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Zurich - Une majorité de Suisses seraient prêts à légaliser l'euthanasie active directe dans certains cas. Les opinions sur le sujet sont toutefois très polarisées. Tel est la conclusion d'un sondage conduit par l'Université de Zurich, présenté jeudi.
L'euthanasie active directe est actuellement interdite par la loi. Or quelque 60% des sondés seraient d'accord qu'un médecin puisse, sur demande d'un cancéreux en phase terminale, lui administrer une substance mortelle.
En ce qui concerne l'administration de surdoses de sédatifs qui ont aussi pour effet de réduire la durée de la vie, environ 70% des personnes interrogées y sont favorables lors de cancers incurables. Cette forme d'euthanasie est appelée active indirecte. Elle n'est pas expressément réglée dans le code pénal, mais est admise.
Les sondés ont également été questionnés sur le renoncement des mesures visant à maintenir les patients en vie. Cette forme d'euthanasie est considérée en Suisse comme passive et est donc tolérée même si elles impliquent l'intervention directe d'un médecin.
Accord des proches
Plus de 85% des personnes interrogées trouvent correct que le corps médical soit autorisé à cesser d'alimenter les patients se trouvant dans le coma depuis des années. Une majorité s'y oppose toutefois lorsque tous les proches n'acceptent pas cette mesure.
Et plus de 80% des sondés approuvent qu'un médecin puisse stopper sur demande d'un patient touché par une maladie musculaire incurable la machine à respirer qui lui permet de survivre. Enfin, les Suisses sont favorables à une écrasante majorité au travail réalisé par les organisations d'aide au suicide.
Dans ce cas - autorisé par la loi si l'organisation ne recherche pas un intérêt égoïste - un médecin prescrit une dose létale de médicament que le patient prend lui-même avec l'aide de l'organisation dont il est membre. Un peu plus de la moitié des sondés refusent toutefois que ces organisations accompagnent dans la mort les malades psychiques.
ATS