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Rétrospective Abel Ferrara
Festival La Belle Nuit
De la 1ère à la Cinémathèque: Travelling
Pour une histoire permanente du cinéma: 1976 (suite et fin)
Introduction à l’histoire du cinéma
Portraits Plans-Fixes
Rétrospective Abel Ferrara
Festival La Belle Nuit
De la 1ère à la Cinémathèque: Travelling
Pour une histoire permanente du cinéma: 1976 (suite et fin)
Introduction à l’histoire du cinéma
Portraits Plans-Fixes
A l’occasion de l’avant-première de Siberia du cinéaste américain Abel Ferrara, diffusé par la Cinémathèque suisse, une rétrospective de son œuvre de fiction est à retrouver dans nos salles. Une filmographie qui se distingue par un style nerveux et un goût affiché pour la provocation.
Admiration et méfiance, reconnaissance et aversion, le cinéma d’Abel Ferrara, cinéaste à la réputation sulfureuse, ne laisse jamais indifférent.
Né à New York en 1951 d'une famille d'origine italo-irlandaise, il grandit à une centaine de kilomètres au nord de la Big Apple où il fréquente le lycée et rencontre Nicholas St. John, qui partage avec lui une passion pour le rock et le cinéma et avec qui il écrira la plupart de ses scénarios. Le jeune Ferrara réalise des films amateurs en Super 8 jusqu'en 1979 où il signe Driller Killer, film d’horreur à petit budget dont il est le protagoniste. Cette œuvre est remarquée par William Friedkin qui lui offre la possibilité de tourner son deuxième long métrage, Ms .45. Après Fear City et alors en quête de financements, Ferrara travaille sur deux séries de télévision produites par Michael Mann (Miami Vice, Crime Story), mais c’est avec China Girl en 1987 – sorte de Roméo et Juliette version gangsters à Manhattan (Little Italy contre Chinatown) – qu’il acquiert une certaine réputation et se trouve érigé au rang de réalisateur culte.
Il décroche dès lors des budgets plus importants et réalise des œuvres qui scellent son succès de cinéaste maudit et anti-hollywoodien. Durant les années 1990, il tourne presque un film par an et innove et réinvente les genres cinématographiques – horreur, film noir, films de gangsters, mélodrame, science-fiction –, à travers lesquels il explore les facettes sombres de l’âme humaine, tout en narrant ses propres tourments et obsessions. Le mal, le péché, la violence, l’obscénité, la vengeance, l’addiction, la morale catholique, mais aussi le libre arbitre, le pardon, la charité, la rédemption sont mis en scène et codifiés par un langage cinématographique radical, provocateur et sans concessions, qui dérange et interpelle.
C’est aussi grâce aux interprétations magistrales de ses acteurs fétiches – Christopher Walken, Harvey Keitel, Matthew Modine, Chris Penn, jusqu’à Willem Dafoe, son inséparable alter ego – que le cinéma de Ferrara acquiert sa notoriété, et se retrouve sélectionné et primé dans les festivals internationaux. Ses personnages féminins, qu’elles soient victimes, anges vengeurs, objets du désir, saintes ou putains servent de contrepoint et assument souvent un rôle d’antagonistes, libérateur et critique, positif et féministe.
Malgré le succès et l’appel des studios, Ferrara, réfractaire aux compromis, toxicomane et alcoolique, se perd peu à peu dans une descente aux enfers qui nourrit son cinéma, mais le laisse à la dérive. Il quitte ainsi son New York, dans lequel il ne se reconnaît plus, et s’installe à Rome qui lui rappelle le Bronx de son enfance.
Au cours des années 2000, enfin désintoxiqué, converti au bouddhisme, remarié et père d'une petite fille, il alterne fictions, documentaires, carnets de voyage, autoportraits fictionnels, œuvres parfois plus légères, parfois plus intimistes, dans un processus infatigable d’introspection, d’expiation et de délivrance. Avec Siberia, sa sixième collaboration avec Dafoe, il signe à ce jour son film le plus personnel, visionnaire, anarchiste et acéré. Un testament spirituel, un recommencement.
Chicca Bergonzi
Les personnages qui peuplent, sinon hantent, la filmographie d’Abel Ferrara partagent une caractéristique commune avec le héros de Siberia: chacun tente en effet de trouver une échappatoire à sa réalité, quitte à transgresser la morale. De la série B (The Driller Killer, 1979) à l’autofiction (Tommaso, 2019), en passant par le film de vengeance (Ms .45, 1981) et le drame policier (Bad Lieutenant, 1992), le réalisateur new-yorkais cultive depuis plus de quarante ans un cinéma formel et narratif qui brouille inlassablement les frontières entre le réel et l’imaginaire.
La seconde édition du festival La Belle Nuit – les Rencontres lausannoises des cultures nocturnes, a lieu du jeudi 22 au dimanche 26 septembre. La nuit est une actrice à part entière du paysage urbain, sous de multiples facettes, souvent méconnues. Créé en 2019, ce festival a pour but de réunir les acteurs et actrices du monde de la nuit lausannoise autour d’un événement réflexif, festif et fédérateur, pour aborder avec eux leur rôle dans le paysage culturel, économique, touristique et sociétal de la ville.
A cette occasion, l’aspect convivial est mis en avant et accompagne des débats, tables rondes, ateliers et conférences. Les rencontres sont toujours suivies d’une programmation culturelle et d’animations en lien.
C’est un plaisir immense d’être partenaires de la Cinémathèque suisse pour proposer un cycle de films autour de cette thématique et permettant de témoigner que le cinéma est, lui aussi, un oiseau de nuit.
Plus d’informations sur www.la-belle-nuit.ch
Thomas Lecuyer, chargé de programmation du festival La Belle Nuit
A l’instar de la soirée infernale orchestrée par Martin Scorsese dans After Hours, les films présentés dans le cadre du festival La Belle Nuit célèbrent, chacun à leur manière, cet inépuisable terrain de jeu, d’évasion et d’excentricité que représente la vie nocturne. Les noctambules en tout genre seront ainsi servis, qu’ils affectionnent davantage les danses enflammées (Saturday Night Fever, Disco), les rythmes entêtants (The Cotton Club, 24 Hour Party People, Eden), l’ivresse moite des boîtes de nuit (Millennium Mambo, Go Go Tales), l’effervescence de la rue (Nice Time) ou encore les créatures assoiffées de sang (From Dusk Till Dawn).
Travelling vous emmène dans l’histoire des tournages des films cultes. La petite histoire des grands films vous est racontée entre anecdotes, archives et extraits. Dans notre projecteur sonore, ces mêmes films révèlent leur propre récit et nous permettent d’accueillir, dans notre cinéma radiophonique, tous les acteurs du septième art.
Catherine Fattebert vous invite à écouter (sur La 1ère) et à regarder (à la Cinémathèque suisse) Tron, Runaway Train, The Cotton Club, It's a Wonderful Life, Spaceballs ou Gremlins, entre autres. Travelling, un déplacement de caméra pour tout connaître de l'histoire du cinéma !
Pour entendre les films, c'est sur La 1ère tous les dimanches de 10h à 11h, rediffusion les lundis de 3h à 4h du matin, et en tout temps sur Play RTS. Pour les voir, c'est à la Cinémathèque suisse tous les dimanches à 15h et les samedis à 21h.
En 2006, la Cinémathèque suisse débute un cycle destiné à présenter «Une histoire du cinéma en 300 films». Mais bien vite, le chiffre de 300 s'est révélé insuffisant. Et ce programme est devenu une «Histoire permanente du cinéma», destinée à offrir au public, année après année, une sélection des œuvres qui ont marqué le septième art. Etablie par le grand cinéphile Bernard Uhlmann, ancien directeur adjoint de notre institution, cette sélection (forcément subjective) réunit des films choisis pour leur importance historique, culturelle ou artistique.
Des œuvres particulièrement représentatives d'un auteur, d'une grande star, d'un courant, d'un genre, d'une mode ou d'un style. Un choix par force imparfait et peut-être arbitraire, mais qui permet l'approche concrète d'un art ayant marqué le XXe siècle et les mentalités de manière indélébile. C'est enfin l'occasion rêvée de remontrer de grands classiques, de susciter des (re)découvertes ou de rafraîchir salutairement les mémoires.
Sauf exception, rendez-vous avec ce cycle les dimanches soir et lundis après-midi (reprises). La programmation est parfois tributaire de la disponibilité et de l'état des copies.
Festival international du film de Berlin – Ours d’or
Buffalo Bill and the Indians or Sitting Bull's History Lesson de Robert Altman
Festival international du film de Cannes – Palme d’or
Taxi Driver de Martin Scorsese
Festival international du film de Locarno – Léopard d’or
Le Grand Soir de Francis Reusser
Mostra de Venise – Lion d’or
Suite aux événements de Mai 68, les éditions de la Mostra de Venise de 1969 à 1979 deviennent non compétitives et aucun prix n’est décerné pendant cette période.
Ce cours, dispensé en alternance par Alain Boillat et Pierre-Emmanuel Jaques de la Section d’histoire et esthétique cinéma de l’Université de Lausanne, vise à donner, dans une perspective généraliste et introductive, un panorama de l’histoire du cinéma. Il comporte des séances consacrées au cinéma mondial, des premiers temps à la fin du XXe siècle. Les séances sont consacrées à un genre (film noir, western, science-fiction, documentaire, animation) ou à une période phare d’une production nationale tels que la «Qualité française», les nouveaux cinémas (allemand, suisse et de l’Est), les productions japonaises classiques et asiatiques contemporaines, et le cinéma français «moderne».
Le cours se déroule dans la salle Paderewski du Casino de Montbenon et consiste en la discussion d’extraits tirés principalement de copies appartenant aux riches collections de la Cinémathèque suisse.
Entrée libre. Tous les cours ont lieu le mercredi de 14h à 16h dans la salle du Cinématographe.
Aux premiers temps du cinéma
Cours donné par Pierre-Emmanuel Jaques
Passion, poursuite, sérialité: vers une linéarisation du récit filmique
Cours donné par Alain Boillat
Charlie Chaplin jusqu’au Dictateur (1939)
Cours donné par Alain Boillat
Tournés en cinq plans fixes, en noir et blanc, en un seul lieu, un seul jour, sans reprises ni coupures, les films Plans-Fixes composent une vaste collection de portraits de personnalités de Suisse romande – et quelquefois d'ailleurs – issues de divers domaines d'activité.
Le premier film a été réalisé en 1977 et, chaque année, une dizaine de nouveaux portraits voient le jour. L'absence du montage, un des principes de base de la collection, vise à mettre l'accent sur l'authenticité du moment et privilégie le point de vue de la personne, sujet du film, qui raconte son parcours et partage ses réflexions dans un entretien avec un(e) interlocuteur(-trice). La devise – «Un visage, une voix, une vie» – résume cette démarche. Dans leur ensemble, les films Plans-Fixes représentent un véritable panorama de la vie en Suisse du début du XXe siècle jusqu'à nos jours.
Toutes les projections en première sont gratuites.