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La neutralité suisse: une valeur sÛre dans un monde changeant
La neutralité de la Suisse est remise en question aujourd'hui. Se justifiant par des notions absurdes comme la "neutralité active", la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey se distingue par un...
(UDC) La neutralité de la Suisse est remise en question aujourd'hui. Se justifiant par des notions absurdes comme la "neutralité active", la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey se distingue par un activisme en politique étrangère uniquement pour attirer l'attention des médias, mais sans s'inquiéter du tort qu'elle fait à la réputation de la Suisse dans le monde. Ainsi, elle vise un siège au Conseil de sécurité de l'ONU alors que cet organe décide de la paix et de la guerre; elle brusque des gouvernements démocratiquement élus comme récemment dans la guerre du Liban. Par ces actes irréfléchis, elle remet en question la neutralité intégrale que la Suisse pratique avec succès depuis 1515. Etre neutre, signifie ne pas se mêler des conflits.
Depuis la publication du rapport de politique extérieure de 1993, le Conseil fédéral réduit progressivement la neutralité suisse à son noyau purement juridique. Désormais, tout semble compatible avec la neutralité suisse aux yeux du Conseil fédéral. Même la participation active à des "mesures d'imposition de la paix" de l'ONU (en clair, des engagements militaires de combat menés par l'ONU) serait conforme à la neutralité. Comment la Suisse peut-elle rester neutre tout en participant à des combats militaires? Heureusement, un cas concret ne s'est pas encore présenté, mais le fait est que le Conseil fédéral abandonne par petits pas la neutralité intégrale. Ce développement a même pris une ampleur inquiétante depuis l'entrée en fonction de la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey qui multiplie les prises de positions indifférenciées.
L'UDC a donc rédigé un document stratégique qui débouche sur sept exigences pour obtenir le retour à la politique de neutralité intégrale que la Suisse a menée pendant des siècles:
Revenir à la neutralité intégrale, base de tout engagement humanitaire
Renforcer l'offre de bons offices également sur la base d'une neutralité intégrale
Abandonner tout activisme irréfléchi
Ne pas aligner la Suisse sur la politique de sécurité de l'UE et de l'OTAN
Renoncer aux engagements étrangers de l'armée suisse
Ne pas poser de candidature pour un siège au Conseil de sécurité de l'ONU
Impliquer systématiquement le Parlement et les commissions concernées dans la politique extérieure.
La neutralité est un principe qui doit être vécu chaque jour. Voilà la seule manière de ne pas faire de la Suisse la cible du terrorisme international et de conserver à la Suisse son rôle de modèle dans le domaine du droit humanitaire international.
Berne, le 16 janvier 2007