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Andor E. Simon, Christoph Lauber, Katja Ludewig, Daniel S. Umbricht
- La consommation de cannabis a augmenté dans le monde entier. Et ce sont surtout des adolescents de plus en plus jeunes qui en consomment.
- La concentration de D9-THC (tétrahydrocannabinol), le cannabinoïde le plus actif, a fortement augmenté au cours de ces dernières années, c’est-à-dire que le cannabis consommé est beaucoup plus puissant qu’il ne l’était il y a quelques années encore.
- S’il est consommé régulièrement, le cannabis provoque des handicaps cognitifs significatifs, dont surtout des fonctions de mémoire et d’attention, et les répercussions cognitives sont particulièrement marquantes chez les adolescents.
- Chez les individus ayant déjà une certaine vulnérabilité, le cannabis peut déclencher une psychose. Et chez les patients ayant une psychose, le cannabis peut en aggraver la symptomatologie.
- Les propriétés inductrices d’une psychose du cannabis chez les individus vulnérables et l’augmentation de la consommation de cannabis chez les adolescents, et surtout de cannabis nettement plus puissant, font craindre que toujours plus d’adolescents présentant une telle vulnérabilité développeront une psychose.
- Le début précoce d’une psychose est associé à une évolution nettement plus défavorable, à une socialisation plus mauvaise et à des lacunes cognitives plus fréquentes. Une information différenciée des adolescents, du public et des groupes professionnels en contact avec des adolescents est indiquée en ce qui concerne le risque du cannabis pour des individus vulnérables aux psychoses.
Simon et al., Swiss Medical Forum 2004 [PDF] (http://medicalforum NULL.ch/docs/smf/archiv/de/2004/2004-24/2004-24-115 NULL.pdf)