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Faire boucherie, soit tuer le cochon. A la fin de l'année, en décembre. On n'assistait pas à l'opération. Juste voyait-on revenir la viande en plaque, en saucisses, en saucissons, en boutefas et divers. On se souvient de l'odeur fade de celle-ci, avant qu'une partie importante ne soit montée au galetas où se trouvait le fumoir, naturellement noir comme un four et où l'on travaillait à la lampe de poche.
Sciure, fumée, tout cela donnerait des saucissons dont l'odeur seule te donne l'eau à la bouche.
Le fumoir, on s'en douterait, n'existe plus. Des saucissons ne pendent plus aux perches toutes noires elles aussi, avec par-ci par-là des restants de ficelle, celle-ci brunie par la fumée. Des détail, quoi, comme le fait de marcher sur un sol carrelé rempli de cendres et de vieille sciure. On n'était pas toujours très prudent, en ce temps-là.
↓ (PDF) 69. Faire boucherie