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À Vancouver, un projet pilote de remise de drogue réduit les risques
Comme l'explique cet article de l'IDPC, les deux co-fondateurs du Drug User Liberation Front (DULF) Jeremy Kalicum et Eris Nyx, achètent depuis 2022 des substances psychoactives sur le dark web, notamment de la cocaïne, de l’héroïne, et des métamphétamines, et revendent ces drogues aux membres du compassion club à des prix en dessous du marché noir après les avoir rigoureusement testées. Le marché illicite de la drogue en Colombie Britannique et au Canada plus généralement a pris de l'ampleur cette dernière décennie, et les drogues proposées sont souvent mélangées à du fentanyl voir à des analogues encore plus forts comme le carfentanyl, rendant ainsi le marché noir imprévisible et dangereux. Il s'agit d'un phénomène comparable à ce qui peut se passer aux États-Unis.
Une étude publiée par le DULF basée sur la première année de mise en place de l’opération a montré que celle-ci a amélioré la qualité de vie de beaucoup d’usager·ère·s, notamment à travers moins d’overdoses, une baisse d’interactions négatives avec la police, moins d’hospitalisations et une diminution de la violence liée aux drogues.
Aujourd’hui, la police de Vancouver procède à des mandats de perquisition, à des arrestations et à des interrogations dans cette communauté, comme elle l'explique dans son communiqué du 26 octobre dernier.
Dans une lettre ouverte des professionnels du milieu des addictions, signée par de nombreuses organisations internationales dont l’IDPC et le GREA, les institutions dénoncent les réactions contreproductives de la police de Vancouver face à la distribution sûre de drogues par le DULF.