Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06929.jsonl.gz/991

27/05/2010
“Repenser la prospérité”
“Nous sommes poussés à dépenser de l’argent que nous n’avons pas, pour des choses dont nous n’avons pas besoin, pour impressionner de façon passagère des gens dont on se moque complètement”.
Le professeur Tim Jackson, membre de la Commission du Royaume Uni sur le développement durable, a fait cette remarque au cours d’un débat tenu conjointement avec la session de la Commission des Nations unies sur le développement durable.
La Communauté internationale baha’ie était l’un des organisateurs du débat intitulé “Rethinking Prosperity : Forging Alternatives to a Culture of Consumerism” (Repenser la prospérité : forger des alternatives à une société de consommation). “Les pays sont de plus en plus endettés - sans parler d’une catastrophe écologique potentielle - à cause de niveaux de consommation qui ne contribuent pas à la durabilité” selon le professeur Jackson.
La solution proposée par les participants est de reconsidérer la nature de la société de consommation qui nous pousse obstinément à adopter un mode de vie basé sur l’acquisition de toujours plus de nouveaux biens matériels. Cela nous rend-il heureux ?
Un point de départ pour “redéfinir le progrès” serait de considérer les vastes recherches sur ce qui rend réellement heureux : beaucoup d’entre elles montrent que la consommation de biens matériels ne conduit pas nécessairement à un sentiment de bien-être.
“A un moment où le pétrole s’est répandu de manière incontrôlée dans le golfe du Mexique, nous ressentons le besoin immédiat et l’urgence de redéfinir ce qu’est un progrès juste et équitable ... Ce qui est nécessaire est un débat public sur la nature et le but du développement humain, en parallèle avec la reconnaissance que chaque individu a une contribution à apporter dans la construction d’un ordre social plus juste et pacifique” a déclaré Duncan Hanks (représentant de la Communauté internationale baha’ie à la Commission des Nations Unies sur le développement durable). Le professeur Jackson a marqué son accord : “Nous avons besoin d’un meilleur concept de la prospérité, une prospérité partagée, une prospérité durable, une prospérité construite autour de la capacité des gens à s’épanouir, dans les limites d’une planère limitée”
Le débat était aussi organisé par l’UNESCO et la mission permanente de la Suède auprès des Nations Unies.
Puisse ce vaste débat avoir lieu ...
Copyright 2010 Baha’i World News Service