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Le deuxième procès du magnat déchu d'Hollywood Harvey Weinstein, accusé de viols et d'agressions sexuelles, entre lundi à Los Angeles dans une nouvelle étape, avec l'ouverture attendue des débats.
Le producteur de 70 ans, aux grands succès primés comme «Pulp Fiction» ou «The Artist», a déjà été condamné à New York où il purge depuis 2020 une peine de 23 ans de prison, également pour viol et agression sexuelle. Un verdict qui fut un événement majeur pour le mouvement #Metoo.
Ce procès s'était ouvert le 10 octobre par la sélection des jurés, finalisée jeudi. Le jury comptera au total neuf hommes et trois femmes qui décideront ou non d'aggraver le sort de l'ancien faiseur de rois du cinéma américain.
S'il est reconnu coupable, Harvey Weinstein - qui a plaidé non coupable pour tous les chefs d'accusation - pourrait être condamné à plus de 100 années supplémentaires derrière les barreaux.
Après un rejet initial par la justice, la Cour suprême de New York a finalement autorisé en août l'ancien producteur à faire appel de sa condamnation de 2020, donnant une nouvelle dimension au procès de Los Angeles.
Au total, près de 90 femmes dont Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow et Rosanna Arquette ont accusé Harvey Weinstein de harcèlement, d'agressions sexuelles, ou de viols. Mais le délai de prescription a été dépassé dans nombre de ces affaires, dont certaines remontent à 1977.
L'ex-producteur est également inculpé au Royaume-Uni pour des agressions sexuelles qui remonteraient à 1996.
Parmi les cinq accusatrices - qui déposeront toutes à Los Angeles sous le pseudonyme de «Jane Doe»- figure Jennifer Siebel Newsom, épouse du gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom.
L'ancien producteur a toujours assuré que toutes ses accusatrices étaient consentantes, tandis que son avocat plaide qu'il n'existe aucune preuve médico-légale ou de témoin crédible pour étayer les accusations.
Le nouveau procès de Weinstein coïncide également avec la première du film «She Said», présenté la semaine dernière au New York Film Festival et qui retrace l'enquête de deux journalistes du New York Times sur le tout-puissant producteur.
Avant sa chute, son influence sur Hollywood était immense. Au fil des années, les films produits par sa société de production, comme «Inglourious Basterds» de Quentin Tarantino, ont reçu plus de 300 nominations aux Oscars et 81 statuettes. (ats/jch)
Tout était prémédité. Anne Hidalgo, qui regrette l'absence d'un «débat politique serein et apaisé» sur les réseaux sociaux, annonçait lundi son départ de X. Régulièrement attaquée sur le réseau d'Elon Musk, la maire de Paris fustige une plateforme où règne désormais «polémiques, rumeurs et manipulations grossières» et où «seul compte le nombre de likes».