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Depuis 2014, les Suisses mangent de moins en moins de fruits et légumes, à l'exemple des hommes et des personnes de plus de 65 ans qui ne consomment que deux rations au lieu des cinq recommandées chaque jour.
C'est ce qu'a notamment observéqui vient de publier une étude sur les habitudes alimentaires et la santé en général des Suisses. Un paradoxe puisque ces thématiques sont aujourd'hui omniprésentes dans les médias et sur les réseaux sociaux, comme le soulignent les auteurs de l'étude.
Echec des campagnes de prévention?
Peut-on dès lors parler d'un échec des campagnes de prévention menées ces dernières années? Non, répondent-ils. En effet, les Suisses sont toujours plus nombreux à souhaiter l'interdiction pure et simple de la publicité des produits alimentaires pour enfants contenant du sucre. Mais cela ne concerne que les enfants, car l'étude montre qu'à l'heure actuelle 70% de l'électorat suisse refuse d'introduire un impôt généralisé sur les aliments sucrés et gras.
L'étude souligne également que le niveau de conscience d'une alimentation saine est très élevée en Suisse, mais que la préservation de la santé n'est pas pour autant un automatisme dans notre pays. D'où la nécessité, selon les auteurs de l'enquête, de continuer à promouvoir des habitudes saines dès la prime enfance.
A noter que ce sondage a été réalisé du 3 au 27 mars dernier sur un échantillon représentatif de 1000 électrices et électeurs en Suisse. L'enquête de gfs.bern a été mandatée par
Vincent Stöcklin/fgn