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Maarten van Veen
Piano
Maarten van Veen, originaire d’une famille musicale, commença dès l’enfance à étudier le piano. Il n’avait que 13 ans lorsqu’il concertait pour la première fois. Il étudia aux conservatoires d’Utrecht, de Prague et d’Amsterdam ; Alwin Bär, Kyoko Hashimoto et Ton Hartsuiker furent ses professeurs. Lorsqu’il étudiait à l’Académie Mozart, Van Veen suivit des classes de maître auprès d’Oleg Maisenberg, Ivan Klansky, David Golub, Leonid Hambro ou György Sebök. Ce dernier le qualifiait de « vrai esprit musical ». Il termina ses études au Conservatoire de Sweelinck à Amsterdam.
Pendant le concours de Postbank-Sweelinck en 1995, il reçut un Prix spécial pour son interprétation de compositions contemporaines. La même année, il gagnait le 4e Concours de piano de Murray Dranoff aux Etats-Unis avec son frère Jeroen. En France, il obtint le Prix SACEM pendant le Concours international de piano XXe siècle à Orléans. Il s’est produit dans de nombreux pays d’Europe et a effectué plusieurs tournées aux Etats-Unis et au Canada ; il a joué sous la direction de nombreux chefs dont Peter Eotvös, Howard Williams, Arie van Beek, Neal Stulberg, Christopher Hogwood, Henrik Schaefer, Lev Markiz, Lucas Vis, Jurjen Hempel, Etienne Siebens, Peter Oundjian en Robert Craft. Dans les studios d’Abbey Road à Londres, il a enregistré avec Robert Craft plusieurs œuvres d’Igor Stravinsky. Le New York Times caractérisera ces enregistrements de « meilleurs jamais réalisés ».
En 1998, il fonde l’International Piano Quartet, avec lequel il effectue plusieurs tournées au Canada et aux Etats-Unis. A Rotterdam, il est CEO du DoelenEnsemble. Depuis 2003, il fait partie du Hortusensemble à Amsterdam et, depuis 2004, il est également conseiller artistique pour la Fondation Murray Dranoff aux Etats-Unis. Dans sa recherche d’authenticité dans l’exécution de la musique de 1820 à 1950, il a « repéré » des instruments d’époque (Erard et Pleyel), source de compréhension du jeu pianistique et de plusieurs techniques de composition de l’époque. Fort de ces constatations, ses instruments lui offrirent la possibilité de créer un nouveau langage qui, à son tour, permit de recréer l’art narratif de cette musique et, si nécessaire, de la réviser. Il est l’invité de grands festivals tels que le Festival de Wien Modern, les Nederlandse Muziekdagen et le Festival d’Adams. Il s’est produit dans de nombreuses émissions radiophoniques et a enregistré pour les maisons de disques Naxos, Koch et Mirasound.