Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06888.jsonl.gz/203

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
L'Espagne a saisi plus de 28 millions d'euros de biens financiers et immobiliers appartenant à l'ancien président égyptien Hosni Moubarak et à son entourage. Ces montants sont suspectés de provenir de "détournement de fonds publics" et de "corruption" durant son mandat, a annoncé jeudi le ministère de l'Intérieur.
La police nationale, qui a agi sur commission rogatoire internationale sollicitée par le gouvernement égyptien, a bloqué 18,4 millions d'euros en produits financiers dans des banques espagnoles, deux immeubles dans le quartier de la Moraleja de Madrid, évalués à sept millions d'euros et sept propriétés à Marbella, dans le sud de l'Espagne, évaluées à trois millions d'euros, ainsi que cinq véhicules de luxe.
Ces biens appartiennent à Hosni Moubarak et à sa famille, mais également à d'anciens responsables de son gouvernement dont des ministres et des hauts fonctionnaires, et des entrepreneurs, affirme le ministère dans un communiqué.
Au total, 130 personnes sont visées et ont fait l'objet d'une enquête de patrimoine, précise-t-il. La commission rogatoire vise des biens mobiliers et immobiliers, des comptes bancaires et des sociétés.
Saisie en Suisse
Des avoirs et biens de la famille Moubarak et de membres de son régime ont également été saisis dans d'autres pays, dont 107 millions d'euros en Grande-Bretagne et 562 millions d'euros (plus de 680 millions de francs) en Suisse.
La Haute cour administrative égyptienne avait dissout, en avril 2011, le Parti national démocrate (PND), ancien parti au pouvoir, et ordonné la saisie de ses avoirs, répondant ainsi à une revendication majeure de la révolte qui avait conduit à la chute d'Hosni Moubarak.
Il s'appuyait sur un large réseau de notables locaux et d'hommes d'affaires, qui pouvaient attendre en retour de leur fidélité des bénéfices pour leurs circonscriptions et pour eux-mêmes.
ATS