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Le président américain Donald Trump, décidé à reprendre la main après sa mise en accusation historique, a pressé jeudi le Sénat dominé par son camp républicain de se saisir de l'organisation de son procès en destitution. Son but est d'obtenir un acquittement rapide.
"100% de voix républicaines. C'est de cela que les gens parlent. Les républicains sont unis comme jamais!", s'est enthousiasmé Donald Trump, mis en accusation la veille par la chambre des représentants pour "abus de pouvoir" et "entrave au travail du congrès".
Cette unité, l'ex-magnat de l'immobilier veut en faire une force au moment d'affronter un procès potentiellement humiliant et, surtout, de mener campagne pour sa réélection lors de la présidentielle de novembre 2020. C'est en effet le Sénat contrôlé par les républicains qui est désormais chargé, selon la constitution, de le juger.
Le chef de file du camp présidentiel au Sénat, Mitch McConnell, n'a pas fait mystère de son intention d'acquitter rapidement le président. Il a fermement réprouvé jeudi la mise en accusation par les démocrates de Donald Trump.
"Rétablir la justice"
"Si le Sénat devait suivre le niveau d'exigence historiquement bas" fixé par la chambre pour renvoyer Donald Trump en procès, "ce serait une invitation à mettre en accusation chaque futur président", "quel que soit son parti", a-t-il prévenu. "Le Sénat doit maintenant rétablir la justice", a-t-il martelé.
Il n'a pas non plus caché sa volonté de se coordonner avec la Maison-Blanche pour fixer les règles du futur procès. En jeu: la durée et, surtout, le nombre et l'identité des témoins qui seront appelés à s'exprimer sous serment lors d'audiences qui pourraient avoir lieu en janvier.
Dès mercredi soir, la présidente démocrate de la chambre des représentants, Nancy Pelosi, a laissé entendre qu'elle pourrait ne pas transmettre immédiatement au Sénat les deux articles de loi mettant en accusation Donald Trump.
Son geste a été interprété comme une volonté de faire pression sur les républicains pour qu'ils acceptent, notamment, de convoquer certains témoins-clés - les noms du secrétaire d'État Mike Pompeo, du secrétaire général de la présidence Mick Mulvaney ou de l'ex-conseiller à la sécurité nationale John Bolton sont les plus souvent cités.
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