Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06950.jsonl.gz/623

- Post CovidSymptômes
La perte de goût est présente dans 8% des cas post-COVID (également appelés long Covid ou Covid long) et la perte de l’odorat dans 17% des cas, sept à neuf mois après l’infection. Les personnes peuvent aussi souffrir de changement de goût ou d’odorat ou de goûts ou odeurs fantômes.
Dans les études menées aux HUG, 9% des femmes et 7% des hommes non hospitalisés pour le Covid-19 ont rapporté une perte ou modification de goût, dont 9% des personnes entre 18-39 ans, 8% de celles entre 40 et 59 ans et 5% des 60 ans et plus. De même, 17% des femmes et 13% des hommes non hospitalisés pour le Covid-19 ont rapporté une perte ou modification de l’odorat, dont 18% des personnes entre 18 et 39 ans, 13% de celles entre 40 et 59 ans et 13% des 60 ans et plus.
Ces symptômes post-COVID s’améliorent en général avec le temps. L’expérience avec d’autres virus montrent que la perte de goût ou de l’odorat pourrait durer plusieurs années chez une faible proportion de personnes. La modification du goût ou de l’odorat est d’habitude un signe plutôt favorable vers une potentielle récupération complète. L’évaluation du goût et de l'odorat est peu fiable en général et difficile à objectiver par les personnes qui en souffrent. Après discussion avec votre médecin traitant, un ou une médecin spécialiste en otorhinolaryngologie (ORL) peut évaluer des causes sous-jacentes ainsi que la sévérité des symptômes.
Et le traitement ?
L’entraînement olfactif est le traitement préconisé pour la perte de goût et de l’odorat avec une rééducation du cerveau à reconnaître les odeurs. Cet entraînement peut être fait avec des produits de maison ou des huiles essentielles : il s’agit de sentir quatre à six odeurs (par exemple, clou de girofle, citronnelle, rose, eucalyptus, café, menthe poivrée), deux fois par jour sur une durée de 15 secondes. Essayer de prendre le temps et se concentrer sur ces exercices de rééducation, cela demande une certaine discipline et un suivi régulier des exercices. En cas de persistance de symptômes au-delà de six à huit semaines, un avis spécialisé en ORL est préconisé. Sauf si d'autres symptômes le nécessitent, les sprays vasoconstricteurs ou les sprays stéroïdiens locaux ne sont pas indiqués.