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Histoire
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La communauté catholique du Schönberg n'a pas toujours eu une église pour se rassembler. Au début des années 1960, les paroissiens du récent quartier se réunissaient en la chapelle des sœurs d'Ingenbohl pour y célébrer l'eucharistie. Dès l'année 1963, le besoin s'est fait ressentir d'aménager un nouveau lieu de culte. C'est en 1966 que l'Association pour la future paroisse du Schönberg fut constituée afin de mener à bien le projet de construction d'un centre paroissial, constitué d'une église et d'un lieu d'accueil, de rencontres et de partage, le Centre St-Paul.
Le choix de Paul comme saint patron de la communauté n'est évidemment pas le fruit du hasard. Paul est l'Apôtre des païens, c'est-à-dire de tous ceux qui viennent de loin et qui sont intégrés à l'Eglise du Christ. Or, le Schönberg est le quartier de Fribourg où la population d'étrangers est la plus élevée. Paul est donc le signe par excellence de la volonté d'ouverture, d'intégration et de respect mutuel des habitants, quelle que soit leur culture, leur lieu d'origine et même leur croyance religieuse. A eux tous, ils forment l'Eglise universelle, le Corps du Christ ressuscité. C'est pourquoi, en dessous de l'église, on a voulu disposer d'un lieu de rassemblement et de communion fraternelle, le Centre St-Paul.
Ces dernières années, compte tenu d'une situation financière stable et seine, il est apparu opportun de mettre à disposition des paroissiens une chapelle mortuaire digne de ce nom, ainsi que de construire une cure, lieu d'accueil adéquat, donnant au curé et à son équipe pastorale une visibilité ecclésiale plus grande et se situant plus proche de l'église.
1472 Construction de la chapelle Saint-Barthélémy à la bifurcation des routes de Berne et de Tavel.
1961 Mise à disposition de la chapelle des sœurs d'Ingenbohl pour la célébration de deux messes par dimanche.
1966 Assemblée constitutive de l'Association pour la future paroisse du Schönberg (12 octobre).
1969 L'Apôtre Paul est choisi comme saint patron de la communauté catholique du Schönberg (26 novembre).
1974 L'Assemblée de paroisse adopte définitivement le projet de construction du Centre St-Paul avec son église.
1975 Premier coup de pioche (9 octobre).
1976 Bénédiction de la première pierre par l'abbé Henri Schornoz, vicaire épiscopal (15 mai).
1977 Inauguration du Centre St-Paul et consécration de l'autel par Mgr Pierre Mamie, évêque du diocèse (8 mai).
1998 Don à la paroisse par la clinique Saint-Anne d'une sculpture en bronze représentant un Christ cosmique.
2000 Rénovation de la chapelle de semaine.
2001 Aménagement de la nouvelle chapelle mortuaire.
2002 Inauguration par Mgr Pierre Burcher, évêque auxiliaire et ancien vicaire de la paroisse, de la nouvelle cure.
Eglise
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Elle abrite plusieurs œuvres d'art remarquables. Le Christ cosmique placé au-dessus de l'autel principal est un bas-relief en bronze réalisé dans les années soixante par le sculpteur Franco Annoni.
Quant aux vitraux, ils sont l’œuvre du peintre fribourgeois Yoki et ont été exécutés avec la collaboration du maître verrier Michel Eltschinger. L’œuvre d'art sacré constituée par la longue frise des vitraux au plomb qui couronne le centre apparaît comme inséparable aussi bien de l'époque qui l'a vu naître que du contexte architectural pour lequel elle a été créée. L'artiste s'est efforcé d'assurer l'unité de l'ensemble par la justesse d'échelle des éléments de sa composition et par la qualité de ses harmonies colorées qui font toucher à ce sens du mystère attaché à tout art authentique.
Pour animer ce long bandeau entrecoupé par 58 verticales plus larges que la partie éclairée, il a fallu inventer des formes et des plages de couleur, chevauchant au travers des meneaux et obtenir une qualité poétique et spirituelle de la lumière en jouant des tons plus ou moins opagues et des tons translucides. Le graphisme délié des plombs assure le passage entre les diverses zones de la composition tout en structurant vigoureusement les formes.
Par ses seuls rythmes et par le chant de sa couleur, l’œuvre exprime dans des harmonies de jaune, de lilas et de bleus différenciés - au côté nord - le mystère de l'Incarnation, le Fiat de Marie bénie entre toutes les femmes et choisie pour être à la fois Mère de Dieu et mère des hommes. Dans des accords de rouges vineux, de terres et de bleus violacés, la frise qui suit à l'ouest traduit le début de la vie publique du Christ et le déroulement de sa Passion dans des accents tragiques qui débouchent au sud sur la douceur du matin de Pâques. A quoi succède la gloire du Ressuscité exprimée dans des registres où dominent les ors et les rouilles, couleurs qui se prolongent jusqu'au chœur pour évoquer la Jérusalem céleste.
Le maître verrier joue avec les variations tonales des verres "antiques" pour doter l'ensemble de vie comme il joue avec la transparence de tons plus légers pour faire participer discrètement le paysage environnant à la vie du sanctuaire. Les 59 vides ont donc été comblés pour créer cette ambiance sacrée qui change au cours des heures et des saisons et qui donne naissance - à l'époque de l'invasion des images - à un climat méditatif et recueilli. Art non figuratif mais qui favorise les dispositions rendant fructueuses la prière et la vie sacramentelle.