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Primée quelques heures seulement après la parution de son roman « Sur le pont », la primo-romancière a décidé de donner son Nobel à Joël Dicker. Elle tenait à reconnaitre la « débauche d’énergie » dont l’auteur fait ostensiblement preuve pour s’attirer les faveurs de l’Académie suédoise.
Si Joël Dicker était un « gamer », il entrerait sans doute dans la catégorie des « try hard », ce qui n’est pas le cas de la romancière et lauréate du dernier prix Nobel : Charlotte Frossard. En effet, et bien que la récompense ne soit décernée qu’en octobre, la genevoise vient d’être primée par l’Académie suédoise pour son premier roman intitulé Sur le pont.
Une distinction qui aurait rendu fou de joie n’importe quel pisse-copie mais pas Charlotte, laquelle a gentiment décliné cet honneur – encaissant le chèque, tout de même ! – en suggérant de décorer, à sa place, l’écrivain Joël Dicker. Lequel « force depuis des années avec ses romans pas oufs » pour essayer de s’attirer les faveurs du jury de l’Académie suédoise, selon l’autrice.
Ce faisant, Charlotte Frossard est devenue, après Jean-Paul Sartre en 1964, la seconde romancière à refuser un Nobel de littérature. Interrogé par le 20 Minutes sur les raisons de son choix, celle-ci a déclaré qu’elle réservait ses explications pour « un vrai quotidien » et a contacté le stagiaire de notre Rédaction pour lui fournir ses raisons, que voici : « D’une part, j’ai toujours détesté les distinctions officielles », explique-t-elle ; à l’image du prix Nobel de la paix, qu’elle avait refusé en suggérant – pour faire une blague – de le donner à Barack Obama ; à l’image, aussi, de la Légion d’Honneur, qu’elle avait, en 1944, décliné bien qu’elle eût alors repoussé à elle-seule tout un bataillon de nazillons en les faisant sauter à l’aide du dernier roman d’Éric Zemmour relié à un charge explosive.
« L’écrivaine ne doit pas se laisser transformer en institution », avait déclaré la primo-romancière en apprenant que le jury du Nobel envisageait de la décorer. « Pourquoi ? D’une part, parce que je refuse que l’on m’enterre de mon vivant avant d’avoir terminé mon œuvre. Et, d’autre part, parce que je compte bien bâtir ma pensée sur la critique des institutions. Cela étant, accepter une distinction est un non-sens ! » De conclure : « Bon, après, s’ils veulent absolument me donner la médaille, je pourrais toujours m’en servir comme presse-papier ou pour la jeter dans la vitrine du Crédit Suisse de la Place Bel-Air. »
La Rédaction.
NDLR: cet éloge, fallait-il seulement le rappeler, n’a pas été écrit parce que Charlotte nous a dédicacé un roman <3.