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L’épisode de prises de bénéfices sur l’or s'annonce de courte durée, car le métal jaune est loin d'être la seule matière première attrayante.
En cette année record pour les cours des actifs, la performance de l'or n'est pas passée inaperçue. Après avoir atteint un sommet historique à 2’051 dollars, l'once d'or a enregistré le 11 août sa plus forte correction journalière depuis sept ans, qui l'a ramenée sous le seuil des 1’900 dollars. Toutefois, cet épisode de prises de bénéfices s'annonce de courte durée, car le métal jaune est loin d'être la seule matière première attrayante.
A mesure que la grande quantité de liquidités injectée par les banques centrales ruissellera jusqu'à l'économie réelle, les conditions d'une reprise économique substantielle et synchronisée à l'échelle mondiale seront réunies. Cela devrait favoriser un rebond de la demande de matières premières, notamment dans le monde développé, tandis que les besoins chinoise resteront forts.
progresseront d'environ 15% dans les douze prochains mois.
Depuis le début du troisième trimestre, les indices globaux de matières premières enregistrent déjà une solide progression (+9,9% pour l'indice BCOM et +8% pour l'indice UBS Bloomberg CMCI). Ce rebond se poursuivra certainement et les indices largement diversifiés de matières premières progresseront d'environ 15% dans les douze prochains mois. Cette vigueur reposera probablement sur plusieurs facteurs clés.
Les matières premières devraient profiter de l'embellie économique mondiale. L’analyse historique de la Recherche d’UBS révèle que la performance trimestrielle des matières premières est généralement meilleure lorsque la croissance économique s'accélère. Pendant les trente années choisies comme période de référence de cette analyse, les performances étaient au bas mot deux fois plus élevées lorsque la croissance du PIB des économies développées s'accélérait.
La principale leçon à retenir ici est qu'il vaut mieux ne pas attendre que la croissance du PIB dans le monde développé repasse au-dessus de son niveau tendanciel pour se positionner à l'achat sur les matières premières. Bien que ces dernières enregistrent de belles performances lorsque le cycle économique est bien avancé, leur performance est également appréciable lorsque l'activité économique s'accélère, y compris lorsque l'économie sort d'une récession.
Les contraintes d'approvisionnement et le faible niveau des stocks sont propices à une hausse des cours pour plusieurs matières premières essentielles. Les marchés du pétrole sont un exemple notable. L'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (OPEP+) ont fait preuve d'une belle unité. Du coup, l'offre mondiale de pétrole brut est tombée en juin à 87 millions de barils par jour (mbj), son plus bas niveau depuis neuf ans.
et les stocks de brut commencent à diminuer.
Comme les membres du cartel ont respecté à la lettre leur quota de production et que la demande de pétrole poursuit son redressement, le marché est insuffisamment approvisionné et les stocks de pétrole commencent à diminuer.
En dehors des matières premières énergétiques, l'offre de cuivre devrait, cette année, baisser de plus de 3% en raison de la pandémie de COVID-19. Cette diminution de l'offre, essentiellement due à des perturbations dans l'exploitation des mines et à des quantités insuffisantes de débris de cuivre, pourrait également limiter l'ampleur du rebond de l'offre l'an prochain. D’autant plus que la mise en service de nouvelles capacités de production est repoussée. Enfin, avec le redémarrage de nouveaux pans de l'économie, on peut s’attendre à un rebond graduel de la demande de matières premières agricoles telles que le café, le cacao et le sucre.
Le potentiel de hausse de l'or n'est pas épuisé. La correction du métal jaune a été engendrée par un rebond des taux réels à dix ans, qui s'étaient enfoncés comme jamais en terrain négatif. Cette année, la demande d'or a principalement été alimentée par la collecte record des ETF sur l'or. Par conséquent, la réaction des cours a été exagérée et il convient de se souvenir que la correction est intervenue après une forte progression. Le 17 août, l'or avait déjà rebondi à 1’954 dollar l'once.
Alors que la Fed continue de réduire à néant les taux nominaux et que les anticipations d'inflation augmentent, la Recherche d’UBS maintient son objectif de cours en fin d'année à 2’000 dollars l'once. A court terme, l'once d'or pourrait même réaliser une incursion jusqu'à 2’300 dollars, notamment en cas d'accentuation des tensions géopolitiques.
Tout bien considéré, les opportunités ne manquent pas dans le domaine des matières premières. Pour prendre des positions longues sur un large éventail de matières premières, les investisseurs peuvent s'intéresser, entre autres, aux indices de matières premières de deuxième génération, qui permettent de réduire le coût inhérent au roulement des positions sur les contrats à terme.
de métaux précieux tels que l'or, l'argent et le platine.
Plus particulièrement, on peut rester optimiste à l'égard d'un certain nombre de métaux précieux tels que l'or, l'argent et le platine. Des gains encore plus importants pour les métaux industriels et les matières premières énergétiques sont envisageables. La Recherche d’UBS table notamment sur une poursuite du rebond des cours du pétrole.
Pour les investisseurs plus prudents qui ont la possibilité de recourir aux options en guise d'alternative à un positionnement long, l'accentuation de la volatilité des options sur l'ensemble des métaux précieux constitue une belle occasion de vendre des options put afin de percevoir une prime.
De même, s'agissant du pétrole, il est recommandé d'envisager la vente d'options put sur le pétrole brut Brent avec un prix d'exercice inférieur aux niveaux actuels et une date d'échéance de six mois.