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Publié on lci.fr online, juillet 19, 2007.
2 excerpts: La science, la technologie et l’innovation ne sont pas un luxe mais bien une nécessité pour les pays les plus pauvres. Voilà le constat fait par la la Cnuced – la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement – dans son rapport 2007 sur les Pays les moins avancés (PMA). Sont placés dans cette catégorie cinquante Etats considérés comme particulièrement pauvres, dont une trentaine en Afrique …
… Fuite des cerveaux: Dès lors, les PMA “restent voués à la production de produits de base à faible valeur ajoutée et à la fabrication de produits faisant appel à une main d’oeuvre peu qualifiée”, selon la Cnuced. La libéralisation du commerce ne conduit donc pas automatiquement à un accroissement de l’apport technologique, a résumé devant la presse à Genève le directeur de la Cnuced, Supachai Panitchpakdi. Il a recommandé “l’adoption de politiques nationales permettant de favoriser et d’absorber les technologies”.
Entre 2003 et 2005, environ 1,3 milliard de dollars d’aide internationale ont été dévolus à la gouvernance dans les pays les plus pauvres, alors que seulement 12 millions étaient consacrés aux technologies agricoles qui augmentent les rendements des cultures. Le rapport s’inquiète aussi de l’accélération de la fuite des cerveaux. “En 2004, environ un million de personnes qualifiées originaires des PMA vivaient et travaillaient dans des pays développés”, relève la Cnuced. Un chiffre équivalant à 15% des personnes ayant reçu une formation
universitaire dans les pays les plus pauvres. (full text).