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L’hypersomnolenceLes troubles du sommeil
L’hypersomnolence
Qu’est-ce que c’est ?
Les patients souffrant d’hypersomnolence présentent en premier lieu une somnolence diurne excessive. Il s’agit de pathologies très invalidantes avec un retentissement très important sur la vie quotidienne.
Cette hypersomnolence peut revêtir différentes formes comme des accès brutaux de sommeil, une durée prolongée du sommeil avec une somnolence constante, des périodes de somnolence alternées avec des phases de retour à la normale.
Les symptômes peuvent être atténués par des traitements médicamenteux en association à une bonne hygiène du sommeil.
Les différents types d'hypersomnies
L’hypersomnolence est qualifiée de primaire (ou centrale) lorsqu’elle ne peut pas être expliquée par une autre pathologie ou un autre trouble. Il en existe trois types : l’hypersomnie idiopathique, la narcolepsie et le syndrome de Kleine-Levin.
On parle d’hypersomnie secondaire lorsqu’elle est attribuée à une pathologie médicale ou psychiatrique ou à un usage de médicaments ou de certaines substances.
L’hypersomnie idiopathique (HSI)
L’hypersomnie idiopathique est une maladie chronique qui se traduit par une somnolence diurne excessive accompagnée de siestes souvent longues et non réparatrices. En dépit d’un sommeil nocturne de bonne qualité et souvent d’une durée prolongée, la personne rencontre de grandes difficultés à se réveiller le matin avec des ré-endormissements et une confusion au réveil. C’est ce qu’on appelle « l’ivresse du sommeil ». Cette pathologie est extrêmement rare et apparait en moyenne entre 16 et 21 ans. Contrairement à la narcolepsie, l’HSI est caractérisée par une absence de cataplexie.
La narcolepsie
La narcolepsie est une pathologie du sommeil rare qui peut se manifester dès l’enfance. La narcolepsie est caractérisée par une somnolence diurne sévère malgré une durée du sommeil nocturne correcte. Parallèlement, le patient narcoleptique ressent un besoin irrépressible de dormir qui peut se produire à tout moment de la journée, même dans des situations inhabituelles. Certains patients présentent également des cataplexies. Il s’agit de moments où le patient subit une diminution brutale du tonus musculaire totale, ou partielle, déclenchée par des émotions, le plus souvent positive. Ces épisodes sont assez brefs et peuvent être spectaculaires. Par ailleurs, les patients peuvent souffrir d’hallucinations et/ou de paralysies du sommeil au moment de s’endormir ou au réveil.
Le syndrome de Kleine-Levin (ou hypersomnie récurrente)
Le syndrome de Kleine-Levin (SKL) est une maladie très rare. Cette pathologie se déclare le plus souvent pendant l’adolescence et touche plus fréquemment la population masculine. Ce syndrome se caractérise par des épisodes récurrents de somnolence diurne qui peuvent durer de quelques jours à plusieurs semaines. Entre ces épisodes, la durée du sommeil redevient normale et les somnolences diurnes disparaissent. Le SKL se caractérise également par des troubles cognitifs, psychiatriques et du comportement. Dans la plupart des cas, les patients présentent d’autres symptômes tels qu’une apathie, une confusion et un sentiment de déréalisation (altération de la perception de la réalité). Dans d’autres cas moins fréquents, les patients souffrent de troubles alimentaires, d’hypersexualité, de déprime, d’anxiété et d’hallucinations. A long terme, les épisodes d’hypersomnie ont tendance à s’atténuer, deviennent moins fréquents et parfois disparaissent avec l’âge.
Les conséquences de l’hypersomnolence
En règle générale, les troubles d’hypersomnolence restent longtemps non diagnostiqués.
Ils peuvent engendrés des difficultés scolaires ou dans le parcours professionnel mais aussi des difficultés relationnelles et un isolement social.
Par ailleurs, le risque d’accidents est très élevé.