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"Les médias malhonnêtes ne disent pas que l'argent dépensé pour la construction du Grand Mur (pour le faire plus vite), sera remboursé plus tard par le Mexique !", a affirmé Donald Trump sur Twitter.
KEYSTONE/AP/MATT ROURKE(sda-ats)
Donald Trump a reconnu vendredi que le Congrès avancerait l'argent pour la construction du mur anti-immigrés à la frontière Etats-Unis/Mexique, pour concrétiser l'une de ses principales promesses électorales. Il a assuré que Mexico paierait la facture plus tard.
"Les médias malhonnêtes ne disent pas que l'argent dépensé pour la construction du Grand Mur (pour le faire plus vite), sera remboursé plus tard par le Mexique !", a affirmé M. Trump, sur Twitter.
La chaîne CNN avait révélé jeudi que l'équipe de transition du président élu avait approché les responsables républicains pour pouvoir financer le mur avec l'argent public si possible dès le mois d'avril.
La promesse de Donald Trump de construire l'"énorme, puissant et beau mur" sur la frontière sud des Etats-Unis, longue de plus de 3000 kilomètres, lui a valu à chaque fois un soutien enthousiaste et vocal pendant ses meetings électoraux. "Qui va payer ?" lançait le candidat, et la foule s'égosillait à chaque fois: "le Mexique".
Au cours de la campagne électorale, l'équipe de Trump avait publié un document expliquant comment il entendait contraindre les autorités mexicaines à financer la construction du mur en interdisant aux Mexicains sans papiers travaillant aux Etats-Unis d'envoyer de l'argent à leurs familles au Mexique. Selon le document, ces transferts de fonds sont estimés à 24 milliards de dollars par an.
Une loi Bush pour le mur
Pour aller au plus vite, les responsables républicains, qui contrôlent les deux chambres du Congrès, et l'équipe de transition de M. Trump comptent s'appuyer sur une loi promulguée en 2006 par le président George W. Bush. Elle autorise la construction "d'une barrière physique" sur la frontière avec le Mexique.
Jamais mise en oeuvre, cette législation n'était pas non plus limitée dans le temps. Elle peut donc servir de base légale à la construction à condition de trouver de l'argent frais.
Les Républicains estiment que la marge de manoeuvre de l'opposition démocrate est limitée sur ce sujet, qui rencontre l'adhésion d'une partie de la population. Qui plus est, tout blocage du financement du mur - que les républicains comptent introduire dès la fin avril dans le cadre d'un paquet budgétaire - pourrait forcer les démocrates à provoquer une paralysie du gouvernement, qui pourrait s'avérer politiquement coûteuse.
Le coût du projet n'est pas établi, mais il devrait s'élever à plusieurs milliards de dollars.
ATS