Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07093.jsonl.gz/595

Selon une tradition connue en Suisse-allemande pour célébrer la fin de l’hiver, on brûle une sorte de grande poupée dénommée le Böögg. Bien Souvent le Böögg représente une personnalité haïe sur le plan international comme Kim Jong-Un ou Kadhafi ou un fait d’actualité sur lequel on voudrait tirer un trait. Mais, cette année, la commune zurichoise de Bassersdorf a choisi créé un personnage figurant une personne trans* pour y mettre le feu.
Le Böögg a ainsi été présenté vêtu d’une cravate rouge semblant couvrir la poitrine, d’une jupe arc-en-ciel dissimulant un pénis, et arborant une coupe de cheveux longue et blonde d’un côté, et courte et châtain de l’autre. Il a ensuite été brûlé.
Interrogés sur ce choix de représentation, les organisateurs ont expliqué avoir pensé qu’un Böögg traitant du Covid-19 ou de la guerre en Ukraine serait trop triste et ont souligné le fait que le genre est un sujet d’actualité. Un spectateur présent à Bassersdorf a porté plainte, qualifiant le choix d’inhumain et reprochant à l’organisation de stigmatiser une minorité persécutée. Cette plainte n’a, pour l’instant, pas été considérée par le Ministère public zurichois.