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General Electric solde ainsi l’un des plus gros litiges hérités de son aventure dans le secteur financier.
Le ministère américain de la Justice a confirmé vendredi avoir infligé une amende de 1,5 milliard de dollars à General Electric (GE) pour des crédits immobiliers «subprime» accordés par une de ses filiales entre 2004 et 2007.
Fin janvier, l’ancien conglomérat industriel avait indiqué avoir trouvé un compromis avec les autorités américaines pour solder ce litige concernant son ancienne filiale WMC, spécialisée dans les prêts hypothécaires. Cet accord devait encore être finalisé.
GE solde ainsi l’un des plus gros litiges hérités de son aventure dans le secteur financier et avait déjà inscrit en anticipation dans ses comptes du premier trimestre 2018 une charge d’un montant équivalent à un règlement à l’amiable.
Le DoJ l’accusait d’avoir violé les lois fédérales en octroyant entre 2005 et 2007 des prêts toxiques à des ménages américains peu solvables.
«Les Etats-Unis allèguent qu’une majorité des prêts immobiliers vendus pour être inclus dans les produits financiers RMBS entre 2005 et 2007 ne reflétaient pas ce qu’en disait WMC», avance vendredi le ministère dans son communiqué.
Il ajoute que des responsables de GE étaient au courant de ces «fausses» représentations, qui ont causé des milliards de dollars de pertes à des investisseurs.
WMC avait été rachetée en 2004 par GE Capital Corp, le bras financier de GE, et avait été revendue trois ans plus tard après de premiers signaux de la crise des «subprime».
WMC, qui a songé récemment à déposer le bilan, fait encore face à de nombreux recours judiciaires introduits par les particuliers. Ces derniers lui réclament 3,4 milliards de dollars au total.