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Dimanche prochain marquera le 50e anniversaire de la fondation de l'entreprise Horag Hotz Racing SA. Son fondateur Markus Hotz (qui aura 80 ans en juillet) évoque les débuts et les meilleurs moments de ces 50 dernières années.
Markus Hotz aura 80 ans en juillet. Il ne paraît toutefois pas son âge. Hotz se présente en pleine forme lorsque Auto Sport Suisse lui rend visite à Sulgen (TG). Le jubilaire constate simplement en plaisantant: «Une ou deux de mes articulations ne sont plus tout à fait d'origine. Mais heureusement, il existe des pièces de rechange.»
La création de sa propre équipe remonte au 17 janvier 1971. À l'époque, Hotz travaille pour le fabricant de pneus Dunlop à Zurich. C'est pourquoi l'équipe est initialement basée à Baden. Hotz a déjà commencé à pratiquer la course automobile des années auparavant. En 1965, il prend avec son Alfa Giulietta le départ de la course d’Oberhallau organisée par l'ACS Thurgovie. Mais pour Hotz, cette course ne compte pas. « Au départ, l'essieu arrière s'est en effet bloqué et je n'ai pas pu avancer d'un mètre. C'est pourquoi que c'est aux Rangiers en 1966 que j'ai pu effectuer ma première course véritable ».
Enchanté par la Formule V, qui s'est tenue pour la première fois en 1965, Hotz décide de construire sur le même modèle ses propres voitures. Avec Fredy Lienhard, Oscar Pfister et Bruno Wettstein, il construit les quatre premiers voitures de 1300 cm3 dans les locaux de l'usine de LISTA et lorsque Volkswagen décide de lancer la Formule Super V en 1971, Hotz est au premier plan. Il en dessine la première esquisse en route pour la Formule V en Israël. «Nous voyagions en bateau à l'époque», se souvient Hotz. «C'était en novembre et la mer était agitée – presque tout le monde vomissait; j'ai fait mon premier croquis de la nouvelle voiture sur une carte de menu. Avec moi il y avaient encore Harald Ertl, Manfred Jantke et Helmut Koinigg au table.»
Hotz construit en tout 33 exemplaires de ce bolide de Super Vee. Nombre d'entre eux sont alors engagés par des pilotes de renommée internationale qui sont montés régulièrement sur le podium. Lors de la course Formula Super Vee de 1973 à Zandvoort, 9 des 37 voitures proviennent de Horag. L'un des «pilotes vedettes» de cette époque est alors l'Allemand Harald Ertl. «Toujours à court d'argent, mais d'une rapidité à toute épreuve», précise Markus Hotz.
En 1975, Horag devient le représentant officiel de March, un constructeur qui dispose d'une équipe de Formule 1 et qui, avec son châssis, compte alors parmi les meilleurs au monde en Formule 2. Hotz devient champion suisse en 1975 et 1977 sur une BMW F2 de March. Pendant cette période, Horag s'occupe entre autres des voitures de Herbert Müller, Fredy Lienhard, Eugen Strähl et Clay Regazzoni.
Au début des années 80, Horag court en Formule 2 en cela à moitié en tant qu’équipe d’usine de March. Parmi les pilotes figurent alors Johnny Cecotto, Stanley Dickens, Rolf Biland, Marc Surer et Mike Thackwell. Hotz s'extasie encore maintenant en évoquant les performances de ce dernier. Ce Néo-Zélandais très jeune à l'époque bouscule véritablement les pilotes bien établis de l’époque. Sa maîtrise de la voiture, mais aussi sa personnalité sont uniques. Hotz se souvient de la course de Silverstone en 1986: «Mike a fait un temps fabuleux à l'époque. De retour dans les stands, il a dit: J'ai fait un tour de piste les yeux fermés!»
La deuxième partie de l'histoire du 50e anniversaire de Horag suivra lundi.