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Dans le domaine des troubles du comportement alimentaire, l’idée de prévention s’impose. Aussi bien le profane que le professionnel peuvent se dire que « prévenir vaut mieux que guérir ». Malheureusement cependant, il s’avère que la prévention des troubles du comportement alimentaire, plus particulièrement la prévention primaire, est une entreprise des plus difficiles.On distingue:
La prévention primaire vise à empêcher la manifestation de la maladie.
La prévention secondaire vise à agir contre le retard dans la prise en charge et contre la chronification de la maladie.
La prévention tertiaire vise à aider au maintien d’une qualité de vie et à la possibilité de mener une existence épanouie malgré la maladie.
En règle générale, les programmes de prévention se basent sur trois éléments principaux:
En revanche, l’information au sujet du trouble du comportement alimentaire en lui-même n’est pas indiquée vu le risque d’imitation plus particulièrement dans le cas du comportement boulimique.
Les résultats des programmes de prévention dans le domaine de la prévention primaire mettent en évidence que les connaissances au sujet du comportement alimentaire perturbé augmentent, sans cependant qu’un changement de comportement ait lieu.
Des interventions spécifiques pour des adolescentes à risques (jeunes filles entre 12 et 16 ans) ont également été tentées. Malheureusement nous ne disposons pas à l’heure actuelle de données favorables.
En revanche, la prévention secondaire et tertiaire montrent de bons résultats. Grâce à une meilleure connaissance concernant les troubles et les possibilités thérapeutiques, les troubles du comportement alimentaire non traités ont nettement diminué et les succès thérapeutiques augmenté.