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L’évolution de l’économie alpestre dépend largement de celle des exploitations de base. Selon des enquêtes représentatives effectuées en Suisse auprès d’exploitations de base avec estivage (n = 856) et sans estivage (n = 233), la surface fourragère disponible dans l’exploitation agricole de base est un paramètre clé de la demande d’estivage. C’est à la fois la principale raison de l’estivage et du non-estivage, et aussi la raison potentielle et effective d’abandon de cette pratique. Dans les années à venir, il est probable que de plus en plus d’exploitations renoncent à l’estivage, car la moitié des exploitations interrogées ont exprimé le souhait d’accroître la base fourragère dans leur exploitation. De surcroît, les résultats des enquêtes indiquent que seules peu d’exploitations pourraient renouer avec l’estivage ou débuter avec cette pratique: d’une part, les exploitations n’ayant encore jamais eu d’animaux à l’alpage, ne vont guère commencer à le faire. D’autre part, on ne peut pas s’attendre à ce que les exploitations qui estivaient autrefois renouent avec la tradition, car l’abandon de l’estivage était généralement la conséquence de changements importants et durables dans l’exploitation de base, comme l’extension de la surface fourragère.
Les 15 parcs suisses, situés majoritairement dans les (Pré-)Alpes et l’Arc jurassien, constituent des pôles d’attraction touristiques en raison de leurs paysages uniques. Cependant, apportent-ils aussi une plus-value économique à l’agriculture locale?
Les exploitations agricoles suisses cèdent leurs engrais de ferme excédentaires à des exploitations ayant des capacités disponibles ou à des installations de compostage ou de méthanisation, afin d’équilibrer leur bilan d’éléments nutritifs. Les volumes d’engrais de ferme et de recyclage transportés, de même que les coûts de transport, ont nettement augmenté entre 2015 et 2022.
Nombre de pays européens observent un recul de l’emploi dans le secteur agricole et plus particulièrement dans celui de l’élevage. Les paiements directs peuvent contrecarrer cette tendance et mener à un renforcement de la main-d’œuvre – principalement féminine – sur l’exploitation.