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Les premières analyses d'ADN dans le cadre d'une enquête criminelle remontent à 1987. Plus de 20 ans. Depuis plus de 20 ans toutes les situations justiciables de cette analyse peuvent donc en bénéficier. Mais cela ne se passe pas ainsi. De nombreuses enquêtes où l'ADN peut être décisif dans un sens ou l'autre n'en font pas usage. c'est ce qui est arrivé à un homme, Ricardo Collado, de Madrid. Accusé en 1997 du viol de trois mineures, puis condamné à 36 ans de prison - 12 ans par viol. Il a été acquitté hier. Son histoire fait actuellement les tour des rédactions.
Ricardo Santiago Cazorla Collado "ne peut être l'auteur des trois viols sur mineures" dont il a été accusé par un tribunal de Las Palmas sur l'archipel des Canaries, car "c'est scientifiquement impossible, après l'analyse des preuves ADN", selon la décision du Tribunal suprême.
Cet homme de 46 ans avait déjà purgé deux ans et sept mois de prison.
Ces trois viols, sur des jeunes filles de 15 à 17 ans, avaient eu lieu en novembre 1997. Ricardo Santiago Cazorla Collado avait été condamné à 12 ans de prison pour chacun d'entre eux, à indemniser les victimes à hauteur d'un montant total de 30.000 euros et à payer une amende de 1.000 euros. (ATS)"
13 ans de sa vie brisée depuis 1997. 13 ans de calvaire. Pas une mise en doute des faits, visiblement.
Un cas de plus dans la chronique ordinaire des fausses accusations.
PS: Toujours pas de liberté pour les deux otages suisses retenus en Libye depuis 18 mois.