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"Lorsque vous êtes dans un environnement de taux d'inflation autour de 7% (...), la conclusion est que les taux d'intérêt doivent augmenter", a déclaré Joachim Nagel à l'issue d'une réunion du G7 en Allemagne.
"Il est certain que les taux d'intérêt négatifs appartiennent au passé", a encore commenté le patron de la banque centrale allemande.
Au cours de leur réunion, les ministres des Finances et banquiers centraux des sept grandes puissances (Etats-Unis, Japon, Canada, France, Italie, Royaume-Uni, Allemagne) ont fait de la lutte contre l'inflation l'une de leur priorité, alors que la guerre contre l'Ukraine a aggravé les hausses des prix alimentaires et de l'énergie.
"Nous voyons l'inflation comme un énorme danger", a souligné le ministre allemand des Finances Christian Lindner, dont le pays préside le G7, lors de la conférence de presse finale.
Cette situation a conduit la plupart des grandes banques centrales, dont la Réserve fédérale américaine, à remonter leurs taux directeurs maintenus depuis des années à des plus bas historiques dans un contexte, aujourd'hui révolu, de stagnation des prix.
La BCE, après s'être montrée plus attentiste, prépare désormais le terrain une hausse des taux qui devrait intervenir en juillet, ce qui marquerait le début de la fin de l'argent "facile" dans la zone euro.
Une première depuis 2011
Après la fin du programme d'achat d'actifs de la BCE, la première hausse de taux d'intérêt pourrait intervenir "peut-être en juillet", a confirmé M. Nagel vendredi.
"D'autres hausses" pourraient suivre "peu de temps" après, a ajouté le patron de la Bundesbank. Ce dernier compte parmi les "faucons" prônant une politique monétaire plus stricte au sein du Conseil des gouverneurs, l'instance de décision de la BCE.
La BCE n'a plus connu de hausse de taux depuis 2011.
"La dynamique de l'inflation s'est profondément modifiée en très peu de temps, ce qui a entraîné un changement de la politique monétaire dans la plupart des pays du G7", a encore observé M. Nagel.
"La politique monétaire doit rester vigilante et prendre des mesures supplémentaires si nécessaire pour assurer la stabilité des prix à moyen terme", a-t-il plaidé alors que certains économistes mettent en garde contre le risque de fragiliser l'activité en relevant trop brutalement les taux d'intérêt.