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Bratislava - L'opposition slovaque de droite a remporté la majorité des sièges au parlement lors des législatives de samedi. Si elle parvient à former une coalition, elle pourra évincer le gouvernement du Premier ministre Robert Fico.
Ce dernier conserve toutefois son statut de dirigeant le plus populaire du pays. Son parti de gauche, le SMER, a remporté quelque 36,2% des votes et arrive en tête des formations politiques.
Mais les partis d'opposition, emmenés par le SDKU conservateur et ses quelque 15,1% des suffrages, pourraient selon des sondages réunir jusqu'à 91 sièges sur les 150 que compte l'assemblée. Une coalition entre eux serait composée de libéraux, de conservateurs et de représentants de la minorité hongroise de Slovaquie.
Le SDKU, au pouvoir de 1998 à 2006, avait alors mené un programme de privatisations, de réforme des retraites et des assurances sociales. Il avait en outre présidé à l'entrée de Bratislava dans l'Union européenne.
Il espère désormais pouvoir s'unir aux chrétiens-démocrates du KDH, aux libéraux de Liberté et Solidarité (SaS) ainsi qu'au parti Most-Hid qui défend la minorité hongroise de Slovaquie.
Les analystes jugent une telle coalition la plus à même de juguler le déficit budgétaire, qui a atteint l'an dernier 6,8% du produit intérieur brut (PIB), pour le ramener d'ici 2012 sous la barre des 3%. "N'importe quelle alliance vaudrait mieux que Fico", a estimé le chef du SaS, Richard Sulik, qui s'est dit prêt à s'allier à autant de partis qu'il le faudrait pour former une majorité parlementaire.
Robert Fico pourrait néanmoins tenter de former un gouvernement, la priorité dans les négociations étant traditionnellement accordée au parti arrivé en tête du vote. Les partis d'opposition ont cependant tous écarté une alliance avec le SMER. "Le SMER est prêt aux deux issues possibles, être au gouvernement ou dans l'opposition", a déclaré la porte-parole du parti, Katarina Klizanova Rysova.
Les médias généralistes slovaques, que le Premier ministre sortant accuse d'être biaisés, ont soutenu la droite. Ils ont appelé au retour des réformes qui ont permis à la Slovaquie d'être en 2007 le pays disposant de la meilleure croissance de l'Union européenne.
ATS