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Recherche par lecteur : Patrice Rungs
9 résultats.
Durée:6h.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:21062
Résumé: " La maladie n'est pas allégorique. Elle est mon sujet : je la situe, la décris. Ce que l'on pourrait appeler la peste-Camus n'est pas mon propos. Je rêve d'écrire une Description de la maladie de P. à la façon de la Description de l'Égypte que, publia Vivant Denon en 1809. C'est une forêt, la maladie ! un labyrinthe, une maison inconnue qu'on visite dans la nuit. Tout ce qu'il s'y passe ! Les mensonges à dévoiler, les vérités à contourner. Regarde où tu marches. Je ne cherche pas à dire cela en disant ceci, ni ceci en disant cela, je vous raconte le paysage, droit devant, j'essaie de n'en pas détourner les yeux, alors que le conseil le plus souvent donné, avec une insistance grondeuse, bourrue, est justement de me carapater, de dérober (nul cavalier ne te ramènera sur l'obstacle), pas de dignité ! pas de grands airs, fais semblant de ne pas les voir, les garces postées là, à t'attendre, en blouses et bonnets, qui te disent : "Un peu engourdi, hein ? ce matin..."
Durée:5h. 5min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:21033
Résumé: " C'est fini, je crois ", disait-elle. Elle abandonnait le stylo, caressait sur la table la petite pyramide de marbre, le boîtier pour ses bagues, le socle de la lampe noire où était appuyée la carte du " génie aux fleurs " qui continuait à la protéger, les régions de bois, plus pâle et, usé où, pendant tant d'années, ses mains s'étaient posées et crispées, puis les feuillets alignés qu'elle aimait traverser de lignes portant, chacune, dans le ciel blanc, en haut de la page, un mot qui était, chaque fois, un peu de son cœur, de sa vie qui s'en allait... Elle restait là, penchée, sans pouvoir pleurer, vers les feuillets comme pour leur demander pardon de les abandonner déjà, de n'avoir plus rien à leur donner, à leur sacrifier. Il lui semblait (et elle frémissait tout entière, comme pour les ressaisir, ne pas les laisser s'enfuir) qu'ils venaient vers elle, du fond du silence de la rue du Delta, tous ses personnages, cette petite troupe ahurie, chavirée et triste, pareille à celle d'une croisière déjà finie, qui allait se séparer après une dernière photo de groupe sur un quai et qui paraissait lui dire de loin : " Tout est passé si vite. "
Durée:7h. 18min.
Genre littéraire:Policier/épouvante
Numéro du livre:21396
Résumé: Je connais plusieurs centaines de milliers de femmes qui vont avoir un sérieux pincement au coeur en lisant les premières lignes de cette histoire : imaginez un peu, mes belles, l'unique, celui qui vous fait tourner les têtes, le commissaire San-Antonio vient de se marier ! Et pour mettre un comble à votre désappointement, sachez que sa légitime n'est autre que la fille d'un célèbre savant russe... Mais sachez aussi qu'elle pèse deux cents livres et qu'à côté d'elle Berthe Bérurier est une starlette d'Hollywood ! Rassurez-vous, il y a gros à parier qu'avant la fin de ce chef-d'oeuvre, le magnifique commissaire sera de nouveau disponible...
Durée:6h. 47min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:21136
Résumé: " Vingt ans d'exil vont-ils lui paraître irréels, coulée sombre s'évanouissant derrière lui ? Rues en lacis de la Casbah (celle de Pépé le Moko, luis disait en souriant Marise qui ne vint jamais jusqu'ici), il va les revoir dans le clair-obscur de ce vieil Alger, Djazirat el Bahdja, la belle, la glorieuse, si longtemps l'imprenable, la cité des pirates légendaires, bribes d'histoire que sa mémoire, à lui, l'enfant du quartier, ce matin sur la route macère... "
Durée:28h. 14min.
Genre littéraire:Biographie/témoignage
Numéro du livre:21503
Résumé: Prisonnier d'une légende qu'il a contribué à fomenter de son vivant, Antoine Blondin est généralement considéré comme une vedette incomparable de la presse sportive et un noctambule de la grande époque de Saint-Germain-des-Prés. Il fut beaucoup plus : un témoin et un acteur de son temps. Enfant d'une bourgeoisie bohème, passionné de sport et de littérature, journaliste engagé aux côtés des causes réprouvées ou perdues, Antoine Blondin romancier porta les espérances de la génération des Hussards. De l'Europe buissonnière (prix des Deux-Magots, 1949) à Quat'Saisons (bourse Goncourt de la nouvelle, 1976), en passant par Les enfants du bon Dieu, L'humeur vagabonde ou Un singe en hiver (prix Interallié, 1959), ses œuvres sont subtilement nourries des péripéties de son existence. Cette biographie s'écarte de la mythologie - à laquelle il doit une notoriété douteuse et contradictoire d'alcoolique joyeux drille et de bagarreur notable - pour retracer l'itinéraire d'une vie qui fut, de son propre aveu, " plus tragique qu'il n'apparaît mais plus accomplie qu'on en croirait ". Elle a aussi l'ambition de réévaluer l'écrivain. Cette œuvre " mince ", comme il le dit dans Monsieur Jadis, mémorial de ses affections disparues, est trop souvent regardée avec une sympathie un peu condescendante. Et pourtant, l'élégance de sa petite musique, son lyrisme sans éclat de voix et sa verve de cancre surdoué devraient lui assurer une place dans nos classiques du XXe siècle.
Durée:4h. 25min.
Genre littéraire:Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre:21533
Résumé: Nos vies courent sur des rails. Parfois elles les quittent, pour le meilleur ou pour le pire, pour la frayeur ou pour le rire. Presque toutes les nouvelles de ce recueil se déroulent à proximité de l'univers ferroviaire. Bonheurs d'aiguillage, vies déraillées, convois perdus dans le brouillard ou cisaillant des plaines gelées, elles vont leur train, nos vies.
Durée:22h. 40min.
Genre littéraire:Biographie/témoignage
Numéro du livre:21195
Résumé: Mac Mahon, souvent brocardé de son vivant et par la postérité, ne fut pourtant pas n'importe qui. De 1808 à 1893, sa vie s'inscrit tout entière dans le XIXe siècle. Militaire glorieux, il sert en Algérie trente ans durant, de lieutenant à gouverneur général, développant une conception aussi humaine que possible de la colonisation. La prise de Sébastopol en 1855, les victoires de Magenta et de Solferino en 1859 l'imposent comme l'un des grands chefs militaires du Second Empire, dont il reçoit la dignité de maréchal et le titre de duc de Magenta. Blessé en 1870 à Sedan, il évite ainsi d'avoir à signer la capitulation. En 1871, il reprend Paris aux insurgés de la Commune. Puis, il succède à Thiers en 1873 comme président du gouvernement de la République, en attendant le rétablissement d'une monarchie qui ne viendra jamais. Lui, le royaliste conservateur, après avoir, en 1877, tenté d'imposer un gouvernement selon son cœur à une majorité parlementaire qui n'en voulait pas, doit s'incliner et finit par démissionner en 1879, après avoir présidé aux fastes de l'Exposition universelle. Improbable président de la République, Mac Mahon, populaire par sa prestance, sa loyauté et sa franchise, a assisté ou participé à la mise en place de beaucoup d'institutions qui existent toujours : le septennat, la présidence du Conseil des ministres, le domaine réservé du chef de l'Etat, la qualité de chef des années, les difficultés de la cohabitation, les risques de la dissolution... Au total, Mac Mahon aura fait autant et plus pour l'établissement de la République que Thiers, Gambetta ou Grévy, ses contemporains et adversaires respectueux.
Durée:16h. 10min.
Genre littéraire:Biographie/témoignage
Numéro du livre:21308
Résumé: Sarah Bernhardt... Rien de plus mouvementé, de plus passionné, de plus gai et de plus fou que cette vie-là. Si elle avait suivi le destin de sa mère et de sa tante, elle eût été courtisane. Mais, gamine, elle avait déjà trop d'orgueil : elle voulait régner. Selon les canons de l'époque (qui aimait les rondeurs), elle n'était pas belle. Mais elle avait un éclat, un regard, une voix incomparables, et un caractère de feu. Avec un appétit de conquête et de gloire digne de Bonaparte, à sa manière, elle a régné sur un empire. Il n'est pas de superlatifs qui ne lui aient été accordés dont la Divine, bien avant Garbo. Elle a mis l'Amérique du Nord et du Sud, la Russie, l'Europe à ses pieds. Elle est morte debout, sur sa jambe de bois, à l'âge de soixante-dix-neuf ans, après avoir consommé bien des amants et deux maris avec un appétit qui l'accompagna jusqu'au bout. Quelle vie ! Pour la ressusciter, Michel Peyramaure a choisi de faire appel aux témoins et aux acteurs de cette existence extravagante, ceux qui l'ont aimée, détestée, adorée. Cela dresse un portrait merveilleusement vivant, riche de personnages étonnants, des plus humbles aux plus célèbres.