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Le Temps, rubrique "Éclairages", le 18 avril 2008, Richard Golay
Richard Golay, président de l'association "Le 11 Septembre en Question" et conseiller communal vert à Pully, estime qu'il y a assez de raisons pour rouvrir une enquête
|Dans votre rubrique " Eclairages Opinions " du 1er avril, le philosophe Robert Redeker propose d'analyser les doutes exprimés par l'actrice Marion Cotillard sur la version officielle des attentats du 11 septembre 2001, qu'il qualifie " d'insondables sottises ".|
Adopter selon lui cette position reviendrait à nier par principe toute vérité attestée, à pratiquer " un usage dément du principe du doute " et, en conséquence, à rejoindre la logique négationniste.
Son analyse consiste à bombarder méthodiquement le lecteur d'une nuée d'exemples (mort de Coluche, Da Vinci Code, Protocoles des Sages de Sion, etc.) censés à eux seuls démontrer la justesse de ses propos. Du démontage attendu de quelques arguments des tenants de la " théorie du complot ", le lecteur n'a droit qu'à une seule phrase : parlant de " dialectique conspirationniste ", il nous apprend qu'elle ne s'alimenterait " que de quelques détails insignifiants mis en exergue au titre de preuve ". Enfin, il dénonce la négation du caractère terroriste des événements du 11 septembre 2001, un fait que nulle personne sensée ne conteste.
Six ans et demi après les attentats, de nombreux experts et scientifiques internationaux, dont une large majorité provenant des Etats-Unis, se sont exprimés sur le sujet en émettant de graves doutes à l'encontre de la version officielle. Le site www.patriotsquestion911.com en recense un grand nombre : le lecteur pourra juger par lui-même de la qualité de ces personnes et de leurs propos.
En Suisse également, des voix respectées, dont celle du président de la commission consultative helvétique pour la sécurité intérieure, ont manifesté leurs doutes dans un article du journal Tages Anzeiger paru le 9 septembre 2006. Fait intéressant, c'est un professeur d'Histoire contemporaine de l'Université de Bâle, Daniele Ganser, qui a rédigé le texte. Il souligne que, contrairement aux affirmations de Robert Redeker, la vérité historique sur les attentats est loin d'être établie.
Trois théories s'affrontent : 1) la version officielle défendue par le gouvernement américain rendant Ousama Ben Laden et son réseau responsable des attentats. 2) une théorie émettant l'hypothèse que certains membres du gouvernement américain auraient été prévenus de l'opération planifiée par le réseau de Ben Laden mais ne seraient pas intervenus pour légitimer ensuite l'entrée en guerre des Etats-Unis en Afghanistan et en Irak. 3) Une théorie émettant l'hypothèse que les attentats meurtriers auraient été organisés par le Pentagone et les services de renseignement US pour obtenir le soutien de l'opinion publique dans le même but guerrier.
Le professeur Ganser rend compte particulièrement de l'opinion de deux professeurs émérite en construction et analyse structurelle de l'EPFZ concernant l'épisode peu connu de l'effondrement d'un troisième gratte-ciel du complexe du World Trade Center, le bâtiment de 47 étages numéro 7, siège des bureaux de l'organisme fédéral de contrôle des marchés financiers, sept heures après les deux tours jumelles. Absent du rapport de la commission d'enquête sur les attentats, son effondrement ne peut s'expliquer, selon les professeurs Hugo Bachmann et Jörg Schneider, que si l'on envisage la possibilité d'une destruction contrôlée.
Vu l'absence de nombreux éléments déterminants et documentés dans le rapport officiel de la commission d'enquête, et par respect pour les victimes et leurs familles, l'association suisse " Le 11 septembre en question " - www.11septembre.ch - constituée dans le but de promouvoir un vrai débat public, réclame, comme beaucoup d'autres, la réouverture de l'enquête sur les attentats du 11 septembre 2001.
A Robert Redeker enfin, citoyen de la patrie de Descartes, nous souhaiterions lui rappeler les propos suivant de ce grand philosophe : " Pour examiner la vérité, il est besoin, une fois dans sa vie, de mettre toutes choses en doute autant qu'il se peut. "