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(Article paru dans le dernier numéro de Postscriptum, le journal du Parti socialiste genevois.)
La loi COVID-19 sera soumise à votation le 13 juin, alors qu’ont lieu des manifestations contre les mesures sanitaires. En refusant des aides suffisantes, la droite attise la contestation. Elle souffle sur les braises en accusant les Socialistes d’être responsables de la crise économique et sociale. La droite a pourtant refusé l’essentiel des propositions des Socialistes, comme l’indemnisation intégrale des travailleur-euses à faible revenu ou la réduction des loyers et la protection contre les congés, ou le soutien aux travailleur-euses de la culture. La droite au Conseil fédéral n’est pas en reste. Chacun-e se souvient de G. Parmelin et de U. Maurer faisant la morale à celles et ceux que les mesures sanitaires mettaient à terre, et prétendant que l’État ne pouvait pas venir en aide à tout le monde (et cela alors que le bilan de la BNS frôle les 1000 milliards de francs !).
La lassitude et la colère justifiées d’une partie de la population pourraient peser sur le résultat de la votation. Informer sur le contenu de la loi et les conséquences de son refus est primordial.
Lorsque la pandémie a touché la Suisse, le Conseil fédéral a pris des mesures par voie d’ordonnances, en se fondant sur la loi sur les épidémies. En août, les Chambres fédérales ont été saisies. Le 25 septembre, la loi COVID-19 a été adoptée et sert de base aux aides existant aujourd’hui. Vu la nécessité, une clause d’urgence a été votée, pour que les aides puissent continuer à être versées pendant le délai référendaire et l’attente du scrutin populaire. La Constitution prévoit que les lois urgentes ne peuvent s’appliquer au-delà d’une année en cas de refus en votation populaire. Si le non l’emporte le 13 juin, les mesures de soutien aux travailleur-euses salarié-es et indépendant-es et à l’économie cesseraient le 26 septembre. Le Parlement ne pourrait pas reprendre ces aides dans une nouvelle loi urgente (art. 165 al. 4 Cst.).
La loi COVID-19 n’est pas à la hauteur des besoins de la population, mais son rejet serait bien pire, puisqu’elle mettrait un terme aux mesures telles que le chômage partiel, les allocations pour pertes de gains, les aides pour la culture et pour les entreprises. Des centaines de milliers de travailleur-euses seraient plongé-es dans une immense détresse économique.
Le 13 juin, votons OUI à la loi COVID-19.