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L’ensemble des ''humeurs'' de l’organisme se compose du sang, de la lymphe, du liquide intra- et extracellulaire, du liquide céphalo-rachidien, de la salive, de la bile, du mucus, des sucs digestifs, de toutes les sécrétions.
L’humorisme postule que l’encrassement des liquides organiques par des déchets endo- ou exogène perturbent le fonctionnement cellulaire et celui des systèmes. Par exemple des cristaux d’acide urique dans les articulations provoquent des crises d’arthrite.
Il s’agit donc de garder les liquides organiques dans un état qui permet un fonctionnement cellulaire optimum. C’est-à-dire lorsque l’intoxination et l’intoxication ne dépasse pas le pouvoir d’élimination des émonctoires. L’intoxination se rapporte aux déchets physiologiques produits par le métabolisme organique. L’intoxication est causée par les xénobiotiques qui sont des substances étrangères à l’organisme, en général des molécules chimiques telles que les médicaments, les pesticides, mais aussi par les toxines bactériennes, des moisissures, des molécules organiques que l’organisme ne sait pas métaboliser.
Les cellules baignent dans le liquide extracellulaire dans lequel elles puisent les matières premières indispensables entre autres à la respiration cellulaire ou à la synthèse protéique et dans lequel elles rejettent les déchets de leur métabolisme. Ce liquide se renouvelle grâce à son passage dans les reins, le foie, les poumons, etc, via la circulation lymphatique et sanguine. Les humeurs en se chargeant de déchets perdent leur fluidité, le tissu conjonctif se gélifie. Ceci provoque un ralentissement de la circulation qui aggrave encore l’encrassement humorale.
Cette toxilymphémie asphyxie progressivement les cellules, perturbant leur métabolisme jusqu’au disfonctionnement. Un peu comme des poissons dans un bocal dont on ne changerait pas l’eau. Cette situation engendre progressivement la survenue de maladies d’encrassement ou d’élimination.
Le Dr. Alexis Carrel (1873-1944) prix Nobel de physiologie (médecine) en 1912, écrivait que « la stagnation de la lymphe est à la base de la dégénérescence et de la mort, tandis que la santé dépend d’une bonne circulation ». Il réussit à maintenir vivantes des cellules de cœur de poulet in vitro pendant 30 ans, (un poulet vit 5 ans) en les maintenant dans un liquide extra-cellulaire propre et bien pourvu en nutriments. L’expérience se serait terminée par la maladresse d’un stagiaire qui aurait oublié de s’occuper de la culture.
Le Dr. Jean Seignalet (1936-2003), chirurgien, cancérologue, a étudié sur des centaines de cas le résultat de son régime hypotoxique. Il différencie les pathologies d’encrassement (fibromyalgie, tendinites, arthrose, ostéoporose, goutte, céphalées, autisme, schizophrénie, dépression nerveuse endogène, maladie d’Alzheimer, maladie de Parkinson, dystonie, sclérose latérale amyotrophique, diabète de type II, hypoglycémie, hypercholestérolémie, spasmophilie, surpoids et obésité, athérosclérose, hémopathies diverses, vieillissement, problème des sportifs, cancers) et d’élimination (colite, rectocolite ulcéro-hémorragique, maladie de Crohn, gastrite, acné, eczéma, urticaire, psoriasis, autres dermatoses, bronchite chronique, asthme, infections à répétition, allergies, polypes nasaux, aphtes, maladies auto-immune)
On retrouve la purification par le jeûne dans de nombreux rituels religieux. Ces jeûnes spirituels sont également de pratiques destinées à purifier l’esprit, à apprendre la maîtrise de soi, à se détacher des biens matériels.
Durant le ramadan, le neuvième mois du calendrier musulman, les adultes ne mangent ni ne boivent, de l’aube au coucher du soleil, durant un mois.
Le carême les chrétiens commence le mercredi des cendres jusqu’à la veille de Pâques, hormis les dimanches. Il s’agit de manger très frugalement durant cette période.
La religion juive recommande plusieurs jours isolés de jeûne par année, dont celui de la Yom Kippour (le jour du Grand Pardon) et Tisha Beav (le jeûne du cinquième mois).
Le jeûne est très pratiqué dans l’hindouisme, plusieurs fois par an.