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Conflits politiques et idéologiques
La période de 1815-1848 est marquée en Valais par des conflits politiques et idéologiques durant lesquels les différents partis tentent d’asseoir leurs positions. De 1839-1848, c’est l’affrontement. Les élections de 1837 modifient la physionomie de la Diète cantonale. Plusieurs dizains demandent une modification de la Constitution valaisanne. D’inspiration démocratique modérée, la nouvelle Constitution du 30 janvier 1839 fait du Valais une démocratie représentative indirecte. Ni l’élection directe par le peuple, ni le référendum obligatoire en matière législative ne sont institués. D’une manière générale, la charte reste éloignée des aspirations populaires encore latentes. Petit à petit, les antagonismes s’aggravent entre les libéraux et les conservateurs, entre Bas et Haut-Valais. Pour éviter une scission du Valais, la Diète fédérale demande l’élaboration par toutes les parties du canton d’une charte de conciliation. Mais les oppositions demeurent. Le Valais est au bord de la guerre civile. En 1839, il recouvre cependant une unité provisoire. Pour les libéraux, un esprit de réconciliation va désormais unir tous les Valaisans pour le bien commun dans le cadre de la démocratie représentative.
Sommaire
Le pouvoir libéral
De 1839 à 1842, c’est le pouvoir libéral qui occupe le devant de la scène. Bien que réunifié, le Valais n’a pas partout les mêmes intérêts. Pour les libéraux, la réalisation d’un programme s’avère difficile. L’instruction publique, le droit de référendum ainsi qu’une nouvelle loi électorale sont parmi leurs préoccupations principales. Profitant de plusieurs années de luttes, les forces traditionalistes s’organisent et profitent de l’usure des libéraux. Dès la fin de l’années 1842, le gouvernement libéral perd progressivement le contrôle du pays et le pouvoir réel, au profit des organisations partisanes.
L'affirmation du radicalisme
Au début des années 1830, la stratégie libérale, modérée et réformiste, provoque l’apparition d’une critique « radicale ». Dès 1840, à la suite de l’éclatement du groupe libéral et de la mise en échec du gouvernement, la politique radicale s’affirme. Les radicaux vont provoquer le durcissement du conflit politique et la bipolarisation du Valais entre deux forces idéologiques, radicale et conservatrice.
Le conservatisme
Dès 1842, le consensus politique se dégrade et les forces antilibérales se regroupent en vue de renverser le régime. Pragmatiques, les conservateurs s’intègrent au jeu politique avec une facilité de récupération qui leur permet d’élaborer une doctrine de combat. En mai 1843, le Grand Conseil se prononce pour un gouvernement de droite. Les libéraux perdent le pouvoir. Il s’ensuit un état d’anarchie. En juin 1844, on décide la révision de la Constitution qui sera acceptée quelques mois plus tard.
En décembre 1845, la communion spirituelle avec les régimes catholiques-conservateurs de Suisse entraîne le Valais à adhérer à l’alliance du Sonderbund. Mais en novembre 1847, il capitule. Vaincus, les catholiques-conservateurs ne sont plus en mesure d’exercer le pouvoir. Dès lors, ce sont les radicaux, notamment les exilés de 1844 rentrés avec les troupes fédérales, qui vont travailler à l’adaptation du canton aux nouvelles structures helvétiques ainsi qu’à sa régénération.
Bibliographie
- Histoire du Valais, Annales valaisannes 2000-2001, Sion, 2002
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