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La faune, la flore et la géologie à Derborence

Faune
"Lorsque le cirque de Derborence fut libéré des glaciers qui le comblaient jusqu'à l'étage alpin, il devint progressivement accueillant pour la flore et la faune. Les impressionnantes gorges de la Lizerne constituèrent cependant un obstacle quasi infranchissable pour beaucoup d'insectes en provenance de la vallée du Rhône, isolant les individus qui réussirent toutefois à les franchir et les empêchant dès lors de former des populations durables.
[...] Le dérangement des animaux est un point sensible. A Derborence, la grande faune connaît la paix en hiver en raison de la fermeture de l'unique route et des couloirs d'avalanches rebutent la plupart des adeptes de sport. De plus, deux zones de tranquillité de la faune ont été définies : celle de Derborence (du 10 janvier au 31 juillet) dès 2006 et celle de Mombas (du 1er décembre au 31 mars) dès 2010 [...]. Depuis 2013, toute course à skis est également déconseillée sur le Haut de Cry. Cette période de tranquillité s'avère cruciale pour la survie des animaux qui ne s'épuiseront pas à fuir à l'approche des bipèdes à raquettes ou des skieurs hors-pistes.
Enfin, il est à espérer que la grande réserve naturelle de Derborence joue pleinement son rôle de refuge et que l'on puisse entendre encore résonner longtemps les appels du hibou grand-duc, du lynx et, parfois, ceux des loups de passage." par Alexandre Cotty, dans Derborence, la Nature et les Hommes, 2014, p. 67-68.
Flore
"La région de Derborence présente une flore très riche, liée à la diversité des milieux. Ceux-ci dépendent de plusieurs facteurs tels que le climat, le sol, l'altitude, l'exposition, la pente." Par Sabine et Charly Rey, dans Derborence, la Nature et les Hommes, 2014, p. 55.
Géologie
"Avant l'éboulement [de 1714], je croyais que les montagnes étaient solides et ne changeaient jamais. Des cailloux qu'on entendait parfois tomber, on disait "c'est le diable qui joue aux quilles!".
En réalité, ces parois sont fragiles, parcourues de failles et de fissures dans lesquelles l'eau s'infiltre.
[...], l'empilement des couches n'est pas toujours très stable.
Cela peut tenir longtemps, jusqu'au jour où...
Tout casse d'un seul coup, comme un bâton qu'on a trop plié! On entend comme des coups de canon quand la roche se détache en suivant les fractures naturelles.
La roche se casse en milliers de fragments qui glissent, sautent et roulent comme une avalanche dans la vallée.
Le premier éboulement s'est détaché en bas de la paroi, laissant un grand surplomb. La partie supérieure, déséquilibrée, finira par tomber en 1749.
Depuis, la montagne a retrouvé son calme, même si plusieurs petits éboulements ont eu lieu depuis la grand catastrophe." par le Bureau Relief à Aigle, brochure du Tour de l'éboulement, Sur les traces d'Antoine, le berger rescapé raconte la catastrophe, 2014, p. 10-11
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