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En 1962, Pierre Vaneck triomphe dans le rôle l'Aiglon au Théâtre du Chatelet. La critique est unanime à l'égard de son interprétation : "la meilleure de tous les temps"; elle exprime toute la puissance de l'oeuvre de Rostand. Face au talent exceptionnel de Pierre Vaneck, Moshé-Naïm décide d'immortaliser la pièce à travers une création sonore unique. Les textes écrits et lus par Maurice Clavel permettent à l'auditeur de visualiser la mise en scène telle que l'avait imaginée Rostand ; il fait la liaison entres les personnages et offre à cet enregistrement toute la magie du théâtre. Les acteurs, après deux ans de scène, sont réunis en studio pour enregistrer et immortaliser l'Aiglon. Magistrale, cette oeuvre sonore nous plonge dans l'oeuvre de Rostand, auteur à la créativité incontestée, figure prépondérante de la littérature française. Claude Colombini Frémeaux
L'impact de Cyrano de Bergerac fut énorme. Les tirades les plus fameuses ont été maintes fois dites... et redites sur tous les tons. Cet ensemble d'enregistrements, qui court de 1898 - au lendemain de la première au Théâtre de la Porte Saint-Martin - à 1938 - lorsqu'elle est inscrite au répertoire de la Comédie-Française -, montre le formidable engouement pour cette pièce. C'est un peu de la rumeur d'alors que ces témoignages nous rapportent, en même temps que quelques-unes des plus fameuses inflexions d'un art théâtral sous l'emprise des "monstres sacrés".
Jean Yves Patte nous fait entendre les Coquelin, l'enregistrement de Lombard voulu par Rostand en 1898, mais aussi Sarah Bernardt dans les "vieux" de Rosemonde Gérard.
Patrick Frémeaux
Cyrano de Bergerac, pièce écrite par Edmond Rostand en 1897, a renouvelé le théâtre d'alors. Certains ont voulu y voir le romantisme de "cape et d'épée", le panache, le courage qui stimulent un "renouveau moral", d'autres y ont vu la réconciliation des vertus du courage et de l'abnégation, sources "d'une force morale" qui prône la responsabilité de l'homme et de son destin...
Mais par-delà tous ces débats, la clef du succès de Cyrano, comme celle d'ailleurs de toutes les "bonnes" pièces ne repose-t-elle pas dans cette constatation émerveillée de Jack London, qui en 1898 assistait à la première américaine de Cyrano, loin des états d'âme français : "Plusieurs morceaux semblent contenir mes propres pensées, mes propres sentiments."
Cet enregistrement historique de 1955 présente une mise en scène de Pierre Hiegel, interprétée par les comédiens de la Comédie-Française en 1955. Le rôle de Cyrano y est tenu par Jean-Paul Coquelin, petit-fils de Constant Coquelin, premier interprète de Cyrano.
Acte I : Une présentation à l'Hôtel de Bourgogne ;
Acte II : La rôtisserie des poètes ;
Acte III : Le baiser de Roxane ;
Acte IV : Les cadets de Gascogne ;
Acte V : La gazette de Cyrano.