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Cathy Clerbaux soutient qu'une combinaison de facteurs naturels et humains vont faire grimper le mercure ces prochains mois. Une analyse qu'elle détaille dans un article publié sur.
"L'accumulation des gaz à effet de serre conduit déjà à une augmentation de 1,2 degré en moyenne sur toute la Terre par rapport à la période préindustrielle. Ces gaz continuent à s'accumuler", relève-t-elle dans un premier temps.
Autre facteur, en partie humain: la baisse de la pollution aux particules – par exemple due aux combustibles fossiles - dans certaines parties du globe. "Le rayonnement solaire est un peu filtré par ces particules. Il y a donc moins de filtrage du rayonnement solaire. [Avec une diminution des particules,] il y a moins de pollution, mais cela contribue à augmenter le réchauffement", précise la spécialiste de l'atmosphère.
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Soleil, océans et volcans
S'ajoutent trois phénomènes naturels. Le cycle du soleil, d'abord. Celui-ci "fluctue tous les 11 ans: les taches solaires apparaissent et disparaissent. On arrive à un pic d'activité solaire", note la scientifique.
"Le second, c'est le phénomène El Niño", poursuit-elle. "Ce grand courant marin se développe dans le Pacifique et réchauffe une partie des mers. Et le réchauffement des mers réchauffe, par conduction, les terres", indique Cathy Clerbaux.
D'habitude, les volcans sont des phénomènes naturels qui nous protègent des radiations solaires
Le troisième phénomène, inattendu, est lié à l'activité volcanique: "Le volcan sous-marin Hunga Tonga [dans le Pacifique Sud, ndlr] est entré en éruption l'an passé. D'habitude, les volcans sont des phénomènes naturels qui nous protègent des radiations solaires et qui, donc, refroidissent un peu la température. Ce volcan-là a éjecté de l'eau très haut dans l'atmosphère. Cette eau est toujours là et se répartit partout autour de la Terre. C'est aussi un phénomène qui va dans le même sens, même si c'est très mineur par rapport aux gaz à effet de serre, par exemple. Mais cela joue un rôle pour amplifier l'effet", développe la physicienne.
Une image satellite montre l'éruption du volcan Hunga Tonga le 15 janvier 2022. [Agence météorologique du Japon via AP - Keystone]
Attention aux événements imprévisibles
Cathy Clerbaux avertit toutefois que les scientifiques "n'ont pas de boule de cristal". Selon elle, "on ne peut pas prévoir exactement ce qu'il va se passer", car les prévisions sont basées sur les observations d'aujourd'hui.
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El Niño pourrait, par exemple, arrêter de se développer. Ou une éruption volcanique intense à proximité de l'équateur pourrait envoyer des particules solaires qui filtreraient les rayons du soleil. Des événements fortuits qui fausseraient les prévisions.
Propos recueillis par Renaud Malik
Texte web: Antoine Michel