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Un détective suisse accusé d'espionnage dans l'affaire Areva
Une peine d'amende, dont le montant a été laissé à l'appréciation du Tribunal correctionnel de Paris, a été requise vendredi contre le dirigeant d'un cabinet suisse d'investigations privées.
Il est poursuivi pour complicité et recel de violation du secret professionnel dans le cadre d'une affaire d'espionnage contre l'époux de l'ancienne patronne d'Areva, Anne Lauvergeon. En toile de fond de cette affaire, le rachat controversé de la société minière canadienne Uramin.
Mystérieux rapport
En décembre 2011, Olivier Fric et son épouse Anne Lauvergeon trouvent à leur domicile, sous pli anonyme, un mystérieux rapport de 43 pages intitulé "Pomerol 4", provenant de la société suisse Alp Services.
A l'intérieur, des informations concernant Olivier Fric, fruit de recherches parfois infructueuses, d'informations bancaires ou concernant des séjours dans des hôtels de Genève, et des éléments sur le nombre d'appels passés par l'époux d'"Atomic Anne". Le jugement a été mis en délibéré au 20 juin.
agences/fb
Publié le 17 mai 2014 à 06:06 - Modifié le 17 mai 2014 à 08:09
Uramin au coeur de l'affaire
A la barre, le dirigeant d'Alp Services a expliqué que le but de ces investigations était de "protéger" Mme Lauvergeon.
Selon Me Versini-Campinchi, avocat de la partie civile, cette "opération d'espionnage" visait à trouver une "casserole" à accrocher à l'époux de la dirigeante du géant français du nucléaire.