Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06897.jsonl.gz/822

L’alchimie est le principe de transformation progressif de la matière brute en or par les étapes du grand œuvre. Cette opération de transmutation fait aussi intervenir l’esprit de l’alchimiste et ne se résume évidemment pas qu’aux trois phases de travail sur la matière (œuvre au noir-calcination/ œuvre au blanc-lessivage et réduction /œuvre au rouge- incandescence), ainsi l’accession à la pierre philosophale ou à la quintessence dépend bien évidemment du parcours de vie et de l’expérience spirituelle de l’alchimiste. Le but ultime du grand œuvre est de permettre à la lumière d’entrer dans la matière. Lorsque l’opération est achevée et qu’elle est réussie, l’alchimiste obtient alors, au centre de son lingot de métal, une étoile d’or à cinq branches, appelée pierre philosophale.
La pierre philosophale est aussi appelée quintessence, c’est-à-dire l’union ou la résultante de la combinaison des quatre éléments – l’eau, la terre, le feu et l’air- pour former l’éther ou le cinquième élément.
Dans une vision plus spirituelle, cette transformation permet d’unir la force de chaque élément pour en obtenir un autre qui comporte chacun des quatre éléments en son sein, mais aussi l’esprit de la matière, la quintessence.
Dans l’histoire de l’alchimie, Nicolas Flammel, célèbre alchimiste parisien du moyen-âge, fabrique l’élixir de jouvence en diluant des quantités infinitésimales de l’or obtenu dans la pierre philosophale dans un liquide. Ce liquide que son épouse et lui-même auraient consommé de façon régulière leur aurait permis de vivre très longtemps.
Symboliquement, la quintessence apparait donc comme un condensé de lumière, et d’une certaine façon comme l’esprit introduit dans la matière.
Dans la symbolique chrétienne, la quintessence se situe au point de jonction de la croix, alors que dans la symbolique chinoise, elle se situe au centre du carré dont chaque côté représente un des quatre éléments.
Paracelse, un médecin, alchimiste et astrologue suisse du 15ème siècle (1493-1541), a utilisé les principes de l’alchimie non pas uniquement pour la fabrication de l’or, mais pour celle des médicaments (panacée). Ainsi, en utilisant l’or de la pierre philosophale en association avec des plantes ou des minéraux, il fabriquait des élixirs spagyriques, qui étaient destinés à guérir les maladies. La médecine quantique d’aujourd’hui rejoint les principes autrefois utilisés par Paracelse.
Les trois étapes du grand oeuvre permettent d’illuminer la matière, d’apporter quelque chose de plus à la matière elle-même. C’est vers cette expérience que tend la créatrice, Leïla CHMOULIOVSKY, avec ses bijoux. C’est pourquoi elle a choisi de nommer son site quintessencebijou.