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Une fois le label "No Littering" délivré, la ville, la commune ou l'école peut l'utiliser gratuitement dans l'ensemble de sa communication.
IGSU(sda-ats)
La Suisse s'engage contre la "mauvaise habitude de jeter ou abandonner des déchets par terre". Un label "No Littering" a été créé pour lutter contre ce fléau. Villes, communes et écoles qui prennent des mesures pourront l'obtenir.
Cette appellation, créée à l'initiative de la Communauté d'intérêts pour un monde propre (IGSU), est soutenue par l'Office fédéral de l'environnement et l'Organisation infrastructures communales, indique jeudi l'IGSU. Le distinctif veut renforcer ces institutions dans leur engagement, les motiver à multiplier leurs mesures et à les faire connaître dans l'opinion publique.
Parmi les premiers détenteurs du label, les villes de Fribourg, Lugano (TI), Bâle et Winterthur (ZH). La commune et une école de Wetzikon (ZH) ont toutes deux également obtenu le sésame.
Villes, communes et écoles assument une grande partie des coûts du "littering" et veillent à ce que leurs habitants gèrent les déchets correctement, mais "leur combat n'est pas toujours visible et apprécié à sa juste valeur", note l'IGSU. En lançant ce label, "nous contribuons à la diffusion des messages des institutions", souligne Nora Steimer, sa directrice, citée dans le communiqué.
75% des dépenses
N'importe quelle ville, commune ou école de Suisse a la possibilité de demander le label. Pour cela, l'institution doit remplir un cahier des charges et faire une promesse de prestations suffisante. Une fois que le label lui a été délivré, elle peut l'utiliser gratuitement dans l'ensemble de sa communication pendant l'année calendaire correspondante.
Près de 75% des habitants se sentent "plutôt très gênés" ou "très gênés" par l'abandon sauvage des déchets, rappelle l'IGSU, pointant un sondage qu'elle a réalisé l'an dernier. En outre, selon une étude de l'Office fédéral de l'environnement datant de 2010, les dépenses de nettoyage s'élevaient alors à près de 200 millions de francs par an, les trois quarts étant supportées par les villes et communes.
ATS