Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06876.jsonl.gz/417

RT.1 Etendue, approche et méthodes de l’Evaluation du Groupe de travail II
La décision de produire un quatrième Rapport d’évaluation (4RE) a été prise par la 19e Session du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) en avril 2002.
Le Rapport du Groupe de travail II comporte 20 chapitres. Les chapitres principaux (3e-16e) traitent des incidences futures des changements climatiques sur des secteurs et des régions, sur le potentiel d’adaptation et sur les implications pour la durabilité. Le premier chapitre s’intéresse aux changements observés et le chapitre 2 évalue les nouvelles méthodologies et leur caractérisation des conditions à venir. Les chapitres 17 à 20 évaluent les réponses données aux impacts par l’adaptation (17), les corrélations entre l’adaptation et l’atténuation (18), les principales vulnérabilités et les principaux risques (19) et, finalement, les perspectives relatives aux changements climatiques et à la durabilité (20).
Le quatrième Rapport d’évaluation du Groupe de travail II, comme tous les rapports du GIEC, a été écrit de façon ouverte et soumise à l’évaluation des pairs. Il se base sur les évaluations précédentes et sur les Rapports spéciaux du GIEC, et intègre les résultats des cinq dernières années consacrées à la recherche sur les changements climatiques et leurs impacts, à l’adaptation et à la vulnérabilité. Chaque chapitre présente une évaluation équilibrée de la littérature parue depuis la publication du troisième Rapport d’évaluation (TRE), y compris celle qui est parue dans d’autres langues que l’anglais et, lorsqu’il y a lieu, la littérature dite « grise » .
La présente Evaluation a pour objectif de faire un état des lieux de la connaissance scientifique actuelle sur les incidences, l’adaptation et la vulnérabilité aux changements climatiques. Elle traite spécifiquement de cinq questions:
- Quel est le niveau actuel de connaissances sur les impacts des changements climatiques qui sont observables actuellement ? (traité par la section RT.2 du Résumé technique)
- Quelles sont les nouveaux scénarios et les nouvelles méthodes de recherche qui ont abouti à des améliorations dans les connaissances depuis la publication du troisième Rapport d’évaluation ? (traité par la section RT.3)
- Quel est le niveau actuel de connaissances sur les incidences futures des changements climatiques dans différents secteurs et différentes régions ? (traité par la section RT.4)
- Quel est le niveau actuel de connaissances sur l’adaptation, l’interaction entre l’adaptation et l’atténuation, les vulnérabilités-clés, et le rôle du développement durable dans le cadre des changements climatiques ? (traité par la section RT.5)
- Quelles sont les lacunes de nos connaissances et comment peuvent-elles être comblées au mieux ? (traité par la section RT.6)
Au moins deux Auteurs coordonnateurs principaux, six Auteurs principaux et deux Editeurs-réviseurs ont participé à l’élaboration de chacun des 20 chapitres du quatrième Rapport d’évaluation du Groupe de travail II. L’équipe rédactionnelle et les éditeurs-réviseurs ont été nommés par le comité du GIEC sur recommandation des co-présidents et vice-présidents du Groupe de travail II. Ils ont été choisis parmi un groupe d’experts nommés, en consultation avec la communauté scientifique internationale active dans ce champ, et en prenant en compte leur degré d’expertise et leur expérience. Au total, le quatrième rapport d’évaluation du Groupe de travail II a mis à contribution 48 Auteurs-coordonnateurs principaux, 125 Auteurs principaux et 45 Editeurs-réviseurs, originaires de 70 pays. De plus, 183 Auteurs collaborateurs et 910 Réviseurs experts ont contribué à la rédaction du rapport.
Le présent Résumé technique se propose de saisir les aspects scientifiques les plus importants de la version complète de l’Evaluation du Groupe de travail II. Condenser 800 pages en 50 n’est pas sans pertes; en conséquence, chaque affirmation du Résumé renvoie à sa source dans l’Évaluation, de manière à ce que le lecteur puisse se rendre compte par lui-même de tous les détails. L’information relative aux sources figure entre crochets dans le texte (v. Encart RT.1). L’information relative aux incertitudes figure entre parenthèses (v. Encart RT.2 pour la définition de l’incertitude). Les termes-clés sont définis dans l’Encart RT.3
Encart RT.1: Les sources du Résumé technique
Par exemple, la source [3.3.2] se réfère au chapitre 3, section 3, sous-section 2. Dans l’indication des sources, F = Figure, T=Tableau, E=Encart, RE = Résumé exécutif.
Exemple de référence à la quatrième Evaluation du Groupe de travail I: [GTI RE4 RID] se rapporte au Résumé à l’intention des décideurs, quatrième Rapport d’évaluation du Groupe de travail I ; [GT1 RE4 10.3.2] se rapport au chapitre 10, section 3.2. ; [GTI RE4 Chap. 10] signifie que tout le chapitre est mis en références. Lorsqu’une source fait référence à la fois à la quatrième Evaluation du GTI et du GTII, les références sont séparées par un point-virgule, par exemple [GTI RE4 10.2.1 ; 2.1.4]. Les références au Groupe de travail III suivent la même logique.
Encart RT.2: Définition de l’incertitude dans le quatrième Rapport du Groupe de travail II
La palette des termes utilisés pour catégoriser les incertitudes des connaissances actuelles est commune à toutes les parties du quatrième Rapport d’évaluation du GIEC, basée sur la Note d’assistance pour les Auteurs principaux du Quatrième Rapport d’évaluation du GIEC afin de rendre compte des incertitudes , publiée par le GIEC en juillet 2005.
Description du degré de confiance
Sur la base d’un tour d’horizon de la littérature scientifique et sur jugement d’experts, les auteurs ont assigné un degré de confiance aux principales affirmations du Résumé technique, sur la base des connaissances scientifiques actuelles, comme suit :
|Terminologie ||Degrés de confiance que le résultat soit exact |
|Confiance très élevée ||Au minimum 9 résultats justes sur dix essais |
|Confiance élevée ||Environ 8 chances sur 10 |
|Confiance moyenne ||Environ 5 chances sur 10 |
|Confiance basse ||Environ 2 chances sur 10 |
|Confiance très faible ||Moins d’1 chance sur 10 |
Description du terme Probabilité
La probabilité fait référence à une évaluation probabiliste de quelque résultat précis s’étant produit ou qui se produira dans le futur ; elle peut être basée sur une analyse quantitative ou sur une explication d’avis d’expert. Dans le Résumé technique, lorsque les auteurs évaluent le degré de probabilité de certains résultats, ils l’expriment par les termes suivants:
|Terme de probabilité ||Probabilité de l’occurrence, du résultat |
|Pratiquement certain ||> 99% de probabilités |
|Extrêmement probable ||> 95% de probabilités |
|Très probable ||> 90% de probabilités |
|Probable ||> 66% de probabilités |
|Plutôt probable ||> 50% de probabilités |
|Plus probable que non ||entre 33 et 66% de probabilités |
|Non probable ||< 33% de probabilités |
|Très peu probable ||< 10% de probabilités |
|Extrêmement improbable ||< 5% de probabilité |
Exceptionnellement improbable
< 1% de probabilités
Encart RT.3: Définition des principaux termes
Changement climatique : le GIEC utilise ce terme pour exprimer tout changement du climat, qu’il soit dû à la variabilité naturelle ou aux activités humaines. Cette définition diffère de celle qui est employée dans la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, dans laquelle le changement climatique s’applique à un changement de climat attribué directement ou indirectement aux activités humaines qui modifient la composition de l’atmosphère dans son ensemble et qui s’ajoute à la variabilité naturelle du climat constatée sur des périodes de temps comparables.
L’adaptation est l’ajustement des systèmes naturels ou humains en réponse à des stimuli climatiques réels ou attendus ou de leurs effets, qui en diminue les dommages ou tire parti de leurs aspects positifs.
La vulnérabilité est le degré de capacité d’un système de faire face ou non aux effets néfastes du changement climatique (y compris la variabilité climatique et les extrêmes). La vulnérabilité dépend du caractère, de l’ampleur et du rythme de l’évolution climatique, des variations auxquelles le système est exposé, de sa sensibilité et de sa capacité d’adaptation.