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Durant la session de printemps au Conseil national, nous allons examiner l’initiative populaire pour l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine. Son acceptation aurait de graves conséquences sur la recherche, l’industrie et le système de santé suisses.
Deux propositions de minorité ont été déposées: un contre-projet direct visant à ancrer dans la Constitution un plan d’abandon des expériences contraignantes pour les animaux, ainsi qu’une demande de renvoi en commission pour l’élaboration d’un contre-projet indirect. Toutes deux doivent être clairement rejetées. La communauté scientifique veille à ce que les expérimentations animales soient réduites au minimum et remplacées par des méthodes alternatives. Dans des domaines spécifiques comme la médecine humaine et vétérinaire, il n’est toutefois pas possible d’y renoncer totalement. Un désengagement successif correspondrait, dans les faits, à une interdiction de la recherche dans ces domaines. L’avenir de la place scientifique suisse et du progrès médical serait alors compromis.
Le Conseil fédéral et la communauté scientifique veulent continuer à réduire ces expérimentations, à les remplacer et à les raffiner pour diminuer les contraintes sur les animaux selon le principe des 3R. Le nouveau Programme national de recherche «Advancing 3R» a été lancé à cette fin. C’est la voie à suivre pour agir dans l’intérêt du bien-être animal sans impacter négativement notre société.