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Les costumes mythiques d'Hollywood exposés
Cinéma—
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«Hollywood Costumes», qui ouvre samedi ses portes au public, explore le rôle fondamental et souvent méconnu qu'a joué la création de vêtements dans le cinéma au siècle dernier.
«Dans chaque film, le costume représente la moitié du travail pour donner vie à un personnage», explique l'actrice Meryl Streep dans un des commentaires qui jalonnent le parcours.
Trois actes
Certaines de ces créations font déjà partie de l'histoire du cinéma. Comme la somptueuse robe de cocktail noire signée Givenchy que portait Audrey Hepburn dans «Diamants sur canapé», ou la robe verte arborée par Vivian Leigh dans «Autant en emporte le vent», censée avoir été coupée dans les rideaux du salon de l'héroïne, ou encore la blouse blanche et la robe-tablier bleue de Judy Garland dans «Le magicien d'Oz». Sans parler de la vaporeuse robe blanche qui se soulève pour dévoiler les jambes de Marilyn Monroe quand celle-ci passe sur une bouche de métro dans "«Sept ans de réflexion».
Cette exposition, où cohabitent aussi les costumes de Batman, de Dark Vador, de Harry Potter ou de Cléopâtre, se déroule en trois «actes»: la «Déconstruction», qui décrypte le travail du costumier, le «Dialogue» qui met en lumière les collaborations fructueuses entre metteur en scène et costumier, et «Apothéose» où se côtoient une série de personnages mythiques.
«Derrière chaque vêtement, il y a toujours un créateur qui doit construire un personnage réel à partir d'une oeuvre écrite», explique le commissaire-adjoint de l'exposition, Keith Lodwick.
Une des costumières les plus célèbres fut l'américaine Edith Head, qui a remporté huit Oscar en 50 ans de carrière et qui a beaucoup travaillé avec Alfred Hitchcock.
Dans son film «Les oiseaux», elle habille Tippi Hedren d'un tailleur vert pâle, tout sauf clinquant donc. «L'idée était que sa tenue passe inaperçue» pour coller aux exigences du personnage voulu par le maître du suspense, souligne Keith Lodwick.
Un travail précieux
L'exposition se penche également sur l'évolution du travail du costumier à la faveur des changements radicaux qu'a connus le cinéma: du muet au parlant, du noir et blanc à la couleur et de la pellicule au numérique.
La conclusion est que celui-ci n'a pas fondamentalement changé depuis la création en 1914 du costume de Charlot pour «Le Vagabond», pantalon informe, chapeau melon et canne.
A l'ère des images de synthèse, les costumiers «continuent à faire de vrais costumes qui sont portés par les acteurs», note Keith Lodwick.
Il a fallu cinq ans de «chasse au trésor» pour réunir les costumes de l'exposition, dont les fameux souliers rubis portés par Judy Garland dans «Le magicien d'Oz».
«Ils étaient en fait en argent dans le livre, mais le scénariste a préféré qu'ils soient rouges parce qu'il pensait que cela ferait plus d'effet en technicolor», rappelle Keith Lodwick. Un coup de maître car ils sont du coup «entrés dans la mythologie moderne».
(afp/Newsnet)
Créé: 19.10.2012, 12h39