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A la mort de sa grand-mère, Iris hérite de la maison familiale. Restée quelques jours pour y remettre un peu d'ordre et prendre la décision d'accepter ou de refuser l'héritage, chaque pièce, chaque objet, chaque sortie dans le jardin, vont la replonger dans ses souvenirs. Katharina Hagena dresse ainsi le portrait de trois générations de femmes, mais surtout, elle mène une réflexion sur la mémoire et l'oubli.
"A partir d'une certaine quantité de souvenirs, chacun devrait finir par en être saturé. L'oubli n'était donc lui-même qu'une forme de souvenir si l'on n'oubliait rien, on ne pourrait pas non plus se souvenir de quoi que ce soit."
Ce n'est qu'en toute fin du roman qu'Iris acceptera de se souvenir des circonstances de la mort de sa cousine. Entretemps, elle aura passé en revue toutes les femmes de la maison et aura dû se confronter au passé nazi du grand-père, passé si éloigné de l'image qu'elle en a gardé.
C'est un premier roman, tout en douceur et en souplesse, qui donne l'envie de découvrir très vite ce que Katharina Hagena aura encore à écrire.