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Relie le nord et le sud du village
Autrefois, route de liaison entre Neuchâtel et Auvernier. La route venant de Neuchâtel descendait ce qui est actuellement le Chemin-Vieux et passait sur un pont érigé en face de la forge Martenet. Elle remontait la pente raide en direction d'auvernier, c'est au milieux du XVIe siècle qu'on lui donna le nom de rue Guillaume-Farel en hommage au réformateur. Elle connut donc une certaine animation étant la rue principale abritant le temple , l'école, différents hôtels, restaurants et des petits commerces.
Elle perdit de son importance de transit par la construction du pont Berthier de 1807 à 1810, mais restera la voie principal reliant le bas et le haut du village, abstraction faite des industries lovées au fond du vallon.
2016
Deuxième école du village de 1823 à 1859 dans les locaux mis à disposition par les moulins Voegeli presque attenants aux abattoirs.
Déclarée insalubre à cause des émanations provenant des abattoirs, l'école sera déplacée à la rue Guillaume-Farel où se trouve actuellement le cercle des travailleurs.
A cette époque, la rue de la Coquemène n'existait pas
Fin du XIXe siècle.
A droite, l'ancien collège et les billes de bois de la scierie Boillon.
Au centre, le passage couvbert réunissant la rue des Usines et la place du port au nord des abattoirs.
Les hautes cheminée sont celles du moulin Voegeli à l'arrière-plan et de la scierie Boillon au premier plan.
Suchard n'était pas encore au bas du vallon à cette époque.
Bas de la rue Guillaume-Farel.
La maison Masset existe encore et, en arrière-plan on distingue la sierie boillon avec son entassement de billes de bois.
Photo datant des années 1890-1896.
Bas de la rue Guillaume-Farel
La démolition de la maison Masset en 1899 permit la mise en valeur de la maison située juste derrière, qui fut rénovée avec adjonction de balcons et fenêtres.
Une épicerie tenue par les demoiselles Niggli, puis la famille Dubois, anima cette zone du village.
A gauche, la ruelle Emer-beynon en souvenir du dernier curé devenu le premier, puisque la paroisse adopta la Réforme le 14 décembre 1529 sous l'influence de Guillaume-Farel
Au debut de la ruelle, un bâtiment abrite une épicerie, le café des Bons Amis et la photographe, éditrice de cartes postales, Jeanne Descombes .
En face, l'échoppe du cordonnier Leuenberger.
1990
Durant les années 1930, ces commerces diparaissent et un salon de coiffure remplace l'épicerie.
L'échoppe du cordonnier devient séchoir à linge occasionnel.
Cette photo n'a rien d'insolite. c'est la rue Guillaume-Farel et le presonnage n'est autre que l'ancien pasteur du lieu J.-R. Laederach
qui a servi la paroisse de Serrières de 1945 à 1975.
Il continue a s'interesser au village et de le faire vivre avec"le journal de Serrières" dont il est le rédacteur.
Nous lui devons aussi une documentation importante de l'ancien Serrière et le remercions de sa collaboration à la rédaction de cette ouvrage.
Dans cette immeuble se trouve également l'atelier de dessin et peinture "La Palette" et dont le président-animateur est Humbert Martinet, artiste peintre.
1990
Comme il s'agissait de s'éloigner de la proximité des abattoirs, le troisième collège fut étigé près de l'église, sur tertre dominant l'hôtel Dauphin.
Il sera en service de 1859 à 1893.
C'est le cercle de l'Union des travaileurs qui occupera ces locaux devenu libres, et ceci jusqu'a nos jours.
Le cercle fut fondé en 1871, fort de 200 membre et occupait jusqu'en 1893 un local à la rue des Usines.
Ce bâtiment abrita aussi le poste de police du village (agents Duvanel, Bugnon, Rime, etc...)
Actuellement, à cet emplacement, ce situe le carrefour
rue de la Coquemène - rue Guillaume-Farel.
La fontaine est déplacée au passage du Temple.
Derrière les ramoneurs, se trouve le jardin du pasteur.
Eglise Saint-Jean vers 1830 et à gauche la première école du village qui abritait au rez-de-chaussée le logis du régent et à l'étage "la classe".
Au centre, à l'arrière-plan l'on distingue la cure.
Cette école fut utilisée de 1637 à 1823, soit pendant 186 ans et se situaut sur le parvis du temple
Le régent avait de multiples fonctions(sonneur, concièrge du temple et école, chantre, etc.).
TEMPLE DE SERRIERES - EGLISE SAINT-JEAN
1000 : La mention al plus ancienne est donnée par Boyve, qui dit qu'en l'an 1000 le couvent de Saint-Imier était collateur de plusieurs églises dont celle de Serrières.
1178 : Première mention de l'église qui repose sur des murs romains.
1274 : L'on dit qu'Henri Berchold, compte de Neuchâtel et évêque de Bâle, fit bâtir une chapelle.
1228 : Elle est mentionnée par l'évêché de Lausanne sous le nom de Sarreres.
1354 : L'on parle de l'église " Eis egliese" de Serrières.
1528 : Le Val de Saint-Imier et la ville de Bienne conservent le droit de nommer le pasteur après la Réforme.
1529 : Guillaume-Farel serait venu de Morat à Serrières pour convaincre le curé Emer Beynon d'accepter la Réforme et celui-ci devint le premier pasteur de Serrières, le 14 décembre 1529
1536 : Le village de Peseux se joint à la paroisse de Serrières après avoir embrassé la religion protestante.
1617 : Vente poiur 530 écus de cette église au conseil de ville de Neuchâtel.
(4 ministraux)
1636 . Les 4 ministraux firent bâtir le temple de Serrières, sur l'emplacement de l'église.
1666 : Lestauration du temple par les 4 ministraux.
1689 : Ordre est donné à tous les papistes de quitter Serrières dans la huitaine.
1797 : Remplacement de la cloche fendue.
1830 : Pose d'un monument entre les deux portes pour commémorer Guillaume-Farel
1857 : Mise en place d'une fontaine près du temple.
1883 : La paroisse est limitée à Serrières -Tivoli - Port-Roulant - Quai Suchard - Beauregard - Vauseyon - Suchiez - Chanet - Charmettes.
1889 : Restauration du temple grâce à la générosité de M. Russ-Suchard, pose des vitraux.
1935 : Remplacement de la cloche, hissée par les enfants de Serrières.
1946 : Remplacement du temple et lors de ces travaux des découvertes archéolo- giques démontrent que cet emplacement a déja été occupé soit par un temple romain ou une villa.
1960 : Lors du synode du 7 décembre, il est décidé des nouvelles limites de la paroisse du fait de l'éxtension de la population de la construction de deux nouvelles églises, soit les Charmettes et Les Valangines.
Elle se limite maintenant à Serrières - Port.Roulant - Amendiers - Beaure- gard (sud) - Maillefer (sud) - Grise-Pierre (sud) - Quai Suchard - Cité Suchard - Battieux - troncs et jusqu'à la limite de la commune d'Auvernier.
Dans ces limites, elle compte 1050 foyers.
1966 : Construction de la maison de paroisse sous l'égide du pasteur Jean- Rodolphe laederach.
CURE
1527 : On déclare qu'elle a déja été incendiée deux fois. Elle contenait autre-
fois : grange, pressoir, et une écurie qui a été refaite en 1618.
La maison de régent qui était aussi la première école du village
a été démolie en 1876 et laisse maintenant apparaitre la cure,
magnifique bâtiment de style maison vigneronne.
A noter que cette maison, au 17e Siècle, abritait aussi une grange, ecurie et pressoir.
Ce dernier était à la disposition du pasteur en période dew vendanges.
Sur le parvis un platane et un tilleul sont planté.
1944, Intérieur du temple avant la rénovation.
à gauche, le poêle pour temperer l'édifice et, au plafond,
les tirants pour supporter la charpente.
La chaire et la table de communion ont été offertes au temple de Glay (France) en 1947.
1993 Sortie des fidèles un dimanche matin.
Le printemps laisse éclater sa verdure et le soleil vient caresser les murs du temple et de la cure.
Le signale routier indiquant l'interdiction de circuler montre que cette rue est fermée au trafic montant, sauf pour les riverains.
Photo de 1993
SERRIERES - LES CIMETIERES
Le premier cimetière se trouvait autour du temple.
1630 : Le deuxième sera ouvert près de la forge au bas du Chemin-Vieux et à la croisée avec la rue Erhard-Borel.
1837 : le troisième se situe là où se trouve actuellement la parc boisé des anciens bureaux Suchard. Dernière inhumation, sur l'autorisation spécial, le 17 janvier 1884, de Ph. Suchard père.
Inscription à l'entrée encore visible :
"Le chrétien ne meurt pas, il change de vie".
1869 : Les personnes décédées sont enterrées au cimetière de la Ville, au Mail.
1883 : Serrières enterre ses morts au nouveau cimetière de beauregard.
NOTICE
Une preuve de l'habitat à Serrières est bien la découverte d'un cimetière méro- vingien datant du 7e siècle après J-C. Il contenait environ 160 tombes au lieu dit "les tombets".
LA CROIX DES MARINIERS DU RHONE
Pendant des siècles, le Rhône était le moyen de locomotion et de transport de marchandises
d'où la corporation des mariniers qu'on trouvait aussi à Serrières-sur-Rhone, appelés a conduire
ou haler les péniches.
Celles-ci étaient souvent ornementées d'une croix en bois, tailléepar des mains expertes
et surmontées des divers instruments ayant servi au supplice du Christ : Marteau
clou, lance, éponge.
Le musée de Serrière-sur-Rhône en possède plusieurs exemplaires, tous incomplets.La seule croix
couverte de tous les attributs habituels et refaite par deux enfants des bords du Rhône se trouve
au N°10 de la rue Guillaume-Farel et c'est un don des amis français à l'occasion d'une rencontre
franco-suisse en 1965.
En plus des instruments de la Passion, les mariniers avaient ajouté à la croix des objets
rappelant leur profession: lanterne, échelette et palonnier.
Au premier plan, l'enseigne du restaurant, puis le minaret et,
au haut de la rue, le tram en attente.
A relever que l'hôtel de la Croix Fédérale s'appelait hôtel de la couronne<
jusqu'en 1853
Le haut de la rue Guillaume-Farel en 1910
Elle abrita la première poste du village, l'auberge du pont-Neuf et
l'hôtel de la Couronne qui devint plus tard la Croix Fédérale.
Lieu d'arrêt des attelages avant la construction du pont Berthier
reliant Neuchâtel à Auvernier.
Rue Guillaume-Farel
A droite la maison où logeait gouvernante et personnel
de la famille Russ.
A voir les nombreux parsonnages, il y avait dsu photographe dans l'air.
Vue plongeante de la rue Guillaume-Farel
La bâtiment à l'étrange silhuoette n'était, en 1846, qu'un pavillon de jardin.
Suchard en fit l'acquisition en construisit la partie nord
En 1868, furent édifiés les coupoles et minarets, en souvenir d'un voyage en Orient.
On suppose que le personnage barbu, au centre de la photo est monsieur Karl Russ.