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Les antihypertenseurs diminuent de 35 à 40% le risque d'ictus et de 20 à 25% le risque de maladie cardiovasculaire (CV). Outre leur mode d'action hypotenseur, ils différent par leur activité endocrinienne et métabolique. Cet article passe en revue leurs effets sur les électrolytes et sur les hormones qui en modifient les taux telles que l'aldostérone, l'angiotensine II et le brain natriuretic peptide. Ils agissent de façon variable sur différents facteurs de risque CV tels que les taux de cholestérol, de CRP (protéine C réactive) sensible, ainsi que sur les taux d'acide urique et la résistance à l'insuline. Alors que cette dernière est augmentée sous l'effet des bêtabloquants et des diurétiques, elle est diminuée lors de traitement par certains inhibiteurs de l'enzyme de conversion et certains sartans, peut-être en partie via la sécrétion d'adiponectine. Les effets secondaires endocriniens des antihypertenseurs sont discutés, notamment les risques de prise de poids, de diabète, de goutte, d'ostéoporose, d'impuissance. Ces effets secondaires peuvent diminuer l'adhérence au traitement, raison pour laquelle nous recommandons l'association d'antihypertenseurs à faible dose si possible.