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L’industrie se distingue par sa dépendance face aux matières premières ou produits semifinis. En Suisse, la question de l’approvisionnement se pose avec plus d’acuité dans le sens où la pauvreté géologique du pays a rapidement contraint le patronat à sécuriser les filières et à organiser les marchés. La branche horlogère voit se développer des alliances garantissant aux acteurs l’alimentation du système productif en alliages de très haute qualité.
Le développement de mesures de protection de la qualité des boîtes de montres suisse trouve à chaque fois son origine dans les crises horlogères : alors que le « choc de Philadelphie » de 1876 donne naissance aux premières mesures de contrôle des métaux précieux, le « Krach de Wall Street » de 1929 contraint les boîtiers à rendre obligatoire le poinçon du maître. La longévité de l’industrie horlogère suisse réside donc dans sa capacité à améliorer la qualité de ses produits, conçus par une main d’œuvre spécialisée, et non dans la production généralisée de montres bon marché, réalisées par des ouvriers peu qualifiés. La puissance publique se borne, finalement, à rendre obligatoire les normes élaborées par les organisations patronales.
Cet article publié dans le Bulletin SSC du mois de décembre 2017 est disponible dans la BD Chrono. Il s’inscrit dans le cadre d’un projet du Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS).
Source : SSC