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Première mondiale: lancement d'un nouveau projet pilote
16.11.2021
Projet pilote «Swisscarb»: réduction du CO2 dans la production de ciment
En liaison avec neustark, une entreprise bernoise de technologie propre, et l’EPF de Zurich, nous sommes en train de tester, dans le cadre d’un projet pilote baptisé «Swisscarb» et soutenu par Innosuisse, une méthode permettant de diminuer les émissions de CO2 dans la production de ciment.
Avantages du nouveau procédé
Les parties impliquées dans le projet pilote espèrent que le nouveau procédé apportera les résultats suivants:
- Le CO2 produit pourra être capté et emprisonné directement à la source (carbon capture and utilization CCU).
- Avec l’utilisation accrue de combustibles biogènes, il sera alors possible de produire des émissions dites négatives.
- La fraction fine du béton de démolition est aujourd’hui une «impureté» qui ne convient que pour un recyclage vers le bas (downcycling). Le procédé neustark transforme cette impureté en un sable et un calcaire très fins. Ces matériaux peuvent être réintégrés dans le circuit pour des applications de haute qualité, ce qui nécessite moins de matières premières primaires, mais aussi moins de surfaces de décharge.
Le projet pilote de Wildegg révélera le potentiel de la technologie neustark pour l’industrie du ciment. Ce qui semble certain, c’est qu’elle permettra de réduire les émissions de CO2 dans la production. Dans l’idéal, elle pourrait contribuer au surcyclage (upcycling) de plusieurs matières premières secondaires.
Comment cela fonctionne
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Ce procédé humide, actuellement à l’étude dans la cimenterie de JURA CEMENT à Wildegg, a été élaboré dans le laboratoire de l’EPF de Zurich. Le CO2 qui sort directement de la cheminée de la fabrique de ciment réagit avec le béton de démolition, ce qui produit un carbonate de calcium pur de haute qualité.
Celui-ci pourrait être utilisé comme additif broyé pour produire du ciment, ainsi que comme matière première dans d’autres branches telles que l’industrie du papier et de l’emballage, où il remplacerait alors des matières premières primaires.
Si la phase de test est couronnée de succès, cette technologie pourra contribuer à l’économie circulaire et réduire les émissions de CO2 des processus industriels.