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En 560 av. J.-C. la ville était plus vaste que le Paris d'Henri IV.
À 90 km au sud de Bagdad, au cœur d'une plaine très plate, entourée d'une palmeraie et d'un système d'irrigation artificiel que même les Égyptiens n'avaient pas imaginés, traversée par l'Euphrate, Babylone s'étendait à l'époque de Nabuchodonosor II sur 500 hectares. Soit une cité plus grande en 560 av. J.-C. que le Paris d'Henri IV !
Toute de briques d'argile, la pierre étant rare, elle était bordée d'un premier mur d'enceinte et de fossés remplis d'eau, et percée de huit portes. Une autre enceinte, intérieure, formait le carré central. Dans celle-ci la porte principale, monumentale, colorée de briques à glaçure, décorée de dragons et de lions, celle de la déesse Ishtar (une lointaine ancêtre de Vénus), aujourd'hui reconstituée au Musée de Berlin, s'ouvrait sur une voie processionnelle également colorée.
C'est elle qui menait à la tour de Babel, un cube de 90 mètres dont subsistent encore les fondations et le début des marches. Elle fonctionnait comme un marchepied géant pour les dieux.
En son sommet, un temple orné d'une paire de cornes dorées qui brillaient au loin était censée les accueillir. L'édifice était carré et non pas rond comme on l'a longtemps cru. Plus au nord, se trouvaient les jardins suspendus, de magnifiques jardins en terrasses qui, avec le pont sur le fleuve et la tour, comptent, selon Hérodote, parmi les merveilles du monde.
Vidéo mise à jour le 14/01/2014