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16/03/2014
Il est toujours compliqué de donner des informations lors d’un crash, étant donné que ceux-ci sont toujours issus d’un grand nombre de facteur (humains/techniques/météorologiques). Malheureusement, très vite le besoin de «de savoir » amène son lots de croyances et autres phantasmes. Je vous propos ici de faire le point avec les rares éléments disponibles.
Actualisation :
Alors qu'elle se concentrait en mer de Chine orientale, sur la route du vol MH370, la zone de recherches a été étendue à l'océan indien, et plus précisément en mer d'Andaman. Selon des sources proches de l'enquête interrogées des données radar suggèrent que le Boeing B777 de Malaysia Airlines qui a disparu samedi 8 mars sans laisser de traces a été délibérément orienté vers les îles Andaman.
Au sud de la Birmanie :
Situées dans l'océan indien, ces îles, au nombre de 204, sont plus précisément situées entre le golfe du Bengale et la mer d'Andaman, à environ au sud de la Birmanie. Ce qui va dans le sens des propos de l'armée malaisienne d'il y a deux jours, quand elle indiquait avoir enregistré à 2h15 un avion (sans certifier qu'il s'agissait du MH370), à 200 miles (320 km environ) au nord-ouest de l'île de Penang, dans le détroit de Malacca, à des centaines de kilomètres de l'endroit où il se trouvait lorsqu'il a disparu des écrans radars civils.
Pour rappel, le dernier signal certifié de l'appareil sur des écrans radars civils a été reçu à 1h30 (et non 2h40 comme l'a indiqué la compagnie le premier jour de la disparition de l'avion), moins d'une heure après son décollage de Kuala Lumpur, alors qu'il volait en direction du nord-est, au-dessus du golfe de Thaïlande.
L'avion non identifié qui pourrait être le Boeing B777 (reste à confirmé) en question suivait un cap défini par des "waypoints", ce qui suppose que quelqu'un ayant des compétences en matière de pilotage se trouvait aux commandes lorsqu'il a été repéré pour la dernière fois par des radars militaires au large de la côte nord-ouest de la Malaisie.
Transpondeur éteint:
En effet, l'absence de signal de la part des transpondeurs (dont le rôle est de communiquer la position et l'altitude des vols auprès des radars au sol). Ceux-ci semblent avoir été éteint une heure après le décollage, volontairement ou non, les équipements électroniques ACARS (Aircraft Communication Addressing and Reporting System) à bord de l'avion seraient restés en «standby» et auraient continué à tenter d'établir une communication avec des satellites opérés par Inmarsat. Les ACARS envoient en permanences des messages sur l’état des systèmes de l’avion, signalant par exemple, une panne ou le besoin de remplacer une pièces moteur par exemple.
Par ce biais, ils auraient envoyé à plusieurs reprises des informations concernant la localisation, la vitesse et l'altitude du Boeing, suggérant qu'il ait pu continuer son vol pendant près de 5 heures après sa dernière communication officielle. Le dernier contact par satellite était au-dessus de l'eau, à une altitude de croisière normale. La trajectoire exacte de l'appareil n'a pas été révélée, mais les efforts de recherche se sont déplacés vers une zone de l'océan indien très éloignée du périmètre où s'étaient concentrées les recherches jusqu'à maintenant.
Gros déploiement :
A la demande expresse de la Malaisie, la marine indienne a déployé deux navires de guerre, deux vaisseaux de patrouille et un Boeing P-8I à des coordonnées spécifiques dans la mer d'Andaman afin d'y effectuer des recherches. La marine américaine a, quant à elle, envoyé le destroyer USS Kidd vers le détroit de Malacca depuis le golfe de Thaïlande, où il restera stationné. Un Boeing P-8A Poseidon de patrouille maritime dérivé du Boeing B737 et mis en service en 2013, devrait de plus se joindre aux recherches en complément du P-3C Orion déjà présent sur les lieux. Plus récent et donc plus performant, il devrait être capable de couvrir de plus larges zones de recherche (plus de 2000 km) sur de plus longues périodes (jusqu'à 9 heures).
Photo : B777-200 Malaysia Airlines