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A une voix près, le Parlement genevois a refusé jeudi une motion demandant au Conseil d'Etat de passer outre les pressions politiques visant à empêcher l'édification du mémorial "Les Réverbères de la Mémoire", sur le génocide arménien de 1915. La Confédération a contesté le lieu choisi.
Fruit d'un concours international lancé par la Ville de Genève, le monument devait prendre place au Bastion Saint-Antoine. A la suite de la découverte d'un site archéologique à cet emplacement, la municipalité a décidé que le mémorial devait être érigé dans le parc du Musée de l'Ariana, proche de l'ONU.
"Le Conseil d'Etat genevois a reconnu le génocide arménien en 2001, le Parlement fédéral en 2003. Il est de notre responsabilité d'aller de l'avant avec ce projet vieux de cinq ans", a plaidé le député PDC Guy Mettan. De même, François Lefort, des Verts, a dénoncé les "pressions diplomatiques" et le "grand mécontentement de la Turquie" destinés à empêcher l'édification du monument.
Pour le PLR, l'UDC et le MCG, Genève doit rester neutre. "L'Arménie contemporaine doit retrouver un dialogue avec son voisin turc pour sa survie économique", a avancé Patrick Saudan, du PLR.
Le président du gouvernement François Longchamp a assuré que ce n'est pas la nature du monument qui est contestée mais son emplacement: en tant qu'Etat hôte, le Conseil fédéral a demandé au Conseil d'Etat d'assurer la neutralité de la Genève internationale. Il a indiqué que le canton, qui doit délivrer l'autorisation de construire, discute avec la Ville sur d'autres emplacements.
ATS