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Le point de départ de cet ouvrage vient d'une interrogation sur la place du récit clinique chez les psychanalystes. L'auteur définit le champ de la psychanalyse entre la rhétorique, comme art de la persuasion, et le narratif, en tant que mise en représentation d'événements réels ou fictifs par le moyen du langage. La psychanalyse se trouve donc à un carrefour entre des événements cliniques et des événements conceptuels dont les récits témoignent. En effet, dans le processus de la cure, se joue une ouverture originale sur l'événementiel et l'historique. Encore faut-il pouvoir en parler. Dans l'exemple clinique se joue l'éthique du psychanalyste car il ne s'agit pas seulement de vérifier une théorie ou de se faire connaître ou reconnaître. L'éthique n'est jamais jouée une fois pour toutes, et c'est ce que les psychanalystes racontent quand ils parlent de ce qu'ils font. À partir d'un noyau d'auteurs, Freud, Melanie Klein, Winnicott, l'auteur dégage la place de la rhétorique dans l'acte narratif des analystes. Le récit dans la psychanalyse peut-il échapper à la rhétorique ? Qu'est-ce que raconter au plus juste quand on est analyste ?