Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06959.jsonl.gz/1456

Le 5e festival cambodgien de films internationaux vient de se terminer avec une cinquantaine de films à l'affiche dont environ la moitié ont été tournés au Cambodge ou par des cinéastes khmer. Le festival est très apprécié par la jeunesse et toutes le projections sont gratuites. Trois films ont reçu des critiques particulièrement positives dans la presse. En cliquant sur les titres vous pouvez voir les bandes d'annonces de chaque film.
Le film d'ouverture "The Last Reel" raconte l'histoire d'une adolescente qui découvre que sa mère était une star de cinéma avant l'ère des Khmers Rouges. La jeune fille met alors tout en œuvre pour retrouver la dernière bobine perdue de l'ultime film de sa mère, "The Last Reel", non sans tomber sur des secrets de familles bien gardés. Ce film crée un lien entre la génération actuelle et celle qui a survécu à la guerre.
Un autre film intéressant à l'affiche est une co-production franco-khmère-belge "The gate" ("Le portail - le temps des aveux", sortie en France prévu pour le 17 décembre), inspiré par un livre de François Bizot. Le film raconte l'histoire de Bizot, anthropologue français et seul prisonnier des Khmers Rouges à s'en être sorti vivant. En 1971 Bizot est accusé d'espionnage dans un camp supervisé par Duch. En 1975 ils se rencontrent à nouveau dans la ville de Phnom Penh vidée de ses habitants, quand étrangers et cambodgiens cherchent refuge à l'ambassade de France.
Il est intéressant de noter que des histoires cambodgiennes sont maintenant également racontées en dehors du royaume. Le documentaire américain "Don't think I've Forgotten: Cambodia's Lost Rock and Roll" est un regard nostalgique en arrière sur la scène musicale cambodgienne des années 1960 et le début des années 1970. En regardant la bande d'annonce la chute du niveau de vie au Cambodge depuis l'ère des Khmers Rouges devient encore plus frappante. Après la projection du film une foule considérable suivait le concert donné par le seul membre survivant du groupe Drakkar, un band très populaire des années 1960 et 1970.