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Plusieurs grandes plumes américaines et britanniques ont sommé Amazon de cesser de prendre "en otages" les livres, les auteurs et les lecteurs dans la guerre commerciale qu'il est accusé de mener depuis près de trois mois contre le géant de l'édition Hachette.
Douglas Preston, un auteur américain de romans d'horreur, a rallié à sa cause une soixantaine d'écrivains à succès dont James Patterson et David Morrell, comme lui édités chez Hachette. Scott Turow, président de la "Authors Guild" - l'association américaine de défense des intérêts des écrivains - cosigne cette lettre dont des extraits sont publiés par le "Wall Street Journal".
"Nous sommes fermement convaincus qu'aucun libraire ne devrait ni empêcher ni gêner la vente de livres ni même décourager les clients de commander ou de vouloir recevoir les livres qu'ils désirent", expliquent les écrivains qui se défendent de prendre un quelconque parti dans ce conflit. "Amazon n'a pas le droit d'utiliser un groupe d'auteurs, extérieurs à ce conflit pour mener des représailles ciblées."
Délais de livraison rallongés
Depuis plusieurs semaines, le géant américain de la vente en ligne est accusé de faire pression sur Hachette Book Group (du groupe Lagardère) en pleine négociation d'accords commerciaux en allongeant les délais de livraison de leurs livres ou en empêchant les commandes. Selon la presse américaine, Amazon souhaite faire davantage de marge notamment sur le livre électronique où il est un des principaux acteurs grâce à sa liseuse Kindle.
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