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A partir de l'année prochaine, les Suisses devront débourser en moyenne 27% de plus pour l'électricité. Selon les calculs de la Commission fédérale de l'électricité (Elcom), un ménage moyen de quatre personnes paiera en 2023 près de 27 centimes par kilowattheure. Sur l'année, la facture d'électricité s'élèvera donc à 1215 francs, soit 261 francs de plus que l'année précédente.
Les coûts de l'électricité peuvent toutefois varier fortement d'une région à l'autre. Ainsi, il existe des régions où les coûts font même plus que doubler. L'exploitant de la coopérative d'éclairage et de force motrice de Richigen (BE) demande environ 175% de plus. Selon le modèle de calcul, la facture annuelle d'électricité y augmente d'environ 2029 à 3185 francs par an.
En Suisse, le marché de l'électricité est réglementé par la loi pour les ménages. Les fournisseurs d'énergie peuvent répercuter leurs coûts sur les clients, mais ne peuvent adapter les tarifs de l'électricité qu'une fois par an, à la fin de l'année. Les quelque 630 entreprises doivent communiquer les nouveaux prix pour l'année suivante à l'autorité de surveillance avant la fin du mois d'août.
Le coût du gaz pour le chauffage a lui aussi nettement augmenté. En novembre, selon l'Office fédéral de la statistique (OFS), le prix du gaz était en moyenne de 3562 francs pour 20 000 kilowattheures. Un an plus tôt, il n'était que de 2128 francs, et en novembre 2020, il n'était que de 1882 francs.
«Malgré une légère accalmie, la situation reste tendue», déclare Michael Walser d'Energie 360 Grad, l'un des plus grands fournisseurs de gaz en Suisse, interrogé par l'agence de presse AWP. Selon lui, le risque d'une pénurie de gaz cet hiver existe toujours. «Nous devons également nous attendre à des prix instables dans un avenir proche.» Et de poursuivre:
Raison pour laquelle il est actuellement extrêmement difficile de prédire l'évolution future des prix.
La situation est similaire pour le pétrole. Les cours du marché du Brent de la mer du Nord ont littéralement explosé au printemps après le début de la guerre en Ukraine. Malgré une certaine accalmie depuis, ils restent environ 10% plus élevés qu'il y a un an.
Ces mouvements ont également eu des répercussions sur le coût du mazout et des carburants tels que l'essence et le diesel en Suisse. Selon les données de l'OFS, le prix du mazout y a augmenté en novembre pour atteindre environ 140 francs pour 100 litres (pour une quantité d'achat de 3000 à 6000 litres) contre 63 francs il y a deux ans.
Actuellement, selon le portail de comparaison Heizoel24.ch, le prix a certes quelque peu reculé, mais il reste à un niveau relativement élevé de 131 francs pour une demande de 3000 litres, c'est-à-dire la capacité habituelle d'une citerne à mazout en Suisse.
Les automobilistes ont en outre payé en moyenne 1,92 franc le litre d'essence et 2,26 francs le litre de diesel dans les stations-service. En novembre 2020, ces prix étaient encore respectivement de 1,39 franc et 1,50 franc. Même constat que pour le mazout: les prix ont quelque peu baissé depuis novembre 2022, mais ils restent nettement plus élevés qu'il y a deux ans. Selon le Touring Club Suisse (TCS), ils sont actuellement de 1,79 franc pour l'essence et de 2,08 francs pour le diesel.
Le prix du diesel, en particulier, a donc fortement augmenté. «Le marché mondial est toujours marqué par une pénurie sensible de diesel», explique à ce sujet Thomas Puls de l'Institut de l'économie allemande de Cologne. Les prix des distillats moyens seraient nettement supérieurs à ceux de l'essence à la bourse de l'énergie ICE, ce qui plaide également pour une pénurie persistante.
«La Chine a augmenté sa production, mais cela n'aura probablement pas d'impact sensible sur l'Europe», explique l'économiste. Si les importations de diesel russe disparaissent l'année prochaine, il sera difficile de les remplacer en Europe. Les importations en provenance d'Arabie saoudite ont certes déjà augmenté, mais il semble que l'approvisionnement en diesel de l'Europe sera difficile dans les mois à venir.
(saw/sda/awp)
Traduit et adapté de l'allemand par Tanja Maeder
Deux cent cinquante grammes de légumes, presque autant de fruits, 50 grammes de viande maximum par jour et nettement moins de lait et de yaourts. Voici le régime alimentaire que propose le comité scientifique réuni autour de Lukas Fesenfeld, du Centre de recherche sur le climat de l'Université de Berne. «C'est la seule façon d'atteindre les objectifs de durabilité de l'ONU», a-t-il déclaré la semaine passée devant les médias. Le statu quo n'est pas une option: