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A. a) L. a travaillé comme maçon pour l'entreprise M. SA au Locle du 31 août 1987 au 15 septembre 1995. Il a été en incapacité totale de travail pour cause de maladie du 7 août 1993 au 31 mai 1995. Le 26 août 1994, L. a déposé une demande de prestations tendant à l'octroi d'une rente d'invalidité en raison des sé- quelles d'une opération de la vésicule biliaire, invalidante dans sa pro- fession de maçon. Son médecin traitant, le Dr H. au Locle, a at- testé une incapacité de travail totale depuis l'opération le 7 août 1993 jusqu'au 31 mai 1995 puis de 50 % dès le 1er juin 1995. Le 14 septembre 1995, l'employeur a signifié à L. son congé avec effet immé- diat pour cause d'absences injustifiées. Le prénommé s'est annoncé à l'assurance-chômage et a demandé des indemnités de chômage à partir du 2 octobre 1995. Il a indiqué qu'il était à même d'exercer une activité à 50 % eu égard aux certificats médicaux de son médecin traitant du 30 mai 1995 et de l'Hôpital de La Chaux-de-Fonds du 20 juillet 1995 attestant une telle capacité à partir de l'été 1995. b) Par décision du 30 octobre 1995, la Caisse de chômage SIB a suspendu l'assuré dans l'exercice de son droit pour une durée de 21 jours au motif qu'il avait donné, par son comportement, une raison à son emplo- yeur de résilier son contrat de travail. Cette décision n'a pas été atta- quée. Dès l'échéance de ses jours de suspension, l'assuré a perçu des in- demnités journalières pour une aptitude à temps partiel. Par décision du 29 août 1996, l'office AI a rejeté la demande de prestations de l'assuré. Se fondant sur l'expertise du 24 novembre 1995 du Dr T., médecin-chef à l'Hôpital de La Chaux-de-Fonds, l'office AI a considéré que la capacité de travail de l'assuré n'était probablement pas diminuée, de sorte qu'une invalidité ne pouvait pas lui être reconnue. Par lettre du 5 septembre 1996, l'assuré a invité la caisse de chômage à lui verser rétroactivement des prestations d'assurance-chômage fondées sur une aptitude au placement pour une activité à plein temps. c) Par décision du 18 décembre 1996, l'office du chômage que la caisse de chômage avait consulté a considéré que l'assuré était apte au placement à 50 % jusqu'au 28 août 1996, puis à 100 % dès le 29 août de la même année. L'autorité cantonale s'est fondée sur la demande d'indemnités de l'assuré, de laquelle il ressort que ce dernier était capable de tra- vailler à 50 % seulement, ainsi que l'attestent les deux certificats médi- caux du Dr H. et de l'Hôpital de La Chaux-de-Fonds. L'autorité cantonale a considéré que rien au dossier ne permettait d'infirmer ce taux de 50 % et que l'assuré n'avait donc pas apporté la preuve qu'il aurait été ca- pable d'accepter un emploi convenable à 100 %. B. Par décision du 20 juin 1997, le Département de l'économie pu- blique a rejeté le recours formé par l'assuré contre cette décision. Il a considéré que si l'office AI était de l'avis que l'assuré était objective- ment apte à travailler à plein temps dès le dépôt de sa demande AI, cela ne signifiait pas encore que l'assurance-chômage doive suivre les conclu- sions de l'AI. En effet, le département a estimé que, du point de vue sub- jectif, l'assuré n'était pas apte au placement puisqu'il n'avait pas la volonté d'accepter un travail à temps complet. C. L. forme recours devant le Tribunal administratif contre cette décision dont il demande l'annulation, en concluant à la constatation de son aptitude au placement et de son droit aux indemnités de chômage complètes à partir du 2 octobre 1995. Le Département de l'économie publique se réfère aux motifs de sa décision et conclut au rejet du recours. C O N S I D E R A N T en droit 1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece- vable. 2. a) L'assuré n'a droit à l'indemnité de chômage que si, entre autres conditions, il est apte au placement (art.8 al.1 litt.f LACI). Est réputé apte à être placé le chômeur qui est disposé à accepter un travail convenable et est en mesure et en droit de le faire (art.15 al.1 LACI). L'aptitude au placement comprend ainsi deux éléments : la capacité de tra- vail, d'une part, c'est-à-dire la faculté de fournir un travail - plus précisément d'exercer une activité lucrative salariée - sans que l'assuré en soit empêché pour des causes inhérentes à sa personne et, d'autre part, la disposition à accepter un travail convenable au sens de l'article 16 LACI, ce qui implique non seulement la volonté de prendre un tel travail s'il se présente, mais aussi une disponibilité suffisante quant au temps que l'assuré peut consacrer à un emploi et quant au nombre des employeurs potentiels (ATF 120 V 394 cons.1 et les références). b) En vertu des alinéas 2 et 3 de l'article 15 LACI, le handi- capé physique ou mental est réputé apte à être placé lorsque, compte tenu de son infirmité et dans l'hypothèse d'une situation équilibrée sur le marché de l'emploi, un travail convenable pourrait lui être procuré sur ce marché. Le Conseil fédéral règle la coordination avec l'assurance- invalidité. S'il existe des doutes sérieux quant à la capacité de travail d'un chômeur, l'autorité cantonale peut ordonner qu'il soit examiné par un médecin conseil, aux frais de l'assurance. Selon l'article 15 OACI, pour déterminer l'aptitude au placement des handicapés, les autorités cantonales et les caisses coopèrent avec les organes compétents de l'assurance-invalidité. Celles-ci et ceux-là se com- muniquent les renseignements nécessaires à la bonne marche de leur service respectif. Dans ces limites, ils sont déliés du secret de fonction. Le Département fédéral de l'économie publique règle les modalités avec l'ac- cord du Département fédéral de l'intérieur (al.1). L'alinéa 1 est égale- ment applicable lorsque des institutions de l'assurance-accidents obliga- toire, de l'assurance-maladie, de l'assurance militaire ou de la pré- voyance professionnelle sont impliqués dans l'examen du droit à l'indemni- té ou dans le placement de handicapés (al.2). Lorsque, dans l'hypothèse d'une situation équilibrée sur le marché du travail, un handicapé n'est pas manifestement inapte au placement et qu'il s'est annoncé à l'assurance-invalidité ou à une autre assurance selon le deuxième alinéa, il est réputé apte au placement jusqu'à la décision de l'autre assurance. Cette reconnaissance n'a aucune incidence sur l'appréciation, par les autres assurances, de son aptitude au travail ou à l'exercice d'une acti- vité lucrative (al.3). c) Lorsqu'il s'agit d'un assuré qui s'est annoncé à l'assurance- invalidité pour la détermination du droit à une rente et qu'il ne dispose pas encore de décision, il convient d'apprécier assez largement son apti- tude au placement, à condition toutefois qu'il ne soit pas manifestement inapte au placement. C'est le principe de l'obligation d'intervenir en priorité de l'assurance-chômage dont le but est d'éviter qu'un assuré ne soit sans ressources, notamment pendant le délai d'attente (art.29 LAI), et qui a pour corollaire les règles sur la compensation et sur l'obliga- tion de restituer les indemnités de l'assurance-chômage perçues indûment (art.94 al.2, 95 LACI; Gerhards, Kommentar zum Arbeitslosenversicherungs- gesetz, tome 1, no 96-99 ad art.15; voir aussi DTA 1993-1994 no 13, p.105 cons.3b). 3. a) En l'espèce, le litige porte sur le point de savoir si l'as- suré était apte au placement pour une activité à plein temps depuis le dépôt de sa demande d'indemnités de chômage le 2 octobre 1995 jusqu'au 28 août 1996, date de la décision de l'Office AI rejetant sa demande de pres- tations. b) Au moment où l'office du chômage a rendu la décision liti- gieuse, l'office de l'assurance-invalidité avait déjà rejeté la demande de prestations du recourant en considérant qu'il n'y avait pas d'invalidité, cette décision n'ayant par ailleurs pas été attaquée. Se fondant sur les conclusions des médecins intervenus dans le cadre de l'instruction AI, l'office du chômage et le département n'ont pas remis en cause l'aptitude au placement objective de l'assuré. En revanche, ils ont estimé que ce dernier n'était pas apte au placement du point de vue subjectif à partir du 2 octobre 1995 puisqu'il avait annoncé lui-même une aptitude de 50 % et qu'il n'avait pas adopté le comportement de quelqu'un qui cherche un emploi à temps complet. c) Ce point de vue ne peut pas être confirmé. En effet, en vertu de la règle de coordination de l'article 15 OACI selon laquelle il incombe en général à l'assurance-chômage d'intervenir en priorité, on présume en principe que l'assuré est apte au placement jusqu'à la décision de l'assurance-invalidité. En l'occurrence, si lors de son inscription au chômage, le recourant estimait ne pouvoir travailler qu'à mi-temps, en s'appuyant sur le certificat médical de son médecin traitant, cela ne si- gnifie pas encore qu'il était manifestement inapte au placement pour un travail à 100 % (art.15 al.3 1re phrase OACI). Il résulte en effet de l'avis de l'expert mandaté par l'AI que l'affection médicale dont souf- frait l'assuré ne diminuait probablement pas sa capacité de travail et que si on rassurait le patient sur son état de santé à l'aide d'un soutien psychologique, une reprise du travail pouvait être envisagée (expertise du 24.11.1995, p.5). Or, les organes de l'assurance-chômage qui savaient qu'une demande de prestations AI étaient en cours se trouvaient en mesure de suivre l'évolution de l'instruction du cas AI (art.15 al.1 OACI), ce qu'ils n'ont apparemment pas fait. En outre, l'attitude de l'assuré qui s'inscrit au chômage en attendant que l'AI statue sur sa demande de prestations et qui déclare n'être à même de travailler qu'à mi-temps en obéissant ainsi au certificat médical de son médecin traitant attestant son incapacité de 50 % n'est pas déterminante. En effet, si on suivait systématiquement le raisonnement de l'office du chômage et du Département de l'économie publique relatif à l'attitude de l'assuré, cela reviendrait à vider de son sens l'article 15 al.3 OACI. Dans ces conditions, il se justifie de reconnaître l'aptitude au placement totale du recourant depuis son inscription au chômage jusqu'au 28 août 1996. Partant, les décisions du département et de l'office du chô- mage ne peuvent pas être maintenues et la cause doit être renvoyée aux organes de l'assurance-chômage pour qu'ils statuent sur le droit du re- courant aux indemnités de chômage complètes pour ladite période, après avoir examiné si les autres conditions du droit aux indemnités complètes sont remplies. 4. Il est statué sans frais, la procédure étant en principe gra- tuite (art.103 al.4 LACI). Le recourant qui obtient gain de cause a droit à une indemnité de dépens (art.48 LPJA). Par ces motifs, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 1. Admet le recours en ce sens que la décision du Département de l'écono- mie publique du 20 juin 1997 et la décision de l'office du chômage du 18 décembre 1996 sont annulées, la cause étant renvoyée à l'administra- tion pour qu'elle statue conformément aux considérants. 2. Alloue au recourant une indemnité de dépens de 400 francs. 3. Statue sans frais. Neuchâtel, le 31 octobre 1997

A. a) L. a travaillé comme maçon pour l'entreprise

A. a) L. a travaillé comme maçon pour l'entreprise M. SA au Locle du 31 août 1987 au 15 septembre 1995. Il a

M. SA au Locle du 31 août 1987 au 15 septembre 1995. Il a été en incapacité totale de travail pour cause de maladie du 7 août 1993

été en incapacité totale de travail pour cause de maladie du 7 août 1993 au 31 mai 1995. Le 26 août 1994, L. a déposé une demande de

au 31 mai 1995. Le 26 août 1994, L. a déposé une demande de prestations tendant à l'octroi d'une rente d'invalidité en raison des sé-

prestations tendant à l'octroi d'une rente d'invalidité en raison des sé- quelles d'une opération de la vésicule biliaire, invalidante dans sa pro-

quelles d'une opération de la vésicule biliaire, invalidante dans sa pro- fession de maçon. Son médecin traitant, le Dr H. au Locle, a at-

fession de maçon. Son médecin traitant, le Dr H. au Locle, a at- testé une incapacité de travail totale depuis l'opération le 7 août 1993

testé une incapacité de travail totale depuis l'opération le 7 août 1993 jusqu'au 31 mai 1995 puis de 50 % dès le 1er juin 1995. Le 14 septembre

jusqu'au 31 mai 1995 puis de 50 % dès le 1er juin 1995. Le 14 septembre 1995, l'employeur a signifié à L. son congé avec effet immé-

1995, l'employeur a signifié à L. son congé avec effet immé- diat pour cause d'absences injustifiées. Le prénommé s'est annoncé à

diat pour cause d'absences injustifiées. Le prénommé s'est annoncé à l'assurance-chômage et a demandé des indemnités de chômage à partir du 2

l'assurance-chômage et a demandé des indemnités de chômage à partir du 2 octobre 1995. Il a indiqué qu'il était à même d'exercer une activité à

octobre 1995. Il a indiqué qu'il était à même d'exercer une activité à 50 % eu égard aux certificats médicaux de son médecin traitant du 30 mai

50 % eu égard aux certificats médicaux de son médecin traitant du 30 mai 1995 et de l'Hôpital de La Chaux-de-Fonds du 20 juillet 1995 attestant une

1995 et de l'Hôpital de La Chaux-de-Fonds du 20 juillet 1995 attestant une telle capacité à partir de l'été 1995. telle capacité à partir de l'été 1995. b) Par décision du 30 octobre 1995, la Caisse de chômage SIB a

b) Par décision du 30 octobre 1995, la Caisse de chômage SIB a suspendu l'assuré dans l'exercice de son droit pour une durée de 21 jours

suspendu l'assuré dans l'exercice de son droit pour une durée de 21 jours au motif qu'il avait donné, par son comportement, une raison à son emplo-

au motif qu'il avait donné, par son comportement, une raison à son emplo- yeur de résilier son contrat de travail. Cette décision n'a pas été atta-

yeur de résilier son contrat de travail. Cette décision n'a pas été atta- quée. Dès l'échéance de ses jours de suspension, l'assuré a perçu des in-

quée. Dès l'échéance de ses jours de suspension, l'assuré a perçu des in- demnités journalières pour une aptitude à temps partiel. demnités journalières pour une aptitude à temps partiel. Par décision du 29 août 1996, l'office AI a rejeté la demande de

Par décision du 29 août 1996, l'office AI a rejeté la demande de prestations de l'assuré. Se fondant sur l'expertise du 24 novembre 1995 du

prestations de l'assuré. Se fondant sur l'expertise du 24 novembre 1995 du Dr T., médecin-chef à l'Hôpital de La Chaux-de-Fonds, l'office AI

Dr T., médecin-chef à l'Hôpital de La Chaux-de-Fonds, l'office AI a considéré que la capacité de travail de l'assuré n'était probablement

a considéré que la capacité de travail de l'assuré n'était probablement pas diminuée, de sorte qu'une invalidité ne pouvait pas lui être reconnue. pas diminuée, de sorte qu'une invalidité ne pouvait pas lui être reconnue. Par lettre du 5 septembre 1996, l'assuré a invité la caisse de chômage à

Par lettre du 5 septembre 1996, l'assuré a invité la caisse de chômage à lui verser rétroactivement des prestations d'assurance-chômage fondées sur

lui verser rétroactivement des prestations d'assurance-chômage fondées sur une aptitude au placement pour une activité à plein temps. une aptitude au placement pour une activité à plein temps. c) Par décision du 18 décembre 1996, l'office du chômage que la

c) Par décision du 18 décembre 1996, l'office du chômage que la caisse de chômage avait consulté a considéré que l'assuré était apte au

caisse de chômage avait consulté a considéré que l'assuré était apte au placement à 50 % jusqu'au 28 août 1996, puis à 100 % dès le 29 août de la

placement à 50 % jusqu'au 28 août 1996, puis à 100 % dès le 29 août de la même année. L'autorité cantonale s'est fondée sur la demande d'indemnités

même année. L'autorité cantonale s'est fondée sur la demande d'indemnités de l'assuré, de laquelle il ressort que ce dernier était capable de tra-

de l'assuré, de laquelle il ressort que ce dernier était capable de tra- vailler à 50 % seulement, ainsi que l'attestent les deux certificats médi-

vailler à 50 % seulement, ainsi que l'attestent les deux certificats médi- caux du Dr H. et de l'Hôpital de La Chaux-de-Fonds. L'autorité cantonale

caux du Dr H. et de l'Hôpital de La Chaux-de-Fonds. L'autorité cantonale a considéré que rien au dossier ne permettait d'infirmer ce taux de 50 %

a considéré que rien au dossier ne permettait d'infirmer ce taux de 50 % et que l'assuré n'avait donc pas apporté la preuve qu'il aurait été ca-

et que l'assuré n'avait donc pas apporté la preuve qu'il aurait été ca- pable d'accepter un emploi convenable à 100 %. pable d'accepter un emploi convenable à 100 %. B. Par décision du 20 juin 1997, le Département de l'économie pu-

B. Par décision du 20 juin 1997, le Département de l'économie pu- blique a rejeté le recours formé par l'assuré contre cette décision. Il a

blique a rejeté le recours formé par l'assuré contre cette décision. Il a considéré que si l'office AI était de l'avis que l'assuré était objective-

considéré que si l'office AI était de l'avis que l'assuré était objective- ment apte à travailler à plein temps dès le dépôt de sa demande AI, cela

ment apte à travailler à plein temps dès le dépôt de sa demande AI, cela ne signifiait pas encore que l'assurance-chômage doive suivre les conclu-

ne signifiait pas encore que l'assurance-chômage doive suivre les conclu- sions de l'AI. En effet, le département a estimé que, du point de vue sub-

sions de l'AI. En effet, le département a estimé que, du point de vue sub- jectif, l'assuré n'était pas apte au placement puisqu'il n'avait pas la

jectif, l'assuré n'était pas apte au placement puisqu'il n'avait pas la volonté d'accepter un travail à temps complet. volonté d'accepter un travail à temps complet. C. L. forme recours devant le Tribunal administratif

C. L. forme recours devant le Tribunal administratif contre cette décision dont il demande l'annulation, en concluant à la

contre cette décision dont il demande l'annulation, en concluant à la constatation de son aptitude au placement et de son droit aux indemnités

constatation de son aptitude au placement et de son droit aux indemnités de chômage complètes à partir du 2 octobre 1995. de chômage complètes à partir du 2 octobre 1995. Le Département de l'économie publique se réfère aux motifs de sa

Le Département de l'économie publique se réfère aux motifs de sa décision et conclut au rejet du recours. décision et conclut au rejet du recours. C O N S I D E R A N T

C O N S I D E R A N T en droit

en droit 1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece-

1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece- vable. vable. 2. a) L'assuré n'a droit à l'indemnité de chômage que si, entre

2. a) L'assuré n'a droit à l'indemnité de chômage que si, entre autres conditions, il est apte au placement (art.8 al.1 litt.f LACI). Est

autres conditions, il est apte au placement (art.8 al.1 litt.f LACI). Est réputé apte à être placé le chômeur qui est disposé à accepter un travail

réputé apte à être placé le chômeur qui est disposé à accepter un travail convenable et est en mesure et en droit de le faire (art.15 al.1 LACI). convenable et est en mesure et en droit de le faire (art.15 al.1 LACI). L'aptitude au placement comprend ainsi deux éléments : la capacité de tra-

L'aptitude au placement comprend ainsi deux éléments : la capacité de tra- vail, d'une part, c'est-à-dire la faculté de fournir un travail - plus

vail, d'une part, c'est-à-dire la faculté de fournir un travail - plus précisément d'exercer une activité lucrative salariée - sans que l'assuré

précisément d'exercer une activité lucrative salariée - sans que l'assuré en soit empêché pour des causes inhérentes à sa personne et, d'autre part,

en soit empêché pour des causes inhérentes à sa personne et, d'autre part, la disposition à accepter un travail convenable au sens de l'article 16

la disposition à accepter un travail convenable au sens de l'article 16 LACI, ce qui implique non seulement la volonté de prendre un tel travail

LACI, ce qui implique non seulement la volonté de prendre un tel travail s'il se présente, mais aussi une disponibilité suffisante quant au temps

s'il se présente, mais aussi une disponibilité suffisante quant au temps que l'assuré peut consacrer à un emploi et quant au nombre des employeurs

que l'assuré peut consacrer à un emploi et quant au nombre des employeurs potentiels (ATF 120 V 394 cons.1 et les références). potentiels (ATF 120 V 394 cons.1 et les références). b) En vertu des alinéas 2 et 3 de l'article 15 LACI, le handi-

b) En vertu des alinéas 2 et 3 de l'article 15 LACI, le handi- capé physique ou mental est réputé apte à être placé lorsque, compte tenu

capé physique ou mental est réputé apte à être placé lorsque, compte tenu de son infirmité et dans l'hypothèse d'une situation équilibrée sur le

de son infirmité et dans l'hypothèse d'une situation équilibrée sur le marché de l'emploi, un travail convenable pourrait lui être procuré sur ce

marché de l'emploi, un travail convenable pourrait lui être procuré sur ce marché. Le Conseil fédéral règle la coordination avec l'assurance-

marché. Le Conseil fédéral règle la coordination avec l'assurance- invalidité. S'il existe des doutes sérieux quant à la capacité de travail

invalidité. S'il existe des doutes sérieux quant à la capacité de travail d'un chômeur, l'autorité cantonale peut ordonner qu'il soit examiné par un

d'un chômeur, l'autorité cantonale peut ordonner qu'il soit examiné par un médecin conseil, aux frais de l'assurance. médecin conseil, aux frais de l'assurance. Selon l'article 15 OACI, pour déterminer l'aptitude au placement

Selon l'article 15 OACI, pour déterminer l'aptitude au placement des handicapés, les autorités cantonales et les caisses coopèrent avec les

des handicapés, les autorités cantonales et les caisses coopèrent avec les organes compétents de l'assurance-invalidité. Celles-ci et ceux-là se com-

organes compétents de l'assurance-invalidité. Celles-ci et ceux-là se com- muniquent les renseignements nécessaires à la bonne marche de leur service

muniquent les renseignements nécessaires à la bonne marche de leur service respectif. Dans ces limites, ils sont déliés du secret de fonction. Le

respectif. Dans ces limites, ils sont déliés du secret de fonction. Le Département fédéral de l'économie publique règle les modalités avec l'ac-

Département fédéral de l'économie publique règle les modalités avec l'ac- cord du Département fédéral de l'intérieur (al.1). L'alinéa 1 est égale-

cord du Département fédéral de l'intérieur (al.1). L'alinéa 1 est égale- ment applicable lorsque des institutions de l'assurance-accidents obliga-

ment applicable lorsque des institutions de l'assurance-accidents obliga- toire, de l'assurance-maladie, de l'assurance militaire ou de la pré-

toire, de l'assurance-maladie, de l'assurance militaire ou de la pré- voyance professionnelle sont impliqués dans l'examen du droit à l'indemni-

voyance professionnelle sont impliqués dans l'examen du droit à l'indemni- té ou dans le placement de handicapés (al.2). Lorsque, dans l'hypothèse

té ou dans le placement de handicapés (al.2). Lorsque, dans l'hypothèse d'une situation équilibrée sur le marché du travail, un handicapé n'est

d'une situation équilibrée sur le marché du travail, un handicapé n'est pas manifestement inapte au placement et qu'il s'est annoncé à

pas manifestement inapte au placement et qu'il s'est annoncé à l'assurance-invalidité ou à une autre assurance selon le deuxième alinéa,

l'assurance-invalidité ou à une autre assurance selon le deuxième alinéa, il est réputé apte au placement jusqu'à la décision de l'autre assurance. il est réputé apte au placement jusqu'à la décision de l'autre assurance. Cette reconnaissance n'a aucune incidence sur l'appréciation, par les

Cette reconnaissance n'a aucune incidence sur l'appréciation, par les autres assurances, de son aptitude au travail ou à l'exercice d'une acti-

autres assurances, de son aptitude au travail ou à l'exercice d'une acti- vité lucrative (al.3). vité lucrative (al.3). c) Lorsqu'il s'agit d'un assuré qui s'est annoncé à l'assurance-

c) Lorsqu'il s'agit d'un assuré qui s'est annoncé à l'assurance- invalidité pour la détermination du droit à une rente et qu'il ne dispose

invalidité pour la détermination du droit à une rente et qu'il ne dispose pas encore de décision, il convient d'apprécier assez largement son apti-

pas encore de décision, il convient d'apprécier assez largement son apti- tude au placement, à condition toutefois qu'il ne soit pas manifestement

tude au placement, à condition toutefois qu'il ne soit pas manifestement inapte au placement. C'est le principe de l'obligation d'intervenir en

inapte au placement. C'est le principe de l'obligation d'intervenir en priorité de l'assurance-chômage dont le but est d'éviter qu'un assuré ne

priorité de l'assurance-chômage dont le but est d'éviter qu'un assuré ne soit sans ressources, notamment pendant le délai d'attente (art.29 LAI),

soit sans ressources, notamment pendant le délai d'attente (art.29 LAI), et qui a pour corollaire les règles sur la compensation et sur l'obliga-

et qui a pour corollaire les règles sur la compensation et sur l'obliga- tion de restituer les indemnités de l'assurance-chômage perçues indûment

tion de restituer les indemnités de l'assurance-chômage perçues indûment (art.94 al.2, 95 LACI; Gerhards, Kommentar zum Arbeitslosenversicherungs-

(art.94 al.2, 95 LACI; Gerhards, Kommentar zum Arbeitslosenversicherungs- gesetz, tome 1, no 96-99 ad art.15; voir aussi DTA 1993-1994 no 13, p.105

gesetz, tome 1, no 96-99 ad art.15; voir aussi DTA 1993-1994 no 13, p.105 cons.3b). cons.3b). 3. a) En l'espèce, le litige porte sur le point de savoir si l'as-

3. a) En l'espèce, le litige porte sur le point de savoir si l'as- suré était apte au placement pour une activité à plein temps depuis le

suré était apte au placement pour une activité à plein temps depuis le dépôt de sa demande d'indemnités de chômage le 2 octobre 1995 jusqu'au 28

dépôt de sa demande d'indemnités de chômage le 2 octobre 1995 jusqu'au 28 août 1996, date de la décision de l'Office AI rejetant sa demande de pres-

août 1996, date de la décision de l'Office AI rejetant sa demande de pres- tations. tations. b) Au moment où l'office du chômage a rendu la décision liti-

b) Au moment où l'office du chômage a rendu la décision liti- gieuse, l'office de l'assurance-invalidité avait déjà rejeté la demande de

gieuse, l'office de l'assurance-invalidité avait déjà rejeté la demande de prestations du recourant en considérant qu'il n'y avait pas d'invalidité,

prestations du recourant en considérant qu'il n'y avait pas d'invalidité, cette décision n'ayant par ailleurs pas été attaquée. Se fondant sur les

cette décision n'ayant par ailleurs pas été attaquée. Se fondant sur les conclusions des médecins intervenus dans le cadre de l'instruction AI,

conclusions des médecins intervenus dans le cadre de l'instruction AI, l'office du chômage et le département n'ont pas remis en cause l'aptitude

l'office du chômage et le département n'ont pas remis en cause l'aptitude au placement objective de l'assuré. En revanche, ils ont estimé que ce

au placement objective de l'assuré. En revanche, ils ont estimé que ce dernier n'était pas apte au placement du point de vue subjectif à partir

dernier n'était pas apte au placement du point de vue subjectif à partir du 2 octobre 1995 puisqu'il avait annoncé lui-même une aptitude de 50 % et

du 2 octobre 1995 puisqu'il avait annoncé lui-même une aptitude de 50 % et qu'il n'avait pas adopté le comportement de quelqu'un qui cherche un

qu'il n'avait pas adopté le comportement de quelqu'un qui cherche un emploi à temps complet. emploi à temps complet. c) Ce point de vue ne peut pas être confirmé. En effet, en vertu

c) Ce point de vue ne peut pas être confirmé. En effet, en vertu de la règle de coordination de l'article 15 OACI selon laquelle il incombe

de la règle de coordination de l'article 15 OACI selon laquelle il incombe en général à l'assurance-chômage d'intervenir en priorité, on présume en

en général à l'assurance-chômage d'intervenir en priorité, on présume en principe que l'assuré est apte au placement jusqu'à la décision de

principe que l'assuré est apte au placement jusqu'à la décision de l'assurance-invalidité. En l'occurrence, si lors de son inscription au

l'assurance-invalidité. En l'occurrence, si lors de son inscription au chômage, le recourant estimait ne pouvoir travailler qu'à mi-temps, en

chômage, le recourant estimait ne pouvoir travailler qu'à mi-temps, en s'appuyant sur le certificat médical de son médecin traitant, cela ne si-

s'appuyant sur le certificat médical de son médecin traitant, cela ne si- gnifie pas encore qu'il était manifestement inapte au placement pour un

gnifie pas encore qu'il était manifestement inapte au placement pour un travail à 100 % (art.15 al.3 1re phrase OACI). Il résulte en effet de

travail à 100 % (art.15 al.3 1re phrase OACI). Il résulte en effet de l'avis de l'expert mandaté par l'AI que l'affection médicale dont souf-

l'avis de l'expert mandaté par l'AI que l'affection médicale dont souf- frait l'assuré ne diminuait probablement pas sa capacité de travail et que

frait l'assuré ne diminuait probablement pas sa capacité de travail et que si on rassurait le patient sur son état de santé à l'aide d'un soutien

si on rassurait le patient sur son état de santé à l'aide d'un soutien psychologique, une reprise du travail pouvait être envisagée (expertise du

psychologique, une reprise du travail pouvait être envisagée (expertise du 24.11.1995, p.5). Or, les organes de l'assurance-chômage qui savaient

24.11.1995, p.5). Or, les organes de l'assurance-chômage qui savaient qu'une demande de prestations AI étaient en cours se trouvaient en mesure

qu'une demande de prestations AI étaient en cours se trouvaient en mesure de suivre l'évolution de l'instruction du cas AI (art.15 al.1 OACI), ce

de suivre l'évolution de l'instruction du cas AI (art.15 al.1 OACI), ce qu'ils n'ont apparemment pas fait. qu'ils n'ont apparemment pas fait. En outre, l'attitude de l'assuré qui s'inscrit au chômage en

En outre, l'attitude de l'assuré qui s'inscrit au chômage en attendant que l'AI statue sur sa demande de prestations et qui déclare

attendant que l'AI statue sur sa demande de prestations et qui déclare n'être à même de travailler qu'à mi-temps en obéissant ainsi au certificat

n'être à même de travailler qu'à mi-temps en obéissant ainsi au certificat médical de son médecin traitant attestant son incapacité de 50 % n'est pas

médical de son médecin traitant attestant son incapacité de 50 % n'est pas déterminante. En effet, si on suivait systématiquement le raisonnement de

déterminante. En effet, si on suivait systématiquement le raisonnement de l'office du chômage et du Département de l'économie publique relatif à

l'office du chômage et du Département de l'économie publique relatif à l'attitude de l'assuré, cela reviendrait à vider de son sens l'article 15

l'attitude de l'assuré, cela reviendrait à vider de son sens l'article 15 al.3 OACI. al.3 OACI. Dans ces conditions, il se justifie de reconnaître l'aptitude au

Dans ces conditions, il se justifie de reconnaître l'aptitude au placement totale du recourant depuis son inscription au chômage jusqu'au

placement totale du recourant depuis son inscription au chômage jusqu'au 28 août 1996. Partant, les décisions du département et de l'office du chô-

28 août 1996. Partant, les décisions du département et de l'office du chô- mage ne peuvent pas être maintenues et la cause doit être renvoyée aux

mage ne peuvent pas être maintenues et la cause doit être renvoyée aux organes de l'assurance-chômage pour qu'ils statuent sur le droit du re-

organes de l'assurance-chômage pour qu'ils statuent sur le droit du re- courant aux indemnités de chômage complètes pour ladite période, après

courant aux indemnités de chômage complètes pour ladite période, après avoir examiné si les autres conditions du droit aux indemnités complètes

avoir examiné si les autres conditions du droit aux indemnités complètes sont remplies. sont remplies. 4. Il est statué sans frais, la procédure étant en principe gra-

4. Il est statué sans frais, la procédure étant en principe gra- tuite (art.103 al.4 LACI). Le recourant qui obtient gain de cause a droit

tuite (art.103 al.4 LACI). Le recourant qui obtient gain de cause a droit à une indemnité de dépens (art.48 LPJA).

à une indemnité de dépens (art.48 LPJA). Par ces motifs,

Par ces motifs, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF

LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 1. Admet le recours en ce sens que la décision du Département de l'écono-

1. Admet le recours en ce sens que la décision du Département de l'écono- mie publique du 20 juin 1997 et la décision de l'office du chômage du

mie publique du 20 juin 1997 et la décision de l'office du chômage du 18 décembre 1996 sont annulées, la cause étant renvoyée à l'administra-

18 décembre 1996 sont annulées, la cause étant renvoyée à l'administra- tion pour qu'elle statue conformément aux considérants. tion pour qu'elle statue conformément aux considérants. 2. Alloue au recourant une indemnité de dépens de 400 francs.

2. Alloue au recourant une indemnité de dépens de 400 francs. 3. Statue sans frais.

3. Statue sans frais. Neuchâtel, le 31 octobre 1997

Neuchâtel, le 31 octobre 1997