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Une rupture totale entre la Grande-Bretagne et l'UE n'est pas une option, estime le patronat britannique (archives).
KEYSTONE/AP/FRANK AUGSTEIN(sda-ats)
Le président de l'organisation patronale britannnique CBI, Paul Drechsler, douche les espoirs de la conclusion rapide d'un accord de libre-échange entre la Grande-Bretagne et la Suisse. L'UE a la priorité, a-t-il déclaré dans un entretien au Tages-Anzeiger.
"Un accord commercial serait certainement souhaitable, mais nous devons d'abord régler notre relation avec l'UE", souligne le président de la confédération britannique de l'industrie (Confederation of British Industry). La Suisse, qui est le dixième partenaire commercial de la Grande-Bretagne, doit faire preuve de patience.
La Grande-Bretagne pourrait beaucoup apprendre de la Suisse, qui a les meilleures relations possibles avec l'UE, estime le président de la CBI. Le Brexit constitue les plus grandes négociations de politique économique depuis la fin de l'Union soviétique, explique Paul Drechsler.
"Nous travaillons depuis des décennies avec des contrats, des accords et des règlements et tout va changer", relève le président de l'association patronale, qui représente environ 190'000 entreprises. L'organisation aspire à un commerce sans limitation avec le monde entier et veut continuer à bénéficier des 53 accords commerciaux de l'UE.
Phase d'incertitude prolongée
Paul Drechsler prévoit une grande partie de théâtre politique, immédiatement après le lancement de la procédure de sortie de l'UE, en raison des élections qui auront lieu dans des pays très influents dans l'Union européenne. "Les politiciens vont faire beaucoup de bruit et tiendront de grands discours", selon le président de la CBI, qui prédit une phase d'incertitude générale prolongée.
Durant cette période, le patron des patrons britanniques veut s'inspirer de la Suisse, Berne ayant connu une situation comparable avec Bruxelles depuis l'adoption de l'initiative contre l'immigration de masse. La Suisse a fait de bonnes expériences avec son pragmatisme, fait-il remarquer.
"Nous avons besoin de l'Europe pour être forts nous-mêmes", souligne le président de la CBI. Une rupture totale avec l'UE n'est pour cette raison pas une option.
ATS