est labélisée, depuis 2019, « Commune en Santé » avec 28 mesures de promotion de la santé pour un label 3 étoiles. Parmi les offres relevées, ce label a, en particulier, mis en avant les prestations en faveur des enfants et des aînés.
Enfin, l’aspect commercial est également bien présent, particulièrement au centre du village, avec plusieurs petits commerces bien achalandés qui alternent avec les établissements publics prêts à accueillir les visiteurs assoiffés ou affamés. Saint-Sulpice cultive ainsi son aspect touristique de qualité, fort apprécié par les nombreux visiteurs dont une part importante vient du lac, le village disposant de son propre embarcadère desservi par la CGN que ce soit pour des trajets à horaires ou la croisière du soir à destination du bourg historique d’Yvoire, en France voisine.
Activités culturelles
et sociétés locales
La commune accueille de nombreux évènements artistiques de qualité, organisés pour la plupart sous la houlette d’une dynamique Société de développement. Parmi ces évènements, citons par exemple des expositions d’art à l’Espace 52, des conférences thématiques, des projections de films ou encore des concerts donnés dans le cadre d’exception de l’Église romane.
Les membres des diverses sociétés locales, clubs et associations ne ménagent pas leurs efforts pour proposer à la population des activités associatives ou sportives de qualité et cultiver l’esprit d’entraide et de convivialité qui prévaut en leur sein.
Collaboration
intercommunale
Localité de taille et de population modeste au sein de l’Ouest lausannois, Saint-Sulpice entretient d’importantes collaborations avec ses voisins. C’est ainsi que, dans le domaine scolaire, une collaboration de longue date existe avec la commune voisine de Chavannes-près-Renens, permettant aux écoliers des deux communes d’effectuer la totalité de leur scolarité obligatoire dans le cadre d’un établissement unique. Le collège des Pâquis, terminé en 2015, accueille les enfants du village de 4 à 11 ans pour la première partie de leur scolarité obligatoire.
Dans le domaine de l’action sociale, Saint-Sulpice est membre de l’APREMADOL (Association pour la prévention et le maintien à domicile dans l’Ouest lausannois) et de l’ARASOL (Association pour la régionalisation de l’action sociale dans l’Ouest lausannois) qui offrent de nombreux services et gèrent plusieurs centres médicaux-sociaux. Le domaine de l’enfance est géré par le réseau AJESOL, en partenariat avec Ecublens et Chavannes-près-Renens.
Les « feux bleus » ne sont pas en reste avec le SDIS Chamberonne pour la défense contre l’incendie, l’Organisation régionale de protection civile (ORPC) et la police de l’Ouest lausannois (PolOuest), ces deux dernières couvrant l’ensemble du territoire du district.
Enfin, la commune est membre de l’entité « Stratégie et développement de l’Ouest lausannois » (SDOL) qui regroupe les huit communes de l’Ouest lausannois et qui est l’auteur, en particulier, du nouveau plan directeur intercommunal (PDi), outil de planification adapté à l’échelle des questions de développement actuelles. Ce développement doit permettre notamment d’améliorer le cadre de vie des habitants, de renforcer l’offre en transports publics, de préserver la campagne en évitant l’étalement urbain, de favoriser la mixité des affectations et de garantir une saine diversification du tissu d’activités économiques.
Projets de société, évolution
Les axes de développements et les projets communaux sont nombreux et s’orientent en particulier sur les thèmes de l’urbanisme, des besoins d’utilité publique, de mobilité douce et de développement durable.
Sur le plan de l’urbanisme, l’évolution du tissu bâti va se poursuivre ces prochaines années par la disparition progressive des villas individuelles qui vont céder leur place à des immeubles d’habitation modernes favorisant l’utilisation optimale de l’espace constructible, ou par la réalisation de plans de quartiers qui permettront d’accompagner au mieux d’importants projets de construction, invitant les propriétaires à structurer le bâti de façon cohérente. Dans le même temps, des projets de surface à louer devraient voir le jour dans la zone artisanale, offrant ainsi d’intéressantes options pour les entreprises désireuses de s’établir sur le territoire de Saint-Sulpice.
Avec l’accroissement et l’évolution de la population, de nouveaux besoins en services publics apparaissent, nécessitant la réalisation d’importants investissements communaux : c’est le cas par exemple du futur bâtiment de l’enfance qui accueillera une nurserie-garderie de 66 places ainsi qu’un jardin d’enfants ; c’est également, à plus long terme, la réalisation d’une salle communale multifonctions destinée à remplacer le Foyer paroissial vieillissant. Certaines infrastructures devront également, à moyen terme, être remplacées ou agrandies, telles que le bâtiment de la voirie, la déchèterie communale qui n’est plus adaptée aux besoins de la population ou l’unité d’accueil de jour pour écoliers (UAPE).
Comme de nombreuses autres communes, Saint-Sulpice a également pris le virage du développement durable. Cet engagement va se traduire, ces prochaines années, par la création de Fonds d’encouragement pour l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et le développement durable à travers des programmes annuels de mesures et subventions en faveur des habitants de la commune.
Enfin, la mobilité au centre du village fait l’objet de nombreuses interrogations : comment reporter au maximum le trafic de transit sur la route cantonale ? Comment trouver le bon équilibre en matière de transports publics ? Comment intégrer la mobilité douce individuelle sur les routes résidentielles du bord du lac, souvent saturées lors des périodes estivales ? Ces questions font l’objet de réflexions de fond, parallèles aux projets urbanistiques, et devront trouver des réponses dans les prochaines années.
Vision personnelle
et conclusion du syndic
La commune de Saint-Sulpice se trouve, depuis le début du présent siècle, à la frontière de deux mondes : le village résidentiel de la génération précédente cède progressivement sa place à un centre périurbain voisin des villes de l’Ouest lausannois. Cette mutation s’accompagne de nombreux changements sociaux, humains, urbanistiques et techniques parfois difficiles à vivre et à appréhender pour les habitants, tant cette évolution survient rapidement.
En 2011, Saint-Sulpice a reçu le « Prix Wakker » avec les autres localités de l’Ouest lausannois, pour leur action commune de mise en valeur de leur territoire, d’organisation de leur développement et de création d’une identité cohérente. Il conviendra, dans les prochaines années, d’affirmer davantage cette volonté de développement d’une identité et de s’assurer que le village de Saint-Sulpice consolide sa place au sein de l’Ouest lausannois tout en conservant ses spécificités qui justifient sa devise « calme et verdure ».
L'ESSENTIEL
CE QU'IL FAUT SAVOIR