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Mais le groupe de Munich, dont le coeur de métier est de garantir les risques pris par les assureurs, confirme son objectif annuel et compte dégager un bénéfice total de 4 milliards d'euros sur l'ensemble de l'année", affirme un communiqué diffusé jeudi.
"Munich Re a enregistré un bénéfice de 2,4 milliards d'euros au cours des six premiers mois de 2023, soit bien plus que la moitié de nos prévisions pour l'année entière", tiré par "tous les domaines d'activités", a commenté le président du conseil d'Administration, Joachim Wenning.
Le groupe estime que la probabilité de dépasser cet objectif a augmenté "compte tenu du bon résultat semestriel", malgré "l'incertitude considérable en raison de la fragilité des évolutions macroéconomiques et de la volatilité des marchés des capitaux". "En particulier, une grande incertitude persiste quant à l'impact financier de la guerre d'agression russe en Ukraine", précise le communiqué.
Les résultats sont tirés vers le bas par les branches réassurance-dommages et Vie/Santé, la comparaison annuelle restant difficile car de nouvelles normes comptables sont entrées en vigueur début 2023 dans le secteur, qui tendent à dégager des résultats plus élevés. Les dépenses liées aux pertes majeures dues aux catastrophes naturelles ont augmenté à 445 millions d'euros contre 156 millions au deuxième trimestre 2022, notamment à cause des inondations en Italie, qui ont coûté environ 200 millions d'euros à Munich Re.
Le groupe dégage un ratio combiné en réassurance des dommages de 80,5% au deuxième trimestre - un ratio inférieur à 100% signifiant que la branche est rentable. Ce ratio était toutefois meilleur au deuxième trimestre 2022, à 72,3%. L'activité de placements financiers a permis de dégager des résultats en hausse par rapport à la même période l'an dernier.
Le groupe a augmenté ses prix sur l'ensemble de ses branches, notamment les tarifs des couvertures de réassurance qui ont "considérablement augmenté sur certains marchés, dont les États-Unis, l'Amérique latine et l'Australie. "Ces augmentations de prix ont été suffisantes dans l'ensemble pour compenser les attentes de pertes élevées dues à l'inflation ou à d'autres tendances en développement", explique le communiqué.