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L'opération d'évacuation britannique a pris fin à Kaboul
L'opération d'évacuation du Royaume-Uni en Afghanistan a pris fin samedi, alors que des centaines d'Afghans restaient sur place. "Le dernier vol transportant du personnel des forces armées britanniques a quitté Kaboul", a tweeté le ministère britannique de la défense.
"A tous ceux qui ont servi si courageusement sous une pression énorme et dans des conditions horribles pour mettre en sécurité les civils les plus vulnérables: merci", a ajouté le ministère, postant des photographies de soldats à l'air tendu et aux traits tirés montant à bord de l'avion. Le dernier avion évacuant uniquement des civils avait décollé plus tôt samedi de la capitale afghane.
Le premier ministre britannique Boris Johnson a, lui aussi, adressé ses remerciements à ceux qui ont conduit l'opération, au cours de laquelle plus de 15'000 personnes ont été évacuées en moins de deux semaines. "Vous pouvez être fiers de ce que vous avez accompli", a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.
L'armée britannique "a aidé des milliers de gens à avoir un avenir meilleur et la sécurité", a renchéri le ministre de la défense Ben Wallace.
Jusqu'à 1100 Afghans pas évacués
Plus tôt samedi, le chef des forces armées britanniques, le général Nick Carter, avait estimé que l'opération d'évacuation s'était déroulée "aussi bien que possible au vu des circonstances", après un attentat revendiqué par l'Etat islamique ayant fait plus d'une centaine de morts jeudi, dont 13 soldats américains et deux Britanniques.
Mais il a estimé "déchirant" ne pas avoir "pu faire sortir tout le monde". Selon lui, le nombre d'Afghans éligibles, qui n'ont pu partir, se compte en "un nombre élevé de centaines". La Grande-Bretagne les accueillera s'ils parviennent à quitter le pays par un autre moyen après la date-butoir du 31 août, a-t-il souligné.
Le ministre Wallace a pour sa part avancé un chiffre allant jusqu'à 1100 Afghans éligibles restés sur place. Les Etats-Unis vont faire face dans les jours qui viennent à une situation "très difficile", a estimé le général Carter, notant que la menace représentée par l'EI "ne s'est pas éloignée".
ats, afp