Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07059.jsonl.gz/1133

L’apparition des exercices d’étirements et de stretching dans les années 1980 pour la préparation physique a semblé un progrès capital. Le stretching a été progressivement introduit dans le cadre de la prévention des nombreuses blessures, mais aussi dans l’idée d’une amélioration de la performance.
Depuis le début des années 2000, on trouve cependant de plus en plus de travaux scientifiques qui non seulement contredisent l’utilité du stretching dans la prévention des blessures, mais insinuent que cette pratique pourrait nuire à la capacité de performance.
Pourquoi les étirements sont-ils inefficaces pour prévenir les blessures? Notamment en raison de leur effet antalgique (qui combat la douleur). Une pratique d’étirements entraîne une augmentation de la tolérance à l’étirement. Les progrès constatés lors d’un exercice d’étirement peuvent s’expliquer par le fait que le sujet va plus loin, car l’entraînement lui apprend à s’habituer à la douleur. Le sportif va donc plus loin qu’il n’en a l’habitude et le risque de blessure augmente.
Le message d’ensemble pourrait se résumer ainsi: une pratique régulière de stretching permet une amélioration dans les sports requérant une amplitude particulièrement importante comme la gymnastique artistique, le patinage, la danse ou le plongeon.
Le stretching devrait en revanche être évité à l’échauffement dans les sports exigeant un gros déploiement de force ou de vitesse (sauts, sprints, etc.). En outre, le stretching n’aurait aucune utilité dans les sports à déplacements angulaires faibles tels que la course à pied ou le vélo.
Il est couramment admis que les étirements sont nécessaires et indispensables pour favoriser une bonne récupération après une compétition ou un entraînement. On peut distinguer 3 aspects de la récupération qui peuvent concerner les étirements: