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Le rapport demande qu'une stratégie nationale en matière de droits de l'enfant soit mise en place en Suisse, indique le Réseau suisse des droits de l'enfant. Cette association, engagée pour la reconnaissance et la mise en oeuvre de la Convention des droits de l'enfant en Suisse, lance mardi sa campagne intitulée "".
Les premiers concernés à l'ONU
En tant que signataire de la Convention des droits de l'enfant, la Confédération est évaluée tous les cinq ans devant les Nations unies.
Pour la première fois le Réseau va se présenter à Genève avec les premiers concernés. Une délégation d'adolescents âgés de 11 à 17 ans a aussi rédigé son propre rapport.
David Zindler, 16 ans évoquera notamment les lacunes dans la sphère privée. Interrogé dans La Matinale, il explique qu'il "y a des violences et des problèmes au sein de la famille, et c'est des choses qu'on ne peut pas forcément voir de l'extérieur. Il faudrait pourtant faire des choses contre ces violences, comme apprendre aux parents comment être de meilleurs parents".
Manque de coordination entre les cantons
Les différentes associations réclament que la voix des enfants soit davantage prise au sérieux dans toutes les procédures, comme lors des divorces. Mais elles soulignent aussi un manque de coordination entre cantons.
La responsable du secrétariat du Réseau suisse des droits de l'enfant Rahel Wartenweiler dénonce ainsi des disparités cantonales, notamment dans les procédures judiciaires: "notre rapport montre que l'audition de l'enfant n'est pas systématiquement faite. Dans certains cantons, c'est seulement à partir de dix ans, alors que le Tribunal fédéral demande l'audition de l'enfant à partir de six ans".
Des mesures encore insuffisantes
Dans son rapport, le Réseau suisse des droits de l'enfant dénonce aussi la précarité des quelque 260'000 enfants proches du seuil de pauvreté en Suisse.
Selon l'association, les mesures prévues par la Confédération sont insuffisantes et les moyens financiers et humains nécessaire font encore défaut.
Foued Boukari/aes
Situation difficile pour les enfants réfugiés
La situation est particulièrement difficile pour les enfants réfugiés. Un hébergement adapté aux enfants et aux familles n'est pas garanti partout.
Plus de la moitié des requérants d'asile mineurs souffrent de troubles psychiques. Les enfants réfugiés sont aussi fortement défavorisés dans l'accès à l'éducation. Le Réseau demande que la Confédération et les cantons se chargent d'assurer un hébergement adapté aux familles et aux enfants ainsi que la prise en charge des enfants réfugiés.