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Le déclin de la civilisation maya au Mexique est probablement dû à une sécheresse moins aiguë que ce que les historiens pensaient jusqu'alors, révèle une étude jeudi dans "Science". Elle aurait malgré tout provoqué de graves problèmes d'approvisionnement en eau.
Les théories sur les causes de la chute de la civilisation maya, qui a vécu de 2000 avant notre ère jusqu'à 1546, sont nombreuses. Jusqu'à maintenant, nombre de scientifiques s'accordaient pour pointer du doigt une sécheresse qui aurait provoqué une extinction des récoltes.
Or, dans leur étude, des chercheurs du Centre pour la recherche scientifique du Yucatan (Mexique) et de l'université britannique de Southampton expliquent que la sécheresse n'aurait provoqué qu'une réduction de 25 à 40% des précipitations annuelles. Moins abondantes, les pluies n'étaient pas suffisantes pour se substituer aux eaux stagnantes disparues en s'évaporant.
Baisse des orages
"Les données semblent indiquer que la raison principale (de ces précipitations moins importantes) est une baisse du nombre d'orages estivaux", souligne l'un des co-auteurs.
"Des bouleversements sociaux et l'abandon de certaines villes sont probablement la conséquence de graves pénuries d'eau, causées par des sécheresses à répétition", écrivent les chercheurs.
C'est la première fois qu'une étude tente de déterminer avec exactitude la baisse du volume des précipitations entre 800 et 950 de notre ère, ce qui correspond au début du déclin de cette civilisation qui occupait un territoire recouvrant la péninsule du Yucatan, et tout ou partie des actuels Belize, Guatemala, Honduras et Salvador.
ATS