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Appelé 2001 FO32 et mesurant moins d'un kilomètre de diamètre, il file à 124'000 km/h, "plus vite que la plupart des astéroïdes" passant près de la Terre, selon la Nasa.
Le corps rocheux, qui n'en est pas à sa première visite, est passé au plus proche de notre planète dimanche à 17h02. Il était alors à 2'016'158 km de la Terre, soit environ cinq fois la distance Terre-Lune.
"Il n'y a pas de risque de collision avec notre planète", avait auparavant rassuré l'agence spatiale américaine. Sa trajectoire est en effet "suffisamment bien connue et régulière" pour écarter tout danger, avaient garanti les experts de l'Observatoire de Paris-PSL.
Les répercussions d'une collision
Mais que se passerait-il si un objet de cette taille devait percuter un jour la planète? "Un astéroïde de plus de 100 mètres de diamètre qui entre en collision avec la Terre, c'est le seuil de catastrophe régional", a expliqué l'astrophysicien français Patrick Michel dans le 12h30 de la RTS.
"Pour un objet de 500 mètres de diamètre [comme 2001 FO32], les répercutions sont à l'échelle d'un continent", a poursuivi le spécialiste. "Cela représente l'équivalent de plusieurs centaines de milliers de bombes d'Hiroshima. Mais heureusement pour nous, la fréquence d'impact diminue avec la taille de l'astéroïde, car il y en a moins. C'est de l'ordre de plusieurs centaines de milliers d'années."
Partie de billard dans l'espace
Cette catégorie est "traquée" sans relâche par les astronomes du monde entier, pour en dresser un inventaire le plus exhaustif possible. Car il s'agit d'être prêt en cas de menace plus concrète. Une méthode pour dévier ces objets célestes sera testée pour la première fois en 2022.
"Nous testons la méthode d'impacteur synectique", a détaillé Patrick Michel. "En gros, on joue au billard avec l'astéroïde. On envoie un projectile de 550 kilos à très haute vitesse sur la petite lune d'un astéroïde double. On va taper sur elle pour vérifier qu'on est capable de la dévier de sa trajectoire. Pour ce test prévu l'an prochain, "on voulait éviter de taper un astéroïde simple, de modifier sa trajectoire autour du soleil,", a souligné l'astrophysicien. "Car on ne sait jamais trop ce qu'on fait et on ne voudrait pas l'envoyer sur la mauvaise trajectoire".
oang avec afp et Pascal Wassmer