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Plus rien ne s'oppose à l'extradition de neuf membres présumés de la mafia calabraise, ordonnée par l'Office fédéral de la justice. Le Tribunal fédéral a jugé leurs recours irrecevables.
Le Tribunal fédéral (TF) a confirmé le 21 juillet dernier à l’Italie l’extradition des neuf membres présumés de la cellule de Frauenfeld, dans le canton de Thurgovie, de la mafia calabraise. La Cour a toutefois rappelé qu'elle n'entre en matière dans le domaine de l'entraide internationale sur le plan pénal que dans des cas particuliers. Par exemple si des principes élémentaires de procédure n'ont pas été respectés.
Dans neuf arrêts rendus jeudi, le TF parvient à la conclusion qu'il ne s'agit pas en l'espèce de cas justifiant un dernier examen de sa part. Le seul fait que l'on reproche aux recourants d'être des membres de la 'Ndrangheta ne permet pas d'admettre qu'on se trouve dans un tel cas de figure.
Les intéressés ont été placés en détention extraditionnelle. Les juges du Tribunal pénal fédéral, qui avaient récemment rejeté des recours contre ce placement, avaient motivé leur décision par le risque de fuite.
Pour des raisons de sécurité, l'Office fédéral de la justice ne mentionne pas la date exacte de l'extradition. Elle indique toutefois qu’elle interviendra «bientôt».
Les accusés avaient été arrêtés en mars 2016 par les polices thurgovienne et zurichoise, sur mandat des autorités italiennes qui leur reprochent leur appartenance à une organisation criminelle.
swissinfo.ch avec les agences