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L'assemblée générale du PS genevois de jeudi dernier n'a pas vraiment tranché clairement les modalités des candidatures Socialistes au Conseil d’État.
En effet, voici quelques options qui pourraient être adjointes à nos deux candidatures :
- Nos candidats s'engagent à ne pas assumer les décisions prises par le Conseil d’État, lorsque ces dernières vont à l'encontre des positions du PS et à le faire savoir publiquement (dénoncement et non respect de la collégialité).
- Dans le cas où le Conseil d’État prendrait des décisions allant à l'encontre des positions du PS de manière répétée et de manière trop élevée, ou dans le cas où on tenterait de leur imposer le respect de la collégialité, les candidats s'engagent à démissionner de leur siège.
- Dans le cas où seuls 2 élus de gauche seraient élus au Conseil d’État, les candidats doivent abandonner leur siège (refuser son élection).
- Dans le cas où seul 1 élu Socialiste sur 2 serait élu au Conseil d’État, ce dernier doit abandonner son siège.
Ces conditions n'ayant pas été adjointes pour le moment aux candidatures Socialistes au Conseil d’État, le débat sur leur utilité reprendra donc en tout cas après les élections (après le deuxième tour). Un débat s'imposerait selon moi à ce moment-la pour discuter des options de notre parti et trancher sur ce qui lui est le plus favorable.
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Les faits sont bien connus.
Les Verts ont perdu beaucoup de sièges, le PS s'est maintenu, Ensemble à Gauche est rentré au parlement en perdant encore des pourcentages de voix, le MCG a fait un score énorme, l'UDC a crû, le PDC aussi, le PLR s'est affaibli, les petits partis n'ont pas atteint le quorum.
Que faire ?
Pour les Verts, cette chute électorale vient démontrer que leur tentative de centrisation (« nous sommes un parti du centre », « ni de gauche, ni de droite ») a largement échoué. Par conséquent, ils devraient revenir à des positions de gauche affirmées.
Cela implique de ré-affirmer des positions fortes, combatives, et radicales, sur les questions sociales et économiques. Ne parler que d'écologie en ces temps de grève et de crise économique n'est pas suffisant.
Un tel re-positionnement permettrait de rallier à eux les objecteurs de croissance et d'autres tendances de l'écologie radicale.
Pour le PS, il s'agit de se positionner comme ce qu'on appelle en France la « gauche sociale », la gauche populaire, ou autrement dit, comme les représentants politiques du mouvement syndical et du mouvement travailleur.
Le mot « travailleur » doit d'ailleurs réapparaître dans la propagande du parti, et la question des conditions de travail doit venir s'imposer comme thème de campagne en tant que tel, en sus de l'emploi.
Nos programmes doivent être moins pinailleurs. Nous devrions avoir un programme court, et fort, constitué des points les plus importants, et non de tout ce verbiage plein de détails pour spécialiste parlementaire.
Pour EàG, leur baisse électorale élevée, induite par leur absence du parlement pendant 8 ans, devrait convaincre leur tendance la plus révolutionnaire que le parlementarisme est toujours d'actualité.
Une transformation de leur propagande me paraît souhaitable. Le journal de SolidaritéS par exemple parle beaucoup trop de nucléaire et de questions internationales. A mon humble avis, ce n'est pas avec ce genre de questions qu'on récupère l'électorat des classes populaires qui s'est tourné vers le MCG-UDC.
Voilà, ces quelques petites remarques sont écrites un peu vite, mais je suis débordé ces temps-ci.