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Le Barbet appartient à une race très ancienne. Les cynologues lui attribuent les origines les plus diverses.
A l'époque mérovingienne, la Gaule est recouverte d'immenses forêts, l'agriculture est peu développée, et la chasse occupe une place importante dans les activités quotidiennes. Si bien que les races les plus répandues sont composées de chiens courants, de dogues, et peut-être de lévriers. En revanche, on ne trouve pas de chiens de berger, ni de chiens d'arrêt ni même de chiens de compagnie.
Une aubaine pour le Barbet: plus facile à nourrir que le dogue, moins turbulent que le chien courant, il pouvait être utilisé à la chasse, à la grande satisfaction des paysans qui n'avaient pas le droit à l'époque d'employer certaines races réservées aux familles nobles. Ses qualités de retriever et de gardien des troupeaux et des demeures font de lui un chien privilégié par le petit peuple.
Dès le Moyen Age, le Barbet existait en Europe, sous l'appellation de chien d'eau. Cette race, nominativement désignée dans la Maison Rustique du XVIème siècle, représentée dans plusieurs dessins de la même époque, était destiné à la chasse aux canards et aux cygnes. Cité par Buffon dans son Histoire naturelle, il fut utilisé par Spallanzani en 1779 pour réaliser avec succès la première insémination artificielle. En déclin à la fin du XIXème siècle, il ne demeura chien de chasse que chez les braconniers ou les paysans, si bien qu'il faillit disparaître. Il peut être considéré comme l'ancêtre des chiens à poil long, plus ou moins laineux ou frisé (caniche, bichon) et comme apparenté directement aux chiens de berger, tel le briard, qui ont beaucoup de points communs avec lui.
Ses déscendants
Le premier descendant direct du Barbet est certainement l'espaignol, ancêtre de l'épagneul. De même, le terre-neuve serait lui aussi issu du Barbet. Au 18e siècle, on trouvait sur les navires
français et anglais des barbets, et les Basques allaient parfois à Terre-Neuve.
Dans les Pyrénées, le Barbet donna le jour au berger catalan (côté espagnol) et au berger des Pyrénées (côté français). Dans le bassin parisien, il engendra le briard. Et l'association d'un barbet et d'un chien courant est sûrement à l'origine du griffon.
Au 18e siècle, la couleur de la robe des chiens devint un critère de choix. Les sujets unicolores (noirs ou blancs) avaient la préférence du public. Les Barbets noirs et blancs furent croisés avec des épagneuls et donnèrent, le petit Barbet, autrement dit le caniche. Avec le temps, les deux races furent nettement distinguées. Les caniches au poil plus frisé, moins laineux, devenaient plus populaires parce que plus conformes aux goûts de l'époque. Le Barbet commença à se raréfier, et vers la fin du 19e siècle, la chasse au gibier d'eau régressant, il fut pour ainsi dire quasiment rayé de la carte cynophile française.