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Grands pylônes pour petits sonneurs à ventre jaune
Comme des perles sur un collier, les pylônes s’égrènent le long des lignes électriques qui traversent la région entre la Sarine et l’Aar en partant de la centrale nucléaire de Mühleberg et de la centrale hydraulique située à côté.
Les surfaces situées sous les pylônes des lignes à haute tension ne sont que rarement utilisées par l’être humain, mais elles peuvent être de très grande valeur pour la nature. Ces surfaces incultes se trouvent à quelques centaines de mètres les unes des autres. Nous pouvons les utiliser comme biotopes-relais pour mettre en réseau les habitats de divers animaux et plantes.
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Lignes électriques: conditions idéales pour une mise en réseau
- Source: Office fédéral de topographie, Swissgrid
Dans le cadre de ce projet, Pro Natura explore de nouvelles voies et revalorise des surfaces inutilisées et sous-estimées en y créant des microstructures aquatiques. Les mares artificielles sont idéales pour les crapauds, grenouilles et tritons.
Le projet se concentre sur le sonneur à ventre jaune, un amphibien devenu rare en raison du manque de plans d’eau de reproduction petits et peu profonds où l’eau se réchauffe rapidement. Il faut aussi que ces mares s’assèchent régulièrement pour empêcher la présence de prédateurs comme les poissons et les larves de libellules. Outre de plans d’eau de reproduction adéquats, le sonneur à ventre jaune a besoin le reste de l’année de cachettes dans des tas de bois, des sols forestiers meubles ou dans une végétation dense.
Notre projet pilote a été un franc succès: nous sommes ravis d’avoir pu offrir un abri à cette espèce.
D’un terrain vague sous un pylône électrique à une mare pour les amphibiens
Travail manuel pour le paradis des amphibiens
Dans le canton de Berne, et plus précisément dans la région Mühleberg–Gümmenen– Laupen, nous avons créé pendant l’hiver 2018-2019 dix petites mares sous des pylônes électriques. Une bâche en plastique posée au fond les empêche de s’assécher trop rapidement. Un petit écoulement permet de les vider une fois par année. Près des mares, nous avons aussi installé de petites structures comme des tas de branches et de pierres. Ces structures paysagères profitent d’ailleurs à d’autres amphibiens et animaux sauvages tels que l’hermine.
Entretien régulier et partenariat de qualité sont la clé du succès
Il faut vider les mares une fois par année, et retirer les feuilles qui en tapissent le fond. Pro Natura Berner Mittelland et les exploitant·e·s des surfaces agricoles concernées se partagent ces travaux d’entretien.
Nous remercions toutes les personnes impliquées pour le soutien qu’elles ont apporté au nouvel eldorado des amphibiens. Nous avons bénéficié dès le départ de beaucoup d’intérêt et d’enthousiasme. Nous espérons donc que la réussite de ce projet pilote nous permettra de réaliser de nombreux autres réseaux de colliers de perles sous des lignes électriques – et de concrétiser notre devise: «Voie libre pour la faune sauvage!».
Nos partenaires:
- Le fonds écologique BKW, la Fondation Stotzer-Kästli, le Service de la promotion de la nature du canton de Berne, l’Office des forêts et des dangers naturels (OFDN) du canton de Berne
- Swissgrid (en tant que propriétaire des pylônes électriques)
- Les propriétaires et les exploitant·e·s des terrains