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Le pape, qui a fait de la lutte contre les agressions sexuelles commises dans l'Eglise catholique une des priorités de son pontificat, fait ainsi un pas supplémentaire sur ce sujet, éliminant toute ambiguïté sur la portée du secret pontifical.
Le secret pontifical, également appelé parfois secret du pape, est une règle de confidentialité protégeant les informations sensibles relatives à la gouvernance de l'Église universelle, selon la définition du site Le forum catholique.
Bonne réputation à protéger
"En substance, les raisons qui avaient conduit le législateur ecclésiastique à introduire, parmi les matières sujettes au secret pontifical, les délits les plus graves" comme les agressions sexuelles "cèdent le pas face à des valeurs qui sont considérées aujourd'hui comme plus élevées et dignes d'une protection particulière", comme "la primauté de la personne humaine blessée", indique Giuseppe Dalla Torre, ex-président du Tribunal de l'Etat de la Cité du Vatican, dans un communiqué du Vatican.
Même s'il lève le secret pontifical, le pape argentin impose cependant un minimum d'attention, exigeant que "les informations" sur ces cas soient "traitées de manière à garantir la sécurité, l'intégrité et la confidentialité (...) afin de protéger la bonne réputation, l'image et la vie privée de toutes les personnes concernées".
Ceci ne veut pas dire censure, souligne le pape: "aucune obligation de silence concernant les faits en cause ne peut être imposée à ceux qui les dénoncent, à la personne qui affirme en être la victime et aux témoins", assure François.
afp/lan