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Le Moderne
Description de la salle
Pour les Bullois, il semble que le Moderne ait toujours existé. A deux pas du château, l’hôtel Art nouveau était l’un des fleurons de l’architecture touristique du début du XXe siècle, au moment où la Gruyère découvrait les atours de la Belle Epoque. Sur cette parcelle, le ferblantier d’origine allemande Henri Finks décide de bâtir un hôtel et mandate les architectes Georges Chessex et Charles-François Chamorel-Garnier, qu’il a rencontrés sur le chantier de l’usine Cailler à Broc et qui dessineront ensuite les plans du Lausanne Palace. Appelé Hôtel Continental au début de sa conception, le Grand-Hôtel Moderne ouvre ses portes le 4 février 1906. Le complexe comprend : un café-restaurant, un jeu de quilles au sous-sol, une grande salle où se donnent des spectacles, des salons huppés et 21 chambres.
L’hôtel de luxe est mis en faillite après dix-neuf mois d’exploitation et demeure aujourd’hui l’unique palace jamais construit dans le canton de Fribourg. De 1923 à 1978, le musée et la bibliothèque s'y installent dans l'attente d'autres locaux plus adaptés. De 1973 à 1979, Le Moderne échappe de justesse à la démolition avant d'être racheté en 1983 par Bernard Vichet, homme d'affaires. Désormais, le Moderne est inscrit à l’Inventaire fédéral des sites construits à protéger en Suisse. Son rez-de chaussée s'est transformé en brasserie sous différentes appellations bien connues des Bulloises et des Bullois : Moderne, Sherlock’s Pub, Memphis bar, La Taverne. En 1985, l'édifice s'est payé le luxe d'accueillir les premiers concerts du festival mythique des Francomanias.
Aujourd'hui, le Moderne continue de faire honneur à son glorieux passé en accueillant régulièrement des concerts et autres animations propres à égailler la vie des Bullois et des touristes de passage.