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La maladie coronarienne, ou maladie des, désigne les troubles de la circulation sanguine cardiaque provoqués par l’obstruction progressive des vaisseaux par des dépôts de mauvais cholestérol (LDL) et de calcium (plaques d’athérome). Ces dépôts forment des plaques sur les parois internes des artères au cours d’un processus appelé athérosclérose.
Avec le temps, l’athérosclérose rétrécit le diamètre intérieur des vaisseaux. On parle alors de sténose. Il en résulte une diminution du flux sanguin et donc de l’irrigation du cœur. Ce dysfonctionnement peut entraîner de graves troubles cardiaques. En cas d’occlusion artérielle, lorsque le sang ne passe plus, cela peut provoquer un infarctus du myocarde.
Les manifestations de la maladie coronarienne
La maladie coronarienne se manifeste sous des formes variables, selon l’emplacement et l'importance du rétrécissement artériel.
L’angine de poitrine
L’angine de poitrine, aussi appelée angor, résulte d’un manque d’afflux sanguin au niveau du cœur. Elle se manifeste typiquement par une douleur thoracique qui dure plusieurs minutes. L’angor survient le plus souvent lors d’un effort physique ou en cas d’anxiété. Il disparaît au repos. Les douleurs peuvent irradier dans le bras gauche (plus rarement, les deux bras), le cou, le dos ou, plus rarement aussi, au niveau de l’estomac.
L’infarctus du myocarde
L’infarctus du, communément appelé crise cardiaque, survient lorsque des plaques d’athérosclérose se détachent et forment un caillot de sang qui va boucher l'artère coronaire. Les symptômes d’un infarctus du myocarde surviennent au repos. Ils provoquent le même type de douleur que l’angine de poitrine, mais il est plus intense et dure plus longtemps.
Une urgence vitale : Un infarctus sévère constitue une urgence vitale : des troubles du rythme cardiaque associés peuvent en effet provoquer un arrêt cardiaque. La prise en charge doit être immédiate. Le vaisseau sanguin obstrué doit être débouché le plus rapidement possible par cathéter.
La dissection coronaire spontanée : Chez les femmes de 50 ans et moins, l’infarctus du myocarde peut être dû aussi à une déchirure spontanée d’une ou plusieurs artères coronaires, appelée dissection coronaire spontanée. Les raisons de cette faiblesse de la paroi des artère coronaires ne sont pas encore bien comprises, mais peuvent être en relation avec une maladie des vaisseaux.
Les examens de la maladie coronarienne
- Test d’effort
- Echocardiographie transthoracique de repos, de stress
- IRM de stress
- Imagerie de médecine nucléaire
- Coronarographie et angioplastie coronaire
- L’imagerie intravasculaire
- L’échographie intravasculaire
- La tomographie par cohérence optique
- La physiologie coronarienne invasive
Les traitements de la maladie coronarienne
La prise en charge des personnes souffrant d’une maladie coronarienne avancée, surtout si elles sont diabétiques, est discutée en colloque multidisciplinaire. Ce dernier réunit des cardiologues, des chirurgiens vasculaires, des radiologues des anesthésistes et des médecins intensivistes.
Le changement du style de vie, notamment l’arrêt du tabac, les traitements médicamenteux contre le cholestérol, l’hypertension ou le diabète ainsi que la prise pour fluidifier le sang, notamment l’Aspirine®, constituent les principales stratégies thérapeutiques de la maladie coronarienne. Elles sont efficaces dans la plupart des cas avant les manifestations de cette maladie ou après un infarctus du myocarde.
Dans certaines situations, une intervention par cathéter (angioplastie et pose de stent) ou chirurgicale peut être nécessaire.
Les interventions par cathéter, après documentation d’un ou plusieurs rétrécissements coronariens lors d’une coronarographie, sont réalisées par l’Unité de cardiologie interventionnelle. Celle-ci prend en charge les patients avec tout type de pathologie coronarienne, y compris les lésions de bifurcations complexes, les occlusions chroniques, et les interventions sur le tronc commun. Ainsi que les interventions avec pose d’assistance ventriculaire De plus, pour des procédures à haut risque ou pour des patients souffrant d’une grave hypotension (état de choc) ou des arythmies graves, il y a la possibilité de mise en place d’assistance ventriculaires pour soutenir la fonction cardiaque et la circulation.
Le traitement chirurgical de la maladie coronarienne (pontage coronarien) est réalisé par le Service de chirurgie cardiovasculaire.
L’angioplastie coronaire est le traitement le plus courant pour les personnes souffrant d’une maladie coronarienne. Pratiquée sous anesthésie locale, elle consiste à introduire par le poignet (plus rarement, le pli de l’aine) un cathéter muni d’un ballonnet. Le rétrécissement de l’artère coronaire est ensuite dilaté par gonflement du ballonnet. Le vaisseau est ensuite maintenu ouvert par la pose d’un stent (petit tuyau métallique).
En cas d’infarctus du myocarde, la dilatation par ballonnet et la pose de stent sont effectuées en urgence.
+ INFO Consulter la vidéo L'angioplastie coronaire
Pour améliorer la qualité de vie des personnes souffrant d’angine de poitrine réfractaire, l’Unité de cardiologie interventionnelle propose la pose d’un coronary sinus reducer dans le sinus coronaire. L’implantation de cette mini prothèse (appelée Neovasc ReducerTM) a pour objectif d’augmenter la pression sanguine dans le muscle cardiaque. L’intervention dure une heure environ et s’effectue sous anesthésie locale et peut se faire en ambulatoire.
+ INFO Consulter l'article Pulsation Magazine Du nouveau pour soulager l’angine de poitrine
La rupture de la paroi qui sépare les deux ventricules du cœur, à la suite d’un infarctus du myocarde, entraîne ce que l’on appelle une communication interventriculaire (CIV). C’est une complication grave qui met en jeu le pronostic vital.
Depuis une dizaine d’années, la fermeture de la CIV par cathétérisme cardiaque est utilisée en soutien à la chirurgie. Cette technique consiste à introduire des sondes par voie percutanée dans les ventricules gauche et droit, pour y amener des prothèses adaptées aux caractéristiques des CIV. Elle constitue un traitement défini ou complémentaire à l’intervention chirurgicale en cas de CIV persistante.