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La production de sapins suisses est en augmentation. Mais la provenance locale n'est pas toujours motivée par des choix écologiques. Un projet mené par Coop et Vision Agriculture montre comment il est possible de lier les deux !
Chaque année, environ 100'000 tonnes d’azote sont importées en Suisse sous forme d’aliments concentrés ou d’engrais de synthèse. De ce fait, les limites légales d’émissions sont dépassées depuis des décennies, en particulier pour l’ammoniac. Une taxe d'incitation sur l’azote permettrait de résoudre ce problème de manière rentable et sur le long terme. C’est la vision proposée dans cette étude.
Comparaison entre haut rendement et pâture intégrale assortie d'une faible utilisation d'aliments concentrés
Au cours des dernières années, plusieurs études ont montré qu'une réduction des coûts de production pouvait sensiblement améliorer les revenus des exploitations laitières suisses. A cet égard, la réduction de l'utilisation d'aliments concentrés et le recours à des systèmes de pacage en lieu et place d'une stabulation à grands frais offrent des possibilités notables de diminution des coûts.
La majorité des exploitations laitières suisses misent aujourd'hui sur une stratégie de haut rendement, avec stabulation et emploi d'aliments concentrés. Le présent document examine les possibilités d'amélioration des revenus et les principales incidences écologiques résultant de l'adoption de systèmes de pâture assortis d'une diminution substantielle de l'emploi d'aliments concentrés. Les calculs se fondent sur des études ayant établi une comparaison empirique de diverses stratégies de production laitière.
Pour garantir l’approvisionnement alimentaire des hommes, selon la thèse largement répandue, il faut impérativement augmenter les rendements agricoles. Cependant un examen plus approfondi des interrelations complexes montre qu’une production encore plus intensive est la stratégie la plus inefficace et la plus nuisible à la sécurité de l’approvisionnement dans les pays avec une agriculture „high-input“.
Le groupe d'experts internationaux spécialisés sur la biodiversité a publié son premier rapport qui alerte sur le déclin au niveau mondial des espèces pollinisatrices. Au niveau mondial, un nombre croissant de pollinisateurs sont menacés d'extinction, or 80% des cultures à travers le monde sont dépendantes de l'activité des insectes pour la pollinisation. Ce déclin mondial aura donc des impacts sur les hommes et leur sécurité alimentaire.
Il n'y a pas d'antinomie entre produire et préserver les ressources naturelles.
Une autre agriculture est possible, et vous n’êtes pas seuls à la revendiquer: tel est le message que l’Association Pissenlit voudrait transmettre aux paysans. À cette fin, les quatre membres de l’association sont allés à la rencontre d’agriculteurs vaudois pour les interroger sur leurs pratiques agricoles, leurs motivations, leurs préoccupations.
Produire le plus possible, c'est devenu le but principal des organisations paysannes. La Confédération encourage aussi une production alimentaire toujours croissante en Suisse à travers la protection aux frontières, des subventions forfaitaires et des primes de cultures. Et cela au nom de la sécurité de l'approvisionnement. Pourtant une forte production en temps normal ne garantit pas un approvisionnement en cas de crise, et peut même le menacer. C'est le cas quand la production dépend toujours plus d'importations - par exemple fourrages, énergie, machines, engrais, pesticides - ou quand elle endommage la fertilité des sols. En outre, les prix aux producteurs souffrent d'une production trop forte.
Combien faut-il produire pour assurer une sécurité à l'approvisionnement, qui de plus soit acceptable? Vision Agriculture se penche sur cette question dans une nouvelle étude. Les résultats montrent que la sécurité à l'approvisionnement peut aussi être garantie avec 10 à 20 pourcent de production de moins qu'aujourd'hui. Pour autant que les réserves de terres nécessaires soient disponibles.
Entre le champ et l'assiette, plus de la moitié de la récolte de pommes de terre se perd. C'est ce que montre une récente étude d'Agroscope et de l'EPFZ. Pour que la situation s'améliore, il faudrait que producteurs et commerçants optimisent leurs pratiques et que les consommateurs changent leurs habitudes.
Une équipe internationale de chercheurs a démontré qu'une biodiversité élevée augmente la résistance de ces écosystèmes à une large gamme d'événements climatiques (sécheresse, canicule, pluies extrêmes). Ces résultats bouleversent les études habituellement menées en écologie, dont les mesures de stabilité des écosystèmes sont en partie basées sur leur capacité à retrouver un fonctionnement normal après une perturbation et non sur leur faculté à résister à cette perturbation.
Le numéro 32 de Hotspot est consacré aux « bons génies du sous-sol » auxquels la recherche alloue encore trop peu de fonds. Il y est question aussi bien des systèmes culturaux qui favorisent la vie dans le sol que du rôle des micro-organismes du sol qui interviennent dans la dynamique du phosphore.
Les effets positifs de promotion de la biodiversité en agriculture ne manquent pas. L'objectif de la politique agricole de stopper le recul des espèces n'est pourtant pas atteint. D'autres efforts sont nécessaires. C'est de que constate le rapport "État de la biodiversité en Suisse en 2014" dans le chapitre consacré aux milieux agricoles. Pourtant production et biodiversité ne doivent pas être opposées, comme le montre des projets innovateurs. La production IP et Bio et un conseil ciblé sont particulièrement importants. Les exemples montrent que cela permettrait aussi d'améliorer nettement le revenu des agriculteurs.
Le Bio peut toujours devenir "conventionnel". Mais le Bio, c'est aussi très varié. Toujours plus d'exploitations Bio vont aujourd'hui bien au-delà des exigences "ordinaires" de l'agriculture biologique. L'exploitation maraîchère de Roger Gündel montre à quoi cela peut mener. Son type d'agriculture se distancie plus de l'agriculture biologique que le Bio ne le fait de l'agriculture conventionnelle. Son "Bio+" montre clairement le potentiel qui existe dans une agriculture adaptée au lieu et à la nature.
La perte de la biodiversité dans les prairies des régions de plaine en Suisse est beaucoup plus importante qu'on ne le pensait. Pourtant, en 1950, 85% des prairies même utilisées de manière intensive avaient suffisamment d'espèces pour la qualité écologique (SPB) pour atteindre ou largement dépasser le niveau QII. Aujourd'hui, même pas 20% des prairies écologiques atteignent les critères QII.
Quand il a repris la ferme sur laquelle il a grandi, Hanspeter Hunkeler a voulu favoriser la biodiversité tout en gardant l'exploitation productive. C'est ce que ce passionné de nature a réussi en optimisant ses coûts et en s'adaptant aux conditions cadres de la politique agricole.
Le soutien, par le Confédération et les cantons, de l'élevage d'animaux non adapté au site et partiellement ou totalement indépendant du sol est contradictoire à plusieurs niveaux avec les tâches principales politiques et légales – comme pour l'aménagement du territoire, les objectifs environnementaux de l'agriculture, mais aussi les buts de la Constitution concernant l'agriculture pour une production durable et paysanne. Le boom de nouvelles constructions d'étables avec une base fourragère propre insuffisante, ne doit plus être soutenu avec de l'argent des contribuables et des privilèges.
Les experts sont rarement aussi unanimes: les "bandes fleuries" proposées par l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) comme nouvel élément de compensation écologique nuit à la biodiversité dans les terres agricoles plus qu'elle ne lui est utile. Pourtant la Confédération s'accroche à ces bandes fleuries. Les dessous d'une ineptie.
Le nombre d'habitats différents joue un rôle décisif dans la préservation de la diversité des espèces en région agricole. Les exploitations biologiques qui ne prennent pas de mesures d'encouragement ciblées comme la création de milieux naturels supplémentaires riches en espèces présentent une biodiversité qui n'est que légèrement plus élevée que celle des autres exploitations. C'est ce que montre une étude réalisée dans dix régions européennes et deux régions africaines.
Pour nourrir nos animaux de rente, la Suisse a besoin de presque autant de surfaces cultivables à l'étranger que nous en avons dans notre pays.Avec cette nourriture importée pour nos vaches, on pourrait nourrir plus d'un million de personnes. La pression exercée sur les terres par notre production agricole intensive détériore déjà de manière irréversible la base de production aux dépens des générations futures et d'une alimentation plus sûre en cas de crise.
Aujourd'hui il existe déjà des paiements directs qui doivent compenser les conditions particulièrement difficiles dans les régions de montagne. Une petite partie d'entre eux sont liés à la déclivité ("Contributions pour terrains en pente"), et plus des trois quarts soit 354 millions de francs par année, sont versés en fonction du nombre d'animaux gardés et de la situation de la zone: plus une exploitation est en altitude et plus elle possède de bétail, plus elle reçoit de contributions pour les conditions difficiles ("Contributions GACD").
La réforme agraire amorcée depuis bientôt deux décennies s'est arrêtée pratiquement à mi-chemin. Les instruments actuels de la politique agricole ne sont pas conformes à l'article constitutionnel de 1996. Le Livre blanc de l'agriculture suisse offre une analyse de la situation complète et accessible à tous ; elle met en évidence quelles réformes s'avèrent indispensables à la mise en œuvre d'une politique agricole porteuse d'avenir et conforme à la Constitution. En publiant ce livre, Vision Landwirtschaft pose une première pierre sur laquelle devra s'appuyer le débat qui s'instaurera au sujet de la politique agricole dans les années à venir.