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L’étude sur le cancer présentée a été conçue par la Radiation and Nuclear Safety Authority (Stuk) en collaboration avec le Bureau finlandais du cancer, l’Université de Tampere et l’Institut national pour la santé et le bien-être.
Dans l’étude de cohorte, les doses de radiations de l’accident de Tchernobyl ont été estimées avec des mesures allant de 1986 à 1987 en prenant en compte le lieu de résidence et le type de bâtiment. La cohorte a été divisée en quatre groupes. Le groupe avec la dose de radiations la plus faible a accumulé moins de 0,1 mSv pendant la première année qui a suivi l’accident, et ceux avec la dose de radiations la plus élevée ont accumulé plus de 0,5 mSv. Le taux de cancer a été calculé sur la base des données sur le cancer de l’ensemble des 3,8 millions de Finlandais qui n’ont pas déménagé au moins pendant la première année ayant suivi l’accident de réacteur. Les données concernant les leucémies et les cancers de la thyroïde des années 1988 à 1992 ont été comparées, et pour les autres formes de cancers celles des années 1988 à 1997. Cette différence a une bonne raison d’être; en effet, la durée minimale de latence pour les néoplasmes malins induits par les radiations est d’au moins cinq ans pour le cancer de la thyroïde et la leucémie, et dix ans pour les autres formes de cancers.
C’est chez les petits enfants que les risques sanitaires liés à l’irradiation sont les plus élevés. L’étude n’a toutefois révélé de différence dans la répartition du taux de cancers pour aucune tranche d’âge. Les résultats de l’étude n’ont montré de corrélation avec la dose de radiations que pour le cancer du gros intestin, et ce uniquement dans le groupe des femmes ayant reçu le plus de radiations, mais pas chez les hommes. Ce résultat ne correspond pas à ceux d’études précédentes et peut être le fruit du hasard, indique la Stuk dans son communiqué de presse. Pour tous les autres formes de cancers étudiées (leucémie, cancers de la vessie, du sein, de l’estomac, de la thyroïde et de l’œsophage), aucune augmentation n’a été constatée avec l’augmentation de l’exposition aux radiations, ce aussi bien chez les femmes que chez les hommes. Selon la Stuk, cela recoupe les calculs théoriques, les doses de radiations résultant de l’accident de Tchernobyl ayant été relativement faibles.
Source
D.S./T.M. d’après un communiqué de presse de Stuk du 29 novembre 2013