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Au Royaume-Uni, des algorithmes pour ajuster les notes trop élevées des élèves de secondaire
La mise en place d’un algorithme pour normaliser les résultats des élèves de secondaire crée la polémique au Royaume-Uni et contraint le gouvernement anglais à faire machine arrière.
Comme dans d’autres pays, les examens de fin d’année des élèves de secondaire anglais ont été annulés en raison de la crise pandémique, et notamment les examens A-level et GSCE, donnant accès aux diverses universités du pays.
Faute de session d’examen, le ministère de l’éducation décidait en mars de remplacer les résultats des élèves par les pronostics de leurs enseignants s’appuyant notamment sur les notes de leurs examens blancs.
Fin juillet, l’Ofqam, autorité régulatrice des examens, constatait qu’après analyse, les prédictions des enseignants étaient bien trop optimistes (environ 10% supérieurs à la norme) et ne pourraient donc servir en l’état. Pour les normaliser, l’Ofqam annonçait la mise en place d’un processus algorithmique d’ajustement des résultats basé sur un modèle statistique s’appuyant notamment sur les notes passées des élèves et les résultats des étudiants de la même école au cours des années précédentes.
La démarche a rapidement créé la polémique en raison de son ampleur, puisque 40% des élèves pourraient voir leurs notes ajustées à la baisse par rapport à ce que proposaient les enseignants. Quelque jours avant que les résultats ne soient envoyés aux élèves, le gouvernement a finalement revu sa copie. Au final, les élèves britanniques pourront choisir de faire valoir la note obtenue lors de l’examen blanc (réalisé avant le confinement), si la note «normalisée» est inférieure.