Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07014.jsonl.gz/690

Naissances multiples moins nombreuses après une fécondation in vitro
En 2018, 6012 couples ont suivi un traitement de procréation médicalement assistée en Suisse. Grâce à eux, 2154 enfants sont venus au monde et 62 sont nés grâce à des dons de sperme.
Moins d'embryons implantés à la fois
Le principal changement observé en 2018 est le recul net des naissances multiples, qui fait suite à l'acceptation, par le peuple, de la modification de la Loi fédérale sur la procréation médicalement assistée en juin 2016.
>> Lire à ce sujet: Les Suisses soutiennent largement le diagnostic préimplantatoire
La révision de cette loi a entraîné un changement de pratique médicale: comme l'analyse plus détaillée des embryons avant l'implantation est devenue possible, le transfert de plusieurs embryons à la fois par cycle de traitement est devenu moins nécessaire, donc plus rare. Résultat: la part des naissances multiples a diminué de moitié, passant de 16% en 2017 à 8% en 2018, selon les derniers chiffres de l'Office fédéral de la statistique publiés mercredi. En 2008, près d'une fécondation in vitro sur cinq réussie donnait encore naissance à des jumeaux ou à des triplés.
Taux de succès en hausse
Depuis bientôt 10 ans, le nombre de femmes qui ont recours à une fécondation in vitro est en baisse. En revanche, le nombre de naissances, lui, continue d'augmenter légèrement, signe que le succès des traitements ne cesse de croître. De 2014 à 2018, la proportion de femmes chez qui le traitement a abouti à une naissance vivante (après un ou plusieurs cycles de traitement) a passé de 27% à 33%.
Le nombre de fécondations in vitro baisse depuis 2010 tandis que le nombre de naissances vivantes augmente, signe que le taux de réussite de l'intervention est en augmentation. [OFS]
Dans 99% des cas, la procréation médicalement assistée a été demandée pour cause de stérilité et dans 0,5% pour ne pas transmettre une maladie grave. Ce chiffre annuel est nouveau dans la statistique, depuis que le diagnostic préimplantatoire est autorisé depuis septembre 2017.
ats/Vincent Cherpillod
Publié le 25 mars 2020 à 13:25