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C’est le 2 septembre 1907, que sur l'initiative de Monsieur le Docteur Nicolet,
la Société de Développement convoquait une réunion de dames et demoiselles en la salle du Conseil Communal à Ste-Croix,
en prévision d'intéresser ces personnes à un cours de soins aux malades à domicile que le Dr. Nicolet se proposait
de donner durant l'automne qui s'annonçait.
Après un exposé du Docteur, il est décidé de suite l'organisation d'un tel cours. Avec première leçon le lundi 9 septembre à 20 heures au nouveau collège. Donné en 15 leçons, ce cours se terminait le mardi après-midi 29 Octobre 1907, dans la salle du Conseil Communal en présence des autorités, de différents délégués et d'un nombreux public. D’après l'article paru dans le journal local d'alors, Monsieur le Docteur Guisan d’Yverdon fonctionne comme délégué de la Croix-Rouge suisse. Le nombre des participantes a été de 43.
Il est intéressant de noter qu'un dimanche d'octobre eût lieu un exercice en plein air au Mont-des-Cerfs.
Dans son discours de fin de cours, le Dr. Guisan « a fait ressortir avec une visible satisfaction que Ste-Croix marche aujourd'hui en tête du canton dans l’enseignement et l'application des cours de samaritains ».
Lors du concours à skis de février 1908, pour la première fois les samaritains établissent un poste de secours qui, heureusement, n'a pas à intervenir.
Le 3 février 1908, débutait un cours de samaritains suivi par 15 messieurs. Ce premier cours, malheureusement,
dût être interrompu après à leçons, le docteur étant tombé malade.
Il est regrettable que les procès-verbaux soient muets sur la constitution de la section. On lit seulement que le lundi 23 novembre 1908, il y a une séance dans la salle du Conseil Communal, ouverte à 19h40 sous la présidence du Docteur Nicolet, qui fait un rapport très circonstancié sur la marche de la société depuis une année.
Il existait certainement un comité puisqu'il est écrit: "votre comité ayant reçu une invitation à la réunion des délégués des sociétés de samaritains de la suisse romande à Neuchâtel".
Nos premiers délégués ont été le Dr. Nicolet et Léon Bornand-Bertrand. Il est un fait à retenir de nos devanciers. A cette assemblée de Neuchâtel, le Docteur Nicolet propose que le texte de la conférence faite par le Docteur de Marval soit envoyé à Monsieur Jeanrichard, imprimeur à Ste-Croix qui en tirera un certain nombre d'exemplaires qui seront transmis à tous les journaux de la Suisse Romande, avec prière de le publier, comme moyen de propagande de l’œuvre samaritaine. C'est à la suite de cette assemblée à Neuchâtel qu'on comprend l'obligation d'avoir des status. Ces status sont élaborés et acceptés dans cette assemblée du 23 novembre 1908. Le compte-rendu de cette séance signale pour la première fois la constitution du comité.
Au bulletin secret, la présidente est élue en la personne de Madame Bornand-Bertrand.
Le comité est ensuite constitué de Madame Nicolet secrétaire, M. Jeanrichard vice-président, Léon Bornand-Bertrand caissier, Melle Mutrux ? (probablement Marthe) administratrice, M. Pierre Koch administrateur, Mlle. Gloor adjointe. Un nouveau cours pour dames est décidé.
A l'assemblée générale du 15 mars 1909, Mme Bornand-Bertrand démissionne et Monsieur Geor es Jeanrichard devient président.
Le 19 mai 1909, le major Nicolet Cdt. des ambulances 7.11.12 organise un grand exercice militaire dans le cadre duquel les samaritains de Ste-Croix et d’Yverdon vont intervenir pour une large part.
Les blessés supposés sont tombés entre Payerne et Estavayer. Ils sont recueillis à Estavayer. Transportés par route jusqu'à Yvonand,
ils sont remis au train sanitaire qui les achemine sur Yverdon où ils sont reçus dans le collège de cette ville transformé en hôpital d'étape.
Cet exercice est probablement le plus important auquel nos membres ont assisté durant ces 50 années.
Il avait été abondamment commenté dans la presse d'alors et la Patri suisse en a publié de nombreux clichés. On y voit entre autres les nouveaux wagons 3ème classe prévus pour le transport des blessés.
Le dimanche 22 août 1909, notre comité se déplace à Vallorbe ou le Docteur Nicolet donne une conférence de propagande en vue de la fondation d'une section dans ce village. C'est donc à Ste-Croix qu'est parti l'essaim qui a donné naissance à la Section de Vallorbe.
25 septembre 1910 . Le paisible village de Vuiteboeuf est en effervescence, il est envahi par la troupe des samaritains d'Yverdon et Ste-Croix. Un train est censé avoir déraillé au passage à niveau de Peney, il y a de nombreux blessés. Le collège se transforme an hôpital improvisé, Les pansements s’exécutent at et les transports se succèdent de l'endroit de l'accident à l'hôpital. Quel bel exercice d'entrainement. On descend les gorges, on trotta toute la journée et 1e soir on remonte 1e sentier.
15 août 1913, nouvelle réunion des sections Ste-Croix, Vallorbe, Yverdon et Yvonand à Montcherand, pour un exercice en plein air. Ces rencontres entre sections stimulent le zèle.
C’est en juin 1913, que notre voiturette a commencé à sillonner les rues du village et les divers chemins de la commune. On peut dire : où n'est-elle pas allée ? Ce véhicule, quelque peu désuet, à l'heure actuelle, de la motorisation a rendu des services innombrables, de jour, de nuit, l'été, l'hiver, par le soleil, par le la pluie ou la neige. Désuète avons-nous écrit, mais en hiver? Alors que les chemins ne sont pas ouverts, elle garde toute sa valeur comme moyen de transport. Ce chapitre de notre activité samaritaine pourrait faire l’objet d’une brochure spéciale, voir même d'un livre... mais chut… le samaritain a sa consigne: servir et se taire.
Dans sa séance de comité du 12 août 1913, il est décidé la création du dépôt sanitaire. C'est donc depuis 100 ans que ce magasin d'objets sanitaires rend de signalés services à notre population. Une autre branche de notre activité sur laquelle on pourrait parler longuement et qui a donné suite à bien des discussions, ennuis et désagréments de toutes sortes mais surmontés dans l'esprit d’aimer et de servir son prochain. Cette année 1913 s'est révélée fructueuse pour la suite de notre œuvre.
Août 1914. La date historique où l'Europe toute entière est secouée d'un frisson de terreur. Le spectre de la guerre est là, tout près de nous. Notre section ne reste pas inactive. En liaison avec la Croix-Rouge, elle prend les mesures qui s’imposent. Et puis c’est la ruée allemande vers la France. Des blessés affluent de partout et bientôt Pontarlier sollicite du personnel. Quelques-uns de nos membres s'y rendent et travaillent volontairement dans les hôpitaux de cette ville pendant très longtemps. Outre les blessés, les prisonniers, tant militaire que civils sont légions. Partout on appelle à l'aide. Notre section organise à Ste-Croix, sous l'impulsion de Madame Sophie Martin et Mademoiselle Marguerite Paillard, une agence locale des prisonniers de guerre. Ces deux dames et leurs aides ont fourni tout au long de la guerre 14 - 1e, un travail énorme.
Le 13 janvier 1915 commence un cours de samaritains qui permet au chroniqueur de prendre place parmi les nouveaux é1éves et de s'initier au travail et à l’œuvre samaritaine. Ce cours a été suivi par une participation record. A l'issue de ce cours, en mars 1915, la section est invitée à visiter des hôpitaux militaires de Pontarlier, particulièrement l'ambulance Pernot. A 8h le matin c'est une colonne de 14 traineaux qui s'ébranle sur Pontarlier. De chaque côté du siège du conducteur flotte un petit drapeau Croix blanche sur fond rouge et Croix rouge sur fond blanc. Les formalités douaniers sont simplifiée même on nous délègue un commissaire jusqu'à Pontarlier. Notre entrée dans la ville fait sensation, partout on cria « Vive la Suisse ». Les heures passées auprès des blessés s’écroulent rapidement et il fait déjà songer au retour. Tout ce qui peut se tenir debout est devant le bâtiment et le départ se fait dans un délire de vivats auquel se joint la foule. Cette course reste pour ceux qui eurent le privilège de la vivre un souvenir inoubliable.
La Suisse accueille après entente entre les parties les prisonniers malades ou blessés qui ont besoin d'un séjour dans notre pays pour consolider leur santé ébranlée. Partout dans le pays "les internés" sont reçus avec sollicitude A Ste-Croix la gare est décorée, les rues pavoisées. La section est réquisitionnée. C'est aux samaritains qu’incombe le soin de servir la collation dans la salle d'attente transformée en réfectoire. Les autorités, les sociétés de musique et de chant, les enfants des écoles, la population est massée à la gare, chacun veut être de la réception. Les sapeurs-pompiers font 1e service d'ordre. Des véhicules hippomobiles sont garés à proximité prêts à conduire ces gens aux Rasses. Le moment est solennels lorsqu'à l'arrivée du train l'instrumentale fait retentir "La Marseillaise". Pendant la collation, c'est aux chanteurs à se faire entendre. L'émotion est à son comble lorsque s'é1ève le chant: " là-bas, là-bas est ma patrie: ". De presque tous les visages, on voit couler les pleurs. L'un deux, un dur pourtant « zigouilleur de tranchées à Verdun » nous dit : depuis mon entrée en Suisse je ne fais que pleurer, et en effet ses larmes ruissellent sur ses joues. Le cortège se forme et défile à travers les rues, où les vives la France font écho aux vives la Suisse.
Le jeudi 17 mai 1917, jour de l’Ascension, Ste-Croix recevait pour la première fois. Ce sont des délégués romands qui se retrouvent chez nous. A 10h45 s’ouvre la séance dans la salle du Consei1 Communal. 12h30 , repas en commun à l'hôtel d'Espagne ( fr. 2,- sans vin ... ) sans commentaires. L'après-midi course aux Rasses, avec collation au Grand Hôtel, 16h47 départ du train pour Yverdon.
Le dimanche 7 juillet 1918, Ste-Croix organise à Baulmes un exercice en liaison avec les samaritains d'Yverdon. Un éboulement supposé s'est produit dans les galeries d'extraction de la Société des Chaux et Ciments. Nombreux blessés. Les samaritains sont requis pour les secourir. Exploration, pansement, transports, improvisation d'un hôpital de fortune, tel est 1e thème de la journée. Le docteur Décombaz délégué de la Croix-Rouge, se déclare très satisfait du travail accompli. Que tout cela semble lointain ! On partait tôt le matin, via le Mont-de-Baulmes et retour par Convatannaz. C'est en remontant le "Sentier" qu'on commence à parler de la maladie contagieuse qui sévit dans la troupe… On dit même qu'ici ou là, il y a eu des décès…!
A quelques jours de là, 1e Docteur Décombaz seul médecin pour toute notre région, alerte les comités, Croix Rouge et samaritains. La grippe, dite espagnole, fait des ravage et nous devons songer à prendre des mesures, mais tout doit rester secret pour le moment, c'était un dimanche entre onze heures et midi. Le soir même nous faisions notre premier transport de grippé depuis derrière la Gittaz. Le vendredi 26 juillet au soir l'ordre se transmet de passer à l'exécution. La Feuille d'Avis du samedi avisait toutes les personnes susceptibles de prêter ou donner du matériel un vue de la confection d'un lazaret au nouveau collège de bien vouloir s'annoncer. Dès 13h, les samaritains sont à l'œuvre. On ne possède rien, tout est à trouver, Les dames s'occupent de la lingerie pendant que les messieurs courant le village en quête de lits et de matériels. On travaille fiévreusement, la borne volonté ne manque pas. Le soir nous avions la satisfaction de voir 2 salles d'école transformées et aptes à recevoir une vingtaine de malades. Une troisième salle servait d'office. Le dimanche matin déjà les premiers malades étaient hospitalisés. Le travail fourni par nos membres en la circonstance a été considérable, la plupart travaillant en supplément de leur journée d'usine ou de travail normal. Très tôt on se rend compte qu'il faut une permanence. Les transports jouent un rôle important et tout cela, seulement avec la voiturette. On se représente mal actuellement ces transports, deux ou trois fois au château, à la Sagne, au village par matinée. L'après-midi Bullet, Vers-chez-Henri, le Village. Le soir Cuilliairy, La Gittaz etc. Et il faut continuer à courir le village et les environs pour trouver encore du matériel. Deux salles ne suffisent plus, il en faut d'autres et tout est à l'avenant. Nos dames et demoiselles à côté de tout le travail d'organisation s'occupent des soins. Après quelques jours c’est jusqu’à cinq salles qui sont ouvertes aux malades. Le lazaret a été ouvert 7 semaines et se sont environs 200 malades qui ont bénéficié. A un pareil surmenage plusieurs de nos membres tombent malades à leur tour et il faut foire appel à de nouvelles forces. Nous pouvons être infiniment reconnaissants que dans tout notre personnel soignant, tombé malade, nous n'ayons eu aucun décès, il n'en n'a pas été malheureusement partout ainsi. A part le lazaret du nouveau collège, et comme il se trouvait un jeune médecin en vacances à l'Auberson, il s'est ouvert aussi un lazaret au collège de l'endroit pour la partie occidentale de la commune. Dans sa séance du 24 septembre 1918. Le comité de la Croix-Rouge locale décide de verser une somme de fr. 100.-- à la caisse des samaritains en reconnaissance des services rendus. Le franc n’avait heureusement pas encore été dévalué !...
L’année 1919 a été calme pour notre section, après les années qui viennent de s’écouler. L'automne voit enfin se réaliser un désir longtemps refoulé, celui de pouvoir organiser à nouveau un cours. Notre localité est desservie par deux jeunes médecins qui s'entendent on ne pout mieux et qui se partagent la tâche de ce cours, nous avons nommé les Dr. Rittmeyer et Sauvin. Ce cours a commencé le 6 octobre se termine le 10 octobre. Monsieur le Docteur de Marval fonctionne comme délégué de la Croix-Rouge suisse. Le nombre des nouveaux participants a été de 49, dent 10 hommes. Après l'examen, anciens et nouveaux se retrouvent au Foyer où un thé copieux nous est servi. Une partie familière lui succède et la soirée se passe dans une atmosphère de gaité et d'entrain à laquelle nos anciens n'étaient guère habitués, c'est que... quand on a comme major de table le Dr. Rittmeyer on ne pourrait s'ennuyer. Et puis la revue du cours présentée par Père Jost, Père Antoine et Père Aané a obtenu un succès enthousiaste
En mars 1920, nos médecins nous ont préparé une surprise! Visite de l'infirmerie avec la salle d'opération rénovée et démonstration des rayons X.
En juin un exercice local au Saut de l'eau fut très bien réussi. Au retour derrière la Layettaz, le thé nous attendait préparé par "Master".
Tout en savourant la collation, un participant lance l'idée d'une course. La Semence trouve une terre bien préparée et germe aussitôt, si bien que le 11 juillet,
la section partait en course à la Dent de Vaulion. A pied jusqu'à Vuitoboeuf, et de là deux camions aménagés pour la circonstance nous conduisent par Vallorbe jusque près du Pont.
A proximité du l’endroit où il faut quitter les camions y a de l’imprévu… Le docteur Rittmeyer, comme il se doit, nous a aménagé une surprise.
Un camion a été plus rapide que l'autre et à l'arrivée du second on apprend qu'il y a eu un accident, qu'il y a de nombreux blessés !
Que faire ? Nous n'avons rien, il n'était rien prévu. Il faut pourtant intervenir en homme pratique, 1e Docteur Rittmeyer nous apprend ce que nous pouvons faire et nous fait une magistrale leçon.
Nos procès-verbaux nous rappellent, incidemment, qu'il fut un temps où la terrible fièvre aphteuse fit de grands ravages dans notre région, puisqu'il fallut en septembre 1920 mettre deux caissons sanitaires à disposition de la troupe mobilisée à cause de la fièvre aphteuse. On constate par cela que les mesure prises dernièrement, si elles paraissent cruelles, sont plus efficaces et malgré tout moins désastreuses que celle s prises autrefois.
C'est l'année du chômage intense dans nos usines, La commune a ouvert des chantiers et demandé à la section de mettre à sa disposition des caisses de matériel de secours contre les accidents,
ce qui a été faits.
En juin, l'association cantonale neuchâteloise a décidé d'organiser sa journée cantonale à Couvet, avec l'espoir d'intéresser cette région à l'œuvre samaritaine, car dans tout le district du val de Travers il n'y a pas de samaritains. Ste-Croix est invité à assister à cette journée, c'est une nouveauté pour nous, une journée cantonale! Le dimanche 26 juin, il se trouve une bonne phalange à 5h45 au col des Etroits. On descend à pied à Butte et la marche est entrainée par 2 chansons inédites. "Si les samaritains s'en vont sans leur pépin" et "Y a des Samaritains en montagne comme un plaine", A Couvet le travail est abondant et intéressant, puisque le rapport qui en est fait mentionne qu’à la critique le Docteur « touche des questions de détail et dit quelques bonnes vérités qui devrait faire faire étape chez 1es samaritains ».
L’automne voit se donner un nouveau cours sous la direction de nos deux médecins. Commencé le 12 octobre, il se termine le 14 décembre. L’article qui relate l'examen, paru dans la feuille d'Avis mériterait d’être transcrit en entier, tant il est le reflet plein d’esprit de ce qui s'est passé.
Le 29 janvier 1922 pour la première fois nous organisons un exercice à skis. Il a lieu au Chalet du Mont-des-Cerfs.
40 membre y assistent et il a été fait un très bon travail par groupe, tous avec le même thème, secourir un blessé fracturé d'une jambe et construire le moyen de transport pour le conduire au village.
Nous ne connaissons pas encore le traineau système Pontelli toutefois ce que nous avions imaginé s’en rapprochait beaucoup.
Le 6 août, un exercice combiné avec la section d’Yverdon nous retrouve à la Mothe, peu nombreux pour cette fois, la pluie du matin y a été certainement pour une bonne part. Pourtant la pluie du matin…en tout cas l'après-midi, il y avait du soleil au-dehors ct dans les cœurs, pas vrai Clément ?
Le 1er octobre, une délégation de 12 membres de notre section se rend à Vevey ou un exercice est préparé auquel toutes les sections vaudoises sont invitées. Se sera en somme le premier exercice cantonal vaudois. Cet exercice très bien préparé sous la direction de Monsieur le Docteur de la Harpe et de Monsieur Seiler fût une réussite et tous ceux qui eurent la chance d'y assister en garde un souvenir lumineux. br /> Le 1e octobre, c'est la fête anniversaire de notre 15ème année. Nous avons le devoir de parler de celle qui a tenu haut le flambeau samaritain, de celle qui fut un porte-bannière du drapeau à Croix-Rouge sur fond blanc. Nous avons nommé Madame Sophie Martin-Jaccard. Nous ne pouvons pas dissocier son nom de premier anniversaire, c'est elle qui on eût l'initiative et qui en fut la réalisatrice. Personne dynamique, au grand cœur, elle a su donner à notre section l'élan nécessaire. C'est sous son impulsion qu'ont réalisés les transports, branche très importante de notre activité, le dépôt sanitaire, l’agence des prisonniers de guerre, le lazaret. On peut dire d'elle, qu'elle était samaritaine de la plante des pieds au sommet de la tête. En bonne samaritaine qu'elle était, elle a su nous inoculer le virus qui l’animait. Aujourd'hui encore, elle a droit à notre reconnaissance et à celle d'une grande partie de notre population.
Le docteur Rittmeyer, tombé malade a trouvé un remplaçant en la personne du Docteur Duperthuis, un suisse élevé en Russie qui a réussi à rentrer au pays après avoir connu 1es affres de la révolution russe. Ce médecin a accepté du nous faire une conférence sur les maladies infectieuses. Causerie très intéressante, émaillée de souvenirs personnels sur les épidémies qui peuvent ravager de grand pays, diphtérie et typhus anthématique. En mars exercice à skis au Mont-des-Cerfs. Dimanche 24 juin, exercice en campagne en commun avec la section d’Yverdon à Essert sous Champvent. La critique est faite par le Docteur Rittmeyer qui nous fait remarquer un fait. Venu dans l'Après-midi, il a eu mille peines à nous découvrir et profite de l'occasion pour nous signaler que dans la réalité il en serait de même et qu'on devrait signaler un cheminement ou laisser un guide qui puisse orienter. En juillet, une nouvelle course voit la section se trouver au sommet du Mo1éson. Partis du village à trois heures du matin dans ce que 1’on appelait "un car alpin" (l'ancêtre du car actuel), nous allons jusqu'à Albeuve, de 1a à pied par un gorge et un sentier jusqu'à Tsuatsau dessus et enfin nous atteignons le sommet pour midi. Qu’elle grimpée et quelle chaleur et partant…qu’elle soif! Mais comme l'eau n'est pas considérée comme potable, on nous offre du petit-lait... Au retour, nous retrouvons le car à Albeuve qui nous conduit à Fribourg ou nous assistons à un concert d'orgues et nous rentrons au bercail, place du Pont à 2 heures du matin. La journée a été bien remplie. L'année se termine par un cours de soins aux malades avec examen le 12 décembre et la traditionnelle soirée familière au Foyer.
Février, exercice à skis. Cette fois notre traineau à skis est éprouvé puisqu'un samaritain a la malchance de s’accidenter et qu'il faut le ramener étendu à la maison. En avril, un ancien membre, Monsieur Otto Campiche ayant vécu en Afrique Oriental Portugaise, nous fait une causerie avec projections lumineuses et nous parle de ses expériences comme samaritain là-bas, sur le sol africain. En juin, le Docteur Rittmeyer nous fait une causerie sur le service sanitaire de l'armée et sur le rôle des samaritains dans ce service fournit l'occasion de prouver notre bonne préparation, et de faire connaissance comme chef du jury de notre groupe de Monsieur François Bourquin devenu dans la suite un ami des Ste-Crix. Le docteur Nicolet chef de l'exercice a beaucoup de joie à se retrouver au milieu de la section de Ste-Croix. Le 4 décembre un nouveau concours ost organisé à Lausanne, un groupe assez nombreux doit y prendre part, mais…Ce même jour nous devons accompagner à sa dernière demeure celle qui a été la cheville ouvrière dans notre village, de tout notre travail samaritain, Madame Sophie Martin, membre fondateur, Présidente honoraire. C'est une perte sensible pour notre société, elle fut un chef de file qui a tracé un sillage dans 1equel nous suivons encore. Aussi renonçons-nous à descendre à Lausanne pour rester ou 1e devoir nous appelle.
L'exercice à skis est venu de tradition. Cette année, il se fait à la Dénériaz-Dessous, mais le temps nous a guère favorisé, "L'âpre hiver fondait en avalanche". En août, un exercice organisé par Coppet nous réunit à Cossonay, ce n'est plus la neige, mais la pluie ! Comme quoi il y a longtemps que 1es étés sont arrosés.
10 février exercice à skis, le 9 juin, nouvelle rencontre avec la Section de Coppet, à Vaumarcus, dans la propriété du Dr. Liengme. Le matin le Dr. liengme nous fait une conférence forte intéressante sur le sujet qui lui tient à cœur. L'après-midi, comme il se doit, nous avons comme thème un accident du lac. Un canot à moteur occupé par un certain nombre de personne a fait explosion au 1arge et nous devons leur porter secours. Tous est bien prévu, mais forcément les gens de la montagne pataugent un peu, pourtant chacun se déclare satisfait
13 mars, Conférence de Monsieur le Docteur Paul Chappuis, quoiqu’installé à Ste-Croix depuis deux ans c'est son premier contact
avec notre section Nous en sommes d'autant plus heureux que nous osons ainsi espérer avoir enfin un cours. Depuis cinq ans
il n'y en a plus eu. Sa causerie traite des fractures. Il nous parle d’abord des fractures de guerre puis de celle dent
nous rencontrons tous 1es jours et enfin il passe en revue ce qu'il faut faire, mais surtout ne pas faire, Il cite des cas vécus et
finalement nous d’écrit l'appareil de Kirscher pour le traitement des fractures.
Une surprise est préparée pour notre président à l'issue de la répétition du 2 avril, c’est la nomination de à membres honoraires, ce sont:
L'exercice à skis est convoqué toujours au Mont-des-Cerfs. La participation est bonne, par contre le froid est tellement vif, qu'on renonce à travailler. La grippe règne déjà et il semble sage de ne pas s’exposer à un refroidissement qui pourrait être fatal. La section est minée par un mal rongeant, pas de cours depuis 6 ans, par-là pas de recrues et des vides se font. Pour revigorer le zè1e on décide une journée "soupe aux pois" à la Gittaz. Ce fut une réussite qui certainement a atteint son but puisque la section a doublé 1e cap.
En février, notre ancien membre, Madame Anker-Jaccard, missionnaire au Caméroun, nous gratifie d'une causerie avec projection lumineuses sur son travail en terre d'Afrique.
En avril, nous avons eu l'aubaine d'obtenir de M. le Dentiste Aubin une causerie sur les dents et leur soins, de plus haut intérêt.
Si nous connaissions un peu l'art dentaire moderne, nous ignorions ce qu'il fut dans le passé, au bon vieux temps, où les extractions étaient loin d’être sans douleur
et où avoir une dent artificielle était un privilège de grande dame et surtout un signe de coquetterie.
En juin, a lieu en plan air d’une soirée à proximité de Clos Murisaz, Notre société traverse une période critique, depuis 7ans nous n'avons plus eu de cours, l'effectif diminue tout s'effrite, ce n'est pas encore l'agonie ! mais…il a fallu renoncer d'assurer 1es transports de malades ou blessés, il manque trop de porteurs. Il souffle un vent contraire malgré tous nos efforts. Le moral est en baisse. Certain comité, ce fut presque la question de confiance : voulons-nous tout abandonné? Heureusement qu’il s'est trouvé un noyau de réso1us qui ont fait front contre l'adversité.
Plus tard, nous lisons heureusement qu'au comité du 14 novembre, notre président, Monsieur Robert Bissat, a le plaisir de nous annoncer "ce quoi plus personne n'osait espéré!" L'organisation d'un cours sous la direction de Monsieur le Docteur Paul Chappuis. Cette surprise, car s'en est une est certainement le résultat des efforts de notre Président et la section a contracté envers lui une dette de reconnaissance. Le baromètre remonte, les nuages se dissipent et c'est avec un un courage nouveau que nous organisons un cours de soins aux malades qui débute le 21 novembre et se termineras en 1933.
Il y avait 25ans en 1932 que c'était fondé notre section, il a été décidé de fêter l'événement avec la clôture du cours commencé en automne. Aussi le 9 février 1933, notre président, Monsieur Robert Bissat, a-t-il comme récompense de son travail, la joie d'ouvrir dans la salle à manger de l'hôtel d'Espagne la séance qui fait époque dans nos anales. C’est à lui qu'échoit l'honneur de salué les invités. MM. Le Préfet Junod, Mermod, Syndic, Adrien Lador, président de la Croix-Rouge locale, le Docteur Rapin d'Yverdon, délégué de la Croix-Rouge suisse à l'examen du cour et Auguste Beiler, vice-président central de l’ASS. Après le repas, il est d'abord procédé à la distribution des certificats du cours à 43 nouveaux élèves. 34 dames et 9 messieurs. Puis à une partie officielle où tous nos invités prennent la parole, succède une soirée familière des plus animées jusque bien avant dans la nuit. Après ce cours et cette fête, la section repart vers un nouvel essor. Le 1o mars, Mlle Aurélie et Elise Jaccard ont l'amabilité de nous inviter tous là une soirée intime chez elles. Soirée immortalisée par la plaque sensible, mais dont le positif manque malheureusement dans nos procès-verbaux. Quels beaux souvenirs nous gardons de ces heures trop tôt passée à Clos Murisaz. Un grand merci à ces deux sœurs, à Mlle Elise surtout qui fut pour notre section des samaritains, la vaillante parmi les vaillante, un exemple à suivre. Le 7 juin, l'exercice répétition se fait en plein air, Derrière-la-Layettaz.
Lors de l'assemblée générale du 17 janvier, il est procédé à la nomination de 6 membres honoraires, ce sont Mms Gustave Bissat, Samuel Jaques, Melles Berthe Jaccard, Dora Jaccard, Mr Cément Rochat. Le 7 février, le docteur Chappuis nous fait une causerie sur Les gaz dits « asphyxiants ». C'est la première fois que nous avons l’occasion d'entendre traiter le sujet et il l’a été d'une façon magistrale. Le 1e avril, nous avons la chance de posséder parmi nous M. Peter, Pharmacien, et de l’entendre nous parler de la thérapeutique minérale. Le 1er septembre, nous participons à la première semaine samaritaine, autrement dit vente de cartouche. Le 3 octobre débute un cours samaritains sous la direction du Dr. Chappuis. L’examen a lieu le 13 décembre. C’est le Dr. Rapin qui fonctionne comme délégué de la Croix-Rouge et M. le Pasteur Emery de Buttes moniteur de cette section, réprésente l’A.S.S. Le frisson de l'examen passé, tout le monde se retrouve à l’hôtel d’Espagne pour un souper et une soirée familière très animée.
Nous avons fait l'acquisition pour les accidents de ski d'un traineau –brancard dit « Hunger ». Il est essayé pour la première fois lors de l'exercice à skis aux Planches. Ce traineau Hunger sera déposé dans le chalet de Murisettaz aimablement mis à notre disposition par Melle Elise. Lors de cet exercice, nous construisons deux traineaux modèle Pontelli, qui nous donne entière satisfaction. Le 1er mai lors de l’exercice de répétition il est fait un essai de maquillage qui avait produit son petit effet, mais nous étions bien novices et il a fallu attendre pour récidiver. Le 1er septembre, nous assistons, invités que nous sommes, à un grand exercice en campagne organisés par la section de Coppet et sa dynamique présidente Mme Mercier Les sections de Coppet, Nyon, Lausanne, Vevey Montreux, Villeneuve, Vallorbe, Yverdon et Ste-Croix y participent. L'exercice a lieu dans la région Pompaples-St-Loup et l'hôpital de St-Loup joue le jeu avec nous, comme dans la réalité. C'est certainement le plus grand exercice auquel notre section ait assisté et surtout le plus complet grâce à la collaboration de l'Hôpital de St-Loup. Les samaritains, dans l'occasion. ont travaillé à la façon d'une compagnie sanitaire pour la relève des blessés à travers la forêt et le Vallon du Nozon. Cet exercice unique en son genre avait soulevé l'enthousiasme et avait fait dire à quelqu'un "que nous avions assisté aux grandes manœuvre". Commencé à 9h00 , l’exercice prenait fin à 14h00 , puis dîner pique-nique et la critique avait éte faite à 16h. y prirent la parole, le Docteur de Fischer, secrétaire de la Croix-Rouge Suisse, le Dr. Sauvin (Nyon), le Dr Annen (Vallorbe) et les Dr. de l'Hôpital de St-Loup.
Le 1e mars, nous avons 1e bonheur d'avoir Monsieur 1e docteur Rapin d' Yverdon pour une causerie et qui traite
le sujet de sa spécialité: nez-gorge et oreilles. Aidé de dessins au tableau noir il a su rendre sa causerie captivante.
Le 2. Avril, notre Dr. Chappuis nous développe le sujet : la chirurgie, une opération. Passant par la phase des études,
nous apprenons comment on arrive après bien des soucis, des craintes, des nuits sans sommeil, à "sa première! On apprend aussi "qui on charcute"! ...
attention…de rester dans la catégorie des opérés !!!Il nous révèle aussi tout ce que ressent le Chirurgien son sentiment, sa sensibilité,
son dévouement. Les succès oui! Mais aussi les échecs, et ces échecs sont-ils imputables au chirurgien ? Toutes choses que le public ignore et b1âme le
plus souvent alors que le chirurgien a donné le meilleur de lui-même, s'est dépensé sans compter et qu’un cas n'évolue pas normalement,
on juge sévèrement, sans connaitre toutes les affres des chirurgiens. Causerie du plus haut intérêt qui restera dans la mémoire de ceux qui eurent
le privilège de l'entendre. Elle a été complétée par un projection de films, sur la trépanation, d'abord sur cadavres puis ensuite sur sujets vivants,
une opération d'appendicite et enfin d'une césarienne.
En juin un exercice au Pâquier aux Veaux d'une soirée ne réunit que peu de participants, mais l'exercice est une réussite, et une fois de plus les absents eurent tort.
Notre section a invité Ies sections vaudoise pour un exercice à skis qui a Lieu le dimanche 14 février.
Mlles A. et E. Jaccard ont mis à notre disposition leur chalet de Murisettaz.
C’est là que va se dérouler une journée qui est aussi marquée de souvenir lumineux,
mais pour que ça réussisse il y faut des bonnes volontés et le samedi après-midi déjà tous ceux
qui le peuvent son de la corvée. Du matin du dimanche un soleil radieux, à n'en pas croire ses yeux.
On va attendre nos hôtes à la gare, on se retrouve, on se salud, on est ébahi! La nature hivernale est
dans toute sa splendeur. Le train arrive, déception! La section da Lausanne manque.
Peu après, heureusement, on apprend que tout 1e monde est là, ces dames ont rejoint Ste-Croix en autocar.
Vraiment notre montagne s'est parée pour les recevoir. A Murisettaz les cuisinières sont à l'œuvre depuis longtemps déjà,
Mlle Elise nous reçoit; au mieux. Le thé est déjà servi, car nous avions été repérés à la montée.
Un groupe de la section de la Côte-aux-fées nous rejoint par le col des Etroits.
Le dé1égué de la Croix-Rouge suisse sera Monsieur le Docteur Samuel Cuendet d'Yverdon, monté par les Replans,
le délégué de l 'A.S.S. sera Mlle Rosselet de Fleurier montée à skis par Le Chasseron. Après la reception,
En salle, on exerce la construction de traineaux 4 skis, puis au-dehors on fait la démonstration du traineau Hunger,
auquel tout le monde assiste de la galerie du chalet. De là le panorama est grandiose, c’est presqu’une féérie.
Les sapins chargés de neige de toute part scintillent au soleil, au loin la chaine des Alpes dans toute sa splendeur.
Notre journée est honorée de la présence de Monsieur Adrien Lador, président de la Croix-Rouge locale,
qui malgès ses 70 ans n'a pas craint de chausser Ses skis. Le thème de l'exercice était qu'aux Petites-Roches une corniche de neige avait cédé
sous le poids de skieurs se trouvant là, c'est un témoin qui vient donner l'alarme. Il faut secourir tout ce monde,
7 blessés qui sont panses selon ce qu'ils ont et qu'il faut transporter à Murisettaz.
Ce travail se fait sous l'oeil scrutateur d'un Bolex-Paillard manœuvré par notre moniteur Jean Perrenoud.
Ce sera l'amorce des films de l'A.S.S. Pendent la collation le Dr Cuendet nous fait une critique très fouillée et constructive,
aussi avons-nous eu la main heureuse en choisissant ce délégué de la Croix-Rouge.
Malheureusement cette belle journée devait fournir l'occasion d'intervenir,
non plus avec des blessés simulés mais en réalité, et notre savoir a pu être judicieusement employé à secourir plus d'un blessé.
Le 10 novembre, nous avons la bonne fortune d'entendre une causerie fort intéressante sur la pyorée alvéolaire par le Dr. Med. Max Jeanneret de Berne.
Le 9 mars, C'est notre dévoué secrétaire central qui est venu nous faire une causerie avec projections lumineuses et films sur les premiers secours aux accidenté du ski. Cette causerie eut lieu dans la salle du cinéma. Un cours de soins aux malades est donné par notre toujours dévoué Dr. Chappuis du 28 mars au 4 juin. Comme de coutume, l'examen est suivi d'un repas avec soirée familière à l’hôtel d’Espagne. Le Dr. Rapin fonctionne comme délégué de la Croix-Rouge de Monsieur Hertig, vice-président central comme délégué de l'A.S.S. Le 17 jui11et, une course un autocar à laquelle se joignent plusieurs membres passifs conduit la section par les routes du Jura jusqu'aux Rangiers Le retour se fait par Délémont, Moûtier, Tavannes, les gorges du Taubenloch, Bienne, où nous visitons l'hôtel de la ville, puis Auvernier où nous soupons d'un repas bonde11es, nous regagnons notre village à une heure déjà bien avancée. Le 10 septembre, nous faisons la vente des cartouches de pansement de la semaine samaritaine. L'horizon autours de nous est chargé d'électricité. Par les fenêtres ouvertes on entend la radio diffuser un discours de Hitler nos détachements de destructions occupent en exercice les postes minés.
Le 29 mars, M. de Dr. Picot, Cdt d'un ESM a bien voulu monter jusqu’à nous pour nous entretenir,
dans une causerie toute intime du sujet des ESM, et du rôle qu'on prévoit faire tenir aux samaritains incorporés dans ces détachements.
Le 21 mai, un groupe participe à un exercice régional à la Côte-aux-Feés. Le 29 juillet, exercice en plein air, au Mont de Baulmes d'en bas, un samedi après-midi. Le sexe dit fort a disparu ce jour-là hormis le moniteur et ces damas ont prouvé qu'avec de la bonne volonté on peut faire du secourisme utile dans des tâches très difficiles. Au chalet d'un haut où a lieu le goûter, quelques membres nous rejoignent. Il a fait une journée splendide, la soirée est délicieuse, une lune épanouie est en plein ciel, tout invite à rester encore, il fait si bon !
Aussi, proposition est-elle faite, au moment da prendre le chemin du retour, de le faire par les Aiguilles de Baulmes. Cette course, pour ceux qui eurent le privilège de la faire, reste un souvenir inoubliable. Nous avions encore reconduit une samaritaine dévouée de l'Auberson et nous avions fait le tour du cadran au retour au Col des Etroits.
29 août : mobilisation des troupes frontières. Quoiqu'annoncée le soir précédent, par la radio, C'est un frisson qui a secoué notre population. Lorsque très tôt le matin, le tambour sonnant la générale retentit dans nos rues, journée solennelle encore dans les mémoires, pour ne pas insister. Notre section est à même de mettre à la disposition de l'armée un détachement de 31 samaritaines et de 2 samaritains, non mobilisables outre tout le matériel acheté et stocké à cet effet. Heureusement que Dieu a veillé sur nous et notre pays et que nous avons pu traverser cette terrible période qui a ravage l'Europe comme un ilot battu par la tempête mais qui est resté intact. Le 1er décembre, notre section a été invitée à l'hôpital militaire qui a été installé au Grand Hôtel des Rasses. Le PIt. Baumann, commandant de l'hôpital s’est fait un devoir et un plaisir de nous commenter cette visite. Il avait réservé, pour cette visite, la pose d'un appareil plâtré ensuite de quoi il donna une très intéressante causerie sur les établissements sanitaires e n temps de guerre et l'utilisation des samaritaines.
Le 10 avril, nous avons l'occasion d'assister à une séance cinéma avec film samaritain où l'on voit le début de la Croix-Rouge,
des scènes de la guerre 1914-18, puis plus près de nous, le travail dans un cours de moniteur enfin le travail de la DAP et des épisodes de la mobilisation, dès 1939.
En juin, quelques membres du détachement frontière sont appelés à l'Auberson lors de l'arrivée des réfugiés français frontaliers, au moment où les allemands sont arrivés dans la région.
En automne, il s'est donné un cours mais nos procès-verbaux ne mentionnent que l'examen qui eut lieu le 14.12., en présence de Monsieur le Dr Vodoz de Bonvillars représentant de la Croix-Rouge et M. Hertig, président central, représentant l'ASS. Le repas traditionnel qui suit nous met en appétit: Potage, filets de perches maison, civet de chevreuil, pommes purée, glaces et cela pour le prix de… fr. 3.--. Après le souper, ce furent 70 dames et 9 messieurs qui reçurent leur certificat de cours. Comme toujours, la soirée a été animée jusque fort tard dans la soirée.
Rien de saillant jusqu’au comité du 2.7 où le président, Monsieur Jean Perrenoud,
nous annonce son prochain départ de la localité, et par là même l'obligation pour lui de démissionner.
Nous regrettons vivement de devoir nous séparer de ce président et il est décidé que pour fraterniser encore une fois avec nos amis,
car Madame Perrenoud est aussi samaritaines, on se retrouvera tous un soir sur la Roche du Mont des Cerfs dans une partie fondue.
Quel beau souvenir que cette soirée passée en plein air, par petits groupes autour des caquelons on se sent entre nous,
en famille, unis par le même idéal. Si la nostalgie d'un départ nous étreint, on réalise le besoin de se tenir les coudes pour continuer la lutte en commun.
Le 5 novembre, nous avons la chance d’avoir parmi, nous, Mme. Roeder, la distinguée présdiente et monitrice de la section de Morge, venue nous faire une causerie sur "Ies Lottas finlandaises (service complémentaire féminin). Cette causerie a été fort instructive et nous a ouvert les yeux sur un monde inconnu pour nous. Si en Suisse on a appelé Lottas les femmes qui tout à la douce sont entrée dans l’armée on est encore loin de la conception du rôle des Lottas finlandaises.
Les exercice à skis ont repris le 15 février. Melle Elise nous reçoit en leur chalet de Murisettaz.
On s'entraîne à la descente de blessé avec le traineau Hunger (en jonc en 2 parties) et improvisation 4 skis.
Le 21 février, séance cinéma avec le film officiel de l'ASS, puis un film sur une opération mais…
tout à coup le projecteur a basion lui-même d'une opération et la séance est restée en panne.
1er avril, nouvelle séance projections, d'abord deux films du Dr. Gut de St-Moritz sur Les accidents de ski et le travail avec les luges, puis M. Seiler, notre sympathique président central nous présente une série de clichés privé d'un médecin suisse ayant travaillé comme médecin dans les Dolomites, durant la guerre 1914-1918. C'est la cruelle réalité ; des clichés saisissants l'horreur, mais qui nous disent ce à quoi nous avons à faire face si la guerre venait à franchir nos frontières. C'est avec une pensée de reconnaissance envers celui qui nous a gardé jusqu'à maintenant que nous rentrions à la maison ce soir-là.
Le 28 septembre, commençait un cours de soins aux malades sous la direction du docteur Chappuis avec 33 nouveaux élèves. L'examen a eu lieu le 5 décembre en présence des experts, Monsieur le Docteur Ruffy d’Avenches pour la Croix-Rouge et M. Grieder d’Yverdon pour l’ASS.
Le 3 mars, conférence de M. le Docteur L-Sandoz de Genève avec comme sujet: critique de notre alimentation moderne.
Le 1er décembre, c'est notre dévoue Dr. Chappuis qui nous fait une causerie avec projections lumineuses sur les blessures de guerre, bien différents de ce que l'on voit dans le civil. Puis leurs Conséquences, par suite des difficultés à pouvoir donner les soins appropriés assez tôt. Transports parfois impossibles, d'où infections terribles. D'un côté tout le mal au travail, de l'autre… la Lutte, la patience; le dévouement, l'abnégation, avec des moyens accrus, et les merveilles accomplies par la chirurgie moderne.
A la séance de mars, nos membres font connaissance avec la fabrication d'attelles en roseaux.
En automne 1943, nos sanitaires du bat. front. 2ll ont reçu l'ordre de préparer un tel matériel.
Une journée mémorable au bord du Léman les a abondamment fournis en roseaux, aussi nous pouvons puiser dans cette réserve pour compléter notre matériel.
Chacun prend un réel plaisir à ce travail, ça rompt avec la tradition et ça permet aux langues d'aller de pair avec les doigts.
En mars encore un exercice à skis à Murisettaz, mais la participation est plus que faible. Le 28 du même mois, la parole est au docteur Thélin pour une causerie sur "les hormones". Causerie fort intéressante et instructive selon le rapport du journal local.
Le 25 avril, le Dr. Thélin nous fait, au Foyer, une conférence sur: le Cancer « cette fois, nous avons plus de succès que lors de la séance de décembre,
puisque c'est devant une salle comble que le Dr. développe son sujet qui intéresse chacun, et pour cause, car cette terrible maladie fait des ravages partout.
A la fin de la soirée, il est fait une collecte dont le montant est intégralement versé au centre anticancéreux romand.
Durant l'été, le service territorial avait ordonné l'organisation d'un cours de samaritains pour former le personnel du secours à la population civile. Ce cours semi-obligatoire, donnée par de jeunes médecins stagiaires, mais auquels nos monitrices et moniteurs ont dû collaborer obligatoirement pour la pratique n'a pas rendu ce qu'on attendait, loin de là. C'était fatal! Organiser un cours en plein été, après la signature de l'armistice et destiné à la protection de la population civile, comment intéresser du monde à ce moment-là? Ce ne fut que du temps perdu.
Nous inaugurons, puisque pour la première fois nous organisons un cours de puériculture,
qui occupera les mois de février et mars, La partie théorique de ce cours est donnée par le Dr. Paillard et
la pratique est assurée par Mlle Henrioud, sage-femme. Les détails manquent et nous ne savons qu'une chose:
la leçon de clôture a eu lieu le l4 mars et la participation a été faible, ce qui nous incite à ne pas récidiver.
Le 2 juin, nous sommes invités par la section de Fleurier, à un à exercice régional du Val de Travers.
Le 7 juillet nous participons à l'exercice cantonal neuchâtelois qui a lieu à Travers. Comme section voisine, le comité cantonal neuchâtelois nous y a convié. C'est pour nous, la troisième occasion de fraterniser et de collaborer à la journée cantonale neuchâteloise. Comme toujours nous en revenons avec de beaux souvenirs.
En octobre, nous avons le bonheur du pouvoir mettre sur pied un cours de samaritains avec le concours du nos deux médecins, MM. Schmid et Thélin. L'examen a eu lieu le samedi 14 décembre et la soirée traditionnelle ne pouvant se faire à l'Hôtel d'Espagne est faite à L'Hôtel Beau-Site aux Rasses. Au cours de la séance qui suivit, il est remis 26 certificats soit à 21 dames et 5 messieurs. A cette occasion aussi il est remis un diplôme de membre honoraire à Melle Lucy Junod. Quels ont été les représentants officiel de la Croix-Rouge et des samaritains? C'est laissé sous silence.
Le 4 juillet, une triste nouvelle nous parvint, la section est en deuil ;
elle a perdu un membre influent, Madame Elise Paillard-Méylan, membre du comité et gérante de notre dépôt sanitaire.
Nous sommes frappés dans nos forces vives et nos affections et c'est avec émotion que la section assiste au convoi funèbre du dimanche 7 juillet.
Nous ne pouvons mieux faire que de citer l'article paru dans le journal local, qui a su dire si bien ce qui devait être dit ;
A côté de ses devoirs d'épouse et de mère d'une belle famille, Madame Paillard ( Mère de monsieur Frank-Paillard-Cardinaux)
ne craignait pas de prendre encore d'autre responsabilités. C'est elle qui jusqu’à ces derniers jours de santé tint à s’occuper du dépôt des samaritains.
Partout où il y avait du bien à faire, et un "coup de main" bénévole à donner, on pouvait faire appel à celle qui n’est plus.
Nature d'élite, elle rappelait certains personnages que dépeint Walter Bioley dans son livre « Humble vie ».
Elle savait donner tout sans rien attendre en retour. Mme Elise Paillard fut dans toute l'acceptation du terme, une samaritaine.
Pendant la guerre elle trouva le temps de coudre pour la Croix-Rouge, pour nos soldats et de s'occuper des œuvres sociales de l'armée.
Gérante du dépôt d'objets sanitaires depuis plusieurs années, elle reçut la médaille Dunant en l913.
Comme SCF, catégorie 10 elle fit périodiquement son service à l’hôpital d’Yverdon puis fût transférée à celui de Ste-Croix.
Depuis lors elle fut continuellement appelée à venir en aide au personnel.
En septembre, nous participons à la « semaine samaritaine » par la vente de cartouches à pansements.
En octobre, nous expérimentons notre système d’alarme qui a pleinement réussi.
Cette année verra se réaliser le grand exercice en plein air qui été déjà prévu au programme de 1947 et qui avait dû être renvoyé.
Il a occupé plusieurs séances de notre comité et il a eu lieu le dimanche 13 juin dès 06h00 sous la direction du Docteur Thélin.
Y ont été invitées, les sections de Baulmes, Yverdon, La Côte-aux-fées, Buttes, Fleurier, Couvet.
Un accident d’avion était sensé nous avoir fourni l’occasion de secourir 20 blessés, se trouvant sous Chasseron, dans les bas pâturages de la Merlaz.
Explorer, trier les urgences, panser, transporter et hospitaliser ces blessées, c’est le travail que vont exécuter 150 personnes réparties en 2 groupes.
Premier groupe en campagne, 2ème groupe :hôpital, Moyen d’exécution ? Premier groupe pansements, brancards, couvertures, matériel de transport, pour un téléphérique,
et 2 camions. 2ème groupe. Salle du collège de la Poste, les lits de l’anciens poste P.A., ravitaillement. Dès 06h00 tout le monde s’affaire,
le premier camion conduit les premiers sauveteurs jusqu’au-dessous du Sollier, le 2ème est à la disposition du chef du 2eme groupe pour transporter du matériel.
Au fur et à mesure de l’arrivée des sections, le personnel est acheminé sur son lieu de travail.
Les premiers secours donnés, il faut transporter les blessés par brancards jusqu’au chalet de la Merlaz.
Là, un poste s’installe pour parfaire le travail, peut être sommaire au début. Une chaîne de brancardiers
conduit ces blessés par brancards munis de roues par le chemin de pâturages qui relie le chalet de la Merlaz à celui du Sollier.
A proximité est installé un téléphérique qui atteindra le lieu de chargement sur camion situé sur la route du Mont de la Mayaz.
De là par les Praises et le Col des Etroits, les blessés seront conduits à leur lieu de destination, le lazaret du collège de la poste.
A l’arrivée des premiers blessés, on peut déjà les héberger, car le groupe 2 n’a pas chômé et à midi tous les blessés sont installés
dans les lits et leur ravitaillement est assuré par les moyens du bord.
Après l’exercice, tout le monde était réuni pour un repas en commun au réfectoire Paillard. Après le repas, la critique est faite par le Docteur Thélin, le Docteur Bezençon d’Orbe, représentait la Croix-Rouge suisse et Monsieur Francis Bourquin délégué de l’ASS. Cet exercice reste marqué dans les annales de notre section, par son envergure, c’est un des grands exercices que nous ayons organisé. Comme toujours, il y eût sujet à critiques et des contents et des mécontent, mais pour ceux qui mirent la main à la pâte, il y eût du travail en abondance.
Le dimanche 5 septembre, notre section est invitée à un exercice à Nyon et c’est toute une phalange qui s’y rend. Comme il se doit, Nyon a préparé son exercice au bord du lac et nous gens de la montagne, nous pataugeons un peu. Nous avons la joie de retrouver pour nous accueillir de vielles connaissances, nos chers amis m. et Mme les Dr. Sauvin. Admirablement reçus par nos hôtes, nous fraternisons au pique-nique de midi dans la propriété et sous l’œil paternel de M. Saugy, l’époux dévoué de l’ancienne présidente de Nyon. Après le repas, une surprise nous attend encore… baptême du lac, avec la nouvelle barque à moteur de la société de sauvetage. Mais le temps s’est un peu gâté, le vent agite le lac et … c’est sérieusement balancé mais encore plus trempé que nous regagnons la rive, enchantés certainement, car la gaité n’a cessé de régner, mais … à l’arrivée à Ste-Croix, les habits ne sont pas encore secs.
En automne, un cours de soins aux malades est donné sous la direction de M. le Docteur Schmid, avec comme collaboratrice pour la pratique Melle Bonnet infirmière et nos monitrice et moniteur. Commencé le 6 octobre, il se termine le samedi 11 décembre. C’st M. Le docter Thélin qui fonctionne comme délégué de la Croix-Rouge et M. Grieder d'Yverdon comme délégué de l'ASS. Le diplôme est remis aux l7 élèves qui ont passés l'examen et la soirée se termine dans une joyeuse ambiance à l'hôtel de France après un succulent repas.
Le dimanche l3 février un exercice à skis nous retrouve sur les Mouillettes avec thé ensuite au chalet tout proche ,
de M. Louis Trönli, notre président en charge. Rien de saillant jusqu'au dimanche 4 septembre où nous rendons à la section de Nyon,
la chaleureuse réception dont nous avions été gratifiés l'année précédente . Ce ne sera plus sur les rives d'un lac bleu,
mais sur notre cher Jura, au milieu des pâturages et des sapins "des planches".
C' est toujours grâce à l'amabilité des Demoiselle Jaccard qui mettent chaque fois leur chalet à notre disposition,
que nous pouvons recevoir nos visiteurs dans un site merveilleurx par une belle et chaude journée d'automne,
et, le plus confortablement possible; car ou serait-on mieux qu'à Murisettaz? nous y sommes toujours si bien reçus.
La section de Nyon est venue en autocar et gagné les hauteurs jusqu'au chalet des Avattes.
A leur arrivée, nous leur servons une collation. Le thème de l'exercice du jour est un exercice de patrouilles avec groupes mixtes Nyon - Ste-Croix.
Il y a 5 postes l/ coup de hache dans le mollet. 2/ Noyade dans la citerne du chalet des Avattes 3/Chute aux Petites Roches avec plaie à la tête.
4/ remémorisation des nœuds 5/ Plaie de la cuisse par une branche traversante de part en part.
Aux postes l. 3. 5. pas d'autres explications que ce qui se voit, c'est à dire imitation de blessures faites sur place.
C'est la première fois que nous pratiquons cette manière de faire, et si elle nous a donné du travail.
nous en sommes récompensé par sa réussite, Il fait un temps splendide, c'est une agréable promenade que d'aller d'un poste à l'autre;
pourtant... en montant contre les Petites Roches, une samaritaine de Nyon ne nous accuse-t-elle pas d'avoir "pris notre revanche de l'exercice de Nyon au lac!
" Nous n'y avions même pas pensé " Virginie... Le Docteur Croisier représente la Croix-Rouge suisse et notre ami F. Bourquin,
L'ASS. Il est un peu de Ste-Croix, c'est pourquoi nous aimons l'avoir parmi nous. A la critique, chacun se plait à relevé ce
qu'il y a eu de positif dans cette belle journée , et le moment de la séparation arrive trop tôt.
Le dimanche 23 octobre , L'A.C.V.S. organise sa première journée cantonale à Morges sous forme d'un concours de groupe. Les Ste-Crix ne sont pas chauds pour un exercice-concours, toutefois on ne veut pas retirer notre collaboration à la cantonale et après bien des hésitations nous arrivons à former un groupe qui ira affronter le jury à Morges. Plusieurs membres se joignent à ce groupe de travail. Cette première de la cantonale vaudoise nous confirme dans nos convictions, nous préférons un exercice en campagne au genre concours de groupe. Mais de Morges, une chose précieuse nous reste. C'est notre signe de ralliement "la Zizelette" qui deviendra comme cela est narré notre Fétiche... et la perceptrice d'amandes!
A la leçon du 7 novembre, nous avons la joie de saluer parmi nous, remise d'une grave maladie, notre membre dévouée, Mademoiselle Marthe Rumley. C'est aussi ce soir-là qu'il est annoncé que sous peu les samaritains prendraient une part active dans l'aménagement du nouvel hôptial. Aussi dés la mi-novembre, nous nous retrouvons nombreux pour travailler dans cette maison. Le 30 novembre très tôt le matin, tout ce qui peut se libérer est là pour le grand jour. C'est au samaritains qu'incombait le soin de déménager les malades de l'infirmerie. Favorisés par un temps magnifique, tout c'est passé avec facilité; et le soir avec la satisfaction d'une journée bien remplie et reconnaissant d'avoir pu passé au service du prochain. Pendant plusieurs jours encore nous avons pu collaborer à l'aménagement de cette grande maison.
Le 8 février, dans une conférence rendue publique, M. le Docteur Croisier nous entretient de la transfusion du sang.
L'hôpital de Ste-Croix manque de donneur de sang et le Docteur Croisier fait appel à qui veut bien s'offrir bénévolement.
Plusieurs personnes posent des questions auxquelles le Docteur donne une réponse. Cette séance réussira-t-elle à réveiller le zèle de quelques donneurs ?
Le 18 juin, Nous faisons départ de le place du Pont pour une course en autocar dans le jura Français. Par Pontarlier, Champagnol, où nous retrouvions la section de Nyon avec laquelle nous faisons le reste du parcours, nous sommes allés visiter les grottes de Baume-les-Messieurs puis dîner à Lons-le-Saunier. Retour par St-Claude, le Col de la Faucille, la Vallée de Joux. Le temps incertain, même pluvieux au début s'est vite amélioré et nous avons eu une course magnifique dans une région ignorée de la plupart d'entre-nous.
Le 9 octobre débutait un cours de samaritains sous la direction combinée de nos 3 médecins pour la théorie. ce cours s'est terminé le 16 décembre en présence de nos docteurs Chappuis et Thélin représentant de la Croix-Rouge et Mlle Bory de la section de Nyon représentant l'ASS. Le souper et la soirée eurent lieu comme de coutume à l'hôtel d'Espagne et il est distribué les certificats à 18 dames et 8 messieurs.
Le 5 février, nous avons le chagrin de perdre un membre dévoué en la personne de Melle Marthe Paillard entrée très jeune dans notre section,
elle était candidate à la médaille Dunant et devait la recevoir à l'assemblée des délégués de l951.
Sa bonté de cœur la rendait sensible à toutes les peines ct la poussait vers toutes les souffrances.
Son caractère gai, se bonhomité la faisait apprécier de tous ceux qu'elle approchait, son entrain était communicatif.
Pour nous, elle était et restera toujours Marthely, comme pour tous ceux qui l'ont connue.
Le 10 juin, à 04h00, le temps est gris et pluvieux, ce n'est guère engageant, et pourtant nous démarrons en car pour une course dont le but est Chamonix, le succès sourit aux audacieux dit-on, ce fut en tous cas vérifier ce jour-là, car dès Genève le temps se lève et nous jouissons d’une belle journée, De chamonix, nous montons au Erévent par le téléphérique. Des Plan Praz, des brouillards envahissent la pente juste assez pour rendre le vide moins impressionnant, mais du sommet nous eûmes la joie d'admirer l'imposant massif du Mont-Blanc. Ce qui nous frappe le plus, ce sont les aiguilles de tous noms qu'on prendrait presque pour des cimes des sapins se profilant dans le ciel. Le retour se fait par Megève, les Gorges d'Arly, Ugine, Annecy ou malheureusement nous n'avons pas le temps de nous arrêter suffisamment, ayant perdu du temps au départ de Chamonix. Après avoir à nouveau touché Genève, nous filons vers la Sarraz où aura lieu le souper et enfin nous retrouvons notre Jura qui dort déjà à notre arrivée.
Le 2 septembre a lieu la journée cantonale à Mezière. C'est avec peine que nous pouvons trouver 5 membres décidé à travailler pour un concours, mais nous croyons que nous ne pouvons pas nous y soustraire. Et nous y sommes allés mais au retour tout le monde était mécontant. Vraiment nous ne prisons pas ces journées-là.
Le 29 décembre, nous déménageons le « dépôt » qui reprend le chemin de la Maison de Mme Elise Jaccard.
Le l3 février à L'Aula du Collège de la gare, M. le Dr. Neukomm, le distingué directeur du centre anticancéreux romand vient nous
donner une conférence publique sur le sujet pour lequel il se passionne: le cancer. Nous ne pouvons pas entrer dans les détails
de son exposé qui fut magistral. Le Dr. Neukomn sait parler scientifiquement à des profanes et les faire suivre sans effort le fil
de sa pensée. Une collecte faite à la sortie a été versée intégralement au centre anticancéreux, ce qui nous a valu d'être considéré
comme membre et de payer dans la suite les cotisations annuelles.
Le ll juin nous allons à la Graviere Francioli, sur la route de la Gittaz faire un exercice d'accident d'auto. Ce fût parait-il laborieux, mais instructif. Bien involontairement nous avons joué un mauvais tour au Dr. Schmid qui descendant de la Gittaz voit tout à coup ce groupe et stoppe précipitamment, croyant à un accident, après coup, il en a souri de son beau sourire…
Le 7 septembre nous assistons à la journée cantonale à Vallorbe. Tout n'a pas été pour le mieux, c'est vrai, et pour cause, nous avons été sérieusement contrarié par le temps et réussir une journée cantonale en plein air, il aurait fallu être bien malin. En tous cas, nous sommes rentrés très satisfait et contents de cette journée, quoiqu'on ait entendu dire, qui aurait fait mieux? La section de Vallorbe a droit à tous nos remerciements.
Comme cette année nous n'avons pas fait de course, le samedi après-midi 11 octobre, nous joignons l’utile à l’agréable et ayant la possibilité d'aller visiter le centre anticancéreux romand, nous profitons de ce bel après-midi d'automne pour aller faire plus ample connaissance avec le Dr. Neukomm et ses collaborateurs. Nous Sommes attendus et dès l'arrivée, nous nous séparons en 2 groupes pour faciliter la visite. Ces Messieurs nous démontrent d'une façon tellement claire des choses très compliquées. Nous passons d'étonnement en étonnement ; forcément pauvres profanes que nous sommes devant les merveilles de la science qui nous est démontée. Nous ignorions aussi que nous allions défiler Devant des milliers de souris à blanches. Peut-être que quelques-unes si elles l’avaient su… enfin, il n'y a pas eu de cris! Nous quittons les lieux, enchantés de notre visite, plains d'admiration pour notre cicérone mais… remplis de commisérations pour ces savants qui travaillent pour le bien de l'humanité souffrante dans des locaux… Il y a eu beaucoup d'argent gaspillé ailleurs qui eût été rudement utile ici. Au retour, il était prévu un crochet par les Clees où un excellent repas nous régala.
Dès le 29 septembre se donne un cours de samaritains avec la collaboration de nos trois médecins pour la partie théorique. L'examen se fait dans la salle du Conseil Communal le samedi 7 décembre en présence du Dr.Thélin pour la Croix-Rouge et de notre ami Francis Bourquin pour l'ASS. Il a été suivi par l7 dames et l4 messieurs. Le soir, au traditionnel repas à l'hôtel d'Espagne, après les discours de circonstance et la remise des diplômes, une attention toute spéciale est faite à Mlle Elise Jaccard qui suit activement la section depuis 40ans, ainsi qu’à Jule Jaccard, moniteur depuis 35 ans.
Pendant la soirée, nous avons eu le plaisir d'accueillir Mme Flora Jaccard-Junod, membre honoraire, mais membre fondateur qui eut l'amabilité de nous présenter une série de photos des exercices passés.
Ce fût une année sans fait saillant pour notre section jusqu'en automne où nous avons été sollicité par la Romande de
faire une vente de plaquettes de chocolat. Nous ne nous en sommes pas trop mal tirés.
Nous sommes allés à Nyon à la journée cantonale.A l’aller, au bord de la route suisse, nous avons pu mettre à profit nos connaissances envers un motocycliste gisant au bord de la route. C'était notre meilleur travail de la journée. A Nyon, innovation ! Plus de concours par groupe do section, mais des groupes panachés. C'est préférable, le travail n'en souffre pas et C'est une bonne façon de fraterniser, de plus cela ôte toute idée de rivalité. La journée de Nyon, très bien organieée, nous laisse un beau souvenir.
Lors de l'assemblée du comité du 3 janvier, M. Pierre Simon demande si Ste-Croix ne pourrait pas poser sa candidature pour l’organisation d'une journée cantonale.
L'assemblée générale ratifie cette proposition alors la demande est transmise par écrit au comité cantonal; Lors de l'assemblée des délégués à Lausanne,
Ste-croix est désigné et il est retenu la date du 29 août. Notre section a maintenant du pain sur la planche.
La journée se déroulera sous la forme d'un exercice de patrouilles avec sept postes.
Le dimanche matin 29 août, 350 personnes sont présentes. La diane a sonné de bonne heure pour les samaritains de Ste-Croix, car il faut les conduire aux Rasses. De là, chacun doit gagner son poste et faire les maquillages afin que tout soit prêt à l'arrivée de la première patrouille dont la départ est prévu à 8h00. Comme toujours, sûrement, dans ces grandes manifestations "on avait fait des plans forts et beaux sur Ie papier"… et du papier, on en a distribué !! Mais l'indiscipline des quelques chefs nous oblige à improviser à l'ultime moment et retarde le départ de 10 minutes. Au début de notre organisation, il avait été prévu que les chefs responsables de poste de confiance seraient convoqués pour le samedi soir afin que l'on puisse les orienter, leur distribuer leur tâche et savoir sur qui compter. Les dépenses nous ont obligés à y renoncer, les conséquences s'en sont fait sentir. Il a fallu jongler pour combler les vides, c'est bien le mot. Grace au temps qui s'est mis de la partie, ce fût une réussite complète et nous croyons par les témoignages que nous avons reçus que cette journée laisse un beau souvenir à ceux qui y ont assisté. Elle est encore assez dans les mémoires pour n'en pas dire plus. Les archives contiennent assez de documents écrits pour qui désire plus amples renseignements. Après bouclement des comptes, nous avons pu verser fr. 100.-- comme don à l'ACVS.
En décembre, une assemblée extraordinaire est convoquée afin de décider sur la dissolution de fonds de l'ambulance et de passer la somme à l'achat d'une tante qui nous serait très utile pour les manifestations nombreuses auxquelles nous devons répondre. Suite à la discussion, il est décidé de maintenir le fonds de l'ambulance et l'achat de la tante demandé. En plus, il est décidé aussi l'achat d'une remorque pour véhiculer le matériel en même temps que le remplacement des coffrets de secours existants par d'autres plus complets et plus pratiques. Le tout a été réalisé à satisfaction pour l'été suivant.
L'année débute par l'organisation d'un cours de soins aux malades qui se donna du l2 janvier au 19 mars. Comme toujours, l'examen
de clôture se fait suivi d'un souper à l'hôtel D'Espagne. M. le Dr Thélin, représentant de la Croix-Rouge,
M. Françis Bourquin l' ASS. Au cours de la soirée, les certificats sont distribués à 25 dames et 11 messieurs.
Le dimanche 20 février, une dizaine de membres masculins se rendent aux Rousses invites à un exercice
d'hiver organisé par les secouristes de la Croix-Rouge française du département du Jura.
Ce dimanche-là a été l'un des plus mauvais de la saison. La neige se met à tomber un peu
avant notre départ et ne cessera de la journée. Lorsque nous arrivons aux Rousses,
nous nous demandons comment l'on va faire un exercice par un temps pareil. Nous sommes reçus à "déjeuner"
par les dirigeants: un "modeste" repas", nous nous rendons ensuite aux Tuffes où le directeur départemental
fait exécuter l'exercice comme si le soleil brillait! On se rend compte que ces gens ont passé par des épreuves
qui les ont aguerris. Des belles blessures nous attendent! Tous ces blessés sont répartis sur le terrain.
Ils doivent être recherché et ensuite secourus. L'un deux est même enneigé (représentant un enseveli sous une avalanche)
par un moyen peu ordinaire. Pour éviter toute trace, on utilise un aqueduc passant sous une route en talus où le blessé
entre d'un côté et va se blottir à la sortie, sous la neige. A part les secouristes, les douaniers et les gardes des forts
participent à ce jeu. Nous avons fait une démonstration du traineau 4 skis qui a très vivement intéressé les douaniers et la
démonstration d'une luge du Télésiège. Il neigeait, neigeait toujours! Apres une plaine blanche, une autre plaine blanche.
A plus d'un endroit, il fallait deviner sa route, aussi nous respirons d’aise lorsque nous regagnons notre village,
mais enchantés de cette journée de caractère particulier, empreint d'amitié et de fraternité par-delà les frontières
politiques de nos deux pays.
En septembre comme exercice mensuel, nous nous rendons derrière la Layettaz pour un exercice de nuit. Qui avec sa lanterne, son falot ou sa lampe de poche. C'est la première fois que nous tentons l'expérience qui a parfaitement réussi. La participation n'a pas été record!
En mai, nous organisons la vente Croix-Rouge-Samaritains qui a très bien marché. Nous avons écoulés tous les insignes demandés.
Le 4 juillet, nous montons au Mont des Cerfs ou nous exerçons des brancards improvisés et des transports en terrain accidenté ,
passage du mur. Faible participation, mais du bon travail.
Le l2 septembre, à l'Aula du Collège de la Gare, le prof. A.P. Naef, chirurgien spécialiste des opérations des poumons, vient nous faire publique sur Le cancer du poumon, avec présentation de deux films. Conférence du plus haut intérêt. Le 23 septembre à lieu la journée Cantonale à Pully. Notre section y envoie un certain nombre de ses membres. Belle et bonne journée, fort instructive et très bien organisée.
Le 1er octobre commence un cours de samaritains sous la direction de nos trois médecins. L'examen de clôture a lieu le samedi 8 décembre C’est M. le Dr Schmid qui représente la Croix-Rouge et Mme Ries de Lausanne, la sympathique vice-présidente cantonale, l'ACVS. M. le Syndic, empêché, délègue ses pouvoirs à M. François Ceppi, municipal. Très intéressé par l'examen, il suggère la présentation du pulmotor du bat. sap. pompiers. Il alarme le PPS, 30 min après, le pulmotor est sur place, prêt à fonctionner. Une autre surprise nous attend. Le Dr Croisier, qui vient d'être averti, invite quelques élèves, désignés par tirage au sort à aller assister à une opération de l'appendicite. Un peu plus tard, le repas traditionnel est servi à l'Hôtel de France, suivi de la non moins traditionnelle soirée au cours de laquelle sont délivrés 28 nouveaux certificats.
En novembre, nous organisons un collecte, un samedi, sur la Place du Pont en faveur des malheureuses victimes de la révolution hongroise. Un élan de générosité soulève notre population et le soir, c'est une somme assez rondelette que nous pouvons remettre au président de la Croix-Rouge, ainsi que plusieurs ballots de dons en nature.
C'est l'année du cinquantenaire et dès le printemps, nous en parlons, aussi tous les autres projets tombent-ils à l'eau devant la manifestation de ce cinquantième anniversaire.
Pourtant, le samedi 6 juillet, nous nous retrouvons là où nous avons fait les transports, mais pour un autre exercice. C'est une partie fondue qui est à l'ordre du jour.
Une partie familière de toute beauté dans l'atmosphère d’une chaude journée d'été et d'une soirée délicieuse.
Et pour le cinquantenaire, que ferons-nous? Différent projets voient le jour. Finalement, on s'en tient à une manifestation publique de notre travail et plus tard, en novembre, une petite fête réunira jeunes et vieux, avec tous ceux à qui nous sommes redevables de la bonne marche de notre société.
En juillet, nous avons le pénible devoir d'accompagner à sa dernière demeure, notre membre honoraire actif, Mademoiselle Lily Cuendet. Ce nouveau départ de l'un des nôtres nous a profondément peinés, Elle aussi était une samaritaine de coeur. C'était une fidèle à nos séances et pourrait être en cela, citée en exemple. Elle a fait partie du détachement mobilisable en 1939 comme attachée à l'Hôpital d'Yverdon. Elle y a fait ses périodes d'instruction. En 1944, lors d'une épidémie dans la troupe, elle fût mobilisée dans cet hôpital. Gaie de caractère, toujours aimable, elle avait le mot plaisant et savait animer nos séances. Elle était de toutes les corvées et ne savait pas dire non lorsqu'il fallait aider, donner un coup de main. C'est une perte d'autant plus sensible pour notre section que les vides ne se comblent pas. Nous donnons des cours tous les deux ans mais il est maintenant rare que les élèves restent dans la section, à quelques exceptions près.
Cette année voit notre section organiser l'assemblée de l'union romande des Samaritains.
A Pontarlier, sous le signe de l'amitié franco-suisse, les secouristes et samaritains font un exercice de sauvetage. Le dimanche 12 septembre, la section de Pontarlier recevait les secouristes des régions limitrophes ainsi qu'une importante cohorte de samaritains invités à participer à un exercice d'une certaine envergure. L'exercice se devait de sa dérouler sur 1e terrain d'aviation avec 15 blessés. Mais le mauvais temps obligea au dernier moment, d'importantes modifications. Le travail terminé, secouristes et samaritains se rendirent à l'Hôtel de Ville où de nombreuses personnalités prirent la parole et où s'effectua la critique de l'exercice. Un cours de soins aux malades, auquel prirent part 46 personnes, se clôtura 1e 26 novembre.
Nous constatons que les exercices mensuels sont régulièrement suivi par un nombre de membres très variable; Heureusement que nous nous retrouvons plus nombreux à l'occasion de manifestations spéciales. La course surprise du 6 juin où 27 personnes prennent le car qui va nous transporter au centre de transfusion sanguine pour la visite commentée de cet établissement. Repas à Berne, puis retour par Bienne, montée à Macolin et souper à Fleurier.
Un cours de soins aux blessés est donné du 5 octobre au 21 novembre par le Dr. Alfred Bader et les moniteurs Jules Jaccard et Mlle Lina Gaillard a été suivi par 40 élèves.
Le 5 février, exercice aux Mouillettes à la cabane de Louis Trönli.
Démonstration faite par Jules Jaccard d'une luge de secours confectionnée
avec deux paires de skis. Une collation a été préparée par notre hôte et ensuite Jean-Claude
Junod procède au montage d'une luge avec 2 skis selon la méthode Gaillard-Dufour.
10 juin, course à Berne à l'occasion de l’Hyspa, exposition concernant l'hygiène, la gymnastique et les sports. Le repas de midi est pris sur place, puis c'est le départ par Thoune, Spiess, le Jaunpass, repas sur la route de Charmey et retour à Ste-Croix.
Le 22 octobre, nous participons au concours cantonal organisé à Renens.
Le 4 avril, conférence présentée à la Maison de Paroisse par M. Nicolet, chef infirmier à Cery.
Il fait l'historique de cet établissement et entame un exposé sur l'évolution des soins apportés aux malades
Cette conférence est agrémentée de projections lumineuses.
Le 7 octobre, 14 samaritains participent à la cantonale de Nyon. 41 élèves ont suivi le cours de soins aux malades donné par le Dr Bridel de Baulmes et Mlle Perret, infirmière visiteuse, du 8 octobre au 1er décembre.
Le 20 mars, conférence du Dr. Rapin d'Yverdon. Sujet, son épopée hivernale par un froid sibérien sous un abri au chalet des Praz. Parti avec sa fille, il fut retrouvé le lendemain matin par la colonne de secours lors de son retour à la Gittaz. Le 2 octobre, exercice surprise par convocations individuelles. Thème explosion d'une chaudière avec 6 blessés dans l'obscurité totale. L'assemblée des délégués de l'Alliance suisse des Samaritains, les 8 et 9 juin à Berne, commémorait le 75ème anniversaire de l'Alliance. Deux samaritains délégués par notre section ont reçu, à cette occasion, la médaille Henri Dunant soit: Mmes Bérangères Bahon et Mathilde Paillard.
Afin de remettre sur pied la section de la Croix-Rouge, une séance a lieu le 21 février, convoquée par les Samaritains.
Le comité de la Croix-Rouge n'a plus été réuni depuis une quinzaine d'année environ.
Il était présidé par M. Jean Peter pharmacien décédé l'an dernier. Le résultat de cette séance fut la création d'un nouveau comité présidé par M. Michel Mutrux, droguiste. Un après-midi de juillet, un exercice de recherche de blessés eu lieu à la Gittaz. Il se termina par une excellente fondue.
Du 5 octobre au 12 décembre, cours de soins aux blessés. L'exercice final a été suivi d'un repas à l'Hôtel de France qui rassembla environ 80 personnes.
Premier cours de sauveteur d'une durée de 10 heures soit 5 x 2 h. Cours donné par notre moniteur Jules Jaccard, débutant le 7 mars, il réunit 10 élèves.
Le 7 avril, conférence du Dr Champod, gynécologue à Yverdon. Le 2 juin est convoquée une assemblée générale extraordinaire pour la révision des statuts.
Une course à Bex a été organisée le 12 septembre. Ayant fait une inclusion en pays fribourgeois, retour au Canton du Vaud et repas à Antagne. Ensuite, retour à Bex pour la visite des Salines.
Le 10 octobre, un exercice préparé par la section de la côte aux Fées avec les sections de Fleurier, Couvet, Travers, Buttes et Ste-Croix a lieu à la Grotte aux Fées.
Deuxième cours de sauveteurs du 7 au 21 mars donné pour la théorie par le Dr.Schaffroth et la pratie pratique
par Jules Jaccard secondé par Mme Claudine Gonthier, aide monitrice.
Le 3 juillet, une journée samaritaine franco-suisse organisée par notre section réunissait: 1 groupe de secouristes de Pontarlier, 1 de Lons Le Saulnier, les sections de samaritains de Chavornay, Baulmes et Yverdon. Un promeneur téléphone du chalet des Dénériaz-Dessous qu'un autocar occupé par des touristes vient de dévaler la pente, il y a de nombreux blessés graves. Une demi-heure plus tard, arrivée des secours: 21 blessés à soigner et évacuer. C'est seulement après une heure que l'une des 3 fourgonnettes dont on pourra disposer arriva sur place. C'est pourquoi, la mise en service d'un poste de Secours au chalet se révèle indispensable. L'arrivée de 2 médecins et de matériel de transfusion et de réanimation va permettre de rendre transportable la plupart des blessés graves.
Ce premier exercice a aiguisé les appétits et chacun fait honneur à une excellente soupe aux pois, bien garnie.
L'après-midi, 2ème exercice. Recherche d'écoliers perdus sur la face ouest du Chasseron. Aidés par 5 gendarmes munis d'émetteurs-récepteurs, les samaritains ont pour mission d'explorer cette pante boisée pour retrouver les égarés. Cet exercice a permis de reconnaitre la grande utilité des liaisons radio.
Le 26 avril, présentation dans la salle des abattoirs du mannequin d’armée,
« Monsieur Désastre » présenté, par l'Adjudant Geiser et commenté par M. le Dr René Jaccard d'Yverdon.
Ce mannequin est unique en Suisse et c'est un privilège pour nous de pouvoir en bénéficier,
grâce au stationnement de la troupe à Ste-Croix. Les sections environnantes sont venues nous
rejoindre pour Bénéficier de Ce mannequin qui n'est pas beau à voir.
22 novembre, conférence de M. Daniel Vessaz sur le secourisme moderne avec présentation de deux films, tout d'abord tourné en France, l'autre plus stricte et conforme, tourné en Allemagne.
Un cours de soins aux blessés débuté le 20 novembre 1967 à l'Auberson et términé le 2 février 1968 est un succès puisqu'il a rassemblés 31 élèves.
Ce qui incite Edwald Mutrux à proposer la créction d'une section. Accepté à la majorité, il fut proposé la création d'un comité
provisoire qui fut élu des suite. Malheureusement, après deux semaines, nous constatons qu'il avait exercé une trop forte pression
sur les participants et que les bonnes volontés devaient fondre comme neige au soleil.
Le 13 mars, conférence de M. Vessaz sur l'évolution de la médecine et de l'hospitalisation.
9 octobre, nouveau cours de soins aux blessés à Ste-Croix. Donné par le Dr Ivanov, les moniteurs Jules Jaccard, Claudine Gonthier et Mathilde Kipfer d' Yverdon. Il est terminé le 30 novembre par l’examen à l' Aula du Collège de la Gare et la soirée avec repas à l'Hôtel de France.
Un cours de sauveteurs débute le 12 novembre sous la direction de Mlle Kipfer d'Yverdon,
mme Claudine Gonthier, M. Jules Jaccard et M. Gabriel Chamot de Renens. La séance finale est donnée par
le Dr Paul Schneider que nous accueillons pour la première fois dans notre section.
Cette année, nous avons eu la tristesse de perdre notre monitrice, Mlle Lina Gaillard, qui fût un exemple de dévouement.
Toutes nos préoccupations vont à la préparation de la Journée Cantonale vaudoise des samaritains qui aura lieu dans notre localité le 30 août.
Edwald Mutrux, président de notre section, soucieux à l'extrême pour organiser cette manifestation comptait fort et ferme sur un dimanche
ensoleillé! Or voilà, la tradition est fortement établie, il pleut le dimanche et les 326 personnes qui s’étaient réunies avant 9 heure
derrière la Layettaz durent se replier vers le village et effectuer leur travail à l'Aula du Collège de la Gare. La pluie, qui se mit à
tomber au moment précis où devaient débuter les exercices aurait pu démoraliser les caractères les mieux trempés, mais il n'en fut rien.
Chaque groupe de samaritains se mit au travail sur la scène et montrait à toute l'assistance la manière avec laquelle il donnait les premiers secours.
Et les moniteurs critiquaient, commentaient et comparaient les différentes méthodes. En outre sur le préau du Collège l'ambulance de la commune
de Morat sucita l'admiration des participants. En fin de matinée, M. le Dr Schneider fit une critiqua globale de l'exercice.
Et un culte œcuménique fut célébré par le pasteur Métraux et le curé Genoud. Les repas furent servis dans divers établissements.
Les participants se réunirent à la Grande Salle du Stand pour la partie officielle qui débuta par une allocution de bienvenue par
M. Mutrux, Syndic et président du Conseil Communal présente le salut des autorités. Ce fut ensuite à. J.P. Chabloz qui prit la parole
pour féliciter la section de Ste-Croix. Il appartenait à M. Bonjour, président cantonal de clôturer cette partie officielle. A signaler
qu'outre les participants vaudois à cette journée, on remarquait la présence de la section de Pontarlier de la Croix-Rouge française,
conduite par Mlle Laithier.
Du 12 octobre au 28 novembre un cours de soins aux malades eu lieu sous la direction du Dr. Paul Schneider et Mlle Liliane Sieber infirmière. Ce cours a été suivi par 18 élèves.
M. Willy Marchand succède à M. E. Mutrux à la présidence,
Le 22 mai, un exercice en plein air à la Dénériaz sous la conduite de nos monitrice Claudine Gonthier et Odette Brandt qui maquillent si bien les enfants que certains risquent de partir dans les pommes! Le manque de commandement fût la première leçon à tirer de cet exercice. M. Le Dr Schneider prenait forces notes et fit la critique avant que nous dégustions une bonne fondue.
17 novembre à l'Aula du Collège, conférence donnée par l'Adjudant Franc-fort de la brigade sanitaire de la police de Lausanne. Sujet: de la route à l'hôpital. De cet exposé présentant des horreurs, il ne nous reste rien de positif.
Deux exercices un plein air, dont l’un à Baulmes et l'autre à la Gittaz, e
n commun avec la section de Baulmes. Ces exercices apportent plus d'intérêt, offrant
des situations plus réelles et les critiques peuvent se faire lors d'une collation.
Du 2 octobre au 18 novembre, un cours de soins aux blessés suivi avec succès par 26 élèves. A l'Aula, clôture du cours sous forme de démonstrations suivi d'un film sur l’hôpital gériatrique de Chamblon présenté par M. Geiser d'Yverdon. Nous nous retrouvons ensuite pour un repas et une soirée récréative, partie oratoire, remises des certificats, le tout animé par Pierre Stöckli, major de table et Nono Müller à l'accordéon.
Le 20 mai, 15 samaritains de Ste-Croix, 20 de Renens se retrouvent au chalet de la Dénériaz pour
un exercice comportant 8 postes et 1 questionnaire. Mme Ivanov ayant simulé un accident de cheval, mêla un peu de confusion ...
Le Dr Schneider suivit le travail avec intérêt et nous donna quelques conseils en guise d'apéritif. Excellante soupe servie
à l'intérieur comme à l'extérieur. L'après-midi: jeux, puis quatre heures copieux. Mlle Sieber emporta les bons restes pour ses petits vieux.
Jeudi 7 juin, sous la direction de M. Gilbert Guyon, chef de la Protection civile, Albert Müller cap. PPS, Genoud, commissaire de police et Mme Claudine Gonthier, monitrice, un accident d'autocar fut simulé à la rue des Arts. Cet exercice fut très concluant et riche d'enseignement.
Le 7 juillet, dernier exercice en plein air. Des groupes de 3 à 4 personnes devaient suivre un cheminement balisé le long duquel se trouvaient des postes de contrôle ou l'on posait des questions aux participants. Chacun fut récompensé de ses efforts par la délicieuse collation offerte gracieusement par Madame Nadine Margot à son chalet de la Fretaz.
Un cours de sauveteurs eu lieu du 5 au 19 novembre. Donné pour la partie théorique par le Dr. Schneider et la pratique par Mme Claudine Gonthier, aidée des aides monitrices. Les certificats ont été remis à 26 élèves.
Restera dans nos mémoires l'année de la tragédie routière. Le dimanche 20 janvier, aux environs de 21h30,
la gendarmerie était avisée qu'un bus était accidenté au Remblais. Ce n'est qu'arrivés sur place qu'ils se
rendirent compte de la gravité de la situation. Un autocar avait fait plusieurs tours sur lui-même pour arriver,
les quatre roues en l'air, au fond de la combe. Des passagers avaient ét6 tués sur le coup ou écrasés par Ie véhicule,
d'autres étai0nt plus ou moins blessés. Un deuxième car qui suivait à quelques minutes avait été tamponné par une voiture
transportant des blessés et avait fait un tête à queue qui lui évita de subir le même sort que le premier car.
Les gendarmes donnèrent immédiatement l'alarme et convoquèrent pompiers et samaritains de Ste-Croix.
Ensuite dans Ie cadre réduit d'un mini-plan ORCA, ils avisèrent le CSI et les samaritains d'Yverdon.
Les secours arrivèrent avec une rapidité exemplaire. Les pompiers et les samaritains se sont dévoués sans compter
pour soulager les blessés et rendre possible leur transport qui fut effectué par les ambulances de Ste-Croix, Yverdon
et Orbe. 16 personnes ont été conduites à l’hôpital de Ste-Croix et 7 à Yverdon. Le nombre des Morts était de 8.
Ces autocars venant de Paris avec des passagers venant faire du ski aux Rasses étaient sur le chemin du retour lors
de la catastrophe de dimanche.
Nous devons signaler cette année, le déicès de M. Charles Jaccard-Fahrer, dévoué gérant de notre dépôt d’objets sanitaires.
Un exercice préparé par la section d'Yverdon a au lieu le 29 mai à Vuitboeuf. A environ 400 m. du village, des élèves se trouvent surpris par une tornade, qui a déraciné des arbres, blessé le maître et les enfants. Sauvetage et constitution d'un nid de blessés. Cet exercice se termina par une collation à la salle des Fêtes.
Un cours de samaritains, sous la direction du Dr Schneider et de Mme Claudine Gonthier, monitrice, a été suivi par 35 élèves dont 27 femmes et 8 hommes, Une soirée familière avec repas a suivi les démonstrations effectuées à l'Aula du Collège de la Gare, a eu lieu à la Salle Communale.
Le 7 mai, nous assurons le service sanitaire à l'étape du Tour de Romandie cycliste.
Nous travaillons à l'aménagement de notre local de matériel mis à notre disposition par nos autorités communales. Nous disposons dans les abris de la protection civile, au bâtiment administratif, d'une superficie dont à ce jour, nous n'avons jamais bénéficié. L'aménagement des rayonnages a été effectué par quelques membres. La quantité de matériel que nous possédons a tôt fait de remplir ce local.
Jean-Claude Junod a suivi un cours de moniteur qui s'est terminé le 20 juillet. Il a eu lieu à Sion. Nous sommes heureux de l'accueillir comme enseignant dans notre section.
L'hospitalisation, qui durait depuis quelque temps, nous laissait entrevoir le départ de notre moniteur et ami Jules Jaccard.
C'est en effet le 22 février que nous étions informés de sons décès. Nous ne pouvions concevoir la marche de notre section sans
Jules qui en était le moteur. Instructeur samaritain, il avait formé de nombreux moniteurs et était connu dans différents organes
de l'ASS. Jules, de la puissance de sa voix et par ses arguments, parvenait toujours à s'imposer. Les anciens le verront en mémoire,
conduisant la poussette des samaritains. Nous lui devons notre reconnaissance et garderons de sa personnalité rayonnante, le meilleur souvenir.
L'activité, cette année, a été perturbée par le manque d'un local à notre disposition. Mais à quelque chose, malheur est bon; cela nous a incité à l'organisation de cours hors de la localité. Le premier a eu lieu à l'Auberson du 12 mars au 7 mai avec la participation de 17 élèves. Le second à Bullet du 18 octobre au 10 décembre avec 20 participants. Le fond de l'ambulance (fond privé, appartenant de droit à notre section) a été versé à l'avoir de notre caisse. La raison de ce changement réside dans Ie fait que nous avons une ambulance à Ste Croix depuis qu'une entreprise privée en a fait l'acquisition. Le coût d'un tel véhicule et son entretien eut été une charge insupportable pour nous.
Nous avons complété notre matériel grâce à un don anonyme et à la contribution de notre caisse, par l'achat de deux nouveaux brancards, d'une civière à aube, d'un matelas stabilisateur, de 4 émetteurs-récepteurs radio et d'une luge de secours.
Le 14 février, ce fut l'accident de chemin de fer de l'Yverdon-Ste-Croix non loin de la station d'Essert, direction Yverdon, où deux trains se sont télescopés, faisant de nombreux blessés et 7 morts. Les samaritains d'Yverdon ont été requis pour l'organisation des secours.
Exercice combiné avec les pompiers; thème: feu à l'hôpital. Ce fut une utile collaboration.
Nous avons enfin un local pour nos cours et nos séances, nos autorités communales ayant mis à notre disposition
une ancienne salle d'école sise au Vieux Collège. Le besoin s'en faisait de plus en plus sentir par le fait que les
cours de sauveteurs étaient rendus obligatoires pour l'obtention du permis de conduire. Nous avons organisé 5 cours
avec la participation de 82 personnes, et un cours de samaritains avec 10 élèves. Celui-ci s'est terminé par un souper
à la Salle communale.
En dehors des manifestations sportives habituelles pour lesquelles nous
assurons le service sanitaire, nous devons signaler les Mondiaux Juniors de ski nordique du 17 au 20 février.
Une assemblée générale extraordinaire a été convoquée pour le renouvellement des statuts de notre société.
Ayant suivi un cours de moniteur à Fribourg Jean-Jacques Perrier vient enrichir notre corps enseignant.
Le rapport présidentiel concernant l'année écoulée mentionne "Un peuple heureux n'a pas d'histoire"
Cette citation pourrait résumer l'activité de notre section durant cette année 1978. 7 cours de sauveteurs ont été donnés dans notre local.
7 cours réunissant 103 élèves. Heureusement qu'il y a beaucoup d'élèves! Un autre cours a été donné
à Clos Murisaz avec la participation de 22 élèves.
Le nouveau cours de samaritains entrant en vigueur le 1er janvier nous impose l'achat de matériel audio-visuel représentant une dépense importante.
Nous devons rappeler les pertes subies. En effet, d’anciens membres honoraires sont décédés durant l'année.
Nous évoquerons : Mme Méry Zahnd-Joséph, qui a perdu la vie avec son mari au début de juin dans un
tragique accident de la route. Mme Bérangère Bahon, une des plus ancienne membre de notre section.
Odette Brand qui, bien que ne faisant plus partie de notre section, avait été un membre fidèle et apprécié.
Nous constatons que les cours de sauveteurs ont diminué en nombre et en effectifs de plus de 50%.
Un cours de samaritains a réunis 10 élèves. Nos remerciements vont à nos moniteurs et au Dr. Schneider pour leur dévouement.
Nous devons signaler le décès, en février, de Mme Augusto Roulet-Martin membre honoraire.
Le parcours sauvetage de l'ASS a eu lieu le 23 avril et a intéressé un certain nombre de personnes.
Un exercice de recherche de blessés a été organisé le 5 septembre au bois de Chassagne sur Montcherand. Le temps pluvieux s'était remis, ce qui a facilité le déroulement de l'exercice dont la direction laissait à désirer. Cette rencontre des sections de Vallorbe, Orbe et Ste-Croix s'est terminé par une collation au refuge de la commune d'Orbe, dans une ambiance très sympathique.
Lors de l'assemblée générale, les membres ont été informés du décès de notre ancien président,
M. Edwald Mutrux, membre dévoué et humain. Président durant plusieurs années, il avait aussi fait partie
du comité cantonal. Ce décès est survenu peu après celui de la gérante de notre dépôt d'objets sanitaires,
Mme Clara Jaccard-Fahrer. Nous garderons de ces deux personnes, le meilleur souvenir ainsi que notre reconnaissance.
Cette année, sans fait marquant en ce qui concerne l'activité de nos samaritains, voit notre section faire appel à ses membres pour diverses manifestations sportives. Championnats suisses de ski, saut spécial, et combiné nordique, Mara, gymnastique, Moto-Cross etc.
Cours de sauveteurs, exercices au local se suivent comme le veut le programme.
L'année du 75ème anniversaire de notre section voit un changement à la présidence.
Mme Claudine Gonthier reprend le flambeau de M. Albert Perrenoud, après 8 ans de présidence, et fait à relever, 50 ans d’activité efficace et de générosité désintéressée.
Une exposition est présentée dans le Foyer de la Salle Communale au cours d'une soirée "Portes Ouvertes". Elle présente notre matériel d'enseignement, d'intervention, l'activité samaritaine par des diapositives sonores, le cours soigner chez soi de la Croix-Rouge et des démonstrations de nos moniteurs.
Un cours de samaritains a eu lieu du 20 avril au 2 juin avec 11 élèves. Donné pour la partie médicale par le Dr. Schneider et pratique par nos moniteurs Jean-Claude Junod et Jean-Jacques Perrier. Jean-Claude Junod, accidenté, n'a pas eu la possibilité de continuer son enseignement.