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Mme Tran Thi Nga, 41 ans, mère de famille avec deux enfants, est membre de l’organisation « Femmes vietnamiennes pour les droits humains » qui apporte formation et encouragement aux femmes et volontaires engagées dans la société civile.
Issue d’une famille pauvre du Vietnam rural, et ancienne travailleuse migrante à Taïwan, Tran Thi Nga est connue pour sa lutte contre la traite des personnes, dont elle a elle-même été victime, et les expropriations de terres.
Madame Trần Thị Nga a commencé à militer pour les droits humains en luttant contre la traite des personnes. Depuis lors, elle a mené des activités sur toute une série de thématiques. Au cours de ses années de militantisme, Trần Thị Nga a fait l’objet à plusieurs reprises de menaces et d’attaques par des policiers en civil. En mai 2014, elle a eu un bras et une jambe cassés lors de violences policières.
En 2016, à la suite de la catastrophe écologique de FORMOSA due à des rejets industriels dans les eaux côtières du centre du Viêt-Nam, de vastes manifestations ont eu lieu dans tout le pays. Tran Thi Nga a été l’une des figures de proue qui a fermement et publiquement dénoncé l’ineptie des autorités dans le règlement de ce dossier.
Le 25 juillet 2017 le tribunal populaire de Ha Nam, dans le sud de Hanoi, l’a condamné à 9 ans de prison suivis de 5 ans d’assignation à résidence. Tran Thi Nga a été transférée dans une prison isolée située à plus de 1’300 km de son lieu de domicile.
Le Comité Suisse Vietnam avait rédiger en novembre 2018 une lettre ouverte et pétition en faveur de Mme Tran Thi Nga signée par plus de 300 personnes en Suisse.
En janvier 2020, elle a été libérée et expulsée de force avec sa famille aux Etats-Unis.