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Golf - Le British Open a vécu l'un des retournements de situation les plus incroyables de l'histoire du golf.
Confortable leader dès le 1er tour, l'Australien Adam Scott a complètement craqué dimanche en alignant quatre bogeys sur les quatre derniers trous. Son malheur a profité au Sud-Africain Ernie Els, vainqueur avec un coup d'avance sur le parcours de Lytham.
A 42 ans, Ernie Els a décroché son quatrième tournoi du Grand Chelem, le premier après une attente de dix ans. Celui qui est surnommé "Big Easy" s'était jusqu'ici imposé deux fois à l'US Open (1994, 1997) et, déjà, au British Open (2002).
A l'inverse d'Adam Scott, Ernie Els a réussi une excellente fin de parcours en rentrant quatre birdies lors de son retour vers le club house, et notamment un au dernier trou. Le natif de Johannesburg a terminé la journée en 68 coups (-2), pour une carte finale de 273 (-7).
En guise de consolation, Adam Scott pourra se dire qu'il n'est pas le premier à craquer alors qu'un Grand Chelem lui semble promis. Exemple célèbre, le Français Jean Van de Velde avait réussi à perdre le British Open 1999 alors qu'il bénéficiait de trois coups d'avance au moment d'attaquer le 18e et dernier trou.
De son côté, Tiger Woods n'a pas pu renouer avec la victoire en Grand Chelem, quatre ans après son 15e et dernier trophée dans un Majeur. En embuscade durant tout le tournoi, l'Américain n'a pas pu élever le niveau de son jeu lors de l'ultime tour. Pire, il s'est sabordé sur le trou no 6 avec un triple bogey. L'ancien no 1 mondial a dû se contenter du 3e rang final, ex aequo avec son compatriote Brandt Snedeker, à quatre coups d'Ernie Els.
ATS