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Le studio Weinstein a été assigné en justice ce dimanche par le procureur de l'Etat de New York. Il lui est reproché de...12.02.2018 06:43
L'Etat de New York a approuvé mercredi l'une des lois de réduction des gaz à effet de serre les plus ambitieuses de la planète. L'Etat est à contre-pied du déni climatique de Donald Trump, qui a fini d'enterrer le même jour le plan anti-charbon de Barack Obama.
L'Union européenne, la France, le Royaume-Uni, la Suède, la Nouvelle-Zélande, la Californie sont quelques-unes des juridictions à s'être donné comme objectif d'être neutres en carbone d'ici le milieu du siècle, mais la plupart n'ont pas encore adopté de législation contraignante.
Le texte adopté par le parlement de l'Etat de New York (20 millions d'habitants), dirigé par les démocrates, prévoit de réduire de 85% les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, par rapport à 1990 (en 2015, l'Etat n'en était qu'à une réduction de 8%).
Dans le but de parvenir à un bilan carbone neutre, les législateurs prévoient aussi des incitations pour que les 15% d'émissions restantes soient compensées.
Cela veut dire que d'ici une trentaine d'années, la plupart des centrales thermiques ne pourront plus brûler de gaz naturel ou de charbon, et que la majorité des véhicules sur les routes devront être électriques ou à zéro émission - sans compter le chauffage des logements ou l'énergie utilisée par les usines.
"New York montre la voie"
"Alors que Washington reste les bras croisés, New York montre la voie", s'est réjoui le sénateur démocrate Todd Kaminsky, un des principaux artisans de la loi.
L'Etat s'est fixé comme objectif intermédiaire d'une réduction de la pollution climatique de 40% d'ici 2030, toujours par rapport à 1990.
Et en 2040, 100% de son électricité devra être sans émission de carbone. L'Etat est déjà bien avancé pour cet objectif-là, une grande partie de l'électricité provenant aujourd'hui du nucléaire (28%) et de l'hydraulique (16%), le gaz naturel représentant 35%. Le solaire et l'éolien sont négligeables actuellement.