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Le président brésilien Lula a entamé lundi son retour à l'international par une visite chez son voisin et proche allié argentin. Il a tenté de rassurer sur un prochain retour "à la normalité" au Brésil après la convulsion récente qui a menacé les lieux de pouvoir.
Trois semaines après le début de sa présidence, et deux semaines à peine après l'assaut de bolsonaristes contre les sièges d'institutions brésiliennes, Luiz Inacio Lula da Silva a été reçu lundi en visite officielle à Buenos Aires. Suivra mardi, dans la capitale argentine, un sommet de la Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes (CELAC- 33 pays membres), en présence d'une quinzaine de chefs d'Etat et de gouvernement.
Lula bouclera ensuite mercredi en Uruguay cette première sortie internationale, avant de recevoir à Brasilia le 30 janvier le chancelier allemand Olaf Scholz, puis de se rendre le 10 février à Washington, rencontrer son homologue américain Joe Biden.
Les militaires "ne servent pas un politicien"
A Buenos Aires, le dirigeant de gauche de 77 ans, qui entame son troisième mandat (après ceux de 2003 à 2010), a été rattrapé par des questions sur la situation intérieure au Brésil.
Il a dit sa conviction, trois jours après le limogeage du chef de l'armée de terre, que le Brésil reviendra "à la normalité" et que les forces armées y "rempliront leur rôle" sans "servir un politicien", comme selon lui elles ont pu le faire sous son prédécesseur d'extrême droite Jair Bolsonaro.
Il s'exprimait pour la première fois depuis le limogeage samedi du général Julio César de Arruda, deux semaines après les attaques du 8 janvier à Brasilia. Le ministre de la Défense avait évoqué une "rupture de confiance" avec l'officier.
"J'avais choisi un chef de l'armée mais cela n'a pas fonctionné. J'ai dû en choisir un autre", a expliqué Lula lundi en conférence de presse, interrogé sur une confiance désormais rétablie ou pas, avec la nomination du général Tomas Ribero Paiva. "J'ai eu une bonne conversation avec lui. Il pense exactement la même chose que moi sur les forces armées".
"Les forces armées ne servent pas un politicien, elles n'existent pas pour servir un politicien", a-t-il insisté. Les militaires, comme "les agents de l'Etat, ne peuvent pas s'impliquer en politique pendant l'exercice de leur fonctions".
"Un phénomène s'est produit au Brésil (...) je ne sais pas comment l'expliquer, mais Bolsonaro a obtenu que la majorité dans toutes les forces militaires, de la police de chaque Etat à la police routière, une partie de police militaire et des forces armées", l'appuient, a ajouté Lula.
Rêve distant d'une "monnaie commune"
Sur le plan bilatéral, le président brésilien venait à Buenos Aires renouer avec une relation bilatérale forte de ses premiers mandats et a rappelé sa gratitude envers son homologue argentin Alberto Fernandez (centre-gauche) qui était venu le voir en détention en 2019.
Lula, demandant "pardon aux Argentins" pour le désintérêt de Bolsonaro ces dernières années, a promis qu'à la fin de son mandat "la relation avec l'Argentine sera la meilleure (bilatérale) qui puisse exister dans toute l'Amérique latine". Brésil et Argentine, première et troisième économies d'Amérique latine, ont d'ailleurs signé lundi une batterie d'accords bilatéraux: énergie, science, santé, éducation, agriculture, finances...
Les deux chefs d'Etat ont évoqué des perspectives de gaz argentin pour le Brésil, d'électricité brésilienne pour l'Argentine. Et même de premiers pas vers une "monnaie commune" aux deux pays qui faciliterait leurs transactions et échanges commerciaux conséquents - le Brésil est 1er partenaire économique de l'Argentine, l'Argentine 3e du Brésil.
"Nous voulons que nos ministres des Finances puissent nous faire une proposition" en ce sens, a déclaré Lula. "Nous ne savons pas comment pourrait fonctionner une monnaie commune à l'Argentine et au Brésil ou dans la région. Mais nous savons comment fonctionnent des économies nationales avec des monnaies étrangères...", a déploré M. Fernandez, en référence à l'économie argentine de facto bimonétaire, avec un peso sous le joug du dollar et en dépréciation constante.
Mardi, Lula devait à Buenos Aires sceller le retour du Brésil au sein de la Celac, forum de dialogue et concertation des pays de la région -hors Etats-Unis et Canada. Bolsonaro en avait retiré le Brésil, dénonçant la place accordée à des régimes "non-démocratiques", tels Cuba, le Venezuela ou le Nicaragua.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Les PME suisses se préparent à une escalade avec la Chine
Les PME suisses orientées vers le marché asiatique délocalisent leur production au Vietnam, en Thaïlande ou en Inde, constate samedi Simone Wyss Fedele, chargée de la promotion des exportations suisses. Elles se préparent à une escalade en Chine.
"Nous voyons une tendance: 'Chine+1'", déclare la directrice de la promotion des exportations Switzerland Global Enterprise (S-GE) dans un entretien diffusé par la Schweiz am Wochenende.
La régionalisation dans le commerce international est actuellement au centre des préoccupations, ajoute-t-elle. "Les entreprises implantent le développement et la production en Asie pour l'Asie, en Europe pour l'Europe et en Amérique pour l'Amérique. La mondialisation devient régionale".
"Sans l'Europe, rien n'est possible"
Mais, malgré les risques, la Chine reste très importante, poursuit Mme Wyss Fedele. "C'est notre troisième partenaire commercial. Dans le futur, elle sera probablement le deuxième pays le plus important après les États-Unis" d'Amérique. En cas d'urgence, chaque entreprise doit savoir pour quel pays elle opte, poursuit-elle.
"Nous pensons qu'une formation rigide de blocs est possible, mais peu probable. Mais si cela devait arriver, les entreprises suisses choisiraient le bloc européen - c'est le retour que nous recevons - et indirectement les Etats-Unis. Sans l'Europe, rien n'est possible", précise la responsable. "L'Europe dans son ensemble est notre principal partenaire commercial et le restera au cours des 20 prochaines années".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
La Finma créancière de FTX
La Finma se retrouve sur la liste des créanciers de la plateforme de cryptomonnaies en faillite FTX, aux côtés d'entreprises actives dans le secteur des monnaies numériques.
L'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) se trouve sur la liste des créanciers de FTX publiée cette semaine aux Etats-Unis. Une situation que le gendarme financier ne s'explique pas. Il n'a pas été impliqué dans la constitution de cette liste, a affirmé un porte-parole vendredi auprès de Finews et de la Neue Zürcher Zeitung. "Nous pouvons exclure que la Finma a été elle-même cliente de la société ou qu'elle a opéré sur les plateformes".
Le représentant a ajouté que la Finma n'avait pas de factures au nom de FTX, qui a mis la clé sous la porte en novembre, entraînant des milliards de pertes pour ses clients. De plus, la plateforme domiciliée aux Bahamas n'a jamais reçu d'autorisation de la part de l'organisme fédéral.
Sur cette liste figurent aussi les zougois Bitcoin Suisse et Seba Bank, ainsi que la zurichoise Bank Maerki Baumann. Zurich Insurance et deux filiales d'UBS auraient aussi des prétentions envers la société insolvable, de même que les cabinets Lenz&Stähelin et Bär&Karrer.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Flughafen Zürich a trouvé un nouveau directeur général
Flughafen Zürich a trouvé un nouveau directeur général pour remplacer le sortant Stefan Widrig. Lukas Brosi, actuellement directeur des finances, reprendra les rênes de l'entreprise à partir de fin avril.
M. Brosi, économiste d'entreprise de formation, s'occupe des finances de l'aéroport de Zurich depuis 2017 et a rejoint le groupe en 2009, indique vendredi un communiqué.
Quant à M. Widrig. il quittera l'entreprise fin avril, après 23 ans de services pour diriger la société immobilière Allreal.
Le processus de recrutement d'un nouveau trésorier a été entamé.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Cyberattaques contre des administrations, aéroports et entreprises en Allemagne
Des sites internet d'administrations, d'entreprises et d'aéroports allemands sont ciblés par des cyberattaques, entraînant pour certains une paralysie, a indiqué jeudi l'agence fédérale de cybersécurité (BSI).
Les services du BSI ont été informés "d'attaques DDoS (par déni de service) actuellement en cours contre des cibles en Allemagne", a déclaré jeudi un porte-parole du BSI interrogé par l'AFP.
Des "cibles individuelles dans le secteur financier" et des sites d'administrations fédérales seraient également attaquées, sans conséquence majeure à ce stade.
Les attaques par déni de service (DDoS) consistent à prendre pour cible un système informatique en l'inondant de messages ou de requêtes de connexion.
Les attaques ont été revendiquées par le site de hackers russes Killnet, selon le BSI. Elles sont menées en représailles, selon le quotidien économique Handelsblatt, de l'annonce de la livraison à Kiev par Berlin de chars Leopard 2.
Attribuer clairement ce type d'attaques est cependant "particulièrement difficile concernant les collectifs de hackers", tempère le porte-parole du BSI.
Répercussions mineures
Ces hackers "lancent des appels spécifiques à l'action, puis beaucoup de gens participent" mais "il est difficile de prouver que la paternité peut leur être attribuée", précise-t-il.
"Certains sites sont actuellement indisponibles", a confirmé à l'AFP le porte-parole du BSI, après que deux quotidiens de Stuttgart ont évoqué jeudi matin des blocages.
"Il n'existe actuellement aucune indication de répercussions directes sur les services concernés et, selon l'évaluation du BSI, il ne faut pas s'attendre à des répercussions si les mesures de protection habituelles sont prises", assure le porte-parole.
Les attaques contre les sites de l'administration fédérale et des Länder ont ainsi été "en grande partie repoussées à ce stade" et sont restées "sans conséquences graves", selon lui.
Le site de la police de la région du Bade-Würtemberg a aussi été visé, selon le ministère régional de l'Intérieur.
L'enquête a été confiée à la police de ce Land.
L'Allemagne a été visée ces dernières années par plusieurs cyberattaques imputées à la Russie, dont une en 2015 avait ciblé le Bundestag, la chambre basse du parlement allemand, et les services de l'ex-chancelière Angela Merkel.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Décès du promoteur immobilier genevois Thierry Barbier-Mueller
Le promoteur immobilier et collectionneur d'art genevois Thierry Barbier-Mueller est décédé mardi soir d'un arrêt cardiaque à l'âge de 62 ans. Il dirigeait le groupe SPG-Rytz depuis 2000.
Le décès a été révélé jeudi par l'hebdomadaire GHI. Dans un message adressé aux collaborateurs du groupe immobilier, deux des cinq filles de Thierry Barbier-Mueller - Marie et Valentine-, qui étaient en train de reprendre le flambeau de l'entreprise familiale, soulignent son "énergie débordante", "sa créativité multiforme" et "ses idées foisonnantes".
Thierry Barbier-Mueller était un acteur important du monde immobilier genevois et romand. Après un diplôme en droit à l'Université de Genève, il a effectué des stages à Vienne et à New York. De retour à Genève en 1984, il a rejoint la Société privée de gérance (SPG) fondée par son père Jean Paul Barbier-Mueller.
Le Genevois était aussi un passionné d'art, comme une grande partie de sa famille. Son père avait ouvert en 1977 un musée consacré aux arts traditionnels, situé en Vieille-Ville. Grand collectionneur, Thierry Barbier-Mueller possédait notamment une impressionnante série de 650 chaises de créateurs.
Le mudac à Lausanne en présente actuellement 211 dans le cadre de l'exposition "A Chair and You" à voir jusqu'au 26 février. "Peu attiré par le faste et les soirées mondaines, Thierry Barbier-Mueller a bâti sa collection de manière personnelle et intime", indique le mudac dans un communiqué qui lui rend hommage. Le mudac et son ex-directrice Chantal Prod'Hom ont entretenu une longue collaboration, relève encore l'institution.
La littérature
Très sensible à l'esthétique des espaces extérieurs, Thierry Barbier-Mueller avait lancé en 2009 un concours annuel d'idées en partenariat avec la Haute école du paysage, de l'ingénierie et d'architecture de Genève (HEPIA). Il s'intéressait aussi à la littérature et avait créé, en 2013, le prix littéraire SPG qui récompense chaque année la première oeuvre d'un auteur romand.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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