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Le trouble psychotique
La paranoïa, la psychose, les idées délirantes, les hallucinations, la schizophrénie…
Tous ces termes font référence au trouble psychotique. Le trouble psychotique se caractérise souvent par une rupture de contact avec la réalité.
Les professionnels de la santé cherchent dans le trouble psychotique les symptômes psychotiques. Il y a plusieurs types de symptômes psychotiques, deux sont les idées délirantes et les hallucinations.
Une idée est délirante lorsqu’elle devient une conviction inébranlable qui n’est pas partagée par les proches ou par la culture/religion de la personne concernée. Les idées délirantes concernent différentes thématiques (persécution, religieuse, mystique, de grandeur,…).
Les hallucinations sont des perceptions erronées qui peuvent toucher les cinq sens. Les plus fréquentes sont les hallucinations auditives (par exemple entendre des voix que d’autres n’entendent pas).
On retrouve parfois un discours incohérent, une diminution des émotions et de leurs expressions. Une des caractéristiques du trouble psychotique est que les personnes qui en souffrent, ne parviennent souvent pas à prendre conscience de leur trouble. Ils n’arrivent pas à faire la part des choses entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas et vivent les idées délirantes et les hallucinations comme réelles. Cela peut engendrer de l’anxiété, des troubles du sommeil, une méfiance, une irritabilité avec un risque d’agressivité envers soi-même ou autrui. Ils peuvent se sentir observés, critiqués, mis sous écoute ou filmés. Ces personnes peuvent s’isoler, stores baissés, car ne se sentent pas en sécurité. Il arrive souvent que ces personnes ne parviennent plus à maintenir une bonne hygiène, ne s’alimentent plus correctement (crainte d’empoisonnement).
Toutes ces caractéristiques peuvent aussi s’accompagner d’une difficulté à s’organiser, d’une baisse de motivation et d’intérêt.
La cause de ce trouble est d’origine multifactorielle. Il est fréquent, mais pas systématique de retrouver dans la famille une personne qui souffre ou a souffert d’un trouble psychotique ou d’un autre trouble psychiatrique. Il y a donc une composante génétique au trouble psychotique sans pour autant qu’il y ait un gène clairement identifié. Les drogues (notamment le cannabis) peuvent aussi contribuer à l’émergence d’un trouble psychotique. Mais aussi tous types de stress peuvent favoriser l’apparition de ce trouble ; des problèmes quant à la formation/au travail, des problèmes sentimentaux, des problèmes de famille ou encore des problèmes d’argent.
Le trouble psychotique émerge principalement à l’âge du jeune adulte et peut mettre à mal la formation, le travail et les relations sociales.
Le traitement du trouble psychotique consiste en une prise en charge psychothérapeutique et l’introduction d’un médicament antipsychotique (neuroleptique) en fonction de la sévérité des symptômes.
Plus il y a une prise en charge médicale rapide, meilleur est l’évolution. Plus les symptômes psychotiques perdurent sans prise en charge adéquate, moins bon est le pronostic avec un risque que le trouble psychotique devienne chronique.
Il a été montré que c’est principalement un excès de dopamine qui est liée à la symptomatologie psychotique. La dopamine est une substance chimiques que nous avons naturellement toutes et tous dans notre corps. Les traitements médicamenteux visent donc à réguler la dopamine, entres autres, dans certaines régions du cerveau.
Que faire si des symptômes psychotiques apparaissent :
- Essayer d’un parler autour de vous, à une personne de confiance
- Essayer de mettre en doute les perceptions/idées délirantes
- Venir consulter un psychiatre
- Arrêter toutes les drogues
Cliquez ici pour des renseignements sur le Programme ambulatoire des HUG pour les jeunes adultes avec troubles psychiques débutants (Programme JADE).