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Le bronze pour Ponti sur 100 m pap', 10e médaille pour la Suisse
Noè Ponti a offert à la natation suisse sa deuxième médaille en l'espace de 24 heures aux JO de Tokyo.
Le Tessinois de 20 ans s'est paré de bronze sur 100 m papillon, derrière les intouchables Caeleb Dressel (49''45, record du monde) et Kristof Milak (49''68, record d'Europe).
"C'est incroyable. Je ne sais même pas quoi dire. C'est un rêve et, je l'espère, le début de ma carrière. Je vais m'endormir avec la médaille", a-t-il lâché au micro de SRF.
"C'était probablement la finale olympique du 100 m papillon la plus rapide de tous les temps. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Je suis juste méga satisfait. Aujourd'hui est une journée merveilleuse que je n'oublierai jamais", a-t-il poursuivi.
Une première depuis 1984
Quatrième à mi-parcours, Noè Ponti a comme d'habitude fini très fort pour réussir un chrono de 50''74, soit 0''02 de mieux que son record de Suisse établi la veille en demi-finales. Premier Tessinois médaillé aux Jeux d'été depuis la cavalière de saut d'obstacles Heidi Robbiani (argent en 1984), il a devancé de 0''14 le 4e de cette finale, le Russe Andrei Minakov.
Le champion d'Europe junior 2019 du 50 m papillon assure ainsi à la Suisse sa 10e médaille dans ces joutes. C'est la première fois depuis les JO de 1952 à Helsinki (14 médailles) que la Suisse atteint les 10 podiums. Depuis le rendez-vous finlandais, la meilleure performance d'ensemble avait été réalisée en 2000 à Sydney, avec neuf podiums.
Une leçon très vite apprise
Si la médaille de bronze conquise par Jérémy Desplanches vendredi sur 200 m 4 nages semblait envisageable avant ces JO, celle de Noè Ponti constitue une immense surprise. Il n'avait pu faire mieux que 7e sur la distance aux Européens de Budapest, fatigué par les trop nombreuses courses qu'il avait disputées en Hongrie.
Le futur étudiant de la North Carolina State University, qui avait déjà signé un prometteur 51''15 en décembre 2020 (troisième temps de l'année), a très vite appris sa leçon. Il a pu garder suffisamment d'énergie à Tokyo pour sortir le grand jeu sur sa discipline favorite, devenant le 14e performeur mondial de tous les temps.
L'exploit du Tessinois permet donc aussi à la natation helvétique de tripler son capital de médailles olympiques en moins de 24 heures. Le seul précédent podium suisse dans une course olympique en grand bassin avait été l'oeuvre d'Etienne Dagon, en bronze sur 200 m brasse en... 1984.
ats