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Hier
Citée pour la première fois en 1136 (Wandeleincurt), la localité est mentionnée en 1139 parmi les chapitres de Saint-Ursanne. Sous le régime des princes-évêques de Bâle, Vendlincourt dépendait de la grande mairie de Coeuve et fit partie de la paroisse de Damphreux jusqu’en 1619, date de son rattachement à celle de Bonfol, nouvellement créée.
Toponymie de formation germano-romane, de l’époque mérovingienne (VIIème – VIIIème siècle) désignant la ferme, le domaine (Curtis) de Wendelin, nom propre germanique (Jaccard):
Wandeleicurt en 1136
Wandelencurt en 1139
Wandelencurtl en 1230
Wandelencourt en 1284
Wendelsdorf en 1266
Vendlincourt a donné son nom à une famille noble, qui a joué un rôle important dans l’Evêché de Bâle du XIIe au XVIIe siècle. La première mention de cette famille remonte à 1136, date à laquelle Théoldus de Vendlincourt signe l’acte de confirmation des biens de l’abbaye de Lucelle. La trace de ces nobles se perd dès 1626. Leur château devient alors la propriété du prince-évêque. En 1667, Jean-Conrad de Roggenbach fait construire une bergerie, le » Château Bleu « , seul vestige de ce riche passé.
Les noms de famille de Vendlincourt sont : Amweg, Barthe, Boinay, Boulanger, Christe, Corbat, Doyon, Etique, Falbriard, Frossard, Gaibrois, Gigandet, Hennin, Mamie, Oriez et Payat. Paroisse depuis 1804, Vendlincourt fut occupé militairement pendant trois jours en 1832 pour avoir bravé l’Etat de Berne en conflit avec le clergé catholique qui refusait de prêter serment à la constitution libérale. L’agriculture et le bétail constituèrent longtemps les activités économiques principales des habitants, complétées par l’exploitation d’une carrière et le commerce du sable et du bois, de même que par la fromagerie et la saboterie.
Vers le milieu du XIXe siècle, l’horlogerie apparaît et occupe alors une bonne partie de la population.
L’horlogerie fut par la suite supplantée au profit d’autres activités industrielles.
Aujourd’hui et demain
Les automobilistes qui passent sur la route cantonale ne font qu’effleurer Vendlincourt et n’en emportent nécessairement qu’une image imparfaite. Mais s’ils prennent la peine de suivre le chemin forestier qui court au flanc de la colline du Bois-Juré, ils découvrent ce village sous un angle inhabituel. Au centre, les arbres des vergers et les vieux toits se succèdent harmonieusement, dominés par le clocher de l’église. C’est là que se sont groupées autour de la source de la Vendline, les premières demeures.
Notre petit village, pourvu en eau courante et en électricité en 1900 déjà, abrite la Station de filtrage de l’eau du SEV (Syndicat des Eaux de la Vendline) qui regroupe six communes. Ces installations, inaugurées en 1973, ont sans cesse été renouvelées et modernisées pour garantir toujours une eau de première qualité.
Le tiers de la surface du territoire communal est recouvert de vastes forêts (320 ha). Elles constituaient, dans un passé proche, une importante source de revenu. Les forêts ont également permis l’implantation d’une scierie moderne de grande envergure faisant partie de la Holding A. & C. Corbat.
A côté de cette entreprise, l’usine de coupes Louis Bélet SA est elle aussi le fleuron industriel de notre localité. Notre village compte encore onze exploitations agricoles, une dizaine d’artisans dans le domaine de la construction et trois restaurants renommés.
Les citoyennes et citoyens de Vendlincourt ont consenti d’importants investissements ces dernières années pour dynamiser notre localité ainsi que sa vie associative. Une halle polyvalente a été inaugurée en 2000. Un nouveau lotissement pour la construction d’habitations individuelles et groupées est mis à disposition, ainsi que des appartements locatifs entièrement rénovés.
Vendlincourt, riche de son passé, conscient de son présent, regarde vers un avenir prometteur !!!