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Les Vaudois se sont imposés 3 à 1 contre YF Juventus. Après un faux départ, le LS n'a pas eu de mal à venir à bout du...16.09.2017 18:17
Un supporter de football pouvait être mauvais en math à l’école, mais il saura toujours analyser les dizaines de données chiffrées qui construisent le coefficient UEFA. Ce fameux indice détermine chaque année le nombre d’équipes par pays qualifiés pour les compétitions européennes et si celles-ci doivent passer par des tours de qualifications pour atteindre la phase de groupes de la Ligue des Champions ou de l’Europa League.
Au jour d’aujourd’hui, la Suisse poursuit sa chute dans ce classement spécifique. Si elle possède depuis cinq saisons (et encore la prochaine) la chance de pouvoir aligner cinq équipes, elle pourrait perdre une place dès la saison 2018-2019 si Bâle, Lugano et Young Boys venaient à manquer leur aventure continentale qui débute véritablement ce soir.
Le classement actuel de l'indice UEFA. Si la Suisse venait à passer au-delà de la 15e place, elle pourrait perdre un de ses représentants dès la saison 2018-2019. © UEFA.com
1. Comment se calcule le coefficient UEFA?
Le coefficient UEFA prend en compte les prestations de chaque équipe engagée en Coupe d’Europe pour son pays sur une durée de cinq ans. Que ce soit en Ligue des Champions ou en Europa League, une victoire rapporte deux points, un nul un et une défaite zéro pour le club concerné. Un bonus de quatre points est accordé à chaque équipe participant à la phase de groupes de la Ligue des Champions. Un point supplémentaire est donné pour atteindre les quarts, les demis et la finale de l’une des deux coupes continentales.
Pour déterminer chaque année le coefficient UEFA de chaque pays, la somme des points des équipes qualifiées en coupe d’Europe est alors divisée par le nombre de clubs de cette même nation. Ainsi, cette saison 2017-2018, le somme des points glanés par la Suisse est divisé par cinq (Bâle, Young Boys, Lugano, Sion et Lucerne). A ces points s’ajoutent ceux acquis lors des quatre derniers exercices.
2. Où se situe la Suisse aujourd’hui à l'indice UEFA?
Avant que ne débute la phase de poules des tournois continentaux, la Suisse occupe le 15e rang de l’indice UEFA. Cela faisait huit ans et une 16e place à l’issue de la saison 2010-2011 qu’elle n’avait plus été aussi mal classée. Le championnat helvétique avait même atteint le 11e spot en juin 2015. Cette performance avait été permise grâce aux exploits répétés du FC Bâle sur la scène européenne. Deux participations aux 8es de finale de la Ligue des Champions ainsi qu’un quart et une demi-finale d’Europa League avait couronné quatre années fastes du club rhénan en coupe d’Europe.
Depuis, la Suisse a perdu le crédit des saisons 2011-2012 (6.000 points) et surtout 2012-2013 (8.375) qui n’a pas été compensé ces deux dernières années par les pauvres performances des clubs helvétiques, seulement 18e total européen en 2015-2016 et 20e en 2016-2017, qui ont perdu 4.500 unités à l’indice UEFA. La Turquie, la République Tchèque et la Grèce lui sont désormais passées devant.
3. Quelles perspectives pour les clubs de Super League en Coupe d’Europe?
Si la présence de cinq clubs helvétiques – les quatre premiers du championnat et le vainqueur de coupe – est acquise pour la prochaine saison, puisque la Suisse occupait le 12e rang de l’indice UEFA à la fin du dernier exercice, la Super League pourrait perdre une place dès la saison 2018-2019 si elle venait à quitter le top 15 européen. Avec déjà deux clubs éliminés (Lucerne et Sion) et un pointage intermédiaire à 25 points, la Suisse a déjà perdu sa maigre marge sur les Pays-Bas et l’Autriche, qui la devancent désormais, et se trouve sous la menace de la Croatie et du Danemark.
Notre championnat possède un avantage sur ses deux poursuivants puisque tant les Croates que les Danois ne dénombrent plus qu’une équipe engagée sur le front européen contre trois pour la Suisse. Toutefois, les deux nations n’ont pas autant de points à défendre cette saison que les équipes de notre championnat.
Lugano et Young Boys devront performer en Europa League dès jeudi pour assurer des points au coefficient UEFA de la Suisse. © Keystone
Pour conserver à terme au moins sa 15e place, la Super League devra absolument engranger des points grâce à Bâle, Young Boys et Lugano. Nos Européens doivent ainsi compenser les 7.200 points (2013-2014) qui ne seront plus comptabilisés l’année prochaine, sous peine de dégringoler vers la 20e place à l’horizon 2020.
Il est toutefois certain qu’avec la révision du système des qualifications des équipes pour la Ligue des champions – qui accorde désormais quatre places fixes pour les quatre gros championnats du continent –, la Suisse n’aura plus aucun accès direct à la phase de groupes pour son champion. Sauf si notre championnat et son coefficient venaient à grimper jusqu’à une (déjà lointaine) 10e place.
4. Comment redresser la barre?
Depuis quelques saisons, et hormis l’une ou l’autre fulgurance du FC Bâle voire de Young Boys et du FC Sion il y a deux ans, les clubs suisses paraissent incapables de rivaliser avec leurs homologues sur la scène européenne. C’est également dans cette perspective que la Swiss Football League a mandaté un audit en mars dernier pour revoir la formule de la Super League afin qu’elle devienne plus compétitive sur le continent.
Faut-il réduire le championnat à huit équipes? Introduire des play-off? Revenir à la formule Rumo à douze équipes? Et si elle s’inspirait de la Belgique passée de la 14e place – alors que la Suisse était 13e en 2010 – à la 8e aujourd’hui? Cette progression coïncide avec la révision complète de leur championnat qui comprend désormais 16 équipes et qui a intégré un système de play-off en fin de saison avec les six meilleures formations du pays.