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La réforme de la Constitution valaisanne soumise au verdict des urnes
La formule est de Madeline Heiniger, députée du Centre gauche-PCS Valais romand, qui s'exprimait début février devant la presse à Sion, aux côtés de représentants du PLR, du Parti socialiste, des Verts, du Rassemblement citoyen Valais, d'Entremont Autrement et de la Gauche valaisanne alternative. Pour ces partis ou mouvements, la Constitution valaisanne actuelle n'est plus en adéquation avec l'avenir du canton.
L'initiative pour une révision complète de la Constitution cantonale de 1907 a recueilli en une année quelque 8000 signatures, soit 2000 de plus que nécessaire. Les citoyens devront répondre à deux questions: souhaitent-ils une révision totale de la Constitution et si oui, doit-elle être menée par le Grand Conseil ou par une assemblée constituante à élire.
Le Conseil d'Etat s'est prononcé pour une révision totale de charte fondamentale du canton par une constituante. Le Grand Conseil également, par 74 voix contre 54.
"Dépoussiérage" ou révision totale
"Notre monde change", estime Jean-Marie Bornet, du Rassemblement citoyen Valais, qui évoque "l'éducation, le tourisme, l'environnement, le développement durable ou encore l'énergie". Pour lui, "le dépoussiérage ne doit pas créer la peur, mais générer l'envie".
Mais le terme de "dépoussiérage" ne plaît pas au président du PLR valaisan René Constantin, qui estime que "soit on reconstruit, soit on fait du rapiéçage". Pour lui, il faut abandonner toute idée de "réforminette". Confier le travail à une constituante est le seul moyen, avance-t-il, "de sortir d’une attitude partisane".
Le PDC et l'UDC opposés à refonte
Parmi les opposants figure l'UDC. Le parti a été rejoint en début d'année par le PDC du Valais romand dont le conseil de parti s'est prononcé à une faible majorité contre une révision totale de la Constitution, contrairement à la position de ses groupes au Parlement cantonal. Il a également rejeté l’idée de confier ce travail à une assemblée constituante. Une position à laquelle souscrit aussi l'UDC.
"Le PDC craint la mise en place d’une constituante, soit une représentation populaire qu'il risque de ne pas pouvoir contrôler comme c’est le cas d’autres institutions aujourd'hui, dans lesquelles il sait pouvoir recueillir assez aisément une majorité dévouée", a ainsi déclaré le député Antoine Cretton, représentant d'Entremont Autrement.
>> Décryptage des enjeux dans le 19h30:
Yves Terrani/jvia avec ats
Publié le 03 mars 2018 à 12:50 - Modifié le 03 mars 2018 à 16:11