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Près de 70 % de la population développent de temps en temps des boutons de fièvre et ont déjà subi un herpès labial. Ses deux cousins sont tout aussi indésirables: l'herpès génital provoque de petites vésicules au niveau des organes génitaux, et le virus varicelle-zona est responsable de l'apparition de la varicelle.
Presque tous les enfants contractent la varicelle, car le virus, hautement transmissible comme le coronavirus, se propage comme une traînée de poudre, via les aérosols, dans les crèches et les écoles. En règle générale, une fois guéries, les personnes sont immunisées à vie contre cette maladie infantile qui provoque boutons, fortes démangeaisons, fièvre et fatigue. Elles ne peuvent donc plus contracter la varicelle, mais restent exposées au zona à l'âge adulte (voir la vidéo).
Un virus issu de son propre corpsAprès la primo-infection, les virus de l'herpès et du zona demeurent à vie dans l'organisme. Parfois, il se réveillent après une latence de plusieurs années et causent des troubles. Dans les cas les plus bénins, lorsque l'herpès labial est réactivé par le stress, les UV ou, chez certaines femmes, par les menstruations, un bouton de fièvre apparaît à nouveau sur les lèvres. Un zona se manifeste lorsqu'un affaiblissement ou une surcharge du système immunitaire réactive le virus varicelle-zona. Souvent très douloureuses, ces éruptions cutanées en forme de ceinture peuvent s'avérer dangereuses lorsqu'elles apparaissent près des yeux ou des oreilles.
La fréquence du zona augmente avec l'âge. En l'absence de complications, la maladie disparaît au bout de deux à quatre semaines, et les virus se retirent dans les ganglions, où ils attendent un nouvel affaiblissement du système immunitaire. À ce jour, il n'est hélas pas possible d'éliminer le virus. Un traitement rapide (dans les 72 premières heures) à base d'antiviraux permet d'atténuer les symptômes et d'éviter des séquelles indésirables.
Seule une vaccination offre une protection contre le zona, même si l'on a déjà contracté la maladie, mais que celle-ci est guérie. Par conséquent, la vaccination contre le zona est recommandée depuis longtemps aux personnes de plus de 65 ans et à celles qui souffrent d'immunodéficience ou de maladie chronique. Elle est remboursée par l'assurance de base.
Questions à Silke Schmitt Oggier, médecin-cheffe du service de télémédecine santé24
Le zona est-il contagieux?
Le zona vient de l'organisme lui-même et n'est pas le résultat d'une transmission extérieure. C'est la raison pour laquelle il peut survenir plusieurs fois. Le risque de contagion existe pour les personnes qui n'ont jamais contracté de varicelle. Ces personnes peuvent développer une varicelle suite à un contact avec un sujet malade.
Peut-on se protéger?
Les personnes qui n'ont pas contracté la varicelle enfant devraient impérativement se faire vacciner contre la maladie, dont l'évolution se veut, en règle générale, beaucoup plus sévère chez les adultes. Les personnes vaccinées contre la varicelle devraient aussi se faire vacciner contre le zona à partir de 65 ans ou si leurs défenses immunitaires sont affaiblies, par exemple lors d'une thérapie contre le cancer.
Coronavirus et virus varicelle-zona sont-ils cousins?
En principe, non. Ils appartiennent à deux familles de virus bien distinctes. De nombreux cas de zona ont été signalés dans le monde après une infection par le coronavirus ou une vaccination contre le Covid: les défenses immunitaires étaient trop sollicitées pour pouvoir maintenir les virus varicelle-zona à l'état de latence.
Le zona est-il une autre forme de la varicelle et, à ce titre, contagieux?
Une fois la varicelle guérie, les virus responsables de la maladie ne disparaissent pas totalement, mais se retirent dans les ganglions, où ils demeurent à l'état de latence. Si, à un moment ou à un autre, le système immunitaire est affaibli ou sursollicité, les virus se réveillent et provoquent un zona. Par conséquent, le zona vient de l'organisme lui-même et n'est pas le résultat d'une transmission extérieure. Ce phénomène explique pourquoi il est possible de contracter plusieurs fois un zona, chaque fois que le système immunitaire est affaibli. Il convient de souligner que les personnes qui n'ont pas développé de varicelle ou ne sont pas vaccinées contre la maladie peuvent contracter le virus varicelle-zona auprès d'une personne atteinte de zona et présenter alors les signes typiques de la varicelle suite à ce contact.
Les personnes qui n'ont pas contracté la varicelle enfant devraient impérativement se faire vacciner contre la maladie, dont l'évolution se veut, en règle générale, beaucoup plus sévère chez les adultes. Effectuée en bas âge ou à l'âge adulte, la vaccination contre la varicelle semble apporter une certaine protection, même partielle, contre le zona. C'est pourquoi les personnes vaccinées contre la varicelle devraient aussi se faire vacciner contre le zona à partir de 65 ans ou dans certaines situations liées à une immunodéficience (par exemple lors d'une thérapie contre le cancer ou suite à une transplantation d'organe).
Que peuvent faire les adultes qui n'ont pas contracté la varicelle enfant?
En principe, non. Ils appartiennent à deux familles de virus bien distinctes. Comme tous les virus, ils sont éliminés par notre système immunitaire. Le coronavirus comme le vaccin contre le Covid mettent ce dernier à rude épreuve et peuvent même le sursolliciter. De nombreux cas de zona ont été signalés dans le monde après une infection par le coronavirus ou une vaccination contre le Covid, signe que les défenses immunitaires étaient trop sollicitées pour pouvoir maintenir les virus varicelle-zona à l'état de latence. Une infection au Covid pourrait réactiver le virus de l'herpès. Cette hypothèse fait actuellement l'objet d'études.
Existe-t-il un lien entre coronavirus et virus varicelle-zona?
Nombreuses maladies d'origine virale
Une infection virale peut s'avérer bénigne tout comme elle peut avoir des conséquences fatales. Une vaccination apporte une protection contre certaines maladies virales. Des mesures d'hygiène permettent de prévenir ces infections et d'en éviter les conséquences indésirables.
- Infections gastrointestinales (gastroentérites) par des norovirus ou des rotavirus: diarrhée, vomissements, céphalées, maux de ventre et dans les membres
- Infections du foie (hépatite, cancer du foie): nausées, vomissements, perte d'appétit, fièvre, douleurs épigastriques, douleurs dans les articulations et les muscles, jaunissement de la peau
- Infections du système nerveux (par ex. par le virus du Nil occidental): fièvre, céphalées, douleurs musculaires, nausées, perte de connaissance, crampes
- Infections cutanées virales (verrues, varicelle): démangeaisons, altérations cutanées parfois douloureuses (épaississements, rougeurs, éruptions)
- Infections virales des muqueuses génitales, anales et buccales (papillomavirus humains): cancer du col de l'utérus, du canal anal, de la cavité buccale et du pharynx, verrues génitales douloureuses