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Quiconque s'est déjà trouvé à proximité de la ligne blanche de sécurité dans une gare alors qu'un train de marchandises passait à toute vitesse sait par expérience à quel point les courants d'air provoqués par le passage des trains peuvent être puissants. Cet effet est d'autant plus prononcé que le véhicule est moins aérodynamique. Les trains de marchandises, par exemple, génèrent nettement plus de vent qu'un Intercity ou qu'un métro.
Noel Rhyner (20 ans) est un constructeur d'installations et d'appareils qualifié. Cet été, il a terminé son apprentissage de quatre ans chez Bühler à Uzwil et effectue maintenant, en plus de son travail chez Bühler, une passerelle d'un an dans le but d'étudier ensuite le génie mécanique à l'université. Un soir, alors que Noel faisait la navette entre son travail et son domicile, il a été saisi par un tel courant d'air sur le quai de la gare et a commencé à se demander s'il était possible d'utiliser ce vent pour produire de l'électricité verte.
Grâce à l'impression 3D, il a construit le premier prototype d'éolienne et l'a testé au bord de la route. En effet, les voitures et les camions génèrent également un courant d'air lorsqu'ils passent devant. "Dans un premier temps, j'ai testé si l'éolienne tournait", explique Noel. Dans un deuxième temps, il l'a optimisée, a effectué des simulations sur ordinateur, a cherché des partenaires et a finalement soumis son projet au concours national "La Science appelle les jeunes".
En adoptant la loi sur la protection du climat, la Suisse a décidé d'atteindre la neutralité climatique d'ici 2050. Pour atteindre cet objectif, il faut des innovations comme celles que Noel et d'autres spécialistes de l'industrie tech développent chaque jour.
Les innovations techniques ne contribuent pas seulement à réduire les besoins en énergie et les émissions de CO2 dans le monde, elles facilitent aussi notre quotidien de bien des manières. Pour Noel, il était donc évident qu'il ferait un jour un apprentissage technique : "Quand j'étais petit, je me tenais toujours sur les chantiers et je regardais les ouvriers avec leurs pelleteuses. L'interaction des machines, la manière dont elles s'imbriquent et fonctionnent, me fascinaient déjà à l'époque", dit-il.
Il se souvient avec plaisir de sa période d'apprentissage. C'était une période très variée. Après avoir appris les bases pratiques de son métier, comme la soudure, au cours de sa première année d'apprentissage, il a mis en œuvre son propre projet dès la deuxième année.
En troisième année d'apprentissage, il s'est spécialisé dans la planification des installations et est passé de la production au bureau. Noel compte également parmi les points forts de son apprentissage une mission de plusieurs mois à l'étranger, au Brésil. En tant que constructeur d'installations, Noel peut vivre et travailler partout dans le monde.
Tu es curieux de savoir ? Tu découvriras ici tout ce qu'il faut savoir sur les dix métiers techniques, les exigences qu'ils posent et comment décrocher une place d'apprentissage.