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Dernière mise à jour
le 07.06.2022
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Le tir suisse est basé sur une tradition séculaire. L'entraînement à l'arc muni de flèches ainsi qu'à l'arbalète ou encore à la lance servait notamment à la chasse et à la défense. Jusqu'au milieu du XVème siècle, l'arbalète était l'arme de tir dominante.
La croissance des villes s'est accompagnée de la sécurisation des murs d’enceinte des villes (remparts). Dans le contexte de l'ancienne guerre de Zurich (1440–1450) et des guerres de Bourgogne (1474–1477), le tir organisé connaît un essor particulier dès le milieu du XVème siècle. La création et la fondation des sociétés de tir ont été grandement et généreusement soutenues par les autorités en vue de la défense contre le monde extérieur, par des dons et l'octroi de privilèges.
Le tir à la cible a été l’occasion de rencontres et d’alliances de renforcement entre voisins. Dès 1378, Soleure invite les « gemein Schjssgsellen » [compagnons communs] de diverses villes confédérées à un concours commun. Si d'autres personnes, appelées
« Freigeladene » [invités libres], y participent également, la fête de tir devient un « Freischiessen » [tir libre]. Les tireurs se rendent également à l'étranger, pour exemple à Munich en 1485 ou à Vienne en 1563.
La Révolution à Paris de 1789 a également été suivie de troubles et de soulèvements en Suisse. En 1798, la République helvétique a remplacé l'ancienne Confédération, mais déjà avec l'Acte de médiation de Napoléon de 1803, l'ancien système cantonal a été restauré. Après la défaite de Napoléon, les autorités prérévolutionnaires reprennent le pouvoir à la fin de l'année 1813, et les anciennes constitutions avec leurs inégalités sociales et politiques sont rétablies.
Au cours de cette agitation politique, aucune fête de tir ne s’est déroulée. Il faut attendre le Congrès de Vienne en 1815 et l'établissement de la neutralité suisse pour que l'ordre soit rétabli. Dans la conscience d'une patrie libre, de nouvelles sociétés de tir se sont créées et formées dans tout le pays.
Les premières idées en faveur de la création d’une fédération de tireurs sont apparues en 1820 dans le canton libéral d'Argovie. Le 6 mars 1824, la Société de tir d'Aarau a invité toutes les sociétés de tir connues en Suisse à former et fonder une Association fédérale de tir (aujourd'hui dénommée Fédération sportive suisse de tir et abrégé en FST). Le premier tir fédéral a eu lieu à Aarau du 7 au 12 juin 1824.
En 1885, la 31ème Fête fédérale de tir a eu lieu à Berne. Au lendemain de cette fête fédérale de tir, les organisateurs ont décidé de créer une « Schützenstube » [Carnotzet des tireurs] dans le but de collecter les trophées de tir, de les exposer et de les conserver pour la postérité.
Dans un premier temps, les collections ont été hébergées dans la maison Haller, située à la Inselgasse (aujourd'hui la Kochergasse) à Berne. En 1894, elles furent déplacées dans le nouveau Musée d’histoire de Berne. En 1904, la FST a repris le patronage de la
« Schützenstube », qu'elle a rebaptisé en « Musée suisse du tir » au cours de l’année 1914.
En 1937, l'assemblée des délégués de la FST a décidé de construire un nouveau musée à la Bernastrasse 5, et à la fin de 1939, ce nouveau musée a commencé à fonctionner et est resté à son emplacement actuel. En 2007, le musée a été transféré à une fondation à but non lucratif.