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Ramona Bădescu2023
Née en 1980 dans le sud de la Roumanie, Ramona Bădescu arrive à l’âge de 10 ans dans le sud de la France, où elle vit depuis. Elle étudie le théâtre et y commence ses premiers travaux artistiques. Son intérêt pour le dialogue texte-image la mène souvent au delà du champ théâtral, dans celui de la littérature jeunesse, mais aussi celui de la poésie, de la photographie ou du cinéma documentaire.
Elle a publié une trentaine de livres de littérature jeunesse traduits aujourd'hui en une vingtaine de langues dont la série d'albums « Pomelo » (en collaboration, pendant 18 ans, avec Benjamin Chaud).
En parallèle elle publie d’autres ouvrages avec, entr’autres, Julia Spiers, Loren Capelli, Fanny Dreyer, Delphine Durand, Amélie Jackowski, Benoît Guillaume… chez Albin Michel Jeunesse, Le port a jauni, Cambourakis , Hélium, La Partie, Les grandes personnes…
Elle traduit ponctuellement des albums (de l’anglais), notamment de ceux de Judith Kerr.
La question du temps qui passe, de la transformation et du dialogue sensible avec la nature et les êtres qui la composent sont ses principales directions de travail.
Plusieurs prix, en France et à l’étranger récompensent ses ouvrages, comme le prix Paris ce livre, Livre en tête, Peter Pan (Pays Bas) ou Le prix des libraires de Madrid.
En 2011, Le New York Times choisira Pomelo grandit, comme "Notable Book 2011 ", soit l'un des 10 livres illustrés ayant marqué l'année aux Etats Unis.
L'heure égyptienne (Le port a jauni)
Ramona Bădescu et Benoît Guillaume se sont mis à l’heure égyptienne alors que le monde entier entrait dans un nouveau confinement, en octobre 2020. L’une écrivant l’autre dessinant, ils ont parcouru les quatre voies qui relient le Caire à Alexandrie, les corniches de ces deux grandes villes et leurs rues, étonnamment pleines de vie.
Ramona Bădescu s’est intéressée à la lenteur du rythme, à la voix de la chanteuse, aux passants bras dessus bras dessous, de long en long, de long en large, sur ce bord de Méditerranée, sur ce bord de Nil… Benoît Guillaume s’est intéressé aux antennes de télévision, aux marchés et aux gens qui marchent, aux enfants qui se baignent, aux passants charrettes voitures ânes cafés et vitrines entremêlés, entassés…
L’heure égyptienne est le premier livre d’une trilogie.
(Photo © Marianne Chaud)