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A 35 ans, l'Argentin dispute sans doute l'ultime Coupe du monde de sa carrière. La finale face à l'équipe de France dimanche (16h) pourrait donc être sa dernière occasion de décrocher le seul titre qui lui échappe encore.
Un titre qu'il pensait pouvoir enfin tenir en 2014, avant que Mario Götze ne surgisse pour offrir la victoire aux Allemands en finale (1-0). L'heure de sa revanche a sonné.
Il est le perdant le plus célèbre du sport mondial. Le cycliste français a tellement perdu que son nom est entré dans le langage commun pour définir un athlète souvent battu de peu. Raymond Poulidor a pourtant remporté de prestigieuses courses (Tour d'Espagne, Milan-San Remo, Flèche wallonne, Paris-Nice, onze étapes de Grand Tour) mais jamais le Tour de France, la seule compétition qui compte pour ses compatriotes. Il a couru cette épreuve entre 1962 et 1976 et bien qu'il en détienne le record de podiums (huit dont trois fois la deuxième place), il n'a jamais revêtu le maillot jaune, la tenue mythique de leader. Quand ça veut pas...
Il a remporté la Coupe du monde, la Coupe de l'UEFA, 10 Championnats d'Italie, 5 Coupes d'Italie, 6 Supercoupes d'Italie, 1 Trophée des champions et La Ligue 1. Il ne lui manque qu'un titre: la Ligue des champions. L'immense portier de la Squadra Azzurra (176 sélections) et de la Juventus a eu trois occasions de la remporter, mais il a perdu les trois finales (2003, 2015 et 2017) qu'il a disputées. Comme lui, d'autres légendes du football ont échoué dans leur quête de C1: Yachine, Maradona, van Nistelrooy, Cannavaro, Totti, Matthäus, Ballack, Ibrahimovic, Bergkamp, Vieira, Romario, Weah ou encore le buteur brésilien Ronaldo.
Malgré un palmarès grandiose en plein air (3 titres mondiaux) et en salle (3 également), la sprinteuse jamaïcaine n'a jamais obtenu la médaille d'or aux Jeux olympiques. Ce n'est pas faute d'avoir essayé: elle a décroché neuf médailles entre 1980 et 2000, mais jamais du métal le plus précieux. Elle a même perdu le titre olympique sur 100m pour... un millième de seconde face à l'Américaine Gail Devers (1996).
Le sauteur à ski saint-gallois est un phénomène de son sport: quadruple médaillé d'or aux JO, double champion du monde, vainqueur du globe et de 23 épreuves de Coupe du monde, il a tout gagné sauf la Tournée des Quatre Tremplins. Il a terminé deux fois deuxième (en 2009 derrière Wolfgang Loitzl et en 2011 derrière Thomas Morgenstern) de cette épreuve mythique. Agé de 41 ans aujourd'hui, il n'a plus aucune chance de s'y imposer.
Le double lauréat du titre de sportif suisse de l'année (2009 et 2011) n'a jamais obtenu la médaille d'or olympique qu'il a espérée durant toute sa carrière. Champion du monde du super-G, vainqueur de 6 petits globes, il a participé à 4 olympiades mais n'est monté qu'une seule fois sur le podium, au terme du super-G de Nagano en 1998. Ses derniers Jeux olympiques (2010) ont été les plus décevants: il s'est classé 6e de la descente, 10e du super-G et 14e du géant.
Pour décrire le tournoi sur gazon de Wimbledon, le Tchèque avait eu cette phrase restée célèbre: «L'herbe, c'est pour les vaches». Avec le temps, Ivan Lendl a eu le temps de ruminer: il a perdu 2 finales (1986 et 1987) et a été éliminé 5 fois en demi-finale à Londres. «Il a même zappé deux fois Roland-Garros pour se concentrer, en vain, sur le gazon anglais», rappelait L'Equipe en 2020. Lendl, vainqueur de 8 Grands Chelems, n'est pas la seule star du tennis privée d'un seul Majeur: Björn Borg, vainqueur de 11 Grands Chelems, n'a jamais accroché l'US Open (4 finales) à son palmarès.
Figure du rugby mondial, le robuste ailier des All Blacks (1m96/120 kg) co-détient le record d'essais marqués en Coupe du monde (quinze en deux éditions), une compétition qu'il n'a pourtant jamais remportée. Battu en finale en 1995, il a échoué au quatrième rang en 1999.
La championne de ski-cross a tout gagné sauf le titre olympique. Eliminée en demi-finale en 2014 («Ça a été la blessure la plus compliquée à accepter dans ma carrière, même si elle était mentale»), elle a ensuite décroché deux fois le bronze en 2018 et 2022. Elle a désormais «les Jeux de Milan (en 2026) dans un coin de la tête», comme elle l'a dit cette année en conférence de presse.
En dépit d'un immense palmarès (92 titres en carrière dont 22 Grands Chelems), le gaucher majorquin ne s'est jamais imposé lors du tournoi des maîtres. Les conditions de jeu (indoor sur surface très rapide) et les dates du tournoi (Nadal paie sa débauche d'énergie en fin de saison) sont les deux arguments les plus souvent cités pour expliquer son manque de réussite dans l'épreuve.
Considéré comme l'un des plus grands joueurs de football américain de tous les temps, admis au Pro football hall of fame en 2005, le quarterback américain n'a pourtant jamais remporté le Super Bowl. Il n'a même disputé qu'une seule finale de championnat en 17 saisons de plus haut niveau; un match perdu 38-16 face aux 49ers de San Francisco.
Bien avant de devenir une marque de vêtements sport chic, Serge Blanco était un grand joueur de rugby. Un très grand même. Surnommé «le Pelé du rugby», il a été sélectionné à 93 reprises en équipe de France, disputant 2 Coupes du monde et remportant 6 fois le tournoi des Cinq nations. Malgré sa riche carrière, il n'a jamais remporté le championnat de France, donc jamais soulevé le mythique bouclier de Brennus. Sa seule finale avec le Biarritz olympique, son club de toujours, il l'a disputée (et donc perdue) lors de son dernier match de championnat, en 1992 contre Toulon.
Lâchée sous forme de plaisanterie il y a deux mois après la chute de Marco Schwarz (blessé au genou), cette phrase de Marc Girardelli sonne finalement très juste. Elle traduit tout simplement l’écrasante supériorité du Nidwaldien. Même s’il n’est pas parti aux Maldives comme l’ancien champion luxembourgeois pouvait le suggérer, Marco Odermatt a marqué bien des esprits samedi lors de la conquête de sa troisième Coupe du monde. Et ce n'est peut-être pas fini.