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Architecte, Zurich
17 novembre – 8 décembre 1993
|Exposition réalisée par l’institut de Théorie et d’Histoire du Département d’Architecture de l’EPFZ

Rares sont ceux qui, dans l’architecture d’après-guerre, ont incarné aussi longtemps l’architecture qu’ Ernst Gisel. Indépendamment des écoles et des tendances, libre de tout assujettissement théorique, il a suivi son propre chemin architectural avec autant de rectitude que de facilité, tout en marquant constamment de son empreinte des moments essentiels du développement de l’architecture.
Né en 1922, Gisel a abouti à l’architecture à travers son activité pratique et il a développé un professionnalisme élevé lié à une écriture personnelle. Ses pôles d’intérêt furent la discussion conduite en Allemagne (Gisel prend part en 1955 aux entretiens de Darmstadt) et l’influence scandinave, en particulier celle d’Alvar Aalto.
Dès le départ, les réalisations de Gisel – la maison dans son acception la plus large, les églises, les écoles – attirèrent l’attention. Le Théâtre du parc à Granges (1949-55) est reconnu comme l’une des réalisations les plus importantes de l’époque et l’école secondaire Letziggraben à Zurich-Albisrieden, de la même époque, a été très rapidement incorporée dans la liste des constructions scolaires « classiques ». De 1966 à 1967, Gisel ouvrit un bureau à Berlin pour la conception d’immeubles locatifs dans le Märkisch Viertel.
Le catalogue de ses oeuvres englobe de 1947 à nos jours plus de 250 projets et réalisations et jamais Gisel n’est devenu la victime du temps ou de la mode. Un cas idéal d’architecture dans laquelle l’alliance entre une réponse efficace au programme et une richesse de création plastique et architecturale semble se réaliser sans effort.