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Ce statu quo emblématique avait permis au cours des dernières décennies d'apaiser la bataille du stationnement entre droite en gauche. La voilà maintenant ravivée.
Pacte de non-agression
Ce compromis baptisé "Parkplatzkompromiss" était un peu la formule magique de la politique zurichoise en matière de planification urbaine depuis 1996. Son principe était simple: on ne devait pas créer plus de places de stationnement, mais on renonçait aussi à en supprimer. Il s'agissait d'un véritable pacte de non-agression automobile entre la gauche et le camp bourgeois.
Mais la gauche rêvait depuis quelque temps de mettre fin à ce statu quo et c'est donc désormais chose faite: quelque 700 espaces de stationnement vont être supprimés dans le centre-ville. Il s'agit, selon l'exécutif à majorité rose-verte, de libérer de la place pour les vélos et les espaces verts.
Possible référendum
Mais la riposte ne s'est pas faite attendre: le PLR dénonce des risques importants pour l'économie, les commerçants demandent l'organisation d'une table ronde et l'UDC n'exclut pas de lancer un référendum.
Sur le fond: le droite met en avant la mort des centres-villes, menacés par le commerce sur internet. La gauche et les écologistes, eux, arguent que par rapport à 1996, les Zurichois utilisent moins la voiture et que la priorité environnementale s'est renforcée.
Sur un plan plus politicien, la fin de ce compromis - né lorsque la ville de Zurich est passée historiquement d'une majorité bourgeoise à une majorité de gauche - est perçue à droite comme une déclaration de toute-puissance du camp rose-vert. Elle risque bien de ne pas rester sans suite.
Séverine Ambrus/oang