Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07037.jsonl.gz/1208

Combien de temps jusqu’au diagnostic ?
Un rhumatisme inflammatoire se soigne d’autant mieux qu’il a été diagnostiqué tôt. La Ligue suisse contre le rhumatisme a déterminé au moyen d’une enquête en ligne combien de temps il s’écoule jusqu’à ce que le diagnostic de rhumatisme inflammatoire soit posé chez les personnes concernées. Environ 40 % des participants ont attendu plus de 24 mois avant qu’un nom soit mis sur leur maladie et que débute un traitement ciblé.
L’enquête de la Ligue suisse contre le rhumatisme brosse un tableau global hétérogène de la situation: tandis que certaines maladies sont plutôt dépistées rapidement, pour d’autres il peut s’écouler beaucoup de temps jusqu’au diagnostic. La Ligue suisse contre le rhumatisme a demandé à des personnes atteintes de rhumatisme combien de temps s’était écoulé entre leur première consultation et le diagnostic définitif de leur maladie. Selon l’enquête, il s’est écoulé plus de 24 mois entre la première consultation et le diagnostic définitif chez 38 % des personnes interrogées. Et, 43 % ont indiqué que la durée de l’attente jusqu’au diagnostic définitif a été inférieure à six mois.
Il y a rhumatisme et rhumatisme
Les participants à l’enquête en ligne présentaient différents tableaux cliniques: ce faisant, la polyarthrite rhumatoïde et la spondylarthrite ankylosante ont été les maladies les plus souvent citées, suivies de l’arthrite psoriasique et de l’arthrite juvénile idiopathique. Tandis que pour plus de la moitié des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde et d’arthrite juvénile idiopathique le diagnostic a été posé dans les premiers six mois, la situation était très différente pour l’arthrite psoriasique et, surtout, pour la spondylarthite ankylosante. 44 % des patients atteints d’arthrite psoriasique et même 67% de ceux ayant une spondylarthrite ankylosante ont indiqué qu’il s’était écoulé plus de deux ans entre leur première consultation et le diagnostic.
Une procédure d’élimination laborieuse
Distinguer parmi toutes les troubles des patients quels symptômes sont bénins et lesquels sont dus à une maladie rhumatismale inflammatoire fait partie des tâches les plus délicates auxquelles est confronté le médecin de premier recours. Les examens spécialisés demandés par le rhumatologue prennent encore plus de temps, notamment aussi pour exclure d’autres maladies ayant des symptômes similaires mais nécessitant des traitements différents.
Il peut ainsi s’écouler beaucoup de temps jusqu’à ce qu’un diagnostic précis soit posé et que le patient reçoive un traitement anti-inflammatoire ciblé. Des investigations complètes et un diagnostic sans équivoque conditionnent toutefois la réussite du traitement. Bien que la maladie soit incurable en soi, le traitement des rhumatismes inflammatoires est dans la plupart des cas efficace grâce à des approches interdisciplinaires modernes.
Texte: Tribune médicale public / 05-2017