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L’altermondialiste français a été mis en examen jeudi. La multinationale suisse Nestlé avait déposé plainte à la suite d’une manifestation devant son siège en 2003.Ce contenu a été publié le 10 février 2005 - 21:57
Les faits reprochés à José Bové sont passibles d’amende et de prison.
Après moult problèmes avec la justice française, José Bové se retrouve pris dans les mailles de sa voisine helvétique. Le leader altermondialiste a été mis en examen à Millau (France) pour «dommage à la propriété, violation de domicile, menaces, contrainte, et émeute», selon les termes de la justice suisse.
Un juge d'instruction lui a signifié sa mise en examen dans le cadre d'une commission rogatoire internationale, à la demande de la justice suisse, qui a ouvert une information judiciaire, indique son avocat François Roux.
En force
La plainte déposée par Nestlé fait suite à une manifestation à l'appel de l'organisation paysanne internationale Via Campesina, le 28 mars 2003 à Vevey, devant le siège du groupe.
Entre 100 et 400 paysans français, dont José Bové, étaient venus dénoncer le poids des multinationales comme Nestlé dans les discussions de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), peu avant une réunion de celle-ci.
Selon un communiqué de la police suisse à l'époque, les manifestants avaient tenté de rentrer en force dans le bâtiment, et avaient cassé une porte vitrée en tourniquet. Les faits reprochés à José Bové sont passibles de prison et d'amende.
Moyen de pression
Selon Me Marie-Christine Etelin, autre avocate de José Bové, «le groupe Nestlé a fait poser la question, dans le dossier transmis par la justice suisse, de savoir si José Bové acceptait de ne plus désormais porter atteinte à l'image de leur société».
Et l’avocate d’estimer: «C'est une aberration juridique et c'est sans en douter un moyen de pression».
swissinfo et les agences