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|Titre||

Les sociétés suisses de géographie et l’impérialisme colonial européen (1850-1914)
|Auteur||Fabio ROSSINELLI|
|Directeur /trice||Sébastien Guex|
|Co-directeur(s) /trice(s)|
|Résumé de la thèse||

Le développement international des sciences géographiques, au XIXe siècle, suit les ambitions expansionnistes de la bourgeoisie européenne. Celle-ci met sur pied, dans les principales villes d’Europe, des sociétés de géographie ayant pour but d’étudier les terres d’outre-mer nouvellement explorées et/ou colonisées par les Occidentaux. La Suisse, dans ce contexte, ne fait pas exception: entre 1858 et 1897, sept sociétés de géographie sont fondées en terres helvétiques, réunissant, dans la dernière décennie du XIXe siècle, un nombre de membres n’étant dépassé que par celui des empires français, allemand, britannique, italien et austro-hongrois.
La thèse analyse l’émergence des sociétés suisses de géographie ainsi que leurs pratiques de construction et d’exploitation des savoirs géographiques. Dans quelle mesure ces sociétés élaborent-elles des connaissances en fonction d’une expansion suisse dans le monde? Retrouve-t-on, en leur sein, des traces d'une participation (consciente et volontaire) de la bourgeoisie helvétique à l’impérialisme colonial du XIXe siècle? Si oui, sous quelles formes et avec quelles collaborations – scientifiques, économiques, politiques – étrangères? Tel est le questionnement auquel le travail essaye de répondre.
Trois grandes parties, au-delà de l’introduction et de la conclusion, composent l’ossature de la thèse. La première présente un tour d’horizon en perspective internationale de la fondation et du fonctionnement des associations géographiques helvétiques. La deuxième partie analyse, du point de vue quantitatif et qualitatif, la production intellectuelle (études et cartes) de ces mêmes sociétés jusqu’en 1914. La troisième, enfin, étudie leur engagement pratique dans l’exploration et dans la colonisation de l’Afrique centrale lorsque le roi des Belges, Léopold II, les intègre dans son dessein expansionniste qui se concrétise par la fondation de l’Etat indépendant du Congo (1876-1908).
L’ensemble du travail montre une adhésion active de la bourgeoisie suisse à l’impérialisme colonial européen, notamment par le biais des cercles nationaux d’études géographiques. Ces derniers, avec l’appui de l’Etat, lancent plusieurs initiatives qualifiables d’impérialistes autant en matière idéologico-intellectuelle qu’économico-pratique.
|Statut||terminé|
|Délai administratif de soutenance de thèse||2020|
|URL|