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Le président yéménite contesté Ali Abdallah Saleh s'est dit prêt à partir. Mais il s'est présenté comme le dernier rempart contre le chaos et la division du pays, dans une interview à la télévision Al-Arabiya diffusée dans la nuit de samedi à dimanche.
"Nous leur disons, venez, discutons ensemble d'une solution à feu doux consistant à transférer le pouvoir pacifiquement. Nous ne nous agrippons pas au pouvoir mais on ne peut pas le donner à n'importe qui", a déclaré M. Saleh, à propos de l'opposition qui réclame son départ immédiat.
"Il est anormal qu'une minorité torde le bras à la majorité", a-t-il encore déclaré, en affirmant que ses partisans étaient majoritaires dans le pays et que l'opposition ne représentait qu'une fraction des Yéménites.
Il s'est montré en même temps sceptique sur la capacité des opposants de gérer le pays. "Je les met au défi (...) de trouver des solutions aux problèmes du Yémen même si le président part dans deux heures".
"On était deux pays il y a 22 ans", le Yémen "sera partagé en trois ou quatre entités (...) et ils (les opposants) ne pourront contrôler que Sanaa et quelques provinces", a averti le chef de l'Etat. "Cela conduira le pays vers l'inconnu et je suis responsable de la sécurité du pays que je dois conduire en eaux calmes", a encore dit M. Saleh.