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Parmi toutes les difficultés que pose une vaccination de masse, le doute de la population est la plus difficile à résoudre. Une étude suggère qu'il suffit peut-être de donner du temps au temps.
Dans les faits, cela est tout sauf facile: organiser une campagne d'immunisation de masse soulève toute sorte de problèmes logistiques. Pour ne pas parler des gens qui ne veulent tout simplement pas se faire vacciner. En Suisse romande, ce serait le cas de quatre personnes sur cinq.
Une étude menée au Royaume-Uni pourrait rassurer les autorités fédérales. Les chercheurs ont interrogé près de 15 000 personnes, en décembre et en février, en leur demandant s'ils voulaient se faire vacciner. Les résultats montrent que 86% de ceux qui ont répondu par la négative en décembre ont changé d'avis trois mois plus tard.
Cette évolution a été observée dans tous les groupes ethniques analysés, détaille le Guardian, et a été particulièrement marquée chez les personnes d'origine ethnique mixte (72% ont changé d'avis) et sud-asiatique (90%).
Les données montrent aussi d'importants clivages démographiques. Les jeunes adultes sont moins enclins à se faire immuniser par rapport aux adultes plus âgés et aux Britanniques blancs. Concrètement, les 25-35 ans sont presque neuf fois plus susceptibles que les plus de 75 ans de refuser le vaccin, et cela indépendamment des facteurs tels que le sexe et l'origine ethnique.
Comment expliquer cet important changement? Il y aurait plusieurs raisons, estime Parth Patel, l'auteur de l'étude. Les campagnes de sensibilisation menées par les autorités, ainsi que le fait que les gens voient leurs proches se faire vacciner, sont des explications possibles. Les gens en ont peut-être tout simplement marre. (asi)