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L'insediamento del mese di aprile è una versione sintetica del rilevamento apparso nella nuova pubblicazione ISOS République et Canton du Jura, volume A-D (disponibile solo in francese).
Développement de l'agglomération
Au 19e siècle, des travaux routiers effectués au nord du site mirent au jour des vestiges archéologiques. Des sépultures furent découvertes, remontant semble t il au Néolithique ou à l'âge du Bronze. Des traces gallo burgondes furent également trouvées, un corps replié en position fœtale notamment, témoignage pour le moins inhabituel pour cette époque. La première mention écrite du site remonte à 1270, sous la forme de « Brunnevisin », puis en 1278 avec le nom de « Burnevison ». Le nom vient du patois (Beurne : source et vesin : voisin). Le village fit partie dès la fin du 13e siècle de l'Evêché de Bâle. Thiebaud VI de Neuchâtel détruisit un château qui s'élevait sur une colline proche en 1387, sous prétexte que son vassal, Henri, seigneur de Beurnevesin, avait refusé de lui rendre hommage. L'ancien nom allemand du village est Brischwiler.
Au Moyen Age, le site partagea le sort de l'avouerie d'Ajoie. Le château des chevaliers de Beurnevésin fut incendié en 1387. Le chœur polygonal de l'église Saint Jacques date de la fin du 15e ou du début du 16e siècle, tandis que le clocher et la nef furent construits en 1829. Distinct du village, le fief fut dès 1410 l'apanage de la famille des Spechbach et passa à l'évêque de Bâle en 1625. Le village souffrit beaucoup de la guerre de Trente Ans : en 1630 et 1634, les Impériaux et les Suédois le pillèrent et l'incendièrent et il fut de nouveau ravagé par les Lorrains en 1652. La commune fit partie de la mairie de Coeuve jusqu'en 1792, puis fut rattachée aux départements français du Mont Terrible et du Haut Rhin de 1792 à 1815, et enfin au bailliage, puis district bernois de Porrentruy, jusqu'en 1978. Tout d'abord dépendant de la paroisse de Damphreux, le village se transforma en 1802 en paroisse autonome, avant de rejoindre celle de Bonfol. En 1836, Beurnevésin adopta le statut de commune mixte.
L'agriculture a toujours constitué l'activité économique essentielle et pour ainsi dire unique du village. Seule une ancienne fonderie, à présent disparue, fit exception jadis, en enrichissant cette économie d'un apport industriel. La première édition de la carte Siegfried de 1873 présente le village dans sa structure actuelle ainsi que le réseau routier. Le seul changement majeur survenu dans les dernières 135 années concerne le centre du site, où un chemin encore bien visible sur l'ancienne carte a disparu, tout comme quelques bâtiments, probablement des fermes et utilitaires, témoignant du déclin du village agricole. Certains utilitaires ont été remplacés par des habitations, voire des garages. Autrefois plus dense, la rangée de bâtiments située à l'est de la route principale a été remplacée par un parking. Deux anciennes fermes ont été démolies encore récemment tout près du carrefour central.
Le nombre d'habitants, de 225 en 1809, atteignit, peu avant la parution de la carte Siegfried, 351 personnes en 1860. Depuis, il n'a cessé de décroître, passant de 248 en 1900 à 222 en 1950 pour ne compter que 144 habitants actuellement. A l'entrée orientale du village, quelques maisons individuelles ont été construites dès la deuxième moitié du 20e siècle au dessus de la route d'accès qui vient de Pfetterhouse. En 1990, 17 % de la population active travaillaient encore dans le secteur primaire. Plus de la moitié sont des pendulaires qui travaillent dans la région de Porrentruy.
Le site actuel
Situé à 422 mètres d'altitude, Beurnevésin s'étend au fond de la vallée de la Vendline, un affluent de l'Allaine situé dans l'extrême nord est de l'Ajoie. La commune est reliée à la France au nord et à l'est. Entouré de collines vertes, le village paraît isolé. Le site construit proprement dit est principalement constitué d'un espace rue qui s'adapte subtilement à la topographie du terrain. Il se développe le long de la route de transit qui forme la colonne vertébrale du site. Celle ci relie Pfetterhouse en Alsace à Bonfol et ondule entre la rivière et le versant boisé des Côtes situées à l'est, avant de bifurquer brusquement à l'ouest et de quitter le village en direction de Lugnez. La route de Réchesy prolonge cette route principale depuis le carrefour central vers le nord dans la vallée de la Vendeline, qui se resserre de plus en plus. Un deuxième bras, plus court et parallèle à la route principale, est situé de l'autre côté de la rivière.
En arrivant de Bonfol, Beurnevésin frappe par son caractère compact engendré par un effet d'amoncellement des toitures le long de l'espace rue principal. Ce dernier est constitué de fermes encore en activité, avec leurs étables, écuries et autres utilitaires, ainsi que d'habitations individuelles, toutes de deux niveaux et datant pour la plupart du 19e siècle. Les habitations, avec leurs enduits clairs, forment un contraste net avec les greniers et autres utilitaires revêtus ou construits en bois sombre.
Dans la partie supérieure de cet espace rue, la route est tellement étroite qu'aucun trottoir n'y trouve place. Au pied du versant abrupt et verdoyant, les rangées de fermes deviennent plus denses et confèrent à l'espace rue un caractère exceptionnellement clos, renforcé par la petite colline qui fait écran au sud, où passe la route qui mène à Bonfol. Deux maisons épousent son tracé et sont implantées perpendiculairement à la direction principale du site. De manière générale, les bâtiments sont orientés gouttereaux sur rue. En s'approchant du carrefour central, l'envergure des maisons augmente peu à peu.
Dans la partie inférieure en revanche, du côté de la rivière, les espaces sont plus ouverts. Des intervalles de prés s'intercalent entre le bâti jusqu'à la rue. Ces échappées vertes offrent des perspectives remarquables sur les terrains agricoles où coule tranquillement le ruisseau. De grandes fermes et leurs utilitaires sont parfois positionnées un peu en retrait par rapport à la rue. L'une d'entre elles est reliée à la rue principale par un pont.
A la jonction de l'espace rue principal et du carrefour central se trouve le noyau du site, surplombé par l'église. Il est composé de deux habitations sobres aux toits à demi croupe placées à l'intérieur du virage de la route. L'une est orientée gouttereau sur rue tandis que l'autre, datant de la deuxième moitié du 19e siècle, dirige son pignon sur le carrefour et sur l'école qui lui fait face. Elle présente deux niveaux sur un soubassement. En face, une cour de récréation a été aménagée légèrement au dessus du niveau de la rue.
Le bâti se poursuit du côté oriental de la route de Réchesy, dans la continuation de la route principale. Juste à côté de l'école se trouve une grande villa néoclassique à deux niveaux avec toit à demi croupe, un peu en retrait par rapport à la rue. Puis suit un alignement assez régulier de fermes jurassiennes avec pignons sur rue ainsi que des habitations gouttereaux sur rue s'alignant dans la vallée qui se resserre. Une ruelle monte jusqu'au pied de la colline où des chalets forment une deuxième couche spatiale située un peu au dessus de la route.
A l'ouest du carrefour central, au niveau du pont traversant la rivière, le tissu devient plus lâche. Des habitations de taille respectable sont entourées de jardins parfois clôturés. Elles conservent toutefois l'orientation générale gouttereaux sur rue. La route, sinueuse, disparaît derrière les collines occidentales. Un chemin en terre battue dessert un dernier bras du bâti au sud ouest, où des habitations, fermes et utilitaires, sont implantés de manière plus lâche, en s'orientant le long de ce chemin d'accès.
L'église et les environnements
Sur un promontoire dominant le carrefour central trône l'église Saint Jacques, à laquelle on accède depuis ce carrefour par un chemin raide. Elle est entourée d'un petit cimetière ceint d'un mur et d'une rangée de tilleuls plantée à l'avant. La nef de trois travées est coiffée d'une tourelle. Le chœur gothique tardif est surmonté d'un toit plus haut que celui de la nef. Il possède toujours ses fenêtres aux meneaux, séparées par des contreforts. A l'est, des prés s'étendent jusqu'à l'orée des forêts (> II).
De l'autre côté de la route de Réchesy se trouvent quelques habitations du milieu du 20e siècle et surtout deux stations service, installations typiques d'un lieu frontalier. En règle générale, les prés et pâturages situés à l'ouest et au sud du noyau sont restés quasiment libres de toute construction - exception faite de quelques utilitaires, parfois quelque peu surdimensionnés. Les prés sont ponctués d'arbres ou de groupes d'arbres. Cette proximité à la nature confère au site un caractère agreste très harmonieux.
Nous recommandons
Nous qualifions
**/ Qualités de la situation
*** Qualités spatiales
**/ Qualités historico-architecturales
Hautes qualités de ce village frontalier grâce à sa situation au pied de deux collines séparées par le lit d'un ruisseau et grâce à la plaine en grande partie libre de constructions et composée de prés.
Qualités spatiales prépondérantes grâce à l'espace rue nettement articulé par les bâtiments orientés gouttereaux sur rue, dont quelques uns forment des alignements, et par la densification de maisons plus hautes autour du carrefour central, surplombé par l'école et l'église qui domine le village de son promontoire. De beaux dégagements sur les paysages de champs et de collines alentours surgissent entre le bâti le long de la rue principale.
Qualités historico architecturales remarquables grâce aux maisons individuelles d'allure classique et aux fermes typiques malgré leur état parfois déplorable. L'église au chœur gothique tardif est bien conservée. Infrastructure typique d'un village frontalier avec auberge et stations service.
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