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En matière de stratégie, la stratégie indirecte est une manière d’atteindre le centre de gravité d’un adversaire sans le toucher directement. Elle se fonde sur l’analyse des systèmes (politiques, militaires, etc.) et vise leur effondrement, davantage que la destruction systématique de ses composants (stratégie directe). C’est donc une partie de la guerre qui vise à déstabiliser l’adversaire sur le plan politique, voire militaire. Elle est donc souvent un synonyme de « ► subversion ».
La stratégie indirecte peut s’exercer en temps de paix comme en temps de guerre ouverte. En temps de « paix », elle privilégie en principe les moyens non-militaires et s’appuie sur des mouvements politiques — radicaux ou non — locaux; parfois même de tendances politiques très diverses.
L’expression « guerre indirecte » attribuée à l’Union Soviétique durant la guerre froide est impropre, car, dans le concept soviétique, la guerre était un phénomène global, s’exerçant en permanence. En revanche, l’URSS a largement usé des stratégies indirectes pour tenter de déstabiliser l’Occident. Un des aspects de la stratégie indirecte de l’Union Soviétique a été son soutien actif aux mouvements terroristes d’extrême-gauche et même d’extrême-droite, ainsi qu’aux mouvements pacifistes et écologistes, qui ont ainsi acquis un véritable statu politique en Allemagne.