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Après sa licence en sciences politiques, Gaël Pannatier entame des études de troisième cycle (DEA) en sciences politiques, avec une orientation en études genre, à l'Université de Lausanne et l'Université de Genève. Entre temps, elle occupe deux postes d'assistante à l'Institut d'études politiques et internationales (UNIL). Puis elle part en voyage pendant six mois.
À son retour, bien qu'elle souhaite s'éloigner du monde académique, elle accepte un mandat de deux ans pour un projet de mise place d'un réseau de mentoring pour soutenir les chercheuses en études genre. Ce poste lui est proposé suite à son mémoire. Le mémoire est un bon moyen de rencontrer des interlocuteurs d'un domaine cible, et peut servir lors d'entretiens d'embauche. C'est également à la fin du Master que se pose a question de l'engagement dans une carrière académique. Madame Pannatier rappelle qu'il est important d'y réfléchir sérieusement, et prendre en compte les avantages et désavantages d'un tel choix. Dans le nouveau centre pour les études genre (LIEGE), elle occupera le poste de coordinatrice de réseau et de secrétaire de rédaction de la revue Nouvelles Questions Féministes. Par exemple, le réseau qui comptait une trentaine de partenaires en totalise près de 400 à la fin de son mandat. Elle comprend aussi mieux le paysage des hautes écoles suisses, les façons de rechercher des financements, entre autres. Le travail y est très varié, les semaines se suivent mais ne se ressemblent pas ! Après sept ans, le centre est stabilisé. C'est à ce moment que Gaël Pannatier quitte ses fonctions.
À la fin de cette expérience, Gaël Pannatier se rend compte des étiquettes qu'on attribue facilement : profil "académique", "féministe", etc. En effet, elle est finaliste à plusieurs reprises en postulant, mais elle s'entend dire que le choix se porte sur une personne bénéficiant déjà d'une expérience dans le même domaine.
Pour sortir de ce milieu, elle met en valeur ses compétences transversales: la gestion de projets de durées différentes, la construction d'un réseau et les connaissances en allemand, langue utilisée lors de sa collaboration avec la Suisse Alémanique. Elle reconstruit son CV en mettant l'accent sur ses compétences transférables. C'est ainsi qu'elle obtient un poste à l'Office fédéral de la santé publique, qui emploie environ 500 collaborateurs. Ayant peu d'autonomie dans ce poste, elle se redirige alors vers une plus petite structure et s'engage dans une nouvelle activité chez Radix. Savoir ce qu'on se veut aide dans la recherche d'un emploi.
Fonction
Gaël Pannatier occupe le poste de responsable pour la Suisse Romande chez Radix, fondation d'utilité publique active dans la promotion et la prévention de la santé. Cette fondation décentralisée est composée d'environ 25 personnes en Suisse, dont 4 à Lausanne. Le siège est à Zurich, et quatre autres services autonomes sont rattachés à Radix. Il s'agit d'une fondation de droit privé, sans but lucratif. L'activité principale de Radix est le conseil à la gestion de projet dans les communes et les écoles. Son action est celle d'un intermédiaire, une sorte de "multiplicateur", de consultant. Par conséquent la fondation n'est pas connue du grand public.
Les activités du poste de Madame Pannatier concernent la gestion du bureau romand ainsi que les contacts avec les partenaires (cantons, communes, écoles en santé, entre autres). Outre la gestion de projets propres à la fondation, elle développe des outils de promotion ainsi que des compétences en collaboration avec les partenaires afin que ces derniers puissent travailler de manière autonome. Elle s'occupe également d'une newsletter et de journées d'études (comme le symposium des 10 et 11 juillet 2010).
Tuyaux
Le secteur de la promotion de la santé est récent et découle notamment de la charte d'Ottawa. Il s'est surtout construit autour de questions comme les dépendances et le SIDA. Ces thématiques regroupent beaucoup d'acteurs et de postes, pour la plupart sur le terrain, avec des actions locales. Plus rares sont les acteurs qui travaillent au niveau de la recherche (IST par exemple). Récemment, quelques postes ont été créés dans les cantons et les communes, ou dans la santé scolaire.
Dans ce secteur, le fonctionnement par projet pilote est largement répandu (exemple : travail sur une population cible - les migrants). La tendance actuelle se concentre sur les sujets comme l'alimentation, le mouvement, le "poids corporel sain".