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EditorialChère lectrice, cher lecteur
Pendant que je rédigeais cet éditorial, le Parlement débattait à Berne sur la révision de la Loi sur la protection des animaux, vieille de 20 ans.
Une fois encore, ce débat a été marqué par un affrontement entre la compassion pour les animaux et les intérêts économiques. Les opposants à la cruauté envers les animaux sont aussi regardés comme les ennemis de l'économie. Lorsqu'une amélioration de la condition animale est examinée, comme par exemple faire sortir en extérieur les animaux dits de rente, les coûts calculés pour les propriétaires de ces animaux signifient une diminution de leurs profits. Lorsqu'on demande aux gens s'ils sont pour une protection des animaux, la réponse est presque toujours la même: oui, mais …
Et ce «mais» entraîne tant de réserves que les animaux ne bénéficient pratiquement plus de cet «amour des animaux»:
Oui, mais je ne voudrais pas payer davantage pour ma viande.
Oui, mais je voudrais que tous les médicaments soient d'abord testés sur les animaux, même si cela leur cause d'intenses souffrances.
Oui, mais pour soigner mes propres animaux, je ne veux pas prendre les souffrances des autres en considération, les "autres" étant les animaux dits de rente ou domestiques.
Oui, mais pas au détriment de l'économie.
Oui, mais pas au préjudice de mes loisirs (chasse, pêche, cirques, …).
Oui, mais sans devoir faire attention à la composition des produits (ingrédients d'origine animale).
Oui, mais pas jusqu'à en arriver à une humanisation des animaux.
Ce dernier argument est très apprécié par ceux qui veulent empêcher l'adoption de meilleures directives pour la protection des animaux. Les protecteurs des animaux ont constamment à répondre au reproche qui leur est fait de vouloir humaniser les animaux.
Ceci mis à part, on peut rappeler que les animaux, eux aussi, sont des êtres sensibles à la souffrance. Et quant à prévenir et soulager la souffrance humaine, c'est aussi la souffrance animale qui devrait être atténuée, quelle que puisse être la différence entre humains et animaux dans d'autres domaines.
Tous les humains sont en principe d'accord pour ne pas faire souffrir les animaux, mais …
Pour votre information, le No. 16 proposait, outre Alimentation, chats et chiens végétariens, un impératif pour demain, les articles suivants: Fiche thérapeutique: Les oreilles, problèmes et maladies; Alimentation: Allergie alimentaire, la prévenir et la traiter; Comportement: L’anxiété chez le chat, la repérer et l’atténuer; Remède: Trousse d’urgence des vacances sans soucis; Remède: La pharmacopée chinoise au service de l’homme, mais pas seulement; Courriers des lecteurs: Réponses aux lecteurs; Actualités; Livres.
Pour obtenir soit un numéro à l’essai de Santé Pratique Animaux dont la rédactrice en chef est la Dr Vétérinaire Jacqueline Peker, soit directement vous abonner, écrire à Santé Port-Royal, B.P. 189, F-75226 Paris Cedex 05 (France).