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Le président ukrainien Petro Porochenko a décidé d'écourter son séjour à Davos. Il rentre mercredi en Ukraine en raison de "l'aggravation" de la situation dans l'Est, a annoncé son porte-parole Sviatoslav Tsegolko sur sa page Facebook.
Le chef de l'état-major et le ministre de la Défense ukrainien ont fait un rapport mardi soir au président "sur la situation près de l'aéroport de Donetsk et des barrages numéros 29 et 31", a indiqué le porte-parole. Il a ajouté que le secrétaire du Conseil de sécurité et de la Défense nationale Tourtchinov se rendrait mercredi dans la zone de combats.
"En raison de l'aggravation de la situation, le président a décidé de raccourcir sa visite en Suisse et retournera en Ukraine demain" mercredi, a encore écrit le porte-parole.
L'Ukraine a accusé la Russie d'avoir directement attaqué ses troupes mardi dans l'Est séparatiste du pays, portant la tension diplomatique à son comble à la veille d'une réunion des chefs de diplomatie ukrainien, russe, allemand et français à Berlin. Ces accusations sont une première depuis la signature des accords de paix de Minsk le 5 septembre dernier.
Troupes russes
"En violation de tous les accords précédents, des unités militaires ukrainiennes ont été attaquées dans le nord (de la zone du conflit) par des troupes de l'armée régulière russe", a affirmé un porte-parole militaire ukrainien, Andriï Lyssenko, lors d'une conférence de presse exceptionnelle en début de soirée.
Selon lui, ces attaques se sont déroulées dans les villes de Zymohiria et Slovianoserbsk, situées à une vingtaine de kilomètres de Lougansk. Mais "les forces antiterroristes (nom donné aux troupes ukrainiennes qui combattent les séparatistes) ont arrêté le mouvement des troupes russes", a-t-il précisé.
Sans l'accuser d'attaque directe, l'Ukraine et les pays occidentaux affirment depuis des mois que la Russie a déployé des troupes dans les "républiques" autoproclamées de Lougansk et Donetsk, qui ont fait sécession en avril dernier.
ATS