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Aire-la-Ville appartenait d'abord au comte de Genève, puis à la maison de Savoie. De 1536 à 1567, ce fut un bailliage bernois. Le château de Ternier à Saint-Julien-en-Genevois, dont dépendait Aire-la-Ville, fut pris par les Genevois en 1589 puis assiégé par le duc de Savoie. Aire-la-Ville resta ensuite en Savoie jusqu'au traité de Lyon en 1601, puis devint française et appartint au bailliage Gex 3. De 1613 à la Révolution, le territoire d'Aire-la-Ville appartenait à la famille Fabri à Genève. Il est devenu une partie du royaume de Piémont-Sardaigne en 1760 par le traité de Turin, connu sous le nom de traité des limites4. Après l'annexion de la Savoie par la France révolutionnaire, elle redevient française en 1792. En 1793, elle fait partie du département du Mont-Blanc, en 1798 après l'annexion de Genève puis du département du lac Léman. Après les défaites de Napoléon Ier, Savoyen cède provisoirement plusieurs communes à Genève, dont Aire-la-Ville, après un nouveau traité de Turin, signé le 16 mars 1816 par Victor-Emmanuel I, roi de Sardaigne. Aire-la-Ville, qui appartenait à Genève, a rejoint la Confédération suisse la même année.