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La NASA lance sa grande chasse à l'extraterrestre
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Les scientifiques de l'Agence spatiale américaine, qui ont investi 2,5 milliards de dollars dans Curiosity, devraient savoir lundi à 7h31 (en Suisse) si le robot s'est bien posé sur le sol martien, soit 14 minutes après l'atterrissage lui-même - le temps qu'il faut au signal pour aller de Mars à la Terre.
Samedi, les nouvelles du robot et du vaisseau qui le transporte -Mars Science Laboratory- étaient bonnes et les scientifiques de la NASA à Pasadena (Californie), qui pilotent la mission, se félicitaient des bonnes conditions météorologiques dans la région du cratère de Gale, où doit se poser Curiosity.
"Mars est sympa avec nous, nous allons avoir de bonnes conditions pour dimanche", a déclaré à la presse l'un des scientifiques en charge du projet, Ashwin Vasavada. Une tempête de poussière repérée il y a quelques jours s'est dissipée, cédant la place à un "nuage de poussière assez bénin", selon lui.
"Ce nuage de poussière n'atteindra probablement pas le cratère de Gale avant que nous nous posions", prédit-il, ce qui ne devrait "pas affecter l'arrivée, la descente et l'atterrissage de manière significative".
Lancé le 26 novembre 2011 de Cap Canaveral en Floride (sud-est), le robot à six roues Curiosity est l'engin d'exploration le plus gros (900 kg) et le plus perfectionné jamais envoyé sur une autre planète.
Mais son atterrissage est aussi le plus difficile auquel ait jamais été confrontée la NASA, car Curiosity est trop lourd pour que l'impact soit amorti par des sacs à air. Les ingénieurs ont donc conçu une sorte de "grue" avec des rétrofusées qui tiendra le robot à l'aide de cordes en nylon pendant les dernières secondes de la descente.
Mission de deux ans
Si Curiosity parvient à se poser sans encombres, il mènera sur Mars une mission de deux ans. Alimenté par un générateur nucléaire, il tentera de découvrir si l'environnement martien a pu être propice au développement de la vie microbienne.
Pour cela, Curiosity possède de nombreux outils, notamment un mât avec des caméras à haute définition et un laser pour étudier des cibles jusqu'à sept mètres.
D'autres instruments scruteront l'environnement pour y chercher des molécules de méthane, un gaz souvent lié à la présence de la vie, déjà détecté sur Mars à certaines saisons par un orbiteur américain. Le robot pourra aussi faire des prélèvements en perçant le sol, et les analyser. (ats/afp/Newsnet)
Créé: 05.08.2012, 08h21
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