Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07234.jsonl.gz/568

La 103e rencontre de l'Etzel. De bons rapports de voisinage
La 103 e rencontre
de l' Etzel
Cette année, près de 100 membres du CAS sont montés à l' Etzel pour la traditionnelle rencontre. Si, à l' ori, on s' y rendait pour trouver des camarades de courses, la convivialité se trouve aujourd'hui au premier plan.
« Faire vivre une tradition, ce n' est pas en conserver les cendres mais en attiser la flamme. » Voilà l' un des propos tenus par Walter Keller, président d' honneur de la section organisatrice Hoher Rohn, dans son discours d' ouverture. Apparemment, les organisateurs de la rencontre savent maintenir le feu en vie: parmi les 100 personnes présentes se trouvaient plusieurs représentants des jeunes générations.
Pour un membre du CAS qui ne vient pas du canton de Zurich, il peut sembler incongru de se réunir entre sections, le premier dimanche de décembre, sur une colline de 1098 m d' altitude. Les annales de la section Hoher Rohn 1 expliquent de façon lapidaire la création de la rencontre de l' Etzel: « Lors de la séance du 4 décembre 1904, il fut décidé d' inviter les sections Bachtel et Einsiedeln à partager une randonnée hivernale sur l' Etzel. » Quinze jours plus tard, 55 membres de ces trois sections se réunirent pour la première fois sur ce sommet panoramique au-dessus du lac de Zurich.
Recherche de camarades de courses
Si l'on sait que ce nombre représentait alors les deux tiers des membres de ces sections, on comprendra à quel point le besoin d' échanges se faisait sentir à l' époque. Selon Walter Keller, la raison serait que les rencontres avec les membres d' autres sections étaient extrêmement rares: les transports étaient trop chers, les trajets trop longs, le temps et les moyens de communication manquaient. Celui qui, en plus du repos du dimanche, avait congé le samedi après-midi, pouvait s' estimer heureux. Quant au mot « vacances », avant la Première Guerre mondiale, il était quasi absent du vocabulaire. Pas étonnant, dès lors, que l'on ait cherché des moyens d' établir des contacts entre les sections!
Le traditionnel exposé
Etienne Gross, rédacteur en chef des Alpes depuis bien des années, honora l' assemblée d' un exposé. Il traita d' abord de la réalisation de la revue, puis s' attar sur les médias de masse et le rôle des manchettes de journaux. Selon lui, les manchettes pourraient être comparées à des ballons, gonflables à volonté. Plus le titre serait grand et provocateur, plus il ferait appel aux sentiments, plus grande serait l' importance accordée par les lecteurs à l' événement concerné. Et bien souvent, les manchettes seraient déterminées, non pas par le cours des événements, mais par les médias eux-mêmes. En tant que consommateur, il serait donc essentiel de maintenir un certain esprit critique. « Lire les journaux est un art, expliqua Etienne Gross, le lecteur doit absolument faire preuve d' une saine méfiance à l' égard des manchettes et des gros titres. » Suivit la traditionnelle assiette froide, accompagnée de vives conversations. Même si la recherche de compagnons de courses n' est plus au premier plan, la joyeuse compagnie qui redescendit de l' Etzel ce jour-là n' a pas regretté d' être venue. a Alexandra Rozkosny ( trad. ) 1 Texte datant de son 75 e anniversaire, 1966 Etienne Gross, rédacteur en chef des Alpes ( à d. ), et Markus Lehmann, graphiste, se préparent à faire leur exposé. Ils se sont intéressés à la réalisation de la revue et à l' impact des manchettes de journaux C' est par un temps presque printanier que les participants sont redescendus de l' Etzel, le premier dimanche de décembre 2006. Au fond, on distingue le lac de Sihl La section Hoher Rohn, actuellement sans président, a invité son président d' honneur, Walter Keller, à la représenter pour cette journée Photos: Alexandr a Rozkosny