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Peter Kurer, qui doit prendre la présidence de la banque suisse en difficultés le 23 avril prochain, rejette l'idée d'un démantèlement. Une idée suggérée notamment par l'ancien directeur général Luqman Arnold, dont la société d'investissement détient 0,7% d'UBS.
«Sans la banque d'investissement, UBS n'aurait pas la même importance, ce qui serait à long terme préjudiciable également pour la place financière helvétique», estime Peter Kurer dans une interview accordée au quotidien Neue Zürcher Zeitung.
Pour lui, les synergies sont importantes entre la banque d'investissement et la gestion de fortune, de nombreux clients fortunés bénéficiant des prestations de service et des produits de la banque d'investissement.
Début avril, Luqman Arnold avait suggéré de céder la branche de gestion d'actifs et d'autres activités pour renforcer les fonds propres de la banque.
Il avait aussi proposé de diviser en deux le reste du groupe, avec d'un côté la branche de gestion de fortune (qui resterait une société suisse) et de l'autre la banque d'investissement (devenant une société autonome de droit américain ou britannique).