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La Suisse est la plus ancienne démocratie du monde - mais un regard plus précis sur son histoire révèle que cela n'est pas vrai pour la majorité du territoire, particulièrement pas pour la Suisse Romande. L'histoire du changement à une vraie démocratie est celle d'une révolution armée, d'une occupation par troupes étrangères, d'une tentative de démocratie parlementaire échouée et d'une régénération a la longue.
|Democratie||Helvètes et Romains||Moyen Age||Confédération||Réforme|
|Rep. Hélvétique||Constitution 1848||Industrialisation||Guerres Mondiales||Prospérité|
Après la chute des troupes napoléoniennes en Russie et à Waterloo, la Suisse retourne aux structures extrêmement fédérales. Cependant, les cantons de St. Gall, des Grisons, d’Aargovie, de Thurgovie, du Tessin et de Vaud conservent leur nouveau statut de membres libres de la Confédération, à la place de leur ancien statut de membres partiels (associés) ou même de territoires assujettis. Les cantons du Valais, de Neuchâtel et de Genève, qui ont été annexés par la France en 1798, font à nouveau partie de la Confédération suisse.
De 1815 à 1848 les libéraux et les conservateurs débattent de la structure de la Suisse. Point par point les libéraux peuvent établir des petites innovations au niveau cantonal. La révolution française de 1830 donne du nouvel élan aux libéraux; en Suisse, on parle de l'époque de la Régénération.
Mais avant 1830 et après 1830, il y a des politiciens et des adhérents libéraux de même que des conservateurs dans chaque canton. La majorité d'un parti ou de l'autre n’est pas assurée et varie régulièrement (à l'exception des petits cantons de Suisse centrale). Pour cette raison les gouvernements changent fréquemment et font des va-et-vient entre le conservatisme et le libéralisme. Ces changements de directions politiques sont courants jusqu’en 1848 et ce dans plusieurs cantons.
Dès 1840, les demandes pour la liberté deviennent de plus en plus forts dans toute l'Europe occidentale. En Suisse, les radicaux suivent ce mouvement et s’impatientant organisent des marches de corps francs, en provenance d’Argovie et d'autres cantons en direction de Lucerne (le centre des conservateurs). En 1846, les cantons à gouvernements catholiques-conservateurs (LU, UR, SZ, OW, NW, ZG, FR, VS) réagissent en signant un traité secret (Sonderbund) avec l'Autriche contre les libéraux.

Lorsque les autres cantons apprennent l’existence de ce traité, une nouvelle guerre civile semble inévitable. Grâce à l’intervention du général Henri Dufour, commandant des troupes de la Confédération, la guerre contre le Sonderbund ne dure que quelques jours et ne fait pas plus de 86 morts et environ 500 soldats blessés. La victoire de la Sonderbundskrieg laisse ainsi le chemin libre à un nouveau système politique. En 1848, la Suisse se donne une nouvelle constitution fédérale, qui se base pour plusieurs points sur la Constitution américaine:

De 1848 à 1891 les instruments typiques de la démocratie directe suisse ainsi que le référendum facultatif sur les lois (1874) et l’initiative populaire (possibilité pour les citoyens suisses de modifier la Constitution en recueillant un nombre précis de signatures, 1891) sont développés. Le recours au référendum se fait de plus en plus fréquent (plusieurs fois par année).
Au court de cette période, l'Église catholique romaine souhaite limiter l’évolution vers une société démocratique et c'est pour cette raison, que des clauses restrictives sont ajoutées à la Constitution Fédérale complètement révisée en 1874.

Henri Dunant, un marchand suisse, est choqué quand il apprend du
sort de soldats blessés dans la bataille de Solferino (1859,
guerre autrichienne - française). En 1862 il écrit un livre traitant
de ses impressions et en 1864 il convainc le gouvernement suisse
d'organiser une conférence internationale sur les aspects humanitaires
pendant la guerre. 12 nations signent les
Conventions de Genève et établissent le
Comité International de la Croix-rouge
comme une institution permanente et neutre pour s'occuper des
personnes militaires et civiles blessées ou emprisonnées dans la guerre.
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Je remercie Caroline G. pour nombreuses corrections d'orthographe et de style.

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