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Ce sont ces poupées russes de tailles décroissantes dont la première caractéristique perceptible est qu'elles sont placées les unes à l'intérieur des autres et, pour ce faire, sont creuses. Une autre caractéristique qui est moins évoquée mais qui a un sens fondamental est que la poupée centrale - dont la première apparence est sa petite taille - révèle une propriété basique : elle est pleine, non divisible.
En quoi les matriochkas sont-elle un miroir de nous?
Elles reflètent toutes les personnalités que nous revêtons selon les circonstances, tous les aspects que nous donnons à notre individualité, toutes nos réactions en réponse aux événements de l'existence.
Mais qu'est le soi profond, cette poupée pleine qui, en principe, garde la même prénom de la naissance au trépas? Quelle relation avons-nous avec ce noyau de vie, cette source de vie? Quel regard portons-nous sur elle? Quelle qualité d'écoute pratiquons-nous? Quels soins lui accordons-nous?
C'est dans cette plénitude que se localisent notre essence humaine et tous nos potentiels.
Nous pouvons retrouver ce schéma dans plusieurs domaines qui animent l'humanité. Je vais évidemment me porter sur le domaine dans lequel je suis plongée depuis l'enfance: l'art médical.
Il est porteur de l'aspiration à restaurer la santé qui manifeste l'unicité, l'équilibre et l'harmonie de l'être humain. Il cherche à dissoudre les sources de conflits, de perversions, de carences qui divisent l'organisme et suscitent des souffrances dans le corps, le coeur et la raison.
Actuellement, la civilisation moderne nous incite voire nous impose de nous tourner vers l'extérieur, d'accumuler et de consommer un maximum de biens, d'actions pratiques, de concentrer notre regard sur des écrans et des panneaux publicitaires.
Qu'en est-il de la médecine officielle? Elle suit le mouvement général. Elle se focalise sur les phénomènes visibles par des moyens de plus en plus sophistiqués. Elle pose des diagnostics sur les résultantes des processus pathologiques et non sur leurs sources profondes. Elle veut éradiquer les maladies qui ne sont en fait que les expressions d'un conflit plus intime et que les facteurs pathogènes ont le pouvoir de transmuter en formes morbides.
Nous en avons un exemple très patent avec la poliomyélite dont on reparle en février 2020. Le système officiel persiste à parler de "riposte à l'épidémie", plutôt que de retourner le regard sur lui-même, entre autres sur sa naïveté de croire à sa toute-puissance d'éradiquer les maladies. Je sais, on dira que la variole a été éradiquée mais on se garde bien de parler des nouvelles formes qu'elle a prises et, plus visiblement, qu'elle a été suivie par l'épidémie du syndrome d'immunodéficience acquise, bien plus complexe encore et qu'on veut simplifier en parlant d'un virus (le VIH).
De plus, la médecine actuelle ne tient que trop peu compte du milieu qui nourrit ou accueille les agents pathogènes, autrement dit des interactions avec l'environnement intérieur ou extérieur à nous. On veut simplifier les études et focaliser sur l'un ou l'autre facteurs, avec un ou l'autre mode d'analyse. L'exemple énorme nous est donné maintenant avec la dispersion du coronarovirus. On prend du temps pour discuter s'il s'agit d'une épidémie ou d'une pandémie, pour noter scrupuleusement l'évolution du virus et des tests positifs de jour en jour et de pays en pays. En revanche, on n'a que bribes des d'études analysant les facteurs qui permettent au coronavirus de s'installer dans les organismes. En Chine, c'est plus net on n'a pas besoin d'études sophistiquées pour savoir qu'une forte pollution entraînent de grandes fragilités pulmonaires. Mais en Suisse, quels facteurs organiques pourraient attirer ou entretenir les virus? Là serait l'étude fondamentale qui permettrait une vraie modification de la situation biochimique et biophysique susceptible d'accueillir l'envahisseur. Alors le gouvernement impose des mesures extraordinaires qui sont de véritables poupées par leurs tailles et leurs apparences multiples mais qui sont creuses car elles vident de toute leur vitalité ceux qui se sont organisés, préparés et réjouis depuis des mois, autant pour des manifestations sportives que carnavalesques ou encore de grandes rencontres comme le salon de l'auto qui suscitent une grande dynamique autant chez les professionnels que chez les visiteurs. Il s'agit d'une véritable castration d'élans de vie pour des milliers de personnes. Castration qui se double d'une privation financière qui peut aller à la faillite pour certains, ce qui les coupe de leurs forces créatives.
Ainsi, au lieu de renforcer le noyau central, vital de chacun, les mesures alimentent la bulle autour du coronavirus. Une autre image symbolique : la paralysie du ballon de football puisqu'on met le foot suisse à l'arrêt!
On fabrique aussi une formidable poupée creuse en faisant croire qu'un masque suffit à faire un rempart au coronavirus. Il devient un fétiche qui détourne de la conscience que chacun pourrait développer pour mieux gérer son immunité ou alors en étant attentif à diverses mesures appropriées selon les situations. Cette poupée-là révèle son vide quand les gens anxieux se retrouvent devant des magasins en pénurie ou encore quand ils ont l'illusion que ce masque va servir alors qu'il a diverses limitations.