Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/96412

<h2>SubmittedText<h2><p>L'armée et le sport vont naturellement de pair : la condition physique personnelle, le tir hors du service et l'aptitude au service militaire forment un tout. Les réformes de l'armée, la réduction des effectifs et le rajeunissement des troupes ont nui au sport militaire, et la pratique d'une activité physique individuelle avant une période de service a reculé. Des traditions éprouvées telles que les courses militaires ou les championnats de division ne peuvent plus avoir lieu régulièrement, voire ont dû être abandonnées purement et simplement. Le tir militaire orienté sur les résultats est devenu un phénomène marginal.</p><p>1. Le Conseil fédéral voit-il un rapport digne de soutien entre la condition physique et l'aptitude au service militaire ?</p><p>2. Que pense-t-il de l'importance du sport militaire pour l'éducation physique et la motivation des troupes, mais aussi en tant que contribution à la santé publique ?</p><p>3. L'armée peut-elle encourager le sport hors du service ?</p><p>4. Une coopération entre les formations de milice et les associations sportives est-elle envisageable pour les marches, les courses d'orientation, l'alpinisme et le tir ?</p><p>5. Une formation au tir plus clairement organisée, voire une formation au combat, menée selon des critères sportifs (classements) est-elle envisageable dans l'armée ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>L'aptitude physique du soldat et ses capacités au tir sont des objectifs importants de l'instruction militaire. Les activités sportives sont par conséquent une partie intégrante des programmes d'instruction. Plus de 60 % de la population suisse n'a pas d'activité physique suffisante. Cet état de fait se répercute également sur la disponibilité opérationelle de l'armée. Compte tenu de ce qui précède, l'Office fédéral du sport (OFSPO) a été chargé de réaliser une étude sur les effets de la condition physique individuelle sur la capacité de performance militaire. Les résultats de cette étude seront vraisemblablement disponibles en 2011.</p><p>Le Conseil fédéral répond aux questions comme suit :</p><p>1. La santé, la condition physique et les capacités sportives conditionnent la disponibilité de base et la disponibilité à l'engagement de l'armée. Des activités corporelles régulières influent sur les performances militaires. Le sport à l'armée vise à établir, à promouvoir et à maintenir la capacité physique nécessaire à l'engagement militaire selon les exigences de la fonction. Déjà lors du recrutement, le "Test de Fitness pour le Recrutement" est l'un des facteurs déterminants pour l'incorporation.</p><p>2. Le sport militaire revêt actuellement déjà une grande importance. L'étude de l'OFSPO mentionnée doit examiner cette problématique de manière plus détaillée. Le sport à l'armée doit permettre d'atteindre la condition physique et la compétence de coordination requises, de faire prendre conscience de leur nécessité dans la perspective de l'accomplissement de l'engagement militaire et de promouvoir le plaisir de l'activité physique au-delà du service militaire proprement dit. </p><p>Un enseignement régulier, ciblé et organisé du sport à l'armée permet en outre de lutter contre le manque de mouvement et le problème du surpoids en Suisse. Le sport représente cependant aussi une prévention contre les accidents et les maladies (physiques et psychiques), dans la mesure où une bonne condition physique réduit les risques de blessures et de maladie.</p><p>3. La Confédération soutient le sport militaire et le tir hors du service de différentes manières. L'oganisation annuelle des championnats d'armée d'été et d'hiver et des cours volontaires de sport militaire d'été et d'hiver, auxquels peuvent participer tous les militaires, actifs ou anciens, les tirs obligatoires, le tir en campagne et d'autres concours de tir militaires témoignent de l'engagement de la Confédération dans ce domaine.</p><p>4. Il n'existe pas de collaboration dans le sens de l'organisation d'une manifestation mixte, mais la participation de l'armée à des manifestations sportives civiles est déjà la règle, comme le démontrent des manifestations telles que "Go for 5", mise sur pied par Swiss Athletics, ou le "Gigathlon", organisé par Swiss Olympic. Les associations militaires reconnues par le DDPS sont également soutenues par la Confédération dans le cadre de leurs activités sportives ou de tir.</p><p>5. Le tir instruit dans l'armée (tir de précision et de combat) n'est pas un tir sportif proprement dit. Les compétitions ont lieu dans le cadre des championnats d'armée d'été et d'hiver, du tir en campagne, du championnat de tir d'armée, des championnats militaires à l'occasion des fêtes de tir cantonales et fédérales et des concours de tir dans les écoles.</p>  Réponse du Conseil fédéral.