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Avec son 4e rang au championnat du monde des constructeurs, l'écurie suisse Sauber-Petronas a réalisé une saison 2001 inespérée. Et révélé un certain Raikkonen.Ce contenu a été publié le 20 décembre 2001 - 11:14
Le premier Grand Prix de la saison a été d'emblée prometteur. En montant sur la troisième marche du podium en Australie, l'Allemand Nick Heidfeld (24 ans) a posé les jalons d'une année qui allait bel et bien sourire à Peter Sauber et à son staff.
Un pari payant
Ce bon résultat d'ensemble récompense plusieurs années de labeur et surtout un sacré culot: celui d'avoir osé miser sur un illustre inconnu, le Finlandais Kimi Raikkonen (22 ans), un pilote qui a même eu besoin d'une dérogation pour obtenir une licence super-provisoire pour monter dans son bolide. Et qui allait marquer un point dès ses débuts.
Le pari allait s'avérer payant. Nick Heidfeld (24 ans) terminera encore au 4e rang au Brésil, mais l'attention se focalisera progressivement sur Raikkonen, qui ne doute de rien et qui s'offrira, lui aussi, le luxe d'un 4e rang en Autriche. Le paddock parle bien rapidement d'un «nouveau Hakkinen», tout aussi talentueux.
Dopé par les résultats de ses deux pilotes, récoltant les fruits du travail du directeur technique Willy Rampf ainsi que de la qualité du moteur Ferrai (baptisé Petronas), l'écurie de Hinwil ne se verra finalement dépassée au classement final que par les intouchables Ferrari, McLaren et Williams. Mais finira devant Jordan, BAR, Benetton et tous les autres. «Ce fut certainement ma meilleure année en Formule 1», se réjouit le patron Peter Sauber qui se voit désormais confronté à une mission délicate: celle de la confirmation!
Sauber mise encore sur la jeunesse
Pour 2002, l'équipe helvétique a dû se résoudre à laisser filer son joyau Raikkonen chez McLaren. Mais aux côtés de Nick Heidfeld, Felipe Massa essaiera de prendre le relais. A 20 ans, ce jeune Brésilien a frappé dans le mille lors des essais libres qu'il a disputés sur la C20 de Sauber. Obtenant dans la foulée un contrat pour le paradis. «A mon âge, la plupart de mes concurrents évoluent encore en Formule 3000, mais je vais saisir l'opportunité qui m'est offerte pour tenter de faire aussi bien en F1», relevait Felipe Massa, au moment de son engagement.
Les défis ne manqueront pas pour Sauber. D'abord au niveau financier, puisque l'un de ses principaux bailleurs de fonds (les boissons énergétiques Red Bull) lui a tourné le dos. A la fin décembre, Peter Sauber n'avait pas encore trouvé de remplaçant équivalent pour l'épauler, aux côtés du groupe pétrolier malaisien Petronas et du Credit Suisse.
Au niveau sportif, l'écurie devra tenir la distance face au nouveau venu, Toyota, face à BAR, qui vient de changer de direction générale et face à Jordan, qui n'a pas digéré sa saison mi-figue mi-raison. Conserver ce 4e rang au championnat du monde des constructeurs serait déjà un bel exploit en soi.
Jonathan Hirsch
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