Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07182.jsonl.gz/391

Cette rafale a été le déclencheur de la dramatisation. Elle a permis de faire dire aux météorologues qu’Irma est l’ouragan le plus intense jamais vu dans l’Atlantique et sur les Petites Antilles. Du moins dans son petit coin d’océan.
Cette rafale a été le déclencheur de la dramatisation. Elle a permis de faire dire aux météorologues qu’Irma est l’ouragan le plus intense jamais vu dans l’Atlantique et sur les Petites Antilles. Du moins dans son petit coin d’océan.
Je hais les maths. D’accord, le mot est un peu fort. C’est pour dire à quel point cette branche m’a scié la tête. Je hais les équations, de la première à la dernière. Sorti des quatre opérations de base, il n’y a plus personne.
On y croit à chaque fois. Quelques degrés de plus, du soleil, les odeurs de la terre qui se réchauffe, les oiseaux, et les jupes des filles qui raccourcissent: ce sont normalement les signes du printemps. Et à chaque fois c’est la baffe: re-pluie, re-froid.
Est-ce la bonne? Il semble que le vent tourne. Avril prend un air d’avril.
Samedi 22 décembre, 12 heures 45
Le groupe de la grotte a sombré dans un sentiment de défaite. Rien ne s’est encore passé. La possibilité de la fin du monde est maintenant nulle, ou presque. Michal s'est endormi malgré la douleur. Termite a réduit en partie la fracture. Sa position est moins inconfortable. Il a accepté un calmant puissant. Hélène dort près de lui.
Il reste quelques briquettes et des bougies. La grotte est froide. Certains marchent en long et en large pour se réchauffer et passer le temps. D'autres méditent sous d'épaisses couvertures. D'autres encore grignotent des biscuits secs trempés dans le filet 'eau qui sourd d'une faille de rocher, à l'opposé de leur camp. Toutes ces ombres forment un étrange ballet dans la faible clarté des bougies. Le plus étrange est le silence. Ils pourraient parler, parler de cette fin qu'ils attendent et redoutent en même temps. Parler de leur vie, partager les derniers rêves, les beautés de leurs mémoires. Parler de leurs blessures. La parole parfois rapproche et rassure. Ici rien ne se passe.
Début d’une courte nouvelle de Noël que je publie par tranches dès aujourd’hui.
Un inconnu se commet dans le voyage des sens, et l’emballage d’une plaque de chocolat devient un livre d’aventure.
Le décor? La mer aux reflets d’or, au long des plages créoles, et le vent acide des plaines de Bretagne.
Le temps des tilleuls bat son plein.
Le vent baille et jubile.
«Buvez, buvez, crient les abeilles bariolées, buvez ce nectar parfait!»
Elle approche de ce grand continent aux côtes déchirées, l’Europe, et de ces îles porteuses de rêves et de légendes. Elle sera bientôt sur les landes et les montagnes de l’Eire, pays aux musiques envoûtantes. Elle apporte avec elle son univers de brume.
C’est beau le vent. Sur la mer, dans les arbres, le long des prairies d’été. Dans la tête parfois. En politique aussi c’est beau. Et rentable. Jean-Luc Mélenchon en est la preuve: vendre du vent rapporte des voix.
Certains bulletins météo donnent habituellement deux chiffres de température en hiver: la température de l’air réelle attendue et la température ressentie. La seconde est toujours plus basse que la première. Mais de quoi s’agit-il et comment est-elle déterminée?
Ce peut être fermé. Bouché de tous côtés. Pas d’issue, rien qui sauve. On ne peut que rester là, comme une pierre, à regarder les mouettes folles emportées par la bise et des squelettes noirs lancer leurs bras vers un ciel couleur de fer gris. La terre ne bouge pas. Elle sait. Elle connaît le pire. Elle se souvient.
On était prévenus. Et on n’est pas déçus. Les bourrasques ont préparé la tempête Joachim dès cette nuit, et ce matin on a eu droit aux longues montées en puissances couronnée de décharges rageuses.
Tout va changer. Ou presque. C’est dans l’air. Et ce n’est pas une image: c’est vraiment dans l’air. Tout va changer, c’est inéluctable. C’est un beau mot, inéluctable. Beau et terrible à la fois puis qu’il signifie que cela ne sert à rien de vouloir autre chose, mais aussi que nous sommes impuissants à modifier certains événements.
Etrange, étrange novembre. Si sec. Pas d’eau. Pas une goutte. Novembre, mois des pluies et des tempêtes d’automne, qui de déguise en un septembre tardif. Où sont les langueurs de fin d’après-midi et les longues brumes? Où sont les soirs venteux laissant des tapis de feuilles brunes aux jardins et aux chemins?
Novembre. Le jour se serre. La nuit s'étend. Etrangeté de l’inclinaison de la Terre. Une vague de lumière qui monte vers l'été puis se replie sur l'hiver.
La rentrée du soir se fait aux réverbères.
Les jours de pluie des serpents brillants glissent sur les ombres barbares des trottoirs. La lumière est incline, de couleur pâle, rose ou ambre selon les luminaires.
Terre! Terre! semblent crier les amants disparus.
La houle australe attendue jusqu’à demain jeudi sur les côtes sud et ouest de l’île de La Réunion pourrait atteindre, voire dépasser en intensité, l’épisode extrême du 13 mai 2007: une vague de 11,3 mètres avait déferlé sur le littoral, causant des morts et d’importants dégâts dans les ports exposés.
Sur une terrasse de restaurant, dans le soleil revenu et le vent déshabillé, quelqu’un aujourd’hui m’en a parlé. Je n’y pensais pas, je n’y pensais plus. Le temps parfois écorne la folie.
Qu’elles sont belles, ces robes légères qui habillent les rues dans la chaleur pesante des canicules.
Qu’elles sont belles, les femmes qui portent ces robes légères!
Météo capricieuse, nuages inattendus, vents contraires: Solar Impulse n’a pas pu relier Bruxelles à Paris hier. Parti en fin d’après-midi, tentant de profiter d’une fenêtre météo, il a rebroussé chemin presque à mi-parcours. L’avion solaire n’a pas été en mesure de charger suffisamment ses batteries faute de soleil. Une partie du vol devait être effectué de nuit et le risque de panne était trop grand.
Dur dur de trouver du wifi dans les petites villes de cette départementale. Pas de borne publique, pas de McDo (qui offre le wifi à ses client).
Les politiciens savent bien retourner leur veste. Le président tunisien Ben Ali en est une démonstration vivante. D’un discours à l’autre il a changé de ton, de propos et d’intention. Fort bien. Mon collègue blogueur Gorgui Ndoye cite un billet de Jeune Afrique, billet plutôt enthousiaste après le discours d'hier de Ben Ali. Je suis moins enthousiaste, ou plus prudent. Le discours d’hier ne sera-t-il que du vent et des cacahuètes?
A 14 ans je voulais devenir météorologue. J’aimais observer le ciel et tenter de prévoir le temps du lendemain. Quand une perturbation pluvieuse passait j’essayais d’en évaluer le centre, quand le gris profond et homogène des nuages se mêlait à une pluie dense et régulière.
Quelle fougue! Quel tempérament! Ça, on ne la soumet pas Carmen: grandes envolées, sautes d’humeur décoiffantes, rafales d’émotions, elle nous sert son grand jeu. Elle ne risque pas la dépression.
Un joli coup de vent a secoué les stores et les arbres cette nuit. D’après les infos que j’ai pu trouver, les rafales avoisinaient les 70 km/h.