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Chez Larze I
Cette galerie s’ouvre juste sous les maisons de Chez Larze, dans le talus qui les borde au sud. C’est un travers-banc dirigé vers le nord qui recoupe le filon de magnétite après 30 mètres environ. A cet endroit, la galerie change de direction et l’on se trouve dans une petite chambre de dépilage de 5 x 4 mètres, où une lentille de minerai a été exploitée. On peut voir à gauche deux amorces de galeries comblées par des déblais et des murs de pierres sèches.
Au fond de la chambre, le plafond commence à s’effondrer en grands blocs mais le passage est néanmoins possible et la galerie peut être suivie sur 20 mètres environ, en rampant à travers des chatières et des éboulements, pour arriver à un embranchement effondré des deux côtés après quelques mètres.
A certains endroits la galerie est remplie partiellement par de la terre végétale contenant des tessons de bouteilles et de céramiques, des ossements d’animaux et quelques scories. Ce matériel provient de la surface du pâturage de Chez Larze, où les entonnoirs d’effondrements des mines ont été utilisés comme dépotoirs par les habitants des lieux.
Ces travaux sont peut-être parmi les plus anciens du Mont Chemin, puisque c’est ici que Gerlach a observé en 1859 des chambres d’exploitations où des traces nombreuses de charbon de bois et de cendres suggèrent l’abattage de la roche et du minerai selon l’antique méthode du feu. Ces vestiges sont actuellement recouverts par les effondrements ou ont été détruits par les exploitations ultérieures.
La longueur totale, mesurée sur la carte de Hugi, est de 220 mètres. D’après les volumes excavés, le filon semblait être particulièrement large, avec une puissance moyenne de 0,5 à 1 mètre. Une très grande lentille de minerai, signalée sous le nom de «Grande Chambre» a été exploitée et sans doute complètement vidée sur une hauteur de 4 mètres. A son emplacement se situe d’ailleurs le plus profond des affaissements de terrain, occupé par un bouquet d’arbres. On peut suivre en surface le tracé de la plus ancienne galerie car elle correspond à la ligne des entonnoirs et effondrements visibles sur le pâturage de Chez Larze.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, une galerie a été tracée pour relier Chez Larze I aux travaux de Chez Larze II et à la carrière de marbre.
Chez Larze II

C’est l’entrée qui correspond au grand déblai de marbre au-dessous de la route forestière Chemin-Dessus/Vens. La longueur totale, mesurée sur la carte de Hugi (1948), est de 360 mètres, mais les travaux pour le marbre après la Seconde Guerre Mondiale ont probablement augmenté le réseau.
La galerie principale, encore partiellement équipée de ses voies Decauville, est pratiquement rectiligne sur une centaine de mètres. A quarante mètres environ de l’entrée, un premier éboulement de la voûte barre le chemin, suivi d’un deuxième à une cinquantaine de mètres plus loin. Il est possible de les franchir, malgré le manque de stabilité des étayages qui subsistent encore, car la cloche d’effondrement laisse un espace suffisant pour le passage du corps. Après le second éboulement, une première galerie aux boisages en très mauvais état, entièrement taillée dans le marbre, s’ouvre à gauche et se poursuit sur une trentaine de mètres jusqu’à son effondrement. A ce croisement, on sent très nettement en hiver de l’air glacé qui tombe d’un étroit espace entre les boisages du plafond et qui atteste l’existence de quelque fissure qui communique avec l’extérieur. En continuant dans la galerie principale, on arrive après une dizaine de mètres dans une grande salle creusée dans le marbre blanc et dont le fond est encombré de blocs tombés du plafond. Cinq galeries, toutes éboulées après quelques mètres, partent en éventail depuis cette salle, très impressionnante par ses dimensions (20 mètres de haut, 10 de large et 30 de long) et par l’impression de précarité et d’effondrement imminent qui s’en dégage.

Une exploration effectuée en 1982 avait permis de constater la continuation sur plusieurs dizaines de mètres de la galerie principale, dans laquelle se trouvait un train de wagonnets sur leurs rails, mais elle a été retrouvé effondrée lors d’une visite ultérieure, ce qui démontre que le terrain n’est pas encore stabilisé et que la plus grande prudence est nécessaire lorsque l’on pénètre dans ce réseau minier.
Chez Larze III
Cette petite galerie, partiellement dissimulée par de jeunes épicéas, s’ouvre discrètement à la croisée de la route forestière et du chemin qui se dirige vers la carrière de marbre. Elle s’enfonce d’une quinzaine de mètres selon une pente d’environ 40 degrés et repart dans le même axe mais en sens inverse par une galerie horizontale d’une dizaine de mètres. Cette disposition particulière la fait parfois surnommer «galerie coudée». Le déblai de cette mine a été en partie recoupé par la route et il est facile de trouver des échantillons de minerai sur le sol.
Chez Larze IV
C’est un puits subvertical qui devait avoir à l’origine 4 ou 5 mètres de profondeur, mais qui est actuellement en grande partie comblé par des déchets végétaux et par des détritus divers. Difficile à trouver, il s’ouvre dans la forêt à une dizaine de mètres à l’ouest de la petite baraque qui servait au logement des ouvriers pendant l’exploitation de la carrière de marbre.
Chez Larze V
Entrée effondrée d’une galerie dont on devine encore la forme par l’affaissement du terrain. Elle s’ouvre dans la pente à l’ouest du tas de scories mérovingiennes décrit par un panneau du sentier des mines.
Chez Larze VI
Entrée effondrée d’une galerie à quelques mètres seulement de Chez Larze V. Le haut de la voûte est encore visible et ressemble à un terrier de renard. De l’autre côté de la route se trouve un déblai de 10 x 5 mètres de surface, riche en fragments de marbre, et qui correspond sans doute aux galeries V et VI.
Chez Larze VII
A deux mètres de la route forestière Chemin-Dessus/Vens, 50 mètres à l’ouest de Chez Larze II, s’ouvre un puits d’une dizaine de mètres de profondeur caché par la végétation. L’ouverture fait 4 x 2 mètres et le fond est occupé par un éboulis en pente assez forte. Il semble que l’on distingue des amorces de galeries partant du fond du puits sans qu’il soit possible d’en être certain.
Mines des Grandes Férondes (ou des Planches)