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Critique
"Trente-cinq ans après, on prend les mêmes, on en ajoute quelques autres et on recommence... Depuis quelques jours, Mowgli vit avec une famille humaine dans un village séparé de la jungle par une rivière dont la traversée est interdite. Mais il peine à dire papa à son père adoptif et s'ennuie de son vieux copain l'ours Baloo.
Puni pour avoir emmené les enfants du village dans la jungle, Mowgli profite d'un moment de confusion générale pour s'échapper et retrouver ses compagnons sauvages, suivi à son insu par son amie Shanti et Ranjan, le turbulent petit frère de celle-ci. Le serpent Kaa verrait bien l'un ou l'autre à son menu, le tigre Shere Khan ne rêve que de vengeance, la panthère Bagheera tente de tempérer l'impulsivité de Baloo, le colonel Hathi reste un éléphant scrongneugneu, et Lucky (mention spéciale à Phil Collins pour sa verve comique) est un vautour nouveau venu qui ne cesse de se gausser du tigre.
On retrouve avec plaisir la galerie de personnages hauts en couleur, de beaux décors, quelques gags bien trouvés, une musique qui balance à souhait, mais ça sent quand même un peu le réchauffé et on reste sur sa faim. Ne l'ayant pas vue, votre chroniqueur ne peut rien dire de la version française, ""enrichie"" par la chanson-phare du film interprétée par Houcine, ""le désormais célébrissime finaliste de la Star Academy""..."
Daniel Grivel