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Le 28 décembre 2022 marque la date du 400è anniversaire de la mort de Saint François de Sales, évêque de Genève et décédé à Lyon.
Saint François de Sales, est né le 21 août 1567 dans une famille noble, au château de Sales (qui se situait légèrement en amont de l’actuel château de Thorens) est un prélat savoyard. Docteur en droit civil et canon de l’Université de Padoue, François de Sales renonce à la vie de gentilhomme et à la carrière juridique auxquelles le destine son père. Il veut en effet, plus que tout, recevoir les ordres, selon le vœu fait par sa mère devant le Saint Suaire, l’année précédent sa naissance. François de Sales développe très tôt une grande piété catholique, qui le pousse à embrasser la vie religieuse.
Ordonné prêtre le 18 décembre 1593, il entreprend, à partir de l’année suivante, de ramener au catholicisme les protestants du Chablais, à la demande du duc Charles-Emmanuel 1er de Savoie. Il s’inscrit ainsi dans la lignée des grands évêques de la réforme catholique, à la suite de saint Charles Borromée. Les billets qu’il rédigeait, recopiait ou faisait imprimer, puis qu’il glissait sous les portes des Chablaisiens lettrés furent l’un des très modernes moyens de communication qu’il utilisa pour reconquérir le Chablais à la religion de catholique. Que venait-il d’inventer ? La presse hebdomadaire catholique ! C’est ainsi qu’il devint le saint patron des journalistes.
Devenu l’une des figures de la contre-Réforme grâce aux (re)conversions au catholicisme de nombreux fidèles, il est nommé évêque de Genève en 1602 à Annecy. Il ne put jamais prendre possession de son siège devenu la « Rome des calvinistes », et resta en résidence à Annecy. (Genève étant calviniste, impossible d’y siéger, mais symboliquement l’appellation est conservée, dans l’espoir d’une reconquête).
Issu d’une famille noble du Duché de Savoie, il choisit le chemin de la foi catholique en consacrant sa vie à Dieu et renonce à tous ses titres de noblesse. Il devint l’un des théologiens les plus considérés de son temps. Ce grand prédicateur accéda au siège d’évêque de Genève et fonda en 1610, avec la baronne Jeanne de Chantal, l’ordre religieux de la Visitation Sainte Marie. C’est d’abord un ordre d’oblates : des femmes qui n’ont pas prononcé de vœux religieux mais vivent quasi comme des religieuses. Ce qui leur permet de visiter pauvres et malades. Mais à partir de 1615 l’ordre accède à la reconnaissance officielle de Rome, les oblates deviennent sœurs et doivent donc rester cloîtrées. L’ordre connaît un succès rapide et international. Il compte toujours plus de 150 monastères actifs dans le monde. Il exerça une influence marquante au sein de l’Église catholique et fut très écouté également des détenteurs du pouvoir temporel, notamment les ducs Charles-Emmanuel Ier et Victor-Amédée Ier de Savoie, la régente de Savoie Christine de France et les rois de France Henri IV et Louis XIII.
Homme d’écriture, il laissa une œuvre importante qui témoigne de sa vision de la vie.
Par son écriture, il est considéré comme l’un des précurseurs de la littérature française du XVIIIème siècle. Saint François de Sales est l’auteur chrétien le plus publié dans le monde, après la Sainte Bible.
Son œuvre la plus célèbre, « l’Introduction à la vie dévote », remporta un très grand succès dès sa parution, et est considérée aujourd’hui comme une œuvre majeure de la littérature chrétienne. Il écrivit également « Traité de l’amour de Dieu ». Il cofonde aussi avec le juriste savoyard Antoine Favre, l’Académie Florimontane, une société savante qui regroupe intellectuels et artistes.
Conjugué à son intérêt pour l’imprimerie, qu’il utilise pour diffuser ses idées dans des feuilles placardées ou distribuées, cet attrait pour les lettres lui vaut d’être érigé en saint patron des écrivains et, par extension, des journalistes, en janvier 1923. Ses publications comptent parmi les tout premiers journaux catholiques au monde.
Cofondateur de l’Ordre de la Visitation Sainte-Marie, il est béatifié le 28 décembre 1661 et canonisé le 19 avril 1665 par le Pape Alexandre VII, il fut proclamé, le 16 novembre 1877, Docteur de l’Eglise par Pie IX. Il est liturgiquement commémoré le 24 janvier dans la forme ordinaire du rite romain et le 29 janvier dans la forme tridentine, secondairement le 28 décembre pour sa naissance au ciel (dies natalis).
Unanimement vénéré de son vivant, il est, dès sa mort, honoré comme un saint.
Le souvenir de François de Sales est encore présent en Haute-Savoie, où plusieurs sites qui lui sont liés sont proposés à la visite. En outre, plusieurs églises et paroisses lui sont dédiées», en France et en Amérique du Nord notamment, notamment la cathédrale Saint-François-de-Sales de Chambéry et la paroisse Saint-François-de-Sales des Hauts-de-Chambéry, la basilique Saint-François-de-Sales de Thonon-les-Bains, et bien sûr l’église Saint-François d’Annecy, ancien sanctuaire du premier monastère de l’ordre de la Visitation Sainte Marie. Des communes portent même son nom : une dans les Bauges, en Savoie, sur le plateau du Revard et une autre au Québec.
Mais Saint François de Sales est aussi célébré, dans le monde entier, par l’ordre de la Visitation ainsi que par le réseau Don Bosco, fondateur, en 1854, de la Société de Saint-François de Sales, dédiée à l’éducation des enfants défavorisés.
La Maison diocésaine de Genève, possède dans sa vitrine des ouvrages de Saint François de Sales. Nous vous en donnons un aperçu dans cet article.
Traicte de l’amour de Dieu, par François de Sales, Evesque de Geneve. ouvrage écrit en 7 ans (1609-1616)
A Lyon, Chez Pierre Rigaud, ruë Merciere, au coing de ruë Ferrandiere, à l’Enseigne de la Fortune, 1620. Avec Approbation des Docteurs et privilege du Roy.
Tiré de « Saint-François de Sales » par François Angelier
« Le traité de l’amour de Dieu » est un ouvrage écrit en 7 ans (1609-1616)
Ecrits spirituels, rhétoriques, poétiques
Alors que « La vie dévote » s’adressait aux grands débutants de la foi, le « Traité de l’amour de Dieu » se consacrera à confirmer et perfectionner les dévots. Le but est que la personne se retrouve totalement imprégnée d’amour.
Dans une lettre à Jeanne de Chantal, St-François s’est décrit comme “l’homme le plus affectueux”. L’amour lui est force et outil.”
Les Epistres spirituelles du bienheureux François de sales, Evesques et Prince de Genève (1632)
Les vrais entretiens spirituels du bien-heureux François de Sales, Evesque et Prince de Genève, Instituteur et fondateur de l’ordre des religieuses de la Visitation Ste-Marie. (1632)