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Nous avons appris le décès, après une vie bien remplie, de notre amie Marceline Cordone. Elle figure dans le dictionnaire historique de la Suisse sous son nom de femme mariée, Miéville, qu’elle abandonna après son divorce. Elle fut ainsi la première femme candidate – du POP – à une élection fédérale (au Conseil des Etats en 1959), bien qu’inéligible, le suffrage féminin ayant été refusé au niveau national. Elle rejoignit ensuite les rangs de la Ligue marxiste révolutionnaire et démissionna dans la foulée de sa charge de députée vaudoise (1962–1969), manière de montrer qu’il s’agissait désormais de faire de la politique autrement.
Elle poursuivit alors son engagement pour les droits des femmes (comme le droit à l’avortement) et dans la solidarité internationale avec les luttes des peuples de ce que l’on appelait alors le Tiers-monde. Dans sa pratique de médecin–dentiste, tout esprit de lucre était absent et les personnes démunies savaient où trouver des soins qu’elles paieraient peut-être, une fois revenues à meilleure fortune. Sa maison de la route du Signal, où les militant·e·s internationalistes faisaient souvent escale, fut aussi le lieu de fêtes chaleureuses. Pour tout cela, merci Marceline. DS