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«J'aimerais présider la future Assemblée constituante» écrit Bernard Meier, candidat sur la liste 7 www.proposition.ch. «D'accord, il faudrait d'abord que je sois élu, ce qui est loin d'être acquis pour une candidature comme la mienne, sur une liste comme la nôtre. » Passée la première séance présidée par le benjamin, il faudra que l'assemblée décide d'élire un président et non deux comme les Vaudois. «Pourquoi moi, alors? »
Bonne question Monsieur Meier. La réponse me paraît en revanche moins convaincante : « Parce que, dîtes-vous, j'émane d'une liste de candidats hors partis et resterai clairement indépendant sur ce plan. Parce que, comme mes 18 colistier-ère-s, je suis un "simple citoyen". Parce que… » Espérons que de nombreux simple citoyen soient élus. Dans ce cas, la concurrence sera rude. N’empêche, je vous parie que les constituants se doteront d’une présidence bicéphale: un homme, une femme, un ou une néophyte et un ou une expérimentée.
Une Constitution en 3D
Jean-Philippe Koch et Amiel Feldman, candidats à la Constituante sur la liste No 11 g[e]'avance imaginent pour leur part une Constitution en 3D. « Ainsi, expliquent-ils, sur le serveur officiel de la Chancellerie d’Etat, chacune des dispositions constitutionnelles pourrait être mise en lien, d'une part, avec sa loi de concrétisation (puis celle-ci avec ses règlements d'application) et, d'autre part, avec les sites des institutions et des administrations concernées, qu’on devrait pouvoir repérer sur une carte de géographie, etc. Une bonne idée qui existe ici et là à l’état d’ébauche. Et qu’illustre parfaitement le fonctionnement d’internet dont les liens hypertextes donnent effectivement plusieurs dimensions à n’importe quel texte. Mais il est vrai que des logiciels plus ou moins sophistiqués permettent de visualiser cette architecture hiérarchique.