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Les forces de sécurité philippines ont libéré un homme d'affaire d'origine suisse (binational) de 72 ans enlevé il y a deux mois sur l'île de Mindanao, dans le sud de pays. Selon le maire de Zamboanga, l’une des plus grandes villes philippines, aucune rançon n'a été payée.
«J'ai pu lui parler, il va bien, Il a perdu beaucoup de poids, mais le moral est bon», a indiqué Celso Lobregat, maire de Zamboanga et responsable de la cellule de crise.
Selon lui, l'opération a eu lieu vers 3 heures du matin dans le village de Labuan, près de Zamboanga. Les ravisseurs sont en fuite et leur identité n'a pas été établie.
La libération de l'otage survient quelques semaines après qu'une cassette-vidéo a été remise à sa famille par ses ravisseurs montrant l'homme d'apparence fragile demander qu'on le libère, rapporte l'AFP.
Dans la vidéo, l'otage affirmait que ses ravisseurs, non identifiés, exigeaient le versement d'une rançon d'au moins 20 millions de pesos philippins (environ 700’000 francs) en échange de sa liberté.
Enlevé au soir du 4 avril à son domicile dans le sud des Philippines par huit ravisseurs déguisés en policiers et soldats, le binational vivait depuis une quarantaine d'années dans la région. Homme d'affaires connu, il possède une grande exploitation agricole à Patalon.
Zamboanga City se trouve sur l'île de Mindanao, dans une région où les rebelles islamistes du groupe Abou Sayyaf se sont spécialisés dans les enlèvements d'étrangers et de chrétiens avec demandes de rançons.
L'an dernier, des rebelles de ce mouvement avaient enlevé en janvier trois collaborateurs du CICR, dont le Suisse Andreas Notter, sur l'île de Jolo, au sud-est de Mindanao. Deux d'entre eux ont été libérés en avril, le troisième en juillet.
swissinfo.ch et les agences