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La Swiss Financial Analysts Association SFAA, dirigée par Andreas Jacobs, a sondé 280 spécialistes du secteur.
Le profil des spécialistes suisses de la finance traverse une période de profonde mutation. Ceux qui s'adaptent et se forment continuellement de manière ciblée ont de meilleures chances sur le marché du travail. C'est ce qui ressort d'une enquête menée par la Swiss Financial Analysts Association SFAA auprès de 280 spécialistes financiers.
L'environnement de travail dans l'industrie financière suisse est de plus en plus complexe, spécialisé et exigeant. C'est ce que confirme une enquête menée par l'Association suisse des analystes financiers (SFAA) auprès d'une majorité de 280 spécialistes financiers participants. Les principales causes citées sont l'automatisation et la régulation.
se trouvent dans l’informatique/fintech et la réglementation/compliance.
Par conséquent, les participants à l'enquête estiment que les meilleures possibilités d'emploi dans les profils d'emploi se trouvent dans les domaines de l’informatique/fintech et de la réglementation / compliance. Sur les 690 réponses multiples, 488, soit un bon 70 %, sont attribuables à cette sélection. Les profils d'emploi dans les domaines de la gestion d'actifs/assistance à la clientèle (62 votes), des services de conseil (44), de l'analyse financière/de la gestion d'actifs (25) et des finances d'entreprise (15) sont susceptibles de perdre de leur importance.
Les perspectives d'emploi sont donc jugées de bonnes à plutôt bonnes par une majorité, en particulier dans les sociétés Fintech et IT, de neutres à plutôt bonnes par les fonds de pension et les compagnies d'assurance, et de neutres à plutôt mauvaises par les banques et les gestionnaires de fortune. Dans l’ensemble, l'humeur générale concernant les perspectives d'emploi dans le secteur financier est neutre. Seuls 10 participants entrevoient des perspectives d'emploi sombres pour l'avenir. Les perspectives salariales sont évaluées avec un peu plus de prudence. La Suisse alémanique s'attend à une tendance stable, voir légèrement à la baisse, tandis que la Suisse romande est un peu plus pessimiste. On s'attend à ce que les primes soient moins élevées dans les deux régions du pays.
Les perspectives d'emploi et de salaire dans le secteur financier suisse sont meilleures pour ceux qui réagissent de manière flexible aux tendances de la branche et qui poursuivent leur formation de manière ciblée. A la question "Comment évaluez-vous l'influence de la formation continue sur les perspectives d'emploi et de carrière", 233 des 251 réponses étaient "positives" et "plutôt positives". Seulement 18 réponses ont indiqué que la formation continue n'avait pas d'impact positif sur les possibilités d'emploi.
par un établissement de formation reconnu.
Le type de formation continue le plus demandé exige un diplôme officiel dispensé par un établissement de formation reconnu, qu'il s'agisse d'un diplôme fédéral de l'enseignement professionnel supérieur ou d'un bachelor ou d'un master dans une haute école spécialisée ou une université. Cette opinion se reflète dans 264 des 542 réponses. Une importance tout aussi élevée est également accordée aux manifestations thématiques ou aux cycles de séminaires (256 votes). En plus d'un diplôme reconnu, un degré élevé de pertinence pratique et une bonne compatibilité avec l'emploi sont importants. Les coûts par contre sont moins relevants.
L'initiative de la formation continue doit être prise par la personne concernée elle-même, autrement dit par le salarié. Si le souhait de formation continue est exprimé, il est généralement soutenu par l'employeur. Il en va de même sur le plan financier : dans la majorité des cas, les coûts sont supportés conjointement par les salariés et les employeurs. Sur les 260 participants à l'enquête, seuls 30 d'entre eux doivent supporter les coûts à eux seuls. «Il vaut la peine de discuter des souhaits de formation avec l'employeur, car ce n’est pas seulement à l'employé, mais aussi l'entreprise dans son ensemble et donc aussi la place financière suisse qui en profite», conclut Andreas Jacobs, CEO de l'Association Suisse des Analystes Financiers SFAA.