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Mercredi, la police italienne a annoncé la localisation de trois cadavres sur un glacier du Mont-Blanc. Un alpiniste...24.08.2017 11:25
D'ici 2100, il ne pourrait rester dans les Alpes que 4% de la surface de glacier qui existait au début de ce siècle, un phénomène qui concerne le monde entier. Les conséquences pour la population ont été jusqu'à présent trop peu étudiées, avertissent les chercheurs.
Dix pour cent de la surface de la terre sont recouverts de glaciers, une étendue en net recul. L'attention s'est jusque-là focalisée sur la hausse du niveau des mers qui résulte de la fonte des glaces. Mais d'autres problèmes surgissent comme l'approvisionnement des populations en eau, des conséquences qui ont jusqu'ici été peu thématisées, selon une équipe internationale avec participation suisse.
Le Golfe d'Alaska, l'Arctique canadien et la calotte glaciaire du Groenland sont les régions qui perdent la plus grosse masse de glace, selon les auteurs de l'étude parue dans la revue PNAS parue lundi. Mais les pertes individuelles les plus importantes concernent les Alpes en Europe et les Andes en Amérique du Sud, soulignent les chercheurs, parmi lesquels Tom Battin de l'EPFL et Christopher Robinson de l'Institut fédéral de recherche sur l'eau Eawag.
Recul de 54% déjà
L'espace alpin s'est particulièrement réchauffé durant les 30 dernières années. Couplées à une diminution des précipitations de neige, les surfaces de glace ont reculé de plus de moitié (54%) depuis 1850. Selon les calculs actuels, les glaciers pourraient atteindre à la fin du 21e siècle entre 4 et 13% de la surface qu'ils avaient en 2003.
Les effets de ce rétrécissement à l'échelle mondiale pourraient avoir de grosses conséquences les fleuves. Le débit deviendra plus imprévisible puisqu'il dépendra moins des eaux de fonte et davantage des précipitations. Il faut aussi s'attendre à un changement radical de tout cet écosystème des eaux.
La fonte des glaces libère également des polluants comme des émissions de l'industrie, des pesticides ou d'autres substances toxiques qui risquent aussi de se retrouver dans les rivières, fleuves et finalement les nappes phréatiques.
Population directement concernée
Le recul des glaciers aura aussi un impact direct sur les populations dépendantes des rivières alimentées par les glaciers, relèvent les chercheurs. Cela couvre l'approvisionnement en eau, l'agriculture, la pêche, mais aussi des aspects culturels ou même religieux.