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Fortune Une collection d’art d’une valeur de 2 milliards a disparu
Plus de 80 peintures et sculptures majeures envolées, un contrat antidaté et une héritière en colère. C’est l’histoire d’une succession rocambolesque, que la justice vaudoise est chargée de tirer au clair.
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Monet, Cézanne, Picasso ou Pollock: les Gouloubris ont eu des toiles de ces maîtres accrochées aux murs de leur chalet à Gstaad durant plus de vingt ans. L’armateur grec Basile, et sa femme Elise, ont réuni une collection de 83 chefs-d’œuvre estimée à quelque 2 milliards de francs. Composée de tableaux et de sculptures, elle a mystérieusement disparu au début des années 2000, quand Elise est décédée - Basile étant mort en 1994. C’est la justice vaudoise qui doit aujourd’hui régler la succession – elle est contestée par une des légataires, la nièce du couple sans enfants.
Un contrat a bien été produit. Il mentionne la vente à une société panaméenne en 1985, mais la justice a tranché: c’est un faux! La collection s’est donc évaporée, et avec elle quelque 160 millions de francs d’impôts de succession qui auraient dû être versés au fisc vaudois.
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Créé: 16.03.2013, 23h00