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Le temple de Ballaigues a été reconstruit en 1711 à l'emplacement de l'ancienne église Saint-Jean-Baptiste. L'architecte bernois Jean-Gaspard Martin en a tracé les plans et supervisé la construction. Par économie, et selon le principe admis sous le régime bernois, on s'est contenté d’un clocher dit placé à cheval sur le faîte du toit.
1729, couverture du toit en tuiles.
1911, construction d'un orgue.
1949, nouvel orgue de la facture Kuhn à Männedorf
1951, restaurations, dont adjonction de fenêtres au chevet et au sud. Architecte: O. Magnin
Sources: Wikipedia – Le nord vaudois de Ric Berger, 1985
l’église, construite en 1902, est dotée de superbes vitraux depuis 1941.
Ces vitraux sont l’œuvre du Peintre Eugène Grasset, que certaines sources Internet présentent comme « un peintre français d’origine suisse ». Eugène Grasset était en fait bourgeois de L’Abergement. Il est notamment le réalisateur de « La Semeuse », l’emblème qui figura sur la plupart des ouvrages des éditions Larousse de 1890 à 1952.
Source : commune de l?abergement
EGLISE des CLEES
Chapelle médiévale attestée au XIVème siècle.
Agrandissement au début du XVIIIème siècle. (Mais vite trop petite)
1738-1740, reconstruction, architecte Martin d'Yverdon
1936, restauration de l'intérieur. Architecte Henry Verneil.
1958, restauration de l'extérieur. Même architecte.
L'église est dotée de 2 cloches, fondues en 1535 et 1839
Source: Les temples vaudois, M. Grandjean, 1988
Sise sur la route reliant Lausanne à Pontarlier (Franche-Comté) par le col de Jougne, Lignerolle occupe une position privilégiée; mentionné seulement à partir de 1165, le village devait en fait exister depuis longtemps déjà.
La paroisse de Lignerolle est elle aussi sans doute déjà bien assise en 1228, date de la plus ancienne trace écrite la signalant. Elle comporte alors l'annexe des Clées. Jusqu'à la Réforme, en 1536, ces limites ne varièrent pas; mais peu après l'abolition de la messe et l'installation du premier pasteur, Jean Pautier, la paroisse de Lignerolle se voit augmentée d'une annexe, Ballaigues, dont la paroisse est supprimée par LL. EE. Cette situation perdure jusqu'en 1724, date à laquelle Ballaigues est détachée de la paroisse pour devenir suffragance pastorale. Après la démission de 1845, cette commune sera à nouveau réunie à la paroisse de Lignerolle, pour quelques années (1846-1849), avant de former une fois encore une unité distincte, qui perdurera jusqu'à la findu 20e siècle. En 1931, le village de Montcherand est intégré à la paroisse.
Depuis 1840, la paroisse de Lignerolle a fait partie du 4e arrondissement ecclésiastique (décret du 19 décembre 1840), du 5e arrondissement (arrêté du 26 mai 1864) et à nouveau du 4e arrondissement (arrêtés du 5 mars 1910 et du 27 février 1970). En 2000, dans le cadre du programme de réforme des structures de l'Eglise évangélique réformée du canton de Vaud " Eglise à Venir ", les paroisses de Ballaigues et de Lignerolle ont fusionné en une seule entité, qui englobe également les communes de L'Abergement, des Clées, de Sergey et de Montcherand. Cette paroisse fait partie de la 6e région ecclésiastique.
L'église de Lignerolle a des origines très anciennes, puisqu'un premier sanctuaire dédié à saint Vit (martyr italien du 4e siècle) aurait été fondé entre 760 et 840. L'édifice actuel date de la fin du 13e siècle pour la nef et du début du 15e pour le choeur. La première moitié du 15e siècle voit aussi laconstruction par différentes branches de la famille Galléra de deux chapelles privées, l'une dédiée à saint Pierre (avant 1416) et l'autre à Notre Dame (avant 1453). Entre 1453 et 1475, à la suite d'un incendie, on voûte la nef et le portail occidental est refait. Autour de 1500, une troisième chapelle, adossée à la paroi méridionale, est construite pour la famille de Sévery. Par la suite, l'église subit diverses autres interventions, parmi lesquelles on peut citer l'adjonction d'un clocher (1696 et 1741), le changement de la charpente et l'abaissement du sol (1895-1903), et une rénovation complète de 1950 à 1952.
Source : Pierre André Vuitel
L’église de Montcherand a été construite vraisemblablement au Xème siècle. Elle était placée sous la dépendance du proche prieuré de Baulmes qui est lui-même confié à l’abbaye de Payerne.
Montcherand relevait donc directement de la grande Abbaye bourguignonne de Cluny. A la fin du Xème siècle, elle fut détruite par un incendie puis rénovée.
Les fresques de l’église ont vraisemblablement été exécutées lors de sa reconstruction.
L’église de Montcherand constitue une étape des pèlerins de St-Jacques-de Compostelle mais le village ne se développe guère malgré cela.
C’est au début du XXème siècle que le village a acquis dans l’histoire de l’art de la Suisse une place primordiale lorsque l’on a découvert dans l’abside de l’église des peintures murales parmi les plus anciennes du pays.
Ces absides sont révélatrices d’une vieillesse extrême ; elles datent de l’époque où apparurent chez nous les premières églises construites en pierre.
Les Fresques
Les fresques de l’église ont été exécutées lors de sa reconstruction au XIème siècle. Elle couvrent l’abside et comportent deux parties. La partie basse représente les douze apôtres en demi grandeur naturelle entourant un personnage central que l’auteur pense être la Vierge Marie ou le Christ (deux versions différentes).
La partie supérieure a été très abîmée ; il subsiste un fragment du Christ qui bénit l’assemblée, entouré d’un animal symbole de l’évangéliste Saint Luc, le taureau. Les trois autres évangélistes, l’ange, l’aigle et le lion sont manquants. La peinture centrale est complétée en bordure par des décors et des inscriptions latines.
Cette fresque semble venir de l’art byzantin et elle représenterait l’apocalypse. Les archéologues ont pu déterminer l’âge de la fresque grâce à la forme des lettres qui nomment chaque apôtre. On remarque aussi qu’il n’y a aucune perspective dans ce dessin, cette dernière n’ayant été inventée qu’au XVème siècle. Sans doute, selon Ric Berger, auteur de l’ouvrage « le Nord Vaudois », il n’est pas difficile de remarquer les défauts dans le dessin et dans les couleurs, les visages inexpressifs, les robes en cloches et les pieds dressés. Mais il faut juger cette œuvre en fonction de son ancienneté. Il s’agit d’un des premiers essais de la peinture dans notre pays après les invasions barbares.
Le mystère des fresques
On peut se demander comment ces fresques, malgré les peintures manquantes effacées, se sont aussi bien conservées depuis le Moyen-âge. En 1537, le Pays de Vaud se fit protestant ; toutes les images, peintures, sculptures dans les églises durent disparaître. Les sculptures furent décapitées et les vitraux brisés. Quant aux fresques elles furent recouvertes d’un badigeon qui a eu l’avantage de les conserver à l’abri de la détérioration, sans les abîmer. C’est pourquoi, depuis le début de ce siècle, on a pu faire revenir au jour, avec grandes précautions, de nombreuses fresques de Moyen-âge qui, sans les exigences du protestantisme auraient été remplacées par d’autres peintures. Malgré cela on n’a pourtant pas réussi à tout restaurer car les peintures avaient déjà plus de 400 ans quand elles furent recouvertes, lors de la Réforme. Tous les personnages n’ont pas pu être retrouvés. Ainsi, pour que les visiteurs puissent se faire une idée de l’œuvre primitive, on a fait dessiner en noir les contours des peintures manquantes. La dernière restauration de l’église date de 1992.
Sources : MM. Mathieu Martin et Julien Rolão,travail de maturité