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<h2>SubmittedText<h2><p>Le pays a appris, non sans étonnement, que Madame Calmy-Rey, nouvelle présidente de la Confédération, entendait rompre avec les traditions qui veulent qu'une personne accédant à la responsabilité qui est désormais la sienne pour un an accorde des interviews aux médias entre le jour où elle a été élue, soit à la mi-décembre, et le jour où elle entre en fonction, soit au début du mois de janvier. D'après divers journaux, elle aurait annulé au dernier moment des rendez-vous pris avec des journalistes du Palais fédéral et seuls quelques titres choisis du groupe Tamedia et la NZZ auront, semble-t-il, le privilège de l'approcher avant le Nouvel-An.</p><p>Voici mes questions :</p><p>1. D'après quelles priorités les demandes des médias sont-elles traitées ?</p><p>2. Madame la présidente de la Confédération est-elle consciente du fait qu'une majorité d'Alémaniques considère qu'elle manque de sensibilité politique en favorisant les médias zurichois comme elle le fait ?</p><p>3. La présidente de la Confédération est-elle disposée à appliquer une stratégie de l'information qui prenne en compte toutes les régions pendant son mandat et qui, en particulier, ne néglige pas les minorités régionales ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>L'information et la communication occupent une place centrale dans l'action du gouvernement. Les membres du Conseil fédéral donnent périodiquement à l'opinion publique des informations détaillées concernant les décisions qu'ils ont prises et les considérations qui les ont motivés. Ils s'efforcent constamment, dans la mesure de leurs possibilités, de se montrer équitables envers toutes les demandes des médias. Preuve en sont les conférences de presse qui font suite aux séances du Conseil fédéral. De leur côté, les chefs des départements recherchent le dialogue avec l'opinion dans leurs rencontres avec la presse et lors des interviews que leur demandent les différents médias. Les services d'information des départements ont en conséquence la mission de voir chaque jour en leur âme et conscience comment satisfaire aux demandes des médias. Ils ont le souci d'assurer à tous les médias une égalité de traitement aussi juste que possible, en tenant compte de leur origine régionale et linguistique.</p><p>Sur vos différentes questions, le Conseil fédéral prend position comme suit :</p><p>- Il n'existe pas de critères de priorité. En vertu du principe de l'égalité de traitement, les services d'information compétents des départements ne doivent privilégier où désavantager aucune des demandes émanant des médias. Pour des raisons pratiques, les demandes sont, en règle générale, traitées à mesure qu'elles arrivent.</p><p>- Les membres du Conseil fédéral sont parfaitement conscients des sensibilités politiques et en conséquence, ils ne favorisent ni les médias zurichois ni ceux d'une autre région de la Suisse. Pour des raisons d'ordre personnel, Madame la présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey a dû décommander plusieurs interviews au dernier moment. Par la suite, il a été convenu de nouveaux rendez-vous avec les médias concernés.</p><p>- Les membres du Conseil fédéral s'emploient constamment à donner une information équilibrée à l'ensemble de la population. Ils prennent en considération aussi bien les besoins des différentes régions géographiques et linguistiques du pays que ceux des minorités régionales.</p>  Réponse du Conseil fédéral.