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La deuxième phase du rejet en mer des eaux traitées de la centrale nucléaire japonaise accidentée de Fukushima a commencé jeudi matin, a annoncé son opérateur Tepco. Le début à la fin août de ce processus de long terme avait scandalisé la Chine.
Le Japon avait commencé le 24 août à évacuer dans l'océan Pacifique de l'eau qui a été utilisée pour refroidir les coeurs des trois réacteurs de la centrale de Fukushima Daiichi, qui étaient entrés en fusion après le tsunami de 2011.
Provenant aussi de nappes souterraines et de la pluie, cette eau a longtemps été stockée dans d'immenses citernes sur le site de la centrale et traitée pour la débarrasser de ses substances radioactives, à l'exception du tritium.
Cet élément n'est dangereux qu'à de très hautes doses concentrées selon les experts. C'est pourquoi Tepco procède à une très large dilution de l'eau tritiée avec de l'eau de mer avant de l'évacuer dans l'océan, pour que son niveau de radioactivité ne dépasse pas le plafond visé de 1500 Bq/L.
Cette limite est 40 fois inférieure à la norme japonaise pour ce type de rejet en mer. Elle est aussi près de sept fois inférieure au plafond fixé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l'eau potable (10 000 Bq/L).
Le rejet en mer a été validé par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Mais le lancement du processus a provoqué une crise diplomatique entre le Japon et la Chine, qui a suspendu depuis la fin août toutes ses importations de produits de la mer japonais.
La Russie, dont les relations avec le Japon sont également tendues en raison des sanctions prises par Tokyo à l'encontre de Moscou depuis le début de la guerre en Ukraine, envisagerait de faire de même.
Un total de 7800 m3 d'eau tritiée a été évacué durant la première phase de 17 jours. Tepco a planifié trois autres opérations similaires jusqu'à fin mars 2024.
Le Japon prévoit en tout de déverser dans l'océan Pacifique plus de 1,3 million de m3 d'eau tritiée de Fukushima, soit l'équivalent de 540 piscines olympiques, mais de manière extrêmement graduelle, jusqu'au début des années 2050, selon le calendrier actuel. (ats)
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