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La plainte doit être déposée d'ici à fin octobre à la cour d'appel pour la concurrence de Londres et plaidera que le géant technologique abuse de sa position dominante et nuit aux consommateurs, d'après un communiqué paru jeudi.
La procédure, menée par la militante pour les droits des consommateurs Julie Hunter, affirme qu'Amazon incite, grâce à "un algorithme secret et qui le favorise", les utilisateurs à cliquer sur sa section "Buy Box" (boîte à achats). S'y trouvent, selon ce communiqué, des produits vendus directement par la plateforme ou par des vendeurs tiers "qui paient des frais énormes de stockage et livraison" pour se retrouver mis en avant.
"Plus de 80% des achats sur Amazon sont faits via les offres contenues dans la +Buy Box+", mais "beaucoup de vendeurs indépendants en sont exclus même quand ils proposent le même produit pour moins cher", d'après le communiqué.
Dans une déclaration reçue jeudi par l'AFP, Amazon réplique que la plainte est "sans fondement" et que le géant du e-commerce "s'efforce toujours de soutenir les 85.000 entreprises qui vendent leurs produits sur (son) magasin au Royaume-Uni".
"Plus de la moitié de nos ventes de produits physiques sur notre site britannique viennent de partenaires vendeurs indépendants", ajoute Amazon.
En juillet, Amazon avait proposé un accord pour clore deux enquêtes de la Commission européenne, qui le soupçonne d'enfreindre les règles de la concurrence, notamment dans le traitement préférentiel des vendeurs utilisant ses services de livraison.
La plateforme s'est engagée à assurer une "égalité de traitement à tous les vendeurs" pour la "Buy Box" et "à afficher une deuxième offre concurrente".
Elle a notamment promis, dans le cadre de son programme Prime, de permettre aux vendeurs "de choisir librement n'importe quel transporteur" .
La Commission européenne, qui a ouvert une enquête en juillet 2019, reproche aussi à Amazon de s'appuyer sur les données commerciales des détaillants indépendants pour calibrer sa propre offre.
Un accord n'a toutefois pas encore été trouvé et les discussions continuent.
En Italie, le gendarme de la concurrence a infligé en décembre 2021 à Amazon une amende de 1,128 milliard d'euros (presque autant en francs) pour avoir discriminé des vendeurs qui n'avaient pas eu recours à son service logistique. La firme a fait appel.