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Dans un café universitaire, une bombe explose. Parmi les victimes, un jeune homme de 18 ans venu s’inscrire à l’université. Son corps, ou plutôt les cendres et les traces qu’il en reste, est remis à ses parents dans une urne que la mère gardera précieusement pendant quinze ans. Accompagnant l’urne, un enfant de 3 ans miraculeusement épargné par l’explosion est adopté par les parents du disparu.
Première version française d’Une place vide (Kh?l? jagah en hindi) de Geetanjali Shree, ce roman s’inscrit résolument dans l’ère postmoderne. Par son style particulier, empreint de silences et de récurrences, mais aussi par son récit, qui utilise le prétexte de la perte liée à l’attentat pour interroger les thèmes de la violence, de l’absence, de l’adoption et de l’illusoire volonté d’appartenir à un lieu ou à une patrie déterminés.
La traduction en français par Nicola Pozza (Section de langues et civilisations slaves et de l’Asie du Sud), est le fruit de recherches et d’enseignements en langue et littérature hindi au sein de la Faculté des lettres.
Geetanjali Shree, Une place vide, trad. du hindi (Kh?l? jagah) par Nicola Pozza, Gollion, Infolio, 2018.