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"Pour des raisons économiques et juridiques, un abandon précipité ou anticipé de l'énergie nucléaire ne devrait pas être possible dans un avenir prévisible ... L'IG BCE est le seul syndicat à plaider pour qu'un consensus sur l'énergie porteur d'avenir comprenne l'option d'une technologie nucléaire nouvelle, encore plus sûre", a déclaré M. Schmoldt.
La sortie du nucléaire prévue par le gouvernement fédéral ne ferait qu'accélérer la restructuration, déjà problématique, de l'économie énergétique allemande, et "la conduire dans une direction que ne souhaitent justement pas les employés", a constaté M. Schmoldt. La conséquence serait une nouvelle exportation d'emplois. La perte de cette branche technologique de premier plan "détruirait un immense potentiel de savoir-faire et favoriserait par ailleurs cette hostilité à la technologique contre laquelle nous devons également lutter dans de nombreuses autres secteurs."
Le président d'IG BCE a souligné que le recours à l'énergie nucléaire était une grandeur fixe dans le mélange d'énergies et qu'il lui faudrait contribuer à assurer une partie notable de la production d'électricité à moyen terme également. "L'utilisation de l'énergie nucléaire soutient de manière déterminante les efforts entrepris pour assurer l'indépendance des importations d'énergie, et son impact positif sur le bilan du CO2 est incontesté."
Lors du même congrès, M. Otto Majewski, président du Forum atomique allemand, a rappelé que dans le contexte du changement rapide qui s'opère sur le marché européen de l'électricité, les exploitants allemands de centrales nucléaires avaient en premier lieu besoin de sécurité pour leur planification. "La raison commande de revenir enfin à une politique économique orientée sur le long terme, prévisible et fiable." Pour cette raison, les exploitants sont à nouveau prêts, malgré les nombreux revers antérieurs, à rechercher le consensus avec le gouvernement. Pour M. Majewski, l'idée de négocier, dans le cadre de l'abandon du nucléaire visé par le gouvernement allemand, sur des contingents de durées restantes des installations ou de quantités d'électricité, pourrait constituer un bon début. Le président du Forum atomique allemand considère par contre comme une charge inacceptable une taxation rétroactive des provisions accumulées pour la gestion des déchets nucléaires, et il a confirmé la ferme intention des exploitants de porter si nécessaire le cas devant les tribunaux.
Source
M.S./C.P. d'après un communiqué de presse du Forum atomique allemand du 27 janvier 2000