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Qui sera la prochaine? Depuis la loi sur la reconnaissance des communautés d'intérêt public en 2007 et l'apparition de son règlement d'application en 2014, la réponse se fait attendre. "Musulmans, anglicans, évangéliques, orthodoxes et catholiques romains pourraient être intéressés", liste le théologien et membre de la Commission consultative en matière religieuse Pierre Gisel. Sans rien dévoiler des secrets d'alcôves, il avoue que les autorités ont peur du climat politique actuel. Et en filigrane apparaît l'islam. Pierre Gisel maintient la nécessité d'un débat public et rappelle au passage la lourdeur de la procédure pour les communautés. Il faut notamment consentir à ce que l'Etat mette le nez dans ses finances, reconnaître l'ordre juridique suisse et vaudois, et être établi depuis au moins trente ans sur le territoire. Pierre Gisel le craint, il faudra bien quelques années avant que la situation ne débouche sur une reconnaissance.