Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06932.jsonl.gz/1371

|Pont-en-Ogoz

Le petit bourg médiéval de Pont-en-Ogoz fut érigé avant 1231 sur une presqu'île arrondie formée par un méandre de la Sarine, à l'abri des falaises.
Les ruines de l'île d'Ogoz sont tout ce qu'il reste d'une forteresse qui en défendait l'entrée côté terre. L'isthme étroit où fut construit ce château était coupé dans toute sa longueur par un grand fossé qu'on ne pouvait traverser que par un pont-levis.
A Pont se situait l'un des gués qui permettait de rejoindre les routes romaines courant le long des deux rives de la Sarine. Ce gué fut remplacé par des ponts de bois dès le XIIe siècle puis, en 1544, le pont fut reconstruit en pierre. Composé de trois voûtes surbaissées en tuf, le pont de Tusy est toujours intact, sous les eaux du lac.
La légende prétend qu'il fut bâti en une seule nuit par le Diable, qui aurait exigé comme prix de son travail l'âme du premier vivant qui le traverserait. Mais le gouverneur du bourg y lâcha à l'aube un rat que poursuivit un chat et, furieux d'avoir été ainsi berné, le Diable tenta de le détruire en y lançant une grosse pierre qui serait toujours visible près d'une des piles, au fond du lac.
La légende du Pont du Diable
«Pont du Diable» est un terme désignant plusieurs dizaines d'anciens ponts qui, dans le folklore local, auraient été construits par le Diable ou avec son aide. Ce sont généralement des ponts en arc datant de l'époque médiévale et ils représentent souvent une réussite technique significative.
Dans certaines légendes, quelqu'un conclut un pacte avec le Diable afin de construire un pont qu'il ne peut réaliser seul. Le Diable accepte de le construire mais exige en retour la première âme qui le traverse. Le pont est construit, généralement en une seule nuit, et le Diable est trompé de différentes manières, la plupart du temps en faisant traverser le pont par un animal, comme dans la légende du pont de Tusy. Dans d'autres, le diable s'est engagé à bâtir le pont en une seule nuit, avant le lever du jour. On le trompe en faisant chanter un coq avant l'aube et le diable lâche alors la dernière pierre et disparaît, dépité.