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Conotrachelus nenuphar est endémique aux États-Unis et au Canada. La présence de cette espèce de charançon n’a pas encore été constatée hors d’Amérique du Nord. Dans sa zone d’origine, C. nenuphar s’attaque de préférence aux fruits à noyau tels que l’abricot, la cerise, la pêche et la prune. Les plantes hôtes secondaires sont notamment le pommier, le poirier et le fraisier.
Les œufs sont pondus dans les jeunes fruits, les larves écloses rongent ensuite la chair et rendent le fruit invendable. Si les œufs sont pondus tôt pendant la maturation des fruits, ceux-ci tombent prématurément. Les larves se transforment ensuite en chrysalides dans le sol. Après l’éclosion, les charançons adultes hivernent sur le sol et quittent les sites d’hivernage au printemps pour se diriger vers la base des troncs des plantes hôtes. Entre mai et début juin, C. nenuphar atteint la canopée des plantes hôtes où le charançon se nourrit des feuilles, des fleurs et des pousses avant de s’accoupler et de démarrer ainsi un nouveau cycle de génération.
Les envois de fruits contenant des charançons adultes sont considérés comme le principal facteur de risque pour la propagation de C. nenuphar. La propagation des larves dans les fruits est considérée comme moins probable, car les fruits infestés tombent généralement au sol prématurément et ne sont pas pris en compte lors de la récolte.
En Suisse et dans l’UE, C. nenuphar est réglementé en tant qu’organisme de quarantaine prioritaire et est pour cette raison soumis à l’obligation d’annoncer et de lutter
Fiche technique