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Chacun de nous a accès au Génie créatif
A en croire Elisabeth GUILBERT, auteur du célèbre "Eat, Pray, Love", le génie créateur n'a rien à voir avec l'ADN.
Il n'y aurait pas de privilégiés qui auraient reçu un Don spécifique au berceau, tel la Belle au Bois dormant. Il faudrait voir davantage le génie créateur comme un don du ciel susceptible de nous être accordé de temps à autre, à condition que nous soyons réceptifs.
La conception de "l'homme génial" date de l'humanisme de la Renaissance (15ème et 16ème siècle).
Dans l'antiquité on ne pensait pas que le génie était un homme supra intelligent mais plutôt un esprit extérieur qui nous inspirait si nous savions l'écouter et nous abandonner à son influence.
Socrate disait avoir un Démon qui lui parlait de la sagesse, de loin. Dans la Rome antique, l'artiste avait un Génie avec lui qui l'aidait, l'inspirait, tel un être désincarné qui vivait dans l'atelier, ou dans la lampe d'Aladdin. Il partageait aussi bien les réussites que les échecs ce qui aidait l'artiste à calmer son ego et le protégeait des angoisses que connaissent les créateurs aujourd'hui.
C'est ensuite que la Renaissance a mis l'homme au centre de l'Univers et il n'a plus eu un génie qui partageait sa vie mais il est devenu le génie lui-même. Un être extraordinaire avec une énorme responsabilité de résultat et les conséquences sur la psychée humaine, si fragile : le gonflement narcissique ; l'angoisse de la page blanche ; la peur de la mauvaise critique. Dans l'optique moderne l'homme s'expose seul avec son talent et le résultat devient plus important que l'acte de créer lui-même.
Pour Elisabeth, "l'influence de la Renaissance a tué nos artistes depuis 500 ans".
Elisabeth propose aujourd'hui de voir les choses différemment.
Si vous voulez profiter de son témoignage d'écrivaine romancière et biographe, laissez-vous tenter par son intervention TED. Une des 20 minutes les plus profitables de ma vie !