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L'aïkido dérive du Budo traditionnel du Japon, terme que l'on traduit habituellement par Arts Martiaux. Cependant, le sens plus profond de Budo serait celui de "la Voie pour arrêter la lance". En toute logique, la pratique des armes est une partie intégrante et non dissociable de l'aïkido.
Ces armes de bois se composent d'un couteau (Tanto), d'un bâton (Jyo), héritier de la lance, et d'un sabre (Bokken), substitut du redoutable Katana.
La pratique se déroule soit à mains nues contre armes (Tanto dori, Jo dori et Tachi dori) ou armes contre armes.Cette pratique s'organise alors en Katas (ou formes) que l'on exécute soit seul soit avec un partenaire.
Le travail d'armes permet d'intégrer les principes qui régissent les lignes d'attaque et de défense, et par là-même la notion de Ma-ai, espace-temps qui sépare et unit les opposants. Par son intensité et la notion aisément palpable de dangerosité potentielle, ce travail aide à la compréhension des principes généraux de l'aïkido.
Au sein du Birankai, Chiba Sensei s'est attaché à la codifications de katas de base de Jo et de Bokken, pour développer ensuite de somptueux enchaînements à deux : Sansho I, Sansho II, où les deux partenaires s'opposent au Jyo, et Sansho III où le Jyo affronte le Bokken.
Le bokken est un sabre en bois qui reproduit fidèlement la longueur, le poids, la forme et la sensation d’un Katana. De ce fait, il est utilisé comme un vrai sabre. Dans la pratique traditionnelle, son emploi fut très répandu pour des raisons essentiellement économiques et de sécurité.
Cependant, il fut considéré comme une arme spécifique et certains combattants renommés préférèrent utiliser le bokuto au combat en raison de son caractère indestructible. Sa longueur totale est de 105 cm, ce qui peut varier en fonction des écoles. Il doit être façonné dans un bois feuillu (dur non résineux) tel que le chêne rouge ou blanc (Akagashi et Shirakashi), le chêne persistant, le chêne Holme, le néflier (Biwa), l’ébène (Kokutan) ou le Sunuke.
Pour l’achat d’un bokuto, s’assurer : – de la qualité du grain (fin, lisse, serré, aux nervures longitudinales ininterrompues) – de l’absence de nœuds dans le bois – de l’adaptation de l’arme en poids et largeur aux besoins physiques et techniques du pratiquant.
En général, le centre de gravité doit se situer dans le premier tiers du bokuto, ce qui peut aussi varier selon les écoles. (Texte tiré de : « IAI L’art du sabre japonais », de Malcolm Tiki Shewan, 1983, p.45).
Nous utilisons le Bokken en étroite relation avec le Batto-ho, dans la partie Sotai, le combat simulé. Les techniques d’aïki constituent la base de notre étude. La pratique du bokken est incluse dans le curriculum du Birankai.
Le jyo est un simple bâton qui, manié correctement, peut se révéler une arme redoutable. Généralement d’une longueur de 128cm et d’un diamètre de 2,6cm, il est en chêne blanc et fabriqué au Japon. Il peut aussi figurer une lance (Yari), avec une courte lame à une extrémité et un pommeau à l’autre. C’est le cas dans notre école.
Les Sansho, les trois victoires, sont des katas créés et enseignés par Chiba Sensei. Ils sont composés de nombreuses formes de base correspondant à des attaques de trois types : Kesa (coup de taille oblique), Tsuki (coup d’estoc, piqué) et Shomen (coup central, de haut en bas). Enchaînées, ces formes de bases permettent aux pratiquants d’échanger attaques et parades en un combat simulé, reproduisant un grand éventail de situations.