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1966, Neuchâtel | travaille à Paris, France et dans le sud de la France
Après un Master en histoire de l’art et littérature française à l’Université de Neuchâtel, l’artiste complète sa formation à la School of Visual Art de New York ainsi qu’à l’Université de Montpellier III, où elle obtient un Master en esthétique et psychanalyse. Elle bénéficie de bourses du canton de Neuchâtel, en 1995 et 1999, pour séjourner à New York puis à Paris. L’artiste a réalisé de multiples expositions en galeries, centres d’art et musées. Elle est présente dans de nombreuses collections muséales, notamment en Suisse, en France, aux États-Unis, en Afrique du Sud et en Belgique.
« L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible ». Ce célèbre aphorisme de Paul Klee peut résumer l’œuvre artistique de Catherine Gfeller. Après avoir terminé ses études aux Universités de Neuchâtel et de Lausanne, elle se dévoue à la photographie et également à la peinture. Pendant ses voyages à travers le monde entier, elle découvre dans les paysages ce qu’elle recherche : l’harmonie des couleurs, des formes et des lignes.
En 1995, elle arrive à New York et, à partir de ce moment, son centre d’intérêt devient la grande ville. Fascinée par les ambiances urbaines, elle transforme en créations artistiques l’agitation et le tohu-bohu qui règnent dans les métropoles. Pour ce faire, elle utilise tous les médiums : photographie, vidéo, performance, son et écriture. En superposant et juxtaposant des images numériques sur son écran d’ordinateur elle crée, depuis 1998, des compositions complexes, auxquelles elle donne le nom de « Multi-Compositions ». Toutes ces démarches traduisent la pulsation urbaine, le mouvement. En effet, ces tableaux révèlent les détails que l’œil n’attrape pas durant la déambulation dans la ville, lorsqu’il est assailli par de multiples informations simultanées.
Catherine Gfeller déconstruit les espaces pour les reconstruire à sa manière. On retrouve dans ses œuvres des détails inattendus qui n’ont pas forcément été perçus lors de la prise de vue et qui relèvent de sensations inconscientes, subrepticement agissantes.
Ainsi, en retravaillant les clichés et en leur donnant des formes nouvelles, l’artiste nous propose son regard empreint de subjectivité. Par ailleurs, dans plusieurs œuvres, elle met en avant la figure féminine pour l’analyser, pour dévoiler sa pensée et sa psyché ; elle explore les différentes facettes qui constituent l’identité féminine qui est aux prises avec les réalités à la fois urbaines, intimes, et quotidiennes en mêlant humour et poésie.
De février 2015 à janvier 2016, elle a présenté au Zentrum Paul Klee à Berne sous l’appellation « ZIGZAG ZPK » une douzaine d’installations multimédia en relation avec l’art de Klee pour créer un dialogue fertile avec ce dernier.
Alex Lussignoli