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Source (et suite) du texte : wikipedia
Bibliographie (en fr) :
- Jiu-jitsu, Ed. Étienne Chiron, 1934
- Manuel pratique du Jiu-jitsu : la défense du faible contre l'agresseur, Ed. Étienne Chiron, 1939.
- ABC du Judo, Ed. Étienne Chiron, 1941.
- L’être et la maturité du comportement : une étude sur l’anxiété, le sexe, la gravitation et l’apprentissage, Ed. Espace du Temps présent, 1949.
- La conscience du corps. Ed. Robert Laffont. Paru également chez Dangles sous le titre : L’Énergie par le mouvement, 1967.
- Le cas Doris, Ed. Espace du temps présent, 1978.
- L’évidence en question, Ed. L’inhabituel, 1981.
- La puissance du moi, Ed. Robert Laffont, 1985.
Sites officiels : Feldenkrais Suisse / France / Institut de formation
Distinguer vaut mieux que répéter machinalement.
Réfléchissez bien à la portée de cette phrase. Sur un côté, vous avez travaillé une demi-heure ou une heure entière, sur l'autre quelques minutes seulement, et seulement par la pensée. Malgré cela, l'amélioration est plus grande de ce côté-là. Pourtant, presque toutes les méthodes de culture physique vont travailler d'après le principe de la répétition des mouvements, pas seulement, d'ailleurs, la culture physique, l'enseignement, tel que nous le connaissons nous est inculqué presque exclusivement par la répétition. Il est donc compréhensible qu'une personne qui étudie tous les jours quelque chose - le piano, par exemple, le calcul, ou la conduite automobile - sans faire pour autant de progrès sensible, alors qu'une autre fera chaque jour des progrès notables.
Le mot "talent" n'explique pas nécessairement le meilleur rendement auquel parvient un individu, bien que ce terme soit couramment utilisé pour le qualifier ou le décrire - ce "talent" n'est peut-être pas autre chose que le fait que cet individu observe attentivement son comportement et ce qu'il fait. Alors qu'un autre ne fait que répéter et apprendre par coeur, en s'imaginant qu'à force de la répéter, une exécution défectueuse finira par devenir parfaite. (p.230)
Les yeux ne sont pas seulement là pour voir.
Vous remarquerez que les yeux fournissent un travail primordial pour organiser la musculature de tout le corps. Leur rôle est encore plus grand et plus important que celui des muscles de la nuque. La plupart des parties du corps ont une fonction double : la bouche sert aussi bien à manger qu'à parler, le nez à sentir qu'à respirer, etc. Beaucoup de ses fonctions doubles ne sont pas évidentes à première vue. C'est ainsi que l'oreille interne, par exemple, ne sert pas seulement à écouter, c'est grâce à elle que le corps, dans les mouvements lents ou rapides garde son équilibre. Ainsi également que les muscles oculaires déterminent la manière dont se contractent les muscles de la nuque, de même que, inversement, ceux du cou influencent sur ceux des yeux. Enfin, les muscles des yeux et du cou influencent conjointement la musculature du corps entier. (p. 249)
Un mouvement ne devient pas meilleur parce que l'on s'efforce de le faire bien.
Celui qui fait toujours tout son possible, qui veut toujours aller à la limite de ses forces, ne gagne pas grand chose d'autres que des courbatures et du surmenage. Celui qui veut obtenir un résultat, atteindre un but, soit par la violence, soir par la force, soit tout simplement par l'effort, ne peut atteindre son objectif efficacement. Y parviennent ceux qui réussissent à dénouer les schémas de mouvement et de comportement vicieux et à se débarrasser complètement de mauvaises habitudes.
Lorsque l'on apprend à distinguer les mouvements des différentes parties du corps et leurs relations entre elles, que l'on apprends non seulement à les reconnaître mais à les ressentir, on voit son "tonus" (c'est-à-dire le degré de contraction musculaire, commandé par les centres nerveux automatiques) diminuer sensiblement.
Sortez de temps en temps de votre routine et demandez-vous si vous faites vraiment ce que vous croyez faire. (p.255)
Extraits de : La conscience du corps (ouvrage épuisé)
La position debout idéale s'acquiert non en faisant quelque chose, mais précisément en ne faisant rien. C'est-à-dire en éliminant tout ce qui relève de motivations étrangères à l'acte lui-même, et qui, en devenant automatiques, participent de notre manière caractéristique de nous tenir debout. (p. 160)
Prenez par exemple la lecture qui, après la pensée, est l'acte mental par excellence. Pourquoi nous faut-il si longtemps pour lire une page ? Nous la voyons tout entière d'un seul coup d’œil, pourquoi ne pouvons nous pas la déchiffrer en même temps ? Simplement parce que nous avons appris à lire en prononçant chaque mot, et cela demande un effort musculaire. Nous ne pouvons nous empêcher de lire mentalement mot à mot et nous ne pouvons pas parler plus vite que les muscles. Le sachant, nous pouvons cesser de prononcer mentalement et accélérer notre lecture. En effet, l'activité mentale n'est véritablement telle que si nous coupons l'activité nerveuse de ses références au vécu. La pensée a d'ailleurs été définie comme la parole muette. C'est possible. Il n'en reste pas moins, et c'est là l'important, que la pensée est une fonction issue de nos sens et de nos muscles. (p. 171)
Extrait de : La puissance du moi
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Relaxation par la méthode Feldenkrais (Allo Docteur, F5)