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La diffusion du premier écran publicitaire à la télévision suisse (TSR, DRS et TSI) a eu lieu le 1er février 1965, à 19h25. A cette époque, hormis le dimanche et les jours fériés, douze minutes de publicité étaient alors autorisées par jour. 50 ans plus tard, la loi permet 12 minutes par heure. Au cours de ces cinq décennies, publisuisse a généré quelque 9,7 milliards CHF de recettes publicitaires.
Parmi les spots TV de la première heure, des produits de consommation courante et des biens d’investissement, comme une poudre à lessive, les boissons Ovomaltine, les soupes Maggi ou Opel Kadett. La publicité à la télévision n’a guère eu de mal à s’imposer et elle a rapidement remporté les suffrages des médias et du public. L’impact publicitaire fut immédiat, comme en atteste un article publié en mai 1965 dans «Schweizer Reklame»: «Aux dires de notre client, le besoin pour ce produit aurait quintuplé et, ce, uniquement grâce à la réclame faite à la télévision.»
C’est le Conseil fédéral qui, à l’époque, a donné son feu vert à la SRG SSR. La SA pour la publicité à la télévision (SAP), aujourd’hui publisuisse, a été mandatée pour la mise en œuvre. Un demi-siècle qui a permis de diffuser quelque 6,8 millions de spots TV, toutes chaînes et régions confondues. Avec près de 9,7 milliards CHF générés au total, publisuisse a considérablement contribué au financement des programmes SRG SSR.
Le Conseil fédéral a autorisé la publicité à la télévision en 1964 déjà. Avec des directives définissant clairement la forme et la durée de l’émission publicitaire, la publicité non autorisée ainsi que les restrictions en termes d’horaires (maximum 12 minutes par jour et pas de publicité le dimanche et les jours fériés). A l’heure actuelle, le volume publicitaire de la SSR s’élève à 15% du temps d’antenne journalier, ou maximum 12 minutes par heure.