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Sur 152 échantillons de couleur prélevé chez les tatoueurs par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), seul un sur cinq satisfait aux normes légales. Dans les autres, on trouve en vrac des germes microbiens, des colorants interdits ou des substances cancérigènes.
Les contrôles ont été effectués dans 16 cantons et dans la principauté du Liechtenstein. 40% des échantillons prélevés ont été interdits d'utilisation vu les risques qu'ils pouvaient générer pour la santé humaine. Dans 35 cas, le laboratoire a détecté des colorants interdits et dans 22 des agents de conservation non autorisés.
Dans 10 cas, les laborantins ont trouvé des amines aromatiques cancérigènes ou des nitrosamines. En outre, 35 de ces produits contenaient des germes. Les substances découvertes peuvent provoquer des allergies ou entraîner des infections.
De façon générale, l'irrégularité la plus fréquente concernait l'étiquetage. Dans 68% des cas, des composants manquaient ou la durée de conservation n'était pas mentionnée.
L'OFSP va discuter du résultat de cette campagne avec les responsables des associations professionnelles et les fabricants concernés et exiger une amélioration de la situation. Une nouvelle série d'analyses sera ensuite menée.
L'Office fédéral en profite pour rappeler que «les personnes qui, après mûre réflexion, décident de se faire tatouer malgré les dangers que cela peut comporter devraient consulter leur médecin avant l'intervention pour vérifier qu'elles ne risquent pas d'allergie. Elles s'assureront également que le studio de tatouage est propre et bien entretenu».
swissinfo.ch et les agences