Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07216.jsonl.gz/886

La Suisse ne dispose pas actuellement d'une législation efficace pour limiter l'utilisation des systèmes de reconnaissance faciale, relèvent Amnesty International, AlgorithmWatch CH et Société Numérique dans un communiqué. Ces technologies permettent aux autorités et autres entités privées de surveiller les lieux publics 24 heures sur 24 de manière entièrement automatisée.
Les trois organisations relèvent que ces systèmes sont de plus en plus utilisés en Europe et qu'il est probable qu'une loi autorisant un large recours à ces technologies soit prochainement instaurée en Suisse. Celles-ci pourraient aussi se répandre même en l'absence d'une base juridique suffisante.
Selon les trois organisations, des enquêtes ont récemment montré que les forces de police suisses travaillent déjà avec des logiciels de reconnaissance faciale. «Or, des doutes existent sur la légalité de telles pratiques».
Erik Schönenberger, directeur de Société Numérique, affirme:
Pour lui, le danger provient surtout de la possibilité de combiner surveillance vidéo et reconnaissance faciale.
L'aspect sécuritaire mis en avant se fait au prix d'une grave atteinte aux droits fondamentaux de toute une population, estime encore Schönenberger. «Les technologies de reconnaissance faciale sont en outre souvent discriminatoires, car elles reconnaissent moins bien des visages qui ne sont ni blancs, ni masculins». La surveillance de masse est donc inconciliable avec les droits fondamentaux, conclut-il. (ats)
La liste des médicaments indisponibles ou disponibles seulement en quantité limitée est longue. Paracétamol, aspégic, sirops pour enfant, mais aussi antibiotiques, comme l'amoxicilline, ou encore stylos d'adrénaline auto-injectables en font partie.