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santé
Le placenta, premier responsable des morts foetales in utero
Aux Etats-Unis, il y a dix ans encore, on savait peu de choses sur les raisons de la mort foetale in utero, un accident assez rare qui concerne les foetus morts-nés de plus de vingt semaines. Le Journal of the American Medical Association publie deux études inédites sur la question, menées auprès de 500 femmes entre 2006 et 2008 dans cinq Etats américains.
La première, menée par l'Institut américain de la Santé, montre dans la moitié des cas que la mort du foetus a été provoquée par au moins une complication survenue au cours de la grossesse. Dans 26% des cas c'est un disfonctionnement du placenta (organe par lequel l'enfant est nourri) qui est en cause. Dans 14 à 19% ce sont des infections ou intoxications aiguës qui touchent la mère. Et enfin dans 10% des cas ce sont les malformations foetales et les disfonctionnements du cordon ombilical.
Jusqu'ici, les études menées sur ce sujet ont souvent échoué à cause du manque d'analyses post-mortem des foetus, refusées par la moitié des familles pour des raisons psychologiques ou financières. La première étude a également démontré que les Afro-américaines avaient deux fois plus de risques d'être confrontées à cette épreuve par rapport aux Blanches ou aux Hispaniques. Cette différence est souvent attribuée à un manque de suivi des grossesses des femmes noires, mais l'étude montre "que les disparités de race persistent, même chez les femmes bien suivies".
La seconde étude, menée par l'université du Texas, a mis au jour plusieurs facteurs de risque: diabète, obésité, tabac, incompatibilité sanguine entre le foetus et la mère, toxicomanie ou même le fait d'être noire, âgée de plus de 40 ans ou célibataire. Sur les 7000 décès in utero comptabilisés chaque jour dans le monde, 98% surviennent dans les pays en développement, selon la revue médicale The Lancet. La Finlande avec deux morts-nés pour 1.000 naissances détient le taux le plus bas du monde, le Nigeria et le Pakistan arrivent derniers avec 40 décès pour 1 000 naissances.
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