Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06908.jsonl.gz/614

Extrait du Temps du 24 octobre 2005 :
On peut certes reprocher à Patty Schnyder une certaine maladresse dans ses déclarations, son caractère parfois lymphatique sur le court ou le manque d’encadrement véritablement professionnel – elle est coachée par son mari Rainer Hofmann qui n’est pas un spécialiste de tennis – mais force est de reconnaître qu’elle obtient malgré tout des résultats remarquables.
Les linguistes ont depuis longemps montré qu’il existe deux MAIS en français. Le premier est concessif : ce qui suit le mais est l’opposé de la conséquence atendue par ce qui précède le mais. Ici, on peut prendre « son caractère lympahtique sur le court » comme argument en faveur d’une conclusion qui peut être l’inverse de ce qui suit le MAIS, c’est-à-dire « elle n’obtient pas de résultats remarquables ». Si on prend « le manque d’encadrement véritablement professionnel », cela colle aussi parfaitement bien.