Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07268.jsonl.gz/769

L'avez-vous aussi remarqué ? Lors des votations de ce week-end, le débat ne portait pas sur les questions posées.
Exemple no 1 : pour assurer la sécurité actuelle de notre pays, voulez-vous conserver une armée de milice (inefficace ?) ou créer une armée de métier (professionnelle) ? Débat et réponse du peuple : non à la suppression d'une armée en Suisse.
Exemple no 2 : voulez-vous permettre la vente de certains produits entre 1heure et 5 heures du matin dans quelques shops autoroutiers ouverts 24h/24 ? = faut-il forcer les employés à travailler 24h/24 ?
Les opposants à une idée nouvelle manient de plus en plus l'épouvantail de la spéculation anticipée : si tu dis oui à l'objet proposé en votation, alors tu dis oui à autre chose que tu redoutes. C'est fâcheux. C'est aussi dangereux. Que faire pour y remédier ? Seule la capacité du citoyen d'exercer son intelligence, donc son esprit critique, peut sauvegarder un vrai et sain débat démocratique en Suisse.
Cette lucidité citoyenne commence par définir de quoi l'on parle, avant de se laisser séduire par les slogans superficiels et déviants.
Olivier Emery