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La banque affirme que les sanctions supplémentaires suite aux événements en Ukraine sont «entièrement respectées».
Credit Suisse n’a supprimé aucune données relatives aux clients ou autre et il n’y a «absolument aucun lien» avec l’introduction récente de sanctions supplémentaire contre la Russie. La banque affirme que ces sanctions supplémentaires sont «entièrement respectées». La banque aux deux voiles a ainsi apporté un démenti aux affirmations publiées la veille dans le Financial Times.
Mercredi, le Financial Times avait rapporté que la banque aurait demandé à des investisseurs de détruire des documents liés à des crédits octroyés à de richissimes ressortissants russes, afin que ces derniers puissent acquérir yachts de luxe ou jets privés.
Dans son communiqué de jeudi soir, Credit Suisse assure que la demande adressée aux investisseurs non participants de supprimer ou de restituer des documents était stipulée dans un accord de non-divulgation, comme le veut la pratique du marché. Ces documents partagés avec des investisseurs ne contenaient aucun nom de clients ni des caractéristiques d’identification des actifs. Ils contenaient des statistiques de portefeuille et des modèles de performance en rapport avec les positions de bilan sous-jacentes.
Selon l’article du Financial Times, la banque aurait titrisé ces crédits afin de les revendre à des investisseurs. Ces derniers auraient été avisés cette semaine dans une lettre «de détruire et d’effacer de manière définitive» les documents liés à ces produits financiers.
L’établissement aurait justifié cette mesure par une «fuite de données» concernant une unité de la banque chargée d’octroyer des crédits à des oligarques, qui depuis ont été touchés par les sanctions internationales.
Selon un précédent article de l’influent journal, des prêts totalisant 2 milliards de dollars - adossés à des yachts, avions ou biens immobiliers - auraient été cédés à plusieurs fonds spéculatifs, moyennant un taux d’intérêt attrayant de 11%. Des défauts de paiements sur ces crédits seraient survenus après les sanctions internationales décrétées contre la Russie en 2017 et 2018.