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La Première ministre britannique Theresa May a insisté samedi sur l'"urgence" de négocier une coopération sécuritaire privilégiée avec l'Union européenne après le Brexit. Elle s'est exprimée lors de la Conférence de Munich sur la sécurité.
"Ce n'est pas une époque où nous pouvons permettre que notre coopération soit inhibée, que la sécurité de nos citoyens soit mise en danger par une concurrence entre partenaires, des rigidités institutionnelles et des idéologies bien ancrées", a-t-elle averti.
Pour la Première ministre, Européens et britanniques "ne peuvent pas reporter cette discussion". Ils doivent "urgemment mettre en place un traité pour protéger tous les citoyens européens".
Celui-ci devra établir des mécanismes pour organiser le respect de la souveraineté de chacun, et prévoir que les juridictions européennes seront compétentes dans certains cas et les Britanniques dans d'autres. "Nous devons faire ce qui est le plus utile, le plus pragmatique pour assurer notre sécurité collective", selon la Première ministre.
Elle s'exprimait devant un parterre de responsables européens. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker devait s'exprimer dans la matinée de samedi à Munich.
"Garder des relations resserrées"
Parlant avant Mme May, le ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel a voulu se montrer conciliant, relevant que le Royaume-Uni avait durant "des décennies contribué aux capacités, traditions et à la pensée de l'Union européenne". "Nous devons essayer de garder des relations aussi resserrées et productives que possible après le Brexit".
"Le Royaume-Uni quitte l'UE, mais il ne quitte pas l'Europe et l'ordre libéral occidental", a-t-il insisté. Mme May a été critiquée par le passé pour avoir semblé vouloir lier la coopération sécuritaire, domaine où Londres joue un rôle crucial en Europe, et un accord commercial privilégié avec l'UE.
Les pourparlers entre Britanniques et Européens semblent actuellement dans une impasse. le Royaume-uni n'a toujours pas défini sa position sur les futures relations commerciales et n'est pas non plus d'accord sur les modalités de la période de transition qu'il a réclamée après le Brexit, prévu le 29 mars 2019.
Selon Mme May, maintenir un partenariat sécuritaire très rapproché entre l'UE et le Royaume-Uni en tant que pays tiers, après le Brexit, marquerait une première ambitieuse.