Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07160.jsonl.gz/873

4. Aspects éthiques: les prix des médicaments prêtent à la discussion
Peut-on mettre en balance le prix d’un médicament et la santé d’un patient ? Les nouveaux médicaments, plus efficaces et mieux tolérés – qui sont souvent plus chers – ne doivent-ils être accessibles qu’aux patients bénéficiant d’une meilleure situation financière ? Doit-on refuser un médicament extrêmement cher à une personne âgée ?
Les prix des médicaments suscitent de plus en plus de discussions dans le cadre du débat sur les coûts du système de santé. Les organisations de consommateurs et les caisses d’assurance-maladie considèrent les prix de nombreux médicaments comme excessivement élevés en Suisse par rapport à l’étranger et exigent une baisse des prix. S’agissant des nouveaux médicaments, les prix pratiqués en Suisse ne sont toutefois pas supérieurs en règle générale à ceux pratiqués dans des pays européens comparables ; ils sont souvent plus faibles qu’en Allemagne ou en Grande-Bretagne et le plus souvent nettement plus élevés qu’aux Etats-Unis. Il importe en outre de considérer que, pour les médicaments remboursés par les caisses, les prix ne se forment pas sur le marché libre, mais sont régulés par l’Etat.
En particulier, les nouveaux médicaments – plus efficaces et généralement mieux tolérés -, aboutissent à ce que les dépenses engagées pour les médicaments augmentent chaque année. Dans le même temps, ces nouveaux médicaments et ces nouveaux traitements améliorent la qualité de vie des patientes et des patients, et augmentent leurs chances de guérison et de survie. Ainsi, au début du 20e siècle, rares étaient les malades qui parvenaient à vaincre un cancer. Aujourd’hui, six cancéreux sur dix sont encore en vie cinq ans après la pose du premier diagnostic.