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Lors de l’assemblée générale du 2 mai 2019, Ethos recommande de s’opposer à l’ensemble des propositions liées aux rémunérations du conseil d’administration et de la direction générale d’UBS. Ethos considère que le montant de CHF 73.3 millions demandé pour le bonus 2018 des 13 membres de la direction générale est excessif au vu de la performance boursière négative de la banque en 2018.
Selon le rapport de rémunération 2018, la rémunération variable totale (bonus) des 13 membres de la direction générale s’élève à CHF 73.3 millions, dont CHF 11.3 millions pour le CEO. Le bonus de M. Sergio Ermotti pour 2018 correspond ainsi à 4.5 fois son salaire annuel, soit près du maximum fixé à 5 fois son salaire annuel.
La banque justifie ces montants par un bénéfice net en hausse de 12% sur un an (USD 4.5 milliards), des fonds propres robustes ou encore le rachat d’actions pour un montant de CHF 750 millions en 2018. Ethos note toutefois que, parallèlement, le cours de l’action a perdu 31.8% de sa valeur. Sur la période 2016-2018, le rendement total de l’action UBS a baissé de 28.4% alors que la baisse n’a été que de 1.8% pour les autres banques auxquelles UBS se compare. Pour éviter que des rémunérations variables presque maximales soient versées pour une performance de l’action nettement inférieure à celle des concurrents, Ethos estime qu’il est nécessaire qu’UBS introduise un critère tenant compte de la performance relative de l’action.
Ethos considère également que la rémunération des membres du conseil d’administration (736'700 francs en moyenne), celle du président (6 millions de francs), ainsi que les salaires de base des membres de la direction (2.5 millions de francs pour le CEO et 1.5 million de francs en moyenne pour les autres membres) sont excessifs au vu de la pratique des autres sociétés du SMI. Par conséquent, Ethos recommande aux actionnaires de ne pas approuver le rapport de rémunération (point 2) et de refuser la rémunération du conseil d’administration pour 2019 (point 8.1), la rémunération variable de la direction générale pour l’année 2018 (point 8.2) et la rémunération fixe de la direction générale pour l’année 2020 (point 8.3).
Ethos reconnaît par ailleurs qu’UBS a fait des efforts ces dernières années pour améliorer le niveau de transparence de son rapport de rémunération et compte poursuivre le dialogue constructif avec la banque à l’avenir. A cet effet, Ethos attend que le conseil d’administration revoie le système de rémunération pour mieux l’aligner avec les intérêts des actionnaires et ceux des autres parties prenantes de la banque.