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Le licenciement de Christoph Mörgeli a été officiellement prononcé vendredi par l'Université de Zurich. Le conseiller national UDC est licencié de son poste de conservateur du Musée d'histoire de la médecine avec effet au 31 mars 2013. Il est suspendu avec effet immédiat.
Christoph Mörgeli peut poursuivre ses activités comme professeur titulaire. Un accord doit encore être trouvé sur ce point, a indiqué vendredi l'Université de Zurich dans un communiqué. Il a 30 jours pour faire recours contre son licenciement.
L'Université de Zurich a reçu jeudi la prise de position de l'avocat du politicien zurichois. Après lecture de ses arguments, l'Université a confirmé le licenciement de Christoph Mörgeli et l'a suspendu avec effet immédiat.
M. Mörgeli a été mal noté pour son travail de conservateur du Musée d'histoire de la médecine et ses prestations scientifiques lors d'un entretien d'évaluation le 10 février. Ces reproches lui avaient déjà été communiqués en octobre 2011.
Objectifs d'amélioration
En février, des objectifs d'amélioration ont été convenus. M. Mörgeli disposait de six mois pour les atteindre. Même si les buts n'avaient pas été atteints, il aurait bénéficié d'un nouveau délai de six mois. Un nouvel entretien était agendé au 21 septembre.
Mais l'affaire a éclaté dans la presse au début septembre avec la publication d'extraits du rapport d'expertise. Christoph Mörgeli a alors lancé publiquement des attaques contre son supérieur direct, le professeur Flurin Condrau.
M. Mörgeli a notamment appelé à ce qu'une procédure disciplinaire soit ouverte contre M. Condrau. Il a aussi accusé l'Université de mobbing et s'est plaint de ne pas recevoir de soutien car il est membre de l'UDC.
Pour l'Université, Christoph Mörgeli a "gravement porté atteinte au principe de loyauté" envers son employeur, l'alma mater zurichoise. Le recteur Andreas Fischer a vivement rejeté les reproches de mobbing lors d'une conférence de presse.
ATS