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L'initiative populaire de l'USS "Pour la protection de salaires équitables (Initiative sur les salaires minimums)", a formellement abouti. Elle a obtenu 112'301 signatures valables, a indiqué vendredi la Chancellerie fédérale.
L'Union syndicale suisse (USS) avait lancé son initiative en janvier 2011. Elle demande expressément à la Confédération et aux cantons d'encourager les conventions collectives de travail (CCT). Mais pour les secteurs où cela n'est pas possible, un salaire minimum de 22 francs de l'heure devra être introduit. Cela correspond à un salaire mensuel de 4000 francs pour 42 heures hebdomadaires.
Indexation et dérogations
Aujourd'hui, quelque 400'000 personnes, dont une majorité de femmes, ne reçoivent pas le minimum visé par l'initiative. Actuellement, en Suisse, seuls les salaires de 40% des personnes actives sont protégés par des salaires minimaux, avait expliqué l'économiste en chef de l'USS Daniel Lampart lors du lancement de l'initiative.
L'initiative prévoit que le salaire minimum devrait être indexé régulièrement au gré de l'évolution des salaires et des prix. Des dérogations seraient possibles "pour des rapports de travail particuliers". Les cantons devraient désigner des autorités chargées de veiller au respect de la loi.
L'initiative est soutenue par le Parti socialiste. Le comité d'initiative comprend aussi des membres des Verts, du Parti chrétien-social et d'A gauche toute.
ATS