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Début janvier, 34 ans après la mort du petit Grégory dans les Vosges (est de la France), le procureur général de Dijon a reçu une nouvelle lettre de menaces, a indiqué le parquet lundi, confirmant une information de.
"Bâtard, enculé. Pour le petit, tu ne sauras jamais la vérité. Y'a un sac qui t'attend", est-il écrit dans cette missive. Le procureur, qui avait reçu une lettre similaire en août 2017 sans y donner suite, a cette fois demandé l'ouverture d'une enquête préliminaire.
"Menaces de mort sur magistrat"
Des investigations ont été ouvertes pour "menaces de mort sur magistrat". Il s'agira de découvrir d'où la missive a été envoyée et si des traces ADN peuvent être retrouvées, comme pour la première lettre (un ADN masculin ne correspondant à aucun protagoniste de l'affaire).
Ces lettres, les premières à retenir l'attention de la justice depuis la relance de l'enquête, ont été écrites à l'aide d'un normographe, sorte de règle utilisée à l'école pour tracer des lettres et permettant de dissimuler l'écriture.
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L'affaire Grégory
Bernard Laroche, un parent, a été mis en examen pour le meurtre, puis libéré, en raison d'erreurs de procédure notamment. Il a été abattu par le père de l'enfant avant que la mère, Christine Villemin, soit elle-même poursuivie. La Cour d'appel de Dijon l'a finalement innocentée en 1993.
Au cours des nombreuses investigations, les enquêteurs se sont notamment penchés sur un mystérieux "corbeau" qui avait revendiqué le meurtre en invoquant une "vengeance", en particulier dans une lettre anonyme postée apparemment avant la découverte du corps.
Plus de 30 ans plus tard, l'enquête a été relancée en juin 2017 avec l'arrestation et la mise en examen du grand-oncle et de la grand-tante de l'enfant. Les époux sont soupçonnés d'avoir été des corbeaux et d'être impliqués dans la mort de Grégory. Une troisième personne, une adolescente qui avait accusé Bernard Laroche avant de se rétracter en 1984, a ensuite été mise en examen pour enlèvement suivi de mort avant d'être placée sous contrôle judiciaire.