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Les lignes ferroviaires régionales peu rentables ne seront pas systématiquement supprimées, garantit Peter Füglistaler, directeur de l'Office fédéral des transports (OFT). Interrogé par "Le Matin" dans son édition de mercredi, il assure que l'OFT donne simplement des clés aux régions.
"On ne peut pas exclure que des lignes disparaîtront à l'avenir. Le cas échéant, elles devraient être peu nombreuses vu les différents éléments à prendre en compte", affirme le directeur de l'OFT.
"Notre volonté n'est pas de démanteler le trafic régional", certifie Peter Füglistaler. Il nuance les conséquences du projet d'ordonnance de l'OFT, qui examinera les alternatives économiques des lignes n'atteignant pas une couverture des coûts d'au moins 50%. Quelque 175 des 300 lignes ferroviaires régionales sont concernées.
Pour le directeur de l'OFT, la très faible fréquentation d'une ligne justifie "de se poser la question de savoir si une offre est la bonne. Cette analyse devra toutefois tenir compte de plusieurs facteurs car la rentabilité économique ne peut pas être le seul critère", nuance-t-il. Un examen n'entraîne donc pas forcément une suppression.
Du rail au bus
"Nous proposons une révision d'ordonnance qui fixe une limite de rentabilité à partir de laquelle il conviendrait de se poser la question de l'opportunité de maintenir une ligne ferroviaire ou de chercher une autre solution", poursuit Peter Füglistaler. Il précise que l'OFT n'exigera pas de suppressions.
Plus particulièrement à l'adresse des régions périphériques, romandes surtout, l'Argovien assure que tous les types de lignes sont concernés: en périphérie des villes, à la campagne, ou en montagne, lignes CFF ou lignes de petites compagnies.
Le projet d'ordonnance de l'OFT, qui se base sur une décision du Conseil fédéral de poursuivre l'option "transfert du rail au bus" datant de 2010, s'inscrit dans le cadre de la réforme des chemins de fer 2, mise en consultation début octobre. Les cantons et autres destinataires ont jusqu'au 22 novembre pour prendre position.
ATS