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Une association significative entre manque de sommeil (moins de 10 heure par nuit) et surpoids chez l’enfant. C’est ce que montre l’étude d’une équipe de l’Illinois publiée en avril dans Frontiers in psychology.
Trois cent trente-sept enfants de deux à quatre ans ont ainsi vu leur poids et leur taille mesurés. Un parent a, de plus, rempli un questionnaire documentant son propre IMC et surtout les habitudes protectrices contre l’obésité ayant cours dans le foyer. Pour les parents, ces habitudes étaient un sommeil adéquat (≥ 7 heures/nuit) et une qualité de repas en famille supérieure à la médiane (définie selon plusieurs points, notamment leur régularité et la présence simultanée des membres de la famille pour le repas). Pour les enfants, les habitudes protectrices étaient un sommeil adéquat (≥ 10 heures/nuit), une qualité de repas en famille supérieure à la médiane, un temps d’écran limité (≥ 2 heures/jour de TV, vidéo, DVD) et le fait de ne pas avoir de télévision dans sa chambre.
De manière prévisible, obésité chez les parents et surpoids chez les enfants étaient significativement associés. Pour ce qui est des habitudes protectrices cependant, la seule à faire chez l’enfant une différence significative est le sommeil adéquat ; selon une analyse ajustée pour le sexe du parent, son âge, son «ethnie», son revenu et le fait qu’il élève seul ou non son enfant. Ainsi, le rapport de cotes du risque d’être en surpoids ou obèse d’un enfant ne bénéficiant pas d’un sommeil adéquat est de 2,87 (IC 95% : 1,50-5,49) par rapport à un enfant qui dort dix heures ou plus par nuit.
Les auteurs jugent par ailleurs qu’il pourrait être souhaitable que les interventions contre l’obésité infantile s’appliquent à la famille entière, notamment pour ce qui concerne l’hygiène de sommeil.