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Théologie – Hérésie, hérétique
Hérésie, hérétique
Terme péjoratif pour désigner celui qui ne pense pas comme nous.
Quand l’empereur Constantin a souhaité unifier l’église chrétienne, il a convoqué une grande réunion, le Concile de Nicée (en 325), où les délégués de chaque région auraient à prendre une décision à la majorité sur des débats théologiques de l’époque. Ces décisions étaient appelées à devenir obligatoires pour tous et toutes. C’est le début de la constitution d’un dogme.
Le beau mot d’hérésie (de « choisir » en grec) désignait un courant de pensée. Une « hérésie » deviendra alors quelque chose d’interdit. Quelqu’un qui choisit autre chose que ce qu’on lui dit de penser est considéré comme un traître. L’hérétique est d’abord écarté (anathème), puis pourchassé. Cela marque la fin de la totale liberté de sensibilités et de recherche théologique dans le christianisme. Une grande diversité existait déjà entre les apôtres de Jésus, puis dans l’église primitive comme on le voit dans le Nouveau Testament (divergences entre Pierre et Paul, entre Jacques et Pierre, entre Pierre et Apollos, entre les chrétiens suivant la Loi juive et ceux qui ne la suivent pas…).
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