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Tennis Thiem: «Les temps sont durs pour nous les jeunes»
Dominic Thiem se préparait avec humour à défier le «roi de Melbourne», Novak Djokovic, en finale de l’Open d’Australie dimanche.
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Dominic, quelle a été la clé du votre victoire contre Zverev ce soir?
Je crois qu’il y a eu deux ou trois moments cruciaux. Dans une demi-finale de Grand Chelem entre deux joueurs en forme, cela se passe toujours ainsi. Quelques détails font la différence. Il y a d’abord eu ce jeu de 5-4 au deuxième set lorsqu’il a joué le coup du tournoi, ce smash gagnant depuis les bâches en fond de court. J’ai réussi à écarter plusieurs balles de break pour empocher le set. Et puis, j’ai sauvé ces deux balles de troisième manche après avoir gâché un break. Enfin, Sascha servait très bien au quatrième et on a vite compris que le tie-break allait valoir très cher. Heureusement, il m’a donné quelques fautes directes et j’ai pu l’emporter.
Vous êtes à l'origine un joueur de terre battue qui a percé à Roland-Garros. Comment avez-vous fait pour devenir si dangereux sur surface dure?
Je dois d’abord dire que mon titre à Indian Wells, au printemps dernier, m’a vraiment soulagé. Ce premier Masters 1000 sur dur, contre Roger (Federer) en finale, m’a donné énormément de confiance. Et puis durant la tournée asiatique et celle en indoor, j’ai fait d'énormes progrès. J’ai commencé à comprendre certaines choses: je sers plus intelligemment, je retourne beaucoup mieux. Enfin, je me suis dit à la fin de la saison: si tu es capable de faire une finale au Masters, tu peux tout à fait briller dans un Grand Chelem sur dur. Je sais désormais que je peux jouer mon meilleur tennis sur cette surface.
Vous avez rigolé sur le court parce que vous rencontrez toujours les «maîtres des lieux» en finale de Grand Chelem. Est-ce que vos finales de Roland-Garros contre Nadal peuvent vous aider pour dimanche?
Les temps sont durs pour nous, les jeunes joueurs (sourire). On doit toujours battre l’une de ces incroyables légendes. Rafa a gagné douze fois à Paris, Nole sept fois ici. C’est fou. Mais je pense qu’il s’agit de situations assez différentes. Cela dit, je vais essayer de me nourrir de mes deux premières finales pour parfaitement entrer dans ma finale dimanche. Après, je devrai prendre des risques mais pas de manière inconsidérée. C’est un équilibre très fin à trouver. J’y étais parvenu à Londres, au Masters (victoire en trois sets). Je vais sans doute jeter un œil à ce match d’ici dimanche.
Mathieu Aeschmann, Melbourne
Créé: 31.01.2020, 17h57