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439 des 598 votants, sur les 631 députés que compte l'assemblée, ont approuvé la demande du gouvernement de pouvoir négocier cette nouvelle aide, a annoncé le président du Bundestag, Norbert Lammert. 119 ont voté non et 40 se sont abstenus.
Le nombre de partisans du non a néanmoins été près de deux fois supérieur à celui que pressentaient les médias allemands, ce qui représente un échec personnel pour la chancelière. En février dernier, seuls 32 députés allemands s'étaient opposés à l'octroi d'un deuxième plan d'aide à la Grèce.
Ne pas risquer "le chaos"
Angela Merkel avait auparavant lancé une mise en garde contre les risques de chaos qu'entraînerait un vote négatif du Bundestag sur l'ouverture de négociations pour un troisième plan d'aide à la Grèce.
L'accord difficilement trouvé lundi pour apporter à la Grèce un nouveau soutien financier en échange de réformes est "dur" aussi bien pour la population grecque que pour les autres pays, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel dans une intervention ouvrant le débat avant le vote.
La chancelière a également estimé que l'alternative à un nouveau programme d'aide à la Grèce "ne serait pas une sortie provisoire de la zone euro (...) mais plutôt un chaos prévisible".
Les créanciers ont imposé un programme d'austérité draconien à la Grèce qui prévoit entre autres de réduire les pensions de retraite, de relever la TVA et d'assigner 50 milliards d'euros de recettes de privatisation au remboursement de la dette et à la recapitalisation des banques grecques.
reuters/afp/mre/mac
Prêt relais de 7 milliards accordé
Ce prêt "d'un montant de 7,16 milliards d'euros parviendra à la Grèce d'ici à lundi", date à laquelle le pays doit rembourser 4,2 milliards d'euros à la Banque centrale européenne, a déclaré Valdis Dombrovskis.
Les parlements autrichien et suédois disent aussi oui
Le mandat a été accordé à la majorité simple par les partis social-démocrate (SPÖ) et chrétien-démocrate (ÖVP) de la grande coalition gauche-droite au pouvoir, sans les voix des formations d'opposition d'extrême droite, écologiste et libérales.
La commission des Affaires européennes du Parlement suédois a lui aussi donné son feu vert au prêt d'urgence.
Selon l'agence de presse TT, au sein de la commission les deux partis de gouvernement, sociaux-démocrates et Verts, et les quatre de l'opposition de centre-droit ont voté pour, tandis que le Parti de gauche et les Démocrates de Suède ont voté contre.
Jeudi, les Parlements finlandais et estonien avaient également consenti à l'ouverture des négociations. Les assemblées française et grecque avaient elles aussi dit oui respectivement mercredi et aux petites heures de jeudi.
Les assemblées lettonne et slovaque doivent encore se prononcer à des dates encore inconnues.
Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a également dit vouloir soumettre cet accord aux députés, bien que ne soit pas obligatoire dans ce pays.