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La voie est libre pour l'adhésion de la Russie à l'organisation mondiale du commerce (OMC). Grâce à la médiation de la Suisse, la Géorgie a levé son opposition à l'entrée de Moscou dans l'organisation. L'accord signé mercredi à Genève permet aux deux pays de surmonter leur différend frontalier.
"La signature de cet accord bilatéral constitue un tremplin pour l'accession de la Russie à l'OMC, qui devrait intervenir sous peu", a affirmé le Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE). Cet accord est un succès pour la Suisse, qui représente les intérêts de la Russie en Géorgie et ceux de la Géorgie en Russie depuis le conflit qui a opposé les deux pays en août 2008.
L'ambassadeur de Géorgie auprès de l'OMC à Genève a signé l'accord avec l'ambassadeur russe à Berne à la mi-journée au siège de l'OMC. Le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Peter Maurer a signé l'accord au nom de la Suisse.
L'accord réglemente l'administration des douanes et le contrôle du trafic des marchandises entre les deux pays, à travers les territoires contestés d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud. Les documents ne précisent pas le statut légal des deux républiques.
Réunion jeudi
Une réunion du groupe de travail sur l'adhésion de la Russie est prévue jeudi. Si tous les pays donnent leur accord, le groupe adoptera les documents sur l'adhésion de la Russie.
L'ensemble des accords sera ensuite transmis à la conférence ministérielle de l'OMC, prévue du 15 au 17 décembre, pour approbation finale par les 153 pays membres.
Attente de 18 ans
Moscou avait déposé sa candidature en juin 1993. La Géorgie a longtemps menacé de bloquer l'adhésion de la Russie suite à la reconnaissance par Moscou de l'indépendance des républiques sécessionnistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud. La Suisse a été chargée en décembre 2010 de jouer un rôle de médiatrice entre Moscou et Tbilissi.
Huit rounds de négociations ont eu lieu entre la Russie et la Géorgie, avant que Tbilissi, puis Moscou acceptent le compromis helvétique.
ATS