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Chicago - Les parlementaires de l'Etat de l'Oklahoma sont passés outre le veto de leur gouverneur mardi pour adopter une série de lois anti-avortement. Elles autorisent notamment les médecins à ne pas divulguer les résultats d'analyses sur des malformations du foetus.
Selon ces textes, même des femmes qui ont été victimes de viol ou d'inceste devront prendre connaissance d'une description détaillée de leur foetus et voir une image réalisée par échographie avant de mettre un terme à leur grossesse.
Elles devront aussi se soumettre à une échographie par voie vaginale plutôt qu'abdominale. Les médecins sont appelés à utiliser la méthode "qui montre l'embryon ou foetus le plus nettement". Selon l'un des textes, les médecins sont protégés contre d'éventuelles plaintes de parents en cas de malformations.
Le Center for Reproductive Rights, une organisation favorable à la liberté de choix pour l'avortement, a porté plainte mardi. Elle conteste la constitutionnalité du dispositif obligeant les femmes à subir une échographie vaginale, affirmant que cela empiétait "profondément sur la vie privée".
"Les hommes politiques n'ont pas à prendre de décisions médicales", a fustigé Stephanie Toti, une responsable de l'organisation.
Le gouverneur démocrate de l'Etat Brad Henry avait tenté de bloquer les différents textes la semaine dernière. Mais le parlement de l'Oklahoma, à majorité républicaine, est passé outre avec l'aide de voix démocrates.
ATS