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Des importations qui hérissent le poil
Triste est cette réalité...Les statistiques le prouvent· l’exportation de fourrure explose ces dernières années malgré le fait que, selon un sondage récent, près de 62% des suisses souhaiteraient renoncer à sa vente en suisse.
Il est impossible d'élever de manière industrielle des animaux à fourrure sans leur infliger des souffrances intolérables ni porter atteinte à des principes essentiels de la protection des animaux.
Production cruelle de fourrures interdite en Suisse
Ce constat, qui tend également à s'imposer au niveau international, est étayé par des études scientifiques menées à grande échelle. En raison des dispositions relatives à la protection des animaux, il n'existe plus d'élevages commerciaux d'animaux à fourrure en Suisse depuis près de trente ans.
L'article 1 4 alinéa 1 de la loi sur la protection des animaux octroie au Conseil fédéral la compétence interdire l'importation d'animaux ou de produits d'origine animale pour des raisons relevant de la protection des animaux ou de la conservation des espèces. Malgré tout ce dont on sait aujourd'hui de la production cruelle de fourrure, le Conseil fédéral a refusé de l'interdire en 20 1 8, arguant que cela n'était pas compatible avec les accords de libre-échange.
En 2009, la Suisse importait 60 tonnes de fourrures contre plus de 400 tonnes dix ans après. Seules les importations de peaux de chats, de chiens et de phoques sont interdites en Suisse. Cette explosion est due à toutes ces « petites » pièces de fourrure utilisées pour les bordures de vestes et manteaux, les pompons sur les bonnets, les manchons, etc. Malheureusement, il est déplorable de constater que les fashionistas d'aujourd'hui n'ont plus aucune conscience et/ou souciance de la souffrance animale pour la fabrication de leurs accessoires de mode.
Les commerçants de fourrures clament leur innocence
Les commerçants de fourrures clament haut et fort que la fourrure est une marchandise artisanale et durable. Mais sommes-nous vraiment obligés de massacrer des animaux pour faire du commerce équitable ? N'existe-t-il pas d'autres solutions que de se pavaner en portant la souffrance animale sur nous pour cela ?
Les marchands déculpabilisent les clients en offrant des labels garantissant des peaux ne venant pas de chiens, de chats, de bébés phoques ou d'animaux menacés. Certains vantent des «fourrures éthiques». Qu'appellent-ils« fourrure éthique »? De la fourrure provenant d'animaux tués pour leur viande, comme l'agneau ou le lapin, ou issus de la chasse de régulation, comme
le renard ou le rat musqué. Mais ils omettent de dire que ces peaux proviennent pour la majeure partie de l'Union européenne ou pire, de Chine, qui n'a de loin pas les mêmes standards que nous en Suisse par rapport à la protection des animaux.
Les élevages n'ont pas évolué ; les animaux se blessent toujours dans des cages trop exiguës et sont abattus de façon inacceptable, et les pièges à renards inhumains sont toujours utilisés.
En 2020, dix-sept millions de visons ont été abattus et incinérés en raison de la pandémie de Covid-19. Cela doit absolument ouvrir les yeux, notamment les plus jeunes, qui se veulent plus éco responsables, sur la réalité de ce commerce.
La SVPA et les protecteurs des animaux n'auront de cesse de réclamer la fin de ces importations.
Source papier : Courrier des bêtes No 499, février 2021.
Ma page Facebook : École d'éducation canine Messerknecht.
L'importation des fourrures est maintenue. Article du journal Le Matin.
L'importation des fourrures ne sera pas interdite. Article du journal La Liberté.
Article partiel FB : Fourrures importées.