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La passivité de la Banque nationale suisse (BNS) est la principale responsable de la mauvaise situation économique actuelle, estime l'Union syndicale suisse. Pour l'USS, il faut relever le taux plancher du franc par rapport à l'euro de 1,20 à 1,40 franc.
Le franc fort menace des "dizaines de milliers d'emplois" et risque de provoquer une "désindustrialisation" de la Suisse, affirme l'USS. Pour son économiste en chef, Daniel Lampart, le risque d'une croissance zéro existe en Suisse en 2012, a-t-il dit lors de la conférence de presse annuelle à Berne.
La pression sur les salaires, notamment exercée par les travailleurs étrangers moins chers, inquiète aussi l'Union syndicale. Elle approuve en ce sens le renforcement des mesures d'accompagnement que le Conseil fédéral doit présenter cette année au Parlement.
1,40 franc pour un euro
L'augmentation du chômage en Suisse est mis sur le compte du franc fort, qui péjore l'exportation. La monnaie helvétique, toujours surévaluée, fait souffrir 85% des entreprises industrielles, selon le dossier de presse. Pour l'USS, la solution serait de relever "provisoirement" le taux plancher à 1,40 franc pour un euro, afin de créer une situation "acceptable pour l'économie suisse".
L'Union syndicale met également en avant l'importance des conventions collectives de travail (CCT) et de l'instauration d'un salaire minimal dans ce contexte.
250 francs par personne
L'USS souhaite aussi lutter contre les inégalités et renforcer le pouvoir d'achat des Suisses. Elle propose notamment de reverser directement à chaque habitant 250 francs en utilisant les excédents des comptes de la Confédération (1,4 milliard).
La situation de l'AVS préoccupe aussi l'USS, qui veut casser le "mythe du vieux riche". Pour de plus en plus de retraités, la rente AVS ne suffit plus pour vivre, selon la faîtière.
Seuls 34% des hommes et 18% des femmes bénéficient de leurs trois piliers. L'USS veut donc combattre toute nouvelle baisse des rentes, qui plongerait "dans la détresse économique" les bas revenus.
ATS