Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06993.jsonl.gz/1074

|reconstitution
des stades glaciaires

Reconstituer les stades glaciaires des glaces souterraines est souvent problématique:
- Les fluctuations des glaces souterraines, qu'elles soient annuelles ou mesurées sur quelques décennies, sont beaucoup plus faibles que celles des glaciers alpins, de l’ordre de quelques décimètres à quelques mètres en moyenne dans les glacières jurassiennes. Seules les plus importantes d’entres elles sont donc mesurables.
- Si les fluctuations sont de faible ampleur, elles sont
également insuffisantes pour laisser des traces sédimentaires
ou morphologiques significatives, susceptibles d’être traduites
en progression ou en régression de la masse de glace.
- La masse de glace se renouvelle toujours au bout d'un certain nombre d'années, et cela d’autant plus vite que son volume initial est faible. Dans le Jura, les plus vieilles strates de glace ont généralement quelques dizaines, voire une centaine d’année pour les plus importantes d’entre elles (STETTLER 1971). Autant dire que le prélèvement d’une carotte de glace et son analyse ne permettrait pas de remonter au-delà de la fin du XIXème siècle.
- Les glacières ont rarement fait l’objet d’études systématiques durant les siècles passés (manque d’intérêt auprès des chercheurs, difficultés d’accès, etc) limitant de ce fait le nombre de documents historiques à disposition (mensurations, croquis, photographies, etc). C’est néanmoins sur la base de sources historiques que nous aborderons les fluctuations des glaces souterraines au sein de la glacière de Saint-George.