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Candidat à sa propre succession, le président de la Fédération internationale de football menace de convoquer un congrès extraordinaire avant les élections de Séoul.Ce contenu a été publié le 09 mars 2002 - 21:27
Le comité exécutif de la FIFA s'est achevé ce samedi à Zurich après un marathon de plus de dix heures. Il a notamment débouché sur la constitution d'une commission d'audit interne, composée de six membres chargés de vérifier les finances de la FIFA.
Les conclusions de cette commission, comprenant trois partisans de Sepp Blatter et trois de Lennart Johansson, le président de l'Union européenne de football (UEFA), devront être rendues avant le 30 avril prochain.
Simple vérification
«Il s'agit d'une vérification et non pas d'une enquête comme le souhaitaient certains membres», a précisé le Valaisan. «La Commission d'audit est chargée de faire le point après la procédure de faillite de notre ancienne société de marketing et les retombées des attentats du 11 septembre. Mais ces vérifications ne concernent pas le bureau présidentiel qui, lui, relève uniquement du congrès», a ajouté Sepp Blatter.
Evoquant les rumeurs et les sous-entendus entourent la gestion de la FIFA depuis plusieurs mois, le président a également lancé un sévère avertissement: «Si l'incompréhension de certains membres du comité exécutif ne cesse pas, un congrès extraordinaire de la FIFA consacré aux finances serait convoqué à la demande de plus de 54 Fédérations», a-t-il menacé.
Sur fond d'élection
Le soutien massif apporté à Sepp Blatter lors du dernier congrès à Buenos Aires en juillet 2001 constitue un avertissement suffisamment clair pour les opposants qui cherchent à le détrôner lors de l'élection de Séoul le 29 mai prochain.
Seep Blatter a également évoqué les rumeurs de corruption concernant son élection à la présidence de la FIFA en 1998. «Plus une certaine presse diffuse cette rumeur, plus les Fédérations m'apportent leur soutien », a lancé M Blatter. Et de rajouter «Cette élection est définitivement close, comme l'a déclaré un tribunal suisse en 1999 déjà».
La FIFA a suivi son président. Elle a décidé de ne pas ouvrir d'enquête sur le scandale présumé des voix "achetées", et dont Sepp Blatter aurait bénéficié pour assurer son élection en 1998.
Tests sanguins
Par ailleurs, en marge de ces débats politico-financiers, la FIFA a officiellement entériné la mise en oeuvre de tests sanguins en plus des contrôles urinaires pour dépister les éventuels cas de dopage lors de la Coupe du monde 2002 en Corée et au Japon.
C'est la première fois que des tests sanguins seront pratiqués dans le cadre d'une Coupe du monde de football. La FIFA s'aligne ainsi sur les procédures déjà validées par l'Union cycliste internationale (UCI) depuis un an et par le Comité international olympique (CIO) depuis les Jeux d'hiver de Salt Lake City le mois dernier.
swissinfo avec les agences