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Je vais tenter de vous expliquer comment je suis « tombé » dans la médecine, et quelles sont les origines de mon parcours. Quand, j’étais petit, dans ma région d’origine, il y avait une veille dame qui traitait discrètement les patients. Il fallait venir de nuit et en cachette, car nous étions à l’époque sous un régime communiste très restrictif. Les méthodes de cette grand-mère étaient assez similaires à celle que je pratique actuellement.
Ensuite, durant mes études de médecine, j’ai eu un éminent professeur qui nous enseignait la chiropratique, et son enseignement était dans la ligne de la pratique la vieille dame de mon enfance. Avec lui, j’ai appris la chiropratique, mais pas ses méthodes de guérisseur. A la base, ce professeur était médecin spécialisé en cardiologie, et il avait également étudié la chiropratique en parallèle. Il travaillait comme un guérisseur, et ne pratiquais plus la médecine allopathique. Chaque matin, quand on venait dans sa clinique, il y avait entre quarante et soixante personnes qui attendaient pour un rendez-vous. Ce médecin et professeur s’appelait Dr. Radnaabazar (il est décédé il y a quelques années). Ma pratique actuelle est très proche de celle de cet éminent docteur, mais ses méthodes étaient incompréhensibles pour moi à l’époque.
Durant mes années d’étude de médecine, nous suivions des cours de médecine allopathique, et j’en étais à ma troisième année d’études. La plupart des élèves étaient davantage attirés par la médecine scientifique que par la médecine traditionnelle. Nous étudions la Médecine Traditionnelle Tibétaine, et également la Médecine Traditionnelle Mongole, très proche de la Tibétaine. Après mes études, j’ai fait une résidence en milieu hospitalier et obtenu un diplôme postgrade en acupuncture. En Mongolie, mon pays d’origine, seuls les médecins sont habilités à pratiquer l’acupuncture, alors qu’ici, en Europe, il est possible de devenir acupuncteur assez facilement, et sans les longues années d’études de médecine préalables.
Lorsque je suis venu en suisse, j’ai constaté que les conditions de vie étaient très différentes de celles de l’Asie, et que les maladies et les souffrances des patients étaient elles aussi différentes. Il m’a donc fallu trouver une approche différenciée de celle que j’avais, et qui soit plus adaptée aux besoins et aux attentes des occidentaux.
J’ai d’abord commencé à travailler comme acuponctureur, sachant que je ne serais pas reconnu ici come médecin FMH.
Les patients et les conditions de vie sont très différents en Mongolie ou en Chine, et les séances d’acupuncture ne se déroulent pas de la même manière qu’en Europe. Par exemple, en Chine, il existe des cliniques et des hôpitaux spécialisés en acupuncture, dans lesquels les patients peuvent suivre cinq séances en une semaine. En cas d’urgence, les malades peuvent être hospitalisé deux semaines, et bénéficier d’une dizaine de séances d’acupuncture hebdomadaires. Ce traitement intensif permet une unité de soin, et obtient d’excellents résultats pour le traitement des maladies bénignes. Dans la pratique de l’acupuncture, il y avait également la possibilité de faire de l’hydroacupuncture (injection de vitamines sur certains points) ou de l’utiliser dans le domaine de l’anesthésie, comme par exemple pour effectuer des césariennes.
Ici, en Suisse, les patients viennent consulter une ou deux fois par mois. Avec des séances aussi espacées, je ne pouvais pas prétendre arriver à de très bon résultats, raison pour laquelle j’ai cherché une nouvelle approche qui ne demande pas un trop grand investissement de temps. La méthode que je pratique aujourd’hui est un mélange des différentes techniques acquises au long de mes études et de ma carrière. C’est une médecine holistique, qui considère l’être humain dans son ensemble, et qui s’attache à rechercher l’origines de la maladie. J’essaye d’intégrer dans ma pratique les acquis millénaires de la médecine traditionnelle et les nouveaux acquis de la médecine actuelle, en étant profondément à l’écoute de mes patients, de leurs souffrances et de leurs demandes. J’ai également appris à prendre en compte le registre des émotions, qui a une grande importance dans le déclanchement de certaines maladies, chose que je n’avais pas compris au début de ma carrière. Mon objectif est d’abord et avant tout la guérison si possible complète des personnes qui viennent me consulter, et ce sans prise de médicaments chimiques aux effets secondaires dévastateurs. A ce jour, plus de 11000 patients sont venus me consulter, et leurs différents témoignages de satisfaction ou de gratitude me touchent profondément et me conforte dans ma mission.