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Critique
Bridget Jones (Renée Zellweger) est persuadée que tout le monde a de la chance, sauf elle. Elle est trop grosse, boit trop, fume trop et se laisse oublier par les princes charmants...
La voici pourtant face à un choix intéressant: son patron, responsable d'une maison d'édition (Hugh Grant), et un vieil ami de la famille l'avocat Mark Darcy (Colin Firth). Lequel des deux l'aimera toute la vie? Lequel des deux la prendra comme elle est? Bridget Jones va devoir se décider.
Le roman d'Helen Fielding qui a servi de point de départ à ce film ne manque pas d'intérêt à ce qu'on dit. L'auteur a beau contribuer un scénario, elle ne parvient pas à donner du génie à cette production, premier long métrage de Sharon Maguire. La platitude du récit est plutôt lamentable. Les aventures de Bridget ressemblent à mille autres, mille fois resservies au cours de mille autres scénarios aussi peu intéressants... on tourne en rond. Les plaisanteries manquent constamment d'invention. Il faut toutefois préciser, pour le public suisse, que sa compatriote Renée Zellweger s'en tire bien et souhaiter à celle-ci des films de meilleur goût.
Plus grave, l'histoire dit que Bridget ne trouve pas l'homme idéal, notamment parce qu'elle est trop grosse. Pourtant, les efforts consentis par l'actrice pour parvenir à un poids digne de son personnage arrivent à peine à la taille 40. On la prétend trop grosse? Elle est charmante au contraire, bien davantage que les moucherons squelettiques qui dominent parmi les adolescentes. Sharon Maguire voudrait-elle encourager les cas d'anorexie qu'elle ne s'y prendrait pas autrement.
Geneviève Praplan