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Vers un partenariat migratoire avec le Sri Lanka
05.08.2018
Il y a deux ans, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga avait exclu une coopération plus étroite en matière de migration avec le Sri Lanka. Mais depuis, la situation s'est améliorée et la ministre veut aller de l'avant avec un projet de partenariat.
En 2016, Simonetta Sommaruga, s'est rendue au Sri Lanka pour conclure un accord migratoire avec ce pays longtemps touché par la guerre civile (1983-2009). Le texte se focalisait sur la réadmission des réfugiés sri-lankais qui vivent actuellement en Suisse.
A ce moment-là, la ministre de la justice avait déclaré à l'agence de presse Keystone-ATS que tout nouveau rapprochement aurait été prématuré: "Nous ne pourrions pas signer de partenariat migratoire avec le gouvernement en place, sauf en cas de progrès".
Cette évaluation semble avoir changé. Le fait que Mme Sommaruga se rende personnellement au Sri Lanka pour signer une simple lettre d'intention est un signal politique important.
Sixième partenariat
La Suisse a développé jusqu'à présent des partenariats de migration avec cinq pays: la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, le Kosovo, le Nigeria et la Tunisie. Ceux-ci comprennent, par exemple, des projets de coopération pour la protection des réfugiés et des migrants, la lutte contre la traite des êtres humains ou la formation des migrants.
Une série télévisée a par exemple été tournée au Nigeria pour dissuader les Nigérians de se rendre en Suisse. L'échange d'expériences avec les autorités policières dans le domaine de la traite et de la contrebande s'est également intensifié.
En Tunisie, le partenariat promeut le retour et la formation professionnelle de jeunes Tunisiens. Plus de 1600 demandeurs d'asile de ce pays sont déjà rentrés grâce à ce programme.
Engagement au Sri Lanka
De la même manière, la Suisse a l'intention d'étendre son implication au Sri Lanka. Concrètement, un projet de formation professionnelle dans le tourisme pourrait être complété par un stage en Suisse.
Des questions touchant aux droits de l'homme et à l'Etat de droit devraient être mentionnées dans le mémorandum d'accord pour le partenariat, a souligné le SEM. Le Sri Lanka fait face à d'immenses défis politiques au moment de passer d'un régime autoritaire à démocratique.
Sur place, les choses sont plus avancées au niveau politique que sur le terrain. C'est donc le moment de lancer des projets conjoints pour travailler à la réconciliation entre les différents groupes ethniques, aborder la question du rapatriement et de l'égalité des chances dans le nord du pays. Et selon leurs compétences, différents services de la Confédération pourraient jouer un rôle important.
ats