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La CEDH a donné raison au Conseil d'Etat français, qui avait validé le 24 avril la décision médicale d'arrêter les soins administrés à Vincent Lambert, décision qui a été immédiatement attaquée par ses parents.
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Ces derniers avaient déposé en ultime recours deux requêtes, auprès de la CEDH mais aussi auprès du Comité international de protection des droits des personnes handicapées (CIDPH) de l'ONU. "C'est du CIDPH que nous attendons aujourd'hui et principalement que les droits de Vincent Lambert soient enfin défendus", ont réagi mardi dans un communiqué ses parents, son demi-frère et sa soeur.
Six ans de bataille judiciaire
L'état de Vincent Lambert, ancien infirmier et père de famille de 42 ans aujourd'hui, a été déclaré "irréversible" par un collège d'experts en 2014. Un accident de voiture survenu en 2008 l'a laissé cérébrolésé et tétraplégique.
L'histoire se répète: le Conseil d'Etat s'était déjà prononcé pour l'arrêt des soins en 2014, décision confirmée par la CEDH une année plus tard, qui jugeait que cet arrêt ne violait pas le droit à la vie du patient.
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Dans cette affaire devenue emblématique du débat sur la fin de vie en France, la famille de Vincent Lambert se déchire. D'un côté, les parents, le demi-frère et une soeur s'opposent à l'arrêt des soins et traitements; de l'autre, l'épouse Rachel (sa tutrice légale depuis 2016), son neveu François et cinq frères et soeurs du patient refusent l'acharnement thérapeutique.
afp/ani
Le CIDPH demande le maintien provisoire des soins
L'Etat français dispose de six mois pour fournir ses observations au comité. En attendant, ce dernier demande à la France de veiller à ce que l'alimentation et l'hydratation de Vincent Lambert ne soient pas suspendues, en vertu de la convention relatives aux droits des personnes handicapées.