Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07196.jsonl.gz/742

|GUERGIKOFF Michel (GUERDJIKOV)|
Professore, giornalista
Plovdiv, 26.1.1877 - Sofia, 18.3.1947.
Frequenta il liceo francese di Plovdiv, dove subisce l'influenza di numerosi anarchici rifugiati in questa provincia di Roumelia, sotto il protettorato turco.
Nel 1897 parte per la Svizzera per frequentare gli studi di diritto e frequenta gli ambienti rivoluzionari russi. Partecipa alla fondazione dell'organizzazone Cénacle de Genève, destinato a condurre la lotta di liberazione nazionale in Macedonia contro i Truchi. È pure direttore del giornale Voix du comité clandestin révolutionnaire macédonien e partecipa pure a Otmachtenie (Vendetta, 1898, pubblicato a Ginevra), sottointitolato "organo dei terroristi macedoni" e diretto da Petar Mandjoukov.
Rientrato a Bitolia in Macedonia, con un falso nome, viene nominato professore di francese al liceo bulgaro e partecipa all'organizzazione rivoluzionaria clandestina, accanto a numerosi anarchici, che poi sfocerà nelle insurrezioni di Illiden e di Preobajenie (1903), dove una parte della Tracia verrà liberata. In Bulgaria nel 1907 fonda il primo giornale anarchico in lingua bulgara, Svobodne Obchtestvo (Società libera, Sofia, 2 numeri ). Mobilitato nella guerra balcanica nel 1912, organizza delle milizie per condurre la lotta partigiana contro i Turchi e pubblica un nuovo settimanale libertario Probouda (Risveglio, dal 7 gennaio al 5 settembre 1912). Partecipa nel 1919 all'organizzazione della Federazione anarchica comunista bulgara. Arrestato nel 1922 dai fascisti, riesce ad evadere dalla prigione. Dopo il colpo di stato fascista del '23, viene nuovamente arrestato ma riesce ad evadere e rifugiarsi a Istambul, lavorando come giornalista-corrispondente di giornali esteri.
Rientrato in Bulgaria nel 1931 si trova isolato. Al momento della liberazione della Bulgaria nel 1944, è partigiano della formazione di Consigli operai. Il Partito comunista tenta allora di ricuperarlo, ma rifiuta gli onori e una pensione offerta dal nuovo regime. Collabora allora alla nuova serie del giornale Rabotnitcheska Missal (Pensiero operaio, Sofia, ottobre 1944) edito dalla Federazione anarchica comunista e domanda la liberazione degli anarchici incarcerati dai comunisti.
I suoi funerali a Sofia furono l'ultima grande manifestazione degli anarchici bulgari sotto la dittatura comunista, riunendo diverse migliaia di persone.
Fils d’une famille aisée – son père était le directeur de la Banque nationale de Roumelie —, Michel Guerdjikov fit des études primaires et secondaires au lycée français de Plovdiv. C’est là qu’il subit l’influence de plusieurs anarchistes réfugiés dans cette province de Roumélie sous protectorat turc, dont Degabory Mokrievitch un ukrainien évadé des bagnes de Sibérie et le docteur Roussel Soudzilovski tous deux disciples de Bakounine ainsi que la famille Aslan d’origine espagnole. Il fonda au lycée de Plovdiv un petit groupe anarchiste qui lui valu d’être exclu. Inscrit au lycée de Kazanik il y fonda un nouveau groupe avec des lycéens et quelques ouvriers.
En 1897 il partait pour la Suisse pour y faire des études de droit et y fréquenta les milieux révolutionnaires russes, achevant sa formation idéologique anarchiste communiste. Il participa à la fondation de l’organisation Cénacle de Genève destinée à mener la lutte de libération nationale en Macédoine contre les Turcs. Il était alors le directeur du journal Voix du comité clandestin révolutionnaire macédonien et participa au journal Otmachténié (Vengeance Genève, 1898) sous-titré organe des terroristes macédoniens et dirigé par Petar Mandjoukov.
Rentré à Bitolia en Macédoine, M. Guerdjikov, sous un faux nom, se fit nommer professeur de français au lycée bulgare et participa à l’organisation révolutionnaire clandestine comme plusieurs dizaines de militants anarchistes. Cet engagement dura jusqu’aux insurrections d’Illiden et de Preobajenié (1903) où dans une partie de la Thrace libérée, il participa aux premiers essais d’instauration du communisme libertaire (Commune de Strandja, Commune de Krouvhevo, etc).
M. Guerdjikov s’occupa ensuite de la propagande libertaire en Bulgarie et en 1907 lança le premier journal véritablement anarchiste en langue bulgare Svobodne Obchtestvo (Société Libre, Sofia, 2 numéros du 15 février et 1er mars). Mobilisé pendant la guerre balkanique en 1912 il organisa des milices pour mener la lutte de partisans contre les Turcs. Cette même année 1912 il publiait un nouveau hebdomadaire libertaire Probouda » (Réveil, 7 janvier à 5 septembre 1912).
Il participa en 1919 à l’organisation de la Fédération anarchiste communiste de Bulgarie (FACB). Arrêté en 1922 par les fascistes, il parvenait à s’évader de prison. Après le coup d’état fasciste de juin 1923, il était une nouvelle fois arrêté et après s’être évadé se réfugiait à Istamboul où il allait travailler comme journaliste-correspondant de journaux étrangers.
Rentré en Bulgarie vers 1930-31, il était alors assez isolé et n’avait plus de contacts qu’avec de vieux amis de Sofia et quelques jeunes militants. Un projet de quotidien libertaire échouait en 1932 et l’isolait un peu plus du mouvement. Lors de la libération de la Bulgarie en 1944, il fut partisan de la formation de Conseils ouvriers. Le Parti communiste tenta alors de le récupérer, mais il refusa les honneurs et une pension offerte par le nouveau régime. Il collabora alors à la nouvelle série du journal Rabotnitcheska Missal ( Pensée Ouvrière, Sofia, n°1, octobre 1944) edité par la FACB et demanda la libération des anarchistes emprisonnés par les communistes. Trop malade pour pouvoir rédiger ses mémoires, comme le lui demandait le mouvement libertaire, Michel Guerdjikov est mort à Sofia le 18 mars 1947 où ses funérailles furent la dernière grande manifestation des anarchistes bulgares sous la dictature communiste, réunissant plusieurs milliers de personnes.
FONTI: GB // DIMA // Rév. luglio 1947, No 1057 //