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Après les suppressions de postes et la stagnation de son budget dans les années 90, le Centre de recherche de Karlsruhe attend de ce nouveau système une plus grande reconnaissance et des augmentations budgétaires. Selon le président du directoire, le professeur Manfred Popp, le centre a besoin de davantage de moyens financiers, principalement dans les domaines de la nanotechnologie et de la biologie structurale, ainsi que pour l'expérience Katrin qui a pour objet de déterminer la masse de neutrinos, pour la source de rayonnement Synchrotron Anka et pour le développement de nouveaux systèmes de calcul en réseau.
La recherche énergétique comprend des programmes de fusion nucléaire, de recherche sur la sûreté nucléaire et de transformation rationnelle de l'énergie. Le Centre de recherche de Karlsruhe contribue au projet de fusion nucléaire Iter. Le système performant de chauffage par micro-ondes (140 GHz, 1 MW) appelé aussi gyrotron, système qui sert à chauffer le plasma dans le réacteur à une température de 100 millions de kelvins, a été développé à Karlsruhe et a déjà été utilisé dans des installations expérimentales de fusion. La bobine supraconductrice pour le confinement du plasma en réacteur, bobine exploitée à -269 °C, a été expérimentée avec Toska, la plus grande installation de test de bobines d'Europe. La bobine en question pèse 60 tonnes et est capable d'acheminer des courants allant jusqu'à 80 kA, ce qui a été confirmé par de nombreux tests. En outre, le centre est à l'avant-garde dans le développement d'une enveloppe fertile de production de tritium, enveloppe refroidie à l'hélium pour le réacteur de fusion.
Malgré la décision de l'Allemagne d'abandonner le nucléaire, une grande importance est accordée au maintien des compétences dans le domaine de la recherche sur la sûreté nucléaire. Parallèlement, des projets sont en cours en vue de la poursuite du développement des équipements de sûreté des réacteurs à eau légère pour maîtriser les accidents graves ainsi que pour minimiser leurs conséquences radiologiques. En outre, l'incinération et la transmutation des produits de fission à vie longue sont également étudiées, et le centre est actif dans le domaine des technologies de gestion des déchets. A mentionner à ce sujet les travaux menés sur l'immobilisation de déchets liquides de haute activité: est construite à cette fin une installation de vitrification équipée de technologies ultra modernes. En 2001, le centre de recherche a reçu des subventions d'un montant de 381,2 millions d'euros, contre 240,1 millions en 2000. Les frais de personnels se sont élevés en 2001 à 170 millions d'euros pour 3427 employés.
Source
P.S./C.P.