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Le Nigeria pays anglophone situé en Afrique de l’ouest limité au nord par le Niger et le Tchad, à l’est par le Camerone, à l’ouest par le Benin et au sud par le golfe de Guinée, est un pays reconnu, première puissance économique d’Afrique devant l’Afrique du Sud. Ce pays doit en partir ce rang à ses ressources pétrolières découvertes en 1956. Avec une capacité maximale de production de 2,5 millions de barils par jour, le Nigeria est le plus important producteur de pétrole du continent Africain et le 13em au plan mondial.
En 1990, l’industrie pétrolière, essentiellement extractive, était le secteur dominant de l’économie et représentait 36% du PIB. Cette proportion reste, certes, importante, mais en recul par rapport à celle qui prévalait dans les années 1980 (50% du PIB). Ce mouvement de recul entamé à la fin des années 1980, c’est ensuite poursuivit, avec une diminution du poids de secteur pétrolier dans le PIB de près de moitié, en 2010 (15,5% du PIB). Cependant, parallèlement, les revenus d’activités liées à l’industrie pétrolière ont alimenté la croissance du secteur des services (et de la construction ; cf Bach et al 1988), lequel est devenu, le premier secteur de l’économie et représente plus de 50% du PIB. En outre, au regard des ressources énergétique du pays, le pétrole et le gaz essentiellement, le pays présente un potentiel de développement important.
Ce secteur est également le premier pourvoyeur de recettes fiscales pour l’Etat central et de réserves de devises. Alors que les revenus collectés par l’Etat représentent l’équivalent de 8% du PIB Nigérian, les recettes publiques issues du secteur pétrolier et gazier, atteignent 4,6% du PIB, soit 57% des revenus de l’Etat fédéral.
La chute des prix du pétrole brut due à la baisse de la demande mondiale et des mesures de confinement prises pour lutter contre la propagation de la COVID-19 a entrainé en 2020, l’économie du pays dans une récession. Cet état de fait, pourrait néanmoins changer à moyen terme avec l’entrée en opération de nouvelles raffineries dont celle de l’entreprise Dangote Industries Limited, propriété de l’homme le plus riche d’Afrique Aliko Dangote. Démarrés en 2014 dans la zone franche de Lekki, (Etat de lagos) les travaux de l’installation ont un cout total estimé entre 9 et 14 Mds USD. Initialement prévu pour 2020 le démarrage de la production serait retardé et les différents interlocuteurs rencontrés évoquent plus probablement début 2022 pour son lancement.
D’une capacité de production de 65,4 millions de litres par jour, cette raffinerie serait non seulement la plus grande du pays mais aussi du continent. D’après le FMI, cela aurait un effet bénéfique sur la croissance économique et pourrait entrainer une amélioration de la balance commerciale de 2 Mds USD par an.