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Zürich, 07.08.2017
Laurin Fäh, ancien patron du fabricant de jeans Big Star tombé en faillite en 2005, a été reconnu coupable de faux dans les titres dans une affaire de participation dans une entreprise de financement de panneaux solaires. Il a déjà annoncé un recours contre ce jugement.
Le tribunal pénal de Bâle-Campagne a condamné lundi Laurin Fäh à une peine pécuniaire avec sursis de 90 jours-amendes à 2220 francs (199'800 francs). Le procureur avait requis une peine de 90 jours-amendes à 1300 francs (117'000 francs).
Le prévenu a été reconnu coupable d'avoir signé en 2013 un protocole incorrect d'une réunion du conseil d'administration de l'entreprise de financement de panneaux solaires Prime Energie Schweiz fondée par Laurin Fäh. Le retrait d'un actionnaire avait été décidé. Le protocole stipulait que cet actionnaire était présent lors de la séance, ce qui n'était pas le cas. Il avait porté plainte en 2015.
Participation de 50%
Cet actionnaire, un Italien, avait pris en 2011 une participation de 50% dans l'entreprise de Laurin Fäh pour étendre les activités de la société à l'Italie. L'investisseur n'a toutefois jamais versé les 125'000 francs requis pour l'acquisition de sa participation, mais son nom a été inscrit au registre des actionnaires et il a obtenu un siège au conseil d'administration.
Un investissement de Prime Energie Schweiz en Sardaigne, sous la responsabilité de l'actionnaire italien, s'est soldé par une perte de 450'000 francs, a indiqué l'avocat de Laurin Fäh lors du procès. Le partenaire a ensuite signé un contrat de sponsoring de trois ans portant sur 600'000 francs avec le tournoi de tennis Swissindoor à Bâle, sans prévenir Laurin Fäh. Il a aussi créé sa propre entreprise, Prime Energy Solutions, qui a fait faillite en 2016.
Séparation
En mai 2013, Laurin Fäh et l'Italien ont convenu de se séparer. Le comptable de Prime Energie Schweiz a envoyé à l'investisseur un courriel avec une proposition pour la reprise de ses actions et son retrait du conseil d'administration.
Comme le partenaire n'avait jamais payé sa part, il n'était donc pas vraiment actionnaire. Laurin Fäh a donc décidé seul lors d'une séance du conseil d'administration en octobre 2013, tout en inscrivant dans le protocole que le partenaire était présent.