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NEW YORK – Selon un article publié dans le JAMA Psychiatry, les femmes ayant assisté à des offices religieux comme un culte ou une messe ont un moindre risque de suicide par rapport à d’autres qui n’y sont jamais allé. Le suicide fait partie des 10 causes principales de décès aux Etats-Unis. Cette action est d’ailleurs condamnée par les principales religions du monde comme le christianisme. En Suisse, plus de 1’000 personnes mettent fin à leur vie chaque année.
Tyler J. VanderWeele, titulaire d’un PhD., de la Harvard T.H. Chan School of Public Health, de Boston aux Etats-Unis, et ses co auteurs ont analysé la relation existante entre la présence à des offices religieux et le suicide entre 1996 et 2016 en se basant sur des données relatives à la santé des infirmières. L’étude concerne 89’708 femmes, la participation à des offices religieux est connue selon une déclaration volontaire du sujet.
L’église en prévention du suicide
Parmi les femmes dont la majorité sont de religion catholique ou protestante, 17’028 ont assisté à des offices religieux une fois ou plus par semaine, 36’488 y ont assisté à raison d’une fois par semaine, 14’548 y ont assisté à moins d’une fois par semaine et 21’644 n’y ont jamais assisté selon les déclarations référencées en 1996. Parmi ces personnes, 36 se sont suicidés lors du suivi.
Les femmes qui ont assisté à des offices religieux une fois par semaine ou plus fréquemment présentent un risque de suicide cinq fois plus réduit par rapport à celles qui n’y sont jamais allé.
Dans leurs données d’observation, les auteurs ont noté que malgré la prise en compte de nombreux facteurs, certains points comme l’’identité, l’impulsivité, le sentiment de mal être ainsi que d’autres réactions cognitives peuvent encore interférer ce résultat. L’étude ne peut pas être généralisée puisqu’elle concernait uniquement des infirmières chrétiennes de race blanche.
D’après ce résultat obtenu, les scientifiques ne pensent pas que les thérapeutes doivent prescrire d’office à leur patient les services religieux. Malgré cela, les patients qui ont déjà assisté à des offices religieux doivent être encouragés à y participer un peu plus, d’autant plus qu’il s’agit d’une acte sociale significative. La spiritualité et la religion peuvent être des ressources que les psychiatres et autres thérapeutes peuvent explorer ensemble avec leur patient selon leur cas et leur profil respectif.
Editorial: Association de la participation religieuse et du suicide
“Que peuvent faire les professionnels de la santé mentale avec cette information?
Les conclusions de M. VanderWeele mettent en exergue l’importance de l’histoire spirituelle dans l’évaluation psychiatrique globale, cela aide à identifier un patient, qui à un moment donné de son existence était actif dans une communauté de foi, mais a arrêté cette fréquentation pour des raisons diverses.
Dans un éditorial connexe, Harold G. Koenig, MD, de la Duke University Medical Center à Durham (Caroline du Nord), prône plus de prudence et de sensibilité avant que d’autres auteurs reproduisent les résultats de cette étude avec des résultats plus élevés (à savoir au de-là des 36 suicides).
Mise à jour le 1er novembre 2016. Publié le 18 juillet 2016. Par la rédaction de Romanvie.ch. Source: AMA Psychiatrie. Photo: Fotolia.com