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«Qui veut acheter le Palais d'Été? Qui rêve de démolir vingt mètres de la muraille pour se construire une bicoque avec ces pierres sacrées? c'est à vendre.»
«Comment être sûr que c'est dans ces parages que la princesse s'est perdue? La route de Pékin à Kachgar a emprunté de tout temps la "Voie impériale" qui conduit d'abord à l'ancienne capitale Xi'an puis, entre Gobi et montagnes, vers Lanzhou sur les rives du Fleuve Jaune, Dunhuang et les grottes des Mille Bouddhas, puis la rive nord du désert du Taklamakan. Mais une alternative existe plus au sud: la route qu'empruntèrent justement Ella Maillart et Peter Fleming, sur laquelle nous cheminons.»
«Au grand galop de mon cheval, je paradais parmi les ventilateurs.
J'avais sept ans, rien n'était plus agréable que d'avoir trop d'air dans le cerveau. Plus la vitesse sifflait, plus l'oxygène entrait et vidait les meubles.
Mon coursier déboucha sur la place du Grand Ventilateur, appelée plus vulgairement place Tien An Men. Il prit à droite, boulevard de la Laideur Habitable.
Je tenais les rênes d'une main. L'autre main se livrait à une exégèse de mon immensité intérieure, en flattant tour à tour la croupe du cheval et le ciel de Pékin.
L'élégance de mon assiette suffoquait les passants, les crachats, les ânes et les ventilateurs. Je n'avais pas besoin de talonner ma monture. La Chine l'avait créée à mon image: c'était une emballée des allures grandes. Elle carburait à la ferveur intime et à l'admiration des foules.»
Amélie Nothomb, Le sabotage amoureux, éditions Albin Michel, 1993
«Chaque premier de l'An à minuit, il portait le dieu en procession, offrait un sacrifice aux ancêtres, puis il mangeait un nombre incalculable de raviolis végétariens à l'huile de sésame.»
Deux arts martiaux seront présents aux 29e Olympiades en août prochain à Pékin: le judo, d’origine japonaise et le taekwondo, du voisin coréen. Le premier, la «voie de la souplesse», est devenu discipline olympique aux JO de Tokyo en 1964, du temps où le pays hôte avait le droit d’ajouter un sport au programme. Et le second, le taekwondo, «voie des pieds et des mains», en démonstration aux Jeux de Séoul en 1988 est officiellement accepté en 2000.
Moins chanceux, le wushu, qui signifie littéralement «art martial» restera au vestiaire. Pas de démonstration du sport national chinois, parfois appelé kungfu. Le comble pour la Chine, si fière de ses jeux. «Oui, c’est vraiment dommage en effet, déplore Tan Jianmin, porte-parole de l’Association chinoise de wushu à Pékin. On a fait de notre mieux pour que le wushu devienne une discipline aux JO de Pékin, mais nous avons postulé trop tard.»
Même désolement du côté académique. Lu Fang, professeur au département des sports traditionnels chinois à l’Université des sports de Pékin, regrette fort, lui aussi, que le wushu ne soit pas au programme. «Cela aurait été une bonne manière de promouvoir notre sport à l’étranger. Et à travers lui la culture chinoise.» Le spécialiste se console en expliquant que l’art martial est «très difficile à arbitrer». «Ce n’est pas un sport de compétition: le vrai wushu est basé sur la respiration, et ça, c’est impossible à juger.»
L’Association chinoise de wushu garde tout de même l’espoir que l’art martial devienne enfin discipline olympique à Londres en 2012. «Mais comme le CIO veut réduire les disciplines, rien n’est gagné!»
Emplis de sagesse orientale, les arts martiaux permettent de réaliser que l’espoir et la persévérance, valeurs fondamentales des JO, paient. Le judo l’a déjà prouvé: si la discipline a fait son entrée lors de la 17e olympiade, sa version féminine, elle, a dû patienter … 28 ans de plus avant d’être présente à Barcelone en 1992!
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