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|portrait de James par John Singer Sargent (1913) - source : wikipédia|
The figure in the carpet / Le motif dans le tapis (1896)
La nouvelle tourne autour d'un "secret" à découvrir dans l’œuvre de l'écrivain (fictif) Vereker. Le narrateur a fait une critique du dernier roman de l'auteur mais celui-ci lui fait remarquer qu'il n'a pas vu, saisi le plus important, l'essence même de son texte. Un "secret" qu'il compare à un motif dans un tapis persan. Le narrateur se met à chercher, aider par son ami Corvick et la fiancée de celui-ci, Gwendolyn. Lors d'un voyage en Inde, Corvick leur télégraphie qu'il a découvert et compris le fameux "secret" mais il meurt avant son retour. Gwendolyn, par contre, serait au courant mais refuse de le dire au narrateur.
Une nouvelle où il ne se passe pas grand chose mais qui est en fait une critique du métier de critique littéraire.
Une nouvelle où il ne se passe pas grand chose mais qui est en fait une critique du métier de critique littéraire.
The beast in the jungle / La bête dans la jungle (1903)
Plusieurs années après une première rencontre à Sorrento dont il a peu de souvenirs, John Marcher revoit May Bartram. Elle, par contre, se souvient parfaitement de leur rencontre initiale et lui rappelle qu'il lui avait confié un petit secret. Entre les deux se noue une amitié sincère; May devenant comme une sorte de guide pour Marcher, dans le sens où celui-ci est persuadé d'être promis à un avenir brillant dont il attend l'élément déclencheur. Elément que May semble connaitre ou du moins avoir compris cette "bête dans la jungle" tapie et prête à bondir - sans qu'elle le précise toutefois à Marcher.
Les années passent mais rien d'extraordinaire ne survient dans la vie de Marcher qui ne comprendra que trop tard ce que May avait vu pour lui, pour eux.
Une nouvelle d'une cinquantaine de pages pleine de non-dits, qui peut dérouter voire irriter par le peu d'indices et d'informations que James donne à son lecteur. Son personnage Marcher est si centré sur lui-même qu'il ne devine pas ce que May essaie de lui faire comprendre et ne saisi donc pas sa chance pendant toutes les années où il en avait la possibilité.
L'édition que j'ai acheté est bilingue et accompagnée d'une préface et d'un intéressant dossier de Julie Wolkenstein qui contient notamment les commentaires de James lui-même dans ses carnets sur ces deux nouvelles - très intéressant et, en ce qui me concerne, pas sûre que j'aurais compris les nouvelles sans cela.
Au final, je dirais que même si j'aime beaucoup Henry James, ces deux nouvelles ne sont pas mes préférées.
(éd. GF Flammarion, traduit par Jean Pavans, 2015)
Au final, je dirais que même si j'aime beaucoup Henry James, ces deux nouvelles ne sont pas mes préférées.
(éd. GF Flammarion, traduit par Jean Pavans, 2015)