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Au terme de son enquête concernant Raiffeisen, l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) constate de "graves lacunes" en matière de gouvernance. Le conseil d'administration a négligé la surveillance de l'ex-directeur général, Pierin Vincenz.
Annonçant jeudi la fin de la procédure d'examen approfondi ("enforcement") lancée en octobre dernier dans le sillage de l'affaire Vincenz, la FINMA dénonce jeudi une "violation grave" des dispositions des droits de la surveillance. Lors de son engagement à la tête de Raiffeisen, M. Vincenz a multiplié les prises de positions dans des entreprises, débouchant sur des cumuls de fonction et des conflits d'intérêts.
Pour mémoire, M. Vincenz, qui est soupçonné de gestion déloyale lorsqu'il présidait la société de cartes de crédit Aduno, a été libéré mercredi de sa détention provisoire. Raiffeisen n'est toutefois pas resté les bras croisés et a pris toute une série de mesures pour rétablir la situation. LA FINMA les juge "appropriées", à conditions qu'elles soient effectivement et correctement mises en oeuvre.
Ces efforts ne s'avèrent toutefois pas suffisants. La FINMA réclame des mesures supplémentaires et exige un renouvellement du conseil d'administration de Raiffeisen Suisse et un renforcement des compétences techniques de ses membres. Aucune autre sanction n'est imposée par le gendarme financier.