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Le premier ministre Australien, Scott Morrison, n'annoncera rien sur le statut de Djokovic en Australie pour l'instant. En effet, le ministre de l'Immigration, Alex Hawke, n'a pas encore pris de décision à propos du visa du numéro 1 mondial, selon The Age.
Les organisateurs de l'Open d'Australie viennent d'annoncer aux médias que le tirage au sort des hommes et des simples, initialement prévu ce jeudi à 15 heures, a été repoussé.
Le tirage au sort de l'Open d'Australie "annulé" jusqu'à nouvel ordre...— Quentin Moynet (@QuentinMoynet) January 13, 2022
On ne sait pas encore combien de temps durera ce retard, alors que la situation de Novak Djokovic et de sa possible expulsion du pays n'est toujours pas claire.
Le numéro un mondial, Novak Djokovic a été sévèrement critiqué depuis mardi pour des photos qui montraient qu'il avait effectué plusieurs apparitions publiques, dont une interview avec le journal sportif français L'Equipe, dans les jours qui ont suivi sa contamination positive au Covid-19.
Dans un long post sur Instagram, Djokovic déclare avoir reçu un résultat positif dans la nuit du 17 décembre 2021, après avoir soumis le test la veille:
Une déclaration qui entre en contradiction à ce que ses avocats avaient avancé au tribunal lundi.
Djokovic ajoute toutefois qu'il a décidé de publier ce message sur les réseaux sociaux pour répondre à la «désinformation continue sur mes activités et ma présence à des événements en décembre, ayant précédé mon résultat positif au Covid-19».
Bien que Djokovic s'entraîne actuellement à Melbourne pour l'Open d'Australie, le ministre australien de l'Immigration, Alex Hawke, envisage toujours d'utiliser son pouvoir pour expulser le joueur. Suite au prochain épisode.
Quand il est arrivé à l'aéroport de Melbourne la semaine dernière, Novak Djokovic a dû répondre à une foule de questions. Dont celle-ci: avez-vous voyagé les 14 jours précédant votre vol vers l'Australie? Le Serbe a répondu non. La question était importante: le document rappelle que «donner des informations incorrectes au gouvernement australien est une infraction grave», qui peut même entraîner «jusqu'à douze mois de prison».
Le problème, pour lui, c'est qu'il s'est entraîné en Serbie fin décembre puis en Espagne début janvier. «La Soto Tennis Academy (basée au sud de la péninsule ibérique) avait publié plusieurs vidéos du numéro 1 mondial à l'entraînement», rappelle L'Equipe.
Les autorités australiennes examinent à nouveau les documents remplis par l'homme aux 20 titres du Grand Chelem, et auraient encore le droit d'annuler son visa. Pendant ce temps, Djokovic poursuit ses entraînements dans l'espoir d'être prêt pour le début de l'Open d'Australie, lundi prochain à Melbourne.
La conférence de presse qu'a tenue la famille de Novak Djokovic lundi après-midi s'est terminée par un silence gênant. La dernière question portait sur le test Covid positif du joueur serbe, et surtout sur son attitude les jours qui ont suivi.
Une question que n'a visiblement pas trop appréciée le camp du tennisman:
"Is it true that on the 16th of dec he tested positive and he knew he was positive w covid?"— Dirga Ong (@diekarasu) January 10, 2022
"Yes, the whole process was public and all the documents that are public are legal"
"Was he at an event on the 17th of dec?"
"Okay so uh this press conference is adjourned"@BenRothenberg pic.twitter.com/NQgghDl74H
«Novak est libre. Il y a quelques minutes, il s'est entraîné sur un court de tennis. Il est venu en Australie pour jouer au tennis, pour essayer de gagner un autre Open d'Australie», a déclaré le frère de Novak Djokovic en conférence de presse, lundi à 14h (heure suisse).
I’m pleased and grateful that the Judge overturned my visa cancellation. Despite all that has happened,I want to stay and try to compete @AustralianOpen— Novak Djokovic (@DjokerNole) January 10, 2022
I remain focused on that. I flew here to play at one of the most important events we have in front of the amazing fans. 👇 pic.twitter.com/iJVbMfQ037
Saska Veselinov, la petite amie du frère de Novak Djokovic, Djordje, a pris la défense de son beau-frère sur les réseaux sociaux. Dans un post Instagram, elle a écrit: «Que Dieu leur pardonne, car ils ne savent pas ce qu'ils font». Une citation empruntée à la Bible.
Elle a déclaré que Djokovic avait été son idole depuis l'enfance et que désormais le soutien au champion de tennis viendrait du monde entier.«Savez-vous à quel point le cas de Novak nous affecte tous sur cette planète Terre? Ce n'est pas une question de sport, de foi ou de nationalité, ce n'est pas une question d'argent, c'est la question de notre avenir. Notre droit à la liberté, notre droit de choisir.»
«Je crois en Dieu et en la justice. Ce côté-là gagne toujours à la fin», a-t-elle ajouté.
Le ministre de l'immigration, Alex Hawke, ne prendra pas la décision d'annuler ou non le visa de Djokovic lundi. Hawke avait quatre heures pour utiliser son pouvoir personnel en vertu de la loi sur l'immigration. Mais le gouvernement a décidé de ne pas prendre de décision dans un délai aussi court, ce qui signifie que Djokovic est libre de partir. Le quotidien The Age s'attend à ce que Hawke prenne une décision sur l'annulation du visa de Djokovic dès mardi.
Breaking: Immigration Minister Alex Hawke will not make decision on whether to cancel Djokovic’s visa tonight. He had four hours to make a decision if they wanted to keep him in detention, but can still exercise personal power to cancel at any time.https://t.co/kfdXkeXbpb— Anthony Galloway (@Gallo_Ways) January 10, 2022
Nadal et Djokovic ne sont pas les meilleurs amis du monde. Pourtant le gaucher a apporté son soutien au numéro un mondial lundi sur une radio espagnole. «Que je sois d'accord ou non avec Djokovic sur certaines choses, la justice a parlé et a dit qu'il avait le droit de participer à l'Open d'Australie, donc c'est normal qu'il puisse le faire», a déclaré Nadal à Onda Cero. «Sur le plan personnel, je préférerais qu'il ne joue pas», a-t-il ajouté en plaisantant.
Le tirage au sort du simple messieurs doit avoir lieu ce jeudi, avec ou sans Djokovic.
Importante présence policière au bureau des avocats de Djokovic sur Collins St, Melbourne. Des camionnettes blanches se dirigent vers le parking souterrain. Des rapports (non confirmés) indiquent que la police fédérale australienne s'avance vers le joueur pour l'arrêter. Le ministre de l'Immigration a quatre heures pour annuler son visa.
On rappelle que même après avoir obtenu sa libération de la part du juge australien, Djokovic peut voir son visa annulé par le ministre de l'Immigration, Alex Hawke. Cette décision, si elle est prise, serait assortie d'une interdiction d'entrée sur le territoire de trois ans pour Djokovic qui serait alors privé de l'Open d'Australie jusqu'en 2025.
Dj. #Djokovic: What we can do is to let this be known all over social media – they want to capture and lock up Novak again. We're currently consulting with PRs about next steps. He is at the moment with his lawyers in the room they were during the hearing, thinking about options.— Saša Ozmo (@ozmo_sasa) January 10, 2022
Plusieurs documents ont été rendus publics quelques instants après que la justice australienne a ordonné la libération du numéro un mondial (lire ci-dessous). Parmi eux, la preuve de l'infection au Covid du Serbe le 16 décembre.
La question est désormais de savoir ce qu'il faisait sans masque ni distanciation avec des enfants au lendemain de son résultat positif. Novak Djokovic n'y a pas encore répondu.
Le juge Anthony Kelly a lu un procès-verbal accepté par le gouvernement et Djokovic, dans lequel il annule la décision d'annuler le visa de Novak Djokovic. Il condamne par ailleurs le gouvernement à payer les frais de justice.
On résume la situation:
Christopher Tran, avocat du gouvernement fédéral, signale que Novak Djokovic était autorisé à rester en Australie jusqu'à 16h, et qu'il a l'intention de prolonger cette autorisation jusqu'à 16h30 au moins. Le juge Anthony Kelly la prolonge jusqu'à 20 heures, soit 10 heures en Suisse. On devrait donc bientôt connaître le verdict de la justice australienne.
Djokovic a pu quitter le Park Hotel, le lieu où il est assigné à résidence depuis son arrivée à Melbourne, ceci uniquement afin de retrouver ses avocats et dans l'attente de la décision de la justice australienne.
L'audience s'est ouverte avec du retard après un problème informatique dû à un trop grand nombre de connexions afin d'assister à sa retransmission en ligne.
Les avocats de Djokovic ont fait valoir que le ministère de l'Intérieur avait indiqué dans un courriel qu'il avait rempli les conditions requises pour entrer en Australie «sans quarantaine», ce qui donnait l'impression que Djokovic était autorisé à entrer dans le pays;
Ils ont mis en avant les récentes directives de l'organisme consultatif gouvernemental du Covid-19, selon lesquelles les preuves suggèrent qu'une infection antérieure confère un certain niveau d'immunité naturelle, sans que l'on sache exactement la durée de cette protection.
Le juge présidant l'affaire Djokovic, Anthony Kelly, s'est demandé ce que le joueur de tennis aurait pu faire de plus pour garantir son entrée en Australie. Le tribunal a entendu qu'avant et après son arrivée à l'aéroport de Tullamarine à Melbourne, le joueur avait obtenu une dispense médicale d'un professeur et d'un médecin éminemment qualifié pour appuyer son affirmation selon laquelle il avait une contre-indication médicale à la vaccination Covid-19;
Le juge vient d'annoncer une pause. C'est le moment fort de cette première heure d'audience.— Quentin Moynet (@QuentinMoynet) January 10, 2022
Le gouvernement a déclaré que le numéro un mondial s'était trompé en pensant que son entrée était garantie, et qu'une infection antérieure à Covid ne constituait pas une raison médicale valable pour laquelle il ne pouvait pas être vacciné.
Quelqu'un a hacké la diffusion de l'audience et a diffusé du porno !
Le juge a déclaré que Djokovic a pu ressentir une certaine intimidation ou une pression, lors de ses premiers entretiens avec les autorités, même si ce n'était pas voulu de la part de l'administration. Selon les avocats du sportif, le joueur était «complètement confus», lorsqu'il a été entendu durant plusieurs heures dans la nuit du 5 au 6 janvier à l'aéroport de Melbourne.
Ils ont notamment fait valoir qu'il a été privé de moyens de communication avec son entourage lors de son interrogatoire.
Le club a été fondé en 1897, dans la commune bruxelloise de Saint-Gilles, environ 50 000 habitants. Il est, en fait, l'un des clubs les plus titrés de Belgique avec pas moins de 11 championnats et 2 Coupes. Toutefois, ce palmarès commence à dater: le dernier titre remonte à 1935. Entre 1933 et 1935, le club est même surnommé l'Union 60, grâce à sa série de 60 matchs sans défaite.