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Les Suisses sont devenus bien plus critiques à l'égard de l'énergie nucléaire après la catastrophe de Fukushima. Ils se disent pourtant moins sûrs de leurs connaissances dans le domaine de l'environnement qu'il y a un an. C'est ce qu'indique le sondage Univox 2011 sur l'environnement.
La proportion de personnes interrogées affirmant qu'elles saisissent les mécanismes environnementaux a baissé par rapport à 2010. A l'époque, ils étaient encore 56% a se prononcer en ce sens. Un an plus tard, ils ne sont plus que 39%.
De même, seuls 43% des sondés se disent désormais conscients de l'importance de l'environnement. En 2010, ils étaient encore 58% à le déclarer.
Pas question en revanche pour eux de continuer à faire confiance à l'énergie nucléaire après la catastrophe de Fukushima, en mars 2011. Pour 69% des Suisses, les risques qu'elle implique sont indéfendables. Cette proportion se situait à 53% une année auparavant.
Evolution de la société
Pour les Helvètes, la société doit évoluer pour faire face aux problèmes environnementaux. 56% d'entre eux privilégient cette solution: ils croient moins aux technologies et aux inventions pour y parvenir. Ces dernières années, les Suisses semblaient plutôt penser l'inverse. En 2010, seuls 43% mettaient le changement au sein de la société en avant.
Concrètement, les personnes interrogées se disent prêtes à faire des sacrifices en matière de chauffage. 73% promettent de chauffer moins leur domicile pour économiser de l'énergie. Ils étaient 69% dans ce cas en 2010. Les Suisses sont en revanche moins nombreux qu'un an auparavant à vouloir utiliser les transports publics ou acheter des appareils électroniques consommant peu d'énergie.
L'enquête Univox 2011 sur l'environnement a été menée du 29 août au 17 septembre 2011 par l'institut gfs-zürich. Au total 1007 habitants de Suisse alémanique et romande ont été interrogés par téléphone.
ATS