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Par ats - Mis en ligne le 02.09.2012 à 09:22
|Le Premier ministre belge Elio Di Rupo a promis samedi un renforcement de la lutte contre l'impunité. Les critiques n'ont cessé en Belgique après la libération conditionnelle de Michelle Martin, l'ex-femme et complice du meurtrier pédophile Marc Dutroux.|
"Notre objectif doit être: non à l'impunité. Nous devons poursuivre toute une série de réformes entamées dans le domaine de la justice et les engagements dans le domaine de la police", a affirmé M. Di Rupo dans un entretien à plusieurs journaux belges.
Il a assuré qu'un durcissement des conditions légales de la libération conditionnelle est en préparation, notamment en obligeant les récidivistes à purger au moins les 3/4 d'une peine de 30 ans avant de pouvoir espérer une libération conditionnelle.
En outre, la notion de récidive prendra à l'avenir en compte tous les délits, a-t-il assuré. La Belgique va aussi engager 1400 policiers et 100 policiers supplémentaires par an, a-t-il promis.
Au couventMichelle Martin, 52 ans, a été accueillie mardi soir dans un couvent à Malonne, près de Namur (sud), après avoir bénéficié d'une libération anticipée, accordée après qu'elle ait purgé 16 des 30 années de prison auxquelles elle avait été condamnée en 2004.
Ex-institutrice, Michelle Martin avait été arrêtée pendant l'été 1996 en même temps que Marc Dutroux, dont elle a divorcé en 2003.
Elle a été reconnue coupable d'avoir activement participé aux séquestrations par son ex-mari de six fillettes en 1995 et 1996. Quatre en sont mortes, dont deux de faim après avoir été emmurées dans la cave d'une maison du couple, près de Charleroi.
Vive émotionSa libération anticipée a provoqué de fortes réactions dans un pays marqué par "l'affaire Dutroux", qui, au-delà de l'horreur des faits, avait mis en lumière de profonds dysfonctionnements au sein de la police et de la justice belges.
Samedi, une centaine de personnes ont répondu à des appels lancés sur internet en manifestant en début d'après-midi à Malonne, selon la police.