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L'incertitude économique engendrée par le Brexit touche aussi le secteur aérien. La compagnie irlandaise à bas coût...28.06.2016 15:19 Brexit
David Cameron a déclaré mardi soir à Bruxelles que le Royaume-Uni n'avait pas l'intention de "tourner le dos à l'Europe" en dépit de sa décision de quitter l'Union européenne. Le premier ministre britannique a confirmé avoir participé à son dernier Conseil européen. Au terme d'une réunion avec les 27 autres membres de l'Union, le premier ministre britannique a confirmé que ce Conseil européen serait son dernier en tant que chef du gouvernement. Son successeur sera connu début septembre.
David Cameron a ajouté que son pays avait pour projet de trouver la meilleure forme de partenariat possible avec l'Union européenne, reconnaissant toutefois qu'il est impossible d'avoir "tous les bénéfices sans coûts", contrairement à ce qu'a laissé entendre Boris Johnson, le chef de file du camp du "Leave". Le Premier ministre a répété qu'il laisserait le soin à son successeur au 10, Downing Street d'invoquer l'article 50 du traité européen de Lisbonne, qui déclenchera le processus de négociations formelles. M. Cameron a insisté sur le fait qu'il n'était pas possible, à ses yeux, de fixer un calendrier pour cela.
Pas de regrets
David Cameron a dit être "triste" de ne pas avoir réussi à convaincre les Britanniques de voter en faveur du maintien dans l'UE, mais ne pas regretter d'avoir organisé le référendum. "C'était la chose à faire", a-t-il insisté. Au cours du dîner avec les dirigeants des 27 autres Etats-membres de l'Union européenne, David Cameron a affirmé qu'une réforme des règles de libre circulation des personnes en Europe constitue la "clé" des relations post-Brexit entre le Royaume-Uni et l'UE.
Effets moins négatifs que redoutés
Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a déclaré aux dirigeants européens réunis à Bruxelles que les effets d'un Brexit étaient moins négatifs qu'on ne le redoutait, a rapporté mardi soir le président du Conseil européen, Donald Tusk. D'après un autre responsable de l'UE, M. Draghi partage l'avis d'économistes du secteur privé qui estiment globalement de 0,3 à 0,5% l'impact négatif du vote en faveur du Brexit sur la croissance en zone euro sur les trois prochaines années.