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L'intégration des migrants et des réfugiés est une tâche centrale de notre époque. C'est pourquoi, il y a un an, la FSEA a placé ce thème au centre de sa conférence sur la politique de la formation continue et a attiré l'attention sur divers points problématiques, dont une taxe d'intégration forfaitaire trop faible de la Confédération aux cantons.
Dans le cadre d'un programme d'intégration commun entre la Confédération et les cantons, ce montant passera de CHF 6'000 à CHF 18'000 par personne. Cela correspond aux calculs de la Conférence des gouvernements cantonaux.
Objectifs d'impact contraignants
Le programme d'intégration prévoit une intégration plus rapide des réfugiés et des personnes admises provisoirement dans le monde du travail. Elle fixe des objectifs d'impact contraignants à atteindre par le biais d'un processus d'intégration qui s'applique à tous les cantons. L'un de ces objectifs est que tous les réfugiés et les personnes admises temporairement aient une connaissance de base d'une langue nationale après trois ans.
Rôle important de la formation et de la formation continue
Dans l'ensemble, la formation et la formation continue jouent un rôle important dans le processus d'intégration. Des mesures concrètes de soutien devraient donc aller au-delà de l'acquisition de la langue et viser à préparer la formation post-obligatoire. Pour tous les réfugiés et les personnes temporairement admises en âge de travailler, une évaluation approfondie de leur potentiel sera également réalisée à l'avenir et ils seront accompagnés et conseillés par un expert tout au long du processus d'intégration.
Un investissement rentable
A partir de quelque 11'000 réfugiés reconnus et personnes admises provisoirement par an, cette procédure entraînerait des dépenses annuelles supplémentaires de 132 millions de francs à court terme, comme l'écrit le Conseil fédéral. Mais l'investissement en vaudrait la peine, selon le Conseil fédéral : les calculs montreraient que le programme d'intégration pourrait permettre au secteur public d'économiser jusqu'à quatre francs par franc investi dans les personnes en âge de travailler à long terme. Le programme d'intégration doit être mis en œuvre à partir du printemps 2019.
Ne pas oublier les étrangers travailleurs
La FSEA se félicite de la décision du Conseil fédéral et des cantons. Elle souligne toutefois qu'une grande partie des migrants vivant en Suisse ne proviennent pas du domaine de l'asile. Dans l'ensemble, il existe également un déficit de formation continue parmi les travailleurs migrants, y compris en ce qui concerne les compétences de base. Le risque de chômage est donc plus élevé. (RS)
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Texte de position de la FSEA (en allemand)