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Doukki Gel,
de la conquête égyptienne de Kouch par Thoutmosis Ier
au royaume méroïtique
Les fouilles commencèrent avec la mise au jour par Salah el-din Mohamed Ahmed des vestiges d’un palais méroïtique dans la partie nord de la concession, puis par le dégagement des niveaux méroïtiques et napatéens de deux temples situés au sud-est du palais et de leurs annexes. La poursuite du dégagement du secteur des temples a progressivement conduit à une série de découvertes importantes, alors insoupçonnables.
La première fut celle d’un grand nombre de talatats remployées dans le sol du temple napatéen oriental, mais aussi de talatats encore en place sur les fondations du temple voisin. Cette découverte faisait de Doukki Gel le témoin le plus méridional de l’architecture amarnienne, malgré le nom « Gematon » de Kawa. En outre, c’est l’un des seuls temples amarniens connus où l’on dispose à la fois du plan et d’une partie du décor, majoritairement composé de grandes scènes d’offrandes royales plutôt attestées dans les tombes des hauts fonctionnaires d’Amarna que dans les éléments reconstitués des murs de temples contemporains.
Le dégagement des temples napatéens fut aussi l’occasion d’une deuxième découverte. Une cachette inviolée, située entre les deux temples, renfermait une quarantaine de fragments provenant de sept superbes statues monumentales en granit de cinq souverains : les deux derniers rois de la XXVe dynastie — Taharqa et Tanoutamon — et leurs successeurs napatéens à l’exception d’Atlanersa — Senkamanisken, Anlamani et Aspelta — ainsi que de nombreux fragments de plâtre et des feuilles d’or qui les recouvraient.
La coïncidence de la séquence de souverains présents ici comme dans les cachettes du Gebel Barkal et de Dangeil permet maintenant d’associer la destruction de ces statues à la campagne militaire de l’an 3 de Psammétique II. Ces statues ont également contribué à révéler le nom du site : Pa-nébès, « Le-jujubier ». La mise au jour de sept fragments d’une stèle de l’an 3 d’Aspelta , écrite un mois et vingt jours après celle de Sanam, mentionnant la venue d’une délégation, partiellement composée des mêmes hauts fonctionnaires, envoyée au temple d’Amon de Pa-nébès par le roi a encore contribué à éclairer cette période clé de l’histoire du Soudan et a fourni d’intéressantes informations sur la langue proto-méroïtique.
L’exploration des niveaux antérieurs fut facilitée par l’état de destruction que chacun d’eux a connu successivement. En effet, pour des raisons politiques, religieuses et de pénurie de matériaux, les éléments en grès de chaque temple ont servi de carrière aux suivants, détruisant ainsi une grande partie des décors, alors que le principe du remploi des blocs qui prévaut généralement en Égypte a bien souvent conservé les décors des bâtiments précédents. Néanmoins le ménénou — fondation royale fortifiée en territoire annexé, destinée à en exploiter les ressources disponibles et à y promouvoir l’idéologie monarchique égyptienne — bâti à cet endroit par Thoutmosis Ier à la suite de sa campagne victorieuse était essentiellement construit en briques crue.
Tandis que les fouilles ont livré près de 1200 blocs et fragments décorés appartenant à toutes les périodes, des Thoutmosides aux Méroïtiques, l’étude archéologique des temples, palais cérémoniels, complexes de stockage, ateliers, etc. et des défenses de la ville ont fourni des informations majeures sur l’architecture égyptienne du début de la XVIIIe dynastie et permis de reconstituer l’histoire révélatrice de cet établissement élevé sur les vestiges arasés d’une étonnante ville cérémonielle antérieure à la conquête, qui constitue la quatrième et sans doute la plus extraordinaire des découvertes intervenues sur le site de Doukki Gel.
Le ménénou thoutmoside
Le ménénou de Thoutmosis Ier comportait deux entrées puissamment fortifiées au nord. L’une d’elle, face à l’entrée du temple central, est prolongée par une étonnante salle hypostyle de six rangées de vingt-deux colonnes jusqu’à l’entrée du temple central. Deux temples entourés de portiques périptères furent d’abord élevés au centre et à l’ouest. Un troisième temple fut ensuite ajouté immédiatement à l’est des deux premiers. Son sanctuaire était pourvu d’un autel circulaire. La partie antérieure de ce troisième temple est aujourd’hui recouverte par les vestiges napato-méroïtiques qui ont fait l’objet d’une restauration à la demande de la National Corporation for Antiquities and Museum et donc quasiment inconnus.
Un palais cérémoniel élevé au nord-est, comportant une salle pourvue d’un trône semi-circulaire précédé par une table d’offrande surmontée d’un dais, dispositif directement inspiré des monuments « africains » du site, montre la mixité des modèles architecturaux en vigueur sur le site et la reconnaissance des rites locaux que confirme la présence de temples et de palais circulaires à proximité immédiate de ce palais nord. Un deuxième palais cérémoniel fut érigé au sud des trois temples.
Sans doute dès la fin du règne de Thoutmosis Ier, la ville fut reprise et rasée par des forces coalisées, ainsi que le rapporte la stèle de l’an 1 de Thoutmosis II gravée sur un rocher de la route menant d’Assouan à Philae. Le roi envoya immédiatement une armée pour reprendre la Haute Nubie et reconstruire les ménénou de son père, détruits par les rebelles. Plusieurs textes laissent cependant supposer que d’autres expéditions militaires furent nécessaires sous le règne d’Hatchepsout pour que l’Égypte soit à nouveau maîtresse de l’ancien pays de Kouch.
C’est donc globalement des règnes de Thoutmosis II et d’Hatchepsout que peut être daté la reconstruction des temples — par plusieurs fragments du décor du temple occidental, scellés par une chapelle postérieure — et du palais cérémoniel nord-est. La volonté de refaire à peu près à l’identique les constructions de Thoutmosis Ier est flagrante. Néanmoins, comme ailleurs dans la vallée du Nil, le souci de dépassement se traduit par l’introduction de la pierre dans les encadrements de portes, les portiques périptères et les piliers des salles hypostyles des trois temples, tandis que les colonnes de la salle hypostyle qui réunit l’une des portes fortifiées du ménénou à l’entrée du temple central sont réédifiées en briques crues, mais plus petites et plus nombreuses : dix rangées de trente.
Le temple occidental, dédié à l’Amon de Pnoubs, comporte un dispositif cultuel particulier en relation avec l’eau. Un escalier mène de la salle hypostyle à la partie inférieure d’un puits situé immédiatement au sud du bâtiment. En outre, une salle au sol blanchi à la chaux renfermait de nombreux témoignages cultuels : protomé de bélier, bâton sacré d’Amon et stèles de particuliers.
Dès l’accession de Thoutmosis III au pouvoir cependant, le temple central de ses prédécesseurs est détruit et élargi, faisant disparaître définitivement la majeure partie du temple occidental, à l’exception des deux travées septentrionales, qui sont sans doute épargnées par déférence envers Thoutmosis I, et qui semblent à l’origine de la création ultérieure d’une chapelle transversale à cet emplacement. De nouveau, seules les portes et les piliers de la salle hypostyle du temple central sont en pierre. Une des bases conservée montre que les piliers étaient un peu plus larges que les précédents. Parmi les fragments de décor recueillis, un cartouche incomplet sculpté sur un montant de porte assure la date du bâtiment.
Du règne d’Amenhotep II, seul un linteau de porte fragmentaire a été trouvé remployé dans le seuil d’une porte napatéenne. Il est donc difficile de déterminer la part qu’il a pu prendre à l’édification des temples mais, comme ailleurs en Égypte et en Nubie il ne semble pas avoir modifié considérablement l’architecture des bâtiments. Cependant de nombreux scellements au nom de ce souverain, recueillis dans un dépotoir, assurent l’existence d’activités économiques sous son règne.
C’est sous le règne de Thoutmosis IV qu’un pronaos et un sanctuaire tripartite en pierre vient remplacer la partie postérieure en brique du temple central de Thoutmosis III. Trois des dépôts de fondation au nom du roi ont été découverts aux angles de cette construction. Néanmoins le mur arrière de la salle hypostyle, qui forme la façade du pronaos reste en brique crue, ainsi que le montrent ses fondations. La découverte d’un bloc appartenant manifestement au fond du sanctuaire désigne l’Amon de Karnak et l’Amon nubien comme maîtres du temple central.
Doukki Gel aux époques amarnienne et ramesside
Curieusement, un seul bloc attribuable au règne d’Amenhotep III a été retrouvé. C’est l’époque amarnienne qui a marqué profondément le site, en deux temps : les représentations et le nom d’Amon ont d’abord été systématiquement martelés sur tous les monuments encore debout ; puis ceux-ci ont servi de carrière pour la taille de talatats qui ont été retrouvées en grand nombre. Certaines de celles qui appartenaient aux parties basses du nouveau temple central sont encore en place sur les blocs de fondation du sanctuaire de Thoutmosis IV et des parties antérieures du temple datant de Thoutmosis III.
Peu de vestiges du décor des temples à l’époque ramesside nous sont conservés. Mais les bâtiments continuent à être occupés et transformés jusqu’à la XXVe dynastie, notamment sous le règne de Chabaka, pendant la période napatéenne, ainsi que sous l’empire méroïtique.
Dès la fondation du ménénou, un quartier religieux aux caractéristiques architecturales — bâtiments circulaires à contreforts arrondis et couloirs d’entrée — différentes non seulement des modèles égyptiens, mais aussi des monuments présents dans la ville voisine de Kerma, a été mis au jour à proximité immédiate du palais cérémoniel nord-est. Il montre l’intégration au ménénou de lieu de cultes africains témoins d’une culture encore inconnue. Ces monuments seront reconstruits jusqu’à l’époque napatéenne.
Doukki Gel avant la conquête égyptienne
Le dégagement du ménénou de Thoutmosis Ier a révélé l’existence d’un niveau immédiatement antérieur, arasé lors de la fondation égyptienne. C’est la découverte de plusieurs vastes palais cérémoniels circulaires ou ovoïdes, dotés de portes encadrées de tours rondes, aux toits soutenus par plusieurs centaines de colonnes laissant libres des allées qui menaient à des trônes précédés de tables d’offrande surmontées de dais. La stratigraphie relative et les tessons de céramique indiquent que ces bâtiments sont contemporains de la fin du Kerma Classique et du tout début du Nouvel Empire.
La coexistence de plusieurs de ces édifices originaux, disposés sur le pourtour d’une enceinte intérieure qui semble avoir délimité la partie sacrée de l’agglomération, à moins d’un kilomètre de la ville de Kerma, suggère qu’il s’agit d’une ville cérémonielle « africaine » créée en relation avec les coalitions entre le pays de Kouch et d’autres royaumes plus méridionaux contre les assauts répétés de l’Égypte.
Les fortifications de la ville cérémonielle du Kerma Classique
L’une des originalités du site à la période Kerma réside dans son système défensif constitué de deux enceintes fortifiées successives.
La première fortification est un mur en briques crues de 5,50 m à 6,00 m d’épaisseur renforcé sur ces deux parements par une série de contreforts semi-circulaires accolés. Cette maçonnerie protège le noyau urbain central où ont été essentiellement mis au jour des constructions à vocation religieuse et les deux principaux puits qui seront utilisés durant toute l’occupation du site, jusqu’à l’époque méroïtique.
L’enceinte dispose de plusieurs portes dont les structures se révèlent caractéristiques de l’architecture en usage dans la ville cérémonielle à cette époque. Chaque porte, d’une largeur moyenne de 0,75 m à 2 m, est marquée par un seuil en terre et est flanquée de deux tours circulaires dont les diamètres varient de 5 m à 14 m. Ces tours d’entrée peuvent présenter des morphologies différentes : d’une part une maçonnerie pleine constituée de rangées de briques disposées en cercles concentriques et consolidées en périphérie par des pièces de bois insérées dans la masse, d’une part une structure creuse caractérisée par un mur périphérique délimitant un espace central dans lequel ont été installés des supports très particuliers. Faits de masses de terre crue arrondies et indurées, ils présentent le négatif d’implantation d’une poutre verticale en bois. De tels dispositifs servaient à maintenir une plate-forme surélevée, accessible par un escalier également en bois.
L’emprise de l’enceinte extérieure n’a été que partiellement mise en évidence car les vestiges ont été oblitérés par les constructions défensives contemporaines de l’occupation égyptienne. Néanmoins, un mur orienté est-ouest a été dégagé en limite nord de la concession. Il est flanqué de bastions semi-circulaires accolés et, en dépit de son mauvais état de préservation, il est possible d’évaluer l’épaisseur de l’ensemble défensif à environ 5 m. Les restes d’un système parallèle dont seule l’une des portes a été observée, complètent ce dispositif qui délimitait l’espace situé à l’extérieur du noyau central et qui était occupé par plusieurs vastes bâtiments interprétés comme des édifices cérémoniels.
Les palais cérémoniels
La plupart des constructions mises au jour dans cette zone intermédiaire sont interprétées comme des palais cérémoniels. La chronologie relative des vestiges jusqu’à présent dégagés a permis de reconnaitre plusieurs phases de construction et d’occupation successives. Les palais A et G sont parmi les plus imposants et les mieux préservés. De plan ovale, parfois irrégulier, ces édifices offrent des dimensions impressionnantes puisqu’ils mesurent respectivement 55 m et 60 m de long pour une largeur de 46 m et 30 m. Leur architecture originale est marquée par un épais mur périphérique en briques crues renforcé par des contreforts semi-circulaires adossés aux parements internes et externes. La toiture, construite en bois et en fibres végétales, était soutenue par de très nombreuses colonnes, également en briques crues, dont ne sont plus conservées que les bases d’un diamètre pouvant varier de 0,80 m à 1,20 m ; plus de 300 colonnes ont ainsi été dégagées pour le palais A mais leur nombre total peut être estimé à 1400 si l’on considère l’organisation générale de l’édifice et la densité des vestiges observés.
L’espacement peu important entre les colonnes de ces palais ne permettait pas une circulation aisée et les cheminements à l’intérieur des bâtiments se faisaient par des allées pavées de briques qui reliaient les portes d’entrée et desservaient les espaces dévolus aux cérémonies et aux dépôts d’offrandes.Les portes sont tout à fait comparables à celles qu’on observe dans l’enceinte intérieure. Elles sont toujours flanquées de tours pleines et massives, d’un diamètre moyen de 5 m à 6 m, renforcées à l’extérieur par des contreforts semi-circulaires. Des seuils et des crapaudines en terre indiquent également l’emplacement des vantaux en bois.
Certains édifices bâtis dans la zone intermédiaire appartiennent à une phase de construction plus ancienne. Bien que leur plan soit comparable, ils se démarquent des édifices postérieurs par des colonnes aux bases plus larges et il ne faut pas exclure que certains d’entre eux aient eu une fonction différente qu’il reste encore à définir avec précision.
L’architecture mise en œuvre sur ce site, avec ses caractéristiques si spécifiques ‒ dimensions, nombre et densité de colonnes ‒ confère aux palais cérémoniels un aspect monumental et grandiose non comparable à celui des bâtiments à vocation religieuse mis au jour intra-muros.
Les lieux de culte
Les premiers édifices religieux datés de la fin du Kerma Classique ont été observés dans l’angle nord-est de l’espace délimité par l’enceinte intérieure.
Ce quartier présente deux bâtiments de culte de plan ovale épaulés par de puissants contreforts servant probablement à contrebuter une voûte. Ils sont accompagnés par un palais circulaire de 5,50 m de diamètre hors œuvre. Son mur est renforcé par des contreforts extérieurs et son entrée est située au sud. Les aménagements intérieurs (tables d’offrande, sièges, colonnes supportant un dais) témoignent de sa fonction rituelle. Ce petit édifice sera par la suite agrandi, laissant la place à un palais de 15 m de diamètre caractérisé par un couronne de colonnes élevées dans le bâtiment. Deux portes s’ouvraient en direction des bâtiments ovales situés plus au sud. L’espace religieux circonscrit au sud-ouest par un mur à contrefort, bastions et tours, et desservi au nord et au nord-est par deux portes aménagées dans l’angle de l’enceinte.
Cet ensemble religieux est remarquable par la continuité de son occupation. En effet, il sera intégré dans le complexe religieux égyptien et sa fonction cultuelle en lien avec les rites locaux perdurera jusqu’à l’époque napatéenne.
Un autre bâtiment interprété comme un temple a également été mis au jour au sud de l’entrée nord de l’enceinte, lors du nettoyage des espaces situés entre les maçonneries du temple central égyptien. De plan ovale, de 16 m de long par 8,75 m de large, son mur périphérique est pourvu de contreforts, aussi bien sur son parement intérieur qu’extérieur. Si l’agencement interne de l’édifice reste inaccessible en raison de la conservation in situ des constructions plus tardives, les dégagements menés à l’ouest indiquent que l’édifice a subi plusieurs phases de réfection de ses renforts extérieurs.
L’extension de la concession vers le nord, perspectives d’avenir…
Depuis 2016, l’occasion a été donnée à la mission d’étendre ses travaux au nord de la concession, dans un secteur occupé par des terres agricoles encore non explorées. Les résultats des prospections géophysiques et des premières interventions de surface ont considérablement renouvelé notre connaissance du site pour les périodes contemporaines de la fin du Kerma, de la colonisation égyptienne et des occupations plus tardives, notamment napatéenne.
Un impressionnant système de fortification semble, dès le Kerma Classique, venir compléter l’organisation défensive déjà observée dans la concession. Des alignements de tours-bastions accolées sont édifiés selon un axe nord-sud dans le secteur qui verra, sous Thoutmosis Ier, la construction d’une immense avant-porte plusieurs fois réaménagée et agrandie sous les règnes de Thoutmosis II et d’Hatchepsout.
Ces aménagements monumentaux marquent assurément l’un des accès principaux à la ville cérémonielle. Si une grande partie des vestiges de la période Kerma restent encore à découvrir et à mieux comprendre, il ne fait aucun doute que l’objectif des conquérants égyptiens, en bâtissant de telles avant-portes écrasant les constructions kerma, étaient de démontrer leur puissance et d’asseoir leur pouvoir face aux ennemis nubiens et africains.
La découverte récente de deux grands édifices circulaires à l’est de cette entrée septentrionale devra encore apporter un éclairage nouveau sur l’organisation spatiale de la ville. Ces puissantes constructions de 13 m et 22 m de diamètre sont, pour l’heure, interprétées comme des édifices cultuels en comparaison avec les temples connus intra-muros.
Vraisemblablement construits durant la période Kerma, la fouille de l’édifice bâti le plus à l’est a permis de mettre au jour un état daté de la période napato-méroïtique qui atteste la longue durée d’utilisation de ces constructions. Un troisième bâtiment similaire a également été reconnu par une prospection géomagnétique au nord de la porte.
La situation de ces édifices à l’extérieur des enceintes indique que le site s’étendait largement vers le nord et l’est, et pose la question de la fonction et du statut de ces secteurs extérieurs à la ville pour les différentes périodes d’occupation du site.
Les travaux à venir permettront sans nul doute de clarifier ces questions et de fournir davantage d’informations sur le rayonnement du royaume de Kerma et ses liens avec ses puissants voisins africains.
Dominique Valbelle et Séverine Marchi