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pour piano opus 17
L'œuvre fut composée du 3 au 24 juin 1951. Dans ce témoignage musical, le compositeur a tenté de traduire la diversité des sentiments pouvant habiter la solitude.
La première (avec une ironie douloureuse) s'exprime en une sorte d'élégie à la fois triste et grinçante, d'une écriture pianistique de grande simplicité. La deuxième (avec une énergie désespérée) est au contraire une révolte qui met en œuvre des ressources pianistiques plus spectaculaires, utilisant de fréquents changements de mesure, alternant des parallélismes d'octaves avec de violents accords. La troisième (avec une sérénité inhabituelle) consiste en une cantilène laissant constamment la place au mystère. La dernière (avec une indifférence douteuse) est une sorte de parodie des études de Czerny où le côté mécanique du piano ne parvient pas à masquer totalement une légère angoisse.
Ces sous-titres ont fait sourire nombre d'interprètes. Il n'en reste pas moins que le compositeur estime avoir traité le sujet chaque fois proposé et donné, de ce fait, d'utiles indications aux pianistes.
Le compositeur offrit la création de son œuvre aux auditeurs de Radio-Lausanne le 20 septembre 1951. La première exécution publique eut lieu le 16 janvier 1957 par Atty Lengyel, hongrois d'origine, dans un concert de la Fondation DE SUITE à Amsterdam.
Oeuvres de Julien-François Zbinden avec le compositeur au piano
Julien-François Zbinden (piano)
Itinéraire avec M.A.R.C.
Marc Pantillon (piano)