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Cette grande vue fait partie d’un ensemble de vingt-deux pièces stéréoscopiques réalisées entre 1852 et 1855 et caractérisées par leurs dimensions exceptionnelles – de doubles demi-plaques. Vers la fin de sa vie, c’est à Beaulieu qu’Eynard passe la plus grande partie de son temps. Une inscription au verso précise que cette stéréoscopie a été prise sur un « chemin à voiture au bord du nant pour aller à Fleur d’Eau », vraisemblablement la propriété de Petit Fleur d’Eau que Jean-Gabriel Eynard avait fait construire sur ses terres pour son ami Jean Capodistria, mort vingt ans plus tôt.
Les images de cette série marquent une évolution dans le corpus Eynard dans la mesure où elles accordent davantage de place à l’environnement qu’à la figure. Ce daguerréotype techniquement très abouti est l’une des seules vues produites par Eynard qui ne soient pas animées par des figures. Contrairement aux images contemporaines de fontaines, centrées quant à elles sur un objet (2013 001 dag 055 ; DE 012), il met en scène de grands arbres dans un geste contemplatif d’où toute présence humaine est bannie, quand elle n’est pas simplement suggérée par la présence d’un banc vide. L’intérêt s’est déplacé sur le jeu aérien des branches. L’imitation de la peinture est manifeste. (U. Baume-Cousam)
Inscription posthume : Non