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Brexit Les patrons britanniques veulent un autre vote
Dans une lettre publiée dans le Sunday Times, ils réclament un vote afin que les électeurs décident des termes du Brexit.
Accord imminent sur la frontière irlandaise ?
Selon un nouvel accord intervenu entre Londres et Bruxelles, comme l'affirme dimanche le «Sunday Times», la Grande-Bretagne resterait dans une union douanière temporaire avec l'Union européenne après le Brexit pour éviter une frontière coupant l'île d'Irlande entre le Nord, membre du Royaume-Uni, et le Sud. La Première ministre britannique Theresa May a obtenu des concessions de Bruxelles, l'UE ayant accepté d'inscrire une union douanière pour «l'ensemble du Royaume-Uni» dans l'accord de divorce. La frontière irlandaise constitue l'un des principaux obstacles à un accord sur le Brexit, aucune des parties ne souhaitant rétablir une frontière physique entre l'Irlande et l'Irlande du Nord. Le porte-parole de la Première ministre n'a pas confirmé l'information, la qualifiant de «spéculation», selon la chaîne de télévision «Sky News».
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Plus de 70 personnalités du monde des affaires britanniques signent une lettre dimanche dans le «Sunday Times» pour réclamer un vote du public sur les termes définitifs de la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Le choix doit revenir aux électeurs, écrivent-elles.
Les entreprises sont de plus en plus préoccupées par la perspective d'un Brexit sans accord, le 29 mars 2019 au soir, ou avec un accord qui limiterait leur accès au marché continental. La lettre ne ferait pas expressément allusion à un nouveau référendum - le référendum sur le Brexit a eu lieu en juin 2016 -, rapporte la chaîne de télévision britannique Sky News.
Parmi les signataires de cet appel figurent le patron de la chaîne de librairies Waterstones et l'ancien patron du groupe de supermarchés Sainsbury, Justin King. Ils annoncent le lancement d'un groupement appelé «Entreprises pour un vote populaire».
Déprime de l'investissement
Londres et Bruxelles espèrent conclure un accord ce mois-ci, mais dans leur lettre, les patrons mettent en garde contre de possibles conséquences négatives. «Nous sommes maintenant confrontés soit à un accord avec un bandeau sur les yeux, soit à un Brexit dur destructeur. Ces deux options vont encore déprimer un peu plus l'investissement», indiquent les signataires selon le «Sunday Times».
«Ce sera mauvais pour les affaires et pour ceux qui travaillent. Etant donné qu'aucune de ces deux possibilités ne figurait sur le bulletin de vote en 2016, nous pensons que le choix final devrait être rendu au public avec un vote populaire.»
Le ministère britannique chargé du Brexit a réitéré l'opposition du gouvernement à un second référendum. «La population du Royaume-Uni a déjà eu son mot à dire à l'occasion d'un des plus grands exercices démocratiques jamais vus dans ce pays et la première ministre a clairement indiqué qu'il n'y aurait pas de second référendum», a déclaré un porte-parole. (ats/nxp)
Créé: 04.11.2018, 01h18