Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/205876

<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral, en réponse à plusieurs interventions, a affirmé que la disparition des insectes aurait d'énormes conséquences pour l'économie et la société dans son ensemble.</p><p>Qu'est-ce qui coûtera le plus cher, à moyen et long terme : la mise en oeuvre rapide et cohérente de mesures ciblées de protection et de promotion, telles que celles décrites dans le rapport d'experts sur la motion 13.3372 (y compris l'extension de la surveillance et du contrôle) ou les énormes conséquences de la perte des insectes ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Il n'existe pas d'évaluation au niveau national concernant les coûts globaux liés à la disparition des insectes. Une étude publiée dernièrement par Agroscope estime la valeur de la pollinisation des cultures par les abeilles à environ 350 millions de francs par an. Cette estimation ne tient pas compte des nombreuses autres prestations que fournissent les insectes, par exemple dans le domaine de la fertilité du sol ou de la régulation des organismes nuisibles. Les insectes sont présents dans tous les habitats et jouent un rôle clé dans le cycle des écosystèmes. Dès lors, le montant de 350 millions devrait certainement être multiplié en cas de disparition des insectes. En comparaison, quelque 414 millions de francs ont été versés en 2017 à l'agriculture pour la promotion de la biodiversité dans le cadre des paiements directs. 50 millions de francs sont également alloués aux cantons dans le cadre des conventions-programmes qui permettent de soutenir des mesures pour l'amélioration des habitats et la promotion des espèces. La Confédération investit en outre 4 millions de francs par an pour les mesures en lien avec la santé des abeilles. Les coûts liés à la disparition des insectes sont donc certainement supérieurs à ceux des mesures déjà prises pour éviter cette disparition.</p>