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Barack Obama a salué mardi une Amérique plus forte et plus unie, alors que les Américains célébraient sobrement le 11e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001. Cette retenue témoigne d'un certain apaisement au fil des ans.
"Quand les livres d'histoire seront écrits, ce qui restera du 11-Septembre ne sera ni la haine ni les divisions, mais un monde plus sûr, un pays plus fort et des gens plus unis qu'auparavant", a déclaré M. Obama, en rencontrant des familles au Pentagone, l'une des cibles des attentats.
Le président américain a assuré que son pays avait "infligé un coup dévastateur" à Al-Qaïda. "Et Oussama ben Laden ne nous menacera plus jamais", a ajouté M. Obama, qui avait ordonné la mission dans laquelle a été tué le fondateur du réseau terroriste en 2011.
Six moments de silence
Comme tous les ans, six moments de silence ont été observés sur le site des attentats à New York: à 8H46 et 9H30, l'heure où deux avions de ligne se sont encastrés dans les tours jumelles du World Trade Center; 9H37 quand un troisième avion a heurté le Pentagone; 10H03 quand un quatrième avion s'est écrasé dans un champ en Pennsylvanie; et au moment où les deux tours se sont effondrées.
Toute la matinée, le nom des morts a été égrené par leurs proches, au mémorial ouvert l'an dernier sur le lieu du drame.
A 8H46 Barack Obama et sa femme Michelle s'étaient également recueillis en silence, la main sur le coeur, dans les jardins de la Maison Blanche où les drapeaux étaient en berne.
Des chants retentissent au Congrès
Le vice-président Joe Biden s'est lui rendu en Pennsylvanie, où il a salué "l'héroïsme" des occupants de l'avion morts après avoir résisté aux pirates de l'air. Et au Congrès, 275 élus du Sénat et de la Chambre des représentants se sont réunis pour chanter devant des touristes médusés "God Bless America" (que Dieu bénisse l'Amérique).
Mais ni le maire de New York Michael Bloomberg, présent sur place, ni aucune personnalité politique n'a pris la parole à New York. "Nous avons fait ça pendant dix ans, il est temps de faire autre chose", a expliqué le maire.
ATS