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Abstract
Ce qui est à retenir de la Loi sur l’Enseignement Obligatoire (LEO) relative aux sanctions est que « les sanctions doivent être respectueuses de la dignité de l’élève » (article 120 alinéa 3). Ce sont des actions préventives ou, le cas échéant, des sanctions éducatives qu’il faudrait instaurer. Les prescriptions officielles sont ainsi, mais qu’en est-il des pratiques sur le terrain ? Les punitions sont-elles encore employées ? Ce mémoire porte sur les pratiques disciplinaires des enseignant-e-s au primaire (cycle 2), ainsi que sur les raisons qui fondent l’utilisation de divers moyens de régulation des comportements d’élèves. Les auteurs témoignent d’une réflexion sur l’utilisation de certaines pratiques disciplinaires en lien avec la gestion de classe, pouvant être définies comme l’action de « penser l’organisation qui surplombe et rend possible les interactions didactiques » (Perrenoud, 1999). Ainsi, les auteurs élaborent une problématique concernant la gestion de classe en ces mots : « Les pratiques déclarées des enseignant-e-s concernant la gestion de la discipline dans leur classe du cycle 2 sont-elles en adéquation avec leurs pratiques réelles ? Ces pratiques sont-elles respectueuses des élèves et du cadre prescrit ? ». C’est au moyen d’observations et d’entretiens semi-dirigés avec deux enseignantes de la Côte vaudoise, que cette étude a été menée. Au vu de la méthodologie utilisée, ce travail se situe donc au coeur de la pratique enseignante. Les hypothèses formulées étaient que les pratiques déclarées des enseignant-e-s pouvaient varier de celles observées en classe. Cela étant dit, les pratiques déclarées pourraient être biaisées par les contraintes sociales ou par les réalités du terrain, dans le sens où l’enseignant-e pourrait adapter son discours afin d’être plus proche des « bonnes » pratiques, bien que les pratiques réelles pourraient rester les mêmes. À la suite des analyses, il n’a pas été observé de différences significatives entre les pratiques réelles et les pratiques déclarées. En revanche, il a été constaté qu’une confusion subsiste quant aux notions de sanctions et de punitions.