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CO
co-
Préfixe, du latin cum, avec, entrant dans la composition de nombreux mots où il indique l’association, la participation, la simultanéité : coauteur, coexister, etc.
Dictionnaire Larousse
co-
Exprime l’adjonction, la réunion, le parallélisme, la simultanéité, l’identité.
wiktionnaire
co-
Les noms composés avec le préfixe co-, qui signifie «avec» ou «en même temps», s’écrivent en un seul mot, sans trait d’union, sauf lorsque le mot qui suit co- commence par un i ou un u, pour éviter les sons «oi» ou «ou». On utilise aussi le trait d’union quand l’élément qui suit co- est un nom composé.
Office québécois de la langue française
co.
Abréviation de l’anglais Company, compagnie.
co-
Préfixe tiré de la préposition latine cum «avec» et du préfixe latin co- de même sens, entrant dans la composition de nombreux mots exprimant un point commun entre plusieurs personnes ou plusieurs choses.
I.− Dans l’espace ou dans la communauté d’intérêts, de fonction, etc.
A.− [En parlant de personnes ou de leur état, de leur fonction] Il signifie «en commun avec une ou plusieurs autres personnes» et il exprime l’idée de réunion, d’association, de participation, de partage de responsabilités, de communauté d’intérêts ou d’actions. Il est formateur de substantifs, d’adjectifs ou de participes passés adjectivés ou substantivés.
B. − [En parlant de choses] Il signifie «ensemble avec un ou plusieurs objets de même espèce» et il exprime l’idée d’adjonction ou de juxtaposition.
II.− [Dans le temps] Il signifie «en même temps que» et exprime l’idée de simultanéité de deux ou plusieurs actions.
Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales
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Prologue
L’urbanisme est une pratique créative.
La diversité toujours plus grande d’acteurs impliqués et les temporalités toujours raccourcies mettent en péril la vision traditionnelle d’un temps isolé qui serait dédié uniquement à la recherche, l’innovation, la créativité. Il est donc nécessaire aujourd’hui de repenser nos méthodes.
Dans de nombreuses situations de projet, la pratique traditionnelle en Suisse et plus généralement en Europe consiste en la mise en place de processus tels que des concours, des dialogues compétitifs, etc.
Ces processus, pilotés par des collèges d’experts présentent l’intérêt évident de faire émerger une série de visions contrastées, créatives et ambitieuses d’une situation, en soumettant la même question à plusieurs équipes. Elles élaborent leurs propositions le long de processus qui durent généralement entre 9 et 12 mois, depuis leur initiation jusqu’à leur conclusion finale.
Ils soulèvent cependant une question délicate liée à la maitrise du contenu, dans la mesure où la sélection des projets est déléguée à un collège d’experts. Par ailleurs, de par le formalisme du collège, on perd l’opportunité d’une véritable confrontation dynamique et en temps réel des idées de chacun. De plus, le triptyque d’expertise urbanisme-architecture-paysage prend souvent le pas sur une représentativité plus diversifiée avec des acteurs issus d’autres milieux professionnels et non-professionnels.
De plus, ces processus soulèvent une problématique liée aux délais, en relation avec les dynamiques de projet. En effet, le calendrier d’un concours ou d’un processus similaire engage les porteurs de projet à «attendre» les résultats et leur validation avant de pouvoir poursuivre leurs réflexions qui devront ensuite être intégrées dans des procédures formelles, plans légaux, règlements, etc. Or, on peut difficilement «geler» les projets en cours pour une si longue durée, risquant au passage de faire dérailler des dynamiques de mutation.
Enfin, les processus compétitifs tendent trop souvent à préciser des éléments qui pourraient ou devraient l’être dans des phases ultérieures de développement de projet, ce qui pose directement la question de ce qu’il est nécessaire de décider ou non à un temps donné. Cette marge de manœuvre n’est pourtant pas évidente car les projets sont à prendre dans leur intégralité.
Alternativement, les porteurs du projet pourraient attribuer à un seul bureau privé la mission de développer une vision coordonnée sur ce même site d’intervention. Ce bureau serait responsable d’identifier les contraintes et opportunités du site, il élaborerait ensuite plusieurs alternatives d’aménagement, desquelles sortirait une conception directrice.
Si elle a le mérite de la simplicité et de la vitesse, cette alternative est cependant discutable car elle priverait les porteurs de projet du bénéfice de la confrontation d’idées créatrices qui est sans doute essentielle à l’émergence d’une vision ambitieuse.
Une troisième voie est possible. Elle vise à combiner l’efficacité d’un mandat direct et le bénéfice de la confrontation d’idées d’un concours, tout en permettant l’intégration d’une grande diversité d’acteurs.
L’atelier créatif permet à la fois d’ouvrir le débat pour qu’il soit à la hauteur des enjeux du site en question, de concentrer la réflexion sur un laps de temps sensiblement plus court, tout en préservant la maitrise des décisions par l’association directe des développeurs de projets à l’ensemble du processus, permettant ainsi de combiner vision et pragmatisme.
L’atelier créatif se base sur la recherche d’idées, et leur mise en discussion immédiate permettant de faire rebondir et progresser les idées rapidement. Celui-ci comprend plusieurs familles d’acteurs qui interviennent à des degrés variables le long du processus (un groupe de conception, un groupe critique, un modérateur) les rassemblant dans un mode de travail de co-production concentré sur une période de réflexion courte et intensive.
Au-delà de la stricte méthode de l’atelier créatif, l’approche cherche à développer une nouvelle vision de la conception urbanistique.
A travers des comparaisons d’expériences réalisées en urbanisme et dans d’autres disciplines créatives (sciences, arts, etc.), l’enjeu de notre recherche est de théoriser une approche qui fait l’éloge du processus et de l’incertitude, et qui met en évidence une question centrale dans tout processus créatif collaboratif, comment faire émerger les idées d’un groupe ?