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Il n’est guère possible de fixer précisément la date de naissance de notre société de chant tant elle est liée à l’histoire de notre commune et de notre paroisse.
Autrefois, Ayent et Arbaz ne formaient qu’une seule commune et paroisse composées de deux tiers d’Ayent et d’un tiers d’Arbaz. Le tiers d’Arbaz faisant partie de la paroisse de Saint-Romain, les Arbaziens chantaient dans la société des chantres d’Ayent.
Le 20 mai 1832, un document élaboré par le conseil des deux communes précise les conditions concernant le chant : « le conseil, voyant la nécessité urgente de remédier à quelques difficultés au sujet du chant d’église, décide et arrête qu’à l’avenir, le chant grégorien dit plain-chant sera le chant privilégié et le seul en droit d’être chanté dans l’église paroissiale d’Ayent ». Le 28 mai, Mgr Roten, évêque de Sion, confirme ce règlement. Il constate entre autres que les hommes d’Arbaz sont encore membres à part entière des chantres d’Ayent, bien que la création du vicariat d’Arbaz leur donne l’occasion de chanter plusieurs messes dans l’église de la Visitation.
En décembre 1846, le conseil de la commune d’Arbaz présente à l’assemblée générale un règlement adopté à la grande majorité. Ce règlement précise que seuls les 10 chantres selon une liste établie, le souffleur et le portier ont accès à la tribune.
En 1860, la création de la paroisse d’Arbaz entraîne également le développement d’une chorale à l’église de la Visitation. Le conseil communal refuse cependant de lui accorder une indemnité, « vu que l’on ne connaît pas pour le moment la besogne qu’ils auront à remplir. »
A cette époque, le statut des chantres n’est pas clairement défini.
En 1883, quatorze chantres se regroupent pour former une société et établissent un règlement dans le but, dit l’article premier, « de maintenir et former un bon chœur de chantres à l’église d’Arbaz, pour rehausser les cérémonies par un chant digne et conforme à l’esprit de l’Eglise. ». Le premier comité se compose de :
- Théodore Constantin président
- Romain Francey vice-président
- Victor Savioz secrétaire.
Ce règlement très strict fixe les obligations des membres, l’assiduité aux répétitions dont l’absence est sanctionnée par une amende de 10 centimes, les conditions d’admission, etc.
En 1921, les statuts sont renouvelés. Les procès-verbaux des assemblées générales, tenus régulièrement jusqu’à cette période, attestent de la bonne marche de la société et de l’étroite collaboration entre le choeur paroissial et les desservants de la paroisse.
L’Echo des Alpes
A cette époque, l’évolution du chant d’église était importante dans chaque paroisse mais, les anciennes chorales, pas toujours perméables au chant grégorien, préféraient à celui-ci les mélodies des anciens chants aux airs d’opéra. Grâce à l’influence du Rvd curé Clerc, les choses évoluèrent rapidement à Arbaz.
Le 19 mars 1922, un nouveau règlement fut adopté et la société prit le nom de « L’Echo des Alpes ».
L’article premier des statuts de la société dit entre autres : « la société mettra tous ses soins à l’étude du chant, soit du plain-chant, soit du chant musical. » Dès lors, la société, dirigée par Robert Constantin, suscita un élan d’enthousiasme auprès des jeunes et fit de réels progrès. Dès sa fondation, « L’Echo des Alpes » adhéra à la fédération des chanteurs du Valais central.
Le 22 mai 1922 eut lieu le premier festival de la fédération, organisé par « L’Echo des Alpes »

L’Echo des Alpes à Sion au début du 20ème siècle
En 1932, première sortie de la société hors du village lors de la fête cantonale à Sierre, la société se classa première de sa catégorie pour l’exécution du plain-chant. Cette même année, elle inaugure son premier drapeau.
En 1953, L’Echo des Alpes rallie « l’Union Chorale du Centre » (UCC), fédération de chant nouvellement créée.
Le chœur mixte
En 1958, l’évocation d’un chœur mixte, impensable jusqu’à lors, apparaît dans un protocole dans lequel le curé Follonier demande s’il ne serait pas possible de former un chœur mixte. Il fallut attendre plusieurs années avant que quelques jeunes chanteurs, sous l’impulsion de Gustave Sermier fraîchement diplômé du conservatoire de Sion comme directeur de chorale, relancent la discussion.
Le 2 novembre 1962, lors de l’assemblée générale, le directeur Bernard Constantin propose la création d’un choeur mixte, vu la diminution constante de l’effectif des membres. L’assemblée approuve cette proposition à mains levées, sans opposition.
Gustave Sermier se charge alors du recrutement et de l’instruction.
Ainsi, le chœur d’hommes « L’Echo des Alpes » est devenu le chœur mixte « L’Echo des Alpes ».
En peu de temps, le chœur mixte s’est constitué et affirmé. En effet, le premier rapport du directeur Gustave Sermier concernant le chœur mixte figure dans le protocole de l’assemblée du 29 décembre 1963, présidée par Georges Constantin. D’autre part, il est décidé d’organiser un souper et d’y inviter les « filles » faisant partie du chœur.

Le chœur mixte l’Echo des Alpes
L’Echo des Alpes a participé à tous les festivals de l’UCC et organisé ceux de 1964, 1977 et 1992.

Programme du 11ème festival de l’UCC le 3 mai 1964 à Arbaz
En 1970, a lieu l’inauguration d’un nouveau drapeau réalisé d’après une maquette dessinée par Gustave Sermier.
1973 voit le jour d’un chœur d’enfants, sous la houlette de Aldo Torrent, sous-directeur de la société. Lui succèdent Marie-Claude Constantin, Edgar Sermier et, depuis 20 ans sous l’appellation « La Chanterelle », Marie-Noëlle Romailler.

L’Echo des Alpes en 1992 lors du festival à Arbaz
Divers présidents et directeurs se sont investis durant ces 130 ans afin que notre société aille de l’avant dans l’esprit d’amitié et d’envie de chanter ensemble.
Qu’ils en soient remerciés au nom de tous.