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Les Fins-Hauts (1875)
Sylvion, jeune berger fantasque, rêveur et solitaire, apporte, au sein de cette nouvelle montagnarde et à l’aide de son langage versifié, rythmé, imagé, énigmatique et laconique, une dimension poétique. Personnage rusé, il dupe deux voyageuses afin qu’elles séjournent dans le chalet isolé qu’il partage avec Bruno, jeune philosophe, et Montlucar, ermite incarnant les valeurs paternelles. La mise en scène de l’imprévisible marginal, qui implique tromperies et quiproquos, confère à cette nouvelle un caractère comique et provoque également la naissance, après de nombreuses complications, de deux histoires d’amour. Tel un écrivain, Sylvion, une fois son œuvre achevée, disparaît.
La fonte des neiges, paysages, portraits et nouvelles (1875)
Texte protéiforme, La fonte des neiges, paysages, portraits et nouvelle se décompose en deux parties. La première constitue une conférence sur la montagne présentée par Juste Olivier, entre 1870 et 1874, notamment à Lausanne, Neuchâtel et Genève, dans laquelle il a inséré cinq poèmes. La deuxième partie, conclusion à la conférence, est une brève nouvelle (pp. 103-121 du recueil Sentiers de montagne) décrivant la rencontre, dans un cadre idyllique, entre les deux jeunes protagonistes, Léontine et Prosper. Suite à la fonte des neiges, ils se trouvent enfermés dans une grotte. Cet isolement dans la montagne est à l’origine d’une histoire d’amour atypique.
Rose Souci (1875)
Cette nouvelle montagnarde, dans laquelle le narrateur s’adresse à plusieurs reprises au lecteur et intervient fréquemment afin de commenter l’histoire et ses personnages, décrit l’amitié qui unit Rose Souci, jeune femme délaissée par son père, à M. Darveye, vieil homme, figure paternelle de substitution. Face au désir d’évasion et à la soif de connaissance de la paysanne, le protagoniste installe Rose dans un pensionnat en ville, afin de parfaire son éducation. M. Darveye prend également en charge Gratien, jeune artiste rêveur, transi d’amour pour Rose et lui octroie une position sociale plus solide. L’éducation de M. Darveye s’achève lorsque le jeune couple se marie.
Un mari échappé (1923)
Le narrateur de cette nouvelle, motivé par un désir d’évasion et de liberté, décide de quitter sa femme, trop banale et terre-à-terre, afin de partir à l’aventure. En quête de situations romanesques, il traverse plusieurs pays, la Belgique, l’Allemagne, la Suisse ainsi que l’Italie, et se laisse guider par ses hasardeuses rencontres, des femmes qu’il idéalise immédiatement. Esprit imaginatif, créatif et artistique, le mari se perd sans cesse dans les méandres de ses rêveries éparses, ce qui explique les nombreuses digressions et parenthèses de la nouvelle. Finalement, en parfaite cohérence avec son caractère, les tribulations du narrateur n’étaient qu’un rêve qu’il contait à sa femme.
Notes de correction
Ce manuscrit, intitulé “Renseignements et corrections pour mes ouvrages si…“ par Juste Olivier, contient des commentaires et errata de l’auteur au sujet des premières éditions de certains de ses ouvrages, en vue d’une éventuelle réédition. Ces remarques portent ainsi sur le roman Luze Léonard ou les deux promesses : idylle tragique, la nouvelle Le dernier Tircis, les recueils de poésie Poèmes suisses, Les deux voix, Les chansons lointaines et Les chansons du soir, la nouvelle en vers Héléna, les ouvrages historiques Le Canton de Vaud et Etudes d’histoire nationale, ainsi que sur le périodique la Revue suisse.