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Le Conseil de sécurité nucléaire espagnol (CSN) a admis récemment l’existence d’une contamination radioactive dans une zone entre Madrid et Tolède.
Le CSN listait 5 autres sites pollués. Mais aucune de ces zones n’est officiellement classée comme contaminée, l’Etat espagnol tardant à produire un inventaire officiel, plus de dix ans après que cette exigence ait fait l’objet d’un décret.
La dernière contamination annoncée date du 7 novembre 1970. Des douzaines de litres de liquide hautement radioactif ont alors fui lors d’une opération de retraitement de combustible nucléaire usé dans un centre de recherche atomique sur le campus de l’Université de Madrid. Le liquide s’est épanché dans les égouts pour atteindre les rivière Manzanares, Jarama, un canal d’irrigation et enfin le Tage.
Le régime franquiste qui travaillait à mettre au point secrètement sa propre bombe atomique dans le cadre de son Projet Islero a caché l’accident et l’existence de la contamination. Après avoir dragué le canal de la Jarama, ils ont enterré les boues contaminées le long du cours d’eau dans 8 fosses contenant du Cesium–137 et du Strontium-90. Cet héritage franquiste y est encore, sous les mauvaises herbes et sans aucun avertissement au public.
Parmi les sites contaminés en Espagne, il y à signaler aussi, en tête de liste, celui de Palomares dans le Sud-Ouest du pays, où deux bombardiers stratégiques B-52 de l’US Air Force se sont percutés répandant dans la nature le plutonium de 2 bombes H.
PV