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"LA FOLIE DES BANQUES CENTRALES"
Patrick Arthus Marie-Paule Virard
Fayard 2016
Au pire moment de la crise de 2008, les banques centrales ont sauvé l'économie mondiale en renflouant un système bancaire surchargé de mauvaises dettes. Depuis lors, elles maintiennent l'activité économique par des injections de liquidités dans ce même système financier. Cet argent, abondant, qui maintient des taux d'intérêts anormalement bas, facilite la création de bulles financières (immobilier, actions, ...). Les QE. des banques centrales, en permettant une forme de dévaluation des monnaies (yen japonais), et en facilitant l'accumulation des revenus et du patrimoine au profit des classes les plus aisées, ne contribuent pas vraiment à la stabilité des économies et des sociétés. Les nouvelles bulles financières permises par l'abondance anormale de liquidités représentent un danger énorme. D'autant plus qu'en cas de nouvelle crise, suite à un éclatement des dites bulles, les banques centrales devront recourir, pour éviter un grippage de l'économie mondiale, au même et unique remède : l'injection massive de liquidités dans le système...
Les auteurs font observer que les banques centrales indépendantes des États, nouveauté de la seconde moitié du XXe siècle, sont apparues pour permettre la croissance économique, tout en luttant contre le fléau de l'inflation. On sait que l'inflation a représenté un danger constant depuis 1914. L'inflation dont tous les États surendettés auraient aujourd'hui bien besoin refusant de réapparaître, la question se pose désormais de savoir si ces objectifs (lutte contre l'inflation et croissance du PIB) ne devraient pas être corrigés en incorporant de nouveaux objectifs, tels que la stabilité financière et le contrôle de la quantité de monnaie en circulation.
Bernard Antoine Rouffaer 30.1.2017
Id.de l'ouvrage: ISBN 978-2-21370043-4