Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06983.jsonl.gz/557

Formule 1 Haas et la Formule 1.5
Le patron de l’écurie américaine affirme qu’il ne court pas dans la même catégorie que les trois écuries de pointe, Mercedes, Ferrari et Red Bull. Et que l’écart qui les sépare semble impossible à combler.
Signaler une erreur
Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?
Le meilleur des autres
C’est la troisième année que l’écurie Haas court en Formule 1, et ses résultats n’ont jamais été aussi bons puisque l’équipe américaine occupe la cinquième place du classement des constructeurs, à 8 points seulement de Renault.
Une quatrième place parait donc à sa portée, alors qu’il reste quatre Grands Prix à disputer cette saison, Grand Prix des Etats-Unis compris. «Notre saison 2018 est assez satisfaisante, cela montre que nous commençons à comprendre comment les choses fonctionnent, explique Gene Haas, le propriétaire de l’équipe. Si nous terminons la saison quatrième, ce sera très bien, mais je ne vois pas comment nous pourrons combler l’écart avec les trois premiers. J’ai l’impression que nous ne courrons pas en Formule 1, mais plutôt en Formule 1.5 derrière eux.»
Selon l’Américain, il ne faut pas espérer se battre avec les Mercedes, les Ferrari ou les Red Bull: «Quand je suis au bord de la piste, et quand je vois comment les trois meilleures équipes nous tournent autour, je me demande comment nous pouvons être largués à ce point, comment leurs voitures peuvent être aussi rapides. Alors j’en parle à notre ingénieur en chef, Ayao Komatsu, et il m’explique que nous perdons deux dixièmes avec les pneus, encore deux dixièmes avec l’aérodynamique, et encore trois autres avec le châssis, etc etc. On bosse comme des fous sur chacun de ces paramètres, mais pour chaque ingénieur que nous avons, ils en ont cinq! Franchement, je ne vois pas comment nous pourrions remonter l’écart sur les meilleurs. Même si les budgets sont plafonnés, nous resterons toujours en Formule 1.5.»
Aucune écurie autre que les trois écuries de pointe n’a remporté de Grand Prix depuis le Grand Prix d’Australie 2013, décroché par Kimi Räikkönen sur Lotus.
Vettel en fait une autre
Cette saison, tant Ferrari que son pilote vedette, Sebastian Vettel, ne cessent d’accumuler les erreurs, Grand Prix après Grand Prix. A Austin, sous la pluie de la première séance d’essais libres, alors qu’il n’y avait aucune raison ni aucun enjeu, Sebastian Vettel n’a pas suffisamment ralenti alors que le drapeau rouge était affiché suite à la sortie de la Sauber de Charles Leclerc. Du coup, Vettel a été condamné à un recul de trois places sur la grille de départ. Il ne manquait plus que cela pour aider Lewis Hamilton à devenir champion du monde dès ce week-end.
Ocon toujours dehors
L’écurie Williams ayant annoncé l’embauche de George Russel l’an prochain, à la place de Lance Stroll, la probabilité de voir Esteban Ocon en Formule 1 la saison prochaine devient extrêmement réduite - le Français comptait sur Williams pour lui offrir un volant en 2019.
Le volant de l’autre Williams devrait en effet revenir à un pilote payant (probablement russe), l’écurie anglaise devant compenser la perte de l’argent amené par Laurence Stroll, le père de Lance, pour faire courir son fils.
Esteban Ocon pourrait dès lors rester pilote-essayeur chez Racing Point Force India, ou troisième pilote chez Mercedes, dans l’espoir de remplacer Valtteri Bottas en 2020.
Créé: 20.10.2018, 16h19