Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06988.jsonl.gz/1534

Plus de 4000 migrants de la "caravane" se trouvent à Tijuana, au nord-ouest du Mexique, ont indiqué mercredi les autorités de cette ville frontalière qui jouxte San Diego en Californie. Les refuges sont arrivés à saturation.
Des centaines de Centraméricains ont continué d'arriver par bus mercredi matin dans cette localité de Basse-Californie, en provenance de Mexicali, à environ 180 kilomètres, alors que d'autres migrants arrivaient à pied.
Les nouveaux arrivants ne trouvent plus de place dans les refuges arrivés à saturation et certains campements improvisés ont commencé à apparaître aux alentours. Des migrants y faisaient la queue mercredi pour recevoir de la nourriture distribuée par des activistes et des associations religieuses, a constaté l'AFP.
Sur les 4000 migrants actuellement hébergés dans la ville, on dénombre plus de 400 enfants, selon les autorités municipales. Un jeune Hondurien de 17 ans est décédé mardi soir, le long de la route entre Mexicali et Tijuana, après avoir été renversé par un véhicule dont le chauffeur a pris la fuite. Début octobre, un autre migrant était décédé après avoir chuté d'un véhicule, dans le sud du pays.
Migrants arrêtés
Dans l'État du Chiapas (sud), environ 300 Centraméricains ont été arrêtés mercredi par les forces de l'ordre après être entrés illégalement dans le pays en traversant le fleuve Suchiate, qui sépare le Guatemala du Mexique.
Les migrants, qui circulaient avec des drapeaux du Salvador et du Honduras, ont été conduits par bus dans la ville de Tapachula, où selon les autorités, ils pourront déposer une demande d'asile. S'ils ne le souhaitent pas, ils pourraient être expulsés vers leur pays d'origine.
À Tijuana, de nombreux migrants comptent déposer des demandes d'asile aux États-Unis, mais l'attente pour que leur dossier soit étudié pourrait prendre plus d'une année.
Armés de matraques
Un juge californien a suspendu lundi un décret du président américain Donald Trump instaurant un rejet automatique des demandes d'asile déposées par des migrants ayant traversé illégalement la frontière. "C'est une honte", a réagi mardi M. Trump, qui avait qualifié l'arrivée de la caravane d'"invasion" et déployé près de 6000 militaires tout le long de sa frontière sud.
Ceux-ci pourront intervenir en cas de violences mais ne seront armés que de matraques, a indiqué mercredi à Washington le ministre américain de la Défense Jim Mattis.
Les migrants de ce vaste cortège ont quitté le Honduras le 13 octobre, fuyant la violence et la pauvreté, et parcouru plus de 4000 kilomètres, à pied ou en auto-stop, pour atteindre la frontière américaine.