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Alors qu'il reste très populaire auprès de l'électorat républicain et qu'il garde, par effet ricochet, une énorme influence au sein de son parti, personne ne sait encore avec certitude si Donald Trump se représentera en 2024. L'ancien locataire de la Maison Blanche n'a encore jamais formellement donné de réponse même s'il a, à plusieurs reprises, glissé quelques indices sur sa décision.
En cela, l'interview qu'il a donné mardi au média conservateur Daily Wire, représente sans doute l'appel du pied le plus clair du 45e président des Etats-Unis à sa base électorale.
"La réponse est que je suis absolument enthousiaste. J'ai hâte de faire une annonce au bon moment mais je pense que les gens seront très très heureux lorsque je la ferai", a-t-il expliqué au cours de l'entretien.
Les conséquences d'une déclaration officielle
Si Donald Trump annonçait de manière officielle sa volonté de se présenter à nouveau à la présidence, il serait dans l'obligation de s'astreindre aux formulaires de divulgation financière ainsi qu'aux lois électorales qui dicteraient la façon dont il peut à la fois collecter et dépenser de l'argent.
Des conditions dont semble bien être conscient Donald Trump et qui freinent son annonce de candidature: "Vous savez, pour des raisons de financement de campagne, vous ne pouvez pas le faire trop tôt, car tout devient ensuite différent", a-t-il expliqué avant d'ajouter: "tout ce que je dirais, c'est, restez à l'écoute!"
"Je regarde avec grand plaisir Romney se faire huer"
Au cours de son interview, Donald Trump n'a par ailleurs pas hésité, dans son style habituel, à manier l'humour et les attaques personnelles.
Ainsi, quand Candace Owens, la commentatrice politique qui l'interviewait et connue pour ses positions très conservatrices, a proposé sur le ton de la plaisanterie de le rejoindre sur le ticket pour 2024, l'ancien président a pris la balle au bond: "Quel bon choix ce serait! Ce serait fantastique! Vous seriez fantastique comme vice-présidente!"
Des boutades qui n'ont pas empêché Donald Trump de régler une fois de plus ses comptes avec l'un de ses plus fervents opposants au sein du parti républicain, Mitt Romney. Le sénateur de l'Utah avait été en janvier 2020 le seul républicain à voter en faveur du chef d'accusation d'abus de pouvoir lors du vote sur la destitution du président. Une prise de position qu'une grande partie des partisans de Trump n'ont pas pardonné. Au début du mois de mai, le sénateur s'est littéralement fait huer alors qu'il prenait la parole lors d'une convention républicaine dans son Etat.
Une situation qui semble réjouir Donald Trump. Il a ainsi expliqué dans cette interview avoir regardé "avec grand plaisir" Mitt Romney se faire huer sur scène, avant d'ajouter: "les gens comprennent. Ils comprennent les hypocrites et ceux qui nous appelons affectueusement les RINO (ndlr. les Républicains de nom seulement)."
Suspension de son compte Facebook confirmée
Mais si Donald Trump doit revenir sur le devant de la scène, quitter sa résidence de Mar-a-Lago pour repartir au combat, aura-t-il la moindre chance de compter s'il ne retrouve pas ses accès aux réseaux sociaux, qui ont fait sa marque de fabrique durant sa campagne de 2016 et sa présidence?
L'ancien président a en effet été interdit de Facebook et de Twitter suite aux événements du Capitole en janvier 2021.
Le conseil de surveillance de Facebook a décidé mercredi de maintenir la décision prise par le groupe d'interdire à l'ancien président américain Donald Trump de poster des messages sur sa page Facebook et sur son compte Instagram.
Le conseil de surveillance estime toutefois qu'il n'était "pas approprié pour Facebook d'imposer" une sanction d'une durée indéfinie et lui demande de "réexaminer la décision arbitraire imposée le 7 janvier" dans les six prochains mois.
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Tristan Hertig