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A peine la finale 2018 perdue par Cleveland face à Golden State sur le score sans appel de 4 à 0, le feuilleton de l'été a aussitôt commencé: où jouera LeBron James la saison prochaine ?
Le principal intéressé dit ne pas encore le savoir.
Réponse attendue autour du 9 juillet si l'on se fie aux précédents de 2010 (Emission de TV "The decision", encore régulièrement moquée, pour son départ à Miami) et de 2014 (Le retour à la maison).
. A-t-il joué son dernier match avec Cleveland?
La question lui a été posée dès son arrivée en conférence de presse et sa réponse a le mérite d'être claire: "Je ne sais absolument pas au moment où je vous parle (...) je n'ai pas la réponse".
De quoi inquiéter, comme de rassurer, les supporters de Cleveland à qui il a offert le titre tant attendu en 2016. De quoi donner quelques espoirs aux dirigeants de Houston, de Philadelphie ou des Lakers qui rêvent de le recruter.
Une chose est sûre, le "roi" consultera sa famille: "Mes garçons (13 et 10 ans) étaient beaucoup plus jeunes la dernière fois il y a quatre ans (pour le retour à Cleveland en 2014, NDLR), il faut que je comprenne où ils en sont", a-t-il expliqué.
"Ma famille a une grande part dans ma carrière, dans ce que je vais décider, et cela continuera", a insisté le natif d'Akron.
. Est-il prêt à repartir de zéro?
C'est peut-être la seule certitude dans sa réflexion: "King James" ne semble pas prêt à rejoindre une équipe en reconstruction ou partant de zéro, ou presque, comme il l'a fait à Miami en 2010 ou en 2014 pour son retour à Cleveland.
"Ce n'est certainement pas la situation la plus confortable, pour que cela marche, il faut avoir la chance que tout le monde soit en bonne santé, pour construire cette entente et camaraderie sur le parquet", a-t-il expliqué.
"C'est compliqué, cela a ses avantages et clairement ses inconvénients", a rappelé le no 23 des Cavaliers.
A 33 ans, il n'a plus de temps à perdre s'il veut ajouter quelques lignes à son palmarès qui comprend trois titres NBA, quatre trophées de meilleur joueur de la saison (MVP), une flopée de records, mais aussi six finales, perdues à deux longueurs du "record" de Jerry West (8) quand Michael Jordan, à qui il est sans cesse comparé, a fait lui un sans-faute avec Chicago (6 finales, 6 titres).
Une réflexion qui pourrait exclure de fait les Lakers qui ne se sont toujours pas remis de la fin de l'ère Kobe Bryant et n'ont plus participé aux play-offs depuis 2013.
En revanche, Houston où joue son grand ami Chris Paul, a une équipe pour régner sur la NBA: les Rockets ont fait trembler Golden State en finale de conférence Ouest (4-3).
. Un avenir sans basket est-il envisageable?
Homme d'affaires avisé, conseillé par ses amis d'enfance Rich Paul et Maverick Carter, James, sixième sportif le mieux payé de la planète en 2018 selon le magazine Forbes (85,5 M USD), a bâti un empire présent dans la restauration, la production télé et cinéma et bien sûr le sport professionnel avec une participation dans le capital du club anglais de Liverpool (2% achetés 6,5 M USD en 2011 et estimé à 32 M USD désormais) et le marketing sportif.
Mais il a prévenu vendredi qu'il restera dans le basket "pour le reste de (sa) vie", comme propriétaire d'équipe, conseiller ou agent, sans donner de date pour sa retraite sportive.
"J'ai deux garçons qui jouent au basket, je ne peux pas prédire l'avenir en ce qui concerne la question de devenir propriétaire d'équipe", a-t-il fait remarquer.
"Mais j'ai une grande connaissance du basket, je sais reconnaître le talent", a conclu la superstar de la NBA.
ATS