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"Il y en a partout!", répond Sabine Süsstrunk, professeure à la Faculté des sciences de l'informatique et de communication à l'EPFL. "Les applications cartographiques, le système de reconnaissance vocale et de synthèse qui vous accueille quand vous téléphonez à votre banque ou votre assureur, les modèles de prévision météo, la recommandation de musique, de série ou de films sur Spotify, Netflix ou Play Suisse, qui se base sur tout ce que vous avez déjà écouté et vu, à chaque fois que vous prenez une photo avec votre smartphone ou que vous utilisez les filtres, les filtres de spams dans votre courrier électronique, les moteurs de recherche, votre système de parcage automatique... et on pourrait continuer comme cela longtemps", détaille-t-elle dans le Point J.
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En fait, il faudrait plutôt se demander où l'on ne trouve pas d'IA, ou dans quels domaines elle est peu applicable. "Là où on n'a pas beaucoup de données. Si l'on n'en a pas assez, on ne peut pas les mettre dans le système et leur apprendre à reconnaître ce qui se passe. Et la deuxième réponse, c'est là où il n'y a pas d'intérêt économique", explique Sabine Süsstrunk. Le développement de l'IA a donc surtout lieu dans les domaines les plus lucratifs: le domaine bancaire, celui du commerce, ou l'industrie automobile, dans le cas des voitures autonomes par exemple.
Si les données fournies à une intelligence artificielle sont biaisées ou incomplètes, le système peut prendre des décisions injustes et inexactes.
Comment entraîne-t-on une IA? Quelles sont ses limites actuelles? Les applications comme Chat GPT semblent révolutionnaires, mais à quel point peuvent-elles se tromper?
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Jessica Vial et l'équipe du Point J