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Cancer du sein
Résumé sur le cancer du sein
Le cancer du sein est une néoplasie touchant les cellules mammaires, lesquelles commencent à proliférer de manière incontrôlée. Il existe différents types de cancer du sein : carcinome canalaire, carcinome lobulaire, carcinome inflammatoire, sarcome mammaire et autres tumeurs rares.
À l’échelle mondiale, le cancer du sein occupe la deuxième place en termes de fréquence. Aux Etats-Unis, une femme sur 8 a été, est ou sera concernée par un cancer du sein dans sa vie. Dans le monde, le taux de survie à 5 ans est de 61 % (attention ces chiffres peuvent évoluer rapidement), aux Etats-Unis le taux de survie à 5 ans est de 89% (source: Webmd, année 2012). Selon des chercheurs américains qui s’exprimaient en juin 2014 dans un article sur la mammographie 3D, une nouvelle méthode de dépistage permettant de diminuer les mauvais diagnostics (positifs comme négatifs), le taux de survie à cinq ans est de 97%, si le cancer est détecté suffisamment tôt et ne n’est pas répandu au-delà du sein.
De même que pour d’autres cancers, les causes de cette pathologie demeurent en partie inconnues, toutefois on admet une influence génétique (dans 5 à 10% des cas) et environnementale. Des facteurs tels que l’obésité, une menstruation précoce, une ménopause tardive et l’exposition à un traitement hormonal de substitution (THS) peuvent augmenter le risque de développement de la maladie. Les femmes ayant des antécédents familiaux de cancer du sein constituent l’un des groupes à risque.
Les symptômes comprennent notamment l’apparition de nodules dans la glande mammaire, la rétraction du mamelon, la desquamation de la peau du sein, un écoulement spontané provenant du mamelon. Dans la plupart du temps et en général au début, le cancer du sein est asymptomatique (sans symptôme), c’est pourquoi un dépistage systématique et fréquent est essentiel.
Le diagnostic est effectué par un médecin qui, pour ce faire, a recours à différentes techniques de dépistage telles que la mammographie, l’échographie et la biopsie. En outre, des examens complémentaires sont pratiqués afin de déterminer le stade de la tumeur. Le cancer du sein peut se propager à d’autres organes, entraînant la formation de métastases, une hypercalcémie, une compression médullaire, etc.
Le traitement du cancer du sein fait appel à différentes stratégies thérapeutiques, comme la chirurgie, la radiothérapie ou la chimiothérapie.
Il est important de ne jamais oublier que le cancer du sein est curable et que les chances de guérison sont d’autant plus grandes que la maladie est détectée à un stade précoce.
Si le diagnostic confirme l’existence d’un cancer du sein, discutez avec votre médecin pour savoir comment combattre la maladie. Recherchez de l’aide auprès de votre entourage et dans les techniques alternatives de relaxation.
À titre préventif, il importe que la patiente veille toujours à avoir une alimentation saine (manger du poisson par ex.), à pratiquer une activité sportive et à éviter de fumer, ainsi que toute consommation excessive de boissons alcoolisées.
Remarque intéressante: dans de nombreux pays, le mois d’octobre est considéré comme le mois du cancer du sein, certains lieux publics sont alors colorés en rose. Relevons qu’il s’agit de l’une des rares (peut-être la seule) maladies “célébrées” sur un mois entier, en général l’OMS ou d’autres organisations de santé parlent plutôt de jour ou de journée (ex. le 1er décembre pour informer sur le SIDA).
Définition
Le cancer du sein est une tumeur qui se forme lorsque les cellules mammaires commencent à se diviser et à se multiplier de manière anarchique, donnant naissance à une néoplasie. Le cancer du sein peut survenir chez l’homme comme chez la femme, bien qu’il soit beaucoup plus fréquent chez cette dernière. Il existe différentes formes de cancer du sein :
– Le carcinome canalaire : il se forme lorsque sont impliquées les cellules des canaux de lactation (ou « canaux galactophores »). Il est dit « in situ » lorsqu’il reste cantonné aux premières couches de cellules ou « invasif » lorsqu’il se propage aux tissus adjacents.
– Le carcinome lobulaire : Les cellules cancéreuses se situent dans les lobules mammaires qui produisent le lait. Les tumeurs de ce type peuvent être in situ ou invasives et s’étendent normalement aux deux seins.
– Le carcinome inflammatoire : un type de cancer rare qui, en raison de son caractère extrêmement invasif, affecte la totalité du sein qui présente alors un aspect chaud, enflé et rouge, évoquant une inflammation.
– Le sarcome mammaire : ce type de tumeurs se développe à partir du tissu conjonctif (muscle ou graisse) du sein. Il peut revêtir la forme d’un histiocytofibrome malin (ou histiocytosarcome), d’un fibrosarcome ou d’un léiomyosarcome.
– Parmi les tumeurs mammaires rares figurent la maladie de Paget qui prend naissance dans le mamelon, les lymphomes qui touchent le système lymphatique de la glande mammaire, le carcinome mucineux, le carcinome médullaire, le carcinome tubuleux, le carcinome papillaire, les tumeurs phyllodes malignes.
Épidémiologie (chiffres clés)
Fréquence cancer du sein femme et homme
Le cancer du sein peut survenir chez l’homme comme chez la femme, étant toutefois bien plus répandu chez la femme (aux Etats-Unis, avec un facteur mille, mille fois plus de femmes que d’hommes).
Dans les pays occidentaux, ce type de cancer représente l’une des principales causes de mortalité féminine.
Cancer du sein par rapport aux autres types de cancer
Le cancer du sein est le deuxième cancer le plus fréquent (cela peut varier selon les pays) au monde et le plus répandu dans la population féminine, représentant près de 22% des nouveaux cas de cancer.
Taux de survie du cancer du sein
La survie à 5 ans est de 61% à l’échelle mondiale. Dans un pays développé comme les Etats-Unis le taux de survie du cancer du sein à 5 ans est de 89% (source: Webmd.com, octobre 2012).
Selon des chercheurs américains qui s’exprimaient en juin 2014 dans un article sur la mammographie 3D, une nouvelle méthode de dépistage permettant de diminuer les mauvais diagnostics (positifs comme négatifs), le taux de survie à cinq ans est de 97%, si le cancer est détecté suffisamment tôt et ne n’est pas répandu au-delà du sein.
Si le cancer est dépisté à un stade précoce, le taux de survie à 5 ans atteint presque les 100% (données pour les Etats-Unis, année 2014, source: Webmd.com).
Fréquence dans la population
– Aux Etats-Unis, une femme sur huit a été, est ou sera touchée par un cancer du sein. Dans d’autres pays comme le Japon la proportion de femmes touchées par ce cancer est plus basse (des différences d’alimentation ou génétiques pourraient expliquer cette différence).
– Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’incidence du cancer du sein a été multipliée par 10 dans les décennies 1960 et 1970. Toutefois depuis les années 2000 on observe (en tout cas dans les pays occidentaux) une stabilisation des cas, il semble qu’un meilleur dépistage mais aussi une diminution dans la prise des traitements hormonaux de substitution (THS) puisse expliquer cette amélioration.
Nombre de cas de cancer du sein (diagnostic et décès)
– En 2011 on a compté 1,5 million de diagnostic de cancer du sein dans le monde [source: World Breast Cancer Report 2012].
Selon l’OMS le cancer du sein provoque dans le monde 450’000 décès chaque année.
– Aux Etats-Unis, en 2012 (estimation) on a recensé 226’870 femmes et 2’150 hommes avec un
Le nombre de morts par cancer du sein en 2012 (estimation) aux Etats-Unis s’élève à 39’510 femmes et 410 hommes (source: Webmd.com, octobre 2012).
– En France, on estime qu’il y a 55’000 nouveaux cas de cancer du sein par an (source: France 5, C dans l’air, mai 2013). Il y aurait plus de 11’000 décès par an.
– En Suisse, chaque année, environ 5’400 femmes sont atteintes d’un cancer du sein. Près de 1’400 d’entre elles en meurent.
Âge moyen du diagnostic
Aux Etats-Unis, l’âge moyen du diagnostic d’un cancer du sein est de 61 ans.
Cause génétique du cancer du sein
En France, on estime que 6% des cas de cancer du sein sont dus à une prédisposition génétique.
Causes
Le cancer du sein n’est pas dû à une cause unique. Divers facteurs, tant génétiques qu’environnementaux, peuvent influer sur l’apparition et le développement du cancer du sein.
Les scientifiques estiment que 5 à 10 % des cas de cancer du sein sont liés à des mutations génétiques héréditaires (en France on estime que 6% des cas de cancer du sein sont dus à une prédisposition génétique), transmises à travers les générations d’une même famille, en particulier aux gènes BRCA1 et BRCA2 ; ces gènes sont également susceptibles d’augmenter les risques de cancer de l’ovaire.
L’âge constitue un autre facteur de risque de développement de la maladie, étant donné l’augmentation rapide de l’incidence du cancer du sein observée parallèlement à l’avancée en âge (principalement au-delà de 50 ans).
Selon les chercheurs, les autres facteurs de risque liés au cancer du sein sont :
– L’appartenance au sexe féminin
– L’exposition aux rayonnements ionisants avant l’âge de 35 ans
– Une menstruation précoce (âge lors de la première menstruation)
– Une ménopause tardive (âge lors de la dernière menstruation)
– La survenue d’une première grossesse après 30 ans
– La nulliparité (absence de grossesse)
– Un traitement hormonal de substitution mis en place après la ménopause
– La consommation régulière d’alcool, même en quantité modérée
– La survenue d’un premier cancer du sein, celle-ci étant l’un des principaux facteurs de risque de développement d’un nouveau cancer
– Le travail de nuit chez la femme (lire ci-dessous sous Personnes à risque) et le manque de sommeil chez la femme. Néanmoins, une étude publiée en octobre 2016 a remis en question l’impact du travail de nuit sur l’apparition du cancer du sein (lire aussi ci-dessous sous Personnes à risque).
Microbiote et cancer du sein
Une étude a montré que les femmes souffrant de cancer du sein avaient dans leur tissu mammaire une concentration plus faible de la bactérie Methylbacterium que les femmes sans cancer. Le rôle ou l’effet joué par les bactéries situées dans le tissu mammaire, on parle aussi de microbiote mammaire, et le cancer du sein n’est pas encore connu. Cette étude réalisée notamment par la renommée institution américaine Cleveland Clinic a été publiée online le 5 octobre 2017 dans le journal scientifique Oncotarget (DOI : 10.18632/oncotarget.21490).
Personnes à risque
Le cancer du sein peut survenir chez l’homme comme chez la femme, toutefois comme on l’a déjà vu ce type de cancer est beaucoup plus répandu chez les femmes, en particulier chez celles âgées de plus de 60 ans qui constituent le principal groupe à risque.
Les patientes comptant dans leur famille des cas de cancer du sein touchant la mère, une sœur ou une fille constituent également un groupe à risque. De même, les patientes réglées très jeunes ou ménopausées très tardivement, les patientes sous traitement hormonal de substitution ou ayant été exposées à de fortes doses d’hormones féminines et les patientes ayant connu une première grossesse à un âge avancé sont autant de groupes à risque de développement du cancer du sein.
En résumé, les principaux facteurs de risque de cancer du sein sont:
– L’appartenance au sexe féminin
– L’avancée en âge
– Des antécédents familiaux de cancer du sein
– L’hérédité génétique, en particulier les gènes BRCA1 et BRCA2
– L’exposition de la région thoracique à des rayonnements ionisants dans l’enfance et l’adolescence
– L’obésité, étant donné que le tissu adipeux produit des oestrogènes qui «nourrissent» la tumeur
Il convient de souligner que le cancer du sein est une maladie qui dépend de multiples facteurs, tant génétiques qu’environnementaux. Si vous appartenez à l’un de ces groupes à risque, consultez régulièrement votre médecin et faites des examens périodiques.
Les facteurs de risque du cancer du sein
Une étude récente a évalué les facteurs de risque de développement du cancer du sein. Selon cette étude, les facteurs de risque les plus importants sont l’exposition aux rayonnements ionisants à l’occasion d’examens médicaux, les traitements hormonaux de substitution, le surpoids, le tabagisme passif et la consommation d’alcool. La réduction de l’exposition à ces facteurs entraîne une diminution du risque de développer la maladie. En outre, l’étude met en évidence la pénurie d’informations sur le risque associé aux produits chimiques, lesquels entrent en grand nombre dans la composition des matières plastiques ou sont employés comme colorants, ce qui rend leur utilisation préoccupante.
Travail de nuit chez la femme, sans impact selon une étude de 2016
– Une étude française publiée en juin 2012 par l’Inserm (institut national de la santé et la recherche médical) a montré que le travail de nuit chez les femmes augmente le risque de développer un cancer du sein de 30%. Selon les chercheurs, le travail de nuit perturbe le fonctionnement normal de l’horloge biologique, ce qui chez les femmes augmente le risque de tomber malade. Le rythme circadien régit l’alternance veille-sommeil et de nombreuses autres fonctions biologiques. L’étude (réalisée sur un échantillon de travailleurs dans le centre-ouest de la France) montre que le risque de cancer du sein lié au travail de nuit est identique à d’autres facteurs de risque connus, comme des mutations génétiques, des traitements hormonaux, ou l’âge avancé de la première grossesse. Cette étude a également montré que le risque est particulièrement élevé chez les femmes qui ont travaillé toute la nuit pendant plus de quatre ans ou en alternance avec des périodes de travail diurne et nocturne. Le risque est encore plus haut, de 50% au lieu de 30%, chez les femmes ayant commencé à travailler la nuit avant leur première grossesse.
– Néanmoins, une étude publiée en octobre 2016 dans la revue scientifique Journal of the National Cancer Institute estime que l’impact du travail de nuit sur le cancer du sein est très faible ou nul. Des chercheurs de l’Université d’Oxford au Royaume-Uni ont notamment analysé les données de 800’000 femmes provenant de 3 études pour évaluer l’influence du travail de nuit sur le cancer du sein. Les scientifiques anglais n’ont constaté aucune augmentation du cancer du sein chez des femmes travaillant la nuit, y compris si elles travaillaient la nuit pendant de nombreuses années. Ils ont aussi réalisé une méta-analyse, ou analyse d’études, portant cette fois sur 1,4 millions de femmes provenant de 10 études différentes et sont arrivés à la même conclusion, l’impact du travail de nuit sur le cancer du sein s’est avéré très faible ou nul.
Symptômes
Relevons tout d’abord que dans la plupart du temps et en général au début, le cancer du sein est asymptomatique (sans symptôme), c’est pourquoi un dépistage systématique et fréquent est essentiel. Malheureusement on observe les symptômes visibles et douloureux souvent une fois déjà un stade plus avancé.
Le cancer du sein est caractérisé par des signes et symptômes dont la détection précoce augmente les chances de guérison. Les symptômes les plus fréquents sont les suivants :
– Présence d’un nodule mammaire ou d’un épaississement d’une partie du sein qui lui confère un aspect différent de celui du tissu avoisinant,
– écoulement spontané de sang ou de tout autre liquide provenant du mamelon,
– changement de la forme ou de la taille du sein,
– modification de la peau du sein : apparition de rides ou de crevasses,
– rétraction du mamelon, celui-ci se retournant vers l’intérieur du sein,
– desquamation de la peau des mamelons,
– rougeur ou détérioration de la peau du sein évoquant un aspect « peau d’orange »,
– modification de la couleur, présence d’ulcérations ou de plis dans une zone délimitée du sein,
– présence d’un ou de plusieurs nodules au niveau des aisselles,
– sensation de chaleur, rougeur ou gonflement du sein.
Il est important de souligner que tous les nodules mammaires ne sont pas cancéreux. Dans environ 4 cas sur 5, les nodules mammaires détectés sont diagnostiqués comme étant bénins. Cependant, un diagnostic précis doit être systématiquement effectué par un médecin.
Les symptômes du cancer du sein masculin sont très semblables à ceux de la forme féminine et, en cas de suspicion, un médecin doit impérativement être consulté.
Diagnostic
Le diagnostic du cancer du sein, lorsqu’il est établi à un stade précoce, augmente les chances de guérison. Il importe que la patiente procède une fois par mois à un auto-examen à domicile qui consiste, positionné devant un miroir, à rechercher toute altération des seins, comme l’apparition de nodules (autopalpation), la desquamation de la peau du mamelon, un écoulement provenant du mamelon, etc. En cas de découverte de la moindre anomalie du tissu mammaire, il convient de consulter un médecin qui pourra effectuer des examens permettant d’orienter le diagnostic.
– La mammographie : la mammographie est une radiographie des seins qui permet la détection précoce du cancer, cet examen étant en mesure de détecter des lésions de très petite taille dans leur phase initiale. L’examen est réalisé à l’aide d’un mammographe, appareil qui comprime le sein afin de fournir des clichés radiologiques de meilleure qualité.
– L’échographie mammaire : lors de cet examen, des ondes sonores sont utilisées pour produire des images de l’intérieur de la glande mammaire.
– La résonance magnétique (IRM) : la résonance magnétique a pour fonction de visualiser l’intérieur de la glande mammaire. Avant cet examen, un colorant est injecté au patient / à la patiente.
– La biopsie : une biopsie consiste à prélever une partie des cellules suspectes afin de déterminer si celles-ci sont réellement malignes ou non. L’analyse du prélèvement, appelé spécimen de biopsie, permet de déterminer le type de cellule impliqué dans le cancer du sein, son stade d’évolution, son degré d’agressivité et la présence ou l’absence de récepteurs hormonaux dans les cellules suspectes.
– L’auto-examen : l’auto-examen des seins est effectué par le patient / la patiente, mais il ne doit pas être considéré comme constituant à lui seul une stratégie de détection précoce du cancer du sein. La recommandation précise que l’examen des seins pratiqué par la femme s’inscrit dans le programme d’éducation à la santé visant à approfondir la connaissance de son propre corps. ATTENTION : l’auto-examen ne doit pas se substituer aux tests classiques de dépistage du cancer du sein.
Lorsqu’il a détecté un cancer du sein, le médecin peut demander des examens complémentaires afin de connaître le stade d’évolution de la tumeur. Ces examens comprennent :
– Des analyses de sang,
– une mammographie de l’autre sein,
– une radiographie du thorax,
– une IRM (imagerie par résonance magnétique),
– une scintigraphie osseuse,
– une tomodensitométrie (scanner),
– une tomographie par émission de positons (TEP).
Ces examens permettent de déterminer le niveau d’évolution de la tumeur et le degré d’atteinte des tissus et organes avoisinants.
Il existe cinq stades de cancer du sein, classés de 0 à 4, en fonction de la gravité et du degré d’invasion.
Complications
Le diagnostic précoce du cancer du sein augmente les chances de guérison et évite la propagation du cancer aux autres tissus et organes.
La capacité qu’a le cancer du sein d’envahir d’autres organes est à l’origine de l’une de ses plus graves complications, entraînant une croissance tumorale dans diverses régions de l’organisme (métastase) comme les poumons, les reins, le foie, le cerveau et les os.
L’hypercalcémie est une complication métabolique majeure du cancer du sein, normalement liée à la présence de métastases osseuses (les métastases osseuses accompagnent l’évolution du cancer du sein dans 80 % des cas environ).
Dans le cadre de l’hypercalcémie, le patient / la patiente présente fatigue, nausées, vomissements, constipation, céphalées, pollakiurie (nécessité d’uriner très fréquemment au cours de la journée) et déshydratation. Non traité(e), le patient / la patiente peut en outre présenter une confusion mentale, une somnolence, voire un coma.
Une métastase cérébrale constitue également l’une des complications du cancer du sein, qui survient dans 5,9 à 39 % des cas. On peut alors observer une élévation de la pression intracrânienne et des céphalées. Une compression médullaire peut également être secondaire à une métastase cérébrale du cancer du sein. Les principaux symptômes en sont la douleur, la faiblesse, la dysfonction autonome et la diminution de la sensibilité.
La métastase leptoméningée (qui atteint les méninges) est plus fréquemment associée au carcinome lobulaire et les patients peuvent se plaindre de céphalées, de diplopie (vision double), de déficience auditive, de faiblesse des extrémités, etc.
Les autres complications des métastases du cancer du sein comprennent l’épanchement pleural néoplasique, la lymphangite carcinomateuse (en cas de métastatisation thoracique) et le lymphœdème (obstruction de la circulation lymphatique entraînant la tuméfaction d’un organe) du membre supérieur.
Traitements
Les traitements du cancer du sein sont déterminés en fonction de différents facteurs : le type et le degré d’évolution de la tumeur, l’existence ou non d’une hormonosensibilité tumorale (sensibilité de la tumeur aux hormones), ainsi que d’autres aspects susceptibles de permettre l’amélioration de l’état du patient / de la patiente.
Les stratégies chirurgicales du cancer du sein
La chirurgie du cancer du sein comprend les interventions suivantes :
– La tumorectomie : cette intervention consiste à pratiquer l’exérèse (le retrait) de la tumeur et d’une partie des tissus environnants de la masse tumorale. La tumorectomie est réservée aux tumeurs de petite dimension et facilement séparables du reste des tissus.
– La mastectomie partielle et la quadrantectomie : par rapport à la tumorectomie, cette intervention enlève un plus grand volume de tissu autour de la tumeur. Dans une quadrantectomie, le chirurgien retire le quart (ou « quadrant ») du volume du sein.
– La mastectomie totale ou simple : cette intervention consiste à retirer l’intégralité du sein cancéreux. La mastectomie totale peut impliquer le retrait de la totalité du tissu mammaire (tissu adipeux [graisse], canaux, peau, aréole et mamelon) et peut dans certains cas être complétée par le retrait du tissu musculaire sous-jacent, c’est-à-dire les muscles situés sous le sein, et des ganglions lymphatiques axillaires, c’est-à-dire des ganglions situés dans l’aisselle.
– La lymphadénectomie : le cancer du sein peut parfois s’étendre aux ganglions lymphatiques. Le chirurgien déterminera s’il convient de retirer un seul (lymphadénectomie sélective sentinelle) ou plusieurs ganglions lymphatiques axillaires (curage ganglionnaire) pour éviter la propagation du cancer à d’autres organes.
Toute intervention chirurgicale peut entraîner des complications inhérentes à la technique, telles que des hémorragies et des infections.
En cas de l’ablation de la totalité du sein, les patientes peuvent opter pour une chirurgie de reconstruction après l’intervention. Les options comprennent la reconstruction par prothèse interne (implants mammaires synthétiques) ou par lambeau (utilisation de tissus provenant d’autres parties du corps de la patiente).
La radiothérapie du cancer du sein
La radiothérapie fait appel à des rayonnements (également appelés « rayons ») de haute énergie pour détruire les cellules cancéreuses. Ces rayonnements sont normalement émis par d’imposants appareils qui ciblent la région atteinte (radiothérapie externe) ; toutefois un rayonnement de faible énergie peut également être émis par une substance radioactive (ou « radioisotope ») insérée dans la région du sein où se trouvait la tumeur (curiethérapie, également appelée « brachythérapie »).
La radiothérapie externe est généralement utilisée après tumorectomie pour des cancers au stade initial. Les médecins peuvent également recommander une radiothérapie après mastectomie totale pour des cancers à un stade avancé.
La chimiothérapie du cancer du sein
La chimiothérapie fait appel à des médicaments pour détruire les cellules tumorales. En cas de risque de récidive ou d’extension du cancer à d’autres parties du corps, le médecin peut prescrire une chimiothérapie après ablation chirurgicale de la tumeur afin de réduire les risques de complication.
Les médecins utilisent toujours plus des tests génétiques pour identifier le degré d’agressivité de la tumeur, certains tests pouvant identifier jusqu’à 70 gènes, afin de choisir le traitement approprié en cas de cancer du sein.
Par exemple après une chirurgie le médecin peut effectuer un test génétique pour savoir s’il doit faire une chimiothérapie ou non.
Il peut arriver que l’on administre des médicaments avant d’opérer des tumeurs de grande dimension ; on parle alors de chimiothérapie néoadjuvante. Ce type de traitement a pour objectif de réduire le volume de la tumeur, afin d’en faciliter le retrait.
La chimiothérapie est également indiquée en présence de métastases.
– L’hormonothérapie : ce type de traitement est indiqué pour des tumeurs hormonosensibles, c’est-à-dire sensibles à l’action des hormones féminines : estrogène et progestérone. Les médicaments de cette classe sont des agents qui empêchent la fixation des hormones sur les cellules tumorales (tamoxifène), des médicaments qui interrompent la production d’estrogènes après la ménopause (inhibiteurs de l’aromatase tels que l’anastrozol, le létrozol et l’exémestane), une chirurgie ou des médicaments qui interrompent la production d’hormones par les ovaires.
– Les thérapies ciblées : les médicaments utilisés dans le cadre des thérapies ciblées sont spécifiques des anomalies que peuvent présenter les cellules tumorales, par exemple la surexpression de récepteurs cellulaires ou de protéines. Parmi ceux-ci figurent le trastuzumab, le bévacizumab et le lapatinib.
La chimiothérapie peut s’accompagner de nombreux effets secondaires, tels que par exemple la chute des cheveux, une perte de poids, la diminution de l’immunité, des modifications des cellules sanguines, une fatigue, des problèmes digestifs.
De nouveaux médicaments susceptibles d’agir sur le cancer du sein tout en entraînant moins d’effets secondaires sont en cours d’essais cliniques. En outre, un médicament, appelé acide zolédronique, a fait l’objet d’études dans la prévention de la récidive du cancer du sein. Une autre stratégie consiste à associer des médicaments déjà existants afin de contourner les problèmes de résistance posés par les cellules tumorales. Enfin, les chercheurs ont évalué l’efficacité de la radiothérapie à haute dose et de courte durée sur de petites portions de la glande mammaire chez des femmes subissant une tumorectomie.
Lire aussi Test de radiothérapie par ions lourds contre le cancer du sein (sur notre site partenaire: pharmapro.ch)
Remèdes naturels
– Le soja permet de prévenir le cancer du sein chez des femmes n’ayant jamais souffert de cette maladie et contribue aussi à diminuer le risque de récidive chez des femmes déjà touchées par ce cancer.
Le soja, riche en isoflavones, doit idéalement être consommé sous forme d’aliments comme le tofu bio ou le tempeh, évitez des gélules ou autres compléments alimentaires qui n’ont pas le même effet.
Une étude chinoise a montré que les femmes ayant déjà souffert d’un cancer du sein consommant 11 gr de protéines de soja par jour pouvaient réduire le risque de mortalité et de récidive d’environ 30%.
– Une étude publiée en novembre 2016 dans la revue spécialisée JAMA Oncology a montré que les femmes avec le plus haut taux de vitamine D avaient un taux de survie du cancer du sein environ 30% supérieur par rapport aux femmes avec le plus bas taux de vitamine D. Plus de 1600 personnes ont été prises en compte dans cette étude entre 2006 et 2013. Cette étude a été réalisée par le Kaiser Permanente à Oakland en Californie et le Roswell Park Cancer Institute dans l’état de New York.
Bons conseils
– Le cancer du sein est curable. Détecté précocement, ses chances de guérison sont élevées. Il est important que la femme effectue systématiquement un auto-examen de ses seins et consulte régulièrement un médecin qui pourra procéder à une mammographie. S’il existe déjà dans votre famille des cas de cancer du sein, vous devez consulter régulièrement un médecin afin que soient pratiqués les examens et tests nécessaires.
– Il convient de souligner que l’auto-examen NE remplace PAS les examens cliniques classiques. Même si l’auto-examen et l’autopalpation des seins ne révèlent aucune anomalie, il est indispensable de consulter un service spécialisé pour qu’un médecin fasse un diagnostic fiable.
– Le cancer du sein n’est pas une maladie exclusivement féminine. Bien que très rare chez l’homme avant l’âge de 35 ans, il peut toucher les individus de sexe masculin et son incidence augmente avec l’âge. Le principal symptôme est l’apparition d’un nodule indolore dans la zone de l’aréole. D’autres symptômes peuvent lui être associés, comme une desquamation et une rétraction du mamelon. Ainsi, si vous êtes un homme, soyez vigilant afin de préserver votre santé.
– Si on vous a diagnostiqué un cancer du sein, recherchez un centre d’aide aux patients afin d’en apprendre davantage sur cette maladie. Discutez avec des patients / des patientes qui ont survécu à cette maladie. Restez en contact étroit avec votre entourage, amis et / ou famille, et n’hésitez pas à demander des conseils aux professionnels de santé.
Généralement, le traitement du cancer du sein entraîne de nombreux effets secondaires. Discutez de ces effets avec votre médecin et demandez-lui conseil sur les moyens de lutter contre ces effets indésirables. Certaines thérapies alternatives s’avèrent bénéfiques pour aider le patient à surmonter son anxiété et sa nervosité, notamment:
– Une activité physique modérée, comme la marche, la natation et le yoga.
– Les techniques de relaxation
– Les techniques de réduction du stress, comme la relaxation musculaire, l’écriture, la poésie, le théâtre, la musique et les groupes d’entraide.
Il est impératif de ne jamais oublier qu’un(e) patient(e) en cours de traitement pour un type précis de cancer doit redoubler de vigilance en ce qui concerne sa santé, afin d’éviter de contracter une infection opportuniste. Veillez à toujours avoir une alimentation saine et à éviter toute forme d’excès.
Prévention cancer du sein
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Sources & Références :
Journal of the National Cancer Institute, Oncotarget (DOI : 10.18632/oncotarget.21490).