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La BNS peut agir en partie sur le taux de change, mais force est de constater que les capitaux étrangers sont en quantité supérieure aux nôtres, et que l'action de la BNS est de facto limitée. De plus, sa mission première reste le contrôle du niveau des prix. Indirectement, le taux de change influence ce niveau des prix. C'est l'unique raison pour laquelle la BNS s'est autorisée à surveiller le taux de change. Celui-ci est un des paramètres de la stabilité économique.
Le CHF suisse élevé est clairement problématique pour les industries (machine-outils) de la région Bienne et Jura géographique. Donc il faut réduire l'attractivité du CHF. Celle-ci tient à notre dette publique de seulement 35% (en baisse depuis 2003 de 50% à 35% aujourd'hui, d'où les conséquents efforts d'épargne de cette dernière décennie, accompagnée d'une polarisation du monde politique entre gauche et droite). Ces 35% représentent une valeur extrême en comparaison internationale, puisque la dette publique se monte à 110% aux USA et à 110% en moyenne en Europe.
Faire augmenter la dette publique serait un signal de plus à l'encontre des investisseurs étrangers qui voudraient faire des placements en CHF et en acquérir. La hausse de la dette publique contribuerait à diminuer la singularisation de l'économie suisse, l'attractivité du CHF, et relâcher de la sorte la pression sur le CHF. Sans que cela coûte un CHF à la BNS...
Et ceci, en vue de la réforme fiscale III des entreprises, et d'importants travaux d'infrastructure à mener en Suisse, dans le domaine des transports, de l'énergie, du militaire, ou autre, ou de programmes de relance conjoncturelle.
Swissmetro, ton temps serait-il venu...?