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Des expériences effectuées chez la souris montrent pour la première fois les liens métaboliques entre hyperprolactinémie et infertilité féminine, offrant ainsi de nouvelles pistes thérapeutiques.1
Mécanisme naturel de contraception chez les femmes qui allaitent, une sécrétion augmentée de prolactine peut induire une stérilité chez celles désirant un enfant. Une équipe du Kremlin-Bicêtre à Paris vient de valider l’hypothèse que cette hyperprolactinémie bloque l’ovulation en inhibant la sécrétion de l’hormone hypothalamique GnRH (gonadolibérine ou gonadotropin releasing hormone).
C’est en fait la production de kisspeptine qui est directement touchée par la surexpression de prolactine. Cette neurohormone est essentielle à l’activation en aval des neurones à GnRH. Après avoir provoqué une hyperprolactinémie et une anovulation chez des souris, les chercheurs ont pu en corriger les effets grâce à des injections quotidiennes de kisspeptine.
Des essais cliniques sont en cours pour investiguer l’efficacité de cette neurohormone comme alternative thérapeutique aux agonistes de la dopamine chez les femmes souffrant de ce type d’infertilité. L’hyperprolactinémie est la cause la plus fréquente d’anovulation hypogonadotropique et la raison principale d’infertilité chez les femmes âgées de 25 à 34 ans.