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Il est journaliste, écrivain, auteur de documentaires mais aussi et peut-être avant tout guide de montagne, alpiniste et himalayiste. Notre confrère tessinois Mario Casella nous parle de son dernier ouvrage traduit en français chez Slatkine, "Le poids des ombres". Il sʹintéresse à lʹhistoire du mensonge en alpinisme et au poids que ce mensonge a eu sur ceux qui lʹont porté. Il y a les cas célèbres et tranchés, comme la fausse ascension du Cerro Torre en Patagonie en 1959 par lʹitalien Maestri (qui continue de nier), ou encore Walter Bonatti accusé à tort dʹavoir mis en danger ses camarades de cordée lors de la conquête du K2 en 1954. Il y a également les cas "limites" comme la première ascension en solitaire de la face sud de lʹAnnapurna revendiquée en 2013 par notre compatriote Ueli Steck, qui a fait polémique. Les alpinistes devraient-ils toujours apporter des preuves tangibles et irréfutables de leurs exploits?