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La stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) constitue une des principales hépatopathies chroniques dans les pays industrialisés et conduit parfois à une stéatohépatite non alcoolique (NASH) pouvant progresser vers la cirrhose. Certaines études ont déjà démontré l’intérêt thérapeutique de la pioglitazone sur un collectif et une durée limités.
Une récente étude nord-américaine a exploré l’effet prolongé d’une prise de pioglitazone (45 mg / j) vs placebo dans une population de 101 patients présentant une stéatohépatite associée à un prédiabète ou un diabète de type 2.
Dans une première phase randomisée et contrôlée de 18 mois, la pioglitazone a été comparée au placebo avant une deuxième phase ouverte de 18 mois. Dans cette dernière, la pioglitazone a été introduite ou poursuivie, respectivement, chez les patients sous placebo ayant toujours une stéatohépatite (n = 29), et chez ceux l’ayant reçu pendant la période initiale (n = 34). Le critère de jugement principal était la réduction de 2 points dans 2 catégories du score histologique NAS, sans augmentation de la fibrose.
Après 18 mois, une différence significative a été observée entre les deux groupes (amélioration histologique de 58 % sous pioglitazone vs 17 % sous placebo) avec un bénéfice se maintenant jusqu’à 36 mois. L’évolution des paramètres biologiques a été également favorable hormis une prise pondérale significative sous pioglitazone (+ 2,5 kg).
Commentaires
Cette étude démontre le bénéfice et la sécurité sur 3 ans d’un traitement prolongé de pioglitazone dans la stéatohépatite non alcoolique associée au prédiabète ou au diabète.
Même si cette option peut constituer une piste intéressante dans la prise en charge des patients avec stéatohépatite non alcoolique, cette étude ne permet pas d’identifier les facteurs prédictifs d’une réponse thérapeutique et ainsi de pondérer les risques liés à ce traitement (insuffisance cardiaque, ostéoporose…). Dans ce cadre, la pioglitazone ne devrait être envisagée qu’en association avec les mesures hygiéno-diététique qui restent toujours la pierre angulaire de la prise en charge.