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Le géant du luxe recommande à ses actionnaires de ne pas élire le représentant du fonds londonien lors de son assemblée générale du 7 septembre.
Richemont a réitéré lundi son opposition aux exigences du fonds activiste Bluebell Capital Partners. Le géant du luxe recommande à ses actionnaires de ne pas élire le représentant du fonds londonien lors de son assemblée générale du 7 septembre.
En juillet, Bluebell avait demandé au conseil d’administration de Richemont d’accueillir en son sein un membre représentant des détenteurs d’actions de type «A» et réclamé un recentrage sur ses activités clés. La nomination de Francesco Trapani, ex-patron de la marque de luxe italienne Bulgari et co-fondateur de Bluebell en 2019, avait été proposée.
Le groupe genevois a réitéré son opposition à cette nomination et recommande à ses actionnaires d’approuver l’élection de son administratrice Wendy Luhabe comme représentante des détenteurs de titres de type «A», et non celle de Francesco Trapani. La Sud-africaine a rejoint le conseil d’administration en 2020.
Jusqu’à présent, Richemont n’avait pas jugé nécessaire d’élire un membre représentant spécifiquement les actions de type «A» au conseil, dans la mesure où l’entreprise considère que ses administrateurs doivent agir dans l’intérêt de tous les actionnaires. Toutefois, la loi suisse donne le droit à Bluebell de demander une telle nomination, concède le groupe genevois.
Pour cette raison, pour la première fois dans l’histoire de l’entreprise, les détenteurs de titres «A» devront désigner par un vote une personne pour les représenter au conseil. Ce dernier ne considère toutefois pas que Bluebell, «un gestionnaire de fonds avec une faible participation dans l’entreprise», soit légitime pour avoir un représentant de tous les actionnaires de type «A», précise dans sa lettre aux actionnaires le président de Richemont, Johann Rupert.
M. Trapani est qualifié de candidat «inapproprié» pour une élection au conseil, en raison de sa proximité de longue date avec le groupe LVMH, l’un des principaux concurrents de Richemont, et de ses actionnaires. M. Trapani était en effet directeur général de Bulgari lors de son rachat par LVMH en 2011. Il a occupé différentes fonctions au sein du groupe de luxe français par la suite.
Bien que tous les administrateurs actuels de Richemont soient légitimes pour représenter les détenteurs d’actions de type «A», pour se conformer aux exigences réglementaires, Richemont propose que son administratrice Wendy Luhabe remplisse cette tâche. Elle avait obtenu 89% des votes des actionnaires de titres de type «A» lors de l’assemblée générale de 2021.
Le capital-actions de Richemont comprend 522 millions d’actions nominatives de type «A» d’une valeur de 1 francs et autant de type «B» valant 10 centimes chacune. Ces dernières sont détenues par la holding familiale du président de l’entreprise Johann Rupert, qui possède ainsi 10% de l’ensemble du capital-actions. Avec un droit de vote de 1:1, elle contrôle environ 50% des voix.
Richemont recommande de voter contre toutes les modifications de statuts de la société suggérées par Bluebell.
La part du fonds londonien dans Richemont n’est pas connue.