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Les noms des Suissesses du relais quatre fois cinq kilomètres des ces JO resteront à jamais gravés dans les mémoires. Leur médaille est historique.Ce contenu a été publié le 22 février 2002 - 03:57
L'équipe féminine de ski de fond suisse a réussi à rentrer des Jeux olympiques avec une médaille de bronze au relais 4x5 km. Bien que légèrement en retrait de la lutte pour les deux premières places que se sont livrées les Allemandes (les nouvelles championnes olympiques) et les Norvégiennes, Andrea Huber, Laurence Rochat, Brigitte Albrecht et Nastascia Leonardi Cortesi sont entrées dans l'histoire.
Jamais, en effet la Suisse n'avait pu fêter une médaille lors d'un grand rendez-vous de ski nordique féminin. Trente ans plus tôt, à Sapporo, le relais masculin avait réalisé la même performance. Et en 1988, à Calgary, Andi Grünenfelder avait lui aussi décroché le bronze sur 50 kilomètres.
L'histoire de cette nouvelle médaille est encore plus belle lorsque l'on sait que le relais féminin a failli ne pas concourir à Salt Lake City. Menacées d'un retour prématuré à la maison en cas de mauvais résultats, les Suissesses ont gagné sur place le droit de disputer cette compétition.
Rien que du bonheur
Impliquée dans le premier relais, Andrea Huber n'en croyait pas ses yeux. «Je suis surprise de ma performance, a-t-elle déclaré. Je n'aurai jamais cru que je pouvais conserver ma deuxième position au premier relais.»
Laurence Rochat, de son côté, peut également être fière de sa course. La seconde relayeuse suisse a tenu tête à la Norvégienne Bente Skari. «C'est fantastique. Je n'en revenais pas, je ne me suis jamais retournée, j'ai toujours regardé devant. Et après, j'ai juste continué d'espérer que l'on décroche cette médaille.»
Brigitte Albrecht elle, n'espérait qu'une seule chose: que Nastascia Leonardi Cortesi, le dernier relais suisse, puisse conserver la troisième place et la médaille de bronze. Dans l'aire d'arrivée, Brigitte était aux anges: «C'est formidable de terminer sa carrière sur ce souvenir. C'est une consécration.»
Cette médaille, il faut le reconnaître, est un peu tombée du ciel. Et le forfait surprise de l'équipe russe, grandissime favorite de l'épreuve n'y est pas étranger.
Mais en l'absence des athlètes russes, privées de course suite à un contrôle ayant révélé un taux d'hématocrite supérieur à la normale de leur chef de file Larissa Lazutina, les Suissesses ont tout de même réalisé une performance exceptionnelle.
Elles se sont en effet offert le luxe de passer devant la République Tchèque de Katarina Neumannova, le Bélarus et surtout l'Italie de Stefania Belmondo.
Dick Deene, Salt Lake City
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