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Le chanteur de Noir Désir est libre depuis hier. Il a purgé les sept ans de détention infligés, conformément au jugement rendu. Et comme on l'entend souvent dans ce genre de situations, il a payé sa dette à la société. Voire.
La mère de la victime a répété à l'envi qu'elle ne pardonnerait jamais à Cantat. C'est son droit le plus strict ; ce n'est pas un devoir non plus.
D'autres regrettent la clémence de la cour et suggèrent que le condamné aurait dû "en prendre pour 20 ans au moins" à moins que ce ne soit "la perpète". On peut naturellement penser ce qu'on veut, on peut le dire, l'écrire. Ce qu'on ne devrait pas faire en revanche, c'est imaginer que la justice fait mal son travail, qu'elle juge en fonction de critères qui relèveraient du copinage, de la combine et de dessous de table.
Imaginer cela, c'est simplement penser au "far west", au rendu de la justice par le citoyen. C'est penser que la république est bananière, qu'elle est corrompue et que la justice y est rendue par des magistrats marron. Que faut-il donc faire - après une condamnation - pour que la dette soit complètement payée afin d'éviter que les huissiers de comptoirs de bistrot soient à l'affût. Une dette payée est une dete effacée, sauf quand elle est pénale : elle produit des intérêts à longueur de temps.