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LE FONDS DU DOYEN MOREL
Société, culture et vie privée
Isabelle, Cécile, Jules, Charles François et les autres
Le fonds du doyen Morel emprunte son nom à son plus illustre producteur. Il convient toutefois de relativiser cette ascendance pour prendre la véritable mesure du corpus et des perspectives qu'il ouvre aux historiens.
Les documents n'ont pas été uniquement conservés par Charles-Ferdinand Morel, mais par différents membres de la famille. Rassemblées dans la maison familiale de Corgémont où vécurent sa fille Cécile et son gendre Alphonse Bandelier, les correspondances emmènent le lecteur bien au-delà du Chasseral et des préoccupations du doyen. Du côté de Neuchâtel, avec les parents d'Isabelle de Gélieu, sa femme ; de la Provence, où son frère François a épousé Louise de Verneuil. Voyage temporel également, avec, par exemple, des archives de la famille Bandelier du début du XVIIIe à la fin du XIXe siècle.
Le plan de classement du fonds traduit cette ossature fondamentale, avec, en particulier, trois grands ensembles de lettres autour des Morel, des de Gélieu et des Bandelier.
Si l'on y recense des centaines d'expéditeurs de tous horizons, les correspondances familiales s'avèrent particulièrement remarquables, offrant la possibilité de reconstituer de véritables dialogues. La densité des relations épistolaires surprend, ainsi les centaines de missives qu'échangent durant cinquante années Charles-Ferdinand et son frère François.
Dans une société où les réseaux sont multiples et s'étendent bien au-delà du voisinage, la correspondance est un outil de communication privilégié. Elle donne aujourd'hui accès à une infinité de détails sur la vie privée et sociale des protagonistes, en particulier celle des femmes, ainsi que sur les mentalités.