Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06932.jsonl.gz/1007

D'après des informations émanant de médias sri-lankais, le gouvernement a annoncé jeudi 10 octobre qu'il sera interdit de manifester, de défiler et d'arborer banderoles et drapeaux noirs à Colombo et dans les autres lieux où les délégués ont prévu de se rendre pendant les trois premières semaines de novembre. Cela coïncide avec la réunion des chefs de gouvernement des pays du Commonwealth (CHOGM) qui doit se tenir à Colombo du 15 au 17 novembre.
«Cela s'apparente à une nouvelle tentative flagrante de réprimer toute activité militante de la société civile, au moment même où se réunissent les chefs de gouvernement du Commonwealth. Il est regrettable que cela concorde parfaitement avec l'agressivité et la brutalité dont le gouvernement a fait preuve ces dernières années pour faire taire toute voix discordante, a dit Polly Truscott, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d'Amnesty International. Une interdiction de cette nature serait un affront aux valeurs du Commonwealth qui respectent les droits humains, y compris la liberté d'expression et de réunion pacifique. Cette dernière mesure rappellerait encore une fois au Commonwealth que le Sri Lanka ne devrait pas être autorisé à accueillir le sommet, compte tenu de son bilan désastreux en matière de droits humains.»
«En interdisant les mouvements de protestation, le gouvernement du Sri Lanka montre comment il s'efforce de dissimuler les actuelles violations des droits humains des regards des dirigeants et des médias en visite. Le Commonwealth ne peut pas permettre que le gouvernement sri-lankais l'utilise pour dissimuler les taches sombres qui ternissent son image internationale.»