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A la lecture de la transmission de la déclaration de la conseillère fédérale Karine Keller-Sutter "KKS reconnaît une communication pas claire"et de tous les rôles, les missions et les décisions que doivent endosser chacun-e de ses collègues, je ressens l'énormité de la tâche actuelle à laquelle ils ont dû rapidement s'adapter, de plus sans y être vraiment préparés puisqu'il s'agit d'une situation toute récente dans un contexte immédiat.
Cette conjonction nouvelle d'éléments est la manifestation d'un chaos mondial qui concerne chaque population, chaque nation, chaque région, chaque individu d'une façon à la fois commune et très diverse selon la position occupée par chaque individu dans son existence.
Ainsi, nos Conseillers Fédéraux, élus pour leurs qualités expérimentées, se trouvent plongés dans une situation tentaculaire dont chaque tentacule est de nature très distincte l'une de l'autre. Selon ce que j'en ai perçu à travers différents sites et quelques situations personnelles, j'en évoque quelques-unes qui m'ont percutée particulièrement.
Ces tentacules touchent à la fois des cibles individuelles et des cibles internationales, autrement dit d'une petite à une très grande dimension. Dans une civilisation où l'on a pris l'habitude de cerner un paramètre en l'approfondissant au maximum au risque de le réduire à une vision de microscope électronique, il n'est pas évident de garder en veille les autres instruments aptes à balayer tous les champs d'action, dans leurs vastitudes et leurs positionnements dans l'espace.
Il est difficile de faire une liste structurée des décisions à prendre dans la mesure où il faut tenir compte de la réalité que tous les éléments existent simultanément, même si notre attention est attirée par l'un ou l'autre. Par conséquent, pour le Conseil Fédéral, il s'agit non seulement de définir chaque élément mais en plus de les orchestrer pour tenir compte de leurs interrelations.
Quand Mme KKS reconnaît que "que la communication de sa stratégie de déconfinement n'était pas optimale", il est évident que cette communication ne peut pas être optimale, non par la faute du gouvernement mais bien parce que non seulement toute la situation est très complexe mais de plus terriblement mobile. On en arrive au fait de prendre conscience que le confinement était une réponse beaucoup trop rigide en soi, même si le gouvernement fédéral et les gouvernements cantonaux ont apporté des nuances pour en limiter les dégâts et qu'ils continuent de le faire en organisant le déconfinement.
Le virus couronné est d'abord le révélateur des perturbations physiologiques des organismes humains. Dans un premier temps, il eût été dans l'ordre des choses de détecter les éléments perturbés et les moyens pour en modifier le cours. On revient tout naturellement à la déclaration de Béchamps "Le microbe n'est rien, le terrain est tout." D'accord, le Covid 19 n'est pas un microbe mais un virus. Toutefois, la médecine académique le traite comme tel, à la recherche de LA molécule qui va l'exterminer et LE vaccin qui va l'empêcher de proliférer. Or, ce mode de procéder montre plusieurs failles telles que les effets secondaires de certains produits, l'antibiorésistance de plus en plus alarmante et la difficulté à créer certains vaccins qui se heurtent en plus au fait que tout être relevant de processus vitaux est susceptible de muter. En procédant de la sorte en pointant sur un organisme, on ne tient pas compte qu'il fait partie d'une ensemble d'organismes qui interagissent et dépendent les uns des autres. En attaquant l'un d'entre eux de front, on risque de stimuler le développement d'un autre. On le voit par exemple aux mycoses qui se développent après des antibiotiques.
Actuellement, il est très séduisant mentalement de miser sur un vaccin pour "éradiquer" le virus mais c'est un concept et non une réalité. De plus, la pandémie est active ici et maintenant donc il est illusoire de miser sur la recherche d'un produit dont on ne sait pas quand il sera prêt si un jour il le sera. Il suffit de constater à quel point le vaccin contre le VIH tarde à paraître, et pour cause.... Par conséquent, dans l'espoir d'un vaccin, il ne s'agit pas d'une communication pas claire de la part du CF mais bien d'une visée mentale qui est à côté de la situation réelle. D'autre part, pourrait-en vouloir au CF de s'appuyer sur les affirmations du responsable du département d’immunologie de l’université, qui a récemment annoncé qu’il (le vaccin) pourrait aboutir à l’automne. Ainsi, même si d'éminents scientifiques se mettent à parler au conditionnel, ce qui n'est pas une démarche rigoureuse, sur qui le CF peut-il encore s'appuyer?
Il est à remarquer aussi que la démarche de confinement conduit à un gaspillage de temps, de forces, d'argent et de personnel énorme pour viser un objectif limité. Cette outrance dans les investissements se trouve dans l'ère du temps : On apprend par l'OMS que 79 recherches sont en cours pour un vaccin. N'aurait-on pas pu employer une bonne partie des chercheurs sur le terrain humain et non de laboratoire pour débusquer les différents facteurs favorisants le Covid? Quel(s) chercheur(s) se sont rendus sur le terrain pour mesure l'impact, par exemple de la 5G sur le status électromagnétique humain? Dans le même ordre, la recherche pourrait aussi s'effectuer sur le milieu biochimique du sang. Seulement voilà, il faudrait créer de nouveaux protocoles inédits dans les milieux officiels - mais déjà en cours dans des milieux scientifiques alternatifs - alors que nous vivons dans un monde où on veut tout assurer et encore, avec des principes établis très rigides. Le CF en est dépendant.
Par ailleurs, peut-on en vouloir au CF de tenir compte de la possibilité d'un vaccin puisque différents chefs de file s'accrochent à cette notion et savent la faire admettre à la population? Je remarque à quel point les médias se plaisent à exposer les recherches en cours mais aussi les conclusions beaucoup trop grossières et rapides pour la population. Ainsi, ils cherchent à conditionner les esprits, ce qui aboutit trop souvent à une véritable manipulation de la mentalité publique. De la sorte, les aînés ne s'aventurent plus à sortir de chez eux, ce qui est pourtant fondamental pour leur santé (qu'on prétend préserver...) et on leur promet la libération avec un vaccin, comme si c'était une solution sine qua non pour garder une vie sociale. Quand l'UE le décrète, il n'est pas évident au CF de se dresser frontalement contre un tel avis international.
Peut-on en vouloir au CF de tenir compte des "prévisions mathématiques" alors que d'autres pays s'appuient dessus et qu'il est d'usage de s'appuyer sur nos élites universitaires? C'est là que le peuple doit intervenir mais cela ne lui est pas facile puisqu'il a été lui-même éduqué à réfléchir sur ce mode, soit par son éducation, soit par les médias principaux qui focalisent l'attention là où elles le veulent, dirigés eux-mêmes par des courants très limités par certains choix.
On exige aussi du CF des réponses claires quant aux masques là où plusieurs facteurs doivent être pris en compte, par conséquent sans possibilité de décision univoque évidente. Le fait de ne pas donner de réponse claire ne provient donc pas des conseillers fédéraux mais plutôt de leurs soins à tenir compte de toutes les études effectuées à ce sujet - depuis de nombreuses années que les masques existent!- qui montrent entre autres des éléments que tout un chacun peut facilement comprendre et qui offrent une réflexion plutôt que de rechercher une fausse sécurité auprès des autorités. Par exemple:
- le port d'un masque peut donner aux gens une illusion de sécurité, au risque de négliger d'autres précautions bien plus utiles : lavage des mains et « distanciation sociale » notamment. Sans parler du défaut de lavage des masques en tissu, écharpes…
- Un autre inconvénient du port du masque est l'effet sur la respiration : l’hypoxie constatée notamment chez les personnels soignants suite au port du masque, et des maux de tête (signe d’hypoxie ?) ainsi que l'augmentation de l’effort de respiration.
Le CF n'a pas les mains libres, il doit orchestrer avec les instruments qu'on lui propose ou lui impose. Ses membres ont le mérite de rester fidèles à leurs postes en faisant ce qu'il est possible au vu des situations données souvent complexes et multiples.
Il en va de même avec les médecins dont les prérogatives sont terriblement rognées par des courants qui utilisent ces professionnels plutôt que leur donner les moyens d'épanouir leurs pratiques. Ainsi, il est inadéquat de mettre pareillement en avant une nouvelle forme de coronavirus alors que les connaissances de l'être humain sont très vastes et que des thérapies pratiquées depuis longtemps peuvent soutenir un malade là où la médecine des statistiques ne tient plus compte de la complexité unique de chacun-e.
PS : Je viens de regarder une vidéo très instructive sur la façon dont les journalistes tendent des pièges aux personnes qu'ils questionnent. Je peux bien imaginer que nos conseillers fédéraux subissent aussi ce genre de tentative d'instrumentalisation. A quoi s'ajoute le degré de malveillance de nos interlocuteurs qu'on a de la peine à évaluer surtout quand on rejoint un nouvel environnement. Bref, c'est un job pas facile!