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Dès que les adolescents et les jeunes adultes sont sexuellement actifs, ils s’exposent au risque de contracter des infections sexuellement transmissibles (Sexually Transmitted Infections STI, voir aussi chapitre Comportements de santé): la syphilis, la gonorrhée, la chlamydiose et l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Toutes ces infections doivent être déclarées obligatoirement. Il faut les détecter et les traiter le plus rapidement possible afin de réduire les conséquences pour les personnes touchées et le risque de transmission.
Si la syphilis, la gonorrhée et la chlamydiose peuvent être traitées, elles peuvent aussi entraîner de graves conséquences pour la santé. L’infection par le VIH peut être traitée, mais reste incurable, de même que la maladie du SIDA qui résulte de l’infection non traitée. Des thérapies médicamenteuses permettent de garder sous contrôle les virus IH présents dans le corps après l’infection. Lorsque l’efficacité du traitement est médicalement confirmée, le VIH n’est plus transmissible (OFSP, 2019e).
En Suisse, le VIH se transmet le plus fréquemment, et de loin, lors de relations sexuelles non protégées. Les transmissions dues à l’échange et à l’usage de seringues ou d’aiguilles infectées pour la consommation intraveineuse de drogue sont rares, tout comme celles d’une mère infectée à son enfant lors de l’accouchement ou de l’allaitement. Toutes les formes de transmissions font l’objet d’une prévention efficace: campagne Safer Sex, programmes d’échange de seringues, tests de grossesse et mesures de protection de l’enfant en cas de résultat positif (OFSP, 2019f).
Les contaminations déclarées par le VIH ont reculé de moitié chez les 20–24 ans au cours des dix dernières années (graphique G4.4). Les infections avant l’âge de 19 ans sont extrêmement rares en Suisse. Les infections par le VIH (mais aussi la syphilis) chez les adolescents et les jeunes adultes de moins de 25 ans arrivent presque exclusivement chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.
Alors que le nombre d’infections déclarées de chlamydia est resté stable ces quatre dernières années, les cas déclarés de gonorrhée sont en constante augmentation depuis quelques années, chez les adolescents et les jeunes adultes également. Les nouvelles infections(incidence) de gonorrhée ont touché 11 femmes et 61 hommes pour 100 000 individus en 2018. Pour la chlamydiose, l’incidence est de 163 femmes et 94 hommes pour 100 000 individus. Les femmes entre 15 et 24 ans constituaient le groupe d’âge le plus touché sur les cinq dernières années; l’âge médian (c’est-à-dire l’âge qui divise la population étudiée en deux parties égales) pour les diagnostics de chlamydiose est de 24 ans et de 26 ans pour la gonorrhée. L’âge médian des hommes est de 4 à 6 ans plus élevé pour les deux infections. L’augmentation du nombre de cas enregistrés est due en grande partie à une fréquence de tests plus élevée et à la meilleure qualité de ceux-ci, même si une éventuelle hausse réelle de l’incidence dans la population est possible (OFSP, 2019f). L’Office fédéral de la santé publique publie chaque année un rapport épidémiologique sur les cas obligatoirement déclarés.