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Transocean nie sa responsabilité dans la marée noire qui frappe actuellement le golfe du Mexique. Si la société qui possède son siège à Zoug était tout de même reconnue coupable, elle se dit prête à payer uniquement le prix de la valeur de la plateforme pétrolière.
Transocean, qui a conçu la plateforme «Deepwater Horizon» pour la firme pétrolière BP, estime que la firme britannique est la principale coupable de l’accident survenue le 20 avril dernier et qui a coûté la vie à 11 personnes.
Si Transocean, dont le siège se trouve à Zoug, était néanmoins reconnue partiellement coupable de la catastrophe, elle serait prête à rembourser l’équivalent du prix de la plateforme pétrolière. Soit selon les estimations de la firme, à peine 27 millions de dollars.
Pour arriver à cette conclusion, Transocean se réfère à la clause dite du Titanic: les propriétaires du bateau de croisière avaient accepté de prendre à leur compte uniquement le coût du bateau qui avait sombré en 1912 dans l’Atlantique nord. Ce sont les organisateurs de la croisière qui avaient dû indemniser les victimes.
L’argument vieux de plus de cent ans ne passe pas bien dans les rangs des représentants du gouvernement américain. Un procureur a fait savoir devant une commission du sénat qu’il trouvait les propos de Transocean déplacés.
Les sénateurs ont fait part de leur mauvaise humeur, d’autant plus que Transocean a versé un milliard de dividendes peu avant que ne survienne la catastrophe dans le golfe du Mexique.
BP a intenté une action devant la justice américaine pour que les indemnités d’assurance reçus par Transocean soient utilisés pour couvrir les frais d’endiguement et les travaux de nettoyage consécutifs à la catastrophe. L’assurance de Transocean, Lloyds of London, a demandé à la justice de retirer la plainte de BP.
swissinfo.ch et les agences