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Mis à jour : févr. 28
Le baby-blues est souvent confondu avec la dépression post-partum. Or, s'il est un état normal, transitoire, qui touche plus de la moitié des femmes qui viennent d'accoucher. La dépression, elle, nécessite de se faire aider rapidement.
Le baby-blues
Ce trouble de l'humeur passager survient dans les premiers jours après l'accouchement, il affecte 50 à 80% des nouvelles mamans. On le caractérise par sa chronologie brève et précise. Les symptômes débutent en général 4 jours après l'accouchement, s'aggravent entre le 5e et le 7e jour, puis disparaissent vers le 12ème jour. S'ils durent plus de 2 semaines, il est important de consulter un professionnel de la santé, car 1 femme sur 5 (20%) va développer une dépression postpartum à la suite du baby-blues.
Quatre symptômes principaux caractérisent le baby-blues :
La maman présente une mélancolie anxieuse concernant la santé de son bébé ou de la sienne, des perturbations affectives avec des crises de larmes. Son humeur est très changeante, il y a des hauts et des bas, elle se sent triste, dépassée par cette nouvelle situation, paniquée, elle a peur de ne pas arriver à bien s'occuper de son bébé. Son caractère change avec des traits d'irritabilité et d'agressivité. La fatigue, des douleurs abdominales, des palpitations, des céphalées et des angoisses sont évoqués. La jeune maman ne se reconnait pas. Il lui arrive aussi d’éprouver de la honte, car elle est supposée être la plus heureuse des femmes ...
Une origine hormonale
Le grand changement hormonal qui suit l’accouchement semble être la principale source de ce trouble de l'humeur. Ceci rend la maman beaucoup plus sensible au stress de l'accouchement et à la venue du bébé. Les changement hormonaux maximaux coïncident avec le pix des symptômes entre le 4ème et 7ème jour. Ça correspond à la baisse brutale des concentrations de progestérone, œstradiol et cortisol et de l’augmentation de la concentration de la prolactine.
Comment prévenir le baby-blues ?
Il est déjà important de savoir que ça existe, et qu'il touche toutes les femmes. Les professionnels de la santé devraient en parler d'avantages et sensibiliser, informer au préalable les femmes enceintes. Comprendre que ce trouble de l’humeur passager est une conséquence physiologique normale permettra à la jeune maman de ne pas s’inquiéter et de ne pas culpabiliser à l’idée d’être une « mauvaise mère ».
La dépression postpartum
Elle affecte 10 à 20% des femmes qui viennent de donner naissance à un enfant. Elle est donc fréquente, même si on n’en parle que très peu. Survenant en moyenne dans les six à huit semaines qui suivent l’accouchement, elle dure de trois à douze mois, parfois plus.
Elle se manifeste par un état dépressif lourd et continu : absence d’énergie, fatigue, tristesse, irritabilité, sentiment d’abandon, angoisses, insomnies, difficulté voire impossibilité de s’occuper de soi et de son bébé.
Les conséquences pour la mère et l’enfant soulignent l’importance du premier diagnostic et la mise en place de programmes de prévention et de traitement. Cependant, ces dépressions sont insuffisamment identifiées, diagnostiquées et traitées. L’une des raisons, c’est que la dépression du post-partum survient à un moment où la femme ne bénéficie plus de l’entourage médical qu’elle a eu avant et juste après la naissance. Il n’y a en général plus de rendez-vous prévu avec le gynécologue, et la sage-femme ne vient plus à la maison. Par ailleurs, les femmes ont tendance à attribuer leur état à toutes sortes de causes extérieures, comme la fatigue ou l’allaitement. Elles ne font pas forcément le lien avec leur accouchement, déjà « loin » derrière elles. Et, comme elles se sentent coupables d’être tristes, elles consultent tardivement.
On pense aux Omégas 3
Les déficits nutritionnels retiennent l'attention, en particulier un déficit en acides gras oméga 3 qui sont essentiels au bon fonctionnement de notre système nerveux central. Des chercheurs ont démontré que la grossesse crée un déficit en oméga 3 chez la mère, car le fœtus mobilise les réserves maternelles pour la constitution de son système nerveux. Les réserves d’oméga 3 de la mère sont réduites de moitié pendant la grossesse, et la reconstitution de ces réserves est lente. Un taux bas d’oméga 3 chez la mère accroît le risque de dépression maternelle post-partum. C’est pourquoi les femmes enceintes qui ont le risque de développer une dépression post-partum devraient bénéficier d’un traitement prophylactique d’oméga 3 pour réduire ce risque. Une concentration élevée d’oméga 3 réduit en effet de 82% le risque de dépression post-partum !
Je suis à votre disposition pour vous conseiller la prise d'Oméga 3 adaptée à la grossesse et nous pouvons mettre en place ensemble des stratégies préventives contre le baby-blues et la dépression post-partum.
Le yoga post-natal
Il est très intéressant dans la prise en charge du post-partum, pour le bien-être de la femme. La maman prend un moment pour elle, elle sent qu'elle s'occupe d'elle, de son corps et c'est un énorme bienfait positif sur le moral. Elle peut venir aux cours sans son bébé, ou avec et elle est là si bébé a un besoin (câlin ou allaitement).
Cette prise en charge que je propose est ouvert à toutes, sans jugement et c'est un moment de détente pour la maman.
Source : https://m.pharmacie-principale.ch/themes-sante/depression/baby-blues-le-mal-de-mere