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Lifestyle Savoir vivre et interagir en société est bénéfique pour la santé
De nouveaux travaux publiés dans la revue médicale Health Communication suggèrent de favoriser la fréquence et la qualité de ses interactions sociales pour se prémunir des méfaits du stress et de la solitude sur la santé, mentale mais aussi physique.
Acquises tout au long de la vie et héritées de l'enfance, les compétences sociales d'un individu désignent, entre autres, sa capacité à communiquer facilement et de manière appropriée avec autrui, à se soutenir les uns les autres, à savoir gérer un désaccord ou à ne pas répondre positivement à des demandes peu raisonnables. Elles joueraient un rôle bénéfique sur la santé, indique une étude américaine conduite par des chercheurs de l'université d'Arizona (États-Unis).
Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont interrogé un panel représentatif de la population américaine comprenant 775 adultes âgés de 18 à 91 ans. Le questionnaire avait pour but de recueillir des informations sur leurs compétences sociales, leur niveau de stress et de solitude, et leur état de santé physique et mentale.
Selon les résultats, les personnes en déficit en ce qui concerne les différentes compétences sociales ont déclaré être plus stressées, se sentir plus seules, et elles étaient en moins bonne santé sur le plan physique et mental.
"La solitude est un facteur de risque reconnu, aussi grave que le tabac, l'alcool, l'obésité, un régime alimentaire riches en sucres et graisses saturées ou le manque d'exercice", explique Chris Segrin, auteur de l'étude.
La solitude n'est notamment bonne ni pour le coeur ni pour les artères, comme de précédentes études en témoignent. En 2016, des chercheurs de l'université de York (Royaume-Uni) ont constaté qu'une personne seule avait un risque accru de 29% de souffrir d'une crise cardiaque ou d'une angine de poitrine, et de 32% de faire un accident vasculaire cérébral (AVC).
L'étude pointe du doigt l'effet néfaste des réseaux sociaux et du temps passé sur les écrans, surtout chez les jeunes, qui, réfugiés dans un mode de communication virtuel, deviendraient plus timides et inaptes aux échanges en face à face.
Craignant un problème de santé publique majeur, les auteurs de l'étude conseillent aux parents de veiller à ce que leurs enfants se retrouvent dans des situations où ils doivent interagir de vive voix avec les autres, comme par exemple des activités sportives ou des colonies de vacances.
Pour aller plus loin, les chercheurs ont prévu d'étudier l'impact des compétences sociales sur les pathologies chroniques.
Pour consulter l'étude (en anglais) : www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/10410236.2017.1384434Retour à la page d'accueil
Relaxnews