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<h2>SubmittedText<h2><p>Le 5 mai, le TJ de 19h30 de la RTS présentait un reportage sur un exercice de l'armée impliquant 4000 militaires. Le but : se défendre en cas d'attaque par des milices armées. On y voit des militaires tirer à balles réelles sur des cibles en carton. Une courte séquence montre la cible : il s'agit clairement d'un homme au profil maghrébin. L'actualité nous enseigne que la lutte contre le racisme est un travail nécessaire et quotidien.</p><p>Comment le DPPS justifie-t-il l'emploi de tels stéréotypes ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>L'armée ne tolère aucune forme de discrimination ; tout militaire doit respecter les droits de l'homme et la dignité des personnes dans toute leur diversité et sans discrimination. Nul ne doit subir de préjudice en particulier en raison du sexe, de l'appartenance ethnique ou nationale, de la langue, de l'âge, de la religion, de l'orientation sexuelle, des opinions politiques ou autres, du milieu social d'origine, du style de vie ou d'un handicap. Ces points sont expressément fixés à l'art. 77, al. 3, du règlement de service de l'armée (RS 510.107.0). Il incombe à l'armée de sensibiliser et d'informer ses membres dans cet esprit. L'armée défend une culture de l'inclusion et considère la diversité comme une chance. L'armée utilise toutes sortes de cibles représentant des hommes et des femmes d'origines, de tenues vestimentaires et d'âges divers. En l'occurrence, ce n'est pas tant l'apparence d'une personne qui compte, mais uniquement le fait qu'elle porte une arme ou non. Le but est d'entraîner la bonne réaction du tireur soumis à la pression du temps. </p>