Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07003.jsonl.gz/514

De la solitude (destructrice) des familles migrantes
Rev Med Suisse
2019; volume 15.
991-991
Youssef était professeur de physique au lycée d’une grande ville en Egypte. Copte, il y vivait dans un climat d’insécurité avec sa femme, Mahalia, professeure dans la même école, et sa fille Sahar. Il s’est résigné à migrer il y a trois ans, après avoir perdu son travail. Départ déchirant, entre autres car Youssef y laissait ses parents vieillissants et malades.Après un périple long, douloureux et humiliant, il arrive à Rome, où réside une communauté copte. Il y trouve un travail subalterne et mal payé ; Sahar peut aller à l’école, mais elle s’y sent vite isolée et discriminée. La mère – sans travail – pallie sa solitude et la nostalgie en fréquentant son église encore plus assidument que ce qu’elle faisait en Egypte. Quant au père, il n’a pas trouvé le même réconfort dans la foi : il cherche dans une sorte de mutisme un remède, par défaut, à son isolement et ses désillusions.Pas étonnant, alors, que Sahar, 12 ans, devienne symptomatique : elle commence à voler, surtout dans le ma...