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Un article paru dans la revue Global Focus et écrit en anglais par les professeurs Arun Pereira de l’Indian School of Business d’Hyderabad en Inde et John Mullins de London Business School a attiré mon attention.
Intitulé « Les sept vecteurs de l’apprentissage », l’article passe en revue les principaux facteurs favorisant l’apprentissage dans les écoles de gestion d’entreprise.
Sept vecteurs d’apprentissage
Un article paru dans la revue Global Focus et écrit en anglais par les professeurs Arun Pereira de l’Indian School of Business d’Hyderabad en Inde et John Mullins de London Business School a attiré mon attention.
Si j’ai choisi de résumer et commenter cet article ici, c’est parce qu’à mes yeux, ces facteurs d’apprentissage s’appliquent largement à d’autres types d’études, aussi bien au niveau secondaire qu’au niveau universitaire, ou même dans le cadre de la formation continue pour adultes.
« Les gens apprennent mieux quand ils sont engagés activement et d’une façon coopérative dans leur apprentissage ».
En 1987 déjà, Chickering et Gamson disaient : « Apprendre n’est pas un sport de spectateur ».
En fait, cette approche active de l’enseignement, requérant une collaboration des apprenants, est bien plus ancienne et puise certaines de ses racines en Suisse. Le pédagogue français Célestin Freinet (1896-1966), qui a beaucoup apporté dans ce domaine, ne partait pas de rien, comme le montre la citation suivante de Wikipédia (article Pédagogie Freinet) : « Freinet parle de « techniques Freinet », et non de méthode car les techniques évoluent. Il les a décrites dans un livre intitulé Les techniques Freinet de l’école moderne (1964). Cette pédagogie s’inscrit dans le mouvement de l’Éducation nouvelle qui date de 1899, dont les divers courants (Ferrière, Édouard Claparède, Ovide Decroly, Roger Cousinet, etc.) développèrent des échanges via la Ligue internationale pour l’éducation nouvelle grâce au pédagogue suisse Adolphe Ferrière à partir de 1921 ».
« Les gens apprennent mieux quand on leur donne l’occasion de réfléchir ».
Un réel progrès n’est obtenu que si l’on donne aux apprenants l’occasion de réfléchir à ce qu’ils ont acquis. Ainsi, quand un étudiant peut faire un stage, on renforcera l’impact de celui-ci en lui demandant de rédiger un rapport de stage.
« Les gens apprennent mieux quand l’enseignement est construit à partir de leur connaissance et de leurs expériences antérieures ».
Relier ainsi l’apprentissage à l’expérience et aux connaissances déjà acquises permet de mettre en jeu un facteur émotionnel qui joue un rôle important dans l’apprentissage. Le professeur pourra tirer parti de la diversité qu’il rencontre dans sa classe : élèves de diverses nationalités dans une classe de baccalauréat français, participants aux parcours professionnels divers dans un cours de formation continue, etc.
« Les gens apprennent mieux quand ils sont capables d’organiser l’information en blocs ».
Ce point me paraît crucial, car la mémorisation est un élément incontournable de l’apprentissage, qui a parfois été négligé durant ces dernières décennies, en particulier dans les systèmes scolaires publics.
« Les gens apprennent mieux quand ils sont motivés ».
Cette affirmation peut sembler une lapalissade. Elle me paraît néanmoins centrale, car, comme le dit un proverbe français bien connu, on n’abreuve pas un âne qui n’a pas soif. Je pense que la motivation peut être créée par la pertinence du contenu pour les apprenants (je conviens que cela ne va pas toujours de soi dans les programmes scolaires), par la mise en œuvre de facteurs émotionnels et par une approche interactive de la transmission du savoir et des compétences.
Les deux derniers vecteurs qu’il nous reste à considérer jouent eux aussi un grand rôle à mes yeux.
« Les gens apprennent mieux quand ils reçoivent un feedback » et « Les gens apprennent mieux quand les objectifs de la formation sont clairs ».
Ces deux points me semblent intimement liés. En effet, comment évaluer la progression d’un élève, d’un étudiant ou d’un adulte en formation si le résultat à atteindre n’est pas défini de façon claire et complète ? Ces questions ont longuement occupé tant les autorités scolaires que les organismes accréditant les écoles de gestion d’entreprise toutes ces dernières années. Un examen détaillé de ces deux points excèderait toutefois le cadre de ce blog et mériterait d’être abordé une autre fois.
En conclusion, j’ai pensé que les vecteurs d’apprentissage recensés dans ce blog pourraient être un rappel utile à toute personne chargée d’enseigner.
Global Focus est une publication de la fondation EFMD (European Foundation for Management Development), fondation qui regroupe, malgré son nom, des entreprises et des instituts d’études supérieures du monde entier.
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