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Le Geneva Open pourrait bien servir de déclic à Stan Wawrinka (ATP 25). Le double tenant du titre a dominé l'Américain Jared Donaldson (ATP 57) 6-3 6-4 en 68' pour filer en quarts.
"Je suis très, très satisfait. Surtout après avoir vécu tant de mois de galère après mes opérations" subies l'été dernier, a-t-il lâché à l'issue de cette rencontre. "Je me sentais bien sur ce court. C'était important d'être parfaitement concentré. Je devais jouer de manière simple, sans trop me poser de questions. Mais ce n'était qu'une victoire, et ça fait longtemps que je n'ai pas enchaîné deux matches en deux jours."
Le Vaudois, qui a eu droit à une haie d'honneur des ramasseurs de balles à son entrée sur le court à 21h15, a fêté mercredi sa quatrième victoire de l'année, 103 jours après la dernière obtenue en quart de finale à Sofia le 9 février face à Viktor Troicki. Il avait démarré sa saison en remportant trois de ses quatre premiers matches (un à Melbourne, deux dans la capitale bulgare) mais avait rapidement constaté que son genou gauche n'était pas prêt à enchaîner les efforts.
Contraint d'abandonner dès son entrée en lice à Marseille le 22 février, Stan Wawrinka n'est revenu aux affaires que le 13 mai sur la terre battue de Rome. Dix jours après une défaite sans appel (6-4 6-4) subie au Foro Italico devant Steve Johnson, il est apparu bien plus affûté pour sa tardive entrée en lice au Parc des Eaux-Vives. Jared Donaldson l'a très rapidement constaté.
Les nombreux fans de Stan Wawrinka encore présents furent donc vite rassurés. L'homme aux trois titres du Grand Chelem a lâché les chevaux d'entrée de jeu, bougeant à la perfection. Son manque de victoires et de confiance ne s'est pas ressenti sur le court. Et il a signé un premier break dès le sixième jeu en armant coup sur coup un revers puis un coup droit gagnants, lâchés tous les deux le long de la ligne.
Stan Wawrinka, qui n'a pas dû faire face à la moindre balle de break dans cette partie, s'est certes montré moins impressionnant dans la deuxième manche. Mais il a forcé la décision dès le septième jeu en s'emparant une deuxième fois du service adverse, grâce à un nouveau revers gagnant frappé le long de la ligne. Et il a conservé sans difficulté cet avantage, réussissant deux jeux blancs sur ses deux derniers jeux de service.
Le Vaudois devra confirmer ce regain de forme vendredi en quart de finale face au solide Marton Fucsovics (ATP 60). Il n'a encore jamais affronté le Hongrois de 26 ans, qui s'est montré convaincant depuis le début de la semaine avec des victoires obtenues aux dépens du 36e joueur mondial Albert Ramos-Viñolas mardi (6-1 6-2) puis du grand espoir américain Frances Tiafoe mercredi (7-6 6-4).
(Source ATS - Photo ©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)
Le Portugal inflige une correction à la sélection helvétique 6-1
La défense suisse a pris l'eau de toutes parts face aux redoutables attaquants lusitaniens (1-6).
La marche était trop haute. Il faut le reconnaître. Le score parle de lui-même. Face aux Portugais, objectivement supérieurs, il aurait fallu entrer dans la partie avec une toute autre volonté et bien plus de discipline. Entre les deux équipes, la différence semblait encore plus nette que celle entrevue dimanche entre la Pologne et la France. Même le Brésil l'a emporté sur un score moins net face à la Corée du Sud lundi soir.
Une différence de niveau intrinsèque
Et cette différence intrinsèque était pour ainsi dire palpable. Le passif récent des rencontres décisives face à la formation de Fernando Santos était déjà important. A chaque fois que les joueurs de Vladimir Petkovic ou de Murat Yakin ont tenté de s'attaquer à cette seleção portugaise ces six dernières années, ils ont échoué. Bilan: quatre défaites, dont deux très nettes, et deux victoires chanceuses sur sol suisse uniquement. Lors du match retour du tour préliminaire de la Coupe du Monde en Russie (0-2), en demi-finales du Final Four de la Ligue des Nations (1-3), ou plus récemment en juin dernier lors de la phase de groupe de l'édition suivante de cette même Nations' League (0-4). Et enfin, celle de mardi soir (1-6).
Des Portugais reposés
La première mi-temps, marquée par des lacunes défensives criardes, a été catastrophique. Pour corser le tout, les Lusitaniens ont marqué sur leurs deux premières occasions de but. Leur fraîcheur - leur coach a choisi de reposer les titulaires contre la Corée du Sud - a constitué un atout décisif. Au contraire de l'an dernier, où ils avaient bénéficié de neuf jours repos, soit trois de plus que leurs adversaires avant de défier la France, les Helvètes manquaient manifestement de jus. Ils se sont malgré tout créé deux occasions de marquer peu avant la pause avec un coup-franc de Xherdan Shaqiri dévié du bout des doigts par Diogo Costa en corner et une reprise de la tête de Remo Freuler sauvée sur la ligne par un défenseur "rouge et vert".
2 buts encaissés en 4 minutes
Deux nouveaux buts encaissés en l'espace de quatre minutes seulement ont définitivement enterré les derniers espoirs "rouge à croix blanche". L'entrée en jeu conjuguée de Haris Seferovic et Denis Zakaria, puis de Noah pas plus que la réduction du score par Akanji, n'y a changé quoi que ce soit. C'était trop tard, beaucoup trop tard. Gonçalo Ramos, déjà auteur de deux buts, s'est chargé de saler l'addition. Et d'enfoncer le couteau dans la plaie.
Murat Yakin, le bouc émissaire
Alors on peut bien sûr incriminer le coach Murat Yakin, le montrer du doigt comme étant LE coupable de ce naufrage. Le fait est que le temps de récupération est déterminant dans un grande compétition, continentale ou planétaire. Auteurs d'un match plein et intense vendredi contre la Serbie (3-2), les Helvètes ont cette fois eu beaucoup moins de temps non seulement pour récupérer, mais surtout pour préparer de façon optimale cette partie.
Trop de remaniements défensifs
Ensuite, les remaniements défensifs, opérés sous la contrainte ou voulus, ont pesé sur le déroulement de la rencontre. Une tactique peut-être suicidaire vu les circonstances a précipité la chute du onze helvétique qui n'avait guère les moyens de réagir. Le fait d'être tombé dans un groupe particulièrement difficile a joué un rôle capital également. Sans servir d'excuse aucune. Bien sûr, on peut légitimement s'interroger sur les choix discutables du coach national qui n'a sélectionné que deux arrières latéraux de formation pour retenir quatre gardiens, et faire confiance à une ribambelle de demis centre dont on voit mal ce qu'ils peuvent réellement apporter. Cela étant, il va falloir digérer cet échec sans s'affoler, avant de repartir d'un bon pied. La phase qualificative de l'Euro'24 demarre au printemps prochain et la qualification pour la phase finale n'a rien d'inaccessible.
Qatar 22: l'Espagne éliminée aux penalties par le Maroc
Au terme d'un non-match, les joueurs de Luis Enrique ont connu une élimination mortifiante face au Maroc: aucun but (0-0) marqué en 120 minutes. Les Marocains ont été les plus habiles au cours de la séance de tirs au but qu'ils ont nettement remportée (3-0).
Quatre ans après connu le même en Russie face à la nation organisatrice, l'Espagne quitte à nouveau la Coupe du Monde la tête basse. Tenu en échec par l'Allemagne (1-1), puis battu par le Japon (1-2), les Ibériques n'ont su trouver les solutions nécessaires pour redresser la barre. Multipliant les imprécisions, ils se sont de plus exposés aux contre-attaques nord-africaines qui auraient pu faire mouche plus d'une fois. La ressemblance avec le scenario lors de la précédente édition est frappante. Pour mémoire, les Lions de l'Atlas avaient également tenu en échec les Espagnols.
Qualification historique pour le Maroc!
Quant aux Marocains, ils vivent un véritable conte de fées. Oubliée la fébrilité de leur premier match face à la Croatie (0-0). Après leur victoire sur la Belgique, ils ont gagné en assurance et accèdent aux quarts de finale pour la première fois de leur Histoire. En 1986, ils avaient déjà pris part aux huitièmes de finale lors de la Coupe du Monde au Mexique, mais s'étaient inclinés face à l'Allemagne (0-1) qui a marqué un but sur coup-franc par Lothar Matthäus à deux minutes de la fin.
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Un Portugal - Suisse intense et familial pour Miguel Ferreira
Entraîneur des gardiens et coach-assistant au CS Chênois, Miguel Ferreira vivra intensément le Portugal - Suisse de mardi soir (20h) à l'image des 40'000 Portugais de Genève. Quant à savoir qui soutenir son entourage est partagé.
Les huitièmes de finale de la Coupe du Monde au Qatar connaîtront leur épilogue mardi soir avec le choc que tout un pays attend ; l’Equipe de Suisse défie le Portugal. Un évènement pour le ballon rond helvétiques, mais aussi pour les quelques quarante milles Portugais de Genève. C’est le cas pour Miguel Ferreira qui vit dans la République depuis sa plus tendre. Si son entourage est partagé, il soutiendra clairement les joueurs de Murat Yakin.
Reste à évaluer les forces en présence, quelles sont les chances des Helvètes face aux Lusitaniens ? S’agit-il d’un bon tirage ?
Travaillant dans le domaine de l'horlogerie en tant que sertisseur depuis l'âge de seize ans, Miguel Ferreira a été junior au CSC jusqu'à l'âge de dix-sept ans, soit au terme de la saison 94-95 moment où la première équipe a été reléguée en première ligue. Ce qui a entraîné la dissolution de la catégorie espoirs. Par la suite, il a fait ses classes d'entraîneur à l'ASF sous la houlette de Patrick Foletti, actuel entraîneur des gardiens de l'Equipe de Suisse. Il s'exprime sur le match dans le match que vont se livrer les derniers remparts.
Victime d'endométriose, Marta Peiro met un terme à sa carrière
Certaines retraites professionnelles sont plus dures que d'autres, encore plus lorsque la maladie s'en mêle. La footballeuse de Servette Chênois Marta Peiro a pris une décision difficile. Dans un post Instagram publié ce dimanche, le joueuse a expliqué avoir priorisé sa santé à sa carrière.
«J’ai dépassé toutes les limites possibles. Je n’en pouvais plus, et avant de me voir dans des conditions encore pires si elles existent, j’ai préféré donner la priorité à la chose la plus importante: la santé».
Dans un communiqué paru ce lundi, Servette Chênois a salué le courage de sa joueuse, et lui a réitéré son soutien: «Depuis la reprise, Marta vit au rythme de la douleur et des changements de traitements qui n’ont pas eu les effets escomptés. Malgré une abnégation et une résilience à toute épreuve, ce quotidien de douleurs devient trop difficile pour notre attaquante qui a préféré dire stop.»
Le diagnostic de sa maladie était connu depuis une année suite à une opération de l'appendicite. Mais Marta avait choisi de lutter pour retrouver le chemin des terrains. Elle avait d'ailleurs rejoué en mai dernier à la Fontenette où elle avait inscrit un doublé en l’espace de quelques minutes face à Aarau en 1/4 de finale des playoffs.
" Je ne voulais pas renoncer à mon droit d'être mère à 24 ans"
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