Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07252.jsonl.gz/1126

Depuis sa violente chute en IRW le 18 janvier, Anna est en phase de « reconstruction ». Cela prend du temps et combien il en faudra encore est impossible à définir. Sa chute a été bien plus lourde de conséquences que pensé dans un premier temps. La partie visible était le casque fendu, la combinaison déchirée, l’épaule déplacée, les doigts de la main enflés, un hématome d’environ 25x10cm à la cuisse et le regard vide. Et les points non gagnés ! Ensuite, il y a eu la difficulté de se concentrer, un état de fatigue extrême, la forte fièvre, les vomissements, l’impossibilité de se déplacer et enfin les pertes de connaissances. Anna a eu une commotion.
Elle a repris le ski lentement, en libre. L’appréhension était visible. Elle avoua la peur de la vitesse après le Championnat Valaisan de super G d’Anzère. L’a partiellement vaincu au fil des pistes, des portes, des sauts, des courses qui ont suivies, skiant sur ses acquis techniques. Lors du Championnat Suisse de Wengen, sur la mythique piste du Lauberhorn, elle se força et petit à petit, c’était de mieux en mieux, mais au-delà du 20ème rang. Sur la défensive, ce n’était plus la même skieuse. Pourra-t-elle retrouver son meilleur niveau en compétition cet hiver?
Vient s’ajouter à cela, son indécision à quelques mois de quitter l’école obligatoire. Préférant la voie de l’apprentissage, elle n’a reçu que des réponses négatives à sa volonté de concilier sport et formation. Ses bonnes notes scolaires lui permettent de poursuivre ses études au gymnase, mais avec quelle place pour le sport de haut niveau ?