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La deuxième serait la littérature russe, en particulier celle du XIXe siècle qui était considérée par le grand poète français Paul Valéry comme «la huitième merveille du monde».
L’ouvrage regroupe l’ensemble des émissions données par Alexandre Schmemann sur Radio Liberté en direction de la Russie, au début des années 70. En trente-deux chapitres qui correspondent à autant d’émissions, l’auteur passe en revue la culture russe des origines à nos jours. Le maître demeure Pouchkine, son fondateur incontesté. «En lui, dira Gogol, sont contenues toute la richesse, la puissance, la souplesse de notre langue.»
Si la culture russe à un avenir, si elle retrouve son intégrité perdue à la suite d’un marxisme répressif, c’est grâce à l’inspiration religieuse de sa littérature orientée peu ou prou vers le pôle mystérieux et lumineux de l’existence que l’homme a toujours appelé Dieu.
Plusieurs écrivains ont redonné ses lettres de noblesse aux thèmes religieux propres à la culture russe, particulièrement Dostoïevski qui se sentait appelé à «brûler de son verbe le cœur des hommes» pour les entraîner à l’orée des mystères divins, et Tolstoï, qui donne des descriptions empreintes d’un certain moralisme de la réalité de la vie. Citons encore Pasternak, qui a écrit «le Christ a été tout pour moi», et Soljenitsyne qui, dans le Pavillon des cancéreux, recommande de «préserver en soi l’image de l’éternité immaculée que chacun a reçue en partage».
Dans une analyse historique passionnante, le Père Alexandre nous entraîne à comprendre la position étrange et tragique de la culture dans la société russe après Pierre le Grand. Il dresse le bilan de cette culture dont il a pressenti le réveil qui aura lieu au début des années 80.