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Il existe trois principales variétés de tabac: le tabac de Virginie, le Burley et le tabac oriental.
Une cigarette de British American Tobacco contient jusqu’à 50 variétés de tabac issues de différentes régions de culture. La majorité des tabacs peut être regroupée en trois principales catégories: le tabac de Virginie, le Burley et le tabac oriental. Chacun des mélanges confectionnés à partir des différentes variétés de tabac, le «blending», détermine le caractère d’une marque de cigarette.
Le tabac de Virginie
Cette variété de tabac, qui représente près de 60 pour cent de la production mondiale, est la plus utilisée. Elle est essentiellement cultivée en Chine, aux États-Unis et au Brésil. Les feuilles de tabac sont suspendues dans un hangar fermé et séchées à l’air chaud («flue-cured») pendant près d’une semaine. L’apport de chaleur contrôlé permet d’obtenir un séchage très rapide et de conserver ainsi la teneur en sucre naturelle de la plante. Le tabac de Virginie a un léger goût de foin et une note sucrée.
Le Burley
Le Burley pousse essentiellement aux États-Unis, en Amérique centrale, au Malawi et en Ouganda. Après la récolte, l’intégralité de la plante est séchée pendant près de sept semaines dans une grange ouverte et ventilée, sans apport artificiel de chaleur. Le séchage lent à l’air («air-cured») fait perdre aux feuilles de tabac la quasi-totalité de leur teneur en sucre, ce qui donne à la variété son goût intense et très épicé, caractéristique des cigares.
Le tabac oriental
Ce tabac pousse dans les sols pauvres et secs des Balkans, de la Turquie, de la Grèce et du Moyen-Orient. Grâce à l’ensoleillement intense, une quantité élevée d’huiles essentielles et de résines se forme sur la surface de ses feuilles, ce qui donne au tabac son arôme vigoureux et épicé. Cet arôme est renforcé par le séchage en plein soleil («sun-cured») des feuilles récoltées, qui dure près de deux à quatre semaines. La rapidité du séchage permet de conserver sa teneur en sucre naturelle.
La culture et la récolte
Le tabac appartient à la famille des solanacées, au même titre que la tomate, la pomme de terre, le poivron et l’aubergine. Cette plante capable de s’adapter est essentiellement cultivée dans les régions situées entre le 50e parallèle nord et le 40e parallèle sud. Le tabac est cultivé dans plus de 100 pays au total, avec la Chine en tête, suivie par les États-Unis, le Brésil, l’Inde, le Zimbabwe et la Turquie. Poussant dans des sols pauvres en nutriments, il représente une heureuse alternative aux autres plantations. D’ailleurs, pour l’agriculteur, l’intérêt économique du tabac est souvent plus élevé que pour la culture des céréales.
La culture
Les graines de tabac sont tellement petites (plus de 12’000 graines par gramme!) que les jeunes plants doivent d’abord être cultivés en serre pendant 60 jours avant de pouvoir être repiqués dans les champs. Deux mois plus tard, la plante atteint sa taille adulte et dispose déjà de bractées. À compter de ce moment, toute l’énergie sert à la croissance des feuilles inférieures. À la fin de la période de végétation, les feuilles arborent une couleur jaunâtre, signe que la plante de tabac est arrivée à maturité. Pour désigner les différents stades de la croissance du tabac, on parle de sous-maturité, maturité, pleine maturité et sur-maturité.
La récolte
À l’exception des États-Unis où elle est réalisée mécaniquement, la récolte des feuilles de tabac se fait à la main. Elle s’étend sur une période de deux à quatre mois car on ne cueille à chaque fois que les feuilles arrivées à maturité. À titre d’exemple, un agriculteur possédant deux à trois hectares de terres en Ouganda peut y cultiver 15’000 plantes de tabac et récolter en moyenne 22 feuilles par plante. Ceci assure à l’agriculteur un bon revenu malgré la taille relativement restreinte de la superficie cultivable. British American Tobacco soutient les agriculteurs en mettant à leur disposition non seulement des graines de tabac et des engrais, mais aussi son savoir-faire en matière de culture, de récolte et de maturation du tabac.
Le séchage du tabac
Le séchage du tabac récolté est soigneusement contrôlé pour atteindre la structure superficielle, la couleur et la qualité optimales d’une variété de tabac spécifique. On distingue quatre principales méthodes de séchage du tabac: le séchage à l’air naturel («air-curing»), le séchage à l’air chaud («flue-curing»), le séchage au feu («fire-curing») et le séchage au soleil («sun-curing»).