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« Rendez à César ce qui est à César et à Dieu, ce qui est à Dieu ». Cette célèbre maxime prononcée par Jésus a été interprétée de multiples manières tout au long des siècles. Certains pensent aujourd'hui que l'Eglise n'a pas à intervenir dans les choses publiques. La lettre pastorale des Evêques suisses pour le 1er août de cette année prétend le contraire. Les chrétiens et leurs autorités ont le devoir de dénoncer des lois qui mettent en péril les droits des pauvres, des sans défense, des démunis, des handicapés. Elle doit inciter à promulguer des espaces de respect pour tous.
On peut aussi envisager les choses de façon inverse où certains prétendent que le pouvoir civil ne doit pas interférer dans les affaires internes de l'Eglise. On a vu les difficultés pour les autorités ecclésiastiques d'admettre que certains comportements des membres du clergé puissent avoir des répercussions au plan pénal.
Maintenant que cela est acquis, il s'agit aussi de se tourner vers les grandes organisations sportives pour qu'elles acceptent que certaines affaires qui naissent en leur sein puissent être traitées en dehors de leur sphère privée et qu'elles se soumettent également au verdict du pouvoir judiciaire. Cela est loin d'être acquis. L'opinion publique, via les médias, est plus indulgente envers ces grandes sociétés qu'envers l'Eglise à qui on ne pardonne rien.
Une injustice de plus à corriger !