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L’euthanasie est un processus par lequel on provoque la mort d’une personne souffrant d’une maladie incurable qui engendre des souffrances insoutenables, que ce soit sur le plan moral ou physique. Cette pratique est généralement réalisée par un professionnel de santé. Il est bon de noter que les lois concernant ce procédé ne sont pas les mêmes partout dans le monde.
Les différents types d’euthanasie
Il existe notamment deux types d’euthanasie. Le premier est appelé l’euthanasie active, une pratique qui consiste à mettre un terme aux souffrances d’une personne de manière intentionnelle. C’est le soignant qui se charge d’injecter un composant létal dans le corps de la personne malade. Le second est connu sous l’appellation euthanasie passive. Ici, on désigne les cas où le personnel médical prend la décision de ne pas poursuivre de traitement qui maintiendra le patient en vie. Les médecins donnent des médicaments analgésiques à ce dernier. Dans certains cas, ils débranchent un respirateur.
L’euthanasie à travers le monde
Il est intéressant de noter que les Pays-Bas sont le premier pays à rendre l’euthanasie active légale. Ce procédé est également permis en Belgique, en Espagne et au Luxembourg. En ce qui concerne l’euthanasie passive, les pays suivants la pratiquent : la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche, la Finlande, le Danemark, l’Estonie, la Suède, la Hongrie, la Grèce, la Croatie, la Slovénie et la Slovaquie. Pour ce qui est des pays qui sanctionnent l’euthanasie, on retrouve notamment la Pologne, la Bulgarie, la Roumanie, la Suisse, le Norvège et le Royaume-Uni.
La situation dans le territoire de la capitale australienne
Peu de temps avant que l’Assemblée législative n’examine le projet de loi concernant l’euthanasie, le Gouvernement du Territoire de la capitale australienne (ACT) a apporté un changement au texte. Ainsi, les mineurs matures ne sont plus en mesure de profiter du programme d’aide à la mort volontaire. Pour y accéder, ceux qui n’ont pas encore atteint l’âge de 18 ans devaient remplir deux conditions : se trouver en phase terminale et être aptes à faire des choix de manière indépendante. Néanmoins, selon des recherches effectuées récemment, il est difficile de déterminer si une jeune personne est véritablement capable de prendre des décisions de façon autonome.
Par ailleurs, le ministre des Droits de l’homme, Tara Cheyne, a tenu à préciser que les changements législatifs opérés relèvent de l’opinion du Gouvernement, qui serait susceptible de changer dans les années à venir. Elle a ajouté que des analyses seront effectuées au préalable.
Des changements additionnels au programme
Les infirmières praticiennes seront aussi amenées à jouer un rôle plus important en ce qui concerne l’euthanasie. Elles pourront déterminer qui sont les patients remplissant les critères pour être euthanasiés. Elles auront également la possibilité d’injecter les composants provoquant la mort. En sus, le délai avant le décès ne serait plus pris en compte dans les critères d’éligibilité de l’ACT.
D’autre part, les autres États australiens ont des mesures plus strictes. Par exemple, deux soignants doivent s’assurer que l’état du patient soit incurable. De plus, cette condition doit causer la mort de la personne dans un délai compris entre six à douze mois.
Au sujet des établissements de soins, il leur incombe de permettre à un professionnel de santé ayant une bonne expertise dans la VAD d’utiliser leurs locaux ou le cas échéant, rendre les choses le plus facile possible concernant le déplacement du malade.
Pour terminer, il est bon de noter que l’éligibilité ne concernerait pas que les résidents, mais aussi les non permanents. Une chose est sûre, plus de changements à propos de l’euthanasie auront lieu dans les années à venir.