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La Première dame des Etats-Unis Michelle Obama a tenté mardi soir de recréer la magie, affirmant que ses quatres années à la Maison Blanche n'avait pas changé Barack Obama et qu'il méritait pour encore quatre ans la confiance du pays.
Lors de la première journée de la convention démocrate à Charlotte (Caroline du Nord), sans jamais mentionner le nom de Mitt Romney, l'adversaire républicain de son mari à l'élection présidentielle du 6 novembre, elle a dessiné en creux tout ce qui séparait les deux hommes.
Origines modestes
La Première dame des Etats-Unis a fait l'éloge d'un président dont les valeurs ont selon elle guidé les décisions en matière d'économie, d'éducation ou de santé, un homme "en qui nous pouvons croire". "Il me rappelle que le changement est difficile, que le changement est lent, et qu'il n'arrive jamais immédiatement".
Elle a rappelé leurs origines modestes, elle fille d'un employé municipal souffrant de sclérose en plaque et d'une secrétaire, lui fils d'une mère seule "qui peinait à payer ses factures". "Barack sait ce qu'est une famille qui a du mal".
Le maire de San Antonio Julian Castro a aussi fait un passage remarqué à la tribune. [Keystone]
"En tant que président vous recevez toute sorte de conseils de toute sorte de gens, mais au final, quand il faut prendre une décision... tout ce que vous avez pour vous guider, c'est vos valeurs, votre vision, et les expériences qui dans votre vie vous ont fait ce que vous êtes", a ajouté celle dont la cote de popularité dépasse les 65%, 20 points de plus que son mari.
Le meilleur atout de Barack Obama
Dynamique, drôle et extrêmement populaire, Michelle Obama, 48 ans, est devenue ces derniers mois la meilleure avocate de son mari, pour essayer d'atténuer la frustration des électeurs par rapport aux piètres résultats de l'économie.
Cette avocate de formation, diplômée d'Harvard, mère de deux filles de 11 et 14 ans, a été d'une parfaite discipline dans la campagne. Depuis le printemps, elle a participé à quelque 80 réunions de collecte de fonds et 24 étapes de campagne pour Barack Obama.
agences/hend
Barack Obama attendu mercredi
Barack Obama, attendu mercredi à Charlotte, a conclu mardi par la Virginie une tournée au pas de course qui l'a aussi fait passer par plusieurs Etats-clés sur la carte électorale.
Les démocrates sont réunis pendant trois jours pour formellement confier à Barack Obama la tâche de les mener à la présidentielle du 6 novembre.
Julian Castro, nouvelle étoile démocrate
Défense des acquis des femmes, soutien aux soldats en Afghanistan, réforme de l'assurance-maladie, justice fiscale: le parti a déployé un aréopage de gouverneurs, de candidats mais aussi d'Américains ordinaires pour présenter une image positive du président, et très négative de son adversaire.
A ce jeu, le jeune maire de San Antonio, Julian Castro, n'a pas déçu ceux qui voyaient en lui un grand espoir du parti.
Il a prononcé un discours exaltant les origines modestes de sa famille, en particulier sa grand-mère arrivée du Mexique et sa mère qui a lutté "pour que je puisse tenir ce micro au lieu d'un balai".
Il s'en est pris aux propositions économiques de Romney, qui selon lui non seulement "seraient comme un coup de massue sur la classe moyenne, mais la feraient disparaître".
"Leurs théories ont été mises à l'épreuve. Cela a échoué. La classe moyenne en a payé le prix. Vos familles en ont payé le prix. Mitt Romney, c'est tout simple, ne comprend pas", a-t-il enchaîné aux cris de "quatre ans de plus".