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L'infrastructure écologique (IE) est un réseau de milieux naturels et proches de la nature. Elle se compose d'aires centrales et d'aires de mise en réseau reliées entre elles.
Facteurs jouant un rôle dans l'infrastructure écologique :
- le nombre d'aires centrales et de mise en réseau
- la qualité de ces aires
- leur disposition dans l'espace
- l'utilisation du terrain environnant (intensité)
Si ces facteurs sont bien coordonnés, il est possible de maintenir à long terme des biotopes qui fonctionnent et sont capables de se régénérer. Cela garantit la base d'une biodiversité riche et apte à réagir aux changements.
S'appuyer sur ce qui existe
Créer une infrastructure écologique n'est pas une tâche nouvelle : les réserves naturelles, biotopes et surfaces de promotion de la biodiversité contribuent aujourd'hui déjà à préserver la biodiversité, tout comme les régénérations, les extensifications dans l'espace réservé aux eaux et les programmes pour favoriser la biodiversité en forêt.
Dans le cadre de l'infrastructure écologique, les outils et programmes existants sont coordonnés et complétés selon les besoins.
Éléments et niveaux de l'infrastructure écologique
Aires centrales
Les aires centrales permettent aux espèces de se développer et de se reproduire. A partir des aires centrales, les espèces peuvent se propager lorsque les autres éléments de l'IE suivants sont intacts. Ces autres éléments peuvent être :
- les biotopes comme les zones alluviales, les prairies et pâturages secs, les bas-marais, les hauts-marais et les sites de reproduction de batraciens
- les réserves d'oiseaux d'eau et de migrateurs
- les réserves naturelles cantonales et communales
- les réserves forestières
Aires de mise en réseau
Les aires de mise en réseau relient différents milieux naturels et leurs populations floristiques et faunistiques. Cela permet de peupler ou de repeupler des espaces. Un échange génétique entre les populations peut ainsi avoir lieu. L'existence des aires de mise en réseau permet par exemple aux amphibiens de rejoindre leurs zones de pontes.
Espaces prioritaires
En complément aux aires centrales et aux aires de mise en réseau, on détermine des espaces prioritaires dans lesquels on développe l'infrastructure écologique. Ces espaces montrent où il est nécessaire d'améliorer la qualité des aires existantes et où il serait nécessaire de créer de nouvelles aires centrales ou de mise en réseau. Les revitalisations planifiées de cours d'eau en sont un exemple.
Paysage environnant
Une infrastructure écologique qui fonctionne ne se limite pas uniquement aux aires centrales et aux aires de mise en réseau. Afin que la faune puisse se mouvoir dans l'espace, l'ensemble du paysage doit être adapté et lui offrir perméabilité, protection et possibilité de se nourrir. Cela est davantage le cas dans des paysages fractionnés en petites structures avec différents éléments servant d'habitat que dans de grandes surfaces uniformes d'utilisation intensive.
Un niveau de planification par biotope
Les libellules, cypéracées et amphibiens aiment vivre près de l'eau, alors que les abeilles sauvages et les papillons préfèrent un environnement plus sec. Les alouettes des champs évitent les haies, les pies-grièches écorcheuses, quant à elles, ont besoin de haies épineuses. Chaque habitat présente donc une composition d'espèces typique.
L'infrastructure écologique doit ainsi être élaborée pour différents types d'habitats.
L'infrastructure est donc planifiée sur plusieurs niveaux. Sa création en réseau doit être réaliste et les mesures de revalorisation doivent être pertinentes.
La planification est opérée actuellement sur les niveaux des :
- milieux naturels secs
- milieux naturels humides
- mosaïques constituées de milieux de vie exploités de façon extensive et variés
- liaisons paysagères