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Berne - La psychiatrie moderne semble efficace. Selon l'Observatoire suisse de la santé, neuf fois sur dix, les personnes ayant effectué un ou deux séjours dans un établissement psychiatrique lors d'une maladie n'ont pas été réhospitalisées dans les années suivantes.
Si 10% des patients rechutent, cela s'explique dans la plus grande partie des cas par le type de troubles, l'âge ou le sexe. Cette conclusion ressort d'une étude prenant en compte les données de 154'000 patients.
L'étude, qui cherchait à savoir si la psychiatrie suisse doit faire face au phénomène des "heavy users", c'est-à-dire des patients qui "font un usage disproportionné des ressources à disposition", conclut que ce n'est pas le cas.
L'effet "porte tournante", soit la fréquence des séjours, a lui aussi été examiné. L'Obsan a remarqué une évolution positive: sur les quatre années observées, les intervalles entre les hospitalisations se sont considérablement allongés.
L'Obsan explique cette diminution par "l'extension de l'offre de soins psychiatriques ambulatoires, une meilleure efficacité des thérapies et des changements dans la composition du groupe de malades" examinés.
Il n'existe pas d'indice "d'un recours inadapté à la prise en charge psychiatrique stationnaire en Suisse", conclut l'Obsan. Le nombre de patients hospitalisés à répétition en service psychiatrique est restreint.
ATS