Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07034.jsonl.gz/163

Ante diem septimum Kalendas Apriles
Les Hilaria (en latin «les joyeuses», terme dérivé de l’adjectif emprunté au grec ancien: ἱλαρός «joyeux, gai») étaient d’anciennes fêtes religieuses romaines célébrées à l’équinoxe de mars en l’honneur de Cybèle.
Le terme semble avoir été à l’origine un nom donné à n’importe quel jour ou saison de réjouissance. Les hilaria étaient donc, selon Maxime le Confesseur (580-662), soit privées, soit publiques. Parmi la première catégorie, il pense cite par exemple le jour du mariage et de la naissance d’un fils; pour la seconde, les jours de réjouissances publiques fixés par un nouvel empereur. Ces jours étaient consacrés à des réjouissances générales et à des sacrifices publics, et il n’était permis à personne de montrer le moindre symptôme de chagrin ou de tristesse.
Les Romains célébraient aussi les Hilaria comme une feria stativa (fête à jour fixe), le 25 mars, le septième jour avant les calendes d’avril, en l’honneur de Cybèle, la mère des dieux; et c’est probablement pour distinguer ces Hilaria de celles mentionnées ci-dessus, que l’Histoire Auguste l’appelle Hilaria Matris Deûm. Le jour choisi pour sa célébration était le premier après l’équinoxe de printemps, ou le premier jour de l’année plus long que la nuit. L’hiver et sa morosité avaient disparu, et le premier jour d’une meilleure saison était consacré aux réjouissances. On ne connaît pas les modalités de sa célébration à l’époque de la république, si ce n’est que Valère Maxime mentionne des jeux en l’honneur de la mère des dieux. En ce qui concerne sa célébration à l’époque de l’empire, Hérodien écrit que, entre autres choses, il y avait une procession solennelle, au cours de laquelle on portait la statue de la déesse, et devant cette statue les spécimens les plus coûteux d’assiettes et d’œuvres d’art appartenant soit à de riches Romains, soit aux empereurs eux-mêmes. Toutes sortes de jeux et de divertissements étaient autorisés ce jour-là; les mascarades étaient les plus importantes, et chacun pouvait, sous son déguisement, imiter qui il voulait, même les magistrats.