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La glace
La transformation de la neige en névé puis en glace donne naissance aux glaciers.
Dans les Alpes, dans les versants orientés vers le nord, c’est au-dessus de 3’000 à 3’500 m d’altitude que les rochers sont tout ou en partie recouverts d’une carapace de glace épaisse et permanente (parois glaciaires). Cette glace coule, lentement, et va rejoindre un bassin d’accumulation (ou vallée glacière). Selon la nature du terrain sous-jacent des séracs suspendus peuvent se former sur la paroi. Ils sont d’autant plus dangereux qu’ils peuvent se détacher à tout moment.
Avec la hausse de la moyenne des températures de ces dernières années, les parois glacières diminuent, la roche est mise à nu et se désagrège sous l’influence des conditions météorologiques.
Parallèlement, la limite inférieure du pergélisol remonte. Elle se situe actuellement à environ 2800 m dans un versant nord et à plus de 3500 m dans un versant sud. En dessous de ces hauteurs, la glace qui faisait office de ciment a disparu et la stabilité des parois rocheuses est fortement compromise.
Si les parois glacières réservent de mauvaises surprises, ce n’est pas pour autant qu’un glacier plat et rectiligne est exempt de dangers.
Tout glacier se déplace. Dans les Alpes, les glaciers combinent un mouvement par déformation de la glace et par glissement. Les vitesses sont de l’ordre de quelques dizaines à quelques centaines de mètres par année.
Comme les différentes parties du glacier ne se déplacent pas à la même vitesse, et qu’il y a des ruptures de pente, il se forme des crevasses et des seracs. Les séracs s’évitent. les crevasses aussi quand on les voit… mais recouvertes de neige, le montagnard a vite fait de tomber dans une oubliette !