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|source: us.macmillan.com|
David Smith est un jeune sculpteur qui a connu un succès précoce lorsqu'un mécène l'a pris sous son aile, mais qui est ensuite tombé dans l'oubli lorsque les deux se sont fâchés. Depuis, en mal d'inspiration, il déprime.
Jusqu'à ce qu'il se voit proposer un pacte par son oncle Harry : en échange de sa vie, il a deux cents jours pour créer son œuvre. En réalité, son oncle est mort et c'est la mort qui lui demande son âme et sa vie en échange de la célébrité. Sauf que, peu après avoir accepté, David tombe amoureux de Meg, une jeune comédienne. De quoi ébranler son choix.
Cet album de 486 pages est une relecture du mythe de Faust - ma lecture de la pièce de Goethe commence à dater. L'auteur y parle de l'envie de reconnaissance dont chacun a besoin (même modestement), de l'art et sa valeur / sa place dans la société / la façon dont elle peut être perçue de manière très différente selon les points de vue, d'amour, du temps qui passe et donc de la nécessité d'en profiter au mieux.
Un joli album aux dessins "typiquement américains" (c'est moi qui le dit car plusieurs auteurs que j'ai lu utilisent ce procédé), en noir et blanc avec des tons bleutés. J'ai bien aimé le procédé de "mise en avant" qu'utilise l'auteur lorsqu'il veut mettre l'accent sur un ou plusieurs personnages : tout ce qui les entoure devient "grisé" (enfin, "bleuté" ici), comme si on presse sur pause dans un film et que seuls les personnages importants continuent de se mouvoir. Je ne sais pas si ce que je raconte est très clair, mais regardez l'image ci-dessus et vous comprendrez.
Une jolie critique, bien plus fouillée que la mienne, chez Mokamilla.
Scott McCloud (né en 1960) est un auteur de BD et essayiste américain.
(éd. Rue de Sèvres, traduit par Fanny Soubiran, 2015)
(éd. Rue de Sèvres, traduit par Fanny Soubiran, 2015)