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Ens. voc. Arpège, Chœur HEP, Die Freitagsakademie Mozart, Grande Messe en ut
- Wolfgang Amadeus Mozart
- Symphonie en Do n° 36 "Linz" KV 425 (1783)
- Regina coeli KV 276 (1779?)
- Grande Messe en ut KV 427 (inachevée) (1783)
Avec l'Ensemble vocal Arpège, le Chœur HEP et la Freitagsakademie.
Avec les solistes Annina Künzi, Gunhild Lang-Alsvik, Jakob Pilgram et Marc-Olivier Oetterli
Sous la direction de Julien Laloux
Poussé par un besoin de liberté, Mozart quitte Salzbourg, sa ville natale, et s'installe à Vienne. Un an après, alors que Constance Weber est malade, Mozart se promet de composer une messe et de la faire jouer à Salzbourg si la jeune fille guérit et qu'il peut l'épouser. Une année plus tard, en été 1783, le père et la soeur de Wolfgang l'accueillent avec sa jeune épouse. Un accueil glacial, car les Mozart n'acceptent pas la bru au sein de leur famille. Malgré ce climat tendu, la Grande Messe en ut est donnée en l'église Saint-Pierre, avec Constance comme soprano I.
Cette composition montre les profondeurs d'une souffrance qui, lorsqu'elle trouve son dénouement, mène à une joie libératrice. Grâce à une musique universelle, Mozart compose une oeuvre pour la vie.
Et c'est bien dans une démarche libératrice et liée à l'épanouissement des femmes que travaille la Fondation SURGIR. En effet, aujourd'hui comme hier, et plus encore peut-être, des milliers de femmes et de jeunes filles sont soumises à des coutumes patriarcales. Ainsi, leur vie même dépend de la volonté d'êtres dominateurs qui n'ont d'autre souci que le maintien de leur position sociale et de leurs privilèges, sous couvert d'un discours sur l'honneur. Pour les aider, la lutte est longue et difficile. Cependant, lorsque la volonté domine, les mots de Mozart dans L'Enlèvement au sérail résonnent encore : « Jamais un coeur né dans la liberté ne se laisse réduire en esclavage. »
Jacqueline Thibault et Julien Laloux
1005 Lausanne