Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07037.jsonl.gz/247

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
New York - Les neuf jurés du procès contre Novartis à New York se sont retirés pour délibérer. Ils doivent déterminer si le groupe pharmaceutique bâlois, visé par une plainte collective, a sciemment discriminé des employées.
Les 17 plaignantes, qui représentent 5600 collaboratrices, reprochent notament à Novartis d'avoir systématiquement payé des salaires inférieurs à ses employés de sexe féminin. Le groupe aurait également conseillé à ces dernières d'éviter une grossesse. Il aurait aussi favorisé systématiquement la carrière de ses employés masculins, ainsi que leur formation.
Novartis a toujours contesté les faits qui lui sont reprochés. Selon ses avocats, le groupe encourage les carrières féminines et sanctionne tout cas de discrimination. Les femmes concernées auraient été victimes de cadres isolés.
Pour l'avocat David Sanford, qui défend les plaignantes, la tolérance zéro revendiquée par Novartis s'agissant de discrimation n'existe que sur le papier. Dans la pratique, les cas constatés n'ont été la plupart du temps sanctionnés que par des avertissements.
En cours depuis cinq semaines, ce procès est le plus important pour discrimination contre les femmes aux Etats-Unis. Si Novartis est déclaré coupable, le groupe pourrait devoir payer des milliards de dollars de dommages et intérêts. Le verdict est attendu avant la fin de la semaine.
ATS