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FAQ
Frequently Asked Questions / Questions fréquemment posées
Pourquoi les langues étrangères appartiennent-elles aussi à la formation professionnelle initiale ?
De plus en plus souvent dans les postes intéressants, on exige des connaissances dans au moins une langue étrangère. Celles-ci ont aussi leur importance dans la formation continue et la vie privée.
Les exigences de la profession, ainsi que le fait que la formation continue fasse de plus en plus partie du quotidien, sont autant d'arguments pour intégrer au moins une langue étrangère dans toutes les formations professionnelles initiales. (► Plus d'une langue)
Les connaissances en langues étrangères à la fin de la scolarité obligatoire ne sont-elles pas suffisantes ?
Oui et non. L'école obligatoire enseigne à tous les élèves trois langues; ce qui engendre à l'heure actuelle de gros efforts dans les cantons. Comme l'enseignement obligatoire ne suffit pas à lui seul, il faut donc aussi continuer pendant la formation professionnelle initiale à exercer les aptitudes linguistiques, les développer et les approfondir. L'objectif premier est au moins de ne pas perdre les connaissances acquises pendant la scolarité obligatoire.
Ne devrait-on pas poursuivre pendant l'apprentissage l'enseignement des deux langues étrangères commencé à l'école obligatoire ?
Seules les formations commerciales initiales et les filières de maturité professionnelle fournissent cet enseignement depuis toujours. Or, près de la moitié des apprenants qui ne font pas de maturité professionnelle ne peuvent même pas poursuivre l'apprentissage d'une langue; dans les professions des arts et métiers et de l'industrie, ils sont près de 4 élèves sur 5 à être dans cette situation. C'est bien ce qui nous a motivés à créer cette «Plate-forme deuxième langue» pour encourager „au moins 1 deuxième langue pour tous les apprenants“.
Pourquoi n'y a-t-il pas (encore) d'obligation d'enseignement de langues étrangères dans la formation professionnelle initiale ?
En 2000, le Parlement a refusé de justesse une telle obligation, car le Conseil des Etats craignait des coûts supplémentaires pour les cantons. Et les associations professionnelles et économiques craignaient que les apprenants ne s'absentent plus longtemps des entreprises.
On a donc décidé que chaque réglementation d'"ordonnance sur la formation" en déciderait au cas par cas. C'est pourquoi, l'ordonnance de la loi sur la formation professionnelle stipule que "la deuxième langue sera ... fonction des besoins de la formation initiale concernée". (Art.12 OFPr)
Il ressort néanmoins de cette discussion sur une deuxième langue obligatoire pour tous les apprenants que dans l'art. 12 la phrase suivante a été mise en avant exprimant la volonté du législateur : "... l'enseignement d’une deuxième langue doit en règle générale être prévu ... ".
En quoi consiste la "lacune des langues étrangères" dans la formation professionnelle initiale ?
Ce terme évoque un double besoin de rattrapage : d'abord, pour près de la moitié des apprenants, il n'y a aucun encouragement pour des langues étrangères s'ils ne suivent pas la voie de la maturité professionnelle. Il y a donc une lacune entre l'école obligatoire et la formation professionnelle supérieure, or celle-ci offre de plus en plus de voies dans lesquelles une langue étrangère au moins est incontournable. Celui qui ne peut pas au moins maintenir ses compétences linguistiques, peut certes les rattraper plus tard moyennant souvent des coûts en temps et en argent importants.
Ensuite, la formation professionnelle initiale doit réagir à l'intensification de l'enseignement des langues étrangères dans la scolarité obligatoire. En peu d'années, tous les élèves sortent de la scolarité obligatoire avec 7 resp. 5 années d'enseignement de deux langues étrangères. Le projet "HarmoS" et les plans d'études de l'école obligatoire (communs par région linguistique) visent à ce que les langues étrangères soient enseignées de façon moderne, intensive et répondent aux objectifs de formation. Ainsi, la formation professionnelle initiale constate un besoin de rattrapage en terme d'objectifs de formation et de méthodes : les niveaux d'entrée et de sortie sont plus élevés, les méthodes d'encouragement des langues étrangères doivent et peuvent être plus diversifiées et efficaces (p.ex. par un enseignement bilingue comme complément ou alternative à l'enseignement d'une langue étrangère).
Que peut-on faire pour encourager au moins une deuxième langue chez tous les apprenants ?
Cela nécessite une multitude de mesures, et elles sont possibles. Tous les partenaires de la formation professionnelle initiale sont concernés : Confédération, cantons et écoles, ainsi que les associations. La question d'une branche de langue étrangère et les questions de l'encouragement des langues étrangères en entreprise sont du ressort des associations, et l'enseignement bilingue est du ressort des écoles, resp. des cantons. Ces deux voies requièrent un engagement des institutions pour la formation et le perfectionnement du corps enseignant et des formateurs en entreprise. Une mise en oeuvre efficace nécessite avant tout des gens motivés et compétents, tant au niveau des autorités que dans les trois lieux de formation.
Jusqu'à aujourd'hui, le rapport CDIP sur la "coordination de l'enseignement des langues étrangères au secondaire II" (2007), surtout les chapitres 4, 5.1 et 5.2, résume le mieux les objectifs et les mesures. (► )
Qu'a-t-on comme possibilités d'encourager une langue étrangère dans une école lorsque l'ordonnance sur la formation professionnelle ne prescrit pas d'enseignement de langues ?
Dans la formation professionnelle, on conçoit très aisément ce cas de figure en introduisant une deuxième langue d'enseignement dans l'enseignement régulier (enseignement bilingue). La langue étrangère est ainsi utilisée - en fonction de l'orientation pratique de la formation professionnelle concernée - dans une ou plusieurs branches, resp. sujets, tout en conservant les objectifs de formation de chacune des branches. Même sans enseignement supplémentaire de langues, on peut ainsi au moins conserver ses connaissances linguistiques acquises à l'école obligatoire. On constate même en général que les apprenants progressent et qu'ils s'y intéressent, car ils s'habituent à la pratique de la langue et en voient rapidement les bénéfices.
Par ailleurs, il y a de multiples autres possibilités; le mieux étant de combiner plusieurs d'entre elles à l'école et de les compléter par un encouragement en entreprise (► Comment encourager la 2e langue ?)
Quelles sont les formations professionnelles initiales qui aujourd'hui encore n'ont pas de langues étrangères à l'horaire ?
Ce sont la grande majorité, surtout dans les professions des arts et métiers et de l'industrie, mais aussi dans celles de la santé et du social. Malheureusement, nous ne disposons pas de données nationales officielles au sujet de la "lacune des langues étrangères". En 2000, une enquête conduite dans toutes les écoles professionnelles du canton de ZH a montré que dans le domaine des arts et métiers et de l'industrie, seules 35 (sur env. 250) formations professionnelles ont une langue étrangère obligatoire - ceci souvent au cours d'une partie de la période d'apprentissage seulement.
Cependant ici, plutôt que le nombre de professions, c'est le nombre d'apprenants qui est important : dans l'enquête citée, il s'agit en fait de plus de 50% des jeunes (sans compter les étudiants MP) qui se trouvent être sans cours de langue étrangère pendant leur apprentissage. Pour les apprentissages dans les arts et métiers et l'industrie, ils sont même quatre sur cinq (env. 80%) à devoir se satisfaire de leurs connaissances acquises à l'école obligatoire. Ces résultats semblent être représentatifs de la situation au plan national.
Près d'un jeune sur deux sans maturité professionnelle risque donc au cours de son apprentissage de perdre ce qu'il a appris à l'école obligatoire, et donc perd en conséquence beaucoup de ses compétences linguistiques.
Quelles sont les formations professionnelles initiales qui ont des langues étrangères à l'horaire ?
Depuis longtemps, ce sont les apprenants commerciaux qui sont les mieux dotés, avec deux langues étrangères pendant leur formation de 3 ans (avec 12 leçons par semestre). Ceux qui font en plus la maturité professionnelle ont d'office deux langues étrangères comme branches obligatoires.
L'anglais est aussi une branche obligatoire pour les professions techniques (p.ex. électronicien/ne), et pour quelques autres professions comme informaticien/ne, graphiste, laborantin/e en chimie et laborant/e en physique.
Pour les "nouvelles" professions qui existent depuis 2004 (entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la formation professionnelle), on y a dans quelques cas rares introduit une langue étrangère, p.ex. pour les professions mécanicien/ne sur auto et opticien/ne.
Qui est responsable de l'enseignement des langues étrangères ?
Une langue étrangère est enseignée à l'école professionnelle lorsque «l'ordonnance sur la formation professionnelle» de la profession concernée le prescrit. Celle-ci règlemente avant tout l'envergure de l'enseignement : nombre de périodes par année d'apprentissage.
Les contenus et objectifs de la branche sont déterminés dans le «plan de formation» qui appartient à l'ordonnance.
Où y a-t-il déjà des enseignements bilingues ?
Le "précurseur" pour ce mode d'enseignement en Suisse fut le projet «bi.li - Enseignement bilingue dans les écoles professionnelles» (1999 - 2004), que la Conférence alémanique des offices de la formation professionnelle DBK a lancé en 1999 et que l'office de la formation professionnelle et des écoles de formation générale du canton de Zurich a mis en place. Env. 25 personnes des cantons de ZH, SZ, SG, LU et GR ont participé à ce projet-pilote. Près de la moitié d'entre elles enseignaient les branches professionnelles et l'autre moitié la culture générale, chaque fois à une ou plusieurs classes (Le livre "Die Lehre zur Sprache bringen" - h.e.p.-Verlag 2004 - raconte ces expériences).
Entre-temps, un projet d'encouragement pour toutes les écoles professionnelles et professionnelles supérieures (maturité professionnelle) a été mis sur pied dans le canton de ZH auquel env. 11 écoles ont participé : la brochure «Fit for Life» en parle. Le canton de ZH offre aussi un cours «Didaktik des zweisprachigen Sachunterrichts». De plus, le canton de AG a décidé de promouvoir ce type d'enseignement, et le canton de LU a lancé un tel projet. Et nombreux sont les enseignants qui intègrent de leur propre initiative une deuxième langue dans leurs cours, tout en espérant que leur école, resp. leur canton, les y soutiendront.
Pour ce qui est de l'enseignement bilingue pour la maturité professionnelle (dans les écoles professionnelles supérieures qui la dispensent), la loi l'autorise depuis 1998; cependant, peu d'écoles encore l'offrent. Ce sont avant tout quelques écoles à la frontière linguistique qui offrent aussi une maturité professionnelle commerciale bilingue. Toutes les écoles qui dispensent, à notre connaissance, un tel enseignement sont listées dans ► "Liens".
Qui est responsable de l'enseignement bilingue ? (= deuxième langue d'enseignement)
Les écoles professionnelles, resp. le corps enseignant peuvent dispenser un tel enseignement; ils sont en fait libres, car les objectifs de formation de la branche y sont les mêmes que lors d'un enseignement monolingue et que cela ne nécessite aucune période supplémentaire; il s'agit simplement d'une méthode d'enseignement.
Dans son ordonnance sur la formation professionnelle, la Confédération reconnaît les procédures de qualification (examens de fin d'apprentissage) bilingues pour les branches qui ont été enseignées de cette manière. (Art.35.4 OFPr).
«Bili» est l'abréviation de «bilingue». Officiellement, on parle la plupart du temps d'«enseignement en deux langues». Dans l'«enseignement bili», et pour certains thèmes ou lors de certaines activités, on parle, on lit ou on écrit dans une seconde langue. En règle générale, il s'agit de l'anglais ou de l'allemand, donc de l'une des langues introduites pendant la scolarité obligatoire; mais une partie de l'enseignement continue à se faire en français.
Avec «bili», on peut – en liaison avec la matière de la branche – apprendre une seconde langue, soit comme alternative, soit comme complément à la branche de langue étrangère.
Au regard de la "lacune des langues étrangères" dans la formation professionnelle initiale, ceci représente le moyen "le plus moderne" pour motiver de plus en plus d'apprenants de toutes professions à une apprendre au moins une langue étrangère, et non seulement parce que cela ne nécessite aucune heure de cours supplémentaire.
«bili» a aussi des avantages dans l'apprentissage des langues : on apprend d'une autre façon, et d'autres choses, lorsque l'on utilise une langue dans des situations concrètes de communication.
Grâce à la pratique supplémentaire de la langue, on devient plus confiant dans la deuxième langue et on apprend à s'informer aussi sur des thèmes concrets et à échanger là-dessus. Ce qui arrive plus facilement avec la longue dans la vie de tous les jours, dans une formation continue ou dans la vie privée.
On améliore - quasiment en passant - ses compétences linguistiques en anglais ou en français.
Ainsi, utiliser deux langues dans un cours permet généralement d'évoluer plus facilement avec la langue, sa formulation, sa compréhension et la communication.
Dans le fond, pour la seconde langue, il suffit d'une pré-formation de quelque trois années de scolarité obligatoire. Le plus important est cependant la motivation et le plaisir de pratiquer une seconde langue. Ou de façon plus générale, une volonté évidente de continuer à apprendre.
En fait, la pratique montre que les apprenants qui en profiteront le moins, sont ceux qui n'ont jamais aimé l'école, et qui n'ont jamais eu du plaisir à apprendre les langues.
Oui. Celui qui enseigne régulièrement en bilingue, doit faire valoir une formation correspondante, p.ex. „Didactique de l'enseignement bilingue“, filière certifiée du canton de Zurich
Non. L'enseignement du français appartient aussi dans les «classes bili» à la branche de culture générale. Quand cette branche est enseignée en bilingue, c'est le français ainsi que la seconde langue qui sont encouragées.
Généralement, les branches qui sont enseignées en mode bilingue, sont davantage axées sur la langue, donc la conscience linguistique dans les deux langues. Ce qui correspond tout à fait à la devise „chaque enseignement est un enseignement de langue“.
L'enseignement bilingue encourage une certaine aisance avec l'anglais (ou l'allemand) et surtout l'utilisation active dans la discussion sur des thèmes de l'enseignement de culture générale ou professionnel.
Il en va moins d'une perfection linguistique, pour laquelle l'enseignement des langues est responsable, mais plus d'expériences positives avec des activités en langue étrangère, pour apprendre à échanger, à s'entraîner et à s'habituer.
Ainsi, on apprend à comprendre des textes et des informations orales et écrites, et ceci aussi dans un contexte professionnel ; à participer à des discussions, à présenter un sujet en public, d'utiliser un vocabulaire particulier à l'oral et à l'écrit, rédiger des textes, et bien d'autres choses.
Ce qui est sûr, c'est que grâce à l'«enseignement bili», les connaissances de la seconde langue acquises lors de la scolarité obligatoire sont maintenues et la plupart du temps même sérieusement développées et améliorées.
L'expérience montre que la plupart des apprenants profitent clairement de l'«enseignement bili» – cela dépend évidemment de l'engagement de l'apprenant, ainsi que de la durée et de l'intensité de cette forme d'enseignement.
Dans les cours de langue, c'est la langue elle-même qui constitue la matière, et ce sont les résultats linguistiques qui sont notés.
Dans un «enseignement bili», on apprend et s'entraîne concrètement à utiliser l'anglais (ou l'allemand). Ici, la seconde langue - en plus du français - est une langue supplémentaire de communication et de travail. Les objectifs de formation de la branche ou du module sont cependant identiques à ceux d'un enseignement monolingue; ce sont les résultats de la matière qui sont notés.
On obtient bien plus. Les apprenants qui suivent des cours bilingues en plus de cours de langue, peuvent mieux et plus facilement atteindre les objectifs de formation, et gagner ainsi de nombreuses compétences supplémentaires.
L'enseignement bilingue est en tout cas un avantage indéniable pour celui qui voudrait passer le „First Certificate“ (Cambridge) à la fin de son apprentissage.
Comme pour chaque enseignement, sa forme dépend de divers facteurs : de l'"esprit de la classe", du corps enseignant, de l'heure de la journée ... Mais, on constate d'expérience que par l'utilisation de l'anglais (ou de l'allemand) dans l'enseignement, on se concentre la plupart du temps davantage sur la langue et sur une bonne communication, et que l'on travaille souvent de façon plus efficace. Là, le corps enseignant soutient les apprenants avec des outils linguistiques.
Avec le temps, les différences s'amenuisent, et l'utilisation de deux langues devient plus naturelle et courante.
Oui et non. Au début, il faut effectivement un peu plus de motivation à cette forme d'apprentissage. Ensuite, après une phase d'adaptation, cela devient naturel et pas plus chronophage. Ici aussi : c'est en forgeant que l'on devient forgeron.
Oui, car les objectifs d'apprentissage de la branche restent les mêmes. Il est évident que l'on doit se concentrer davantage sur l'essentiel dans un «enseignement bili» par manque de temps; mais cela encourage souvent la qualité plutôt que cela ne la péjore.
L'expérience montre que l'on fait davantage attention dans les thèmes bilingues, et que les apprenants dans de telles classes obtiennent au moins d'aussi bonnes notes que dans les classes monolingues.
Non, seule la matière des branches compte pour une note - comme partout. Cependant, il faut avoir des compétences linguistiques pour pouvoir montrer ses connaissances - donc disposer de deux langues dans les classes «bili».
Dans l'ordonnance sur la formation professionnelle (OFPr), l'art.35.4 stipule «Pour les branches dans lesquelles un enseignement bilingue a été dispensé, l’examen peut se dérouler, en partie ou en totalité, dans la seconde langue.»
Les commissions cantonales d'examens peuvent donc l'autoriser et agir en conséquence. La Confédération (OFFT) doit alors reconnaître la procédure de qualification bilingue avec une mention correspondante dans le certificat final.
(Dans le canton de Zurich, de tels examens finals sont envisagés comme examens-pilotes)
Oui, les écoles attestent d'un tel enseignement, en général avec une mention dans le certificat pour la branche en question, p.ex. «bilingue français-anglais» ou «bili f/d».