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Ma chronique
La motivation et le sport (4e partie)
"La motivation peut être définie comme un processus qui dirige l'organisme (l'individu) vers un changement. Si ce changement se produit, l'individu est motivé d'adhérer à la situation est de fournir l'effort nécessaire.
"Motivation et le sport (1ère partie)".
La motivation intrinsèque
Comme vous avez pu l’observer dans les chroniques précédentes, les sources de motivation sont externes (extrinsèque) et internes (intrinsèque).
La motivation extrinsèque a été développée dans le cadre de renforcement positif, voir la chronique " La motivation et le sport (3e partie)".
Les gens (sportifs) motivés intrinsèquement s'efforcent intérieurement de devenir compétents et d'être les agents principaux de leur cheminement pour maîtriser une tâche donnée. Ces sportifs aiment la compétition, l'action et les sensations fortes, se concentrent sur le plaisir et aspirent à développer de leur mieux leurs aptitudes.
Quelques suggestions pour faire croître la motivation intrinsèque
Il appartient aux entraîneurs de planifier et d'utiliser les récompenses de façon à favoriser la perception du succès, afin de pouvoir transmettre une information qui favorise un sentiment de compétence qui, à son tour, contribue à augmenter la motivation intrinsèque.
1. Organisez des entraînements qui seront couronnés de succès
La sensation du succès renforce le sentiment de compétence personnelle. Par exemple, des compétitions au niveau des clubs, entre des joueurs du même niveau, et insister sur leurs réussites.
2. Accordez des récompenses conditionnelles au rendement
Les récompenses basées sur l'exécution correcte de jeux, l'esprit sportif, l'aide apportée aux coéquipiers ou la maîtrise des gestes nouveaux, fournissent de l'information sur la compétence du sportif. Il faut dire clairement aux joueurs que les récompenses soulignent leurs bonnes actions et ne visent aucunement à les contrôler. C'est l'aspect informatif des récompenses qui est important.
3. Utiliser les éloges verbaux et non verbaux (sur ce point je me suis exprimé dans une chronique précédente.)
4. Variez le contenu et la séquence des exercices, cela permet de briser la monotonie.
5. Impliquez les participants (sportifs) dans la prise de décision, car ceci leur procure un sentiment d'accomplissement, par exemple ils peuvent faire (à tour de rôle) des suggestions pour l'organisation d'une séance d'entraînement, ou planifier la stratégie d'un match. Lorsque les gens sont impliqués et actifs dans le processus d'apprentissage, ils se sentent plus compétents.
6. Fixez des objectifs réalistes de rendement.
Il n'appartient pas à tous les participants d'être doués ou de gagner en compétition. Cependant, les gens peuvent apprendre à se fixer des objectifs réalistes basés sur leurs propres aptitudes. Les objectifs de rendement fondés sur des critères personnels (comme par exemple: améliorer son service, son coup droit, la condition physique, la tactique et la stratégie de jeu, contrôler mieux ses émotions), donnent aux participants le contrôle de leur propre performance et augmentent la probabilité de succès.
Concernant les objectifs, la difficulté ne consiste pas à inciter les sportifs à se fixer des objectifs, mais plutôt à les amener à se fixer de bons objectifs qui ont un sens et qui favorisent la motivation, et enfin à les aider à les conserver et à les atteindre.
Ce sujet sera développé plus en détail dans une autre chronique.
Jean-Pascal Stancu
Président de l'AGTT
Note: La prochaine chronique sur la motivation (5e partie) sera publiée dans le bulletin AGTT d'avril 2007.