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16 Mar 21
Le Conseil national dit OUI : Succès de la pétition des organisations tibétaines et de la SPM
Le Conseil national a repris sa position aujourd’hui: il demande au Conseil fédéral de décrire la situation des Tibétain-e-s en Suisse dans un rapport complet. Ce faisant, il suit à nouveau une pétition des organisations tibétaines et de la Société pour les peuples menacés.
Les organisations se réjouissent que leurs préoccupations soient reconnues et clairement soutenues par le Conseil national. Les attentes du Conseil fédéral de les pondérer en conséquence dans la stratégie à venir pour la Chine sont indéniables. La défense des droits humains et la protection des défenseurs des droits humains doivent être opposées aux revendications chinoises de domination avec la même véhémence que les intérêts économiques.
Ordonnance au Conseil fédéral
Le Conseil national a adopté aujourd’hui un postulat de sa Commission de politique étrangère par 134 voix contre 48 et 5 abstentions, ce qui oblige le Conseil fédéral à préparer un rapport sur la situation des Tibétain-e-s en Suisse. Le point de départ du postulat était une pétition émise par les organisations tibétaines et la société pour les peuples menacés et publiée en septembre 2018 a été soumis. En particulier, il convient de rapporter en détail comment la liberté d’expression des Tibétain-e-s peut être garantie et qu’ils peuvent être protégés de la surveillance par des représentants du gouvernement chinois en Suisse.
Intégration réussie en Suisse
Plus de 7500 Tibétain-e-s vivent maintenant en Suisse après que le Conseil fédéral a approuvé l’admission de 1960 réfugiés tibétains au début des années 1000. Bien que la Suisse officielle ait officiellement reconnu la Chine en 1949, les Tibétain-e-s qui ont fui les occupants communistes de leur patrie, le Tibet, ont été chaleureusement accueillis par la population. Dans la perspective d’aujourd’hui, l’intégration des premiers réfugiés d’Asie peut être considérée comme réussie.
La nationalité « Tibet » est remplacée par « Chine »
En raison du rapprochement croissant entre la Suisse officielle et la Chine et des liens économiques entre les deux pays, notamment après la conclusion de l’accord de libre-échange entre la Suisse et la Chine en 2014, les autorités suisses ont de plus en plus changé leur politique bienveillante envers les Tibétain-e-s: leur nationalité a été déclarée dans les journaux officiels: « Tibétains » remplacés par « Chinois », leur patrie « Tibet » remplacée par « Chine ». « Si des membres du gouvernement chinois visitent la Suisse, les rues sont « débarrassées » des drapeaux tibétains au préalable et les rassemblements d’organisations tibétaines sont empêchés ou du moins interdits quelque part », explique Thomas Büchli, président de la Société d’amitié suisse-tibétaine (GSTF).
Le service de renseignement confirme: la surveillance des Tibétain-e-s en Suisse par la Chine dans ses rapports annuels de 2016 et 2020, le Service fédéral de renseignement a signalé une augmentation des activités de surveillance contre la communauté tibétaine par des acteurs chinois. Les Tibétain-e-s d’ici doivent craindre que leurs activités politiques légitimes en Suisse mettent en danger leurs proches dans leur patrie du Tibet. Angela Mattli, directrice de campagne de la Société pour les peuples menacés SPM, demande: « La nouvelle stratégie chinoise du Conseil fédéral doit utiliser ses instruments pour empêcher l’influence croissante de la Chine sur la politique intérieure suisse afin de garantir nos valeurs, telles que la liberté de expression et la protection de la vie privée. »