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Zürich, 30.06.2020
Le taux de chômage au Japon s'est élevé à 2,9% en mai, ajusté des variations saisonnières, une hausse de 0,3 point par rapport à avril, selon des données officielles publiées mardi. Les offres d'emploi ont sévèrement chuté.
Ce chiffre est légèrement supérieur aux attentes du consensus d'économistes sondés par l'agence Bloomberg (2,8%), mais demeure très bas comparé au taux de chômage observé aux Etats-Unis ou en Europe ces derniers mois en raison de la pandémie due au nouveau coronavirus.
Le Japon, marqué par un vieillissement démographique très fort (plus de 28% de la population du pays est âgée de 65 ans et plus), connaît notamment une pénurie de main-d'oeuvre dans de nombreux secteurs d'activité, qui perdure malgré la crise.
L'écart entre l'offre et la demande d'emplois s'est toutefois drastiquement réduit: il y avait 120 offres d'emploi pour 100 demandeurs en mai, selon le ministère des affaires intérieures, contre 132 offres pour 100 demandeurs en avril.
C'est le plus faible niveau de ce ratio depuis juillet 2015, et sa plus forte contraction sur un mois depuis janvier 1974, du temps de la crise du premier choc pétrolier.
De nombreuses personnes "qui avaient perdu leur emploi en avril sont revenues sur le marché du travail pour en chercher un nouveau", selon Tom Learmouth de Capital Economics, qui prédit un taux de chômage d'environ 4% en fin d'année.
Ce taux demeure bas aussi parce que de nombreuses entreprises ont préféré ne pas licencier leurs salariés durant l'état d'urgence au Japon face à la pandémie (avril-mai), pour s'épargner un processus de recrutement potentiellement long si la main-d'oeuvre est rare.