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Miriam Zenzile Makeba ou Mama Africa apparaît au grand jour en 1967 avec son immense succès connu de tous : Pata Pata. Elle devient un image exotique pour le public blanc et un espoir pour le public noir.
Militant activement pour la libération des Noirs et s’étant mariée avec Stokely Carmichael, dirigeant des Black Panthers, le public blanc l’a abandonnée, les USA lui ont annulé son visa et son label Reprise Records a rompu son contrat.
C’est donc son dernier album (1970) avec le label et marque son départ des USA, à l’invitation du président de la République de Guinée Sékou Touré. Avec la guerre du Viêt Nam, tout le monde à peur des manifestations étudiantes et des émeutes dans les ghettos, et plus largement peur d’un grand soulèvement noir. Elle sera suivie sans relâche par le FBI durant cette période.
L’album est truffé de reprises de chansons américaines populaires de l’époque et de quelques compositions originales, dont « Lumumba » écrit par sa fille Bongi Makeba en hommage à l’indépendantiste congolais Patrice Lumumba.
Au verso, elle écrit « A tous mes amis, fans et ennemis: Gardez-moi à l’esprit, pour ce que cela vaut. C’est un tout nouveau jour pour moi »
Un bel album qui montre bien ou se situait l’industrie du disque avec les « musiques du monde ».
Remasterisé à partir des bandes originales par The Carvery.
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