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et des Antiquités de cette ville, par Silas Taylor, Londres, 1730 et 1732, in-4°., avec 14 planches. Linné a donné à un genre de plantes le nom de Dalea, pour conserver le souvenir du zèle et des traVanx de ce médecin naturaliste; depuis il avait été confondu avec les psoralea, mais il a été rétabli avec raison par les botanistes récents. Il comprend plusieurs arbustes légumineux du cap de BonneEspérance. D-P-s.
DALE. Voy. VAN-DALE. DALECHAMPS (JACQUES), médecin et botaniste français, célèbre par son érudition, né à Caen en 1513, étudia la médecine à Montpellier, fut reçu bachelier sous Rondelet en 1546, et docteur l'année suivante. Il alla en 1552 se fixer à Lyon, où il exerça la médecine avec beaucoup de succès et de réputation, jusqu'à sa mort en 1588. Il joiguait à une profonde connaissance de toutes les parties de son art, celle des langues anciennes et une vaste érudition. Il s'occupa principalement à éclaircir par de savants commentaires quelques auteurs grecs et latins. On lui doit une version latine d'Athénée, avec le texte grec et des commentaires, Lyon, 1552, in-fol.; réimprimée avec des notes de Casaubou, en 1597, in-fol. (Voy. ATHÉNÉE). Dalechamps s'attacha surtout à corriger le texte de Pline, et il en donna une édition très stimée, Lyon, 1587, in-fol., dont y a eu plusieurs réimpressions. y avait travaillé une grande partie de sa vie, et ne survécut que d'un an à sa publication. Il forma de bonne heure le projet de réunir dans un senl corps d'ouvrage les connaissances acquises jusqu'alors en botanique, et, voulant s'associer des coopérateurs en clat de le secouder, il fit choix d'abord
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de J. Baubin, qui, quoique fort jeune, était déjà très habile botaniste; mais celui-ci s'étant vu obligé de quitter Lyon, crainte d'être inquiété pour la religion protestante qu'il professait, Dalechamps ne put trouver à le remplacer. Il rassemblait cependant des matériaux, en recherchant par luimême, avec soin, les plantes qui croissent dans les provinces voisines, et en entretenant des correspondances suivies dans les différentes contrées de l'Europe: en Flandre avec Lécluse, Lobel; en Espagne avec Mouton, Valerando Dourez. Il faisait dessiner et graver toutes les plantes qui lui parvenaient par ce moyen. De plus, il faisait copier et réduire sur un même module, toutes les figures qui existaient déjà en 1558. Il voulut donner une idée de ses recherches dans une version latine de Dioscoride, à laquelle on avait adapté les figures très réduites de Fuchs; et il en ajouta douze, qui représentaient autant de plantes curieuses qu'il avait découvertes; elles sont très correctement dessinées, mais le format en est trop petit pour qu'elles soient bien reconnaissables. Dalechamps, entraîné par la pratique de la médecine, et surtout par ses recherches sur les anciens, n'eut pas le temps de publier lui-même son travail, ni de l'achever sur le même plan qu'il l'avait commencé. Le libraire Rouillé se mit à la tête de cette entreprise et la fit continuer; il chargea Desmoulins, médecin de Lyon, de rédiger l'ouvrage et de le mettre au jour; mais ce médecin ne sut mettre aucune critique dans son travail, et transposa souvent les figures, en sorte que l'ouvrage resta au-dessous de l'attente génerale. Enfin cet ouvrage, si longtemps attendu, fut donné au public du vivant de Dalechamps, qui ne mourut que deux ans après; il est
intitulé: Historia generalis plantarum in libros XVIII, per certas classes artificiose digesta, etc., fig., Lyon, 1586, 2 vol. in-fol., plusieurs exemplaires portent la date de 1587. Le nom de Dalechamps ne se trouve pas sur le frontispice; mais tous les auteurs du temps l'ont cité sous son nom, parce qu'il en avait donné le plan et la plupart des matériaux. Suivant Jacques Pons, ce fut le libraire Rouillé seul qui eu conçut le plan, et Desmoulins qui l'exécuta. Dalechamps n'y contribua qu'en communiquant les obser vations et les dessius qu'il avait rassemblés. C'est donc à lui qu'appartient tout ce qui s'y trouve de bon; mais la distribution des objets, l'ordre et la rédaction de l'ensemble appartiennent à Desmoulins. Les deux mille sept cent trente- une plantes dont il donne les figures, sont divisées en dix-huit classes ou livres, suivant leur grandeur, leur figure, leurs qualités, etc., mais aucune de ces classes n'est naturelle. Dalechamps voulant, comme nous l'avons dit, établir la concordance de tous les ouvrages que l'on avait publiés avant lui, avait fait copier le plus grand nombre des figures déjà faites, et elles ont été publiées dans cette histoire, ce qui fait que la même plante est répétée deux ou trois fois; souvent c'était au su de Dalechamps lui-même, et suivant son but qui était de mettre à même de comparer les différents auteurs qui l'avaient précédé; mais d'autres fois il ne s'en était pas aperçu, et c'était rendre un service à la science que d'indiquer ces erreurs. C'est ce que fit Gaspard Bauhin, en publiant ses Animadversiones in historiam generalem plantarum Lugduni editam, Franefort, 1601, in-4". (V. Gasp. BAUHIN). Jean Bauhin dans son Histoire des plantes, reprend souvent
avec amertume les fantes de cet ouvrage. Cependant, malgré ses défauts, il a été long-temps utile. Oa y reconnaît une érudition profonde, et l'on doit rendre justice à Dalechamps, en convenant qu'il a été l'un des botanistes qui ont montré le plus de sagacité pour déterminer les plantes des anciens. De plus, il y a une centaine de plantes qu'il a fait connaitre le premier. Jacques Pons, médecin de Lyon, fit des observations sur cet ouvrage, Lyon, 1600, in-8°. Cet une espèce d'errata, où il a corrige les titres et fait différentes additions, qu'il a rédigées sur ce que Dalechamps lui-même avait indiqué, et sur ks manuscrits qu'on trouva dans sen cabinet après sa mort. Desmonlius `traduisit en français cette histoire des plantes qu'il avait publiée en latin; elle parut sous le titre d'Histoire genérale des plantes, sortie latine de la bibliothèque de M. Jacques Dalechamps, puis faite française par M. Jean Desmoulins, Lyon, 16:5, 2 vol. in-fol. Il profita des corrections indiquées par Pons, et ajouta des tables des vertus des plantes; ce qui fait que cette traduction est plus estimée que l'original. Cependant Desmoulins eut le tort de ne pas profiter des critiques de Gaspard Baubin, et il laissa subsister beaucoup de tranypositions de figures. Néanmoins, comme c'était le seul traité complet que l'on cût sur les plantes en lange vulgaire, il eut plusieurs éditions; la dernière est de 1655. Quoique l'edìteur dise que cette édition a été corrigée des fautes de langue et des barbarismes qui se trouvaient dans la première, qui feraient croire que des paysans l'avaient dictée, le style en est très suranné. Plumier a consacré, sous le nom de Dalechampia, on genre à la mémoire de ce botaniste ;
il est de la famille des euphorbes,
D-P-s. DALEMBERT. V. ALEMBERT (D). DALEMILE, le père de la poésie bohémienne, est l'un des plus anciens auteurs qui ont écrit sur l'histoire de Bohême. Il était natif de Mezriz, chanoine de l'église collégiale de St.-Boleslas-le-Vieux, et il se trouvait à Prague en 1308, lorsque les habitants de Meissen vinrent assiéger cette ville: ce sont les seules circonstances
bohémiens l'histoire de son pays, il lut avec attention les chroniques de Prague, de Brzewnow, d'Opatow, de Wissograd et de S. Boleslas (1); cette dernière lui parut préférable aux autres; il la prit pour guide, et mit en vers bohémiens les événements qui y étaient rapportés. Il la continua en exposant de la même manière les faits qui s'étaient passés de son temps; it termina en 1314 son ouvrage qui est très précieux, non seulement à raison de la fidélité avec laquelle il expose les faits, mais aussi parce que c'est le premier monument écrit que, nous ayons de la langue et de la littérature des Slaves-bohémiens. A l'exemple des Grecs, l'anteur se sert du nombre duel, qu'il termine, soit dans les noms, soit dans les verbes, en a et en y, ce qui n'est plus usité aujourd'hui dans le bohémien. Son. langage présente plusieurs autres différences avec celui d'aujourd'hui. Dalemile est le premier qui nous ait transmis avec tous leurs détails, les anciennes traditions conservées en Bohême sur ces femmes qui, sous la conduite de Wlasta, osèrent se soulever contre les hommes, et qui parvinrent, vers le milieu du 8". siècle, par leur courage féroce, à s'ériger en république indépendante, et à prescrire des lois aux hommes. Cette chronique remonte jusqu'à la naissance de Jésus-Christ, et elle finit l'an 1514. Elle fut imprimée en 1620 à Prague, in-4°. L'éditeur, Jean Gessiu, secrétaire de cette ville, était un des plus zélés partisans de Frédéric, électeur palatiu, que les grands de Bohême, par haine pour la religion catholique, avaient choisi pour leur
(1) La première de ces Chroniques, commencée
de sa vie qui soient parvenues jusqu'à par Cosme de Prague, est parvenur jusqu'a nous; nous. Ayant résolu d'écrire en vers
les quatre autres sont perdues, a l'exception de ce que Dalemile nous a conserve de la dernière.
roi, au mépris de l'obéissance qu'ils devaient à Ferdinand 11. Dans la préface qu'il mit en tête de l'ouvrage, il exposa ses sentiments de la manière la plus hardie. Frédéric ayant été défait a la bataille de Weissenfeld, le parti victorieux employa tous les moyens pour supprimer la chronique de Dalemile, à cause des principes de révolte que l'éditeur avait prêchés dans sa preface; on y réussit tellement, qu'en Bohême il est plus facile d'en trouver des manuscrits bien conservés, que des exemplaires imprimés. Voigt, qui avait fait sur cela des recherches particulières, connaissait neuf manuscrits de cette chronique, tandis que, malgré ses soins, il n'avait pu découvrir dans toute la Bohême que deux exemplaires de l'édition de 1620, que l'on peut considérer comme un des livres les plus rares qui existent. Voici le titre de cette édition : Klasstera Boleslawsheho, etc. (c'est-à-dire Evénements illustres, honorables à la nation bohême, depuis son origine jusqu'à l'élection du roi Jean de Luxembourg, rédigés et mis en délicieux rythmes au monastère Boleslavien, mis au jour pour la première fois, et imprimés à la nouvelle ville de Prague), 1620, in-fol.: elle n'a pas été réimprimée.
G-Y.
DALEN (CORNEILLE VAN), dit le Jeune, graveur et dessinateur, né à Harlem en 1640, était fils d'un marchand d'estampes. On croit qu'il fut élève de Corneille Visscher, dont il a imité la manière. Il a gravé avec goût beaucoup de portraits, entre autres ceux de Catherine de Médicis, de Vassenars, lieutenant-amiral de Charles II, de Spanheim, de l'amiral Tromp, ceux de l'arétin, de Boccace, de Barbarelli et de Sébastien del Piombo, Quelques personnes
cependant attribuent ceux de Boccare et de l'Arétin à Corneille Visscher. On a aussi de Van Dalen beaucoup de sujets d'histoire, d'après différents maîtres, tels que les quatre Pères de l'église, et la Nature embellie par les Graces, d'après Rubens, Venus et l'Amour, le Concert,et un monument à la gloire de l'amiral Tromp : il a aussi gravé d'après ses propres compositions.
P-E
DALESME (ANDRE), physicien français, nommé en 1699 membre de l'académie des sciences, avec la qualité de mécanicien pensionnaire, fat déclaré vétéran en 1706, parce que les emplois qu'il remplissait dans les ports de iner ne lui permitent pas de s'acquitter plus long temps des fourtions académiques. Il mourut en 1727. On trouve dans le Recueil de l'ace démie des sciences, de 1705 à 1715 plusieurs inventions de Dalesme, toetes relatives à des objets d'utilite peblique, et la description d'un nouvea cric très ingénieux, qui s'use moins vite que le cric ordinaire, et qui produit une force double, parce qu'es y emploie les deux mains à la fois, et de la manière la plus avantageuse, sans aucun frottement; mais la de couverte qui fait le plus d'honneur à cet habile mécanicien est celie da poêle ou fourneau qui a conservé sen nom, dans lequel la fumée est forcée de descendre dans le brasier, et s'y convertit en flamme; idee ingenieuse qui a fait naître la belle invention du thermolampe (V. LEBON . Le fourneau de Dalesme, reçu d'abord avec empressement, comme propre a débarrasser de l'incommodité de la fumée, a passé de mode, sous pretexte qu'il chargeait l'air d'exhalaisons qui pouvaient devenir nuisibles, et eL ne le trouve plus employé que pai les ouvriers que leur état oblige
travailler au milieu d'un air méphitique.
C. M. P. DALGARNO (GEORGE), savant écossais, né à Aberdeen, est un des premiers qui se soit occupé de la recherche d'une langue universelle. Son livre, imprimé à Londres en 1661, sous le titre d'Ars signorum vulgo character universalis et lingua philosophica, est devenu excessivement rare, presque tous les exemplaires en ayant été détruits lors de l'incendie de 1666. Il n'a été cité par aucun de ceux qui ont travaillé récemment à renouveler ou perfectionmer cette méthode (Voy. BECHER); il ne l'est pas même par Wilkins, qui était cependant au nombre des souscripteurs, et qui en avait rendu au roi Charles II) un compte avantageux. L'éditeur des OEuvres mathématiques et philosophiques de Wilkins, livre extrêmement rare, même en Angleterre (Londres, 1708, in-8°.), cherche à expliqner ce silence en disant que le système de Dalgarno était trop compliqué et peu à la portée du commun des hommes. L'un et l'autre partent du même principe, d'une classification méthodique de toutes les idées possibles, et d'un choix de caractères adaptés à cette classification, de manière que le mot écrit représeute l'idée elle-même, et non les sons qui en expriment le nom, comme dans les langues usuelles. Dalgarno n'admet que dix-sept classes générales d'idées, et se sert des lettres de l'alphabet latin, en y ajoutant deux caractères grecs, ce qui rend sa méthode moins compliquée en apparence que celle de l'évêque de Chester (V. WILKINS).
G. M. P. DALIBARD (THOMAS-FRANÇOIS), botaniste français qui vivait à Paris vers le milieu du 18. siècle, a puDhé l'esquisse d'une flore des cnvi
rons de cette capitale sous ce titre : Flora Parisiensis odromus, Paris, 1749, in-12, avec quatre planches. Cet ouvrage n'est autre chose que le Botanicon parisiense de Vaillant, rangé suivant le systême de Linué, avec le nom et la phrase caractéristique de chaque plante prise dans le même auteur ou formée suivant ses principes. Dalibard fut le premier auteur de botanique en France qui adopta les principes et la manière de décrire de Linné; aussi le botaniste suédois, par reconnaissance, a donné le nom de Dalibarda à une plante du Canada dont il avait fait d'abord un genre, mais que, d'après un plus mûr examen, il réunit à la ronce sous le nom de Rubus Dalibarda. On a du même autcur un Mémoire à l'académie des sciences qui est imprimé dans le premier volume des Mémoires des savants étrangers sous ce titre : Observations sur le réséda à fleur odorante. On y voit que lorsque cette plante est cultivée dans un terrain maigre, sa fleur est inodore, et qu'elle repand au contraire un parfum très suave lorsque la terre a reçu beaucoup d'engrais. Dalibard réunissait à des connaissances fort étendues sur la physique un esprit juste et pénétrant. Il appréciait avec impartialité l'importance des découvertes que l'on faisait alors dans les sciences, ainsi que les théories et les principes lumineux qui pouvaient contribuer à leurs progrès. C'est ainsi qu'après avoir eu le mérite d'être le premier en France qui ait adopté le système de Linné et les principes de ce grand naturaliste, il eut encore celui d'accueillir et de propager la découverte de Franklin sur l'électricité et les paratounerres; car ce fat lui qui confirina le premier par expérience la théorie de ce savant, en clevant une