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En revanche, la population genevoise souffre davantage de problèmes psychiques que leurs compatriotes. Près d'un quart des personnes interrogées déclarent des troubles moyens ou importants. Ailleurs dans le pays, la proportion atteint 15%, indique le département de la sécurité, de l'emploi et de la santé (DSES).
Par rapport au reste de la Suisse, les Genevois sont aussi plus exposés à des nuisances environnementales à la maison. Le bruit affecte ainsi un résident sur deux dans le canton, contre un sur trois en Suisse. Ces nuisances peuvent causer des troubles du sommeil et favoriser la dépression.
Surpoids en progression
L'enquête met aussi en avant la forte progression du surpoids et de l'obésité dans le canton. La part des personnes avec des kilos en trop est passée de 26% en 1992 à 42% en 2017, et ce malgré une progression constante de l'activité physique. Il faut dire que près de la moitié des Genevois ne fait pas attention à son alimentation.
La consommation de tabac et d'alcool est en recul continu au cours des 25 dernières années. Entre 1992 et 2017, la proportion de personnes consommant du tabac a diminué de 36% à 27%. L'enquête relève par ailleurs une diminution du nombre de cigarettes fumées par fumeur.
Pour l'alcool, le constat est aussi à une baisse de la consommation quotidienne, qui est passé de 31,1% en 1992 à 14,2% en 2017. Les hommes et les personnes âgées sont les plus grands consommateurs au quotidien. L'ivresse ponctuelle, qui touche davantage les jeunes et les personnes à haut niveau de formation, concerne 15% des Genevois.
ats/asch