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En juin 1964, Norodom Sihanouk répond dans un français parfait aux questions de Jean Dumur sur la neutralité du Cambogde. Son pays représente en effet une zone de stabilité alors que les prémices de la guerre frappent le Viêtnam.
Etonnant destin que celui Norodom Sihanouk, roi devenu président puis redevenu roi. Il fut également poète, romancier, journaliste et cinéaste.
Norodom Sihanouk est né le 31 octobre 1922 à Phnom Penh et a suivi des études secondaires au Lycée français de Saïgon, au Viêtnam. Il fut couronné roi du Cambodge en 1941, grâce aux Français et réclama en 1945 l'indépendance de son pays, qu'il obtint en 1953. Déçu par l'évolution du régime constitutionnel et démocratique instauré en 1947, il abdiqua en 1955 en faveur de son père pour se consacrer librement aux affaires politiques. Plusieurs fois Premier ministre, chef d'Etat à la mort de son père en 1960, Norodom Sihanouk entreprit des réformes qui favorisèrent la contestation dans le pays. En 1970, un complot lui retire le pouvoir au profit du général Lon Nol.
Norodom Sihanouk se réfugie alors à Pékin et forme un gouvernement en s'alliant aux Khmers rouges. Après la victoire de ces derniers, il revint à Phnom Penh en 1975 mais démissionna très vite et ne fut plus qu'un otage. Il s'échappa ensuite au Viêtnam et forma un gouvernement avec les différentes tendances de la résistance. En 1991, il créa un Conseil national suprême dont il occupa la présidence. A la suite des accords de Paris, en 1991, il rentra à Phnom Penh et affronta une situation difficile. En septembre 1993, l'Assemblée cambodgienne adopta une Constitution qui rétablit la monarchie et Norodom Sihanouk remonta sur le trône.
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Journaliste: Jean Dumur