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Les grands incendies: une catastrophe fréquente au Moyen Âge et dans les Temps modernes
Lorsqu’un incendie ravageait une ville entière, ses habitants ne pouvaient guère espérer sauver plus que leur vie – s’ils avaient de la chance. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, on ne pouvait lutter contre les incendies qu’au moyen de seaux en bois et en cuir, de tisonniers, de fourches, de houes et d’échelles. Les habitants de la petite ville de Willisau (LU), fondée en 1300, furent confrontés à quatre reprises à cette amère expérience: en 1375 et en 1386, la ville fut incendiée dans le cadre de guerres locales, en 1471 un incendie accidentel la détruisit presque entièrement et en 1704 un nouveau sinistre embrasa 116 bâtiments.
Feu, lumière et énergie: les feux d’artifice de Berne, divertissement et camouflet
Le 28 août 1728, la ville de Berne fut le théâtre de grands feux d’artifice. Pour l’occasion, on avait aménagé une place de fête à proximité de l’arsenal, alors situé près de la Predigerkirche, où les feux d’artifice furent tirés en quatre actes. Trois rangées comprenant plusieurs milliers de fusées entouraient une estrade carrée de 90 mètres de côté. Au centre de la construction, on avait érigé un décor en forme d’arc de triomphe d’une hauteur de presque 20 mètres, gardé par trois statues en armure. Au-dessus de l’arc, un grand soleil surmontait l’inscription «post tenebras lux», la devise des calvinistes, qui évoquait le bicentenaire de l’adoption de la Réforme par la ville de Berne.
Lueur dans la nuit des temps
On ignore depuis quand l’homme a domestiqué le feu, les indices les plus anciens sont sujets à controverses: que ce soit sur le site de Koobi Fora au Kenya ou dans la grotte de Wonderwerk en Afrique du Sud. En Israël, à Gesher Benot Ya’aqov, des archéologues ont dégagé une structure vieille d’environ 790 000 ans, qui pourrait correspondre à un foyer. Les groupes humains liés à l’expansion d’Homo erectus en Asie de l’Est, et ceux d’Homo heidelbergensis au nord de l’arc alpin il y a environ 600 000 ans, savaient sans doute allumer un feu.
Luci e ombre nel tempo: la chiesa romanica di San Nicolao a Giornico
Nonostante la luce naturale sia un elemento fondamentale per plasmare lo spazio architettonico, solo raramente la teoria dell’architettura rifletta in modo esplicito sugli effetti della luce diurna che trasforma nel corso delle ore e delle stagioni l’aspetto degli interni e degli esterni dell’ambiente costruito. I parametri che permettono una «regia» luministica all’interno dell’edificio sono l’orientamento, l’esposizione, la distribuzione e la forma delle aperture, il materiale degli elementi di chiusura (vetro trasparente, opaco, colorato ecc.), il colore e la qualità delle superfici interne, sulle quali la luce diurna incide per poi venire riflessa.
Le visage nocturne de la ville
Le Plan-Lumière de Zurich
Il y a plus de deux décennies, un des premiers plans d’organisation de l’éclairage public était mis au point à Lyon. La ville de Zurich, quant à elle, a élaboré son Plan-Lumière en 2002–2003. Cette conception de l’éclairage public se basait sur une analyse attentive de l’organisme urbain et de ses caractéristiques spatiales, qui a permis de déterminer les zones où intervenir. Chacune de ces zones avait son histoire et son caractère propres, auxquels devaient donc correspondre des règles d’éclairage spécifiques.
Dommages occasionnés par la lumière et problèmes d’éclairage
Les textiles font partie des œuvres d’art les plus sensibles à la lumière. Une exposition prolongée à la lumière du jour ou à une lumière artificielle intense les dégrade. Les rayons les plus nuisibles pour les fibres textiles sont ceux de la lumière visible et des rayons ultraviolets à haute énergie. En effet, l’énergie de ces rayons est en partie réfléchie et en partie absorbée par les molécules de la surface de l’œuvre d’art; si la quantité d’énergie absorbée est suffisante pour amorcer des réactions chimiques, on assiste à un processus de dégradation photochimique. Les textiles commencent par se décolorer et par jaunir. Ces altérations de la couleur ne constituent pas seulement des défauts esthétiques, elles sont également les symptômes de dommages plus importants touchant la substance même de l’objet: les fibres des zones touchées sont plus rigides, plus fragiles et plus cassantes, autrement dit, leur résistance mécanique est amoindrie et elles se déchirent plus facilement.
Lumière du passé: datation par la thermoluminescence
En 1953, un article signé de trois chercheurs de l’Université du Wisconsin intitulé «Thermoluminescence as a Research Tool», marque le début de l’utilisation du phénomène en vue de datations. A partir de 1969 la méthode connut un essor considérable grâce aux travaux de chercheurs anglais et danois. D’abord limitée à l'étude des céramiques, elle fut ensuite appliquée à la datation de pierres brûlées.
Énergie et monuments historiques
L’assainissement énergétique des bâtiments relevant de la conservation des monuments historiques n’est pas une mince affaire. La Constitution fédérale garantit la protection et l’entretien de ces bâtiments; ces missions répondent donc à une attente de la société sanctionnée par la volonté populaire. Or, les mesures visant à réduire les émissions de CO2 et la consommation d’énergie et à développer les énergies renouvelables répondent elles aussi à la volonté du peuple. Cependant, s’il est relativement simple de les appliquer lors d’une nouvelle construction ou de la rénovation de la plupart des bâtiments existants, il en va tout autrement quand il s’agit d’un monument historique.
Améliorer le rendement énergétique des habitations historiques
La maison de Nina von Albertini a été construite dans le hameau de Dusch (GR) en 1664 et elle appartient à la famille depuis deux cent quatre-vingts ans. L’énergie étant depuis toujours un bien précieux, il n’aurait pas été raisonnable de chauffer en hiver tout le volume de cette bâtisse imposante; aussi n’utilisait-on alors que les pièces les plus importantes. Aujourd’hui, les occupants de l’immeuble ont conservé cette habitude. De plus, ils mettent à profit les caractéristiques du bâtiment, conçu dès le départ de manière à économiser l’énergie: ses larges façades orientées vers le sud et le sud-ouest captent la chaleur du soleil, que les murs de pierre transmettent aux espaces intérieurs pendant les entre-saisons. La maison est chauffée de cette manière depuis près de trois siècles et demi, ce qui prouve indéniablement sa viabilité environnementale.
«Que je suis bien près de mon poêle!»: le poêle en faïence, une nouvelle source de chaleur
Les origines du poêle en faïence ne sont pas encore complètement élucidées. Nous savons aujourd’hui que cette forme de chauffage n’existait pas encore dans l’Antiquité et qu’elle a été «inventée» entre la fin de l’Antiquité et le Haut Moyen Âge. On considère pour l’instant que le poêle en faïence, construit avec de l’argile réfractaire et des éléments de céramique (les carreaux), est une invention du Haut Moyen Âge, dont les premiers exemplaires sont apparus au plus tard vers l’an 1100 dans le nord-ouest de la Suisse ou dans la région du cours supérieur du Rhin. Ce type de chauffage s’est ensuite répandu très rapidement dans d’autres régions.
La machine à vapeur verticale Sulzer de 1861
Un projet de restauration de la Fondation Ballyana
La plus ancienne machine à vapeur verticale Sulzer encore conservée date de 1861; elle était utilisée pour faire fonctionner des métiers à tisser produisant des bandes élastiques dans l’ancienne fabrique de chaussures Bally à Schönenwerd (SO). Contrairement aux machines à vapeur horizontales, les machines de ce type étaient montées verticalement sur un support. En 1868, on décida de recourir, pour entraîner les métiers à tisser, à la force de l’eau, jugée plus efficace; la machine à vapeur fut ensuite encore utilisée pendant quelques années pour actionner des machines à coudre. Après avoir été mise hors service, la machine fut déposée devant l’ancienne chaufferie de la fabrique, où elle resta à l’air libre des années durant. Sa restauration vise à remettre la pièce dans l’état qui était le sien dans la dernière phase de son exploitation, tant du point de vue visuel que mécanique.