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Les manifestations de samedi n'ont pas atteint l'ampleur de celles du 2 juillet dernier à Londres (archives)
KEYSTONE/EPA/SEAN DEMPSEY(sda-ats)
Une "marche pour l'Europe" a réuni samedi à Londres, Birmingham, Oxford ou encore à Edimbourg, en Ecosse, plusieurs milliers de personnes. Elles ont réclamé le maintien de relations étroites entre le Royaume-Uni et l'Union européenne (UE), malgré le Brexit.
A Londres, environ 2000 manifestants partis en fin de matinée de Hyde Park ont rejoint dans l'après-midi les abords du Parlement de Westminster. Ils brandissaient de nombreux drapeaux européens et scandaient des slogans tels que "Stop le Brexit" ou "Nous avons besoin de l'UE".
"La moitié du pays pense que quitter l'UE est une mauvaise décision. Nous ne voulons pas quitter l'UE, cela va contre le cours de l'histoire", a déclaré David Hillman, responsable d'une association de lutte contre la pauvreté, en référence au référendum du 23 juin lors duquel 52% des Britanniques ont voté pour quitter l'UE.
"En fait, a ajouté M. Hillman, la plupart d'entre nous n'arrivons pas à croire que cette sortie puisse intervenir".
Parmi les manifestants se trouvait l'acteur et humoriste transgenre Eddie Izzard, qui, lors de la campagne référendaire, était intervenu auprès d'étudiants pour les convaincre de voter contre le Brexit. "Nous continuons à nous battre", a-t-il déclaré. La Première ministre conservatrice "Theresa May a dit que 'Brexit signifie Brexit'. Mais cela veut dire quoi le Brexit ? Elle n'en sait rien".
Nouveau référendum
Ces manifestations intervenaient à l'avant-veille d'un débat au Parlement sur une pétition en ligne réclamant la tenue d'un second référendum. Le texte a déjà réuni plus de 4 millions de signatures.
Mais Theresa May, qui s'était prononcée pour un maintien au sein de l'UE durant la campagne, a indiqué qu'"il n'y aurait pas de second référendum" et qu'elle mettra en oeuvre le Brexit, dont le calendrier reste cependant à définir.
La nouvelle locataire du 10, Downing Street a indiqué qu'elle n'invoquerait pas l'article 50 du Traité de Lisbonne, qui lance la procédure de divorce avec l'UE, avant la fin de l'année. Le Royaume-Uni aura alors 2 ans pour négocier les modalités de son départ.
ATS