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Le candidat de gauche Andres Manuel Lopez Obrador a appelé de ses voeux la mise en place d'un plan d'aide sur le modèle de "l'Alliance pour le progrès" lancée en 1961 par John Fitzgerald Kennedy en direction de l'Amérique latine pour contrer la progression du communisme (archives).
KEYSTONE/AP/ANTHONY VAZQUEZ(sda-ats)
Le favori de l'élection présidentielle du 1er juillet au Mexique espère parvenir à un accord avec Donald Trump pour lutter contre l'immigration clandestine. Il mise sur le développement économique et non la construction d'un mur à la frontière.
Le candidat de gauche Andres Manuel Lopez Obrador a appelé de ses voeux la mise en place d'un plan d'aide sur le modèle de "l'Alliance pour le progrès" lancée en 1961 par John Fitzgerald Kennedy en direction de l'Amérique latine pour contrer la progression du communisme.
"Notre rêve, que nous réaliserons avec ou sans Trump, c'est que les Mexicains puissent travailler et vivre heureux là où ils sont nés", a-t-il dit pendant un rassemblement électoral dans la ville frontalière de Tapachula.
S'il remporte l'élection présidentielle, comme les sondages le lui promettent, Lopez Obrador entend faire des propositions à Donald Trump dans les jours qui suivront sa prise de fonction, le 1er décembre, précise-t-on dans son entourage.
Doutes
Le candidat de la gauche mexicaine, ancien maire de la capitale, n'a cessé de répéter depuis le début de la campagne électorale que le Mexique devait se mobiliser davantage pour résoudre lui-même ses problèmes, comme la corruption, la criminalité et le trafic de drogue.
Son entourage espère que ce discours de fermeté convaincra Donald Trump de coopérer avec les autorités mexicaines sur les questions d'immigration plutôt que de continuer à s'opposer à elles en insistant pour construire un mur frontalier - et pour le faire financer par le Mexique.
De nombreux observateurs doutent cependant que le président américain renonce aussi facilement à l'une de ses promesses de campagne les plus emblématiques, ou même qu'il soit disposé à favoriser la création d'emplois au Mexique alors qu'il ne cesse d'accuser son voisin de "voler" les emplois des Américains.
ATS