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Dans ce livre, il y a toutes les histoires qui nous rassemblent. Elles racontent le mystère du peuple, son drame au sein de l'histoire du monde. Et le chemin de l'espoir. De la Genèse au Livre de Daniel, voici trente-cinq récits bibliques extraits de l'Ancien Testament comme vous ne les avez jamais lus ni vus ! S'adressant à toutes les générations et à tout public, ces histoires marquées par la puissance des textes de Frédéric Boyer et la modernité des illustrations de Serge Bloch racontent le monde dans lequel nous vivons et tentent de répondre aux grandes questions que se pose l'homme aujourd'hui.
Vivre et mourir sans se départir de son courage et perdre son honneur est au coeur du Hagakure, une série de textes écrits par un samouraï du XVIIIe siècle, Yamamoto Tsunetomo. Ce livre est une fenêtre ouverte sur l'esprit du samouraï, éclairant le concept de bushido (la Voie du guerrier), qui précise la manière dont les samouraïs devaient se comporter, se discipliner, vivre et mourir. Alors que pendant de nombreuses années, le Hagakure demeura un texte secret, connu uniquement des samouraïs au service du clan Nabeshima auquel appartenait l'auteur, il fut plus tard reconnu comme un grand classique de la pensée du samouraï.
À l'origine, le Hagakure était composé de plus de 1300 textes courts que Tsunetomo dicta à un jeune samouraï sur une période de sept années. William Scott Wilson a sélectionné et traduit ici 300 des textes les plus représentatifs pour créer un ouvrage plus accessible, un guide du samouraï. Aucun autre traducteur n'a su rendre ce texte avec autant de profondeur et d'érudition. Wilson éclaire le Hagakure sous un jour différent : Tsunetomo fait référence au bushido comme à « la voie de la mort, » une description qui a engendré une fascination morbide chez ses lecteurs, particulièrement pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais à l'époque de Tsunetomo, le bushido relevait d'un concept plus nuancé qui était étroitement lié au concept zen de muga, la « mort de l´ego ».
L´introduction de Wilson fournit l'arrière-plan historique et philosophique pour une lecture plus métaphorique du Hagakure.
Tsunetomo YAMAMOTO (1659-1719) est samouraï dans un des plus grands clans du Japon, les Nabeshima. À la mort de son seigneur en 1700, il choisit de se retirer dans un monastère afin de prier pour le repos de son défunt seigneur et ainsi continuer de le servir. Son livre Hagakure fut traduit dans nombre de langues et inspira même un film hollywoodien.
William SCOTT WILSON titulaire de licences en sciences politiques et en langue et littérature japonaises, entreprit des recherches approfondies sur la philosophie de l´ère Edo (1603- 1868) à l´université préfectorale de Aichi au Japon. Entre autres traductions, Wilson est l´auteur du Livre des cinq roues, du Sabre de vie, de L´Esprit Indomptable. Il réside aujourd´hui en Floride et se rend régulièrement au Japon pour ses recherches et pour son plaisir personnel.
L'Evangile selon Thomas fut découvert en 1945 aux environs de Nag Hammadi.
C'est une collection de 114 logia ou "paroles nues" attribuées à Jésus le Vivant.
Cet Evangile fut diversement reçu parla critique, si bien qu'à peine sorti de terre, il fut de nouveau recouvert par le sable mouvant des gloses et des polémiques...
Mais la parole respirait sous la cendre...
II importait d'y retrouver l'étincelle cachée afin d'y réveiller - comme au jour de Pentecôte - le feu de son âme.
Cette nouvelle traduction, suivie de son commentaire, n'a pas d'autre but. Elle est dédiée à tous ceux pour qui Evangile signifie Amour et Connaissance, invitation à la Liberté.
La lumière de l'intellect dont nous donnons une édition du texte hébreu et une traduction enrichie de 1800 notes, est un livre d'une très grande complexité, mais qui pourrait être résumé ainsi : L'influx divin instruit l'homme de ce qu'est le monde dans sa totalité à travers le langage sous tous ses aspects: lettres de l'alphabet (formes, ordres, permutations, combinaisons, etc.) signes des voyelles (durée, sonorité, place etc.), grammaire, syntaxe, temps des verbes. En pénétrant les secrets d'une langue, on parvient par des jeux de langage et d'écriture à comprendre le fonctionnement des planètes, à connaître les secrets du divin, à comprendre les mystères de l'homme. Mais cette connaissance ne peut s'acquérir qu'à la lumière de l'intellect et la seule foi aveugle n'est bonne à rien.
Abraham Aboulafia (1240-1292?) est un cabaliste espagnol du 13e siècle. Son oeuvre n'a été publiée en hébreu que récemment mais ses écrits ont été recopiés par des générations de disciples. Il en existe des versions latines lues par Pic de la Mirandole. Sa vie ne manque pas d'anecdotes dont la plus célèbre est sa visite au Pape Nicolas pour lui demander de cesser de persécuter les juifs. Le jour de son arrivée à Rome, on lui annonce que dans la nuit le pape est mort, ce qui le sauve du bûcher.
Dans la société juive, la coutume est le résultat de pratiques quotidiennes et de discussions rabbiniques accumulées au fil du temps. Comme l'écrit le Talmud: la coutume efface la loi. Elle devient alors la règle d'autorité pour la collectivité. De nombreux Livres des coutumes furent publiés entre le 14e et le 17e siècle et celui de Guenzburg, paru à Venise en 1589, a été rédigé en yiddish. Il est ici traduit pour la première fois et présenté par Jean Baumgarten : Quelle est la place de la coutume dans une communauté contrainte à se déplacer pour échapper aux persécutions? 1) Qui seraient aujourd'hui les auteurs de sifrei ha-minhagim d'un judaïsme en situation de crise dans la diaspora et en Israel ? C'est l'originalité de ce livre qui mêle érudition et interrogation existentielle.
Jean Baumgarten (CNRS) est spécialiste du monde ashkénaze et du hassidisme et il est l'auteur chez Albin Michel de Histoire d'une langue errante, 2002; La Naissance du hassidisme, 2006; Le Baal Shem Tov, 2020. Il a publié à l'éclat en 2018: La Légende de Yosef della Reina, et co-écrit (avec Patricia Farazzi) la Vie imaginée de Shimon guenzburg, Éditeur typographe du xvie siècle, à partir de sa correspondance avec tirzah adelkind, jeune fille vénitienne, qui paraît en même temps que ce livre.
Nous vivons dans un monde rempli de symboles. En art et en littérature, mais aussi en politique, dans les techniques ou dans la publicité, les références symboliques sont nombreuses.
Ce petit livre met l'accent sur 200 symboles, classés par ordre alphabétique, qui ont un sens pour nous. Issus de différentes cultures (mythologie, Egypte ancienne, mais aussi tradition chrétienne et païenne, Ancien régime ou France impériale), leur signification est ancrée dans notre inconscient. Fabrizio Vecoli décrypte ces symboles et explique leur origine et leur signification, qui évolue selon les époques. Chacun des symboles est illustré par un dessin au trait.
Les psaumes ont une place centrale dans la Bible.
Ils sont intemporels, universels.
Ils disent une expérience personnelle et collective où se bousculent la souffrance et le bonheur, mais aussi la mémoire, le désir et l'espérance.
On peut se retrouver dans chacun d'eux.
Cette éphéméride spirituelle propose des versets à méditer chaque jour.
On appelait autrefois "Fleur des saints" un livre de piété qui offrait au lecteur "une vie de saint pour chaque jour de l'année". Reprenant cette tradition éditoriale qui connut jadis un très grand succès populaire, l'abbé Omer Englebert la renouvela il y a un demi-siècle en multipliant le nombre de saints présentés, et en y ajoutant, au-delà du Martyrologe romain, quelques dizaines de bienheureux particulièrement honorés dans les autres Eglises.
Cette Fleur des saints se présente donc comme une fresque, haute en couleur, des saints les plus illustres, ceux qu'honore la liturgie et qui ont inspiré les écrivains et les artistes, ceux dont nos villes, nos villages, nos familles parfois, perpétuent le nom, ceux dont nous portons souvent le prénom. Pour chacun, Omer Englebert nous raconte ce qu'en dit l'histoire ou la légende, et nous indique les oeuvres et les vertus qui leur valut d'être célèbres en leurs jours mortels, ou de le devenir après leur mort.
Également appelée Les chatons des sagesses (car les " formes " spirituelles des différents prophètes sertissent la sagesse divine, comme le chaton sertit la pierre précieuse), cette oeuvre a marqué l´histoire du soufisme et de l´islam profond. Chaque chapitre est dédié à un des prophètes mentionnés dans le Coran, en commençant par Adam - considéré en islam comme prophète - jusqu´à Mahomet qui " scelle " la prophétie universelle. La chaîne coranique des prophètes comprend aussi le Christ et certains prophètes des anciens peuples d´Arabie, comme Salîh et Hûd, que les écritures judéo-chrétiennes ne connaissent pas. La base et le point de départ de chaque chapitre est un passage de l´écriture, le plus souvent une parole que le Coran prête à l´un des prophètes. La sagesse des prophètes constitue le testament spirituel de celui que tous les soufis nomment le " vivificateur de la religion ".
Aux lendemains du concile Vatican II, les exposés de la foi chrétienne ont abondé. Les ouvrages, qui revisitaient le Credo à la lumière des débats concilaires, s'adressaient à un public baigné par une culture encore fortement christianisée.À l'aube du XXIe siècle, alors que la culture ambiante a largement perdu ses références judéo-chrétiennes, un exposé de la foi catholique ne peut plus se contenter de "mettre au goût du jour" les formulations de la foi sans d'abord en "mettre en examen" les principales affirmations.C'est à cette tâche que s'attelle Bernard Sesboüé dans cet ouvrage. Sans simplification mais dans un vocabulaire compréhensible par tous, il affronte toutes les questions, toutes les objections et toutes les accusations d'une société sécularisée en proie au doute et au soupçon. Ensuite et ensuite seulement, il développe dans un style fluide et délié un exposé dense, cohérent et organique de la foi catholique reçue des Apôtres.Éminent théologien, Bernard Sesboüé nous donne là un ouvrage de référence, indispensable aussi bien pour les incroyants qui souhaitent penser la foi catholique en toute connaissance de cause, que pour les croyants qui veulent progresser dans l'intelligence de leur foi afin de mieux la vivre.
Dans la tradition du Midrash, libre commentaire qui accompagne la révélation de la Torah, François Ardeven médite sur de grandes figures bibliques : Job et sa longue plainte, Jonas coupable d'avoir raison, Esther qui pérennise l'exil, et Joseph, plus heureux en Égypte qu'avec les siens.
Deuxième édition revue à l'occasion de la venue mi-juin 2015 de l'auteur John Shelby Spong à Paris pour la parution de Né d'une femme. Conception et naissance de Jésus dans les évangiles.
John Shelby Spong, qui appartient à l'Église épiscopalienne des États-Unis (tradition anglicane), a été pendant vingt-cinq ans évêque de Newark dans le New Jersey. Dans son travail de terrain, il a très vite réalisé que le message sur Jésus était devenu confus, voire incompréhensible, pour beaucoup de femmes et d'hommes, rebutés par des textes enveloppés de mythes, de légendes et d'interprétations d'une autre époque. À partir d'une relecture des textes, il nous propose dans cet ouvrage un portrait du Jésus réel, à la fois prophète, porteur d'un message de fraternité et inventeur d'une voie dans laquelle le monde traditionnel du divin se trouve bouleversé. Il aborde avec la plus grande lucidité des sujets comme la naissance et l'enfance de Jésus, les miracles, la résurrection et l'ascension de Jésus. La version originale (Jesus for the Non- Religious, 1re éd. 2007 chez HarperCollins) s'est vendue à plus de cent mille exemplaires et a suscité un écho de grande ampleur dans le monde anglo-saxon.
L'ouvrage de l'évêque J. S. Spong se situe dans la lignée des recherches qui, depuis le XIXe siècle surtout, ont entrepris de faire le tri, dans les quatre évangiles et les autres parties du Nouveau Testament, entre l'expérience faite en et avec Jésus et la culture alors disponible dont on s'est servi pour la dire. Cet énorme travail s'est encore accéléré dans la seconde moitié du XXe siècle, comme l'ont montré les livres de Jacques Giri, Les nouvelles hypothèses sur les origines du christianisme (Karthala, 5e éd. 2015), et de José Antonio Pagola, Jésus, approche historique (Le Cerf, 2012).
Encore aujourd'hui, ce travail critique reste trop souvent entre les mains des exégètes et des spécialistes. Beaucoup de chrétiens, et de catholiques en particulier, n'y ont pas accès ou ne perçoivent pas les conséquences considérables que ces acquis devraient apporter dans les prédications et les homélies, dans la rédaction des catéchismes, dans les prises de parole des évêques et du pape et, tout simplement, dans la culture religieuse et les débats de société.
En s'inscrivant dans ces traditions critiques, Jésus pour le XXIe siècle est un essai libre et franc pour donner sens et puissance à une vie de Jésus revisitée.
Ce livre bilingue nous fait réfléchir sur le lien qui existe entre le zen et les arts martiaux. Il est accessible à tous publics, initiés ou non. This bilingual book encourages us to reflect on the link between Zen and the martial arts. It is accessible to anyone, practitioner or not. Taisen DESHIMARU (1914-1982) est un maître bouddhiste zen japonais de l'Ecole Soto. Il est le fondateur de plus de deux cent dojos en Europe, Afrique du Nord et au Canada, ainsi que du premier temple zen en Europe, La Gendronnière, situé dans le Val de Loire. Taisen DESHIMARU (1914-1982) was a Japanese Zen Buddhist master in the Soto school. He founded more than 200 dojos in Europe, North Africa and Canada as well as the first Zen temple in Europe, La Gendronnière in the Loire Valley. Philippe COUPEY, moine zen américain et proche disciple de Maître Deshimaru dès 1972, est enseignant au Dojo Zen de Paris. Il est aussi référent spirituel d'une trentaine de dojos en France, Allemagne, Angleterre et Suisse. Philippe COUPEY, an American Zen monk and close disciple of Master Deshimaru from 1972, teaches at the Paris Zen Dojo. He is also the spiritual referent for some 30 dojos in France, Germany, England and Switzerland.
Depuis maintenant des décennies, Pierre Rabhi mène un incessant combat pour la réhabilitation des cultures traditionnelles, cultures au sens agricole du terme, comme au sens spirituel. Homme du concret, il s'est révélé également un admirable conteur dans le récit de son parcours hors du commun, Du Sahara aux Cévennes, et dans ses Paroles de terre, véritable roman de l'âme africaine.
Avec Le Gardien du feu, on navigue encore dans des eaux frontalières où s'interpénètrent le mythe et l'histoire, les rites traditionnels et les problématiques urgentes d'aujourd'hui. La vie du jeune Ahmed, de son père Moussa le forgeron, de leur famille et de leur village nous est décrite dans une fresque où chaque bruit, chaque odeur apporte sa note singulière. Les contes de sagesse véhiculés par la mémoire populaire s'entrechoquent avec le danger présent de la désertification, avec une culture en perdition, trésor sans prix qu'il appartient aux hommes de sauver.
Il faut écouter ces histoires qui nous parlent de notre histoire à tous. Il faut écouter l'appel de Pierre Rabhi, cet homme qui infatigablement, sans jamais élever le ton de la voix, tente de hausser le niveau de notre humanité.
Au début du XVIe siècle, le christianisme était en crise, en proie à des conflits qui donnèrent naissance à la Réforme protestante. Un peu plus tard, le mouvement de Martin Luther fut suivi par une période révolutionnaire dans les connaissances humaines. Ces évolutions historiques et scientifiques eurent pourtant peu d'impact sur l'adhésion des chrétiens à des doctrines élaborées durant les premiers temps de l'ère chrétienne. C'est la raison pour laquelle le christianisme est devenu « in-croyable » (Unbelievable).
L'exégète biblique et évêque John Shelby Spong soutient l'idée que le déclin progressif des Églises nécessite d'élaborer un tout nouveau genre de christianisme : une foi profondément en phase avec l'expérience humaine plutôt qu'avec des dogmes dépassés. Pour la vitalité du christianisme, il lance un appel aux chrétiens à actualiser leur foi à la lumière des progrès dans nos connaissances, notamment bibliques, et à questionner les enseignements rigides qui se sont renforcés avec la Contre-Réforme catholique.
Par sa résistance révolutionnaire à l'autorité de l'Église au XVIe siècle, le mouvement de Luther peut encore servir de modèle, selon Spong, pour les chrétiens insatisfaits d'aujourd'hui. Alors que les réponses des Réformateurs sont, elles aussi, devenues insuffisantes, leur démarche peut encore nous servir de guide. L'idée de Dieu a-t-elle encore un sens ? Pouvons-nous encore en toute honnêteté suivre les credo historiques ? Des prétentions telles que l'infaillibilité du pape ou l'inerrance de la Bible ne sont-elles pas irrecevables ?
L'auteur expose ici douze « thèses » pour aider les croyants d'aujourd'hui à reformuler leur foi. Avec cet ouvrage qui conclut sa carrière d'écrivain, l'évêque Spong continue à conjuguer une tradition intellectuelle rigoureuse et la recherche d'une foi chrétienne innovante. Son approche incite les chrétiens et autres croyants à entrer dans des perspectives qui donnent sens.
À ceux qui attendent une parole en existence, vérifiée par le noeud des actes et des pensées, par ce qui dure, insiste en chaque homme et fait l'épaisseur de son présent, se propose, modestement, ce livre, le Traité des Pères, écrit au IIe siècle par Rabbi Juda Hanassi. À ce court texte, se confrontèrent, génération après génération, les plus grands penseurs juifs, persuadés qu'en ce débat se décidait ce qu'il en était justement de leur grandeur. Recueil des sentences des sages d'Israël qui succédèrent aux prophètes de l'époque biblique, les Pirqé Avot ou Traité des Pères, furent en effet l'objet, au cours des siècles, du plus intense travail de commentaire que connut la tradition juive. Le premier d'entre eux, par son importance, est le commentaire de Rambam (Moïse Maïmonide) que l'on trouvera traduit intégralement dans ce livre. Nous lui avons joint les extraits les plus significatifs des principaux autres commentateurs : Rachi, Rabbénou Yona, le Maharal de Prague et Rabbi Hayim de Volozhyn. Ainsi, lorsqu'en présence du déploiement séculaire d'une parole qui a la vie dure, on scrutera le défilement de ces écrits et on étudiera ces textes, on saura alors comment se décident et se reproduisent les orientations cruciales de ce que l'on nomme éthique et sagesse. À chaque époque, l'éternel recommencement de l'homme, tel est l'envoi que nous adressons à notre tour au lecteur d'aujourd'hui, accompagné, à terme, d'une question pour lui, sur ce qu'il entend mettre dans cet aujourd'hui.
Des religieux sur les routes de l'exil... L'épiscopat français reçu en corps au Vatican... Les documents de la couverture bornent le chemin d'histoire du catholicisme français que le livre propose, entre les crises qui opposent l'État et l'Église catholique à l'aube du XXe siècle et le concile Vatican II. Les vingt-quatre chapitres analysent des événements, des groupes, des personnalités, des débats pour revisiter soixante-dix années souvent agitées.
Le premier ensemble est centré sur les crises et les ruptures des décennies 1900 et 1910, de l'offensive contre les congrégations religieuses à la Première Guerre mondiale en passant par la loi de séparation de 1905 qui entraîne des transformations décisives pour l'Église catholique en France.
Le deuxième ensemble explore les voies du changement dont les formes sont très diverses dans le demi-siècle qui suit la «guerre des deux France»: mobilisations militantes, initiatives pastorales et missionnaires, pensée et action sociales, affrontements intellectuels.
Le troisième ensemble aborde les années 1960 et 1970 marquées par l'événement Vatican II et ses conséquences durables en observant la participation française au concile, les changements diplomatiques et politiques, les tensions ecclésiales et sociales dans la France gaullienne confrontée à Mai-68.
Shrî Râmakrishna (1836-1886) est unanimement considéré comme l'un des plus grands maîtres indiens de tous les temps ; certains voient en lui un avatar de Vishnou. Initialement dévoué à Kâlî, il a été initié dans toutes les branches de la religion indienne et a même effectué des incursions dans le christianisme et l'islam, se conformant aux rituels et aux croyances de chacune. " Tous les chemins mènent à Dieu, mais les chemins ne sont pas Dieu ", avait-il coutume d'affirmer : message qui va plus loin que la tolérance, affirmant la légitimité pleine et entière de toutes les grandes traditions religieuses. Gandhi disait de lui : " Sa vie nous permet de voir Dieu face à face. " Le présent recueil, augmenté au fil des rééditions, constitue aujourd'hui le texte de référence sur la pensée de ce maître.
Texte capital de la pensée chinoise et compagnon de son histoire depuis plus de trente-cinq siècles, le Yi Jing est le grand livre du Yin et du Yang. Il a servi de vocabulaire et de référence à la civilisation du Fleuve Jaune, où il a joué le même rôle fondateur que le Discours de la méthode de Descartes pour la modernité occidentale. À la découverte de cet étonnant " Livre des Changements ", Cyrille J.-D. Javary nous fait remonter jusqu'à sa source première : pour se renseigner sur l'opportunité d'une entreprise, les anciens Chinois, à l'âge de Bronze, observaient les fendillements provoqués par une source de chaleur sur des carapaces de tortues. De ces traces linéaires sont nés à la fois les traits rectilignes des figures du Yi Jing - les " hexagrammes " - et les courbes élégantes des idéogrammes chinois.
En suivant l'évolution du Yi Jing et de ses diverses interprétations au cours des siècles, Cyrille J.-D. Javary nous ouvre à une perception de l'intérieur du mode de pensée chinois. Univers saisissant où s'entrecroisent des pratiques oraculaires ancestrales, les structures de l'écriture idéographique, les entretiens de Confucius, l'héritage des grandes dynasties... L'auteur souligne aussi l'écho de ce passé dans la langue quotidienne et l'histoire récente de la Chine. Il montre les distorsions imposées à cette grande tradition par une vision dévalorisante du Yin et de la femme, détournant le Yi Jing de ce qu'il a de meilleur à nous apprendre.
Ce livre passionnera tous les lecteurs intrigués par cette culture ô combien singulière, qui pourront la pénétrer à travers ce joyau de la sagesse chinoise.
Pour les utilisateurs du Yi Jing, qui disposent aujourd'hui de la nouvelle traduction du texte original par Cyrille J.-D. Javary (Albin Michel, 2002), il ouvrira de surprenantes perspectives.
La résurrection de Jésus se trouve au fondement même du christianisme. C'est cette expérience appelée « Pâques » qui a propulsé le mouvement chrétien dans l'histoire. John S. Spong tente donc, dans ce livre, de reconstruire le moment de cette expérience qui a transformé des disciples effondrés en intrépides témoins.
La grande préoccupation de l'évêque John Shelby Spong a toujours été de sauver la Bible d'une lecture littéraliste. Tranchant sur la pratique de nombre de ses pairs, anglicans et catholiques, sa démarche est de relire l'Ancien Testament et le Nouveau, en tenant compte de la recherche exégétique des deux derniers siècles. Il est l'un des pionniers de l'initiation du grand public à une lecture de la Bible selon la méthode critique.
Aujourd'hui encore, les courants fondamentalistes (évangéliques, pentecôtistes...), mais pour une part aussi les Églises établies s'en tiennent à une reprise mot à mot de textes écrits il y a deux millénaires, et bien plus pour la Bible juive, dans le cadre de pensée de l'époque. Beaucoup de croyants n'ont simplement pas été tenus au courant des études entreprises depuis le XIXe siècle. Le jour où les Églises catholiques et protestantes offriront au monde une alternative au fondamentalisme biblique reste donc à venir.
J. Spong a jugé indispensable de faire entendre une autre voix dans l'arène publique. Son but dans ce livre est d'abord de libérer la Bible de l'emprise de ceux qui en font une vérité littérale, puis d'embrasser toute l'histoire sacrée à un niveau intellectuel auquel le littéralisme n'est jamais parvenu. Aux chercheurs, cet ouvrage paraîtra élémentaire. Pour les lecteurs qui n'ont qu'un souvenir imprécis des récits bibliques, il pourra être éclairant et stimulant. Son espoir est que, grâce à sa lecture, les fidèles des Églises chrétiennes autoriseront leurs esprits du XXIe siècle à découvrir une vérité de la Bible qui offre toujours un message de vie et de lumière.
John Shelby Spong a été évêque de Newark (1976-2000) dans l'Église épiscopalienne des États-Unis (tradition anglicane). Il est l'un des rares intellectuels chrétiens à ouvrir les portes d'un christianisme pour notre temps. On lui doit notamment Jésus pour le XXIe siècle (Karthala, 2e éd. revue, 2015).
Le texte de la Bible de Jérusalem
Des explications théologiques
Des clefs pour comprendre le sens
Des propositions de lectures pour mieux l'aborder
Des questions pour en débattre
Des pistes pour prier en groupe ou seul. Cette lettre que l'Apôtre adresse aux Romains, majeure pour entrer dans l'intelligence de la foi chrétienne, forme le troisième titre de cette nouvelle collection. Un véritable compagnon pour lire la Bible réunissant les meilleurs spécialistes au service d'une pédagogie pour tous.
La vie est un perpétuel aller-retour qui peut nous enrichir et nous aider à voir les choses du bon côté. Le contraire rend la vie absurde et sans issue, au sens réel, du pourquoi de notre existence sur cette planète Terre. L'objectif de ce livre est une invitation à une prise de conscience face au constat peu élogieux des us et coutumes dans nos différentes sociétés actuelles, à partir de quelques textes de méditations.