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C'était l'été où Coltrane est mort, l'été de l'amour et des émeutes, l'été où une rencontre fortuite à Brooklyn a guidé deux jeunes gens sur la voie de l'art, de la ténacité et de l'apprentissage. Patti Smith deviendrait poète et performeuse, et Robert Mapplethorpe, au style très provocateur, se dirigerait vers la photographie. Liés par une même innocence et un même enthousiasme, ils traversent la ville de Brooklyn à Coney Island, de la 42e Rue à la célèbre table ronde du Max's Kansas City, où siège la cour d'Andy Warhol. En 1969, le couple élit domicile au Chelsea Hotel et intègre bientôt une communauté de vedettes et d'inconnues, artistes influents de l'époque et marginaux hauts en couleur. C'est une époque d'intense lucidité, les univers de la poésie, du rock and roll, de l'art et du sexe explosent et s'entrechoquent.
Immergés dans ce milieu, deux gamins font le pacte de toujours prendre soin l'un de l'autre. Romantiques, engagés dans leur pratique artistique, nourris de rêves et d'ambitions, ils se soutiennent et se donnent confiance pendant les années de vache maigre.
Just Kids commence comme une histoire d'amour et finit comme une élégie, brossant un inoubliable instantané du New York des années 60-70, de ses riches et de ses pauvres, de ses paumés et de ses provocateurs. Véritable conte, il retrace l'ascension de deux jeunes artistes, tel un prélude à leur réussite.
« À quoi bon emprunter sans cesse le même vieux sentier ? Vous devez tracer des sentiers vers l'inconnu. Si je ne suis pas moi, qui le sera ? »
Henry David Thoreau (1817-1862) quitte à vingt-huit ans sa ville natale pour aller vivre seul dans la forêt, près du lac Walden. Il a pour habitude de marcher au moins quatre heures par jour. Avec cet éloge de la marche, exercice salutaire et libérateur, Thoreau fait l'apologie de l'éveil à soi par la communion avec la nature.
Penser, c'est ressentir. Et c'est à une expérience intime, intuitive, des sens et des formes, de l'espace et du monde que nous invite Walter Benjamin dans cet essai de 1939 qyu reste son texte le plus populaire.
Robert Johnson (1911-1938) aurait vendu son âme au diable, au bord d'une route, en échange de son don pour la musique.
Ainsi est née la légende du blues, le fondateur du « club des 27 ». Assassiné à l'âge de 27 ans, sa vie était restée jusqu'à présent méconnue. Depuis plus de 50 ans, les auteurs ont interviewé ses proches avant leur disparition, analysé les archives et l'ensemble des documents qui lui ont été consacrés.
Ainsi, ils reviennent sur ses sessions d'enregistrement et les moments clés de sa vie : son mariage, son séjour à Memphis, sa rencontre avec Ike Zimmerman ou encore les circonstances exactes de son décès.
« Dix mille ans ou dix mille jours, rien ne peut arrêter le temps, ni changer le fait que j'aurai soixante-dix ans au cours de l'Année du Singe. Soixante-dix ans. Un simple nombre, mais qui indique le passage d'un pourcentage significatif du temps alloué dans le sablier. Les grains se déversent et je remarque que les morts me manquent plus que d'habitude. Je remarque que mes propres larmes me brûlent les yeux, que je cours moins vite et que ma notion du temps qui passe s'accélère. » L'année du singe se présente à la fois comme un récit de voyage à travers les Etats-Unis et le Portugal, un carnet de rêves et de conversations imaginaires, et une méditation lucide sur le passage du temps, le deuil et la compassion. Au fil de ses déambulations solitaires, Patti Smith déroule l'année 2016, année du singe dans le calendrier chinois et année charnière de ses soixante-dix ans. Au cours de 17 chapitres ponctués de 35 photos Polaroïd, elle tisse avec pudeur et mélancolie la toile de cette année singulière marquée par des bouleversements intimes (la mort d'amis chers) et politiques (l'élection de Trump), sans jamais s'abandonner à l'apitoiement ni au désespoir. Elle célèbre au contraire la littérature, l'art et les pouvoirs de l'imagination, offre sa sagesse optimiste et sa finesse d'esprit, rappelant, s'il en était besoin, qu'elle est l'une des créatrices les plus talentueuses de notre temps.
« Tout a débuté par un essai, consacré à quelques-uns des problèmes esthétiques et moraux que pose l'omniprésence des images photographiques : mais plus je réfléchissais à la nature des photographies, plus elles devenaient complexes et suggestives. Si bien qu'un essai en engendra un autre, qui à son tour (à mon grand étonnement) en engendra un troisième, et ainsi de suite, chacun ajoutant un maillon à une chaîne d'essais sur le sens et la vie des photographies, jusqu'à ce que je fusse allée assez loin pour que le développement esquissé dans le premier essai, étayé puis prolongé dans les suivants, pût être récapitulé et généralisé de façon plus théorique. Et trouver son terme. [...] Écrire sur la photographie, c'est écrire sur le monde. Et ces essais sont en fait une méditation prolongée sur la nature de notre modernité. » Susan Sontag
Sur la photographie est une étude de la force des images photographiques qui s'insèrent continuellement entre l'expérience et la réalité. Ce recueil de six essais lucides et revigorants constitue une exploration profonde de la manière dont l'image a bouleversé la société. Paru pour la première fois en 1977, Sur la photographie est devenu un livre culte sur le sujet.
La création d'un genre sur fond de règlements de compte. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le rap West Coast.Fin des années 1980, Los Angeles. Tout commence avec une bande d'amis venue du ghetto de Compton. Eazy-E, Ice Cube et Dr. Dre forment le groupe N.W.A (Niggaz With Attitudes) et définissent les bases d'un genre nouveau : le gangsta rap.
Mais cette révolution culturelle s'accompagne d'une face sombre et, en coulisse, musiciens, producteurs, patrons de labels et trafiquants se livrent une guerre ouverte sous l'oeil d'une police californienne cynique et violente.
C'est cette émulation créative sur fond de règlements de comptes que décrit le journaliste américain Ben Westhoff après cinq ans d'enquête.
Une épopée urbaine où la musique, les drogues, la violence ont fusionné pour créer une nouvelle scène, un mouvement qui continue d'étendre son influence sur la jeunesse du monde entier.
" Ben Westhoff a pris ce qui est toujours apparu comme un enchevêtrement quasi inextricable d'intrigues et de rebondissements dans le gangsta rap et en a fait un livre solide, sans faille. "Shea Serrano
Tous les trucs et astuces du mangaka de One-Punch Man pour apprendre à dessiner !Saitou, éditeur au
Weekly Shonen Jump, décide de devenir mangaka afin d'être rapidement riche et célèbre... mais il ne sait pas dessiner ! Le voilà qui s'en va frapper à la porte de Yusuke Murata afin que ce dernier lui apprenne (sous la contrainte) les ficelles du métier !
Une histoire bourrée d'humour, d'anecdotes, et de précieux conseils de l'auteur !
La méthode indispensable des apprentis mangaka !
Un guide étape par étape pour bien débuter sur la voie du manga.
De nombreux conseils pratiques et ludiques pour concevoir vos personnages et vous améliorer en dessin.
Des recommandations distillées pas les plus grands mangakas : Mitsutoshi Shimabukuro (
Toriko), Mizuki Kawashita (
Ichigo 100%) et Yoshihiro Togashi (
Hunter x Hunter) !
Richard Strauss eut une vie merveilleuse qu'il raconta durant ses dernières années dans des textes longs ou courts mais toujours pleins d'humour.
Christophe Looten les a réunis pour les offrir au lecteur francophone. On y découvre les premiers pas de l'apprenti compositeur, les premiers succès, puis la gloire venue avec les grandes oeuvres. Les derniers souvenirs, rédigés pendant la Seconde Guerre mondiale, nous permettent de mieux comprendre pourquoi Strauss n'a pas quitté l'Allemagne nazie et ce qu'il a essayé de faire durant cette période tragique.
Riches en anecdotes et en traits d'esprit, ces petits chefs-d'oeuvre nous plongent dans l'Allemagne musicale du début du siècle. On y rencontre tour à tour Cosima Wagner, Johannes Brahms, Johann Strauss, et le compositeur y évoque Richard Wagner, Hans von Bülow, Gustav Mahler et Arnold Schoenberg.
Le compositeur relate également comment il a conçu ses oeuvres et le travail mené avec ses librettistes, les chefs d'orchestre, les metteurs en scène et les interprètes, ainsi que l'accueil qu'elles ont reçu.
Cette sorte d'autobiographie, qui n'était disponible jusqu'à présent qu'en allemand, est indispensable pour bien connaître Strauss et saisir l'importance historique de ses oeuvres.
Spécialiste de la musique allemande de la seconde moitié du XIXe siècle, Christophe Looten est aussi le compositeur de deux opéras, de plusieurs messes, symphonies, concertos, et de six quatuors à cordes.
j'ai 90 mille dollars
à la banque
50 balais
125 kilos sur la balance
jamais réveillé au son d'une alarme
et suis plus proche de Dieu
que ne l'est le
moineau.
Une anthologie de poèmes inédits parus dans d'obscurs magazines, conservés dans des bibliothèques et collections privées.
Profonde, rythmée, transgressive, hilarante, vernaculaire, la poésie de Bukowski est à l'image de son auteur : aux antipodes de la littérature académique.
« La quasi-totalité des productions cinématographiques du monde ont été influencées par les films américains, qui étaient eux-mêmes influencés par les enseignements de Stella Adler. Nous sommes nombreux à l'adorer et nous lui devons beaucoup. »
Marlon Brando Ce livre nous ouvre les portes de l'école de Stella Adler, l'une des professeures d'art dramatique les plus influentes du XXe siècle. Disciple de Constantin Stanislavski et membre fondatrice du célèbre Group Theatre, elle a formé des géants du cinéma, parmi lesquels Robert De Niro, Harvey Keitel, Nick Nolte, Warren Beatty... En 22 leçons, elle nous livre tous les secrets de sa technique et de son art.
Loin d'être un ouvrage théorique, L'Art du jeu d'acteur est conçu à partir d'enregistrements de ses cours et de carnets de notes compilés par le critique Howard Kissel. Il place directement le lecteur sur le banc des apprentis comédiens face à une femme au caractère flamboyant.
Stella Adler (1901-1992) est l'une des professeures d'art dramatique les plus influentes du XXe siècle. Membre fondatrice du célèbre Group Theatre, elle a créé sa propre école de jeu et formé plusieurs générations de très grands acteurs, de Marlon Brando à Mark Ruffalo en passant par Robert de Niro, Nick Nolte ou encore Benicio del Toro.
Edgar Allan Poe s'amuse à construire une véritable science de l'ameublement.
La quête de la chambre idéale est celle d'une vraie « chambre à soi », où le tapis est « l'âme de l'appartement », où le canapé est une pièce maîtresse, où la simplicité et le « luxe discret » permettraient non pas la mise en scène de soi, mais bien l'épanouissement de l'esprit et la simplicité de l'être. La recherche d'une « douce intimité » qui résonne formidablement dans nos vies contemporaines.
Nul doute pour John Cage, il serait un artiste. Mais, de là à choisir une seule et unique forme d'expression artistique, il y a toute une vie : architecture, peinture, composition de musique, théâtre, art du cirque, Cage touche à tout, laisse de côté, puis revient, et décide finalement que c'est la musique qui l'anime. Cette musique, cependant, il l'expérimente : Cage repousse les règles académiques et base ses oeuvres sur le silence et le hasard. Par ces fragments de 1989, d'une écriture fluide et ramassée, le compositeur dresse un tableau à la fois succinct et complet des moments forts et charnières de sa vie pourtant extrêmement riche, tout en va-et-vient, recherches et changements d'avis. Le tout, sans jamais se défaire de son humour et de son esprit de dérision inimitables.
Compositeur de musique contemporaine expérimentale de génie, sans doute le plus stimulant du XXe siècle, mais aussi poète et plasticien, John Cage (1912-1992) est l'nventeur du piano préparé. Celui-ci consiste à placer divers objets entre les cordes de l'instrument afin d'en modifier le timbre, Il est aussi l'initiateur de la musique électronique. L'une de ses oeuvres les plus célèbres est sans doute 4'33'', un morceau joué en silence.
« Très, très, très peu de livres changeront votre façon d'écouter la musique. Celui-ci est l'un d'eux. » Venant de Jarvis Cocker - fondateur du groupe Pulp et collaborateur de Nancy Sinatra, Brigitte Fontaine ou Charlotte Gainsbourg -, le compliment vaut de l'or.
Greg Milner ne propose pas seulement de découvrir l'évolution de l'enregistrement sonore, il met en lumière une partie trop souvent oubliée de l'histoire de la musique. Occulté, l'enregistrement musical retourne désormais au centre du débat grâce à cet auteur habité par son sujet.
Perfecting Sound Forever fait prendre conscience que, de l'amélioration des techniques, émanent d'intenses enjeux humains. De « Mary Had a Little Lamb » - premier enregistrement de Thomas Edison - aux tubes format MP3 des Red Hot Chili Peppers, en passant par Les Paul et Neil Young, l'auteur raconte le destin d'hommes fascinés par la musique et sa captation. Ce récit montre que derrière l'évolution des techniques se cachent des personnages passionnément épris de musique. Dès les premières lignes, Greg Milner manifeste d'ailleurs son amour pour cet art avec une écriture romanesque, pleine de verve, qui dévoile les liens qu'unissent la musique et ces moments jouissifs d'invention, ces Eurêka de la création.
À l'heure du digital et du dématérialisé, le livre de Greg Milner pose enfin la question de l'authenticité et de la perfection acoustique. L'enregistrement absolu existe-t-il ? Si oui, quelle est la partition ultime ? À travers l'histoire du son, l'auteur nous raconte comment la musique a fait évoluer la technologie de l'enregistrement, mais également comment cette dernière a influencé la musique en retour.
Avec Perfecting sound forever, Greg Milner marque un tournant dans l'histoire de la musique et sa narration. Ce texte a séduit l'ensemble de la critique anglo-saxonne.
L'ouvrage, publié par les éditions Granta en 2010, a été plébiscité en Angleterre et aux États-Unis, comme en témoigne sa nomination au National Book Critics Circle Award.
Le chanteur et guitariste de KISS offre aux fans un accès illimité aux coulisses de sa vie personnelle et leur montre comment mener une vie rock'n'roll, offrant les conseils durement gagnés d'une légende de la musique.
Paul Stanley nous emmène dans les coulisses du groupe mythique KISS, et révèle comme sa sensibilité unique a toujours guidé sa vie, aussi bien dans sa carrière musicale que dans tous les autres domaines, des affaires à la parentalité en passant par la santé et le bonheur.
Au-delà du maquillage, Paul partage des détails fascinants sur sa vie : sa routine de remise en forme, sa philosophie, ses principes commerciaux, la façon dont il maintient son inspiration, sa passion et sa joie après près de 50 ans de succès, notamment des tournées à guichets fermés et 150 millions d'albums vendus.
Il se confie sur ses relations, ses difficultés et les moments charnières de sa vie, et offre également aux fans des photos intimes inédites de sa collection personnelle ainsi que des leçons surprenantes sur la discipline et le travail acharné qui ont fait de lui l'une des icônes du rock'n'roll les plus saines et les plus célèbres de l'histoire.
Un livre pour les fans qui veulent vivre pleinement, mais qui veulent aussi prendre le contrôle et avancer dans la vie de tous les jours. Paul montre comment vous pouvez faire du rock'n'roll toute la nuit et faire la fête tous les jours, sans y laisser des plumes.
" L'un des textes les plus justes jamais écrits sur le réalisateur américain. " - Le Monde, Samuel Blumenfeld, 02/07/2016
Le réalisateur culte, le reclus le plus célèbre et secret du 7e art, l'autodidacte de génie : rarement réalisateur se sera autant dérobé derrière sa légende que Stanley Kubrick. Manquait donc un portrait à hauteur d'homme, réalisé par l'un des rares privilégiés ayant appartenu au cercle très fermé des proches de l'artiste : Michael Herr, qui fut son ami, confident et collaborateur pendant près de vingt ans, était sans doute l'un des seuls à pouvoir s'acquitter de cette tâche délicate. Revenant sur près de cinquante ans de carrière, de polémiques et de malentendus - jusqu'à la controverse qui entoura l'ultime chef-d'oeuvre de Kubrick, Eyes Wide Shut -, mêlant souvenirs, anecdotes et analyses, Herr livre une biographie sensible du cinéaste tel qu'il l'a côtoyé.
Reporter, écrivain et scénariste américain, Michael Herr (1940-2016) est l'auteur du best-seller Dispatches (1977), récit halluciné de son expérience de correspondant de guerre au Vietnam, qui fit de lui l'une des grandes figures du journalisme " gonzo ", à l'égal de Tom Wolfe, Hunter S. Thompson ou Truman Capote. Herr rencontra Stanley Kubrick en 1980 et cosigna avec lui le scénario de Full Metal Jacket. Il travailla aussi avec Francis F. Coppola, notamment sur Apocalypse Now, dont il écrivit la mythique narration en voix off.
L'histoire d'un homme follement talentueux et incroyablement visionnaire.Désigné par le
Time Magazine comme l'un des musiciens de jazz les plus influents du xxe siècle, Quincy Jones est producteur, au sens le plus large et le plus créatif du terme. Au cours de sa carrière il a embrassé tour à tour les rôles de compositeur, producteur de disques, arrangeur, chef d'orchestre, musicien et entrepreneur.
Dans ces mémoires enfin réédités, l'artiste se livre à travers une foule d'anecdotes et de détails. De son enfance misérable dans la banlieue de Chicago jusqu'à la production de l'album le plus vendu de tous les temps - l'incontournable
Thriller - c'est une vie unique qui défile, jalonnée de légendes telles que Charlie Parker, Frank Sinatra, Billie Holiday, Count Basie, Michael Jackson, Steven Spielberg... L'autoportrait, sincère et attachant, de l'un des maîtres de la culture " pop ". L'histoire d'un homme follement talentueux et incroyablement visionnaire.
" Quand je jouais, mes cauchemars cessaient, mes soucis familiaux s'envolaient, et je trouvais les réponses à mes questions dans le pavillon de ma trompette et mes partitions griffonnées au crayon. "Avec une postface inédite de l'auteur.
" Peut-être bien le meilleur livre jamais écrit sur Hollywood. " (The New York Times Book Review)S'il fallait décerner un prix d'élégance aux acteurs, alors David Niven recueillerait tous les suffrages. Rarement le complet rayé et le trait de moustache auront été si bien portés à Hollywood, et l'on ne s'étonnera pas que Ian Fleming pût l'imaginer dans le rôle de James Bond. Est-il annoncé au casting d'un film qu'on s'attend à le voir dîner en chemise à plastron, noeud papillon et slippers aux pieds ; avec lui, on pressent surtout les dialogues ironiques et toute la panoplie de l'humour " so british " - ce tranchant de l'intelligence. Mais avant la célébrité, Niven aura connu une véritable vie d'aventures. Renvoyé pour indiscipline de plusieurs écoles britanniques, insolent à l'armée, mis aux arrêts pour insubordination, il se gagne la sympathie du geôlier en partageant une bouteille de whisky puis s'échappe par la fenêtre. On le retrouve quelques mois plus tard aux États-Unis, versé dans le plagiat littéraire, le commerce de spiritueux, la danse professionnelle et même la course de poneys, avant que le destin se ressaisisse et le pousse vers les caméras des grands studios. Ainsi débute une carrière de près de cent films avec, très vite, des rôles principaux. Niven révèle surtout une disposition pour les comédies romantiques où sa souriante désinvolture fait merveille ; il rencontre ensuite le succès international, d'abord grâce à son rôle de Phileas Fogg dans Le Tour du monde en quatre-vingts jours de Michael Anderson (1956), puis avec Les Canons de Navarone (1961) de John Lee Thompson et Les Cinquante-Cinq Jours de Pékin (1963) de Nicholas Ray. Parus et traduits en deux volumes dans les années 1970, introuvables en français depuis, ses souvenirs sont ici republiés pour la première fois. Tout refroidit vite, la gloire d'un acteur en particulier. Mais que l'on se rassure dans les librairies : peu de choses sont aussi vivantes qu'une page écrite par David Niven.
" Peut-être bien le meilleur livre jamais écrit sur Hollywood. " -; The New York Times Book Review
" Désopilant. " -; The Dailymail
" Une lecture hilarante. " -; The Sunday Telegraph
" Établir une limite " est l'un des concepts majeurs de la pensée de l'espace-temps japonais, l'une des racines de son esthétique. Dans les sanctuaires et les maisons, cette notion du seuil, du kekkai, conduit l'agencement de la charpenterie et des ouvertures, tout en guidant la conception des jardins, des paysages, de la peinture, intimement liée à la littérature, aux rites ou à la poésie.
En 1966, en pleine furie moderniste, un historien japonais, éminent spécialiste de la maison médiévale, Itō Teiji, publie une œuvre majeure consacrée au kekkai, qui puise ses exemples dans toute l'histoire de l'architecture japonaise. C'est ce livre, Kekkai no bi, que Philippe Bonnin et son équipe traduisent, rendant accessible pour la première fois cet ouvrage essentiel. L'abondante iconographie permet en outre de visualiser les lieux et les dispositifs évoqués, tandis que l'appareil de notes et de commentaires, la chronologie et les cartes en font un outil de travail très commode et solidement étayé.
Une invitation à nouer le kekkai et à entrer dans un univers sensible et complexe qui intrigue et fascine toujours l'Occident.
Au-delà des théories classiques dont il retrace l'histoire de façon érudite, cet essai novateur propose une philosophie politique de l'architecture, conçue comme un art de la construction des possibles. Là où Michel Foucault étudiait l'architecture en tant que technologie de pouvoir, Ludger Schwarte tente à l'inverse de cerner son rôle dans les mouvements d'émancipation.
Au-delà des théories classiques dont il retrace l'histoire en remontant à Platon ou à Vitruve, cet essai novateur propose une philosophie politique -; et non pas simplement esthétique ou symbolique -; de l'architecture.
Partant du constat que la Révolution française s'est déroulée dans des rues et sur des places qui avaient été construites moins d'un siècle auparavant, et que les masses révolutionnaires n'auraient pas pu se rassembler si ces nouveaux espaces publics n'avaient pas existé, il s'interroge sur les conditions architecturales de la démocratie : quels types d'espaces rendent possibles ou impossibles certains types d'actes ou d'événements ? Où l'on apprend que le cours de l'histoire dépend de la construction de l'espace...
Là où Michel Foucault avait étudié l'architecture en tant que technologie de pouvoir, Ludger Schwarte tente de cerner son rôle dans les mouvements d'émancipation. Si l'on conçoit les espaces publics comme des théâtres de l'action collective, alors la question est de savoir si leur configuration permet des interactions événementielles, des expérimentations créatrices. En ce sens, tout espace public authentique est fondamentalement anarchique.
À 32 ans, Glenn Gould décide de ne plus se produire en public en faveur des enregistrements en studio. Ce revirement dans sa carrière restait à ce jour une énigme. Il s'en explique ici, dans un texte étonnant. Pourtant, il affranchit d'emblée : il ne souhaite pas parler de musique. De quoi, selon lui, favoriser les révélations. Et en effet. Mais la forme même du texte est plus évocatrice encore ; dans ce dialogue avec lui-même, l'auteur met en scène un subtil jeu de thèses-antithèses. L'attraction magnétique que le musicien exerce sur son public ravit ici, au sens propre et figuré, le lecteur.
Enfant prodige, pianiste de génie, Glenn Gould (1932-1982) est un des rares interprètes qui aient touché le grand public grâce à l'usage de l'audiovisuel. Avec l'enregistrement des Variations Goldberg de Bach en 1955, il devient mondialement célèbre.
« Se raconter est une drôle d'affaire . . . Dans un projet comme celui-ci, l'auteur fait une promesse : laisser le lecteur entrer dans sa tête. C'est ce que j'ai essayé de faire au fil de ces pages. »
BRUCE SPRINGSTEEN dans les pages de Born to Run En 2009, Bruce Springsteen et le E Street Band jouent à la mi-temps du Super Bowl. L'expérience est tellement grisante que Bruce décide d'écrire à ce sujet. C'est ainsi qu'a commencé cette extraordinaire autobiographie. Au cours des sept années écoulées, Bruce Springsteen s'est, en secret, consacré à l'écriture de l'histoire de sa vie, apportant à ces pages l'honnêteté, l'humour et l'originalité qu'on retrouve dans ses chansons. Il décrit son enfance, dans l'atmosphère catholique de Freehold, New Jersey, la poésie, le danger et les forces sombres qui alimentaient son imagination, jusqu'au moment qu'il appelle Le Big Bang : la première fois qu'Elvis Presley passe à la télévision, au Ed Sullivan Show. Il raconte d'une manière saisissante l'énergie implacable qu'il a déployée pour devenir musicien, ses débuts dans des groupes de bar à Asbury Park et la naissance du E Street Band. Avec une sincérité désarmante, il raconte aussi pour la première fois les luttes personnelles qui ont inspiré le meilleur de son oeuvre et nous montre que la chanson Born to Run révèle bien plus que ce qu'on croyait.
Born to Run sera une révélation pour quiconque apprécie Bruce Springsteen, mais c'est bien plus que le témoignage d'une rock star légendaire. C'est un livre pour les travailleurs et les rêveurs, les parents et les enfants, les amoureux et les solitaires, les artistes, les dingues et quiconque ayant un jour voulu être baptisé dans les eaux bénies du rock'n'roll. Rarement un artiste avait raconté son histoire avec une telle force et un tel souffle. Comme nombre de ses chansons (Thunder Road, 'Badlands, 'Darkness on the Edge of Town, The River, Born in the USA, The Rising, The Ghost of Tom Joad, pour n'en citer que quelques-unes), l'autobiographie de Bruce Springsteen est écrite avec le lyrisme d'un auteur/compositeur singulier et la sagesse d'un homme qui a profondément réfléchi à ses expériences.
Comment choisit-on un scénario? Qu'est-ce qui détermine le style d'un film? Comment gérer un tournage en extérieur avec une centaine de figurants ? Que faire pour maintenir la concentration d'un acteur au bout de la dixième prise ?Étape par étape, Sidney Lumet aborde tous les aspects de la création cinématographique, de l'écriture à la post-production : le casting, les répétitions, le choix des décors et des costumes, le tournage et le montage, la conception de la bande-son..., jusqu'au moment fatidique de la première projection. Auteur de nombreux classiques (Serpico, Un après-midi de chien, 12 hommes en colère), Lumet offre avec ce livre le point de vue rare d'un cinéaste sur son propre travail et sur son art, nourri d'une longue expérience à Hollywood où il a tourné avec les plus grandes stars (de Katharine Hepburn à Al Pacino). À la fois mémoires professionnelles fourmillant d'anecdotes et guide pour apprenti réalisateur, Faire un film est une plongée saisissante dans les coulisses du cinéma.
Enfin disponible en français, Tout Bowie est le livre référence ultime sur David Bowie l'homme et surtout David Bowie l'artiste protéiforme : compositeur, chanteur et musicien multi-instrumentiste, mais également producteur, acteur, mime, peintre... Acclamé par la critique et reconnu comme la principale source d'analyse et d'information sur toutes les facettes de l'oeuvre de Bowie, l'ouvrage fourmille de détails, d'anecdotes, d'avis éclairés et d'une multitude de références à la pop culture de manière générale, et la culture britannique plus particulièrement.La carrière de David Bowie a été l'une des plus colorées, des plus riches et des plus intrigantes de l'histoire du rock moderne. Nicholas Pegg en retrace les moindres faits et gestes, depuis son groupe rock'n'roll et ses débuts folk en solo dans les années 60, à sa transformation spectaculaire en Ziggy Stardust dans les années 70, jusqu'à son dernier chef-d'oeuvre, Blackstar, en passant par ses rôles dans des films comme L'Homme Qui Venait d'Ailleurs ou Les Prédateurs. Chaque aspect de l'extraordinaire carrière de David Bowie est exploré et disséqué par Nicholas Pegg, qui combine de manière inégalée connaissances approfondies et perspicacité, pour une somme qui émerveillera tant le fan que le néophyte. Nicholas Pegg est réalisateur, acteur (principalement dans la série «Doctor Who»), journaliste et écrivain. Tout Bowie est l'oeuvre de sa vie. Ouvrage traduit de l'anglais par Christophe Goffette, rédacteur en chef (Crossroads), auteur, programmateur radio, producteur...
Nicholas Pegg est réalisateur, acteur (principalement dans la série «Doctor Who»), journaliste et écrivain. Tout Bowie est l'oeuvre de sa vie.
Ouvrage traduit de l'anglais par Christophe Goffette