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Le conseiller d'Etat genevois Mark Muller a regretté samedi "l'empoignade virile" qu'il a eue dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier avec le barman d'une discothèque à Genève. Il a affirmé en même temps qu'il ne songe pas à démissionner.
Le chef du Département des constructions et des technologies de l'information a convoqué la presse samedi à la dernière minute, "pour s'expliquer", a-t-il dit. Il a admis avoir eu une querelle avec le barman, après avoir appris que son amie avait été frappée et agressée.
"Je n'ai été informé du dépôt d'une plainte pénale contre moi que mardi", a expliqué le conseiller d'Etat. J'avais l'espoir que cette affaire en reste là et qu'il n'y ait pas de plainte. Je regrette ce qui s'est passé et je m'excuse auprès de mes proches et collaborateurs", a affirmé Mark Muller. Lui-même a déposé plainte pénale jeudi et informé le président du Conseil d'Etat le même jour.
Regrets
"On attend d'un magistrat qu'il se comporte différemment. Je n'ai pas été à la hauteur de ma charge, ce que je regrette", a ajouté le libéral-radical. La direction du PLR genevois lui a exprimé son soutien, a-t-il précisé.
Mark Muller a indiqué qu'il n'avait pas spécialement bu ce soir-là. Le barman du Moulin à Danse (MàD) lui avait d'abord donné l'ordre de sortir après une première altercation, ce qu'il a fait. Quelques minutes plus tard, "mon amie est sortie à son tour et m'a informé avoir été insultée et frappée par le barman", a raconté M. Muller.
Raisons politiques
"J'ai aperçu le barman à l'extérieur et à ce moment-là je me suis fâché", a expliqué le conseiller d'Etat. Il a affirmé avoir eu un bleu à l'avant-bras, mais ne pas l'avoir fait constater par un médecin.
"Le barman savait qui j'étais et ne m'appréciait pas pour des raisons politiques", a-t-il ajouté. Le ministre genevois devait trouver des nouveaux locaux pour la discothèque. Son amie était une employée du Màd lors des faits, mais n'y travaille plus depuis cette affaire, a-t-il indiqué.
ATS