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la question de l'intimitã© du rapport entre les å"uvres et leurs auteurs ou commanditaires se pose, ã la renaissance, de maniã¨re cruciale : l'expression individuelle de l'artiste devient en effet ã cette ã©poque un facteur reconnu - et apprã©ciã© - dans la genã¨se et la forme des å"uvres d'art.
le sujet dans le tableau propose sept ã©tudes de cas oã¹ un emploi analytique de l'iconographie permet de distinguer comment, en s'appropriant le sujet (manifeste) de son å"uvre par le trouble qu'il introduit dans son ã©noncã©, l'artiste ou le commanditaire y marque sa prã©sence comme celle du sujet (latent) de son ã©nonciation. qu'en a-t-il ã©tã© de michel-ange et de son moise ? de titien dans son allã©gorie de la prudence ? de giovanni bellini dans sa dã©rision de noã© ? mais aussi de mantegna dans ses signatures ou du prince frã©dã©ric de montefeltro dans le dã©sordre du studiolo d'urbino ? un champ s'ouvre ã l'analyse et ã l'interprã©tation historiques : celui des investissements psychiques ou autres dont les å"uvres de la renaissance ont ã©tã© le lieu.