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La commune de Finhaut est habitée depuis la fin du 13e siècle. Originaires de Salvan et de Vallorcine, ses premiers habitants vivaient du produit de l’agriculture au rythme des saisons.
L’âge d’or
Au début du 19e siècle, Finhaut change de visage. Située sur le parcours Chamonix-Martigny, la région est de plus en plus fréquentée, notamment grâce à la route des diligences en 1861 et au chemin de fer en 1906. Le début du 20e siècle coïncide avec l’âge d’or du tourisme. L’aristocratie et la bourgeoisie européennes s’y donnent rendez-vous en été. Mais l’annonce de la Première Guerre mondiale met un terme au boom touristique de la Belle Epoque.
La fin d’une époque
La crise économique de 1929 donne un nouveau coup d’arrêt au développement touristique. Finhaut se tourne alors vers les cures. L’eau de la région est même mise en bouteille car son taux de radioactivité est le plus haut de Suisse pour une source d’eau froide. Cette activité ne dure qu’une dizaine d’années et la plupart des hôtels ferment dans les années 1950-60.
L’ère des barrages
Durant l’entre-deux guerres, les CFF construisent le barrage de Barberine afin d’électrifier le réseau de chemin de fer suisse. Une usine est inaugurée à Châtelard-Village en 1925 et de nouveaux emplois sont créés. Au début des années 1950, les CFF bâtissent le barrage du Vieux-Emosson. Quinze ans plus tard, ils s’associent avec EDF et Motor Colombus pour bâtir le troisième plus grand barrage de Suisse : Emosson.
Ces réalisations procurent de nouvelles ressources financières à Finhaut. Elles lui ont permis de rénover les anciens hôtels qui tombaient en ruines. Ceux-ci sont transformés en appartements et en logements de groupes. La population, qui comptait plus de 400 habitants jusqu’en 1980, mais qui avait chuté en dessous de 300 personnes en 1989, avoisine aujourd’hui 370 habitants.