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Vilató Javier
Gravure numérotée 17/21 (petit tirage)
25 cm x 33 cm
En parfait état
Cadre d'origine offert
Javier Vilató (1921-2000)
1921. Vilató naît à Barcelone le 11 novembre. Depuis sa tendre enfance, il montre des dispositions artistiques; il dessine et peint spontanément en démontrant un sens inné des lignes et des couleurs. A 11 ans, il participe à une exposition pour adultes avec une nature morte et un paysage. Sa vocation est claire et rien ne l'empêchera de la réaliser.
1939-1945. Il fait un premier séjour à Paris, interrompu par le début de la guerre mondiale. Cependant, cet éblouissant centre culturel du monde qu'est Paris s'offre à son avidité adolescente comme un but à atteindre. Entre temps, à Barcelone, il peint, il dessine, il s'initie aux techniques de la gravure et il participe à plusieurs expositions, aux galeries Reig et Pictoria, avec un groupe d'avant-garde qui s'écarte radicalement des sentiers battus.
1946. Grâce à une bourse du Gouvernement français, il retourne à Paris, qui deviendra dorénavant son lieu habituel de résidence et de travail. En octobre de cette même année, il réalise sa première exposition personnelle (à la Galerie Breteau) et participe avec une grande toile au Salon des Surindépendants.
1948-1953. Vilató se trouve complètement intégré au monde artistique français et ses oeuvres figurent régulièrement dans les principaux salons et concours. Elles sont également accueillies par les galeries marchandes les plus prestigieuses: Pierre Loeb, Alex Maguy, Jeanne Castel, Berggruen, etc. A la suite d'une première exposition en 1952, Jeanne Castel continuera à présenter sa peinture pendant 18 ans et Berggruen sera le plus enthousiaste diffuseur de son oeuvre graphique. La gravure est pour notre artiste un moyen d'expression aussi important que la peinture. En 195O, il illustre à l'aquatinte Chant funèbre de Ignacio Sánchez Mejías de Garcia Lorca (Ed. G.L.M., Paris); deux ans plus tard, il célèbre à Athènes une exposition rien que de gravures. Après le poète andalou, ce sont d'autres auteurs qui l'inspirent et, en étroite collaboration avec G.L.M" Fata Morgana, La Fenêtre, Allia et la Barbacane, il illustre des oeuvres de Matsie Hadjilazaros, d'Andrée Chedid, de Claude Roy et de GabrieUe Althen, entre autres.
1954-1956. Vilató se partage entre la vie trépidante de Paris et des séjours dans le Midi: Cagnes, Golfe-Juan, Menerbes, Vallauris sont ses endroits de prédilection pendant les années 50. A l'atelier Madoura de Vallauris, il pratique la poterie. Où qu'il se trouve, son activité est intense: il aborde sans arrêt de nouvelles facettes et décline chacun de ses thèmes en de nombreuses variations; bref, il peint sans répit.
A la demande du "(Mobilier National Français", il crée deux cartons pour des tapisseries qui seront tissées aux Manufactures d'Aubusson. Il réalise le portrait de la Baronne Alix de Rothschild, qui sera exposé plus tard au Salon des Peintres Témoins de leur Temps. Il voyage également en Suisse, où il travaille de temps en temps; après une première exposition à la Galerie Capitole de Lausanne, il exposera dans d'autres galeries et d'autres villes de ce pays.
1957-1960. Il retourne à Barcelone après douze ans d'absence et il y séjourne fréquemment lors des voyages qu'il effectue en Catalogne; Vilató est un artiste parisien et de projection internationale. Il participe à la Biennale de Turin et il est invité par la Hannover Gallery de Londres. Jacques Prévert écrit un poème pour la présentation de son oeuvre graphique récente à la Galerie Rauch de Genève.
1961-1963. Il travaille longuement au portrait d'Elizabeth Curtil, qui figurera à " l'Exposition du Portrait Français " en Allemagne.
Les expositions se succèdent: à nouveau en Suisse et à Athènes, puis aux Etats-Unis, où il expose une série de grandes toiles à la galerie Findley de Chicago et de Palm Beach.
1964. La Galerie Sagot -Le Garret présente à Paris son oeuvre graphique des dix dernières années. Il expose également aux galeries Syra, de Barcelone et Biosca, de Madrid.
1965-1966. Le Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale de Paris expose la collection de gravures de Vilató qu'elle a acquises à diverses occasions. L'année suivante, c'est le Museo Español de Arte Contemporáneo qui lui consacre à Madrid une exposition sur ses différentes techniques graphiques.
1968. Il réalise la grande peinture murale :Descente de la Chimère sur Monticelli (2,45 x 5,50 m.) sur une demeure près de Naples. La forte impression que lui cause la visite de Pompeï se reflète dans ses oeuvres de cette époque. A la demande de la Société Minière de Peñarroya, il réalise une autre oeuvre de grande envergure: un haut-relief de 3m x 8m en cuivre et en étain, destiné à la Salle du Conseil. Plus tard, cette pièce singulière passera au Musée d'Histoire et des Beaux Arts de Neuchâtel (Suisse). La même année, Vilató est nommé membre de la "Société des Peintres Graveurs Français". Il découvre également les charmes de la côte d'Alicante, où il passera régulièrement ses vacances d'été à partir de 1968.
Vilató dans son atelier à Paris travaillant au haut-relief en 1968
1970. Il voyage en Suède pour la première fois, à l'occasion d'une exposition à la Galerie Ariane de Goteborg, et c'est le début d'un travail continu dans plusieurs villes suédoises: aux musées d'Hälsingland, de Vastergotland et de Varberg, ainsi qu'à l'Université d'Uppsala.
1971-1977. Parmi ses activités dans les années 70, il faut signaler l'exposition rétrospective de peinture, dessin et gravure que lui dédie la "Fondation du Grand Cachot du Vent" à La Brevine (Suisse). Quant à son oeuvre graphique, elle fait l'objet d'un travail de recherche réalisé en 1973 par Claudine Sigler, sous la direction du Professeur Paul Guinard, de l'Université de Paris IIIe.
D'autre part, la Galerie Berggruen, qui a présenté les gravures de Vilató pendant 30 ans, lui consacre une exposition de peinture.
L'artiste dans son atelier à Paris en 1978
1980. Le Centre Culturel Municipal d'Yverdon (Suisse) présente une ample rétrospective de sa création picturale des dix dernières années. Par ailleurs, Vilató poursuit son infatigable travail sur les thèmes inépuisables de la femme, l'enfance, l'amour, la nature vivante ou... morte, dont il développe toutes les possibilités plastiques, depuis le croquis schématique jusqu'à l'aquarelle agile, en passant par les compositions de grand format. Ces séries de planches et de peintures à l'huile qui remplissent ses innombrables cahiers de dessins ne représentent cependant pas que de simples études préliminaires pour ses toiles, mais bien un autre aspect de son oeuvre, peut-être moins connu mais tout aussi vivant.
1984-1986. Invité par le Museo Rufino Tamayo de Mexico, Vilató y présente ses gravures les plus récentes. Les expositions se succèdent à Paris, à Madrid et en Suisse. En 1986, ce sera le tour de la galerie Christopher Hull à Londres.
1987-1989. Pendant presque deux ans, Vilató se consacre principalement à une gigantesque commande publique: 5 panneaux en céramique pour un ensemble d'immeubles de l'architecte Gérard Thurnauer à Torcy (grande cité moderne à Marne-la-Vallée, près de Paris). Une brève monographie éditée par La Fenêtre illustre cette réalisation.
Parmi les nombreuses sollicitudes qu'il reçoit, il répond avec une tendresse spéciale aux initiatives venant de Suède, pays auquel il reste lié par un sentiment d'affection. Il répond également avec plaisir à l'invitation du village de Montesinos, dans la province d'Alicante, pour une exposition conjointe avec Pelayo et le sculpteur Subirá Puig.
1990. Parmi ses expositions habituelles en France et en Espagne, il faut en signaler deux au thème singulier: l'une de peinture érotique au Moulin de Fombeton de Sisteron (Provence); l'autre de motifs marins, d'interprétation très libre, à la Galerie Davidov de Paris.
1994. Il réalise, sur commande officielle, une fresque en céramique pour le Groupe Scolaire Lesseps de Paris.
Le fils de Vilató, artiste également, fait don au Museo del Grabado Español Contemporáneo de Marbella, près de Málaga, d'une collection d'estampes. Une exposition est célébrée à cette occasion et le musée donne à une de ses salles le nom de Vilató.
2000. Javier Vilató meurt à Paris le 10 mars.
Extrait du livre "Vilató, Colecciones europeas" édité par la Fundación Arte y Tecnología de Telefónica.