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Os olhos na mata e o gosto na água
Luciana Mazeto & Vinícius Lopes
Brésil, 36 min
Première mondiale
Au Brésil, les habitant.e.s de Teewald, colonie allemande fondée à la fin du XIXe siècle, revendiquent encore aujourd'hui leurs racines germaniques. À partir du texte du chercheur germano-turc Ilhami Paker, qui analyse avec ironie différents mouvements migratoires, le film questionne le processus complexe de la construction d’une identité nationale.
Au Brésil, dans la petite colonie de Teewald fondée par des émigrant.e.s allemand.e.s à la fin du XIXe siècle, l’identité nationale est une question complexe. Ses habitant.e.s, après plusieurs générations, parlent toujours la langue de leurs ancêtres, transmettent des contes allemands à leurs enfants, et célèbrent, chaque année, une fête traditionnelle pour dire avec fierté que les racines germaniques sont bien ancrées en terre étrangère. Mais comment définir l’identité à laquelle on appartient lorsque notre histoire est traversée par des origines diverses ? The Eyes in the Woods and the Taste in the Water articulela question de l’identité à travers l’exploration de l’histoire de Teewald, de ses traditions, de son héritage culturel, mais aussi, de ses contradictions. Le film se déplace entre la mémoire de l’immigration allemande au Brésil et celle de la Turquie en Allemagne, convoquée dans le film par le texte du chercheur germano-turc Ilhami Paker. Ces deux phénomènes ont marqué le passé des deux pays, et ils décrivent un même mouvement : celui du déracinement. La réponse se trouve dans les limites glissantes d’un film de frontière.
Elena López Riera