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Si les crises persistent malgré la prise de médicaments, il convient de vérifier la possibilité d’une opération. C’est en particulier envisageable lorsque les crises prennent naissance en un seul point du cerveau (crises partielles et crises secondaires généralisées) et que ce point ne se trouve pas dans une zone du cerveau responsable de fonctions extrêmement importantes, telles que le langage, la vision ou le mouvement. C’est le cas chez environ 10 % du tiers de patients qui ont encore des crises malgré les médicaments, soit au total approximativement 2 à 3 % des personnes épileptiques.
Le traitement chirurgical de l’épilepsie vise à retirer le foyer épileptique. Cette intervention doit être soigneusement préparée et expliquée pour ne pas avoir de répercussions négatives sur la capacité de parler, bouger ou penser du patient. Plus la personne est jeune, plus les avantages offerts par une opération réussie sont grands. Si le foyer se trouve dans le lobe temporal interne, les personnes opérées n’ont ensuite plus ou presque plus de crises dans environ 75 % des cas.
Si une opération ne peut être envisagée, une forme particulière d’alimentation, appelée régime cétogène, peut conduire à une amélioration. Les régimes cétogènes sont caractérisés par une forte teneur en lipides, une faible teneur en glucides et un apport protidique et énergétique équilibré, qui permettent d’imiter l’état du métabolisme observé dans le jeûne.
Le stimulateur du nerf vague ou « stimulateur cérébral » est une autre option. A cet effet, on implante sous la peau, en dessous de la clavicule, un stimulateur fonctionnant sur pile, similaire à un pacemaker, que l’on relie au nerf vague dans le cou.
Auteurs : Günter Krämer, Stephan Rüegg ; dernière actualisation de cette page : 2021