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Roman Polanski est arrivé dans son chalet de Gstaad, dans le canton de Berne, a indiqué vendredi l'Office fédéral de la justice (OFJ). Le cinéaste a été accueilli dans la station de ski, où il est assigné à résidence, par une armée de journalistes.Ce contenu a été publié le 04 décembre 2009 - 16:52
Peu après 13h00, deux limousines aux vitres teintées et avec des plaques bernoises sont arrivées. Les très nombreux journalistes présents n'ont pu assurer avec certitude si Roman Polanski se trouvait à bord de l'une d'elles.
L'OFJ a annoncé quelques instants plus tard que le cinéaste était arrivé dans son chalet. De la lumière avait déjà été aperçue la veille dans la maison.
Bracelet électronique
Roman Polanski s'est engagé à ne franchir à aucun moment les limites de sa propriété. La libération du prévenu a été précédée par la mise en œuvre des mesures de substitution ordonnées par le Tribunal pénal fédéral: le cinéaste a versé une caution de 4,5 millions de francs et déposé ses documents d'identité auprès de la police cantonale zurichoise.
Roman Polanski a été muni d'un bracelet électronique et son domicile équipé d'un dispositif de surveillance électronique. Une alarme se déclenchera en cas de tentative de fuite ou de retrait du bracelet électronique.
Le cinéaste s'est engagé à ne pas aller plus loin que son jardin. A l'intérieur de son chalet, il peut faire ce qu'il veut et donc aussi travailler.
Deux ans de prison
Aux Etats-Unis, Roman Polanski est accusé d'avoir entretenu en 1977 une relation sexuelle avec une jeune fille de 13 ans. En cas d'extradition, il risque un maximum de deux ans de prison.
La défense de Roman Polanski a déjà prévenu que le cinéaste se battrait jusqu'au bout contre son extradition, qu'il pourra le cas échéant contester devant les tribunaux.
Le réalisateur du Pianiste a été arrêté le 26 septembre à Zurich à sa descente d'avion, sur mandat des Etats-Unis. Il se rendait au Festival du film de Zurich pour recevoir un prix récompensant l'ensemble de son œuvre. Il est resté 70 jours en prison, principalement à Winterthour (Zurich).
Après plusieurs recours, le Tribunal pénal fédéral a décidé la semaine dernière que Roman Polanski serait libéré de sa détention à fins d'extradition et placé en arrêts domiciliaires.
swissinfo.ch et les agences
Surveillance électronique
Les essais de surveillance électronique des détenus hors du milieu carcéral pourront se poursuivre dans sept cantons jusqu'en 2015.
Le gouvernement a donné son feu vert vendredi.
Cette alternative à la prison fait beaucoup parler d'elle ces jours avec l'affaire Polanski.
Depuis 1999, les cantons de Bâle-Ville, de Bâle-Campagne, de Berne, de Vaud, de Genève et du Tessin, rejoints en 2003 par le canton de Soleure, testent la surveillance des détenus via un bracelet électronique.
Ce mode alternatif d'exécution des peines est utilisé en cas de peine de courte durée. Il peut aussi être appliqué à des personnes frappées d'une longue peine qui vont bientôt bénéficier d'une libération conditionnelle.