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L’Ombudsman comprenait parfaitement la déception du client: qui ne rêverait pas de multiplier sa fortune par treize d’un coup de baguette magique? Mais il dut lui rappeler que personne n’est à l’abri d’une erreur. Fort de ce constat, notre droit prévoit que dans une telle situation, on peut annuler l’opération, mais que la partie responsable de l’erreur doit dédommager son cocontractant d’un éventuel préjudice. En l’espèce, selon l’Ombudsman, la banque avait respecté cette obligation. Le client ne fut pas convaincu. Il fit valoir qu’il s’était renseigné auprès de la banque et que si elle donnait des informations erronées, ce n’était pas à lui de porter le chapeau. Elle devait assumer les conséquences de ses dires et de ses actes. Selon lui, il était injuste que la banque puisse corriger son erreur même lorsque l’opération avait déjà été effectuée. L’Ombudsman ne put que réitérer son argumentation et laisser au client le soin de soumettre, le cas échéant, ces divergences à la sagacité des juges.