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Certaines marques dites « naturelles » ont bénéficié de la tendance du bio jusque dans les rayons des grandes et moyennes surfaces (GMS), s'accordant ainsi une visibilité et une accessibilité maximale. Il existe indéniablement une tendance de fond axée sur le bien-être naturel que les grands industriels ont immédiatement intégrée dans leur stratégie de développement. Mais attention aux faux semblants. Un nouvel anglicisme est apparu récemment dans le jargon écologique pour dénoncer la supercherie du marketing. Il illustre parfaitement la tendance qui se joue sur la scène du grand marché de la cosmétique mondiale : il s'agit du terme « greenwashing ».
Voici la définition que propose Wikipédia :
« L'éco-blanchiment ou le blanchiment écologique est un procédé de marketing utilisé par une organisation (entreprise, gouvernement...) dans le but de donner à l'opinion publique une image écologique responsable, alors que plus d'argent a été investi en publicité verte que pour de réelles actions en faveur de l'environnement. Le terme vient de l'anglais greenwashing. Le Grand dictionnaire terminologique propose le terme français « blanchiment vert ». Greenwashing vient de la contraction des mots green, vert et whitewash, littéralement blanchir à la chaux, peut-être avec un clin d'œil à brainwashing, lavage de cerveau. Il est employé à la fin des années 1980 dans le titre d'un article paru en mars 1991 dans la revue « Mother Jones ».
En clair, le terme dénonce une fausse vitrine écologique motivée par le profit. Appliqué à la cosmétique, il porte les couleurs, l'odeur et le nom d'un produit naturel, mais c'est de la pure chimie ! Attention la place est pleine!
Mise en ligne 15 avril 2011