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Dans le sillage de la crise financière, la BoE avait demandé en 2009 aux grandes banques, celles qui détiennent plus de 50 milliards de livres (plus de 60,4 milliards de francs), de partager avec elle des "testaments". Dans ces documents, les grandes banques doivent préparer la manière dont une possible faillite serait organisée.
"Les actionnaires et les investisseurs, et non le contribuable, seraient les premiers à payer" en cas de faillite, résume la BoE après avoir examiné ces testaments. "Le problème du +too big to fail+ est dépassé", ajoute-t-elle: "l'analyse de la Banque montre que même si une grande banque britannique faisait faillite, ses clients pourraient continuer d'accéder à leurs comptes et à leurs services".
"La faillite d'une grande banque restera toujours un problème complexe", nuance cependant la BoE. Les huit banques qui ont été testées sont Barclays, HSBC, Lloyds, Nationwide, NatWest, Santander, Standard Chartered et Virgin Money. En 2008, l'Etat britannique avait dû renflouer Royal Bank of Scotland (RBS) car une faillite de ce poids lourd de la finance aurait eu des répercussions pour les géants de la finance de la City comme pour les entreprises du reste du Royaume-Uni.
Le coût pour le contribuable avait été de 45 milliards de livres, et l'Etat a cédé le contrôle de RBS, devenu NatWest, seulement fin mars. C'est la première fois que la BoE publie le résultat de l'étude des testaments des banques. L'exercice sera renouvelé tous les deux ans. Une consultation similaire est en cours pour les grandes banques de la zone euro.