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Une enquête de l'émission italienne Report a révélé comment, jusqu'en 2020, l'équipe Ferrari a engagé ses pilotes par l'intermédiaire de la société genevoise Gestions Sportives Automobiles SA (GSA). Un consultant fiscal a expliqué aux journalistes de Rai3 que ce montage avait permis à Ferrari d'éviter la retenue à la source aux autorités fiscales italiennes pour le GP de Monza.
GSA, aujourd'hui en liquidation, était contrôlée à 100% par la société de Maranello. Elle a versé 45 millions d'euros à la maison mère en 2020 et près de 60 en 2019. Les journalistes italiens se sont rendus au siège de GSA à Meyrin où ils ont trouvé une porte close. Selon le responsable de l'immeuble, personne n'y serait venu travailler.
Parmi les dirigeants de la GSA figuraient les célèbres avocats genevois Carlo Lombardini et Henry Peter, conseil historique de Ferrari.
Contacté par Gotham City, ce dernier assure que les reproches formulés dans le reportage sont infondés. "Cette société a toujours été imposée au régime ordinaire à Genève, où elle a été créée en 1985 avec l'aval des autorités italiennes. Les impôts dus sur les salaires des pilotes ont toujours été payés en Italie. Les autorités sont parfaitement au courant de son existence, qui est d'ailleurs dûment mentionnée dans les comptes de Ferrari."