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Le conseiller fédéral Burkhalter porte plusieurs chapeaux cette année. Il est membre du Conseil fédéral, Chef du DFAE, président de la confédération et président de l'OSCE.
Ces fonctions multiples avec des cahiers de charges différents les uns des autres sont problématiques pour la politique étrangère et la politique intérieure de la Suisse. Ils représentent un risque pour la neutralité de la Suisse. Il est d'autant plus surprenant que les actions de M. Burkhalter et de ses diplomates relatives à la crise en Ukraine n'ont pas été thématisées dans les chambres lors de la session de printemps. Rappelons-nous que le parlement et le Conseil fédéral sont tenus à prendre des mesures pour assurer la neutralité de la Suisse (art. 173 & 175 Const.)
Le fait que M. Burkhalter joue des rôles différents selon sa fonction. Il peut agir de différentes manières, une fois en tant que président de la confédération et une autre fois en tant que président de l'OSCE. Mais finalement, les conséquences de ses actes et prises de positions retombent toujours sur la Suisse.
La question la plus importante est de savoir comment pratiquer des sanctions contre ou la Russie et émettre des messages positifs envers le gouvernement provisoire de l'Ukraine tout en restant neutre. Il est temps de s'en remettre aux principes qui ont fait leurs preuves et de renoncer à une politique étrangère aventuriste et inconsciente !
Tout a changé le 9.2.14 ?
La session de printemps a été marquée par les conséquentes réelles ou supposées de l'adoption par le peuple de l'initiative "contre l'immigration de masse". Le texte doir à présent être mis en œuvre, ce qui n'est pas possible si la Suisse officielle ne change pas de position face à Bruxelles.
Luzi Stamm, Vice-président de l'ASIN et CN Argovien s'est exprimé sur le raport de politique étrangère du Conseil fédéral : « la politique étrangère devient de plus en plus importante et aussi la politique européenne de vient plus importante en 99 le Conseil fédéral a dit nous allons adhérer à l'UE et il a écrit que la souveraineté s'en retrouverait renforcée. Je me souviens que le Conseil fédéral a aussi dit que Schengen ne pourrait pas être appliqué parce qu'il blesse la souveraineté de la Suisse. Aujourd'hui nous avons signé les traités de Schengen. Puis le Conseil fédéral a dit que l'adhésion à l'UE n'était plus un objectif mais une option. »
La Suisse est un des pays les plus ouverts au monde. Elle veut un accès aux marchés. Elle veut des accords bilatéraux. Stamm résume que l'attitude de la Suisse le 9 février est claire : « Les Suisses ne veulent pas adhérer à l'UE, ils ne veulent pas non plus le marché commun. Car ce marché commun n'est pas le libre-échange. C'est un terme technique de l'UE qui englobe de nombreuses règles et normes politiques et non économiques. Mais le Conseil fédéral a-t-il déclaré que la Suisse ne voulait pas adhérer à l'UE et ne voulait pas faire partie du marché commun ? »
Ce qui dérange le plus Luzi Stamm est l'attitude des représentants de la Suisse. L'ambassadeur Suisse en Allemagne, Tim Guldimann, s'est exprimé lors d'un congrès du Parti Socialiste que la Suisse est devenue imprévisible pour les pays étrangers, la pensée politique suisse s'arrêtait aux frontières et ila parlé du statut de « parasite » qu'a la Suisse en Europe. Luzi Stamm : « Si on a un ambassadeur qui s'exprime comme ça sur la Suisse, nous avons un problème »
Fini les référendums englués par les fonctionnaires !
Pour une fois, l'ASIN peut remercier Andreas Gross et son groupe parlementaire (PS). Lors de la révision partielle de la loi sur les droits populaires, ils ont réussi à faire adopter le principe selon lequel les listes de signatures qui sont rentrées avant l'expiration du délai mais ont été envoyées trop tard par la poste soient prises en considération.
Souvenez-vous : en 2012, l'ASIN avait récolté assez de signatures valables pour les référendums contre les accords fiscaux avec l'Allemagne, l'Autriche et le Royaume-Uni. Mais la lenteur administrative de certaines communes et le fait que des envois ont été fait en courrier B ont empêché le référendum de passer.
La majorité du parlement a choisi de placer les droits populaires avant les besoins des fonctionnaires paresseux. Une bonne nouvelle !