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Il y a toujours un peu de confusion quant à la définition, en typographie, des termes veuves et orphelines, à laquelle s’ajoute celle d’orphelin. Essayons donc de nous mettre d’accord sur ces différents termes.
Commençons par la veuve. La veuve est la dernière ligne d’un paragraphe qui se retrouve seule en haut d’une page ou d’une colonne. Comme une veuve dans les cultures anciennes et traditionnelles, elle a un passé mais pas d’avenir.
L’orpheline, quand à elle, est la première ligne d’un paragraphe qui se retrouve seule en bas d’une page ou d’une colonne. Elle n’a pas de passé, mais elle a un avenir.
L’orphelin (terme qui porte à confusion en raison du terme orpheline expliqué ci-dessus) est un mot court et seul qui termine un paragraphe sur la dernière ligne de ce paragraphe. Si la largeur du paragraphe est assez large, deux ou trois mots très courts, peuvent aussi être considérés comme orphelin. La notion de “court”, cependant, est arbitraire. De même, un mot seul mais assez long, qui occuperait environ 20% ou plus de la largeur de la colonne, ne serait pas considéré comme un orphelin.
En anglais, on utilise les termes de widow pour veuve, de orphan pour orpheline et de runt pour orphelin (la traduction de runt est nabot ou gringalet et permet d’éviter la confusion entre orpheline et orphelin).
En terme pratique, la veuve doit absolument être évitée. Il en va de même pour l’orphelin. L’orpheline, quant à elle, est sujette à plus de mansuétude de la part du typographe. Celui-ci essaiera par tous les moyens de lui éviter son destin, mais si la tâche est trop ardue, elle peut sans autre “vivre sa vie”.
La méthode la plus fréquente pour éviter ces désagréments est de jouer sur la chasse entre les caractères et les mots, soit dans le paragraphe en question ou dans n’importe quel paragraphe situé avant celui qui pose problème, quitte à remonter très loin en amont, y compris sur les pages précédentes.
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NB: J’avais laissé la possibilité à chacun de commenter cet article ou de le corriger, mais en raison d’incessantes sollicitations de “bots” d’outre-Volga et d’outre Fleuve Jaune, j’ai décider de ne plus permettre de commenter directement ici. Par contre, si vous avez des commentaires, vous pouvez toujours me contacter via la page Contact.