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La maladie d’Alzheimer représente environ 60% des syndromes cognitivo-mnésiques. Elle est marquée par un début progressif où dominent les troubles de la mémoire auxquels s’ajoute l’altération d’au moins une autre faculté cognitive comme par exemple des troubles du langage, attentionnels, exécutifs, praxiques ou gnosiques. Chaque personne présente une évolution individuelle des syndromes cognitivo-mnésiques (durée et présentation clinique).
Il n’existe aucun moyen qui permet de prédire si une personne va développer la maladie d’Alzheimer. Celle-ci n’est généralement pas héréditaire. Elle survient au hasard. Toutefois, chez les personnes porteuses de l’allèle E4 de l’apoliprotéine E situé sur le chromosome 19, la probabilité de développer la maladie est un peu plus grande que chez les autres. Il ne s’agit toutefois pas d’un facteur causal. En effet, toutes les personnes porteuses de cet allèle ne deviennent pas malades et la forme E4 n’est retrouvée que chez la moitié des personnes atteintes par la maladie.
Par ailleurs, des études ont permis de montrer l’existence de formes familiales et d’isoler des gênes communs, susceptibles de transmettre de génération en génération une prédisposition à la maladie voire la maladie elle-même. L’anomalie réside essentiellement sur le chromosome 14 et se rapporte notamment aux formes précoces de la maladie survenant entre 35 et 60 ans.
Aucun traitement ne permet de guérir de la maladie d’Alzheimer mais des médicaments existent pour freiner l’évolution des symptômes cliniques. Ces traitements ont une relative efficacité mais il faut être très vigilant quant à leurs effets secondaires.