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La Grève générale
1918
L 'affaire ne va pas en rester là pour les grévistes et en particulier pour leurs leaders. Au lendemain de la Grève générale, la justice militaire met en accusation 3500 personnes, un chiffre-record dans les annales judiciaires suisses. La Grève générale est présentée comme une tentative révolutionnaire par la classe bourgeoise dirigeante.
147 condamnations sont prononcées, parmi lesquelles celles des leaders de la grève qui écopent des peines les plus lourdes. Robert Grimm est condamné à 6 mois de prison ferme.
La Grève générale demeure, à ce jour, le plus important conflit social de l'histoire suisse. Elle restera souvent interprétée comme un échec de la gauche. Pourtant, nombre de revendications du Comité d'Olten seront rapidement mises en place : le temps de travail hebdomadaire sera réduit à 48 heures, une assurance vieillesse et invalidité verront le jour, le Conseil national sera élu à la proportionnelle, ce qui permettra aux socialistes de se renforcer jusqu'à devenir, dans les années 1930, le plus grand parti de Suisse.
Réussite ou échec, c'est très certainement grâce aux revendications des grévistes du 12 novembre que ces changements sont intervenus si rapidement.
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La Grève générale de 1918
Anecdotes, clins d'oeil
Dada, vous avez dit « dada » ?
C'est en 1916 que ce terme curieux apparaît, à l'ombre d'un bistrot d'artistes zurichois baptisé « Bistrot Voltaire ». Il réunit des intellectuels pacifistes de toute l'Europe qui y expérimentent de nouvelles formes d'art sur le ton de la provocation contre l'art bourgeois mais aussi contre la guerre. Ils choisissent le terme à consonance internationale « dada » pour définir leur démarche alors marginale et diablement polémique.
Après Zurich puis Genève, le mouvement dadaïste s'exporte en Allemagne, en France, aux États-Unis, au Japon ou en Russie. Il a inspiré le surréalisme.