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Plusieurs projets de communication seront entrepris par la Fondation Etincelle pour aider à l'évolution de nos relations avec les chevaux, et par extention avec tous les animaux.
Il ne s'agit pas de créer des conflits, et encore moins de juger l'état actuel des choses. Le cheval objet qu'on "utilise" et que l'on jette après usage est trop souvent encore d'actualité. Si un cheval nous donne de très grandes satisfactions pendant que nous l'"utilisons", ce n'est sûrement pas grâce à des facultés d'ordre physiologique, bien qu'elles soient nécessaires, mais essentiellement grâce à la relation plus ou moins développée entre l'homme et l'animal, et "son" animal. Personne ne niera la notion de couple en équitation. C'est à proprement parler cette relation, cette conscience mutuelle et partagée, qu'il devient criminel de rompre unilatéralement.
Le premier projet de la Fondation Etincelle concerne le sport équestre, et plus particulièrement le saut d'obstacles.
PROJET FEI
Proposer à la Fédération Equestre Internationale de réfléchir à une modification de son règlement nécessite avant tout le témoignage d'une expérience préalable.
L'idée est de sensibiliser des sponsors (qui ont tout intérêt à encourager un sport "propre") à financer une épreuve de haut niveau fondée sur des conditions particulières de participation: Une bonne dotation pour attirer les cavaliers, mais aussi des exigences dans la façon de détendre les chevaux, et de les harnacher.
Présentée comme un challenge à relever, il s'agit de prouver aux cavaliers qui sont la vitrine mondiale, qu'il est inutile de maltraiter son cheval pour accomplir une haute performance, et que la qualité relationnelle avec sa monture est un gage de réussite, quelque soit le résultat de l'épreuve. L'équitation vertueuse devient un argument commercial et donc un super levier pour aider la filière entière à réfléchir sur l'équation: vertu = business.
Il faut changer le regard des gens sur la performance. Pour atteindre le prix, il faudra redoubler de complicité avec sa monture, car les régles d'entrainement et le harnachement ne permettront plus la contrainte ni la peur comme moyens de faire mieux sauter les chevaux. Le public va raffoler de la difficulté de la performance puisque le cavalier sera démuni de ses "armes". Les sponsors seront fiers de véhiculer une image très "sociale" et les cavaliers amateurs (financeurs directs de toute la filière) se réjouiront d'acheter de tels chevaux et d'apprendre à monter en se valorisant.
Le focus des spectateurs, avec l'aide des médias et commentateurs, se reportera sur ce challenge relationnel à la place de l'admiration du cheval hors norme "fabriqué" par des entraînements violents, des harnachements contraignants et le dopage légal et illégal à la fois. Un homme "nu" avec un cheval "nu" sera porteur de valeurs plus humaines et par conséquents plus commerciales, et la rentabilité ne sera plus un prétexte à la maltraitance.
Magnifique expression de la complicité! La jument est montée sans martingale, sans nose-band, sans guêtres postérieures "spéciales", avec un mors simple et par une jeune cavalière dénuée de force. La détente a été effectueé en sautant peu et moins haut que l'épreuve elle-même.
Si l'équitation de haut niveau porte ce projet, elle contribuera manifestement à une évolution générale de l'enseignement de l'équitation, plus proche des arts martiaux que de la formule 1 pour le saut d'obstacles et plus proche de la danse que de la gymnastique pour le dressage.