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Un paysan possédait un seul cheval qui lui aidait à effectuer les travaux agricoles.
Un beau jour le cheval prit la fuite dans la forêt.
Le voisin du paysan s’approchant de lui s’écria:
«Mais comment vas-tu faire à présent pour les travaux dans les champs? Quelle catastrophe!»
Le paysan lui répondit simplement:
«Peut-être…»
Le jour suivant, le cheval revint avec neuf autres chevaux sauvages qu’il rencontra dans la forêt.
Le voisin, tout excité, accouru à nouveau et lui dit:
«Tu vas pouvoir agrandir ton domaine et devenir riche. Quelle chance!»
Le paysan lui répondit à nouveau:
«Peut-être…»
Le lendemain, le fils du paysan essayant de dresser les chevaux sauvages, fit une mauvaise chute et se cassa une jambe.
«Qui va t’aider à présent pour la moisson, toi qui n’a qu’un seul fils? Quel malheur!» s’empressa de lui dire le voisin.
«Peut-être…» lui répondit à nouveau l’imperturbable paysan.
Le lendemain, le souverain du royaume partit en guerre, et mobilisa tous les jeunes hommes valides pour son armée…
L’histoire se termine ainsi, mais l’on devine aisément que cet accident épargna probablement le fils du paysan d’une mort probable sur le champ de bataille.
Le voisin réagissait émotionnellement ne voyant la situation qu’à court terme.
Au lieu de réagir promptement, le paysan lui, faisait simplement confiance en la Vie. Il mettait en pratique le 5ème niyama des Yoga Sutras de Patanjali: Isvarapranidana, l’humilité face à la Vie.
Adopter de plus en plus dans notre vie quotidienne l’attitude de ce paysan du « peut-être » pourrait être un moyen de se faire simplement moins de soucis.
Leinad