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Les chances d'une médaille suisse sont grandes jeudi à l'occasion du combiné olympique. Médaillé de bronze aux derniers Mondiaux, Loïc Meillard possède les meilleurs atouts.
Un Helvète peut-il succéder au surprenant Sandro Viletta, champion olympique du combiné à Sotchi? C'est en tous les cas parfaitement envisageable, surtout si l'on se fie aux entraînements de la descente.
Tête de pont de Swiss-Ski dans cette discipline, Loïc Meillard devrait être la carte maîtresse. Même s'il n'est pas aussi bon cette année que la précédente en Super-G, le Valaisan d'origine neuchâteloise a plus d'expérience en vitesse. Et le skieur d'Hérémence semble à l'aise sur cette neige chinoise si l'on s'en tient à ses chronos sur les deux tests.
Une course très ouverte
S'il parvient à finir devant le champion du monde Marco Schwarz et le vice-champion olympique et du monde Alexis Pinturault en descente, alors le frère de Mélanie aura toutes ses chances. Plus rapide que ses deux rivaux aux entraînements, Meillard pourrait même confirmer sur le slalom où il compte quatre places dans le top 7 lors des cinq dernières courses. Parce que Schwarz, vainqueur du globe de slalom la saison passée, n'affiche qu'une 10e place à Wengen comme meilleur résultat cet hiver. Quant à Pinturault, il n'a qu'une 2e et une 9e place cette saison et comptabilise surtout trois abandons et une non-qualification.
Dans le camp suisse, on peut aussi citer Luca Aerni, le champion du monde de la spécialité en 2017 à St-Moritz. Loin d'être largué en descente lors des entraînements, le skieur des Barzettes peut se montrer dangereux. 5e du slalom d'Adelboden et deux fois 13e à Kitzbühel et Schaldming, le Valaisan peut sortir une manche d'exception.
Chabloz le dernier mousquetaire
Moins à l'aise en spécial que ses deux collègues, Justin Murisier devra se montrer rapide en descente pour espérer lutter tout devant. Le quatrième Helvète au départ sera le Vaudois Yannick Chabloz. Etabli dans le canton de Nidwald, il vivra sa première expérience olympique. Pour Swiss-Ski, c'est un moyen de préparer la prochaine génération à la gestion des grands événements.
Il convient également de rappeler que le format du combiné a changé depuis Pyeongchang. Alors que l'on a longtemps lancé le 30e de la descente en premier sur la manche de slalom, c'est désormais le premier de l'épreuve de vitesse qui ouvre les feux sur le slalom. Une façon de procéder qui peut éventuellement tuer tout suspense si les meilleurs slalomeurs ont réalisé une belle descente.
Discipline consacrant les polyvalents, le combiné souffre d'un manque d'intérêt de la FIS, mais est parvenu à confirmer son statut lors des grands événements. Si une certaine hiérarchie semble se dessiner, il ne faut pas oublier qu'hormis l'épreuve des Mondiaux l'an dernier, les messieurs n'ont plus disputé de combiné depuis celui d'Hinterstoder en mars 2020!
jfd, ats