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Abstract
Enseignant l’histoire depuis plusieurs années dans un établissement secondaire vaudois, j’ai pu constater qu’il était difficile d’évaluer les apprentissages des élèves. Après avoir suivi le cours MSENS32 : « Pratiques d'enseignement et d'évaluation au service des apprentissages », j’ai décidé de proposer aux élèves de deux classes de 9eVG une évaluation en histoire réalisée en référence au modèle de l’alignement curriculaire élargi. L’outil d’évaluation - une grille critérielle - se fonde sur des critères, pondérés qualitativement en fonction de l’importance de leur contenu par rapport aux objectifs d’apprentissage afin de produire une note référée à des unités d’apprentissage. Dans le cadre de ma recherche, la grille critérielle est comparée à une grille de critères pondérés par des points, dont le modèle théorique est celui de l’approche par compétences. La question de recherche est la suivante : dans une démarche comparative, à quelles conditions une évaluation critérielle permet-elle d’évaluer qualitativement les apprentissages des élèves en histoire et dans quelles mesures peut-elle apporter des informations sur la progression des apprentissages ? Le modèle théorique de l’étude est celui de l’alignement curriculaire. Il se fonde aussi sur les recherches portant sur les modalités de l’évaluation sommative, les critères et le jugement professionnel. La recherche est une approche qualitative par contextualisation. Les données récoltées sont le fruit d’observations et de remarques réalisées lors de la construction, la passation et de la correction de l’évaluation sommative. La discussion autour des résultats met en perspective que l’évaluation critérielle permet d’évaluer qualitativement les apprentissages en histoire lorsque les critères sont construits sur des contenus en lien avec l’alignement curriculaire. Présenter la grille d’évaluation avant l’évaluation permet d’en faire un outil de soutien aux apprentissages. La pondération est un enjeu majeur de la recherche. La comparaison des deux grilles s’arrête notamment sur la différence de pondération des critères et le lien « critères-note-feedback ». La pondération qualitative des critères permet de rendre la note plus lisible et simplifie la construction du feedback. Les limites de ce modèle dans le cadre institutionnel actuel sont également discutées.