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Young Boys tient son quatrième titre de champion de Suisse de rang. Les Bernois ont battu 3-0 Lugano et ne peuvent plus être rejoints en tête du classement de Super League.
Maître de son destin, Young Boys n'a pas laissé passer sa chance pour aller cueillir un nouveau titre à sept journées de la fin du Championnat. Un triplé dont un penalty de leur buteur Jean-Pierre Nsame a donné la victoire face à un Lugano, dépassé cette fois-ci. Les Bernois fêtent leur 15e titre.
Comme au printemps 2019, Young Boys est sacré champion de Suisse à sept journées du terme du Championnat de Super League. Ce quatrième sacre consécutif est remarquable en plusieurs aspects.
La série de huit titres de suite du FC Bâle entre 2010 et 2017 va rester unique au moins encore quatre ans. Mais avec quatre sacres de rang, les Bernois égalent la deuxième meilleure série de l'histoire du football suisse: la leur ! Une série réalisée entre 1957 et 1960 sous les ordres de l'entraîneur Albert Sing.
L'entraîneur Gerardo Seoane fête son troisième triomphe personnel et ne se trouve plus qu'à une encablure de Sing. Le Lucernois se retrouve à la hauteur d'une autre légende du foot suisse: Timo Konietzka. L'Allemand avait également fêté trois titres de suite avec le FC Zurich entre 1974 et 1976.
L'impressionnante série
Les Bernois ont établi une série qui reflète bien leur supériorité. Depuis les 28e et 29e journées de la saison 2016-2017, Young Boys n'a plus perdu deux matches de suite au cours des 144 journées de Super League qui se sont écoulés. En quatre ans, les coéquipiers de Jean-Pierre Nsame n'ont concédé que quinze défaites, soit pratiquement une défaite tous les dix matches.
Sur la route de leur quatrième sacre, les Bernois n'ont perdu qu'un seul match cette saison, contre Servette à domicile (1-2) en décembre. A l'extérieur, ils sont invaincus depuis dix-sept matches, égalant en cela le record du FC Bâle de 2013 et 2014.
Dans une saison qui a comporté de nombreuses semaines anglaises, Seoane a pu compter sur une largeur de banc qui lui a facilité la tâche. En dehors de son équipe A, il avait de quoi bâtir une formation B qui n'avait pas vraiment à rougir de la concurrence avec des Faivre, Maceiras, Zesiger, Rieder ou Mambimbi.
De la tranquillité naît la force
Le succès du club tient aussi à une direction stable et unie. Dans la capitale, on est loin des excès qui entourent la probable succession présidentielle au FC Bâle. A Berne, tout se passe dans le calme. Qui connaît le nom du président du Conseil d'administration du club ? Hanspeter Kienberger, 59 ans, né en Argovie et en poste depuis 2012.
La direction sportive a également parfaitement accompli sa tâche, de l'entraîneur Seoane au directeur sportif Christoph Spycher, auxquels il faut associer Stéphane Chapuisat et son équipe de scouts. Un des exemples de leur activité sur le marché des transferts: lorsque le départ possible du meilleur buteur Jean-Pierre Nsame s'est dessiné, ils ont engagé sur la base d'un prêt Jordan Siebatcheu.
Nsame est finalement resté mais Siebatcheu a prouvé dans des matches importants qu'il était un excellent buteur. Autre exemple: Guillaume Hoarau n'a pas reçu de nouveau contrat malgré ses immenses mérites. Ce fut une décision juste comme on ne peut que le constater aujourd'hui.