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De tout temps l’homme a eu besoin de peindre.
Avant même de savoir dessiner, il avait appliqué l’empreinte de ses mains dans les cavernes.
Très vite, il a aussi voulu représenter ce qu’il connaissait le mieux : les animaux qu’il chassait.
Les couleurs naturelles qu’il employait alors étaient peut-être broyées avec de l’huile mais il faudra en occident attendre le début du XVe siècle de notre ère pour parler réellement de peinture à l’huile.
Avant que cette technique soit mise au point par Van Eyck (1375-1440), les artistes avaient d’autres « recettes » pour lier les pigments colorés, étaler la couleur et suggérer la perspective. Ils utilisaient l’eau, la colle, l’œuf ; ils peignaient a tempera dit-on sur les murs des maisons et des sanctuaires, sur les manuscrits et les tableaux à partir du moyen-âge.
Ces procédés, à base d’eau comme la gouache et l’aquarelle, avaient un inconvénient, leur fragilité.
Pour les protéger, on a eu l’idée de les vernir. Mais les peintures vernies, réputées brillantes et lisses, ne doivent pas être confondues avec celles exécutées à l’huile sur bois, toile ou papier, qu’elles soient marouflées ou pas.
De plus, le séchage au soleil de la couche terminale pouvait entraîner des accidents de matière comme le raconte Vasari.
Certains artistes continueront cependant à peindre a tempera mais en superposant au-dessus, des couches de peinture à l’huile transparentes (c’est ce qu’on appelle le glacis).