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En tant que gardiens de la nature, les communautés autochtones et les militant-e-s autochtones en Russie sont soumis à des menaces massives et sont victimes de la répression du gouvernement lorsqu’ils plaident pour le respect de leurs territoires. Avec les connaissances nécessaires, les leaders, les militants et les experts juridiques autochtones peuvent engager des procédures judiciaires devant les tribunaux internationaux et ainsi faire valoir leurs droits.
Les communautés autochtones vivent dans le climat rude de l’Arctique russe depuis des siècles, beaucoup menant une vie nomade. Leur mode de vie traditionnel est basé sur l’élevage de rennes, la chasse, la pêche et la cueillette. L’accès à la terre est non seulement essentiel pour leur survie, mais aussi significatif pour la préservation de leur culture et de leur langue. Malheureusement, leurs territoires présentent un intérêt vital pour l’économie russe : 80 % des ressources minérales de la Russie, telles que le cuivre, le nickel, l’or, le pétrole et le gaz naturel, se trouvent sur leurs terres ancestrales. À cet égard, les peuples autochtones sont une épine dans le pied de l’État russe et des sociétés opérant dans l’Arctique russe.
Les dommages causés par l’extraction des ressources se font généralement au détriment de l’environnement et des communautés autochtones qui y vivent. Encore et encore, les entreprises violent les règles de sécurité et d’environnement. Un triste exemple de la situation des peuples autochtones est l’énorme marée noire survenue dans l’une des exploitations de la société extractive Nornickel en mai 2020 sur la péninsule de Taimyr, dans le nord de la Russie. 21 000 tonnes de diesel ont pollué les eaux de la péninsule de Taimyr, une zone habitée principalement par les communautés indigènes des Nganasans, Dolgans, Nenets, Enzes et Evenks.
Dernier espoir : les tribunaux internationaux
Il n’existe pratiquement aucun autre pays européen où les violations des droits humains sont aussi nombreuses qu’en Russie. Parce qu’il n’y a pas de système judiciaire équitable en Russie. En outre, les autorités et les entreprises russes font tout ce qu’elles peuvent pour empêcher le travail de défense des droits humains des militant-e-s autochtones. La criminalisation des militants des droits humains autochtones par les autorités russes est en augmentation. Ceux qui osent s’exprimer sont poursuivis, criminalisés et même emprisonnés. Les activistes sont à court d’options. Le dernier espoir : le dépôt de plaintes auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).
Parmi les nombreuses affaires actuelles de la CEDH provenant de Russie, il y a encore très peu de plaintes émanant des communautés autochtones. Cela est dû au fait qu’elles ne disposent pas des ressources juridiques, financières et humaines nécessaires. Mais le manque de connaissances et la peur de la répression par l’État empêchent également les communautés de faire valoir leurs droits. Les peuples autochtones de Russie comptent parmi les plus pauvres du pays et leur développement social et économique ainsi que leur espérance de vie sont bien inférieurs à la moyenne nationale.
Avec le renforcement des capacités et le transfert de connaissances pour la justice
Afin de combler le manque de connaissances au sein des communautés, les leaders, les militant-e-s et les juristes autochtones de Russie souhaitent établir un réseau avec des juristes spécialisés dans les droits humains d’autres régions du monde et faciliter le transfert de connaissances. Dans des ateliers, des stratégies seront développées que les avocats et les activistes russes peuvent utiliser pour déposer avec succès des plaintes auprès de la Cour européenne des droits de l’homme et pour donner plus de visibilité à la situation dramatique des droits humains en Russie.
Pour réaliser les premiers ateliers, les communautés ont besoin d’au moins 15 000 francs suisses. Veuillez soutenir les communautés autochtones de l’Arctique afin qu’elles puissent lutter contre la destruction de leur habitat et vivre une vie autodéterminée.
- Avec 40 francs, vous contribuez aux frais matériels des séminaires.
- Avec 80 francs, vous soutenez le travail de recherche et de documentation des cas.
- Avec 160 francs, vous contribuez à couvrir les frais d’avocat pour le dépôt des plaintes.
Merci beaucoup d’aider à renforcer les droits des populations autochtones de l’Arctique russe avec votre contribution !
Chaque contribution compte - petite ou grande ! Merci beaucoup.
Nous vous remercions : parmi tous les donateurs et donatrices du crowdfunding nous tirons au sort 30 sacs de jute avec le slogan de notre campagne arctique.