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Karin Baumgartner a choisi son camp: elle prendra l'avion
A l'heure de la prise de conscience de l'impact écologique du trafic aérien, la journaliste assume ne pas vouloir renoncer à l'avion.
Karin Baumgartner avoue son crime alors que les vacances d'automne approchent: elle voyagera en avion. L'occasion pour elle de porter une réflexion sur le sentiment de honte, le "Flight shaming", qui accompagne ce choix pas écologique.
"La petite a fait 32 heures de train pour aller jusqu’à Davos pour critiquer tous les grands de ce monde avec leurs jets privés" affirme-t-elle d'emblée, en faisant référence à Greta Thunberg. La journaliste dénonce une certaine hypocrisie, alors que les compagnies aériennes retrouvent leur niveau d'avant la crise: "les intérêts individuels reprennent le dessus." Si elle reconnaît que des alternatives telles que les trains de nuit ou les bus existent, elle n'est pourtant pas prête à les embrasser: "pour l’instant, je choisis la facilité et je boucle en deux clics le Genève-Manchester."