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L'Australie n'est pas vraiment une terre promise pour Timea Bacsinszky. Comme l'an dernier, la Lausannoise n'abordera pas le grand rendez-vous de Melbourne en pleine possession de ses moyens.
En 2016, elle s'était alignée à Melbourne Park après une préparation tronquée en raison d'une blessure à la cheville. Aujourd'hui, elle doit composer avec une déchirure partielle des abdominaux. "Je me suis blessée avant le tournoi de Shenzen, explique-t-elle. J'avais ressenti des tensions dans le bas du dos à la fin décembre avant de partir en Chine. J'ai dû compenser avec les abdominaux. J'ai, peut-être, trop forcé lors d'un entraînement. J'ai joué le double le dimanche. Mais le lundi, je me suis échauffée avec Viktorija Golubic et j'ai compris que m'aligner en simple aurait été bien imprudent."
Timea Bacsinszky a très vite volé vers Sydney pour se soumettre à une IRM. "J'ai, bien sûr, transmis les images de cet examen en Suisse, poursuit-elle. De concert avec mon médecin, une décision devait être arrêtée quant à ma présence à l'Open d'Australie. Finalement, nous avons décidé vendredi de tenter le coup."
Rattraper le temps perdu
Timea Bacsinszky a repris la raquette lundi pour rattraper en quelque sorte le temps perdu en Chine et à Sydney, où elle devait également s'aligner en simple. "Il y a, toutefois, une différence de taille avec l'an dernier, glisse-t-elle. En 2016, j'étais complètement à l'ouest sur le plan physique. Cette fois, j'avais vraiment de très bonnes sensations sur le court... Mais on verra bien ce qui peut se passer d'ici la semaine prochaine. Si je suis sur le court pour mon premier tour, cela signifie que je défendrai mes chances à 100 %. Mais je ne prendrai aucun risque !"
A 27 ans, les épreuves du passé lui ont enseigné la prudence. Même si le programme de son début d'année est très "riche" avec un tournoi du Grand Chelem et ce premier tour de la Fed Cup à Genève contre la France, Timea Bacsinszky sait parfaitement qu'une saison ne se joue pas uniquement sur janvier et février.. "Les blessures font partie d'une carrière, dit-elle. Je ne connais pas un seul joueur ou une seule joueuse qui n'a jamais été blessé. On ne doit pas oublier qu'une saison est très "longue"!"
ATS