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Il y a des domaines où la crise provoque de salutaires remises en question. Absolument pas chez les politiciens.
La crise les rend encore plus bêtes qu'avant.
Je suis stupéfait par leur propension à alimenter la chasse aux boucs-émissaires, essentiellement les banquiers les patrons, comme si l'économie pouvait se passer des uns et des autres.
C'est de la part des politiciens d'une profonde stupidité : à jouer la radicalité et à cracher sur le système existant, on prend le risque de l'escalade, de promouvoir les plus radicaux et plus cracheurs.
Surtout, de même que la mauvaise monnaie chasse la bonne, les mauvaises idées, simplistes, simplettes, pas fatiguantes à comprendre, chassent les bonnes idées, subtiles, aussi mouvantes que la réalité changeante.
C'est dire que les politiciens font obstruction à la sortie de crise dans le domaine économique, j'en ai déjà parlé, mais également dans les domaines politiques et intellectuels.
Depuis quelques années, je me pose la question de la démocratie représentative, qui pour moi, sauf à Singapour (?), est, globalement, un échec sur les questions économiques et morales.
Je connais quelques libéraux qui pensent que c'est un système d'oppression des minorités (la minorité élémentaire étant l'individu) par la majorité.
Quelqu'un a-t-il de bonnes lectures sur le sujet ?