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La Lucernoise Cécile Bühlmann, conseillère nationale depuis 1991 et présidente du groupe parlementaire des Verts depuis 1993, sera le 6 décembre prochain la candidate écologiste au Conseil fédéral, suite au départ d'Adolf Ogi.
Institutrice de formation, déléguée à l'enseignement interculturel du Département de l'instruction publique du canton de Lucerne, polyglotte, Cécile Bühlmann, 51 ans, a été présentée samedi à Berne par le président des Verts, Ruedi Baumann, comme "une alternative réaliste aux candidats de l'Union démocratique du Centre (UDC)".
Cécile Bühlmann, selon les Verts, est partisane d'une Suisse écologique, sociale et ouverte au monde. Les Verts, sans se prononcer sur les chances de leur candidate, ont établi des contacts avec le Parti socialiste. Ils escomptent également le soutien des petits partis ainsi que de membres du Parti radical et du Parti démocrate-chrétien ouverts à l'Europe.
Il faut une alternative à l'UDC, a déclaré le secrétaire des Verts, Hubert Zurkinden, car ce parti défend dans son programme une politique isolationniste, antisociale et xénophobe. Les Verts présentent donc une candidate car ils souhaitent un gouvernement "qui sache défendre une Suisse ouverte au monde, sociale et adepte d'un développement durable".
L'élection d'un membre de l'aile modérée de l'UDC, selon les Verts, n'aurait pas de sens. L'élu ou l'élue, en effet, serait sans cesse en porte-à-faux avec son parti sur des questions politiques essentielles. Un membre de l'aile droite du parti n'est pas non plus acceptable, selon les Verts. Par conséquent l'UDC n'a plus sa place au Conseil fédéral.
Par ailleurs, a souligné le président du parti, Ruedi Baumann, les Verts ont désormais trouvé leur place dans nombreux gouvernements européens de centre-gauche.
swissinfo avec les agences