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Le 8 mars, nous fêterons la 112e Journée internationale des droits de la femme. À cette occasion, nous avons fait quelques recherches sur la toile et avons lu et appris beaucoup de choses sur l'histoire de cette journée dédiée aux femmes. Le fait que les femmes se soient unies pour défendre haut et fort leurs droits a longtemps été tourné en dérision et taxé de communisme. Certains observateurs ont même déclaré que les hommes se sentaient menacés par ces rassemblements de femmes. Est-ce vrai ou non? Cela se passe de commentaires... 😉
Les droits de l'homme incluent les femmes. Mais alors pourquoi donc une femme devrait-elle défendre ses droits plus fortement qu'un homme? Pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps pour que les Suissesses puissent voter et élire au niveau fédéral (1971)? Comment se fait-il que le canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures n'ait accordé aux femmes le droit de vote et d'éligibilité au niveau cantonal qu'en 1990?
Les années de pandémie n'ont non plus été favorables aux femmes. C'est justement pendant les périodes de lockdown que les femmes ont pris en charge une grande partie des tâches ménagères et domestiques, décalant leurs heures de travail en soirée. Le personnel soignant, composé là aussi essentiellement de femmes, a accompli un travail formidable, mais reste aujourd'hui encore en sous-effectif. Les appels à l'action n'ont toujours pas convaincu les politiques d'agir et la pénurie de personnel soignant, médical et paramédical, est toujours aussi préoccupante, voire catastrophique. La pandémie a mis en lumière de nombreux dysfonctionnements qui ont certes toujours existé, mais qui ont augmenté pendant la pandémie : Violence domestique, exposition au risque de pauvreté, retard dans l'éducation des enfants et des jeunes, inégalité des chances au sein des différentes classes sociales et bien d'autres choses encore.
Chaque année, des chiffres indiquant les heures de travail non rémunérées des femmes sont publiés. En 2020, les Suisses ont fourni un travail non rémunéré d'une valeur de 434 milliards de francs, dont le 60% a été assumé par les femmes. Mais qu'en est-il des agricultrices qui travaillent dans l'exploitation de leur mari? Celles-ci sont souvent non rémunérées, non assurées, et si un divorce devait survenir, elles se retrouveraient sans ressources, dans une situation plus que précaire.
Notre société est certainement plus consciente de la complexité qu'auparavant et pourtant, les femmes sont toujours fortement sous-représentées dans les hautes sphères des entreprises, par exemple. Les femmes sont certes sollicitées en tant qu'expertes et conférencières, mais en contrepartie, on leur fait souvent miroiter la possibilité de gagner en visibilité ou d'ajouter un point formidable à leur CV, sans les rémunérer. Pourquoi cela?
Même si ce bref texte est loin de refléter la complexité de la situation et ses évolutions, il est clair que la Journée internationale des droits de la femme est - encore et toujours - nécessaire pour nos filles et nos fils!
>> Comment voyez-vous la Journée internationale de la femme?
>> Êtes-vous déjà descendue dans la rue à cette occasion? Quand avez-vous manifesté pour la première fois? Vos commentaires sont les bienvenus! ♀️
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