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Symptômes
Les symptômes du stress post-traumatique
Le diagnostic de stress post-traumatique ne peut être posé qu’un à trois mois après l’exposition à un ou des événement(s) traumatique(s). Lorsque l’exposition est plus récente (3 jours à 1 mois), un diagnostic de stress aigu est considéré.
Catégories
1. Reviviscence
2. L’évitement
3. Les altérations négatives
4. Troubles neurovégétatifs
A. Exposition à la mort, à des blessures graves, ou à la violence sexuelle, effectives ou potentielles
- Vivre directement l’événement traumatique.
- Être témoin, en personne, de l’événement vécu par d’autres.
- Apprendre que l’événement traumatique a été vécu par un membre de la famille proche ou un ami proche. Note : En cas de décès ou de danger de décès d’un membre de la famille ou d’un ami, l’événement doit avoir été violent ou accidentel
- Vivre une exposition répétée ou extrême aux détails pénibles de l’événement traumatique (par exemple, les premiers intervenants ou les policiers). Note : Le critère A4 ne s’applique pas à l’exposition par le biais des médias électroniques, de la télévision, de films ou de photos, à moins que cette exposition soit liée au travail.
B. Présence d'un (ou plusieurs) des symptômes intrusifs suivants associés à l'événement traumatique
- Souvenirs pénibles récurrents, involontaires, et envahissants de l’événement traumatique. Note : Chez les enfants âgés de plus de 6 ans, il peut s’agir d’un jeu répétitif dans lequel des thèmes ou des aspects de l’événement traumatique sont exprimés.
- Rêves répétitifs pénibles dans lesquels le contenu et/ou l’affect sont liés à l’événement traumatique. Note : Chez les enfants, il peut s’agir de rêves effrayants sans contenu reconnaissable.
- Réactions dissociatives (flash-backs, par exemple) dans lesquelles l’individu se sent ou agit comme si l’événement traumatique se reproduisait. (De telles réactions peuvent survenir sur un continuum, l’expression la plus extrême étant une perte totale de conscience de l’environnement actuel.) Note : Chez les enfants, des reconstitutions du traumatisme peuvent se produire dans le jeu.
- Détresse psychologique intense ou prolongée à l’exposition à des indices internes ou externes évoquant ou ressemblant à un aspect de l’événement traumatique.
- Réactions physiologiques marquées à des indices internes ou externes évoquant ou ressemblant à un aspect de l’événement traumatique.
C. Évitement persistant des stimuli associés à l'événement traumatique
- Évitement ou efforts pour éviter les souvenirs, les pensées ou les sentiments pénibles à propos de, ou étroitement associés à, l’événement traumatique.
- Évitement ou efforts pour éviter les rappels externes (personnes, lieux, conversations, activités, objets, situations) qui éveillent des souvenirs, des pensées ou des sentiments pénibles à propos de, ou étroitement associés à, l’événement traumatique.
D. Altérations négatives des cognitions et de l'humeur associées à l'événement traumatique
- Incapacité de se rappeler un aspect important de l’événement traumatique (typiquement en raison d’une amnésie dissociative et non d’autres facteurs tels que blessure à la tête, alcool ou drogues).
- Croyances ou attentes négatives persistantes ou exagérées à propos de soi-même, des autres, ou du monde (par exemple, « Je suis mauvais », « On ne peut faire confiance à personne », « Le monde est complètement dangereux », « Mon système nerveux entier est définitivement ruiné »).
- Cognitions persistantes et déformées concernant la cause ou les conséquences de l’événement traumatique qui amènent l’individu à se blâmer ou à blâmer autrui.
- État émotionnel négatif persistant (par exemple, peur, horreur, colère, culpabilité ou honte).
- Diminution marquée de l’intérêt ou de la participation à des activités significatives.
- Sentiment de détachement ou d’éloignement des autres.
- Incapacité persistante de ressentir des émotions positives (par exemple, incapacité à éprouver du bonheur, de la satisfaction ou des sentiments affectueux).
E. Altérations marquées dans l'activation et la réactivité associées à l'événement traumatique
- Comportement irritable et crises de colère (avec peu ou pas de provocation) généralement sous forme d’agression verbale ou physique envers des personnes ou des objets.
- Comportement imprudent ou autodestructeur.
- Hypervigilance.
- Réaction de sursaut exagérée.
- Problèmes de concentration.
- Troubles du sommeil (par exemple, difficultés à s’endormir ou à rester endormi ou sommeil agité).
F. Durée de perturbation
- La durée de la perturbation (critères B, C, D, et E) est de plus d’un mois.
G. La perturbation entraîne une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement
- La perturbation entraîne une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement dans les domaines sociaux, professionnels, ou autres domaines importants.
H. La perturbation n’est pas imputable aux effets physiologiques d’une substance
- La perturbation n’est pas imputable aux effets physiologiques d’une substance (par exemple, médicaments, alcool) ou d’une autre condition médicale.
Facteurs aggravants
1
Un manque de soutien ou des comportements négatifs de l’entourage (critiques, blâme, manque de compréhension et d’empathie, ou des comportements hostiles, contrôlants, intrusifs ou stressants) aggravent les symptômes. Les victimes ressentent douloureusement le jugement des autres à leur endroit. Un soutien de l’entourage est très important.
2
Les poursuites judiciaires sont souvent très douloureuses: comparaître devant un juge, répondre aux questions des avocats, accumuler des preuves de ses séquelles, se soumettre à des examens médicaux etc…
3
Les enquêtes policières pendant lesquelles la victime doit répondre à des questions très intrusives, indiscrètes et confrontantes.
4
La façon dont la société juge le traumatisme.
5
La reconnaissance du traumatisme : surtout au niveau professionnel…
6
Les pensées reliées au traumatisme faites par la victime elle-même.
La réaction post-traumatique ne se limite pas seulement aux symptômes du TSPT !
%
des victimes souffrent d’un autre trouble psychologique et/ou physique :
Maladies telles que: maux de dos, diabète, cancers etc.
Manque important de
désir sexuel
Risque
suicidaire*
*près de 5 à 7 fois supérieur à celui d’une personne de la population en général
Abus et dépendance
de substances
Difficultés relationnelles
Troubles alimentaires
Dépression
Anxiété
Ouvrages de référence
« Le bout du tunnel » et « J’ai failli y laisser mon âme » Dr Daniel Dufour, Ed de l’Homme
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