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Le fait que la SSR interprète fort largement sa concession est bien connu. Cette entreprise s'écarte de plus en plus de son mandat qui consiste à produire des programmes de radio et de télévision. Dernier exemple en date: une nouvelle application sous le titre "vivre ensemble en Suisse". Baptisée "Together", cette appli d'intégration consiste en un portail d'information en sept langues. La SSR semble désormais considérer également l'intégration des étrangers comme une de ses tâches. Il est proprement intolérable que cette entreprise fasse passer les contribuables à la caisse pour financer des projets aussi douteux. L'UDC invite le Conseil fédéral et l'OFCOM à mettre immédiatement fin à ces agissements qui n'ont plus aucun rapport avec la concession.
Avec cette appli d'intégration, la SSR dépasse une fois de plus les limites du mandat défini par sa concession. Elle continue par ailleurs d'étendre en permanence ses sites internet. Le contribuable doit même payer pour des stupidités du genre "Jenny-Wanessa".
Ce serait en fait la tâche de l'Office fédéral de la communication (OFCOM) de mettre fin à ces activités insensées et de mieux contrôler le respect de la concession. Or, cet office est devenu au fil des ans une succursale de la SSR. Au lieu de surveiller la SSR, l'OFCOM fait faire aux frais des contribuables des études qui confirment à quel point la SSR est indispensable et pourquoi des interventions politiques comme l'initiative "No-Billag" doivent être refusées.
La commission des médias du Conseil des Etats a annoncé aujourd'hui qu'elle s'opposait à l'unanimité à l'initiative "No Billag". On sait que la SSR jouit au Parlement fédéral, et notamment à la Petite Chambre, d'une sorte de protection des monuments historiques. Mais l'absence totale d'esprit libéral chez les conseillers aux Etats est confirmée par le refus de la motion du Conseil national exigeant que la publicité en ligne soit réservée aux médias privés. A l'avenir donc, la SSR, qui dispose déjà d'un budget annuel de 1,6 milliard de francs (1,2 milliard grâce à la redevance et 350 millions de recettes publicitaires), pourra aussi offrir de la publicité sur internet et ainsi définitivement étrangler les médias privés.
Il s'agit une fois de plus de retenir clairement ce qui suit dans la perspective du débat que le Conseil national ouvrira en mars sur le service public: le mandat de service public dans le domaine médiatique comprend des prestations que l'Etat doit obligatoirement produire et que des entreprises privées ne peuvent ou ne veulent pas offrir. La SSR doit donc se focaliser sur son mandat clé, à savoir l'information de toutes les régions du pays. Les offres que le marché médiatique peut produire sans subventions n'exigent pas d'intervention de l'Etat, si bien que la SSR n'a pas à s'activer dans ces secteurs.
L'UDC continuera de s'engager dans les débats parlementaires sur l'initiative "No-Billag" pour une réduction de moitié des redevances de réception. Si nous n'obtenons pas de majorité, nous nous réservons la possibilité de soutenir l'initiative "No Billag". Cela suffit, Monsieur de Weck !