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La capitale albanaise Tirana est une ville polychrome. C'est elle que chante [g]Elina Duni[/g] (vocal) dans sa langue maternelle et en anglais. L'univers d'Elina Duni n'est pas le folklore, mais le jazz qu'elle interprète en évitant le cliché vocal propre au genre. Avec un phrasé délicat qui caresse le mot, Elina Duni ne se contente pas d'aligner une couplet entre deux improvisations. Elina est l'iode bleutée d'un groupe à la vague océane. Groupe qui prend des allures de « dream team » : [g]Colin Vallon[/g] au piano (qui revient d'une performance saluée par la presse en mars au Festival de Cully), [g]Bänz Oester[/g] à la contrebasse et sa majesté [g]Norbert Pfammatter[/g] à la batterie. Ce n'est pas un trio et une chanteuse, mais bien un quartet homogène : on ne dissocie pas la nacre de la perle. Ce carré-là est en une. Il libère une musique sensuelle qui parle d'âme et de ciel.