Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07049.jsonl.gz/44

L’(cyber-) intimidation/harcèlement entre pairs en contexte scolaire se définit comme tout comportement, parole, acte ou geste délibéré ou non, à caractère répétitif, et caractérisé par l'inégalité des rapports de force entre les personnes concernées. Les conséquences sur ces dernières sont des sentiments de détresse, car ces personnes sont lésées, blessées, opprimées ou mises à l'écart. Ce n’est donc pas une situation de conflit (2020, d’après la loi sur l’instruction publique du Québec).
Que faire si votre enfant / jeune est concerné ?
Au niveau des élèves
Lorsqu'un problème de (cyber-) intimidation/harcèlement entre pairs se présente, il est important que les élèves concerné-es se tournent rapidement vers une personne ressource en qui ils et elles ont confiance : parents, enseignante ou enseignant, médiateur ou médiatrice scolaire, travailleur ou travailleuse social-e en milieu scolaire, etc. En effet, la résolution du problème devient plus compliquée une fois que la dynamique est durablement installée.
Au niveau des parents
Lorsque les parents (ou d'autres proches) repèrent des signes qui peuvent laisser penser qu'un ou une enfant est concerné-e, il est important de rapidement prendre contact avec les services d'aide de l'école et le / la référent-e de classe. Le repérage précoce d'une situation de (cyber-) intimidation/harcèlement permet d'éviter son installation dans le temps.
Mesures de soutien
Pour les élèves – cibles de (cyber-) intimidation/harcèlement, les personnes ressources de l'école offrent une aide et un soutien adapté : direction d'établissement, médiation et travail social en milieu scolaire.
Les élèves ciblés par de l'(cyber-) intimidation/harcèlement entre pairs peuvent également se tourner vers le pôle de consultation de la LAVI (loi fédérale d'aide aux victimes d'infractions). Ce centre peut écouter, conseiller et accompagner les victimes de violence et leurs proches dans les démarches qu'elles souhaitent entreprendre.
Aspects légaux
La brigade des mineurs de la police cantonale peut conseiller les parties concernées par cette situation. L'(cyber-)intimidation/harcèlement entre pairs en contexte scolaire n'est pas directement punissable par la loi. Néanmoins, les actes commis lors d'une situation de ce type peuvent être réprimés pénalement (par exemple : les voies de fait, les injures, la calomnie, la diffamation, les lésions corporelles, l'utilisation abusive d'une installation de télécommunication, la menace, la contrainte). Ainsi la victime peut déposer plainte à tout moment auprès d'un service de police.
Prévention
La (cyber-)intimidation-harcèlement a un impact délétère sur les élèves de manière générale et sur les élèves-cibles plus particulièrement. Elle entrave l'apprentissage de tous les élèves et affecte négativement le climat scolaire. Or, l'école porte une attention particulière à la qualité du climat scolaire. Elle s'est donc dotée de stratégies et de mesures préventives afin de lutter contre le (cyber-) harcèlement.
Le concept cantonal interdirectionel santé à l'école définit la stratégie en matière de promotion et la santé et de prévention pour l'école fribourgeoise. Le concept vient renforcer l'axe santé et bien-être du plan d'études romand, et s'accompagne de mesures et d'outils au bénéfice d'un agrément à disposition du corps enseignant. Dans ce cadre, la ressource de prévention bilingue des addictions et des comportements à risque ACTE/AKTE développée par l'Association REPER, traite de la question de l'intimidation-harcèlement en contexte scolaire. À titre d'exemple, la méthode des préoccupations partagées y est notamment abordée en tant que moyen d'intervenir dans ce type de situation. Ressource de type non-blâmant, cette méthode s'intègre en complémentarité aux dispositifs d'intervention existants au sein de l'école. L'utilisation de la méthode de la préoccupation partagée nécessite une formation et un accompagnement spécifique. Elle s'inscrit dans une démarche d'établissement pour le cycle 3, et est soutenue par le bureau santé à l'école du canton de Fribourg.