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Les Suisses sont-ils favorables aux étrangers?
En menant l'enquête, l'OFS dresse le portrait d'une Suisse favorable à la participation politique des étrangers. On vous présente les chiffres.
La population vivant en Suisse fait globalement preuve d'ouverture, relève l'Office fédéral de la statistique (OFS). Un changement de tendance s'est même opéré depuis 2018: une majorité de la population se dit en faveur du droit à la participation politique des personnes étrangères.
La Suisse et l'intégration
- Les helvètes sont en faveur de la participation politique des étrangers.
- Ils sont d'accord avec le regroupement familial.
- Ainsi qu'avec la naturalisation automatique de la deuxième génération.
- Les Suisses estiment que les étrangers sont nécessaires au fonctionnement de l'économie.
- Mais ils sont conscients que le racisme est un problème social qu’il faut combattre.
Bien que les sentiments négatifs à l'égard de la différence a diminué ces dernières années, la population ressent tout de même un malaise face à certains étrangers. La discrimination est également encore très présente, autant pour les Suisses que pour les étrangers.
La Suisse et le malaise
- Un tiers des Helvètes ressent un malaise lorsqu’elle est confrontée à la différence, en particulier face à des musulmans et musulmanes.
- Un tiers de la population montre de la désapprobation par rapport à l’Islam.
- Les personnes au mode de vie itinérant sont également plus sujettes aux attitudes négatives.
- Trois quarts de la population s’accorde à dire que les personnes noires éprouvent plus de difficultés à trouver un logement dans le pays.
La Suisse et la discrimination
- Un tiers de la population déclare avoir subi de la discrimination ou de la violence.
- Parmi les personnes victimes de discriminations, une majorité évoque comme motif leur nationalité et leur langue ou accent.
- Sont ensuite mentionnés les motifs suivants: le genre, la position politique, l’âge, la religion.
- Le monde du travail est le lieu dans lequel les discriminations se produisent le plus fréquemment. L’espace public est aussi mentionné par de nombreuses victimes.
Dans l'ensemble, l'OFS constate tout de même une cristallisation des tensions sociales autour des appartenances musulmanes et d’autres «minorités visibles» comme les populations noires ou migrantes, mais aussi autour des appartenances juives. (ats/jch)