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Article paru dans le calendrier 2008 édité lors de l’Année anabaptiste 2007
Auteur : Bernhard Ott
La première confession de foi de l’anabaptisme primitif, les articles de Schleitheim de 1527, affirme au premier paragraphe concernant le baptême : Le baptême doit être donné à tous ceux qui sont enseignés concernant la repentance et le changement de vie, et qui croient en vérité que leurs péchés ont été ôtés par le Christ ; à tous ceux qui veulent marcher dans la résurrection de Jésus-Christ et désirent être ensevelis avec Lui dans la mort pour qu’ils puissent ressusciter avec Lui, et à tous ceux qui le désirent et nous le réclament eux-mêmes dans ce sens. … Il s’agit ici manifestement du baptême de croyants, qui confessent leur foi et qui, par un acte volontaire, demandent le baptême. Ainsi, les caractéristiques d’une compréhension anabaptiste du baptême deviennent évidentes : Un enseignement des questions élémentaires de la foi chrétienne précède le baptême.
La repentance dans le sens d’un changement de vie et l’assurance du pardon des péchés précèdent également le baptême. Par l’acte de l’immersion, la mort et la résurrection avec le Christ sont exprimées symboliquement. Par cet acte, les néophytes confessent qu’ils laissent leur ancienne vie derrière eux et qu’ils vivront dorénavant une nouvelle vie dans la suivance du Christ (« dans la résurrection ») Le baptême sera administré à ceux qui le souhaitent dans ce sens, et de plein gré. Une telle compréhension du baptême – telle que la conviction des communautés anabaptistes – correspond à l’enseignement et à la pratique du Nouveau Testament. Au cours des siècles, des développements défaillants se sont toujours à nouveau glissés dans la pratique du baptême anabaptiste. La pression du groupe et l’aptitude personnelle ne sont que deux des dangers possibles. Une pratique baptismale qui tente à rester très proche du Nouveau Testament, n’est pas invulnérable. Précisément à cause de ces développements défaillants, la pratique anabaptiste du baptême a souvent été accusée de mépriser la grâce prévenante de Dieu et d’accorder trop de poids à la décision et à la pratique humaine. En théologie anabaptiste, il y a pourtant aucun doute : l’amour de Dieu et sa grâce prévenante précède la foi et la volonté humaines. Cela doit être dit à l’homme dès son premier jour de vie. Cette conviction élémentaire est exprimée au sein des communautés anabaptistes par la pratique de la bénédiction des nouveaux-nés. Dans les assemblées du mouvement anabaptiste, on accentue que la foi personnelle et la décision de suivre le Christ ne remettent pas en cause la grâce prévenante de Dieu qui précède tout acte humain. Au travers du baptême du croyant, s’exprime aussi bien l’action salutaire de Dieu que la réponse personnelle du croyant.
Trad. : Annie Scheidegger