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Le test d'ADN à grande échelle ordonné après le viol d'Emmen (LU) n'a pour l'instant pas permis de démasquer le coupable. Près de cinq mois après l'attaque, qui a laissé une femme de 26 ans tétraplégique, le violeur court toujours.
Pour l'heure, 355 hommes ont été testés, indique le Ministère public lucernois lundi dans un communiqué. Quatorze ne se sont pas encore présentés car ils sont en vacances ou à l'étranger. Deux échantillons sont en cours d'analyse.
Ces 371 personnes ont été convoquées parce qu'elles présentent des ressemblances avec le signalement du suspect et ont un lien avec le lieu du crime. C'est la deuxième fois qu'un test ADN à grande échelle est ordonné en Suisse.
Au cours de l'enquête, trois suspects ont été interpellés, mais leur ADN ne correspondait pas à celui retrouvé sur la victime. L'ADN de 27 autres personnes a été prélevé. La police a également vérifié les données génétiques de 200 personnes qui étaient déjà enregistrées.
Victime interrogée en octobre
Le premier test d'ADN à grande échelle ordonné en Suisse avait également fait chou blanc. C'était dans l'enquête sur le meurtre d'une psychiatre du quartier de Seefeld à Zurich en 2011. Trois cents hommes avaient été testés.
Le viol d'Emmen remonte au 21 juillet dernier. Tard dans la soirée, la victime faisait route à vélo sur un chemin à proximité d'un bois. Un inconnu l'a arrachée de son bicycle, la blessant grièvement, puis l'a violée. La malheureuse, paralysée depuis les faits, n'avait pu être interrogée qu'en octobre.
ATS