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Berne - L'immigration qui a suivi l'introduction de la libre circulation des personnes a contribué à réduire les inégalités salariales en Suisse, selon le SECO. Et elle n'a pas entraîné une pression élevée sur les salaires des Suisses.
Entre 2002 et 2008, la croissance des salaires réels s'est contractée d'un point de pourcentage. La nouvelle immigration exerce une pression concurrentielle plus forte sur les étrangers travaillant en Suisse que sur les indigènes.
Avec un recul de 2,6 points, les salaires réels de la première catégorie ont plus fortement diminué que ceux des Suisses (-0,5 point). "Cette différence s'explique par le fait que les Suisses et les étrangers ne sont pas complètement permutables sur le marché de l'emploi", écrivent les auteurs de l'étude du SECO.
Par ailleurs, l'immigration a conduit à l'augmentation des salaires des travailleurs dont le degré de formation est bas ou moyen, qu'ils soient suisses ou étrangers. En revanche, elle a modéré l'évolution des salaires réels des personnes très qualifiées.
Une autre étude commandée par le SECO conclut qu'il y a un lien entre la mondialisation et la détérioration de la situation des travailleurs peu qualifiés en Suisse. Ces derniers ont été confrontés à un risque de chômage de plus en plus élevé ces vingt dernières années. L'écart des taux de chômage entre les personnes très qualifiées et la main-d'oeuvre peu qualifiée s'est creusé de 3,5% en moyenne annuelle entre 1991 et 2007.
La concurrence importée dans l'industrie suisse n'est pas un facteur majeur de détérioration pour les personnes peu qualifiées face au chômage. La main-d'oeuvre dont les qualifications professionnelles et linguistiques sont insuffisantes est particulièrement menacée sur le marché suisse du travail aujourd'hui.
ATS