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Quelques règles pour prévenir la mort subite du nourrisson
De raison encore en partie inexpliquée, la mort subite du nourrisson, connue également sous la dénomination anglaise Sudden Infant Death Syndrom (SIDS), survient durant le sommeil de l'enfant âgé entre 1 mois et 1 an. De nature imprévisible et brutale, le syndrome de mort subite du nourrisson connaît un recul considérable depuis les années 1980. En effet, certaines précautions permettent d'en limiter significativement les risques.
Les causes connues de la mort subite du nourrisson
Si les causes précises de la mort subite du nourrisson restent souvent inconnues, un certain nombre de cas laissent apparaître différentes causes majeures. Ainsi, elles peuvent être d'origine infectieuse. Un rhume important, de fortes fièvres, un état grippal peuvent constituer le contexte dans lequel se manifeste le SIDS. Ces pathologies non mortelles habituellement joueraient un rôle probable dans la survenue de l'accident. Autre cause majeure d'origine respiratoire, des reflux gastro-oesophagiens habituellement fréquents et banals chez le nourrisson peuvent être mal tolérés et provoquer chez celui-ci une baisse du tonus musculaire - hypotonie - et un ralentissement du rythme cardiaque - bradycardie - entraînant une mort subite.
Les mécanismes à l'oeuvre dans la mort subite du nourrisson
Ainsi, les mécanismes à l'oeuvre dans la mort subite du nourrisson font intervenir différents facteurs essentiellement respiratoires et cardiaques. Les phénomènes d'apnée fatale interviendraient dans le syndrome de mort subite, dus à une immaturité neurologique. Les phénomènes cardiaques menant à une bradycardie se trouveraient déclenchés, quant à eux, par réflexe vagal face à certains stimuli de douleur. Le cerveau se trouvant alors mal irrigué provoquerait la mort subite.
Les précautions pour prévenir le syndrome
Depuis les années 80, certaines précautions préconisées par le milieu médical ont contribué à diminuer de manière spectaculaire le syndrome de mort subite du nourrisson. Le rôle de la position durant le sommeil joue un rôle de premier plan. Le nourrisson doit être couché sur le dos. En effet, couché sur le ventre, il aura tendance à respirer le dioxyde de carbone exhalé. En ce qui concerne la literie, le lit de bébé devra faire l'objet d'un choix méticuleux. Le matelas non seulement devra être dur mais il devra également correspondre parfaitement aux dimensions du lit. Ni coussin, ni drap ne feront partie de la literie, le bébé sera couché dans un sac de couchage afin de limiter les risques d'étouffement. Le lit de bébé devra se trouver dans la chambre des parents et la pièce devra être bien aérée avec une température ne dépassant pas les 20°.
Un état des lieux rassurant
Grâce à toutes ces précautions, le syndrome de mort subite a connu un recul spectaculaire en Suisse. Si en 1990, il représentait 17% des décès des nourrissons entre la naissance et 1 an, en 2013, il ne représente plus que 4% des décès. Avec un taux de mortalité infantile aux alentours de 3,8 pour mille en 2013, la Suisse dénombre sur cette année un peu moins de 13 enfants victimes de ce syndrome.