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Le président américain Donald Trump tend une main indirecte et sous condition à son homologue nord-coréen (archives).
Keystone/AP/AHN YOUNG-JOON(sda-ats)
Le président sud-coréen Moon Jae-In s'est montré ouvert mercredi à l'idée d'un sommet avec le Nord, au lendemain de discussions rares entre les deux camps. Dans le même temps, le président américain Donald Trump s'est dit ouvert à des négociations avec Pyongyang.
"Ce n'est que le début", a-t-il promis lors d'une conférence de presse. "Hier, c'était la première étape et je crois que c'est un bon début", a-t-il ajouté. "Amener la Corée du Nord à des discussions sur la dénucléarisation sera la prochaine étape".
Le chef de l'Etat sud-coréen s'est dit prêt "n'importe quand" à un sommet avec la Corée du Nord, mais "dans les bonnes conditions". "Ce ne sera pas une rencontre pour le principe", a-t-il dit. "Pour qu'un sommet ait lieu, il faut que les bonnes conditions soient réunies et que certains résultats soient garantis".
Pas de divergence avec Washington
Le président de centre-gauche a toujours été favorable à un dialogue avec le Nord, tranchant ainsi avec la ligne très ferme de l'ancienne présidente conservatrice Park Geun-Hye. Washington fixe de son côté comme condition à sa participation à des discussions que Pyongyang cesse les essais nucléaires. La Corée du Nord en a réalisé trois en deux ans.
"Nous n'avons aucune différence d'opinion avec les Etats-Unis", a assuré M. Moon, qui a cependant rappelé que les sanctions avaient pour but de pousser le Nord à la négociation. Il a précisé que Séoul n'envisageait pas pour l'instant d'assouplir ses propres mesures unilatérales contre le Nord.
Le "oui mais" de Washington
Le président américain Donald Trump s'est aussi dit ouvert - sous condition - à des pourparlers directs, entre les Etats-Unis et la Corée du Nord lors d'une conversation téléphonique avec son homologue sud-coréen, a indiqué la Maison Blanche mercredi.
"Le président Trump a indiqué qu'il était ouvert à des pourparlers entre les Etats-Unis et la Corée du Nord en temps et en heure et si les circonstances s'y prêtent", a indiqué la Maison Blanche dans un compte rendu de sa conversation avec le président Moon Jae-In, qui corrobore la version donnée un peu plus tôt par Séoul.
Au lendemain de la reprise du dialogue entre les deux Corées après deux ans d'interruption, Donald Trump a précisé qu'il n'y aurait aucune initiative militaire de la part des Etats-Unis tant que ces discussions se poursuivront.
400 à 500 Nord-Coréens aux Jeux ?
Des représentants des deux camps se sont rencontrés mardi pour la première fois depuis décembre 2015. Dans un communiqué commun, ils ont annoncé que Pyongyang allait "envoyer une délégation du Comité olympique national, des athlètes, des pom-pom girls, un groupe d'artistes, une équipe de démonstration de Taekwondo et un service de presse" à Pyeongchang.
Le premier ministre sud-coréen Lee Nak-Yon a dit s'attendre à ce que le Nord envoie une "délégation gigantesque de 400 à 500 personnes" à Pyeongchang. "De la même façon que les JO de 1988 avaient contribué à la fin de la Guerre froide, nous espérons sincèrement que les JO d'hiver de Pyeongchang amélioreront l'état actuel des choses sur la péninsule coréenne et contribueront à la paix mondiale en réduisant les risques", a-t-il dit.
Le Nord n'avait pas participé aux jeux de Séoul mais les Etats du bloc soviétique et la Chine étaient présents, même s'ils n'avaient pas de relation diplomatique avec le Sud.
ATS