Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07205.jsonl.gz/515

Critique
Il est difficile de parler d'un film dont aucun dossier de presse n'a été fourni lors du visionnement. On ne sait rien du réalisateur. On pourrait imaginer qu'il s'agit ici d'une première œuvre, voire même d'une épreuve d'examen. A défaut d'un fil conducteur clair, on trouve là une sorte de catalogue du langage cinématographique: effets de noir/blanc, plans fixes interminables, fondus au noir et objets symboliques (les canards sur un tableau et dans la baignoire).
A l'exception d'une image d'ouverture sur un bâtiment moderne, style cage à lapins, tout se passe - s'il se passe quelque chose - entre salon et cuisine d'un petit appartement, occupé par quatre adolescents désœuvrés. De nombreux thèmes sont effleurés, trop nombreux. Ce qui nous conforte dans l'idée qu'il s'agit d'un film de jeunesse. On veut tout dire et finalement, on ne dit pas grand-chose: le vague à l'âme d'adolescents qui s'ennuient dans leur HLM, l'éveil de la sexualité, les retombées d'une mésentente parentale, les envahissants jeux vidéo, un petit grain de violence et d'autres choses encore.
Le spectateur est laissé à lui-même. Il lui reste à picorer d'un plan à l'autre quelques éléments dont le fil rouge qui les relie paraît bien ténu.
Maurice Terrail