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Il est des traditions culinaires auxquelles on ne déroge pas, et celle de l’Epiphanie en fait partie ! Mais tout d’abord, Epiphanie, cela signifie quoi ? Etymologiquement, cela vient du grec et se traduit par «manifestation», ou «apparition» par extension : celle de l’enfant Jésus, à qui les Rois Mages - en réalité trois sages - Melchior, Gaspard et Balthazar, vinrent porter trois présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
Mais pour ce qui est de tirer les rois, son origine est païenne, et tout aurait commencé avec les Romains fêtant les Saturnales. 7 journées de fêtes qui débutaient avec un gâteau rond et doré comme le soleil, que les soldats mangeaient, avant de tirer au sort un esclave ou un condamné à mort, qui devenait « roi » pendant ces 7 jours, avant d’être… exécuté.
Cela s’est adoucit avec le temps, pour apparaître en France au XIVème siècle, où il était même de coutume de garder une part de gâteau, nommée la part de Dieu ou encore part du Pauvre. Sous l’Ancien Régime on le nomma « gâteau des rois », puisqu’il arrivait en pleine période de redevances féodales. Enfin, sous la Révolution, il s’affranchit de sa couronne pour un bonnet phrygien : ce n’est plus une galette des rois mais une galette de l’égalité. C’est le Concordat de 1801 qui la consacra complétement, fixant la date de l’Epiphanie au 6 janvier.
Et pour ce qui est de la fève, il s’agissait initialement bien de la fève légumineuse, gage de fécondité, mais beaucoup de « rois » préféraient l’avaler plutôt que de payer un coup à boire comme le voulait la tradition… c’est peut-être pour cela qu’elle fut rapidement transformée par de petits sujets en porcelaine, comme on les connaît encore aujourd’hui !
Battre le beurre en pommade, ajouter le sucre, mélanger. Ajouter les oeufs et battre en mousse.
Incorporer l'amande amère et les amandes, mélanger brièvement.
Préchauffer le four à 220°C
(air chaud/chaleur tournante: 200°C).
Dérouler une pâte feuilletée sur une plaque chemisée de papier sulfurisé
Garnir le centre avec la crème d'amandes et l'étaler de façon régulière en laissant un bord d'au moins 5 cm (la couche de crème ne doit pas être trop fine).
Placer la fève sur la crème.
Badigeonner le bord d'oeuf, couvrir avec la seconde pâte feuilletée et bien appuyer sur les bords
Si nécessaire, découper un bout du bord pour donner une forme bien ronde à la galette. Le bord ne devrait pas mesurer plus de 2-3 cm.
Badigeonner la galette d'oeuf.
Avec une fourchette, souder le bord puis piquer le couvercle de pâte.
Au centre, faire une cheminée à l'aide d'un couteau pointu pour laisser l'air s'échapper pendant la cuisson.
Dessiner un motif avec la lame du couteau (arcs de cercle ou losanges).
Cuire la galette env. 25 min au niveau de la deuxième rainure depuis le bas, puis laisser refroidir sur une grille.
En France, la galette des rois est confectionnée traditionnellement à base de pâte feuilletée généralement fourrée à la frangipane, crème à base d’amandes douces, de beurre, d’œufs et de sucre. D’autres goûts se sont démocratisés comme chocolat, la pomme ou les fruits confis. On y dissimule une petite fève en céramique.
Très important dans la culture et les traditions portugaises, ce gâteau se déguste pendant toute la période des fêtes de l’Épiphanie. En forme de couronne simple, il très souvent ornementé et décoré de fruits confits colorés et d’amandes rappelant les joyaux des rois. Il fut importé de France par le propriétaire de la « Confeitaria National » au XVIIe siècle.
Le gâteau de l’Épiphanie en Suisse prend la forme d’une couronne en général regroupant plusieurs petites brioches de formes circulaire et aggrémenté de petits morceaux de sucre et parfois de raisins secs. Cette tradition est véritablement introduite en Suisse depuis 1950.
En forme de couronne dorée, ce gâteau est garni de fruits confis et aggrémenté de gros morceaux de sucres et de lamelles d’amandes. Le Roscón de Reyes ressemble fortement au tradtionnel Bolo-rei du Portugal, cependant il se distingue par son arôme à l'eau de fleur d'oranger et est généralement coupé en deux sur la tranche dans lequel se trouve une délicieuse crême pâtissière.
Moins sophistiqué, il reprend une forme circulaire. Il est célébré nottamment au sud des États-Unis dans la région de la Louisiane et est associé à la fête du Mardi Gras. Un glaçage sucré couvre l’ensemble du gâteau qui est ensuite impregné de paillettes alimentaires colorées symboliquement : le violet pour la justice, le vert pour la foi et l'or pour le pouvoir.
Gâteau moelleux aux agrumes, le Vassilopita se déguste le 1er janvier. Son nom provient du mot « pita » qui signifie gâteau et de « Vassilis » qui est « Aghios Vassilis » ou Basile de Césarée, un évêque de l’église orthodoxe. Il est en général recouvert de sucre glace sur toute sa surface. La tradition veut que l’on y place un « flouri » c’est-à-dire une petite pièce de monnaie emballée dans un papier alu qui portera bonheur tout au long de l’année.