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Giddey, E. (1957). Histoire générale du XIVe au XVIIIe siècle. Lausanne: Payot.
Comparativement à la collection précédente, le manuel d’Ernest Giddey apporte également son lot de changements relativement au découpage de la matière ainsi que des contenus.
En effet, l’époque moderne et l’époque contemporaine font l’objet de deux manuels distincts. Désormais la révolution française qui servait dans le Perrin (1938) de transition entre l’époque moderne et l’époque contemporaine est rattachée au Chevallaz (1957) traitant de l’époque contemporaine. L’époque contemporaine démarre ainsi en 1789 et non plus en 1815. Pour sa part, l’indépendance américaine s’inscrit en toute fin du manuel Giddey en conclusion de la troisième partie intitulée «Triomphe et déclin de l’absolutisme».
En outre, le deuxième changement important concerne l’intégration de l’histoire suisse dans le manuel d’histoire générale qui ne fait donc plus l’objet d’un volume spécifique comme l’indique Georges Panchaud dans sa Préface à la première édition (1957):
«nous estimons, en effet, préférable que l’histoire nationale soit intégrée à l’histoire générale, où elle reprend toute sa valeur et ses vraies proportions.» [Panchaud 1957b : 3]
Deux chapitres, pour un total de six pages sur trois cent huit, consacrés à l’Empire ottoman font office de justification aux propos de la préface parlant de la volonté de donner une vision plus large du monde «en faisant quelques incursions dans les civilisations autres que la nôtre.» [Panchaud 1957b : p. 3.].
Au niveau pédagogique et didactique, un aide-mémoire en fin de chapitre -équivalent au résumé du Badoux & Déglon— et des exercices —remplaçant les questions du précédent volume— encadrent le travail des élèves en classe et à domicile. Le texte principal du manuel lui-même comporte deux tailles de caractères; les passages de plus petite taille apportant des éléments complémentaires de fonctions différentes. On peut en identifier les fonctions principales suivantes :
«Cette division de l’Eglise fut appelée le Grand Schisme.
On appelle quelquefois cette division le le Grand Schisme d’Occident par opposition au Grand Schisme d’Orient, qui est la séparation de l’Eglise orthodoxe de l’Eglise romaine, survenue au XIe siècle.» (Giddey : 90)
« les rois, disait [Richelieu], sont la vivante image de la Divinité… En matière de crime d’Etat, il faut fermer la porte à la pitié, et mépriser les plaintes des personnes intéressées et les discours d’une populace ignorante, qui blâme quelquefois ce qui lui est le plus utile… Il faut par nécessité qu’un prince soit sévère pour détourner les maux qui se pourraient commettre.» [Giddey 1957 : 190.]
« Les trois principaux impôts furent, dès ce moment : […]» [Giddey 1957 : 50.]
>« Un Espagnol rentrant d’Amérique la bourse bien garnie pouvait s’il le désirait se procurer de la nourriture, des habits, des objets manufacturés, les payer beaucoup plus cher que n’auraient pu le faire ses ancêtres du siècle précédent. Comme la quantité des produits mis en vente ne s’était guère accrue, les négociants cédaient leurs marchandises de préférences à ceux qui en offraient un prix élevé. D’où l’augmentation des prix.»(Giddey : 106)
«Tandis que les chefs discutaient se passa l’épisode de la soupe au lait de Kappel. Un des soldats apporta un grand baquet de lait et le plaça sur une ligne qui séparait les positions des deux partis. Des soldats, des deux armées accoururent. On mit des morceaux de pain dans le lait et catholiques et protestants se mirent à manger fraternellement. […]. Cet épisode prouve que la vieille amitié qui avait uni les Suisses n’était pas encore entièrement morte.» [Giddey 1967 : 138.]
Les dates essentielles —et donc à retenir— sont imprimées en grands caractères et même encadrées. Un lexique regroupe en fin d’ouvrage les termes identifiés comme importants avec leur définition.