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Archeoplus.
Menhirs des Pierres Plates et de la Vernette
Plusieurs menhirs sont visibles sur le territoire du village de Corcelles-près-Concise.
Au nord du village, au lieu-dit "les Pierres Plates", se trouve un groupe de quatre menhirs.
Au sud, le long de la voie ferrée, un autre menhir, isolé, a été redressé en 2005 à environ 700 m de son lieu de découverte, lors du chantier Rail 2000.
Ces mégalithes viennent s'ajouter à l'important de corpus de mégalithes qui jalonnent la rive nord du lac de Neuchâtel.
Coincés entre un chemin et un champs, quatre menhirs sont encore visibles au nord du village, au lieu-dit "Les Pierres Plates". Trois de ces menhirs sont préhistoriques, alors que le quatrième, au nord-ouest, a été taillé et érigé en 1843 à l'emplacement d'un menhir disparu au XVIIIème siècle.
Bien que ces menhirs aient été toujours visibles, il a fallu attendre 1994 pour que des fouilles soient entreprises pour mieux comprendre l'ensemble mégalithique. Une fosse médiévale, située à l'ouest des menhirs méridionaux contenait un mégalithe coupé en deux prouve qu'il devait y avoir à l'origine un minimum de 4 menhirs. Les fouilles ont également permis de dater l'ensemble de l'époque néolithique.
Parmi les trois menhirs préhistoriques, celui du sud-est est le seul à comporter un sommet aplani et plusieurs cupules.
Le site n'était pas isolé comme l'occupation humaine humaine à l'époque préhistorique a pu être attestée dans la commune voisine d'Onnens ainsi qu'au bord du lac où un autre menhir (voir ci-dessous) et un village lacustre ont pu être étudiés.
Coordonnées nationales: 543'829, 189'042
OpenStreetMap: https://www.openstreetmap.org/node/686847259
Le dolmen de Praz Berthoud
Le monument préhistorique a été découvert en 2000, lors des fouilles précédant la construction de l'autoroute voisin. Trois dalles ont été exhumées, ainsi que cinq fosses formant un U de 3.50 m sur 3. L'espace délimité par les fosses a été interprété comme étant la chambre funéraire comme des restes d'ossements humains y ont été trouvés. L'étude des fragments de céramique et l'analyse au carbone 14 d'un des ossements permet de dater l'utilisation de la tombe vers 2300 av. J-C.
Le monument a été restauré en 2010 à quelques mètres de son emplacement d'origine avec les dalles retrouvées sur place et trois dalles modernes taillées dans du granit du Tarn.
Coordonnées nationales: 542'944, 188'794
Pully, Néolithique
La période appelée Néolithique s’étend, en Suisse, entre environ 5'500 et 2'300 avant J.-C. Elle est caractérisée par l’arrivée des premiers agriculteurs, venus des bords de la Méditerranée et arrivés dans notre pays par les cols des Alpes. Ces agriculteurs sont sédentaires et construisent les premiers villages. Ils remplacent peu à peu les anciens habitants de la région, les chasseurs- cueilleurs, qui, eux, étaient nomades.
La nécropole de Chamblandes est un vaste cimetière, composé de tombes de petit format. Elles sont construites à l’aide de dalles de pierre, quatre pour les cotés et une cinquième sur le dessus, servant de couvercle.
A l’intérieur de ces coffres, les défunts étaient couchés en position foetale, sur le côté gauche, les jambes repliées sous le corps. Ils pouvaient être plusieurs à être ensevelis dans une même sépulture, à des périodes différentes. On a retrouvé jusqu’à sept corps dans une même tombe. Si les premiers individus enterrés ne sont pas encore « décomposés », les suivants sont simplement placés au- dessus. Par contre, quand il s’est écoulé un lapse de temps suffisamment long entre les deux inhumations, les ossements des premiers occupants de la sépulture sont mis à l’écart dans les bords de la tombe pour laisser suffisamment de place pour le nouveau défunt.
Ces tombes multiples contiennent des femmes, des hommes et des enfants. Il ne semble pas y avoir de différenciation entre les sexes et les âges.
Dans les tombes, on retrouve des objets de parure destinés à accompagner le défunt après sa mort. Parmi ces objets, des perles en os et des coquillages composent des colliers. On retrouve aussi des sortes de plastrons placés sur le buste des défunts. Ils sont composés de défenses de sangliers coupées dans la longueur et assemblées en rangées
parallèles.
En archéologie, cette nécropole, découverte au 19e siècle, a donné son nom à un type de sépultures qu’on retrouve sur l’arc lémanique, mais également en Valais, en Italie du nord et en France. On les appelle sépultures de type Chamblandes, ce nom se rapportant au lieu-dit où les premières tombes furent découvertes. D’autres tombes de ce type sont connues dans la région, au Châtelard par exemple, ou à Corseaux (Vevey).
Les pratiques rituelles, comme le montre les offrandes retrouvées dans les tombes, diffèrent beaucoup d’un individu à l’autre. En effet, durant le Néolithique, la société présente de plus en plus d’inégalités. Des chefs pouvaient se distinguer et acquérir un certain prestige.
Certains individus sont alors enterrés avec des armes (comme des haches) ou des plastrons de défenses de sangliers. On constate que la plupart des objets découverts dans les tombes sont liés à la parure (perles, coquillages perforés), elle devait donc jouer un rôle important dans le rituel funéraire. On retrouve également de nombreux fragments d’ocre rouge ou jaune. L’ocre était placé soit au fond
de la sépulture, soit dans des bourses retrouvées à proximité des mains des défunts. Le matériel utilisé pour confectionner les bourses, probablement du cuire, a disparu, ne laissant que la couleur de l’ocre apparaître à la fouille.
Un grand nombre de sépultures d’enfants a été mis au jour. Elles indiquent une forte mortalité infantile. L’espérance de vie à la naissance est de 21 ans, ce qui est confirmé par d’autres nécropoles néolithiques. Les individus ne semblent pas morts de cause violente, ils représentent plutôt une population saine.