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Ecoutes "sauvages": procédure contre Pierre Maudet classée
C’est en mars 2018 que l’affaire rebondit avec une rumeur relayée par les médias. Pierre Maudet aurait ordonné en 2015 l’écoute téléphonique de plusieurs bagagistes de l’aéroport. Les travailleurs avaient été privés d’accès au tarmac en décembre de la même année.
Suite à cette rumeur, un député au Grand Conseil adresse une question écrite au Conseil d’Etat. Le document mentionne que des informations « provenant de plusieurs sources » confirme la rumeur des écoutes ordonnées par Pierre Maudet. Ces dernières auraient été approuvées par la commandante de la police et traitées par la Brigade de sûreté intérieure.
Les mesures de surveillance de télécommunications ne peuvent être ordonnées que par le Ministère public lui-même. Le procureur général a donc ouvert une procédure pour vérifier les faits. Mais l’enquête n’a mis en évidence aucun indice susceptible d’accréditer la rumeur.
Interpellés par le Ministère public, l’Office fédéral de la police et le Service de renseignement de la Confédération affirment n’avoir aucune connaissance de faits concernant de telles écoutes.
Pierre Maudet réagit : « Je salue le travail du Ministère public, qui confirme ce que je n'ai cessé de répéter ces dix derniers mois. Le classement de cette procédure démontre non seulement à quel point les reproches dont j'ai fait l'objet sont farfelus, mais révèle également la véritable nature des accusations proférées à mon encontre par un député d'Ensemble à gauche, lesquelles s'appuyaient en réalité sur un unique article de presse, dont le contenu était lui-même basé sur de simples racontars ".
La procédure a été classée par le Ministère public en décembre.
Priscilia Chacón