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Christopher «Chris» Eubanks (ATP 43) est l'invité surprise des quarts de finale à Wimbledon. L'Américain, qui a battu lundi Stefanos Tsitsipas en 8e de finale (3-6 7-6 3-6 6-4 6-4), affronte Daniil Medvedev pour une place en demi.
On fait davantage connaissance avec la révélation du tournoi en cinq points👇
En 2021, Chris Eubanks désespérait de n'être classé qu'aux alentours du 200e rang mondial, alors qu'il avait déjà 25 ans. De quoi envisager sérieusement de ranger sa raquette. «J'ai dit à mon agent: "Si je suis encore 200e l'année prochaine, j'essaierai de trouver autre chose à faire de mon temps."», rembobine-t-il dans des propos rapportés par L'Equipe.
Le natif d'Atlanta, en Géorgie, a alors anticipé une reconversion en allant commenter des matchs sur la chaîne Tennis Channel. «Il a tout de suite été à l'aise dans l'exercice parce qu'il adore parler», raconte avec le sourire son ex-coach Kenny Thorne. Mais Eubanks n'a pas lâché sa raquette pour autant, et sa persévérance a fini par payer cette année: il est rentré pour la première fois dans le top 100 en atteignant les quarts du Masters 1000 de Miami (où il sortait des qualifs) en mars.
Il y a un mois, le 8 juin, Chris Eubanks subissait une lourde défaite – 2-6 4-6 face au modeste Autrichien Jurij Rodionov (ATP 134) – au 2e tour du tournoi Challenger (seconde zone) de Subiton, sur gazon. Juste après cette désillusion, il écrivait à sa pote et ex-numéro 1 mondiale Kim Klijsters pour lui faire part de son désamour pour cette surface:
La suite? Eubanks enregistre les conseils de la Belge, réalise un travail spécifique sur le gazon et... remporte sur l'herbe de Majorque son premier titre ATP le 1er juillet. Avant, donc, d'enchaîner quatre victoires de suite à Wimbledon.
L'Américain est né le 5 mai 1996 à Atlanta, en Géorgie (sud-est des Etats-Unis), dans la même ville que Martin Luther King. Le père du tennisman, Chris Eubanks Sr., exerce d'ailleurs le même métier que la figure de la lutte pour les droits des Afro-Américains (assassiné en 1968): pasteur baptiste.
C'est peut-être l'influence biblico-philosophique de son père – avec qui il a tapé ses premières balles – qui permet à l'actuel 43e joueur mondial de dégager une telle sérénité. «Sur un court, ce n’est plus son physique mais son attitude qui distingue Chris Eubanks. Il est très expressif, donne l’impression d’être heureux d’être là. Il s’amuse et ne se prend pas trop au sérieux», observe Laurent Favre dans son article pour Le Temps.
Au niveau du style de jeu, Christopher Eubanks – 201 cm pour 82 kg – a tout du tennisman américain type des quinze dernières années: un gros service et un coup droit puissant, qui lui permettent de remporter des points sans avoir trop à batailler dans de longs échanges. Après quatre matchs à Wimbledon, il en est à 85 aces (meilleur total) et 26% de ses points remportés le sont grâce à des coups gagnants (la moyenne des autres tennismen est à 17%).
Parmi les huit joueurs encore en lice, le Géorgien est celui qui monte le plus au filet (17% des points joués lors de ses rencontres). De quoi ravir les amateurs de jeu offensif.
Si c'est avec son père que Chris Eubanks a tapé ses premières balles, Le Temps rappelle que c'est son frère, son cousin et son oncle, tous tennismen de niveau universitaire, qui l'ont poussé à s'investir sérieusement dans ce sport.
Une fois pro, le quart de finaliste de Wimbledon a bénéficié du soutien de Donald Young (33 ans, ex-38e mondial en 2012). Ses deux compatriotes et stars du tennis féminin Coco Gauff et Naomi Osaka ont aussi joué un grand rôle dans la progression de l'Américain, comme il tenait à le rappeler.
Reste à voir jusqu'où cette confiance apparemment devenue inébranlable va pousser Chris Eubanks à Wimbledon.
La cérémonie du tirage au sort de l'Euro 2024, samedi à Hambourg (Allemagne), a été perturbée par un fait pour le moins inhabituel. Des bruits de gémissements se sont fait entendre, provoquant des réactions dans l'assemblée. Un sourire gêné pouvait être aperçu sur le visage de Brian Laudrup, qui venait de tirer la Suisse, quand le présentateur Giorgio Marchetti, visiblement irrité, demandait à ce que cela cesse. Un gros plan sur David Silva, embarrassé, rendait la scène malaisante.