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Le mot migration, vient du latin « migrare » qui signifie: changer de résidence. L'être humain a de tout temps migré. Tout d'abord, parce qu'il était nomade et se déplaçait pour trouve…
Dernière modification: 7 janvier 2020
Le monde a beaucoup changé depuis vingt ans. La fin de la guerre froide, et la chute en 1989 du rideau de fer qui séparait l'Europe de l'Ouest et de l'Est ont entraîné des modifications dans les rapports entre les nations.
En même temps, le développement économique et de nouvelles technologies ont profondément modifié nos moyens de communiquer (Internet), de nous déplacer (les voyages en avion sont de moins en moins chers et de plus en plus fréquents), d'échanger de l'argent et des produits financiers, de faire du commerce, etc.
C'est en quelque sorte un nouveau monde qui a vu le jour ces vingt dernières années. D'un côté, les progrès techniques et le développement économique ont créé ou renforcé les différences, les inégalités et les discriminations, qui sont devenues plus visibles, plus difficiles à ignorer.
À l'inverse, on éprouve le sentiment que tous les pays commencent à se ressembler, qu'il y a une sorte d'uniformisation dans la manière de vivre, de s'habiller, de se loger. Face à cette situation, on remarque aussi des mouvements sociaux profonds de résistance à l'uniformisation et de défense de ce qui fait les particularités locales.
Certaines valeurs véhiculées par la mondialisation comme la logique du profit à tout prix et à court terme, l'augmentation de la compétition économique et la mise en concurrence systématique (entre les personnes et entre les pays), la flexibilité grandissante demandée aux travailleur·euse·s, etc. créent beaucoup d'incertitudes parmi la population.
Face à cette instabilité et à cette fragilité, qu'on appelle aussi précarité, on assiste à des réactions de peur de l'avenir, de méfiance face aux autres et de repli sur soi. Certain·e·s recherchent alors la sécurité dans un environnement connu et sont tentés de rejeter les étranger·ère·s, le changement, ou ce qui est différent.
La recherche de la paix est une aspiration en principe partagée par toutes et par tous. Sa construction est un impératif pour tout pays qui aspire à la prospérité. Elle devient un enjeu majeur des relations internationales, en tant que condition préalable ou en tout cas nécessaire à l'idée d'un développement durable, c'est-à-dire un développement qui permet plus d'équité entre les personnes et les sociétés et qui protège notre environnement. Inversement, un développement durable est une des conditions pour réaliser la paix.
Si le processus de mondialisation évolue et permet une nouvelle manière de vivre ensemble en citoyen·ne·s du monde, alors peut-être commençons-nous à croire que l'éradication des grands maux de l'humanité (la guerre, la pauvreté, la faim, la maladie et toutes les formes de discrimination) deviendra possible. Il sera alors possible de gérer autrement les questions incontournables des différences entre les personnes et les groupes, afin de réduire les incompatibilités actuelles, de trouver des moyens d'intégrer sans faire disparaître la diversité, de lutter contre les inégalités et les exclusions, de gérer les relations humaines autrement que par des rapports de force.
Le terme « mondialisation » est apparu assez récemment dans la langue française, au début des années 1980. La mondialisation, c'est le développement des liens d'interdépendance entre les êtres humains, entre les activités économiques et entre les systèmes politiques, à l'échelle du monde.
Ce phénomène, n'est pas récent mais s'est fortement accéléré ces dernières années. Il touche la plupart des domaines (culture, migration, politique, économie, etc.) et toute la planète, d'une façon ou d'une autre, avec des effets différents, propre à chacun·e.
Certains courants de pensées sont nés récemment et visent à limiter le processus de mondialisation (antimondialisation) ou à en modifier le contenu (altermondialisation).
L'intensification des échanges virtuels (Internet) et physiques (les voyages) apporte de nouvelles manières de voir, de penser, de travailler, ce qui est positif. Certaines idées comme celles des droits de l'homme, du développement durable et de la protection de l'environnement, de la justice entre les pays riches et pauvres, de la lutte contre de les violences de toutes sortes, etc. s'affirment de plus en plus et transforment la pratique politique internationale.
La mondialisation apporte aussi une autre manière de voir le monde et la possibilité de progressivement équilibrer la distribution du pouvoir et des richesses, entre individus et entre pays. Grâce à la mondialisation, l'idée d'une responsabilité de la société internationale fait son chemin.
On constate aussi une conséquence négative importante au cœur la mondialisation: les inégalités de richesse tendent à se creuser. Le partage des bénéfices de la mondialisation ne profite pas, ou profite moins, aux plus pauvres.
Cette situation a bien évidemment des conséquences sur le plan des rapports entre les peuples. Par exemple, les migrations augmentent:
Dans les deux cas, il s'agit de gérer des mouvements de populations et de trouver de nouveaux équilibres.
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