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Le Dr Helen Wambach (décédée en 1986) était une psychologue clinicienne et professeur de psychologie diplômée de l’Université de Chicago et de l’Université de l’État de Louisiane. Elle a fait d’importantes recherches sur la réincarnation par l’intermédiaire de l’hypnose régressive dans les années 1970-1980. L’étude dont il est question ici rassemblait 1088 fiches rédigées par les sujets peu après leur éveil d’hypnose régressive. Elle s’est demandé si les témoignages recueillis étaient cohérents en ce qui concerne la répartition des sexes et l’augmentation de la population mondiale.
Une répartition conforme des sexes
« J’estimais qu’il me fallait au moins un fait biologique susceptible d’étayer mes découvertes. Je savais que, dans le passé, la population était, en général, composée du même nombre d’hommes et de femmes. Il s’agit d’un fait biologique, commun à tous les mammifères, y compris l’être humain. Il me restait à compter le nombre des régressions dans chacun des deux sexes. Dans l’hypothèse d’une affabulation des sujets, je devrais arriver à un plus grand nombre de vies masculines : tous les sondages pratiqués en ce sens démontrent que le citoyen moyen, si on lui en donnait le choix, préférerait être un homme…
Les vies passées de mes sujets se répartissent avec constance en 50,3% de vies masculines et 49,7% de vies féminines [dans le premier groupe]… J’ai retrouvé le même partage [dans le deuxième groupe] avec, cette fois 59,9% de vies masculines et 49,1% de vies féminines. Ce chiffre représente à mes yeux, l’élément objectif le plus solide pour affirmer que les gens que l’on hypnotise pour les faire régresser dans le temps ont réellement accès au passé. »
Plus de vies aux périodes récentes
« Un des arguments les plus courants objecte à la théorie de la réincarnation que la population du globe a doublé, une première fois entre 25 et 1500 ap. J.-C., puis de nouveau jusqu’en 1800, et, depuis, a quadruplé. Si nous nous réincarnons, disent les critiques, la population de la Terre aurait dû être bien plus importante dans l’Antiquité qu’elle ne le fut. Il faut donc rendre compte, si l’on veut défendre la réincarnation, des différences de densité de la population dans le passé.
C’est pour tenter de trouver des éléments de réponse à cette question embarrassante que j’ai choisi de commencer les régressions à une époque aussi éloignée que 2000 av. J.-C. et de choisir dix moments dans l’histoire. Je m’étais dites que, si les gens pouvaient réellement avoir des images des siècles passés, ils pourraient tout aussi bien faire l’expérience d’une autre vie à une seule époque par voyage. En dressant la courbe des époques qu’ils choisissaient, je pourrais me faire une idée de la population de notre planète de 2000 av. J.-C. à aujourd’hui….
Était-ce par simple coïncidence que mes données répétaient le modèle de population établi par les historiens ? Peut-être mes sujets rapportaient-ils plus de vies aux époques les plus récentes parce qu’ils disposaient de plus d’éléments connus pour construire leurs récits. Il n’y avait, dans cette hypothèse, rien d’étonnant à ce qu’ils soient plus nombreux à choisir 1850 pour se livrer à cet exercice que 500 av. J.-C. C’est une éventualité que l’on ne peut simplement écarter. Une autre explication serait que, plus la vie est récente, plus la mémoire en a conservé de traces. Mes données réfutent toutefois d’elles-mêmes ces arguments. Les gens qui ont régressé en 500 av. J.-C. ont connu une expérience aussi « vivante » que ceux qui se sont arrêté en 1850. Il n’y a aucune différence de niveau ou de qualité dans les émotions retrouvées. »
Constat : « 1100 régressions dans le passé produisent moins d’existence dans le passé que dans les temps modernes. »
Tiré de l’ouvrage: Helen Wambach, Revivre le passé, Sous hypnose, mille cas de retour dans les vies antérieures, Robert Laffont, 1976, pp 153-170