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Le rapport de l’exercice 2021 comporte ainsi une importante monographie consacrée à Dimitri Jakob Müller, plus connu sous son nom de scène, Dimitri. Né le 18 septembre 1935 à Ascona et mort le 19 juillet 2016 à Borgnone, dans les Centovalli, Dimitri fut un artiste de cirque, un mime et un acteur de théâtre de grand renom.
Sa rencontre, à l’âge de sept ans, avec le clown Jean Andreff au Cirque Knie le frappa comme une évidence : il comprit alors que sa vocation était de devenir artiste de cirque et fera tout pour atteindre ce but.
Une fois sa scolarité achevée, Dimitri effectua un apprentissage de potier tout en suivant des cours de théâtre, de musique, de danse et d’acrobatie. Rapidement, il se produisit dans des spectacles pour étudiants et mit au point ses premiers numéros de clown et de pantomime.
En 1954, il partit s’installer en France, à Aix-en-Provence ; l’année suivante, il monta à Paris et étudia la pantomime, l’acrobatie et l’équilibrisme sur corde. Il fut, entre autres, élève du célèbre Marcel Marceau, dont il rejoignit la troupe. Dans la capitale française, il eut aussi l’occasion de se produire dans le prestigieux cirque Medrano.
En 1959, dans sa ville natale d’Ascona, il donna sa première représentation en tant que soliste, qui lui valut succès et reconnaissance. Le jeune garçon qui était devenu un homme se fit engager – le hasard n’existe pas – par le Cirque Knie, celui-là même qui avait suscité sa vocation. À partir de ce moment s’enchaînèrent d’innombrables tournées en Europe, aux États-Unis, en Chine, au Japon et en Australie.
Dimitri déborda d’idées et d’initiatives, dont certaines ne peuvent être passées sous silence. En 1971, il fonda, avec son épouse Gunda, un théâtre à Verscio (dans le Tessin) et, quatre ans plus tard, la Scuola Teatro Dimitri avec Richard Weber ; en 1978, il créa la Compagnia Teatro Dimitri, puis la Fondation Dimitri en 1981.