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Le
Paradis est logé au vieux quartier de Bobo-Dioulasso, "Dioulasso-bà",
lieu historique dans l'établissement de la seconde
ville du pays en nombre d'habitants -environ 1'000'000
personnes-, la première en terme d'activité économique,
bien que le vieux quartier en question, qui loge environ
250'000 personnes,
soit habité par les plus démunis,
laissés pour compte d'un soi-disant progrès,
peu inspiré des réalités
locales.
Le Paradis est né par la volonté de Soumana Sanou d’agir pour le bien du vieux quartier, associée au désir de Didier Nanchen de participer à cette tâche en offrant son énergie et sa capacité de mobilisation en Europe. Il se sont rencontrés en 1999, au vieux quartier de Dioulasso Bà. Depuis, la relation de confiance qui s’est installée entre eux continue à faire chaque jour de nouveaux émules, sur chacun des deux continents.
Le Paradis est aujourd’hui une grande structure associative, qui continue de grandir sans cesse, tant en nombre de projets réalisés qu’en nombre de personnes engagées à y travailler.
Petit à petit, à mesure de ses moyens et de ses succès, Le Paradis a pris en charge successivement l’éducation, le soutien logistique et économique, la santé, la voirie, et la formation professionnelle, grâce aux développements de nombreuses activités qui, en plus de former des jeunes à des métiers pertinents localement, contribue à maintenir un budget équilibré, jusqu’à rendre le financement de l’ensemble du Paradis autonome, depuis le début de l’année 2006. Il est parfois fait appel à des financements extérieurs, sous forme de prêts ou de donation. Ces financements sont uniquement liés à des réalisations ponctuelles, comme la construction d'un bâtiment ou le forage d'un puit, et n'interviennent pas dans les activités quotidiennes de l'association.
Le Travail du Paradis consiste à réaliser des projets d'intérêts communs, dont l'initiative appartient aux habitants du vieux quartier, tout en garantissant son autonomie. Parmi ces projets, une partie est d'intérêt public, comme l'école, la santé, la gestion des déchets, et une autre partie, en plus de former des jeunes et de créer des emplois, génèrent des bénéfices qui permettent à l'ensemble d'être viable, comme l'atelier transport, couture, meubles, agriculture etc...
Localement,
une trentaine de personnes y travaillent sans compter, en
tant que chefs d'atelier, apprentis, gestionnaires, souvent
en prenant part à diverses activités, afin
que le Paradis continue à progresser et grâce à quoi
il est aujourd'hui un acteur incontournable dans la vie du
vieux quartier, et pour ses 250'000 habitants.
Le désir d'autonomie est dans la trame de fond de ce qui anime le Paradis. Cela concerne aussi bien la finance que les personnes qui oeuvrent en son sein, de telle sorte que chaque travailleur, chaque participant, quelque soit son poste, est accompagné par son "jumeau". De cette manière, personne n'est indispensable et tout le monde compte, afin de permettre à l'ensemble de survivre aux changements, quels qu'ils soient, et de s'inscrire dans la durée.
Grâce à l'esprit de solidarité et de mutualité qui l'anime, Le Paradis est une réussite, jour après jour, échange après échange.
Le Paradis est le siège d'une sorte d'émulation. Elle est obtenue par l'association naturelle d'une grande soif de sens de la part des participants venus d'occident et d'une grande soif de moyens de la part des participants venus d'Afrique. Le lieu de la rencontre entre les deux est quelque part entre L'afrique et l'Europe.
Le Paradis est une structure à géométrie extrèmement variable, car tout y est possible, et elle est dotée d'un axe qui, lui, varie très peu, et de moins en moins: le sens.