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Symptômes infarctus du myocarde
L’infarctus du myocarde est une urgence médicale absolue, contactez au plus vite les services d’urgences en cas de symptômes ou de signes suspects. Lire davantage en bas de la pagePublicité
Infarctus du myocarde silencieux
Un infarctus du myocarde peut se caractériser par des symptômes, mais ce n’est pas une condition nécessaire. Dans environ la moitié des cas d’infarctus du myocarde, la personne ne ressent aucun symptôme, on parle aussi d’infarctus du myocarde silencieux ou de crise cardiaque silencieuse. Cette dernière peut aussi tuer, autrement dit même sans présence de symptômes cliniques (lire ci-dessous) l’infarctus du myocarde peut s’avérer mortel.
Le médecin peut détecter un infarctus du myocarde grâce à des méthodes de diagnostic comme électrocardiogramme (ECG).
Selon une étude américaine réalisée par le Wake Forest Baptist Medical Center aux Etats-Unis portant sur plus de 9’000 participants, environ la moitié des participants n’a pas présenté de signes cliniques lors d’infarctus du myocarde. Dans le détail, les scientifiques ont observé qu’environ 9 ans après le début de l’étude, 386 participants ont souffert d’un infarctus du myocarde avec des symptômes cliniques et 317 ont souffert d’une crise cardiaque silencieuse (asymptomatique). Selon les chercheurs, souffrir d’une crise cardiaque silencieuse augmente d’un facteur 3 le risque de mourir d’une maladie cardiaque. Cette étude a aussi montré que les hommes ont plus fréquemment des crises cardiaques silencieuses que les femmes mais elles provoquent plus de décès chez les femmes. Cette étude a été publiée en mai 2016 dans la revue scientifique de référence American Heart Association’s journal Circulation.
Symptômes typiques infarctus du myocarde (si présents)
Remarque : lire ci-dessous pour comprendre les différences entre les hommes et les femmes lors des symptômes de l’infarctus du myocarde.
Un infarctus du myocarde peut être ressenti par certains signes ou symptômes cliniques :
– douleur violente dans la poitrine
– douleur qui irradie dans l’épaule et le bras gauchePublicité
– douleur qui dure plus de 15 minutes, malgré un repos
– douleur qui persiste, malgré la prise de nitroglycérine
– difficultés à respirer (avec ou sans douleur dans la poitrine), essoufflement. Ce symptôme est plus fréquent chez les personnes âgées de plus de 65 ans et chez les diabétiques
– pâleur, sueur froide
– nausées et vomissements
– parfois pertes de conscience
– battements cardiaques rapides
– troubles digestifs (ex. brûlures d’estomac)
– fatigue
– étourdissement
Apparition et durée des symptômes
Les symptômes peuvent durer quelques minutes à quelques heures. Ils peuvent apparaître, disparaître, apparaître à nouveau.
Différences entre hommes et femmes
Chez l’homme, dans 90% des cas (lorsque les symptômes se manifestent), les symptômes de l’infarctus du myocarde sont clairs et se caractérisent notamment par une douleur violente et intense dans la poitrine qui irradie dans le bras et l’épaule gauche. Une forte transpiration est souvent présente.
Chez la femme, les symptômes de l’infarctus du myocarde sont dans 70% des cas peu marqués au niveau de l’intensité et se manifestent aussi sous forme de mal de dos, de troubles du sommeil, des douleurs dans le cou et la mâchoire, de fatigue, de brûlure d’estomac ou de nausées et vomissements. Ces symptômes peu spécifiques sont souvent confondus avec d’autres maladies.
Comme on sait que l’infarctus est une urgence médicale absolue, chaque minute compte pour sauver la vie du patient, les femmes courent ainsi un risque supérieur que les hommes dans ce moment crucial.
Selon une étude anglaise, les femmes mettent en moyenne 12,5 minutes plus de temps que les hommes pour arriver aux urgences après un infarctus du myocarde.
Symptômes longtemps avant l’infarctus du myocarde
Chez la femme, les premiers symptômes ou signes d’un infarctus du myocarde peuvent se manifester plusieurs mois avant la crise. Selon des études, la majorité des femmes se sont plaintes de symptômes significatifs jusqu’à 12 mois avant la crise cardiaque. Ces symptômes sont souvent une fatigue (inhabituelle), des troubles du sommeil et de la peine à respirer. D’autres symptômes peuvent être présents comme des fourmillements dans les bras, des douleurs, de l’anxiété ou encore des troubles digestifs.
De plus, statistiquement les femmes ont tendance à avoir une crise cardiaque en moyenne 10 ans après les hommes et souffrent davantage de certaines maladies associées comme le diabète. Aussi, l’origine de la crise cardiaque chez la femme est moins souvent provoquée par un rétrécissement des vaisseaux sanguins qui peut être soigné relativement facilement (par élargissement). A la place, elles souffrent plus fréquemment d’une maladie coronarienne artérielle diffuse. Dans ce cas, une ablation locale présente moins de chance de réussite.
Mortalité plus élevée chez la femme pendant l’année qui suit la crise cardiaque
Une étude publiée par le Technical University of Munich (TUM) a découvert que pendant l’année qui suit la crise cardiaque, les femmes ont un risque de mortalité significativement plus élevé que les hommes. Ce risque était selon les chercheurs allemands environ 1,5 fois plus élevé. Cette étude a été publiée le 20 octobre 2017 dans le journal scientifique PLOS ONE (DOI : 10.1371/journal.pone.0186783).
Infarctus du myocarde, les réactions qui sauvent
La rapidité d’action est le facteur le plus important dans le sauvetage d’une personne qui souffre d’un infarctus du myocarde. Il faut:
– appeler rapidement les secours
– donner le nom de la personne touchée, sa localisation
– surélever le haut du corps de la personne touchée, à l’aide de coussins, par exemple.
– l’aider à respirer, en enlevant tout ce qui pourrait le gêner comme une cravate.
– dans l’attente des secours, si la personne touchée est consciente. Il est recommandé de mâcher ou de lui faire mâcher de l’aspirine (dosage de 325 mg pour un adulte), sauf en cas d’allergie à ce médicament ou de contre-indications. L’aspirine aide à réduire les dommages au niveau du coeur causés par l’infarctus. Il est conseillé de consommer de l’aspirine à mâcher pour accélérer le passage du principe actif dans le sang, plus efficace qu’une prise de comprimé classique. La personne touchée peut aussi consommer de la nitroglycérine, si ce médicament a été prescrit et recommandé par un médecin.
– si la personne touchée devient inconsciente, pratiquez une réanimation cardio-pulmonaire (RCP, en anglais CPR). Dans l’attente des secours, les services d’urgence peuvent vous renseigner sur la pratique de la RCP.
Sources & Références :
Mayo Clinic, CBSNews, PLOS ONE (DOI : 10.1371/journal.pone.0186783).
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