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L’étymologie du nom de la commune de la Ferrière, semble avoir trait à des anciennes exploitations de mines de fer. C’est surtout au XVIe siècles que les colons en provenance de la Seigneurie de Valangin, vinrent s’établir dans la région.
De 1797 à 1815, La Ferrière fit partie de la France, au sein du département du Mont-Terrible, puis, à partir de 1800 du département du Haut-Rhin, auquel le département du Mont-Terrible fut rattaché. Par décision du congrès de Vienne, le territoire de l’ancien évêché de Bâle fut attribué au canton de Berne, en 1815.
C’est en 1688 que la maison où nous nous trouvons en ce moment fut transformée pour devenir l’Auberge de La Licorne (aujourd’hui le Logis de La Licorne dit Cheval Blanc).
Cette transformation fut entreprise par le chirurgien Daniel Sandoz. Au-dessus de la porte principale, vous pourrez voir un écusson portant le millésime 1688. De plus un cœur flanqué de deux étoiles et accosté des initiales « SD », Daniel Sandoz et « MR », Madeleine Robert son épouse, s’y trouve
Les documents appellent l’unique auberge de la Ferrière d’autrefois, le « Logis » ou l’« enseigne de La Licorne ». Cette enseigne signifiait qu’elle était empruntée à la fois à la médecine et à l’hôtellerie, car le « maître de céans » était bel et bien chirurgien et hôtelier.
Daniel Sandoz fut non seulement un habile médecin, qui forma à la Ferrière, au Logis de La Licorne, des apprentis chirurgien, mais aussi un hôtelier renommé. On cite qu’il débita du vin, de la bière et de l’eau de cerises à l’emporter ; il vendit également du pain, du fromage, du sel, des filets pour les dentellières, des chandelles etc. La Licorne a été le magasin d’approvisionnement d’une fraction des populations du Haut-Erguel et des Franches-Montagnes.
La célèbre famille des Gagnebin habita également à L’auberge de La Licorne.
Abraham II Gagnebin (1707 – 1800) épousa en secondes noces la fille de Daniel Sandoz et fut le propriétaire de La Licorne. Abraham III Gagnebin (son fils) à son tour devint lui aussi le propriétaire de La Licorne. Un fait intéressant à signaler : en 1715 Daniel Sandoz et son gendre Abraham II Gagnebin firent construire ce que l’on appelle aujourd’hui la maison Gagnebin « Le Pavillon » (A côté de l’hôtel).
On y apposa en 1940 une plaque commémorative sur laquelle on peut lire :
A La Ferrière sont nés et vécurent les médecins et naturalistes
Abraham III Gagnebin 1707 – 1800
Officier de santé au service de France
Collaborateur d'A. De Haller, membre de la Société Economique de Berne
Capitaine des Milices d’Erguel
Daniel Gagnebin 1709 – 1781
Capitaine au service de France
Chevalier du mérite de l’Académie de Goettingue, Major des milices d’Erguel
Figure en outre sur cette plaque :
Jean-Jacques Rousseau passa 10 jour dans cette maison en juin 1765.
Par acte du 17 mai 1886, les époux et propriétaires Brand Von Kaenel vendirent La Licorne à Christian Zehr, propriétaire et fabricant d’horlogerie demeurant à la Chaux-de-Fonds.
Le 19 août 1898 (12 ans après l’achat) Christian Zehr vendit La Licorne à Louis Heimann, de Reichenbach.
Le 2 novembre 1903, La veuve de Louis Heimann vendit La Licorne à un nommé Paulo Bièri de la Chaux-de-Fonds. Quelques années plus tard La Licorne passa dans les mains du boulanger Oscar Graber, qui exploita l’ancien Logis des Sandoz et Gagnebin sous l’enseigne du ‘’Cheval Blanc’’.
Le 1er mai 1944 Oscar Graber vendit le Cheval Blanc à Erwin Hager et son épouse Elise Hager Gafner du Béatenberg.
En 1968 Erwin Hager le vendit à son fils Heinz Hager et son épouse Anna Hager-Furer de La Ferrière.
Le 13 juillet 1992 La veuve Anna Hager vendit le Cheval Blanc à son fils Jean-Pierre Hager et son épouse Roswitha Hager Jost.
Novembre 1994 rénovation du café (restaurant).
Mars 2001 Rénovation de la façade par les époux Hager Jost.. Le Cheval Blanc retrouve le nom de « Logis de La Licorne ».
Juillet 2004 Rénovation de la terrasse. 60 ans que l’hôtel est à la famille Hager.