Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07045.jsonl.gz/1662

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Washington - La Cour internationale de justice (CIJ) a estimé que la proclamation d'indépendance unilatérale du Kosovo en 2008 était conforme au droit international. Cette décision a été saluée à Pristina, alors que Belgrade a annoncé qu'elle ne reconnaîtrait "jamais" cette indépendance.
"La cour a conclu (...) que l'adoption de la déclaration d'indépendance du 17 février 2008 n'a violé ni le droit international général, ni la résolution 1244 (1999) du Conseil de sécurité, ni le cadre constitutionnel", a déclaré le président de la CIJ, Hisashi Owada, au Palais de la Paix de La Haye.
"La cour n'est pas chargée de dire si le Kosovo a accédé à la qualité d'Etat", a-t-il ajouté, rappelant que la CIJ devait uniquement déterminer si la déclaration d'indépendance du Kosovo avait violé le droit international.
Le droit d'être un Etat
Pristina a immédiatement salué cet avis, qui n'a toutefois aucune valeur contraignante. L'avis de la CIJ constitue "la meilleure réponse qui pouvait être apportée au monde sur le droit du Kosovo à être un Etat", a estimé le premier ministre kosovar, Hashim Thaci.
"La décision lève enfin tous les doutes que pourraient avoir les pays qui ne reconnaissent pas encore la République du Kosovo", a renchéri le président Fatmir Sejdiu, exhortant les dirigeants serbes à "abandonner l'approche qu'ils ont eue jusqu'ici".
Présent à La Haye, le chef de la diplomatie serbe Vuk Jeremic a aussitôt affirmé que la Serbie ne reconnaîtra "jamais, en aucune circonstance" l'indépendance du Kosovo. Belgrade considère ce territoire comme sa province méridionale et comme le berceau de son histoire.
Effet boule de neige ?
Cette prise de position pourrait avoir une grande portée pour d'autres mouvements séparatistes à travers le monde, comme sur la candidature des deux pays à l'Union européenne. Elle devrait aussi encourager d'autres pays à imiter les 69 qui ont déjà reconnu l'indépendance de l'ex-province serbe, tels les Etats-Unis, la Suisse et 22 des 27 Etats des membres de l'UE.
ATS