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Les Chiliens ont commencé à voter dimanche matin pour des élections municipales. Le résultat devrait donner une première indication du rapport de force politique en vue de l'élection présidentielle de 2013.
Plus de 13 millions de Chiliens étaient appelés à élire les maires et les conseillers municipaux des 345 communes du pays. Les 1669 bureaux de vote, placés sous la garde de 12'000 militaires et policiers, devaient fermer en fin de soirée.
C'est la première fois qu'est mise en oeuvre l'inscription automatique sur les listes électorales, ce qui a augmenté le corps électoral d'un peu plus de 5 millions de personnes, favorisant notamment les jeunes qui étaient généralement les grands absents des scrutins.
De la même façon, c'est la première fois que le vote n'est plus obligatoire. Auparavant, les Chiliens qui ne votaient pas encouraient une amende.
Vote essentiel
Comme ce fut le cas pour les municipales de 2008 (dans lesquelles la droite s'est imposée pour la première fois en 20 ans), le vote de dimanche est considéré comme essentiel pour les mois à venir et les élections générales du 17 novembre 2013.
Lors des dernières élections municipales, l'alliance de droite regroupant le parti modéré Renouvellement national (RN) et l'ultra-conservateur Union démocrate indépendante (UDI) avait obtenu 40,49% des voix et conquis 144 municipalités, dont les plus grandes villes du pays : Santiago, Valparaiso et Concepcion.
ATS