Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07189.jsonl.gz/116

C'est en tout cas ce qui a été affirmé aujourd'hui à New York. Et comme c'est un sujet qui me tient particulièrement à coeur, ça m'a fait très plaisir. En effet, dans ce billet, j'avais appelé de mes souhaits que l'organe exécutif de l'ONU, et ses cinq membres permanents en particulier, s'engagent dans ce sens afin que disparaisse cette épée de Damocles au-dessus de nos têtes.
Voici ce que j'avais écrit :
"Alors, à défaut de réinventer un monde sans arme nucléaire, pouvons-nous encore inventer un monde dénucléarisé ? Les nations nucléaires actuelles, à commencer par les Etats-Unis, peuvent-elles abandonner cette arme alors que n'importe qui pourrait un jour se la procurer et menacer le monde entier ? En fait, je pense que ça serait bien plus facile de faire respecter un traité de non-prolifération, si quelques états ne se gardaient pas le triste privilège de faire planer une telle menace sur le monde. La fin de la prolifération passe sans doute par le désarmement. Si une interdiction totale était le but du conseil de sécurité de l'ONU, je pense que, moyennant des pressions, on pourrait y faire adhérer l'ensemble des nations. Alors nous pourrions peut-être entrevoir le bout du tunnel. Et mettre fin à plus de soixante ans de folie."
Aujourd'hui je le pense plus que jamais. Un monde dénucléarisé est une utopie. Mais les utopies d'aujourd'hui feront les réalités de demain. Pour que les prochaines générations vivent dans un monde qui ne risque pas de disparaître à chaque instant dans une gerbe d'étincelles, il faut que notre génération s'engage pour la disparition de ces armes de folie.