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Romney favori de la primaire républicaine en Floride
La Floride est le quatrième Etat à désigner son candidat républicain et les sondages y donnaient Mitt Romney, homme d'affaires richissime et ancien gouverneur du Massachusetts, largement vainqueur.
Son avance varie de 11 à 20 points sur l'ex-président de la Chambre des représentants Newt Gingrich, un conservateur se présentant comme l'héritier de Ronald Reagan. Lors d'une rencontre avec des bénévoles, Mitt Romney, col de polo ouvert, n'a pas caché son optimisme, espérant "se concentrer plus sur le président Obama car ce qui est essentiel c'est de reprendre la Maison Blanche".
Pas près d'abandonner
Mardi, Newt Gingrich, défendu par l'ultra-conservatrice Sarah Palin et soutenu par l'ancien candidat Herman Cain, a répété qu'il serait dans la course "pour longtemps". "Il est clair que les conservateurs auront, unis, plus de voix que Romney et la question est de savoir si nous pouvons les rassembler derrière un (candidat) conservateur pour le dépasser", a-t-il lancé en visitant un bureau de vote d'Orlando.
Newt Gingrich, qui accuse Mitt Romney d'être un "homme de gauche", avait démarré avec un avantage dans les sondages après sa victoire confortable en Caroline du Sud le 21 janvier. Il a vu cette avance s'évaporer au fil des jours, payant le prix de deux débats télévisés qui ont tourné à son désavantage, face à un Mitt Romney qui a changé de stratégie pour devenir plus agressif.
Le camp Romney a inondé les radios et télévisions de publicités électorales extrêmement négatives envers Newt Gingrich, y dépensant plus de 15 millions de dollars, selon la presse américaine. Soit cinq fois plus que ce qu'a dépensé le camp Gingrich, tout aussi agressif mais disposant de moins d'argent.
La Floride, quatrième Etat du pays par la population, où plus de 4 millions de républicains étaient appelés à voter, est indispensable à tout républicain qui aspire à la Maison Blanche.
Gingrich toujours dans la course
Newt Gingrich, qui se présente comme le candidat anti-élites, entend pourtant rester dans la course jusqu'à la convention du parti républicain qui désignera formellement fin août l'adversaire de Barack Obama sur base du résultat des primaires. Il espère pouvoir d'ici là ranimer la flamme des groupes ultra-conservateurs du "tea party" et incite Rick Santorum, candidat chrétien conservateur, à se désister en sa faveur.
Mais Rick Santorum a répondu mardi qu'on "ne doit pas dire aux autres de quitter la course pour dégager le terrain". Un quatrième candidat est en lice, le libertarien Ron Paul, mais comme Rick Santorum il n'a pas vraiment fait campagne en Floride et les deux hommes sont loin derrière dans les sondages.
ats/lan