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Dans cette édition 2022, Wim van Hyfte (photo) et Kroum Sourov soulignent que les investisseurs ne doivent pas minimiser le contexte politique et social des pays où ils investissent.
Dans son dernier rapport, Candriam sensibilise les investisseurs sur la nécessité de prendre en compte dans leur choix d’investissement des facteurs liés à l’Etat de droit où la nature du régime politique des pays. Ce rapport, rédigé sous la direction de Kroum Sourov, Lead ESG Analyst et Wim van Hyfte, Global Head of ESG Investments and Research est publié dans un contexte où les investisseurs font preuve d’un intérêt croissant pour les marchés émergents. Pourtant, les pays classés comme «libres» (par Freedom House) constituent une minorité parmi les émetteurs de dette souveraine émergente. Ces derniers temps, les régimes autoritaires ont également semblé offrir des rendements plus élevés sur leur dette, ce à quoi de nombreux investisseurs n’ont pu résister… Mais à quel prix?
Les principales conclusions du rapport:
- L'investissement dans les pays autocratiques n'est pas rentable à long terme. Alors que les investisseurs ont continué à acheter de la dette souveraine émise par des autocraties, attirés par les gains à court terme, l'analyse de Candriam montre que cela ne génère pas d'alpha sur le long terme et que, d'un point de vue fiduciaire, cela devrait être évité. En effet, selon le cadre de Candriam, les régimes autocratiques ne sont pas éligibles à l'investissement durable. Historiquement, la démocratie et le respect des droits de l'homme ont eu un impact positif sur les performances économiques des pays, et donc sur leur capacité à rembourser leur dette. Si l'on considère les données depuis 2006, les «pays libres» ont surperformé l'indice JP Morgan Emerging Markets Bond Index Global Diversified™ (EMBIGD) de 0,51% par an au cours des 16 dernières années, les pays «partiellement libres» ont sous-performé de 0,15% et les «non libres» de 0,47% au cours de la même période.
- L’édition 2022 du classement Candriam qui évalue l'aptitude relative des 123 pays à l'investissement durable, selon quatre piliers essentiels du capital durable (naturel, humain, économique et social), montre une importante chute des pays d’Asie, notamment la Chine, l’Inde, l’Indonésie et la Malaisie.
En matière de capital humain: l'Inde et le Pakistan ne figurent pas parmi les 100 premiers pays en matière de sécurité alimentaire, l’Indonésie se situant à peu près au 94e rang. Les conditions météorologiques extrêmes ont déjà menacé les cultures de riz dans plusieurs pays, y compris le plus grand exportateur de riz du monde, l’Inde.
En matière de capital naturel: l’Asie est l’un des pays les moins performants dans la composante de l’habitat naturel et de la biodiversité de ce pilier, la Chine, la Malaisie et l’Indonésie se situant en dehors des 100 premiers pays. La hausse des températures de surface s’accélère dans la région.
En matière de capital social: parmi les pays qui affichent les plus grandes améliorations en matière de responsabilité démocratique, il y a ceux qui aspirent à adhérer à l’UE, comme la Moldavie. La pire tendance a été observée pour Hong Kong, où les efforts de Pékin pour écraser le système démocratique ont été bien documentés.
En matière de capital économique: avec la surveillance de la transition énergétique mondiale comme pierre angulaire de l’évaluation de la capitale économique d’un pays, de sa compétitivité future sur les marchés mondiaux et de la décarbonisation progressive de son économie, l’Asie continue de se démarquer. La région reste le plus grand utilisateur de charbon au monde, ce qui est au cœur de sa mauvaise notation.
- En matière de développement durable, On constate que des pays d’Asie du Sud-Est ont également fait peu d’efforts de décarbonation : la Chine et l’Indonésie font moins bien que 80 pays sur 123, et la Malaisie (91e) et l’Inde (98e) font encore pire.
- Enfin, étant dans sa troisième année de publication, le modèle s'est avéré être un signal d'alerte précoce fiable pour les fonds durables de Candriam, en excluant la Russie bien avant la guerre de Poutine contre l'Ukraine, ce qui signifie que les stratégies durables n'ont pas été autorisées à détenir la dette souveraine russe.
Pour accéder au rapport complet cliquez ici