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Pour ce faire, Brin dresse le portrait de notre planète dans la seconde moitié du XXIe siècle : un monde où les États existent encore mais on perdu de leurs prestiges et de leur pouvoir (les États-Unis se sont disloqués et la Chine est devenu La grande puissance, par exemple), où les changements environnementaux ont modifiés la géographie (de nombreuses villes côtières ont été inondées) et où les réseaux se sont encore développés et la réalité augmentée "couvre" la réalité de nombreuses couches d'informations supplémentaires.
C'est dans ce contexte, non pas décrit mais vécu par les protagonistes de l'histoire, qu'un astronaute chargé de nettoyer l'espace proche des nombreux débris qui l'encombre, récupère un étrange ovoïde lisse qui est en réalité une capsule contenant les simulations virtuels de nombreuses entités extraterrestres.
Sur ce point de départ, David Brin créé un récit à facette qui suit l'astronaute ayant découvert ovoïde, un enfant autiste relié au réseau, une jeune journaliste d'investigation, un riche héritier ayant eu un accident, sa mère, un écrivain travaillant pour le mouvement de renonciation à la technologie, un pauvre chinois ayant peut-être mis la main sur un second ovoïde...
De ces différents personnages, Brin tisse un récit passionnant qui met l'humanité fasse à des choix pour assurer son avenir, explorer l'espace et entrer en contact avec d'autres civilisations. Le livre audio, en anglais, est agréable à écouter et possède plusieurs narrateurs qui facilitent le suivi du roman face aux changements de personnage focale du récit. Je regrette néanmoins une transition entre différentes époques (à partir du dernier tiers du roman) un peu abrupte et qui laisse certaines sous-récits un peu en plan. Malgré cette réserve, Existence est un roman passionnant, tous comme l'est la postface de l'auteur qui l'éclaire de manière intéressante.