Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07180.jsonl.gz/943

Cette maladie n'est pas indigène
Le feu bactérien n'est pas une maladie indigène. Des scientifiques ont prouvé que la bactérie Erwinia amylovora est arrivée en Suisse, voici quelques années, depuis l'Amérique du nord en passant par l'Angleterre, la Belgique et l'Allemagne. L'agent pathogène entre essentiellement dans la plante par ses fleurs. Il est généralement disséminé par les abeilles, divers insectes et les oiseaux. Raison pour laquelle une grande partie des arbres et arbustes d'ornement sont contaminés au printemps. La maladie n'est visible qu'après plusieurs semaines.
Une petite partie des infections atteint en outre les arbres à travers des blessures provoquées, entre autres, par le vent ou la grêle. Dans ce cas, la bactérie peut aussi s'installer après la floraison. Elle peut alors passer inaperçue durant l'hiver et ce n'est qu'au printemps suivant que la maladie va se déclarer. Avec le temps, les bactéries envahissent toute la plante pour la faire dépérir.
Danger venant de l'homme
L'homme constitue également un grand danger. Par diverses manipulations et travaux de taille il peut également répandre des bactéries sur l'arbre. La bactérie Erwinia amylovora est cependant inoffensive pour les hommes et les animaux. En cas de soupçon de feu bactérien, le profane ne doit en aucun cas intervenir sur l'arbre malade, mais s'adresser directement à sa commune, faute de quoi d'autres arbres pourraient également être contaminés. La taille de l'arbre suspect doit être confiée à un contrôleur de feu bactérien, dûment formé, de la commune ou du canton.
Les indices suivants permettent de reconnaître la maladie : les fleurs et les feuilles attaquées se fanent et se teintent de brun foncé à noir, puis dépérissent et se dessèchent. Ce qui est caractéristique, notamment chez les arbres fruitiers à pépins, c'est le noircissement progressif des veines principales et latérales des feuilles à partir de leur tige. Par la suite, les pointes des pousses se replient en forme de U.
Jusqu'à présent, aucun remède efficace n'a été découvert contre cette sournoise maladie. Même l'antibiotique Streptomycin, dont l'emploi est soumis à autorisation, n'offre qu'une protection restreinte. Des moyens de protection biologiques peuvent être utilisés sans risque, mais avec peu d'efficacité. Quant à tailler des pousses infectées, la décision appartient aux spécialistes de la commune ou du canton.