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Lors de la parution du premier volume, les éditions Bloomsbury étaient alors à 1000 lieues de se douter du succès que le jeune sorcier à la cicatrice en forme d'éclair rencontrerait auprès du public.
"Harry Potter à l'école des sorciers", premier tome de la série de Joanne K. Rowling, a non seulement enflammé la critique mais aussi toute une génération de lecteurs, tous âges confondus.
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"Un livre magique"
L'édition originale anglaise paraît le 26 juin 1997. En 223 pages, l'auteure raconte l'histoire du jeune orphelin Harry Potter à son arrivée à Poudlard, l'école des sorciers, et où il doit empêcher le mage noir Voldemort – "Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom" – de s'emparer de la pierre philosphale.
Le premier ouvrage de la saga Harry Potter a été traduit dans plus de 80 langues. [Thomas Coex - AFP]
Sur les blogs, les lecteurs ne peuvent s'empêcher de partager leur Pottermania: ils ne peuvent s'arrêter de lire, les nuits blanches se succèdent. Le magasin en ligne de l'éditeur suisse Orell Füssli regorge d'avis élogieux: "Le meilleur livre de ma vie", "Inégalable", "Magique".
Un univers créé de toutes pièces
Fin 2017, J. K. Rowling indiquait que quelque 500 millions d'exemplaires du premier opus Harry Potter – traduit dans plus de 80 langues – avaient été écoulés à travers le monde.
En 1990, l'auteure prend un train reliant Manchester à Londres, et l'idée de Harry Potter lui vient soudainement. Elle n'a rien sous la main pour écrire et s'efforce de bien mémoriser l'univers qu'elle vient d'imaginer de toutes pièces.
Un an plus tard, elle déménage au Portugal. Le matin, elle enseigne les langues et l'après-midi, elle écrit. Elle rédige bien 10 versions du premier chapitre de "Harry Potter à l'école des sorciers".
Le début d'une success-story
"Harry Potter" n'est publié que des années plus tard, après le divorce de J. K. Rowling et son retour en Grande-Bretagne.
Mère célibataire, elle écrit le soir, comme elle l'expliquera en interview. Elle recopie même plusieurs fois son travail, ne pouvant se permettre de le faire reproduire.
Les notes de J.K. Rowling dans la première édition de "Harry Potter and the Philosopher's Stone", ouvrage exposé à Edimbourg en 2017. [Neil Hanna - AFP]Elle envoie son manuscrit à deux agents et plusieurs maisons d'édition. L'une d'elle l'accepte: Bloomsbury. J. K. Rowling obtient une subvention de 8000 livres, soit près de 10'000 francs, ce qui lui permet notamment de s'acheter une machine à écrire et de planifier les suites des aventures de son héros.
Depuis, des exemplaires du tirage de 1997 ont atteint plus de 10'000 francs dans des ventes aux enchères. Mais un vrai fan ne vendrait sa première édition pour rien au monde.
mais/gabm (SRF Kultur) / réalisation web: Melissa Härtel
>> Un sujet traité suret dans , le 26 juin (en allemand).
La pierre quoi? Résumé du premier épisode
Il finit par se rendre à Poudlard, l'école des sorciers. Il y apprend que ses parents ne sont pas morts dans un accident de voiture, comme on l'a toujours prétendu, mais qu'ils ont été tués par le puissant Voldemort. Et que ce serait lui-même, alors qu'il n'était encore qu'un bébé, qui aurait fait ricocher le sortilège que Voldemort lui destinait, neutralisant ses pouvoirs.
Or Voldemort veut recouvrer ses pouvoirs et se lance à la recherche de la pierre philosophale sensée entre autres le rendre immortel.
Harry et ses nouveaux amis Hermione et Ron tentent alors de l'empêcher de trouver la pierre, ce qui amène le jeune sorcier à un nouveau duel avec le mage noir.