Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07113.jsonl.gz/946

Au retour de l'autre rive, une grande foule se rassemble autour de Jésus et le suit pour assister à deux victoires : l'une sur la maladie, l'autre sur la mort. Après douze ans de maladie, une femme se faufile et touche subrepticement le vêtement du Christ. Elle est alors guérie. La petite fille — douze ans — d'un chef de synagogue est morte. Jésus, seul avec Pierre, Jacques et Jean, lui rend la vie. « L'enfant n'est pas mort : elle dort. » dit-il. Dans les deux cas, l'Evangile mentionne le chiffre de douze, comme douze est le nombre des tribus d'Israël, des apôtres ou des petits prophètes. Ainsi ce détail du récit des deux miracles de l'Evangile de ce dimanche n'est pas anodin car tout dans les Ecritures a une signification à un degré divers.
Entre autre interprétation, douze s'obtient par la multiplication de trois par quatre. Ce long temps de maladie et cette jeune vie fauchée par la mort, toutes deux représentant l'humanité déchue et marquée par la peine et l'échec, recouvrent une existence de grâce par l'action de Dieu. L'homme, dans le temps et l'espace, accède et participe à la vie même de la Trinité. Aux quatre dimensions de la vie humaine ne s'ajoute pas seulement la triple relation divine, mais l'humanité par la divinité retrouve sa splendeur et sa dignité première.
Les deux épisodes évangéliques ne sont pas seulement l'ornement d'un texte moral, mais la rencontre en nos vies de la vie même de Dieu. C'est pourquoi Jésus recommande le silence. Les signes seuls doivent convaincre la foule que Jésus vient bien de l'autre rive, vient bien de Dieu pour notre bonheur.