Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06917.jsonl.gz/1431

Quelques généralités
à propos de nos amis les castors :
Les castors sont des rongeurs
herbivores.
Ils vivent de nuit.
A Genève, ils peuplent
la Versoix, L'Arve, le Rhône et l'Hermance.
On estime leur nombre entre
20 et 30.
Dans le bassin Lémanique
on en estime environ 400, répartis en sous-populations séparées.
Ils vivent en famille.
Leur longévité
est de 7 ans dans la nature et de 12 ans en captivité.
d'après Richard B., 1980
|les
barrages

les huttes et les terriers

|la communication
||la période de
rut

| les soins
aux jeunes

l'alimentation

Les barrages sont
construits par les castors pour garantir une certaine profondeur
d'eau, ainsi ils peuvent creuser l'entrée de leur terrier
sous l'eau. De plus, cela leur permet la nage en immersion. Ils font donc
un barrage afin de garder une profondeur de 60cm. à l'aide
de branches de différentes tailles et de matériaux étanches,
comme de la boue.
En Scandinavie, il n'est pas rare de recenser des
barrages qui atteignent jusqu'à 2 mètres de haut et 50 mètres
de longueur.
Ces petits animaux sont des êtres infatigables,
qui peuvent avoir par famille jusqu'à 40 barrages, qu'ils
doivent retoucher continuellement.
Les barrages sont construits de manière logique
et s'adaptent à la force du courant.
Le cerveau du castor est particulièrement développé
par rapport à celui des autres rongeurs, et il possède
des comportements plus complexes que ces derniers. Ainsi par exemple le
rat musqué est incapable de prendre l'initiative de construire
un barrage, mais il participe volontier à la construction
de ceux des castors et pourra ainsi en être l'hôte gratuit.
Les comportements du castor suivent certaines voies
déterminées d'avance par son hérédité,
comme couper des arbres, construire des barrages. Mais certaines
expériences ont montré que sans le modèle des parents,
les enfants ne deviendront que peu agiles.
Les castors passent la plus grande partie
de leur vie dans leurs huttes
ou terriers. Les jeunes d'ailleurs
y restent de longues semaines après leurs naissances.
L'entrée se fait par l'eau. Le
castor construit généralement un terrier mais si l'épaisseur
de terre est insuffisante, il se peut que le plafond s'effondre. Dans
ce cas, le castor comble l'orifice à l'aide de branches, c'est ainsi
qu'apparaît le terrier-hutte.
Le castor nettoie son logis 2 fois par
mois en remplaçant sa litière par une autre.
Durant l'hiver, le castor n'hiberne pas
mais reste quasiment toute la journée dans son abri.
L'alimentationdu
castor est constituée de plantes qui poussent à moins de
30m de l'eau et de plusieurs plantes aquatiques.Le castor mange environ
700 gr. d'écorce d'arbres par jour. Il affectionne particulièrement
les salicacées. C'est le seul animal à manger l'écorce
des arbres comme nourriture principale en hiver.
On a pu aussi l'observer brouter de
l'herbe.
Le castor est muni de 4 incisives
et de petites mains dont le cinquième doigt ressemble à notre
pouce.
Les communications
des
castors sont riches et variées, elles sont vocales, posturales,
tactiles et surtout olfactives.
Les castors ont un répertoire
de cris et de bruits qui peuvent avoir la signification d'attrait,
de répulsion ou d'avertissement. Il nous est pas possible d'entendre
les différences de fréquence avec notre oreille.
La spécialité du castor
est son coup de queue à la surface
de l'eau, qui ressemble à
un coup de fusil.
L'olfaction joue le premier
rôle dans la communication, c'est le sens le plus développé,
car c'est un animal nocturne. Il peut ainsi communiquer à longue
distance.
Le castor utilise aussi les odeurs
pour marquer son territoire, pour stimuler son partenaire sexuel et pour
marquer les itinéraires qu'il a parcouru.
Le catalogue postural du
castor est pauvre, en effet, comme il a une mauvaise vision nocturne,
sa posture n'a guère de valeur communicative.
Une posture des plus amusante est
"le saut de cabri", qui consiste en sauts sur place. C'est un signe
de soumission ou d' appel à la sympathie. Les attitudes de menace
sont marquées par des godillages de la queue accompagné de
cris aigus.
L'époque
de rut se situe normalement
à la fonte des glaces, pour nos latitudes elle se situe fin février
mais on peut surprendre des jeux et des poursuites déjà en
décembre. Ces jeux sont souvent accompagnés de cris, de soupirs
et d'embrassades, dont la signification est claire. Cette époque
est accompagné de nouveaux comportements, par exemple
une plus grande intolérance face aux étrangers.
La copulation se fait normalement en pleine eau.
Elle dure quelques minutes et se reproduit plusieurs fois.
Les jeunes naissent
environ 4 mois plus tard. Ils ont un épais duvet, des incisives
bien visibles, des yeux le plus souvent ouverts et ils savent nager
dès les premières heures. Ils pèsent entre 500 et
1000 grammes.
L'allaitement dure plus ou moins 6 semaines mais les
jeunes commencent à ronger du solide à 4 semaines. On a déjà
pu observer le transport d'un jeune par sa mère comme représenté
sur l'image ci-dessus.