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L’ACVG est le fruit d’une longue histoire, mouvementée, pleine de résilience et de succès. Ci-dessous, vous pourrez plonger dans près de 170 ans d’histoire de notre pratique sportive, de notre société. Extraits de «1858-2008, Histoire illustrée de la gymnastique vaudoise», par J.-F. Martin.
Premières sociétés vaudoises
La première société vaudoise répertoriée est fondée à Lausanne en 1835: elle émane des étudiants de la Société de Zofingue, mouvement libéral attaché à la défense de la démocratie. Elle est admise dans la SFG en 1838 sous le nom de «section de Lausanne». Paul Ceresole et Louis Ruchonnet, futurs présidents de la Confédération, en feront partie. Elle disparaîtra en 1866. En 1845, trois jeunes gens dont l’ad- mission a été refusée (ils n’étaient pas étudiants !) fondent une nouvelle «Société de gymnastique des Citoyens de Lausanne» qui sera admise l’année suivante dans la SFG. En 1858, après la disparition de son aînée, elle adopte le nom de «section de Lausanne» avant de devenir, en 1886, «Lausanne-Bourgeoise» qui est donc notre doyenne.
En 1850 est fondée la section d’Yverdon (future «Yverdon-Ancienne»). Celle de Ste-Croix naît en 1851. Suivront Vevey («Vevey-Ancienne») en 1855, Nyon et Morges en 1857. Une première «Fête cantonale» réunit à Lausanne, en 1851, les gymnastes de Lausanne, Yverdon et Moudon (où existe un éphémère groupement non affilié à la SFG). Un second rassemblement a lieu à Yverdon en 1853. N’ayant pas débouché sur la création d’une Société cantonale (pourtant décidée en 1851), ces manifestations ne seront pas comptabilisées dans la liste officielle des Fêtes cantonales.
En 1855, Lausanne accueille sa première Fête fédérale (à Montbenon). On n’en connaît pas le nombre de participants.
Fondation
En 1858, la section de Vevey prend l’initiative de convoquer une assemblée de délégués, le 14 mars à Lausanne: il y est décidé de constituer la Société cantonale vaudoise de gymnastique (SCVG). Une circulaire du 1er avril invite les sociétés de Lausanne, Yverdon, Ste-Croix, Morges et Nyon à ratifier le projet de règlement et à s’annoncer pour prendre en charge une Fête cantonale. Trois répondent positivement pour le règlement (on considère que les autres consentent à défaut de répondre) mais aucune ne s’annonce pour la fête.
La section de Vevey désigne alors en son sein un Comité central, présidé par Paul Ceresole. Il tient sa première séance officielle le 6 mai. Conformément au règlement, c’est un comité purement veveysan qui se constitue. On a en effet choisi le système de la «section centrale (ou directrice)» pour diriger l’association. Une circulaire du 10 mai, annonce que le comité a fixé au 27 juin la Fête cantonale qui aura lieu à Vevey. On n’a pas perdu de temps…
Premières années
Le Comité cantonal ne se réunit plus avant mai 1859, son cahier des charges prévoyant essentiellement l’organisation de la Fête cantonale bisannuelle ou, les années intermédiaires, d’une Course cantonale.
Le 14 août 1859, 80 gymnastes participent à une telle Course à Ste-Croix. Au programme: assemblée générale, culte, deux heures de gymnastique et banquet avec discours et chants patriotiques. Puis cortège jusqu’au Mont-de-Baulmes où l’on s’adonne aux exercices nationaux (lutte, lever et jet de pierre). Un bal termine la journée et les gymnastes retournent dans leurs foyers le lundi matin.
Le 2 février 1860, le Comité cantonal proteste auprès du rédacteur de la Schweizerische Turnzeitung: il s’est permis d’accuser d’antipatriotisme les gymnastes vaudois, et surtout Ferdinand Wilhelmi qui avait eu l’audace de proposer la création d’une «Union des sections welsches». Une proposition pourtant refusée par 49 voix contre 26 lors du vote organisé, par correspondance, au sein de la SCVG.
Le 26 mai 1860, les Veveysans remettent les rênes de la Société cantonale à la section de Morges, conformément au principe du tournus.
Le rapport du comité sortant dresse alors un état détaillé de la situation. On dénombre 130 membres actifs, 50 honoraires et 19 passifs et externes. Toutes les sociétés connaissent des difficultés: celle de Vevey a failli disparaître, faute d’effectifs, après la fête de 1858; celle d’Yverdon n’a pas de local pour l’hiver; Morges a vu ses effectifs baisser, mais bénéficie de la cour du château pour ses exercices; Nyon n’a que quatre «instruments» (engins) et elle ne peut pas les utiliser en même temps, faute de place; à Lausanne, en hiver, «l’huile se figeait dans les quinquets et il était impossible de les allumer». Le Comité central se plaint de la négligence des comités de sections qui ne répondent pas à ses circulaires. En outre, plusieurs ont des arriérés de cotisations.
Dès lors, les Fêtes cantonales se succèdent: Morges en 1860, Lausanne en 1862 (premier concours de sections), Nyon en 1864 (150 participants). Les sections de Rolle, Payerne, Le Sentier, Bex et Aigle rejoignent successivement le giron cantonal.
Fin du XIXe siècle
La vie des sections de la SCVG est souvent précaire: le départ d’un moniteur, la retraite de la génération des fondateurs, des conflits personnels, le manque d’assiduité aux entraînements et les difficultés financières émaillent leur histoire. L’élection des jurés des fêtes provoque des aigreurs: la société fondatrice de Vevey démissionne de la SCVG en 1864 à la suite de l’échec de son candidat et ne reviendra qu’en 1868. Les locaux (stands de tir, hangars de bois) sont souvent fermés en hiver ou doivent être partagés avec d’autres utilisateurs. L’équipement en salles de gymnastique scolaires ne se fait que très lentement, principalement après l’adoption de la Constitution fédérale de 1874 qui impose deux heures de gymnastique pour les garçons dès 10 ans. La sécurité est très aléatoire et l’on signale quelques accidents mortels à l’entraînement.
L’organisation de la SCVG se veut très démocratique. Les assemblées des sections sont souvent mensuelles et des amendes frappent les absents et retardataires. Le Comité cantonal (ou central) organise fréquemment des consultations au suffrage universel des membres, chaque section fonctionnant comme un bureau de vote: modifications des statuts et règlements de fêtes, élections des jurés. Les assemblées des délégués (en général deux par année) ne sont plus liées aux fêtes et leurs principales décisions doivent être soumises au vote de la base.
En 1893, on abandonne le système de la section directrice: le Comité cantonal et la Commission technique sont dès lors élus par l’ensemble des membres.
Lausanne Amis-Gymnastes en 1896. Cet impressionnant photo-montage illustre toutes les activités de la société: cheval-arçons, barres parallèles, double barre fixe, saut à la perche, jet et lever de pierre, haltères, lutte libre et à la culotte, cannes, massues, pyramides, escrime, tambour et clairon, et… dégustation au tonneau !
La première moitié du XXe siècle consolide considérablement la gymnastique vaudoise qui se diversifie avec la fondation des associations régionales, à partir de 1905 (la Broye), de la commission de jeunesse et de l’AVGF (1925). Les associations spécialisées se multiplient: artistiques en 1922, athlètes en 1926, nationaux en 1932, gyms-hommes en 1937. Une commission cantonale des jeux voit le jour en 1935 et la première journée des gyms-skieurs a lieu en 1942. Les fêtes cantonales réunissent des effectifs toujours plus nombreux: 51 sections et 1’200 gymnastes à Yverdon en 1908; 80 sections et 2’200 gymnastes à Montreux en 1923; 102 sections à Moudon en 1946.
Une nouvelle Fête fédérale a lieu à Lausanne en 1909: 454 sections et 8’052 gymnastes y participent sous une pluie torrentielle.
La guerre 14-18 touche durement les sociétés: de nombreux gymnastes sont mobilisés et ont de la peine à payer leurs cotisations, les salles de gymnastique sont souvent occupées par la troupe et plusieurs membres perdent la vie sur le front, en tant que citoyens français ou engagés volontaires. L’ épidémie de grippe de 1918 provoque également le décès de quelques gymnastes. Les sociétés survivent tant bien que mal.
La seconde guerre mondiale est une nouvelle épreuve pour les sociétés. La mobilisation dégarnit à nouveau les rangs et l’ obscurcissement imposé par les autorités fédérales, pour diminuer les risques de bombardement, interdit les répétitions après la tombée de la nuit. Cela n’empêche pas l’organisation d’une Fête cantonale, à Vevey en 1943. Le général Guisan prononce un discours marquant sur la place de fête: il évoque l’esprit de discipline et de virilité des gymnastes qui doivent servir le pays sans compromis. Il conclut par un «merci gymnastes» salué d’un tonnerre d’applaudissements.
En 1949, on dénombre 110 sections d’actifs, 30 sections d’hommes, 101 classes de pupilles et 84 de pupillettes ainsi que 82 sections féminines.
Gymnastique féminine
Alors que les pédagogues et médecins du Siècle des Lumières avaient préconisé la pratique de la gymnastique féminine, elle a mis beaucoup de temps à s’imposer dans la pratique. Les radicaux vaudois introduisent l’école obligatoire pour les filles au milieu du XIXe siècle et, progressivement, la gymnastique pour les degrés supérieurs. Mais le port du corset entrave les mouvements qui sont donc limités. Ce n’est qu’à la fin du siècle que la gymnastique sera dispensée aux filles de l’école primaire.
Les sociétés restent cependant à l’écart de ce mouvement. Les «demoiselles» sont cantonnées au rôle d’admiratrices, ou de brodeuses de drapeaux. Occasionnellement, un groupe se constitue pour présenter un ballet à la soirée. On signale pourtant, à Lausanne, une société de dames, proba-blement éphémère, à la fin du siècle.
C’est en 1912 que naît la première société vaudoise répertoriée, celle du Sentier, non sans que ces «émancipées» provoquent le scepticisme. En 1913, est fondée la «Perce-Neige» de La Tour-de-Peilz, qui sera la première à participer à une Fête cantonale en 1914.
D’abord blanches et couvrant totalement le corps, ces tenues se raccourcissent progressivement pour faciliter les mouvements mais aussi parce que les critères de la décence évoluent. Le costume marin se répand dans certaines sociétés dès 1920 et c’est vers 1932 que la robe courte «fédérale» et bleue («rappelant les bluets de l’été») s’impose.
En 1925, ces sociétés se regroupent en une «Association cantonale des sociétés de gymnastique de dames», sous la présidence de Ernest Hartmann. Mlle Jeanne Hunziker préside la Commission technique. Faute d’archives d’époque, nous ignorons les circonstances de la fondation de ce qui deviendra «Association vaudoise de gymnastique féminine» (AVGF) dans les années 60 et jusqu’à la fusion avec la SCVG (2001).
La gymnastique féminine se renforce également durant cette période. Les sociétés se multiplient et la création des groupes de dames permet aux moins jeunes de conserver une activité physique.
Les journées cantonales se parent, dès 1935 (Aigle), du titre de fêtes. Mais il n’est pas encore question de les organiser en commun avec les gymnastes masculins qui accueillent cependant régulièrement des démonstrations féminines. Par contre, les pupillettes partagent les réunions régionales avec les garçons. Le programme des concours comprend essentiellement des jeux (notamment la balle à la corbeille), des courses et des productions d’école du corps, à mains libres, avec cerceaux ou massues, au son du tambourin ou en musique. Il n’est pas encore question de concours individuels et les engins sont assez peu pratiqués, du moins dans les fêtes.
Les leçons au local sont également souvent agrémentées de musique: certaines sociétés utilisent le gramophone, ce qui ne manque pas de provoquer des problèmes lorsque l’aiguille saute ou que le disque est rayé. D’autres bénéficient des services d’un ou une pianiste.
1950-2000
Ces cinquante années voient les effectifs féminins devenir imposants et dépasser ceux des sections masculines, qui diminuent assez nettement en raison de la concurrence des nouveaux sports. De nombreuses sections disparaissent même.
Les gymnastes vaudois s’illustrent en organisant, en 1951, à Lausanne, des Journées fédérales féminines suivies de la Fête fédérale masculine qui réunissent 48’000 gymnastes et donnent lieu à un mémorable cortège. C’est l’époque des exploits de Jean Tschabold, champion du monde à Bâle, en 1950, et médaillé olympique à Helsinki, en 1952.
Dans les années 60, la musique s’impose chez les actifs pour l’école du corps, les engins étant toujours commandés à la voix par le moniteur. A peine plus tard, le garde- à-vous disparaît en même temps qu’apparaissent les maillots de couleur. Les gymnastes féminines se mettent à la compétition individuelle dans les années 60. Le Brevet sportif féminin permet aux Vaudoises de se mesurer dans des concours combinés (athlétisme, engins, gymnastique). Les concours spécifiques suivront quelques années plus tard. Parallèlement, la gymnastique artistique féminine fait son entrée. La robe bleue laisse la place, vers 1970, à des justaucorps et à différentes tenues (fuseaux, bas, …) multicolores.
A la fin des années 70, l’introduction de la musique dans le travail de section aux engins donne une nouvelle dimension à cette discipline qui exige des monitrices et moniteurs une oreille musicale autant que des compétences techniques. De la musique de fond des débuts, on passe à des exercices basés sur les séquences musicales et l’on en vient progressivement à tenir compte, dans le détail, des accents et subtilités de la mélodie: les productions aux engins deviennent de véritables chorégraphies
Groupes mixtes
La mixité devient progressivement la règle, bien que certaines disciplines (gymnastique avec et sans engins à mains par exemple) restent des spécialités féminines. Cela contribue à la diversité des éléments. Par contre, cette évolution provoque progressivement la disparition des engins spécifiquement masculins comme les anneaux «fixes» ou le cheval-arçons, au profit du sol, des anneaux balançants, de la combinaison d’engins et du minitrampoline, mieux adaptés aux gymnastes féminines.
L’introduction du travail mixte ne s’est cependant pas faite sans mal. Lors de la Fête cantonale de Payerne, en 1976, la section de Morges crée la surprise en incorporant six demoiselles à son groupe d’actifs: cette nouveauté n’étant pas prévue par le règlement, le Comité technique décide une petite pénalité pour le principe, ce qui n’empêche cependant pas les Morgiens de remporter le concours ! La Fête de La Tour-de-Peilz, six ans plus tard, verra les groupes mixtes concourir sans problème.
En athlétisme, des barèmes adaptés permettent également de constituer des groupes mêlant les deux sexes.
Cette évolution, il faut le relever, a certainement permis à de nombreuses sociétés, de maintenir des effectifs suffisants.
2001: AVGF + SCVG = ACVG
A la base, les nombreux groupes de gymnastique mixte et les manifestations communes rendent toujours plus inéluctable la fusion des deux associations vaudoises. Elles ne semblent toutefois pas pressées, même si la collaboration entre les deux comités cantonaux s’intensifie. Ils mettent notamment sur pied, à Payerne en 2000, la première Fête cantonale commune, renonçant ainsi au principe des week-ends séparés. Elle réunit 2’400 adultes et 3’800 jeunes pour les concours de sociétés ainsi que 1’ 439 individuels. De la gymnastique enfantine aux seniors, tous les âges sont représentés.
Un autre signe tangible du rapprochement en cours est donné en 1997: le journal «Gym vaudois», lancé par la SCVG en 1992 est adopté comme organe officiel par l’AVGF. Les avantages d’une association mixte (par exemple la création d’un secrétariat cantonal unique) finissent par l’ emporter sur les difficultés à surmonter. Plus facilement qu’on aurait pu le penser, les deux comités entraînent les délégués des sociétés qui donnent leur aval à l’unanimité, de part et d’autre, au processus de fusion en novembre 1998.
Au terme d’un gros travail de définition des structures, de rédaction des statuts, de règlement des questions financières, les deux Assemblées cantonales acceptent la fusion, à nouveau à l’unanimité (avec quelques abstentions) dans les deux cas, le 11 novembre 2000 pour la SCVG et le 19 pour l’AVGF.
Le 7 avril 2001, à Ecublens, une Assemblée des délégués commune ratifie les statuts et élit le premier comité de l’Association cantonale vaudoise de gymnastique (ACVG), présidé par Etienne Miéville.
Forte de 300 sociétés et de plus de 20’000 membres, cette nouvelle Association devient ainsi un poids lourd du sport et de la vie sociale vaudoise.
2001 – 2020
La première Fête cantonale organisée par l’ACVG a lieu en 2006 à Aigle. Elle réunit 1’193 individuels et 36 équipes de jeux le premier week-end, puis quelque 8’000 gymnastes la semaine suivante pour les concours de sociétés et les démonstrations. Un beau succès mais qui implique un engagement de plus en plus important des organisateurs, notamment en ce qui concerne les locaux et terrains exigés par la multiplication des disciplines et catégories. On ne reverra probablement pas de sitôt plusieurs sociétés se disputer l’honneur de mettre sur pied une Fête cantonale…
En mai 2008, L’ACVG contribue à l’organisation du Championnat d’Europe de gymnastique artistique masculine à Lausanne. Mais cette année est essentiellement marquée par les festivités du 150e anniversaire. Un gala spectaculaire est présenté à Montreux le 19 avril. Le 21 septembre, après un cortège en ville, la journée officielle, avec inauguration d’une nouvelle bannière, se déroule dans le cadre du Comptoir suisse à Beaulieu. Les visiteurs du Comptoir peuvent profiter d’un espace de démonstrations gymniques et d’une exposition historique.
En juillet 2011, notre association est fortement engagée, aux côtés de la ville de Lausanne, dans l’organisation de la Gymnaestrada. 19’093 gymnastes et leurs accompagnants, issus de 55 pays, créent dans la ville, pendant une semaine, une ambiance colorée, joyeuse et très sereine. 4400 volontaires se sont mis à leur disposition et il a fallu notamment 64 écoles pour les loger. Une réussite dont les gymnastes vaudois peuvent être extrêmement fiers. L’ACVG peut en outre se flatter d’y avoir présenté quelque 450 gymnastes de 4 groupes (Groupe cantonal, groupe Acrogym du nord vaudois, Team vaudois du gala FIG, groupe Multiâge de la cérémonie d’ouverture). Le canton était par ailleurs représenté également par un groupe SportUp (sport handicap).
Juin 2014 : pour assumer la lourde tâche de l’organisation de la Fête cantonale sur le site idéal de la place d’armes de Bière, il a fallu que cinq sociétés collaborent : Aubonne, Bière, Gimel, Rolle et St-Prex. Le défi est en effet considérable puisque la fête réunit près de 10’000 gymnastes sur deux week-ends, avec 300 juges qui permettent 146 classements différents (jeux, concours individuels, concours de sociétés). 84 sociétés vaudoises sont présentes, la plupart avec plusieurs groupes.
Ces dernières années ont été marquées par de nombreux podiums et titres nationaux récompensant des sociétés, équipes et gymnastes vaudois, notamment dans le sport de masse et particulièrement les agrès.
En 2019, l’ACVG a organisé 21 compétitions. A la fin de l’année, elle annonçait environ 21’000 membres (dont 70% de gymnastes féminines). Les 10 membres du comité cantonal sont assistés par 135 techniciens et membres des diverses divisions. Ils pilotent des chantiers ambitieux : organisation de la Fête cantonale d’Yverdon (2022), de la Fête fédérale de Lausanne (2025), construction d’une salle d’entraînement cantonale, professionnalisation de l’administration, … Ce dynamisme, encouragé par les votes largement positifs de diverses assemblées cantonales, n’a pas été entamé par les événements de 2020. Mais la pandémie mondiale a paralysé la quasi-totalité des assemblées et concours prévus par l’ACVG, considérablement restreint les entraînements au sein des sociétés, et imposé le report de la Fête cantonale de 2021 à 2022. Une des pages les plus noires de notre histoire, qu’on n’oubliera pas !
Toute l’histoire de la gymnastique vaudoise (et plus encore) en parcourant le livre souvenir du 150e anniversaire (2008) rédigé par Jean-François Martin ICI