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6500 francs par mois, un poste de travail assuré et une excellente entente avec les collègues. Des conditions avantageuses qui n’aident toutefois pas à supporter l’obscurité du tunnel.
Il a suivi les traces de son père sur le chantier de Faido. Mais après deux années passées dans la galerie, il commence à en avoir assez.
Douglas, Vénitien, n’est pas fait pour rester sous terre. Là-dessous, l’air manque, le bruit est incessant et il faut toujours rester sur ses gardes. L’inattention ou le destin peuvent jouer de sales tours.
Mais ce qui manque par-dessus tout, c’est le soleil. En hiver, ceux qui font les tours diurnes ne voient plus la lumière pendant des jours. Douglas devient fou. S’abîmer la santé à 25 ans? Inimaginable. Quand il aura gagné assez d’argent pour se construire une maison, il se trouvera un «boulot normal».
Douglas ne sera pas de la fête vendredi: dès demain, il sera en congé pour cinq jours. Il préfère retourner auprès de sa femme et de son fiston. Aussi parce que la fête aura lieu dans la galerie. Qui a envie de retourner dans l’obscurité de la montagne pendant ses loisirs?
Luigi Jorio, Faido, 12 octobre 2010
Pas toujours facile d'être privé de la lumière du jour.