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Mettre fin à ces pratiques
Les mutilations génitales féminines (MGF) constituent une violation des droits humains et en particulier de l'interdiction de la torture du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde de droits de l'Homme et des libertés fondamentales (interdiction d'infliger des traitements inhumains).
Lorsqu'on parle d'ablation partielle ou totale du clitoris, on parle du gland (la partie externe et visible) du clitoris et non de l'organe en entier. Ainsi, les femmes, ayant subi une MGF et n’ayant pas de séquelles psychophysiques, peuvent avoir une satisfaction sexuelle normale. Selon la classification de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il existe 4 types de MGF :
- type I : ablation partielle ou totale du clitoris et/ou du prépuce (clitoridectomie)
- type II : ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres avec ou sans excision des grandes lèvres (excision)
- type III : rétrécissement de l'orifice vaginal avec recouvrement par l'ablation et l'accolement des petites lèvres et/ou des grandes lèvres, avec ou sans excision du clitoris (infibulation)
- type IV : toutes les autres interventions nocives pratiquées sur les organes génitaux féminins à des fins non thérapeutiques.
Les conséquences de l'excision sur la santé peuvent être, par exemple, des douleurs pendant les règles et au moment d’uriner, des infections, des rapports sexuels douloureux, la réduction de la libido ou un accouchement douloureux et difficile. Celles-ci dépendent du type d’excision et de la manière dont l'excision a été pratiquée.
Dans le monde
Plus de 200 millions de femmes et filles sont excisées, selon l’UNICEF. Chaque année, au moins 4 millions de jeunes filles sont victimes de cette pratique.
En Suisse
Quelques chiffres
Il est estimé à 22'410 le nombre de femmes et jeunes filles ayant subi ou risquant de subir l'excision au cours de leur vie, selon un rapport réalisé, en 2020, par le Conseil fédéral sur les mesures contre les MGF .
Les actions du BPEV
La problématique des MGF est traitée par le Bureau de promotion de l'égalité et de prévention des violences (BPEV). Par exemple, en 2018, ce dernier a mandaté l’Institut Swiss forum for migration and population studies de l'Université de Neuchâtel pour réaliser le rapport "Prévenir l’excision à Genève, étude appréciative des projets cantonaux genevois de prévention contre les mutilations génitales féminines (2007-2009 et 2013-2015) ". Cette étude donne un aperçu détaillé des actions et projets menés dans le canton de Genève concernant la prévention des MGF.
Dans le cadre du projet de prévention des mutilations sexuelles féminines du canton de Genève, le BPEV a édité, en 2014, la brochure Osons parler d'excision .est un manuel de prévention des MGF à l'intention du corps professionnel
Au niveau juridique ?
En 2012, une norme spécifique pour réprimer les MGF a été introduite dans le code pénal (CP) suisse (art. 124). Ce nouvel article de loi permet d’engager une action pénale contre les personnes qui font exciser dans un pays étranger une petite fille résidant en Suisse – même si la mutilation génitale a lieu dans un Etat où cette pratique n’est pas interdite par la loi.
Le savais-tu ?
Le Réseau suisse contre l'excision est une plateforme Internet où les femmes et les filles, victimes de l'excision ou menacées de l'être, et leurs familles peuvent s'informer des causes, des conséquences des MGF et des possibilités de soutien.
Le 6 février est la Journée internationale de tolérance zéro à l'égard des MGF, un objectif prioritaire de l’Agenda 2030 pour le développement durable, s'inscrivant dans le cadre plus large de l’objectif 5 des Objectifs de Développement Durable (ODD) qui vise à parvenir à l’égalité des sexes et à autonomiser toutes les femmes et les filles.
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