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Justin Bieber est le dernier, et l'un des plus jeunes, à vendre son catalogue, suivant une tendance désormais bien installée. [Kevin Winter - AFP]Le chanteur canadien Justin Bieber a vendu les droits de son catalogue musical à la société Hipgnosis pour 200 millions de dollars. Cette société britannique spécialisée dans la gestion de fonds musicaux ajoute la star de 28 ans à son panier, déjà garni d'artistes comme Leonard Cohen ou Shakira.
"Hipgnosis a acquis la totalité des parts de Justin Bieber dans ses droits d'édition (y compris la part de l'auteur dans l'exécution), les enregistrements principaux et les droits voisins pour l'ensemble de son catalogue", a annoncé la société.
De son côté, le groupe de rock britannique Yes a vendu l'intégralité de ses droits d'auteurs au label géant Warner. Mis à part une dizaine d'albums produits par d'autres sociétés, Warner devient l'heureux propriétaire de douze albums studios, auxquels s'ajoutent les albums live et les compilations.
Warner encaissera désormais tous les produits des ventes de disques, d'écoutes en ligne, de téléchargement, de produits annexes et les droits d'auteur du groupe Yes. Le montant de la transaction n'a pas été dévoilé, mais il s'élèverait à 25 millions de dollars selon le magazine Billboard.
Un demi-milliard pour Bruce Springsteen
Les membres de Yes et Justin Bieber ne sont de loin pas les seuls artistes à avoir vendu leurs droits d'auteur. Parmi les transactions les plus importantes ces deux dernières années figure la vente des catalogues de Bob Dylan, David Bowie ou Bruce Springsteen, pour qui Sony a mis plus de 550 millions de dollars sur la table, selon les chiffres évoqués par les médias.
Avant eux, Tina Turner, Neil Young ou les Red Hot Chili Peppers, entre autres, avaient déjà réalisé de telles opérations.
Pourquoi les artistes vendent leurs droits intellectuels? L'arrivée des plateformes de streaming a mis toutes les musiques à disposition quasi gratuitement, faisant plonger les revenus des artistes. Sans oublier la pandémie de Covid et le manque de concerts. De plus, des sociétés d'investissement n'hésitent pas à miser sur la musique, l'un des produits les plus stables: quelle que soit la crise, le monde continue à en consommer.
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