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Non à l’égalité
L’égalité n’existe pas. Cet état de fait peut être constaté à chaque instant. Certains sont beaux et d’autres pas, un tel est doué en mathématiques et son frère n’y entend rien, le fils du voisin est capable à quinze ans de pirater le système de la NASA et je n’arrive pas à désinstaller Mc Afee de mon ordinateur.
Il existe des études qui tendent à démontrer que les cerveaux de l’homme et de la femme ont des fonctionnements différents, concrètement que le flux d’information a tendance à se propager de manière verticale chez l’homme, soit en restant dans l’hémisphère concerné, et de manière plus transversale chez la femme. Cela impliquerait par exemple, pour l’homme, une capacité accrue dans les domaines du raisonnement et de la représentation dans l’espace, et, pour la femme, dans les domaines de l’intuition et des relations sociales1. Bien que l’échantillon soit significatif, on ne peut évidemment pas en conclure que tous les individus entrent nécessairement dans ces catégories, il y a toujours des exceptions, mais l’on peut tout de même dégager des tendances. La question qui fait débat est ensuite de savoir si ces différences de fonctionnement neuronal sont innées ou induites, débat dans lequel nous n’entrerons pas tant il nous semble stérile et orienté. Car si les différences sont induites, il devient possible de mettre en place une stratégie pour moduler les capacités et les potentialités des petites têtes blondes; on n’est pas très loin de l’eugénisme.
Non, réellement, connaître les causes de ces différences n’est pas important. Elles existent et ne sont pas néfastes.
Lors de la naissance du MLF en France, tout était à faire et il faut bien admettre que nombre de changements qui sont intervenus dans la condition féminine depuis lors ont constitué des progrès. Mais aujourd’hui, que reste-t-il à améliorer? Quelle lutte mener, contre quel ennemi se battre? Les messieurs sont devenus des papas poules, ils continuent à porter socialement le poids de la responsabilité de subvenir aux besoins de la famille et doivent y ajouter le ménage, les courses et l’éducation des enfants. Les femmes sont libérées, mais continuent à porter socialement la responsabilité de la tenue de l’intérieur et de l’éducation des enfants, et se doivent de réussir en plus une carrière professionnelle pour participer aux revenus du ménage. Si l’on pouvait mesurer la progression du bonheur général, y observerait-on une amélioration?
Le féminisme se trompe de référent lorsqu’il prône l’égalité entre homme et femme. Pourquoi donc les femmes voudraient-elles être nos égales? Qu’y a-t-il d’enviable à être un homme aujourd’hui? Nous ne sommes pas égaux et c’est très bien ainsi. Chacun et chacune a la possibilité de choisir une voie en fonction de ses aptitudes. Il y a plus de garçons qui étudient les mathématiques et plus de filles dans les ressources humaines. Chercher à aller à l’encontre de ces phénomènes nous amène à des raisonnements grotesques, comme l’instauration de quotas artificiels que l’on ne parvient pas à tenir faute de trouver les individus motivés.
La société est la résultante des aspirations individuelles. Cet épanouissement personnel doit être encouragé, et tant pis si les filles veulent devenir maîtresses d’école et les garçons pompiers.
Michel Paschoud