Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07225.jsonl.gz/303

Il aura fallu 79 minutes à l'ancien numéro 1 mondial pour glaner un 67e titre ATP. Roger Federer a fait montre d'un tennis efficace et puissant, tout en assurant des coups prompts à ravir le public de Doha. Son adversaire du jour a paru désemparé dans le 1er set, et n'a que pu tenté de rivaliser avec Roger Federer dans le second. Sans succès, puisque le Suisse a purement et simplement gagné les huit derniers points de la partie.
En remportant son troisième trophée au Qatar (après 2005, et 2006), le numéro 2 à l'ATP annonce donc la couleur à moins de dix jours de l'Open d'Australie (17-30 janvier). L'homme aux 16 sacres en Grand Chelem, qui avait terminé la saison 2010 en triomphant pour la cinquième fois dans un Masters, a donc fait le plein de confiance avant de disputer à Melbourne le seul tournoi majeur dont il détienne encore le titre. Ou, selon une autre perspective, que "Rafa" Nadal n'a pas gagné l'an passé.
"Impatient de la suite de la saison"
"C'est fantastique. J'ai connu une bonne semaine et j'ai vraiment aimé le soutien du public. Je me suis bien préparé. C'est incroyable de gagner déjà Mirka n'est pas devenue ramasseuse de balle, mais envoie une balle de félicitation à son champion de mari. [Hassan Ammar - Keystone] cette année", a commenté Federer en conférence de presse. "C'est un grand tournoi et j'attends avec impatience la suite de la saison", a ajouté le Suisse, battu en demi-finale l'an passé par... Davydenko.
Ce dernier n'a concédé qu'un seul break en cinq matches à Doha, au 2e tour face à Marco Chiudinelli, alors qu'il avait perdu sa concentration en raison de la blessure au dos de son ami.
Davydenko éclipsé au premier set
Roger Federer n'a jamais été en danger face à Nikolay Davydenko, tenant du titre à Doha et tombeur d'un Rafael Nadal diminué en demi-finale. Il ne devait ainsi pas faire face à la moindre balle de break, alors que le Russe est pourtant l'un des meilleurs relanceurs du circuit.
Comme la veille face à Jo-Wilfried Tsonga (ATP 13), Roger Federer prenait un départ de rêve en s'adjugeant les trois premiers jeux avec un break réussi "blanc" en tout juste 9'. Le Bâlois, qui aurait pu conclure plus rapidement une première manche dans laquelle Nikolay Davydenko sauva 6 balles de set à 2-5, Le Bâlois est paru invincible. [Hassan Ammar - Keystone] devait patienter jusqu'au 9e jeu du second set pour forcer la décision. Il profitait alors de la fébrilité du Russe, qui craquait là aussi sans inscrire le moindre point.
Une défaite qui n'en est pas vraiment une
Pour Davydenko, la perte de ce titre n'est pas décourageante. Le Russe, tombé de la 6e à la 22e place mondiale, a connu une année 2010 décevante, marquée par des blessures et des contre-performances.
Avant de se rendre à Melbourne, où il avait atteint les quarts de finale lors de l'édition 2010, Davydenko peut donc capitaliser sur cette bonne semaine à Doha, où il a notamment battu Rafael Nadal.
Federer a déjà montré son envie de vaincre. [Hassan Ammar - Keystone]Revenant sur la prestation tonitruante du local du tournoi (Federer a un domicile à Dubaï), Davidenko reconnaissait: "Federer n'a jamais aussi bien joué qu'aujourd'hui face à moi. Il était imbattable avec des coups si rapides et si difficiles à jouer. S'il parvient à maintenir ce niveau tout au long de l'année, il peut redevenir no 1 mondial".
Le 1er rang mondial dans le viseur
Après sa victoire, Federer n'a pas hésité à annoncer la couleur dans sa concurrence effrénée avec le taureau de Manacor. "Rafa a beaucoup de points à défendre, mais comme il est numéro 1 mondial, il est très sûr de sa force et de son tennis. Ce sera très difficile (de le déloger) mais si je parviens à conserver mon niveau actuel, j'aurai ma chance. Je me sens prêt en tout cas", a-t-il tonné.
agences/hdel