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Le Nicaragua

Le Nicaragua est le plus grand pays d’Amérique Centrale, il s’étend sur 130'000 km2 dont plus de 10'000 km2 sont représentés par deux grands lacs.
Il est généralement divisé en 3 grandes zones.
C’est une longue bande de terre très fertile qui part de la frontière avec le Costa Rica (au sud) et court jusqu’au golfe de Fonseca (face au El Salvador). Elle est bordée, à l’ouest par l’océan et à l’est par la chaîne des volcans. Le pays en compte 58 dont plusieurs sont en activité. Cette plaine est parsemée de lacs et de lagunes d’origine volcanique. Il y a deux grands lacs, le lac de Managua (Xolotlan) et le lac Nicaragua (Cocibolca). Ils sont reliés par la rivière Tipitapa. Le lac Cocibolca couvre plus de 8'000 km2 et comporte plusieurs îles. Il s'agissait certainement d'une baie de l'océan Pacifique qui s'est refermée lors d'un soulèvement techtonique, car il comporte de nombreuses espèces marines aclimatée à l'eau douce : des sardines, des poissons scie et des requins.
Pour en savoir plus sur les volcans, voici une excellente page perso.
Ici se trouvent les principales villes : Managua (la capitale), Leon, Granada, Masaya, Chinandega, Corinto (le port principal). C’est la partie la plus peuplée du pays.
Deux lacs séparent la côte pacifique de la montagne. Par ordre d’importance, il y a la lac du Nicaragua (8'200 km2), Cocibolca en langue indigène (la mer douce) et le lac de Managua (2'000 km2), Xolotlan en langue indigène.
Ces montagnes ne sont pas très élevées, le sommet principal, le Mogoton, culmine à 2'000 mètres, près de la frontière avec le Honduras. C’est une région de forêts, de culture du café, de cultures vivrières et d'élevage de bovins.
Les villes principales de cette zone sont : Matagalpa, Jinotega, Esteli, Ocotal, Somoto.
Comme le montre la carte ci dessous, au Nicaragua, les reliefs traversent le pays en séparant la façade Caraïbes (Atlantique), de la façade Pacifique.
Carte en relief du Nicaragua
Cette zone représente 51% de la superficie du pays. C’est aussi la moins peuplée. Ce sont des collines couvertes de forêts pluviales entre lesquelles coulent des fleuves sinueux, les principaux sont : Le rio Coco (qui forme la frontière avec le Honduras, le rio San Juan dont la berge droite forme la frontière avec le Costa Rica, le fleuve est donc entièrement au Nicaragua), le rio Grande de Matagalpa, le rio Prinzapolka, le rio Escondido. La plaine côtière est souvent marécageuse.
La ville la plus importante de la côte caraïbe est Bluefields suivie de Puerto Cabeza (Bilwi) et du triangle minier : Rosita, Siuna, Bonanza.
Sur la côte pacifique et la montagne, il est tropical avec 2 saisons bien marquées : la saison sèche de novembre à avril et la saison humide de mai à octobre. La température peut y être assez élevée, jusqu’à 40 degrés, surtout avant l’arrivée des pluies. En saison humide, la pluie tombe généralement en fin d’après-midi pendant quelques dizaines de minutes. Il fait beau avant et après l’orage. La température oscille entre 28 et 33 degrés.
La côte caraïbe est plus humide que la côte pacifique, il y pleut très souvent.
Les plaines sont chaudes et couvertes de forêts denses lorsqu’elles n’ont pas été rasées (forêts de type tropical sec sur le pacifique et tropical humide sur les caraïbes). Les reliefs sont plus frais avec des forêts de pins.
Les informations ci dessous ont été trouvées en feuilletant le livre de Géographie que Monsieur Jaime Inser Barquero a rédigé sur son propre pays et aussi sur le site d’INETER (Institut Nicaraguayen d’Etudes Territoriales). M. Philippe François (qui a remis ce document au ouèbmaster) vous propose donc ce résumé.
Position géographique :
Le Nicaragua fait partie de l’Amérique Centrale, ce pont étroit qui relie 2 masses continentales : l’Amérique du Sud et l’Amérique du Nord. Il sépare ainsi le gigantesque Océan Pacifique de la mer des Caraïbes et de l’Atlantique.
C’est un pays tropical car situé entre l’équateur et le tropique du cancer. Il est dans l’hémisphère Nord, précisément entre 11 et 15° de latitude.
Du fait de sa longitude (entre 83 et 88°), il y a 6 heures de retard par rapport à l’heure universelle de Greenwich. ( 24 heures x 86° / 360° = env. 6 heures)
L’ensoleillement - conséquence de sa position géographique :
Du fait de cette position dans la zone tropicale Nord, on observe les conséquences suivantes :
Le soleil se lève toujours aux environs de 6h du matin et la durée des jours varie peu tout au long de l’année. Comme en Europe, c’est le 22 décembre qui est le jour le plus court, mais il dure encore 11h15mn pour moins de 9 heures en Europe centrale. Le jour le plus long ne dure que 12h45mn (le 21 juin) alors qu’en Europe centrale, nous avons presque 16 heures de soleil.
Le soleil monte très haut dans le ciel, et à midi, ses rayons tombent quasiment à la verticale.
Comme le montre le schéma ci dessous, deux fois par an, en avril et en août, le soleil de midi passe exactement par la verticale du Nicaragua (ce qui n’arrive jamais en Europe). La puissance de chauffe du soleil est alors à son maximum et les températures augmentent au cours de ces 2 mois. Au contraire, en décembre et janvier, les températures à midi redescendent en dessous de 30°C car les rayons du soleil sont inclinés et les jours sont plus courts.
En conséquence, sur une année complète, la différence de température moyenne n’est que de l’ordre de 5°C pour un même endroit entre les mois les plus chauds (avril-mai) et les mois les plus froids (janvier-février)
A noter aussi un phénomène que nous ne connaissons pas ici. Le point culminant du soleil passe du Nord au Sud en cours d’année. D’un point de vue pratique, ceci signifie que la face Nord d’un édifice est exposée au Soleil pendant 4 mois (de fin Avril à mi-Août) alors que durant les 8 mois restants, c’est la face Sud qui est illuminée. C’est un phénomène particulier qui est pris en compte en architecture, par exemple.
Le régime des vents :
Les vents viennent essentiellement de l’Est, de la mer des Caraïbes (océan Atlantique). De novembre à février, ce sont les alizés de Nord- Est qui soufflent en provenance de la mer des Caraïbes avec une vitesse d’environ 30 à 40 km/h. Il s’agit de vents réguliers et secs qui sont responsables de la sécheresse observée pendant ces mois. Ils dispersent les nuages dont la formation est également ralentie par l’ensoleillement moindre en cette période de l’année.
Six mois plus tard (en mai), alors que la chaleur dégagée par le soleil est à son maximum et donc l’évaporation aussi, les vents arrivant de l’est sont chargés d’humidité. On parle de vents de moussons. Ils apportent de fortes pluies.
Pour ces raisons, le climat ne connaît que 2 saisons :
Une saison sèche, appelée l’été : « el verano », saison sans pluie allant approximativement de novembre à avril
Une saison humide, appelée l’hiver « el invierno », saison avec pluies allant approximativement de mai à octobre.
Les pluies :
Les reliefs interceptent les pluies arrivant par l’Est. En conséquence, les pluies se concentrent en majorité sur la côte Atlantique. C’est aussi pour cette raison que la saison des pluies est plus longue sur la côte Atlantique.
Comme le montre la carte ci dessous, il tombe de 3 à 5 mètres d’eau par an sur la côte Atlantique alors que sur la côte Pacifique (Managua, Leon, Chinandega,… ), il n’en tombe qu’environ 1 mètre.
Même si le total annuel des précipitations est 3 à 4 fois plus important sur la façade Atlantique, c’est dans la partie Pacifique que les pluies sont les plus intenses. Sur les villes de Leon, Chinandega ou Corinto, il peut tomber 300 à 500mm d’eau en seulement 24 heures.
La moyenne annuelle de jours pluvieux (plus de 0.5mm d’eau) augmente en allant d’Ouest en Est. Elle passe ainsi de 60 jours dans la région Pacifique à 240 jours sur l’Atlantique.
Carte de la pluviométrie au Nicaragua
La saison des ouragans au Nicaragua est la même que pour la mer des Caraïbes, le golfe du Mexique et l’Atlantique Nord. Elle coïncide avec la saison des pluies. Elle commence en juin et s’arrête en novembre. Ceci ne signifie pas qu’en mai et même en décembre, le pays ne puisse pas être affecté par un ouragan.
Entre 1892 et 1998, le Nicaragua a été frappé par 19 ouragans, 21 tempêtes tropicales et 2 dépressions tropicales.
Le risque d’ouragan est maximum en septembre et octobre. Plus précisément, suivant les mois, les probabilités de ces phénomènes sont les suivantes : 30% en septembre, 25% en octobre, 12.5% en juin, 10% en juillet et décembre, 7.5% en mai et 5% en août.
La carte ci dessous indique les trajectoires de ces tempêtes tropicales ou ouragans. A nouveau, on observe que c’est la côte Atlantique, la plus touchée.
Généralement, un ouragan reste sur la mer et se transforme plus ou moins rapidement en tempête tropicale quand il arrive sur les terres, car il perd alors de son énergie.
Que faire lorsqu'on est dans un zone où un ouragan va passer ?
La première chose à faire est de partir. Vous aurez entre 24 et 48 heures pour fuir ou vous préparer.
Si cela s'avère impossible, se diriger vers un lieu de regroupement, un lieu sécuritaire (école, caserne). Prenez avec vous vos effets, mettez vos documents dans plusieurs sacs platiques (pour avoir plusieurs couches) car il pleut beaucoup. Prenez votre pharmacie, achetez de quoi manger et faites des réserves d'eau potable. Achetez une lampe de poche (pas de bougies) et, si vous parlez espagnol, une radio (à piles) afin d'être tenu au courant de la situation.
Tenez-vous loin des fenêtres quand vous dormez. Le vent brise les fenêtres et vous pourriez être blessé par les éclats.
Trajectoires des Ouragans (en rouge) et desTempêtes tropicales (en jaune) qui ont touché le Nicaragua
Références :
Geografia dinamica de Nicaragua - Jaime Inser Barquero - Hispamer 2000 Quebercor World Bogota
INETER : http://www.ineter.gob.ni/
Ils sont fréquents uniquement sur la côte pacifique. C’est là que la plaque caraïbe rencontre la plaque coco. C’est donc là que se trouve la chaîne des volcans. Faites la différence entre les « temblores » qui sont de petites secousses sans gravité, parfois on ne les remarque pas, et les « terremotos » qui sont les tremblements de terre. Sachez qu’il est très fréquent que les chiens hurlent à la mort avant un tremblement de terre. Managua, la capitale, a été dévastée en 1885, 1931 et 1972.
En cas de terremoto, mettez-vous immédiatement dans une zone sécuritaire : à l'intérieur, couché au pied d'un lit ou d'un canapé, dans le triangle de survie; à l'extérieur, dans une zone dégagée, sans passage de fils électriques.