Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07039.jsonl.gz/827

No 26 – Pierre Viret (1511-1571)
Sa jeunesse
Pierre Viret naît en 1511 à Orbe. A l’âge de seize ans environ, Viret se rend à Paris pour y étudier les arts libéraux, passage obligé de toutes études universitaires.
Appelé « maître Pierre Viret » par ses contemporains, Viret a très probablement acquis le grade de maître es arts (magister artium) durant son séjour à l’université de Paris.
La conversion de Viret au protestantisme a lieu durant ses études parisiennes. Le jeune homme renonce à devenir prêtre et rentre chez lui en 1531.
Presque simultanément au retour de Viret dans sa patrie, le réformateur Guillaume Farel est introduit à Orbe par des ambassadeurs bernois.
Il convainc Viret de devenir prédicateur réformé.
Tentatives d’assassinat
A deux reprises, durant les premières années où il prêche le message réformé, Viret échappe de peu à la mort. A Payerne, en 1534, un prêtre catholique l’attaque à l’épée dans un champ à l’extérieur de la ville et le laisse pour mort. Le prédicateur réformé ne se remettra que lentement de cette blessure au dos. Quelques mois plus tard, à Genève, Viret est empoisonné par une servante. Le procès contre l’empoisonneuse conclura à la culpabilité de l’accusée, qui sera exécutée le 14 juillet 1534, mais ne parviendra pas à faire toute la lumière sur cette affaire. Viret conservera toute sa vie une santé fragile, qu’il attribue à ces deux tentatives d’assassinat.
La dispute de Lausanne
Dans le but de convaincre le clergé et la population vaudoise, en grande majorité réfractaires aux idées protestantes, une « Dispute de religion » est organisée par les Bernois à Lausanne du 1er au 8 octobre 1536 (voir 29)
Aux côtés de Farel, c’est surtout Viret qui soutient les positions protestantes. Le 19 octobre 1536, dix jours après la conclusion de la Dispute de Lausanne, les autorités bernoises publient l’Edit de Réformation qui interdit aux ecclésiastiques de dire la messe sur leur territoire. Le Pays de Vaud bascule alors officiellement dans le camp protestant.
Banni
A partir de 1536, Pierre Viret occupe la fonction de pasteur de Lausanne, qu’il conservera jusqu’à la fin de l’année 1558. En 1540-1, il passe 18 mois à Genève, puis revient à Lausanne, où il s’implique notamment dans le développement de l’Académie (voir 30).
Fin de vie en France
Début 1559, suite à un conflit avec les autorités bernoises, il sera banni et partira à Genève, puis en France en 1561, à Lyon, puis à Pau où il officie comme conseiller de Jeanne d’Albret, reine de Navarre acquise aux idées de la Réforme. Il y meurt aux alentours de 1571.