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"Nous croyons que la solution de la négociation (avec le régime syrien, ndlr) est la seule envisageable. Et cela est uniquement possible si Bachar al-Assad reste au pouvoir", a déclaré Carla Del Ponte, qui abonde ainsi dans le même sens que certaines voix qui estiment qu'il faut renouer le dialogue avec le régime syrien.
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"Le régime a encore le contrôle sur 60% de la population syrienne. Cela veut dire que Bachar al-Assad a encore un grand pouvoir", a estimé la Suissesse. Sans Bachar al-Assad, la négociation est "impossible", a-t-elle ajouté.
Voyage en Syrie
Carla Del Ponte, qui fait partie de la Commission d'enquête de l'ONU sur les violations des droits de l'homme en Syrie, a par ailleurs révélé que les obstacles sont levés pour qu'elle puisse effectuer un voyage en Syrie afin de mener ses investigations.
Les choses ont changé sur le territoire syrien, maintenant je peux y aller
Jusqu'à présent, ce voyage avait été impossible, notamment en raison des réticences des membres de la Commission d'enquête et de l'ancienne magistrate elle-même.
La Suissesse s'est aussi déclarée disponible pour être procureure d’un Tribunal international sur la Syrie. "Je suis frustrée du fait que je ne puisse rien faire", a conclu celle qui estime être restée procureure "dans le coeur".
>> La deuxième partie de l'entretien avec Carla Del Ponte
>> Voir aussi le sujet du 19h30 sur le travail de récolte de preuves en Syrie
gchi/dr
La guerre c'est "de la politique et du business"
"Cette guerre, pour certains, apporte beaucoup d'argent", notamment à travers le trafic d'armes "d'un côté comme de l'autre", a-t-elle dénoncé.
"Je trouve que la communauté internationale devrait intervenir pour toutes ces victimes", et en particulier "les femmes et les enfants", a ajouté l'ancienne magistrate.