Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/89542

<h2>SubmittedText<h2><p>Le 6 mars dernier, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU adoptait une résolution condamnant "les attaques et incursions militaires israéliennes persistantes dans le territoire palestinien occupé ..." Selon la résolution, le Conseil réitère ses appels à "une protection immédiate du peuple palestinien ... " Le texte adopté par le Conseil ne porte aucune mention des attaques palestiniennes en territoire israélien et ne condamne en aucune manière les tirs de roquettes sur la population civile israélienne.</p><p>La sécurité n'a-t-elle pas la même importance selon que l'on soit israélien ou palestinien ?</p><p>Quel rôle a joué la Suisse dans l'élaboration de la déclaration adoptée par le Conseil des droits de l'homme ?</p><p>Comment le Conseil fédéral juge-t-il le contenu de cette résolution et le fait qu'elle contienne une condamnation unilatérale de l'une des parties au conflit ?</p><p>Quels sont les motifs qui ont conduit la Suisse à adopter cette résolution alors que les pays européens se sont tous abstenus ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Les débats au Conseil des droits de l'homme sont marqués par des divisions entre groupes d'États. La Suisse s'efforce, par le dialogue, de transcender cette logique des blocs afin de permettre au Conseil des droits de l'homme de remplir effectivement son mandat de promotion et de protection des droits de l'homme.</p><p>Dans le cas présent, et dans un souci de parvenir à un texte équilibré qui puisse recueillir le plus de soutien possible, la Suisse comme l'Union européenne ont tenté d'apporter des améliorations substantielles au projet de résolution présenté par le Pakistan au nom de l'Organisation de la Conférence islamique. Certains des amendements proposés par la Suisse ont été intégrés dans le texte adopté par le Conseil des droits de l'homme.</p><p>La résolution appelle toutes les parties concernées à respecter leurs obligations en matière des droits de l'homme et de droit international humanitaire. De plus, c'est la première fois que le conseil adopte une résolution qui demande spécifiquement la cessation des tirs de roquettes par les Palestiniens contre la population civile israélienne.</p><p>Les droits de l'homme et les libertés fondamentales font partie du droit international. Ils s'imposent donc à tous les pays. Ceci signifie que nous ne faisons pas preuve de partialité lorsque nous demandons à un pays de respecter les droits de l'homme ou le droit international humanitaire : ce n'est pas la cause de l'une des parties que nous défendons alors, c'est celle du droit lui-même.</p>