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Primoz Roglic le plus fort au col de Turini: le Slovène de l'équipe Jumbo a remporté samedi la 7e et avant-dernière étape de Paris-Nice et a sécurisé sa position en tête du classement avant le piège de la dernière journée.
Comme l'année passée, Roglic s'est imposé dans l'unique arrivée au sommet de l'épreuve, sans toutefois chercher à creuser des écarts. Vainqueur pour la première fois de la saison, il a porté à 47 secondes son avance sur son dauphin, le Britannique Simon Yates. Le Colombien Daniel Martinez est à une minute.
A l'arrivée, le porteur du maillot jaune a réglé dans les 200 derniers mètres Martinez et Yates. Le Colombien Nairo Quintana, qui s'est accroché pour garder le contact dans l'ascension, et le Portugais Joao Almeida, distancé avant de revenir dans le final, ont terminé à une poignée de secondes.
La montée du Turini, la plus longue faite par le peloton à cette époque de l'année (14,9 km à 7,3 %), a clarifié la hiérarchie. Au détriment de Pierre Latour, qui a lâché prise à 7 kilomètres du sommet et a rétrogradé de la 3e à la 8e place du classement général.
En revanche, Quintana a bondi de la 9e à la 5e place et a justifié les efforts de son équipe Arkea-Samsic, qui a travaillé avec les Ineos de Martinez pour museler une échappée partie au départ. Mais aucun des deux grimpeurs colombiens n'a pu rivaliser avec Roglic qui a succédé au palmarès du Turini à Martinez, vainqueur en 2019 lors de la précédente arrivée de Paris-Nice.
Neige, vent et malchance
Roglic, instruit par la mésaventure de l'année passée quand il était tombé à deux reprises le dernier jour, s'est déclaré satisfait de sa performance ("je sentais avoir de bonnes jambes") mais il s'est gardé de triompher en vue de ce qui devrait être dimanche le premier succès d'un coureur slovène en 80 éditions de la «course au soleil». A condition d'éviter les pièges d'une dernière étape courte (115,6 km), musclée, traditionnellement très animée.
Le parcours, avec départ et arrivée à Nice, multiplie les montées (cinq) et les descentes dans l'arrière-pays niçois sur un profil en forme de montagnes russes. Le sommet du col d'Eze, la dernière difficulté abordée par une route inédite, est situé à seulement 15 kilomètres de l'arrivée sur la Promenade des Anglais, le site historique de conclusion de l'épreuve auquel les organisateurs avaient dû renoncer lors des deux dernières éditions en raison de la pandémie de covid.
«Je connais bien ces routes, je les fais à l'entraînement», a commenté Roglic, son petit garçon sur le bras avant de monter sur le podium installé au Turini, entre les plaques de neige, à 1607 mètres d'altitude. «Tout dépendra de la météo, on sait que le temps ne sera pas bon (pluie annoncée par les prévisionnistes, NDLR), je vais m'adapter.»
Le peloton, décimé ces derniers jours par les bronchites et autre état grippal, s'est encore réduit samedi entre non partants et abandons. La malchance, de surcroît, a frappé: le champion du Luxembourg Kevin Geniets a été jeté à terre par... un panneau publicitaire renversé par une rafale de vent sur la zone de départ.
ATS