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Dimanche 11 mars 2012, 17h00
Temple de La Tour-de-Peilz
Ave Maria de Vierne
Les sept paroles du Christ sur la croix de Gounod
O salutaris Hostia de Dupré
Ave Maria de Dupré
Tantum ergo de Dupré
Messe solennelle de Vierne
Choeur LaDo de La Tour-de-Peilz
Benjamin Righetti, orgue
Sylvain Junker, piano
Marcel DUPRÉ (1886-1971)
Né à Rouen dans une famille de musiciens (père titulaire des grandes orgues de l’abbatiale de Rouen, mère pianiste et violoncelliste, grand-père maître de chapelle à Rouen), il débute très tôt sa formation musicale avec son père. A 8 ans, pour l’inauguration d’un orgue à Elbeuf, il joue en public le Prélude en mi mineur de J.-S. Bach. A 11 ans, il devient titulaire du grand orgue de Saint-Vivien à Rouen. Il entre ensuite au Conservatoire de Paris où il obtient un premier prix de piano. En 1906, Ch.-M. Widor le désigne comme suppléant des orgues de Saint-Sulpice. Suivent de nombreux prix (orgue, piano, Rome). Son talent d’improvisateur est unanimement reconnu. Inapte au service militaire, il reste à Paris et écrit beaucoup pour l'orgue, mais aussi pour le piano et le violoncelle, compose un oratorio et publie de nombreux ouvrages didactiques. Dès 1921, il fait annuellement une tournée de concerts aux Etats-Unis, au Canada et en Australie. Nommé professeur d’orgue au Conservatoire de Paris en 1926, il succède à Ch.-M.Widor à Saint-Sulpice, puis assume en plus, de 1954 à 1956, la direction du Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Il meurt le dimanche de Pentecôte 1971.
Louis VIERNE (1870-1937)
Né quasiment aveugle, il montre très tôt un talent musical exceptionnel. Il est profondément impressionné par l’orgue et passionné de musique. Encouragé par son oncle, professeur de hautbois au Conservatoire de Paris, il se prépare à une carrière artistique. A la mort de son oncle et de son père, il entre au Conservatoire dans la classe d’orgue de César Franck, puis devient l’élève de Charles-Marie Widor. Il est nommé organiste de Notre-Dame devant 50 candidats. Il se marie et compose ses 1ère et 2e symphonies pour orgue. Suit une période sombre dans laquelle il divorce suite à l’infidélité de sa femme. Sa mère, ses deux fils meurent. Son frère et plusieurs de ses élèves meurent au combat. Atteint de glaucome, il perd la vue, compose des œuvres pour orchestre, orgue, piano, musique de chambre. Il entreprend une tournée de concerts à l’étranger et meurt aux claviers de son orgue le 2 juin 1937.
Charles GOUNOD (1818-1893)
Né dans une famille d’artistes, il entreprend, après sa scolarité au Lycée Saint-Louis, des études d’harmonie au Conservatoire de Paris. En 1839, après l’obtention du Prix de Rome, il séjourne à la Villa Médicis et découvre la polyphonie de Palestrina puis à Leipzig où il rencontre Felix Mendelssohn qui le familiarise avec Bach, Mozart et Beethoven. A son retour à Paris, il est nommé organiste et maître de chapelle à l’église des Missions Etrangères. Puis après avoir suivi des cours de théologie au Séminaire de Saint-Sulpice, il revient à la musique en 1848, et plus précisément à l’opéra (Faust, Mireille, Roméo et Juliette). Il écrit ensuite un nombre impressionnant d'œuvres religieuses : messes, requiems, oratorios, motets, cantiques. En 1877, il est fait commandeur de la Légion d’honneur et inaugure le nouvel orgue Cavallé-Coll de l’église de Saint–Cloud. En novembre 1888, il dirige la 500e représentation de Faust à l’Opéra de Paris.