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Dans l'immédiat après-guerre, elle fut l'une des étoiles du cinéma italien. Juste avant que Sophia ou Gina ne s'imposent et envahissent à leur tour les écrans. Silvana Pampanini, Miss Italie en 1946, avait fait ses débuts sur pellicule dans la foulée, dans des films dont on ne sait quasiment rien, comédies musicales ou comédies tout court tombées dans l'oubli. Sa filmographie fut prolifique mais modeste en titres importants. On la vit dans un Zampa (Les Coupables en 1952), un Comencini (La Belle de Rome en 1955), chez Carmine Gallone, Giuseppe De Santis, Mario Mattoli, Carlo Ludovico Bragaglia, Steno, Pietro Francisci, Mario Soldati, Pietro Germi, Giorgio Simonelli, et autres artisans d'un cinéma transalpin qui vaut souvent mieux que les rivages populaires dans lesquelles l'histoire l'a ensuite confiné. Vedette importante des années 50, surnommée Nini Pampan (sic) en France, Silvana Pampanini eut aussi les photographes, qu'on n'appelait pas encore paparazzi, aux trousses. Ses idylles avec le prince Ahmad Shah Zaher, puis avec le roi Farouk, occupèrent quelques unes des hebdomadaires de l'époque. Jean Gabin, Marcello Mastroianni, Buster Keaton et Totò furent aussi ses partenaires, mais uniquement à l'écran. Puis un jour, tout s'arrêta. A la fin des années 50, Silvana Pampanini décide d'arrêter le cinéma. Pour faire autre chose. Un peu de radio, un peu de télévision, beaucoup de mondanités. Dès 1966, elle ne s'occupe plus que de ses parents. Et cela jusqu'à leur mort. Nommée grand officier de l'Ordre du Mérite de la république italienne en 2003, Silvana Pampanini est décédée le 6 janvier à Rome, dans le quartier où elle était née. Elle avait 90 ans.