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De la terre pour les sans-terres et les petits agriculteurs aux Philippines
Après l'irrigation des terres arables en Arménie, l'aide aux enfants de la rue à Tegucigalpa, capitale du Honduras, puis aux personnes aveugles en Erythrée, la paroisse participe à un nouveau projet de l'EPER (Entraide protestante suisse), aux Philippines cette fois, une action qu'elle prolongera l'année prochaine.
Sur l'île de Mindanao, 40% de la population rurale vit au-dessous du seuil de pauvreté. Posséder un petit champ constitue dès lors un pas important dans la lutte contre la pauvreté. Le projet de l'EPER aide des familles à accéder à une terre en vertu du programme de réforme agraire de l'Etat. Néanmoins, les anciens grands propriétaires terriens entravent l'application de la loi par tous les moyens possibles. Débuté en 2006, ce n'est que grâce à la pression exercée par les sans-terres que le programme de réforme à pu être prolongé. Ceux-ci continuent à se battre pour défendre leurs droits.D'ici à 2015, le projet vise à permettre à plus de 2100 familles paysannes des provinces de Bukidnon et Davao Oriental d'accéder à 4375 hectares de terre. Il s'agit de terrains privés de grands propriétaires terriens ou de terres publiques. L'objectif est de cultiver ensuite sur ces terres des produits destinés à la vente et des denrées alimentaires de base.Dix coopératives de commercialisation sont mises en place pour la vente de maïs, cacao et noix de coco. Ces produits sont cultivés sur 1559 hectares de terre par 863 familles. Ainsi, ces habitants vivant auparavant au-dessous du seuil de pauvreté bénéficient d'un revenu supplémentaire.Ce projet doit aussi permettre la formation de 450 paysans à des méthodes d'agriculture proches de la nature et à la combinaison de denrées alimentaires pour leur propre consommation et de produits destinés à la vente. Il aide également à la reforestation de zones communales (arbres fruitiers et bois dur). Les familles disposent ainsi d'une base de subsistance solide.Mais l'expérience a montré qu'il s'agit souvent d'un processus de longue haleine pouvant durer jusqu'à 15 ans, d'où l'importance d'un partenariat durable. Il est en outre apparu que sans soutien, les bénéficiaires de la réforme agraire doivent souvent relouer ou revendre leur parcelle. A plusieurs reprises, il a été possible de mettrre les autorités face à leurs responsabilités de soutenir les familles de petits paysans. En 3013 par exemple, le gouvernement a octroyé aux bénéficiaires de la réforme agraire un crédit de plus d'un million de francs ainsi que neuf centres de transformation pour la fermentation et le séchage du cacao. /ms