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Pour la revue américaine Science l'événement marquant dans le champ de la biologie aura été, en 2004 l'annonce faite le 12 février du premier clonage humain. Cette annonce avait été faite sur le site Internet de cette même revue (www.sciencexpress.org) par quatorze biologistes travaillant dans différentes structures scientifiques de Corée du Sud associés à un spécialiste américain. Les auteurs expliquaient, en outre, avoir obtenu, à partir d'un embryon, des lignées de cellules souches capables de se différencier. Cette première faisait suite à l'annonce, le 25 novembre 2001, de la création, à partir de la même technique de clonage par transfert nucléaire, de trois embryons humains par la firme américaine Advanced Cell Technology ; information fort controversée, aucune confirmation n'ayant jamais été apportée à la communauté scientifique.En février 2004 les chercheurs coréens fournissaient bel et bien une double démonstration : il est possible de créer un embryon humain à partir de la technique du transfert nucléaire ; on peut, en laissant cet embryon se développer in vitro jusqu'au stade blastocyste obtenir, en son sein, des lignées de cellules souches dites pluripotentes. En pratique, les biologistes coréens avaient eu recours à la stimulation hormonale des fonctions ovariennes de seize femmes. Ils avaient recueilli, par ponction, un total de 242 ovocytes. Chacun d'entre eux avait été énucléé, le noyau étant remplacé par celui d'une cellule issue de la même donneuse et provenant du cumulus cellulaire qui entoure naturellement l'ovocyte.A partir de ces 242 ovocytes, les chercheurs coréens avaient obtenu trente embryons clonés, qui avaient pu être cultivés jusqu'au stade blastocyste. Des cellules souches n'avaient toutefois pu être identifiées que chez vingt de ces embryons et des lignées de ces cellules n'ont pu être isolées et cultivées qu'à partir d'un seul embryon. Les chercheurs coréens avaient alors souligné que les seize femmes chez lesquelles les ovocytes avaient été prélevés étaient non rémunérées et totalement informées des modalités de l'expérience et de son objectif. Ils précisaient aussi que cette expérience avait préalablement reçu le feu vert d'une institution coréenne en charge de l'éthique et de la recherche sur l'homme.Six mois plus tard la Grande-Bretagne ouvrait officiellement la voie au clonage d'embryons humains pour la recherche médicale en accordant le premier feu vert officiel sur ce thème à une équipe de biologistes de l'université de Newcastle dirigée par le Dr Miodrag Stjkovic et spécialisée dans la recherche sur le diabète.