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Berne - Selon le Conseil national, une majorité de cinq femmes au Conseil fédéral doit rester du domaine du possible. Alors que l'occasion pourrait se présenter la semaine prochaine, la Chambre du peuple a refusé ce mardi d'empêcher une telle configuration à l'avenir.
Ironie du sort, la proposition émanait des rangs socialistes. Dans une initiative parlementaire, rejetée par 120 voix contre 49, le Jurassien Jean-Claude Rennwald réclamait l'instauration de quotas au Conseil fédéral. Ce dernier devrait compter au moins trois représentants de chaque sexe ainsi que quatre Alémaniques, deux Romands et un Italophone.
Lors de la présentation de son texte à la tribune, le socialiste, qui a préféré s'épancher sur la représentation linguistique, n'a évoqué qu'un minimum de deux représentants de chaque sexe. "Il faudrait réexaminer la question lors de la rédaction d'un projet concret", a-t-il déclaré, tout insistant sur le fait la majorité féminine qui pourrait se dégager le 22 septembre n'était pas assurée sur le long terme.
Comme d'habitude, la Chambre du peuple a repoussé l'idée de quotas, estimant que ceux-ci restreindraient trop la marge de manoeuvre de l'Assemblée fédérale dans le choix des candidats au Conseil fédéral. La prise en compte des minorités doit se faire librement et par le dialogue. La contrainte ne sert à rien, a fait valoir Esther Egger (PDC/AG) au nom de la commission.
Et les bilinguesRevenant sur la représentation linguistique, son collègue alémanique Hans Stöckli, bombardé rapporteur de langue française, s'est quant à lui posé la question du traitement des personnes bilingues. Selon lui, il n'est pas toujours facile de rattacher clairement un candidat à une communauté linguistique dans une société caractérisée par une mobilité accrue.
ATS