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Pour mesurer la pauvreté en Suisse, un seuil de pauvreté basé sur un minimum vital social est utilisé. Sont donc considérées comme pauvres les personnes qui n’ont pas les moyens financiers d’acquérir les biens et services nécessaires à une vie sociale intégrée.
Le seuil de pauvreté est établi selon les normes de la Conférence suisse des institutions d'action sociale (CSIAS) et comprend un montant forfaitaire pour l’entretien, les frais individuels de logement ainsi que 100 francs par personne à partir de 16 ans pour d'autres frais. En 2015, il se situait en moyenne à 2239 francs par mois pour une personne seule et à 3984 francs par mois pour un ménage avec deux adultes et deux enfants de moins de 14 ans.
En 2015, 7,0% de la population suisse ou quelque 570'000 personnes étaient touchées par la pauvreté monétaire. Les personnes vivant seules ou dans un ménage monoparental avec des enfants mineurs, celles sans formation postobligatoire et celles vivants dans un ménage sans personne active occupée comptaient parmi les groupes les plus exposés.
Le taux de pauvreté de la population totale a légèrement augmenté par rapport à l'année précédente (6,6%). Sa variation se situe dans la marge d’erreur statistique, de sorte que le taux est considéré comme stable. La méthodologie de l’enquête SILC ayant changé en 2014, les chiffres à partir de cette année-là ne sont plus directement comparables avec ceux des années précédentes.
Une attention particulière est vouée à la problématique de la pauvreté des personnes actives occupées. En effet, l’exercice d’une activité rémunérée est considéré comme étant un moyen de réduire le risque d'être touché par la pauvreté. Sont considérées comme personnes actives occupées pauvres les personnes de 18 ans ou plus qui ont exercé une activité à plein temps ou à temps partiel pendant plus de la moitié de l’année civile précédant l’interview et qui vivent dans un ménage pauvre.
En 2015, 3,9% des personnes actives occupées en Suisse étaient touchées par la pauvreté, soit 145'000 personnes. Des groupes particulièrement concernés sont les actifs occupés de nationalité extraeuropéenne, les actifs occupés sans formation postobligatoire, les actifs occupés vivant seuls ainsi que les personnes dans un ménage ne comptant qu’une personne active occupée.
Le revenu des personnes actives occupées est aussi déterminé dans une large mesure par la forme et les conditions de travail. Ainsi, les personnes qui n’ont travaillé qu’une partie de l’année sont particulièrement touchées par la pauvreté. Il en va de même pour les indépendants sans employé, ainsi que pour les personnes actives dans la restauration ou l’hôtellerie et celles travaillant dans de petites entreprises.
Le taux de risque de pauvreté de la population totale a légèrement augmenté par rapport à l'année précédente (3,3%). Sa variation se situe dans la marge d’erreur statistique, de sorte que le taux est considéré comme stable. La méthodologie de l’enquête SILC ayant changé en 2014, les chiffres à partir de cette année-là ne sont plus directement comparables avec ceux des années précédentes.
Pour plus d’informations sur le risque de pauvreté et sur les privations matérielles chez les personnes actives occupées, voir:
Risque de pauvreté des actifs occupés
Privations matérielles des actifs occupés