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Il y a beaucoup d’animation au Gadmer Lodge. Au restaurant, des locaux prennent le café pendant qu’à la réception, Silvia Kaufmann, l’hôtesse, accueille un jeune couple de l’Unterland. Dans la cuisine, les préparations pour le repas de midi tournent à plein régime. Cet établissement au milieu du village de Gadmen est plein de vie, mais cela n’a pas toujours été le cas.
Avant, ce sont les cris d’enfants qui régnaient ici. Le bâtiment actuel a été construit dans les années 1960 pour en faire une école et utilisé comme tel pendant longtemps. Pourtant, avec la dépopulation à laquelle la commune de Gadmen a été confrontée, les familles venaient à manquer. En 2013, l’école a dû fermer. Les enfants de Gadmen vont depuis lors à l’école à Innertkirchen. Dans le bâtiment scolaire, les appartements vides des instituteurs ont été loués et servaient de temps à autre pour des séances. Le reste du temps, ils étaient vides.
Quand, en 2014, les communes de Gadmen et d’Innertkirchen fusionnèrent, la relance de Gadmen figurait tout en haut sur la liste des priorités. Diverses mesures étaient envisagées et ont été réalisées, comme par exemple la création d’un centre de sport pour le ski nordique. Les pistes de ski de fond étaient existantes, mais les possibilités d’hébergement manquaient.
Le projet en bref
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Lodge
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Construction
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Gadmen/BE
Bernard s’est aussi habitué aux longues journées de travail. Celle d’aujourd’hui comportera encore beaucoup de saucisses à produire, d’allées et venues, et de saucisses à suspendre. Entre-temps, il devra aussi servir les clients qui viennent chercher au fumoir un morceau de lard ou quelques saucisses fumées, prendre les appels téléphoniques, recevoir les livraisons et livrer la marchandise. Pas de pause de midi. La journée de travail se termine à 22 heures quand Bernard allume dans son fumoir les deux braseros, puis recouvre les flammes afin qu’il y ait un maximum de fumée.
Mais il ne faut pas croire que Bernard ne travaille que le mardi et se la coule douce le reste de la semaine. Il faut faire le feu chaque jour, sans exception. Par ailleurs, son entreprise a bien d’autres choses à faire en dehors du fumage. Le lundi, des menus sont préparés pour toute la semaine et mis sous vide au réfrigérateur. Ils sont livrés à des personnes âgées mais aussi à des entreprises, qui les servent à leurs collaborateurs pour le repas de midi. Le mercredi est le seul jour de congé de Bernard. Et du jeudi au dimanche, le restaurant est ouvert. Eh oui, le restaurant fait bien partie du fumoir. Bernard et Catherine, sa partenaire, servent principalement des groupes, mais aussi sur réservation des particuliers. Sur la carte il y a essentiellement de la viande mais leur fondue aussi est réputée loin à la ronde. Et l’incontournable, c’est bien sûr la charcuterie fumée pour l’apéro. Le «Fumoir de Champoz» de Bernard von Bergen est une entreprise pleine de contrastes
qui allie la production de saucisses au moyen d’appareils modernes tout en respectant la tradition séculaire du fumage.