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Les natures mortes de Jan Groover exposées à l'Elysée
Le musée de l'Elysée à Lausanne consacre une exposition au travail de la photographe américaine Jan Groover. Un arrêt sur les années new-yorkaises et françaises de cette artiste décédée en 2012.
Il y a deux ans, le fonds personnel de Jan Groover rejoignait les collections du musée lausannois: 11'633 négatifs, 525 diapositives sur support souple ainsi que 9'485 épreuves et autres impressions sur papier ont été recensés lors d'un premier inventaire.
Son travail est à découvrir jusqu'au 5 janvier dans le cadre de l'exposition "Jan Groover. Laboratoire des formes". Une exposition qui "met en lumière le dessein éminemment plastique" que l'artiste a poursuivi au long de son oeuvre, résume le dossier de presse. Et qui permet de voir son attrait pour le tirage platine-palladium, un procédé ancien qui marquera pour beaucoup sa carrière.
Débuts de peintre
Après des débuts dans la peinture, Jan Groover, née en 1943, achète son premier appareil photo en 1967. Enseignante en arts plastiques, elle se fait remarquer dans les années 1970 pour ses polyptiques photographiques, soit un tableau de plusieurs prises de vue, autour des routes, du bitume des voitures, des camions, d'immeubles
Virage en 1978 lorsqu'elle aborde la nature morte. Ustensiles de cuisine, couverts, fruits, vases, la plupart des clichés en couleur sont pris en studio et formeront l'essentiel de son oeuvre. Mais la photographe immortalise également des paysages, des corps et de portraits et opte alors pour le monochrome. Elle est notamment influencée par Paul Cézanne, Giorgio Morandi et le photographe Eadweard Muybridge.
Installée en Dordogne
Après l'élection de George H. W. Bush à la présidence des Etats-Unis, Jan Groover et son époux décident de quitter leur pays pour s'intaller en Dordogne (F) en 1991. Elle y restera jusqu'à la fin de sa vie en 2012 et continuera à se consacrer à la photographie mais de manière plus discrète.
Cette période se caractérise par des images d'églises, de cimetières et des paysages. En 2017, son mari Bruce Boice, critique et peintre, donne le fonds de ses archives à l'Elysée.
www.elysee.ch
ats