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Bienvenue à John Mansfield dans notre NCCR !
À partir du 1er août, le linguiste John Mansfield rejoindra l’Université de Zurich et le PRN Evolving Language comme professeur assistant en linguistique anthropologique. « Mon sujet d’intérêt est la diversité des langues du monde, et notamment les processus de changement linguistique qui conduisent à leurs différence. » Pendant ces 9 années de carrière à l’Université de Melbourne, il s’est spécialisé dans les langues aborigènes du nord de l’Australie.
Un des résultats préférés de John dans sa recherche est sa découverte de comment le vocabulaire est emprunté entre les langues aborigènes et l’anglais. « Même dans les groupes Aborigènes qui ne parlent pas beaucoup anglais, du nouveau vocabulaire est intégré comme changement langagier. Mais en même temps, l’échange de vocabulaire entre les langues aborigènes est strictement réglementé. C’est une évolution fascinante ! » Le sens des mots peut aussi radicalement changer quand ils sont empruntés.
Dans le passé, John a déjà collaboré avec des personnes associées au PRN. En 2017, il a participé à une étude sur la structure des langues du monde aux côtés de Balthasar Bickel et Sabine Stoll. « Nous avons montré qu’il y a un motif à travers les langues, où des inflexions de catégories similaires (par exemple pour le temps du verbe ou le sujet) ont tendance à être dans la même position dans les mots. »
Récemment, il s’est intéressé à comment une langue diverge, c’est-à-dire comment un dialecte se différencie progressivement jusqu’à devenir une langue à part entière. « Il y a des milliers de langues sur Terre, donc il est intéressant de savoir comment cette diversité est née. » Il prévoit de poursuivre son enquête au sein du PRN. « Il y a même quelques similitudes entre les écologies linguistiques du suisse-allemand et des langues aborigènes, donc il sera intéressant d’en apprendre plus sur cela ! »
En déménageant depuis l’Australie vers la Suisse, la biodiversité de son pays d’origine lui manquera. « Mais je me réjouis de voir les montagnes et les lacs de Suisse, ainsi que de collaborer avec des chercheuses et chercheurs venant de partout dans le monde. »