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Human Rights Watch (HRW) cible la Chine qui cherche à "éliminer toute critique" face au coronavirus. "Il y a une énorme sous-estimation du nombre de victimes" parce que les citoyens ne peuvent être testés, a dit jeudi à Genève son directeur exécutif Kenneth Roth.
Beaucoup d'entre elles sont contraintes de rester chez elles où elles n'ont accès à aucun soin, a-t-il affirmé devant les correspondants accrédités auprès de l'ONU à Genève. M. Roth remet en cause le dispositif appliqué à l'ensemble aux 60 millions d'habitants au total de la province de Hubei, où se trouve Wuhan, épicentre de l'épidémie. "Une quarantaine de cette sorte n'a jamais été tentée" et "ne fonctionne pas", a-t-il estimé. Seule une autocratie peut la mettre en oeuvre, selon lui.
S'il reconnaît aux chercheurs chinois la rapidité avec laquelle la pneumonie virale a pu être séquencée, il accuse la Chine, pourtant saluée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), de tomber dans son habituelle volonté d'éviter toute opposition. Une attitude qui est menée pour garantir "une auto-préservation politique mais qui est un désastre pour tenter de lutter contre une épidémie", a insisté M. Roth.
Il mentionne notamment le médecin qui avait alerté en vain dès décembre les autorités chinoises sur le virus et qui est lui-même affecté. Mais il met en cause aussi les déclarations de Pékin sur le marché dans lequel celui-ci aurait été observé en premier, alors que "quelques cas auparavant" n'ont toujours pas été expliqués par le gouvernement.
Centaines de victimes au total
Plus largement, la Chine met en avant ses investissements dans les infrastructures économiques mais "a négligé la santé publique", dit M. Roth. Le directeur de HRW, qui avait accusé il y a trois semaines la Chine d'une "surveillance d'Etat" numérique des minorités dans la province du Xinjiang, reproche à Pékin des pressions sur des entreprises et des intérêts chinoises à l'étranger pour tuer toute critique.
Cette situation se reflète aussi dans l'attitude de certains pays asiatiques qui minimisent l'épidémie, selon lui. En revanche, il ne s'attend pas à de "différence cruciale" sur la volonté de certains Etats occidentaux de limiter les critiques contre les détentions arbitraires de la minorité musulmane des Ouïghours au Xinjiang parce qu'ils voudraient préserver Pékin sur le virus.
"La crainte de représailles économiques" est déjà efficace sur cette question, ajoute-t-il. Selon les derniers chiffres, l'épidémie a affecté près de 30'000 personnes et fait au moins 563 victimes.
Le Prix 2021 de l'innovation attribué à une app des HUG pour les soignants
Les Hôpitaux universitaires de Genève et l'Université de Genève ont attribué le prix 2021 de l'innovation au projet "Pimp my HUG", une application destinée aux soignants qui améliore l'efficience des soins. Au total, 21 projets étaient en lice pour décrocher ce prix qui permet de participer à une compétition sur le plan international.
L'application a été baptisée "Pimp my HUG" pour "Patients In My Pocket". Elle offre aux soignants une liste ciblée et actualisée des patients à leur charge, un accès direct aux résultats de laboratoire et d'imagerie tout en connectant automatiquement les soignants en charge du même patient, indiquent vendredi les HUG et l'UNIGE dans un communiqué commun. Les explications avec Frédéric Ehrler, membre de la direction des systèmes d’information des HUG.
Cette application a été conçue par Frederic Ehrler de la direction des systèmes d'information des HUG, par Carlotta Tuor et Robin Rey, étudiants à la faculté de médecine et Johan Sibert, du service d'accueil et d'urgences pédiatriques. Le jury a retenu le caractère innovant du projet, son potentiel commercial ainsi que le bénéfice pour les patients et l'institution. Comme à chaque fois ces applis détiennent des données sensibles mais qui sont protégées, assure Frédéric Ehrler.
La Vigne des Nations attribuée à l'Alliance du vaccin
Le parchet de la Vigne des Nations a été remis symboliquement lundi au Gavi, l’Alliance du vaccin, par Serge Dal Busco, président du Conseil d'Etat genevois. Cette reconnaissance vise à honorer l'engagement de cette organisation pour garantir un accès juste et équitable aux vaccins dans tous les pays du monde.
"Cette remise du millésime 2020 est une belle occasion de reconnaître le rôle-clé du Gavi dans le pôle santé de la Genève internationale", a rappelé Serge Dal Busco lors de la cérémonie. "Son modèle de partenariat public-privé, puis son intégration dans le Campus de la santé mondiale inauguré en 2018 dans le quartier des Nations, ont insufflé une nouvelle dynamique dans les actions de santé publique en faveur des populations fragilisées et des enfants."
Dès le début de la pandémie mondiale de Covid-19, le Gavi a développé et codirigé Covax en collaboration avec divers partenaires, les fabricants de vaccins des pays développés et des pays en développement ainsi que la banque mondiale. Covax représente à ce titre le plus grand effort multilatéral depuis l'accord de Paris sur le climat.
20 ans de partenariat
"Nous sommes chez nous à Genève – et la Suisse est un soutien engagé et fier de Covax, avec plus de 100 millions de francs en financements et quatre millions de doses données", a relevé le Dr. Seth Berkley, directeur exécutif du Gavi. Cette reconnaissance du canton est particulièrement touchante, car elle est basée sur plus de vingt années de partenariat.
Créé en 2000, le Gavi a pour mission de protéger la vie des personnes en augmentant l’utilisation équitable et durable des vaccins. Fondée sur un partenariat public-privé, sa stratégie s’est concentrée, ces dernières années, sur l’accès à la vaccination des enfants et des populations dans les pays à faibles revenus. Quelque 888 millions d’enfants ont ainsi pu être immunisés, avec plus de 15 millions de vies sauvées.
Et si la solution à la crise alimentaire résidait dans nos sols?
Jusqu'au 3 octobre, le Festival du Film Vert fait escale à Genève. Vingt-cinq films seront projetés dans neuf lieux et cinémas du canton.
Parmi les oeuvres proposées, "Génération Greta", un documentaire qui suit le parcours de huit jeunes filles dans différentes régions du monde. Inspirées par Greta Thunberg, elles ont fait de la lutte pour l’environnement leur raison de vivre.
Autre temps fort, le film "Kiss the ground", qui présente une solution à notre crise climatique: le sol de la Terre. Avec la participation des plus grands scientifiques, experts et activistes du monde, ce film illustre avec de très belles images une solution accessible et relativement simple au plus grand défi de l'humanité.
La solution pour sortir de la crise alimentaire est-elle si simple que cela? L'agronome Xavier Dupla était l'invité de Benjamin Smadja et Laurie Selli.
Prévenir les maladies cardiovasculaires grâce au dépistage
Comment prévenir les maladies cardiovasculaires ? En identifiant nos facteurs de risque. A Meyrin, l'hôpital de la Tour a profité de la journée mondiale du coeur, qui se tient ce mercredi, pour organiser un grand dépistage gratuit.
Rappelons que les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité chez la femme, et la deuxième chez l’homme. En Suisse, environ 10'000 personnes meurent chaque année d’un
infarctus du myocarde.
Cancer du sein à Genève: une femme sur huit touchée selon le RCS
Le Réseau cancer du sein (RCS) rappelle que le cancer touche une femme sur huit à Genève et que près de deux nouvelles patientes sont diagnostiquées chaque jour dans le canton. Il organise de nombreux événements durant le mois d’octobre rose.
Dans le monde, le cancer du sein est toujours le cancer le plus fréquent chez la femme. Comme en Suisse et à Genève. C’est ce qu’a rappelé le Réseau cancer du sein à l’occasion de ses 20 ans d’existence cette année. À Genève, il touche 1 femme sur 8 et reste la première cause de mortalité chez les femmes entre 40 et 50 ans. 450 nouvelles patientes sont diagnostiquées chaque année dans le canton, ce qui fait près de deux femmes par jour en moyenne. Elles sont 8000 à suivre des traitements et 80'000 personnes, soit 14% de la population, vivent avec une personne atteinte. Le cancer du sein a augmenté chez les jeunes femmes ces dernières années, ce qui n’en fait plus une maladie due à l’âge. Les explications de la Professeure Christine Bouchardy, ancienne directrice du Registre genevois des tumeurs et membre du Réseau cancer du sein.
Les causes de ce rajeunissement sont à l’étude comme l’explique la Professeure Christine Bouchardy,
Même si les traitements ont beaucoup évolués en 20 ans, le combat perdure après la maladie selon le Réseau cancer du sein. Et les séquelles peuvent être importantes.
"Savoir patients"
Grâce à l’action du Réseau cancer du sein, les patients sont désormais des partenaires de leur traitement.
Une association "Savoir patients" a été créée pour concrétiser ce partenariat.
Infirmier-ère référent-e
Un infirmier référent est nommé pour s’occuper du patient. Pour Marylise Présenti, co-présidente du Réseau cancer du sein et représentantes des patients, c’est indispensable.
Impact du Covid
La crainte des professionnels : que la pandémie de Covid n’ait fait obstacle à la prévention.
Octobre rose organise de nombreux événements pour rappeler l’importance de la prévention.
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