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La fameuse citation «Sell in May and go away», que l'on peut traduire par «vendre en mai et partir (des marchés)», est un des dictons boursiers les plus populaires. Il s'appuie sur la statistique appliquée au SMI pour les 29 dernières années. Le constat est simple: durant la période estivale (juin, juillet, août et septembre), un momentum défavorable opère et on constate une stagnation, voire une baisse, du SMI. On parle de saisonnalité des indices.
Cet adage va-t-il se réaliser cette année?
Un certain nombre d’indicateurs le laissent présager:
- La hausse a été forte depuis le début de l'année sans que les indices ne marquent une véritable pause.
- La période des résultats s’achève et l’essentiel de la rotation sectorielle a eu lieu.
- Les taux de valorisation de certains titres sont exubérants.
- Le versement des dividendes engendre mécaniquement une baisse du prix des actifs.
Vendre en mai, oui, mais dans quelle optique?
Selon Vincent Juvyns, stratégiste chez JP Morgan, il n’y a pas beaucoup d’alternatives à l’heure où les banques centrales maintiennent des taux nuls ou négatifs. Et, «si les liquidités ne se transforment pas en rendement, autant recevoir des dividendes».
À la croisée des chemins de ces arguments, la solution pourrait simplement être de vendre des calls couverts par des titres.

La vente de calls couverte permet de:
- fixer un prix potentiel de vente de ses titres (prix d’exercice) en anticipant une stagnation ou une hausse légère des indices sur la période,
- encaisser une prime, c’est-à-dire un revenu supplémentaire.
Publié dans le commentaire hebdomadaire "Matinale Express Marchés" de la salle des marchés de la BCV, le 25 mai 2021