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Ystudio et Elam produisent le genre d'articles que nous aimons vendre à L’Ecritoire : des objets exclusifs, fabriqués par de petites entreprises avec des méthodes parfois encore artisanales. Pour Ystudio, une collection d’instruments d’écriture et d'accessoires de bureau complètement originale, développée par deux designers taiwanais. Et pour Elam, des carnets reliés à la main à partir de papier Fabriano de très haute qualité et, pour les couvertures, de papier italien, népalais, ou japonais, avec des motifs de toute beauté.
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Le mot "papier" vient de "papyrus", le nom commun de la plante Cyperus papyrus. C'est une plante herbacée mesurant 3 à 5 mètres de hauteur, qui se propage rapidement grâce à de longs rhizomes souterrains. Sa tige, de section triangulaire, porte à son sommet une grande ombelle. Elle pousse dans les marais et les zones humides, et elle était commune en Egypte, le long des rives et dans le delta du Nil. Suite à l'endiguement du Nil, elle a presque disparu d'Egypte mais elle reste abondante en Afrique subsaharienne. On la trouve aussi en Sicile, le long du fleuve côtier Ciane (apparemment plutôt un marais que ce qu'on imagine être un fleuve) près de Syracuse, où elle a probablement été introduite au temps de l'antiquité.
Le papyrus
Les premiers papiers ont été fabriqués en Egypte, il y a plus de cinq mille ans, à partir de la tige de papyrus. Il fallait d'abord l'écorcer puis découper la moelle, blanche, dont la consistance ressemble un peu à celle d'une mousse caoutchouteuse, en fines lamelles. Celles-ci étaient martelées et passées au rouleau pour les aplatir, puis laissées à tremper dans de l'eau pendant plusieurs jours. Elles étaient alors disposées de façon entrecroisée, verticalement et horizontalement, sur une peau, puis recouvertes d'une deuxième peau et d'un poids. En séchant, les bandelettes se collaient les unes aux autres grâce à l'amidon présent dans la moelle de la tige, et formaient ainsi une feuille de papyrus. Le papyrus était vendu en rouleaux constitués de feuilles jointes avec une colle à base de farine et d'eau. Le résultat était un support d'écriture solide et très durable lorsque conservé au sec, mais peu résistant à l'humidité.
Durant l'époque romaine, l'Egypte a produit tout le papyrus utilisé dans l'empire. Le papyrus est resté le support d'écriture le plus courant en occident jusqu'au VIIe siècle, lorsqu'il a été peu à peu supplanté par le parchemin.
Le papier
L'ancêtre de notre papier est une invention chinoise qui date du début de notre ère et qui se répand au Japon et en Asie centrale. Il est fabriqué à partir de fibres de lin ou de chanvre parfois mêlées à d'autres fibres végétales, de chiffons qui sont macérés et fermentés dans de l'eau, chauffés, puis broyés jusqu'à obtention d'une pâte homogène. A cette pâte peuvent être ajoutés différents types de colles qui rendent le papier plus résistant. Le papier est obtenu en filtrant cette suspension de fibres dans de l'eau à travers un tamis tendu sur un cadre dont les dimensions déterminent celles de la feuille de papier. L'eau s'écoule mais les fibres restent sur le tamis et forment une feuille de papier. La feuille est ensuite pressée et séchée. A la fin du VIIe siècle et au début du VIIIe siècle, les Arabes conquièrent l'Asie centrale et gagnent ainsi accès aux secrets de la fabrication du papier. Dès 794 il y a des ateliers de fabrication de papier à Baghdad. Le papier joue un grand rôle dans la dissémination du Coran et l'expansion de l'islam.
Fabriano: un centre d'innovation en matière de papier
Le papier arrive en Europe à partir du XIe siècle, avec les invasions arabes en Sicile et en Espagne. Il est cependant d'abord considéré comme un matériau très inférieur au parchemin car, contenant à l'époque des colles végétales telles que l'amidon de riz, il est souvent détérioré par des larves d'insectes qui s'en nourrissent. Dès le 12e siècle, on fabrique du papier à Fabriano, petit ville italienne de la région des Marches. Les papetiers de Fabriano apportent d'importantes innovations, notamment le remplacement des colles végétales par des colles animales dans la pâte à papier, ce qui rend le papier résistant aux insectes. Ils sont les premiers à utiliser des tamis métalliques et ils inventent le filigrane, une marque correspondant à un amincissement du papier obtenu par la fixation de fils de cuivre dessinant le motif désiré sur le tamis. La marque est ensuite visible lorsqu'on regarde le papier en transparence. Ainsi le premier filigrane connu se trouve sur un papier fabriqué à Fabriano en 1282! Et enfin, ils modifient les moulins pour permettre la transformation du mouvement circulaire en un mouvement alternatif en fixant, sur l'axe du moulin, des "lèves". Ces lames en bois soulèvent à chaque tour de l'axe d'immenses maillets qui retombent ensuite sur les chiffons contenus dans des récipients appelés des piles. Ce système de broyage des chiffons par "piles à maillets" est beaucoup plus efficace que le système de meule utilisé par les Arabes et permet d'améliorer la qualité du papier tout en diminuant son prix.
Fondation Bodmer, Cologny, Genève. Manuscrit chinois sur papier, Chine, Dunhang, an 940
Des chiffons à la cellulose, et de la feuille de papier au rouleau ininterrompu
Au XIXe siècle, les chiffons se font rares et deviennent chers. On cherche alors à fabriquer du papier à partir de cellulose. En parallèle, on cherche à développer des machines qui puissent produire des rouleaux de papier ininterrompu.
La première machine capable de produire le papier en rouleau est conçue en 1799 par Louis-Nicolas Robert, natif d'Essonnes, en France. Mais c'est à Londres, en 1801, que les premiers prototypes seront fabriqués, grâce à un financement des frères papetiers Sealy et Henry Fourdrinier, d'où le nom de la machine, "machine Fourdrinier". Puis en 1844, deux inventeurs parviennent séparément à fabriquer du papier à partir de cellulose: le canadien Charles Fenerty, dont l'invention passe plus ou moins inaperçue, et l'allemand F.G Keller, qui développe une machine à déchiqueter le bois et dépose un brevet en 1844. N'ayant pas les moyens de commercialiser son invention, il s'associe avec à un autre allemand, le papetier Heinrich Voelter, et les partenaires obtiennent un brevet à leurs deux noms en 1845. F.G. Keller développe et améliore son invention, et les premières machines sont produites en 1848. Lorsque le brevet doit être renouvelé, en 1852, F.G. Keller n'a pas les moyens de payer sa part. Et c'est ainsi que H. Voelter devient seul propriétaire du brevet et réalise de larges bénéfices grâce à la machine de Keller.
Dès 1860, le bois remplace largement les chiffons comme matériel de base pour la fabrication du papier, et à la fin du 19 siècle, le papier à base de chiffons devient une rareté. Les procédés pour fabriquer du papier à partir de pulpe de bois sont constamment améliorés. Aux procédés mécaniques de Fenerty et Keller succèdent rapidement des procédés chimiques qui permettent d'isoler efficacement la cellulose de l'autre composé principal du bois, la lignine. Le procédé le plus ancien est inventé en 1857 et consiste à traiter le bois avec de l'acide sulfurique ou, plus tard, différents bisulfites et sulfites (de magnésium, calcium, ou sodium). La première fabrique commerciale de papier utilisant la méthode à base de sulfite est inaugurée en 1874 à Bergvik, une village de quelques centaines d'habitants situé en Suède, à 240 km au nord de Stockholm.
En 1879, un certain Carl F. Dahl invente à Danzig, alors en Prusse, un autre procédé, le "procédé Kraft" ou procédé à base de sulfate, pour lequel il obtient un brevet en 1884, et qui est utilisé dès 1890 par une première fabrique de papier, elle aussi en Suède. Avec la méthode Kraft, la cellulose est extraite par traitement du bois à chaud avec un mélange d'eau, d'hydroxyde de sodium, et de sulfure de sodium, appelé "liqueur blanche". Le procédé Kraft produit des fibres de cellulose plus longue, et donc plus robustes, que le procédé à base de sulfite, d'où son nom "Kraft" ("force" en allemand), et il peut être utilisé avec plus de types de bois. Au début des années 30 est inventé le "recovery boiler", qui permet de recycler la "liqueur noire", contenant la lignine du bois traité, pour en refaire de la liqueur blanche. Suite à cette découverte, le procédé kraft devient, dès les années 40, le procédé dominant de fabrication du papier.
De nos jours, le papier produit industriellement est fabriqué dans d'immenses machines, les descendantes de la machine Fourdrinier, qui peuvent atteindre une centaine de mètres de longueur et une dizaine de mètres de largeur. Moins de 10% du papier est fabriqué par la méthode à base de sulfite, et ce pourcentage continue à diminuer.
Machine à papier PM7, l’une des plus grandes machines à papier existantes. Source.
Petit besoin de printemps? Il est encore un peu loin, mais en attendant, carnets et stylos aux couleurs pastel nous en donnent un avant goût. Si vous désirez acheter des articles sur ces photos pendant la fermeture COVID, écrivez-nous!
Le "bullet journal", c'est quoi?
Le bullet journal, ou "bujo", est à l'origine une méthode pour s’organiser. Elle a été imaginée par Ryder Caroll, un Américain vivant à Brooklyn, dans la ville de New York. Ryder Caroll s'est rendu compte très tôt qu'il devait faire face à des problèmes inconnus de ses camarades de classe. Après qu'il reçoit un diagnostique de trouble du déficit de l'attention, il comprend qu'il lui faut développer ses propres outils pour y faire face. Et c'est ainsi que naît la méthode du bullet journal! Ryder Caroll est designer de produits numériques de son métier, mais paradoxalement, sa méthode n'a rien de numérique puisqu'elle est basée sur carnet et stylo! En fait, Ryder pense qu’il est important qu'un bullet journal soit écrit à la main, car ceci force son auteur à réfléchir à ce qu’il doit (ou veut) faire l’année, le mois, et le jour à venir. On peut voir Ryder Caroll parler de sa méthode sur plusieurs vidéos Youtube, par exemple celle-ci.
Le principe du Bullet Journal est fort simple et beaucoup de gens en pratiquent au moins une partie puisqu'il s'agit, à la base, de listes de choses à faire. Le matériel nécessaire est donc un carnet et un roller, stylo-bille, stylo-plume, crayon, n'importe quel instrument d'écriture qu'on utilise avec plaisir... Il y a des carnets spécialement conçus pour être utilisés pour un Bullet Journal: ils ont des pages pour une table des matières ("index" en anglais), puis des pages numérotées et souvent pointillées. Mais n'importe quel carnet peut faire l'affaire, il suffit de laisser quelques pages blanches au début que l'on utilisera pour la table des matières et de numéroter les pages suivantes à la main. Et le carnet peut avoir des pages lignées, quadrillées, pointillées, ou blanches, selon la préférence de son propriétaire.
Comme nous sommes au début d'une année, c'est un moment parfait pour consigner nos projets pour l'année à venir dans notre version personnelle d'un bullet journal !
La méthode du bullet journal
La méthode est décrite par Ryder Caroll dans cette vidéo en anglais. En voici un résumé:
Dans un carnet tout neuf:
1 – Créer un planning annuel par mois sur 4 pages
Après la table des matières, préparer, sur deux double pages, les sections pour chaque mois de l'année. Chaque page est divisée en trois sections chaque section est ensuite titrée : janvier, février, etc. Reporter ensuite le planning annuel dans la table des matières: « p. 1-4, planning annuel ».
2 – Remplir le planning annuel
Vite dit, beaucoup moins vite réalisé ! Entrer pour chaque mois les évènements déjà planifiés (anniversaires, rendez-vous, ...) mais aussi les objectifs pour chaque mois : très bonne occasion de réfléchir à ses buts pour les 12 mois à venir.
3 – Créer le planning du premier mois sur deux pages
Sur la page de gauche, tout-à-gauche, créer une colonne listant chaque jour du mois (Ve1, Sa2, Di3, Lu4, Me5, Je6, etc). Reporter le planning du premier mois dans la table des matières : « p. 5-6, planning septembre ».
4 – Remplir le planning du mois
A côté de chaque date sur la page de gauche, entrer les évènements déjà planifiés (anniversaires, rendez-vous). Sur la page de droite, entrer les objectifs pour janvier.
5 – Commencer le planning quotidien
Sur la prochaine page, commencez le planning quotidien pour le mois de janvier, en remplissant les pages au fur et à mesure des jours. Se référer chaque matin à l’agenda mensuel pour ne pas oublier de reporter les éventuels évènements ou tâches déjà planifiés. Utiliser par exemple les symboles suivants :
- pour des notes
• pour des tâches à accomplir
★ pour les tâches à accomplir prioritaires
o pour des rendez-vous
Lorsqu’une tâche a été effectuée, marquer d'un X
6 – Passer au mois suivant
A la fin du mois de janvier, reporter dans la table des matières le début et la fin de l'agenda journalier de janvier. Puis aller à la prochaine double page libre pour planifier le mois suivant selon les étapes 3 et 4.
7 – Le point de la fin du mois
Faire le point sur le mois écoulé (planning mensuel et agenda journalier) pour voir les tâches réalisées, les tâches encore à effectuer, et celles à abandonner. Les tâches à abandonner sont barrées, celles réalisées sont marquées d’un X, celles encore à réaliser sont marquée du symbole > et réécrites dans la liste du mois de février. Si certaines tâches doivent être déplacées plus tard dans l’année, elles sont marquées du symbole < et insérées dans le planning annuel en p. 1-4. Le planning du mois. Le planning mensuel de février est alors prêt, passer au planning journalier selon le point 5.
8 – Les listes
Créer, selon les besoins, des listes thématiques : amis à inviter, livres à lire, rendez-vous de médecins etc. Ces listes peuvent se trouver sur n’importe quelle page, il suffit de reporter le numéro de page dans la table des matières.
Et voilà le principe du bujo selon Ryder Caroll, que chacune et chacun peut adapter selon ses envies et ses besoins.
Pour ceux qui ont des journées remplies de rendez-vous, il semble judicieux d'utiliser un agenda classique, papier ou électronique, pour la gestion de tous les rendez-vous, et de garder le bujo pour les objectifs et tâches.
Le bujo illustré
Ryder Caroll n'avait probablement pas imaginé, lorsqu'il a conçu la méthode du bullet journal, que le bujo deviendrait aussi, pour celles et ceux qui aiment la calligraphie ou le dessin, un moyen sympathique de laisser libre cours à leur créativité, comme en témoignent les plus de 5,5 millions de photos ≠bujo sur Instagram!
Noël 2020 est derrière nous, nous avons toutes et tous passé beaucoup de temps à penser aux autres, à trouver le cadeau ou la carte qui ferait plaisir à ceux que nous aimons. La seule personne que nous avons un peu oubliée, c'est nous-même! Et donc, après la tornade des fêtes, c'est le moment de s'accorder un peu de temps pour se gâter et peut-être choisir, sans hâte, avec soin, un cadeau pour soi.
Un sac à dos, sac bandoulière, ou porte-document pour 2021; un nouveau porte-feuille ou porte-monnaie pour remplacer celui qui nous coûte cher en monnaie qui s'échappe par le trou, le long de la couture... Une garniture de bureau avec le contraste du sous-main cuir et du pot à crayons, dévidoir scotch et taille-crayons super design de Beyond Object. Ou encore, le stylo, -plume, -bille, ou roller dont nous rêvons depuis longtemps, à combiner avec la collection (parce qu'il en faut bien plus qu'un) de cahiers et carnets pour consigner nos pensées profondes, observations aigües, et autres en cette année à venir, qui s'annonce quand même assez spéciale.
En bref, prenons soin de nous!
PA, pour "Persönliche Accessoires", est une entreprise allemande qui vend des articles de cuir en rapport avec la papeterie: carnets, trousses, étuis à stylo, porte-documents, serviettes, etc. Le siège est à Meisenheim, petite ville de moins de 3000 habitants, située à 210 km à vol d'oiseau au nord de Strasbourg, dans le Land de Rhénanie-Palatinat. Le mot "Meise" en allemand désigne une mésange, présente sur les armoiries de Meisenheim, et adoptée par PA pour son logo. PA travaille en partenariat avec une entreprise de maîtres artisans maroquiniers en Allemagne, et vend donc majoritairement des articles fabriqués en Allemagne. Le cuir est traité, sans chrome, dans une tannerie de la province de Vérone à partir de peaux exclusivement européennes et sud-américaines. Le résultat? De beaux articles, fiables et durables.
Staedtler fabrique nombre de produits pour les arts, le dessin technique, et l'écriture. Parmi ces derniers, la ligne "Initium" propose de magnifiques stylo-plumes, stylo-billes, et rollers d'un style épuré. Nous nous sommes amusés à combiner la sobriété allemande de Staedtler avec l'exubérance italienne des carnets Rossi !
Les blocs-notes, ça sert à laisser un mot à quelqu'un, à se laisser un mot à soi-même (du genre "as-tu pris ton portable?", collé sur l'intérieur de la porte de l'appartement), à noter la liste des courses tout au long de la semaine, ou encore à noter un numéro de téléphone à la volée.
Et heureusement, il y en a pour tous les goûts. Les sages et classiques de Rhodia ou Leuchtturm, les colorés de Original Crown Mill, ceux protégés par un étui en cuir d'agneau, à glisser dans la poche de sa chemise, de off lines, les fleuris, ceux de "le typographe" dont le papier est tellement épais qu'on peut en faire, par exemple, de belles étiquettes de table, les blocs pour l'écrivain qui souffre du "writer's block", autrement dit le syndrome de la page blanche, et ceux qui ont de simples feuillets tout blancs cachés par une couverture qui donne envie de voyager.
Et puis il y a les blocs-notes de Gmund: les cubes et blocs "sommets", de vraies sculptures en papier, et les cubes et blocs "Bauhaus", aux couleurs et motifs évoquant l'une des plus grandes périodes du design! Alors, choisissez votre style!
L'ébonite
Ebonite, ça vous dit quelques chose? La réponse trahira votre âge... L'ébonite, c'est une résine dure, la première inventée, l'ancêtre des résines synthétiques. Elle est noire comme l'ébène, d'où son nom. Elle est fabriquée par vulcanisation du latex naturel, c'est-à-dire par un procédé dans lequel le latex est chauffé en présence de soufre, ce qui introduit des liaisons chimiques entre les molécules du caoutchouc et ainsi le rigidifie. Plus la vulcanisation est poussée, c'est-à-dire plus on ajoute de soufre, plus le caoutchouc devient rigide, jusqu'à produire cette matière très dure qu'est l'ébonite. On peut obtenir des ébonites de couleur en introduisant divers pigments au latex.
La vulcanisation du caoutchouc
La vulcanisation a été découverte en 1839 par l'Américain Charles Nelson Goodyear, né en 1800 à New Haven (la ville où est aussi né l'administrateur de L'Ecritoire design (-: et où se trouve l'Université de Yale, dans le Connecticut) et mort en 1860 à New York. Goodyear n'a cependant pas nommé le processus "vulcanisation" mais "métallisation" du caoutchouc, pour refléter que le caoutchouc devenait dur comme du métal, et il n'a pas été le premier à breveter le processus. Il est devancé de quelques semaines par le britannique Thomas Hancock (1786-1865), qui inspiré par les expériences de Goodyear, dépose le premier un brevet en Angleterre en 1844 et nomme le processus "vulcanisation", du dieu romain des forges. Charles Goodyear a eu des problèmes d'argent toute sa vie et est mort très endetté. En 1898, l'entreprise de pneus Goodyear (Goodyear Tire & Rubber Company) est nommée en son honneur.
Récife et l'ébonite
L'ébonite a été utilisée pour fabriquer par exemple des becs d'instruments à vent (clarinettes, saxophones), des tuyaux de pipe, les premiers disques (78 tours), et des stylo-plumes. Récife reprend cette tradition dans sa collection de stylo-plumes et rollers "vintage fever", montrée ci-dessous avec les magnifiques carnets de "Carnet Numéro".
Voir aussi: "Les Carnets - ET CAHIERS - Numéro", "Carnet Numéro", "Récife, le spécialiste du stylo en habit de fête", "Récife, la petite maroquinerie pas triste", "Monet, par Récife", et "Quelques modèles de stylo-plumes Récife et nouveaux carnets Gmund".
En 1930, Constantin Samard, d'une famille où l'on pratique la sellerie depuis trois générations, crée à Vincennes son propre atelier de fabrication d'articles en cuir, d’abord sellerie et harnachements, puis très vite bagagerie et maroquinerie. En 1987, le petit-fils de Constantin Samard, Stéphan Arnal, s'associe avec Léo Smaga, un copain d'école, et ensemble ils relancent l'entreprise. C'est alors que naissent de nouvelles collections d’accessoires aux couleurs vives, que commence la fabrication d’instruments d’écriture, et que l'entreprise acquiert son nom d'aujourd'hui: Récife Paris!
L'atelier Récife se trouve maintenant à Chaville, tout près de Paris. Récife travaille le métal, avec des guillochages variés, et surtout les résines avec des effets marbrés, nacrés, ou ambrés, mais toujours flamboyants! Ci-dessous, quelques exemples de ces instruments d'écriture en fête, photographiés sur le magnifique papier à lettre de Monsieur Papier.
Voir aussi les billets de blog "Monet, par Récife", "Quelques modèles de stylo-plumes Récife et nouveaux carnets Gmund", "Récife, la petite maroquinerie pas triste", et "De Récife, les stylos tendance rétro".

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Mai 2021
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