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Le candidat républicain à la présidence américaine Mitt Romney a débuté jeudi à Londres une visite destinée à asseoir sa stature internationale. Elle a été marquée d'emblée par des propos controversés sur l'impréparation des JO et l'"héritage anglo-saxon".
Le candidat républicain a pris soin d'organiser sa tournée de six jours dans des pays clés: la Grande-Bretagne, avec qui Washington entretient une "relation privilégiée" maintes fois rappelée depuis la guerre en Irak, la Pologne et Israël, deux pays ayant d'importantes communautés outre-Atlantique, essentielles dans la chasse aux voix.
Mais les propos peu diplomatiques tenus par le candidat républicain sur la chaîne NBC News à son arrivée mercredi à Londres ont jeté un froid: M. Romney y jugeait "troublantes" et "peu encourageantes" les défaillances de la compagnie de sécurité G4S qui ont contraint l'armée à mobiliser plus de soldats pour encadrer les JO, et la grève - annulée - des agents d'immigration et des douanes britanniques.
Autant d'épisodes que les autorités britanniques préféreraient oublier, plutôt que se les voir rappeler par un hôte américain à la veille de la cérémonie d'ouverture.
Propos polémiques
Pire, le quotidien "Daily Telegraph" a jeté un pavé dans la mare en prêtant à un conseiller de M. Romney des propos pouvant passer pour racistes, dans une métropole aux multiples communautés ethniques. "Nous partageons le même héritage anglo-saxon et il (M. Romney) pense que la relation privilégiée est quelque chose de spécial", aurait expliqué un de ces conseillers au journal britannique.
Ces déclarations peuvent être comprises comme une référence voilée aux origines de M. Obama, premier président noir des Etats-Unis né d'un père kényan, remarquait le quotidien.
ATS