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La droite et le Mouvement 5 Etoiles (M5S) ont campé sur leurs positions jeudi en Italie lors de nouveaux entretiens avec le président Sergio Mattarella sur la formation d'un gouvernement. Le M5S réclame le départ de Silvio Berlusconi.
Les élections législatives du 4 mars n'ont pas permis de dégager une majorité au Parlement et une première série de consultations menée la semaine dernière par le chef de l'Etat n'a pas abouti.
Luigi Di Maio, le chef de file du M5S, premier parti du pays en nombre de voix depuis les élections, a réaffirmé jeudi à l'issue de son entretien au palais du Quirinal que Silvio Berlusconi et son parti Forza Italia faisaient obstacle à la composition d'un nouvel exécutif.
"Nous ne voyons qu'une solution pour sortir de cette impasse, cette solution concerne Silvio Berlusconi. Il devrait s'écarter et autoriser la création d'un gouvernement de changement", a martelé le chef du parti anti-système.
M5S prêt à gouverner avec la Ligue
Le M5S se dit prêt à gouverner avec la Ligue de Matteo Salvini, mais le parti d'extrême droite refuse de rompre son alliance avec Forza Italia et le petit parti Fratelli d'Italia, coalition qui réunit davantage de députés que le M5S (261 élus à la Chambre contre 222 pour le M5S).
Avant Luigi di Maio, les dirigeants du bloc conservateur ont été reçus ensemble par le président italien.
A la fin de l'entretien, le chef de la Ligue Matteo Salvini a lu un communiqué commun dans lequel il a redit la volonté de la droite de gouverner "de manière unitaire". La Ligue s'adjuge en outre le droit de nommer le futur président du Conseil. Matteo Salvini a également invité le M5S à "cesser de jouer des jeux politiciens".
Pour tenter de sortir de l'impasse, Sergio Mattarella a laissé entendre mercredi qu'il pourrait charger une personnalité indépendante d'une médiation entre les partis.