Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/256643

<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est chargé d’établir un rapport présentant les effets sur le développement psychique et physique des jeunes des photos corporelles retouchées publiées dans les médias classiques et sur les réseaux sociaux. Il passera également en revue les réglementations en la matière appliquées dans d’autres pays, notamment européens.</p><p>Le Conseil fédéral devra en outre indiquer comment lutter contre la diffusion croissante de photos corporelles retouchées, notamment à travers&nbsp;:</p><p>- des mesures préventives&nbsp;;</p><p>- des campagnes de sensibilisation et d’information, par exemple en faisant mieux connaître la plateforme nationale Jeunes et médias&nbsp;;</p><p>- des mesures réglementaires&nbsp;; à cet égard, il examinera quelles sont les bases légales à créer pour introduire en Suisse l’obligation de signaler les photos corporelles retouchées.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Plusieurs études montrent que les photos corporelles retouchées publiées dans les médias classiques et, plus particulièrement, sur les réseaux sociaux peuvent avoir un impact négatif sur l’image que les jeunes ont de leur corps et sur l’estime de soi. Cependant, elles peinent généralement à établir un lien de cause à effet. Il est donc impossible de discerner la part de ces photos dans le mauvais développement physique et psychique des jeunes.&nbsp;</p><p>Comme le Conseil fédéral l’a déjà expliqué dans sa réponse à l’interpellation Locher Benguerel (22.3916 Obligation de signaler en Suisse les photos retouchées), il est encore trop tôt pour soumettre les réglementations, parfois récentes, d’autres États européens (Norvège, France) à un examen critique.&nbsp;</p><p>Avec sa plateforme nationale Jeunes et médias, qui vise à renforcer les compétences médiatiques des enfants et des jeunes, l’Office fédéral des assurances sociales fait un travail de prévention (https://www.jeunesetmedias.ch/). Par diverses mesures telles que la publication régulière d’articles sur le blog, la participation à des conférences, le travail de relations publiques ainsi que l’amplification de la présence de Jeunes et médias sur les réseaux sociaux, il entend renforcer la notoriété et la portée de la plateforme. Par ailleurs, la fondation Promotion Santé Suisse s’engage aussi en faveur de la santé psychique, notamment dans le cadre des programmes d’action cantonaux. Elle soutient la diffusion d’une image positive du corps, ou <i>healthy body image</i>. Il s’agit entre autres de sensibiliser le public aux photos irréalistes montrant un corps de rêve qui sont fréquemment utilisées par les médias, la publicité et le milieu de la mode. Le site www.healthybodyimage.ch présente de nombreuses initiatives prises dans ce domaine.&nbsp;</p><p>Pour l’instant, on peut renoncer à élaborer un rapport. Le Conseil fédéral préfère mettre l’accent sur le travail de sensibilisation.</p>