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Depuis le début de l'ère industrielle (1750), le gaz carbonique contenu dans l'atmosphère a augmenté de 30 %. Il emprisonne la chaleur du soleil à la surface de la terre. Ce surplus d'énergie provoque des inondations, des sécheresses, des ouragans. Les glaciers fondent, le niveau des mers augmente, et les récifs de coraux meurent.
La communauté des scientifiques dit qu'une stabilisation du gaz carbonique à un niveau qui ne perturbe pas gravement l'équilibre climatique suppose une réduction des émissions des pays industrialisés de l'ordre de 80% jusqu'en 2050. Nous sommes loin des 5% du protocole de Kyoto.
Pour y parvenir il faut taxer les émissions de CO2, investir massivement dans les énergies renouvelables et modifier nos habitudes de consommation: déplacements à pied et en transports publics, chauffage modéré, achats plus écologiques.
Héritiers du siècle des Lumières, nous vivons dans une société industrielle qui a construit son développement sur les connaissances scientifiques et la rationalité. Face aux évidences climatiques, les tergiversations du monde politique réuni à Nairobi font davantage penser à une danse de sorciers, qui tournent autour du pot, en espérant qu'un miracle viendra résoudre les problèmes que nous n'avons pas le courage d'empoigner.
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