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Cette mesure de rétorsion a été décidée après que des avions iraniens ont subi le même traitement dans des aéroports internationaux, a annoncé samedi le chef de l'aéroport de Téhéran.
La décision a été prise par "directive gouvernementale", a précisé Morteza Dehqan, à la tête de l'aéroport international Imam Khomeini, selon des propos rapportés par l'agence Isna, sans toutefois préciser la date de cette mesure.
"Par mesure de réciprocité, nous ne fournissons pas de kérosène aux compagnies aériennes de pays qui ne fournissent pas de carburant à nos compagnies", a-t-il ajouté sans citer de compagnies précises.
En octobre, le ministère iranien des Affaires étrangères avait mis en garde contre un "affrontement" avec les compagnies occidentales qui avaient refusé du carburant aux avions de la République islamique, dénonçant une violation de la loi internationale.
Les autorités et les aéroports européens n'ont pas commenté ces mesures, distinctes des restrictions unilatérales que l'Union européenne a imposées après que le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté un quatrième train de sanctions contre Téhéran en juin. Les sanctions américaines, elles, visent les carburants fournis à l'Iran.
Des aéroports du Golfe et d'Asie du sud-ouest auraient également refusé du carburant à la compagnie nationale Iran Air et à la principale compagnie privée Mahan Air. Iran Air fait l'objet de sanctions américaines depuis 1995, ce qui l'a empêché d'acheter des appareils Boeing, faisant de sa flotte l'une des plus décrépies au monde.
Les Etats-Unis sanctionnent depuis octobre Mahan Air, qu'ils accusent d'avoir transporté des Gardiens de la Révolution, dont certains dirigeants sont interdits de voyage aux États-Unis.