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L'ONU inquiète de composantes de la loi sécuritaire à Hong Kong
L'ONU a mené une première évaluation de la loi sécuritaire imposée par la Chine à Hong Kong et est "inquiète" par plusieurs composantes. Elle s'est aussi alarmée vendredi à Genève sur les premières centaines d'arrestations dès l'entrée en vigueur de la législation.
Des dizaines de personnes ont été poursuivies. Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme est "inquiet" de formulations "vagues" de "certains délits" mentionnés dans la loi, a affirmé à la presse un porte-parole. Cette situation pourrait aboutir à des actions policières "discriminatoires" et "arbitraires".
De même, la collusion avec des pays étrangers pourrait violer les libertés fondamentales, notamment le droit de manifester, et aboutir à la criminalisation d'activistes. Cette semaine, près d'une trentaine d'Etats, dont la Suisse, avaient demandé devant le Conseil des droits de l'homme à la Chine et à Hong Kong de reconsidérer l'application de cette législation.
Entrée en vigueur mardi, celle-ci ne s'appliquera qu'à une "infime minorité", avait dit mardi de son côté la cheffe de l'exécutif de la région autonome Carrie Lam. Elle prévoit de punir les activités séparatistes et "terroristes", la subversion ou les "ingérences" étrangères. Selon Pékin, la loi vise surtout les activités à même de séparer Hong Kong de la Chine. Ou encore les violences portant atteinte à la sécurité nationale.
ats