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Cette technique sert à traiter des souvenirs éprouvants d'événements traumatiques en reproduisant le mécanisme naturel du cerveau d'intégration et de digestion des événements (phase ayant naturellement lieu pendant le sommeil paradoxal). Cela se fait à l'aide d'une stimulation bilatérales qui s'effectue généralement par un mouvement rapide des doigts du thérapeute devant les yeux du client ou par légers tapotements sur les genoux.
La stimulation bilatérale restructure l'information traumatique dans le cortex et non plus dans le cerveau limbique, lié aux émotions. En effet, c'est parce que le souvenir n'a pas pu être traité par le cortex et qu'il a surinvesti le cerveau émotionnel que les symptômes et blocages apparaissent et persistent. Le recodage induit par la stimulation bilatérale permet de diminuer la charge émotionnelle associée au souvenir.
En général, ce processus est naturel et spontané, c'est pourquoi certains traumatismes laissent peu de traces. Lorsque le traumatisme est trop violent, ou que l'individu est dans une période de vulnérabilité, ce processus naturel échoue et laisse place à des symptômes. C'est ici que cette méthode s'avère efficace.
De façon générale, l'intégration neuro-émotionnelle permet d'engendrer des sentiments positifs, de faciliter la prise de conscience et de modifier les croyances et les comportements. Cette technique est également utilisée afin de renforcer les ressources internes de la personne, lui permettant ainsi d'adopter les changements désirés.
L'intégration neuro-émotionnelle permet ainsi d'accompagner tout événement traumatique. Les motifs les plus courants de consultation sont:
La ou les premières séances visent à récolter des informations sur la personne, ses symptômes et son histoire, portant plus spécifiquement sur les vécus traumatiques. Cela se fait grâce à une exploration profonde de la problématique.
Le thérapeute demande ensuite à son client de penser au souvenir traumatique et d'évaluer sur une échelle son impact émotionnel. Cette évaluation servira de repère pour évaluer l'efficacité de la thérapie au fur et à mesure des séances. Après cela, le thérapeute demande à la personne de se représenter l'événement à la source du problème et de rester en contact avec lui. La représentation peut être visuelle, émotionnelle, cognitive ou physique.
Le souvenir est ainsi activé selon un protocole standardisé pour être ensuite retraité au moyen de stimulations bilatérales. Il peut s'agir de mouvements devant les yeux, de sons de chaque côté de la tête ou de tapotements sur les deux genoux. Entre chaque stimulation, le thérapeute dialogue avec le client sur les perceptions, les émotions et les sensations liées à cet événement, ceci afin d'accompagner son client et d'assurer la sécurité du processus.
La séance se clôture par l'ancrage d'une nouvelle cognition ou ressource positive.
La durée du traitement est variable selon l’intensité et la répétition des situations traumatiques à traiter et peut varier de quelques séances à un suivi sur plusieurs mois. Le suivi se termine lorsque les souvenirs traumatiques n’activent plus de réponses douloureuses ou angoissantes.
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