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Abstract
En 2006, l’OMS relate qu’au moins deux tiers des habitants de plus de 15 ans de l’Union Européenne pratique moins de 30 minutes d’activité physique d’intensité modérée par jour, tout comme 60 % de la population mondiale (Warburton et al., 2007). Ce constat nous a alarmé en tant qu'enseignants d'éducation physique. D'ailleurs, nous observons que nos élèves ont des habiletés motrices parfois très faibles, qui vont souvent de pair avec un surpoids ou de l'obésité. Notre premier objectif a donc été d'établir le niveau d'activité physique quotidienne de nos élèves par rapport aux références médicales : entre 10'000 et 13'000 pas par jour (Janssen I,2007), qui a été calculée à l'aide de podomètres prêtés aux élèves. Malgré des recommandations médicales et sociales, communément répandues, les enfants ne bougent pas assez. Notre hypothèse est donc qu'ils ne perçoivent pas adéquatement leur niveau d'activité physique. En effet, si un enfant pense bouger beaucoup, il ne changera pas son comportement face à ces recommandations. Pour vérifier cette hypothèse, les élèves de nos classes (cinq classes de 5 à 8e) ont rempli un questionnaire sur la perception qu'ils avaient de leur activité physique et sportive, ainsi que de leur condition physique (force, endurance, détente, agilité, souplesse, vitesse). Les tests de condition physique sont ceux qui se trouvent dans le carnet d'éducation physique vaudois. En comparant ces différentes données, nous avons constaté que nos élèves ont une bonne activité physique (la moyen ne se trouvant à 12288 pas quotidiens) ainsi qu'une bonne perception de celle-ci. Concernant les facteurs de condition physique, ce travail de recherche a révélé que ces tests étaient peut-être à modifier afin qu'ils soient plus complets et ainsi permettent une analyse plus exacte en fonction de l'âge et du sexe. D'autre part, cela permettrait aux élèves de se percevoir d'autant mieux en condition physique. En outre, les élèves les plus actifs n'ont pas été les plus performants en condition physique. Nous arrivons à la conclusion qu'il serait préférable de suivre leur évolution à travers leur scolarité au lieu de comparer différentes classes.