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Dans les villages de paysans, l’on distingue surtout deux couches de population : les familles qui possèdent de la terre et celles qui n’en possèdent pas. Les membres des familles sans terre travaillent principalement comme ouvriers journaliers dans l’agriculture. Ce travail est toutefois mal payé et dépend fortement de la saison.
l’Armée du Salut Suisse soutient un projet dont l’objectif est d’améliorer la subsistance des familles sans terre. Douze villages ont déjà été intégrés à ce projet. Dans les villages où l’Armée du Salut était déjà présente auparavant, elle constitue chaque fois un conseil d’assistance publique avec des personnes bien vues. Le conseil d’assistance achète cinq hectares de terres cultivables à un grand propriétaire, sélectionne cinq familles pauvres du village (travailleurs journaliers, personnes sans terre, veuves)
qui obtiennent un hectare de terre labourable à cultiver pendant trois ans. Les membres de ce conseil d’assistance assument la responsabilité de soutenir et de conseiller ces familles pendant la culture du champ. Les familles bénéficiant de la terre doivent livrer, chaque année, 10% du rendement au conseil d’assistance. On espère ainsi, à moyen terme, pouvoir acheter d’autres terres dans le village.
Dans les villages du Myanmar, il n’existe pas de banques où les familles bénéficiant du projet peuvent déposer leur argent. C’est pourquoi on leur octroie également un petit crédit afin qu’elles puissent acheter des porcs. Les porcs constituent leur compte en banque. On peut les élever et les revendre. Après trois années, c’est une autre famille démunie qui reçoit cette terre pour la cultiver.
un don sur le CCP 30-6709-1 en spécifiant "Mission – Gestion durable Myanmar".