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Après le boom lié au passage à l´an 2000, les importations de champagne et autres vins mousseux ont chuté cette année en Suisse. Lors des onze premiers mois de l´année, elles ont reculé d´environ 20 pour cent par rapport à 1999.
De janvier à novembre, la Suisse a importé près de 9,2 millions de litres de vins pétillants, selon les chiffres de l'Administration fédérale des douanes (AFD). L'année précédente, les mousseux avaient coulé à flot, totalisant durant la même période des importations de 11,5 millions de litres.
Mais ces chiffres sont en partie trompeurs, relève Karl Weisskopf, porte-parole de Coop, premier importateur de vins en Suisse. Ils ne reflètent pas une chute de la consommation.
M. Weisskopf souligne que les importations avaient été très fortes en 1999 en prévision du passage à l'an 2000, mais que tout n'avait pas été écoulé. Des stocks ont ainsi été vendus en début d'année. Pour le porte-parole, l'année 2000 s'est en fait révélé une année normale au niveau de la consommation.
Cette année, les importations ont représenté une valeur de 138 millions de francs, indique l'AFD. Près de 80 pour cent de cette somme correspond aux arrivages français, qui ne représentent «que» 49 pour cent des importations en termes de volume.
Mais le champagne et autres mousseux de l'Hexagone doivent désormais sérieusement rivaliser avec leurs concurrents italiens (2,2 millions de litres) ou espagnols (1,9 million). Les commerçants confirment la tendance. Les ventes de mousseux italiens ont quintuplé ces trois dernières années, relève-t-on chez Coop.
Chez Mövenpick, les ventes de champagne ont diminué de 15 pour cent par rapport aux fêtes de l'année dernière, estime le responsable du secteur des vins Ueli Eggenberger. Cette baisse est partiellement compensée par les résultats des pétillants de la péninsule, moins chers et jugés plus «in» par la clientèle, selon M. Eggenberger.
swissinfo avec les agences