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La candidate démocrate à la Maison Blanche, Hillary Clinton, jeudi lors de son discours à San Diego en Californie.
Keystone/AP/JOHN LOCHER(sda-ats)
La candidate démocrate à la Maison Blanche Hillary Clinton a prononcé jeudi un virulent réquisitoire contre son rival républicain Donald Trump. Elle a dénoncé ses positions "dangereusement incohérentes" en matière de politique étrangère.
"Faire de Donald Trump notre commandant en chef serait une erreur historique", a lancé l'ancienne secrétaire d'Etat dans un discours particulièrement offensif prononcé à San Diego en Californie. Elle a fustigé un candidat "qui ne comprend ni l'Amérique ni le monde".
"Il n'est pas apte à occuper une fonction qui exige des connaissances, de la constance et un immense sens des responsabilités", a-t-elle poursuivi, énumérant les prises de position du magnat américain de l'immobilier, de l'OTAN à la Russie en passant par la Corée du Nord. "Ce n'est pas quelqu'un qui devrait détenir les codes nucléaires", a-t-elle dit.
"Même si je n'étais candidate, je ferais tout mon possible pour m'assurer que Donald Trump ne devienne jamais président car je suis convaincue qu'il entraînerait notre pays sur une voie dangereuse", a-t-elle martelé.
Appel aux... psychiatres
Comme elle le fait régulièrement dans ses discours, l'épouse de l'ancien président Bill Clinton et l'ex-secrétaire d'Etat de Barack Obama a martelé qu'elle connaissait la difficulté du "job" de président.
"Je laisse aux psychiatres expliquer son affection pour les tyrans", a-t-elle ajouté, évoquant les propos de l'homme d'affaires de New York sur le président russe Vladimir Poutine ou encore le leader nord-coréen Kim Jong-Un. Selon l'ancienne Première dame, l'élection du 8 novembre sera en définitive un choix entre "une Amérique de la peur et une Amérique de la confiance".
Assurée de sceller l'investiture présidentielle démocrate mardi, lors de primaires dans six Etats, Hillary Clinton espère décrocher une victoire symbolique en Californie contre son opiniâtre rival, Bernie Sanders.
Ryan soutient Trump
Côté républicain, le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, une des plus hautes personnalités du Grand Old Party (GOP), s'est finalement rallié jeudi à la candidature de Donald Trump, après avoir longtemps émis de fortes réserves.
"Il ne fait aucun doute que lui et moi avons nos différences. Je ne vais pas prétendre le contraire (...) Mais la réalité est que, sur les questions centrales de notre programme, nous avons plus de points communs que de divergences", souligne Paul Ryan dans une tribune publiée sur le site d'un journal local du Wisconsin, son Etat, signant un nouveau soutien de poids pour le candidat.
ATS