Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/184245

<h2>SubmittedText<h2><p>Le plan d'action cyberdéfense du DDPS du 9 novembre 2017 vise la cyberdéfense, la cybercriminalité et le cybervandalisme, mais pas la désinformation, la propagande et la guerre de l'information dans le cyberespace.</p><p>- De quelles capacités le Conseil fédéral dispose-t-il pour mener des opérations d'information ?</p><p>- Envisage-t-il de se doter de compétences comparables à celles du groupe de travail sur la communication stratégique de l'Est (East Stratcom Task Force) du Service européen pour l'action extérieure et à celles du Centre de communication stratégique de l'OTAN ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le plan d'action pour la cyberdéfense établi par le DDPS se concentre sur la protection de ses infrastructures techniques contre les cyberattaques et la mise en place de cybercompétences au sein de l'armée et du Service de renseignement de la Confédération pour mener à bien les tâches dans ce domaine. La responsabilité de la gestion de la cybersécurité pour l'ensemble de la Confédération revient, quant à elle, au DFF et non au DDPS.</p><p>La Suisse doit aussi se défendre contre la désinformation et la propagande diffusées par d'autres États. Des instruments sont à disposition, notamment le service de renseignement, pour détecter de telles activités. Dans son nouveau rapport sur la politique de sécurité, le Conseil fédéral explique qu'il entend répondre à la désinformation par une information à la fois concrète et crédible, s'en tenant uniquement aux faits. Cette information et la rectification d'assertions erronées sont transmises par la voix de son président, des autres membres du Conseil fédéral, de son porte-parole et de son état-major, ainsi que par celle des responsables de la communication des départements.</p><p>Le Conseil fédéral ne prévoit pas de développer des compétences telles qu'elles sont évoquées dans la question, car il considère que les opérations d'information subversives entament la confiance des citoyens et la crédibilité du gouvernement.</p>