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Traitement hormonal de l’endométriose et autres méthodes thérapeutiques
Le traitement doit être planifié en tenant compte des éléments suivants:
- Y a-t-il un désir d'enfant?
- La patiente est-elle contre une ablation d'organe? (réflexion qui concerne surtout les jeunes femmes)
- L’amélioration des symptômes (p.ex. des douleurs) est-elle la priorité du traitement?
Les quatre traitements principaux disponibles actuellement sont:
Traitement hormonal
Les œstrogènes et les progestatifs stimulent les foyers d’endométriose. En inhibant l’effet hormonal naturel, il est possible «d'endormir» la muqueuse. La pilule contraceptive est souvent utilisée lorsque les foyers d’endométriose sont peu volumineux et chez les femmes qui n'ont pas de désir de grossesse au moment du traitement.
Les analogues de la GnRH inhibent la production d’hormones sexuelles chez la femme et sont administrés pour faire baisser artificiellement le taux d’œstrogènes. Mais en raison des effets secondaires importants, comme p. ex. une diminution de la densité osseuse ou des bouffées de chaleurs, ces substances ne constituent qu'un traitement de courte durée. Autre point négatif: les symptômes peuvent réapparaître après l'arrêt de la prise d'hormones.
D’après plusieurs études, de nouveaux médicaments contenant un progestatif de synthèse démontrent une très bonne efficacité dans le traitement de l’endométriose. Les progestatifs, sécrétés par le corps jaune de l’ovaire, inhibent l’activité de l’hypophyse au cours des 14 derniers jours du cycle. Le taux de progestatifs augmente alors au détriment du taux d'œstrogènes ce qui conduit à une diminution de la sécrétion d’œstrogènes par les ovaires et freine la croissance de la muqueuse.
Les progestatifs développés spécifiquement pour le traitement de l’endométriose, réduisent les douleurs du bas-ventre aussi efficacement que les analogues de la GnRH. Il sont de surcroît bien mieux toléré. Une étude menée sur 15 mois a montré que les progestatifs convient également pour un traitement de longue durée.
Les effets indésirables des progestatifs de synthèse sont principalement des maux de tête, des douleurs au niveau de la poitrine, une humeur dépressive et de l’acné. Ces effets secondaires surviennent le plus souvent pendant le premier mois de traitement et diminuent lors de la poursuite du traitement.
Traitement symptomatique
Ce traitement ne fait qu'atténuer les symptômes, il n’influence pas l’évolution de la maladie.
Traitement de la douleur: De nombreuses femmes doivent prendre des spasmolytiques en cas de fortes douleurs. Comme pour tout patient souffrant de douleurs chroniques, la prise d'antidouleurs doit faire l'objet d'une surveillance médicale.
Opération
Une opération est souvent précédée d'un traitement médicamenteux. Mais un traitement médicamenteux post-opératoire n'est pas exclu. Ces deux méthodes thérapeutiques sont souvent combinées.
Laparoscopie: Cette intervention, relativement anodine, est réalisée avant tout pour confirmer le diagnostic. Au cours de cette opération, le chirurgien peut aussi détruire des foyers d’endométriose peu volumineux au laser ou par courant électrique.
Une substance fluorescente qui se fixe à la muqueuse est administrée aux patientes avant l’opération et réagit à une lumière bleue utilisée au cours de la laparoscopie, ce qui permet également de détecter et de détruire de minuscules cellules.
Laparotomie (ouverture de la paroi abdominale): Cette méthode n'est utilisée qu'en cas de foyers d'endométriose volumineux ou d'adhérences à d’autres organes.
Après des interventions chirurgicales invasives, la fécondation naturelle n’est parfois plus possible. En cas de désir d’enfant, une procréation médicalement assistée peut être envisagée, à savoir la fécondation in vitro.
Médecine non conventionnelle
Aux traitements médicamenteux et/ou chirurgicaux classiques viennent s’ajouter un grand nombre de méthodes alternatives.
L’efficacité de ces méthodes est considérée comme très variable d’une patiente à l'autre. En voici quelques exemples:
- Compresses chaudes autour du ventre ou bouillotte en cas de douleurs aiguës
- Massage des zones contractées
- Médecine traditionnelle chinoise: shiatsu, acuponcture, acupressure
- Bains, compresses, hydrothérapie (méthode de Kneipp) et compresses de boue aident également à soulager les contractures
- Techniques de relaxation: yoga, training autogène, biofeedback
- Encadrement psychologique: il ne faut pas sous-estimer les souffrances psychologiques que provoque cette maladie. Dans de nombreux cas, un soutien psychologique est vivement recommandé. Il aide à modifier la perception de la maladie et de ses conséquences. Les douleurs (y compris celles pendant l’acte sexuel) nuisent considérablement à la qualité de vie des femmes concernées et l'infertilité peut peser lourdement sur la vie de couple, d’où l’importance d’un suivi psychologique.

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|22.03.2011 - dzu, dde|