Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06875.jsonl.gz/1171

Principaux enjeux relevés par la concertation en 2020
Trafic de transit/Place des Nations
Le trafic de transit sur la Route de Ferney est apparu comme un enjeu central du projet du Tram des Nations, puisqu’il est nécessaire de diminuer le nombre de voitures circulant sur la Route de Ferney pour que le tram puisse circuler sans encombre sur une voie lui étant complètement dédiée. C’est notamment pour cette raison que le projet est contingent à la réalisation de la Route des Nations qui reliera l’autoroute à la Place des Nations et qui devrait être opérationnel à l’horizon 2024. Ce report pose le problème du trafic le long de l’avenue Appia qui ne sera pas élargie et sur la place des Nations. Certaines Organisations Internationales et certains membres du public sont préoccupés par cette augmentation du trafic qui pourrait constituer un obstacle entre la Place des Nations et l'entrée du bâtiment de l’Organisation des Nations Unies qui est lui-aussi en cours de rénovation pour devenir le “Portail des Nations” et l'entrée principale de l’ONU (remplaçant ainsi l'entrée de l’Avenue de la Paix).
Cohabitation entre les modes de transports
Une grande majorité des personnes qui se sont exprimées dans la cadre de la démarche de concertation voient d’un bon œil l'arrivée du tram et d’un axe de mobilité douce le long de la route de Ferney. En revanche, même avec moins de voitures, persiste des questions de cohabitation entre les modes de transport.
Les deux roues motorisés souhaiteraient ne pas être considérés au même titre que les véhicules quatres roues, plus polluants et plus larges. La distinction entre les motos à moteurs, les motos électriques et les vélos électriques non bridés, ou les vélos cargos est par ailleurs de moins en moins évidente. Les vélos souhaitent des voies exclusives avec un minimum d'obstructions leur permettant de circuler rapidement. Ils espèrent aussi des voies qui sont le moins possible croisées par les rails de tram qui sont dangereusement glissants en temps de pluie. Les vélos électriques et les vélos classiques non-électriques n’avancent pas à la même vitesse et les premiers sont parfois considérés comme potentiellement dangereux pour les seconds.
Les piétons, les parents d’enfants en bas âge et les personnes à mobilité réduite s'inquiètent que le trafic automobile de transit soit remplacé par un trafic deux roues qui va vite et ne respecte pas toujours la signalisation routière.
Stations : expérience, identité
Les stations de tram ont le potentiel pour devenir des lieux de passage et de rencontre entre les deux côtés de la route de Ferney. Un certain nombre de participants à la démarche ont proposé que les stations aient chacune leur identité propre, en lien avec le quartier qu’elles desservent. Cependant, plus généralement, elles pourraient contribuer à animer l’espace public et réduire le sentiment d'insécurité. Ceci pourrait notamment se faire à travers des projets artistiques. De plus, un grand nombre de suggestions ont été faites sur les types d'aménagements qui pourrait les rendre fonctionnelles et agréables : commes les parkings à vélo, les kiosques à journaux, des bancs en bois plutôt qu’en métal, une bonne signalétique pour aider les personnes ne connaissant pas les lieux à s'orienter...
Qualité piétonne et paysagère de la Route de Ferney
Les habitants du Petit-Saconnex et du Grand-Saconnex sont très attachés à la qualité paysagère de la Route de Ferney et notamment à la voûte arborée. Ils s'inquiètent de l’emprise du tram et désirent que cette voûte soit préservée à tout prix. D’autre part, il a été très fréquemment observé que les trottoirs sont aujourd’hui très étroits et mal adaptés à la circulation piétonne. Pour beaucoup de riverains, le projet de tram ne fait sens que dans la mesure où il préserve et améliore la qualité de l’existant.
Du paysage à l’écologie du projet
Une énorme majorité des personnes consultées dans le cadre de la démarche comprennent que le tournant environnemental est nécessaire, et comprennent que celui-ci demande une certaine adaptation des habitudes, des modes de vie et de déplacement. Certains espèrent que la venue du tram ne corresponde pas simplement à un report des déplacements en voiture sur la Route des Nations. D’autres souhaitent que les aspects paysagers, comme le revêtement en gazon des voies de tram, ne soient pas seulement de nature esthétique mais qu’ils aient un réel impact écologique.
Grand Genève (enjeux d’échelle)
Le projet de tram étant un projet transfrontalier, il doit être conçu des deux côtés de la frontière. Le report modal et le lien entre différents modes de transports est important pour que l’impact environnemental soit le plus positif possible. Comment les pendulaires vivants dans des zones éloignées seront-ils encouragés à prendre le tram? Peut-on par exemple imaginer un prix unique pour le tram, même lorsqu’il sort des frontières du canton? Quelles formes prendront les connexions entre le tram et la gare de l'aéroport ou celle du Sécheron?
Chantier(s)
Les riverains de la route de Ferney s'inquiètent des nuisances du chantier (bruit, pollution, circulation). Un projet rapide, même si les nuisances sont plus grandes, semble préférable à un projet provoquant des nuisances moindre mais sur une plus longue durée. Des mesures d’accompagnement, de mitigation, et de dialogue avec les riverains sont sollicitées.