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Qui un supérieur hiérarchique, selon lequel "iakà mieux s'organiser pour avoir le temps d'effectuer également cette nouvelle tâche" (nonobstant les 56 heures supplémentaires qu'on a déjà), qui un vague cousin qui estime qu'il "fok'on se téléphone" (pour se faire une bouffe ou liquider une succession, peu importe). Bref, je n'aime pas ça, même si je me surprends parfois à le servir à mes propres enfants, sous forme de "yakà travailler mieux si tu veux faire de meilleures notes"... Dé-tes-table !
Je dois néanmoins reconnaître que parfois, il y a du vrai dans certains "foke", l'un d'entre eux étant largement admis et certainement bien-fondé : "il faut que je prenne le temps de déjeuner" (petit-déjeuner si vous n'êtes pas Helvète).
J'ai beau le savoir qu'il faut (faudrait) déjeuner comme un roi, dîner comme un prince et souper comme un pauvre mais rien n'y fait, je n'y arrive pas !
Les matins où je prends le chemin du travail (4 jours par semaine), je ne peux pas envisager d'avaler autre chose qu'une, voire deux tasses de café : mon estomac dort encore et l'idée de manger à sept heure moins le quart me révulse, sincèrement.
Pourtant, j'ai souvenir que durant mon enfance, je dévorais de bon coeur des tartines, de miel ou de confiture. Depuis que je suis adulte, plus rien ne passe et pourtant, j'ai tout essayé : les céréales avec ou sans fruits frais, les tartines, les biscottes, les compotes, les oeufs brouillés, les yaourts, le pain complet avec du fromage. En vain : je me retrouve devant une assiette que je regarde avec des yeux de chien battu et je repousse le plat après deux bouchées.
Une de mes amies ne jure que par la crème Budwig, qu'elle se prépare religieusement chaque matin; pour faire court, la seule lecture de la recette me fait renoncer : entre "moudre des céréales" et dormir 10 minutes de plus, mon choix est (malheureusement) vite fait.
Pour d'autres raisons, en particulier parce qu'elles sont trop sucrées, j'ai d'office rayé de la liste des tentatives "je mange le matin" les Kellog's et ses déclinaisons diverses ("Miel Pops" ou "Choco Pops"); celles, non raffinées, me donnent le sentiment de mâcher du bois aggloméré : ma passion pour Ikea n'implique pas le goût de manger de tels trucs.
Du coup, je pars le ventre vide au boulot et ça, c'est "fatal" : les jours où je ne cours pas derrière le temps qui file entre mes doigts comme du sable fin à peine mon premier pied posé sur le sol, j'emporte une pomme (une nectarine, deux mandarines, en fonction de la saison) mais cela ne suffit pas puisque dès 11 heures, j'ai faim. Et là, paf, j'arrive toujours dans le bureau d'une collègue qui a fait un délicieux gâteau au chocolat "pas light du tout", des biscuits ou autres trucs hypercaloriques !
Et les rares fois où je résiste à ces bombes sans intérêt nutritif, je mange trop et trop vite à midi - lorsque je ne fais pas encore pire en avalant distraitement un sandwich pour tenter de combler mon retard professionnel devenu endémique - : le début de l'après-midi est alors très laborieux et je lutte pour ne pas somnoler en séance !
Etant d'une nature obstinée - demandez à Mister, il confirmera -, j'ai continué à chercher quel aliment pourrait trouver grâce devant mon estomac rétif. La conclusion est assez étonnante (pour moi) : je crois que si on posait devant moi un bol de soupe Miso, je mangerais sans souci. Sauf que (vous vous en doutiez, hein, qu'il y aurait un "mais") moi, le matin, je n'ai pas envie de faire la popote : il faudrait que cette soupe apparaisse comme par magie devant moi, fumante et prête. J'ai donc regardé dans différents magasins, pour voir si elle existait en boîte ou en sachet mais mes recherches sont restées vaines. Et mon estomac vide.
Je compte donc sur toi, lectrice, lecteur, espérant que tes suggestions me mettront l'eau à la bouche : que manges-tu le matin pour bien commencer une journée de boulot ?