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UN BRIN D'HISTOIRE...
Le sirop d'érable est un produit typiquement Québécois. Environ 70% de la production mondiale de cette délicieuse denrée naturelle provient du Canada. La province de Québec produit à elle seule 90% de la production nationale.
Les Autochtones fabriquaient un sucre foncé à partir de la sève des érables. Leurs méthodes étaient rudimentaires. Au printemps, ils faisaient une encoche à la hache, en biais de l'écorce, et fixaient un copeau de bois au bas de cette incision. La sève, qui s'écoulait goutte à goutte, était recueillie dans des casseaux d'écorce de bouleau.
Après avoir transvidé la sève dans un tronc d'arbre creux, on y jetait des pierres chaudes pour obtenir une première évaporation. Le temps faisait ensuite son oeuvre. Peu à peu, la sève se transformait par évaporation naturelle en sirop, puis en tire et enfin en sucre.
Les premiers colons français au Québec, s'inspirant de l'ingéniosité des Autochtones, s'adonnèrent de façon empirique à la production de sirop d'érable. Ils faisaient bouillir la sève dans des chaudrons de fer, en plein air.

Transmis de génération en génération, cet art de faire les sucres est devenu l'unes des grandes richesses du patrimoine canadien.
Au fil des ans, les méthodes d'exploitation et les instruments utilisés se sont grandement améliorés. La première innovation importante pour la cueillette de l'eau d'érable survient en 1976 avec l'introduction du système de pompage à vide. Le cheval et les raquettes, symboles du passé, font maintenant place à la science et à la technologie.