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Berne - La socialiste Simonetta Sommaruga et le libéral-radical Johann Schneider-Ammann font leur entrée au Conseil fédéral. Le gouvernement compte désormais une majorité historique de deux femmes. Mais l'UDC a démontré sa force avec Jean-François Rime et se profile clairement en vue de 2011.
L'UDC promet de revendiquer un deuxième fauteuil en 2011 et Yvan Perrin a averti qu'il y aura "une forte redistribution des cartes". Les deux ministres les plus menacés seront alors Eveline Widmer-Schlumpf et Johann Schneider-Ammann, dont les partis sont les plus vulnérables.
La répartition des départements au sein du Conseil fédéral aura lieu lundi. La socialiste devrait reprendre le DETEC de son camarade Moritz Leuenberger et le libéral-radical hériter des finances de Hans-Rudolf Merz.
Lors des deux élections, l'Union démocratique du centre (UDC) a réussi à brouiller les cartes sur toute la ligne avec son candidat de combat, le Fribourgeois Jean-François Rime. Pour la succession de Moritz Leuenberger, le Romand a barré la route à la conseillère nationale zurichoise Jacqueline Fehr.
La socialiste de Winterthour, qui figurait sur le ticket officiel du parti, a été évincée au troisième tour. La Bernoise Simonetta Sommaruga, 50 ans, a remporté la mise au quatrième tour: elle a obtenu 159 voix, contre 81 à Jean-François Rime.
Le démocrate du centre est aussi parvenue à damer le pion à la radicale Karin Keller-Sutter lors de l'élection suivante, pour le remplacement de Hans-Rudolf Merz. La conseillère d'Etat st-galloise a été évincée pour deux petites voix d'écart.
L'autre candidature de combat, celle de la Verte Brigit Wyss, n'a en revanche pas fait beaucoup de vagues. La conseillère nationale soleuroise a été éliminée au troisième tour.
Jean-François Rime n'a pas manqué de souligner sa surprise d'être arrivé à deux reprises jusqu'au tour final. Il a ratissé bien au-delà des 65 électeurs UDC présents. Le PDC s'est bien gardé d'avouer quel rôle il a joué dans l'affaire.
ATS