Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07102.jsonl.gz/743

Framatome détiendra 66% de la nouvelle société, et Siemens 34%. Sous réserve de l'approbation par les autorités de la concurrence, la société devrait commencer ses activités au cours du troisième trimestre 2000. Son siège se trouvera dans la région parisienne. Le nom de la nouvelle société et certaines modalités de la fusion font encore l'objet de négociations. Une convention de principe sur la collaboration future de la joint-venture avec Cogema, qui est le principal actionnaire industriel de Framatome avec une participation de 34%, a également été signée.
Ce rapprochement de la France et de l'Allemagne dans le domaine de l'énergie nucléaire était attendu depuis longtemps. La nouvelle société occupera le premier rang mondial dans ce secteur. Avec l'effectif de 9000 personnes de Framatome, et celui de 4100 de Siemens, ainsi que des sites en Allemagne, en France et aux Etats-Unis, la nouvelle société devrait réaliser au cours de son premier exercice un chiffre d'affaires se montant à 3,1 milliards d'euros. Framatome et Siemens entendent développer ainsi leur présence en Amérique et en Asie, régions du monde où une véritable renaissance du nucléaire est escomptée. En Europe, il faudra par contre attendre longtemps encore avant que le marché soit prêt pour de nouvelles constructions. Ce rapprochement crée toutefois une plus grande liberté d'entreprise qui permettra de mieux maîtriser des changements politiques éventuels et les conséquences de surcapacités sur le marché de l'électricité libéralisé.
Framatome et Siemens coopèrent dans le domaine nucléaire depuis 1989. La joint-venture NPI (Nuclear Power International), qui développe le réacteur européen à eau sous pression EPR, est intégrée dans le nouvel accord, et la collaboration dans l'ensemble du secteur des services du combustible et des services est élargie. De cas en cas, les deux entreprises ont déjà mené à bien conjointement des opérations de remplacement de composants lourds et d'amélioration de la sûreté de réacteurs de conception russe. Pour Siemens, le rapprochement avec Framatome constitue une contribution au "Programme en dix points" qui doit permettre d'augmenter durablement la valeur de l'entreprise. Chez Framatome, la réduction récente de 44% à 9% des actions que détenait le groupe Alcatel dans son capital, ainsi que l'accroissement de la participation d'entreprises publiques (Cogema, CEA-Industrie et Electricité de France), ont levé un obstacle matériel sur la voie de la coopération avec Siemens.
Source
P.B./C.P. d'après un communiqué de presse commun de Siemens et de Framatome du 6 décembre 1999