Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07041.jsonl.gz/190

Prévenir la chute des cheveux
Perdre jusqu’à une centaine de cheveux par jour est normal. En revanche, lorsque la perte est plus sévère, il y a lieu de s’interroger sur ses origines.
Par Patricia Bernheim
«Si le père est chauve, le fils le sera aussi», affirme le dicton. De fait, la calvitie concerne principalement les hommes. Héréditaire et définitive, elle apparaît en moyenne entre 20 et 35 ans, parfois plus tard, et se manifeste par une perte de cheveux abondante avec un dégagement progressif du front, des tempes ou du sommet du crâne. Une perte qui n’est guère appréciée : selon une étude, 63% des hommes pensent que la calvitie nuit à leur apparence physique et à leur séduction et 28% d’entre eux estiment que cela froisse leur amour propre et leur image.
A l’origine de la calvitie, on trouve un excès de testostérone, une hormone mâle qui accélère le cycle de vie du cheveu, rendant la chute plus rapide. Les femmes sont aussi touchées par ce type de perte, le plus souvent pendant la ménopause, mais cela se manifeste par une raréfaction globale des cheveux.
De multiples causes
Mais une chute accrue des cheveux peut avoir d’autres origines, notamment chez les femmes, toujours plus nombreuses à s’en plaindre. Le stress, une grossesse ou une maladie peuvent raccourcir la durée de vie du cheveu. Le follicule pileux (zone qui renferme la racine sous le cuir chevelu) fonctionne au ralenti et il n'a pas le temps de remplacer les cheveux morts, faisant apparaître des zones clairsemées sur certaines parties du crâne.
D’autres causes peuvent aussi entrer en ligne de compte : un désordre hormonal, un choc psychologique, une grosse émotion, une fatigue prolongée, les suites d’un régime draconien ou d’une intervention chirurgicale et les changements de saison. Certains traitements anticancéreux, des médicaments, tels que des amphétamines ou des anticoagulants, peuvent également entraîner une chute importante des cheveux. Enfin, on peut encore citer une alimentation déséquilibrée, carencée en certaines vitamines, des shampoings trop agressifs pour le cuir chevelu ou des teintures fréquentes.
Le reflet de notre mode de vie
Notre manière de vivre a donc un impact direct sur notre chevelure. Dès que nous sommes stressés, fatigués, malades, elle devient terne ou cassante. Pour lui assurer un environnement favorable, sur les plans vasculaire, hormonal et métabolique, une alimentation saine et équilibrée est indispensable. Les massages du cuir chevelu sont également excellents, car ils stimulent la circulation sanguine et favorisent l’élimination des cellules mortes.
Reste que, si vous perdez plus d’une centaine de cheveux par jour, il est nécessaire de consulter un dermatologue. Il déterminera de quelle maladie capillaire vous souffrez et vous proposera un traitement pour ralentir le processus. Armez-vous alors de patience : les résultats ne sont visibles qu’au bout d’un mois au mieux.
La vie d’un cheveu
Contrairement au Mathieu de la comptine, on n’a pas qu’un cheveu sur notre tête, mais entre 100 000 et 150 000 ! Chaque cheveu est composé d’une tige pilaire (la partie visible) et d’une racine implantée dans un follicule pileux, sous le cuir chevelu. Si nous sommes toujours chevelus, c’est parce que le cycle pilaire se reproduit continuellement : certains sont en phase de croissance, tandis que d’autres meurent et chutent. D’où la perte quotidienne.
La phase de croissance, qui concerne 85% de la chevelure, dure entre deux et quatre ans chez les hommes et de deux à six chez les femmes. La phase d’involution, ou intervalle de régression, dure entre deux et trois semaines et touche 1% de l’ensemble des cheveux. L’activité s’interrompt et est suivie de la phase de «mort» du cheveu, qui dure entre deux et six mois et concerne 14% de la chevelure. Le cheveu mort est refoulé par un autre cheveu en phase de croissance qui pousse en moyenne de 1 à 1,5 cm par mois.
La durée de vie d’un cheveu est de cinq ans et est rythmée par les variations hormonales, nutritionnelles. Quant aux follicules pileux, ils sont programmés pour renouveler ce cycle environ 25 fois au cours d’une vie.
Les conseils de la Pharmacie Principale
- Oenobiol masse capillaire est recommandé lors de chute quotidienne excessive ou de cheveux fins, mous et sans volume. Ce complément nutritionnel contient de la taurine, un actif qui protège le bulbe du stress qui l’altère. Il peut être utilisé en complément ou en relais d’une lotion antichute à tout moment de l’année, mais particulièrement en automne et au printemps pour prévenir la chute saisonnière des cheveux.
- Priorin N est un médicament qui attaque le mal à la racine, que la perte soit d’origine hormonale ou non. Il agit au niveau des cellules capillaires et favorise la pousse du cheveu en fournissant à ses cellules les nutriments essentiels : extrait total de millet d’or et huile de germe de blé, associés à un acide aminé, la cystine, et à un élément indispensable au cheveu, le pantothénate de calcium.
- 5 de Furterer active la microcirculation nourricière à proximité du bulbe avec un complexe d’huiles essentielles à base d’orange, de lavandin et de verveine. Le but est d’assainir le cuir chevelu et de donner du carburant au bulbe pour que le cheveu pousse dru et rapidement.