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"Ce n'est pas acceptable d'espionner les amis, les alliés, les partenaires", a tonné José Manuel Barroso lundi soir lors du 19:30 de la RTS, en réaction aux pratiques du renseignement américain en Europe.
"Le droit à la vie privée est fondamental", a ajouté le président de la Commission européenne, précisant que l'Europe n'a pas attendu les révélations récentes pour s'engager en faveur de la protection des données.
Tempête en Europe
Lundi, la tempête provoquée par les écoutes de la NSA en Europe continuait d'alimenter la polémique dans les pays concernés, notamment en Allemagne. L'espionnage durant dix ans d'un téléphone portable d'Angela Merkel a provoqué un choc.
Les députés allemands auront le 18 novembre une séance extraordinaire consacrée à cette question. Plusieurs responsables politiques évoquent ou réclament l'audition de l'ex-consultant de la NSA Edward Snowden, à l'origine de ces révélations.
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afp/dk
Vers un "réexamen majeur" de l'espionnage américain?
"Il m'apparaît clairement que certaines activités de surveillance ont été menées pendant plus de 10 ans sans que la commission sénatoriale sur le renseignement n'en soit informée de manière satisfaisante", a déclaré la démocrate Dianne Feinstein.
"Le Congrès a besoin de savoir exactement ce que notre communauté du renseignement fait", a-t-elle ajouté.
Une question de "sécurité", selon la Maison Blanche
Interrogé sur la possibilité que les Etats-Unis aient recours au renseignement électronique au service de leurs intérêts économiques, le porte-parole de l'exécutif américain l'a démenti.
"Nous devons nous assurer que nous collectons des données non seulement parce que nous le pouvons, mais parce que nous le devons", a-t-il précisé