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Le but de ce travail est d’étudier l’évolution en surface du glissement du Pont Bourquin. Actif depuis 2004, il affecte des unités de gypse, flysch et schistes. D’une profondeur de 20-30m l’instabilité active glisse de manière rotationnelle dans sa partie supérieure.
Afin d’assurer une certaine redondance, 4 méthodes complémentaires ont été employées : le dGNSS, la station totale, la photogrammétrie et le Lidar. Des campagnes ont été effectuées entre 2019 et 2020 sur l’intégralité du corps en mouvement. Des repères dGNSS et des prismes pour la station totale ont été installés sur les zones géomorphologiques les plus représentatives du glissement. Il s’avère que la vitesse va de 5 cm/an dans la partie supérieure à 3.80 m/an sur la partie centrale reposant sur les schistes et flysch. La vitesse ralentit ensuite sur le pied. Il s’avère que ce dernier semble être compressé et sa rupture future est possible à moyen terme.
Le glissement montre des indices de rétrogression, Les niches d’arrachement s’approchent et se développent toujours plus près du chalet à l’amont.
Les changements climatiques peuvent aussi avoir joué un rôle : par l’augmentation de la température, les chutes de neiges se feraient moins fréquentes à l’inverse de fortes pluies. Les températures proches de zéro ralentissant l’instabilité, cela impliquerait une activité du glissement allongée du début du printemps à la fin de l’automne. Avec un pic en début d’Eté, dû à la fonte plus rapide du manteau neigeux ainsi qu’aux premiers orages.