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L’UDC et les droits populaires
Dans le courant des deux dernières années, l’UDC a récolté environ 450’000 signatures, soit un peu plus de 70’000 pour le référendum contre l’assurance-maternité, 90’000 pour le référendum contre l’ac
Dans le courant des deux dernières années, l’UDC a récolté environ 450’000 signatures, soit un peu plus de 70’000 pour le référendum contre l’assurance-maternité, 90’000 pour le référendum contre l’accord de Schengen et 50’000 pour le référendum contre la libre circulation des personnes. Enfin, nous avons récolté 120’000 signatures pour l’initiative pour la baisse des primes et 120’000 pour l’initiative déposée aujourd’hui, donc pour des naturalisations démocratiques. La moitié environ des signatures ont été récoltées par voie écrite, donc auprès des membres du parti; l’autre moitié a été réunie par des actions dans les rues. Nous avons tenu quelque 2000 stands dans les rues. Une telle concentration des activités de récolte a poussé les structures de notre parti à la limite de leurs possibilités, mais elle a aussi prouvé la force de l’UDC quand il s’agit d’utiliser les droits populaires.
Les initiatives et référendums lancés par l’UDC ont eu passablement de succès, non pas dans l’urne, mais à d’autres niveaux. Je songe par exemple à notre initiative sur l’or qui nous a permis d’empêcher la fondation de solidarité et de faire finalement aboutir tout de même une partie de l’or de la BNS dans le fonds AVS. Je pense également à l’initiative sur l’asile, que le peuple a rejetée d’extrême justesse, mais qui a tout de même provoqué un renforcement de la loi sur l’asile. Je saisis cette occasion pour remercier cordialement toutes celles et tous ceux qui ont fait cet immense travail. C’est uniquement grâce à leur engagement infatigable à la base que l’UDC peut exercer le droit du référendum et de l’initiative pour permettre au peuple de prendre position sur des projets importants et face à des problèmes urgents.
- Le niveau des primes d’assurance-maladie est un des grands problèmes de notre époque. Notre initiative à peine déposée, le conseiller fédéral Pascal Couchepin s’est senti contraint de sortir les pouces et de proposer quelques réformes ou plutôt réformettes allant dans la bonne direction. Toutefois, le grand nombre de mini-réformes proposées provoque de la confusion au point que l’on perd de vue les deux grands objectifs à atteindre dans la santé publique, à savoir l’imposition des lois du marché et la baisse des primes. C’est dire l’importance de notre initiative qui propose une conception claire et nette pour atteindre ces buts. Il faut qu’elle soit soumise au peuple le plus rapidement possible. Nos chances de gagner cette votation augmentent avec chaque nouvelle hausse des primes.
- Fin octobre 2003, nous avons dû interrompre durant trois mois la récolte des signatures pour la baisse des primes parce que le parti avait lancé le référendum contre l’assurance-maternité.
- Le peuple et les cantons ayant rejeté trois fois d’affilée un projet d’assurance-maternité, les autres partis et le Conseil fédéral ont voulu empêcher que le peuple se prononce. L’UDC s’y est opposée avec succès en récoltant 72’279 signatures validées. Elle a du même coup manifesté sa fidélité à sa ligne, à savoir la baisse des impôts, taxes et redevances et le maintien d’une Suisse forte dans la concurrence internationale. Le 26 septembre 2004, le peuple a accepté l’assurance-maternité avec une majorité de 55,5%.
Avec l’accord de Schengen, la Suisse a pris des engagements qui vont beaucoup plus loin que ceux découlant des autres accords bilatéraux. Notre Etat a ainsi abandonné d’importants droits de souveraineté. C’est en vain que l’UDC a demandé que cet accord soit soumis au référendum obligatoire. En 1999, le Conseil fédéral avait encore affirmé sans hésitation qu’une telle convention exigeait l’aval du souverain. Craignant que le projet n’obtienne pas la majorité des cantons, il a fait volte-face. L’UDC a donc dû lancer un référendum. Le Conseil fédéral fixant la date de la votation peu après le début du délai de récolte des signatures, il était évident que l’on voulait de toute manière laisser l’UDC récolter ces signatures.
- Le 31 mars 2005, l’UDC a déposé plus de 85’000 signatures validées à la Chancellerie fédérale. On sait que nous avons perdu ce scrutin le 5 juin après une campagne mémorable. Nous sommes néanmoins heureux de constater que 45,4% des citoyennes et des citoyens se sont ralliés à notre cause. Il aurait été honteux pour notre démocratie directe que le peuple soit exclu du débat sur un thème aussi lourd de conséquences pour la Suisse. Les cantons, qui aujourd’hui jouent un rôle central dans l’application de l’accord de Schengen, n’ont malheureusement pas eu voix au chapitre. La situation était la même pour le projet d’extension de la libre circulation des personnes. L’UDC a apporté quelque 50’000 signatures aux auteurs de ce référendum.
- Aujourd’hui, nous concrétisons notre dernière campagne en déposant l’initiative pour des naturalisations démocratiques. Nous remettrons après la conférence de presse 103’017 signatures à la Chancellerie fédérale. C’est le 13 décembre 2003 lors de son assemblée des délégués sur l’alpage d’Älggi que l’UDC a approuvé le principe de cette initiative qui a été définitivement lancée le 18 mai 2004. Avec cette initiative, nous fixons une fois pour toutes que nous refusons de nous laisser prendre nos droits démocratiques – ni par Lausanne, ni par Strasbourg, ni par Bruxelles.
L’UDC continuera de se battre avec détermination pour la sauvegarde des droits politiques et s’opposera à toutes les tentatives de court-circuiter le peuple. Nous ne permettrons pas que notre démocratie directe soit minée et que la classe politique tente d’écarter le souverain des grands choix politiques. L’UDC est pour la démocratie directe et contre une politique qui ignore la volonté populaire.