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Quand les publications d’un doctorant constituent son manuscrit de thèse
Une thèse constituée d’une compilation d’articles publiés (ou soumis à la publication) dans des journaux scientifiques est possible du moment qu’elle comprend :
- une introduction qui contextualise la thèse dans sa globalité et donne un aperçu global des objectifs de la recherche présenté dans la thèse (une thèse doit suivre un fil rouge qui démontre de quelle manière les différentes publications sont reliées entre elles)
- un chapitre de conclusion qui résume les principaux apports de la thèse
- un chapitre qui présente les possibilités de développement
Chaque chapitre qui a été, ou qui sera publié, doit impérativement commencer par :
- la liste complète des auteurs
- la contribution clairement détaillée de l’auteur de la thèse
- la bibliographie complète des références
CDoct 109 (novembre 2015) and CDoct 110 (janvier 2016) (Règlements)
Pour une thèse par article, la bonne pratique consiste à s’adresser à l’éditeur pour lui demander l’autorisation de reproduire l’article dans la thèse. L’éditeur ne va pas refuser et cela met le doctorant à l’abri de tout problème ultérieur avec l’éditeur qui est, dans la majeure partie des cas, le détenteur des droits.
De même, si l’article a été signé par deux ou plusieurs auteurs, l’autorisation de reproduire l’article doit être demandée à chacun des co-auteurs.
- Il n’y a pas de nombre minimum ni de nombre maximum d’articles
- Il n’est pas demandé d’être le 1er auteur
- Revue scientifique ou revue littéraire, les règles sont les mêmes
Thèses EPFL constituées d’articles parus chez des éditeurs commerciaux
Il arrive de plus en plus souvent que tout ou une partie d’une thèse soit constituée par des articles parus précédemment et édités par les soins d’éditeurs scientifiques commerciaux (à but lucratif ou non lucratif). Dans la plupart des cas, toute diffusion ultérieure de l’article tel que paru est interdite par ces éditeurs.
Afin que cet état de droit n’empiète pas sur notre mission de diffuseur officiel des thèses de l’EPFL, la Bibliothèque demande que les auteurs voulant inclure dans leur thèse un ou des articles publiés, respectent la règle suivante:
- la thèse ne doit pas reprendre, même comme simple annexe, l’article paru sous sa forme commercialisée (version d’éditeur) à moins que l’auteur ait obtenu l’autorisation de la part de l’éditeur et que celle-ci soit expressément mentionnée en en-tête de l’article repris dans la thèse.
En lieu et place de la version d’éditeur, nous recommandons de toujours utiliser:
- la version Preprint, soit la version de l’article avant le peer reviewing (version manuscrite de l’auteur non revue par des pairs).
- la version Postprint, soit la version de l’article après le peer reviewing incluant tous les changements et révisions résultant du travail de relecture par les pairs telle qu’acceptée par l’éditeur. C’est la version finale acceptée pour publication par l’éditeur commercial. Son contenu est identique à la version d’éditeur mais n’inclut ni son logo ni ne reproduit sa mise en page.
Quelle que soit la version « pre » ou « post » retenue, une mention claire devra la préciser :
« postprint version of the article published in… » ou « preprint version of the article submitted to… ».
Cette note devrait également renvoyer vers la version d’éditeur à l’aide de son lien DOI (digital object identifier) afin de faciliter la navigation bibliographique des usagers.
L’emploi de ces versions en lieu et place de la version d’éditeur assure le respect des droits d’auteurs et garantit la libre diffusion des thèses de l’EPFL.
Lausanne, mars 2017/Bibliothèque de l’EPFL/[email protected]