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Vous avez bien dormi? Remettez votre esprit en alerte avec des infos à parcourir et des questions à soulever.
C'est l'une des rumeurs les plus excitantes du football: Julian Nagelsmann, le coach sans le moindre passé de joueur, serait sur le point de s'engager au Bayern Munich, une institution qui ne s'offre habituellement qu'aux vieux briscards et/ou aux riches palmarès du football mondial.
Dans ce monde qui n'est pas le sien, le technicien de 33 ans devrait convaincre de grands joueurs qu'il connaît aussi bien qu'eux ce jeu auquel il n'a jamais vraiment joué (il a arrêté sa carrière en équipe réserve pour cause de blessures). Domenico Tedesco avait essayé de faire la même chose avec Schalke, il avait fini par payer un manque de légitimité aux yeux des cadres du vestiaire. Le palmarès du terrain ferait-il autorité? Certains en doutent.
Julien Stéphan, André Villas-Boas, Thomas Tuchel ou José Mourinho ont tous vécu une carrière de joueur insignifiante avant de devenir de très bons entraîneurs. Ils ont découvert le monde du football avec un regard neuf et un esprit libéré de certaines conventions. Le travail de Nagelsmann au RB Leipzig est remarquable et rien ne justifierait que sa candidature ne soit pas étudiée par de plus grands clubs, hormis l'habitude des élites du football de se donner du travail entre eux: en Suisse, seul un entraîneur de Super League sur dix n'a jamais joué au football, et Peter Zeidler est l'un des meilleurs techniciens du pays.
Les clubs anglais vont quitter les réseaux sociaux durant trois jours, le week-end prochain, afin de lutter contre les insultes racistes dont sont régulièrement victimes leurs joueurs. Et s'ils n'étaient pas les seuls? Les messages de haine se répandent dans tout les championnats, plus récemment en Italie, où le fils d'Andrea Pirlo a reçu des menaces de mort. «Tu devrais mourir comme ton père», l'a intimidé un internaute, remonté contre la gestion de Pirlo père sur le banc de la Juventus. Niccolo (le fils) a répondu sur Instagram par ce long message.
Ce football, qui sait mobiliser en quelques heures tous ses acteurs contre un projet de championnat européen, saura-t-il faire bloc pour limiter le champ d'expression des haters?
Vainqueur du riche Kloten (11 millions de budget) pour la troisième fois, les Ajoulots (3,5 millions) ne sont plus qu'à une victoire du titre de champion de Swiss League. Une récompense qui leur ouvrirait les portes de la National League et leur permettrait d'y rester au moins deux ans sans risque de relégation (loi Covid).
Le directeur technique Vincent Léchenne a-t-il pour autant raison de dire qu'il n'a «jamais été aussi facile de rejoindre la première division»? L'occasion est certes belle sportivement, mais la crise économique induite par la pandémie fragilise forcément les projets ambitieux. Le HC Ajoie a obtenu le droit de monter sur la base d'un dossier présenté à la Ligue en septembre dernier, et dans lequel il était question d'un budget de 7 millions.
C'est à ces trois questions (et sans doute à d'autres encore) que le comité du club jurassien devra répondre d'ici demain, jour de match, peut-être de titre et de promotion. Allez Ajoie! 💪