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Le Premier ministre australien Tony Abbott, habitué des déclarations à l'emporte-pièce, a encore créé la polémique lundi. Il s'est fait l'auteur d'une petite phrase sexiste au sujet de la suppression de la taxe carbone.
Sur la chaîne de télévision Nine Network, le Premier ministre conservateur a dit que sa plus importante décision en faveur des femmes en 2014 était la suppression de la taxe carbone. "Comme nous le savons tous, les femmes sont très préoccupées par le budget des ménages et l'abrogation de cette taxe permet à chaque famille d'économiser quelque 550 dollars (440 francs)", a-t-il déclaré.
Dans l'opposition lors de la création de la taxe carbone en 2012, Tony Abbott avait déjà fait valoir qu'une suppression permettrait aux femmes de faire baisser des factures d'électricité gonflées, selon lui, par leur activité de repassage du linge.
Julia Gillard, alors Premier ministre travailliste, avait répliqué dans une tirade de quinze minutes au Parlement qui a fait date, en dénonçant le sexisme et la misogynie de la classe politique australienne.
L'âge de pierre
Lundi, Anthony Albanese, parlementaire d'opposition, a estimé que Tony Abbott vivait toujours à l'âge de pierre. "Le problème n'est pas tant que Tony Abbott reste scotché au passé mais c'est qu'il veut que toute l'Australie vive comme lui dans un monde où les hommes ont les emplois importants et les femmes font du repassage", selon lui.
Les propos du Premier ministre ont enflammé les réseaux sociaux, où les femmes faisaient mine de s'interroger sur ce qu'elles allaient faire grâce à l'argent mis de côté et publiaient des photos de fers à repasser.
Cette polémique intervient au lendemain d'un vaste remaniement ministériel qui a permis à Tony Abbott de doubler le nombre de femmes ministres, les faisant passer de... une à deux.