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La Cour constitutionnelle fédérale allemande (BVerfG) a estimé, dans un arrêt du 18 juillet, que l’aide sociale accordée aux demandeurs d’asile en Allemagne ne respecte pas les normes constitutionnelles minimales, en particulier le droit fondamental à un niveau de vie décent. Elles sont de 40% inférieures à la moyenne européenne. En plus du logement pris en charge par les autorités, les requérants d’asiles reçoivent 206 euros par mois, somme toutefois bien inférieure à ce que reçoivent les citoyens allemands dans le besoin, soit 374 euros. La Cour propose d’élever ce montant à 336 euros mensuel pour une personne adulte. Selon la Cour, «le droit fondamental à un niveau de vie conforme à la dignité humaine comprend non seulement la subsistance physique, mais aussi le droit à un minimum socio-culturel, c’est-à-dire l’assurance de pouvoir entretenir des relations interpersonnelles ainsi qu’une garantie minimale de participation à la vie sociale, culturelle et politique», rapporte l’OSAR, qui estime que le passage à l’aide d’urgence de tous les demandeurs d’asile viole ce droit fondamental. En Suisse, l’aide sociale aux demandeurs d’asile est inférieure de moitié à celle des Suisses dans le besoin. Et la suppression de l’aide sociale ne permet certainement pas «un niveau de vie décent».
Alexa Mekonen
Source: OSAR, Migration news sheet