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Artiste-Peintre, Graveur et Illustrateur.
Naissance le 03 Septembre 1904
Décès le 16 janvier 1992 à Paris
Nationalité Française.
A six ans, André Jacquemin entre à l’école Saint-Goery où il se rend vite célèbre pour ses talents de dessinateur. Sous le préau, les boîtes de cigares décorées par Jacquemin s’échangent contre quelques lacets de réglisse.
Il dessine sans cesse. Impressionné à la vue d’une copie de gravure ancienne, Monsieur Mougenot, architecte départemental obtient de ses parents qu’il monte à Paris pour étudier à l’école des Beaux-Arts.
Dans l’atelier du vénéré maître Charles Waltner, il s’initie aux techniques de la gravure, s’exerce l’œil et la main en copiant les anciens.
En 1928, il fonde, avec onze autres graveurs — dont Yves Alix, Amédée de La Patellière et Robert Lotiron —, la Société de la jeune gravure contemporaine et obtient, en 1936, le grand prix national des arts, attribué pour la première fois à un graveur.
En 1930, il décroche simultanément le prix de la Fondation Florence Blumenthal et une bourse de voyage de l’État. Avec son ami, le peintre Pierre Lepage, ils décident d’un voyage d’étude de quatorze mois à travers le Maroc, en passant par l’Espagne.
Avant le départ, André obtient une audience de Lyautey, lorrain comme lui. Il accorde aux deux artistes les recommandations spéciales qui leurs permettront de voyager partout, en toute sécurité.
Fès, Mekhnès, les montagnes de l’Anti-Atlas : le Maroc constitue pour André Jacquemin un choc esthétique majeur. Les belles aquarelles de cette période témoignent d’un sens subtil de la couleur et l’ensemble, d’une maîtrise désormais achevée. Le temps des apprentissages est bien terminé.
En 1936, il est lauréat du grand prix national des Arts, attribué pour la première fois à un graveur. L’année suivante, à la Biennale de Venise, il représente la gravure française, au côté de Jacques Villon et Marcel Gromaire.
En 1937, il représente la gravure française à la Biennale de Venise.
1938 marque les débuts de sa carrière d’illustrateur. La Colline inspirée, le chef-d’œuvre vosgien de Maurice Barrès qu’il rêvait d’illustrer, lui est commandée par la Société des Bibliophiles franco-suisses.
En 1953, il devient conservateur du musée de l’image et du musée départemental des Vosges à Épinal.
En 1974, Jacquemin, atteint par la limite d’âge, quitte le Musée d’Epinal pour retrouver la capitale. Il est alors au faîte de sa carrière.
Parallèlement à son art, il multiplie les conférences sur la gravure, sur l’œuvre de son cher Rembrandt.
Les expositions, qui n’avaient jamais cessé, laissent bientôt place à d’importantes rétrospectives, à l’invitation d’institutions prestigieuses :
– La Bibliothèque Nationale en 1981,
– La Monnaie de Paris de Paris en 1983,
– Le Musée du Luxembourg en 1989,
– Le Conseil Général des Vosges en 1990.
En mars 1981, André Jacquemin est élu à l’Académie des beaux-arts, dans la section gravure, au fauteuil du peintre lithographe Pierre Eugène Clairin.
Il laisse derrière lui une œuvre forte, authentique et considérable : près de deux mille gravures (pointes sèches, eaux-fortes ou burins), plus de six mille dessins, trente-deux livres illustrés dont certains chefs-d’œuvre de la littérature moderne, plusieurs centaines d’aquarelles et de pastels, quelques peintures à fresque.
Parmi cette somme, des œuvres de commande, bien sûr, illustrations ou portraits. Mais aussi et surtout des œuvres libres, dictées par la seule passion de révéler la beauté des choses et des êtres. Paysages, bêtes, visages, nus, gravés sur le cuivre ou tracés sur la feuille avec élégance, tous empreints, comme il l’était lui-même, d’un amour profond de la nature et d’un éclatant bonheur de vivre.
Musées, Expositions :
Ses œuvres figurent dans plusieurs musées français et étrangers.
Venez découvrir l’un de ses ouvrages, disponible dans notre catalogue: