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Zürich, 25.09.2017
La Confédération doit acquérir des véhicules électriques quand rien ne l'en empêche d'un point de vue économique ou technique. Après le National, les sénateurs ont accepté lundi une motion de Yannick Buttet (PDC/VS) qui veut augmenter la part de la mobilité verte.
Par 22 voix contre 19, le Conseil des Etats a décidé de ne pas suivre sa commission, qui était divisée sur le sujet (6 "non" contre 5 "oui").
Dans le secteur de la mobilité, plus de 95% de l'énergie consommée en Suisse est d'origine fossile, déplore le motionnaire. La Confédération doit se montrer exemplaire et imposer l'utilisation de véhicules électriques à tous ses services, sauf lorsqu'ils sont trop chers.
Les possibilités d'acquérir ce type de véhicules sont trop limitées, alors que la Suisse doit améliorer son bilan au niveau des énergies fossiles, a souligné Didier Berberat (PS/NE), au nom de la minorité. La part de l'électromobilité progresse trop lentement. Par ailleurs, l'acquisition de tels véhicules est intéressante du point de vue financier: leurs coûts d'exploitation sont inférieurs à ceux des véhicules standard.
Déjà dans la loi
Aujourd'hui, les véhicules doivent déjà être efficaces énergétiquement, ce principe est ancré dans la loi, a argumenté en vain Werner Lüginbühl (PBD/BE), au nom de la commission qui juge la motion inutile.
Le Conseil fédéral partage cet avis. "La Confédération est déjà un modèle actuellement", a rétorqué le ministre de la défense Guy Parmelin. L'administration fédérale tient compte autant que possible des critères écologiques lors de l'achat de véhicules.