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Etude sur mandat de la SRG SSR
Si les votations avaient eu lieu dès le dimanche, 24 avril 2022, la loi sur le cinéma, la loi sur la transplantation et le financement de Frontex auraient été adoptés. La participation aux votations aurait atteint 44 pour cent, score inférieur à la moyenne.
D'un point de vue dynamique, la loi sur le cinéma a connu une polarisation vers le non au cours de la phase principale de la campagne, tandis que les intentions de vote sur la loi sur les transplantations restent stables et que la part du oui augmente pour le financement de Frontex. L'évolution de l'opinion sur la loi sur le cinéma correspond à un cas exceptionnel de formation d'opinion sur un projet des autorités, celle des deux autres projets correspond au cas normal.
Toute désignation, dans ce document, de personne, de statut ou de fonction s’entend indifféremment au féminin et au masculin.
Toutes les indications valent avec une probabilité de 95 % affectée d’une marge d’imprécision de ± 2.8 points de pourcentage. Les probabilités se réfèrent aux valeurs obtenues par l’enquête actuelle, non à l’issue de la votation du 15 mai 2022. Comme d’habitude, cette seconde enquête ne constitue elle aussi qu’un instantané ; elle ne pronostique pas l’issue de la votation. Mais en comparant les courbes, les résultats peuvent aussi être interprétés comme des tendances
Le positionnement théorique des constats de l’enquête fait appel à la démarche du gfs.bern en matière de disposition.
Majorité de oui alors que la proportion de non augmente
Une légère baisse de 56 pour cent des électeurs souhaitant participer auraient voté le 24 avril en faveur de la loi sur le cinéma (-3 points de pourcentage, pts dans ce qui suit). 41 % contre (+9 pts). Le camp du non a donc gagné du terrain au cours de la campagne principale, mais le camp du Oui sait toujours qu’il a une majorité derrière lui. L’avance des partisans s’est réduite à 15 points de pourcentage (-12 pts).
Les attitudes d’attente des électeurs désireux de participer se référent toujours à une décision étroite pour le 15 mai 2022. La part de Oui concernant la loi sur le cinéma est estimée en moyenne à 50.5 pour cent.
Stade de formation de l’opinion moyen à avancé
L’opinion s’est renforcée en l’espace d’un mois : 67 pour cent des personnes mobilisées jusqu’à présent expriment des intentions de vote précises (+23 pts). Seuls 3 pour cent se montrent encore indécis (-6 pts).
Le soutien argumentatif des décisions de vote a également nettement augmenté. Mais comme l’opinion argumentative est divisée dans l’ensemble, il existe toujours une marge de manœuvre pour la campagne chez les personnes dont l’opinion est peu consolidée et chez les indécis.
Le schéma du conflit : Charge politique et empreinte des régions linguistiques
La large approbation de la loi sur le cinéma constatée il y a un mois a vacillé. Certes, les majorités de Oui se maintiennent dans 26 des 31 sous-groupes sociaux étudiés ici, mais les pourcentages de Non ont augmenté dans presque tous les sous-groupes.
Ce faisant, la polarisation gauche-droite s’est accentuée. Les milieux proches de l’UDC et méfiants à l’égard du gouvernement rejettent le projet encore plus nettement qu’il y a un mois. En outre, les personnes proches du PLR qui souhaitent participer à la campagne se prononcent désormais en majorité contre la loi sur le cinéma. Le PLR a encore clairement voté en faveur de la loi au Conseil national, mais a ensuite décidé de dire Non. Dans ce contexte, la base du parti s’est alignée, comme on pouvait s’y attendre, sur le mot d’ordre
de la tête du parti, de sorte que tous les électeurs du parti sont désormais majoritairement du côté de leur parti d’attache respectif. Dans l’environnement du PVL et du centre, l’approbation se maintient malgré des sections de parti partiellement divergentes. Les personnes non affiliées à un parti ont en revanche été touchées par une solide tendance au Non, qui se traduit pour l’instant par une impasse. Le soutien des Verts et du PS reste très net.
Il convient également de noter la forte empreinte régionale des intentions de vote. Seule une très faible majorité de Oui se dégage en Suisse alémanique, alors que le « oui » et le « si » de la Suisse romande, respectivement italienne, sont clairs.
Malgré l’augmentation du nombre de Non, les femmes, les personnes de plus de 40 ans et les personnes au niveau de formation élevé restent plus favorables aux modifications de la loi sur le cinéma.
Argumentaire : Atteinte à la liberté économique vs. diversité culturelle et des programmes
Le contenu de l’image reste ambivalent. Indexés et du point de vue de l’argumentation, 48 pour cent des personnes désireuses de participer sont plus proches du camp du Oui, et 47 pour cent du camp adversaire. Cela montre à quel point la course pourrait encore être serrée, car dans l’environnement de tous les électorats des partis, le soutien argumentatif est inférieur au soutien factuel (décision de vote exprimée). Du pôle gauche au centre, les personnes désireuses de participer s’expriment majoritairement en faveur de la loi sur le cinéma, y compris sur le plan de l’argumentation. Les électeurs proches du PLR et de l’UDC ainsi que ceux qui ne sont pas affiliés à un parti sont dans le camp du Non en termes d’arguments.
Les deux camps ont du mal à trouver des majorités solides avec leurs arguments. Associé à une mobilisation qui n’est que moyenne, ceci indique que le débat n’est malgré tout pas mené intensivement. Toutefois, au cours de la phase principale de la campagne, le camp des Pour a plutôt subi une certaine pression, tandis qu’un argument du camp des Contre a gagné du terrain.
Une légère baisse à 50 pour cent est d’accord avec le camp des Pour que rien ne changera pour les consommateurs, vu que la Suisse se contente d’introduire ce qui est en vigueur depuis déjà longtemps dans l’UE. Seule une relative majorité de 48 pour cent des personnes voulant participer et d’accord sur le fait que seul un quota livrera des thèmes cinématographiques proches de notre culture et de notre pays et garantira une plus grande diversité des programmes. C’est en outre – sur la base de l’analyse de l’impact sur les intentions de vote – l’argument le plus efficace en faveur du Oui. Le troisième argument Pour est rejeté par une majorité. 51 pour cent ne sont pas d’accord avec le fait que le site de production suisse serait affaibli sans la loi, car des emplois et des commandes seraient perdus.
Un pourcentage stable de 51 approuve le camp des Pour, indiquant qu’au final les consommateurs en feraient les frais du fait que les prix de l’abonnement pourraient augmenter. Les opinions de ceux qui trouvent ou non injuste de lier une offre de film à une origine précise, restent partagées. 46 pour cent sont d’accord, 46 pour cent ne le sont pas L’approbation accrue du troisième argument Contre est remarquable, qui renvoie à une ingérence inutile à la liberté économique si des entreprises privées sont contraintes de soutenir un secteur précis. Cet argument est certes rejeté par une majorité relative (49 % plutôt pas/pas du tout d’accord), mais c’est lui qui explique le plus fortement les décisions de voter Contre.
Tendance dans la formation de l’opinion
Sur le plan typologique, la loi sur le cinéma est un projet de loi émanant des autorités, affecté d’une prédisposition positive. Ceci est mis en évidence par les votations finales au sein des conseils et dans les mots d’ordre, et trouve sa confirmation dans les intentions de vote. Toutefois, l’intensification des activités de la campagne a mis sous pression l’approbation initiale et, sur le plan de l’argumentation, il apparaît clairement que les opinions sur ce thème plutôt nouveau sont ambivalentes.
La polarisation vers le Non constatée ici, associée à la légère baisse du pourcentage de Oui, indique un cas exceptionnel de formation d’opinion sur un projet des autorités. En temps normal, les intentions de vote évoluent dans le sens de la position des autorités. Cette tendance à la formation de l’opinion, associée à une majorité d’approbation qui reste toutefois faible et à l’ambivalence argumentative, rend difficile l’évaluation de l’issue de la votation. Les indicateurs mesurés ici plaident pour un Oui acquis de justesse, mais la tendance, si elle se poursuit sans interruption, plaide pour un Non. Les tendances actuelles de la mobilisation renforcent plutôt le côté gouvernemental et affaiblissent quelque peu les chances du référendum. Dans l’ensemble, l’issue de la votation doit être laissée en suspens, les chances d’un Oui étant plutôt plus grandes que celles d’un Non.
Intentions de vote stables dans le Oui
L’avance du camp du Oui n’a guère diminué au cours de la campagne (24%, -5 pts). Le 24 avril 2022, plus de 61 pour cent des personnes désireuses de participer auraient voté en faveur de la modification de la loi sur la transplantation. De même, plus de 37 pour cent s’y seraient opposé. 2 pour cent restent indécis.
L’attente d’une majorité des personnes souhaitant participer est que la loi sur la transplantation soit acceptée dans les urnes. 68 pour cent estiment que le Oui l’emportera. La part de Oui est estimée en moyenne à 53.2 pour cent. L’impression d’une acceptation s’est renforcée en l’espace d’un mois (+3,2 pts).
Stade avancé de la formation de l’opinion
79 pour cent manifestent des intentions fermes de voter (+11 pts), seuls 2 pour cent sont encore indécis. De même, le soutien argumentatif des décisions de vote s’est confirmé. Cela confirme le sens d’un stade de formation avancé de l’opinion.
Une certaine marge de manœuvre pour le changement existe toujours, mais les opinions étaient déjà bien arrêtées il y a un mois.
Le schéma du conflit : Les partisans de l'UDC et les méfiants envers le gouvernement vs. le reste
La polarisation en fonction des partis politiques est toujours prononcée, sachant que les électorats des différents partis campent en majorité sur la position de leur parti d’attache. Du pôle politique de gauche au PLR, l’approbation de la loi sur la transplantation est très stable. L’approbation certaine se situe déjà au-dessus de la barre des 50 pour cent chez ces électeurs des partis. Même les personnes non affiliées à un parti restent majoritairement dans le camp du Oui, malgré une légère tendance au Non. Il en va autrement de l’électorat proche de l’UDC : ils s’expriment encore plus clairement qu’il y a un mois contre la loi sur la transplantation.
Outre les sympathisants de l’UDC, les personnes désireuses de participer qui ne font pas confiance au gouvernement rejettent en majorité la loi sur la transplantation. L’approbation de la loi sur la transplantation s’avère donc large, même si les pourcentages de Non ont légèrement augmenté dans la plupart des sous-groupes sociaux.
Les personnes plus âgées, les personnes au niveau de formation plus faible, les personnes issues de ménages à revenus moyens et les personnes originaires de Suisse alémanique se montrent toutefois plus critiques que la moyenne ou que leurs groupes opposés respectifs. Mais même dans ces groupes, l’approbation de la loi sur la transplantation est majoritaire. La seule exception à cette règle concerne les électeurs au faible niveau de formation : dans ce cas, les intentions de vote sont à égalité, mais la tendance est au Oui.
Argumentaire : prélèvement sans consentement explicite problématique vs. soulagement des proches
En ce qui concerne la loi sur la transplantation, les changements se situent davantage au niveau des attitudes argumentatives qu’au niveau des intentions de vote. D’une part, les arguments des deux camps ont perdu quelque peu de leur soutien. D’autre part, l’argument le plus efficace pour une décision de vote appartient désormais au camp des « contre » et non plus à celui des « pour ». Il n’en reste pas moins que les arguments des partisans sont plus approuvés que ceux des opposants. Si l’on indexe les attitudes sur les arguments, 57 pour cent (-2 pts) des personnes sont plus proches des Pour, et 40 pour cent (+3 pts) des Contre. Ces valeurs se déplacent à proximité des intentions de vote consignées.
80 pour cent, soit un pourcentage élevé, reconnaissent qu’en Suisse il y a trop peu de dons d’organes et qu’il est important de se consacrer à ce problème (-4 pts). 67 pour cent.
soutiennent la subvention publique des dons d’organes car ceux-ci sauvent des vies (-3 pts). 61 pour cent voient dans cette nouvelle solution un allégement du fardeau des proches car en cas de décès ils ne seraient pas obligés de décider par délégation dans l’esprit de la personne décédée. Ce dernier argument en faveur de la campagne a toutefois perdu beaucoup de soutien au cours de la campagne (-9 pts).
Lorsque les opposants affirment que le don d’organes est une décision personnelle et que l’État n’a pas à s’en mêler, 54 pour cent des personnes voulant participer soutiennent cette opinion. En revanche, l’affirmation selon laquelle chacun a aussi le droit de ne pas se décider et qu’on ne peut pas transformer cela en un Oui a perdu du soutien (53%, 6 pts). 52 pour cent (-3 pts) jugent problématique de prélever des organes d’une personne sans qu’elle n’ait explicitement donné son consentement.
C’est ce dernier argument qui fait le plus fortement levier sur un Non. Un Oui est le plus fortement soutenu par l’avis que la nouvelle réglementation soulage les proches.
Tendance dans la formation de l’opinion
La loi sur la transplantation est un projet de loi prédisposé positivement par les autorités. Outre la liste des positions, les votations finales au sein des conseils ainsi que les intentions de vote et les positions argumentatives exprimées dans le sondage fournissent des indications à ce sujet. Une nette majorité des électeurs suisses est favorable au changement de paradigme prévu en matière de don d’organes.
S’il est vrai que l’abandon du principe du consentement en matière de don d’organes soulève des questions du point de vue éthique, il ne fait pas changer d’avis un large public. L’examen plus approfondi du sujet a quelque peu atténué le soutien initialement très élevé, mais le sentiment général reste globalement favorable.
Compte tenu de l’avance du camp du Oui, du schéma conflictuel, des attitudes argumentatives et des tendances, l’adoption de la loi sur la transplantation le 15 mai 2022 est actuellement le scénario le plus plausible.
Avantage pour le côté Oui
En avril 2022, une avancée de 69 pour cent des personnes voulant participer auraient voté pour le financement de Frontex, 25 pour cent auraient voté contre. 6 pour cent étaient encore indécises.
Les électeurs s’attendent clairement à ce que le projet soit accepté. 78 pour cent des personnes désireuses de participer partent d’une acceptation le 15 mai 2022. La part de Oui est estimée en moyenne à 55 %.
Le stade de formation de l’opinion est avancé.
Actuellement, 60 pour cent seulement des électeurs ont un avis bien arrêté sur le projet, le fondement argumentatif des intentions de vote est plutôt clair dans l’ensemble.
Ainsi, la formation de l’opinion est avancée et la marge de manœuvre pour des changements est plus faible que d’habitude.
Schéma conflictuel préliminaire : un vaste soutien dans les camps politiques, accompagné d’un surcroit de critique à l’adresse des pôles ainsi que chez les personnes se méfiant du gouvernement.
La position claire des délégués de l’UDC sur le financement de Frontex a probablement eu un impact significatif sur les résultats de la deuxième enquête. Si les personnes proches de l’UDC souhaitant participer étaient initialement divisées, elles sont désormais deux contre une en faveur du projet. Dans une mesure similaire, le scepticisme a diminué chez les personnes qui se méfient du gouvernement. Désormais, 60 pour cent des personnes méfiantes à l’égard du gouvernement sont favorables au projet (+16 pts), ce qui constitue un renversement de majorité pour le seul groupe qui penchait encore pour le Non au début de la formation de l’opinion. Sur le plan politique, la situation est également plus polarisée, car les partisans du PS et des Verts expriment désormais une opposition légèrement plus forte, alors que le Oui s’est assez clairement renforcé dans les milieux des Verts libéraux, du
centre et du PLR. Chez les Verts et le PS, la division se confirme, ce qui ne permet pas encore de savoir dans quelle mesure les mots d’ordre du Non peuvent encore avoir un impact final. Jusqu’à présent, le soutien des électeurs de gauche est plus clair que celui des délégués.
En Suisse romande, la critique s’est également affaiblie. Désormais, deux tiers se prononcent en faveur du renforcement de l’Agence européenne pour la gestion des frontières. Ainsi, la Suisse italophone est actuellement la plus critique. Les différences régionales restent toutefois limitées, puisque même dans toutes les zones d’habitation, au moins deux tiers se prononcent en faveur du projet.
La dépendance à l’égard de l’âge a également diminué : les plus jeunes sont désormais nettement plus favorables au projet (+10 pts) et voteraient actuellement majoritairement en sa faveur avec 54 pour cent. Ils restent toutefois nettement plus critiques que leurs aînés et, avec les partisans de la gauche, ils sont les plus critiques.
Argumentaire : la nécessité d’agir et la protection des frontières externes de l’espace Schengen fortifient le camp du Oui.
Le débat de fond continue d’évoluer en faveur du camp du Oui. Les critiques de gauche et de droite perdent du terrain. Toutefois, les arguments Pour ne sont pas non plus totalement convaincants. Surtout, le Oui au financement est peu considéré comme faisant partie de l’instauration d’un climat de confiance avec l’UE. Près de deux tiers d’entre eux estiment toutefois que Frontex a besoin de plus de ressources pour accomplir ses tâches et qu’elle protège également la Suisse de la criminalité et de la migration illégale. En tant que seul argument favorable, cet argument a gagné en soutien au cours de la campagne.
La nécessité d’agir et la fonctionnalité sont alors les principaux moteurs du Oui : les personnes interrogées voient majoritairement les problèmes de Frontex, et elles voient également l’utilité de l’Agence de gestion des frontières. Non seulement l’argumentation du Non ne convainc pas suffisamment un large public, mais la critique fondamentale du fonctionnement de Frontex, combinée à son rôle controversé dans la gestion des réfugiés, marque le débat.
En matière d’arguments, les partisans ont pris la tête, car 68 pour cent des personnes (+5 pts) voulant participer sont plus proches des arguments Pour et les arguments les plus efficaces pour expliquer une décision de vote proviennent également du camp Pour.
Tendance dans la formation de l’opinion
Le mot d’ordre de l’UDC est notamment déterminant pour la situation de départ encore plus nette dans le deuxième sondage. Elle a ainsi fait pencher davantage du côté du Oui non seulement ses propres partisans, mais aussi sans doute ceux qui se méfient du gouvernement. À gauche, en revanche, les mots d’ordre du Non n’ont pas l’effet escompté : avec les fortes sympathies pour le financement additionnel, un certain conflit élite-base subsiste dans le camp de la gauche. Une prise en tenaille de la gauche et de la droite contre le financement de Frontex est donc pratiquement exclue. En outre, sur le plan du contenu, le débat semble avoir évolué en
faveur du projet, notamment en Suisse romande. En plus de la nouvelle majorité chez les plus jeunes mobilisés jusqu’à présent, plus aucun groupe n’est critique.
Ainsi se constitue le cas normal de formation de l’opinion sur un projet émanant des autorités, les électeurs s’étant rapproché des recommandations du Conseil fédéral et du Parlement au fil de la campagne. Tout résultat autre qu’une adoption claire du projet Frontex serait donc très surprenant.
Intention stable de participer aux votations du dimanche 15 mai 2022 légèrement inférieure à la moyenne
Le 24 avril 2022, la volonté de participer mesurée jusqu’à présent pour le 15 mai 2022 était inchangée, avec 44 pour cent, et se situait légèrement en dessous de la moyenne de ces nombreuses dernières années (46 pour cent entre 2011 et 2020). Les campagnes n’ont guère fait bouger de nouveaux groupes, bien au contraire : ce sont
surtout les groupes qui participent généralement aux votations qui ont encore été mobilisés davantage. L’exception est surtout formée par les jeunes, qui ont été un peu plus mobilisés par la campagne : en mars, un quart d’entre eux souhaitaient participer, ils sont désormais un tiers, ce qui reste toutefois inférieur à la participation de leurs aînés. Ce qui est frappant, c’est la légère démobilisation des personnes qui se méfient du gouvernement. Cela renforce globalement les chances de succès du Conseil fédéral.
Profil des personnes voulant participer
Dès les votations du 13 février 2022 avec une mobilisation réduite, les électeurs ont montré un profil assez typique : il est habituellement plus probable que ce soient les personnes moins jeunes, mieux formées, liées politiquement à un camp et faisant confiance au gouvernement qui participent. La tendance actuelle s’est déjà manifestée lors de la première
enquête, et s’est encore renforcée depuis. Les classes supérieures de formation et de revenus et les hommes se sont un peu plus mobilisés. En revanche démobilisées sont plutôt les couches sociales à faible niveau de formation, les femmes et les personnes qui se méfient du gouvernement. La gauche ne s’est pas davantage mobilisée, ce qui signifie que le profil des votants se situe plutôt un peu plus à droite que d’habitude.
Deuxième session de l’enquête Trend SRG-SSR sur les votations du 15 mai 2022, réalisée par l’Institut de recherche gfs.bern entre le 20 et le 27 avril 2022 auprès de 6’315 titulaires du droit de vote. La plage d’erreur statistique est donc de +/- 2.8 pour cent.
La partie téléphonique de l’enquête présente a été réalisée par le Service d’enquête gfs, l’institut de recherche gfs.bern est en charge de l’évaluation et de l’analyse des données.
Le sondage suit la procédure RDD/Dual Frame, via les réseaux fixe et mobile. Dans le cadre du mandat SSR, le sondage téléphonique des électeurs est complété par un sondage en ligne depuis l’automne 2018, afin de renforcer la taille d’échantillonnage en Suisse romande et au Tessin. La partie en ligne a été réalisée sous forme de sondage opt-in (sondage participatif) via les portails en ligne de SRG SSR Médias.
Pour pouvoir émettre des affirmations par régions linguistiques, nous avons tenu compte plus que proportionnellement des minorités linguistiques au cours de l’enquête CATI. Les proportions ont été rectifiées pour pouvoir émettre des affirmations au niveau national.
Nous ne pouvons émettre aucune affirmation sur la majorité des cantons vu que le nombre de personnes interrogées ne suffit pas pour effectuer des analyses assurées au niveau cantonal.
De plus amples informations sur le mandat et la méthode sont disponibles ici.
Rapport technique succinct
Commettant : Conférence CR de la SRG SSR
Corpus de base : Titulaires du droit de vote Suisses
Origine des adresses CATI : Plan d’échantillonnage Gabler/Häder pour RDD/dual-frame; corrigé par liste Swiss Interview
Origine des adresses en ligne : Sondage opt-in via les portails Internet de SRG SSR
Relevé des données : par téléphone, assisté par ordinateur (CATI) et en ligne
Nature de l’échantillonnage CATI : randomisé/par régions linguistiques; méthode de la date de naissance dans le foyer selon régions linguistiques
Nature de l’échantillonnage en ligne : Sondage de participation ouvert
Période d’enquête : 20 – 27 avril 2022
Jour médian de l’enquête : 24 avril 2022
Taille des échantillons : minimum 1’200, réel 6’315 (Cati: 1’205, Online: 5’110), n DCH: 4’316, n FCH: 1’611, n ICH: 388
Erreur d’échantillonnage : ± 2.8 points de pourcentage d’une valeur de 50% (et probabilité de 95%)
Particularités des quotas CATI : sexe/âge interverrouillés
Particularités des quotas en ligne : –
Pondération selon : Pondération dual-frame, langue, lieu de résidence, affinité avec un parti, recall, participation
Durée de l’enquête moyenne CATI : 13.5 minutes (écart-type : 3.3 minutes)
Publication : 4 mai 2022, 6h00