Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07154.jsonl.gz/993

L’Office fédéral de la justice (OFJ) autorise l'extradition d'un sixième dirigeant de la FIFA. Dans un communiqué diffusé vendredi, il annonce avoir accepté d'extrader Costas Takkas vers les Etats-Unis. Le Britannique a 30 jours pour faire recours.
L'ex-secrétaire général de la Fédération des îles Caïmans de football (CIFA) et attaché du président de la Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (CONCACAF), est soupçonné d’avoir, "pour le compte du président de la CONCACAF, demandé et accepté des pots-de-vin de plusieurs millions de dollars de la part d’une société américaine pour l’attribution de droits de marketing" des qualifications pour les coupes du monde 2018 et 2022, précise l'OFJ.
La demande d'extradition a été envoyée par les Etats-Unis le 1er juillet. Elle se base sur un mandat d'arrêt du 20 mai 2015 émis par le parquet du district Est de New York, selon le communiqué de l'Office fédéral de la justice. Ce dernier a pu établir que toutes les conditions de l'extradition sont réunies.
"A priori, en acceptant des dessous-de-table en échange de l’attribution de contrats de marketing sportif, Costas Takkas a mis à mal la libre concurrence et induit une distorsion du marché des droits médiatiques relatifs aux qualifications pour les coupes du monde", écrit l'OFJ.
Trois recours déposés
Costas Takkas avait été interpellé le 27 mai 2015 à Zurich avec six autres cadres de la fédération internationale de football. C'est le sixième dirigeant de la FIFA dont l'extradition a depuis été validée par l'OFJ, après le Costaricien Eduardo Li, le Vénézuélien Rafael Esquivel, l'Uruguayen Eugenio Figueredo, Jeffrey Webb qui a la double nationalité britannique et des îles Caïman, et le Nicaraguayen Julio Rocha.
Trois recours ont été déposés auprès du Tribunal pénal fédéral (TPF) par Rafael Esquivel, Eugenio Figueredo et Eduardo Li, a fait savoir à l'ats vendredi le porte-parole de l'Office fédéral de la justice Folco Galli.
Jeffrey Webb a consenti à être transféré. Il est arrivé aux Etats-Unis en juillet, où il plaide non coupable. Julio Rocha a accepté en août son extradition vers le Nicaragua, mais il fait aussi l'objet d'une demande des Etats-Unis. Washington peut céder la priorité au Nicaragua ou demander à être prioritaire, auquel cas l’OFJ devrait trancher. Le dossier du Brésilien José Maria Marin, septième dirigeant interpellé, est toujours pendant.