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Critique
Producteur depuis 2002 des films réalisés par Clint Eastwood, Robert Lorenz s’empare ici de la caméra et nous livre un mélo qui ne finit pas d’en finir, avec un octogénaire plus très fringant...
Gus Lobel (Clint Eastwood) est un dépisteur de talents chargé de trouver de jeunes joueurs de baseball talentueux. Perdant progressivement la vue et à trois mois de l’échéance de son contrat avec l’équipe qui l’emploie, il est mis sous pression par Philip Snyder (Matthew Lillard), jeune sélectionneur qui ne jure que par les statistiques informatisées des performances sportives. Sa fille Mickey (Amy Adams), brillante avocate, se laisse persuader (à son corps défendant, car les relations père-fille sont pour le moins tendues) par un vieil ami de Gus de chaperonner le vieil homme bourru pendant sa dernière mission en Caroline.
Dans ce film qui, paradoxalement (il y est beaucoup question de home runs), se traîne comme une tortue rhumatisante, tous les poncifs sont alignés: le cœur tendre sous une rude écorce, la jeune cadre déchirée entre son ambition et son devoir familial, l’athlète qui a la suffisance de son insuffisance, la romance aux débuts orageux (mais ça ne peut que bien finir avec Justin Timberlake...), la «psychologie à Bonzon». Le titre original fait allusion à un lancer de balle courbe; la trajectoire du film, elle, est trop linéaire et atterrit mollement dans le gazon.
Note: 9
Daniel Grivel