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L'initiative pour l'autodétermination, un enjeu de taille pour l'UDC
L'initiative pour l'autodétermination, vigoureusement combattue par les milieux économiques, demande que le droit suisse prime sur le droit international.
La hiérarchie s'est inversée depuis une décision du Tribunal fédéral de 2012, a affirmé samedi le conseiller national Gregor Rutz (ZH) devant l'assemblée des délégués réunis à Unterägeri (ZG). Il en va de la liberté de décider et de remettre en question sans être limité par des traités internationaux, a-t-il ajouté.
"Oui ou non à la Suisse"
Roger Köppel (ZH) a résumé l'enjeu: "c'est oui ou non à la Suisse". Selon le conseiller national, il est d'une importance capitale de remporter la votation, car un non enverrait un signal désastreux à Bruxelles ainsi qu'à Berne.
Plusieurs délégués se sont inquiétés de savoir comment convaincre les citoyens. Plusieurs exemples illustrant, aux yeux de l'UDC, la mainmise européenne ont été donnés, comme le renvoi des étrangers criminels ou les juges étrangers.
Le conseiller national Luzi Stamm (AG) a fait remarquer que des exemples pouvant parler à la gauche existaient aussi, comme les normes écologiques. Il ne s'agit pas d'une question de gauche ou de droite, mais de démocratie ou de non démocratie, a abondé Gregor Rutz.
"L'hypocrisie" de la gauche
Le président du parti, Albert Rösti, a pointé le changement de langage des autres partis envers l'UE de ces dernières semaines.
Evoquant de récentes déclarations de l'ex- conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey, qui a dit s'opposer "à ce que le droit européen règle toutes les relations entre la Suisse et l'UE", il l'a invitée, ainsi que les présidents des autres partis, à rejoindre le comité "UE-Non" ainsi que celui de l'initiative pour l'autodétermination.
En réalité, les autres partis "jouent à un vilain jeu", a conclu Albert Rösti. A un an des élections fédérales, ils font mine de critiquer l'UE et reprendront leur cours une fois l'échéance passée, a-t-il dénoncé.
Les trois autres présidents de partis gouvernementaux ont décliné son appel à envoyer une lettre commune au Conseil fédéral demandant la suspension des négociations avec Bruxelles, a-t-il raconté pour dénoncer ce qu'il qualifie d'hypocrisie.
ats/ptur
>> Voir l'analyse de Loïs Siggen Lopez au 12h45:
Publié le 25 août 2018 à 14:29 - Modifié le 25 août 2018 à 20:49
Le parti ne laisse aucune chance aux initiatives agricoles
Les délégués se sont également prononcés contre le texte d'Uniterre pour la souveraineté alimentaire, par 346 non contre 3 oui et 7 abstentions. Le parti a critiqué une hausse des réglementations et l'intervention de la Confédération que le texte impliquerait.
C'est sur le texte sur les vaches à cornes que le parti s'est montré le plus divisé. Les délégués ont finalement refusé l'initiative pour les vaches à cornes par 185 non contre 92 oui et 54 abstentions.
Le président de l'UDC pas inquiet pour ses sections romandes
Quant à Neuchâtel, il s'agit d'une section qui doit être reconstruite de la base, estime le Bernois, ce qui n'est pas nouveau. Et le retour d'Yvan Perrin donne de la confiance pour l'avenir, a ajouté le président de l'UDC suisse.
A Fribourg, les deux conseillers nationaux assureront la stabilité du parti, selon Albert Rösti. Et Kevin Grangier, également démissionnaire, n'avait pas été nommé chef de campagne pour la Suisse romande,contrairement à ce qui a été dit dans les médias, a tenu à rappeler le Bernois. Il était collaborateur scientifique au secrétariat central, il n'y a donc pas de "trou" à repourvoir, a conclu Albert Rösti.