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Avec une superficie de 4255m2, il offre un espace au bord de l’Aire avec de grands arbres. Une place de grillade avec un toboggan pour les enfants, permet d’offrir un cadre idéal pour les pique-niques estivaux. Il est même équipé de toilettes sèches pendant la belle saison, toilettes qui peuvent être utilisées également pour les adeptes de la pétanque et des grillades du Parc de Tressy Cordy situé de l’autre côté du pont. Ce pont d’ailleurs qui est construit en pierres afin de pouvoir résister aux crues. En effet, en 1829, la dernière passerelle bois est emportée par une crue importante (comme d’ailleurs les précédentes passerelles). Ces débordements de la rivière étaient d’ailleurs très impressionnants et redoutés des habitants. Dans sa séance du 28 février 1834, le Conseil municipal décidait de construire un pont en pierre, assez large pour permettre le passage des attelages pour l'exploitation des terres qui se trouvaient sur les deux côtés de l'Aire et pour les communications entre les deux Lancy. Dans un article datant de 1935, Monsieur Pierre Bertrand écrivait : « Ce pont a une histoire. Si l'on enlevait la mousse qui recouvre sa clé de voûte, on découvrirait, gravée dans la pierre, la date de 1835 […] Auparavant le passage s'effectuait à gué, d'où le nom patois de "ville gueue" ou "vis de guex" donné au chemin qui y menait : c'est officiellement maintenant le chemin du Gué»[1].
Sandrine Michaillat (Service de l’environnement et du développement durable) et Kaarina Lorenzini (Lancy d’Autrefois)
[1] Bertrand, Pierre, "Il y a cent ans, la construction du pont du Gué sur le territoire de la commune de Lancy", article paru dans un media genevois, le 14.11.1935.