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Les changements climatiques ont pour conséquence un dénominateur commun: l'augmentation du nombre de déplacés dans le monde. On estime qu'en moyenne, chaque année, quelque 21,8 millions de personnes doivent quitter leur cadre de vie à la suite d'une catastrophe naturelle extrême.
Les principales causes de déplacement sont, dans l'ordre d'importance, les inondations, les tempêtes et la sécheresse.
Parmi les 10 pays où l'on compte le plus de déplacés en 2017, la Chine arrive en tête, suivie par les Etats-Unis et Cuba.
Ce sont surtout les inondations qui ont poussé des populations à l'exil. C'est le cas de la Chine, du Bangladesh, du Népal, des Philippines et du Pérou. Aux Etats-Unis, à Cuba et à Madagascar, des populations sont déplacées surtout par des tempêtes. Près de 15% des Cubains ont ainsi dû migrer durant les neuf premiers mois de l'année 2017. La sécheresse a quant à elle poussé près de deux millions de Somaliens et d'Ethiopiens vers des contrées moins arides.
Disparitions sous les eaux
Le nombre d'événements météorologiques extrêmes est en augmentation de 46% dans le monde depuis 2000.
Le sujet le plus sensible est sans doute la montée du niveau des océans. Le phénomène s'accélère et des mégapoles côtières, comme San Francisco (Etats-Unis), Mumbai (Inde), Hô-Chi-Minh (Vietnam) ou Abidjan (Côte d'Ivoire), sont directement menacées. Certaines pourraient même disparaître de la carte.
Selon la revue scientifique The Lancet, d'ici la fin du siècle, plus d'un milliard de personnes pourraient migrer en raison du changement climatique.
La montée du niveau des océans menace plusieurs villes du monde. [LYNN BO BO - keystone]
Le statut de réfugié climatique
La question du statut des réfugiés climatiques devient donc cruciale. Il n'existe pas dans le droit international actuel. L'une des raisons avancées par Volker Turk, Haut-Commissaire assistant chargé de la protection au HCR, est que "la vaste majorité des personnes affectées par les changements climatiques sont déplacées à l'intérieur de leur pays".
Pourrait-on craindre une réaction de peur et une fermeture des frontières si l'on créait le statut de réfugié climatique?
"Il y a toujours cette peur et ce manque de compréhension envers les réalités actuelles. Mais il faut garder en tête que la majorité des gens qui sont affectés par les changements climatiques ne viennent pas en Europe"
>> L'interview de Volker Turk: