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Selon le WWF, les émissions occasionnées par le trafic routier pèsent sur le classement de la Suisse en matière climatique (archives).
KEYSTONE/CYRIL ZINGARO(sda-ats)
La Suisse a légèrement amélioré sa position en matière de politique climatique. Du 15e rang, elle passe cette année au 14e d'un rapport annuel évaluant 58 pays. Les meilleurs élèves sont la France, la Suède et la Grande-Bretagne.
Le Canada, l'Australie et le Japon comptent, eux, parmi les "très mauvais" élèves de l'action climatique. Le rapport du "Climate Change Performance Index" salue en revanche les actions de la France et du Maroc.
L'indice a été publié en marge de la Conférence de l'ONU sur le climat de Marrakech (COP22), qui vise à faire avancer la mise en oeuvre de l'accord de Paris. Pays organisateur de la COP22, le Maroc continue sa progression grâce à ses investissements massifs dans les énergies renouvelables et à ses objectifs de long terme ambitieux.
Le nucléaire pénalise le Japon
L'Arabie saoudite est à la dernière place dans ce classement, qui prend en compte 90% des émissions mondiales de gaz à effet de serre dues aux énergies fossiles. Elle est devancée par le Japon, avant-dernier, pénalisé par sa volonté de soutenir le nucléaire plutôt que les énergies renouvelables et par son action internationale jugée trop limitée.
La Chine et les Etats-Unis, les deux plus gros émetteurs, sont considérés comme de "mauvais élèves". Une fois de plus, les trois premières places n'ont pas été attribuées, aucun pays n'ayant réalisé les objectifs de l'accord de Paris contre le réchauffement climatique.
Transition trop lente
Le rapport "confirme le décollage des énergies renouvelables et les développements positifs dans le domaine de l'efficacité énergétique", indiquent Germanwatch et le Climate Action Network (CAN), organisations qui ont coordonné les travaux. Mais "si ces tendances encourageantes ont lieu à l'échelle mondiale, la nécessaire transition énergétique est trop lente", soulignent-elles.
"Plusieurs pays européens, dont la Grande-Bretagne, la Suède, le Danemark et l'Allemagne risquent de perdre leur place de leader dans le développement des énergies renouvelables", déplore Wendel Trio, directeur du CAN Europe.
"Piètre résultat" pour la Suisse
La section suisse du Fonds mondial pour la nature (WWF) qualifie la 14e place helvétique de "piètre résultat". Il l'attribue "la lenteur du développement des énergies renouvelables et le trafic".
"La Suisse pourra progresser si la Stratégie énergétique 2050 est mise en oeuvre et si les cantons appliquent leurs nouveaux modèles de prescriptions énergétiques pour les bâtiments", espère mercredi l'organisation dans un communiqué.
Citant les cas de la France, de la Suède et de la Grande-Bretagne, le WWF rappelle qu'elles ont "réduit leurs émissions de CO2 bien plus efficacement que la Suisse depuis 1990".
ATS