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Accès
Accès en voiture
Emprunter l'autoroute A9 et sortir à Aigle ou la A12 et sortir à Bulle. Dans le premier cas, suivre les indications pour Les Mosses. Dans le deuxième, continuer d'abord les panneaux pour Château-d'Oex, puis après avoir traversé Rossinière, poursuivre en direction des Mosses.
Gagner le col des Mosses où plusieurs places de stationnement sont disponibles.
Accès en transports publics
Le col des Mosses est desservi par deux lignes de bus: Le Sépey — Col de Mosses et Château-d'Oex — Col des Mosses.
Consulter l'horaire en ligne des CFF pour trouver la meilleure correspondance.
Des Mosses à l'Arête de Dorchaux
Depuis le col des Mosses, à hauteur de l'office du tourisme et de l'Hôtel le Relais Alpin, suivre la route cantonale en direction d'Aigle.
Peu après avoir passé l'Hôtel des Fontaines (sur la droite de la route), on gagne un poteau indicateur (sur la gauche de la route). Poursuivre à droite en direction de Dorchaux. Une route asphaltée monte en serpentant dans les champs en fleur et quelques chalets jusqu'à une bifurcation de sentiers pédestres (P. 1515).
Un panneau indique de prendre à droite sur un chemin carrossable qui mène à une petite maison au bord d'un téléski (P. 1561). Continuer sur un sentier bien marqué qui traverse les pâturages.
Lorsque j'étais sur l'alpage de Sonnaz, j'ai été surpris de me retrouver face à un taureau qui me fixait obstinément. Il y avait certes une barrière électrifiée entre nous deux, mais pour un court instant, je me suis questionné sur son efficacité à l'égard d'un taureau étalon. Il n'avait heureusement pas l'air contrarié et après un moment d'observation, il est allé faire du charme à une des vaches dans l'enclos. J'ai poursuivi ma route jusqu'à gagner un nouveau croisement de sentiers pédestres (P. 1656).
Face à moi, l'arête de Dorchaux était encore bien cachée par les nuages qui remontaient depuis le vallon de l'Hongrin.
Poursuivre à droite puis, une vingtaine de mètres plus loin, quitter la route asphaltée et poursuivre à gauche sur un chemin carrossable.
Lorsque je traversais une forêt éparse, j'ai aperçu un chamois sur l'arête sud-est du Petit Van. Là-haut, il ne craignait rien…
On gagne la partie inférieure du pâturage de Dorchaux et la vue sur le village des Mosses, dominé par le Pic Chaussy, s'ouvre de plus en plus. La route mène jusqu'aux chalets de Dorchaux. De là, un sentier bien marqué continue la douce ascension à travers les prairies en fleur jusqu'à gagner l'arête supérieure nord-est. L'endroit offre, par beau temps, de beaux panoramas sur le lac de l'Hongrin, les Préalpes occidentales et les Alpes Bernoises. La vue sur le vallon de l'Hongrin était pour moi malheureusement très bouchée.
Un panneau indiquait juste de "longer l'arête". Un sentier bien marqué remonte selon l'instruction jusqu'au sommet (P. 2042), sans nom sur les cartes topographiques.
Sur l'Arête de Dorchaux
Le sentier balisé termine là, mais une sente relativement bien visible continue de longer l'arête qui devient très vite plus aérienne. Les quelques petites difficultés rocheuses peuvent être aisément contournées par la gauche.
À proximité d'un collet (P. 1985), j'ai été surpris par un chamois qui broutait sur la crête. Il a rapidement remarqué ma présence et il est parti en courant pour aller rejoindre ses compagnons plus bas sur le pierrier.
Tentative d'Ascension du Gros Van Avortée
L'idée initiale était de gravir le Gros Van par l'arête nord-est. J'avais trouvé un topo très succinct, coté T4, dans un livre du CAS. Or, peu après avoir passé le collet (P. 1985), les difficultés ont drastiquement augmenté et dépassaient la cotation susmentionnée. La suite était en effet très engagée et comportait même des passages d'escalade (I-II). J'ai estimé les difficultés à (au moins) T5. Le sol était encore relativement humide et à cause du brouillard je pouvais à peine évaluer le terrain et la suite du parcours. Tout cela complexifiait davantage la progression. J'ai décrété que le jeu n'en valait pas la chandelle, j'ai rebroussé chemin sans aucun regret et j'ai regagné le collet.
La cotation de la randonnée ne tient pas compte du vagabondage après le petit col.
De l'Arête de Dorchaux aux Mosses
Je me suis posé sur un rocher pour manger quelque chose. Une rapide ouverture dans les nuages m'a offert une vue partielle sur le lac de l'Hongrin et son barrage à double voûte. Le temps de prendre mon appareil photo et le brouillard cachait de nouveau en grande partie le panorama.
Pour retourner aux chalets de Dorchaux, on a le choix d'emprunter le même chemin qu'à la montée ou de couper à travers le pâturage. Les nuages n'avaient visiblement aucune intention de plier bagage. Il n'y avait donc pas d'intérêt particulier à ce que je parcoure l'arête dans le sens inverse. J'ai par conséquent dévalé les pentes herbeuses en visant les chalets. De là, j'ai suivi le même itinéraire qu'à l'aller jusqu'aux Mosses.
À noter que depuis Sonnaz (P. 1656), on peut faire une boucle en longeant la route asphaltée en direction de la Lécherette puis vers l'Arsat et finalement revenir aux Mosses.