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Selon l'étude portant sur la prévalence des troubles alimentaires en Suisse (Prävalenz von Essstörungen in der Schweiz), 3,5 % des personnes souffrent au moins une fois dans leur vie de troubles alimentaires tels que l'anorexie nerveuse, la boulimie nerveuse ou l'hyperphagie compulsionnelle, aussi appelée « binge eating ». Les femmes en sont affectées deux fois plus que les hommes. En comparaison internationale, notre pays se situe dans la moyenne des pays industrialisés. Cette étude est la plus importante de son genre au niveau mondial et pour sa réalisation, on a sondé 10 000 personnes âgées de 15 à 60 ans.
Jusqu'à présent, on connaissait peu de choses sur l'ampleur des troubles alimentaires en Suisse. Les études menées dans d'autres pays montrent toutefois que ce problème s'est accentué au cours des dernières années. Vu les conséquences importantes que ces troubles peuvent avoir pour la santé, il est indispensable pour la Suisse de disposer de chiffres fiables, notamment en vue de la prévention. Il faut que la population soit sensibilisée à l'importance, non seulement d'une alimentation équilibrée et d'une activité physique en suffisance, mais aussi d'un mode de vie et d'un poids corporel sains.
La Suisse en mouvement
La seconde étude réalisée dans le cadre de l'enquête multithématique « Omnibus 2011 » de l'Office fédéral de la statistique (OFS), à laquelle ont participé 5000 personnes âgées de 15 à 74 ans, a porté notamment sur leur activité physique. Les personnes sondées indiquent qu'elles bougent en moyenne plus de trois heures et demie par jour, temps durant lequel leur pouls ou leur respiration s'accélèrent légèrement. Les activités physiques au travail et dans la vie quotidienne représentent environ la moitié de l'activité totale, l'exercice physique durant les loisirs un tiers et les trajets effectués à pied ou à vélo un septième.
51 % des personnes interrogées disent suivre les recommandations actuelles en matière d'activité physique, qui prévoient environ une demi-heure d'exercice par jour dans le cadre des loisirs ou du sport. Comparé aux résultats de l'Enquête suisse sur la santé de 2007, cela représente une amélioration de 10 points de pourcentage. Il faut toutefois préciser que cette différence est sans doute due en partie au changement méthodologique de l'enquête.
Les deux études ont été menées selon des standards internationaux et elles sont les premières enquêtes nationales de cette portée au niveau mondial dans le domaine des troubles alimentaires et de l'activité physique quotidienne. Les résultats on été intégrés à la brochure du MOSEB « Nutrition et activité physique en Suisse » (www.moseb.ch) et constituent une partie de l'observation globale du comportement en matière de santé.