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L'Irlande est le plus grand exportateur de produits pharmaceutiques de l'Union européenne un marché qui atteint 11 milliards de livres irlandaises mais les Irlandais comptent parmi les plus faibles consommateurs de médicaments en Europe. Ils dépensent leur argent plutôt dans l'achat de journaux et de barres chocolatées (Lancet 2000 ; 357 : 944).Selon le dernier rapport de l'industrie divulgué par l'Association pharmaceutique irlandaise de soins, qui représente des entreprises pharmaceutiques, les Français, les Belges et les Suisses sont les plus gros consommateurs de médicaments. L'Europe de l'Ouest consomme près de 25% des médicaments produits dans le monde aussi bien des médicaments prescrits que ceux qui sont en vente libre.Le rapport, intitulé «les soins de santé faits et illustrations 2001», met également en évidence qu'avec l'avènement de nouveaux médicaments depuis 1965, les taux de décès (après les ajustements liés à l'âge) dus à certaines maladies ont fortement chuté. Par exemple, les décès dus à la fièvre rhumatismale et aux maladies coronariennes ont diminué de 83% ; ceux dus à l'athérosclérose de 74% ; les morts par ulcère de l'estomac ou du duodénum ont diminué de 72% ; les taux de décès par suite de maladies cardiaques ischémiques ont chuté de 62% ; par suite d'emphysème de 57% et d'hypertension de 21%.Des centaines de nouveaux médicaments sont actuellement en phase de développement et les entreprises pharmaceutiques européennes ont dépensé 15 milliards d'euros en recherche et développement en 1999. Selon l'OMS, il n'existe pas de traitement adéquat pour 75% des 2500 conditions médicales connues. Le rapport montre qu'en 1999, les entreprises pharmaceutiques ont effectué des tests cliniques pour plus de 1000 nouveaux médicaments répartis en six catégories : 272 pour des maladies du système nerveux ; 206 pour des problèmes cardiovasculaires ; 165 pour le cancer ; 164 pour des infections ; 121 pour des troubles des muscles et des os ; et 94 pour des maladies respiratoires.Le rapport compare les dépenses nationales en médicament par personne sur la base de statistiques datant de 1997 et l'utilisation de l'ECU comme monnaie standard (alors que l'euro n'existait pas encore). La dépense moyenne en Europe de l'Ouest était de 170 ECU par capita. La Grèce arrive bonne dernière avec 98 ; viennent ensuite la Hollande et l'Irlande avec 122 et 124 ; le Royaume-Uni et l'Espagne arrivent sous la moyenne européenne avec 134 ; la Norvège est à 139 ; le Danemark, l'Italie et le Portugal sont respectivement à 154, 155 et 157 ; l'Autriche atteint 166. Les pays qui dépensent plus que la moyenne sont : la Finlande à 179 ; la Suède à 189 ; l'Allemagne à 192 ; la Suisse à 189 ; la Belgique à 216 ; et la France à 237.Les résidents du Royaume-Uni et de l'Irlande ont une plus forte tendance à pratiquer l'automédication, dépensant 20% de la dépense totale en produits pharmaceutiques en vente libre. Les Suédois et les Autrichiens consomment le moins ces produits. En Irlande, les analgésiques et les médicaments contre les maladies liées aux refroidissements totalisent plus de la moitié des dépenses en médicaments en vente libre. Les suppléments vitaminiques représentent 18% de ces dépenses ; les préparations dermatologiques pour 16% ; et les préparations gastro-intestinales 15%.Le rapport contient également un tableau qui montre les dépenses de santé des pays membres de l'Union européenne en 1997 par personne. L'Allemagne, qui arrive en première position, dépense plus de trois fois plus par personne que le Portugal, qui arrive en dernière position. Le Danemark et le Luxembourg font presque jeu égal avec les Allemands tandis que la Grèce, l'Espagne, l'Irlande et le Royaume-Uni occupent les dernières positions en compagnie du Portugal.