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Montcherand
Montcherand
La commune se situe à deux kilomètres d’Orbe, sur la route menant à Vallorbe et figure sur les parcours historiques des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, de la Via Francigena et du sentier des Huguenots. Il est impossible de dater le début de l’existence du village mais des pièces de monnaies découvertes à l’effigie des empereurs romains Aurélien et Dioclétien sur le territoire laissent à penser que sa création ait eu lieu dans les premiers siècles de notre ère. Après s’être nommé « Montcherant », en 1403 son nom évolua en Montcherand. L’étymologie de ce nom se réfère certainement au latin « Mons Carentus » dont le « Mons » signifie surélévation de terrain. « Carentus » provenant de « Caro », soit la viande, proviendrait des nombreux squelettes humains et équidés retrouvés sur le territoire et provenant de batailles datant des invasions barbares. Mais la deuxième partie du nom pourrait également découler, soit de « cheraie » signifiant chênes, essence dominante de nos forêts ou du patois vaudois en faisant allusion aux fortes pentes présentes à certains endroits de la commune.
Au Moyen-Age, l’histoire de Montcherand est étroitement liée à son église Saint-Etienne, appartenant en premier lieu au territoire des Clées, réuni ensuite au prieuré de Baulmes, puis au prieuré de Payerne depuis 1294. Dès 1356, les clunisiens de Baulmes et Payerne sont dirigés par un unique prieur qui est nommé seigneur de Montcherand.
En 1902, dans l’abside de l’église, furent découvertes des peintures romanes datant d’entre la fin du XIe et le début du XIIe siècle sous un badigeon appliqué lors la Réforme. Ces fresques furent restaurées à plusieurs reprises, soit en 1903, 1971 et finalement 1992. En 2018, l’église Saint-Etienne a fait l’objet d’un livre retraçant son histoire par l’auteure Karina Queijo qui est disponible en librairie ou auprès de l’administration communale.
Jadis, la commune a eu la chance de posséder des gravières dont les matériaux ont entre autres servis à la construction de l’autoroute Lausanne – Genève et par la même occasion amenés une manne financière non négligeable à la commune. L’une de ces gravières a laissé sa place à un complexe communal très apprécié avec sa grande-salle, ses terrains de football, courts de tennis et pistes de pétanque.
En 1903 fut construite l’usine électrique appartenant aujourd’hui à la Romande Energie et qui ne dessert qu’une petite partie du village, le restant étant desservi par VO Energies. La commune compte une dizaine d’entreprises dont un restaurant. Comme en témoignent des photographies du début du siècle passé, une grande partie des coteaux de la commune était recouverte de vignes. Aujourd’hui, sur les 306 ha de notre village, six exploitations agricoles cultivent les 160 ha de surfaces agricoles et deux d’entre elles cultivent également de la vigne. La commune compte également près 70 ha de forêts dont une part est comprise dans la réserve forestière des Gorges de l’Orbe. Ce site est également un endroit très apprécié des promeneurs, venant parfois de loin, admirer ce site naturel exceptionnel. Montcherand est un village actif avec sa dizaine de sociétés locales sportives ou culturelles qui assurent l’animation du village tout au long de l’année. Nous venons tout juste d’accueillir son 500e habitant, notre population compte 85 enfants suivant l’école obligatoire.
Comme vous l’aurez compris, il fait bon vivre dans notre commune. La municipalité tient à maintenir son attractivité et tente de gérer au mieux la part de plus en plus maigre de son budget dont elle a la maîtrise. Comme dans chaque commune, nous relevons de grands défis provenant de la population ou des politiques cantonale et fédérale. n
Le Syndic:Bertrand Gaillard
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