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Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, est réfugié à l'ambassade équatorienne à Londres depuis 2012 (archives).
KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN(sda-ats)
L'Equateur a annoncé mercredi qu'il avait coupé "les systèmes" de communication "avec l'extérieur" de Julian Assange en raison de certaines de ses prises de position. Le fondateur de WikiLeaks est réfugié à l'ambassade équatorienne à Londres depuis 2012.
Le gouvernement de Lenin Moreno prévient qu'il pourra adopter "d'autres mesures" si l'Australien venait de nouveau à "manquer à son engagement" de ne pas interférer dans les relations de l'Equateur avec d'autres pays, dont les Etats-Unis.
Quito n'a pas précisé de quelle manière le fondateur de WikiLeaks avait manqué à son "engagement écrit pris avec le gouvernement fin 2017, selon lequel il promettait de ne pas publier des messages constituant une ingérence dans la relation (de l'Equateur) avec d'autre Etats". La réaction du pays andin intervient après une série de tweets postés lundi soir par Julian Assange.
Le fondateur de WikiLeaks y reproche le "timing" de l'expulsion de diplomates russes par des pays occidentaux en réaction à l'empoisonnement d'un ex-agent russe au Royaume-Uni, "12 heures après l'un des pires incendies d'immeubles de l'histoire post-soviétique", celui d'un centre commercial en Sibérie. Il s'est attiré mardi les foudres d'un ministre britannique.
"Misérable petit ver de terre"
"Il est très regrettable que Julian Assange reste dans l'ambassade d'Equateur", a déclaré mardi le secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères Alan Duncan devant le Parlement. "Il est grand temps que ce misérable petit ver de terre sorte de l'ambassade et qu'il se rende à la justice britannique", a-t-il ajouté.
L'Australien de 46 ans avait trouvé asile en juin 2012 dans l'ambassade d'Équateur pour échapper à une extradition vers la Suède où il était recherché depuis fin 2010 pour des accusations de viol et d'agression sexuelle qu'il niait. Malgré l'abandon des poursuites en mai 2017, un tribunal londonien a refusé en février de lever son mandat d'arrêt au motif qu'il n'avait pas respecté les conditions de sa liberté sous caution.
ATS