Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07201.jsonl.gz/1269

En Suisse, les partis gouvernementaux ont également réagi: les radicaux, démocrates-chrétiens et démocrates du centre ont émis plusieurs critiques envers ce document. Les socialistes, eux, ont émis des reproches à l'égard de l'UDC.Ce contenu a été publié le 10 décembre 1999 - 17:41
En Suisse, les partis gouvernementaux ont également réagi à la publication du rapport final de la Commission Bergier. Radicaux, démocrates-chrétiens et démocrates du centre ont émis plusieurs critiques envers ce document. Les socialistes y sont aussi allés de leurs reproches, mais à l'égard de l'UDC.
Dans un communiqué de presse, l'Union démocratique du centre juge le document "insatisfaisant". De l'avis des agrariens, les experts de la Commission Bergier ont surtout le tort d'avoir porté un jugement "subjectif et moraliste" sur les décideurs de l'époque. Le rapport insinuerait que la Suisse a soutenu indirectement le régime nazi, ce qui, du point de vue de l'UDC, est "intenable".
La position de l'Union démocratique du centre est vertement critiquée par le parti socialiste. Dans un communiqué, le PS estime que "celles et ceux qui attaquent brutalement le rapport Bergier se situent dans une perspective révisionniste, ce qui n'est en rien compatible avec un Etat de droit démocratique". Les socialistes qui déclarent par ailleurs partager la position du Conseil fédéral, lorsque ce dernier reconnaît que la Suisse de l'époque n'a pas répondu autant qu'elle aurait pu et dû le faire à sa tradition humanitaire.
Les radicaux, eux, ne s'avancent pas autant. Pour le PRD, le rapport Bergier témoigne certes d'une certaine objectivité, mais il contient également de nombreuses appréciations "tendancieuses". Les radicaux pour qui les experts de la Commission Bergier ont notamment omis de comparer la politique d'asile de la Suisse avec celle des autres pays.
Enfin le Parti démocrate-chrétien estime de son côté que le rapport Bergier ne peut en aucun cas être considéré comme un rapport définitif renfermant la vérité absolue. D'où l'impossibilité pour la Suisse actuelle de reconnaître une faute collective, et par conséquent de réitérer des excuses.
SRI avec les agences