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L'Iran continue de respecter les principales restrictions imposées à son programme nucléaire par l'accord de Vienne de 2015, affirme l'AIEA dans un rapport trimestriel publié lundi. Le satisfecit intervient alors que Washington a achevé de rétablir ses sanctions.
Dans son rapport, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) atteste notamment que l'Iran n'avait début novembre pas enrichi d'uranium à des degrés prohibés ni constitué de stocks illégaux. Elle insiste toutefois une nouvelle fois sur l'importance d'une "coopération pro-active et en temps et en heure" de Téhéran concernant l'accès aux sites soumis aux inspections.
Le stock d'uranium faiblement enrichi de Téhéran a pu être vérifié le 4 novembre, juste avant les nouvelles sanctions imposées par Washington à l'Iran. Le stock d'eau lourde a été contrôlé le 3 novembre, précise le rapport.
Pression maximale de Washington
Ce satisfecit, attendu, intervient alors que Washington a achevé le 5 novembre de rétablir les sanctions que les Etats-Unis avaient levées conformément à l'accord, dont Donald Trump s'est unilatéralement désengagé en mai.
Washington mène une campagne de "pression maximale" sur la République islamique pour lui imposer un texte plus strict que celui négocié par l'administration Obama. Les Etats-Unis dénoncent par ailleurs le programme balistique et l'interventionnisme de Téhéran jugé déstabilisateur au Moyen-Orient.
La salve de sanctions américaines rétablies le 5 novembre concerne notamment les secteurs pétrolier et financier, deux points névralgiques dans ce pays très dépendant du commerce d'hydrocarbures. Le président iranien Hassan Rohani avait dénoncé la semaine dernière des sanctions américaines "illégales et injustes" et assuré qu'il ferait en sorte de les "contourner avec fierté".
Eviter le départ de Téhéran
Malgré le départ des Etats-Unis, les autres signataires du texte de 2015 (la France, le Royaume-Uni, la Russie, la Chine et l'Allemagne) se sont engagés à tout faire pour préserver l'accord et éviter que l'Iran ne le quitte à son tour. Régulièrement évoqué par Téhéran en réponse aux sanctions américaines, un retraît de l'Iran de l'accord de 2015 affranchirait le pays de la plupart des contrôles internationaux mis en place dans le cadre de celui-ci.
Dans le cadre de l'accord de Vienne (PAGC, Pacte d'action global commun), Téhéran s'est engagé à réduire d'environ deux tiers le nombre de centrifugeuses pour l'enrichissement d'uranium et à ne pas enrichir d'uranium à plus de 3,67 % en uranium 235.