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Modules
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Famille et parenté
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Patriarcat et pouvoir politique
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La politique nataliste d'Auguste
Les luttes dans l'aristocratie
Au milieu du 1er av. J.-C., l'aristocratie sénatoriale était puissante,
riche et dotée d'une nombreuse clientèle. Mais, au sein de cette classe,
en raison du pouvoir qui procurait d'immenses fortunes, des disparités
s'étaient créées. Les richesses se regroupèrent peu à peu parmi les
partisans et amis des hommes puissants, tels que Sylla et César. César,
par exemple s'enrichit en partie grâce au pillage de La Gaule.
Au temps d'Auguste, la rivalité entre familles aristocratiques était
impitoyable. Les nobles avaient besoin d'argent pour soutenir leur
rang et acquérir ou maintenir leur popularité. Il était donc primordial
de maintenir le patrimoine intact en évitant un surcharge d'enfants.
Les femmes des grandes familles étaient comme des princesses. Une
alliance conclue par mariage avec la lignée de l'une de ces grandes
demoiselles était plus avantageuse que l'exercice d'une magistrature.
Mais la famille et la fortune ne suffisaient pas à maintenir un rang
privilégié. Il y avait encore l'amicitia, sorte d'entente entre
politiciens, qui constituait un appuis au pouvoir d'un homme. Mais
celui qui arrivait au pouvoir se créait aussi beaucoup d'ennemis et
de rivaux.
L'homo novus, qui n'était pas issu de ces familles aristocrates,
devait être prudent s'il voulait s'élever dans la hiérarchie du pouvoir.
Il devait éviter toute offense aux détenteurs de l'autorité.
Auguste, en promulguant la Lex Julia de 18 av. J.-C. favorisant
le mariage, mettait en péril les fortunes amassées par l'aristocratie
et menaçait le pouvoir acquis par les grandes familles. Sans ressources
suffisantes, elles ne pouvaient maintenir une influence politique,
ce qui aurait eu comme conséquence la venue au pouvoir d'hommes non
issus de leur milieu.
Ceci explique bien la réticence avec laquelle ces lois furent accueillies.
En savoir plus :
Brunt, Italian Manpower, pp 141-142.
Syme, La révolution romaine, pp 26-27.
David, La République romaine, pp 213-218.