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Ce partenariat avec l’Institut et Haute École de Santé La Source vise à identifier les facteurs de protection des infirmières et infirmiers suisses pendant la pandémie de COVID-19. L’approche longitudinale à méthodes mixtes met l’accent sur les facteurs de stress potentiels ainsi que la santé et le bien-être général.
La pandémie de COVID-19 a eu un impact considérable sur les systèmes de santé depuis le printemps 2020 en Europe et dans le monde entier. Les pandémies de ce type exposent les infirmières et infirmiers à différents types de facteurs de stress, comme le fait de devoir accomplir des tâches inhabituelles dans des contextes inhabituels, qui peuvent être associés à des niveaux élevés de détresse psychologique. La majorité des études réalisées ont adopté une approche pathogène du sujet. Or, selon l'OMS, la santé est "un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité". Les quelques études qui ont abordé le sujet sous l'angle de la salutogenèse ont montré que les infirmières et infirmiers peuvent conserver leur santé malgré une pandémie en mobilisant ce que l'on nomme des ressources de résistance généralisée. Il est extrêmement important de mieux comprendre comment les infirmières conservent leur santé face à ce type de situation épidémique. Ces informations pourraient alors suggérer des pistes pour développer des interventions visant à préserver leur santé et leur bien-être au travail dans le contexte d'une pandémie.
Dans ce sens, nous avons l'intention d'entreprendre une étude pour comprendre comment les infirmières et infirmiers travaillant dans les hôpitaux suisses conservent leur santé et leur bien-être au travail au cours de la pandémie de COVID-19 en examinant les effets modérateurs des ressources mobilisées contre les facteurs de stress inhérents à la situation de pandémie. À cette fin, nous utilisons une méthode mixte concomitante avec des entretiens qualitatifs en complément des analyses quantitatives. Les données sont collectées à quatre moments : T0, pour établir les niveaux de base ; T1, six mois après T0 ; T2, 12 mois après T0 ; et T3, 18 mois après T0. Les données qualitatives (T1 et T3) sont recueillies par le biais de groupes de discussion. La population cible est constituée de toutes les infirmières travaillant dans des établissements de soins qui ont eu un contact direct, indirect ou aucun contact avec des patients atteints de COVID-19 dans plusieurs hôpitaux des trois régions linguistiques de la Suisse.
Les résultats serviront à a) analyser l'évolution des infirmières et infirmiers deux ans après l'exposition à la pandémie de COVID-19, b) analyser l'évolution des effets des facteurs potentiels de protection de la santé et du bien-être au travail des infirmières, c) développer de nouvelles connaissances dans un contexte inhabituel en utilisant un cadre théorique pour guider l'analyse des liens entre les concepts étudiés, et d) développer de nouvelles connaissances solides qui serviront à élaborer de nouvelles interventions préventives pour soutenir les infirmières et infirmiers lors d'une pandémie. Ces résultats pourront également être intégrés dans les processus d'amélioration de la qualité des établissements de soins participants et permettront d'orienter le développement de programmes de soutien aux travailleurs de la santé pour la prévention des maladies et la promotion de la santé.
Partenaire(s) de terrain et académiques
Suisse alémanique
- HFR Freiburg – Kantonspital
- Hirslanden-Gruppe
- Kantonsspital Obwalden
- Lindenhofgruppe, Bern
- Spital Schwyz
- Spitalverbund Appenzell Ausserrhoden (SVAR)
- Universitätsspital Zürich