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Natalia Estemirova travaillait pour Mémorial, une organisation russe de défense des droits humains. À partir de l’an 2000, elle avait recueilli des preuves – notamment des déclarations de témoins – de violations des droits humains commises au cours de la décennie précédente. Elle avait également collaboré avec Anna Politkovskaïa, qu’elle avait aidée à entrer en contact avec des victimes d’atteintes aux droits fondamentaux.
L’enquête sur l’assassinat de Natalia Estemirova a conclu qu’aucun·e représentant·e de l’État n’était impliqué dans cet homicide. Pourtant, peu de temps avant sa mort, la défenseure des droits humains travaillait, entre autres, sur une exécution extrajudiciaire présumée et une disparition forcée. Elle avait indiqué que des personnes responsables des postes de police de Kourtchaloï et de Chali, en Tchétchénie, étaient peut-être impliquées dans ces violations.
Dans des lettres adressées à Amnesty International, les autorités russes ont donné l’identité du meurtrier présumé de Natalia Estemirova et affirmé qu’un mandat d’arrêt international avait été décerné à son encontre. Cependant, l’organisation craint que les investigations menées à ce jour n’aient pas été suffisantes et s’inquiète notamment de ce que des allégations crédibles selon lesquelles des responsables de l’application des lois seraient mêlés à l’assassinat de Natalia Estemirova n’ont pas été examinées.
Bien que des personnes représentant les autorités, dont le président russe Dmitri Medvedev, aient déclaré que le crime serait élucidé et ses auteur·e·s traduit·e·s en justice, rien n’indique que l’enquête soit menée de manière approfondie et indépendante.
Cette action est à présent terminée.
Cette lettre fait partie des Lettres contre l’oubli de mars 2011.
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