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- Audio 3 min.
- 17 octobre 1957
- Miroir du temps
La journaliste de Radio-Lausanne Marianne Monestier a soigneusement écrit ses questions. Albert Camus y répond en parlant comme l'un de ses livres.
Cette interview est diffusée dans l'émission Miroir du temps le jour de l'annonce de son prix Nobel de littérature, le 17 octobre 1957.
L'écrivain évoque la liberté, l'individualisme, la littérature et l'art, ses livres et le succès qu'ils rencontrent auprès de la jeunesse.
(Source photo: Albert Camus en 1957, Wikimedia)
Issu d'un milieu très modeste, Albert Camus, né en 1913 à Mondovi en Algérie, entama des études de philosophie qu'il ne put achever, souffrant de la tuberculose. De 1934 à 1937, il adhéra au Parti communiste, fonda le Théâtre du Travail et publia un premier recueil d'essais.
Secrétaire de rédaction au journal France Soir, de 1940 à 1941, il entra dans la Résistance et devint, à la Libération, rédacteur en chef du journal Combat.
La publication en 1942 du roman L'Etranger et de l'essai Le Mythe de Sisyphe lui apporta une renommée qui s'accrut avec la mise en scène de ses pièces de théâtre.
La parution de L'Homme révolté en 1951 entraîna sa rupture avec Jean-Paul Sartre, ce dernier lui reprochant de confondre dans une même critique nazisme et stalinisme alors que Camus cherchait à définir une morale collective qui exaltât la solidarité humaine face au mal.
La remise en cause radical de l'existentialisme sartrien, avec la parution de La Chute et ses prises de positions durant la guerre d'Algérie rencontrèrent une certaine incompréhension dans le public. Il reçut le Prix Nobel de littérature en 1957. Trois ans plus tard, il se tuait dans un accident de voiture.