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Comment savoir si un cheval est stressé ?
Tout d’abord, il convient de déterminer si l’on se trouve dans le cas d’un cheval stressé ou d’un cheval anxieux. En effet, alors que le stress indique une difficulté d’adaptation à des circonstances particulières extérieures (bruits, changement d’écurie, tonte, compétition, etc), l’anxiété est au contraire un trait de caractère, hérité ou acquis. Il faut savoir que le stress et l’anxiété peuvent se combiner, ce qui est d’ailleurs généralement le cas en pratique.
S’agissant du stress, la cause peut en être tout changement d’environnement ou de rythme de vie, qu’il s’agisse de nouveaux propriétaires, d’un changement d’écurie, de la modification de son régime alimentaire voire de la séparation d’avec ses congénères.
Les transports, l’ennui, ainsi que le travail et tout ce qui tourne autour des compétitions (transport, travail, alimentation, changement de lieu, entraîneur, stress du cavalier lui-même) peuvent aussi causer un problème à l’animal.
Les signes visibles du stress chez le chevaux sont les suivants:
- le rythme cardiaque et la respiration s’accélèrent
- le cheval ressent des douleurs gastriques pouvant aller jusqu’à l’ulcère gastrique, on peut constater l’apparition de coliques, de diarrhées, de suées, de baisse des défenses immunitaires, de comportements alimentaires anormaux.
- des troubles du comportement apparaissent (tics, comme par exemple le fait de mordiller ou de lécher un objet, d’aspirer de l’air, de tirer la langue, de grincer des dents ou de se balancer d’un antérieur à l’autre de gauche à droite et vice-versa)
Enfin, le cheval est moins concentré, plus tendu, moins performant, et peut avoir des réactions imprévisibles dangereuses, tant pour lui que pour l’entourage.
Comment calmer un cheval stressé ?
Une des premières causes de stress est souvent le stress du cavalier lui-même. La meilleure chose à faire est donc déjà de se regarder soi-même et de s’analyser, puisque le cheval est le miroir de nos émotions. Si la réponse au comportement du cheval est le comportement de son propriétaire, le fait d’adopter une attitude sereine et rassurante permet déjà de faire baisser la pression et de calmer l’animal. La solution peut être de réaliser et de répéter un exercice facile en pleine conscience, en étant concentré, déterminé et serein, pour reprendre confiance en soi et en sa monture. Idéalement, les séances auront lieu en pleine nature, dans le calme, et en respirant profondément.
Un environnement adéquat, dans la mesure des possibilités de son propriétaire, peut également aider à apaiser le cheval. Ainsi, une vie en extérieur (en paddock avec abri ou au pré) avec un compagnon ou dans un troupeau, une alimentation disponible en continu, des horaires réguliers, des habitudes (distribution de nourriture et travail), seront privilégiés.
On peut également agir sur l’alimentation du cheval stressé en lui apportant des nutriments, comme par exemple du magnésium qui aide à réguler l’activité nerveuse, ou le tryptophane. Les phéromones équines, qui sont des molécules produites naturellement par la jument pour apaiser son poulain et qu’on applique sous les naseaux, peuvent aussi être une solution complémentaire.
Comment peut aider la communication intuitive ?
La communication animale permet d’anticiper une situation délicate pour l’équidé et son propriétaire ou son cavalier. En effet, par ce biais, un futur changement de vie peut être expliqué en détails au cheval afin qu’il s’y prépare et ne soit pas déstabilisé le moment venu. Dans le cas d’un déménagement par exemple, cette démarche est très appréciée des propriétaires de chevaux dont le transport est un réel problème en temps normal et qui craignent que le changement d’écurie ainsi que la séparation des congénères amplifient encore le stress à venir.
Dans une telle situation, il convient de donner au communicateur animalier le plus d’informations possibles afin qu’il les transmette à l’animal et que celui-ci puisse s’y préparer au mieux pour le grand jour (date, organisation du transport, distance, durée, description de la nouvelle écurie et du box, congénères déjà connus qui vivent dans ce nouvel endroit, nouvelles habitudes, nouvelles promenades, changement éventuel d’alimentation, organisation des premiers jours sur place, etc). De nombreux propriétaires ont constaté que leur cheval, qui n’était vraiment pas à l’aise en temps normal lors des transports, l’ont vu entrer sans difficulté dans le van le jour du déménagement et prendre ses quartiers dans la nouvelle écurie, très à l’aise, comme s’il connaissait déjà les lieux !
Hormis ce genre de situations que l’on peut anticiper et auxquelles on peut préparer le cheval, lorsqu’il existe déjà une problématique de stress, la communication animale permet de donner la parole à l’équidé afin qu’il explique comment il vit la situation, quelle en est la cause et la solution qu’il propose afin de se détendre et d’améliorer le contexte qu’il vit difficilement. Il arrive que le cheval transmette immédiatement un sentiment de mal-être dû à une atmosphère pesante dans l’écurie du fait de la mésentente entre certains humains par exemple. Généralement, cette sensation est vite validée par le propriétaire de l’animal qui confirme qu’il existe des tensions et que l’ambiance est peu plaisante.
L’équidé peut également orienter l’interprète animalier sur d’autres situations dans lesquelles il n’est pas à l’aise, comme le travail qui lui est demandé, les horaires qui lui sont imposés, les modifications alimentaires qui ne lui conviennent pas, des compétitions pour lesquelles il n’est plus motivé, l’absence d’un congénère qui lui manque, etc.
Parfois, le propriétaire est à mille lieues de deviner la cause du comportement de son cheval et la communication animale lui permet de tout de suite saisir la raison de celui-ci, ainsi que de mettre en place des solutions adéquates pour le bien-être de son équidé et le sien par la même occasion…