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Wilson Dos Santos ne court pas un risque «sérieux» et «concret» d'être torturé en Argentine. Le Tribunal fédéral (TF) explique, dans un arrêt diffusé quelques jours après l'extradition du Brésilien, la décision par laquelle il a débouté ce dernier.
Le seul fait qu'un Etat pratique la torture ne saurait, à lui seul, justifier le refus d'une demande d'extradition, rappelle le TF. Il faut que la personne visée par la requête soit exposée elle-même, directement et de manière très concrète, au risque de subir des sévices.
Au vu des garanties données par les autorités argentines, Mon Repos estime que la demande d'extradition doit être acceptée. Même s'il n'est pas exclu que Wilson Dos Santos ait été torturé lors de son audition par les forces de police argentines, selon les informations obtenues par l'ambassade de Suisse auprès d'une organisation non gouvernementale.
Dans son arrêt, le TF rappelle que Wilson Dos Santos pourra recevoir en tout temps la visite d'un représentant de l'ambassade de Suisse à Buenos Aires. Il a également le droit de désigner deux avocats pour assurer sa défense. Par ailleurs, l'Argentine s'est engagée formellement à respecter l'intégrité physique et psychique du détenu.
Wilson Dos Santos est soupçonné de faux témoignage dans le cadre de l'enquête sur l'attentat à l'explosif commis contre un centre juif à Buenos Aires, en 1994. Quatre-vingt-six personnes avaient perdu la vie et des centaines d'autres avaient été blessées.
Le Brésilien avait été extradé vendredi dernier de Zurich en Argentine. Il avait été arrêté au mois de mars dernier, sur la base d'une demande d'Interpol et s'était opposé en vain à la décision d'extradition de l'Office fédéral de la justice.
swissinfo avec les agences