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Le “cahier des charges” du complexe articulaire de l’épaule est particulièrement contraignant sur le plan fonctionnel.
En effet, l’épaule doit pouvoir assurer une grande mobilité au membre supérieur tout en lui assurant une base stable.
La faible congruence des surfaces articulaires de la tête humérale avec la glène, bien que compensée partiellement par le labrum, expose l’articulation aux décentrages que les éléments passifs capsuloligamentaires ne peuvent contenir. Le contrôle neuromusculaire doit en permanence compenser les insuffisances de la stabilité passive en maintenant une force de coaptation capable de s’opposer à la composante luxante résultant d’une force intrinsèque (contraction des muscles générant des forces de translation : grand pectoral, courte portion du biceps, coraco brachia, long triceps) ou extrinsèque (chute, contact…).
Sous l’impulsion de nombreuses avancées dans les domaines de la biomécanique, de la physiologie et de la physiopathologie, l’approche thérapeutique des pathologies de l’épaule a considérablement évolué au cours de ces dernières années.