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La Geneva Bible est la «Sola Scriptura» du Mayflower et des premiers pas de la colonie des Pères Pèlerins. Elle symbolise le lien entre Calvin, qui a participé à sa traduction et les futurs Etats-Unis. 150 ans plus tard, le protestant Genevois Albert Gallatin y fut un ministre des finances et un entrepreneur de premier plan.
La Geneva Bible (26)
Cette Bible doit son nom à sa traduction entreprise à Genève par des réfugiés anglais fuyant le règne trop catholique de Marie Tudor. Dès 1560 et pendant plus de 50 ans, elle a été considérée comme la Bible anglophone de référence avant la King James qui la remplaça. Le Roi Jacques 1er n’appréciait pas ses commentaires trop critiques à l’égard des monarques. Très marquée par la Réforme genevoise, la Geneva Bible correspondait bien à la mentalité des Pères Pèlerins qui l’emportèrent en Amérique.
Geneva Bible, 1562, Musée historique de la Réformation, Genève,
dépôt au Musée international de la Réforme.
Gallatin (27)
Le protestant genevois Albert Gallatin (1761-1849) est une figure historique marquante des Etats-Unis. Après y avoir émigré en 1780, il fonde la ville de New Geneva, est nommé à la chambre des représentants puis devient le secrétaire aux Finances du président Thomas Jefferson de 1801 à 1813. A ce titre, il adresse en français au Congrès américain le 9 décembre 1806 un relevé des ressources douanières perçues durant l’année par les Etats-Unis, et qui s’élèvent à 13’083’823 piastres. Un record!
Prêt du Musée des Suisses dans le Monde, Domaine de Penthes, original.