Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06926.jsonl.gz/355

La Campagne de glace de mon père avec Viktor Pokrovskij et ses cosaques
DOI :https://doi.org/10.5077/journals/connexe.2021.e609
Mots-clés :Kouban, Ekaterinodar, cosaques, volontaires, bolcheviks
Résumé
Lorsqu’on évoque la Campagne de glace [Ledjanoj pohod], on songe naturellement à l’Armée des volontaires partie de Rostov le 9 février 1918 sous le commandement du général Lavr Kornilov à la conquête d’Ekaterinodar. Toutefois, l’on ignore trop souvent le rôle décisif joué, à partir d’Ekaterinodar, par Victor Pokrovskij à la tête d’une armée du Kouban qui infligea de lourdes défaites aux bolcheviks dès janvier 1918.
Dans son récit, mon père, Nikolaj von Buhrmeister, officier de l’artillerie de la Garde, raconte comment il quitte le front et gagne Ekaterinodar à la fin du mois de décembre 1917, avec deux camarades de sa brigade. Ils s’engagent dans le corps de Volontaires que Viktor Pokrovskij forme sous l’égide de la Rada du Kouban. Avec leur artillerie, ils participent aux premières victoires remportées sur les bolcheviks, mais bientôt, le rapport des forces rend impossible la défense d’Ekaterinodar. Une fois les canons noyés, les artilleurs forment l’escorte de Pokrovskij, commandant de l’armée du Kouban, dans le repli qu’elle opère en montagne. À l’issue de combats incessants, elle effectue sa jonction avec l’armée des Volontaires de Kornilov. Après la mort de Kornilov et l’échec devant Ekaterinodar, la cavalerie de Pokrovskij assure la couverture de cette armée en retraite vers le Don et s’agrandit à mesure que s’accroît le recrutement des cosaques sous son impulsion. Mon père décrit avec vivacité les épisodes de cette épopée, insolite pour un ancien élève du Corps des Pages.
Téléchargements
Publié en ligne
Comment citer
Numéro
Rubrique
Licence
(c) Tous droits réservés Alexandre Bourmeyster 2021
Ce travail est disponible sous la licence Creative Commons Attribution 4.0 International .