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Ligue des champions
16 ans après, YB aura besoin "du match parfait"
Young Boys poursuivra son dur apprentissage de la Ligue des champions à Turin, où il défiera la Juventus mardi à 19h00 (En direct sur Teleclub). Deux semaines après la leçon sans appel reçue de Manchester United (3-0), les Bernois doivent s'attendre à une 2e journée peut-être encore plus compliquée.
Le voyage dans le Piémont n'est une sinécure pour personne. Voici bientôt seize ans que plus un club suisse n'y avait mis les crampons, à l'époque où tout était différent. Roger Federer n'avait pas encore gagné le moindre Grand Chelem, l'Espagne n'avait encore jamais été championne du monde, pas plus que la Grèce championne d'Europe et jamais la Coupe du monde n'avait encore été organisée en Afrique.
En ce temps-là, les abdominaux de Cristiano Ronaldo n'étaient que de minuscules vaguelettes masquées par un maillot trop grand, celui du Sporting. Le Portugais n'était pas encore CR7, celui qui a explosé à Man U avant de devenir une légende au Real Madrid puis de signer, l'été passé, à la Juve... Cette Juve qui, alors, n'évoluait pas dans son splendide Stadium mais au Stadio delle Alpi.
La Juve de Lippi
C'est dans cette enceinte qui ne satisfaisait personne que Marcello Lippi - trois ans et demi avant de conduire l'Italie au sacre mondial - et son équipe avaient reçu le FC Bâle. Un FCB qui n'en était qu'à son premier titre de l'ère moderne et qui n'était pas encore devenu cet ogre ayant régné pendant une quinzaine d'années sur la Suisse avant de se faire voler la vedette par un YB qui, en ce 11 décembre 2002, était encore et pour longtemps le plus beau loser du pays.
La Juve de Buffon, Thuram, Nedved, Davids, Conte et du tandem Trezeguet - Del Piero n'avait eu besoin que de 34 minutes pour classer l'affaire en marquant deux fois (score final 4-0). Assurée sauf tremblement de terre de sa qualification pour les quarts de finale de cette C1, elle n'avait pas forcé son talent lors de sa venue à Bâle le 18 mars 2003 pour le compte de la dernière journée de la 2e phase de poules (victoire 2-1 des Rhénans).
Le monde a bien changé depuis et la réalité dans laquelle baignent les Young Boys également. Capables d'emballer un match et de proposer un football divertissant, les Bernois n'en restent pas moins vulnérables au moment de croiser le fer sur la scène internationale. Encore plus dans ce repaire de stars qu'est la Ligue des champions. Un chiffre traduit bien l'obligation qu'a l'équipe de Gerardo Seoane "d'apprendre très vite", selon le constat du capitaine Steve Von Bergen: le champion de Suisse n'a gagné que deux rencontres sur ses onze dernières en Coupe d'Europe.
Le match parfait
Enthousiasmant mais inefficace devant le but adverse contre ManU, Young Boys a été sévèrement puni par les Red Devils. Or, compte tenu de la qualité de l'effectif turinois, il ne peut même pas vraiment se réjouir de la suspension de Cristiano Ronaldo mardi, après le carton rouge reçu par le Portugais à Valence lors de la 1re journée. Car le Mister Massimiliano Allegri a suffisamment d'armes à disposition pour venir à bout des Bernois, notamment un Mario Mandzukic en verve en ce début de saison, dans la droite lignée de son Mondial avec la Croatie.
Alors, une fois de plus et comme lors de toutes ses apparitions en C1, YB aura besoin "du match parfait" dont parlait Von Bergen au sortir de la leçon mancunienne. Les Bernois et l'ensemble du football suisse ont le droit d'y croire. Comme lors de la première campagne bâloise, en 2002/03, qui avait vu le FCB obtenir deux matches nuls contre Liverpool, un contre Valence et ManU et même battre le Spartak Moscou (deux fois) ainsi que La Corogne.Retour à la page d'accueil