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Cette bataille, c'est un peu la mère de toutes les batailles pour le comité référendaire: c'est la première fois qu'un référendum est lancé contre un accord de libre-échange. L'alliance évoque un signal en faveur d'un commerce mondial juste et équitable.
Dans sa ligne de mire, évidemment, cet accord entre la Suisse et l'Indonésie, mais surtout d'autres accords de libre-échange, dont celui avec le Mercosur, les Etats-Unis ou encore la Malaisie.
"En lançant ce référendum, nous voulons montrer que des gens résistent à ces accords de libre-échange, et en soi, c'est déjà une victoire", explique Amanda Ioset, secrétaire générale de Solidarité sans frontières. "Parvenir à récolter les signatures sera une deuxième victoire, parce que sans une très grosse organisation derrière, ce n'est pas facile."
Et de citer encore une troisième victoire à remporter, dans les urnes. "Vue la prise de conscience actuelle surtout au niveau climatique et environnemental, nous avons des chances de gagner un tel référendum."
Un produit pas durable
L'huile de palme est particulièrement ciblée: c'est l'un des points qui coince, selon les référendaires, dans cet accord avec l'Indonésie. Ce produit ne peut pas être durable selon eux: sa culture entraîne la déforestation de la forêt tropicale, le retour au pesticide, favorise le travail des enfants. Et l'importation de ce produit à bas prix ici en Suisse met la pression sur la production indigène d'huile de colza et de tournesol.
Même si le Parlement a pris quelques mesures pour tenter de ménager la production d'huile de colza en Suisse et imposé, par ailleurs, à l'Indonésie les respects de normes de durabilité.
Camille Degott/ebz