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Ce n’est que dans une phase ultérieure que le Conseil fédéral décidera quel appareil sera acquis. Pour l’heure, les offres de quatre constructeurs – des Etats-Unis, de France et l’Allemagne – ont été présélectionnées.
Cette décision a toutefois été combattue avec succès par référendum. Le peuple est donc invité à régler cette épineuse question lors de ces prochaines votations . Ce qui n’est pas nouveau en Suisse. En 1993, l’acquisition de 34 FA-18 avait été acceptée à 57,3%. Mais en mai 2014, les Suisses avaient par contre dit non à 53,4% à l’achat de Gripen (3,126 milliards de francs), destinés à les remplacer.
Les 50’000 signatures nécessaires à l’aboutissement du référendum ont été obtenues sous la conduite du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA). L’organisation est soutenue par le Parti socialiste et les Verts. Les opposants affirment que les nouveaux avions sont trop chers, écologiquement discutables et inutiles pour la Suisse. Les capacités de police aérienne de la Suisse pourraient également être assurées par des alternatives moins coûteuses.
Pratiquement tous les autres partis politiques sont favorables au renouvellement de cette flotte. Pour eux, il s’agit d’une décision fondamentale: si aucun nouvel avion n’est acheté, on risquerait de voir la fin de l’existence d’une défense aérienne suisse indépendante d’ici 2030. Ils argumentent que l’achat et l’exploitation des nouveaux avions seraient exclusivement financés par le budget normal de l’armée. L’argent ne serait donc pas pris ailleurs. En outre, de nouveaux avions reviendraient moins cher que les services achetés à l’extérieur pour les services de défense et de police aérienne, ce qui s’est fait de manière régulière jusqu’à aujourd’hui.