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A la croisée des chemins entre le court et le long-métrage, le jeune cinéaste français Robert Enrico raconte ses débuts, sa formation de réalisateur et les raisons qui l'ont poussé vers le court-métrage.
Son film La Rivière du hibou est un court-métrage de fiction tiré d'une nouvelle de l'écrivain américain Ambrose Bierce. Il recevra la Palme d'or du court métrage du festival de Cannes (1962).
Né dans le Pas-de-Calais le 13 avril 1931 et fils d'immigrants italiens, Robert Enrico passe sa jeunesse à Toulon avant d'entrer à l'IDHEC (Institut des hautes études cinématographiques).
Dans les années 50, il participe aux activités du Groupe Médiéval de la Sorbonne et réalise quelques reportages pour la télévision. Il se consacre ensuite au montage et la réalisation de courts-métrage de commande.
Il connaît un incroyable succès dès 1961 grâce au court métrage La Rivière du hibou qui fait le tour du monde. Son premier véritable long métrage, après Au coeur de la vie (1962) est La belle Vie (1963), film sur la Guerre d'Algérie, qui obtient le prix Jean Vigo.
Ses premiers succès commerciaux sont Les Grandes gueules (1965) et Boulevard du rhum (1971), mais c'est Le Vieux fusil (César du cinéma 1976), qui l'impose définitivement aux yeux du grand public.
Il met en scène ses derniers films dans les années 90 et s'éteint le 23 février 2001.
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Journaliste: Rodolphe-Maurice Arlaud Réalisateur: François Bardet