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20/03/2017
Le nouveau président des Etats-Unis cherche à obtenir une augmentation importante du financement du budget militaire avec notamment l’idée du développement d’un nouveau chasseur. La demande fait partie du plan budgétaire supplémentaire de la Maison Blanche pour l'exercice 2017, qui vise à augmenter de 30 milliards de dollars le budget de l'administration Obama cette année.
Il semble cependant peu probable que la demande complète soit transmise au Congrès parce qu'elle est principalement financée par le budget de base, qui est assujetti aux plafonds de la Loi sur le contrôle budgétaire (ACB). La levée des plafonds exigerait 60 voix au Sénat, ce que la Maison Blanche n'est pas susceptible d'obtenir.
Mais, l'investissement proposé dans le cadre du futur chasseur de sixième génération témoigne de la gravité de l'administration à pouvoir rapidement moderniser sa flotte tactique de combat au-delà du F-35.
La demande supplémentaire, qui a été dévoilée le 16 mars, comprend une augmentation importante du financement de la recherche et du développement pour la domination aérienne de la prochaine génération (NGAD), maintenant connue sous le nom de Penetrating Counterair (PCA), le futur avion de combat devra notamment pouvoir venir remplacer le F-22 et le F-35. A noter que la demande faite par l’administration Trump pourrait permettre d’augmenter le financement huit fois supérieur à celle demandée auparavant par l’administration Obama, pour atteindre 168 millions de dollars.
La panification du futur avion de 6ème génération semble se diriger vers un premier vol d’ici 2035 pour une entrée en service à partir de 2040-2045.
Photo : Image d’artiste d’un futur avion de 6ème génération
19/03/2017
Le Gripen E de préséries de l’avionneur suédois Saab est en bonne voie son premier vol au cours du deuxième trimestre de cette année. L’avion de préséries au standard 39-8 devrait donc prendre son envol avant la fin du deuxième trimestre. les essais de roulage au sol se poursuivent. Saab confirme également tenir son calendrier avec les premières livraisons pour 2019.
Le point sur les essais :
Les essais de roulage à basse vitesse avec le Gripen E ont débuté sur site de production Linköping à la fin de l'année dernière. L’avionneur valide actuellement son logiciel en vue du premier vol. L'avion 39-8 est actuellement en phase finale des essais au sol, tandis que le deuxième des trois prototypes est entré en assemblage final. Le troisième est dernier appareil est en cours d’assemblage.
Selon Saab le principe d'utiliser une architecture applicative sur le Gripen E est déjà un succès. Car cette méthode permet d’apporter des corrections aux logiciels de manière très rapide. Auparavant avec les anciennes versions du Gripen, il fallait des semaines et parfois des mois pour introduire une nouvelle version. Aujourd’hui, les choses vont très vite et il es désormais possible de charger un correctif de logiciel en en quelques. Selon l’avionneur, cela veut dire que pour les clients du Gripen E il sera possible d’adapter en permanences et de manière rapide des correctifs sur les appareils et ceci bien plus rapidement que sur les appareils actuellement en service à travers le monde. De plus, contrairement au F-35, le client aura un contrôle sur les applications et le téléchargement.
Photos : 1 Présentation du Gripen E 2 Au roulage au sol @ Saab
15/03/2017
Le Canada vient de franchir une nouvelle étape dans sa volonté d’acquérir une flotte transitoire composée de 18 Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » avec une lettre de demande d’information au gouvernement américain.
Le Canada attend une réponse des États-Unis pour cet automne, indique un communiqué de presse du gouvernement du 14 mars. De fait, nous assistons à la première partie des négociations entre le gouvernement du Canada, le gouvernement américain et l’US Navy pour déterminer les besoins canadiens pour ces appareils, les configurations possibles et ce qui sera inclus dans le «package» final.
Le Canada prévoit d’acquérir le standard BlockII du « Super Hornet ». Celui-ci pourrait également à l’avenir évoluer au BlockIII, soit « L’Advanced Super Hornet ». En matière de coûts, le gouvernement canadien estime qu’un « Super Hornet » standard se négocie aux allentours de 65 millions de dollars US. En fonction des options choisies, le coûts total pourrait attendre les 90 millions de dollars US, soit une facture encore très inférieure à celle du F-35.
Par ailleurs, on apprend que Boeing et le nouveau gouvernement américain s’engagent à appliquer la politique des avantages industriels et technologiques à cette acquisition potentielle, ce qui oblige les fournisseurs à faire des investissements au Canada égaux à 100% de leur valeur contractuelle.
Les États-Unis et le Canada pourraient conclure un accord officiel sur la flotte de « Super Hornet » au début de 2018.
Photo: Boeing F/A-18 E/F « Super Hornet » @ USN
08/02/2017
A quelques mois du lancement officiel du programme d’acquisition d’un nouvel avion de combat pour notre pays, on peut déjà noter un regain d’intérêt de la part des avionneurs.
Dassault se prépare à la compétition :
Ce matin à Berne, l’avionneur français Dassault Aviation a officiellement annoncé l’ouverture prochaine d’un bureau de liaison. Cette phase est la première en vue d’une participation au renouvellement des flottes d’avions combat Northrop F-5 E/F « Tiger II » et Boeing F/A-18 C/D « Hornet ».
Les prétendants :
La relance du projet d’un nouvel avion de combat annoncée le 24 février 2016 par nouveau ministre de la Défense Guy Parmelin avec le lancement des travaux préparatoires prévus pour l’évaluation d’un nouvel avion de combat. Un crédit EEP (études de projets, essais et préparatifs d'achat) pour l'acquisition d'un nouvel avion de combat sera soumis au Parlement en cette année.
Dès l’annonce du projet, l’avionneur suédois a communiqué de son côté qu’il serait opérationnel dès le mois de mai 2016 avec son bureau à Berne. Airbus DS a suivi au printemps et les deux avionneurs étaient déjà en présent l’été dernier au meeting aérien de Möllis avec le Gripen C et un Eurofighter T1 en démonstration. Durant l’été c’est l’avionneur américain Lockheed-Martin qui a présenté dans son F-35, lors d’une soirée dans un grand hôtel de la capitale.
Dassault, dont on attendait une prise de position depuis quelques semaines vient de confirmer son intention de concourir.
L’autre avionneur américain Boeing se tient pour l’instant en retrait avec le F/A-18 E/F « Super Hornet » est attend d’en savoir un peu plus sur les modalités concernant les Offsets et les possibles demandent de participation de l’industrie suisses dans le développement futur de l’avion.
La compétition devrait donc démarrer avec :
- JAS-39 Gripen E de Saab.
- L’Eurofighter T3 d’Airbus DS.
- Le F-35A “Lightning II“ de Lockheed-Martin *.
- Rafale F-3R de Dassault Aviation.
En attente : Le F/A-18 E/F « Super Hornet » de Boeing
*A noter que Lockheed-Martin propose également le F-16 « Viper » depuis peu pour les clients qui ne désirent pas le F-35. Une contre-offre pourrait donc être faite avec cet appareil le cas échéant.
Une compétition intéressante :
La future évaluation des appareils va donc s’effectué avec les standards les plus élevés avec un nouveau venu, le F-35. Contrairement à 2008, les avionneurs disposent tous d’éléments très proches de ce qui pourra être livrés en 2025. Si l’on ajoute le « Super Hornet », nous aurons alors un très large choix. Cependant, ce choix peut tout aussi se réduire comme peau de chagrin. En effet, si notre pays demande une participation pour l’industrie avec engagement en vue du développement de l’avion , les concurrents américains pourraient donc quitter la compétition prématurément comme Boeing au printemps 2008.
Il faut pour l’instant compter sur une grande inconnue, le montant dont pourra disposer l’armée pour cet achat. Rappelons que les Forces aériennes ont besoin de 50 à 55 appareils. Dans l’idéal, il faudrait compter sur un budget de l’ordre de 9 à 10 milliards de nos francs. La réalité des finances pourrait nous ramener à une fourchette comprise entre 5,8 à 7 milliards pénalisant du même coup les appareils les plus chers.
Fourchette de prix de base en chf (ces chiffres peuvent évolués et ne tiennent pas compte des ristournent, ni de l'évolution du taux change)
F-35A : 110 à 115 millions + env 10 millions pour le réacteur (prix séparé).
Eurofighter T3 : 105 à 110 millions.
Rafale F-3R : 103 à 108 millions.
Gripen E, Super Hornet : 90 à 95 millions.
F-16Viper : 85 à 88 millions.
Pour le prix total, il faudra ajouter 300 millions pour l’adaptation des infrastructures, sauf pour les avions les plus petits, Gripen E, F-16. Ajoutez les coûts pour l’armement air-air, air-sol, pièces détachées, moteurs de réserve et APU, simulateurs, nacelles reco et de désignation laser, formation.
Le choix de l’avion prendra également en compte les coûts de maintenance moyens de l’avion sur l’ensemble de la durée de service.
14/11/2016
Les essais en vol du JAS-39 Gripen de présérie vont bientôt commencer, mais pour l’instant, de nouvelles informations sont disponibles en ce qui concerne les équipements du nouveau standard de l’avion de combat suédois.
Un nouveau viseur de casque :
Afin d’être équipé des systèmes les plus récents disponibles sur le marché, le Gripen E pourra mettre en œuvre un nouveau viseur de casque (HMD) de troisième génération. C’est l’équipementier israélien Elbit Systems qui a été sélectionné avec le « Targo II ». Les Forces aériennes brésiliennes et suédoises en seront équipées.
Les pilotes équipés du « Targo II » seront en mesure de mieux localiser, suivre, identifier et engager les cibles aériennes et terrestres, car le système offre une prise de conscience de la situation et des options d'engagement facilitée par rapport aux systèmes HMD actuellement en service. La visière montée sur le casque affiche les informations de vol telles que l'altitude et la vitesse, ainsi que des cibles et fournit des données de suivi de soutien au pilote. Le système « Targo II » permet notamment la visualisation de nuit. Ce nouveau système permet une symbologie couleur ou monochrome projetée à l'intérieur de la visière du casque, donnant au système un champ de vision de 20 ° (FOV). Si la cible ou la menace est en dehors de la FOV, une ligne de localisation cible (TLL) dirige le pilote où et dans quelle mesure chercher à l'amener dans la FOV du casque.
Le Viseur de casque « Targo II » sera produit chez AEL Sistemas (AEL) filiale d’Elbit Systems au Brésil. A noter que le « Targo II » équipera les F-35 israéliens ainsi que de l’US Air Force. Une version simplifiée est disponible pour l’avion école Alenia-Aermacchi M-346 israélien.
Rafael Spice 1000 :
Par ailleurs, Saab confirme l’intégration de la bombe de précision israélienne Rafael « Spice 1000 » sur le Gripen E. Celle-ci viendra compléter la gamme de bombe « Paveway » déjà en service. La bombe « Spice 1000 » (Smart, Precise Impact, rentable) produite par Rafael Advanced Defense Systems est d’un poids de 453kg (1000lb). Elle est équipée d'un kit de guidage EO/GPS, avec des ailes « pop-out » qui étendent sa portée à plus de 100km (54nm).
La munition « Spice » est plus avancée que la plupart des bombes guidées par optronique comme la GBU-15, par exemple, puisqu'elle combine les avantages du guidage par satellite (comme la capacité à engager des cibles cachées et camouflées. Elle peut opérer dans toutes les conditions météorologiques et d'éclairage. En mode guidage électro-optique (telles que la possibilité de fournir un guidage "man-in-the-loop" elle offre une précision extrêmement élevée. Il est possible également relocalisé la cible durant la chute. Un autre avantage de la «Spice» est sa capacité à être préprogrammée (préflight) avec jusqu'à 100 cibles différentes. La cible qui sera engagée au final sera alors être sélectionnée, en vol, par un navigateur.
Photos : 1 Gripen E de présérie 2 HMD « Targo II » 3 Spice 1000 sur le Gripen E @ Saab