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Les autorités ont été averties dimanche par l'opérateur de l'engin, OceanGate Expeditions, que le sous-marin avait disparu. "A cet instant, le contact a été perdu avec leur submersible et l'information disponible est limitée", selon le communiqué de la famille Dawood.
Quatre jours
Les garde-côtes américains ont lancé deux avions pour surveiller la zone de recherches dans l'Atlantique Nord et leurs homologues canadiens ont dépêché un avion et un navire.
Le temps est désormais un facteur critique, avec une fenêtre de 96 heures pour retrouver les passagers du sous-marin.
Le contre-amiral John Mauger, des garde-côtes américains, a indiqué lundi lors d'une conférence de presse à Boston que le submersible disposait encore de réserves d'oxygène de 70 heures ou plus.
"Nous travaillons très, très dur" pour le retrouver, a-t-il dit. Les recherches, en surface et sous l'eau, concernent une région "à environ 1450 km à l'est de Cape Cod, à une profondeur d'environ 4000 m".
"C'est une région lointaine et il est compliqué de mener des recherches dans une telle zone", a ajouté John Mauger.
Les recherches aériennes, infructueuses durant toute la journée, ont été suspendues pour la nuit, ont tweeté les garde-côtes américains lundi vers 21h00 (03h00 suisses mardi). Le navire Polar Prince, duquel est parti le submersible, et une unité de la garde nationale continuent d'effectuer des recherches en surface dans la soirée, ont-ils ajouté.
Riches occupants
Un important homme d'affaires pakistanais, Shahzada Dawood, vice-président du conglomérat Engro, et son fils Suleman sont à bord, a indiqué leur famille dans un communiqué.
De son côté, l'explorateur britannique Hamish Harding, 58 ans, s'était dit fier dimanche dans un post sur Instagram de participer à l'expédition organisée par la compagnie OceanGate Expeditions.
Le spécialiste français du Titanic, l'océanographe Paul-Henry Nargeolet, faisait également partie de l'expédition, selon le post d'Hamish Harding, PDG d'Action Aviation, une entreprise de vente de jets privés basée à Dubaï.
"L'équipage du sous-marin est composé de quelques explorateurs légendaires, dont certains ont effectué plus de 30 plongées sur le RMS Titanic depuis les années 1980", avait pour sa part indiqué M. Hamish sur son compte Instagram samedi en annonçant sa participation au voyage.
Un porte-parole d'OceanGate Expeditions a indiqué lundi soir à l'AFP dans un communiqué que "depuis un certain temps, nous ne parvenons pas à établir de communications avec l'un de nos véhicules d'exploration sous-marins qui visite actuellement le site de l'épave du Titanic".
La compagnie souligne "explorer et mobiliser toutes les options pour ramener l'équipage en toute sécurité".
Sur son site, elle explique qu'une mission visitant le Titanic était "en cours", du 12 au 20 juin, avec des places à 250'000 dollars l'unité. Le seul appareil de l'entreprise capable de plonger à la profondeur du Titanic est le Titan, "un submersible conçu pour emmener cinq personnes à des profondeurs de 4000 mètres", avec une autonomie de 96 heures pour un équipage de cinq personnes.
Deux théories
Sans avoir étudié l'engin lui-même, Alistair Greig, professeur d'ingénierie marine au University College London, a évoqué deux théories possibles sur la base des images de l'appareil publiées par la presse.
Il estime que s'il a eu un problème d'électricité ou de communication, il pourrait être remonté à la surface, flottant "en attendant d'être retrouvé".
"Un autre scénario est que la coque a été compromise", et qu'il y ait eu une fuite. "Alors le pronostic n'est pas bon", a-t-il ajouté.
Et "très peu de vaisseaux peuvent aller" à la profondeur à laquelle il pourrait avoir coulé, selon lui.
Parti de Southampton le 10 avril 1912 pour rejoindre New York, le Titanic, plus grand paquebot du monde au moment de sa mise à l'eau, a fait naufrage après avoir percuté un iceberg cinq jours plus tard. Sur les 2.224 passagers et membres de l'équipage, près de 1500 ont péri.
L'épave a été découverte en 1985 à 650 kilomètres des côtes canadiennes, par 4000 mètres de fond dans les eaux internationales de l'océan Atlantique. Depuis, chercheurs de trésors et touristes lui rendent visite.