Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07215.jsonl.gz/382

partie centrale qui "pousse"
Au début du XXe siècle, l’enseignement de la littérature française à Fribourg répond à deux visées majeures. Il s’agit d’une part d’assurer le rayonnement de la culture française dans un milieu intellectuel à dominante germanique, et d’autre part de transmettre à travers l’étude des « grands écrivains de la France » les fondements d’une réflexion morale en accord avec l’esprit qui avait présidé à la fondation de l’Université. Le premier objectif explique que, jusqu’à récente date, l’enseignement fut toujours confié à des professeurs venus de France. Le second se concrétise dans l’attention privilégiée accordée aux auteurs classiques.
Au lendemain de la seconde Guerre mondiale, Pierre-Henri Simon incarnera encore cette double tradition, tout en favorisant déjà une certaine ouverture que confirmeront les riches personnalités de René-Marill Albérès (1963-1970) et de Jean Roudaut (1973-1991). Cette évolution sera également stimulée par les exigences nouvelles de l’enseignement.
La création d’une chaire de linguistique française en 1980 aboutira à la configuration actuelle du département de français, dans lequel linguistique et littérature sont enseignées à parts égales.