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Hillary Clinton doit composer avec un Bernie Sanders qui refuse de baisser pavillon (archives).
KEYSTONE/AP Daily News/AUSTIN ANTHONY(sda-ats)
Si l'investiture démocrate ne semble pas pouvoir lui échapper, Hillary Clinton a besoin de rassurer son camp lors de deux primaires, mardi, dans le Kentucky et l'Oregon. Ces Etats sont a priori favorables à son rival Bernie Sanders qui refuse de baisser pavillon.
Selon un décompte provisoire, l'ancienne secrétaire d'Etat dispose de 1716 délégués et 524 super délégués, soit un total de 2240 voix sur les 2382 requises pour être assurée de la nomination lors de la convention nationale du Parti démocrate. Celle-ci se tiendra à Baltimore en juillet.
Bien que ses chances de l'emporter soient infimes, pour ne pas dire nulles, Bernie Sanders a décidé de mener campagne jusqu'au bout. Il entretient ainsi une inquiétude dans le camp d'Hillary Clinton.
Celle-ci aimerait passer à l'étape suivante de la procédure et commencer à préparer le face-à-face qui devrait l'opposer à Donald Trump, candidat présumé du Parti républicain au sein duquel il est loin de faire l'unanimité. Au lieu de cela, Clinton doit continuer à convaincre dans son camp et accepter de jouer le jeu des primaires.
Ses partisans s'alarment de voir les primaires durer plus que nécessaire. Ils craignent que le maintien de Bernie Sanders dans la course soit de nature à affaiblir la candidature de leur championne face à un Trump désormais engagé dans une opération séduction chez les républicains.
Retrait
Les soutiens d'Hillary Clinton s'abstiennent pour le moment d'appeler ouvertement à un retrait de Sanders. Ils ne veulent pas s'aliéner une partie de l'électorat démocrate qui sera nécessaire lors de l'échéance du 8 novembre.
"Que le sénateur Sanders se maintienne jusqu'au bout ne me pose pas de problème si c'est ce qu'il souhaite faire", explique le conseiller en stratégie Jim Manley, proche de Clinton.
Selon ses partisans, Bernie Sanders doit continuer l'aventure jusqu'à la convention nationale du 25 au 28 juillet afin d'exprimer la mobilisation de l'aile gauche du Parti démocrate et contester les liens de Clinton avec les milieux d'affaires de Wall Street et son soutien aux traités de libre-échange.
Plus honnête
Certains démocrates craignent toutefois que Donald Trump reprenne à son compte les arguments et critiques formulés par Bernie Sanders et qu'il dissuade certains partisans de ce dernier de se mobiliser pour Clinton en novembre.
Aucun danger, répliquent les soutiens du sénateur. Dès qu'Hillary Clinton sera investie, ils se rallieront derrière elle sans états d'âme. D'autres jugent que le maintien de leur candidat peut favoriser Trump lors de la présidentielle mais que cette stratégie se justifie parce que Sanders est plus honnête que son adversaire.
ATS