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Le président du PDC, Gerhard Pfister, n'entend pas changer la voie conservatrice prise par le parti après les revers électoraux de dimanche à Zurich, Obwald et Nidwald. Des défaites ne peuvent être évitées sur le chemin du renouveau, martèle-t-il dans la NZZ.
Les résultats des élections communales de la ville de Zurich sont un revers douloureux, reconnaît M. Pfister dans un entretien diffusé mardi par la Neue Zuercher Zeitung. Le parti doit maintenant analyser ce qui n'a pas fonctionné, ajoute-t-il. Mais, selon lui, on ne peut pas tout mettre dans le même panier.
A Zurich, le PDC a perdu son unique siège au conseil municipal et a disparu du parlement de la ville, faute d'avoir atteint le quorum de 5%. Mais les démocrates-chrétiens ont conservé leurs positions à Dietikon et Schlieren, précise le conseiller national zougois. A Obwald, la formation centriste a reculé de trois sièges et d'un à Nidwald.
M. Pfister n'envisage aucun changement de cap. Selon lui, le fait que le PDC se positionne à nouveau plus fortement comme un parti populaire, lui permet de s'adresser à de larges couches de la population. La "voie sociale bourgeoise" a été décidée à une large majorité l'été dernier à Genève après une grande discussion, rappelle-t-il.
Le chef du PDC réfute par ailleurs dans l'interview les rumeurs sur une possible démission de la conseillère fédérale PDC Doris Leuthard. "Je m'attends à ce qu'elle reste au pouvoir plus longtemps, que ce qui lui est attribué". D'après lui, elle pourrait poursuivre son mandat au-delà de 2019.