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Ces dernières années différentes études ont été réalisées sur la réponse au stress. Le but était de rechercher d’éventuelles différences de stratégies selon qu’on est une femme ou un homme. Ces différences existent. Elles sont d’ordre physiologique et comportemental.
Les situations de stress proposées étaient liées à la prise de risque, à la pression psychologique ou à la souffrance programmée.
Du point de vue physiologique, constaté par l’Imagerie à Résonance Magnétique (IRM), la réponse est très différente:
«Les hommes réagissaient au stress par une activation plus grande du cortex préfrontal droit et une réduction de l'activation dans le cortex orbitofrontal gauche. Cette réponse était liée à la production de l'hormone de stress cortisol (note Wikipedia: Véritable initiateur et régulateur métabolique, cette hormone de la cortico-surrénale stimule l'augmentation du glucose sanguin ; elle permet donc de libérer de l'énergie à partir des réserves de l'organisme).
Les femmes réagissaient par une activation du système limbique, une partie du cerveau principalement impliquée dans les émotions. Cette activation n'était pas liée à un changement du niveau de cortisol.
Chez les hommes et les femmes, la réponse du cerveau durait plus longtemps que la tâche stressante mais elle persistait de manière plus forte chez les femmes.
Ces résultats suggèrent, selon les chercheurs, que les réponses au stress peuvent être fondamentalement différentes chez les hommes et les femmes et correspondre à ce qui est parfois caractérisé comme des réponses de fight-or-flight (combattre ou fuir) chez les hommes et tend-and-befriend (prendre soin et coopérer) chez les femmes.
Au cours de l'évolution, les hommes pourraient avoir eu à confronter des stresseurs en les dominant ou en les fuyant, alors que les femmes pourraient avoir répondu au stress en prenant soin des enfants et en s'insérant dans des groupes sociaux, ce qui maximisait la survie des espèces en périodes d'adversité.»
Cette constatation physiologique a été confirmée par une étude comportementale. On a constaté qu’à l’annonce d’un stress prochain, les femmes se lient à d’autres, se socialisent et parlent, comme si elle pouvaient ainsi évacuer l’émotion. Les hommes s’isolent et restent dans la solitude, gardant - peut-être - l’émotion comme un moyen de rester en alerte et tension maximales, ou d'évacuer sa peur sans que l'ennemi ne la remarque.
On ne peut comparer les deux types de réponse au stress en terme de «mieux» ou «moins bien». Il n’y a pas de jugement à porter. Chaque réponse est adaptée à certaines situations. La réponse la plus juste sera parfois le combat, parfois la négociation et la coopération.
La vertu de l’intelligence est de trouver la réponse adaptée à chaque type de stress et de laisser la prévalence à une réponse de type féminin ou masculin selon le cas. Ce qui signifie qu’en cas de stress il faut parfois laisser la décision aux femmes, parfois aux hommes.