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Lorsqu'un-e patient-e doit revenir à l'hôpital de façon imprévue, le CHUV cherche toujours à savoir si cette réadmission met en cause la qualité de ses soins, ou si d'autres problèmes peuvent y avoir conduit.
Lorsqu’un-e patient-e revient au CHUV moins de 30 jours après sa sortie de l’hôpital, on parle de réadmission. Certains de ces retours sont prévisibles ou même planifiés, suite à une opération, ou lorsqu’un traitement au long cours demande que le patient revienne séjourner au sein de l’institution (par exemple en cas de cancer). Mais d’autres réadmissions sortent de ce cadre. Il faut alors se demander si le retour du ou de la patient-e résulte d’un problème dans sa prise en charge. Une infection suite à une opération peut se déclarer une fois le ou la patient-e rentré-e chez lui ou l’organisation de la sortie vers le domicile peut ne pas avoir été gérée de manière optimale. Afin d’améliorer la qualité des soins, il est donc important d'identifier les réadmissions qui pourraient être évitées.
Dans son set d’indicateurs, l’Association nationale pour le développement de la qualité dans les hôpitaux et les cliniques (ANQ) a retenu le taux de réadmissions potentiellement évitables à 30 jours calculé par l’algorithme SQLAPE®.
Si une admission survient dans un délai de 30 jours après la sortie du ou de la patient-e, cet algorithme identifie si la réadmission était potentiellement évitable et calcule un taux pour le CHUV. Son calcul se base sur les données médico-administratives, dont les codes de diagnostic ; il prend également en compte les caractéristiques des patient-e-s et la complexité des situations. Le taux du CHUV est comparé à un taux attendu, basé sur les données de la Suisse entière pour les années 2007 à 2012.
Par rapport à 2014, les résultats 2015 mettent en évidence un fléchissement, puis une nouvelle augmentation en 2016. Le taux reste toutefois inférieur au taux de 2014. Il faut savoir que les réadmissions potentiellement évitables témoignent de la qualité de la transition entre l’hôpital et les structures en amont ou en aval de l’hôpital. Certains problèmes peuvent ne pas être liés à l’hôpital, mais au patient lui-même ou à un manque de suivi après son séjour.
Probablement faut-il mettre cette situation en lien avec l’engorgement régulier du CHUV. Parfois, le besoin de libérer rapidement des lits pousse les services à préparer la sortie des patients sans y mettre toutes les précautions requises. Des démarches sont en cours, afin de permettre aux patient-e-s une meilleure transition vers leur domicile, par exemple en transmettant plus rapidement les informations relatives au séjour hospitalier au médecin de ville. Si l’état de son ou de sa patient-e s’aggrave, cette mesure lui permettra de réagir de manière adéquate et d'éviter peut-être une réhospitalisation. D'autres mesures sont mises en œuvre, afin de limiter l’engorgement du CHUV.
Limite supérieure attendue, selon les caractéristiques des patients
Pourcentage de réadmissions potentiellement évitables au dessus de la limite
Pourcentage de réadmissions potentiellement évitables au dessous de la limite
Nombre de réadmissions potentiellement évitables