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Moscou - Le président russe Dmitri Medvedev a promulgué jeudi une loi destinée à renforcer le services chargés de la sécurité intérieure (FSB, successeur du KGB), a annoncé jeudi le Kremlin dans un communiqué. Face aux protestations, le parlement avait toutefois atténué le texte initial.
En vertu de cette loi, toute personne ou entreprise qui gênerait le travail d'un agent du FSB pourrait faire l'objet de poursuites, d'amendes de 500 à 50'000 roubles (17 à 1740 francs) ou d'un placement en détention allant jusqu'à 15 jours.
Ce texte réintroduit également une pratique courante à l'époque de l'Union soviétique: elle consiste à adresser une mise en garde à une personne "dont les actes créent les conditions pour commettre un crime".
Les libéraux et les défenseurs des droits de l'homme craignent que cette loi n'encourage les détentions arbitraires, comme c'était le cas avec le KGB à l'époque soviétique.
Ils estiment qu'elle pourrait être invoquée pour intimider des journalistes indépendants et des groupes d'opposition, qui se disent déjà victimes de fortes pressions de la part du FSB.
Influence grandissanteLe texte avait été approuvé le 16 juillet par la chambre basse du Parlement russe (Douma) et trois jours plus tard par le Conseil de la fédération (chambre haute). Face au tollé provoqué par la version initiale du texte, le parlement l'a néanmoins fortement amendé afin de retirer les dispositions les plus controversées.
Le FSB a été créé sur les cendres du KGB, démantelé à la chute de l'URSS, en 1991. Son influence est allée grandissante avec la présidence à partir de 2000, de Vladimir Poutine, son ancien directeur. Il l'a notamment chargé de la lutte contre les insurgés islamistes, dans le Nord-Caucase.
ATS