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Le poids de l’idéologie du bilinguisme parfait dans un contexte plurilingue
Auteur, co-auteurs
Type de référence
Date2011-11
Langue de la référenceFrançais
Entité(s) de recherche
Référence APAPuozzo Capron, I. (2011, novembre). Le poids de l’idéologie du bilinguisme parfait dans un contexte plurilingue. Communication présentée à Colloque du Centre de Recherche et de Ressources en Education et Formation à l'Université des Antilles et de la Guyane, Pointe à Pitre, Guadeloupe.
Résumé
La Vallée d’Aoste est une région bi-/plurilingue de l’Italie qui revendique un bilinguisme franco-italien grâce à son histoire (Cavalli, 2005). Cependant, dans le système éducatif, le poids historico-culturel du passé engendre une recherche du bilinguisme comme addition parfaite de deux langues alors que la littérature scientifique a démontré toute la richesse de la compétence plurilingue déséquilibrée. L'ombre du bilinguisme parfait colle à la peau du français et lui empêche de s'épanouir dans un contexte d'éducation bi-/plurilingue européen alors que la VDA présente une situation de plurilinguisme déséquilibré (Puozzo Capron, 2009c). A partir de deux enquêtes quantitatives, il s’agit d’observer les conséquences d’un ancrage bilingue traditionnel sur le système éducatif et sur des apprenants quant à eux plurilingues. La première enquête (Puolato, 2006) évalue les compétences en langues des apprenants valdôtains et en tire un bilan sur la place et le statut du français en VDA. La deuxième enquête (Puozzo Capron, 2009a) évalue la perception des apprenants valdôtains de leurs compétences en langues (Bandura, 2003) afin de mesurer l’impact de la forte idéologie du bilinguisme parfait. Les résultats de ces deux enquêtes permettent de montrer que l'idéologie consiste à croire en une compétence bilingue parfaite et équilibrée qui engendre une évaluation finale du cycle secondaire, appelée 4ème épreuve de français, calquée sur cette dernière. Plus on avance dans le système scolaire, plus les objectifs sont élevés et moins les apprenants se perçoivent compétents. L’idéologie véhiculée n’inhibe donc pas la réalité. Il s’agit donc de proposer des pistes pour tenter de dépasser ce mythe du bilinguisme, auquel de nombreuses représentations sociales erronées sont encore rattachées, pour entrer dans l’ère plurielle des langues et parler d’« éducation plurilingue » (Romei, 2007, p. 16).