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Wadi El-Arab livre une succession quasi continue de vestiges d'habitats sur près de deux millénaires, ainsi que les premières sépultures néolithiques connues en Afrique.
Ce site se trouve dans une zone aujourd'hui désertique. Découvert en 2005, il fait l'objet de fouilles archéologiques depuis 2006. Il s'agit d'un site de plein air occupé à plusieurs reprises durant une période comprise entre 8300 et 6600 av. J.-C. Ses habitants vivaient alors dans un environnement relativement boisé, se nourrissant des produits de la pêche, de la chasse et de la cueillette.
Le site livre de nombreux outils et éclats en silex, des fragments de mouture, des tessons de céramique, des perles en coquilles d'œufs, des coquillages et des restes de mollusques, des vertèbres de poisson et des ossements de faune. Quelques rares os appartenant à du bœuf domestique ont mis au jour et datés vers 7000 av. J.-C. Cette découverte est importante pour la question du début de la domestication animale en Afrique, puisqu'elle renforce l'idée d'une domestication locale du bœuf africain à partir d'aurochs vivant dans la vallée du Nil.
Lors de la campagne 2006-2007, six inhumations en pleine terre ont été fouillées dans trois emplacements différents. Ces sépultures, remontant à une période située entre 7000 et 6600, sont les premières sépultures néolithiques connues sur le continent africain.
Lors de la campagne 2009-201, plusieurs fonds de cabane ont été identifiés, confirmant la présence de vestiges d'habitat dans ce vaste site archéologique.
Pour en savoir plus, consultez les publications de M. Honegger.