Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07035.jsonl.gz/603

La myélographie est un examen radiologique invasif dont le but est de détecter des pathologies du canal rachidien ou de planifier une intervention chirurgicale: hernie discale comprimant une racine nerveuse, rétrécissement du canal rachidien, tumeurs, etc. Cette technique radiologique utilise les rayons X et du produit de contraste iodé. Selon la région à examiner, le produit de contraste est introduit au niveau de la colonne lombaire (ponction en L3-L4) ou de la colonne cervicale (ponction latérocervicale en C1-C2). Une fois le contraste introduit dans l'espace sous-arachnoïdien, des radiographies de la colonne vertébrale sont prises. Aujourd'hui, la myélographie est presque toujours complétée par un scanner afin d'obtenir un plus grand nombre d'informations.
Le produit de contraste moule le contour des racines nerveuses et de la moelle épinière. Certains types de pathologies (extra-canalaires par exemple) peuvent ne pas être mis en évidence par cette technique et l'examen doit être complété par un scanner.
Une arthrose sévère de la colonne lombaire à partir de L2-L3 peut rendre impossible la ponction lombaire. Une infection de la région où l'on effectue la ponction est aussi une contre-indication à effectuer une myélographie.
L'imagerie par résonance magnétique (IRM) permet de juger de la présence de pathologies médullaire sans l'utilisation de produit de contraste intra-thécal.
La myélographie est donc largement supplantée par l'IRM. La myélographie est surtout utilisée en cas de contre-indications à l'IRM (claustrophobie, pacemaker ou clips sensibles aux champs magnétiques, etc.). Sur son site, l'American College of Radiology souligne aussi l'utilité de la myélographie dans la recherche de fuite de liquide céphalo-rachidien, la planification de la radiothérapie, la planification de certains types de chirurgie dédiée aux émergences nerveuses et... en cas de discordance entre la clinique et l'IRM.
Pour visualiser la galerie d'images, cliquer sur la vignette ci-dessous.
Aucun examen digestif avec un produit de contraste radio-opaque (à base de barium ou d'iode) ne doit avoir eu lieu dans les jours précédents. Des résidus de contraste peuvent masquer les régions d'intérêts!
Certains médicaments comme les anticoagulants doivent être stoppés avant l'examen. De telles restrictions peuvent s'appliquer aussi à d'autres classes de médicaments qui diminue le seuil d'épilepsie (antidépresseur, antipsychotiques, etc.) ou à la metformine. L'arrêt ou la poursuite des traitements doivent être discutés avec le médecin traitant / le radiologue.
Le produit de contraste est injecté dans le canal rachidien, et, plus exactement, dans l'espace qui se trouve tout autour des racines nerveuses et de la moelle épinière. Cette injection lente du produit de contraste tout comme l'insertion de l'aiguille se fait sous contrôle fluoroscopique. La ponction lombaire se fait en position assise ou couché sur la table de radiologie. Le patient est mis dans une position courbée afin que l'espace intervertébral L3-L4 soit maximal pour faciliter le passage de l'aiguille de ponction. La procédure se déroulée sous asepsie rigoureuse.
La complication la plus fréquente est la survenue de céphalées après la myélographie. Des nausées, des douleurs musculaires, ou des perturbations psychiques sont beaucoup moins fréquentes et disparaissent rapidement. Les crises d'épilepsie ou des inflammations des racines nerveuses sont des complications beaucoup plus rares.