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Avec la hausse qui s'annonce, la prime moyenne dans la plupart des cantons de notre pays représentera environ 20 pour cent du revenu d'un couple de retraités avec une rente moyenne, et environ 15 pour cent du revenu d'un ménage avec deux enfants et un revenu moyen. C'est la réalité qui se prépare, qui fait peur à beaucoup de monde et qui devrait inquiéter tout le monde dans ce Parlement.
Ma question est la suivante: à celles et ceux qui, dans ce Parlement, trouvent que l'impôt fédéral direct, qui est plafonné à 7 pour cent du revenu des plus riches, est trop élevé; pourquoi tolérez-vous qu'on prélève jusqu'à 20 pour cent du revenu de celles et ceux qui ont un revenu moyen ou modeste? Pourquoi n'acceptez-vous pas un plafonnement dans l'impôt sur la prime maladie, alors qu'il y a des plafonds pour tous les autres impôts? Le seul impôt qui n'est pas plafonné dans ce pays est la prime maladie, qui touche les gens qui ont les revenus modestes et moyens.
Pourquoi est-ce seulement cet impôt qui n'est pas plafonné et pourquoi refusez-vous de plafonner cet impôt, comme on le fait pour tous les autres? Est-ce parce que les grands sponsors, qui financent les campagnes électorales, ne sont pas concernés par cette prime maladie? Est-ce parce que la majorité des personnes qui siègent dans ce Parlement ne souffrent en fait pas de cette prime maladie - est-ce la raison pour laquelle on laisse la prime augmenter sans limites?
Je vous le dis, chères et chers collègues: tant que nous ne plafonnerons pas la prime-maladie, il n'y aura pas de mesure sérieuse prise sur les coûts. Tant que la solution de facilité sera d'augmenter la prime, alors on laissera les lobbyistes continuer à faire la loi, à chaque fois qu'il s'agira de prendre une mesure sur les coûts. Tant qu'on n'aura pas plafonné les primes d'assurance-maladie, on laissera les coûts augmenter sans limites et la solution de facilité sera d'augmenter la prime.
Si l'on devait augmenter l'impôt fédéral direct, l'impôt sur les bénéfices des sociétés, l'impôt sur le capital des sociétés ou l'impôt sur les successions; si chaque fois que les coûts de la santé augmentaient, on devait augmenter l'un de ces impôts, je peux vous dire que l'on sortirait très rapidement les lobbyistes des commissions et que l'on prendrait vite des mesures, y compris même par le droit d'urgence du Conseil fédéral si cela était nécessaire.
Vous avez ici l'occasion de faire quelque chose d'efficace. Nous vous invitons vraiment à adopter la proposition de la minorité II (Meyer Mattea), qui est raisonnable et pragmatique, qui aurait enfin un effet pour éviter ces hausses de primes qui accablent la population.
Ainsi, au nom du groupe socialiste, je vous invite à suivre au moins cette minorité.
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