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La limite d'âge pour la vente d'alcool est plutôt mal respectée sur la Toile. Sur 82 achats tests réalisés au printemps 2011 sur internet par des mineurs, 34 commandes (41,5%) ont conduit à la livraison de boissons alcooliques, constate la Régie fédérale des alcools.
Les 48 autres tentatives (58,5%) sont en revanche restées vaines, écrit la Régie fédérale dans la dernière édition de son magazine "Alcool et politique". Les tests d'achats en ligne sont effectués dans le cadre d'un projet-pilote.
Trente-neuf des 48 refus ont été justifiés par le fait que les acheteurs ne remplissaient pas les conditions générales de vente relatives à l'âge minimal légal. La Régie fédérale se demande toutefois si l'obligation pour un jeune de communiquer son âge réel suffit à empêcher qu'il puisse acheter de l'alcool.
Sensibilisation
Elle veut donc sensibiliser les fournisseurs à ce problème. Les expériences montrent en outre que le respect des dispositions légales augmentent quand des achats tests d'alcool sont effectués sur une longue période, note la régie.
La moitié des 82 achats-tests ont été effectués auprès d'un fournisseur qui livre directement ses produits. Sur 41 commandes, 25 ont été satisfaites (61%). Pour les achats livrés par La Poste, seuls 9 commandes sur 41 (22%) ont été honorées.
La régie a comparé ces chiffres avec les achats-tests d'alcool effectués depuis un certain temps dans les points de vente ordinaires. En 2010, des boissons alcooliques ont été vendues à des mineurs dans 26,8% des cas alors que ce taux dépassait encore 80% en 2000, soit au moment où ce genre d'achats a débuté.
ATS