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Le Nouveau Testament contient 21 lettres ou Epîtres. Le premier groupe, le plus important, est celui des lettres de Paul. Viennent d’abord les lettres adressées aux communautés chrétiennes de Rome, de Corinthe et de Galatie. Ce sont des lettres majeures, où Paul traite les thèmes principaux de sa théologie. Les lettres de Paul aux Ephésiens, aux Philippiens, aux Colossiens, et le billet à Philémon ont été rédigés en prison ; on les appelle "lettres de la captivité". Les lettres aux Thessaloniciens, classées traditionnellement vers la fin de la liste, sont sans doute, en fait, les plus anciennes. Enfin, trois lettres sont adressées à des proches collaborateurs de Paul, Timothée et Tite ; on les appelle "lettres pastorales".
Les lettres de Paul sont suivies de la lettre aux Hébreux, dont l'auteur, inconnu, interprète l'événement de la Croix à l'aide d'images de l'Ancien Testament. Les sept lettres restantes – celle de Jacques, les deux lettres de Pierre, les trois lettres de Jean et celle de Jude – portent traditionnellement le nom de leur "expéditeur" et non celui d'une communauté destinataire. En effet, ces lettres s'adressent à un public plus large, voir à l'Eglise entière. C'est pourquoi elles sont aussi appelées "lettres catholiques", du terme grec katholikos (= universel, général).
A l'origine, les lettres étaient lues et commentées publiquement dans les assemblées chrétiennes, et il est facile d'imaginer qu'elles ont provoqué d'interminables discussions.
En lisant une Epître, il est bon de se poser les questions suivantes :
- Quel est le sujet de cette Epître ?
- Quels problèmes se posaient dans la communauté concernée ?
- Comment l'auteur les aborde-t-il ?
Les lettres les plus courtes gagnent à être lues en une seule fois. Quant aux plus longues, il faudra plus de temps pour en comprendre le message.