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Les premiers éléments historiques du territoire d’Ogens remontent au mésolithique C’est en effet sur ce site que l’on a retrouvé un des plus anciens repères du canton, un petit grattoir de type azilien. Il a été dégagé d’un amas stratifié compact et l’analyse du bois brûlé a permis d’obtenir une datation, soit 6785 av J.-C.
Le nom d’Ogens est mentionné pour la première fois en 1166 dans un inventaire des biens du prieuré de Saint-Maire, à Lausanne, qui possédait une chapelle dans notre localité. Son nom proviendrait d’un notable burgonde, Ogo, propriétaire d’un grand domaine au Ve siècle. Commune et village vaudois du district de Moudon, Ogens en 1166 et 1453, Ogeins, Oiens en 1227, Ogiens en 1412, nom d´origine burgonde, dériverait d´un primitif *Augingos, « chez les Augingi », dérivé du nom propre Augo, burgonde et germanique *augo, « oeil ».
Plus tard, Ogens faisait partie de la seigneurie de Belmont sur Yverdon et fut donné au Chapitre de Lausanne en 1227 dans les circonstances suivantes :
Le comte Rodolphe de Gruyère avait ravagé les terres du Chapitre à Albeuve et avait été frappé, pour cela, d’excommunication. Le comte dut acheter la paix et sa réconciliation avec l’Eglise en donnant au Chapitre les terres qu’il possédait à Thierrens, à St-Cierges et à Ogens, du fait de sa femme, Colombe, fille de Jordan, seigneur de Belmont. Ogens fut réuni, dès lors, à la prébende et au mandement d’Essertines.
En 1353, apparaît le patronyme Amy et en 1422 les noms de famille Pahud et Riond.
Il y avait à Ogens, une chapelle qui, en 1453, était filiale de l’église de St-Martin, de Thierrens.
Dès la fin du XVème siècle, un enseignement scolaire rudimentaire était dispensé à Ogens alors que le clergé de Thierrens donnait accès à des connaissances plus étendues.