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1958, Téhéran, Iran | travaille à Neuchâtel
Après avoir étudié l’architecture pendant un an à l’Université de Téhéran, Alina Mnatsakanian obtient une licence en arts plastiques à l’Université de Paris 8e en 1984, puis un Master of studio arts à la California State University de Los Angeles en 2000. Son oeuvre est récompensée par plusieurs bourses et résidences, notamment en Arménie en 2012 par Art and Cultural Studies Laboratory, à Santa Ana en Californie en 2009 par la California State University et en 2008 par l’Office fédéral de la Culture. Son travail est très régulièrement exposé dans des expositions personnelles et collectives, en Suisse et à l’étranger, notamment aux États-Unis, au Canada, en France, en Arménie et en Italie.
Artiste conceptuelle d’origine arménienne, Alina Mnatsakanian a pour particularité d’utiliser différents médiums au service de ses œuvres. Qu’il s’agisse d’installations, de peintures, de vidéos ou encore de performances — notamment robotiques — elle use depuis plus de quinze ans de multiples supports techniques afin de traiter les thèmes qui lui tiennent à cœur, et ce, de manière toujours originale. Parmi ceux-ci, l’on retrouve des interrogations liées à l’individualité, comme les questionnements sur l’identité et l’appartenance (multi -) culturelle, ainsi que les interactions sociales ; mais également des préoccupations sociopolitiques.
Alina entreprend des études d’architecture en 1976 à l’Université de Téhéran, puis elle se tourne vers les arts plastiques en obtenant, en 1984, une licence à l’Université de Paris 8e. Elle poursuit sa formation avec un Master à la California State University de Los Angeles en 2000. Un grand nombre de ses œuvres sont régulièrement exposées en Suisse, mais également au-delà des frontières : les États-Unis, le Canada, la France, l’Arménie et l’Italie ont accueilli plusieurs de ses réalisations. Née à Téhéran, l’artiste vit et travaille à Neuchâtel depuis 2006.
L’une des œuvres phares d’Alina Mnatsakanian est l’installation en diptyque « One person died », réalisée en 2011 et exposée dans diverses villes de Suisse ainsi qu’à l’étranger. Cette œuvre, traitant des horreurs commises par l’humanité restées impunies et trop peu connues, est réalisée en deux parties. Il y a une image numérique évolutive projetant continuellement, à l’aide d’un algorithme, la phrase « One person died » en différentes tailles et couleurs. Puis, il y a une vidéo intitulée « Purification » qui présente des images d’eau, symbole de purification reflétant l’espoir de la reconnaissance de la culpabilité du fautif, suivie de sa rédemption. L’installation est dédiée aux nombreuses victimes, et particulièrement à celles des génocides. Ainsi, un moment de réflexion sur la vie et sa valeur est proposé aux visiteurs. Cet aspect méditatif est essentiel pour l’artiste et se retrouve dans toute son œuvre.
Chloé Cordonier
MEIER Marie-Claire
AESCHLIMANN Catherine
GRISONI Dominique
GUENAT Laurent
JACCARD Madeleine
LÉVY Dominique
MNATSAKANIAN Alina
NEIS Carla
PAGNI Claire
PETERMANN Geneviève
RICKLI Jocelyne
SEEL CONSTANTIN Anca
SÜESS May-Lucy
SILAS
Du 19 juillet 2019 au 11 août 2019
Stadtmuseum, Aarau