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12/11/2014
Genève Route & Rail 18 - La nappe phréatique du Genevois
Le projet Genève Route & Rail propose une traversée du Lac à la fois ferroviaire et routière. Il dessine un périphérique autoroutier complet et un réseau ferroviaire maillé. Route et Rail sont empoignés simultanément, pour une réalisation coordonnée.
Le projet fera l'objet sur ce blog de notes successives. Les lecteurs particulièrement intéressés, ou pressés, peuvent toutefois découvrir l'ensemble du projet à l'adresse suivante:
Les lecteurs qui jugent que ce projet mérite que les autorités l'examinent avec soin sont invités à en faire part au groupe de soutien qui se forme, à l'adresse suivante:
Groupe de soutien au projet Genève Route & Rail, pour adresse : Madame Y. Gustafson, 9 A, chemin des Hutins, 1247 Anières
ou alors
R. Weibel, Ingénieur, rue de Bourg 11, 1003 Lausanne, 021 311 95 46, <email-pii>
Mes lecteurs se souviennent sans doute de la polémique qui a accompagné le débat citoyen sur le projet de traversée de la rade: à son arrivée sur la rive gauche, prévue par les initiants au quai Gustave-Ador, le tracé prévu rencontrait la précieuse nappe phréatique du Genevois.
Mon projet propose une approche systématique de la question de la mobilité à Genève. Il s'agit d'approcher les problèmes globalement, et non sectoriellement. Aussi les empoigne-t-il sans a priori sur le rail ou la route, sur leurs avantages et inconvénients réciproques, se refuse à vouloir construire une traversée du lac sans que soit examiné si elle sera à la fois ferroviaire et routière, se refuse à envisager la traversée du lac sans que soit étudié le contexte dans lequel cette traversée s'inscrit: dans quel réseau routier, dans quel réseau ferroviaire, dans quel réseau de transport urbain, etc.
Dans ce contexte, la question du point d'accostage en rive gauche de la traversée a peu d'importance: elle est en quelque sorte subordonnée à la résolution de questions beaucoup plus difficiles à résoudre.
Me basant sur les projets étudiés par la société BG à la fin du 20ème siècle, puis par la SGI au début du 21ème, tous deux sous le contrôle de l'administration cantonale, qui tous deux prévoyaient de rejoindre la rive gauche à peu près au milieu du quai Gustave-Ador, j'avais dans un premier temps adopté cette solution pour esquisser mon tracé. Le débat qui a accompagné le vote sur la traversée du lac m'a toutefois incité à montrer qu'un tracé plus au nord, passant en travers du quai de Cologny, n'hypothèque en rien mon propos.
Certains lecteurs m'ont posé des questions complémentaires sur ce sujet. Cette note espère leur répondre.
La carte sur laquelle j'ai reporté le tracé modifié est le fait de l'administration cantonale. Mes apports sont: le tracé, les textes nettement distincts du fond. pour améliorer la lisibilité, j'ai seulement renforcé par des points bleus la position des trois piézomètres qui ont permis à l'administration de définir le périmètre de la nappe. Peut-être dispose-t-elle de davantage de piézomètres, mais elle n'en fait pas état sur cette carte. Toutes les autres indications de la carte sont d'origine.
Voici un zoom sur la zone directement concernée:
Le zoom permet de constater que le tracé respecte le périmètre dessiné de la nappe phréatique. Il est parfaitement évident que le périmètre dessiné est imprécis, que seules des investigations complémentaires permettront de le préciser. Il m'apparaît toutefois raisonnable qu'un projet tel que le mien, qui porte sur plusieurs milliards de francs, parte de cette prémisse: pour progresser, il faut bien partir de ce qui est admis.
Ce qui me paraîtrait difficilement compréhensible, c'est que ce soient de pareils détails qui excluent d'emblée l'étude de mes propositions. J'invite tous mes lecteurs à manifester d'une manière ou d'une autre qu'ils partagent le point de vue suivant: ce projet, avant d'être envoyé à la poubelle, mérite d'être étudié avec soin, sans partialité.