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L'entreprise d'armement de la Confédération Ruag dans la tourmente.
KEYSTONE/URS FLUEELER(sda-ats)
Le Ministère public de la Confédération (MPC) a ordonné une perquisition chez l'entreprise d'armement Ruag. Une enquête a été ouverte pour violation de la loi sur le matériel de guerre. Elle porterait sur des livraisons d'armes à la Russie.
Le MPC a confirmé jeudi une information de la Handelszeitung. C'est une plainte de la Ruag elle-même, entreprise en main de la Confédération, qui a déclenché la perquisition.
Le Ministère public de la Confédération a alors ouvert une enquête pénale pour violation de la loi sur le matériel de guerre et gestion déloyale. Des perquisitions ont été ordonnées, durant lesquelles diverses informations et des supports de données ont été saisis.
La présomption d'innocence prévaut pour toutes les parties. Ruag coopère pleinement avec les autorités judiciaires. Le MPC ne veut pas donner davantage d'informations.
Ruag a indiqué avoir immédiatement licencié un collaborateur en raison de ces "faits inacceptables". En l'état actuel des connaissances, toutes les opérations d'exportations ont été menées conformément aux dispositions légales, a ajouté Ruag dans un communiqué diffusé dans l'après-midi.
Selon la Handelszeitung, un cadre de la division munitions de la Ruag Ammotec ainsi que le responsable de la Russie chez Julius Bär auraient fait, dans le dos de leurs employeurs, du commerce d'armes pour des millions. Le trafic porterait sur des équipements techniques et des armes pour le service de sécurité du président russe Vladimir Poutine. Des dessous-de-table auraient été versés.
ATS