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Elle a été arrêtée avec sa mère le 31 octobre 2006 à Kinshasa, le lendemain du deuxième tour des élections présidentielles. Pendant les élections, Coquette Nsinga a travaillé comme observatrice du scrutin au nom du MLC.
Le 31 octobre 2006, Coquette, sa mère et deux autres femmes ont été arrêtées par des policiers de la Direction des renseignements généraux et des services spéciaux (DGRS). Au commissariat de Kin-Mazière où se trouvent les bureaux de la DGRS, Coquette a été interrogée sur ses activités politiques et sur le fait qu’elle soit originaire de la même région que Jean-Pierre Bemba, dirigeant du MLC.
Traumatisée et souffrante
Durant la nuit du 14 au 15 novembre 2006, elle a été violée par cinq policiers.
Après sept mois de détention dans cette prison, le 5 juillet 2007, Coquette a comparu devant un tribunal militaire. Elle a été inculpée «d’incitation à commettre des actes contraires au devoir ou à la discipline» et risque une peine d’emprisonnement de 5 à 20 ans. Le procès a été ajourné plusieurs fois. Depuis son viol, elle est gravement traumatisée et souffre de maux de dos et d'estomac. Un examen médical n'a toujours pas été pratiqué. Elle n'a donc toujours pas été informée de l'ampleur de ses blessures ou d'une éventuelle infection par le HIV.