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Barack Obama et Mitt Romney ont jeté lundi leurs dernières forces dans la campagne, à la veille du scrutin présidentiel américain qui semblait pencher légèrement en faveur du président sortant. Son rival républicain est en effet contraint à un quasi sans-faute dans les Etats-clés.
Même si les sondages donnent les deux candidats au coude à coude, la carte électorale, qui donne un poids disproportionné aux Etats les plus indécis, paraît plus favorable au président: une victoire dans quelques-uns seulement de ces Etats lui suffirait pour rester à la Maison Blanche.
Pour Mitt Romney, l'équation est plus ardue: il doit battre le démocrate dans presque l'intégralité de ces dix Etats-pivots, notamment l'Ohio, pour l'emporter. Les deux hommes ont logiquement réservé l'exclusivité de leurs derniers déplacements à ces Etats.
"Tant qu'il restera des Américains au chômage, notre travail ne sera pas terminé", a lancé lundi M. Obama devant 18'000 personnes préalablement réchauffées par le chanteur Bruce Springsteen devant le capitole de Madison, dans le Wisconsin.
"Nous avons réalisé beaucoup de progrès en quatre ans, mais la raison pour laquelle nous sommes réunis, en dehors d'écouter Bruce Springsteen, est que nous savons qu'il reste encore du travail", a ajouté le président.
Bruce Springsteen pris à témoin
M. Obama a pris à témoin le chanteur pour justifier son programme de hausse des impôts pour les ménages les plus aisés: "Je n'ai pas parlé à Bruce, mais je sais qu'il peut se le permettre. Je peux me le permettre. M. Romney peut se le permettre".
Les deux camps sont convaincus que l'élection se jouera à quelques centaines de milliers de voix, récoltées grâce aux millions de visites de porte-à-porte et de coups de téléphone des bénévoles des deux camps. Et chaque camp semblait prêt à porter la bataille sur le plan judiciaire en cas de doute sur les résultats.
Après un week-end infernal, MM. Obama et Romney devaient se croiser lundi dans les airs et même à quelques heures près à Columbus, capitale de l'Etat-clé de l'Ohio. Après le Wisconsin, le président devait se rendre dans l'Ohio et l'Iowa avant de rejoindre Chicago, où il attendra les résultats mardi soir.