Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06955.jsonl.gz/903

Le retrait du Burundi prend effet le vendredi 27 octobre, un an après que le Burundi avait notifié à l'ONU sa décision de se retirer du tribunal siégeant à La Haye. La CPI compte désormais 123 Etats membres.
Camouflet à la justice internationale, ce retrait "intervient au moment où la machine répressive continue de tuer impunément au Burundi", a déclaré Lambert Nigarura, président de la Coalition burundaise pour la CPI.
Poursuite d'une enquête à la Cour
Une enquête préliminaire se poursuivra malgré le retrait. Elle a été lancée en 2016 à la suite de rapports de "meurtres, emprisonnements, tortures, viols et autres formes de violence sexuelle, ainsi que des cas de disparitions forcées". Le retrait du Burundi n'affecte pas la compétence du tribunal pour les crimes commis pendant la période où il était un Etat partie, a expliqué le porte-parole de la CPI.
Le pays est plongé dans une grave crise depuis 2015. Des violences ont fait plus de 500 morts et poussé 270'000 personnes à quitter le pays.
afp/jvo
D'autres Etats ont aussi annoncé leur retrait
Trois pays africains - la Gambie, l'Afrique du Sud et le Burundi - avaient annoncé à l'automne 2016 leur intention de se retirer de la CPI, déclenchant une crise au sein de l'institution. L'Afrique du Sud et la Gambie sont depuis revenues sur leur décision de quitter la Cour.
La Russie a quant à elle signé en 2000 mais jamais ratifié le Statut de Rome créant la CPI. Le président russe Vladimir Poutine a signé un décret en novembre 2016 pour retirer la signature russe. Les Etats-Unis et la Chine n'ont eux jamais été Etats parties au Statut de Rome.