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Accompagnée de deux musiciens, la comédienne Katia Tchenko récite et chante des poèmes et des nouvelles de l'écrivain russe Alexandre Pouchkine, au Théâtre du Vieux Quartier de Montreux, mercredi et jeudi soirs.Ce contenu a été publié le 16 janvier 2001 - 17:51
Imaginez l'immensité des steppes russes, avec au loin ces clochers d'églises qui, coiffés de leurs feuilles d'or, illuminent la Russie du début du XIXème siècle.
Katia Tchenko est en direct sur scène et décline un premier poème de Pouchkine, en compagnie de sa fille, Eleonora, dont la voix est préenregistrée. C'est le début du spectacle.
Katia Tchenko, initiatrice et principale interprète de ce spectacle poétique et musical «Mon cher Pouchkine», est accompagnée de deux musiciens. Pour planter un décor traditionnel, Jean-Pierre Aigeldinger joue du bayan (sorte de vieil accordéon russe) et Oleg Ponomarenko, de la guitare sèche.
«Comme son nom l'indique, Katia Tchenko est d'origine russe, explique Sylviane Vassy, administratrice du Théâtre du Vieux Quartier de Montreux. Elle a construit son spectacle autour de cet écrivain russe, Alexandre Pouchkine (1799-1837) qui a bercé son enfance».
«Grand séducteur de la gente féminine, poursuit Sylviane Vassy, Alexandre Pouchkine est mort pour une femme dans un duel à l'âge de 37 ans.» Pour le peuple russe, il demeure le poète qui sut exprimer l'âme et raconter la vie russe avec grâce et sobriété.
Défilent alors sur scène des extraits de lettres, de nouvelles et de poèmes du dramaturge, qui sont déclamés par Katia Tchenko, tantôt en russe pour la beauté de la sonorité de la langue, tantôt en français pour la compréhension des vers.
Alexandre Pouchkine dénonçait les injustices sociales, prenait parti pour les paysans, se profilait en constante opposition avec le tsar de l'époque, Nicolas 1er. Pour cela, il a été moult fois censuré.
Mais, dans le même temps, Alexandre Pouchkine était étonnamment protégé par le pouvoir. «Le tsar avait d'ailleurs insisté pour que Pouchkine ait un enterrement décent», rappelle Sylviane Vassy.
Oui, Alexandre Pouchkine a été le symbole d'un vent de liberté qui soufflait déjà sur la Russie du début du 19e siècle, avant la fameuse et grande révolution de 1914-17.
Emmanuel Manzi
Représentations, mercredi et jeudi, au Théâtre du Vieux Quartier de Montreux à 20h.
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