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L’origine de ce vase est inconnue. S’il se distingue par sa forme, sa surface polie, recouverte d’engobe et décorée de dessins géométriques appliqués au pigment blanc, rappelle la poterie provenant du delta intérieur du Niger (DIN) supérieur et inférieur.
Michel Raimbault et Kléna Sanogo ont mis au jour un récipient à pied, peint à l’engobe, et décoré de motifs géométriques blancs à Mouyssam II (KNT 2), un site dans la région des lacs, à un niveau daté entre le 5e et le 7e siècle de notre ère (Bedaux et Raimbault 1993, p. 276). Raymond Mauny a publié un récipient de dimension comparable à celui-ci. Son exemplaire en provenance de Kouga, un site près de Tombouctou, affichait des caractéristiques analogues à celles de ce vase, et datait d’une période oscillant entre le 9e et le 12e siècle (Mauny 1964, p. 73). Ces deux trouvailles coïncident avec la phase de la poterie peinte du DIN supérieur, établie par S. K. McIntosh (1995, p. 367). Elle a observé des dessins géométriques peints en blanc sur des pots à Djenné-Jeno à la fin de cette phase, tard dans le 9e siècle. Même si le récipient présenté ici peut être associé à ces deux pièces, il est beaucoup plus tardif, comme le révèle le test par thermoluminescence. Tel a été le cas pour un exemplaire de poterie géométrique rouge et blanche publiée par Bernard de Grunne, que l’analyse par thermoluminescence situe entre le 12e et le 14e siècle (1983, cat. no 32).