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Maladies
LES TROIS MALADIES MEDITERANNEENNES
Les chiens mis à l’adoption sur le site ont tous été testés aux trois maladies par une prise de sang.
La leishmaniose (transmission par un moucheron, le phlébotome)
La leishmaniose est une maladie grave souvent fatale. Elle peut néanmoins être traitée, il existe aussi des moyens de prévention contre cette maladie. La leishmaniose se transmet par la piqûre d’un insecte de type moucheron appelé phlébotome. Le parasite agent de la maladie est un protozoaire microscopique appelé Leishamanie. Cette maladie est une zoonose c’est-à-dire quelle est transmissible à l’homme, par l’intermédiaire du phlébotome.
Transmission de la maladie
Le phlébotome se nourrit du sang des vertébrés comme les chiens, les chats, les renards, les souris, l’homme, les bovins, les chevaux. Si celui-ci est infecté par le protozoaire Leishamanie il va transmettre la maladie aux hommes ou aux animaux en les piquants. Le cycle de la maladie continue si un autre phlébotome sain devient porteur en piquant un animal ou un homme atteint de la leishmaniose. Un animal atteint de la leishmaniose peut vivre avec d’autres animaux, adultes, enfants, non porteurs de la leishmaniose; celui-ci ne leur transmettra pas la maladie.
Où trouve-t-on la leishmaniose ?
La leishmaniose sévit principalement sur le pourtour méditerranéen, l’Espagne, la Corse et l’Italie. Le phlébotome se trouve en grande concentration dans les endroits humides tels les étangs, les bois, les parcs et jardins, les zones rurales, à une température comprise entre 15° et 20°C, d’avril-mai à septembre/octobre.
Quels sont les signes de la maladie ?
C’est l’association de plusieurs facteurs qui doivent faire penser à la maladie. Il existe deux types d’atteinte de la leishmaniose (cutanée ou viscérale). Le premier signe est la chute de poils, particulièrement autour des yeux et sur le museau. Ensuite le chien perd du poids malgré un appétit normal. Des escarres sur la tête et les membres, de grosses pellicules, des ulcères des coussinets apparaissent.
Dans les derniers stades de la maladie les griffes poussent de façon anormale et accélérée. Des saignements de nez apparaissent. L’animal devient de plus en plus faible. Il présente des douleurs musculaires, une hypertrophie des ganglions, une fonte musculaire. La maladie évolue toujours vers la mort; cependant, avec l’utilisation de certains traitements et sous réserve du degré de leishmaniose, certains chiens peuvent vivre tout à fait normalement encore plusieurs années.
Traitement et prévention
Il existe des traitements permettant de ralentir la maladie et de la détruire (sous réserve du degré de leishmaniose de l’animal atteint). Le traitement s’administre par voie orale et par injection plusieurs fois par semaine, pendant plusieurs mois voire tout au long de la vie du chien. Le traitement recommandé est à base de Glucamtine et d’Allopurinol. Cependant le traitement est assez lourd et peu de chiens le supportent. En prévention contre cette maladie, il faut toujours traiter l’animal avant les départs en vacances par des sprays qui protègent des moustiques ou des colliers. Deux vaccins existent mais sont toujours classés au titre expérimental en attente de validation.
L’Ehrlichiose (transmission par la tique)
On retrouve cette maladie dans le monde entier. En Europe, elle se limite au bassin méditerranéen (Afrique du Nord, Europe du Sud). Les cas décrits dans d’autres régions de France sont en principe dus à des animaux ayant voyagé dans les pays à risque.
Comment se transmet l’ehrlichiose ?
La transmission de l’ehrlichiose monocytaire canine est proche de celle de la piroplasmose. Le chien se fait piquer par une tique qui lui injecte des bactéries. Ces bactéries se retrouvent dans le sang du chien où elles s’installent et se multiplient.
Quels sont les signes de la maladie ?
La première phase de la maladie (phase aiguë) peut passer inaperçue. Elle survient quelques jours après la piqûre de tiques porteuses. Le chien est abattu et a de la fièvre. On note parfois une augmentation de la taille des ganglions, des douleurs articulaires, des vomissements. Cette phase est souvent brève et disparaît généralement sans traitement.
Toutefois, si rien n’est fait, une phase de latence survient, durant laquelle le germe est toujours présent, sans que le chien ne présente de symptômes cliniques. Seules des anomalies sanguines sont alors repérables si une analyse est faite (baisse du nombre de plaquettes).
Certains chiens vivent avec cette bactérie dans le sang sans jamais déclarer de symptômes ultérieurement, sauf en cas de réinfection après une piqûre de tique (les chiens ne sont jamais immunisés et peuvent refaire une phase aiguë à tout moment). Il arrive même (dans de très rares cas) que le chien élimine totalement la bactérie de son organisme et se guérisse tout seul. La forme chronique est très grave et se manifeste par un amaigrissement, une baisse de l’appétit, des saignements (du nez notamment), des douleurs articulaires.
Traitement et prévention
Le traitement est efficace dans la phase aiguë et dans la phase de latence. Il consiste en l’administration prolongée de certains antibiotiques.
Si vous habitez ou partez en vacances avec votre chien dans une zone à risque, il est vital de le protéger contre les tiques et de vérifier son pelage après chaque sortie. Si vous pouvez retirer les tiques dans la journée de leur fixation, cela aide à prévenir la maladie.
La filariose (maladie parasitaire transmise par un insecte porteur)
La filariose ou filaria est causée par un nématode, la filaire. Il s’agit d’une parasitose non contagieuse directement de chien à chien. La transmission se fait par l’intermédiaire d’un hôte vecteur (transporteur) dans lequel le parasite accomplit une partie de son cycle vital. Ces hôtes intermédiaires sont des diptères hématophages, les moustiques. La filaire, répandue dans les milieux chauds, humides et tempérés, est un parasite blanchâtre de 20 à 30 cm de long. Au stade adulte, elle se loge dans le cœur et l’artère pulmonaire où elle se nourrit de plasma. Les macrofilaires, formes adultes du parasite, produisent les microfilaires (formes immatures) qui sont libérées dans le sang.
Comment se transmet la filariose ?
Le moustique qui pique un chien en phase de microfilairémie, ingère, en lui aspirant le sang, les microfilaires. Les larves poursuivent leur évolution et, si au bout de 20 jours, le même moustique pique un autre chien, il lui transmettra par voie cutanée les microfilaires évoluées. Pendant 80 à 120 jours, ces microfilaires ne bougent pas d’endroit et arrivent, après de nombreuses mutations, à l’âge adulte. C’est alors qu’elles sont véhiculées par le sang jusqu’au cœur et à l’artère pulmonaire. Cette parasitose est bien connue et redoutée des chasseurs qui n’ignorent pas qu’un chien atteint de filariose va à l’encontre de troubles cardio-vasculaires capables de diminuer sa résistance à la fatigue.
Quels sont les signes de la maladie ?
Un chien atteint de filariose se fatigue vite. Il bave, est pris de quintes de toux; sa respiration est irrégulière. En raison de la masse considérable des parasites qui l’habitent, le coeur est soumis à un effort excessif lorsqu’il pompe le sang. Ce surmenage peut entraîner une hypertrophie de la paroi cardiaque, responsable par la suite d’une insuffisance cardiaque. Ces troubles peuvent être suivis de troubles circulatoires classiques avec ascite (épanchement liquidien dans la cavité péritonéale), hépatomégalie, œdème pulmonaire, insuffisance rénale et entraîner la mort de l’animal.
Traitement et prévention :
Il existe un produit spécifique à base d’arsenic capable d’éliminer les vers adultes. Il peut être nécessaire d’associer à cette thérapie un traitement pharmaceutique destiné à enrayer les troubles consécutifs à la mort du parasite.
Pyrèthre, crèmes et produits anti-moustiques à utiliser en été et en automne, moustiquaires aux fenêtres. En régions humides, éviter de sortir le chien très tôt le matin et le soir. Prophylaxie chimique à base de microfilaricides. Il en existe actuellement dans le commerce, sous forme de comprimés à administrer une fois par mois pendant la saison des moustiques.
Infection à Giardia – Giardiose: recommandations
Les Giardia sont des parasites unicellulaires qui ne peuvent être détectés qu’au microscope.
Giardia sont parmi les parasites intestinaux les plus communs dans le monde (par exemple : en
Allemagne environ 20% de tous les chiens). Le taux d’infection chez l’homme (en Allemagne)
augmente également continuellement, probablement en raison de l’augmentation du tourisme, de
la migration, etc. Giardia colonise l’intestin et s’y encapsule. Les symptômes comprennent une
perte d’appétit, des vomissements, des nausées, de la diarrhée et une perte de poids croissante.
Les chiens touchés sont généralement des chiots et des chiens âgés immunodéprimés. Les
adultes, par ailleurs en bonne santé, restent généralement asymptomatiques, mais contribuent à
la propagation de la maladie infectieuse (en excrétant les kystes infectieux). Comme il s’agit
d’une zoonose, c’est-à-dire d’une maladie qui peut être transmise à l’homme, des précautions
hygiéniques sont absolument nécessaires et très utiles.
Cependant, il existe différents genres de giardia et tous ne sont pas importants pour les humains,
de sorte qu’une infection par l’eau potable ou les légumes contaminés est la voie d’infection la
plus courante chez l’homme et se produit rarement via le chien, car il est généralement colonisé
par un genre ou un génotype giardia différent.
Pour cette raison, les nouveaux arrivants doivent absolument être baignés à leur arrivée pour
laver les kystes du pelage. Le jour de l’arrivée, Panacur® (selon le poids corporel) doit être
commencé pendant au moins 5-7 jours (cela correspond aux dernières connaissances et
recommandations vétérinaires !). Une répétition du traitement en raison du risque élevé de
récidive a du sens après 5-10 jours. Cela s’applique également aux chiens asymptomatiques !
Malheureusement, le traitement sur 3 jours tel que recommandé par le fabricant dans la notice
n’est pas suffisant dans la pratique, surtout pas avec nos chiens de protection des animaux
étrangers issus de l’élevage en chenil dans des conditions primitives. Pour des raisons médicales
et d’hygiène épidémique, le traitement doit commencer immédiatement à l’arrivée, d’une part afin
de ne pas propager davantage le germe, d’autre part, aucun temps de traitement précieux inutile
ne doit s’écouler.
Dans les conditions d’abri en Espagne, une contamination à 100% par Giardia est à prévoir. Bien
que les chiens aient été traités régulièrement juste avant les vaccinations nécessaires, une
réinfection immédiate ne peut être évitée. Si le traitement est attendu ou pas suffisamment traité,
les giardia se multiplient à nouveau et le risque de dommages permanents à la muqueuse
intestinale devient plus probable.
Panacur ou febendazole (qui est l’ingrédient actif) est toujours le médicament de choix. Le
métronidazole (Clont® est également utilisé chez l’homme) est moins efficace et a des effets
secondaires importants tels que des nausées prononcées et des symptômes neurologiques.
Les échantillons de selles peuvent être négatifs malgré l’infestation (c’est-à-dire sans détection
de giardia), car les giardia sont excrétées de manière irrégulière, en particulier chez les chiens
asymptomatiques, d’autre part, ils ne sont détectables de manière fiable que dans un échantillon
fécal très frais.
De nouvelles études en Allemagne permettent de conclure que probablement presque tous les
2èmes chats sont infectés par Giardia. L’infection à Giardia n’affecte donc pas seulement les
chiens des pays du sud. Les conséquences d’une infection intestinale chronique sont la mal
digestion (troubles digestifs) et la malabsorption, c’est-à-dire que les nutriments importants, les
oligo-éléments, les vitamines, etc. ne sont plus suffisamment absorbés par l’intestin. En outre, la
défense immunitaire perturbée augmente le risque de co-infections avec des vers et d’autres
parasites.
Dans le cadre de la thérapie, les « tas » doivent être éliminés immédiatement dans des sacs
fermés. Dans l’ensemble, les mesures d’hygiène sont la chose la plus importante pour que le
chien ne se réinfecte pas immédiatement. C’est-à-dire : Les couvertures doivent être lavées au-
dessus de 60 ° C (de préférence couvrir tout le panier du chien avec une vieille housse de
couette bouillante). Nettoyez les jouets pour chiens ainsi que les bols de nourriture et d’eau avec
de l’eau chaude presque bouillante. Un nettoyeur vapeur est idéal.
Ainsi, on est bien équipé pour bannir ce parasite rapidement et efficacement et pour s’assurer
que les autres chiens ne sont pas infectés. Idéalement, le déparasitage de vos propres chiens
devrait être coordonné avec la fin de la thérapie du chien d’accueil. Jusqu’à ce que l’infection soit
suffisamment traitée, les chiens ne doivent bien sûr pas aller à l’école canine ou à un groupe de
chiots.
En parallèle, la flore intestinale doit être construite et le chien doit recevoir une nourriture
facilement digestible. C’est du riz approprié, cuit avec de la viande de dinde et des carottes (une
alternative sont également des carottes séchées telles que OLEWO). Pour ce faire, une cuillerée
de fromage à la crème doit toujours être ajoutée. Parmi le riz chaud peut également être mélangé
un petit morceau de pomme râpée (contient des pectines) ou un morceau de banane. Une terre
cicatrisante à pointe de couteau (à usage oral) et une pointe de couteau en psyllium (Plantago
ovata) sont également recommandées.
En cas de diarrhée sévère, des thérapies intestinales avec des bactéries intestinales
physiologiques sont également utiles (e.B. bactisel). Si le chien a une forte perte de liquide, le
bouillon de viande doit être administré plusieurs fois par jour. En général, de petites portions et 3-
4 fois (chez les chiots 5-6 fois) doivent être nourries. Un remède imbattable est toujours la soupe
aux carottes Morosche. Il est maintenant également recommandé chez les personnes atteintes
de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin telles que la colite ulcéreuse et la maladie de
Crohn. Ce régime doit être effectué régulièrement jusqu’à ce que le chien n’ait plus la diarrhée,
puis de la nourriture sèche peut être ajoutée étape par étape. Mâcher des os et des friandises
doit également être évité. Une bonne alternative est également un Kong (disponible dans les
magasins spécialisés, en caoutchouc dur non destructible), qui peut être rempli de fromage à la
crème (éventuellement également mélangé avec du riz). Le long léchage a un effet relaxant car il
libère des hormones dans le cerveau qui calment le chien.
Toutes nos recommandations sont basées sur les dernières découvertes scientifiques et ont été
compilées pour vous grâce à une coopération étroite entre les vétérinaires et les médecins
humains. Cependant, il n’y a aucune raison de trop s’inquiéter. La plupart des problèmes sont
causés par une infection à Giardia non reconnue, qui n’est pas ou incorrectement ou même mal
comprise comme une allergie. Vos chiens ont eu du mal, maintenant ils ont besoin de temps, de
patience et de soins consciencieux.