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quedemots - 01.04.2013 | 0 réactions
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Ils ressemblent à d'immenses filets de volley-ball, abandonnés sur les tristes collines surplombant Lima, mais pour certains bidonvilles, les "attrape-brouillard" sont la réponse à un défi de toujours: comment trouver de l'eau sur une côte désertique.
C'est le paradoxe historique de la frange côtière du Pérou: les pieds dans le Pacifique, mais un climat atypique de "désert humide", tenant à la fois au courant froid de Humboldt et à la proche barrière des Andes. Mais d'eau, pas assez pour les 8,3 millions d'âmes d'une métropole saturée.
Par contre le brouillard ou la "garua", un pseudo-crachin, font partie du décor, avec un taux d'humidité frisant les 100% six mois de l'année. C'est elle que piègent les "atrapanieblas" (attrape-brouillard), méthode naturelle pour produire de l'eau douce dont vivent 200 personnes.
"Attraper du brouillard dans un filet de plastique paraissait impensable, encore moins le transformer en gouttes", explique Noe Neira Tocto, délégué du bidonville Bellavista del Paraiso, à la périphérie sud-est de Lima et à 5 km de l'océan.
Tout commença en 2006 quand deux "gringos" -biologistes de l'ONG allemande Alimon- trouvèrent que l'épaisse purée de pois qui enserre Bellavista le matin en faisait un site idéal pour les "atrapanieblas", explique Neira.
Des filets de huit mètres sur quatre furent plantés, au principe simple: l'humidité se prend dans les rets, les gouttes suintent vers une gouttière en aluminium, qui alimente de petits canaux conduisant à un réservoir à mi-hauteur de la colline de 600 m d'altitude.
"La première nuit, on a rempli une bouteille de 3 litres. De l'eau douce, pas salée, utilisable ! Aujourd'hui, avec cinq filets, on collecte jusqu'à 60 litres par nuit l'hiver", explique le dirigeant de quartier.
Pas anodin quand le camion-citerne, qui alimente en eau plus d'un quartier pauvre de Lima, se paie 15-20 soles (5-7 dollars) chaque semaine, pour des ménages au budget mensuel de 150-200 dollars.
Avec l'eau des filets, les foyers de Bellavista font leur linge, cuisine, toilette, alimentent un jardin potager. Et ont planté 800 arbustes, reverdissant peu à peu le "lomas", ces collines à écosystème unique de végétaux nourris au brouillard.
"Ils refont ce qu'on a toujours fait sur cette côte depuis les peuplements précolombiens: jadis, c'était via des arbres captant naturellement l'humidité, au pied desquels l'homme collectait l'eau", explique Alain Gioda, hydrologue auprès de l'Institut de recherche sur le développement de Lima.
A Bellavista, l'"eau du brouillard" est encore impropre à la consommation et nécessite de purifier les réservoirs contre les moustiques porteurs de dengue.
Mais 10.000 litres sont ainsi collectés chaque hiver. "Et nous somme les premiers habitants de quartiers pauvres de Lima à avoir des atrapanieblas", dit fièrement Neira.
A l'échelle des 1,3 million d'habitants sans eau courante à Lima, les 60 familles de Bellavista ne pèsent pas lourd.
Mais l'expérience est importante, vu le défi hydrique du Pérou: 70% de la population sur la côte, sur un versant ouest des Andes qui recèle moins de 2% des réserves d'eau. Un système semblable est déjà installé depuis quelques années à Atiquipa (sud) et 100 filets sont en cours d'installation sur un développement littoral à Costa Verde (Lima nord).
"On ne reviendra pas en arrière, à l'échelle des peuplements d'aujourd'hui, et étant donné la déforestation des lomas depuis 160 ans", reconnaît M. Gioda.
"Mais la valeur pédagogique est cruciale, si les gens se réapproprient de telles astuces du passé".
Texte de : AFP
novembre 2009
quedemots - 24.04.2009 | 0 réactions
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Une étude réalisée en Allemagne sur les eaux minérales en bouteilles de plastique fait apparaître la présence d'hormones qui semblent provenir pour l'essentiel de leur conditionnement, sans établir si cela est nocif ou non pour la santé.
Cette étude, publiée en mars par la revue en ligne "Environmental Science and Pollution Research", a été révélée mardi par le Figaro.
Martin Wagner et Jörg Oehlmann, du département d'éco toxicologie aquatique de l'université Goethe de Francfort, ont analysé des bouteilles de marques différentes dont quatre étaient commercialisées aussi bien en verre qu'en plastique, ainsi que des briques en carton recouvertes d'un film plastique interne.
Une expérience menée sur l'eau au moyen de levures modifiées fait apparaître dans 60% des cas une activité ostrogénique "significativement plus élevée". Une autre impliquant des petits escargots d'eau douce montre un nombre d'embryons "plus que deux fois doublé" après 56 jours dans les bouteilles en plastique.
L'essentiel de cette présence hormonale venait selon les chercheurs du conditionnement, la même eau dans un récipient en plastique (ou en brique de carton) contenant plus d'estrogènes que celle en bouteille de verre (ou en plastique réutilisable, comme c'est possible en Allemagne).
"La consommation de l'eau minérale en bouteilles peut contribuer à l'exposition globale à des perturbateurs endocriniens", concluent les chercheurs, notant que l'étude "n'avait pas pour objet d'évaluer si la consommation d'aliments enveloppés dans du plastique implique des risques" pour la santé.
L'Institut fédéral allemand d'estimation des risques a réagi en indiquant qu'il n'avait "pas connaissance de substances utilisées (...) qui auraient un effet hormonal transmissible par l'eau minérale", et que "les consommateurs ne doivent pas renoncer à l'eau" commercialisée dans du plastique.
La chambre syndicale française des eaux minérales abondait mardi dans ce sens, citant le professeur de toxicologie Jean-François Narbonne selon qui "le test utilisé est totalement inadéquat pour mesurer les contaminations en perturbateurs endocriniens dans les eaux potables".
Elle affirme que "l'eau minérale naturelle est l'un des produits les plus contrôlés de l'industrie alimentaire" et que le PET (polyéthylène téréphtalate, plastique utilisé dans la fabrication des bouteilles) "ne pose aucun problème pour la santé publique".
Le syndicat des eaux de source a également réagi en contestant la méthodologie de cette étude, qui selon lui "a conduit leurs auteurs à une interprétation hâtive et diffamatoire envers les eaux embouteillées, d'où une source d'angoisse inutile pour les consommateurs".
Des scientifiques cités par le Figaro regrettent à tout le moins le "défaut d'information sur les emballages alimentaires".
Texte de : AFP
avril 2009
quedemots - 08.09.2008 | 0 réactions
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La hausse des prix à la pompe suscite l'espoir des passionnés de la communauté des "pantoneurs" qui, comme Fabrice Donzeau, utilisateur en Dordogne, ont bricolé leur moteur pour le "doper à l'eau" selon le procédé dit "G-Pantone".
M. Donzeau, dynamique sapeur-pompier originaire d'Excideuil (Dordogne) a déjà équipé deux voitures et une tondeuse à gazon. L'installation consiste à "faire chauffer de l'eau par les gaz d'échappement avant de la réinjecter dans le moteur afin d'obtenir un mélange gazeux" à base de vapeur d'eau et d'essence, censément plus efficace que le carburant sous forme liquide.
Bilan du procédé, breveté en 1998 par un ingénieur américain, Paul Pantone, puis amélioré par un français, Antoine Gillier -d'où le nom de "moteur G-Pantone"-: 30% de consommation en moins et une teneur de CO2 dans les gaz d'échappement inférieure à ce que l'on observe à la sortie d'un véhicule équipé de pot catalytique, soutiennent les utilisateurs.
Bernard Gay, garagiste à Marsac-sur-l'Isle, est formel: "Ca marche". Ayant testé une 2CV équipée par M. Donzeau, il garantit qu'effectivement, les rejets polluants diminuent. Formel, donc, mais prudent: "Je n'ai pas installé le système sur mes propres véhicules. Et je ne sais pas ce que ça donnerait avec des moteurs modernes..."
Sur le site internet de référence des "pantoneurs", qui affiche presque deux millions de connexions depuis 1999, les plans de montage sont en libre accès et au moins 200 expérimentations sont recensées, décrites, photographiées: les maîtres mots sont empirisme et solidarité.
Machines agricoles, voitures, camions, groupes électrogènes, tondeuses à gazon, pelles mécaniques, motos et même un hélicoptère, aucun moteur à explosion n'échappe aux velléités expérimentales de cette communauté discrète, qui échange principalement par internet.
Mais alors, pourquoi un système à ce point économique, simple, efficace -et surtout légal, selon le bricoleur périgourdin, car "on ne touche pas à l'intégrité du moteur"- n'est-il pas encore produit et distribué à l'échelle industrielle, voire monté en série ?
Pouvoir du "lobby pétrolier", pressions des fabricants de pots catalytiques, mauvaise volonté des constructeurs automobile ou des gouvernants, répond M. Donzeau.
Chez Renault, en réalité, on est moins catégorique.
"L'adjonction d'eau au carburant" peut effectivement permettre de "réduire la pollution dans les gaz d'échappement", indique le constructeur dans un communiqué, relevant d'ailleurs que plusieurs procédés techniques de ce type sont déjà exploités par les constructeurs automobile.
"En revanche le moteur Pantone n'a jamais prouvé de gain de consommation en carburant", affirme le constructeur. En effet, aucune démonstration scientifique n'est jamais parvenue à expliquer de manière irréfutable une baisse de consommation.
"Si ça ne marche pas, qu'on vienne m'expliquer pourquoi je consomme 60% de moins avec ma tondeuse!", s'exclame Fabrice Donzeau, qui, en véritable pèlerin, parcourt derrière son engin comices, foires bio et autres rassemblements de vieilles mécaniques, afin de convaincre le public de l'efficacité du procédé G-Pantone.
Texte de : AFP
Titre de : Quedemots
août 2008
quedemots - 05.09.2008 | 0 réactions
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Les abondantes ressources en eau du Tibet sont un des attraits majeurs pour la présence chinoise sur ce haut plateau, berceau des plus grands fleuves d'Asie, estiment des experts.
"Le Tibet est un territoire stratégique. Son contrôle donne à la Chine la main-mise sur ses vastes ressources en minéraux et en eau", explique Brahma Chellaney, du Centre d'études politiques de New Delhi.
"Avec le réchauffement climatique qui aggrave les problèmes d'eau en Asie, le contrôle du Tibet permet à la Chine de façonner l'eau en une arme politique", ajoute ce spécialiste des relations internationales.
Les plans d'eau de la seule région du Tibet, sous administration chinoise depuis 1951, représentent le tiers de la superficie lacustre totale du pays.
C'est aussi sur le plateau que naissent les principaux fleuves d'Asie: Indus, Mékong, Yangzi, Fleuve Jaune, Salween, Brahmapoutre, Sutlej...
Parmi les grands fleuves de la région, seuls le Gange prend sa source sur le versant indien de l'Himalaya.
Avec le Tibet, la Chine domine l'amont et peut se permettre de gigantesques projets hydroélectriques, indispensables à son développement économique, en aval, notamment au Yunnan.
Accablée par ses problèmes de pollution dus à deux décennies de croissance ultra-rapide, la Chine a pour objectif que 15% de sa consommation d'énergie en 2020 provienne de sources renouvelables, le double de 2005.
L'accent est donc mis sur l'hydraulique, avec une capacité installée prévue de 300 millions de kilowatts à cette date.
Pourtant, les autorités chinoises sont singulièrement silencieuses sur leurs projets, leur impact possible sur l'environnement et les pays voisins: Thaïlande, Cambodge, Vietnam, Inde.
"Il y a un manque de transparence. Témoins: les différents barrages construits en secret, sans permis", regrette Patricia Adams de l'organisation non gouvernementale canadienne Probe International.
Côté chinois, on minimise: "Pour ce qui est de la Lanchang (Mékong), les médias indiens disent que les barrages vont faire baisser le niveau d'eau dans leur partie du fleuve. Mais selon nos études, l'impact ne sera que sur une courte période, et en été le barrage contrôle les flux, ce qui est bon pour l'irrigation", dit Feng Yan, un universitaire du Yunnan.
Mais "les généreuses réserves du plateau tibétain" et les barrages ne sont pas qu'une source de "houille bleue" pour la Chine: "ils lui permettent aussi de dévier des rivières, notamment à des fins d'irrigation", dit Brahma Chellaney.
L'un de ces projets dans les cartons chinois inquiète particulièrement Tibétains, Indiens et défenseurs de l'environnement: il consisterait à capter les eaux de rivières tibétaines et ériger des barrages sur le Yarlung Tsangpo (Brahmapoutre), pour acheminer la ressource vers le Fleuve Jaune, exsangue, surpollué, et ne suffisant plus à la Chine du nord asséchée.
Dans un rapport récent, le gouvernement tibétain en exil estime que ce projet titanesque, vraisemblablement hors de prix, serait "d'une magnitude comparable à la Grande muraille construite au prix de centaines de milliers de vie humaines (...) même si ses partisans affirment que seules 25.000 personnes devraient être déplacées".
"Il est possible que le programme de 100 milliards de yuans (10 milliards d'euros) annoncé en mars 2007 pour le Tibet comprenne des préparatifs pour cette +Grande route de l'Ouest+ de transfert de l'eau", ajoute-t-il.
Texte de : AFP
mars 2008
quedemots - 24.05.2008 | 0 réactions
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Un premier bateau-citerne rempli d'eau potable est arrivé mardi à Barcelone pour approvisionner la population, alors que la Catalogne (nord-est de l'Espagne) est frappée par une sévère sécheresse, ont annoncé les autorités régionales dans un communiqué.
Le Sichem Defender, arrivé de Tarragone (nord-est) avec 19.000 mètres cubes (m3) d'eau, est le premier d'une noria de bateaux-citernes, dont quatre en provenance du sud de la France, qui vont fournir régulièrement de l'eau aux habitants de Barcelone pendant au moins les trois prochains mois.
Ce plan d'approvisionnement fait partie des mesures d'urgence décidées par le gouvernement régional catalan pour faire face à la grave sécheresse qui frappe la région.
Deux bateaux-citernes en provenance de Marseille effectueront respectivement jeudi et lundi prochain leurs premières livraisons à Barcelone.
Au total, six navires, deux en provenance de Marseille, deux autres du canal de Provence, et deux de Tarragone, d'une capacité variant de 19.000 à 42.000 m3, vont effectuer la navette avec Barcelone ces trois prochains mois.
Ils effectueront au total 63 voyages mensuels. Barcelone recevra ainsi chaque mois 1.660.000 m3 d'eau potable, soit 6% de la consommation des 5,5 millions d'habitants de la ville et de son agglomération.
Ce système fonctionnera tant que la sécheresse perdurera en Catalogne ont indiqué les autorités régionales, soulignant que des contrats initiaux de trois mois signés avec les trois compagnies maritimes concernées "seront renouvelés en cas de nécessité".
Cette opération aura un coût mensuel de 22 millions d'euros, a précisé le département de l'Environnement du gouvernement régional.
Parallèlement, le gouvernement espagnol a autorisé le 18 avril la construction d'une canalisation, pour 180 millions d'euros, entre Tarragone et Barcelone, afin d'acheminer vers la capitale catalane de l'eau du fleuve Ebre.
"Si nous ne faisons rien et s'il ne pleut pas, cinq millions d'habitants de la région de Barcelone n'auront plus d'eau à boire en octobre", avait alors commenté la vice-présidente du gouvernement, Maria Teresa Fernandez de la Vega.
Les plus fortes pluies enregistrées depuis 1930 à cette époque de l'année sont tombées ce week-end en Catalogne, faisant remonter les réserves d'eau à 26,9% de leur capacité, mais en quantité insuffisante pour éloigner le spectre de la pénurie dans la région à l'approche de l'été, selon les autorités.
Texte de :AFP
mai 2008
quedemots - 04.10.2007 | 0 réactions
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Cela fait deux jours qu'il n'y a plus d'eau dans les tuyaux. Et pourtant, il pleut souvent dans le nord du pays et, aussi à Accra.
Heureusement qu'il y a les sceaux et tous les récipients que l'on trouve pour les remplir chez un voisin qui à un réservoir de mille litre.
quedemots
24.09.2007