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On ne peut pas, pour le moment, éliminer le virus de l'herpès et donc guérir complètement avec des médicaments, toutefois on peut limiter son développement et agir sur les symptômes lors de la primo-infection ou pendant les poussées.
On utilisera pour soigner l'herpès génital des médicaments antiviraux agissant spécifiquement sur le virus en traitement ou en prévention (lors de poussées fréquentes).
> Le médicament le plus utilisé est certainement la molécule ou principe actif à base d’aciclovir (photo de la molécule à gauche), à prendre en comprimés ou à appliquer en crème sur les vésicules.
D’autres molécules existent comme le ganciclovir ou encore le valaciclovir. Tous ces médicaments sont en vente en pharmacie sur ordonnance.
En cas d’herpès génital léger, par exemple entre les poussées, des crèmes ou spray antiseptiques peuvent permettre d’assécher ou de désinfecter les petites lésions.
En général le médecin recommande un traitement à base de médicaments seulement en cas de poussées ou de symptômes assez marqués de l'herpès génital.
Il faut savoir que la prise à haute dose d'antiviraux comme l'aciclovir (800 mg par jour) ou le valaciclovir (1 gr par jour) n'empêche pas la transmission du virus à son partenaire sexuel. Selon une étude parue début 2012 et publiée dans "The Lancet" la prise d'antiviraux ne réduit pas complètement la charge virale et sa transmission à une personne non contaminée.
Résumé par notre médecin conseil, le Dr Rafano, sur les traitements contre l'herpès génital (mars 2012)
A l'heure actuelle, l'unique traitement semblant efficace contre l'herpès génital est le traitement antiviral. Ce traitement peut être soit à base d'aciclovir 200mg cinq fois par jour pendant 10 jours s'il s'agit d'une primo-infection, soit à base de valaciclovir 1g deux fois par jour pendant 10 jours ou encore de famciclovir 250mg trois fois par jour pendant 7 à 10 jours. L'efficacité de ces médicaments est à peu près la même. Ils n'éliminent pas le virus de l'organisme mais limitent la propagation des lésions et les fait disparaître. Des rechutes sont cependant toujours possibles.
Pour limiter la fréquence des récidives, il est conseillé d'avoir des rapports sexuels protégés à l'aide de préservatifs, même quand les symptômes ont disparu. En effet le risque de transmission est important et existe même en l'absence de symptômes.