Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06897.jsonl.gz/1039

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Rester assis moins de trois heures par jour pourrait permettre d'augmenter de deux ans l'espérance de vie à la naissance. C'est ce que révèle une étude publiée mardi par la revue British Medical Journal (BMJ).
Limiter à deux heures par jour le temps passé devant la télévision pourrait également accroître l'espérance de vie de 1,38 an, ajoute l'étude effectuée à partir d'enquêtes réalisées en 2005/2006 puis à nouveau en 2009/2010 auprès d'un large échantillon de la population américaine âgée de plus de 18 ans.
Les enquêteurs ont réparti la population en fonction de leurs réponses concernant la position assise (moins de 3 heures, de 3 à 6 heures et plus de 6 heures) et leur consommation de télévision (moins de 2 heures, de 2 à 4 heures et plus de 4 heures).
"Les résultats de cette étude indiquent que rester assis ou regarder la télévision longtemps peut réduire l'espérance de vie aux Etats-Unis" écrivent les auteur de l'étude, qui font état d'une "relation de cause à effet" présumée plutôt que d'une preuve formelle.
Muscles inactifs
La sédentarité, déjà étudiée par diverses publications dans le passé, passe pour favoriser le diabète et les maladies-cardiovasculaires et augmenter la mortalité générale.
"Certaines études montrent qu'en position assise, les muscles des jambes sont totalement inactifs, ce qui crée des perturbations des niveaux sanguins de sucre et de graisse", explique le Dr Peter Katzmarzyk, de l'Université de Louisiane qui a dirigé l'étude.
L'étude analyse les résultats de cinq publications sur la sédentarité réalisées ces dernières années aux Etats-Unis, mais aussi au Canada, en Australie et en Ecosse
Parmi celles-ci, une enquête faite sur 123'216 personnes et publiée en 2010 par l'Americain Cancer Society avait fait apparaître un taux de mortalité supérieur de 20% chez les personnes déclarant rester assises plus de 6 heures par jour par rapport à celles restant assises moins de 3 heures, avec un risque de décès nettement supérieur chez les femmes (34%) contre 17% chez les hommes.
ATS