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La combinaison d'un rendement initial élevé et d'un resserrement des spreads devrait, sur le long terme, engendrer un résultat positif pour les investisseurs.
Dans l'ensemble, le trimestre a été plutôt volatil, et les actifs risqués ont été impacté par les ventes massives sur les marchés actions en mai, en grande partie à cause des préoccupations liées aux conditions macroéconomiques mondiales et, en particulier, à l'escalade des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine. Toutefois, après le ton plus accommodant de la Réserve fédérale et, dans une plus large mesure, de la BCE lors des réunions de juin, le sentiment sur les marchés s'est nettement amélioré et les actifs risqués ont fortement rebondi pour finir le trimestre bien au dessus de leur point de départ.
Après le dynamisme des marchés au début de l'année et le resserrement des spreads sur le segment des obligations corporate hybrides, nous continuons de penser que ce segment offre d’intéressantes opportunités pour les investisseurs. Nous pensons que la combinaison d'un rendement initial élevé, d'un resserrement des spreads, de nombreuses opportunités en termes de sélection et de nouvelles émissions à des prix attrayants devrait, sur le long terme, engendrer un résultat positif pour les investisseurs.
représente environ 170 milliards de dollars au niveau mondial.
Dans cet environnement positif, les principales contributions positives pour notre gestion ont été par exemple la surpondération des titres de bonne qualité en zone euro périphérique, tels qu'Enel et Telefonica, qui se sont très bien comportés alors que le risque souverain lié en particulier à l'Italie a diminué. D’autres titres issus de notre sélection, y compris avec une forte conviction comme SSE et Bayer, ont également affiché un bon rendement au cours du trimestre. En revanche, les émetteurs canadiens spécialisés dans le transport de pétrole et de gaz, comme Enbridge et Transcanada, ont connu un parcours plus irrégulier, le prix du pétrole ayant légèrement baissé au cours du trimestre. Néanmoins, nous continuons d’apprécier ces émetteurs sur le long terme.
Il y a eu deux émissions hybrides en juin, la première par Merck, qui a émis 1,5 milliard d'euros en deux tranches, et l'autre par AroundTown avec une obligation PerpNC5 à 400 millions de livres. En raison du récent rallye sur les marchés et des niveaux de compression des spreads, ces offres ne nous ont pas semblé présenter une prime à l’émission suffisante et nous n'y avons donc pas participé. Au moment de la rédaction du présent commentaire, les obligations Merck et AroundTown sous-performaient par rapport à l'indice de référence de respectivement 12 points et 14 points de base en moyenne. Nous continuons notre suivi dans l’attente de meilleurs points d'entrée et restons sélectifs sur les marchés primaires. Nous avons clairement constaté une baisse des primes à l’émission ces derniers temps.
Le marché des corporate hybrides reste toutefois très attractif. Aujourd’hui, nous estimons que l'univers d’investissement représente environ 170 milliards de dollars au niveau mondial. Le spread offert par ces titres hybrides par rapport aux tranches sénior est de +194 points de base. Le faible niveau des spreads séniors des sociétés investment grade européennes non-financières de bonne qualité, généralement compris entre 55 et 72 points de base, ainsi que les faibles rendements des obligations d'État, notamment en euro, continuent selon nous de soutenir le spread des obligations corporate hybrides, ce qui les rend très attractives par rapport aux autres options sur le marché de la dette européenne