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Le Département fédéral de l'économie a élaboré un projet suite à une motion du Parlement, qui réclamait un tour de vis en matière de contrôle des investissements étrangers dans des entreprises suisses importantes pour la sécurité publique. Cette motion s'inscrivait dans le contexte des rachats de Syngenta ou Gategroup par des entreprises chinoises.
Le texte était passé grâce à une alliance de la gauche et du Centre. D'autres pays, comme l'Allemagne, agissent dans le même sens, ont fait valoir ces partisans d'un durcissement législatif.
Grand scepticisme
Mais ce projet suscite aujourd'hui un "grand scepticisme", constate mercredi le Conseil fédéral, lui-même opposé. De larges milieux n'adhèrent pas au principe d'un examen des investissements, notamment la droite, une bonne moitié des cantons et la quasi-totalité des associations économiques, qui craignent un affaiblissement de la place économique suisse.
Le projet sera revu "en profondeur" d'ici fin 2023, avant d'être soumis au Parlement. La proposition de limiter l'examen des investissements aux investisseurs étrangers étatiques est au c½ur de la question, car ce sont eux que l'on soupçonne de représenter une menace, constate le gouvernement.
L'examen des investissements ne devrait donc s'appliquer que lorsqu'un investisseur étranger contrôlé par l'Etat entend reprendre une entreprise suisse active dans un domaine particulièrement critique (fabrication de matériel militaire, exploitation de réseaux électriques, production d'électricité, infrastructures de santé ou de communication).