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Confronté à des sanctions économiques occidentales de plus en plus effectives, l'Iran veut réduire ses importations de produits non-essentiels. Il invite sa population à restreindre ses achats de téléphones portables et d'automobiles d'origine étrangère.
Le vice-ministre de l'Industrie, Hamid Safdel, a indiqué dimanche que les importations ont été classées en dix catégories en fonction de leur degré de nécessité. Les pouvoirs publics, a-t-il ajouté, fourniront aux importateurs agréés les dollars nécessaires à un taux subventionné pour les aider à acquérir des biens de première nécessité.
Les importateurs de biens classés comme non-essentiels (papier à cigarette, papier peint, téléphones portables, bagages, vêtements ou automobiles par exemple) devront en revanche se procurer des billets verts à un taux beaucoup plus élevé sur le marché officiel, a expliqué le ministre cité par l'agence de presse estudiantine (Isna).
Produits de luxe
D'après cette dernière, la République islamique, sanctionnée notamment par les Etats-Unis et l'Union européenne pour son programme nucléaire controversé, dépense entre dix et 12 milliards de dollars par an de biens de luxe ou non-essentiels.
Le cours de la monnaie, le rial, s'est effondré ces dernières semaines en Iran. Les sanctions, visant notamment les exportations de pétrole pourvoyeuses de précieuses devises étrangères, commencent à produire leur effet sur l'ensemble de l'économie.