Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06991.jsonl.gz/328

Palézieux a toujours considéré qu’il appartenait à une tradition de laquelle il n’avait aucune raison de se détourner. Tout au contraire, il a cultivé son admiration pour des artistes dont il se sentait proche par l’esprit ou dont les réussites techniques lui permettaient de progresser dans sa propre voie.
Sa première acquisition semble avoir été une eau-forte que Giorgio Morandi lui offrit en échange de l’une des siennes. Par la suite, Palézieux s’est constitué un ensemble exceptionnel de pièces dues à la main de ces maîtres auxquels il revenait constamment.
Il acquit ainsi, en les améliorant au fil des ventes, les œuvres gravés quasi complets de Canaletto, de Claude Lorrain et de Corot. Il enrichissait en outre régulièrement cet ensemble par de judicieux achats : portraits français du XVIIe siècle, caprices des Tiepolo, de Piranèse, de Goya, feuilles précieuses de Bresdin, Manet, Pissarro et, bien sûr, Degas dont il scrutait avec passion les tours de main.
Enfin il acquit ainsi plusieurs feuilles de Pierre Bonnard, dont il se sentait si proche, ou encore quelques-unes des plus belles planches de la suite des Saltimbanques de Picasso.
Tous ces trésors ont rejoint à sa mort la Fondation Cuendet
.