Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07124.jsonl.gz/1297

2014.039
Hasoo Alan
“Psycho redux”. Une architecture au second degré.
Groupe de suivi
Fröhlich Martin – Gargiani Roberto – Favre-Bulle Thomas – Merlini Luca
Psycho, film réalisé en 1960 par Alfred Hitchcock, est aujourd’hui un classique du cinéma. Une des preuves de ce succès est le grand nombre de reprises, suites et précédents produits. Ensemble, ces interprétations, copies, usages de la forme initiale, composent une “trajectoire”, dans laquelle une œuvre n’est originale qu’à travers ses reproductions. Dans cette “trajectoire”, le remake scène à scène, plan à plan de Gus Van Sant occupe une place particulière. Le film original y est transposé dans la Californie des années 1990. Décrié par la critique, ce film n’en est pas moins une œuvre comparatiste aboutie. Ce projet de master propose une nouvelle version de Psycho conservant le cadre proposé par Gus Van Sant. Cette version examine les lieux dans lesquels se déroule la narration. Ils sont reproduits et vidés de leur présence humaine. À partir du seul film original, ces lieux font l’objet d’un dessin en plan avant d’être construits en maquettes. Ces maquettes sont filmées et les plans produits montés dans la séquence exacte du film original. Ces passages successifs d’un médium à l’autre modifient la qualité de l’information architecturale. Par son montage, le film est mis en confrontation directe avec ses antécédents. Il naît alors une comparaison qui invite à penser similarités et différences. La projection du film s’établit dans un lieu spécifique, construit à l’échelle 1:1 à l’occasion de la soutenance. Ce cinéma éphémère amplifie la notion d’emprunt en mobilisant à nouveau un sentiment de déjà-vu.