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En grosse difficulté financière, l'écurie Manor F1 a entamé une procédure de redressement judiciaire. Cela laisse planer le doute sur son avenir en formule 1.
"Ces derniers mois, les dirigeants ont travaillé dur pour attirer des investisseurs et sécuriser l'avenir de l'écurie, mais malheureusement ils n'ont pas été en mesure de le faire dans le temps imparti", a indiqué l'administrateur judiciaire Geoff Rowley, du cabinet britannique FRP Advisory.
Seule l'entreprise Just Racing Services, qui opère l'écurie Manor au quotidien, est placée en redressement. L'entreprise Manor Grand Prix Racing, qui détient les droits de participation à la F1, n'est pas touchée par la procédure, a précisé FRP Advisory.
"L'équipe a fait des progrès significatifs depuis l'arrivée du nouveau propriétaire depuis le début de la saison 2015 (...) mais sa position reste qu'une écurie de F1 nécessite des investissements significatifs", a ajouté FRP Advisory.
La participation au Grand Prix inaugural de la saison en Australie en mars "dépendra de l'issue du placement en redressement judiciaire et des négociations avec les différentes parties", a précisé M. Rowley.
Si pour l'instant aucun des 212 employés de l'écurie basée à Banbury, près du circuit de Silverstone, n'a été renvoyé, les licenciements vont "dépendre de l'arrivée ou non d'investissements", a ajouté FRP Advisory.
Manor Racing, cruellement éprouvée par l'accident mortel du Français Jules Bianchi fin 2014 au GP du Japon, alors qu'elle s'appelait encore Marussia, a été sauvée de justesse début 2015 par l'homme d'affaires britannique Stephen Fitzpatrick et a terminé 11e et dernière du Championnat du monde 2016.
ATS