Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07142.jsonl.gz/990

Agriculture urbaine & santé urbaine: Paradigmes en Tanzanie & au Togo
L'assistante doctorante de la CEAT Akuto Akpedze Konou et son superviseur Jérôme Chenal travaillent sur une évaluation multidimensionnelle des impacts sanitaires perçus de l'agriculture urbaine à Dar Es Salaam, Tanzanie, et à Lomé, Togo, d'un point de vue urbanistique, sous l'égide du projet Sinergia de la FNS, "Global Health Africa".
Cette étude est un projet de recherche qui vise à découvrir si la sécurité alimentaire ou le bien-être psychologique est le rôle le plus important que joue l'agriculture urbaine dans la santé des villes africaines dans la perception des agriculteurs, des consommateurs et des planificateurs. La recherche est faite du point de vue de la planification urbaine, en utilisant des approches empiriques quantitatives et qualitatives sur des études de cas comparatives.
Le sujet de la thèse fait partie du projet d'apprentissage transcontinental "African contributions to global health "Contributions africaines à la santé mondiale: Circulation des connaissances et des innovations" sélectionné et subventionné parmi les projets Sinergia du Fonds National Suisse (FNS). Il s'agit d'une équipe pluridisciplinaire composée de doctorants et de chercheurs postdoctoraux de trois co-applicants : Swiss TPH, EPFL et l'Université de Bâle, ainsi que de 20 partenaires du projet. Les membres de l'équipe sont spécialisés dans l'histoire et l'économie de la santé en Afrique, l'épidémiologie vétérinaire et humaine, la médecine pharmaceutique, l'ingénierie environnementale et la planification urbaine.
L'agriculture urbaine en Afrique est généralement pratiquée à une plus grande échelle que le jardin communautaire ou de balcon de l'environnement occidental. La thèse vise à étudier la place de l'agriculture urbaine telle que pratiquée en Afrique, dans les aspects de la santé urbaine, en utilisant une approche multidimensionnelle.
Elle propose donc 4 hypothèses qui racontent la petite histoire selon laquelle même s'il n'y a pas beaucoup d'intérêt scientifique pour l'agriculture urbaine et la santé dans l'organisation des villes africaines, et qu'il n'y a pas assez de production en quantité et en qualité pour atteindre les objectifs de sécurité alimentaire, le bien-être psychologique perçu dérivé de l'autonomisation des agricultrices urbaines est un motif suffisant pour planifier l'agriculture urbaine dans les villes d'Afrique. Deux cas sont étudiés, Lomé au Togo et Dar es Salaam en Tanzanie.
Il est pensé que la recherche pourrait contribuer à la santé globale, dans le sens où si les effets positifs des pratiques d'agriculture urbaine sont constatés scientifiquement, ne serait-ce que sur la santé des femmes en Afrique (et la recherche a montré que les femmes, même dans les pays occidentaux, ont généralement une charge mentale plus importante que les hommes), l'agriculture urbaine pourrait être systématiquement intégrée dans les projets de planification urbaine, en l'adaptant aux réalités occidentales.
Le travail de terrain a déjà été réalisé à Lomé en avril-mai 2022 grâce au soutien des partenaires du projet du Centre d'Excellence CERViDA-DOUNEDON de l'Université de Lomé. Celui de Dar es Salaam est en cours de préparation pour début 2023, après une visite préliminaire qui a eu lieu en décembre 2022, avec l'aide de l'Université ARDHI. Des articles sont en cours de rédaction avec les résultats de la recherche. La CEAT-EPFL tient à exprimer ses sincères remerciements au Dr Coffi Aholou et au Professeur Kossiwa Zinsou-Klassou du CERViDA ainsi qu'au Dr Victoria Mathew Mwakalinga de l'Université ARDHI et à tous leurs collaborateurs.