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Les socialistes cherchent à dialoguer avec le PDC pour exclure l'UDC du Conseil fédéral. Une démarche qui dérange les démocrates-chrétiens. Leur président, Adalbert Durrer, se dit irrité.
Dans une interview à la «Berner Zeitung», Franco Cavalli souhaite un nouveau gouvernement de concordance pour renforcer les liens nationaux. Selon lui, l'UDC de Christoph Blocher n'y a pas sa place, car elle engendrerait toujours plus de tension entre le centre - à savoir Zurich - et la périphérie, ainsi qu'entre la Suisse alémanique et latine.
Le Parti socialiste cherche des alliés auprès des autres partis pour exclure l'UDC du Conseil fédéral. «Nous avons des contacts au plus haut niveau et il pourrait y avoir une rencontre au début de la semaine prochaine», précise Franco Cavalli.
Mais le président du PDC, Adalbert Durrer affirme ne rien savoir. Bien qu'il estime se trouver au plus haut niveau de son parti, il n'a reçu aucune invitation. Il ajoute qu'il a eu vent des idées des socialistes à travers la presse.
L'exclusion de l'UDC du Conseil fédéral n'est pas l'une des priorités du PDC, selon son président. Il ne rejette toutefois pas l'idée d'une rencontre avec les dirigeants socialistes. De tels réunions sont monnaie courante avant chaque élection au Conseil fédéral. Des contacts sont aussi prévus avec le parti radical, précise le porte-parole du PDC Paul Felber.
Exclure l'UDC: une mauvaise idée selon les radicaux. Si l'UDC est exclue du Conseil fédéral, malgré des candidatures valables, le parti risque de se rapprocher de sa droite populiste, déclare le président du PRD Franz Steinegger dans le «Tages-Anzeiger» de samedi.
Le choix d'un des quatre candidats en lice - Rita Fuhrer, Samuel Schmid, Roland Eberle et Christoffel Brändli - serait «valable et satisfaisant». Selon Franz Steinegger, ils ne représentent aucune provocation.
swissinfo avec les agences