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1798 : Lors de la chute de Napoléon, le Valais réorganise ses milices sans omettre la fanfare. La « Musique de Monthey » fournit alors l’essentiel de l’effectif au corps musical militaire de l’arrondissement.
1898 : Le centenaire : Outre la participation au centenaire de « l’Indépendance de la bannière de Monthey », l’Harmonie organisera son premier festival des musiques du Bas-Valais.
1998 : Le bicentenaire : Les festivités du bicentenaire sera un véritable marathon pour la doyenne des sociétés de musique valaisannes. L’ensemble des sociétés régionales fêtera cet anniversaire à l’occasion du Festival des Musiques du Bas-Valais.
Plaquette historique – 150ème
A l’occasion du 150ème anniversaire de l’Hamonie, les premières recherches historiques officielles ont été effectuées par messieurs Alfred Comtesse, Ulysse Canasonva et Roger Coppex. M. Comtesse a écrit un récit vivant et coloré de ce passé; M Casanova s’est fait chasseur de documents, et grâce à une patience infinie il a rempli sa gibecière d’une multitude de souvenirs qui illustrent cette histoire; M. Coppex fut le plus dévoué des secrétaires.
La plaquette du 150ème offre ce regard unique sur les origines de l’Harmonie, de sa fondation à aujourd’hui.
Fondation en 1798
Dans le manuscrit intitulé « Recueil des délibérations de l’administration provisoire de la Bannière de Monthey réunie en comité central, … », le procès-verbal de la « Séance du Comité central des députés de la Bannière du 30 janvier 1798 » contient le passage suivant:
« Le Comité accompagné des députés des Communes et escorté par un détachement de la force armée, s’est rendu sur la place publique pour assister à la plantation de l’arbre de la Liberté. Le Président a arboré à cet arbre un drapeau vert, blanc et rouge, après quoi cet arbre, premier signe de notre liberté, a été élevé aux acclamations d’un peuple immense et au son d’une musique brillante et militaire. Ensuite, le dit Président a prononcé un discours qui a été suivi de la prestation de serment par tout le peuple assemblé, de maintenir notre liberté et notre indépendance ».
Plus tard, ce même document mentionne : « les noms de quelques membres de la Société de musique de Monthey, qui faisaient partie de la réserve en mai 1799 ».
Vers 1874, il semble que la gabegie directoriale ait engagé nos musicens à se méfier et à se passer de professionnels. C’est du moins ce qui ressort d’une lettre présidentielle adressée le 29 août 1874 à M. Edouard Van Buggenhout à Laeken-lèz-Bruxelles: « A Saint-Maurice, à l’abbaye demeure un chef de musique qui donne des leçons aux élèves, à la fanfare de la ville et à celle de Bex. A Aigle, il y a un moniteur. A Martigny et Sion il y a aussi des fanfares qui marchent bien et qui, comme chez nous, sont dirigées par le plus fort des amateurs. »
C’est ainsi qu’Emilien Pottier continue à diriger sa société jusqu’en 1882. Cette année-là, la société procède à une revision totale de son instrumentation selon les exigences les plus strictes incombant à une harmonie et elle marque cet évènement en modifiant son appellation en conséquence et en s’intitulant dès ce moment-là Harmonie de Monthey.
Repartant aussi sur de nouvelles bases, notre corps de musique confie sa direction à Isidore Lévy, chef de l’orchestre de Montreux et décide d’affronter, cette même année 1882, le Concours international de Genève ouù il remporte un premier prix d’exécution en 3ème division, 1ère section.
1904 – tournant dans la société montheysanne
En 1904, après un interrègne où la baguette directoriale fut tenue par M. Edouard Zum Offen, l’Harmonie engage par contrat un nouveau directeur en la persone de M. Barsanofio Corrado, chef de musique italienne, rentré blessé de la guerre d’Ethiopie.
A la fin de cette même année, un orage commence à se déchaîner sur l’harmonie car le comité ayant exigé que dix sociétaires soient appelés à faire amende honorable pour avoir enfreint les règlements. Un seul des membres visés ayant fait ace de soumission, les neuf autres furent frappés d’une exclusion votée le 10 janvier 1905 en assemblée générale extraordinaire.
Loin d’arranger les affaires, cette mesure transféra la scission et le conflit sur le plan politique; le Nouvelliste Valaisan du 29 avril 1905 signale, en effet, un concert donné sur la place de Monthey par la « Fanfare conservatrice du district de Monthey », la séparation étail bel et bien définitive et les fondateurs de la Lyre Montheysanne de devaient plus jamais rejoindre le sein de la société dont ils s’étaient détachés.
[…]
En 1909, Monthey à l’honneur d’organiser la Fête cantonale des Musiques Valaisannes, ce qui a l’avantage de provoquer une première prise de contact entre les « frères ennemis » de l’Harmonie et de la Lyre, demeurés jusqu’alors irréductibles. D’un commun accord, les deux sociétés désignent chacune quatre membres du comité d’organisation, qui collaborent sous les auspices de M. Edmond Delacoste, président de la Ville de Monthey et qui mènent ainsi à très bonne fin, dans un indéfectible amour de leur vieille cité, l’entreprise qui leur est confié.