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17931101 01 Tornado Genfersee
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Zeitpunkt: 08.35 Uhr
Ort: In der Nähe von St. Gingolph (F)
"Cette trombe parut à l'orient du village de Meillerie, vers le du lac; le ciel était fort inégalement nuageux; il neigeait au-dessus de Boveret et sur les hauteurs d'Evian, c'est-à-dire à gauche et à droite de la trombe. Vis-à-vis de l'observateur, des nuages fort noirs ceignaient le milieu des montagnes; c'est de ceux-ci que descendait une colonne d'un gris fort noir, très épaisse et telle qu'on l'aurait crue solide; elle était très nette et parfaitement isolée, et ses bords tranchés sur la longueur. Le bas de la colonne était très transparent et à peine visible; il ressemblait plutôt à une vapeur montante et presque dissoute. L'eau écumante du lac jaillissait à une hauteur considérable, que M. Wild estima à plus de cent pieds: c'était la partie la plus belle du spectacle. La surface du lac paraissait creusée en-dessous, mais ceci pouvait être une illusion. L'étendue de cette masse jaillissante était d'environ un degré de l'horizon.
M. Wild étant à environ une lieue de la trombe, il estima qu'ayant égard à cette distance, la hauteur réelle de la trombe devait être de 2000 pieds de France et son diamètre de 315 pieds.
Il n'avait pas vu l'origine de cette trombe; elle ne dura que trois minutes depuis le moment qu'il l'avait aperçue; elle s'évanouit en commençant par la partie supérieure, et avec une telle rapidité, que l'œil avait peine à la suivre; les derniers restes de ces vapeurs se voyaient auprès de l'eau.
Le baromètre était à 5 lignes au-dessous de la hauteur moyenne.
M. Pictet ajoute: la saison, la température, l'état non électrique de l'air, concourent à rendre ce phénomène plus extraordinaire: car la plupart des auteurs modernes, entr'autres Beccaria, Wilcke, Franklin, Priestley, regardent la trombe comme un phénomène électrique, mais dans ce cas l'électricité ne semble pas y avoir contribué. (Journ. Phys., année 1794.)
M. Wild ne pouvant s'expliquer la dépression de l'eau préfère en accuser une illusion d'optique. Nous savons maintenant qu'une dépression peut avoir lieu et pourquoi elle a lieu. La remarque de M. Pictet, que l'air était peu électrique, ne peut avoir de valeur, puisque nos électromètres ne marquent que la différence qu'il y a entre la pointe atmosphérique et le reste de l'instrument. Quelle que soit la tension électrique de la masse d'air dans laquelle est plongé l'instrument, il restera muet, si la pointe est électrisée au même degré de tension que le reste de l'appareil; il faut qu'il y ait une différence entre ces extrémités, pour que les feuilles divergent, et encore elles n'indiquent que la difference de tension de ces extrémités et non la tension absolue."
Quelle: http://books.google.ch/books?id=pk6B8cOBPIMC&pg=PA108&hl=de&vq=%22Le+ciel+%C3%A9tait+couvert+de+nuages+orageux+d'un+gris+fonc%C3%A9,+qui+marchaient+avec+vitesse+du+N.-O.+au+S.-E.+Tout+%C3%A0%22&source=gbs_quotes_r&cad=6#v=onepage&q=trombe&f=false