Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07101.jsonl.gz/853

Afin de déterminer si la période du postpartum est un moment propice pour intervenir auprès des femmes à propos de leur consommation d’alcool, les chercheurs de cette étude1 ont effectué un dépistage auprès de 8705 femmes, 45 jours après leur accouchement. Parmi elles, 235 remplissaient les critères d’inclusion2 et ont été randomisées en deux groupes : un groupe de pratique habituelle (distribution d’une brochure portant sur des aspects généraux liés à la santé, sans conseil particulier) et un groupe d’intervention brève (IB). L’intervention consistait en deux entretiens de quinze minutes conduits par une infirmière ou un obstétricien, à un mois d’intervalle, chacun suivi d’un entretien téléphonique deux semaines après l’intervention. La consommation d’alcool des 28 derniers jours a été évaluée au moment de l’inclusion et, par téléphone, six mois plus tard.
• 23 des 122 femmes (19%) du groupe IB n’ont pas bénéficié d’intervention car elles ne se sont pas présentées aux entretiens prévus. 23 autres femmes (19%) du groupe IB et 5 (4%) du groupe pratique habituelle (n=113) n’ont pas complété l’entretien de suivi à six mois.
• Les analyses effectuées (intention-to-treat analyses, donc considérant les perdus au suivi comme des échecs) ont montré que les femmes du groupe IB, comparées à celles du groupe contrôle, rapportent, entre l’inclusion et le suivi à six mois, des réductions plus importantes du nombre de verres standards consommés (réduction de 14,2 unités versus 5,1), du nombre de jours de consommation (réduction de 3,4 jours versus 1,2), et du nombre de jours de consommation importante3 (réduction de 1,8 jour versus 0,5).
Commentaires :
Ces résultats suggèrent que l’IB peut réduire la consommation d’alcool chez des femmes en post-partum. Il est important de noter que 1209 femmes (14%) avaient une consommation d’alcool à risque (y compris avant et pendant la grossesse) mais n’avaient pas une consommation assez importante au cours des 28 jours précédant l’entretien post-partum pour remplir les critères d’inclusion dans la recherche. Ceci implique que de nombreuses femmes qui ont une consommation d’alcool à risque peuvent mettre un certain temps à retrouver leur consommation habituelle après un accouchement, et qu’elles nécessiteront par conséquent des dépistages ultérieurs au cours de la période post-partum et audelà de celle-ci.