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Commission transfrontalière / Mandat N° 3
But
Etablissement d'une double diplomation qui permettrait à un jeune de la région frontalière de faire ses études d'un côté et d'accomplir sa carrière de l'autre côté de la frontière.
Explications
La frontière entre la France et la Suisse est plus que juridique : elle tient à des différences de mentalité. Cette différence est persistante et génère une forme discrète mais efficace de xénophobie.
Dans quelques rares domaines, notamment pour les soins médicaux, des solutions transfrontalières sont en train de s'esquisser : L'hôpital universitaire de Genève reçoit des patients français pour des traitements lourds et inversement des hôpitaux français des environs reçoivent des convalescents de Genève. Dans un cas, la qualité des soins est améliorée. Dans l'autre, le prix des soins est abaissé.
Curieusement, rien de tel en matière de formation et d'études. Genève dispose d'une université de haut niveau, Lausanne aussi et de plus l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne est une des meilleures du monde. Pour le jeune du pays de Gex ou de la Haute Savoie, fréquenter de telles écoles serait un avantage économique évident, puisqu'il s'épargnerait les frais de logement à Lyon ou à Grenoble. Ce serait un encouragement à faire des études, qui ne coûterait rien à la France. De plus, le contact journalier entre des jeunes des deux pays contribuerait à gommer la différence de mentalité et à réduire la xénophobie rampante, qui fait le lit des extrémistes. Si la suisse devait ainsi supporter une charge financière supplémentaire en finançant les études de jeunes français, cela serait une juste compensation du fait que l'économie suisse draine en permanence des force de travail en France voisine.
Le seul obstacle est que les diplômes délivrés par les hautes écoles suisses ne sont pas reconnus en France. Cet obstacle peut être surmonté par une double diplomation.
Des accords d'équivalence entre une université française et une université suisse devrait permettre à l'étudiant qui reçoit son diplôme à Genève obtienne automatiquement un diplôme de l'université de Lyon dans la même discipline. On peut imaginer que le diplôme soit délivré sur un seul document avec les sceaux et les signatures des deux universités. Cette double diplomation permettrait à un jeune de la région frontalière de faire ses études d'un côté et d'accomplir sa carrière de l'autre côté de la frontière.