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Le Cabinet d'Expertise Témoin est heureux de vous inviter afin de découvrir l'exposition :
SULLIVAN / 7 DAYS - DU PHOTOGRAPHE VINCENT CALMEL
L'exposition sera visible du mardi 7 février au jeudi 9 février 2017 de 14h00 à 19h00.
Finissage de l'exposition, le jeudi 9 février 2017 de 17h00 à 20h00 en compagnie de l'artiste.
Ji Shengli est un artiste chinois né à Xining dans la province de Qinghai en 1967. Parti au Japon pour ensuite retourner s’établir en Chine, Ji Shengli est reconnu dans son pays d’origine, ainsi que dans son pays d’accueil le Japon, de même qu’aux Etats-Unis où il participe à de nombreuses expositions. Il adopte le nom de « Hei Yue » qui signifie « Lune noire » en chinois. En tant que performeur, photographe, sculpteur et peintre dissident, il s’attaque aux figures d’autorités chinoises en posant la question:
« Qui a le pouvoir de discipline et le droit de punir ? »
Lors de ses performances, Hei Yue porte un pantalon crée spécialement pour lui, révélant ses fesses. Il explique ce vêtement de la manière qui suit: « J’utilise dans mes performances le pantalon que l’on porte à la naissance, un t-shirt sur lequel est marqué 123, les symboles de pouvoirs et du sexe comme moyen d’expression sur scène. De montrer mon derrière est ma manière de penser et d’exprimer mes pensées ou alors de garder le silence sur des questions politiques, économiques et culturelles. Nous naissons cul nu, et la suite de chiffre 123 est la représentation de l’origine du monde en philosophie chinoise. Lao Zi dans son texte « Theory about morality » explique: « two born from one, three born from two, and everything born from three. » J’utilise le pouvoir de la nudité et des chiffres pour parler avec le monde. »
Ji Shengli donc apparaît aux côtés des symboles de pouvoir: autorité et tradition.
Il se claque les fesses de manière répétitive et obsessionnelle à côté de ces figures qui peuvent être, les policiers, les moines bouddhistes, les pêcheurs japonais. Son travail est documenté par des photographies lors de ses performances.
Ses travaux étaient exposés lors de la 55ème Biennale de Venise en 2013 dans le contexte d’un pavillon indépendant montrant de l’art chinois dissident de 1979 à nos jours, l’exposition s’appelait « Voice, Art of the unseen », depuis ses travaux connaissent la censure et lui même est porté disparu. Nous ne savons pas ce qu’il en est devenu mais les rumeurs font entendre qu’il serait en prison ou dans un camp de concentration chinois ou encore pire mort.
Le solo show de Ji Shengli au Cabinet d’Expertise Témoin est une collaboration avec la galerie Duflon&Racz de Bern. Duflon&Racz avait déjà exposé l’artiste en 2011, mais celui-ci n’avait pu se rendre au vernissage car il lui était impossible de quitter le territoire chinois. L’exposition à pu voir le jour grâce à la Société Suisse-Chine, qui elle-même aujourd’hui n’a plus contact avec l’artiste. La galerie Duflon&Racz devait montrer aussi des sculptures de Hei Yue mais ces dernières ne nous sont pas parvenues ainsi que d’autres documents, sûrement du à la censure aux frontières chinoises. Aujourd’hui, Ji Shengli est censuré pour faute d’avoir oser critiquer la politique, l’économie et la culture chinoise.
L’exposition au Cabinet d’Expertise Témoin présente les peintures de Ji Shengli dans lesquelles l’artiste se représente comme dans ses performances, le pantalon ouvert sur les fesses. Une projection de son film documentant ses performances, film qu’il définit comme son « autodiscipline ». De nouveau une critique, des peintures fortes en sens et un artiste disparu, c’est ce que vous découvrirez au Cabinet d’Expertise Témoin.
En collaboration avec la galerie Duflon&Racz et la Société Suisse-Chine
Le Cabinet d’Expertise Témoin et la Fondation Auer Ory sont heureux de vous inviter au vernissage de l’exposition du photographe JEAN-JACQUES DICKER, WOMEN, en présence de l'artiste.
Nous sommes heureux de recevoir sa visite, et ce d'autant plus que sa dernière venue en Suisse date d'il y a 25 ans, depuis son installation à Honolulu où il vit et travaille.
Vernissage : le vendredi 20 novembre 2015 dès 18h, en présence de l'artiste
Exposition : du 21 novembre au 7 décembre 2015
Horaires d'ouverture : du mardi au samedi, de 14h à 18h30
En collaboration avec la Fondation Auer Ory www.auerphoto.com
Jean-Jacques Dicker est né en 1944 à Genève dans une famille d'artistes, les Pitoëff, et d'un médecin suisse. Il est le petit-fils du Russe et Genevois, Jacques Dicker, avocat, politique et député au Conseil national (1922-1925) puis au Grand Conseil (1930).
En 1951, il part vivre avec sa famille à Honolulu où il poursuit ses études à l'université d'Hawaii (BA). Passionné de surf, il passe ses étés à Biarritz où il rencontre les gitans itinérants des routes d'Europe, il veut faire partie de ces voyageurs. Diplôme en poche en 1967, il commence à travailler en vue de gagner assez d'argent pour sillonner le monde, les Etats-Unis, le Mexique, l'Amérique centrale et du Sud, puis l'Europe jusqu'en 1970. Rentré, il se passionne pour la photographie qu'il étudie à l'université. Deux ans plus tard, premières publications et première exposition personnelle. De 1974 à 1976, il parcourt l'Europe, puis part en Afrique et en Asie du Sud-Est.
En 1974, il reçoit une Bourse fédérale des Arts appliqués à Berne, ainsi qu'en 1980, puis l'année suivante, une bourse de la Banque hypothécaire du Canton de Genève. Il repart en Afrique pour un quatrième séjour. En 1997, il commence une série de nus et d'images érotiques, en 1999, il est en Inde, au Laos, en 2003 au Cambodge, en 2004 au Japon où il va retourner régulièrement...
Il a reçu de nombreux prix à des évènement et concours (Université, Kodak international, Photo Metro San Francisco, Tattoo Artiste Honolulu...).
Ses voyages photographiques (1969, 1974, 1977-78, 1984-85) en Afrique où il a appris le swahili, séjourné dans 37 pays sur les 52, et couvert quatre thèmes, les femmes la plupart des prostituées, des Africains rencontrés sur la route ou avec qui il a vécu dans de petits hôtels, les routards, les paysages et les chambres où il a dormi, ont donné lieu à quatre livres: "Chambres/Empty Rooms" et "Afrique" aux Editions Ides et Calendes, Neuchâtel et Paris, et "Mes femmes" et "Chambres" portfolios Chez Higgins à Montreuil.
Quand il réside à Honolulu, il travaille dans des restaurants, et plus particulièrement depuis cinq ans, au restaurant à la mode, Wolfgang's Steakhouse, cinq jours par semaine, le soir avec des salles pleines à craquer où vingt serveurs tournoient au mieux pour la satisfaction des clients dont de nombreux visiteurs japonais de l'île. Il laisse sur place un trépied et photographie avec un Plaubel-Makina avant son travail de serveur. Un changement incessant parmi les serveurs, les plongeurs, la dizaine de cuisiniers et les hôtesses, lui permet de compléter constamment son projet socio-historique - qui me rappelle la démarche d'Auguste Sander - sur les hommes et femmes du 21e siècle au restaurant Wolfgang, les hôtesses, les serveurs, les maîtres d'hôtel, les cuisiniers, les plongeurs. Il nous présente dans un cadrage simple et large l'intégralité du modèle. Ses portraits presque toujours statiques nous donne à voir en premier lieu l'habillement, les mains, les accessoires, sans trop dévoiler les détails de visages, où les représentants des diverses catégories posent debout ou assis.
Le Cabinet d’Expertise Témoin est heureux de vous inviter au vernissage de l’exposition du photographe CARLOS GONZÁLEZ
BEYOND THE LIFE
Nothing yet seen before the Farewell to the dark Long did one lie in the dust, was it the dawn that someone’s been waiting for
Carlos González est né dans une famille aux racines mayas. L’isolement du monde contemporain dans lequel il a vécu son enfance a affiné son intuition.
La façon dont il regarde la vie lui permet de comprendre que « tout ce qui est visible n’est pas toujours vrai et tout ce qui est vrai n’est pas toujours visible ».
Selon sa réflexion, la vie ne se termine pas avec la mort et, en accord avec le calendrier de ses ancêtres, c’est seulement un point dans le cercle éternel du temps.
Expérimentant avec la liberté de l’esprit, le naturel de la lumière et l’authenticité de la matière, les images qu’il propose sont le reflet de sa pensée.
Vernissage : le 16 octobre 2015 dès 18h
Exposition : du 16 au 30 octobre 2015
Horaires d'ouverture : du mardi au samedi, de 14h à 18h30
L'oeuvre de Jim, une démarche artistique où la répétition inlassable de l’inéluctable finalité de nos vies devient un fil conducteur... Mais que l'on ne s’y trompe pas, le fil d’Ariane soudain se rompt et projette alors la vie dans l’au-delà pour mieux lui insuffler la dynamique impitoyable de la fragilité de nos certitudes.
Jim nous confronte à la réalité. Il nous amène à percevoir différemment notre propre conception de la mort. Parce qu'il transcende l’objet, il lui donne vie... Et la magie opère toujours, il réincarne la créativité, il ritualise l’oeuvre d’art. Avec lui la mort s’invite parmi les vivants. Par sa démarche unique et décalée, l’objet acquiert la force du totem. Profondeur du regard, sérieux de l’attitude… Humaines jusque dans la glaciale réalité qui sous-tend chacune de nos confrontations visuelles avec le crâne humain, ses oeuvres nous inspirent finalement cette bienveillance protectrice qui nous comble...
L'exposition sera visible du 5 au 21 décembre 2013, du mardi au samedi de 14h à 19h. Une rencontre avec l'artiste est prévue samedi 14 décembre.
Télécharger le dossier de presse de l'exposition
Le Cabinet d’Expertise Témoin travaille en collaboration avec la Fondation Auer à Hermance. : www.auerphoto.com
Hommage à René Groebli
D'abord hésitant entre le cinéma et la photographie, il a choisi la dernière. Photographe explorateur, il s'est intéressé à tout les sujets, genre par genre, du reportage à la publicité, en passant par le portrait, la recherche pure, le nu, le paysage. Chercheur romantique et mélancolique, il s'est attaché non pas à la description mais aux ambiances, aux sentiments et à la compréhension d'un certain univers au travers de ses choix. Technicien hors pair, il s'est toujours battu pour échapper aux contraintes et modes de son temps, contraintes qu'il s'est lui-même fixé. Il contrôle ses sujets, ses ambiances comme ses techniques, la couleur et le noir et blanc, les formats, les grains du papier, au seul profit de sa propre créativité. Visions multiples à bonds en avant et en arrière, voire obsessionnelles pour certaines de ses séries comme 'Hommages au féminin' ou 'Fantaisies'.
La Fondation est heureuse, flattée, honorée du leg des archives de ce grand photographe zurichois, et de lui rendre hommage par un cheminement de son long parcours d'images, histoire même de la photographie, avec 'Magie du rail' sorte d'évasion et de liberté après la Deuxième Guerre mondiale, 'L'oeil de l'amour' déclaration enflammée à Rita, cadeau d'anniversaire de mariage, des nus, la couleur et des images publicitaires où il a joué un rôle précurseur qui a contraint la 'réclame' à délaisser plumes et crayons pour la photographie, le flou non pas comme un ratage mais comme un instrument de référence au mouvement.
Au fil du temps et des étapes qui ont marqué ses travaux, sa passion pour la femme, une aversion de la mise en scène, il y a le René Groebli se singularisant par une avance sur son temps, reconnue un peu tard, il faut bien le dire, mais qui est le propre des créateurs visionnaires. M.O.A.
René Groebli expose au cabinet d'expertise Témoin, 27, Grand-Rue, 1204 Genève (6 au 23 juin), à la galerie Fotografika, 10, rue Borgeaud, Centre commercial, 1196 Gland (7 juin au 31 juillet) et chez Carry On, 18 rue des Voisins, 1205 Genève (8 au 29 juin).
Fondation Auer Ory pour la photographie : www.auerphoto.com