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Le PGT-A est une technique d’analyse génétique pouvant se rajouter à un cycle de fécondation in vitro effectué chez un couple avec infertilité, dans le but d’améliorer la sélection des embryons à transférer.
En effet, l’obtention d’embryons de jour 5 ou 6 (blastocystes) de bonne qualité au niveau morphologique (sous le microscope) n’est pas nécessairement la garantie d’embryons génétiquement normaux. Plusieurs travaux ont mis en évidence que même au stade blastocyste, une proportion non négligeable des embryons pouvaient contenir un nombre anormal de chromosomes, en plus ou en moins. Cette proportion varie avec l’âge de la femme dont sont issus les embryons et va de 35% pour des femmes de moins de 35 ans, jusqu’à 84% pour des femmes de 42 ans et plus. L’utilisation de ces embryons anormaux aura essentiellement pour conséquences une absence de grossesse ou une grossesse interrompue précocement (fausse-couche). Le PGT-A permet de diminuer la fréquence de ces événements indésirables et de gagner du temps dans le processus de la grossesse en choisissant les embryons au meilleur potentiel. Le PGT-A permet également d’améliorer la performance du transfert électif d’un embryon et ainsi de le proposer aux patientes à tous les âges.
Le procédé requiert le prélèvement de quelques cellules embryonnaires au 5ème ou 6ème jour de développement au niveau du trophectoderme, dans ce qui deviendra le placenta du futur bébé. Ces cellules sont ensuite analysées par un laboratoire spécialisé, à même de déterminer quels sont les embryons qui sont porteurs d’un nombre anormal de chromosomes, et qui ne devraient donc pas être utilisés. Dans l’attente du résultat et d’un transfert ultérieur, tous les embryons générés sont cryoconservés, à disposition du couple.