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C'est l'histoire de Sheperd, garçonnet de 3 ans qui se met à boiter, cesse de courir, cesse de grandir et se plaint de douleurs de plus en plus aïgues. Son état empire et son médecin pose un diagnostic sans appel: il s'agit d'une arthirite juvenile idiopathique. Le médecin prescrit d'abord des anti-douleurs et bientôt du methotrexate, une molécule qui inhibe le système immunitaire.
Selon le corps médical, la situation de Sheperd est relativement sans espoir. Il est possible qu'il soit contraint de prendre des médicaments toute sa vie. Entre temps, le mal empire, il affecte ses poignets et ses épaules en plus de ses genoux, se répand dans ses chevilles. Sheperd passe de plus en plus de temps au lit, se réveille la nuit en pleurant. La mère de Sheperd encaisse de plus en plus mal, les tensions dans le couple s'exacerbent.
Que faire ? L'histoire finit bien grâce à l'intervention d'un autre médecin qui oriente les parents vers des techniques de médecine complémentaire. Arrêt du gluten, des produits laitiers, poudre issue de la médecine chinoise, etc., etc.
Mais l'essentiel n'est pas là. L'essentiel, c'est que cette histoire, longue et bien documentée (6 pages !), a été publiée ce 3 Févier 2013 par le très réputé International Herald Tribune / New York Times. On peut donc la lire en entier ici: The Boy with a Thorn in His Joints. Si cet article n'est pas scientifique et ne représente guère qu'un beau témoignage de rémission d'une pathologie souvent jugée incurable, il illustre la place occupée aujourd'hui par les médecines complémentaires dans l'oeil du public, et donc des journalistes. Il y a vingt ans, ce récit aurait été rejeté : trop sulfureux ! Aujourd'hui, il est sorti. Tout n'est pas éclairci et dans bien des domaines, les médecines complémentaires cherchent encore leur place.
Mais elles font maintenant partie du paysage.