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Un de mes précédents billets « Tempête médiatique sur l'école » a amené le médiateur de la Tribune de Genève, Daniel Cornu, à sortir du bois et à se fendre d'un billet pour doucher mon indignation. Tout d'abord, je le remercie de m'avoir appris que la pensée :
« Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire », souvent attribuée à Voltaire, ne serait peut-être pas de ce philosophe. J'ai aussi apprécié la belle solidarité entre journalistes.
Le billet de Monsieur Cornu est élégant. Néanmoins, ses arguments m'ont si peu convaincue que, mise à part la référence à Voltaire, je réécrirais ce billet aujourd'hui, je n'y changerais pas un iota ! Même Brejnev serait à nouveau convoqué !
Mais, d'où vient cette mode de faire appel à des experts et à des médiateurs ? Par ailleurs, dans le cas qui nous occupe, le terme de "médiateur" est-il adéquat ? Un médiateur, n'est-il pas celui qui intervient, dans un différend social ou administratif, entre deux parties qui l'ont, d'un commun accord, choisi pour ses qualités d'impartialité ?
Au titre de "médiateur", je préférerais donner à Daniel Cornu le titre de « défenseur » ou d'« avocat » voire celui d'« avocat du diable ». Noble fonction ! En effet, dans les procès de béatification, l'avocat du diable n'est-il pas parmi les plus ardents rhéteurs du Saint-Siège ? Et, l'expression "avocat du diable" me permet de relancer mon interrogation, car il y a bien du "diabolique" à instrumentaliser un sondage (sur le mercredi matin d'école au primaire) comme l'a fait la Tribune de Genève dans son édition du 14 octobre.
Ayant également appris, grâce à M. Cornu, que, sur les 370 personnes qui avaient répondu à ce sondage, seuls 131 personnes ont été finalement retenues, je serais encore plus critique. Car, avec 131 personnes, cela réduit encore les données et donne des résultats bien étranges ! En effet, 41% de sondés représente 53,71 personnes (!!!). Quant au pourcentage des partisans en faveur de ce projet de loi, mon chiffre de 0,0345% tomberait à 0,012 % de la population en faveur du mercredi d'école. Des chiffres bien maigres pour rameuter toute la République !
Par ailleurs, sur quels critères a-t-on écarté 239 personnes de ce sondage ?
L' « opération technique de filtrage destinée à respecter la représentation socio-économique genevoise » que mentionne M. Cornu me laisse songeuse... Ces opérations techniques ont-elles pu envisager que le roi Charles Ier de Beerland aurait pu encourager son état-major à répondre rapidement à ce sondage. Or, pour la petite histoire, il faut savoir que Charles Ier a beaucoup d'amis, et que la nomination de ceux-ci en caporaux et généraux a connu, ces dernières années, une telle inflation (cf. « Il y a foule à la Direction de l'enseignement primaire » de M Duval), que le Beerland est actuellement en rupture de stock d'étoffe pour la confection des uniformes. « Tant mieux, disent certaines mauvaises langues de Beerland, cela diminuera le gaspillage du trésor du royaume » !
Enfin, pour revenir aux sondages, indépendamment des thèmes abordés, je les trouve souvent stupides ! Mais, pour ne pas rester braquée, je me suis frottée au genre pour l'éprouver.
Voici les résultats de mon sondage.
Mais, j'espère que le journalisme d'investigation, voie royale du journalisme (trop souvent délaissée par le journalisme d'opinion) séduira à nouveau de jeunes journalistes prêts à mener de vraies enquêtes (avec des comparaisons) sur l'horaire de l'écolier genevois au primaire.
L'enquête amènera des surprises et permettra de corriger les erreurs et confusions délibérément introduites, dans le discours officiel, pour manipuler la population genevoise.
Ayant déjà procédé à ces comparaisons entre Genève/Vaud et Genève/Valais, je mets ces données à disposition à qui les souhaite. Il suffit de me contacter!
Mes tableaux et comparaisons dépassant 2 Mo, je ne suis, en effet, pas en mesure de les mettre en ligne sur mon blog.
On se réjouit de découvrir les résultats de ces enquêtes sur les manchettes de la presse locale !