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Le gouvernement écossais propose de dépénaliser l’usage personnel de drogues
Le taux de décès lié à la consommation de drogues en Écosse est le plus élevé d’Europe, et le gouvernement écossais propose d’adopter une approche axée sur la prévention et la réduction des risques, afin d’endiguer ce phénomène. Constatant, comme ailleurs, l’échec des politiques de répression en vigueur dans le Royaume-Uni, le gouvernement écossais cite l'exemple du Portugal, qui a opté pour une approche basée sur la prévention, la réduction des risques et l’accompagnement médical. Le gouvernement souhaite également créer des salles de consommation de drogues supervisées et envisage une régulation de l’accès aux drogues. Cependant, cela nécessiterait le soutien du gouvernement britannique, qui maintient une position ferme contre les drogues, et se refuse à un changement de paradigme. Une tentative d'ouvrir des salles de consommation à Glasgow avait d'ailleurs déjà été bloquée par le gouvernement britannique.
En janvier 2021, la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon avait déjà annoncé une Mission nationale visant à réduire les décès liés aux drogues et à améliorer la vie des personnes concernées. Cette mission adopte une approche globale axée sur la santé publique, mettant l'accent sur la réduction des méfaits, la prévention des surdoses mortelles, l'amélioration des services de traitement et de rétablissement, et la résolution des problèmes sociaux liés à la santé. Elle cherche également à lutter contre la stigmatisation, à donner la parole aux personnes ayant une expérience vécue avec les drogues et à soutenir les professionnels de santé.
Le Consortium international sur les politiques des drogues a apporté son soutien aux propositions du gouvernement écossais pour l'avenir de la politique et de la législation en matière de drogues en Écosse, en rappelant par ailleurs que les Nations Unies soutiennent les politiques favorisant la réduction des risques et la dépénalisation de l’usage à des fins personnelles.