Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06898.jsonl.gz/68

23/02/2009
BERTHE MORISOT, une rareté féminine dans le Monde de l'Art
Berthe Marie-Pauline MORISOT naquit à Bourges le 14 janvier 1841, dans une famille aisée puisque son père exerçait les fonctions de Préfet de la Haute-Vienne. Seule femme du groupe des Impressionnistes, elle exprima dès l’enfance son attirance pour le crayon, en prenant des cours chez un peintre modeste qui s’appelait CHOCARNE. Un peu plus tard, un autre artiste, GUICHARD, plus talentueux que son précédent professeur, après lui avoir enseigné quelques rudiments du métier, la poussa vers le Louvre où, en compagnie de sa sœur, elle copia les grands maîtres du passé. Son rêve de devenir l’élève de COROT se concrétisa à sa majorité. Et de 1862 à 1868, elle travailla avec lui à Ville-d’Avray, et reçut son influence, particulièrement dans ses premiers paysages.
Avec sa sœur, elle rencontra ensuite FANTIN-LATOUR, puis MANET de qui elle épousa le frère, Eugène. En 1865, elle exposa deux toiles au Salon, « Etude » et « Nature morte ». La critique remarqua alors sa personnalité de femme-artiste. En 1867, son art reproduisit Paris, et l’entraîna de nouveau au Salon où elle exposa une « Vue de Paris prise des hauteurs du Trocadéro ». Le public la découvrit enfin.
Elle posa alors pour MANET qui réalisa le « Balcon ». En 1874, elle participa à la première exposition des Impressionnistes chez NADAR. Sa peinture délaissa alors les portraits intimistes pour s’orienter vers des créations en plein air, telles les « Roses trémières » ou les « Paysages de Bougival ». Elle parvint à concilier facilement sa vie de famille et son activité d’artiste-peintre, en organisant fréquemment chez elle des réunions qui recevaient RENOIR, DEGAS, MONET et le poète Stéphane Mallarmé.
En 1881, elle visita l’Italie pour transcrire dans ses toiles des tons orangés qui la rattachèrent un peu plus à l’Impressionnisme. Puis, de 1885 à 1895, elle tomba amoureuse de la région niçoise pour peindre alors beaucoup de tableaux divers. La division des couleurs par petites taches lui parut moins importante que certaines colorations claires dans les jeux de lumière. Elle exprima une spiritualité tendant vers une unité plus marquée dans la construction. Elle se transporta également en Touraine pour poursuivre son cheminement vers une luminosité plastique des couleurs. Pendant l’été 1894, elle peignit des marines et des aquarelles à Pontrieux. La disparition de son mari entraîna une tristesse secrète qu’elle exprima par une touche moins coloriste.
Elle mourut le 2 mars 1895 à Paris, à l’âge de cinquante quatre ans, en laissant derrière elle un œuvre important, et le souvenir d’une femme-artiste aimable et raffinée, cultivée et authentique. On se souvient même de l’influence qu’elle eut sur MANET lorsque celui-ci se mit à peindre d’après nature, en éclaircissant une palette restée longtemps sombre.
Nouveau, si vous souhaitez obtenir diverses informations concernant un artiste-plasticien, les expositions mondiales, ou le marché de l'art, cliquez en haut de page à droite sur ARTPRICE. Gratuitement vous aurez déjà accès à un grand nombre d'informations...
Pour découvrir plus d'informations concernant l'Historique de l'Art (de la préhistoire à nos jours), toutes les techniques utilisées (supports, matériels, produits, fabricants et marques, etc...), les réalités du Marché de l'Art International, visitez mon site : www.lartpourtous.net
Ce site dispose d'un certificat de sécurité SSL.
Alain VERMONT