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HÉPATITE B
LA VACCINATION CONTRE L'HÉPATITE B - UN INVESTISSEMENT DANS L'INTÉRÊT DE NOTRE SANTÉ
Depuis 1981, on dispose d'un vaccin très efficace contre l'hépatite B.
A l'époque, la Suisse a été le premier pays au monde à vacciner les personnes les plus
exposées au risque d'infection, en premier lieu le personnel de santé. Depuis, plus de
16 ans ont passé, et pourtant il y a toujours trop d'infections par le virus de
l'hépatite B avec leurs conséquences souvent redoutables.
Depuis 1991, des programmes de vaccination anti-hépatite B à l'intention des enfants et des jeunes ont été lancés dans la plupart des pays d'Europe. Dans ce contexte, l'Office fédéral de la santé publique recommande la vaccination de tous les jeunes de 11 à 15 ans en Suisse ; il s'agit de la classe d'âge précédant immédiatement celle où le risque d'infection est maximal - de 15 à 35 ans.
Une vaccination adéquate permet donc de protéger notre jeunesse efficacement contre l'hépatite B tout en contribuant à prévenir à terme les conséquences graves de l'hépatite (cirrhose du foie, cancer primitif du foie). La vaccination est aussi tout bénéfice pour les coûts de la santé publique, puisqu'à long terme un vaccin revient moins cher que les coûts d'une hépatite B déclarée. En ce sens, la vaccination contre l'hépatite B constitue un investissement inégalé, bénéfique pour la santé non seulement de l'individu concerné, mais également de la population tout entière.

Prof. W. Zimmerli
Président de la Société suisse
d'Infectiologie,

Dr C.A. Siegrist
Centre de Vaccinologie et d'Immunologie
Néonatale,
QU'EST-CE QUE L'HÉPATITE ?
Le mot «hépatite» veut dire inflammation du foie.
Une inflammation du foie est causée soit par des substances toxiques, soit - et c'est la
majorité des cas - par des virus. Dès que les virus introduits dans le sang
atteignent le foie, ils pénètrent dans les cellules du foie (les hépatocytes) et s'y
multiplient. Le système qui assure les défenses de l'organisme s'attaque alors aux virus
en détruisant les cellules infectées. C'est ce qui provoque l'inflammation du foie.
Le signe le plus connu d'une inflammation aiguë du foie est la jaunisse ou ictère. La peau, les muqueuses et le blanc de l'il se colorent en jaune, les urines sont brun foncé, les selles par contre se décolorent. Il est pourtant fréquent que ces symptômes typiques ne soient pas visibles, ce qui explique que le diagnostic d'hépatite n'est pas posé et que les personnes atteintes ignorent même qu'elles ont attrapé une hépatite B aiguë.
A ce jour, un total de cinq virus provoquant une infection ciblée et une inflammation du foie ont été identifiés. Ces virus de l'hépatite se distinguent les uns des autres par des propriétés caractéristiques. Les différences sont importantes en ce qui concerne la voie de transmission de ces virus et leur agressivité. Les différents virus de l'hépatite qui, à ce jour, n'ont été identifiés que chez l'homme, sont désignés par les lettres A, B, C, D et E. Les différentes formes d'inflammation du foie (d'hépatite) sont désignées par les mêmes lettres en fonction du virus qui en est responsable.
QUELS SONT LES VIRUS RESPONSABLES D'UNE HÉPATITE ?
FORMES D'HÉPATITE SANS ÉVOLUTION CHRONIQUE
Les virus de l'hépatite A et E sont responsables d'une inflammation aiguë du foie qui, en règle générale, guérit spontanément dans les 6 mois. L'issue mortelle, qui est rare, affecte surtout les adultes âgés de plus de 40 ans, et pour l'hépatite E aussi les femmes enceintes.
Les virus pénètrent dans l'organisme par de l'eau ou des aliments qui ont été souillés par les selles. Dans plus de 40% des hépatites A, les malades sont infectés lors de voyages dans des pays aux conditions hygiéniques insuffisantes, p. ex. les pays de l'Europe de l'Est, d'Asie, d'Océanie, d'Afrique, d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud. En Suisse, le risque de contamination est minime. L'hépatite E est rare ; l'infection se fait presque exclusivement lors d'un séjour à l'étranger.
FORMES D'HÉPATITE À ÉVOLUTION CHRONIQUE
Les virus de l'hépatite B, C et D provoquent une hépatite aiguë qui peut évoluer vers une inflammation chronique du foie.
Le foie est alors progressivement détruit, il s'atrophie (diminue de volume), une cirrhose s'installe, parfois même un cancer du foie. Certains médicaments permettent de guérir une partie des malades porteurs d'une hépatite B, C ou D. Dans des cas particulièrement graves, seule une transplantation du foie peut prévenir l'issue mortelle, à condition de trouver un donneur approprié.
Les virus de l'hépatite B, C et D se transmettent par le sang. Il suffit d'une quantité minime de sang entrant en contact direct avec la circulation sanguine pour infecter un sujet.
Les virus de l'hépatite B sont particulièrement infectieux ; ils se
transmettent aussi par les liquides et sécrétions du corps, souvent par contact sexuel
non protégé, le virus étant présent dans le sperme et dans les sécrétions vaginales.
Lorsqu'une femme enceinte est infectée par le virus de l'hépatite B, le risque que le nouveau-né soit infecté à son tour est très élevé.
L'hépatite C évolue chez 4 personnes infectées sur 5 vers une inflammation chronique du foie. Ce n'est généralement que des années plus tard, quand le foie est fortement atteint (cirrhose du foie), que les malades découvrent qu'ils ont une inflammation du foie.
Le virus de l'hépatite D est rare en Suisse. Il ne peut se développer dans le foie que si la personne est en même temps infectée par le virus de l'hépatite B.
AUTRES VIRUS
Un virus identifié tout d'abord comme responsable d'une nouvelle forme d'hépatite (F) a été découvert en 1994 dans les selles d'un malade français. On ne le compte toutefois plus parmi les virus de l'hépatite.
La lettre G désigne un groupe de trois virus dont un seul est infectieux pour l'homme sans toutefois causer de signes de maladie.
LES VIRUS DE L'HÉPATITE DE A À E

FORMES D'HÉPATITE SANS

FORMES D'HÉPATITE À
|Désignation||

A

E

B

C

D
|Découverts en||

1973

1990

1965

1989

1977
|Voies de

transmission
|Orale (ingestion de nourriture et de boissons).||Orale (ingestion de nourriture et de boissons).||Liquides et sécrétions du corps, contact sexuel ou par le sang.||Contact par le sang.||Contact par le sang, seulement en présence d'hépatite B.|
|Symptômes

de l'hépatite
aiguë
|Enfants en bas âge souvent sans symptômes. Chez l'adulte : fatigue, perte d'appétit, nausées, fièvre, vomissements, jaunisse.||Fatigue, perte d'appétit, nausées, fièvre, vomissements, jaunisse.||Symptômes chez seulement un tiers des personnes infectées : fatigue, perte d'appétit, nausées, fièvre, vomissements, jaunisse.||Hépatite aiguë généralement sans symptômes.||Hépatite aiguë à l'évolution souvent particulièrement grave.|
|Séquelles

à long terme
|L'hépatite A aiguë dure jusqu'à 6 mois ; elle ne devient pas chronique.||L'hépatite E aiguë ne devient pas chronique||L'hépatite B aiguë ne guérit pas toujours et peut devenir chronique : le malade est porteur du virus et risque la cirrhose et le cancer du foie.||L'hépatite C aiguë ne guérit souvent pas et devient chronique : le malade est porteur du virus et risque la cirrhose et le cancer du foie.||L'hépatite D peut aggraver l'évolution de l'hépatite B.|
|Traitement de

l'hépatite
chronique
|Par l'interféron alpha, voir la p. 10.||Par l'interféron alpha||Traitement de l'hépatite B.|
|Vaccination||Possible depuis 1992 A pratiquer avant un voyage à l'étranger||Pas possible.||Possible depuis 1981, voir la p. 11.||Pas possible.||Protection vaccinale indirecte par le vaccin anti-hépatite B.|
L'HÉPATITE B EN SUISSE : ENCORE TROP FRÉQUENTE
De nombreuses personnes sont infectées chaque année par le virus de
l'hépatite B dans notre pays, bien qu'il existe depuis longtemps un vaccin très
efficace. Entre 1989 et 1994, quelque 450 cas d'hépatite aiguë B ont été annoncés
chaque année à l'Office fédéral de la santé publique.
Depuis 1995, le nombre officiel des cas d'hépatite B déclarés est en diminution (en 1995 : 354 cas contre quelque 200 en 1996), ce qui est surtout dû à la diminution des déclarations d'hépatite B chez les toxicomanes, du fait notamment des mesures prises en Suisse pour enrayer l'épidémie de SIDA (délivrance de seringues propres, recommandations quant à l'usage du préservatif, etc.).
Cependant, tous les cas d'infection ne sont pas déclarés et, de surcroît, les symptômes de la maladie n'apparaissent que chez une personne sur trois (symptômes que le médecin reconnaît comme étant ceux d'une hépatite). Le chiffre total des personnes infectées est un multiple des cas déclarés officiellement : on l'estime à 2000 - 3000 nouvelles infections par année.
Le risque de contamination est particulièrement important chez les jeunes et les jeunes adultes. 80% de toutes les infections concernent des personnes âgées de 15 à 40 ans. En Suisse, toutes les femmes enceintes subissent un test sanguin qui déterminera si elles sont porteuses du virus. En cas de résultat positif, leurs bébés sont vaccinés peu après leur naissance et reçoivent des immunoglobulines spécifiques anti-hépatite B en attendant que le vaccin agisse.
Dans le tiers-monde, la situation est toute différente, puisque la contamination par le virus de l'hépatite B se fait essentiellement à la naissance et dans l'enfance.
Chaque année, l'hépatite B aiguë est responsable de 200 à 250 hospitalisations et de 6 à 10 décès en Suisse dus à une défaillance aiguë du foie (hépatite fulminante).
Près d'une personne sur dix ayant contracté une hépatite B devient porteur chronique du virus. Chez les nourrissons et les enfants en bas âge, l'évolution chronique est encore plus fréquente. On estime à 20000 le nombre des porteurs de virus en Suisse, comparé aux plus de 350 millions dans le monde. Ces personnes peuvent en infecter d'autres tout au long de leur vie, tout en étant elles-mêmes exposées à un risque accru de complications graves menaçant parfois leur vie. C'est ainsi qu'un porteur de virus sur quatre est atteint d'une inflammation chronique progressive du foie qui entraîne avec les années une atrophie (diminution de volume) caractérisant la cirrhose du foie et par la suite, dans certains cas, même un cancer du foie. Ces complications sévères sont à l'origine de 200 à 400 hospitalisations et d'environ 40 à 80 décès par an en Suisse, de plus d'un million de décès dans le monde entier.
Déclarations des médecins et des laboratoires en 1994/1995.
Fréquence annuelle moyenne par âge et par sexe.
HÉPATITE B AIGUË EN SUISSE
QUELLES SONT LES VOIES DE TRANSMISSION CONNUES ?
Le virus de l'hépatite B se transmet par tous les liquides
et sécrétions biologiques, le plus souvent par contact sexuel et par le sang. En règle
générale, l'hépatite B est considérée comme une maladie infectieuse extrêmement
contagieuse.
Il est significatif qu'une partie des personnes infectées par le virus de l'hépatite B n'avait pas adopté un comportement à risque au moment de l'infection. L'infection n'est donc pas nécessairement le fait des seuls groupes à risque.
VOIES DE TRANSMISSION FRÉQUENTES :
AUTRES VOIES DE TRANSMISSION POSSIBLES :
LE RISQUE DE TRANSMISSION EST MINIME DANS LES CAS SUIVANTS :
IL N'Y A AUCUN RISQUE DE TRANSMISSION DANS LES
CAS SUIVANTS :
Souvent une hépatite B aiguë ne cause pas de symptômes, ou
alors seulement des symptômes évoquant une grippe (perte d'appétit et troubles
digestifs, nausées, vomissements, fatigue, fièvre). La maladie peut toutefois aussi
menacer la vie et durer plusieurs mois. Une personne infectée sur trois seulement
présente les symptômes caractéristiques d'une inflammation aiguë du foie : jaunisse
(ictère) avec la peau et le blanc de l'il colorés en jaune, urines brun foncé,
selles décolorées.
Si le système de défense de l'organisme s'avère efficace, l'hépatite guérit, et le foie retrouve une santé parfaite. Le patient est alors protégé contre cette maladie, protection efficace toute la vie durant. Un test sanguin permet au médecin de déterminer la présence des anticorps qui seront désormais responsables de la protection de l'organisme contre une réinfection par le virus de l'hépatite B.
Chez près d'une personne sur dix, l'hépatite B aiguë ne guérit pas, mais devient une infection chronique. Chez le nourrisson et l'enfant en bas âge, les infections chroniques sont encore bien plus fréquentes. 80% des porteurs chroniques du virus ont l'impression d'être en bonne santé bien que leur foie soit enflammé et qu'ils puissent en tout temps contaminer d'autres personnes, par exemple celles qui font partie de leur entourage immédiat.
Chez une personne porteur chronique sur quatre, l'inflammation sévère du foie s'étend sur des années. Les symptômes d'une inflammation chronique du foie (d'une hépatite chronique) prêtent souvent à des interprétations multiples : malaise, perte d'appétit, fatigue. Pour établir un diagnostic certain, le médecin doit procéder à des tests sanguins et prélever une petite partie du tissu du foie avec une aiguille.
QUELLES SONT LES POSSIBILITÉS DE TRAITEMENT ?
Il n'existe pas de médicament permettant de traiter une hépatite aiguë pour améliorer les chances de guérison. L'efficacité des produits dits hépatoprotecteurs (protégeant le foie) n'est pas démontrée. Ce qui signifie que la personne infectée doit attendre patiemment que le système de défense de son organisme vienne à bout des virus par ses propres forces. Aussi longtemps que la guérison n'est pas intervenue, les liquides et sécrétions naturelles du corps - sang, sperme, sécrétions vaginales, salive - restent contagieux.
Dans le cas d'une hépatite B chronique, un traitement par l'interféron alpha
entre en ligne de compte lorsque le virus se propage et que les paramètres du foie (les
«transaminases») sont élevés. Les interférons sont des substances produites par
l'organisme même qui stimulent notre système de défense et nous aident à lutter contre
l'infection.
Un traitement par les interférons peut s'accompagner d'effets indésirables. En début de traitement, la plupart des patients souffrent d'un état grippal qui régresse généralement après quelques jours. Le traitement, qui dure quatre mois, est pris en charge par l'assurance maladie obligatoire. Chez 30 à 40% des patients, la propagation des virus est stoppée, et l'inflammation du foie régresse. En l'état actuel des connaissances, l'interféron prévient la progression de l'hépatite. On étudie actuellement l'amélioration de ce mode de traitement en associant l'interféron à d'autres médicaments contre les virus.
UNE PRÉVENTION EFFICACE GRÂCE AU VACCIN
Il n'existe actuellement pas encore de traitements efficaces en cas d'infection aiguë par le virus de l'hépatite B. La vaccination contre l'hépatite B est donc une mesure fiable et importante pour se protéger de cette maladie. Depuis 1981, on dispose d'un vaccin anti-hépatite B très efficace. Trois injections de ce vaccin confèrent à 98% des personnes vaccinées une protection contre une infection par le virus de l'hépatite B. Chez 90% des personnes vaccinées, cette protection dure au moins dix ans, probablement même toute la vie.
QUELLE EST L'ACTION DU VACCIN ?
Même sans utiliser des virus vivants, il est possible de pousser notre système de défense à fabriquer des anticorps qui nous protègent contre le virus. Ces anticorps sont formés lorsque l'on injecte sous forme de vaccin une substance dite «antigène de surface de l'hépatite B». Comme le dit son nom, cette substance se trouve naturellement dans l'enveloppe du virus de l'hépatite B. Autrefois cette substance provenait de sang humain infecté ; depuis plus de dix ans, elle est produite par recombinaison génétique par de la levure de bière. Avec cette méthode de fabrication, une contamination accidentelle par un germe pathogène est exclue.
COMMENT PRATIQUE-T-ON LA VACCINATION ?
La vaccination anti-hépatite B peut être faite dans n'importe quel cabinet médical. Pour assurer une protection suffisante, il est recommandé de faire trois injections en six mois. Chez l'adulte, l'injection se fait dans les muscles du bras, chez le petit enfant dans la cuisse. Une injection dans la fesse ne convient pas, le tissu graisseux faisant obstacle à l'efficacité du vaccin. Chez les personnes à haut risque d'infection, le médecin pourra contrôler le succès de la vaccination par un test sanguin.
LA VACCINATION ENTRAINE-T-ELLE DES EFFETS INDÉSIRABLES ?
Quatre vaccins anti-hépatite B sont actuellement disponibles en Suisse
- trois vaccins simples et un vaccin qui protège en même temps contre l'hépatite A.
Chez un vacciné sur dix environ, on observe au point d'injection des réactions inoffensives de courte durée telles que douleur, rougeur, sensation de chaleur, enflure. Les réactions générales, p. ex. sous forme de fièvre, fatigue, maux de tête, éruption cutanée, sont rares. Extrêmement rares (l fois sur 600000 vaccinations) sont les réactions allergiques extrêmes chez des patients hypersensibilisés à un constituant du vaccin. De telles réactions, qui sont en théorie possibles après toutes sortes d'injections, nécessitent l'intervention immédiate du médecin, qui aura p. ex. recours à de l'adrénaline pour contrer cet effet indésirable.
Dans le monde entier, plus de 550 millions de personnes ont déjà été vaccinées contre l'hépatite B. On n'a pas signalé d'autres effets indésirables graves qui ont pu être imputés à la vaccination. La vaccination peut donc être considérée comme étant très bien tolérée. Il ne faut toutefois jamais oublier que le vaccin ne protège que contre l'hépatite B. Une personne vaccinée peut en tout temps être atteinte d'une autre maladie, tout comme les personnes non vaccinées.
QUI DEVRAIT SE FAIRE VACCINER ?
Les catégories de personnes suivantes devraient se faire vacciner contre l'hépatite B :
1. TOUS LES ADOLESCENTS DE 11 À 15 ANS
Dans la mesure du possible, les adolescents devraient être protégés avant d'atteindre l'âge où le risque d'infection est maximal (de 15 à 35 ans). Les enfants peuvent être vaccinés à tout âge.
2. ENFANTS ET ADULTES APPARTENANT À DES GROUPES À HAUT RISQUE
AVEZ-VOUS DES QUESTIONS ?
QUESTION : Y a-t-il un risque de contagion quand un
membre de la famille est atteint d'hépatite B ?
RÉPONSE : Oui, le risque de contagion est même très élevé et d'autant plus grand que le contact physique est plus étroit. Les membres de la famille devraient se faire vacciner.
QUEST. : Est-ce que le vaccin protège aussi contre le SIDA ?
RÉP. : Non, il n'y a pas encore de vaccin contre le SIDA. C'est pourquoi il faut à tout prix éviter de se blesser avec une seringue déjà utilisée et toujours employer un préservatif lors de rapports sexuels.
QUEST. : Y a-t-il des contre-indications à la vaccination contre l'hépatite B ?
RÉP. : Toutes les personnes en bonne santé peuvent se faire vacciner. Par contre, évaluez la vaccination avec votre médecin en cas de grossesse ou si vous souffrez de maladies chroniques.
QUEST. : Tous les porteurs d'une hépatite B se rendent-ils compte qu'ils sont
malades ?
RÉP. : Non. De nombreux porteurs aigus et chroniques ne savent pas qu'ils sont infectés par le virus et peuvent contaminer d'autres personnes. Seul un test sanguin permet de poser un diagnostic sûr.
QUEST. : Combien de temps faut-il pour voir apparaître les premiers symptômes
d'une infection ?
RÉP. : Les symptômes d'une hépatite B aiguë se manifestent six semaines à quelques mois après la contagion. Il arrive toutefois souvent que la maladie ne soit identifiée que des années plus tard avec l'apparition des complications de l'hépatite B chronique (cirrhose du foie, év. cancer du foie).
QUEST. : Peut-on s'infecter en se faisant faire un piercing ou un tatouage ?
RÉP. : Oui. Un piercing et un tatouage ne devraient être effectués qu'avec du matériel stérilisé. Tout contact avec du sang ou des objets déjà utilisés est à éviter.
Centre d'Information Suisse sur l'Hépatite
Hochstrasse 113
4018 Bâle
Tél. 061 331 90 80
Fax 061 331 90 21
ÉDITEURS :
Société suisse d'infectiologie (SSI)
Hôpital cantonal de Bâle
Petersgraben 4
4031 Bâle
Société suisse de pédiatrie
Secrétariat
Hôpital Pourtalès
2007 Neuchâtel
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Brunnmattstrasse 13
3174 Thörishaus