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Deux axes principaux d’analyse étaient à l’ordre du jour de notre travail et étaient formulés dans son titre. En premier lieu, l’autorité du discours renvoyait aux formes et moyens qui permettent au manuel d’histoire vaudois d’être légitime et légitimé à exercer son magister. En second lieu, le discours de l’autorité s’attache aux moyens par lesquels l’institution scolaire diffuse sa vision de l’histoire et de la société au travers du manuel.
Dans notre conclusion, il s’agit pour nous maintenant de synthétiser les résultats de notre travail en traversant à nouveau nos deux axes d’analyse initiaux et de reprendre les principales hypothèses développées en introduction.
Deux hypothèses principales sous-tendaient l’ensemble de notre travail.
En premier lieu, les manuels primaires et secondaires produiraient des signes d’autorité différents pour être reconnus comme tels par leurs destinataires. En second lieu, nous avons formulé l’hypothèse que les discours pédagogique et historique sont construits différemment selon que le manuel est destiné aux élèves du primaire ou aux élèves du secondaire vaudois.
Cette différenciation aboutirait à la construction de deux visions différentes du monde alors même alors que ces manuels sont destinés à des élèves de même âge. Une vision serait offerte aux élèves des classes populaires et moyennes et l’autre à la future élite. Loin d’être un parti-pris pédagogique, cette manière de procéder du manuel d’histoire vaudois le conduirait à participer de la sorte à une forme de ségrégation scolaire et sociale des élèves.