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Les pays du G20, réunis samedi à Paris, sont prêts à aider l'Europe à en finir avec la crise de la dette, afin que le monde puisse renouer avec la croissance. Mais ils exigent qu'elle prenne ses problèmes à bras le corps.
Concrètement, un certain nombre de pays émergents dont le Brésil et la Chine semblent favorables à un renforcement des moyens financiers du Fonds monétaire international (FMI), pour lui permettre de soutenir l'Europe si la crise s'étendait à des grosses économies comme l'Italie et l'Espagne.
Mais "tout le monde attend de voir si les Européens font ce qu'ils doivent faire avant d'abattre ses cartes", a expliqué une source proche des négociations. "Personne ne veut donner un chèque en blanc à l'Europe", selon elle.
Pas d'unanimité
L'idée est loin de faire l'unanimité: si la France y est favorable, l'Allemagne est très réticente, et les Etats-Unis bloquent. Différentes pistes devraient être explorées samedi et dans les semaines à venir, avant le sommet des dirigeants du G20 à Cannes, les 3 et 4 novembre.
La réunion des ministres des Finances des vingt principaux pays riches et émergents sert officiellement de simple préparation à celle de Cannes.
ATS