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Mujinga Kambundji a pris la 7e place de la finale olympique du 200 m. Bien placée en sortie de virage, la Bernoise a un peu fléchi ensuite dans une course survolée par Elaine Thompson-Herah.
La Jamaïcaine a fusé en 21''53, 2e chrono de l'histoire, à 0''19 du record du monde de Florence Griffith-Joyner (en 1988). Elle réalise le doublé 100-200 m à Tokyo, comme à Rio en 2016.
Mujinga Kambundji aura été d'une incroyable régularité sur le demi-tour de piste au Japon: 22''26 en séries et en demi-finales, et 22''30 en finale. Elle a ainsi égalé deux fois son record national de 2019, après avoir pris la 6e place de la finale du 100 m.
La Bernoise de 29 ans a indiscutablement franchi un palier à Tokyo. Elle fut certes médaillée de bronze aux Mondiaux 2019 à Doha, mais le niveau était moins élevé. Elle avait glané sa médaille en 22''53.
A Tokyo, la 3e place, occupée par l'Américaine Gabrielle Thomas, s'est jouée à 21''87, et l'argent, qui revient à l'athlète hyperandrogène namibienne Christine Mboma, en 21''81.
«Pas la course parfaite»
«Je n'ai pas réussi la course parfaite mais je suis fière de mes performances. J'aurais bien aimé courir plus vite mais c'est ok», a dit Kambundji, seule Européenne de cette finale.
Depuis 2014 et sa perte de témoin au départ de la finale 4 x 100 m aux Européens à Zurich, Kambundji a accompli un long chemin. Il lui a fallu se remettre de ce crève-coeur du Letzigrund, puis se tester avec différents entraîneurs (cinq depuis 2013) avant d'arriver à maturité.
L'étape décisive dans sa progression aura été son passage à Mannheim, dès l'automne 2013, parmi un groupe d'athlètes internationales sous la conduite de Valerij Bauer. La Bernoise a dû s'adapter à de nouvelles méthodes, a pris de la masse musculaire. Le travail a fini par payer en 2016, avec une première médaille internationale, le bronze sur 100 m aux Européens à Amsterdam.
Après une période compliquée avec le relais au sein duquel elle ne s'entendait pas avec le coach Laurent Meuwly, Mujinga Kambundji a éclaté en 2018, avec un premier chrono sous 11 secondes sur 100 m (10''95), puis en 2019 avec le bronze mondial à Doha sur 200 m.
Aujourd'hui de retour à Berne, après d'autres expériences vite avortées avec des coaches étrangers, Kambundji atteint sa plénitude. Elle avait affirmé avant ses Jeux ne s'être jamais sentie aussi en forme, malgré une saison blanche en 2020 qui a permis à Ajla Del Ponte de sortir de son ombre.
Ensemble, les deux Suissesses peuvent encore porter le sprint suisse plus haut avec la finale du relais jeudi à Tokyo.
olpe, ats