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L'enquête sur l'ingérence russe avance avec la constitution d'un "grand jury"
Le Wall Street Journal, qui a dévoilé l'information, cite deux sources au fait du dossier et écrit que la constitution de ce "grand jury" à Washington, qui a commencé ses travaux il y a quelques semaines, illustre le fait que l'enquête non seulement avance, mais prend aussi de l'ampleur.
Aux Etats-Unis, un "grand jury" peut mener une procédure pour enquêter sur de potentiels actes criminels et exiger la comparution de témoins comme la production de documents.
Rencontre avec une avocate russe dans le viseur
Selon l'agence Reuters, des demandes en comparution ont été émises dans le cadre de la rencontre du fils aîné de Donald Trump avec une avocate russe en juin 2016.
Mi-juillet, Donald Trump Jr. avait admis avoir rencontré Natalia Veselnitskaya, qui lui avait été présentée comme une émissaire du gouvernement russe en possession d'informations potentiellement compromettantes sur Hillary Clinton.
Mais "il est très vite apparu qu'elle n'avait aucune information intéressante" et que son réel objectif était d'évoquer l'adoption d'enfants russes par des couples américains dans le cadre d'un programme suspendu par le président russe Vladimir Poutine, avait affirmé le fils Trump.
Depuis sa nomination en mai à ce poste de procureur spécial, Robert Mueller, ancien directeur du FBI, est chargé d'enquêter au niveau fédéral pour déterminer s'il y a eu une ingérence de Moscou dans l'élection présidentielle de 2016.
mre avec agences
Publié le 03 août 2017 à 22:26 - Modifié le 04 août 2017 à 00:37
Le Sénat présente une loi pour protéger le procureur Mueller
Le texte, présenté par le démocrate Chris Coons et le républicain Thom Tillis, empêcherait un président de renvoyer un procureur spécial sans contrôle juridictionnel. S'il était renvoyé, Robert Mueller pourrait donc contester cette décision devant les tribunaux.
Le projet de loi "aiderait à garantir l'indépendance des procureurs, et renforcerait la séparation des pouvoirs dans notre pays", a expliqué Thom Tillis dans un communiqué.