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Le président de la Catalogne a perdu le soutien de son allié d'extrême-gauche.
KEYSTONE/AP/PAUL WHITE(sda-ats)
L'alliance indépendantiste au pouvoir en Catalogne s'est déchirée mercredi. Sa composante la plus radicale, la CUP, a décidé de ne pas voter le budget, prenant ainsi le risque de provoquer l'organisation de nouvelles élections.
"Je constate que mon gouvernement a perdu la majorité nécessaire pour travailler et mener à bien notre plan", a déploré, devant le Parlement régional, le président indépendantiste Carles Puigdemont, du parti centriste Convergence démocratique de Catalogne (CDC).
La CUP (Candidature d'unité populaire - extrême gauche), estime que ce budget perpétue la politique d'austérité et de soumission au gouvernement central espagnol. Les députés de la CUP se sont donc joints aux partis non indépendantistes en rejetant l'ouverture de débats sur le budget, par 72 voix contre 62.
La Catalogne, une des plus riches des régions d'Espagne, où vivent 7,5 millions de personnes, devra donc être administrée avec le même budget qu'en 2015, sans aucune évolution.
Feuille de route
En janvier, la CUP avait pourtant promis de garantir la stabilité au gouvernement de coalition de Carles Puigdemont pour lui permettre de mener à bien sa feuille de route séparatiste en 18 mois, d'ici à 2017. Cette feuille de route impliquait la mise en place d'institutions comme un trésor public indépendant, pour lequel il voulait allouer 48,5 millions d'euros.
La crise intervient moins d'un an après le scrutin de septembre 2015 qui avait permis aux séparatistes de devenir majoritaires au Parlement catalan, pour la première fois. L'échec des négociations sur le budget repousse ainsi l'aboutissement de sa feuille de route, sans doute au-delà de 2017.
Vote sur la confiance
M. Puigdemont a annoncé qu'il envisageait de se soumettre à une motion de confiance du Parlement, en septembre. S'il était renversé, le Parlement catalan aurait deux mois pour investir un nouveau gouvernement, faute de quoi de nouvelles élections seraient convoquées.
Au niveau national, l'Espagne se prépare aux législatives du 26 juin, après le blocage politique qui a suivi les élections du 20 décembre. Elles avaient été marquées par l'entrée de deux nouvelles formations au Parlement espagnol: Podemos, de gauche radicale, et Ciudadanos, de centre-droit.
ATS