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Quand bien même toutes ces langues ont émergé au cours des siècles, la transposition écrite d’une langue écrite vers une autre est un phénomène qui n’est pas récent, mais le concept linguistique de « traduction » à savoir son signifié, suscite encore et toujours des controverses entre académiciens.
Ce n’est, dans les faits, qu’à partir du XVIème siècle, au moment de la Réforme, que les questions du bien « traduire » ou du « traduire juste » se sont posées. Lorsque Matin Luther a traduit la Bible de latin en allemand, le peuple n’était de facto plus laissé dans l’ignorance la plus totale et hérésie impardonnable, la place laissée que Luther a laissé dans la traduction sur l’abolition de la rédemption des pêchés par des confessions généralement octroyées moyennant finances . Tout ceci a suscité l’ire du monde ecclésiastique… et des conséquences historiques que l’on connaît.
Au même moment, l’écrivain Etienne Dolet traversait les mêmes difficultés en France. Ayant étudiant dans les Universités de Paris et de Padoue, ses traités ont été brûlés par l’Inquisition du fait du caractère tolérant et scientifique qu’ils revêtaient.
Néanmoins, Dolet a été le premier a édicté les principes de base en matière de traduction, ceci en précisant 5 règles d’or :
1. Le traducteur doit saisir le sens de la langue d’arrivée ; une traduction ne peut en aucun cas induire son lecteur à l’erreur. Le texte d’arrivée doit avoir un degré de qualité égale ou supérieur à celui de départ.
2. Dans ses formulations, il doit être conscient des schémas culturels propres aux individus parlant la langue de départ et à ceux lisant ses textes traduits.On ne peut désormais plus se contenter de se baser sur les œuvres classiques grecques, latines et hébraïques pour justifier de la qualité d’une traduction.
3. La langue de départ et celle d’arrivée doivent être totalement maîtrisées. La compréhension doit être totale, elle est le seul chemin à respecter les deux langues.
4. Une traduction « mot » pour « mot » est pauvre. On doit veiller à l’intention de l’auteur, mais également aux caractéristiques propres à la langue. Dolet évite d’utiliser des mots étrangers dans la traduction, quand bien même le style peut s’avérer plus raffiné ou esthétique.
5. Le texte doit être harmonieux. Il faut veiller au rythme, marquer les pauses, le tout devant produire une harmonie gracieuse.
En bref, et tout ceci pour arriver à la conclusion que déjà au début du XVème siècle, la traduction est déjà vue comme un Art… Il est évident que, depuis ce temps-là, bien des controverses ont vu le jour et que les dimensions philosophiques, linguistiques (notamment par l’apport conséquent de F. de Saussure), anthropologiques, éthiques et politiques ont étayé la traduction, et la science dans laquelle elle est imbriquée, à savoir la traductologie.
Quand bien même toutes ces langues ont émergé au cours des siècles, la transposition écrite d’une langue écrite vers une autre est un phénomène qui n’est pas récent, mais le concept linguistique de « traduction » à savoir son signifié, suscite encore et toujours des controverses entre académiciens.