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A l'instar de nombreuses villes en Suisse et dans le respect du nouveau droit sur la circulation routière, la Ville de Fribourg met en place depuis cet automne des contresens cycliste sur des axes en sens unique. Pour favoriser encore d'avantage la pratique du vélo en ville de Fribourg tout en continuant à améliorer son réseau cyclable, l'implantation de ces contresens cycliste nécessite une adaptation de la signalisation ainsi que du marquage dans certains cas, dans le but d'assurer la sécurité des cyclistes et de les rendre plus visibles aux yeux des automobilistes.
Ces mesures permettent aux cyclistes d'éviter de fastidieux détours par des axes encombrés, et leur offrent un accès aisé aux quartiers d'habitations, commerces et lieux de travail. A ce jour, ce sont près d'une trentaine de rues à sens unique en Ville de Fribourg qui connaissent déjà le régime du contresens cyclable. Suite aux expériences positives menées lors de l'introduction de ces mesures, le Conseil communal a autorisé des contresens pour les cyclistes sur les 15 axes à sens unique suivants:
- Rue de l'Abbé-Bovet (entre la rue Pierre-Kaelin et le square des Places) ;
- Rue des Alpes (accès à la place Georges-Python et le square des Places) ;
- Rue de la Carrière - Rue du Progrès (depuis l'avenue Beauregard) ;
- Route des Daillettes (entre le n° 39 de la route des Daillettes et la route de la Glâne) ;
- Grandes-Rames (entre la rue de la Neuveville et l'école de la Neuveville) ;
- Rue Georges-Jordil (entre la rue Hans-Fries et la rue Hans-Geiler) ;
- Rue Guillaume-de-Techtermann (entre la rue Hans-Fries et la rue Hans-Geiler) ;
- Rue Hans-Fries (entre le boulevard de Pérolles et la rue Guillaume-de-Techtermann) ;
- Rue Hans-Geiler (entre la rue Guillaume-de-Techtermann et le boulevard de Pérolles) ;
- Route Henri-Dunant (entre la rue Athénaïs-Clément et la route Joseph-Chaley) ;
- Rue Jean-Grimoux (entre la rue du Père-Girard et la rue Marcello) ;
- Karrweg (entre la Planche-Inférieure et la Planche-Supérieure) ;
- Route Nicolas-Chenaux (entre la route de Bethléem et la route de Villars) ;
- Place Notre-Dame (entre le Musée Gutenberg et la rue de Morat) ;
- Chemin des Pommiers (entre la route du Jura et l'avenue Louis-Weck-Reynold).
Dans de nombreuses villes suisses, la mise en place du contresens cycliste a fait ses preuves depuis plusieurs années. On n'y a pas observé d'accroissement du nombre d'accidents. La ville de Bâle, précurseur dans la mise en œuvre de contresens cycliste en Suisse, considère ces rues comme non dangereuses du fait que les différents usagers de la chaussée se voient mieux puisqu’ils se trouvent les uns en face des autres. La sécurité des cyclistes est en outre accrue par le fait que le contresens cycliste permet souvent d’éviter de grands axes et des carrefours dangereux. De nombreux exemples en Suisse et ailleurs en Europe montrent également qu’il est possible d’aménager un contresens dans des rues où la largeur libre de la chaussée est de 3 mètres environ.
De plus, l'Ordonnance sur la signalisation routière (OSR) privilégie systématiquement la mise en place d'un contresens cycliste sur les routes avec un accès interdit pour autant que rien ne s'y oppose. Depuis mai 1989, l’ordonnance sur la signalisation routière, autorisait le contresens cycliste à la condition que lorsque « compte tenu de la situation locale, aucun risque ou inconvénient supplémentaire n’est à craindre ». Dans le nouveau droit sur la circulation routière, entré en vigueur le 01.06.2016, il est maintenant mentionné à l’art. 18 al. 5 que « Si l’accès à une route est interdit par le signal (OSR 2.02 – Accès interdit), l’autorité prévoit une exception pour les cycles et les cyclomoteurs, à moins que le manque de place et d’autres raisons ne s’y opposent ». Cela revient à dire que le nouveau droit privilégie systématiquement la mise en place d’un contresens cycliste sur les routes avec un accès interdit pour autant que rien de s’y oppose.