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Poids idéal: pour un adulte de 20 à 65 ans, la valeur de votre IMC devrait se trouver entre 20 et 25 pour un poids idéal, 20 est une valeur excellente car c'est le véritable poids idéal. A 22 vous avez probablement déjà quelques "rondeurs" (par exemple chez l'homme au niveau du ventre et chez la femme au niveau des cuisses).
Surpoids et obésité :
De 25 à 30 on parle de surpoids, après 30 on parle d'obésité et après 40 il s'agit d'obésité morbide (attention au risque plus important de diabète et de complications cardiaques avec un IMC supérieur à 30, il est alors vivement conseillé de consulter un médecin pour faire un check-up général).
Certains spécialistes du surpoids et de l'obésité proposent une classification plus précise pour parler d'obésité et parlent d'obésité de type 1 lorsque l'IMC est de 30 à 35, d'obésité de type 2 lorsque l'IMC est de 35 à 40, d'obésité morbide pour un IMC de 40 à 50 et d'obésité "supermorbide" pour un IMC supérieur à 50.
Maigreur et malnutrition : De 18 à 20 vous êtes maigre et en dessous de 16 vous êtes même très maigre (il est conseillé de consulter un médecin) afin d'éviter une dénutrition. Notons toutefois que dans certains cas l'analyse de l'IMC peut être faussée, c'est le cas par exemple chez les enfants, les athlètes avec une importante masse musculaire, chez une femme enceinte, les personnes âgées... Dans ces cas l'analyse brute du résultat n'a pas de sens et doit être pondérée, ex. en calculant l'IAC (IAC femmes, IAC hommes).
Que signifie BMI ou IMC ? BMI provient de l'anglais et signifie Body Mass Index, IMC étant la traduction française et signifie Indice de Masse Corporelle.
L'IMC ou BMI a été créé en 1832 par le Belge Lambert Adolphe Jacques Quetelet.
Il faut savoir que l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) recommande cet indice pour déterminer l'obésité.
Comment se calcule le BMI ?
L'indice de masse corporelle (IMC) ou Body Mass Index (BMI) indique le rapport entre votre poids et votre taille en mètre (ici à indiquer toutefois en cm) au carré. (BMI=poids[kg] / taille2[m2]).
Selon une échelle on peut ainsi en déduire quelques conclusions sur votre poids.
Critiques sur le BMI - Critiques sur l'IMC
- L'IMC n'est pas adapté et conseillé chez les mineurs (< 18 ans)
- L'IMC n'est pas adapté et conseillé chez les plus de 60 ans.
Selon une étude parue en 2013, l'IMC ne devrait plus être
utilisé chez les plus de 60 ans, car il crée trop de bais statistiques, notamment parce que les seniors perdent naturellement avec l'âge une importante masse musculaire et osseuse. L'IMC peut cacher cette perte de poids, autrement dit une personne de plus de 60 ans peut avoir un IMC de moins de 25 mais néanmoins être en mauvaise santé.
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L'IMC ne fait pas la différence entre les hommes et les femmes. Les femmes ont naturellement davantage de graisse et moins de muscle. C'est pourquoi certains scientifiques ont mis au point l'IAC, l'indice d'adiposité du corps. A faire : Calculez votre IAC (Indice d'Adiposité Corporel)
Pour les femmes cliquez-ici / Pour les hommes cliquez ici - Selon des chercheurs de l'Université de New York, Nirav Shah et Eric Bravermann, l'IMC est une méthode qui ne permet pas toujours de prédire une obésité réelle, ces scientifiques qui ont publié leur étude en 2012dans la revue PLoS One ont utilisé des rayons X pour identifier la graisse corporelle. L'IMC aété efficace pour seulement 3 cinquièmes des patients étudiés (1400 personnes dans cette étude), lorsque les données de l'IMC ont été mises en corélation avec les valeurs obtenues par rayon X. Selon ces chercheurs le calcul de l'IMC pose surtout des problèmes chez les femmes eten particulier les femmes âgées.
Par exemple une femme de 55 ans peut paraître mince, mais en fait avoir unemasse graisseuse importante qui se trouve masquée par une faible masse musculaire. A l'inverse un sportif (par ex. bodybuilder) peut paraître presque obèse,car il possède une grande masse musculaire (et sans avoir un excès de graisse).
Afin de rendre la valeur de l'IMC plus précise, ces chercheurs new yorkais proposent d'abaisser la valeur à partir de laquelle on parle d'obésité de 30 à 24 chez la femme et de 30 à 28 chez l'homme.
Bien entendu, en abaissant le seuil à partir duquel on parle d'obésité, on augmente de façon arithmétique le nombre d'obèses dans une société et dans ce cas, en particulier les femmes.
Une bonne identification de l'obésité dans une société permet ensuite de proposer de meilleures méthodes de prévention et de traitement pour limiter le risque de mortalité (maladies cardio-vasculaires, diabète, etc).
Décharge de responsabilité : * Les commentaires sont à titre purement indicatifs, nous n'en assumons en aucun cas la responsabilité, nous espérons toutefois être le plus proche de la réalité. Creapharma est un site de conseil, pour toutes questions de diagnsotic demandez conseil à votre médecin traitant. >> voir aussi notre décharge juridique
Informations sur la valeur BMI - News sur le BMI
L'obésité a doublé dans le monde - Suissesses parmi les plus minces
PARIS - La prévalence de l'obésité a quasi doublé en près de 30 ans dans le monde. Elle touche 500 millions d'adultes, davantage les femmes que les hommes. La palme du surpoids parmi les pays riches va aux Etats-Unis. Les femmes de Suisse sont les plus minces d'Europe.
Parmi les grands pays riches, la palme du surpoids va aux Etats-Unis et celle de la minceur au Japon. Les Européens, notamment les Français et les Italiens, sont plutôt bien placés, selon une étude publiée vendredi par la revue britannique "The Lancet".
Des chercheurs -Majid Ezzati, de l'Imperial College de Londres, et Salim Yusuf et Sonia Anand, de l'Institut de recherche Population/santé de Hamilton, Canada-ont étudié la progression du surpoids entre 1980 et 2008 chez les personnes de plus de 20 ans.
Le surpoids est atteint quand l'indice de masse corporelle (IMC, rapport du poids au carré de la taille en mètre) dépasse 25, l'obésité quand il atteint 30. A 35, on parle d'obésité sévère.
Un demi-milliard d'obèses
En 28 ans, l'IMC a augmenté aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Dans le monde 1,46 milliard d'adultes sont en surpoids et la prévalence de l'obésité a quasi doublé, touchant 205 millions d'hommes et 297 millions de femmes -soit 9,8% des hommes et 13,8% des femmes.
"Le surpoids et l'obésité, l'hypertension et le haut niveau de cholestérol ne sont plus désormais l'apanage des pays occidentaux ou des pays riches et ont glissé vers les pays à revenu bas ou moyen", a commenté le Pr Ezzati.
Hommes ou femmes, c'est la petite île de Nauru (Pacifique sud) et ses 14'000 habitants qui connaissaient en 2008 le plus haut niveau moyen d'IMC, de 33,9 chez les hommes et de 35 chez les femmes. Nauru était déjà championne du monde d'obésité en 1980, mais à des niveaux nettement moindres (hommes : 28,1 et femmes : 28,3).
L'obésité est d'ailleurs la norme dans nombre d'îles ou archipels de l'Océanie, comme les Iles Cook, Tonga, les Samoa ou la Polynésie française.
Suissesses les plus minces d'Europe
Dans les pays riches, les Etats-Unis, avec une forte montée depuis 1980, gardent la palme du surpoids avec un IMC de plus de 28, suivis de la Nouvelle-Zélande, tandis que le Japon a l'IMC le plus bas (22 pour les femmes et 24 pour les hommes). Les femmes du Bangladesh sont celles qui se rapprochent le plus de l'indice de maigreur (fixé à 18,5), comme les hommes de RDCongo.
Cas unique en Europe occidentale et rare dans le panorama mondial, l'IMC a baissé en 28 ans chez les femmes d'Italie, tandis qu'il n'augmentait que très peu en Belgique, en Finlande et en France, selon l'étude qui ne donne pas d'explications.
Les femmes de Suisse sont les plus minces d'Europe, suivies ex-aequo par celles de France et d'Italie, juste en-dessous du seuil de surpoids. Les Français sont les hommes les plus minces d'Europe, sous le seuil de surpoids aussi, juste devant les Groënlandais, les Danois et les Néerlandais.
Facteur de risque
Les chercheurs rappellent que le surpoids est un facteur de risque important pour les maladies cardiovasculaires, le diabète et le cancer et serait à l'origine de quelque 3 millions de morts chaque année.
Parallèlement, ils ont constaté aussi des baisses de l'hypertension et du cholestérol dans les pays les plus riches, imputables notamment à un meilleur dépistage et aux traitements, et des tendances à la hausse dans les autres pays.
La bataille du poids est mondialement difficile à gagner: pour le Pr Yusuf et le Dr Anand, contrôler la pression sanguine, le cholestérol et le tabagisme "pourraient conduire à des réductions rapides et substantielles des taux de maladies cardiovasculaires", alors même que le contrôle de l'obésiténécessiterait des interventions "prolongées" sur des dizaines d'années.
Source : ATS, 3 février 2011
Une équipe genevoise reçoit le prix de médecine de 1er recours
BERNE - Pour évaluer les risques cardio-vasculaires de personnes en surpoids, mieux vaut se fier à l'indice de masse corporelle (IMC) qu'au tour de taille. Pour cette découverte, une équipe de médecins genevois a obtenu le prix de recherche de médecine de premier recours.
Le prix est doté de 30 000 francs, a rappelé mardi le Collège de médecine de premier recours (CMPR). L'équipe de recherche de Paul Sebo et Patrick Bovier a précisé dans une étude que la mesure du tour de taille pour déterminer le degré d'obésité pouvait conduire facilement à des erreurs de classification.
Ces valeurs se sont révélées peu fiables, comparées à celles obtenues grâce à l'indice de masse corporelle, qui se calcule en utilisant le poids et la taille d'une personne. Les travaux de l'équipe genevoise ont des conséquences pratiques, car certains experts pensent le contraire, écrit la CMPR.