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Véhicules automatisés : Devons-nous sauter l’étape de « niveau 3 » ?
Ce que toute l’industrie automobile craignait est finalement arrivé : un accident mortel impliquant un véhicule autonome.
Bon, ce n’était pas vraiment un véhicule autonome mais une automobile partiellement automatisée de niveau 3.
Le niveau 3 signifie que le conducteur conserve le contrôle permanent du véhicule, même en mode de conduite autonome et doit être en mesure à tout moment de reprendre le contrôle de son véhicule.
Est-il réaliste de penser qu’un conducteur va rester attentif à la route lorsque son véhicule est en mode autonome ?
Il y a de cela quelques années, lorsque les premiers véhicules furent équipés de régulateurs de vitesse, quelques conducteurs ont pensé que cette nouveauté était une forme d’automatisation du véhicule. Ainsi le conducteur d’un motor-home enclencha son régulateur de vitesse pour aller se préparer un café à l’arrière du véhicule. Après que le motor-home ait achevé sa course dans le bas-côté, cette personne se déclara étonnée que son véhicule ne se soit pas autopiloté.
Quelle est la compréhension des conducteurs de véhicules automatisés des limites techniques du niveau 3 et/ou sont-ils susceptibles de les accepter ? Est-il réaliste d’imaginer qu’en phase de conduite partiellement automatisée les conducteurs resteront attentifs aux situations du trafic ?
Evidemment, les dommages liés à une conduite automatisée de niveau trois à 40 km/h dans les bouchons seront moins sévères qu’avec des « Highway pilots » atteignant des vitesses jusqu’à 210 km/h. Bien que les circonstances exactes de l’accident n’aient pas encore été publiées, un blog de Tesla constate que dans cette situation spécifique la technologie est arrivée à ses limites.
Quelles seraient les mesures adéquates à prendre pour l’industrie automobile ? Limiter la vitesse de la fonction pilotage automatique à 110 ou 130 km/h ? Intégrer pour la conduite automatique sur autoroute une barrière géographique permettant d’enclencher le pilotage automatique uniquement lorsque le véhicule est localisé sur une autoroute ? Contrôler par caméra ou d’autres moyens technologiques que le conducteur dispose toujours du contrôle de son véhicule – mais quelle serait alors le besoin que remplirait la conduite automatique ?
Sauter le niveau 3 d’autonomie et autoriser sur nos routes uniquement les véhicules de niveau 5 ?
Evidemment, bien des questions doivent trouver des réponses ces prochaines semaines pour rendre les véhicules disposant d’ores et déjà de dispositifs de conduite autonome « de niveau 3 » plus sûrs et leurs conducteurs plus conscients des risques potentiels.
Et cela sans vouloir abandonner une technologie appelée à rendre nos routes plus sûres et à offrir un accès à la mobilité à tous.