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Valais Crans-Montana: la station menacée par un procès
Le milliardaire Radovan Vitek, qui possède 87% des remontées mécaniques de la station, est en procès en République tchèque. Il pourrait perdre la moitié de sa fortune.
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Crans-Montana suit de près un procès à Brno, en République tchèque. En effet, le milliardaire Radovan Vitek, qui possède 87% des remontées mécaniques ainsi que plusieurs restaurants, parkings et magasins de sport dans la station, affronte deux anciens associés devant la justice. Ceux-ci lui réclament 1,4 milliard de francs, la moitié de sa fortune.
Selon Le Nouvelliste, qui rappelle l'affaire mardi, les deux hommes, dont Jiri Divis, ancien basketteur de Fribourg Olympic, affirment avoir été écartés injustement de l'actionnariat du groupe CPI, la société du milliardaire tchèque, alors qu'ils avaient injecté 409 millions de francs entre 2008 et 2016, permettant alors au groupe de doubler sa valeur. Ils accusent Radovan Vitek de s'être comporté en actionnaire unique et lui réclament la moitié de CPI.
Risque pour Crans-Montana
Ce litige, qui a éclaté il y a deux ans, pourrait causer des problèmes financiers au groupe CPI, un groupe qui a déjà connu des soucis de liquidités ces dernières années au point que l'agence Moody's lui a donné la note la plus basse dans la catégorie des investissements. Conséquence pour Crans-Montana: le développement de CPI, qui espère y bâtir 250 lits pour 200 millions de francs, sur le Haut-plateau pourrait en pâtir.
On se rappelle que la station a connu une grave crise début avril suite à un conflit financier entre la commune et les remontées mécaniques de Crans-Montana Aminona.
Radovan Vitek réclamait une participation de 800'000 francs aux communes pour soutenir les activités non rentables du domaine. Les installations avaient été provisoirement fermées durant un bras-de-fer de 3 jours avant d'être rouvertes suite à une médiation par le conseiller d'Etat Christophe Darbellay.
Créé: 24.04.2018, 09h55