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Avec ou sans oui à l'initiative des Verts, le groupe BKW Energie prévoit de débrancher la centrale bernoise e Mühleberg (ici en photo) en décembre 2019 (archives).
KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA BELLA(sda-ats)
Les Suisses se prononceront le 27 novembre sur la sortie du nucléaire. L'initiative des Verts est le seul objet retenu mercredi par le Conseil fédéral au menu des dernières votations fédérales de l'année.
L'initiative "Pour la sortie programmée de l'énergie nucléaire" demande de débrancher les centrales nucléaires au bout de 45 ans au plus. Elles devraient être arrêtées plus tôt si leur sécurité n'est plus assurée. Le texte mise parallèlement sur les économies d'énergie et la production d'énergies renouvelables. Il a été lancé au printemps 2011, peu après l'accident de Fukushima.
Favorable à l'abandon progressif de l'atome, le Conseil fédéral ne veut pas date-butoir. Il préfère miser sur sa stratégie énergétique 2050 qui pose les jalons d'un retrait par étapes en misant sur une réduction de la consommation d'électricité, un accroissement de la part de courant vert et une réduction des émissions de CO2.
Le Parlement recommande lui aussi de voter "non" à l'initiative des écologistes. La gauche soutient l'initiative.
Il faut remonter à novembre 2012 (et la loi sur les épizooties) pour trouver un menu de votation fédérale aussi léger. Le programme du scrutin du 27 novembre aurait pu être plus chargé si le référendum contre la réforme de l'armée et le référendum contre la surveillance des télécommunications avaient abouti. Les deux comités référendaires ont annoncé leur échec jeudi.
ATS