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- Les banques commerciales ne nous prêtent rien, lors de l'octroi d'un crédit, elles créent simplement la somme voulue ;
- La crédit n'est pas un prêt, les banques ne perdent rien, elles ont tout au plus un manque à gagner ;
- La dette est une illusion nous maintenant dans la croyance que nous devons rembourser de l'argent aux banques ;
- Lorsque nous "remboursons" une "dette", nous faisons un pur don de notre argent aux banques.
La dette est une croyance
Les banques commerciales peuvent créer de la monnaie (BAB) lorsqu’elles achètent des titres légaux (monnaie légale) par versement des clients [1]. Mais l’essentiel de la monnaie en circulation est créée lorsqu’elles accordent - ce qu’on appelle - des "prêts" hypothécaires, contre nantissement, à terme, etc. En effet, les banques commerciales ne prêtent pas de la monnaie existante mais créent de la monnaie, et plus précisément des substituts monétaire (BAB), lorsqu’elles "accordent des prêts" par une opération de crédit. En conséquence, la banque ne prête rien. Elle le créé par opération de crédit.
Le crédit est un mode de création monétaire : il fait apparaître sur un compte une somme qui n’existait pas auparavant.
La monnaie et nous. p.29
Pour avoir de la monnaie ou de l’argent, tous les agents non bancaires (ANB) [2] doivent se présenter au guichet d’une banque commerciale et demander un crédit. Que ce soit pour financer vos études, la construction d’une maison, votre entreprise ou un projet, il faut en premier lieu bien passer par là [3]. Et ce crédit bancaire ne vient ni de l'épargne des autres clients, ni des fonds propres de la banque, ni d’une garantie or, ni de la Banque Centrale, ni de nulle part. Pour créditer le compte d’un client qui vient prendre un crédit, la banque ne débite aucun compte, aucun. Pour un crédit de CHF 100, elle inscrit simplement
+ 100 sur votre compte en banque, noté à son passif [4].
Le crédit n’est pas un prêt
Il ne faut donc pas confondre le crédit et le prêt. Car lorsqu’elle vous donne un crédit, la banque ne vous prête absolument rien ! D’ailleurs une banque ne prête jamais rien, elle le créé tout au plus.
- Prêt
Par exemple si Jean prête un vélo à Henri : Jean n’a plus de vélo et Henri en a un. Jean a un vélo en moins et Henri un vélo en plus. Cela est un prêt.
- Crédit
Lorsqu’un banquier vous dit qu’il vous "prête" de l’argent, il vous donne en réalité des bons d’achat bancaires (BAB) [5] qui viennent de nul part et qui ne lui ont rien coûté. Il les créé. Ça, c’est un crédit.
Par conséquent, la banque qui vous fait un crédit n’a rien de moins qu’avant. Ainsi, si vous ne remboursez pas, le banquier ne perd rien, il a juste un manque à gagner.
Mais comme il existe un confusion chez le public entre crédit et prêt, nous pensons tous à tord que nous devons rembourser la banque car nous lui avons ôter une partie de son argent et que cela est mal. Alors qu’en réalité, nous lui avons rien hôter du tout !
La dette n’existe pas
Nous nous maintenons dans l’illusion que nous devons de l’argent à la banque lorsqu’elle nous octroie un crédit. Cela serait justifié, si la banque nous prêtait réellement de la monnaie : elle prend quelque part pour nous en donner. Mais, nous l’avons vu, ce n’est absolument pas le cas. Les banques ne nous prêtent rien, elles créent de la monnaie exprès pour nous. De plus, cette monnaie crée sont des BAB. Et d’un point du vue comptable, ces BAB, sont un dette fournisseur privée de la banque envers nous.
- Dette
Argent mis à la disposition d’une entreprise, d’un ménage ou d’un état par un ou des créanciers, fournisseurs ou clients constitué par des emprunts qui doivent être remboursés à court, moyen ou long- terme. […] Les dettes des banques sont représentées par les dépôts, les obligations et les effets. Opposé : Actifs. → Centre du commerce international, Mataf
Nous nous trompons donc doublement :
Puisqu’il n’y a pas de prêt et donc d’emprunt, il ne peux y avoir de dette;
C’est la banque qui a une dette envers nous par nature des BAB.
La dette est du vol
A partir de là, il y a plus gros encore. Puisque nous croyons à tort que les banques nous prêtent de l’argent lorsque nous demandons un crédit, nous sommes prêts à lui rembourser ce "prêt" en retour pour ce "geste généreux". Mais rappelez-vous, il n’y a pas eu de prêt ! Notre remboursement devient donc simplement un don envers la banque ! Un don basé sur une fausse croyance…
Il existe plusieurs types de crédits ou "prêts" : hypothécaires, contre nantissement, à terme, etc. Pour obtenir ces crédits, la banque nous demande des garanties qui nous contraignent de "rembourser" ce crédit et nous maintiennent dans l’illusion que la crédit est un prêt. Ainsi, nous n’hésitons pas mettre en gage nos actifs réels (future maison, immeuble, etc.), nos actifs financiers (contrats d’assurance-vie, titres, obligations, etc.) ou simplement notre promesse de rembourser vite et bien cette somme.
Il faut donc bien comprendre que la banque n’a rien à perdre si vous ne lui "rembourser" pas ce crédit, puisqu’elle ne vous a rien prêter. Elle aura juste un manque à gagner. Elle ne gagnera pas ce don de votre part que vous croyez lui devoir.
Aisni, en plus d'être une illusion, la dette est une croyance que nous entretenons qui permet de nous voler dans la légalité.
« Il faut voir dans la dette, non pas le fait que l’on vive au-dessus de ses moyens, comme on aime à nous le reprocher pour justifier les mesures draconiennes qu’on nous impose, mais le résultat de la dynamique qui anime le système dans son ensemble. Comment pourrait-il ne pas y avoir de la dette puisque sans dette il n’y a pas d’argent ? Mais il est tellement plus simple et lucratif pour ceux qui en tirent profit de culpabiliser le citoyen plutôt que d’admettre que si la monnaie est effectivement une dette par nature, elle est une dette de la société envers sa population et non de la société envers les banques. »
Les monnaies locales complémentaires 2012. p.41
Sans crédit, pas de monnaie
L’essentiel de la monnaie en circulation est créé par les banques commerciales lorsqu’elles accordent des crédits. Donc, l’une des façon privilégiée d’augmenter la quantité d’argent en circulation est de "l’emprunter" auprès des banques commerciales. Ainsi, nous sommes obligé d’emprunter pour avoir de la monnaie. Car sans crédit, nous manquons de monnaie.
Comme nous croyons, ou sommes contraint de rembourser un "prêt" illusoire (le crédit), nous croulons sous une montagne de dettes (qui est elle aussi illusoire). De plus, l’argent pour rembourser une "dette" vient nécessairement d’une autre "dette" que quelqu’un d’autre a contracté avec un crédit auprès d’une banque. Ce processus crée le piège de la dette, où le niveau d’endettement personnel de chacun ne peut qu’obligatoirement augmenter.
Sortons de ce piège !