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L'USS et solifonds se sont adressés au gouvernement et aux autorités judiciaires du Pakistan pour protester contre la criminalisation des syndicats. Il est nécessaire que ce pays respecte tant les droits au travail que les droits syndicaux et qu'il applique les conventions de l'OIT.
Dans une lettre de protestation adressée au gouvernement et au ministère public du Pakistan, l'USS et solifonds s'inquiètent d'une pratique habituelle, la criminalisation des conflits du travail. Les dirigeants syndicaux sont ainsi inculpés d'infractions à la loi antiterroriste et traînés devant des tribunaux antiterroristes.
Dans leur lettre, l'USS et solifonds reviennent sur l'affaire des tisserands de Faisalabad, qui, en 2010, avaient réclamé une hausse de leurs modestes salaires. En effet, ils percevaient alors une rémunération nettement inférieure au salaire minimal que le gouvernement de la province du Punjab venait de relever. Les protestations massives se sont soldées par des détentions. Trois mois plus tard, des patrons déposaient plainte pour infraction à la loi antiterroriste. En novembre 2011, 14 militants syndicaux étaient condamnés à un total de 490 années d'emprisonnement, condamnation contre laquelle ils ont interjeté recours.
Dans leur lettre, qui aborde aussi d'autres cas, l'USS et solifonds exigent que les fausses accusations lancées contre les 14 syndicalistes soient immédiatement retirées et que l'arrêt scandaleux rendu par le tribunal antiterroriste soit révoqué. Les conflits du travail doivent être portés devant les prud'hommes, pas devant un tribunal antiterroriste.
<media 2673>Teneur de la lettre</media>