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Comme les anarchistes socialistes et les anarchistes communistes défendent le droit des travailleurs d'employer la violence contre les patrons, il faut bien considérer qu'il y a différentes sortes d'anarchisme et qu'il vaut mieux préciser auquel on appartient si on s'inscrit dans un travail militant de défense de certaines positions et pas d'autres.
En outre, il y a aussi des anarchistes qui défendent des formes de démocratie radicale. Mais je crois que ce sont surtout des démocrates radicaux (ou des ultra-démocrates) plutôt que des anarchistes. Il y a bizarrement aussi des anarchistes qui défendent certaines formes d’État, mais je crois aussi que ce ne sont pas vraiment des anarchistes (puisque tout État implique gouvernement et/ou démocratie).
Compte tenu de ce qui précède, je vais donc préciser mon appartenance à l'anarchisme libéral de gauche. L'anarchiste libéral nie le fait que le salariat soit en lui-même une agression, contrairement aux anarchistes socialistes et communistes, mais l'anarchiste libéral de gauche souhaite néanmoins vivre dans une société sans salariat (puisqu'il souhaite vivre dans une société sans hiérarchie).
Dorénavant, je préciserai donc mon appartenance à l'anarchisme libéral de gauche et pas uniquement à l'anarchisme.
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Certains pensent parfois qu'il y aurait une alternative à la démocratie et à la dictature qui serait le principe d'unanimité et qui permettrait de donner une justification à toutes les prises de décision à prendre en groupe. En effet, si toute décision est prise unanimement, alors il n'y a nulle tyrannie.
Les unanimistes auraient-ils trouvé la clef du bonheur ?
En fait, ils ont simplement mis un nom sur quelque chose qui en avait déjà un : le libre-marché. En effet, toute transaction dans le cadre d'un marché libre se fait sur la base d'un consentement mutuel. J'offre telle chose contre telle somme d'argent ou contre telle autre chose, x me l'achète s'il est intéressé par mon offre. Pas de transaction, pas d'échange, pas d'offre et de demande, sans principe d'unanimité, de consentement mutuel.
Ce qui fonde l'échange entre des individus, c'est bien le fait qu'ils sont tous deux d'accord d'échanger. Sinon ce n'est pas un échange. Par conséquent, le principe d'unanimité, l'alternative à la tyrannie (démocratique ou pas), c'est le libre marché.