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Pour Roger Federer, la Coupe Davis devait être rénové, mais le Suisse "ne sait pas si c'est la bonne chose à faire", a-t-il déclaré à propos du projet radical de réforme de l'épreuve.
"En tout cas, la Coupe Davis devait faire quelque chose. Maintenant si c'est la bonne chose à faire, je ne sais pas", a confié à l'AFP le no 1 mondial en marge du Masters 1000 d'Indian Wells.
"Moi je suis plutôt d'avis de voir comment ça va se passer (...), si cet événement est aussi incroyable qu'on pense ou s'il est aussi nul qu'on pense", a poursuivi Federer.
Si la nouvelle formule, présentée au comité directeur de l'ITF le mois dernier, est adoptée en août par le comité directeur de l'instance internationale, la Coupe Davis sera complètement transformée à partir de 2019.
Au lieu de se disputer en quatre week-ends étalés au long de la saison, selon l'alternance des matchs à domicile et à l'extérieur, elle aura lieu sur une seule semaine en un lieu unique en fin de saison.
Cette réforme a été rendue nécessaire par le refus ces dernières années des meilleurs joueurs, dont Federer, Novak Djokovic et Rafael Nadal de disputer l'épreuve, une fois qu'ils l'ont remportée.
Ce projet a été critiqué avec virulence par plusieurs joueurs, actuels ou anciens, dont le capitaine de l'équipe de France, Yannick Noah, qui a remporté l'édition 2017.
"Je comprends les gens ou les joueurs qui disent que c'est la mort de la Coupe Davis parce que les matches à la maison et à l'étranger n'existeront plus pour les plus grandes nations", a confié Federer.
"On va voir ce qui va se passer, si c'est un succès ou pas", a-t-il conclu, alors que les joueurs doivent se réunir à Indian Wells pour discuter de cette réforme.
ATS