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Le cheval du général
- L'armée suisse
- Vidéo 37 sec.
13 octobre 1961
Carrefour
Une courte séquence du journal d'actualité régionale Carrefour du 13 octobre 1961: le général Guisan et son cheval.
Pour ce sujet, le son est manquant, le commentaire ayant certainement été fait en direct d'une cabine lors de leur diffusion à l'antenne.
Henri Guisan est né le 21 octobre 1874 à Mézières, dans le canton de Vaud, où son père était médecin. Il a d'abord suivi les cours de l'Ecole d'agriculture de Hohenheim, en Allemagne et à Lyon, avant de travailler dans son domaine de Chesalles-sur-Oron. Promu lieutenant en 1894, il accède successivement à tous les grades militaires: divisionnaire en 1926, commandant de corps en 1932, il est apprécié pour son sens du contact avec la troupe et ses méthodes de direction d'état-major.
Le 30 août 1939, à l'âge de 65 ans, il est élu au grade de général, commandant en chef de l'armée suisse, par l'Assemblée fédérale. Il occupera ce poste jusqu'en 1945.
Alors que la Suisse est encerclée par les troupes allemandes, le général Guisan utilise tous les moyens militaires à sa disposition (430 000 soldats et 200 000 hommes du service complémentaire) pour sauvegarder l'indépendance du territoire et défendre la politique de neutralité malmenée par l'obligation, pour le Conseil fédéral et l'économie, de composer avec le pouvoir allemand.
Dès le mois de mai 1940, il décide de rassembler ses forces combattantes dans un espace plus limité dans les Alpes se prêtant au combat défensif, ce qui donna naissance à la conception du Réduit national.
Le 25 juillet 1940, le général Guisan tient au Grütli son fameux rapport d'armée, qui eut un grand retentissement dans le pays et à l'étranger. Il rappelle alors sa volonté de défendre le pays.
Le 20 août 1945, il fut officiellement déchargé de ses responsabilités militaires. Il meurt le 7 avril 1960 à Pully. Le lendemain, plusieurs quotidiens lui rendent hommage. «La Suisse» écrit: «Il incarnait le citoyen suisse et par-dessus tout le citoyen soldat. Il a été l'homme et le chef de la situation dans une période troublée de notre histoire, où tant de forces contraires agissaient à l'intérieur du pays.» Dans «La Liberté», on peut lire «qu'il nous a quittés sans qu'une ombre, ni une défaillance ne vienne ternir la netteté. Henri Guisan fut de ces hommes que la Providence place sur le chemin des peuples qu'elle veut conduire, et qui s'incorporent si totalement à leur mission qu'ils paraissent avoir été de tout temps faits pour elle. » Quant au quotidien socialiste «La Sentinelle», il note: «ce que les travailleurs et les soldats aimaient dans le général, c'était sa simplicité et son naturel. Sa justice était la même pour tous. En raison de ses qualité d'homme, le général Guisan avait su créer entre l'armée et le peuple un esprit nouveau.»