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Cimetière
C’est en 1868, sous la présidence de M. Meinrad Bloch que surgit pour la première fois la grave question de l’acquisition d’un cimetière israélite, question qui ne fut résolue qu’en 1872.
C’est en 1868, sous la présidence de M. Meinrad Bloch que surgit pour la première fois la grave question de l’acquisition d’un cimetière israélite, question qui ne fut résolue qu’en 1872.
La commune des Eplatures ayant consenti à céder aux israélites une partie du terrain qui lui sert de lieu de sépulture, on demanda au Conseil d’Etat du canton la ratification de la vente, laquelle fut accordée sans difficulté
La cérémonie d’inauguration du cimetière eut un caractère imposant. Elle eut lieu le 9 décembre 1872, en présence de la Communauté, des membres du conseil municipal des Eplatures.
Livre en lien avec le cimetière
Source: www.alphil.com
Le cimetière israélite de la Chaux-de-Fonds
En plein hiver 1872, un cimetière israélite est inauguré à 1 000 mètres d’altitude à La Chaux-de-Fonds, dans le massif jurassien (Suisse). Deux sépultures, fraîchement implantées, marquent le début de l’histoire de ce cimetière. C’est le troisième cimetière israélite autorisé en Suisse romande. Le plus ancien existe depuis 1800 à Carouge dans le canton de Genève, suivi de celui de Lausanne en 1868. Comment ce cimetière a-t-il été créé, comment le terrain a-t-il pu être acquis, comment s’est-il développé et agrandi? Anne-Marie Faraggi Rychner nous emmène à la découverte de cette histoire.
Dans le judaïsme, la conservation des tombes étant perpétuelle, l’architecture funéraire ainsi que l’évolution stylistique et symbolique peuvent être étudiées sur de longues périodes. Le cimetière israélite de La Chaux-de-Fonds se distingue par la rareté des symboles judaïques et l’importance d’une ornementation profane, semblable à celle des cimetières non-juifs.
L’observation attentive des épitaphes donne des renseignements sur les personnes inhumées: l’âge au décès, les patronymes, les origines, les professions, le niveau social ainsi que le rite funéraire. Ce cimetière révèle une population juive bien intégrée dans le tissu social protestant de la ville de La Chaux-de-Fonds. Si la souche fondatrice est alsacienne, on observe également une hétérogénéité due aux migrations successives.
À l’heure actuelle, les membres de cette communauté israélite sont de moins en moins nombreux et les inhumations de plus en plus rares. Mais un tel cimetière, niché dans la montagne, représente un pan de leur histoire et de l’histoire des Montagnes neuchâteloises : il doit être connu et conservé.
Auteur:
Anne-Marie Faraggi Rychner
Commmande
Le cimetière est accessible: