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"L'ONU est une grande déception pour moi", déclare la Tessinoise. Au cours de son travail d'enquêtrice spéciale en Syrie, elle a constaté que l'organisation, "un salon de bavardage", parlait beaucoup, mais agissait peu. "Il y a aussi beaucoup fonctionnaires, beaucoup trop. Seuls quelques-uns travaillent vraiment", lance Carla Del Pont dans un entretien diffusé dimanche, appelant à une réformer de l'ONU.
"Les droits de l'homme ne s'appliquent plus"
La Tessinoise n’est pas plus tendre avec la justice internationale. "Nous sommes tombés très bas. Les droits de l'homme ne s'appliquent plus", remarque-t-elle, jugeant cependant qu'il faut continuer à la soutenir.
En 1999, Carla Del Ponte avait accédé à la fonction de procureure générale au TPIY et au Tribunal pénal international pour le Rwanda. En 2012, elle s'est rendue en Syrie en tant qu'enquêtrice spéciale de l'ONU. En 2017, elle a démissionné pour protester contre l'inaction du Conseil de sécurité.
ats/pym
Michael Lauber "n'existe pas"
"Je pense qu'un procureur fédéral doit être transparent et capable de faire face aux critiques", poursuit-elle, soulignant qu'un procureur ou un accusateur qui n'a pas d'ennemis n'est pas un bon fonctionnaire. "Avec moi, on savait exactement ce que je faisais", ajoute-t-elle.