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Selon les trois grands opérateurs suisses, les gens qui utilisent encore la 2G, souvent avec un vieux Nokia, sont une toute petite minorité.
Même les clients commerciaux, qui passent par cette technologie pour les services de communication entre machines - pour des systèmes d'alarme ou de chauffage à distance - sont très peu nombreux.
Pour Andreas Burg, directeur du Laboratoire de circuits pour télécommunications à l'EPFL, interrogé dans La Matinale de mardi, la mort annoncée de la 2G est dans l'ordre des choses: "La 2G occupe des fréquences radio. Elles sont très précieuses, parce qu'on n'en a pas beaucoup. On est limité par la physique, il y a seulement quelques fréquences qui sont disponibles. Avec la disparition de la 2G, des fréquences seront libérées. Quand les vieilles technologies ne sont plus utilisées, on va les abandonner".
Un réseau plus durable
Même si faire de la place aux nouvelles technologies semble logique, d'autres voix crient au gaspillage. Pour Ludovic Le Mohan, qui a créé en France Sigfox, un réseau mobile qu'il appelle "Zéro G", il faut aussi un réseau plus durable.
"Aujourd'hui, les réseaux ont tendance à aller vers le débit. Mais il y a deux besoins: un besoin de bas débit, et un autre de haut débit. Faisons en sorte de faire des spectres pour l'un et pour l'autre; ne pas essayer d'amalgamer les deux, parce que c'est impossible de concilier deux choses opposées", a-t-il expliqué dans La Matinale.
Pour simplifier, Ludovic Le Mohan utilise la métaphore du transport, avec d'un côté des voitures de plus en plus rapides et d'un autre côté de plus en plus de personnes qui se déplacent à vélo. Il faut donc avoir des routes et des pistes cyclables.
Philosophie de vie
Pour certaines personnes, avoir un téléphone tout simple illustre une philosophie de vie: "Pas besoin d'avoir tout, tout le temps, partout. Je ne passe pas ma vie devant un petit écran: quand je suis dehors, dans les transports publics, je regarde encore les gens, les paysages. Et donc, j'ai un petit téléphone qui me permet d'envoyer des sms, de faire de brefs appels", a expliqué dans La Matinale Nicolas Meyer, 53 ans.
Pauline Rappaz/lan