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Netanyahu renonce à trois ministères, mais reste Premier ministre
12.12.2019
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, pris en étau entre une inculpation pour corruption et un troisième cycle électoral en un an, va quitter ses fonctions ministérielles. Mais il restera chef du gouvernement, ont indiqué jeudi ses avocats.
Dans une lettre envoyée jeudi à la Cour suprême et consultée par l'AFP, les avocats de M. Netanyahu ont indiqué que celui-ci "cesserait d'être ministre le 1er janvier 2020 et nommerait à la place d'autres ministres". En revanche, il "continuera d'être Premier ministre, conformément à la loi", ont-ils ajouté.
Le chef du gouvernement cumule les portefeuilles de l'Agriculture, de la Diaspora et de la Santé. La Cour suprême israélienne a reçu récemment une pétition du "Mouvement pour un gouvernement de qualité" demandant à ce que M. Netanyahu démissionne de ses fonctions ministérielles au vu de sa mise en examen.
"Pas suffisant"
Le "Mouvement pour un gouvernement de qualité" a affirmé que l'intention de M. Netanyahu de rendre ces trois portefeuilles n'était "pas suffisante" et affirmé que le fait qu'il reste à son poste de Premier ministre était "une honte terrible pour Israël".
"M. Netanyahu devrait se battre pour (prouver) son innocence en tant que personne privée et pas depuis le bureau de Premier ministre", a martelé l'ONG dans un communiqué.
Le mois dernier, le procureur général Avichaï Mandelblit a annoncé l'inculpation de M. Netanyahu pour "corruption", "malversations" et "abus de confiance" dans trois affaires différentes. La loi israélienne stipule que tout ministre étant poursuivi pénalement doit démissionner mais elle ne s'applique pas au Premier ministre.
Après la réception de la pétition, M. Mandelblit avait affirmé que, si M. Netanyahu ne pouvait être forcé à démissionner de son poste de chef du gouvernement, la question de ses autres fonctions ministérielles serait examinée prochainement.
Le Premier ministre clame son innocence et se dit victime d'une "chasse aux sorcières" des services du ministère public et des médias. Il n'a pas encore annoncé s'il cherchera à obtenir une immunité par un vote du Parlement, un processus compliqué par la nature transitoire du Parlement actuel.
ats, afp