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Jamais les concentrations de gaz à effet de serre, le niveau des mers, la chaleur des océans de même que leur acidification n'avaient été aussi élevés, selon l'état du climat mondial en 2021, publié mercredi à Genève par l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Ces indicateurs devraient encore se détériorer dans les prochaines années, selon un responsable de l'agence onusienne.
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De même, les situations météorologiques extrêmes ont abouti à des centaines de milliards de dollars de coûts économiques et de nombreuses victimes. Elles devraient encore augmenter jusque dans les années 2060, même si les efforts requis sont menés.
"Défi le plus important"
"La guerre en Ukraine a pris le pas sur le rapport du GIEC mais le changement climatique reste le défi le plus important" pour le monde, a affirmé à la presse le secrétaire général de l'OMM Petteri Taalas. L'attention "à court terme porte sur les prix de l'énergie et alimentaires", selon lui.
La guerre en Ukraine a pris le pas sur le rapport du GIEC mais le changement climatique reste le défi le plus important
Selon le rapport de l'organisation, l'année 2021 a bien été l'une des sept les plus chaudes jamais observées. La situation aurait pu être pire encore sans deux périodes de courant froid La Niña au début et en fin d'année.
La température moyenne a dépassé de 1,1 degré celle de la période préindustrielle. La semaine dernière, l'OMM avait affirmé qu'il y a une chance sur deux pour qu'elle soit temporairement supérieure de 1,5 degré à celle-ci pendant l'une des cinq prochaines années au moins.
Appel de Guterres
Dans une vidéo, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé à cinq actions concrètes. Il demande que les technologies d'énergies renouvelables soient considérées comme un bien public, souhaitant une coalition mondiale, et que l'approvisionnement en matières premières pour celles-ci soit étendu et diversifié.
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Les gouvernements doivent faciliter l'approbation de ces énergies vertes et renoncer aux subventions des énergies non renouvelables. Les investissements dans les renouvelables doivent être multipliés par trois pour atteindre 4000 milliards de dollars par an.
ats/asch