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Président :
Le président de la Confédération pour l’année 2022 est Ignazio Cassis.
« Depuis 1848, le gouvernement suisse compte 7 membres, qui forment ensemble le Conseil fédéral.
Primus inter pares (premier parmi pairs), la présidente ou le président de la Confédération est élu à chaque fois pour 1 année. » (Le Conseil fédéral, 2020). « L’Assemblée fédérale (Chambres réunies) élit parmi les membres du Conseil fédéral le président de la Confédération et le vice-président du Conseil fédéral ; elle les élit l’un après l’autre, et pour une durée de 1 an. Ces mandats ne sont pas renouvelables pour l’année suivante. Selon une règle non écrite, l’accession successive à la vice-présidence du Conseil fédéral et à la présidence de la Confédération obéit au principe de l’ancienneté. » (Services du Parlement, 2020).
Le président de la Confédération doit « assumer durant son année de fonction certains devoirs de représentation. Il accueille notamment le corps diplomatique – les envoyés étrangers en Suisse – à l’occasion de la réception du Nouvel An au Palais fédéral. Depuis les années 90, la règle veut que le président de la Confédération entreprenne des voyages officiels à l’étranger » (Le Conseil fédéral, 2016). Lorsqu’un chef d’État étranger se rend en visite étatique en Suisse, c’est l’ensemble du Conseil fédéral qui le reçoit.
De plus, c’est le président de la Confédération qui dirige les séances du gouvernement. Si le Conseil fédéral est amené à voter, alors le vote du président compte double en cas d’égalité des voix.
Historiquement, la fonction de président de la Confédération « constituait une distinction pour les conseillers fédéraux particulièrement aptes à diriger au cours des premières décennies de l’État fédéral. » Le principe de rotation, instauré à partir des années 1890, est une règle non écrite selon laquelle « le plus ancien conseiller fédéral est élu vice-président puis, l’année suivante, président de la Confédération » (Le Conseil fédéral, 2017a).
«
Le refus de la personnalisation au sommet de l’organisation étatique a ses racines dans l’ancienne Confédération et dans la renonciation à une représentation politique à l’étranger. Une concentration de compétences exécutives entre les mains d’un seul homme n’entrait pas en ligne de compte, la Confédération étant une association de petites entités territoriales de langues et de culture politique différentes, peu soucieuses de perdre une partie de leur souveraineté. » (Neidhart, 2010).