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"Il y un besoin de rattrapage énorme", a-t-il encore commenté."
Après deux ans de pandémie, les gens veulent voyager, et ce malgré la guerre en Ukraine." Même par rapport à l'année prépandémique de 2019, l'activité tourne très bien.
La guerre en Ukraine a entraîné une hausse des prix des carburants, ce qui se répercute sur les prix des vols. En revanche, l'absence des touristes russes dégage des capacités d'accueil dans les pays où ils ont leurs habitudes, notamment Chypre, la Turquie et l'Egypte. Les touristes suisses pourront en profiter cet été.
En revanche, la situation est plus tendue sur des destinations traditionnelles comme Majorque, où les capacités sont à leurs limites. Les prix des locations de voitures ou de camping-cars ont pris l'ascenseur, et cela non seulement en Europe mais aussi aux Etats-Unis. Selon l'Office fédéral de la statistique, les prix des voyages à forfait ont crû de 6,8% en mai sur un mois et de 25% sur un an.
Les prix des transports publics à l'étranger ont augmenté de 15% par rapport à l'an dernier, tandis qu'à la pompe l'essence a pris 25% et le diesel 30%. Si le phénomène semble décourager certains consommateurs en Grande-Bretagne ou en Allemagne, cela n'est pas le cas en Suisse, estime M. Wittwer.
Au niveau des tendances, le tourisme balnéaire en Méditerranée rencontre un succès grandissant, en particulier auprès des familles. Le voyage individuel classique se redresse plus lentement, de même que les croisières. Pour ce dernier type de tourisme, il faudra attendre 2023 ou 2024 pour un retour au niveau prépandémique, pronostique le président.
Au final, la branche du voyage devrait réaliser cette année l'équivalent de 90% de son chiffre d'affaires de 2019. L'année 2023 devrait consacrer le retour au niveau prépandémique, avec cependant des incertitudes, à savoir la guerre en Ukraine et le coronavirus.