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Cette séance a lieu à la HEP-Vaud (Av. de Cour 33, 1014 Lausanne), de 13h30 à 16h45, en salle C33-620.
Thème de la séance : Corriger des évaluations en droit à la lumière des apports de la docimologie
Quelques rappels sur l'importance de l'évaluation sont d'abord donnés, en insistant notamment sur l'utilisation adéquate de la taxonomie et de la formulation opérationnelle des consignes pour la bonne rédaction des questions des évaluations (cf. les diapositives de la séance ci-dessous).
Un exercice est ensuite donné aux étudiants : corriger une question (valant 10 pts) de 4 copies d'élèves de l'ECGF. Ces copies d'élèves sont tirées d'une évaluation de droit et ont été choisies de telle manière que des séries soient proposées aux étudiants (3 faibles et 1 bonne, 3 bonnes et 1 faible, etc.). Comme les années précédentes, la correction individuelle des copies a révélé des écarts importants entre les correcteurs (cf. les diapositives de la séance) alors qu'il n'y avait que 10 points à distribuer...
Il est alors demandé aux étudiants de comparer leurs résultats et de discuter des difficultés rencontrées. Ces difficultés ont été mises en évidence (cf. le résumé dans une des diapositives de la séance ci-dessous). Ensuite, les étudiants proposent des hypothèses pour expliquer les écarts conséquents constatés. Cette activité permet de mettre en évidence ce que les spécialistes de la docimologie ont constaté dans leurs recherches sur les différents biais de l'évaluation (cf. les diapositives de la séance). Quelques informations théoriques sont donné à propos des apports de la docimologie. Pour compléter (et ouvrir quelques pistes de réflexion), les étudiants sont invités à lire deux chapitres d'ouvrages sur l'évaluation : Michel Barlow, "Les épithètes de l'évaluation scolaire : objectivité et imaginaire des notes chiffrées", in L'évaluation scolaire, mythes et réalités, Paris, ESF, 2003 et Alain Dubus, "Production des notes : les déformations du jugement", in La notation des élèves; comment utiliser la docimologie pour une évaluation raisonnée, Paris, Armand Colin, 2006 (cf. les extraits en PDF ci-dessous). Après la lecture de ces extraits, il est recommandé de poursuivre la lecture des ouvrages complets... Une autre référence classique peut être encore signalée : Charles Hadji, L'évaluation démystifiée, Paris, ESF 1997.
Après le constat de ces différents biais, les étudiants ont alors proposé quelques conseils pour éviter de tomber dans les "pièges" constatés (cf. les diapositives de la séance). Ces conseils sont évidemment précieux, sachant qu'il n'existe pas de recette miracle éprouvée pour la correction objective des évaluations des élèves...
La fin de la séance est consacrée à la distinction entre les critères et les indicateurs que l'on utilise pour évaluer les travaux des élèves. Un exercice simple est proposé : expliquer comment noter des schémas produits par des élèves. Pour ce type de production, il est indispensable de ne pas se limiter au seul critère de l'exactitude (ce que l'enseignant fait généralement dans 90% des cas); comme tous les éléments de réponse proviennent d'une brochure officielle (La Confédération en Bref), noter l'exactitude revient à noter les copier-coller des élèves... Quels sont donc les autres critères à prendre en compte ? Après réflexion, les étudiants ont proposé des critères du type : clarté, cohérence, synthèse, sélection ou exactitude des informations (cf. les ébauches de grilles d'évaluation proposées par les étudiants dans les diapositives de la séance).
Il est toutefois nécessaire de faire une distinction entre les critères d'évaluation et les indicateurs de ces critères. Quelques éléments théoriques sont alors donnés pour expliquer cette distinction (cf. les diapositives de la séance). La détermination des indicateurs est particulièrement importante pour mesurer la maîtrise ou non des critères. L'essentiel est en effet de pouvoir montrer concrètement à l'élève en quoi sa copie n'a pas été cohérente, claire ou synthétique.
La séance se termine en montrant un canevas de grille d'évaluation critériée vide qui pourrait maintenant être complétée pour évaluer des tâches complexes (comme la production d'un schéma ou autres).