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Informations complémentaires
FAQ – Questions fréquentes
En complément aux informations déjà disponibles, vous trouverez ci-après une liste des questions les plus fréquentes qui ont été adressées au secrétariat de la FSSE ces derniers jours. Si vous ne trouvez pas la réponse à votre question spécifique, n'hésitez pas à nous envoyer un e-mail à <email-pii>!
Questions sur la santé des chevaux
Qu'est-ce que la Rhinopneumonie Equine?
Il existe plusieurs types d'herpèsvirus équin (HVE), les types 1 et 4 en particulier entraînent des maladies contagieuses potentiellement graves. L'infection se produit directement par le contact entre les chevaux ou indirectement par des d'aliments contaminés, des seaux d'abreuvement et, moins fréquemment, par les vêtements ou les mains, etc. En toussant, le cheval peut propager le virus dans un rayon allant jusqu'à 5 mètres. L'agent pathogène peut survivre dans l'environnement jusqu'à quatre semaines dans des conditions idéales, mais généralement il survit environ sept jours. Il est impératif de désinfecter les boxes et les écuries qui ont été utilisés par des chevaux (potentiellement) malades avant qu'un autre cheval ne les utilise.
Le virus est excrété par les sécrétions des muqueuses de la bouche et du nez ou par les sacs amniotiques en cas d'avortement. Les chevaux excrètent le virus après l’apparition des premiers symptômes clinique. Les chevaux peuvent rester porteurs et excréter le virus même après la disparition des symptômes clinique.
La période d'incubation, c'est-à-dire la période entre l'infection et le début de la maladie, est de 6 à 10 jours. Les chevaux infectés présentent de la fièvre et des symptômes respiratoires ou des déficits neurologiques, ainsi que des avortements chez les juments gestantes.
La rhinopneumonie équine n'est pas soumise à l'obligation de déclaration selon la loi sur les épizooties, mais il est recommandé de le signaler à la plate-forme d'information et de déclaration pour la détection précoce des maladies équines (Equinella) dans un souci de transparence et de gestion sanitaire de la population équine suisse.
La rhinopneumonie équine provoque une infection des voies respiratoires supérieures avec de la fièvre (jusqu'à 41 °C), affaiblissement de l'état général, perte d'appétit, difficultés de déglutition, écoulement oculaire et/ou nasal, éventuellement toux. En règle générale, il y a une auto-guérison rapide. Dans certains cas, cependant, le virus se propage par le sang dans l'organisme après l'infection des voies respiratoires et d'autres complications se produisent, comme l'avortement dans le dernier tiers de la gestation ou la naissance d'un poulain faible, ainsi que des symptômes neurologiques avec une démarche instable, des troubles de la coordination (ataxie), une paralysie des membres, une paralysie de la vessie, une paralysie anale, une paralysie de la queue ou des changements de l’état de conscience.
Les maladies liées aux virus herpès équins (HVE) doivent être prises très au sérieux et peuvent se propager de manière épidémique dans les exploitations agricoles et les régions. En cas de suspicion, un vétérinaire doit toujours être consulté et les chevaux (potentiellement) infectés doivent être isolés.
Comment les chevaux sont-ils contaminés par le virus de la rhinopneumonie?
Une infection a lieu la plupart du temps lors d’un contact direct entre les chevaux ou rarement par l’entremise d’objets contaminés. En cas de toux, les agents pathogènes peuvent être diffusés dans l’environnement. Les vans ainsi que les écuries ayant été utilisés par des chevaux (potentiellement) infectés doivent être impérativement désinfectés avant d’être utilisés pour d’autres chevaux.
La transmission des agents pathogènes se fait par l’entremise des sécrétions des muqueuses buccales et nasales, respectivement par les enveloppes fœtales en cas d’avortement. Elle débute après l’apparition des premiers symptômes cliniques. Après la disparition des symptômes cliniques, les chevaux peuvent encore être des porteurs et des transmetteurs.
Les chevaux ont en grande majorité déjà été en contact avec le virus de la rhinopneumonie et ils sont porteurs du virus. Cela ne signifie pas nécessairement qu’ils vont absolument tomber malades, mais pour cette raison le virus ne peut pas être éradiqué.
Quel est le risque que mon cheval contracte la rhinopneumonie?
Le risque est très faible et pas plus élevé que d’autres années. Les experts estiment qu’en Suisse, près de 80% des chevaux sont infectés par le virus de la rhinopneumonie (tant du type 1 que du type 4) et qu’ils sont donc des porteurs sains, donc asymptomatiques. Lors de situations de stress quelles qu’elles soient (transport, concours, détention inappropriée, etc.), les chevaux concernés peuvent excréter le virus et contaminer d’autres chevaux. Fort heureusement, cela est plutôt rare et ainsi, le risque de transmissions est très limité.
Cela étant, des foyers isolés sont de temps à autre relevés en Suisse. Sachant cela, le risque de propagation pour les chevaux qui n’ont pas de contact avec les chevaux de saut de retour des concours internationaux concernés n’est pas plus élevé que d’habitude.
Quels sont les symptômes de la rhinopneumonie?
10 jours peuvent s’écouler entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes.
Les premiers symptômes sont une infection des voies respiratoires supérieures, soit la toux, un écoulement nasal et, le cas échéant, un grossissement des ganglions lymphatiques ainsi que de la fièvre et une diminution de l’état général. Les chevaux n’ont cependant pas toujours de la fièvre. En cas d’évolutions compliquées de la maladie, des symptômes neurologiques avec des signes de paralysie peuvent apparaître et la fièvre apparaît alors plus tard. Cela étant, la toux et l’écoulement nasal indiquent une infection – même si cela ne doit pas absolument être la rhinopneumonie – et ces symptômes devraient faire l’objet d’un examen médical. Les symptômes de paralysie sont le fait de thromboses dues à l’inflammation des parois vasculaires. Ainsi, certaines parties du corps sont mal irriguées.
Comment diagnostiquer la rhinopneumonie?
En cas de suspicion de rhinopneumonie, un écouvillon nasal est prélevé sur le cheval et analysé par PCR – presque comme pour le test de la COVID-19 désormais bien connu chez l’humain. Si le cheval a une forte fièvre, il est également possible de rechercher le virus dans un échantillon de sang.
Comment traiter la rhinopneumonie?
Il n’existe aucun traitement spécifique pour lutter contre le virus. Seules quelques mesures de soutien peuvent être prises, par exemple pour renforcer le système immunitaire, pour faire baisser la fièvre ou pour réduire l’inflammation. Selon les cas, d’autres médicaments tels que des stéroïdes ou des antiviraux spécifiques peuvent également être utilisés.
On a vu ces derniers jours des photos de chevaux soutenus par des dispositifs de suspension. Ces filets aident les chevaux à rester debout lors de symptômes de paralysie, ce qui est particulièrement important pour tout l’organisme.
Quelles sont les chances de guérison?
La grande majorité des chevaux, en particulier ceux atteints d'une maladie légère à modérée, guérissent complètement et ne gardent aucune séquelle. Dans les évolutions compliquées avec des symptômes neurologiques, le pronostic est difficile à établir et dépend fortement des régions du corps touchées.
Peut-on appliquer des mesures préventives pour le cheval?
Un bon état général avec une bonne défense immunitaire ainsi que le moins de stress possible sont les meilleures conditions pour protéger le cheval contre une maladie ou pour favoriser sa guérison.
Des chevaux ayant été contaminés à Valence sont-ils morts en Suisse?
Non. En Suisse, moins de 10 chevaux ont été testés positifs actuellement. Les chevaux concernés sont isolés et bénéficient d’un suivi vétérinaire.
Questions relatives à la vaccination
Faut-il vacciner mon cheval contre l’épidémie actuelle de rhinopneumonie?
Bien qu’en général il soit recommandé de vacciner en particulier les chevaux de sport qui participent à beaucoup de concours contre la rhinopneumonie, une vaccination à ce stade ne sert à rien pour prévenir une infection dans le cadre de l’épidémie actuelle puisqu’une protection n’existe qu’après l’immunisation de base obtenue par deux vaccinations à un intervalle de 3 à 8 semaines et qu’elle doit être renforcée par un rappel tous les 6 mois. De plus, aucune immunité totale n’est garantie même après une vaccination correcte.
Dois-je maintenant vacciner mon cheval si je prévois des participations à l’étranger cet été?
Sachant que l’immunisation de base du vaccin contre l’HVE est obtenue par deux vaccinations dans un intervalle de 3 à 8 semaines il est donc judicieux d’administre le premier vaccin le plus rapidement possible.
Idéalement, toute l’écurie accueillant des chevaux participants à des compétitions internationales devrait être vaccinée afin d’atteindre une certaine immunité de groupe.
Dois-je faire vacciner mon cheval s’il ne participe qu’en Suisse mais que quelques chevaux qui voyagent à l’étranger sont logés dans mon écurie?
Dans les élevages et les exploitations à risque (avec de nombreux chevaux de compétition, avec des nouveau-venus) tous les chevaux devraient si possible être complètement vaccinés afin d’atteindre une certaine immunité de groupe.
Si dans un groupe, seuls certains chevaux partent de façon sporadique à l’étranger, il est possible de les isoler lors du retour d’un concours afin de surveiller leur état de santé.
Selon certaines rumeurs, il y aurait actuellement une pénurie de vaccins contre la rhinopneumonie en Suisse. Qu’en est-il?
La demande de vaccin contre la rhinopneumonie est actuellement supérieure à la moyenne en Suisse et dans les pays voisins. Cela pourrait entraîner des retards d’approvisionnement. Toutefois, la profession vétérinaire s'efforce d’effectuer toutes les vaccinations demandées aussi rapidement que possible.
Pourquoi la vaccination contre l’HVE n’est-elle pas obligatoire pour les chevaux de sport suisses?
Contrairement au vaccin contre la grippe, la vaccination contre la rhinopneumonie n’offre pas une protection individuelle de l’animal. Cela signifie que même des chevaux vaccinés peuvent contracter la rhinopneumonie. Cela étant, il est certain que les chevaux vaccinés excrètent moins de virus en cas de maladie. L'objectif d'une stratégie de vaccination doit donc être de vacciner une population entière de chevaux, par exemple l'ensemble de l'écurie. Si tous les chevaux excrètent moins de virus, le risque d'infection est moindre et l'évolution de la maladie est moins grave.
La vaccination obligatoire pour les chevaux participants aux manifestations officielles de la FSSE pourrait favoriser la protection de la population équine. Par contre, cette obligation ne concernerait que les chevaux de sport actifs, sachant que la FSSE n’a aucun moyen d’action pour ce qui est des chevaux de loisir. Ainsi la vaccination contre la rhinopneumonie de quelques chevaux de sport dans des groupes mixtes n’offrirait guère de protection à l’animal individuel.
Il reste à voir si, suite aux événements actuels, des ajustements seront effectués dans le domaine de la vaccination obligatoire au niveau international. Si tel était le cas, la FSSE examinerait la possibilité d’un éventuel ajustement de l'obligation de vaccination en Suisse.
Questions relatives aux manifestations
Puis-je participer à de entraînements, des cours ou autres rencontres avec des chevaux?
En principe, les chevaux qui n'ont eu aucun contact avec des chevaux revenant de concours internationaux de saut d'obstacles touchés par le virus ne courent pas plus de risque qu’autrement de contracter la rhinopneumonie. En Suisse, nous avons la chance de n’avoir été jusqu’ici que très peu touchés par la vague d’infection de Valence.
Des leçons d’équitations, des entraînements locaux et d’autres rencontres en petits groupes peuvent être organisés (p.ex. les entraînements d’une société équestre ainsi que des cours avec l’inscription à long terme de chevaux dont l’origine est connue et peut être retracée). Il incombe à chaque propriétaire de chevaux, respectivement à chaque sportif équestre, de surveiller la santé de son cheval et de ne participer à des entraînements ou à des rencontres qu’avec des chevaux en bonne santé.
Questions des organisateurs d’entraînements, de cours et d’autres rencontres avec les chevaux
Peut-on continuer à organiser des entraînements de société et des cours?
Les entraînements de société, les leçons d’équitation, les cours et les randonnées communes peuvent être effectués en petits groupes sans risque accru. Toutefois, seuls des chevaux qui n’ont eu aucun contact avec des chevaux ayant participé aux concours internationaux concernés et qui ne sont pas logés avec de tels chevaux devraient y participer. Si cela est garanti, le risque de contracter une infection n’est pas plus élevé que d’habitude.
En revanche, les chevaux qui ont été en contact avec des chevaux ayant participé aux concours internationaux concernés ou qui sont hébergés avec de tels chevaux doivent respecter l'isolement. Ici, la responsabilité personnelle de tous les sportifs équestres est requise!
Des précautions particulières doivent-elles être prises dans l’établissement?
En tant qu’organisateurs, vous devriez vous assurer que seuls des chevaux dont vous connaissez l’origine et qui n’ont eu aucun contact avec des chevaux revenant des concours de saut internationaux incriminés participent à votre entraînement, à vos cours ou à vos rencontres. Vous devriez également informer vos participantes et participants que seuls des chevaux en bonne santé peuvent participer à votre manifestation. Il est recommandé de n’accueillir que de petits groupes afin de conserver la vue d’ensemble.
Un vétérinaire doit-il être présent sur la place pour contrôler les chevaux participants?
Non, ce n’est pas nécessaire, il est de la responsabilité des participantes et des participants à votre manifestation de s’assurer qu’ils ne participent qu’avec des chevaux en bonne santé.
Les chevaux doivent-ils être testés négatifs pour participer à un cours ou à un entraînement?
Non, ce n’est pas nécessaire. Les chevaux qui sont malades doivent être présentés à un vétérinaire qui décidera si un test de dépistage du virus de la rhinopneumonie est nécessaire.