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C’est un fait: durant la dernière année de vie, les coûts de la santé croissent de manière fulgurante. Selon le pays et la couverture d’assurance, ils sont cinq à treize fois plus élevés que la moyenne. Dans le cadre d’un projet du Fonds national suisse, le CSS Institut a examiné la question de plus près en collaboration avec Polynomics.
Si l’on étudie la disposition de la population à financer des prestations de santé fournies en fin de vie, les valeurs observées sont étonnamment élevées. Pour une année supplémentaire sans changement de qualité de vie, cette disposition s’élève à 100 000 francs et, pour une année en bonne santé, elle s’élève à environ 200 000 francs, soit deux fois plus. Ces valeurs confirment ou dépassent même le plafond de 100 000 francs appliqué par le Tribunal fédéral. La population semble être disposée à assumer des coûts de traitement élevés pour les personnes en fin de vie.
Des différences entre les régions linguistiques
Mourir coûte-t-il donc trop cher?
En comparant ces chiffres avec les coûts effectifs liés aux personnes en fin de vie, nous observons les faits suivants : les coûts de traitement dans les cas de cancer à issue fatale dépassent le montant accepté par la société chez plus de 19% des sujets observés. Si l’on observe tous les décès, le plafond n’est dépassé que dans 6% des cas. Précisément chez les jeunes adultes, il est dépassé dans près de 38% des cas.
Un débat médiatisé
Les coûts liés aux personnes en fin de vie sont un sujet de discussion controversé, ce que montrent notamment les réactions dans les médias; l’étude a donné lieu à deux longues discussions: elle a fait l’objet d’une émission de la Télévision suisse («Club»), d’une part, et d’un article dans la NZZ, d’autre part (en allemand).