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La procréation médicalement assistée (PMA), comme toute autre technique médicale, comporte certains risques. Nos spécialistes sont à votre disposition pour discuter de ces risques et répondre à toutes vos questions.
Elles représentent le plus grand risque associé au traitement de PMA. Les complications maternelles durant la grossesse sont amplifiées dans ces situations (diabète, hypertension, pré-éclampsie et accouchement prématuré, par exemple). Chez les bébés, elles augmentent les risques associés à la prématurité, ainsi que les risques de malformation, par exemple.
Pour prévenir ce risque, nous prenons plusieurs mesures :
Cette complication peut survenir lors d’une stimulation hormonale de l’ovulation. Elle survient après le déclenchement de l’ovulation, qui est induit par une injection d’hormone gonadotropine humaine (hCG). Les symptômes sont les suivants : ventre gonflé, douleurs abdominales, nausées, vomissements, difficulté respiratoire, diminution de la production d'urine. Un épaississement du sang peut augmenter le risque de thrombose ou d'embolie pulmonaire. Les causes exactes de ce syndrome ne sont pas encore connues mais sont liées à une forte réponse (nombre élevé de follicules) durant la stimulation. La prise en charge consiste à traiter les symptômes (hydratation, anticoagulation), en ambulatoire en principe mais une hospitalisation peut parfois être nécessaire. En cas de grossesse, les symptômes peuvent persister jusqu'à la 10e semaine.
Dans le cas des protocoles de FIV antagoniste, en cas de réponse ovarienne forte avec risque de syndrome d’hyperstimulation, il est possible dans la plupart des cas de déclencher l’ovulation avec un agoniste du GnRH (hormone de libération des gonadotrophines hypophysaires) à la place de l’hCG. Cette stratégie permet de réduire le risque de manière très importante, mais nécessite en général l’annulation du transfert pour ce cycle. Tous les embryons sont alors cryoconservés pour un transfert futur en cycle de décongélation.
Lors de la ponction des ovocytes, une aiguille fine est introduite sous anesthésie générale ou locale dans les ovaires à travers la paroi vaginale, ceci sous contrôle par imagerie (échographie). Des organes voisins peuvent être touchés avec, par exemple, une perforation de l'intestin, de la vessie ou d’un vaisseau sanguin. Ces complications sont extrêmement rares et font l’objet d’une prise en charge spécifique. Un autre risque consiste en la propagation de germes (bactéries) dans les ovaires ou l'abdomen, suivie d'une infection. Cette complication est également rare. Si elle survient, elle peut être rapidement détectée et traitée.
Une grossesse extra-utérine (implantation de l’embryon en dehors de l'utérus) survient dans 1% à 2% des grossesses obtenues après une fécondation in vitro. Des analyses de sang et un examen par ultrason effectués lors de la grossesse permettent de localiser l’embryon et de réagir au plus vite.
Le taux de malformations lors de grossesses spontanées est d’environ 3 à 6% des naissances globales. En cas de FIV/ICSI, il est d’environ 8%. Ce risque est donc légèrement accru.
D'éventuelles anomalies chromosomiques peuvent être détectées précocement par un diagnostic préimplantatoire ou prénatal.
Il est actuellement impossible de connaître les effets à long terme (par exemple : diminution de la fertilité masculine, risques cardiovasculaires, éventuels risques non connus) car les enfants les plus âgés issus de FIV et d'ICSI sont nés respectivement en 1978 et en 1992. Afin d’éviter les risques de maladies héréditaires lors d’infertilité masculine, nous effectuons dans certains cas des analyses génétiques complémentaires avant de procéder à une ICSI.