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Une thèse communément admise voudrait que le développement économique spectaculaire de la Chine et l’expansion d’une classe moyenne qu’il entraîne favorisent tôt ou tard une libéralisation de son régime politique et une évolution plus ou moins douce vers la démocratie. Or, cette thèse semble fragile en regard du fonctionnement réel du système politique chinois et de ses rapports avec la société.
De nombreuses raisons rendent beaucoup plus probable le maintien d’un régime autoritaire et modernisateur dirigé sans partage par le Parti communiste, la principale étant le large consensus des élites autour de ce projet.
Cette probable évolution n’est pas sans poser un défi à Hongkong dont une grande partie de la société réclame plus d’autonomie politique et de démocratie.
La Chine peut-elle soumettre Hongkong? Ou au contraire, Hongkong peut-elle influencer l’avenir politique de la Chine ?
Jean-Pierre Cabestan est directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique en détachement. Il est depuis 2007 professeur au Département de science politique de l’Université baptiste de Hongkong qu’il a dirigé de 2007 à 2018.
Il est aussi chercheur associé à Asia Centre, Paris ainsi qu’au Centre d’étude français sur la Chine contemporaine de Hong Kong. Ses principaux thèmes de recherche incluent les réformes politiques, institutionnelles et juridiques en Chine populaire, la politique étrangère et de sécurité chinoise, les relations Chine-Taiwan, le système politique taiwanais et les relations Chine - Afrique.
Cette conférence est organisée en partenariat avec la Section romande de la Société Suisse-Chine, la Chambre de commerce Suisse-Chine et le Département d'études est-asiatiques de l’Université de Genève.