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Le texte baptisé "Oui à l'interdiction de l'expérimentation animale et humaine - Oui aux approches de recherche qui favorisent la sécurité et le progrès" précise que l'expérimentation animale est considérée comme un mauvais traitement infligé aux animaux et peut constituer un crime.
"Des souffrances inutiles"
Les citoyens saint-gallois qui en sont à l'origine proposent de remplacer la pratique actuelle par des méthodes alternatives plus éthiques et moins coûteuses. Ils dénoncent des méthodes "peu transparentes" qui causent des "souffrances inutiles aux animaux" et dont le succès n'est pas garanti.
L'initiative prévoit aussi d'interdire le commerce, l'importation et l'exportation de produits faisant directement ou indirectement l'objet d'expérimentation animale ou humaine. Elle est soutenue par quelque 80 organisations.
Expérimentations avec des cellules humaines
Pour remplacer l'expérimentation animale, le comité propose de mener des expérimentations sur la base de cultures de cellules humaines. Ils estiment par exemple qu'il serait possible de tester des cosmétiques sur une peau cultivée au lieu du dos des lapins ou cobayes.
Les approches substitutives sans vivisection devraient bénéficier d'aides publiques au moins équivalentes à celles dont bénéficiait précédemment l'expérimentation animale, souligne par ailleurs le texte d'initiative.
Plusieurs votations précédentes
Les citoyens suisses se sont déjà prononcés plusieurs fois sur le sujet, mais ils ont à chaque fois rejeté les textes. La dernière votation remonte à 1993.
ats/oang
"Frein à la recherche" selon les hautes écoles
Le recours aux modèles animaux et aux essais cliniques est aujourd'hui encore nécessaire, souligne Swissuniversities.
Le Fonds national suisse a également estimé qu'une acceptation de cette initiative ferait perdre à la Suisse le contact avec la recherche internationale.
Expérimentations en baisse constante
Elles s'élevaient encore à deux millions en 1983, mais n'étaient plus que 615'000 l'an dernier.
L'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) affirme que "les expériences sur les animaux ne sont admises que si aucune alternative n’est disponible."