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Ce projet se concentre sur le Nord du Bangladesh, une région dans laquelle les ressources en eau sont extrêmement précaires. Caritas continue à y installer des pompes utilisant l’énergie solaire, une mesure qui a eu du succès ces dernières années.
Pays/région
Bangladesh, Thakurgaon et Chapai Nawabganj
Groupe cible
Environ 53'000 personnes des sous-districts de Thakurgaon et Chapai Nawabganj, y compris 4 écoles, 2 centres de santé et 2 marchés
Budget nécessaire
CHF 811 171
Durée du projet
Du 01.08.14 au 31.12.17 (sera continué en 2018)
Numéro du projet
P140109
Objectif du projet
Le projet vise à soutenir les groupes de population les plus pauvres et les plus défavorisés du Nord et du Nord-Ouest du Bangladesh, qui sont encore très éloignés des objectifs du Millénaire pour le développement en ce qui concerne l'eau et les équipements sanitaires. Il doit permettre aux familles de petits paysans un accès sûr à l'eau potable, à des mesures sanitaires et d'hygiène suffisantes et à l'eau d'irrigation.
Responsable du projet
Jan Gruss, Tél: 041 419 22 51, jgruss @ caritas .ch
Département
Asie/Europe
Analyse de la situation : Le projet se concentre sur le Nord du Bangladesh, une région dans laquelle les ressources en eau et l’accès aux installations sanitaires sont extrêmement précaires . Les problèmes en matière d’eau sont causés d’une part par un manque et d’autre part par un excès : dans les régions sujettes à la sécheresse, la pénurie d’eau a pour origine la baisse rapide des nappes phréatiques et elle est encore renforcée par la très forte variabilité météorologique et le changement climatique. En outre, les équipements sanitaires sont mauvais dans l’ensemble du pays, ce qui empêche une hygiène appropriée et implique aussi des risques importants de maladies. Dans les territoires soumis aux inondations en revanche, les hommes sont confrontés de plus en plus fréquemment à des catastrophes naturelles : ces dernières années, les tornades ont augmenté et les inondations et les raz de marée érodent les sols, ce qui met en péril la sécurité alimentaire et la vie de la population.
Eau : Les fluctuations saisonnières et la mauvaise alimentation en eau qu’elles impliquent constituent le plus grand défi. La baisse des nappes phréatiques dont souffrent de grands territoires du Nord du Bangladesh est aggravée par la surexploitation des puits et l’irrigation intensive. Les puits n’assurent de l’eau potable que pour trois mois par an (de juillet à septembre). Le reste du temps, les indigènes adoptent un mode de vie qui tient compte de la rareté de l’eau : ils utilisent moins d’eau potable et se lavent moins souvent, voire y renoncent. Ce manque d’hygiène accroît le risque de maladie. La situation est encore aggravée par le fait qu’environ 15 % des puits sont propriété privée et ne peuvent donc pas être utilisés par les « non-privilégiés ». Les puits publics, quant à eux, sont souvent mal entretenus et mal gérés et ils ne fonctionnent donc pas. Il existe, en plus des puits, des réservoirs d’eau publics alimentés par les pluies. Ils appartiennent à l’État et ils sont utilisés pendant les périodes de sécheresse. Cependant, il arrive fréquemment qu’ils soient affermés à de riches propriétaires fonciers, qui en limitent l’accès aux tiers pendant les mois de sécheresse.
Installations sanitaires et hygiène : 70 % de tous les ménages de la région du projet n’ont pas accès à des toilettes ; les personnes âgées, les handicapés et les enfants de moins de huit ans n’utilisent en général pas de telles installations, qui, quoi qu’il en soit, ne peuvent être employées pendant les mois de pénurie d’eau, faute d’eau de rinçage.
Écoles / centres de santé / marchés : La plupart des écoles, des centres de santé et des marchés de la région du projet n’ont qu’un accès limité, voire pas d’accès du tout, à l’eau et ne disposent pas d’installations sanitaires. Dans les écoles, il n’y a pas d’eau pour se laver les mains. Les élèves ne sont pas non plus conscients de la nécessité de l’hygiène. Les enfants qui veulent boire de l’eau ou doivent aller aux toilettes rentrent souvent chez eux (et souvent, ils ne reviennent pas) .
Irrigation : Les petits paysans ont en général un accès limité à l’eau d’irrigation. Pour l’irrigation, on recourt le plus souvent à des pompes à moteur diesel exploitées par les grands propriétaires fonciers et affermées aux petits paysans. Cependant, le prix du carburant est élevé. S’y ajoutent encore les frais d’électricité ainsi que le transport et l’entretien des machines. Pendant la saison de plantation, les coûts de l’approvisionnement en eau dépassent 30 % (!) des charges totales.
L’engagement de Caritas dans le passé : Dans le passé, Caritas Suisse a déjà conduit divers projets en lien avec l’eau au Bangladesh. Le présent projet s’appuie sur le projet I du consortium de l’eau (2011 – 2013), lequel a soutenu et testé avec succès l’utilisation de pompes solaires pour les petits paysans, à la place des traditionnelles pompes à moteur diesel. Caritas a par ailleurs mené des campagnes WASH (water, sanitation and hygiene [eau, assainissement et hygiène]) et d’autres campagnes de sensibilisation dans les centres scolaires CMES (« Center for Mass Education in Science » ) et dans les villages environnants.
L’introduction de nouvelles techniques (pompes solaires) a offert aux petits paysans de nouvelles possibilités d’irrigation. Le nouveau système nécessite certes des batteries, mais celles-ci peuvent directement être rechargées par des panneaux photovoltaïques. En outre, un réservoir d’eau (non mobile) est intéressant : il permet de réguler l’eau pompée et d’assurer ainsi une irrigation efficace. Le nouveau projet s’appuie sur les expériences et les succès passés (dus notamment aux pompes solaires) et les développent.
On vise trois résultats :
Financement et partenaires du projet
Le projet est en grande partie financé par la DDC, via le projet consortium de l’eau phase II . Le budget pour trois ans est supérieur à 800'000 francs (2014 – 2016). Caritas Bangladesh et Caritas Suisse sont responsables de la mise en œuvre du projet.