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La Corée du Nord annonce la suspension de ses essais nucléaires
Selon l'agence KCNA, Kim Jong-un considère que son pays n'a plus besoin de recourir aux essais nucléaires et aux tests de missiles balistiques, dans la mesure où les objectifs de ces programmes ont été atteints.
"Pour garantir dans la transparence la suspension des essais nucléaires, le site nucléaire du nord de la République sera démantelé", a rapporté KCNA dans la foulée de la première assemblée plénière du Parti des travailleurs de Corée de cette année.
Le régime nord-coréen a en outre annoncé qu'il entendait engager des discussions avec la communauté internationale. Kim Jong-un doit rencontrer la semaine prochaine le président sud-coréen Moon Jae-in avant un sommet, fin mai ou début juin, avec Donald Trump.
Contexte de détente
La Corée du Nord conduit depuis des années son programme d'essais nucléaires et de missiles balistiques, défiant son voisin du Sud et son allié américain, mais également la communauté internationale qui l'a assaillie de sanctions.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a d'ailleurs voté en décembre dernier son dixième train de sanctions contre le pays depuis 2006.
Mais les relations entre les différentes parties ont pris une nouvelle direction depuis le début de l'année. Les deux Corées, qui sont techniquement toujours en conflit depuis la fin de la guerre en 1953, ont expérimenté une détente importante dans leurs relations depuis les Jeux olympiques de Pyeongchang.
Cette détente, qui s'est traduite par un certain nombre d'échanges, a permis de fixer une date pour le premier sommet entre les deux pays depuis plus de dix ans.
>> L'analyse de Dorian Malovic, co-auteur de "Le monde selon Kim Jong-un":
reuters/ptur
Publié le 21 avril 2018 à 01:09 - Modifié le 21 avril 2018 à 21:35
Annonce largement saluée
L' Union européenne a salué "une étape positive, attendue depuis longtemps".
La Corée du Sud, elle, a parlé d'une décision "significative" en direction de la dénucléarisation de la péninsule et a annoncé qu'elle contribuerait à créer les conditions favorables au bon déroulement des réunions entre Kim Jong-un et Donald Trump.
Selon la Chine, principale alliée de Pyongyang, la décision nord-coréenne va permettre de promouvoir la dénucléarisation et d'"améliorer la situation dans la péninsule", peut-on lire dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Pays à portée de missile nord-coréen, le Japon a accueilli avec prudence, voire scepticisme, l'engagement nord-coréen. "Nous saluons (la décision nord-coréenne) comme une initiative d'avenir (...) mais le point important est de savoir si cette décision conduira à l'abandon complet du développement nucléaire et celui des missiles d'une façon vérifiable et irréversible", a déclaré le Premier ministre japonais Shinzo Abe. Son ministre de la Défense a prévenu que Tokyo maintiendrait une pression maximum sur Pyongyang.
La Russie a dit considérer la déclaration de Kim Jong Un "comme une étape importante vers une future détente des tensions dans la péninsule coréenne".