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Premier cas de variole du singe en Italie
L'Italie a fait état jeudi d'un premier cas de variole du singe chez un humain, après une série de cas en Amérique du Nord et en Europe. Au Canada, deux cas de cette maladie, habituellement endémique en Afrique de l'Ouest, ont été confirmés.
En Italie, la maladie a été identifiée chez un jeune adulte revenu récemment des îles Canaries, a indiqué l'institut des maladies infectieuses de l'hôpital Spallanzani de Rome. Pacé en isolement, le patient reçoit des soins et se trouve dans un état stable. Deux autres cas suspects sont en cours d'évaluation.
Le Canada a également fait état jeudi soir de deux premiers cas de variole du singe chez des humains dans la province de Québec. D'autres cas suspects sont à l'étude à Montréal, ont précisé les autorités canadiennes. Un peu plus tôt, la direction régionale de la santé publique de la métropole francophone avait évoqué 17 cas suspects.
Plusieurs dizaines de cas suspects ou confirmés de variole du singe ont été détectés depuis le début mai en Europe et en Amérique du Nord, laissant craindre un début de propagation de cette maladie.
Fièvre, douleurs et éruptions cutanées
Peu fréquente, cette dernière se manifeste généralement par de la fièvre, des douleurs musculaires, des ganglions lymphatiques enflés et des éruptions cutanées sur les mains et le visage, comme une varicelle.
La variole du singe ou "orthopoxvirose simienne" est une maladie rare dont le pathogène peut être transmis de l'animal à l'homme et inversement. Quand le virus gagne l'être humain, c'est principalement à partir de divers animaux sauvages, rongeurs ou primates par exemple.
Le centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) doit publier son premier rapport d'évaluation des risques "en début de semaine prochaine", a indiqué l'agence de l'Union européenne chargée des maladies et des épidémies. L'agence, qui dit "suivre la situation de près", recommande "d'isoler et de tester les cas suspects et de les notifier rapidement".
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué lundi s'intéresser de près au fait que certains des cas au Royaume-Uni semblent avoir été transmis au sein de la communauté homosexuelle.
ats, afp