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LÉGENDES AMÉRINDIENNES DE L’ATTRAPE RÊVES
Par une belle journée de printemps, un chasseur indien nommé Eau rapide partit chercher de la viande pour sa tribu qui avait faim. En se promenant dans la forêt, il découvrit une clairière qu’il n’avait jamais vue auparavant. Il rencontra un vieux monsieur aux apparences d’un chaman et lui dit : « Que veulent dire les signes dans le sable » Le vieillard lui dit: « Ce sont des signes aux pouvoirs magiques, ils me serviront à conquérir la planète! « Je t’avertis, si tu touches à un seul de ces dessins, tu seras poursuivi par une terrible malédiction ». Eau Rapide, terrifié, effaça les signaux et s’enfuit en courant le plus loin possible. Rendu à une très grande distance, il se remit à chasser. Le soir même, le guerrier fit un épouvantable mauvais rêve; ce cauchemar se répétait tous les soirs. Puisqu’il n’arrivait plus à dormir, il ne pouvait plus aller à la chasse. Alors, il dut trouver solution à son problème. Le chaman de sa tribu avait eu beau préparer des potions à base de plantes, faire des invocations, mais rien ne fonctionnait. Puis un jour, alors qu’il essayait de chasser avec les forces qui lui restaient, il rencontra Mère Araignée. Eau Rapide, surpris, demanda à l’Araignée : « Connaissez-vous un moyen pour me guérir de tous ces cauchemars? » Mère Araignée lui répondit: « Oui, c’est pour cela que je suis ici! Va me chercher une branche de frêne et tords-la pour en faire un cercle. Ensuite, donne-moi le cercle. » Mère Araignée se mit à tisser une toile puis à la décorer de plumes et de perles. Quand elle eut fini, elle lui dit : « Accroche ce capteur de rêves au-dessus de ta couche, il filtrera les beaux rêves des cauchemars, les mauvais rêves s’évaporeront à la chaleur du soleil. Les rêves resteront emprisonnés dans les perles. Chaque nuit, un rêve sera relâché pour que tu puisses le rêver. » Le chasseur remercia Mère Araignée puis retourna chez lui. Sur le chemin du retour, il chassa trois perdrix et un chevreuil, de quoi nourrir toute la tribu. Sa femme l’accueilli les bras ouverts et lui dit : « Va te coucher mon chéri, tu dois être mort de fatigue. » Ce qu’il fit très rapidement. Depuis ce temps, cette tradition se transmet de génération en génération!