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Le copilote éthiopien qui avait détourné son avion sur Genève en février 2014 était en complète paranoïa au moment des faits, selon l'expertise psychiatrique. Le Ministère public de la Confédération (MPC) n'a retenu aucune charge contre lui.
L'homme de 31 ans, qui avait prémédité son geste, se trouvait dans une incapacité totale de discernement. Au terme de la phase d'instruction, aucune charge n'a été retenue contre lui, a indiqué vendredi à l'ats le MPC, confirmant une information du Matin.
Le copilote d'Ethiopian Airlines était en complète paranoïa au moment des faits, selon les experts. Son procès devant le Tribunal pénal fédéral déterminera les mesures thérapeutiques qui seront ordonnées. Il continuera certainement d'être traité en milieu fermé comme depuis un an, notamment dans l'établissement pénitentiaire Curabilis.
Il se sentait persécuté
L'homme, qui risquait jusqu'à 20 ans de prison pour prise d'otages, se sentait persécuté avant son passage à l'acte. Un tribunal de son pays l'a reconnu coupable de piraterie aérienne en son absence, Berne ayant refusé son extradition en Ethiopie.
Le détournement du vol reliant Addis-Abeba à Rome est survenu le 17 février 2014. Profitant de l'absence du pilote de l'avion parti aux toilettes, le copilote s'était enfermé dans le cockpit et avait pris le contrôle de l'appareil pour le faire atterrir à Genève. L'homme n'était pas armé.
Une fois l'avion immobilisé sur le tarmac genevois, le pirate de l'air était sorti du Boeing 757-300 par une des fenêtres du cockpit au moyen d'une corde et s'était immédiatement rendu à la police. Il avait expliqué être menacé dans son pays et qu'il était venu en Suisse pour demander l'asile politique.
ATS