Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06952.jsonl.gz/620

Nerveusement, Roger Federer a quasiment autant souffert pour réaliser son rêve de maison sur les bords du lac de Zurich que lors de ses duels avec Rafael Nadal ou Novak Djokovic.
Des oppositions, d'anciens plans d'aménagement cantonaux et un litige sur le chemin de rive ont sans cesse repoussé la construction de sa propriété à Rapperswil-Jona (SG) depuis 2019. La pandémie n'a, ensuite, rien arrangé.
Les nombreux retards sont rapidement devenus un sujet de blagues parmi les habitants du coin. Un hôtel a même installé une affiche géante sur une route très fréquentée à la périphérie de la ville avec le message suivant:
Mais ça ne sera sans doute pas nécessaire. Le chantier a visiblement progressé ces derniers mois. Les grues, les pelleteuses et les conteneurs sont certes toujours présents sur le terrain, mais de nouvelles photos aériennes montrent pour la première fois toute l'ampleur du projet.
En peu de temps, les ouvriers ont construit une véritable petite ville: six bâtiments d'un à deux étages, un parking souterrain et des installations sportives composent la nouvelle propriété de la famille. Même la piscine située à proximité de la rive est déjà visible. On ne sait pas qui emménagera aux côtés de Roger, Mirka et leurs quatre enfants. Il y aurait en tout cas assez de place pour les parents, les amis et les employés sur ce terrain de 16 000 à 18 000 mètres carrés.
Et bien sûr, connaissant l'amour de la famille Federer pour le tennis, il y aura aussi des courts. Selon une personne impliquée dans ce chantier, un terrain a été construit à l'intérieur. On spécule sur un deuxième court à proximité de la route. Mais les rumeurs sont nombreuses autour de la maison de la star.
Il y en a une sur le prix d'achat du terrain: les experts estiment entre 40 et 60 millions de francs la somme que Federer a payée en 2019 à des héritiers. Mais pas de quoi s'endetter pour l'homme aux 20 titres du Grand Chelem: selon le magazine économique Bilanz, la fortune de Roger Federer est d'environ 750 millions de francs. Son contrat avec la marque de vêtements japonaise Uniqlo lui rapporte à lui seul 300 millions de francs sur dix ans.
La star du tennis ne s'exprime pas publiquement sur sa nouvelle maison. Depuis la fin de sa carrière, Federer profite surtout du temps avec sa famille. Dans une interview récente au groupe CH Media, auquel watson appartient, il a déclaré:
Avec sa nouvelle résidence, le Bâlois n'aura plus besoin de louer quoi que ce soit. Et ses amis seront à proximité. Parmi eux, le milliardaire helvético-brésilien et magnat de la bière Jorge Paulo Lemann (83 ans, ex-joueur de Coupe Davis), qui vit à quelques centaines de mètres de là, également dans une villa au bord du lac. Lemann possède d'ailleurs une rareté en Suisse: un court de tennis en gazon. Federer s'y était préparé il y a quelques années pour Wimbledon.
On ne sait pas quand les Federer emménageront dans leur petite ville, car la rive reste un point de litige. En fait, le plan cantonal prévoit un chemin public au bord du lac sur le terrain de la star du tennis. Mais on se demande si celui-ci sera effectivement réalisé, et si oui, comment. Les clarifications sont en cours depuis des mois. Interrogée à ce sujet, la commune de Rapperswil-Jona balaie: «Nous n'avons pas le droit de donner des informations sur les procédures en cours concernant des personnes privées». L'avocat de Federer ne veut pas non plus s'exprimer sur l'état de la situation.
Il n'y a pas encore de construction à cet endroit délicat, alors que le bureau d'architectes sud-africain mandaté par le tennisman, Saota, a de grands projets pour cette parcelle également. Il prévoit un hangar à bateaux, un ponton de 20 mètres de long et un chenal de 140 mètres carrés à creuser. Ces éléments s'avancent dans le lac et se trouvent au-dessus d'un plan d'eau public du lac de Zurich. Le projet est donc délicat.
Malgré cette question en suspens, les nouvelles images de la villa permettent de penser que Roger Federer tapera bientôt des balles à Rapperswil-Jona, sur ses courts privés.
Adaptation en français: Yoann Graber
La Suisse n'a pas su persuader le CIO pour l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2030. L'instance ne souhaite pas entamer la phase de dialogue avec la candidature helvétique. Le dossier français est plébiscité, alors que la Suède, candidate elle aussi, se retrouve dans une situation identique à celle de la Suisse.