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"Pas de mine à Kallax": dans le nord de la Suède, les Samis, éleveurs de rennes, se mobilisent contre l'autorisation accordée à la mine de Kallax. Récemment, c'est la mine de nickel de Rönnbäcken qui a obtenu le feu vert.
Depuis le départ de ses alliés écologistes, le gouvernement social-démocrate est devenu plus ouvert aux arguments de l'industrie minière qui exploite 12 sites dans le pays et produit 90% du fer européen, ainsi que du zinc, du plomb et de l'or.
"Processus législatif complexe"
"Il faut faire évoluer la délivrance des permis pour qu'elle soit plus souple et prévisible", estime Maria Suner, qui dirige l'association professionnelle Svemin, mardi dans La Matinale de la RTS.
Et de poursuivre: "Nous avons créé un processus législatif complexe, avec beaucoup d'étapes et l'intervention d'autorités indépendantes. Tout dépend aussi des individus qui traitent le dossier. Par exemple, dans le cas Kallak, ils ont attendu leur permis pendant neuf ans!"
Le principal argument de la mine suédoise est la transition écologique. Sur les trente minéraux et terres rares qui selon l'Union européenne sont nécessaire à cette transition, la moitié sont présents dans le socle géologique suédois.
Frédéric Faux/vajo