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Selon la Commission européenne, chaque année quelque 80 000 citoyens UE se brûlent les doigts. Elle estime donc qu'il est nécessaire d'intervenir. Il s'agit en particulier du port de gants pour manipuler des grils et des fours. Une nouvelle ordonnance UE règlera désormais les exigences et conditions auxquelles doivent répondre les "équipements de protection personnels" qui doivent offrir "un pouvoir isolant thermique et une résistance mécanique suffisants".
Dès 2018 au plus tard, les protections contre la chaleur vendues dans l'UE devront porter ledit label CE. Une déclaration de conformité devra être jointe obligatoirement à l'emballage. Le fabricant y confirme qu'il a respecté les normes. Un mode d'emploi en langue allemande est également obligatoire. La loi fédérale sur la sécurité des produits devant être adaptée aux règles UE, la Suisse sera elle aussi concernée par les nouvelles prescriptions européennes.
La représentation de la Commission européenne en Allemagne tente de calmer les choses: il sera à l'avenir également permis d'utiliser des poignées à four tricotées main. En outre, les équipements de protection développés pour l'usage privé et servant à la protection contre l'humidité ou l'eau (par ex., des gants pour faire la vaisselle) seront exclus de l'ordonnance PSA.
A l'avenir les candélabres et autres éclairages de la localité de Binningen devront éclairer vers le bas et les publicités lumineuses devront être éteintes tard dans la nuit. Des phares éclairant le ciel seront également interdits.
Les citoyens de la commune de Binningen ont en effet approuvé en septembre 2016 une initiative populaire "pour empêcher les émissions lumineuses inutiles". Lancée par des représentants du PS de Binningen, cette initiative exige la mise en place d'un règlement réglant le fonctionnement des réverbères et autres sources lumineuses.
Le conseil communal entend appliquer cette initiative par le biais du règlement de police. Il espère également réduire de moitié les frais d'électricité en coupant partiellement l'éclairage des rues.
La ville de Genève n'est guère accueillante pour les propriétaires de chiens. Les lois sur les quadrupèdes ont été durcies et sont rigoureusement appliquées. Ainsi, la propriétaire d'un chien a été frappée d'une amende de 350 francs. Motif: son caniche avait levé la patte pour marquer le trottoir près de la gare d'autobus de Genève. Le fait que cet incident s’est produit à proximité immédiate du poste de police semble avoir tout particulièrement énervé l’agent de police qui a prononcé l’amende, comme en témoigne son rapport: "Lors d’une patrouille pédestre, mon attention s’est portée sur un canidé urinant sur le trottoir du passage de Montbrillant, notamment sur la devanture du poste de Police."
Selon la loi genevoise sur les chiens, chaque détenteur doit empêcher son toutou de salir la voie publique. Si cela arrive tout de même, il doit ramasser les excréments. Chose étonnante, ce principe s'applique aussi au pipi de chien. La loi ne précise pas non plus si cette règle concerne aussi aux chiens de police.
Une pétition a été lancée entre-temps et sera déposée au Grand Conseil. Les propriétaires de chiens genevois se sont organisés au sein d'un "Mouvement de Défense des Propriétaires de Chiens de Genève". La pétition annonce l'absurdité de cette mesure et réclame une précision de la loi. Plusieurs centaines de Genevois l'ont déjà signée.
Dans une initiative individuelle déposée le 5 janvier 2017, Christian Aeberli a invité le Grand Conseil du canton de Zurich à édicter une loi sur les chats. La nouvelle règlementation devrait aussi servir de base à la perception d'un impôt sur les félidés. Selon l'initiateur, la mauvaise situation des finances zurichoises pourrait ainsi être rétablie et, par la même occasion, le grand nombre de chats serait réduit.
Si, lors de l'examen parlementaire, 60 députés soutiennent l'initiative Aeberli, celle-ci sera provisoirement considérée comme acceptée et transmise au gouvernement cantonal qui devra faire rapport et proposition. Les propriétaires zurichois de chats n'ont cependant pas trop de soucis à se faire. Les initiatives individuelles ont en règle générale très peu de chances de passer. Dans 9 cas sur 10, elles n'obtiennent pas le minimum nécessaire de 60 voix faute d'un parti ou d'une association s'engageant pour soutenir la cause.
Les Etats européens veulent renchérir les produits sucrés en les imposant. Il s'agit, d'une part, de diriger les habitudes de consommation de la population, d'autre part, de générer des rentrées fiscales supplémentaires. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) est convaincue que l'introduction d'un impôt spécial sur les boissons sucrées provoquera une baisse sensible de la consommation de sucre.
La Suisse n'échappe pas à ce débat. Selon divers sondages, la grande majorité de la population suisse rejette cependant un impôt sur le sucre. Mais en Suisse romande, notamment, une coalition de gauche se bat opiniâtrement pour la perception d'une telle taxe. Un projet de loi du gouvernement vaudois prévoit un impôt sur les boissons sucrées sous le prétexte de réduire les frais de dentiste des enfants et adolescents. Une telle proposition est aussi pendante dans le canton de Fribourg.
La discussion sur l'imposition des aliments sucrés est aussi menée au niveau fédéral. Le canton de Neuchâtel veut accélérer l'introduction d'une telle taxe par une initiative cantonale déposée à la Berne fédérale. Cette intervention a déjà reçu l'aval du parlement cantonal. Elle suggère que le produit de cet impôt soit affecté à la prévention du diabète et de l'obésité.