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Edition 1999/2000 de l'annuaire statistique: augmentation du nombre d'étudiants à Genève
Les Statistiques universitaires 1999/2000
rassemblent pour la deuxième année consécutive les
données concernant l'Université de Genève et l'Université
de Lausanne dans une publication commune. Les informations concernant
Genève sont également disponibles, pour la première
fois cette année, sur Internet à l'adresse:
Comme dans l'édition précédente, cet annuaire présente une série de données "brutes" qui ne sont pas toujours comparables entre les deux universités en raison des spécificités de ces dernières. L'Office fédéral de la statistique tente actuellement d'aplanir ce problème qui prévaut d'ailleurs pour chacune des Hautes écoles suisses.
L'analyse des statistiques de l'Université de Genève révèle une augmentation du nombre d'étudiants inscrits de 1,9%. Les effectifs sont en effet passés de 12'624 au semestre d'hiver 1998/1999 à 12'863 au semestre d'hiver 1999/2000. On observe ainsi depuis 1997 une croissance générale des effectifs. On peut toutefois distinguer dans ce mouvement général une légère baisse des étudiants "genevois" au profit de ceux en provenance des autres cantons, la part des étudiants venant de l'étranger restant relativement stable. Dans les trois catégories, le critère retenu est le lieu de domicile lors de l'obtention du diplôme de fin d'études secondaires.
Nombre d'étudiants
La baisse du nombre d'étudiants "débutants genevois", soit 46% de l'effectif total des étudiants débutants en 1999/00, s'explique par l'évolution de la pyramide des âges qui est entrée dans une phase particulièrement déficitaire depuis dix ans. Cela entraine une diminution "vertigineuse" des 19-20 ans aujourd'hui. L'effectif des étudiants en provenance du reste de la Suisse quant à lui augmente, notamment en raison de la croissance du nombre de femmes qui entament des études. Celles-ci ne constituent encore que 45% du total des étudiants en Suisse alors qu'à Genève, elles représentent déjà 57,3% de la population estudiantine (59% des étudiants débutants).
Enfin, parmi les étudiants domiciliés à l'étranger au moment de l'obtention du diplôme d'études secondaires, l'effectif en provenance des départements français limitrophes a fortement baissé au cours des dix dernières années. Cette baisse est surtout à mettre en relation avec la conjoncture économique et la forte diminution des permis de travail pour frontaliers, sur cette même période. L'introduction d'un règlement qui impose aux bacheliers français au minimum la mention " assez bien " n'a en revanche pas eu d'effet significatif sur cette décroissance régulière.
Pour les effectifs des étudiants "non-débutants", on a constaté un léger allongement de la durée des études durant la période de crise économique. Toutefois, dès que la conjoncture (exprimée par le revenu cantonal par habitant à Genève ) se rapproche du "plein emploi", les étudiants ont tendance à quitter l'Université dès l'obtention de leur premier diplôme ou dès qu'une embauche se présente.
Les facultés
L'effectif de la Faculté des sciences économiques et sociales (SES) reste le plus important et connaît la croissance la plus élevée avec 4,6 % cette année et 8,4 % pour les étudiants débutants . Le nombre d'étudiants à la Faculté de droit est également en hausse de 3,3 % avec une progression de 7,1 % pour les étudiants débutants. Les effectifs des Facultés des sciences et de médecine restent, quant à eux, stables, tandis que les Facultés de psychologie et des sciences de l'éducation (FPSE) et des lettres montrent une progression de leurs effectifs légèrement ralentie.
En Faculté des sciences économiques et sociales, on constate une forte progression de l'effectif des étudiants en sciences sociales. Cette section accueille ainsi 93% des étudiants de la faculté en 1999.
En FPSE, la section des sciences de l'éducation, après une augmentation "artificielle" des effectifs en 1998/99 dûe à l'attrait de la nouvelle formation des maîtres, subit cette année une baisse avec un total de 2'299 étudiants. En Lettres, la diminution du nombre d'étudiants, qui passe de 2'312 à 2'179, s'explique par le changement de statut de l'Institut européen. En effet, ses effectifs étaient jusqu'alors comptabilisés avec ceux de la Faculté des lettres.
Doctorats et doctorants
Actuellement le nombre de diplômés qui parviennent au terme de leur premier cycle d'études ainsi que le nombre de diplômés postgrades augmentent. En revanche, le nombre de doctorats délivrés subit encore l'effet de la baisse d'effectifs constatée entre 1994 et 1995. Il est important de noter que le nombre de doctorants inscrits n'est pas représentatif du nombre de doctorats délivrés. En effet, selon les anciens règlements d'études, tous les étudiants n'étaient pas immatriculés pendant toute la durée de leur recherche. Cet état de fait a été modifié en février 1999.
Corps professoral
La part de femmes parmi les professeurs est stable, soit de 12 % au 31 décembre 1999 . Elle représente la part la plus élevée de Suisse (la proportion n'est que de 6,8 %, pour l'ensemble du pays, dans les catégories professorales I et II de la Statistique fédérale).
En revanche, le corps professoral dans son ensemble a augmenté de 2,7 % entre 1998 et 1999. Toutefois des différences importantes apparaissent entre les facultés. La Faculté des sciences, par exemple, connaît une décroissance du nombre de professeurs au niveau des postes en "équivalent plein temps".
Dans l'ensemble, le corps enseignant intermédiaire est en diminution de 2 % avec, dans ce cas encore, des différences sensibles entre les facultés.
Le soutien apporté par le personnel administratif et technique (PAT), tous fonds de rémunération confondus est en progression de 2,6 %. Le plus grand employeur de PAT restant la Faculté de médecine, suivie de la Faculté des sciences et du Rectorat avec l'administration centrale.
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