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On dispose pour le myélome multiple de toute une série de traitements possibles, décrits plus bas avec plus de précisions. Vous bénéficierez de l’une ou de toutes ces options de traitement en fonction du type de myélome dont vous êtes atteint, de votre état de santé et de votre forme, ainsi que du stade de votre maladie. Il est fréquent que plusieurs options de traitement soient associées afin d’obtenir une efficacité maximale.[1][3]
La recherche de nouveaux traitements possibles du myélome multiple se poursuit. Il se peut donc que d’autres options soient en cours de développement, en plus des traitements présentés ici.
Votre équipe médicale vous a peut-être prescrit l’un des traitements suivants, ou une association de plusieurs formes de traitement. Cliquez sur les différentes options pour obtenir de plus amples informations à leur sujet.
Si vous avez reçu un traitement ou une association de traitements, il se peut que votre équipe médicale vous ait aussi remis d’autres renseignements. Vous devriez également lire les notices d’informations aux patients accompagnant chacun de vos médicaments.
Les médicaments utilisés contre le myélome multiples se divisent en huit catégories:
Les inhibiteurs du protéasome (PI)
Dans une cellule saine, les protéines sont dégradées par une petite structure cellulaire nommée «protéasome». Ce protéasome est une sorte de poubelle qui recycle les protéines usagées. Les cellules cancéreuses ayant un métabolisme accéléré, elles ont un recours intensif à ces protéasomes pour maintenir leurs fonctions cellulaires. Une inhibition de la fonction des protéasomes entraînent la mort des cellules myélomateuses.[1]
Les immunmodulateurs (IMiDs)
Ces médicaments s’attaquent directement aux cellules cancéreuses et régularisent par ailleurs divers composants du système immunitaire. Ils sont en mesure d’activer certaines cellules immunitaires et de bloquer des signaux de croissance pour les cellules cancéreuses. En «modulant» ainsi le système immunitaire, ils se servent des mécanismes de défense de l’individu pour combattre le cancer.[1]
Les anticorps monoclonaux (mAbs)
Ces anticorps sont utilisés comme immunothérapies pour inciter le système immunitaire de l’individu à éliminer les cellules cancéreuses. Les anticorps se fixent de façon ciblée sur certaines protéines à la surface des cellules cancéreuses. Le système immunitaire est ainsi en mesure d’identifier ces cellules et de les combattre. Certains des anticorps monoclonaux peuvent aussi agir directement contre les cellules myélomateuses et détruire les cellules malignes.[1]
Les anticorps bi-spécifiques sont produits artificiellement en laboratoire. Ils peuvent se lier à deux cibles en même temps. Dans le cas du myélome multiple, les anticorps bi-spécifiques ancrent ensemble, en même temps, une cellule cancéreuse et une cellule T du système immunitaire de l'organisme. Les cellules T sont ainsi activées et peuvent combattre et détruire efficacement les cellules cancéreuses.
Anticorps bispécifique (Bi-Abs)
Les corticostéroïdes
Les corticostéroïdes administrés en fortes doses peuvent détruire les cellules myélomateuses, c’est pourquoi ils sont utilisés depuis longtemps dans le traitement du myélome multiple. Ils sont souvent associés à d’autres médicaments anti-myélome.[2]
Les inhibiteurs des histones déacétylases (HDAC)
Les inhibiteurs des histones déacétylases tuent les cellules en perturbant certains enzymes et en affaiblissant par-là les structures génétiques de cellules cancéreuses.
Les conjugués anticorps-médicaments (ADCs)
Les anticorps fixés sur un médicament anticancéreux par un agent de liaison, nommé aussi «linker», servent à dépister les cellules cancéreuses et à les infiltrer. Le médicament anticancéreux est libéré à l’intérieur de la cellule cancéreuse pour inhiber sa croissance et entraîner sa mort. De plus, les anticorps eux-mêmes peuvent activer le système immunitaire de l’individu et, ainsi, apporter un soutien supplémentaire à l’élimination des cellules cancéreuses.
Les inhibiteurs sélectifs de l’exportation nucléaire (SINE)
L’expression excessive de la protéine Exportine 1(XPO1) joue un rôle important pour la survie de cellules cancéreuses et est associée à de moins bons résultats thérapeutiques. Les SINE bloquent l’activité de la protéine XPO1, stoppant la croissance des cellules cancéreuses et tuant ces dernières.
Les agents chimiothérapeutiques sont administrés soit sous forme de comprimés ou de capsules (voie orale), soit par voie intraveineuse (par goutte-à-goutte). Ils ont pour tâche de détruire les cellules cancéreuses.[2]
Dans cette forme de transplantation, les cellules souches proviennent d’une autre personne, à savoir d’un donneur compatible, généralement d’un frère ou d’une sœur. L’objectif d’une transplantation allogène est de mettre à profit le système immunitaire du donneur pour combattre le myélome de la patiente ou du patient.[1][2]
Ces transplantations comportent toutefois des risques. Les plus graves d’entre eux sont le risque accru d’infection et le risque de rejet des cellules transplantées du donneur.
Un problème de la chimiothérapie se situe dans les fortes doses administrées qui détruisent les cellules souches dans la moelle osseuse. Les cellules sanguines étant produites par les cellules souches, ces dernières sont indispensables pour la formation du sang. Il est possible de solutionner ce problème en prélevant, avant l’administration de la chimiothérapie à forte dose, des cellules souches sur la patiente ou le patient pour les lui restituer ensuite. Cette procédure est désignée par le terme de transplantation de cellules souches «autologues» parce qu’elles proviennent de la patiente-même ou du patient-même.[1][2]
Le traitement par cellules CAR-T est une forme d’immunothérapie qui soutient le système immunitaire dans sa lutte contre les maladies cancéreuses, comme, par exemple, le myélome multiple. Les lymphocytes T sont un groupe de globules blancs responsables au sein du système immunitaire d’attaquer les cellules étrangères qui se sont infiltrées dans l’organisme. Dans le cadre d’un traitement par cellules CAR-T, des lymphocytes T sont prélevés sur la patiente ou sur le patient, puis reprogrammés et transformés en cellules CAR-T en laboratoire. Les cellules CAR-T, une fois restituées à la patiente ou au patient par perfusion, peuvent alors identifier les cellules myélomateuses et les combattre.
Votre médecin vous a prescrit des médicaments qui doivent améliorer votre santé. L’observance thérapeutique, ou «adhésion», consiste à suivre le traitement comme votre médecin vous l’a expliqué.
Si vous ne prenez pas ou n’appliquez pas les médicaments conformément aux prescriptions, vous faites preuve de «non-adhésion». Cela signifie que:
Si vous ne suivez pas votre traitement comme il vous a été prescrit, il vous faut savoir que:
Le non-respect de votre traitement peut, par ailleurs:
Pendant votre traitement, vous aurez des rendez-vous de contrôle réguliers qui vous donneront l’occasion de parler de tout ce qui vous inquiète.[1] Vous devriez y aborder tous vos symptômes, même ceux que vous considérez comme minimes.
Ces examens indiquent dans quelle mesure votre rémission est complète. Plus la rémission est complète, plus il est probable qu’elle sera longue. À partir des résultats de ces examens, votre médecin pourra vous dire à quels intervalles vous devrez vous présenter aux examens de contrôle.
Il est important que vous consultiez votre médecin aussi en dehors de ces rendez-vous de contrôle planifiés si vous constatez des symptômes préoccupants. Il peut s’agir entre autres d’une montée de votre température ou de l’apparition de douleurs. N’attendez pas alors votre prochain rendez-vous chez votre médecin.
Références