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La composition des sédiments fossiles compacts appelés communément charbon peut grandement varier. Si la lignite est un jeune combustible fossile (env. 50 millions d'années), la houille est bien plus ancienne (env. 300 millions d'années). Elle a une teneur beaucoup plus élevée en carbone et donc une valeur thermique bien supérieure.
Autrefois, le charbon était le premier agent énergétique exploité en Suisse. L'évolution du marché suisse du charbon reflète clairement les efforts de substitution en court depuis plusieurs années dans notre pays. Les difficultés qu'impliquent la manipulation et le stockage du charbon ainsi que l'élimination des cendres produites ont conduit à ce que ce combustible ne soit plus utilisé en Suisse qu'en cas exceptionnels. Malgré cela, il sert encore au chauffage dans certaines régions campagnardes ainsi que dans de vieilles bâtisses. Si la consommation finale de charbon s'élevait encore à 932 000 tonnes en 1920 (elle représentait alors 70% de l'approvisionnement énergétique suisse), elle chuta successivement pour n'atteindre en 2004 plus que 203 000 tonnes. Il ne joue donc aujourd'hui plus qu'un rôle secondaire dans l'approvisionnement énergétique de la Suisse. Sa part dans la consommation brute et finale représente aujourd'hui moins de 1% de la consommation globale d'énergie en Suisse.
Depuis toujours les consommateurs finaux ont avant tout utilisé le charbon comme énergie primaire. La plus importante transformation en énergie secondaire a été la gazéification du charbon pour fabriquer ce que l'on appelle le gaz de ville.
Les réserves avérées de charbon (Source: "BP Statistical Review of World Energy" de 2005) s'élevaient dans le monde en 2004 à 909 064 millions de tonnes. La production mondiale s'élevait en 2004 à 2732 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP): Amérique du nord (606 millions TEP), Amérique du sud et centrale (44,1 millions TEP), Europe (434 millions TEP), Afrique (140,3 millions TEP) et Asie (1506,3 millions TEP). Avec une consommation inchangée (de 2000 millions TEP), les besoins (gisements avérés) seraient couverts pour les 230 prochaines années.
Deux catégories d'industries soutiennent encore les ventes de charbon en Suisse, il s'agit des fonderies et des cimenteries. On estime qu'environ 80% du charbon importé est brûlé par l'industrie du ciment. L'emploi du charbon bon marché (importé essentiellement d'Afrique du Sud) se révèle être un agent énergétique tout à fait approprié dans ce dernier secteur.
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