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Le Conseil fédéral veut développer la cyberdéfense au sein de l'armée
Pour répondre aux menaces actuelles, le Conseil fédéral prévoit de transformer la Base de l'aide au commandement en commandement Cyber dès 2024. Celui-ci devra organiser les capacités militaires clés dans les domaines de la cyberdéfense, de la cryptologie et de la guerre électronique, des prestations informatiques, de l'aide au commandement et de l'image de la situation.
Effectifs augmentés
Par ailleurs, les effectifs de l'armée dans le domaine de la cyberdéfense seront augmentés. Le Conseil fédéral prévoit la création d'un cyberbataillon et d'un état-major spécialisé le 1er janvier 2022. Les effectifs passeront de 206 à 575 militaires. Leur instruction sera complétée par un stage auprès de partenaires externes. L'armée bénéficiera des capacités ainsi acquises.
Pour rappel, le processus de développement de l'armée, qui doit prendre fin en décembre 2022, prévoyait dans un premier temps une subdivision en trois domaines. Mais en juin 2020, le Parlement a demandé au Conseil fédéral de renoncer à la création d'un commandement de Soutien dans l'armée, et donc à la fusion de la Base de l'aide au commandement et de la Base logistique de l'armée.
ats/fgn
D'autres modifications de la loi sur l'armée au programme
Le Conseil fédéral veut également mettre en place une autorité du trafic aérien militaire comparable à l'Office fédéral de l'aviation civile. Les bases légales doivent être créées.
Une telle autorité améliorera la sécurité de l'exploitation des Forces aériennes lors de leurs missions dans l'espace qu'elles partagent avec l'aviation civile. Elle veillera à éviter tout incident ou accident dans l'espace aérien et à garantir la surveillance et la régulation du trafic aérien militaire.
Appui aux événements civils
Le Conseil fédéral entend également renforcer l'appui apporté par l'armée aux événements civils. Les disponibilités seront assouplies. Ainsi, les recrues en phase d'instruction de base pourront être engagées, et plus seulement les militaires en service long et ceux en cours de répétition.
Lors d'événements d'importance nationale ou internationale, l'armée devra aussi fournir des prestations, même sans en tirer un avantage au niveau de son instruction ou de l'entraînement. Sans appui militaire, ces événements pourraient difficilement avoir lieu, estime le Conseil fédéral.
Service long prolongé
Les militaires en service long devront effectuer 300 jours de service, contre 280. Cette prolongation doit permettre de mieux répondre aux besoins de l'armée. Actuellement, pendant une certaine période de l’année, il n’y a pas de militaires en service long ayant terminé leur instruction de base et pouvant être engagés pour toutes les tâches en tant que militaires ayant reçu une instruction complète.
En outre, l'appréciation du potentiel danger et d'abus doit être améliorée lors du recrutement et de la remise de l'arme. Le gouvernement veut également intervenir dans certains autres domaines de l'instruction, dans diverses dispositions sur l'engagement de l'armée en service d'appui, dans l'accomplissement des missions de l'armée en fonction des menaces, dans les droits et les devoirs des militaires et dans le domaine des affaires sanitaires.