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La liberté de la presse en Birmanie
La liberté de la presse en Birmanie
avec
Dr Ma Thida
Chirurgienne, journaliste et dissidente
Claude Schauli
Réalisateur
Ma Thida fut condamnée en octobre 1993 à vingt ans de prison pour « mise en danger de la paix publique, contacts avec des organisations illégales et distribution de littérature illégale ». En réalité, elle supportait activement Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix. Ma Thida a passé près de six ans à la prison d’Insein à Rangoun, dans l’insalubrité et la solitude. Sans accès à des soins médicaux, elle y a contracté la tuberculose. Pendant ces années d’emprisonnement, elle a été récompensée par différents prix, tel le Reebok Human Rights Award en 1996 et le PEN/Barbara Goldsmith Freedom to Write Award, la même année.
En 1999, après exactement 5 ans, 6 mois et 6 jours de détention, Ma Thida fut libérée pour « raisons humanitaires ». Plus précisément, elle dut sa libération à sa santé déclinante, à la pression politique et aux efforts d’organisations humanitaires.
Ma Thida est aujourd’hui une personnalité en vue sur la scène intellectuelle de Rangoun. Editrice de deux magazines et productrice d’un programme radio à succès, elle fait de la mobilisation de la jeunesse l’une de ses priorités. Ma Thida reste une militante engagée des droits humains et de la démocratie.