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L’église de Notre-Dame disposait d’un orgue déjà en 1501. En 1665, un contrat fut passé avec le facteur d’orgue Sebald Manderscheidt pour la construction d’un positif à cinq registres, instrument vendu par la suite mais qui, après un parcours historique singulier, a pris sa place en 1982 dans la chapelle de l’ancien Hôpital des Bourgeois.
Dans le cadre des transformations de la Basilique entre 1785-1787, un orgue fut commandé au facteur d’orgues Joseph Anton Mooser, père du célèbre Aloys Mooser. Les décorations du buffet sont de Dominique Martinetti. Cet instrument a été terminé en 1786 et a subi plusieurs transformations, pour être remplacé en 1916 par un nouvel orgue construit par Henri Wolf-Giusto à l’intérieur de l’ancien buffet. C’est de cette époque que date un tableau de cet instrument attribué à Eugène Reichlen. Ce dernier instrument fut vendu en 1948 à la paroisse de Massonnens et remplacé par un orgue électronique. Mais le facteur d’orgues Emile Dumas qui a construit l’orgue de Massonnens en 1949 n’a finalement pas utilisé les éléments en provenance de Notre-Dame, ce qui explique sa disparition. L’orgue électronique Wurlitzer de 1948 a dû être remplacé plusieurs fois pour permettre d’assurer l’accompagnement musical de la liturgie dans la Basilique.
Après l’importante restauration de la Basilique effectuée ces deux dernières décennies, le projet de doter la Basilique d’un nouvel instrument s’est ainsi rapidement imposé au vu de l’importance du sanctuaire dans l’histoire de notre ville. Cette restauration ne sera vraiment terminée qu’avec l’installation d’un nouvel orgue !