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Année après année, des surfaces immenses de forêt amazonienne sont détruites au Brésil. En cause notamment, l’économie agricole brésilienne qui profite de la spéculation immobilière internationale et de la demande croissante en produits tels que le soja et la viande bovine.
Des défrichements illégaux sont souvent pratiqués afin de gagner des terrains destinés à l’agriculture et à l’élevage. Cet accaparement des terres est un commerce rentable pour les groupes agricoles. Un commerce de plusieurs milliards alimenté par la demande internationale, y compris de la Suisse, et dont les communautés autochtones subissent les conséquences : d’une part les pâturages et les surfaces de culture obtenues par déboisement s’étendent de plus en plus sur des territoires de communautés autochtones. Les animaux, que chassent les communautés, fuient ou voient leur habitat rétrécir dangereusement. D’autre part, l’utilisation de pesticides tue les poissons et détruit les plantations des communautés autochtones. Enfin, les chef·fe·s de village autochtones sont soumis·e·s à une pression de plus en plus forte : quiconque ose s’opposer à l’industrie se retrouve souvent menacé voire assassiné.