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Santiago Calatrava est sans aucun doute l'un des créateurs de structures porteuses les plus en vue aujourd'hui. Il doit sa renommée mondiale, sans aucun doute, à l'originalité de son approche des structures, si forte, si caractéristique, qu'il est impossible de ne pas immédiatement reconnaître sa patte dans les ouvrages d'art qu'il a réalisés. Voyez ici:
Calatrava a commencé par faire des études d'architecture à Séville, puis a étudié le métier d'ingénieur civil à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Il y a terminé ses études d'ingénieur par un doctorat en sciences techniques.
Le conseil consultatif mis sur pied par le Conseil d'Etat afin d'examiner l'alternative "pont" ou "tunnel" pour la traversée du Lac entre l'embouchure du Vengeron et la Pointe à la Bise a reçu Monsieur Calatrava le 15 mars dernier.
S'il y avait une quelconque bonne raison pour réaliser la traversée du Lac entre le Vengeron et la Pointe à la Bise, Monsieur Calatrava serait à n'en pas douter l'homme de la sitaution, très précieux.
Hélas, la traversée du Lac à cet endroit ne se justifie en aucune façon.
- Sur son tracé, le fond du lac présente des conditions géologiques épouventables, ce qui ne serait pas le cas sur d'autres trajets,
- elle rejoindrait la rive gauche dans une zone de protection naturelle,
- elle forcerait l'autoroute à un large zigzag inutile entre La Pointe à la Bise et la douane de Vallard, d'abord par la campagne genevoise peu construite, ensuite par-dessous les fortes urbanisations de Chêne-Bourg et de Thônex,
- l'association du chemin de fer n'aurait aucun sens sur ce trajet, parce qu'il n'y a aucun raccordement raisonnable au réseau ferroviaire à Collonge-Bellerive. Je reste complètement ébahi que l'étude de traversée du Lac commandée par l'Etat, rendue publique en mars 2011, n'ait pas même examiné l'effet d'une traversée ferroviaire sur le volume de circulation automobile à travers le lac.