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Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson démissionne
"Cet après-midi, la Première ministre a accepté la démission de Boris Johnson et l'a remercié pour son travail", a indiqué Downing Street. Dans la soirée, les services de Theresa May ont annoncé la nomination du ministre britannique de la Santé, Jeremy Hunt,comme nouveau ministre des Affaires étrangères. Jeremy Hunt avait soutenu le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne.
Tout comme le ministre du Brexit démissionnaire David Davis - remplacé lundi par l'eurosceptique Dominic Raab -, Boris Johnson était en désaccord avec la cheffe du gouvernement britannique sur la future relation avec l'Union européenne.
Les démissions de ces deux poids lourds du gouvernement de Theresa May, à moins de neuf mois du Brexit prévu fin mars 2019, plonge davantage l'exécutif britannique dans la crise alors qu'il est déjà englué dans les divisions de sa majorité sur l'avenir du Royaume-Uni hors de l'UE.
"Le rêve du Brexit est en train de mourir"
Boris Johnson a estimé lundi que le rêve du Brexit était "en train de mourir". "Nous nous dirigeons vraiment vers le statut de colonie" de l'UE, a écrit Boris Johnson dans sa lettre de démission adressée à la Première ministre Theresa May, critiquant son projet de maintenir des relations économiques étroites avec Bruxelles après le Brexit.
Partisan d'un Brexit dur, l'ex-ministre a déploré que "ce rêve est en train de mourir".
Plan présenté au Parlement
Theresa May s'était accordée vendredi avec son gouvernement autour d'une ligne commune sur le Brexit, en proposant notamment la création d'une "zone de libre échange" entre le Royaume-Uni et l'UE.
Avant de présenter ce plan à Bruxelles, la Première ministre l'a détaillé lundi aux députés britanniques.
"Nous sommes en désaccord sur la meilleure manière de mettre à exécution notre engagement commun d'honorer le résultat du référendum" de juin 2016, au cours duquel les Britanniques s'étaient prononcés à 52% en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, a expliqué Theresa May devant les députés, tout en défendant sa stratégie comme la meilleure pour l'avenir du pays.
>> L'interview de Michaël Binyon, journaliste au Times, dans Forum:
agences/lan
Publié le 09 juillet 2018 à 16:11 - Modifié le 10 juillet 2018 à 12:55