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La police italienne a émis lundi 22 mandats d'arrêt contre des chefs présumés de la mafia ou leurs hommes de main. Cette opération intervient à la suite d'une révolte de commerçants et de chefs d'entreprise contre le racket de Cosa Nostra dans un quartier de Palerme.
Les enquêteurs se sont félicités que 32 commerçants et entrepreneurs du quartier palermitain de Bagheria aient "trouvé le courage" de fournir des détails sur les activités mafieuses dans de nombreux domaines, du secteur du bâtiment et des travaux publics aux ventes de poissons. La presse italienne note encore qu'une telle initiative de la part d'un si grand nombre de victimes du racket, qui plus est dans un des bastions de la mafia sicilienne, est sans précédent.
"Nous n'avons jamais vu un tel nombre de victimes coopérer", a déclaré le colonel de la police Salvatore Altavilla, cité par le quotidien La Repubblica.
Plusieurs individus visés sont déjà derrière les barreaux et la police n'a pas précisé combien d'entre eux étaient encore en cavale. "L'enquête montre la pression étouffante exercée par les chefs les plus redoutés de la mafia qui, de 2003 à 2013, ont pris en charge les plus hauts postes de l'organisation criminelle", selon la police.
ATS