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Les deux dernières œuvres orchestrales de Brahms nous apportent les couleurs de l’automne en été. Il écrit son superbe Double Concerto en 1887 pour son vieil ami Joseph Joachim et le distingué violoncelliste du quatuor de ce dernier, Robert Hausmann. Brahms et Joachim se sont éloignés suite au divorce de Joachim et, que ce soit pour cette raison ou non, Brahms imagine le violon et le violoncelle comme deux vieux compagnons – ou partenaires de mariage, peut-être, dans la scène domestique du mouvement lent. La Symphonie No 4, composée trois ans auparavant, affiche un caractère nostalgique, pour ensuite devenir ferme et théâtral. D’abord calme, le mouvement lent devient énergique, la force explose dans le scherzo pour se rétablir dans le final, une passacaille monumentale dont les circonvolutions bâtissent l’un des chefs-d’œuvre de la musique.