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LE VAJRAYANA
UNE INTRODUCTION AUX NOTIONS DE BASE DU BOUDDHISME TIBETAIN
Puissent tous les êtres posséder le bonheur et les causes du bonheur !
Puissent-ils être séparés de la souffrance et des causes de la souffrance !
Puissent-ils n’être jamais séparés du bonheur exempt de souffrance !
Puissent-ils demeurer dans l’équanimité sans attachement ni aversion !
Les 4 Incommensurables (prière bouddhiste)
INTRODUCTION
Je dois commencer par dire que si il y a quelque chose de correct dans ce texte, cela provient uniquement de mon maître et de sa bonté ; si il y a quelque chose d’incorrect dans ce texte, cela provient uniquement de moi et de mon ignorance.
La physique est la science qui étudie la matière, la biologie est la science qui étudie la vie, la géologie est la science qui étudie la terre, etc. On pourrait alors définir le bouddhisme comme la science qui étudie l’esprit. La différence entre les sciences traditionnelles et les religions, le bouddhisme en particulier, c’est que les premières s’intéressent à ce qui est à l’extérieur de nous-mêmes, tandis que les secondes s’intéressent à ce qui est à l’intérieur de nous-mêmes, c’est-à-dire à l’esprit. Les occidentaux ont une grande maîtrise du monde extérieur (la matière), mais pas du monde intérieur ; au contraire, les orientaux ont une grande maîtrise du monde intérieur (l’esprit), mais pas du monde extérieur. Si nous regardons les choses de manière superficielle, nous pouvons avoir l’impression que le bonheur dépend des conditions extérieures, du fait que nous sommes riches ou pauvres, bien portants ou malades, etc. Mais en réalité, que notre porte-monnaie soit vide ou plein, cela ne l’affecte pas ! Notre porte-monnaie ne ressent pas le bonheur et le malheur ! Celui qui est affecté, qui expérimente le bonheur et le malheur, c’est notre esprit. Donc, si nous observons les choses avec une vision pénétrante, il apparaît que le bonheur dépend fondamentalement des conditions intérieures, de notre esprit, bien que celui-ci ait l’habitude de se laisser influencer par les conditions extérieures.
Nous avons tous le même but : tout le monde, depuis les criminels jusqu’aux saints, cherche à obtenir le bonheur et à éviter la souffrance. Mais la plupart des gens pensent que le fait qu’ils soient heureux ou malheureux est lié au hasard, ou bien est lié à des causes extérieures à eux-mêmes, comme l’éducation qu’ils ont reçue, le monde dans lequel nous vivons, etc. Mais si le bonheur dépend de nous-mêmes, de notre propre esprit, alors pourquoi tout le monde n’est-il pas toujours heureux, puisque personne ne veut souffrir ? A cause de notre ignorance, du fait que nous ignorons les causes du bonheur et les causes de la souffrance et que même si nous les connaissons, nous n’agissons pas en fonction. Si nous faisons n’importe quoi, il n’est pas étonnant de ne pas obtenir ce que nous cherchons. Shantideva déclare :
« Les êtres puérils n’aiment pas la douleur mais sont fortement attachés à ses causes ; puisque le mal provient de leurs propres erreurs, pourquoi s’irriter contre autrui ? »
Pour être heureux, nous avons 2 possibilités : adapter le monde à nos désirs (la voie mondaine) ou adapter nos désirs au monde (la voie religieuse). D’après Shantideva :
« Où trouver assez de cuir pour recouvrir la surface de toute la terre ? Mieux vaut protéger ses pieds avec des semelles de cuir ! »
Suivre la voie mondaine, c’est comme essayer de recouvrir toute la terre de cuir ; suivre la voie religieuse, c’est comme mettre des chaussures !
En regardant notre propre vie, nous pouvons facilement voir que si parfois nous avons ce que nous cherchons, cet état ne dure pas. Le problème est que tous nos bonheurs sont des bonheurs conditionnés, c'est-à-dire qui dépendent de conditions (une fête, un beau coucher de soleil, la santé, etc…) et que si ces conditions disparaissent, notre bonheur disparaît en même temps. Ce qui distingue la voie bouddhiste des voies mondaines, c’est que celle-ci conduit à un état de bonheur inconditionnel, qui ne dépend d’aucune condition, et qui donc est permanent et ne peut nous être enlevé d’aucune manière.
Pour arriver à ce résultat, 2 conditions sont nécessaires : premièrement, avoir une relation avec un maître expérimenté ; deuxièmement, mettre en pratique ses conseils. Si ces 2 conditions ne sont pas présentes, nous ne pouvons pas arriver au résultat souhaité. Si ces 2 conditions sont présentes, nous ne pouvons pas ne pas arriver au résultat souhaité.
BOUDDHISME TANTRIQUE TIBETAIN
Aujourd’hui, nous pouvons voir des choses étonnantes : des gens qui sont capables de diriger une nation mais pas de se diriger eux-mêmes, des gens qui parlent au nom du Divin mais qui ne Le connaissent pas, des gens qui ne sont pas maîtres d’eux-mêmes et qui tentent d’enseigner à autrui, des gens qui fuient la solitude parce qu’ils ne supportent pas la présence des personnages qui sont en eux, des gens qui fuient le silence parce qu’ils ne supportent pas les voix contradictoires qui sont en eux, des gens qui n’ont pas une vie heureuse mais qui ont peur de la perdre, des gens qui font du mal à autrui mais qui ne peuvent pas supporter le mal qu’autrui leur fait.
Pour conclure, ajoutons qu’il est nécessaire dans le cadre du bouddhisme d’abandonner les opinions et les idées préconçues, et de nous baser sur notre expérience personnelle. Imaginons qu’un scientifique ait fait une découverte et qu’il aille la présenter à un autre scientifique. Si ce dernier déclare « cette théorie me paraît séduisante, je vais donc considérer qu’elle est vraie », ou alors « cette théorie me paraît peu séduisante, je vais donc considérer qu’elle est fausse », ce n’est évidement pas correct. Mais si il déclare « j’ai examiné attentivement cette théorie, je l’ai analysé et confrontée à l’expérience, et consécutivement je pense qu’elle est vraie (ou fausse) », c’est correct. De même, le Bouddha a déclaré que nous ne devons avoir foi que dans les aspects de son enseignement qui correspondent à notre propre expérience.
Nous pouvons nous demander si tout cela est difficile à mettre en pratique ou pas. En fait, il s’agit d’une question d’entraînement. Lorsque nous commençons à conduire une voiture, par exemple, nous faisons beaucoup d’efforts pour arriver à un résultat insatisfaisant (les êtres ordinaires font beaucoup d’efforts, mais ne sont pas toujours heureux). Mais inversement lorsque nous sommes habitués à conduire, nous ne faisons aucun effort et arrivons à un résultat satisfaisant (les bouddhas ne font aucun effort, mais sont toujours heureux). Lorsque nous apprenons à pratiquer un sport ou à jouer d’un instrument de musique, nous suivons le même schéma. En fait, depuis des temps incommensurables, nous sommes habitués à nous identifier à ce que nous ne sommes pas, donc lorsque nous agissons d’une manière artificielle nous avons l’impression d’être « normal », et au contraire, lorsque nous nous identifions à ce que nous sommes et agissons d’une manière naturelle, nous avons l’impression d’être « anormal ». Ainsi, nous allons devoir faire beaucoup d’efforts pour parvenir à un état « normal », pour nous connecter à notre vraie nature ; mais lorsque nous aurons atteint cet état, nous n’aurons aucun effort à faire pour être parfaitement heureux !
Pour arriver au but, il est nécessaire d’être guidé par quelqu’un de qualifié, qui nous montre la bonne direction. Mais afin de pouvoir avancer dans cette direction, il est indispensable de savoir marcher ! Si nous sommes névrosés, c’est-à-dire si nous avons une mauvaise relation avec le travail, la nourriture, l’argent, le sexe, ou n’importe quoi d’autre, et c’est le cas de l’immense majorité des gens, nous devons faire un travail de type psychothérapeutique (apprendre à marcher), avant de pouvoir nous engager sérieusement dans un travail de type religieux (gravir une montagne). De même qu’un professeur qui enseigne les mathématiques à l’université peut parfaitement apprendre les additions et les soustractions à un petit enfant, un grand maître, un rinpoché, peut parfaitement se comporter comme un psychothérapeute envers nous. Mais est-il vraiment juste de prendre du temps à une telle personne, alors que quelqu’un de bien moins qualifié pourrait nous aider ?
Ajoutons qu’une erreur est très répandue, spécialement chez les occidentaux. Il s’agit d’ignorer ou de faire peu de cas des enseignements de base du bouddhisme, pour s’attacher aux enseignements les plus élevés, sans considérer que pour l’heure actuelle nous sommes encore incapables de mettre en pratique de tels enseignements. En agissant ainsi, nous sommes comme un petit enfant qui se dit : « A quoi bon étudier le calcul et l’algèbre ? Je ne vais pas perdre mon temps avec ça, je n’ai qu’à étudier directement les théories les plus avancées des mathématiques, celles qui sont enseignées en 4ème année d’université ! » Il est extrêmement important, lorsque nous sommes face à quelqu’un qui souffre et que nous souhaitons l’aider, de nous mettre à son niveau, d’entrer dans son monde, afin de pouvoir lui donner une aide qui soit « utilisable », un conseil qu’elle puisse vraiment mettre en pratique. Admettons que notre enfant, qui a 3 ans, vienne vers nous et nous dise : « J’ai faim !». Si nous lui répondons quelque chose du genre : « Il n’y aucune dualité entre toi et ta faim » cela n’a évidement aucun sens. Si nous voyons un pauvre dans la rue qui nous tend la main et que nous lui disons : « La pauvreté est vide, toi tu es vide, et la relation entre toi et la pauvreté est vide », nous aurons parlé comme un fou et évidement pas comme un sage.
Tout ce que nous voyons, entendons, touchons, etc, tout cela constitue ce que l’on appelle la nourriture d’impression. Lorsque cette nourriture est trop fade, de trop mauvaise qualité, nous ressentons ce que l’on nomme l’ennui. Le mot « s’ennuyer » vient de l’expression latine « in odio esse » qui signifie « être un objet de haine pour soi-même ». En Afrique, il y a moins de gens qui suicident qu’en Europe ; pourtant les gens souffrent plus en Afrique qu’en Occident. Donc, ce qui pousse une personne au suicide, ce n’est pas l’excès de souffrance, mais l’excès d’ennui, le fait d’avoir une vie fade, répétitive, une vie qui n’a pas de sens. Le contraire de l’ennui, c’est l’intensité. Lorsque nous agissons négativement, égoïstement, c’est afin d’obtenir cette intensité : celui qui chasse et tue des animaux le dimanche recherche l’intensité, celui qui cambriole une banque recherche l’intensité, celui qui trompe son conjoint et mène une double vie recherche l’intensité, celui qui consomme une grande quantité d’alcool recherche l’intensité, etc. Mais le problème est que l’intensité obtenue par le biais d’actes non-vertueux est toujours associée à l’inconscience ; l’inconscience étant à la fois la racine et le fruit des actes non-vertueux. Et cet état d’inconscience fait que nous ne pouvons pas vraiment profiter de cette intensité. Inversement, lorsque notre comportement est correct, altruiste et en accord avec le dharma, nous obtenons l’intensité tout en restant conscient.
On peut voir l’intensité comme étant l’extrême spirituel, le contraire du « métro-boulo-dodo » qui serait l’extrême matériel. L’extrême spirituel, c’est être à la fois saint et un démon ; l’extrême matériel, c’est n’être jamais ni un saint ni un démon, mais être toujours entre ces deux. Le résultat de l’extrême spirituel, c’est une vie intense et inconfortable; le résultat de l’extrême matériel, c’est une vie fade et confortable.[1]
A partir de là, on peut distinguer 3 périodes dans la vie des sages. La 1ère période est liée à l’extrême matériel, c’est une vie ordinaire. La 2ème période est liée à l’extrême spirituel, c’est une vie religieuse. La 3ème période n’est ni matérielle ni spirituelle, à ce niveau on ne distingue pas ce qui est saint de ce qui ne l’est pas. (La 1ère période pourrait correspondre à la vie de prince qu’eut le Bouddha historique jusqu’à l’âge de 29 ans. La 2ème période pourrait correspondre à la vie d’ascète qu’il eut de 29 jusqu’à 35 ans. Quant à la 3ème période, elle correspondrait à la vie d’éveillé qu’eu le Bouddha depuis son illumination jusqu’à sa mort.)
Durant le 1er temps, nous avons une vie ordinaire, normale. Durant le 2ème temps, nous perdons toutes nos capacités : notre capacité à voir, entendre, toucher, goûter, sentir, penser, notre capacité à vivre, à aimer. Nous avons l’impression d’être paralysé, prisonnier, à l’agonie, nous avons l’impression d’être avalé par le néant. Nous avons l’impression d’avoir perdu notre humanité. Alors, avec l’énergie du désespoir, nous nous mettons à lutter de toutes nos forces pour retrouver ce que nous avons perdu. Cette lutte est ce que l’on nomme « voie spirituelle » ou « pratique spirituelle » : c’est la vraie méditation. Ce combat est aussi long que difficile. Si, muni d’une volonté farouche, nous arrivons à gagner ce combat, nous entrons alors dans le 3ème temps. A ce moment nous recommençons à avoir une vie ordinaire, normale ; mais cette vie ordinaire, normale, nous la savourons bien plus qu’avant. En effet, pour celui qui a connu la guerre et la mort, la paix et la vie ont un goût bien meilleur que pour celui qui ne l’a pas connu.[2]
On peut tenter une comparaison avec l’ascension effectuée par un alpiniste. Dans un premier temps celui-ci vit normalement dans le monde ordinaire. Dans un deuxième temps, il se lance dans l’ascension. Il est confronté à divers obstacles, à diverses épreuves, et doit alors se battre contre le froid, la fatigue, la peur, le découragement, etc. Puis, dans un troisième temps, il retourne dans le monde des hommes et reprend une vie normale. Mais son ascension l’ayant transformé, il voit les choses d’une façon différente qu’auparavant.
Pour avancer sur la voie spirituelle, le chemin intérieur, nous devons donc, comme pour avancer sur un chemin de montagne ou gravir un sommet, être conduit par un guide qualifié, c'est-à-dire un guide qui ait lui-même effectué l’ascension, parcouru le chemin. Mais il est aussi indispensable que, de notre côté, nous développions les qualités pour effectuer une ascension spirituelle, ces qualités étant semblables à celles nécessaires pour effectuer une ascension conventionnelle. Il s’agit du courage, de la persévérance, de la force, de l’habilité, de l’aptitude à gérer sa peur, à évaluer correctement sa situation, etc.
Puissent tous les êtres sensibles voir Cela ! (Même si seul Cela peut voir Cela !)
Puissent tous les êtres sensibles parvenir à une union constante avec Cela ! (Même si rien n’existe en dehors de Cela !)
[1] Si nous aimons tant aller au cinéma voir des films d’action, c’est parce qu’ainsi nous pouvons nous identifier au héro - qui a une vie extrêmement passionnante et intense- et oublier pendant 2 heures que nous avons une vie médiocre et ennuyeuse, sans toutefois être confrontés directement aux dangers auquels le héro est confrontés et en étant bien installé dans un fauteuil condortable. Le cinéma nous permet en quelque sorte d’avoir le beurre et l’argent du beurre, l’intensité et le confort !
[2] « Voyons à présent comment il peut se faire que cette lumière de contemplation, si suave et si charmante que l'âme ne peut rien désirer au-delà - car, nous l'avons dit, c'est à elle que l'âme doit s'unir, c'est en elle qu'elle trouvera tous les biens dans l'état de perfection auquel elle aspire -, voyons, dis-je, pourquoi son arrivée dans l'âme produit des effets si douloureux et si cruels. Il est facile de répondre à cette question, et nous y avons déjà en partie répondu. Il n'y a de la part de la contemplation et de l'infusion divine rien qui puisse faire souffrir, elle n'apporte là où elle entre que suavités et délices, et par le fait elle les apportera un jour. La souffrance vient de la faiblesse et de l'imperfection dont l'âme est maintenant entachée et des dispositions où elle se trouve, dispositions qui sont opposées à la suavité et aux délices qui dérivent de la lumière divine. Celle-ci, en l'investissant, rencontre ces oppositions. Il est donc inévitable que l'âme endure tout ce que nous venons de dire. Cette nuit obscure dispose et achemine à l'union dont nous parlons. L'âme alors doit être pleine et ornée d'une certaine magnificence glorieuse pour entrer en relation avec Dieu, car il renferme en lui des biens innombrables et des délices en si grande abondance qu'elle ne peut les posséder naturellement. Elle est en effet faible et impure. Comme Isaïe l'a bien dit : L'oeil de l'homme n'a pas vu, son oreille n'a pas entendu, et son coeur n'a pas goûté ce que Dieu réserve à ceux qui l'aiment (Is 64,3). Il convient donc d'abord que l'âme soit mise dans le vide et la pauvreté d'esprit, purifiée de tout appui, de toute consolation et appréhension naturelle à l'égard des choses d'en haut et d'ici-bas. Vide, elle est pauvre d'esprit et dépouillée du vieil homme. Elle peut alors vivre de cette nouvelle et bienheureuse vie qui s'obtient par le moyen de cette nuit. C'est l'état d'union avec Dieu. Comme l'amour qui lui sera départi dans l'union divine sera un amour divin, par conséquent très subtil, très exquis et très intime, un amour qui surpasse toutes les affections et tous les sentiments forcément imparfaits de la volonté, comme aussi tous les appétits de cette puissance, il faut pour qu'elle soit rendue capable de goûter par union d'amour une si divine affection, une délectation si sublime, il faut, dis-je, qu'elle soit d'abord purifiée, anéantie en toutes ses affections et en tous ses sentiments, et à cet effet laissée en proie à l'angoisse et à la sécheresse. Cet état se prolongera autant qu'il sera nécessaire, vu l'habitus des affections naturelles qui est en elle, tant à l'égard des choses divines qu'à l'égard des choses humaines. L'âme ainsi exténuée, desséchée, dégagée, dans le feu de cette obscure contemplation, de tous les genres de démons, comme le coeur du poisson que Tobie plaça sur les charbons (Tb 6,17-18; 8,2), elle se trouvera dans une disposition toute nouvelle de pureté et de simplicité. Alors, toutes les contrariétés actuelles et habituelles dont elle était encore entachée, comme nous l'avons dit, ayant disparu, elle sera capable des touches sublimes et extraordinaires du divin amour, dans lequel elle se verra transformée. Elle demeurera en cet état jusqu'à ce que sont esprit soit assoupli, humilié, purifié, jusqu'à ce qu'il soit devenu assez subtil, assez simple, assez dégagé, pour ne faire qu'un avec l'esprit de Dieu, selon le degré d'union d'amour dont sa miséricorde a résolu de la gratifier. A proportion de ce degré d'union, la purification sera plus ou moins forte et durera plus ou moins longtemps. » (St-Jean de la Croix)
Dans l’évangile selon Thomas, Jésus résume tout cela en une phrase : « Heureux celui qui a connu l’épreuve, car il est entré dans la vie ».