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Des médias libres et indépendants (presse écrite, radio, télévision, internet, médias sociaux) et la concurrence entre les producteurs sont les garants d’une démocratie vivante et intacte. Les interventions de l’Etat et réglementations excessives sont toxiques pour la liberté et la diversité des opinions, car elles génèrent des monopoles. Plus de concurrence, une définition restrictive du service public, plus de transparence et moins de contraintes légales pour les producteurs privés, voilà les principales caractéristiques d’une politique médiatique libérale.
Dans une démocratie moderne et vivante le libre échange des opinions est d'une importance capitale. La Constitution fédérale garantit la liberté des opinions et de l'information (art. 16 cst.), la liberté des médias (art. 17 cst.), mais aussi la liberté économique (art. 27 cst.). Associée à d'autres droits fondamentaux comme la liberté linguistique, la liberté artistique ainsi que la liberté de se réunir et de s'associer, la liberté d'opinion, d'information et des médias garantit la liberté de la communication sociale, une condition indispensable au fonctionnement de chaque démocratie.
La numérisation et d'autres développements technologiques ont durablement modifié le paysage médiatique. L'offre dont nous disposons aujourd'hui est d'une diversité jamais vue jusqu'ici, tout particulièrement dans le domaine des médias électroniques. C'est dans ce contexte que doit être conduit le débat sur le « service public ». Cette discussion doit préciser quelles prestations doivent toujours être produites par l'Etat et quelles autres sont réalisées ou peuvent être réalisées par le secteur privé. Or, le Conseil fédéral refuse obstinément d'aborder ces questions.