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En 1984, l'ALP, qui gouvernait à l'époque au niveau fédéral, avait décidé de limiter à trois mines l'extraction de l'uranium en Australie, et 14 ans plus tard, le parti avait adopté une interdiction de nouvelles mines. Il s'agissait ici d'un compromis entre les partisans d'un arrêt de l'industrie de l'uranium et ceux qui considéraient qu'une telle mesure ne serait pas supportable sur le plan économique et irait à l'encontre de l'intérêt du pays. L'ALP est revenu dans l'opposition depuis 1996, mais gouverne dans tous les Etat membres et les Territoires. A l'heure actuelle, la mise en valeur de nouvelles ressources peut toujours rester bloquée à ce niveau. Les premiers ministres du Queensland et de l'Australie Occidentale ont déjà bien précisé qu'ils continuaient à s'opposer à l'exploitation de mines d'uranium sur leur territoire.
Le groupement d'intérêt Minerals Council of Australia (MCA) s'est félicité de la décision de l'ALP. Son CEO, Mitchell H. Hooke, a prévenu toutefois contre tout optimisme démesuré. Certes, la suppression de l'interdiction est un premier pas logique en direction d'une politique nationale consistante dans les domaines de la production et de l'exportation d'uranium, mais des changements fondamentaux dans la législation des Etats membres sont impératifs pour permettre l'extension de l'industrie de l'uranium dans le cadre des strictes prescriptions du droit australien actuel, constate le groupement.
En perspective des élections prochaines et de la préoccupation croissante de la population sur le changement climatique, Chris Evan, chef des travaillistes au Sénat et ministre fantôme du développement national, des ressources et de l'énergie, avait déjà souligné dans son discours du 23 mars 2007 à Perth que la «politique d'aucune mine nouvelle» («no-new-mines policy») n'avait pas fait ses preuves et que les objectifs fixés n'avaient été atteints en aucune façon. La limitation de la production australienne d'uranium faisait partie de ces objectifs, or elle a plus que triplé de 1983 à 2006.
Trois mines d'uranium sont actuellement en service en Australie, et la mise en exploitation d'une quatrième - Honeymoon - devrait être lancée début 2008. L'Australie possède plus de 38% des ressources mondiales d'uranium prouvées et exploitables à un coût économique.
Source
M.A. nach ALP, Pressemitteilung, 28. April 2007, und MCA, Pressemitteilung, 28. April 2007