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Une étude1 menée par l'équipe du Dr Timothy Frayling de l'hôpital universitaire d'Exeter en Angleterre, portant sur 120'000 individus issus de la bio-banque du Royaume-Uni (UK Biobank), et à laquelle à participé le Dr Zoltan Kutalikde l'IUMSP, montre que des personnes génétiquement prédisposées à l'obésité vont augmenter leur obésité de 10% lorsqu'elle sont confrontées à des conditions socio-économiques défavorisées. La pauvreté, en interaction avec les gènes de l'individu, est la condition qui a le plus d'influence sur la survenue de l'obésité.
Au sein de cette étude, une réplication des analyses a été effectuée sur la ville de Lausanne et a porté sur les données génétiques collectées dans le cadre de l'étude Colaus du CHUV (www.colaus.ch) pour 6'000 individus environ.
Cette étude remet en question les principales conclusions d'études récentes qui suggéraient qu'il était possible d'avoir une influence efficace sur le poids des personnes à haut risque génétique d'obésité en diminuant simplement la consommation de boissons gazeuses ou de fritures, notamment. En effet, l'interaction entre environnement, style de vie, comportement et gènes est très complexe, il n'y a pas de baguette magique pour faire diminuer le risque d'obésité.
Cette étude à également bénéficié d'un financement du Fonds national suisse (FNS).