Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06910.jsonl.gz/37

La consommation de vin a poursuivi sa baisse l'an dernier en Suisse. Cette diminution s'explique principalement par les faibles quantités vendangées entre 2013 et 2015. La part des vins suisses s'est maintenue autour de 35%.
Ce sont habituellement 100 millions de litres de vins suisses qui s'écoulent par année dans notre pays. Mais ce chiffre a reculé en 2017, pour s'établir à 87 millions de litres environ. Les consommateurs n'ont cependant pas boudé le vin indigène au profit du vin étranger, car la vente de vin importé accuse également une baisse, de 1,1 %.
La consommation globale de vin a reculé de 4 millions de litres par rapport à 2016. L'an dernier, les Helvètes ont consommé environ 249 millions de litres de vins suisses et étrangers, soit 1,6% de moins, indique l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) dans un communiqué mardi.
Progression des vins blancs
La consommation de vins rouges suisses a reculé de 5,5%, tandis que celle des rouges étrangers a diminué de 1,6%. Les vins blancs enregistrent en revanche une hausse globale de 0,6 %.
La consommation des vins blancs suisses a davantage progressé que celle des étrangers. Les Suisses en ont bu l'an dernier 42,8 millions de litres, soit 0,8 % de plus qu'en 2016. En comparaison, la consommation de vins blancs étrangers n'a augmenté que de 0,3 %, pour se situer à 39,9 millions de litres.
La consommation de vin mousseux a crû de 3,2 % pour s'établir à 19,3 millions de litres. Elle a ainsi atteint un nouveau record en 2017 et confirmé une tendance observée par l'OFAG depuis plusieurs années.
Conditions météorologiques difficiles
L'année viticole 2017 a été caractérisée par des conditions météorologiques extrêmes, indique l'OFAG. En raison des mois pluvieux de l'été 2016, la floraison de la vigne a été moins importante au printemps suivant, ce qui a réduit la production de baies. Puis les fortes gelées d'avril 2017 ont causé d’importants dégâts dans beaucoup de vignobles.
Avec 79 millions de litres, la vendange 2017 est ainsi la plus basse depuis 40 ans. Il ne faut donc pas tabler sur une reprise de la consommation l’année prochaine non plus, selon l'OFAG.