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"L'accord devrait être signé demain à 08H00 (12H00 GMT) aux
Etats-Unis", a précisé la source. Les autorités américaines sont
parvenues le 12 août à un accord avec l'UBS et le Conseil fédéral,
mais aucun détail n'a jusqu'à présent filtré.
La signature de l'accord devrait permettre de lever le voile sur
une éventuelle amende et le nombre de noms de clients américains
qu'UBS devra transmettre à leur fisc. Selon différents médias, la
banque pourrait échapper à une amende et ne dévoiler que 5000 noms,
sur les 52'000 initialement réclamés.
Le moment de vendre pour Berne?
Profitant de la résolution de ce litige qui pesait lourdement
sur la banque en convalescence, le Conseil fédéral pourrait saisir
l'occasion pour se désengager d'UBS, selon le Blick. Berne vendrait
sa participation de 9% "à plusieurs gros investisseurs" en
plusieurs tranches pour un montant fixe, a précisé le
quotidien.
UBS avait bénéficié en octobre 2008 d'un vaste plan de sauvetage
lui permettant notamment de transférer une partie de ses actifs
toxiques dans une structure de défaisance. Le groupe avait
également bénéficié d'une augmentation de capital de 6 milliards de
francs, sous la forme d'un emprunt à conversion obligatoire détenu
par Berne.
Enfin la guérison?
La signature définitive d'un accord devrait permettre au numéro
deux mondial de la gestion de fortune d'entamer sa guérison,
jusqu'à présent handicapée par un éventuel procès aux
Etats-Unis.
L'UBS, qui a subi une nouvelle perte nette de 1,4 milliard de
francs au deuxième trimestre, devrait ainsi commencer à endiguer
les sorties de capitaux, qui se sont élevées à 39,5 milliards entre
avril et juin.
afp/ant
Enquête judiciaire sur 150 clients
Cette requête vise à demander une réduction de peine pour Bradley Birkenfeld, un banquier d'UBS qui a fourni des éléments aux Etats-Unis en 2008 dans le cadre de leur enquête contre l'UBS.
Ces clients font partie de ceux dont les identités ont été révélées par l'UBS en février, dans le cadre d'un premier accord avec les Etats-Unis, a précisé le gouvernement dans sa requête.
Jusqu'ici, trois clients américains ont plaidé coupable de fraude fiscale.