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Les personnes ayant un revenu ou un niveau de formation bas ont plus de probabilités de développer des maladies comme le cancer du poumon, le diabète ou de l'hypertension. La Confédération veut remédier à cette inégalité face à la maladie.
Les facteurs socio-économiques comme le revenu, le niveau de formation ou la migration ont des conséquences sur la santé, indique jeudi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Le cancer du poumon est six fois plus fréquent chez les personnes ayant un faible revenu. Les personnes avec un bas niveau de formation sont deux fois plus nombreuses à avoir du diabète.
Elles sont également 37% à avoir de l'hypertension, contre 25% chez les personnes qui ont un haut niveau de formation. Les premières pratiquent moins d'activités sportives que les secondes et ne mangent pas assez de fruits et légumes. Les migrants renoncent six fois plus souvent à des prestations médicales que les indigènes, note encore l'OFSP.
Populations vulnérables
L'OFSP, Promotion Santé Suisse et la Conférence des directeurs cantonaux de la santé veulent favoriser l'égalité des chances. Dans le domaine de la migration, de nombreux projets ont déjà été lancés.
Des interprètes communautaires permettent aux patients et aux professionnels de la santé de se comprendre; des interprètes interculturels conseillent les familles socialement défavorisées dans le domaine de l'alimentation et de l'activité physique: ces mesures centrées sur la migration ont donné des résultats encourageants.
Mais les populations vulnérables, le revenu et le niveau de formation doivent être davantage pris en compte, estiment les partenaires. Les critères de sélection des nouveaux projets à soutenir doivent être complétés en ce sens, ont-ils décidé jeudi lors de la 19e Conférence nationale sur la promotion de la santé.