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Histoire
Forteresse savoyarde de la fin du XIIIe siècle, le château de Morges est récupéré par les Bernois lors de la conquête de 1536. Transformé en arsenal par les autorités du Canton de Vaud en 1803, il devient un musée d'histoire militaire en 1925.
Moyen Âge
La construction et l'emploi du château de Morges révèlent les stratégies de conquête de l'époque médiévale. L'établissement d'une place forte permet à la maison de Savoie d'assurer un contrôle sur la région vaudoise et de s'opposer efficacement au puissant prince-évêque de Lausanne. Le château sert aussi de résidence à la maison de Savoie, qui y séjourne régulièrement et y invite notamment l'Empereur Sigismond en 1416.
Epoque moderne
Alors que Leurs Excellences de Berne conquièrent le pays de Vaud en 1536 sans avoir à livrer bataille, Morges tarde à reconnaître leur autorité. En guise de punition, la ville doit raser ses portes, symboles d'une relative autonomie urbaine - destruction qui ne se fera toutefois pas complètement. Le château est récupéré par l'administration bernoise qui le rénove et l'adapte aux nouveaux défis posés par l'artillerie. Le château est en parallèle aménagé pour accueillir le bailli qui y réside et y pratique la justice.
Le XIXe siècle
L'année 1798 constitue un tournant pour l'histoire du château. Si celui-ci accueille pour quelques années le tribunal du district entre ses murs, il est transformé en 1803 en arsenal cantonal et fait office de prison jusqu'en 1844. Le Château perd donc son importance dans la pratique du pouvoir : son rôle administratif est révolu.
Les XXe et XXIe siècles
En 1925, le château est transformé en musée militaire et développe une activité culturelle importante pour le canton de Vaud. Il protège des collections variées, constituées d'armes et d'armures rares, de bannières et drapeaux anciens, de peintures, de documents officiels et bien d'autres témoins du passé qui permettent au visiteur de reconstituer l'histoire militaire de la région. Il s'agit, en Romandie, de l'un des derniers musées consacrés à l'art de la guerre.