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18/08/2014
Mise au point sur mes positions politiques – Du cheminement vers la liberté
Compte tenu de mes concessions, je pense qu'une petite mise au point sur mes positions politiques s'impose.
A 15 ans j'ai réellement commencé à me poser des questions sur la politique, la société, et sur la marche du monde. La gauche m'a tout de suite attiré, car je la percevais comme une défense des individus peu aisés, élément essentiel selon moi compte tenu de ma situation personnelle. A 18 ans, j'ai commencé à militer à la Gauche des collèges, puis à la Jeunesse Socialiste. J'avais alors des positions qui étaient celles d'un étatiste modéré (d'un social-libéral). A 20 ans, j'ai créé ce blog pour chercher des réponses à la crise économique dont les conséquences m'indignaient. Progressivement, j'ai essayé de fonder mes positions politiques sur une argumentation rigoureuse. Pendant 3 ans, j'ai lu, j'ai débattu, j'ai écrit, j'ai encore débattu, j'ai de nouveau lu, et ce fut passionnant. J'ai traversé beaucoup de courants, de théories, et d'idées. Dans mes études j'ai quitté les sciences politiques pour la philosophie et l'histoire, y trouvant davantage de réponses à mes interrogations.
Ce que je constate en tout cas, c'est qu'il y a une réelle cohérence dans mon évolution politique. Au commencement, lorsque j'ai cherché une solution à la crise économique, je me suis tout naturellement (parce que c'est ainsi que l'on nous conditionne aujourd'hui) tourné vers un étatisme et un planisme total. Mais par la suite, je n'ai eu de cesse de me rapprocher de la liberté. Je suis passé successivement de mon ultra-étatisme totalisant au marxisme, puis à Marx, puis à Castoriadis, pour finir avec le socialisme libertaire. Pendant ces trois ans de cheminement politique, j'ai été confronté à énormément de contradicteurs, d'opposants, de débatteurs. Les plus convaincants (ceux qui avaient les meilleurs arguments) étaient des anarchistes.
A présent, je suis convaincu qu'il convient d'abolir l’État (instrument fondé sur l'agression), la hiérarchie, le salariat (qui est une forme de hiérarchie), et qu'il faut lutter contre toute forme de domination (racisme, sexisme, homophobie, etc.) Si on considère que le capitalisme n'est que le salariat, alors je suis pour en finir avec le capitalisme. J'attache en outre énormément d'importance à la solidarité et au partage.
Ces éléments font probablement de moi un socialiste libertaire je pense. Je me considère aussi proche des socialistes utopistes et de leur désir de créer des phalanstères et des utopies dès maintenant.
Toutefois, je ne considère pas que le salariat soit une agression, je suis favorable au libre-marché (aucun politicien ou bureaucrate ne peut savoir mieux que vous où votre argent doit être dépensé), et je pense que la propriété (sur notre propre corps et notre esprit, et sur ce que nous acquérons en les employant) est un élément essentiel de toute société (actuellement elle nous préserve (partiellement) des volontés des majorités démocratiques et des politiciens élus). Ce qui me rapproche considérablement des anarchistes libéraux et des libertariens, et fait probablement de moi ce qu'on appelle parfois un libertarien de gauche (ou un anarchiste libéral de gauche).
Par conséquent, je considère que la meilleure stratégie actuelle consiste à une union entre socialistes libertaires favorables au libre-marché et anarchistes libéraux & libertariens. Sur la base de cette union, nous pourrons marcher ensemble jusqu'à l'abolition de l’État. Lorsque l’État sera aboli, les individus s'établiront spontanément en communautés partageant un certain nombre d'éléments en commun (il s'agira d'une situation panarchique). Personnellement, j'irai vivre dans une société (communauté) où nous mettrons volontairement un certain nombre de choses en commun (les routes par exemple), où le salariat n'existera plus (il y aura des coopératives et des entrepreneurs indépendants), et où un revenu minimum décent sera garanti à tous. Les individus conservateurs iront sûrement vivre entre eux, tout comme les individus désireux de vivre dans une société où le salariat existe.
Concrètement, je suis donc favorable à la création d'un parti libertarien en Suisse romande.