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Depuis 1978, l’essai DOC mis en place à Therwil compare deux systèmes culturaux biologiques, deux systèmes conventionnels et un procédé de contrôle sans fumure. Les recensements de populations de vers de terre effectués de 2001 à 2005 n’ont pas montré de différences statistiquement significatives entre les systèmes D2, O2 et K2 fertilisés avec du fumier et du lisier. Les valeurs se situaient en général à un niveau relativement élevé pour des terres assolées. En comparaison avec des études réalisées antérieurement, les vers de terre ont pu être préservés, également dans les systèmes conventionnels, grâce à l’abandon depuis 1992 des produits phytosanitaires toxiques. Le système M2 avec fumure minérale exclusive a révélé une biomasse de ver de terre de 13 % inférieure par rapport au procédé principal, ce qui s’explique par le manque de fumure organique. Les valeurs les plus basses ont été constatées dans le procédé sans fumure N (moins 25 %). Aussi bien dans les systèmes biologiques que dans les systèmes conventionnels, c’est dans les variantes fertilisées que les populations de vers de terre ont été le plus influencées par le travail du sol (charrue). La mise en place de trèfle a considérablement favorisé le développement des vers de terre. Onze espèces différentes de vers de terre ont été répertoriées au total dans sept enquêtes.
Agroscope a développé un système de points pour la protection des végétaux dans les cultures maraîchères. Le but est d’inciter à réduire l’emploi des produits phytosanitaires et les risques environnementaux et à promouvoir les mesures préventives et non chimiques.
De nombreux produits de consommation contiennent du charbon (actif). Celui-ci peut être contaminé par des substances nocives tels les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Agroscope a montré que les méthodes d’analyse et bases légales actuelles sont lacunaires.
Lors d'étés secs, jusqu'à 25 % de la production totale de fourrage en Suisse peut être perdue. En effet, les rendements des prairies sont fortement corrélés à la sécheresse estivale. C'est ce que montre une nouvelle analyse d’Agroscope et de l'Union suisse des paysans.