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Israël se dirige vers une dépénalisation de la consommation de cannabis. L’adoption d’une nouvelle politique privilégiant les amendes et l’éducation est envisagée, a indiqué jeudi le ministre de la Sécurité publique.
Gilad Erdan a annoncé lors d’une conférence de presse qu’il avait adopté les conclusions d’une commission créée sur le sujet. Celle-ci recommandait les traitements et la prévention dans le domaine de la consommation des drogues douces.
« Cela signifie que nous nous dirigerions vers des amendes (…) et que des poursuites pénales ne seraient utilisées qu’en dernier ressort », a-t-il déclaré. La commission a ainsi recommandé de ne pas inscrire ce type d’infraction dans les antécédents judiciaires du consommateur.
Une amende de 1000 shekels (environ 264 francs) serait imposée à quiconque est identifié une première fois par la police en train d’utiliser du cannabis. L’amende serait doublée en cas de récidive.
Trois infractions tolérées
Ce n’est qu’au bout de la quatrième récidive identifiée par la police que le consommateur verrait l’infraction inscrite dans ses antécédents judiciaires, à la condition qu’il se soit drogué en public.
La proposition doit être approuvée par le cabinet du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Selon les médias, la ministre de la Justice Ayelet Shaked a déjà indiqué qu’elle soutenait la dépénalisation de la consommation de drogues douces.
Un nombre croissant d’Etats américains et de pays européens ont déjà légalisé ou décriminalisé le cannabis. Dernière en date, la Californie a légalisé l’usage récréatif du cannabis en votation en novembre dernier.