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Avant de déposer ma candidature pour la Municipalité, juste avant l'été 2000, je demande au Conseil de fondation si j'y suis autorisé. Comme la Municipalité est un poste à 50%, il est évident que je ne peux pas poursuivre en même temps ma fonction de Secrétaire général à 90%.
Décision est donc prise de mettre au concours le poste de Secrétaire général, et je dois faire une proposition pour la création d'un poste d'administrateur à temps partiel, par lequel j'assumerais des tâches dont pourrait ainsi être déchargé le nouveau Secrétaire général. Après réflexion, je propose de conserver, sous cette appellation d'Administrateur, la responsabilité de la comptabilité et la gestion du personnel, ainsi que quelques tâches administratives plus ou moins définies, pour un 40%.
Le Conseil de fondation accepte cette nouvelle répartition et le poste de Secrétaire général est mis au concours. C'est Jacques-André Vulliet qui est engagé, et j'ai d'emblée de très bonnes relations avec lui. La répartition des tâches entre nous deux se fait sans difficulté, d'autant plus qu'il ne me donne pas l'impression d'être très passionné par la comptabilité.
Au 1er janvier 2001, je quitte mon bureau dans l'ancien collège et je m'en aménage un dans l'annexe, qui vient d'être rénovée et agrandie. Je suis un peu isolé, mais comme je ne viens que deux jours par semaine, cela ne me dérange pas trop. Par contre, je constate rapidement que je perds le contact avec l'Institut parce que je n'y suis pas assez souvent. De plus, comme je dois gérer les dossiers du personnel, je ne suis pas assez souvent présent pour pouvoir rencontrer des assistants qui, souvent, travaillent eux aussi à temps partiel. Je dois donc venir parfois pour juste une heure à l'Institut, ce qui me prends trop de temps.
Après quatre mois de cet exercice, je discute avec Catherine (ma femme) de cette situation, qui m'empêche de faire correctement mon travail aussi bien à l'Idheap qu'à la Municipalité. J'envisage d'abandonner quelque chose, et je pense d'abord au Grand Conseil. Elle me fait alors remarquer fort justement que, si je ne suis pas réélu à la fin de la présente législature en automne 2001, je serai obligé de rechercher un poste de travail à 100% et que je ne pourrai pas demander à l'Idheap de remonter mon poste de 40% à 100%. Dans ces conditions, il vaut mieux trancher dans le vif et arrêter l'Idheap.
C'est la solution à laquelle je me rallie, et j'en fais part à Peter Knoepfel. Celui-ci est ennuyé de mon départ, car c'est la 2e année seulement que l'Idheap met en oeuvre la gestion comptable du contrat de prestations, et il craint que les personnes restantes ne soient pas en mesure de superviser ce fonctionnement. Il me demande de continuer quelque temps, et j'accepte finalement de poursuivre mes activités, mais de manière décroissante, jusqu'à fin août 2001, après quoi je laisse Jacques-André Vulliet se débrouiller ! Il me le reprochera d'ailleurs de manière ironique, en relevant que j'avais mis en place, avec ce contrat de prestation, une usine à gaz invraisemblable, que l'Institut a eu tôt fait d'abandonner, le canton s'étant d'ailleurs rendu compte que la gestion par contrats de prestations était quasiment inapplicable, dans d'autres services également !