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Le reflux vésico-urétéral (RVU) est un évènement dynamique qui consiste dans le fait que de l’urine vésicale remonte vers les uretères et les reins.
La prévalence du reflux dans la population pédiatrique générale est estimée à 0,4 à 1,8%. Par contre, dans le groupe des enfants ayant fait une infection urinaire fébrile, on va trouver un RVU dans 30-35% des cas.
L’urine produite par les reins s’écoule par les uretères jusque dans la vessie pour y être stockée entre les mictions. Normalement, l’abouchement des uretères empêche la remontée des urines de la vessie vers les reins. Lorsque l’amarrage de l’uretère dans la vessie est déficient, de l’urine vésicale peut alors refluer dans l’uretère et le rein ; c’est le reflux vésico-urétéral. Le RVU peut être primitif, conséquence d’une anomalie anatomique congénitale de la jonction urétéro-vésicale, ou secondaire, dû à un dysfonctionnement vésical.
Le RVU est presque toujours découvert à l’occasion d’une infection urinaire fébrile, ou lors d’examens liés à une dilatation des reins découverte lors des échographies anténatales.
L’examen radiologique qui permet de détecter le RVU est la cysto-uréthrographie mictionnelle (CUM). Dans le bilan, l’enfant aura également une échographie permettant de contrôler l’aspect des reins et, s’il a présenté une infection, une scintigraphie, qui donnera des indications sur la fonction rénale et sur la présence éventuelle de cicatrices sur le rein.
Le principe du traitement est de protéger les reins. Par ailleurs, on sait que l’évolution est favorable chez un nombre important d’enfants, ceci d’autant plus que l’enfant est jeune. On va donc lui donner la chance de guérir spontanément en le protégeant du risque infectieux par de faibles doses journalières d’antibiotiques (=prophylaxie). La CUM sera répétée environ 18 mois plus tard. S’il n’y a pas d’amélioration notable, ou si dans l’intervalle l’enfant a fait des infections urinaires fébriles malgré la prophylaxie, on devra alors prendre en charge chirurgicalement le RVU. Il existe deux alternatives de traitement chirurgical :
Dans les deux cas, on continuera la prophylaxie antibiotique jusqu’au contrôle post-opératoire.
Ce sont celles de toute chirurgie (infections de plaies, saignements,…). Des urines sanglantes sont habituelles après l’intervention chirurgicale ou endoscopique. Une bonne hydratation d’abord par perfusion permet d’éclaircir les rapidement les urines.