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Des voleurs ont dérobé des équipements cruciaux pour le bon fonctionnement du système d'alerte au tsunami en Indonésie, a indiqué samedi une source officielle. Cet élément avait été mis en place après le raz-de-marée de 2004 qui avait fait plus de 220'000 morts dans la région.
Le système d'alerte a coûté 100 millions d'euros et a été inauguré en novembre 2008.
Il a "bien fonctionné", avait assuré le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono, peu après le séisme de mercredi de magnitude 8,6 intervenu au large de la même île. La secousse n'a fait que dix tués, la plupart de crises cardiaques, selon un bilan officiel.
Une alerte au tsunami a été émise après le tremblement de terre, mais elle a été vite levée en l'absence de vagues significatives. Pourtant, des bouées ont été installées à 80 endroits au large de l'île indonésienne de Sumatra, la plus vulnérable, ce qui aurait dû permettre d'évaluer plus précisément la probabilité d'un raz-de-marée, ainsi que son ampleur.
Mais seules trois des 25 bouées mises en place dans les eaux indonésiennes fonctionnent. De plus, certaines sirènes, qui doivent être déclenchées en cas d'alerte au tsunami, n'ont pas retenti. "Un employé a été pris de panique et a quitté son poste sans les mettre en route", a indiqué l'Agence nationale des catastrophes naturelles.
ATS