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Comment les aliments consommés peuvent affecter la façon dont une personne est perçue par les autres en termes de moralité, d’amabilité, et de “genre”? C’est ce qu’une étude américaine a essayé de déterminer en sondant une centaine d’adultes sur le véganisme d’un homme et d’une femme fictifs.
Cette étude, intitulée “Are vegans the same as vegetarians? The effect of diet on perceptions of masculinity” et publiée dans le journal Appetite a été conduite en trois parties, par la psychologue et chercheuse Margaret Thomas.
On peut devenir végane pour diverses raisons: l’écologie, la santé, l’éthique. Margaret Thomas croit que c’est la raison évoquée qui influence la perception du sujet sur les autres.
Dans la première phase de son étude, elle a fait lire à 131 adultes deux versions d’une histoire. La première met en scène une femme Jessica et la deuxième un homme appelé Jacob. Les histoires sont identiques, mis à part que dans l’une des versions le personnage suit un régime végétarien varié et l’autre une “gamme large” d’aliments, chaire animale incluse. Après la lecture de ces histoires, les participants étaient invités à donner leurs impressions sur les personnages: faisaient-ils attention à leur santé? étaient-ils indépendants? étaient-ils plus “masculin” ou “féminin”?
La deuxième phase, menée sur un groupe de 133 adultes, consistait à lire les mêmes histoires, mais cette fois-ci avec Jessica et Jacob étant les deux végétaliens/végétariens. Dans ce scénario, les participants ont indiqués trouver l’homme moins masculin que l’homme carniste de la première phase.
Pour finir, 143 adultes ont lu les scénarii suivants: Jessica et Jacob sont tous deux végétaliens, mais dans la première histoire, ils le sont par leur propre choix, et dans l’autre version, ils le sont car ils ont des problèmes de digestion. Cette phase-çi de l’étude a démontré que ce n’est pas le véganisme en lui-même qui “émascule”, mais les raisons évoquées qui poussent une personne à devenir végétalien.
La partie intéressante est que Margaret Thomas a analysé les réponses des plus jeunes participants (32 ans): elle a découverte qu’en moyenne, ils n’associaient pas le véganisme avec un niveau “plus bas de masculinité”. Ce qui l’a conduit à penser que l’image du véganisme est en évolution, étant devenu assez mainstream chez les femmes autant que chez les hommes.
Le vent semblerait donc tourner sur les stéréotypes masculins liés aux hommes végétaliens et végétariens.
A propos de l'auteur-e
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- Mange de l'herbe et des cailloux depuis 2013