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En premier lieu, il s’agit d’HABITER une zone désirée, et pour se faire, la clé de ce projet commun est de dialoguer avec les contraintes proposées : la protostructure, le sol, les constructions voisines.
Puisque notre point de départ a été de définir le lieu d’implantation du projet, le relief a été la source principale de nos réflexions. Par conséquent, en référence à notre thème de travail suivi durant la phase PLANES, la construction du projet repose sur un élément d’intérêt de nature oblique – un bloc massif stabilisé dans le plâtre de manière inclinée, possédant une surface exposée permettant le passage d’éléments en bois de manière régulière et ordonnée. Dès lors, notre choix a été de suivre la propagation de cette surface dans sa longueur à travers la protostructure, définissant ainsi notre surface d’étude.
S’intersecte-t-elle avec une autre surface ? Trouve-t-elle un appui sur la protostructure ? Quel rapport géométrique s’approprie-t-elle ? Finalement, quel rapport au corps nous procure-t-elle ?
Dans cet espace rythmé par le relief accidenté irrégulier, il est prudent d’admettre que seul la protostructure possède un rapport d’horizontalité et de verticalité objectif.
C’est ce que nous voulions au premier abord étudier en cherchant la ligne d’intersection entre la première horizontalité définie par la protostructure au-dessus du sol et la surface d’étude à laquelle nous nous intéressons. De là naît une nouvelle forme de surface commençant par cette ligne d’intersection que nous avons choisi de délimiter avec l’intersection des plans verticaux, encore une fois, choisis par la protostructure. Cette surface a été mesurée, moulée, coulée, puis démoulée pour finalement reposer sur la structure première en tant que tel. Cet élément sert d’abord comme un outil communiquant le passage de la surface d’étude à la surface strictement horizontale, mais sert aussi à lester les tiges légèrement adroites mais assez proches de la protostructure, agissant désormais comme un appui pour celles-ci.
Durant notre exploration, le rapport à la verticalité nous a semblé nécessaire pour un ancrage plus régulier des tiges sur son appui. L’assemblage d’éléments en bois a mené à un élément traversant la surface d’étude – en l’occurrence, un « peigne » se mêlant donc au bardage initialement créé. Dans son utilité initiale, ce peigne se devait d’être placé dans la protostructure, c’est-à-dire dans l’espace disponible entre les deux tiges horizontales. Cependant, sa propriété amovible dans l’axe de sa longueur a rapidement démontré sa qualité, notamment pour la représentation d’espaces différents et pour la création de jeux de lumières.
Rapidement se développe une étude sur l’espace englobant ce qu’il y a au-dessus de la surface d’étude, mais également, et surtout, en-dessous de celle-ci. Dans ce sous-sol s’y créé des jeux de couleurs, de lumières, variants selon l’emplacement du peigne.