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(Source : Office de l’agriculture et de la nature Münsignen / Berne)
Caractéristiques morphologiques
Corps argenté, plus ou moins allongé, aplati latéralement, avec une tête conique à museau pointu et une nageoire caudale profondément échancrée. Présence d’une nageoire adipeuse entre les nageoires dorsale et caudale. Ecailles plus grandes que chez les truites. Bouche peu fendue, atteignant tout au plus le bord antérieur de l’œil ; dents petites ou complètement en retrait. Ligne latérale complète. En raison de la grande diversité de formes des différentes populations, il est difficile de déterminer exactement les individus pris séparément.
Mœurs
Toutes les espèces ont en commun qu’elles se déplacent généralement en groupes ou en bancs d’une certaine importance. Les corégones pélagiques, possédant de nombreuses branchiospines minces, se tiennent généralement en pleine eau et se nourrissent principalement de plancton. Les corégones benthiques, possédant des branchiospines moins nombreuses et plus courtes, se nourrissent principalement d’invertébrés benthiques. Chez la plupart des populations de corégones, le frai à lieu en hiver, plus rarement dès la fin de l’été (p. ex. Brienzlig dans le lac de Brienz), en pleine eau ou à proximité des berges, au-dessus d’un fond de sable ou de pierres.
En Europe centrale, les corégones représentent le gagne-pain des pêcheurs professionnels. Avec l’augmentation de la concentration en substances nutritives des lacs, la situation alimentaire des corégones s’est améliorée. Mais dans le même temps, leurs conditions de reproduction se sont fortement détériorées, car les œufs, qui se développent sur le fond, périssent en raison d’une concentration d’oxygène insuffisante. Il résulte de cette situation que les corégones sont aujourd’hui élevés artificiellement en grand nombre dans les piscicultures (piscicultures cantonales de Faulensee et de Ligerz) et introduits dans les lacs soit sous forme de larves fraîchement écloses, soit comme alevins avancés élevés au plancton. Un procédé spécial d’élevage en eau froide (avec une eau artificiellement refroidie) permet de prolonger le développement embryonnaire. On peut ainsi garder les alevins en pisciculture jusqu’au printemps, ce qui permet de les lâcher dans le lac dans les meilleures conditions environnementales possibles. Ces derniers temps, en raison de l’interdiction des phosphates dans les lessives et de la précipitation des phosphates dans les stations d’épuration, la charge en substances nutritives de nos lacs a diminué, entraînant une diminution de la productivité.