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|Chardonne

Perché aux portes de Vevey, sur les pentes du Mont Pèlerin, le village de Chardonne est à cheval sur Lavaux et la Riviera. A l'ouest, c'est le terroir viticole de St-Saphorin. A l'est, l'appellation Lavaux se prolonge sur la Riviera, avec les terroirs de Vevey-Montreux.
On trouve aussi une chapelle à Paully, deux à Baumaroche (station supérieure du funiculaire), deux couvents (l'un de Carmélites, à Cremières, l'autre de Clarisses, du côté de Jongny) et le Centre tibétain Rabten Choeling à Baumaroche.
Sous le nom de Cardona, puis Chardona, l'existence du village a été attestée dès l'an mille. Les «de Blonay», les Abbayes de Saint-Maurice et de Haut-Crêt, les seigneurs de Gruyère, l'évêque de Lausanne furent tour à tour les maîtres à qui les Chardonnerets devaient l'impôt. Sous sa forme actuelle, la commune se constitua aux environs de 1820.
Au nombre des hôtes célèbres de Chardonne, on peut citer l'architecte Henri Assinare, collaborateur de Viollet-le-Duc lors de la restauration de la cathédrale de Lausanne, puis devenu son successeur; Rodolphe-Théophile Bosshard, peintre qui fréquenta Chagall, Picasso, Lurçat et Cendrars; Carl Zuckmayer, écrivain allemand titulaire en 1952 du prix Goethe, qui fit de Chardonne sa patrie de cœur.
Quant à l'homme de lettres français Jacques Boutelleau, Grand Prix de l'Académie en 1932, il rendit au village qui l'avait accueilli l'hommage le plus éclatant en signant son œuvre délicate et intimiste du pseudonyme «Jacques Chardonne». Editeur, il voulait éviter toute confusion entre l'écrivain et l'homme d'affaires.