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Quelque 150 partisans de la cause tibétaine ont manifesté vendredi devant le Musée olympique à Lausanne. Elles ont dénoncé la fête organisée en l'honneur de l'allumage de la flamme olympique, qualifiée de «flamme de la honte».
«Pas de flamme(s) olympique au Tibet», pouvait-on par exemple lire sur une pancarte, ou «Monsieur Rogge, votre silence tue les Tibétains» sur une autre banderole interpellant le président du Comité international olympique (CIO).
Fêter la flamme olympique est «totalement déplacé dans le contexte actuel», s'est indigné Jacques Arnal, membre de l'association La Porte du Tibet. Les revendications sont claires: refus de voir ce symbole traverser le Tibet, boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin et liberté complète de la presse.
Mardi dernier, près de 600 manifestants tibétains s'étaient déjà rassemblés pacifiquement devant le siège du CIO à Lausanne pour remettre un appel écrit à son président. Ils lui demandaient notamment de prendre position face à la Chine, pays hôte des JO, après les violences survenues ces derniers temps contre des Tibétains.
Vendredi, le Musée olympique a distribué un papier contenant la position de Jacques Rogge sur la flamme olympique. Le relais de celle-ci se veut «un voyage empreint d'harmonie qui amène un message de paix aux peuples de différentes nationalités».