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- Notre histoire
L’histoire de ce Château, un véritable patrimoine régional
Le Château de La Bâtie existe depuis l’an 1245. Dès le Moyen Âge, des archives montrent que déjà La Bâtie veille sur les villages alentour. Ce Domaine faisait partie de la Seigneurie d’Aubonne et est inféodé au chevalier Jean de Senarclens. Vers 1600, Urbain Quisard, noble savoyard en devient le propriétaire, puis le Domaine passe aux mains d’un Bernois, le Sénateur von Jenner. Sa famille le conserve près d’un siècle et fait bâtir en 1722 par l’architecte français Joseph Abeille, la demeure actuelle. André Jacques Baraban, premier syndic de Genève achète la Bâtie en 1756, l’agrandit et l’aménage. Pressoir, écuries, logements, fenils se forment en carré autour de la grande fontaine d’eau de source. Le Domaine est légué par sa veuve à sa fille adoptive Suzanne de Ribaupierre, épouse de Daniel Frossard de Saugy. Ce dernier et son fils Alexandre, excellents viticulteurs, développent et agrandissent le vignoble avec beaucoup de talent.
Six générations de femmes se succèdent en ligne directe à la tête de La Bâtie.
A partir de la fin du XVIIe siècle, le Domaine est lié à une seule et même famille car, fait assez rare pour être relevé, six générations de femmes se succèdent à la tête du Domaine où chacune s’est fortement impliquée dans la gestion de celui-ci.
La première, Adélaïde épouse Franz de Reding et s’occupe du Domaine pendant près de cinquante ans. Leur fille Marie-Louise épouse Gonzague de Reynold. Puis leur fille, Elisabeth épouse Carl Burckhardt.
A nouveau leur fille Henriette et son mari Piero Chiesa modernisent le domaine. Aujourd’hui, leur fille Laura, actuelle propriétaire, et son mari Eric de Cormis, veillent à maintenir la tradition et la qualité du vin de La Bâtie et de son vignoble.
Ainsi on comprend que « bâtie » dérive de « bastide », à savoir château-fort ou maison forte. Pleine de charme et chargée d’histoire, cette bastide repose sur deux anciennes caves voûtées, parmi les plus grandes du canton et constitue l’un des fleurons de l’appellation d’origine contrôlée Vinzel. Autrefois il n’y avait qu’un château à Vinzel, en haut, soit La Bâtie. L’actuel château de Vinzel celui d’en bas - n’était qu’une sorte de dépendance de celui en amont. Ce n’est qu’après la Première Guerre mondiale que les deux domaines devinrent distincts.
Anecdote de fin : le célèbre botaniste genevois Auguste-Pyrame de Candolle, qui avait épousé une demoiselle de Saugy, rapporta un jour du Liban cinq plants de cèdres offerts aux domaines de la région. Celui de La Bâtie, solide et magnifique, est toujours au centre de la cour. Il est du reste classé monument historique, tout comme le château, avec son magnifique escalier double, fleuri de roses.
- Le domaine
Des vignes pleines de promesses dans un cadre magnifique
Au-delà, du Château de La Bâtie, il y a les vignes autour, le lac miroitant et le Mont-Blanc silencieux. Un véritable panorama appréciable pour travailler selon les dires du vigneron Simon Gay, responsable des vignes du Château de La Bâtie. Ce dernier se réjouit de ce challenge car la pente y est intéressante pour la région de La Côte et une belle exposition au Sud. Les 9 parcelles sont idéalement situées et regroupées autour de la bâtisse du Château avec un sol de moraine, parfaitement adapté pour le cépage du Chasselas.
En 2002, les propriétaires du Château de La Bâtie cherchant à faire connaître leur vin approche la direction de Cave de La Côte afin de bénéficier de leur soutien technologique et commercial. On dit que l’accord se serait scellé par une poignée de main. Aujourd’hui le maître caviste de Cave de La Côte s’occupe de la vinification tout en collaborant très étroitement avec le vigneron. Les défis pour l’avenir de la vigne sont multiples.
Chercher à promouvoir une biodiversité naturelle, par exemple, en replantant des arbres autour de la vigne, fait partie de ses priorités. Il faut trouver des alternatives qui vont dans le sens de la biodiversité efficiente. Cave de La Côte est ainsi très attaché à faire luire l’écrin du Château de La Bâtie, fleuron de la région.
Un Chasselas typiquement issu du terroir de Vinzel
Le vin présente une robe jaune claire aux reflets argentés. Au nez, son bouquet très complexe exhale des arômes de fruits frais, exotiques, avec une note citronnée propre au terroir du domaine. En bouche, on trouve du volume, de la minéralité et une pointe de salinité suivis d’arômes de pêches blanches et d’agrumes. Ces caractéristiques sont très propres à ce terroir unique de La Côte. Ce Chasselas reflète l’élégance de ce magnifique domaine de 10 hectares d’un seul tenant, planté en rangs serrés en pente (20%, avec un maximum de 35 %) sur les hauts de Vinzel, face au Mont Blanc.