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01/04/2017
Titre : Going postal (Discworld 33, Moist von Lipwig 1)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 13 février 2014
Pages : 496
Moist von Lipwig n'est qu'un nom. Un nom inconnu car son détenteur a utilisé de nombreux alias durant sa carrière d'escroc. Mais la justice du Patriciens, et la garde, l'ont rattrapé. Après plusieurs mois dans un cachot à creuser le mur avec une cuillère il est enfin soumis à la mort par pendaison pour ses nombreux crimes et les dégâts qu'il a commis. Mais, le Patricien a d'autres plans. Après avoir sauvé la vie de Moist von Lipwig il lui soumet un choix: prendre la tête de la poste d'Ankh-Morpork ou prendre la porte (suivie d'une chute fatale). Ce que Moist von Lipwig ne sait pas c'est que la poste n'est plus qu'une coquille vide. Le bâtiment est en déliquescence, ses biens ont été volés, il n'y a plus que deux employés ainsi qu'un chat et les couloirs sont remplis de lettres qui n'ont pas été acheminées! Relancer la poste est un travail qui pourrait bien ne se terminer qu'à la mort. De plus, les citoyen-ne-s de la ville font maintenant confiance aux Clacks pour acheminer leur message en vitesse et en sécurité bien que le réseau soit de plus en plus cher et de moins en moins fiable. Comment une poste qui peut mettre plusieurs mois à donner une lettre peut-elle concurrencer un service quasiment instantané?
Encore une fois, on retrouve le thème favori de Pratchett: les histoires et leur pouvoir. Deux personnages dans ce roman utilisent des histoires afin de gagner de l'argent et de l'influence sur les autres personnes. Ce sont Moist von Lipwig et Reacher Gilt. Les deux expliquent que leur réussite ne dépend pas de leur capacité mais de leur réussite à vendre une histoire. Ainsi, ce tome est, en quelque sorte, une confrontation entre deux histoires construites et mise en scène par deux escrocs. Cependant, à mon avis, le thème principal de ce tome, premier de son cycle mais que l'on pourrait relier à Industrial revolution, est le capitalisme. En effet, les clacks sont une invention d'un groupe de personnes qui essaient de nouvelles choses. Dans ce tome, il est expliqué que ces personnes ont été volées par un consortium de financiers qui ont manipulé les chiffres en grands maîtres. Les capitalistes sont dépeints comme des ignorants imbéciles qui ne comprennent pas le système qu'ils possèdent mais qui ne souhaitent que créer de l'argent. Ainsi, on peut voir dans la seconde privatisation des Clacks une forme de privatisation d'un bien public. Il y a un réseau qui demande de la maintenance et un service impeccable. À partir du moment où des privés achètent le tout, la maintenance est mise à l'arrêt tandis que le service devient de moins en moins bon au service d'un profit plus important. Ainsi, Pratchett décrit ce qui arrive quand on privatise un réseau.
Bien entendu, on ne peut pas ne pas voir une lutte entre l'internet et la poste. Bien que les Clacks ressemblent bien plus au télégraphe qu'à l'internet le fonctionnement est proche du WEB. Ainsi, l'un des groupes se nomme GNU. Pratchett serait-il linuxien? Ce même groupe aime pirater le système afin d'y implanter ses propres codes et d'en vérifier le fonctionnement. Les employé-e-s des Clacks sont elleux-même des passionné-e-s qui bricolent quand cela est possible. On pourrait même penser que le fonctionnement des codes des Clacks est proche du fonctionnement de l'Internet avec des messages clairs et accessibles et tout un univers sombre qui permet au web de fonctionner. La lutte avec la poste est aussi celle entre l'efficacité et la rapidité et l'univers plus charnel des lettres. Moist von Lipwig joue, bien entendu, avec les problèmes des Clacks mais il démontre aussi que les lettres ont des effets bien plus intenses qu'un message virtuel. Ainsi, les premières lettres délivrées dans le tome crée des drames qu'ils soient romantiques ou des émeutes! Au final, Pratchett signe ainsi une forme d'ode aux lettres tout en ne descendant par l'internet en flammes.
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***** Encore une fois, un tome qui s'inscrit dans un Disque-Monde mature qui permet de s'intéresser à son fonctionnement réel tout en faisant le lien avec notre propre monde.
Image: Site officiel
30/04/2014
Il est temps de retourner dans l'univers du Disque-Monde. En effet, il n'existe pas une ni deux mais trois adaptations des livres de Pratchett. La troisième suit les aventures du livre Going Postal. Elle commence alors que Moite Von Lipwig est arrêté par la milice d'Ankh-Morpork. En effet, cet homme est un escroc dont les méfaits ont eu des répercussions très importantes sur la vie des citoyens du Disque-Monde. Après une fausse pendaison pour ses crimes il se voit offrir un choix par le Patricien: la mort ou reprendre la poste. Bien que ce dernier choix ait l’avantage d'éviter la mort immédiate ce n'est pas un métier sûre. Tous les anciens chefs de la poste sont morts dans d'étranges circonstances et les gens préfèrent utiliser le système bien plus rapide du Clac. Cependant rien ne saurait arrêter un escroc aussi ingénieux que Moite Von Lipwig.
La première adaptation m'avait fait rire. La seconde m'avait un peu déçu. Cette troisième adaptation, par contre, est celle que je préfère. Ceci a peut-être un lien avec le fait que c'est la première que j'aie vue par un bel après-midi pluvieux et froid d'hiver il y a quelque temp. J'avais adoré. Et la seconde fois fut toujours aussi bien. Mieux même puisque, cette fois, je pus regarder le film en version originale. Les personnages sont savoureux et on note que le patricien est joué par quelqu'un de bien connu des personnes qui suivent Game of Thrones. L'intrigue permet de jouer sur les problèmes de communications que ce soit comme technologie ou comme moyen de marketing. C'est donc un très bon téléfilm que je regarderais à nouveau avec plaisir.
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Le scénariste est voué au septième cercle des enfers.
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Twilight.
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Film de vacances.
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Bon scénario. Drôle avec des personnages attachants. La qualité assez médiocre des effets spéciaux lui donne un certain charme.
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Joss Whedon.