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Un pays qui applique la peine de mort ne peut pas être membre de l'Union européenne, ont déclaré lundi la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, de concert avec un porte-parole du gouvernement allemand, au lendemain des propos de Recep Tayyip Erdogan laissant penser qu'elle pourrait être rétablie en Turquie.
"L'Allemagne et les pays membres de l'UE ont une position claire: nous rejetons catégoriquement la peine de mort", a déclaré Steffen Seibert lors d'une conférence de presse à Berlin.
"La fin des négociations d'adhésion"
Il a encore estimé que la réintroduction de la peine de mort par Ankara serait "la fin des négociations d'adhésion" de la Turquie à l'UE.
Le Premier ministre turc Binali Yildirim a paru lundi en retrait par rapport à Erdogan. Il a estimé qu'il ne convenait pas de prendre une décision dans la précipitation et a souligné que, si l'on ne pouvait ignorer les revendications de la population, le rétablissement de la peine capitale nécessiterait une modification de la Constitution.
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"Pourquoi devrais-je les garder en prison"
Dans un entretien diffusé lundi sur la chaine américaine CNN, le président turc Recep Tayyip Erdogan a réitéré qu'il n'écartait pas le rétablissement de la peine de mort, soutenant que le peuple turc le souhaitait.
"Les gens dans la rue l'ont demandé. Les gens sont d'avis que ces terroristes devraient être tués (...) Pourquoi devrais-je les garder en prison et les nourrir pendant des années ? C'est ce que disent les gens."
"Mais évidemment, il faudra une décision parlementaire pour que cela prenne effet sous forme d'une mesure constitutionnelle", a ajouté le chef d'Etat.
La Turquie, qui ambitionne de rejoindre l'UE, a aboli la peine capitale en 2004.
>> Le point sur la situation à 12h45:
rtr/jvia