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24/04/2014
Derrière le vote du 18 mai prochain sur la volonté de financement du fond pour l’acquisition de l’avion de combat Gripen E, se cache en fait un vrai problème de sécurité. Quelle avenir pour nos Forces aériennes ?
La situation :
En 2016, les derniers avions de combat de type Northrop F-5 E/F «Tiger II» seront retirés du service, ne restera donc que la flotte de 32 Boeing F/A-18 C/D «Hornet». Celle-ci doit être retirée en 2030. Par conséquent en 2015, notre flotte de «Hornet» sera à mi-vie !
Sans les Gripen :
Avec la mise en place de la police du ciel 24/24 (en fonction de la dotation) la flotte des F/A-18 serait contrainte à une plus forte contribution, si les 22 Gripen E ne viennent pas les épauler. A cela il faut encore ajouter que l’instruction des pilotes pour passer au système
de QRA 24/24 va également contribuer à charger encore plus les 32 F/A-18. Une pression très élevée sur les avions en termes d'heures de vol et une gestion rigoureuse de la flotte sera alors ressentie, car il faudra assurer non seulement les missions, mais aussi l'entraînement et l'entretien. Lorsqu'un avion atterrit, par exemple, il doit être pris en charge immédiatement par l'équipe de maintenance. Les problèmes surviennent lorsqu'il s'agit d'assurer les grosses opérations d'entretien. Conséquence, la durée de vie des F/A-18 se limiterait déjà en 2025.
Les F/A-18 des Forces aériennes suisses sont autorisés à accomplir 5’000 heures de vol par avion. L’ensemble de la flotte des F/A-18 vole en moyenne 6’000 heures par année, ce qui représente environ 200 heures de vol par avion. Ceci en tenant compte de l’engagement des F-5 «Tiger II». Les chiffres de fin 2013 démontrent qu’en moyenne, chaque F/A-18 a d’ores et déjà 2’500 heures de vol à son actif. En continuant sur cette lancée, un grand nombre de F/A-18 aura atteint la limite de 5’000 heures de vol dès 2027. Et ceci pour autant que la situation internationale ne se dégrade pas, obligeant la mise en activité d’une capacité de protection aérienne 24/24 soit deux à quatre avions en permanences en vol.
La fin de notre aviation :
Nous devons avoir en tête, que sans l’achat des 22 Gripen E, il ne sera pas possible de relancer suffisamment tôt une nouvelle acquisition, sachant qui faut en moyenne au minimum 10 ans entre le choix et le moment ou l’on commence à recevoir les premiers avions. En conséquence, il faudra déjà débuter l’année prochaine un nouveau processus d’acquisition !
La fin de la souveraineté :
Sans le Gripen E, l’arrivée à partir de 2025 de l’obsolescence des F/A-18 C/D nous conduirais immanquablement vers la fin d’une capacité de police aérienne souveraine. Par conséquent, nous serions comme la Lituanie, l’Estonie, la Slovénie et l’Albanie contraint de sous-traiter notre protection aérienne à l’Otan.
Pour le Président du Centre de politique de sécurité de Genève, François Heisbourg : «Un pays qui n’affirme pas sa souveraineté est diplomatiquement et politiquement vulnérable», avertit l’expert en faisant référence à l’achat des avions de combat Gripen !
Le 18 mai prochain :
Le résultat du vote sera significatif en ce qui concerne nos libertés et notre volonté de neutralité armée. Le fait d’avoir des avions de combat n’a pas seulement pour objectif de repousser une possible invasion. C’est un signal. C’est l’affirmation de la souveraineté.
Lien sur les articles du dossiers :
Les mensonges des référendaires :
Gripen, un besoin fondamental :
Anti-Gripen un comité de pieds-nickelés :
Gripen l’avenir des FA :
L’obligation de police 24/24 :
Gripen, un contrat béton :
Gripen, des radios clean :
Gripen E, un choix technologique:
18/04/2014
Nouveau volet consacré à l’acquisition de l’avion de combat Gripen, nous allons cette fois-ci, nous concentrer sur les milieux économiques et la position de ceux-ci. L'achat des Gripen coûte 3,125 milliards de francs qu'il est prévu de verser entre 2014 et 2024 dans un fonds alimenté avec de l'argent du budget annuel de l'armée. En contrepartie, le fournisseur s'engage à conclure, sur une période de dix ans, des affaires de compensation avec des entreprises suisses pour un montant de 2,5 milliards de francs garanti sur contrat. Le Conseil national et le Conseil des États ont approuvé la loi sur le fonds Gripen.
Que pense les milieux économiques:
Pour Swissmem et le GRPM, les chambres de commerce vaudoise et genevoise, de fribourg, du valais, neuchâtel (CVCI, CCIG, CCIF, CCI-valais, CCIN) et plus de 1'000 entreprises membres, la sécurité de la Suisse est primordiale. Une armée crédible et une armée de l'air moderne en sont une condition indispensable. En tant qu'état neutre et non aligné, la Suisse n'est pas en mesure, sans armée de l'air performante et moderne, d'assurer la protection et la défense constitutionnelle de l'espace aérien. De plus : sécurité est aussi synonyme de prospérité. Le bien-être ne peut prospérer ou se maintenir que dans un environnement sûr. Par conséquent, Swissmem approuve l'acquisition du Gripen pour assurer le bon fonctionnement de l'armée jusqu'en 2050.
Pour garantir la sécurité de la Suisse, l'armée suisse a besoin d'une base industrielle solide dans le domaine de la technique de défense et de sécurité. L'acquisition prévue de 22 avions de chasse Gripen du fabricant suédois Saab confère à l'industrie suisse, dans le cadre d'une coopération industrielle, un volume de commandes et d'exportations supplémentaire considérable et fortifie ainsi cette industrie clé.
L'industrie suisse de défense et de sécurité offre quelque 10’000 places de travail de haut niveau dans près de 70 entreprises réparties dans toute la Suisse, dont la majeure partie sont des PME. Un grand nombre de ces entreprises doit depuis longtemps déjà s'imposer dans un environnement difficile. En raison des trésors publics fortement déficitaires, les budgets d'armement et les programmes d'armement ont fortement été taillés dans de nombreux pays européens. Les règlements d'exportation très sévères en Suisse pour le matériel de guerre compliquent en plus l'accès à de nouveaux marchés.
Dans ce contexte, les affaires Offset en rapport avec l'acquisition du Gripen ont une grande signification pour l'industrie de défense et de sécurité suisse. Elles renforcent globalement la place industrielle et de recherche suisse grâce au maintien du savoir-faire existant et à l'acquisition de nouveau savoir-faire
Un plus pour la romandie :
L'achat de nouveaux avions de combat pour l'armée suisse fait régulièrement l'objet de discussions au sein de la population. Au vu des montants à investir, il est tout à fait normal que le débat démocratique ait lieu et que les contribuables puissent décider de l'utilisation de leurs impôts. Il est donc utile de préciser en quoi le fonds d'acquisition de l'avion de combat Gripen, sur lequel nous allons voter le 18 mai 2014, est nécessaire à l'armée suisse et constitue une très bonne affaire pour les entreprises romandes.
En effet, sur les 3,1 milliards de francs qui vont être investis sur dix ans, la totalité de la somme qui sera versée pour l'obtention des 22 avions de combat fera l'objet d'affaires compensatoires, soit 2,5 milliards de francs (la différence de 600 millions étant destinée à la formation des pilotes ainsi qu'aux différents perfectionnements et améliorations). En clair, Saab s'engage à trouver des entreprises suisses, dont 30 % d'entreprises romandes, qui signeront des contrats avec la société suédoise ou l'un de ses fournisseurs. Mais cela ne concerne pas uniquement les entreprises actives dans le secteur de la défense ou de l'aéronautique. Grâce à la participation industrielle indirecte, de nombreux secteurs sont éligibles pour ces contre-affaires comme l'horlogerie, l'électronique, l'informatique, la métallurgie, l'optique, l'automobile, la chimie et même la coopération avec des instituts de recherche. Le Conseil fédéral estime les retombées économiques à quelques 10'000 années-hommes.
Cet impact sur l'industrie suisse n'est toutefois pas le seul argument pour l'obtention de ces avions de combat. Il est nécessaire que l'armée puisse assurer la surveillance de l'espace aérien. Alors que les cyber-menaces redessinent les contours stratégiques traditionnels, la police du ciel demeure essentielle pour la sécurité de la Suisse et doit rester performante en adaptant ses équipements. Nous l'avons vu récemment lors de l'organisation conjointe du Forum économique de Davos et de la Conférence sur la Syrie à Montreux où les forces aériennes ont été mises à rude contribution.
Le Gripen est ainsi indispensable pour notre sécurité et les retombées économiques de son achat permettront de maintenir et de créer des emplois en Suisse.
Le point sur la situation :
Les entreprises suisses, dont 24 romandes, ont signé des contrats pour 400 millions de francs en guise de compensation à l'éventuel achat du jet suédois.
Le montant de ces affaires s'élèverait à 400 millions de francs, alors que la Confédération en demandait 300 millions avant juin 2014. La Suisse romande n'est pas oubliée: 24 entreprises de la région ont ainsi signé 96 contrats pour un montant de 71 millions de francs. L'avionneur suédois promet de ne pas annuler ces affaires en cas de non le 18 mai.
Les sociétés concernées, et celles encore en négociations avec Saab, produisent notamment des pièces de haute précision pour l'aéronautique, des câbles pour les avions ou encore des logiciels informatiques.
La garantie sur contrat :
Rappelons encore une fois, que contrairement aux contrats précédent ou aucune garantie de compensation ne figurait dans le contrat d’acquisition, cette fois, l’avionneur Saab s’engage sur contrat à compenser 100% sur 10 ans l’acquisition de l’avion.
Les liens sur le dossiers complet:
Les mensonges des référendaires :
Gripen, un besoin fondamental :
Anti-Gripen un comité de pieds-nickelés :
Gripen l’avenir des FA :
L’obligation de police 24/24 :
Gripen, un contrat béton :
Gripen, des radios clean :
Gripen E, un choix technologique:
13/04/2014
Dans ce nouvel article, nous allons voir que la votation du 18 mai prochain sur le «fond Gripen» ne concerne pas simplement le choix d’un avion, mais concerne l’avenir des Forces aériennes et de la réponse ce celle-ci, aux diverses menaces de demain.
Les menaces aériennes:
Les menaces aériennes de demain sont directement liées aux divers conflits potentiels, qui éclore dans le monde. La réponse immédiate consiste dans la dissuasion armée. Par contre, nous pouvons classifier, quatre types menaces :
*La modernisation des flottes aériennes avec de nouveaux aéronefs, d’ici 2025 la majeure partie des pays auront modernisé leur aviation, avec de nouveaux appareils plus performants.
*La prolifération balistique nous pose un nouveau défi, tous les trois ans un pays est capable de disposer d’une capacité de frappe balistique au-delà de son propre continent. Un nombre grandissant de pays situé en Asie-Pacifique, le Moyen-Orient, le proche-Orient, l’Afrique du Nord et l’Amérique latine sont potentiellement capable de frapper un pays situé en Europe avec des missiles balistiques à charge conventionnelle.
*L’arrivée d’ici 10 ans de la nouvelle génération de drones furtifs, permettra à ses acquéreurs de prendre un avantage significatif par rapport aux nations qui n’auront pas su répondre à cette nouvelle menace.
*Les Etats-Unis, la Russie et maintenant la Chine, développent une nouvelle génération de bombardiers stratégiques à très grande vitesse capable de frapper des cibles intercontinentales n’importe où sur la planète.
Les réponses de nos Forces aériennes :
Pour répondre à l’ensemble de ces menaces, nos Forces aériennes prévoient une importante mutation dont la pierre centrale est l’acquisition de l’avion de combat Gripen E.
Dans quelques semaines, nous connaîtrons le nom du nouveau drone de reconnaissance qui viendra épauler la compétence de renseignement de l’armée et qui apportera également, un souffle nouveau pour l’appuis aux autorités civils.
Le DDPS prévoit d’ici 2017, le remplacement des actuels systèmes de DCA en service soit les missiles BAe Rapier et canons Oerlikon de 35mm et stations de guidage Skyguard, par un ou deux nouveaux systèmes ayant la capacité de détecter les missiles balistiques et drones furtifs et de les combattre.
Le remplacement des radars tactiques mobiles basse-altitude TAFLIR par un nouveau système de dernière génération.
La modernisation des centrales d’engagement et de commandement de Forces aériennes.
En conséquence :
La supériorité aérienne reste donc déterminante, faisant la victoire ou la défaite, mais permet en priorité, la dissuasion des conflits. Les avions de combat sont indiscutablement un élément essentiel d’une armée, car ils permettent le lien entre les divers systèmes des Forces aériennes et viennent efficacement compléter les dispositifs de DCA, qui de part notre topographie, ne permettent qu’une protection de sectorielle.
La votation du 18 mai prochain, porte sur bien plus qu’un type d’avion, il s’agit de la pierre centrale, capable de détecter grâce à ses capteurs, comme le nouveau radar AESA et l’IRST, de pouvoir répondre aux nouvelles menaces, d’assurer le lien entre les nouveaux systèmes pour permettre d’assurer à long terme notre souveraineté aérienne.
Photos : 1 Gripen F de développement @ Saab 2 Les menaces aériennes 3 La réponses des FA @ P.Kümmerling 4 Gripen E avec 5 Meteor et deux Iris-T@ DDPS
Les liens avec les articles sur la votation :
Les mensonges des référendaires :
Gripen, un besoin fondamental :
Anti-Gripen un comité de pieds-nickelés :
Gripen l’avenir des FA :
L’obligation de police 24/24 :
Gripen, un contrat béton :
Gripen, des radios clean :
Gripen E, un choix technologique:
30/03/2014
Voici un volet spécifique au choix du Gripen E, nous allons voir ensemble, que ce choix n’est uniquement financier, mais également technique. L’occasion de décortiquer les qualités de l’avion et de se rendre compte de la situation du programme.
Situation du programme Gripen E aujourd’hui :
Le Gripen F de développement vole depuis l’été dernier avec l’ensemble des systèmes de nouvelle génération (radar AESA, IRST, électronique, avionique) de présérie, soit à un taux d’industrialisation faible. Plus aucun système n’est au stade de prototype. De plus, trois Gripen E de présérie sont depuis juin dernier au stade de l’assemblage. Le premier volera courrant 2015 (T2),puis sera rejoind par les deux autres. Ces systèmes préfigurent l’industrialisation à grande échelle pour les 60 Gripen E suédois, la première tranche de 36 destinés au Brésil (jusqu’à 120) et les 22 destinés à notre pays. En conséquence, on ne peut plus parler d’avion de papier.
Lors d’une conférence de presse qui a eu lieu à la mi-mars, l’ingénieur en chef du programme Gripen E, Björn Johansson a confirmé certains éléments : le Gripen E intègre les dernières technologies en matière d’industrialisation, permettant de réduire la signature radar. Si le Gripen E, ne sera pas à proprement dit «furtif», avec cette technologie, sa signature radar et thermique sera diminuée de 25%, par rapport au standard actuel du Gripen C/D.
Le Gripen E dispose de nombreuses solutions de communication à choix, y compris les radios habituelles, radio sécurisée à sauts de fréquence Havequick/SATURN, une liaison de données tactique pour des mises à jour rapides au sein de l'unité tactique, une communication longue distance par satellite et la célèbre Liaison 16 (Link16) pour le commandement et le contrôle (C2) de zone large. Le Gripen E dispose d’une deuxième liaison de données (Link TAU), indépendante du Link16 interopérationnel qui constitue l’un de ses avantages déterminants par rapport à tous les autres types d’avions. Cette deuxième liaison est exclusivement dédiée à l’échange de données à l’intérieur des formations de Gripen
Pour une communication claire et sans ambiguïté avec un contrôleur aérien avancé (CAA) ou un contrôleur d'attaque terminale conjointe (JTAC) au sol, le Gripen E dispose d'une liaison de données avec le sol qui permet au pilote de recevoir du CAA/JTAC les informations appelées «nine-liner» sous forme numérique. Il est aussi possible de transmettre des images de ciblage depuis l'avion au CAA/JTAC, pour vraiment s'assurer que le pilote du Gripen E et le soldat CAA/JTAC au sol partagent la même perception de la cible. Cette liaison de données avec le sol est appelée ROVER.
Les points forts du Gripen E :
En parallèle au prix, le Gripen E offre de nombreux atouts :
Radar AESA : le radar AESA (Active Electronically Scanned Array) ES05 «Raven» offre une ouverture exceptionnelle et unique au monde sur 200°, l'avion suédois voit là ou les autres sont aveugles et ceci grâce au système SWASHPLATE, alors que les radars concurrents ouvrent sur 140°. L'antenne radar produite par Selex-ES est de même conception que celle de l'Eurofighter.
IRST: (Infra-Red Seach and Track) le système de capteur passif/actif infrarouge Skyward-G produit par Selex-ES est synchronisé (transmission de données d’acquisition entre les appareils) et offre également la capacité d’accrocher des missiles en rapprochement pour les combattre.
Electronique : le Gripen E dispose d’une nouvelle architecture électronique (Net Centric Warfare - NCW). Jugée dix fois plus rapide que ses concurrents. Le nouveau système central PPLI (Precise Participant Location and Identification) et relie l’ensemble aux pistes des capteurs internes et externes (RAVEN, IRST, EW39, pod ATFLIR) pour ensuite offrir les meilleures réponses aux menaces.
Nouvelle avionique : le Gripen E est le premier avion européen à être doté de la nouvelle génération d’avionique (comme le F-22, F-35 et le futur Sukhoi T-50) qui permet de transiter directement du simulateur sans obligatoirement transiter sur un biplace. Cette avionique simplifiée réduite le temps de démarrage de l’avion et permet au pilote de gérer ses écrans en agrandissant les images d’un simple «clic» comme sur une tablette ou un Smartphone.
Intégration aux infrastructures : de part sa taille réduite le Gripen E, s’intègre parfaitement et ceci sans aucune modification ni surcoûts aux infrastructures de nos aérodromes. L’avion peut être également utilisé depuis les aérodromes de dégagement et depuis les tronçons d’autoroutes.
Large palette d’équipement : la famille « Gripen » est optimisée pour un choix d’armement et d’équipements connexes particulièrement large. Un utilisateur peut donc choisir, entre différents systèmes d’armes européens, américains, israéliens et brésiliens et sudafricain. Il en va de même pour les nacelles « recco » et de désignation laser.
Les Gripen E suisses seront dotés de missiles infrarouges Diehl-BGT Irish-T avec viseur de casque Cobra de 3ème génération, missile longue portée MBDA Meteor, bombe GBU-29 à guidage laser/GPS avec désignateur laser AN/ASQ-228 ATFLIR de l’américain Raytheon et le pod de reconnaissance « RecceLite » (Days/Night) de l’israélien Rafael Systems. Par ailleurs le Gripen peut reprendre les AIM-120C AMRAAM (Raytheon) en service sur les F/A-18C/D Hornet.
Optimisé pour la milice : la gamme « Gripen » est optimisée pour une mise en oeuvre facilitée par des soldats de milice. De plus, le temps d’entretien est considérablement réduit par rapport à la concurrence. Le coût d’exploitation du Gripen E est d’ailleurs le plus faible du marché.
Mode Supercruise & biokérosène : le Gripen E dispose du nouveau moteur General-Electric F-414G avec mode « SuperCruise » qui permet de décoller sans postcombustion à pleine charge et d’atteindre Mach1,2. Avec ce mode, les décibels chutent à 99 contre 123 avec la postcombustion. De plus, le moteur F414G est le seul pour l’instant à être validé avec du biokérosène. La Suède prévoit d’ici 2025, de fabriquer 25% de biokérosène à base de compost à des fins écologiques, mais également pour diminuer sa dépendance au kérosène fossile. La Suisse est invitée à participer.
Optimisé pour les drones : les suédois sont les premiers à avoir anticipé l’usage d’ici 10 ans de drones tactiques en binôme avec des avions de combat, de ce fait le Gripen E est le premier avion a disposer d’un architecture permettant le chargement de logiciel en vue d’un tel emploi.
Leurre actif nouvelle génération : le Gripen sera le premier avion a disposer du leurre actif anti-missiles de nouvelle génération «BriteCloud». Une fois largué, le «BriteCloud» recherche les menacent prioritaires en utilisant la technologie de mémoire numérique autonome (DRFM). Les impulsions radars sont captées dans l'ordinateur de bord du «BriteCloud», puis copiées en utilisant les fréquences de répétitions pour ensuite simuler une «fausse cible». Cette fausse cible, si convaincante que le système de menace ne peut pas détecter la supercherie. Le «BriteCloud» pourra séduire même les menaces les plus modernes, loin de la plate-forme de tir.
Ce système s’intègre dans une architecture complète de guerre électronique (Warfare System) qui comprend les derniers développements avec la détection des missiles en approche de type électro-optique EW39 (ultra-violet) qui fonctionne avec les lances-leurres Saab BOH/BOL de dernière génération (ADIS) couplés avec le système d'alerte aéroporté passif (PAWS-2) d'Elbit Systems. Le PAWS-2 est systèmes d'avertissement de missiles IR (Infrarouge). Il fournit une alerte au personnel navigant de la présence de missiles hostiles et active.
Le Gripen E est un appareil multirôle qui combine l’ensemble des technologies nécessaires aux Forces aériennes pour réagir à l’ensemble des nouvelles menaces aériennes (drones furtifs, missiles, nouveaux avions, guerre électronique) de demain. Saab garantit l’accès aux codes sources (garantie qu’il n’y a pas de mouchard, garantie de modernisation) et un suivi permanent du développement (pilotes & ingénieurs) jusqu’à la livraison.
Liens sur les articles déjà en ligne :
Les mensonges des référendaires :
Gripen, un besoin fondamental :
Anti-Gripen, un comité de pieds-nickelés :
Gripen l’avenir des Forces Aériennes :
L’obligation d’une police 24/24:
Gripen, un contrat béton :
Gripen, Offsets sous garantie :
28/03/2014
Stans, Pilatus Aircraft et Saab Aerospace viennent de signer un mémorandum d'accord sur une coopération de grande envergure concernant la coopération industrielle, liée aux compensations de l’achat des 22 Gripen E.
Deux objectifs :
L’objectif premier étant de fournir à la Suède une vingtaine d’avions écoles Pilatus PC-21 pour remplacer les actuels appareils Saab 105 (SK60), en service depuis plus de trente ans, au sein de la Flygvapnet.
Le second objectif de cet accord concerne la création d’une centaine d’emplois qui seront liés à la fabrication de structures du Gripen, mais aussi de renforcer la collaboration entre les deux avionneurs sur d’autres projets aéronautiques. Il est également prévu que Saab et Pilatus coopèrent sur le développement de logiciels pour leurs avions et ceci en parallèle avec les synergies des portefeuilles de produits des deux sociétés. Le contrat prévoit la création d’un centre de développement aéronautique commun aux deux firmes, qui rapporterait 500 millions de francs à la Suisse.
Pour Markus Bucher, directeur général de Pilatus Aircraft Ltd " Il s'agit d'une coopération fructueuse et durable pour les deux sociétés, la Suède et la Suisse pourront ainsi bénéficier à part égale d’une large collaboration ».
Photo : PC-21 @ PIlatus