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Actuellement, les CFF exploitent seuls les lignes ferroviaires longue distance, soit les Intercity et les correspondances Eurocity, Interregio et Regioexpress (archives).
KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE(sda-ats)
Les CFF et la compagnie BLS ont repris leurs négociations sur la répartition des concessions concernant les lignes longue distance. Motus et bouche cousue en revanche sur leur contenu et les personnes impliquées dans les discussions.
Faute d'accord avec l'ex-régie fédérale, l'entreprise ferroviaire privée BLS a annoncé en avril qu'elle élaborera une demande de concession qui sera déposée d'ici septembre. Elle se porte candidate à trois lignes longue distance reliant le Valais et l'Oberland bernois à l'aéroport de Zurich et à Bâle.
Les deux parties se sont rencontrées pour discuter, a indiqué à l'ats le porte-parole des CFF Raffael Hirt. Il confirmait une information de l'hebdomadaire alémanique SonntagsZeitung. Egalement contacté, BLS ne s'est pas montré plus loquace.
Selon le dominical, les deux compagnies veulent éviter que la Confédération n'accorde les concessions sans leur aval au préalable. Elles ne veulent pas d'un conflit juridique qui s'enlise sur des années.
Des millions par an
Actuellement, les CFF exploitent seuls les lignes ferroviaires longue distance, soit les Intercity et les correspondances Eurocity, Interregio et Regioexpress. La majorité de ces concessions expire en décembre 2017.
C'est l'Office fédéral des transports qui attribue la concession pour dix ans généralement. Les exploitants sont tenus de respecter les directives: une offre minimale de liaisons, les arrêts, le personnel d'accompagnement, les services de restauration.
D'après les estimations des CFF, les coûts globaux du système augmenteraient de 20, voire de 30 millions de francs par an si BLS obtenait les concessions demandées. Il faudrait acheter du matériel roulant supplémentaire, replanifier le trafic ferroviaire et certains collaborateurs devraient changer d'employeur, assure l'ex-régie fédérale.
Ces coûts devraient être couverts par les clients, la Confédération et les cantons. Les CFF estiment à 100 millions de francs leur perte de bénéfice pour mettre en oeuvre la demande de BLS. De son côté, BLS se dit convaincue "d'améliorer l'offre grâce à des lignes plus attractives et plus nombreuses", ainsi qu'une "approche novatrice".
ATS