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Les putschistes ont annoncé l'investiture du chef de la junte militaire, Asimi Guetta (photo), à la présidence de la République.
Cela a été publié au Journal officiel vendredi 28 août et signé par Assimi Guetta, le chef du «Comité national pour le salut du peuple» (CNSP). Le décret comprend 41 articles expliquant «les droits et devoirs fondamentaux».
L'article 32 du document stipule que le chef du «Comité national pour le salut du peuple» doit assumer le poste de président de la République.
Les articles seront appliqués en tant qu '"ajout" aux dispositions de la Constitution de 1992, et ils seront abrogés après l'acceptation du règlement sur le processus de transition.
Jeudi, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a informé le conseil militaire du Mali qu'elle accepterait un gouvernement de transition dirigé par des civils ou des militaires à la retraite, pour une période maximale de 12 mois.
Après la rébellion militaire du 18 août, le groupe "CEDEAO" a souligné le retour du président Ibrahim Boubacar Keita à son poste.
Depuis juin, des dizaines de milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Bamako, appelant Keita à démissionner, invoquant son "échec à faire face à la détérioration de la situation sécuritaire et à la corruption".
Keita avait espéré que les concessions qu'il avait faites à l'opposition et les recommandations d'une délégation de médiation de dirigeants régionaux aideraient à endiguer la vague de mécontentement, mais les dirigeants de la contestation avaient rejeté les propositions d'adhérer à un gouvernement de partage du pouvoir.