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Le récent rapport du GIEC confirme le réchauffement climatique. Mais alors qu’il mentionne de 0,3 à 4 degrés pour la fin du siècle (fourchette assez large quand-même) et qu’il prévoit jusqu’à 7 degrés en Europe centrale et du nord, la réalité climatique est différente. Depuis 1998 les températures sont au mieux en plateau ou même en baisse.
Le découplement T° / CO2
L’image 1 (cliquer pour agrandir), produite par l’agence climatique américaine NOOA, montre un graphique des températures à l’échelle mondiale. On constate qu’après un rafraîchissement dans les années 1960-70, une forte poussée de fièvre se manifeste au début des années 1980, et surtout de 1986 à 1997. Depuis les températures stagnent et tendent même à descendre, perdant un peu de leur inertie et de l’accumulation faite pendant la poussée. Ce qui est troublant est que cette baisse des températures marque un découplement entre le CO2 et le réchauffement. Selon le GIEC les deux courbes devaient être et rester liées, et la libération du méthane en Sibérie et les régions arctiques devait emballer la machine. Ce n’est plus le cas: le CO2 d’origine anthropique augmente régulièrement, pas les températures.
Ce graphique est connu des membres du GIEC qui se sont ouvertement questionnés sur le sujet. Les réponses sont variables et sans démonstration ferme. On voit par contre fleurir des graphiques «ajustés» (image 2) indiquant ce qui se passerait si la température suivait la courbe du CO2. Le problème est que ce n’est pas le cas!
Un autre chercheur, Richard Lindzen, a été interpellé par l’argument de la vitesse du réchauffement, argument utilisé pour démontrer l’aspect unique et alarmiste de celui de la décennie 1986-1997. Sur 50 années (image 3) la montée est rapide. Il se trouve que cette image montre également la période 1895-1946, à une période que le GIEC ne considère pas comme significative du point de vue du CO2 et de la cause humaine du réchauffement: les deux courbes sont identiques en vitesse de réchauffement, rendant celui des années 1990 plus banal qu’on ne le disait. Des poussées fortes peuvent donc aussi dépendre de causes non humaines.
L’influence des océans
L’image 4 ci-après est un exemple de l’induction erronée des graphiques. Ici l’on voit une courbe moyenne en montée constante (pointillés rouges et bleus). Mais si l’on prend comme départ l’année 1998, la courbe moyenne est quasiment droite et indique une stabilisation après la poussée. Les graphiques sont manipulables et la vue globale contourne les questions soulevées par les variations locales et temporaires, voire d'en tirer des informations précises et nuancées.
Une partie de réponse est apportée par des chercheurs du Scripps Institute of Oceanography, de San Diego en Californie. Les études menées par cet institut montrent que la température des eaux de surface dans l’océan Pacifique, à l’équateur, a baissé de 1°. Ce qui aurait fait chuter de 0,29° la température mondiale. Cette baisse ferait partie d’un cycle de plusieurs décennies.
Dans le même ordre d’idées, l’oscillation de l’Atlantique Nord est connue pour des cycles pluri-décennaux. Ces cycles ont également une influence directe sur l’ensemble du climat européen, contredisant la globalisation du réchauffement. L’importance de l’influence de la vapeur d’eau dans l’atmosphère n’est pas encore sûre mais elle pourrait être une forme de rétroaction négative à la montée positive des températures. La couverture nuageuse servant d’albédo (renvoi de la chaleur du soleil) est elle aussi difficile à estimer faute de données expérimentales solides.
Le CERN suit actuellement une expérience, Cloud, dont le but est justement d’évaluer l’influence de la formation des nuages selon le nombre de rayons cosmiques. Ces rayons, issus entre autres de l’explosion de supernovae, peuvent être plus nombreux en cas de faible activité solaire car ils ne sont plus déviés. Faible activité solaire: c’est le cas depuis une décennie. Les pluies depuis deux ans ont même rétabli en Europe de l’ouest le niveau des nappes phréatiques d’avant 2003, alors qu’elles étaient en baisse chronique. Le CERN a déjà mis en évidence l’importance de particules d’amines, d’origine naturelle ou liée aux activités humaines, dans la formation des aérosols renvoyant la chaleur et favorisant la formation des nuages - donc de l’albédo. En l’état il ne peut non plus exclure le rôle joué par les rayons cosmiques.
Modélisations et rétroactions négatives
Le récent rapport du GIEC est alarmiste comme d’habitude. Pourtant on voit que ses modélisations sur le climat ne sont pas totalement fiables. On introduit dans des ordinateurs des données que l’on connaît mais on n’est pas en situation réelle avec toutes les interactions que cela suppose. Les rétroactions négatives qui feraient baisser la température ne sont pas incluses parce que pas connues ni anticipées.
La suspicion de politisation du groupe n’est pas écartée. Quand les chercheurs eux-mêmes disent quelle politique doit être menée, ils ne sont plus des chercheurs mais des politiciens. Ceux du GIEC sont choisis pour rendre des rapports alarmistes et compiler de manière organisée et dramatisée des recherches qu’eux-mêmes n’ont pas faites. La vue d’ensemble des données est une construction dans laquelle les chercheurs ne sont pas forcément neutres.
Pour argumenter sur la question, ce site propose des discours et analyses de scientifiques qui pointent les manquement ou les fausses routes prises par le GIEC. Il apparaît nécessaire d’avoir un débat et des arguments divergents pour ne pas tomber sous la coupe du langage unique de peur distillé par un groupe de chercheurs, surtout quand leurs modèles montrent leur limites en n’incluant pas la baisse actuelle des températures.