Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07080.jsonl.gz/1065

57. Au Pied du Jura.
Si l'on comprend que dans la plupart des cas, c'étaient les affineurs de la Vallée qui descendaient en plaine pour aller chercher les blancs, on peut aisément imaginer tout le trafic que ces transports occasionnaient.
L'affineur, en général, partait de bonne heure le matin. Il passait tout d'abord livrer, à Lausanne en priorité, puis il s'arrêtait sur le chemin du retour pour prendre en charge les blancs.
Mais certaines laiteries de plaine ne livraient pas aux affineurs de la Vallée. Elle fabriquaient et affinaient tout en même temps, avec en plus la commercialisation qui intervenait en fin de parcours pour la marchandise ainsi traitée. Ces laitiers-affineurs se distinguaient singulièrement des affineurs qui, quant à eux, ne faisaient que prendre en charge les vacherins produits par la mutitude des autres laiteries.
Dans l'ensemble, en ce Pied du Jura, il y avait une sacrée fièvre vacherinesque. Les rapports entre le haut et le bas étaient nécessaires, vitaux. C'est la raison pour laquelle, quand l'on parle vacherin, il faut inclure toute la filière et ne négliger aucun acteur luttant avec ce produit.