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Jean-Rodolphe de Salis, historien et journaliste, évoque au micro d'Urs Gfeller sa vision du 20e siècle. Si la Première Guerre mondiale a été le premier grand événement de sa vie, il n'y a pas période plus noire que celle du fascisme et de la Deuxième Guerre mondiale.
Après la guerre il pu constater que les énergies humaines sont considérables. Jean-Rodolphe de Salis pense notamment à la rapidité de la reconstruction de l'Europe et à l'instauration de la collaboration franco-allemande.
Pour cet homme ouvert sur le monde, les changements technologiques ont permis le bien-être social et la paix. En même temps de Salis s'interroge sur la face sombre du progrès qui a conduit à Hiroshima: il se montre inquiet de la menace nucléaire et du fait que l'homme est en train d'épuiser les ressources naturelles.
(Source photo: TSR, 1991)
Né en 1901 dans une famille aristocratique suisse, Jean-Rodolphe de Salis a été dès sa naissance baigné dans les différentes cultures de la Suisse, dont il maîtrise les langues. Après des études d'histoire aux Universités de Montpellier, Berne, Paris et Berlin, il sera correspondant à Paris pour différents journaux suisses.
En 1935, il est nommé professeur d'histoire en langue française à l'Ecole polytechnique fédérale, activité qu'il poursuivra jusqu'en 1968. Durant la deuxième guerre mondiale, il se voit confier une chronique d'analyse de la situation internationale en langue allemande sur les ondes de Beromünster. Cette intervention hebdomadaire le fera connaître au-delà des frontières de la Suisse et lui donnera une stature internationale.
Après la guerre il a milité pour une ouverture de la Suisse envers l'Europe et le monde. Il a également été membre de la commission suisse pour l'Unesco. Président de Pro Helvetia de 1952 à 1964, il a combattu le courant qui tendait à rétablir la défense spirituelle après 1950.
A sa retraite il a poursuivi ses études sur l'histoire contemporaine et s'est consacré à des écrits plus personnels. Il est décédé en 1996.
(Source: DHS)
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Journaliste: Urs Gfeller