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Swiss Olympic appuie sur l'accélérateur, même si l'organisme souligne dans son communiqué que la poursuite du dialogue avec le Comité international olympique (CIO), décidée jeudi, ne se réfère pas à une année d'organisation précise. Maintenant, la première chose à faire est la suivante: déterminer concrètement si une candidature de la Suisse aux Jeux olympiques d'hiver de 2030 est réalisable.
Aussi long que soit le processus politique en Suisse jusqu'à l'organisation d'un tel événement, les dirigeants de Swiss Olympic sont convaincus qu'une étude de faisabilité est possible en peu de temps. En effet, il faut aller vite: sept ans entre maintenant et ces JO 2030, c'est court. Et cette candidature ne pourra pas être repoussée à 2034, parce que le CIO est déjà en phase de fiançailles avec Salt Lake City pour cette date.
Les exigences pour une candidature ont fondamentalement changé avec les réformes du CIO. Le processus est devenu massivement moins coûteux et l'attribution beaucoup moins politique.
La commission permanente du CIO pour les futurs sites d'accueil, avec laquelle Swiss Olympic entame la phase 2 du dialogue, peut recommander un seul candidat. C'est comme ça que la ville australienne de Brisbane a obtenu les Jeux d'été de 2032, sans même que d'autres candidats intéressés aient eu la possibilité de se présenter à une élection. Le CIO affirme vouloir rendre les Jeux plus durables grâce à cette approche.
Dans le cadre de ce dialogue continu, qui n'entraîne pas encore d'obligations financières ou contractuelles pour Swiss Olympic, une étude de faisabilité financée par le CIO doit permettre de clarifier si un tel projet est réaliste. Grâce à ce dialogue, les coûts de candidature des Jeux d'hiver de 2026 pour Cortina et Milan auraient diminué de 80% et les coûts d'exploitation de 20%.
C'est aussi parce que les Italiens misent sur 80% d'installations existantes ou temporaires dans leur projet. La durabilité, l'héritage et le financement sont les points clés du dialogue.
Cette semaine, le chef pour les JO de Swiss Olympic, Ralph Stöckli, s'est rendu sur place pour se faire une idée du concept olympique en Italie. C'est également lui qui, dans le cadre d'un échange étroit avec les fédérations nationales de sports d'hiver, évaluera la faisabilité d'une candidature helvétique.
Swiss Olympic veut examiner sous «quelles conditions sociales et de politique intérieure» une candidature a des chances d'aboutir, en Suisse comme auprès du CIO. Dans son communiqué, l'association faîtière du sport suisse précise:
Les dirigeants de Swiss Olympic se musèlent temporairement et ne feront pas d'autres commentaires sur le projet. Le sujet est trop délicat. Il faut à tout prix éviter une nouvelle farce comme celle qui s'est déroulée en Valais au début de l'année.
Swiss Olympic examine les conditions nécessaires à des Jeux d’hiver en Suisse conformément à sa stratégie— Swiss Olympic Team (@swissteam) March 30, 2023
Le Conseil exécutif de Swiss Olympic souhaite regrouper les clarifications relatives aux Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver. https://t.co/p1DA0wQIXv pic.twitter.com/npANAkh0YQ
Le 4 janvier, une initiative privée a lancé, par le biais des médias, une possible candidature suisse aux Jeux olympiques de 2030 avec Chamonix et le Val d'Aoste. Ce qui ressemblait à un projet coordonné s'est évanoui moins de 24 heures plus tard, lorsque le maire de Chamonix a annoncé qu'il ne voulait pas entendre parler de Jeux d'hiver.
Le CIO et son image restent également un facteur de risque pour la réussite d'une candidature: l'instance internationale ne s'est pas fait beaucoup d'amis dans notre pays avec sa décision récente de réintroduire la Russie dans le sport. C'est en tout cas ce que trahissent les commentaires liés aux projets de JO en Suisse.
Adaptation en français: Yoann Graber
Le politicien valaisan Claude-Alain Schmidhalter est vice-président de Swiss Ski. Il représente la fédération de ski au sein de l'exécutif de Swiss Olympic et a participé aux débats de jeudi matin, quand l'association faîtière du sport a décidé qu'elle franchirait une nouvelle étape dans les discussions avec le CIO.
Claude-Alain Schmidhalter nous explique pourquoi, selon lui, une candidature suisse pour les JO 2030 est envisageable et même souhaitable.
Elles sont particulièrement rares. Logique, le football moderne exige le jeu court. Alors mardi, lorsque nous avons vu Megan Campbell, internationale irlandaise, enchaîné les touches longues en phase offensive contre l'Angleterre, il régnait comme un parfum de nostalgie.