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Le fleuve Whanganui, le troisième plus long cours d'eau de Nouvelle-Zélande, s'est vu doter d'une "personnalité judirique" mercredi (image symbolique/archives).
KEYSTONE/AP/CAREY J. WILLIAMS(sda-ats)
Un fleuve révéré comme étant sacré par les Maori a été reconnu par le Parlement de Nouvelle-Zélande comme une entité vivante. Cette décision pourrait être une première mondiale.
Le fleuve Whanganui, le troisième plus long cours d'eau de Nouvelle-Zélande, s'est vu doter d'une "personnalité judirique" mercredi. "Il aura sa propre identité juridique, avec tous les droits et les devoirs attenants", a déclaré le ministre de la Justice Chris Finlayson. "Cette approche qui accorde à un fleuve une personnalité juridique est unique".
Le nom maori du cours d'eau est Te Awa Tupua. La tribu maorie locale lutte pour la reconnaissance de ses droits sur le fleuve depuis les années 1870, a relevé M. Finlayson. "La nouvelle législation est une reconnaissance de la connection profondément spirituelle entre l'iwi (tribu) Whanganui et son fleuve ancestral".
Intérêts défendus
Le cours d'eau est un être vivant unique, "partant des montagnes jusqu'à la mer, y compris ses affluents et l'ensemble de ses éléments physiques et métaphysiques", selon la nouvelle législation. Concrètement, grâce à ce statut, les intérêts du cours d'eau seront défendus dans les procédures judiciaires par un avocat représentant la tribu et un autre le gouvernement.
L'iwi a également reçu 80 millions de dollars néo-zélandais (56 millions de francs) au titre des frais de justice après un long marathon judiciaire ainsi qu'une somme de 30 millions de dollars pour améliorer l'état du cours d'eau.
ATS