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Pour un impôt sur les transactions financières
Les Verts veulent un impôt à l’échelon international sur les transactions financières
La déréglementation du secteur financier conduit à d'excessives variations des devises ce qui provoque des dégâts supplémentaires à l'économie réelle. Les Verts soutiennent les efforts de la Banque nationale suisse contre une nouvelle appréciation du franc. Mais il en faut plus pour maîtriser les spéculations financières sur le long terme : les Verts revendiquent un impôt sur les transactions sur les devises.
Les Verts veulent en outre des lignes de crédits étatiques pour soutenir l'industrie d'exportation. Le reproche, selon lequel l'euro serait affaibli parce que la Suisse n’a pas confirmé le crédit spécial du FMI, est infondé.
Le Parti écologiste revendique une réglementation efficace des transactions financières internationales. La Suisse doit se montrer entreprenante et promouvoir un impôt à l’échelon international sur les transactions sur les devises. Comme importante place financière internationale, elle doit jouer ce rôle. Même les dérégulateurs traditionnels comme le FMI se détournent de leurs dogmes et évaluent les coûts induits par des marchés de capitaux ouverts, ainsi que les potentiels d'une réglementation internationale renforcée.
Des places de travail productives
Que le franc suisse soit une valeur refuge constitue une manne pour les banques suisses, mais cela détruit simultanément l'industrie de production et de précieuses places de travail. Les Verts soutiennent la politique des taux d'intérêt de la Banque nationale suisse et le cas échéant les achats d'euros pour soutenir son cours.
Le Conseil fédéral doit prévoir des crédits de soutien temporaires pour aider l'industrie d'exportation à surmonter ses difficultés et maintenir les mesures conjoncturelles en cas de besoin.
La force du franc n'équivaut pas à la faiblesse de l'euro
L'idée selon laquelle le manque de soutien de la Suisse au crédit spécial du FMI serait responsable de la force du franc est tirée par les cheveux. Durant l'année écoulée, le franc s'est fortement apprécié par rapport à toutes les devises importantes et continue d'être soumis à une forte spéculation financière à la hausse.