Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07136.jsonl.gz/1021

Une plateforme pétrolière située dans le golfe du Mexique, non loin des côtes américaines, a sombré jeudi deux jours après une forte explosion suivie d'un incendie, provoquant une importante marée noire. Elle appartenait à la multinationale Transocean, basée à Zoug, en Suisse.
La plateforme «Deep Water Horizon», appartenant à la société Transocean, est exploitée par le groupe pétrolier britannique BP.
Basée à Zoug, Transocean emploie 18'000 collaborateurs dans le monde et dispose de près de 140 installations de forage, soit la plus grande flotte dans la branche. La multinationale américaine vient de faire son entrée à la Bourse suisse. Elle a dégagé en 2009 un chiffre d'affaires de 11,6 milliards de dollars.
Suite à l’accident, le président américain Barack Obama a indiqué que le gouvernement américain devait avoir «comme priorité numéro un» de réagir au sinistre. Il a assuré que le gouvernement fédéral tout entier offrirait toute l'assistance nécessaire aux efforts de sauvetage ainsi que pour minimiser l'impact sur l'environnement.
«Nous considérons que ce (sinistre) constitue une importante marée noire», a affirmé de son côté Mike O'Berry, un porte-parole des garde-côtes de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane.
Les autorités sont en train de dépêcher sur place des navires chargés de contenir la nappe de pétrole qui s'étend sur une superficie de 1,6 km de large
et 8 km de long. Un petit sous-marin téléguidé muni de caméras sera également envoyé sur les lieux fin de déterminer la quantité de pétrole se déversant dans les eaux du golfe, qui abrite un écosystème fragile.
Plusieurs bateaux ont tenté en vain et jusqu'au dernier moment de venir à bout des flammes en déversant d'importantes quantités d'eau sur la structure vacillante au-dessus de laquelle s'élevait une épaisse fumée noire. Avant l'explosion, la plateforme contenait 2,6 millions de litres de pétrole et extrayait 8000 barils de pétrole par jour, soit près de 90'000 litres.
swissinfo.ch et les agences