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Durant les années 1930, les Etats-Unis sont traversés par de grandes réformes sociales. Les photographes utilisent à cette époque énormément d’images dénonçant les dysfonctionnements et la corruption (comme Robert Capa en Chine, voir ci-contre). Ces images étaient vues par un très large public. On distingue alors la sociologie visuelle – même si le terme n’existe pas encore à ce moment-là – par le lieu de ses publications. Les travaux de sociologie visuelle paraissaient dans des revues académiques, notamment dans l’American Journal of Sociology, qui a comporté des illustrations durant une certaine période (cf. Rupture entre sociologie et image), tandis que le photojournalisme se concentre dans des magazines quotidiens ou hebdomadaires comme « Life », dans lequel publiait Robert Capa, ou encore « Look ». Aujourd’hui, le magazine « Life » possède un recensement de plusieurs dizaines de milliers de photographies ayant été publiées depuis les années 1750 et disponible depuis sur Internet : http://images.google.com/hosted/life.
Dans son ouvrage « La Photographie: un miroir des sciences sociales » (1996), Sylvain Maresca parle d’une rupture entre la sociologie et la photographie. Dans cet article, je tente d’expliciter les raisons de cette rupture.