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24/06/2016
Surprise, surprise, surprise, je n'y croyais pas jusqu'à la dernière minute. Quelques minutes après m'être réveillée, c'est mon mari qui m'informe de cette nouvelle, j'ai d'abord cru à une blague! Eh non, il me confirme que c'est la réalité. Voilà que les derniers sondages n'ont pas eu gain de cause. Faut-il toujours se fier aux sondages? Je dirais oui et non.
Oui lorsqu'ils sont faits avec une marge d'erreur inférieure à 0.1%. Par ailleurs, les sondages avec une marge d'erreur importante traduisent un choix aléatoire des sondés. Dans le cas précis du Brexit, on ne pourrait dire que l'échantillon choisi pour le sondage ait été représentatif de la population car les sondages ont prévu le résultat contraire de celui que nous avons aujourd'hui: celui de 52% de OUI pour le maintien du Royaume-Uni à l'Union Européenne (UE) contre 48% de NON à l'Union Européenne.
L'nstitut Ipsos Mori pour le journal The Evening Standard hier à la mi-journée parlait de 52% de OUI à l'UE pendant que Populus avançait le taux de 55% pour le OUI. D'autres instituts de sondage britanniques plus crédibles comme Opinium, TNS, ComRes, YouGov ont vu juste et donnaient en moyenne 48% d'opinions favorables au maintien à l'UE du Royaume-Uni.
L'on assiste plutôt à un résultat de 51.8% de NON, l'inverse de ce qui a été prévu. Quelle erreur de sondage! C'est sans dire qu'au lieu de faire du marketing politique, il vaut mieux consulter les économètres doués en la matière. La préférence de l'électeur au moment où il est interrogé peut être différente le jour de l'élection.
Il est important de recourir essentiellement à des experts en la matière à savoir les économètres. Etant moi-même économètre, c'est sans doute que mon intervalle de confiance adoptée dans la méthodologie d'échantillonnage fera l'objet d'une étude plus approfondie.
Bravo pour le courage de la démocratie gagnante!
27/03/2013
Hier soir, je prenais part à une conférence sur ce thème, donnée par Me Philippe Kenel, avocat en Suisse et en Belgique, à l’Institut national genevois. Ce bon orateur a cerné tous les contours du fonctionnement global des forfaits fiscaux.
Le sujet semble simple, mais il est beaucoup plus complexe qu’on ne le pense. La fiscalité reste et constitue les recettes principales de tout Etat. Aussi se trouve t-il que la convention de double imposition entre la Suisse et la France fait matière à discussion. Beaucoup de questions se posent : Quid des exilés français établis en Suisse ? Quid de la taxation des Suisses habitant en France ? Est-ce qu’un pays peut unilatéralement décider de prendre des mesures fiscales contre un autre ? Quid de l’impôt sur la fortune et les successions ?
L’impôt d’après la dépense a fait l’objet d’une votation dans le canton de Zurich le 8 février 2009. Il est trop tôt pour en tirer des conclusions, car tous les riches n’ont pas pu s’en aller immédiatement pour d’autres raisons que la fiscalité.
Les forfaits fiscaux ne sont pas contraires au principe d’égalité et sont eurocompatibles, les allégations contraires sont fausses. Il n’y a qu’à voir que les principaux concurrents de la Suisse sont tous membres de l’Union européenne : le Luxembourg, la Grande-Bretagne, la Belgique… Eva Herzog, Directeur Financier à Bâle, vante par exemple l’attractivité de la Suisse par son paysage et sa sécurité juridique sans limites. La clientèle fortunée se dirige cependant au pays de son choix selon d’autres critères. Le problème de délocalisation des riches n’est pas lié, comme le dit Me Philippe Kenel, aux pays où ils vont mais qu’ils quittent. En cumulant un impôt sur la fortune à des droits de succession énormes, on ne les incite pas à rester dans le pays.
Ill’Mama
12/04/2011
Le Maroc est un exemple particulier en matière de politique européenne de voisinage (PEV), au fait des grands chantiers de réformes qu'il a engagés dans un large éventail de domaines et secteurs clés", selon M. Eneko Landaburu, ambassadeur, chef de la délégation de la Commission européenne à Rabat, s'exprimant il y a deux semaines à Fès, lors d'une conférence sur la coopération maroco-européenne.
Le plan d'action représente un engagement du gouvernement marocain à mettre en œuvre la stratégie de réforme qu'il a définie, pour répondre aux défis de l'ouverture économique et de la modernisation de la société, et pour l'UE d'appuyer cette action. Les secteurs concernés sont : l' énergie, l'eau, l'agriculture, la santé, l'éducation, et les routes rurales.
Le Washington Post stipulait déjà que « le Maroc continuera d'être l'exception » dans une région arabe en proie à des soulèvements populaires. Grâce à sa grande stabilité, les opérateurs économiques travaillent dans un cadre stable, un atout majeur.
Dans ce sens, l'ambassadeur a cité la conclusion d'accords pour permettre aux opérateurs économiques de travailler dans un cadre économique stable par la définition et la mise en œuvre d'un plan d'action détaillé et l'octroi d'une assistance qui est désormais encadrée et inspirée par le plan d'action.
Ill'Mama