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L'un des jets s'est écrasé dans un étang, au nord des Pays-Bas. Le pilote s'en sort avec des blessures très légères.
KEYSTONE/EPA ANP / GINO PRESS/STEFAN POSTEMA(sda-ats)
Un choc s'est produit entre deux avions Tiger F-5 de la Patrouille suisse jeudi après-midi au nord des Pays-Bas, l'un d'eux s'abîmant ensuite dans un étang de la région. Le pilote a pu s'éjecter et ne souffre que de blessures très légères, selon l'armée suisse.
"Les pilotes impliqués dans l'accident sont tous deux expérimentés", a assuré en soirée le commandant de l'armée de l'air Aldo Schellenberg devant les médias à Berne. Il s'est dit "très concerné" par cet accident survenu lors d'une démonstration aérienne. L'un des pilotes a plus de 1200 vols à son actif et l'autre plus de 2000, a-t-il précisé, sans rien vouloir ajouter quant à leur identité.
Le deuxième avion a pu atterrir après 20 minutes de vol, le temps nécessaire pour effectuer des tests, selon l'armée. Celle-ci a confirmé et étayé diverses informations émanant des services d'urgence néerlandais ainsi que de plusieurs médias du pays. L'occupant de cet appareil s'en est sorti indemne. Très légèrement blessé, l'autre pilote est tombé à proximité de serres agricoles avant d'être amené à l'hôpital, selon la radio-télévision publique néerlandaise NOS.
Les causes de la collision restent inconnues, a souligné le commandant des forces aériennes, écartant pour l'heure la thèse d'une défaillance technique. "La touchette s'est produite entre les jets au moment d'une manoeuvre de regroupement des appareils devant - mais pas au-dessus - du public", a-t-il expliqué. La justice militaire a ouvert une enquête pour faire la lumière sur le crash.
Des experts techniques de la Confédération sont en train de mener des investigations sur place et un représentant helvétique assure la coordination avec les autorités des Pays-Bas. S'il devait y avoir des dégâts sur sol néerlandais, ce qui n'est a priori pas le cas, ils seraient payés par la Confédération, a dit M. Schellenberg.
Vieux de 40 ans
L'avion qui s'est abîmé à Beetgum, près de la base aérienne de Leeuwarden et à environ 150 kilomètres au nord d'Amsterdam, est désormais inutilisable. "La valeur de ce Tiger a été cependant amortie depuis la mise en service de ces appareils il y a 40 ans", a assuré Pierre de Goumoëns, des Forces aériennes. Le deuxième avion fait actuellement l'objet de réparations.
Entre les années 1978 et 1984, l'armée a acquis 110 F-5 Tiger (98 monoplaces et 12 biplaces). Désormais, 25 appareils resteront en service, si l'on soustrait celui qui s'est abîmé jeudi. L'armée avait annoncé après un examen en 2015 qu'elle allait se débarrasser de dix Tiger présentant des fissures. Six autres jets devaient être réparés d'ici fin mars 2016 pour un coût d'un million de francs.
Le Parlement devrait décider au plus tôt en 2017 d'une éventuelle mise hors service des Tiger F-5. A moyen terme, il convient de changer les appareils vieillissants de cette flotte, avait déclaré il y a un an Aldo Schellenberg.
Démo annulée
L'accident a eu lieu lors d'un vol d'entraînement en vue d'un meeting aérien international prévu vendredi au nord des Pays-Bas. La Suisse a annulé sa participation, mais la manifestation, baptisée "Journées de l'armée de l'air", reste programmée.
"Il est trop tôt pour dire si cet accident aura des répercussions sur les engagements prévus des Tiger F-5 au cours des prochains mois en Suisse et à l'étranger", a tenu à préciser M. Schellenberg. Il a aussi affirmé que la sécurité avait été respectée avant le vol d'entraînement de jeudi. Les informations à ce sujet suivront dans quelques jours, a indiqué le commandant.
ATS