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|Clarens

|Association des Intérêts de Clarens|
Rue du Lac 140
CH-1815 Clarens
|Tél. +41 21 964 70 06|
Fax
|A small village in the Municipality of Montreux, on the Swiss Riviera, linked to the souvenir of Jean-Jacques Rousseau, Stravinsky, Tchaikovsky and many others.|
Clarens est le village le plus populeux de la Commune de Montreux. Son nom est indissolublement lié à celui de Jean-Jacques Rousseau et à son roman «Julie ou la Nouvelle Héloïse», mais aussi à celui de nombreuses autres personnages célèbres.
Eugène Rambert, poète, écrivain, naturaliste et observateur attentif des débuts du tourisme, a grandi à Clarens. Passionné de montagne, il a présidé de 1882 à 1884 le Club alpin suisse et son principal ouvrage, «Les Alpes Suisses», à côté d'observations scientifiques, comprend des contes tel «Le Chevrier de Praz de Fort», évoqué par le monument élevé devant le temple de Clarens.
Dans cette église, on peut voir les fresques angéliques de François de Ribaupierre, un enfant de Clarens, et sur les pierres tombales du cimetière voisin figurent quelques noms illustres comme Alexandre Vinet, Henri-Frédéric Amiel, Eugène Rambert, Vladimir Nabokov et Carlo Boller.
Le nom de certaines rues évoque des personnalités de renom: Ernest Ansermet, qui dirigea l'Orchestre du Kursaal avant de fonder l'Orchestre de la Suisse Romande, Igor Strawinsky, qui composa à l'Hôtel du Châtelard (démoli en 1964) son provocant «Sacre du Printemps».
La place Gambetta rappelle le politicien français, qui se mêlait facilement à la population. Le No 8 de la rue des Artisans est doublement célèbre: Lord Byron y a dormi et Alexandre Vinet y est mort. Au bas de la rue du Port, un grand immeuble a remplacé l'Auberge des Bosquets de Julie, qui évoquait le roman de Jean-Jacques Rousseau.
En 1857, l'écrivain Léon Tolstoï écrivit de Clarens à une parente: «Je n'essayerai pas de vous décrire la beauté de ce pays, surtout en ce moment, quand tout est en feuilles et en fleurs. Je vous dirai seulement... que je passe la plus grande partie de mon temps à regarder et à admirer en me promenant ou bien en me mettant à la fenêtre de ma chambre.»
Au haut de la rue du Port, une place pleine d'harmonie restitue encore l'ambiance des siècles passés. Pourtant, Clarens est en train de changer. De banlieue anonyme, le village devient un centre moderne, avec des carrefours élargis et de nombreux commerces. Les blocs locatifs remplacent les anciens entrepôts: un ancien Clarensois ne s'y reconnaîtrait plus!