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André Grognuz nous avait livré quelques indices suggérant que nous allions en direction du Jura en ce jour de course surprise…Il a eu l’excellente idée nous amener à Vallorbe et de nous y faire visiter le Musée du fer et du chemin de fer, avant de nous conduire dans un restaurant où nous avons fort bien mangé. Un grand merci, cher Dédé, pour nous avoir préparé une belle journée, et pour avoir fait mentir les météorologues qui nous avaient promis de la pluie.
Quelques notes sur la visite du Musée du fer
Le travail du fer a débuté dans la région au 13è siècle. Les Grandes Forges ont été opérationnelles, quant à elles, dès 1495. Dans une première phase, la technologie du bas fourneau a été utilisée.
On a passé à la technique du haut fourneau en 1528. Cette technique permettait d’atteindre des températures plus élevées et ainsi de la fonte coulante avec moins de perte qu’auparavant.
Les développements ont été tels que, en 1700, faute de minerai comme matière première, les trois hauts fourneaux ont dû être démolis ; et les Grandes Forges sont devenues des entreprises indépendantes qui se sont mises à la fabrication manuelle des clous. Les Vallorbiers achètent alors le fer ailleurs et deviennent serruriers, armuriers, cloutiers, maréchaux.
Avec le développement de la concurrence, l’industrie a abandonné la fabrication des clous au 19è siècle, et elle s’est tournée vers la fabrication de limes. Celles-ci sont toujours fabriquées par les Usines Métallurgiques de Vallorbe (UMV), fondées en 1899.
La famille Viotti a repris les forges au début du 20è siècle, Elle a abandonné la production en 1967.
Cette histoire ne ressemble pas à un fleuve tranquille et démontre notamment (a) que les transformations d’entreprises pour raisons économiques ne sont pas une invention du 20è siècle, et (b) qu’il y a plusieurs siècles, il pouvait déjà être nécessaire de changer de travail.