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• Un homme libre en Jésus-Christ
• Un théologien hétérodoxe et autodidacte
• Un adversaire du système antichrist
• Un Christocrate
Mes convictions
L'essentiel de mes croyances sont résumées dans le kérygme, dans le credo des Apôtres, dans les cinq solas et dans plusieurs idées de la Réforme radicale (en particulier celles de Thomas Müntzer). Ces convictions m'ont naturellement conduit à ne pas croire aux autres formes d'autorités et lois humaines, ainsi qu'à rejeter tous les pouvoirs ecclésiastiques qui maintiennent leurs fidèles dans l'ignorance et la soumission à ce système. En cela je m'inscris dans une forme d'anarchisme chrétien.
Théologie des "deux béquilles"
Comme les anciens, je crois que la vraie théologie est une science supérieure à toutes les autres en ce qu'elle s'occupe des objets les plus élevés et qu'elle recherche la profondeur des choses. En outre, les autres sciences tirent généralement leur certitude de la raison humaine qui est faillible, tandis que la théologie est censée tirer la sienne de l'Esprit divin qui est infaillible. Cependant, je crois que les cadres institutionnels – pseudo-Églises, écoles, universités, etc. – ont perverti la théologie en faisant d'elle une "science" comme les autres, c'est-à-dire soumise à la raison humaine, à l'esprit du temps, à l'orientation d'un système, d'un parti, d'une religion ou d'une secte, au lieu et place de l'apprentissage et l'intelligence de la foi qu'elle devait apporter. Autrement dit, les cadres institutionnels ont remplacé l'éclairage de l'Esprit par celui de la raison humaine, la foi par le doute, et la liberté chrétienne par le conformisme ambiant. C'est la raison pour laquelle j'ai préféré apprendre cette science plus librement – en "autodidacte" – à l'école de la Vie et de l'Esprit plutôt qu'à travers une formation institutionnelle.
En ce qui concerne "ma lecture" de la Sainte Bible, on pourrait la qualifier de "dialectique", c'est-à-dire que je crois que ce qui peut apparaître comme des contradictions (entre par exemple la Loi ancienne et la Loi nouvelle) sont en réalité des sortes de poids et contrepoids qui permettent à l'homme de trouver un certain équilibre. Bien entendu, l'Ancien Testament doit être lu à travers la Révélation plus parfaite et complète donnée par Jésus-Christ, à savoir le Nouveau Testament, mais celui-ci n'annule pas entièrement celui-là (Matthieu V, 17). Certes, dans l'absolu, le Nouveau Testament pourrait suffire puisque la Grâce et la Charité sont plus parfaites que la Loi et la Justice, mais l'homme n'est pas assez mature, il est spirituellement trop handicapé pour se passer entièrement de ces dernières. Autrement dit, avec l'Ancien Testament seul, l'homme tombe dans un légalisme destructeur; mais avec le Nouveau Testament seul, il tombe dans un laxisme tout aussi destructeur. La Grâce et l'Amour mal compris, voire pervertis, ont d'ailleurs produit la civilisation pagano-chrétienne que l'on a connue en Occident et qui se dirige actuellement toujours plus vers le paganisme et l'athéisme (car "nul ne peut servir deux maîtres"). C'est pourquoi je suis convaincu que "les deux béquilles" (Ancien et Nouveau Testament) sont indispensables pour marcher droit, pour trouver le bon équilibre, aussi bien individuellement que collectivement – le tout, bien sûr, avec le secours de l'Esprit, sans lequel nul ne peut opérer la juste et bonne synthèse. Je crois également en un double sens des Saintes Écritures à tous les niveaux, et tout particulièrement au sujet du Royaume de Dieu: il y a un sens terrestre et temporel, c'est-à-dire le meilleur ordre social auquel nous devrions tous aspirer pour vivre le mieux – ou le moins mal – possible, et un sens spirituel qui renvoie à l'autre monde et à l'éternité. L'un ne devrait pas exclure l'autre.
Enfin, je me qualifie de théologien "hétérodoxe" (litt. autre ou différente opinion), tout simplement parce que ce qu'on appelle abusivement "orthodoxie" (droite/correcte opinion) n'est souvent rien d'autre qu'une "homodoxie" (même/pareille opinion [que celle du monde]).
Les moyens: l'écriture, le dessin, le rap...
Bien que préférant aujourd'hui le classique (en particulier Bach, Chopin, Beethoven et Schubert) au rap, certaines peintures et la calligraphie aux graffitis, le bon français à l'argot… c'est dans la culture hip-hop que j'ai grandi. J'y suis entré par le graffiti avant de m'initier au rap.
Cette contre-culture m'avait d'abord plu pour son côté «art-brut», sans barrières à la créativité, accessible à tous; mais elle m'a vite déplu après sa récupération et sa commercialisation par le système. Je suis néanmoins toujours resté dans le milieu dit "underground", et plus encore après ma conversion au Seigneur (puisqu'il n'y a en réalité pas plus "underground" que le vrai christianisme). Depuis lors, l'écriture, le dessin et le rap sont devenus les principaux outils que j'emploie pour faire passer un message et transmettre ma foi chrétienne. «Car je n'ai pas honte de l'Évangile : c'est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit...» (Rom. I, 16)
Pseudonyme et identité visuelle (logo)
Mon pseudonyme "Beno aka Profetyk" suscite souvent des interrogations tant il est vrai qu'il peut paraître mystérieux; mais son origine est en fait assez simple. Féru de bandes dessinées dans ma prime jeunesse, j'avais voulu copier certains auteurs que j'admirais en me choisissant également un pseudonyme. C'est ainsi qu'est né "Beno" (qui allait aussi devenir mon "blase" dans le graffiti). Quant au second, "Profetyk", il m'est venu bien plus tard, avant de sortir mon premier album de rap. C'est en fait une forme assez personnelle et phonétique du mot "prophétique", tiré du grec ancien prophetikos, qui signifie, en gros, "se rapportant aux prophètes ou aux prophéties"; car évidemment, se nommer soi-même "prophète" aurait été bien trop prétentieux. Aussi saint Paul nous dit d'aspirer aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie (I Cor. XIV, 1). Or, il faut savoir que dans la Bible, la prophétie ne se limite pas au sens de "prédiction" mais elle fait plus largement écho à l'imprégnation et à la transmission, par l'homme, de la parole de Dieu (ou de paroles inspirées de celle-ci). En outre, le Nabi (prophète chez les Hébreux) était celui qui se retirait de la foule et du monde profane pour méditer et rechercher Dieu. En d'autres termes, il cherchait à voir avec les yeux spirituels, c'est-à-dire ceux de la foi. Par ailleurs, puisque l'authentique prophète œuvrait généralement en dehors du "système" et ne défendait aucun intérêt mondain, il était tantôt respecté, tantôt perçu comme une menace pour l'ordre établi (et donc souvent persécuté). Du reste, il pouvait parfois être vu comme une sorte de "fou" en raison de ses propos "mystérieux" et souvent contraires à l'opinion dominante. C'est donc dans cette tradition plurimillénaire que j'ai souhaité m'inscrire, sans pour autant être moi-même un "prophète" à proprement parler.
J'ai ensuite simplement joint ces deux pseudonymes avec l'acronyme anglais "aka" (also known as, "aussi connu comme") pour n'en former plus qu'un seul. D'une manière prosaïque, c'était aussi une façon pour moi de me garantir que ce pseudonyme serait vraiment unique au monde (car à l'heure d'internet, il vaut mieux essayer de se distinguer).
Enfin, concernant le logo, étant donné que je suis passionné par la calligraphie et plus généralement par les lettres (surtout anciennes), j'avais d'abord choisi un "Alpha" entouré d'un "Omega" (première et dernière lettres de l'alphabet grec ancien), inspiré d'un vieux symbole chrétien représentant le Christ qui est le commencement et la fin (Apocalypse I, 8; XXI, 6; XXII, 13). J'ai ensuite décidé d'en former un nouveau en remplaçant simplement l'"Alpha" grec par l'"Aleph" hébreu, tout simplement parce que le sens m'a paru éminemment plus profond. En effet, l'Ancien Testament a été écrit en hébreu et le Nouveau Testament en grec ancien. Ces deux parties ne forment qu'une seule vérité: la Bible, qui va de la Genèse à l'Apocalypse. Par ailleurs, dans un sens plus mystique, saint Jean avait écrit l'Apocalypse en grec (ou du moins l'avait-il dicté à quelqu'un qui l'avait écrit en grec), mais avec une pensée évidemment hébraïque. Ainsi, de toute évidence, l'Alpha et l'Omega grec correspondaient à l'Aleph et le Tav hébreu. Or, il faut savoir que l'alphabet grec ancien (alpha, beta...) puis latin dérivent de l'alphabet hébreu (aleph, beth...), lui-même dérivé du premier alphabet au monde qui est la langue sacrée. Ainsi, chacune des lettres – aussi bien de l'hébreu que du grec – correspond à un nombre. En outre, chaque lettre hébraïque signifie elle-même quelque chose, puisqu'à l'origine elle désignait une ou plusieurs figures. La première lettre, Aleph, symbolise à la fois le principe, la force, la création, et, en même temps, le taureau (ou le bœuf); tandis que la dernière lettre, Tav, symbolise en premier lieu la croix, le signe, l'alliance. À noter d'ailleurs qu'en paléo-hébreu, la lettre même de Tav était formée par une croix. Cela n'a évidemment rien d'un hasard, car l'alphabet hébreu nous révèle à lui seul la vérité: l'Aleph, la création, la première alliance (à travers les sacrifices d'animaux) devait préfigurer le Tav, c'est-à-dire la nouvelle alliance éternelle, universelle et plus parfaite, à travers le sacrifice ultime de Jésus-Christ sur la Croix. Ainsi tout a été accompli, il ne reste donc plus qu'à œuvrer pour la Christocratie sur Terre.
« Le mot anarchie pourrait susciter à l'esprit des image de violence, de chaos, et de désordre. L’anarchisme chrétien n’est pas cela. Pas plus qu’une nouvelle religion tendance perdue dans les milliers de confessions différentes du christianisme. Alors qu’est-ce que c’est ?... »
L’auteur de cet essai propose une réponse claire à cette question. À travers sept chapitres, il nous invite à réfléchir sur la Bible, l’histoire du christianisme et le rapport du chrétien à la politique. Sans ambages ni vaines précautions, il aborde dans un style direct des sujets aussi variés que sensibles, tels que la désobéissance civile, le libre arbitre, l’apostasie dans l’Église ou encore l’Apocalypse.
Enfin, face à l’imminence des crises, il réaffirme la prééminence du message du Christ, jusqu’à oser penser à la quintessence de l’ordre : la Christocratie.
Auto-produite et tirée en 1000 exemplaires, cette mixtape a été distribuée gratuitement.
Dans une époque où tout s'achète et tout se vend, il m'a semblé bon de réaliser un projet sans chercher le moindre profit ; conformément à une phrase du Christ qui dit : « Vous avez reçu gratuitement ; donnez gratuitement.» (Mt. X, 8)
1. Intro
2. Stupéfiante vérité
3. Crime contre l'humanité
4. Croisade contre Babylone
5. Eva
6. La loi du talion
7. Tribulation
Théorapie est mon premier album (EP) réalisé en 2007 puis sorti dans les bacs en 2008. Pour la petite anecdote : ce titre est un jeu de mots entre Théos (« Dieu » en grec) et « thérapie » (traitement d'une maladie). Ainsi, et selon ma propre définition, une « Théorapie » serait le traitement que Dieu nous offre pour remédier à notre maladie à tous : le péché ! Et ce traitement n'est autre que Jésus-Christ !...
1. Intro
2. Attentat spirituel
3. Espérance vivante
4. L'étranger de ce monde
5. Génération verlan
6. Un jour la nuit tombera
7. Outro