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La construction de la rétine: variations entre espèces
Bien que le plan de la rétine soit bien conservé chez les vertébrés, il y a une grande variation dans la diversité, le nombre et la distribution des six types de neurones qui constituent la rétine. Le développement de la vision dépend, en particulier, d’un contrôle très fin de la proportion entre deux types de neurones contenus dans la rétine. D’un côté, les photorécepteurs déterminent la sensibilité de l’organe à la lumière. De l’autre, les cellules ganglionnaires de la rétine (RGCs) assurent par leur nombre la résolution de l’image, comme les pixels d’un appareil photo numérique. Plus la densité de RGCs est élevée, meilleure est l’acuité visuelle. La proportion de cellules progénitrices recrutées pour produire des RGCs déterminent les caractéristiques fonctionnelles de l’œil adulte.
Les oiseaux ont une proportion élevée de RGCs, ce qui conduit à une acuité visuelle élevée mais une faible sensibilité. Par contre, chez les mammifères, à l’exception notable des primates, la faible proportion de RGCs par rapport aux photorécepteurs conduit à une acuité visuelle faible mais à une bonne sensibilité.
Afin d’élucider comment ces proportions varient entre espèces, nous comparons les réseaux de régulation génétique qui contrôlent la production des RGCs et photorécepteurs chez des espèces modèles comme le poulet, le pigeon et la souris.