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Mai 2016
La Pâques chrétienne s’est greffée sur la fête juive de la Pâque (Pessah) commémorant la libération d’Égypte. Par sa mort et sa résurrection, les chrétiens ont vu en Jésus celui qui libérait l’humanité entière, en lui apportant le salut de la vie éternelle, et ont fait de la fête de Pâques le cœur de leurs célébrations. Il est impossible de dire quand exactement la fête chrétienne a acquis son existence propre, mais il est certain qu’au milieu du IIe siècle elle était déjà la fête essentielle (voire unique) du christianisme.
Son origine remonte à la fin du XIXe siècle. Aux États-Unis, un mouvement social revendique alors la journée de huit heures. Certains patrons l’acceptent, d’autres non. Grèves et manifestations s’enchaînent; notamment, à partir du 1er mai 1896, à Chicago où la confrontation avec les forces de l’ordre finit dans le sang, le 4 mai. En souvenir, la IIe Internationale socialiste décide en 1889 d’instaurer chaque 1er mai comme date de manifestation en faveur de la journée de huit heures. Dès 1890, la mobilisation est suivie dans de nombreux pays. Après la Première Guerre mondiale, sous l’impulsion de l’URSS, la fête du Travail devient un jour férié national dans beaucoup de pays.
Comme la Pentecôte, l’Ascension repose sur la seule base des écrits attribués à Luc (Luc 24,50-53 et Actes des Apôtres 1,1-12). Le quarantième jour après Pâques, un jeudi, a donc été consacré à la commémoration de la fin du ministère terrestre de Jésus et à sa montée au ciel pour régner «à la droite du Père».
La fête de l’Ascension ne comporte guère de traditions populaires spécifiques, exceptées peut-être les rogations (du latin rogatio, demande). Au cours de ces processions, on demande la bénédiction divine pour que les cultures et les entreprises humaines s’accomplissent. officiellement, ces rogations ont disparu dans l’Église catholique au début des années soixante. Néanmoins, elles subsistent encore localement, surtout dans le monde rural, où il est d’usage de faire bénir les champs par un prêtre.
Chez les Grecs, puis chez les Romains, une fête religieuse printanière rendait hommage à la figure maternelle. Des formes de fêtes des Mères ont existé çà et là au Moyen-Âge.
Dans sa forme actuelle, l’évènement est apparu au début du XXe siècle aux États-Unis (Mother’s Day), puis s’est répandu dans de nombreux pays. D’une manière générale, cette fête est un jour de l’année où enfants comme adultes célèbrent leur mère, la plupart du temps en lui offrant un cadeau ou une attention (bricolage confectionné à l’école, fleurs…).
Sept semaines après la Pâque, les juifs fêtent Chavouot (les semaines, en hébreu) ou, dans le judaïsme hellénistique, pentèkostè (le cinquantième [jour], en grec). D’abord agraire, cette fête a aussi un sens historique: elle commémore le don de la Torah à Moïse sur le mont Sinaï.
Selon le Nouveau Testament, c’est lors de la Pentecôte juive que les apôtres ont reçu le Saint-Esprit et commencé leur mission: l’Église, dès le IVe siècle, a donc commémoré à cette date sa propre fondation et la «Nouvelle Alliance» entre Dieu et les disciples du Christ. Réinterprétées à la lumière de l’Évangile, les fêtes juives, dites de «l’Ancienne Alliance» par les chrétiens (la Pâque juive ou Pessah: fête de la libération d’Égypte, et Chavouot: fête du don de la Loi), sont devenues celles de la Nouvelle Alliance (Pâques: fête de la résurrection, et Pentecôte: fête du don de l’Esprit).
Comme pour l’Ascension, il n’y a pas de traditions populaires notables rattachées à Pentecôte.
Dans les pays de tradition theravada, on célèbre conjointement la naissance, l’éveil et le parinirvana du Bouddha lors de la fête de Vesak. La communauté bouddhiste se réunit ce jour-là pour méditer sur les trois Joyaux: le Bouddha, le dharma (son enseignement) et le sangha (communauté des pratiquants). Si les coutumes diffèrent d’un pays à l’autre, la lumière joue invariablement un rôle central dans la fête de Vesak. Ainsi, au Sri Lanka, pour représenter l’éveil du Bouddha, on allume des lampions dans toutes les maisons, alors qu’en Corée les fidèles les disposent dans les arbres. En Thaïlande, des processions aux lanternes sont organisées par les laïques qui tournent trois fois autour des pagodes. Vesak est d’abord une fête religieuse; mais elle est aussi pour les familles l’occasion de se retrouver. C’est particulièrement vrai en Europe, là où de nouvelles communautés bouddhistes issues de l’immigration commencent à s’installer. Ces populations, autrefois séparées par les distances et les frontières, trouvent ainsi l’occasion de se rencontrer autour d’une même célébration.
Traditionnellement célébrée un jeudi, elle a été instituée au XIIIe siècle pour honorer le sacrement de l’Eucharistie par lequel le pain sans levain (hostie) et le vin, consacrés durant la messe, deviennent «présence réelle» du Christ. La Fête-Dieu, selon sa dénomination la plus populaire, est ainsi appelée, dans la liturgie catholique, «fête du Saint-Sacrement du corps et du sang du Christ». Une messe solennelle est célébrée en ce jour. Cette fête se manifeste aussi par des processions publiques durant lesquelles les fidèles accompagnent, avec des chants et des prières, le Saint-Sacrement eucharistique (une hostie consacrée) en général porté par un prêtre, abrité sous un dais (petit baldaquin d’étoffe). Des enfants précèdent parfois le cortège en déposant des pétales de fleurs sur son chemin. À certaines étapes, et en fin de procession, l’ostensoir contenant le sacrement eucharistique est exposé à l’adoration des fidèles sur un autel fleuri (reposoir). Durant ce rituel, l’officiant encense alors le Saint-Sacrement et bénit l’assistance avec l’ostensoir tenu entre ses mains.