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« Je fais du cinéma d’animation mais j’aime travailler sur l’immobilité. Quand le mouvement apparaît, il en devient d’autant plus important et plus fort. L’immobilité souligne chacun des mouvements qui la suit, elle donne plus de sens au moindre d’entre eux. »
Ahmad Saleh est écrivain et réalisateur. « Je suis né en Arabie Saoudite mais je suis palestinien, j’ai un passeport jordanien et je vis en Allemagne. Alors j’ai beaucoup de peine à dire d’où je viens exactement ».
Sa première œuvre consistait en un recueil de nouvelles intitulé Zowwada, qui a reçu en 2004 le Prix des Jeunes Écrivains de la fondation A. M. Qattan en Palestine.
Son premier court-métrage House, réalisé lors de son master en médias numériques à l’Université des Arts de Brême, a eu beaucoup de succès depuis sa sortie en 2012. Le film a remporté de nombreux prix en Europe, aux États-Unis, en Iran et en Jordanie (présenté à PFC’E en 2014).
« Dans House, je voulais parler d’une maison et d’une famille, n’importe où. Mais quand les gens connaissent mes origines, ils ramènent tout à la politique et y voient une métaphore de la Palestine. Si je disais que j’ai voulu parler de paysans thaïlandais, on ne me croirait pas. »
Ahmad Saleh a récemment terminé un autre master, en cinéma, au cours duquel il a écrit et réalisé deux autres courts-métrages. Ayny, son projet de fin d’études, a remporté l’Oscar d’or aux Student Academy Awards en 2016 pour le meilleur court-métrage d’animation.