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Le départ du groupe des deux Bourses reflète son récent rachat par un consortium d'entreprises nippones qui compte monter à 100% de son capital.
Les nouveaux propriétaires de Toshiba, emmenés par le fonds Japan Industrial Partners (JIP), ont déjà obtenu 78,65% des actions du groupe au terme de leur offre publique d'achat le 20 septembre, qui le valorisait à hauteur de 2000 milliards de yens, soit environ 12,6 milliards d'euros. Une assemblée générale extraordinaire de Toshiba est désormais prévue le 22 novembre à Tokyo pour lever les derniers obstacles à son rachat intégral, ce qui ne devrait être qu'une formalité.
Ancien emblème de la puissance du Japon dans l'électronique et l'informatique jusque dans les années 2000, Toshiba a ensuite fortement décliné, victime notamment de la concurrence d'autres pays asiatiques (Chine, Taïwan, Corée du Sud), mais aussi de groupes américains comme Apple. Sa situation est ensuite devenue critique à partir de 2015 quand a éclaté un énorme scandale de maquillage de ses comptes, suivi peu après de la faillite de sa filiale nucléaire américaine Westinghouse.
Pour survivre, Toshiba a dû vendre de nombreux actifs, dont son joyau, sa filiale de puces-mémoires Toshiba Memory (rebaptisée Kioxia depuis 2018), et a été obligé d'ouvrir la porte de son capital à de nombreux actionnaires activistes. Ces actionnaires sont progressivement devenus de plus en plus critiques et exigeants face aux sous-performances chroniques du conglomérat, lequel a fini par se résoudre l'an dernier à explorer la piste d'un rachat pour tenter de prendre un nouvel élan.