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La décision de revenir à l'émission de débat a été prise après une discussion entre le président de l'UDC Marco Chiesa (TI), le chef du groupe parlementaire Thomas Aeschi (ZG) et le conseiller national UDC Thomas Matter (ZH) avec la directrice de la SRF Nathalie Wappler, le rédacteur en chef vidéo, Tristan Brenn, et la rédactrice en chef audio, Lis Borner, a indiqué la SRF.
Dans un communiqué, l'UDC a parlé d'un "entretien constructif". En ce qui concerne la participation à "Arena", le parti a indiqué qu'il exigeait de la direction de la SSR que la chaîne garantisse une animation "appropriée, équilibrée et neutre". Le parti a rappelé à Wappler un principe qu'il avait annoncé lors de son entrée en fonction en 2019 : faire un programme qui informe mais qui ne polarise pas et qui renonce au journalisme d'opinion.
Wappler a salué le retour du parti dans la table ronde et a souligné que la SRF était "toujours tenue de fournir des comptes rendus pertinents, mais aussi d'être indépendante sur le plan politique". Avec le Conseil du public, l'organe de médiation et l'instance indépendante de recours AIEP, il existe des organes de contrôle officiels qui évaluent la pertinence des reportages. Ces organes ont délivré à la SRF "une bonne note dans l'ensemble".
Après la diffusion d'une émission "Arena" il y a environ trois semaines, l'UDC avait annoncé qu'elle ne participerait plus à la table ronde "jusqu'à nouvel ordre". Selon ses propres indications, le parti réagissait ainsi à un "dérapage grossier" du présentateur Sandro Brotz. Celui-ci s'est érigé en juge face à Aeschi.
L'UDC a notamment exigé une discussion avec la direction de la SSR. Les trois émissions suivantes ont alors eu lieu sans représentant de l'UDC. (SDA)