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DRAG lab - Book Club 06 - Troubles dans le Star-system
Nous sommes heureux·se·s de vous inviter à notre sixième et dernier Book Club du semestre qui sera présenté et modéré par Marion Fonjallaz et Morgane Hofstetter.
“Logocentrism and anthropomorphism, in particular male anthropomorphism, have underlain the system of architecture ever since Vitruvius, read and rewritten in the Renaissance and through the modern movement. This system is defined not only by what it includes, but also by what it excludes, inclusion and exclusion being parts of the same construct. Yet that which is excluded, left out, is not really excluded but rather repressed; repression neither excludes nor repels an exterior force for it contains within itself an interior of representation, a space of repression. The repressed, the interior representation in the system of architecture that determines an outside (of repression) is woman and woman's body.”
Agrest, Diana. Architecture from without: theoretical framings for a critical practice. Cambridge, MA: MIT Press, 1991.
“Should there be a star system? It is unavoidable, I think, owing to the prestige we give design in architecture. But the schools can and should reduce the importance of the star system by broadening the student’s view of the profession to show value in its other aspects. Heaven knows, skills other than design are important to the survival of architecture firms. The schools should also combat the student’s sense of inadequacy about design, rather than, as now, augmenting it through wrongly authoritarian and judgmental educational techniques. With these changes, architects would feel less need for gurus, and those they would need would be different— more responsible and humane than gurus are asked to be today.”
Denise Scott Brown, “Romme at the Top? Sexism and the Star System in Architecture”, in Gender space architecture: an interdisciplinary introduction, ed. Jane Rendell, Barbara Penner, Iain Borden (London; New York: E & FN Spon, 2000), 262.
Le Book Club se basera sur ces deux textes:
Diana I. Agrest, Architecture from Without: Body, Logic, and Sex
et
Denise Scott Brown, Room at the Top? Sexism and the Star System in Architecture, p.258-264 de Gender space architecture: an interdisciplinary introduction.
Diana I. Agrest est architecte et théoricienne de l’architecture et de l’urbanisme.
Dès le début de sa carrière, alors qu'elle était encore étudiante, elle développe un travail critique sur le discours urbain en raison de l'inefficacité des théories et des modèles de conception urbaine existants, et de son besoin de trouver des façons alternatives de penser la ville en relation avec sa pratique.
Depuis 1989, elle travaille sur le thème de la nature dans la pratique, la théorie et l'éducation, en commençant par son projet pour le China Basin de San Francisco, qui proposait une exploration critique de la relation entre la nature et l'urbanisme sans bâtiments, et qui était un pionnier de ce qui a été appelé plus tard Landscape Urbanism. C'est à partir de ce projet qu'elle a écrit l'essai théorique "The Return of the Repressed : Nature". Depuis, elle a travaillé sur le sujet de la nature elle-même, en écrivant et en enseignant, et en développant depuis 2009 un studio de recherche avancée qu'elle dirige dans le cadre du programme MArch II à Cooper Union.
Diana I. Agrest a développé des approches pédagogiques uniques en matière de pédagogie de l'architecture, où il n'y a pas de séparation entre la théorie et la pratique, entre l'analyse et le projet, en se concentrant sur la forme urbaine, le film, la nature et le corps. Elle enseigne acutellement à la Cooper Union, et fut la première femme à enseigner à la Princeton University School of Architecture dès 1972.
Denise Scott Brown est une architecte, urbaniste et designer urbaine, ainsi qu'une théoricienne, une écrivaine et une professeure dont les projets et les idées ont influencé les designers et les penseurs du monde entier. Travaillant en collaboration avec Robert Venturi au cours du dernier demi-siècle, elle a guidé le parcours de Venturi, Scott Brown and Associates en participant au large éventail de projets d'architecture du cabinet, et en tant que directrice responsable de l'aménagement urbain, de la conception urbaine et de la planification du campus. Son expérience en matière de travail interdisciplinaire, d'enseignement et de recherche a contribué à l'ampleur et à la profondeur de la conception architecturale du VSBA.
Elle a donné de nombreuses conférences et publié dans des revues professionnelles et dans la presse architecturale. Parmi ses ouvrages figurent Learning from Las Vegas (1972 ; édition révisée en 1977, avec Robert Venturi et Steven Izenour) ; The View from the Campidoglio (1984 avec Robert Venturi) Urban Concepts (1990) ; Architecture and Decorative Arts, Two Naifs in Japan (1991 avec Robert Venturi) ; Architecture as Signs and Systems for a Mannerist Time (2004 avec Robert Venturi) et Having Words, Londres : Architectural Association, 2009.
Ces deux lectures sont disponibles en suivant ce lien:
https://drive.google.com/drive/folders/1Dytmqez9B-JpUBwLBmy6_DAXCAMlpLXB
Nous nous concentrerons sur l’invisibilisation féminine en architecture, en partant de l’exclusion du corps féminin des théories architecturales de la Renaissance jusqu’aux conditions contemporaines de la profession, où l’environnement de compétition et le besoin d’idoles est encore largement défavorable aux femmes.
Comment appréhender le rôle de l’architecture dans la construction de corps genrés ?
Comment agir sur les frontières entre ce “dedans” de la discipline architecturale et le “dehors” qui en découle ?
Comment troubler le star-system ?
Vous retrouverez sur le Miro du Drag Lab des citations ou références utiles à la compréhension du texte et de son contexte : https://miro.com/app/board/o9J_lSVT8jg=/
Cet évènement se déroulera en deux étapes :
- Présentation et ouverture de la discussion par les animateur·ice·x·s.
- Discussion ouverte à tous·te·x·s, afin de simplifier la prise de parole, il sera demandé de signaler son envie d’intervenir dans la discussion et d’attendre qu’un·e·x animateur·ice·x vous donne la parole.