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Récit à la première personne qui met en scène les péripéties de Jasolav Hasek lors de son enrôlement dans l’armée révolutionnaire russe en 1918.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’y est pas question de scènes de batailles entre les Blancs et les Soviétiques mais principalement de la bêtise des dirigeants dans son propre camp. D’une ironie féroce cette histoire que l’on aimerait prendre pour une fable, révèle certains désastres du communisme dès ses débuts.
Ce récit plus court que celui du Brave Soldat Chvéïk mondialement connu, reprend les thèmes de l’idiotie, de la vie de soldat et des aventures absurdes de l’armée dans cette même veine noire ironique mais contrairement à son personnage Chvéïk, un gentil idiot, il se présente sous les traits d’un personnage rusé et débrouillard.
Jaroslav Hašek (1883-1923) fut une figure typique de la bohème pragoise et des milieux anarchistes. Tour à tour journaliste, voleur et vendeur de chiens, soldat et pilier de brasserie, il fonda dans la littérature tchèque moderne le genre de la tradition orale, continuée ensuite par Bohumil Hrabal notamment. Son Brave soldat Chvéik, traduit dans plus de cent cinquante langues, est reconnu comme l'un des meilleurs romans satiriques de la littérature.