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Donnant le verdict de l'affaire Skander Vogt, le Tribunal correctionnel de la Broye et du Nord Vaudois, délocalisé dans la salle d'audiences pénales à Renens, a condamné jeudi le gardien sous-chef de la prison de Bochuz à 60 jours-amende à 50 francs, avec un sursis de deux ans. Les huit autres prévenus ont été acquittés.
Les prévenus ont tous été libérés du chef d'accusation d'homicide par négligence. En revanche, le tribunal a retenu l'accusation d'exposition pour le surveillant sous-chef, qui n'a pas permis au personnel médical d'agir. Il a été reconnu coupable d'avoir mis en danger la vie du détenu Skander Vogt, mort asphyxié dans sa cellule.
Ministère public et partie civile satisfaits
Le tribunal lui reproche principalement d'avoir découragé les deux autres gardiens qui, s'étant rendu compte de l'état grave dans lequel se trouvait prisonnier, voulaient entrer dans la cellule. Quant à la directive qui impose la présence du Groupement d'intervention de la police (DARD) pour déplacer un prisonnier, un simple coup de fil à la directrice de piquet aurait permis de débloquer la situation.
Le Ministère public s'est dit satisfait de ce jugement nuancé. L'avocat de la soeur de Skander Vogt est également satisfait que le tribunal ait reconnu que des erreurs ont été commises.
Les moments clés de l'affaire >>>
vtom avec ats
Rappel des faits
L'incendie est vite éteint mais le personnel n'entre pas dans la cellule enfumée et veut attendre le DARD, détachement d'action rapide et de dissuasion de la police cantonale, requis pour un personnage jugé dangereux.
A 02h30, le personnel n'entend plus Skander Vogt respirer. A 02h43 les gardiens entrent dans la cellule. A 02h53, le DARD arrive. Sept minutes plus tard, le médecin arrête la réanimation et constate le décès.
L'autopsie conclura à une intoxication aiguë au cyanure provenant du polyuréthane contenu dans le matelas.