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Si l'on se préoccupe aujourd'hui de bien choisir le récipient dans lequel tel type de vin sera bu, qu'en était-il dans les Alpes médiévales ? Sans textes disponible énonçant les règles à suivre à cette époque, il y a lieu de découvrir les objets eux-mêmes, gobelets, coupes, verres et autres récipients découverts dans le sous-sol, puis placés dans les musées. Le vin passait du tonneau dans le gosier par toutes sortes de récipients. Une petite gourde suffisait au XVe siècle. Le vase à boire (cyfus) en bois de bruyère qui apparaît souvent, des coupes à pied en bois de noyer tourné, en frêne, en hêtre ou en érable étaient tous des bois qui se prêtaient au travail au tour. Quelques cyphi rehaussent certaines vaisselles. De nombreux récipients sont en verre. On retrouve ces récipients à boire dans les maisons de citadins d'un certain niveau socio-économique, dans des lieux conventionnels comme l'hospice du Grand Saint-Bernard et dans les auberges.
À cette époque, une lacune assez flagrante : on ne trouve pas de plus grand récipient destiné à contenir le vin tiré du tonneau, pot, channe ou autre aiguière. Parmi les explications, ou bien l'on s'en passe, ou bien aucun ne figurent dans les inventaires retrouvés.