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Grand Conseil valaisan: Oskar Freysinger libre de parler à Berlin
La présence d'Oskar Freysinger à un congrès d'extrême droite à Berlin le 5 novembre a été pointée du doigt vendredi au Grand Conseil. Le gouvernement valaisan n'a, lui, fait aucun reproche au chef du département de la formation et de la sécurité.
Des députés de l'Alliance de gauche ont dénoncé le comportement d'Oskar Freysinger: "il n'est pas digne d'un conseiller d'Etat et n'est pas acceptable." Les élus s'inquiètent aussi de l'image donnée aux écoliers du canton.
Ils ont aussi rappelé le piquant de la situation ce 5 novembre: alors que leur chef était à Berlin, les policiers valaisans ont dû intervenir pour mettre fin à une réunion de militants d'extrême droite dans le village de Saxon.
"A son insu"
Par la voix de sa présidente Esther Waeber-Kalbermatten, le gouvernement a répondu qu'Oskar Freysinger s'était rendu à Berlin à titre privé. "Il a été présenté comme ministre à son insu".
Le gouvernement estime que chaque conseiller d'Etat peut librement prendre la parole dans une conférence pour autant qu'il n'engage pas le Conseil d'Etat sans son consentement. Pour autant aussi qu'il ne nuise pas à limage de l'exécutif cantonal.
En 2015 déjà
Oskar Freysinger s'est rendu au congrès d'extrême droite à Berlin pour prononcer un discours sur la liberté d'expression et la démocratie directe en Suisse. Il s'était déjà rendu au même congrès en 2015.
La cinquième conférence pour la souveraineté, organisée par le magazine d'extrême droite Compact, devait initialement avoir lieu à Cologne le 29 septembre. Elle a été annulée in extremis par les responsables du lieu.
Après cet incident, le thème initial du rassemblement, "Pour une Europe des patries, contre l'islamisation et la domination étrangère", a été modifié. Lutz Bachmann, co-fondateur de Pegida, le mouvement anti islam allemand, a également pris la parole lors de la rencontre.