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Une nouvelle fois, Roger Federer a échoué aux Davidoff Swiss Indoors de Bâle. Il a trébuché au stade des demi-finales.Ce contenu a été publié le 28 octobre 2002 - 11:25
Malheureux finaliste en 2000 et 2001, le Bâlois a paru trop émoussé pour pouvoir prétendre à meilleure issue.
Les Davidoff Swiss Indoors, c'est un peu son tournoi. Natif de la banlieue bâloise, Roger Federer ne l'a jamais caché: il compte bien apposer son nom sur le trophée. Un jour ou l'autre.
Depuis 1998 et sa première apparition à Bâle, le numéro un suisse a progressé à grands pas. Cette année-là, il s'était incliné au premier tour contre l'Américain André Agassi. Logique.
Douze mois plus tard, c'était l'Anglais Tim Henman qui lui avait signifié sa sortie de la compétition. il avait alors atteint les quarts de finale. Encourageant.
Le titre à bout de raquette
En 2000, le Bâlois franchissait une étape supplémentaire. Les portes de la finale lui étaient ouvertes. En vain, le Suédois Thomas Enqvist s'imposant en cinq sets.
L'année passée, rebelote. En finale, il perdait en trois sets secs. La faute incombant à Tim Henman. Encore lui.
Cette année, le titre lui semblait promis. Enfin. Le leader de l'équipe de Suisse de Coupe Davis était plus fort que jamais. Du moins en cette fin de saison.
Il a tout d'abord porté haut les couleurs helvètes lors du match de barrage contre le Maroc. C'était en septembre. Federer sortait alors d'un été maussade, obscurci par le décès en août de son ami et capitaine de l'équipe de Suisse de Coupe Davis, Peter Carter.
Puis, le droitier de Münchenstein (BL) a brillé de mille feux en ce mois d'octobre. Relançant par la même occasion ses actions quant à une éventuelle participation au Masters de Shanghai.
Un mois d'octobre étincelant
Quart de finaliste à Moscou, vainqueur à Vienne, à nouveau quart de finaliste à Madrid, le Bâlois abordait les Davidoff Swiss Indoors avec une confiance à toute épreuve. Ou presque.
Les efforts consentis en trois semaines ont été un lourd fardeau. Trop lourd. Fatigué, il a certes, dans un premier temps, livré trois rencontres solides. Dont la dernière, impressionnante, contre l'Américain Andy Roddick.
Samedi, la demi-finale contre l'Argentin David Nalbandian a toutefois été celle de trop. Le numéro un suisse a bien mené 7-6 3-1. Las, il n'a plus eu le venin nécessaire pour s'imposer, ni les jambes pour le porter au diapason.
Dommage, car il y avait un bon coup à jouer à la Halle St-Jacques de Bâle. Après les éliminations successives de Tim Henman, Andy Roddick et Juan Carlos Ferrero, le Bâlois était devenu le favori.
David Nalbandian, du haut de ses 20 ans, ne l'a toutefois pas entendu de cette oreille. Pour le plus grand malheur de Roger Federer et des 9000 spectateurs tout acquis à sa cause.
swissinfo/Raphael Donzel
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