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Le rapporteur spécial de l'ONU contre la torture, le Zurichois Nils Melzer, demande aux autorités américaines de suspendre une exécution prévue jeudi prochain. Si elle est appliquée, cette sentence pourra équivaloir selon lui à de la torture.
Condamné pour vol et meurtre il y a 31 ans, un individu gravement malade doit être exécuté par injection létale. Des membres du personnel de santé ont par le passé été confrontés à des difficultés pour lui administrer des soins par ce moyen.
En raison de ces problèmes, "une injection létale infligerait une douleur et une souffrance qui peuvent équivaloir à de la torture", estiment M. Melzer, qui a ciblé déjà à plusieurs reprises les Etats-Unis, et l'une de ses collègues. Par ailleurs, le produit utilisé pour endormir l'individu est inefficace face à la douleur "atroce" provoquée par les substances de l'exécution, affirment-ils.
Par ailleurs, cet homme pourrait ne pas avoir eu accès à un procès équitable. Les deux spécialistes demandent aux autorités de "stopper cette exécution, annuler la sentence et organiser un nouveau procès conforme aux règles internationales".
Ils considèrent que cette exécution sera arbitraire si elle est maintenue. Ils ont envoyé une lettre au gouvernement américain pour lui dire leur préoccupation. Un rapport médical sur l'individu doit être rendu mardi prochain, disent-ils.