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La justice équatorienne a rejeté lundi une requête du fondateur du site internet WikiLeaks, Julian Assange, contre ses conditions d'asile à l'ambassade de Quito à Londres. L'homme y est réfugié depuis 2012 pour échapper à d'éventuelles poursuites des Etats-Unis.
La magistrate a jugé "irrecevable" l'action intentée devant un tribunal de Quito par M. Assange contre les règles de visite, de communications et de salubrité qui lui ont été imposées depuis le 12 octobre. Cette décision peut faire l'objet d'un appel.
Le fondateur australien de WikiLeaks réclame le rétablissement intégral de ses communications, coupées depuis mars puis partiellement rétablies par Quito. Il s'oppose également aux nouvelles normes de résidence au sein de la légation, dont le non-respect pourrait entraîner la "fin de l'asile".
Refus d'Assange
La juge a estimé que cette mise en garde sur une éventuelle suppression de l'asile accordé à Julian Assange ne constituait pas une violation de ses droits, dans la mesure où il s'agit d'un pouvoir souverain de l'Etat équatorien.
Quito avait coupé les communications de M. Assange avec l'extérieur de l'ambassade suite à son refus d'"engagement écrit de ne pas publier de messages qui constitueraient une ingérence dans la relation (de l'Equateur) avec d'autres Etats".
Si les poursuites en Suède contre Julian Assange pour viol et agression sexuelle ont été abandonnées en mai 2017, la justice britannique refuse de lever le mandat d'arrêt émis à son encontre, au motif qu'il n'a pas respecté en 2012 les conditions de sa liberté sous caution.
L'Australien de 47 ans redoute, s'il sort de l'ambassade, d'être arrêté puis extradé et jugé aux États-Unis pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains.