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HISTORIQUE/SITUATION
Ancienne laiterie. Les immeubles composant l’îlot situé dans le triangle bordé par les rues Couvaloup, Saint-Martin et César-Roux, à Lausanne, ont été construits entre 1913 et 1915. La centrale laitière installée au Nord du complexe a été remplacée en 1983 par l’Hôtel de Police. La modification du code fédéral de procédure pénale, en 2010, impliquait l’extension des locaux du corps de police. L’immeuble contigu, situé au numéro 31 de la rue Saint-Martin et rénové en 1994, offrait deux appartements sur chacun des quatre paliers. Il présentait la solution idéale pour l’agrandissement des locaux. Les études débutent fin 2011 et les travaux se sont terminés en 2015.
PROGRAMME
Ouvert au public. Le Maître de l’Ouvrage demandait des bureaux et des salles de réunion – au nombre de vingt-cinq – avec, au rez-de-chaussée,une partie publique pour accueillir les guichets de l’Office du stationnement déplacé de l’immeuble contigu au Sud. Un ascenseur et deux liaisons internes avec l’Hôtel de Police voisin au Nord devaient compléter les équipements.
PROJET
Respect de l’existant. Les numéros 29 et 31 de la rue Saint-Martin constituent un ensemble bâti homogène. Le projet se devait de respecter la typologie existante et, par-là, de conserver toutes les ouvertures d’origine, tout spécialement les fenêtres qui créent des diagonales visuelles, sources d’amenée de lumière. L’ajout de deux puits de lumière entre premier et rez-de-chaussée a permis de compléter l’éclairage diurne pour les places de travail situées en contre-bas de la cour intérieure. Le projet de surélévation d’un niveau – indispensable pour gagner les surfaces exigées – devait se réaliser en recourant à une construction légère en bois, composée d’éléments préfabriqués. Son habillage, par la rupture des matériaux en façade, marque en douceur la séparation entre le bâtiment original et la nouvelle partie.
RÉALISATION
Enveloppe en moellons. L’enveloppe en moellons de pierre existante a été isolée intérieurement à l’Est et périphériquement à l’Ouest. A gauche de l’entrée, le pied de la façade fissuré a été rétabli à l’identique, en béton, dans le respect des moulures et de l’appareillage des moellons. Les nouvelles fenêtres en chêne sont équipées de triples vitrages, dont certains, comme ceux des vitrines, résistent aux balles. La surélévation en bois est constituée d’éléments isolés en usine. Intérieurement, les sols sont revêtus de grès cérame ou de parquet en chêne ; les murs en placoplâtre. Le renouvellement d’air est assuré par un système à double flux intégré dans la menuiserie. Chauffage et refroidissement sont fournis par la centrale thermique de l’Hôtel de Police. Sans être labellisé, le bâtiment répond aux normes Minergie.
DÉFIS ET POINTS FORTS
Difficile préparation du chantier. La surélévation a exigé la démolition de la toiture existante. Un travail difficile dans un milieu urbai très passant, avec installation de chantier située
dans la rue parallèle : un obstacle qu’il a fallu surmonter durant les deux ans du chantier. Le dernier niveau de la cage d’escalier a été complètement reconstruit dans le respect de l’existant. Parmi les autres difficultés, la consolidation des linteaux des vitrines par des poteaux
jumelés et le renforcement d’une partie du soubassement.
Dans les sujets de satisfaction, le respect de la typologie et la cohérence des différents matériaux sont des points à souligner. Afin de répondre aux exigences de luminosité et de sécurité les baies du rez sont équipées de panneaux
coulissants en bronze découpé qui, tels des moucharabiehs, offrent également protection et un bel effet visuel.