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Critique
Inspiré d'un roman-feuilleton de Stephen King, ce film interminable se passant dans les années 30 raconte l'histoire de Paul Edgecomb (Tom Hanks), gardien-chef dans un pénitencier de Louisiane et plus particulièrement responsable des condamnés à mort en attente de passer sur la chaise électrique. Parmi ceux-ci, un colosse noir (Michael Clarke Duncan pèse 150 kilos!) prétendûment coupable d'avoir violé et tué deux fillettes. Il apparaît bientôt que cet homme fruste est doté d'un pouvoir surnaturel de guérison voire de résurrection: il aspire les esprits mauvais qu'il rejette sous formes de nuages de mouches (probable allusion à Belzébuth, «Seigneur des mouches»).
Truffé de retours en arrière - et de retours en arrière dans les retours en arrière... -, proposant une vaste galerie de portraits (du maton sadique au bon nègre), documentant le spectateur sur l'électrocution mode d'emploi, le feuilleton ne fait grâce d'aucun cliché. Malgré la reconstitution soignée et les bonnes musiques d'époque, on peut oublier cette grosse machine qui, contrairement à la fameuse chaise, ne fait que peu d'étincelles.
Daniel Grivel