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L’histoire de la paroisse de Bonnefontaine est récente. Elle ne débute en effet qu’en 1892, date de sa séparation d’avec Praroman, dont le lieu de culte était devenu trop petit pour accueillir les quelque 1’200 fidèles répartis dans 6 communes. Entamés le 20 mars 1893, les travaux de construction de l’église de Bonnefontaine furent menés avec une telle rapidité que le 8 décembre suivant déjà, les fidèles purent prendre possession du nouveau sanctuaire de style néo-roman. Il fallut toutefois attendre le 7 octobre 1894 pour que Mgr Deruaz, évêque du diocèse de Lausanne et Genève, procédât à la consécration définitive. L’édifice eut à subir depuis d’importantes transformations au fil des ans. Sa silhouette extérieure prit la forme que nous lui connaissons avec la construction du clocher actuel en hors d’œuvre en 1955.
3 cloches furent coulées pour le nouveau clocher, alors que la 4e, issue de l’ancienne sonnerie, subsista, mélangeant harmonieusement ses voix à celles de ses jeunes sœurs sur un motif « Parsifal ». C’est elle qui donne de la voix en solo pour les angélus
Cloche 1, note mi3, coulée en 1955 par Alfred Paccard d’Annecy
Cloche 2, note sol3, coulée en 1905 par Charles Arnoux de Morteau, établi à Estavayer-le-Lac
Cloche 3, note la3, coulée en 1955 par Alfred Paccard d’Annecy
Cloche 4, note do4, coulée en 1955 par Alfred Paccard d’Annecy
Le clocher étant largement ajouré, les cloches sont placées dans un beffroi en bois traité contre les intempéries. Toutes possèdent encore leur joug d’origine (acier pour les Paccard, bois pour la cloche Arnoux). Les battants sont assurés chacun par un câble afin de prévenir leur éventuelle chute. La motorisation (système Bochud) est contemporaine à la construction du clocher. Le clocher ne dispose pas de cadran, les cloches ne sont munies d’aucun dispositif de tintement. L’horloge-mère dans la sacristie se contente de lancer les angélus (volée seulement). Les sonneries dominicales sont enclenchées par le sacristain. L’usage veut que les cloches soient démarrées de la plus grande à la plus petite.
Remerciements à M. Jacques Wicht, sacristain, pour son aimable accueil en cette journée ensoleillée de dimanche 19 janvier 2014