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Pas d'interdiction de l'élevage intensif
Les Suisses ont refusé l'initiative à 63%. Les Fribourgeois la balaient à 73%.
Et le rejet est net y compris en Suisse romande, avec un maximum de 76,1% en Valais, 72,4% dans le Jura, 65,5% dans le canton de Vaud, 64% à Neuchâtel et 53% à Genève.
Un seul canton suisse, Bâle-Ville, a accepté d'interdire l'élevage intensif, par 55% des voix. Tous les autres cantons alémaniques ont refusé l'initiative. Appenzell Rhodes-Intérieur est le champion du "non" à plus de 78% des voix.
Bien-être animal déjà protégé
L'initiative voulait améliorer le bien-être animal en ancrant des normes bio dans la Constitution, et interdire les importations non bio. Lancé par une organisation antispéciste alémanique, "Non à l'élevage intensif" est soutenu par la Fondation Franz Weber et une large partie de la gauche et des Verts'libéraux. Au-delà des aspects éthiques, la cible affichée est la consommation de viande en Suisse, beaucoup trop élevée aux yeux des initiants.
Confrontée à ces attaques, l'industrie agro-alimentaire a sorti l'artillerie lourde. En cas de "oui", la Suisse connaîtrait une réduction draconienne du nombre d'animaux de rente et une forte diminution de la production de viande. Les prix prendraient l'ascenseur, selon ces milieux, soutenus par la droite et le centre.
Le Conseil fédéral avait lui mis en garde contre un texte qui s'attaquerait frontalement aux accords internationaux que la Suisse a signés auprès de l'OMC et avec ses partenaires économiques, notamment l'UE. La Suisse possède déjà la législation la plus stricte au monde en matière d'élevage, selon le gouvernement.