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L'Unesco a exhorté samedi l'Australie à prendre des mesures urgentes pour protéger la Grande barrière de corail du boom de l'exploitation minière et du gaz. Elle a aussi menacé de l'ajouter à la liste des sites "en danger" du patrimoine de l'humanité.
L'Australie a lancé un plan d'investissement sans précédent dans l'exploitation des ressources énergétiques pour répondre à la demande croissante de l'Asie, avec un projet de conduite de 450 milliards de dollars australiens (422 milliards de francs).
La plus grande barrière de corail du monde n'est pas encore suffisamment touchée pour être déclarée en danger, mais l'Unesco estime que le nombre et l'importance des projets, y compris ceux concernant le gaz naturel liquéfié (LGN), de tourisme et l'exploitation minière représentent une réelle menace.
Huit mois pour changer
La baisse de la qualité de l'eau et le changement du climat sont des enjeux majeurs, mais il est "essentiel de freiner le développement économique qui menace la résistance de la barrière de corail", a déclaré l'Unesco.
Le comité a menacé de classer le site "en danger" si certains des plus grands projets n'étaient pas abandonnés, accordant huit mois à l'Australie pour adopter une charte de développement plus soutenable.
Dispositions prévues
Le ministre australien de l'environnement Tony Burke a reconnu que la barrière de corail était exposée "aux risques du changement climatique et à l'impact du développement côtier" et que Canberra en était "tout à fait conscient".
"Malgré la complexité de ces questions, nous sommes déterminés à y faire face en prenant une série de dispositions sur la côte et l'environnement marin", a ajouté M. Burke.
Campbell Newman, le Premier ministre de l'Etat du Queensland, qui est localement responsable de la barrière, a rappelé lui que sa région vivait de l'exploitation du charbon et qu'il n'était pas question de mettre en danger l'avenir économique du Queensland, mais qu'il protégerait l'environnement.
ATS