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L'ancien président algérien Chadli Bendjedid est décédé samedi à Alger à l'âge de 83 ans des suites d'un cancer, a annoncé l'agence algérienne APS. Chadli Bendjedid est l'un des présidents à être resté le plus longtemps au pouvoir, de février 1979 à janvier 1992.
Il avait été admis, il y a plus d'une semaine, à l'hôpital militaire d'Aïn Naâdja, situé dans la capitale. En janvier dernier, il avait été hospitalisé à Paris pour un cancer, puis brièvement réhospitalisé en mai et en octobre.
Bendjedid a été à l'origine de la démocratisation des institutions, notamment par la promulgation d'une Constitution pluraliste en février 1989 et la renonciation à la présidence de l'ancien parti unique, le Front de libération nationale (FLN), en juillet 1991.
Membre du Conseil de la révolution
A l'indépendance, il suit à Alger le colonel Houari Boumediène, qui lui confie en 1964 le commandement de la deuxième région militaire à Oran (432 km à l'ouest d'Alger), qu'il gardera pendant quatorze ans.
Dans le même temps, il devient membre du Conseil de la révolution, mis en place le 19 juin 1965 après le renversement du premier président de l'Algérie indépendante Ahmed Ben Bella.
A la mort de Boumediène en 1978, il devient le candidat de l'armée qui le fait élire à la présidence en janvier 1979. Il fait libérer feu Ben Bella et autorise le retour des opposants historiques Hocine Aït Ahmed et Bachir Boumazza.
Emeutes
Son mandat présidentiel est renouvelé en décembre 1988, après les sanglantes émeutes d'octobre contre la vie chère et pour la démocratie.
Sa démission forcée le 11 janvier 1992 est l'épilogue d'une longue confrontation armée avec les islamistes du Front islamique du salut (FIS-dissous).
ATS