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cosmos
En termes techniques, on dit qu'Einstein a compris que la simultanéité absolue n'existe pas: il n'existe pas un ensemble d’événements dans l'Univers qui existent tous maintenant. Notre "maintenant" n'existe qu'ici. L'ensemble des événements de l'Univers ne peut pas être décrit correctement comme une succession de présents, l'un suivant l'autre; il a une structure plus complexe.
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Par delà le visible : La réalité du monde physique et la gravité quantique
fusion
Lorsqu’on prend des photographies holographiques suivant des angles différents, les images individuelles peuvent être observées séquentiellement et séparément à partir de la même émulsion en répliquant les conditions originales de l’exposition. Ceci illustre un autre aspect des expériences visionnaires à savoir le fait que d’innombrables images tendent à se dérouler en une séquence rapide de la même région du champ expérimental.
Les images holographiques individuelles peuvent être perçues comme séparées mais elles font partie intégrante d’une matrice indifférenciée plus vaste de modèles d’interférence de lumière dont elles sont originaires.
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Psychologie transpersonnelle, page 57
matière grise
La "matière condensée" du cerveau est l'objet le plus complexe de l'univers. Rien à voir, en effet, avec la structure d'un gaz ou d'un cristal : dans le cerveau humain s'emboîte, comme une série de poupées russes, toute une hiérarchie de niveaux d'organisation. La pensée émerge d'une architecture sophistiquée de routines mentales, un assemblage de processeurs élémentaires interconnectés en circuits distribués dans plusieurs régions du cerveau, eux-mêmes formés de dizaines de types de neurones. Chaque neurone, avec ses dizaines de milliers de synapses, est à lui seul un univers de molécules en interaction permanente, qui donnera sans doute du travail aux modélisateurs pour quelques siècles.
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Le code de la conscience
manifestation
La vague ne diffère certainement pas de l’océan, et pourtant nous savons que c’est une vague et que, comme telle, elle n’est pas la même chose que l’océan. Qu’est-ce qui fait la différence ? Le nom et la forme ; c’est-à-dire l’idée qui est dans l’esprit et la forme. Pouvons-nous penser à une "forme de vague" comme à quelque chose qui serait séparé de l’océan ? Certainement pas. Elle est toujours associée à l’idée de l’océan. Si la vague s’affaisse, la forme s’évanouit instantanément, et pourtant la forme n’était pas une illusion. Tant que la vague a existé, sa forme était devant vous, et vous étiez obligé de la voir. Cela c’est Mâyâ.
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Dans "Jnâna-Yoga", page 106
savoirs
On peut même dire que les sciences s’abrègent en s’augmentant, [ce] qui est un paradoxe très véritable car plus on découvre des vérités et plus on est en état d’y remarquer une suite réglée et de se faire des propositions toujours plus universelles dont les autres ne sont que des exemples ou corollaires, de sorte qu’il se pourra faire qu’un grand volume de ceux qui nous ont précédés se réduira avec le temps à deux ou trois thèses générales. Aussi plus une science est perfectionnée, et moins a-t-elle besoin de gros volumes ; car selon que ses Éléments sont suffisamment établis, on y peut tout trouver par le secours de la science générale ou de l’art d’inventer
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Discours touchant la méthode de la certitude et l’art d’inventer, A VI, 4-A, 959.
ego
De toute façon, nous existons tous à travers les autres, qui que nous soyons, nous ne sommes qu’une idée de nous-mêmes. Une idée qui ne cesse de se modifier, d’ailleurs, selon les circonstances, les événements, le temps, la mode, les conventions, ou tout simplement selon nos propres calculs. Nous ne rentrons pas dans une forme définie et invariable. Tout être humain est une existence plurielle en raison justement de cette multitude d’idées qu’il se fait de lui-même.
Pourtant, on dit bien “être soi-même”. On l’affirme avec une certitude impertinente, persuadé de la permanence de notre moi. En vérité, être soi-même ne veut strictement rien dire. Pour être soi-même, il faut déjà être quelqu’un, c’est-à-dire savoir qui l’on est. Perdus au milieu de représentations multiples et variables, comment pourrions-nous le savoir ?
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La dernière Partie