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Manille - Une carte des Philippines truffée d'erreurs et un perroquet affublé de couleurs qui ne sont pas les siennes: les nouveaux billets de banque émis par la banque centrale surprennent mais l'institution financière met ces inexactitudes sur le compte de la liberté artistique.
Le verso du nouveau billet de 500 pesos (11 francs) représente une espèce rare de perroquet philippin muni d'un bec jaune et de plumes vertes sous la queue. Le perroquet à nuque bleue a en réalité un bec rouge et des plumes jaunes sous la queue.
Sur ce même billet, une représentation d'une carte du pays se trompe sur la localisation de plusieurs lieux, dont Saint Paul's, une rivière souterraine désignée comme appartenant au patrimoine mondial par l'Unesco.
"Ils ont fait une grosse sottise avec le perroquet", a déclaré à l'AFP Jon Villasper, un cartographe qui est également membre de l'association ornithologique des Philippines. "Ils se sont également trompés de 400 km pour la localisation du récif de Tubbataha et Batanes a disparu de la carte", a-t-il ajouté.
La carte des Philippines, qui figure sur six coupures différentes, redessine les contours du pays: la frontière du nord est ainsi dessinée à quelque 150 km au sud de là où elle se trouve en réalité, et les îles Batanes, au nord du pays, ne font plus partie des Philippines.
La porte-parole de la Banque centrale des Philippines admet les erreurs mais estime que les contraintes d'espace (la taille du billet) ont obligé les artistes à prendre quelques libertés.
"Pour nos billets de banque, nous avons utilisé le rendu d'un artiste sur la carte des Philippines, qui ne comprend pas toutes les îles et ne rend pas compte de l'emplacement exact de plusieurs sites, en raison de contraintes spatiales et esthétiques", a déclaré à l'AFP Fe de la Cruz.
"Mais nous apprécions les critiques constructives et les prendrons en compte pour aller de l'avant", a-t-elle ajouté. En 2005, la Banque centrale du pays avait dû retirer des billets qui avaient mal orthographié le nom de la présidente de l'époque, Gloria Arroyo.
ATS