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Dire à quelqu'un « Tu n'es pas une lumière », ce n'est pas très élogieux. Dans l'évangile de Jean qui est proclamé ce dimanche, il est aussi dit, au sujet de Jean-Baptiste : « Cet homme n'était pas la lumière ». Mais là, c'est pour désigner la grandeur de sa mission : « Il était là pour lui rendre témoignage. »
Au milieu de ce temps de l'Avent et du mois de décembre, les jours diminuent et les ténèbres gagnent du terrain. N'est-ce pas un peu l'image de ce qui se vit dans le peuple chrétien. L'avenir de ce qui faisait la visibilité florissante de l'Eglise s'assombrit. La fréquentation des messes dominicales est en nette régression ; l'engagement chrétien dans le mariage n'est plus la norme de la vie en couple ; le baptême des enfants et la transmission de la foi chrétienne n'est plus la préoccupation des parents ; la vie de la communauté paroissiale n'intéresse qu'un petit nombre ; il y a de moins en moins de prêtres ; les communautés religieuses vieillissent.
Mais pourquoi ce lien à la tradition chrétienne, à l'Eglise peut-il se défaire en si peu de temps pour beaucoup de baptisés.
J'entends la réponse de Jean-Baptiste à ceux qui lui demandent si c'est lui le Messie : « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas. » Comment reconnaître sa présence dans notre monde ? Ecoutons Isaïe, le prophète de l'Avent : « L'Esprit du Seigneur Dieu est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré. Il m'a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres, guérir ceux qui ont le coeur brisé… » Jésus est la lumière que le monde attend. Le baptisé est dans le monde pour lui rendre témoignage.