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Sécurité dans les tunnels
1,5 milliard pour plus de sécurité dans les tunnels
Après l'accident dans le tunnel du Gothard le 24 octobre 2001, tous les tunnels de plus de 600 mètres situés sur des routes nationales ont été vérifiés et, le cas échéant, soumis à une série de mesures d'urgence (signalisation, dispositifs de balisage, éclairage). L'OFROU non seulement s'occupe de l'entretien ordinaire de ces ouvrages, mais a aussi investi plus de 300 millions de francs dans leur sécurité.
Les nouvelles normes SIA décrivant les équipements de sécurité nécessaires dans les tunnels sont entrées en vigueur le 1er octobre 2004, après un intense travail de standardisation. Elles sont appliquées à la construction de nouveaux tunnels, mais concernent aussi l'entretien et la transformation des tunnels existants. Leur objectif est de rendre ces derniers conformes aux nouveaux standards.
L'OFROU veut moderniser les anciens tunnels sur le plan des techniques de sécurité dans le cadre des moyens financiers disponibles et va investir environ 1,5 milliard de francs pour la sécurité dans les tunnels des routes nationales d'ici 2025. Alors que l'objectif prioritaire consiste à adapter la signalisation ainsi que les dispositifs de balisage, l'objectif secondaire se concentre sur les équipements d'aération. Les mesures architecturales telles que les galeries de sécurité n'arrivent elles qu'en troisième position.
La mise en place d'un tunnel d'exercice pour les services d'intervention à Balsthal et à Lungern constitue une autre mesure, proposée en 2000 dans le rapport final de la task force « Tunnels ». La Confédération y participe à hauteur de 34 millions de francs. Tous les services d'intervention impliqués ont ainsi la possibilité de s'entraîner à un incendie dans un tunnel, dans des conditions proches de la réalité. Les mesures de sécurité applicables aux tunnels sur les routes nationales sont au complet, et améliorent ainsi la sécurité des services d'intervention et des usagers de la route. Le tunnel a été mis en service en automne 2009.
Les composants de la sécurité dans les tunnels
Les mesures prises pour assurer la sécurité dans les tunnels des routes nationales visent non seulement à empêcher les accidents (objectif prioritaire) mais aussi à en diminuer les conséquences (objectif secondaire). Elles se divisent en quatre champs d'action :
Les instructions destinées aux usagers de la routes doivent notamment permettre à ces derniers de traverser les tunnels en toute sécurité aussi bien en temps normal (p.ex. « respecter les distances, écouter la radio » ou « rouler à une allure régulière ») qu'en cas d'incident (p.ex. « arrêter le moteur et laisser la clé de contact en place », « quitter le tunnel rapidement en suivant les issues de secours indiquées » ou « ne pas faire demi-tour »).
Seuls les véhicules présentant toutes garanties de sécurité ont leur place sur la route. Cela permet d'accroître la sécurité routière, et en particulier dans les tunnels. L'accent est avant tout mis sur les poids lourds, dont la puissance incendiaire est dix à quinze fois supérieure à celle d'une voiture de tourisme (cf. transparent n°3). C'est la raison pour laquelle les poids lourds doivent passer un contrôle technique tous les ans et être obligatoirement équipés d'un extincteur. Du point de vue de la sécurité dans les tunnels, les dimensions et le poids des camions ne peuvent donc pas être augmentés.
L'infrastructure, à savoir le tunnel, doit être construite de manière à pouvoir être traversée en toute sécurité (signalisation, éclairage, aération, tracé, etc.) et être équipée de tous les éléments garantissant la sécurité des êtres humains en cas d'incident (signalisation claire des issues de secours, dispositifs de communication, éclairage de secours, galeries de sécurité, etc.). La possibilité pour les usagers de la route d'échapper par eux-mêmes au danger est au premier plan.
L'exploitation du tunnel doit offrir une sécurité optimale. Sont notamment concernés les chargés de sécurité par tronçon de route nationale, la surveillance permanente du trafic, le dosage des véhicules en fonction du volume du trafic ou les centres de contrôle du trafic lourd sur les axes de transit. Les sapeurs-pompiers, dont la formation et l'entraînement peuvent désormais être optimisés par des exercices en tunnel, constituent à ce titre un élément central de l'exploitation.