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Genève - La couche d'ozone se rétablit plus rapidement que prévu. Elle devrait revenir à son niveau d'avant 1980 avant le milieu du siècle, en dehors des régions polaires, d'après une étude publiée jeudi à Genève par l'OMM et le PNUE.
L'élimination progressive des substances nocives pour l'ozone en application du Protocole de Montréal a eu des effets positifs, indique cette étude rédigée et revue par quelque 300 scientifiques. Le protocole, adopté en 1987, est un succès, a déclaré aux journalistes le directeur du département de la recherche de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) Len Barrie.
Concentrations stablesCes dix dernières années, les concentrations d'ozone ont cessé de diminuer, que ce soit à l'échelle du globe ou dans les régions polaires. Elles n'ont en même temps pas augmenté.
Aux altitudes moyennes, le rayonnement ultraviolet parvenant à la surface de la terre est resté à peu près constant durant la décennie écoulée. En Antarctique toutefois, les scientifiques continuent d'observer une forte intensité du rayonnement UV.
Le trou dans la couche d'ozone qui se forme chaque printemps au-dessus de l'Antarctique devrait persister plus longtemps et disparaître seulement vers la fin du siècle. Ses conséquences pour le climat sont importantes, avec des changements concernant la configuration des vents et des températures en surface, affirme l'étude.
Santé préservéeLes mesures adoptées ont contribué à préserver la santé des populations. En l'absence du Protocole de Montréal, les concentrations atmosphériques de substances nocives pour l'ozone auraient été multipliées par dix d'ici à 2050, souligne l'étude de l'OMM et du PNUE.
Cela aurait pu provoquer jusqu'à 20 millions de cas supplémentaires de cancer de la peau et 130 millions de cas de cataracte, sans évoquer les dommages infligés au système immunitaire de l'être humain, à la faune et à l'agriculture, a souligné le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).
ATS