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Les voies de communication historiques, ce ne sont pas seulement des chemins enfouis sous terre, véritables monuments archéologiques, ou des chemins creux ouvrant une mystérieuse tranchée entre deux talus boisés: ce sont aussi tous les chemins, les routes, les tracés ferroviaires et les voies de navigation que nous empruntons d’année en année.
Il faut conserver les voies de communication historiques. C’est dans ce but qu’a été créé l’Inventaire des voies de communication historiques de la Suisse IVS. Pour les entretenir, l’Office fédéral des routes OFROU, la Commission fédérale des monuments historiques CFMH et la Commission fédérale pour la protection de la nature et du paysage CFNP se sont unis pour élaborer le guide de recommandations techniques «La conservation des voies de communication historiques».
En règle générale, ce n’est que de manière indirecte que l’on parvient à reconstituer le tracé des voies de communication préhistoriques. L’âge du bronze (2200 à 800 avant notre ère) en est une parfaite illustration. Deux minerais sont nécessaires pour produire le bronze: le minerai de cuivre était surtout extrait dans les Alpes orientales et en Slovaquie, les gisements d’étain se trouvaient principalement en Cornouailles et en Bretagne.
Du Portugal au Proche-Orient, les Romains ont tissé au fil des siècles un réseau routier d’une impressionnante densité. L’actuel territoire suisse était traversé par plusieurs voies. Ces divers axes ont souvent repris des tracés antérieurs et perduré bien au-delà de l’Antiquité. Les grandes lignes se retrouvent dans le réseau autoroutier développé par la Confédération dans la seconde moitié du 20e siècle.
Dès la préhistoire, les habitants du Seeland ont mis à profit les ressources hydriques de la région. La découverte dans le lac de Bienne d’une pirogue monoxyle de l’âge du bronze, datant du XVIe siècle avant notre ère, en a apporté un imposant témoignage. Mais comme les routes se trouvent dans un état lamentable, qui perdurera jusqu’à la fin du XIXe siècle, les marchandises voyagent surtout sur l’eau: les bateliers bernois transportent des biens de grande consommation comme le vin, le sel ou les céréales.
Les techniques habituellement utilisées jusqu’à la seconde moitié du XIXe siècle pour la construction des chemins et des routes étaient appliquées depuis des siècles, voire des millénaires. Or, des perspectives complètement nouvelles ont été ouvertes par les techniques de construction modernes - constructions métalliques depuis les années 1850, constructions en béton armé depuis les années 1890 et revêtements en asphalte et en béton depuis le début du XXe siècle.
Le réseau ferroviaire constitue un système d’infrastructures qui se trouve en constante interaction avec les besoins de la société et de l’économie; il doit donc s’adapter sans cesse à des réalités qui se transforment. Il en découle un débat permanent sur la question de savoir quelle partie des infrastructures historiques peut – ou doit – encore être conservée et quelle partie doit céder la place à des infrastructures nouvelles.
La Suisse a été une pionnière de la construction automobile. C’est en effet dans notre pays qu’a été créé, en 1805, le premier véhicule équipé d’un moteur à gaz. En Suisse, la première automobile mue par un moteur à vapeur a été construite en 1875, tandis que la première voiture équipée d’un moteur à essence et la première motocyclette l’ont été respectivement en 1893 et 1895. En 1958, le Schweizer Motor-Veteranen-Club SMVC a été fondé. Cette association est à l’origine du mouvement en faveur de la conservation des véhicules anciens.