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Oies
Les oies sont des parents attentionnés qui s’occupent de leurs petits avec abnégation. Elles établissent des relations durables et restent en couple pour la vie. Malheureusement, tout comme les canards, les oies sont souvent considérées comme de purs animaux de rente que nous élevons pour la viande et les plumes. Elles sont exposées à d’énormes souffrances, en particulier durant le gavage dans le cadre de la production de foie gras considéré comme une « délicatesse ».
Faits intéressants
Fiche signalétique
Les oies déclenchent l’alerte mieux encore que les chiens. Elles réagissent au quart de tour à tous les bruits étranges et lancent leurs cris d'avertissement.
Dès l'éclosion, les poussins doivent apprendre qui est leur mère car ils n’ont pas d’image maternelle innée. Les poussins suivent ou s’imprègnent du premier «objet» qu’ils voient. Il arrive ainsi qu'ils se fixent sur une personne humaine, si celle-ci a été le premier « objet » qui bougeait et émettait des sons.
Elles aiment nettoyer leur plumage et la plupart du temps cherchent de la nourriture dans l’herbe et ramassent des brindilles, de l’écorce et des feuilles pour la construction de leur nid.
Les sens de l’ouïe, de la vue et de l’odorat sont très développés chez les oies.
Les oies peuvent s’avérer très bruyantes : on les entend arriver de loin lorsqu’elles se déplacent en groupe.
Les petits des oies sont appelés oisons. Le terme jars ne s’applique qu’aux mâles des oies domestiques. Le terme « oie » désigne en général les femelles.
Les oies ont un cou plus long que les canards.
Faits surprenants
Les oies sauvages sont des animaux migrateurs. Elles sont capables de parcourir de très longues distances.
Les oies domestiques sont généralement incapables de voler. Grâce à leurs pattes très résistantes, elles marchent très bien et parcourent facilement plusieurs kilomètres chaque jour. Toutes les espèces ont en revanche les pattes palmées pour nager. Dans des conditions naturelles, les oies ont une espérance de vie de 15 à 20 ans.
Besoin
Bouger
On considère souvent les oies comme des herbivores qui broutent. Elles apprécient l’herbe fraîche, qu’elles consomment en quantités considérables. Elles sont et restent malgré tout des oiseaux aquatiques. Elles adorent passer du temps dans l’eau et entretenir longuement leur plumage.
Se reposer
Les oies se reposent volontiers après chaque repas. La nuit, elles préfèrent dormir sur l’eau, où elles sont à l’abri des renards et des autres prédateurs, la tête soigneusement « rangée » sous une aile.
Manger
Les oies sont herbivores. Elles se nourrissent d’herbes, de plantes, de baies et de racines.
Se reproduire
Monogames, les oies restent fidèles à leur partenaire une vie durant. Si l’un des deux partenaires vient à mourir, l’autre reste souvent solitaire pour le restant de ses jours.
L’accouplement a lieu dans l’eau. Le nid tapissé de plumes et de duvet est fabriqué à même le sol, caché entre les herbes hautes ou les roseaux. L’oie y dépose ses œufs et les couve environ un mois. Alors que la femelle pond, le mâle surveille les environs.
Les parents s’occupent ensemble d’élever leur progéniture. Dans l’eau, la femelle nage devant, suivie de ses petits. Le mâle ferme la « marche » en veillant à ce qu’aucun poussin ne s’égare.
Nouer des contacts sociaux
Les oies sont très sociables. Elles communiquent grâce à une vaste palette de postures et de sons et sont capables de se reconnaître entre elles.
Les comportementalistes et les personnes qui ont passé beaucoup de temps avec les oies rapportent qu'elles peuvent ressentir des émotions tout comme nous les humains. Par exemple, lorsque le partenaire décède, elles sont en deuil très longtemps et se replient sur elles-mêmes.
Types d’élevage
Pour être heureuses, les oies ont besoin de grandes surfaces de prairies. De plus, elles aiment nager. Les pâturages offrant beaucoup d’espace et des possibilités de patauger peuvent convenir aux oies domestiques.
Par contre, l’élevage industriel de type ferme d’engraissement ne répond en rien aux besoins de ces oiseaux aquatiques sensibles. En Suisse, il n’existe aucun élevage de ce type. D’autres informations sur l’engraissement des oies figurent sous la rubrique « Viande ».
Production et exploitation
Viande
En Suisse, on consomme plutôt de la dinde à Noël, mais la viande d’oie est malgré tout commercialisée. Les paysans suisses qui élèvent des oies les détiennent en petits groupes. Il n’existe aucun élevage industriel d’oies dans notre pays. Même si, comparées aux fermes d’engraissement à l’étranger, les conditions de détention sont plus favorables, cela ne change rien au destin final qui attend les oies, même élevées dans de bonnes conditions : l’abattoir suivi de l’assiette.
En Hongrie ou en Pologne, par exemple, l’engraissement des oies est très courant. Les animaux doivent prendre du poids en très peu de temps et sont sélectionnés en fonction de cette propriété. Ils souffrent beaucoup des conditions de détention auxquelles ils sont soumis. De plus, ils se voient la plupart du temps privés de l’élément dont ils ont le plus besoin : l’eau. Pour pouvoir se sentir bien, ces oiseaux aquatiques très sensibles doivent avoir accès à des étendues d’eau. Les priver de nager revient à les priver de l’un de leur principal besoin naturel. Dans les élevages industriels, les inflammations articulaires, les difficultés respiratoires, les pattes cassées ou la mort prématurée, notamment par piétinement par les congénères, sont monnaie courante.
Duvet
Le duvet est collecté à vif ou après la mise à mort des canards ou des oies, et ce uniquement pour que nous ayons bien chaud. Le duvet est utilisé pour la fabrication de vestes, d’édredons et de coussins. Il existe deux méthodes pour l’obtenir.
Plumaison à vif
L’objectif de la plumaison à vif est de collecter un maximum de plumes et de duvet sur l’animal encore vivant. Les oies en souffrent énormément, puisque la plumaison se fait à la main, très rapidement et sans aucun égard. Le duvet d’animaux reproducteurs plumés plusieurs fois est particulièrement apprécié et est utilisé en particulier pour les produits haut de gamme.
Comme leur nom l’indique, les animaux dits reproducteurs servent uniquement à la « fabrication » de descendants destinés à la filière viande. Ils peuvent être plumés jusqu’à 16 fois durant leur quatre à cinq ans de vie.
Durant la plumaison, les oies sont souvent blessées. Les blessures ouvertes ou les ailes cassées sont monnaie courante. Les blessures sont recousues sans recours à un produit anesthésiant. Après la plumaison, les oies montrent souvent des signes caractéristiques de la peur et du désespoir.
Plumaison d’animaux morts
La plumaison après la mise à mort n’est pas vraiment une méthode plus glorieuse que la plumaison à vif, même si de nombreuses entreprises souhaiteraient qu’il en soit ainsi. Dans ce cas, les animaux sont en principe élevés pour leur viande et non pour leurs plumes. Ils n’ont donc pas à subir le stress, la peur et la douleur liés à la plumaison. Toutefois, le transport et la mise à mort étant eux aussi sources d’angoisse et de stress, on n’évite pas vraiment la souffrance des animaux lorsqu’ils sont plumés une fois morts. Le procédé est une preuve supplémentaire du fait que cette méthode ne vise pas le bien-être animal, mais plutôt à tirer un rendement maximal de la carcasse de l’animal abattu pour sa viande en commercialisant aussi le duvet qui n’est de loin pas un déchet de l’élevage, mais un produit principal ou connexe très lucratif.
Foie gras
La production de foie gras exige que les canards ou les oies soient « gavées » autrement dit nourries de force. Pour ce faire, l’on enfonce brusquement, jusqu’à quatre fois pas jour, un tuyau métallique dans la gorge des animaux par lequel on fait ensuite passer une grande quantité de bouillie de maïs qui finit directement dans l’estomac. Rapportée à l’humain, la quantité ainsi administrée correspond à deux portions de sept kilos de spaghettis par jour. Le tout constitue une véritable torture. Au cours de la courte vie de souffrance des oies, le volume de leur foie est multiplié par dix. Cette méthode cruelle est principalement appliquée dans des énormes halles industrielles où des milliers d’oiseaux sont coincés dans des cages dont la taille ne leur permet même pas de se lever ou de se tourner. La détresse respiratoire, des blessures à la gorge, des os brisés, des saignements du foie et des dysfonctionnements cardiaques sont des effets secondaires courants du gavage. Juste avant de mourir naturellement des conséquences du gavage, les oies sont abattues. Certaines meurent d’ailleurs déjà avant des suites des graves blessures qui leur ont été infligées et des maltraitances qu’on leur a fait subir. La production de foie gras est interdite en Suisse depuis plus de 40 ans.
Le plus triste est qu’il n’est pas rare que les oies de gavage soient intégrées à la filière viande ou duvet après leur vie de souffrances extrêmes.
Perturbations du comportement social
Les oies ont une vie sociale très complexe. La recherche de nourriture dans le pré, les activités dans l’eau, le soin du plumage et le repos font partie de leurs besoins fondamentaux. Lorsqu’elles sont détenues dans de grands groupes, sans accès à l’eau et dans un espace restreint, elles ne trouvent jamais le calme et sont privées de l’essentiel. Dans l’impossibilité d’adopter un comportement naturel, elles peuvent devenir agressives les unes envers les autres en raison du stress.
Conséquences de la loi sur la protection des animaux
Les marchandises telles que le duvet et la viande d’oie sont produites à l’étranger avant d’être importées en Suisse. Or, les conditions de détention ainsi que les conditions de mise à mort sont souvent incompatibles avec la loi suisse sur la protection des animaux. La production de foie gras est certes interdite en Suisse depuis plusieurs dizaines d’années, mais il n’en va pas de même de l’importation.
La motion Aebischer (SP/BE), qui réclamait l’interdiction des importations de produits d’animaux ayant subi de mauvais traitements a été refusée. Plus d’infos à ce sujet sur https://www.swissveg.ch/aebischer?language=fr.
Informations complémentaires :
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20194425
https://www.srf.ch/news/schweiz/staenderaete-winken-ab-schwerer-stand-fuer-importverbot-fuer-quael-fleisch
- 10 Fakten über Gänse, Vier Pfoten, zuletzt aufgerufen am 13.11.2020
- Gänse, Albert Schweitzer Stiftung, zuletzt aufgerufen am 13.11.2020
- Lebenserwartung von Gänsen, Vier Pfoten, zuletzt aufgerufen am 13.11.2020
- 10 Gründe, warum Sie dieses Jahr keine Martinsgans essen sollten, Peta, zuletzt aufgerufen am 13.11.2020
- Lebendrupf, Vier Pfoten, zuletzt aufgerufen am 13.11.2020
- Daunen, Swissveg, zuletzt aufgerufen am 13.11.2020
- Foie Gras – Eine traurige Delikatesse, Animal Trust, zuletzt aufgerufen am 13.11.2020
- Nudeln (Mast), Wikipedia, zuletzt aufgerufen am 13.11.2020