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Un Dickens méconnu et quasi inédit en français. Dans ce roman biographique, qui relate les étranges aventures du plus grand clown anglais du XIXe siècle, le jeune Boz laisse déjà percevoir son étonnant talent de conteur.
Voici un ouvrage de Dickens à peu près ignoré en France, qui fut partiellement traduit en 1951, dans une édition confidentielle, aujourd'hui épuisée et introuvable (Éditions du Globe).L'histoire de ce manuscrit est assez surprenante, et c'est par un curieux détour que Dickens en devint l'auteur officiel :
Le clown Grimaldi employa l'année qui précéda sa mort à rédiger l'histoire complète de sa vie, puis confia le volumineux manuscrit à un ami, qui s'appliqua à le condenser avant de le présenter à un premier éditeur. Celui-ci, profitant de la liberté que lui rendait la mort de l'auteur, les porta immédiatement à Charles Dickens. Charles Dickens, en 1838, n'avait que vingt-cinq ans, mais sous le pseudonyme de " Boz " était déjà un auteur chéri du public. Les Sketches, publiés dans les journaux et magazines dont ils avaient fait le succès, les Pickwick Papers, si promptement populaires, avaient assis en trois ou quatre ans sa réputation. Le propriétaire des Mémoires de Grimaldi eut donc toutes les raisons de penser qu'il en tirerait un excellent parti si Dickens les remaniait entièrement en y déployant sa simplicité un peu narquoise, sa bonhomie rusée, sa profonde connaissance des moeurs vulgaires, de l'argot populaire et des excentricités mal famées. Dickens, de son côté, sentit que c'était là pour sa plume un heureux sujet, et qu'elle ne dérogerait pas en s'associant aux souvenirs d'un clown, il est vrai, mais d'un clown comme on n'en avait guère vu jusqu'alors.
La vie du grand Joe, son aventureuse carrière, nous livre en effet quelques-uns des plus curieux aspects des moeurs britanniques, de la vie de ses théâtres et de ses bas-fonds. Le hasard, en semant bien des incidents étranges, des rencontres dramatiques, des péripéties bizarres dans l'existence de ce comédien, semble s'être complu à lui faire un sort extraordinaire, et à le désigner ainsi doublement à l'attention des biographes. Et par bien des aspects, Dickens vit sans doute en cet enfant prodige et en cet artiste au coeur pur une sorte de double de lui-même.
Pour les 150 ans de la disparition de Charles Dickens, les éditions Archipoche rééditent 6 de ses plus grands romans dans nouvelles couvertures modernes et stylisées.
Exploité plutôt qu'élevé dans un orphelinat, Oliver endure les privations et les brimades. Au comble du désespoir, il choisit de s'enfuir dans les bas-fonds de Londres et trouve refuge parmi une bande de jeunes pickpockets agissant pour le compte du vieux Fagin. À cette école du crime et du vice, Oliver apprend toutes les ruses pour fausser compagnie à la misère.
Présumé coupable d'un vol qu'il n'a pas commis, il est recueilli comme son propre fils par le vieux Mr Brownlow. Mais la bande de Fagin le retrouve et le force à participer à un cambriolage...
Tableau saisissant de la condition des enfants abandonnés dans l'Angleterre victorienne, Olivier Twist (1839) est un des romans les plus populaires de Dickens, hanté par ses propres terreurs d'enfant.
Maltraité par un beau-père tyrannique, le jeune David Copperfiled est arraché à sa mère et envoyé dans la terrible Pension Salem. Abandonné, exploité, il est sauvé d'une enfance misérable par l'affection de sa tante. Mais bien des épreuves attendant encore David avant qu'il ne parvienne à se construire une vie d'homme et à trouver le bonheur...
Roman de l'enfance et de l'adolescence, histoire d'une éducation, aventure psychologique et morale de portée universelle, Les Grandes Espérances, avant-dernière oeuvre achevée de Dickens, surprend par sa fraîcheur, le renouvellement constant de l'invention, le comique. Le héros-narrateur, Pip, passe de l'enfance dans un village, où il est apprenti-forgeron, à une adolescence fastueuse et dissipée à Londres. Les moments pathétiques alternent avec les instants cocasses. L'histoire du forçat enrichi et condamné à mort est digne de Victor Hugo. La présence des rêves, ou de certaines scènes fantastiques, comme la vue soudaine des gibets à l'entrée de la ville, donne au roman sa dimension poétique. Et il y a quelque chose d'étonnamment moderne dans les deux fins, l'une malheureuse, l'autre heureuse, du roman, au moment où l'homme, Pip, et la femme, Estella, ont été mûris et châtiés par les épreuves.
Né dans un hospice, Oliver Twist n'a que neuf ans quand il est placé comme apprenti chez un croque-mort. Affamé et maltraité, il s'enfuit et gagne Londres. Il tombe alors entre les griffes du terrible Fagin, chef d'une bande de jeunes pickpockets qui a élu refuge dans les bas-fonds de la capitale...
Le petit orphelin parviendra-t-il à échapper à son destin et à trouver sa place en ce monde ? Un roman inoubliable en version abrégée.
Édition enrichie (Introduction, notes, chronologie et bibliographie)Écrit à la suite d'un voyage à Manchester, où Charles Dickens, visionnaire au grand coeur, avait défendu l'éducation comme moyen de lutte contre la pauvreté, Un chant de Noël préfigure les premières réformes pour humaniser le travail dans l'Angleterre industrielle de la reine Victoria. L'histoire de Scrooge, vieil avare grincheux et solitaire que trois fantômes vont convertir, la nuit de Noël, à la gentillesse et à la bonne humeur, continue de séduire petits et grands depuis sa parution en 1843. Drôle et émouvant à la fois, ce conte renoue pour notre plus grand plaisir avec le mythe du paradis terrestre.
"J'ai toujours été frappé de constater à quel point le courage fait défaut, y compris aux gens les plus intelligents ou les plus cultivés, lorsqu'il s'agit de se confier sur des expériences psychiques liées au surnaturel. Presque tous craignent de s'exposer aux soupçons ou aux rires si jamais ils se hasardaient à raconter une expérience de ce type, qui n'éveille ni parallèle ni écho dans la vie psychique de leur interlocuteur. Un voyageur honnête qui aurait vu quelque créature fantastique du genre des serpents de mer n'aurait aucune réticence à l'évoquer ; mais ce même voyageur, eût-il ressenti un pressentiment, un instinct, un rêve, une divagation étranges, ou ce que l'on nomme vision, ou encore toute autre impression psychique paranormale, hésiterait longtemps avant de l'avouer."
Une jeune mariée disparaît mystérieusement, un esprit frappeur s'amuse dans le ventre de sa victime, un homme assassiné assiste au procès de son meurtrier... Quatre nouvelles grinçantes où Dickens mêle habilement angoisse et insolite, non sans une touche de malice.
Sur fond d'un interminable procès, impliquant une cinquantaine de personnages, Bleak House est le grand roman juridique de Dickens, qui dénonce une institution devenue folle. Raconté par deux personnages différents, de manière très moderne, le récit met en jeu tout un réseau de coïncidences, plusieurs fausses pistes et nombre d'espoirs déçus ou trahis. Roman foisonnant où la justice tourne à l'absurde, où l'on enquête et juge à l'infini, Bleak House est aussi un roman policier dont le véritable héros est Londres, la ville à l'atmosphère empoisonnée par la révolution industrielle. Dans une veine à la fois satirique, sombre et constamment drôle, Dickens décrit un monde où la nature est peu à peu corrompue par l'homme, et signe là son passage définitif vers le roman total.
Edition enrichie de Dominique Barbéris comportant une préface, des articles critiques et un dossier sur le roman.
Dans ces cinq contes, Dickens célèbre l'esprit de Noël, le partage et la charité, et dénonce l'injustice sociale qui exclut les pauvres de cette fête. C'est un portrait truculent de la vie quotidienne et une condamnation sans appel de l'exploitation et de la misère. Ce message social, Dickens nous le donne en douceur, par le détour du conte et du fantastique. Comme l'écrit Dominique Barbéris, "ces contes nous rendent un peu d'enfance à l'état pur, dans la vigueur native des sentiments : l'indignation et la pitié, le rire, la peur. Ils nous redonnent le bonheur oublié de nos premières lectures, ces lectures d'adhésion sans distance critique, sans réserve, non pas sceptiques et endurcies, mais merveilleusement sensibles et "crédules""
Edition enrichie (Introduction, notes, chronologie et bibliographie)Elevé, à la mort de ses parents, par le redoutable dragon domestique que le Ciel lui a donné pour soeur, Pip (Philip Pirrip) semble promis à l'existence obscure d'un jeune villageois sans fortune. C'est compter sans la bienveillance des divinités tutélaires qui veillent sur son enfance. Car Pip a le privilège de vivre au milieu de créatures singulières dont l'existence seule accrédite la croyance au miracle : il y a tout d'abord le sourire débonnaire, l'amitié protectrice et complice de son beau-frère, le forgeron Joe Gargery, puis la rencontre terrifiante mais bientôt miraculeuse d'Abel Magwitch, forçat au grand coeur, émule de Jean Valjean, qui saura lui rendre au centuple son modeste bienfait. Mais il y a surtout la pittoresque Miss Havisham et son éblouissante protégée, Estella. Estella au nom prédestiné, dont la froide et fascinante beauté exalte et désespère tout à la fois le jeune Pip : « J'ai regardé les étoiles et j'ai pensé que ce serait affreux pour un homme en train de mourir de soif de tourner son visage vers elles et de ne trouver ni secours ni pitié dans cette multitude scintillante. » Car les « grandes espérances » qui portent le jeune Pip ne sont pas les aspirations prosaïques de l'Angleterre victorienne, sa recherche du confort ou de la respectabilité, mais bien les puissances du rêve qui nous font chercher le bonheur au-delà de la Sagesse.
Édition enrichie de Isabelle Gadoin comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre.
Écrites entre 1840 et 1866, souvent pour Noël, ces dix histoires allient le bizarre, le grotesque et la fantaisie. Dix contes dans lesquels le narrateur se fait le relais d'une anecdote, tragique ou comique, qui lui a été confiée, ou retranscrit des confessions inquiétantes, d'hommes hantés par des visions, des esprits, par leur passé ou leurs fautes. L'inspiration gothique et fantastique - celle des maisons hantées des romans à sensation - rejoint la veine ludique et la verve du pasticheur. Dickens traite ses fantômes avec un entrain et une délectation qui nous les rendent réjouissants, et démontre une fois encore ses talents d'illusionniste.
Pour les 150 ans de la disparition de Charles Dickens, les éditions Archipoche rééditent 6 de ses plus grands romans dans nouvelles couvertures modernes et stylisées.
La jeune Nell Trent habite le magasin de son grand-père, dont elle s'occupe avec une touchante dévotion. Mais pourquoi le vieux brocanteur, dès la nuit tombée, l'abandonne-t-il au bric-à-brac de sa boutique pour disparaître jusqu'au matin ? Et que leur veut l'inquiétant Daniel Quilp, un nain difforme et ridicule qui semble acharné à leur perte ?
Criblé de dettes, le vieillard se voit bientôt dans l'obligation de céder son affaire à Quilp et à son homme de loi, prêts à tout pour accaparer ses biens. Un jour, Nell et son grand-père décident de s'enfuir et de tenter leur chance sur les routes...
Peuplé de personnages surprenants ou pathétiques, le quatrième roman de Dickens (1841) connut un succès populaire foudroyant dès sa parution en feuilleton.
Pour les 150 ans de la disparition de Charles Dickens, les éditions Archipoche rééditent 6 de ses plus grands romans dans nouvelles couvertures modernes et stylisées.
Qu'est devenu Edwin, disparu la veille de Noël ? Le jeune homme devait épouser Rosa, pensionnaire dans un orphelinat. L'enquête est menée par son oncle, le débonnaire John Jasper, chef des chœurs de la cathédrale.
Mais l'homme n'est pas au-dessus de tout soupçon : non seulement il est un habitué des fumeries d'opium... mais il était secrètement épris de Rosa ! Il parvient cependant à détourner les soupçons en direction d'un certain Neville et de sa sœur jumelle...
Le premier " roman à sensation " de Dickens (1870) est aussi son dernier : l'écrivain meurt en emportant le secret du dénouement. Edwin a-t-il été enlevé ? A-t-il simulé sa propre disparition ? S'il est mort, qui l'a tué ? Cette édition apporte une solution convaincante à une fascinante énigme littéraire.
Charles Dickens
1812-1870
David Copperfield
Un conte de Noël - A Christmas Carol
Extraits
Présentés par Georges Hermet.
Récits célèbres d'un des plus grands écrivains de langue anglaise, David Copperfield et Un conte de Noël illustrent cette fusion poignante et savoureuse des larmes et du rire qui fait l'art de Charles Dickens.
Ils sont présentés ici dans les versions qu'utilisait l'auteur lui-même pour les lectures publiques de ses oeuvres.
David Copperfield
Six morceaux de bravoure sélectionnés par Dickens et jalonnant la vie de David Copperfield, témoin bouleversé d'un amour trahi.
A Christmas Carol
Un conte de Noël
Comment l'esprit de Noël transforme un vieil avare et illumine la vie d'un petit infirme.
La série bilingue propose :
> une traduction fidèle et intégrale, accompagnée de nombreuses notes ;
> une méthode originale de perfectionnement par un contact direct avec les oeuvres d'auteurs étrangers.
Pour quel terrible secret le docteur Manette a-t-il passé dix-huit ans de sa vie enfermé dans la prison de la Bastille? C'est ce que Charles Darnay, devenu son gendre après avoir échappé à une condamnation à mort en Angleterre pour crime de haute trahison, va essayer de découvrir. Mais qui est vraiment Charles Darnay?... Un roman passionnant, sur fond de Révolution Française, avec une foule de personnages héroïques ou misérables, qui tient le lecteur en haleine jusqu'à son surprenant dénouement.
Après avoir fait connaissance des frères Cheeryble et de leur commis, les temps changent pour Nicolas, et son nouvel emploi lui procure toute satisfaction. Sa soeur ainsi que sa mère sont mises à l'abri des sombres projets de l'oncle Ralph, lequel rompt tout lien avec sa famille et n'a de cesse de se venger de l'impétueux jeune homme. Il n'hésitera pas, pour ce faire, à s'associer aux plus douteux membres de la société londonienne. Des secrets seront révélés et des intrigues ourdies par de sombres canailles, sans dérouter Nicolas, désormais amoureux d'une belle inconnue. Il lui faudra toute sa détermination et l'aide précieuse de ses amis pour traverser les lourdes épreuves qui l'attendent et dont le pauvre Smike sera la bien innocente victime.
Après avoir fait connaissance des frères Cheeryble et de leur commis, les temps changent pour Nicolas, et son nouvel emploi lui procure toute satisfaction. Sa soeur ainsi que sa mère sont mises à l'abri des sombres projets de l'oncle Ralph, lequel rompt tout lien avec sa famille et n'a de cesse de se venger de l'impétueux jeune homme. Il n'hésitera pas, pour ce faire, à s'associer aux plus douteux membres de la société londonienne. Des secrets seront révélés et des intrigues ourdies par de sombres canailles, sans dérouter Nicolas, désormais amoureux d'une belle inconnue. Il lui faudra toute sa détermination et l'aide précieuse de ses amis pour traverser les lourdes épreuves qui l'attendent et dont le pauvre Smike sera la bien innocente victime.
Le jeune Martin Chuzzlewit est amoureux de Mary, orpheline recueillie par son grand-père, le riche Martin Chuzzlewit senior. Mais avant que Martin junior puisse épouser Mary, son grand-père souhaite que qu'il découvre la valeur de l'argent gagné par le travail. Pour cela, il le déshérite et le confie à un membre de la famille éloigné, l'hypocrite Mr. Pecksnif. Celui-ci a des vues sur l'héritage Chuzzlewit, il rêve même de marier une de ses filles à Martin Junior. Mais rapidement le jeune Martin découvre la véritable nature de ce personnage et décide de partir en Amérique avec son ami et serviteur, Mark Tapley...
Le jeune Martin Chuzzlewit est amoureux de Mary, orpheline recueillie par son grand-père, le riche Martin Chuzzlewit senior. Mais avant que Martin junior puisse épouser Mary, son grand-père souhaite que qu'il découvre la valeur de l'argent gagné par le travail. Pour cela, il le déshérite et le confie à un membre de la famille éloigné, l'hypocrite Mr. Pecksnif. Celui-ci a des vues sur l'héritage Chuzzlewit, il rêve même de marier une de ses filles à Martin Junior. Mais rapidement le jeune Martin découvre la véritable nature de ce personnage et décide de partir en Amérique avec son ami et serviteur, Mark Tapley...
Après la disparition de sa mère, morte en le mettant au monde, Olivier Twist est placé et élevé dans un orphelinat. Il devient vite le souffre-douleur du cruel bedeau Bumble qui pour s'en débarrasser, le place comme apprenti chez un fabricant de cercueils. Maltraité, Olivier s'enfuit à Londres où il est enrôlé dans une bande d'enfants-voleurs dirigé par Fagin, un homme redoutable... Extrait : C'était le moment critique de la destinée d'Olivier. Si l'encrier s'était trouvé à la place où le vieux monsieur le cherchait, il y eût trempé sa plume, il eût signé l'acte d'apprentissage, et Olivier eût été emmené sur l'heure. Mais le hasard voulut que l'encrier fût précisément sous son nez, et qu'il le cherchât des yeux de tous côtés sans l'apercevoir. Pendant cette recherche, il jeta les yeux en face de lui, et son regard rencontra la figure pâle et bouleversée d'Olivier Twist, qui, en dépit des coups d'oeil significatifs et des pinçons de Bumble, considérait l'extérieur affreux de son futur maître avec une expression d'horreur et de crainte, trop visible pour échapper même à un magistrat à demi aveugle.
M. Gradgrind a donné à ses enfants Tom et Louise, une éducation rigoureuse, sans tendresse, ne laissant place ni à l'imagination, ni à la rêverie, comme il nous l'explique: «Ce que je veux, ce sont des faits. Enseignez des faits à ces garçons et à ces filles, rien que des faits. Les faits sont la seule chose dont on ait besoin ici-bas.». Louise épouse M. Bounderby, l'ami de M Gradgrind, riche industriel parti de rien et fier de sa réussite. Il emploiera Tom dans sa banque comme comptable. Le destin semble tracé pour tout le monde, quand un nouveau personnage entre en scène, M. Harthouse, un jeune dandy qui a beaucoup d'influence sur Tom. De plus un vol survient à la banque de M. Bounderby. Un honnête ouvrier, Étienne Blackpool, est accusé du vol, mais qui est réellement le coupable?... Roman le plus engagé de Dickens, Les Temps difficiles nous plonge dans les débuts de la révolution industrielle qui transforme l'aimable campagne anglaise en un pandémonium d'usines, de canaux, d'installations minières, de fabriques, d'entrepôts, de banlieues misérables, où survit un prolétariat totalement exploité. Sous un ciel de suie, Coketown, la ville du charbon (Manchester en réalité), est d'autant plus l'image de l'enfer que la classe ouvrière n'y est pas encore organisée et qu'elle apparaît ainsi comme la victime toute désignée de politiciens sans scrupules et d'une bourgeoisie, parfois compatissante et troublée dans son confort moral, mais toujours persuadée de la divinité de ses droits. Le roman de Dickens correspond point pour point à l'analyse qu'en ces mêmes années et dans cette même Angleterre, Fr. Engels entreprenait de la naissance du capitalisme moderne. extrait : Bounderby, dit M. Gradgrind en approchant une chaise du feu, vous vous êtes toujours trop intéressé à mes jeunes gens, surtout à Louise, pour que j'aie besoin de m'excuser avant de vous confier que cette découverte m'a beaucoup, beaucoup peiné. Je me suis systématiquement dévoué, vous ne l'ignorez pas, à l'éducation de la raison chez mes enfants. La raison, vous savez, est la seule faculté à laquelle doive s'adresser l'éducation.
Pip, orphelin élevé par une soeur revêche, vit rongé par la honte: celle d'être à la charge de son beau-père, le forgeron Joe Garnery - celle d'avoir aidé, dans les marais, un forçat évadé, Magwitch, et celle ,enfin, de sa pauvreté devant Estella, la pupille de la riche Melle Havisham. Il rêve de devenir digne de la conquérir quand on lui annonce que de grandes espérances lui sont permises grâce à un mystérieux mécène. Il part alors pour Londres où il acquiert le vernis social ,et aussi le snobisme ,du gentilhomme. Tout vacille lorsqu'il apprend que son bienfaiteur n'est autre que Magwitch... Extrait : Et pourtant cet homme était, comme l'autre, habillé tout en gris ; comme l'autre, il avait un fer à la jambe ; comme l'autre, il boitait, il avait froid, il était enroué ; enfin c'était exactement le même homme, si ce n'est qu'il n'avait pas le même visage et qu'il portait un chapeau bas de forme et à larges bords. Je vis tout cela en un moment, car je n'eus qu'un moment pour voir tout cela ; il me lança un gros juron à la tête, puis il voulut me donner un coup de poing ; mais si indécis et si faible qu'il me manqua et faillit lui-même rouler à terre car ce mouvement le fit chanceler ; alors, il s'enfonça dans le brouillard, en trébuchant deux fois et je le perdis de vue.
De beaux contes, sous forme de «l'histoire de» : L'histoire du parent pauvre - L'histoire de l'enfant - L'histoire de quelqu'un ou La légende des deux rivières - L'histoire de la vieille marie bonne d'enfant - L'histoire de l'hôte - L'histoire du grand-père - L'histoire de la femme de journée - L'histoire de l'écolier sourd - Histoire de l'invité - L'histoire de la mère - Le retour de l'émigrant ou Noël après quinze ans d'absence Extrait : Michel, dit-elle en mettant sa main dans la mienne avec la candeur de son dévouement virginal, ne vivons plus chacun de notre côté. Je vous assure que je puis très bien me contenter du peu que vous avez, comme vous vous en contentez vous-même. Vous êtes heureux, je veux être heureuse avec vous. Je vous parle du fond de mon coeur. Ne travaillez plus seul, réunissons nos efforts dans la lutte. Mon cher Michel, ce n'est pas bien à moi de vous cacher ce dont vous n'avez aucun soupçon, ce qui fait le malheur de ma vie. Ma mère...
Nelly et son grand-père vivent dans une petite maison. Kit, un brave et honnête garçon, les sert avec une loyauté sans faille... Mais le vieil homme, bien qu'adorant l'enfant, cache de sombres secrets... Un horrible nain, Mr Quilp, va les chasser de leur maison et les poursuivre, persuadé que le vieil homme a emporté un magot. Pendant ce douloureux voyage au travers de l'Angleterre, ils rencontreront toute une galerie de personnages parfois sinistres mais aussi souvent pittoresques (les deux polichinelles, le dresseur de chien, la dame du musée de cire, etc). Au travers du destin tragique de Nelly, Dickens dénonce le caractère inhumain du monde industriel de cette Angleterre de la fin du XIXème siècle. Extrait : C'était son grand-père. Le premier mouvement de l'enfant fut d'appeler le vieillard ; le second, de se demander quels pouvaient être ses compagnons et dans quelle intention ils se trouvaient là réunis, une crainte vague d'abord, puis le désir violent d'éclaircir ses doutes, rapprocha Nelly du groupe présent à ses yeux : toutefois elle eut soin de dissimuler ses pas, et de se glisser le long d'une haie. Elle put de là arriver jusqu'à quelques pieds seulement du bivouac, et, cachée entre de jeunes arbres, voir et entendre à la fois sans craindre d'être aperçue.