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Le pensionnat des Fidèles compagnes de Jésus à Carouge. Lithographie, collection FCJ (Suisse)
Le pensionnat de Carouge
En 1832, Marie-Madeleine d'Houët fait l'acquisition à Carouge d'une maison située dans un parc tout près de la rue Joseph Girard.
Elle agrandit immédiatement les lieux avec une nouvelle bâtisse afin de pouvoir accueillir une école gratuite, une école technique pour filles en apprentissage et enfin un internat capable de recevoir jusqu'à
une centaine de jeunes filles catholiques. Destiné à devenir renommé à travers toute l’Europe, l’internat souhaitait avant tout "donner une solide éducation chrétienne en leur donnant l’amour de leur religion et formant leur intelligence par l’étude des sciences utiles".
Les jeunes filles portent alors un uniforme comprenant une robe de laine
noire, une robe blanche et une robe rose avec une ceinture blanche ou rose et un chapeau de soie noire doublé et garni de bleu.
Si l'on en croit le récit fait par M. Bailly de Lalonde, dans son ouvrage paru en 1842, le pensionnat
connut rapidement un grand succès, car trois ans à peine après son ouverture, il comptait déjà 70 pensionnaires.*
* Bailly de Lalonde, Le Léman, ou voyage pittoresque, historique et littéraire à Genève, Tome second, Paris, chez G.A. Dentu, 1842.