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Près de 35'000 gymnastes participent à la 67e Fête fédérale de gymnastique, organisée à Berne du 20 au 25 juin 1967.
L'émission Avant-première sportive suit les derniers entraînements des sections romandes de Carouge, Boudry, Bulle, Ardon, Châtillon et Morges.
Mise en train, exercices à mains libres: toutes les étapes de l'école du corps sont présentées en musique. Grande nouveauté de cette 67e édition, la disparition de la colonne par quatre qui rend les exercices beaucoup plus détendus.
Pour la partie libre du concours, la section valaisanne d'Ardon a choisi de participer au concours spécial d'athlétisme avec le vice-champion suisse junior Freddy Delaloye. Les Jurassiens de Châtillon s'entraînent au cheval d'arçon et les Vaudois de Morges, emmenés par Roger Fehlbaum, se préparent aux barres parallèles et au saut de cheval.
La section de Morges, déjà championne romande à Sion en 1965 et championne vaudoise à Vallorbe en 1966, se classera première des sections romandes de la fête fédérale de 1967, suivie par Ardon, puis Renens, Bulle et Chardonne.
La gymnastique apparaît en Suisse peu après la création du mouvement allemand Turnen en 1811, fondé sur des idéaux patriotiques. Les premiers groupes gymniques se créent en Suisse alémanique dans le milieu estudiantin, à Berne en 1816, à Bâle en 1819 et à Zurich en 1820. La pratique collective se combine alors avec l'exaltation du sentiment national à travers des chants, des drapeaux et des uniformes.
Dès 1830, le mouvement gymnique s'organise de manière plus libre au niveau cantonal, tout en promouvant l'éducation de la jeunesse et les valeurs civiques démocratiques.
La Fête fédérale de gymnastique (FFG) a lieu pour la première fois à Aarau en 1832, date de la fondation de la Société fédérale de gymnastique (SFG). Elle réunit les gymnastes amateurs masculins dans des concours et des exercices de groupe. La fête est organisée annuellement jusqu'en 1874, puis tous les 2 à 4 ans; depuis 1967, la FFG a lieu tous les 5 à 6 ans. La fête est organisée pour la première fois en Suisse romande en 1850 à la Chaux-de-Fonds.
En 1874, l'éducation physique devient obligatoire au niveau suisse pour les garçons, en vue du service militaire. La connotation patriotique de la SFG se renforce, du fait de sa participation active à la formation gymnique des futures recrues.
Le nombre d'adhérents augmente fortement dans la seconde moitié du 19e siècle: la SFG passe de 23 sociétés affiliées en 1850 à 543 en 1900, et de 1'200 membres en 1860 à 39'000 en 1900. Parallèlement à la SFG, apparaissent la Fédération ouvrière suisse de gymnastique et de sport (Satus) et la Fédération catholique suisse de gymnastique et de sport.
Au 20e siècle, le mouvement de la SFG poursuit son formidable développement, triplant le nombre de ses adhérents entre 1912 (68'000) et 1945 (184'000).
En 1932, 100 ans après la première FFG, les femmes participent aux premières Journées suisses de gymnastique féminine à Aarau qui se tiennent quelques jours avant la fête fédérale.
Dans les années 1960, la SFG se réoriente et se modernise. Les exercices gymniques des Fêtes fédérales perdent de leur rigueur militaire et se transforment en spectacles chorégraphiques colorés et musicaux.
En 1986, la SFG fusionne avec l'Association suisse de gymnastique féminine (ASGF), créée en 1908, et devient la Fédération suisse de gymnastique (FSG). La société s'ouvre alors à tous les publics et tous les âges, aux disciplines de gymnastique rythmique et aérobique et propose même d'autres activités sportives dont notamment l'athlétisme.
En 1996, la fête fédérale accueille pour la première fois les gymnastes féminines et les jeunes gymnastes. En parallèle de la FFG, les gymnastes masculins romands se retrouvent depuis 1921 à intervalles réguliers lors des Fêtes romandes de gymnastique (FRG), qui deviennent aussi mixtes en 1999.
En 2012, la FSG compte quelque 367'000 membres affiliés à 3'100 sociétés et sections.
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Réalisateur: Boris Acquadro