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Historique
NOM
Estanneres en 1202-1238, Estaneres en 1290, Estagnyeres en1424, le nom du village a certainement pour origine le latin stagnum, eau qui stagne sur la ligne de partage des eaux entre bassin du Rhône et bassin du Rhin.
HISTOIRE
Notre village est habité depuis des temps anciens, comme le prouvent des antiquités romaines trouvées dans le sol, des ruines constatées de constructions, des médailles de bronze, etc.
Le territoire fait d’abord partie des terres de la seigneurie d’Echallens et, plus tard, du bailliage d’Orbe et Echallens, selon les actes civils rapportés :
En 1378, Louis de Cossonay possède à Etagnières dix-huit poses de terres et de prés, tenues en fief par Girard Charpit, bourgeois de Lausanne.
En 1403, Jean de Compeys tient le village en fief de Marguerite de Montbéliard. Au XVIe siècle, ce fief passe dans les mains de Jean, compte de Gruyère, qui le vend en 1518 aux villes de Berne et de Fribourg pour le prix de 3100 livres lausannoises.
En 1518, Benoit Champion, seigneur de Cheseaux, et Guillaume Ravenel, bourgeois de Lausanne, prêtent hommage aux seigneurs de Berne et de Fribourg pour leurs possessions d’Etagnières. En particulier, Benoit Champion déclare tenir en fief lige Guillaume Séchaud, son homme, avec tous les usages accoutumés : il perçoit du dit Guillaume une cense annuelle de vingt-deux sols lausannois et de deux chapons.
On trouve aussi des traces d’Etagnières dans les actes religieux :
En 1269, le prieuré de St-Maire à Lausanne possédait des biens à Etagnières.
En 1305, le chanoine Jean de St-Laurent acquière le domaine de Martin Joran qui passe ainsi au Chapitre de Lausanne.
En 1320, le seigneur de Bossonens vend aux donzels de Rue la huitième partie de la dîme de la localité.
Au XVe siècle, c’est l’abbaye de Montherond qui est propriétaire de toute la dîme.
En 1520, il ressort d’une contestation à son sujet, qu’elle est alors perçue par l’abbaye de Montheron, le Chapitre de Lausanne, une famille Baud de l’endroit et le curé d’Assens.
Le village possède une cour de justice :
Le 10 août 1404, la justice d’Etagnières condamne à 60 sols d’amende Jean Mugnier de Cressier qui a tiré l’épée contre Pierre de Gumoëns derrière la chapelle de St-Laurent d’Etagnières.
En 1715, un nommé Pacotton d’Yverdon, dit l’Amiral, a injurié à Etagnières les seigneurs de Fribourg, disant « qu’ils avaient faussé leur foi et leur serment comme des scélérats ». Arrêté et conduit au château d’Echallens, il y est gardé par quatre fusiliers. L’affaire est portée devant le bailli à Berne. La justice de Berne, au risque de perdre sa réputation de roideur et au mécontentement général, ne condamne le coupable qu’à demander pardon à la justice d’Echallens et à payer les frais.
En 1803, le village a 140 habitants. Il en a 272 en 1860.
Selon le rapport du 8 juin 1903 de M. Martin, curé d’Assens :
Le village compte 258 habitants dont 174 protestants et 83 catholiques.
La surface de la commune est de 374 ha, dont 99 en prés, 226 en champs, 41 en forêts et 2 en pâturages.
Les taxes s’élèvent à 493'555 fr. pour les bâtiments et 845'226 fr. pour les terres.
La Dette hypothécaire de la commune est de 288'740 fr.
Il y a 38 maisons à Etagnières.
|En 1305, le village fait partie de la paroisse d’Assens. L’église, désignée par le nom de chapelle d’Etagnières, est placée sous la protection de Saint-Laurent. Elle est déjà mentionnée dans des textes d’archives |
en 1404.
Le bâtiment dans sa configuration actuelle remonte à la fin du 18ème siècle :
En 1668 un incendie ravage la chapelle.
En 1762, le chœur tombe en ruines, il est reconstruit et agrandi par le gouvernement de Fribourg.
En 1836, la sacristie est ajoutée.
C'est un lieu de culte pour les deux confessions catholique et protestante.
Le chœur de la chapelle existe seul avant la Réformation. La nef est construite par la commune lorsque du passage à la mixité :
En 1640 les réformés commencent à célébrer leur culte et demandent le partage des biens communaux.
Les catholiques veulent s’y opposer et recourent aux seigneurs de Fribourg pour empêcher cette innovation. Un
accord règle définitivement la célébration des deux cultes : la nef de la chapelle est la propriété de la
commune d’Etagnières et le chœur appartient à la confrérie catholique par suite de la cession que l’Etat
lui en fait, en 1833, avec une somme de fr. 800 à charge pour la confrérie d’entretenir l’édifice.
Le chœur, séparé de la nef par une très belle grille en fer, est uniquement
réservé au culte catholique. Une statue de la Vierge Marie y est en particulière vénération sous le titre de Notre-Dame des Sept Douleurs ou de Compassion. Les catholiques du district lui vouent une dévotion spéciale et aiment à venir prier dans ce modeste sanctuaire.
|Une première restauration a lieu en 1902. Les fenêtres notamment reçoivent une terminaison néo-gothique en arc brisé.||En 1929, des modifications intérieures touchent essentiellement le chœur, plus particulièrement le retable.|
|D'autres travaux furent exécutés durant les années 1950.||La dernière restauration date de 2004, avec un nouveau mobilier liturgique et un éclairage extérieur.|
|Cet édifice date de 1736 et a été élargi en 1788. |
Selon les archives cantonales, il contenait en 1838 trois petits logements, une forge, 2 fours, une remise pour la pompe à feu et deux petits caveaux dans l'adjonction du nord.
A l'étage, le bâtiment servait à la tenue des deux écoles, aux logements des régents des deux confessions et du maréchal ferrant, ainsi que deux pièces pour les assemblées de la commune.
Réparé en 1844 avec la probable suppression de la forge, il a été transformé à plusieurs reprises dont la dernière en 2006-2007, ce qui lui permet de regrouper l'administration communale soit greffe, contrôle des habitants et bourse, le bureau du Syndic, une salle de municipalité et une pour les commissions, une salle du conseil communal, une bibliothèque communale et l'agence postale d'Etagnières.