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L’histoire commence dans un bar où travaille une jeune fille de 15 ans. Suite à une rixe entre son nouvel ami et son ancien petit copain, elle est admise à l’hôpital pour blessure au ventre à l’arme blanche. Souffrant de lacérations sur le flanc droit et d’une plaie pénétrante à la partie supérieure de l’abdomen, il est décidé de l’opérer. Lors de l’intervention, il s’avère que l’unique coup de couteau reçu par la jeune fille a provoqué deux trous dans l’estomac. Celui-ci est suturé. Il était vide au moment de la bagarre et aucun contenu gastrique acide ne s’est répandu dans la cavité abdominale.
Par sécurité, le chirurgien procède à un lavage au sérum physiologique avant de fermer le ventre. La patiente se rétablit. 278 jours plus tard cette jeune femme est de nouveau admise à l’hôpital. Elle souffre de douleurs abdominales. Depuis quelques mois, elle a bien noté que son ventre s’arrondissait mais avait écarté toute idée qu’elle pouvait être enceinte. Le médecin confirme la grossesse mais l’examen gynécologique révèle un élément troublant : cette patiente présente une "aplasie vaginale distale", soit une absence quasi-totale de vagin par défaut de développement de celui-ci, ce qui devrait entraîner en toute logique une impossibilité de fécondation naturelle.
Chez cette patiente sans vagin, une césarienne est pratiquée sous anesthésie péridurale. Un garçon de 2,8 kg est mis au monde. Mais comment expliquer un tel phénomène?
Juste avant d’avoir été poignardée, elle avait pratiqué une fellation à son ami quand son ex-copain la surprit et la blessa. Explication: le sperme, contenu dans l’estomac perforé par l’arme blanche, est passé dans la cavité abdominale où il a ensuite gagné un des deux ovaires. Les spermatozoïdes ne peuvent survivre dans un environnement à faible pH, mais la salive a un pH élevé et l’estomac, vide, de la patiente n’avait pas un pH acide. Ceci a pu contribuer à la survie des gamètes mâles.
Le praticien qui a rapporté cette histoire en 1988 dans le British Journal of Obstetrics and Gynaecology précisa deux ans et demi après la naissance de l'enfant, que "la ressemblance entre le fils et son père exclut une conception miraculeuse"!
Extrait de http://www.sciencesetavenir.fr/insolite/20131229.OBS0869/la-version-medicale-du-miracle-de-la-nativite.html