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Lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue américain Barack Obama, exercice auquel il est peu habitué, le chef de l'Etat cubain n'a d'abord pas répondu après une question d'un journaliste sur les prisonniers politiques à Cuba.
Alors qu'il lisait un document, Barack Obama a dû l'interpeller pour qu'il s'exprime.
"Y a-t-il des prisonniers politiques ? Donnez-moi la liste immédiatement pour que je les libère (...) Donnez-moi le nom ou les noms (...) S'il y en a, ils seront libérés avant la nuit", a alors lancé le président cubain, visiblement irrité par la question du journaliste.
Respect des droits humains
Quelques minutes plus tard, lorsqu'une autre journaliste est revenue à la charge sur ce thème, il s'est de nouveau emporté.
"Maintenant c'est moi qui vais vous poser une question. Combien de pays respectent les 61 droits humains et civiques, quel pays les respecte tous? Aucun! Certains en respectent quelques-uns, d'autres en respectent d'autres. Nous sommes entre les deux."
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ats/sbad
Une "bonne discussion", estime Obama
"J'espère que ma visite ici montre à quel point nous sommes prêts à entamer un nouveau chapitre dans les relations cubano-américaines", a-t-il insisté. "Nous continuons d'avoir de sérieuses divergences, notamment sur la démocratie et les droits de l'homme", a-t-il dit.
Guantanamo et embargo
Il a par ailleurs salué les efforts déployés par son homologue américain pour tenter de faire lever l'embargo qui pénalise son pays depuis 1962.
Le président américain, qui était accompagné d'une forte délégation de parlementaires, a une nouvelle fois invité le Congrès à lever l'embargo qui pèse sur Cuba. "La liste des mesures que nous pouvons prendre administrativement est de plus en plus courte et les changements vont maintenant dépendre du Congrès", a-t-il souligné.