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Des chercheurs d'IBM Research ont développé une "langue électronique". L'appareil doté de capteurs électro-chimiques et d'intelligence artificielle fournit en une minute l'"empreinte digitale" d'un liquide.
Détecter une pollution de l'eau, vérifier l'authenticité d'un vin, ou encore analyser l'urine d'un patient sont quelques-unes des applications possibles de cet engin baptisé "Hypertaste". Le prototype a été présenté mercredi à Lausanne dans le cadre de la Conférence mondiale des journalistes scientifiques.
L'équipe de Patrick Ruch, d'IBM Research, a ainsi fait la démonstration devant la presse que l'appareil est capable d'identifier les principales marques d'eau minérale du marché.
La "langue artificielle" - un disque de quelques centimètres de diamètre - plonge partiellement dans le liquide et fournit son verdict grâce à un set de données disponibles dans le cloud et développé par les chercheurs à l'aide d'un algorithme. La composition chimique du liquide est envoyée en temps réel à une application pour smartphone.
Contrairement à la plupart des capteurs chimiques qui se concentrent sur certaines molécules, "Hypertaste" est capable de fournir une image bien plus large de la composition d'un liquide, une véritable "empreinte digitale", a indiqué Patrick Ruch à Keystone-ATS. Pour ce faire, une combinaison des signaux de plusieurs capteurs est utilisée.
L'appareil est prêt pour des études de faisabilité, ajoute le chercheur. Il pourrait par exemple être utilisé pour détecter des anomalies dans l'eau potable, l'élément-clé étant d'entraîner l'algorithme pour une application bien précise, selon lui.