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Valais Patiente décédée à l'hôpital: victoire d'étape
La famille de la victime, décédée en 2013 à Sion des suites d'une opération, annonce que le Tribunal fédéral a débouté les deux chirurgiens mis en cause.
L'époux de la défunte et ses trois enfants avaient porté plainte contre les deux praticiens en juillet 2013 pour homicide par négligence.
Les proches d'une patiente décédée en 2013 à l'Hôpital du Valais à Sion des suites d'une opération remportent une victoire d'étape. Le Tribunal fédéral a rejeté les recours des deux chirurgiens mis en cause qui contestaient l'annulation des expertises en leur faveur.
Dans un communiqué à la presse diffusé jeudi, la famille de la victime annonce que le Tribunal fédéral a débouté les deux recourants le 16 janvier 2020. Ce dernier a estimé que le Tribunal cantonal du Valais n'avait pas versé dans l'arbitraire en annulant les expertises, compte tenu des liens professionnels entretenus par l'un des auteurs et l'un des chirurgiens.
La famille rappelle que la justice valaisanne n'a toujours pas nommé un nouveau procureur, après la récusation d'Olivier Vergères. Ce dernier s'était vu retirer l'affaire en octobre 2019 par le Tribunal fédéral. Pour les proches, ce retard laisse planer la menace d'un abandon des infractions poursuivies sur plainte dont la prescription est fixée au 25 avril 2020.
Expertises contradictoires
L'époux de la défunte et ses trois enfants avaient porté plainte contre les deux praticiens en juillet 2013 pour homicide par négligence. Mais les expertises produites par les parties ainsi que celle requise par le procureur avaient abouti à des conclusions contradictoires.
En juillet 2016, les plaignants avaient encore dénoncé les chirurgiens pour faux dans les titres, faux commis dans l'exercice d'une fonction publique, meurtre par dol éventuel, subsidiairement lésions corporelles graves par dol éventuel. En août 2017, le procureur Vergères avait ordonné le classement de la plainte de 2013 et n'était pas entré en matière sur celle de 2016.
L'un des médecins mis en cause a défrayé la chronique dès 2010 alors qu'il était en charge du secteur chirurgical de l'Hôpital du Valais. Plusieurs conflits ont émaillé son passage à la tête de ce service. La qualité de son travail a été mise en doute et son attitude individualiste et autoritaire critiquée, débouchant sur sa démission en janvier 2014. (arrêts 1B_335/2019 et 1B_353/2019 du 16 janvier 2020) (ats/nxp)
Source: Le Matin