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(New Public Management)
La complexité croissante et la nouvelle dynamique de l’environnement générée par la vie de plus en plus urbaine accroissent les besoins de gestion centralisée, de coopération et de coordination renforcées des communautés locales.
Depuis les années 1980, une conception de la gestion des communautés publiques s’est lentement imposée, en même temps que se mettait en place la mondialisation économique. C’est ce qu’on a appelé la Nouvelle Gestion Publique.
Quelques points, révélateurs du lent phagocytage du politique par l’économie, sont caractéristiques de cette manière de gérer les communautés publiques :
- L’application de méthodes de gestion ayant fait leurs preuves dans le secteur privé
- L’introduction d’éléments propres à l’économie de marché et aux principes de la concurrence
- La gestion axée sur les prestations et les résultats
- Les citoyen(ne)s sont considérés comme les « clients » de l’administration publique. Ils sont consommateurs de « prestations »
- Les approches managériales sont tirées des sciences de l’organisation
- L’approche dite du « principal-agent » (selon la théorie de l’agence utilisée en économie industrielle) spécifie la refonte des rapports contractuels régnant au sein de l’administration, ainsi que d’une répartition claire des compétences. Celles-ci sont réglées par un contrat d’après lequel une ou plusieurs personnes (le principal) engage une autre personne (l’agent) pour exécuter en son nom une tâche quelconque qui implique une délégation d’un certain pouvoir à l’agent.
- La focalisation sur l’efficience et l’efficacité de l’accomplissement des tâches étatiques
- La séparation entre les tâches stratégiques et la mise en oeuvre au niveau opérationnel