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LE RIG VEDA
Premier Veda le plus ancien, BRAHMANISME HINDOUISME (PDF)
Le Rig-Veda ou Ṛgveda est une collection d'hymnes (sūkta) sacrés de l'Inde antique composés en sanskrit védique. Il fait partie des quatre grands textes canoniques (Śruti) de l'hindouisme qui sont connus sous le nom de Veda. C'est l'un des plus anciens textes existant en langue indo-européenne. Sa composition remonte entre 1500 et 900 av. J.-C selon les indologues, les philologues et les linguistes.
Le Ṛgveda comprend 1028 stances organisés en dix recueils (maṇḍala) et est transmis par deux recensions (śākhā) majeures.
ou
LE CODE HAMMOURABI
Version integrale du code amourabi (HTML)
Le Code de Hammurabi est une stèle babylonienne de 2,25 mètres de haut, datant d'environ 1750 av. J.-C., exposée de nos jours au Musée du Louvre à Paris. Il s'agit en fait d'une longue inscription royale, comportant un prologue et un épilogue glorifiant le souverain Hammurabi, qui a régné à Babylone d'environ 1792 à 1750 av. J.-C., dont la majeure partie est constituée par des décisions de justice.
Depuis sa découverte, en 1901, cet ensemble de décisions est désigné comme un code et chaque décision comme autant de « lois » (ou « articles ») relatives à différents aspects de la vie de la société babylonienne de la période. La nature exacte du texte est l'objet de débats : bien qu'il soit souvent présenté comme un code de lois dont les dispositions sont destinées à être appliquées dans le royaume de Hammurabi, les assyriologues qui l'ont étudié plus précisément insistent sur sa fonction politique de glorification du roi et y voient plutôt une sorte de traité juridique visant à conserver le souvenir du sens de la justice et de l'équité de Hammurabi.
"LE MAHÂBHÂRATA"
Traduction rigoureuse et de référence
Le Mahābhārata (littéralement « La Grande Inde ») est une épopée sanskrite de la mythologie hindoue comportant, selon le décompte de Vyāsa (Mahābhārata I, 2, 70-234), 81.936 strophes (ślokas) réparties en dix-huit livres (parvan). Il est considéré comme le plus grand poème jamais composé. Il comporte pas moins de 250 000 vers — quinze fois plus que l'Iliade — généralement partagés en vers ou śloka de 32 syllabes chacun, formant deux hémistiches de 16 anustubh, partagés eux-mêmes en deux demi-hémistiches de 8 pāda. Ce qui donne, pour un hémistiche : xxxxu--u-/xxxxu--u-(x=u ou -). C'est ainsi qu'étaient composés les vers épiques de la poésie sanscrite ou classique de l'Inde.
Le Mahābhārata est un livre sacré de l'Inde, qui relate la « Grande Geste » des Bhârata, grand poème épique datant des derniers siècles avant l'ère commune. C'est une saga mythico-historique, contant des hauts faits guerriers qui se seraient déroulés environ 2 200 ans avant l'ère chrétienne, entre deux branches d'une famille royale : les Pândava et leurs cousins, les Kaurava, pour la conquête du pays des Arya, au nord du Gange. C'est l'un des deux grands poèmes épiques de l'Inde, fondateur de l'Hindouisme avec le Rāmāyana. On peut penser que la date de l'épopée primitive du Mahābhārata est bien antérieure à celle du Rāmāyana, comme les faits eux-mêmes qui sont la matière de l'un et de l'autre poème.
LE CORAN
Le Coran est le livre sacré de l'islam. Sa tradition le présente comme le premier ouvrage rédigé en langue arabe claire, affirmation dépendante de la notion d'inimitabilité du Coran.
Le Coran regrouperait les paroles que Dieu aurait révélées au prophète et messager de l'islam Mahomet par l'archange Gabriel. Cette révélation s'étendrait sur une période de vingt-trois ans. Le Coran est parfois appelé simplement al-kitâb (le livre) ou adh-dhikr (le rappel). Il constituerait une des deux parts de la révélation à Mahomet, l'autre part étant constituée des hadiths dits prophétiques. Les musulmans le considèrent comme une manifestation d'un attribut divin, le kalâm (la parole), qui représenterait la capacité de Dieu (Allah en langue arabe) à transmettre à ses prophètes certaines informations relatives au Tawhid, proclamation de l'unicité divine et message central du Coran, au bien et au mal, à la vie et à la mort, au paradis et à l'enfer, ainsi qu'aux lois fixant les limites entre le licite et l'illicite. En ce sens, il est, pour les musulmans, l'expression incréée de cet attribut d'Allah adressée à l'intention de toute l'humanité, c'est-à-dire détenteur d'une vocation universelle, tout comme Jésus-Christ qui est considéré comme le Logos (le Verbe, la Parole de Dieu) dans la Bible (l'Ancien et le Nouveau Testament).
LA BIBLE
La Bible est un ensemble de textes réunissant l'Ancien Testament, constitué essentiellement de la Bible hébraïque, et le Nouveau Testament.
La Bible hébraïque se nomme TaNaKh, acronyme formé à partir des titres de ses trois parties constituantes : la Torah (la Loi), les Neviim (les prophètes) et les Ketouvim (les autres écrits). Elle fut traduite en grec ancien à Alexandrie. Cette version, dite des Septante, fut utilisée plus tard par Jérôme de Stridon pour compléter sa traduction latine de la Bible à partir de l'hébreu (la Vulgate) et par les « apôtres des Slaves » Cyrille et Méthode pour traduire la Bible en vieux-slave.
Les chrétiens nomment Ancien Testament la partie qui reprend le Tanakh et d'autres textes antiques non repris par la tradition juive. La Bible chrétienne contient en outre un Nouveau Testament qui regroupe les écrits relatifs à Jésus-Christ et à ses disciples. Il s'agit des quatre Évangiles, des Actes des Apôtres, des Épîtres et de l'Apocalypse.
La Bible rassemble une collection d’écrits très variés (récits des origines, textes législatifs, récits historiques, textes sapientiaux, prophétiques, poétiques, hagiographies, épîtres) dont la rédaction s’est échelonnée sur plusieurs siècles (VIIIe siècle av. J.-C. - IIe siècle). Les versions connues aujourd'hui, comme le Codex Sinaiticus pour le Nouveau Testament, sont notablement plus tardives que la période supposée de rédaction. Ceci laisse un immense champ d'exploration aux exégètes et aux historiens et pose en termes aigus la question d'un recours littéral au texte.
Nouveau Testament
Ancien Testament
LE LIVRE D'ENOCH
Le livre d'Hénoch (aussi 1 Hénoch, ou Hénoch éthiopien) est un écrit pseudépigraphique de l'Ancien Testament attribué à Hénoch, arrière-grand-père de Noé.
Il fait partie du canon de l'Ancien testament de l'Église éthiopienne orthodoxe mais il est rejeté par les Juifs et n'est pas inclus dans la Bible dite des Septante. Il a été officiellement écarté des livres canoniques vers 364 lors du concile de Laodicée (canon 60), et il est considéré depuis comme apocryphe par les autres Églises chrétiennes. Mais il était connu en Occident, au moins indirectement, et on retrouve par exemple son influence sur les passages consacrés au calendrier dans les textes hiberno-latins, comme Altus prosator.
Il a été la source d'inspiration de la création littéraire du XVIe siècle baptisée «magie angélique» par son auteur John Dee, mathématicien, géographe et conseiller d'Elisabeth Ire. Le livre d'hénoch et la création littéraire de John Dee ont à leur tour servi d'inspiration aux franc-maçons britanniques du XIXe siècle : William R. Westwood, William Wynn Westcott, Aleister Crowley et Samuel Lidell MacGregor Mathers qui ont rebaptisé le travail de John Dee «liber chanokh» ou «système hénokéen».
TAO TE KING / TAO TÖ KING
Le Tao Tö King est un ouvrage classique chinois qui, selon la tradition, fut écrit autour de 600 av. J.-C. par Lao Tseu, le sage fondateur du taoïsme, dont l'existence historique est toutefois incertaine.
De nombreux chercheurs modernes penchent pour une pluralité d’auteurs et de sources, une transmission tout d’abord orale et une édition progressive. Les plus anciens fragments connus, découverts à Guodian, remontent à 300 av. J.-C. environ ; les premières versions complètes très semblables au texte actuel, provenant de Mawangdui, datent de la première moitié du IIe siècle av. J.-C.
Le Dao De Jing a été classé parmi les textes taoïstes par les érudits de la dynastie Han et faisait partie des écrits sacrés des Maîtres célestes, qui divinisaient Laozi. Pourtant, son lectorat n’était pas limité à un courant philosophique. Le fait que le premier à le mentionner et à le commenter soit le légiste Hanfei, et que les textes de Guodian semblent avoir été rassemblés par des confucéens en témoigne.
Le Dao De Jing a eu une influence considérable en Extrême-Orient et en Occident à travers ses très nombreuses interprétations et traductions. En 1988, on en recensait 250 versions en langues étrangères. Il n'existe pas encore de conclusion définitive quant à sa signification réelle. Selon certains, ce serait un recueil d'aphorismes provenant de plusieurs auteurs ; on y trouve d'ailleurs des propositions contradictoires. D'autres au contraire y voient un texte cachant une cohérence profonde sous un style allusif et elliptique. En Chine, le texte a toujours été accompagné d'un commentaire. Par l'interprétation qu'ils suggèrent, ces commentaires ont contribué autant que le texte d'origine au sens de l'ouvrage et à sa place dans la philosophie et la religion.
LA TORAH
La Torah est, selon le judaïsme et le christianisme, l'enseignement divin transmis par Moïse au travers de ses cinq Livres, ainsi que l'ensemble des enseignements qui en découlent.
Elle est composée de cinq livres qui sont, selon la désignation française traditionnelle : la Genèse (Berēshīṯ: Commencement), l'Exode (Shemōṯ: Noms), le Lévitique (Wayyiqrā': Et il appela), les Nombres (Bamiḏbar: Dans le désert), le Deutéronome (Devarim: Choses 'Deḇārīm').
La Torah sert de charte historique et doctrinale au peuple juif. Elle est également reconnue par le christianisme, bien que celui-ci soutienne que ses pratiques et lois seraient accomplis et auraient perdu de leur pertinence devant le Nouveau Testament, et en partie par l'islam selon lequel pour certains elle aurait été falsifiée.
Elle contient, selon la tradition juive, 613 commandements et comporte, outre la composante écrite une dimension orale, ultérieurement compilée dans le Talmud et la littérature midrashique.
LE SRI GURU GRANTH SAHIB
Le Gurû Granth Sahib est le livre saint des Sikhs, qui le considèrent comme leur Gurû (ou maître spirituel).
Son nom s'articule selon les termes du Sanskrit :
- Guru qui signifie « une personne qui vous amène de l’obscurité en la lumière » (le sens de gu étant « l’obscurité » >> tandis que ru veut dire « la lumière »).
- Granth qui signifie « le Livre sacré contenant les Gurdwaras » (traduire Granth simplement par « livre » est ressenti par les Sikh comme une insulte, un manque de respect à l’encontre du Guru Granth)
- Sahib signifie « le Seigneur ».
Ses 1 430 pages furent compilées en 1604 par Gurû Arjan (5e successeur de Gurû Nanak): il prend alors le nom d'Âdi Granth. Puis il est complété en 1705 par Gurû Gobind Singh qui y ajoute les hymnes mystiques de son prédécesseur et père, Gurû Tegh Bahadur. Peu avant sa mort en 1708, Gurû Gobind Singh intronisa le Sri Gurû Granth Sâhib comme son seul et unique successeur, qui est donc l'autorité spirituelle suprême des Sikhs.
Le sri Gurû Granth Sâhib se présente sous la forme d'un recueil d'hymnes mystiques écrits ou chantés entre les XIIe et XVIIe siècles par les cinq premiers gourous et le 9e gurû sikh, ainsi que par un certain nombre de saints musulmans (comme Kabîr) et hindous (Namdev, Ravidas…). Les langues médiévales utilisées pour leurs compositions sont des dialectes de l'Inde du Nord, proches du panjâbî ou du hindî, avec de nombreuses expressions en sanskrit, en persan ou en arabe. Le Gurû Granth Sâhib est entièrement rédigé en gurmukhî.
Les textes qu'il contient sont appelés shabads, poèmes mystiques destinés à être chantés. Ainsi, chaque shabad commence par l'indication du râga dans lequel il a été composé et le nom de son auteur. Le Gurû Granth Sâhib est la principale source de la tradition musicale sikh. Ses hymnes sont joués et chantés en présence de la congrégation des Sikhs, dans les gurdwârâs, où chacun est invité à méditer sur le message qu'ils contiennent (hukam).
Version complète anglais HTML :
Kitāb-i Aqdas
Le Kitāb-i Aqdas fut rédigé en arabe par Bahāʾ-Allāh vers 1873, alors qu’il était en exil à Saint-Jean-d’Acre. C’est le pivot de son œuvre et on l’appelle « l’Aqdas », le « Livre le Plus Saint », le « Livre des Lois » ou le « Livre-Mère » de la révélation baha’ie.
Shoghi Effendi le décrit comme la « Charte de la future civilisation mondiale ». Bahāʾ-Allāh fit parvenir des exemplaires manuscrits aux baha’is d’Iran quelques années après sa révélation et organisa en 1891 l’édition lithographique du texte en arabe à Bombay.
Le Kitāb-i Aqdas ne connut qu’en 1992 une traduction officielle en langue occidentale (l’anglais pour commencer). Il a été avancé que la raison de cette date tardive, surprenante vu l’importance du texte (alors que des ouvrages moindres étaient traduits depuis des dizaines d’années), était due aux passages autorisant la bigamie ou établissant comme peine maximale pour un incendiaire d’être brûlé et pour un meurtrier au premier degré, d’être exécuté.
Ce n’est cependant pas qu’un livre de lois, car son contenu traite de bien d’autres sujets comme l’éthique, les institutions baha’ies, le culte, la description d’un nouvel ordre mondial, des prophéties ou des lettres aux dirigeants du monde. Tout en réaffirmant la validité des grandes religions du passé, l’unité de Dieu, l’amour du prochain et le but de la vie sur terre, le « Livre le Plus Saint » abroge certaines lois rituelles du passé, et donne de nouvelles perspectives dans trois domaines : la relation de l’individu avec Dieu, les questions physiques et spirituelles de l’individu, ainsi que les relations entre individus et société… Il révèle de manière embryonnaire un code de lois sociales et spirituelles destinées à l’élaboration de la charte de la future civilisation mondiale que Bahāʾ-Allāh est venu apporter.
Sont considérés comme faisant partie du Kitāb-i Aqdas les suppléments suivants :
- « Questions et Réponses », consistant en 107 questions soumises à Bahāʾ-Allāh par Zayn al-Muqarrabīn (en) au sujet de l’application des lois, et les réponses de Bahāʾ-Allāh.
- « Quelques textes révélés en complément », comme des prières « obligatoires » et la « prière des morts », ou certaines Tablettes comme la « huitième Išrāq ».
- « Synopsis et Codification des Lois et Ordonnances du Kitáb-i-Aqdas », ainsi que de nombreuses notes explicatives.
Certaines lois et instructions du Kitāb-i Aqdas ne sont pas encore applicables en l’état actuel de la société, et c’est à la Maison Universelle de Justice de décider quand et comment elles le seront.
LE LIVRE DE MORMON
Le Livre de Mormon, sous-titré Un autre témoignage de Jésus-Christ, est l'un des ouvrages canoniques de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, ainsi que d'autres mouvements issus du mormonisme. Il tire son nom de Mormon, l'un des derniers personnages du Livre de Mormon, qui, selon le document, aurait vécu de 311 à 385 après J.-C. sur le continent américain.
Joseph Smith affirme avoir reçu, le 21 septembre 1823, la visite de l'ange Moroni qui lui aurait révélé l'endroit où, sur la colline de Cumorah, dans l'État de New York, se trouvait cachée la compilation religieuse et historique de Mormon, un prophète ancien. Cette compilation, gravée sur des plaques d'or, retracerait plus de mille ans d'histoire (600 av. J-C à 420 après J.-C.) d'une civilisation ayant habité l'Amérique ancienne. Le récit décrit la croyance de ces gens en la venue d'un Messie, Fils de Dieu, pour expier tous les péchés du monde et la visite de Jésus-Christ à ce peuple après sa résurrection. La traduction en anglais qu'en aurait faite Joseph Smith est intitulée The Book of Mormon et fut publiée pour la première fois en 1830. La première version en français date de 1852.
Les scientifiques et critiques rejettent les aspects surnaturels du récit de Joseph Smith et estiment que celui-ci a rédigé le livre lui-même, seul ou avec l’aide d’associés plus instruits, en se servant vraisemblablement d’autres ouvrages. Ils rejettent l’historicité du Livre de Mormon en pointant des éléments du récit considérés comme anachroniques et l'absence de preuves scientifiques.
En 2008, la publication du Livre de Mormon avait atteint 140 millions d'exemplaires et il avait été traduit dans 107 langues.
POPOL VUH
Le Popol-Vuh (également retranscrit Pop Wuh ou Popol Wu'uj à partir de l'expression quiché signifiant littéralement « livre de la natte », généralement traduit par « Livre du Conseil » ou « Livre de la Communauté ») est un texte mythologique maya rédigé en quiché à l'époque coloniale. C'est le document le plus important dont nous disposons sur les mythes de la civilisation maya.
Il s'agit d'une sorte de « Bible » maya (il comporte en effet des éléments similaires à ceux de la Bible) dont le contenu, remontant à la période précolombienne, relate l'origine du monde et plus particulièrement du peuple quiché, l'une des nombreuses ethnies mayas, dont le centre de rayonnement se situait dans la partie occidentale du Guatemala actuel. Le livre inclut une généalogie royale de la période postclassique accordant une place prééminente à la lignée Kaweq.
Le seul manuscrit existant, transcrit entre 1701 et 1703 par Francisco Ximénez, est conservé à la Newberry Library de Chicago (Ayer 1515 ms). Il a fait l'objet de plusieurs traductions, en particulier en espagnol, français, anglais et allemand.
Traduction complète du texte original (ANGLAIS)
LE LIVRE DES MORTS (Egypte)
Le Livre des morts des Anciens Égyptiens a pour véritable titre, à l'époque de l'Égypte antique, Livre pour Sortir au Jour.
Le « jour » en question est celui des vivants, mais aussi de tout principe lumineux s'opposant aux ténèbres, à l'oubli, à l'anéantissement et à la mort. Dans cette perspective, le défunt Égyptien cherche à voyager dans la barque du dieu soleil Rê et à traverser le royaume d'Osiris (version nocturne du soleil diurne en cours de régénération).
Il s'agit de rouleaux de papyrus, recouverts de formules funéraires, placés à proximité de la momie ou contre celle-ci, dans les bandelettes. Ces différents exemplaires du Livre des Morts ne sont pas tous identiques, car le bénéficiaire choisit les formules qui lui conviennent, probablement en fonction de ce qu'il peut s'offrir car ces manuscrits représentent un investissement non négligeable. Certains peuvent donc être courts, alors que d'autres reproduisent l'ensemble, ou presque, du corpus.
En 1842, l'égyptologue allemand Karl Richard Lepsius appela Todtenbuch (Livre des morts) un papyrus conservé au musée égyptologique de Turin et dont il a effectué une première traduction. Ce nom est ensuite resté bien que dans la littérature égyptologique moderne on rencontre souvent la juxtaposition des deux titres, à savoir « Livre des Morts-Sortir au Jour ».
Le Livre des morts des anciens Égyptiens: traduction complète d'après le Papyrus de Turin
Le Bardo Thödol ou Livre des morts tibétain
Le Bardo Thödol, signifiant La libération par l'écoute dans les états intermédiaires et publié en français sous le titre de Livre des morts tibétain est un texte du bouddhisme tibétain décrivant les états de conscience et les perceptions se succédant pendant la période qui s’étend de la mort à la renaissance. L’étude de son vivant ou la récitation du principal chapitre par un lama lors de l’agonie ou après la mort est censée aider à la libération du cycle des réincarnations, ou du moins à obtenir une meilleure réincarnation.
AVESTA
L'Avesta (du pahlavi abestāg) est l'ensemble des textes sacrés de la religion mazdéenne et forme le livre sacré, le code sacerdotal des zoroastriens.
Il est parfois connu en Occident sous l'appellation erronée de Zend Avesta. Il est rédigé en plusieurs états de l'iranien ancien, désignés sous le nom d'avestique. Les parties les plus anciennes, celles des gathas, sont dans une langue aussi archaïque que celle du Rig Veda (sanskrit védique), le « gathique », les autres en avestique tardif. Le tout est écrit dans l'alphabet avestique.
Selon Karl Friedrich Geldner, "nous ne possédons plus les textes originaux et authentiques de l'Avesta, à l'exception des Gâthâs (composés vers l'an 1000 avant notre ère) et de quelques Yashts (vers 700-600)". "La datation haute fait correspondre l'Avesta à une période antérieure au VI° siècle notre ère. Elle établit une certaine synchronie entre la composition des textes et les Empires mède [612-550] et achéménide [550-330]. La datation basse, qui n'est plus guère représentée, est la période postérieure à ces dates" : elle place les Gâthas au milieu du VI° s. av. J.-C. et les Yasht au milieu du V° s. av. J.-C. "Skjaervø est partisan d'une datation ultra-haute, puisqu'il situe les Gâthâs en 1700 avant notre ère et les textes des Yashts en 900 avant notre ère."
Le livre de la Création - Sefer Yetsirah
Sefer Yetsirah ou Livre de la Formation est le plus ancien texte écrit de la Kabbale attribué au patriarche Abraham, c'est un ouvrage à caractère ésotérique de la tradition juive. Yetsirah signifie aussi œuvre, création. Il a été écrit pendant la période talmudique "peut-être" entre 600 et 800 de notre ère.
On en connaît quatre versions, dont la plus achevée est celle du Gaon de Vilna (1800 mots en 6 chapitres), dite version GRA. Une version en arabe de Saadia Gaon en 8 chapitres est aussi connue. À ces deux versions s'ajoutent une version longue de 2500 mots et une version courte de 1300 mots.
Le meilleur manuscrit, datant du tournant du Xe au XIe siècle, serait conservé au Vatican. On peut penser que c'est l'un des manuscrits originaux dans la mesure où le Séfer Yetsirah ne fut transcrit qu'au Xe siècle.
Toutes les descriptions des textes religieux proviennent de WIKIPEDIA.