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Le parcours artistique de “El lotino” Cáceres ne peut se comprendre sans évoquer l’époque la plus noire du Chili : la dictature militaire (1976 - 1982). Durant cette période, pour lutter
contre le fascisme, il joue dans de nombreux spectacles clandestins et participe avec sa musique à des centaines d’actes solidaires pour amener la culture aux plus défavorisés du
pays. Parallèlement, sa carrière suit un cours plus visible : il est membre de la compagnie « Nuestro Canto » dirigée par Ricardo Garcia et se produit dans de nombreux théâtres et
radios du Chili : Caupolican, Cariola, Ulm, Café del Cerro, Radio Chilena, TV Canal 11, entre autres. Sa notoriété au Chili ne le protège pas des persécutions de la dictature. Il doit
donc quitter son pays et émigre en Suisse ou il poursuit ses activités politiques et artistiques. Là, il joue notamment avec Alberto Lysy en concert au Théâtre Victoria Hall de Genève
; avec le label « Peaking Records » au Festival de Jazz de Cully-Suisse ; avec Sebastián Santa María (CD « Latino » Island Records GB) et avec le célèbre compositeur Jean François Bovard.
Il donne la Misa Criolla avec le chœur de l’Université de Lausanne pour le 700ème anniversaire de la Confédération suisse et obtient le Prix du meilleur projet d’intégration suisse.
On le voit également accompagner la chanteuse péruvienne Martina Portocarrero et jouer avec le groupe del pueblo del barrio. Il crée les groupes de fusion El sur et Loa et fréquente
les plus importants festivals de Suisse romande (Montreux, La Cité à Lausanne, Paléo à Nyon, Jazz à Fribourg). En 2000 il décide de rentrer au pays. Il y chante toujours ses chansons
libertaires et poursuit son travail de diffusion culturelle auprès des populations que le système capitaliste défavorise toujours, même s’il n’a plus le visage de la dictature.