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Le National renonce à serrer la vis à la Banque nationale suisse (BNS) après l'affaire Hildebrand. Il a sèchement repoussé mercredi des motions de l'UDC qui visaient à limiter l'indépendance de l'institution et refusé d'accroître l'influence des cantons.
Seul un postulat de Susanne Leutenegger Oberholzer (PS/BL) a tacitement passé la rampe du National. Le Conseil fédéral devra rédiger un rapport sur les instruments dont dispose l'Etat pour lutter contre la surévaluation du franc en plus des moyens d'intervention de la BNS. Un groupe de travail réunissant administration et Banque nationale planche déjà sur le sujet.
La session extraordinaire de consacrée à la BNS a surtout illustré les divergences des partis quant à l'influence des politiques sur la banque. UDC mise à part, les partis bourgeois ont plaidé contre une intervention, l'estimant superflue et néfaste à l'indépendance de la BNS.
Accouché d'une souris
"Le psychodrame qui a entouré le départ de Philipp Hildebrand a accouché d'une souris", a résumé Dominique de Buman (PDC/FR). Les résultats de la BNS sont là pour prouver que sa politique fonctionne et que l'institution a les moyens d'assumer le soutien du franc.
Pour Christoph Blocher, la politique a trop longtemps laissé faire et "idolâtré" la BNS et Philipp Hildebrand. L'ancien conseiller fédéral a plaidé pour l'interdiction des achats spéculatifs de devises. En vain, la motion de son groupe a été rejetée par 129 voix contre 52. Le texte pour imposer un plafond d'endettement à la BNS a connu le même sort.
"Excellent travail"
Louant "l'excellent travail" de Philipp Hildebrand, la ministre des finances Eveline Widmer-Schlumpf a estimé que l'ancien président avait sans doute été une personnalité trop forte et trop peu influençable pour certains cercles politiques.
Elle a aussi défendu le nouveau règlement sur les transactions des dirigeants de la BNS, l'un des plus stricts au monde. Le Conseil des Etats tient jeudi sa session extraordinaire sur la BNS.
ATS