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Une demande similaire a été transmise à la Chine, où M. Velayati est attendu avec le président Rohani vendredi.
M. Velayati était ministre des Affaires étrangères de l'Iran lors de l'attentat contre le centre juif AMIA de Buenos Aires qui avait fait 85 morts et 300 blessés, le plus grave qu'ait connu l'Argentine, qui abrite la plus importante communauté juive d'Amérique latine.
A côté d'autres instigateurs iraniens présumés, M. Velayati est accusé par la justice argentine d'être "l'auteur intellectuel" de l'attentat.
Il accompagne actuellement le président iranien Hassan Rohani en Russie, en tant que conseiller spécial.
Le ministère des Affaires étrangères argentin a envoyé aux autorités russes la demande de mise en détention émise par le juge Rodolfo Canicoba Corral, chargé de l'enquête sur l'attentat.
"L'Argentine attend une réponse des autorités russes, formulée dans le cadre du traité d'extradition entre les deux pays", a indiqué le ministère argentin des Affaires étrangères dans un communiqué.
Contrairement à d'autres accusés, M. Velayati ne fait l'objet d'aucun mandat d'arrêt international et son extradition ne peut être demandée qu'à chacun de ses déplacements dans un pays étranger.
En 2011, la visite en Bolivie du ministre iranien de la Défense d'alors, Ahmad Vihidi, avait failli provoquer une crise diplomatique avec l'Argentine qui demandait son extradition. La Bolivie avait finalement écourté brutalement la visite du ministre iranien et présenté ses excuses à l'Argentine.