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Cette victoire signifie que son parti ne pourra plus chercher à la déloger pendant un an, a précisé Graham Brady, un responsable du parti, en annonçant le résultat du vote. Mais sa courte majorité constitue également un camouflet.
Ce vote de défiance avait été organisé à l'initiative de députés hostiles à l'accord de Brexit conclu avec Bruxelles. Theresa May avait considérablement affaibli sa position politique lundi lorsqu'elle a décidé de reporter sine die un vote des Communes sur le projet d'accord conclu avec les Européens et définissant les modalités du divorce entre Londres et Bruxelles.
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Pas là en 2022
Avant le vote, Theresa May avait toutefois prévenu qu'elle ne se présenterait pas à sa propre succession en 2022, année au cours de laquelle les prochaines élections générales doivent être organisées en Grande-Bretagne et qu'elle n'avait pas non plus l'intention de convoquer de scrutin législatif anticipé.
La prochaine étape pour Theresa May passe par le sommet des Vingt-Sept jeudi et vendredi à Bruxelles puis par le vote qui devra avoir lieu aux Communes au plus tard le 21 janvier, a-t-elle promis.
"Toutes les alternatives sont pires"
"Theresa May a été soutenue essentiellement parce que toutes les alternatives sont pires. Il n'y a pas d'autre porte de sortie pour le Parti conservateur à part elle", déclare jeudi Jon Henley, correspondant pour les affaires européennes pour le quotidien britannique The Guardian, dans La Matinale de la RTS.
"Elle a survécu à ce vote de défiance, mais elle a quand même été blessée. Plus d'un tiers de ses propres députés a voté contre elle, qui ne la veut plus comme Première ministre, comme cheffe de parti. Cela augure très mal pour le vote sur l'accord de sortie avec l'Union européenne qu'elle doit présenter à nouveau au Parlement avant la fin janvier", estime Jon Henley.
>> L'interview de Jon Henley dans La Matinale:
agences/lan