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Démocratie populaire, c’était naguère l’appellation consacrée, subversive mais abusive qui désignait les pays soi-disant gouvernés par le peuple, en fait par une minorité sous l'étroit contrôle de polices au service d'une élite qui se proclamait progressiste et communiste. C’est encore le régime en vigueur en Chine, au Vietnam, à Cuba, au Venezuela et dans toutes les dictatures.
Ce n’est pas le régime en vigueur dans l’Union européenne, mais, à entendre Guy Mettan jeudi dernier au Salon du livre, l’UE est gouvernée par une élite qui se fiche du peuple et l’a tenu écarté du pouvoir dès le début de sa création dans les années 50. L’autre maux qui mine l’Europe est la tutelle américaine qui empêche l’Europe de s’unir de Londres à Moscou.
La solution du publiciste: adopter les institutions politiques qui ont fait le succès de la Suisse, créer la République fédérale Europe. Le député genevois, désormais sans domicile politique fixe,n'imagine pas une Europe des régions, utopie de rougemontesque oubliée.
Mettan martèle: le salut de l’Europe passe par la création d’une véritable assemblée parlementaire exerçant effectivement le pouvoir législatif. Lequel est aujourd’hui détenu par la Commissions). Et celui de faire et de défaire l’exécutif (aujourd’hui désigné par les gouvernements des États membres).
Comme en Suisse.
Et comme en Suisse, que les Etats membres conservent le maximum de pouvoirs et liberté de se gouverner comme bon leur semble.
Point besoin donc de fabriquer une culture européenne commune ou de distribuer à tous les élèves du continent un même livre d’histoire, comme le réclame écrivaine strasbourgeois Guez dans une tribune publiée le jour de Pâques dans L‘Obs et reprise par la Suddeutsche Zeitung, la culture est l’affaire des pays, des vallées, des commune, pas de Bruxelles.
Ce qui fera l’Europe, c’est la volonté des peuples de se gouverner eux-mêmes.
Toujours la même antienne qu'on ne peut guère contestée, mais qui oublie un peu vite la logique de la politique. A moins d'être captée par un homme providentiel qui rapidement devient un dictateur, l'expression des peuples ne peut guère se passer des porte-voix que sont les élus. Lesquels sont fort dépourvus sans de solides partis (Macron en sait quelque chose). Bref l'amalgame des convictions diverses des gens autour des partis et de leurs programmes et finalement du compris qu'ils parviennent dans le meilleur des cas à échafauder ressemblent fort aux systèmes qui gouvernent les nations de l'Europe.
Quelle démocratie supplémentaire offre donc le fameux RIC? Juste le droit de s'exprimer. Et le devoir pour la minorité d'accepter le diktat de la majorité. En ce sens, le fédéralisme suisse assure une certaine diversité de la mise en oeuvre des lois fédérales. Souvenons-nous de l'obligation de boucler la ceinture de sécurité, il a bien fallu une génération pour que la loi fédérale s'applique à Genève.