Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07142.jsonl.gz/213

Dans la première scène de Top Gun: Maverick, on voit Tom Cruise apparaître, de dos, vêtu d'une tenue digne d'un cow-boy: un t-shirt blanc et un jeans. Avant qu'il ne se retourne, on pourrait croire qu'il s'agit d'un jeune homme d'un vingtaine d'années. "Tom Cruise est quelqu'un qui suscite la question du pacte faustien. On dit souvent qu'il ne vieillit pas. C'est vrai qu'il affiche son torse pratiquement dans tous les films, c'est une marque de fabrique et dans Top Gun: Maverick, ça ne manque pas", explique Charles-Antoine Courcoux, maître d'enseignement et de recherche en histoire et esthétique du cinéma à l'Université de Lausanne.
Il a l'intelligence de comprendre qu'il a un statut vintage et qu'au fond il doit cultiver ce statut et que ça va avec les salles de cinéma.
"Tom Cruise ce n'est pas Leonardo Di Caprio en matière d'acteur. Il nous offre toujours le même personnage. Lui c'est l'américanicité, l'homme séducteur, l'efficacité corporelle - ce type il court tout le temps - un optimisme volontariste américain qui se transposent d'un personnage à l'autre", ajoute Charles-Antoine Courcoux.
Pourquoi Tom Cruise engage-t-il des scénaristes pour réécrire ses films? Comment parvient-il toujours à obtenir les premiers rôles? Son rôle de producteur est-il un élément fondamental?
Julie Kummer et l'équipe du Point J