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Le Conseil fédéral s'en remet au Parlement pour assurer une représentation équitable des minorités linguistiques et des régions au sein du gouvernement. Il n'estime pas judicieux de garantir dans la constitution un siège aux italophones.
La constitution actuelle dispose déjà que les diverses régions et les communautés linguistiques doivent être équitablement représentées. Et depuis 1848, un certain équilibre a été trouvé. Il revient en premier lieu au Parlement, lorsqu'il élit le Conseil fédéral, de veiller à le préserver, écrit le gouvernement dans sa réponse publiée jeudi à un postulat de Raphaël Comte.
Le conseiller aux Etats libéral-radical neuchâtelois revenait sur les récentes polémiques entourant l'élection du gouvernement. Le Tessin n'a en effet pas réussi à imposer un candidat ces dernières années. Et quatre des sept ministres actuels proviennent d'un rayon de 25 km autour de Berne.
Mais réintroduire la clause d'un conseiller fédéral par canton au maximum n'empêcherait pas une telle concentration, répond le gouvernement. Quant à la garantie d'un siège italophone, il restreindrait encore davantage la marge de manoeuvre du Parlement pour choisir les meilleurs candidats. Dans la foulée, le Conseil fédéral rejette plusieurs interventions visant à faire passer le nombre de ses membres à neuf.
ATS