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Le président. Mesdames et Messieurs les députés, nous avons appris avec tristesse le décès de M. Chaïm Nissim à l'âge de 67 ans.
M. Nissim siégea pendant plus de onze ans comme député. Elu pour la première fois en 1985 sur la liste du parti écologiste genevois, qui faisait alors son entrée au Grand Conseil, il donna sa démission en 1989 afin d'aller travailler en Israël, son pays d'origine. De retour à Genève, il rejoignit à nouveau le parlement en 1993, puis fut réélu en 1997, sur les bancs de l'actuel parti des Verts, avant de démissionner une nouvelle fois en 2000, pour des raisons politiques et personnelles.
L'activité parlementaire de ce militant écologiste, ingénieur de profession, fut riche: il déposa plusieurs objets et fit entendre sa voix en plénière à de multiples reprises, en particulier sur les thèmes qui lui tenaient le plus à coeur, à savoir la politique énergétique, la lutte antinucléaire et le réacteur de Creys-Malville. Mais son engagement porta aussi sur d'autres sujets, tels que le logement, l'aménagement, les écoles ou l'informatique. Il rédigea en outre un certain nombre de rapports, notamment de minorité, comme il le rappelait lui-même dans sa première lettre de démission.
Durant son mandat, il assuma la charge de secrétaire du Bureau en 1996 et fut membre de la commission de l'énergie, bien sûr, mais aussi des finances, du logement, des travaux et de l'enseignement supérieur. Il présida également la commission de la LCI.
A la famille de M. Nissim - et en particulier à sa fille Sylvia, qui a siégé dans cette enceinte - nous disons toute notre sympathie en ce moment douloureux. Pour honorer sa mémoire, je vous prie d'observer, Mesdames et Messieurs les députés, un instant de silence. (L'assemblée, debout, observe un moment de silence.)