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Les chercheurs ont envisagé la variabilité génétique des peuples partout en Afrique afin de tenter de mettre à plat
l’histoire complexe de l’évolution chez les Africains et les Afro-américains. Les résultats aideront à dévoiler les gènes qui contribuent aux maladies de ces populations.
Les humains sont originaires d’Afrique, il y a 200.000 ans et se répandent dans le monde depuis 100.000 ans. L’Afrique possède encore plus de 2.000 groupes de population, définis par leur ethnicité, leur culture commune et leur langue. Mais ils n’ont jamais été bien définis dans les études de génétique humaine. Pour comprendre ces variations chez les populations africaines, une équipe de chercheurs africains, américains et européens ont passé des années à collecter des échantillons de gens vivant dans les endroits les plus reculés d’Afrique. L’effort était dirigé par le docteur Sarah Tishkoff de l’Université of Pennsylvanie financé par l’institut national de médecine générale
(NIGMS), L’institut national de recherche sur le génome humain (NHGRI) et l’institut national du cœur, des poumons et du sang (NHLBI), parmi d’autres. Les chercheurs analysèrent l’ADN de plus de 2.500 sujets de 121 populations géographiquement différentes. Ils étudièrent aussi 4 populations au E.U., de Chicago, Pittsburgh, Baltimore et Caroline du nord ainsi que des centaines de personnes dans 60 autres zones du monde. L’utilisation de plus de 1.300 marqueurs pour révéler les variations entre les génomes se révéla nécessaire. Les chercheurs rapportèrent leurs résultats dans l’édition en ligne de la revue Sciences du 30 avril 2009. Ils furent à même de moduler les populations ancestrales africaines en 14 groupes génétiques qui correspondent bien aux groupes ethniques, culturels et linguistiques. La plupart des populations possèdent un haut niveau d’ancilliarisme mixe, reflétant les migrations historiques du continent. Les données suggèrent une hérédité partagée entre quelques populations de chasseurs cueilleurs tels les locuteurs du Khoesan, langue à clics et les pygmées. L’analyse situe l’origine des migrations de l’homme moderne en Afrique du sud ouest, près de la frontière littorale entre la Namibie et l’Angola, correspondant, aujourd’hui aux terres des San. Les populations modernes ne sont pas l’image de celles du passé, mais ce résultat est congruent à d’autres études. Les ancêtres des afro-américains modernes apparaissent principalement originaires du Niger-Khordofan (à peu près 71%), d’Europe (à peu près 13%) et d’autres populations africaines (à peu près 8%). Quoi qu’il en soit le mélange varie considérablement entre les individus.
"Notre but " dit Tishkoff " a été de chercher ce qui pourrait bénéficier aux africains, à la fois en étudiant l’histoire de la population et en posant les jalons de futures études génétiques, y compris l’étude des facteurs génétiques, des facteurs de risques environnementaux et la réponse médicamenteuse. Les chercheurs disent que ces échantillons additionnels resteront importants dans le futur, particulièrement pour des régions non représentées dans cette étude, tels l’Afrique du nord et l’Afrique centrale
".
Harrison Wein, Ph.D.