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Dès 1818, avec les premières effervescences du Réveil, puis dès février 1845, dans un contexte de révolution radicale, une fracture se produit au sein du protestantisme vaudois. D’un côté, les tenants de la subordination de l’Église à l’État, et de l’autre, les partisans de la séparation.
Nationaux face aux Libristes. Il faut attendre les années 1950 et un contexte de sécularisation pour que s’entame un processus de fusion. En 1966 naît une nouvelle entité : l’Église évangélique réformée du canton de Vaud. Cette guerre de religion à la vaudoise a-t-elle laissé des traces dans notre société ? et si oui, lesquelles ?
Dans « Adam et Ève », Ramuz raconte la séparation d’un homme d’avec sa femme, alors qu’il vient de perdre sa mère. Ce faisant, il manifeste l’errance et l’impasse d’un romantisme amoureux égocentré légitimé par une lecture littérale, partiale et naïve de la Genèse. En explorant la souffrance de la séparation, Ramuz propose une fine compréhension de la relation entre les hommes et les femmes de notre pays, et certainement bien au-delà.
À l’heure de la mondialisation et de la multiculturalité, la gouvernance politique du canton de Vaud conserve-t-elle encore la trace d’une quelconque spécificité à la vaudoise ; pour le meilleur comme pour le pire ? Les traits traditionnels d’un petit pays, tout à la fois agricole, viticole et urbain, parviennent-ils à imprimer un style, une approche ou une culture aptes à trouver des solutions originales ? Ou, tout à l’inverse, freinent-ils, voire bloquent-ils des avancées souhaitables ? Ou alors la pensée globale et les méthodes du new public management auraient-t-elles déjà eu raison de toute expression et manifestation propres à notre région auprès de celles et ceux qui la dirigent ?