Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07284.jsonl.gz/222

-
-
Au début de cette phase les consignes étaient telles : reprendre les recherches ainsi que les concepts abordés lors de Planes pour les adapter et les développer dans le cadre d’une protostructure donnée. Pour cela, un bagage collectif constitué d’une topographie fictive, créée avec une collection de plâtre disposés sur une quarantaine de mètre, venait enrichir le système de protostructure divisé en cellules.
Ainsi, la première partie de notre projet a été de trier les différentes notions et concepts développé durant l’ancienne phase pour voir ensuite parmi-eux, lesquels pourraient faire sens avec cette protostructure. Suite à l’échelle dans laquelle s’élabore cette phase, des mesures d’intensités sonores auraient été compliquées, ainsi cette idée a vite été mise de côté. Un autre sujet étudié auparavant était celui de matrice et de triangulation. C’est pourquoi nous avons décidé de diviser la cellule rectangulaire donnée par la protostructure en quatre rectangles pour ensuite arriver à huit triangles. De ce fait, nous avons aboutit à une matrice plane qu’on a par la suite voulue modulaire de sorte que l’on puisse la déplacer de cellule en cellule, de gauche à droite et de haut en bas. Nous avons donc élaboré un système structurel plan venant s’appuyer et s’imbriquer sur la protostructure existente dans l’idée que cette dernière serait simplement un support constructif où développer notre projet.
Suite à cela, notre recherche s’est ensuite dirigée dans l’idée d’élever ce plan zéro (horizontal) découpé en triangles. A l’instar de notre ancien projet, nous avons repris le fait que chaque hauteur générée par des intensités acoustiques créait une surface tangible, parfaitement irrégulière et constituée d’une multitude de plans obliques. Ceci dans l’intention de concevoir un plancher accessible à l’humain où le sol (plan zéro, horizontale) viendrait se confondre avec le mur (plan verticale) dû au fait que ce plancher, par son irrégularité, donnerait lieu à un déséquilibre.
-
-
-
Faire ressentir ce qui n’est pas visible est le point de départ de notre recherche sur le la réverbération, base de notre projet architectural. Plus précisément, notre but est d’amplifier le phénomène acoustique de la réverbération qui se produit à l’intérieur des parois d’un puits de base rectangulaire servant de sortie d’un abri atomique.
Notre plate-forme de forme polygonale s’adapte a l’intensité acoustique de la réverbération. Les zones comportant une faible mesure ont été élevées au niveau de la grille d’une part pour amplifier l’intensité sonore, mais aussi pour donner une visualisation de l’hétérogénéité des décibels mesurés autour de celle-ci.
Par ailleurs nous avons pris le centre de la grille comme point (0:0) pour élaborer notre matrice circulaire. Ipso facto, ce sont les diverses données sonores qui nous prescrivent la forme dumeshdebasetriangulaire etdéfinissentlasurfacedelaplate-forme.Deplus,lacoque sonore composée d’un mesh de triangles équilatéraux, érigée à l’opposé de la plate-forme permet de concentrer la réverbération dans la zone relativement plate de la plate-forme.
En ce qui concerne l’expérience architecturale, ce dispositif organise méthodiquement les données sensorielles permettant une prise de conscience de ce phénomène invisible à l’œil nu.
L’irrégularité de l’inclinaison de chaque triangle induit une instabilité physique perturbante qui nous sollicite par conséquent à une recherche constante de stabilité ; la sensation d’inconfort stimule la prise de conscience du phénomène acoustique qui reste à découvrir.
Finalement, lorsqu’on émet un son en direction du « puits », le phénomène sonore révèle enfin.
C’est ainsi que ce dispositif de nature acoustique se qualifie comme étant une « loupe » qui permet une prise de conscience graduelle du phénomène in situ.