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Régie depuis l'origine par des principes démocratiques, la Suisse n'a pas à proprement parler d'ordres de chevalerie. Mise à l'écart des guerres par l'affirmation de sa neutralité, la Confédération n'a par ailleurs accordé que peu de médailles militaires. Comme dans bien d'autres cantons suisses, nombreux sont les Neuchâtelois, civils ou mercenaires, qui se sont distingués à l'étranger et ont ramené de nombreuses distinctions comme la Légion d'honneur, la médaille britannique de la guerre de Crimée, l'ordre russe de Saint-Stanislas, ou encore celui de la Rose fondé par l'empereur du Brésil. Mais, ce qui fait la richesse toute particulière de notre collection, ce sont bien naturellement les décorations provenant des Hohenzollern, princes de Neuchâtel de 1707 à 1848 : Aigles rouges de la quatrième à la première classe, « Pour le mérite », Adlerritter ou encore ce très rare Ordre conventuel de Saint-Gangolph, fondé par Frédéric-Guillaume II en 1787.