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Il prévoit la mise en place d'un réseau mondial de télescopes de taille moyenne, de caméras, d'appareils photographiques et d'ordinateurs pour enquêter sur les objets volants non identifiés, les OVNIs.
Vu les recherches récentes montrant l'existence dans notre galaxie de nombreuses planètes similaires à la Terre, "nous ne pouvons plus ignorer la possibilité que des civilisations technologiques aient existé avant la nôtre", a déclaré le professeur Avi Loeb. "L'impact que toute découverte de technologie extraterrestre pourrait avoir sur la science, notre technologie et notre conception du monde dans son ensemble, serait énorme", a-t-il ajouté.
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Le projet inclut des chercheurs des universités américaines de Harvard, de Princeton et de Caltech, ainsi que de Cambridge, au Royaume-Uni, et de l'Université de Stockholm.
Pour Willy Benz, professeur d'astrophysique à l'Université de Berne,"la question est parmi nous depuis des décennies".
Il se réjouit qu'une méthode rigoureuse soit développée pour investiguer les phénomènes observés depuis si longtemps: "On aimerait savoir ce qu'il en est. Donc on applique les méthodes scientifiques. L'idée est de mettre des caméras, des observations en place, de manière à avoir des preuves scientifiques que ces objets-là, premièrement, existent... et ne sont pas les résultats d'hallucinations, de phénomènes météo, ou tout autre explication. Mais qu'on essaie vraiment scientifiquement de les démontrer", note-t-il au micro de Forum.
>> Ecouter le Point J s'interroger sur l'origine des OVNI:
"Archéologie de l'espace"
Cette annonce intervient un mois après la publication par le Pentagone d'un rapport sur les ovnis, qui a conclu que des dizaines de phénomènes aériens constatés par des pilotes militaires ne pouvaient pas être expliqués.
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"Ce ne sont pas les hommes politiques ou les militaires qui doivent interpréter ce que nous voyons dans le ciel, parce que ce ne sont pas des scientifiques. C'est à la communauté scientifique de comprendre", a estimé le professeur Loeb, qui espère multiplier par dix le financement de son projet.
"L'honnêteté est le principe fondamental de la recherche", souligne Willy Benz. "Donc admettre honnêtement qu'il y a des choses qu'on ne comprend pas, c'est le b.a.-ba du progrès, quelque part. Parce que ça motive à l'étude de ces objets, de ces phénomènes, et on finira par comprendre. Tout ce qu'on ne comprend pas ne veut pas dire que ça a une origine extraterrestre".
Outre les OVNIs, levise à étudier les objets interstellaires qui traversent notre système solaire et à rechercher d'éventuels satellites extraterrestres qui observeraient la Terre.
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Avi Loeb y voit une nouvelle branche de l'astronomie, baptisée "archéologie de l'espace", complémentaire du projet SETI de recherche d'intelligence extraterrestre, lequel cherche à déceler des signaux radiodiffusés d'origine extraterrestre.
Ce chercheur israélo-américain de 59 ans est l'auteur d'un article scientifique controversé, qui suggérait qu'un objet interstellaire ayant brièvement traversé notre système en 2017 aurait pu être une sonde extraterrestre à propulsion solaire.
>> Ecouter la chronique de Benjamin Luis sur l'astrophysicien Avi Loeb:
sjaq avec l'ats