Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07042.jsonl.gz/508

Greffe rénale d'un donneur vivant
Les premières transplantations rénales ont été réalisées à la fin des années 1950 uniquement avec les donneurs vivants. En Suisse, la tradition de transplantation rénale en provenance de donneurs vivants a débuté dès 1970. Aujourd'hui, plus de 50% des greffes rénales effectuées aux HUG le sont en provenance de donneurs vivants. En comparaison avec les reins provenant de donneurs décédés, la durée de fonctionnement du greffon rénal est prolongée.
La Loi suisse sur la transplantation définit les donneurs vivants: ceux-ci doivent avoir un lien de sang (fratrie, parents, etc.) ou un lien émotionnel (conjoints, amis proches, etc.) avec le receveur. Il arrive que donneur vivant et receveur ne soient pas compatibles pour des raisons immunologiques. Dans ce cas, une greffe croisée avec un autre couple dans la même situation leur sera alors proposée dans le cadre de la collaboration entre les six centres suisses de transplantation rénale. Les greffes ABO incompatibles, c'est-à-dire entre un donneur vivant et un receveur de groupes sanguins différents, sont acceptées en raison des très bons résultats obtenus qui sont équivalents à ceux d’une greffe ABO identique. Les modalités pratiques d’une telle transplantation et leurs conditions seront expliquées au patient et au donneur par le néphrologue responsable.
Le donneur vivant de rein doit faire l'objet d'une investigation physique et psychologique complète, en milieu hospitalier ou en ambulatoire, afin de s’assurer qu’il est en bonne santé, capable d’offrir un rein de qualité optimale et surtout que ce don ne lèsera pas sa santé future. Le donneur vivant est hospitalisé dans le service d’urologie, avec un retour à domicile en moyenne 5 jours après l’intervention. A sa sortie, le donneur ne prend aucun médicament spécifique si ce n’est des antalgiques. Un arrêt de travail lui est prescrit pour une durée minimum de 6 semaines pendant laquelle il perçoit l'assurance perte de gain. Un suivi chirurgical est assuré, puis, dès le 6ème mois, un suivi néphrologique est mis en place en attendant le début de la prise en charge par le registre suisse des donneurs vivants à une année du don. Créé en 1993, ce registre effectue un suivi régulier, à vie et gratuit, de tous les donneurs vivants de rein, afin de détecter et traiter les anomalies qui pourraient apparaître, telle qu'une hypertension artérielle ou une protéinurie.
Tous les frais liés au donneur (bilan préalable, hospitalisation et suivi postopératoire) sont pris en charge intégralement par l’assurance de base du receveur.
La consultation des donneurs vivants de rein est ouverte à toute personne désirant entreprendre des investigations dans ce sens, qu'elle soit domiciliée en Suisse ou à l’étranger.
Pour en savoir plus, visitez également le site du service de la chirurgie de la transplantation.