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Historique du Shintô Musô Ryû
La tradition veut que le samouraï Musô Gonnosuke
se mesura aux meilleurs de son temps et ne fut jamais vaincu jusqu'au jour où il rencontra le célèbre Miyamoto Musashi. Lors de ce duel, Musô Gonnosuke fut vaincu par la redoutable technique à 2 sabres de Miyamoto Musashi.
Après cette défaite, Musô Gonnosuke sillonna le pays pour renforcer sa pratique en étudiant de nombreux styles;
finalement, il fut convaincu d'avoir trouvé l'arme idéale, avec un simple bâton un peu plus long (128 cm) qu'un sabre moyen, mais avec l'avantage d'avoir autant de lames que de degrés sur sa circonférence.
Musô Gonnosuke adapta et mis en pratique les différentes techniques basées sur les armes qu'il avait étudiées, dont la lance, la hallebarde, le grand bâton et le sabre.
Ainsi naquit le Jôjutsu
!
Selon la légende, Musô Gonnosuke obtint de Miyamoto Musashi un nouveau duel qu'il remporta cette fois, et ce fut la seule et unique défaite du célèbre Samouraï.
La tradition Shintô Musô Ryû
s'est perpétuée depuis sa création (1605) à nos jours.
Me Takaji Shimizu
transforma, après la 2ème guerre mondiale, le "Jôjutsu" en "Jôdô
" qu'il souhaita développer à travers le monde.
Cette école a ainsi été introduite en Europe dans les années 70 par Pascal Krieger
, qui étudia auprès de Me Shimizu
jusqu'à sa disparition en 1978, puis il suivit l'enseignement de Me Tsuneo Nishioka
(décédé en 2014).
Au-delà de l’exercice
L'absence de compétition et le respect des enseignements ont permis de préserver les techniques traditionnelles, dans un esprit de Budô
, où l'aspect martial n'est pas prioritaire.
Le travail à deux, très dynamique développe la concentration et la vigilance par l'obligation de se trouver dans l'action, ici et maintenant (Ichi-go Ichi-e)
, ce qui s'apparente à une forme de "méditation active".
L'entrainement régulier développe la prise de conscience de son corps dans l’espace, la coordination des mouvements et des déplacements.
Le débutant éprouvera souvent le besoin d'examiner les techniques sous l'angle de l'efficacité; l'apprentissage du Jôdô est très progressif et vise d'abord à acquérir et maitriser les techniques en toute sécurité ! Ensuite seulement, par une pratique régulière, les séries de kata amèneront progressivement de nouveaux éléments qui laisseront entrevoir des réponses aux questions initiales.
Le rôle du Ken
(Uchidachi
) peut sembler passif vu de l’extérieur mais il est primordial : c’est lui qui permet au JÔ d’exercer sa technique de manière réaliste, par des attaques précises et franches; ce rôle devrait normalement être tenu par des pratiquants avancés, sachant s’adapter au niveau technique du JÔ et favorisant son apprentissage.
(Rôles "Uchidachi et Shidachi" par Me Nishioka)
Quel que soit le degré de maîtrise d'une discipline martiale, l'humilité reste de mise ! En effet aucun d'entre nous n'a eu à affronter un combattant armé d'un sabre aiguisé comme une lame de rasoir et devoir défendre sa vie.
Les 5 vertus de l'école ou "Gojô" :
- Nin : la bienveillance, la chaleur humaine
- Gi : la justice
- Rei : l'étiquette
- Chi : la connaissance
- Shin : la confiance