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L’inquiétude fiévreuse de Robert Schumann associée au clair-obscur des sonorités de Johannes Brahms: deux visages complémentaires et contrastés du romantisme allemand sont ici au programme. Les destins des deux hommes se sont croisés en septembre 1853. Le jeune Brahms rencontre son aîné alors à l’automne de sa vie, peu avant sa tentative de suicide.
L’enthousiasme et l’engagement de Schumann sont sans limite pour les compositions prometteuses qui lui sont présentées. C’est dans les mois qui suivent que Brahms écrit son premier opus de musique de chambre, le Trio n° 1 en si majeur. L’ouvrage connaîtra une importante révision en 1890, mais le Trio Wanderer le propose ici dans sa trop rare version originale, riche d’audaces. Daté de 1847, le Trio n° 1 en ré mineur de Schumann est un sommet du genre. On y retrouve tant l’emportement fantasque que le ton méditatif propres à son auteur.
Connu avant tout pour sa musique aux accents hébraïques, le Suisse Ernest Bloch signe avec ses Trois nocturnes une partition où se lit la diversité de ses sources d’inspiration, qu’il s’agisse des accents impressionnistes du premier mouvement ou du romantisme du second.