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Les théories modernes de l’urbanisme valorisent la mixité. A la fois la mixité dite fonctionnelle et celle dite sociale. La première expression s’intéresse à l’équilibre, dans un quartier, entre ceux qui y résident et ceux qui y travaillent. Par le passé, cet équilibre a souvent été négligé, voire volontairement ignoré. On a construit des quartiers exclusivement réservés à l’habitation qui se sont trop souvent transformés en cités dortoirs. A l’inverse, on a construit des quartiers exclusivement réservés aux bureaux, qui ont pour défaut de se transformer en quartiers fantômes peu fréquentables lorsque, le soir venu, chacun rentre chez soi. Aujourd’hui, il n’est plus question d’oublier le nécessaire équilibre entre logements et bureaux – ce que les urbanistes appellent donc la mixité fonctionnelle. Un bon projet est un projet qui propose à la fois du logement et des surfaces administratives. Dans quelle proportion ? Cette décision est du ressort de la Municipalité qui en décide en fonction des spécificités du projet. En règle générale, la proportion s’élève à 10% à 15% de surfaces administratives.
Le concept de mixité sociale évoque quant à lui l’équilibre entre les différentes catégories de la population considérées selon leur âge, leur niveau de formation et leur nationalité. Ici aussi, l’objectif des urbanistes modernes et d’empêcher la création de ghettos en favorisant le brassage des catégories. A Bussigny, les études montrent que l’équilibre social est bon, alors que la commune souffre d’un léger déficit en habitants par rapport aux emplois.