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Antonis Samaras, le nouveau premier ministre grec et son gouvernement de coalition droite-gauche, a obtenu sans entrave dimanche soir le vote de confiance du parlement. Lors des débats, il s'est engagé à poursuivre les réformes et accélérer les privatisations.
"179 députés ont voté en faveur de la politique générale du gouvernement, 121 ont voté non, donc la déclaration de la politique générale du gouvernement a obtenu le vote de confiance du parlement", a indiqué le président de l'Assemblée, Evangélos Méimarakis.
Ce vote est intervenu seulement quelques heures avant la réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles, où la Grèce est encore au menu. "Il faut se maintenir dans la zone euro, selon le verdict du peuple grec", a indiqué le premier ministre grec en clôturant les débats au parlement sur sa politique générale.
Lors des discussions au parlement, M. Samaras s'est engagé à poursuivre les réformes et accélérer les privatisations décrites dans le deuxième plan d'aide au pays, dicté par les créanciers UE et FMI. Ces mesures ont été votées en février mais ont pris du retard dans leur application après trois mois de campagne électorale.
Renflouer l'Etat
Il a misé surtout sur la relance du vaste programme des privatisations pour renflouer les caisse vides de l'Etat. Il a également promis d'apaiser la rigueur, imposée par les créanciers UE et FMI, mais qui a plongé le pays dans une grave récession.
Le gouvernement grec compte maintenant demander aux créanciers un délai supplémentaire pour "que l'ajustement budgétaire n'intervienne pas dans les deux ans prévus", mais au-delà de l'échéance de la fin 2014 convenue dans le plan UE-FMI.
Le principal rival de M. Samaras, Alexis Tsipras, chef du parti de la gauche radicale Syriza, a pour sa part accusé le gouvernement "de brader les biens publics" et de "poursuivre la politique du plan de rigueur qui va conduire le pays à la faillite et au retour à la drachme".
ATS