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Il s'agit de la première rencontre en face-à-face depuis 2018, pour les dirigeants des 21 Etats membres. Le programme est dominé par les conséquences économiques du conflit en Ukraine, que déplorent les pays du Sud sans condamner l'invasion russe, et des questions de stabilité régionale, entre Corée du Nord et disputes récurrentes en mers de Chine méridionale et orientale.
Juste avant le début du sommet, Pyongyang a procédé à un nouveau lancement de missile, qui semblerait être retombé en mer à l'intérieur de la zone économique exclusive (ZEE) du Japon, selon le premier ministre nippon Fumio Kishida.
Dix jours intenses
M. Kishida avait évoqué jeudi avec le président chinois Xi Jinping ses "sérieuses inquiétudes" sur la situation en mer de Chine orientale, où Tokyo se plaint régulièrement de l'activité de Pékin autour des îles Senkaku.
Le dirigeant chinois a insisté de son côté que l'Asie-Pacifique "n'était le jardin de personne" dans des remarques écrites à un sommet économique en marge de l'APEC, une allusion voilée à son rival américain qui aussi se déploie dans la région.
A Bangkok, où il poursuit son marathon diplomatique entamé au G20, le président chinois occupe le devant de la scène, en l'absence de son homologue américain Joe Biden, retenu à Washington pour le mariage de sa petite-fille et représenté par la vice-présidente des Etats-Unis d'Amérique Kamala Harris.
Le président français Emmanuel Macron et le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane sont les invités du sommet.
Le sommet de l'APEC clôture une séquence diplomatique d'une dizaine de jours intenses en Asie du Sud-Est, après un sommet de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (ASEAN) à Phnom Penh et le G20 sur l'île indonésienne de Bali.
Manifestations
En marge du sommet, des échauffourées ont éclaté, conduisant à l'arrestation de 25 manifestants, a indiqué la police. Ceux-ci ne se sont toutefois pas exprimés sur le sommet, mais ont voulu manifester leur oppositions au premier ministre thaïlandais Prayut Chan-O-Cha. Les manifestants envisageaient de rallier à pieds le centre de convention où se déroule le sommet, mais ils en ont été empêchés.
Près de 28'000 policiers sont mobilisés pour l'événement. L'impopulaire général Prayut Chan-O-Cha, devenu premier ministre lors du coup d'Etat de 2014, n'a pas encore annoncé s'il se présentait pour la prochaine élection prévue en 2023. Des manifestations massives pro-démocratie en 2020 avaient déjà réclamé son départ.