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Au sein de notre zone, d’innombrables arbres séparent deux espaces avec chacun leur atmosphère. La première est un grand espace libre, privé de tout arbre et composé d'un terrain travaillé avec un gazon coupé, des champs agricoles rectilignes ainsi que des accommodations telles que des terrains de sports et une route bétonnée. Il règne une atmosphère plus publique. La seconde; la Venoge; est couverte par la végétation, créant un espace clos et paisible grâce aux arbres qui forment d’innombrables colonnes naturelles. Son atmosphère invite à pratiquer des activités plus discrètes et reposantes.
Nous sommes partis du principe de l'idée d'utiliser l'élément qui permettait de distinguer les deux zones : l'arbre. Nous nous sommes donc demandé comment inscrire dans un lieu envahi par les racines d'arbres une fondation sans s'assoir à même le sol ?
Lieu de moulage de l'élément
Vidéo du processus de moulage ( mettre son au maximum ! )
Plâtre coulé
Au bord de la Venoge, sur une pente raide et glissante, au pied d'un arbre ; notre empreinte en plâtre, fait avec l'eau de la Venoge, vient épouser les racines de l'arbre. Grâce à cette première empreinte, nous avons dimensionné et analysé des racines sur lesquelles vient par la suite se poser notre élément d'encrage.
Grâce à notre moule, nous pouvons observer un contraste sur notre plâtre, causé par les textures et les formes de la terre et des racines. Cette première prend la forme du plâtre tandis que les racines y laissent d'importants trous, couverts d’écorces, imposant donc leur propre forme sur le plâtre.
Empreinte en plâtre (échelle 1:1)
Pour s'accrocher à la racine, il nous fallait à la fois une structure légère mais stable. Nous avons fait des tests avec du bois et de la corde (de la ficelle), mais les méthodes de cintrages de bois ne permettaient pas d'effectuer une courbure suffisamment efficace pour embrasser la forme de la racine.
La corde ; composée de fils tortillés tressés ensemble, permettait à la fois d'épouser parfaitement la forme de la racine et de soutenir suffisamment la structure fondatrice grâce à son corps long, flexible, résistant et rond.
Axonométrie et monge de notre élément ( échelle 1:3 )
Structure finale (échelle 1:3)
Vue de profile
Photomontage de notre structure sur le site
Des recherches sur la morphologie de la racine nous ont permis de comprendre le système de croissance d'une racine. L’apex racinaire ; la partie terminale non ramifiée; siège de la croissance en longueur et de l’absorption, est situé à l’extrémité de la racine. Le reste de la racine atteint une dimension maximale puis cesse d'accroitre, donnant donc un élément immobile.
Vidéo sur l'immobilité d'une racine à travers le temps ( mettre le son ! )
D'après ces premières recherches, sur l'utilisation de bois et de corde pour une racine fixe, il serait intéressant de rechercher quel système d'ancrage pourrait être utilisé, et avec quels matériaux, pour avoir une structure qui suit la modularité d'une racine en extension.