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1° Affiner la sensibilité linguistique des utilisateurs, enrichir leurs moyens d’expression et développer leur esprit critique en attirant leur attention sur les imprécisions lexicales, incorrections grammaticales, confusions orthographiques, locutions vicieuses et autres atteintes portées au bon usage, dont témoigne le “prêt-à-porter linguistique” d’aujourd’hui : expression approximative, langage hyperbolique, mots et tournures à la mode, lieux communs, langue de bois 1Par langue de bois ‒ équivalent du russe langue de chêne, expression métaphorique qui, avant d’atteindre la France, a transité par la Pologne, où elle désigne un message truqué ‒ on entend un langage, de caractère souvent politique, travestissant la réalité, par le recours notamment à des euphémismes, visant à jeter le discrédit sur un discours adverse, taxé de conventionnel et de stéréotypé. « On pourrait définir la langue de bois comme un ensemble de procédés qui, par les artifices déployés, visent à dissimuler la pensée de celui qui y recourt, pour mieux influencer et contrôler celle des autres. (Ch. Delporte). — Quant à la nature de ce trope, ou figure de style, il s’agit d’un oxymore opposant la souplesse et l’agilité de la langue ‒ qui, par métonymie, désigne le langage ‒ à la rigidité du bois. En russe, ce cliché rhétorique dépréciatif a d’abord servi à qualifier le style administratif de la bureaucratie tsariste, puis les discours officiels et idéologiques des dirigeants soviétiques. En France, elle s’applique volontiers au jargon politico-administratif des hauts fonctionnaires formés à l’E.N.A. Par un effet de calembour, elle évoque enfin la jambe de bois, ancienne prothèse remplaçant fort mal une jambe amputée., anglomanie, syntaxe disloquée.
2° Galimatias, amphigouri, charabia, clichés, faux bon style. Pour attirer l’attention sur ces défauts d’expression, d’innombrables exemples fautifs, tirés principalement de la presse écrite, de documents divers et d’ouvrages publiés, sont présentés et analysés de manière plus ou moins approfondie dans des articles ou dans des sous-menus, afin que le caractère critiquable de ceux-ci apparaisse clairement. Ces exemples sont soit des phrases ou expressions répréhensibles en raison de fautes d’orthographe grammaticale, d’un solécisme ou d’un barbarisme, d’une impropriété de termes, d’une construction grammaticale erronée, d’un enchaînement syntaxique défaillant, etc., soit des paragraphes ou des textes entiers écrits dans un style relâché et une langue approximative ou abstruse. La morphologie enfin n’est pas oubliée : parties du discours, terminaisons verbales, formation des temps du subjonctif, relations pronominales, accords divers, accents orthographiques et les signes graphiques auxiliaires, etc.
En conséquence de quoi, la matière de ce site s’enrichira d’exemples et de mises au point grammaticales, au fur et à mesure des besoins des utilisateurs comme des trouvailles de l’auteur dans tout ce qui aura l’heur – ou le malheur ! – de tomber sous ses yeux…
3° De l’art d’écrire. Rappelons simplement ce précepte que donna un jour madame de Maintenon (1635-1719) au petit duc du Maine 2Louis-Auguste de Bourbon (1670-1736), dont elle faisait l’éducation : le principal, pour bien écrire, est d’exprimer clairement et simplement ce que l’on pense.
Plutôt que de donner des ficelles et des recettes à ceux qui s’initient à l’art d’écrire, procédé qui compromettrait leurs progrès dans l’avenir, il faut partir de leurs propres productions et trouvailles, de pensée et de style. Alors, si possible sous la conduite d’un maître, ils apprendront à féconder, à développer, à ordonner un sujet. Tout traité sur l’art d’écrire, s’il est autre chose qu’un recueil de recettes et d’artifices, contient la manière de bien penser sur les ouvrages de l’esprit, comme disait le père Bouhours, c’est-à-dire qu’il enseigne à juger les écrivains et à faire la critique des livres. On forme son style en formant son goût. Pour ce faire, l’un des meilleurs moyens, sinon le meilleur, est la lecture de bons ouvrages littéraires. 3D’après Gustave LANSON, in Avertissement des Conseils sur l’art d’écrire ‒ Principes de composition et de style — Cf. la forme et le fond
4° Quant aux deux derniers menus : Impromptu et textes, ils sont d’un caractère plus “léger”, voire ludique, didactiquement parlant. Susceptibles de s’enrichir au cours du temps de nouveaux éléments, ils se proposent de délasser l’utilisateur qui se sera astreint à l’étude attentive des menus précédents !…
5° Intitulé SOS grammatical, ce site donne aux utilisateurs la possibilité de faire part à l’auteur de difficultés grammaticales, syntaxiques, orthographiques même (orthographe de règle) qu’ils pourraient rencontrer dans la rédaction de textes de toutes sortes, afin d’y trouver des solutions. Pour ce faire, il suffit de remplir le formulaire de contact figurant au bas de la rubrique concernée par la question. La réponse sera soit individuelle, soit générale, selon l’intérêt ou l’originalité de la question posée.
N.B. SOS. Métaphoriquement parlant, cette forme d’appel au secours recourt à une suite de trois lettres de l’alphabet Morse (… – – – …), choisies pour la clarté du signal ainsi formé. Ce signal de détresse et de demande d’assistance immédiate a été entériné par la Convention de Berlin, signée le 3 novembre 1906.