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Lugano - En vendant le quotidien "Basler Zeitung", le financier tessinois Tito Tettamanti dit avoir réalisé un "petit bénéfice", mais ce n'était certainement pas l'affaire de sa vie. Dans une interview diffusée jeudi, l'avocat de 80 ans juge sévèrement les Bâlois.
Une minorité militante a transformé la ville, qui se vante d'être ouverte au monde, en une ville de province hypocrite, a affirmé Tito Tettamanti sur les ondes de la radio de la Suisse italienne RSI. L'intolérance vis-à-vis des autres opinions dénote un manque d'intelligence.
Selon le financier, une monoculture intellectuelle domine dans la cité rhénane. Tito Tettamanti compare la situation au communisme de l'après-guerre.
A Bâle, le Tessinois a l'impression d'avoir été promu "ennemi du peuple". Il peut faire face au fait que la colère ait éclaté contre sa personne: "Si ça peut faire plaisir aux gens dans la rue, alors je suis un perdant. Si une tête doit rouler pour qu'un rapport de confiance se rétablisse, qu'elle roule".
Tito Tettamanti a pris sa décision de retrait dans l'intérêt de l'entreprise. Il estime que la vente du quotidien au fondateur de Crossair Moritz Suter est la solution idéale. Le Tessinois espère que désormais tout le monde est satisfait et que la situation se normalisera à nouveau. "La rédaction a le droit de travailler dans le calme", estime-t-il.
ATS