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La marijuana continue d’être un “produit récréatif” populaire (la question de l’usage médical du cannabis n’est pas abordée ici), mais le nombre de ses utilisateurs ayant de graves problèmes d’incapacité à réguler leur relation “avec l’herbe” reste plutôt faible.
Une commission gouvernementale propose de légaliser la marijuana
Les risques associés à la consommation de cannabis sont principalement liés aux produits à forte teneur en THC, le principe actif. Le début précoce de la consommation chez les adolescents, la poursuite de la consommation avec le tabac et la consommation de cannabis “dur” par des personnes ayant des problèmes de santé mentale peuvent être problématiques.
Mais même en tenant compte de tous ces risques, la Commission recommande de légaliser la consommation de marijuana dans le pays et de rendre le marché des produits à base de marijuana transparent et réglementé sur la base de règles et de critères clairs afin de protéger la santé de la population, en particulier des jeunes. La Commission a ajouté qu’une telle décision aurait un impact positif sur les conditions de la recherche scientifique sur l’utilisation médicale des cannabinoïdes.
Il est presque impossible de faire la distinction entre la marijuana légale “légère” et la marijuana illégale “lourde”.
Le CBD est vendu avec de la marijuana à Lausanne .
Si la culture, la consommation et la vente de cannabis dont la teneur en THC est supérieure à 1% sont jusqu’à présent illégales en Suisse, les sanctions imposées par la loi ne peuvent être qualifiées de strictes. Ainsi, tout résident suisse de plus de 18 ans trouvé avec jusqu’à dix grammes de cannabis “fort” risque une amende de 100 francs suisses, mais la simple possession d'”herbe” ne rend pas une personne officiellement “condamnée”.
Selon les estimations du gouvernement fédéral suisse, environ 200000 personnes consomment du cannabis (THC supérieur à 1%). La consommation de ce cannabis est particulièrement répandue chez les hommes, les adolescents et les jeunes adultes, dont la plupart sont des consommateurs occasionnels. La proportion d’adultes qui consomment régulièrement de la “marihuana dure” (plus de 20 jours par mois) est inférieure à 1%.
Projets pilotes
Actuellement, le gouvernement fédéral suisse propose d’autoriser l’usage légal de la marijuana pour un groupe de 5 000 personnes au maximum, à titre expérimental. En cas de résultat positif, le Conseil fédéral pourrait proposer un ensemble d’amendements à la loi actuelle de 1951 réglementant la détention et la circulation des substances psychotropes. Les propositions du Conseil fédéral des addictions sont actuellement soumises à une consultation publique et à une approbation interdépartementale.
La procédure durera jusqu’au milieu de cette année.
Le gouvernement suisse prévoit également de faciliter l’accès à la marijuana médicale, mais cela fera l’objet d’un processus législatif distinct. Dans la Confédération, rappelons-le, la vente de produits à base de marijuana dont la teneur en THC est inférieure à 1% a récemment été autorisée. En juillet 2018 dernier, de nouvelles façons de réglementer l’utilisation et la vente de marijuana “forte” ont commencé à être explorées ici. Les recherches scientifiques entamées dans ce sens à l’Université de Lausanne ont été interrompues car elles violaient la législation en vigueur.
Plusieurs pays ont libéralisé les lois régissant l’utilisation et la possession de marijuana, y voyant une occasion d’économiser de l’argent qui aurait autrement été utilisé pour financer des efforts supplémentaires de répression visant à décourager la consommation d’herbe. En outre, les budgets locaux espèrent générer des revenus supplémentaires en taxant le marché légal de la marijuana. En Europe, d’autres pays ont déjà légalisé le cannabis, et sa légalisation est en cours de discussion au Luxembourg. Voir https://www.vente-cannabis-cbd.ch/vaud/cbd-lausanne/ pour en savoir plus sur le sujet !