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Pour la première fois en Suisse, la justice a statué sur la légalité d'un jeu informatique violent où l'on abat des êtres humains. Lundi, le Tribunal de Berne-Laupen a acquitté un directeur de Mediamarkt, où le jeu est vendu.
C'est le député socialiste bernois Roland Näf qui avait porté plainte contre le gérant du magasin. L'affaire avait pour lui un caractère exemplaire et il entendait par ce biais faire interdire tous les «killer games» vendus dans le pays.
La juge n'a pas suivi le plaignant car elle a estimé que le jeu visé n'était pas plus violent que beaucoup d'autres, ne dépassait pas les limites du supportable et se déroule dans une fiction et non dans la vie réelle.
Pour tomber sous le coup de la loi, il aurait fallu que le jeu montre «avec insistance des actes de cruauté envers des être humains ou des animaux portant gravement atteinte à la dignité humaine».
Le Parti socialiste bernois a réagi sans surprise. Il estime que ce verdict
contredit l'affirmation selon laquelle la base légale est suffisante en Suisse. Et de conclure: «Nous savons maintenant que la Confédération doit agir».