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Fédérales 2019 Le PLR urbain veut doper le potentiel des villes
Des candidats au National veulent que les villes négocient directement avec la Confédération, sans recourir aux cantons.
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La Confédération devrait pouvoir traiter avec les régions urbaines sans passer par les cantons. Dans le cadre de la campagne en vue des élections fédérales d'octobre, des candidats au National de l'aile urbaine du PLR ont présenté vendredi à Berne un manifeste pour doper le poids des villes.
La politique fédérale parle très peu des villes, a déploré l'ancienne présidente du PLR Lausanne Florence Bettschart. Pourtant 73% de la population vit dans les régions urbaines et la Suisse aurait tout à gagner à doper le potentiel d'énergie recelé par les villes.
Le PLR urbain aimerait introduire un circuit court entre la Confédération et les régions urbaines. L'article sur les villes de la constitution devrait être complété par une loi-cadre dispensant la Confédération de passer par les cantons lorsqu'il s'agit de centres fédéraux d'asile par exemple ou de tâches d'intégration des étrangers, a illustré l'ancien membre de l'exécutif de la ville de Berne Alexandre Schmidt.
Ce serait plus efficace et moins bureaucratique. Afin de préserver l'autonomie d'organisation des cantons, les cantons devraient donner leur accord à ce circuit court. Les villes devraient aussi voir leur rôle de laboratoire mieux reconnu et pouvoir déroger au droit fédéral afin de tester des expériences pour revitaliser des vieilles villes mourantes comme Fribourg par exemple.
Investissements fédéraux
Pour le PLR urbain, cela suppose que la Confédération investisse directement à cet échelon. Via la péréquation financière, les cantons reçoivent déjà des compensations pour les charges de leurs centres, mais sans garantie que l'argent va vraiment aux villes, a expliqué M.Schmidt.
L'idée n'est pas de voler des ressources aux autres, mais de pousser Berne à investir en zone urbaine des sommes qu'elle récupérera ensuite en impôts, a précisé Severin Pflüger, président du PLR de Zurich et membre de son Parlement. Selon lui, le premier défi des villes concerne la mobilité. La Confédération a beaucoup investi en faveur des régions périphériques, elle doit mettre l'accent sur les infrastructures des agglomérations.
Ces revendications ne seront pas faciles à mettre en oeuvre car les villes sont structurellement sous-représentées dans le système fédéral. Cela ne se fera peut-être pas durant la prochaine législature ni dans les 10 ou 15 prochaines années. «Mais il faut bien commencer quelque part», a précisé M.Schmidt. (ats/nxp)
Créé: 12.07.2019, 12h39