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Indicateur de la législature: Confiance dans l’armée
Extrait de l’objectif 15: Le Conseil fédéral s’assure que le pays possède les capacités dont il a besoin pour pouvoir se défendre contre un ennemi extérieur, notamment en modernisant les forces terrestres et aériennes. Comme les menaces sont de plus en plus imprévisibles, le Conseil fédéral accorde une attention particulière dans le cadre du développement de la politique de sécurité au renforcement de la capacité de résistance et de résilience […].
Signification de l’indicateur: L’armée est une institution centrale de la politique de sécurité. La confiance de la population dans l’armée est indispensable pour légitimer cette institution. Elle est par ailleurs étroitement liée au sentiment général de sécurité. La confiance se traduit par le sentiment que des institutions comme l’armée font les choses « comme il faut », sans pour autant qu’il soit nécessaire, pour un individu, de comprendre les tenants et les aboutissants de tous les processus en cours.
L’indicateur reflète le sentiment subjectif de la population par rapport à l’armée sur une échelle allant de 1 (aune confiance) à 10 (entière confiance).
Objectif quantifiable: L’indice de confiance dont l’armée jouit dans la population se situe au-dessus du niveau atteint en 2019.
Commentaire
La confiance de la population dans l’armée varie selon les années. En 2006, l’indice avait provisoirement atteint un pic de 6,8. En 2009, l’indice se situait à 5,9, valeur la plus basse mesurée jusque-là. Il a retrouvé le niveau de 6,8 en 2017 et atteint 6,7 en 2020, juste avant le début de la pandémie de COVID-19.
Outre l’armée, on mesure également la confiance dans la police, les tribunaux, l’économie, le Conseil fédéral, le Parlement, les partis politiques et les médias. En 2020, la police recueillait le niveau de confiance le plus élevé (7,9), les partis politiques et les médias (5,4 pour ces deux catégories) le niveau le plus bas.
Ces variations traduisent peut-être la réaction de la population à certains événements et à leur compte rendu dans la presse. Une perte de confiance provisoire découle en général d’expériences ou de perceptions négatives et, parfois, d’une insatisfaction quant aux prestations des institutions. Une baisse à plus long terme peut correspondre à une perte de légitimité.
En 2019, l’armée suisse a consacré au total 175 790 jours de service à ses engagements et prestations d’appui. Près de la moitié de ces jours de service (86 724) ont été accomplis dans des activités de promotion de la paix à l’étranger et 62 136 jours de service ont été consacrés à des engagements subsidiaires de sûreté en Suisse (protection des représentations étrangères, sécurité du trafic aérien, sécurité du World Economic Forum [WEF] de Davos). À titre de comparaison, le nombre de jours voués à des engagements subsidiaires de sûreté s’est avéré sensiblement plus élevé en 2014 (121 667 jours de services), en raison d’interventions extraordinaires lors de la Conférence des ministres de l’OSCE à Bâle et à l’occasion de la Conférence sur la Syrie à Montreux.