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Des militantes pro-IVG ont manifesté mardi devant le parlement à Buenos Aires
KEYSTONE/AP/VICTOR R. CAIVANO(sda-ats)
Une proposition de loi pour légaliser l'avortement en Argentine a été déposée mardi pour la première fois au parlement. Une centaine de femmes meurent chaque année dans ce pays après avoir pratiquée une IVG dans la clandestinité.
L'interruption volontaire de grossesse (IVG) n'y est légale qu'en cas de viol ou de risque pour la vie de la mère. Durant la présidence de Cristina Kirchner (2007-2015), l'Argentine s'est placée à l'avant-garde pour le mariage homosexuel, le droit des travestis et transsexuels, mais l'ex-présidente s'est opposée à la légalisation de l'avortement, surtout sous la pression de l'Eglise.
Cette proposition de loi sur l'avortement, qui a réuni les signatures de 71 députés et sénateurs de différents groupes, atteint ce stade pour la première fois, après six tentatives infructueuses depuis 2008, faute de signataires suffisants.
Des dizaines d'Argentines arborant un foulard vert, signe des pro-avortement, ont manifesté mardi pour célébrer le dépôt du texte.
La proposition de loi devrait commencer à être débattue le 20 mars en commission, puis environ deux mois plus tard dans l'hémicycle, où les positions des 257 députés restent très incertaines. Le Sénat est encore plus réticent à légiférer sur le sujet, selon des analystes.
D'après plusieurs ONG, une centaine de femmes, pour la plupart issues de milieux modestes, décèdent chaque année en Argentine au cours d'avortements clandestins.
ATS