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Les forces armées de Moscou se sont emparées de la centrale nucléaire de Zaporijia, située dans le sud de l'Ukraine. Dans la nuit de jeudi à vendredi, le plus grand site nucléaire d'Europe a été touché par des tirs de chars russes, qui ont mis le feu à un laboratoire et un bâtiment de formation.
L'incendie a été éteint et aucun changement sur le plan de la radioactivité n'aurait été constaté. Pourtant, cet incident a alimenté les craintes d'une catastrophe atomique, dans un pays qui a été frappé par le pire accident nucléaire de l'histoire.
Les réactions ont fusé. Une explosion à la centrale aurait été l'équivalent de «six Tchernobyl», a assuré le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui n'a pas hésité à affirmer:
L'ambassade américaine en Ukraine a parlé de «crime de guerre», la diplomate Linda Thomas-Greenfield d'acte «irresponsable» et de «dangereux». A noter que la Russie dément toute responsabilité dans cet évènement.
Il faut dire que la situation est tendue. Peu après le début de l'invasion russe, des combats avaient eu lieu à proximité du réacteur accidenté de Tchernobyl. Le bâtiment incendié par les Russes à Zaporijia n'était qu'à quelques centaines de mètres des installations nucléaires.
A-t-on frôlé la catastrophe, comme le suggérait le président ukrainien? Que se passerait-il si un réacteur est bombardé, ou endommagé par des frappes?
Une chose est à peu près sûre: le bombardement d'une centrale atomique ne provoquerait pas une explosion nucléaire, rassurent plusieurs experts. L'un d'eux a même écrit sur Twitter que la comparaison avec Tchernobyl formulée par Volodymyr Zelensky est une «absurdité totale». Et ce, pour deux raisons:
Tout danger est donc écarté? Pas du tout. Car il y a un deuxième risque, celui de surchauffe. Cette situation survient quand l'approvisionnement électrique de la centrale est coupé, par exemple suite à des combats. Les réacteurs ne peuvent alors plus refroidir, ce qui peut provoquer la fusion du coeur du réacteur et la fuite de radiations dans l'environnement. C'est par ailleurs ce qu'il s'était passé à Fukushima.
Quant à l'accident de Tchernobyl, il s'agit d'un autre cas de figure: à l'époque, un réacteur avait été porté à une puissance trop importante, provoquant une explosion.
Le danger est donc réel. D'autant plus que l'Ukraine compte trois autres installations nucléaires sur son territoire. Le pays est en effet le septième producteur mondial de ce type d'énergie, selon les données de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Les trois autres centrales en activité (celles de Rivné, de Khmelnitski et d'Ukraine du Sud) sont encore loin des troupes russes, même si un accident comme celui survenu à Zaporijia ne peut pas à priori être exclu.
Reste une dernière question: la Russie pourrait-elle cibler une centrale nucléaire ukrainienne de manière volontaire? «S'il doit y avoir un incident nucléaire majeur, c'est parce que quelque chose est fait de manière délibérée», affirme dans le Guardian le professeur Tom Scott. Avant d'ajouter:
«Une telle attaque ne profite à personne», poursuit-il. «D'autant plus que le vent souffle vers la Russie en ce moment».
Alors qu'il affirme déjà connaître le nom de son prochain premier ministre, le président fraîchement élu n'en finit pas d'attendre pour le dévoiler – une «tactique», selon franceinfo qui est allé prendre la température auprès de son entourage. Si certains estiment que Macron tente de «décaler le bénéfice de la victoire», ou de s'éviter un scandale en nommant quelqu'un trop vite, d'autres pensent qu'attendre le dernier moment lui permettra aussi d'élargir son vivier de recrutement.