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Jusqu'ici, les seules données disponibles provenaient des pêcheurs. Elles permettaient de connaître le type d'espèces et le nombre de poissons capturés et relâchés. Mais l'étendue réelle de leur diversité restait inconnue.
En 170 ans, le lac de Morat a perdu 36% de la biodiversité de poissons indigènes. Celui de Neuchâtel a lui vu disparaître un quart des espèces originelles en un siècle et demi, soit 8 sur 32. La bouvière, la carpe et la truite du lac sont en outre menacées.
Plus de féra dans le Léman
Dans le Léman, 14 des 18 espèces indigènes sont toujours présentes. En revanche, aucun spirlin ni vairon n'ont été capturés, malgré 900 actions de pêche. Le plus grand lac d'Europe est désormais principalement peuplé par la perche, alors qu'il abritait auparavant en majorité l'omble, la truite et la féra.
A l'image de cette dernière, les espèces indigènes vivant en profondeur sont menacées en raison de la désoxygénation. Certaines ont vraisemblablement disparu, comme la féra.
ats/sey