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Le bilan au premier semestre de 2017 a dégagé un chiffre d'affaires de 202 millions de francs, en progression de 10%. Celui-ci considère que son portefeuille de commandes s'avère satisfaisant malgré le faible niveau des entrées de commande (-39% à 142 millions de francs), mais avec une marge bénéficiaire qui a doublé pour atteindre 4%.
A fin juin 2017, le groupe Starrag (appelé aussi anciemment «La Rigide» en français) a dégagé un bénéfice net de 6,4 millions de francs, en progression de 3,2% par rapport au chiffre d'affaires, mais de 133% sur sa valeur intrinsèque. Il disposait d'un portefeuille de commande pour des machines neuves qui s'élevait à 284 millions de francs, soit un chiffre pratiquement inchangé par rapport au milieu de l'année précédente. Par rapport à la fin de 2016, le recul est d'environ 18%, ce qui correspond à une normalisation de la situation. Après avoir enregistré une croissance notable des nouvelles commandes dans le courant du premier semestre 2016, les entrées des commandes se sont tassées à hauteur de 142 millions de francs durant le premier semestre de 2017, ce qui correspond à une baisse d'environ 39%, ou 38% après correction des effets de change. Il faut pourtant préciser que les chiffres semestriels ont fortement été influencés par le moment où ont été prises certaines décisions d'achat pour des grands projets.
Si l'on analyse la période des douze derniers mois qui s'est achevée à fin juin 2017 sur le long terme, l'entrée des commandes a atteint 391 millions de francs. Cela représente alors un recul des commandes de 5% en monnaie locale par rapport à la période précédente comparable.
Une comparaison selon les régions effectuée durant le semestre sous observation, on a assisté à un recul des nouvelles commandes en Europe et surtout en Asie, alors que celles en provenance d'Amérique se sont maintenues à leur niveau antérieur. Les secteurs de l'aéronautique et de l'énergie ont enregistré des baisses de commande. Cela est aussi valable pour ce qui est du secteur industriel, avec pourtant une meilleure tenus du secteur du luxe. Le secteur des transports se sont maintenues au niveau des valeurs de l'année précédente.
La nouvelle stratégie du groupe mise sur une marque unique
La mise en œuvre de la stratégie 2020 a été délibérément renforcé au cours des derniers mois par le groupe Starrag qui veut se différencier en développant une expertise de pointe dans les applications de ses technologies. Il entend développer de nouvelles applications basées sur le concept de production appelé «Industrie 4.0» intégrant des composants d'automatisation correspondants et une nouvelle génération de machines-outils.
Sur le plan géographique, le groupe mise en priorité sur les marchés américains et chinois dans le secteur de l'aérospatial, de l'industrie et de l'énergie. De plus, le groupe a élargi son réseau de concessionnaires sur les marchés clés de manière systématique et renforcée.
Suite aux différentes reprises d'entreprises en particulier en Suisse romande (SIP et Bumotec), le groupe entend faire migrer progressivement ses clients des différentes marques vers la marque Starrag. Le déménagement des produits et sites de production de Genève et Sâles vers Vuadens a été finalisé dans une usine flambant neuve d'une surface de 20'000 mètres carrés offrant une empreinte zéro CO2. Elle permettra de fabriquer des machines et composants électromécaniques de haute précision de manière extrêmement efficace et compétitive, tout en offrant des réserves suffisantes pour répondre aux futurs besoins de la marque, souligne Starrag.
Des perspectives encore incertaines
L'environnement économique et politique reste incertain, la pression sur les prix se maintient de manière générale et le comportement des acheteurs reste très volatile, admet la direction de Starrag. Les premiers fruits de la mise en place de nouvelles structure suit son cours. Ses effets ne devraient pourtant donner toute leur ampleur sur le long terme. Pour l'ensemble de l'année 2017, l'entrée des commandes (en monnaie locale), le groupe s'attend à une valeur sensiblement plus élevé, même s'il faut encore tenir compte des résultats nettement inférieur à celui de l'année précédente.
Compte tenu des mesures stratégiques et opérationnelles prises jusqu'ici, en valeur locale, le chiffre d'affaires devrait dépasser celui de l'exercice précédent, en particulier aussi en raison des résultats obtenus au cours du premier semestre 2017, estiment les dirigeants de l'entreprise, avec une marge opérationnelle également améliorée par rapport à celle de l'année 2016.