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Meneiet Samannoud - L'ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradeï, a lancé vendredi un appel au changement en Egypte. Il a ainsi bravé une loi interdisant les rassemblements contestataires dans le pays.
L'ancien directeur général de l'AIEA a appelé les 700 habitants d'un village du nord-est du pays à signer une pétition appelant au changement. Cette pétition plaide en faveur d'une modification de la constitution pour faciliter l'accès au scrutin présidentiel des candidats indépendants après des décennies de régime autocratique du président Hosni Moubarak.
M. ElBaradeï pourrait se porter candidat à l'élection présidentielle de l'année prochaine.
La pétition appelle à l'abrogation de la loi d'urgence qui autorise les arrestations arbitraires et interdit les activités politiques anti-gouvernementales, à l'image du discours prononcé vendredi par Elbaradeï.
Mille cinq cents de ses partisans l'avait accueilli à sa sortie de la mosquée Al Nour, à Mansoura, dans le delta du Nil, après les prières du vendredi. Il s'agissait de sa première apparition en public en dehors du Caire depuis son retour en Egypte, en février.
La police égyptienne disperse régulièrement des rassemblements de plus de cinq personnes mais celui de vendredi n'a pas été interrompu. "Nous avons reçu des instructions du ministère de l'intérieur pour autoriser le rassemblement afin qu'il se déroule san heurt", a indiqué sous le sceau de l'anonymat un responsable de la sécurité présent lors du discours.
Le président Hosni Moubarak, qui est âgé de 81 ans, est revenu d'Allemagne le 27 mars après y avoir subi une opération de la vésicule biliaire. Arrivé au pouvoir fin 1981, le raïs n'a pas encore dit s'il comptait briguer un sixième mandat de six ans en 2011.
S'il y renonce, nombreux sont les Egyptiens qui pensent qu'il tentera de transmettre le pouvoir à son fils Gamal, qui a 46 ans. Pour l'heure, le père comme le fils démentent pareille intention.
ElBaradeï explique quant à lui qu'il envisagera d'être candidat à la présidence si certaines de ses demandes sont satisfaites, notamment des modifications constitutionnelles pour qu'il y ait une supervision du scrutin par la justice et que tous les candidats aient un accès égal aux médias pendant la campagne.
ATS