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Toshiba a révisé à la baisse ses prévisions annuelles de bénéfices à cause de divers frais. Après neuf mois durant l'exercice 2018/19, le géant industriel diversifié japonais a engrangé un bénéfice net record, gain net, reflet de la vente de Toshiba Memory.
Toshiba ne s'attend plus qu'à un gain opérationnel annuel de 20 milliards de yens (180,6 millions de francs) au lieu de 60 milliards de yens, et à un bénéfice net de 870 milliards de yens (au lieu de 920), un total entièrement dû à la cession de sa filiale de puces-mémoires Toshiba Memory, a indiqué mercredi le groupe. Celui-ci justifie l'abaissement par des dépréciations d'actifs, des performances moins bonnes dans l'activité des stockage de données et des coûts plus élevés dans celle des systèmes de production d'énergie.
Pour les mois d'avril à décembre 2018, Toshiba a fait état d'un bénéfice net de quelque 1021 milliards de yens, qui ne provient de facto que de la vente de Toshiba Memory, car dans le même temps le profit d'exploitation a fondu de 85% sur un an pour à peine dépasser 8,2 milliards de yens. Le chiffre d'affaires a reculé de 5,5% sur un an à 2.647 milliards de yens.
Le bénéfice net annuel attendu comparé à celui affiché pour les neuf premiers mois montre que le quatrième trimestre sera largement déficitaire. Toshiba a aussi dû tenir compte d'une réévaluation du gain relatif à la vente de Toshiba Memory, pour laquelle il a enregistré sur les trois premiers trimestres une somme de 994,6 milliards de yens.
Baisse quasi générale
Si ce gain exceptionnel n'avait pas existé, les finances de Toshiba ne seraient guère florissantes. A l'exception de la division des technologies pour l'industrie, toutes les activités principales (énergie, équipements pour les secteurs de la distribution et de l'impression, disques durs et autres systèmes de stockages de données) ont vu leurs bénéfices baisser.
En se séparant de Toshiba Memory, Toshiba a en effet cédé son activité la plus lucrative et celle qui semblait la plus porteuse d'avenir. Les dirigeants du groupe ont cependant considéré que c'était la seule solution pour redresser des finances mises à mal par un scandale de falsifications comptables suivi de la faillite de sa filiale nucléaire américaine Westinghouse. L'action Toshiba était menacée de radiation de la Bourse de Tokyo.
Le groupe plus que centenaire est contraint de conserver son activité nucléaire au Japon à cause de son implication dans le démantèlement de la centrale ravagée Fukushima Daiichi dans le nord-est de l'archipel, mais cette division n'a guère de perspectives à court terme.
Toshiba a lancé il y a trois mois une restructuration qui prévoit la suppression de 7000 emplois.