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Le secrétaire général de la FIFA a livré à Séoul sa dernière bataille contre Sepp Blatter. Michel Zen-Ruffinen sera rapidement mis hors-circuit.Ce contenu a été publié le 29 mai 2002 - 17:00
Les jours, voire les heures, de Michel Zen-Ruffinen sont comptés. A l'origine d'une offensive sans précédent contre son président depuis le mois d'avril, le secrétaire général de la FIFA sera démis de ses fonctions, cela ne fait plus aucun doute. Seul le moment choisi est encore incertain: avant, pendant ou après la Coupe du monde?
Dénonçant en avril le «système Blatter» et «l'organisation parallèle» mise en place au sein de la FIFA, Michel Zen-Ruffinen s'est fait l'auteur d'un rapport incendiaire le 3 mai, mettant directement en cause son patron, l'accusant même de corruption dans deux cas et de malversations financières. Des accusations qu'il ne parviendra jamais à prouver.
Un cessez-le-feu pas respecté
Bien que muselé et démis de toutes ses compétences en matière de finances, Michel Zen-Ruffinen n'a pas respecté le «cessez-le-feu» durant le Congrès, réclamant la parole mardi et tentant un nouveau coup de force mercredi.
Sous la pression de ses partisans, Zen-Ruffinen a pu monter à la tribune. Où il reproche alors à Sepp Blatter de «faire de la démocratie et de la transparence des notions creuses» et s'en tenant aux accusations détaillées dans son rapport du 3 mai.
S'adressant aux délégués réunis au centre de Conventions du «Seoul Hilton Hotel», le secrétaire général lâche que le «bilan présenté aux membres a été enjolivé pour le rendre plus sympathique, que le management de la FIFA ne fonctionne pas et que les décisions sont prises sans qu'il soit consulté.»
Le sort de Zen-Ruffinen est réglé
La réponse de Sepp Blatter est cinglante. «Il est assez unique, M. Zen-Ruffinen, de mettre en cause l'organisation interne de la FIFA alors que vous êtes censé en être le responsable».
Après sa réélection, le président réserve un accueil glacial à la main tendue par son secrétaire. «Il est clair qu'il se trouve dans une situation embarrassante», souffle Sepp Blatter, refusant encore de préciser quand il sera remplacé. Mais pour ses conseillers, l'affaire ne fait plus l'ombre d'un doute.
Face à la presse, Michel Zen-Ruffinen annonce «qu'il n'est pas question pour lui de démissionner.» Dénonçant son «manque de classe», les observateurs du Congrès pronostiquent alors un licenciement qui ne saurait tarder.
La guerre des deux Haut-Valaisans au sein de la FIFA connaîtra son épilogue. Zen-Ruffinen sera perdant sur toute la ligne.
swissinfo/Gabriel Nadav à Séoul
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