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Une première forme courte du spectacle est présentée au Musée d’Art de Sion en novembre 2016. Trois comédiens et un musicien occupent l’espace. Le texte de la correspondance se concentre sur la trajectoire artistique de van Gogh. Il y a aussi quelques regards en arrière sur l’enfance, sur la fraternité, sur une blessure d’exister ouverte et qui se sublime aux couleurs des tableaux qui habitent l’espace.
Alors, pour un instant le spectateur devient le voyageur des toiles, entre dans l’image projetée des tableaux et ressent l’urgence d’aimer les ombres et les lumières du monde qui poussaient Vincent, marcheur solitaire, vers les étoiles des ses nuits hallucinées.
« Dans la vie du peintre peut-être la mort
n’est pas ce qu’il y aurait de plus difficile.
Moi je déclare ne pas en savoir quoi que ce soit.
Mais toujours la vue des étoiles me fait rêver aussi simplement que me donnent à rêver les points noirs représentant
sur les cartes géographiques villes et villages.
Si nous prenons le train pour nous rendre à Tarascon ou à Rouen, nous prenons la mort pour aller dans une étoile. (…) Mourir tranquillement de vieillesse serait y aller à pieds. »
Lettre de Vincent à Théo du 9 ou 10 juillet 1888.