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Bouille Jean
Pastel de petit format daté de 1992
Photo un peu floue (photo avec la vitre)
Encadrement d'origine offert (sous vitre)
18 cm x 15 cm
En bon état
Cadre d'origine offert
Jean Henri Paul Bouille (1922-2005)
Artiste peintre. Originaire de Muriaux, né à La Chaux-de-Fonds le 29 juillet 1922. Décédé dans cette même commune le 15 décembre 2005.
Tout en exerçant le métier d'horloger, il suit les cours de l'Ecole des Beaux-arts de La Chaux-de-Fonds avec Fritz Jeanneret et Léon Perrin en modelage et Claude Loewer en gravure.
Vers 1948, il rencontre Lermite à Saignelégier puis, avec Jean Edouard Augsburger, équipe un atelier de gravure. Il s'adonne en autodidacte à la peinture à l'huile, au pastel, à l'aquarelle, et à l'art du vitrail.
Dès 1956, il aborde l'art non-figuratif en découvrant l'Ecole de Paris, en particulier Villon, Manessier, Bazaine. Premiüre exposition personnelle (1978) à la Galerie du Manoir à La Chaux-de-Fonds. Suivent plus d'une quinzaine d'expositions personnelles et collectives. Dès 1981 il entre au service de l'urbanisme de La Chaux-de-Fonds comme conseiller en couleurs pour les bâtiments de la ville. Jean Bouille est membre de la Société des Peintres, Sculpteurs et Architectes Suisse (SPSAS)
Réalisations :
1967: Vitraux de la chapelle du Louverain, Les Geneveys-sur-Coffrane
1972: Vitraux de l'église réformée allemande, La Chaux-de-Fonds 1975: Vitraux du collège Numa-Droz, La Chaux-de-Fonds
1982: Vitraux offert par le canton de Neuchâtel au canton de Soleure, Soleure
1985: Vitraux du réfectoire de L'école cantonale d'agriculture de Cernier, Cernier
Bibliographie
Mémento du Jura Neuchâtelois, octobre 1983, p.11
"Jean Bouille", in Dossiers d'art contemporain, Villeneuve-sur-Yonne, Editions Porte du Sud, 1993
Jean Bouille, Imprimerie des Montagnes SA, La Chaux-de-Fonds, 2003
Le Pays, 28 septembre 1991
L'Impartial, 21 décembre 2005
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L'artiste a posé sa palette
Créateur délicat, Jean Bouille est décédé à l'âge de 83 ans. Il a peint depuis son jeune âge et laisse une belle oeuvre de coloriste Dans ses dernières peintures, les formes cloisonnées s'étaient ouvertes, la couleur était devenue transparente, la retenue avait disparu. "Ces compositions-là ont un mouvement qui tient de l'effleurement, en grande délicatesse": c'est avec émotion que Jean-Claude Etienne, artiste également, évoque l'oeuvre de Jean Bouille, cet homme si réservé, secret même, qui a guidé son pinceau jusqu'aux ultimes frontières.
Comme une libération pour ce créateur qui, depuis tout jeune, a dessiné et peint. Très soucieux de recherche et de perfection, il s'est formé à l'Ecole d'art, avec Fritz Jeanneret en cours de modelage et Claude Loewer en gravure.
Enfant des Franches-Montagnes - il a passé ses années de jeunesse au Noirmont -, Jean Bouille a rencontré Lermite à Saignelégier vers 1948. Parallèlement, il travaillait comme horloger complet. Puis, il a partagé son cheminement artistique avec son fidèle ami, le graveur Jean Edouard Augsburger. Ils ont entretenu une belle complicité créative, quoique dans des registres très différents, Jean Bouille se lançant en autodidacte en peinture, pastel et aquarelle.
Cet artiste laisse une oeuvre riche, vibrant d'un souffle intérieur personnel, même s'il s'est nourri d'échanges entre artistes et d'admiration pour les peintres de l'Ecole de Paris, en particulier Villon, Manessier, Bazaine, sans oublier son attachement particulier à Atlan.
Les couleurs de la ville
Abandonnant le figuratif pour une abstraction lyrique, Jean Bouille avait une palette dont les touches sensuelles renvoyaient aux paysages jurassiens, sublimés en variations saisonnières. Mais, un été, il a succombé à une autre maîtresse, s'abandonnant coeur et pinceaux aux vallonnements doux et aux couleurs nouvelles des paysages des Côtes de Beaune. Ce coup de foudre l'a saisi en pleine maturité artistique. Il s'est dès lors immergé totalement dans cet Environnement d'Echevronnes où il se sentait si bien, poursuivant son oeuvre en crescendo et démontrant qu'il n'avait pas encore tout dit.
Depuis 1958 jusqu'à la grande exposition rétrospective, en 2002, à l'ancienne église du Noirmont, les oeuvres de Jean Bouille ont régulièrement été montrées, en Suisse et ailleurs, en accrochages personnel ou collectif. Plusieurs créations, particulièrement des vitraux - collège Numa-Droz, à La Chaux-de-Fonds, Centre de Cernier, chapelle du Louverain -, sont entrées dans le domaine public.
Jean Bouille est aussi connu comme le "Monsieur Couleurs" de la commune, attaché de 1981 à sa retraite au Service d'urbanisme comme conseiller en couleurs pour les bâtiments. On lui doit certaines harmonies ornant nos rues.
Sous sa réserve, on le savait très fier de l'oeuvre très personnelle de son fils Claude-Alain, peintre également, qui lui a rendu un hommage funèbre très sensible dans lequel ne pouvait manquer Monique, l'épouse bien-aimée, trop tôt disparue. Sa fille adoptive tout comme ses petites-filles ont aussi témoigné avec émotion de leurs rapports privilégiés au-delà des mots.
Résidant au home des Arbres depuis que sa Santé s'est détériorée, Jean Bouille s'est éteint comme il a vécu, dignement et en douceur. De nombreux amis ont tenu à lui rendre un dernier hommage. /ibr