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Maurice est un pays qui vécut de multiples colonisations. D’abord découverte par les portugais au début du 16e siècle, ceux-ci ne s’y intéressèrent pourtant pas et passèrent leur chemin. L’ile resta donc inhabitée jusqu’à l’arrivée des hollandais en 1598, qui bâtirent les fondements de la civilisation mauricienne. Ceux-ci l’occupèrent pendant plus d’un siècle jusqu’à l’arrivée des français qui colonisèrent Maurice dès 1715 avant que celle-ci passe par la force en mains anglaises dès 1810. Ce n’est qu’en 1968 que les mauriciens acquirent finalement leur indépendance. Bien que l’anglais soit la langue maternelle du pays, les mauriciens parlent également le français et le créole.
Importée au 17e siècle par les hollandais, la canne à sucre est sans aucun doute la matière première par excellence de Maurice, occupant 90% des surfaces cultivées. Bien que l’or blanc mauricien ait été pendant trois siècles le principal produit d’exportation de l’ile, l’effondrement du cours du sucre a mené les producteurs à devoir se renouveler. Ainsi, outre le sucre, la canne à sucre permet également de produire du rhum - alcool et liqueur - du sirop, du vinaigre, de la mélasse, du bio-éthanol et de la vinasse utilisée pour fertiliser les nouveaux champs. De plus, les résidus de la plante broyée - la bagasse - sont utilisés pour alimenter les machines des usines et produire de l’électricité. La plante est donc utilisée dans sa totalité pour un rendement maximal.
Endémique de Maurice - présent uniquement sur cette ile - le dodo fut un gros oiseau, aujourd’hui disparu, appartenant à la même famille que les pigeons et les colombes. Dépourvu de prédateur, l’espèce évolua pour devenir un oiseau lent et incapable de voler.
C’est ce qui le mena à sa perte lors de sa découverte par l’homme en 1598. En effet, le dodo ne fuyait pas l’être humain qui le chassa pour sa viande, jusqu’à décimer cet animal un siècle seulement après sa découverte. Bien qu’il ait disparu de la surface de la terre il y a maintenant bien longtemps, le dodo reste le symbole incontesté de Maurice. On retrouve ainsi la présence de cet animal sur de nombreux objets de l’artisanat local, peintures, t-shirts etc.
Suite à ses diverses colonisations, le visage de l’île a beaucoup changé. Maurice a subi pendant 400 ans les impacts de l’homme qui ont conduit à une déforestation massive en faveur de l’agriculture (principalement la canne à sucre) et du développement urbain. Les humains ont également successivement apporté de nouveaux spécimens de faune et de flore, souvent au détriment des espèces endémiques, perturbant et détruisant ainsi irrémédiablement une grande partie de l’écosystème de Maurice. Il ne restait plus que 2% d’espèces indigènes au début du siècle. Depuis quelques années, l’ile met un point d’honneur à retrouver sa nature d’antan. Ainsi, dans la Ebony Forest, située près de Chamarel, les plantes importées par l’homme ont été arrachées pour y replanter à la place les espèces endémiques de l’ile. L’ébène noir par exemple, longtemps prisé pour sa couleur et sa robustesse et qui disparut presque complètement de l’ile est également remis en terre depuis quelques années. Depuis 2006, c’est ainsi plus de 133'000 plantes indigènes de toutes sortes qui ont été replantées à Maurice.
Le gouvernement prend donc soin de sa végétation et de sa flore originelle. Ainsi, il a été décidé que chaque fois qu’un arbre devait être coupé pour des travaux routiers par exemple, cinq autres arbres seraient plantés pour le remplacer.
De par ses colonisations successives, Maurice bénéficie d’un brassage culturel important. A commencer par la religion. Ici se côtoient sans peine les hindous (49% de la population), les chrétiens (32%), les musulmans (17%) et les bouddhistes (2%). Mais la mixité se retrouve aussi dans l’assiette pour une gastronomie riche dont les mauriciens sont fiers. Véritable mélange d’influences européennes, indiennes, chinoises et africaines, les plats principaux sont les nouilles sautées à la sauce soja, le carry poulet et la rougaille (une sauce tomate) à la viande. On entend aussi plusieurs langues sur l’ile. Bien que l’anglais soit la langue maternelle suite à sa dernière colonisation, le français est parlé par l’ensemble des mauriciens. On se plaira également à entendre les notes chantantes du créole, langue bien propre aux iles océaniques, lorsque les locaux s’expriment entre eux.