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Le dressage, discipline olympique des sports équestres, est souvent considéré comme la base de formation ou mère des autres disciplines. En effet, aucune autre d’entre elles n'est envisageable sans un dressage préalable et ciblé du cheval.
Cette discipline est un art, car la recherche esthétique du mouvement y prend une place prépondérante. Des principes tels que légèreté, décontraction, impulsion et complicité sont indispensables à l'atteinte de ’’la belle équitation’’, l’élevant ainsi au rang d’art. Les figures exécutées en dressage s’inspirent des mouvements naturels et gracieux du cheval.
Le dressage, en compétition, sert à évaluer la qualité de la communication entre le cavalier et son cheval.Le couple évolue sur un terrain rectangulaire de 20m sur 40m ou 60m et exécute une série de figures imposées dans un ordre prédéfini ou sujet à composition chorégraphique libre avec de la musique. Le programme libre s'appelle Kür ou reprise libre en musique (RLM).
Le cavalier emploie un langage corporel aussi discret que possible afin de communiquer avec sa monture. Paradoxalement, aux yeux d'un public non averti, une bonne exécution de programme donne l'impression que la discipline est facile. Mais une telle reprise n'est que le fruit d'années de travail patient et régulier. Le jury, composé de deux à cinq juges, évalue l'aisance et la fluidité des mouvements exécutés par le couple. Chaque figure est notée sur une échelle de zéro (figure non exécutée) à dix (exécution parfaite). Le jury attribue également des notes d'ensemble en jugeant certain paramètres techniques de l'épreuve, tels que précision dans l'exécution des figures, soumission et qualité des allures du cheval, impulsion, position du cavalier, etc...
Une note artistique est attribuée lors de la reprise libre en musique ; elle tient compte en particulier de l’harmonie de la reprise, de sa chorégraphie et de la musique.
Le saut d’obstacles allie l’esthétique du cheval, la puissance du saut, la technicité des parcours et l’élégance des cavaliers.
En saut d'obstacles, le cheval et son cavalier doivent se trouver en harmonie parfaite. La paire devra maîtriser de nombreux paramètres tels que l’impulsion, la vitesse, la trajectoire, le nombre et la longueur des foulées pour se garantir des sauts sans faute.
Le saut d'obstacles, de par ses spécificités, exige une technique équestre particulière. Afin que le cheval ait le dos plus libre et plus actif, le cavalier se tient très souvent en équilibre sur ses étriers Les étriers sont réglés plutôt courts pour mieux suivre le cheval lorsqu'il saute. Le cavalier peut ainsi prendre appui dessus et déplier son corps et ses bras quand le cheval s'étire pendant le planer du saut. Le cheval a besoin de toute sa capacité athlétique pour enchaîner les obstacles. Aussi le cavalier se doit de communiquer avec lui par des moyens les plus légers et les plus discrets possibles, en évitant autant que faire se peut de perturber sa motricité et son équilibre.
L'obstacle est l'élément clé de cette discipline. Il se présente sous de nombreuses formes et couleurs. Un obstacle est classiquement constitué de barres, de chandelles et de chandeliers pour supporter les barres, de soubassements.
En concours, des fanions (rouge à droite, blanc à gauche) et un numéro d'ordre sont ajoutés, l'apparence est soignée avec des chandeliers décoratifs et des soubassements variés. Les obstacles peuvent être de types variés : verticaux, oxers, obstacles de volée, rivières, doubles, triples, obstacles de terre. Les parcours de chasse et de derby comportent quelques obstacles naturels. Outre ses caractéristiques propres, l'agencement d'un obstacle dans un parcours peut être déterminant sur son niveau de difficulté. Un parcours est composé d’obstacles variés, simples ou combinés, disposés sur le terrain dans un ordre déterminé par les chefs de pistes. Il est composé d'obstacles variés, simples ou combinés, disposés sur le terrain dans un ordre déterminé par les chefs de pistes. Tous les obstacles inclus dans le parcours doivent être franchis avec le moins de fautes possible.
L’épreuve six barres est destinée à démontrer l’adresse et le potentiel de saut du cheval. Le parcours se compose de six obstacles droit de construction identique (stationata) et placés en ligne
droite, chacun portant son numéro, à une distance de 10 à 12 mètres les uns des autres. Cette épreuve est jugée selon le barème A sans chrono, sans vitesse minimale. Les concurrents à égalité de
points au premier rang disputent jusqu’à quatre barrages au maximum. Si, après le 4ème barrage, plusieurs concurrents sont à égalité de points, ils seront classés ex-æquo au premier rang. Le jury
a le droit d’arrêter l’épreuve après le 3ème barrage. Tous les barrages se courent uniquement sur les obstacles no 3, 4, 5 et 6. Ces obstacles, bien que placés à moins de 12 mètres les uns des
autres, n’entrent pas dans la catégorie des obstacles combinés. Ceci signifie que lors d’un refus ou d’une dérobade, la règle de recommencement de tous les sauts ne s’applique pas à cette
épreuve. Ainsi, le concurrent reprendra la ligne à l’obstacle auquel la désobéissance s’est produite.
Le concours complet d’équitation est une discipline très variée. Les chevaux ne doivent pas seulement avoir dans le terrain - le cœur du concours complet – de l’endurance, de la puissance de galop et du courage pour sauter les obstacles fixes les plus exigeants. Ils doivent également être rapides, souples et avoir des capacités de saut pour affronter la forêt de barres du parcours d’obstacles. Enfin, ils doivent aussi prouver de la tranquillité, de la sérénité et de la souplesse pour réaliser, à la perfection, les devoirs de la reprise de dressage.
Le concours comporte trois épreuves effectuées par le même couple cavalier/cheval.
Cette épreuve mêle l’art et la soumission. En tenue d’apparat le cavalier doit dessiner des figures imposées sur le rectangle de 60 x 20 mètres et il est noté par deux à trois juges comme au patinage artistique. Le Jury évalue depuis trois positions (C, E et B), les 20 figures à effectuer. Ces figures se distinguent par leur complexité. Une note est attribuée (max. 10 points) pour chaque figure basée sur une évaluation de l'obéissance et la soumission du cheval, la précision des figures et l'élégance de la paire.
Le résultat de la reprise de dressage en pour-cent (moyenne de tous les juges) est converti en points de pénalisation en déduisant de 100 ce résultat en pour-cent et en multipliant ensuite le résultat par le facteur 1,5. Le total correspond au nombre de points de pénalité de la reprise de dressage.
Exemple:
Points maximaux d’une reprise: 250 (100%)
Total des points du 1er juge: 171 (68.40%)
Total des points du 2ème juge: 181 (72.40%)
Total des points du 3ème juge: 161 (64.40%)
Moyenne de tous les juges: 171 (68.40%)
Valeur de départ: 100
Résultat de dressage en pour cent: 68.40%
Résultat: 31.60%
Multiplié par le facteur 1.5: 47.50
(total points pénalité dressage)
Le cross se court sur un parcours varié de plusieurs kilomètres émaillés de nombreux obstacles fixes (constructions de troncs, franchissement de l’eau, fossés ou buttes). Certains obstacles peuvent présenter des options plus faciles, mais pénalisantes par le temps (plus de chemin à parcourir). Le tracé serpente dans les sous-bois et les prairies, utilisant les mouvements naturels du terrain. Réactions du cheval et endurance sont testées
Notation des fautes:
1er refus, dérobade, volte: 20 points
2ème refus, dérobade, volte au même obstacle: 40 points
3ème refus, dérobade, volte au même obstacle: Elimination
Quatre incidents dans l’ensemble du parcours: Elimination
Chute (du cavalier et/ou du cheval): Elimination
Dépassement du temps accordé: 0,4 point par seconde entamée
Il s’agit d’un parcours d’obstacles. Ce parcours ne présente pas de difficultés majeures, mais jusqu’à la dernière barre le suspense reste entier ! Précision et détermination jusqu'au bout.
Notation des fautes:
Obstacle renversé: 4 points
1er refus, dérobade, volte: 4 points
2ème refus, dérobade, volte: 8 points
3ème refus, dérobade, volte: Elimination
1ère chute du cavalier ou du cheval et du cavalier: Elimination Dépassement du temps accordé: 1 point par seconde entamée
Le classement final
Il se fait selon les points de pénalisation des trois épreuves. En cas d’égalité de points, le parcours dans le terrain est déterminant. Les cavaliers de complet investissent énormément de temps dans l’entraînement de leurs chevaux et les respectent profondément. La surveillance permanente des vétérinaires assure le respect des chevaux, comme dans aucune autre discipline équestre.
L’attelage est une discipline qui requiert courage, endurance, haute technicité, sentiment et finesse.
Le meneur (qui est parfois une femme) n’a que trois moyens de communiquer avec ses chevaux : les guides qui le relient aux chevaux, le fouet, peu utilisé et la voix, indispensable. La compétition se pratique à un, deux ou quatre chevaux. Les meneurs et les chevaux doivent effectués trois épreuves : le dressage suivi par le parcours d’obstacles (maniabilité) et pour terminer l’épreuve de terrain appelé aussi marathon.
Première épreuve, le dressage
Une reprise est effectuée sur une carrière de 40 x 100 mètres ou 40 x 80 mètres au minimum. Le Jury évalue depuis trois positions (C, E et B), les figures à effectuer au nombre de 15 à 20 suivant les catégories. Ces figures se distinguent par leur complexité. Une note est attribuée (max. 10 points) pour chaque figure. Sont jugés la liberté et la régularité des allures, l’harmonie et la légèreté du mouvement, la perméabilité aux aides, l’impulsion et la position correcte des chevaux dans le mouvement. Le meneur est jugé sur son style, sa précision et sa maîtrise générale de l’attelage. Dans l’épreuve de dressage, les chevaux sont jugés comme un ensemble, et non pas pris individuellement. Le total correspond au nombre de points de pénalité de la reprise de dressage.
Cette épreuve s'effectue sur des circuits jalonnées par 16 à 20 portes balisées par des balles posées sur des cônes, dont un côté est vertical et l'autre en biais. Les pistes peuvent être
aménagées dans une carrière d'équitation mais la dureté du sol est indispensable. Les pénalités sont infligées lors de dépassement de temps ou pour chaque balle tombée.
Le but du parcours d’obstacles est de tester l’aptitude, l’obéissance et la souplesse des chevaux et poneys, l’adresse et la compétence du concurrent.
Notation des fautes:
1ère désobéissance ou mise à pied à terre: 20 points
2ème désobéissance ou mise à pied à terre: 40 points 3ème désobéissance ou mise à pied à terre: Elimination
Aide de complaisance par un aide: 20 points
Renversement du véhicule: Elimination
Dépassement du temps accordé: 0,5 point par seconde entamée.
Il s’agit d’une épreuve chronométrée, elle se déroule sur des sections différentes, chacune permettant de juger le meneur sur un parcours en terrain varié, la vitesse, la maniabilité et les
capacités physiques des chevaux. Certaines sections sont de la route, avec allure libre ou imposée (pas ou trot), tandis que d'autres abritent des obstacles naturels ou artificiels : dévers, gué,
chicanes, rampes, … Les obstacles au nombre de 5 à 8 sont chronométrés individuellement.
Notation des fautes:
Passer les portes, le départ ou l’arrivée d’une phase avec occupation incomplète, à chaque événement: 10 points
Chute d’un élément tombant: 2 points
Traits, chaînettes ou porte-limonières manquants ou déchirés: 10 points
Renversement du véhicule dans l’obstacle: 60 points (y compris les pénalisations qui peuvent être imposées pour mise pied à terre)
Franchir des passages obligatoires et des obstacles dans le mauvais ordre: Elimination
Cheval n’étant plus apte à la compétition (boiteux, blessé, épuisé, etc.) à l’arrivée de la phase D: Elimination
Aide de complaisance: Elimination
Dépassement du temps accordé dans toutes les phases: 0.2 points par seconde entamée
Le classement final
Il se fait par l’addition des points de pénalisation des différentes épreuves. Le vainqueur est le concurrent ayant le total le plus bas. Si plusieurs concurrents ont le même total, le résultat de l’épreuve de terrain est déterminant. S’il y a toujours égalité, l'épreuve de dressage est déterminante. Les meneurs investissent énormément de temps dans l’entraînement de leurs chevaux et les respectent profondément. La surveillance permanente des vétérinaires assure le respect des chevaux, comme dans aucune autre discipline équestre.
La voltige, traditionnellement pratiquée dans les cirques, fait plus appel à des aptitudes gymniques qu’à des performances spectaculaires. Cette discipline équestre consiste à exécuter des figures sur le dos d’un cheval au galop non sellé, muni d’un surfaix à poignées. Il convient d’avoir un cheval calme, peu chatouilleux, habitué à tourner à la longe avec un galop cadencé sachant s’arrêter sans passer au trot et partir au galop de pied ferme. La voltige mérite d’être considérée comme une discipline équestre à part entière.
Faite à la fois d’élan, de souplesse et de beaucoup de complicité avec le cheval, la voltige est un sport très amusant qui offre aux jeunes les moyens de devenir des cavaliers aguerris et d’acquérir un maximum de qualités équestres.
La compétition comporte des épreuves individuelles et de groupes. Les groupes peuvent être composés de voltigeurs d’âge et de sexe différents.
Les épreuves de groupes sont réparties en catégories différentes, à commencer par la catégorie « Newcomer » N suivie des catégories de performance D, C, Juniors B pour terminer par la catégorie A regroupant l’élite.
Les voltigeurs individuels commencent par deux catégories de performance. Le programme demandé n’est pas différent de celui de la catégorie A des groupes.
Pour les pas de deux, les paires peuvent être aussi bien féminines.