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Sam Allardyce (61 ans) n'est déjà plus le manager de l'équipe d'Angleterre. Impliqué dans un scandale, il a reconnu ses torts et accepté de quitter son poste, en accord avec la Fédération anglaise.
La conduite de Sam Allardyce, piégé dans une vidéo dans laquelle il explique comment contourner les lois sur les transferts, a été jugée inapropriée au regard de son poste. Il a reconnu avoir commis une grosse erreur de jugement et s'est excusé. Toutefois, en raison de la nature sérieuse de l'affaire, la FA et Allardyce ont convenu d'un commun accord de mettre un terme à leur relation.
Allardyce n'était en poste que depuis 67 jours, soit le règne le plus court de l'histoire pour un sélectionneur anglais. Il n'a dirigé qu'un match, gagné 1-0 en Slovaquie en ouverture des qualifications de la Coupe du monde 2018.
Sélectionneur de l'équipe M21, l'ancien international Gareth Southgate va assurer l'intérim pour les quatre prochaines rencontres de l'Angleterre.
Dans une vidéo filmée à son insu par des journalistes du Daily Telegraph, Allardyce, nommé sélectionneur des "Trois Lions" en juin dernier, explique à ce qu'il croit être un groupe représentant les intérêts d'investisseurs asiatiques comment il est possible de "contourner" les règles de la FA notamment en matière de tierce propriété (TPO).
Mais les hommes sont en réalité des journalistes infiltrés du Daily Telegraph, enquêtant sur la corruption dans le football anglais. Pis, Allardyce accepte de se rendre à Singapour et à Hong Kong afin de monnayer ses conseils pour une somme de 400'000 livres sterling (504'000 francs).
Au cours de cette discussion, l'ancien coach de Bolton s'est également moqué de son prédécesseur Roy Hodgson, qui a quitté son poste après la piteuse élimination contre l'Islande à l'Euro, le jugeant "trop indécis" dans sa gestion de la compétition. En ce qui concerne Gary Neville, l'ex-adjoint de Hodgson, "Big Sam" estime qu'il aurait dû recevoir l'ordre "de s'asseoir et de se taire".
Il a aussi égratigné sa fédération, avec qui il a signé un contrat de deux ans, qui a "dépensé 870 millions de livres de manière stupide" pour reconstruire le stade de Wembley, ainsi que son président, le Prince William, qui n'a pas assisté la semaine dernière à un événement à Londres concernant l'Euro 2020.
ATS