Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07124.jsonl.gz/1416

Viande et produits laitiers
Se nourrir est un acte quotidien. Il suffit donc de faire un tout petit geste chaque jour pour préserver l'environnement, par exemple en privilégiant les aliments végétaux aux produits d'origine animale. En effet, parmi tout ce que nous consommons, ces derniers sont les plus néfastes pour la nature.
En quoi nos menus pèsent-ils sur l'environnement?
En Europe, un tiers de l'empreinte écologique est lié au contenu de nos assiettes. Le mode de production de notre nourriture y joue un rôle majeur, bien plus que l'emballage, le transport, le stockage, la préparation ou encore la distribution (sauf exception). L'élevage est l'activité la plus néfaste: très gourmande en ressources, elle entraîne bien plus d'émissions de gaz à effet de serre que la cultures de plantes destinées à l'alimentation.
Animaux ou végétaux?
Produire 1 kg de viande de porc émet autant de CO2 que cultiver 80 kg de pommes de terre.
Equivalence
L'impact sur le climat d'un cheeseburger est le même que celui d'un téléviseur fonctionnant pendant 500 heures.
Consommation
En 2016, la population suisse a consommé 51 kg de viande par personne, principalement de la viande de porc, auxquels s'ajoutent en moyenne 330 kg de produits laitiers sous forme de fromage, de lait, de beurre et de yogourts.
Faits et chiffres
Pour obtenir un kilo de viande de bœuf, il faut produire et transformer 5 à 20 kg de fourrage. Ainsi, si l'on compare les émissions liées à cette production à celles émises pour cultiver un kilo de lentilles, qui contiennent peu ou prou la même quantité de protéines, les différences sont colossales:
Produire un kilo de viande de bœuf entraîne l'émission de 15,4 kg de CO2, contre à peine 0,7 kg pour les lentilles (il s'agit ici de mesures en équivalent carbone, c'est-à-dire du volume des différents gaz à effets de serre émis converti en CO2). Cet écart de poids permet de comprendre aisément à quel point une alimentation privilégiant les produits végétaux a un impact moindre sur l'environnement et sur le climat. C'est aussi ce que montre le graphique ci-dessous, qui illustre également dans quelle mesure le poids du transport des produits finis reste marginal tant qu'il ne s'agit pas de fret aérien. Le mode de production reste le principal facteur néfaste.
Ainsi, lorsqu'un citoyen suisse lambda change de type d'alimentation et devient végétarien, il réduit son empreinte écologique alimentaire de près de 24%, voire de 40% s'il devient vegan. A titre de comparaison, privilégier les produits régionaux ne permet de réduire son empreinte que de 4%, soit dix fois moins que de supprimer tous les produits carnés pour ne consommer que des produits végétaux.
Différents types d'alimentation et leur impact sur l'environnement
Les chiffres indiquent les équivalents de kilos de CO2 émis par différents modes d'alimentation par année et par personne.
La solution
«Il suffit d'ajouter quelques plats végétariens à ses menus et de ne déguster des produits carnés et laitiers qu'exceptionnellement pour faire un geste fort pour l'environnement.»
Les protéines animales sont responsables en moyenne de la moitié de notre empreinte écologique alimentaire. Moins on en mange, mieux se portent le climat, l'environnement et l'ensemble de notre cadre de vie. En règle générale, l'impact d'un plat végétarien sur le climat est trois fois moindre que celui d'un mets à base de viande. L'idéal reste les produits vegans. Et si l'on souhaite consommer des produits d'origine animale, mieux vaut privilégier ceux issus de l'agriculture biologique. Pour connaître les labels recommandés, consultez notre Guide des labels alimentaires.
Ce que vous pouvez faire
Notre Application Guide contient plus d'une centaine de recettes végétariennes, de saison et savoureuses. Vous y trouverez également des tableaux saisonniers, des guides vous permettant de faire vos courses en toute bonne conscience ainsi qu'un calculateur d'empreinte écologique.