Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06895.jsonl.gz/559

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Les bourdons transportent davantage de pollen que d'autres espèces d'insectes pollinisateurs, si bien que les plantes évoluent plus rapidement (archives).
KEYSTONE/SIGI TISCHLER(sda-ats)
Par leurs préférences, les insectes pollinisateurs influencent l'évolution des plantes, fonctionnant comme des sélectionneurs, indique une étude de l'Université de Zurich. En quelques générations, des bourdons ont rendu des plantes plus parfumées.
L'équipe de Florian Schiestl s'est penchée sur la plante Brassica rapa, apparentée au colza. Sur neuf générations, les scientifiques ont fait polliniser un groupe de ces plantes par des bourdons, un autre groupe par des mouches de la famille des syrphides, tandis qu'un troisième a été pollinisé à la main.
Résultats: les plantes pollinisées par les bourdons étaient plus grandes, plus parfumées et avaient une plus grande part de rayonnement dans la longueur d'onde de l'ultra-violet (UV) que les abeilles et insectes apparentés perçoivent particulièrement bien, selon ces travaux publiés dans "Nature Communications".
Celles confiées aux syrphides étaient plus petites, moins parfumées, et s'autopollinisaient plus fréquemment, ce que les scientifiques attribuent au fait que ces mouches transportent moins de pollen. Les plantes en sont donc réduites à se débrouiller seules.
Les chercheurs se disent surpris d'une évolution aussi rapide. Dans le contexte de la mort des abeilles par exemple, ces travaux suggèrent que les plantes à fleurs pourraient à l'avenir être davantage dépendantes des mouches et de l'autopollinisation, ce qui, à terme, réduit le brassage génétique et par conséquent la résistance aux maladies.
ATS