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L'Ordre des avocats de Genève souligne que les mesures prises ce printemps ont permis de passablement désengorger l'établissement pénitentiaire, d’environ 630 personnes début mars à 470 début juin. Mais depuis, le nombre de détenus est repassé au-dessus des 600, alors que Champ-Dollon est conçu pour en accueillir environ 400.
Pour Catherine Hohl-Chirazi, présidente de la commission pénale de l'Ordre, il faut donc à nouveau agir. Interrogée vendredi dans La Matinale, elle insiste sur deux mesures qui ne mettraient pas en danger la sécurité publique.
Reporter certaines peines
"D'une part", relève-t-elle, "des personnes sont envoyées en prison parce qu'elles n'ont pas payé des contraventions, c'est ce qu'on appelle des peines privatives de liberté de substitution. Reporter dans le temps l'exécution de ces peines, évidemment, diminue massivement le nombre des entrées en prison".
"Et d'autre part", poursuit-elle, "si le Ministère public se montre plus raisonnable et se concentre sur les délits et crimes les plus graves, le nombre des entrées, là encore, va diminuer".
De son côté, le Ministère public genevois explique que le procureur général a déjà pris ces derniers jours, au gré des demandes de l'Office cantonal de la détention, diverses mesures visant à réduire le nombre des personnes incarcérées à Champ-Dollon.
Guillaume Rey/oang