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Des essais en laboratoire et en champ ont été entrepris avec: la variété de blé d’automne Runal en 1997-1998. Un traitement à l’eau chaude dans les conditions de la pratique a été comparé à un traitement de laboratoire, à un traitement chimique et à un témoin non traité. Pour le traitement dans les conditions de la pratique, des lots de semences de 350 kg ont été plongés 2 heures dans l’eau à 45°C dans un bac à Fromage, puis séchés à l’air (35°C) pendant 4 heures. Au laboratoire, les semences ont été plongées dans un bain-marie à 45°C puis séchées 5 heures à l’air (40°C). Le traitement chimique a été réalisé avec le Beret 050 FS (4,8% de fenpiclonil) appliqué avec une machine Hege pour le traitement des semences par aspersion. Dix-huit pour-cent des semences utilisées étaient naturellement contaminées par G. nivalis.<br>Des tests de laboratoire ont montré que le traitement à l’eau chaude a réduit significativement l’infection des semences de 18 % à 1 %. La germination a été augmentée de 10 % par rapport aux semences non traitées. Dans des essais en champ réalisés dans diverses régions de Suisse, le traitement à l’eau chaude dans les conditions de la pratique a augmenté le nombre e plantes par m2 de 73 % par rapport au témoin non traité. Des résultats similaires on tété obtenus avec le traitement de laboratoire et la désinfection chimique.<br>De premiers résultats n’indiquent aucune différence entre la conservation une année à 1O°C des semences du blé de printemps Lona traitées à l’eau chaude et celle des semences non entreposées du point de vue de leur pouvoir germinatif et de l’efficacité contre G. nivalis (infection des semences) au champ. Ces essais doivent être poursuivis sur le blé d’automne en diverses conditions de conservation.<br>Pour les exploitations biologiques, le traitement à l’eau chaude représente ainsi une alternative à la désinfection chimique contre G. nivalis contaminant la semence du blé d’automne.
Agroscope a développé un système de points pour la protection des végétaux dans les cultures maraîchères. Le but est d’inciter à réduire l’emploi des produits phytosanitaires et les risques environnementaux et à promouvoir les mesures préventives et non chimiques.
De nombreux produits de consommation contiennent du charbon (actif). Celui-ci peut être contaminé par des substances nocives tels les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Agroscope a montré que les méthodes d’analyse et bases légales actuelles sont lacunaires.
Lors d'étés secs, jusqu'à 25 % de la production totale de fourrage en Suisse peut être perdue. En effet, les rendements des prairies sont fortement corrélés à la sécheresse estivale. C'est ce que montre une nouvelle analyse d’Agroscope et de l'Union suisse des paysans.