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La zone euro a demandé lundi soir de nouvelles économies à la Grèce et de nouvelles privatisations pour combler les trous attendus de son budget pour la période 2013-2014. Le versement d'une tranche de 8 milliards d'euro, attendu en octobre, pourrait être reporté en novembre.
Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, a toutefois assuré que la Grèce pourrait "faire face" à ses obligations financières à temps. Il s'exprimait lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion du forum de l'Eurogroupe à Luxembourg.
M. Juncker a également rejeté les rumeurs de défaut de paiement de la Grèce et de sortie de l'Union monétaire. "Un défaut de la Grèce sera évité", a-t-il assuré, précisant que "personne n'envisage une sortie de la Grèce de la zone euro".
Le financement de 8 milliards d'euros, attendu par Athènes en octobre, pour éviter la faillite du pays, devrait être reporté. La Grèce n'aura pas besoin de financement avant "la deuxième semaine de novembre", a annoncé le ministre belge des Finances, Didier Reynders.
Les pays de la zone euro sont également parvenus lundi soir à un compromis sur les garanties demandées à Athènes par la Finlande en échange de nouveaux prêts. Ce sujet bloquait depuis des semaines le second plan de sauvetage promis au pays en crise.
"A la suite de longues discussions, nous sommes parvenus à un accord sur les modalités des collatéraux", ou garanties exigées en contrepartie des nouveaux prêts par Helsinki, a déclaré M. Juncker.
ATS