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Depuis la fin de la première guerre mondiale, les jeunes serpelious aiment à se retrouver pour jouer au ballon. Ils s'organisent et à chaque partie versent, selon leurs possibilités, une somme pour l'amortissement de la paume. Avec l'aide de M.Dorier, instituteur de l'époque, les jeunes ont l'occasion de jouer quelques matches amicaux. Mais leur rêve, c'est de créer un club et de jouer en championnat.
Pendant de longues années, ils se heurtent à des oppositions de la part des personnalités influentes qui ne voient dans ce sport que mauvais garçons et vilaines manières. La persévérance d'Emile Boschetti, de Charles Dupuis avec l'aide des plus anciens, où Jean Brandt et Marcel Regamey jouent un rôle prépondérant,et ils créent la Société de football.
Le ST-SULPICE-SPORT FC a été fondé en 1927 avec l'inscription à l'Association suisse de football. Pourtant en 1914 un premier essai avait déjà été fait, mais devait se solder par un échec à cause de la guerre. En effet, c'est grâce à M.Dorier que ce sport a pris pied en 1912 à St-Sulpice.
En 1914 on y créa la première équipe avec à la tête du club le président Robert Chappuis. Les déplacements, à cette époque, s'avéraient pénibles et coûteux pour des résultats par moment peu encourageants. On jouait en ce temps deux championnats à la fois : le championnat vaudois, obligatoire pour toutes les équipes vaudoises et le championnat romand qui lui, était facultatif. Ainsi, il avait été décidé de participer au deux. Les matches se jouaient alternativement un dimanche pour l'un et le dimanche suivant pour l'autre.
Dans le championnat romand, le groupe du FC Saint-Sulpice comptait 5 a 6 équipes notamment Malley, Crans, Servette II, Carouge II. Le championnat vaudois était moins dur et le club évoluait en série C. Moins de déplacement, pas d'équipe du format de Servette et de Carouge. On y rencontrait Malley, Crans I et II et le FC Canard (journaliste lausannois).
En 1914, c'est grâce au joueur Aloïs Bourgoz qui met son terrain à disposition devant la ciblerie. Ce terrain restera comme le premier terrain du club. En 1927, dans une petite commune agricole de quelques 500 habitants dont la majorité sont paysans-maraîchers, la terre a une grande valeur et l'on n'accepte pas facilement une diminution du domaine même s'il comprend quelques parcelles communales louées. Les autorités de cette époque ne sont pas persuadées que la pratique du football est un moyen intelligent de faire passer le temps.
On joua d'abord pendant deux ans sur un terrain situé du côté des Pierrettes. Terrain qui est alors loué à des particuliers (M. Gottfried Meyer), entre le chemin des Mémises et l'avenue du Léman, derrière le restaurant de l'Abordage. En 1929, la commune mettra à disposition du club un terrain au Laviau pour la somme annuelle de 150.-.
Pendant la guerre, le terrain sera rendu à la culture (par la loi du plan Wahlen),et durant ces années difficiles où l'activité du club est restreinte, on jouera à Ecublens, à droite de la route Pré-Fleuri. Après la guerre,, en 1947, c'est le retour au Laviau. Le nombre d'équipes augmente, le terrain se détériore et en 1970, il devient évident que l'on a besoin d'un deuxième terrain. En juillet 1974, le FC inaugure le nouveau terrain. Il est construit dans les règles de l'art et répond aux exigences modernes. Rien n'aurait été possible sans l'entreprise d'un bourgeois de la Commune et joueur du club, Raymond Bourgoz.
La vieille cabane, en bordure du chemin, aurait pu raconter toutes les joies et les désillusions du club pendant les premières années de son existence. Elle était l'oeuvre anonyme des membres du FC qui la créèrent, l'entretinrent, en firent un lieu où l'on avait plaisir à fraterniser. Cette cabane a été construite grâce à l'acquisition de vestiaires en bois à Ouchy qui furent transportés par deux barques à Saint-Sulpice.
L'amenée de l'eau, en 1958, améliora la situation et permit l'arrosage du terrain dans cette région de terre légère où les sècheresses de l'été jaunissaient dangeuresement le gazon. De hautes clôtures métalliques protègent les cultures maraîchères qui l'entourent. Les barrières qui le borde servent de tuyaux d'arrosage. Des machines modernes permettent un entretien rationnel des pelouses. Deux terrains de football représentent quelques 15'000 m2 à entretenir.
En 1964, l'on obtint des CFF, à très bas prix, des projecteurs. Ils furent installés par quelques électriciens du club tandis que d'autres membres creusaient des longueurs impressionnantes de tranchées pour faire passer les câbles dans les tuyaux.
La vieille cabane ne suffit bientôt plus et le Laviau devint un lieu de promenade très couru. Deux problèmes se posaient : construire des vestiaires modernes et édifier dans la région des toilettes publiques. Le conseil communal vota en 1965 un crédit important et avec l'aide du Sport-Toto ainsi que des nombreux membres c'est en 1966 que nous pouvons inaugurer des beaux vestiaires chauffables, avec douches et cuisine. La configuration actuelle étant celle de 1.
Grâce à la générosité de quelques supporters, on édifia, du côté des vestiaires, dans les années 70-71, un magnifique couvert.
Ces diffuseurs restèrent en service pendant huit ans et en 1972, on les remplaça par des appareils beaucoup plus puissant, mais aussi beaucoup plus chers. En 1977, enfin, on ajoute un appentis au sud des vestiaires pour remiser tout matériel coûteux.