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Son plus grand succès fut un petit traité appelé De Thiende (La disme), publié comme la plupart de ses écrits en néerlandais en 1585 et traduit par lui la même année en français dans L'Arithmetique.
Les fractions décimales avaient été employées pour l’extraction des racines carrées quelque cinq siècles avant son époque mais personne avant Stevin n'avait montré l'intérêt de son emploi quotidien. L'appendice de ce texte comprend des paragraphes dédiés aux arpenteurs, aux maîtres de monnaies, aux commerçants...
Notation décimale pour 19,178. https://commons.wikimedia.org/wiki/File:D%C3%A9cimales_not%C3%A9es_selon_Stevin_19,178.jpg?uselang=fr
Stevin fut si conscient de l’importance de cette contribution qu’il déclara que l’utilisation universelle du système décimal était inéluctable. La notation qu'il propose est plutôt difficile à manier : les décimales sont affectées de leur puissance de dix, marquées par un petit cercle autour de l'exposant.
Stevin note d'ailleurs ainsi dans les équations algébriques les nombres élevés à une puissance : des nombres encerclés dénotent de simples exposants. Stevin a conscience des exposants fractionnels sans les utiliser, mais ne considère jamais d'exposants négatifs.
La notation décimale de Stevin trouva un écho dans l'Europe savante. La virgule décimale fut introduite par Bartholomäus Pitiscus dans ses tables trigonométriques (1612), et fut reprise par John Napier dans ses deux ouvrages sur les tables de logarithmes (1614 et 1619).