Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06993.jsonl.gz/734

20/09/2016
National Harbor, l’US Air Force a officiellement baptisé son futur bombardier stratégique Northrop-Grumman B-21 sous le nom de « Raider ».
Au moins 100 appareils :
Parallèlement à la cérémonie de baptême, le Global Strike Command a confirmé sa volonté d’obtenir un minimum de 100 exemplaires du nouveau bombardier stratégique B-21 « Raider ».
L'US Air Force n'a pas encore fixé la quantité officielle de la future flotte de B-21 « Raider », mais le général Robin Rand de son côté réitéré son soutien à 100 avions au cours de la conférence annuelle de l'Association de la Force aérienne ce lundi. Sur la base des opérations et des menaces en cours pour les 15 prochaines années, l’US Air Force ne veut pas descendre en dessous de la dotation actuelle de 158 bombardiers (B-52, B-1 et B-2). En conséquence, il faudra à l’avenir au minimum 100 B-21 « Raider » pour venir moderniser et remplacer les appareils en service aujourd’hui.
Trois priorités :
Le B-21 « Raider » est l'une des trois priorités d'acquisition de l'US Air Force avec l’avion de combat Lockheed-Martin F-35A et l’avion de ravitailleur Boeing KC-46. Pourtant, une importante question domine, l’US Air Force aura-t-elle suffisamment de financement au-delà 2021pour pouvoir se permettre de financer correctement les trois projets ?
Rappel :
Le programme LRS-B (Long Range Strike-Bomber) prévoit de mettre au point une nouvelle génération de bombardier stratégique furtif capable d’emporter des armes conventionnelles et nucléaires. Il doit venir compléter le nouveau dispositif de l’USAF qui comprend l’arrivée du F-35, des nouveaux ravitailleurs KC-46A et la modernisation des F-15. Le programme LRS-B a été officiellement lancé en 2012. Le projet du bombardier Northrop-Grumman B-21 « Raider » est considéré, comme prioritaire, pour la future stratégie militaire américaine dans le Pacifique Occidental et le Moyen-Orient, que le programme se poursuivra en dépit d'une réduction de 487 milliards de dollars dans le budget du Pentagone, portant sur les 10 prochaines années.
Photos : Images de synthèse du B-21 Raider@ Northrop-Grumman
17/12/2013
Palmdale, Californie, il y a exactement 20 ans, le premier bombardier Northrop-Grumman B2 «Spirit» entrait en service au sein de la base de Whiteman, à cette époque, le 90e anniversaire du premier vol des frères Wright. A cette époque, L'USAF annonce que des missions de 50 heures sont possibles, avec toutefois une bonne préparation et plusieurs ravitaillements en vol, ce qui veut dire que ces appareils peuvent désormais frapper n'importe quel point de la planète.
Historique :
Le développement du Northrop-Grumman B2 débuta en 1978 sur une demande émise par l’USAF précisant que le futur avion stratégique de pénétration de conception avancée (ASPA ou Advanced Strategic Penetrating Aircraft) doit pouvoir remplir des missions de tout type allant d’une situation de paix à un conflit nucléaire global. Pour cette raison, le B2 est construit autour de deux grandes soutes d’armement placées côte à côte dans la partie inférieure de la section centrale. Munis de lanceurs rotatifs, le B2 peut être doté d’une panoplie d’engins de destruction très variés, allant des bombes conventionnelles aux missiles de croisière.
Le programme le plus cher de l’histoire :
Mais, le programme B2 se révéla particulièrement onéreux avec un coût global unitaire estimé à 2,2 milliards de dollars et ceci à cause de la nécessité du développement de 900 nouvelles méthodes de conception-fabrication, incluant de nouveaux matériaux en composite haute température et haute résistance et surtout, des matériaux permettant l’absorption des ondes radar.
L’USAF désirait se doter d’un total de 131 B2, mais devant les coûts particulièrement prohibitif, seul 21 B2 ont été construit, soit 15 exemplaires plus 6 appareils de développement.
Armement :
Le B2 peut transporter deux armes conventionnelles et nucléaires, il est le seul avion qui combine la furtivité à longue portée avec une grande charge utile et des armes de précision. Ses caractéristiques de furtivité permettent de pénétrer les défenses aériennes ennemies.
Le B2 peut emporter jusqu'à 80 bombes classiques Mk82 de 227 kg, mais sa spécialité concerne les engins guidés par GPS comme le JDAM et les missiles de croisières AGM-158 JASSM et AGM-129 ou 16 bombes nucléaires lisses B61 et B83. En 2008, le B2 est optimisé pour l’emploi de bombe GBU-39 «Small Diameter Bomb».
Un point faible :
Le B2 est difficilement déployable en raison de la fragilité de son revêtement antiradar, ce qui lui interdit de stationner à l'extérieur de ses hangars trop longtemps. Des hangars démontables pressurisés connus sous le nom de B-2 Shelter System ont été créés pour surmonter cette difficulté à partir de 1999.
Photos : Northrop-Grumman B2 «Spirit» @ USAF
28/10/2012
WICHITA, Kansas, Boeing fête la livraison il y a 50 ans du dernier bombardier B-52 «Stratofortress» de série. Le B-52 no: 61-040 avait été attribué à Minot Air Force Base, ND, où il reste en service actif.
Boeing a construit 744 B-52, en huit modèles différents, de 1952 à 1962. La flotte de la Force aérienne actuelle comprend 76 B-52H, deux avions de test se trouve sur les installations d’Edwards Air Force Base, en Californie et 74 avions opérationnels qui sont affectés sur les bases de Minot et de Barksdale.
Le Boeing B-52 reste l'épine dorsale des États-Unis vigueur en matière de bombardiers stratégiques depuis près de 60 ans. Les analyses techniques modernes montrent qu’une durée de vie des B-52 est prévue pour dépasser les années 2040.
Une vieille dame toujours fringante :
Le prototype du XB-52 date de novembre 1951, il est alors ultra secret et les ingénieurs travaillent sur le projet depuis 1946. A cette époque les Etats-Unis veulent s’imposer davantage comme première puissance militaire du monde avec ce nouvel appareil qui doit durant au moins vingt ans leur donner une capacité de frappe sans précédent combinée avec les sous-marins nucléaires. Cependant, personne ne se doute de l’incroyable longévité de la carrière du futur «Stratofortress» !
Cet ultime B-52 n’a à ce jour effectué que 21’000 heures de vol, soit un peu plus de 400 heures de vol par année. Si les bombardiers effectuent moins d’heures de vol que les chasseurs, il n’en reste pas moins que ceux-ci effectuent des périodes de vol parfois très longue de 48heures ponctuées de nombreux ravitaillements en vol.
Modernisation :
Pour pouvoir rester en service actif, les B-52 n’ont cessé de subir de nombreuses modifications, cellule, avionique, équipements électronique et de survie. La dernière modernisation en date concerne la mise en réseau du système avec l’adjonction du
système CONECT installé sur les B52, qui permet une liaison numérique avec l’ensemble des éléments de l’US Air Force, des centres de commandement et de contrôle ainsi qu’avec les diverses forces terrestres. Ce système intégré et entièrement brouillé et protéger contre les éventuelles tentatives de pénétration électronique.
Le B52 une vieille histoire :
Imaginez que les pilotes les plus jeunes actuels de ce bombardier stratégique n’étaient même pas nés lorsque celui-ci fit son premier vol, pires, leurs parents non plus !
Conçu pour emporter l’arme nucléaire, le B52 fut modifié par la suite pour le bombardement conventionnel puis l’emploi de missiles de croisière. Devenu polyvalent, le B52 est un peu la «bonne à tout faire» de l’Air force !
Photos : 1 le dernier B52 livré no : 61-040 aujourd’hui 2 La sortie d’usine du B52 no: 61-040 @ Boeing