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Faisant volte-face, la direction de l'UDC a décidé de s'opposer à la reconduction de l'accord bilatéral avec l'UE et à son extension à la Roumanie et à la Bulgarie. Elle s'était pourtant opposée au lancement d'un référendum. Les délégués trancheront le 29 novembre.
Naguère adversaire du référendum, Christoph Blocher, membre de la direction du parti, a apporté son plein soutien à cette décision, a déclaré mardi le président de l'UDC Toni Brunner sur les ondes de la radio alémanique DRS.
Le refus de lancer le référendum n'équivalait pas à un mot d'ordre de la direction de l'UDC sur le fond, a précisé Toni Brunner. Et de rappeler que son parti s'est toujours opposé à l'élargissement de la libre circulation des personnes à la Bulgarie et à la Roumanie.
Un non à la libre circulation des personnes mettrait en péril les autres accords bilatéraux, en vertu de la clause dite "guillotine". Un risque que ne veut pas courir l'aile économique du parti, emmenée par le conseiller national et entrepreneur thurgovien Peter Spuhler.
"Ce n'est pas un secret qu'une partie des conseillers nationaux de l'UDC sont favorable à la reconduction de l'accord sur la libre circulation", a réagi Pierre-Fançois Veillon (UDC/VD). Pour lui, la décision de la direction a pour mérite de "lancer la discussion".
La clause "guillotine" n'effraie pas la direction de l'UDC suisse. En cas de refus par le peuple, "le Conseil fédéral aurait l'opportunité de négocier de meilleurs accords pour l'extension de la libre circulation des personnes".
Le parti arrêtera sa position définitive le 29 novembre lors de son assemblée des délégués à Dietikon (ZH). La veille, le comité central délivrera une recommandation de vote, précise le porte-parole de l'UDC Alain Hauert. Le dernier mot reviendra au peuple suisse. La votation est fixée au 8 février 2009.
Si l'UDC Suisse n'a officiellement pas soutenu le référendum, l'aile isolationniste du parti s'est mobilisée pour faire parapher ce texte, qui a formellement abouti le 6 octobre dernier.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que C. Blocher n’est pas le « dictateur » que l’on voulait nous montrer à travers les divers commentaires. Il vient de démontrer qu’il sait se soumettre à une décision démocratique prise au sein de la direction de son parti.
Il faut noter toutefois que le parti n’a pas encore pris sa décision ! Ce seront les délégués qui prendront la décision finale.
Une partie des militants de base de l’UDC vont donc retrouver leur ancien chef à la tête de la bataille contre une décision stupide de nos parlementaires. Ce sont eux en effet qui ont décidés de ne pas respecter la parole donnée lors des premières bilatérales au sujet de la libre circulation. En agissant de la sorte, ils ont pris le risque du refus global. Si ils avaient été correct avec le peuple souverain, ils auraient soumis au vote deux choses : le renouvellement de la libre circulation avec les 25 et l’extension aux deux pays supplémentaires. Dans le cas du rejet du 2ème sujet seulement, la responsabilité de la dénonciation des bilatérales 1 aurait été celle de l’UE. Avec le chemin choisi, ce sera la nôtre….Nos députés n’ont pas su défendre les intérêts des personnes qui les ont élus.