Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/173423

<h2>SubmittedText<h2><p>1. Pourquoi le DFAE soutient-il essentiellement des organisations de gauche dans le cadre de ce programme ?</p><p>2. Quel rôle le groupe de travail Suisse-Colombie, qui est très à gauche, joue-t-il dans les projets financés par le DFAE ?</p><p>3. Le DFAE est-il d'avis, comme les FARC et plusieurs des ONG soutenues, que seule une réforme agraire permettra de restaurer la paix en Colombie ?</p><p>4. Quelle fonction au sein du DFAE la présidente de la commission du Centro de Memoria Historica de Bogota, lequel est soutenu par le DFAE, occupe-t-elle ? Par qui son salaire est-il versé ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>1. La collaboration avec des organisations partenaires est un instrument important dans la mise en oeuvre de la politique extérieure de la Suisse. En Colombie, la Suisse soutient une série d'initiatives et d'activités avec différents partenaires, aussi bien des officiels que des représentants de la société civile ou du secteur privé, en faveur de la construction d'une paix durable. Notre pays choisit ses partenaires en fonction de leur capacité de contribuer à un objectif conforme aux valeurs de la politique extérieure définie par la Constitution fédérale et indépendamment de la coloration politique qui peut leur être attribuée.</p><p>2. La Suisse ne finance pas le groupe de travail Suisse-Colombie. Cela étant, le DFAE cofinance le programme Semillas de Esperanza (graines d'espoir) conjointement avec une dizaine d'ONG suisses. Le groupe de travail Suisse-Colombie fait partie de ce groupe d'ONG. Ce programme vise à contribuer à la participation de la société civile dans le processus de paix. Il s'articule autour de trois points négociés à La Havane (développement rural, participation politique, victimes).</p><p>3. Dans le cadre des négociations à La Havane, le gouvernement colombien et les FARC ont conclu en mai 2013 un accord partiel portant sur le développement rural. Ces éléments ont été intégrés dans l'accord de paix signé le 26 septembre dernier, puis modifiés suite au plébiscite du 2 octobre 2016. Ces dispositions doivent désormais être mises en oeuvre. Dans ce contexte, la Suisse considère que le développement rural est un enjeu important en vue de la résolution du conflit en Colombie. Les thèmes liés au développement rural comptent en effet parmi les éléments qui ont été au coeur de l'émergence des mouvements de guérilla dans ce pays.</p><p>4. La fonction de la présidente de ce comité d'experts est celle d'envoyée spéciale de la Suisse pour le traitement du passé et la prévention des atrocités. Cette personne est une employée de la Confédération. Le DFAE paie son salaire. Dans le cadre de ses différents engagements professionnels, elle préside le comité d'experts internationaux qui conseille le Centre national de mémoire historique, une institution de l'État colombien.</p>