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Trois petits pays ont joué un grand rôle dans l’histoire de notre patrie. C’est Uri, Schwytz et Unterwald. On les dénomme les Waldstaetten ou pays forestiers à cause de leurs bois. Ils sont aussi appelés les cantons primitifs.
Les cantons de Schwytz et d’Unterwald ne parvenaient pas à s’émanciper de la tutelle des Habsbourg et dans une moindre mesure pour Uri.
A la mort de l’empereur Rodolphe en 1291 et pour se protéger de l’ennemi commun qu’était l’ambitieuse famille de Habsbourg-Autriche, les représentants des pays d’Uri, de Schwytz et d’Unterwald se réunirent et conclurent un traité d’alliance perpétuelle, le 1er août 1291. Cette alliance est conclue lors du “Serment du Grütli“. Ce lieu est une prairie au dessus du lac des Quatre-Cantons (Rütli selon l’orthographe alémanique).
Le serment prévoit que les confédérés s’engagent à se prêter mutuellement secours contre les ennemis. Ils décident qu’ils n’accepterons aucun juge, aucun bailli qui soit étranger à leurs vallées. Ils déclarent que si une dissension naît entre eux, ils s’en remettront à l’avis d’arbitres pris parmi les plus sages et les plus prudents des Confédérés.
Le traité est écrit en latin et il n’est pas signé, mais ses auteurs furent probablement pour Uri: le landammann Arnold, de Silenen et Werner d’Attinghausen, pour Schwytz: le landammann Conrad ab Iberg et Rodolphe Stauffacher. Pour Unterwald: il n’est pas possible de se prononcer; le premier landammann connu est Rodophe d’Oedisried (1304).
Le pacte de 1291 doit être regardé comme l’acte de fondation de la Confédération suisse et comme l’origine de notre indépendance et de nos libertés.