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Source illustration : Collection de l'auteur.
Que de fausses pistes, d'affirmations hardies, et finalement d'erreurs ont été dites et écrites sur l'identité et la nature de l'Agent Inconnu, jusqu'à la parution de cet ouvrage.
Le titre paraît ambigu, car il laisse entendre que le philosophe inconnu procède de l'agent inconnu. Il n'en est rien bien sur, c'est un raccourci d'éditeur et il s'agit en fait de deux études :
- La première menée par Alice Joly, épouse et collaboratrice du conservateur en chef des bibliothèques municipales de Lyon, Henry Joly. Son titre complet est : Jean-Baptiste Willermoz et l'Agent Inconnu des Initiés de Lyon.
- La seconde, de la main de Robert Amadou s'intitule très exactement Trois questions de bibliographie saint-martinienne et traite en particulier de l'énigme posée par le Livre Rouge, Saint-Martin est-il ou non son auteur.
Pour être tout à fait complet, une troisième partie, toujours signée Robert Amadou qui excelle dans un exercice qui lui est favori, Varia.
Mais revenons à notre Agent Inconnu, qui troubla l'espace d'un bref instant, notre Philosophe Inconnu !
Au soir du 5 avril 1785, Jean-Baptiste Willermoz reçoit des mains d'Alexandre de Monspey, membre de la loge La Bienfaisance, un manuscrit constitué par onze cahiers au contenu pour le moins étrange (dessins, phrasé) et... tombées du ciel ! Il apparu rapidement que le médium-réceptionnaire était sa propre soeur, la marquise (et chanoinesse) Louise de Monspey (nommée communément Madame de Valière). Sous la conduite "d'esprit purs", et par la méthode d'écriture automatique, Madame de Monspey transmis quantité de messages destinés principalement à Jean-Baptiste Willermoz. Pour faire court, remarquons que celui-ci était distingué comme un nouvel élu, investi et chargé de créer un nouvelle loge, La Loge Élue et Chérie de la Bienfaisance.
De 1785 à 1796, nombre de communications, d'instructions promises lui furent ainsi adressées, confuses, alambiquées, fortes obscures et toujours suivies d'une promesse d'en apprendre davantage... plus tard !
Willermoz, toujours friand (et un peu légèrement) de nouveautés s'y engagea avec son sérieux coutumier. La suite est connue, ainsi que l’intérêt passager de Louis-Claude de Saint-Martin.
Cette suite, je ne puis que vous encourager à la découvrir dans cette lecture passionnante, bien écrite et surtout, sérieusement étayée.
Dans la seconde partie, Robert Amadou présente et publie en inédit, des pensées de Louis-Claude de Saint-Martin, s’intéresse au Livre Rouge, traite d'un volume de la bibliothèque de Stanislas de Guaïta, un receuilsur Swedenborg acquis en 1954 par l'Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix, l'Amorc. Y figurent des annotations de la main de Saint-Martin. Passionnante étude.
L'ouvrage est paru en 1962 aux Editions Denoël, sous l'égide de La Tour Saint-Jacques, un volume broché de 262 pages
Pour plus d'informations :
- Une étude faite par l'Ordre de Lyon, c'est : ICI
- Une troisième hélas "bourrée" d'erreurs des Baladins de la Tradition : ICI