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Abstract
Le stéréotype « filles littéraires et garçons scientifiques » est encore aujourd’hui profondément ancré dans notre société. Alors que les filles se tournent majoritairement vers des études en Lettres ou Sciences Humaines, ce sont les garçons qui remplissent la majeure partie des bancs de l’EPFL ou de filières scientifiques. Étant toutes deux futures enseignantes de langue étrangère au secondaire II, nous nous sentons particulièrement concernées par cette problématique du rapport aux langues et à la littérature en fonction du sexe. De plus, certaines expériences faites au sein de nos stages nous ont amené à des questionnements quant à ce stéréotype. Dans le cadre de ce mémoire, nous nous sommes interrogées sur la transférabilité du stéréotype de la « fille littéraire » aux langues étrangères et avons tenté de répondre à la problématique suivante : Dans quelle mesure le stéréotype selon lequel les filles auraient plus d’affinités et d’aptitudes en littérature se vérifie-t-il au secondaire II dans le cadre des langues étrangères allemand et anglais ? Si les filles sont en effet « plus littéraires » en français, le même constat peut-il être fait pour la littérature en allemand et anglais ? Nous avons tenté de répondre à ces interrogations en prenant en compte les phénomènes de socialisation, de menace du stéréotype ou encore de l’effet Pygmalion.