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Le genre du véhicule moteur ainsi que sa vitesse maximale sont indiqués au moyen de lettres majuscules, ce principe a été adopté dès l'avènement du chemin de fer en Suisse et n'a pas été modifié depuis.
Pour les locomotives, il a été décidé de faire usage de lettres pour indiquer la vitesse maximale du véhicule, A étant la catégorie des véhicules les plus rapides.
Pour les automotrices, on a repris le schéma appliqué aux voitures voyageurs, c'est-à-dire que chaque classe de confort a sa lettre, A étant la classe la plus confortable.
Avec l'apparition des premières automotrices rapides, puis plus tard des locomotives, il fallait trouver une solution pour les différencier du reste du parc moteur. On adopta ainsi la lettre R pour tout véhicule capable de rouler à plus de 110 km/h. Pour les automotrices rapides, le R figurerait devant les autres lettres.
Déjà utilisées pour différencier les sous-catégories des locomotives à vapeur de la catégorie E, des lettres minuscules indiquent le type de traction du véhicule ainsi que son éventuelle aptitude aux lignes à crémaillères.
Dernier problème, comment différencier une locomotive à quatre essieux moteurs d'une machine à cinq essieux dont trois seulement servent à la traction ? Tout simplement en faisant usage de fractions, le numérateur indiquant le nombre d'essieux moteurs et le dénominateur le nombre total d'essieux.
Un autre souci viendra se greffer par la suite, comment faire pour désigner deux véhicules qui ont les mêmes caractéristiques mais qui sont de constructions différentes ? L'utilisation de chiffres romains fut la plus pratique, ainsi on subdivise une même série en plusieurs sous-séries, comme par exemple les Re 4/4 qui en ont connus six, dont quatre seulement furent différenciées selon ce système (les deux dernières entrant déjà dans le nouveau schéma de désignation adopté en 1990). On utilisera aussi les chiffres romains pour différencier les machines d'une même série qui sont aptes à circuler sous divers courants.
Devant la complexité de trouver des plages de numéros disponibles pour les nouvelles séries, un nouveau schéma de désignation et de numérotation a été adopté à partir de 1990. Adieu fraction et sous-séries ! Seules les lettres ont survécu, le reste ayant été remplacé par une combinaison de chiffres indiquant le type de véhicule, le nombre de ses essieux moteurs ainsi que les éventuelles sous-séries et genres de construction différents.