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Polémique à Chypre sur la chanson satanique en lice à l'Eurovision
La chanson choisie pour représenter Chypre à l'Eurovision crée la polémique, après un appel anonyme menaçant de "brûler le bâtiment" de la radio-télévision publique CyBC. Des professeurs d'éducation religieuse ont également émis de virulentes critiques.
La chanson, intitulée "El Diablo" ("Le diable" en français) et interprétée par la chanteuse grecque Elena Tsagrinou, a été diffusée mercredi pour la première fois par CyBC dans le pays méditerranéen, dont la majorité des habitants sont chrétiens orthodoxes.
CyBC a informé la police d'un appel anonyme menaçant de brûler le bâtiment de ce diffuseur en signe de protestation, a rapporté vendredi l'agence de presse chypriote. La police enquête sur l'incident.
La chanteuse "loue Satan"
Un syndicat de professeurs d'éducation religieuse au lycée a publié un communiqué vendredi pressant CyBC d'abandonner la chanson. Il a exprimé son "horreur" au sujet des paroles de la chanson sélectionnée pour la compétition européenne prévue en mai, arguant que la chanteuse "louait Satan, lui dédiait sa vie et l'aimait".
Il s'est encore interrogé sur les critères retenus par CyBC pour "sélectionner des chansons d'une si faible qualité". "Pourquoi est-ce si difficile de sélectionner des artistes de notre île [...] qui peuvent promouvoir notre culture et notre tradition musicale dans les compétitions de musique internationales?", s'interroge le syndicat.
CyBC a répondu aux attaques en expliquant que la chanson avait été mal comprise et qu'elle s'inspirait de la "lutte éternelle entre le bien et le mal". Chypre avait terminé à la deuxième place de l'Eurovision en 2018, son meilleur classement.
ats, afp