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Washington - Les émissions de dioxyde de carbone imputées aux énergies fossiles devraient augmenter de 43% d'ici 2035 par rapport à 2007 si leur réduction ne fait pas l'objet d'un accord international. L'essentiel de ces émissions proviendra des pays à forte croissance économique, comme la Chine et l'Inde.
Les émissions de gaz à effet de serre dues à la consommation de charbon, de pétrole ou de gaz naturel passeraient ainsi de 29,7 milliards de tonnes en 2007 à 42,4 milliards de tonnes en 2035, a souligné l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) dans son document annuel de prévisions à long terme.
"Compte tenu de la forte croissance économique attendue et des politiques actuelles avec une dépendance toujours élevée aux énergies fossiles dans les pays non membres (de l'OCDE), l'essentiel de l'augmentation viendra" de ces pays, selon le rapport. L'EIA a souligné que ce risque était lié à l'absence de politiques nationales ou de traité international contraignant sur la lutte contre les changements climatiques.
Les puissances industrialisées et les pays en développement peinent à s'accorder sur des mesures visant à réduire les émissions de CO2 et prévenir les sécheresses, vagues de chaleur ou inondations dues aux changements climatiques.
Le Congrès américain n'a toujours pas adopté le projet de loi sur le climat et l'énergie, susceptible de donner un nouvel élan aux discussions internationales. L'avenir du texte reste incertain en raison de l'opposition des élus d'Etats producteurs de pétrole ou de gaz. L'Union européenne entend pour sa part s'en tenir à ses engagements actuels.
ATS