Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07008.jsonl.gz/339

Sommaire
Gastropode vient du Grec: gastêr (ventre) et podos (pied). Ce terme souligne le large pied sur lequel reposent leurs viscères.
Cette classe de mollusques existe dans tous les environnements possibles (terrestre, marin, eau douce ou saumâtre)
Les gastropodes commencent à construire leurs coquilles alors qu’ils ne sont encore qu’à l’état de larves microscopiques. La coquille initiale s'appelle la protoconche (ou protoconque).
Au cours de la croissance de l'animal, à la protoconche se rajoutent les sécrétions du manteau autour de l’ouverture de la coquille. Ces sécrétions s’accumulent en anneaux spiralés, de plus en plus large pour s’adapter à la croissance du corps de l’animal. (imaginez une superposition d'anneaux s'élargissant et s'enroulant autour d'un axe fixe, comme un tire-bouchon).
Chez les porcelaines le dernier tour englobe toutes les autres spires (un peu comme les nautiles).
À l’intérieur de la coquille se trouve la columelle (du latin "petite colonne") qui part de l’apex en descendant le long de l’axe du coquillage (comme la barre centrale d’un escalier en colimaçon).
L’orifice par lequel l’animal peut sortir de sa coquille pour se déplacer, manger et respirer s’appelle le péristome (ou plus simplement, l'ouverture). C'est le dernier anneau du dernier tour. On distingue les ouvertures holostomes (péristome parfaitement arrondi) et siphonostomes (péristome présentant un canal siphonal ).
La partie de l'ouverture proche de la columelle est appelée bord columellaire ou lèvre interne. La partie opposée, labre, bord labial ou lèvre externe. La partie supérieure du bord columellaire est parfois élargie et aplatie, on parle alors de bord pariétal ou de callosité columellaire.
La pointe du coquillage (initialement la protoconche) s'appelle l’apex. Chaque tour de la coquille s'appelle une spire.
La dernière spire aboutit à l'ouverture et renferme la masse viscérale, c'est la spire principale (body whorl). Les autres spires, au-dessus, forment le sommet (spire).NB en anglais "spire" veut dire "flèche" (d'une église) ou "sommet" et non pas "spire" !
La ligne de suture délimite la superposition des spires. NB il arrive souvent de voir ce terme au pluriel mais en réalité il n'y en a qu'une, comme le microsillon d'un disque vynile.
La columelle peut se prolonger et former le canal siphonal. Elle peut être creuse et restée en retrait de la coquille, on parle alors d'ombilic.
De nombreux gastropodes possèdent un "opercule". C’est une sorte de plateau dur et épais attaché au pied de l’animal et qui coïncide avec le contour de l’ouverture. Lorsque l’animal se rétracte dans sa coquille, l’opercule vient sceller l’ouverture comme un couvercle de protection. Il est parfois utilisé comme un piolet pour se déplacer, fouiller le fond ou comme une masse d'arme. On les appelle aussi "œil-de-chat" en décoration ou en bijouterie.
Le plus grand des gastropodes connu est le Syrinx aruanus (Turbinellidae) qui peut mesurer jusqu'à 91 cm et peser 18 kg.
Ils sont devenus asymétriques du fait de l'enroulement en spirale de la masse viscérale enclose dans une coquille hélicoïdale.
Le pied est relié à la columelle par le puissant muscle columellaire et dont la contraction provoque la rentrée de l'animal dans sa coquille.
La tête porte la bouche, une paire d'yeux et une ou deux paires de tentacules.
La plupart des gastéropodes marins ont une extension du manteau appelée siphon à travers lequel l'eau est aspirée dans la cavité du manteau et sur les branchies pour la respiration. Ce siphon est une structure souple et charnue en forme de tube équipé de chimiorécepteurs qui «sentent» ou «goûtent» l'eau, afin de chasser pour se nourrir. Les gastéropodes marins dotés d'un siphon sont soit des prédateurs, soit des charognards. Bien que chez les gastéropodes le siphon fonctionne parfaitement comme un tube, ce n'est en fait pas un organe creux, c'est simplement un rabat du manteau qui est enroulé en forme de tube. Chez de nombreux gastéropodes marins où le siphon est particulièrement long, la structure de la coquille s'est adaptée pour loger et protéger les tissus mous du siphon. C'est le canal siphonal.
Ci-dessous, les 47 "niveaux" (Ordre, Super-ordre, ...) regroupant les 128 super-familles de gastropodes (les niveaux en grisé ne contiennent que des limaces de mer).
Les cadres regroupent les familles et super-familles ayant le même ascendant. L'ascendant d'une super-famille de gastropodes n'a pas toujours le rang "Order". On indique donc le nom et, entre parenthèses, le type de rang (superorder, suborder, infraorder , ...)
exemple: Achatinina (Suborder)
Si un "Ordre" n'est pas encore assigné, on affiche l'ascendant de cet ordre :
[unassigned Order of Caenogastropoda]
Si une "Super-famille" d'un ordre "O" n'est pas défini, on affiche [? O] :
[? Cladobranchia]
Si la "Famille" d'une super-famille "S" n'est pas encore assigné, on affiche [unassigned] S :
[unassigned] TRochoidea
S'il n'y a pas de "Super-famille", on affiche le symbole vide (∅)
A la suite du nom des familles, les points de couleur indiquent l'environnement :
• (mer) • (eau saumâtre) • (eau douce) • (terre)
Les lignes grisées en italique signalent des familles sans coquille (limaces)
cliquer sur une super-famille (ou sur ∅) pour afficher/cacher les familles
(Ces données sont extraites (octobre 2020) de la base de données taxonomique "Aphia" grâce aux services web du site WoRMS)
Inversement, ma page dédiée aux collectionneurs permet d'afficher les ancêtres (N+1 et N+2) d'une famille de gastropodes.
Cette classe de mollusques existe dans tous les environnements à l'exception du milieu terrestre.
La croissance s’effectue par les sécrétions du manteau sur les bords externes de chaque coquille ce qui signifie que la partie de la coquille près du crochet (appelé aussi "umbo") est la plus ancienne.
Les bivalves construisent leurs deux coquilles simultanément. Elles sont reliées par une bande flexible (le ligament) qui agit comme une charnière permettant à l’animal d’ouvrir et fermer les coquilles l’une contre l’autre grâce à de puissants muscles adducteurs. La vue canonique ci-contre permet de définir les valves gauche et droite.
Chez les Tridacninae, la lunule est remplacée par un "orifice byssal". L'umbo des Glycymeris se trouve au centre de la charnière et il n'y a pas de lunule.
On distingue aussi les parties antérieures et postérieures d'une valve : le crochet est souvent légérement incliné vers l'avant; le sinus palléal (quand il existe) est toujours à l'arrière; s'il n'y a qu'un seul muscle adducteur, il est toujours à l'arrière; si le ligament ne se trouve que d'un seul coté du crochet, il est toujours à l'arrière.
La charnière dispose généralement de dents dont le rôle est d'empêcher les valves de se décaler latéralement l'une par rapport à l'autre.
Le bénitier est le plus gros des coquillages, il peut mesurer jusqu'à 1,50 m, peser 250 kg et a une espérance de vie de 100 ans.
Ils n'ont ni tête ni radula. Les branchies, outre la respiration permettent aussi l'alimentation par filtration de l'eau.
Le manteau se répartit sur les deux valves, il est fixé sur le bord antérieur de la coquille, le long de la ligne palléale par de petits muscles qui lui permettent de rentrer ou sortir de la coquille. Comme tous les conchifères, c'est lui qui produit par sécrétion les coquilles mais, aussi la charnière qui comprend le ligament et les dents. Suivant les espèces, le bord du manteau peut porter des tentacules ou des yeux comme chez les Pectinidés. Il dispose de capteurs très sensibles qui permettent à l'animal de se rétracter en cas de danger. Il a aussi un rôle dans l'alimentation (tri des particules entrantes et constitution de réserves de lipide), la respiration et la reproduction (dissémination des gamètes).
Beaucoup sont sédentaires : ils se fixent à un support par un faisceau de filaments, le byssus. D'aures sont équipés d'un grand pied effilé qui leur permet de se déplacer ou de creuser le sable. Enfin, certains comme les coquilles Saint-Jacques, se propulsent comme des engins à réaction en battant des valves !
Les bivalves qui vivent sur un substrat, comme c'est le cas pour les moules, les huîtres, etc., n'ont pas de siphon. Seuls les bivalves qui s'enfouissent dans les sédiments et vivent enfouis dans les sédiments doivent utiliser ces structures tubulaires. La fonction de ces siphons est d'atteindre la surface du sédiment, de sorte que l'animal puisse respirer, se nourrir et excréter, mais aussi se reproduire. Plus une espèce bivalve vit profondément dans le sédiment, plus ses siphons sont longs. De nombreux bivalves qui ont des siphons peuvent les retirer complètement dans la coquille en cas de besoin, mais ce n'est pas le cas de toutes les espèces. Les bivalves qui peuvent retirer les siphons dans la coquille ont un "sinus palléal", une sorte de poche, dans laquelle les siphons peuvent s'insérer lorsqu'ils sont retirés, de sorte que les deux valves de coquille peuvent se fermer correctement. La marque de cette poche est visible même dans une coquille vide, et forme un "sinus" sur la ligne palléale. Les deux siphons sont situés au bord postérieur de la cavité du manteau. Il y a un siphon inhalant et un siphon expirant. L'eau circule sous l'action des branchies. Habituellement, l'eau pénètre dans la cavité du manteau par le siphon d'inhalation, se déplace sur les branchies et sort par le siphon expirant. Le courant d'eau est utilisé pour la respiration, mais aussi pour l'alimentation, l'excrétion et la reproduction.
En 2007, des chercheurs de l'université de Bangor (Ecosse) ont découvert une praire d'Islande (Arctica islandica), vivante et agée de 507 ans !
(mais l'animal qui a le record de longévité est détenu par la méduse du genre "Turritopsis" puisqu'elle est biologiquement immortelle !!)
Ci-dessous, les 51 super-familles réparties dans 20 Ordres et 1 Super-ordre de bivalves.
Les cadres affichent toutes les "Super-familles" et/ou "Familles" d'un même "Ordre" (ou "Super-ordre"). On affiche le nom et, entre parenthèses, le type de rang.
Exemple : Anomalodesmata (Superorder)
S'il n'y a pas de Super-famille, on affiche le symbole vide (∅)
A la suite des noms de familles, les points de couleur indiquent l'environnement :
• (mer) • (eau saumâtre) • (eau douce)
cliquer sur une super-famille (ou sur ∅) pour afficher/cacher les familles
(Ces données sont extraites (octobre 2020) de la base de données taxonomique "Aphia" grâce aux services web du site WoRMS)
Inversement, ma page dédiée aux collectionneurs permet d'afficher à quels ancêtres appartient une famille de bivalves.
Le terme céphalopode vient du grec, kephalê- = tête et -pod = pied. Il désigne des mollusques dont le pied, divisé en tentacules entoure la tête.
Tous les céphalopodes sont des mollusques exclusivement marins.
La croissance de la coquille des nautiles ressemble à celle des gastropodes sauf que l'enroulement des anneaux ne se fait pas en tire-bouchon, c.a.d en descendant, mais en restant dans le même plan. Ainsi, chaque tour (spire) recouvre les tours précédents.
La nacelle des argonautes est construite par les sécrétions de la paire de bras la plus longue. Contrairement aux vraies coquilles des mollusques, il n'y a aucune liaison entre l'animal et la nacelle. Ce sont les deux bras constructeurs qui la tiennent comme un homme tient un pantalon trop large qui n'a ni ceinture ni bretelles.
Ces deux espèces utilisent leurs coquilles (ou nacelles pour les argonautes) pour régler la profondeur de flottaison. Pour cela, elles ajustent le volume de gaz comprimé à l'intérieur de la coquille.
Le nautile a une coquille enroulée d'environ 20 cm de diamètre et constituée d'environ 30 chambres cloisonnées, la dernière hébergeant le corps de l'animal. Les chambres sont reliées par un tube (le siphon) qui ajuste la pression des gaz dans les chambres, permettant à la coquille de se comporter comme un flotteur et de maintenir un niveau de flottaison.
La nacelle de l'argonaute ressemble à celle du nautile mais elle n'est pas cloisonnée.
Contrairement aux autres coquillages, l'argonaute, qui est un petit poulpe, n'est pas lié à sa coquille, il peut en sortir librement (d'ailleurs, le mâle n'en a pas).
La spirule qui ressemble à une seiche, dispose d'une coquille interne d'environ 5 cm dont la fonction (contrôle de flottaison) et la forme rappelle celle des nautiles (mais avec une nette séparation des enroulements).
De tous les mollusques, ce sont ceux dont le système nerveux est le plus développé. Le gros ganglion central enfermé dans une sorte de crâne cartilagineux peut être considéré comme un véritable cerveau. On considère que ce sont les plus intelligents des invertébrés.
Le manteau des céphalopodes recouvre entièrement l'animal, il est couvert d'organes colorés qui lui permettent de changer instantanément de couleur.
Ils disposent de trois cœurs ! Deux cœurs branchiaux qui envoient le sang récupérer l'oxygène dans les branchies et un cœur systémique qui renvoie le sang renouvelé vers le reste du corps.
Ils ont un cerveau central qui contrôle le système nerveux et huit mini-cerveaux dans chaque tentacule qui leur permettent de fonctionner indépendamment.
Les poulpes ont acquis un autre avantage important, ils peuvent modifier leurs propres genomes. Cela leur a permis de s'adapter à l'environnement et de les rendre encore plus intelligents.
L'hyponome ou siphon est l'organe utilisé par les céphalopodes pour se déplacer. L'eau pénètre dans la cavité du manteau autour des côtés du siphon, rempli l'hyponome qui se dilate puis, en se contractant, expulse un jet d'eau qui par réaction, propulse l'animal. Chez la plupart des céphalopodes, comme le poulpe, le calmar et la seiche, l'hyponome est un tube musculaire. L'hyponome du nautile diffère cependant, en ce qu'il s'agit d'un rabat monobloc replié.
La coquille du nautile est cloisonnée en plusieurs loges. Le corps de l'animal occupe la dernière loge, qui est la plus grande. Contrairement aux autres céphalopodes qui ont huit bras, le nautile dispose de plus de 90 tentacules (sans ventouses).
L'argonaute est un petit poulpe. La femelle argonaute (10 à 15 fois plus grande que le mâle !) ne possède pas vraiment de coquille mais sécrète une sorte de nacelle calcitique. Cette nacelle qu'elle maintient avec ses bras dorsaux, met à l'abri ses œufs fécondés. Une fois l'éclosion assurée, la femelle meurt et laisse échapper sa "coquille".
Cette classe contient deux familles à coquille externe (nautiles, argonautes) et une famille à coquille interne (spirules).
Ils sont décomposés en deux sous-classes qui se distinguent par le nombre de branchies:
Ci-dessous, les 12 super-familles réparties dans 7 Ordres (ou Sous-ordres) de céphalopodes. Les 4 Ordres (ou Sous-ordre) supplémentaires (Cirrata, Myopsida, Nautilida et Vampyromorpha) n'ont pas de super-familles.
Les cadres affichent toutes les "Super-familles" et/ou "Familles" d'un même "Ordre" (ou "Sous-ordre"). On affiche le nom et, entre parenthèses, le type de rang.
Exemple : Cirrata (Suborder)
Si un "Ordre" n'est pas encore assigné, on affiche son ascendant :
[unassigned Order of Decapodiformes]
S'il n'y a pas de Super-famille, on affiche le symbole vide (∅)
A la suite du nom des familles, le point indique l'environnement (• ⇒ "marin")
Les lignes grisées en italique signalent des familles sans coquille (la majorité)
cliquer sur une super-famille (ou sur ∅) pour afficher/cacher les familles
(Ces données sont extraites (octobre 2020) de la base de données taxonomique "Aphia" grâce aux services web du site WoRMS)
Inversement, ma page dédiée aux collectionneurs permet d'afficher à quels ancêtres appartient une famille de céphalopodes.
REFERENCES
sites francophones
sites anglophones