Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06925.jsonl.gz/955

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
La présidente sortante de l'Argentine, Cristina Fernandez de Kirchner, a fait ses adieux à des milliers de partisans mercredi soir à Buenos Aires, en les exhortant à veiller sur son legs. Son successeur le libéral Mauricio Macri devait prêter serment ce jeudi.
"Nous croyons en ce que nous avons fait. Il faut donc (...) s'assurer que ces acquis ne seront pas détruits", a lancé Cristina Fernandez de Kirchner d'une tribune installée sur la place de Mai, face au palais présidentiel.
La présidente sortante a refusé d'assister à la cérémonie, une première depuis la fin de la dictature militaire en 1983, en raison d'un différend sur le lieu où celle-ci se déroulera. Mauricio Macri a insisté pour prêter serment à la Casa Rosa, le palais présidentiel. La présidente sortante voulait elle que la cérémonie se déroule au Congrès, où son parti, le Front pour la victoire, détient la majorité des sièges.
Le futur président, élu le 22 novembre dernier avec 51,5% des voix contre son rival de centre gauche Daniel Scioli, a saisi la justice pour réclamer que le mandat de Cristina Fernandez s'achève mercredi à minuit. "Je ne peux pas parler longtemps parce qu'à minuit, je me transforme en citrouille", a ironisé la présidente sortante.
Etiquetée péroniste de gauche, Cristina Fernandez de Kirchner achève un double mandat de quatre ans et ne pouvait solliciter un troisième mandat consécutif. Elle a été précédée à la présidence par son défunt mari Nestor Kirchner.
Changements en vue
Elle reste admirée par de nombreux Argentins pour avoir lancé de généreux programmes sociaux, nationalisé certaines entreprises et introduit de nouveaux droits civiques comme le mariage gay. Pour ses détracteurs, elle a créé une culture de "l'assistanat" et étouffé l'Argentine par une politique économique interventionniste.
Mauricio Macri s'est engagé à lever les contrôles de l'Etat sur l'économie. Il devra toutefois compter avec la majorité parlementaire toujours fidèle à l'ancienne présidente.
Selon des économistes privés, des changements sont inévitables car les réserves en devises du pays sont très faibles, les contrôles sur les capitaux ont fait fuir les investisseurs et l'inflation s'élève à environ 25%.
ATS