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Fernando Botero
Fernando Botero est né de 19 avril 1932 en Colombie à Medellàn, ville qui fut la source de son inspiration pour plusieurs de ses créations.
Dès 1948, il présente deux aquarelles exposition de Pintores Antioquenos à Santafe de Bogotà¡. Installé dans cette ville en 1951, il participe à deux expositions consécutives à la galerie Léo Matis, il obtient un prix au Salon des artistes colombiens.
L’argent qu’il gagne lui permet alors d’entreprendre un long voyage. En Espagne (1952), en France (1953,1969, 1971,1973), en Italie (1953,1967), au Mexique (1956), aux Etats-Unis 1957, 1960,1972), au Brésil (1959), en Allemagne (1966, 1967).
Il en profite pour étudier dans les académies de San Fernando à Madrid et San Marcos à Florence.
Il déménage à New York en 1960, et comme il le dit il flirte avec l’école de New York où il expérimente des nouvelles méthodes et gestuelles.
Mais la Colombie restera toujours sa source d’inspiration principale : il peint les scènes de la vie quotidienne, des chefs d’Etat, des militaires, des prostituées, des fruits exotiques etc.
« Mes personnages sont un cocktail de l’art populaire latino-américain et des peintres italiens de la Renaissance »
En 1973 il quitte New York pour Paris et commence à produire des sculptures, sans abandonner la peinture pour autant. Son oeuvre tridimensionnelle est une progression naturelle pour cet artiste qui s’est dédié à exprimer le volume et la masse.
En 1974 son fils Pedro, alors âgé de quatre ans, perd la vie dans un accident de la route en Espagne dans lequel lui-même subi des blessures. Dès cette date, sans qu’il apporte de grand changement à son style, les critiques remarquent une plus grande profondeur dans ces oeuvres, empreintes du souvenir de son enfant.
Il s’engage parfois pour défendre certaines causes, comme lorsqu’il a exposé 50 toiles sur la barbarie pratiquée contre le peuple irakien et qu’il signalait du doigt le pays qui viole réellement les Droits de l’homme :«La conduite des Américains m’a fait un choc, comme au reste du monde, en particulier parce que les Etats-Unis posent en modèle de compassion et aussi parce qu’il agissent au mépris total de ce qu’établit la Convention de Genève, dont ils sont signataires», a déclaré Botero. (Lire l’article très partisan de la presse cubaine)
Un magnifique musée est consacré à Botero dans une bâtisse coloniale divinement rénovée dans un des vieux quartiers de Bogotà¡.
Aujourd’hui, alors que des expositions de ses oeuvres sont organisées dans les plus grandes galeries et les plus importants musées d’art au monde, il partage son temps entre New York, Paris et la Toscane, où il conserve toujours un atelier à Pietrasanta.
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