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Critique
Du réalisateur islandais Dagur Kari on connaissait déjà NOI ALBINOI (2003). Avec VOKSNE MENNESKER le ton est résolument burlesque et les histoires de Daniel, Papy, Francesca et les autres - personnages hauts en couleur même si le film, à une ou deux images près, est en noir et blanc - ne se racontent pas. On retrouve par-ci par-là le ton et l'esprit des films comiques des débuts du cinéma muet.
David est un grand adolescent attardé, un peu irresponsable mais assez charmant, qui vit de quelques sous. Il ne s'en fait pas, il plane, même si tout le monde lui court après. Les policiers, les cafetiers, le propriétaire lui réclament de l'argent, il a tout le monde sur le dos. Il lui faudra tomber amoureux d'une fille aussi irresponsable que lui pour accepter de revoir ses principes existentiels. Ceci à la suite d'un événement qui l'obligera à sortir de son égoïsme et à s'engager un peu plus dans la vie.
VOKSNE MENNESKER se présente sous la forme d'une dizaine de chapitres séparés qui sont autant de petites histoires drôles. Une œuvre originale et légère à la fois.
Antoine Rochat