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Un stockage à sec près du complexe chimique et minier de Tchelosnogorsk, en Sibérie, fait partie des projets en cours d'étude auprès du ministère russe de l'énergie atomique Minatom. Ce site abrite un dépôt en piscine pour combustible usé de VVER 1000, mais sa capacité de 6000 tonnes sera épuisée d'ici 2005, et selon des représentants des autorités, la première étape de construction du dépôt à sec devrait être achevée d'ici cette date.
La technique du stockage à sec de combustible usé de réacteurs VVER-1000 et RBMK en est pour l'instant à la phase de recherche et développement, de premières expériences pilotes positives ayant toutefois été déjà recueillies. Un programme d'étude du comportement en stockage à sec de combustible VVER-1000 est en cours sur le site de la centrale nucléaire de Novovoronej. Jusqu'à présent, la Russie s'était concentrée sur le stockage en piscine. Il existe de telles piscines dans toutes les centrales RBMK ainsi que dans les usines de retraitement RT-1 de Tcheliabinsk et RT-2 de Krasnoiarsk. Selon un rapport de Minatom, des comparaisons technico-scientifiques auraient montré que les frais en capital du stockage en piscine et du stockage à sec sont similaires, mais que les charges d'exploitation du stockage à sec seraient bien plus avantageses.
Selon des informations officielles, le problème le plus grave est l'accumulation de combustible usé dans les centrales RBMK. L'exploitation par la Rosenergoatom nationale des sept tranches RBMK a donné lieu jusqu'à présent à plus de 40'000 assemblages combustibles usés (4300 tonnes de combustible). Les quatre tranches RBMK de Sosnovy Bor (Leningrad) exploitées par la Leningrad Nuclear Power Plant ont engendré 32'000 assemblages combustibles usés (3600 tonnes de combustible), et les capacités des piscines des centrales et de bassins séparés seront épuisées entre 2004 et 2008. Selon Minatom, on devrait créer également des centres d'entreposage régionaux pour le stockage à sec du combustible usé de sous-marins, les capacités de retraitement de l'usine RT-1 pour ce genre de combustible n'étant que de 10 tonnes par an.
Source
H.K./C.P. d'après NucNet du 29 février 2000