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Lorsque Pierre demande comment il faut pardonner, il introduit un nombre pour savoir comment agir envers un frère en faute. Avec le nombre sept, signifiant la plénitude, l'Apôtre dit alors que le pardon efface complètement la faute. Cette utilisation de nombres pour des réalités spirituelles est courante dans les Ecritures. Jésus lui répond d'ailleurs : « Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à septante fois sept fois. » puis l'Evangile se poursuit et démontre la disproportion entre la remise de la dette du roi et celle de son débiteur.
Aussi, interrogeons-nous sur ce septante fois sept. Si sept exprime la plénitude, quarante-neuf manifeste une plénitude encore plus grande, mais aussi un manque puisque quarante-neuf c'est cinquante moins un. Ainsi, ce nombre répond aussi à une prescription de la Loi de ne jamais appliquer une punition dans toute sa rigueur.
Pour que nous ayons notre compte, considérons les dix commandements qui nous rendent pécheurs. A chacun de nos manquements, nous méritons les quarante-neuf coups de fouet prescrit par la Loi.
Pourtant, le Christ par son pardon efface cette dette démesurée. Aux sept pardons de l'Ancien Testament, il substitue les quatre cent nonante grâces du Nouveau Testament. Recevons le pardon du Père et comme il nous a remis remettons à ceux qui nous doivent.