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Ce volume présente la version définitive en langue française du jounal d'Anne Frank. Ainsi que l'a montré l'édition critique publiée par Calmann-Lévy en 1989, Anne Frank avait en effet rédigé successivement deux versions de son journal, retravaillant son propre texte pour qu'il réponde à ses ambitions d'écrivain.
La présente édition comporte, à côté de la version du journal retouchée par Anne Frank, des extraits de sa première rédaction, repris sans aucun changement. L'établissement de cette édition a été confiée à l'écrivain et traductrice allemande Mirjam Pressler à l'initiative de l'Anne Frank Fonds de Bâle. Mirjam Pressler en a profité pour rétablir les passages supprimés par Otto Frank pour des raisons de décence ou de discrétion. Traduit en français par Philippe Noble et Isabelle Rosselin-Bobulesco, le teste est précédé d'un avant-propos éditorial dû à l'Anne Frank Fonds de Bâle et suivi d'un épilogue retraçant le destin d'Anne et de ses compagnons de clandestinité et de déportation.
Avec des photos de la série-événement "Un Monde sans fin" difusée sur Canal+.
Ken Follett a conquis le monde avec Les Piliers de la terre, monumentale saga qui prenait place dans l'Angleterre du XIIe siècle...
... Deux siècles plus tard, la ville de Kingsbridge et sa cathédrale sont au coeur d'une nouvelle grande fresque épique.
1327. Quatre enfants sont les témoins d'une poursuite meurtrière dans les bois : un chevalier tue deux soldats au service de la reine, avant d'enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont le secret pourrait mettre en danger la couronne d'Angleterre. Ce jour lie à jamais leurs sorts...
L'architecte de génie, la voleuse éprise de liberté, la femme idéaliste, le moine dévoré par l'ambition... Mû par la foi, l'amour et la haine, le goût du pouvoir ou la soif de vengeance, chacun devra se battre pour accomplir sa destinée dans un monde en pleine mutation – secoué par les guerres, terrassé par les famines, et ravagé par la Peste noire. Prospérités éphémères, famines, guerres cruelles, ravages féroces de la peste noire...
Appuyée sur une documentation historique remarquable, cette fresque épique dépeint avec virtuosité toutes les émotions humaines, à travers un demi-siècle d'histoire mouvementée...
Dans la vie, on a tous droit à une deuxième chance.
Rose, 36 ans, mère célibataire, est une femme dévouée qui a toujours fait passer les besoins des autres avant les siens. Après avoir perdu son père et son emploi, la jeune femme apprend que Baptiste, son fils unique de 18 ans, quitte la maison. Son monde s'effondre.
Cette ex-nounou d'enfer est alors contrainte d'accepter de travailler comme dame de compagnie pour une vieille femme riche et toquée, Colette, et son insupportable fille, la despotique Véronique.
Et si, contre toute attente, cette rencontre atypique allait changer sa vie ?
Dans la lignée des romans « qui font du bien », un livre remarquable par son équilibre entre légèreté et profondeur des personnages, autour de la question de la transmission. Délicieux à écouter pour se sentir bien.
C'est une histoire de seconde chance, de bonnes surprises souvent là où on ne les attend pas. Du bonheur en pages, une cure de bonne humeur et d'optimisme à savourer sans attendre !
© Mazarine / Librairie Arthème Fayard, 2017
© et (P) Audiolib, 2018
Durée : 5h03
Où l'on retrouve Victor B., le photographe de presse qui aime tant les chats, héros nonchalant des romans noirs de Jean-François Vilar. Victor rentre à Paris, après trois années de captivité à l'étranger. Nous sommes en novembre 1989 et le mur de Berlin commence à s'écrouler. Son compagnon de détention, Alex Katz, est tué quelques jours plus tard sous les yeux de Victor qui ne croit pas une seconde à la thèse de l'accident. L'affaire se noue au fur et à mesure de l'entrée en scène de divers personnages, certains séduisants, d'autres moins. D'abord Solveig, la journaliste d'origine tchèque ; ensuite Abigail Stern, qui était la maîtresse de Katz et qui confie à Victor un journal intime écrit par Alfred Katz, le père d'Alex, pendant l'année 1938. Et puis, il y a le flic, Laurent, étrange et insistant, et un réalisateur de télévision un peu hors de course. Le temps, comme l'histoire, peut se faire plus ou moins transparent. On suivra, d'une même lecture, le drame présent et l'amour de Solveig et de Victor, tandis que celui-ci, chaque soir, dévore le journal d'Alfred Katz, nous faisant ainsi revivre son histoire d'amour avec la jolie Mila, prostituée à ses heures et modèle nu favori de Man Ray. Les surréalistes sont là, et les trotskystes : ce sont eux, bien sûr, les fantômes aux fronts troués qui seront assassinés les uns après les autres par la police de Staline. Les deux récits, celui de 1938 et celui de 1989, vont peu à peu se rapprocher, jusqu'à se fondre littéralement en une magnifique scène d'amour et de déambulation dans le square de la tour Saint-Jacques, une nuit où la peur et la beauté auront la même façon de s'exprimer : la chasse, en effet, n'a jamais cessé. Elle aurait même tendance à reprendre. Comment échapper aux flics déguisés, aux femmes qui sont des agents doubles, à l'histoire qui vous trompe ? Et, surtout, qui était Alfred Katz ?
Rien ne vaut la vie
Quand Kim, jeune Groisillonne fraîchement débarquée de sa Bretagne natale à Antibes, est embauchée comme dame de compagnie par Côme, elle est touchée par le dévouement de ce fils pour sa mère Gilonne. D'autant que cette mondaine, ancienne actrice au caractère bien trempé, n'est pas toujours facile à vivre ! Quelle est donc sa surprise quand elle découvre, au hasard d'une conversation téléphonique, que le fils de Gilonne est mort... Ce jeune homme est-il un escroc, ou ses intentions sont-elles sincères ? Et pourquoi Gilonne, qui n'est pourtant pas sénile, le fait-elle passer pour son fils ? Guidée par sa curiosité et son attachement pour ces deux être cabossés par la vie, Kim se lance dans une enquête, afin de démêler le vrai du faux, et de faire la lumière sur la personnalité du " vrai " Côme, disparu dans des circonstances mystérieuses.
Les apparences sont parfois trompeuses, et la vérité peut être plus douloureuse que le mensonge... Dans ce roman choral aux accents résolument optimistes, Lorraine Fouchet dépeint la vieillesse avec ses regrets, ses tracas, mais aussi ses espoirs. On retrouve avec plaisir les ingrédients qui font la magie des livres de l'auteur : des personnages pittoresques, une touche de Bretagne, des airs de musique, le tout formant un merveilleux hymne à la vie.
Le Temps est venu est l'avant-dernier épisode de la chronique des Clifton, une saga captivante menée par " un conteur de la trempe d'Alexandre Dumas " (New York Times).
Le roman s'ouvre sur un procès opposant Emma Clifton, présidente de la célèbre compagnie Barrington et son ennemie de toujours, Lady Virginia.
Lady Virginia semble pouvoir convaincre les jurés et la cour, mais c'est sans compter la publication dans la presse d'une mystérieuse lettre. Elle est signée du Major Fisher qui l'a écrite avant de mettre fin à ses jours.
Si la lettre innocente Emma Clifton, elle se révèle dévastatrice pour Giles Barrington, son frère, déjà tourmentés par d'autres affaires.
Harry Clifton se dresse seul, quant à lui, face à l'Empire soviétique, plus que jamais déterminé à libérer le dissident russe Babakov du goulag de Sibérie dans lequel il est enfermé suite à la publication de son livre sur Staline.
Giles est sur le point de tout quitter pour tenter de retrouver Karin, la jeune femme à l'identité mystérieuse dont il est tombé amoureux à Berlin. La tension est à son comble alors qu'il ne sait pas si il peut lui faire confiance. Est-elle une espionne de l'Est engagée pour lui soutirer des informations ou la jeune femme honnête et amoureuse qu'elle prétend être ? Sebastian Clifton, quant à lui, est plongé dans un profond désarroi quand il tombe sous le charme de Priya, une jolie Indienne qui se destine à un mariage arrangé...
L'amour, l'intégrité et l'honneur viendront-ils à bout de la perfidie et de l'injustice ?
Un page-turner qui nous emmènera, hors des frontières de l'Angleterre, en Allemagne de l'est, Italie, Russie, Inde et Nigéria.
Souvent considéré comme « le plus grand président américain du XXe siècle », Franklin Delano Roosevelt (1882-1945) demeure un modèle pour ses successeurs et une référence en temps de crise ou de conflit international. Quand il entre à la Maison-Blanche en 1933, une Amérique en plein désarroi vit les heures les plus sombres de la Grande Dépression. Douze ans plus tard, c'est en commandant en chef des forces armées d'un pays rassemblé et victorieux qu'il prête serment pour la quatrième fois.
Alors que les États-Unis deviennent la première puissance mondiale, sa capacité à susciter l'adhésion de ses compatriotes et son sens du « moment politique » lui assurent une série sans précédent de victoires électorales. Il est l'artisan de réformes durables : protection sociale, régulation de l'activité financière, modernisation de la présidence et redéfinition du rôle de l'État fédéral - son héritage est considérable.
Président de crise puis président de guerre, il parvient à convaincre les Américains, isolationnistes jusqu'à Pearl Harbor, d'assumer leurs responsabilités internationales. Mais « le sphinx de la Maison Blanche » reste une énigme : patricien traité de populiste ; homme du mouvement paralysé dans sa chaise roulante ; communicateur inventif ayant le goût du secret, voire de la manipulation ; promoteur d'un New Deal dont on se demande encore s'il a vraiment mis fin à la crise ; leader du monde libre contre l'Allemagne nazie mais accusé de complaisance envers Staline à Yalta - paradoxes et controverses ne manquent pas.
En lien avec le thème « La fiction pour interroger le réel » du nouveau programme de français en 4e, six nouvelles réalistes de Maupassant dans une édition « Spécial cinéma » : avec des photos et des extraits des scénarios de la série Chez Maupassant (2007-2011).
Six nouvelles
Quatre nouvelles ont pour cadre la campagne normande : « Aux champs », « Le Vieux, « Toine », « Le Père Amable » ; deux, le Paris de la petite bourgeoisie de la n du XIXe siècle : « En famille », « Deux amis ».
Six récits réalistes et savoureux, dans lesquels Maupassant est au sommet de son art.
Chacun est l'occasion d'étudier l'adaptation qui en a été faite pour la série Chez Maupassant (2007-2011), en s'appuyant sur un extrait du scénario et des photogrammes.
Les compléments pédagogiques
o Des propositions d'ateliers à faire en classe, et notamment des activités « Spécial cinéma ».
o Un guide de lecture avec des repères et un parcours en 7 étapes.
o Un groupement sur le thème « Portraits réalistes ».
o Une enquête documentaire sur les conditions de vie à la campagne à l'époque de Maupassant.
Pour l'enseignant
Sur www.classiquesetcie.com, en accès gratuit réservé, un guide pédagogique, avec un descriptif complet de la séquence.
Le terrible secret d'une femme peut-il
en sauver une autre des décennies plus tard ?Une virée entre amis s'achève en tragédie.
Une jeune veuve trouve un bébé abandonné sur le pas de sa porte.
Une mère se bat pour sauver son fils de la maladie.
Alors que ces destinées brisées par le temps nous plongent dans
des tourbillons d'émotion, la force de l'amour leur permettra de se croiser
et de s'unir sous le sceau d'un secret enfin révélé.
« Tout aussi captivant qu'Il était une lettre.
Un best-seller annoncé. »
Good Housekeeping
« À travers les époques et les émotions,
une valse émouvante. »
Le Courrier picard
«Les histoires n'arrivent pas, les histoires se racontent. »De l'Arctique aux Tropiques en passant par tous les continents et par les îles les plus lointaines, le grand écrivain autrichien Christoph Ransmayr propose soixante-dix escales qui sont autant de petits tableaux du monde tel qu'il l'a perçu au fil de ses pérégrinations. Dramatiques ou insolites, les anecdotes alternent avec les réflexions suscitées par des lieux chargés d'histoire, ou les instants d'éternité face aux merveilles de la nature.Atlas du monde extérieur, ce livre est aussi une carte émotionnelle où l'auteur de La Montagne volante livre l'essence de son art. La puissance poétique de l'écriture, la hauteur de vue du philosophe combinée à une attention extrême au détail font de ce livre un joyau.
La destinée du jeune chercheur Roland Michell paraît étrangement liée à celle du poète victorien Randolph Henry Ash, dont il est un des plus grands spécialistes. Le jour où, d'un livre poussiéreux, il exhume deux lettres d'amour de l'illustre écrivain adressées à une inconnue, cette découverte bouleverse le cours de ses travaux... et de sa vie. Sur les traces d'Ash, le jeu de piste est ouvert : documents volés, amours clandestines, suicide romantique peuplent l'aventure qui dépasse bientôt le simple cadre d'une recherche universitaire.
Couronné en 1990 par le prestigieux Booker Prize, adapté en 2002 au cinéma par Neil LaBute avec Gwyneth Paltrow et Aaron Eckhart, Possession est un récit haletant, subtil mélange d'érudition, de romance et de suspense, qui a été traduit dans de nombreux pays et a rencontré un succès mondial.
Possession est un tour de force. The New York Times.
Un cahier d'entraînement en arabe, pour consolider les apprentissages de la 2e année
o Un entraînement progressif en arabe pour des élèves de niveau A1+/ A2 :
- 27 thèmes de révision, permettant d'aborder toutes les structures clés de la langue ;
- pour chaque thème, un rappel de cours et des exercices axés sur la communication.
o Au centre du cahier, dans un livret détachable, les corrigés détaillés des exercices.
William Adamson, explorateur et entomologiste de retour au pays après dix ans en Amazonie, titube devant la suave splendeur d'Eugenia Alabaster. Emily Jesse, veuve dès même ses fiançailles, tente quant à elle désespérément, autour du guéridon de Mme Papagay, de vivre son deuil dans les séances de spiritisme et d'écriture automatique.
Dans ce diptyque romanesque, composé de Morpho Eugenia, adapté au cinéma sous le titre Des anges et des insectes en 1995 par Philip Hass avec Kristin Scott Thomas et Mark Rylance, et de L'Ange conjugal, A. S. Byatt pénètre l'atmosphère puritaine de la société victorienne, en révèle les tensions morales et l'hypocrisie singulièrement violente. Un ouvrage devenu un classique de la littérature anglaise.
Brillants, ironiques, les textes de cette disciple de Jane Austen sont d'une implacable lucidité et d'une classique efficacité romanesque. Jean-Luc Douin, Télérama.
Traduit de l'anglais par Jean-Louis Chevalier.
Le récit haletant d'une brève mais violente période de la vie du général de Gaulle qui, du 28 mai au 5 juin 1940, résista aux Allemands sur la Somme à la tête de cinq cents chars.À partir du 28 mai 1940, la 4e division cuirassée du colonel de Gaulle participe à l'offensive d'Abbeville, sur la Somme, qu'elle mène jusqu'à l'épuisement. Le 5 juin, le général (à titre provisoire) de Gaulle devenait sous-secrétaire d'État à la Guerre et à la Défense nationale. C'est cette brève, mais violente période de sa vie qui est ici mise en lumière. Pour y parvenir, l'auteur a mené une enquête minutieuse en France et en Allemagne afin de regrouper les rares textes contemporains et de recueillir plusieurs centaines de témoignages, tant auprès de ceux qui servaient avec de Gaulle qu'auprès de l'ennemi. Vif, contrasté, rapide, surprenant, ce récit nous emporte des centres de décision au terrain, du PC même du Général à celui de son adversaire. L'image qui se dégage est celle d'un chef solitaire et énergique, mais aussi celle d'un homme sourd à tout conseil, jaloux de son autorité, plus attaché aux données stratégiques de la guerre qu'aux conditions imposées du combat.
Un ouvrage original, sans complaisance, dont les informations sont puisées aux meilleures sources.
La mule dont il est question dans ce titre, a le pas le plus sûr pour nous conduire à travers maint escarpement vers les hauts plateaux de la belle humeur. Trente ans de vie parisienne, enlevés comme un opéra-comique d'Offenbach, sur un fond de collages, où la cuisse d'Emmanuelle Arsan plonge le président de la 17e chambre correctionnelle dans un fantasme de bande dessinée. En vérité, ces Mémoires - au hasard des colères et des engouements - sont un chant à l'amitié, dans sa pratique quotidienne. Les visages d'André Breton, de Benjamin Péret, d'autres surréalistes, passent sous un éclairage beaucoup plus vivifiant que dans les exégèses. Cependant, une lecture seconde pourrait bien révéler une théorie morale purement manichéenne du couple Liberté-Répression.
Paris, tu l'aimes ou tu la quittes.
C'est une injonction quotidienne pour celui (ou celle) qui se retrouve la joue écrasée contre la vitre d'un métro bondé, qui slalome entre les traces d'urine et les crottes de pigeons, qui se fait bousculer sur le trottoir par un type mal dégrossi à qui il déboîterait bien une clavicule.
Dans ce tohu-bohu parisien, Francine déterre un passé longtemps enseveli devant un guichet de mairie, Juliette espère un jour vendre autre chose que des chaussures à des gens qui puent des pieds, Joachim devient célèbre malgré lui en se faisant larguer en direct à la télé, Ben assiste à la décrépitude de son couple qui s'enlise dans l'ennui au fil des jours.
/> Un chassé-croisé plein d'humour et de tendresse dans lequel chacun cherche son salut et espère entendre parler de sentiments, au coeur d'une ville épicentre de l'amour, où il est parfois difficile de se dire je t'aime.
À tous les éclopés du coeur, les grands pudiques, les éternels passionnés, ce roman est pour vous.
Nicolas Robin est l'auteur de Roland est mort, paru en 2016 aux éditions Anne Carrière, et d'Une folie passagère paru chez le même éditeur.
Le prolétariat, affirme Jacques Ellul, n'a pas été un produit du seul capitalisme, mais bien de la société industrielle elle-même. Ainsi, la révolution soviétique, la "voie chinoise", tout comme l'évolution du tiers monde, aboutissent à la création d'un immense prolétariat mondial. Toutes les révolutions ont échoué, en cédant à la fatalité industrielle et technicienne du capitalisme qu'elles entendaient combattre. Et pourtant, au début des années 80, la première vraie révolution semble devenir possible.
Pour quelles raisons ? À quelles conditions? Sommes-nous encore capables d'une véritable espérance révolutionnaire?
« Comme beaucoup d'Haïtiens, Jean-Claude Charles vit hors de son pays. Depuis, il bouge beaucoup, se balade beaucoup, regarde avec un oeil toujours neuf, jamais stéréotypé le va-et-vient de la diaspora noire dans le monde. New York, Paris, Londres... » Catherine Humblot (Le Monde) Avec « Manhattan Blues », Jean-Claude Charles s'impose comme un grand romancier. Ferdinand est noir et exilé. Il oscille entre Paris et New York. À Manhattan, il loge chez Jenny. (« Tu peux m'héberger une nuit ? Toute la vie ? Qu'est-ce que tu fais pour le restant de ta vie ? Elle me donne l'autre clé. Me dit qu'elle est à la bourre. À l'amour. Avec un nouveau mec. Il est beau ? Il est gentil ? Tu l'aimes ? Plus que moi ? Tu m'aimes ? »). Et puis dans un bar de Greenwich Village, il s'assied à une table. Pas très loin de celle de Fran. (« Elle avait les yeux pers, les cheveux d'un noir de jais, taillés en brosse, et de loin on voyait les yeux. Elle les lançait dans le demi-jour comme on lance un cerf-volant. Avec cette force sans violence, d'avance accordée à la force et à la direction du vent. Ça va vers le nord ou ça va vers le sud. Son regard, ça va doucement à hauteur d'homme, il suffit de jeter les yeux, alors elle les jette. Sur moi. ») Ferdinand est découragé, Fran est désespérée. Pendant trois jours, ils vont marcher, courir, parler, déambuler, flâner, s'aimer aux quatre coins de New York. Au rythme de l'écriture et de la musique de Jean-Claude Charles. Entre le swing et le blues, entre les larmes et le fou rire. Ferdinand balance entre Jenny et Fran. Souvent proche de la comédie américaine par la jubilation du ton et la vérité des sentiments.
L'espace de la société japonaise, c'est aussi bien la manière dont le moi s'y pose face au monde que celle dont les paysans ont mis en valeur les plaines de l'archipel ; c'est le plan de la citadelle du shôgun à Edo, mais tout autant certains principes managériaux des grandes entreprises. En effet, chaque société organise son espace selon une logique d'ensemble qui lui est propre : cette organisation reproduit analogiquement les mêmes principes au plan mental et au plan social, tout comme au plan matériel. La logique d'ensemble de la spatialité japonaise repose sur une assise culturelle radicalement différente de la nôtre. Elle n'est donc pas transposable comme telle ; mais son efficacité comme ses limites nous invitent à comprendre ce qu'a de particulier, donc de dépassable, notre propre vision du monde.
En Europe, comme aux Etats-Unis et au Canada, l'illettrisme n'est pas rare. Cet état de choses s'explique sans doute et surtout par une baisse de la valeur symbolique de ces savoirs et par le fait que, dans la pratique, le travail et les autres activités
Ils ont une passion commune, les avions. Une passion qui pousse Antoine et Santois à réaliser un rêve : construire un ULM pour décoller, s'envoler... Mais Antoine s'interroge sur ce père héroïque et invisible dont Santois parle tant. Existe-t-il vraiment, ce pilote de chasse, membre des Services Secrets? Car Santois est prêt à tout pour attirer l'attention de son nouvel ami. Prêt pour l'opération Mister Friendship?
Pendant un siècle, Paris fut la capitale du monde. Dans l'entrelacs de ses mille rues, où vivent plus de 600 000 habitants, naît la grande Révolution, produit d'une fermentation d'abord sourde, puis terrible. On y croise d'abord des bourgeois, puis des artisans, des ouvriers, et enfin des aventuriers et des étrangers venus observer le spectacle d'une aventure politique sans précédent. C'est le temps de la Terreur, des complots, de la disette, et des enrichis que le coup d'État de Brumaire dénoue en 1799. Vient alors le règne de Paris, capitale de l'Europe continentale, où même le pape, sous la contrainte, vient faire allégeance à Napoléon. Paris, versatile, qui acclame à tour de rôle l'Empereur et les Bourbons, avant de congédier le dernier. C'est le Paris de la Révolution qui resurgit, qui se divise entre les légitimistes du faubourg Saint-Germain, les orléanistes de la rive droite, et les républicains des faubourgs. Mais ces querelles n'assombrissent pas le règne de la Parisienne sur la mode ou les entreprises amoureuses, ni celui des Parisiens sur les affaires de l'esprit. Peu importe qu'on appartienne à la société du beau monde, ou que l'on côtoie les grisettes, c'est là que bat la modernité du temps. Et la fête impériale, en transformant les rues, les murs et les places, en creusant les entrailles de la ville, en étendant ses limites à ce qui n'était déjà plus sa banlieue, assure le rayonnement de la capitale jusqu'à une ultime révolution qui la laisse, en 1871, exsangue. Six fois en un siècle, des Parisiens étaient partis à l'assaut des Tuileries : cette fois, les flammes emportaient le rêve.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.