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Avec « Les Sept Dernières Paroles du Christ sur la Croix » de Joseph Haydn, voici une des œuvres musicales les plus représentatives du « Siècle des Lumières ». Plus de deux cents ans nous séparent de cette époque et, malgré cela, son message spirituel et son potentiel expressif gardent toute leur validité et leur pouvoir de suggestion. Ces sept mouvements lents – huit si nous comptons l’Introduzione-, réalisés avec une telle variété de recours dans l’invention musicale, dans les rythmes, la dynamique, les tonalités, la sélection des thèmes et cette peinture sonore et expressive exceptionnelle, nous font perdre totalement conscience de la succession de pièces d’aspect et de dimension très semblables.
Dans son autobiographie, le chanoine (« l’abbé ») Maximilien Stadler (1748-1833) nous explique qu’il se trouvait chez Haydn quand arriva la commande, début 1786 : “A moi aussi, il demanda ce que j’en pensais. Je répondis que le mieux me semblait pour commencer d’adapter aux paroles une mélodie appropriée, et de la répéter ensuite aux seuls instruments. C’est ce qu’il fit, mais j’ignore s’il en avait eu lui même l’intention”.
En 1801, au moment de l’édition vocale de l’œuvre, un texte explicatif et assez plausible fut publié : “Il y a environ quinze ans, un chanoine de Cadix m’a demandé de composer une musique instrumentale sur les Sept Dernières Paroles du Christ en Croix. On avait alors l’habitude à la cathédrale de Cadix d’exécuter tous les ans, durant le carême, un oratorio dont l’effet se trouvait singulièrement renforcé par les circonstances que voici. Les murs, fenêtres et piliers de l’église étaient tendus de noir, seule une grande lampe suspendue au centre rompait cette sainte obscurité. A midi on fermait toutes les portes, et alors commençait la musique. Après un prélude approprié, l’évêque montait en chaire, prononçait une des sept Paroles et la commentait. Après quoi il descendait de la chaire et se prosternait devant l’autel. Cet intervalle de temps était rempli par la musique. L’évêque montait en chaire et en descendait une deuxième, une troisième fois, etc., et chaque fois l’orchestre intervenait à la fin du sermon. J’ai dû dans mon œuvre tenir compte de cette situation. La tâche qui consistait à faire se succéder sans lasser l’auditeur sept Adagios devant durer chacun environ dix minutes n’était pas des plus faciles.”
D’après un texte de Jordi Savall (Eté 2007)
« Requiem » de José Mauricio Nunes Garcia (1767 – 1830)
Environ 250 compositions de José Mauricio Nunes Garcia ont pu traverser les siècles. Sa production et la haute qualité de ses œuvres font de lui un des compositeurs les plus importants du Brésil, qui, à ce moment là était encore une colonie portugaise.
José Mauricio Nunes Garcia est né dans la périphérie de Rio de Janeiro. Fils et petit-fils de mulâtres et esclaves, ses origines africaines furent la raison de nombreuses humiliations tout au long de sa carrière.
La musique de José Mauricio Nunes Garcia a été influencée par des compositeurs tels que Haydn et Mozart, mais aussi par de nombreux brésiliens. Il était l’un des premiers à inclure la musique populaire (les modinhas) dans les compositions religieuses et laïques, et Villa Lobos le fera de nouveau un siècle plus tard.
DIRECTEUR
Ferran GILI-MILLERA
Ferran GILI-MILLERA est né à Barcelone, où il commence ses études de musique à l’âge de six ans. A dix-huit ans, il obtient un diplôme de virtuosité de guitare, et postérieurement les diplômes de direction chorale, composition, orchestration et pédagogie musicale.
En Suisse, il perfectionne sa formation de chef de chœur au Conservatoire de Genève avec Michel Corboz, puis entre au Conservatoire de Lausanne, dans les classes de Jean Balissat et d’Hervé Klopfenstein, où il obtient respectivement les Certificats Supérieurs d’Orchestration et de Direction d’Orchestre, en 1997.
En même temps, il participe à plusieurs cours internationaux, notamment à Vienne et Budapest. Il étudie avec des chefs tels que Peter Eötvös, Sergiu Comissiona, Julius Kalmar et Roberto Benzi, et avec les compositeurs György Ligeti et Witold Lutoslawski.
En 1998, il est finaliste du Ve Concours de direction d’orchestre de la Communauté européenne, à Spoleto, en dirigeant Werther de Massenet, et, en 1999, il obtient la bourse de The Busenhart Morgan-Evans Foundation pour travailler avec M. Diego Masson au Festival international de musique de Dartington, en Grande-Bretagne. Il y dirige les représentations de Idomeneo de Mozart, parrainées par The Arts Council of England, et y retourne des années plus tard pour diriger, entre autres, L’Enlèvement au Sérail et la 2e symphonie de Mahler.
En 2004, il est nommé directeur de l’Orchestre Amabilis, ancien Orchestre de chambre de Saint-Paul, à Lausanne, et participe au renouveau de la formation. Passionné des multiples facettes de l’art musical, il dirige également la Musique Municipale de la Ville de Genève et d’autres sociétés avec lesquelles il obtient des places d’honneur lors des concours fédéraux, et il est régulièrement sollicité dans les jurys des concours de musique.
Parmi ses prestations récentes en tant que chef d’orchestre, il faut souligner Carmina Burana de Orff à la cathédrale de Genève, les Concerts de Gala de la Musique Municipale de la Ville de Genève au Victoria-Hall, Orphée et Eurydice de Gluck à l’Aula des Cèdres de Lausanne, la 2e symphonie Lobgesang de Mendelssohn à la cathédrale de Lausanne et à celle de Monaco, et Ivan le Terrible de Prokofiev au Théâtre de Beaulieu à Lausanne et au Grand Théâtre de Genève, entre autres.
Né en 1966 en Colombie, Julián VILLARRAGA découvre très jeune le chant et le plaisir de faire chanter les autres. Ceci l’amène à entreprendre des études de Direction Chorale et à diriger plusieurs chœurs à Bogotá. Autant attaché au chant qu’à la pratique du hautbois, il complète une formation de hautboïste au Conservatoire National de Colombie, puis vient étudier le hautbois baroque en Europe en 1996.
En 2002, il obtient pour cet instrument son certificat de la Schola Cantorum Basiliensis (classe de Madame Katharina Arfken). Par la suite, il reprend les études de Direction Chorale au Conservatoire de Musique de Genève où il étudie avec Michel Corboz, puis avec Michel-Marc Gervais, et obtient son diplôme en juin 2006 (avec félicitations du jury).
Il dirige le chœur mixte Chantevigne (Mont-sur-Rolle) depuis 1999, avec lequel il a obtenu la médaille d’or d’interprétation dans les rencontres cantonales de chœurs amateurs de Villeneuve (2001) et d’Orbe (2005).
En 2001, il fonde à Genève le chœur Matices, qu’il dirige toujours, dans le but de diffuser le répertoire choral latino-américain.
Depuis septembre 2004 il dirige le chœur de l’Ensemble Vocal et Instrumental de Rolle, avec lequel il pratique le répertoire choral classique a capella et surtout avec accompagnement orchestral.
En 2006, il fonde l’Ensemble Vocal Euphonia avec le concours d’un groupe de chanteurs et d’étudiants en chant du Conservatoire de Musique de Genève, chœur de niveau professionnel en vue d’interpréter le répertoire vocal le plus exigeant. En 2007 l’Ensemble Vocal Euphonia participe à une série de concerts en hommage à Ramuz, en présentant avec grand succès Les Noces de Stravinsky.
En novembre 2010 il fonde enfin « Alter-Echo », chœur de chambre qui a participé avec succès à plusieurs projets de la Haute Ecole de Musique de Genève (dans des programmes des musique baroque italienne, baroque latino-américaine et romantique allemande), et qui s’est également produit sous la direction de Gabriel Garrido. Avec son chef attitré, « Alter-Echo » a présenté en février 2012 le « Requiem a cappella » d’Antonio Lotti (première en Suisse).
De septembre 2009 à Juin 2012, il est l’assistant pédagogique et musical de Celso Autunes, professeur chargé du Master en Direction de Choeur, et directeur du Choeur de Chambre de la Haute Ecole de Musique de Genève.
La soprano française Marion GRANGE commence très tôt sa formation musicale, au Conservatoire de Saint Etienne, en classe de violoncelle puis le chant avec la Maîtrise du Conseil Général de la Loire. Elle fait ses débuts sur scène à 12 ans dans La Flûte enchantée à l’opéra de Toulon dans une mise en scène d’Eric Chevalier, et le pâtre dans Tosca de Puccini à l’opéra de Saint Etienne.
Diplômée du Master de Soliste de la Haute Ecole Musique de Genève en 2012 dans la classe de Marcin Habela, elle poursuit sa formation auprès d’artistes tels que Teresa Berganza, Evelyne Brunner, Yvonne Minton, François Le Roux, Pierre Mervant ou Alain Garichot.
On a pu l’apprécier au Grand Théâtre de Genève (Le devin du village de Rousseau dans une mise en scène de Ivo Guerra), dans le rôle de Marie Reiner (The Sound of music, Udine, Italie), et dans la région lyonnaise avec Sylvabelle (L’Auberge du Cheval Blanc) et Mère Marie (Le Dialogue des Carmélites de Poulenc). Récemment remarquée au Victoria Hall de Genève dans le Requiem Allemand de Brahms par Michel Corboz, elle est régulièrement invitée à chanter des oratorios tels que le Requiem et la Messe en ut de Mozart, le Messie de Haendel, Gallia de Gounod, le Requiem de Saint Saëns, le Magnificat de Rutter. Elle a interprété cette année le Gloria de Poulenc à l’Opéra de Saint Etienne, la 9e symphonie de Beethoven à San Salvador de Bahia (Brésil), le rôle de Fulvie dans le Gladiateur de Debussy (Genève) et s’est produit en récital à Paris, Genève, à l’Opéra d’Avignon, et à celui de Marseille. Parmi ses prochains engagements, le Requiem Allemand de Brahms sous la direction de Jérôme Pillement, l’homme au sable et l’homme à la rosée (Hansel und Gretel) à l’Opéra de Lausanne, Echo (Ariadne auf Naxos) à l’Opéra de Toulon.
Lauréate du 2e prix catégorie Opéra du Concours International de chant lyrique de Béziers 2012, Marion Grange est stagiaire du CNIPAL (Marseille) pour la saison 2012-2013.
Cristina SEGURA commence ses études à Barcelone où elle obtient en 2011 son diplôme avec mention au Conservatoire Supérieur de Musique du Liceu auprès de Maria Dolores Aldea. Elle poursuit ses études (Master Concert) à la Haute École de Musique de Genève (Suisse) auprès de la contralto et chef d’orchestre Nathalie Stutzmann.
Elle suit l’“International Lied Master Classes 2012-2013” au conservatoire de Bruxelles auprès de Hartmut Höll, Mitsuko Shirai, Ann Murray, Peter Schreier, Michel Tranchant, Joseph Breinl, Jaroslav Mrazek et Udo Reinemann.
Elle a également suivi les master-classes de Wolfram Rieger, Kurt Widmer, Dalton Baldwin, Michele d’Elia, Mireia Pintó, Assumpta Mateu, Francisco Poyato, Mark Hastings, Ana Luisa Chova et Alan Branch.
En 2012, elle gagne le 3e prix du 20e concours International de Chant Josep Mirabent i Magrans et le prix de musique de chambre du 8e concours International de les Corts. En duo avec le pianiste Andreu Gallén, elle reçoit de Wolfram Rieger le prix de master class lors du Concours International de Lied des Jeunes Musiciens Espagnols.
Elle s’est produite sur de nombreuses scènes en Espagne, l’Auditorium Manuel de Falla à Grenade, Le Palau de la Música Catalana, le Petit Palau, l’Auditorium de Giron (Catalogne) et l’Auditorium Can Roig i Torres sous la direction de Salvador Mas, Daniel Mestre, Marc Moncusí et Fransesc Prat.
Elle fait ses débuts à Barcelone dans le rôle de la sorcière de Hänsel et Gretel de Humperdinck. Elle a interprété Zita en 2010 dans Gianni Schicchi de Puccini de même que le rôle titre de l’opéra de Menotti Le médium en 2011. Elle a chanté en soliste la Messe en Fa de Bach, les Vêpres Solennelles de Mozart, le magnificat de Bach et les cantates BWV 173, BMW 184 et BWV 78. Elle a également donné de nombreux récitals de Lieder. Récemment elle a interprété avec un ensemble Lieder de Mahler, Psiché de Falla, Chansons Madécasses de Ravel et Ständchen de Schubert pour mezzo soliste et choeur. Elle a enregistré pour divers médias (TV3, RNE Classical Radio, Catalunya Música) et un CD de musique d’Anna Bofill avec ‘Barcelona Modern Project’ et prépare un CD de chansons du compositeur catalan Pere Cases.
Le ténor Félix RIENTH reçut sa première formation musicale dans la Knabenkantorei de Bâle. Il débuta comme soliste dans « La flûte enchantée » comme « Premier garçon » à l`Opéra de Bâle sous la direction d’Armin Jordan. Il a fait ses études à Bâle, en obtenant le diplôme d’opéra par « L’Opéra Studio Suisse » de La Haute École des Arts de Berne. Depuis 2011, il travaille sa voix avec Richard Levitt (Schola Cantorum Basiliensis).
Félix Rienth s’est produit en Suisse et dans toute l’Europe, en travailllant avec Gabriel Garrido, Eduardo López Banzo, Peter Neumann, Gerd Guglhör. Ces derniers temps il a chanté « Elias » de Mendelssohn à Lisbonne, le « Lobgesang » de Mendelssohn à la Philharmonie de Cologne, le « Requiem » de Mozart avec l’Orchestre du Mozarteum de Salzbourg, « Le paradis et la Péri » de Schumann au Victoria Hall de Genève, « Elias » à la Tonhalle de Zurich. De plus, il a chanté à différents festivals européens: Ambronay, Paris, Sablé, Grenade, Ratisbonne, Porto, Lisbonne, Magnano, Graz, Gand, Amsterdam, Fribourg etc.
Plusieurs concerts ont été enregistrés par différents radios d’Europe. Félix Rienth a enregistré plus de 15 CDs dont les Cantates de F. Valls (Prelude Classical Award 2007, Hollande) et les Cantates pour ténor de J.C. Pepusch pour lequel « CD compact » (Barcelone) l’a comparé au ténor Anthony Rolfe Johnson. En 2011 sont sorties les chansons baroques « Tonos humanos » de José Marín pour ténor et harpe, disque considéré comme « CD de référence » par le magazine allemand « Klassik heute ». Pour 2013 sont prévues une série des cantates ténor de Telemann.
Parmi les concerts passés relevons la « Messe No. 6 » de Schubert avec l’Orchestre de la Suisse Romande, « La chanson de la terre » de Mahler à Palma de Majorque, « The Messiah » à Munich, « Lobgesang » de Mendelssohn au « Métropole » de Lausanne, le « Stabat mater » de Dvorak à Zurich, « La Création » à Lausanne, « Paulus » à Genève et Paris.
En 2012, Félix Rienth a chanté en tournée « La Passion selon Saint Jean » de Bach aux Pays-Bas et en Autriche, sous la direction de Frans Brüggen.
De plus, il a donné un récital baroque en présence de la Reine Fabiola de Belgique lors du Festival de Musique Sacrée à Motril/Grenade (Espagne).
Jérémie Brocard a étudié à Genève et a été membre de l’Opéra Studio Suisse HKB. Il est Lauréat du Concours International du Kammeroper Rheinsberg 2011.
Il interprète Seneca (L’Incoronazione di Poppea) au Festival d’Ambronay et au Kammeroper Rheinsberg, Don Basilio (Il Barbiere di Siviglia) au Festival Sorru in Musica, Il Commendatore (Don Giovanni) à la Ferme Asile de Sion, Don Alfonso (Così fan tutte) à la Biennale de Berne, Le Grand Inquisiteur (Don Carlo) à Fribourg, Vecchio Zingaro (Il trovatore), un Notaire (La Périchole), un Officier (La fille de Madame Angot), Pâris (Roméo et Juliette) et le Génie de l’Anneau (Aladin de Nino Rota) à l’Opéra de Lausanne.
Il fait ses débuts au Grand Théâtre de Genève dans le rôle du Sire de Béthune (Les Vêpres Siciliennes), le Héraut (L’Amour des trois Oranges) puis Schaunard (Scènes de la vie de Bohème d’après Puccini).
Plus récemment, il chante le Marquis (Traviata) à l’Opéra d’Amsterdam ainsi que Fafner et Hagen (Siegfried et l’Anneau Maudit d’après Wagner) à l’Opéra de Paris.
Il se produit régulièrement dans le répertoire d’oratorio notamment dans Ein Deutches Requiem de Brahms, la Neuvième Symphonie de Beethoven, diverses cantates de Bach et Jesus de la Johannes Passion, la Messa di Gloria de Puccini, la Petite Messe Solennelle de Rossini et les Requiems de Duruflé, Fauré, Mozart et Verdi.
Parmi ses projets, Paulus de Mendelssohn, Le Sacristain (Tosca), Zuniga (Carmen) aux Arènes d’Avenches et la tournée de Siegfried et l’Anneau Maudit à l’Opéra Théâtre de Saint-Etienne, la Scène nationale de Besançon et à l’Opéra national de Lorraine.
L’Orchestre de chambre de St-Paul a été fondé en 1962 par Daniel Baatard, son premier directeur, et il est composé de musiciens amateurs, principalement issus de la région lausannoise. Successivement dirigé par Alvaro Spagnoli et Jean-Louis Dos Ghali, l’orchestre, renommé Amabilis en 2002, bénéficie actuellement d’un double encadrement professionnel, grâce à Ferran Gili-Millera à la direction et à Valentina Roudina au poste de 1er violon solo.
Sa formation dépasse les 40 musiciens, et l’ensemble peut être fier de produire ses concerts avec des renforts limités aux seuls postes manquants. Ayant pour principales vocations de contribuer à l’activité musicale de la région et de permettre à de bons amateurs de pratiquer la musique d’ensemble, l’Orchestre Amabilis propose trois à quatre programmes de concert par année, avec des objectifs bien différenciés.
Ainsi, il présente des œuvres de toutes les époques, en formation d’orchestre de chambre, d’orchestre à cordes ou d’ensemble à vents, et accompagne aussi bien des musiciens confirmés (José Madera, Pascal Desarzens, Pierre-Alain Clerc …) que des jeunes solistes qui entament une carrière prometteuse, leur donnant une de leurs premières occasions de jouer avec orchestre (Desmond B. Kraege, David Rodeschini, Sylvain Viredaz…)
En même temps, il accorde une grande importance aux valeurs pédagogiques, aboutissant à des collaborations ponctuelles avec, par exemple, l’Ecole Sociale de Musique de Lausanne. Finalement, il collabore régulièrement avec des ensembles vocaux et programme les grandes œuvres du répertoire choral avec orchestre, du Gloria de Vivaldi au Requiem de Fauré. En 2012, pour son cinquantième anniversaire, l’orchestre a en particulier produit l’opéra Orfeo ed Euridice de Gluck et le Lobgesang de Mendelssohn, deux programmes majeurs qui montrent le développement de l’orchestre.
Ces activités pleinement diversifiées l’ont amené à se produire non seulement à Lausanne et dans d’autres villes vaudoises, mais aussi dans d’autres cantons romands, ainsi qu’en France et en Italie.
Le but de cet ensemble est de cultiver et de répandre le patrimoine musical de l’Église. La Maîtrise du Pays de Gex donne régulièrement des concerts a cappella ou avec orchestre. Le groupe est composé de 50 choristes. Une quinzaine de membres du « Choeur classique » forment également un « Petit-Choeur », qui intervient dans les églises. Les répétitions ont lieu à Gex (Ain) une fois par semaine, dès le début du mois de septembre et tout au long de l’année scolaire.
Dans son large répertoire, on trouve entre autres : Gloria de Vivaldi, Kantate BWV 150 de Bach, Messe de Minuit et Te Deum de Charpentier, Motet Dominus regnavit de Mondonville, Stabat Mater de Pergolesi, Magnificat de Pachelbel, Messe en Sol de Schubert, Carmina Burana de Carl Orff, chants grégoriens, les oeuvres de Palestrina, Du Caurroy, Haendel, Mozart, Saint-Saëns, Britten, Fauré, Koszewski, Betford, Sisaak, Nystedt, de la musique gospel, et plus récemment la Missa di Gloria de Puccini, le Te Deum de Dvorak et la Missa de Requiem (1816) de Nunes Garcia.