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Pourquoi une "fortune" est-elle nécessaire ?
Les assurances sociales AVS, AI et APG sont financées selon le système de la répartition. Les prestations doivent être financées par les recettes perçues. Or, la législation définit les recettes indépendamment des dépenses, ce qui signifie que le montant des recettes réelles ne détermine pas le montant des prestations ou, à l'inverse, le montant des prestations devant être versées ne détermine pas le montant des recettes.
Les recettes et les prestations sont déterminées par des facteurs différents, dont les effets ne sont ni réguliers ni concomitants:
Le volume effectif des recettes du "pour-cent salarial" (AVS, AI et APG) dépend du total des salaires et du total des revenus provenant des activités lucratives indépendantes de la population suisse.
Le montant effectif des recettes de la taxe sur la valeur ajoutée ou TVA (AVS) dépend du chiffre d'affaires total soumis à la TVA.
Le montant effectif des recettes de l'impôt sur les maisons de jeu (AVS) dépend du chiffre d'affaires de ces établissements.
Seules les cotisations de la Confédération (AVS et AI) sont fixées directement sur la base des dépenses effectives.
Le montant des dépenses effectives de l'AVS est en premier lieu influencé par le nombre de rentiers et la structure des rentes (rentes de vieillesse simples, rentes de couple, rentes de veuves et rentes d'orphelins).
Le montant des dépenses effectives de l'AI est principalement influencé par le nombre de rentiers AI et de nouveaux cas d'invalidité.
Le total des dépenses effectives des APG est influencé par le nombre de jours de service et de naissances.
Ces relations font que les résultats de répartition de l'AVS, de l'AI et des APG ne peuvent pratiquement jamais être équilibrés.
Conclusion :
La fortune de compenswiss est nécessaire pour pouvoir financer les prestations définies par la loi même si les recettes sont insuffisantes au cours d'une année. La fortune a donc une fonction de "tampon".
Si les comptes présentent en fin d'année un excédent de recettes, la fortune augmente,
et vice versa en cas de déficit de recettes.