Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07237.jsonl.gz/572

Critique
"A la fin des années 70, à la 54e Rue de Manhattan, un ancien studio de télévision incendiait la vie nocturne de New-York, avec la réputation de la plus grande boîte de nuit de tous les temps. Le patron en était Steve Rubell (Mike Myers qui, de comique qu'il était dans WAYNE'S WORLD, passe avec succès dans le registre dramatique), assoiffé de gloire et d'admiration, voguant avec adresse dans un monde interlope. C'était le zénith de la disco, et drogues, musique, sexe fleurissaient sans retenue. Mais l'accès à ce ""club le plus chaud de tous les temps"" (selon VANITY FAIR) était très exclusif: il fallait être une vedette dans son domaine, et le patron, lui-même présent à l'entrée, évinçait impitoyablement les ringards.
Un jeune de 19 ans, de la classe laborieuse, Shane O'Shea (Ryan Phillippe), parvient à franchir le barrage et se met à grimper dans la hiérarchie très réglée du club, jusqu'à devenir le barman en chef très en vue. Commence alors une lente descente aux enfers. Le patron est dans le collimateur du fisc et fait dix-huit mois de prison pour avoir soustrait une partie de ses gains. Quant à Shane, il devient une sorte d'ange déchu.
Le film exhale un parfum plutôt délétère et sulfureux, car il évoque un monde artificiel où seul le divertissement prime, à tout prix. Il reflète cependant une société qui a existé et qui en a fait rêver plus d'un. Pour ceux qui aiment la disco, les musiques sont abondantes et excellentes. Le tout est un peu clinquant et fait penser à un clip géant. Mais, une fois le genre admis, cela se laisse voir."
Daniel Grivel