Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06880.jsonl.gz/1262

Intégration des étrangers en Suisse, alliance bourgeoise pour les élections fédérales et les nouveaux trains Bombardier des CFF font les titres de la presse dominicale. Voici quelques-unes de ces informations non confirmées à Keystone-ATS:
Le Matin Dimanche/SonntagsZeitung: Les jeunes Autrichiens et les jeunes Allemands sont ceux qui s'intègrent le mieux en Suisse, révèle une enquête relayée par Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. L'étude de l'institut de délinquance et de prévention des crimes de l'université des sciences appliquées de Zurich, effectuée auprès de 8300 adolescents, la plupart ayant 17 ou 18 ans, dans 595 classes réparties sur dix cantons, donne le plus fort index d'intégration aux Autrichiens (83) et aux Allemands (80), suivis par les Turcs et les Serbes (60). En queue de classement figurent les Kosovars (57) et les Macédoniens (55). L'index est fondé sur trois critères: avoir au moins un ami suisse parmi les cinq meilleurs amis, l'identification en tant que suisse et le type de formation. L'étude constate aussi que 13% des adolescents issus de l'immigration estiment faire partie d'un groupe discriminé. Mais une intégration mal développée ne représente pas un facteur de risque en matière de délinquance, notent les chercheurs. Ils soulignent que, si les jeunes migrants sont, en moyenne, plus prompts à se battre physiquement, les jeunes Suisses volent plus dans les magasins, fument plus de cannabis et boivent plus d'alcool.
NZZ am Sonntag: Les quatre partis de centre-droit ont formé une alliance contre le PS et l'UDC, rapporte la NZZ am Sonntag. Le PLR, le PDC, le PBD et les Vert'libéraux (PVL) veulent réaliser des gains en siège grâce à des apparentements. La stratégie de campagne pour les législatives fédérales de 2019 a été adoptée par les chefs et les secrétaires généraux des quatre partis pendant la session d'hiver des Chambres fédérales. Ils se sont mis d'accord sur une recommandation pour leur section cantonale. "Nous voulons renforcer les forces raisonnables du centre et ainsi mettre fin à la polarisation de la politique suisse", déclare le président du PBD Martin Landolt, cité dans le journal. Les sections cantonales doivent désormais mettre en oeuvre la recommandation, tout en restant libres d'examiner d'autres options. Les apparentements sont un instrument important pour gagner des voix aux élections. En 2015, 24 sièges ont ainsi été répartis au Conseil national.
SonntagsBlick: Le nouveau train à deux étages FV-Dosto des Chemins de fer fédéraux (CFF) tournerait au fiasco financier pour Bombardier, selon le SonntagsBlick. Le constructeur canadien doit payer 500'000 francs par train et par semaine de retard, déclare dans le journal le conseiller national Ulrich Giezendanner (UDC/AG), membre de la commission des transports. Le nouveau train ne tient en outre pas ses promesses en matière de consommation d'énergie et une amende serait exigible pour les secousses ressenties dans les rames. Le montant des dommages et intérêts avoisinerait 600 millions de francs. Après un mois de service régulier, les FV-Dosto auraient provoqué beaucoup de mécontentement parmi les usagers des CFF, en raison notamment d'un manque de fiabilité, provoquant retards et annulations de trains. Les douze rames mises en service en décembre ne circulent que sur la ligne InterRegio Bâle-Zurich-St-Gall-Coire. Soixante-deux FV-Dosto destinés aux grandes lignes ont été commandés à Bombardier en 2010 par les CFF pour 1,9 milliard de francs. Il s'agit du plus gros contrat de l'histoire du rail. Les livraisons auraient dû intervenir dès 2013.
SonntagsZeitung: Les CFF prévoient d'utiliser des drones aériens électriques pour le transfert des passagers des gares vers leur domicile, rapporte la SonntagsZeitung. La compagnie ferroviaire s'est renseignée auprès de l'Office fédéral de l'aviation civile sur les possibilités juridiques d'un service de taxi aérien. Selon le journal, les CFF travaillent en partenariat avec la société allemande Lilium, qui a déjà développé un prototype. L'engin, de type drone, devrait embarquer cinq personnes. Le projet des CFF ne fait toutefois pas l'unanimité, indique la SonntagsZeitung. Le Département fédéral des transports craint notamment que la compagnie ferroviaire ne perde de vue ses priorités. Des politiciens critiquent, eux, le fait que les CFF s'éloignent de leur mandat premier.
NZZ am Sonntag: Le FBI a signalé l'an dernier à la Suisse environ 9000 cas présumés de pédopornographie, un record, affirme la NZZ am Sonntag, citant une porte-parole de l'Office fédéral de la police (Fedpol). Ces cas concernent des personnes vivant en Suisse soupçonnées d'avoir téléchargé de la pédopornographie sur ou depuis leur ordinateur via des fournisseurs d'accès internet américains. En 2014, lorsque la police fédérale américaine avait transmis ces données pour la première fois à Fedpol, le nombre de cas atteignait 480. Un an plus tard, il est passé à 2100, puis à 3000 en 2016 et 5400 en 2017. En cinq ans, presque vingt fois plus de cas ont été signalés. L'Office fédéral de la police a examiné les dossiers et a transmis aux autorités cantonales les affaires où une infraction est suspectée, a indiqué dans le journal la porte-parole. La fondation suisse pour la protection de l'enfance appelle à rendre obligatoire en Suisse, comme aux Etats-Unis, le signalement aux autorités de cas présumés de pédopornographie par les fournisseurs d'accès internet suisses.
Le Matin Dimanche: Des dizaines de cabinets de psychiatres et de psychothérapeutes risquent de mettre la clé sous la porte en Suisse, indique Le Matin Dimanche. En cause, la décision de l'assureur maladie CPT exigeant le remboursement des quotes-parts qu'il a versées au titre de l'assurance de base. L'assureur s'appuie sur un arrêt du Tribunal fédéral de 2016, stipulant que le psychiatre doit, tout au long de la thérapie qu'il a déléguée à un psychologue, assurer un contact personnel suffisamment intense avec le patient. La CPT exige donc que le psychiatre ait personnellement examiné le patient et le voie régulièrement. Si aucune mention de la sorte n'est inscrite dans les factures, la caisse n'est pas tenue de payer sa part des coûts. "C'est un coup d'assommoir", dit dans le journal un psychologue, qui souligne que les sommes exigées se chiffrent en dizaines de milliers de francs, dans son cas. La CPT reconnaît avoir envoyé quelques douzaines de lettres depuis l'été dernier, mais assure avant tout viser la qualité des soins donnés. Selon la loi, les psychologues et les psychothérapeutes doivent travailler sous la délégation d'un médecin psychiatre.
SonntagsBlick: Le ministre allemand de la santé, Jens Spahn, regrette l'exode des médecins et des infirmières allemands en Suisse. "J'aimerais les récupérer", dit-il dans le SonntagsBlick. Les spécialistes recrutés par les hôpitaux et foyers pour personnes âgées en Suisse manquent en Allemagne, explique le ministre. "Nous devons alors employer des médecins polonais, qui à leur tour manquent en Pologne". Le ministre membre de la CDU, âgé de 38 ans, se demande s'il ne faut pas que le débauchage de spécialiste de certains groupes professionnels soit réglementé au sein de l'Union européenne (UE). De tels accords existent déjà à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), souligne-t-il. Selon la fédération des médecins suisses (FMH), 17,7% des médecins exerçant en Suisse possèdent un passeport allemand.
NZZ am Sonntag: Le nouveau président de l'École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), Joël Mesot, veut envoyer tous les professeurs de la haute école suivre un cours de gestion du personnel. Il réagit à des cas récents de mobbing et d'abus de pouvoir dénoncés au sein de l'EPFZ et dans plusieurs universités. L'EPFZ peut aider les professeurs à diriger leurs groupes avec de tels cours, indique M. Mesot dans la NZZ am Sonntag. Le physicien, né à Genève, avait déjà introduit de tels cours lorsqu'il était directeur de l'Institut Paul Scherrer. "A l'EPFZ, des personnes très intelligentes travaillent ensemble, professeurs comme étudiants. Elles sont fixées sur le succès. C'est une situation qu'il faut bien contrôler", ajoute-t-il.