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Aux trois pays baltes, à la Pologne, s’ajoutent aujourd’hui les cinq états nordiques, dans un front commun contre le retour des athlètes russes et biélorusses dans les compétitions internationales. Un retour qualifié de stratégique pour la communauté sportive internationale, dans la mesure où l’année 2023 sera, pour la plupart des fédérations, synonyme d’épreuves qualificatives pour Paris 2024. Le dialogue avec le CIO se tend, à quelques jours d’une réunion virtuelle des ministres européens des sports, à l’issue de laquelle une résolution commune pourrait tomber.
Le ton rappelle les mélodies qui ont accompagné la célébration de précédents Jeux. En 1976, le rendez-vous de Montréal (CAN) se déroule sans 22 pays africains, en raison de la présence de la Nouvelle-Zélande, à qui on reproche d’avoir autorisé ses rugbymen à participer à une tournée en Afrique du Sud.
Sur fond d’invasion de l’Afghanistan par les troupes soviétiques, ce sont 66 pays qui renoncent aux Jeux de Moscou 1980. Réponse du berger à la bergère, quatre ans plus tard, le bloc soviétique boude les JO de Los Angeles. Dix-huit pays restent à la maison.
Seoul 1988 marque un retour à la quasi normalité. Cependant, sept pays boycottent ces JO, dans un élan de « solidarité » avec le voisin de Corée du Nord.
A Barcelone, en 1992, c’est le retour de l’Afrique du Sud et la première apparition de pays issus du démantèlement de l’Union soviétique, après la chute du Mur de Berlin. En Catalogne, une seule Allemagne se présente aux Jeux. Le CIO réussit le pari de réunir, pour la première fois depuis des lustres, la totalité de ses comités nationaux olympiques, soit 169 nations.
Pendant quelques années, le ciel s’éclaircit au-dessus de l’Olympe, jusqu’au début de l’année 2022, lorsqu’un certain nombre de pays et non des moindres, décident de boycotter « diplomatiquement » les Jeux d’hiver de Pékin, en condamnant les persécutions dont sont victimes les Ouïghours au Xinjiang.
Pour Paris 2024, le bras de fer est engagé.