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De nombreux sportifs professionnels ne sont pas les seuls à avoir opté pour ce style de carrière dans leur famille. Pour ce troisième volet des familles des sportifs professionnels, vous aurez le plaisir de faire connaissance avec les « O’Neal », les « Dibaba », les « Bryan », les « Brownlee » et les « Manaudou ».
Qui ne connait pas Shaquille O’Neal ? Cet homme qui a eu de nombreuses occupations durant sa carrière (de 1992 à 2011) a été, après son retrait des terrains, récompensé par une introduction au Hall of Fame et a vu son numéro retiré par les franchises des Lakers de Los Angeles et du Miami Heat. Pendant sa carrière, le joueur mesurant 2m 16 pour près de 150 kg avait un faible pour casser des paniers, aller au contact de ses adversaires et gagner des titres. Cette manière de jouer a marqué l’histoire de la NBA : 1 titre de MVP, 4 titres NBA, 15 sélections au All Star Game, une médaille d’or olympique, 8 sélections dans le 5 majeur de l’année, 3 fois MVP des Finales. Mais Le « Shaq » a surtout provoqué un renforcement des paniers par la NBA, ceux-ci étant beaucoup trop fragiles pour la puissance de ses dunks.
Toutefois, réduire sa vie à ces statistiques serait ridicule. Il fait aussi se déchaîner des personnes sur le dancefloor la nuit dans des boîtes de nuit dans le monde entier et se moque des « fails » des joueurs NBA dans sa chronique « Shaqtin’ A Fool » sur TNT. Mais ses enfants sont sa plus grande fierté et ils sont nombreux : 6 ! Les deux aînés de la fratrie n’ont pas suivi la voie du sport : sa fille Taahirah née en 1996 de sa relation avec Arnetta Yardbourgh a choisi la voie de la musique en tant que chanteuse et s’implique aux côtés de sa mère dans plusieurs causes caritatives, tandis que Myles, le fils de la mère de ses plus jeunes enfants (qu’il a adopté) né en 1997, poursuit actuellement sa carrière de mannequin, posant et défilant pour divers magazines ou marques tels que Vogue ou Dolce Gabbana. Les cadets de la famille, les fils et les filles de Shaq et Shaunie, sont tous nés dans les années 2000 et jouent tous au Basketball à différents niveaux. Le plus âgé né en 2000 est Shareef O’Neal. Les années précédentes l’ont révélé comme un des plus grands potentiels dans le championnat lycéen de Basketball où il évoluait sous les couleurs du collège « Crossroads » de Los Angeles, tout comme ses cadets actuellement, ainsi que LeBron James Jr. alias « Bronny », fils du premier du nom, qui y est inscrit pour l’année 2019. Shareef s’est engagé pour l’année 2019 avec l’université UCLA où il essaiera de convaincre la NBA de sa valeur. Toutefois, les médecins de UCLA lui ont détecté en septembre une maladie cardiaque pour laquelle il s’est fait opérer avec succès il y a deux jours. UCLA a déjà annoncé qu’il manquera l’entièreté de la saison 2018-2019. Parmi ses plus jeunes frères et sœurs, Amirah O’Neal, née en 2001, joue au basketball et étudie au Lycée de Crossroad, tout comme son frère Shaqir né en 2003 et sa sœur Me’arah née en 2006.
La famille Dibaba a marqué l’athlétisme de son empreinte grâce à trois sœurs : Ejegayehu, Tirunesh et Genzebe. La première citée, âgée de 36 ans, est l’aînée de la fratrie éthiopienne et a débuté sa carrière en courant le cross-country et des distances longues sur piste (5000m, 10’000m). Sa carrière a été marquée par deux médailles de bronze aux championnats du monde d’athlétisme d’Helsinki en 2005 (sur 5000m et 10’000m) et une médaille d’argent sur le 10’000m des Jeux Olympiques d’Athènes, puis par une reconversion sur le marathon où elle a fini en 2ème position de l’édition 2011 du Marathon de Chicago. Depuis 2011, l’aînée des sœurs Dibaba est mère de deux enfants et devrait faire son retour sur Marathon prochainement après avoir renoncé à concourir dans certaines épreuves, alors qu’elle figurait sur les listes de départ.
Tirunesh Dibaba, la deuxième des sœurs, est née 3 ans après Ejegayehu. Très jeune, elle suit les traces de son aîné en courant sur piste le 5000m et le 10’000m. A 18 ans seulement, elle remporte son premier titre mondial sur 5000m aux Championnats du Monde de Paris 2003. Son palmarès par la suite est impressionnant : 6 médailles olympiques dont trois en or, 6 médailles mondiales dont 5 titres, ainsi que 4 victoires aux Championnats du Monde de cross-country sans oublier le record du monde sur 5000m en 2008 qu’elle détient toujours actuellement. Elle poursuit actuellement sa carrière majoritairement sur marathon bien qu’elle ait participé, avec une médaille d’argent à la clé, au 10’000m des Mondiaux d’athlétisme en 2017 à Londres. Après deux podiums lors des éditions 2014 et 2017 du Marathon de Londres, Tirunesh Dibaba a cueilli son premier succès sur la distance au Marathon de Chicago 2017. Fin 2018, elle a aussi fini 3ème du prestigieux Marathon de Berlin en 2h 18’55.
La plus jeune des trois et peut-être la plus connue s’appelle Genzebe Dibaba. Pas d’originalité par rapport à ses sœurs : elle a commencé sa carrière sur le cross-country et sur la piste. Toutefois, elle n’a pas rencontré un succès aussi précoce que Tirunesh, échouant à la 8ème place du 5000m des mondiaux d’athlétisme 2009 et 2011 à l’âge de 18 ans et 20 ans. Sa première médaille mondiale a été en salle sur le 1500m en 2012 à Istanbul et a marqué le début de son histoire d’amour avec les compétitions en salle. En effet, alors qu’elle a dû attendre 2015 pour obtenir des médailles en extérieur, ses saisons en salle ont été impressionnantes. Entre 2014 et 2017, elle s’est adjugé les records du monde indoor sur le 1500m, le Mile, le 2000m, le 3000m et le 5000m en plus de ses 5 titres mondiaux obtenus entre 2012 et 2018. En extérieur, son palmarès est moins fourni avec seulement 2 médailles mondiales (dont 1 titre) et une médaille d’argent olympique, bien qu’elle détienne depuis 2015 le record du monde du 1500m. Cependant, les performances qu’elle a réalisées durant sa carrière et surtout son record du monde sur 1500m sont actuellement remises en cause par une grande partie du monde de l’athlétisme. En effet, en 2016, son entraîneur Jama Aden est arrêté par la police espagnole lors d’un camp d’entraînement, après la saisie d’une importante dose d’EPO dans sa chambre d’hôtel. Malgré l’incompréhension générale du monde de l’athlétisme, l’IAAF n’a pas infligé de suspension aux athlètes impliquées parmi lesquels figurait Genzebe Dibaba. Depuis, les performances de l’éthiopienne sont en baisse, ne dominant pas autant ses adversaires que par le passé.
Tout le monde connait les tennismen Mike et Bob Bryan, mais jouer du tennis ne tenait pas du hasard pour ces jumeaux. Leur mère, Kathy Blake (devenue Bryan) était joueuse professionnelle dans les années 1960 où elle a atteint le top 30 mondial en simple, tout comme leur père Wayne, aussi joueur professionnel. A la fin de leur carrière, le couple Bryan a créé un club de tennis, leurs enfants se retrouvant alors immergés dans la pratique de ce sport. Les jumeaux jouaient petits déjà en double, sans que personne ne puisse alors se douter qu’ils aient un jour une telle carrière. Le parcours de ces frères est hallucinant : 116 titres en double gagnés ensemble dont 16 titres en Grand Chelem, sans compter une médaille d’or et une médaille de bronze olympique, ainsi qu’une victoire en Coupe Davis avec les USA. Actuellement âgés de 40 ans, Mike et Bob Bryan font toujours partie du top 20 mondial, sans toutefois enchaîner les succès comme il y a quelques années.
Oui je vais bien vous parler des frères triathlètes britanniques Alistair et Jonathan Brownlee, mais aussi de leur plus jeune frère Edward. Mais avant de nous pencher sur leur histoire, nous devons d’abord nous intéresser à leurs parents : Keith et Cathy. Vous voulez savoir la recette pour concocter deux triathlètes médaillés olympiques ? Prenez d’abord tout en haut de l’étagère un « Keith coureur », puis aller chercher au magasin une « Cathy nageuse ». Reprenons un peu notre sérieux quand même ! Oui, comme vous l’avez compris leurs parents se passionnaient pour deux des trois sports que contient le triathlon. Leurs grands-parents auraient quand même pu se mettre au vélo ! En parlant des grands-parents, le grand-père de la fratrie, Norman, était dans la Navy lors de la 2ème guerre mondiale et avait dû s’échapper à la nage lorsque son bateau avait été coulé : Alistair Brownlee a même confié au journal « The Telegraph » que son grand-père lui disait souvent qu’il lui faisait penser à lui-même.
Alistair Brownlee, né en 1988, est de deux ans l’aîné de son frère Jonathan et de 8 ans l’aîné d’Edward. Il présente le palmarès le plus impressionnant : 22 victoires en séries mondiales de triathlon, 2 titres olympiques (2012, 2016), 3 titres de Champion d’Europe et 3 victoires en Ironman 70.3 (entre 2017 et 2018). En 2016, lors de la finale des séries mondiales de triathlon, Jonathan se trouvait en tête et a été victime d’un malaise foudroyant dû à la déshydratation à 400m de l’arrivée : son frère Alistair, placé en deuxième position a alors sacrifié sa première place pour soutenir son frère jusqu’à l’arrivée, laissant le Sud-Africain Henri Schoeman les doubler et s’adjuger la victoire. Cette image a marqué les esprits et le comportement d’Alistair a été applaudi dans le monde entier. Jonathan est souvent considéré comme le numéro 2 du duo, mais son palmarès n’en reste pas moins exemplaire : 10 victoires en séries mondiales, deux médailles olympiques (3ème en 2012 et 2ème en 2016) et une victoire au classement général des Championnats du Monde de triathlon. Leur plus jeune frère Edward ne fait lui pas de triathlon, mais pratique le rugby et le waterpolo à côté de ses études. Quelle famille de sportifs !
Pour la première fois sur le site nous parlons de natation ! Et d’un nom qui vous est sûrement familier si vous ne passez pas votre temps à faire la plage et à jouer à la pétanque depuis 20 ans sur une île déserte aux côtés de Robinson Crusoé et de Vendredi : les Manaudou. Oui, je vais bien vous parler de Laure Manaudou et de son petit frère Florent qui sont les plus connus de la famille, mais aussi de leur aîné Nicolas, ainsi que de leurs parents. Commençons par le commencement parce que ne parler que de personnes que vous connaissez « ça ne suffira jamais », comme disait Jamy : Olga et Jean-Luc Manaudou étaient aussi sportifs, bien qu’ils n’aient pas atteint un niveau professionnel. Olga, leur mère, était amateure de Badminton, alors que Jean-Luc, leur père, pratiquait le handball au poste d’arrière-gauche en Nationale 3.
De l’union du couple est né Nicolas, 5ème des championnats du monde 2011 de Shanghai sur le 50 mètres papillon, qui a aussi entraîné sa sœur et son frère à certains moments de leur carrière. Depuis 2014, Nicolas a mis un terme à sa carrière de nageur professionnel, pour exercer son rôle d’entraîneur à plein temps.
Sa petite sœur Laure est une extraterrestre : déscolarisée dès l’âge de 14 ans pour pouvoir se consacrer à 100% à sa carrière sportive, elle a remporté 4 ans plus tard le premier et seul titre olympique de son parcours professionnel. Des titres, elle en a remporté à foison : 3 titres mondiaux en grand bassin, 17 titres européens et 7 records du monde battus tous bassins confondus (qu’elle ne détient plus actuellement) avant son retrait des bassins en 2008 à seulement 22 ans. Elle s’est ravisée 3 ans après en faisant un comeback moins probant avec quelques titres nationaux décrochés en plus, un titre européen en petit bassin et une qualification pour les J.O de Londres où elle a été éliminée d’entrée.
Né 4 ans après sa grande sœur Laure, Florent pratique d’abord le handball en club comme son père avant de se tourner, après une forte incitation de ses parents, vers la natation comme ses aînés. La suite ? Un titre olympique sur le 50 m nage libre en 2012, 7 titres mondiaux et 11 titres européens tous bassins confondus, sans compter les deux records du monde qu’il détient actuellement (50 m nage libre et 50m dos). Fin 2016, il a décidé de mettre de côté sa carrière de nageur pour se consacrer à son premier amour qu’est le handball. Dans une interview pour RMC sport début septembre 2018, Florent Manaudou précise que son ambition est de s’épanouir dans ce nouveau sport, afin de préserver son envie de nager, mais pas d’atteindre une sélection nationale en tant qu’handballeur, lui qui considère cet objectif comme irréalisable.