Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07180.jsonl.gz/153

Vaud Malaise autour des contrats de travail de Rebecca Ruiz
Une succession de contrats à durée déterminée au sein du Département vaudois de la formation dont aurait bénéficié la conseillère nationale Rebecca Ruiz sèment le doute.
Articles en relation
Signaler une erreur
Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?
Entre 2010 et 2014, la conseillère nationale socialiste Rebecca Ruiz a bénéficié d'une succession de contrats à durée déterminée au sein du Département vaudois de la formation alors dirigé par la socialiste Anne-Catherine Lyon. Dans le cadre du dernier mandat, elle était engagée comme enseignante, mais elle occupait en réalité une autre fonction.
Le premier contrat à durée déterminée de celle qui souhaite succéder à Pierre-Yves Maillard au Conseil d'Etat vaudois a démarré le 1er août 2010. Il a été renouvelé à quatre reprises, indique vendredi le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC) à Keystone-ATS, confirmant une information du Temps.
La criminologue de formation a été recrutée par Anne-Catherine Lyon afin de réaliser différents travaux en lien avec la violence et le harcèlement à l'école. Précisons qu'elle avait notamment déjà effectué une étude sur le vandalisme dans les écoles lausannoises.
Succession des contrats
Occupant dans un premier temps un poste provisoirement vacant, Rebecca Ruiz a ensuite enchaîné des contrats d'auxiliaire en tant que responsable de recherche afin de poursuivre son travail. Août 2013, un nouveau contrat à durée déterminée est établi allant jusqu'à juillet 2014. Objectif: lui permettre «l'intégration de demandes supplémentaires dans son rapport dont la première version a été finalisée en juillet 2013», précise le DFJC.
Le hic, c'est que le renouvellement de son contrat de responsable de recherche n'est alors plus possible. La jeune femme est donc engagée comme enseignante à l'Etablissement secondaire de Cossonay-Penthalaz avec un statut de «détachée spéciale». Dans les faits, le Département de la formation a utilisé un poste budgétaire d'enseignante pour qu'elle puisse terminer son mandat.
Amarelle proscrit
Le DFJC, dirigé par la socialiste Cesla Amarelle depuis 2017, semble peu à l'aise avec cette méthode sur laquelle il tire un trait. «Ce procédé est plutôt exceptionnel. Il a pu s'appliquer à des cas isolés par le passé. Cette manière de faire est désormais proscrite, elle relevait de la responsabilité de l'autorité d'engagement de l'époque», écrit-il très clairement.
Contactée, la conseillère nationale Rebecca Ruiz n'a pour l'heure pas donné suite. Au Temps, elle s'est dit étonnée des questions qui lui sont posées aujourd'hui. Elle souligne qu'elle a travaillé comme son cahier des charges le prévoyait et qu'elle possédait tant les compétences que l'expérience pour mener les missions qui lui avaient été confiées.
S'agissant du contrat d'enseignante, elle précise qu'elle a immédiatement alerté la direction lorsqu'elle a reçu ce contrat, croyant à une erreur. Celle-ci «m'a expliqué que c'était une pratique qui se faisait régulièrement, que c'était juste un procédé administratif», ajoute la trentenaire. (ats/nxp)
Créé: 21.12.2018, 15h36