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Les autorités géorgiennes ont ouvert une enquête sur l'enlèvement présumé de deux déléguées du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et leur accompagnateur.Ce contenu a été publié le 06 août 2000 - 14:07
Les deux femmes, une Française et une Italienne, ont disparu avec leur acompagnateur géorgien non loin de la frontière tchétchène depuis vendredi. Igor Kurashvilli, procureur de la région d'Akhmeta (nord), n'a pas caché qu'il croyait désormais à un enlèvement: «Nous ne parlons plus de la thèse de l'accident qui avait été évoquée au départ», a-t-il dit.
Les papiers d'identité et les effets personnels des deux déléguées ont été retrouvés dans leur véhicule abandonné, tandis que leur radio a été mise délibérément hors d'usage.
M. Kurashvilli a confirmé qu'il s'agissait du premier enlèvement présumé de personnel humanitaire occidental depuis que les forces russes ont lancé leur offensive contre la Tchétchénie en octobre dernier.
Le véhicule a été retrouvé près du village de Dumistu, dans les gorges de Pankissi, dans la région d'Akhmeta, à environ 50 km de la frontière tchétchène. Les deux jeunes femmes s'y étaient rendues pour prendre contact avec des réfugiés civils tchétchènes, dont le nombre est estimé à quelque 7000 dans cette zone.
Les enlèvements et les prises d'otages avec demandes de rançon sont fréquents en Géorgie, dont le gouvernement peine à contrôler certaines régions. En juin, des observateurs militaires des Nations Unies avaient été enlevés, puis libérés, dans une zone de conflits en Abkhazie, une république séparatiste de Géorgie.
La délégation du CICR en Géorgie, basée à Tblissi, compte actuellement 38 expatriés et 269 employés locaux.
swissinfo avec les agences
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