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En plus d'interdire la veillée de commémoration de Tiananmen pour la deuxième année consécutive, la Chine censure les emojis qui pourraient être associés à cette journée.
Ce vendredi 4 juin marque le 32e anniversaire de la répression brutale du gouvernement chinois contre les manifestants pro-démocratie à Pékin.
Et, comme chaque année, cette commémoration est vue d'un très mauvaise oeil par les autorités chinoises. Photos, chiffres, mots: en Chine, toute référence à la répression est expurgée d'internet. Mais cette année, la censure est montée d'un cran. Tous les emojis potentiellement associés à cette journée - tels que les gâteaux ou les bougies - ont été retirés le 3 juin de Weibo, l'équivalent chinois de Twitter, rapporte Insider.
Dans le monde réel, la censure est tout aussi palpable. Ainsi, une figure du mouvement pro-démocratie à Hong Kong, Chow Hang-tun, a été interpellée vendredi matin. Quatre personnes, présentées comme étant des policiers en civil, ont procédé à son arrestation.
Cette avocate de 37 ans est l'une des vice-présidentes de l'alliance Hong Kong, qui organise une grande veillée avec des bougies dans le parc Victoria, chaque 4 juin, en souvenir des victimes de la répression sanglante de la place Tiananmen, à Pékin, le 4 juin 1989.
La veillée de commémoration a été interdite, pour la deuxième année consécutive, par la police à Hong Kong. Les autorités ont invoqué les restrictions liées à la pandémie, même si la ville n'a enregistré aucun cas de contamination locale en plus d'un mois.
Après cette interdiction, l'alliance Hong Kong avait annoncé qu'elle n'organiserait pas la veillée. Chow Hang-tun avait, en revanche, indiqué à la presse qu'elle prévoyait de se rendre au parc Victoria vendredi soir, à titre personnel.
Pendant des décennies, Hong Kong et Macao furent les seuls endroits de Chine où l'on commémorait le 4 juin l'intervention sanglante de l'armée chinoise contre le mouvement social et étudiant de 1989 à Pékin.
Comme chaque année, Washington a salué, jeudi, la mémoire des manifestants chinois tués lors du massacre de Tiananmen.
Le secrétaire d'Etat américain a aussi appelé la Chine à «la transparence» et à fournir «un bilan complet de tous ceux tués, détenus ou disparus» lors de la répression de la place Tiananmen, qui a fait des centaines, voire plus d'un millier de morts. (ats/hkr)