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Où est-il écrit que les communes suisses sont détentrices du bien commun? Pourquoi le canton de Glaris peut-il réduire le nombre de ses communes de 25 à 3 au gré d'un seul vote de sa Landsgemeinde? Pourquoi faudrait-il que les cantons de Vaud et de Genève acceptent de voir leur institutions bloquées par l'égoïsme d'une seule commune?
Le refus hier soir par le Conseil communal de Founex de créer avec sept autres municipalités la commune de la Terre Sainte - 15'000 habitants, moins que Carouge, tous ou presque travaillant à Genève - est un échec grave pour la métropole Genève, GVA region dirait Xavier Comtesse qui vient d'éditer une vision de la région centrée sur l'aéroport de Genève pour le compte de la Fondation pour Genève.
Cet échec interpellera-t-il les constituant genevois qui vont aborder la délicate question de la gouvernance des communes?
Il n'y a aucune légitimité à consacrer dans la nouvelle constitution le droit des communes à l'autodétermination. Encore moins à Genève qu'ailleurs en Suisse. Poursuivre dans cette voie consacre bien évidemment la souveraineté fiscale et donc l'inégalité que confèrent à Genève des choix politiques cantonaux lourds de conséquences.
Pourquoi Onex, Versoix ou Avully sont-elles toujours dans le peloton des communes les plus pauvres (pauvreté relative)? Parce que depuis cinquante ans le canton a décidé d'y installer des cités HLM, que la population ouvrière paie peu d'impôt, mais consomme beaucoup de services publics. Ailleurs, à Plan-les-Ouates, à Satigny le canton a installé de vastes zones industrielles qui accueillent des travailleurs genevois et transfrontatliers dont l'impôts tombe en partie dans l'escarcelle de ces communes sans qu'elles aient à construire des écoles pour accueillir les enfants de ces travailleurs. Ailleurs encore, à Vandoeuvres, à Cologny, à Veyrier, à Anière l'Etat a installé des zones villas qui hébergent quelques bourgeois et quelques contribuables fortunés.
La République ne peut se satisfaire plus longtemps que le bien commun soit bridé au choix des égoismes locaux. La nouvelle constitution doit supprimer le droit de veto communal.