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Après quatre matchs de préparation, le Genève-Servette Hockey Club va s’attaquer à un gros morceau : la Champions Hockey League. Le samedi 22 août, les Aigles recevront le HC Sparta Praha, avant de se rendre à Prague le samedi 5 septembre.
HC Sparta Praha
Le Sparta a vu le jour en 1903 comme club de bandy (sorte de croisement entre le hockey sur glace et le hockey sur gazon), mais n’a réellement commencé ses activités que six ans plus tard. Le club de la capitale tchèque a remporté trois titres de Champion de Tchécoslovaquie (1953, 1954, 1990), le titre de 1993 lors de la dernière édition d’une ligue tchéco-slovaque (les deux pays sont officiellement séparés depuis le 1er janvier 1993, mais la ligue a survécu le temps de finir la saison).
Depuis la scission, et la fondation de l’Extraliga, le Sparta a remporté quatre titres nationaux (2000, 2002, 2006 et 2007). La saison passée, le Sparta a terminé au quatrième rang de la saison régulière avant de s’incliner en demi-finale face à Třinec. Il doit sa qualification en CHL en qualité de membre fondateur.
L’effectif praguois est composé majoritairement de Tchèques (20 joueurs), ainsi que de cinq Slovaques, un Slovène et un Canadien. Un seul d’entre eux a évolué en Suisse, l’attaquant Jaroslav Hlinka avec les Kloten Flyers lors des saisons 2001-2002, 2002-2003 et 2005-2006.
Patinoire
Initialement prévu à la Tipsport Arena, le match du 5 septembre est déplacé à la O2 Arena, comme tous les matchs du Sparta pour la saison 2015-2016. En effet, locataire de la patinoire qui a accueilli les Championnats du Monde 2004 et 2015, le Slavia Praha a subi une relégation sportive au printemps dernier. C’est donc dans une installation moderne qui peut accueillir 17'360 spectateurs qu’aura lieu le match retour entre les deux formations grenat.
La O2 Arena est extrêmement bien desservie par le réseau de tram et, surtout, le métro. Pour se rendre à la patinoire depuis le centre-ville de Prague, il suffit de prendre la ligne B (ligne jaune sur les plans) et de descendre à l’arrêt Českomoravská. Pas de panique, les arrêts sont signalés par des panneaux d’affichage dans les rames. La station de métro est située juste à côté de la O2 Arena.
Prague : que voir
Grâce à son histoire et son statut de capitale du Royaume de Bohême ainsi que du Saint Empire Romain Germanique avant de devenir celle de la Tchécoslovaquie puis de la République tchèque, la ville de Prague dispose de nombreux monuments. La vieille ville est immanquable, car bien conservée malgré la Deuxième Guerre Mondiale (Prague n’a pas été bombardée). Celle-ci s’étend sur les rives de la Vltava (ou Moldau pour le nom d’origine allemande), de part et d’autre du Pont Charles (Karlův Most). Les amateurs de vieilles pierres traverseront au moins une fois l’ouvrage du XVe siècle, orné de statues.
A l’Ouest du pont se dresse le château de Prague, ou plutôt les châteaux. Situé sur une colline dominant la Vltava, le complexe a été construit par les différentes dynasties ayant régné sur la Bohème, dont le roi Charles qui a donné son nom à beaucoup de lieu à Prague dont le pont, bâti à sa demande.
Le reste de la vieille ville se trouve à l’Est du Pont Charles. Il faut errer dans les rues piétonnes qui mènent à la Staroměstské náměstí (place de la vielle ville) à côté de laquelle se dresse la Pražský orloj (l’horloge astronomique). La vieille ville s’étend jusqu’à la Place de la République (náměstí Republiky).
Si les vieilles pierres vous intéressent moins, la vie praguoise s’organise principalement autour de la Václavské náměstí au sud de la vieille ville. Le lieu a une histoire avec le hockey sur glace : suite à une victoire de la Tchécoslovaquie face à l’URSS lors des Championnats du Monde 1969, les Praguois, occupés par les troupes du Pacte de Varsovie, avaient célébré sur la Václavské náměstí.