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15 juin 2012
Les efforts en vue d'assurer durablement le financement de l'organisation et une évolution axée sur l'avenir se poursuivent systématiquement.
Zurich, le 16 juin 2012. Assurer les finances et la réorganisation de l'association constituent les tâches prioritaires de nouveau comité élu un janvier et présidé par Doris Fiala. Au bout de cinq mois à peine, la présidente et le nouveau directeur de l'Aide Suisse contre le Sida, Michael Kohlbacher, ont pu présenter un premier bilan intermédiaire positif à l'assemblée générale de ce jour. De nouvelles sources de revenus de l'économie privée et de fondations, représentant un demi-million de francs, ont pu être acquises alors que économies ont été réalisées sur les frais de personnel. Le déficit budgétaire prévu pour 2012, à savoir 300 000 francs, a ainsi pu être évité et compensé. Désormais, l'organisation s'attend à un excédent de recettes de l'ordre de CHF 100 000. Le processus de réorganisation de l'association est par ailleurs en bonne voie. En revanche, la tendance enregistrée depuis sept ans d'une baisse des dons de particuliers n'a pas pu être freinée, ce qui n'est guère surprenant compte tenu de troubles et désinformations de ces derniers mois.
Lors de l'assemblée générale de l'Aide Suisse contre le Sida de ce jour, la présidente Doris Fiala a pu tirer un bilan intermédiaire positif du mandat qui lui avait été décerné par son élection du 21 janvier 2012: le redressement de l'ASS. La situation de départ n'était pas simple. Les recettes ayant massivement diminué depuis des années, l'ASS ne pouvait financier d'importantes activités de prévention qu'en puisant dans ses réserves. Le budget prévoyait également un déficit de CHF 300 000 pour l'année 2012. Si cette tendance s'était poursuivie, l'association se serait trouvée en cessation de paiement d'ici quelques années, voire en dissolution.
Stratégie d'assainissement à 3 piliers:
La présidente et le comité se sont attelés à leurs tâches sitôt élus. Ils ont procédé à la nomination d'un nouveau directeur, Michael Kohlbacher, et défini une stratégie d'assainissement à trois piliers:
1. Trouver de nouvelles recettes auprès de l'économie privée et de fondations
2. Réduire les coûts et dégraisser l'organisation de l'association faîtière
3. Davantage de ressources financières par l'OFSP
1er pilier: nouvelles recettes
Il ressort des rapports soumis aux délégués que l'engagement de la présidente au niveau des collectes de fonds porte déjà ses fruits au bout de cinq mois. Cette courte période a en effet permis à Doris Fiala, grâce à un intense investissement personnel, de générer des promesses de financement pour l'Aide Suisse contre le Sida de plus de CHF 500 000 pour les années 2012 - 2014. L'engagement financier des donateurs acquis par Doris Fiala prouvent leur confiance à l'égard de la présidente personnellement et de l'ASS quant à sa bonne gestion future et confirme également le caractère indispensable du travail de prévention de l'Aide Suisse contre le Sida.
2e pilier: réduction des coûts
Le directeur Michael Kohlbacher a relevé que des économies au niveau des frais de personnel ces derniers mois ont déjà permis de réduire de lus de 200 000 francs (8%) le montant total de ce poste pour 2012.
Les mesures prises par la nouvelle direction tant du côté des dépenses que de celui des recettes ont ainsi permis de combler en très peu de temps le trou financier de 300 000 francs attendu pour l'exercice 2012 en début d'année.
3e pilier: Office fédéral de la santé publique
L'OFSP a laissé entrevoir une rallonge de CHF 30 000 pour 2012. L'Aide Suisse contre le Sida met tout en œuvre pour mieux faire ressortir l'importance et l'efficacité de ses prestations, afin de retrouver la confiance de la Confédération et, ainsi, une plus grande volonté de financement.
Banalisation du sida - raison majeure de la baisse des dons de particuliers:
Au cours des sept dernières années, les dons de particuliers ont reculé de 30% et, selon de premiers pronostics pour 2012, la tendance n'a pas pu être stoppée, ce qui n'est guère surprenant compte tenu des échos négatifs dans les médias ces derniers mois. La présidente et la direction relèvent pourtant que les dons de particuliers restent indispensables pour assainir durablement l'Aide Suisse contre le Sida. La concurrence que se livrent les institutions d'utilité publique pour attirer les donateurs n'épargnent pas non plus l'Aide Suisse contre le Sida et constitue un défi de taille. Le thème du VIH/sida a en effet perdu de son acuité auprès du grand public et certains pensent même que l'immunodéficience pourrait se guérir comme un simple rhume par quelques médicaments. Une étude représentative montre même que plus de 30% des jeunes pensent qu'il existe un vaccin contre le VIH.
Le comité et la présidente sont d'avis qu'il faudra se montrer encore plus attentif à cette question. Un monitoring de la réputation à long terme devrait prochainement renseigner sur les raisons pour lesquelles le VIH/sida n'est plus perçu comme un problème urgent ou important et quelles mesures de marketing et de communication du côté de l'ASS permettraient de combattre ce phénomène. Il faudrait en effet corriger l'image fallacieuse du VIH et du sida devenus des "affections banales" grâce aux médicaments, qui ne mettraient donc plus la vie en danger. Le VIH/sida constitue bien au contraire aujourd'hui encore un grand problème pour la population suisse et cette pathologie à vie touche 25 000 personnes dans notre pays, avec une tendance à la hausse. En outre, elle représente des coûts de 260 millions de francs par an.
Engagement honorifique et professionnalisation
Un exposé du professeur Daniel Zöbeli s'est intéressé à la question de l'engagement à titre bénévole dans un contexte de professionnalisation. L'orateur s'est notamment référé à une étude qu'il a réalisée sur le thème de la rémunération des organes dirigeants d'organisations à but non lucratif, http://www.swissfoundations.ch/sites/default/files/Honorierung_Studie_format_03_0.pdf (document en allemand). Dans la discussion qui a suivi, Monsieur Zöbeli a également répondu à des questions relatives à l'éthique dans le domaine des collectes de fonds. Il se tient à disposition pour toute information complémentaire : Prof. Daniel Zöbeli, <email-pii>, tél. : 044 842 15 54