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Gris, bleu, turquoise ou vert, l’hydrogène se décline en plusieurs couleurs selon son origine, c’est-à-dire selon la méthode de production et les émissions de CO2 qui en résultent. L’hydrogène connaît aujourd’hui des applications très variées.
L’hydrogène gris est obtenu à partir de combustibles fossiles. Il s’agit en général de gaz naturel transformé en hydrogène et en CO2 sous l’effet d’une source de chaleur (vaporeformage). Le CO2 est ensuite évacué dans l’atmosphère sans être utilisé et contribue à l’effet de serre global: la production d’une tonne d’hydrogène génère 10 tonnes de CO2.
L’hydrogène bleu est obtenu par reformage du gaz naturel comme l’hydrogène gris, mais avec capture du CO2 durant la production. Ce CO2 est ensuite stocké dans des réservoirs souterrains (méthode CCS, pour Carbon Capture and Storage). Le CO2 capturé peut aussi être utilisé sous forme de carbone (méthode CCU, pour Carbon-Capture and Use). La capture du CO2 rend certes le bilan de la production d’hydrogène neutre en CO2, mais ces technologies nécessitent beaucoup d’énergie et se justifient uniquement pendant la phase de transition énergétique.
L’hydrogène turquoise est produit par dissociation thermique du méthane (pyrolyse du méthane). Ce procédé produit du carbone solide au lieu de CO2. La neutralité en CO2 du procédé dépend de deux facteurs: il faut que le réacteur à haute température soit alimenté par des sources d’énergie renouvelables et que la séquestration du carbone soit permanente.
L’hydrogène vert est produit par électrolyse de l’eau, exclusivement à partir d’électricité renouvelable. Cette production d’hydrogène ne dégage aucun CO2, car l’électricité utilisée provient à 100 % de sources d’énergie renouvelables.