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L'udc marque la politique suisse de sécurité
Les pressions de l'UDC et son refus catégorique d'acheter des avions de transport pour les engagements à l'étranger et de réduire de moitié les troupes de combat ont des effets utiles: la capacité de
(UDC) Les pressions de l'UDC et son refus catégorique d'acheter des avions de transport pour les engagements à l'étranger et de réduire de moitié les troupes de combat ont des effets utiles: la capacité de monter en puissance de l'armée sera certes diminuée par la réduction des bataillons de chars, mais dans une proportion nettement moindre qu'initialement prévu. En faisant ce choix, la commission préparatoire du Conseil des Etats se rapproche lentement des exigences de l'UDC. Ce qui manque toujours, c'est un débat de fond sur les futures menaces auxquelles sera exposée la Suisse et sur le mandat et la stratégie qui en découlent pour l'armée. Cette discussion doit absolument avoir lieu dans l'intérêt de la sécurité de notre pays.
L'UDC marque véritablement la planification militaire de la Suisse. Bien qu'elle ait été violemment critiquée par les médias pour son opposition rigoureuse aux engagements à l'étranger, aux cours de répétition à l'étranger, à l'achat d'avions de transport pour les interventions à l'étranger et à la réduction de moitié des troupes de combat, cette rigueur politique a été payante. Grâce à l'UDC, l'armée suisse ne sera pas démantelée comme le souhaitent tant certains planificateurs militaires.
En revanche, la revendication de l'UDC de baser la réforme envisagée de l'armée (étape de développement 08/11) sur une loi soumise au référendum n'a pas été satisfaite. Or, il est justement important d'ouvrir un débat large et détaillé sur cette réforme qui touche au fondement de notre armée. L'UDC veut que l'armée reste organisée selon le principe de la milice et qu'elle continue de bénéficier du soutien du peuple. Un projet de loi soumis au référendum permettrait précisément de lancer cette discussion.
Il n'est pas acceptable que l'armée soit professionnalisée, réduite de moitié et adaptée à l'OTAN sans que le peuple n'ait son mot à dire. Ledit concept de la montée en puissance est particulièrement dangereux aux yeux de l'UDC. Il se base sur des modèles informatiques et non pas sur les troupes effectivement disponibles. La sécurité d'un pays ne peut pas reposer sur des jeux électroniques.
Conclusion: le compromis de la Commission de politique de sécurité du Conseil des Etats tend certes dans la bonne direction - grâce à l'UDC - mais il ne répond pas encore aux besoins de l'armée et de la Suisse.
Berne, le 20 février 2007