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De tous les animaux, ce sont les paradisiers mâles qui effectuent les parades les plus spectaculaires. Leur vie n’est pratiquement dédiée qu’à cette activité de séduction des femelles.
Le Paradisier bleu Paradisornis rudolphi de Nouvelle-Guinée est l’une des 41 espèces de cette famille d’oiseaux réputés pour la parade spectaculaire, tête en bas, des mâles. Les paradisiers ne participent en général pas à la construction du nid ou à l’élevage des jeunes. Pour séduire les femelles, les mâles combinent les danses et l’exposition de plumes remarquables (très colorées, très longues, très fines et fragiles ou de forme complexe).
Le mâle change souvent de forme lors de la parade, émettant des flashs colorés par le biais de couleurs structurales. Celles-ci ne sont pas dues à des pigments, mais à la réfraction de lumière dans des structures internes des plumes. Pour un effet maximum, elles doivent être savamment orientées en fonction du soleil et des observatrices.
Les sous-bois, où ils vivent, étant très sombres, certains mâles arrachent les feuilles de la canopée qui les surplombe afin de créer des percées de lumière. Le sol jonché de feuilles est aussi nettoyé par les oiseaux pour amplifier l’effet de leurs danses. Ce mâle récolté en 1884 par l'ornithologue allemand Karl Hunstein dans les montagnes de l’Est de la Nouvelle-Guinée a été vendu au Muséum 1885.
Le spécimen a alors servi aux ornithologues allemands Otto Finsch et Adolf Bernhard Meyer à la description de l’espèce Paradisaea rudolphi, qui était inconnue pour la science au moment de sa récolte. Il s’agit donc d’un spécimen type.