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Au coin de l”ordinaire chapitre 18 Créé le: 01.10.2019, édité le: 01.10.2019
Les jours se rallongeaient. La neige avait migré en altitude. Les premières touffes d’herbe verte et parfois quelques perce-neiges et primevères pointaient le bout de leurs pétales.
Autour de la table, chez Louis, il y avait Francesca, Lucie, Pietro et sa sœur Christine, Hans et Xhemile, Ferran, Les enfants de Pietro étaient plantés devant la TV, ceux de Hans et Xhemile avaient d’autres occupations et n’étaient pas présents.
Dans l’enquête sur le meurtre du russe et de Bochud, Pietro avait tenté d’utiliser la piste proposée par Ferran. La voix, sur l’enregistrement retrouvé par le russe, semblait, d’après Ferran, appartenir à Jean-Marie Golaz, comptable et agent immobilier, mais surtout tête pensante locale du parti nationaliste, brasseur d’affaires et personnalité connue et respectée en ville. La hiérarchie de Pietro lui avait interdit d’aller plus loin. Il était hors de question d’impliquer sans preuve une personnalité sur les bases des affirmations d’un obscur traducteur free-lance, de surcroît sympathisant des écologistes du parti d’en rire et aux convictions libertaires connues.
Cette affaire se superposait à une autre, qui les préoccupait tous : l’accusation et l’emprisonnement de Louis pour l’agression de sa directrice. Ils étaient d’ailleurs réunis ce soir pour en parler avec maître Gonzato qui devait arriver sous peu.