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Un accord a été signé lundi dernier entre les autorités genevoises, vaudoises et françaises de la région, pour le financement d'une première étape de projets infrastructurels rendus nécessaires par le développement fulgurant de la régio genevensis. Fulgurant ? Bien plus rapide que prévu, en tout cas : on prévoyait 200'000 habitants de plus en vingt-cinq ans, on en déjà gagné 65'000 en cinq ans... dont la moitié se sont installés en France, et un tiers dans le canton de Vaud, faute de logements disponibles à Genève, alors que dans le même temps et le même espace le nombre de places de travail s'est accru de 36'000 (soit en cinq ans le tiers de ce qu'on prévoyait en vingt-cinq ans), dont 6000 sur territoire vaudois -mais sans progression côté français. Les déséquilibres régionaux auxquels le projet d'agglomération voulait remédier se sont donc accentués, alors que l'on peine à constituer réellement la région, et surtout à admettre qu'elle est désormais le cadre de référence politique qui s'impose, puisqu'elle est le cadre qui s'impose à la réalité, et qui impose sa réalité, quelque déni que lui opposent dérisoirement quelques blaireaux refusant de voir plus loin que l'entrée de leur terrier, et rêvant même de s'y barricader.