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As we break into summer, a lot is concentrating our minds at GBN.
Le “Team Spirit” en entreprise et ses bienfaits
William Muir, de la « Purdue University » dans l’Indiana, avait procédé à sa très célèbre étude sur les poulets, dans le cadre de la productivité. Celle-ci était très simple à mesurer, car il n’y avait qu’à compter les œufs.
Le team spirit chez les poulets d’après l’étude de William Muir
Il prit donc une espèce de poulets standard et les laissa vivre et se reproduire sur six générations. En pleine santé, ils pondirent abondamment.
Il sélectionna une autre espèce très productive de « super-poulets ». Dans cette espèce, il ne garda que les plus productifs de chaque génération, également pendant six générations. Le résultat de ce groupe fut que, tous ces poulets avaient été exterminés par les autres, sauf trois.
Le parallèle avec le team spirit en entreprise
En tant qu’employés, nous ne pouvons nous empêcher de tirer des parallèles avec le fonctionnement de certaines sociétés et de certains chefs. De plus, notre société fonctionne globalement sur la base de ce modèle : la sélection de superstars…
Mais si la seule manière de réussir consiste à supprimer les autres, ce qui en résulte ne peut être qu’agression, disfonctionnement et gaspillage de ressources. Margaret Heffernan en déduit que nous avons urgemment besoin d’un nouveau modèle.
Des recherches furent entreprises en faisant travailler des groupes sur des problèmes difficiles à résoudre. Les membres qui regroupaient le plus de quotient intellectuel réussirent beaucoup moins bien que ceux dont les membres avaient établi des liens sociaux. Les caractéristiques principales de ces derniers groupes étaient :
- Les membres avaient un haut degré de sensibilité envers les uns et les autres
- Le temps de parole de chacun était partagé, de sorte que personne n’était dominant
- Ils avaient davantage d’éléments féminins
Lien social et entraide : les clés du team spirit
La connexion sociale ou interpersonnelle est une clé. Les idées peuvent fuser, vivre, grandir, et l’énergie n’est pas perdue dans des voies sans issue. En effet, les grandes idées émergent comme des enfants, désorganisées au départ et affinées collectivement par la suite. La productivité est décuplée par l’esprit d’entraide : une autre clé.
Certaines entreprises, conscientes de cet élément, ont même interdit à leurs employés de prendre le café à leur place de travail. Elles ont introduit l’obligation d’aller se poser avec les autres, autour de la machine à café, de se rencontrer et grâce à ce contact, de développer des liens de confiance et de loyauté.
C’est ce que Margaret Heffernan nomme « le capital social » de l’entreprise. Ce capital rend l’entreprise robuste. Mais la construction de ces liens repose sur le temps. Les équipes qui fonctionnent longtemps ensemble sont plus efficaces. En effet, les liens permettent l’ouverture entre les personnes. En synchronisant la pause-café des travailleurs, une entreprise a vu son chiffre d’affaire grimper de 15 millions de dollars et l’indice de satisfaction, de 10 % !
Alors, rivalité ou capital social ?
Elle constate qu’être motivé par l’argent et/ou le pouvoir ne fonctionne pas aussi bien que d’être motivé par les autres.
Plusieurs équipes de chercheurs avaient été mobilisées sur un objectif. L’une d’entre elles avait appliqué le modèle suivant :
- Pas de « super-poulet »
- Une direction : être le plus imaginatif possible
- Pas de représentant du pouvoir dans l’activité (le grand chef représentant le pouvoir avait été temporairement écarté)
Bien évidemment, ce projet avait remporté un succès phénoménal.
En résumé
L’empathie au sein d’un même groupe est plus forte que la somme du coefficient intellectuel de ses membres.
Sources :