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Les manifestants entendaient montrer que Luiz Inacio Lula da Silva bénéficie de "l'arme la plus puissante de cette guerre, le soutien du peuple".
KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI(sda-ats)
"Lula président !" Près de 40 manifestants, des Brésiliens de Suisse ou d'autres personnes dont deux diplomates vénézuéliens, se sont rassemblés mercredi soir à Genève pour soutenir la candidature de l'ancien chef de l'Etat brésilien à la présidentielle d'octobre.
"Olé, olé, olà, libérez Lula", chantaient les manifestants sur la Place des Nations. Ils étaient cachés derrière un portrait de Lula pour symboliser leur totale proximité avec celui qui est détenu depuis avril pour purger une peine de douze ans de prison pour corruption et blanchiment d'argent.
Mercredi constituait la date limite pour le dépôt des candidatures au scrutin. Toute personne ayant été condamnée en appel est inéligible. Une situation qui s'applique à l'ancien président brésilien de 2003 à 2010.
Une campagne de soutien a été lancée par son parti et d'autres entités de la gauche brésilienne. "Le lancement aujourd'hui à Brasilia de la candidature de Luiz Inacio Lula da Silva constitue un acte de lutte contre le coup d'Etat, en faveur de l'Etat de droit et de la démocratie" dans toute l'Amérique latine, a affirmé à Genève l'une des participants réunis par la section suisse du Comité international Lula Libre.
Pas de décision sur la plainte à Genève
Et de dénoncer la complicité, selon elle, des grands médias brésiliens et du pouvoir judiciaire à la volonté de la droite "de détruire les gouvernements de gauche". "Nous devons nous battre pour la candidature de Lula" qui bénéficie de "l'arme la plus puissante de cette guerre, le soutien du peuple", a-t-elle ajouté.
Luiz Inacio Lula da Silva a été condamné pour avoir reçu un triplex d'un groupe brésilien en échange de faveurs commerciales. Ses avocats ont lancé une plainte auprès du Comité des droits de l'homme de l'ONU à Genève. Celui-ci avait rejeté en mai une demande de "mesures intérimaires" contre sa détention. Il ne s'est pas encore prononcé sur le fond des accusations de Lula contre le Brésil. Le processus pourrait prendre encore au moins un an.
Le Tribunal supérieur électoral (TSE) devrait probablement rejeter la candidature de l'ancien président. Son parti ne bénéficierait alors que de très peu de temps pour faire campagne avant le scrutin présidentiel.
ATS