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Un violeur sur trois ne fait pas de prison ferme en Suisse
Depuis 2006, 327 des 1155 affaires de viol ont débouché sur un sursis. Selon le criminologue Martin Killias, la Suisse est un cas spécial en Europe pour ses nombreux sursis.
La SonntagsZeitung rappelle le cas de Fabrice A., assassin présumé de la sociothérapeute Adeline, qui avait été condamné à 18 mois avec sursis après son premier viol.
Jurisprudence critiquée
"Les cas de violences sexuelles restent souvent des délits mineurs", explique Tina Krüger du bureau de conseil aux victimes à Saint-Gall. Les sursis sont possibles lors des peines jusqu'à deux ans.
Pour un avocat de victimes, Carlo Häfeli, cela veut dire qu'il n'y a pas de prison après le premier viol. Il critique la jurisprudence, selon laquelle un rapport sexuel forcé ne suffit pas à condamner son auteur. Il faut qu'il y ait eu de la violence ou que la femme se soit débattue pour que le cas soit qualifié de viol, poursuit l'avocat. Il souligne que les victimes, en état de choc, sont souvent incapables de se défendre.
vtom
Publié le 09 octobre 2016 à 08:58 - Modifié le 09 octobre 2016 à 12:51