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04/02/2017
Washington, le truculent nouveau président américain D. Trump très critiqué sur de nombreuses décisions, semble au moins avoir réussi une chose : faire baisser de manière significative le prix du F-35. Après une année de négociations, suivie d’une pression sans égale ces derniers mois de la part de la nouvelle administration, Lockheed-Martin assure que le contrat de production initiale à faible taux numéro 10 concernant 90 avions de chasse F-35 sera moins élevé de 728 millions de dollars.
Sur cette base, le Bureau du Programme conjoint F-35 a annoncé des économies à hauteur de 728 millions de dollars sur le lot 10 par rapport au lot 9, ce qui représente plus de 128 millions de dollars de réduction de coûts voulu par le président Donald Trump au début de cette semaine.
Selon les premiers calculs le prix du F-35A a diminué de 7,3% pour atteindre 94,6 millions de dollars, y compris le moteur Pratt & Whitney F135. La variante B est passée à 122,8 millions de dollars, en baisse de 6,7%, tandis que la varainte C a diminué de 7,9% pour s'établir à 121,8 millions de dollars. Le contrat de 90 avions inclut 55 jets pour les services américains et 35 pour des partenaires internationaux et des clients militaires étrangers. Lockheed-Martin construira 44 F-35A pour l'US Air Force, neuf F-35B pour le Corps des Marines américain et deux F-35C pour la Marine américaine.
L'addition du prix unitaire des trois variantes s'élève à une valeur totale de 8,9 milliards de dollars pour 90 cellules et moteurs achetés dans le cadre de ce lot 10.
Oui mais…
Cependant, le prix total du contrat et les chiffres disponibles sont en contradiction avec les prix par unité. Le Bureau du programme estime la valeur totale du contrat pour les véhicules aériens à 8,2 milliards de dollars. Pratt & Whitney a déjà reçu un contrat de 1,5 milliard de dollars en juillet pour la fabrication des moteurs F135 pour le lot 10 et un contrat de 157 millions de dollars l'année précédente pour les composants à longue portée. Cela représente 9,8 milliards de dollars pour les cellules et les moteurs du lot 10, soit environ 950 millions de dollars de plus que la valeur de 8,9 milliards de dollars disponible dans le communiqué. Lockheed-Martin n'a pas pu expliquer l'écart pour l’instant.
Du côté de la Maison-Blanche :
Le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a confirmé une économie de 455 millions de dollars. Les économies restantes, soit 273 millions de dollars proviennent de ventes à des partenaires internationaux et à des clients militaires étrangers. Plus tôt cette semaine, le président D.Trump a assuré que les pressions faite de sa part sur Lockheed-Martin ont permis d’abaissé le prix pour les avions du lot 10 d’environ 150 millions de dollars sur l’ensemble des 455 millions.
Du côté de Lockheed-Martin :
De son côté Lockheed-Martin confirme que ces réductions sont le résultat notable d’une table ronde qui a eu lie en décembre avec la nouvelle administration américaine. L’avionneur confirme une baisse du prix et cible un coût moyen de l’ordre de 80 à 85 millions de dollars pour chaque F-35A d'ici l'exercice 2019.
«L'implication personnelle du président Trump dans le programme F-35 a accéléré les négociations et a accentué notre attention sur la baisse du prix», a déclaré Lockheed. "L'accord a été atteint en quelques semaines et représente des économies importantes par rapport aux contrats précédents."
Une situation qui s’améliore mais pas partout :
Cette situation économique semble enfin être bonne pour l’avenir du F-35, dont l’avenir était menacé par D. Trump. Certes, les ennuis ne sont pas encore terminés, car de nombreux problèmes subsistent du point de vue technique et ne seront pas résolus avant plusieurs années. On notera les dernières critiques des pilotes de F-35C qui se plaignent d’oscillations verticales excessives et violentes, lors de lancement avec catapultes. Pire, la plupart des pilotes ont verrouillé leur harnais pendant le lancement catapulté ce qui a rendu les commutateurs d'urgence difficiles à atteindre, créant de nouveau, à leur avis, une situation inacceptable et dangereuse. De plus, il est rapporté que la capacité de ciblage électro-optique du F-35 est inférieur par rapport à l’A-10 et au F-/A-18.
Si l’effort Trump sur les coûts à du bon, il reste encore beaucoup à faire en ce qui concerne le développement du programme F-35.
Photos : F-35 @ Lockheed-Martin
28/01/2017
Washington, le nouveau secrétaire américain à la Défense James Mattis a ordonné une révision immédiate des programmes de recapitalisation du F-35 de Lockheed Martin et du futur Air Force One de Boeing en vue de réduire les coûts des deux plates-formes.
Concernant Air Force One :
Dans le cadre du réexamen de la recapitalisation des avions présidentiels dérivé du Boeing B737-800 « Intercontinental », le Bureau militaire de la Maison Blanche et le secrétaire adjoint doivent déterminer les domaines précis où les coûts pourraient être réduits. Cela pourrait inclure des opérations autonomes, la production d'énergie des aéronefs, le refroidissement, la capacité de survie et les capacités de communication.
Par ailleurs, l’équipe du président D. Trump confirme ne pas vouloir annulé ce programme et poursuivre le développement du futur « Air Force One » mais avec un contrôle des coûts efficient. Vendredi, un représentant de Boeing a déclaré que la société fournissait des informations à l'administration Trump depuis quelques semaines et s'engageait à fournir des équipements militaires à des prix aussi abordables que possible.
Le F-35C en danger :
Bien les critiques portent sur l'intégralité du programme F-35, l'examen prendra uniquement en considération la variante « C », qui représente la plus petite part du programme enregistré par Lockheed-Martin. En effet, en cas d’abandon, le Super Hornet a besoin d'une catapulte pour se lancer à partir d'un bâtiment et ne pourrait pas remplacer la variante «B» du F-35 à atterrissage vertical.
Parallèlement, le sous-secrétaire de la Défense supervisera un examen comparant les capacités opérationnelles des F-35C et F/A-18E/F et évaluera l'étendue des améliorations possible sur F/A-18E /F. On parle ici de la variante Advanced Super Hornet, qui pourrait donc bien devenir une alternative au F-35C.
La bataille F-35 vs Super Hornet :
La décision d’opposer le F-35 au « Super Hornet » n’est finalement pas nouveau, le Canada a annoncé que le gouvernement achèterait 18 Boeing F/A-18 « Super Hornet » comme solution provisoire remplacer sa flotte vieillissante de CF-18. Le nouveau gouvernement américain ne fait que reprendre cette même logique en vue de réduite les coûts déjà largement dépassés du programme F-35.
Analyse :
Pour autant, une décision de stopper la variante « C » du F-35 aurait également comme première conséquence une augmentation significative des coûts pour l'US Air Force, le Marine Corps et les partenaires internationaux impliqués dans le programme conjoint. En d’autres termes il n’est pas évident que la nouvelle administration puisse se permettre d’annuler cette version du F-35. Sauf, peut-être si Lockheed-Martin arrivait à réduire les coûts des versions A & B de 20 à 25% ce qui n’est pas encore gagné. La dernière alternative serait de ne plus commander de F-35 une fois le 400ème appareils livrés.
Photos : 1 F-35C@ USN 2 le futur Air Force One 3 Advanced Super Hornet@ Boeing
17/11/2015
La série noire des ennuis du Lockheed-Martin F-35 continue, la semaine dernière, les contrôleurs du Pentagone ont découvert des fissures dans un élément structurel principal de l'aile sur le modèle « C » du F-35 « Lightning II », un porte-parole pour le F-35 du Pentagone Joint Program Office (JPO) a confirmé le 13 Novembre.
La nouvelle a été confirmée par un porte-parole du Pentagone faisant partie du Joint Program Office (JPO). Ces fissures ont été découvertes au cours dune inspection fin octobre qui faisait suite aux essais de durabilité au sol F-35C. Les fissures détectées se trouvaient au niveau de l’un des longerons d’ailes de l’avion.
Lockheed-Martin se veut rassurant :
Chez l’avionneur américain, on se veut rassurant sur cette découverte. Pour les ingénieurs en charge du programme, ce F-35C était au banc d’essais de fatigue au sol et la structure avait atteint 13.700 heures de test, ce qui équivaut à 6.850 heures de vol ou plus de 20 ans de vol opérationnel.
Toujours pour rassurer, l’équipe a insisté sur le fait que les appareils déjà en service n’avaient pas plus de 250 heures de vol et n’étaient donc pas concernés par cette découverte.
Ce que Lockheed-Martin n’a pas dit :
Certes, l’avion d’essais est justement là, pour subir des tests de durabilité en poussant intentionnellement les structures à leurs limites, dans le but d'identifier les faiblesses et les actions correctives éventuelles. Mais le problème de l’avionneur américain provient du fait que ces fissures sont apparues trop tôt. En conséquence un programme de correction, doit être mis en place pour garantir une vie opérationnelle de l’avion de 25 à 30 ans.
Et ceci s’avère d’autant plus important, que la variante F-35C se distingue par ses grandes ailes et le train d'atterrissage plus robuste, conçu pour les lancements de catapulte et les arrêts brutaux à bord des porte-avions de la marine. De plus, le longeron incriminé fait partie du secteur pliable de l’aile, qui sert à faciliter le stockage à bord d'un porte-avions.
Photos : Lockheed-Martin F-35C @US Navy
16/11/2014
Les deux modèles de F-35C n°CF-03 & CF-05 ont atteint la centaine de catapultages à bord dur portes-avions USS Nimitz (CVN 68).
En fin de semaine, les deux aéronefs avaient effectués un total de 102 lancements avec catapulte et 104 appontages. Cette phase à remplit à 95% les besoins de la première phase d’essai en mer qui en compte trois. Ces vols ont notamment permis de vérifier le bon fonctionnement du très attendu, système d'atterrissage automatique du F-35C, qui se révèle fiable à ce jour.
En outre, le F-35C a effectué son premier vol de nuit depuis le porte-avions avec succès. Ce fut fut réalisé la semaine dernière par le Capitaine de corvette Ted Dyckman aux commandes du CF-03.
Problème de prix:
Ces bonnes nouvelles concernant le programme F-35 et la variante «C», ne doivent pas occulté la grande préoccupation du moment, soit le coût du prix unitaire du F-35C qui est d’un peu plus de 130 millions de dollars (sans armement). Le F-35C est en effet, la plus coûteuse des trois variantes, mais l'objectif du Pentagone est d'abaisser ce prix à environ 96 millions de dollars en 2018, lorsqu'il sera prévu que la Marine déploie l’avion de manière opérationnelle.
La variante F-35C :
La variante F-35C permet d’être embarquée sur porte-avion. Cette version a une envergure supérieure aux F-35A et F-35B (ce qui lui permet de faire passer la capacité en carburant interne à 9,11 tonnes), une structure renforcée pour supporter les contraintes de l'appontage et du catapultage, et des extrémités de voilure sont repliables.
Photos : F-35C sur l’USS Nimitz @ US Navy
04/11/2014
L'US Navy a effectué le premier appontage arrêté avec un Lockheed-Martin F-35C «Joint Strike Fighter» ce lundi. Ce premier atterrissage sur porte-avions fait partie des essais en mer de la version «C» du F-35 , qui viennent de débuter.
Le pilote d'essai de la Marine Tony Wilson a apponté avec l’avion d'essai CF-03 sur le pont d'envol du porte-avions USS Nimitz au large de la côte de San Diego, après un vol de convoyage, depuis les installations du Marine Corps Air Station de Yuma, en Arizona.
Deux F-35C sont concernés par ces essais en mer, le CF-03 et le CF-05, tout deux sont munis d’un crochet de queue re-dessiné. En effet, celui-ci était initialement inadapté pour l’utilisation sur bâtiment de surface, car le crochet était trop proche du train principal et ne permettait pas d’accrocher le câble d’arrêt. Un comble pour cette variante justement censée pouvoir remplacer à terme les actuels «Hornet» et «Super Hornet».
La variante F-35C :
La variante F-35C permet d’être embarquée sur porte-avion. Cette version a une envergure supérieure aux F-35A et F-35B (ce qui lui permet de faire passer la capacité en carburant interne à 9,11 tonnes), une structure renforcée pour supporter les contraintes de l'appontage et du catapultage, et des extrémités de voilure sont repliables.
En 2011, la première campagne d’adaptation sur porte-avions est un échec, suite aux huit tentatives infructueuses pour accrocher le câble d'arrêt, il avait été décidé de réétudier la crosse d'appontage du F-35C afin de combler cette grave lacune.
Photo: Premier appontage du F-35C @ Lockheed-Martin