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Le ministre suisse des transports estime qu'une privatisation partielle des Chemins de fer fédéraux (CFF) est nécessaire afin de financer les futurs projets en matière de transports publics.
Le conseiller fédéral socialiste estime toutefois que la majorité des CFF doit rester en mains de la Confédération. Dans le journal dominical alémanique «SonntagsZeitung», Moritz Leuenberger souligne que l'argent qui provient du fonds destiné au financement des transports publics (FTP) ne suffit pas pour les besoins futurs.
S'inspirant de l'exemple des chemins de fer allemands Deutsche Bahn (DB) - qui ont vendu 25% de leur capital pour se procurer des fonds nécessaires à leurs investissements -, Moritz Leuenberger indique que la Confédération prépare un nouveau projet d'extension des transports publics. Il comprend notamment la troisième voie ferroviaire entre Lausanne et Genève.
Du côté syndical, Pierre-Alain Gentil, président du syndicat des transports SEV, rejette l'idée d'une entrée en bourse. «Elle n'apporte des recettes qu'une seule fois, nous préférons un financement durable, par exemple en réaffectant les recettes de la taxe sur les carburants», a-t-il déclaré sur les ondes de la Radio Suisse Romande.
En octobre dernier, le Conseil fédéral (gouvernement) a proposé au Parlement d'augmenter le fonds pour les transports publics d'un milliard de francs, à 31,5 milliards. Mais celui-ci est grevé par les surcoûts liés aux nouvelles lignes ferroviaires alpines (NLFA).