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Extrait d'un article paru dans Le Figaro le 1er janvier 2001
« L'économie mondiale offre un contraste saisissant. Le niveau et la qualité de vie s'améliorent constamment dans les pays industriels ainsi que dans certaines économies émergentes. Ils stagnent dans bon nombre des pays les plus démunis, notamment africains. Certains affichent même une régression.
L'écart de revenus entre riches et pauvres n'a été jamais aussi grand.
Le FMI a analysé les causes d'échec des nombreux pays qui n'ont pas profité de la prospérité du dernier demi-siècle.
Ces raisons sont complexes :
Il faut également prendre en compte des facteurs externes telles que :
L'inefficacité de l'assistance financière apportée par les pays riches, notamment durant la guerre froide, n'est pas étrangère non plus à cette situation. L'aide extérieure a certes joué un rôle clé dans l'augmentation de l'espérance de vie, dont les populations les plus pauvres ont bénéficié elles aussi. Mais, trop souvent, l'aide généreuse accordée des années durant à des conditions très avantageuses n'a pas suffi à engager ces pays dans la voie d'une croissance durable.
Trois explications sont avancées par le FMI :
Les pays les plus pauvres sont fréquemment présentés comme les laissés pour compte de la mondialisation. Ils ne reçoivent peu d'investissements ou de capitaux privés de l'étranger. Ils paraissent incapables de soutenir la concurrence toujours plus vive sur les marchés d'exportation.
Les critiques les plus virulents se recrutent plutôt dans les pays les plus avancés, et s'intronisent eux-mêmes défenseurs des intérêts des pays pauvres.
Or de l'avis de la plupart des économistes, c'est bien davantage le progrès technique et les différences d'éducation qui sont à l'origine des écarts de revenus et des problèmes d'emploi dans les pays industriels.
Il s'agit de faire en sorte que la mondialisation soit au service de tous, et en particulier des plus démunis.... »
Extrait d'un article de Flemming Larsen. Directeur du Bureau européen du Fonds Monétaire International