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Penthalaz
Penthalaz
Officiellement le nom de PENTALA apparaît en 1182 dans les actes et en 1228 dans le cartulaire de Lausanne. En toponymie cette appellation semble désigner un lieu en pente ou le diminutif du site qui est celui de la commune voisine, Penthaz. Cette orthographe a évolué au cours des ans : un cartulaire bernois mentionne, en 1783, PENTALLA ; sur un document des archives communales, datant de 1799, il est inscrit PENTALLAZ ; puis la carte du Canton de Vaud, levée en 1841, relève PENTHALAZ, orthographe subsistant de nos jours.
En 1228, année de construction de l’église Saint-Martin, le village est mentionné comme centre paroissial. Au Moyen-Âge, il dépend de la Seigneurie de Cossonay. En 1565, 1566 et 1613, la peste ravage le village. En 1689, du fait de la famine, il est interdit d’avoir plus d’un chien par ménage. A l’Indépendance vaudoise de 1803, Benjamin Epars, bourgeois de notre commune, siège au premier Grand Conseil. En 1839, un incendie détruit presque totalement le vieux village et entièrement les archives communales.
Si Penthalaz voit très tôt des moulins et des tanneries s’installer sur les rives de la Venoge, c’est l’inauguration de la ligne de chemin de fer, Bussigny-Yverdon, le 7 mai 1855, qui déclenche l’essor économique de la commune. A cette première ligne vient se greffer le funiculaire reliant la gare alors nommée Penthalaz-Cossonay, au bourg, chef-lieu du district de Cossonay.
Les armoiries de Penthalaz, adoptées en 1926, évoquent la prospérité locale, soit sur deux champs d’azur et d’or, une bande ondée symbolise la Venoge et les deux roues évoquent la présence de moulins.
De vocation essentiellement agricole jusqu’à la fin du XIXe siècle, l’habitat et les activités – laiterie, boulangerie, épicerie, auberge et poste – sont sises autour de l’église. Un petit hameau, au milieu des vergers, existe près de l’ancien cimetière et quelques artisans, meuniers, tanneurs, profitent des ressources en eau et en énergie que leur offre la Venoge.
Plus encore que l’arrivée précitée du chemin de fer, c’est l’industrie du câble, à l’aube du XXe siècle qui façonne un nouveau visage à la commune. L’entreprise qui allait devenir les Câbleries et Tréfileries de Cossonay était en réalité implantée à Penthalaz. Très rapidement les premières maisons ouvrières construites à la Fully et une coopérative de consommation au chemin du Plan-Bois constituent l’amorce d’un troisième centre. L’extension de l’urbanisation se poursuit dans les années ‘30 avec l’édification de villas locatives, puis les premiers logements collectifs et dans l’après-guerre avec celle de nouvelles maisons ouvrières. Cette croissance de la population nécessite la construction d’un nouveau collège au Cheminet, inauguré en 1952.
C’est à l’initiative d’un promoteur privé qu’une seconde modification importante de l’équilibre territorial apparaît, dans la première moitié des années ‘50, avec la construction de trois immeubles d’habitation et de commerces « Sus le Crau », que l’on renomme « Place Centrale ». L’installation du premier médecin dans le village, une pharmacie, une épicerie, un primeur fruits et légumes, un coiffeur, un tea-room, un magasin de chaussures, un autre de vêtements, un garage pour cycles et des « colonnes à benzine », mais aussi un cinéma, font entrer Penthalaz dans l’ère de la modernité. Le déplacement de la poste, toujours dans les années ‘50, puis, ultérieurement au début des années ‘70, l’installation de l’administration communale, dans les anciens locaux du cinéma, confortent le rôle majeur de cette place.
C’est en 1955, alors que sont réalisés sept nouveaux immeubles de logements ouvriers sur la rive ouest de la Venoge – et dont l’adresse mentionnait : « Cossonay-Gare » –, que Penthalaz accueille son 1000e habitant. Les années ‘50 et ‘60 sont également marquées par l’émergence du modèle de la villa unifamiliale en ériphérie du tissu existant et l’amorce du développement de la motorisation individuelle.
La poursuite de l’urbanisation, au détriment des surfaces de vergers et de pâturages, se poursuit inexorablement. La localité, sans pour autant devenir une cité-dortoir, continue sa mutation. Des commerces disparaissent, d’autres s’installent, un nouveau magasin, un EMS, Fondation La Venoge et le centre communal du Verger sont concomitants à la naissance en 1986, du 2000e habitant.
Le développement de la mobilité individuelle, les changements dans les habitudes de consommation et l’ouverture de grandes surfaces dans l’ouest lausannois, puis le développement du e-commerce, la création de nouveaux quartiers résidentiels, signifient pour notre village, comme pour beaucoup certainement, une modification des équilibres et de l’appartenance à un territoire défini. Mais l’ouverture en 2012 du centre Venoge, commercial et multi-fonctionnel, et la réalisation de sept nouveaux immeubles, à proximité de ce dernier, constituent un nouvel acte important dans la dynamique territoriale. Et finalement c’est en 2012 encore que la population de Penthalaz atteint le chiffre de 3000 habitants. Les quatre immeubles de logements adaptés ou subventionnés, construits entre 2012 et 2014, complètent l’urbanisation telle que nous la connaissons ce jour. Le plan général d’affectation, en révision, définira une croissance limitée, d’environ 450 habitants, pour les quinze prochaines années, comme nous le permet le Plan directeur cantonal (PDCn), mais ceci lorsque la procédure de révision du Plan général d’affectation (PGA) aura finalement abouti.
Idéalement situé entre Léman et Jura, Penthalaz est l’une des deux seules communes du district du Gros-de-Vaud à bénéficier d’une gare CFF. Son nom est réapparu sur le bâtiment de la gare et sur les horaires CFF en 2014. Penthalaz jouit d’une excellente accessibilité. Le RER vaudois relie la gare de Cossonay-Penthalaz à Lausanne trois à quatre fois chaque heure en moins de 15 minutes. Il ne faut guère plus de temps pour rejoindre Yverdon ou Vallorbe. Un funiculaire fait la liaison avec Cossonay-Ville et des lignes de Car Postal et MBC conduisent les voyageurs du Gros-de-Vaud et du Pied du Jura à la gare CFF d’importance régionale. Finalement, le réseau de transports publics est complété par deux lignes de bus urbains gratuits vers Daillens, Penthaz et Lussery-Villars.
La jonction à l’autoroute Genève-Lausanne-Berne est située à moins de 3 km du centre de localité. Lausanne est ainsi à 15 min de voiture, Genève à 45 min et la France à 25 min. Le réseau des routes cantonales permet d’accéder à tous les lieux d’intérêt du bord du lac, de la campagne et de la Vallée de Joux.
Si la présence de la Venoge, puis celle du chemin de fer avaient été déterminants pour l’implantation d’activités en aval du territoire communal, c’est de manière plus importante encore l’accessibilité routière à celui-ci, conjuguée aux mutations industrielles, qui ont incité la société Planzer SA d’y construire récemment une centrale logistique et ont favorisé le redéploiement de PME sur le site de Venoge Parc. Les mêmes raisons ont concouru à la reprise, pour le compte de Vaud Céréales, des silos à grain des anciens Grands Moulins de Cossonay par la société Fenaco SA.
Les élèves du primaire sont scolarisés au sein de l’ASIVenoge, depuis la rentrée d’août 2019. Cette association regroupe les localités de Penthalaz, Penthaz, Daillens, Lussery-Villars, Mex et Vufflens-la-Ville. Les élèves du secondaire suivent les cours à Cossonay-Ville, dans l’établissement de l’ASICoPe. Des possibilités en garderie et unité d’accueil sont également offertes au sein du réseau d’accueil de jour de la région de Cossonay, AJERCO.
A la campagne, à proximité des centres urbains comme des forêts, bénéficiant de nombreuses commodités, d’installations sportives comme de transports publics performants, c’est aussi une vie associative riche et variée qui donne à Penthalaz son caractère particulier. En effet, de nombreuses sociétés sportives et culturelles offrent un riche panel d’activités et des occasions de lier amitié et d’entretenir des liens sociaux.
La vie politique communale se caractérise par un Conseil communal élu au suffrage proportionnel depuis les années ‘50. Il est composé de cinquante membres représentant trois groupes politiques, le Groupement des indépendants de Penthalaz (GIP), le Groupe socialiste, Verts et sympathisants (GSVS) et le Parti Libéral Radical (PLR). La Municipalité est composée de 5 membres, élus au système majoritaire.
Le village fait partie de la Paroisse protestante, EERV, de Penthalaz, Penthaz, Daillens et de la Paroisse catholique Saints Pierre et Paul de Cossonay.
Parler de Penthalaz, sans parler du Venoge Festival, n’est tout simplement pas possible. En effet, cette manifestation, qui vient de conclure sa 25e édition, a accueilli des artistes du monde entier et a su faire sa place parmi les grands événements musicaux de l’été.
La volonté de toute la population et des autorités de trouver un équilibre entre l’ensemble des quartiers a débouché en 2015 sur une démarche participative. Les objectifs sont dès lors : de redynamiser la portion du territoire, allant du Collège du Cheminet à l’EMS Fondation de la Venoge, d’y favoriser la mobilité douce, de construire de nouveaux bâtiments pouvant accueillir les bureaux de l’administration, des commerces, des activités de centre et des logements. La Commune s’est donnée les moyens de pouvoir réaliser lesdits objectifs en acquérant une parcelle dont l’emplacement est stratégique et qui permet une plus large maîtrise du sol.
La thématique du développement durable, l’une des préoccupations municipales, a conduit l’autorité à initier, en 2017, un Agenda 2030. Un groupe issu du Conseil communal et de la société civile lui est associé et co-organise tout prochainement, les vendredi 20 et samedi 21 septembre 2019, les 4e Journées du Développement durable.
Photos de Sébastien Reichenbach
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