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Berne - Avec 303 cas de VIH diagnostiqués au premier semestre 2010, le nombre de nouveaux cas est sensiblement égal à celui enregistré à la même période l'an dernier. Ainsi, en 2010, la tendance à la baisse ne se réalise pas, constate l'Office fédéral de la santé publique.
L'extrapolation laisse supposer que le nombre de déclarations sera quasiment le même qu'en 2009, soit environ 650 cas de VIH. Si le nombre de cas se stabilise chez les hétérosexuels, l'OFSP craint une nouvelle recrudescence chez les homosexuels.
Depuis le milieu de l'année 2008, les déclarations de VIH diagnostiqué chez les homosexuels avaient nettement baissé, après une hausse constante depuis 2003. Les projections laissent craindre que cette baisse ne constitue pas un changement de tendance, mais seulement une diminution provisoire.
Il est toutefois encore trop tôt pour évaluer définitivement la situation, écrit l'OFSP.
La répartition géographique n'a pas changé: les déclarations de diagnostic de VIH sont supérieures à la moyenne dans le canton de Zurich pour les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes. Dans le canton de Genève, elles sont, pour ce groupe, plutôt inférieures à la moyenne.
Le schéma est inversé pour les migrants issus des pays subsahariens: dans ce cas, les cantons de Genève et de Vaud, ainsi que la Suisse romande en général, sont largement plus touchés que les cantons alémaniques.
ATS