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Après la deuxième guerre mondiale, le parc des véhicules neuchâtelois a rapidement augmenté pour atteindre, en 1949, le chiffre de huit mille. On compte cette année-là malheureusement sept cent vingt-sept accidents (9,08%). Cinq cents personnes sont blessées (6,25%) et trente-trois (0,41%) perdent la vie.
Conscient de ce problème, le sergent-major Jules Troyon répond à la demande de quelques enseignants. En 1955, il visite, quelques classes pour parler des règles de la circulation.
En 1959, à l’initiative du major Walter Russbach, commandant de la police cantonale, le Département de l’instruction publique autorise le passage de policiers dans les classes primaires du canton à raison de cinq minutes planifiées dans le programme d’enseignement annuel. L’effectif engagé pour cette mission est de l’ordre de 8 agents de la police de la circulation.
En 1966, la brigade scolaire neuchâteloise est créée. Deux ans plus tard, en 1968, les Commissions cantonale et technique d’éducation routière voient le jour.
Différentes campagnes sont alors organisées pour les degrés primaires et secondaires du canton et du matériel est acquis pour garantir le succès des leçons. Celles-ci seront rapidement intégrées au programme scolaire. Un arrêté est pris par le Conseil d’Etat le 8 avril 1981.
L’analyse des risques encourus par les enfants appelés à se déplacer dans le trafic et l’utilisation par ces mêmes enfants de moyens de locomotion dénués de protection par rapport aux véhicules automobiles a mis en évidence la nécessité d’élaborer des moyens didactiques appropriés.
La mise au point de cet enseignement dans les classes résulte donc d’une étroite collaboration entre le Département de l’éducation, de la culture et des sports (aujourd’hui Département de l’éducation et de la famille) et les corps des polices cantonale et locales. A partir de 2006, les polices locales ont, l’une après l’autre, été intégrées à la police neuchâteloise. Depuis la rentrée scolaire 2014-2015, le groupe d’éducation et de prévention routière assure toutes les campagnes pour l’ensemble des classes du canton.
Les policiers confirmés, chargés de cette mission, se perfectionnent en permanence tant dans le domaine de la circulation routière qu’en matière de pédagogie.
Le matériel utilisé a connu lui aussi une évolution remarquable en qualité, efficacité et diversité. Le premier jardin de circulation mobile, acquis en 1968, de même que celui installé de manière fixe en 1971 à La Chaux-de-Fonds, ont subi plusieurs phases de modernisation. Les karts initialement mis à disposition ont été progressivement remplacés par des cycles et les examens cyclistes sont instaurés dès 1971.
Depuis 2008, les leçons d’éducation routière sont dispensées à l’ensemble des élèves, durant tout leur parcours scolaire obligatoire.
Quelques dates pour suivre l’évolution de l’enseignement :
1966 : La traversée de la route
1968 : Le jardin de circulation
1970 : Les patrouilleurs scolaires
1972 : L’examen cycliste
La préparation aux examens pour cyclomotoristes
La sensibilisation aux conséquences des accidents
1976 : Le théâtre de marionnettes
1987 : Les sanctions infligées par l’Autorité tutélaire
1988 : Le « Kamishibaï » et « Bidibul »
1994 : La coupe scolaire
1997 : Concer’Pop, campagne conçue pour le postobligatoire
2004 : Le programme pour la 1e année d’école
2008 : Le tapis de circulation
2018 : Films pour les 9e années, conçus et réalisés sur mandat par des étudiant-e-s de l’Ecole d’Arts appliqués de La Chaux-de-Fonds
2019 : Nouveau concept pour le postobligatoire
L’activité des policiers comprend également une participation active à l’élaboration de jeux, brochures et documents divers, destinés à compléter la formation dispensée en classe ou dans le contexte réel de la rue.