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Sonate
L’atelier présente
deux sonates pour le piano de la période romantique (Liszt) et moderne (Prokofiev). Elles ont en commun une fougue créatrice et une poésie qui montrent toute l’étendue des possibilités expressives et techniques du piano.
La Sonate pour piano n°2 de Prokofiev (1912)
est une œuvre de jeunesse à la fois virtuose et poétique. La magie des sonorités des passages lents rappelle les traversées sibériennes des textes de Boris Pasternak. La virtuosité des 2e et 4e mouvements est jubilatoire.
La Sonate pour piano de Liszt (1853)
est considérée comme l’œuvre la plus importante de Liszt. Le thème initial génère dès la première note une tension extrême. La dernière note de la sonate est un si abyssal qui pose problème puisqu’il n’existe pas sur le clavier. Il faudra le rajouter. Cette œuvre, radicalement novatrice, qui emprunte la forme Sonate pour mieux la dissoudre, préfigure le terrain debussyste et les horizons de la musique du 20e siècle.
La Sonate pour piano de Liszt est présentée en collaboration avec la pianiste Vanessa Lenglart qui jouera la Sonate pour clore la série des ateliers 20/21.
Activités
A l’aide d’extraits et de jeux d’écoute, l’atelier présente le plan des oeuvres, les principaux thèmes et leurs liens, et les multiples facettes de l’utilisation du piano.
Vanessa Lenglart
Née en 1975, Vanessa Lenglart suit régulièrement les cours du pianiste Eduardo Vercelli pour entrer ensuite dans la classe de Dominique Weber où elle obtient le diplôme professionnel de piano en 1998. Elle se perfectionne ensuite auprès de Ricardo Castro à Fribourg et obtient le diplôme de virtuosité en 2000. Elle se produit régulièrement en concert, dans un répertoire de soliste et de musique de chambre, et enseigne le piano au Conservatoire populaire de musique, danse et théâtre depuis 2002.