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A chaque campagne de votation, chaque camp utilise les chiffres de la manière dont cela l'arrange. La campagne sur les coupes budgétaires de la Ville de Genève n'échappe pas à cette règle. C'est ainsi que l'Entente, dans son tract de justification en faveur de ces coupes de 7 millions au budget 2016 alors que les comptes 2015 de la Ville de Genève ont dégagé un bénéfice de 40 (!) millions de francs, présente un graphique de la dette qui prend en compte seulement les 4 dernières années tout en spéculant sur l'année 2016. Et ça donne ceci:
Une impression vonlontairement alarmiste sur une dette qui ne fait qu'augmenter avec une courbe dessinée de telle manière à ce que le votant pense que la dette augmente à la vitesse grand V.
A présent, si l'on prend en compte la dette depuis 2007 en n'exagérant pas les espaces entre les données, comme cela est fait dans le graphique ci-dessus, voici le résultat:
Une impression, bien réelle, que la dette est maîtrisée au cours de ces neuf dernières années et qu'il y a tout sauf péril en la demeure. Ce n'est en aucun cas ces coupes linéraires de 7 millions qui vont changer quelque chose à la dette alors qu'elles ont par contre un impact certain sur la culture et le social.
C'est donc résolument 2 X NON le 5 juin !