Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07035.jsonl.gz/489

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Berne - Le remplacement partiel des avions de combat Tiger aura lieu au plus tard en 2015. Le Conseil fédéral a ajourné mercredi cet achat pour des raisons financières. Les départements de la défense et des finances doivent trouver une solution d'ici fin 2011.
Après dix mois de discussion, le gouvernement a fini par approuver la proposition lancée l'an dernier par le ministre de la défense. Une "décision pragmatique", selon le principal intéressé. Pour la forme, Ueli Maurer a affirmé, devant la presse, regretter de ne pas pouvoir acheter de nouveaux avions. Mais les moyens financiers font défaut, a-t-il rappelé.
L'acquisition de 22 engins aurait coûté entre 3,5 à 4,8 milliards de francs. Pendant huit ans, il aurait fallu bloquer tous les autres achats pour dégager un tel montant. Ce qui aurait été "irresponsable", de l'avis du ministre, qui rappelé que la priorité allait à l'élimination des "énormes" lacunes constatées dans la logistique.
Sur le fond, le gouvernement tient encore à remplacer les 54 Tiger. Mais sa décision ne sera pas prise avant plusieurs années. Et "sûrement pas l'année prochaine". Les services de Hans-Rudolf Merz et d'Ueli Maurer vont examiner d'ici la fin de la législature quand et combien la Confédération pourra dépenser.
Tout en réitérant son souhait personnel de voir le budget de son département augmenter, Ueli Maurer a aussi évoqué d'autres pistes comme des crédits extraordinaires.
En attendant, le gouvernement devra mettre fin à l'appel d'offres auquel ont répondu le consortium européen EADS avec l'Eurofighter, le Suédois Saab avec le Gripen et le Français Dassault avec le Rafale. Les dommages devraient être limités - l'opération a coûté quatre millions jusqu'ici - , a précisé Ueli Maurer, qui ne s'attend pas à ce que ces entreprises se retournent contre la Confédération.
D'ici 2015, le gouvernement décidera s'il lance une nouvelle procédure. Il s'agira aussi de savoir si certaines des évaluations déjà effectuées pourront être réutilisées sans devoir être reprises à zéro.
ATS