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Critique
Kale (Shia LaBeouf), 17 ans, s’accuse de la mort de son père bien-aimé, tué dans un accident de voiture où lui-même tenait le volant. Il se renferme et passe ses journées à glander, sa mère (Carrie-Anne Moss) travaillant à l’extérieur. Il faut dire que, après avoir agressé l’un de ses enseignants, il est assigné à résidence, muni d’un mouchard électronique.
On retrouve dans une certaine mesure la situation de FENÊTRE SUR COUR, avec un personnage plus ou moins forcé de jouer les voyeurs: il y a l’arrivée d’une jolie voisine de son âge, Ashley (Sarah Roemer); il y a un noctambule inquiétant, M. Turner (David Morse). Avec son meilleur copain Ronnie (Aaron Yoo), il croit avoir trouvé la piste d’un tueur en série.
Le réalisateur, qui a fait à ce jour plus de séries télévisées que de longs métrages, commence assez bien, dans un registre hitchcockien modernisé, avec des décors et des dominantes colorées suggestifs. Il s’égare malheureusement ensuite dans l’horreur et l’invraisemblance. Shia LaBeouf, en évidence par ailleurs dans TRANSFORMERS, mérite cependant une mention.
Daniel Grivel