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Le Village de l'Amitié, fondé par un Américain soucieux de réparation
Le Village de l'Amitié accueille 70 anciens combattants Vietnamiens ayant servi dans les zones arrosées d' agent orange pendant la guerre et souffrants de diverse maladies, très rares chez les personnes non exposées à la dioxine. Ces anciens soldats sont revenus au Nord dès la fin du conflit, loin des zones contaminées. Mais leurs petits enfants naissent encore, viables ou pas, avec de graves pathologies. Cent vingt des ces enfants sont pris en charge au Village de l'amitié.
Une partie du financement vient du gouvernement vietnamien, le reste de fonds privés internationaux.
La dioxine continue à nuire en dehors des zones contaminées. Certains descendants de vétérans, nés en parfaite santé, donnent le jour à des enfants très gravement atteint. Le mal ressurgit parfois à la troisième génération. Les scientifiques qui planchent sur le sujet commencent à penser que la dioxine peut perturber la chaîne ADN.
Le, Phuong, Dung et Thuan, sourdes et muettes entourent Long, atteinte de malformations congénitales. Ces cinq jeunes filles en fleur vivent en milieu protégé, au « Village de l'Amitié », un centre qui accueille près de deux cents victimes de l’agent orange. Loin des regards extérieurs, elles y sont soignées et y apprennent un métier.
Atteintes de malformations congénitales, Tra (à gauche) travaille à l'atelier de broderie et Mai à celui de couture du « Village de l'Amitié » à Hanoï.
Atteinte d’infirmité motrice cérébrale, Thu confectionne des fleurs au « Village de l'Amité »
Atteintes de malformations congénitales et d'infirmité motrice cérébrale, Thuong travaille à l'atelier des fleurs avec Thu.
Dung tente de compenser son retard mental par une très grande application.
Hang apprend l'informatique.