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ces sont liées l'une à l'autre par des empatures : celles qui touchent l'étrave, sont retenues par des chevilles de fer, & les autres par des clous, afin que le corps du vaisseau ne soit point endommagé quand une partie de la poulainc est emportée.
L V I I. · Du Digon i. Le digon (Pl. I & III) est, à proprement parler, un
assemblage de plusieurs pieces de bois, qui augmentent la largeur de la gorgere à sa partie supérieure; ou, si on veut, la gorgere prend le nom de digon à la hauteur des jottereaux : ainsi il faut concevoir que le digon part, comme la gorgere, de l'étrave, & qu'il va se terminer
à la figure au dessus de l'extrêmité de la gorgere.
unes aux autres par des cmpatures, & retenues avec des chevilles de fer.
lures, & l'espace compris entr'eux sur le digon, avec de la sculpture. On a quelquefois fait les jottereaux en fer ; mais on les couvroit alors avec des moulures de bois.
nent leur naissance à un ornement de sculpture qu'on a coutume de mettre à côté des bossoirs; & abandonnant, presque dès leur origine, le corps du vaisseau, elles vont, sans toucher à rien, aboutir à † figure, faisant dans ce trajet un contour plus ou moins agréable, suivant le goût du constructeur.
Il y a ordinairement deux herpes de chaque côté, qui sont ornées de moulures, & entre-deux une plus petite, qu'on nomme le Boudin.
- . " Entre toutes les pieces dont je viens de parler , on établit un plancher, mais à jour, de grillages ou de caillebotis, afin qu'il soit moins endommagé par la lame.
&c. On a eu l'attention de disposer les membres, comme OI1 † quand on manque de bois courbes : ainsi, dans l'exemple présent, les pieces qui forment les membres sont à peu près droites, de façon qu'elles se terminent en dedans presque en pointe dans le sens du gabariage; en ce cas † du genou est liée au pied de la seconde alonge, par un remplissage qui acheve la grosseur du membre : en suivant cette méthode, on § à la vérité, beaucoup de bois commun, mais on épargne les bois courbes, sans rien perdre de la solidité.
Nous allons terminer ce premier chapitre par une table fort détaillée de la grosseur des pieces, qui a été calculée suivant l'usage de Brest, par M. Geoffroi, le cadet, sousconstructeur des vaisseaux du Roi : elle épargnera la peine de faire beaucoup de petits calculs , qui ne laissent pas que d'être fatigans quand ils sont souvent répétés : on l'a rangée suivant l'ordre alphabétique, afin qu'on puisse plus commodément trouver l'échantillon des pieces dont on aura besoin ; & comme les dimensions des pieces ne sont pas exactement les mêmes dans tous les ports, il ne faut pas être surpris si l'on remarque quelque différence entre ce qui a été dit ci-dessus, & la table suivante.
Afin que l'on puisse trouver plus aisément le rapport du nom des pieces avec les chiffres de la table qui en mar
uent l'échantillon, on a mis une colonne de numéros à
côté du nom de ces pieces : elle correspond à une seconde colonne de numéros, qui commence l'autre page.
E X P L I C A T I O N
LA premiere représente les membres d'un vaisseau détachés les uns des autres : la seconde fait voir les pieces qui forment un couple, détachées les unes des autres & rassemblées : la troisieme représente la coupe longitudinale d'un vaisseau, par un plan vertical élevé sur la quille : enfin la † représente une coupe horizontale à la hauteur du premier pont.
Les lettres & les chiffres de renvoi conviennent à toutes les planches.
A. La Quille.
B. L'Etambot.
C. L'Etrave.
Q. Estains.
R. Guirlandes. -
V. Varangues demi-acculées.