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Un nouveau parti antinucléaire a été créé mercredi au Japon pour encourager le développement de nouvelles énergies, près de deux ans après l'accident de Fukushima. La formation espère obtenir de nombreux élus lors des élections législatives du 16 décembre.
Né à l'initiative du gouverneur de la préfecture de Shiga (centre-ouest), Yukido Kada, le "Parti de l'avenir du Japon" rassemble les formations opposées à l'emploi de l'énergie nucléaire.
"Le peuple est prioritaire", formation récemment créée par Ichiro Ozawa, un ténor dissident du Parti Démocrate du Japon (PDJ, centre-gauche, au pouvoir), a donné son accord pour rejoindre les rangs de Mme Kada, de même que d'autres petits mouvements prônant l'arrêt progressif de l'exploitation de l'atome.
Une "troisième force"
Tous veulent ainsi constituer ensemble une "troisième force", par opposition aux deux grands que sont le PDJ et le Parti Libéral-Démocrate (PLD, droite), et contre le Parti de la Restauration conduit par le très nationaliste ex-gouverneur de Tokyo et le maire d'Osaka, figure montante de la politique nippone.
Le Premier ministre, Yoshihiko Noda, a dissous le 16 novembre la chambre des députés, convoquant les citoyens aux urnes le 16 décembre pour un scrutin législatif anticipé.
Depuis, une myriade de nouveaux partis ont vu le jour, disparaissant parfois trois jours après leur naissance pour se fondre dans un autre, dans l'espoir de récolter les voix des quelque 35 à 40% des électeurs qui disent ne se reconnaître dans aucune formation.
ATS