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La prolifération des bouteilles en PET ne mérite pas d'être stoppée par un impôt ou une taxe d'incitation. Selon le Conseil fédéral, ces emballages ne polluent pas plus que d'autres et un traitement différencié ne se justifie pas économiquement.
Le gouvernement rejette donc le postulat du conseiller national Antonio Hodgers. L'écologiste genevois réclame une stratégie fiscale afin de limiter la fabrication, l'importation, la distribution et la consommation des bouteilles PET et cite une taxe par bouteille comme mesure envisageable.
Selon lui, la consommation d'eau minérale dans ce type d'emballage est absurde dans le "pays des Alpes" où la plupart des citoyens bénéficient d'une eau d'excellente qualité à leur robinet. L'impact environnemental du PET est en effet mille fois supérieur à celui de l'eau du robinet et le bon taux de recyclage du PET n'enlève rien à la facture énergétique liée au retraitement et au transport.
Le Conseil fédéral ne conteste pas la différence d'écobilan entre eau du robinet et eau minérale. Mais il souligne que ce n'est pas uniquement le type d'emballage mais surtout le transport et la réfrigération des boissons qui ont une incidence sur l'environnement. Au plan écologique, rien ne justifie donc de traiter les bouteilles en PET différemment.
ATS