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Cloner cette espèces disparues dans les années 1930, c'est le projet d'une équipe internationale de chercheurs. Ils ont fait un pas de plus pour revenir sur l’extinction du tigre de Tasmanie – ou Thylacine – en séquençant son ADN. Les scientifiques espèrent le cloner pour le réintroduire dans son ancien environnement.
Un devoir pour l'espèce humaine
Pour Andrew Pask de l'Université de Melbourne, qui mène ce projet, l'humanité est responsable de l’extinction de l'animal et c'est son devoir de le ressusciter.
Le projet a suscité la controverse dans les milieux scientifiques. Certains accusent ces généticiens de vouloir «jouer à Dieu».
Sauver une espèce éteinte n'est pas une première
En 2003, des chercheurs ont cloné un bouquetin de Pyrénées. Mais le nouveau-né est mort quelques minutes après sa naissance. Plus récemment, des chercheurs ont utilisé l'ingénierie génétique. Ils ont isolé le gène responsable des zébrures particulières du quagga et l'ont introduit dans le cycle de reproduction de zèbres. Les animaux issus de ce projet ressemblent au quagga, mais n'ont ni la même séquence ADN, ni le même comportement.
Survivre dans un nouvel écosystème
La survie de ces espèces éteintes dans le monde d'aujourd'hui n'est pas non plus garantie. Pour le tigre de Tasmanie par exemple, les chercheurs ont récemment découvert que l'espèce avait une santé génétique faible, sans compter que son écosystème a évolué depuis sa disparition.
Ressusciter une espèce pour la faire disparaitre une deuxième fois ferait vraiment passer les humains pour des salauds.