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site archéologique
Les recherches menées dans le temple de Saint-Gervais et ses alentours apportent de nombreuses informations sur le développement de la rive droite du Rhône, des temps préhistoriques à l’époque moderne.
Les aménagements les plus anciens reconnus datent d’environ 4000 avant J.-C. et consistent en une série de foyers associés à des traces d’habitat. Après un abandon du site, un alignement de pierres dressées, protégé par une barrière, est implanté le long d’une voie. Une tombe à incinération datée vers 1000 avant J.-C. se trouve aussi à cet endroit. La voie est déplacée entre 60 et 40 avant J.-C., lorsqu’on couche deux mégalithes sur le tracé de la clôture, afin de procéder à un nivellement qui doit permettre l’édification d’un bâtiment en bois vers 40 avant J.-C.
Durant l’époque augustéenne, de 20 avant J.-C. à 20 après J.-C., d’autres constructions en bois et en terre se succèdent au même emplacement. Certains de ces aménagements sont voués au culte, d’autres à l’habitat. C’est encore pendant la première moitié du Ier siècle après J.-C. que l’on bâtit, en brique crue et en pierre, un sanctuaire gallo-romain constitué d’un double lieu de culte inscrit dans un péribole. La deuxième moitié du Ier siècle après J.-C. voit l’adjonction, du côté occidental, d’un troisième lieu de culte. L’ensemble est encore modifié au IIIe siècle et délaissé au milieu du IVe siècle à la suite d’un incendie.
crypte
Une vaste église funéraire de plan cruciforme est construite au Ve siècle sur l’emplacement du complexe cultuel antique. Un mausolée dont les blocs architecturaux sont remployés dans la crypte aménagée sous le chœur de cette première église semble avoir précédé sa construction. Dès le VIe siècle, la présence d’une sépulture importante déposée dans la crypte provoque la multiplication des tombes inhumées dans la nef et au sein de deux annexes placées de part et d’autre du presbyterium. La réalisation d’une galerie ou d’un portique adossé aux murs nord, ouest et sud de la nef permet bientôt de gagner de l’espace pour accueillir de nouvelles inhumations. C’est encore dans le courant du VIe siècle que deux annexes funéraires sont placées de part et d’autre du chœur, celle située au nord étant augmentée d’une abside dans un second temps. Des aires d’inhumations sont aménagées tout autour de cet ensemble monumental. Elles sont à l’origine du cimetière paroissial qui s’organise au nord de l’église qui connaît ses premiers remaniements au XIVe siècle pour finalement être entièrement reconstruite au XVe siècle.
pour visiter le site
Service d’archéologie du canton de Genève
route de Suisse 10
1253 Versoix
+41 22 327 94 40
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