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Le président de la Fédération internationale (FIA), Mohammed Ben Sulayem, va prendre ses distances avec la Formule 1. La décision était prévue de longue date, a assuré la FIA, qui intervient cependant dans une période de tension.
Selon la presse spécialisée, Mohammed Ben Sulayem a adressé une lettre aux écuries de F1 dans laquelle il annonce se retirer de la gestion quotidienne de la catégorie reine du sport automobile. L'information a été confirmée par un porte-parole de la FIA.
Ce projet, a poursuivi le porte-parole, il l'avait «clairement énoncé avant son élection» à la présidence de la FIA dans un manifeste où il s'engageait à doter la FIA d'un poste de directeur général, attribué à l'Américaine Natalie Robyn, et à mettre en oeuvre «un cadre de gouvernance révisé (sous) la direction d'une équipe axée sur la transparence, la démocratie et la croissance». Le mois dernier, la FIA a dévoilé la nouvelle structure de son département monoplaces, placé sous la direction de Nikolas Tombazis, à qui sera désormais confié la gestion quotidienne des opérations liées à la F1.
Cette annonce intervient toutefois alors que la tension règne entre la FIA et Formula One, la société de promotion de la F1 détenue par le groupe américain Liberty Media. En cause: une série de propos et de controverses impliquant Mohammed Ben Sulayem.
Montant «exagéré»
Fin janvier, le patron de la FIA a ainsi posté une série de tweets commentant un article de l'agence Bloomberg selon lequel le Fonds souverain saoudien (PIF) a déposé une offre (rejetée par Liberty Media) de plus de 20 milliards de dollars pour racheter la F1. Mohammed Ben Sulayem jugeait ce montant «exagéré».
Selon plusieurs médias, la F1 et Liberty Media ont rappelé dans une lettre de leur service juridique adressée à la FIA que la fédération «s'est engagée sans équivoque à ne rien faire pour porter atteinte à la propriété, à la gestion et/ou à l'exploitation de ces droits».
«Ces commentaires, émanant du compte officiel du président de la FIA sur les réseaux sociaux, interfèrent avec ces droits de manière inacceptable», poursuivait la lettre.
ATS