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La centrale nucléaire de Gösgen, à Däniken (SO), a reçu une autorisation fédérale pour continuer à lutter contre les légionelles dans son eau de refroidissement avec des biocides. Le permis d'exécution illimité accordé par l'IFSN est toutefois assorti de conditions.
Les moyens utilisés pour lutter contre les légionelles ne doivent pas nuire à l'environnement. Le permis est donc soumis à plusieurs conditions liées à la protection des eaux, a indiqué jeudi l'Inspection fédérale nucléaire (IFSN). La centrale utilise l'eau de l'Aar pour son système de refroidissement.
Tout écart doit être signalé
Seuls les produits biocides approuvés par l'ordonnance sur la protection des eaux peuvent être utilisés. La centrale doit signaler à l'IFSN, à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) et à l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) tout écart, même mineur, par rapport au traitement autorisé.
La centrale de Gösgen doit aussi établir un rapport sur l'utilisation des biocides et sur toutes les mesures effectuées mensuellement et annuellement. Ce rapport sera examiné par l'IFSN, l'OFSP et l'OFEV.
Jusqu'à présent, la centrale luttait contre les microorganismes dans son eau de refroidissement en se basant sur un permis cantonal. Avec la modification de la législation sur l'énergie nucléaire, une autorisation fédérale est devenue nécessaire. La centrale de Gösgen opère la désinfection essentiellement avec du peroxyde d'hydrogène, mais aussi avec de l'eau de Javel.
Légionelles aussi à Leibstadt
La centrale nucléaire de Leibstadt, en Argovie, lutte contre les légionelles dans son eau de refroidissement depuis 2011. Elle a d'abord utilisé de l'eau de Javel. Depuis 2013, elle est autorisée à utiliser du dioxyde de chlore.
Les légionelles sont des bactéries qui se développent dans l'eau à une température entre 30 et 40 degrés. Elles peuvent provoquer la légionellose, une forme de pneumonie potentiellement mortelle.