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L'ex-candidat du Parti des travailleurs à la présidentielle brésilienne, Fernando Haddad, sera poursuivi pour des faits de corruption présumée liés à sa campagne pour les municipales de 2012 à Sao Paulo. La plainte a été déposée en septembre par le parquet de l'Etat.
Le juge Leonardo Barreiros l'a acceptée lundi. Le parquet de l'Etat de Sao Paulo accuse Fernando Haddad d'avoir reçu 2,6 millions de réais (plus d'un million de francs au taux de change de l'époque) de la part d'une entreprise du bâtiment.
La somme devait régler une dette contractée pendant la campagne électorale de 2012, qui lui a permis d'accéder au poste de maire de Sao Paulo. L'entreprise en question, UTC Engenharia, espérait en retour obtenir des faveurs dans l'obtention de marchés publics.
Outre M. Haddad, maire de Sao Paulo, la capitale économique du Brésil, de 2013 à 2016, cinq autres personnes seront poursuivies, dont l'ancien président de UTC Engenharia, Ricardo Pessoa, qui avait passé un accord de collaboration avec la justice dans l'espoir d'une remise de peine.
Battu par l'extrême-droite
M. Haddad a assuré lundi dans un communiqué que la décision du juge constitue "une tentative de plus de recycler la dénonciation bien connue et discréditée de Ricardo Pessoa".
L'ancien maire de Sao Paulo, qui a remplacé à la présidentielle Luiz Inacio Lula da Silva - incarcéré et dont la candidature avait été invalidée par la justice électorale - a été battu au second tour par le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro. Il avait nié à plusieurs reprises ces accusations de corruption pendant la campagne électorale.