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Belinda Bencic est redescendue brutalement de son nuage. Elle s'est inclinée 6-3 6-4 en quarts de finale de l'US Open face à la grande sensation du tournoi, la qualifiée britannique Emma Raducanu (WTA 150).
C'est l'histoire d'une occasion manquée pour Bencic. La tête de série no 11 n'a jamais produit son meilleur tennis. Son jeu a été décousu du début à la fin, ses quelques points gagnants étant presque systématiquement suivis de fautes directes parfois grossières.
La championne olympique n'a pas non plus pu se réfugier derrière son service, défaillant mercredi. Au final, elle s'est fait balader par la Britannique de 18 ans, plus mobile, plus sereine, plus rusée, plus précise. Ainsi donc, Belinda Bencic n'aura pas pu rééditer sa performance de 2019, lorsqu'elle avait atteint les demi-finales à New York.
La Saint-Galloise a fait illusion en début de match en menant 3-1. En fait, elle s'est laissé endormir. Elle a perdu les cinq jeux suivants en «caviardant» un grand nombre de coups (14 fautes directes, quatre double fautes), pendant que son adversaire faisait fuser son joli coup droit.
Bencic n'a jamais pu évacuer sa frustration. Cela fait déjà le 7e tournoi du Grand Chelem d'affilée qu'elle perd contre une joueuse moins bien classée. «Je suis surtout déçue de ne pas avoir réussi à montrer ce dont je suis capable», a dit la joueuse de Flawil. «Rien de ce que j'avais prévu n'a fonctionné. Mais je suis quand même fière de mon parcours.»
Conte de fées
Pour Raducanu, le conte de fées continue. Hors Grand Chelem, cette fille d'un père roumain et d'une mère chinoise n'a pas gagné le moindre match sur le circuit WTA (hors catégorie 125). Mais elle s'est hissée en 8es de finale à Wimbledon, où elle avait été invitée une fois ses études terminées, et désormais dans le dernier carré à New York, où elle bluffe le public comme les observateurs.
En cinq matches dans le tableau principal de Flushing Meadows, Emma Raducanu n'a pas perdu de set. Mieux, elle a concédé à peine plus de deux jeux en moyenne par manche.
«Le match a été vraiment dur, mon adversaire était redoutable. J'ai dû adapter mon jeu. Je remercie le public de son soutien», a déclaré à la sortie du court Emma Raducanu, dans un petit discours poli mais qui ne dissimulait pas sa grande ambition.
Première
C'est la première fois qu'une joueuse issue des qualifications va en demi-finale à l'US Open. Inconnue il y a trois mois, Emma Raducanu tente de devenir la première Britannique depuis Virginia Wade à Wimbledon en 1977 à remporter un Grand Chelem
Elle affrontera en demies la gagnante du match entre la Tchèque Karolina Pliskova (no 4), finaliste dans ce tournoi il y a cinq ans, et la Grecque Maria Sakkari (no 17).
ATS