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Résumé de l’article
«Le racisme n’existe pas» – auch nicht im Urkanton Uri» (allemand)
Auteure
Kristin T. Schnider est née à Londres en 1960 et a grandi à Zurich. Elle est écrivaine et vit depuis 1998 à Wassen dans le canton d’Uri.
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Lorsqu’on a la peau foncée, comment vit-on dans un des cantons de Suisse centrale, caractérisé par son exiguïté et sa ruralité, et dont la réputation de conservatisme n’est plus à faire ? Un instantané.
En termes de population, le canton d’Uri est le deuxième plus petit canton de Suisse. On n’y trouve pas de villes à proprement parler car aucune commune ne compte plus de 10 000 habitants. La proportion de Noirs parmi la population uranaise est relativement peu élevée, on n’y trouve que quelques familles suisses originaires d’Afrique ou des Caraïbes. Sur le seul critère de la nationalité, on a pu recenser dans la population résidente permanente 90 personnes originaires de pays africains. Environ la moitié des réfugiés statutaires vivant ici est d’origine érythréenne. Les personnes dont la procédure d’asile est en cours sont érythréennes ou somaliennes.