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Selon un rapport du Fonds monétaire international (FMI) publié jeudi, les puissances émergentes ont connu une expansion économique plus longue et des récessions plus courtes que les pays riches au cours de la décennie passée. C'est une première dans l'histoire.
"De nombreux pays émergents et pays en développement ont obtenu de bons résultats au cours des dix dernières années et pendant la crise financière", a constaté le FMI dans ce chapitre de ses perspectives économiques mondiales.
Devenue pendant cette période la deuxième puissance économique du globe, la Chine a ainsi vu son produit intérieur brut (PIB) progresser de 7,6% au deuxième trimestre au moment où l'activité dans la zone euro se contractait de 0,2%.
Pas à l'abri
Dans son rapport, le Fonds souligne que ce dynamisme tient "notamment à une meilleure élaboration des politiques économiques" (maîtrise de l'inflation, taux de change flexible) mais ajoute qu'il repose aussi sur des "facteurs inconstants": les entrées massives de capitaux, une explosion du crédit ou le boom des matières premières.
Cette expansion tient également à la raréfaction des "chocs" qui ont frappé les pays émergents au cours de la dernière décennie (crise bancaire...), précise l'institution de Washington, qui affirme toutefois que les pays ne sont "pas à l'abri".
Signes d'essoufflement
La crise en Europe a déjà commencé à avoir un impact sur les grands émergents (Chine, Inde, Brésil...) dont la croissance a donné de très relatifs signes d'essoufflement au cours des derniers mois.
"De nouvelles poussées d'incertitude au niveau mondial sont possibles et des coups d'arrêt pourraient encore survenir si une aversion plus grande au risque conduisait à une fuite des capitaux" hors des pays émergents, estime le Fonds.
En cas d'aggravation de la situation, les pays émergents et les pays en développement finiront probablement par suivre la même voie que les pays avancés, prévoit le FMI.
ATS