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Charles IX - Roi de France (1560 - 1574) - (Catherine de Médicis Régente de 1560 à 1563)
Portrait de Charles IX de France, d'après François Clouet, huile sur bois, Versailles, Musée national du château.
Lettre signée autographe par le Roi Charles IX et contresignée par Floriment (II) Robertet, seigneur de Fresne et secrétaire d'état, adressée « A mon cousin le Cardinal de Fer(r)are ».
Le cardinal de Ferrare est le fils du Duc de Ferrare et de Lucrèce Borgia. Charles IX demande au Cardinal de Ferrare d'intervenir auprès du Pape anfin que celui-ci expédie « gratis » les bulles et provisions à Betrand (de) Roman" que le Roi vient de nommer Evêque de FREJUS.
Car depuis la pragmatique sanction de Bourges en 1438 par Charles VII, modifiée par le concordat de François 1er, ce n'est plus le pape qui choisit les évêque français, mais le Roi. Le Souverain Pontif qui doit confirmer par bulles et provisions ne le fait pas sans douleur et si en plus il doit le faire gratis...
- le Pape Pie IV, du 25 décembre 1559 au 9 décembre 1565.
- Léon des Ursins Evêque de Fréjus et Toulon de 1525 à 1564.
- Bertrand de Roman Evêque de Fréjus de 1565 à 1579.
Transcription:
« Mon cousin, j ay cy-devant en faveur de mon cousin le Conte de Sommerive chevalier de mon ordre et mon lieutenant général au gouvernement de prouvence en labsence de mon cousin le Conte de Tende accordé à Messire Bertrand Roman conseiller en ma court de parlement audit pais l'Evesché de Fréjus vacquant par le tréspas de Messire Léon des Ursins et d'icelluy Evesché faict expédier mes lettres de nomination quil a envoyées en court de Rome pour en recouvrir les bulles et provisions applicquées requises et nécessaires et pour ce que (...) mondit cousin le Conte de Sommerive a le principal interestz et que en considération des grandz vertueulx et recommandables services quil a faictz a ceste couronne je désireroys infiniment que lesdites bulles et provisions peussent estre expédiées gratis. A ceste cause je vous ay bien volu escripre la présente pour vous prier comme je faictz bien fort vous employer intercéder et tant fère envers notre saint père le pape que sil est au monde possible il vueille commander que les bulles et provisions applicqués dudit évesché soient concédées et expédiées gratis audit Roman. Enqoui faisant vous ferez chose que jamais très agréable. Priant Dieu mon cousin vous avoir en sa saincte et digne garde. De Bourdeaulx le XVIIIème jour de avril 1565.
Charles
Robertet »
Übersetzung:
«Mein Cousin, Ich habe einst zugunsten meines Cousins des Grafen von Sommerive, Ritter meines Ordens und mein Generalleutnant in der Regierung der Provence in Abwesenheit meines Cousins des Grafen von Tende dem Herrn Bertrand Roman, Rat in meinem Gerichtshof in besagter Provinz, das Bistum von Frejus zugestanden, das durch das Dahinscheiden des Herrn Leon des Ursins vakant war, und für dieses Bistums mein Ernennungsschreiben versenden lassen, die er an den Hof von Rom geschickt hat, um dafür die erforderlichen und notwendigen Bullen und zugehörige Bestallung zu erhalten und da mein genannter Cousin der Graf von Sommerive das Hauptinteresse daran hat und in Anbetracht der großen tugendhaften und zu empfehlenden Dienste, die er dieser Krone erwiesen hat, würde ich mir unendlich wünschen, dass die besagten Bullen und die Bestallung kostenlos ausgefertigt werden. Aus diesem Grund wollte ich Ihnen das vorliegenden schreiben, um Sie zu bitten, wie ich es sehr inständig mache, sich gegenüber unserem Heiligen Vater dem Papst einzusetzen, einzuschreiten und sich so sehr darum zu bemühen, dass dieser, wenn es irgendwie möglich ist, geruhen möge zu befehlen, dass die Bullen und zugehörige Bestallung des besagten Bistums dem besagten Roman kostenlos zugestanden und ausgefertigt werden. Indem Sie dies machen, werden Sie etwas tun, das für immer sehr genehm sein wird. Wobei ich Gott bitte, mein Cousin, Sie in seiner heiligen und würdigen Obhut zu bewahren. Bordeaux, den 18. April 1565.
Karl
Robertet»
Florimond Robertet, Seigneur de Fresnes (Secrétaire d'État des Affaires étrangères 1558-67) est le fils de François Robertet de Bullion, secrétaire de Pierre de Beaujeu, duc de Bourbon et de Forez, mari d’Anne de France, qui, sans avoir le titre de régente, gouverna le royaume pendant la minorité de Charles viii, ainsi que l’avait ordonné Louis xi en mourant. Robertet de Fresne est né en 1531. Toute sa famille était attachée aux Guise, et il dut à leur appui, non moins qu’à sa capacité, l’insigne faveur d’être secrétaire d’État à 27 ans (1558). Il cultive de bonne heure les arts et les lettres malgré ses fonctions qu’il remplit depuis le règne de Henri ii jusqu’à celui de Charles ix. Il meurt à seulement 36 ans ; mais si sa carrière a été courte, elle n’été pas moins remarquable par les actes auxquels il concourt et auxquels il attache son nom. En 1559, il signe, avec la forme ordinaire : par l’avis du conseil, l’étrange pouvoir donné au duc de Guise, au nom de François II, après la conjuration d'Amboise, pouvoir que le vertueux chancelier Olivier, malgré les mots : par l’avis du conseil, refuse longtemps de signer parce qu’il ne donne au duc de Guise rien moins que la puissance royale sous le titre de lieutenant général du royaume. En 1560, c’est Robertet de Fresne qui écrit, au nom de François ii, la lettre au roi de Navarre portant injonction d’amener son frère le prince de Condé à Orléans. Antoine de Bourbon y obtempère imprudemment, puisque le prince son frère a été arrêté, comme chef de la conjuration d'Amboise, et condamné à mort. Florimond ii meurt à l’âge de 36 ans sans laisser d’enfant. Il passa une partie de sa vie au château de Beauregard, où une peinture de son cousin Florimond est toujours exposée dans la galerie des portraits. Fize lui succède dans la charge de secrétaire d’État.
Lien Wikipédia: Charles IX de France
Taille et type de document: papier, 33x22 cm. Quelques petits trous de ver.