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L'observateur en position d'extériorité relative perçoit confusément un ensemble d'analyses et d'opinions mêlées, de visions qui s'opposent parce qu'elles s'indexent ou se réfèrent à des champs d'interprétation déboîtés les uns par rapport aux autres, parfois antagonistes.
Tout se passe un peu comme dans cette opposition historique des savants qui se sont adonnés à l'étude de la lumière. Les uns conduisaient des expériences qui démontraient clairement que s'agissant de lumière on avait à faire à l'évidence à des corpuscules, des grains de matière. Les autres, conduisant d'autres expériences, démontraient tout aussi clairement que s'agissant de lumière on avait à faire à des ondes, là encore à l'évidence. Avec ses équations Maxwell, à la fin du XIX e siècle, unifiera formellement la théorie corpusculaire et la théorie ondulatoire, et placera la lumière au rang plus général des phénomènes électromagnétiques, plantant le décor de nouvelles aventures.
Analogiquement, il me semble qu'aujourd'hui, s'agissant des trains d'innovation technologiques et de leur intégration sociale, deux lectures s'affrontent, l'une de type « corpusculaire », l'autre de type « ondulatoire » et que c'est d'une théorie unificatrice dont nous avons besoin.
En matière d'innovation en effet, on retrouve une perspective corpusculaire dans les discours des promoteurs de la technologie. Les objets et les services innovants, dénombrables, sont autant de corpuscules révélés par l'expérience sensible : des téléphones mobiles, des logiciels, des ordinateurs multimédias, des imprimantes et des modems, des services identifiables sous la bannière générique d'Internet, le réseau des réseaux : messagerie, « news group », sites Web où l'on peut dès aujourd'hui acquérir des biens, chercher des informations, télécharger des programmes spécifiques, tandis que les réseaux câblées, raccordés eux-mêmes au réseau des réseaux, commencent d'offrir de nouveaux services télévisuels : « pay per view », chaînes spécialisées (sport, musique, etc.).
Une série d'expériences quotidiennes donne donc de la substance à cette vision corpusculaire de l'innovation qui va de pair avec une logique de diffusion. Le consommateur-roi 1 se porte ou non acquéreur des produits et services offerts sur le marché en fonction de ses préférences individuelles et de sa recherche de maximisation de sa satisfaction.
Mais on n'a pas fait obligation aux consommateurs de prendre le train, d'acquérir des automobiles, de s'équiper en diverses machines domestiques, de se raccorder au réseau téléphonique ou électrique. Pourquoi n'en est-il pas de même avec les technologies de l'information et de la communication ?
Il n'est pas innocent de noter qu'on n'a jamais vu une société développée apostrophée comme attardée ou en voie de sous-développement parce que sa consommation de pommes de terre ou son taux d'équipement en chaises longues ne rejoignait pas le standard des sociétés voisines ou « semblables ». Si loi du marché il y a et que des groupes humains ont décidé de tourner le dos aux pommes de terre et aux chaises longues, le marché ne doit-il pas s'incliner et en prendre acte ? Qu'est-ce donc qui n'est pas dit et qui justifie le discours de Cassandre sur les retards qui se prennent en Europe ou en France dans l'avènement de la Société de l'Information, quand les consommateurs ne se précipitent pas sur ces nouveaux biens et services avec l'enthousiasme attendu ?
Face au discours corpusculaire sur l'innovation les opposants (qui, rappelons-le, peuvent aussi avoir des attitudes favorables aux développements technologiques) sont eux sensibles à une dimension « ondulatoire » de l'innovation : sa dimension idéologique. Sous-jacent aux objets dénombrables, et sous couvert de l'innovation technologique, une idéologie masquée s'avance, un cortège de valeurs implicites se véhicule, un projet social qui ne s'avoue pas comme tel se déploie. Tout se passe en fait comme si, cette idéologie, ces valeurs, ce projet social ne devaient jamais être débattus. Ils s'imposeraient d'eux-mêmes, en quelque sorte nécessaires et indiscutables.
Or, on peut souscrire à l'usage des technologies sans, pour autant, souscrire aux discours promotionnels qui les accompagnent, ni souscrire aux catalogues des valeurs implicites et qui ne sont consubstantielles ni des technologies ni de leurs usages. Le discours pan-capitaliste néo-libéral qui transforme un problème éthique et politique en un problème de marketing n'est pas un « composant sociotronique » qui ferait partie intégrante des machines.
A cet égard il n'est pas inutile de se référer à l'expérience des citoyens telle qu'elle est rapportée par le projet DEPLOY 2. A la lecture de ces rapports de recherche on ne peut être que frappé des thèmes principaux qui permettent de rendre compte de la diversité des perceptions de la Société de l'Information telles qu'elles ont été exprimées par les quelques 5 à 600 personnes qui ont participé aux ateliers de discussion organisé dans le cadre de ce projet.
Par exemple la bipolarisation constatée entre ceux qui sont favorables et ceux qui sont sceptiques, sinon hostiles à l'avènement d'une Société de l'Information. Les uns mettent en avant la révolution liée au potentiel de la technologie (abolition de la distance, réalité virtuelle, possibilités infinies de simulation, etc.) pour faire toujours davantage la même chose. D'autres, tout aussi favorables, sont sensibles à l'impact de ces technologies sur les modes d'organisation et sont souvent satisfaits de voir que tout ceci porte une interrogation assez radicale sur nos modes d'organisation et donne de ce fait une opportunité pour les transformer.
Les autres, face à eux, forment une grande majorité de sceptiques qui ne voient pas vraiment de « révolution » à l'uvre mais, en revanche, beaucoup d'agitation.
En fait, au delà du constat de cette bipolarisation, ce qui semble important ici c'est que les enjeux ne sont limpides pour personne. Personne n'est en mesure d'exprimer une vision claire, convaincante, organisée de ce qui est en train de se produire.
On s'interroge sur le statut de la notion d'information lorsqu'on parle de la « Société de l'Information ». On perçoit assez clairement les connotations. D'un côté, société nous renvoie essentiellement à de l'humain et à la manière dont l'humain s'organise. De l'autre, information renvoie à une forme, dégradée, un peu primitive, de connaissance qui se trouve réduite à une agglutination infinie de bits informationnels. On attendrait davantage de référence à une société de la communication ou d'une société de la connaissance. Mais c'est bien Société de l'Information que l'on met en avant, parce que la connotation recherchée est celle-ci : société des technologies de l'information. A ne prendre en considération que cette dimension quantitative, les décideurs perdent beaucoup de leur crédibilité et de leur capacité d'intervention sur le champ social. S'y perdent l'idée d'une société de l'échange entre les personnes et la perception assez positive d'une société qui serait apprenante.
Dans la perception du public, les multiples interrogations sur la démocratie et ses possibilités de maintien sont un souci majeur de ce que peut signifier pour eux une Société de l'Information. Curieusement cependant, la question de la démocratie n'est pas posée comme telle, on ne dit pas qu'il y a un problème de démocratie. On dit par exemple qu'il y a des problèmes d'accès au savoir (exclusion) ; qu'il y a un problème d'impact de la mondialisation sur la liberté d'expression culturelle ou sur la liberté d'expression tout court. On parle du sentiment d'impuissance que l'on ressent face à des processus en cours que l'on ne peut influencer. On parle de l'inadaptation des moralités politiques, de l'effondrement des corps intermédiaires et de tous ceux qui assurent l'information remontante et descendante dans nos systèmes de décisions collectifs... c'est bien effectivement, dans l'épaisseur, de problèmes de démocratie dont on parle.
Le temps, les rythmes sont aussi au cur des préoccupations. On sent confusément que les innovations technologiques vont trop vite et qu'elles mettent en marche des transformations majeures pour lesquelles il faudrait tout au contraire « prendre son temps » ; car prendre son temps, au niveau collectif, c'est ne pas le perdre. A vouloir forcer les rythmes, on finit par retarder les processus parce qu'on essaye de passer en force, on brouille les perspectives, on défait les agrégations humaines qui se sont structurées au cours du temps. On croit pouvoir les broyer sans proposer de contrepartie. Il n'existe plus alors aucun point de raccrochage sur quoi construire.
Le rapport à l'espace, l'abolition figurée des distances, le village global portent aussi les interrogations. Tout se passe comme s'il n'y avait plus de perspective qui ne soit globale. Quel rapport entre le global et le local ? Au point qu'on a forgé le terme de « glocalisation » pour rendre compte de ce processus de convergence entre le global et le local ; au point que « penser global, agir local » est devenu un slogan.
Au bout du compte c'est sur le problème de l'identité que tout converge. L'identité se structure par rapport au temps, à l'espace, aux rythmes, toutes caractéristiques éminemment culturelles. Peut-on subvertir les modes de fonctionnement, substituer, de force, des modalités d'opération, des façons de faire, sans entraîner d'énormes difficultés ? Dans tous les cas, nous serions pris dans un paradoxe : s'engager dans la Société de l'Information c'est risquer de perdre son identité ; ne pas le faire, c'est aussi risquer de la perdre. Cela voudrait-il dire qu'il n'y a pas de marges de manuvre, ou, s'il y en a, qu'elles sont terriblement étroites ?
Autant les perceptions sont incertaines, brouillées, empruntes de doute, autant les demandes exprimées par les citoyens semblent claires.
Et, tout d'abord l'emploi et le développement. Questions prioritaires auxquelles aucun discours sur la Société de l'Information n'apporte de réponse. De ce point de vue, le futur est radicalement opaque et le sentiment exprimé sur le terrain est que cette question n'est posée par personne et en particulier par aucune des institutions qui ont charge de représenter les citoyens : elle doit être posée et débattue car elle touche à ce qui est acceptable et à ce qui ne l'est pas, à un cadre de convention minimale en deçà duquel nous ne formons plus société.
Les utilisateurs et les citoyens veulent être associés à la conduite des changements et des changements organisationnels à tous les échelons de la vie économique et sociale et non pas se voir communiquer par des spécialistes en communication des directions collectives dont le choix a été fait sans eux et qu'on leur demandera simplement de ratifier au gré des moments de crise. Même s'ils ne voient pas les mécanismes à mettre en place pour que leur participation aux décisions soit rendue possible, ils ne peuvent plus rester davantage les objets passifs de ces transformations.
Ils perçoivent une absence de stratégie des acteurs politiques et la pointent sans leur jeter la pierre (les temps sont difficiles pour tout le monde), de même qu'ils pointent l'incapacité des institutions représentatives et des corps intermédiaires (à un niveau supposé très proche des utilisateurs et des citoyens), à remplir leurs fonctions d'information. Nos systèmes de représentation sont défaillants. On demande à disposer d'information « honnête et sincère », ce qui sous-entend que ce n'est pas le cas aujourd'hui et que l'information dont on dispose est tendancieuse, partisane sur les options en matière de choix scientifiques et technologiques comme sur les vertus et les possibilités réelles attachées à une possible Société de l'Information.
Pour offrir des garanties de rentabilité économique (parce que personne ne s'y oppose), et de maintien d'un certain nombre de valeurs collectives au service de la cohésion sociale, les citoyens réclament que les actions soient conduites par des partenariats maillant étroitement le privé et le public.
En fait, pour de nombreux utilisateurs, actuels ou potentiels, de technologies, les résistances perceptibles signalent assez clairement que le problème se pose dans des termes voisins de ceux-ci : Si nous acceptons d'utiliser ces objets, implicitement nous acceptons avec ces objets des systèmes de valeurs que, justement, nous ne sommes pas prêts à accepter.
La Société de l'Information, ou plus exactement ses promoteurs, en faisant (intentionnellement ou non) le choix stratégique de jouer le déploiement dans une logique de déconstruction sociale et sans une logique complémentaire de production collective de sens et d'identité, retardent l'avènement d'une Société de l'Information qu'il appellent de leurs vux. Il est vrai qu'il n'est pas évident que ce soit tout à fait la même Société de l'Information que les citoyens d'Europe désirent voir advenir. C'est cette même question de production collective de sens et d'identité qui se pose dans cet autre registre qu'est la construction européenne.
On passe ici d'un système de perception individuelle à un système de perception collective qui permet peut-être de mieux cerner le lieu dans lequel cette « histoire » de Société de l'Information vient se placer. La question est alors celle ci : la Société de l'Information est-elle le cadre de développement de la société européenne ou est-ce l'inverse ?
Tout le programme de Maastricht peut se ramener à trois expressions :
1) Concentration et coopération,
2) Cohésion et intégration,
3) Compétitivité.
Or, pour les citoyens, dans le cadre de la construction européenne, les problèmes de l'intégration et de la cohésion européenne sont premiers : c'est, en effet, dans la culture que se joue leur identité. Certes, Concentration et coopération comme Compétitivité ne sont pas des arguments indifférents, mais leur étroite acception économique vient nous rappeler le mot de Schumpeter qui voyait la fin nécessaire du capitalisme dans son incapacité à engager « la ferveur morale des citoyens ».
Sur le terrain de la cohésion, trois modalités alternatives d'intégration s'offrent aujourd'hui : la juxtaposition, l'homogénéisation, la conjonction.
La juxtaposition prolonge le statu quo. Elle maintient, voire amplifie, le renfermement sur les identités nationales ou régionales. Elle n'ouvre qu'à des coopérations limitées. On a pu constater que le « Oui » à l'Europe de Maastricht, dans nombre de pays d'Europe, a davantage reflété la frilosité que l'enthousiasme ou l'adhésion à un projet dans lequel les citoyens d'Europe pouvaient se reconnaître collectivement. Les avantages économiques avancés pour légitimer l'Europe comme ardente obligation parviennent à peine à balancer les pertes anticipées (de souveraineté, d'identité, de culture) au point qu'on peut s'interroger sur la longévité de l'argument.
L'homogénéisation se marquerait, elle, par l'émergence d'une culture « moyenne », syncrétique, qui verrait gommées les différences et s'opérer un nivellement des spécificités culturelles dans un processus d'acculturation à dominante formelle probablement anglo-saxonne. L'homogénéisation se signale par la focalisation sur un tronc commun de valeurs, un plus petit commun dénominateur de croyances partagées. La formation d'une identité culturelle commune résulte d'une diminution des écarts et des distances entre les différentes cultures représentées. La distance entre les cultures s'amenuise. Les frottements culturels émoussent les pointes, les particularismes locaux, régionaux, nationaux. La culture devient folklore. A y regarder de près, aucun pays européen ne veut de cette homogénéisation. La crainte de l'homogénéisation renforce la logique de juxtaposition.
Enfin reste la conjonction. C'est peut-être la voie la plus difficile. Elle pose l'idée que la cohésion européenne doit trouver ses fondement non dans le nivellement mais dans l'affirmation des identités et des différences culturelles. Elle tient que l'affirmation de « ma » différence, la structuration forte de « mon » identité sont la condition de l'acceptation de la différence de l'autre, de l'acceptation de sa culture et de l'acceptation de son identité. Toute posture raciste ou xénophobe résulte d'une mise en cause de sa propre identité : moins mon identité est forte, plus je suis xénophobe. Dans une logique écologique, la conjonction relie en même temps qu'elle conjugue les talents, les cultures, les spécificités. Elle s'inscrit dans une dynamique génératrice d'identité commune en même temps que de différenciations identitaires, de solidarité en même temps que d'avantages compétitifs.
Dans tous les cas ce qui caractérisera les modalités d'intégration ce sera un ensemble de conventions dans lesquelles pourront se reconnaître les citoyens européens ; en quelque sorte un sens commun.
Est-on fondé à poser ainsi la question de la Société de l'Information et de ses valeurs ?
De nouvelles approches de l'économie et des sciences sociales qui se sont structurées au cours des dernières années semblent en partie converger sur ce qu'Alain Caillé appelle une perspective relationniste 3.
La première de ces approches, sous l'étiquette d'Economie des conventions, est conduite par des économistes. Elle constate l'incomplétude de la logique marchande pure. Partant de la nécessité des institutions non marchandes dans la mise en uvre réelle du marché, elle s'efforce de s'articuler sur les sciences humaines pour formuler des bases nouvelles à la compréhension de l'action collective. Dans ce qui peut être considéré comme le manifesto 4 de cette nouvelle « école », la thèse centrale est ainsi formulée : « l'accord entre les individus, même lorsqu'il se limite au contrat d'un échange marchand n'est pas possible sans un cadre commun, sans une convention commune » 5.
L'autre approche franchement sociologique, est l'approche anti-utilitariste. Partant des analyses de Marcel Mauss sur le don, elle rejoint par bien des aspects l'approche des conventions. Alain Caillé invite à postuler l'existence d'un sujet collectif : « nous serions bien inspirés de faire comme si un tel sujet collectif au terme d'une délibération avec lui-même et au vu d'un ensemble de circonstances avait conclu qu'il valait mieux s'organiser par exemple sous la forme d'une société Guayaqui, d'une tribu Berbère, d'une royauté africaine, d'un système de caste ou d'une démocratie parlementaire articulée à un industrialisme de marché ».
Voilà qui conduit à considérer que les sociétés sont « comme » des êtres collectifs et que les institutions qu'elles génèrent sont une émanation de leur être même. Vouloir mettre à bas des institutions sans comprendre les ressorts qui président à leur génération, c'est s'exposer sans doute à de graves dangers.
Le fait de considérer par exemple l'entreprise en tant que forme institutionnelle émanant d'un corps social et l'activité économique en tant que processus collectif de conflit-négociation-arbitrage au sein d'une sphère essentielle à la vie collective peut éviter d'adopter les positions manichéennes du « tout économique » comme du « tout politique ». Évidemment, ceci veut dire qu'il ne faut pas faire abstraction des dialectiques sociales, des rapports de forces et des luttes entre les forces sociales. Il faut revenir à l'analyse de ces dialectiques du point de vue d'un constructivisme social et politique.
Les analyses conduites dans ces approches permettent de s'interroger sur les compromis et les conventions qui peuvent régir les modalités de formation et de circulation-accumulation de la valeur ajoutée dans la Société de l'Information, sur la détermination des formes économiques possibles et sur les modalités d'intégration sociale de ces formes économiques.
Il serait ainsi possible de vouloir plutôt que de subir.
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1 Le jeu est extrêmement dangereux qui consiste à s'abriter derrière la volonté du consommateur et la liberté de consommation pour expliquer et justifier toutes les transformations sociales. S'évacue ainsi toute responsabilité de ceux qui ont pourtant des décisions à prendre, des choix à faire et qui doivent en vouloir les conséquences collectives. En disant que la responsabilité de la transformation sociale est dans la liberté du consommateur qui est de plus en plus exigeant, on fait précisément l'impasse sur les responsabilités sociales, individuelles et collectives.
2 Voir les rapports, aux noms bien peu évocateurs, du Projet DEPLOY (projet de recherche du Programme d'Applications Télématiques, Direction Générale 13, Commission Européenne) : « Action plan : from expectations to recommendations », 32 pages, Oct. 1996 et « First validation of users' expectations », 98 pages, Sep. 96, « Synthesis on Regional Expectations, 43 pages, Sep. 96.
3 D'une économie politique qui aurait pu être, Alain Caillé in "Pour une autre économie", Revue semestrielle du MAUSS, n°3,
Editions La découverte, Paris, 1994.
4 L'introduction collective à la Revue économique n° 40, 1989.
5 Cité par André Orléan dans son introduction à « Analyse économique des conventions », ouvrage collectif dont il est l'éditeur, P.U.F, Paris 1994.
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