Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06910.jsonl.gz/623

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Berne - Retour aux sources politiques pour Joseph Deiss. L'ancien parlementaire et conseiller fédéral s'est exprimé mercredi matin à Berne devant l'Assemblée fédérale en tant que président de l'Assemblée générale de l'ONU. Il a plaidé pour une Suisse présente au monde, qui exprime son opinion et participe aux décisions internationales.
Dans ce qui est sans doute une allusion aux récentes votations fédérales (minarets et renvoi des criminels étrangers) et aux campagnes de l'UDC, Joseph Deiss a jugé "intolérable que par égoïsme ou, pire, par opportunisme électoraliste, nous touchions aux libertés et aux droits fondamentaux, à la solidarité et à la générosité" dont la Suisse "s'est faite championne".
L'ancien chef de la diplomatie helvétique a ainsi plaidé pour une Suisse souveraine non pas absente ni simple observatrice, mais "présente et qui exprime son opinion et participe aux décisions de la communauté internationale".
"Un pays qui se gouverne par le repli sur soi et à coups de moratoires renonce souverainement à façonner son propre destin", a déclaré le Fribourgeois, selon la version écrite de son allocution d'une demi-heure, intitulée "La grandeur de la Suisse se mesure à son autorité morale".
"Crédit impressionnant"Presque cent jours après sa prise en fonction de président de la 65e session de l'Assemblée générale des Nations unies, M. Deiss a en outre relevé que la Suisse possède à l'ONU, à New York notamment, "un crédit impressionnant". Cela tient à "l'autorité morale de la Suisse" plus qu'à "notre richesse et notre puissance économique", estime-t-il.
"Efficace et inclusif"Dans des considérations plus générales, M. Deiss a plaidé pour le multilatéralisme et la gouvernance globale.
M. Deiss a également prôné un "besoin de réformes" au sein de l'ONU. Il a rappelé la nécessité de revitaliser l'Assemblée générale, de démarrer la réforme du Conseil de sécurité et d'achever le réexamen du travail du Conseil des Droits de l'homme à Genève. Ces réformes concernent aussi les relations de l'ONU avec les autres acteurs de la gouvernance mondiale, tels que le G20.
ATS