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Mais "disparu" n'est pas "mort", et , sans corps, sans sépulture, comment admettre que celui qui est leur raison de vivre a réellement été tué ? Comment ne pas se persuader qu'il s'est simplement perdu en route, caché quelque part, qu'il traîne un peu peut-être, mais qu'il va sûrement revenir... Comment ne pas l'attendre, au risque d'y passer sa vie ?
Isabelle Condoux – « Il était disparu » - août 2004
Or, à ce jour, il n'existe aucun moyen technique permettant de localiser un corps. Le chien reste dès lors l'ultime espoir pour une famille de pouvoir faire le deuil d'un disparu. C'est pour cette raison, entre autres, que les chiens d'investigations criminelles ont fait leur apparition au sein des corps de police en Suisse.
Le chien d'investigations criminelles est spécialisé dans la recherche de cadavres (et de restes humains) ainsi que dans la détection de traces de sang humain.
Il est engagé sur les missions suivantes :
La formation de base (recherche de cadavres et de traces de sang) dure approximativement 2 ans. Ensuite, si le chien possède les aptitudes nécessaires, il peut être formé pour la recherche de cadavres immergés (lacs ou rivières). Pour cette ultime étape, il est indispensable que le canidé soit calme, posé et que le tandem maître - chien soit en harmonie totale. En effet, étant donné que le chien n'est pas libre de ses mouvements durant les recherches puisqu'il se trouve sur un bateau, son maître doit être capable de déceler les réactions de son compagnon afin de l'amener sur l'objectif.