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Votre patient nécessite une IRM cérébrale, mais il est porteur d’un pacemaker (PM) considéré comme non « IRM compatible ». Devez-vous obligatoirement vous passer de cet examen? Une équipe américaine, sur la base de case-reports de personnes ayant bénéficié d’IRM malgré du matériel réputé non compatible, a réalisé une étude prospective et multicentrique testant la sécurité de tels examens. Ils ont réalisé 1500 IRM non thoraciques, cliniquement indiquées, chez des patients porteurs de PM ou de défibrillateurs automatiques implantables (DAI) sans restriction de marque, mais considérés non IRM compatibles. Le champ magnétique était limité à 1,5 Tesla. Un protocole a été développé concernant les réglages à apporter aux PM et DAI avant et après examen. Les patients dépendant d’un DAI pour la stimulation étaient exclus en raison de l’impossibilité de réaliser les réglages souhaités sur certains modèles. Pour les outcomes primaires, aucun décès, dysfonctionnement de la batterie ou des sondes nécessitant un remplacement immédiat, ni perte de capture pour les patients dépendant du PM n’est survenu lorsque le protocole a été respecté. Six épisodes d’arythmie auriculaire ont été signalés, avec retour en rythme sinusal dans les 49 heures, et six appareils ont présenté une déprogrammation partielle. Les changements de réglage importants (outcomes secondaires) étaient rares, et n’ont pas débouché sur des événements délétères cliniques.
Commentaire : Pour autant que votre patient rentre dans les critères d’inclusion, que le modèle fasse partie de ceux testés, et que le protocole de l’étude soit utilisé, la réalisation d’une IRM semble envisageable, malgré la présence d’un PM n’étant pas considéré « IRM compatible ». Pourrons-nous un jour adresser ces patients dans nos centres de radiologie ?