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Montreux “exportait” du vin et du bétail…
Aux XIVe et XVe s., malgré des voies de circulation pénibles, la région montreusienne exportait du vin et surtout du bétail. Le vin traversait les vallées de la Sarine et du Simmenthal, en passant par le Col de Jaman.
Quant au bétail, la nouvelle foire Brent lui ouvrit des débouchés. L’acte de concession, de 1468, disait expressément que cette faveur était accordée à ces «contrées peu fertiles», pour améliorer leur situation. En effet, de nombreux coteaux étaient incultes; des rochers couverts de ronces hérissaient le sol sur des pentes où le raisin prospera par la suite. Les deux Bayes coulaient au hasard: une planche servait de pont.
La route du bord du lac n’était encore qu’un sentier raboteux, impraticable aux voitures; la vraie grande route était le lac, richesse des villages riverains. Et les chemins destinés à relier les villages du haut étaient des châbles rudimentaires. Le sentier principal courait à mi-côte, du bourg de Chillon, par Champbabaud à Glyon, Sonzier, Pertit, Charnex et Brent.
(d’après “Montreux et ses environs”, Eugène Rambert, 1877)