Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07020.jsonl.gz/689

L’art urbain s’introduit dans l’église Grossmünster de Zurich
Il vaporisait illégalement son art sur les murs des maisons et des églises. Depuis quelques jours, l’artiste zurichois Harald Naegeli travaille officiellement sur son projet «Danse macabre» dans les tours du Grossmünster, dont il a déjà réalisé les ébauches. Après quatorze ans d’attente, ce pionnier du graffiti de 78 ans, devenu célèbre dans les années 1970, voit son souhait enfin exaucé par les autorités zurichoises.
Danse macabre avec date d'expiration
«La grande difficulté de tout artiste est d'apaiser la jalousie de la mort envers la vie. La vie passe avant tout et la mort vient toujours en second», écrit Naegeli dans un email avec les premières images de son œuvre.
Il aura fallu trois ans pour que ce projet artistique aboutisse. Aujourd’hui, Harald Naegeli est autorisé à placer ses squelettes à l'intérieur des tours de l'église. Les murs ont été préparés selon les exigences de conservation des monuments historiques, pour que la peinture puisse être enlevée à nouveau. La «Danse macabre» devrait être supprimée d'ici quatre ans. Le Canton a fixé cette date limite comme condition pour l'approbation du projet. Interrogé sur son oeuvre éphémère, Harald Naegeli a répondu : «Voyons qui insiste pour que cela soit retiré.» Harald Naegeli devrait achever sa «Danse macabre» vers la fin du mois de janvier 2019. Le vernissage est fixé, provisoirement, au 25 janvier.