Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06924.jsonl.gz/881

La législation en matière d'environnement et de protection des animaux s'est renforcée constamment ces 20 dernières années. Par exemple, les vaches laitières doivent pouvoir se déplacer à l'extérieur de l'étable et les aires de repos doivent présenter une taille minimale. Les veaux ne doivent plus être attachés et les porcs ne doivent plus être détenus sur des caillebotis. Des adaptations sont régulièrement apportées à la législation. Ainsi, depuis 2009, la castration sans anesthésie des porcelets est interdite. En matière de détention des bovins, tous les veaux doivent pouvoir disposer de fourrage grossier tel que du foin, de l'herbe ou du maïs sous forme de concentré.
Pour les grandes cultures, l'utilisation des produits de synthèse est restreinte ou interdite. Les monocultures doivent être remplacées par des rotations de cultures et une partie de la surface cultivable doit être extensifiée. Pour les agriculteurs, ces changements d'orientation de la législation entrainent plus de coûts et plus de travail. Pendant cette période, les prix au producteur ont drastiquement baissé. En 1993, un producteur de lait recevait plus d'un franc par litre de lait, en 2006 ce n'était plus que 70 centimes et en 2011, tout juste 62 centimes.
Les désirs et les besoins des agriculteurs et ceux des écologistes ou des militants des droits des animaux sont souvent divergents. L'objectif est de trouver un équilibre entre les différentes revendications. Pour contribuer à concilier ces intérêts différents, les agriculteurs ont perçu des contributions de la Confédération pour la détention respectueuse des animaux (SRPA ou SST) ou pour des mesures d'exploitation particulièrement écologiques.