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Cette série d'émissions diffusée en 2010 mêle interviews, témoignages et archives qui permettent de découvrir la vie et l’œuvre musicale d’un immense artiste, timide et attachant, disparu le 14 mars 2009. Rencontres plurielles et singulières avec sa famille, ses amis, ses partenaires musicaux, tous celles et ceux qui ont accompagné Bashung, rebelle céleste, à différents moments de sa carrière.
Personnage mystérieux, Alain Bashung entretenait des relations compliquées avec son entourage. Les circonstances de sa naissance et son éducation confiée à ses grands-parents d’adoption expliquent peut-être sa quête d’une famille stable, aussi bien sur le plan professionnel que sur le plan affectif.
Est-ce pour cela que le succès fut long à venir? Bashung débute comme chanteur à voix dans les années ‘60, et s'inscrit bien dans l'air du temps avec des chansons éditées en 45 tours. La rencontre avec le parolier Boris Bergman est déterminante: "il y a une alchimie très particulière entre Bashung et Bergman", explique Gérard Suter, réalisateur de cette série d'émissions. "Bashung se libère, s'ouvre, et se met à chanter des textes beaucoup plus autobiographiques." Ce sera "Roulette Russe" (1980), tiré par "Gaby, Oh! Gaby", qui n'est publié dans un premier temps qu’en 45 tours à la faveur d'une "queue de session", un reste de jours de studio destiné à un autre musicien.
Bashung, en tout cas, gère mal ce succès. Toute sa carrière ne sera qu'une fuite permanente pour échapper à la prison des formats.
"Bashung, de l’aube à l’aube ", série musicale réalisée par Gérard Suter, diffusée pour la première fois durant l'été 2010 sur La Première dans le cadre des Radios Francophones Publiques