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L'infirmier zurichois qui avait tenté d'empoisonner sa fillette en 2011 reste en prison. Le Tribunal fédéral a confirmé le refus d'une demande de libération de cet homme.
Le recourant, âgé de 45 ans, est détenu depuis le 20 janvier 2012. Le Tribunal cantonal de Zurich l'avait condamné à mi-décembre 2015 à une peine privative de liberté de 16 ans. Il l'avait reconnu coupable de tentative répétée de meurtre et de lésions corporelles simples qualifiées.
En 2011 et en 2012, le père avait administré à sa fillette nouveau-née à quatre reprises un tranquillisant de type Temesta et une fois de l'insuline. Le Tribunal fédéral a annulé le jugement zurichois en novembre 2017 et renvoyé la cause à la justice cantonale.
Pas question pour autant de libérer le recourant qui subit ce qui est devenu une exécution anticipée de peine. La détention exécutée jusqu'à présent est encore loin de se rapprocher de la condamnation à laquelle on peut s'attendre, écrit le Tribunal fédéral dans un arrêt publié jeudi.
Les juges de Mon Repos estiment qu'en dépit du renvoi de l'affaire devant le Tribunal cantonal zurichois une peine de huit ans au moins n'est pas exclue. Dans leurs considérants, ils ajoutent que, lors de l'examen de la durée de la détention, on ne peut prendre en compte que dans des cas exceptionnels l'éventualité d'une libération conditionnelle. Par exemple, lorsqu'il apparaît, lors de la procédure en cours, que l'intéressé sera très vraisemblablement condamné à une peine avec sursis. (arrêt 1B_61/2018 du 27 février 2018)