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Portfolio Manager Report
Le premier semestre a été très solide. Presque toutes les classes d'actifs ont continué de prendre de la valeur au deuxième trimestre. Au second semestre, les marchés financiers seront de plus en plus confrontés à des vents conjoncturels contraires, ce qui exige une tactique de placement particulièrement prudente et active.
Messages clés
- Les investisseuses et investisseurs ayant un mandat de gestion de fortune peuvent se réjouir d'un bon premier semestre.
- Bien que les banques centrales poursuivent leur politique monétaire restrictive pour le moment, les cycles de hausse des taux d'intérêt devraient bientôt être achevés. En conséquence, la pression sur les prix des obligations s'atténue, rendant les investissements dans des emprunts obligataires soigneusement sélectionnés à nouveau plus attractifs.
- Les fluctuations sur les marchés boursiers sont susceptibles d'augmenter au troisième trimestre, raison pour laquelle nous maintenons notre tactique de placement défensive pour le moment.
Performance
Rétrospective
Bien qu'il y ait encore des vents contraires sur le plan de la politique monétaire mondiale et de l'évolution de la conjoncture, les investisseurs ayant un mandat de gestion de fortune peuvent se réjouir d'un premier semestre solide. La reprise des marchés financiers s'est poursuivie au deuxième trimestre. Cette reprise doit tenir compte du fait que l'année 2022 a été l'une des pires années boursières depuis longtemps, notamment parce que les actions et les obligations ont affiché une perte à deux chiffres. En conséquence, les marchés ont commencé l'année boursière en cours à des niveaux faibles.
La hausse des taux d'intérêt a un effet de plus en plus modérateur sur l'inflation, le pic des taux d'inflation étant désormais derrière nous. Toutefois, l'inflation sous-jacente, en particulier, s'avère extrêmement tenace. En conséquence, les banques centrales devraient poursuivre leur politique monétaire restrictive pendant un certain temps encore. Ce faisant, elles acceptent volontairement un ralentissement plus marqué de l'économie.
La hausse des taux d'intérêt a conduit à une nette hausse des rendements à l'échéance des obligations. Malgré une politique monétaire toujours restrictive, les cycles de hausse des taux devraient bientôt s'achever. C'est pourquoi nous avons tactiquement augmenté la quote-part d'obligations au cours du dernier trimestre. Lors de cette augmentation, étant donné que les courbes des taux d'intérêts se sont aplaties, voire en partie inversées, et qu'elles tiennent donc compte des risques de récession considérablement accrus, nous nous sommes concentrés sur des débiteurs de qualité élevée et des durations courtes.
Les marchés des actions, en revanche, semblent ignorer les risques de récession. Parmi les gagnants figurent les actions européennes, qui ont enregistré leur plus haut niveau depuis plusieurs années. Cela a notamment été soutenu par la fin de la stratégie zéro COVID en Chine ainsi que par l'absence d'une véritable pénurie d'énergie en Europe. En raison des risques conjoncturels, nous avons réalisé une partie des bénéfices à la fin du mois d'avril et tactiquement réduit les actions européennes. Nous conservons une sous-pondération de la quote-part en actions.
Les investissements immobiliers indirects n'ont, pour une fois, guère pu profiter de l'environnement de marché incertain. Les fonds immobiliers suisses ont évolué dans une tendance latérale volatile. Outre le ralentissement de la conjoncture, c'est notamment le revirement radical des taux d'intérêt par les banques centrales qui donne du fil à retordre à l'immobilier. D'une part, cela renchérit le financement de projets immobiliers et, d'autre part, cela a nettement réduit l'avantage de rendement par rapport aux placements de capitaux à rémunération fixe. Cependant, un déséquilibre entre l'offre et la demande sur le marché immobilier devrait persister, ce qui soutiendra les prix à moyen terme.
Comme nous supposons que la politique monétaire restera restrictive dans un futur proche et que le risque de récession continuera donc de croître, nous maintenons notre légère surpondération de l'or et de l'immobilier suisse au début du troisième trimestre.
Perspectives
Après un premier semestre très positif, les marchés financiers seront confrontés à des vents conjoncturels contraires croissants au second semestre. Les fluctuations sur les marchés boursiers devraient augmenter, c'est pourquoi nous maintenons notre tactique de placement défensive pour le moment. Nous veillons toujours à une large diversification entre plusieurs classes d'actifs, au sein desquelles nous nous concentrons encore plus fortement sur les entreprises ayant des bilans solides et des modèles d'affaires éprouvés en cas de crise. C'est justement dans les phases de récession que la qualité prévaut.
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