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La consultation fédérale qui vient de se terminer au sujet de l’assistance au suicide aura au moins eu deux mérites: elle aura montré, d’une part, que la solution extrême, soutenue naguère par Pascal Couchepin et, derrière lui, par une majorité sans doute de catholiques romains et d’évangéliques, n’était pas suivie: revenir en arrière en interdisant les associations d’assistance au suicide est une tentation légitime de l’esprit mais n’a guère de chance de s’imposer à l’opinion.
Chronique par Denis Müller, professeur d'éthique aux Universités de Lausanne et Genève, L'Hebdo
Une opinion qui semble acquise à l’encadrement légal actuel, mais à condition que l’autodétermination de chacun soit garantie; c’est à mes yeux un appel paradoxal à plus de libéralisme et, de fait, à une extension de la médicalisation rampante d’un prétendu «droit» à cette assistance.
La théologie féministe vise à dévoiler et à résoudre des structures de domination et de discrimination, pour que le message biblique puisse conduire de façon concrète à l'avènement d'un monde plus libre et plus juste.
C'est l'expérience de femmes en particulier qui est au point de départ de ce questionnement critique de l'image de Dieu et de celle de l'être humain transmises dans la Bible et par la tradition. Toutefois, dans une vision globale, les expériences d'oppressions multiples, provoquées par le racisme, l'exploitation économique, le colonialisme, etc. sont elles aussi de plus en plus prises en compte.
Cette option de base a été mise en œuvre dans les différentes disciplines de la théologie. Une lecture féministe critique des textes bibliques analyse dans quelle mesure des préjugés et des intérêts ont contribué à fixer des rôles particuliers aux femmes (et aux hommes) dans la société et dans l'Eglise. Une interprétation féministe de la Bible pose aussi le même «soupçon» sur une interprétation qui est dominée par les hommes au long de l'histoire et qui voudrait justement que la référence à la Bible puisse justifier la soumission des femmes.
Chronique par Serge Molla
Georges Haldas vient de mourir, avec une discrétion et dans un silence qu’il souhaitait, analogues à ceux qui accompagnaient ses réflexions solitaires ces dernières années. Quoi qu’en diront ceux qui, dès maintenant, tenteront d’évaluer l’œuvre d’un homme qui consacra son existence à la lecture et l’écriture, Georges Haldas était un immense écrivain, ce qui jamais ne l’empêcha. de se préoccuper du « bruit et de la fureur du monde ». Bien au contraire, tant cet homme était constamment à l’écoute de ce qui fait et défait l’humain.
L'école Alliance pierres vivantes (APV) vient de migrer de Payerne (VD) à Siviriez (FR). Elle n'a rien perdu de ses principes. Parmi eux, l'enseignement des thèses créationnistes aux enfants. Un cas loin d'être unique en Suisse romande, mais une première en terrain catholique. Enquête.
Les écoles confessionnelles évangéliques font leur nid en Suisse romande. L'une d'entre elles vient même de poser un pied en terres historiquement catholiques. Après dix ans à Payerne, Alliance pierres vivantes (APV) a ouvert ses portes cet été dans le canton de Fribourg, sur la commune de Siviriez. « Nous considérons les élèves comme des créatures de Dieu », affirme Dominique Schaller, porte-parole de l'association qui gère l'établissement. Suffisant pour inculquer aux têtes blondes (et aux autres) des thèses créationnistes?
La Conférence des évêques suisses (CES) se démarque de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS). La CES dit non à l’initiative populaire « Pour le renvoi des étrangers criminels» et non au contre-projet. Elle est convaincue que les lois en vigueur suffisent. La FEPS recommande aussi le non à l'initiaitive, mais dit oui au contre-projet.
Les lois en vigueur permettent déjà aux autorités d’expulser hors de Suisse tout délinquant étranger, a indiqué vendredi la CES dans un communiqué. Ils sont les signes d’une «politique du symbole» qui esquive les questions juridiques et étatiques essentielles et difficiles à résoudre. Comment pouvons-nous améliorer la cohabitation des Suisses et des étrangers ? Quels devoirs incombent à l’Etat, à la société et aux immigrants en vue d’une intégration réussie ? Qu’entendons-nous par intégration et qu’est-ce qui constitue notre identité suisse ?
Deux femmes pasteures ont entamé un pèlerinage franco-suisse sur les traces des hugnenots persécutés. Elles arriveront à Chancy samedi et rallieront Genève dimanche avec ceux qui le souhaitent. L’objectif est de créer un sentier de 1400 km, qui reliera Poët-Laval à Bad Karlshafen en traversant la Suisse de Chancy à Schaffhouse.
Par Anne Buloz, VP Genève
Entre le 16e et le 17e siècle, près de 200 000 huguenots persécutés pour leurs croyances religieuses ont été contraints de fuir la France à la recherche d’une terre d’accueil. Nombreux seront ceux qui ont quitté les Cévennes et le Dauphiné, surtout après la révocation de l’Edit de Nantes, en 1685, pour rejoindre Genève. Pascaline Chambart et Barbara Hunziker ont choisi de marcher sur leurs traces en faisant à pied ce même chemin historique de l’exil.