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Élaborons un peu votre symptôme
Avant de débuter votre test en ligne, il est important de définir votre symptôme.
Vous pouvez avoir des acouphènes, de l'hyperacousie et même parfois de la misophonie.
Chaque symptôme a sa propre définition, ainsi que son questionnaire dédié. Vous pouvez consulter un résumé ci-dessous. Quand vous vous reconnaissez dans une définition, vous pouvez passer le questionnaire en ligne associé. Vous pouvez vous reconnaître dans plusieurs définitions, c'est normal. Par exemple avoir des acouphènes et de l'hyperacousie est très courant.
Les acouphéniques
Un acouphène est une perception auditive anormale souvent décrite comme un bourdonnement, un sifflement, un tintement, un grondement ou un cliquetis. Ces sons peuvent être continus ou intermittents et peuvent être entendus dans une oreille, dans les deux oreilles ou dans la tête. Il est important de noter que les acouphènes ne sont pas une maladie en soi, mais plutôt un symptôme d'un problème sous-jacent, qu'il soit auditif, neurologique, vasculaire ou lié à une exposition sonore excessive. C'est pourquoi il est difficile de trouver de l'aide, de les diagnostiquer et de les traiter.
Les acouphènes peuvent être très perturbants et affecter la qualité de vie des personnes qui en souffrent. Les symptômes peuvent varier d'une légère gêne à une perturbation sévère du sommeil, de la concentration et du bien-être émotionnel. Certains individus peuvent ressentir de l'anxiété, du stress, de l'irritabilité et même de la dépression en raison de ces bruits persistants et souvent dérangeants. Ils peuvent être plus perceptibles dans des environnements calmes, ce qui peut rendre difficile la concentration et le repos.
Les hyperacousiques
L’hyperacousie résulterait d’un dérèglement du schéma auditif neuronal suite à une lésion de l’oreille interne. Elle apparaît parfois après une exposition à un niveau sonore élevé. L’hyperacousie se caractérise par un seuil de tolérance au bruit anormalement bas ; certains sons ou niveaux sonores, perçus par les autres comme forts ou désagréables, sont vécus comme pénibles voire douloureux. 40% des sujets atteints d’acouphènes souffriraient également d’hyperacousie.
Les personnes souffrant d’hyperacousie ne supportent plus des niveaux de bruit tout à fait ordinaires : aboiements, rires, sonneries du téléphone, robinets d’eau ou aspirateurs. Ces bruits quotidiens, pas particulièrement forts et en aucun cas douloureux pour tous ceux qui jouissent d’une audition normale, représentent par contre une énorme gêne pour les hyperacousiques.
Il s’agit là d’une hypersensibilité au bruit qui peut être globale ou ne concerner que certaines fréquences. L’audition de chacun comporte un seuil minimum de perception, et des seuils maxima à partir desquels les bruits sont d’abord inconfortables, puis douloureux. Pour une audition « normale », le seuil d’inconfort de situe vers 90 dB, le seuil de risque à 105 dB, et le seuil de douleur à 120 dB. Les patients souffrant d’hyperacousie peuvent ressentir une sensation de douleur dès 60 dB. Cette pathologie bouleverse le quotidien des personnes concernées. En effet, comment avoir une vie normale lorsque le moindre bruit nous fait souffrir ?
Les misophoniques
La misophonie est un mot relativement récent, tout comme le diagnostic. Une personne dite misophone a une aversion à certains sons répétitifs produits par d’autres personnes, souvent des adultes. Elle ne supporte pas les bruits gutturaux, nasaux ou buccaux, par exemple la mastication, les reniflements, se racler la gorge. Mais parfois aussi le bruit d'une frappe au clavier.
Les causes de la misophonie ne sont pas très bien comprises. Une étude récente a montré que la misophonie était une maladie neuro-psychiatrique associée à certaines anomalies cérébrales. Cette étude a mis en lumière une une hyperactivation du cortex insulaire inférieur (la région cérébrale qui permet d’orienter notre attention vers ce qui survient dans notre environnement)
Une réaction aversive immédiate
Les personnes souffrant de misophonie ont une réaction d’irritabilité importante d’anxiété et de dégoût, puis de colère face à certains sons. Elles peuvent pleurer, se mettre à crier ou même vomir. Les personnes touchés rapportent aussi un sentiment de perte de contrôle. Un comportement agressif, verbal ou physique, est plus rare.