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Des neurones précis détectent les molécules produites par une grippe
Lors d'une infection grippale, le cerveau orchestre des symptômes comme la fièvre, la congestion du nez ou la toux et le système immunitaire combat l'infection. D'autres symptômes peuvent inclure une perte d'appétit ou de la léthargie.
Chercheuses et chercheurs se sont focalisés sur la grippe, car elle est la source de millions de malades et de visites médicales chaque année. Rien qu'aux Etats-Unis, elle peut être responsable de plusieurs milliers de décès en un an.
Si les résultats sont entièrement transposables de la souris à l'humain, ils permettront de développer des traitements et des fenêtres thérapeutiques plus efficaces contre la grippe. [Leandre Duggan - Keystone]L'équipe scientifique de la Harvard Medical School a identifié chez les souris, dans le nerf glossopharyngien qui va de la gorge au cerveau, une population de neurones indispensables pour détecter les prostaglandines, des molécules qui sont produites pendant l'infection.
Neurones et molécules
Ce sont ces neurones qui communiqueront l'invasion virale au cerveau durant la première phase grippale. Et ce sont sur les prostaglandines qu'agissent les médicaments comme l'aspirine et l'ibuprofène. Ces substances réduisent les symptômes et peuvent même stimuler la survie des sujets infectés.
Si l'infection atteint les voies respiratoires, c'est un autre canal de communication qui se met en place entre les poumons et le cerveau; à ce stade l'ibuprofène s'avère inefficace.
Ces résultats, publiés mercredi dans la revue Nature, pour autant qu'ils soient entièrement transposables de la souris à l'humain, permettront de développer des traitements et des fenêtres thérapeutiques plus efficaces contre la grippe.
Sujet radio: Huma Khamis
Article web: Stéphanie Jaquet