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Le manuscrit, d'origine française, faisait certainement partie depuis le XIVe siècle de la libraria secreta du couvent de Saint-François d'Assise, comme en atteste sa présence dans l'inventaire de la bibliothèque du couvent rédigé en 1381 par le frère Giovanni Ioli, qui s'occupait de son réagencement entre 1377 et 1384. Il comprenait à l'origine non seulement le Liber sapientiae, mais aussi le troisième et le quatrième livre des Sentences de Pierre Lombard. Il fait partie d'un groupe important de manuscrits d'origine française, certains richement décorés, qui furent acquis par le couvent depuis la fondation de la bibliothèque. Le manuscrit était encore entier lorsqu'il était en possession de l'antiquaire Leo Olschki ; en 1960, désormais démembré, il fut acheté par la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne auprès de l'antiquaire genevois Nicolas Rauch.
En ligne depuis: 14.12.2018
Ces fragments, découverts en 1931 dans un registre par l'archiviste de Moudon, tirent leur nom du lieu où ils ont été retrouvés. Selon le registre des entrées du service des manuscrits, ils sont parvenus en 1950 à la Bibliothèque cantonale et universitaire – Lausanne. Ils comportent 21 entrées qui décrivent les vertus médicinales de différentes plantes. On ignore le nombre total de chapitres du manuscrit d'origine. Selon Eugène Olivier qui a édité le texte avec Paul Aebischer, il a été copié par un scribe qui n'était pas un médecin praticien, comme en témoignent des fautes de lecture, tels que « sanc » (sang) au lieu de « sint » (graisse).
En ligne depuis: 08.10.2020
Othon de Grandson, chevalier et poète, s'illustra aussi bien par ses vers que par ses faits d'armes lors de la Guerre de Cent ans. Il fut conseiller d'Amédée VII de Savoie. A la mort de son suzerain, il s'enfuit en Angleterre. Rentré dans le Pays de Vaud, il meurt dans un duel judiciaire à Bourg-en-Bresse en 1397. Au travers de ses poésies, Othon de Grandson contribua notamment à faire connaître la Saint-Valentin jusqu'alors célébrée surtout dans le monde anglo-saxon.
En ligne depuis: 31.03.2011
Ce codex daté de la première moitié du XIVe s. contient une copie du Roman de la Rose, un poème allégorique en ancien français composé au XIIIe s. par Guillaume de Lorris et Jean de Meung. Cet exemplaire, une des plus de 300 copies complètes ou partielles qui subsistent, est abondamment annoté ce qui atteste de son usage fréquent par de nombreux lecteurs.
En ligne depuis: 21.01.2011
Le recueil Grenet est un manuscrit poétique réalisé par le marchand genevois Gilbert Grenet (1510 ?-1568) qui rassemble des poésies françaises composées pendant les décennies 1530-1560. Le recueil est ouvert par une quarantaine d'épîtres et de dizains de Clément Marot vraisemblablement copiés pendant et après le séjour du poète à Genève (1542-1543). Il conserve ensuite des poèmes anonymes sur les vertus de l'éducation et de l'art d'écrire. Il se conclut par une quarantaine d'épigrammes et de poésies diverses louant la Réforme et polémiquant contre le catholicisme. Certains sont des récritures personnelles de textes de Théodore de Bèze et de Ronsard. Le codex, partiellement décoré, illustre le rôle joué par la poésie militante dans les milieux marchands soutenant la Réforme à Genève au temps de Jean Calvin. Il a été acquis par la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne en 1844.
En ligne depuis: 12.12.2019
Othon de Grandson, chevalier et poète, s'illustra aussi bien par ses vers que par ses faits d'armes lors de la Guerre de Cent ans. Il fut conseiller d'Amédée VII de Savoie. A la mort de son suzerain, il s'enfuit en Angleterre. Rentré dans le Pays de Vaud, il meurt dans un duel judiciaire à Bourg-en-Bresse en 1397. Othon de Grandson composa ces poèmes probablement entre 1366 et 1372. Ce recueil contient également des ballades dues à treize auteurs différents.
En ligne depuis: 31.03.2011
Le fragment provenant du scriptorium du monastère de Fulda constitue, avec celui de l'Universitätsbibliothek d'Heidelberg, Pal. lat. 921, un des deux seuls manuscrits connus des Getica de Jordanès, écrit dans une minuscule anglosaxonne (continentale). Il ne s'agit cependant pas d'une partie du feuillet manquant depuis le début du XIXe siècle du Pal. lat. 921. Avec le « Codice Basile » de Palerme, Archivio di Stato, le Ottob. lat. 1346 de Rome, Biblioteca Vaticana et le Pal. lat. 920, le reste de ce feuillet appartient au plus ancien témoin des Getica. Il pourrait constituer une partie d'un manuscrit de Jordanès, dont la présence est attestée à Fulda jusqu'à la fin du XVIe siècle.
En ligne depuis: 13.10.2016
Le manuscrit, écrit dans une gothique primitive et daté de la fin du XIIe siècle, contient une copie incomplète des Métamorphoses d'Ovide (2,52 – 3,466 ; 3,651 – 14,43 ; 14,414 – 15,668). Il présente des gloses marginales et interlinéaires, ainsi que des variantes de mains différentes.
En ligne depuis: 22.06.2017
Le manuscrit est un cartulaire établi en faveur du prieuré clunisien de Romainmôtier (canton de Vaud) et probablement copié dans le monastère. Il se compose de deux ensembles distincts chronologiquement et réunis à une date inconnue. La première partie date du XIIe siècle et se compose de 77 documents précédés d'une préface narrant les principaux événements de l'histoire ancienne de l'institution. Le deuxième ensemble a été copié à la fin du XIIIe siècle et contient 80 documents, qui remontent pour la plupart aux années 1270-1286.
En ligne depuis: 29.03.2019
Ce livre de prières provient de la région de Cologne, comme l'indiquent le choix des textes de prières et le calendrier, ou de l'abbaye de Münstereifel, parce que les saints Crisant et Daria, qui y sont vénérés, sont explicitement mentionnés aux folios 218r et 219r. Par l'intermédiaire de Catharina von Wrede (contreplat supérieur), il est entré à la Bibliothèque des Cèdres, laquelle passa en 1966 dans le fonds de la Bibliothèque cantonale et universitaire – Lausanne. Ce volume de petit format, illustré de 18 miniatures, contient un cycle de prières sur la vie et les souffrances du Christ, des prières sur la vérité de la foi et sur divers saints. Les miniatures et le début des différents textes sont encadrés de rinceaux à feuillages et d'entrelacs ; le décor est complété par 35 initiales dorées, des bordures filigranées et des lombardes bleues, rouges et dorées.
En ligne depuis: 08.10.2020
La Biblia Porta – du nom de son dernier propriétaire privé – est une Bible enluminée de la région franco-flamande datant de la fin du XIIIe siècle. La richesse de cet ouvrage, exceptionnel et unique, réside dans la qualité de l'illustration du texte : 337 scènes d'une grande finesse artistique, pleines de vie et d'expression, illustrent l'histoire, la vie des hommes au Moyen Âge et leur vision du monde. Les illustrations se composent de majuscules historiées, de majuscules ornées, de drôleries et d'illustrations marginales. Le texte, écrit dans une calligraphie très soignée sur un vélin très fin, est la version latine de la Bible de saint Jérôme révisée à Paris dans le second quart du XIIIe siècle. Ce document est un des rares ouvrages subsistants au monde de cette école d'enluminure du nord de la France.
En ligne depuis: 21.12.2009
Offert à la bibliothèque de l'Académie de Lausanne en 1779, ce livre d'heures est un représentant typique de ces ouvrages de dévotion de la fin du Moyen Age. Le calendrier est à l'usage de Paris : à chaque jour, son saint, sans qu'aucun ne soit singularisé. L'adresse au masculin de l'Obsecro te peut tout aussi bien être le signe d'un livre d'heures produit pour le marché libraire, que désigner le destinataire réel du manuscrit. Quelques prières en français, telles que les XV joies de Notre Dame, Les sept requêtes à Notre Seigneur et une prière à la Sainte Croix, concluent l'ouvrage. Toutes les enluminures, probablement en pleine page, qui marquaient les débuts des offices respectifs ont disparu. Les seules traces de décor peint se logent dans les marges et les initiales ornées situées aux subdivisions secondaires de ces mêmes offices.
En ligne depuis: 08.10.2020
Ce codex contient deux textes différents, tous deux incomplets, dans une reliure du XIXe siècle. Il s'agit d'une part de l'Horologium Sapientiae de Henri Suso (1-66), dont le texte original fut écrit à Constance et connut une large diffusion au Moyen Âge tardif, et d'autre part du De Vita Solitaria de Francesco Petrarca (67-116). Le premier est un manuscrit sur parchemin d'origine italienne, daté de la fin du XIVe-début du XVe siècle, écrit d'une seule main dans une gothique semi-cursive sur deux colonnes. Sa particularité est d'utiliser du parchemin palimpseste, sur lequel se trouvaient initialement des textes juridiques copiés au XIIIe siècle. Le second, d'une autre main et d'origine française ou suisse, présente une copie du texte de Pétrarque dans une minuscule bâtarde, sur deux colonnes, datée du XVe siècle. Tous deux présentent quelques initiales filigranées et sont émaillés de manicules.
En ligne depuis: 10.10.2019