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Les carcinomes épidermoïdes de la sphère ORL sont localisés dans la cavité buccale, l’oropharynx, le larynx et l’hypopharynx et représentent le 6ème cancer le plus fréquent au monde.
La majorité des tumeurs de la sphère ORL a traditionnellement été attribué à la consommation de cigarettes et d’alcool, cependant, pour certaines sous-localisation ORL, l’infection par des sérotypes à haut risque de papillomavirus humain (HPV) est associée avec une carcinogénèse.
Les tumeurs issues d’une infection virale HPV présentent des caractéristiques moléculaires et cliniques fortement différentes des tumeurs issues de la présence de carcinogènes et sont fortement associées à un meilleur pronostic clinique des patients. Au cours de la dernière décennie, l’incidence des tumeurs associées à une infection par HPV au niveau de la sphère ORL a vigoureusement augmenté le développement de la recherche sur ce sous-groupe d’entité.
Le but principal de la recherche translationnelle actuelle est d’établir des protocoles thérapeutiques qui permettent de dissocier les tumeurs HPV positives des tumeur HPV négatives afin de réduire les effets secondaires associées aux traitements radio-chimio thérapeutiques standard. L’identification des déterminants moléculaires liée à la présence de HPV dans la tumeur est une condition préalable au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques qui associeront ciblage moléculaire avec une thérapie immuno modulatrice dirigée contre HPV.
Basé sur notre expérience de l’analyse des interactions cellules tumorales-système immunitaire, nous envisageons de mettre en place un protocole de transfert adoptif de cellules cytotoxique CD8 T spécifiques qui reconnaissent les cellules HPV positives afin d’augmenter la régression tumorale. De manière simultanée, nous envisageons d’identifier de nouveaux marqueurs cellulaires, qui seront utilisés comme base pour le développement de nouveaux traitements immunologiques ayant pour objectif de cibles à la fois les tumeurs HPV positive et HPV négative de la sphère ORL.
L'ensemble de nos publications peut être consulté dans la base de données UniSciences de l'Université de Lausanne.