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Cette étude australienne randomisée, contrôlée en double insu contre placebo, a étudié l’effet de 10 mg de ramipril par jour chez des patients avec une insuffisance artérielle des membres inférieurs symptomatique.1 212 patients ont été randomisés, soit dans le groupe ramipril, soit dans le groupe placebo. Après six mois, la distance de marche sans douleurs était augmentée de 75 secondes dans le groupe ayant pris l’inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC) par rapport au placebo, lors d’un test d’effort sur tapis roulant (IC 95% : 60-89 secondes ; p < 0,001). De même, la distance de marche maximale sous ramipril était augmentée de 255 secondes (IC 95% : 215-295 secondes ; p < 0,001).
Commentaire : L’ampleur importante de l’amélioration de la durée de marche sous ramipril doit inciter à la prudence, même si méthodologiquement l’étude semble bien conçue, ce d’autant plus que le nombre de patients inclus reste modeste. De plus, la faible amélioration dans le groupe placebo fait douter que les patients bénéficiaient d’un programme d’entraînement à la marche efficace. Il n’en demeure pas moins que les IEC sont certainement intéressants chez les patients avec une artériopathie symptomatique. Les guidelines 2006 de l’American Heart Association sur l’artériopathie périphérique recommandent la prescription d’IEC chez ces patients pour prévenir les événements cardiovasculaires (niveau d’évidence IIa). Ces recommandations sont fondées sur l’étude HOPE2 qui avait montré que le ramipril réduisait de 3,8% sur cinq ans le risque absolu combiné d’AVC, d’infarctus du myocarde et de décès cardiovasculaire par rapport au placebo chez des patients à haut risque cardiovasculaire.