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Avec des températures froides et peu de vent, la neige tombée au début de la période examinée est restée meuble. De bonnes conditions avalancheuses prévalaient le plus souvent. Des accumulations de neige soufflée se formaient localement et devaient être évaluées avec prudence. L'activité d'avalanches de glissement a progressivement diminué.
Dans la nuit du jeudi au vendredi, il est encore tombé un peu de neige dans l'est. Dans les autres régions, le temps était déjà sec. Depuis le mercredi soir 31 janvier, l'apport de neige était le plus important avec 40 cm dans le Chablais et dans le Trient (cf. figure 1).
Le vendredi, le temps est devenu de plus en plus ensoleillé. Le samedi, il était très nuageux dans le nord. Le dimanche, après un début ensoleillé, des nuages ont envahi le ciel à partir de l'ouest. Dans le sud, le week-end était ensoleillé.
Le vent de secteur nord était d'abord généralement modéré, mais sur la crête principale des Alpes depuis le col du Simplon jusqu'au col de la Bernina et au sud de ces régions, il était temporairement fort. Le dimanche, le vent s'est orienté au secteur ouest et a diminué. Avec -10 °C à la mi-journée à 2000 m, le temps est resté froid.
Dans le sud, le temps était très nuageux le lundi et le mardi. Dans le sud de la région du Simplon ainsi que sur le centre du versant sud des Alpes, il est tombé quelque 15 cm de neige. Avec un temps variable au début de la semaine, la journée de mardi était assez ensoleillée dans le nord. Sous l'influence d'un vent modéré à fort de secteur sud, il faisait brièvement un peu plus doux.
Le mercredi et le jeudi, la nébulosité dans le nord était comparable à du brouillard élevé avec un vent de secteur est parfois fort. Dans les régions intra-alpines, dans le sud ainsi qu'en général en haute montagne, le temps était assez ensoleillé (cf. photo 2).
En cette période examinée par le rapport hebdomadaire, la situation avalancheuse était le plus souvent bonne (voir Evolution du danger en fin de rapport). Avec des températures froides et peu de vent, la neige fraîche restait meuble. Les conditions de poudreuse étaient magnifiques (cf. photo 3).
En dessous des couches de neige fraîche et de neige soufflée proches de la surface, le manteau neigeux présentait généralement une bonne constitution. Dans le centre des Grisons, en Engadine et dans les vallées du sud des Grisons, où la base du manteau neigeux était un peu plus fragile, on n'a plus non plus signalé de déclenchements d'avalanches dans les couches proches du sol depuis plus de deux semaines.
Pendant toute la période examinée par le rapport hebdomadaire, le vent et la neige fraîche meuble ont donné lieu à la formation de minces accumulations de neige soufflée, tout particulièrement dans le voisinage des crêtes, dans les couloirs et dans les cuvettes. Ces accumulations de neige soufflée s'étaient en partie déposées sur une surface neigeuse meuble ou sur du givre de surface et étaient parfois susceptibles de se décrocher. Pour les personnes expérimentées, elles étaient généralement facilement reconnaissables à leur surface légèrement bombée (cf. photo 4).
Etant donné qu'en de nombreux endroits les quantités de neige étaient faibles, la mise en garde portait sur le risque d'ensevelissement mais également sur le risque de chute en terrain extrême. Seulement quelques décrochements d'accumulations de neige soufflée provoqués par des personnes ont été signalés, mais aucun adepte des sports de neige n'a été touché.
En comparaison avec la dernière période examinée, l'activité d'avalanches de glissement a diminué au cours des 7 derniers jours. Jusqu'au mardi 6 février, quelques départs d'avalanches ont encore été signalés quotidiennement. Cela concernait les pentes aux expositions est, sud et ouest en dessous de 2400 m environ ainsi que les pentes exposées au nord en dessous de 2000 m environ. Les avalanches atteignaient une ampleur petite à moyenne (cf. la série de photos ci-après).
Sur les pentes ensoleillées en dessous de 1800 m environ, tout le manteau neigeux était déjà humidifié avant cette période examinée par le rapport hebdomadaire. Seules les couches superficielles regelaient sous l'effet des températures froides. Par conséquent, l'activité d'avalanches de glissement y était soumise à une augmentation en cours de journée. La situation était différente aux autres expositions et altitudes où tout le manteau neigeux était froid. Cela signifie que seule la couche inférieure au niveau du sol était humide, de sorte que des avalanches de glissement pouvaient se produire à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, indépendamment de la météo. Les avalanches de glissement posent de grands problèmes pour les services de sécurité, car on ne peut pas les prévoir, ce qui peut entraîner de longues périodes de fermeture. En revanche, pour les adeptes des sports de neige, la problématique de la neige glissante peut facilement être contournée en évitant dans toute la mesure du possible les zones en dessous des fissures de glissement.
En raison de la baisse continue de l'activité d'avalanches de glissement, il n'y a plus eu de mise en garde contre ce danger à partir du jeudi 8 février.
Au cours de cette période examinée par le rapport hebdomadaire, deux déclenchements d'avalanches impliquant des personnes ont été signalés au service des avalanches:
Evolution du danger
Bulletins d'avalanche de cette période.