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La ville Thann se trouve dans le piémont des vosges au bord de la petite rivière Thur.
Après le pont nous prenons la Rue des pèlerins. Ici, notre chemin de pèlerinage alsacien tombe sur celui provenant de Fribourg en Brisgau
La tour des Sorcières (15e s.), coiffée d'un toit en bulbe, est le dernier vestige des anciennes fortifications de Thann. Elle abrite le petit Espace muséographique sur les terroirs et la géologie d'Alsace.
En chemin pour la cathédrale
Place de la cathédrale
Thann a une longue tradition de pèlerinage. Dans la ville, il y a une rue St-Jacques, et l’hôpital St-Jacques est également dénommé d’après le saint apôtre, patron des pèlerins. Aussi la collégiale St-Thiébaut est-elle un haut lieu de pèlerinage jusqu’à nos jours.
L’église St-Thiébaut de Thann, collégiale jusqu’en 1790, fut construite de 1351 jusqu’à la fin du XVe s. Elle remplaçait une chapelle de pèlerinage du XIIIe s.
La statue de saint Jacques du 19e s. pose sur une estrade du 15e s. placé au mur extérieur côté nord.
Saint Jacques est représenté à trois reprises : deux statues, l’une récente, du XIXe s., sur le côté nord extérieur, l’autre dans le chœur datant de 1420, et dans un vitrail du XVe s. où il est représenté avec les membres d’une famille, sans doute des donateurs de ce vitrail. Les stalles dans le chœur datent de 1442.
Légende : Dans l’église dédiée à saint Ubaldo (Thiébaut) de Gubbio est conservée la relique d’un doigt qui a miraculeusement trouvé son chemin d'Italie. En l’an 1160, l’évêque Ubaldo de Gubbio (Ombrie) mourut. Il avait légué sa bague épiscopale à son fidèle serviteur. Mais, en voulant retirer l’anneau, le serviteur arracha le pouce droit. Il l’enchâssa dans son bâton de pèlerin et s’en retourna chez lui en Lorraine. En chemin, il arriva à Thann en 1161. Au cours d’une halte dans la forêt, le serviteur de Thiébaut, évêque de Gubbio, qui dissimulait dans son bâton l’anneau et le pouce, relique de son maître, ne parvint plus à l’arracher du sol. Au même moment, un comte aperçut des fenêtres de son château trois feux scintillant dans la forêt, à l’endroit même où le serviteur s’était reposé. Curieux, il s’en alla rencontrer le dit-homme sur les lieux mêmes de l’évènement, et découvrir avec ce dernier que le pouce de l’évêque adhérait à l’anneau, dans le bourdon. Le comte proposa alors de construire une chapelle. Le bourdon se détacha instantanément de l’arbre.
Le portail occidental, présentant un tympan très élancé qui surmonte deux autres tympans plus petits, est, avec ses plus de 500 figures sur la vie de la Vierge, d’une rare richesse sculpturale.
Dans le chœur de l’église se trouvent la stalle originale datant de 1442 ainsi que des statues apostoliques de 1420 y compris Saint Jacques. Les Vitraux proviennent de la même époque. Dans la partie collatéral au nord, nous retrouvons une vitre dédiée à Saint Jacques, avec la famille fondatrice agenouillée à ces deux côtés.
La cathédrale conserve la bague épiscopale et le doigt de l’évêque Ubaldo de Gubbio (=Thièbaut). La relique est jusqu’à aujourd’hui le but des pèlerinages.
Nous avons passé la nuit dans l’hôtel «Le Moschenross» au bord de la route N66 (quel circulation..). Pour le souper une fois de plus la spécialité alsacienne : choucroute. La plupart a partagé les portions gigantesques.