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Normalement, seul un follicule arrive à maturité lors de chaque cycle. Lors de la simulation hormonale, la croissance des follicules est activée pendant environ deux semaines au moyen d’injections quotidiennes d’hormones, de manière à ce que, dans l’idéal, entre dix et quinze ovocytes se développent. Ils sont alors prélevés dans les ovaires par voie transvaginale au moyen d’une fine seringue, congelés ensuite très rapidement dans de l’azote liquide (cryoconservation) et conservés à une température de -196°C. Lorsqu’une grossesse est souhaitée, les ovocytes peuvent être décongelés et fécondés in vitro avec le sperme du partenaire avant d’être réimplantés dans l’utérus.
Environ deux semaines (pour la stimulation).
La ponction des ovocytes constitue une intervention bénigne qui comporte néanmoins certains risques. Étant donné que le prélèvement est effectué au moyen d’une canule introduite par le vagin, il peut provoquer des infections ou entraîner des blessures au niveau des vaisseaux sanguins ou des organes voisins, comme la vessie et les intestins. Des saignements disparaissant normalement d’eux-mêmes peuvent se produire. Dans l’ensemble, de telles blessures sont néanmoins extrêmement rares. Grâce aux nouvelles techniques de cryoconservation, près de 80 à 90% des ovocytes survivent sans dommages à la décongélation. Il est également possible que la stimulation hormonale entraîne une réaction excessive des ovaires et que du liquide se forme dans l’abdomen et provoque des douleurs du bas-ventre.
En Suisse, la conservation de gamètes est autorisée et réglementée par l’article 15 de la loi fédérale sur la procréation médicalement assistée. Le prélèvement et la conservation d’ovocytes ne sont pas autorisés durant une chimio- ou une radiothérapie.
Depuis le 1er juillet 2019, l’assurance-maladie couvre les coûts de prélèvement d’ovocytes après stimulation ovarienne ainsi que la conservation des ovocytes pendant cinq ans. Les frais relatifs aux autres mesures (comme la fécondation des ovocytes) doivent être supportés par la patiente elle-même. Vous trouverez ci-dessous un aperçu des coûts correspondants.
En Allemagne, la cryoconservation à des fins de préservation de la fertilité ne fait pas partie des prestations couvertes par l’assurance-maladie. Sur demande, les caisses sont libres de prendre en charge une partie ou la totalité des coûts qui en résultent dans le cadre d’une procédure dite de remboursement. Il faut compter environ 1500 à 2000 euros pour les médicaments, de 1000 à 1500 euros pour la stimulation et autour de 400 à 800 euros par an pour le stockage.
Cette méthode est désormais considérée comme établie. Le taux de succès a pu être amélioré grâce à une nouvelle technique de congélation appelée vitrification.
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