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Quel est le rôle du médecin de famille lors de l’établissement et de la mise en œuvre des directives anticipées ? Dans le contexte des directives anticipées d’un patient, les médecins généralistes peuvent être concernés par les tâches suivantes :
Des études scientifiques ont montré que les directives anticipées sont efficaces lorsqu’elles ont été discutées dans le cadre d’un advance care planning. Ceci implique des entretiens avec les médecins traitants et les proches.
Pour une personne en bonne santé, la mesure la plus appropriée est la désignation d’une personne habilitée à prendre, à sa place, des décisions dans le domaine médical (représentant thérapeutique). Lors de plusieurs entretiens avec cette personne, il faut expliquer ses propres idées et valeurs. Le représentant thérapeutique, à son tour, doit être prêt à éventuellement assumer cette responsabilité.
Des directives anticipées sont souvent rédigées parce que l’auteur veut se préserver fondamentalement des traitements invasifs à la fin de sa vie. Si les instructions ne sont pas définies précisément, celles-ci sont inutiles ou même déconcertantes. Toutefois, si le cours d’une maladie incurable est prévisible, des directives concrètes sont utiles après une consultation médicale et un briefing avec les proches. Des brochures contenant les points importants peuvent être utiles.1 Ceci peut être décisif dans une situation concrète (par exemple, la décision concernant des mesures de réanimation).
Pour toutes formes de directives en cas de perte de la capacité de discernement, il est important que :
Au sens juridique, on est en principe capable de discernement, ou on est déclaré incapable de discernement, sur la base de critères qui sont décrits dans l’art. 6 du Code civil. Dans la pratique clinique, ce n’est pas si facile ! La capacité de discernement est relative par rapport à l’objet en question et au moment de la décision. En outre, les fluctuations cognitives et émotionnelles, ainsi que le contexte global de la personne concernée, doivent être pris en considération.
D’après les directives de l’Académie suisse de sciences médicales (ASSM),3 les points ci-dessous sont importants :
Si des décisions médicales doivent être prises chez des patients sans directives anticipées, il est important, pour les décideurs, de rechercher la volonté présumée de la personne concernée et de la respecter. Les expériences personnelles du médecin généraliste avec la personne peuvent être très utiles.
Parlez avec vos patients, à l’occasion d’un « advance care planning » !
Documents permettant d’approfondir le sujet et exemples de modèles :