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Ensemble Vocal Bis & OCL Arvo Pärt, Luigi Cherubini
Feb 5, 2020, 8:00 PM
Église St-François, Lausanne
For all ages
Sold out !
Arvo Pärt Berliner Messe - Luigi Cherubini Requiem en do mineur
Orchestre de Chambre de Lausanne - Ensemble Vocal BIS
Ce concert a la particularité de ne pas faire appel aux solistes vocaux. Le chœur a aussi choisi l’éclectisme pour ce programme.
- Olivier Piguet
- Direction de l'Ensemble vocal BIS
La « Messe berlinoise » est accompagnée uniquement par les cordes de l’orchestre. Cette œuvre fut écrite par le compositeur estonien, né en 1935, à la suite de la chute du mur. Elle date de 1990 et a donc trente ans en cette année 2020. Le langage est dans la veine dite du « tintinnabulum », procédé d’écriture assez simple superposant pour la plupart des mouvements à deux voix contiguës – selon un mode d’inspiration grégorienne – couplés à deux voix disjointes utilisant le principe de l’arpège. Le résultat est saisissant, obtenu par des croisements dissonants, dans une texture sonore plutôt sombre, évoquant les affres de la guerre froide, le compositeur ayant dû quitter son pays d’origine pour s’exiler en Autriche puis à Berlin-Ouest. Les parties de l’ordinaire – Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus et Agnus Dei – sont complétées par deux Alleluia et le Veni Sancte Spiritus.
Le « Requiem en do mineur » fut composé, quant à lui, en l’honneur de Louis XVI, lors d’une cérémonie de commémoration à Paris en 1817. Cherubini est alors professeur de composition au Conservatoire, dont il deviendra le directeur en 1822. L’orchestration est classique avec les cordes, les bois par deux – sans les flûtes – deux cors, deux trompettes et trois trombones auxquels s’ajoutent les timbales et un gong. À l’Introït et Kyrie succède un Graduel, suivi de la Séquence écrite en une seule grande partie. L’Offertoire est composé du Domine Jesu et de l’Hostias, séparés par la fugue du Quam olim Abrahae, fugue reprise pour conclure cette partie. S’ensuivent le Sanctus, le Pie Jesu dont le chemin mélodique et harmonique est remarquable, et l’Agnus Dei, dramatique d’abord, résigné ensuite, mais s’achevant par la communion – Lux aeterna – sur un do majeur serein.