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En Grèce, la mentalité consiste à être plus malin que son partenaire : si bien qu'un partenaire qui s'estime floué ne souhaitera plus renouveler l'expérience et entrer en affaire une seconde fois : cette attitude ne favorise pas le développement économique du pays.
En Grèce, celui qui ne parle pas grec et n'est pas de religion orthodoxe est méprisé : ce nationalisme à peine déguisé ne favorise pas le développement économique du pays, le grec étant une langue difficile à maîtriser.
En Grèce, la priorité n'est pas à l'indépendance et à une saine gestion des finances, mais à l'aide intergénérationnelle et à la solidarité. Cette mentalité est difficilement compatible avec le remboursement d'emprunts ou de dettes que la Grèce verrait plutôt se transformer en dons et cadeaux, comme ceux que l'on fait sous la table pour conclure une transaction ou décrocher une rendez-vous chez un docteur connu ou un fonctionnaire poussif.
En Grèce, pour traiter d'une affaire de famille intime devant le Tribunal, on prend un ticket comme à la Poste et on attend son tour pendant quelques heures en assistant aux débats envenimés et plein d'invectives des parties précédentes, comme nous l'avons vécu à une époque reculée quand on faisait justice sur la place du village à l'ombre d'un peuplier.
GREXIT, oui, pour des raisons d'incompatibilité de moeurs économiques.
Sous quelle forme ?
a) Créer une nouvelle drachme, avec cours paritaire à l'euro, et laisser à la Grèce une autonomie financière, budgétaire et monétaire pour mener sa propre politique économique, mais surtout, lui retirer la capacité de nuire plus avant dans la zone Euro. La nouvelle drachme se dévaluera probablement rapidement, ce qui diminuera la valeur de la dette à rembourser à l'Europe, sans déroger à son règlement qui n'autorise pas de réduction de dettes. La nouvelle drachme permettra d'ajuster la valeur de la dette aux capacités économiques du pays et représente une solution humaine pour la Grèce, et salutaire pour la zone euro.
b) Maintenir la Grèce dans l'Union Européenne pour des raison géo-stratégiques et géo-politiques, et pour des raisons d'amitié entre les peuples. La Grèce reste un magnifique pays de vacances, à la riche culture, et dotées de scientifiques et hommes d'affaires émérites.
C'est ainsi que la Grèce, la zone euro et l'Union européenne peuvent retrouver un peu de sérénité. Sérénité propice à un bon climat économique pour tous les partenaires concernés.