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Critique
"Film de clôture hors compétition à Cannes cette année, TRANSYLVANIA nous fait retrouver Tony Gatlif tel qu'en lui-même: caméra virevoltante, scénario sommaire et chaotique, beaucoup de musique (composée par lui-même et Delphine Mantoulet à partir de thèmes populaires).
Zingarina (Asia Argento, très polyvalente) se rend en Transylvanie avec son amie Marie (Amira Casar) et une interprète pour récupérer Milan, pianiste qu'elle a connu à Paris et dont elle attend un enfant. Milan la rejette, et commence alors pour elle un temps d'errance avec Tchangalo (Birol Ünel), brocanteur itinérant qui achète à vil prix des objets précieux à des paysans misérables. En sa compagnie, elle naîtra à une nouvelle vie tout en mettant son enfant au monde.
""Cousin"" de Kusturica et de Iosseliani (on fume et on picole beaucoup...) Gatlif se plonge avec délices dans un méli-mélo de paganisme (la fête d'Hérode et ses costumes et masques bariolés), de christianisme orthodoxe (exorcisme), de culture tsigane. Sous une Roumanie exsangue et délabrée post-Ceaucescu affleure une Transylvanie (patrie de Dracula) baroque et barbare. Mais le feu d'artifice qu'aurait pu être le film n'est qu'un pétard mouillé. On peut toujours acheter le disque de la musique..."
Daniel Grivel