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06/03/2016
Soif et brûlures (21, à suivre)
La vieille Kazakhe était là. Habillée de noir et coiffée d’un foulard multicolore, assise comme d’habitude sur un tabouret de pas plus une dizaine de centimètres de haut, elle parlait à ses voisines de la rue qui, elles aussi, vendaient des fruits et des légumes de leur minuscule jardin pour survivre. Elle parlait et elle se frappais légèrement le visage, tantôt d’une main, tantôt des deux.
- Pourquoi autant de chagrin? lui demanda Nikolaï en s’approchant d’elle.
Elle se répondit pas. Sa figure était en larmes et le nombre de ses rides avait sérieusement augmenté.
Un jour, en plaisantant, Nikolaï, avait compté quarante-et-une rides et deux légères cicatrices.
La vieille femme lui avait déclaré en riant:
- Quarante-et-une? Quelle merveille! Quelle richesse! Une médaille pour chaque année de bonheur et deux blâmes pour avoir désobéi à Dieu...
- Pourquoi autant de chagrin? répéta Nikolaï...