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IG Bank a analysé les effets du coronavirus sur cinq paires de devises majeures qui, selon l’évolution du dollar US par rapport à la devise de base, se sont appréciées ou dépréciées.
Le franc suisse s’impose aussi comme monnaie refuge en période de coronavirus. IG Bank a analysé les effets du coronavirus sur cinq paires de devises majeures qui, selon l’évolution du dollar US par rapport à la devise de base, se sont appréciées ou dépréciées.
Le dollar US (USD) a fait l’objet d’une volatilité accrue durant la pandémie, tout comme d’autres devises majeures telles que l’euro (EUR) et la livre sterling (GBP). Mais en tant que monnaie de réserve mondiale officieuse et valeur refuge, l’USD s’en sort mieux que d’autres devises, les investisseurs s’étant montrés prêts à continuer à acheter des USD durant la pandémie. Toutefois, par rapport à d’autres devises populaires, notamment le franc suisse et l’euro, elles-aussi monnaies refuge, son évolution a été inférieure à la moyenne.
Ces paires se composent de devises de base qui se sont fortement appréciées par rapport à l’USD. La paire CHF/USD se place en 3e position, à plus 6%.
Ces paires comprennent des devises de base qui se sont dépréciées par rapport à l’USD. Le bolivar vénézuélien affiche ainsi une perte de 100%>, la devise ayant enregistré, ente juillet 2019 et juillet 2020, une hausse négative d’inflation à 4099%.
Contrairement aux deux paragraphes ci-dessus qui présentent les cinq paires de devises avec USD les plus performantes et les moins performantes, ce troisième tableau indique les performances de cinq paires de devises avec USD populaires – et si les USA se sont renforcés ou affaiblis par rapport à la devise de base de chaque paire. Un gain indique une dépréciation de l’USD par rapport à la devise de base de la paire, une perte indique une appréciation de l’USD par rapport à la devise de base. Avec un gain de +6%, la très populaire paire de devises CHF/USD affiche la plus forte performance.
L’effet plein et entier du coronavirus sur le marché des changes reste encore à venir. Les monnaies matière première, telles que les dollars australien, néo-zélandais et canadien, ont toutes été impactées par un repli rapide et une baisse de la demande en minerais, pétrole et autres matières premières, dont dépend fortement la force de ces devises.
Il est intéressant de noter que certaines monnaies refuge comme le CHF, l’EUR et le yen japonais (JPY) se sont appréciées par rapport au dollar durant le coronavirus. Certains y voient le fait de l’impact important du virus aux USA, avec les nombres de cas confirmés et de décès les plus élevés au monde. Il n’en reste pas moins qu’outre l’USD, toutes ces devises – CHF, EUR et JPY – sont considérées comme des valeurs refuge à elles-seules. Durant la pandémie, elles ont ainsi été vues comme des réserves de valeur plus sûres que l’USD qui, en tant que devise de réserve mondiale officieuse, est généralement plus sujette aux fluctuations. Cela s’est traduit par un affaiblissement de l’USD dans ces paires de devises.
Les perspectives du marché des devises sont mitigées, et celles de chaque paire dépendront de la vitesse à laquelle la vie et les activités économiques reviendront à la normale.
Les fortes récessions observées partout dans le monde, y compris aux USA et en Grande-Bretagne, pourraient entraîner un recul des devises dans les derniers mois de l’année 2020 et au-delà. Les investisseurs doivent – particulièrement aux USA – surveiller de près les taux d’intérêts dans les mois à venir, les banques centrales prenant des mesures pour amortir les effets des récessions. Des taux d’intérêt plus bas indiquent une possible perte de valeur de la devise concernée, et à contrario, des taux d’intérêt plus hauts sont être le signe d’une possible appréciation – par rapport à d’autres devises avec lesquelles elle est associée.