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25/03/2017
Washington, le programme du nouvel avion ravitailleur Boeing KC-46A « Pegasus » de l’US Air Force et la Navy se porte mieux, mais des soucis d’approvisionnement pourraient freiner les livraisons en terme de nombre. Selon le dernier rapport du GAO, les coûts du Boeing KC-46A ont diminué de 7,3 milliards de dollars, soit environ 14%, depuis son estimation initiale, mais le programme pourrait avoir quelques des retards à l'avenir.
Le rapport du GAO :
Les coûts totaux d'acquisition se situent à 44,4 milliards de dollars aujourd'hui, comparativement à l'estimation initiale de 51,7 millions de dollars en 2011. Les estimations des coûts de développement sont passées de 7,15 milliards de dollars en 2011 à 5,9 milliards de dollars en 2017, soit une réduction de plus de 17%. Les coûts d'approvisionnement sont passés de 40,2 milliards de dollars à 35,5 milliards de dollars.
Bien que le bureau du programme du KC-46 estime que Boeing atteindra ses capacités clés en termes de performances techniques, comme la réalisation d'une mission à 92%. Les retards éventuels dans les certifications de l'Administration fédérale de l'aviation pourraient entraîner des retards dans le calendrier de livraison du programme.
En ce qui concerne les essais :
Boeing doit encore terminer plus de 1’700 points de test d’ici à septembre 2017, soit un niveau qui est plus du double de ce qu'il a été accompli au cours des 11 derniers mois. En effet, il semble que
les tests déterminés par le GAO peuvent prendre plus de temps que les estimations du bureau du programme et, si ces points de test ne sont pas terminés au taux prévu, le calendrier de livraison révisé est optimiste au mieux. Pour exemple, la société Cobham, qui fabrique les ailettes pour les ailes du KC-46A, n'a pas fourni tous les dessins de conception détaillés à la FAA pour approbation. Cela pourrait retarder les essais d'effets électromagnétiques prévus qui devraient se terminer en mai prochain.
Selon l’avionneur Boeing, certains fournisseurs auraient sous-estimé le niveau des détails de dessin de conception que la Federal Aviation Administration devait examiner pour déterminer si les pièces étaient conformes à la conception pour approbation. L’avionneur travaille depuis plusieurs mois pour résoudre ses problèmes avec les fournisseurs.
Calendrier revu :
Pour Boeing, la livraison des 18 premiers avions est prévue pour février 2018, plutôt que la date d'août 2017 annoncée en mai dernier.
Photo : KC-46A aux essais de ravitaillement d’un Hornet @ Boeing
21/03/2017
Dublin, la compagnie « low cost » Ryanair a fêté la livraison aujourd'hui de son 450ème B737-800 de la part de l’avionneur américain Boeing. Cette étape importante a été atteinte en moins de deux décennies, avec le transporteur irlandais à faible coût prenant une livraison moyenne de 25 B737-800 par an depuis 1999.
"Ryanair est fière de collaborer avec Boeing et exploite une flotte tout-Boeing depuis 1994, a déclaré Chief Operations Officer de Ryanair, Mick Hickey. Notre ordre actuel en ce qui concerne les B737-800 et B737 MAX-200 va nous permettre de développer notre flotte jusqu’à 585 avions pour pouvoir transporter 200 millions de passagers par an en 2024. ».
Avec plus de 80 commandes en carnet pour B737-800 « Next-Generation », Ryanair est également le client de lancement du B737-200 MAX, avec 100 commandes en carnet. Le B737-200 MAX peut accueillir jusqu'à 200 places, ce qui augmente le potentiel de revenus et de fournir aux compagnies aériennes jusqu'à 20% de rendement du carburant par siège que le plus efficace des avions mono-couloir d'aujourd'hui.
Photo : B737-800NG Ryanair @ Cris Berton
18/03/2017
Tel Aviv, les négociations pour l’achat subséquent de Boeing F-15 « Silent Eagle » pour l'aviation israélienne se poursuivent avec les Etats-Unis. En effet, le cabinet du pays cherche une alternative possible à l'acquisition de Lockheed-Martin F-35 supplémentaires.
L’Etat hébreu est entré en négociation avec le Boeing et le nouveau gouvernement américain pour l’achat d’au moins un escadron de Boeing F-15 « Silent Eagle » afin de venir combler d’une part le vieillissement des F-15 les plus anciens mais également de combler le faible nombre de F-35 qui seront finalement achetés.
Israël désire effectuer une évaluation de la version avancée du F-15, soit le « Silent Eagle » et ceci avant de procéder à toute nouvelle commande de F-35. Par ailleurs, il ressort des discussions qu’en cas de choix par Israël du « Silent Eagle », le Pentagone autoriserait les israéliens à monter des systèmes indigènes sur l’appareil. On parle systèmes électroniques, mais également des armes air-sol et l'ajout de réservoirs de carburant pour des performances conformes à une autonomie prolongée.
Arrivée du F-35 :
Pendant ce temps, l'armée de l'air israélienne a ouvert début mars un centre d'entraînement consacré à l'entretien du F-35I sur la base aérienne de Nevatim. Il s’agit de la première installation de ce type à être établie à l'extérieur des États-Unis, cela permettra de soutenir la formation du personnel liée à 25 professions techniques différentes.
Israël a besoin d'une maintenance de ligne et de dépôt pour le nouveau type d’avion sur place. Seuls les sous-systèmes seront envoyés pour la réparation à l'étranger.
Le F-15 « Silent Eagle » :
Dérivé direct du F-15E, le F-15 «Silent Eagle » dispose d’une amélioration de la furtivité des revêtements et la signature de l'avion, qui est due, au montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité résident dans le fait qu’il possible en fonction de la mission de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnelle, emport de carburant et armes en externes.
Le «Silent Eagle» est capable de transporter en interne l’ensemble des missiles air-air, tels que des missiles AIM-9X et AIM-120 et air-sol, des armes telles que le Joint Direct Attack Munition (JDAM) et Small Diameter Bomb (SDB). Le niveau de charge des armes utilisées sur les versions actuelles des F-15 reste le même avec l’installation du CFTS.
Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar.
Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs.
Photos : 1 F-15 Silent Eagle en vol 2 Cockpit 3 les baies d’armement internes@ Boieng
17/03/2017
Boeing a obtenu un accord d’un montant estimé à 3,4 milliards de dollars sur cinq ans pour fournir 268 hélicoptères d'attaque AH-64E BlockIII à l'armée américaine et un client international.
Sur les 268 « Apache », 244 seront re-manufacturés pour l’US Army, alors que 24 nouveaux hélicoptères nouvellement construits iront à un client international. Selon toute vraisemblance, le client à l’exportation est le Qatar. En effet, le chiffre annoncé correspond à la commande passée en juin 2016. De plus ce pays est le seul à avoir spécifiquement commandé l’AH-64 E BlockIII.
Le Boeing AH-64E «Apache» BlockIII:
L’AH-64E «Apache» offre plusieurs améliorations, y compris une plus grande puissance en ce qui concerne la motorisation. Il est doté de nouvelles pales en composites. Il dispose d’une avionique et d’un système d’arme amélioré. L’appareil dispose d’une meilleure interopérabilité avec les systèmes aériens sans pilote (Drones) et ceci grâce à une mise en réseau du système (Net Centric Warfare). L’AH-64E comprend une nouvelle architecture de communication de type JTRS (Joint Tactical Radio System), de nouvelles commandes électriques, le nouveau radar de contrôle de tir Longbow block III. L’appareil dispose également d’une capacité en réseau permettant une connectivité avec l’ensemble des moyens aérien et terrestre. Question maintenance, les systèmes permettent une diminution des charges notamment en engagement.
Photos : Boeing AH-64 E BlockIII Apache @ Boeing
15/03/2017
Le Canada vient de franchir une nouvelle étape dans sa volonté d’acquérir une flotte transitoire composée de 18 Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » avec une lettre de demande d’information au gouvernement américain.
Le Canada attend une réponse des États-Unis pour cet automne, indique un communiqué de presse du gouvernement du 14 mars. De fait, nous assistons à la première partie des négociations entre le gouvernement du Canada, le gouvernement américain et l’US Navy pour déterminer les besoins canadiens pour ces appareils, les configurations possibles et ce qui sera inclus dans le «package» final.
Le Canada prévoit d’acquérir le standard BlockII du « Super Hornet ». Celui-ci pourrait également à l’avenir évoluer au BlockIII, soit « L’Advanced Super Hornet ». En matière de coûts, le gouvernement canadien estime qu’un « Super Hornet » standard se négocie aux allentours de 65 millions de dollars US. En fonction des options choisies, le coûts total pourrait attendre les 90 millions de dollars US, soit une facture encore très inférieure à celle du F-35.
Par ailleurs, on apprend que Boeing et le nouveau gouvernement américain s’engagent à appliquer la politique des avantages industriels et technologiques à cette acquisition potentielle, ce qui oblige les fournisseurs à faire des investissements au Canada égaux à 100% de leur valeur contractuelle.
Les États-Unis et le Canada pourraient conclure un accord officiel sur la flotte de « Super Hornet » au début de 2018.
Photo: Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » @ USN