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L’urologie générale prend en charge les affections urologiques les plus fréquentes. Les principaux motifs de consultation sont:
La présence de sang dans l’urine est appelée hématurie. Une hématurie peut provenir de plusieurs localisations (reins, uretères, vessie, prostate, urètre). Le pouvoir de coloration du sang est très fort, ainsi les pertes de sang sont souvent minimes, mais l’effet est impressionnant.
Lorsque l’hématurie est accompagnée de douleurs, une infection urinaire, un traumatisme, la lithiase ou la prostatite représentent les causes les plus fréquentes. En l’absence de douleurs, les maladies rénales, le cancer, la prise de médicament empêchant la coagulation du sang, l’hyperplasie (augmentation) de la prostate ou la sténose (rétrécissement) de l’urètre sont des diagnostics communs.
En cas de présence de sang dans l’urine, l’urologue effectuera une analyse de l’urine, une imagerie de l'appareil urinaire afin de visualiser les reins et les uretères et, si nécessaire, explorera l’urètre et la vessie à l’aide d’une mini-caméra introduite par l’orifice naturel. Cette procédure est appelée une cystoscopie.
Lorsque le sang est abondant, le premier geste consiste à mettre en place une sonde spéciale dans la vessie afin de permettre un rinçage continu de cette dernière pour éviter la formation de caillots.
Le traitement dépend de la source de saignement et peut comprendre des antibiotiques ou autres médicaments, une sonde vésicale, une opération chirurgicale ou une radiothérapie.
La présence isolée de sang dans le sperme est appelée hématospermie. Habituellement bénigne, ses causes sont la plupart du temps des affections de la prostate ou des infections. On la rencontre souvent après des biopsies de prostate et peut durer plusieurs mois.
Le prostatisme englobe une série de symptômes liés à un problème de remplissage de la vessie (difficultés à retenir les urines, envie fréquente d'uriner en petites quantités, douleurs lorsque la vessie est pleine) et/ou à un problème de vidange (jet urinaire affaibli, expulsion d’urine à plusieurs reprises avec jet interrompu, douleurs à l’expulsion d’urine, sensation de vidange incomplète de la vessie). En conséquence, de nombreuses personnes sont obligées de se lever la nuit pour uriner (nycturie).
Lorsque ces symptômes deviennent gênants, il est conseillé d’en parler d'abord avec son médecin traitant, puis de consulter un urologue. Ce dernier mènera des investigations pour en trouver l'origine. Ceux-ci peuvent être liés à la prostate, l'urètre, la vessie ou encore au fonctionnement des muscles du plancher pelvien (région qui constitue le périmé) ou au système nerveux de la région du pelvis ou du sacrum. Souvent, ces symptômes sont en lien avec une augmentation du volume de la prostate, aussi appelée "hyperplasie bénigne de la prostate (HBP)". Dès l'âge de 50 ans, de nombreux hommes sont touchés par des troubles urinaires à la suite d'une HBP.
Le traitement médicamenteux ou chirurgical dépend du type de pathologie diagnostiquée.
Dans le cas d'une HBP, il existe trois types de médicaments pour en réduire les symptômes. Il est parfois nécessaire d'essayer plusieurs traitements. En cas d'échec ou de complications, une intervention chirurgicale est envisagée. Les techniques de référence comprennent la résection de la prostate ou l'adénomectomie (intervention qui consiste à retirer la partie centrale de la prostate). Le laser ou la TUNA (technique de rayonnement pour augmenter la chaleur dans la glande prostatique) peuvent aussi être utilisés pour réduire le volume de la prostate.
La cystite est une inflammation de la vessie, aux causes multiples. La plus fréquente est d'origine infectieuse, la bactérie E.coli étant seule responsable de plus de 80% des cas. Les cystites touchent, pour des raisons anatomiques, surtout les femmes.
Les principaux symptômes de la cystite sont un besoin anormalement fréquent d'uriner, une sensation de brûlure en urinant, éventuellement associés à une couleur trouble de l'urine. Dans certains cas, une cystite peut provoquer de la fièvre et des douleurs continues dans le bas du ventre.
Une analyse d’urine permet d’identifier la bactérie en cause et d'initier une thérapie antibiotique. Des cystites récurrentes nécessitent de suivre des règles d’hygiène intime strictes et d'effectuer des investigations complémentaires pour prévenir de nouvelles récidives.
En présence de certains facteurs ou faute de traitement adéquat, une cystite infectieuse peut dégénérer en pyélonéphrite ou pyélourétérite. Dans ce cas, les hautes voies urinaires sont infectées. Les symptômes sont typiquement des douleurs au flanc ou lombaires, la fièvre et la présence ou non de brûlures mictionnelles, et une fréquence mictionnelle accrue avec des urines infectées. Le traitement est antibiotique, associé ou non à un drainage des urines. En cas de fièvre et si le drainage des urines est nécessaire, une hospitalisation est indiquée.
La prostatite est une inflammation de la prostate causée dans la très grande majorité des cas par une infection, généralement contractée lors de rapports sexuels. Elle est caractérisée par des brûlures en urinant, des difficultés à expulser les urines et, dans les cas aigus, de fièvre. Une thérapie antibiotique prolongée est indiquée. La prostatite peut être chronique et durer plusieurs mois.
Après avoir administré un traitement anti-inflammatoire ou antibiotique, l'urologue cherchera les causes afin de prévenir les récidives.
L’urétrite est une inflammation aiguë ou chronique de l’urètre, plus ou moins douloureuse. Typiquement, elle cause un écoulement de produit jaunâtre ou transparent par la verge, en dehors des mictions. Elle s'accompagne de brûlures urinaires et de douleurs à la verge lors de l’expulsion d’urine. Un virus ou une bactérie sont le plus souvent à l’origine de cette affection. Le traitement se fait généralement par antibiotique.
L’épididymite est l'infection d’un épididyme, structure anatomique proche du testicule. C’est une cause fréquente de douleur scrotale (des bourses), accompagnée habituellement de rougeur, chaleur, d’une augmentation de la taille de la testicule, avec parfois de la fièvre. Si l’infection atteint également la testicule, on parle de "orchi-épididymite". Le traitement de cette affection est le repos, l’élévation du testicule, l’application de glace et l’administration d’antibiotiques. D'autres causes de douleur scrotale sont l’augmentation de la taille des bourses liée à la présence d’une tumeur maligne (tumeurs testiculaires) ou à la présence de liquide autour de la testicule (hydrocèle, spermatocèle) et la dilatation des veines testiculaires (varicocèle).
Un traumatisme est une blessure ou un dommage à un organe ou à un tissu vivant, causé par un facteur extérieur (accident de la voie publique, de sport, coup de feu ou de couteau, etc.). La traumatologie urologique concerne toute blessure du rein, de l’uretère, de la vessie, de l’urètre ou encore de la verge, du testicule ou de la prostate. Les traumatismes urologiques sont rares. Le rein, cependant, est l’organe le plus souvent atteint.
Les cas les plus fréquents sont: