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Le message est on ne peut plus clair: soit le financement 2022 est bouclé rapidement, soit d'ici trois mois l'UNRWA va s'effondrer "comme un château de cartes".
Le montant que réclame l'agence s'élève à 1,6 milliard de dollars américains, pour assurer l'assistance humanitaire et l'aide au développement de plus de 2 millions de personnes, réparties sur cinq aires géographiques différentes: la Cisjordanie, Gaza, le Liban, la Syrie et la Jordanie. Pour l'heure, malgré le retour récent des Etats-Unis dans le pot commun, le compte n'y est pas.
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Selon Philippe Lazzarini, la situation sur place, particulièrement en Syrie, se dégrade. La pauvreté des réfugiés palestiniens est en augmentation, et les besoin d'assistance aussi.
Un budget très difficile à prévoir
Mais l'UNRWA, dont l'existence même est régulièrement contestée politiquement, n'échappe pas à la polarisation autour du conflit israélo-palestinien. Son financement, dit le commissaire général, reste très difficile à prévoir, et peut varier à la suite d'une élection nationale et d'un changement d'administration. Certains partis indiquent par exemple noir sur blanc dans leur programme qu'ils suspendront leur assistance à l'UNRWA en cas de victoire.
Les besoins sur le terrain eux restent, voire augmentent. Dans l'immédiat, ce sont deux millions de personnes qui dépendent de l'aide alimentaire de l'UNRWA et nécessitent un accès aux soins élémentaires. Par ailleurs, ce sont 500'000 enfants qui sont aujourd'hui scolarisés dans l'une des 700 écoles gérées par l'UNRWA.
En plus du développement humain et de l'assistance humanitaire pour les réfugiés palestiniens, l'UNRWA contribue à la stabilité dans une région hautement volatile
Pour Philippe Lazzarini, assurer la pérennité de l'agence revêt aussi un enjeu majeur pour la stabilité dans la région. "En plus du développement humain et de l'assistance humanitaire pour les réfugiés palestiniens, l'UNRWA contribue à la stabilité dans une région hautement volatile et semée d'incertitudes", explique-t-il dans l'émission Tout un monde. "Il serait préférable d'avoir une UNRWA forte et prévisible."
>> Son interview dans l'émission Tout un monde:
Benjamin Luis