Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07161.jsonl.gz/1316

« ZurückWeiter »
Réellement vous avez un peu d'humeur. Quand le Cardinal de Retz nous dit froidement : Un jour j'avois besoin d'un homme ; à la vérité je ne voulois qu'un fantôme ; j'aurois desiré qu'il fût petit - fils d'Henri le Grand ; qu'il eût de longs cheveux blonds ; qu'il fût beau, bien fait, bien séditieux; qu'il eût
:
Enfin lorsque vous verrez le malheureux Tuteur, abusé par toutes les précautions qu'il prend pour ne le point être, à la fin forcé de signer au contrat du Comte & d'approuver ce qu'il n'a pu prévenir ; vous laisserez au Critique à décider si ce Tuteur étoit un imbécille, de ne pas deviner une intrigue dont on lui cachoit tout ; lorsque lui Critique, à qui l'on ne cachoit rien, ne l'a pas devinée plus que le Tuteur.
En effet s'il l'eût bien conçue, auroit-il manqué de louer tous les beaux endroits de l'Ouvrage ?
Qu'il n'ait point remarqué la manière dont le premier Acte annonce & déploie avec gaieté tous les caractères de la Pièce, On peut lui pardonner.
Qu'il n'ait pas apperçu quelque peu de comédie dans la grande Scène du second Acte, où, malgré la défiance & la fureur du Jaloux, la Pupille parvient à lui donner le change sur une lettre remise en sa présence, & à lui faire demander pardon à genoux du soupçon qu'il a montré.Je le conçois encore aisément.
Qu'il n'ait pas dit un seul mot de la scène de
Mais comment n'a-t-il pas admiré ce que tous les honnêtes gens n'ont pu voir sans répandre des larmes de tendresse & de plaisir ? je veux dire, la piété filiale de ce bon Figaro, qui ne sauroit oublier sa mere !
Tu connois donc ce Tuteur ? lui dit le Comte au premier Acte. Comme ma mere, répond Figaro. Un avare auroit dit : Comme mes poches. Un Petit-Maître eût répondu : Comme moi-même. Un ambitieux t