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La Corée du Nord a lancé vendredi une fusée qui s'est désintégrée en vol et abîmée en mer peu après son décollage. Malgré son échec, ce tir a suscité l'ire des Occidentaux et la convocation en urgence du Conseil de Sécurité de l'ONU.
Selon la chaîne de télévision NHK, citant une source au ministère japonais de la Défense, l'engin a parcouru environ 120 km avant de se briser en quatre morceaux qui se sont abîmés en mer au large des côtes occidentales de la péninsule coréenne.
Le lancement a eu lieu depuis la base de Tongchang-ri, située sur la côte nord-ouest du pays à proximité de la frontière chinoise. Le gouvernement nord-coréen affirmait que ce tir était destiné à mettre en orbite un satellite météorologique mais la communauté internationale le considérait comme un essai déguisé de lancement de missile balistique intercontinental.
Acte de "provocation"
Pour les Occidentaux, ce test grandeur nature devait aider l'armée nord-coréenne à progresser sur la voie de la maîtrise d'armes de destruction massive et il constituait une infraction à des résolutions de l'ONU.
Le Japon et les Etats-Unis ont dénoncé une "provocation". Les quinze membres du Conseil de sécurité de l'ONU doivent se rencontrer en urgence vendredi "pour décider des prochaines étapes" à envisager pour la Corée du Nord.
La Chine a pour sa part appelé vendredi au "calme" et à la "retenue".
Effacer le fiasco
La Corée du Nord pourrait procéder rapidement à un essai nucléaire pour sauver la face après l'explosion vendredi de sa fusée après le décollage, estiment les experts. L'échec est d'autant plus cuisant qu'il s'agit de la troisième tentative ratée de mise en orbite d'un satellite par Pyongyang.
Un responsable sud-coréen s'exprimant sous couvert de l'anonymat avait indiqué dimanche à l'AFP que des préparatifs étaient en cours à Punggye-ri (nord-est) où le Nord a réalisé ses deux précédents essais.
ATS