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La Suisse entrera dans le Championnat du monde M20 lundi soir contre la Russie à Edmonton. L'équipe dirigée par l'entraîneur Marco Bayer le fera dans des conditions difficiles, même si sa place dans l'élite reste garantie puisqu'il n'y aura pas de relégation.
L'an dernier, la sélection helvétique avait perdu ses quatre matches du tour préliminaire avec une différence de buts de -15 (5-20) et avait manqué les quarts de finale. Heureusement, il n'y avait non plus pas de relégué. «Nous savions alors que pour réussir, il fallait que tout marche. Ce ne fut pas le cas», se souvient Patrick Fischer, l'entraîneur national. Plus de la moitié de l'équipe est à nouveau présente cette année. Du point de vue de l'expérience, les conditions se présenteraient mieux.
«Présenteraient». Le conditionnel s'impose dans une situation extraordinaire. Arrivé au Canada, après deux jours de quarantaine, les Suisses ont manqué leur premier entraînement sur glace parce que les bagages n'avaient pas suivi.
Plus tard, un joueur a été contrôlé positif au coronavirus. A la suite de quoi, tous les joueurs et le staff se sont soumis à un test, dont le résultat a indiqué qu'ils étaient tous négatifs. Au terme d'une nouvelle batterie de tests, le joueur positif a été confirmé. Les Suisses ont ainsi dû s'astreindre à une nouvelle quarantaine de deux jours et ont dû aussi faire l'impasse sur le seul match amical contre la République tchèque.
Pas d'égalité des chances
«Les événements ont rendu difficile la concentration sur le hockey», relève le directeur des équipes nationales Lars Weibel en réponse à Keystone-ATS. C'est pourquoi les autres équipes ont bénéficié d'une meilleure préparation pour entrer dans le tournoi. «Il n'y a pas d'égalité des chances», se plaint Weibel.
Ainsi, les responsables helvétiques ont échangé avec la Fédération internationale (IIHF). Finalement, celle-ci a décidé qu'il n'y aura pas de relégué au terme des joutes. Une bonne nouvelle donc pour les Suisses.
Weibel s'est battu du matin au soir afin d'aider l'équipe pour qu'elle puisse entrer dignement dans le tournoi. Il a même voulu partir pour le Canada en compagnie de Patrick Fischer. Mais comme un cas d'omicron a été détecté dans l'entourage proche, le risque était trop grand. De surcroît, il n'aurait pas eu le droit à un contact direct avec l'équipe.
Le match-clé contre la Slovaquie
Concernant l'équipe, elle inscrira le minimum de joueurs. «Nous devons pouvoir réagir à des cas positifs», explique Weibel. Les éléments qui seront retirés du cadre de vingt-neuf joueurs présents rentreront en Suisse lundi. Les autres adversaires après la Russie seront les Etats-Unis (28 décembre), la Slovaquie (30 décembre) et la Suède (31 décembre).
Le match-clé dans la lutte pour la qualification en quart de finale, qui concerne les quatre premières équipes des deux poules, est celui contre la Slovaquie, qui s'était terminé par une défaite 1-0 l'an dernier. D'ici là, il y a encore un peu de temps. «Il ne nous reste plus qu'à accepter la situation et à donner le meilleur de nous-mêmes», souligne l'entraîneur Marco Bayer.
Bayer est pour la deuxième fois à la tête de la sélection M20 au Championnat du monde. Cette fois, le défi est encore plus grand.
sfy, ats