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21/01/2012
Monsieur Pidoux, un eco-vendeur de compromission
Ce mercredi 18 janvier, Monsieur Jean-Yves Pidoux publie un écrit dans le Courrier.
Il désire offrir son analyse et son point de vue concernant l'évolution de son parti : les Verts.
Selon lui, il y aurait deux sortes de Verts : les missionnaires et les pragmatiques (ou gestionnaires).
Ce clivage consisterait essentiellement entre Verts pro-capitalistes en faveur d'un développement durable plus ou moins social-libéral (les pragmatiques), et Verts anti-capitalistes favorables à un projet de société post-capitaliste (la société anti-productiviste, ou décroissante), c'est à dire les missionnaires.
Les Verts pragmatiques permettraient d'obtenir des améliorations concrètes, certes de petites tailles, mais néanmoins tangibles. Alors que les Verts missionnaires nuiraient à la réalisation des idées écologiques à cause de leurs revendications trop radicales.
Mais l'antagonisme que construit Monsieur Pidoux ne tient en réalité pas la route !
Il y a dans les faits trois types d'acteurs: les radicaux hors-système politique (les révolutionnaires), les radicaux dans le système politique (les réformistes radicaux), et les modérés (les réformistes modérés).
Les Verts pragmatiques de (et dont) Monsieur Pidoux sont des modérés. Leurs idées sont modérés et leurs moyens d'action sont modérés.
Les Verts missionnaires de Monsieur Pidoux sont des réformistes radicaux : ils prônent un changement systémique par la réforme politique. Leurs idées sont radicales, mais leurs moyens d'action sont modérés.
En fait, quand il tente de décrédibiliser les réformistes radicaux, il agit dans le seul intérêt de renforcer la domination idéologique des centristes modérés dont il fait partie.
Un réformiste radical peut obtenir les mêmes résultats que ceux d'un modéré, mais il a la possibilité d'aller plus loin, d'envisager autre chose, de dépasser la doxa, tandis que le modéré reste avec des boulets aux pieds lorsque le temps vire à l'orage et que le capitalisme vacille (tiens c'est la situation actuelle... !)
La social-démocratie était à l'origine un courant marxiste-réformiste. A présent, elle est dominée par des social-libéraux, difficilement capables de faire face à l'évolution du monde contemporain.
Ce qui se passe en ce moment chez les Verts correspond au même mouvement, et c'est très inquiétant !
Les idéologues pro-capitalistes tentent d’anéantir l'écologie politique...
Mais des cendres de l'utopie resurgit toujours un nouveau phénix prêt à illuminer le monde.
Espérons que la décroissance prendra donc le relais !