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Une jumelle de la Terre observée à 40 années-lumière de notre planète
Baptisée Trappist-1e, cette exoplanète ressemble fortement à notre planète bleue, révèle lundi une étude dirigée par l'Université de Berne. La planète présente la même densité, le même rayon, la même masse et la même énergie reçue de son soleil, une étoile naine ultra-froide.
"Trappist-1e est la plus intéressante des planètes de ce système", explique dans le 19h30 le professeur Brice-Olivier Demory de l'Université de Berne, co-auteur de l'étude.
"Parce qu'elle possède les bonnes conditions pour que la vie puisse y apparaître, si l'on considère que la vie telle qu'elle est sur Terre est universelle", précise l'astrophysicien.
La planète d, similaire à la Terre mais recouverte d'eau
Grâce à de nouvelles observations réalisées avec deux télescopes de la Nasa, Kepler et Spitzer, l'équipe internationale de chercheurs a pu déterminer qu'au moins cinq de ces exoplanètes possèdent une enveloppe sous forme d'atmosphère, d'océans ou de glace.
Plus proches de leur étoile, les planètes b et c présentent une atmosphère dense. Les trois planètes les plus éloignées, Trappist-1f, g et h, sont quant à elles vraisemblablement recouvertes de glace, selon ces travaux publiés dans la revue Astronomy und Astrophysics.
Quant aux tempérées d et e, ce sont les plus susceptibles de présenter de l'eau à leur surface. "A l'origine, nous pensions que la planète d était recouverte de continents", précise Brice-Olivier Demory. "Avec nos récentes observations, on se retrouve avec une planète couverte d'eau et donc peu de chances d'avoir des roches à sa surface."
>> La comparaison entre notre système solaire et celui de Trappist-1:
Nouveau télescope en 2019
Avant d'en savoir davantage sur la présence d'eau ou d'autres molécules sur ces planètes, les chercheurs devront attendre la mise en service du puissant télescope James Webb, successeur d'Hubble, dont le lancement est prévu au printemps 2019.
Pour la première fois, de véritables données atmosphériques de planètes telluriques seront alors récoltées. Les scientifiques pourront ainsi traquer la vie dans ce système si proche du nôtre à l'échelle de l'univers, à 370'000 milliards de kilomètres.
Reportage: Stéphanie Jaquet
Adaptation web: Tamara Muncanovic
Publié le 05 février 2018 à 20:35 - Modifié le 05 février 2018 à 20:59