Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/219249

<h2>SubmittedText<h2><p>Les immigrés qui travaillent sont plus nombreux au Tessin que partout ailleurs en Suisse. D'après le 15e rapport de l'Observatoire sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et l'UE, ils représenteraient 45,5 % (18 % d'immigrés de l'UE et 27,5 % de frontaliers pendulaires). Les conséquences en sont la substitution de la main d'oeuvre indigène et la pression sur les salaires.</p><p>Les défenseurs de la libre circulation font valoir que les autorités tessinoises effectuent peu de contrôles du marché du travail.</p><p>Est-ce vrai ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Au niveau suisse, le Tessin est le canton qui réalise le plus de contrôles dans le cadre des mesures d'accompagnement à la libre circulation des personnes. En 2018, le 21 % de l'activité nationale de contrôle dans les branches non-couvertes par une CCT étendue a eu lieu dans le canton du Tessin, soit 4217 contrôles. Sont contrôlés : les entreprises suisses, les prestataires de services détachés et les prestataires de services indépendants. Dans ce contexte, le Conseil fédéral a décidé, en 2014, de donner la possibilité aux organes de contrôles actifs dans les branches ou dans les régions particulièrement exposées, de demander à la Confédération une augmentation temporaire du nombre de contrôles subventionnés. Les cantons de Genève et du Tessin ont utilisé cette possibilité. Au Tessin, le nombre de postes d'inspecteurs cofinancés par la Confédération est ainsi passé de 7 en 2014, à 15 en 2018.</p>