Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07209.jsonl.gz/760

Même si les adaptations pourraient être modérées en plusieurs endroits, les primes ne cessent d'augmenter. Le Centre de recherche sur la conjoncture de l’EPF de Zurich (KOF) prévoit une croissance des dépenses relatives à la santé de 3,9%. Ce développement n’est pas nouveau et ne changera pas de si tôt. Les raisons sont claires: le progrès technologique, l'évolution démographique et la demande croissante de la population en prestations médicales.
Complexe, en toute simplicité
Sarah Hauser, apprentie en dernière année, a voulu comprendre cette hausse des primes et s’est donc rendue auprès de Stephan Wilms, responsable des finances, pour le questionner:
Les primes - résultat d’une estimation complexe
Le calcul des primes n'est au fond qu'un pronostic aussi exact que possible sur l'avenir. En notre qualité d'assureur, nous établissons un pronostic, selon les délais pour la soumission des primes prévus par la loi. Ce pronostic est basé sur les facteurs suivants: les prestations d'assurance fournies l'année précédente ainsi qu'une estimation des prestations attendues pour l'année en cours et des recettes et dépenses pour l'année suivante. Ces estimations sont complétées par les versements attendus dans le cadre de la compensation des risques et les rendements issus des placements en capitaux prévus. Les réserves et provisions disponibles et nécessaires jouent à cet égard un rôle secondaire, car les primes soumises à approbation doivent couvrir les coûts.
Ce n'est un secret pour personne que la hausse continue des coûts de la santé conduit inéluctablement à une augmentation des primes. Cette hausse des coûts est principalement imputable au progrès médical, qui permet à bon nombre de personnes de vivre longtemps en relativement bonne santé. Les chances de survie en cas de maladies chroniques, telles que le diabète, après une crise cardiaque ou en cas de cancer, sont aujourd'hui nettement plus élevées qu'il y a quelques années, mais les traitements nécessaires sont longs et onéreux. De nombreux traitements peuvent désormais être effectués de manière ambulatoire. Or, peu de personnes savent que le transfert des coûts du domaine stationnaire au domaine ambulatoire a un impact immédiat sur les primes. En effet, en cas de séjour hospitalier, le canton assume la moitié des coûts, tandis qu'en cas de traitement ambulatoire, les coûts sont assumés en totalité par la caisse-maladie.
Les attentes élevées de la population contribuent également à faire grimper les coûts: de plus en plus de personnes ont recours à des prestations de plus en plus chères. A cet égard, il est nécessaire de faire appel à la responsabilité individuelle de chacune et chacun.
La hausse des primes de l’assurance de base s’explique-t-elle par les frais administratifs élevés des assureurs?
Absolument pas! Il s'agit là d'un préjugé qui est tenace. En réalité, les frais administratifs du groupe Visana sont inférieurs à 4%, soit plus faibles que ceux d'autres assurances sociales. Les recettes de primes restantes sont employées pour les prestations et donc directement en faveur des assurés/es. Grâce à des mesures, telles qu'une utilisation efficace de moyens, des négociations tarifaires intransigeantes ou un contrôle strict des factures, Visana met tout en œuvre pour maintenir les primes les plus basses possibles, tout en s'engageant à vous offrir, pour ce prix, un service optimal.
La franchise choisie, le modèle d'assurance (libre choix du médecin, médecin de famille, Managed Care, télémédecine, etc.), le lieu de résidence et le groupe d'âge expliquent les différences de primes qui existent entre les cantons et entre les caisses.
En outre, la structure du portefeuille d'assurés/es varie en fonction des assureurs-maladie. Selon si un assureur a une bonne ou une mauvaise structure d'assurés/es, celui-ci doit verser ou reçoit de l'argent de la compensation des risques. L'ensemble de ces facteurs font que «la» prime n'existe pas.
L'objectif du processus d'approbation des primes par les autorités de surveillance est de vérifier que les primes déposées sont proportionnelles aux coûts assumés par l'assureur. Pour ce faire, les autorités de surveillance appliquent rigoureusement les dispositions légales relatives à la fixation des primes et aux réductions de primes. Il est important de savoir que les primes sont certes fixées par les assureurs, mais leur marge de manœuvre à cet égard est fortement restreinte en raison de la règlementation stricte.
C'est à peu près pareil que pour l'assurance de base. Si le montant des prestations perçues dépasse nos recettes, nous devons augmenter les tarifs. A l'inverse, si les produits sont rentables, les primes doivent être maintenues, voire baissées.
Depuis plusieurs années, Visana fait partie des assureurs qui offrent un excellent rapport prix-prestations. Le Vermögenszentrum (VZ) a attribué à nos assurances complémentaires du domaine ambulatoire l'appréciation «supérieure à la moyenne».
Ce qui change à partir du 1er janvier 2018
Pour l’année 2018, votre assurance-maladie fait l’objet de certaines modifications.
En raison des prescriptions des autorités de surveillance, les rabais accordés dans le cadre des contrats collectifs ne sont désormais octroyés que si le collectif assuré dans un tel contrat génère moins de coûts que les personnes assurées individuelles. Les rabais sont calculés par produit. Si l’octroi d’un rabais est justifié, le collectif assuré bénéficie du même rabais que jusqu’à présent, voire d’un rabais plus élevé. Si le rabais n’est pas justifié, il doit être adapté au 1er janvier de l’année suivante.
www.visana.ch/rabaiscollectif
Depuis l’année dernière, les personnes assurées ayant opté pour un rythme de paiement trimestriel doivent payer les primes au premier jour de chaque trimestre.
La loi sur l’assurance-maladie (LAMal) prescrit aux assureurs-maladie de prélever une taxe pour la promotion de la santé à leurs assurés/es dans l’assurance obligatoire des soins, indépendamment de leur âge. Le Conseil fédéral a décidé d’augmenter le supplément de prime par personne assurée, par étapes: en janvier 2018, il passera de 3.60 à 4.80 francs. Vous trouverez donc sur votre police l’indication «prime assurance obligatoire des soins: inclut la contribution légale à la promotion de la santé».
Que faire en cas de doute quant à la nécessité ou non de réaliser l’opération recommandée par le médecin? Comment savoir si un mal diagnostiqué doit être soigné de préférence par un traitement conservateur ou chirurgical? Un deuxième avis médical fourni par un/e spécialiste indépendant/e reconnu/e peut vous offrir davantage de sécurité, en cas d’interventions et de traitements importants. Nos assurés/es bénéficient de cette prestation de service s’ils disposent d’une assurance de base, d’une assurance complémentaire Hôpital ou d’une assurance d’indemnités journalières en cas d’hospitalisation, que ce soit pour une maladie ou pour un accident.
www.visana.ch/deuxiemeavis