Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07140.jsonl.gz/294

Lionel Bovier qui dirigera le musée-centre d’art contemporain genevois bénéficiera-t-il du même traitement que son prédécesseur au Mamco ?
En 2003, le rapport de la Commission des finances du Grand Conseil concernant la gestion du Mamco – PL 8865-A – s’étonnait de la « rémunération de la direction extrêmement élevée » et d’importantes dépenses non justifiées, pour un total de près de 300’000 francs, hors tous les autres importants avantages en nature; la fiduciaire convoquée alors se permettait le luxe d’ajouter « il n’est pas possible pour la fiduciaire d’effectuer une répartition prof(essionnelle)/privé correcte.» En 2015, on peut raisonnablement estimer que la dite rémunération a été ajustée du 1.5 à 1.8% réglementaire chaque année, portant l’ensemble aujourd’hui à plus de CHF 350’000, sans compter les apports certainement substantiels des nombreuses activités annexes de cette direction.
Si même la commission du Grand Conseil estime cette rémunération « extrêmement élevée », le politique s’est bien gardé d’intervenir. Le sujet intéressera les artistes non rémunérés, les emplois de solidarité, les chômeurs et les stagiaires également non rémunérés, soit ceux qui font tourner la maison. Le contribuable genevois est certainement heureux d’être contraint à une telle contribution.