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|Fondation Sol de Primavera|

Fiche documentaire (février 2001)
Population: 12,7 millions d'hab. (e. 2000)
Diversité géographique et socio-ethnique
L'Équateur est le plus petit pays andin, entouré par la Colombie et le Pérou. C'est un pays de couleurs et de contrastes : dans ses paysages tout d'abord, puisque le pays compte quatre régions très distinctes, du monde andin au monde tropical de l'Amazonie, mais aussi dans sa population, composée d'une multitude d'ethnies indiennes aussi bien que de métissages.
La cordillère des Andes traverse le pays
du Nord au Sud, délimitant les trois régions continentales
:
A l'Ouest, la Côte définit la grande plaine fertile bordant le pacifique, où se situe la plus grande ville portuaire du pays : Guayaquil. L'économie du pays en dépend fortement pour ses cultures agricoles, la pêche et le pétrole. Sa population est en majeure partie originaire d’Afrique noire ; cette migration date de la Conquête, lorsque les Espagnols amenèrent de nombreux esclaves.
Les Andes, culminant à 6300 mètres
d'altitude, abritent la capitale, Quito, ainsi que la majorité de
la population indigène quechua du pays. C'est la Sierra.
A l'Est de la Sierra, s'ouvre le bassin de l'Amazone, l'Oriente, où vit une faible minorité de la population, mais dont le pays dépend en grande partie en raison de ses gisements de pétrole.
Enfin, à 1000 km des côtes, l'archipel des Galápagos est la région la plus touristique du pays.
L’Equateur est ainsi un pays très diversifié,
autant sur le plan géographique que sur le plan ethnique et social.
Cette diversité amplifie la problématique des “ barrios populares ” (quartiers populaires) de Quito, formés par l'exode rural et l'expansion de la misère en milieu urbain. La détérioration des liens sociaux de ces quartiers n’est pas seulement due à cette grande hétérogénéité ethnique, mais aussi aux problèmes d’acculturation et à la perte des références.
La marginalisation de cette population associée aux problèmes socio-économiques l’exclut des services publics et limite en particulier leur accès au système de santé.
Situation politique et socio-économique
En Equateur, 78% de la population vit en dessous
du seuil de pauvreté. Dans la capitale, ces chiffres se traduisent
par des milliers d’hommes et de femmes, de jeunes et d'enfants en situation
dramatique, qui ont échoué dans les “barrios populares”.
L’Equateur a fait la une des médias en janvier 2000 lors du coup d’Etat dirigé par une junte composée d’indigènes et de hauts-militaires, abrégeant ainsi le mandat du président Jamil Mahuad, qui avait déjà été porté au pouvoir par la destitution de son prédécesseur. L’Equateur est donc caractérisé par une grande instabilité politique qui se répercute sur l’économie.
En 2000, la situation économique s’est
fortement détériorée. La récession a atteint
les 7% et l’inflation 55%. De plus, le sucre, la monnaie nationale, a perdu
200% de sa valeur face au dollar ce qui a entre autres conduit à
la dollarisation du pays. Cette mesure implique la suppression des subventions
aux produits de base, la privatisation des entreprises publiques et une
diminution importante des budgets sociaux : santé, logement et éducation.
En 2000, la santé représente 2% du budget annuel et l’éducation
0,7% (données du CEPAR).
Pas étonnant donc que 64% des enfants de 6 à 15 ans ne soient pas scolarisés (la moitié de la population a moins de 20 ans), que 70% de la population n’ait pas accès aux soins médicaux, que 40 à 50 % des enfants souffrent de dénutrition, qu’un tiers seulement de la population ait accès à l’eau potable, etc.
Les données statistiques ont été
tirées de “ l’Etat du monde 2001 ”.
|liens|