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09/09/2012
"Lorsque la novlangue sera une fois pour toutes la seule option, une idée hérétique serait littéralement impossible, dans la mesure où la pensée dépend des mots."
George Orwell
De nos jours, les mots nous asservissent, et les idées sont enchaînées.
La doxa libérale a formaté le langage politique et médiatique à l'image de ses dogmes, et nous errons à présent dans un monde vidé de son essence subversive.
Les grands capitalistes (les 0,2% de la population possédant 50% du capital côté en Bourse) ne sont que des investisseurs, au même titre que tonton Albert et ses deux actions Nestlé.
Et ces investisseurs ne sont qu'une entité abstraite : les marchés (financiers), la finance...
La lutte des classes a beau être un fait objectif découlant de la division du travail dans notre mode de production capitaliste, on tente de faire croire qu'elle n'existe plus.
Les antagonismes de classe auraient disparu dans le moule bien-pensant de la soi-disante moyennisation et de la société de consommation.
Quant à la classe des travailleurs, elle n'existe pas.
Après tout, nous sommes tous humains.
Tous frères dans la classe (consensuelle) moyenne.
Et qu'est ce que le socialisme ?
C'est François Hollande, et ses réformettes social-libérales.
De toute façon aujourd'hui, il n'y a plus d'idéologie, mais que des gestionnaires répartis entre gentils (ceux qui ne sont pas néolibéraux) et méchants libéraux (ceux qui sont néolibéraux).
Bref, on nous a imposé et on nous impose un langage de la soumission et du consensus mou.
Ce langage doit être brisé et dépassé.
Nous devons ré-inventer notre langage, élever de nouveaux mots en symboles de lutte, et fonder nos idées sur un terreau plus solide que les compromissions de certains : le langage est un monde à conquérir !