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Dans un blog précédent https://blog.alphanet.ch/entry/112 je me trompais en pensant que le crash du marché immobilier était imminent. En effet, je m'imaginais surtout une perte de valeur des biens suivi d'une saisie par les banques de propriétaires qui n'étaient plus couverts et n'arrivaient pas à avancer les fonds demandés (la marge de 10% est très, très faible). En fait, il semblerait que cela va plutôt commencer par une augmentation des taux hypothécaires, qui va toucher propriétaires ET locataires.
Voir le brexit comme une défense contre le libre échange est pour le moins curieux. Le fait d'être membre de l'Union Européenne permettait au (obligeait le?) Royaume-Uni de respecter certains standards minimaux de protection des consommateurs et des employés, de l'environnement et de limiter le dumping fiscal. En reprenant sa liberté, l'UK désire toutefois conserver l'accès privilégié au grand marché de l'UE -- espérons que l'UE tiendra bon. Sinon cela pourrait être une mauvaise nouvelle également pour la Suisse d'avoir un tel concurrent libéralisé aux portes de l'UE. Oui, les accords bilatéraux ne sont pas du libre échange forcené, mais négocié. Sans accords bilatéraux, la Suisse serait bien seule et petite pour imposer ses conditions aux reste du monde, monde dominé par d'un côté la "logique" Trumpienne et de l'autre le plus grand Etat autoritaire du monde ...
L'erreur de l'équipement complet d'un seul des deux tubes -- pour quelques centaines de millions d'économisé sur un budget à milliards -- commence à se voir. Une erreur de plus de financement, alors que le FMI recommande toujours à la Suisse d'enfin réinvestir, mais elle préfère rembourser des dettes, et le franc suisse s'apprécie à nouveau.
Suite à diverses péripéties qui font voir la Suisse comme un partenaire peu fiable de l'EU, l'équivalence boursière n'a pas été accordée. La Suisse a réagi en interdisant le négoce de titres suisses à l'Etranger. Risque-t-on un mini-crash lundi 1er juillet, date de l'entrée en vigueur de la nouvelle réglementation?
La solidarité est le maître-mot de l'AVS. Entre les générations, entre les cantons, etc. Toutefois, la Suisse romande dispose de forces vives (moyenne d'âge de ces cantons inférieure au reste de la Suisse). Donc la Suisse romande subventionne la Suisse alémanique. En ce qui concerne l'assurance-maladie, le calcul se fait par zone, souvent les cantons romands sont plus chers que les suisses-allemands: parfois pour de bonnes raisons (urbanité) parfois pour de mauvaises (transferts de réserves entre cantons, pas totalement résolu ni indemnisé malgré quelques efforts récents), et l'âge des patients semble ne pas avoir un impact réel. Ma question: pourquoi l'assurance-maladie, contrairement à l'AVS, ne fait pas usage de la solidarité confédérale?
Le fonctionnement en flot tendu de l'économie et de la production (just in time, ou just too late ...), par définition, supprime les stocks intermédiaires. En cas de grave problème (pandémie, accident chimique ou nucléaire, Brexit, Trumpisation, etc), il est à se demander si les réserves étatiques seraient suffisantes: il y en a pour le pétrole, le gaz et quelques médicaments, mais pour le reste?
Les processeurs les plus populaires actuellement (hors smartphone, déjà quasi un monopole ARM) sont ceux d'Intel et AMD. Jusqu'ici, il a été très difficile de pénétrer le marché des desktops et des serveurs, notamment vu la dépendance de l'écosystème Microsoft aux jeux d'instructions x86/amd64. Apple préparerait-elle un nouveau changement d'architecture sur ses ordinateurs de bureau ? Toutefois, la configuration est toute autre dans le datacenter, où les OS multiplateformes basés GNU/Linux sont très utilisés. L'architecture ARM, très novatrice (performance et consommation d'énergie) pourrait bien y menacer le duopole Intel/AMD. Le schtroumpf de service gesticule déjà, car, dans les processeurs modernes, ce sont bien les géants asiatiques qui dominent aujourd'hui, dont Huawei ... une autre question importante est la sécurité: ces designs plus récents sont-ils moins complexes et donc contiennent-ils moins de failles comme celles découvertes l'an passé (Meltdown, Spectre) dans les processeurs dits classiques? à suivre. https://www.nextplatform.com/2019/02/20/arm-goes-to-war-in-the-datacenter-with-aries-designs/ https://www.alphr.com/features/390064/arm-vs-intel-processors-what-s-the-difference
D'après Wikipedia [1], il y a plusieurs façon d'évaluer une dette. Je suppose que la différence est, notamment, la prise en compte de l'ensemble des collectivités publiques. La France étant plutôt un pays centralisé, cela donne une fausse impression. On voit l'effet inverse avec un pays comme la Suisse, où la dette est souvent cachée dans des entités paraétatiques comme des fondations ou des syndicats intercommunaux. La France aussi a fait ce genre de choses, p.ex. avec les infrastructures ferroviaires RFF, mais c'est plus facile à voir. En comparant p.ex. le ratio dette publique / PIB entre Etats-Unis et France, on se rend compte que, selon le FMI, les Etats-Unis en 2012 étaient à 106% et la France à 90%. Toutefois il doit y avoir un miracle qui fait que l'on se préoccupe très souvent de la dette de la France, mais pas du trou abyssal -- encore agravé par Trump -- des Etats-Unis. La Suisse par exemple met un point d'honneur à économiser [2] quand le budget fédéral semble annoncer une légère perte, et finalement annonce des bénéfices records [3], à tel point que le FMI demande à la Suisse d'enfin réinvestir [4]. Le prix de cette politique est connu: Franc fort et désindustrialisation [5]. En valeur absolue, les USA sont à 17 TUSD et la France à 2 TEUR. Rapporté à la population, les USA devraient avoir maximum 10 TUSD. [1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_pays_par_dette_publique [2] https://www.laliberte.ch/news-agence/detail/le-national-limite-les-coupes-dans-le-budget-de-la-confederation/465503 [3] https://www.rts.ch/info/suisse/9334587-la-confederation-degage-un-excedent-de-2-8-milliards-de-francs-en-2017.html [4] https://www.24heures.ch/economie/plusieurs-experts-urgent-investir/story/15422223 [5] https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20153815
On parle beaucoup du shutdown aux Etats-Unis et du fameux mur et ses 5 GUSD de coût. C'est faux. Le coût de construction de ce mur est évalué de 8 à 25 GUSD. Les 5 GUSD sont simplement un coût d'impulsion. Au-delà de ce coût ridicule, c'est surtout de la potentielle efficacité de ce mur dont il faudrait parler, pour protéger de terroristes inexistants, et surtout de la dépendance de l'économie USAienne, dans sa structure même, aux travailleurs illégaux. Enfin, pourquoi un shutdown? N'est-il pas principalement nécessaire car le déficit du budget est constant et très important depuis des décennies? Si les USA veulent baisser leur déficit commercial et imposer leurs produits dont les consommateurs, par exemple européens, ne veulent pas, il faudrait aussi que les USA subissent les mêmes foudres internationales concernant leur gestion calamiteuse de leurs dettes. Mais en fait, le fait que les USA s'endettent arrange tout le monde: une dette illimitée qui est adossée à un déficit commercial à l'importation est un peu logique. Un peu l'opposé de la Suisse, qui, face à un surplus commercial à l'exportation, ne dépense pas assez et voit sa monnaie se réévaluer.
Le bitcoin, une invention très intéressante basée sur la non moins intéressante blockchain, été conçu pour limiter le nombre total en circulation. Cet élément aurait dû provoquer une augmentation de sa valeur. Toutefois, deux problèmes s'y opposent: premièrement, il y a plein d'autres monnaies virtuelles aujourd'hui, et deuxièmement, la FED a apparemment autorisé l'ouverture de nombreux fonds dérivés adossés à ces monnaies récemment. S'y ajoutent la panique après des piratages et on obtient un bitcoin assez bas. L'évolution future ne peut pas être prédite: mais pour les spéculateurs, une monnaie qui varie beaucoup est un véhicule d'investissement de dérivés intéressant (et risqué: si les monnaies virtuelles en circulation sont faibles par rapport à l'économie mondiale, les fonds dérivés, par un jeu de levier comme pour les subprimes, pourraient la mettre en danger). Ce qui est clair actuellement c'est que le simple investissement dans les monnaies virtuelles ne semble plus rentable, peut-être une preuve de la maturation de ces technologies?
L'Echo s'inquiète de la récente décision du Tribunal fédéral obligeant les communes à financer les activités scolaires obligatoires par les impôts et non plus par des taxes diverses, ou à renoncer à certaines prestations: l'exemple de la Commune de Val-de-Ruz est donné. Ce qui m'inquiète depuis quelques années c'est surtout la propension des communes et cantons à sortir certaines prestations des impôts, même lorsqu'elles sont obligatoires, pour les remplacer par des taxes. Ce mouvement est particulièrement perceptible dans le canton de Fribourg. Or, le principe constitutionnel (RS101 art. 127 al. 2) est que l'on devrait contribuer à la collectivité selon sa capacité économique, objectif évidemment non atteint si les taxes sont identiques pour tous. La décision du TF prend ici tout son sens. Enfin, Val-de-Ruz a dû supprimer certaines prestations même financées par l'impôt car ses citoyens ont refusé une hausse d'impôt. Parler de "commune pauvre" semble inapproprié: c'est plutôt que son taux d'imposition reste trop bas: seules deux communes sont moins chères sur les 31 neuchâteloises (voir ptiturl.ch/coeff-ne). Val-de-Ruz est certes bien gérée, mais ces limites financières vont coûter cher à terme, surtout dans une région en plein développement.
De plus en plus, les services publics sont organisés en unités indépendantes, avec comptabilité propres. Cela n'empêche pas des flux financiers de subventionnement, parfois croisés. Toutefois, cette façon de travailler est problématique: ajuster un flux entre deux boîtes noires ne permet pas de réfléchir sur la globalité de l'impact. Par exemple, assainir l'AI a chargé le chômage, puis les services sociaux des communes. Ou, assainir la caisse de pension neuchâteloise s'est fait sur le dos des assurés (70% de l'effort) puis se fera ces prochaines années par les employeurs para-étatiques, vraisemblablement à budgets constants. Ou encore, la pensée Trump: tu me fais concurrence, je te taxe: mais je ne tiens pas compte du fait que ce que tu me livrais de manière efficace, mon industrie en avait besoin. Ou encore: résilions les bilatérales. Ou le scandale Car postal. Ou le scandale des moteurs truqués. Ceux qui prennent les décisions devraient tenir compte du plus possible d'effets indirects et d'interactions entre sous-systèmes. https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_Cybersyn
Neuchâtel est fiscalement bon marché pour les riches: il y a au moins 7 cantons plus cher -- pour les gros revenus https://www.arcinfo.ch/articles/suisse/forcenes-fiscalite-bracelet-electronique-que-dit-on-outre-sarine-748003
Le Canton de Neuchâtel n'a pas de budget. De nombreuses prestations sont coupées, touchant les plus démunis, mais pas seulement: certains entrepreneurs voient la perspective d'une faillite se rapprocher: les grands travaux étant finis, le TransRUN reporté, et les mandats publics non assurés. Tout cela alors que l'année 2018 aurait dû être, selon les prévisions, une année de reprise économique. Le PLR et l'UDC l'ont-ils tuée dans l'oeuf ? Parlons aussi du budget refusé: 50 millions, alors qu'il y a environ 115'000 contribuables à Neuchâtel. Ca fait moins de 500 CHF, moins que ma hausse de caisse-maladie, qui, pour de plus en plus de familles neuchâteloises devient plus difficile à payer que les impôts. N'est-ce pas ce que beaucoup de Neuchâtelois économisent sur leurs loyers (par rapport à l'Arc lémanique?), pour vivre dans une région bien plus agréable, à mon avis ? Enfin, je me demande si la grande contribution 2018 de la Banque nationale a été anticipée dans le budget refusé ? Merci à ceux de nos représentants qui voient encore l'intérêt de la population de nous sortir de cette impasse, rapidement.
Oui, mais sans budget pour le Canton. L'UDC et le PLR tueront-ils dans l'oeuf la reprise économique?
Le scénario principal envisagé pour les retraites est une contraction du nombre des actifs par rapport à celui des retraités. Cela semble évident vu que la génération des baby-boomers va prendre sa retraite et que l'espérance de vie augmente. Toutefois, cette façon de penser soulève deux questions: premièrement, une trentaine d'années après la retraite des baby-boomers, le problème sera résolu, même si rien ne se passe, non? deuxièmement: lorsqu'ils prendront leur retraite, la Suisse va-t-elle tellement augmenter sa productivité qu'elle n'aura pas besoin de remplacer toutes ces personnes au sein de l'économie? Ou faut-il compter sur une contraction telle de l'économie que le financement des retraites sera le cadet des soucis de la Confédération?
Une excellente vidéo, réalisée dans un autre contexte (brexit) qui montre pourquoi la Suisse a dû reprendre de manière 'autonome' le droit européen, accepter la libre circulation, etc. https://www.youtube.com/watch?v=MsNXmfqQqOU -- à méditer pour ceux qui pensent encore qu'une prospérité est possible, pour la Suisse, en-dehors de l'UE
On pense souvent que le congé maternité, les crèches, et d'autres mesures d'insertion des familles, et en particulier des femmes dans le marché du travail sont des mesures de gauche. Ce qui semble évident, c'est que sans ce type de mesures, le peu de naissances d'un pays développé ne peut être compensé que par l'immigration. A méditer à droite.
On nous a bassiné quelques temps avec le fameux modèle suisse ... est-il entrain de s'effondrer ? En tous cas le taux de chômage réel suisse (calculé selon les normes du BIT, incluant donc les demandeurs d'emploi exclus du chômage) à 4.9% dépasse désormais celui de plusieurs pays européens, dont l'Allemagne. La Suisse stagne ou recule depuis quelques mois: entre franc fort, isolationnisme UDC, timidité des programmes de recherche, de formation et de relance.
Un documentaire intéressant: Capitalisme sur Arte (http://info.arte.tv/fr/capitalisme), qui montre que de nombreux concepts de l'économie (main invisible, etc) sont non seulement absurdes, mais surtout reposent sur l'interprétation incorrecte et déshumanisante d'oeuvres p.ex. d'Adam Smith, pourtant cité abondamment mais de façon tronquée. De plus, le documentaire montre comment depuis les années 50, ces théories abracadabrantes ont été utilisées pour saper les systèmes sociaux de nombreux pays. La séquence d'Alan Greenspan, âgé, se repentant devant le congrès de sa foi passée dans les marchés est particulièrement impressionnante.
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