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22/05/2015
Le volume 1181 des Annales de l’Académie des Sciences de New-York, intitulé «Tchernobyl : Conséquences de la catastrophe sur la population et l’environnement», des professeurs Nesterenko, Yablokov et du Dr Nesterenko, vient d’être publié en français.
Pourquoi devrait-on lire ce livre ?
18/05/2015
Le Blick publie aujourd'hui la liste secrète des équipements que M. Maurer et les militaires aimeraient obtenir d'ici 2020 (http://www.blick.ch/news/politik/so-will-das-vbs-die-grip...).
Ces achats répondent-ils aux risques d'aujourd'hui ? En grande partie pas : pas de moyens supplémentaires conséquents pour affronter des catastrophes naturelles ou technologiques ; pas d'augmentation importante des budgets pour réagir en cas d'attaques terroristes ; pas beaucoup de moyens supplémentaires pour la défense informatique et pour renforcer le service de renseignement de l'armée...
La liste d'armements publiée n'annonce pas une modernisation nécessaire de l'armée. Les priorités ne semblent toujours pas clairement établies et, après les Gripen, M. Maurer propose à nouveau de gaspiller des milliards des contribuables!
09/05/2015
Les scientifiques japonais affirment n'avoir jamais rien vu de pareil après avoir autopsié un groupe de dauphins morts retrouvés échoués sur une plage non loin du site de la catastrophe de 2011 à Fukushima..
De nombreux dauphins ont été découverts échoués sur les côtes ces derniers temps. Le musée national des sciences a donc décidé d'enquêter. Trente chercheurs ont ainsi autopsié les 17 animaux retrouvés. Les poumons de ces dauphins étaient blancs, ce qui, d'après les scientifiques, est une indication du manque de sang acheminé vers les organes dû à un empoisonnement par radiation.
D'après Yuko Tajima, qui dirige les recherches, "les poumons de la majorité d'entre eux étaient blancs pour cause d'ischémie, une maladie vasculaire qui diminue l'apport sanguin vers un organe. Non traitée, elle peut mener à la mort".. Il ajoute qu'il a été démontré que les radiations ionisantes à petites doses et sous certaines conditions sont considérées comme étant un des mécanismes de base des maladies ischémiques.
Les risques de cancer provoqués par les effets des radiations ont été révélés après l'accident de Tchernobyl, et récemment, on a découvert que le risque de maladie ischémique lié aux radiations serait statistiquement plus grand que le nombre de cancers. En 1990, le ministère de la santé biélorusse avait déjà dévoilé dans un rapport l'aggravation du nombre de personnes affectées par ces maladies: "Le nombre d'adultes atteints par les maladies ischémiques cardiaques est de 2 à 4 fois plus élevé en comparaison avec les années précédentes".
On peut donc s'attendre à ce type de constatations dans la région de Fukushima dans les années à venir.
(billet repris de www.sortirdunucleaire.org)
27/04/2015
Le déraillement du train chargé de produits chimiques à Daillens confirme le bien fondé de propositions vertes
1) Il y a 20 ans déjà les Verts vaudois demandaient de limiter autant que possible le transport de produits chimiques dangereux et leur transit à travers les villes.
Le 29 juin 1994 à 2h46 un train déraillait en gare de Lausanne : des 50 wagons du convoi, 14 wagons, sortent totalement ou partiellement des rails, dont 3 citernes contenant des marchandises dangereuses se couchent sur les voies. L'une transporte du chlorure de thionyle et les 2 autres de l'épichlohydrine, légèrement percées elles laissent s'échapper 400 l de ce produit chimique toxique, volatil et inflammable. Heureusement plus de peur que de mal. Plus de 500 pompiers interviennent pour colmater les brèches, récupérer le produit répandu et ventiler les égouts. Le quartier sous-gare est évacué par mesure de sécurité...
La question se posait déjà : pourquoi transporter des produits dangereux sur des centaines de kilomètres, alors qu'on pourrait les produire localement ?
En début d'année, les Verts genevois, vaudois et valaisans ont lancé une pétition exigeant l'arrêt des transports de chlore par rail. Elle sera déposée début mai auprès du Conseil fédéral et de l'Assemblée fédérale. Mais pour l'instant le Conseil national a refusé d'entrer en matière sur une disposition de ce type lors du débat sur la révision totale de la loi sur le transport de marchandises. Il a rejeté, en mars dernier, une proposition défendue par la verte genevoise Anne Mahrer visant à restreindre ou interdire le transit par rail à travers les villes de produits dangereux.
Aujourd'hui le Conseiller d'Etat vert genevois Antonio Hodgers met en avant la solution néerlandaise qui consiste à fabriquer les produits dangereux, notamment le chlore, là où il sont utilisés...
2) Les Verts affirment depuis toujours que
- les transports publics sont indispensables pour tous les pendulaires, et que
- les usagers de la route doivent aussi participer à leur financement.
A cause de l'accident de Daillens non seulement des milliers d'usagers du rails ont été retardés, mais aussi des pendulaires automobilistes : le report d'une partie du trafic ferroviaire sur la route a provoqué d'importants bouchons et des milliers d'automobilistes sont aussi arrivés très en retard au travail...
25/04/2015
Le Conseil fédéral doit reconnaître le génocide des Arméniens, des Assyriens, Chaldéens, des Grecs pontiques et des autres minorités massacrées dès 1915 par l'Empire ottoman
L'Assemblée des délégués des Verts demande au Conseil fédéral de reconnaitre le génocide des Arméniens à l'occasion du centenaire de sa perpétration
Il y a un siècle s'est déroulée une des plus douloureuses tragédies de l’histoire de l’humanité: 1,3 million d'Arméniens, enfants, femmes et hommes indistinctement, ont été massacrés par l'Empire ottoman.
La Suisse s’est déjà dotée d’une disposition pénale condamnant la négation des crimes contre l’humanité – en particulier des génocides – comme un acte de discrimination raciale.
De façon conséquente, le Conseil national a reconnu le génocide des Arméniens en date du 16 décembre 2003. Le Tribunal fédéral, instance judiciaire suprême de notre pays, a apporté sa contribution en condamnant à deux reprises (2007 et 2010) la négation de ce génocide.
La reconnaissance officielle de la part du Conseil fédéral fait encore défaut. Pourtant, lorsqu’il s’agit de la défense de principes fondamentaux et non de l’immixtion dans un conflit entre Etats tiers, il ne saurait invoquer la neutralité pour refuser de qualifier de génocide ce crime contre l’humanité.
La négation d’un génocide est une dangereuse et intolérable porte ouverte à la perpétration d’autres génocides qui visent toujours à nier le droit des peuples à leur identité, à leurs croyances et à leur diversité
Rendre justice au peuple arménien contribuerait à la pose de jalons pour la réconciliation entre les peuples turc et arménien.
Après que le Pape François, le président de l'Allemagne, l'Autriche et le Parlement européen aient reconnu le génocide des Arméniens, la neutralité ne saurait être invoquée par le Conseil fédéral pour échapper à son devoir.
L'Assemblée des délégués demande donc au Conseil fédéral de reconnaître le génocide du peuple Arménien.
24/04/2015
Après le départ des chefs d'état une marée humaine est venue déposer une fleur au monument du souvenir.
Il y a un siècle s'est déroulée une des plus douloureuses tragédies de l’histoire de l’humanité 1,3 million d'Arméniens, enfants, femmes et hommes indistinctement, ont été massacrés par l'Empire ottoman.
La Suisse s’est déjà dotée d’une disposition pénale condamnant la négation des crimes contre l’humanité – en particulier des génocides – comme un acte de discrimination raciale.
De façon conséquente, le Conseil national a reconnu le génocide des Arméniens en date du 16 décembre 2003. Le Tribunal fédéral, instance judiciaire suprême de notre Pays, a apporté sa contribution en condamnant à deux reprises (2007 et 2010) la négation de ce génocide.
La reconnaissance officielle de la part du Conseil fédéral fait encore défaut. Pourtant, s’agissant de la défense de principes fondamentaux et non de l’immixtion dans un conflit entre Etats tiers, il ne saurait invoquer la neutralité pour ne pas qualifier de génocide ce crime contre l’humanité.
Rendre justice au peuple arménien contribuerait à la pose de jalons pour la réconciliation entre la Turquie et l'Arménie.
La négation d’un génocide est une dangereuse et intolérable porte ouverte à la perpétration d’autres génocides qui visent toujours à nier le droit des peuples à leur identité, à leurs croyances et à leur diversité, d'ailleurs le génocide des Arméniens a été le précurseur de l'Holocauste !
Dès mon retour en Suisse, je poursuivrai mon engagement pour que le Conseil fédéral reconnaisse le génocide des Arméniens, tout comme l'ont fait récemment le Pape François, le président de l'Allemagne, l'Autriche, la Bulgarie et le Parlement européen...
23/04/2015
La délégation parlementaire du Groupe d’amitié Suisse-Arménie, composée des conseillers nationaux Dominique de Buman et Ueli Leuenberger, coprésidents, ainsi que de Maja Ingold, Francine John-Calame, Anne Mahrer, Jacques-André Maire, Marianne Streiff-Feller et Christian van Singer, prend la parole à la séance plénière « Les Parlementaires contre le crime de génocide » :
Nous sommes réunis aujourd’hui pour commémorer le génocide des Arméniens. Nous sommes ici pour nous souvenir d’une des plus douloureuses tragédies de l’histoire de l’humanité et rendre justice à son 1,3 million de victimes.
Ce qui s’est passé entre 1915 et 1916 a servi de modèle à Raphaël Lemkin, juriste polonais auteur de la Convention de l’ONU sur le génocide, pour définir ce crime contre l’humanité. Il n’est pas admissible que des faits dénoncés et prouvés par des puissances internationales au moment même où ils se sont passés, soient activement niés par le gouvernement turc qui, même s’il n’en est pas directement coupable, doit, en tant qu’héritier politique et juridique de l’Empire ottoman, en assumer la responsabilité.
Comme parlementaires de l’Etat dépositaire de la Convention du droit international humanitaire, il est de notre devoir de nous engager en permanence en faveur de la prévention et de la répression du crime de génocide. Il nous revient par ailleurs de nous battre fermement pour le respect de la dignité humaine. La Suisse s’est ainsi dotée d’une disposition pénale condamnant la négation des crimes contre l’humanité – en particulier des génocides – comme un acte de discrimination raciale.
Dans cette ligne, le Conseil national de la Confédération helvétique a reconnu le génocide des Arméniens en date du 16 décembre 2003. Le Tribunal fédéral, instance judiciaire suprême de la Suisse, a apporté sa contribution en condamnant à deux reprises (2007 et 2010) la négation de ce génocide. S’agissant de la défense de principes fondamentaux et non de l’immixtion dans un conflit entre Etats tiers, la neutralité ne saurait être invoquée pour échapper à sa mission.
Nous dénonçons les pressions exercées par la Turquie sur des Etats souverains afin de les dissuader de reconnaître le génocide des Arméniens et nous appelons par conséquent toutes les autorités à ne pas céder. Nous saluons dans ce contexte les prises de position récentes et sans équivoque, notamment celles du Pape François et du Parlement européen.
La commémoration de ce centenaire nous donne l’occasion d’appeler et de rassembler toutes les forces de bonne volonté à rendre justice au peuple arménien et de poser ainsi des jalons pour la réconciliation avec le peuple turc.
La négation d’un génocide est une dangereuse et intolérable porte ouverte à la perpétration d’autres génocides qui visent toujours à nier le droit des peuples à leur identité, à leurs croyances et à leur diversité. C’est la conviction profonde et le sens de l’engagement de la délégation des parlementaires suisses membres du Groupe d’amitié Suisse-Arménie présents à cette commémoration à Erevan.
22/04/2015
Chaque fois qu'on nie un génocide on jette les bases du suivant. Paroles de Yair Auron, historien israélien, au Forum. Il est intervenu après Esther Mujawayo, survivante du génocide des Tutsis au Rwanda et après Cengiz Aktar, professeur turc... Choix clairvoyant des organisateurs du Forum : rappeler l'horreur injustifiable de tous les génocides.
Au delà des témoignages poignants, une belle image porteuse d'espoir : sur les composts et les dépotoirs poussent de très beaux arbres et légumes. Nous voulons croire que des pires horreurs peuvent naître de futurs meilleurs...
27/03/2015
Ce dernier jour au FSM2015, j'ai participé à un atelier animé par des Brésiliens et des Tunisiens sur les incidences des politiques publiques dans les domaines de l'énergie, de l'eau et de l'assainissement versus les privatisations, puis à une présentation par une ONG des objectifs de développement durable ( ODD ) POST-2015, un peu trop théorique à mon goût.
Si j'essaie de tirer une conclusion de ce Forum, c'est que la plupart des participants au FSM2015 aspirent d'une façon ou d'une autre à une société solidaire et durable, et s'engagent dans ce but. Mais de nombreux accords internationaux en préparation vont exactement dans le sens contraire. Le partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (PTCI-TTIP-TAFTA), par exemple, prévoit même que les transnationales puissent attaquer devant des tribunaux d'arbitrage des lois nuisant à leurs intérêts commerciaux... De beaux combats sociaux et politiques en perspective !
26/03/2015
Aujourd'hui j'ai participé aux travaux du " Forum Parlementaire Mondial " .
Il y a eu 3 tables rondes :
- Affronter la dette, instrument de domination des peuples
- Faire face au pouvoir et à l'impunité des entreprises transnationales, dus notamment aux accords de libre-échange
- Agir ensemble pour la paix
Débats riches, confrontant parfois des points de vue opposés, par exemple ceux des Saharaouis et des patriotes marocains, mais dans l'ensemble convergeant vers des propositions qui pourraient inspirer nos Parlements nationaux, pour le plus grand bien de tous.
Ci-dessous quelques considérations à partir des débats :
Si l'on considère la Suisse, trouvez-vous normal que lorsque le gouvernement grec essaie de faire payer des impôts aux transnationales, Cocacola Grèce transfère son siège en Suisse? Trouvez-vous normal que des multinationales ayant leur siège en Suisse n'exigent pas de leurs filiales à l'étranger qu'elles respectent les standards écologiques et sociaux en vigueur en Suisse?
Plus tard dans la soirée discussions à l'ambassade suisse.