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Les candidats au passeport suisse ne doivent pas être victimes de décisions arbitraires et discriminatoires. Au nom du gouvernement, Eveline Widmer-Schlumpf a invité jeudi le peuple à rejeter l'initiative dite «pour des naturalisations démocratiques», qui sera votée le 1er juin.
Cette initiative émane de l'UDC (droite nationaliste), le propre parti de la ministre de Justice et Police. Elle vise à donner aux seules communes le pouvoir de décider quel organe a la compétence d'octroyer le droit de cité. De plus, elle prévoit des décisions de naturalisation sans possibilité de recours.
Inacceptable pour le gouvernement: une demande ne doit pas pouvoir être refusée uniquement en raison du pays de provenance du candidat ou de son appartenance à un certain groupe de population. En outre, les refus doivent être motivés et pouvoir faire l'objet d'un recours.
Ce qui est déterminant, ce n'est pas de savoir quel organe procède aux naturalisations, mais le degré d'intégration du candidat, a dit Eveline Widmer-Schlumpf .
Directeur de l'Office fédéral des migrations, Edouard Gnesa a assuré qu'il n'y a pas de naturalisation en masse en Suisse, contrairement à ce qu'affirme l'UDC. En proportion du nombre d'étrangers vivant sur son territoire, la Confédération naturalise de manière très restrictive en comparaison internationale.