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Hockey sur glace Le geste classe de Künzle qui disculpe Douay
L'ailier de GE Servette n'a écopé que d'un match de suspension pour sa charge sur Mike Künzle (Bienne). La raison? Son adversaire l'a défendu
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Samedi soir, Floran Douay a chargé Mike Künzle dans le haut du corps. A vitesse réelle et même sur les ralentis, il semble même que la tête du Biennois a été heurtée en premier par l'ailier du GSHC. A la suite d'un rapport des arbitres, une enquête a été ouverte contre le Genevois. Les conclusions du Player Safety Officer corroborent la thèse du contact à la tête. «(...) delivers a check to Kunzle making the head the main point of contact.» Ce qui veut dire: Il a checké Künzle en faisant de la tête le point de contact principal.
Pour cette raison, le délégué à la sécurité des joueurs a réquisitionné une sanction de plus d'un match de suspension car: 1. C'est un check à la tête. 2. La tête est le point de contact principal. 3. Le contact à la tête était évitable. 4. Douay n'a aucune intention de jouer le puck.
Surprise lorsque la décision du juge unique tombe, lundi en fin d'après-midi: un match de suspension seulement. Pour comprendre cette différence, il faut se pencher dans la lecture du délibéré. Selon ce document, le département indique que l'accusé s'est défendu d'avoir touché la tête du joueur adverse et que les images rendent son action plus brutale qu'elle ne l'est réellement.
Plus loin dans la décision, un point vient disculper Floran Douay de la charge à la tête dont il était accusé. Le Français a soumis une discussion dans laquelle il s'excusait auprès de Künzle. La réponse de ce dernier? «Mec, c'est tout bon. Tu n'as pas vraiment touché la tête, t'inquiètes pas. Bonne saison à toi aussi.»
Selon Douay et sur cette base, une pénalité de deux minutes aurait donc dû suffire. Un argument que le juge unique n'a pas totalement retenu: «Künzle n'écrit pas qu'il n'a pas du tout été touché à la tête mais pas vraiment (ndlr: nicht wirklich dans le texte). Sur les images, il est clair que la tête a tout de même été touchée. On le voit au mouvement caractéristique de recul après le contact.»
Mais le fait que le point de contact principal ne soit pas la tête a permis au juge unique d'adoucir la sentence et de ne donner qu'un match de suspension au Genevois.
Créé: 16.09.2019, 18h30