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La conférence des Nations unies sur le climat s’est tenue en novembre dernier en Égypte. Le jésuite Andreas Schalbetter, âgé de 57 ans et originaire du Valais. Il est horrifié à chaque fois qu'il constate la fonte du glacier d'Aletsch. Il a renoncé aux voyages en avion et ne consomme de la viande que le dimanche. Le dernier projet de l'aumônier universitaire de Bâle: un cercle de discussion religieux avec des étudiants en médecine. Portrait d'Eva Meienberg publié initialement en allemand sur kath.ch.
«Je viens d'un petit village et d'une grande famille», confie Andreas Schalbetter sj. Le prêtre suisse vit aujourd'hui avec deux confrères dans une petite communauté jésuite de la ville de Bâle, au n°7 de la Herbergsgasse. C'est ici, au sein de la résidence étudiante catholique, que se trouve également le bureau de l'aumônier.
Il fait très sombre dans le couloir. Mais Andreas Schalbetter n'allume pas la lumière. Il veut faire des économies d'électricité. C'est pour cette raison qu'il utilise rarement l'ascenseur. Il a aussi renoncé à la voiture et, dans la mesure du possible, aux voyages en avion.
Andreas Schalbetter est un homme mince de taille moyenne. Ses cheveux aux reflets roux commencent à se clairsemer. L'écharpe bleue nouée ce jour autour de son cou lui donne des airs de chef d'orchestre. Sa veste de sport bleu foncé arbore le logo des jésuites. Avec sa silhouette élancée, on l'imagine aisément parcourir les chemins de randonnée.
Cinquième d'une famille de sept enfants, Andreas Schalbetter sj a grandi à Grengiols. Ce village de montagne se trouve aux portes de la vallée de Conches, explique le Valaisan. On y trouve une tulipe unique qui ne pousse que là-bas. Le village est plongé dans l'ombre pendant une partie de l'année.
Une enfance à Grengiols
Interrogé sur ses souvenirs d'enfance, l'homme de 57 ans évoque sa montagne natale, le Bättlihorn. Les balades dans les forêts d'Arolles avec ses frères et sœurs, ses cousins et cousines. La raclette du dimanche autour du feu en famille. La pollution aux particules fines et à la lumière quasi-inexistante, qui laissait apparaître toute la brillance des étoiles sous le ciel nocturne de Grengiols.