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Plus le temps passe, plus Samuel Schmid déçoit. Elu en 2000 au Conseil fédéral alors qu’il n’était pas le candidat de l’UDC, le Bernois s’est toujours comporté tel un contorsionniste. Lors des élections nationales de 2003, l’assemblée des délégués de l’UDC décide très majoritairement qu’elle présentera Christoph Blocher au Conseil fédéral. Si ce dernier n’est pas élu, elle se retirera de l’exécutif fédéral. Incapable de choisir son camp, il hésite alors entre l’UDC et les radicaux. Traité durement par Christoph Blocher de « demi Conseiller fédéral UDC », il s’avère être moins que cela lors de l’élection scélérate d’Eveline Widmer-Schlumpf et proche de l’anti matière lorsqu’une partie de l’UDC bernoise fonde un nouveau parti.
Il ne faut donc pas être surpris du silence de Samuel Schmid dans l’affaire du chef de l’armée, ce jaloux pathétique qui perd ses nerfs et harcèle son ancienne petite amie et finit même par suivre une thérapie pour sauver sa relation d’alors. Incapable de régler ses affaires personnelles, voilà le patron de notre armée qu’a choisi M. Schmid.
En 1964, le Conseil fédéral admettait, lors de l’affaire des avions militaires « Mirage », avoir commis « une erreur d’appréciation lourde de conséquences ». Le commandant de corps Jakob Annasohn, chef de l’Etat-Major général et membre de la Commission de défense nationale démissionne. Le chef de l’aviation et de la DCA, le colonel Etienne Primault est suspendu de ses fonctions. Quant à Paul Chaudet, chef du département militaire, il sera poussé à la démission par ses amis radicaux trois ans plus tard.
Hors sol, sans parti, faudra-t-il attendre trois ans avant que Samuel Schmid admette « une erreur d’appréciation lourde de conséquences » et en tire les conclusions qui s’imposent ?