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Qu'il s'agisse d'un accident en montagne ou d'un infarctus chez soi : des transports de sauvetage professionnels interviennent en cas d'urgence. Mais quand vient la facture, c'est souvent la douche froide. Les réponses à huit grandes questions.
En cas d'urgence, chaque seconde compte. Les secours permettent de transporter rapidement des patients vers l'hôpital le plus proche. Pour ce type de transport, le coût varie fortement d’un canton à l'autre : si l'intervention des secours pour un infarctus coûte 1881 francs dans le canton de St.-Gall, il ne faut débourser que 832 francs en Argovie, relatait la télévision suisse.
Lorsque l'on est assuré contre les accidents via son employeur ou une assurance accident privée, l'intégralité des frais de transport sont pris en charge par cette assurance. En cas de maladie ou de couverture accident via une caisse maladie, le transport peut vite coûter cher, comme l'illustrent les réponses suivantes.
Dans quels cas l'assurance de base prend-elle en charge le transport des patients ?
L'assurance de base participe aux coûts lorsque le transport est nécessaire pour des raisons médicales. Elle ne paie rien lorsqu'on peut raisonnablement transporter le patient en véhicule privé ou dans les transports en commun.
Combien l'assurance de base paie-t-elle pour le transport ?
L'assurance de base paie la moitié des coûts, jusqu'à concurrence d'un certain plafond. Lorsque le patient est en péril et qu'un sauvetage s'avère nécessaire, la limite maximale est fixée à 5000 francs par année civile (coûts de sauvetage). Si la vie du patient n'est pas en danger, mais qu'un transport en ambulance est nécessaire pour des raisons médicales, l'assurance de base prend en charge 500 francs maximum par année civile (frais de transport).
L'assurance de base paie-t-elle aussi le taxi qui m'emmène à l'hôpital ?
Lorsque le transport en voiture privée ou via les transports en commun n'était pas possible pour des raisons médicales, l'assurance de base rembourse une partie des frais.
Existe-t-il une assurance prenant en charge la totalité des coûts ?
Oui Certaines assurances complémentaires garantissent une couverture plus élevée. Quelques unes sont même illimitées et prennent en charge les frais de transport et de sauvetage dans leur intégralité. À chacun d'estimer la limite de couverture qui se prête à son cas.
Et si j'ai un accident à l'étranger ?
L'assurance de base contribue aux frais de transport, à l'étranger comme en Suisse, selon les mêmes conditions. Par contre, il en va autrement des frais de sauvetage qui ne sont pas pris en charge par l’assurance de base. Une assurance complémentaire s'avère là encore utile : le transport et le sauvetage hors de Suisse peuvent vite se chiffrer à des milliers voire des dizaines de milliers de francs. Dans ce cas, il est important de s'assurer que l'on dispose d'une couverture accident suffisante. Vérifiez avant votre séjour à l'étranger si vous êtes suffisamment couvert.
Je suis donateur Rega – ai-je encore besoin d'une assurance complémentaire ?
La Rega n’est pas une assurance. Vous ne pouvez prévaloir d’aucun droit : la Rega peut venir en aide à ses donateurs ; elle n'y est toutefois pas tenue. Elle peut ne pas facturer le coût du rapatriement à ses donateurs quand des assurances ou autres tiers ne sont pas tenus de fournir des prestations ou de prendre en charge le coût de l’intervention en tout ou en partie. Cette règle s'applique tant aux rapatriements via l’un des jets Rega que via un avion de ligne. La Rega ne paie pas non plus les soins d'urgence à l'étranger. Vous trouverez ce type de couverture dans votre assurance (de base ou complémentaire) ou bien dans une assurance maladie pour l'étranger.
Qui paie le transfert d'un hôpital à l'autre ?
Lorsqu'un patient est transféré d'un hôpital à l'autre, pour les besoins de soins ou par nécessité médicale, les coûts sont entièrement pris en charge par l'assurance de base. Le transfert fait en effet partie des soins stationnaires.
Quelqu'un appelle une ambulance pour moi alors que je n'en ai pas besoin. À qui de payer ?
À partir du moment où l’ambulance arrive sur les lieux avec son équipe, cela engendre des frais. De manière générale, c’est le paient, ou son assurance, qui paie. La personne qui appelle les secours n’a pas de frais, à condition bien sûr que ce ne soit pas un appel abusif.
La totalité des réponses concerne les personnes assurées contre les accidents via leur caisse maladie ainsi que les transports en cas de maladie.
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