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Les non-nationaux sont plus de 2 millions et représentent un quart de la population totale du pays. Mais qui sont-ils ces étrangers qui figurent souvent au centre des débats politiques? Tous les détails des dernières statistiques en graphiques.
La Suisse est l'un des pays qui compte la plus forte proportion d'étrangers (24,9% en 2016) sur son territoire. Seuls quelques cas particuliers, tels que les pays pétroliers ou des Cités-États comme le Luxembourg, présentent des pourcentages encore plus élevés que la Suisse.
Le graphique ci-dessous présente les nationalités de tous les étrangers vivant en Suisse. On constate que plus de 80% des étrangers établis en Suisse proviennent de pays européens. Les ressortissants d'Allemagne, d'Italie, du Portugal et de France constituent à eux seuls près de la moitié des étrangers résidant en Suisse.
En une année, la proportion d'étrangers a augmenté de 0,3 point de pourcentage (24,6% d'étrangers en 2015). Avec 18,6 entrées pour 1000 habitants en moyenne au cours de l'année 2015, la Suisse ne caracole plus en tête des pays d’immigration européens. L’Allemagne la devance désormais avec plus de 19 entrées pour 1000 habitants. Mais l’immigration en Suisse reste importante en comparaison avec le Royaume-Uni (9,7), l'Espagne (7,3) ou la France (5,4).
Le taux élevé d'immigrés en Suisse n'est certes pas nouveau. L'immigration est un thème récurrent des cinquante dernières années, sur lequel les Suisses se sont prononcés à de multiples reprises dans les urnes. En février 2014, le peuple a ainsi approuvé à une courte majorité une initiative populaire demandant un contrôle plus strict de l'immigration.
La proportion d'étrangers ainsi que leur nationalité d'origine varient de manière considérable selon les différentes régions de Suisse, comme l'illustrent les cartes ci-dessous. La Suisse francophone, à l'Ouest, héberge la plus grande proportion d'étrangers, contrastant fortement avec la situation qui prévaut en Suisse Centrale. Les ressortissants d'Italie, d'Allemagne et de France sont sans surprise proportionnellement plus nombreux dans les régions où leur langue d'origine est parlée.
Il est également à relever que, la nationalité suisse ne s’acquérant pas automatiquement, nombreux sont les étrangers nés en Suisse qui conservent leur nationalité d'origine. Ainsi, selon l’Office fédéral de la statistiqueLien externe, il y avait en 2016 plus de 403'000 personnes de nationalité étrangère nées en Suisse, soit un cinquième de la population «étrangère» du pays. Parmi les étrangers nés hors du pays, 44% résident en Suisse de manière permanente depuis 10 ans ou plus.
La Suisse accueille beaucoup d'étrangers sur son sol, représente-t-elle pour autant un modèle d'intégration réussie? Votre avis nous intéresse.
Série migration
Vote par le peuple suisse pour limiter l’immigration, Brexit, tensions au sein de l’Union Européenne face à l’afflux de demandeurs d’asile, l’immigration est au coeur des préoccupations sur tout le continent et au-delà.
En Suisse comme au Royaume-Uni, on est prêt à limiter l'afflux d’immigrants au risque de remettre en cause l’accès au marché européen. A travers des graphiques, swissinfo.ch présente une série sur l’immigration. Des flux migratoires mondiaux à l’évolution historique en passant par les spécifités helvétiques, retrouvez chaque semaine les chiffres essentiels à connaître sur ce sujet.Fin de l'infobox