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|ROUCHY Jean, Charles |
calzolaio
cordonnier
Bernay (Eure) 23.6.1835 - 1880 ca
Calzolaio, poi soldato della Guardia imperiale, partecipò alle campagne di Crimea e d'Italia. Sposa a Orléans il 13.5.1861 Victorine Malenfant*. I loro due figli morirono da piccoli.
Membro dell'Internazionale come la moglie, venne fatto prigioniero dai Prussiani il 3.12.1870 a Orléans: riuscì ad evadere. La moglie venne a cercarlo munita da un passaporto in bianco che gli permise di rientrare a Parigi. Impegnato durante la guerra nei Franco tiratori di Parigi, partecipa negli eserciti della Loira e dell'Est, rientrando a Parigi a fine febbraio 1871. Quindi come comunardo si arruola nei Défenseurs della Repubblica in formazione alla caserma Nationale come cantiniere. Si ferisce gravemente ai piedi con l'acqua bollente, e poté raggiungere il battaglione a metà maggio a Passy.
Arrestato come comunardo dopo l'entrata delle truppe il 22 maggio, portato a Satory poi ai Chantiers... Condannato dal 7imo consiglio di guerra a 2 anni di prigione e 10 anni di sorveglianza.
Liberato nel 1874 raggiunge la moglie a Ginevra e probabilmente con la stessa partecipa a una cooperativa anarchica dei calzolai.
Muore forse in un asilo psichiatrico.
La moglie si risposò in seguito con Gustave Brocher*.
Né le 23 juin 1835 à Bernay (Eure) ; mort vers 1880 ; cordonnier ; communard.
Cordonnier puis soldat de la Garde impériale, Jean Rouchy fit les campagnes de Crimée et d’Italie, où il aurait pris de graves habitudes d’intempérance. Il quitta la Garde impériale et épousa Victorine Malenfant à Orléans le 13 mai 1861. Leurs deux enfants moururent en bas âge.
Membre de l’Internationale comme son épouse, Rouchy fut fait prisonnier le 3 décembre 1870 à Orléans par les Prussiens, réussit à s’évader. Sa femme vint le chercher munie d’un passeport en blanc qui lui lui permit de rentrer à Paris, 44, rue de Lille (VIIe arr.). Engagé, pendant la guerre, dans les Francs-Tireurs de Paris, il fit la campagne dans les armées de la Loire et de l’Est, puis rentra à Paris fin février 1871. Il s’enrôla dans les Défenseurs de la République en formation à la caserne Nationale comme cantinier. Gravement brûlé au pied par une marmite d’eau bouillante, il ne put rejoindre le bataillon que vers la mi-mai à Passy.
Il fut fait prisonnier dès l’entrée des troupes, le 22 mai dans l’école des Frères où il avait établi sa cantine (Passy). Il fut emmené à Satory, puis aux Chantiers et interné sur le Tage en rade de Cherbourg avant de passer devant le 7e conseil de guerre et d’être condamné à deux ans de prison et dix ans de surveillance.
Libéré en 1874, il rejoignit à Genève sa femme, et participa probablement avec elle à une coopérative anarchiste de cordonniers.
Il mourut hospitalisé, peut-être en asile psychiatrique, à la fin de la décennie. Sa femme se remaria par la suite avec Gustave Brocher.
FONTI:
ME // Dictionnaire Maitron – Arch. Nat., BB 24/773. — Gustave Brocher Papers, IISG Amsterdam.