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Des organisations dénoncent une politique d'asile "à deux vitesses"
Les Observatoires du droit d’asile et des étrangers ont présenté mardi leur deuxième rapport commun sur la politique d'asile suisse. Jugée "à deux vitesses", celle-ci est qualifié d'"injuste et inhumaine".
Attendre deux ans avant de passer une audition auprès de l'Office fédéral des migrations (ODM) après avoir déposé une demande d'asile, c'est trop long, critiquent les trois observatoires. Paradoxalement, depuis 2010, diverses réformes ont été mises en place afin d'accélérer les procédures.
"A deux vitesses"
Cette accélération concerne principalement les personnes dont la demande d'asile est considérée comme peu fondée, notamment les requérants originaires des Balkans, de Géorgie, d'Algérie, du Maroc, du Nigeria ou de Tunisie, détaillent les Observatoires.
Ils s'énervent dans leur rapport de la tendance de l'administration "à traiter rapidement les cas devant aboutir à un renvoi et à faire attendre les personnes dont le besoin de protection est manifeste."
Face à ce constat, les trois organisations tiennent à rappeler que le premier but de la politique d'asile est d'offrir une protection aux personnes qui en ont besoin, et non pas de rendre des décisions négatives ou d'exécuter des renvois.
ats/dk
Publié le 20 mai 2014 - Modifié le 20 mai 2014
Déni de justice et futures excuses?
Conséquence: les demandeurs en attente d'une réponse se retrouvent après quelques années dans la situation d'un chômeur de longue durée, selon Gabriel Püntener, avocat spécialisé dans le droit d'asile.
Selon lui, Simonetta Sommaruga, comme elle l'a fait pour les enfants placés et les personnes internées administrativement, devra s'excuser officiellement pour le déni de justice qui a cours dans le domaine de l'asile.