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Risques psychosociaux (RPS)
Le risque consiste en la probabilité qu’une exposition au danger entraîne un dommage.
Les RPS englobent, entre autres :
- le stress
- les conflits
- les violences internes ou externes
- le mal-être au travail
- le harcèlement
Le stress :
« un état de stress survient lorsqu’il y a un déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face » (ANIS, France, 2009).
Plusieurs études montrent que ce qui fait souffrir dans le management moderne n’est pas tant la quantité de travail que le stress qualitatif, le manque de reconnaissance, la difficulté à concilier vie professionnelle et vie personnelle, l'insécurité de l’emploi.
Le stress ne devient destructeur que par excès, le harcèlement est destructeur par sa nature même.
Le burn-out est la phase ultime et catastrophique du stress. Il résulte d’un épuisement à la fois physique et psychique causé par l’implication à long terme dans des situations professionnelles exigeantes émotionnellement. Il induit 3 axes principaux de problèmes :
- un épuisement physique et émotionnel
- une dépersonnalisation : les personnes gardent leurs distances avec leurs collègues et s’impliquent moins dans le travail
- un sentiment d'inefficacité : tout nouveau projet paraît insurmontable
Les conflits
Les conflits entre employés sont l’une des principales sources de problèmes au travail et ils peuvent occasionner des pertes de productivité, un absentéisme accru et un service à la clientèle médiocre.
Non résolu, un conflit qui perdure peut miner la qualité de l’environnement de travail au point d’inciter les employés à saboter leurs tâches, à vouloir quitter l’organisation, voir à la dénigrer sur les réseaux sociaux p.ex. ou sur des sites de ranking.
« La plupart des recherches sur le harcèlement moral considèrent qu’il est la conséquence d’un conflit qui dégénère. Pour ma part, je considère que le harcèlement moral se met en place là où justement aucun conflit ne peut exister parce que la parole et le dialogue sont censurés, qu’il n’existe pas d’espaces de discussion et aucun débat collectif sur l’organisation du travail. Les conflits sont inhérents au développement des individus et des groupes et ils constituent un moteur important d’évolution. Un conflit fait le lien, il oblige à prendre en compte la position de l’autre, à le reconnaître en tant qu’interlocuteur. Pour qu’il y ait conflit, il faut qu’il existe un différend entre deux adversaires de force ou de statut comparables mais aussi une proximité fonctionnelle dans un système donné, c’est-à-dire le terrain d’affrontement. Il faut une certaine symétrie, ce qui n’est pas le cas dans la violence en général et le harcèlement moral en particulier où ce qui pose problème n’est pas nommé, et où celui qui cherche à exprimer un désaccord n’est pas entendu. » (M.F. Hirigoyen, PUF, p.28)
Les violences
Elles sont de deux types distincts, internes ou externes à l’entreprise : clients, fournisseurs, usagers, voisins, colocataires. La responsabilité de l'employeur reste la même concernant la protection qu'il doit à l'employé.
Violence au travail (selon le BIT) : « toute action, tout incident ou tout comportement qui s’écarte d’une attitude raisonnable et par lesquels une personne est attaquée, menacée, lésée ou blessée dans le cadre du travail ou par le fait du travail. »
Alors que la violence physique est en baisse, car souvent reconnue et condamnée, on voit apparaître une violence plus subtile, comme les différentes sortes de harcèlement.
On note 5 formes de violences sur le lieu de travail (Selon un rapport du BIT, Genève, 2000) :
- Harcèlement sexuel (33% des actes de violence)
- Agressions verbales (29%)
- Harcèlement moral et brimades (14%)
- Agressions physiques (14%)
- Menaces (10%)
Le mal-être au travail
« État émotionnel d’inquiétudes plus ou moins diffuses sur sa condition ou son avenir, en lien avec le contexte organisationnel et relationnel. Il est souvent relié à des modes dégradés de relations de travail et peut aller jusqu’à une perte de repères des salariés sur la place qu’ils occupent dans l’organisation, voire à un sentiment d’instabilité constant. Le mal-être peut s’exprimer par un mal-vivre ensemble : la perte de confiance en soi-même va souvent de pair avec une perte de confiance en les autres. »
Lorsque le salarié ne se retrouve plus dans ce qu’il fait, lorsqu’il ne comprend plus les objectifs qui lui sont assignés ou qu’il a le sentiment que son travail n’est plus reconnu à sa juste valeur, alors, le travail perd son sens, il n’offre plus de motivation. Ceci est particulièrement vrai pour les nouveaux engagés, les plus jeunes qui ne se voient pas dans cet avenir.
Le harcèlement
Selon Marie - France Hirigoyen : « le harcèlement moral au travail se définit comme toute conduite abusive (geste, parole, comportement, attitude…) qui porte atteinte, par sa répétition ou sa systématisation, à la dignité ou à l’intégrité psychique ou physique d’une personne, mettant au péril son emploi, ou dégradant le climat de travail. »
En conclusion
On le voit, les risques psychosociaux recouvrent différentes réalités, qui se croisent parfois, peuvent se renforcer ou non. Précisions aussi que le stress professionnel n’est pas en soi le résultat d’un harcèlement sur le lieu de travail; c'est toutefois un symptôme dont il faut absolument rechercher la cause.
Le secrétariat d'Etat à l'économie met à disposition des informations pour les employeurs ici
Préserver les victimes, les témoins et l'entreprise tous en garantissant que les auteurs soient empéchés de nuire est un exercice difficile.
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