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Dialogues avec l'ange, le best-seller de Gitta Mallasz, est la transcription d'une expérience spirituelle vécue pendant la Seconde Guerre mondiale par quatre amis hongrois. Pendant dix-sept mois, de juin 1943 à novembre 1944, Hanna Dallos transmet - au cours de 88 Entretiens - des paroles qu'elle dit ne pas émaner d'elle mais d'un maître intérieur ou d'un ange. Ces paroles sont retranscrites par Gitta Mallasz et Lili Strausz. Seule survivante, Gitta Mallasz, réfugiée en France en 1960, traduira ces entretiens en français. Ils seront publiés en 1976 et traduits en 21 langues. Dans son nouveau livre, Patricia Montaud rassemble 30 années de questions que les lecteurs des Dialogues avec l'ange ont pu lui poser. Elle leur répond en livrant avec une transparence bouleversante sa propre mise en pratique issue des réponses reçues auprès de Gitta Mallasz pendant plus de huit ans. Au fil des chapitres, on découvre un chemin concret, accessible à ceux qui cherchent à dialoguer avec leur ange, à ceux qui veulent découvrir leur véritable raison d'être sur Terre. Ce livre se lit page après page, comme un « fil rouge », et il réenchantera la vie du lecteur.
Société initiatique, la franc-maçonnerie est aussi un « laboratoire d'idées ». En effet, depuis plus d'un siècle, les obédiences françaises, par le biais des questions à l'étude des loges, se penchent chaque année sur des sujets, problèmes philosophiques de société, d'éthique, de dignité humaine, de progrès, bref toutes questions visant à améliorer la condition humaine. C'est ainsi que nombre de lois, d'avancées sociales, ont, d'abord été débattues dans le secret des loges avant que de passer dans les textes et d'être appliquées. L'ouvrage recense l'ensemble des sujets qui ont été débattus, depuis l'instauration de cette procédure, dans les obédiences françaises. Loin de l'image parfois négative de la franc-maçonnerie, la lecture de cet ouvrage contribuera à montrer combien notre société a pu être influencée par la réflexion de ces centaines de milliers de personne qui se préoccupent de l'amélioration de la condition humaine et de l'évolution de notre société.
Le premier tome de ce recueil rassemble toutes les études supplémentaires de René Guénon sur la franc-maçonnerie et le compagnonnage. Les articles et comptes rendus ont été rédigés entre 1927 et 1935 et publiés dans les revues Voile d'Isis et Études traditionnelles.
Abordant des thèmes aussi variés que les pèlerinages, les cathédrales de Cologne et Strasbourg ou encore les liens entre compagnonnage et bohémiens, René Guénon instruit le lecteur et l'initie à ces institutions fascinantes. Ses nombreux comptes rendus de livres et d'articles composent une revue exhaustive de la littérature sur ces sujets.
Les écrits sont regroupés par le genre des sujets traités et le classement est fait dans l'ordre chronologique, ce qui explique que l'ouvrage mêle dans son titre franc-maçonnerie et compagnonnage.
Quels sont les grands combats émancipateurs de la maçonnerie aujourd'hui ? Pourquoi est-il si important, face aux religions de l'identité et aux intégrismes, de défendre et d'illustrer le principe de laïcité ? Les maçons sont-ils d'ailleurs encore une force agissante, relayée dans la société, dans l'État, dans les médias, comme sous
la IIIe République ? Et surtout : sont-ils toujours à la hauteur de la tâche morale qui leur incombe ?
Jean-Philippe Hubsch a été à la tête de la principale obédience française - le GODF - pendant deux ans. Il lève le silence sur toutes ces questions, et tant d'autres, que se posent initiés comme profanes au travers d'un dialogue intense et exhaustif avec le journaliste et essayiste Alexis Lacroix.
Leur conversation dessine aussi en creux un portrait des enjeux les plus brûlants de notre époque. À la lumière de son expérience, Jean-Philippe Hubsch propose des voies
pour réparer une société française en voie d'archipélisation, redonner à celles et ceux qui ne croient plus à la politique une confiance dans les affaires publiques et retrouver le fil d'un progrès partagé.
Une certitude : face à l'insignifiance et au nihilisme omniprésents, le pari sur l'humanisme est un combat difficile, mais indispensable.
Selon René Guénon, la confusion entre, d'une part, le domaine ésotérique et initiatique et, d'autre part, le domaine mystique est une de celles que l'on commet le plus fréquemment aujourd'hui. Ainsi qualifier de « mystiques » les doctrines orientales est une erreur d'interprétation dont l'origine est imputable à certains orientalistes, erreur qui n'est pas due à une arrière-pensée définie, mais seulement à leur incompréhension et à leur parti pris plus ou moins inconscient, qui leur est habituel, de tout ramener à des points de vue occidentaux. C'est pourquoi il a paru nécessaire à René Guénon de nous expliquer nettement ce que signifie l'initiation, quels sont les éléments qu'elle requiert, et comment elle s'est historiquement développée.
Un classique du domaine initiatique et ésotérique.
L'Inde et la tradition hindoue sont pour René Guénon des références majeures. S'il n'y a réellement consacré que deux ouvrages, ce recueil rassemble toutes ses études supplémentaires sur le sujet. Les articles et comptes rendus ont été rédigés entre 1929 et 1950 et publiés dans les revues Voile d'Isis et Études traditionnelles. Abordant des thèmes aussi variés que la cosmologie, la métaphysique et l'organisation sociale de l'Inde, René Guénon instruit le lecteur et l'initie aux doctrines traditionnelles. Ses articles analysent notamment certains termes intraduisibles tels que le Dharma (le but le plus élevé proposé aux hommes) ou le Nâma-Rupâ (l'individualité tout entière, l'essence), mais également la théorie hindoue des cinq éléments ou encore les liens entre tantrisme et magie. Ses nombreux comptes rendus de livres et d'articles de revue composent une revue de la littérature des XIXe et XXe siècles sur l'hindouisme. Il étudie avec finesse les écrits d'auteurs occidentaux (Paul Brunton, Arthur de Gobineau, Carolina Rhys Davids...) et orientaux (Hari Prasad Shastri, Ananda Coomaraswamy, Ramana Maharshi...).
René Guénon, dans cet ouvrage, traite principalement de la méthode et des différentes voies de réalisation initiatique ainsi que de la question du « Maître spirituel ». Un sujet particulièrement important pour ceux qui sont rattachés à ce qui subsiste encore des initiations du monde occidental. Par ailleurs, Guénon nous éclaire sur la possibilité, à partir de notre état corporel, d'une réalisation spirituelle totale, équivalente à celle des Envoyés divins que les diverses traditions désignent par les noms de Prophète, Rasûl, Bodhisattwa et Avatâra.
Un classique du domaine initiatique et ésotérique.
L'auteur nous indique dans ce livre, aussi clairement que possible, les différences essentielles qui existent entre les modes généraux de la pensée orientale et ceux de la pensée occidentale. Il insiste ensuite sur ce qui se rapporte aux doctrines hindoues, en tant que celles-ci présentent des traits particuliers qui les distinguent des autres doctrines orientales, bien que toutes aient assez de caractères communs, pour justifier, dans l'ensemble, l'opposition générale de l'Orient et de l'Occident. Enfin, à l'égard de ces doctrines hindoues, il signale l'insuffisance, voire l'absurdité, des interprétations qui ont cours en Occident. Comme conclusion de cette étude, il indique, avec toutes les précautions nécessaires, les conditions d'un rapprochement intellectuel entre l'Orient et l'Occident, conditions qui sont bien loin d'être remplies ; aussi n'est-ce pour René Guénon qu'une possibilité, sans qu'il la croie aucunement susceptible d'une réalisation immédiate ou simplement prochaine.
Le philosophe du XIIe siècle puise sa connaissance dans l'ordre du cosmos, la beauté de la nature et, plus encore, dans le livre « du dedans ». Mais le philosophe est aussi un voyant. Inspiré, il prophétise. Philosopher, c'est avant tout imiter le Christ philosophe, mener une vie d'ascèse qui, à son sommet, rejoint l'état angélique. Il ne s'agit pas d'envisager la philosophie comme une spéculation ou un savoir, mais de l'introduire dans l'existence quotidienne. Idéal que l'on voit s'épanouir avec les Ordres monastiques, notamment cistercien ou chartreux, et encore avec les ermites. Rien d'étonnant, donc, à ce que tout le xiie siècle soit illuminé par la personnalité d'un moine : Bernard de Clairvaux.
À quoi servent les symboles, les mythes et les rites ? Quels sont les comportements que développe cette méthode : mieux écouter, changer son regard, apprendre à patienter, oser entreprendre ? Chaque thématique abordée renvoie aux réponses des auteurs que Jacques Carletto, journaliste, a rencontrés et souvent interviewés en vidéo. L'ouvrage constitue ainsi un ouvrage de référence pour commencer une recherche dans ces domaines méthodologiques. Le livre est illustré de dessins humoristiques constituant un « contrepoint », qui donne un léger recul face au sérieux du travail.
Clair et vivant, cet essai use d'un peu d'impertinence pour s'adresser aux proches, épouses et amis des Francs-Maçons. Ces derniers se sentent généralement démunis pour expliquer la raison de leur appartenance et le processus de mise en ordre intérieure qu'ils vivent à travers l'expérience maçonnique de toute une vie.
À la recherche d'un sens à donner à sa vie, le Franc-Maçon ne peut éviter certaines interrogations, que l'auteur aborde avec beaucoup de simplicité, n'excluant pas... L'absence de réponse au profit du mystère. Ce mystère du secret des maçons est incommunicable, dit-on, tant il est lié à l'expérience de chacun, à une quête qui doit rester inassouvie.
Avec maîtrise et une certaine facilité, l'auteur se livre au dévoilement des mécanismes qui le sous-tendent. L'ouvrage s'achève sur une interrogation : la Franc-Maçonnerie est-elle prête à faire face au défi des nouvelles normes culturelles, des mutations sociétales, des nouvelles technologies et des avancées scientifiques ?
Et par là, à retrouver la place qui fut la sienne au siècle des Lumières et de la Royal Society ?
« La franc-maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l'étude de la morale et la pratique de la solidarité ; elle travaille à l'amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l'Humanité. Elle a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience [...] Elle se refuse à toute affirmation dogmatique. Elle attache une importance fondamentale à la Laïcité. Elle a pour devise : Liberté, Égalité, Fraternité » : Par ces mots débute l'actuelle constitution du Grand Orient de France, obédience maçonnique fondée en 1773 par le duc de Montmorency-Luxembourg et comptant en 2018 plus de cinquante mille initiés. Il semble aisé, en confrontant cet idéal de liberté, d'égalité et de fraternité au pouvoir héréditaire dont jouit la monarchie, et à la notion de gouvernement de droit divin qui sous-tend sa tyrannie, de conclure que ces deux ordres sont profondément opposés et antagonistes. Pourtant, est-ce si simple ? Rien n'est moins sûr.
L'Histoire n'est jamais définitivement écrite. Elle est sans cesse revue et réanalysée à l'aune de nouvelles connaissances. Après cent trente années de recherches académiques sur les origines de la franc maçonnerie et différentes thèses avancées, aucune n'étant satisfaisante à ce jour, un réexamen complet des sources était devenu indispensable. Si aucun texte majeur n'a été découvert depuis longtemps, certains écrits sont en revanche tombés progressivement dans l'oubli pendant que d'autres étaient minimisés ou discrédités pour ne pas nuire à une certaine idéologie. Il fallait donc exhumer cette documentation et la confronter aux autres sources pour bâtir une synthèse cohérente et fidèle au déroulement des événements historiques.
Pierre Vajda expose ici ce que la franc-maçonnerie peut apporter à l'honnête homme d'aujourd'hui désireux de s'élever spirituellement, de trouver son harmonie intérieure et d'intégrer l'éthique dans sa conduite sociale.
L'ouvrage, destiné aux profanes, expose avec clarté la nature du projet initiatique, sans fourvoyer le lecteur dans les méandres de l'histoire complexe de la franc-maçonnerie. Il dégage les buts, les méthodes et l'originalité profonde d'une démarche et d'une ascèse devenues presque incompréhensibles pour la société actuelle, matérialiste et pressée.
La franc-maçonnerie dont parle l'auteur reste une des rares disciplines de vie et de pensée permettant à l'homme moderne, par un effort et un cheminement entièrement personnels, de donner plus de sens à sa vie, de comprendre les valeurs morales et de revisiter la notion de sacré hors de toute référence dogmatique. Ainsi, engagé sur le chemin de sa propre unifi cation, l'individu pourra oeuvrer effi cacement à l'amélioration de la société en assumant pleinement sa part de responsabilité dans le cadre des différents engagements choisis.
Ce livre aide le lecteur profane à mieux cerner ce secret, à la fois invisible et inviolable, que les francs-maçons portent au plus profond de leur coeur et qui éclaire leur vie. Puisse-t-il aussi aider ces derniers à trouver les mots pour en parler plus aisément à l'extérieur des temples.
Pierre VAJDA a fait carrière comme économiste, cadre supérieur et dirigeant de banque. À la retraite, il poursuit une activité associative, notamment dans le domaine du microcrédit au service de la création d'entreprise par les plus démunis, et consacre son goût pour l'écriture à faire mieux connaître la franc-maçonnerie initiatique de Rite Écossais Ancien et Accepté. Il est membre de la Grande Loge de France depuis 1990 et a publié, aux éditions Dervy (2009), Savoir et Connaissance. Une approche herméneutique du Rite Écossais Ancien et Accepté.
Passionné autant par la médecine qLe troisième degré, grade de maître, réalise une coupure définitive entre la maçonnerie de métier des deux premiers degrés et la maçonnerie des futurs hauts grades dont la maîtrise constitue la racine. Le maçon change au troisième degré, avant de changer de plan. Il passe de l'équerre au compas. Il commence à s'élever au-dessus des contingences terrestres et matérielles pour pénétrer dans les sphères plus hautes de la connaissance spirituelle, dans un double espoir, celui de retrouver la parole perdue et celui de l'instauration du Saint Empire. Il faut donc bien se rendre compte qu'il s'agit avant tout d'un travail sur soi, en soi, qui n'est pas une simple transmission mais une vraie création enrichie, une conversion à un monde intérieur aboutissant à réorienter son regard. C'est un art augmenté d'une pratique vertueuse et spirituelle pour une ascension progressive et permanente. Un maçon ne doit jamais être indulgent avec lui-même et ne peut pas se contenter de l'ordinaire. Le Rite Écossais Ancien et Accepté (R.E.A.A.) offre une richesse quasi inépuisable d'inspiration et de réflexions car il a été construit selon une lente et réfléchie maturation en trente-trois degrés. La promesse de l'Écossisme est de combattre avec foi les forces d'entropie négatives qui créent la disharmonie comme la disparition du savoir et du bien-faire. Ce livre tente de clarifier certains points, au troisième degré pour le R.E.A.A., et donne une esquisse de philosophie générale afin d'en faire profiter les maçons qui veulent donner de leur temps pour se perfectionner. Un maître doit toujours se perfectionner, chercher, comprendre et s'améliorer, et faire que son travail ne s'arrête jamais car rien n'est acquis et tout se perfectionne.ue par l'histoire, l'auteur les pratique depuis plus de trente ans. Durant ces lustres, un constat surprenant lui est apparu : celui de la désacralisation progressive de l'homme dans la médecine, et ce avec la complicité de l'Église. D'abord l'esprit, puis l'âme, enfin le corps. Pour l'appréhender, il a retracé une fresque historique. Il donne l'exemple des prêtres égyptiens et des druides lorsque la médecine était entre des mains sacrées. Le processus se met en place tout au long du Moyen-Âge pour arriver au résultat consternant de la théorie mécaniste au xixe siècle. Est-il trop tard ? Pourra-t-on encore dans les années à venir parler de maladies psychosomatiques dans le vrai sens étymologique, sans pour tomber autant dans le péjoratif ? Pouvons-nous renverser la vapeur ? Ce serait remettre, retrouver le sacré de l'homme, dans l'homme, le divin en chacun de nous et dans l'autre. Concilier médecine, technicité et métaphysique. Tel est l'un des défis majeurs lancé en ce début du troisième millénaire.
Beaucoup de livres sur l'ésotérisme ont été écrits, des meilleurs comme des pires ; si bien que le lecteur qui aborde ce sujet a très vite le sentiment d'être perdu dans une jungle où les arbres sont si serrés... qu'ils cachent eux-mêmes la forêt ! Pour tenter de résoudre ce dilemme, je me suis posé sept questions, auxquelles je réponds : Qu'est-ce que l'ésotérisme ? Y en a-t-il un ou plusieurs ? Et si oui, lesquels ? Qu'est-ce qui distingue ou rapproche les notions d'« ésotérisme », d'« occultisme » et d'« hermétisme » ? Quels sont leurs domaines d'intervention, les courants qui les traversent et les champs de leurs interrelations ? Y a-t-il des thèmes fondamentaux et universels à l'ésotérisme, quels que soient ses domaines, ses courants et ses champs ? Et si oui, combien y en a-t-il ? Et lesquels ? En quoi, quand et comment les thèmes fondamentaux et universels de l'ésotérisme ont-ils influencé les mythes, les rites et les archétypes maçonniques ? Pourquoi les langages symboliques de l'ésotérisme intéressent-ils l'homme d'aujourd'hui ? Enfin, quelle attitude l'initié peut-il (ou doit-il) adopter à l'égard des langages symboliques de l'ésotérisme maçonnique ? Les réponses à cet important travail de recherche, basé sur une riche documentation (souvent méconnue ou ignorée), font l'objet du présent ouvrage. Je l'ai volontairement écrit dans un style simple et avec des pensées claires pour qu'il soit accessible à tous ; car la quête que je poursuis est aussi la vôtre...
La franc-maçonnerie est une « vieille dame » âgée de 300 ans. Pourtant, si l'on en juge par ses effectifs en France, où soeurs et frères n'ont jamais été aussi nombreux, elle ne manque pas d'attraits ni de dynamisme. En même temps « une et multiple », séparée en nombre d'obédiences souvent concurrentes entre elles, elle regroupe, à travers des milliers de loges, environ 150 000 membres. Qui sont-ils ? Quelles sont leurs motivations ? Comment vivent-ils leur engagement maçonnique ? Que représente-t-il dans leur vie ? Quels idéaux les animent ? Quelles sont leurs pratiques ? Quelles définitions ont-ils de la franc-maçonnerie ? En quoi se différencient-ils les uns des autres ? Quel est le sentiment de fraternité qui les unit ? Autant de questions que tout un chacun, profane ou initié se pose. Ce sont ces questions volontairement candides que l'écrivain Joseph Vebret a posées à trente francs-maçons, membres de nombreuses obédiences. Des personnalités, bien sûr, mais aussi des frères et des soeurs de tous niveaux venus de tous les horizons et Orients, parisiens et provinciaux, connus ou anonymes, adeptes d'une franc-maçonnerie « sociétale » ou « spirituelle ». Sans être une étude sociologique, l'ouvrage permet d'appréhender le fait maçonnique dans tous ses aspects et de mieux comprendre ce qui unit, au-delà des différences d'approche, toutes les femmes et tous les hommes engagés dans ce mouvement à la fois « club », société de pensée, société initiatique. De ce kaléidoscope, qui peut paraître bariolé, un élément se fait jour. Tous ces frères et soeurs témoignent du fait que l'espérance d'une société plus juste, plus humaine, plus fraternelle ne meurt jamais chez les femmes et hommes « de bonne volonté ». Les chemins qui y mènent ne sont pas les mêmes et, s'il est vrai que l'idéal est un absolu que l'on n'atteint jamais, il n'empêche que, sur les voies maçonniques, c'est bel et bien lui qui sert de lanterne. Ces hommes et ces femmes en témoignent, chacun à leur manière singulière.
Deux cultures, deux environnements de pensée constituent l'univers de l'auteur : la pensée rationnelle universitaire, qui mêle philosophie et science, et la franc-maçonnerie, lieu de tradition et de symbolisme. Longtemps, il a cloisonné ces mondes, celui de la raison paraissant séparé définitivement de l'analogie. Son esprit s'émancipa petit à petit du prêt à penser et sut apprivoiser mieux toutes les dimensions de la culture maçonnique ; une réelle synergie s'installa tout à fait naturellement. Ainsi, René Rampnoux comprit par la franc-maçonnerie que la dualité se dépasse, comme d'ailleurs Hegel l'avait annoncé. Pour lui, aujourd'hui, le dialogue entre philosophie et franc-maçonnerie est permanent, les deux modes de pensée s'enrichissant.
Qu'adviendrait-il si on venait à découvrir que la véritable histoire du 3e grade est profondément différente de celle communément admise et qu'il en va de même de celle des origines de la franc-maçonnerie ? Se pourrait-il que les historiens aient, par des sources insuffisantes ou négligées jusqu'alors et du fait de leur méthode, déformé le réel jusqu'à forger un nouveau mythe, celui de l'invention d'une tradition maçonnique à l'époque de l'Enlightenment ? À partir d'une abondante documentation et des sources authentiques, méticuleusement étudiées dans le cadre d'une approche pluridisciplinaire rigoureuse, le lecteur, maçon ou profane, se voit proposer une mise au point essentielle sur Hiram et le Mystère de la Maîtrise. En revisitant l'histoire avec clarté et précision, exhumant du passé des documents oubliés, cet ouvrage très dense, fruit de longues années de recherche, permet également de lever le voile d'obscurité qui entoure la naissance de la maçonnerie moderne. Cette étude, inédite par les domaines de recherche qu'elle croise, ouvre la voie à une révision complète et en profondeur de l'historiographie maçonnique. David Taillades est un franc-maçon lyonnais initié dans une loge pratiquant le rite anglais de style Émulation. Diplômé en recherche à l'université Lyon 3, il étudie la franc-maçonnerie sous tous ses angles. Après un premier ouvrage consacré à la symbolique des rituels anglais, De la franc-maçonnerie opérative au rite Émulation (Dervy, 2013), ce deuxième essai s'adresse aux passionnés d'histoire en quête des origines.
Lorsque certains grades alchimiques du REAA furent créés au XVIIIe siècle, ils optèrent pour un langage qui, par ses codes et croyances, était familier aux élites du temps. En effet, la symbolique alchimique opérait, à l'époque, un syncrétisme des codes culturels et croyances européennes issus de la Bible, de la théologie, du platonisme, de l'aristotélisme, de la mythologie antique, de l'hermétisme et de l'astrologie.
Le grade de Maître secret, bien que parfois considéré comme étant d'origine hébraïque, parce qu'il s'inscrit dans la légende de la construction du Temple de Jérusalem, possède en fait des symboles distinctifs (tableau de loge, cercueil, clé, oeil, cercle, chandelier à sept branches, etc.), un idéal de perfection et un ésotérisme transcendant, tous inspirés de l'alchimie ; c'est là une découverte. François Bégon propose ici un traité complet sur le grade de Maître secret enrichi d'une magni que iconographie, avec plus de cent gravures.
Cet ouvrage est un guide pratique pour tous ceux qui souhaitent apprendre à reconnaître et comprendre les messages alchimiques qui, partout en France, apparaissent dans l'architecture et la décoration des cathédrales, châteaux, demeures anciennes, etc. Grâce à son expérience, Josane Charpentier décrit avec clarté et précision ces hauts lieux de l'expression alchimique dont la signification passionnera les fervents d'hermétisme.
La présentation d'Eugène Canseliet, éminent spécialiste de l'alchimie, permet d'accéder à ce domaine fondamental de la réalité et ainsi de poser un regard radicalement différent sur l'homme et l'univers.
Josane Charpentier a publié Le Livre des prophéties (Éd. Marabout) qui a connu de nombreuses rééditions et La Sorcellerie en pays basque (Librairie Guénégaud). Elle fut l'épouse de Louis Charpentier, auteur du grand succès Les Mystères de la cathédrale de Chartres (Éd. Robert Laffont).
Le Second Surveillant est le troisième maillet de la loge ; il veille sur les Apprentis, les instruit. C'est une fonction difficile qui pose un vrai questionnement à celui ou celle à qui échoit le poste dans une loge. Etre Second Surveillant c'est être capable de transmettre et de donner, pour que les yeux émerveillés de ceux à qui l'on a montré la lumière ne se ternissent pas, mais qu'au contraire ils continuent de s'ouvrir de façon lucide et éclairée sur le monde des symboles et de l'initiation. Continuant la série des vade-mecun, Claude Darche aborde, avec la même démarche explicative que dans ses précédents ouvrages, le rôle et la fonction élu Second Surveillant.
A partir du IVe siècle, il s'est produit en Chine une alliance très particulière entre le bouddhisme tchan (le futur zen japonais) et la poésie. Ces poètes bouddhistes étaient de simples laïcs ou bien des moines. Certains, comme Hsieh Ling-yun, avaient occupé un poste important et devinrent bouddhistes après une épreuve, une remise en question de leur vie. En revanche, HanShan restera toujours très libre vis-à-vis de toutes les autorités civiles et religieuses. Beaucoup de ces moines-poètes vivaient dans des monastères, des grottes ou des ermitages perdus dans les montagnes. Car tous recherchaient la présence d'une nature vierge, sauvage. En fait, par bien des aspects, ils continuaient la tradition des maîtres taoïstes qui fuyaient la «civilisation» et les honneurs. Les bouddhistes tchan considéraient que cette osmose avec l'univers que vivaient et décrivaient les poètes de l'ancienne Chine reflétait l'identité entre le nirvana et la samsara, l'illumination et le devenir qui est l'un des fondements du bouddhisme mahayana. Ce petit livre raconte la vie des principaux poètes bouddhistes chinois et présente une traduction de leurs poèmes les plus représentatifs.
Les origines, au XVIIIe siècle, du Rite Écossais Ancien et Accepté ne peuvent être dissociées de l'Histoire de la France et de l'Occident. Pour les francs-maçons de cette époque, comme pour la plupart de leurs contemporains, la spiritualité était essentiellement religieuse. On était théiste, déiste, panthéiste, rarement athée ou agnostique. Le « Grand Architecte de l'Univers » représentait alors le « Dieu » des religions ou, pour les philosophes, le « Dieu » d'une « religion naturelle » susceptible d'unir tous les humains. L'apparition des Hauts Grades, dès la première moitié du XVIIIe siècle, introduisit dans les rituels maçonniques de nouvelles sources de spiritualités en marge des religions officielles : mystique, hermétisme, gnosticisme, kabbalisme, Rose- Croix, templarisme, sans que soit contestée l'existence d'un « Grand Architecte de l'Univers ». Ainsi, en puisant sa substance dans la Bible et dans ce qui survivait de l'ésotérisme des anciennes traditions, s'élabora progressivement la spiritualité du Rite Écossais Ancien et Accepté.