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Économie
La Constitution aux enchères pour 15 à 20 millions de dollars
Un rarissime exemplaire original de la Constitution américaine signée le 17 septembre 1787 à Philadelphie sera bientôt mis aux enchères à New York pour une valeur estimée entre 15 et 20 millions de dollars, a annoncé vendredi la maison Sotheby's.
Sotheby's expose jusqu'à dimanche une collection privée de documents constitutionnels américains datant de la période révolutionnaire, 1776 à 1789, dont la fameuse Charte constitutionnelle signée à Philadelphie par les "Pères fondateurs" des Etats-Unis d'Amérique, parmi lesquels George Washington, Benjamin Franklin et James Madison.
Pour Selby Kiffer, un historien expert en manuscrits et livres anciens chez Sotheby's, il s'agit d'un "fantastique premier (exemplaire) imprimé de la Constitution des Etats-Unis, probablement imprimée le 16 septembre (1787) au soir".
Un document "extrêmement rare" puisqu'il n'en reste que "onze exemplaires connus" alors que "cinq cents" avaient probablement été imprimés, a expliqué à l'AFP M. Kiffer à l'occasion du 234e anniversaire de la Constitution américaine.
Le texte constitutionnel qui débute par cette fameuse formule "Nous, le peuple des Etats-Unis, en vue de former une union plus parfaite, (...) nous décrétons et établissons cette Constitution pour les Etats-Unis d'Amérique", a été estimé par Sotheby's entre 15 et 20 millions de dollars et sera mis aux enchères fin novembre.
M. Kiffer assure ne pas redouter que cet exemplaire - l'unique appartenant encore à un particulier, la collectionneuse américaine Dorothy Tapper Goldman - parte éventuellement à l'étranger, même s'il pense que le document, dans un état de conservation assez exceptionnel, restera aux Etats-Unis.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Garantie publique pour UBS-CS: l'UDC pose ses conditions
Le groupe UDC exige que la garantie publique de 109 milliards de francs accordée pour la "fusion" d'UBS et Credit suisse soit soumise à l'aval du Parlement. Le parti soumet en outre son soutien à trois conditions, dont la prise de mesures pour garantir la concurrence.
"Sans conditions claires, il ne doit pas y avoir des milliards d'argent public pour les grandes banques", exige mercredi l'UDC au terme d'une séance extraordinaire de son groupe parlementaire.
Le Conseil fédéral doit s'engager devant le Parlement, demande l'UDC, à améliorer la réglementation sur le "too big to fail", qui a failli en l'espèce. Si cela ne devait pas être possible, les banques concernées devraient s'engager à vendre leurs activités à l'étranger ou à cesser des pans importants de leurs affaires.
Le Conseil fédéral doit examiner les agissements, la responsabilité et en particulier les bonus des responsables de Credit Suisse (conseil d'administration et direction) et dire comment ceux-ci peuvent être amenés à rendre des comptes et reverser leurs primes injustifiées.
Le groupe UDC ne soutiendra la garantie publique que si ces conditions sont remplies, prévient-il. Il appelle aussi de ses voeux la tenue d'une session extraordinaire des Chambres fédérales sur le sujet.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Regards tournés vers la Fed après les turbulences bancaires
Les yeux sont rivés mercredi sur la banque centrale américaine (Fed), qui achève sa réunion et dira si elle relève ses taux, au moment où la confiance semble revenir sur les marchés après deux semaines de turbulences dans le secteur bancaire.
La puissante Fed se trouve face à un difficile arbitrage: continuer à relever son principal taux directeur pour juguler la forte inflation ou marquer une pause, afin d'éviter d'aggraver les difficultés des banques?
"L'expérience de mort imminente qu'a connue le secteur bancaire au cours des deux dernières semaines devrait rendre les responsables de la Fed plus mesurés", relève Steve Englander, économiste pour Standard Chartered et ancien économiste à la Fed.
L'hypothèse d'une hausse modérée, d'un quart de point de pourcentage, soit 25 points de base, l'emporte très largement parmi les acteurs du marché, selon l'évaluation de CME Group.
Les anticipations avaient fait les montagnes russes, passant en quelques jours d'une forte hausse d'un demi-point de pourcentage après des propos du président de la Fed sur l'inflation, à zéro lors du déclenchement de la crise bancaire.
Les faillites des banques régionales américaines Silicon Valley Bank (SVB), Signature Bank et Silvergate ont créé une vague d'inquiétudes. Gouvernements, banques centrales et régulateurs sont intervenus en urgence pour tenter de rétablir la confiance, meilleure arme pour éviter une contagion.
Mais la banque helvétique Credit Suisse, déjà en difficulté depuis des années, en a fait les frais et a été rachetée dimanche en urgence par sa compatriote UBS.
"Restaurer la confiance"
Le calme semble toutefois revenir: après deux séances de rebond en début de semaine, les Bourses européennes évoluent mercredi autour de l'équilibre. Wall Street avait terminé dans le vert mardi, c'est même le secteur bancaire qui avait mené la hausse du marché, et la banque First Republic, sur la sellette, s'était envolée de presque 30%.
Les indices de la Bourse de New York ont prudemment débuté la séance mercredi, restant proches de l'équilibre: le Dow Jones grappillait 0,04%, le Nasdaq, à dominante technologique, cédait 0,14% et le S&P 500 0,07%.
"La pression sur les titres du secteur bancaire semble se relâcher après les actions des régulateurs pour restaurer la confiance", a commenté Rubeela Farooqi, cheffe économiste pour HFE, qui n'écarte toutefois pas le risque de "crainte de nouvelles faillites et d'un risque de contagion".
La Fed a prêté environ 164 milliards de dollars aux banques américaines en quelques jours afin que tous les clients qui souhaitaient retirer leur argent puissent le faire, ainsi que 142,8 milliards aux deux entités créées par les régulateurs américains pour succéder à SVB et à Signature Bank.
A rebours de la lutte contre l'inflation que mène la Fed, ces prêts ont fait grimper de 297 milliards de dollars son bilan, qu'elle s'efforçait pourtant de réduire depuis juin.
La réunion du comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) a débuté mardi matin et a repris mercredi "à 09H00 (13H00 GMT) comme prévu", a indiqué à l'AFP un porte-parole de la banque centrale.
Elle doit s'achever mercredi à la mi-journée. Un communiqué de presse sera publié à 14H00 (18H00 GMT) puis le président de l'institution Jerome Powell tiendra une conférence de presse à 14H30 (18H30 GMT).
Jerome Powell "reconnaîtra les risques sur le secteur bancaire mais soutiendra que la menace est contenue", anticipe Ian Shepherdson, chef économiste pour Pantheon Macreconomics.
Comme la BCE?
Pour lui cependant, "toute hausse des taux aujourd'hui serait une erreur" car "la Fed a fait assez pour ramener l'inflation à la cible et nous ne pouvons pas être sûrs que les menaces contre le système bancaire sont passées".
D'autant plus que la chute de ces banques a été poussée par les relèvements des taux de la Fed, qui ont grimpé à un rythme inédit depuis le début des années 1980, lors de l'épisode de très forte inflation qu'avaient alors connu les Etats-Unis.
Compris entre 0 et 0,25% il y a encore un an, les taux se trouvent désormais entre 4,50 et 4,75%.
La Fed doit également mettre à jour ses prévisions économiques et ses responsables dire jusqu'à quel niveau ils jugent opportun de faire grimper les taux.
La banque centrale américaine est d'autant plus sous pression que son homologue européenne, la BCE, a relevé jeudi ses taux de 0,50 point de pourcentage, en assurant qu'elle ne ferait pas de compromis entre stabilité des prix et stabilité financière.
Sa présidente Christine Lagarde a réitéré mercredi que les gardiens de l'euro avaient encore "du chemin à faire" pour combattre l'inflation, tout en mettant en garde que les tensions financières "créent de nouveaux risques" pour l'économie.
Au Royaume-Uni, l'inflation a rebondi en février à 10,4% sur un an, tirée par une nouvelle accélération des prix alimentaires.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
Credit Suisse: des cabinets d'avocats se lancent dans la bataille
Plusieurs cabinets d'avocats se sont lancés sur le volet judiciaire du mariage forcé entre UBS et Credit Suisse. Les experts se proposent de défendre les détenteurs lésés de quelque 16 milliards de francs d'emprunts AT1 dont la valeur a été ramenée à zéro.
Le cabinet d'avocats londonien et new-yorkais Pallas Partners a annoncé mercredi constituer un groupe de détenteurs de ces obligations "Additional Tier 1" (AT1) de la banque aux deux voiles et dont la valeur a "été anéantie le weekend dernier dans le cadre des opérations de rachat de Credit Suisse par UBS, sous mandat du gouvernement suisse", selon un communiqué.
"Le groupe adoptera une stratégie procédurale à plusieurs volets afin d'atténuer les pertes subies par les détenteurs d'AT1 et de permettre des recouvrements, en intentant des procès ciblés contre ceux qui ont agi pour priver les détenteurs d'AT1 de leurs droits contractuels et autres", ont précisé les avocats, qui visent "une stratégie multi-juridictionnelle".
Concrètement, Pallas élabore une voie procédurale avec des recours au niveau de la législation locale en Suisse et à l'étranger. Natasha Harrison, directrice associée de Pallas, est en charge de ce mandat.
D'autres cabinets d'avocats ont annoncé des procédures similaires, notamment l'américain Quinn Emanuel Urquhart & Sullivan.
Dimanche soir, l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) a prévenu, dans le cadre du rachat de Credit Suisse par UBS, que l'intervention exceptionnelle de l'Etat avait déclenché "un amortissement complet de la valeur nominale de tous les emprunts AT1 de Credit Suisse pour un volume d'environ 16 milliards de francs".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Swiss Re: les catastrophes naturelles ont pénalisé les assureurs
Les catastrophes naturelles ont fait gonfler les frais des assureurs en 2022, l'inflation faisant monter la facture, indique mercredi Swiss Re. En hausse depuis 30 ans, les coûts risquent d'augmenter encore avec le changement climatique, note le réassureur.
L'an passé, les pertes économiques engendrées par la catastrophes naturelles se sont chiffrées à 275 milliards de dollars, en baisse de 5,8% par rapport aux 303 milliards de 2021, indique le groupe suisse dans un communiqué.
Mais les dommages couverts par les assureurs ont augmenté de 3,3% à 125 milliards de dollars, en partie sous l'effet de "l'inflation exceptionnelle", explique Martin Bertogg, le directeur de la couverture des catastrophes, cité dans le communiqué.
L'inflation a fait grimper les frais de dédommagements notamment pour les bâtiments, habitations et véhicules endommagés par les catastrophes naturelles.
Entre la hausse des coûts des matériaux et la pénurie de main d'oeuvre, les coûts des réparations dans le bâtiment ont augmenté de 40% aux Etats-Unis, soit davantage que l'inflation.
"Si l'inflation redescendra peut-être, la concentration accrue de valeur dans des endroits vulnérables aux catastrophes naturelles reste un facteur clé d'augmentation des pertes", prévient M. Bertogg.
Plutôt que la force destructrice de la nature, c'est la concentration et l'accumulation de richesses dans des endroits exposés avec l'urbanisation croissante qui conduit à une hausse des pertes, souligne Swiss Re dans une étude annuelle sur le secteur de l'assurance.
Le groupe qui sert d'assureur aux assureurs réalise chaque année depuis 1970 une évaluation des pertes économiques et frais.
L'année 2022 est la quatrième année la plus coûteuse enregistrée depuis pour les assureurs, les frais de dédommagements augmentant en moyenne 5 et 7% par an depuis 30 ans.
"Nous nous attendons à ce que cette tendance continue", prévient le réassureur, en raison de "la sévérité grandissante des pertes avec la hausse des propriétés et actifs exposés au risque, l'expansion urbaine continue, la croissance économique et l'intensification des risques dus aux effets du changement climatique en toile de fond".
L'ouragan Ian est la catastrophe naturelle la plus coûteuse de 2022, avec des frais estimés entre 50 et 65 milliards de dollars, ce qui en fait le deuxième ouragan le plus couteux après l'ouragan Katrina en 2005.
Mais "toutes les régions du monde ont souffert d'un événement majeur", relève le réassureur.
Les tempêtes hivernales dans le Nord-Ouest de l'Europe en février ont coûté 4 milliards de dollars aux assureurs, suivies en mai et juin en France par des coûts record pour des tempêtes de grêle, de 5 milliards de dollars.
Les frais de dédommagements pour les inondations en Australie se sont montés à 4,3 milliards de dollars tandis que la sécheresse au Brésil a coûté 1 milliard de dollars avec les pertes agricoles dans le soja et le maïs.
Les inondations en Afrique du Sud ont elles coûté 1,5 milliard de dollars.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
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