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Après l'industrie de l'habillement, la production de cuir est le secteur d'exportation le plus important au Bangladesh. Cependant, contrairement au secteur textile, les conditions de travail misérables dans les tanneries sont très peine connues.
Le secteur du cuir au Bangladesh emploie actuellement environ 200 000 travailleurs et devrait continuer à croître à mesure que le gouvernement cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis des exportations de textiles. Le secteur du tannage a mauvaise réputation au Bangladesh, notamment à cause de la pollution extrême dans la rivière Buriganga. Pour y remédier, le gouvernement a relocalisé il y a 15 ans toutes les usines situées dans le quartier de Hazaribagh (à Dhaka la capitale) 25 kilomètres plus au nord.
Un modernisation sans implication des travailleurs
La délocalisation de l'industrie a été facilitée par de nombreuses concessions, telles que des terrains bon marché et la création de nouvelles infrastructures. De nombreuses promesses ont été faites aux travailleurs-euses, mais n'ont pas été respectées. Sur le nouveau site, il n'y a ni logements, ni magasins, ni école, ni centre de santé et pratiquement aucun transport public. Et les problèmes environnementaux n'ont pas été résolus non plus. Bien que la relocalisation ait entraîné une certaine modernisation des tanneries, cette industrie continue d’utiliser des substances très toxiques dont beaucoup sont connues pour présenter des risques pour la santé et l'environnement.
Sécurité et santé des travailleurs-euses
Le principal objectif du projet, lancé en partenariat avec la Fondation bangladaise pour la sécurité, la santé et l'environnement au travail (OSHE), consiste à améliorer la sécurité et la santé au travail pour les employé-e-s des tanneries. A cette fin, une coopération étroite est mise en œuvre avec l'inspection du travail et le syndicat des tanneurs (Tannery Workers Union). Les risques sanitaires les plus importants sont analysés et les travailleurs-euses reçoivent une formation pour apprendre les gérer au mieux. Les employé-e-s des usines où sont fabriqués des chaussures et des articles en cuir reçoivent aussi un appui afin de faire face aux dangers liés à leur activité. Il est prévu, en collaboration avec d'autres ONG, de mettre en place une plateforme comprenant l’ensemble des acteurs nationaux. Elle permettra de développer une action de plaidoyer d’envergure pour améliorer de façon globale les conditions de travail dans l'industrie du cuir.