Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07229.jsonl.gz/780

-
Histoire
Jusqu’à la fin du 19ème siècle, la tribu Mossi régnait dans l’actuel Burkina Faso. En 1896, la France revendique la région qui est traversée par la Volta Noire. Les Mossis s’opposent alors et leur résistance sera brisée lors de la conquête de leur capitale, Ouagadougou, en 1901. Les nouveaux dominateurs appellent leur colonie Haute-Volta. Elle est fondée en 1919 et a été réorganisée à plusieurs reprises, jusqu’à ce que les frontières, qui sont toujours valides aujourd’hui, soient reconnues, en 1947.
Les Français gérait la région indirectement par les autorités mossies, jusqu’à l’indépendance le 5 août 1960. Le premier président, Maurice Yameogo, changera alors la Constitution et interdira les partis d’opposition. Son gouvernement durera jusqu’en 1966, où le premier des multitudes de coups d’Etat, amènera le lieutenant Sangoule Lamizana à la tête du pays. Lamizana restera l’ensemble des années septante comme chef du gouvernement militaire et plus tard, comme président élu du gouvernement. En 1983, Thomas Sankara, un jeune officier à l’esprit moderne viendra au pouvoir. Sankara essayait de rendre le pays indépendant économiquement, luttait contre la corruption et créait des programmes de vaccinations et d’alphabétisation. Les droits des femmes seront également renforcés et la circoncision des filles feront l’objet de sanctions pénales. Sankara essayait de transmettre un nouveau sentiment de dignité à la population. En 1984, la Haute-Volta changera son nom en Burkina Faso, qui signifie « pays des hommes intègres ». Toutefois, même Sankara gouvernait le pays de plus en plus autoritairement et perdra sa vie lors du coup d’Etat de 1987.
Depuis, le Burkina Faso est dirigé par Blaise Compaoré. Le président, parfois contesté, essaie de continuer à appliquer les réformes démocratiques. Le Burkina Faso, qui s’oriente politiquement étroitement à l’ancienne puissance coloniale française, fera partie du premier pays d’Afrique, à établir un plan de lutte contre la pauvreté. Le Burkina Faso est considéré aujourd’hui, comme l’un des pays les plus stables dans la région, ce qui se montrent par exemple, dans la coexistence pacifique des plus de de soixante tribus.
La forte densité de la population burkinabaise et les ressources naturelles limitées entrainent de mauvaises perspectives économique pour la grande majorité des citoyens. La plupart des Burkinabés sont aussi pauvre que les terres dans leur pays. C’est pourquoi, plusieurs d’entre eux partent travailler dans les états voisins. Les récents troubles en Côte d’Ivoire et au Ghana ont fait fuir des milliers d’agriculteurs qui ont dû retourner sur leur terre natale.
-
Education
La semaine scolaire se déroule du lundi au samedi. La fréquentation de l’école publique n’est pas gratuite et beaucoup de parents ne peuvent pas se permettre d’envoyer leurs enfants à l’école. De plus, il n’existe pas assez d’écoles dans les régions rurales et de ce fait, même les parents qui ont les moyens n’ont pas la possibilité de scolariser leurs enfants. D’après l’UNICEF, seulement 81% des élèves atteignent la cinquième année.
Malgré cela, l’éducation est très importante pour les Burkinabés et est considérée comme le seul moyen pour fuir la pauvreté. Les parents pensent que l’éducation est le seul chemin pour acquérir un travail et ainsi de meilleures perspectives d’avenir. Au Burkina Faso, les personnes diplômées peuvent jouir d’une excellente réputation. Un enfant ayant accompli sa scolarisation aura plus tard un grand impact et ce qu’elle ou qu’il dira, contrairement aux affirmations de personnes sans formation, sera plus plausible et accepté.
L’éducation a largement contribué au bien-être des personnes et du pays.
Dans un passé tout récent, les garçons avaient une longueur d’avance contrairement aux filles, en ce qui concerne la formation scolaire. Mais depuis peu, la politique gouvernementale s’efforce d’augmenter le taux de formation des filles. En ce qui concerne le taux d’accès à la scolarité, celui-ci s’équilibre de plus en plus entre les filles et les garçons. Aussi bien en éducation formelle qu’informelle, tous les enfants reçoivent une éducation basée sur le respect, la politesse, l’obéissance, le courage et l’assiduité. En même temps, on souligne particulièrement la responsabilité, les valeurs familiales et la dignité.
-
Religion
La Constitution garantit le droit à la liberté religieuse et ne tolère pas la violation de celui-ci. L’islam, le christianisme et les religions traditionnelles sont pratiquées librement sans intervention de la part du gouvernement. Il n’y a pas de religion d’Etat officielle et le gouvernement ne soutient ou ne privilégie aucune religion. La pratique d’une religion spécifique n’amène pas d’avantages ou de désavantages en politique, dans les fonctions publiques, à l’armée ou dans l’économie privée.
La loi assure aux groupes religieux la libre expression des opinions dans des publications ou à la radio, à moins qu’elles menacent l’ordre public ou propage des diffamations. A ce jour, cela n’est jamais arrivé.
Les missionnaires étrangers peuvent travailler librement et ne sont pas soumis à des restrictions spéciales. Le gouvernement n’interdit pas aux missionnaires l’entrée dans le pays ou ne les limitent pas dans leurs activités. Néanmoins, les missionnaires sont quelques fois confrontés avec des démarches administratives compliquées. Par exemple, les missionnaires actifs dans le médical, ont de la peine à travailler dans le pays à cause d’une restriction partielle pour les professionnels de santé étrangers. Cependant, ces restrictions ne sont pas dirigées contre les groupes religieux.
L’enseignement religieux n’est pas proposé dans les écoles publiques, elle est réservée aux écoles privées ou à la maison. Les groupes musulmans, catholiques et protestants sont actifs dans les écoles primaires et secondaires. Le gouvernement surveille de près, aussi bien les programmes scolaires séculiers que la qualification des enseignants dans les écoles religieuses. Contrairement aux écoles privées traditionnelles, les écoles privées religieuses sont exonérées de l’impôt fiscal, tant qu’elles n’exercent pas d’activités rentables. Le gouvernement contrôle les programmes scolaires de ces écoles pour s’assurer que les écoles orientées religion, transmettent dans leur ensemble le programme pédagogique complet.
-
Art et musique
Il existe plus de 60 groupes ethniques au Burkina Faso, qui se différencient les uns des autres socialement et culturellement. L’art des Mossis, Bobos, et Lobis est la plus populaire. Les Mossis sont connus pour leurs masques d’antilopes, les Bobos pour leurs masques de papillons et les Lobis pour leur sculpture sur bois. Le Burkina Faso est un leader dans l’art et la culture africaine et détient le plus grand marché d’artisanats en Afrique.
Les multiples tribus du Burkina Faso ont chacune également leur propre éventail de musique. Contrairement à la plupart des autres pays d’Afrique, le Burkina Faso n’a pas encore de musique pop nationale. Le festival « Semaine nationale de la culture » qui a lieu presque tous les deux ans depuis 1983, a produit les rares stars du Burkina Faso dont Kaboré Roger, Simporé Maurice et Black So Man.
La tribu des Mandes du sud-est est connue pour sa musique produite au moyen des balafons (xylophones). Les Mossis vivant dans au centre du pays et leurs chanteurs, sont connus pour leur musique de cour antique. Les Peuls au nord du pays utilisent des techniques de chants complexes et des instruments à percussions.
-
Jours fériés et fêtes
Nouvel an, 1er janvier
Journée des femmes, 8 mars
Lundi de Pâques, 12 avril
Journée du travail, 1er mai
Indépendance, 5 août
Eid-ul-Fitr : la fin du Ramadan
Noël, 25 décembre : certaines familles préparent un repas de noël spécial avec du poulet ou du mouton, décorent leur maison avec des sapins de Noël et vont à l’église. Le 23 décembre, le Père Noël vient dans la ville pour distribuer des cadeaux.
-
Sport et temps libre
Le football, le handball, le basketball et la boxe sont populaires au Burkina Faso.
-
Plat national
La plupart des plats burkinabés sont servis avec de la sauce. La nourriture de base se compose de millet, de riz, de maïs, de cacahuètes, de pommes de terre, d’haricots, de patates douces et des manches d’okra. La viande se mange moins dans les villages, tandis que dans les villes les gens mangent des œufs et du poisson. Là, il existe aussi quelques variétés de légumes et de fruits frais.
Chutney de mangue (environ 1 ½ litres)
6 grandes mangues (pas trop mûres)
1 tasse de vinaigre de pommes
3 1/2 tasses de sucre brun
3 tasses de raisins
1 tasse d’eau
un citron râpé
une organe râpée
1 ½ cc de gingembre ou un petit morceau de gingembre haché
¼ cc de poivre rouge
¼ cc de poivre noir
1 ½ cc de sel
du jus de 5 limettes
du jus d’un citron
Optionnel : pommes, oignons
Faire cuire les mangues avec le vinaigre, le sucre et les raisins jusqu’à ce qu’elles deviennent molles. Ajouter tous les autres ingrédients, sauf les jus de limettes et citrons. Laisser mijoter le tout durant environ 1 heure ou plus, jusqu’à ce que tout soit bien mélangé. Pour terminer, ajouter les jus de limettes et citrons.
-
Comment dit-on...
Mossi
Yamb kibaré? (Comment ça va ?)
Laafi bala, La yamba? (Je vais bien et toi ?)
A propos du Burkina Faso
|Population||19 millions|
|Capitale||Ouagadougou|
|Langue||Mooré, djoula, fulfulde;

Langue de communication: le français
|Religion||Musulmans 60%, chrétiens 23%, animistes 16%|
Sources 2015: The World Factbook, Office des Affaires étrangères