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Publié par rFI · 21 Février 2023
Une ordonnance rendue après une action en justice d'un collectif d'organisations de la société civile de la région d'Agadez, dans le nord du pays, qui veulent que soit réévalué l'impact de cette exploitation minière sur l'environnement.
« Nous déclarons bien fondées toutes les demandes introduites par les ONG », peut-on lire dans l'ordonnance rendue lundi 13 février par un juge du tribunal de grande instance d'Agadez, qui rejette par ailleurs toutes les exceptions soulevées par les avocats de la Société des mines de Dasa (Somida) et de l'État du Niger.
Dans ce document, le juge ordonne à la Somida, créée en août dernier et détenue à 80% par la compagnie canadienne Global Atomic et à 20% par l'État du Niger, de suspendre ses opérations d'exploitation de la mine, de publier l'étude d'impact environnemental et le cahier des charges. Il ordonne aussi le suivi et l'évaluation par la société civile.
Au sein de l'une des organisations de ce collectif, on se dit satisfait de cette décision. Selon cette ONG, l'étude d'impact environnemental avait été bâclée, des erreurs faites dans les prélèvements et analyses, et la population n'avait pas été consultée. La société civile attend maintenant de savoir si Somida va faire appel. Le délai pour le faire est de quinze jours.
Contactés par RFI, les avocats de Somida et de l'État du Niger n'ont pas réagi pour l'instant.
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