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Importante place financière mondiale, Genève jouit d’une tradition bancaire vieille de cinq cents ans.
La situation privilégiée de Genève – au carrefour de l’Europe – permet très tôt déjà la naissance et le développement de foires. Les premières sont attestées dès 1187. Au XIVe siècle, la ville en compte quatre annuelles, qui voient défiler de nombreux marchands et négociants, venus du monde méditerranéen et du nord de l’Europe. Ces foires atteignent leur apogée dans la première moitié du XVe siècle.
Genève se dessine alors comme un important centre bancaire: les négociants y développent des activités nouvelles, comme le change, le crédit ou la remise d’ordres de paiement. En 1387, le prêt avec intérêt, alors sévèrement condamné par l’Eglise, est autorisé par l’évêque Adhémar Fabri. Il facilitera le commerce et favorisera l’essor de Genève en tant que grand centre bancaire.
Le rayonnement international
Après la disparition progressive des foires au XVIe siècle, Genève apparaît, au tournant du XVIIe siècle, comme l’un des plus grands centres européens d’accumulation de richesse. La ville jouit d’importants réseaux commerciaux internationaux et finance de nombreuses entreprises à travers le monde, comme la Compagnie hollandaises des Indes et la Banque Royale d'Angleterre.
Au XVIIIe siècle, Genève, cité-Etat de petite taille, se spécialise dans des activités exploitant des matières premières peu volumineuses: c’est le début de l’horlogerie – importée par des Français – et de l’orfèvrerie. Les bénéfices de ces activités sont investis dans les banques et font de Genève à cette époque l’une des premières places financières du continent.
Développement et spécialisation
En 1798, Genève est annexée à la «Grande Nation», sous l’action des Jacobins locaux. Ses banques et ses industries en pâtissent et la ville subit alors une grave dépression économique.
Cependant, dès la restauration de la République en 1814, puis l'adhésion à la Confédération en 1815, Genève connaît une renaissance de ses activités bancaires et de son industrie horlogère. En 1857 est fondée la bourse de Genève, un quart de siècle avant celles de Bâle et de Zurich. Les banques de Genève apparaissent alors comme un moteur du développement industriel de la Suisse et de l’Europe.
Au début du XXe siècle, Genève voit se créer de nombreuses banques. Les banques genevoises se spécialisent alors dans la gestion de fortune pure, activité qui se développera considérablement dès 1945 et la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Sixième place financière mondiale
Aujourd’hui, Genève est classée au sixième rang des principales places financières dans le monde et au deuxième rang en Suisse. Elle occupe même la première place en matière de gestion de fortune privée. Genève gère plus de la moitié des capitaux étrangers placés dans le pays et 27% de la fortune off-shore (fortune placée à l’étranger) privée dans le monde.
Genève joue également un rôle de première importance dans le négoce et le financement du commerce mondial. Plus de 500 sociétés de trading sont basées ou représentées à Genève.
Garantie de stabilité et de qualité de vie
Près de 140 établissements bancaires, dont 60 étrangers, sont basés à Genève. En outre, le secteur financier compose près d’un quart du produit intérieur brut (PIB) cantonal. Par ailleurs, plus de 34'000 personnes travaillent pour le secteur financier genevois. Le secteur bancaire contribue ainsi grandement à la qualité de vie et à la stabilité économique de la ville.
Article modifié le 13.05.2019 à 14:20