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Ri Kil Song, vice-ministre des Affaires étrangères, est invité par le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi et cette visite, qui se prolongera jusqu'à samedi, s'inscrit dans un échange diplomatique normal entre les deux pays, a précisé Pékin.
L'agence nord-coréenne KCNA a confirmé la venue à Pékin du diplomate.
La Chine avait prévenu en avril dernier qu'elle suspendrait ses importations de charbon nord-coréen en application des sanctions décidées par le Conseil de sécurité de l'Onu pour empêcher Pyongyang de financer son programme nucléaire et balistique.
La mesure a été confirmée le 18 février, moins d'une semaine après le test d'un missile balistique par l'armée nord-coréenne.
Pyongyang a adressé un rare reproche à son allié chinois en réaction à cette décision, l'accusant de s'aligner sur les positions de Washington.
Dans une interview à Reuters, le nouveau président américain Donald Trump a salué la décision chinoise, tout en estimant que Pékin pourrait "très facilement", avec de la volonté, régler le contentieux nord-coréen. La Chine a par la suite rejeté ces pressions, estimant que cette dispute devait se régler entre Washington et Pyongyang.
Les relations entre Pékin et Pyongyang se sont par ailleurs tendues en raison du meurtre de Kim Jong-nam, demi-frère du numéro un nord-coréen Kim Jong-un, le 13 février à l'aéroport de Kuala Lumpur. Kim Jong-nam vivait à Macao sous la protection de la Chine. La Corée du Sud et les Etats-Unis rendent la Corée du Nord responsable de cet assassinat.
(Ben Blanchard; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)