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Exposition
Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève
Systématique et taxonomie des Phellinaceae
La position systématique des Phelline a changé à plusieurs reprises au cours de son histoire. En 1824, Labillardière considérait les Phelline comme proches du genre Pouteria. Plus tard (1862), Bentham and Hooker ont inclus les Phelline dans les Rutaceae. Loesener, en 1901, les a placées parmi les Aquifoliaceae. C'est Takhtajan en 1967 qui créa la famille des Phellinaceae, qu'il considéra être proche des Aquifoliaceae. Les Phellinaceae ont été considérées proches des Aquifoliaceae également dans les systèmes de Dahlgren (1983), Thorne (1992) et Takhtajan (1980), pour lesquels elles sont placées respectivement dans les ordres des Cornales, des Theales ou des Celastrales. Quant à Cronquist (1981), il garde les Phelline dans la famille des Aquifoliaceae (Celastrales). Des analyses phylogénétiques basées sur des données moléculaires et réalisées en 2000 par Savolainen placent les Phellinaceae dans l'ordre des Asterales.
Systématique des Phellinaceae de Nouvelle-Calédonie
La famille des Phellinaceae est endémique de l'archipel de la Nouvelle-Calédonie et elle comprend une dizaine d'espèces. Les premiers ouvrages de la "Flore de la Nouvelle-Calédonie et dépendances" datent des années 1960, le traitement se faisant par familles de plantes, il s'agit ici de réaliser le chapitre sur les Phellinaceae, famille non encore traitée. Comme pour toute flore traditonnelle, ce volume comprendra une clé d'identification des espèces ainsi que pour chacune d'entre elles, le nom correct, les synonymes éventuels, une description morphologique, une illustration et une carte de distribution.
Ce traitement se fera en analysant les informations issues d'une expédition sur le terrain ainsi que des spécimens des herbiers de Genève, Paris et Zürich.