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Le cas de Patrizia Pesenti, mise à l'écart vendredi par ses collègues du Conseil d'Etat tessinois, a des précédents. Mais ils impliquaient des fautes jugées graves.
Avant elle, le Grison Peter Aliesch a été contraint à abandonner une partie de ses dicastères et le Vaudois Pierre-François Veillon à démissionner.
Le conseiller d'Etat grison Peter Aliesch a fait les grands titres en août 2001 à cause de ses liens avec l'homme d'affaires grec Panagiotis Papadakis.
Malgré les remous de l'affaire, il a refusé de quitter le gouvernement en cours de législature.
Ses collègues lui ont alors retiré la direction de la justice et police, ne lui laissant que les affaires sanitaires. Peter Aliesch est resté au Conseil d'Etat jusqu'en décembre 2002.
L'enquête pénale pour corruption passive ouverte contre lui a été classée en juillet 2002.
Démission à Lausanne
En mars 1996, Pierre-François Veillon (UDC) a été contraint de quitter le Conseil d'Etat vaudois à la demande de ses collègues du gouvernement.
Il lui était reproché de ne pas avoir communiqué des informations sur une comptabilisation erronée des impôts à la source du district de Lausanne.
Auparavant, le Conseil d'Etat vaudois avait procédé à une nouvelle répartition des départements. Pierre-François Veillon avait cédé les finances pour reprendre la justice, la police et les affaires militaires.
Précédents à Berne
L'exécutif de la ville de Berne a lui aussi connu des cas similaires. Le 23 avril de cette année, le conseiller communal radical Kurt Wasserfallen s'est vu retirer la responsabilité de la police.
Le 1er mai, après une rocade, il a hérité du département des finances. La rupture des relations de confiance de Kurt Wasserfallen avec le commandant de la police est à l'origine des remous.
Dix ans plus tôt, Josef Bossart s'est retiré avec effet immédiat de l'exécutif communal de la ville de Berne.
Le représentant du PDC n'a pas apprécié la manière dont il a été muté de la direction des finances à celle de la santé et des oeuvres sociales.
swissinfo et les agences