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Dans cet entretien avec le journaliste Maurice Huelin, l'écrivain Jorge Semprun évoque sa vie dans le camp de concentration de Buchenwald, où il a été déporté pour actes de résistance en France.
Faisant référence à d'autres écrivains rescapés des camps nazis comme Robert Antelme ou Primo Lévi, il raconte la difficulté qu'eurent les survivants à témoigner de la réalité des camps après la guerre.
Jorge Semprún est né le 10 décembre 1923 à Madrid, en Espagne. Sa famille s'exile en France lors de la Guerre d'Espagne. Il étudie au lycée Henri-IV puis suit des études de philosophie à la Sorbonne.
Après la défaite de la France en 1940 et l'occupation nazie, il rejoint la résistance communiste des Francs-tireurs et des partisans. En 1942, il entre au Parti communiste espagnol. Une année plus tard, il est arrêté par la Gestapo et déporté dans le camp de concentration de Buchenwald.
Il retourne vivre en France en 1945 et devient un membre actif du Parti communiste espagnol. Il coordonne la résistance clandestine contre le régime de Franco. Jorge Semprún sera membre du Comité central et du politburo du Parti, jusqu'à son expulsion du parti en 1964. La raison en est «une divergence de point de vue par rapport à la ligne du Parti». Dès ce moment, il se consacre à l'écriture.
Il écrit plusieurs nouvelles, pièces de théâtre et scénarios, pour lesquels il recevra de nombreuses récompenses. Un thème récurrent dans son œuvre est la dénonciation de l'horreur de la guerre, et notamment des camps de concentration.
De 1988 à 1991, il est ministre de la Culture d'Espagne. En 1996, il est élu à l'Académie Goncourt, (n'ayant pu entrer à l'Académie française en raison de sa nationalité espagnole).
Jorge Semprún s'est éteint le 8 juin 2011.
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Journaliste: Maurice Huelin