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Il y a 20 ans, Ronaldo Nazario offrait la Coupe du monde au Brésil grâce à son doublé en finale face à l'Allemagne (2-0), à Yokohama. La superstar auriverde remportait un deuxième sacre planétaire après celui de 1994.
Watson a rencontré la légende du football à Madrid, en marge de l'avant-première du documentaire qui lui est consacré, The Phenomenon (Le Phénomène, son surnom), qui sort ce mois sur la plateforme Dazn. Interview.
Le Brésil a écrasé les qualifications, en restant invaincu et avec un impressionnant goalaverage de 40-5.
RONALDO: C'est pourquoi il sera l'équipe à battre. Mais je pense que des sélections européennes comme l'Allemagne, la France et l'Espagne seront fortes aussi. Le problème, dans un tel tournoi, c'est que tu ne sais jamais comment tu vas commencer et comment les joueurs vont gérer la compétition physiquement et mentalement.
Vous avez remporté la Coupe du monde en 1994 et en 2002. Que faut-il pour être sacré?
Bonne question! Il faut beaucoup de choses. Bien sûr, à titre personnel, tu dois d'abord être suffisamment bon pour être sélectionné. Ensuite, il faut que tu te rendes indispensable à l'équipe grâce à tes points forts et que l'équipe forme un groupe. Le soutien de tout le pays peut aider. Et, évidemment, il y a toujours un peu de chance.
Et marquer des buts!
Totalement vrai! (rires)
Chez des favoris comme le Brésil et l'Allemagne, il y a toujours de la pression. Dans le documentaire qui vous est consacré, il est beaucoup question de votre gestion de la pression et de la santé mentale. Comment le football a-t-il évolué sur ces aspects?
Le football s'est déjà énormément amélioré. Il y a désormais un psychologue dans chaque staff. De plus, les équipes nationales et les clubs sont mieux connectés entre eux et prennent soin des joueurs. Le football est mieux loti qu'il y a 20 ans, mais je pense qu'il peut encore progresser.
Il y a 20 ans, vous étiez, à 26 ans, la superstar du football, mais vous n'avez pas pu jouer pendant presque deux ans à cause de graves blessures à un genou. Auriez-vous eu besoin d'un soutien professionnel à cette époque?
Assurément.
C'est un problème auquel on devrait réfléchir un peu plus à chaque fois qu'un athlète rend sa maladie publique. On devrait faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que les joueurs bénéficient de meilleures conditions afin de réaliser des performances de haut niveau.
Est-ce que l'on subit une pression particulière en tant qu'attaquant? Parce que si on ne marque pas, on ne peut pas gagner de matchs et encore moins un Mondial.
Oui, c'est une situation très particulière. Si tu rates un penalty en tant qu'attaquant, tu perds aussi confiance en toi et c'est un problème qui peut te suivre tout au long du tournoi. C'est pourquoi tu dois être vraiment fort mentalement pour gérer la pression d'une telle situation. En fait, c'est normal de rater un penalty de temps en temps et ça ne devrait pas être un gros problème. Après tout, le football n'est qu'un sport.
Jusqu'à une semaine avant le début de la Coupe du monde, les joueurs évolueront encore dans leurs clubs. La transition rapide vers les équipes nationales peut-elle poser problème?
Je pense que ce n'est pas un problème, parce que nous, les joueurs, aimons jouer. Je parle de ma propre expérience. Quand je participais aux Coupes du monde, la saison était terminée.
Ils jouent au plus haut niveau avec leur club et n'ont pas besoin de travailler leur condition physique en plus.
Une semaine de préparation, c'est donc suffisamment long?
Non, je trouve aussi que c'est trop court. Mais tu ne termines jamais une Coupe du monde comme tu la commences: tu peux t'améliorer à chaque match et à chaque semaine du tournoi.
Adaptation en français: Yoann Graber
La saison des marrons chauds est sur le déclin chez nous, mais pas en NHL, où certains joueurs s'en échangent encore joyeusement. Pour preuve, lundi, lors du match entre les Flames de Calgary et les Blue Jackets de Columbus. «Mathieu Olivier a goûté à la médecine de Milan Lucic», a joliment résumé TVA Sports, rappelant que Lucic était l'homme fort des Flames.