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Alain Fiorucci, Editions L’Harmattan.
Alain Fiorucci est diplômé de l'IEP de Paris et possède un diplôme de troisième cycle d'économie internationale. Il a mené une carrière financière et bancaire et a été longtemps proche d'Arthur Laffer et du Bureau of Economic Analysis du Département du Commerce des Etats-Unis.

L'avis du Club de présélection du prix Turgot
|Christian Chouffier||L’auteur présente une vision des marchés à l’opposé des critiques qui leur sont régulièrement faites mais aussi à l’opposé des discours de leurs défenseurs. L’axiome de base de l’ouvrage est que contrairement aux idées reçues des deux côtés; les marchés n’ont pas d’influence sur la conjoncture économique qu’ils se contentent de refléter, même s’ils le font parfois de manière brutale. Le développement de la finance et des transactions sur les marchés, leur approfondissement, leur a donné une autonomie de plus en plus grande vis-à-vis des intervenants qui ne peuvent plus les «manipuler» qu'elle que soit leur puissance. A partir de nombreux exemples, il montre que l'évolution des cours sur les marchés suit de près les événements économiques et les politiques économiques décidées par les Etats et que les économistes polarisés sur le moyen terme font une observation décalée des réactions des marchés en considérant qu'ils créent les évènement alors qu'ils les suivent. Il constate également que les politiques économiques de l'offre apparues dans les années 1980 associées au développement de la mondialisation où il y a toujours un «moins disant» ont conduit les entreprises à pratiquer une gestion de plus en plus rigoureuse et ont en particulier fait disparaitre l'inflation salariale. Les actions des banques centrales, même si elles ont eu une action décisive lors de la crise de 2008 en permettant la survie du système bancaire, qui se sont succédées par la suite n'ont donc aucune chance de réveiller l'inflation. Il préconise aussi de sortir des politiques de rigueur budgétaire en Europe, qui tuent la croissance et l'emploi créant ainsi des tensions menant aux réactions illibérales aujourd'hui et ayant créé les conditions de la grande dépression des années 1930. «Les préteurs ne demandent pas le remboursement de la dette tant que la situation économique est bonne et que le intérêts sont versés». Cette préconisation s'assortit cependant de celle d'assurer un fonctionnement efficace des activités publiques. Un ouvrage «contrarian» très foisonnant qui apporte une vision intéressante qui ne ménage pas les économistes et même nos grands banquiers centraux.|