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Les vert‘libéraux soutiennent le Conseil fédéral dans sa politique mettant à disposition de l'économie suisse de façon ciblée des liquidités pendant la crise du Coronavirus. En effet, cela permet d'éviter des faillites qui n’auraient pas eu lieu en temps normal. Toutefois, ce soutien ne doit pas être contraire à des objectifs climatiques. Etant donné que le risque de ne pas être remboursé entièrement est énorme, notamment dans le secteur de l'aviation, des conditions de durabilité devraient être ajoutées au plan de sauvetage du Conseil fédéral. Par exemple, l'industrie aéronautique pourrait s'engager à introduire progressivement l’utilisation de kérosène synthétique neutre en CO2 en échange d'une aide de l'État. Cette idée est tout à fait compatible avec la taxe sur les billets d'avion prévue dans la loi sur le CO2. Pour finir, le nombre de vols qui peuvent être effectués avec des trains à grande vitesse ou de nuit devrait également être revu à la baisse.
Pas de sauvetage du secteur aérien sans exigences de protection de l‘environnement
« Nous voulons que la Suisse devienne un leader de la protection du climat au niveau international. Pour les vert’libéraux, il est donc hors de question que la Confédération sauve l'aviation à coup de milliards sans aucune condition imposant plus de durabilité à ce secteur », explique la vice-présidente de parti, Isabelle Chevalley. De plus, un tel prêt comporte un risque énorme de ne pas être remboursé. Par ailleurs, il faut également veiller à ce que l'argent des contribuables suisses ne profite pas à des grands groupes internationaux comme Lufthansa.