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Grande effervescence sur les quais de la cité d’Othon en fin de semaine dernière. 17 prestigieux voiliers prenaient leurs quartiers. Quatre équipages avaient fait le déplacement depuis l’Allemagne, la Hollande et les Bahamas pour se mesurer à la flotte helvétique. Cette dernière était représentée par quelques navigateurs de renom tels que Jürg Menzi, Christoph Burger, Philippe Durr et Daniel Stämpfli entre autre.
Conçu en 1937 par Charles Ernest Nicholson et construit en 1949, le 5.5m n’est pas un monotype. Il est régi par une « jauge à développement » qui permet d’avoir des bateaux comparables, bien que tous différents. C’est un quillard avec un barreur et deux équipiers. En 1952, il fait sa première apparition aux jeux olympiques d’Helsinki, mais il perdra son statut à ceux de Tokyo en 1964.
Dès jeudi, c’est sous la pluie que deux courses ont été validées. La flotte, nerveuse, a du être rappelée à l’ordre par le comité de course et le drapeau noir hissé a calmé les ardeurs des équipages. Le bateau SUI 228 de Jürg Menzi a pris, dès le premier jour, la tête de la régate. Cinq autres courses ont été disputées entre vendredi et samedi, sous de violentes averses entrecoupées de quelques furtifs rayons de soleil. Les nuages qui se déversaient sur le Jura ont créé des appels d’air et le plan d’eau a été, par moment, balayé par des rafales à plus de 20 nœuds en sud-ouest. Les caprices de la météo ont obligé le comité de course à réorienter les parcours, voire les raccourcir. La qualité des concurrents a insufflé tout au long de ces joutes un magnifique esprit compétitif emprunt de fair-play. Aucun protêt n’a été déposé. Les erreurs ont été réparées sur-le-champ et sans l’intervention du Jury de course.
Thomas Treib, président de la classe 5.5m JI, ne tarissait pas d’éloges pour le travail réalisé par les membres du CVG dans l’organisation de ce championnat et s’engageait à réunir une nouvelle palette d’athlètes pour une prochaine édition.
Christiane Baudraz
Le 19 juin 2016
Photos de Vincent Guidoux
Christiane Baudraz
Le 18 juin 2016
Entre les gouttes et les éclairs, la Matelote envoie sa Nocturne.
Alors que le lac de Neuchâtel était cerné de nuages bas et que les averses se déversaient sur les reliefs, 10 équipages n’ont pas hésité à s’aligner au départ de la Nocturne Raiffeisen. Sur le coup des 21 h 30, c’est sous spi que les bateaux ont franchi amabile la ligne de départ sous un vent du sud encore léger. Patrick Béati a pris la tête de la course, suivi par le Grand Surprise de Laurent Jacot, rapidement rejoints par le team du Farr 30 de Daniel Grandguillaume. Peu avant la marque de parcours d’Yvonand, alors que le vent de sud-ouest montait à plus de 30 km/h, qu’un orage s’abattait sur terre et que des éclairs flashaient la scène, le Farr 30, bien que « parti au tapis » sous spi, prenait le commandement de la course. Le trio traversait rapidement sur Concise. Derrière, une autre régate se jouait pour les poursuivants. Les équipages de Benny Ter Laan, Olivier Glaizot et Vincent Guidoux s’accrochaient et bataillaient entre eux. Sur la route de l’arrivée, Patrick Béati et Daniel Grandguillaume, ayant viré en tête la marque de Concise, jouaient « tout dessus » un mano a mano serré. L’équipage de ce dernier, tombé dans une « molle » près de la rive nord, voyait ses chances de victoire s’échapper. En embuscade, Laurent Jacot et son équipe en profitèrent pour envoyer le spi asymétrique et grignoter mètre par mètre leur retard. Une fois devant pour quelques longueurs et un petit kilomètre avant l’arrivée, toute leur attention était mobilisée pour marquer leurs concurrents et franchir la ligne d’arrivée aux alentours de 23 heures. Deux heures plus tard, Frédéric Robin, parti seul sur son Corsaire, clôturait la régate qui ne comptait pour aucun championnat, mais juste pour le frisson de la navigation sans les points de repères diurnes.
Les résultats de l’édition 2016 de la Nocture Raiffeisen
1er: Flo – Laurent JACOT
2ème: Féline – Patrick BEATI
3ème: Joke – Daniel GRANDGUILLAUME
4ème: Surprise MY – Benny TER LAAN
5ème: Happy Cows – Olivier GLAIZOT
6ème: Pampero – Vincent GUIDOUX
7ème: Surprise Vert – Marino VIRGOLIN
8ème: Amami – Luca MOTTAZ
9ème: Corsaire – Frédéric ROBIN
DNF: Méli-Mélo – Pierre CHAROTON
Christiane Baudraz
Le 11 juin 2016
En raison du Championnat Suisse Open 5.5 JI, exceptionnellement pas de souper à terre à l’issue de la régate, merci de votre compréhension.
Petit crachin, Eole abonné absent, régate annulée…. Merci à l’équipe du start et aux Josettounnes pour l’excellent repas et le délicieux dessert.
Christiane Baudraz
le 9 juin 2016
31 MAI 2016 | EDITION N°1753
Voile – A bord du M2 Swiss Medical Network, le barreur nord-vaudois et son équipage ont dominé de la tête et des épaules la régate disputée samedi dernier.
Après être passé entre les gouttes samedi matin, le Bol d’Or du lac de Neuchâtel, organisé par le Cercle de la Voile de Grandson pour la 30e fois, allait devant une belle journée. Belle, elle l’a été, mais plus propice à la bronzette qu’à la voile… Le vent a, en effet, brillé par son absence et le souffle n’a pas dépassé quelques noeuds. L’aller-retour jusqu’à la bouée de Neuchâtel a, donc, pris du temps et une grande expertise était nécessaire pour tirer son épingle du jeu.
Beaucoup de navigateurs ont même préféré renoncer face aux nombreuses heures requises pour boucler l’épreuve. Ainsi, 26 bateaux sur 78 participants ont terminé non classés, avec toutefois une mention spéciale pour le dernier courageux, qui s’est battu jusqu’au bout et est arrivé à 2h02, soit… deux minutes après la limite de temps imposée.
A l’inverse, le bateau le plus rapide a franchi la ligne d’arrivée juste après 16h, soit après 5h01 de régate. Le catamaran Ventilo M2 «Swiss Medical Network», barré par le Nord-Vaudois Michel Vaucher, a signé une performance des plus notables, compte tenu de l’avance sur ses poursuivants, qui ont fini avec 53 minutes de retard sur le vainqueur! «Une différence comme celle-ci peut arriver sur le Bol d’Or du Léman, mais c’est rare ici, concédait le barreur. Il faut de la réussite, évidemment, mais cela ne tombe pas du ciel. On avait tout pour bien faire, et on a de plus réussi à enchaîner les bons coups.» C’est au changement de vent, à la hauteur d’Auvernier, que «Swiss Medical Network» a fait la différence, alors que ses adversaires sont restés au pas. Une belle performance qui installe un peu plus l’équipage en tête du TeamWork M2 Speed Tour, après sa victoire lors de la première étape sur le même lac, lors de la Coupe Farewell, début mai.
Côté organisation, le président du comité de course Samir Saydjari a noté un nombre de participants plutôt bas, sans être alarmé. Il a, surtout, commenté la journée trop calme du samedi: «C’était une année spécialement lente. Il arrive des fois qu’on soit tous rentrés chez nous à 18h!»
Une double disqualification a, toutefois, marqué la course, puisque les M2 «TeamWork» et «BlackPearl», arrivés deuxième et troisième, ont été déclassés pour avoir traversé une zone interdite à la navigation, au large de Neuchâtel. «Team Seven» et «Surf and Bird» ont, donc, complété le podium de la catégorie.
Le prototype «Wistiti» de Pascal Lavarelo a, lui, remporté le Bol d’Or des monocoques, après 9h28 de navigation. «No Name» de Jean- Jacques Born a également signé une performance de choix, en s’imposant sur le parcours réduit des M3, avec une marge de 1h30 sur le deuxième, Mario Di Pietrantonio, du club des Tapas-Sabllias d’Yvonand.
Le week-end ne s’est pas arrêté là pour les catamarans M3, pour qui une manche sélective pour le championnat était organisée par le Cerle de la voile de Grandson pour la troisième fois, dimanche. Le duo Longchamp/Jutzi, du Cercle de la voile du Vieux Chablais, s’est imposé au terme des trois manches, suivi au classement par deux équipages de Voile Libre Morges.
Lac de Neuchâtel Le 30e Bol d’Or du lac de Neuchâtel a été remporté par un des régionaux de l’étape, le Vaudois Michel Vaucher et son équipage sur le « Swiss Medical Network ».
« Cela fait évidemment plaisir de gagner ici. Il s’agit avant tout d’une victoire d’équipe, car nous tirons tous à la même corde » avoue Michel Vaucher, grand vainqueur de la course.
Si le temps réalisé est plutôt élevé – le record de l’étape a été de trois heures cinq en 2015 –, c’est en grande partie à cause du vent trop discret. Un début de régate poussif et pluvieux mais qui fut en partie compensé pour le trajet de retour : « Il faut être patient dans ces moments-là. Nous avons fait ce que nous voulions tactiquement et nous avons pu profiter d’un courant favorable peu avant Neuchâtel », admet Michel Vaucher. Le Vaudois et son équipe ont bénéficié d’un vent thermique léger, trouvé sur la rive ouest du lac, afin de doubler leurs concurrents. Un bonus qui leur a permis de dominer une large partie du parcours et d’être en tête à la bouée de Neuchâtel. La suite ne fut qu’un monologue du leader, creusant l’écart lors du retour au port de Grandson. L’équipage « No Name », emmené par Jean-Jacques Born, a remporté la division «M3 », alors que la catégorie monocoque (sans les bateaux « libres ») a vu la victoire de Jean-Louis Frei.
Moins de participants cette année
Cette 30e édition a également été marquée par une diminution du nombre de participants par rapport aux années précédentes. Répartis en six catégories – deux duo-coques, trois monocoques et une libre – les septante-sept bateaux étaient en trop petit nombre, selon Michel Fremaux, membre du comité d’organisation, qui note qu’une bonne centaine de concurrents avait l’habitude de s’aligner dans les premières éditions. D’où une volonté déjà affichée de tenter d’amener des « stars » afin de réveiller l’intérêt des spectateurs et des concurrents, et, surtout, de maintenir l’ambiance unique de cette course dont le parcours a été allongé en 2013, ce qui semble plaire au plus grand nombre.
( Image: Olivier Allenspach)
Alors que Michel Vaucher et son équipe fêtent une magnifique course, certains concurrents ont jeté l’éponge à cause de la durée de l’épreuve, alors que d’autres étaient encore sur le plan d’eau à la tombée de la nuit. « Ce n’était pas une épreuve très physique. On préfère évidemment quand il y a du vent, mais il ne faut pas non plus que cela se transforme en combat de survie », conclut le champion du jour.
Robin Jaunin (24 heures)