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Etudes sur la surveillance permanente de l'espace aérien
COMMUNIQUE DE PRESSE
Etudes sur la surveillance permanente de l'espace aérien
Le Conseil fédéral veut faire examiner la nécessité de définir de nouvelles
règles pour la surveillance de l'espace aérien. Il a chargé le DETEC et le
DDPS, en collaboration avec le DFF, de procéder d'ici au milieu de l'année
prochaine à des études préliminaires. Le Bureau d'enquête sur les accidents
d'aviation (BEAA) recommande d'établir une surveillance permanente de l'
espace aérien au moyen d'un radar primaire.
En temps de paix, le contrôle et la gestion du trafic aérien civil ainsi que
la surveillance de l'espace aérien incombent en Suisse à la Société
Skyguide, qui dispose à cet effet de radars secondaires fondés sur la
technique du transpondeur. Ce système utilisé depuis 1954 dans l'aviation
civile internationale permet d'identifier les avions uniquement s'ils sont
équipés d'un transpondeur.
A l'opposé, le radar primaire permet en principe de localiser et de suivre
tout objet volant. Il est affecté à la surveillance de l'espace aérien bien
qu'il ne soit pas prescrit au plan international pour le contrôle de la
circulation aérienne civile. Tant Skyguide que les Forces aériennes
disposent d'installations de ce type (système Florako, radars sis sur les
aéroports de Genève et de Zurich et sur le Lägern). Certaines parties du
système de contrôle aérien civil seront intégrées dans le contrôle militaire
à la faveur de la réunion des services de la navigation aérienne civile et
militaire. Le BEAA a dès lors recommandé d'établir une installation radar
commune, ce qui, à son avis, permettrait de créer du côté civil les
conditions propres à réaliser une surveillance permanente de l'espace aérien
et de poursuivre les efforts visant à améliorer la qualité des prestations
en matière de contrôle aérien.
La concrétisation de ces recommandations requiert plusieurs études,
notamment sur les plans financier et organisationnel (interfaces entre les
systèmes, voies de décision, moyens d'intervention à engager en cas de
violation de l'espace aérien national, coûts d'investissements et d'
exploitation). Le DETEC et le DDPS ont été chargés de mener les études
nécessaires, en coopération avec le DFF, puis de dresser un rapport à l'
intention du Conseil fédéral d'ici au milieu de l'année prochaine.
Berne, le 26 juin 2002
ETEC Département fédéral de l'environnement,
des transports, de l'énergie et de la communication.
Service de presse et d'information.
Renseignements:
Lukas Bruhin, chef de l'état-major de direction Entreprises publiques et
semi-privées, 031 323 96 39