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La flûte jazz
« La flûte est un moyen de m'échapper de la réalité et la musique, c'est quelque chose de varié, qui me permet de rêver. »
Maelle, 16 ans
Durant la seconde partie du 20ème siècle, la flûte Boehm occidentale a connu d’une manière exponentielle un développement fulgurant. Des techniques nouvelles sont apparues pour élargir la palette sonore au profit des compositeurs et des improvisateurs. Avec sa diversité́, elle a conquis tous les continents.
Même si la flûte n’est pas un instrument roi dans ce domaine, le jazz est bien représenté, avec des flûtistes tels que Hubert Laws, Herbie Mann ou encore James Newton. Grâce à ces personnalités, elle a trouvé́ une belle place. Dans le rock, c’est Ian Anderson avec le groupe « Jethro Tull » qui met en avant cette couleur de flûte « chanter en jouant », tout en faisant résonner des harmoniques supérieures qui caractérisent son mode de jeu.
Avec toutes ces influences, notre 21ème siècle annonce donc le début d’une nouvelle page de l’histoire de la flûte. Les techniques évoluent avec le « beatbox flute » que l’américain Greg Patillo a popularisé, et le rôle de cet instrument trouve une nouvelle place dans la musique actuelle, notamment dans la mouvance hip-hop ou électro.
Le développement des nouveaux styles de musique avec l’improvisation en toile de fond offre à la flûte du futur un territoire énorme et relativement vierge à explorer. Une nouvelle génération de flûtistes se profile, se consacrant davantage à la musique actuelle et improvisée.