Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06946.jsonl.gz/382

Qu’est-ce que la thyroïde ?
La thyroïde est une petite glande d’environ 20 grammes, située à la base du cou. Elle sécrète des hormones communément appelées T3 et T4, qui régulent le métabolisme, c’est-à-dire qu’elles agissent sur l’utilisation d’énergie par l’organisme. La température corporelle, le rythme cardiaque, les systèmes digestif et nerveux sont régulés par la thyroïde.
La thyroïde influence également la structure de la peau ou des cheveux, mais aussi l’humeur, le désir sexuel ou la régularité du cycle menstruel.
Les hormones thyroïdiennes sont produites grâce à l’iode provenant de l’alimentation et sont sécrétées selon les besoins de l’individu, sous l’action régulatrice de la TSH, une hormone produite par l’hypophyse qui est une glande située à la base du cerveau.
Quel est le rôle de la thyroïde pendant la grossesse ?
La grossesse est une période marquée par des modifications du fonctionnement de la thyroïde. Elle doit s’adapter pour produire plus d’hormones afin de couvrir les besoins du fœtus, notamment pour sa croissance et le bon développement de son cerveau.
Pour répondre à cette demande plus élevée d’hormones, la thyroïde a besoin d’une plus grande quantité d’iode. Une carence en iode est fréquente pendant cette période. En effet, une partie est transmise au fœtus via le placenta, tandis que l’autre est éliminée par les reins (en plus grande quantité que pendant la période hors grossesse).
Cette carence peut conduire à une augmentation importante du volume de la glande thyroïde, on parle alors de goitre. La plupart du temps, il s’agit d’un phénomène réversible. En outre, les hormones de grossesse jouent un rôle stimulant sur la glande thyroïde.
Le fœtus a-t-il, lui aussi, une glande thyroïde ?
Au cours du 1er trimestre de grossesse, la thyroïde du fœtus n’est pas encore en mesure de produire ses propres hormones et c’est donc la thyroïde de la mère qui assure cette fonction. Ce n’est qu’à partir du 4e mois de vie intra-utérine que le bébé commencera à produire partiellement ses propres hormones thyroïdiennes.
Quelles sont les conséquences d’un dysfonctionnement de la thyroïde pendant la grossesse ?
L’hyperthyroïdie (c’est-à-dire la production excessive d’hormones thyroïdiennes) est un trouble qui touche environ 2 % des femmes enceintes. La plupart du temps, il s’agit d’un état transitoire qui disparaît entre le 3e et le 5e mois d’aménorrhée.
Certaines sonnettes d’alarme peuvent mettre en garde la femme enceinte : des vomissements excessifs, une perte de poids, de la fatigue et un rythme cardiaque rapide peuvent se manifester.
Ce dysfonctionnement, s’il est prolongé, peut entraîner un retard dans la croissance du bébé ou un accouchement prématuré et augmenter le risque de toxémie gravidique (complication rénale) chez la mère.
Au contraire, dans 0,2 % des cas, la glande thyroïde fonctionne de façon ralentie, on parle donc d’hypothyroïdie. La femme enceinte peut avoir la peau sèche, prendre trop de poids ou avoir un rythme cardiaque lent. Cette situation peut être grave pour le bébé qui risque un développement psychomoteur et intellectuel anormal.
Le dysfonctionnement de la thyroïde peut survenir également après l’accouchement, raison pour laquelle même si durant la grossesse les résultats ont été normaux, un nouveau contrôle est effectué lors de la consultation post-accouchement.
Peut-on soigner et prévenir les troubles de la thyroïde ?
Les troubles de la thyroïde peuvent être soignés et même anticipés.
Dès 12 semaines d’aménorrhée, une prise de sang sera effectuée, si le résultat est pathologique, une consultation chez un endocrinologue sera organisée en vue de l’introduction d’un traitement. A chaque consultation au cabinet, le taux de TSH sera dorénavant analysé, de façon à pouvoir adapter le traitement.
Pour les patientes ayant déjà un problème thyroïdien, le taux de TSH sera automatiquement analysé à chaque consultation, de façon à pouvoir adapter le traitement.