Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07202.jsonl.gz/924

Une des recherches les plus intéressantes est celle menée par un réseau européen de chercheurs dans le cadre d'un projet de la Commission européenne, Creating a Better Internet for Kids, la recherche KIDS online.
Par l'intermédiaire d'unités de recherche nationales , Kids online collecte et compare les usages des enfants et adolescents sur Internet et les risques encourus dans 33 pays européens. La Suisse participe depuis 2011 et c'est une équipe de chercheurs de l'université de Zürich ( IPMZ- Institute of Mass Communication and Media Research) qui pilote la collecte et l'analyse des données.
Pour les enfants et adolescents en Suisse, on constate tout particulièrement les résultats suivants:
Comparés aux enfants européens, les enfants suisses utilsent Internet un peu moins que la moyenne. Par contre, leur accès se fait beaucoup plus au moyen d'appareils mobiles, tout particulièrement des Smartphones, ce qui pose de nouveaux défis aux parents et aux écoles au niveau de la médiation des usages et de la prévention ( l'accès aux contenus problématiques et la publication d'informations et de photos peut se faire en tout temps et en tout lieu).
Seul une petite fraction des enfants souhaite que leurs parents s'intéressent davantage à leurs activités en réseau, alors qu'un grand nombre de parents aimeraient mieux comprendre les usages de leurs enfants. De l'avis des parents, l'information au sujet d'Internet et les démarches de prévention devraient venir principalement de l'école de leurs enfants.
Le dernier rapport de recherche, publié en allemand en 2012, mettait l'accent sur les risques pris en ligne par les enfants et comment ils gèrent les situations rencontrées. Les résultats principaux sont les suivants:
- Les parents suisses ne sont la plupart du temps pas conscients des dangers auxquels s'exposent leurs enfants sur Internet. 28% des enfants qui ont vu de la pornographie en ligne se disent perturbés par ce qu'ils ont vu. La plupart des enfants (30%) réagissent de manière passive en cas de problème, en espérant que le problème se résoudra de lui-même.
- 5% des enfants suisses se disent victimes de cyberharcèlement, un harcèlement qui a lieu essentiellement sur les réseaux sociaux. Les parents, tout particulièrement les parents de garçons, ne savent pas que leur enfant est victime de cyberharcèlement. La stratégie de protection la plus souvent utilisée par les enfants et les jeunes est de bloquer le harceleur de leurs contacts.
- 7% des enfants ont organisé ou accepté un rendez-vous avec une personne "rencontrée" pour la première fois en ligne. Un tiers de ces enfants ont rencontré une personne qui n'avait aucune connexion avec leur environnement quotidien et immédiat (école, loisirs, amis communs). Très peu de parents étaient au courant de ces rencontres.
Le groupe de chercheurs a fourni une factsheet téléchargeable présentant les résultats les plus saillants pour les enfants suisses.