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Duvieux Henri
(Paris 1855-1902)
Petite étude
Huile sur panneau
Signée en bas à gauche
21 cm x 16 cm
En bon état
Cadre d'origine offert
Ref: E29-10B
Henri Duvieux (Paris 1855-1902), peintre français
Henri Duvieux était un artiste influencé par l'intérêt pour l'orientalisme, une préoccupation répandue chez de nombreux artistes du milieu et de la fin du XIXe siècle. Ces artistes se sont entichés de tout ce qui n'était pas européen et ont commencé à voyager beaucoup dans la région du Maghreb, en Afrique du Nord, et dans des pays de l'Est aussi éloignés que le Japon et la Chine. Bien que chacun de ces artistes ait manifesté un intérêt international pour ses compositions, le thème exact variait souvent.
Duvieux a utilisé ses voyages pour dépeindre son intérêt pour le paysage et ses effets, en se concentrant moins sur l'élément humain de l'orientalisme et plus simplement sur le paysage et l'architecture. Ce faisant, il a gardé une plus grande distance entre lui et la culture de l'"Orient". Son choix d'images a été populaire non seulement en raison de son alliance avec l'orientalisme, mais aussi parce qu'il a permis au public de reconnaître une prise de conscience de certains sites utilisés par l'artiste.
Peu de détails sont connus sur sa vie, d'autant plus qu'il n'a que rarement exposé au Salon parisien.
Il est né en 1855 à Paris. Il entre aux études comme élève d'un certain M. Marilhat, souvent cité comme étant Prosper Georges Antoine Marilhat, mais cet artiste était déjà mort huit ans avant même la naissance de Duvieux. Malgré cela, ses entrées au Salon notent qu'il étudiait sous un Marilhat, mais lequel, s'il y en a eu plusieurs, reste un mystère.
Duvieux fait ses débuts au Salon parisien en 1880 avec Vue de Venise et Vue de Constantinople, deux peintures à l'huile. Il est clair que Duvieux était un grand voyageur, allant jusqu'à Constantinople à la recherche d'une inspiration parfaite. Il a dû entreprendre ces voyages aventureux alors qu'il était encore jeune, puisque ses débuts au Salon ont eu lieu à l'âge de vingt-cinq ans. La fréquence des voyages de Duvieux n'est pas non plus connue. Il se peut qu'il ait voyagé assez peu souvent, recueillant des études en cours de route et les exécutant à son retour à son atelier. Ou alors, il peut avoir voyagé fréquemment et avoir exécuté des scènes sur place. Peut-être avait-il un studio à Venise, ce qui expliquerait les images fréquentes qu'il a réalisées à partir de ce site. Mais toutes ces questions restent sans réponse.
Ce que l'on peut dire de cet artiste, c'est qu'il a poursuivi sans relâche tout au long de sa carrière des représentations de Venise et de Constantinople, "selon le goût du jour" (Bénézit, Dictionnaire Critique des Peintres... (Paris : Librairie Grund 1976), p. 76). Parmi ces autres tableaux basés sur Venise, on peut citer Le Grand Canal à Venise, Coucher de Soleil à Venise, et Panoramaavec Voiliers et Gondoles à Venise, parmi beaucoup d'autres. Un autre tableau de Constantinople est Vue de Constantinople au Soleil Couchant.
Il a poursuivi ses débuts en 1880 avec une autre exposition du Campement Arabe en 1882. Ce fut en fait sa dernière exposition au Salon. Peut-être n'a-t-il pas participé aux Salons parce qu'il n'en avait tout simplement pas besoin, ses voyages et ses commandes l'ont peut-être suffisamment occupé pour subvenir à ses besoins tout au long de sa vie. D'autre part, il a peut-être aussi participé à des expositions provinciales, mais cela reste à confirmer.
Duvieux était sans cesse fasciné par Venise et par les vues de Constantinople, mais moins par cette dernière. La majorité de ces vues incorporaient presque invariablement des aspects de la mer, un peu dans la tradition de l'artiste Canaletto du XVIIIe siècle, mais rappelle aussi son contemporain Félix Ziem, un artiste français du XIXe siècle. Duvieux a utilisé des couleurs impressionnistes semblables aux paysages marins de Turner pour transmettre une lumière intense et des couchers et levers de soleil brillants. Les éléments architecturaux étaient tout aussi importants pour Duvieux, qui rend leurs détails avec soin et précision.
Loin d'être un artiste réticent à ce que son travail attire un large public, ces compositions auraient été populaires auprès du public touristique qui approuvait ce type d'imagerie. Tout comme la prolifération des photographies et des cartes postales touristiques provenant de pays étrangers, les artistes ont également produit des œuvres qui ont servi le même objectif et se sont révélées très populaires.
Gerald Schurr a commenté que "la sensibilité et l'habileté de ses couchers de soleil du Bosphore parviennent à faire oublier l'aspect légèrement commercial de sa production de séries....". (Schurr, Les Petits Maîtres de la Peinture, Paris : Editions de l'Amateur, 1975)
Conjuguées à la facilité croissante des voyages et à l'essor des voyages qui s'ensuit, les images de Duvieux trouvent un public à la recherche d'œuvres qui lui rappellent ses voyages ou les voyages qu'il souhaite faire.
La salabilité des images de Duvieux ne doit cependant pas discréditer son travail, car sa production était vaste et il combinait les éléments de l'orientalisme avec la tradition établie des paysages marins des maîtres précédents ; il montrait également des tendances plus modernes dans l'exécution de son travail.