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La recherche se concentre sur quatre acteurs de la procédure d’asile: les requérant-e-s d’asile, les conseiller-ère-s juridiques, ainsi que les collaborateur-trice-s de l’Office fédéral des migrations (ODM) et les juges du Tribunal administratif fédéral (TAF). Le projet cherche à comprendre comment ces différents acteurs définissent la vraisemblance et le manque de vraisemblance; quelles significations sont données à ces concepts; et comment, dans leurs pratiques, la notion de vraisemblance est construite et utilisée. Outre l’intérêt porté aux perceptions et usages de la vraisemblance, le projet cherche également à analyser la «lutte pour la crédibilité» entre certains de ces acteurs qui cherchent à renforcer la crédibilité de leurs institutions.
Cette recherche amène de nouvelles perspectives dans les discussions sur la vraisemblance dans la procédure d’asile, car elle s’intéresse aussi bien aux requérant-e-s d’asile qu’aux autorités dans la construction sociale de la vraisemblance. Tous les acteurs sont en effet considérés comme possédant une certaine marge de manœuvre et contribuant (bien que de manière inégale) à la production et à la transformation des critères de vraisemblance. Acteurs étatiques et non étatiques, bureaucratiques ou non, sont donc pris ensemble pour étudier la production des catégories étatiques liées à l’évaluation de la vraisemblance.
Le projet de recherche repose sur une approche ethnographique multi-sites. Les méthodes de travail utilisées sont la conduite d’entretiens, l’observation participante ainsi que la collecte et l’analyse de documents écrits.