Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07137.jsonl.gz/334

Le suivi de l’enseignement du degré primaire et du degré secondaire I est fondamentalement obligatoire. Il y a toutefois de nombreuses raisons pouvant justifier des absences. Ces absences peuvent être en partie imprévisibles (p.ex. en cas de maladie) et en partie prévisibles (p.ex. demande de dispense pour certaines fêtes religieuses).
La mesure dans laquelle ces dispenses peuvent être accordées est déterminée en premier lieu par les autorités cantonales. Les demandes de dispense isolées pour des fêtes religieuses, par exemple, sont généralement accordées, car elles ne mettent pas en danger la portée et l'efficacité de l'enseignement.
Il n’en va pas de même pour les demandes de dispense d’unités d’enseignement entières (p.ex. courses d’école, cours d’éducation sexuelle ou de natation) pour des motifs religieux. Dans ce cas, il y a un conflit d’intérêts entre la religion et l’Etat, respectivement entre la liberté religieuse de tout un chacun et l’école laïque et obligatoire.
- Lorsque certaines matières ne sont pas compatibles avec les convictions religieuses de familles croyantes, les enfants ne doivent en aucun cas être forcés à suivre l’enseignement. La liberté religieuse est un droit humain fondamental et doit impérativement être respectée.
- Des telles restrictions de la liberté de croyance et de conscience seraient comparables à une assimilation forcée. Cela pourrait pousser les minorités à l’écart de la société, ce qui n’est en aucun cas favorable à leur intégration.
- L’intégration implique la reconnaissance pleine et entière de l’ordre juridique suisse. Dans ce sens, tout élève, quelle que soit sa religion, doit suivre entièrement les cours de l’enseignement obligatoire. Dans les écoles publiques, chaque élève est soumis·e aux mêmes droits et obligations.
- L’école obligatoire est un lieu d’intégration et de sociabilisation important. Les efforts d’intégration doivent prévaloir sur la liberté de croyance et de conscience. Dans le pire des cas, une telle dispense entraîne la marginalisation de l’enfant au sein de la classe.