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Richard Stanley est un esprit rebelle. Né en Afrique du Sud en 1966, il s'exile pour Londres au milieu des années huitante afin d'éviter la prison pour ses prises de position anti-apartheid. Après avoir fait ses armes sur deux courts métrages, il réalise deux films devenus cultes: «Hardware» (1990),SF à petit budget au style visuel hérité des vidéos qu'il tourna pour PIL ou Fields of the Nephilim, et «Dust Devil» (1992). Forte tête, il sabote son entrée à Hollywood en se mettant à dos Marlon Brando et les producteurs de la version de 1996 de «L'île du Dr. Moreau» qui le virent après quelques jours de tournage. Il y retourne grimé en homme-animal, mêlé aux figurants, pour constater la débâcle d'un tournage chaotique. Stanley, c'est aussi un anthropologue épris de sciences occultes, héritage de sa mère, elle-même anthropologue orientée vers le folklore et la sorcellerie africaine. Cet aspect de l'artiste, qui se ressent dans «Dust Devil» et qui devait imprégner sa version du Docteur Moreau, s'épanouit à l'aube du nouveau millénaire via les documentaires présentés au LUFF. Après un court en 2006, une contribution au scénario de «The Abandonned» (2006) de Nacho Cerdà la même année, il est revenu sur le devant de la scène en réalisant un segment de «The Theatre Bizarre» (2011). Aujourd'hui, il finalise la postproduction de son nouveau docu, «L'autre monde».