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Fliegerfaust / Luftfaust [46]
Le « Fliegerfaust » (coup-de-poing antiaérien), également appelé « Luftfaust », est une invention allemande qui date de la fin de la seconde guerre mondiale. C’est le tout premier lance-roquettes antiaérien qui ait été spécifiquement conçu pour doter les fantassins d’une défense propre contre la menace venant du ciel. A ce titre, le Fliegerfaust peut donc être considéré comme l'ancêtre du lance-missiles américain actuel FIM-92 STINGER.
Historique
Cette arme a été développée en 1944 à la demande expresse de Hitler par la société allemande HASAG (Hugo Schneider AG) de Leipzig. Son intention était de réaliser une arme similaire au Panzerfaust (lance-roquettes anti-char) mais avec un usage anti-aérien. Le but était de doter l’infanterie d’une arme antiaérienne efficace, légère et peu encombrante, pour pouvoir se défendre contre les avions d’attaque au sol et les chasseurs bombardiers qui harcelaient alors la Wehrmacht sur tous les fronts. Une commande pour 10 000 lanceurs et 4 millions de munitions fut passée. Dans les faits, seuls 80 lanceurs furent effectivement livrés dans les derniers jours de janvier 1945 à une unité de la Wehrmacht de Sarrebruck pour des essais pratiques sur le terrain.
Description et emploi
Cette arme, extrêmement simple et robuste, était constituée de deux parties principales : le lanceur, comportant 9 tubes groupés concentriquement, et le magasin de neuf roquettes. Chaque roquette avait un diamètre de 20 mm, pesait 90 g et possédait une tête explosive de 19 grammes. Le chargement se faisait par l'arrière, en introduisant le magasin de neuf roquettes. Pour armer, le tireur comprimait un ressort sur le tube de poussée au moyen d'un taquet métallique avec sa main droite tout en maintenant la poignée de mise à feu de sa main gauche. Lorsqu’il pressait sur la détente, le ressort libérait le tube de poussée qui venait violemment percuter un générateur. Sous le choc, ce dernier produisait une impulsion électrique qui était transmise à l'arrière des roquettes par un câble électrique. Le combustible des projectiles s'enflammait. Deux salves espacées de 0,2 seconde étaient lancées, une première de cinq roquettes, puis une autre de quatre roquettes. Ce décalage avait pour but de réduire les vibrations de l'arme et d'augmenter la zone de dispersion des projectiles (60 m pour une portée de 500 m) pour garantir une meilleure chance de toucher. Les projectiles quittaient le tube à une vitesse de 350 mètres / seconde. La portée était de l’ordre de 300 à 500 mètres.
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