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Girardet karl
(1813-1871)
Huile sur toile
30 cm x 23 cm
En parfait état
Avec cadre ancien doré
Karl Girardet (1813-1871)
Né à Le Locle dans la Principauté de Neuchâtel (français sous le Premier Empire) le 13 mai 1813 et mort à Paris 9e le 24 avril 1871, est un peintre, graveur et illustrateur français
Fils aîné du graveur Charles Girardet et de son épouse Fanny Charlotte Favre, il voit le jour en 1813. Il est le frère de Pauline Girardet (1816-?), du graveur Édouard-Henri Girardet (1819-1880) et de Paul Girardet (1821-1893). Il est initié au dessin et à la gravure par son père.
Arrivé à Paris en 1822, il est admis à l'École des Beaux-Arts dans l'atelier de Léon Cogniet. Sa première exposition au Salon aura lieu en 1836.
Sa peinture de genre, puis d'histoire séduit très vite la famille royale, et il devient le protégé de Louis-Philippe qui lui passe de nombreuses commandes et le fait participer au programme décoratif du nouveau musée de l'Histoire de France qu'il vient de créer en 1837 à Versailles. Il y fera ses débuts en secondant son maître Léon Cogniet sur deux tableaux de batailles. Il devient ensuite peintre officiel de la Cour.
En 1838, il part pour Düsseldorf et traverse le Tyrol et la Croatie en 1839, enfin il gagne l'Italie en 1840.
En 1842, il effectue un voyage en Égypte et accompagne le duc de Montpensier en Espagne.
En 1848, après la monarchie de Juillet, il quitte la France en compagnie de son frère Édouard et s'installe à Brienz, dans le canton de Berne. Il y peint des paysages dont quelques-uns sont conservés dans les musées de Lille et de Neuchâtel, et compose des toiles à partir de ses croquis de voyages en Orient. Il en tire des gravures qui parurent dans les revues le Magasin pittoresque et le Tour du Monde.
Karl Girardet rentre en France en 1850 et reprend sa carrière de peintre et illustrateur. Il s'installe dans un atelier à Montmartre en 1857 où il résidera jusqu'à sa mort.
Pendant la Guerre de 1870, il réalise des croquis de Paris assiégé et constate que sa vue baisse.
Il vécut de nombreuses années en ménage avec l'artiste peintre Augustine Angélina Kaas, dont la famille héritera des biens de Karl, soit une somme de 100 000 francs. Pris d'angoisse à l'idée de devenir aveugle, il meurt seul dans son atelier de la rue Bréda.