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Harvey Weinstein et son épouse Georgina Chapman en 2016 au Festival, in Cannes (archives).
KEYSTONE/EPA/IAN LANGSDON(sda-ats)
Le conseil d'administration de la maison de production cinématographique Weinstein Company a ouvert une enquête interne sur les accusations de harcèlement sexuel contre son co-fondateur Harvey Weinstein. Celui-ci a présenté jeudi ses excuses et s'est mis en congé.
"Nous soutenons fortement la décision déjà annoncée par Harvey Weinstein de prendre un congé à durée indéterminée de l'entreprise à compter de ce jour", indique vendredi un communiqué signé par quatre administrateurs, parmi lesquels le co-fondateur et frère d'Harvey Bob Weinstein.
"Comme l'a dit Harvey, il est important qu'il reçoive l'aide professionnelle dont il a besoin pour les problèmes qu'il a admis", ajoute ce communiqué cité notamment par Variety et le New York Times. "Les prochaines étapes dépendront de progrès thérapeutiques d'Harvey, du résultat de l'enquête indépendante du conseil d'administration, et des décisions personnelles d'Harvey".
D'après le New York Times, trois des neuf membres du conseil d'administration par ailleurs ont démissionné. La Weinstein Company n'a pas répondu aux demandes de commentaires dans l'immédiat.
Pendant trois décennies
Harvey Weinstein avait présenté jeudi ses excuses et a déclaré se mettre en "congé" à la suite d'accusations de harcèlement sexuel qui courent sur trois décennies. Elles ont été révélées dans une enquête du New York Times.
Le producteur de "Gangs of New York", nommé pour l'Oscar du meilleur film, ou de "Shakespeare in love", lauréat de ce prix prestigieux en 1999, est accusé par plusieurs femmes, dont les actrices vedettes Ashley Judd et Rose McGowan. Il aurait tenté de les masser, de les avoir forcées à le regarder nu, d'avoir promis des aides à leur carrière contre des faveurs sexuelles.
D'après le New York Times, citant des membres de la Weinstein Company, le producteur a passé au moins 8 accords amiables avec des accusatrices. Mais Charles Harder, avocat de M. Weinstein, qualifie l'article du New York Times de "saturé d'affirmations fausses et diffamatoires" et affirme préparer une plainte contre le quotidien.
ATS