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La consommation d’aliments ultratransformés semble être associée à une augmentation du risque de mortalité toutes causes confondues. C’est la conclusion d’une étude de cohorte française menée entre mai 2009 et décembre 2017 portant sur 44 551 adultes âgés de 45 ans et plus. Pendant 2 ans, les participants ont rempli plusieurs questionnaires afin de déterminer leurs habitudes alimentaires sur 24 heures. Sur cette base, ils ont ensuite été suivis pendant une période médiane de 7 ans. Après ajustement multivarié incluant l’âge, le sexe, le tabagisme, le niveau socio-économique, l’activité physique ainsi que d’autres facteurs potentiellement confondants, les chercheurs ont constaté un accroissement de 14 % du risque de mortalité avec chaque augmentation de 10 % de la proportion de produits transformés dans l’alimentation (HR : 1,14 ; IC 95 % : 1,04-1,27 ; p = 0,008). Les hypothèses avancées sont une plus grande quantité de sucres ajoutés, de graisses saturées et de sel, mais également la présence d’additifs, de perturbateurs endocriniens ainsi que de substances néoformées lors d’une cuisson à haute température.
Commentaire : Comme le soulignent les auteurs, ces résultats s’ajoutent à plusieurs travaux ayant observé un lien entre la consommation d’aliments ultratransformés et une plus haute incidence de dyslipidémie, d’hypertension, d’obésité et de cancer. Le fait que les participants soient volontaires – et donc possiblement plus soucieux de leur santé que la population générale – et qu’un changement de mode de vie ait pu survenir après l’apparition d’une maladie chronique pourrait avoir sous-estimé l’association observée. Si cette étude bien conduite renforce encore un peu plus l’idée que ce type d’alimentation est potentiellement néfaste pour la santé, elle souligne également l’inégalité sociale existant en termes de choix alimentaires, puisque la quantité de produits ultratransformés consommée était d’autant plus importante que le niveau de revenu et d’éducation était faible.