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La période débute en feu d'artifice: d'importantes personnalités défilent au Caveau. Le 4Qe anniversaire, à l'Hôtel de la Paix, surpasse toutes les fêtes précédentes. Le premier rallye remporte un tel succès qu'il deviendra traditionnel. Mais avait-on vu trop grand? Les finances s'en ressentent. Le recrutement est toujours plus difficile. On quitte le pittoresque local de la rue de l'Aie et le stamm du Vieux Pressoir pour un seul local, plus petit, le Gambrinus. Un second stamm se crée à Vevey pour l'Est vaudois. En 1957, le prologue fut retentissant tant pas son contenu que par son déficit. Mais le prologue de 1959 vient heureusement renflouer les finances. En 1960, les Valdésiens sont à nouveaux très nombreux à la fête centrale. L'année 1962 est particulièrement joyeuse et dynamique. Le local est remis à neuf. En 1964, Valdésia prend le Vorort à Balsthal. La cinquantième année valdésienne s'achève dans la préparation fiévreuse du jubilé.
Entre 1945 et 1950, Valdésia connaît des années prospères: le nombre des actifs va tripler. Les activités littéraires et artistiques sont multiples. La première théâtrale publique avec prologue, pièce et bal a lieu en 1945 au Lausanne-Palace. En 1946, Valdésia quitte les locaux de St-François, devenus trop exigus, pour la place de la Palud. La Fête centrale de 1949 a lieu à Avenches et le stamm de Valdésia, au Vieux Pressoir, est plus fréquenté que jamais.
L'équipe valdésienne est réduite par les périodes de mobilisation, mais l'esprit qui règne au sein de la société tout au long de ces années est excellent. En 1943, dix-huit Füchse viennent renforcer les effectifs. C'est de cette époque que date la fondation de la branche "Pamplemousse", à côté de la "Table ronde" et de la "Tomate".
Un comité présidé par Emile Jaton décide en novembre 1934 de prendre contact avec des étudiants immatriculés susceptibles de reformer une Activitas. Il y parvient à force d'enthousiasme et de ténacité et ce sont finalement seize actifs qui se retrouvent dans un nouveau local, aussi sympathique qu'extravagant, au fond de la ruelle Saint-François. Les années 1935-1938 sont une période de consolidation de l'image de Valdésia aussi bien à l'Université que face aux autres sociétés et au Falkenstein. Lors d'un dies academicus, une énorme théière est transformée en autodafé sur la place de la Riponne. Désormais, le côté austère de Valdésia disparaît à tout jamais et ses membres ne seront plus traités de "buveurs de thé". La première fête des familles a lieu en janvier 1936. Le quatrième centenaire de l'Université de Lausanne est célébré en 1937. Les Valdésiens y participent nombreux. La fête centrale de 1939, sur la vieille tour du château du Falkenstein, laisse le souvenir émouvant des sentiments d'amitié et de fidélité qui nous lient aux frères de couleurs de nos sociétés sœurs en cette période troublée et lourde de menaces sur la liberté des peuples.
Les Valdésiens n'ont jamais été conformistes et pourtant, dés l'origine, deux tendances s'affrontent: l'une - la "Table ronde" - dont faisait partie Stengel, reste attachée à une certaine tradition découlant des principes des sociétés d'étudiants de type germanique; l'autre - la "Tomate" - fondée par Jules Rochat v/o Tom, cultive le côté frondeur de l'esprit romand.
Tout d'abord stimulant, cet antagonisme, activé par l'arrivée d'étudiants d'autres facultés, sème peu à peu la discorde entre actifs et anciens, ce qui ne facilite pas le recrutement. L'Activitas est alors mise en veilleuse en novembre 1932.