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|Né en 1902, Erickson était un enfant daltonien, dyslexique,
et qui avait de la difficulté à reconnaître les sons.
Il contracta une grave poliomyélite à l’âge de 17 ans.
Complètement paralysé, il ne pouvait que parler et bouger
les yeux. Il fut soigné par une infirmière qui préconisait
des enveloppements chauds, des massages et la mobilisation des membres
paralysés, avec la participation du patient. Cela jouera un rôle,
en décidant Erickson à essayer de surmonter par lui-même
son handicap.

C’est ainsi qu’il avait crée une méthode de concentration mentale sur un mouvement minimal, recommençant sans cesse mentalement le même mouvement. Et, à mesure que les forces revenaient, il profita de toutes les occasions pour faire fonctionner un nombre croissant de muscles. Il apprit à marcher avec des béquilles, puis à conserver son équilibre sur une bicyclette. Enfin, en dépit de son handicap physique, il fit tout seul une randonnée en canoë qui dura tout un été, avant d’entreprendre ses études de médecine. Il devient psychiatre, en 1920 à l’université du Wisconsin sous la direction d’un chirurgien peu convaincu de cette nouvelle discipline. À la fin de ses études, il exerça pendant un an la fonction d’interne en médecine dans un hôpital psychiatrique. Parallèlement à son activité thérapeutique, il poursuit une carrière universitaire.
En 1923, il commence à étudier l’hypnose.
Il se marie en 1936. Il marchait alors avec une canne.
En 1947, à la suite d’une injection de sérum antitétanique, il développa une grave maladie, suivie de nombreuses rechutes. Les hivers froids et humides du Michigan aggravant son état, il partit à Phoenix, en Arizona.
La santé d’Erickson était précaire. Néanmoins, depuis 1950, sa vie professionnelle consistait à mener de front sa tâche de thérapeute auprès d’une nombreuse clientèle privée, et il se déplaceait sans cesse pour des séminaires et des conférences qu’il donnait partout aux U.S.A et à l’étranger. Bien qu’ayant essentiellement travaillé en thérapie individuelle. Il mena une réflexion très poussée sur les systèmes familiaux et estimait que c’était un aspect très important de la thérapie.
En 1953, un nouvel épisode plus grave de poliomyélite lui fit de nouveau perdre du terrain sur le plan physique. Au fil du temps, cet affaiblissement physique l’amena à se déplacer de plus en plus en fauteuil roulant. En 1969, il cesse de voyager.
Entre 1970 et 1980, sa force musculaire diminua lentement. Il maîtrisait
de moins en moins bien les muscles de sa langue et ceux de ses joues, ce
qui l’empêchait d’articuler normalement. Il ne parvenait plus
à lire. Il écrivait en tenant sa main droite de sa main gauche
qui était mieux coordonnée.
Il abandonna progressivement sa clientèle privée en psychiatrie, cessant complètement cette activité en 1974.
Au fil des années, ses handicaps allaient en augmentant. En 1976, il ne fut plus capable de sortir de son fauteuil.
En dépit de ses terribles problèmes physiques, il débordait de joie de vivre et déclarait que la poliomyélite était le meilleur professeur qu’il n’aie jamais eu en ce qui concerne le comportement humain. Il utilisait sans cesse l’auto-hypnose pour maîtriser ses douleurs.
Il avait foi dans les gens et faisait confiance à la force agissante
de leur inconscient. Il ne s’intéressait pas beaucoup à l’argent,
et peu avant sa mort, son tarif habituel était de 40 dollards de
l’heure. Il disait à ses patients : ce qui m’intéresse c’est
votre vie, pas votre fric.
Il mourut à 78 ans.