Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/66775

<h2>SubmittedText<h2><p>Des nouvelles contradictoires ont circulé concernant les otages des FARC en Colombie. Dans un premier temps, on a appris que le gouvernement Uribe voulait obtenir la libération par la force, ce qui pouvait provoquer la mise à mort des otages.</p><p>Par la suite, il a été annoncé qu'une commission internationale était mise sur pied pour trouver un accord avec la guérilla.</p><p>Où en sommes-nous maintenant ?</p><p>La Suisse participe-t-elle à cette commission ?</p><p>Les chances de libération d'Ingrid Bétancourt et de ses compagnons d'infortune sont-elles bonnes ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>En Colombie, depuis un certain nombre d'années, la Suisse s'est mise à disposition, aux côtés de pays partenaires, pour faciliter un dialogue entre le gouvernement et les mouvements rebelles des FARC (Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia - Forces armées révolutionnaires de Colombie) et de l'ELN (Ejército de Liberación Nacional, Colombia - Armée de libération nationale, Colombie - ALN).</p><p>Au printemps 2004, le président colombien et les FARC ont confié à la Suisse un mandat formel pour négocier un accord humanitaire entre les deux parties pour la libération des otages et de prisonniers et pour relancer le processus de paix.</p><p>Malgré l'intense travail qui a été effectué par la facilitation au cours de cette période, le mandat a été temporairement suspendu au début de cette année. À partir de ce moment, la Suisse, poursuivant un effort concerté avec la France et, plus récemment, avec l'Espagne, s'est attachée à maintenir les canaux de contact avec les parties et a réitéré auprès du gouvernement colombien sa disposition pour offrir des services de facilitation. Il s'agissait de reconnaître que ce sont les parties au conflit qui décident du progrès d'un dialogue de paix, tout en se montrant persévérant.</p><p>Nos efforts ont été porteurs, dans le sens où courant novembre, le gouvernement colombien a annoncé que le haut-commissaire à la Paix a reçu l'autorisation du président pour travailler avec une commission internationale et poursuivre la recherche d'un accord humanitaire.</p><p>Dans cette perspective, la Suisse continue de travailler afin de faciliter la recherche de conditions qui permettraient la discussion d'un tel accord humanitaire. Ce travail doit se dérouler dans la discrétion nécessaire, à laquelle s'est également engagé le gouvernement colombien, afin d'établir la confiance nécessaire entre les parties pour que ces efforts aboutissent de manière positive. En dire plus publiquement, à l'heure actuelle, serait dommageable pour le succès de ce travail.</p>