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Lorsque le ou la partenaire perd son emploi, il est possible d’augmenter son propre revenu afin d’atténuer la perte de salaire, surtout si les prestations de l’assurance chômage sont faibles, explique la Haute école spécialisée bernoise dans un article.
Or, selon une étude de la Haute école spécialisée financée par le Fonds national, cela n’arrive que rarement et dans une faible mesure. L’étude n’a constaté aucune réaction au chômage du partenaire chez la moyenne des hommes et des femmes actifs, que ce soit au niveau du taux d’occupation ou du revenu, selon le rapport de l’étude.
Seules les femmes sans emploi ont augmenté leur taux d’activité de trois pour cent en moyenne, soit environ 150 francs, en raison du chômage de leur partenaire. De plus, les couples moins bien lotis ne réagissent pas plus fortement que les couples financièrement plus aisés, selon le rapport.
L’étude conclut que les éventuelles réductions de prestations ne sont pas compensées par les partenaires des chômeurs et qu’un État social trop généreux ne sape pas les mécanismes de soutien privés.
Selon le rapport, les femmes peuvent en outre mieux s’adapter à l’évolution du rapport entre travail et famille, en accélérant un retour prévu sur le marché du travail ou en revenant sur une récente réduction du taux d’occupation, selon une autre observation.
Les partenaires des chômeurs n’adaptent guère leur emploi ou leur revenu dans le cadre du système relativement généreux de l’assurance-chômage, conclut l’étude selon le rapport. La famille ne serait donc pas un substitut potentiel à l’État-providence.