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Masse du sautier
Dans de nombreuses civilisations, un bâton – qui peut prendre la forme d’un sceptre, d’une crosse ou encore d’une masse – symbolise le pouvoir de son détenteur.
Le bâton symbolisant la charge de sautier est apparu en 1568.
Depuis 1915, le sautier s’en munit pour tous les défilés et cortèges.
En 1999, le joaillier Gilbert Albert remet une nouvelle masse, véritable objet d’art qu’il offre au canton de Genève.
Le chêne, essence choisie pour le fût, est une image de force et de longévité.
A l’extrémité inférieure, serti dans l’or, un éclat de granit provenant d’une des pierres du Niton, ces pierres servant de référence altimétrique en Suisse.
A l’extrémité supérieure, un éclat de granit rapporté du Mont-Blanc en 1787 par Horace-Bénédict de Saussure.
A la base de la sphère, le joaillier a placé quatorze cabochons provenant de cailloux des quatorze rivières genevoises.
La sphère ramène, elle, à la géographie politique et à la population du canton : l’artisan y a serti dans l’or les 45 écussons en émail des 45 communes genevoises actuelles, augmentés de ceux des trois anciennes communes suburbaines des Eaux-Vives, de Plainpalais et du Petit-Saconnex fusionnées en 1930 avec la Ville de Genève.
Le sautier porte aujourd’hui cette masse riche en symboles illustrant Genève dans toutes ses dimensions.Ce texte est publié sous licence Creative Commons Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 3.0 Unported