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La sprinteuse biélorusse se trouve à l'ambassade polonaise de Tokyo, après avoir passé une nuit sous la protection de la police. L'athlète de 24 ans avait refusé un vol de retour «forcé» par les autorités de son pays.
Alors qu’elle se préparait à courir les séries du 200m ce lundi, Krystsina Tsimanouskaya s'est vue retirée de la course olympique et forcée à rentrer chez elle par les autorités biélorusses dimanche 1er août. Contactée par la jeune femme, l'agence de presse Reuters a dévoilé l'information.
Hors de question pour l'athlète de 24 ans de retourner en Biélorussie: elle craint pour sa vie, le régime biélorusse réprimant brutalement ses opposants.
En arrivant à l’aéroport, elle s'est empressée de demander de l’aide par vidéo à la police japonaise, ainsi qu'au Comité international olympique (CIO) notamment. Si la plainte a rapidement été entendue, le vol a décollé sans Krystsina Tsimanouskaya à bord, rapporte la BBC.
Elle se trouve actuellement à l'ambassade de Pologne à Tokyo, après avoir passé une nuit dans un hôtel sous la protection de la police. Elle est «en sécurité», a assuré mardi le ministre japonais des affaires étrangères.
L'athlète a obtenu un visa humanitaire de la Pologne, écrit la BBC. Elle devrait s'envoler pour ce pays mercredi.
Tout a commencé vendredi 30 juillet. Après avoir participé au 100m sans grand succès, la sprinteuse s'est plainte sur Instagram de la négligence de ses entraîneurs. Elle a également déploré avoir été inscrite au pied levé au relais 4x400 m après que certaines de ses coéquipières ont été jugées inéligibles pour dopage.
Ces commentaires ne sont visiblement pas passés auprès des autorités et médias locaux.
«L’entraîneur principal est venu me voir et m’a dit qu’il y avait un ordre de la hiérarchie de me retirer de l’équipe», indique-t-elle par message à Reuters.
Le comité olympique biélorusse – dirigé par Viktor Loukachenko, fils du président Alexandre Loukachenko – a, quant à lui, affirmé que la sportive a été écartée des Jeux sur «décision des médecins, en raison de son état émotionnel et psychologique». Un «mensonge» pour Krystsina Tsimanouskaya, qui cherche actuellement une solution avec les autorités japonaises et d’autres pays d’Europe.
Pavel Latushka, ancien ministre et ambassadeur biélorusse, aujourd’hui opposant au régime, a informé sur son compte Twitter lundi après-midi que Tsimanouskaya se trouvait à l'ambassade de Pologne à Tokyo, sous protection policière.
(fag)