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Les stations d’épuration suisses retiennent l’essentiel du mercure
Les stations d’épuration suisses retiennent 96 % du mercure présent dans les eaux usées, selon une étude conjointe de l’Institut de recherche sur l’eau Eawag et de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV). Chaque année, 130 kg de mercure aboutissent dans les stations d’épuration du pays qui parviennent à en filtrer 96 %. Seuls 5 kg finissent, annuellement, dans les rivières et les fleuves.
Selon cette étude, les quantités de mercure présentes dans les stations d’épuration suisses sont relativement faibles. Les chiffres se situent dans une fourchette comparable à celle du Canada ou du Royaume-Uni. Les quantités les plus importantes sont enregistrées en Suisse romande, essentiellement dans les régions où est implantée l’industrie de l’horlogerie, ainsi que celle de la bijouterie.
Le mercure est extrêmement toxique. Considéré comme un polluant majeur, il est interdit en Suisse pour quasiment tous les usages. Par rapport à la quantité totale de mercure présente dans les eaux de surface, seuls 1,5 % à 3 % proviennent des stations d’épuration. Le reste s’écoule dans les cours d’eau de manière diffuse, issus de sources qui ne sont pas toutes encore clairement identifiées. Le mercure peut être transporté par l’atmosphère, à partir des océans, ou emporté par les eaux transitant par des sites contaminés de longue date.