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Les rapports sont maintenant à une centaine d'autorités, organisations et entreprises pour consultation. M. Leif Pagrotsky, le nouveau ministre de l'énergie, considère ces rapports comme une base solide pour la décision du gouvernement concernant l'arrêt anticipé de l'installation.
Les rapports étudient quatre questions: sera-t-il possible de remplir d'ici fin 2003 les conditions fixées par le Parlement en 1997 relatives à l'arrêt de la centrale nucléaire? Le risque d'une pénurie d'électricité pendant un hiver rigoureux augmente-ra-t-il dans le sud de la Suède après l'arrêt de la centrale? L'arrêt de la centrale pourrait-il provoquer des problèmes environnementaux? Les tarifs de l'électricité augmenteraient-ils en Scandinavie après l'arrêt de l'installation? En ce qui concerne la première question, les rapports parviennent à la conclusion que les conditions de 1997 pourraient être remplies dans la forme. De l'électricité de remplacement ne pourrait toutefois être obtenue qu'en provenance de centrales à charbon danoises et suédois, ce qui polluerait l'environnement du fait de l'augmentation des rejets de gaz à effet de serre. Malgré ces livraisons, une pénurie d'électricité pendant les hivers 2003/2004 et 2004/2005 ne serait pas à exclure. C'est pourquoi, selon l'un des rapports, les prix de l'électricité "augmenteraient légèrement". A l'origine, Barsebäck 2 devait être découplée du réseau au milieu de 2001, Barsebäck 1 ayant été mise à l'arrêt définitif dès 1999 conformément à la décision parlementaire de 1997. Etant donné toutefois qu'il n'était pas possible de trouver de l'énergie de remplacement non fossile, le gouvernement a repoussé l'arrêt de Barsebäck 2 à 2003, et n'exclut même plus une poursuite de l'exploitation jusqu'en 2004.
Source
P.B./C.P. d’après NucNet du 4 novembre 2002