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Ils seraient des centaines voire des milliers en Europe, estiment les chercheurs. Ces derniers ont révélé la semaine dernière révèlent comment la Corée du Nord exporte ses salariés pour ensuite ponctionner la quasi-totalité de leur salaire.
"La Corée du Nord n'exporte plus grand-chose aujourd'hui, il n'y a plus d'industrie d'exportation. En fait, le seul produit qui peut encore être exporté, ce sont les travailleurs" explique Remco Breuker, coordinateur de.
Le fonctionnement du système peut se résumer simplement: l'Etat nord-coréen sélectionne dans un premier temps des salariés - en général des pères de famille jugés fiables. Ceux-ci sont alors envoyés en Europe pour travailler sur des chantiers navals ou des exploitations agricoles. Et l'essentiel de leur salaire va ensuite dans les caisses du régime.
"Une forme de travail forcé"
"Je ne peux parler que des pays où nous avons enquêté, mais nous sommes sûrs qu'on est face à une forme de travail forcé", assure Remco Breuker. "Nous avons de bonnes raisons de croire que cela peut s'assimiler à de l'esclavage, mais l'enquête doit encore se poursuivre".
Combien l'Europe compte-t-elle de ces travailleurs et quels sont les pays concernés? Les incertitudes restent nombreuses à ce stade, mais il pourrait y avoir des milliers de cas.
Aussi des pays d'Europe hors UE
Et la Suisse, semble-t-il, n'est pas épargnée. "Notre dernière étude porte sur la Pologne. Nous savons aussi que les travailleurs nord-coréens sont très nombreux à Malte. Et il y a des signes que plusieurs pays d'Europe sont concernés, dont certains sont extérieurs à l'UE. C'est tout ce que je peux dire pour le moment", précise le chercheur néerlandais.
Le chercheur ajoute qu'il a alerté les autorités européennes mais qu'elles n'ont pas montré beaucoup d'intérêt pour la question.
>> L'interview de l'historien Pascal Dayez-Burgeon, spécialiste de la Corée du Nord:
Renaud Malik/oang