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Le gouvernement veut soumettre ces limonades alcoolisées à un impôt quatre fois plus élevé que celui qui leur est actuellement appliqué.
Il va présenter au Parlement un projet qui vise à dissuader les enfants et les ados de boire des alcopops.
Une taxe d'environ 1,80 franc devrait être perçue par bouteille de 2,75 dl d'alcopops à 5,6 % du volume d'alcool.
Selon le projet du gouvernement, cet impôt devrait rapporter quelque 50 millions de francs par an à l'Etat.
Mais, en l'occurrence, le Conseil fédéral est moins motivé par des raisons financières que par des considérations de santé publique.
Il espère en effet que cette hausse de l'impôt - et donc du prix de ce soda alcoolisé - permettra de diminuer sa consommation chez les jeunes.
Un succès fulgurant
En 2002, quelque 40 millions de bouteilles d'alcopops ont été achetées en Suisse, contre 28 millions un an auparavant.
Ce véritable boom avait commencé en 2000, avec quelque 2 millions de bouteilles vendues.
Dans toute l'Europe, les ventes de ces boissons alcoolisées connaissent une progression similaire.
Excepté en France, où le gouvernement a introduit, en 1996 déjà, un impôt supplémentaire.
Cette mesure doit compléter l'interdiction en vigueur de vendre aux moins de 18 ans ces alcopops qui ont le goût et l'odeur des limonades.
Les enfants et les adolescents apprécient particulièrement ces limonades dont la teneur en alcool est semblable à celle de la bière.
Leur consommation, estime le gouvernement, constitue donc un véritable problème de santé publique.
swissinfo et les agences