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Historique de notre commune
Le ruisseau des Rottières qui fait partiellement limite avec Essertines-sur-Rolle rappelle le nom ancien du village: Saint-Oyens de Rottières, qui fut aussi celui d’une famille du lieu, vassale des seigneurs de Mont-le-Vieux, dont le village dépendit jusqu’au XVIIIe siècle. Les Romains déjà semblent avoir été attirés par une source médicinale. L’histoire de Saint-Oyens de Rottières se poursuit au haut Moyen Age avec une maison forte érigée par les moines défricheurs du couvent de Saint-Oyens de Joux, aujourd’hui appelé Saint-Claude outre-Jura, d’où le village tire son nom. En fait, ce nom est une déformation de saint Eugène. C’est aussi ce qui l’a fait se jumeler avec Saint-Oyen, dans la vallée d’Aoste, et Saint-Oyen en Savoie, toutes trois localités d’environ 180 âmes. Plus tard, ce village forma un petit fief relevant de la seigneurie de Mont-le-Vieux. Les sires de Cossonay-Prangins en conservèrent la souveraineté jusqu’en 1293. Le tiers du territoire est constitué de biens communaux en forêts et en pâturages. En 1857 encore, un incendie a détruit 18 maisons à Saint-Oyens. Modeste village de moins de dix agriculteurs, Saint-Oyens reste animé par quelques entreprises artisanales et commerciales.
La plus ancienne forme connue du nom de Saint-Oyens est «Santo Eugendo» (1139), de Saint-Eugend, nom d'un couvent en pays de Joux (aujourd'hui Saint-Claude) qui, au haut Moyen Age, possédait à Saint-Oyens une maison forte, localisée à l'ouest de l'actuel village. Au XIIe siècle, Saint-Oyens est passé à la baronnie de Mont-le-Vieux comme fief inféodé à une famille Saint-Oyens de Rotières. Elle ne quittera plus la mouvance politique d'Aubonne jusqu'à la chute de l'ancien régime bernois. Quatre événements marquent la période vaudoise, un incendie (1857) détruisant pratiquement tout le village (17 maisons), la reconstruction de l'église démolie (1877-1878), la création de la nouvelle route de transit Gimel-Essertines-sur-Rolle (2e moitié du XIXe siècle), enfin une chute vertigineuse de la population (50% entre 1870 et 1970).
Les «Covas» ou les «Covaillons», c'est le surnom dévolu aux résidents de la commune, située sur le plateau au pied de la chaîne du Jura, à équidistance des villages de Gimel et d'Essertines-sur-Rolle. A une altitude moyenne de 730 mètres, son territoire s'étend sur 133 hectares, dont 92 hectares de forêts. Pour y venir, il faut le vouloir, car l'axe routier Rolle-Le Marchairuz qui déroule son tapis bitumineux à l'est, prend soin d'éviter le village. A l'entrée, le bâtiment de l'église faisant face à celui du Café du Jura, ceux-ci vous accueillerons à votre arrivée, et vous canaliserons pour déboucher sur une place, au terme de laquelle vous trouverez le bâtiment administratif construit en 1990, et qui abrite les locaux de l'administration, un logement et l'abri de protection civile de 150 places.
Saint-Oyens, qui en 1994 dénombrait 208 habitants, en compte aujourd'hui 334, dont 74 enfants et adolescents, qui représentent la richesse pour la pérennité de la communauté.
Les enfants scolarisés sont rattachés au groupement de Gimel et environs, et la classe d'école existante abrite aujourd'hui les élèves recevant un enseignement de cycle primaire.
Malgré l'exode professionnel journalier, principalement vers les villes du bassin lémanique, le tissu économique de la commune existe au travers de l'agriculture (7 domaines exploités), de PME (menuiseries, charpentes, garages, fabrique de volets) et divers indépendants représentant des activités variées. Au temps de la mondialisation, des restructurations, des regroupements et associations, des réalisations intercommunales et inter-sociétés avec la Commune d'Essertines-sur-Rolle ont vu le jour. A citer notamment, la construction de nouvelles installations modernes à mi-chemin des deux communes, propriété de la société de laiterie unifiée, l'ouverture en automne 1999 d'une déchetterie permettant d'optimaliser le ramassage, le tri et l'élimination des déchets.
A l'approche du 3e millénaire, des investissements importants seront consentis, en particulier un projet de recaptage des sources communales du «Marais», et la création d'une tranchée permettant la rétention de l'eau dans son milieu naturel, gage de qualité, et autorisant la gestion des débits. Le bouclage des réseaux d'eau potable entre Essertines-sur-Rolle et Saint-Oyens améliorant la capacité de réserve incendie, la poursuite des travaux d'épuration (mise en séparatif), la réfection des routes, la création d'un appartement au bâtiment de l'école, sans oublier la construction d'une nouvelle école avec deux classes et une salle de dégagement, ainsi que le local du feu et de la voirie et divers entretiens au locatif communal.
La vie sociale de notre village s'organise selon les sensibilités de chacun, et par l'intermédiaire des sociétés locales, tel le Choeur mixte, dont l'activité annuelle débouche sur une soirée très prisée dans la région, mêlant productions chorales et théâtrales dans un environnement convivial. La Société de tir, dont les adhérents rivalisent d'adresse tout au long de chaque saison dans des installations conçues et construites par eux, et la société de jeunesse, qui selon les affinités accueille des jeunes provenant de villages voisins.
Du côté des relations internationales, un pacte d'amitié triangulaire associant Saint-Oyen du val d'Aoste, Italie, et Saint-Oyen en Tarentaise, France, permet des échanges culturels, de tisser des liens d'amitié au travers de rencontres et d'activités diverses. Des représentants de la Commune de Montbellet en Saône-et-Loire, et plus précisément des résidants du hameau de Saint-Oyen, ont été associés à la grande réunion de l'an dernier qui s'est déroulée sur notre territoire, et qui nous le souhaitons contribuera à un élargissement des relations humaines dans un monde en forte mutation.