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La Tour-de-Peilz
La Tour-de-Peilz, ville où il fait bon vivre, au cœur de la Riviera
La ville, dont la population a plus que doublé depuis 1950, est idéalement située sur la Riviera vaudoise. Elle offre à ses citoyens un cadre de vie exceptionnel et nombre de prestations de première qualité.
HISTOIRE
L’origine du nom de La Tour-de-Peilz n’est pas connue avec certitude et le mystère subsiste à son propos. Si certains se bornent à rappeler le nom latin, Turris Peliana, d’autres estiment que le déterminatif «Peilz», prononcé comme le mot «paix», commun aux deux noms de La Tour-de-Peilz et de la Becque de Peilz, découle du gentilice romain Pellius.
La Tour-de-Peilz a une longue histoire. En effet, le sol de ce bourg a livré des vestiges des Gaulois, des Romains et des Burgondes. L’évêque de Sion, tout comme les comtes du Genevois, furent propriétaires de ces lieux. Puis vinrent les comtes de Savoie qui donnèrent à la cité ses premières lettres de franchises, en 1282. Ceux-ci étaient notamment intéressés par le fruit des échanges commerciaux lacustres. La commune, qui possède un port idéalement situé sur le haut-lac, a donc été englobée dans les territoires savoyards.
Après les comtes et ducs de Savoie, barons et sires de Vaud, ce sont les Bernois qui, à partir de 1536, dominèrent le canton pendant plus de deux siècles. Si l’époque savoyarde eut ses années joyeuses, elle eut aussi ses heures sombres. En 1476, des montagnards du Haut-Simmental, sous les ordres d’un aristocrate bernois, massacrèrent la population de La Tour-de-Peilz et incendièrent le bourg.
La transition vers l’époque contemporaine s’est faite sans heurt majeur et La Tour-de-Peilz a été témoin des évolutions technologiques et sociales qui ont marqué les deux derniers siècles. En 1861, un train a traversé pour la première fois la commune et, 25 ans plus tard, un tramway circule sur la Grand-Rue. Il est remplacé dans les années 1950 par les trolleybus. C’est en 1905 qu’est inauguré le premier collège, les Marronniers, dans un espace qui allait devenir le centre-ville. D’autres sont construits par la suite parallèlement à l’évolution de la population, qui passe de 5032 habitants en 1950 à 11683 en 2018.
GÉOGRAPHIE, PATRIMOINE ET VIGNOBLE
Adossée aux Préalpes et située au cœur de la Riviera vaudoise, La Tour-de-Peilz bénéficie d’un environnement privilégié. A l’est, le ruisseau de la Maladaire la sépare de Montreux. A l’ouest, c’est l’Oyonne qui marque la limite avec Vevey. La Tour-de-Peilz peut en outre s’enorgueillir d’être classée dans la liste des communes vaudoises viticoles. La ville possède en effet un vignoble d’environ 3 ha. Son encépagement mêle crus classiques, Chasselas, Pinot noir et Gamay aux spécialités telles que le Gamaret, le Sauvignon et le Merlot.
La Commune est, en outre, propriétaire de 106 ha d’alpages. La Grande et la Petite Bonavau, les Lyites, Fontanna-David et Montbrion, situés dans la région des Pléiades, ainsi que le chalet Les Colombettes à La Comballaz. Par ailleurs, dans le cadre de la 3e correction du Rhône, elle a échangé avec l’Etat de Vaud le domaine du Fort, situé à Noville, contre des parcelles situées à Blonay.
Le promeneur qui parcourt le territoire du nord au sud jouit tout d’abord d’une vue extraordinaire sur le lac et la région depuis le vignoble boéland. Il peut ensuite s’arrêter un instant dans le magnifique domaine de la Doges, propriété de la section vaudoise de Patrimoine suisse. Plus bas, il traverse une zone plus urbaine. Les rues sont bordées d’habitations, mais la présence de verdure assure une transition en douceur. Poursuivant son chemin, il passe sous la voie de chemin de fer et atteint la place des Anciens-Fossés. Celle-ci a été complètement réaménagée et rendue aux piétons en 2015. C’est désormais un lieu de convivialité et d’échanges, en parfait accord avec les bâtiments qui l’entourent: les écoles, les commerces et le temple St-Théodule, qui date du XIVe siècle.
De l’autre côté de cet édifice, il trouve la place du Temple où il peut admirer le buste La Liberté, offert à la Commune par Gustave Courbet. L’artiste a en effet vécu les dernières années de sa vie à quelques mètres de là, dans la maison Bon-Port, située dans le quartier historique Bourg-Dessous, au bord du lac. Après avoir admiré la vue époustouflante depuis le port, notre promeneur visite le Musée suisse du jeu, qui a pris ses quartiers, en 1987, dans le château, dont la Commune est propriétaire depuis 1979. Enfin, il lui sera loisible de goûter un repos mérité dans l’écrin du jardin Roussy, face au lac.
ÉVOLUTION ET PROJETS
La centre-ville a connu, en 2015, une transformation importante avec la rénovation de la place des Anciens-Fossés. Les places de parc qui la recouvraient ont été remplacées par un parking souterrain dans le cadre d’un partenariat public-privé. La surface a ainsi été rendue à la population sous la forme d’un lieu convivial qui mêle harmonieusement les époques et permet une continuité entre les écoles et l’espace public. Des jeux et des jets d’eau, qui font le bonheur des petits, sont autant de moyens de se rencontrer et d’interagir.
Au nord de la place, la cour du collège des Marronniers accueillera des installations dédiées aux sports à roulettes et le terrain de basket sera remis à neuf. Le temple St-Théodule, qui marque la limite sud des Anciens-Fossés, a été rénové en 2017, à l’occasion du 500e anniversaire de la Réforme. La robe ainsi que l’intérieur du monument, notamment la nef et le chœur, ont été restaurés et rajeunis sans trahir l’esprit des lieux ni leur longue histoire. Un autre édifice est en cours de rénovation. Il s’agit de la Maison de commune, dont une partie date du XVIIIe siècle. Elle sera modernisée dans le but de répondre aux besoins contemporains de l’administration et de favoriser l’accueil des administrés, notamment en facilitant l’accès aux personnes à mobilité réduite.
Enfin, deux projets d’envergure doivent encore être débattus au sein de l’organe délibérant. Le premier concerne la construction d’un nouveau collège Courbet. Ce dernier serait partie prenante du développement d’un centre-ville vivant et favoriserait le développement de synergies entre les différents acteurs de la vie scolaire, sociale, associative et culturelle de la commune. Le second a pour objet le château. Le Musée suisse du jeu, qui y a ses locaux, bénéficierait de cette réalisation dont l’un des points saillants est l’ouverture d’un restaurant avec terrasse au bord du lac. Le projet inclut une liaison urbanistique entre le quai Roussy et le port, favorisant le développement harmonieux des activités touristiques et de loisir au bord du lac.
VIVRE À LA TOUR-DE-PEILZ
La ville présente de nombreux avantages. La maîtrise de son développement a permis de maintenir trois zones distinctes: le bord du lac et son bourg, une couronne plus densément peuplée et des hauts champêtres. Les citoyens bénéficient de nombreuses infrastructures pour tous les âges, des crèches au centre de loisirs pour aînés L’Escale, en passant par les terrains de sport, une piscine et un manège. Ils peuvent également profiter des différentes activités proposées par les associations culturelles, artistiques et sportives et les amoureux de prose ne manquent pas de suivre attentivement le riche programme du Théâtre du Château et de beaux festivals complètent l’offre.
La salle des Remparts, située au centre-ville, accueille régulièrement des spectacles et concerts qui rencontrent un grand succès. C’est là également qu’ont lieu les manifestations organisées par la Commune. Toutes ont pour but de renforcer les liens entre elle et ses citoyens en célébrant des moments importants ou un engagement dans la vie de la cité. Et comme ces liens doivent être cultivés dès l’âge le plus tendre, les néo-parents reçoivent, depuis le début de l’année, un présent qui est à la fois un clin d’œil au gentilé et un message d’espoir.
LE MUSÉE SUISSE DU JEU
La Tour-de-Peilz abrite une institution dont la renommée n’a cessé de croître depuis 1987, date de sa création: le Musée suisse du jeu. C’est dans le château dont la Commune est devenue propriétaire à la fin des années 1970, suite à une votation populaire, que le Musée déploie sa collection et ses activités.
L’exposition permanente du Musée emmène les visiteurs à la découverte des jeux du monde entier, à travers 4000 ans d’histoire. Vous passerez de la Chine, avec le Mah-Jong, au Japon, avec le Go, à l’Afrique, avec l’Awélé, avant de vous envoler pour le Proche-Orient et l’Inde, à la découverte du Pachisi, ancêtre des jeux de plateau les plus connus d’Europe.
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