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Marini extradé vers l’Italie
Mots-clés: Extradition
Le 23 juillet 2003, Interpol Rome a déposé à l’OFJ une demande provisoire d’arrestation concernant Igor Marini. Interrogé le 28 juillet 2003, Marini a déclaré qu’il ne s’opposait pas à son extradition, ni à ce qu’une demande soit faite aux autorités italiennes pour qu’elles reprennent la procédure pénale engagée contre lui.
Igor Marini, qui est de nationalité italienne, se trouve en détention provisoire en Suisse depuis le 8 mai dernier, dans le cadre d’une procédure d’enquête engagée contre lui par le Ministère public de la Confédération pour soupçon de blanchiment d’argent, d’escroquerie et de faux dans les titres. A cette date, avec cinq autres ressortissants italiens, Marini s’est rendu en Suisse, à l’Office des faillites de Lugano, pour y consulter des documents supposés avoir une importance pour une enquête parlementaire en cours en Italie sur l’affaire de corruption présumée concernant " Telekom Serbia ".
Marini accuse plusieurs personnes
La police cantonale tessinoise et le Ministère public du Tessin ont fait appel au Ministère public de la Confédération, qui a ouvert contre les six ressortissants italiens une procédure, actuellement close, pour soupçon d’actes exécutés sans droit pour un Etat étranger. Lors de son audition, Marini a accusé différentes personnes influentes d’être impliquées dans l’affaire de corruption " Telekom Serbia ", ce qui pouvait être prouvé à l’aide des documents de l’Office des faillites auxquels il a eu accès et qui provenaient de la succession d’un avocat tessinois. Sur la base des déclarations de Marini, le Ministère public de la Confédération a ouvert contre ce dernier une procédure d’enquête de police judiciaire pour soupçon de blanchiment d’argent, selon l’art. 305bis du code pénal, d’escroquerie et de faux dans les titres. Marini a été placé en détention provisoire et les documents en question de l’Office des faillites de Lugano ont été saisis par le Ministère public de la Confédération.
Dans ce contexte, le Ministère public de la ville de Turin a adressé une demande d’entraide judiciaire à l’OFJ, qui en a délégué l’exécution au Ministère public de la Confédération. De son côté, la commission d’enquête parlementaire a, elle aussi, fait une demande d’entraide judiciaire visant à interroger Marini et à se voir transmettre des moyens de preuves : l’exécution de ces demandes est, pour l’essentiel, terminée.
Le Ministère public transmet l’affaire à l’Italie
Sur la base des investigations menées en Suisse dans le cadre de l’enquête pénale, le Ministère public de la Confédération a estimé que les soupçons pesant sur Igor Marini concernant des opérations de blanchiment d’argent effectuées en Suisse dans le contexte international de l’affaire " Telekom Serbia " ne jouaient qu’un rôle secondaire. C’est la raison pour laquelle le Ministère public, qui dirigeait la procédure, a décidé de demander aux autorités judiciaires italiennes de reprendre la procédure pénale ouverte en Suisse. Suite à cette demande, les moyens de preuve saisis dans le cadre de la procédure suisse seront transmis aux autorités de poursuite pénale italiennes.
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