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Des perquisitions lancées chez l'ex-présidente argentine Cristina Kirchner
Le juge Claudio Bonadio a ordonné les perquisitions dans le cadre du scandale des "cahiers de la corruption", qui a révélé des versements de pots-de-vin à l'administration Kirchner par des entreprises du bâtiment et de travaux publics (BTP).
La veille au soir, le Sénat avait partiellement levé l'immunité de Cristina Kirchner, désormais sénatrice, en autorisant ces perquisitions.
Un "show médiatique" dénoncé
L'ancienne présidente, au pouvoir de 2007 à 2015, bénéficie d'une immunité parlementaire qui l'empêche d'être emprisonnée ou perquisitionnée, mais pas d'être entendue par le juge, mise en examen ou jugée.
L'avocat de Cristina Kirchner a dénoncé la veille un "show médiatique".
Dans la foulée de la session qui a autorisé les perquisitions, les sénateurs ont approuvé jeudi à l'aube un projet de loi qui permet à l'Etat d'exproprier les biens issus de la corruption.
afp/tmun
Retour sur l'affaire des "cahiers de la corruption"
Les pots-de-vin versés par des entreprises du secteur du bâtiment et des travaux publics étaient acheminés au domicile de ministres du gouvernement Kirchner, dans un appartement du couple Kirchner ou à la résidence présidentielle d'Olivos, près de Buenos Aires.