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Comme c’est le cas des villes neuves érigées pendant le bas Moyen Age, Le Landeron ne dispose pas d'un lieu de culte à l'intérieur de ses murs. Les habitants se rendent à l'ancienne église paroissiale de Saint-Maurice, à l’emplacement actuel du cimetière. Souhaitant favoriser la création d’une ville nouvelle, le comte Jean de Fribourg cède le terrain de trois maisons, où va notamment être bâtie la chapelle dédiée à Dieu, à la Vierge et aux Dix Mille Martyrs, aménagée dans une tour préexistante et consacrée en 1455. Le chantier se poursuit avec l’aménagement de l’Hôtel de Ville jusqu’en 1460. Faisant office de chapelle et d'Hôtel de Ville, le bâtiment est donc religieux et laïc à la fois. Suivant les besoins liés à l’agrandissement d’une ville, un deuxième étage est aménagé à l'arrière de l'édifice vers 1507 et côté bourg, une nouvelle façade entièrement en pierre de taille réalisée dans le courant du 16e siècle embellit son aspect.
Ainsi paré, l’Hôtel de Ville exhibe par son architecture les fonctions administratives et judiciaires dont le Conseil de Ville a la charge. Celui-ci y siège et la justice civile y tient son tribunal. Un local au rez-de-chaussée est aménagé afin d’y stocker les réserves de poudre à canon. Un four à pain est construit à l’usage des habitants contre une taxe banale. Des salles d’apparat aux étages permettent d’accueillir des hôtes de marque, puis, au 17e siècle, un galetas vient couronner l’édifice.
Photos: Pedro Boldt, FHVL