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Les résultats des tests d'écotoxicité influencés par le stockage des sédiments
Dès l'instant où du sédiment est prélevé pour être étudié, une série de modifications s'amorce sans possibilité de retour. Il est généralement recommandé de conserver les échantillons à 4 °C dans l'obscurité du réfrigérateur et de réduire à un minimum la durée de stockage. Ce dernier impératif est cependant difficile à respecter si le nombre d'échantillons à soumettre aux tests de toxicité est important. La solution adoptée est alors souvent la congélation dans l'espoir de stopper ou du moins de ralentir la réaction en chaîne.
Une nouvelle étude du Centre Ecotox montre cependant que cet acte de congélation a une forte influence sur la toxicité du sédiment. Lorsque les tests étaient effectués sur du sédiment frais, 40 % des échantillons provoquaient une mortalité de plus de 20 % chez les ostracodes. Avec du sédiment congelé puis décongelé avant les tests, une telle toxicité n'était plus atteinte qu'avec 5 % des échantillons. La différence était encore plus forte en considérant les effets sur la croissance : alors que 60 % des échantillons non congelés au préalable provoquaient une inhibition de croissance d'au moins 20 % chez les ostracodes, plus aucun n'avait cet effet après congélation. Les causes du phénomène n'ont pas encore été élucidées mais le message est clair : attention aux conditions de stockage des sédiments pour les bioessais !