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François Cavanna, né le 22 février 1923, est un écrivain, journaliste et dessinateur humoristique. Autodidacte, Il est l’auteur d’une cinquantaine de livres et recueils de dessins et n’oublions pas, trois semaines après les évènements tragiques, qu’il fût le co-fondateur de Hara-Kiri et Charlie Hebdo.
En janvier 1954[], il devient collaborateur d’une publication toute nouvelle, le magazine Zéro, créé par Jean Novi, dont il va devenir rédacteur en chef. Il s'agit d'un « journal de colportage » : parmi les colporteurs apparaît bientôt un ex-engagé en Indochine, Georges Bernier, que son efficacité comme vendeur mène au rang de directeur des ventes. Cavanna abandonne l'activité de dessinateur pour se consacrer à l'écriture, tout en se formant aux aspects techniques du journalisme (mise en page…). Mais il se sent à l'étroit sous la direction de Jean Novi, qui impose des limites au contenu du magazine, d'ailleurs rebaptisé Cordées, nom jugé moins provocant que Zéro.
Son père était maçon, immigré italien et sa mère française. Il demandera la naturalisation qu’il obtiendra le 25 octobre 1939 et racontera son enfance dans « Les Ritals »
Après plusieurs petits boulots, il se trouve requis pour le STO au début 1943.
A son retour, il est employé par l’Association des déportés du travail, fournissant aussi une bande dessinée au journal Le Déporté du travail. Victime d'une réduction de personnel, il se lance pour une première période comme dessinateur à plein temps, en particulier pour un journal pour enfants, Kim (Série Micou et son chien Tomate). Il reprend un travail salarié en 1948-1949, puis redevient dessinateur de presse, activité dont il parvient à tirer un revenu convenable. Il adopte le pseudonyme de Sépia, qu'il utilise jusque dans les années 1960.
Après la mort de Jean Novi, Cavanna s'associe avec Georges Bernier (qui prend alors le nom de « Professeur Choron ») et quelques autres pour fonder en 1960 le magazine Hara-Kiri (mensuel), puis en 1969 Hara-Kiri Hebdo et le mensuel de bandes dessinées Charlie. Après l'interdiction de Hara-Kiri Hebdo à la suite de sa une sur la mort du Général de Gaulle (« Bal tragique à Colombey - Un mort »), le journal est relancé sous le titre de Charlie Hebdo.
Charlie Hebdo cesse de paraître à la fin 1981, victime d'une perte de lecteurs et d'une mauvaise gestion financière. En 1992, Cavanna rejoint la nouvelle formule de Charlie Hebdo, relancé par Philippe Val, Cabu et Wolinski. Il y signe des chroniques.
En 2000, Choron, qui n'a pas participé à la nouvelle version de Charlie Hebdo, relance Hara-Kiri en association avec André Bercoff : Cavanna intente alors un procès à Choron et Bercoff, leur reprochant à la fois la teneur de cette nouvelle version et le fait que Bernard Tapie ait été annoncé comme collaborateur du journal. Cavanna remporte sa procédure et se voit reconnaître la propriété du titre Hara-Kiri.
En janvier 2011, le site web BibliObs publie les bonnes feuilles du dernier ouvrage de François Cavanna, Lune de miel (Gallimard). Dans ce livre, l'auteur révèle être atteint de la maladie de Parkinson, qu'il qualifie de « salope infâme »
Hospitalisé pour une intervention due à une fracture du fémur et victime de complications pulmonaires, François Cavanna meurt le 29 janvier 2014 à l’âge de 90 ans à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil.