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Cette étude rétrospective, sœur de celle parue dans le New Eng J of Med par Geleris et al, s’en distingue par sa taille (près de 100’00 patients inclus) et son caractère multicentrique.
Elle compare la mortalité hospitalière et la fréquence d’arythmies ventriculaires chez les patients ayant reçu de la chloroquine, de l’hydroxychloroquine, un macrolide ou une combinaison de ces médicaments dans les 48h suivant le diagnostic de COVID-19 versus les patients n’en ayant pas reçu.
Par rapport à l’étude du New Eng J Med, l’étude ne détecte pas non plus d’effet bénéficiaire des traitements, mais au contraire une surmortalité significative avec un rapport de risque de 1,3 à 1,5 selon le groupe de traitement, ainsi qu’un risque augmenté d’arythmie ventriculaire (rapport de risque de 3 à 5 pour tous les traitements pour cet end-point).
Comme dans l’étude new yorkaise, ces résultats n’étaient pas modifiés par un ajustement des groupes de traitement par un propensity score. A noter que les deux études identifient une mortalité abaissée, avec un rapport de risque de 0.3 environ, chez les patients traités chroniquement par des inhibiteurs de l’enzyme de conversion, ou par des statines.
Commentaire
Ces études rétrospectives avec une analyse statistique soigneuse représentent probablement les meilleurs preuves mis à part des études prospectives dont le recrutement est actuellement suspendu concernant l’effet de la (OH)chloroquine dans le COVID-19. Elles ne détectent pas d’effet clinique favorable de ces traitements tels qu’ils sont utilisés dans le « monde réel » en dehors d’études prospectives, mais au contraire, la plus grande d’entre elle révèle une surmortalité et une incidence accrue d’arythmies ventriculaires dans les groupes ayant reçu de l’(OH)chloroquine et des macrolides.