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Doctorante en sciences économiques et assistante à l’enseignement à l’Université de Lausanne.
Thèmes: Economie internationale, marchés financiers
Le taux de divorce dans le Maine est fortement corrélé avec la consommation de margarine aux Etats-Unis. Que peut-on en conclure?
Lorsque deux variables évoluent dans la même direction (ou dans un sens opposé), on parle de variables positivement (ou négativement) corrélées. Par exemple, dans le graphique ci-dessous, les observations de chacune des variables sont représentées par des points de couleurs différentes reliés entre eux. Visiblement, l’évolution des deux variables est très proche; la corrélation est en effet de 99%. Il serait donc tentant de conclure que la variable orange (consommation de margarine) est une potentielle explication aux variations de la variable bleue (taux de divorce). Cette conclusion parait évidemment absurde…
Ce phénomène est connu sous le nom de corrélation fallacieuse ou trompeuse. Il s’agit d’une relation forte entre deux variables qui n’ont pourtant aucun lien logique ou causal. Un étudiant, Tyler Vigen, a même une page internet sur laquelle il présente une multitude de corrélations fallacieuses amusantes.
Lien logique ou de causalité
Il existe des procédures économétriques permettant de détecter ces corrélations trompeuses. Il s’agit souvent de méthodes en plusieurs étapes, tels que le test de Granger ou la procédure Durbin-Watson, qui reposent sur des hypothèses concernant la distribution des variables.
Si de tels outils ne sont pas disponibles, le lecteur avisé se posera la question de l’existence d’un lien réel entre les deux variables: est-ce que la consommation de margarine a un rapport avec les divorces? Sûrement pas.
Blogs apparentés:
Pour en savoir plus:
- Tyler Vigen. Spurious Correlations. Site Internet regroupant des exemples amusants de corrélations fallacieuses.
- Blog Cortecs. Effets Cigogne – corrélation vs. causalité. Article expliquant la différence entre la corrélation et la causalité. (23.10.2010)
Rachel Cordonier,
Doctorante en sciences économiques et assistante à l’Université de Lausanne.
Cet article est une contribution d’une invitée. Son contenu n’engage que la responsabilité de l’auteur.
Doctorante en sciences économiques et assistante à l’enseignement à l’Université de Lausanne.