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L’initiative populaire « Pour la dignité des animaux de rente agricoles (initiative pour les vaches à cornes) » requiert que la dignité des animaux soit prise en compte. Pour cela, la Confédération encourage, au moyen de mesures incitatives présentant un intérêt économique, la détention de vaches à cornes, de taureaux reproducteurs, de chèvres et de boucs reproducteurs. Concrètement, un soutien financier pour la détention d’animaux doit être inscrit dans la Constitution. Différentes opinions demande que cette demande soit reprise par un contre-projet indirect au niveau légal. Cela a été refusé par le Conseil fédéral et le Parlement.
Le point de vue des auteurs de l’initiative est que l’écornage représente une atteinte disproportionnée à la dignité des animaux. L’initiative veut avant tout empêcher que la décision de détenir des animaux avec ou sans cornes soit dictée principalement par des raisonnements économiques.
- Les cornes font partie de la vache : La corne est un organe fortement irrigué croissant tout au long de la vie. Elle est liée au système digestif, importante pour les soins corporels et sert à communiquer avec les autres animaux.
- L’écornage est inutile : Un troupeau d’animaux à cornes peut être détenu de manière adaptée dans des écuries adaptées.
- Les animaux à cornes sont onéreux : Les animaux à cornes nécessitent plus de place dans les écuries et des soins attentifs. L’initiative pour les vaches à cornes mise entièrement sur le volontariat et l’encouragement. Elle ne comporte pas d’interdiction de l’écornage, mais laisse, comme cela était le cas jusqu’ici, cette décision au détenteur. Ceux qui possèdent des vaches adultes, des taureaux, des chèvres ou des boucs à cornes doivent être dédommagés pour les coûts additionnels. La mise en œuvre de ces incitations devrait coûter environ 15 millions de francs par année, ce qui entre dans le budget agricole actuel sans nécessiter d’augmentation.
- Douleurs chroniques : 20 % des veaux écornés souffrent de douleurs chroniques, comme cela a été démontré par une recherche de l’Université de Berne. D’autres conséquences n’ont pas encore été prouvées.
- Les vaches à cornes font partie de la Suisse : Tant les cartes postales que la publicité idyllique nous font miroiter à tort des animaux à cornes. En Suisse, seules 10% des vaches ont encore leurs cornes.