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Suite aux attaques perpétrées contre le patron de Novartis Daniel Vasella, le Conseil fédéral (gouvernement) estime qu'il est temps de prendre des mesures plus sévères à l'encontre des extrémistes de la cause animale. Une révision du code pénal est à l'étude.Ce contenu a été publié le 12 novembre 2009 - 11:44
Selon le droit actuel, la Confédération n'est pas compétente pour la poursuite pénale des délits commis par les extrémistes de la cause animale. Il revient pour l'instant aux cantons de prendre les devants.
Le gouvernement va charger les services de la ministre de la Justice Eveline Widmer-Schlumpf de présenter d'ici la fin 2010 des recommandations pour d'éventuelles modifications du droit pénal. Le système britannique de poursuite pénale pour ce type de délinquance, qui a été durci ces dernières années, sera analysé pour savoir quels avantages la Suisse pourrait en tirer.
Selon le gouvernement, les extrémistes suisses de la cause animale sont moins violents que leurs homologues britanniques ou hollandais. Mais ils entretiennent des relations avec des activistes violents à l'étranger. Quelques douzaines d'activistes pourraient recourir à la violence en Suisse et sont surveillés par les services secrets helvétiques.
Le cas de Daniel Vasella, patron du groupe pharmaceutique Novartis, a fait couler beaucoup d'encre récemment. Les extrémistes de l'organisation britannique SHAC ont incendié son chalet tyrolien et ont profané les tombes de sa mère et de sa soeur à Coire.
swissinfo.ch et les agences
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