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Bogota - L'arrivée au pouvoir samedi de Juan Manuel Santos en Colombie a entraîné une détente immédiate des relations avec ses deux voisins vénézuélien et équatorien. Un sommet sera même organisé mardi en Colombie avec le chef d'Etat vénézuélien Hugo Chavez.
"Nous aurons une réunion mardi en Colombie dans un lieu que nous allons choisir de commun accord", a annoncé M. Santos. Il a espéré "qu'à partir de cet entretien nous pourrons aboutir à des conclusions qui nous permettent de normaliser nos relations". "Aujourd'hui je vais m'endormir heureux", a réagi Hugo Chavez.
"Nous allons amorcer une nouvelle relation pour le bien des deux pays", a-t-il affirmé, tout en insistant sur la fragilité de l'effort de réconciliation. "Si le Venezuela est respecté, il y aura des progrès. Si on manque de respect au Venezuela, rien de neuf ni de bien ne sera possible", a-t-il averti.
Le président vénézuélien a par ailleurs demandé aux rebelles colombiens de renoncer aux enlèvements et de déposer les armes. "Tout comme on propose au gouvernement colombien de rechercher la voie de la paix, il faut aussi lancer un appel (...) en direction de la guérilla", a-t-il dit.
Caracas avait rompu le 22 juillet ses relations diplomatiques avec la Colombie après que Bogota l'eut accusé d'abriter quelque 1500 combattants des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes).
Juan Manuel Santos s'est aussi rapproché depuis samedi du président socialiste équatorien Rafael Correa, l'allié d'Hugo Chavez. Pour faire oublier qu'il a été l'homme ayant ordonné l'attaque d'un campement des FARC en Equateur le 1er mars 2008, M. Santos a remis à son homologue équatorien le contenu des ordinateurs de Raul Reyes, numéro deux des FARC tué dans cette attaque.
Ce geste, que Quito exigeait depuis longtemps, devrait ouvrir la voie à la pleine normalisation des relations entre les deux pays, rétablies au niveau des chargés d'affaires en novembre 2009.
ATS