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"C'est une conjonction de malheurs qui nous a amenés à manquer de trésorerie", a expliqué lundi Stéphane Dedieu, qui avait repris la présidence de l'entreprise à la suite d'un précédent redressement judiciaire en 2014.
Selon le président de l'entreprise nommée "Les Ateliers réunis Caddie", qui compte encore 140 employés, c'est une conjonction de malheurs qui ont épuisé sa trésorerie. Ses principaux clients se trouvent à l'étranger et durant la pandémie, les commandes se sont effondrées. Il faut ajouter à cela des difficultés d'approvisionnement qui ont retardé la production, puis un foyer d'infection parmi les salariés, sans oublier la hausse du coût des matières premières comme l'acier.
Résultat, un chiffre d'affaires en recul de 10 millions d'euros et des retards dans le versement des salaires de décembre. Les élus du personnel ont été informés vendredi lors d'un comité extraordinaire. Une nouvelle audience a été fixée au 22 février par le tribunal judiciaire de Saverne pour étudier de potentielles offres de reprise.
Suppressions d'emplois en 2020
À l'été 2020, Caddie, détenu à 70% depuis 2018 par le polonais Damix, avait déjà supprimé cinquante emplois et regroupé ses activités de production de chariots pour la grande distribution sur le seul site de Dettwiller (Bas-Rhin).
Née en 1928, l'entreprise a inventé le chariot métallique pour supermarchés et hypermarchés sous la marque "Caddie". Elle a connu la croissance avec l'essor de la société de consommation, avant de subir deux redressements judiciaires, en 2012 puis en 2014.
La marque Caddie a été déposée en 1957 en France puis dans plus de 75 pays, avant que le mot n'entre dans le langage courant pour évoquer un chariot de supermarché dans de nombreuses régions.
cab avec Gaël Klein et les agences