Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06874.jsonl.gz/714

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Le président hongrois Pal Schmitt a annoncé lundi sa démission devant le parlement. Cet ancien champion olympique était englué depuis quelques mois dans un scandale de plagiat sur son travail universitaire de doctorat.
"Puisque selon la Constitution, la personne du président doit représenter l'unité de la nation hongroise, et que ma personne est malheureusement devenue synonyme de division, je sens que mon devoir est d'abandonner mon poste", a-t-il déclaré devant les députés.
Ce fidèle du premier ministre conservateur Viktor Orban avait dans un premier temps refusé de démissionner après s'être vu retirer son doctorat la semaine dernière. L'homme de 69 ans avait jugé qu'il n'y avait "pas de rapport" entre sa thèse et sa fonction de chef de l'Etat.
Nouvelle thèse
Le Sénat de l'Université Semmelweiss de Budapest avait retiré le 29 mars le titre de docteur au chef de l'Etat hongrois. Il avait qualifié de "plagiat" la thèse de ce dernier sur l'histoire des Jeux olympiques qu'il avait soutenue il y a 20 ans.
Le Sénat avait justifié sa décision en affirmant que la thèse du doctorat ne répondait "pas aux méthodes scientifiques, ni éthiques".
M. Schmitt a déclaré devant les députés avoir "fait un travail honnête" et a jugé que l'université n'avait "pas le droit" de le priver de son titre de docteur. Il a aussi annoncé son intention de préparer une nouvelle thèse de doctorat avec comme sujet les sports et le respect de l'environnement.
Satisfaction
Les partis de l'opposition se sont félicités de la décision de M. Schmitt, qui met fin à un scandale préjudiciable, selon eux, à l'image du pays.
Selon Attila Mesterhazy, le président des socialistes (MSZP), la décision de M. Schmitt était "attendue depuis plusieurs jours par le pays tout entier".
Le parti de Viktor Orban va de facto décider du nouveau président, qui doit être élu au parlement par une majorité des deux tiers, que détient le parti conservateur.
ATS