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No 32 – Le Concile de Trente (1545-1563)
Convocation du concile
Les premiers appels au concile émanent de Luther lui-même. Dès 1518, il demande l’arbitrage d’un concile dans son conflit avec la papauté. En effet, le début du XVIe siècle est encore fortement marqué par l’idée que le concile, incarnation de l’Église universelle, est l’instance, supérieure au pape, où se juge toute injustice. La papauté connaît bien ce risque et Clément VII, pape de 1523 à 1534, hésite.
Les États protestants du Saint-Empire romain germanique réclament officiellement la tenue d’un concile allemand. Si Charles Quint est favorable à la tenue d’un concile, il refuse la convocation d’une assemblée uniquement allemande.
Convoqué finalement par le pape Paul III le 22 mai 1542, le concile de Trente débute le 13 décembre 1545 et se termine le 4 décembre 1563.
Les décisions du concile
Contre la volonté de l’empereur Charles Quint, le concile condamne les doctrines protestantes. Il confirme la doctrine du péché originel, soutient que la Tradition est un élément de la Révélation, précise la conception de l’autorité de la Bible spécifique au catholicisme romain et confirme les sept sacrements, le culte des saints et des reliques ainsi que le dogme de la transsubstantiation. Sur le plan disciplinaire, il crée les séminaires diocésains, destinés à former les prêtres.
Le concile met l’accent sur le rôle pastoral de l’Église : il institue un poste de lecteur en Écritures dans chaque cathédrale, couvent ou monastère, et un poste de maître de grammaire dans les églises plus petites. Il rappelle aux évêques leur obligation de prêcher ou de faire prêcher. Il institue des séminaires pour la formation du clergé. Enfin, le concile appelle les artistes à respecter la décence et à présenter des modèles doctrinaux clairs. De fait, le concile compte sur les évêques et les curés pour entamer la reconquête sur les protestants.