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Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’intérêt pour la thématique des vampires au cinéma ne date pas de « Twilight » ou de la série tv « True Blood ».
Déjà en 1922 , Murnau, adapte librement le roman “Dracula” de Bram Stocker pour son “Nosferatu”, suivi par « Vampyr » de Dreyer.
Puis le mythe s’exporte à Hollywood en 1931 avec Tod Browning qui fera de Bela Lugosi l’archétype même du vampire aux dents pointues et à la grande cape, qu’il personnifiera à quatre reprises.
Dans les années 50, c’est à Christopher Lee qu’il incombe d’ être le digne héritier du ténébreux comte dans les productions anglaises de la Hammer.
Les eighties nous donneront « Les Prédateurs » avec Catherine Deneuve et David Bowie.
Puis finalement Coppola réalisera une lecture quasi définitive du mythe avec son « Dracula » en 92.
Neil Jordan n’étant d’ailleurs pas en reste avec son « Entretien avec un vampire » en 1994.
Ce qui nous amène au présent avec les différents volets de « Underworld » ou plus près de nous le film suédois « Morse » ou le coréen « Thirst ».
La fascination pour un univers gothique, propre à l’adolescence a fait le succès de séries qui déclinent toutes les variations plus au moins édulcorées du vampirisme, dans lesquelles cette thématique sert à traiter de la difficulté des teenagers à s’adapter au monde des adultes.
Citons le pionnier « Buffy contre les vampires » « Angel » ou plus récemment « Moonlight » « Vampire Diaries ».