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L'Afrique pourrait ne plus avoir de glaciers d'ici 20 ans
Le changement climatique a contribué à l'insécurité alimentaire, à la pauvreté et aux déplacements en Afrique l'année dernière. Selon un rapport de l'ONU publié mardi à Genève, la région pourrait être privée de ses trois glaciers d'ici 20 ans environ.
Les indicateurs climatiques en Afrique l'année dernière ont montré «un réchauffement continu des températures, une accélération de la montée des océans et des situations météorologiques extrêmes», affirme le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) Petteri Taalas. Le recul des glaciers dans l'Est de l'Afrique constitue une «menace imminente» pour le climat. Il est plus rapide que la moyenne mondiale.
M. Taalas appelle à étendre les investissements dans les transferts de technologie. Si aucune action n'est menée, d'ici 2030, jusqu'à 118 millions de personnes extrêmement pauvres en Afrique seront exposées aux sécheresses, aux inondations et à des chaleurs très importantes, affirme encore l'OMM.
Selon le rapport publié lors de la session extraordinaire du Congrès météorologique mondial à Genève, les températures en Afrique se sont réchauffées davantage que la moyenne mondiale. L'année dernière a été la troisième la plus chaude dans cette zone. La montée du niveau des océans est également supérieure à la moyenne sur la côte sud et à l'est de l'Afrique. En revanche, elle est inférieure en Méditerranée. Les désastres ont provoqué 1,2 million de déplacements seulement dans l'est de l'Afrique l'année dernière.
À chaque inondation ou sécheresse en Afrique subsaharienne, l'insécurité alimentaire augmente de 5 à 20 points de pourcentage. Celles-ci ont été nombreuses l'année dernière. Mais le chiffre pourrait diminuer d'une trentaine de points si davantage de données sur le dispositif de prévention et sur les prix des denrées arrivaient jusqu'aux populations.
Selon les estimations, il faudra un investissement de 30 à 50 milliards de dollars par an dans les dix prochaines années dans la zone. Le Produit intérieur brut (PIB) de la région pourrait diminuer de jusqu'à 3% d'ici 2050 en raison du changement climatique.
sn, ats