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Le président iranien Hassan Rohani a remis la présidence du Mouvement à Nicolas Maduro.
KEYSTONE/AP/ARIANA CUBILLOS(sda-ats)
Le Venezuela a pris samedi la présidence pour trois ans du Mouvement des Non-Alignés. Cela alors qu'il cherche à rompre son isolement international en pleine crise politique et économique.
Caracas n'a pas précisé combien de pays, sur les 120 membres constituant le Mouvement, étaient représentés pour ce 17 ème sommet qui se tient jusqu'à dimanche sur l'île de Margarita (nord).
Le président iranien Hassan Rohani, qui remettait la présidence du Mouvement, a souhaité que grâce à "l'effort et l'engagement des autorités vénézuéliennes", les Non-Alignés soient encore "renforcés".
Le Venezuela assumera cette présidence alors que le président socialiste Nicolas Maduro, impopulaire, est sous pression: l'opposition de centre-droit à le faire partir via un référendum révocatoire.
Droite dénoncée
M. Maduro a estimé samedi dans un discours, que son gouvernement était victime d'une "attaque impérialiste" et d'une "guerre économique" cherchant à le destituer.
Le chef de l'Etat espère "profiter de ce sommet historique et de la présidence du Mouvement pour continuer à dénoncer cette droite pro-impérialiste, agenouillée devant les intérêts de l'empire (les Etats-Unis, ndlr)", avait-il déjà lancé avant le sommet, accusant l'opposition de fomenter un coup d'Etat avec le soutien de Washington.
Cette semaine vient toutefois de prouver au Venezuela qu'il est de plus en plus isolé sur la scène internationale, y compris dans sa propre région. L'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay, pays fondateurs du Mercosur, lui ont retiré la présidence tournante du marché commun sud-américain, préférant l'assumer conjointement.
La pire inflation
Le pays se voit reprocher de n'avoir ratifié, depuis son adhésion en 2012, qu'un nombre restreint des normes juridiques du Mercosur. Furieux, Caracas a dit refuser cette décision et garder la présidence, donnant lieu à une situation ubuesque pour ce bloc régional fondé en 1991.
Caracas espère aussi un soutien à sa campagne auprès des producteurs de pétrole pour stabiliser les cours.
Le pays pétrolier, dont l'économie a sombré avec la chute des cours du brut, affiche désormais la pire inflation au monde, attendue à 720% cette année par le FMI, et une pénurie touchant 80% des aliments et médicaments.
ATS