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La Suisse n'a pas attendu les recommandations de l'OMS pour commencer une provision d'oseltamivir. «Cet antiviral a été ajouté en 2004 à la liste des médicaments antibiotiques et virostatiques concernés par l'ordonnance fédérale sur la constitution de réserves obligatoires de médicaments», explique Frédéric Eynard, collaborateur scientifique à l'OFSP dans le domaine de la préparation à une éventuelle pandémie de grippe.«D'ici fin 2006, poursuit le spécialiste, la Suisse disposera d'un stock permettant de traiter l'ensemble du personnel soignant à des fins prophylactiques, ainsi que 25% de la population.» Ne pourrait-elle pas hâter le processus, sachant les risques que présente l'épidémie actuelle de grippe aviaire ? «La question n'est pas à l'ordre du jour», répond Frédéric Eynard.La constitution et le maintien du stock sont sous la responsabilité de l'Office fédéral pour l'approvisionnement économique du pays. Contrairement à la France ou à la Grande-Bretagne, la Suisse conserve le principe actif en poudre. Avantage : une durée de conservation portée à dix ans, contre trois à sept ans pour les gélules. Un petit stock de gélules prêtes permettrait de faire face à l'urgence.