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François Moubandje, on vous appelle pour que vous nous parliez d'Alain Casanova, le nouvel entraîneur du LS...
Oh purée! Il a signé quand?!
Ce matin même!
Aaaah! Bien, bien. C'est un entraîneur qui a de l'expérience en Ligue 1 et qui connait notre championnat. Je sais qu'il le suit depuis longtemps puisque c'est lui qui m'avait recruté en 2013 quand je jouais à Servette.
Quels souvenirs gardez-vous de lui?
C'est un coach qui aime le jeu, qui apprécie la jouerie espagnole. Dans les mises en place et les stratégies, on se rapprochait de ce qui se faisait en Liga.
Il était plutôt Barça ou Real?
Barça, sans hésiter. Il insistait sur la possession du ballon et la récupération agressive dès la perte du cuir.
Les supporters du LS vont donc se régaler!
Il faudra voir comment les choses se mettent en place. C'est toujours difficile d'imposer de nouvelles idées dans un club.
Avait-il un système de jeu privilégié, ou était-il plutôt du genre à s'adapter à l'adversaire?
On avait commencé en 4-3-3, mais on avait ensuite opté pour le 3-5-2, qu'il affectionnait beaucoup. On avait réussi à comprendre ce système de jeu et à déranger pas mal d'équipes avec.
Humainement, il était comment, Casanova?
Il a des principes forts, qu'il impose et défend. Il préfèrera toujours mourir avec ses idées que triompher avec celles d'un autre. Cela dit, il n'est pas fermé non plus. Il est ouvert à la discussion et aux échanges.
Que vous a-t-il apporté sur le plan personnel?
D'abord, c'est l'entraîneur qui m'a lancé en Ligue 1. Il a beaucoup cru en moi malgré une première année difficile avec ma blessure. Il m'a dit un jour: «Tu as toutes les qualités. Libère ta tête!» J'ai beaucoup travaillé, je suis revenu, et M. Casanova a fini par m'avouer: «T'es beaucoup trop fort, je suis obligé de te trouver une place sur le terrain.» Je m'en rappelle très bien.
Il vous a aussi fait progresser défensivement.
C'est vrai. Il pensait que j'étais un défenseur costaud, rugueux dans les duels, mais il a vu un joueur très technique, plutôt offensif. On a dû ajuster ça ensemble car il souhaitait que je travaille davantage défensivement. J'ai beaucoup appris dans ce registre avec lui.
Il a la réputation d'être un excellent formateur. Vous a-t-il fait grandir comme footballeur?
On ne peut pas dire le contraire, puisque c'est sous ses ordres que j'ai intégré l'équipe nationale pour la première fois!
Quand on est un joueur et qu'on s'entend bien avec un entraîneur, est-ce qu'on reste en contact quand l'un des deux quitte le club?
On ne le fait pas toujours mais M. Casanova est un entraîneur qui a compté pour moi, c'est une belle personne, quelqu'un que je respecte beaucoup. Du coup on ne s'est pas perdu de vue après son départ du TFC. Je vais d'ailleurs lui envoyer un WhatsApp pour lui souhaiter bonne chance à Lausanne.
Même sous le casque, on reconnaît tout de suite Andres Ambühl. D'abord grâce à ses cheveux mi-longs qui en dépassent et sa barbe noirs. Mais surtout par la manière avec laquelle il patine et manie la canne.