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Max Monetti est de retour à New York. Cet ancien avocat vient de purger sept ans de prison. Son père Gino, banquier soupçonné de pratiques frauduleuses, est mort récemment. Les trois autres fils de Gino ont enregistré la banque à leur nom, et, pour eux, le retour de Max n'est pas une bonne nouvelle. Leur frère est-il venu se venger?
Critique
Entre 1946, date de sa première mise-en-scène avec Dragonwyck, où il remplace au pied levé Ernst Lubitsch, et 1972, où il nous offre son chant du cygne, Sleuth, Joseph L. Mankiewicz réalise à peine une vingtaine de films mais dont au moins la moitié est digne de figurer dans notre panthéon cinématographique. House of Strangers, qui se situe entre l’admirable Chaînes Conjugales et le brûlot anti-raciste La Porte s’ouvre, occupe, chronologiquement, la 7ème place dans sa riche filmographie. Considéré avec raison comme une peinture réussie de la grandeur et la décadence d’une famille d’émigrants italiens, House of Strangers entretient deux constantes dans l’univers de son auteur: les rapports père-fils et les relations entre le passé et le présent. Cette dernière constante a fait du cinéaste, à travers son écriture, un maître dans l’utilisation des flashback. En plus d’une brillante distribution, le film possède une photo en noir et blanc assez réaliste de Milton Krasner. Un tout grand moment de cinéma.
Rui Nogueira