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Après la question de l’assurance-vieillesse vendredi, la protection des délégués syndicaux contre les licenciements abusifs et une politique salariale plus équitable ont constitué samedi les points forts du congrès de l'Union syndicale suisse (USS).
Avec fermeté, les quelque 225 participants au congrès à Berne ont demandé de mieux protéger les représentants syndicaux, dont les licenciements ont nettement augmenté durant la dernière crise, selon l'organisation faîtière. L'USS, qui souhaite interdire les licenciements antisyndicaux, demande de renforcer les sanctions contre les employeurs qui prononceraient des licenciements abusifs.
Si les efforts entrepris devaient échouer, les congressistes ont chargé l'USS de lancer une proposition de loi au Parlement ou une initiative populaire sur la protection des représentants syndicaux.
Dans la foulée, les congressistes ont adopté un document sur la politique économique. Après vingt années de vaches maigres, c'est désormais l'heure «de réaliser un tournant», écrit l'USS dans un communiqué. Ce papier réclame notamment le plein emploi et de bonnes conditions de travail. Il exige surtout l'introduction de salaires minimums. A la mi-janvier, l'USS lancera une initiative populaire à ce sujet.
Les hausses de salaires devront être marquées mais surtout générales. Lors des négociations, l'organisation syndicale demandera par ailleurs des augmentations correspondant au renchérissement et à une productivité croissante, ainsi que l'introduction de salaires fixes pour remplacer les bonus des cadres supérieurs.
A noter que Paul Rechsteiner a été élu à l’unanimité pour un quatrième mandat à la présidence de l'USS.
swissinfo.ch et les agences