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En Suisse, 87'381 enfants sont nés l'an dernier, soit 500 de moins qu'en 2016. Le taux de mortalité infantile a légèrement baissé. Il diminue régulièrement depuis des années, comme le montrent les statistiques fédérales.
L'an dernier, pour 1000 naissances, il y avait 4,1 enfants mort-nés et 3,5 enfants sont morts au cours de la première année de vie. L'année précédente, les chiffres étaient respectivement de 4,2 et 3,6, selon les derniers chiffres de l'Office fédéral de la statistique (OFS) publiés lundi.
La santé des nouveaux-nés est également restée stable du point de vue des statistiques. Le poids moyen d'un nourrisson en 2017 était de 3,295 kilo, soit quelques grammes de plus que les trois années précédentes. La proportion de naissances prématurées est restée comparable à celle des années précédentes, soit 7 %.
Inégalités
Les taux de mortalité sont nettement plus élevés chez les enfants de mères issues de l'immigration, en particulier en provenance d'Afrique. En moyenne, les bébés de mères ouest-africaines ont le moins de chances de survie en Suisse. Leur taux de mortalité était de 1,34 % en 2017 alors que la moyenne nationale est de 0,39 %.
Cette différence du taux de mortalité est observée depuis des décennies. Les raisons qui peuvent expliquer cette inégalité sont, par exemple, un niveau d'éducation plus bas et les problèmes de communication qui y sont associés, des conditions de travail plus difficiles et des conditions de vie et sociales précaires, selon une étude présentée par le Conseil fédéral en 2015.