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Créé le: 21.02.2019, édité le: 21.02.2019
La chaleur était pesante. Les persiennes étaient closes et les fenêtres ouvertes. Il somnolait sur un fauteuil près du ventilateur. Une voiture s’arrêta devant la maison. Une portière claqua. La sonnette retentit.
Jürg se réveilla en sursaut, la chemise trempée. Qui venait à cette heure-ci par un dimanche après-midi ?
A moitié somnolant, il hésita à ouvrir, se ravisa, puis descendit l’escalier qui menait à l’entrée. Dans le hall, le miroir lui renvoya l’image d’un corps émacié que sa chemise et son pantalon de flanelle peinaient à dissimuler. Ses joues étaient creusées et ses cheveux gris coiffés en arrière. Il avait chaud.
La porte s’ouvrit sur un petit homme rehaussé par un chapeau sombre, des lunettes aux larges montures et une redingote noire. Dans sa main, il tenait une sacoche de cuir. Il abaissa son chapeau en guise de salut. Derrière lui, adossé à une vieille Buick Riviera de ‘65, attendait un homme aux larges épaules et au menton carré, fumant une cigarette, l’autre main dans le dos.
- Hans Hoppenmeier, je présume, dit l’homme en noir.
- Vous devez faire erreur, mon nom est Jürg Van Steijn.
- Mon nom à moi est Max. Max Ehrenberg. Pourriez-vous m’accorder un peu de votre temps à l’intérieur, je vous prie.
- Comme je vous l’ai dit, je ne suis pas celui que vous cherchez. Partez maintenant, dit Jürg en étant sur le point de refermer la porte.
- Cela ne sera pas long, j’insiste.
- Vous ne m’avez pas bien compris. Sortez de mon hacienda, j’ai des affaires à régler qui requièrent mon attention.