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A. R. a été engagé comme entraîneur par le FC X. avec effet au 1er juillet 1995 par un contrat de durée déterminée, prenant fin le 30 juin 1997. Par lettre du 25 octobre 1996 il a informé le comité du club qu'il résiliait avec effet immédiat le contrat pour de justes motifs, les rapports de confiance devant exister entre l'entraîneur et le président du club d'une part, les joueurs d'autre part, ayant été gravement atteints par le comportement du préésident le 24 octobre 1996 par le fait que celui-ci a organisé une discussion personnelle avec les joueurs en l'obligeant à quitter les lieux. L'intéressé s'étant annoncé à l'assurance-chômage, la caisse cantonale neuchâteloise d'assurance-chômage lui a demandé des explications sur les motifs de sa résiliation du contrat de travail. R. a alors fourni des détails sur les circonstances de son départ, indiquant que ses relations avec le président du club s'étaient détériorées au fil des mois, que le président avait menacé et insulté l'équipe et déclaré qu'il pourrait limoger l'entraîneur, qu'il déstabilisait les joueurs, et que le 24 octobre il l'avait obligé à quitter le vestiaire pour parler aux joueurs, sans fournir d'explications, attitude inacceptable à l'égard de l'entraîneur. La caisse de chômage a par ailleurs interpellé le club en posant diverses questions sur les rapports de travail avec R., auxquelles le club a répondu par l'intermédiaire de son conseil, un avocat de Vevey. Par décision du 23 janvier 1997, la caisse de chômage a suspendu le droit de R. à l'indemnité de chômage pendant 35 jours, motif pris qu'il avait commis une faute grave en donnant son congé avec effet immédiat, prenant ainsi délibérément le risque de tomber au chômage. B. Le recours formé par l'assuré contre cette décision devant le Département de l'économie publique a été rejeté par celui-ci par décision du 21 juillet 1997. Le département a estimé, en résumé, que l'assuré n'avait en l'occurrence pas de justes motifs pour résilier son contrat de durée déterminée; qu'en effet il était dans la nature des choses qu'un club qui avait l'ambition d'être dans le tour final de promotion en ligue nationale A soit sous le feu des critiques et que la décision de l'assuré de résilier le contrat avec effet immédiat avait été prise trop à la légère; qu'il n'était pas établi que le président du club avait tenu des propos négatifs sur l'entraîneur; qu'en outre l'intéressé n'avait pas saisi le Tribunal des prud'hommes comme il l'avait laissé entendre dans sa lettre de démission. C. R. interjette recours devant le Tribunal administratif contre cette décision. Il fait valoir, en bref, que l'attitude du pré- sident du club à son égard était inacceptable et ne lui permettait plus de diriger l'équipe comme un entraîneur doit le faire; qu'il n'a pas choisi le moment de sa démission; qu'il a renoncé à saisir le Tribunal de Prud'hommes pour ne pas compromettre sa réputation professionnelle; que la sanction de 35 jours de suspension est beaucoup trop lourde. Le Département de l'économie publique renonce à présenter des observations, se réfère à sa décision et conclut au rejet du recours. C O N S I D E R A N T en droit 1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece- vable. 2. a) Le droit de l'assuré à l'indemnité est suspendu lorsqu'il est établi que celui-ci est sans travail par sa propre faute (art.30 al.1 litt.a LACI). Est notamment réputé sans travail par sa propre faute l'as- suré qui a résilié lui-même le contrat de travail, sans avoir été pré- alablement assuré d'obtenir un autre emploi, sauf s'il ne pouvait être exigé de lui qu'il conservât son ancien emploi (art.44 al.1 litt.b OACI). La durée de la suspension est proportionnelle à la gravité de la faute (art.30 al.3, 3e phrase, LACI). Selon l'article 45 al.2 OACI (dans sa te- neur en vigueur du 1er janvier au 31 décembre 1996, cf. RO 1996, p.301), la durée de la suspension dans l'exercice du droit à l'indemnité est de 1 à 12 jours en cas de faute légère, de 13 à 25 jours en cas de faute de gravité moyenne, et de 26 à 60 jours en cas de faute grave. Selon l'article 45 al.3 OACI (introduit par l'ordonnance du 11 décembre 1995, en vigueur depuis le 1er janvier 1996, cf. RO 1996, p.301 et p.314), il y a faute grave lorsque l'assuré abandonne un emploi réputé convenable sans être assuré d'obtenir un nouvel emploi ou lorsqu'il refuse un emploi réputé convenable sans motif valable. b) Comme l'a relevé le département, la jurisprudence a toujours apprécié de manière restrictive les circonstances permettant de ne pas exiger de l'assuré qu'il conserve son emploi (DTA 1986, no 23, p.91 cons.1, 1979, no 24, p.122 cons.1a, 1979, no 8, p.33; Gerhards, Kommentar zum Arbeitslosenversicherungsgesetz, vol. 1 note 14 ad art.30). En particulier, des relations tendues entre l'employeur et l'assuré ne constituent, en elles-mêmes, pas un motif suffisant pour retenir que le maintien des rapports de travail ne peut plus être exigé (DTA 1976, no 18, p.117, et les références). 3. a) Lorsque, dans le cas où ce n'est pas le travailleur mais l'employeur qui résilie le contrat, il s'agit d'apprécier si l'assuré a, par son comportement, donné à son employeur un motif de résiliation du contrat de travail (ce qui constitue également un motif de suspension du droit à l'indemnité en raison d'une faute de l'assuré, en vertu de l'art.44 al.1 litt.a OACI), la jurisprudence et la doctrine considèrent qu'une suspension du droit à l'indemnité ne peut être infligée à l'assuré que si le comportement reproché à celui-ci est clairement établi; lorsqu'un différend oppose l'assuré à son employeur, les seules affir- mations de ce dernier ne suffisent pas à établir une faute contestée par l'assuré et non confirmée par d'autres preuves ou indices aptes à con- vaincre l'administration ou le juge (ATF 112 V 245 cons.1 et les arrêts cités; Gerhards, op.cit., nos 10 ss ad art.30). Il se justifie d'appliquer le même principe lorsque c'est l'assuré qui résilie avec effet immédiat le contrat, en ce sens que l'on ne peut pas non plus, dans ce cas, retenir sans autres, sur la base des allégations de l'assuré, que le comportement de l'employeur justifiait le congé donné par l'assuré, lorsque l'existence de tels motifs est niée par l'employeur. A cela s'ajoute le fait que lorsque la rupture des relations de travail est due à la mésentente entre l'employeur et l'assuré (ce qui doit en l'espèce être considéré comme établi), et par conséquent à une dégradation des relations de confiance - dont l'importance est variable selon la nature de la profession et les responsabilités assumées par le travailleur - il n'est pas aisé de dé- terminer jusqu'à quel point on peut encore exiger de l'assuré qu'il supporte une situation ou un climat de travail qu'il considère lui-même comme intenable. Car, à moins d'une violation claire des obligations con- tractuelles, une telle appréciation est largement subjective et dépend des sensibilités personnelles. Mais, comme on l'a rappelé plus haut, la pratique est relativement sévère à cet égard dans l'assurance-chômage, de même d'ailleurs que dans l'appréciation des justes motifs de rési- liation immédiate au sens du code des obligations (art.337 CO), où l'on exige généralement, pour admettre la résiliation immédiate par le tra- vailleur, que les rapports de confiance entre les parties soient perturbés au point que le congé immédiat représente "la seule solution" (ATF 116 II 144 cons.c). b) Dans le cas présent, le recourant fait valoir - dans les di- verses écritures qu'il a adressées à la caisse de chômage, à l'autorité de recours de première instance et devant la Cour de céans - que ses rela- tions avec le président du club s'étaient dégradées au fil des mois (pour des raisons qu'il n'indique pas); que, dès le 6 octobre 1996, l'espoir de l'équipe de terminer en 4ème place de la ligue nationale B s'amincissait et que cette constatation avait servi de "détonateur", le président étant allé trouver l'équipe pour la menacer et l'insulter, déclarant publique- ment qu'il pourrait limoger l'entraîneur; que le président avait ensuite continué "son entreprise de déstabilisation" en intervenant auprès des joueurs et en le menaçant sur le terrain d'entraînement; que de ce fait son travail avec l'équipe en souffrait un peu, mais sans que cela l'ait conduit à envisager une démission; que le 24 octobre 1996 toutefois, le président l'avait averti qu'il parlerait aux joueurs le soir même et qu'il devrait quitter le vestiaire, ce qu'il a effectivement exigé, devant l'équipe, le moment venu, fait qui a conduit l'intéressé à donner sa démission immédiate. Invité par la caisse de chômage à s'exprimer sur ces griefs et à répondre sur certaines questions, l'employeur a répondu, par lettre d'un mandataire du 21 janvier 1997, qu'il avait réuni les joueurs le 24 octobre 1996, ce dont il avait préalablement informé R., pour leur faire savoir que le comité considérait, nonobstant les mauvais résultats en- registrés, que l'espoir d'une qualification pour le tour final demeurait et qu'il fallait y croire; que lors de cet entretien il n'avait tenu aucun propos désagréable à l'endroit de R. ; qu'il n'existait pas de véritable incompatibilité d'humeur entre lui et l'intéressé; qu'il considérait être en droit de s'adresser directement aux joueurs en tant que président du club, et qu'il avait toujours scrupuleusement respecté le domaine exclusivement réservé à l'entraîneur; que le club n'avait pas connu de diminution de performances depuis le 1er juillet 1995 qui pourrait mettre en doute les compétences de l'entraîneur; que si FC X. n'avait pas donné son congé, le club l'aurait conservé comme employé jusqu'au 30 juin 1997. Certes, ces déclarations de l'employeurs sont en partie contredites par celles qu'il a faites à la presse. Répondant à la question de savoir à quand remontaient ses différends avec l'entraîneur, il a répondu : "Oh ! Ça n'a jamais été une idylle entre nous ! Le courant ne passait pas. C'était de l'hypocrisie latente que de croire que tout allait bien". En revanche, il a répété à cette occasion qu'il n'avait rien à se reprocher et que si l'entraîneur avait perçu l'incident du 24 octobre 1996 comme de l'ingérence, c'était parce que celui-ci était "mal dans sa peau". Considérées dans leur ensemble, ces explications du recourant et de l'employeur conduisent évidemment à retenir que les rapports de travail en question étaient difficiles et qu'il existait des circonstances que le recourant pouvait considérer comme blessantes et attentatoires à son crédit auprès de l'équipe qu'il dirigeait. Cela n'est toutefois pas entièrement suffisant pour admettre qu'on ne pouvait plus exiger de lui qu'il conserve son emploi et qu'il était en droit de quitter immédiatement celui-ci. Objectivement, le recourant ne dit pas quels sont, le cas échéant, les reproches, justifiés ou non, qui lui ont été faits par l'employeur. Il n'est pas non plus établi que l'intervention directe du président auprès des joueurs comportait des critiques explicites à l'égard de l'entraîneur, voire qu'elle était dirigée contre lui personnellement, même si le recourant l'a interprétée ainsi. On ne peut donc pas affirmer que la confiance que les joueurs doivent avoir dans leur entraîneur a été détruite par le comportement de l'employeur, comme le pense le recourant. En tout cas, si la situation était certainement difficile pour celui-ci, elle n'était selon toute vraisemblance pas insupportable au point de justifier que l'intéressé abandonne du jour au lendemain son poste au frais de l'assurance-chômage, ce d'autant moins que dans cette profession il est préférable, au dire du recourant, qu'un entraîneur qui entend poursuivre sa carrière n'agisse pas en justice contre le club qui l'emploie. Il faut relever aussi qu'il n'existe pas d'indices au dossier dont on pourrait déduire que le recourant aurait tenté, de son côté, d'aplanir les difficultés relationnelles avec l'employeur. Il ne prétend, quoi qu'il en soit, rien de tel. Par ailleurs, le point de vue du dé- partement selon lequel des tensions et des critiques au sein d'un club de football sont, du moins dans une certaine mesure, inhérentes à la fé- brilité avec laquelle les acteurs s'engagent, à l'égard de leurs adversaires, du public ou entre eux, n'est pas dénué de pertinence. c) En conclusion, force est d'admettre que les conditions d'une suspension du droit aux indemnités en application de l'article 44 al.1 litt.b OACI étaient réunies et que la faute devait nécessairement être qualifiée de grave en application de l'article 45 al.3 OACI. Il y a lieu toutefois de tenir compte de toutes les circonstances du cas et de prendre en considération le fait que la démission immédiate du recourant n'est pas due seulement à un motif futile mais à un état de tension importante qui atténue sa faute. Par conséquent, il convient de fixer la durée de la suspension du droit aux indemnités au minimum prévu en cas de faute grave, soit à 26 jours. La décision de la caisse de chômage sera donc réformée dans ce sens. 4. En matière d'assurance-chômage la procédure est gratuite. D'autre part, il n'y a pas lieu d'allouer des dépens, le recourant ne prétendant pas avoir dû engager des frais (art.48 LPJA a contrario). Par ces motifs, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 1. Admet partiellement le recours, annule la décision du Département de l'économie publique du 21 juillet 1997 et réforme la décision de la Caisse cantonale neuchâteloise d'assurance-chômage du 23 janvier 1997 en ce sens que la durée de la suspension du droit aux indemnités de chômage du recourant est fixée à 26 jours. 2. Dit qu'il n'est pas perçu de frais de justice ni alloué de dépens. Neuchâtel, le 12 juin 1998

A. R. a été engagé comme entraîneur par le FC X. avec effet au 1er juillet 1995 par un contrat de durée déterminée, prenant fin le 30 juin 1997. Par lettre du 25 octobre 1996 il a informé le comité du club qu'il résiliait avec effet immédiat le contrat pour de justes motifs, les rapports de confiance devant exister entre l'entraîneur et le président du club d'une part, les joueurs d'autre part, ayant été gravement atteints par le comportement du préésident le 24 octobre 1996 par le fait que celui-ci a organisé une discussion personnelle avec les joueurs en l'obligeant à quitter les lieux.

A. R. a été engagé comme entraîneur par le FC X. avec effet au 1er juillet 1995 par un contrat de durée déterminée, prenant fin le 30 juin 1997. Par lettre du 25 octobre 1996 il a informé le comité du club qu'il résiliait avec effet immédiat le contrat pour de justes motifs, les rapports de confiance devant exister entre l'entraîneur et le président du club d'une part, les joueurs d'autre part, ayant été gravement atteints par le comportement du préésident le 24 octobre 1996 par le fait que celui-ci a organisé une discussion personnelle avec les joueurs en l'obligeant à quitter les lieux. L'intéressé s'étant annoncé à l'assurance-chômage, la caisse

L'intéressé s'étant annoncé à l'assurance-chômage, la caisse cantonale neuchâteloise d'assurance-chômage lui a demandé des explications

cantonale neuchâteloise d'assurance-chômage lui a demandé des explications sur les motifs de sa résiliation du contrat de travail. R. a alors

sur les motifs de sa résiliation du contrat de travail. R. a alors fourni des détails sur les circonstances de son départ, indiquant que ses

fourni des détails sur les circonstances de son départ, indiquant que ses relations avec le président du club s'étaient détériorées au fil des mois,

relations avec le président du club s'étaient détériorées au fil des mois, que le président avait menacé et insulté l'équipe et déclaré qu'il

que le président avait menacé et insulté l'équipe et déclaré qu'il pourrait limoger l'entraîneur, qu'il déstabilisait les joueurs, et que le

pourrait limoger l'entraîneur, qu'il déstabilisait les joueurs, et que le 24 octobre il l'avait obligé à quitter le vestiaire pour parler aux

24 octobre il l'avait obligé à quitter le vestiaire pour parler aux joueurs, sans fournir d'explications, attitude inacceptable à l'égard de

joueurs, sans fournir d'explications, attitude inacceptable à l'égard de l'entraîneur. l'entraîneur. La caisse de chômage a par ailleurs interpellé le club en posant

La caisse de chômage a par ailleurs interpellé le club en posant diverses questions sur les rapports de travail avec R., auxquelles

diverses questions sur les rapports de travail avec R., auxquelles le club a répondu par l'intermédiaire de son conseil, un avocat de Vevey. le club a répondu par l'intermédiaire de son conseil, un avocat de Vevey. Par décision du 23 janvier 1997, la caisse de chômage a suspendu

Par décision du 23 janvier 1997, la caisse de chômage a suspendu le droit de R. à l'indemnité de chômage pendant 35 jours, motif

le droit de R. à l'indemnité de chômage pendant 35 jours, motif pris qu'il avait commis une faute grave en donnant son congé avec effet

pris qu'il avait commis une faute grave en donnant son congé avec effet immédiat, prenant ainsi délibérément le risque de tomber au chômage. immédiat, prenant ainsi délibérément le risque de tomber au chômage. B. Le recours formé par l'assuré contre cette décision devant le

B. Le recours formé par l'assuré contre cette décision devant le Département de l'économie publique a été rejeté par celui-ci par décision

Département de l'économie publique a été rejeté par celui-ci par décision du 21 juillet 1997. Le département a estimé, en résumé, que l'assuré

du 21 juillet 1997. Le département a estimé, en résumé, que l'assuré n'avait en l'occurrence pas de justes motifs pour résilier son contrat de

n'avait en l'occurrence pas de justes motifs pour résilier son contrat de durée déterminée; qu'en effet il était dans la nature des choses qu'un

durée déterminée; qu'en effet il était dans la nature des choses qu'un club qui avait l'ambition d'être dans le tour final de promotion en ligue

club qui avait l'ambition d'être dans le tour final de promotion en ligue nationale A soit sous le feu des critiques et que la décision de l'assuré

nationale A soit sous le feu des critiques et que la décision de l'assuré de résilier le contrat avec effet immédiat avait été prise trop à la

de résilier le contrat avec effet immédiat avait été prise trop à la légère; qu'il n'était pas établi que le président du club avait tenu des

légère; qu'il n'était pas établi que le président du club avait tenu des propos négatifs sur l'entraîneur; qu'en outre l'intéressé n'avait pas

propos négatifs sur l'entraîneur; qu'en outre l'intéressé n'avait pas saisi le Tribunal des prud'hommes comme il l'avait laissé entendre dans sa

saisi le Tribunal des prud'hommes comme il l'avait laissé entendre dans sa lettre de démission. lettre de démission. C. R. interjette recours devant le Tribunal administratif

C. R. interjette recours devant le Tribunal administratif contre cette décision. Il fait valoir, en bref, que l'attitude du pré-

contre cette décision. Il fait valoir, en bref, que l'attitude du pré- sident du club à son égard était inacceptable et ne lui permettait plus de

sident du club à son égard était inacceptable et ne lui permettait plus de diriger l'équipe comme un entraîneur doit le faire; qu'il n'a pas choisi

diriger l'équipe comme un entraîneur doit le faire; qu'il n'a pas choisi le moment de sa démission; qu'il a renoncé à saisir le Tribunal de

le moment de sa démission; qu'il a renoncé à saisir le Tribunal de Prud'hommes pour ne pas compromettre sa réputation professionnelle; que la

Prud'hommes pour ne pas compromettre sa réputation professionnelle; que la sanction de 35 jours de suspension est beaucoup trop lourde. sanction de 35 jours de suspension est beaucoup trop lourde. Le Département de l'économie publique renonce à présenter des

Le Département de l'économie publique renonce à présenter des observations, se réfère à sa décision et conclut au rejet du recours. observations, se réfère à sa décision et conclut au rejet du recours. C O N S I D E R A N T

C O N S I D E R A N T en droit

en droit 1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece-

1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece- vable. vable. 2. a) Le droit de l'assuré à l'indemnité est suspendu lorsqu'il est

2. a) Le droit de l'assuré à l'indemnité est suspendu lorsqu'il est établi que celui-ci est sans travail par sa propre faute (art.30 al.1

établi que celui-ci est sans travail par sa propre faute (art.30 al.1 litt.a LACI). Est notamment réputé sans travail par sa propre faute l'as-

litt.a LACI). Est notamment réputé sans travail par sa propre faute l'as- suré qui a résilié lui-même le contrat de travail, sans avoir été pré-

suré qui a résilié lui-même le contrat de travail, sans avoir été pré- alablement assuré d'obtenir un autre emploi, sauf s'il ne pouvait être

alablement assuré d'obtenir un autre emploi, sauf s'il ne pouvait être exigé de lui qu'il conservât son ancien emploi (art.44 al.1 litt.b OACI). exigé de lui qu'il conservât son ancien emploi (art.44 al.1 litt.b OACI). La durée de la suspension est proportionnelle à la gravité de la faute

La durée de la suspension est proportionnelle à la gravité de la faute (art.30 al.3, 3e phrase, LACI). Selon l'article 45 al.2 OACI (dans sa te-

(art.30 al.3, 3e phrase, LACI). Selon l'article 45 al.2 OACI (dans sa te- neur en vigueur du 1er janvier au 31 décembre 1996, cf. RO 1996, p.301),

neur en vigueur du 1er janvier au 31 décembre 1996, cf. RO 1996, p.301), la durée de la suspension dans l'exercice du droit à l'indemnité est de 1

la durée de la suspension dans l'exercice du droit à l'indemnité est de 1 à 12 jours en cas de faute légère, de 13 à 25 jours en cas de faute de

à 12 jours en cas de faute légère, de 13 à 25 jours en cas de faute de gravité moyenne, et de 26 à 60 jours en cas de faute grave. Selon

gravité moyenne, et de 26 à 60 jours en cas de faute grave. Selon l'article 45 al.3 OACI (introduit par l'ordonnance du 11 décembre 1995, en

l'article 45 al.3 OACI (introduit par l'ordonnance du 11 décembre 1995, en vigueur depuis le 1er janvier 1996, cf. RO 1996, p.301 et p.314), il y a

vigueur depuis le 1er janvier 1996, cf. RO 1996, p.301 et p.314), il y a faute grave lorsque l'assuré abandonne un emploi réputé convenable sans

faute grave lorsque l'assuré abandonne un emploi réputé convenable sans être assuré d'obtenir un nouvel emploi ou lorsqu'il refuse un emploi

être assuré d'obtenir un nouvel emploi ou lorsqu'il refuse un emploi réputé convenable sans motif valable. réputé convenable sans motif valable. b) Comme l'a relevé le département, la jurisprudence a toujours

b) Comme l'a relevé le département, la jurisprudence a toujours apprécié de manière restrictive les circonstances permettant de ne pas

apprécié de manière restrictive les circonstances permettant de ne pas exiger de l'assuré qu'il conserve son emploi (DTA 1986, no 23, p.91

exiger de l'assuré qu'il conserve son emploi (DTA 1986, no 23, p.91 cons.1, 1979, no 24, p.122 cons.1a, 1979, no 8, p.33; Gerhards, Kommentar

cons.1, 1979, no 24, p.122 cons.1a, 1979, no 8, p.33; Gerhards, Kommentar zum Arbeitslosenversicherungsgesetz, vol. 1 note 14 ad art.30). En

zum Arbeitslosenversicherungsgesetz, vol. 1 note 14 ad art.30). En particulier, des relations tendues entre l'employeur et l'assuré ne

particulier, des relations tendues entre l'employeur et l'assuré ne constituent, en elles-mêmes, pas un motif suffisant pour retenir que le

constituent, en elles-mêmes, pas un motif suffisant pour retenir que le maintien des rapports de travail ne peut plus être exigé (DTA 1976, no 18,

maintien des rapports de travail ne peut plus être exigé (DTA 1976, no 18, p.117, et les références). p.117, et les références). 3. a) Lorsque, dans le cas où ce n'est pas le travailleur mais

3. a) Lorsque, dans le cas où ce n'est pas le travailleur mais l'employeur qui résilie le contrat, il s'agit d'apprécier si l'assuré a,

l'employeur qui résilie le contrat, il s'agit d'apprécier si l'assuré a, par son comportement, donné à son employeur un motif de résiliation du

par son comportement, donné à son employeur un motif de résiliation du contrat de travail (ce qui constitue également un motif de suspension du

contrat de travail (ce qui constitue également un motif de suspension du droit à l'indemnité en raison d'une faute de l'assuré, en vertu de

droit à l'indemnité en raison d'une faute de l'assuré, en vertu de l'art.44 al.1 litt.a OACI), la jurisprudence et la doctrine considèrent

l'art.44 al.1 litt.a OACI), la jurisprudence et la doctrine considèrent qu'une suspension du droit à l'indemnité ne peut être infligée à l'assuré

qu'une suspension du droit à l'indemnité ne peut être infligée à l'assuré que si le comportement reproché à celui-ci est clairement établi;

que si le comportement reproché à celui-ci est clairement établi; lorsqu'un différend oppose l'assuré à son employeur, les seules affir-

lorsqu'un différend oppose l'assuré à son employeur, les seules affir- mations de ce dernier ne suffisent pas à établir une faute contestée par

mations de ce dernier ne suffisent pas à établir une faute contestée par l'assuré et non confirmée par d'autres preuves ou indices aptes à con-

l'assuré et non confirmée par d'autres preuves ou indices aptes à con- vaincre l'administration ou le juge (ATF 112 V 245 cons.1 et les arrêts

vaincre l'administration ou le juge (ATF 112 V 245 cons.1 et les arrêts cités; Gerhards, op.cit., nos 10 ss ad art.30). Il se justifie d'appliquer

cités; Gerhards, op.cit., nos 10 ss ad art.30). Il se justifie d'appliquer le même principe lorsque c'est l'assuré qui résilie avec effet immédiat le

le même principe lorsque c'est l'assuré qui résilie avec effet immédiat le contrat, en ce sens que l'on ne peut pas non plus, dans ce cas, retenir

contrat, en ce sens que l'on ne peut pas non plus, dans ce cas, retenir sans autres, sur la base des allégations de l'assuré, que le comportement

sans autres, sur la base des allégations de l'assuré, que le comportement de l'employeur justifiait le congé donné par l'assuré, lorsque l'existence

de l'employeur justifiait le congé donné par l'assuré, lorsque l'existence de tels motifs est niée par l'employeur. A cela s'ajoute le fait que

de tels motifs est niée par l'employeur. A cela s'ajoute le fait que lorsque la rupture des relations de travail est due à la mésentente entre

lorsque la rupture des relations de travail est due à la mésentente entre l'employeur et l'assuré (ce qui doit en l'espèce être considéré comme

l'employeur et l'assuré (ce qui doit en l'espèce être considéré comme établi), et par conséquent à une dégradation des relations de confiance -

établi), et par conséquent à une dégradation des relations de confiance - dont l'importance est variable selon la nature de la profession et les

dont l'importance est variable selon la nature de la profession et les responsabilités assumées par le travailleur - il n'est pas aisé de dé-

responsabilités assumées par le travailleur - il n'est pas aisé de dé- terminer jusqu'à quel point on peut encore exiger de l'assuré qu'il

terminer jusqu'à quel point on peut encore exiger de l'assuré qu'il supporte une situation ou un climat de travail qu'il considère lui-même

supporte une situation ou un climat de travail qu'il considère lui-même comme intenable. Car, à moins d'une violation claire des obligations con-

comme intenable. Car, à moins d'une violation claire des obligations con- tractuelles, une telle appréciation est largement subjective et dépend des

tractuelles, une telle appréciation est largement subjective et dépend des sensibilités personnelles. Mais, comme on l'a rappelé plus haut, la

sensibilités personnelles. Mais, comme on l'a rappelé plus haut, la pratique est relativement sévère à cet égard dans l'assurance-chômage, de

pratique est relativement sévère à cet égard dans l'assurance-chômage, de même d'ailleurs que dans l'appréciation des justes motifs de rési-

même d'ailleurs que dans l'appréciation des justes motifs de rési- liation immédiate au sens du code des obligations (art.337 CO), où l'on

liation immédiate au sens du code des obligations (art.337 CO), où l'on exige généralement, pour admettre la résiliation immédiate par le tra-

exige généralement, pour admettre la résiliation immédiate par le tra- vailleur, que les rapports de confiance entre les parties soient perturbés

vailleur, que les rapports de confiance entre les parties soient perturbés au point que le congé immédiat représente "la seule solution" (ATF 116 II

au point que le congé immédiat représente "la seule solution" (ATF 116 II 144 cons.c).

144 cons.c). b) Dans le cas présent, le recourant fait valoir - dans les di-

b) Dans le cas présent, le recourant fait valoir - dans les di- verses écritures qu'il a adressées à la caisse de chômage, à l'autorité de

verses écritures qu'il a adressées à la caisse de chômage, à l'autorité de recours de première instance et devant la Cour de céans - que ses rela-

recours de première instance et devant la Cour de céans - que ses rela- tions avec le président du club s'étaient dégradées au fil des mois (pour

tions avec le président du club s'étaient dégradées au fil des mois (pour des raisons qu'il n'indique pas); que, dès le 6 octobre 1996, l'espoir de

des raisons qu'il n'indique pas); que, dès le 6 octobre 1996, l'espoir de l'équipe de terminer en 4ème place de la ligue nationale B s'amincissait

l'équipe de terminer en 4ème place de la ligue nationale B s'amincissait et que cette constatation avait servi de "détonateur", le président étant

et que cette constatation avait servi de "détonateur", le président étant allé trouver l'équipe pour la menacer et l'insulter, déclarant publique-

allé trouver l'équipe pour la menacer et l'insulter, déclarant publique- ment qu'il pourrait limoger l'entraîneur; que le président avait ensuite

ment qu'il pourrait limoger l'entraîneur; que le président avait ensuite continué "son entreprise de déstabilisation" en intervenant auprès des

continué "son entreprise de déstabilisation" en intervenant auprès des joueurs et en le menaçant sur le terrain d'entraînement; que de ce fait

joueurs et en le menaçant sur le terrain d'entraînement; que de ce fait son travail avec l'équipe en souffrait un peu, mais sans que cela l'ait

son travail avec l'équipe en souffrait un peu, mais sans que cela l'ait conduit à envisager une démission; que le 24 octobre 1996 toutefois, le

conduit à envisager une démission; que le 24 octobre 1996 toutefois, le président l'avait averti qu'il parlerait aux joueurs le soir même et qu'il

président l'avait averti qu'il parlerait aux joueurs le soir même et qu'il devrait quitter le vestiaire, ce qu'il a effectivement exigé, devant

devrait quitter le vestiaire, ce qu'il a effectivement exigé, devant l'équipe, le moment venu, fait qui a conduit l'intéressé à donner sa

l'équipe, le moment venu, fait qui a conduit l'intéressé à donner sa démission immédiate. démission immédiate. Invité par la caisse de chômage à s'exprimer sur ces griefs et à

Invité par la caisse de chômage à s'exprimer sur ces griefs et à répondre sur certaines questions, l'employeur a répondu, par lettre d'un

répondre sur certaines questions, l'employeur a répondu, par lettre d'un mandataire du 21 janvier 1997, qu'il avait réuni les joueurs le 24 octobre

mandataire du 21 janvier 1997, qu'il avait réuni les joueurs le 24 octobre 1996, ce dont il avait préalablement informé R., pour leur faire

1996, ce dont il avait préalablement informé R., pour leur faire savoir que le comité considérait, nonobstant les mauvais résultats en-

savoir que le comité considérait, nonobstant les mauvais résultats en- registrés, que l'espoir d'une qualification pour le tour final demeurait

registrés, que l'espoir d'une qualification pour le tour final demeurait et qu'il fallait y croire; que lors de cet entretien il n'avait tenu aucun

et qu'il fallait y croire; que lors de cet entretien il n'avait tenu aucun propos désagréable à l'endroit de R. ; qu'il n'existait pas de

propos désagréable à l'endroit de R. ; qu'il n'existait pas de véritable incompatibilité d'humeur entre lui et l'intéressé; qu'il

véritable incompatibilité d'humeur entre lui et l'intéressé; qu'il considérait être en droit de s'adresser directement aux joueurs en tant

considérait être en droit de s'adresser directement aux joueurs en tant que président du club, et qu'il avait toujours scrupuleusement respecté le

que président du club, et qu'il avait toujours scrupuleusement respecté le domaine exclusivement réservé à l'entraîneur; que le club n'avait pas

domaine exclusivement réservé à l'entraîneur; que le club n'avait pas connu de diminution de performances depuis le 1er juillet 1995 qui

connu de diminution de performances depuis le 1er juillet 1995 qui pourrait mettre en doute les compétences de l'entraîneur; que si FC X. n'avait pas donné son congé, le club l'aurait conservé comme employé

pourrait mettre en doute les compétences de l'entraîneur; que si FC X. n'avait pas donné son congé, le club l'aurait conservé comme employé jusqu'au 30 juin 1997. Certes, ces déclarations de l'employeurs sont en

jusqu'au 30 juin 1997. Certes, ces déclarations de l'employeurs sont en partie contredites par celles qu'il a faites à la presse. Répondant à la

partie contredites par celles qu'il a faites à la presse. Répondant à la question de savoir à quand remontaient ses différends avec l'entraîneur,

question de savoir à quand remontaient ses différends avec l'entraîneur, il a répondu : "Oh ! Ça n'a jamais été une idylle entre nous ! Le courant

il a répondu : "Oh ! Ça n'a jamais été une idylle entre nous ! Le courant ne passait pas. C'était de l'hypocrisie latente que de croire que tout

ne passait pas. C'était de l'hypocrisie latente que de croire que tout allait bien". En revanche, il a répété à cette occasion qu'il n'avait rien

allait bien". En revanche, il a répété à cette occasion qu'il n'avait rien à se reprocher et que si l'entraîneur avait perçu l'incident du 24 octobre

à se reprocher et que si l'entraîneur avait perçu l'incident du 24 octobre 1996 comme de l'ingérence, c'était parce que celui-ci était "mal dans sa

1996 comme de l'ingérence, c'était parce que celui-ci était "mal dans sa peau". Considérées dans leur ensemble, ces explications du recourant et de

peau". Considérées dans leur ensemble, ces explications du recourant et de l'employeur conduisent évidemment à retenir que les rapports de travail en

l'employeur conduisent évidemment à retenir que les rapports de travail en question étaient difficiles et qu'il existait des circonstances que le

question étaient difficiles et qu'il existait des circonstances que le recourant pouvait considérer comme blessantes et attentatoires à son

recourant pouvait considérer comme blessantes et attentatoires à son crédit auprès de l'équipe qu'il dirigeait. Cela n'est toutefois pas

crédit auprès de l'équipe qu'il dirigeait. Cela n'est toutefois pas entièrement suffisant pour admettre qu'on ne pouvait plus exiger de lui

entièrement suffisant pour admettre qu'on ne pouvait plus exiger de lui qu'il conserve son emploi et qu'il était en droit de quitter immédiatement

qu'il conserve son emploi et qu'il était en droit de quitter immédiatement celui-ci. Objectivement, le recourant ne dit pas quels sont, le cas

celui-ci. Objectivement, le recourant ne dit pas quels sont, le cas échéant, les reproches, justifiés ou non, qui lui ont été faits par

échéant, les reproches, justifiés ou non, qui lui ont été faits par l'employeur. Il n'est pas non plus établi que l'intervention directe du

l'employeur. Il n'est pas non plus établi que l'intervention directe du président auprès des joueurs comportait des critiques explicites à l'égard

président auprès des joueurs comportait des critiques explicites à l'égard de l'entraîneur, voire qu'elle était dirigée contre lui personnellement,

de l'entraîneur, voire qu'elle était dirigée contre lui personnellement, même si le recourant l'a interprétée ainsi. On ne peut donc pas affirmer

même si le recourant l'a interprétée ainsi. On ne peut donc pas affirmer que la confiance que les joueurs doivent avoir dans leur entraîneur a été

que la confiance que les joueurs doivent avoir dans leur entraîneur a été détruite par le comportement de l'employeur, comme le pense le recourant. détruite par le comportement de l'employeur, comme le pense le recourant. En tout cas, si la situation était certainement difficile pour celui-ci,

En tout cas, si la situation était certainement difficile pour celui-ci, elle n'était selon toute vraisemblance pas insupportable au point de

elle n'était selon toute vraisemblance pas insupportable au point de justifier que l'intéressé abandonne du jour au lendemain son poste au

justifier que l'intéressé abandonne du jour au lendemain son poste au frais de l'assurance-chômage, ce d'autant moins que dans cette profession

frais de l'assurance-chômage, ce d'autant moins que dans cette profession il est préférable, au dire du recourant, qu'un entraîneur qui entend

il est préférable, au dire du recourant, qu'un entraîneur qui entend poursuivre sa carrière n'agisse pas en justice contre le club qui

poursuivre sa carrière n'agisse pas en justice contre le club qui l'emploie. Il faut relever aussi qu'il n'existe pas d'indices au dossier

l'emploie. Il faut relever aussi qu'il n'existe pas d'indices au dossier dont on pourrait déduire que le recourant aurait tenté, de son côté,

dont on pourrait déduire que le recourant aurait tenté, de son côté, d'aplanir les difficultés relationnelles avec l'employeur. Il ne prétend,

d'aplanir les difficultés relationnelles avec l'employeur. Il ne prétend, quoi qu'il en soit, rien de tel. Par ailleurs, le point de vue du dé-

quoi qu'il en soit, rien de tel. Par ailleurs, le point de vue du dé- partement selon lequel des tensions et des critiques au sein d'un club de

partement selon lequel des tensions et des critiques au sein d'un club de football sont, du moins dans une certaine mesure, inhérentes à la fé-

football sont, du moins dans une certaine mesure, inhérentes à la fé- brilité avec laquelle les acteurs s'engagent, à l'égard de leurs

brilité avec laquelle les acteurs s'engagent, à l'égard de leurs adversaires, du public ou entre eux, n'est pas dénué de pertinence. adversaires, du public ou entre eux, n'est pas dénué de pertinence. c) En conclusion, force est d'admettre que les conditions d'une

c) En conclusion, force est d'admettre que les conditions d'une suspension du droit aux indemnités en application de l'article 44 al.1

suspension du droit aux indemnités en application de l'article 44 al.1 litt.b OACI étaient réunies et que la faute devait nécessairement être

litt.b OACI étaient réunies et que la faute devait nécessairement être qualifiée de grave en application de l'article 45 al.3 OACI. Il y a lieu

qualifiée de grave en application de l'article 45 al.3 OACI. Il y a lieu toutefois de tenir compte de toutes les circonstances du cas et de prendre

toutefois de tenir compte de toutes les circonstances du cas et de prendre en considération le fait que la démission immédiate du recourant n'est pas

en considération le fait que la démission immédiate du recourant n'est pas due seulement à un motif futile mais à un état de tension importante qui

due seulement à un motif futile mais à un état de tension importante qui atténue sa faute. Par conséquent, il convient de fixer la durée de la

atténue sa faute. Par conséquent, il convient de fixer la durée de la suspension du droit aux indemnités au minimum prévu en cas de faute grave,

suspension du droit aux indemnités au minimum prévu en cas de faute grave, soit à 26 jours. La décision de la caisse de chômage sera donc réformée

soit à 26 jours. La décision de la caisse de chômage sera donc réformée dans ce sens. dans ce sens. 4. En matière d'assurance-chômage la procédure est gratuite.

4. En matière d'assurance-chômage la procédure est gratuite. D'autre part, il n'y a pas lieu d'allouer des dépens, le recourant ne

D'autre part, il n'y a pas lieu d'allouer des dépens, le recourant ne prétendant pas avoir dû engager des frais (art.48 LPJA a contrario). prétendant pas avoir dû engager des frais (art.48 LPJA a contrario). Par ces motifs,

Par ces motifs, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF

LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 1. Admet partiellement le recours, annule la décision du Département de

1. Admet partiellement le recours, annule la décision du Département de l'économie publique du 21 juillet 1997 et réforme la décision de la

l'économie publique du 21 juillet 1997 et réforme la décision de la Caisse cantonale neuchâteloise d'assurance-chômage du 23 janvier 1997

Caisse cantonale neuchâteloise d'assurance-chômage du 23 janvier 1997 en ce sens que la durée de la suspension du droit aux indemnités de

en ce sens que la durée de la suspension du droit aux indemnités de chômage du recourant est fixée à 26 jours. chômage du recourant est fixée à 26 jours. 2. Dit qu'il n'est pas perçu de frais de justice ni alloué de dépens.

2. Dit qu'il n'est pas perçu de frais de justice ni alloué de dépens. Neuchâtel, le 12 juin 1998

Neuchâtel, le 12 juin 1998