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Empathie, théâtre et créativité dans une perspective sociocognitive ou l’art de construire l’auto-efficacité créative
Auteur, co-auteurs
Type de référence
Date2016
Langue de la référenceFrançais
Entité(s) de recherche
Référence APACapron Puozzo, I. (2016). Empathie, théâtre et créativité dans une perspective sociocognitive ou l’art de construire l’auto-efficacité créative. Lingua E Nuova Didattica (LEND), XLV, 51-68.
Résumé
Dans une perspective sociocognitiviste (Bandura, 1986), cette contribution relate les résultats d’une recherche exploratoire, de nature qualitative avec une démarche de type observation participante (Becker, 1998/2002), menée dans une classe de français langue seconde en Vallée d’Aoste dans le nord de l’Italie de janvier à mai 2012. Elle consistait à la mise en place d’activités théâtrales mettant à l’épreuve la créativité des élèves tout en favorisant le développement de l’empathie. A la lumière de cadres théoriques psychologiques (Bandura, 1997/2007, Lubart, 2010), neuroscientifiques (Berthoz, 2004, 2009) et didactiques (Aden, 2010a,c), il s’agit d’analyser dans quelle mesure la capacité à être créatif est influencée et influence réciproquement l’auto-efficacité créative des élèves. La créativité constitue dès lors cette forme médiatrice entre les activités théâtrales et l’empathie. Cette recherche de la solution créative vise ainsi à favoriser une réflexion empathique sur un sujet bien défini afin de préparer une activité langagière en langue, qu’est celle du débat, tout en étant préparé aussi bien au niveau cognitif qu’émotionnel. Les résultats sont mitigés et mettent en évidence : 1. l’hétérogénéité des investissements dans les activités théâtrales, 2. des productions plus ou moins créatives qui permettent d’inférer la valence de l’auto-efficacité créative 3. l’impact modéré de telles activités sur l’empathie des élèves. Le jeu théâtral est un complément possible pour favoriser l’empathie à l’égard de l’autre, mais ne remplace en rien la rencontre authentique et le mouvement allocentré que l’on peut vivre en étant confronté réellement à l’autre.