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Histoire de Fleur de Passion
1941 : Construit dans les chantiers navals de Brême, le futur Fleur de Passion est alors un Kriegsfischkutter (KFK), bateau à moteur de la Marine de guerre allemande dévolu à des activités de défense côtière. Avec sa coque en bois sur structure en métal, il sert notamment à la pose et au balisage de champs de mines. Parfois camouflés en bateau de pêche, les KFK servaient aussi au ravitaillement de sous-marins ou à des actions clandestines. La particularité des KFK, dont quelque 600 unités seront construites durant la guerre, était de pouvoir être gréé à la voile en cas de pénurie de pétrole. Une poignée seulement survivra au conflit.
1945 : Il est cédé à la France au titre des dommages de guerre puis sert dans la Marine française comme bateau de servitude sous le nom de Tréberon. Il termine sa carrière militaire en rade de Brest dans les années 1970.
1976 : Le bateau est désarmé et vendu à un particulier, Claude Millot, qui le grée alors à la voile en ketch au terme d’un chantier de sept ans au Havre, le baptise Fleur de Passion en référence au roman Le bateau qui ne voulait pas flotter, de l’écrivain canadien Farley Mowat, et l’utilise en Méditerranée et dans l’Atlantique dans le cadre d’activités socio-éducatives, de réinsertion et scientifiques.
2001 : Un groupe d’amis franco-genevois férus de mer découvre Fleur de Passion à Fort-Balaguier, près de Toulon, en marge d’un séjour de plongée. Il décide de le racheter pour le restaurer et prolonger sa vocation pacifique de plate-forme d’accueil pour des projets scientifiques et socio-éducatifs.
2002 : L’Association Pacifique est fondée dans ce but. Fleur de Passion, alors sous pavillon français, est racheté en juin, démâté puis remorqué à Marseille en novembre.
2003 : Les travaux débutent sur un quai du port autonome de la Cité phocéenne.
2004 : Fleur de Passion est remis à l’eau en septembre puis remorqué à l’Estaque, dans la périphérie de Marseille, où les travaux se poursuivent.
2005 : Le chantier s’établit à Port Saint-Louis-du-Rhône, au sud de Arles.
Octobre 2008 : Fleur de Passion obtient le pavillon suisse et peut ainsi effectuer sa première navigation pour se rendre à Barcelone dans le cadre du congrès mondial de l’Union international pour la conservation de la nature (UICN).
Février 2009 : Fleur de Passion est convoyé vers Monastir, en Tunisie, où sont finalisés les aménagements intérieurs.
Juillet 2009 : La fin des travaux de restauration est célébrée sur le Vieux-Port de Marseille en présence d’Albert Falco, chef d’expédition historique de la Calypso du Commandant Cousteau.
Eté 2009 : Fleur de Passion accueille ses premiers projets scientifiques et socio-éducatifs en Méditerranée.
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