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15 décembre 2020 - UNIGE
L'école des émotions passe par le jeu
Le jeu de faire semblant favorise le développement des compétences socio-émotionnelles chez les enfants de cinq à six ans.
Exemples d’illustrations tirées du programme visant à travailler les stratégies de régulation des émotions négatives. La première image montre une stratégie de type « distraction cognitive » et la deuxième une stratégie de « résolution de problème ». @UNIGE/RICHARD
Être compétent sur le plan social et émotionnel dès le plus jeune âge favorise l’acceptation par les pairs, l’établissement de meilleures relations avec les enseignant-es et facilite les apprentissages scolaires. Le jeu de faire semblant représente un outil pédagogique permettant de stimuler les compétences socio-émotionnelles de l’enfant. Un programme basé sur cette approche a été implémenté dans des classes d’élèves âgés de cinq à six ans par une équipe de recherche de l’université de Genève (UNIGE), de la Haute école pédagogique du Valais, du canton de Vaud et de l’université Vita-Salute San Raffaele en Italie. L’étude de l’évaluation des effets de ce programme, publiée dans la revue Bristish Journal of Psychology, montre que les élèves qui ont suivi ce programme ont augmenté leurs capacités de reconnaissance émotionnelle et leur lexique émotionnel par rapport à un groupe témoin. L’usage du jeu de faire semblant comme un outil pédagogique permet donc à l’enfant de s’approprier des compétences émotionnelles, avec un effet potentiel positif sur son comportement prosocial et, à plus long terme, sur sa réussite scolaire.