Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06975.jsonl.gz/1169

Un parc très ancien
La renommée du parc est d’abord intiment lié à un roman: Jock of the Bushveld. Le livre, écrit par James Fitzpatrick et paru en 1907, est une autobiographie partielle. Il raconte les aventure dans la brousse d’un conducteur de chariot et de son chien. Le récit est destiné aux enfants, il devient un grand classique de la littérature sud-africaine et fait rayonner autour du monde la région du Transvaal.
La création du parc
Dans la réalité, le parc doit son nom au président Kruger, figure prépondérante de l’indépendance sud-africaine et premier président du pays. Sous son impulsion, le parlement du Transvaal approuva en 1896 l’idée (il faut le dire, c’est très progressiste pour l’époque) de créer une petite réserve animalière près de la rivière Sabie.
L’intuition était bonne, elle visait déjà à lutter contre le déclin de la faune. Victime de la ruée vers l’or et du braconnage, celle-ci paie aussi le lourd tribut de l’arrivée des colons. Le parc est ouvert au public dès 1926. La même année, on décide de le nommer officiellement parc national Kruger: Il devient rapidement une destination phare de la région. On vient voir les lions depuis loin à la ronde, ce qui encourage les responsables du Kruger à interdire la chasse aux prédateurs en 1935. Le pays se modernise, les autorités prennent déjà conscience du besoin de protéger le patrimoine naturel.
Son étendue progressive
Dans la deuxième moitié du siècle, le territoire ne cesse de s’accroître. Des parcelles sont réunies, des clôtures sont abattues. L’objectif est de permettre la libre circulation de la faune sur des grandes étendues. Aujourd’hui, le Kruger couvre près de 20’000 kilomètres carré. Il s’étend sur 350 kilomètres du nord au sud et fait 60 kilomètres de large.