Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/194008

<h2>SubmittedText<h2><p>En France, des scientifiques s'inquiètent de l'utilisation des fongicides SDHI et demandent que leur utilisation soit suspendue le temps de s'assurer de leur innocuité. Ils sont soupçonnés d'être responsables d'encéphalopathies sévères, de cancers du rein et du système digestif, de la maladie de Parkinson, et de perturber la mobilité des spermatozoïdes.</p><p>- De tels produits sont-ils utilisés en Suisse ?</p><p>- Si oui, comment le Conseil fédéral compte-t-il assurer qu'ils ne menacent pas notre santé ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Les fongicides SDHI (Succinate Dehydrogenase Inhibitor) sont des substances actives permettant d'éliminer ou de limiter le développement de champignons dans la culture des végétaux. De telles substances actives ne sont autorisées en Suisse que sous certaines conditions. Ainsi, la santé humaine est protégée à trois niveaux : premièrement, par des restrictions à l'utilisation de ces produits dans l'agriculture, en veillant à n'utiliser que ce qui est nécessaire pour combattre les organismes nuisibles ; deuxièmement, en fixant des dispositions pour la protection de l'utilisateur (par exemple le port obligatoire d'habits de protection); troisièmement, en établissant des valeurs limites de résidus autorisées dans les denrées alimentaires. Les effets potentiellement toxiques sur la santé, notamment sur les systèmes nerveux, digestif et de reproduction, sont pris en compte dans l'évaluation des risques. Les offices compétents (SECO, OSAV et OFAG) suivent attentivement les nouveaux développements scientifiques et, si nécessaire, les exigences légales pour la protection de la population et des utilisateurs seront adaptées.</p>