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La police plutôt que l'armée pour garder les ambassades
Les directeurs cantonaux de la police ont approuvé vendredi à Zoug les propositions du ministère suisse de la défense sur le partage des rôles entre armée et police.
Le nouvel accord sur les interventions de police intercantonales entre immédiatement en vigueur. Les règles seront déjà appliquées lors du WEF de janvier à Davos et lors de l'Euro 2008.
La police reprend la main en matière de garde des ambassades étrangères. L'armée n'accomplira cette tâche qu'en cas de nécessité et pour former ses membres aux situations extrêmes.
Sans expérience pratique, l'armée n'est pas en mesure d'apporter un soutien rapide aux autorités civiles, indique la Conférence des directrices et directeurs des départements cantonaux de justice et police (CCDJP).
La nouvelle formule, élaborée en collaboration avec le Département fédéral (ministère) de la Défense, en tient compte.
Le personnel qui intervient sera placé sous la conduite des autorités civiles, qui assoient ainsi leurs prérogatives en matière de sécurité intérieure.
Si le gouvernement suisse approuve lui aussi cette solution, un message sera élaboré à l'intention du parlement, qui pourrait se prononcer durant sa session d'été ou d'automne.
A temps pour le Forum de Davos
La CCDJP a en outre décidé de mettre en vigueur immédiatement le nouvel accord sur les interventions de police intercantonales.
Les nouvelles règles pourront ainsi déjà être appliquées lors du Forum économique de Davos en janvier 2007 et lors du Championnat d'Europe de football en 2008.
Pour les manifestations d'intérêt public, le canton demandeur versera une indemnité de 600 francs par personne et par 24 heures. Les interventions lors de manifestations privées seront régies par les tarifs des émoluments des cantons qui mettent à disposition des membres de leur corps de police.
Entreprises de sécurité privées
La CCDJP veut en outre uniformiser les conditions d'admission des entreprises de sécurité privées.
Selon la loi sur le marché intérieur, une entreprise de sécurité doit être admise à exercer ses activités dans un autre canton si elle répond aux conditions financières et dispose des assurances nécessaires.
Pour ce qui est des connaissances pratiques et de la formation des agents, les exigences les moins strictes entre les deux cantons concernés devraient faire foi. L'association des entreprises suisses de services de sécurité sera associée à l'élaboration de ces critères communs d'admission.
swissinfo et les agences
SUISSE LICHTENSTEIN
Le ministre suisse de la défense Samuel Schmid a rencontré vendredi à Vaduz Martin Meyer, membre du gouvernement lichtensteinois.
Les deux hommes ont évoqué la sécurité pendant l'Euro 08, et notamment le soutien de l'Armée suisse à la Principauté.
Le Liechtenstein sera surtout un pays de transit lors des championnats de football de 2008 et n'est pas à l'abri des menaces modernes, comme les attentats terroristes.
Le cas échéant, les soldats suisses pourraient rapidement prêter main forte à la police et aux secouristes du Lichtenstein. Un accord d'entraide mutuelle en cas de catastrophe doit entrer en vigueur début décembre.
Les polices des deux pays, elles sont en contact permanent depuis mai dernier grâce au réseau radio commun Polycom.
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