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L’institut conjoncturel table toujours sur une croissance de 0,6% pour l’année en cours, mais avec un schéma trimestriel modifié. Pour l’an prochain, il ne table plus que sur une progression de 1,2%.
Les derniers indicateurs publiés, tels que les exportations du premier trimestre, suggèrent que l'économie suisse a résisté un peu mieux au début de l'année 2023 que ce qui avait été prévu récemment. Toutefois, les perspectives pour le trimestre en cours et les mois à venir se sont encore détériorées.
La faiblesse de la demande mondiale, combinée à la poursuite du resserrement monétaire, touche particulièrement le secteur industriel suisse. Mais les vents contraires se font également sentir dans de nombreux secteurs des services, d'autant plus que les effets de relance de la pandémie de COVID-19 se sont largement éteints.
Il est peu probable qu'une nouvelle dynamique de croissance se matérialise dans un avenir proche. Ceci est particulièrement évident en ce qui concerne l'environnement économique international. Outre les facteurs temporaires, tels que le poids de la lutte contre l'inflation, il existe également des changements structurels : l'économie chinoise n'est plus en mesure de fonctionner comme un moteur de la croissance mondiale, comme elle l'a fait au cours de la décennie précédant la pandémie.
Compte tenu de la somme des facteurs susmentionnés, BAK Economics prévoit que le PIB suisse n'augmentera que de 1,2% en 2024 (prévision précédente d'avril: +1,4%, tous les chiffres étant corrigés des grands événements sportifs). Pour l'année en cours, BAK maintient sa prévision de croissance du PIB de 0,6%, mais avec un schéma trimestriel modifié, c'est-à-dire avec un début d'année meilleur que prévu et une stagnation au cours des trimestres suivants.