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"Nous trouvons que le goût sucré est appréciable parce que nous l’avons associé à des aliments qui sont riches en calories", explique dans le Point J Benjamin Boutrel, responsable de l’Unité de recherche sur la neurobiologie des troubles addictifs et alimentaires du CHUV. Cela répond donc à un besoin métabolique.
"Si l’on est en carence énergétique, il faut faire le plein", précise-t-il. Le goût sucré nous offre aussi une sensation de plénitude. C’est ce mécanisme, en particulier, qui fait qu’on a envie de recommencer l'expérience du sucre.
Quand on a vécu un épisode désagréable, on trouve une forme de réconfort dans la saveur sucrée, qu’elle soit solide ou liquide
"À cela s’ajoute encore le fait d’associer, par automatisme gestuel, un aliment sucré à une certaine action, par exemple boire notre café en l'accompagnant d’un bout de chocolat, jusqu’au jour où on ne peut plus s’en passer."
Selon le spécialiste, le stress ainsi qu’une exposition précoce à des quantités déraisonnables de sucre sont à l’origine d’un système de dérégulation qui débouche sur "une attirance exacerbée, irrationnelle et difficile à gérer pour le sucre.
Comment savoir si je suis accro au sucre? Quel est le rôle de l’industrie agro-alimentaire dans la question des excès de sucre?
>> Écouter l'épisode en entier:
Juliane Roncoroni et l’équipe du Point J