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Mauvais point pour les télévisions: elles n'ont pas suffisamment présenté les candidates aux élections fédérales de 1999. La radio, elle, a été plus égalitaire. Ce sont les principales conclusions d'une étude réalisée par SRG SSR idée suisse et la Commission fédérale pour les questions féminines.Ce contenu a été publié le 06 février 2001 - 18:08
Auteure de cette analyse, Bettina Nyffeler est partie d'une constatation: 35% des candidatures aux élections fédérales de 1999 étaient féminines. Or, durant la campagne électorale, ces politiciennes n'ont pas bénéficié d'un temps de parole équivalent. Du moins à la télévision.
Ainsi, les télévisions n'ont accordé aux femmes, en moyenne, que 18% du temps d'antenne consacré à la campagne électorale. Un pourcentage même réduit à huit sur la chaîne alémanique TV3. La plus progressiste, la Télévision suisse romande, a accordé 29% de son temps aux femmes.
Mais Bettina Nyffeler n'a pas noté uniquement des différences entre les régions linguistiques. L'appartenance politique joue également un rôle.
Ainsi, les femmes socialistes ont bénéficié du temps d'antenne le plus long (32%) suivies des démocrates-chrétiennes (21%), des radicales (14%). Finalement, les candidates UDC n'ont pratiquement pas été présentées à la TV: elles ont bénéficié d'un pour cent du temps de parole réservé à leur parti.
L'autre versant de l'étude concerne les radios. Celles-ci font figure de bonnes élèves en matière d'égalité des sexes! Les candidates y ont bénéficié d'une représentation adéquate, quelle que soit leur appartenance politique.
Toutes régions linguistiques confondues, les radios leur ont ménagé le 31% du temps consacré aux élections. Là encore, la Suisse romande a accordé plus de chances aux femmes. A la RSR, ce chiffre est en effet de 37%.
Comment expliquer ces différences entre médias, mais aussi entre régions linguistiques? Directeur général de SSR SRG idée suisse, Armin Walpen rappelle que deux femmes sont à la tête de la Radio romande, et de la division information de la Radio alémanique.
Si Armin Walpen estime que cette étude entraînera des discussions dans les différents organes de SRG SSR idée suisse, il s'oppose en revanche à l'introduction de quotas. Il préfère la conviction à l'obligation.
Chiara Simoneschi-Cortesi semble souhaiter une politique plus interventionniste. La présidente de la Commission fédérale pour les questions féminines estime en effet que les médias doivent définir des règles internes, assurant une présentation équitable des politiciennes. Et promouvoir l'égalité, même en dehors des périodes électorales.
Car un fait est indéniable: seul un quart des parlementaires sont des femmes. Les candidates n'ont donc pas les mêmes chances de réussite que leurs homologues masculins.
Caroline Zuercher
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