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De quelles réformes les politiques des villes suisses ont-t-elle besoin ? Avenir Suisse a récemment indiqué quelques pistes pour répondre à cette question complexe dans sa publication «20 ans de politique urbaine suisse». L’une des principales conclusions de cette étude est que la politique dans les centres a souvent de la difficulté à séparer les orientations stratégiques et le leadership opérationnel. Si cette affirmation en elle-même est plutôt abstraite, les exemples ci-après peuvent montrer la direction dans laquelle les développements futurs doivent s’orienter.
Les entreprises municipales (compagnies d’électricité, sociétés de transport public, etc.) fonctionnent d’une manière proche de celle des administrations. Zurich, cas extrême, les maintient complètement au sein de l’administration de la ville et se permet même d’avoir deux hôpitaux publics. Une telle politisation entraîne de longs processus décisionnels ; en fait, les décisions de gestion opérationnelle sont influencées par le politique. L’absence de pression du marché empêche les gains d’efficacité et d’innovation, au détriment des contribuables.
Ce modèle n’est pas nécessaire sur le plan politique. Même si les services étaient fournis dans le cadre d’une économie de marché, les décideurs politiques seraient libres de définir les services souhaités et leurs quantités. Il est beaucoup plus probable que ce soient les formes d’organisation du secteur privé en tant que telles qui soient rejetées, car elles sont associées à une conception du concept de service public qui n’est plus d’actualité. D’autres municipalités plus petites reçoivent les mêmes services dans le cadre d’un mandat de prestations – il n’y a aucun problème connu de sous-approvisionnement ou de coûts excessifs dans ce cadre.
La population urbaine accorde une plus grande priorité au soutien de l’État à la conciliation de la vie professionnelle et familiale que celle des agglomérations et des communautés rurales. Avec cette politique, les grandes villes suisses sont en principe plus proches de la réalité vécue dans de nombreux centres économiques internationaux. Cependant, la plupart des villes poursuivent une stratégie paternaliste dans laquelle seules certaines crèches et centres extrascolaires sont soutenus. Souvent, ce sont même les villes elles-mêmes qui gèrent ces institutions.
Les solutions du secteur privé dans le domaine de l’éducation et de la garde d’enfants semblent suspectes à la politique urbaine, et les écoles privées sont quelque peu négligées. De plus, les besoins des parents et des enfants sont souvent divergents, et les soins requis sont divers (crèches, gardes d’enfants, nounous, etc.). Plus d’ouverture, moins de microgestion et une plus grande confiance dans les forces du marché pourraient conduire à l’innovation, à une meilleure acceptation et, bien sûr, à une réduction des coûts.
En résumé, on pourrait dire que la politique urbaine tend à rejeter les mécanismes du marché pour des raisons idéologiques. C’est précisément en augmentant l’efficacité par l’utilisation des principes de l’économie de marché que les ressources nécessaires aux futurs défis de l’espace urbain pourraient être générées.
Pour plus d’informations : «20 ans de politique urbaine suisse»