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La découverte des peintures médiévales
Une Association pour la restauration du chœur de l’église de Daillens a été créée en 1994.
En 2006, on constate que les revêtements du mur s’effritent et se détachent par plaque sous l’effet de l’humidité. Des traces de peintures apparaissent sous les badigeons. Des traces de couleurs sont visibles sur les ogives, et des étoiles décorent les voûtes.
Avec l’aide des Monuments historiques de l’Etat de Vaud, une action urgente de sauvetage est décidée : assécher les pieds de murs et recoller les différentes couches appliquées contre les parois. Un sondage révéle la présence de peintures médiévales du début du XIVème s.
Sous la direction de l’architecte Ivan Kolecek et de Brigitte Pradervand, historienne de l’Art, un dossier de présentation du projet de restauration est préparé à l’intention des autorités fédérales et cantonales.
Une Fondation pour la Restauration du chœur de l’église de Daillens est créée pour la recherche de moyens financiers. Mandatée par la commune de Daillens, elle est le maître d’œuvre de la restauration. Un comité d’experts dirigé par l’architecte est constitué et sert de guide dans la restauration des peintures et du chœur.
Le projet de restauration
Deux objectifs ont été définis pour le projet de restauration :
- Sauver et mettre en valeur les peintures médiévales
- Permettre au visiteur du chœur de trouver un espace propre à la contemplation et à la méditation.
Ensuite, assurer la pérennité des peintures s’est imposé en stabilisant le climat intérieur du chœur et éviter toute remontée d’eau en asséchant les pieds de murs par une ventilation forcée.
Le badigeon de la Réforme a protégé les peintures murales pendant près de cinq siècles, elles sont apparues dans l’état qu’elles avaient avant 1536, après deux siècles d’usage, sans aucune restauration, telles que l’artiste médiéval les avait créées. Cette situation exceptionnelle est la raison pour laquelle les responsables du projet à l’unanimité ont décidé de ne pas les retoucher. Les manques et les cicatrices les plus importants, dérangeants pour une bonne « lecture » des peintures, ont été comblés ou atténués.
Le sol, les portes coupe-feu et le mobilier ont été traités de manière contemporaine et sobre. Un éclairage simple est venu ensuite créer l’atmosphère voulue et mettre en valeur les peintures.