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Le procureur général a classé l'affaire du contrat de travail impliquant la conseillère d'Etat Rebecca Ruiz. La réglementation vaudoise a été clairement et sciemment violée. Mais cela n'a pas lésé les intérêts de l'Etat ni procuré d'avantage illicite à l'intéressée.
Les faits incriminés datent d'avant l'accession de la socialiste au Conseil d'Etat. Entre le 10 août 2010 et juillet 2014, Rebecca Ruiz a travaillé pour le Département de la formation (DFJC) pour un projet de recherche sur les incivilités à l'école, explique jeudi le procureur général Eric Cottier dans un communiqué.
Il est apparu que le département et la chercheuse ont été liés par cinq contrats de durée déterminée successifs, alors que la législation cantonale limite leur nombre à quatre. L'hypothèse d'un "cinquième contrat de complaisance, dont au surplus l'intitulé ne correspondait pas à la réalité" avait alors été évoqué. D'abord dans les médias, puis par une dénonciation pénale en mars 2019.
Pour terminer son rapport
A l'issue de son enquête - durant laquelle sept personnes ont été entendues notamment Rebecca Ruiz et l'ancienne conseillère d'Etat Anne-Catherine Lyon - , le procureur a classé la procédure. Il relève que le dernier contrat de Mme Ruiz décrivait "une fonction d'enseignement qu'elle n'a nullement exercée". Mais qu'il lui a permis "d'achever sa mission" en livrant le rapport attendu.
Sur ce dernier contrat, Rebecca Ruiz était engagée comme enseignante au sein de l'Etablissement secondaire de Cossonay-Penthalaz, alors qu'elle terminait une étude, conformément à sa formation de criminologue. Selon le procureur, si le procédé est "hautement critiquable", il n'a pas "causé de préjudice à l'Etat, ni valu un avantage illicité à l'intéressée".
Pas de gestion déloyale
"Le fait qu'en juin 2013, Rebecca Ruiz n'avait pas achevé sa mission ne lui est en rien imputable", ajoute le Parquet. Toute autre solution que le contrat incriminé aurait eu pour l'Etat un coût supplémentaire, impossible à quantifier, sans même envisager le retard possible sur la fin des travaux. Dans ce contexte, les intérêts de l'Etat n'ont pas été gérés de manière déloyale, conclut-il.
Le procureur souligne toutefois que ce cinquième contrat lui a permis de bénéficier d'un congé maternité identique à celui des employées engagées par contrat de durée indéterminée (CDI). "Sa situation s'en est trouvée améliorée" sans pour autant qu'il y ait avantage illicite ou un préjudice pour l'Etat au sens pénal. L'enquête est close et les frais sont laissés à la charge de l'Etat.
Campagne électorale
Cette affaire avait éclaté alors que Rebecca Ruiz était en campagne pour l'élection au Conseil d'Etat vaudois. Elle avait alors expliqué qu'elle avait été engagée de 2013 à 2014 avec un contrat d'enseignante pour terminer son travail de recherche.
Elle avait signalé à l'époque que le libellé ne correspondait pas au contenu de sa mission. On lui avait expliqué qu'il s'agissait d'une pratique administrative qui concernait aussi d'autres collaborateurs. L'actuelle cheffe du DFJC, Cesla Amarelle, a interdit cette manière de faire.
Un plan d'action contre l'homo et la transphobie à l'école
Le canton de Vaud veut mieux lutter contre l'homophobie et la transphobie dans ses écoles. Il a présenté lundi un plan d'action qu'il déploiera progressivement dès la prochaine rentrée d'août et qui visera notamment à sensibiliser les élèves, former les enseignants et définir une personne ressource dans chaque établissement.
"Dans toutes les écoles que je visite, on ne me dit jamais que tout va bien", a indiqué lundi devant la presse la conseillère d'Etat Cesla Amarelle, en marge de la Journée internationale contre l'homophobie et la transphobie. Elle a rappelé que des études vaudoises montraient que le risque de harcèlement était cinq fois plus élevé pour les élèves n'étant pas exclusivement hétérosexuels. Ces jeunes ont aussi deux à cinq fois plus de risques de faire une tentative de suicide.
Pour la cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC), il existe déjà des bonnes pratiques dans plusieurs écoles, mais elles ne reposent souvent que sur des initiatives personnelles ou des petits groupes. "Il est important d'avoir une ligne claire et cantonale, d'avoir un socle minimum pour les 120 lieux de formation du canton", a-t-elle expliqué.
L'objectif consiste notamment à doter chaque école d'une personne ressource. Celle-ci devra être formée à accueillir les élèves qui sont, par exemple, victimes de violences homophobes ou transphobes. "Ces personnes se trouvent parfois dans les écoles, mais on ne sait pas qu'elles existent. Elles doivent devenir plus visibles. Nous ne voulons plus entendre des élèves qui disent ne pas savoir à qui parler", a expliqué Caroline Dayer, experte dans le domaine pour le DFJC.
Violence de genre
Diverses mesures liées à la sensibilisation des élèves, à la formation du corps enseignant ou à la mise à disposition de matériel figurent dans le plan d'action. Elles doivent permettre de garantir un environnement sans discrimination, prévenir les violences, briser les tabous et savoir réagir quand une situation se présente, a énuméré Mme Dayer. "L'école ne doit plus être la pire période de la vie de ces personnes", a-t-elle dit.
Pour l'experte, qui a mené de nombreux entretiens sur le terrain, le plan d'action vaudois englobe tous les types de violence. Entre élèves bien sûr, mais aussi entre enseignants et élèves ainsi qu'entre enseignants eux-mêmes. "La salle des professeurs est citée très fréquemment comme endroit où l'on entend des propos dégradants", a-t-elle remarqué.
Les mesures mises en place doivent également contrecarrer "la violence de genre", qui ne touche pas que les personnes LGBTIQ+ mais aussi les hétérosexuels qui ne se plient pas à certains stéréotypes. "Vous pouvez être traité de tous les noms en portant une simple chemise à fleurs", a indiqué Mme Dayer, soulignant que plus d'un tiers des élèves hétérosexuels subissait ainsi des attaques homophobes.
Les Vaudois peuvent désormais se faire vacciner dès 16 ans
Le Conseil d'Etat vaudois ouvre la vaccination aux jeunes dès 16 ans. Les personnes nées en 2004 et 2005 peuvent désormais recevoir leur première dose dans quatre centres du canton.
Fin avril, Vaud avait été le premier canton de Suisse à autoriser la vaccination aux personnes de 18 ans et plus. Depuis lundi 17 mai, les adolescents y ont droit dès leur 16e année, a annoncé lundi le canton dans un communiqué.
Les intéressés peuvent se rendre dans quatre centres situés dans quatre régions du canton, à savoir au CHUV à Lausanne ou aux hôpitaux de Rennaz, Morges ou Yverdon-les-Bains. Ces derniers jours, plusieurs cantons, dont le Valais, Neuchâtel, Fribourg, Genève et le Jura, ont décidé de proposer la vaccination aux jeunes dès 16 ans.
L'Opéra de Lausanne n'attend plus que son public
La saison 2021/2022 de l’Opéra de Lausanne se fera sous le signe de la renaissance. L'affiche comprend sept nouvelles productions lyriques et deux spectacles pour les plus jeunes. L'institution accueillera également à deux reprises le Béjart Ballet Lausanne (BBL).
L’Opéra de Lausanne veut y croire. Il veut croire qu’il pourra présenter l’entier de sa saison 2021/2022. La semaine dernière, il a levé le voile sur le contenu de sa programmation. Il espère retrouver public au plus vite. Car la saison dernière a été éprouvante sans la magie des représentations. Pour autant, l’Opéra est resté très actif. Eric Vigié, directeur de l’Opéra de Lausanne:
L’opéra se veut confiant et plein d’envie. D’ailleurs, il a choisi comme fil rouge de cette année une citation optimiste de la réalisatrice et actrice Coline Serreau.
Le premier rendez-vous est imminent avec la Route Lyrique qui présente « Dédé » d’Henri Christiné, une opérette amusante et dansante. On rappelle le principe de ce rendez-vous bisannuel: un spectacle lyrique itinérant en Romandie avec des jeunes professionnels. Le 6 juin, c’est au Théâtre du Jorat que le coup d’envoi doit être donné. Mais le lieu doit être confirmé en fonction des restrictions liées à la pandémie. Le cas échéant, le spectacle sera accueilli à l'Opéra de Lausanne.
Notons que d'ici là, la jauge pour les spectacles à l'intérieur pourrait passer à 100 personnes ou maximum à la moitié de la capacité de la salle. C'est une des mesures d'assouplissement proposées par le Conseil fédéral mercredi dernier.
La Route Lyrique devrait encore s’arrêter, par exemple, au Théâtre de Cossonay, à l’Usine à Gaz de Nyon ou encore à la salle Davel de Cully. Des confirmations sont attendues pour la fin de la semaine.
Prêts à s'adapter
Aujourd’hui, l’Opéra de Lausanne n’attend plus que le feu vert des autorités. Et son directeur précise que l’institution bénéficie d’une situation financière stable grâce à ses soutiens et mécènes. Préparer une saison avec la menace du covid, c’est être prêt à s’adapter rapidement.
L’ouverture de saison officielle de la saison se fera avec les « Noces de Figaro ».
L'opérette berlinoise, "L'auberge du Cheval-Blanc", est agendée pour les fêtes de fin d'année, en nouvelle production. Le public pourra aussi notamment découvrir l'opéra "Alcina", chef d'oeuvre baroque de Haendel, "Semiramide" de Rossini en version concert ou encore "Eugène Onéguine" de Tschaïkovsky.
Le jeune public, aussi, sera content. L’Opéra continue son opération séduction à leur intention. Et ça marche. 10% du public de l’institution lausannoise a moins de 26 ans. La saison à venir leur réserve deux spectacles.
Tout le programme est à retrouver sur opera-lausanne.ch. A noter encore que l’institution sort aujourd’hui une application qui réunit programme et billetterie, mais aussi contenus éducatifs, archives et jeux autour de l’Opéra de Lausanne.
Tunnel du LEB : Fin des travaux au printemps 2022
La mise en service du tunnel du LEB entre Lausanne et Prilly est prévue au printemps 2022, durant les vacances de Pâques. Les aléas du chantier ont coûté environ 30 millions de francs.
L'inauguration du tunnel est prévue au printemps 2022, en retard d'environ un an et demi sur le calendrier initial. Ce décalage s'explique par différents aléas rencontrés lors des travaux, comme des découvertes archéologiques plus conséquentes que prévu, des émanations de soufre, sans oublier une géologie complexe du sous-sol ainsi que la pandémie de Covid-19, rappelle mercredi un communiqué.
Les difficultés techniques rencontrées lors de la creuse du tunnel ont un impact financier estimé à environ 30 millions de francs. La part cantonale s'élève à un tiers du montant, précise un communiqué commun du canton, du LEB, des tl et des communes de Lausanne et Prilly. Pour rappel, le coût initial du tunnel était évalué à 136 millions de francs, payés par le canton et la Confédération.
Fin des travaux en 2022
Avant l'inauguration du printemps prochain, différentes opérations ainsi que des tests doivent encore être réalisés. Ainsi, dès le 25 septembre, des bus remplaceront les trains entre Prilly-Chasseur et la gare de Lausanne. L'interruption durera jusqu'aux vacances de Pâques 2022, en avril, à une date qui reste à préciser.
Depuis décembre dernier, les trains du LEB circulent au quart d'heure entre Lausanne et Echallens, une cadence attendue de longue date. Les autorités tirent un premier bilan positif, expliquant que le "taux de ponctualité a augmenté de 9% et se stabilise à 94% en moyenne au cours des premières semaines d'exploitation".
Lausanne pour le statu quo à la piscine de Bellerive
La municipalité de Lausanne souhaite que la piscine de Bellerive conserve un accès direct au lac. Un postulat demandait à la ville de permettre au public de longer le quai de Bellerive durant toute l'année, également à la belle saison pendant les quatre mois d'exploitation de la piscine.
La ville a étudié différentes solutions ainsi que leurs impacts en terme de surveillance, de cohabitation, de maintien de la propreté et de coûts. Il en ressort que l'ouverture d'un cheminement de long du lac va engendrer une perte d'attractivité du site de Bellerive et une augmentation significative des coûts d'exploitation.
Dans sa forme actuelle, le site répond aux attentes de nombreux Lausannois, explique mercredi la ville dans un communiqué. Bellerive offre un lieu calme et sécurité, apprécié en particulier par les seniors et les familles avec de jeunes enfants.
Ce lieu emblématique, qui existe depuis 85 ans, complète l'offre existante en matière d'accès au lac. Il est en effet possible de se baigner dans la zone de Vidy ainsi qu'à partir de la plateforme de la Jetée de la compagnie et, depuis peu, à Ouchy.
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