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La société a la responsabilité morale et légale de créer, maintenir et sauvegarder les meilleures conditions de développement et de bien-être de l'enfant. Il en découle que toute forme de maltraitance envers des mineurs est inacceptable. La convention européenne des droits de l'Homme, la Convention de l'ONU relative aux droits de l'enfant et la Constitution suisse interdisent et condamnent toutes les formes de violation de l'intégrité psychique et physique de l'individu.
Le Conseil fédéral, dans son Avis de juin 1995 sur le Rapport Enfance maltraitée en Suisse affirme que "l'enfance maltraitée et l'exploitation sexuelle des enfants constituent un vrai problème de société, dont la gravité et l'ampleur sont largement sous-estimées (...). Le Conseil fédéral estime que le phénomène de l'enfance maltraitée est à considérer comme un thème de politique qui concerne l'Etat à tous ses niveaux. La protection des plus faibles est l'une des tâches primordiales d'un Etat social moderne. (...) Les mauvais traitements envers les enfants bafouent certains principes éthiques de l'Etat, mais aussi de la vie communautaire, du respect et de la solidarité. La politique ne peut pas se soustraire à ses responsabilités dans ces domaines" (p. 4-5).