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La Suisse participait pour la première fois à la campagne européenne contre l'alcool au volant. Avec 46 permis retirés, les policiers helvétiques comptabilisent près d'un quart des retraits totaux.
La campagne a été menée entre vendredi et samedi matin dans sept pays européens. Sur les 106 180 conducteurs contrôlés, 1437 présentaient un taux d'alcool trop élevé et 181 y ont laissé leur «bleu».
En Suisse, 4468 voitures ont été contrôlées et 46 permis retirés. Vingt-quatre corps de police municipaux et cantonaux, soit 334 hommes, ont participé à l'action. Dans les sept pays, 4813 policiers ont été mobilisés.
Samedi, une étude publiée par le «Tages-Anzeiger» s'intéressait à une autre étape: la thérapie. L'Institut de médecine légale s'est penché sur l'efficacité des mesures prises en 1995 dans le canton de Zurich. Conclusion: à long terme, le taux d'échec est de 70%.
14% des 102 buveurs et 18 % des 118 personnes toxicomanes, qui ont fait l'objet de l'étude, ont à nouveau été arrêtés par la police pour le même délit à peine deux ans après la fin de la thérapie. Une thérapie qui avait été considérée comme réussie.
Au lieu de faire de la prison, le code pénal suisse prévoit de permettre aux conducteurs arrêtés en état d'ivresse de suivre une thérapie. Plus de 1000 thérapies de ce genre sont prescrites chaque année en Suisse.
swissinfo avec les agences