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La BBC a annoncé jeudi soir qu'elle allait verser 185'000 livres (environ 277'700 francs) à titre de dommages à un ancien responsable politique britannique accusé à tort dans l'une de ses émissions d'être un pédophile. Celui-ci avait auparavant fait part de sa "colère" sur la chaîne.
"La BBC est parvenue à s'entendre avec Lord (Alistair) McAlpine sur les termes d'un accord concernant ses poursuites pour diffamation à l'encontre du groupe", a-t-elle indiqué dans un communiqué. Cet accord "reflète la gravité des accusations qui ont été portées" contre lui, ajoute le groupe audiovisuel public.
Les termes de cet accord seront présentés prochainement à un tribunal et une déclaration de la BCC présentant ses excuses sera lue à cette occasion.
Dans une émission de la BBC début novembre, une "victime" d'abus sexuels a incriminé un homme politique des années 70. Alistair McAlpine n'a pas été nommément cité par la BBC, mais Internet s'en est chargé, avant que le témoin ne se rétracte et n'aggrave la crise à la BBC, déjà éclaboussée par un scandale de pédophilie.
Droit de réponse bafoué
Dans une interview diffusée jeudi sur la BBC, M. McAlpine a notamment reproché à la chaîne de ne pas lui avoir donné de droit de réponse. La BBC "aurait dû m'appeler et je leur aurais dit exactement ce qu'ils ont appris par la suite", a-t-il ajouté.
L'autorité britannique de régulation des communications, Ofcom, a par ailleurs annoncé jeudi l'ouverture d'une enquête sur l'émission de la BBC en cause, mais aussi sur un programme de la chaîne privée ITV au cours de laquelle le présentateur avait communiqué au Premier ministre David Cameron une liste de noms de conservateurs soupçonnés sur l'internet d'avoir fait subir des sévices sexuels à des enfants.
De son côté, ITV, qui a présenté des "excuses sincères" pour ce dérapage, a annoncé jeudi avoir "pris des mesures disciplinaires appropriées", sans les détailler, "pour éviter qu'une telle erreur ne se reproduise".
ATS