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La modification de l'ordonnance à ce propos permettra d'assimiler ces substances psychotropes à des stupéfiants, et de faire en sorte que leur fabrication, leur commerce et leur utilisation soient illicites et passibles de sanctions pénales, indique lundi l'Institut des produits thérapeutiques Swissmedic.
Les interdictions doivent contribuer à lutter contre l'usage de nouvelles substances de synthèse en tant que stupéfiants. Leur consommation constitue en effet un risque pour la santé, écrit Swissmedic.
On ne sait pas comment elles interagissent avec d'autres substances, si elles créent une dépendance et à quel point, ni quelle est leur toxicité si elles sont avalées de manière répétée.
Au vu de leur structure analogue à celle de substances qui sont déjà soumises à contrôle, il y a lieu de supposer que leurs effets s'apparentent à ceux des stupéfiants et qu'elles peuvent être à la source de dépendances et d'abus.
En accord avec l'étranger
Afin que la Suisse ne devienne pas une plaque tournante du trafic de drogues de synthèse, l'actualisation de l'ordonnance sur la liste des stupéfiants se fait en accord avec l'étranger, précise Swissmedic.
Depuis fin 2011, la Suisse a ajouté 287 substances individuelles et 15 groupes de substances (dérivées) à la liste des substances interdites figurant dans l'annexe de l'ordonnance sur la liste des stupéfiants. (awp/hzi/ps)