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Le candidat des sociaux-démocrates allemands (SPD) à la chancellerie, Peer Steinbrück, estime qu'il faut "laisser du temps" à la Grèce pour respecter ses engagements face à ses créanciers. Il a exprimé cet opinion dans un entretien dimanche dans le journal "Welt am Sonntag".
"Les Grecs doivent tenir leurs engagements, mais nous devrions leur laisser plus de temps", a déclaré au journal l'adversaire de la chancelière Angela Merkel aux élections législatives de 2013, issu du principal parti d'opposition au Bundestag (chambre basse du Parlement allemand).
M. Steinbrück, dont la candidature a été officialisée par la direction du SPD vendredi, a également appelé Mme Merkel "à dire enfin la vérité aux Allemands": "Que la Grèce sera incapable d'emprunter de l'argent sur le marché des capitaux dans les 7 à 8 prochaines années".
"Tant qu'il en sera ainsi nous allons devoir aider", a affirmé l'ancien ministre des Finances de Mme Merkel qui a officié entre 2005 et 2009 au sein d'une grande coalition qui réunissait les unions chrétiennes CDU/CSU aux sociaux-démocrates du SPD.
"L'inflation dans 3-4 ans"
Dans l'hypothèse d'un troisième plan d'aide à Athènes que la chancelière veut empêcher, M. Steinbrück n'a cependant pas exclu un vote de son camp au Bundestag en faveur d'un nouveau programme. Le SPD avait apporté ses voix lors du vote des deux premiers plans d'aide à Athènes.
Fin juin l'aval du SPD et des Verts au pacte budgétaire et au Mécanisme européen de stabilité (MES) avait cependant été obtenu au prix d'un engagement de la chancelière à un "pacte de croissance" pour l'Europe réclamé par l'opposition.
A propos de la crise de la dette dans la zone euro, s'il dit ne pas se faire de "souci" à court terme, M. Steinbrück craint que "l'inflation (ne soit) au menu dans 3-4 ans". "Ce n'est pas seulement le fait de la (BCE), mais aussi celui de la banque centrale américaine qui inonde à tout-va les marchés de liquidités", a estimé M. Steinbrück.
ATS