Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07179.jsonl.gz/484

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
"'Jules César' peut être lu comme une parabole d'avertissement à ceux qui essaient de combattre la démocratie par des moyens non démocratiques", a répondu le Public Theater (archives).
KEYSTONE/AP Joan Marcus(sda-ats)
Une version du "Jules César" de Shakespeare, montée à New York et dans laquelle l'empereur romain a les traits du président américain, Donald Trump, crée la polémique aux Etats-Unis. Deux des principaux sponsors du théâtre ont retiré leur soutien au projet.
La pièce produite par le Public Theater a été pointée du doigt ce week-end par le fils du président américain, Donald Jr. Ce dernier s'est demandé dans un tweet s'il s'agissait d'art ou de politique. Dans la foulée, la compagnie aérienne Delta Air Lines et la Bank of America ont annoncé dimanche qu'ils retiraient leur soutien financier au projet.
Devant la levée de boucliers lancée par plusieurs médias conservateurs, y compris la très regardée chaîne Fox News, la direction de Delta Air Lines a expliqué que la mise en scène, et donc l'assassinat de ce Jules César aux allures de Donald Trump, dépassaient "les limites du bon goût".
Bank of America juge pour sa part que cette adaptation est une provocation et une insulte. "Si nous avions eu connaissance des intentions (de la mise en scène), nous aurions décidé de ne pas la sponsoriser", a précisé la banque.
Riposte des artistes
En réaction, plusieurs acteurs et personnalités du monde des arts ont menacé lundi de boycotter ces deux entreprises. Le dramaturge Beau Willimon, créateur de la série "House of Cards", la romancière Joyce Carol Oates ou bien encore l'acteur Ron Perlman en ont appelé à leurs abonnés sur Twitter.
Dans un communiqué publié lundi, la direction du Public Theater a pour sa part renouvelé son soutien à cette mise en scène. Elle a ajouté que le débat passionné qu'elle provoque est précisément "l'objectif de notre théâtre civiquement engagé".
"Notre production de Jules César ne prône absolument pas la violence à l'encontre de qui que ce soit. La pièce de Shakespeare, et notre production, font valoir l'opposé: ceux qui tentent de défendre la démocratie par des moyens antidémocratiques paient un prix terrible et détruisent ce qu'ils tentent précisément de sauver", écrit la direction du théâtre.
ATS