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Les Jeux olympiques peuvent être brutaux. Ils l'ont été lundi à Rio pour Kariem Hussein, sorti dès les séries du 400 m haies.
Hussein, qui souffre d'une entorse à un pied depuis deux mois, n'avait pas débarqué dans les meilleures dispositions. Ses déclarations des derniers jours contenaient quelques contradictions, qui s'expliquent aisément vu l'incertitude qui a régné jusqu'au bout sur son état de santé. "S'il s'était agi de Championnats d'Euope ou du monde, je ne pense pas que j'aurai couru", a concédé le Thurgovien quelques minutes après sa décevante prestation.
Le champion d'Europe 2014 et médaillé de bronze 2016 a couru en 49''80, à des années-lumière de son record (48''47). Un temps de 49''77 lui aurait suffi pour se qualifier directement à la place. Il a manqué donc trois centièmes au Thurgovien, qui occupe une "indigne" 30e place finale.
Techniquement, tout est allé de travers. Il a touché le premier obstacle puis a heurté de plein fouet le 3e. De là, son rythme était brisé. Il a bien tenté de revenir dans la dernière ligne droite, mais il lui a manqué une dizaine de mètres pour arracher la qualification.
"L'alternance entre la lumière vive et les zones d'ombre a rendu la course compliquée", a encore expliqué Hussein. Surtout, sa préparation l'a été. Pendant une dizaine de jours, ses douleurs au pied l'ont empêché de s'entraîner. Mais son ultime test, jeudi, s'était bien déroulé, si bien que le Thurgovien s'est décidé à faire le voyage. Va-t-il le regretter? Il y a 4 ans, il avait dû renoncer aux JO de Londres pour blessure. Et aux Mondiaux 2015 à Pékin, il avait manqué la finale pour quelques centièmes.
ATS