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La FIS a fait appel de la suspension de Therese Johaug, jugée trop clémente. Cela remet dans la balance la participation de la septuple championne du monde aux JO 2018.
En février, l'instance arbitrale du sport norvégien avait prononcé une suspension de 13 mois, pour violation des règles antidopage, à l'encontre de Therese Johaug. La fondeuse de 28 ans avait subi un contrôle positif à un stéroïde, qu'elle impute à un baume pour les lèvres. Effective depuis octobre 2016, cette sanction lui laissait la possibilité de participer aux JO d'hiver de Pyeongchang en février 2018. Johaug l'avait acceptée.
"Le panel de la FIS sur le dopage a conclu que la sanction imposée est dans le bas de la fourchette des sanctions raisonnables", a toutefois estimé la FIS dans un communiqué, annonçant son appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). L'avocat de Therese Johaug, Christian Hjort, s'est dit "déçu" et a jugé cette décision "incompréhensible". "Cela crée une incertitude dont nous nous serions bien passés", a-t-il déclaré sur la chaîne norvégienne TV2.
Également championne olympique dans le relais 4 x 5 km en 2010, Therese Johaug a été testée positive au clostébol, un stéroïde anabolisant interdit par l'Agence mondiale antidopage (AMA), lors d'un contrôle inopiné le 16 septembre. Elle dit avoir absorbé cette substance via une crème pour les lèvres, le Trofodermin, utilisée pour traiter des brûlures subies lors d'un entraînement en altitude en Italie fin août. Le médecin de l'équipe nationale de ski, Fredrik Bendiksen, avait endossé l'entière responsabilité et démissionné.
L'instance arbitrale norvégienne a largement accordé foi à la thèse de l'accident, plutôt qu'une tentative de tricherie délibérée, mais estimé que la fondeuse devait endosser une part de responsabilité. La FIS, de son côté, fait valoir que Therese Johaug a fauté en ne relevant pas sur l'emballage l'étiquette avertissant du risque de dopage, surtout sachant que "le médicament ne lui était pas connu et avait été acheté dans un pays étranger".
ATS