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Les Newsletters de Stop-Tabac.ch
02 mars 2010
Nouvelles sur le tabagisme de Stop-tabac.ch
Préparées par Jean-François Etter
Le 02 Mars 2010
- Le coût pour les patients est un obstacle à la consultation pour l'obésité et le tabagisme
- Six mois de patchs plus efficaces que deux pour arrêter de fumer
- Assurance-vie: les fumeurs récompensés!
Des chercheurs exhortent les responsables politiques de soins de santé et les payeurs pour envisager la couverture des mesures de prévention
Réduire l'obésité et le tabagisme sont devenues des priorités nationales dans les États-Unis. La recherche a montré que le counseling intensif peut avoir une incidence positive sur ces problèmes. Cependant, parce que ces conseils ne sont généralement pas couverts par l'assurance médicale, le coût peut être un obstacle. Dans une étude publiée dans le numéro de Mars 2010 de l'American Journal of Preventive Medicine, des chercheurs de la Virginia Commonwealth University, à Richmond, en Virginie, a constaté que lorsque les cliniciens des soins primaires et les conseillers communautaires ont collaboré pour offrir des services de counseling gratuits pour les patients, il y avait une réponse positive écrasante . Pourtant, lorsque les mêmes services ont été offerts à un coût pour le patient, il y a eu une baisse significative de la participation.
Un système de liaison électronique (elinks) a été utilisé pour inciter les prestataires de soins à proposer des conseils de santé intensifs pour les patients adultes avec des comportements malsains. elinks a ensuite aidé à faciliter et automatiser les renvois et la communication entre les pratiques de soins primaires et les programmes communautaires. Au cours d'une période de 5 semaines alors que le financement était disponible, 5679 patients ont été évalués, 1860 avaient au moins un comportement malsain (déclenchement d'une elinks rapide) et 407 (21,8%) ont été déférés pour le counseling intensif.
Dans une période de 3 semaines après que le financement était épuisé, 2510 patients ont visité les pratiques, 729 a déclenché un elinks rapides, mais seulement 5 (0,7%) ont été déférées pour le counseling intensif. Par rapport à la période de couverture, le taux de référence globale pour les patients avec un comportement malsain a diminué de 97%. Les infirmières ont vu demandé 22% de patients en moins à propos des comportements liés à la santé (37% vs 29%). Les cliniciens ont offert des renvois à 79% de patients en moins (29% vs 6%). Si un renvoi a été offert, 81% en moins de patients ont été admis (76% vs 14%).
Alex H. Krist MD, MPH, Virginia Commonwealth University, Département de médecine familiale, et ses co-investigateurs commentent, Nos données quantitatives et qualitatives soulignent que les cliniciens, pas uniquement aux patients, sont influencés par les coûts. Malgré les invitations, les infirmières étaient moins susceptibles d'enregistrer le poids des patients et le tabagisme au cours de la période sans couverture. Les cliniciens étaient également moins susceptibles de discuter de comportements de santé avec les patients.
Cette étude indique que les décideurs et les contribuables devraient soutenir des partenariats entre clinique et programmes communautaires et supprimer tous les coûts, qui sont un obstacle au sevrage tabagique et aux conseils à forte intensité sur la perte de poids.
Sources : EurekALert, et Patient Costs As a Barrier to Intensive Health Behavior Counseling . American Journal of Preventive Medicine, Volume 38, Issue 3 (March 2010) . Alex H Krist, MD, MPH, Steven H Woolf, MD, MPH, Robert E Johnson, PhD, Stephen F Rothemich, MD, MS, Tina D Cunningham, Resa M Jones, MPH, PhD, Diane B Wilson, EdD, RD, and Kelly J Devers, PhD. (04 02 2010)
(01 03 2010)
CHICAGO, 2 février (Reuters) - Porter des patchs anti-tabac pendant six mois au lieu des deux recommandés augmente les chances d'arrêter de fumer et réduit le nombre de rechutes occasionnelles, selon des chercheurs américains.
Mais cet effet positif semble ne durer que le temps du traitement, suggérant que les fumeurs doivent suivre un traitement à long terme ou chronique pour vaincre leur dépendance.
"Cela suggère que nous devons revoir nos recommandations sur la durée du traitement et considérer, au moins pour certains fumeurs, une thérapie à long terme", a déclaré Caryn Lerman de l'University of Pennsylvania School of Medicine, dont l'étude est publiée dans les Annals of Internal Medicine.
Caryn Lerman explique avoir mené ces travaux avec son équipe parce que la dépendance à la nicotine apparaît de plus en plus comme un des facteurs de rechute.
L'étude a porté sur un groupe de 568 personnes fumant au moins dix cigarettes par jour. La moitié d'entre elles a reçu un patch NiQuitin de GlaxoSmithKline (GSK.L: Cotation) durant huit semaines, puis un patch factice. La seconde moitié a reçu le substitut nicotinique actif pendant six mois.
Patients et médecins ignoraient qui bénéficiait d'un traitement actif. Au terme des 24 semaines, les fumeurs qui avaient reçu un patch actif pendant six mois avaient deux fois plus de chances d'avoir renoncé à leur habitude que ceux qui avaient reçu un patch inactif après deux mois.
"Nous sommes parvenus à la conclusion qu'étendre le port du patch à 24 semaines était significativement plus efficace pour aider les fumeurs à arrêter par rapport à un traitement habituel de huit semaines", a déclaré Caryn Lerman.
Les chercheurs ont également relevé que les personnes ayant suivi le traitement le plus long avaient plus de chances de ne pas rechuter durant l'année (29,1% contre 21,3% pour les autres).
Les scientifiques soulignent que les résultats obtenus sont similaires à ceux obtenus avec le Zyban de GSK ou le Champix de Pfizer (PFE.N: Cotation), des médicaments qui provoquent des effets secondaires (dépression, agressivité, et changements comportementaux). (Julie Steenhuysen, version française Catherine Mallebay-Vacqueur)
Source:
http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRPAE61104L20100202
* Robert A. Schnoll, * Freda Patterson, * E. Paul Wileyto, * Daniel F. Heitjan, * Alexandra E. Shields, * David A. Asch, * and Caryn Lerman. Effectiveness of Extended-Duration Transdermal Nicotine Therapy: A Randomized Trial Ann Intern Med February 2, 2010 152:144-151;
http://www.annals.org/search?fulltext=lerman&volume=152&issue=3&submit=yes (03 02 2010)
(26 02 2010)
Une nouvelle forme de rentes d'assurance-vie débarque en Suisse: les fumeurs encaissent davantage car ils sont censés mourir plus vite.
Il faut sans doute pratiquer l'humour anglais pour y avoir pensé: récompenser ceux qui mènent une mauvaise vie, à commencer par les fumeurs, en leur servant de meilleures rentes! En plein boom en Grande-Bretagne et en Allemagne, ce nouveau modèle d'assurance-vie débarque en Suisse, via l'assureur Quantum basé au Liechtenstein.
Son produit Smoker Annuity est aussi simple que cynique: un fumeur étant censé vivre moins longtemps, il se voit accorder une rente plus élevée. Clientèle visée: ceux qui transforment une partie de leurs économies en une rente viagère. C'est possible de signer dès l'âge de 55 ans.
Exemple: un homme de 60 ans qui peut prouver qu'il fume au moins trente cigarettes par jour, va toucher une rente viagère de 15% plus élevée qu'un non-fumeur pour le même capital de départ. Au moment de signer le contrat, il faut évidemment prouver son tabagisme, au moyen de tests de sang et d'urine s'il le faut. Mais ensuite, libre à l'assuré d'essayer d'arrêter de fumer: son bonus reste acquis.
Fumer plus pour gagner plus! dit la publicité de Quantum en Allemagne. On verra comment cette manière très décomplexée de faire du business avec nos vices sera reçue en Suisse. A l'Association suisse des assureurs, on indique simplement qu'aucun acteur suisse du marché ne propose pour l'heure de tels produits. Au niveau de l'image, ce n'est vraiment pas terrible de pousser à fumer. Nous n'allons pas nous lancer dans ce genre de produits discriminatoires, commente Fabrice Geinoz, directeur des Rentes Genevoises.
Pas pensable pour l'AVS
Et au niveau de l'AVS et du 2e pilier, est-ce envisageable de faire un geste pour les fumeurs, qui, en plus, remplissent les caisses fédérales à coups de taxes? Ce n'est pas pensable de jouer avec des classes de risques dans une assurance sociale et solidaire, tranche Yves Rossier, directeur de l'Office fédéral des assurances sociales.
En Angleterre, en Allemagne et maintenant en Suisse, les privés, eux, s'en donnent à coeur joie pour multiplier les classes de risques positives. Ainsi la rente fumeur peut avantageusement se compléter avec un problème de surpoids. Un obèse qui fume 15 cigarettes par jour peut ainsi toucher un bonus de 40%. Si, en plus, il présente des problèmes cardiaques, le supplément grimpe jusqu'à 76% chez un assureur allemand. A méditer...
Source: Le Matin - Ludovic Rocchi - le 04 février 2010
http://www.lematin.ch/actu/suisse/fumeurs-recompenses-231733 (08 02 2010)
(24 02 2010)
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Stop-tabac.ch est un programme de l’Institut de Médecine Sociale et Préventive de la Faculté de Médecine de l’Université de Genève, financé par le Département de l’Economie et de la Santé (Genève, Suisse) et par l'Office fédéral suisse de la santé publique (fonds de prévention du tabagisme).