Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06933.jsonl.gz/423

Titre : The Rigante 3. Ravenheart
Auteur : David Gemmell
Éditeur : Del Rey 2001
Pages : 427
Je suis enfin sorti de l'avant-dernier ouvrage de Gemmell que je lirais. Nous sommes toujours en terre des Rigante. Mais, 800 ans plus tard, cette terre n'est plus libre. Elle est contrôlée par les Varlishs qui ont construit un immense empire. Les Rigante ont perdu le droit d'être reconnu. L'histoire des clans est empoisonnée par celle de leurs vainqueurs. La culture des clans est en train de lentement disparaitre. Pire, les personnes qui ont une ascendance non-varlish sont soumis à des lois vexatoires dont le but est d'empêcher le retour d'une fierté. La société est donc fortement inégalitaire et divisée entre les clans et les Varlishs. Dans ce monde où l'industrie commence à pointer son nez deux jeunes hommes naissent. Les deux ont des ancêtres liés aux grands rois Connavar et Bane. L'un est le fils d'un noble très puissant tandis que l'autre n'est qu'un humble enfant des clans. Mais la soif de justice du second l'envoie vers les hauteurs de l'héroïsme.
Les livres de Gemmell sont souvent placés dans des sociétés qui n'ont pas connu la révolution industrielle. Mais, de temps en temps, il écrit dans une société qui connait une forme d'industrie. C'était le cas de Shannow. C'est maintenant le cas du cycle Rigante. On pourrait penser que passer 800 ans d'histoire sans beaucoup d'informations et ne recevoir que quelques bribes de ce qui s'est déroulé serait très frustrant. C'est le cas, un peu, mais on remplit facilement les blancs et la ressemblance avec l'histoire de l'Europe est assez forte pour qu'on ne soit pas dépaysé (par exemple Bane est décrit comme le roi qui a mis à sac la cité de Roche/Rome). J'ai particulièrement aimé retrouver cette société maintenant sous la loi d'une nation étrangère. Malgré tout, on retrouve ce que sont les Rigante. Mais aussi comment ils ont changé. L'intrigue n'est, par contre, pas très variée. On retrouve un jeune homme révolté qui tente de se venger. Gemmell a aussi l'habitude d'utiliser ses personnages féminins non seulement pour offrir un intérêt romantique à ses héros mais, en plus, pour offrir une raison de se venger et, donc, de devenir des héros. Dans ce livre Gemmell le fait trois fois. Il est vraiment dommage qu'il n'ait pas pensé utile de mieux écrire ses personnages féminins...
-
L’écrivain est voué au septième cercle des enfers.
-
Papier toilette.
-
Roman de gare.
-
À lire. Malgré des points faibles évidents j'ai beaucoup apprécié ce troisième tome. Les 800 ans qui passent permettent un peu de fraicheur.
-
Tolkien.
Image: Éditeur