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Conclusion humiliante d'une semaine de révélations désastreuses pour Boris Johnson: Downing Street s'est excusé vendredi auprès d'Elizabeth II pour des fêtes organisées en plein confinement alors que la reine s'apprêtait à enterrer son époux.
C'est l'une des images symboles de la rigueur des confinements au Royaume-Uni: la reine nonagénaire, de noir vêtue jusqu'au masque, assise seule dans la chapelle du château de Windsor lors des obsèques du prince Philip.
Jusqu'au petit matin, ce 17 avril 2021, en plein deuil national, des collaborateurs de Downing Street - sans le Premier ministre - fêtaient le départ de deux membres de l'équipe, selon The Telegraph, le directeur de la communication James Slack, depuis rédacteur en chef adjoint du tabloïd The Sun, et un photographe personnel de Boris Johnson.
Les fêtards, une trentaine, s'étaient rejoints dans les jardins de la résidence officielle, selon le journal conservateur qui jadis employait Boris Johnson. Un participant avait été envoyé acheter du vin rapporté à Downing Street dans une valise, précise-t-il.
Excuses au palais
"Il est profondément regrettable que cela ait eu lieu à une période de deuil national et le N°10 (Downing Street) a présenté des excuses au palais", a déclaré un porte-parole de Boris Johnson.
A l'époque, les rencontres en intérieur étaient interdites, les Britanniques ne pouvant se retrouver qu'à six au maximum à l'extérieur.
Ces excuses sont particulièrement humiliantes pour le dirigeant conservateur, ouvertement critiqué dans sa majorité et confronté à sa pire crise depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2019.
Boris Johnson, 57 ans, n'était pas présent et se trouvait, selon un porte-parole cité par le Telegraph, dans sa résidence de campagne de Chequers.
La liste s'allonge encore et encore. Vendredi après-midi, l'ancienne responsable du groupe chargé d'élaborer les restrictions anticovid, Kate Josephs, a à son tour présenté ses excuses pour avoir organisé une fête de départ dans les bureaux du gouvernement le 17 décembre 2020.
Culture de la boisson
Ces révélations qui semblent n'en plus finir mettent aussi en exergue, selon des témoins cités dans les médias, une véritable culture de la boisson à Downing Street.
Elles enfoncent encore davantage le dirigeant conservateur qui, cas contact Covid, n'a plus été vu en public depuis son mea culpa mercredi au Parlement pour sa présence à une de ces fêtes en mai 2020. Il avait affirmé avoir alors pensé qu'il s'agissait d'une réunion de travail.
Désormais très affaibli dans les sondages, il bataille aujourd'hui pour son maintien à la tête du gouvernement.
Dans sa circonscription de l'ouest londonien, nombre d'électeurs laissent éclater leur colère. "C'est absolument dégoûtant que celui censé être chef brise ses propres règles", se désole ainsi Keith Kelly, "déçu" mais "pas surpris". "C'est méprisable, c'est une honte pour la démocratie."
"La reine était assise seule, en deuil, comme tant d'autres à l'époque, affectés par le traumatisme personnel et le sacrifice, afin de respecter les règles dans l'intérêt national", a dénoncé sur Twitter Angela Rayner, la cheffe adjointe du Labour, principale formation d'opposition.
"Vide moral"
Très critiques, plusieurs députés conservateurs, dont certains étaient jusqu'ici de fervents soutiens, se sont joints à l'opposition pour réclamer la démission de Boris Johnson.
Dénonçant "un vide moral au coeur du gouvernement", Andrew Bridgen est le dernier en date à avoir adressé une lettre de défiance à un puissant comité régissant l'organisation parlementaire du Parti conservateur.
S'il en reçoit suffisamment, ce dernier devra organiser un vote qui pourrait coûter sa place à Boris Johnson.
La cheffe de la diplomatie Liz Truss, perçue comme une potentielle candidate au poste de Premier ministre, a dit vendredi le soutenir "à 100%". Autre challenger éventuel, son collègue des Finances Rishi Sunak, s'est montré beaucoup plus réservé.
Mais avant de tirer d'éventuelles conséquences, Boris Johnson et ses ministres répètent à l'envi qu'il convient d'attendre, la semaine prochaine au mieux, les conclusions d'une enquête interne. Critiquée pour son attentisme, la police de Londres a adopté la même ligne.
Le Times affirme vendredi que cette enquête n'aurait pas permis de trouver suffisamment de preuves d'infractions pénales.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
La Suisse compte 87'278 nouveaux cas de coronavirus en 72 heures
La Suisse compte lundi 87'278 cas supplémentaires de coronavirus en 72 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore 35 décès supplémentaires et 247 malades ont été hospitalisés.
Il y a sept jours, l'OFSP avait annoncé 67'906 cas, soit 19'372 de moins. Le même jour, il dénombrait 30 décès et 233 hospitalisations supplémentaires.
627 personnes se trouvent actuellement aux soins intensifs. Les patients Covid-19 occupent 26,70% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 72,70%.
Durant les dernières 72 heures, les résultats de 265'710 tests ont été transmis. Le taux de positivité s'élève à 32,9%, contre 30,9% il y a une semaine. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,19.
Omicron largement dominant
Le variant Omicron représente 88,5% des cas de coronavirus séquencés ou examinés dans les laboratoires sur sept jours, avec un délai de deux semaines environ.
Selon l’OFSP, 106'803 personnes se trouvent actuellement en isolement après avoir été testées positives au coronavirus. Et 59'301 autres ayant eu des contacts avec des personnes infectées ont été placées en quarantaine.
Au total, 68,11% des Suisses ont déjà reçu deux doses de vaccin. Par rapport à la population âgée de plus de 12 ans, la part des personnes entièrement vaccinées se monte à 77,49%, indique l'OFSP. Par ailleurs, 72,82% des personnes âgées de 65 ans et plus et 37,37% de la population ont déjà reçu une dose de rappel.
Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 405'839, soit 4659,81 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Depuis le début de la pandémie, 1'966'591 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 16'766'073 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 12'269 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 42'346.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud: tests PCR pour les déplacements professionnels non planifiés
Le canton de Vaud met en place dès mardi une procédure de test PCR prioritaire, destinée uniquement aux déplacements professionnels non planifiés. Son objectif: tenir compte des impératifs des entreprises et fédérations sportives internationales.
Mise en place sous l’impulsion du Département de la santé et de l’action sociale ainsi que du Département de l’économie, de l’innovation et du sport, cette procédure obéira à des conditions strictes. Elle sera soumise à des contrôles, a communiqué le canton lundi.
L'opération est placée sous l’autorité de l’Etat-major cantonal de conduite (EMCC) qui assure avec l’Office du médecin cantonal l’exploitation et la gestion de cette filière dédiée. Cette dernière sera accessible sur le site du centre de testing de Beaulieu à Lausanne.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le potentiel d'un variant "plus mortel" est "très réel" selon l'OMS
Plus de 80 millions de cas de coronavirus ont été relayés en neuf semaines, depuis l'arrivée du variant Omicron, à l'OMS. Le potentiel d'un nouveau variant "plus contagieux" et "plus mortel" est "très réel", a dit lundi son patron à Genève.
Au début d'une réunion de plusieurs jours du conseil exécutif de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus a répété que les conditions sont réunies pour de nouveaux variants. "Il est dangereux d'estimer qu'Omicron sera le dernier variant", a aussi dit le directeur général.
La semaine dernière, 100 cas ont été identifiés toutes les trois secondes et une personne a succombé toutes les 12 secondes. M.Tedros a encore affirmé qu'il est possible de mettre un terme à l'urgence internationale de santé publique cette année, à condition d'avoir une attitude adaptée.
Plus de 85 Etats n'ont toujours pas atteint l'objectif, établi pour la fin de l'année dernière, de vacciner au moins 40% de leur population. Cette part est inférieure à 10% dans plus d'une trentaine d'entre eux. Et moins d'un Africain sur six a reçu une dose.
Parmi les effets de la pandémie, l'objectif de la couverture santé d'un milliard de personnes supplémentaires ne devrait pas être atteint. Il pourrait n'être honoré que pour 160 millions patients.
Probable nouveau mandat
Mardi, le conseil exécutif, constitué de 34 pays, doit entendre M.Tedros, 56 ans et seul candidat à sa réélection à la tête de l'organisation. Sauf surprise, il le recommandera à l'ensemble des Etats membres pour valider officiellement un second mandat de cinq ans de l'Ethiopien lors de l'Assemblée mondiale de la santé en mai prochain.
Porté par l'Afrique au moment de son élection, le directeur général est désormais moins populaire auprès des autorités de son pays. Ses appels à la Chine, très influente sur les pays africains, à partager ses données sur le début de la pandémie et ceux au gouvernement de son pays à mettre un terme au conflit au Tigré lui ont valu des inimitiés.
En revanche, les Etats-Unis, opposants à M.Tedros sous Donald Trump, soutiennent désormais la reconduction de l'Ethiopien. La candidature de celui-ci à un second mandat, qui démarrera en août prochain, a été présentée par un certain nombre de pays européens.
M.Tedros aura été confronté à la réponse internationale face à la pire pandémie depuis un siècle. Après un scandale de violences sexuelles mettant en cause des collaborateurs de l'OMS en République démocratique du Congo (RDC), il a aussi lancé un nouveau dispositif pour tenter d'éviter d'autres abus de membres de l'organisation.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
La demande de vaccination des enfants est modeste en Suisse
La demande de vaccination des enfants contre le Covid-19 est encore faible en Suisse. Environ 32'000 enfants âgés de 5 à 11 ans ont été vaccinés à ce jour. Le taux de vaccination est de 5,2% et les différences entre régions sont considérables.
La vaccination des enfants est possible dans toute la Suisse depuis le début de l'année. Le taux est le plus faible en Suisse romande, où il est nettement inférieur à 2%. Neuchâtel compte le taux le plus bas (1,4%), Genève le plus élevé (1,8%), selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), évoqués lundi par la radio alémanique SRF.
Bâle en tête
C'est à Bâle-Campagne et à Bâle-Ville que le plus grand nombre d'enfants ont été vaccinés jusqu'à présent, avec des taux respectifs de 11,8 et 12,8%. Dans les cantons de Zurich et de Berne, 7,7 et 7,1% des 5 à 11 ans ont été vaccinés. Numériquement, ces deux cantons comptent le plus d'enfants vaccinés contre le Covid: 8600 à Zurich et 5000 à Berne.
La demande a été forte au début, a expliqué à la SRF Gundekar Giebel, porte-parole de la direction de la santé du canton de Berne. Les parents qui espéraient pouvoir faire vacciner leurs enfants le plus rapidement possible l'ont fait le premier week-end.
Entre-temps, la demande s'est réduite. Le fait que le taux de vaccination des enfants soit jusqu'à présent bien inférieur à celui des adultes n'est pas toutefois surprenant, selon M.Giebel: "La maladie du Covid-19 chez les enfants, pour autant qu'elle soit contractée, est normalement très bénigne. Cela a probablement une grande influence sur le taux de vaccination", estime-t-il.
La situation est différente à Zurich: "Nous enregistrons toujours une forte demande et nous mettons en permanence à disposition des rendez-vous", selon un responsable de la direction de la santé zurichoise.
Taux bas également au Tessin
Outre l'ensemble des cantons romands, le taux de vaccination des enfants est également très bas, soit moins de 3%, au Tessin (2,6%), à Glaris (2,1%), Saint-Gall (2,7%), Appenzell Rhodes-Intérieures (2,9%) et Obwald (3%). Outre Zurich, Berne et les deux Bâle, seuls les cantons d'Argovie (7,4%), Zoug (6,7%), Lucerne (6,4%), Soleure (5,8%) et Nidwald (5,1%) sont au-dessus de la moyenne nationale.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Un été sans mesures généralisées, espère un épidémiologiste
Les mesures anti-coronavirus pourraient n'être nécessaires plus que ponctuellement dès l'été, selon l'épidémiologiste Marcel Tanner. Si les gens respectent d'eux-mêmes les mesures dans certaines situations, les restrictions sanitaires étatiques pourraient être levées.
Après la vague Omicron, des mesures généralisées telles que le port du masque ou le certificat Covid 2G (vacciné ou guéri) ne seront plus nécessaires "si nous continuons à nous faire vacciner et injecter la dose de rappel", déclare l'ancien membre de la taskforce de la Confédération dans une interview publiée dimanche dans la SonntagsZeitung. Pour ce faire, la société et les individus doivent prendre leurs responsabilités.
Le virus ne va pas simplement disparaître, il y aura "toujours des flambées de coronavirus, peut-être même de petites vagues", poursuit M. Tanner. Mais il sera possible de les endiguer avec des "mesures ciblées ponctuelles et volontaires".
L'épidémiologiste pense que la société écoutera les autorités si celles-ci arrêtent d'édicter des mesures strictes mais offrent à la place une perspective sur la manière dont la population peut revenir à la normalité avec des mesures simples et volontaires. "Toutes les épidémies l'ont montré jusqu'à présent."
Marcel Tanner appelle encore à cesser de "tester à grande échelle et collecter des données en masse" après la vague Omicron. De grandes quantités de données n'améliorent pas les prévisions mais ne font que provoquer de nouvelles peurs, selon lui. Et de prôner plutôt des tests aléatoires, visant les personnes ayant des symptômes, comme c'est le cas pour la grippe.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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