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«Les troubles d'apprentissage, les difficultés de langage (comme la dyslexie et le bégaiement), le déficit d'attention avec ou sans hyperactivité et le syndrome d'Asperger, cette forme légère d'autisme, sont quatre à dix fois plus courants chez les garçons que chez les filles.»
Ces propos sont de Susan Pinker, une psychologue canadienne. Elle pratique la psychologie du développement depuis 25 ans. La majorité de ses patients sont des garçons, à cause d’une plus grande fragilité selon elle. Il sont sujets à plus de troubles que les filles. Elle ajoute:
«Ces dernières réussissent généralement beaucoup mieux en classe que les garçons. Leurs succès, leur comportement plus discipliné et leur plus grande motivation semblent les destiner à un avenir plus prometteur que les garçons, lesquels, croit-on, devront lutter sans merci pour se tailler une place au soleil.»
L’éducation expliquerait-elle à elle seule la différence de comportement scolaire? C’est peu probable car cela signifierait que les garçons ne seraient pas éduqués à la réussite mais à l’autodestruction. Idée déraisonnable. Le passage à l’âge adulte semble inverser les données citées par Madame Pinker: elle mentionne que des garçons présentant des troubles ont parfois très bien réussi leur vie professionnelle et occupent des postes exigeants et très rémunérateurs. Au contraire, des femmes de grande intelligence et bardées de diplômes choisissent des postes plus modestes. Ce constat confirme celui que je relatais précédemment: les femmes ne suivent pas les mêmes données et le même parcours que les hommes.
Susan Pinker suggère l’explication suivante: les femmes sont plus portées sur les soins et le bien-être. Elles sembleraient peu nombreuses à trouver une satisfaction ou un accomplissement dans une carrière. La position hiérarchique ne les intéresse que peu.
«De 75 à 80 % des femmes accepteront un salaire moindre pour un emploi qui sera par ailleurs plus gratifiant. La valorisation que leur procure l'emploi par le défi intellectuel qu'il représente et le but humanitaire qu'il poursuit prend le pas sur le salaire offert. Travailler avec des gens qu'elles respectent, accomplir un travail qui contribuera à changer le monde, bénéficier d'horaires flexibles sont les facteurs qui priment pour la plupart des femmes»
Elle ajoute:
«Alors que les hommes sont souvent extrêmes dans leurs intérêts, la plupart des femmes sont plus modérées et ont des buts multiples dans leur vie. Elles désirent travailler, fonder une famille, maintenir des relations étroites avec leurs parents, suivre les événements culturels dans leur ville, s'impliquer dans leur communauté.»
Et si la compétition et la réussite visible, professionnelle, étaient pour les garçons des sortes de compensation à leur faiblesse? Vouloir en faire plus les assure, peut-être, d’avoir au moins un minimum de valeur et de reconnaissance. Ou, comme les femmes connaissent la fragilité de la vie au travers de l’enfantement, peut-être cette fragilité des garçons leur enseigne-t-elle biologiquement l’importance de la bataille pour la survie?
En tous cas selon Susan Pinker les priorité des femmes ne seraient pas la compétition et la carrière mais la coopération avec leur famille et leur communauté. Cela conforte les études relatées ailleurs sur l’intérêt des nouveaux-nés filles pour les représentations humaines alors que les nouveaux-nés garçons s’intéressent dès la naissance aux représentations plus techniques.
Les différences entre les femmes et les hommes ne serait pas simplement un conditionnement culturel mais une nature, ou un instinct, ou une configuration décelable chez les petits humains avant que la culture ne les influence. Les choix adultes tels que décrits par Susan Pinker confirment ces différences. Dans cet ordre d’idées, la réclamation acharnée du pouvoir économique et politique pour les femmes n’est pas le projet de la majorité d’entre elles, mais de quelques-unes, assez masculinisées, qui se servent de l’ensemble des femmes pour assouvir leur besoin personnel.
Aura-t-il fallu 50 ans d’errance intellectuelle féministe à vouloir démontrer à tout prix que les différences ne sont qu’une invention, pour à la fin reconnaître qu’elles existent? Personnellement je pense que l’objectif du féminisme est de détruire la société, comme une sorte de revanche suicidaire contre un passé dont la lecture est biaisée, ou comme une peur infantile d’accepter les différences. Et ce malgré une certaine légitimité à une époque.
Le problème n’est pas d’être différents. Le seul problème éventuel de la différence est le jugement négatif que l’on pourrait porter sur cette différence et les discriminations qu’il pourrait induire. Ne portons pas de préjugés négatifs sur les femmes ni sur les hommes, ni sur l’infirmité intersexe, ni sur la couleur de peau, et la différence sera ce qu’elle a toujours été: une dynamique relationnelle et reproductive, et un apprivoisement de l’altérité.
Et un peu de Monty Python pour sourire du thème: