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La vertigineuse ascension d'un génie du Jazz, contraint d'improviser la vie dans l'Amérique ségrégationniste.
Ludlow Washington est né différent, aveugle. Abandonné à cinq ans aux mauvais traitements d'une institution, il endure les brimades jusqu'à ce que ses prodigieux talents de musicien lui offrent un ticket d'entrée dans le monde. Un monde auquel il n'est pas préparé, et où il doit apprendre la vie à tâtons. Il devient dès lors la propriété de Bud Rodney, le chef d'un orchestre qui se produit au Café Boone, à New Marsails, une petite ville du Sud. Bientôt lassé par le répertoire limité et suranné de Rodney, Luddy emboîte le pas aux pionniers du Jazz et part à la conquête de la scène new-yorkaise, où il invente un nouveau son et devient vite une icône de l'avant-garde de Harlem. Mais la musique ne suffit plus à adoucir ses démons intimes. Désorienté par la mémoire de son enfance volée, meurtri par les trahisons amoureuses, Ludlow est hanté au point de vaciller.
Quand un couple de Blancs américains devient parent de deux enfants, un blanc et l'autre noir... Double parution pour célébrer William Melvin Kelley. Mitchell Pierce, américain blanc bien sous tous rapports, ignore que son épouse Tam a pris un amant, et que ce dernier est afro-américain. Jusqu'au jour où Tam accouche de jumeaux, l'un blanc, et l'autre noir...« Dem » se traduit par « eux », les Blancs d'Amérique. À travers cette fable satirique et mordante, William Melvin Kelley analyse les rapports sociaux de son pays, divisé en « frères ennemis », et nous livre une réflexion tristement intemporelle.Dem a paru en France aux éditions du Castor Astral. Longtemps introuvable, le voici réédité dans une traduction revue.
Le portrait touchant et incisif de la vie des noirs américains dans les années 1960, par « le géant oublié de la littérature américaine ».Unique recueil de nouvelles de William Melvin Kelley, Danseurs sur le rivage est un émouvant et saisissant portrait kaléidoscopique de la vie des Noirs américains dans les années 1960. Par touches, entre tendresse et fureur contenue, Kelley dépeint les amours, les atermoiements et surtout l'injustice latente subie par ses personnages et ses pairs.Danseurs sur le rivage a paru en France aux éditions du Castor Astral. Longtemps introuvable, le voici réédité dans une traduction revue.
Du jour au lendemain, les résidents noirs d'une petite ville imaginaire d'un État du Sud désertent, à la suite de l'acte de protestation d'un jeune fermier, descendant d'esclave.
Juin 1957. Sutton, petite ville tranquille d'un état imaginaire entre le Mississippi et l'Alabama. Un après-midi, Tucker Caliban, un jeune fermier noir, recouvre de sel son champ, abat sa vache et son cheval, met le feu à sa maison, et quitte la ville. Le jour suivant, toute la population noire de Sutton déserte la ville à son tour.
Quel sens donner à cet exode spontané ? Quelles conséquences pour la ville, soudain vidée d'un tiers de ses habitants ?
L'histoire est racontée par ceux qui restent : les Blancs. Des enfants, hommes et femmes, libéraux ou conservateurs, bigots ou sympathisants.
En multipliant et décalant les points de vue, Kelley pose de façon inédite (et incroyablement gonflée pour l'époque) la « question raciale ».