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Une diminution du nombre de doses administrées a été observée pour diverses vaccinations de base l'an dernier. Malgré la pandémie de Covid-19 actuelle, l’OFSP appelle les parents et médecins à ne pas différer, dans la mesure du possible, les vaccinations recommandées.
L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a publié lundi les données de la couverture vaccinale 2017-2019. Le sixième recensement de la couverture vaccinale des enfants de 2, 8 et 16 ans a été mené à l’échelle cantonale entre 2017 et 2019 dans toute la Suisse. Tous les 26 cantons ont participé à l’enquête.
Après comparaison avec les valeurs des années précédentes, les données obtenues servent de base pour évaluer les recommandations nationales en matière de vaccination.
Par rapport à la période d’enquête 2014–2016, la couverture vaccinale de la diphtérie et du tétanos, pour quatre doses chez les enfants de 2 ans, pour cinq doses chez ceux de 8 ans et pour six doses chez ceux de 16 ans, est restée stable, respectivement à 88%, 83% et 73%, écrit l'OFSP.
Le taux de vaccination contre la coqueluche, pour six doses, a augmenté chez les adolescents de 16 ans, atteignant 59%. Tandis que la couverture vaccinale de la rougeole, des oreillons et de la rubéole, à deux doses, est restée inchangée chez les adolescents de 16 ans, une légère hausse se poursuit chez les enfants de 2 et 8 ans.
Pour les deux doses, le taux de vaccination s’élève actuellement à 90% chez les enfants de 2 ans, à 94% chez ceux de 8 ans et demeure stable à 94% chez les adolescents de 16 ans.
En 2020, une diminution du nombre de doses administrées a été observée pour diverses vaccinations de base. Malgré la pandémie actuelle de COVID-19, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) appelle les parents et les médecins de Suisse à ne pas différer celles recommandées dans le plan de vaccination.
Six enquêtes ont été réalisées jusqu’à présent depuis 1999. La septième (2020–2022) est en cours. Des sondages réalisés auprès de fabricants de vaccins indiquent déjà une diminution du nombre de doses distribuées pour différentes vaccinations de base.
Rougeole: baisse de 10%
Cette baisse atteint 10% (par rapport à la moyenne de 2017–2019) pour les vaccins contre la rougeole. Les valeurs les plus marquées ont été observées au quatrième trimestre 2020. Une tendance comparable se dessine pour les vaccins contre les HPV (papillomavirus humain) et d’autres vaccinations de base.
Fin 2020, l’OMS/Europe a souligné l’importance cruciale de continuer à effectuer les vaccinations recommandées à l’âge prévu: en cas de lacunes importantes dans l’immunité de la population, des flambées de maladies transmissibles évitables par la vaccination risquent de se produire. C’est pourquoi l’OFSP appelle non seulement les parents et les médecins de Suisse à suivre le plan de vaccination des enfants et des adolescents, mais aussi les adultes à ne pas différer les vaccinations recommandées.
La colère gronde dans les rangs des physiothérapeutes suisses
Le Conseil fédéral veut baisser les tarifs des consultations chez les physiothérapeutes. Le but : alléger les coûts de l’assurance maladie. Des mesures qui provoquent la colère de la branche.
Réduire le temps de consultation chez le physiothérapeute à 20 minutes. C’est une des mesures proposée par le Conseil fédéral. Le but est de réduire les coûts de l'assurance maladie. Si actuellement aucune durée minimale ou maximale n’est imposée, cela pourrait changer. Les explications de Boris Gasic, physiothérapeute à Renens et Bussigny.
Plus de 550 professionnels
PhysioSwiss a lancé une pétition pour contrer cette décision et différents groupes ont vu le jour pour agir. A Lausanne, plus de 550 physios sont réunis dans un groupe Whatsapp. Car toucher la physiothérapie pour réduire les coûts globaux de la santé serait un mauvais calcul selon Boris Gasic, également porte-parole du groupe lausannois.
Augmentation de 8% depuis 1997
Si cette modification venait à passer, la branche estime des pertes sur le chiffre d’affaires entre 5 et 44% par séance. Mais cette branche est déjà sous pression : elle souffre d’un manque important de personnel et toucherait la rémunération la plus basse du système suisse de santé.
On rappelle que des annonces sur les primes d’assurance maladie et les coûts de la santé sont attendues ce mardi.
180km à pied pour sensibiliser au don d'organes
Rallier Berne à Genève à pied, c'est le défi que s'est lancé l'association Mahana4kids. Le tout en cinq jours. Et avec un seul but: sensibiliser la population au don d'organes.
8h dimanche matin, devant l’hôtel Aquatis à Lausanne. Les marcheurs de l’association Mahana4kids sont sur les starting blocks. Les montres connectées sont prêtes à enregistrer le parcours du jour : 28km et une arrivée à Buchillon. 180km à pied, ça use peut-être les souliers, mais pas le moral. Il faut dire qu’ils ont pris le rythme. Partis jeudi de Berne, ils arriveront à Genève mardi.
L'ambiance est belle. Un groupe de marcheurs participe à tout le parcours, alors que d'autres rejoignent cette marche sur la vie pour quelques kilomètres seulement. Peu importe la distance, les marcheurs sont là pour partager ce moment de vie. Parmi eux, Patrick Gervais. Il a été greffé du foie il y a 5 ans et participe à toute la marche, de Berne à Genève.
Que les marcheurs soient des personnes transplantées ou pas, il n'y a qu'un seul mot d’ordre cette semaine : sensibiliser.
Et si la sensibilisation est si importante, c'est parce que de nombreuses personnes ne réfléchissent pas à la question du don d'organes. Ou alors, elle n'en parlent pas à leur proches et n'expriment pas explicitement leur souhait.
Actuellement, une personne qui souhaite faire don de ses organes doit le déclarer explicitement. Mais cela va changer. En 2022, la population suisse a voté en faveur du consentement présumé. C’est-à-dire que tout le monde est considéré comme donneur. C'est ainsi le refus de donner ses organes qu'il faudra explicitement annoncer. Si la volonté de la personne décédée n’est pas connue, c’est la famille qui aura néanmoins toujours le dernier mot. Cette nouvelle réglementation entrera en vigueur au plus tôt en 2025.
Cette marche est aussi l'occasion de montrer son soutien aux familles d’enfants malades du foie. C’est d’ailleurs la raison d’être de Mahana4kids. En effet, les enfants qui nécessitent une greffe de foie ne peuvent se faire opérer qu’à Genève. Cela signifie qu’une famille tessinoise, par exemple, devra traverser le pays pour faire soigner son enfant. Ce qui engendre notamment des coûts importants. Ces allers-retours pour les rendez-vous médicaux, ou les nombreux jours (voire mois) passés au chevet de l'enfant ont également un impact sur la vie personnelle et professionnelle des parents.
Quel est l’impact des écrans sur les enfants ?
Isolement, troubles du langage, difficulté à socialiser… Passer du temps sur la tablette a un impact fort sur le développement des tout-petits. Il faut donc contrôler et surtout accompagner.
L’Organisation mondiale de la Santé préconise de ne pas exposer les enfants de moins de 2 ans aux écrans. Pour certains psychologues la règle est simple : pas d’écran seul et pas de télévision pour les enfants de 0 à 3 ans. Cette période est cruciale pour le développement des plus jeunes comme l’explique Paul Leprévost, psychologue pour couple et famille au centre Sphère Périnatale à Corsier-sur-Vevey.
Un risque de dépendance est aussi possible pour les enfants un peu plus âgés.
Une prise en main progressive
Les écrans doivent être intégrés petit à petit et toujours sous contrôle parental. De zéro à trois ans, pas d'écran seul et pas de télévision pour ne pas impacter le développement de l'enfant. De trois à six ans, on peut commencer à introduire les tablettes mais toujours en famille. Le temps devant les écrans doit être faible et interdit avant le coucher ou pendant les repas. Entre six et neuf ans, l'enfant peut commencer à explorer par lui-même ce qu'il souhaite regarder. C'est à partir de 12 ans que l'écran peut vraiment être donné à l'enfant en toute indépendance. Il faut tout de même les alerter sur les risques liés notamment au cyber-harcèlement ou aux contenus inappropriés sur internet.
D'autres alternatives
Le plus important pour les parents est de toujours accompagner leurs enfants et d'être disponible en cas de questions. Mais comment savoir quand l’écran prend trop de place ? On retrouve Paul Leprévost.
Si vous rencontrez des difficultés avec votre enfant et son rapport à la tablette, des psychologues spécialisés sur la question existe notamment dans le canton.
Briser le tabou autour de la fin de vie grâce à un jeu de dés
Un jeu où il n'y a ni gagnant, ni perdant. C’est ce qui est proposé par palliative vaud. L'idée est de lancer la conversation autour d'un sujet souvent délicat à aborder: la fin de vie.
La presse était conviée ce mercredi par palliative vaud pour découvrir un jeu de dés lancé en collaboration avec l'agence de design finally. Le principe: lancer sept dés, sur lesquels sont écrits différents thèmes qui vont nourrir une conversation autour de la fin de vie. Ce jeu ouvre des discussions sur la planification, les émotions, les valeurs, l'environnement social et les interventions médicales.
Autour de la table avec les journalistes se trouvaient aussi des personnes concernées par la thématique au quotidien, à l'image de Lynda Duriaux, fondatrice de Ose thérapies, une association qui propose des activités physiques et créatives aux personnes atteintes d’un cancer, ainsi que des accompagnements thérapeutiques.
Ce kit peut être utilisé dans différents contextes, dans les soins notamment, qu'ils soient palliatifs, aux personnes âgées ou de longue durée et pendant des disciplines complémentaires (aumônerie, musicothérapie, art-thérapie). Mais aussi dans la sphère privée. Car plus tôt les gens explorent le sujet avec leurs proches, mieux se passe la fin de vie, comme l'explique Esther Schmidlin, infirmière spécialisée en soins palliatifs et responsable de missions chez palliative vaud.
Un exemplaire de ce jeu de dés est désormais disponible à l’Espace Jeux du Meraki, à Lausanne. Il peut aussi être acheté sur le site de palliative vaud.
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