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Près 300 policiers de République démocratique du Congo (RDC) sont arrivés vendredi matin dans Goma (est) pour sécuriser la ville en prévision du retrait des rebelles du M23, selon ONU. Les insurgés ont accepté de se retirer de la ville ce vendredi.
Les policiers, partis par bateau, sur le lac Kivu, de la ville de Bukavu, à une centaine de kilomètres plus au sud, sont arrivés au port de Goma, frontalier du Rwanda. Au total, un peu plus de 450 agents doivent être déployés.
Avant leur arrivée, le mécanisme conjoint de vérification, un mécanisme régional chargé notamment du contrôle de la frontière rwando-congolaise, a "mené des discussions entre le M23 et la police nationale congolaise concernant le redéploiement (de la police) à Goma après le retrait des rebelles", a indiqué le porte-parole de la mission de l'ONU en RDC (MONUSCO).
L'armée régulière va elle se déployer samedi à Goma, dans la foulée des policiers. "Un bataillon sera en ville et une compagnie sera à l'aéroport", actuellement géré par la MONUSCO, a déclaré le général François Olenga, chef de l'armée de terre. Il n'a pas précisé le nombre exact d'hommes qui seront postés dans la localité.
Retrait jusqu'à samedi du M23
Les rebelles du M23 ont pris Goma le 20 novembre. Cette semaine, aux termes d'une médiation organisée par les pays des Grands Lacs, ils ont accepté de s'en retirer ce vendredi. Le retrait, ont-ils cependant averti jeudi, pourrait se prolonger jusqu'à samedi.
Les hommes du Mouvement du 23 mars (M23) sont des ex-rebelles qui avaient été intégrés à l'armée régulière de RDC en 2009, après la signature d'un accord de paix. Ils se sont mutinés en avril, accusant Kinshasa de n'avoir pas pleinement respecté les termes de l'accord.
La RDC et l'ONU accusent le Rwanda et l'Ouganda de soutenir la mutinerie, ce que les deux pays démentent.
agences/rber
Le M23 accuse l'ONU de bloquer le processus de retrait
Le retrait de Goma "était prévu demain (samedi) mais la Monusco commence à bloquer le mouvement. (...) Ils sont en train de bloquer la récupération de notre logistique. On attend que ce problème soit résolu pour se retirer", a déclaré à l'AFP le général Makenga, sans préciser la nature des effets logistiques.