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"L'abolition de la viande", c'est quoi?
Conférence-débat avec Yves Bonnardel, coordinateur au niveau mondial des Semaines mondiales d'actions pour l'abolition de la viande (SMAV), et membre de l'association PEA - Pour l'Egalité Animale
La thèse défendue est qu'il faut dès maintenant œuvrer explicitement à l'interdiction légale de la production et de la consommation de chair animale. C'est à la fois une mesure nécessaire et une mesure qu'il est possible d'obtenir sans attendre une révolution des mentalités ou de l'organisation de nos sociétés.
«On ne doit pas maltraiter ou tuer des animaux sans nécessité»:
partout dans le monde, ce précepte fait partie de la morale commune. Partout dans le monde, la consommation alimentaire de produits animaux est la cause principale pour laquelle des humains maltraitent et tuent desanimaux, sans nécessité. Le précepte précité n'est pas dénué d'impact: des personnes refusent de consommer des produits d'origine animale, d'autres réduisent leur consommation de viande, d'autres encore choisissent des produits issus d'élevages offrant quelques garanties sur le traitement des animaux; des pays adoptent quelques lois protégeant les animaux d'élevage. Mais cela ne suffit pas à inverser la tendance: le nombre d'animaux élevés et pêchés dans le monde croît inexorablement, tandis que l'élevage industriel se généralise. Il est illusoire d'attendre que les dispositions adoptées en faveur du bien-être animal finissent par assurer des conditions de vie et de mort décentes aux milliards d'animaux mangés chaque année : les éleveurs peuvent difficilement se résoudre à faire passer le bien-être des bêtes avant la rentabilité de leur exploitation, et on ne dispose ni des espaces ni de la main d'œuvre requis pour traiter tant d'animaux avec soin.
En outre, au-delà du précepte minimaliste «On ne doit pas maltraiter ou tuer des animaux sans nécessité», de plus en plus de personnes de par le monde, dont de nombreux philosophes spécialistes d'éthique, pensent que nous devrions accorder des droits fondamentaux aux animaux, parce qu'ils sont sentients. Les droits à ne pas être enfermés, à ne pas être torturés, à ne pas être tués. Ce qui implique là aussi que, d'un point de vue moral, nous devons abolir l'exploitation animale.
C'est pour ces raisons que, depuis 2009, dans le monde entier, des milliers d'actions ont déjà eu lieu pour revendiquer l'abolition de la viande et que chaque année depuis quatre ans, ont lieu sur les trois continents des marches pour la fermeture des abattoirs.
Détails
Espace Sécheron, av. Blanc 7, 1202 Genève
1er étage, salle 106
Entrée gratuite