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"Religion", ce terme partout galvaudé depuis plusieurs siècles, vient du latin relegere : rassembler de nouveau. L'art de réunifier l'individuel à l'universel, voilà une définition du yoga, auquel La Voie suprême selon le yoga tibétain constitue une porte d'entrée idéale.Sous la forme de brefs chapitres, ce traité transmis oralement depuis la plus haute Antiquité offre la quintessence de l'enseignement bouddhique : les dix causes de regret, les dix choses à accomplir, les dix choses à éviter, etc. On y retrouve les mêmes préceptes et avertissements légués par d'autres traditions : brahmanisme, taoïsme, bouddhisme, mystique juive, chrétienne ou musulmane...Ainsi, il n'est pas excessif de considérer cet ouvrage comme une véritable introduction générale à une démarche spirituelle universelle.
La Chine et l'Europe relèvent de deux traditions politiques différentes. En retraçant leur histoire et en les comparant, Billeter en arrive à une compréhension profonde de l'une et de l'autre, précisément au moment où celles-ci entrent en conflit. Depuis un siècle en Chine, les forces du progrès se sont continûment inspirées de la tradition européenne. Or, l'ambition du pouvoir actuel est de les vaincre et d'entraver leur action partout ailleurs. Quand le pouvoir se réclame de la grandeur passée de la Chine, il lance un défi à l'Europe, défi que celle-ci se doit de relever, puisqu'elle dispose des ressources nécessaires. Encore faut-il qu'elle tire de son histoire un nouveau projet politique et philosophique. Billeter en pose les principes, ceux d'une véritable... "révolution culturelle".
Éminent sinologue, Jean François Billeter a dirigé le département de langue et littérature chinoises de l'université de Genève. Il a publié plusieurs ouvrages aux éditions Allia, dont Leçons sur Tchouang-tseu, Contre François Jullien, Un paradigme et Esquisses. En 2013, il a reçu le prix culturel de la Fondation Leenaards. En 2017, il a publié Une rencontre à Pékin et Une autre Aurélia, couronnés du prix Michel-Dentan, du prix Roger Caillois de l'essai et du prix Psychologies magazine.
Nul doute pour John Cage, il serait un artiste. Mais, de là à choisir une seule et unique forme d'expression artistique, il y a toute une vie : architecture, peinture, composition de musique, théâtre, art du cirque, Cage touche à tout, laisse de côté, puis revient, et décide finalement que c'est la musique qui l'anime. Cette musique, cependant, il l'expérimente : Cage repousse les règles académiques et base ses oeuvres sur le silence et le hasard. Par ces fragments de 1989, d'une écriture fluide et ramassée, le compositeur dresse un tableau à la fois succinct et complet des moments forts et charnières de sa vie pourtant extrêmement riche, tout en va-et-vient, recherches et changements d'avis. Le tout, sans jamais se défaire de son humour et de son esprit de dérision inimitables.
Compositeur de musique contemporaine expérimentale de génie, sans doute le plus stimulant du XXe siècle, mais aussi poète et plasticien, John Cage (1912-1992) est l'nventeur du piano préparé. Celui-ci consiste à placer divers objets entre les cordes de l'instrument afin d'en modifier le timbre, Il est aussi l'initiateur de la musique électronique. L'une de ses oeuvres les plus célèbres est sans doute 4'33'', un morceau joué en silence.
Le bouddhisme s'implante en Occident - le fait est incontestable : encore faut-il comprendre ce qu'il signifie et en mesurer la portée. Le succès du bouddhisme révèle peut-être en creux ce qui manque à l'Occident, ou en tous cas ce qu'il recherche aujourd'hui, au-delà ou en dehors des formes traditionnelles de religion. Mais de ce fait, le bouddhisme est confronté à des questions nouvelles : la démocratie, la laïcité, le féminisme, le christianisme... Comment se situe-t-il par rapport à ces interrogations ? Peut-il apporter ses propres réponses ? De son côté, l'Occident, qui a lui-même une riche tradition religieuse, n'a que faire d'une religion de plus : c'est pourquoi il contraint le bouddhisme à dire simplement ce qu'il est, au-delà des rituels et des habitudes confessionnelles. La rencontre de ces deux univers est donc pour le bouddhisme l'occasion de se renouveler, mais surtout de se dévoiler.
Ce livre décrit et interprète cette rencontre culturelle et spirituelle. Il s'adresse évidemment aux bouddhistes, mais surtout à tous ceux qui ne le sont pas.
Fabrice Midal, est docteur en philosophie, titulaire d'un DEA d'histoire de l'art, chargé de cours à l'université Paris VIII.Il enseigne par ailleurs le bouddhisme dans de nombreuses institutions. Membre du conseil d'administration de l'Université bouddhiste européenne et directeur de collection chez Pocket, il est l'auteur de nombreux ouvrages dont Trungpa, Mythes et Dieux tibétains, La Pratique de l'éveil, L'Esprit de la chevalerie...
La biographie-portrait d'un journaliste qui a rencontré à de nombreuses reprises le dalaï-lama.
Ce livre est le fruit de dix années de rencontres et d'échanges au temple de McLeod Ganj siège du gouvernement tibé- tain en exil, au cours desquelles Mayank Chhaya a débus- qué des facettes insoupconnées du dalai-lama.
Pour raconter l'homme derrière l'icône, Mayank Chhaya retrace le parcours de Tenzin Gyatso: sa jeunesse mouve- mentée au Tibet, sa formation spirituelle, sa vie en exil, les personnalités politiques et intellectuelles qui ont joué un rôle dans l'élaboration de sa réflexion.
Il y aborde des thèmes très personnels, tels son célibat, son prix Nobel, sa gestion de la notoriété, son attitude face à la mort, sa succession et, bien sur, son action en faveur du peuple tibétain et de la paix.
Ces récits qui nous dérangent, nous émerveillent et nous troublent plongent aux origines du peuple tibétain, de son identité puissamment originale, voire unique, forgée par le bouddhisme Mahayana dans sa forme tantrique : puissance de la méditation associée aux pratiques complexes du yoga et placée sous la direction d'un maître, d'un gourou - le lama.
L'auteur nous raconte, au fil des saisons et des différentes fêtes de l'année, l'apprentissage d'un moine dans la tradition zen, à travers notamment, sa première rencontre avec le Maître, le rituel du thé, les veillées nocturnes, le rasage du crâne, ou encore la pratique de la méditation. Illustré de savoureux dessins débordant de finesse et d'humour.
Dans l'avion qui la ramène en Mongolie, Elisa fait un rêve insensé, aux allures prémonitoires. Rapt, lutte, poursuite à cheval dans la steppe ; elle se voit même commettre un meurtre dans un monastère.Ce voyage accomplit la promesse faite à son père mourant : retrouver Dulmaa, sa mère, qui les a abandonnés lorsqu'elle était enfant, sans un mot d'explication, pour retourner dans son pays natal. Sa quête mènera la jeune femme aux confins d'un monde où chacun doit composer sans cesse avec les mères, les anciens, les rites et les esprits. Elle n'y survivra qu'avec l'aide d'Ovoo, son grand-père aux mille ruses, d'un étrange molosse et d'une monture infatigable.Une épopée sauvage, entre tradition et modernité, humour et spiritualité, qui va faire de « l'inconnue de Khankh » une légende vivante.