Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06918.jsonl.gz/585

Alexander Shelley
Né au Royaume-Uni en 1979, M. Shelley s’est d’abord signalé sur la scène internationale en remportant à l’unanimité le Premier prix au Concours de direction d’orchestre de Leeds en 2005. Il a été décrit comme « le jeune chef d’orchestre le plus passionnant et le plus doué à avoir récolté ce prix hautement prestigieux. Sa technique de direction est sans faille, tout dans son approche est d’une clarté cristalline et s’inscrit dans une musicalité innée. »
De ce fils de pianistes de concert célèbres, petit-fils de violoncelliste de talent et arrière-petit-fils d’organiste tout aussi doué, la presse a dit qu’il était un « musicien aux talents considérables et aux qualités d’interprétation extraordinairement impressionnantes » (dans Strauss, Elgar et Sibelius à Londres), un chef d’orchestre « d’une autorité artistique exceptionnelle » (dans Brahms avec le DSO Berlin). On a aussi décrit son Requiem de Verdi donné à Salzbourg comme « une interprétation originale, intelligente, très convaincante et bien ficelée ».
Depuis, le maestro Shelley est très sollicité à l’échelle mondiale, notamment par le Philharmonia, les orchestres philharmoniques de Rotterdam et de Stockholm, les orchestres symphoniques de Birmingham, Seattle et Houston, le Mozarteum Orchester de Salzbourg, le Konzerthausorchester de Berlin, le DSO-Berlin, le Gewandhaus de Leipzig et l’Orchestre Simón Bolívar. On le retrouve aussi régulièrement comme chef invité de prestigieux orchestres de l’Asie et de l’Australasie.
À l’opéra, il a dirigé notamment Roméo et Juliette de Gounod et La Veuve joyeuse (Opéra royal du Danemark), La Bohème (Opéra Lyra au Centre national des Arts à Ottawa), Iolanta (Deutsche Kammerphilharmonie de Brême), Cosi fan tutte à Montpellier et, en 2015, une nouvelle production des Noces de Figaro (Opera North).
Durant la saison 2014-2015, en plus de ses engagements réguliers à Londres, Ottawa et Nuremberg, le chef visite à nouveau, entre autres, le DSO-Berlin, les orchestres symphoniques de Göteborg et de Melbourne, le Konzerthausorchester de Berlin, le Gewandhaus de Leipzig et le NDR Radio Philharmonic. Il fait ses débuts avec le Camerata Salzburg, l’Orchestre philharmonique de la République tchèque, l’Orchestre de la Suisse Romande, l’Orchestre Philharmonique de Luxembourg et l’Orchestre philharmonique d’Oslo. Son tout premier CD, sous l’étiquette Deutsche Grammophon, enregistré avec le violoniste Daniel Hope et l’Orchestre philharmonique royal de Stockholm, est paru en septembre 2014.
M. Shelley entretient par ailleurs une relation privilégiée avec le Deutsche Kammerphilharmonie de Brême, qu’il dirige régulièrement dans le cadre de ses concerts d’abonnement et partout en Allemagne. En octobre 2013, il a dirigé l’ensemble en tournée en Italie dans des œuvres de Strauss, Wagner et Brahms. Il assure la direction artistique du Zukunftslabor (Labo de l’avenir) de cet orchestre – une série primée qui vise à tisser des liens durables entre l’ensemble et la nouvelle génération d’amateurs de concerts par un rapprochement populaire et par l’utilisation de la musique comme source de cohésion et d’intégration sociales.
Alexander Shelley s’attache depuis le tout début de sa carrière à inspirer les musiciens et les auditoires des jeunes générations. Au printemps 2014, il a dirigé une grande tournée en Allemagne du Bundesjugendorchester et du Bundesjugendballett comprenant un concert conjoint au Festival de Pâques de Baden-Baden avec le chef Sir Simon Rattle et des membres du Berliner Philharmoniker. En 2001, alors étudiant en violoncelle et en direction d’orchestre à Düsseldorf, il a fondé l’ensemble Schumann Camerata, avec lequel il a créé « 440Hz », une série novatrice de concerts faisant appel à des personnalités en vue de la télévision, de la scène et de la musique en Allemagne. Il s’agit d’une initiative majeure qui cadre avec la vision du maestro d’attirer les jeunes adultes dans les salles de concerts.