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L'Office fédéral des assurances sociales (OFAS) prévoit qu'environ 91'000 pères par an bénéficieront d'une indemnité journalière moyenne de 180 francs pendant deux semaines, pour un coût total de 230 millions.
L'année dernière, cependant, seuls quelque 86'000 enfants sont venus au monde et, en 2018, l'indemnité journalière moyenne se situait à 124 francs.
Des analyses effectuées à l'étranger montrent en outre que pas tous les pères ne prennent les jours de congé auxquels ils ont droit.
"Pas réaliste"
"La Confédération table sur des coûts maximums. Ce n'est pas réaliste", estime Adrian Wüthrich, président de comité des partisans du congé paternité, dans le journal alémanique.
Il y a suffisamment d'indications que les dépenses seront nettement inférieures aux 230 millions de francs fixés par la Confédération, a-t-il ajouté. L'OFAS a admis au journal que les estimations étaient en effet assez prudentes.
Financé par les APG
Le congé paternité de deux semaines sera soumis au vote le 27 septembre. Selon le texte adopté par le Parlement, les pères devraient pouvoir prendre un congé payé de deux semaines dans les six mois qui suivent la naissance de leur enfant. Comme c’est déjà le cas pour l’allocation de maternité, ce congé serait financé par le régime des allocations pour perte de gain (APG).
Un référendum a été lancé contre ce projet et a abouti fin janvier. Il est porté par l'UDC, quelques membres des jeunes libéraux-radicaux et du PDC. Pour les opposants au congé paternité, celui-ci est trop coûteux pour les employés et les employeurs.
ats/gma