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Sous cette appellation sont reprises les inscriptions sacrées ou liées à un lieu de culte, comme les textes relatifs à la vie religieuse des cités, les dédicaces, les comptes et les inventaires des sanctuaires, les textes oraculaires, les récits de guérison miraculeuse, les lois sacrées ou encore les calendriers des fêtes et des sacrifices.
Voyons plus en détail quelques-unes d'entre elles.
Les dédicaces
Offerte à l’occasion d’un succès militaire, d’une victoire au concours ou tout simplement pour des raisons plus personnelles (naissance, fin de l’enfance, mariage, guérison, etc.), l’offrande est souvent accompagnée d’une inscription mentionnant le nom du dédicant et celui de la ou des divinités destinataires.
Les dédicaces se présentent de la manière suivante :
ou
Les lois sacrées
Les sanctuaires étaient réglementés par des lois précisant:
Ces lois nous informent également sur les calendriers des sanctuaires, les prêtres et les prêtresses.
Les comptes et inventaires
Ce type d’inscriptions témoigne de la gestion
des biens d’un lieu de culte.
Les comptes rassemblent les dépenses et les recettes. Ils indiquent par exemple les sommes qui ont été payées pour la construction ou la réparation d’un édifice, le salaire des ouvriers et les matériaux qui ont été utilisés.
Les inventaires constituent une mine précieuse de renseignements pour l’historien puisqu’ils reprennent la liste de toutes les offrandes faites aux divinités d’un sanctuaire. Ces textes, très répétitifs, nous informent notamment sur des catégories d'offrandes que nous n’avons pas conservées, comme les vêtements et les différentes sortes d’étoffes qui n’ont pas survécu au temps ou encore les objets métalliques qui ont bien souvent été refondus (cf. W. Günther, "Vieux et inutilisable dans un inventaire inédit de Milet", in D. Knoepfler (éd.), Comptes et inventaires dans la cité grecque, Neuchâtel-Genève, 1988, p. 215-237).
Les textes oraculaires
Interroger les dieux pour connaître leur volonté
était une pratique très ancienne en Grèce. Les hommes posaient
des questions aux divinités par l’intermédiaire des prêtres
et des prêtresses qui interprétaient l’oracle. Bon nombre
d’inscriptions fournissent de précieuses informations sur ces questions
et sur les réponses données par les dieux. La cité pouvait
consulter l’oracle en temps de guerre, lors de la fondation d’une
colonie ou encore pour obtenir un remède contre une épidémie.
Quant aux particuliers, ils interrogeaient les dieux pour des raisons plus personnelles
comme un mariage ou un voyage.
Les oracles les plus célèbres du monde grec étaient ceux de Zeus à Dodone (Epire), d’Apollon à Claros (Asie Mineure) ou encore d’Apollon à Delphes.
Les récits de guérison miraculeuse
Tout comme les sanctuaires oraculaires, les sanctuaires médicaux
étaient des lieux où les dieux se manifestaient aux hommes pour
les conseiller. C’est vers la fin du Ve s. av. J.-C. que se développe
ce type de culte "thérapeutique". Une foule de pélerins se rendaient dans les sanctuaires
pour y chercher la guérison. Les visiteurs passaient la nuit à
l'intérieur du sanctuaire et pendant leur sommeil, ils recevaient en
songe la visite du dieu qui leur precrivait des remèdes. C’est
ce qu’on appelle le rituel de l’incubation (de in-cubare
: le malade "dormait dans" le sanctuaire). Avant de rentrer chez eux,
les pélerins mettaient par écrit, sur des tablettes de bois, le
récit de ces guérisons miraculeuses. Les prêtres les faisaient
ensuite graver sur des stèles en pierre. Ces textes sont en général
assez courts. Ils comprennent le nom du malade, la description des maux dont
il souffre, la vision telle qu'elle était apparue pendant l’incubation
et la guérison. Ce type de documents abonde surtout dans les sanctuaires
d’Asclépios, dieu guérisseur par excellence, à Epidaure,
Cos et Pergame mais on en trouve aussi dans les lieux de culte de héros-guérisseurs
comme celui d’Amphiaraos à Oropos.