Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07277.jsonl.gz/954

Les Newsletters de Stop-Tabac.ch
05 octobre 2010

Le 05 Octobre 2010
- Tabagisme passif et promiscuité en détention: la CEDH condamne la Roumanie
- Le coût réel d'un paquet de cigarettes est de 18 dollars aux Etats-Unis
- Cigarette électronique : y-a-t-il un danger à vapoter ?
STRASBOURG (Conseil Europe) - La Cour européenne des droits de l'Homme a condamné mardi la Roumanie suite à la plainte d'un détenu qui s'estimait victime de tabagisme passif dans des cellules surpeuplées.
Le détenu se plaignait de la surpopulation carcérale et des mauvaises conditions d'hygiène, y compris d'avoir été confiné avec des détenus fumeurs, une situation inadaptée aux diverses maladies dont il souffrait.
Les conditions de détention et le tabagisme dont a souffert Gheorghe Florea entre 2002 et 2005, à la prison de Botosani puis dans un hôpital pénitentiaire, sont contraires à l'interdiction de traitements inhumains et dégradants, selon les juges de Strasbourg qui lui ont alloué 10.000 euros.
La Cour note que M. Florea "a attiré à plusieurs reprises l'attention des autorités compétentes sur les mauvaises conditions de détention, y compris sur la présence de détenus fumeurs dans sa cellule".
Elle rappelle que, loin de faire perdre à une personne le bénéfice des droits garantis par la Convention, "l'incarcération appelle dans certains cas une protection accrue des personnes vulnérables".
Les États doivent s'assurer que tout prisonnier est détenu dans le respect de la dignité humaine, qu'il n'est pas soumis à une détresse ou à une épreuve d'une intensité qui excède le niveau inévitable de souffrance inhérent à la détention et que sa santé n'est pas compromise, selon l'arrêt.
Le détenu a notamment vécu pendant huit mois avec un nombre de détenus allant de 110 à 120, pour seulement 35 lits.
Selon lui, 90% étaient des fumeurs. Il fut également en présence de fumeurs lors de ses séjours à l'hôpital pénitentiaire.
En réponse à ses plaintes, le ministère roumain de la Justice a reconnu qu'en raison de la surpopulation carcérale, les détenus pouvaient être amenés à dormir à deux dans un lit, et que la séparation des détenus fumeurs et non fumeurs était impossible, faute d'espace.
En avril 2004, le requérant a engagé une action en dédommagement au titre de la dégradation de son état de santé. Il a été débouté au motif que relation de causalité n'était pas établie. Il bénéficie depuis 2005 d'une libération conditionnelle.
Source: AFP - http://www.romandie.com/infos/news2/100914110231.g030dahi.asp (15 09 2010)
(04 10 2010)
WASHINGTON - Le coût réel d'un paquet de cigarettes aux Etats-Unis s'élève à plus de 18 dollars, affirme une étude américaine publiée mardi.
Si le prix moyen d'un paquet de 20 cigarettes est de 5,50 dollars c'est sans compter ce que coûte le fait de fumer à la société américaine, affirme l'étude de l'American Lung Association (ALA).
"Fumer coûte à l'économie des Etats-Unis plus de 301 milliards de dollars", affirme l'étude. "Cela inclut des pertes de productivité de 67,5 milliards de dollars, les coûts des morts prématurées évaluées à 117 milliards de dollars et les dépenses de santé liées au tabagisme estimées à 116 milliards de dollars", ajoute l'étude.
Si on additionne ces coûts au prix des cigarettes au détail on atteint les 18 dollars et 5 centimes le paquet.
Selon l'association, le tabagisme tue 393.000 fumeurs alors que 70% des fumeurs affirment avoir envie d'arrêter de fumer.
Source: AFP (16 09 2010)
(04 10 2010)
Elle a la forme d'une clope, se tient comme une clope, mais elle est électronique. La e-cigarette serait une invention japonaise. Mais c'est une entreprise chinoise qui la commercialise pour la première fois en 2004. Quelques années plus tard, elle fait son apparition en France.
La e-cigarette ne se fume pas, elle se vapote . A la place du filtre, se trouve une recharge remplie de liquide contenant généralement de la nicotine, des arômes artificiels et parfois du propylène de glycol.
Lorsqu'on aspire, elle diffuse de la vapeur d'eau. A l'exception de la nicotine, elle n'a quasiment aucune des 4 000 substances nocives de la cigarette. Et surtout, il n'y a pas de combustion donc aucun risque d'ingérer du goudron.
Elle est vendue sur Internet, dans les pharmacies, parapharmacies ou encore dans les Relay. Son succès n'est pas mesurable, aucun chiffre n'étant disponible. Un simple accompagnement ou une vraie méthode de sevrage ?
L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Affsaps), l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Office français de prévention contre le tabagisme (OFT) sont unanimes : la cigarette électronique n'est pas une méthode de sevrage.
Les entreprises qui la commercialisent mettent en avant un autre argument : l'objet permet de fumer sain. Le discours de Franck Perrenet, le directeur commercial de l'entreprise Cigartex est plus prudent :
On accompagne ceux qui veulent arrêter, mais ce n'est pas une méthode de sevrage.
Pour Edsylver, utiliser la cigarette électronique, c'est choisir de fumer autrement . Selon Cigarelec, elle procure les mêmes plaisirs que la clope mais sans les risques. Je conserve la sensation procurée par fumée dans la gorge
Vapotez, vapotez, il en restera toujours quelque chose l'habitude de fumer surtout. Brice, administrateur du forum e-cigarette.com est un converti depuis deux ans :
Je conserve le plaisir du hit, la sensation procurée par la fumée dans la gorge. C'est pareil avec la vapeur d'eau. Mais je remplace un produit hautement dangereux, par un qui l'est moins.
Geste, sensation identique, impression de préserver sa santé, autant de raisons amenant les fumeurs à se convertir à l'e-cigarette même si elle est loin d'être encore adoptée par tous.
Le plaisir oral est intact. Encore faut-il que ce soit le seul motif d'addiction. Certains fumeurs restent très attachés au goût particulier de la clope, voire au goudron. Impossible alors pour eux de se contenter de vapoter.
Marie, 46 ans, cumule les deux :
J'ai remplacé les clopes que je fumais devant mon ordinateur compulsivement et sans plaisir par l'e-cigarette. J'ai réduit ma consommation d'un demi-paquet.
Fumer moins, c'est aussi dépenser moins. Le prix moyen d'une e-cigarette est de 100 euros. Pas donné. Mais la recharge, l'équivalent d'environ un paquet de cigarettes, coûte en moyenne 1,78 euro sur les sites français, soit 3,20 euros de moins qu'un paquet traditionnel. De plus, les cartouches sont vendues par paquet de cinq. Les agences de santé hésitent sur la dangerosité de l'e-cigarette
Moins dangereuse, l'e-cigarette pourrait devenir un parfait substitut à la cigarette traditionnelle si son innocuité était prouvée. Jacques Le Houezec, vice-président du CNCT le reconnaît :
Elle est a priori moins nocive. Mais elle n'a pas été étudiée et il est nécessaire de réglementer son utilisation.
Deux éléments font polémique. La présence de propylène de glycol. Ce produit, selon l'Affsaps, est toxique. A haute dose, il provoquerait un état d'ébriété.
Mais tout le monde n'est pas d'accord. A l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS), la fiche toxicologique ne fait état d'aucun danger. Même topo à la Direction générale de la santé (DGS) et la Food and Drug Administration (FDA), équivalent américain de l'Affsaps. Elle est seulement déconseillée aux femmes enceintes. On retrouve, par ailleurs, du propylène de glycol dans les cosmétiques, les produits alimentaires, les cigarettes
Deux fois plus de nicotine que dans les autres substituts
Enfin, la dose de nicotine. Fabienne Bartoli, directrice générale adjointe de l'Affsaps, a révélé dans Le Quotidien du médecin que certains échantillons contiennent deux fois plus de nicotine que les produits de sevrage tabagique. Mais l'indépendance de l'agence face aux labos pharmaceutiques est sujette à caution.
En l'absence d'études, impossible de connaître la quantité exacte de nicotine dans ces e-clopes. Mais les fabricants ont pris les devants. Des modèles sans nicotine sont commercialisés et le propylène de glycol est parfois remplacé par la glycérine végétale.
Faisant fi des polémiques, les vapoteurs se sont même réunis pour le Vapoday, le 16 septembre. Continuer à fumer, c'est un combat.
Par Norine Raja (24 09 2010)
(04 10 2010)
Vous pouvez retrouver ces nouvelles sur le tabagisme tous les jours ICI sur stop-tabac
Si vous ne désirez plus recevoir ces nouvelles, cliquez simplement Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser." target="_blank">ici
Stop-tabac.ch est un programme de l?Institut de Médecine Sociale et Préventive de la Faculté de Médecine de l?Université de Genève, financé par le Département de l?Economie et de la Santé (Genève, Suisse) et par l'Office fédéral suisse de la santé publique (fonds de prévention du tabagisme).