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A l'occasion de la fête du 1er mai, le président de la Confédération Moritz Leuenberger et la ministre suisse de l'Intérieur Ruth Dreifuss ont, tous deux, dénoncé le scandale des bas salaires.
D'entrée de jeu, Moritz Leuenberger a rejeté les reproches selon lesquels lui et d'autres membres de gouvernement auraient trahi les conquêtes socialistes du siècle dernier.
Le président de la Confédération a rejeté le populisme. Et réaffirmé sa vision d'une politique responsable et constructive.
Moritz Leuenberger a expliqué que son rêve serait, aujourd'hui encore, une société dans laquelle tous les hommes gagneraient la même chose.
Pour lui, le vrai scandale, ce ne sont pas les salaires des directeurs généraux des CFF et de La Poste, mais les très bas salaires de l'économie privée qui doivent être complétés par l'aide sociale.
La conseillère fédérale socialiste Ruth Dreifuss a, elle aussi, profité de la fête du travail pour apporter son soutien au combat des syndicats en faveur de salaires décents pour tous.
Soucieuse de voir se rétrécir le fossé entre les hauts et les bas salaires, Ruth Dreifuss a estimé que des salaires décents constituaient le meilleur remède à l'accroissement de la pauvreté.
Pour la ministre socialiste, chacun doit pouvoir profiter de la libéralisation du marché, de la concurrence, et de l'augmentation des bénéfices. Et de conclure: «dans cette perspective, les syndicats ont un rôle important à jouer.»
swissinfo avec les agences