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Le Conseil fédéral a décidé vendredi d'assouplir les conditions d'entrée pour les personnes vaccinées et guéries et ce à partir d'aujourd'hui. A l'avenir, elles ne devront plus présenter qu'un seul résultat de test à l'entrée du territoire. Le deuxième test nécessaire jusqu'à présent quatre à sept jours après l'entrée en Suisse est supprimé. De plus, le premier test ne doit plus obligatoirement être un test PCR, mais peut aussi être un test antigénique datant de moins de 24 heures. Les tests PCR sont valables pendant 72 heures. Il faut aussi remplir un formulaire à l'arrivée.
Les personnes qui ne sont pas vaccinées ou guéries doivent se soumettre à un test avant l'entrée, et également à un deuxième test qu'elles effectuent quatre à sept jours après leur arrivée. Elles doivent communiquer le résultat au canton concerné. Il peut s'agir d'un test PCR ou d'un test antigénique Ces personnes doivent également remplir le formulaire d'entrée.
Le test et le formulaire ne sont pas obligatoires pour les frontaliers, les chauffeurs et les personnes arrivant des régions frontalières. Ces exceptions ne s'appliquent pas en cas d'entrée par bus longue distance ou par avion. Dans ce cas de figure, le test et le formulaire sont obligatoires. Dans tous les cas, les enfants de moins de 16 ans, les personnes bénéficiant d'une dispense de test et les cas d'urgence médicale ne sont pas soumis à l'obligation de test.
Il n'existe pas d'obligation de quarantaine pour les personnes entrant dans le pays. Les ressortissants étrangers de certains pays dans lesquels le variant Omicron circule fortement ne sont actuellement autorisés à entrer qu'à titre exceptionnel, quel que soit leur statut vaccinal. C'est le cas de l'Afrique du Sud, de la Namibie ou du Mozambique. Le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) tient une liste sur Internet.
Oui, et plus précisément certaines destinations particulièrement appréciées des touristes suisses, comme l'Australie, la Nouvelle-Zélande, Israël, le Japon, les Philippines ou la Chine. Pour voir l'Ayers Rock, la vieille ville de Jérusalem ou la Grande Muraille de Chine, il faudra se contenter de documentaires de voyage jusqu'à nouvel ordre.
Tous les pays voisins acceptent le certificat Covid suisse comme preuve d'une vaccination, d'une guérison ou d'un test. Les règles expliquées ci-dessous s'appliquent et peuvent changer du jour au lendemain. Avant de partir en voyage, il est donc recommandé de consulter les conditions d'entrée officielles des pays concernés.
L'Italie a durci ses règles d'entrée cette semaine. Les personnes vaccinées ou guéries doivent non seulement remplir un formulaire d'entrée numérique, mais également présenter un test PCR négatif (datant de moins de 48 heures) ou un test antigénique (datant de moins de 24 heures). Les personnes non vaccinées ou guéries doivent également respecter une quarantaine pendant cinq jours (lien vers les informations du ministère italien de la Santé, en anglais).
En Autriche, la 2G est en vigueur dans presque tout le pays. Les personnes arrivant de Suisse doivent être munies d'un test PCR, d'un certificat de vaccination, d'un certificat de guérison ou d'un certificat médical. Les personnes arrivant sans justificatif doivent effectuer un test PCR au plus tard 24 heures après leur arrivée et s'enregistrer en ligne (lien vers les informations du ministère autrichien).
La Suisse étant considérée par l'Allemagne comme un pays à haut risque, les personnes non vaccinées et non guéries doivent être mises en quarantaine pendant dix jours après leur arrivée. Après cinq jours, elles peuvent se faire tester pour cesser leur isolement. Cela ne s'applique pas aux personnes vaccinées et guéries. Elles doivent simplement s'inscrire en ligne, mais ne doivent pas être mises en quarantaine et ne doivent pas non plus présenter de test (lien vers les informations du ministère allemand des Affaires étrangères). Il existe des exceptions pour les séjours d'une durée maximale de 24 heures.
L'entrée en France est possible sans test pour les personnes vaccinées en provenance de Suisse. Il faut signer un document certifiant que l'on ne présente pas de symptômes et que l'on n'a pas été en contact avec des personnes testées positives. Il peut être téléchargé en ligne. Les personnes guéries doivent présenter un certificat datant de plus de 11 jours et de six mois maximum. Toutes les autres doivent présenter un test PCR datant de 24 heures au maximum. Il existe des exceptions pour les travailleurs frontaliers et les enfants de moins de 12 ans (vers les informations du ministère français des Affaires étrangères).
En ce moment, ceux qui sont facilement angoissés lorsqu'ils voyagent ne rendraient pas service à leurs nerfs en organisant des vacances à l'étranger. En effet, les prescriptions, souvent confuses, ne cessent de changer au vu du développement d'Omicron, tant en Suisse qu'à l'étranger. A cela s'ajoutent les prescriptions en matière de tests, qui augmentent le budget, même si le Conseil fédéral n'exige désormais plus qu'un seul test pour entrer dans le pays.
Bianca Gähweiler, porte-parole d'Hotelplan, explique qu'il est en principe possible de se rendre dans tous les pays dont les frontières ont été rouvertes au tourisme. Compte tenu de la fragilité de la situation, il est recommandé de s'adresser à une agence de voyages pour obtenir des conseils et réserver ses prochaines vacances.
Tui Suisse tient un tout autre discours concernant des vacances à l'étranger. Alors que le nombre de cas en Suisse est élevé et qu'une infection est possible à tout moment dans notre pays, le nombre de cas dans de plusieurs pays de vacances est faible. C'est pourquoi l'agence recommande à tous ceux qui ont envie de voyager de partir. Sa devise est la suivante: fuyez la Suisse, foyer de l'épidémie !
Kuoni ne veut pas non plus faire l'autruche: «Les conditions pour des vacances sans souci sont en principe réunies, notamment grâce aux mesures de protection prises tout au long du voyage», déclare le porte-parole Markus Flick. On essaie de minimiser autant que possible les dépenses supplémentaires et les imprévus – par exemple en proposant une assurance voyage qui couvre l'annulation du voyage ou la mise en quarantaine sur le lieu de vacances, rendue nécessaire par la contraction du Covid-19.
Il n'y a pas de réponse simple à cette question. Cela dépend des règles en vigueur à sa destination, du type de réservation ou de l'assurance voyage. De manière générale, le risque de perdre de l'argent est le plus faible pour les voyages à forfait et les réservations auprès d'agences de voyage. Les personnes qui réservent leur vol directement auprès de la compagnie aérienne ou sur un portail en ligne sont tributaires des conditions d'annulation en vigueur. De nombreuses compagnies aériennes se montrent conciliantes à cet égard, mais - comme on l'a vu par le passé – les modifications soudaines et importantes des règles peuvent entraîner une ruée vers les hotlines. Et ceux qui exigent un remboursement risquent de devoir attendre longtemps.
La porte-parole d'Hotelplan Bianca Gähweiler déclare: «Si le client est testé positif avant le départ et ne peut pas entreprendre son voyage, c'est un cas pour l'assurance voyage». Si un pays décide de fermer ses frontières aux Suisses, un voyage à forfait peut être annulé ou modifié sans frais jusqu'à 24 heures avant le départ.
La porte-parole de Tui Suisse Milica Vujcic renvoie à la possibilité d'acheter une flexibilité de réservation supplémentaire. Et tous les clients de Tui sont protégés en cas de Covid. L'entreprise prend en charge les frais d'annulation ou de changement de réservation jusqu'à 2000 francs par personne avant l'arrivée, dans la mesure où les frais ne sont pas couverts par une assurance. Et pendant le voyage, Tui prend en charge les frais d'hébergement supplémentaires en cas de quarantaine individuelle ordonnée par les autorités en cas d'infection ou de suspicion d'infection, pour une durée maximale de 14 jours.
Les destinations chaudes sont particulièrement populaires, comme le confirment Kuoni, Hotelplan et Tui. Pour les courts et moyens courriers, les professionnels du voyage citent des destinations comme les îles Canaries, le Cap-Vert, l'Egypte et Dubaï. Pour les destinations lointaines, ce sont surtout les Maldives, la République dominicaine, les Seychelles, le Costa Rica et le Mexique qui attirent les voyageurs. Chez Hotelplan, les Maldives et le Costa Rica ont déjà enregistré de nombreuses réservations, alors qu'il y a encore des disponibilités à Dubaï, aux Caraïbes, aux Canaries et à l'île Maurice.
Milica Vujcic poursuit qu'il est probable que les capacités d'accueil soient déjà épuisées à plusieurs endroits pendant la haute saison de Noël et du Nouvel An. Il faut donc faire preuve de flexibilité dans la planification. Les dernières places sont disponibles pour les voyages intervilles, les Emirats, l'Egypte ou les Maldives, explique Markus Flick, porte-parole de Kuoni. Mais à partir de janvier, l'offre sera à nouveau plus importante «et en règle générale significativement plus avantageuse».
Depuis le 8 novembre, les Etats-Unis sont ouverts aux non-Américains. Le shopping de Noël à New York ou les circuits touristiques en Californie sont donc à nouveau possibles pour les touristes vaccinés. Toutefois, un test Covid négatif est nécessaire dans tous les cas pour entrer dans le pays. Sur les sites Internet des compagnies aériennes, comme par exemple celui de Swiss, il n'est souvent pas possible de savoir immédiatement si un test antigène bon marché suffit ou si un test PCR est nécessaire.
Il n'est pas non plus clair quels fournisseurs sont acceptés ou s'il faut par exemple un certificat de test international pour voyager, comme le proposent des entreprises comme Ender Diagnostics ou Viselio à l'aéroport de Zurich moyennant un supplément. Un coup d'œil sur le site Internet de l'agence gouvernementale américaine CDC montre qu'un test antigénique suffit. Toutefois, le président américain Joe Biden a récemment réduit la durée de validité du résultat du test de 72 heures à 24 heures en raison des incertitudes d'Omicron.
Autre problème: le formulaire Esta, obligatoire depuis de nombreuses années pour voyager aux Etats-Unis et qui n'est normalement qu'une simple formalité. Daniel Steffen, chef de la société de sécurité Checkport, qui se charge du contrôle des documents avant le départ pour des compagnies aériennes comme Swiss, a récemment déclaré à CH Media qu'un passager sur deux ou trois voit son formulaire Esta annulé par les autorités américaines le jour du départ, sans aucune justification. Les contrôles Esta supplémentaires lors de l'enregistrement peuvent parfois durer plusieurs heures – avec pour conséquence que les passagers ratent leur vol, même s'ils ont préparé correctement tous les documents.
Les prix des tests Covid varient énormément. Dernièrement, les pharmacies demandaient généralement 50 francs pour un test rapide antigénique. Avec la décision du Conseil fédéral de vendredi, ces coûts sont toutefois devenus minimes. Et pour cause, la Confédération finance à nouveau les tests rapides d'antigènes ainsi que les tests salivaires PCR groupés. En cas de résultat négatif, ces deux tests donnent droit à un certificat.
Les tests PCR individuels ne sont pas remboursés aux personnes asymptomatiques. A l'aéroport de Zurich, le test PCR le moins cher coûte 99 francs, mais le résultat n'arrive parfois que le lendemain dans l'après-midi. Plus le résultat doit arriver rapidement, plus il est cher. Pour un test PCR avec résultat dans les 40 minutes, le prestataire Test & Fly demande 380 francs. La société Ender Diagnostics propose depuis peu un test PCR avec résultat en 45 minutes pour 299 francs. Ces prix font bondir la Fondation pour la protection des consommateurs: «On peut soupçonner qu'on exploite ici sans vergogne une situation d'urgence», déclare la directrice Sara Stalder (rapporté par CH Media).
Si vous souhaitez connaître le résultat de votre test PCR en quelques heures, vous devez débourser environ 140 francs auprès de la plupart des fournisseurs. Il existe également des prestataires isolés qui promettent le résultat le jour même pour un test effectué le matin, et tout cela pour 100 francs.
Kuoni, Hotelplan et Tui Suisse n'observent actuellement aucun problème de pénurie de tests antigènes: «D'après notre expérience, c'est à l'aéroport de Zurich que les capacités de test sont les plus importantes, les prestataires y sont également ouverts pendant les fêtes», explique Markus Flick, porte-parole de Kuoni. Il est important de tenir compte des temps d'attente. Il est recommandé de prendre rendez-vous à l'avance. Toutefois, cela n'est pas possible chez tous les prestataires.
Les prescriptions de test du Conseil fédéral, qui ont été réduites de deux à un seul test à l'entrée, ont un revers pour tous les organisateurs, comme le confirment Kuoni, Tui et Hotelplan. A cela s'ajoute l'insécurité générale due à la propagation d'Omicron, ce qui fait que les vacances sont à nouveau réservées à court terme. Ou pas du tout.
Le patron de Swiss, Dieter Vranckx, se montre optimiste par rapport aux buts de son entreprise. Certes, la liste de quarantaine temporaire du Conseil fédéral, qui a entre-temps été levée, a creusé un gros trou dans la caisse de la compagnie aérienne. Ce sont surtout des touristes britanniques qui ont annulé leurs vacances de ski en Suisse. Il a toutefois déclaré récemment dans une interview à CH Media qu'il envisageait l'avenir de manière positive. «Je crois fortement qu'à partir de mars, avec l'arrivée du printemps, la situation se calmera et les réservations augmenteront à nouveau».
En effet, on entend en interne que Swiss réfléchit même à de nouvelles embauches. Et ce, après l'annonce d'un licenciement collectif en juin. Concernant le manque de personnel colporté, Vranckx déclare: «Ces derniers mois, plus de personnes que prévu nous ont quittés, notamment parmi le personnel de cabine». S'y ajoute le fait que le nombre de flight attendants non vaccinés est un peu plus élevé que prévu. «Nous ne nous y attendions pas. Cela peut conduire à une pénurie de personnel pour l'horaire d'été».
Cette semaine, Lufthansa a annoncé sa planification pour la saison d'été. La filiale souhaite continuer à développer son offre de vols. Au total, Swiss prévoit de desservir 119 destinations au départ de Zurich et de Genève, dont 93 destinations européennes et 26 destinations long-courriers. «Dans le trafic européen, les destinations pour les voyages de loisirs et les visites ainsi que les métropoles européennes sont au premier plan, tandis que dans le trafic intercontinental, l'accent est mis sur les destinations en Amérique du Nord», est-il précisé dans un communiqué de presse.
Au total, il est prévu de pouvoir offrir à nouveau environ 80% des capacités de 2019 au cours du troisième trimestre 2022. «Malgré la situation sanitaire toujours tendue, nous continuons de croire fermement que nous pourrons à nouveau développer sensiblement notre programme de vols à l'été 2022, avec notamment une amélioration de nos conditions-cadres», déclare le directeur commercial de Swiss, Tamur Goudarzi Pour.
Hotelplan enregistre chez sa société sœur Interhome un bon nombre de réservations pour les fêtes de fin d'année en Valais, dans l'Oberland bernois ainsi qu'en Engadine: «De nombreux appartements et maisons de vacances sont déjà réservés pour les fêtes de fin d'année, de sorte qu'il sera difficile de trouver encore un logement qui convienne», déclare la porte-parole Bianca Gähweiler.
La porte-parole de Tui Suisse, Milica Vujcic, parle également de bons chiffres sur le marché national. Et selon le porte-parole de Kuoni Markus Flick, il reste encore quelques chambres d'hôtel à Davos, Zermatt, Grindelwald, Adelboden, Andermatt, St. Moritz ou Scuol et Pontresina pendant les fêtes. «En revanche, nous n'enregistrons pratiquement pas de pénurie au Tessin». A partir de la première semaine de janvier, il y aurait également plus d'offres disponibles en montagne.
La réponse est aussi limpide que les marais de Floride: donc pas du tout. Tui pense pouvoir enregistrer dès l'été prochain des chiffres de réservation comparables à ceux de 2019. La directrice d'Hotelplan, Laura Meyer, espère pour sa part 2023. Et le directeur de l'aéroport de Zurich, Stephan Widrig, pense qu'il faudra attendre 2025 pour retrouver le niveau d'avant la crise. Le fait est que tant que l'on ne sait pas comment Omicron se développera et se répandra, l'industrie du voyage avancera à l'aveuglette. (aargauerzeitung.ch)
Florian Schütz coiffe plusieurs casquettes: en tant que directeur du Centre national de cybersécurité (NCSC), il est à la fois «service de renseignement et informatique, armée et police, politique, économie et infrastructure», écrivait récemment la Handelszeitung dans un portrait. On comprend ainsi pourquoi trois conseillers fédéraux se disputent actuellement pour savoir qui sera un jour le patron de Schütz. Le délégué fédéral à la cybersécurité est un homme avec une liste de tâches longue comme le bras et il interagit dans plusieurs départements.