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D'où vient l'endométriose ?
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Il existe plusieurs théories qui expliqueraient l’origine de la maladie. Malheureusement, aucune d’elles n’est en mesure d’expliquer toutes les formes d’endométriose. La diversité des formes d’endométriose répondrait probablement à une variété de causes possibles, une combinaison des différentes théories.
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Les différentes théories
La théorie du reflux est la plus connue. Lors des règles, le sang menstuel remonterait par les trompes, disséminant les cellules d’endomètre dans l’abdomen. Cependant, les études ont montré que ce phénomène se produit chez 90% des personnes menstruées alors que seulement 10% d’entre elles vont développer de l’endométriose. Les scientifiques pensent donc que plusieurs facteurs influencent l’implantation et la dissémination de l’endométriose. Ce serait peut-être une “défaillance” du système immunitaire qui serait en cause et impliquerait qu’il ne joue pas son rôle pour supprimer ces cellules. Des recherches sont en cours sur le sujet.
Les chercheurs et chercheuses pensent qu’il existe une composante génétique à la maladie. La recherche essaie aujourd’hui d’identifier les gènes qui pourraient être impliqués dans l’endométriose.
Certaines familles ont plusieurs personnes touchées sévèrement par la maladie, chez lesquelles il existe probablement des anomalies génétiques majeures, que l’on ne connait pas encore. Les gènes impliqués semblent être des récepteurs aux œstrogènes, être impliqués dans la réponse inflammatoire ou lors de processus cancéreux.
Ainsi, l’étude des familles de patientes souffrant de la pathologie a montré qu’une patiente ayant de l’endométriose avait un risque de 50% de transmettre cette pathologie à son enfant.
Les facteurs environnementaux, en particulier les perturbateurs endocriniens jouent un rôle dans le développement de l’endométriose. Selon les études, une exposition à différentes classes de substances comme les dioxines, les polychlorobiphényles et les pesticides organochlorés serait propice au développement d’une endométriose. Notre exposition à ces substances est quotidienne et invisible ; Il y a un « effet cocktail » et il est difficile pour les scientifiques d’étudier leur impact sur notre santé. Comment éviter les perturbateurs endocriniens dans notre quotidien?
Selon une autre théorie, certaines cellules endométriales se dissémineraient par voie lymphatique et vasculaire, comme des « métastases bégnines ». Cette théorie permet de comprendre le développement de lésions à distance, au cerveau et au poumon par exemple.
La théorie suggère la prolifération que des cellules résiduelles des voies génitales de l’embryon, à un stade où sa différenciation sexuelle n’est pas encore évidente. Ces cellules embryonnaires se développeraient sous l’influence de certaines stimulations et induiraient de l’endométriose. On a ainsi retrouvé des lésions d’endométriose sur des foetus.