Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06960.jsonl.gz/536

Dans un essai en plein champ de longue durée, des doses très élevées de boues d’épuration et de purin de porcs (2 et 5 tonnes de matière organique par hectare et par an) ont augmenté fortement les teneurs en éléments nutritifs du sol, particulièrement en phosphore. Un abaissement du pH a été constaté sur les parcelles sans fumure et celles recevant de fortes doses de purin de porcs. Des baisses significatives de rendements sont apparues sur certaines cultures ayant reçu de hautes doses de purin. Après plus de vingt ans d’essai, les teneurs en cuivre (Cu), en zinc (Zn) et en cadmium (Cd) des sols ont augmenté suite aux doses élevées de boues d’épuration et de purin de porcs. Dans certains cas, les teneurs en Zn et Cd atteignaient ou dépassaient les valeurs indicatives données par l’Ordonnance sur les sols (Osol). Epandues en plus petites quantités, les deux engrais montraient une bonne efficacité. Les éléments essentiels pour la plante (Cu et Zn) enrichissaient avant tout les parties génératives (grains) tandis que le Cd se retrouvait particulièrement dans les parties végétatives de la plante (feuilles et paille). La diminution de quelques dixièmes du pH du sol augmentait de façon drastique la teneur en métaux lourds des plantes. Même sur les parcelles sans fumure, l’abaissement du pH provoquait une augmentation des trois éléments analysés. Les défis futurs d’une production végétale durable porteront sur une fumure correctement adaptée aux besoins de la plante, un contrôle et un épandage irréprochables des boues d’épuration, une adaptation du cheptel à la surface agricole disponible, une diminution constante des teneurs en métaux lourds des sols, des boues d’épuration et des fourrages conforme aux prescriptions environnementales.
La fixation symbiotique de l'azote par des bactéries dans le sol en cohabitation avec des légumineuses entraîne une réduction du besoin en engrais. Dans les exploitations agricoles, ce paramètre n’est toutefois pas facilement mesurable. Or, des chercheurs d'Agroscope ont développé une méthode qui permet d'évaluer, au niveau de l’exploitation, les apports d'azote par la fixation symbiotique.
En Suisse aussi, la période de végétation s'est nettement allongée suite à l'augmentation des températures globales et régionales. À l’aide de données de l'Office fédéral de météorologie et de climatologie, Agroscope montre l'évolution de la période de végétation depuis le début du siècle dernier.
La réserve de minéraux phosphatés utile à la fabrication d’engrais pourrait être épuisée d’ici quelques décennies à l’échelle mondiale. Cette étude présente une piste pour recycler un sous-produit industriel suisse en engrais phosphaté.