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En approuvant le rapport «Professions libérales: quel est leur poids dans l'économie nationale?», le Conseil fédéral a donné suite au postulat Cassis du 29 septembre 2011 (11.3899). Cette étude analyse l'importance économique en Suisse des professions dites libérales, qui regroupent notamment les architectes, les ingénieurs, les avocats, les notaires, les réviseurs, les médecins et les pharmaciens.
En 2012, près de 390 000 personnes, soit 9,3 % de l'ensemble de la population active occupée, exerçaient une profession libérale, contre 8,2 % en 2003. Au cours de la dernière décennie, les professions libérales ont connu une croissance de l'emploi nettement supérieure à la moyenne. La libre circulation des personnes a favorisé cette tendance, avec notamment une immigration en provenance des Etats de l'UE/AELE fortement axée sur les professions libérales. Dans ces professions, l'accès au marché présuppose la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles. En l'occurrence, les procédures sont rodées et fonctionnent bien dans les deux sens.
La forte immigration de ressortissants exerçant une profession libérale s'inscrit dans le sillage de l'ouverture du marché et, surtout, fait écho à la demande croissante de l'économie suisse pour une main-d'œuvre hautement qualifiée. L'immigration a contribué à atténuer la pénurie de spécialistes dans plusieurs segments des professions libérales. Le taux de chômage y est resté nettement inférieur à la moyenne, et les revenus n'ont guère été mis sous pression, à l'exception du secteur technique, dans lequel des signes donnent à penser que les nouveaux venus ont touché des revenus légèrement inférieurs à ceux des résidents.
Le Conseil fédéral s'attache à créer de bonnes conditions-cadre pour les professions libérales. L'un des aspects essentiels concerne leur réglementation par l'Etat. Ces dernières années, différentes réglementations cantonales régissant les professions libérales ont été remplacées par des règles de droit fédéral. Ces changements ont permis à la fois de lever des entraves à la concurrence sur le marché intérieur suisse et de créer de bonnes conditions pour la mise en œuvre de la libre circulation des personnes. Grâce à ces mesures, la contribution économique positive des professions libérales a été renforcée.
Adresse pour l'envoi de questions:Bernhard Weber, chef suppléant du secteur
Analyse du marché du travail et politique sociale, SECO,
tél. 031 322 28 80
Antje Baertschi, cheffe de la Communication, SECO,
tél. 031 323 52 75