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Après 10 ans à la direction artistique de l'Orchestre de la Suisse romande, Wolfgang Sawallisch quitte Genève. Cumulant ce poste avec celui de directeur du Bayerisches Staatsorchester et de nombreux engagements avec d'autres orchestres, il lui faut faire un choix.
Il tire un bilan positif de ces dix ans passés à Genève. Quant à Paul Rudhard, altiste à l'OSR, quoi qu'appréciant le maître, il n'est pas certain que celui-ci ait atteint tous ses objectifs.
Le chef d'orchestre bavarois Wolfgang Sawallisch succède en 1970 à Paul Klecki à la tête de l'Orchestre de la Suisse romande. Apprécié d'Ansermet, sa culture des théâtres allemands le place à l'opposé d'Ansermet. De fait, il transforma radicalement le son très français de l'OSR, comme son répertoire qu'il étendit à Mahler ou à Bruckner, compositeurs peu joués en Suisse romande auparavant.
Invité pour la première fois à Genève en 1959, il y dirigea par la suite plus d'une centaine de concerts. Technique sans pareille, précision, rigueur et coeur, il emmena l'OSR aux plus hauts sommets. Outre ses performances symphoniques à Genève et Lausanne, on se souvient également de ses récitals au Grand Théâtre aux côtés de Dietrich Fischer-Dieskau, ainsi que de sa magnifique interprétation d'Elektra en 1973. Cette dernière est sa seul apparition comme chef d'orchestre au Grand Théâtre de Genève.
En même temps que la direction artistique de l'OSR, Sawallisch occupe celle du Bayerisches Staatsorcheter de 1971 à 1992. De 1993 à 2002, il est à la tête de l'Orchestre de Philadelphie.
En plus de 60 ans de carrière, il se produit avec pour ainsi dire tous les orchestres européens et dans la plupart des festivals, notamment à Bayrteuth.
Wolfgang Sawallisch décède à 89 ans le 22 février 2013.
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Journaliste: Valérie Bierens de Haan