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Le ministre suisse des Finances, Ueli Maurer, tire un bilan positif de la gestion en Suisse de la crise liée au Covid, mais il reste des enseignements à tirer.
Dans un entretien accordé à la Neue Zuercher Zeitung, le conseiller fédéral Ueli Maurer estime que la Suisse n'est jamais vraiment sortie de la phase de chaos, qui caractérise tout début de gestion de crise.
Cependant, le ministre des Finances estime que le pays s'en est bien sorti dans l'ensemble. Pour le zurichois, une bonne organisation de crise donne du temps et de l'espace pour l'analyse.
La Suisse a dépensé beaucoup d'argent pour faire face à la crise, rappelle Ueli Maurer. Si les versements supplémentaires de la Banque nationale suisse (BNS) vont donner une plus grande marge de manoeuvre pour réduire la dette, une grande discipline en matière de dépenses sera nécessaire à l'avenir, remarque le grand argentier.
Il estime à 39 milliards de francs la facture de la pandémie pour la Confédération suisse, mais tout le montant ne devrait pas être utilisé. A cette somme, il ajoute cinq milliards dépensés par les cantons. En excluant les pertes qui ne peuvent pas être quantifiées exactement, le coût total devrait avoisiner les 70 milliards pour la Suisse au niveau économique.
Le conseiller fédéral 6relève que les bénéfices supplémentaires de la BNS, jusqu'à hauteur de quatre milliards de francs, devraient être utilisés pour réduire la montagne de dettes. Si tel devait être le cas, la Confédération recevrait 1,3 milliard par an, en fonction de la clé de répartition qui lui en attribue un tiers.
Selon le ministre des finances, la réduction de la dette peut se faire sans programme d'austérité douloureux, au cours des deux à trois prochaines législations. (ats)