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Le coronavirus équin (ECoV) appartient au groupe des bêtacoronavirus, tout comme le virus humain SARS-CoV-2 actuellement en circulation (à l'origine de la maladie COVID-19). D'autres espèces de mammifères peuvent également être infectées par les coronavirus, mais il est important de comprendre que ces virus sont fondamentalement différents les uns des autres. Les coronavirus sont spécifiques aux espèces, ce qui signifie qu'ils ne provoquent des symptômes que chez l'hôte naturel et les espèces étroitement apparentées. Les mammifères domestiques, dont les chevaux, ne courent actuellement aucun risque de contracter le COVID-19. Voir aussi l'information de la faculté Vetsuisse de Zurich sur le COVID-19 et les petits animaux. Les chevaux et les autres animaux de compagnie peuvent néanmoins jouer le rôle de vecteurs dans certaines situations, c'est pourquoi il faudrait envisager de porter un équipement de protection en cas de traitement d'un cheval dont le propriétaire est malade.
Maladie du chevaux
Chez les chevaux adultes, l'ECoV n'est connu que depuis quelques années comme étant à l'origine d'une maladie gastrointestinale fébrile du troupeau, souvent accompagnée de diarrhée. Vous trouverez ici un article qui fait le point sur les infections à ECoV chez les chevaux adultes. Des foyers avec des taux de morbidité de 10 à 80 % ont été signalés jusqu'ici aux États-Unis, en Europe et au Japon. Chez les poulains, le virus est considéré comme un agent pathogène de la diarrhée, bien que l'ECoV puisse être mis en évidence dans des proportions égales dans les fèces des poulains malades et des poulains en bonne santé. La signification d'un résultat positif chez un poulain malade n'est donc pas encore claire.
Diagnosis
L’ECoV est un diagnostic différentiel chez les chevaux présentant de la fièvre d’origine inconnue et un des symptômes supplémentaires tels que l’anorexie, la léthargie, la rhinorrhée ou la toux. Les chevaux touchés excrètent l’ECoV par les fèces, mais rarement par les sécrétions respiratoires (à la différence des êtres humains et des bovins). L’ECoV doit donc être dépisté par l’analyse PCR d’échantillons de fèces. Comme il arrive souvent que seule la fièvre est présente et non des symptômes gastro-intestinaux, on ne prélève souvent pas d’échantillons de fèces ; de nombreux cas échappent ainsi au diagnostic. Si un cheval présente de la fièvre, il faudrait donc prélever un échantillon fécal et le soumettre à un test de dépistage de l’ECoV, même en l’absence de symptômes gastro-intestinaux tels que la diarrhée ou la colique.
Veuillez trouver ici les recommendations des facultés Vetsuisse de Berne et de Zurich sur la manière de procéder en cas d'apparition d'un foyer d'ECoV.