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Des toiles vendues parfois des millions de dollars par des galeries d'art new-yorkaises pourraient avoir été des faux, rapporte samedi le "New York Times". Le quotidien précise qu'une enquête a été ouverte par les autorités fédérales sur cette fraude de plusieurs années.
Le quotidien mentionne notamment des toiles des peintres expressionnistes abstraits Jackson Pollock et Robert Motherwell, dont l'une avait été achetée 17 millions de dollars par un collectionneur britannique. La plupart de ces oeuvres arrivaient sur le marché via une marchande d'art peu connue de Long Island, Glafira Rosales, qui disait les tenir de l'héritier - anonyme - d'un collectionneur.
Certaines avaient été ensuite vendues via Ann Freedman, la présidente d'une célèbre galerie new-yorkaise, Knoedler & Company, qui a brutalement fermé ses portes mercredi, après 165 ans d'existence. D'autres oeuvres ont été vendues par d'autres galeries, via un marchand d'art indépendant réputé, Julian Weissman, qui représentait Motherwell de son vivant.
Dès 1993
Vendredi, un collectionneur londonien, Pierre Lagrange, qui avait acheté un Pollock "Untitled 1950" pour 17 millions de dollars, a porté plainte contre la galerie Knoedler et Mme Freedman, affirmant que c'était un faux. Une expertise aurait en effet montré que deux des pigments utilisés pour cette toile n'existaient pas du vivant du peintre.
L'authenticité d'au moins quinze autres oeuvres arrivées sur le marché via Mme Rosales est également contestée par certains experts, a ajouté le quotidien, précisant que l'enquête du FBI a été lancée en 2009. Sept Motherwell ont ainsi été identifiés comme des faux par la Fondation Dedalus, créé par l'artiste de son vivant.
Mme Freedman, qui n'est pas visée par l'enquête en cours, pas plus que sa galerie ou M. Weissman, a déclaré au "New York Times" qu'elle croyait en l'authenticité de ce qu'elle avait acheté à Mme Rosales. Elle a d'ailleurs acheté plusieurs oeuvres pour elle-même.
ATS