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La chambre des Lords britannique a approuvé mardi la technique de fécondation in vitro (FIV), qui permet de faire naître des bébés dont l'ADN provient de deux femmes et d'un homme. La Grande-Bretagne devient ainsi le premier pays à légaliser la technique des "bébés à trois parents".
Après plus de trois heures de débats, les Lords ont accepté la législation qui autorise un tel traitement, celui du "transfert mitochondrial". La chambre des communes avait déjà donné son aval au début du mois.
Cette technique permet d'intervenir dans le processus de fécondation pour ôter l'ADN mitochondrial défectueux, qui peut causer des maladies graves comme la dystrophie musculaire ou la cécité. Environ un bébé sur 6000 vient au monde avec de graves problèmes mitochondriaux.
Encore objet de recherches
La FIV est dite "à trois parents" parce que les gènes du futur bébé proviendront de sa mère, de son père et de la donneuse. Elle fait encore l'objet de recherches en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, mais les experts estiment que le premier bébé issu de cette technique pourrait naître dès l'an prochain.
Jeremy Farrar, directeur du groupe Wellcome Trust, a salué le vote des Lords qui "ont fait le bon choix". Mark Downs, responsable de la société de biologie, a, lui, parlé d'"un grand jour pour la science britannique".
Mais Marcy Darnovsky, directrice du groupe Center for Genetics and Society, a dénoncé une "erreur historique" qui va selon elle livrer des enfants à des expériences biologiques. Elle a mis en garde contre des "modifications génétiques" hasardeuses qui seront transmises aux générations futures.
ATS