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Tout en précisant que les salles "Cineworld et Regal dans le monde fonctionnent normalement", la deuxième chaine de cinémas au monde après l'américain AMC note lundi dans un communiqué que "les options stratégiques" envisagées "comprennent le placement volontaire en dépôt de bilan" (loi dite chapter 11) aux Etats-Unis et des procédures "associées" dans d'autres juridictions.
Cineworld ajoute être en "discussions avec beaucoup de parties prenantes y compris ses créanciers de dette garantie".
Un dépôt de bilan "permettrait au groupe d'accéder à des liquidités de court-terme et soutiendrait la mise en place ordonnée d'un allègement de dette", ajoute le communiqué.
D'après la chaine, elle maintiendrait ses opérations lors d'une telle éventualité, qui n'aurait "pas d'impact significatif sur les employés".
En revanche, cela se traduirait par une "dilution très importante des investissements en actions dans Cineworld".
L'action du groupe, qui s'est écroulée la semaine dernière et a perdu au total 87% de sa valeur depuis le début de l'année, cédait encore 0,32% à 4,06 pence lundi vers la mi-journée.
Plus que d'un "déclin du cinéma", "les problèmes de Cineworld viennent d'une stratégie de croissance trop agressive qui s'est appuyée sur des montagnes de dette pour payer l'achat de la chaine américaine Regal", juge Russ Mould, analyste chez AJ Bell.
Le groupe gère plus de 9000 écrans sur 751 sites dans 10 pays, notamment sous les marques Cineworld et Picturehouse au Royaume-Uni et en Irlande ou encore Regal Cinemas aux États-Unis.
La semaine dernière, le groupe avait déploré une reprise de la demande plus lente que prévue depuis la réouverture des salles post-confinement, ce que Cineworld attribue à un manque de "blockbusters", des films à grosses entrées.
Cineworld avait divisé par cinq l'an dernier sa perte massive de 2,7 milliards de dollars enregistrée en 2020, au plus fort de la pandémie, quand il avait dû fermer toutes ses salles.
Fin 2021, il avait vu son activité se redresser notamment grâce au succès de "Spider-Man", sans revenir aux niveaux pré-Covid.
Mais la lourde dette du groupe a enflé à 8,9 milliards de dollars et Cineworld avait été condamné fin 2021 par un tribunal canadien à payer des centaines de millions de livres de dommages et intérêts pour avoir annulé un projet de fusion avec son rival Cineplex, une décision dont il a fait appel.