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Les troupes suisses qui participent à des opérations internationales de maintien de la paix doivent-elle être armées? La Suisse doit-elle simplifier la collaboration avec les armées étrangères dans le cadre de l'instruction? La modification de la Loi miliaire, qui prévoit ces changements, est attaquée par des référendums émanant aussi bien de la gauche que de la droite.
La gauche revendique: «nous exigeons de la Suisse une participation accrue sur la scène internationale. Mais elle doit s'employer à éliminer les causes de conflits plutôt que de s'engager dans un règlement militaire des crises».
La droite critique: «il s'agit d'une participation à des guerres étrangères et, finalement d'une adhésion à l'OTAN. Ce jeu guerrier et dangereux va à l'encontre de notre neutralité armée perpétuelle».
La Finlande, la Suède, l'Irlande et l'Autriche, les autres pays neutres d'Europe, envoient des soldats armés dans des missions de paix sans pour autant perdre leur neutralité.
Ces missions de paix, qui se basent sur la Charte des Nations unies et correspondent à des mandats de l'ONU et de l'OSCE, ne dérangent en rien la neutralité suisse, estiment, de leur côté, le Conseil fédéral et une majorité du Parlement.
L'armement contesté des soldats n'implique pas une participation à des opérations offensives. En l'occurrence, l'arme doit seulement servir à l'autoprotection.
Celui qui participe, en tant que soldat suisse, à une opération de maintien de la paix à l'étranger le fait sur une base volontaire. La Swisscoy se distingue actuellement au Kosovo, mais sous la protection des troupes autrichiennes. Cette situation doit-elle durer?
swissinfo