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Dimanche, la NZZ am Sonntag rapportait que l'armée suisse s'apprêtait à se débarrasser de ses systèmes de défense aérienne Rapier. Selon le quotidien, ces systèmes auraient pu être légalement revendus au Royaume-Uni, puis réexportés vers l'Ukraine. Dans les faits pourtant, leur obsolescence aurait rendu leur utilisation peu probable.
L'information a été très vite relayée dans les médias: "La Suisse va démanteler des missiles au lieu de les envoyer en Ukraine", titre le journal ukrainien The Kyiv Independent. "La Suisse détruit des batteries antiaériennes qui auraient pu servir à l'Ukraine", renchérit Le Monde. "Jusqu'où l'obstination helvétique à ne pas aider 'militairement' Kiev, même de manière indirecte, ira-t-elle?", peut-on encore lire dans les colonnes du grand quotidien français.
Pièces détachées et formation
Dans l'article de la NZZ am Sonntag, l'ancien rédacteur en chef de la Revue militaire suisse Peter Schneider juge que les Rapiers, "bien que vieux", ne sont pas pour autant "complètement dépassés". Et d'expliquer que de tels systèmes pourraient toujours être utilisés pour abattre des drones, voire des hélicoptères ou des avions de chasse.
Journaliste spécialisé dans l'aéronautique civil et militaire, Pascal Kümmerling rappelle quant à lui que la dernière mise à jour logicielle du système date de 2015, le rendant en grande partie obsolète, et qu'il n'existe plus de pièces détachées neuves, le Royaume-Uni ayant arrêté d'en produire.
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Un constat partagé sur Twitter par un ancien officier d'artillerie dans l'armée suisse qui a travaillé pendant des années avec les Rapiers.
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Dans une longue analyse, l'ancien militaire explique que le système avait d'importants problèmes de fiabilité et nécessitait des réparations et une maintenance constantes. Il ajoute que cette technologie datant des années 70 demande une formation pointue, qui prendrait beaucoup plus de temps qu'avec les systèmes modernes. De plus, seule la Suisse serait désormais capable de fournir un entraînement sur les Rapiers.
>> Lire en détail: Les systèmes de défense aérienne Rapier n'auraient sans doute pas pu être utilisés en Ukraine