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En clôturant l'année 1997 avec un résultat de 482 passagers en moins pour le trafic ligne et charters qu'en 1996 (6'117'786 contre 6'118'268), l'Aéroport International de Genève (AIG) présente un bilan d'autant plus satisfaisant que l'année avait plutôt mal commencé : suite à la décision de Swissair de retirer la plupart de ses vols long-courriers au départ de Genève, on relevait pour les deux premiers mois de l'année moins cinq pour cent de passagers. La situation s'est ensuite redressée progressivement, Genève bénéficiant d'une hausse du trafic local, reflet d'une certaine reprise économique.
On peut noter que les principales compagnies étrangères, qui ont augmenté leurs fréquences sur leur "hub" respectif, ont vu leur trafic progresser (KLM +12%, Lufthansa +9%, Air France +7%, Alitalia +5%, British Airways +4%), tandis que Swissair régresse de 7,8%. Pour sa part, Crossair enregistre une forte hausse de 28,2%, due en partie à la reprise de certaines lignes exploitées auparavant par Swissair.
Résultats financiers excellents
L'année 1997 s'est soldée par d'excellents résultats financiers, avec un bénéfice net de CHF 7'228'852.-, le deuxième plus important de l'histoire de l'Aéroport. Il faut rappeler que la moitié de ce bénéfice sera versé à l'Etat de Genève, en vertu de la loi sur l'Aéroport. Depuis l'entrée en vigueur de son statut d'autonomie, le 1er janvier 1994, l'AIG aura ainsi versé, en plus des amortissements et des intérêts sur investissements, plus de onze millions de francs à la République et canton de Genève.
Ces excellents résultats financiers illustrent parfaitement les déclarations des responsables de l'AIG selon lesquelles la décision de Swissair n'a pas mis l'Aéroport lui-même en péril mais affaiblit l'attractivité de toute la région.
Révision de la loi sur l'aviation
Un événement important pour l'Aéroport International de Genève s'est produit à Berne avec l'adoption par le Conseil des Etats de la révision de la loi sur l'aviation, déjà votée en septembre 1997 par le Conseil national.
Les objectifs principaux souhaités par l'ensemble de la Suisse romande sont donc atteints. Tout d'abord, l'abrogation de l'article 103 de la loi, abolissant ainsi le monopole dont jouissait Swissair. Certes, la compagnie est toujours "protégée" jusqu'en 2008 sur les lignes qu'elle opère effectivement. La décision du Parlement laisse cependant la possibilité à d'autres compagnies helvétiques d'exploiter des lignes au départ des aéroports suisses, là où Swissair n'opère pas.
A ce sujet, la révision de la loi prend justement en compte les intérêts des aéroports nationaux, donc des principales régions du pays. De même, elle introduit la clause de multidésignation dans les négociations des droits de trafic aérien avec les pays étrangers, ce qui permet la désignation de plusieurs compagnies aériennes pour effectuer des liaisons commerciales régulières.
Récompense
Enfin, les efforts entrepris ces dernières années par l'AIG ont été reconnus par les passagers "sondés" en 1997 par l'Association Internationale du Transport Aérien (IATA) au cours d'une vaste enquête mondiale. L'Aéroport International de Genève est reconnu comme le meilleur aéroport au monde en ce qui concerne les passagers voyageant pour leurs loisirs et, récompense suprême, il se trouve au cinquième rang mondial quant à l'appréciation globale.