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«J'ai dit plusieurs fois que je voulais fermer Guantanamo, et je
vais m'y tenir», a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne
CBS.
Guantanamo et l'Irak
Le prochain président a promis plusieurs fois pendant sa
campagne de fermer le centre de détention situé à Cuba, symbole des
excès de «la guerre contre le terrorisme» menée par George W.Bush
et critiqué par la communauté internationale. Ouvert début 2002 sur
une base navale américaine située à Cuba, le centre de détention
retient aujourd'hui 255 détenus sur les 800 qui y sont
passés.
Concernant la guerre en Irak, qui a fait plus de 4000 morts dans
les rangs de militaires américains depuis 2003, Barack Obama a
réitéré ses promesses: «J'ai dit au cours de la campagne, et je me
suis tenu à cette position, que dès que je prendrai mes fonctions,
j'appellerai l'état-major et les responsables de la sécurité
nationale afin de lancer un plan de retrait de nos troupes».
Le président élu entend notamment libérer des soldats et du budget
pour la guerre en Afghanistan, dont il a fait une priorité de sa
politique étrangère. Alors que la situation s'est améliorée sur le
terrain en Irak depuis un an, Barack Obama, qui s'était prononcé
contre l'invasion de ce pays en 2003, veut retirer l'essentiel des
troupes américaines en 16 mois, d'ici à l'été 2010. Le gouvernement
irakien a d'ailleurs approuvé dimanche un accord avec les
Etats-Unis prévoyant un retrait d'ici à 2011.
Récession à éviter à tout prix
Sur le volet économique, Barack Obama a affirmé que son «travail
comme président sera de s'assurer que l'administration rétablisse
la confiance» dans les marchés financiers, chez les consommateurs
et dans les entreprises. Il a souligné l'importance de la lutte
contre la récession, quitte à laisser s'aggraver le déficit
budgétaire.
«Nous ne devons pas nous inquiéter du déficit l'année prochaine ni
même celle d'après. A court terme, le plus important est d'éviter
une aggravation de la récession», a-t-il ajouté.
A propos des difficultés des constructeurs automobiles américains,
dont le plus gros, General Motors, a annoncé qu'il serait à court
de liquidités dès l'an prochain, Barack Obama s'est prononcé pour
un plan de sauvetage. «Une faillite de l'industrie automobile
serait une catastrophe», a-t-il dit. (Voir encadré
ci-contre)
agences/cer
Le secteur automobile a du souci à se faire
Mais les premiers signes ne sont guère encourageants pour General Motors (GM), Ford et Chrysler, les républicains ne montrant aucune envie de se rallier aux propositions de la majorité démocrate, qui doit encore compter avec le droit de veto dont dispose le président sortant George W.Bush. Les membres du Congrès se retrouvent en session lundi pour un peu plus de deux mois, jusqu'à l'investiture du président élu Barack Obama, prévue pour le 20 janvier.
A défaut de faire accepter au président Bush un nouveau plan de relance, les démocrates ont annoncé leur intention de se battre pour obtenir une aide de 25 milliards supplémentaires pour les trois grands de Détroit.
La Maison Blanche a assuré lundi que l'administration ne voulait pas la faillite de l'industrie automobile américaine mais que les constructeurs devaient se contenter des fonds déjà disponibles.
"L'industrie automobile représente une part importante de notre socle industriel et nous voulons que (cette) industrie réussisse et soit compétitive dans l'économie mondiale. C'est pourquoi nous demandons au Congrès de prendre cette semaine les mesures nécessaires pour lui apporter de l'aide", a indiqué une porte-parole. Mais elle a souligné que la Maison Blanche n'était pas favorable à l'octroi d'une nouvelle aide.