Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/87145

<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est chargé de présenter rapidement un projet de révision partielle de la loi sur les télécommunications (LTC) qui aille dans le sens de la requête de la Comcom, de la Comco et du Surveillant des prix. La Comcom devra pouvoir agir sur plainte d'un fournisseur de services de télécommunication, mais aussi de sa propre initiative, lorsque des éléments donnent lieu de penser que les conditions d'accès au réseau ne sont pas conformes au droit (conditions non discriminatoires et prix fondés sur les coûts). La sécurité des investissements et la sécurité du droit s'en trouveront améliorées.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La présente motion repose pour l'essentiel sur la recommandation conjointe de la Commission de la concurrence (Comco), du Surveillant des prix et de la Commission fédérale de la communication (Comcom) du 25 août 2008. </p><p>Actuellement, la Comcom ne peut intervenir dans une réglementation en matière d'accès que sur requête d'un fournisseur de services de télécommunication. Le principe selon lequel l'autorité de régulation n'agit que lorsque les parties ne sont pas parvenues à un accord (principe de la primauté des négociations) s'applique depuis l'entrée en vigueur de la loi sur les télécommunications en 1998. Lors de la révision de cette loi (entrée en vigueur en 2007), le principe d'autoriser la Comcom à intervenir sans requête préalable a été discuté. Cette réglementation ex-ante avait même été retenue par le Conseil fédéral dans le projet initial mis en consultation ; elle a cependant été rejetée au vu des résultats de la consultation. Elle a certes été discutée au Parlement, mais ensuite clairement écartée par la commission chargée de l'examen préalable et pas du tout soumise au plénum.</p><p>La modification de la loi sur les télécommunications demandée dans la motion ne prévoit pas l'introduction d'une réglementation ex-ante complète. La Comcom devrait uniquement pouvoir intervenir d'elle-même, c'est-à-dire d'office, lorsque, dans un cas précis, elle possède des indices sérieux indiquant que l'accès offert par le fournisseur de services de télécommunication n'est pas conforme au droit. La Comcom pourrait notamment examiner sans requête préalable les prix d'accès importants pour l'économie si elle a des doutes fondés quant à leur fixation en fonction des  coûts. Cela pourrait être le cas par exemple pour les tarifs de terminaison mobiles : dans ce segment, plusieurs opérateurs en position dominante se facturent les uns aux autres des tarifs pour des prestations d'accès identiques et n'ont donc pas forcément intérêt à appliquer des prix plus avantageux. </p><p>Par contre, les règles formelles de procédure seraient pour l'essentiel les mêmes dans le cas d'une intervention d'office. En outre, les décisions de la Comcom pourraient être contestées et les montants payés en trop ne seraient remboursés qu'après l'entrée en force de la décision. </p><p>Le but de la motion est de faire appliquer le droit matériel existant également dans les cas où les fournisseurs de services de télécommunication n'y ont pas d'intérêts suffisants. Par contre, on ne peut pas attendre de la révision de la loi qu'elle conduise aussi à une application plus rapide de la loi et donc à un report immédiat des éventuelles réductions de tarifs sur le consommateur, vu qu'il n'y a guère de changement au niveau de la procédure.</p>  Le Conseil fédéral propose d'accepter la motion.