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Dans une lettre transmise par le Vatican, moins de trois semaines après la publication d'un rapport indépendant l'accusant d'inaction face à des violences sexuelles sur mineurs, Benoît XVI a réaffirmé n'avoir jamais dissimulé d'actes d'agression sexuelle alors qu'il assumait «de grandes responsabilités» en Allemagne comme au Vatican.
Il a, cependant, reconnu avoir «regardé dans les yeux les conséquences d'une très grande faute». Et, a également ajouté: «J'ai appris à comprendre que nous sommes nous-mêmes entraînés dans cette grande faute quand nous la négligeons ou quand nous ne l'affrontons pas avec la décision et la responsabilité nécessaires, comme il est trop souvent arrivé et qu'il arrive encore».
Selon le rapport du cabinet Westpfahl Spilker Wastl (WSW), qui a recensé plus de 400 victimes de violences sexuelles dans l'archevêché de Munich et Freising, le cardinal Joseph Ratzinger (alias Benoît XVI avant qu'il ne devienne pape) était au courant du passé pédocriminel d'un prêtre, Peter Hullermann.
Dans un document également transmis mardi par le Vatican, des conseillers du pape émérite réfutent les accusations du rapport de 8000 pages qu'ils ont passées au crible pour lui.
«En tant qu'archevêque, le cardinal Ratzinger n'a été impliqué dans aucun acte de dissimulation d'abus», assurent ces quatre conseillers, évoquant des informations «inexactes» contenues dans le rapport allemand.
Enfin, le théologien allemand a remercié le pape François, qui lui a succédé en 2013 après qu'il eut renoncé à sa charge, «pour la confiance, l'appui et la prière» que celui-ci lui «a exprimés personnellement». (ats/sia)
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