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L’association entre le risque cardiovasculaire et les bronchodilatateurs à longue durée d’action (β-2 agoniste de longue durée d’action (LABA) et anticholinergique de longue durée d’action (LAMA)) utilisés en cas de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est controversée. Une étude cas-témoin nichée taïwanaise incluant une cohorte de 284 220 patients avec une BPCO sans utilisation antérieure d’un LABA ou LAMA a investigué l’effet du traitement sur le risque cardiovasculaire. Durant une période de suivi moyenne de deux ans, 37 719 patients avec un événement cardiovasculaire (coronaropathie, insuffisance cardiaque, AVC ou arythmie) nécessitant une prise en charge aux urgences ou une hospitalisation ont été identifiés. Chacun de ces cas a été apparié avec quatre cas contrôles. Les prescriptions nouvelles d’un LABA ou LAMA durant l’année qui précédait l’événement ont été identifiées et comparées avec les cas contrôles. L’introduction nouvelle d’un LABA était associée à une augmentation du risque cardiovasculaire de 1,5 fois (odds ratio; IC 95% : 1,35-1,67) et celle d’un LAMA de 1,52 fois (odds ratio; IC 95% : 1,28-1,80) durant les 30 jours après l’initiation du traitement. Cet effet était indépendant du status cardiovasculaire initial.
Commentaire : Cette étude est limitée par le fait que certains paramètres importants, comme le tabagisme et la consommation d’alcool, n’ont pas pu être évalués. Il n’est également pas exclu que la dyspnée, qui avait amené à l’introduction du traitement bronchodilatateur, ait été en partie d’origine cardiaque. Néanmoins, devant les résultats de cette étude à grande échelle, il semble justifié d’évaluer le risque cardiovasculaire de nos patients avant toute nouvelle introduction d’un bronchodilatateur à longue durée d’action et d’assurer un suivi rapproché, notamment durant les 30 premiers jours du traitement.