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FAQ – questions fréquemment posées
Cela n’est pas prouvé dans l’état actuel de la science. On n’a développé des vaccins que contre les maladies les plus graves. On peut produire un vaccin efficace contre un virus (actuellement à l’exception notable du VIH) ou contre une bactérie (coqueluche, méningocoques, pneumocoques). Le vaccin est de toute manière spécifique, et ne permet de se protéger que contre un microorganisme; ainsi, si une maladie est provoquée par de nombreux virus (pour le rhume plus de 80), la fabrication du vaccin est difficile. Il faut bien sûr que cela ait un intérêt économique, ce qui explique aussi pourquoi rien n’a été fait jusqu’il y a une quinzaine d’années contre le paludisme (qui est un parasite).
On peut fabriquer des vaccins contre des parasites, et contre des substances chimiques. Il existe actuellement un vaccin expérimenté sur des animaux de laboratoire contre la nicotine (contenue dans la fumée), et qui répond aux espérances. D’autres études sont en cours contre la maladie d’Alzheimer.
Le mécanisme de base qui est utilisé est la réaction chimique des anticorps circulants contre des parties d’une substance que l’on veut éliminer ou que l’on souhaite inactiver (antigène). Cela pourrait être le cas contre de nombreuses substances si l’on peut prouver qu’il n’y a pas d’effets indésirables inacceptables.
Une bactérie est un organisme vivant microscopique unicellulaire qui est apte à se reproduire sur des milieux inertes, alors que le virus doit infecter une cellule où il profite de son métabolisme pour se multiplier.
L’infection est définie comme la pénétration d’un microorganisme dans un milieu (éventuellement un être vivant) où il ne se trouve habituellement pas ou en quantité très réduite. La transmission est définie comme le passage d’un microorganisme d’un milieu à l’autre. La contamination est un synonyme d’infection.
Le délai d’incubation est la période qui s’écoule entre la contamination et le développement d’une maladie clinique, c'est-à-dire qui est reconnaissable aux signes qu’elle produit (fièvre, éruption, diarrhée, etc.). Ce délai est très variable, généralement de quelques jours à 2 mois selon le type de maladie.
La période de contagiosité commence toujours avant la manifestation clinique de la maladie, et dure habituellement de quelques jours à quelques semaines, voire à vie dans l’état de «porteur». C’est la période durant laquelle la personne contaminée, pas encore malade ou déjà malade, peut en contaminer une autre.
L’immunité naturelle est celle que l’organisme développe sans vaccination, par un contact unique ou répété avec les microorganismes. Ces contacts peuvent produire la maladie de base qui à son tour fait qu’une immunité se développe. L’immunité due à une maladie peut être durable à vie (par ex. rougeole, etc.), mais éventuellement seulement de quelques mois.
L’état de porteur se développe quant un microorganisme survit dans l’organisme infecté malgré que celui-ci a développé des réactions immunitaires, qui sont cependant insuffisantes pour l’éliminer. Le cas bien connu est celui de l’hépatite B, ou cela se produit chez une petite proportion (quelques %) des personnes qui ont fait la maladie, l’autre situation étant celle de l’infection à VIH où c’est le cas chez toutes les personnes contaminées.
La réussite d’une vaccination n’est quasiment jamais de 100%, même lorsqu’on doit injecter plusieurs doses successivement pour la vaccination de base. Un certain pourcentage de personnes n’aura soit pas développé d’anticorps, soit en quantité insuffisante pour une protection efficace. En plus de ces situations incontournables, une mauvaise fabrication ou plus souvent une mauvaise conservation du vaccin l’aura inactivé partiellement ou totalement (rupture de la chaîne du froid). D’autres situations sont celles d’une déficience immunitaire sous-jacente méconnue au moment de la vaccination, d’une maladie qui a des répercussions sur l’immunité, ou d’un traitement immunosuppresseur.
Les vaccins anciens étaient tous fabriqués à partir des microorganismes de la maladie, partiellement inactivés mais qui conservaient la capacité de susciter l’immunité. Actuellement, lorsque c’est possible, on s’oriente vers des techniques de génie génétique. Mais une partie des vaccins doivent être fabriqués sur des milieux vivants (par exemple sur l’œuf de poulet pour le vaccin contre la grippe).
Les deux éventuellement, cela dépend de la maladie. Pour la grippe par exemple ce sont les conséquences de la maladie au niveau cardio-vasculaire et pulmonaire qui peuvent avoir des effets graves, voire mortels, chez des personnes âgées ou débilitées. Pour une maladie à méningocoques, c’est l’atteinte directe des germes qui provoque les lésions (souvent une méningite)
Après une vaccination, les anticorps diminuent toujours, plus ou moins rapidement (de quelques mois à plus de 10 ans). Mais il persiste dans certains cas une immunité cellulaire suffisante, malgré que les anticorps soient devenus indétectables. Le bénéfice de la vaccination persiste en ce sens qu’en cas de nouvelle contamination, les cellules immunocompétentes gardent le souvenir des anticorps qu’elles doivent produire, et le feront alors beaucoup plus rapidement.
La vitesse de diminution des anticorps est individuelle, et c’est en examinant de grands groupes que l’on sait qu’en moyenne, à partir d’un certain délai après la dernière dose, il convient de proposer un rappel.
Une cellule immunocompétente est une cellule du système immunitaire qui a appris à fabriquer des anticorps contre un microorganisme (antigène). Elle le devient après contact, dans l’organisme, avec l’antigène.
On doit la découverte de la vaccination au médecin anglais Edward Jenner (1749-1823). Ayant observé que les paysans en contact avec des vaches atteintes d’une maladie du pis, le cow-pox, étaient immunisés contre la variole, il eut l’idée d’inoculer du pus de vaccine dans l’organisme humain afin de l’empêcher de contracter la maladie. Il procéda à la première vaccination en 1796, et vit sa méthode se répandre rapidement.
La vaccination contre la rage a été découverte par Pasteur en 1885, ce qui a transformé le pronostic de la maladie.
Une épidémie est définie comme un nombre augmenté de cas d’une maladie durant une certaine période, par comparaison avec le reste de l’année: on parle de «vague épidémique».
La vaccination systématique est celle que l’on propose à tous les citoyens qui résident dans un pays, la vaccination de circonstance est celle qui est proposée en fonction d’un risque particulier (voyage, profession, etc.).
L’effet protecteur d’un vaccin met en général 10 à 15 jours à se développer pleinement, du moins au niveau des anticorps. S’il est prévu de donner plusieurs doses au niveau de la vaccination de base, à des intervalles déterminés, le temps entre les doses est nécessaire à la «maturation» du système immunitaire, et une vaccination incomplète laissera une immunité incomplète.
Il n’est pas possible des mélanger dans la même seringue des vaccins provenant de conditionnement différents, ni de les injecter dans un même lieu d’injection. Les fabricants, pour simplifier l’application du plan de vaccination, vendent des vaccins combinés contenant plusieurs antigènes destinés à développer l’immunité contre plusieurs maladies à la fois. Ils ont la même efficacité, mais pas plus d’effets indésirables, que les différents vaccins individuels injectés le même jour. On a contrôlé que la réponse immunitaire est correcte.
En principe on évite d’injecter des vaccins vivants, mais le vaccin poliomyélitique oral est sans danger. De manière générale les vaccins contre la rougeole, les oreillons, la rubéole, la fièvre jaune, la tuberculose et la varicelle sont à proscrire durant cette période. Mais la décision doit se prendre en collaboration avec le médecin qui examinera dans chaque cas le risque encouru, par exemple en cas de voyage.
Les vaccins ne sont admis à être commercialisés par l’Office fédéral de la santé publique qu’après une longue procédure générale d’accréditation, qui vise à s’assurer de leur efficacité, et après essai de chaque lot. Même s’ils présentent des différences au niveau de leur mode d’action et du taux d’anticorps suscités, ils doivent être considérés comme d’efficacité globalement équivalente.
La voie d’administration est fixée par le fabricant en fonction du vaccin développé.
Comme les enfants réagissent moins à certains vaccins, le dosage pour enfant contient une plus grande quantité d’antigène pour ce vaccin. Le fabricant, en fonction de ses études, fixe l’âge minimal ou maximal auquel il convient d’administrer le vaccin. Un médecin peut éventuellement y déroger en fonction de situations particulières.
Une maladie aigue bénigne n’est pas une contre-indication absolue à se faire vacciner, si la situation l’exige, ou que la fréquentation ultérieure probable du lieu de vaccination sera insuffisante pour avoir la certitude qu’un nouveau contact aura lieu au moment prévu (par ex. manque d‘argent au Tiers Monde).
Certains vaccins sont obligatoires à l’arrivée dans certains pays, parce que le gouvernement de ce pays estime qu’une maladie qui se transmet dans le pays est grave (par consensus international) et que le risque de la contracter est relativement élevé. Le voyageur a tout intérêt à respecter cette obligation, non seulement pour sa santé, mais aussi parce qu’il peut ramener la maladie dans son pays de départ (par ex. méningocoque après un pèlerinage à la Mecque).
L’allergie est une réaction anormale et spécifique de l’organisme au contact d’une substance étrangère (allergène) qui n’entraîne pas de trouble chez la plupart des personnes. Pour que l’allergie survienne, il est nécessaire qu’un premier contact ait eu lieu entre l’allergène et l’organisme de la personne.
Un vaccin vivant est composé des germes de la maladie atténués en laboratoire, de manière à déclencher une réaction immunitaire mais sans maladie clinique. Exemples: rougeole, oreillons, rubéole, fièvre jaune, poliomyélite oral.
Un vaccin à germes tués contient des germes de la maladie dans cet état, mais qui ont conservé leur pourvoir antigénique. Exemples: choléra, fièvre typhoïde (forme injectable), grippe, coqueluche, rage, hépatite B, antipoliomyélite injectable.
Un vaccin à anatoxine contient la toxine responsable de la maladie, modifiée chimiquement ou physiquement, de manière à déclencher l’immunité contre la toxine (exclusivement). Exemples, diphtérie, tétanos, botulisme.
Un antigène est une substance étrangère à un organisme vivant, dont l’introduction dans cet organisme déclenche une réaction immunitaire dite «antigène-anticorps».
Un anticorps est une substance produite dans l’organisme qui déclenche une réaction immunitaire en se liant avec l’antigène.
Plusieurs vaccins contiennent du tiomersal, appelé aussi thimerosal, merthiolet, sodium ethylmercurethiosalicylate, timerfonate de sodium. Cette substance a été ajoutée en très faible quantité, depuis plus de 50 ans, pour assurer la stérilité des préparations médicales (gouttes ophtalmiques ou nasales, solutions pour lentilles ophtalmiques, immunoglobulines) et dans les vaccins, afin de limiter le risque de contamination bactérienne et fongique, inactiver la souche bactérienne ou lorsque la stérilisation est difficile.
Bien que ce composé contienne du mercure, son utilisation depuis des décennies n’est associée à aucune toxicité connue. Les vaccins contiennent au maximum 25 à 50 microgramme pas dose, et ceci ne permet de mesurer un taux de mercure dans l’organisme qui est de 10 à 20 fois inférieur à la norme indiquant une exposition excessive. Ce composé peut éventuellement déclencher chez de rares personnes une réaction d’hypersensibilité retardée, plus de 48 à 72 heures après la vaccination sous forme d’une réaction inflammatoire au lieu d’injection. Cette réaction est plus fréquente chez les enfants souffrant de dermatite atopique, mais elle ne contre-indique pas la poursuite des vaccinations.
Les vaccins vivants ne contiennent pas de thiomersal. De nombreux nouveaux vaccins destinés aux nourrissons sont déjà produits sans thiomersal (serie Infanrix, et contre l’haemophilus).