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Avec 27,2% des suffrages selon les chiffres officiels publiés mercredi, le Siumut a créé la surprise. La formation qui domine la vie politique groenlandaise depuis 1979 s'est imposé avec à peine 500 voix d'écart sur Inuit Ataqatigiit (IA), formation gauche-verte qui était donnée gagnante par les sondages.
Net recul
Avec 25,5% des votants, IA a reconnu sa défaite. Le Siumut et IA, qui visent à terme à obtenir l'indépendance, accusent un recul important par rapport à l'élection précédente. Ils sont talonnés par les centristes de Demokraatit, qui ont rassemblé 19,5% des voix, plus modérés sur le sujet de l'autonomie.
Sur les sept partis politiques qui se disputaient le Parlement, six veulent couper les liens avec le Danemark. Depuis 2009, le Groenland est très largement indépendant. Il dispose de sa propre assemblée politique, de son propre gouvernement, et sa propre politique en matière d'économie, de pêche, de chasse, d'éducation, de culture. Les fonctions régaliennes, comme la monnaie et la politique étrangère et de défense restent toutefois du ressort de Copenhague.
Dilemme
Le Danemark ne s'oppose pas au départ du Groenland, la Constitution danoise reconnaissant le droit à l'autodétermination de l'île. Mais si le territoire prend définitivement son envol, il perdra les 500 millions d'euros que Copenhague verse chaque année au gouvernement groenlandais. Une manne qui représente près de 60% de son budget et explique le dilemme des indépendantistes: s'affranchir sans s'appauvrir.
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ats/lan/gax