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Dans le nord-est de la Syrie, la reprise de l'offensive militaire turque a ramené la violence dans le pays. Encore une fois, c'est la population civile qui souffre le plus. La catastrophe humanitaire s'aggrave dans ce pays déchiré par la guerre.
Des besoins humanitaires immenses
Le long de la frontière avec la Turquie, 450 000 personnes vivent dans une zone de cinq kilomètres de profondeur. Parmi elles se trouvent plus de 90 000 personnes déplacées à l'intérieur de la Syrie. Elles ont déjà fui leurs maisons et se sont réfugiées dans le nord-est du pays. Aujourd'hui, elles sont à nouveau menacées par la violence et la faim. Les prix des denrées alimentaires augmentent rapidement. Les familles achètent désespérément des denrées et fournitures. Les infrastructures telles que les routes et les lignes électriques ainsi que l'accès aux hôpitaux, aux silos à grains et aux stations d'eau ont déjà été touchés. Les écoles restent fermées.
Selon les Nations Unies, au moins 1,6 million de personnes dans le nord-est de la Syrie ont besoin d'aide humanitaire. Les organismes d'aide internationale craignent qu'une partie de la population ne soit privée d'un soutien vital. Le 10 octobre, l’ONU a donc lancé un appel aux parties au conflit pour qu'elles respectent pleinement le droit international humanitaire et assurent aux organisations humanitaires un accès sûr et permanent aux personnes dans le besoin.