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La vulvodynie(1) est définie comme un inconfort vulvaire persistant ou des douleurs vulvaires chroniques, caractérisées par des sensations de brûlures, d’aiguilles ainsi que des sensations d’avoir la vulve « à vif » (2). La douleur est vécue très différemment d’une femme à l’autre. Elle peut être assez constante ou ressentie occasionnellement, d’intensité variable, et localisée à la vulve. La vulvodynie affecte les adolescentes et les femmes de tous les âges. Elle n’est pas une infection transmissible sexuellement.
Qu'est-ce qui cause la vulvodynie?
Il n’y a pas de cause connue à la vulvodynie. Dans plusieurs cas, la douleur survient spontanément alors qu’autrement, elle se manifeste suite à une chirurgie, un accouchement ou une blessure. Ce serait le résultat de plusieurs facteurs qui, combinés, créeraient cette douleur à la vulve. Un dommage ou une irritation chronique des nerfs de la vulve pourrait en être la cause mais il existerait d’autres facteurs déclenchants inconnus.
Quelles en sont les conséquences?
La vulvodynie interfère avec la sexualité (3). La douleur est souvent accentuée pendant ou après la relation sexuelle (4) avec pénétration, et quelquefois lors des relations sexuelles sans pénétration. Les relations sexuelles, principalement celles avec pénétration, peuvent donc ne pas être plaisantes et satisfaisantes pour ces femmes et ainsi créer un évitement ou des problèmes dans le couple.
La douleur nuit à la libido, ce qui entraîne une diminution de l’intérêt sexuel, de l’excitation et de la lubrification. La douleur provoquée par la vulvodynie peut aussi induire des tensions musculaires du plancher pelvien.
Compte tenu que la douleur peut être présente au quotidien, elle peut devenir omniprésente dans la vie de la femme et ainsi diminuer sa qualité de vie générale.
Chez certaines personnes, le caractère chronique semble les prédisposer à la dépression et à l’anxiété.
Est-ce que la vulvodynie peut être traitée?
Une vaste enquête (5) réalisée aux Etats-Unis(6) a mis en évidence la fréquence des vulvodynies. 7 à 8 % des femmes participantes ont déclaré avoir souffert d’au moins un épisode de vulvodynie ayant duré 3 mois ou plus.
La prise en charge doit se faire par un diagnostic (7) qui doit être posé par un gynécologue afin d’exclure les autres causes spécifiques pouvant causer des douleurs et brûlures vulvaires (maladies de la peau, fissures de la vulve, infections par un herpès, levure ou bactérie). Une fois le diagnostic posé, le traitement peut débuter. Comme il n’y a pas de cause unifiée de vulvodynie, plusieurs traitements peuvent être offerts à la femme. Une approche combinant différents traitements (incluant la physiothérapie, les traitements médicaux et un suivi sexologique) ainsi que l’implication de la ou du partenaire donne de meilleurs résultats. En plus des traitements définis par le praticien (8), les femmes doivent tenir compte de conseils généraux, tels que porter des vêtements amples et ne pas utiliser de savons irritants.