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La hausse des prix a atteint 7,6% sur un an, soit 0,3 point de moins par rapport à la valeur record du mois de mai, a détaillé l'institut de statistique Destatis dans un communiqué.
Elle est moins élevée que les prévisions des analystes de Factset, qui tablaient sur une hausse des prix de 8,1%.
L'indice des prix harmonisé, qui sert de référence au niveau européen, a lui aussi légèrement reculé, à 8,2%, mais reste très loin de l'objectif de moyen terme de 2% de la BCE.
Sur un mois, les prix sont quasi stables, à 0,1%.
C'est le premier ralentissement de l'inflation depuis janvier en Allemagne.
Cette baisse s'explique notamment par les mesures temporaires mises en place par le gouvernement pour alléger la facture énergétique des ménages, selon Destatis.
Baisse des taxes
Le pays a instauré en juin une baisse de taxe exceptionnelle sur le carburant et un ticket à 9 euros par mois valable dans tous les transports publics, hors lignes à grande vitesse.
Ces mesures ont "réduit l'inflation en glissement annuel de juin de 0,3 et 0,8 point respectivement, selon Salomon Fiedler, analyste pour la banque d'investissement Beremberg.
"C'est la preuve que ce sont actuellement les gouvernements et non les banques centrales qui peuvent faire baisser l'inflation", commenté Carsten Brzeski, analyste pour ING Direct.
La flambée des prix de l'énergie, causée par la guerre en Ukraine, a ainsi légèrement ralenti, à 38,0%, contre 38,3% en mai.
Les prix de l'alimentation continuent en revanche de flamber, là aussi sous l'effet de la guerre, à 12,7% en juin, contre 11,1% en mai.
Les prix des biens grimpent également de 14,0% en juin, légèrement plus qu'en mai, en raison des pénuries persistantes de matières premières.
L'explosion des prix, qui touche toute l'Europe, a poussé la BCE à décider une remontée des taux en juillet, pour la première fois depuis 11 ans.
L'institut ira "aussi loin que nécessaire" pour lutter contre l'inflation, qui devrait le rester "pendant un certain temps encore" en zone euro, a déclaré mardi la présidente Christine Lagarde lors du séminaire annuel de l'institut au sud du Portugal.