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L’application de produits phytosanitaires (PPS) par pulvérisation porte atteinte aux eaux et aux surfaces non visées par dérive directe de la bouillie: les gouttelettes chargées de substances actives sont emportées et déposées hors de la surface à traiter. Le risque auquel ces dérives exposent l’environnement est évalué lors de la procédure d’autorisation des PPS. Des distances minimales de sécurité (interdiction d’application) de 6 à 100 mètres par rapport aux eaux de surface sont imposées si nécessaire. Si la dérive est réduite par des moyens adéquats, ces distances peuvent être diminuées. Quatre mesures de réduction de la dérive ont été mises à l’épreuve dans les conditions pratiques de la production de pommes en Suisse. Une haie et les buses à injection ont réduit la dérive de quelque 75 %, un filet antigrêle tendu sur la culture de quelque 65 % alors qu’un filet à grandes mailles servant de brise-vent au bord de la parcelle n’a réduit la dérive que de 20 % environ.
La fixation symbiotique de l'azote par des bactéries dans le sol en cohabitation avec des légumineuses entraîne une réduction du besoin en engrais. Dans les exploitations agricoles, ce paramètre n’est toutefois pas facilement mesurable. Or, des chercheurs d'Agroscope ont développé une méthode qui permet d'évaluer, au niveau de l’exploitation, les apports d'azote par la fixation symbiotique.
En Suisse aussi, la période de végétation s'est nettement allongée suite à l'augmentation des températures globales et régionales. À l’aide de données de l'Office fédéral de météorologie et de climatologie, Agroscope montre l'évolution de la période de végétation depuis le début du siècle dernier.
La réserve de minéraux phosphatés utile à la fabrication d’engrais pourrait être épuisée d’ici quelques décennies à l’échelle mondiale. Cette étude présente une piste pour recycler un sous-produit industriel suisse en engrais phosphaté.