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Les plans pour un accord de libre-échange entre la Suisse et les Etats-Unis se concrétisent. Le Conseil fédéral devrait donner son feu vert d'ici la fin de l'année, selon Ueli Maurer. Et la Suisse est sur le point de signer un accord avec l'Indonésie.
La Suisse et les Etats-Unis en sont à leur deuxième essai. En 2006, les plans avaient été enterrés à cause de l'opposition de l'agriculture.
Aujourd'hui, les chances sont bonnes, de l'avis de M. Maurer. "Le marché de l'exportation vers les Etats-Unis est extrêmement intéressant pour les agriculteurs", a expliqué à Keystone-ATS le ministre des finances avant son retour de la rencontre annuelle du Fonds monétaire international (FMI) à Bali.
M. Maurer ne croit pas à une opposition importante du monde agricole. On peut obtenir un bon prix pour le fromage et la viande des Grisons. La branche doit toutefois plus miser sur l'exportation.
Johann Schneider-Ammann, qui se trouve également sur l'île indonésienne, est à l'origine de cet accord. Selon M. Maurer, il déposera une demande au Conseil fédéral d'ici la fin de l'année pour lancer les négociations. La secrétaire d'Etat Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch se rendra à Washington à la mi-octobre pour des discussions préliminaires.
Huile de palme
L'accord avec l'Indonésie, négocié par la Suisse au nom des Etats de l'AELE, pourrait être signé prochainement. Les négociations devraient être terminées d'ici fin novembre, a indiqué à la radio SRF Johann Schneider-Ammann après une rencontre avec son collègue indonésien.
La signature a pris du retard à cause de différentes objections, de la Norvège et l'Islande concernant la pêche, et de la Suisse pour l'huile de palme. Produit écologiquement controversé, ce dernier représente une concurrence pour l'huile de colza helvétique. L'importation d'huile de palme doit être limitée, mais les quantités maximales ne sont pas encore fixées.
Equivalence boursière
Le ministre des finances Ueli Maurer a profité de l'occasion pour mener des discussions avec plusieurs représentants européens, présents à Bali, sur la reconnaissance de l'équivalence boursière. "Personne n'ose faire de pronostics", a-t-il dit à Keystone-ATS.
Tout dépend des avancées de l'accord-cadre. Il est envisageable que l'UE n'octroie l'équivalence boursière à nouveau que pour une durée limitée à un an.