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Berne - S'il ne s'excuse pas d'avoir traité Fulvio Pelli de menteur, Christian Levrat reconnaît qu'il aurait pu formuler ses propos de manière "plus diplomatique". Il va demander au président du PLR s'il veut vraiment se battre sur le plan juridique ou s'il ne préfère pas plutôt une discussion politique.
Sur le fond, le président du PS n'en démord pas dans une interview publiée ce mercredi sur le site "baz.ch/Newsnetz": la collégialité a été rompue et le PS marginalisé par rapport à ses thèmes privilégiés que sont la politique sociale et économique, affirme-t-il. Christian Levrat dit encore avoir croisé il y a peu Fulvio Pelli et qu'ils discuteront prochainement ensemble.
La tension est montée lundi entre les deux hommes à la suite de l'annonce de la nouvelle répartition des départements au sein du Conseil fédéral. Christian Levrat a traité Fulvio Pelli de "menteur invéteré" en raison des promesses que le Tessinois aurait faites, notamment sur la manière dont aurait lieu la répartition.
Le lendemain, Fulvio Pelli a indiqué qu'il allait déposer plainte pour calomnie contre Christian Levrat, si celui-ci ne s'excuse pas. Il a affirmé n'avoir jamais fait de promesses en tant que telles.
Interrogé sur la question d'une sortie du PS du Conseil fédéral, relancée au sein du parti à la suite de la nouvelle répartition des départements qui a vu Simonetta Sommaruga hérité de celui de justice et police, Christian Levrat la juge fausse. "Nous ne devrions pas renoncer volontairement à notre participation au gouvernement", affirme-t-il.
ATS