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Afin de se protéger du coronavirus, une des recommandations est de se laver les mains. Faut-il encore savoir bien le faire. L’Unicef a établi une marche à suivre pour rappeler les règles de base, dont la durée du nettoyage. L’organisme donne un bon truc à ce sujet:
«Vous devez vous laver les mains au minimum pendant 20 à 30 secondes. Pour vous donner une idée de ce que cela représente, c’est le temps de chanter deux fois la chanson Joyeux anniversaire dans son intégralité.»
Quand la musique sauve des vies Chanson mondialement connue, traduite dans de nombreuses langues, c’est effectivement une bonne référence pour que l’ensemble de la population puisse suivre ce conseil. Dans le même ordre d’idée, on connaît aussi l’utilisation de la chanson des Bee Gees Stayin’ alive afin de garder le rythme idéal lors d’une réanimation cardio-pulmonaire.
Chanson inspirante Igor Stravinsky a également été inspiré par cette petite mélodie composée par les sœurs Hill en 1893. A l’occasion du 80ème anniversaire de Pierre Monteux – chef d’orchestre américain d’origine française – il écrit Greeting prelude, une pièce brève d’une minute (i.e. double lavage de mains!) pour orchestre symphonique. C’est le Boston Symphony Orchestra dirigé par Charles Münch qui crée cette œuvre le 4 avril 1955… il y a tout juste 65 ans. Voici une interprétation.
Dorénavant, lavez-vous les mains en chantant, en y ajoutant le prénom d’une personne qui fête son anniversaire, vous en connaissez sans doute une aujourd’hui!
La crise actuelle me rappelle une autre année catastrophe en Ville de Genève: 2007. Une pandémie d’actions culturelles sévissait sur Genève! En effet, le Département des affaires culturelles offrait un programme de manifestations autour de la thématique des catastrophes: expositions, rencontres, films, colloques, bibliographie. Son titre: Tout peut arriver.
La Musicale a fourni des références tirées de son fonds, en lien avec les avalanches, la sécheresse, la tempête, le déluge, les éruptions volcaniques, les incendies, la fin du monde… En revanche, au chapitre des épidémies, pas de ressources musicales citées.
Si cette bibliographie était mise à jour, ce chapitre pourrait être largement étoffé avec des titres actuels comme:
Si une compilation regroupant les chansons inspirées par la situation du moment est éditée, c’est sûr que La Musicale en fera l’acquisition. Elle pourrait la classer dans son libre accès sous une nouvelle cote qu’elle nommerait: chanson solidaire!
* un autre projet commun est arrivé plus tard: le service de référence à distance InterroGE, disponible durant la fermeture des bibliothèques.
La musique (classique) n’est pas aussi sérieuse que l’on pense. En cette période particulière de confinement, nous vous proposons de rire un peu…
Dans sa collection de partitions, la bibliothèque regorge de perles humoristiques et musicales. Des musicien-ne-s très inspiré-e-s, à l’humour léger ou plus décapant, ont osé composer pour instruments non ordinaires, emprunter des paroles comiques ou interpréter librement des classiques du genre. Dans ce premier volet: les instruments atypiques.
Les compositeurs et compositrices ont écrit pour des instruments hors du commun comme le seau d’eau ou le pot de chambre, ou encore la machine à écrire. Le britannique Malcolm Arnold, connu pour sa musique du film Le pont de la rivière Kwai, a composé en 1956 « une grande, grande ouverture » pour… trois aspirateurs, une machine à cirer, quatre fusils et orchestre! Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Arnold n’a pas dédicacé cette oeuvre à son personnel de maison mais à l’ancien président américain Hoover, au nom très connoté dans le domaine du nettoyage.
Nous reviendrons prochainement sur cette thématique avec d’autres partitions hors du commun!
C’est parti pour une nouvelle édition des Quatre saisons de La Musicale. Au fil de l’année, la bibliothèque accueillera en ses murs concerts et accrochage d’affiches, comme elle l’a déjà fait lors de deux éditions précédentes.
Pour ouvrir cette saison, c’est un «Joyeux bordel». Non pas que la bibliothèque se retrouve sans dessus dessous, mais la troupe du même nom vient se produire le vendredi 4 octobre 2019 à 19h dans notre salle de lecture aménagée pour l’occasion en salle de concert.
Emmené par la pétillante chanteuse et comédienne Bérengère Mastrangelo – fidèle lectrice de la bibliothèque – le trio composé également de Philippe Mathey au chant et Lee Maddeford au piano présente son tour de chant : «C’est un cabaret groovy où on chante avec jouissance à plusieurs voix le plaisir de vivre et l’insoumission à la morale bien-pensante et aux interdits. Surprendre la spectactrice et le spectateur, le provoquer, le faire rire et l’émouvoir sur plusieurs modes dont le medley revisité (ou pot-pourri 2.0) qui permet les audaces et les ruptures les plus inattendues. Se moquer, tourner en dérision nos travers, nos addictions aux plaisirs en «cocktailisant» nos cultures et nos influences musicales : anglo-saxonne, jazz, chanson française… pour chanter notre drôle de vie.»
A la suite de ce concert, la bibliothèque profite de cette ambiance festive pour marquer les 30 ans de son installation dans la Maison des arts du Grütli en vous invitant à une verrée conviviale!