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Crée par l’artiste Sarah Oppenheimer, N-03X67 est une nouvelle œuvre qui encourage l'interaction humaine avec les vitres d’EPFL Pavilions. Commandée dans le cadre de la deuxième édition du programme d'artiste en résidence (AiR) EPFL-CDH Enter the Hyper-Scientific, elle est réalisée en collaboration avec le Laboratoire des systèmes intelligents (LIS) et avec le Laboratoire de performance intégrée au design (LIPID) de l'EPFL.
Les bâtiments sont des systèmes intelligents. Comme les cellules vivantes, leurs limites sont des médiateurs de flux. N-03X67 est un réseau dynamique incorporé dans ce relais métabolique existant. Situés le long de la façade vitrée d’EPFL Pavilions, sept instruments pneumatiques allongés divisent la paroi vitrée. Entrelacés à l'intérieur et entre les meneaux de la façade, des chemins interconnectés sont mis en mouvement par le contact humain. Cet ensemble de vecteurs architecturaux bascule et tourne en réponse à l'action humaine : le glissement d'une barre horizontale fait pivoter sa contrepartie verticale. Fonctionnant avec la pression atmosphérique et activée par le toucher, l'énergie humaine se répand à travers l’espace architectural.
Relié par l'air, N-03X67 est un réseau pneumatique composé d'actionneurs, de cylindres, de valves et d'amortisseurs. Ses permutations cinétiques ont été générées en collaboration avec le Laboratoire des systèmes intelligents de l'EPFL. En s'appuyant sur les recherches du laboratoire sur les réseaux neuronaux et les algorithmes d'apprentissage, un code informatique a été développé pour optimiser la transmission entre les instruments d'actionnement. Une logique algébrique complexe gère le flux analogique. Le glissement d'un instrument conduit l'air le long d'un ensemble de voies circulatoires, créant des boucles de cause à effet.
N-03X67 incarne le potentiel matériel dans un circuit énergétique. Lorsque le flux est acheminé et réacheminé, de nouvelles rencontres sensorielles émergent. Une énergie intime et tactile rayonne du bâtiment au corps et à la machine, brouillant les frontières entre le spectateur et l'acteur, l'humain et le mécanisme, l'intérieur et l'extérieur, le public et le privé.
- Sarah Oppenheimer
Sarah Oppenheimer se définit comme une manipulatrice d'architecture. Elle crée des voies de circulation qui établissent des relais kinesthésiques et visuels inattendus entre les corps et les bâtiments. La manipulation gestuelle d'instruments entrelacés modifie les contours de l'architecture environnante. Les rythmes et les échelles de temps des systèmes vivants circulent du corps au bâtiment et vice-versa. Le spectateur se transforme en agent de changement spatial.
Les récentes expositions personnelles d'Oppenheimer sont Sensitive Machine (Wellin Museum of Art, Etats-Unis, 2021), N-01 (Kunstmuseum Thun, Suisse, 2020), S-337473 (Mass MoCA, Etats-Unis, 2019), S-337473 (Wexner Center for the Arts, Etats-Unis, 2017), S-281913 (Pérez Art Museum Miami, Etats-Unis, 2016), S-399390 (MUDAM, Luxembourg, 2016) et 33-D (Kunsthaus Baselland, Suisse, 2014). Les œuvres de Sarah Oppenheimer ont également été exposées au ZKM, au Baltimore Museum, au Andy Warhol Museum, au Museum of Contemporary Art San Diego, à Art Unlimited à Art Basel, à Mattress Factory, au Drawing Center et au Sculpture Center.
- Enter the Hyper-Scientific
Initié par le Collège des Humanités de l'EPFL (CDH), amplifié par EPFL Pavilions et en partenariat avec la Ville de Lausanne, le programme Artist-in-Residence (AiR) EPFL-CDH "Enter the Hyper-Scientific" reflète la mission du CDH de favoriser les rencontres et les collaborations transdisciplinaires entre les artistes et la communauté scientifique de l'EPFL. Le programme invite des artistes professionnel.le.s suisses et internationaux, à des résidences de trois mois pour réaliser des projets innovants et visionnaires à l'intersection de l'art, de la science et des technologies avancées.