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Parallèlement à la participation du pays au réacteur expérimental thermonucléaire international Iter, le nouveau projet de fusion Kstar (Korean Superconducting Tokamak Advanced Reactor) constitue le cœur du programme mené par la Corée du Sud en matière de fusion. Conçu comme une installation de taille moyenne du type tokamak, Kstar devrait contribuer, par de nouveaux modes de fonctionnement, à ouvrir la voie vers l'exploitation en continu d'un tokamak. Comme Iter, Kstar est équipé de bobines magnétiques supraconductrices en étain au niobium. L'installation devrait atteindre dans l'avenir des pulsions de jusqu'à 300 secondes.
Kstar a été mis progressivement en service depuis février 2008. On a d'abord contrôlé le vide et l'étanchéité de la cuve de plasma, puis refroidi les bobines supraconductrices à la température de fonctionnement de 4,5 kelvins, proche du point zéro absolu. Le premier plasma a finalement été produit à partir de mi-juin. En maîtrisant sans difficulté le démarrage du plasma, le premier pas en vue d'une recherche sur la fusion de niveau mondial a été franchi, soulignent les chercheurs.
Les recherches qui vont être effectuées dans les prochaines années avec Kstar contribueront «à mettre une source d'énergie propre - la fusion - à la disposition d'un monde menacé par de grave problèmes énergétiques», estime le ministère sud-coréen de la science.
Source
M.A./C.P. d’après des communiqués de presse de l’IPP et du NFRI du 17 juillet 2008