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Le nouveau coronavirus a été découvert fin 2019 suite à un nombre inhabituel de pneumonies dans la ville de Wuhan, au centre de la Chine. Il a été nommé SARS-CoV-2, et appartient à la même famille d’agents pathogènes que ceux responsables du Middle-East Respiratory Syndrome (MERS) et du « Syndrome respiratoire aigu sévère » (SRAS).
Le 11 février 2020, l’OMS a donné un nom à la maladie causée par ce nouveau coronavirus : COVID-19, abréviation de coronavirus disease 2019 ou, en français, « maladie à coronavirus 2019 ».
Les informations actuellement disponibles permettent de conclure que le virus a été transmis à l’être humain par des animaux et qu’il se propage maintenant d’humain à humain. Un marché de poissons et d’animaux situé dans la ville de Wuhan est suspecté d’être le foyer de l’épidémie ; il a depuis été fermé par les autorités chinoises.
Le nouveau coronavirus se transmet essentiellement en cas de contacts étroits et prolongés, c.-à-d. moins de 2 m de distance pendant plus de 15 minutes. La transmission se fait par des gouttelettes : si une personne malade tousse ou éternue, les virus peuvent atteindre directement les muqueuses du nez, de la bouche ou des yeux d’autres personnes.
Dans les minuscules gouttelettes expulsées, les virus peuvent survivre quelques heures sur les mains ou sur des surfaces comme les boutons de portes, les poignées dans les transports publics, les boutons d’ascenseur, etc. On ne sait pas encore s’il est possible d’être infecté en touchant ces surfaces, puis en se touchant la bouche, le nez ou les yeux.
Les symptômes les plus courants sont la fièvre, la toux et les difficultés respiratoires. Ces symptômes peuvent être d'une gravité variable. Des complications de type pneumonie sont également possibles. Des symptômes digestifs et oculaires (conjonctivite) ont également été observés chez certains malades.
Tout soupçon d’infection au nouveau coronavirus doit être clarifié par un/une médecin. Pour ce faire, le patient est interrogé sur les voyages qu’il a effectués, sur ses contacts et les symptômes qu’il présente (fièvre, toux ou difficultés respiratoires).
Seule une analyse de laboratoire permet de confirmer définitivement un diagnostic, par exemple à l’aide d’un frottis nasopharyngé. En cas de résultats positifs, la personne malade est mise en isolement selon les instructions du service du médecin cantonal.
Tant qu’une infection au nouveau coronavirus n’a pas été exclue, les cas suspects sont isolés. Cette mesure est importante pour éviter – ou du moins freiner – la propagation du virus.
Il est recommandé de laver au savon et à l’eau les vêtements et les parties du corps ayant été contaminés par le coronavirus (p. ex. via des sécrétions). Les objets et les surfaces peuvent être désinfectés avec de l’eau de javel à 0,1 %.
La «période d’incubation» du nouveau coronavirus, c.-à-d. le laps de temps entre l’infection et l’apparition des premiers symptômes, est de trois à sept jours. Elle peut toutefois s’étendre jusqu’à 14 jours.
Lorsqu’une personne est atteinte d’une infection virale des voies respiratoires, elle est le plus contagieuse au moment où ses symptômes sont les plus forts. En ce qui concerne le nouveau coronarivus, la situation pourrait être différente. Il est possible que l’on soit contagieux avant, c’est-à-dire peu avant l’apparition des symptômes.
C’est pourquoi les personnes qui ont été en contact avec une personne malade (moins de 2 m de distance pendant plus de 15 minutes) doivent rester en quarantaine chez elles. Il est ainsi possible de limiter ou de ralentir la propagation du virus.
Non, les antibiotiques n’agissent pas contre les virus, mais seulement contre les bactéries. Il n’est donc pas possible de traiter le nouveau coronavirus avec des antibiotiques.
On ne sait pas avec certitude combien de temps le virus responsable de la COVID-19 survit sur les surfaces mais il semble qu’il se comporte comme les autres coronavirus. Les études (et les informations préliminaires sur la COVID-19) tendent à montrer que les coronavirus peuvent persister sur les surfaces quelques heures à plusieurs jours. Ceci peut dépendre de différents paramètres (p. ex. le type de surface, la température ou l’humidité ambiante).
Si vous pensez qu’une surface peut être infectée, nettoyez-la avec un désinfectant ordinaire pour tuer le virus, vous protéger et protéger les autres. Lavez-vous les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon. Évitez de vous toucher les yeux, la bouche ou le nez.
Même si nous devons encore approfondir nos connaissances sur la façon dont la COVID-19 affecte les individus, jusqu’à présent, les personnes âgées et les personnes déjà atteintes d’autres maladies (comme l’hypertension artérielle, le diabète ou les cardiopathies) semblent être gravement atteintes plus souvent que les autres.
Les personnes qui ne présentent pas de symptômes respiratoires, tels que la toux, n’ont pas besoin de porter un masque médical. L’OMS recommande le port d’un masque aux personnes qui présentent des symptômes de COVID-19 et à celles qui s’occupent de malades qui présentent des symptômes (toux et fièvre). Le port du masque est essentiel pour les agents de santé et les personnes qui s’occupent de malades (à domicile ou dans un établissement de soins).
L’OMS recommande de faire un usage rationnel des masques médicaux afin d’éviter le gaspillage de ressources précieuses et les risques de mauvaise utilisation des masques (voir Conseils relatifs au port du masque). Vous ne devez utiliser un masque que si vous présentez des symptômes respiratoires (toux ou éternuements), en cas de suspicion de COVID-19 avec des symptômes bénins ou si vous vous occupez d’une personne chez qui la COVID-19 est suspectée. On soupçonne une COVID-19 chez les personnes ayant voyagé dans une région où des cas ont été signalés, ou ayant eu un contact étroit avec une personne qui a voyagé dans ces régions et qui est tombée malade.
La meilleure façon de se protéger et de protéger les autres contre la COVID-19 est de se laver fréquemment les mains, de se couvrir la bouche avec le pli du coude ou avec un mouchoir et de se tenir à une distance d’un mètre de toute personne qui touche ou qui éternue (voir Comment puis-je me protéger et éviter que la maladie ne se propage ?).
Rien n’indique que le nouveau coronavirus peut infecter les animaux domestiques (chiens, chats, etc.) ou les animaux de rente habituellement présents en Suisse. L’origine du virus n’a pas encore été déterminée. Pour l’heure, nous ne pouvons donc pas affirmer quelle espèce animale pourrait être concernée, si tel devait être le cas.
Les mesures d’hygiène habituelles (p. ex., se laver soigneusement les mains après avoir touché un animal) s’appliquent.
En règle générale, un virus ne survit que quelques heures sur des objets. Les commandes (p. ex., jouets ou autres) dont la livraison prend plusieurs jours ne présentent donc aucun risque.
La maladie se propage principalement par les gouttelettes respiratoires expulsées par les personnes qui toussent. Le risque de contracter la COVID-19 au contact d’une personne qui ne présente aucun symptôme est très faible. Cependant, beaucoup de personnes atteintes ne présentent que des symptômes discrets. C’est particulièrement vrai aux premiers stades de la maladie. Il est donc possible de contracter la COVID-19 au contact d’une personne qui n’a, par exemple, qu’une toux légère mais qui ne se sent pas malade. L’OMS examine les travaux de recherche en cours sur le délai de transmission de la COVID-19 et elle continuera à communiquer des résultats actualisés.
Source: HUG, OMS, OFSP