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Elon Musk a l’intention d’inaugurer une véritable ville sur Mars d’ici à 2050, et il a accompli presque tous ses objectifs. C’est un ingénieur et un visionnaire qui a le don de faire des rêves une réalité, mais comment s’y prend-il? Une chose est sûre, que ce soit pour faire son premier milliard en ligne ou pour travailler sur l’aéronautique, il garde toujours un œil sur les données.
Les données permettent l’intelligence dans la prise de décision. Pour le formuler autrement, nous prenons des décisions informées sur la base de faits concrets et de données.
En 218 avant JC, un chef militaire carthaginois mena une embuscade encore jamais vu dans l’histoire de la guerre. Comment fait-on pour tirer un empire par la queue?
En 1962, un autre dirigeant s’adressait à une importante audience rassemblée dans un stade à Houston, au Texas, et lui exposait un objectif qui nécessiterait des capacités techniques presque incompréhensibles pour pouvoir être réalisé. Qu’est-ce qui transforme l’étincelle d’une idée, ou un défi insurmontable, en une réalité?
Hannibal, le général carthaginois, ne choisit pas de franchir les Alpes car il pensait que c’était une bonne idée. Il choisit de franchir les Alpes car il savait que c’était une bonne idée.
JFK, le jeune président, ne prévoyait pas d’envoyer un homme sur la Lune parce qu’il pensait que ce serait possible ; il fallait que ce soit possible.
JFK, le jeune président, ne prévoyait pas d’envoyer un homme sur la Lune parce qu’il pensait que ce serait possible ; il fallait que ce soit possible.
L’ennemi d’Hannibal, l’armée romaine, ne s’attendait pas à voir débarquer 37 éléphants, 15 000 chevaux et 30 000 soldats franchissant les montagnes pour arriver en Italie. La course spatiale contre les Soviétiques avait déjà commencé, et ils avaient envoyé un homme dans l’espace; les États-Unis étaient donc obligés d’en envoyer un sur la Lune.
Nous sommes en 1963, toujours au Texas, cette fois à Dallas, il est 12h30 – le 35ème président des États-Unis est assassiné. C’est le point de départ de millions de théories du complot. La course spatiale se poursuit imperturbablement.
Et c’est ainsi qu’en 1969, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, un Américain nommé Neil Armstrong marcha sur la Lune. Avait-il pu voir la grande muraille de Chine depuis l’espace? Est-il possible que les anciens Égyptiens, il y a des milliers d’années, se soient inspiré de la Lune pour organiser leurs sites funéraires? Ou était-ce les extraterrestres… ?
Ce n’est pas Kennedy qui a mis Neil Armstrong sur la Lune. Lui-même n’était ni scientifique, ni pilote, ni ingénieur. Ce sont 400 000 personnes, sur une période de dix ans, qui l’ont expédié dans l’espace. Ce ne sont pas les extraterrestres qui ont contribué à construire les pyramides, mais des décennies de croyance en une histoire, concrétisées par des millions d’heures de main d’œuvre. Et Hannibal aurait pu franchir les Alpes, mais ses éléphants, ses hommes et ses chevaux n’y seraient pas arrivés sans un ingrédient vital. Les données.
Les données sont la base des faits, et les faits permettent de prendre des décisions ou d’entreprendre des actions significatives.
Les données ont permis à Apollo 11 de parcourir 386 000 kilomètres en 76 heures, elles ont permis à un général de remplir une mission apparemment impossible. La NASA a utilisé les données pour confirmer que la grande muraille de Chine n'était pas facile à voir depuis l'espace, et certainement pas depuis la Lune.
Sans les données et les faits bruts, ses conseillers n’auraient pas recommandé à Kennedy de faire son discours.
Le simple volume de données auxquelles nous pouvons maintenant accéder par voie numérique nous permet de prendre des décisions réellement conséquentes. Nous pouvons maintenant réaliser ce qui auparavant nous paraissait impossible.
Nous avions déjà nos rêves auparavant, comme par exemple les véhicules autonomes, mais ils étaient impossibles à concrétiser sans l'exploitation du big data dont nous bénéficions actuellement. Toutefois, exactement comme les générations précédentes ont dû gérer leurs informations au mieux pour en exploiter le potentiel, nous devons également gérer les nôtres. Le smart data désigne précisément la façon dont nous interprétons tout cela pour faire avancer nos décisions.
Pour résumer, la prise de décision basée sur les données peut être décrite un peu comme la préparation d’une pizza.
Le big data peut tout vous dire sur la confection d’une pizza. Depuis la température optimale de l’air respiré par les bufflonnes qui produisent la mozzarella, jusqu’à l’histoire intégrale de la pizza dans le monde entier. Il pourrait vous dire comment la pizza s’intègre dans notre culture et quand elle pourrait connaître son apogée, et il pourrait, bien entendu, aller plus loin sur le sujet des toutes sortes d’aliments associés ou non à la pizza, il pourrait vous en dire bien plus. Par contre, seul le smart data vous dira comment faire la pizza que vous voulez. Partant du principe, bien sûr, que vous ayez envie de pizza…
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