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Roger Federer est brusquement retombé sur terre à Dubaï. Un mois après son triomphe à Melbourne, il a été sorti dès le 2e tour dans les Emirats par le Russe Evgeny Donskoy, 3-6 7-6 (9/7) 7-6 (7/5).
Personne ne s'attendait à ce que Roger Federer tombe face à ce joueur quasiment inconnu, modeste 116e mondial et issu des qualifications à Dubaï. Et personne ne s'attendait à ce qu'il perde une partie dans de telles circonstances.
Le Bâlois n'a-t-il pas galvaudé trois balles de match dans la deuxième manche ? N'a-t-il pas ensuite servi pour le gain de la rencontre à 5-3 dans le troisième set ? N'a-t-il pas aussi mené 5-2 dans le tie-break décisif ? Autant d'occasions qu'il n'est pas parvenu à concrétiser, se montrant incapable de "tuer" cette partie. Du coup, Roger Federer en a payé le prix cher. Et c'est assurément l'une des défaites les plus improbables de sa longue carrière qu'il a subi mercredi soir, "chez lui" à Dubaï.
Tout avait pourtant très bien commencé pour Roger Federer. Dans la lignée de son 1er tour face à Benoît Paire, le no 10 mondial a survolé la manche initiale en prodiguant un tennis de qualité. Mais tout s'est délité dès l'entame du deuxième set. Faisant preuve d'impatience, forçant ses coups, le Bâlois a commencé à accumuler du déchet dans son jeu. Et comme son adversaire a crânement joué sa chance, lâchant parfois des coups détonnants, la partie s'est équilibrée.
Il n'empêche que Roger Federer aurait dû boucler l'affaire en deux sets. N'a-t-il pas en effet laissé filer trois balles de match, dont deux sur son service dans le tie-break de la deuxième manche ? Sur la première, Evgeny Donskoy a joué son va-tout et réussi un retour gagnant en coup droit. Mais sur les deux autres, c'est bien l'homme aux 18 titres en Grand Chelem qui est parti à la faute.
Dans le troisième set également, Roger Federer semblait avoir fait le plus dur. Mais alors qu'il menait 5-3 sur son service, il n'a pas été capable de conclure. Rebelote dans le tie-break décisif, où son avance à 5-2 ne s'est pas avérée suffisante. Evgeny Donskoy a certes très bien joué ces points cruciaux, mais le Bâlois, avec son immense expérience, n'aurait jamais dû laisser filer cette partie.
Du coup, à la surprise générale, c'est le nobody russe qui s'est offert la plus belle victoire de sa carrière. Vainqueur après une ultime faute en coup droit de Roger Federer, le Moscovite de 26 ans a raflé les cinq derniers points de la partie pour s'imposer après 2h02 d'une rencontre au scénario totalement improbable.
ATS