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Intervenante

Rebecca Bendjama, Assistante HES Réseau GeTS de la HETSL et Doctorante Université de Neuchâtel
En sciences sociales et en travail social, l'argumentation de déconstruction constitue un outil pour interroger des discours, représentations et pratiques ordinaires et dominantes. Bien que la littérature en études genre relève son intérêt dans les pratiques scientifiques et militantes, la déconstruction fait l'objet de peu d'études.
Dans sa thèse, qu'elle présente ici, Rebecca Bendjama s'intéresse à la déconstruction comme raisonnement, ainsi qu'aux argumentations qui portent de tels procédés. Souhaitant nourrir le champ des sciences sociales et en particulier celui des études genre, elle a choisi de s'intéresser à la déconstruction dans un contexte d'engagement militant féministe, celui de la revue féministe suisse romande l'émiliE. Sur la base d'un corpus de 160 articles publiés dans cette revue entre 2001 et 2009, elle a dégagé une structure générale des procédés de déconstruction, au moyen d'une analyse des opérations logico-discursives. Puis elle a construit une typologie de ces procédés. Celle-ci se structure en quatre types, qui sont la dé-naturalisation, la dé-banalisation, la re-légitimation et la dé-sacralisation, des types qui s'articulent les uns aux autres pour proposer des représentations, discours et pratiques alternatifs.