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Un favori et des outsiders, qui pour succéder à Didier Burkhalter?
Trois Romands siègent actuellement au gouvernement: Didier Burkhalter (PLR/NE), Guy Parmelin (UDC/VD) et Alain Berset (PS/FR). Une représentation qui pourrait fondre d'une unité avec le départ du Neuchâtelois et l'élection de son successeur le 20 septembre par l'Assemblée fédérale.
Mais qui pour prendre la place de Didier Burkhalter? De longue tradition, le Parti libéral-radical (PLR) a un siège latin et un siège alémanique au Conseil fédéral, mais la présence de deux Alémaniques ne remettraient pas complètement en cause la représentation linguistique au gouvernement.
Le PLR a toutefois clairement annoncé qu'il privilégiait une candidature latine, préférant certainement garder un représentant germanophone pour remplacer Johann Schneider-Ammann. Mais il a précisé que toutes les sections pouvaient faire acte de candidature.
Un Tessinois?
De l'avis de beaucoup d'observateurs, le moment pourrait être venu pour le Tessin de retrouver le siège au Conseil fédéral que le canton a perdu avec le départ du PDC Flavio Cotti en 1999.
La présidence du PLR tessinois a annoncé le 11 juillet qu'il ne présenterait qu'un seul candidat, celle du conseiller national Ignazio Cassis, chef du groupe libéral-radical aux Chambres fédérales. Les prétendants avaient jusqu'au 10 juillet pour s'annoncer et le parti cantonal tranchera le 1er août.
Ignazio Cassis part pour l'heure largement favori. Cependant, s'il a reçu les appuis de plusieurs parlementaires de droite, la gauche se montre frileuse, notamment à cause de sa proximité avec les assureurs maladie et parce qu'il mène la fronde contre la réforme Prévoyance 2020.
L'ancienne conseillère nationale Laura Sadis avait également fait part de son intérêt, tout comme le conseiller d'Etat en charge des Finances Christian Vitta, mais tous deux ont laissé la place à Ignazio Cassis.
Un Romand?
Les noms de plusieurs Romands sont aussi souvent avancés et en premier lieu celui du conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet, même si celui-ci n'a pour l'heure pas souhaité faire de commentaire à ce sujet.
Autre Genevois, le conseiller national Christian Lüscher, qui s'était déjà cassé les dents dans la course à la succession de Pascal Couchepin, pourrait aussi être intéressé à tenter à nouveau l'expérience. Le vice-président du PLR suisse a déclaré à la RTS qu'il réfléchissait encore.
Par ailleurs, même s'il n'est plus interdit à un canton d'avoir deux conseillers fédéraux, la présence de Guy Parmelin au gouvernement pourrait freiner les ambitions des Vaudois. A l'image du conseiller d'Etat Pascal Broulis, qui avait déjà fait campagne en 2009 sans être retenu pour succéder à Pascal Couchepin.
Le PLR fribourgeois pourrait également envoyer le conseiller national Jacques Bourgeois dans la course, alors que le PLR neuchâtelois a déjà fait savoir qu'il ne lancerait pas de candidat.
Une femme?
La carte féminine pourrait par ailleurs être utilisée par le PLR. La présidente des Verts Regula Rytz a ainsi lancé un appel pour qu'une femme figure sur le ticket du parti.
Outre Laura Sadis, la conseillère nationale Isabelle Moret ou la conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro, toutes deux Vaudoises, pourraient tenter leur chance.
Comme souvent, le nom de la conseillère aux Etats saint-galloise Karine Keller-Sutter revient dans les médias, mais son origine alémanique devrait cette fois-ci constituer un frein.
Un autre parti?
Il semble peu probable que les autres partis contestent la représentation actuelle au Conseil fédéral avec 2 UDC, 2 PS, 2 PLR et 1 PDC, une représentation en place depuis les élections fédérales de 2015 et le départ de la ministre PBD Eveline Widmer-Schlumpf.
Et si une surprise est toujours possible le jour du vote, aucun parti n'a laissé entrevoir qu'un putsch serait possible. Le PLR part ainsi du principe que son second siège au gouvernement ne sera pas contesté, selon sa présidente Petra Gössi.
Prévenant une hypothétique candidature de combat, la Schwytzoise a en outre rappelé que lors des précédentes élections, le PLR avait toujours soutenu les candidats officiels des autres partis et attend d'eux qu'ils en fassent de même.
Au centre, on a déjà dit que le siège PLR devait être préservé et à l'UDC, le président Albert Rösti a dit souhaiter un PLR, mais un PLR méfiant envers l'Europe. Reste cependant que le PS pourrait peiner à soutenir Ignazio Cassis.
Frédéric Boillat avec ats
Publié le 11 juillet 2017 à 11:10 - Modifié le 11 juillet 2017 à 20:25
Le calendrier
Même si l'Assemblée fédérale aura le dernier mot le 20 septembre, l'élection du nouveau ministre est d'abord l'affaire du parti.
Le parti a précisé qu'il pourrait désigner un, deux ou trois candidats. Les autres groupes parlementaires pourront les auditionner jusqu'au 19 septembre.