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Dans le cadre du projet de l’Eawag N2Oara, 14 campagnes de mesures à long terme ont été réalisées dans différents types de stations d’épuration en Suisse. C’est ainsi qu’il a été possible de créer une vaste base de données sur les émissions des STEP et d’approfondir la compréhension des agents d’émission. Les résultats du projet de recherche ont été récemment présentés dans la revue scientifique «AQUA & GAS». Les émissions de N2O provenant de l’épuration biologique représentent la plus grande émission de GES de tout le processus d’épuration. L’accent est mis sur la nitrification et la dénitrification. Si ces étapes du processus pouvaient être optimisées, les résultats de la recherche montrent que les émissions totales de gaz à effet de serre d’une STEP pourraient être réduites jusqu’à 75%.
«Les émissions de gaz hilarants des stations d’épuration ont été longtemps sous-estimées.»
Wenzel Gruber, Eawag
La qualité des eaux usées épurées n’est pas altérée
Une augmentation de l’élimination d’azote et la prévention d’accumulation des nitrites permettraient entre autres d’obtenir une optimisation. «Comme notre étude le montre, les émissions de N2O peuvent être considérablement réduites, sans que la qualité des eaux usées épurées en souffre», commente Wenzel Gruber. Les mesures mentionnées amélioreraient même la qualité du processus. Cependant, pour recommander des mesures d’optimisation efficaces, il faudrait en savoir plus sur les mécanismes impliqués. C’est dans cet objectif que l’Eawag a lancé aussi deux nouveaux projets. À l’Eawag, la production de gaz hilarant dans les STEP est un sujet de longue date: la première thèse sur le N2O émis par les STEP a été rédigée en 1996, une autre thèse de doctorat a suivi en 2013 et la recherche sur le gaz hilarant a été présentée à un vaste public dans le cadre de la journée d’information 2018 consacrée aux eaux usées en tant que ressource.