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Les Britanniques devraient pouvoir continuer de venir travailler en Suisse cette année même en cas de Brexit "dur". Le Conseil fédéral a prévu mercredi un contingent spécial transitoire de 3500 autorisations de séjour. Un éventuel accord bilatéral réglerait la suite.
Le gouvernement poursuit ainsi ses efforts pour éviter qu'une sortie désordonnée du Royaume-Uni de l'Union européenne n'affecte les échanges entre Berne et Londres. Ce qui se passera le 29 mars sera décisif.
Si Londres et Bruxelles arrivent quand même à trouver un accord de retrait, la libre-circulation des personnes continuerait de s'appliquer pendant une phase de transition, probablement jusqu'à fin 2020.
Mais si l'UE et le Royaume-Uni n'arrivent pas à se séparer à l'amiable, les Britanniques se retrouveraient dès le 30 mars assimilés en Suisse à des ressortissants de pays tiers, ce qui n'est pas aussi avantageux.
Atténuer le choc
Le gouvernement entend atténuer un tel choc pour l'économie et les cantons. Il veut aussi empêcher toute concurrence indésirable entre les citoyens britanniques et les ressortissants d'autres pays tiers.
Le contingent pourra être utilisé du 30 mars au 31 décembre. Jusqu'à 3500 travailleurs pourront être recrutés au Royaume-Uni: 2100 au moyen d'une autorisation de séjour et 1400 via un permis de court durée. Ces contingents seront alloués trimestriellement aux cantons, qui les délivreront sans recourir à une procédure d'approbation.
Il s'agit d'une solution transitoire, que le Conseil fédéral devra entériner d'ici fin mars. Des discussions sont en cours au sujet de la conclusion d'un éventuel accord bilatéral entre la Suisse et le Royaume-Uni. Le gouvernement a déjà approuvé un accord, qui maintient après le Brexit les droits et obligations actuels pour les ressortissants suisses et britanniques.