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Les Romains ont développé le concept architectural et démocratisé la pratique des bains: les premiers thermes publics sont apparus à la fin du 1er siècle av. J.-C. et se sont ensuite répandus dans tout l’Empire, financés par l’empereur ou par des notables évergètes. Tous les Romains se rendaient aux bains, sans distinction de classe sociale. Généralement gratuits, ces établissements étaient accessibles aux hommes comme aux femmes, mais n'étaient pas mixtes: soit les installations étaient doublées, soit un horaire alterné était mis en place afin de permettre l’accès à chaque sexe.
Le principe de base des thermes est une circulation à travers différentes salles à des températures différentes. Une fois dévêtu au vestiaire (apodyterium), on passait dans une salle tiède (tepidarium), puis parfois, dans des espaces sudatoires (sudatorium et laconicum). Après s’être raclé la peau pour la débarrasser de la sueur, on pénétrait dans les bains chauds (caldarium). On passait ensuite dans une salle tiède, puis froide (frigidarium). On pouvait achever le parcours avec des massages ou une épilation.
Les centres urbains du territoire helvète disposaient tous de thermes publics: que ce soit à Nyon, Avenches, Martigny ou Augst, un, voire plusieurs complexes thermaux offraient à la population tous les aménagements nécessaires au parcours traditionnel du bain. Les thermes tibériens de l’insula 19, à Avenches, sont parmi les plus anciens attestés dans les provinces nord-occidentales de l’Empire. La colonie d’Augst disposait également de trois complexes thermaux publics, construits entre le 1er et la fin du 3e siècle de notre ère. Pour ce qui est des bains privés, seules les villae rusticae, riches établissements ruraux, y avaient accès.
Image: Römerstadt Augusta Raurica