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pour quatuor ou choeur de femmes ou d'hommes ou mixte opus 85
Le compositeur découvrit le texte latin intitulé Campana dans les Œuvres complètes d'Arthur Rimbaud (1854-1891) publiées en deux volumes en 1948 par les Editions du Grand-Chêne à Lausanne. L'auteur a écrit ce poème en janvier 1869 à l'âge de 15 ans en classe d'école et l'a soumis à son professeur sous le nom d'Alfred Mabille lequel, par la suite, devint même la raison sociale d'un collège bruxellois. L'écolier était coutumier de ce genre de mystification. Il s'agit d'un long poème en cinq parties dont JFZ ne retint que la première dont le contenu avait sens à lui seul.
Campana résulte d'une commande du Festival Choral International de Neuchâtel 1995 dans l'intention d'être une pièce imposée. Comme aucun concurrent ne se présenta dans la catégorie pour quatuor vocal, une création privée eut lieu le 12 septembre 1996 à la Salle Paderewski à Lausanne au cours d'un concert de l'Ensemble Vocal de Lausanne présenté par Michel Corboz à l'occasion du 50ème anniversaire de l'instauration de la succursale de SUISA en Suisse romande. Quatre solistes de l'EVL, sans direction, furent les interprètes de Campana : Gyslaine Waelchli soprano, Marie-Laure Chabloz, alto, Alain Perroud, ténor et Simon Janin, basse.
Quelques temps plus tard, JFZ réalisa une version pour quatuor (ou chœur d'hommes) et une version pour quatuor (ou chœur de femmes). Cette dernière fut exécutée à Lausanne pour la première fois en public en la Salle de concerts du Conservatoire par l'Ensemble Féminin de Musique Vocale de Lausanne sous la direction de Marie-Hélène Dupard lors d'une manifestation organisée par la Société de Musique Contemporaine le 17 novembre 1997 à l'occasion du 80ème anniversaire du compositeur.
La Cloche (Traduction)
Que d’une voix triste, que d’une voix douce la cloche
ébranle les airs, autant de murmures elle renvoie une
fois mise en mouvement,
autant de répliques lui donne notre coeur agité de sentiments divers,
rendant en secret murmures pour murmures.
Mais il semble que le son sacré quitte le terrestre séjour
et monte, divin, jusqu’au Dieu Très-Haut,
où son chant harmonieux résonne plus pur qu’aucun autre.
La voix lancée tonne et peu à peu expire en marchant,
semant d’un verbe grandiose son précepte par les airs; «Ainsi tout périt, vite emporté au néant!»
Arthur Rimbaud
Ensemble Vocal La Cantilène: Regard
Ensemble Vocal La Cantilène, Nicolas Fragnière (direction)
Empreintes, Œuvres chorales
Chœur des XVI, André Ducret (direction)