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Le père fondateur de cet ensemble d’approche est Sigmund Freud. Selon sa théorie, les causes et mécanismes inconscients d’une souffrance psychique peuvent être mises à jour dans le cadre d’une relation thérapeutique dite de transfert*. Selon Freud, les causes et les mécanismes de la souffrance peuvent se traduire par des conduites symptomatiques : hystérie, phobie, névrose obsessionnelle, névrose traumatique, dépression, psychose, perversion, etc.
Selon cette approche, le problème psychologique se développe quand une personne agit sans être consciente de ses vrais motivations et de ses vrais peurs. Pour les psy de ces approches, le problème apporté par le client est l’expression de conflits inconscients engendrés par des expériences passées. En prenant conscience de ces conflits, le client pourra mieux comprendre pour quelle raison il agit de telle ou telle façon, pourquoi il ressent telle ou telle émotion, et ainsi accroître sa liberté d’agir et de penser.
On différencie la « cure type », de la « psychothérapie d’inspiration psychanalytique » :
- Cure type : Forme classique, 2 à 4 séances par semaine, dure sur plusieurs années, patient allongé sur un divan. Il s’agit d’un travail en profondeur qui met en perspective au premier plan la réalité douloureuse et intime du malaise du patient et au second plan la motivation du patient à l’affronter et son désir d’aller mieux.
- Psychothérapie d’inspiration psychanalytique : face à face, peut durer de quelques séances (psychothérapie brève) à plusieurs années.
Selon l’ensemble de ces approches, la souffrance psychique résulterait d’un conflit complexe entre :
- des interdits parentaux intériorisés (appelé surmoi par Freud),
- des idéaux (appelé idéal du moi par Freud) et
- les pulsions (appelé ça par Freud)
Avec l’adulte comme avec l’enfant, la neutralité bienveillante, ou réserve empathique du psychanalyste, l’accueil inconditionnel de ce que le patient amène en paroles, ou parfois en actes, la discrétion du thérapeute par rapport à ce qui se passe en séance sont primordiaux. Elle crée les conditions d’une parole libre. Le psychothérapeute ne peut donc pas rapporter sa parole à un autre même si, bien évidemment, le patient peut parler de sa psychothérapie à qui bon lui semble. L’attention flottante et la neutralité bienveillante que l’analyste est censé observer, lui permettent de produire une facilitation à la parole et une interprétation de celle-ci, sans jugement de valeur. L’analyse du transfert est capitale pour comprendre ce qui se joue dans la séance, elle est de ce fait la clé de voûte du changement thérapeutique des approches psychanalytiques.
* Le transfert en psychanalyse, est définit par Daniel Lagache comme le déplacement d’une conduite émotionnelle par rapport à un objet infantile, spécialement les parents, à un autre objet ou à une autre personne, spécialement le psychanalyste au cours du traitement.