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Dominés en Coupe du monde, les Suisses n'ont pas réalisé de miracle lors de la descente des Jeux olympiques. Seul Ambrosi Hoffmann sort de l'ombre.
Construite par le Suisse Bernhard Russi, champion olympique de descente en 1972 à Sapporo, la piste de Grizzli à Snowbasin n'a malheureusement pas convenu aux descendeurs suisses. A 2800 mètres d'altitude, le naufrage a été collectif.
Car, si la médaille d'or de la descente des Jeux olympiques de Salt Lake City ne semblait pas pouvoir échapper à l'Autrichien Stephan Eberharter, l'espoir de voir un représentant helvétique sur le podium semblait réel. Il n'en a rien été.
Et le grand dominateur de la saison a dû se contenter de la médaille de bronze. Son compatriote Fritz Strobl s'est en effet emparé du titre de champion olympique en s'imposant avec 22 centièmes d'avance sur le Norvégien Lasse Kjus. Ce dernier compte désormais quatorze médailles mondiales ou olympiques à son palmarès.
«J'étais serein au moment d'aborder le dernier schuss, s'enthousiasmait Fritz Strobl dans l'aire d'arrivée. Je savais que je n'avais pas commis de faute. J'ai eu un plaisir fabuleux. Je n'arrive pas à croire que je suis champion olympique, car pour un petit garçon comme moi, qui vivait dans une ferme de Carinthie, c'était même impossible de rêver des Jeux.»
Les Suisses hors du coup
Dans le camp suisse, l'euphorie n'est pas de rigueur. Les 14e et 15e rangs de Didier Cuche et de Franco Cavegn constituent de grandes déceptions. La 21e place de Didier Défago, l'invité de dernière minute, également.
En fait, seul Ambrosi Hoffmann a su tirer son épingle du jeu. En terminant huitième, le jeune Grison a décroché un diplôme olympique. «Je suis à la fois satisfait et déçu, relevait-il dans l'aire d'arrivée. J'ai mis trop de temps à trouver le bon rythme. Certes, il s'agit là d'un bon résultat pour moi, mais dans une compétition comme les Jeux olympiques seul le podium compte.»
Didier Cuche affichait sa tête des mauvais jours: «je me sentais bien sur le tracé, j'avais l'impression de bien skier, mais ça ne marche pas pour moi en descente. Je dois désormais oublier cette course, prendre du repos et penser à mes prochaines échéances en slalom géant et en super-G.»
A l'aise lors des entraînements, Didier Défago n'a rien pu faire. «C'est là que je réalise ce que sont les Jeux olympiques», analysait-il un brin amer. Enfin, Franco Cavegn, le quatrième larron de l'équipe pensait déjà à son retour en Suisse: «cette piste ne me convient pas. Elle ressemble beaucoup trop à un super-G. Pour moi, les Jo sont terminés.» Pour les autres, cela ne fait au contraire que commencer.
Mathias Froidevaux avec les agences