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Art La «Vierge aux rochers» de Léonard de Vinci cachait des secrets
Une nouvelle analyse scientifique du tableau de la National Gallery à Londres a révélé des dessins préparatoires sous la peinture.
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Les images sont surprenantes et instructives à plus d'un titre. La National Gallery à Londres vient de les publier. Elles montrent que, sous la peinture de l'un des plus célèbres tableaux du musée, «La vierge aux rochers», de Léonard de Vinci, se cachent des esquisses préparatoires.
Celles-ci ont pu être détectées car elles ont été réalisées avec un matériau contenant du zinc, qui ressort lorsqu'on utilise la technique dite de fluorescence à rayons X sur le tableau. Associée avec des procédés d'imagerie à infrarouge et hyperspectrale, cela donne ce résultat étonnant.
De précédentes analyses en 2004 avaient déjà montré que la pose de la Vierge, personnage central, avait été modifiée par rapport à la première composition. On voit en effet ici qu'elle se penchait initialement sur la gauche, tandis qu'elle le fait à droite dans la version finale. Mais les nouveaux tracés montrent que les personnages de droite, soit l'ange et Jésus enfant, ont également subi des modifications. Dans les esquisses préparatoires, ils sont placés plus hauts et l'ange, qui regarde l'enfant en face de lui (Jean le Baptiste) dans la version finale, est au contraire penché sur l'enfant Jésus. L'angle de la tête de ce dernier à également changé, il n'est pas complètement de profil comme sur la peinture.
Selon la National Gallery, ces nouvelles analyses ont également détecté des empreintes de mains, déposées en appliquant une couche préparatoire sur la toile. Pour le musée, c'est probablement les mains d'un assistant, mais cela pourrait être celle de Léonard de Vinci lui-même.
Une deuxième version
Il existe deux versions de «La Vierge aux rochers». La première, réalisée entre 1483 et 1486, est exposée au musée du Louvre, à Paris. Son commanditaire, la confrérie laïque de Milan, l'ayant refusée, une deuxième est réalisée en deux temps, entre 1491 et 1499 puis entre 1506 et 1508. Selon certains, elle aurait en fait été peinte par Ambrogio de Predis, sous la conduite de Léonard toutefois. Les deux illustrent la rencontre entre Marie et Jésus avec Jean le Baptiste enfant lors de la fuite en Égypte.
Ces découvertes ont été faites dans le cadre de nouvelles études sur ce tableau qui sera au centre d'une exposition immersive dans le musée londonien du 9 novembre 2019 au 12 janvier 2020. Quatre espaces recréés, dont un atelier de peintre et une chapelle, permettront chacun au visiteur de découvrir «La vierge aux rochers» sous un nouvel angle.
Créé: 15.08.2019, 15h41