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Une étude publiée jeudi par la Haute école spécialisée bernoise (HESB) constate qu'en matière de décisions financières, les femmes prennent en compte d'autres critères que les hommes. Elles sont plus prudentes, investissent moins et mettent plus en avant le volet social.
Les femmes utilisent également d'autres canaux d'information, note cette étude, qui se base sur les réponses de 125 personnes, la plupart actives professionnellement et âgées en moyenne de 40 ans. Alors que les hommes consultent facilement internet avant d'investir, les femmes se fient plus à des conseils personnalisés.
La gent masculine considère la rentabilité comme un instrument financier de premier ordre, alors que des critères sociaux et éthiques influencent davantage les décisions des femmes. Celles-ci sont plus frileuses lors d'une prise de risques avec leur argent, alors que les hommes ne rechignent pas à acquérir des actions.
Le rôle de la testostérone
En 2008, l'Université de Cambridge, en Grande-Bretagne, avait rendu elle aussi publique une étude portant sur le niveau de testostérone développé par 17 courtiers suivis scientifiquement durant huit jours dans leurs activités à la Bourse de Londres.
Cette recherche avait montré que la testostérone renforçait la confiance en soi et réveillait le plaisir suscité notamment par la prise de risques. Le professeur John Coates avait aussi constaté qu'une très grande présence de testostérone pouvait rendre le plaisir du risque excessif.
ATS