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Jan Slomp, le président de l'Union Nationale des Paysans Canadiens (NFU) a adressé une lettre fin juillet au commissaire européen à l'Agriculture, Phil Hogan, l'encourageant à installer en Europe un système de gestion des quantités en suivant le modèle canadien, afin de résoudre la crise européenne des producteurs de lait.
«Nous sympathisons avec les paysans européens. La génération précédente de nos producteurs de lait a traversé des temps tout aussi difficiles au milieu du XXe siècle.» a dit Slomp. En guise de solution il propose le système de gestion des quantités qui a été développé par les agriculteurs et politiciens canadiens et qui a fait ses preuves durant ces 50 dernières années. Au Canada, la gestion de l’offre protège les intérêts des producteurs de lait, des transformateurs et des consommateurs, sans surcharger le secteur public. Les producteurs de lait reçoivent des prix couvrant les coûts de production. Les transformateurs de lait jouissent de la sécurité de l’approvisionnement, à des prix prévisibles. Les consommateur de leur côté obtiennent une qualité supérieure du produit et le marché ne connaît ni engorgement ni pénurie. Et le système fonctionne sans aucune subvention étatique.
Selon Slomp le modèle canadien est basé sur trois piliers: contrôle des importations, discipline de production et une politique de prix couvrant les coûts. Les paysans doivent accepter de produire des quantités imposées, adaptées à la demande. Le secteur laitier canadien va bien; des troupeaux de taille moyenne ont un effet positif sur l’environnement et sur le bien-être des animaux. A part sa contribution à l’économie, le contrôle des quantités de lait favorise également l’emploi en zone rurale, la qualité de vie et la cohésion sociale.
Quelle : Regina Reiterer, EMB