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Les Etats-Unis ont vivement dénoncé dimanche l'absence totale de légitimité de l'élection présidentielle au Venezuela. Nicolas Maduro y vise la réélection lors d'un scrutin boycotté par l'opposition.
"Les soi-disant élections qui ont lieu aujourd'hui au Venezuela ne sont pas légitimes", a tweeté Heather Nauert, porte-parole du département d'Etat. "Les Etats-Unis sont aux côtés des pays démocratiques à travers le monde qui soutiennent les Vénézuéliens et leur droit à élire leurs représentants lors d'élections libres et équitables." Washington avait appelé, en vain, le président vénézuélien à suspendre ce scrutin.
Le Trésor américain a par ailleurs annoncé avoir pris des sanctions contre une vingtaine d'entreprises, dont 16 basées au Venezuela, et contre trois individus, dont un ancien directeur du service vénézuélien des renseignements financiers.
Dans un communiqué diffusé samedi, le gouvernement vénézuélien avait désigné ces sanctions comme une "campagne systématique d'agression" de la part de l'administration de Donald Trump. Il avait ajouté que ces sanctions n'avaient pas de fondement légal.
"Cela n'est pas surprenant qu'à la veille du vote, quand le peuple vénézuélien va se présenter pour défendre sa démocratie contre les agressions impérialistes qui tentent de la faire dérailler, le régime américain tente à nouveau de saboter les élections", pouvait-on lire dans le communiqué.
Quelque 20 millions d'électeurs sont appelés à participer à ce scrutin anticipé, dont Nicolas Maduro est le grand favori. Quelque 75% des Vénézuéliens désapprouvent toutefois sa gestion, lassés par les pénuries de nourriture, de médicaments ou d'électricité, conjuguées à la hausse de l'insécurité.