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Kyste rénal et polykystose rénale
Définition
Un kyste rénal est comme son nom l’indique une poche ou kyste remplie de liquide qui se forme au niveau des reins. De façon générale, un kyste est une cavité pathologique située dans un organe ou tissu1 remplie de liquide, voire parfois de substance molle ou plus rarement solide. Les kystes sont non cancéreux2. On distingue deux types de maladie : le kyste rénal (ou kystes rénaux simples) et la polykystose rénale.
Nombre de kystes
Un seul kyste peut se développer dans un rein ou plusieurs kystes, dans ce cas on parle aussi de kystes multiples ou de polykystose rénale (en anglais on parle de polycystic kidney disease). Mais de façon pouvant mener à de la confusion, plusieurs kystes (kystes rénaux) simples n’est pas forcément synonyme d’une polykstose rénale.
Kyste rénal (ou kystes rénaux simples)
Un kyste rénal simple ou des kystes rénaux simples ne sont pas cancéreux et causent rarement des problèmes.
Polykystose rénale
La polykystose rénale est une maladie héréditaire dans laquelle des grappes de kystes se développent à l’intérieur des reins, entraînant l’agrandissement des reins et la perte de leur fonction au fil du temps. Cette maladie peut survenir chez les enfants et les adultes3. Les kystes complexes, en revanche, doivent être surveillés pour déceler toute modification susceptible d’être un cancer.
Causes
Comme le relève la Mayo Clinic, les kystes rénaux sont rarement dangereux pour la santé ou le bon fonctionnement des reins. Autrement dit, les kystes mènent de façon peu fréquentes à des complications.
Les causes des kystes rénaux sont mal connues. Une théorie repose sur le fait que les kystes se forment lorsque la paroi rénale s’affaiblit ou forme des poches. Cette poche de remplit de liquide et forme un kyste. Dans ce cas, la plupart du temps seulement un kyste se développe dans un rein. Mais parfois plusieurs kystes se développent dans un rein.
Origine génétique
Lors de formation de plusieurs kystes non simples, c’est-à-dire une polykystose rénale (polycystic kidney disease), l’origine est souvent une maladie héréditaire, c’est-à-dire avec des causes génétiques.
Il existe deux principaux types de polykystose rénale, causés par des défauts génétiques différents.
L’une porte le nom de polykystose rénale autosomique dominante (PKRAD ou en anglais ADPKD) et l’autre de polykystose rénale autosomique récessive (en anglais ARPKD). L’ARPKD est beaucoup moins fréquente que l’ADPKD.
L’ADPKD est causée par une mutation génétique qui altère la fonction rénale. Cela signifie que la maladie accélère la division des cellules rénales, qui forment ensuite des kystes. On estime que la probabilité de transmission de l’ADPKD par les parents est de 50%.
Symptômes
En général un kyste unique dans un rein ne pose pas de problèmes ou symptômes. Mais parfois si un kyste simple a une taille importante, des symptômes peuvent se manifester comme des douleurs dans le dos, de la fièvre ou des douleurs abdominales.
Polykystose rénale symptômes
Pour les kystes multiples non simples (polkystose rénale), les symptômes peuvent être de l’hypertension artérielle, une douleur dans le dos, des maux de tête, des calculs rénaux, des gonflements abdominaux, du sang dans les urines ou un besoin fréquent d’uriner. La présence de nombreux kystes ou de kystes de grande taille peut endommager les reins.
Âge apparition :
– Les signes et les symptômes de l’ADPKD se développent souvent entre 30 et 40 ans.
– Les signes et les symptômes de l’ARPKD apparaissent souvent peu après la naissance. Parfois, les symptômes n’apparaissent que plus tard dans l’enfance ou pendant l’adolescence.
Complications
Les complications sont rares, si elles surviennent il peut s’agir d’un kyste qui s’infecte, qui explose ou qui bouche le flux urinaire. Une insuffisance rénale chronique est une complication possible de la maladie polykystique des reins.
Diagnostic
Une échographie permet notamment de relever les kystes. Le but est notamment de savoir s’il s’agit d’un kyste ou d’une tumeur. Un IRM peut aussi être réalisé pour diagnostiquer des kystes (ex. la maladie génétique ADPKD, lire davantage ci-dessus sous Causes).
Traitements
Kyste unique :
– Lors d’un kyste unique sans symptôme et sans problème au niveau des fonctions rénales, en général aucun traitement n’est proposé.
En cas de symptômes, le médecin peut proposer les thérapies suivantes :
– Une ponction et un drainage du kyste. Ponction à l’aiguille, grâce à l’utilisation d’une fine aiguille introduite dans la peau puis dans la paroi du kyste. Le but est de drainer le liquide hors du kyste. Il est possible que le médecin remplisse le kyste d’une lotion alcoolique pour prévenir une nouvelle formation.
– Chirurgie. Dans certains cas une chirurgie est nécessaire pour drainer et enlever le kyste. La chirurgie peut en général être réalisée par laparoscopie. Après le drainage du fluide, les parois du kyste sont coupées ou brûlées.
Kystes multiples (polykystose) :
Lors de kystes multiples, le but est de contrôler les signes et symptômes le plus tôt possible afin de garder le rein sain. Un objectif est notamment de bien contrôler la tension sanguine et d’éviter l’hypertension (une complication des kystes multiples).
Des interventions à long terme, y compris la dialyse ou la transplantation rénale, sont parfois nécessaires pour soigner la polykystose rénale.
Polykystose rénale autosomique dominante (PKRAD, en anglais ADPKD) :
Le tolvaptan (Jinarc®) est une thérapie modificatrice de la maladie destinée aux patients atteints de PKRAD. Le tolvaptan vise à ralentir la croissance des kystes et l’altération de la fonction rénale chez les adultes atteints de maladie rénale chronique (MRC) de stade 1 à 4 avec des signes d’évolution rapide de la maladie. Le médicament est pris sous forme de comprimés.
Lire aussi : kyste ganglionnaire
Sources :
Mayo Clinic, notice d’emballage pour patient en Suisse du Jinarc
Rédaction :
Xavier Gruffat (pharmacien)
Dernière mise à jour :
09.03.2023
Crédits photos :
Adobe Stock
Termes en anglais :
Kidney cyst (kyste rénal) – Polycystic kidney disease (polykystose rénale)
Notes de bas de page et références :
- “Le Larousse Médical”, Larousse, 2012
- Article de la Mayo Clinic datant du 13 mai 2022, site accédé par Creapharma.ch le 13 mai 2022 et le lien marchait à cette date
- Article de la Mayo Clinic datant du 13 mai 2022, site accédé par Creapharma.ch le 13 mai 2022 et le lien marchait à cette date