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Une étude menée par des chercheurs lausannois montre comment le supergène qui dicte la vie sociale des fourmis de feu a émergé au cours du temps et s’est propagé au sein des six espèces actuelles. Ces résultats sont publiés dans la revue scientifique américaine PNAS.
Chez les fourmis de feu (genre Solenopsis), deux formes d’organisation sociale distinctes coexistent au sein d’une même espèce. Dans un cas, les colonies n’abritent qu’une seule reine (forme monogyne), dans l’autre, elles peuvent en contenir plusieurs dizaines (forme polygyne), a indiqué mardi l'Université de Lausanne (UNIL) dans un communiqué.
Le mode de dispersion diffère également puisque dans les colonies monogynes, les nouvelles reines s’envolent pour pondre des ½ufs et fonder, seules, une société. Dans les colonies polygynes, au contraire, les nouvelles reines rejoignent, généralement en marchant, une communauté préexistante.
L’équipe de Laurent Keller, professeur ordinaire au Département d’écologie et évolution (DEE) de l’UNIL, a découvert en 2013 que ces variations de structures sociales sont dues à un supergène. Lorsque celui-ci est présent, le mode de vie des insectes est polygyne. Dans le cas contraire, il est monogyne.
Situé sur le chromosome 16 des six espèces actuelles de fourmis de feu, ce supergène est apparu à la suite de trois inversions chromosomiques, phénomènes au cours desquels des segments d’ADN se sont brisés et tournés, bloquant le brassage génétique naturel: 476 gènes se sont soudés, formant ainsi le supergène, et sont, depuis, transmis d’un bloc de génération en génération.
Inversions successives
Dans son étude, l’équipe de l’UNIL révèle que les trois inversions chromosomiques qui ont mené à la création du supergène ont émergé successivement, dans un laps de temps court, il y a environ 500'000 ans. "Contrairement à nos suppositions, le supergène n’est pas apparu chez un seul ancêtre commun à toutes les fourmis de feu actuelles", relève Laurent Keller, cité dans le communiqué.
La première inversion s’est produite chez l’aïeul de Solenopsis invicta et Solenopsis richteri. La deuxième a eu lieu au moment de la formation des deux espèces. Enfin, la troisième et dernière inversion est apparue chez Solenopsis richteri.
"Le supergène à proprement parler est donc né chez cette fourmi", explique Quentin Helleu, postdoctorant au DEE et premier auteur de l’étude. Il s’est ensuite propagé par croisements entre espèces proches.
En s’accouplant, Solenopsis richteri l’a dans un premier temps transmis à sa cousine Solenopsis invicta – la plus répandue dans la zone d’origine des fourmis de feu, l’Amérique du Sud – qui l’a dans un second temps très vraisemblablement transféré aux quatre dernières espèces.
Peu de reliques
Les scientifiques ont trouvé très peu de reliques de ces événements d’hybridation dans le génome des fourmis de feu. Seule trace clairement visible: le supergène, qui a bravé 500 millénaires d’évolution pour être présent, aujourd’hui encore, chez les six espèces de Solenopsis.
"Il s’agit d’un élément génomique très persistant dans le temps et nos travaux montrent qu’il peut facilement franchir les frontières entre espèces proches, probablement parce qu’il procure de gros avantages aux animaux en termes de reproduction et de survie", souligne Quentin Helleu.
Chez les fourmis de feu, l’existence de sociétés polygynes rendue possible grâce au supergène, est en effet bénéfique: les nombreuses reines peuvent se disperser très rapidement pour coloniser, parfois en quelques heures, de nouveaux territoires.
Les espèces invasives s’avèrent d’ailleurs souvent polygynes, à l’image de Solenopsis invicta, la plus problématique puisqu’elle ravage les cultures dans les pays où elle a été introduite, principalement aux Etats-Unis et en Chine. C'est également le cas de Tapinoma magnum, qui a envahi Cully (VD) en 2017 puis s’est répandue ailleurs dans le canton de Vaud, notamment à Pully, Saint-Sulpice, Ecublens et Lausanne.
Génomes séquencés
Dans une autre étude parue récemment dans Current biology, les scientifiques lausannois ont séquencé 65 génomes de fourmis, ce qui leur a permis de construire l’arbre phylogénétique des 17 sous-familles connues dans le monde.
Ils ont également démontré que ces insectes sont apparus il y a environ 150 millions d’années et que les grands changements génétiques qui leur ont permis de développer une organisation sociale complexe ont eu lieu durant les premiers 20 millions d’années de leur histoire, conclut l'UNIL.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Grève en Allemagne, les CFF déconseillent de s'y rendre en train
Les conducteurs de locomotives du trafic voyageurs ont débuté jeudi soir une grève à travers toute l'Allemagne. Les liaisons avec la Suisse étant impactées, les CFF déconseillent de se rendre en Allemagne en train.
L'avertissement est valable jusqu'à vendredi. Bien que les billets seraient toujours valides, les trains ne circuleraient plus dès la frontière, indique à Keystone-ATS le responsable du service de presse des CFF Reto Schärli.
Les trains transfrontaliers supprimés seront remplacés dans le territoire suisse, ajoute-t-il. Dans un premier temps, les CFF recommandent à tous les passagers de reporter leur voyage en Allemagne à une date ultérieure.
Le débrayage en Allemagne doit durer 24 heures jusqu'à vendredi 22h00. Les chemins de fer ont établi un horaire de secours, mais disent s'attendre à de nombreuses annulations de trains et à des retards.
Selon le syndicat, il s'agit du dernier conflit social de l'année et il n'y en aura pas d'autre jusqu'au 7 janvier. Bien qu'elle salue cette pause pendant les fêtes, la Deutsche Bahn déplore un préavis de grève annoncé à la dernière minute.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Personne ne décroche la bonne combinaison à l'Eurodreams
Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Eurodreams jeudi soir. Pour gagner une rente mensuelle de 22'222 francs durant 30 ans, il fallait jouer les six numéros 1, 3, 5, 10, 32 et 38, ainsi que le numéro "dream" 5, a indiqué la Loterie romande.
Eurodreams est proposé dans huit pays européens. En Suisse, le jeu est exploité par la Loterie romande et par Swisslos côté alémanique. Le tirage est effectué les lundis et jeudis soir.
https://jeux.loro.ch/games/eurodreams
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Légèrement plus de bruit à Payerne avec l'arrivée des F-35A
Le bruit augmentera légèrement dans la zone de l'aérodrome militaire de Payerne avec l'exploitation future de l'avion de combat F-35A. L'exposition au bruit ne changera en revanche pas à Emmen (LU) et à Meiringen (BE), elle diminuera même légèrement.
Le Département de la défense (DDPS) a informé les autorités des communes concernées. L'Office fédéral de l'armement armasuisse a calculé les immissions de bruit avec le Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (Empa) et le soutien du constructeur Lockheed Martin.
Bien qu'un décollage isolé du F-35A soit un peu plus bruyant, l'exposition annuelle reste à peu près au niveau actuel en raison de la réduction significative du nombre de mouvements aériens, explique jeudi le DDPS.
Les calculs effectués pour Payerne ont montré que l'exposition au bruit est légèrement supérieure à celle du dernier calcul du bruit. Cela s'explique notamment par le fait que le précédent calcul du bruit se basait sur 11'000 mouvements de jets, dont un tiers de F-5, nettement moins bruyant.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Ouverture lundi du point de vente régulée de cannabis à Lausanne
Le point de vente régulée de cannabis à but non lucratif à Lausanne ouvrira lundi, à la rue du Maupas 7. Il proposera trois types d'herbe aux 250 consommateurs déjà inscrits au projet-pilote intitulé Cann-L. Les bénéfices réalisés serviront à la prévention et à la sécurité.
Le magasin à la devanture sobre et à l'intérieur épuré ne se veut pas incitatif et ne fait aucune promotion de son produit. Les trois - bientôt quatre - types de sachets de trois grammes d'herbe, baptisés Alpha, Bêta, Gamma et Delta, - allant de moins de 5% à plus de 15% de THC -, ainsi que la résine de cannabis qui complètera bientôt l'assortiment, demeureront ainsi sous le comptoir.
"L'offre pourrait évoluer, l'idée est de proposer un choix aux consommateurs", a expliqué jeudi Frank Zobel, directeur adjoint d'Addiction Suisse lors de la présentation du lieu aux médias. "Sur le marché noir, les gens achètent ce qu'ils trouvent. Ce sont souvent des produits très forts, mais peut-être que des produits moins forts leur conviendraient très bien", dit-il.
Peu de stocks
Le cannabis récréatif sera vendu entre neuf et douze francs le gramme, en fonction du taux de THC. Ces prix sont comparables à ceux du marché noir, sauf pour les achats en très grande quantité. Les produits sont exclusivement destinés à une consommation personnelle et dans la sphère privée.
L'entier du cannabis vendu dans le magasin est bio et provient d'un site de production dans le canton de Vaud. D'autres sites pourraient ouvrir, en fonction de la demande. Le lieu des cultures est maintenu secret pour des raisons de sécurité. De même, le magasin disposera de stocks très limités afin de minimiser les risques.
Une équipe de sept personnes, toutes issues du milieu de la vente, mais ayant reçu une formation spécifique, servira les clients. Outre le comptoir de vente, le magasin compte un lieu d'échanges informels autour d'une table basse, proposant des prospectus sélectionnés par Addiction Suisse.
Quitter le marché noir
Les participants - tous majeurs, résidant à Lausanne et déjà consommateurs de cannabis- n'ont pas le droit d'acheter plus de 10 grammes de cannabis à la fois et ne doivent pas consommer plus de 10 grammes de THC par mois. "Les 250 premiers inscrits ont entre 35 et 37 ans en moyenne et sont des hommes à 80%. Ils consomment du cannabis quotidiennement ou presque, et de longue date, et ont envie de quitter le marché noir", a précisé Frank Zobel. Le projet Cann-L entend recruter quelque 1500 participants d'ici cet été.
Les participants disposent d'une carte personnelle permettant d'acheter le cannabis. Cette carte servira également à justifier de la possession du produit en cas de contrôle par la police.
Inspiré du Québec, le projet lausannois a pour objectif de suivre l'évolution du marché noir, mais aussi d'évaluer les effets d'une vente à but non lucratif sur le comportement des consommateurs. A cet effet, les participants devront répondre à un questionnaire tous les six mois, dans le cadre d'une étude scientifique.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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