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Parfois j'ai l'impression qu’en Roumanie on croit que les Occidentaux vivent sans s'inquiéter et sans problèmes. Que pensez-vous ?
Comparé avec la Roumanie, ici on s’inquiète moins du jour suivant. Cependant, il y a d'autres problèmes: la course contre le temps, le stress, les problèmes financiers, beaucoup ont des ennuis financiers. Quoique, avec le support de l’état on ne meurt pas de la famine ici, il y a quand même beaucoup de problèmes existentiels.
Pourrions-nous parler des "maladies d'Occidental" ?
Selon la littérature spécialisée, les gens souffrant des maladies psychiques comme schizophrénie ou les maladies schizo-affectives représentent partout (c'est à dire ici, en Afrique ou en Roumanie) le même pourcentage de la population : 1%. Les dépressions, par exemple, ne dépendent pas de l'endroit vivant ou de la situation financière d'une personne. L'on a pourrait indiquer qu'ici en Suisse il y a plus de patients malade de "distymia" - les états de dépression, « malheur », qui apparaissent sur un fond névrotique et peuvent durer plusieurs années. Je pense que ceci ne se produit pas parce que ici c’est l'ouest avec une certaine richesse (comme ils disent en Roumanie "qu'ils souffrent de trop de bien-être") mais plutôt parce que les gens pensent davantage à certains aspects. Ils ont plus de temps pour la réflexion parce qu'ils ont un salaire satisfaisant, un bon système social, vacances, alors - parce qu'ils existent, les gens consacrent plus de temps à leurs problèmes personnels.
Comme par exemple ?
Quand on a des problèmes de mariage il ou elle va chez les personnes qualifiées afin de les résoudre, on essaye une thérapie de couple. (Cependant, le taux de divorces est très haut en Suisse, 43% !) Naturellement, il y a de tels problèmes en Roumanie mais les gens ont moins de temps pour considérer et penser aux implications psychologiques : on obtient le divorce et voilà. Je pense également qu'en Roumanie on ne donne pas assez d'attention aux dépressions mineures comme le font ici. À partir des dépressions mineures on peut développer les dépressions sérieuses qui pourraient même finir dans le suicide. Parfois la famille et l’entourage aperçoivent seulement les étapes avancées de la dépression, et souvent il est trop tard pour une intervention efficace. En raison des difficultés, de la crainte pour admettre que vous êtes malade, l'astigmatisme qu'une maladie psychique pourrait apporter, le manque de temps ou simplement parce qu'on peut "fonctionner" tout à fait bien tout en ayant une dépression, beaucoup de gens "continuent" jusque à... elles font face à une destruction nerveuse. Les maladies occidentales sur les quelles on s’appuy en présent sont les perturbations alimentaires comme boulimie ou anorexie. Mais elles existent également en Roumanie. Il y a également la dépendance de la drogue mais malheureusement ceci devient un problème sérieux en Roumanie aussi.
La presse suisse indique une augmentation des perturbations psychologiques parmi les enfants et la jeunesse. Avez-vous constatée la même chose?
Je traite des adultes. Selon mon expérience à ce moment dans l'analyse psychiatrique (non seulement ici en Suisse mais également aux USA ou d'autres pays) il y a un grand appuy sur les expériences que le patient a éprouvé pendant son enfance. On essaye de découvrir des perturbations aussitôt que possible, parce qu'on a observé que la plupart des problèmes des patients proviennent de l'enfance. Il est bien clair que les gens confrontés avec des difficultés pendant leurs enfances ou d'adolescence sont plus vulnérables et par la suite ils peuvent développer plus facilement des maladies psychiques. À ce moment environ 30% des personnes malades en Suisse souffrent d’une maladie psychique ou psychosomatique. De telles perturbations stigmatisent la vie du patient de même façon en Suisse qu’en Roumanie et l’ont font souffrir d’avantage. Ici cependant, leur perception commence à changer. Quand j'ai travaillée dans le traitement ambulatoire, j'ai remarquée qu'approximativement 20% des patients sont venu à nous par de leur propre initiative. Ils demandaient l'aide professionnelle, en disant «je suis psychiquement malade en raison de... », «J’ai terminé une relation et je suis déprimée » ou « j’ai besoin d'aide parce que j'été agressée sexuellement ». De telles attitudes montrent que les gens sont plus ouverts pour accepter des problèmes psychologiques. Ceci augmente également les chances curatives.