Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07284.jsonl.gz/552

Le célèbre Grock a révolutionné le genre au début du XXème siècle, plaçant le clown au centre du rire et non plus comme intermède entre deux numéros de trapéze. Par le contenu et la méthode. Le bernois fut en outre un admirable communicant, sachant bien se vendre. Il réclamait d'ailleurs un cachet faramineux.
Construisant ainsi sa légende. L'homme composait également.
Il a fait exploser la hiérarchie clown blanc/auguste.
Le documentaire indique -avec une certaine insistance- que, en Allemagne, l'artiste alla jusqu'à se produire devant les dignitaires nazis, invité par Goebbels, pour distraire "le peuple" !
Lui dit qu'il jouait devant les "plus grands" tout "fier d'avoir fait rire Churchill et Hitler".
Grock se drapera ultérieurement dans la neutralité suisse (dixit) comme argument pour expliquer ses choix. Le reportage montre combien il va devoir se justifier.
Il tourne à la fin de sa vie "Au revoir M Grock " pour rétablir son aura abîmée. Pour restaurer son image de clown de paix, universel, avec le rappel de ses numéros inventés géniaux (la chaise!)
Il cherche à imiter Charly Chaplin. Son film ne trouve pas son public car il reste centré sur le personnage Grock. Son contemporain créant de véritables histoires. Et tourna lui, la virulente parodie moqueuse " Le dictateur"..
Grock a poussé les limites de ce que pouvait faire un clown jusqu'à l'absolu!
Dernière représentation du clown dit " absolu" : en 1954.
Arte diffuse la Légende de l'auguste suisse Adrien Wettach sous tous ses aspects jusqu'au 21 janvier.(replay)
A connaître !