Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07200.jsonl.gz/435

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Les opposants à la "sexualisation à l'école" peuvent repartir en guerre. Ils ont jusqu'au 19 décembre 2013 pour déposer leur initiative. Le délai a été publié mardi dans la Feuille fédérale. Le passé pédophile d'un des membres du comité est à l'origine de ce contretemps.
L'initiative populaire pour la "protection contre la sexualisation à l'école maternelle et primaire" avait été lancée à la mi-avril. Trois jours plus tard, le comité a découvert qu'un des principaux initiants, Benjamin Spühler, a été condamné pour actes sexuels sur mineure dans les années 1990. A la demande des autres membres, il a immédiatement quitté le comité.
Or, après avoir été publiés dans la Feuille fédérale, le texte ou la liste des membres du comité ne peuvent plus être modifiés. Les initiants ont donc dû déposer leur initiative à la Chancellerie fédérale avec une seule signature pour pouvoir repartir sur de nouvelles bases.
Le texte publié mardi est identique à l'ancien. Le comité aussi, à part le départ de Benjamin Spühler. Dans le foulée, le conseiller national Yannick Buttet (PDC/VS) a aussi quitté l'équipe des initiants.
Age limite de 9 ans
L'initiative veut empêcher toute éducation sexuelle à l'école avant que les enfants aient atteint l'âge de neuf ans. Tout au plus, un cours destiné à la prévention des abus peut être dispensé à partir de l'école maternelle.
Un cours obligatoire ne pourrait être proposé que pour des enfants de 12 ans et plus, et dans le cadre de la biologie. Il doit être destiné à la "transmission de savoirs sur la reproduction et le développement humains". L'initiative précise que les jeunes ne peuvent être contraints de suivre une éducation sexuelle allant au-delà du cadre qu'elle pose.
Parmi les initiants, on retrouve plusieurs élus fédéraux, actuels ou anciens, issus notamment des rangs de l'UDC. Le Jurassien Dominique Baettig et le Valaisan Oskar Freysinger ainsi que la députée vaudoise Fabienne Despot sont ainsi membres du comité. Des élus démocrates-chrétiens et libéraux-radicaux y figurent aussi.
ATS