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La citoyenneté Suisse confère des droits et des devoirs étendus à ceux qui ont le privilège d’en jouir. Il est donc normal que son obtention soit assortie d’exigences élevées. Ces dernières années, no
La citoyenneté Suisse confère des droits et des devoirs étendus à ceux qui ont le privilège d’en jouir. Il est donc normal que son obtention soit assortie d’exigences élevées. Ces dernières années, nombre de personnes ont été naturalisées qui ne se reconnaissent ni dans nos valeurs, ni dans notre ordre juridique. Ceci risque, à terme, de mettre en péril notre Etat de droit et la cohésion du pays, car ce qui cimente les différentes communautés linguistiques et culturelles de notre pays, c’est précisément l’acceptation volontaire d’un système de valeurs et d’un système légal unique et commun.
Afin d’éviter une érosion dommageable, l’UDC exige des personnes désirant obtenir la citoyenneté Suisse qu’elles fassent une déclaration de loyauté formelle et contraignante envers notre Constitution et notre système juridique.
L’expérience tente à prouver que le pourcentage de criminalité est plus élevé parmi les personnes fraichement naturalisées que dans la population en général. Certaines personnes cherchent à tout prix à se faire naturaliser afin de ne plus courir le risque d’une expulsion lorsqu’elles commettent des délits. Cela requiert une correction rapide. Il faut envisager un retrait de la citoyenneté Suisse par voie légale lorsqu’un acte criminel grave est commis durant les dix premières années suivant la naturalisation ou – chez des naturalisés mineurs – durant les dix premières années après leur majorité. La condition est évidemment que la personne ainsi privée de la citoyenneté Suisse possède une autre citoyenneté et ne devienne pas apatride. Avec la multiplication du nombre de double-nationaux, il n’y a plus qu’un nombre infime de personnes qui échapperaient à la sanction préconisée par l’UDC.
L’UDC exige donc que la citoyenneté Suisse puisse être retirée à des personnes qui contreviennent de manière grave et répétée à nos lois. Si elles sont condamnées à de longues peines de prison, la perte de la citoyenneté doit aller de soi.
Afin de garantir toute la transparence et permettre d’agir en fonction de données précises, il est nécessaire de tenir des statistiques particulières pour les personnes fraîchement naturalisées. Le peuple Suisse a le droit d’être informé de manière précise et exhaustive concernant le taux d’abus impliquant cette catégorie particulière de personnes. La manipulation des statistiques dans le domaine de l’aide sociale et de la criminalité doit cesser. Dans ce domaine, le doute jette finalement un discrédit sur toutes les personnes étrangères ou fraîchement naturalisées, alors que la transparence permettrait de mieux cerner le problème et de désigner précisément les brebis galeuses.
L’UDC exige donc que les communiqués aux médias concernant des criminels spécifient clairement s’il s’agit d’un Suisse, d’un fraîchement naturalisé ou d’un étranger. Les naturalisés doivent figurer dans des statistiques sociales et criminelles particulières jusqu’à cinq ans après leur naturalisation.
Les expériences des dernières années ont démontré que certaines naturalisations facilitées sont entachées d’abus. Il est vrai que la législation plus sévère dans le domaine des mariages blancs a amené une certaine amélioration. Cependant, d’autres mesures sont nécessaires, car de nombreux étrangers peu ou pas intégrés sont naturalisés, ce qui dévalue la citoyenneté et provoque des conflits sociaux grandissants. La prudence voudrait que les délais pour l’obtention de la citoyenneté soient allongés.
L’UDC exige que les critères pour l’obtention de la naturalisation facilitée soient rendus plus sévères, en particulier par des délais plus longs et une pratique plus restrictive concernant les demandeurs d’asile.
Ces exigences ne sont dues ni à un acharnement obtus ni à une défiance exagérée envers les étrangers vivant sur notre territoire. Ils ont pour but de renforcer la cohésion sociale et la sécurité en Suisse et de limiter les abus. Les personnes étrangères ou naturalisées ayant un comportement correct en seront les premières bénéficiaires, car une meilleure gestion des naturalisations diminuerait la suspicion pesant sur ceux qui n’ont rien à se reprocher.
Selon l’UDC, l’obtention de la citoyenneté Suisse est plus qu’une simple procédure administrative, c’est un acte qui exige une implication totale et une responsabilité citoyenne forte. Devenir Suisse signifie devenir une partie du Souverain dans un Etat souverain. Brader la citoyenneté, c’est diminuer la qualité du souverain et mettre en péril, à terme, jusqu’à la souveraineté du pays.