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Il est loin le temps où le « Centre libéral » comptait aux Chambres fédérales des membres de Zurich, Glaris, Fribourg, Soleure, Bâle, des deux Appenzell, des Grisons, Argovie, Vaud, Neuchâtel et Genève. Les nostalgiques de cette époque peuvent toujours rêver en relisant l’ouvrage de Charles Gorgerat, publié en 19461. Principalement vaudois, ce volume de 300 pages nous donne une image du libéralisme des héritiers de la révolution de 1830 et d’une partie de ceux qui se référaient à Alexandre Vinet et à la culture. Evidemment, les références n’étaient pas les mêmes dans toute la Suisse. Il y avait un Parti national démocratique à Genève, une Union libérale-démocratique vaudoise, un Parti libéral à Neuchâtel. Ils avaient leurs journaux : Le Journal de Genève, La Gazette de Lausanne, La Suisse libérale, Basler Nachrichten, en particulier.
Dans le canton de Vaud, pendant la période datant d’avant 1914, il y avait les libéraux qui lisaient La Gazette et ceux du Nouvelliste vaudois.
Recomposition
Et maintenant, que va-t-il se passer ? On pourrait imaginer des libéraux attirés par les radicaux et d’autres s’approchant de l’UDC. En effet, une partie de l’aile bernoise descend du parti conservateur d’un Ulrich Dürrenmatt (1819-1908) et du Parti conservateur de la ville de Berne, issu des milieux patriciens. De même que l’ancien Parti démocrate s’est glissé d’une part dans le Parti radical, à Zurich, et d’autre part dans l’UDC (à Glaris et aux Grisons).
L’Alliance des Indépendants, le Parti de la liberté et maintenant le Parti libéral pourraient accélérer la reconstitution du paysage politique existant depuis l’arrivée de la proportionnelle en 1919. cfp
1Charles Gorgerat, Notre libéralisme, Imprimerie centrale Lausanne, 1946.