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Des petits bouts d'histoire à grignoter pour le plaisir
BRÈVES D’HISTOIRE, HISTOIRES BRÈVES
Calvin est connu pour son « Traité des reliques » dans lequel il ridiculise avec verve les « superstitions catholiques » concernant notamment les reliques conservées dans les églises. On le présente comme un homme éclairé par sa confiance en la raison, révolutionaire par rapport aux croyances primitives de son temps.
Avant l’arrivée de Calvin à Genève, l’adultère n’est pas un crime capital. Selon les lois, en
- 1534 : les « coupables » doivent se réformer, sous peine d’être fouettés et bannis
- 1547 : les « coupables » sont condamnés à 9 jours de prison au pain et à l’eau et à une amende
- 1566 : les « coupables » sont punis de la peine de mort
« Aujourd'hui, Servet fait figure d'alibi, relève Christian Grosse[2]: «En citant le cas exceptionnel de Servet, on accepte l'intolérance de Calvin, la présentant comme normale, puis on tire un trait sur la question. Or, en se focalisant sur Servet, on perd de vue la dimension sociale du traitement de la dissidence à Genève. De plus, l'intransigeance est certes la norme au XVIe siècle, mais à Genève, elle a été appliquée avec des moyens particulièrement efficaces.»
Registre des Procédures criminelles au temps de Calvin : citations aléatoires d’une après-midi de lecture.
On crédite à juste titre Calvin de la fondation de l’Académie de Genève qui deviendra l’Université qui fête en 2009 ses 450 ans d’existence. Mais on omet souvent de spécifier quelques détails.