Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07099.jsonl.gz/808

Les travaux de gestion occupent une position centrale dans les exploitations agricoles. Les données disponibles dans ce domaine à des fins de planification ne correspondent ni en quantité, ni en qualité, à l’importance de ces travaux. A partir de l’exemple de la production laitière, des données fiables ont été réunies afin de planifier la gestion. Les travaux ont non seulement permis de collecter les chiffres proprement dits, mais aussi de développer un classement systématique et une approche méthodologique de la saisie des données. Les particularités des travaux de gestion peuvent ainsi être prises en compte et permettent d’assurer une saisie différenciée des données, adaptée à chaque exploitation en particulier. Les données brutes enregistrées dans les bases de données ont permis de calculer le temps de travail nécessaire dans un modèle, qui constitue également la base de l’intégration des travaux de gestion dans le nouveau budget de travail. Pour la saisie des données, 71 exploitations ont été sélectionnées. Elles se répartissent dans les différentes régions de la Suisse ainsi que dans le Bade Wurtemberg. Dans les exploitations étudiées, la taille moyenne du troupeau était de 36 vaches (minimum: 7 vaches, maximum: 140 vaches). En fonction de la taille du troupeau, le temps de travail requis par la gestion est compris entre 8,3 et 37,6 MOh par vache et par an. Les valeurs absolues sont comprises entre 263 et 1281 MOh par troupeau et par an. La part représentée par les travaux de gestion dans l’ensemble du temps de travail nécessaire oscille entre environ 13 et 24 %.
Nombre de pays européens observent un recul de l’emploi dans le secteur agricole et plus particulièrement dans celui de l’élevage. Les paiements directs peuvent contrecarrer cette tendance et mener à un renforcement de la main-d’œuvre – principalement féminine – sur l’exploitation.
Malgré les problématiques actuelles comme la guerre en Ukraine ou le changement climatique, le secteur alimentaire suisse est relativement résilient. C'est la conclusion du rapport établi par Agroscope sur mandat de l'Office fédéral pour l'approvisionnement économique du pays.
La pandémie n'a pas seulement changé notre quotidien, mais aussi notre façon d’agir. Agroscope a étudié pour quels groupes de population et quels types de comportements les changements ont été particulièrement importants et ce que cela signifie pour notre santé.