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Fiche d'information
Financement climatique : selon quelles modalités dès 2025 ?
06.09.2023, Justice climatique
Selon l'accord de Paris sur le climat, les pays industrialisés doivent soutenir financièrement les pays en développement à protéger le climat et à s'adapter au changement climatique — on parle de financement climatique. De 2020 à 2025, 100 milliards de dollars devraient être mis à disposition chaque année à cet effet.
D'ici fin 2024, un nouvel objectif sera négocié ; il devrait s’appliquer à partir de 2025 et, selon les prévisions, être beaucoup plus élevé. Si l'objectif de financement se basait sur les besoins réels, l’ONU estime qu’il faudrait mobiliser 340 milliards de dollars par an d'ici 2030 rien que pour l'adaptation au changement climatique — et au moins autant pour la réduction des gaz à effet de serre. Il s'agit d'un besoin de soutien additionnel ; des ressources financières nouvelles et additionnelles sont donc nécessaires. L’impact dramatique du réchauffement climatique sur les pays les plus pauvres souligne l'urgence d'un soutien supplémentaire.
Quelle est la part juste de la Suisse ? Pour l’objectif actuel de 100 milliards de dollars, il n’existe pas de clé de répartition entre les pays donateurs. Le Conseil fédéral se base sur un mélange de principe de causalité et de performance économique. En ne prenant en compte que les émissions à l'intérieur du pays, il arrive à une contribution de 450 à 600 millions de dollars par an. Or, selon les données de la Confédération, les émissions causées par la consommation suisse à l'étranger représentent plus de la moitié de l'empreinte climatique helvétique. Si la Suisse assumait sa responsabilité pour ses émissions à l'étranger, elle devrait déjà contribuer à hauteur de 1 milliard de dollars par an au financement international dans le domaine du climat.