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No 36 – La Confession helvétique Postérieure (1566)
Nécessité d’une confession de foi réformée
Dès l’origine de la Réforme, la nécessité d’une confession de foi commune aux Réformés se fait apparaître, notamment pour unir les courants réformés allemands et suisse-allemands, malgré les divergences de vue entre Luther et Zwingli (voir16).
Une première confession de foi est rédigée en 1536. Elle reste jusque dans les années 1560 la profession de foi des Eglises réformées de Suisse.
Celles-ci avaient en revanche catégoriquement refusé la Confession d’ Augsbourg (voir 17).
Une demande du prince électeur Frédéric III
Le prince électeur palatin Frédéric III est à l’origine de la Confession helvétique postérieure. En effet, son passage à la foi réformée l’a mis dans une situation difficile. La Diète impériale convoquée par l’empereur Maximilien II pour janvier 1566 le menace d’être déposé et mis au ban de l’Empire.
Frédéric se tourne donc vers Théodore de Bèze (successeur de Calvin à Genève) et Heinrich Bullinger (successeur de Zwingli à Zürich) à la fin de l’année 1565 et les prie d’élaborer de toute urgence une profession de foi à l’intention de la Diète pour démontrer l’unité des protestants (luthériens et réformés) à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Empire.
Bullinger lui fait parvenir une confession qu’il avait rédigée à son propre usage en 1561 déjà et qui avait été remise au Conseil de Zurich comme partie intégrante de son testament spirituel. Le texte obtient un assentiment sans partage. Frédéric III enthousiasmé, veut aussitôt le faire imprimer au nom des Eglises réformées de la Confédération. Les négociations avec les cantons avancent rapidement. Dès mars 1566, le texte latin est imprimé et peut être envoyé à l’électeur avec sa traduction allemande assurée par Bullinger.
Le texte de la Confession
La Confession helvétique postérieure est, avec ses trente articles, la profession de foi réformée la plus complète. Elle fixe les principaux éléments théologiques de la pensée réformée tout en adoptant des positions très prudentes sur les points controversés, ce qui unit prenant le pas sur ce qui sépare.
Cette confession de foi unit les Eglises réformées de la Confédération et peut être considérée comme le symbole unanimement reconnu de la foi protestante. Même si plusieurs communautés protestantes ne se sentent plus engagées par elle, celle-ci est restée historiquement et théologiquement importante jusqu’à nos jours.
Source de l’article: http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F17181.php