Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/130216

<h2>SubmittedText<h2><p>Dans le contexte de la disparition du Suisse Alex Reich aux Philippines il y a plus de trois mois, sa famille et la presse ont adressé des critiques aux services fédéraux : il manque en pareil cas un véritable soutien aux intéressés, une répartition claire des compétences et des procédures réglées.</p><p>Comment le Conseil fédéral se positionne-t-il par rapport à ces critiques ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>L'homicide de Monsieur Alex Reich constitue une épreuve terrible pour sa famille et ses amis. Le Conseil fédéral leur exprime une nouvelle fois ici sa profonde sympathie. La Suisse a attaché la plus grande priorité à cette affaire. Le DFAE, le DFJP ainsi que les organes cantonaux ont fait preuve d'un fort engagement et les compétences étaient à tout moment clairement réparties. Lors d'une disparition, l'enquête est menée en premier lieu par les autorités du pays en question. Le DFAE n'est habilité ni à exercer des activités de police, ni à s'immiscer dans les tâches régaliennes des organes de l'État concerné ou dans celles d'autres organes fédéraux ou cantonaux. Le département concerné intervient donc de manière subsidiaire, en tant qu'intermédiaire, et apporte son aide lorsque les proches ne sont pas en mesure de trouver eux-mêmes une issue à la situation. Le Conseil fédéral est pleinement conscient de l'importance de traiter de telles situations avec toute la sensibilité requise à l'égard des familles et d'assurer la meilleure coordination possible entre les différents niveaux de l'État, notamment au vu de la répartition des compétences entre Confédération et cantons. Au titre de ses attributions, le DFAE a pris un certain nombre de dispositions :</p><p>- contacts réguliers entre la famille, l'ambassade de Suisse à Manille et la centrale du DFAE à Berne ;</p><p>- interventions de l'ambassadeur de Suisse à Manille auprès du ministère philippin des affaires étrangères, suite auxquelles l'unité spéciale d'intervention d'urgence et de lutte contre le crime de la police philippine a été associée à l'enquête ;</p><p>- l'attaché de police de notre ambassade à Bangkok s'est rendu à Manille à deux reprises et a ainsi facilité la collaboration entre les autorités philippines et suisses ;</p><p>- Fedpol a établi et entretenu des contacts avec Interpol Manille.</p><p>Le Conseil fédéral regrette profondément que ces efforts n'aient pas permis d'identifier plus rapidement sa dépouille afin de mettre un terme à la douloureuse incertitude de sa famille.</p>