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La Foire Aux Questions du PER
Quel rôle jouent les conditions cadre matérielles et organisationnelles dans le PER ?
Le PER, pour chaque domaine disciplinaire et pour la Formation générale, décrit des conditions cadre matérielles et organisationnelles dans la perspective d'attirer l'attention des cantons sur ces aspects. Fondamentalement, les conditions cadre décrites sont à respecter pour que les objectifs d'apprentissage puissent être abordés dans de bonnes conditions et pour que les élèves parviennent à les maîtriser.
Les conditions cadre matérielles et organisationnelles relèvent de la responsabilité cantonale. Les cantons, par le biais de leur adhésion au PER, sont tenus à en assurer la réalisation et la concrétisation dans la durée en fonction de leurs contextes.
Qu'est-ce qui a conduit aux choix des notions figurant dans le PER telles qu'attentes fondamentales, objectifs d'apprentissage, progression des apprentissages, etc. ?
Le PER est constitué d'un ensemble de notions visant à offrir au corps enseignant un langage commun aussi simple et compréhensible que possible.
Le lexique de la Présentation générale fournit la définition des notions utilisées dans le PER. Ces définitions permettent de mieux comprendre dans quel contexte et dans quel sens ces termes sont utilisés.
Quel est le statut des notions essentielles utilisées dans le PER ?
Les notions essentielles choisies constituent des clés de lecture du PER et contribuent à le structurer et à l'organiser. Des notions telles que visées prioritaires (les finalités globales attendues d'un domaine), objectifs d'apprentissage (les compétences globales visées), progression des apprentissages (les compétences et connaissances spécifiques à un domaine, à une discipline), attentes fondamentales (les acquisitions nécessaires à la poursuite des apprentissages) sont autant de termes renvoyant à des parties et éléments essentiels du PER. Elles forment un tout cohérent, qui tient dans l'articulation de ces éléments.
Comment opérationnaliser le PER à partir de ses éléments (visées prioritaires, objectifs d'apprentissage, progressions des apprentissages, attentes fondamentales) ?
Élément important du mandat de l'enseignant, le PER sert de base à la planification et à l'organisation de l'enseignement. La bonne compréhension des notions qui le constituent est donc essentielle. La planification de l'enseignement nécessite la prise en compte de l'ensemble des parties constitutives du PER (visées prioritaires, objectifs d'apprentissages, progression des apprentissages, attentes fondamentales).
Pour l'enseignant, opérationnaliser le PER consiste donc à traduire dans la réalité quotidienne de la classe les indications fournies, en particulier la progression des apprentissages.
Pourquoi les progressions sont-elles décrites par demi-cycle aux cycles 1 et 2 ?
Ce choix vise à faciliter l'appropriation du PER par tous les cantons en fonction de leur contexte d'organisation, de fonctionnement et de structure.
La progression à travers les cycles est conçue de manière à permettre aux élèves d'entrer de manière de plus en plus approfondie dans les disciplines, en cohérence avec les rythmes d'apprentissage. Les descriptions sur deux années visent à laisser du temps aux élèves pour mener les apprentissages décrits dans les progressions des apprentissages. Les apprentissages nécessitent en effet des reprises, des consolidations progressives au fil d'un cycle. Les enseignants ont ainsi la possibilité d'affiner les contenus et le niveau de difficulté du travail à mener en fonction de leurs élèves, permettant également une meilleure différenciation.
Il faut par ailleurs être conscient que de nombreux apprentissages décrits ne se prêtent pas à un découpage par année scolaire ou par demi-cycle. Comment découper par année ou demi-cycle, en français, l'identification de la situation de communication (L1 21, L1 23) lorsqu'on lit un texte ou qu'on écoute un reportage par exemple ? Cette identification doit se pratiquer fréquemment tout au long d'un cycle pour être progressivement maîtrisée.
Selon les contextes et compte tenu de ces remarques, des indications annuelles peuvent toutefois être décrites sous la responsabilité cantonale.
Le PER prend-il les standards nationaux HarmoS en compte ?
Le PER prend en compte et respecte les standards nationaux définis. Des ajustements pourront être réalisés ultérieurement, une fois que les premiers résultats à des tests d'évaluation globale du système auront été analysés.
La rédaction du PER a précédé la phase d'élaboration des standards nationaux (compétences fondamentales) HarmoS. Cependant, une comparaison approfondie a montré que la conformité entre le PER et les standards nationaux pour la langue de scolarisation (français), les langues étrangères et les mathématiques était très élevée ; la conformité avec les sciences naturelles est moins facile à cerner, les compétences fondamentales décrites dans ces standards couvrant un ensemble plus étendu que les seules Sciences de la nature.
Quel lien y a-t-il entre les attentes fondamentales du PER et les standards nationaux ?
Les attentes fondamentales du PER ne reprennent pas tels quels les standards nationaux, parce que leur organisation et leur libellé ne relèvent pas d'une perspective de plan d'études, mais d'un ensemble de références décrivant ce que les élèves devraient être capables de maîtriser.
Les standards nationaux sont conçus à des fins d'évaluation du système et sont destinés aux autorités, aux concepteurs de plans d'études et de moyens d'enseignement. Ils n'ont pas pour but d'être opérationnels pour les enseignants.
Les standards nationaux figurent-ils explicitement dans le plan d'études ?
Les standards nationaux ne figurent pas tels quels dans le PER, car leur organisation et leur libellé ne relèvent pas d'une perspective de plan d'études. Celui-ci décrit les apprentissages qui devraient permettre à l'ensemble des élèves d'atteindre les compétences fondamentales décrites dans les objectifs nationaux d'apprentissage (standards nationaux).
Quel est le rôle de la CIIP dans la mise en œuvre et le suivi du PER ?
La CIIP dispose de la compétence d'adoption du PER (article 8 de la Convention scolaire romande) ainsi que de celle d'assurer les révisions nécessaires à son évolution à moyen et long terme. Elle assure en outre la coordination entre les moyens d'enseignement, les ressources didactiques et le PER ; elle produit également d'autres éléments permettant la mise en place du PER : par exemple, des épreuves romandes communes devraient être progressivement développées, en complémentarité avec le monitorage national du système éducatif.
Les cantons assument de leur côté la mise en oeuvre du PER et garantissent que celui-ci est utilisé conformément à leur contexte spécifique. Il leur appartient de définir les modalités de la mise en oeuvre : journées de formation, de réflexion en établissement, intégration au projet d'établissement, etc.
Quel est le statut des spécificités cantonales présentes dans le PER ?
Le PER couvre les domaines et disciplines communs à tous les cantons. Quelques spécificités partagées par plusieurs cantons ont toutefois été déclinées : Éthique et cultures religieuses (ECR), Latin, Economie familiale.
Les autres disciplines spécifiques sont prises en charge par les cantons et sont développées dans l'esprit et dans le respect des structures présentes dans le PER.