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Die Bauernhäuser der Schweiz, Band 26 - Isabelle Roland, Jean-Paul Prongué: Les maisons rurales du canton du Jura
2012. - 544 S., 973 Ill.
CHF 89.-, € 75.- | ISBN 978-3-908122-95-1
Le canton du Jura, entré en souveraineté le 1er janvier 1979, est constitué de trois districts relativement différents d'un point de vue géographique, d'ou une architecture rurale très variée. L’Ajoie et la vallée de Delémont, avec une altitude moyenne de 400-600 m, offrent des paysages de plaines vouées essentiellement à la culture céréalière, avec des villages relativement compacts entourés d'une ceinture de vergers. Les maisons paysannes, qui regroupent en principe le logis et les dépendances agricoles sous le même toit, sont le plus souvvent de plan rectangulaire avec un faîte parallèle à la rue, la facade principale étant de ce côté. Quelques exploitations se démarquent par la disposition en équerre du logis et de la grange, ou par la juxtaposition de ces deux unités. Le devant-huis ouvert, omniprésent dans le district de Delémont, est un peu moins répandu dans celui de Porrentruy, certains villages n'en comptant aucun. La maçonnerie de pierre domine, mais suivant les lieux, on recourt au bois ou au pan de bois pour clore l'étage du fenil. Les toitures ont généralement une pente élevée en Ajoie, en relation avec des couvertures en chaume et en tuiles plates, et plutôt faible dans la vallée de Delémont, où régnait le bardeau jusqu'en plein XIXe siècle. Les encadrements en calcaire, ou plus rarement en bois, sont agrémentés parfois d'un millésime ou d'un motif décoratif. Certaines fermes remontent aux XVIe-XVIIe siècles, mais la plupart ont été rebâties au cours du XIXe siècle.
Sur le plateau des Franches-Montagnes, qui oscille entre 900 et 1100 m environ, prédominent les pâturages boisés et les forêts de sapins, avec des agglomérations moins denses et de nombreux hameaux et maisons isolées. La maçonnerie de pierre demeure prépondérante, ainsi que, jusqu'à la fin du XIXe siècle, les toits de bardeaux à faible pente. Si quelques fermes particulièrement anciennes (XVIe-XVIIe siècles) sont dotées d'une toiture à trois ou quatre pans, celles à pignon frontal restent cependant majoritaires.