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Journées longues, nuits courtes: le prix à payer pour obtenir l'indépendance est élevé. Mais ces efforts peuvent se révéler gratifiants.
Quelles sont les probabilités de réussite pour un entrepreneur ayant lancé sa société? Il faut savoir que malgré les aspects motivants de l'indépendance, les débuts peuvent parfois se révéler difficiles d'un point de vue financier. Dans la plupart des cas, au cours de la première année, les jeunes entreprises sont déficitaires et, au cours de la deuxième année, elles essayent de compenser ce déficit. Si tout se passe bien, elles obtiennent un premier bénéfice au cours de la troisième année seulement.
Voici deux questions préalables à se poser afin d'augmenter durablement ses chances de succès:
- De combien d'argent a-t-on besoin pendant la phase de fondation pour soi-même et pour sa famille?
- Est-ce que l'on peut mettre cet argent de côté, malgré des investissements de départ importants?
Celui qui ne se laisse pas intimider par ces risques dispose d’un prérequis indispensable: la confiance en soi.
L'indépendance a son prix
Celui qui souhaite faire le pas vers l'indépendance devra être conscient de la somme de travail qui l'attend. Longues journées et nuits courtes font partie de l'expérience des jeunes entrepreneurs. Toutefois, malgré le sacrifice d'une partie de son temps libre, la satisfaction pour les entrepreneurs est grande. Plusieurs études montrent qu'ils se déclarent souvent plus heureux que les salariés.
Il faut cependant savoir que l'indépendance présente des risques. De nombreuses personnes qui se mettent à leur compte font faillite dans les premières années d'activité. Selon l'Office fédéral de la statistique (OFS), 7,0% des indépendants ont été touchés par la pauvreté en 2014, contre seulement 2,7% pour les employés. Les travailleurs indépendants sans employés sont particulièrement concernés (8,4%)*.
Les petites et moyennes entreprises (PME) constituent la colonne vertébrale de l'économie suisse. Plus de 99% des entreprises locales emploient moins de 250 personnes à plein temps, ce qui est un signe encourageant pour les créateurs de petites entreprises en Suisse.
Un dernier aspect peut être souligné concernant les chances de survie des start-up en Suisse: elle est un peu plus élevée dans le secteur secondaire que dans le tertiaire.
*Source: OFS, Pauvreté des actifs occupés, Neuchatel, 2016
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Dernière modification 06.12.2016