Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07100.jsonl.gz/1210

Les 10 raisons pour qu’une médiation échoue
Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles une médiation peut échouer, même si toutes les parties sont bien représentés et généralement enclin à participer de bonne foi. Voici quelques-unes des raisons d’échec les plus communes, car une telle liste peut être utile pour se préparer à une médiation.
1. Absence d’accès aux personnes décisionnaires
Un dialogue de médiation efficace nécessite (ou avoir facilement accès à) généralement que chaque partie soit décisionnaire. Si des personnes ayant autorité ne sont pas présents, ils doivent être facilement accessibles tout au long de la médiation.
2. Médiation prématurée
Les parties seront prudentes de compromettre leurs positions sans avoir une compréhension claire des revendications contre elles et ayant des chances raisonnables mener une enquête sur les preuves à l’appui. La découverte minimale nécessaire à l’efficacité la médiation variera selon la complexité de revendications et la mesure dans laquelle les parties comprennent chaque autre quand le conflit commence.
3. Absence de consensus sur les questions clés
La médiation peut facilement échouer si les parties ont des différences de compréhension sur les problèmes clés à résoudre. Un médiateur expérimenté devra tenter de vérifier à l’avance si les parties semblent d’avoir une compréhension similaire des problèmes à être médiatisé.
4. Limitations du médiateur
Dans la limite du temps disponible pour la médiation, le médiateur doit être capable de comprendre juridiquement, techniquement et humainement les problèmes. Une personne qui a démontré des compétences en tant qu’arbitre méthodique et impartial n’est pas nécessairement qualifié comme médiateur. Si les médiateurs ont des restrictions sur leur temps disponible, ces restrictions devraient être communiquées aux parties au premier stade de la médiation.
5. Séances communes contre-productives
Lors des réunions on peut utiliser parfois utile des illustrations portant sur des sujets de conflit techniques et complexes (par exemple, dans les cas de construction ou conception). Par contre, les présentations contradictoires peuvent évoquer un fort sentiment négatif et perturber la poursuite d’un compromis mutuel acceptable.
6. Réticence à justifier des positions
. Des médiateurs devraient encourager les parties à présenter leurs positions factuelles pour chacune des situations conflictuelles (par exemple, dans conditions d’attribution des pourcentages de risque aux revendications spécifiques) dans le but de trouver un compromis.
7. Hostilité ou méfiance.
Le succès de la médiation tient le plus du fait lorsque le médiateur convainc les parties à aborder les problèmes de manière rationnelle. Les différends sont beaucoup plus difficiles à régler si une partie croit que les autres parties sont sournoises ou indigne de confiance. Bien que de telles croyances soient parfois justifiées, elles sont aussi souvent un produit de désinformation ou réaction excessive. Il est souvent utile pour les médiateurs aider à expliquer comment la position de la partie adverse semble être de bonne foi et compréhensible à la lumière de preuves disponibles.
8. Trop de parties et trop peu de temps.
Quand un litige implique plusieurs parties ou de nombreux problèmes spécifiques, trois séances peuvent être insuffisantes pour négocier un règlement entre eux. Une alternative est de commencer par essayer de médier initialement entre deux ou trois parties clés. Une autre alternative évidente consiste à ajouter plus de sessions pour la médiation.
9. Manque d’accès aux informations clés.
Pour certaines médiations on doit s’attendre à recevoir de la documentation à l’appui de leurs principaux arguments. Si un tel apport n’a pas été inclus dans les entretiens préalables, il est utile que les parties puissent apporter leurs données avec eux lors des médiations. C’est aussi utile si le lieu de médiation offre des facilités au moins limitées pour faire des copies rapides des documents dont l’adresse est la clé points soulevés au cours de la procédure.
10. Influences d’autres parties/conseillers.
Là beaucoup d’énergie est gaspillée dans certaines tactiques par lesquelles les parties font délibérément des offres déraisonnables afin de pousser une partie adverse à faire la première offre de compromis. Il n’y a pas de formule magique pour mener une médiation vers un règlement « optimal », mais on peut gagner beaucoup en faisant des offres sérieuses et réfléchies.