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Des magistrats espagnols ont transmis jeudi à des homologues allemands des éléments pour étayer les poursuites pour rébellion visant l'indépendantiste catalan Carles Puigdemont. Madrid espère obtenir sa remise à l'Espagne pour ce chef d'accusation.
"Il y a eu une bonne réunion de travail et par conséquent ils (les magistrats espagnols) sont satisfaits", a déclaré vendredi le ministre espagnol de la justice Rafael Catala à la radio Onda Cero. Il a précisé que la réunion s'était tenue la veille au siège d'Eurojust, organisme de coopération judiciaire à La Haye, aux Pays-Bas.
Selon le quotidien espagnol El Pais, les magistrats espagnols ont remis des éléments de preuves supplémentaires, notamment des vidéos d'actions violentes et des rapports de police.
Arrêté par la police allemande à la demande de l'Espagne, Carles Puigdemont a été libéré le 6 avril après l'abandon par la justice allemande de l'accusation de "rébellion" à son encontre, mais reste sous la menace d'une extradition vers l'Espagne pour des charges moins graves.
Le procureur allemand peut désormais "apporter davantage d'information afin d'accréditer" l'existence "de violence qui justifie la rébellion", a estimé le ministre espagnol.
Il serait "raisonnable" que la "décision définitive du tribunal allemand soit cohérente avec ce que le juge (espagnol) a établi", a insisté le ministre. "Si chaque tribunal devait réviser ce qu'un autre a fait, on reviendrait beaucoup d'années en arrière", a-t-il ajouté.
Le ministre espagnol a par ailleurs précisé s'être entretenu avec son homologue allemande Katarina Barley qui se serait, selon lui, excusée pour des propos soutenant la décision du tribunal allemand.
Marta Rovira repérée à Genève
Par ailleurs, la présence de l'indépendantiste catalane Marta Rovira semble se confirmer à Genève. Elle s'est en effet exprimée vendredi dans les colonnes du journal Blick où on la voit photographiée devant le célèbre jet d'eau de la cité de Calvin. Elle figure parmi les indépendantistes catalans en fuite depuis plusieurs mois.
La présence de la secrétaire générale du parti séparatiste ERC à Genève avait été annoncée dans un premier temps par les médias espagnols mais n'avait pu être confirmée depuis lors.
Mme Rovira a quitté le sol espagnol et est sous mandat d'arrêt international depuis fin mars. Une éventuelle demande d'extradition adressée à la Suisse à son sujet n'est pas connue. Contacté par l'ats voici dix jours, l'Office fédéral de la justice avait indiqué que les mandats internationaux sont soumis au secret de la procédure.