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Barnaby Joyce n'avait pas d'autre porte de sortie que de démissionner (archives)
KEYSTONE/EPA AAP/LUKAS COCH(sda-ats)
Le vice-premier ministre australien Barnaby Joyce a annoncé vendredi qu'il allait démissionner de son poste mais qu'il allait conserver son mandat de député. Il a décidé de jeter l'éponge à la suite d'un scandale d'ordre sexuel.
Il a déclaré qu'il se retirerait lundi prochain de la présidence du parti national, formation conservatrice bien implantée dans les zones rurales d'Australie et membre de la coalition de centre-droit dirigée par le premier ministre Malcolm Turnbull. En revanche, il ne veut pas abandonner son mandat de député, permettant ainsi au gouvernement de conserver sa majorité parlementaire d'un siège.
Fervent catholique, le démissionnaire avait fait campagne pendant les dernières élections sur les valeurs familiales. Marié durant 24 ans et aujourd'hui séparé, père de quatre filles, Barnaby Joyce a entretenu une liaison avec une ancienne assistante, qui attend aujourd'hui un enfant de lui.
Il avait en outre été accusé d'avoir contrevenu aux règles du gouvernement en faisant nommer sa compagne dans un cabinet ministériel et depuis les appels à sa démission s'étaient multipliés.
Le premier ministre Malcolm Turnbull avait annoncé la semaine dernière vouloir interdire désormais les relations sexuelles entre les ministres et leurs collaborateurs/trices.
Barnaby Joyce s'était forgé une notoriété internationale en menaçant de faire euthanasier les chiens de la star américaine Johnny Depp entrés illégalement en Australie.
Lors d'une conférence de presse, il a affirmé vendredi qu'il survivrait à la tempête médiatique relative à sa liaison extra-conjugale, mais a estimé que sa position était devenue intenable.
ATS