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L'expression "gaspillage alimentaire" désigne l'ensemble des denrées destinées à la consommation humaine qui sont perdues ou jetées lors du processus de création de valeur, du champ à l'assiette (archives).
Keystone/CHRISTIAN BEUTLER(sda-ats)
L'industrie agroalimentaire suisse a généré 375'000 tonnes de gaspillage l'année dernière. Les déchets alimentaires ont été examinés de la production à l'élimination, en passant par la transformation.
L'expression "gaspillage alimentaire" désigne l'ensemble des denrées destinées à la consommation humaine qui sont perdues ou jetées lors du processus de création de valeur, du champ à l'assiette, explique vendredi l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) dans un communiqué.
L'industrie agroalimentaire suisse produit annuellement 2,3 millions de tonnes de denrées alimentaires et de produits semi-finis, d'après l'étude de l'OFEV "Déchets organiques issus de l'industrie agroalimentaire en Suisse". Les huit branches examinées (comme la transformation des céréales, du cacao, du café ou du lait) génèrent 500'000 tonnes de déchets alimentaires.
Un quart de cette quantité est inévitable puisqu'il s'agit d'épluchures, d'os, etc. Mais trois quarts, soit 375'000 tonnes, représentent des denrées comestibles.
Etat de la technique
Les principales causes de ces pertes sont les suivantes: bien que consommables, certaines "fractions" (comme le petit-lait) ne sont pas valorisées par l'industrie alimentaire, faute de débouchés; d'autres sont dues à l'état actuel de la technique; enfin, certaines fractions impliqueraient un surcroît de travail qui n'est pas rentable.
"Il s'avère donc que la technique présente un potentiel élevé pour prévenir le gaspillage alimentaire", écrit l'OFEV. Cependant, la plupart des déchets organiques (75%) servent à nourrir les animaux et restent donc dans le cycle de production des denrées. Quelque 20% font l'objet d'une valorisation énergétique (biogaz) ou matérielle (compost). Seuls 3% environ sont incinérés.
D'après l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), environ un tiers des denrées produites à travers le monde sont perdues, souligne l'OFEV.
ATS