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Utiliser la bande d'arrêt d'urgence, abaisser la vitesse maximale ou interdire aux camions de dépasser. Le Conseil fédéral a adopté vendredi un rapport présentant des mesures visant à fluidifier le trafic et renforcer la sécurité sur les routes nationales.
Sur des tronçons où le trafic est chargé, la réaffectation des bandes d'arrêt d'urgence par exemple aux entrées ou sorties d'autoroute peut réduire les bouchons. Entre Morges et Ecublens (VD) - où une telle solution existe depuis 2010 - le nombre d'accidents a baissé de plus de 25%. De plus, le trafic est devenu nettement plus fluide et la pollution, ainsi que le bruit, ont fortement diminué.
Résultat, la Confédération envisage de réaffecter des bandes d'arrêt d'urgence sur 17 tronçons supplémentaires, environ 150 km (en comptant les deux sens). Parmi eux figurent Genève Meyrin - Versoix, Aubonne - Morges Est ou encore Lausanne Vennes - Belmont.
Selon l'Office fédéral des routes, les investissements devraient s'élever à environ un milliard de francs. Des études de projet sont déjà entamées pour 16 tronçons qui s’étendent au total sur 125 km.
Maximum 80 km/h
Une autre mesure qui a également fait ses preuves est l'abaissement progressif de la vitesse maximale autorisée en cas de surcharge du trafic. A l’heure actuelle, une vitesse avoisinant les 85 km/h semble optimale.
Par conséquent, la Confédération prévoit d'abaisser progressivement à 100, voire 80 km/h, la vitesse maximale autorisée quand la circulation est saturée sur des routes nationales régulièrement surchargées.
Des panneaux d’affichage "dynamique" devront être installés pour signaler à l'automobiliste qu'il doit réduire sa vitesse. Il en existe déjà sur quelque 170 km. La plupart sont installés sur l’axe Ouest-Est, particulièrement surchargé entre Genève et St. Margrethen (SG) ou dans les tunnels spécialement longs (de quelque 800 km).
Insuffisant
Selon le Conseil fédéral, l'efficacité des mesures de gestion pour fluidifier le trafic n'est plus à démontrer. Il existe toutefois un besoin de rattrapage en termes de mise en oeuvre et ces mesures ne suffiront de toute façon pas à éliminer durablement les bouchons sur les tronçons surchargés. Seule la poursuite du programme d'élimination des goulets surchargés et le développement du réseau des routes nationales pourront y parvenir, conclut le gouvernement.
ATS