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L’Abergement tire son nom d’un ancien terme de droit. Une terre donnée en abergement l’était selon un contrat par lequel un vassal remettait une terre à une personne pour la cultiver moyennant un prix convenu, ainsi qu’un cens annuel en argent, vin ou autre denrée.
Ses armoiries d’or au loup ravissant de sable, accompagné au chef sénestre d’une claie du même. Vers 1929, deux projets d’armoiries furent proposés à la commune. L’un d’eux parut en 1931 dans le premier Armorial des Communes vaudoises, prématurément peut-être, car il dut céder le pas à son concurrent, offert sous forme de vitrail à l’église par un bourgeois de l’endroit. (tiré de l’Armorial des communes vaudoises, O. Dessemontet)
Sa situation : la commune de L’Abergement est située au nord-ouest du district Jura-Nord vaudois, au pied du Suchet. Elle s’étend jusqu’à la frontière française. Le territoire communal, d’une superficie de 572 ha, comprend trois niveaux bien distincts :
- une partie inférieure entre 620 et 780 m d’altitude, où l’on trouve les cultures,
- une partie intermédiaire en pente très raide, couverte de forêts et entrecoupée de hautes parois rocheuses,
- une partie supérieure, formée de pâturages coupés de forêts, variant entre 1200 et 1460 m d’altitude ; aucun de ces pâturages n’appartient à la Commune.
Le village de L’Abergement s’allonge au pied d’un coteau qui l’abrite du vent, tandis qu’il est protégé de la bise par la colline boisée de Cramelet. Des deux zones villas situées au haut
du village, on jouit d’une vue étendue sur le Plateau et les Alpes, tout comme du hameau du Vailloud qui, lui fait limite avec la Commune de Lignerolle.
Sa population a passé de 165 habitants en 1988 à 250 en 2011. Cette augmentation est liée à la construction de quelques villas ainsi qu’à la rénovation de certaines maisons villageoises.
Son patrimoine historique : l’église, construite en 1902, est dotée de superbes vitraux depuis 1941.
Ces vitraux sont l’œuvre du Peintre Eugène Grasset, que certaines sources Internet présentent comme « un peintre français d’origine suisse ». Eugène Grasset était en fait bourgeois de L’Abergement. Il est notamment le réalisateur de « La Semeuse », l’emblème qui figura sur la plupart des ouvrages des éditions Larousse de 1890 à 1952. L’emblème est encore en usage aujourd’hui. Son style graphique a été épuré par d’autres artistes.
Eugène Grasset est né à Lausanne en 1845. Son père était ébéniste et sculpteur. Il fit des études d’architecture à l’EPFZ, voyagea en Egypte et s’installa à Paris en 1871. Il est mort à Sceaux, ville située à 10 km de la capitale française, en 1917. Il est l’auteur des vitraux qui ornent le temple de L’Abergement. Ces vitraux, qui ont été d’abord une commande destinée à la cathédrale de Lausanne, ont été adaptés au temple de L’Abergement par Robert Grasset, qui est sans lien de parenté directe avec le peintre.
Nous vous invitons à venir les admirer au détour d’une balade.