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Au début du XIIe siècle, une chapelle est déjà mentionnée à Lens. Une première église est citée en 1177, reconstruite en 1402, puis en 1737. La sacristie, ancien choeur, et le clocher gothique tardif (1535-1537) avec flèche octogonale, sont d'Ulrich Ruffiner. L'imposante église paroissiale est bâtie dès 1843 sur le site des édifices précédents selon les plans du père jésuites Etienne Elaerts (1) De style piémontais, son plan typique d'un seul rectangle fait penser aux églises postérieures au Concile de Trente. Elle s'apparente aux églises de l'Italie du Nord, plus sobres et moins mouvementées que les monuments baroques romains des Jésuites. (2) Elle est dédiée à saint Pierre aux Liens fêté le 1er août. Le clocher abrite depuis 1967 un carillon de vingt-quatre cloches dont la Barbe Joyeuse.(3) Au-dessus de l'horloge, le clocher comporte en plus deux anciennes cloches qui sonnent à la volée mais s'entrent pas dans le jeu du carillon.
L'église actuelle a été consacrée par Mgr Pierre-Joseph de Preux le 31 juillet 1852. Elle possède des orgues de 1903 manufacturés par la maison Kuhn de Männedorf (ZH) L'église de Lens a été restaurée entre 1968 et 1974 et de nouveaux travaux de conservation sont entrepris en 2010.
Le coffret-reliquaire de Lens datant de 1520 est sans doute la pièce la plus précieuse du patrimoine paroissial de Saint-Pierre-aux-Liens. Mesurant 28.5 cm de long, 19.5 cm de haut et 12 cm de large, ce coffret à pan unique a une âme de bois recouverte de lamelles d'argent repoussé à motif de losanges.
Sur le devant, on reconnaît de gauche à droite sainte Barbe, saint Jean-Baptiste, saint Pierre : le titulaire de la paroisse, saint Théodule ainsi que sainte Catherine d'Alexandrie. Il s'agit ici de saints représentés sur de nombreuses oeuvres d'art du gothique valaisan. Grâce à une quittance conservée dans les archives, le coffret-reliquaire de Lens peut être daté de 1520 et attribué au maître orfèvre Peter Bletz, d'origine inconnue.(4)
1: D'origine belge, il est professeur de philosophie et de sciences au collège des Jésuites de Sion. Il dessine àgalement les plans du clocher de l'église du collège à Sion et ceux du couvent des Ursulines. En 1843, il devient le premier architecte cantonal.
2:" Eglises de Pierres, églises de lumière" Edition St Augustin 1997 p.81
3: Elle doit son nom à la tradition selon laquelle Dame Barbe de Platea l'aurait offerte afin qu'on la fit sonner durant son déplacement entre son manoir de Diogne et Lens.
4: ou Blechz, Voir Sophie Providoli: Peter Bletz ein Goldschmied im spätgotlischen Wallis: die Reliquiare von Lens, Grimisuat und Savièse, 2008
Edifiée en 1678, sous le vocable de saint Grégoire de Naziance, docteur de l'église au IVe siècle, la chapelle d'Icogne fut bénie le 9 juin 1680.[1]
En 1916, les paroissiens demandent que le Saint-Sacrement y soit exposé en permanence.
Gravement endommagée en 1946 lors du tremblement de terre, c'est aux architectes J. Ellenberger et A. Perraudin que sont confiés les travaux de reconstruction d'un nouvel édifice en 1948.
Son agrandissement 20 ans plus tard, de 1966 à 1968 est confié à J. Ellenberger et aux architectes Strobino et Peytriquet.
Les vitraux de J. Le Chevalier présentent les saints honorés dans la région. Elle est placée sous le patronage de saint Grégoire, fêté le 1erdimanche de mai.
Une plaque de bronze honore la vie de Monseigneur Etienne Barthélemy Bagnoud (1803-1888), enfant d'Icogne abbé de Saint-Maurice et premier évêque de Bethléem.
(1) Pierre Gard raconte dans sa Notice historique sur la Contrée de Lens que le village ayant été successivement détruit par les Bernois vers 1420 puis par une inondation causée par la rupture d'une digue d'un étang de Lens au début du XVIe siècle, un office de requiem et une messe chantée en l'honneur de Sainte Barbe étaient régulièrement offert par la commune d'Icogne.
En 1794, le notaire, capitaine et châtelain Sébastien Briguet, Chrétien Mudry et Pierre Bagnoud de Lens font élever la chapelle de Flanthey.
Devenue trop exiguë, celle-ci fait place à une église construite dès 1914 à l'initiative du prieur Gard. Consacrée par Mgr Bieler le 18 avril 1920, cette église est restaurée en 2001.
Elle est dédiée à Notre Dame des Sept Douleurs fêtée le dimanche le plus proche du 15 septembre.
La chapelle de Saint-Clément existait déjà avant 1712 et fut probablement construite par les évêques de Sion qui y possédaient un important domaine[1]. Elle est placée sous la protection de saint Clément, pape à la fin du 1er siècle, fêté le 23 novembre.Celle-ci relève du territoire de la paroisse de Lens depuis le 29 novembre 1932, date à laquelle elle fut détachée du territoire de la paroisse de Granges dont elle dépendait jusqu’alors.
Restaurée en 1975, la chapelle de St-clément est classée au patrimoine des Monuments historiques.
(1)Pierre Gard, Notice historique sur la Contrée de Lens, p.36
Depuis 1935, la statue du Christ-Roi veille sur la vallée du Rhône depuis le Châtelard, une colline proche de Crans-Montana que l’écrivain Ramuz avait appelée le Golgotha, lorsqu’il vivait à Lens. Cette statue - dont l’anniversaire a été fêté en mai 2010 - est prétexte à regarder la région sous l’angle de la spiritualité. Une occasion de raconter la longue et riche histoire du christianisme en terre valaisanne, plus particulièrement dans la région de Crans-Montana où lieux de prière et de recueillement ont été recensés dans un livre, et que vous retrouvez sur ce site. «Crans-Montana, terre de foi», c’est aussi un sentier didactique, dont le premier volet réalisé en 2010 invite, sur un itinéraire de 16 kilomètres à mi coteau, à découvrir quelques-uns des nombreux édifices religieux qui jalonnent la région de Crans-Montana.