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Après H&M, Nike subit les foudres de la Chine après le boycott du coton du Xinjiang, sur fond d'allégations de «travail forcé» des Ouïghours.
La Chine, de plus en plus offensive face aux accusations de violation des droits de sa minorité ouïghoure, a pris des mesures de rétorsion contre le géant américain Nike un jour après celui du prêt-à-porter suédois H&M. Les deux entreprises avaient décidé, l'an dernier, d'arrêter d'utiliser du coton en provenance du Xinjiang, province peuplée d'Ouïghours. Des ambassadeurs de la marque Nike dans l'Empire du Milieu ont coupé leurs liens avec l'équipementier sportif américain jeudi.
Les produits H&M ont disparu mercredi de la plateforme Taobao, propriété du géant Alibaba, tandis que deux acteurs populaires ont coupé leurs liens avec le groupe suédois et que les médias d'Etat chinois ont critiqué le groupe.
La marque est désormais boycotée dans le pays.
Les médias d'Etat ont ainsi parlé de «mensonges» et «d'intentions cachées», la chaîne CCTV accusant H&M de «manger le riz chinois tout en cassant le bol» et de chercher à «détruire le développement des entreprises et des travailleurs chinois».
L'actrice et chanteuse chinoise Victoria Song, qui a collaboré l'an dernier avec H&M sur une collection, a publié un communiqué indiquant qu'elle coupait ses liens avec le groupe et que «les intérêts du pays passaient avant tout».
(ats/afp)