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Cette annonce avait pris tout le monde de cours. Mais la démission du Zurichois, qui a passé quinze ans au Gouvernement, a aussi suscité la polémique. Il avait accepté un mandat chez Implenia juste après son départ de Berne.
"Je n'ai pas raté ma sortie. (...) Pour le dire franchement, j'ai fait ça aussi un peu comme une provocation, parce que j'étais un peu poussé vers le retrait, on m'a laissé tomber, aussi dans le parti. J'ai pensé: si vous ne me voulez pas, alors je fais aussi quelque chose qui ne vous plaît pas."
"Une décision pas très sage"
Moritz Leuenberger déclare avec humour que même à son âge, on peut encore avoir des comportements pubertaires. "Mais quand même la décision n'était vraisemblablement pas très sage, parce que ce n'est pas mon monde la vie économique dans un Conseil d'administration. Je ne me sentais pas tellement à l'aise", admet-il, rappelant qu'il a quitté le conseil en question au bout de deux ans.
Interrogé dans l'émission Forum de la RTS, le conseiller national socialiste vaudois Jean-Christophe Schwaab a reconnu que les relations entre Moritz Leuenberger et le PS n'étaient "pas idéales" avant la démission du Zurichois. Mais "sans le soutien de son parti, il n'aurait jamais été élu conseiller fédéral", a-t-il ajouté.
La réaction de Jean-Christophe Schwaab:
Esther Coquoz