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Cet article veut illustrer la confrontation des idées libertarianistes préconisant le laissez-faire basées notamment sur la fameuse « main invisible » d’Adam Smith et celles plus interventionnistes comme celles de Keynes qui souhaitent corriger les défauts intrinsèques du capitalisme et du comportement humain, notamment les principes de rationalité.
Sources et références
La lecture du livre de Robert H. Frank « The Darwin Economy » constitue la base de ce travail, mais plutôt que de nous limiter à en faire un résumé, nous avons choisi d’élargir le champ et d’y introduire quelques éléments qui nous semblaient pertinents et d’actualité.
Controverse initiale
Depuis longtemps en matière de philosophie politique, deux écoles opposées s’affrontent sur le rôle ou le besoin d’un État pour réguler les effets négatifs du capitalisme. Les tenants d’un libéralisme pur et dur pensent que le capitalisme contient en son sein les rouages nécessaires pour une autorégulation mécanique sans qu’il soit nécessaire d’intervenir artificiellement. Ils affirment aussi que ce sont justement les interventions de l’État qui faussent le jeu et créent ainsi des déséquilibres. Les partisans de l’interventionnisme pensent quant à eux, que le capitalisme et la nature humaine ne sont pas parfaits, et portent en eux les germes de déséquilibre qu’il convient de réguler pour assurer un plus grand bien-être à tous.
Nous allons donc passer en revue les déséquilibres et leurs causes, puis analyser les possibilités de régulation et leurs éventuelles justifications.
1ère partie : les déséquilibres
QUELQUES DÉFINITIONS (WIKIPEDIA)
Le libertarianisme est une philosophie politique prônant, au sein d’un système de propriété et de marché universel, la liberté individuelle en tant que droit naturel. La liberté est conçue par le libertarianisme comme une valeur fondamentale des rapports sociaux, des échanges économiques et du système politique. Les libertariens se fondent sur le principe de non-agression qui affirme que nul ne peut prendre l’initiative de la force physique contre un individu, sa personne, sa liberté ou sa propriété. De fait, ses partisans, les libertariens, sont favorables à une réduction, voire une disparition de l’État (Antiétatisme) en tant que système fondé sur la coercition, au profit d’une coopération libre et volontaire entre les individus.
Le libéralisme est une doctrine de philosophie politique qui affirme la liberté comme principe politique suprême ainsi que son corollaire de responsabilité individuelle, et revendique la limitation du pouvoir du souverain.
Le social-libéralisme est un courant du libéralisme qui met au centre de sa pensée le développement tant intérieur que matériel des êtres humains pensés dans leur interaction sociale. Sur le plan politique, son éthique s’oppose à l’autoritarisme et cherche à impliquer les êtres humains dans le processus décisionnel d’où l’accent mis sur la démocratie. Sur le plan économique et social, il promeut des institutions cherchant à concilier liberté et égalité à travers notamment la mise en place de régulations ayant pour but d’établir une concurrence équilibrée et de politiques de redistribution visant à accroitre les capacités des individus.
Dans son livre Robert H. Frank montre que les observations et théories évolutionnistes de Charles Darwin illustrent des comportements humains qui vont à l’encontre de certains postulats des théories économiques classiques, notamment celles d’Adam Smith. Ces comportements particuliers, parfois contraire à la logique économique de base, couplés à d’autres défauts intrinsèques du capitalisme peuvent avoir des conséquences nécessitant un intervention de l’État pour le bien commun.
QUELQUES DÉFINITIONS (WIKIPEDIA)
La « main invisible ». Selon Smith, les « lois » du marché, associées au caractère égoïste des agents économiques, conduiraient à un résultat inattendu : l’harmonie sociale. La confrontation des intérêts individuels mène naturellement à la concurrence, et cette dernière amène les individus à produire ce dont la société a besoin. En effet la forte demande provoque l’envolée des prix, cette dernière amène donc naturellement les producteurs avides de profits à produire le bien recherché. L’égoïsme d’un individu seul est nuisible, mais la confrontation des égoïsmes mène à l’intérêt général. Si un producteur tente d’abuser de sa position et fait monter les prix, des dizaines de concurrents tout aussi avides de profit en profiteront pour conquérir le marché en vendant moins cher. La main invisible oriente donc le travail vers l’usage le plus utile à la société car c’est aussi celui qui est le plus rentable. Elle règle avec justesse aussi bien les prix, que les revenus et les quantités produites.
Selon Frank, les observations de Darwin montreraient que les agents économiques, ne seraient pas forcément enclins à une concurrence naturelle qui bénéficierait in fine à l’ensemble de la société, mais au contraire que dans certains cas de figure, des comportements particuliers pourraient se faire au détriment du bien commun du groupe. En particulier, il existerait des situations où l’évolution dépendrait du contexte et provoquerait une évolution qui optimise les intérêts individuels au détriment de ceux du groupe. Ces comportements génétiquement transmis au sens de la théorie évolutionniste font que l’individu maximise ses chances dans un domaine (en général la reproduction sexuée), mais ce faisant diminue celles du groupe dans un autre (la survie de l’espèce face aux prédateurs ou le gaspillage de ressources pour obtenir la différenciation).
Exemples :
- Chez les gazelles et de nombreux autres animaux : l’agilité, la vitesse et l’endurance sont des critères qui permettent d’assurer la survie face aux prédateurs, seuls les plus faibles seront dévorés. Ces caractères génétiques se transmettent et s’améliorent de générations en générations, car les mâles et les femelles qui en sont porteurs et qui ont donc réussi à s’échapper les transmettent à leur descendance.
- Chez les élans, les cerfs, certains buffles et d’autres espèces : les bois et cornes des mâles dominants peuvent atteindre des tailles impressionnantes, à un tel point qu’ils peuvent les handicaper dans leur fuite face à des prédateurs, particulièrement en forêt. Il faut admettre que pour survivre avec de telles parures ils doivent effectivement être très puissants. Dans ce cas de figure, pour obtenir un avantage sexuel lui permettant de se reproduire en tant que mâle dominant, l’évolution a créé des espèces munies de handicaps face aux prédateurs (en général les mâles).
- Chez les éléphants de mer ou morses: le poids des mâles est démesuré par rapport aux femelles et ce n’est qu’après de féroces combats pour assurer leur domination sur leur harem qu’ils peuvent s’accoupler en risquant au demeurant d’étouffer leurs femelles sous leur poids. Fort heureusement ils n’ont pas ou peu de prédateurs, ce qui explique probablement que ce dimorphisme extrême se soit propagé.
De récentes études démontrent toutefois que chez les cerfs, les jeunes mâles réussissent à s’accoupler vers la fin du rut lorsque les mâles dominants sont épuisés par leurs luttes. De même que chez les morses et consorts, c’est sous l’eau que les jeunes mâles féconderaient certaines femelles, bien à l’abri des regards du patron !
Ces exemples montrent les limites de l’exercice, et faute d’études plus approfondies sur les « conditions-cadres » de ces espèces : niveau de prédation, tailles des hardes, avantages concurrentiels réels obtenus par les « mâles dominants » au détriment de l’espèce, il n’est pas certain que l’on puisse réellement les importer dans le contexte d’une étude sur les vertus du capitalisme. Ils constituent néanmoins une base de travail intéressante pour la suite de l’article.
Ces exemples démontrent surtout l’importance contextuelle d’un avantage relatif en situation de concurrence. L’avantage relatif permettant des situations du type « The winner takes it all« , titre d’un autre livre de Frank par ailleurs.
- La course aux armements est un autre exemple parfait des dérives de situations contextuelles relatives. Il est évident que lorsque deux pays se lancent dans cette course afin de conserver un avantage ou pour le moins de maintenir le statu quo, ils en arrivent à dépenser des sommes folles pour des armements qui n’ont absolument aucun intérêt immédiat pour leurs populations respectives, par rapport à des dépenses au niveau des infrastructures ou dans le social par exemple. Dans ce cas de figure précis une entente concurrentielle avec possibilité de contrôle permettrait de limiter à un niveau très bas ces dépenses et serait bénéfique au groupe.
L’expression célèbre d’Adam Smith, souvent utilisée pour illustrer sa pensée, est la notion de la main invisible, qui comme la nature dans la théorie de l’évolution s’appliquerait à inciter les individus à avoir des comportements bénéfiques au marché et donc à la société. Le grand problème se situe au niveau de la fameuse efficience supposée des marchés, qui reste largement à démontrer pour deux raisons :
- L’absence de marchés parfaits. La théorie économique classique présuppose une parfaite concurrence, avec une transparence de l’information dont disposeraient tous les acteurs qui par itérations permettrait d’atteindre l’équilibre parfait entre acheteurs et vendeurs.
- L’irrationalité des acteurs dont le comportement efficace n’est jamais garanti, notamment du fait de nombreux biais comportementaux. La plupart du temps les comportements sont contextuels et influencés par de nombreux facteurs qui n’ont rien avoir avec la rationalité économique.
Exemples :
Ententes des acteurs : Même Adam Smith convenait qu’en règle générale et dès qu’ils en ont l’occasion les opérateurs du marché cherchent naturellement à s’entendre pour fixer les prix et limiter la concurrence, qui est elle-même souvent faussée par divers facteurs, dont notamment les différences d’échelle entre les acteurs.
- Il est des ententes qui sont bénéfiques pour le groupe même s’ils diminuent la performance de l’ensemble, l’exemple des casques pour hockeyeurs rendus obligatoires par le règlement pour diminuer la gravité des accidents est très parlant, car il suffirait qu’un joueur refuse de porter pour bénéficier d’un léger avantage concurrentiel sur les autres. Le règlement, dans l’intérêt général, protège l’ensemble des joueurs contre des tels comportements égoïstes. Mais l’on pourra toujours arguer que le public est perdant car le spectacle sera moins intéressant si les joueurs ne peuvent donner le meilleur d’eux-mêmes.
- Les ententes nuisibles sont celles qui produisent des bénéfices à certains acteurs, faussent la concurrence et augmentent les prix pour les consommateurs. Mais en l’absence de contrôles et de punitions, l’égoïsme naturel des acteurs du marché les conduira à participer à des telles ententes.
Distorsions du fait de la taille relative des acteurs : Cet aspect prend de plus en plus d’importance dans une société mondialisée avec des entreprises dont le bilan dépasse celui de certains États et dont le pouvoir d’influence est de ce fait décuplé. La taille peut dans certains cas devenir plus importante que l’efficacité.
- La taille des acteurs peut avoir une influence déterminante sur certaines décisions, notamment sur la gestion de certains risques. Par exemple : opérer une filiale à perte peut à terme éliminer un concurrent plus petit, les risques liés à certains investissement peuvent être dilués alors qu’un concurrent plus petit pourrait mettre en jeu son existence, le poids de certains acteurs sur les décisions politiques peut être très élevé.
- La libre-entrée sur le marché : un marché pur présuppose que de nouveaux acteurs peuvent entrer facilement sur un marché, or vu les investissements colossaux nécessaires pour entrer dans certains domaines, la taille des acteurs devient prépondérante.
- La non-atomicité : Aujourd’hui, l’activité économique s’opère dans un cadre où une poignée d’acteurs joue un rôle prédominant: De ce fait un nombre réduit de producteurs ou d’acheteurs peut être en mesure d’imposer sa vision.
Distorsions du fait du manque d’informations objectives : Les grandes décisions de politiques économiques sont souvent dévolues aux politiques, qui manquent souvent d’une vision à plus long terme que la durée de leur mandat ou que le bénéfice pour les caisses de leurs partis et le public est rarement informé de manière objective.
Distorsions implicites au niveau de lois mathématiques : Le capitalisme est régi par certaines lois mathématiques, dont l’observation historique montre certains déséquilibres fondamentaux, en particulier la fameuse inégalité qui démontre que le taux de rendement des capitaux est systématiquement inférieur sur le long terme par rapport au taux de croissance et qui conduit donc à une concentration sans limite du capital dans les mains de ceux qui en ont le plus. Pour plus de détails on se réfèrera à l’article sur le livre de Thomas Piketty.
LES BIAIS COMPORTEMENTAUX
La jeune discipline de la finance comportementale analyse les nombreux travers observés chez les investisseurs. Dans notre cas précis, seuls un certain nombre sont pertinents et peuvent expliquer les raisons de l’inefficacité potentielle du capitalisme.
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« One in the hand is better than two in the bush ! ». Cette maxime bien connue débouche sur une survalorisation du court-terme, alors même si objectivement le long-terme serait économiquement plus justifié. Le test bien connu qui propose aux participants 100.- aujourd’hui ou 105.- demain débouche en général sur le choix immédiat alors que la deuxième proposition offre un taux d’intérêt absolument démesuré. Ce travers est lié à l’aversion de l’incertitude.
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« A wealthy man is one who earns 100$ a year more than his wife’s sister’s husband ! ». Cette citation attribuée au publiciste H.L.Mencken, met en exergue les aspects de relativité des situations par rapport à des valeurs absolues. Certains tests ont aussi démontré que les participants préféraient les situations où ils se trouvaient parmi les plus riches d’un échantillon « pauvre » plutôt que de se trouver parmi les plus pauvres d’un échantillon « riche », même si la différence économique entre les deux situations était objectivement très grande.
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Les effets de mode : le conformisme se manifeste par le fait qu’un individu modifie ses comportements, ses attitudes, ses opinions, pour les mettre en harmonie avec ce qu’il perçoit être les comportements, les attitudes, les opinions du groupe dans lequel il est inséré ou il souhaite être accepté. À nouveau les aspects relatifs qui sécurisent les individus..
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Le désir d’équité ou de justice opposé à l’égoïsme qui est l’un des moteurs de l’équilibre des marchés. Dans le jeu de l’ultimatum, un joueur A propose à un joueur B le partage d’une somme, si B refuse, personne ne touche rien. La théorie voudrait que A maximise son profit et que B devrait accepter toute proposition supérieure à zéro. L’expérience montre que seul le partage équitable fonctionne est accepté par B. On parle aussi d’équilibre de Nash
- Le dilemme du dîneur peu scrupuleux : il a été démontré que lorsqu’un groupe décide de partager l’addition le total des consommations est supérieur à ce qu’il serait si l’addition devait être réglée individuellement. Ce qui s’explique par le fait que chacun pense que s’il consomme plus la différence sera divisée par le nombre de convives, mais comme presque tous font le même choix !
LA HIERARCHIE DES VALEURS
Pendant de nombreuses années, la pyramide de Maslow, du nom de son inventeur a fait référence pour expliquer les motivations des êtres humains. De nouvelles études ont conduit certains auteurs à en proposer une nouvelle version plus adaptée à notre époque qui fait la part belle au besoin de paternité, au besoin de partenaires et donc à la recherche et la conservation dudit partenaire, à savoir des instincts assez animaux sur le fond. Voir aussi notre article sur la psychologie de l’économie. Ces nouvelles données s’insèrent mieux dans la théorie de l’évolution et expliquent d’autres biais du comportement économique des individus.
Les éléments énumérés ci-dessus nous permettent à ce stade d’affirmer un certain nombre de constatations importantes pour la suite de l’analyse :
- L’espèce humaine et ses individus en particulier ont comme motivation finale (une fois dépassés les besoins primordiaux) la procréation et le bien-être de leur progéniture.
- Les êtres humains sont très attachés à une position contextuelle relative qui leur permet de jouir d’un avantage concurrentiel sur leurs semblables ou au minimum conserver une certaine équité. (probablement par le fait qu’en général les plus faibles ne survivent pas)
- Les êtres humains ont des biais comportementaux qui favorisent systématiquement le court terme dans leurs décisions. (probablement des restes de l’instinct de survie)
- Le capitalisme contient en son sein une tendance forte à créer des déséquilibres en favorisant naturellement la concentration des richesses (effet Monopoly).
- Le capitalisme favorise naturellement la création d’ententes pour limiter la concurrence et maximiser le profit (au niveau de vendeurs comme des acheteurs), certaines peuvent être bénéfiques, d’autres nuisible selon le contexte.
Ces éléments expliquent pour l’essentiel les phénomènes de consommations ostentatoires que l’on peut constater à notre époque.
- Des individus recherchent des partenaires pour fonder une famille et mis à part les aspects sentimentaux, les critères objectifs tels que pouvoir, puissance, aisance, sont parmi les plus décisifs. La position relative des individus dans un contexte donné leur confère ainsi un avantage concurrentiel souvent décisif.
- Une fois le couple formé, les parents cherchent à protéger leur progéniture en la soustrayant à une concurrence dangereuse pour sa survie et son avenir. Pour ce faire ils ont intérêt à limiter la concurrence en élevant les barrières d’entrée pour les autres enfants donc à créer des groupes sociaux homogènes avec un mode de vie similaire. Tous les parents adoptant le même comportement, une spirale infernale s’engage avec une concentration de moyens permettant d’éliminer le plus de concurrents possibles en élevant en permanence les barrières d’entrée.
Exemples :
Les hommes paradent, les femmes provoquent. Les hommes recherchent la fertilité, les femmes, la sécurité. Cette phrase d’Yvon Dallaire, sexologue canadien résume la situation de départ. Exceptés les phénomènes physiologiques du type hormonal toujours très puissants, les partenaires recherchent chez leurs futurs conjoints les critères qui leur permettrons d’optimiser les chances d’avoir des enfants et de les élever en sécurité.
De nombreuses études confirment que lors de la phase de séduction, les critères sont multiples :
L’attirance physique, biologique, sexuelle, comportementale et sociale se conjuguent pour créer un couple, et selon la matrice de référence des individus (expériences, normes sociales) et les études de David Buss, dans la majorité des cultures, les hommes sont influencés par certains critères morphologiques liés à la fertilité des femmes. À l’inverse, aux yeux des femmes, comparativement aux hommes, les caractéristiques physiques sont moins importantes que celles liées au statut social.
Une fois les enfants nés, les préoccupations des parents vont se porter sur leur survie et leur protection, puis sur d’optimiser leurs chances en tant qu’adultes. Aux Etats-Unis, les risques de mortalité étant bien plus élevés dans les quartiers populaires, les parents vont naturellement chercher à résider dans des quartiers plus aisés, créant ainsi une pression vers le haut et des quartiers devenant toujours plus chers pour en limiter l’accès. Le phénomène de sélection-protection commence à ce stade et se prolonge au niveau des études, avec des droits d’accès toujours plus élevés pour les meilleures universités.
La consommation ostentatoire constitue à ce stade une très forte forme de discrimination sociale qui permet de sélectionner des groupes dont le mode de vie (pouvoir d’achat) est similaire et a fortiori dont les affinités socio-culturelles seraient identiques. (Thorstein Veblen l’avait déjà compris)
La ghettoïsation des riches est en fait une manière de soustraire leur progéniture à la concurrence d’autres enfants qu’ils appréhendent comme mieux dotés physiquement ou intellectuellement. La sélection économique va probablement devenir un critère de plus en plus important, car si de faibles barrières suffisaient à protéger les WASP américains par rapport aux enfants des communautés latino- ou afro-américaines, l’arrivée des américains d’origine asiatique avec une éducation et une culture bien plus orientée vers l’excellente va nettement plus les concurrencer.
La formation sera l’un des champs de bataille majeurs de l’égalité, car même si le niveau moyen des élèves augmente, leurs chances sur le marché du travail dépendront toujours de l’aisance et des relations de leurs parents.
Ces comportements, que ce soit la course aux armements ou la consommation ostentatoire, sont générateurs d’énormes gaspillages de ressources, qui pourraient être utilisées autrement pour le meilleur le bien commun.
2ème partie : la régulation pour le bien commun
Divers penseurs et philosophes se sont penchés sur ce sujet en essayant de définir le bien commun et la nécessité de réguler pour y accéder. La tâche est rude et les résistances, au nom de la préservation de la sacro-sainte liberté individuelle, farouches.
QUELQUES DÉFINITIONS (WIKIPEDIA)
La base de travail est constituée par les divers articles des chartes ou constitutions :
Art 1 de la déclaration des droits de l’homme de 1789 :
« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. »
Déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776
«… : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par leur créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté, la recherche du bonheur »
et les différents doctrines éthiques :
Le déontologisme qui se base sur une application sans faille d’un ensemble de règles ayant valeur de morale. (Kant)
Le procéduralisme qui se réfère à John Rawls et est fondée sur le pluralisme et affirme que l’on ne peut plus se baser sur une seule notion commune, le bien. Cela implique alors l’établissement de règles plutôt abstraites afin d’admettre une généralité de différences et un accord entre deux parties même en contrevenant à certaines règles.
L’utilitarisme qui vise le bien de la majorité des parties prenantes, en tant que branche du conséquentialisme qui définit les critères de nos comportements sur la base des conséquences de nos actes. Par opposition à l’égoïsme ou l’altruisme.
ainsi que les théories de certains penseurs :
John Locke est l’un des principaux fondateurs du libéralisme et postule principalement que l’homme n’est réellement libre qu’à « l’état naturel », mais que dès qu’il vit en société il acquiert des droits et des devoirs. Le passage de la loi naturelle à la propriété (dans un sens large) se fait par le droit. En effet, c’est dans la mesure où l’homme a des devoirs naturels qu’il est également porteur de droit devant lui garantir la possibilité de réaliser ses devoirs.
Locke énonce trois droits fondamentaux :
- droit à la vie et à fonder une famille;
- droit à la liberté ;
- droit à la jouissance de ses biens et surtout à l’échange.
Ces droits définissent un domaine d’inviolabilité de la personne humaine ; leur caractère naturel exclut qu’il soit légitime d’en faire échange, ou de ne pas les reconnaître selon des conventions. Chaque homme est donc le seul propriétaire de sa personne, de sa vie, de sa liberté et de ses biens. Locke introduit aussi la notion de charité et donc de justice sociale.
Karl Popper : fer de lance des libéraux modernes qui défend le droit fondamental à la liberté individuelle. Le libéralisme de Popper n’exclut pas l’intervention de l’État, y compris dans le domaine économique. Au contraire, il en fait une condition de l’exercice des libertés des individus, en raison du paradoxe de la liberté :
« La liberté, si elle est illimitée, conduit à son contraire ; car si elle n’est pas protégée et restreinte par la loi, la liberté conduit nécessairement à la tyrannie du plus fort sur le plus faible. »
L’État et la régulation
Qu’entend-t-on par régulation ? Une définition simple consisterait en « un ensemble de règles et de constructions permettant la cohabitation harmonieuse d’individus dans un ensemble donné. » qui comprendrait donc l’État, ainsi que les règles qu’ils fixe, ainsi que les moyens de les faire respecter, par extension l’État obtient aussi mandat des citoyens pour remplir un certain nombre de tâche qu’ils ne sauraient affronter individuellement.
La suite de l’analyse présuppose une démocratie dans laquelle une majorité qualifiée, absolue ou relative, selon les règles choisies, définit et accepte des règles, respectant les droits fondamentaux des citoyens. Elle présuppose aussi que les citoyens acceptent ces règles et leur légitimité. Si tel ne devait pas être le cas, l’analyse n’aurait plus de sens car elle déboucherait sur d’autres formes de gouvernement et probablement des conflits ouverts.
Dans le cas de figure démocratique la création de l’État suit en général plusieurs étapes successives :
- Une assemblée des citoyens rédige et accepte une constitution qui définit les droits et devoirs de chacun, ainsi que le mode d’organisation de l’État.
- Au cours d’un processus démocratique, régulier et itératif, sont définis et précisés les rôles de l´État dans les divers domaines où les citoyens choisissent de le voir s’impliquer.
En règle générale, l’histoire montre que les démocraties choisissent de conférer à l’État les fonctions suivantes :
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Défense de la liberté et de la sécurité des citoyens via une armée et une police, toutes deux régies par des lois.
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Défense des droits de propriété, via des instances légales et des lois adaptées.
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Constructions et entretien des grandes infrastructures et éventuellement la gestion de certaines tâches courantes liées au quotidien de la communauté.
- Le droit de prélever des taxes pour obtenir les ressources nécessaires au fonctionnement des entités décrites ci-dessus.
Ces éléments constitutifs sont en général nécessaire et suffisants pour faire fonctionner une société, mais en général ils sont complétés par au moins une fonction qui est :
-
Défense de certaines valeurs « morales », via des instances légales et des lois adaptées
- La gestion des relations avec d’autres sociétés voisines.
Pour des sociétés de petites tailles, les éléments mentionnés ci-dessus sont souvent largement suffisants et permettent une cohabitation harmonieuse. Dès que la taille des ensembles augmente, le nombre de règles et de services explose de manière exponentielle avec les interactions possibles.
Cette nécessaire régulation conduit à la problématique proposée par le dilemme du dîneur peu scrupuleux, qui veut que le coût par personne est supérieur au coût individuel, créant ainsi une attitude négative vis-à-vis de l’État. Il en va de même avec le nombre de règles qui suit non pas la courbe de la population, mais plutôt celles des possibles interactions et qui voit l’État s’ingérer dans des domaines de plus en plus nombreux, ce qui conduit inexorablement à une exaspération encore plus grande des citoyens. En parallèle l’augmentation de la taille diminue la représentativité et la proximité des élus (démocratie indirecte) qui perdent de plus en plus leur légitimité, parfois aussi du fait d’un comportement peu moral.
Un certains nombres de mouvements d’origine libertarienne, en général assez populistes, contestent avec véhémence l’augmentation de la taille de l´État et du nombre de ses rôles, en particulier sa fonction sociale redistributrice, alors que d’autres mouvements de nature égalitariste lui reprochent de ne pas en faire assez et que les inégalités sont trop grandes. Ces mouvements se sont engagés dans une véritable guérilla avec l´État et cherchent par tous les moyens (parfois à la limite de la légalité et de la démocratie) à le faire changer.
La solidarité est l’un des principes moraux fondateurs de toutes les démocraties, économiquement il permet d’additionner les ressources pour investir ou se prémunir. La solidarité ne souffre toutefois aucune exception, du type « cavalier solitaire » faute de quoi c’est son principe même qui est en danger. Il est donc légitime qu’une démocratie parte du principe que les décisions de la majorité sont appliquées à tous, même ceux qui ne sont pas d’accord.
Le but de cet article est de démontrer que dans de nombreux cas, le rôle de l´État est plus que nécessaire et qu’il pourrait même dans certains cas adopter une fonction encore plus redistributrice pour le bien commun.
Nous avons vu auparavant que les travers du capitalisme et les biais de comportement des êtres humains conduisent naturellement à des phénomènes de concentration illimitée des ressources et donc du pouvoir, donc à ce qu’il est convenu d’appeler « la loi du plus fort ». L’essence même de l´État étant d’éviter ce cas de figure, comme le prévoit par ailleurs l’art. 1 de la déclaration des droits de l’Homme « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. », il est naturel de contrecarrer les déviances évoquées en premier lieu.
Nous ne parlerons ici que du rôle de l’État dans l’économie et sa dynamique, ainsi que de sa fonction égalitaire justifiant une meilleure répartition des ressources pour le bien commun. D’autres fonctions peuvent toutefois y être indirectement liées par leurs rôles sur les coûts globaux pour la société en fonction de la théorie des coûts de transaction. Sans vouloir détailler, nous évoquerons uniquement toutes les règles et lois qui imposent ou défendent un type de comportement, sans lesquelles le coût global pour la société serait nettement plus élevé : Lois anti-tabac, alcool, circulation routière, etc.
La morale
Les constitutions, déclarations, systèmes législatifs, etc. édictées par les assemblées démocratiques constituent les fondements et la cadre législatif dans lequel nous évoluons. Ils sont en général sous-tendus per une certain conception morale qui va aller jusqu’à influer sur nos comportements, qui seront comparés à certains idéaux.
L’un des principaux piliers moraux d’une société qui accepte la nécessité de différences sociales pour le bien commun, malgré le principe d’égalité est la mobilité sociale qui devrait permettre à chacun en fonction de divers facteurs dont les principaux sont : la dotation génétique, l’assiduité au travail et la chance, d’améliorer son niveau de vie.
La concentration des ressources est l’un des principaux obstacles à la mobilité sociale de part la très forte inertie qu’il crée et faute de conflits majeurs provoquant une forte redistribution, il est logique que l’État la favorise.
L’un des facteurs principaux de la mobilité sociale est la formation qui devrait permettre à chacun selon ses capacités à améliorer sa situation. Or la concentration des ressources crée une société avec un système de formation de plus en plus élitiste où les barrières d’entrée pour accéder aux meilleures écoles sont de plus en plus élevées.
Les citoyens acceptent les règles du jeu, notamment l’absence de violence et le respect du droit à la propriété, à la condition que soient aussi acceptées les règles qui favorisent la mobilité sociale. Le non-respect d’une partie de ces règles pourrait entraîner la volonté de remettre en cause les autres. Ce qui déboucherait sur une révolution ou l’anarchie.
Les impôts et les taxes
L´État finance ses activités par le moyen d’impôts et de taxes diverses, qui peuvent avoir diverses caractéristiques : directes ou indirectes, linéaires ou progressives, à la production ou à la consommation, sur les revenus ou le patrimoine.
En règle générale les premiers impôts furent des taxes prélevées sur la consommation, puis le patrimoine foncier ou le revenu agricole et étaient linéaires. Ce n’est que vers le début du 20ème siècle que l‘impôt progressif commença à être introduit dans divers pays. Adam Smith fut le premier à parler de capacité contributive (ability to pay) qui prétend répartir de manière égale le sacrifice exigé à chacun des contribuables:
« Les sujets d’un État doivent contribuer au soutien du gouvernement, chacun le plus possible en proportion de ses facultés, c’est-à-dire en proportion du revenu dont il jouit sous la protection de l’État. »
Le sacrifice dont il est question ici n’est pas le montant prélevé par l’impôt mais l’utilité qui est associée à ce montant, c’est-à-dire le bien-être qu’auraient apporté les biens achetés grâce à cet argent. Selon la théorie marginaliste, cette capacité contributive est supposée croître plus vite que le revenu.
L’impôt progressif n’est pas tant le problème que la courbe de sa progressivité qui peut selon les choix du législateur être très forte pour devenir carrément confiscatoire pour la tranche la plus élevée des revenus.
- Les économistes comme Keynes pensent que pour favoriser la consommation, il est préférable de taxer les haut revenus (qui limiteront surtout leur épargne) que les bas (qui, n’épargnant pas, seront obligés de réduire leur consommation). Si en plus ces sommes sont réinvesties directement par l’État dans des travaux d’infrastructures par exemple, elle peuvent relancer l’économie en période de crise.
- Les libéraux comme Milton Friedman considèrent que les plus riches peuvent trouver les moyens d’échapper à l’impôt et que la progressivité de l’impôt est en réalité nulle. Son influence sur le président Reagan et Margaret Tatcher a conduit à une nette diminution des impôts pour les contribuables les plus aisés, avec une formidable explosion des salaires du top-management et de la part du dernier décile à la fortune nationale de nombreux pays.
- Divers exemples historiques montrent qu’une très forte taxation des très hauts revenus conduit à une société plus égalitaire, favorise la croissance économique et la perception de « bonheur » des citoyens. La période de l’après-guerre en Europe et aux Etats-Unis est particulièrement exemplaire (les Trente Glorieuses).
- Les pays ayant une fiscalité fortement progressive comme les Pays Scandinaves sont aussi souvent ceux qui présentent une meilleure qualité de vie grâce à une économie florissante.
Les ressources de l´État obtenues par l’impôt devraient normalement uniquement servir à financer son fonctionnement, les grandes infrastructures et certaines tâches décidées par une assemblée démocratique. Presque tous les bords politiques sont d’accord pour accepter ce minimum, sauf peut-être le gaspillage qui peut éventuellement en découler.
L’État social : Au cours de l’histoire, l´État a été chargé d’une nouvelle tâche importante : la redistribution des ressources ou la fonction sociale. Il ne s’agit de rien d’autre que de confier à l´État le rôle joué traditionnellement par la charité individuelle. C’est à ce niveau que certains courants philosophiques, économiques et politiques se déclarent opposés à cette tâche en proclamant grosso modo : « L’État n’a pas le droit de prendre mon argent pour le donner aux pauvres ! ».
Cette évolution est liée au mode de vie. Dans les sociétés rurales traditionnelles, avec une masure dans les bois, un peu de cueillette et de braconnage, l’on pouvait éventuellement survivre. De nos jours la concentration démographique dans le milieu urbain rend la chose impossible et sans vivres, ni logements, l’on se retrouve à mendier sur le trottoir. La société a considéré qu’il était moins coûteux et moralement plus acceptable de procurer une aide financière à qui était dans le besoin plutôt que d’affronter des hordes de miséreux dont la situation aurait empiré chaque jour. Il s’agit d’un exemple classique de l’utilité marginale, où le paiement d’une somme procure une satisfaction supplémentaire à sa thésaurisation.
Le problème du gonflement de l´État social et du gaspillage qui en découle date essentiellement des années 80 durant lesquelles la conjugaison d’une volonté politique de diminuer la charge fiscale des riches dans l’espoir de relancer la machine économique mise à mal par les premiers effets de la mondialisation et de la chute du communisme, a mis à mal le fragile consensus qui régnait jusqu’alors.
Le déplacement de la charge de solidarité des plus riches vers la classe moyenne conduit de nombreux individus à se poser la question du soutien apporté par l’État à des citoyens sommes toutes très proches d’eux dans la hiérarchie sociale. Les forts effets du biais de relativité contextuelle fait peur aux couches les plus populaires de la classe-moyenne car par la redistribution elles se retrouvent avec les mêmes moyens que les « pauvres » et donc à risque dans les « efforts de survie » pour leurs enfants.
Il n’est dès lors pas étonnant de retrouver parmi les militants populistes des divers mouvement d’extrême-droite européens ou du type Tea-Party aux États-unis, un profil qui aurait fort bien convenu aux partis ouvriers et communistes d’avant 1980. Un certain nombre de représentants des classes les plus aisées, comme les frères Koch, ou la chaine Fox de R. Murdoch aux Etats-Unis, n’hésitent pas à soutenir ces mouvements car ils donnent un semblant de légitimité démocratique aux fortes différences sociales dont ils profitent.
Nous pensons néanmoins avoir apporté ici la démonstration de la légitimité d’un État social, même s’il convient sûrement d’en éliminer les gaspillages :
- Légitimité démocratique : le respects des règles de la démocratie veut que les décisions de la majorité soient appliquées aussi à la minorité, à la condition qu’elles respectent le cadre législatif.
- Légitimité morale : il existe un consensus largement partagé pour venir en aide aux plus démunis, qu’il soient victimes de coup du sort (catastrophes, maladies), d’une situation familiale lourde, d’un héritage génétique handicapant ou encore d’une situation économique difficile. Même les libertariens acceptent la notion de charité privée.
- Légitimité économique : La preuve n’est plus à faire des effets bénéfiques sur l’ensemble de l’économie d’une politique basée dur des impôts fortement progressifs avec redistribution indirecte aux travers du financement de la construction et de l’entretien d’infrastructures importantes.
- Légitimité politique : la taxation des super-riches pourrait entraîner un consensus politique majeur si elle était accompagnée d’un frein aux soutiens directs au décile inférieur. Les classe populaires pourraient à nouveau retrouver leur fierté de ne pas être « derniers de classe » et dans une économie bien portante, n’auraient plus besoin du soutien direct de l´État.
Robert H. Frank dans ses ouvrages indique plusieurs types de taxations progressives qui pourraient remplir un rôle redistributeur et freiner la concentration des ressources. Nous avons choisi de présenter ci-dessous un panorama un peu plus complet :
IMPÔTS PROGRESSIFS ET REDISTRIBUTIFS
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Impôt progressif sur le revenu : taxe tous les revenus obtenus par un individu via son travail ou son patrimoine de manière progressive. Peut présenter le défaut de freiner l’économie et de démotiver les acteurs économiques en les incitant à recourir à l’économie parallèle ou à la dissimulation par des voies plus ou moins légales.
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Impôt progressif sur la fortune : taxe le patrimoine de chaque individu de manière progressive en présentant le défaut qu’à partir du moment où le taux de l’impôt dépasse le taux de rendement du patrimoine celui-ci est « mangé » automatiquement. Difficultés à prendre en compte les situations particulières comme les transmissions d’entreprises, les œuvres d’art, les bâtiments historiques.
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Impôt progressif sur les donations et succession : probablement le plus moral et le plus efficace si le montant de l’exonération est suffisant pour ne frapper que les transferts excessifs. Il convient toutefois de chercher des solutions pour la transmissions des entreprises, et autres éléments dignes de « soutien ».
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Impôts directs à la consommation du type TVA sur les objets dits de luxe : Mis à part la difficulté à définir le luxe au sens de la consommation, est difficile à mettre en œuvre car il prétériterait toute l’industrie et notamment aussi les artisans qui œuvre dans ce domaine.
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Taxe sur les transactions financières : ne peut se mettre en place qu’avec un large consensus international et aurait le désavantage de taxer aussi les placements des caisses de pensions.
FACTEURS DE RÉSISTANCE ET DE BLOCAGE
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Disparité des fiscalités nationales : faute d’un minimum d’harmonisation et d’une diminution de la concurrence fiscale à laquelle se livrent les États, les paradis fiscaux continueront de procurer aux super-riches des moyens très faciles d’échapper au fisc.
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Systèmes de taxation à la consommation(forfaits fiscaux) : pratiqué par de nombreux États, ce système permet à des étrangers de vivre dans un pays en étant taxés que sur leur dépense dans le pays.
AUTRES SYSTEMES ALTERNATIFS À ENVISAGER
- Revenu universel de base inconditionnel : système qui prévoit de verser à chaque citoyen un revenu de base lui permettant de faire face à ses obligations primaires. En échange tous les autres systèmes d’allocations sociales disparaîtraient.
CONCLUSIONS
Il est très difficile de tirer des conclusions définitives après cette présentations, nous nous limiterons donc à présenter quelques pistes qui pourraient conduire une société à prendre ce virage plus égalitariste sans tomber dans le communautarisme dont l’histoire nous à démontré les faillites par le passé.
- L’information de la population : est le seul moyen de réussir à faire accepter cette idée, car pratiquement personne ne se rend compte des différences abyssales de répartition au sein d’une population. La petite animation ci-dessous en est un exemple parfait http://www.youtube.com/watch?v=QPKKQnijnsM
- L’augmentation de l’efficacité des services publics : tant que les citoyens n’auront pas confiance en l’efficacité de l´État, toutes les démarches dans cette direction sont vouées à l’échec.
- La collaboration internationale : seule une harmonisation fiscale permettra de mettre en place un système de taxation progressive et redistributrice efficace.
- Le changement des mentalités : la démocratie est l’unique système acceptable et il part du principe qu’une majorité est en droit, dans le respect de certaines règles, d’imposer ses vues à la minorité. Avec des résultats à 50/50, il est pratiquement impossible d’opérer des changements. Il conviendrait peut-être d’adapter le système en cherchant des majorités des 2/3 qui seraient beaucoup plus légitimes et dont les choix ne seraient pas immédiatement remis en cause et contestés.
« Si une société libre ne peut pas aider le grand nombre de ceux qui sont pauvres, elle ne peut pas sauver les quelques uns qui sont riches »
John Fitzgerald KENNEDY
Compléments
Robert H. Frank est professeur d’économie à l’Université de Cornell et auteur de plusieurs livres influents explorant la relation entre la psychologie, l’économie et la politique, dont Passions Within Reason: The Strategic Role of the Emotions (1988) et The Winner-Take-All Society (1995). Son manuel Principes d’Economie, écrit avec Ben Bernanke, a paru en fançais en 2009. La course au luxe – une analyse subtile des effets pervers du consumérisme et de l’inégalité – n’a rien perdu de son actualité depuis la publication de l’édition originale.
Charles Robert Darwin (né le 12 février 1809 à Shrewsbury dans le Shropshire – mort le 19 avril 1882 à Downe dans le Kent) est un naturaliste anglais dont les travaux sur l’évolution des espèces vivantes ont révolutionné la biologie. Célèbre au sein de la communauté scientifique de son époque pour son travail sur le terrain et ses recherches en géologie, il a formulé l’hypothèse selon laquelle toutes les espèces vivantes ont évolué au cours du temps à partir d’un seul ou quelques ancêtres communs grâce au processus connu sous le nom de « sélection naturelle ». Darwin a vu de son vivant la théorie de l’évolution acceptée par la communauté scientifique et le grand public, alors que sa théorie sur la sélection naturelle a dû attendre les années 1930 pour être généralement considérée comme l’explication essentielle du processus d’évolution. Au 21ème siècle, elle constitue en effet la base de la théorie moderne de l’évolution. Sous une forme modifiée, la découverte scientifique de Darwin reste le fondement de la biologie, car elle explique de façon logique et unifiée la diversité de la vie.
Adam Smith (5 juin 1723 – 17 juillet 1790) est un philosophe et économiste écossais des Lumières. Il reste dans l’histoire comme le père de la science économique moderne, dont l’œuvre principale, les Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, est un des textes fondateurs du libéralisme économique. Professeur de philosophie morale à l’université de Glasgow, il consacre dix années de sa vie à ce texte qui inspire les grands économistes suivants, ceux que Karl Marx appellera les « classiques » et qui poseront les grands principes du libéralisme économique. La plupart des économistes considèrent Smith comme « le père de l’économie politique ».
Dans Nudge, Richard Thaler et Cass Sunstein s’inspirent des enseignements de l’économie comportementale pour proposer des solutions originales à divers problèmes de santé publique, d’épargne ou d’écologie. Le livre, dont l’impact sur l’administration Obama ou les conservateurs britanniques est indéniable, est un véritable best-seller politique.
Daniel Kahneman (né le 5 mars 1934 à Tel-Aviv en Palestine mandataire) est un psychologue et économiste américano-israélien, professeur à l’université de Princeton, lauréat du Prix Nobel d’économie en 2002 pour ses travaux fondateurs sur la théorie des perspectives, base de la finance comportementale. Il est aussi connu pour ses travaux sur l’économie du bonheur. Ses principales découvertes, sur les anomalies boursières et les biais cognitifs et émotionnels qui les causent, se sont faites en association avec Amos Tversky. Kahneman, expert en psychologie cognitive et Tversky, expert en psychologie mathématique, développent ensemble des applications des mathématiques à la psychologie et l’économie.
Entente illicite (wikipedia)
Le droit de la concurrence (le droit antitrust aux États-Unis) interdit les ententes illicites ou restrictives, c’est-à-dire tous accords entre entreprises, toutes décisions d’associations d’entreprises et toutes pratiques concertées qui ont pour objet ou pour effet d’empêcher, de restreindre ou de fausser le jeu de la concurrence sur un marché.
En droit communautaire, la prohibition des ententes est prévue à l’article 101 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne (anciennement article 81 TCE). Pour que le droit communautaire de la concurrence s’applique à une entente entre entreprises, celle-ci doit avoir une dimension européenne c’est-à-dire affecter le commerce entre États membres et avoir pour objet ou pour effet de perturber le jeu de la concurrence à l’intérieur du marché commun. Dans le cas contraire, la Commission saisit le ministère de l’Économie de l’État correspondant qui saisit à son tour l’autorité de la concurrence nationale (ex. : affaire de l’intérim en France, lors duquel Adecco, Manpower et VediorBis ont été condamnés en 2009 à une amende de 94,4 millions d’euros).
L’article 81 se divise en trois parties. Dans le premier paragraphe, il pose le principe de la prohibition des ententes (art. 81§1) puis il interdit en particulier celles qui consistent à :
- fixer en commun les prix ;
- limiter la production ;
- répartir les marchés ou les sources d’approvisionnement ;
- à opérer une discrimination entre les partenaires commerciaux ;
- à imposer des prestations supplémentaires (comme les ventes liées en droit de la consommation).
Le deuxième paragraphe prévoit que ces accords sont nuls de plein droit (art. 81§2). La nullité de l’accord ne présage pas des sanctions que peut prendre la Commission européenne (amendes ou les injonctions par exemple).
Mais certaines ententes peuvent être autorisées. L’article prévoit des exemptions (art. 81§3) à ces interdictions à certaines conditions :
- Conditions positives
- l’entente doit contribuer à améliorer la production ou la distribution des produits ou à promouvoir le progrès technique ou économique ;
- l’entente doit aussi bénéficier aux utilisateurs ;
- Conditions négatives
- L’entente ne doit pas restreindre excessivement la liberté des entreprises participantes ;
- L’entente ne doit pas donner aux entreprises la possibilité d’éliminer la concurrence.
Avant 2004, seule la Commission avait le pouvoir d’accorder une entente, qui lui avait été préalablement notifiée, sur le fondement de l’article 81§3. Depuis le règlement communautaire n°01/03, l’exemption peut être accordée par une autorité de concurrence d’un État membre de l’Union européenne.
Cartel des taux interbancaires 1,7 milliard 2013
Cartel des tubes cathodiques 1,47 milliard 2012
Cartel de quatre producteurs de verre 1,38 milliard 2008
Cartel de GDF Suez et EON 1,106 milliard 2009
Cartel de quatre fabricants d’ascenseurs 992 millions 2007
Cartel de huit fabricants de vitamines 855 millions 2001
Cartel du fret aérien 799 millions 2010
Cartel fabricants d’appareillages électriques 750 millions 2007
Cartel de neuf fabricants de paraffine 676 millions 2008
Cartel de fabricants d’écrans plats 649 millions 2010
En savoir plus sur
Abus de position dominante (wikipedia)
L’abus de position dominante est une infraction prévue par le droit de la concurrence pour sanctionner une entreprise, en situation de domination à cause de son pouvoir de marché, qui profite de sa position pour s’émanciper des conditions que devrait lui imposer le marché. Le comportement d’une entreprise peut être sanctionné pour abus de position dominante sur le fondement de l’article 102 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne s’il affecte le commerce entre les États membres de l’Union européenne. Le contrôle de l’abus de position dominante fait partie des compétences d’exécution de la Commission européenne.
Ronald Coase (né le 29 décembre 1910 à Willesden, dans la banlieue de Londres, mort le 2 septembre 2013 à Chicago[1]) est un économiste britannique. Considéré comme le père fondateur de la Théorie des coûts de transaction (sous-branche de la nouvelle économie institutionnelle) et lauréat du Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel en 1991, il fait partie des économistes qui ont fait naître l’économie des institutions et les théoriciens de l’analyse économique du droit se référent souvent à ses écrits sur la création de ce courant.
La théorie des coûts de transaction s’inscrit dans le cadre de la théorie des organisations. Elle s’attache à expliquer l’existence d’organisations économiques fondées sur la hiérarchie par l’existence de coûts de transaction. Le concept de coût de transaction apparait pour la première fois en 1937 dans l’article de Ronald Coase, « The Nature of the Firm ». La théorie des coûts de transaction postule que les agents ne sont dotés que d’une rationalité limitée tout en se comportant de manière opportuniste. Le point de départ de la théorie des coûts de transaction est de postuler que toute transaction économique engendre des coûts préalables à leur réalisation : coûts liés à la recherche d’informations, aux « défaillances du marché », à la prévention de l’opportunisme des autres agents etc. Ainsi, certaines transactions se déroulant sur le marché peuvent engendrer des coûts de transaction très importants. Dès lors, les agents économiques peuvent être amenés à rechercher des arrangements institutionnels alternatifs permettant de minimiser ces coûts.
John Stuart Mill (20 mai 1806 à Londres – 7 mai 1873 à Avignon, France) est un philosophe, logicien et économiste britannique. Il fut l’un des penseurs libéraux les plus influents du 19ème siècle. Il était un partisan de l’utilitarisme, une théorie éthique préalablement exposée par son parrain Jeremy Bentham, dont Mill proposa sa version personnelle. En économie, il est l’un des derniers représentants de l’école classique. Féministe précurseur, Mill proposa en outre un système de logique qui opère la transition entre l’empirisme du 18ème siècle et la logique contemporaine. L’utilitarisme est une doctrine éthique qui prescrit d’agir (ou ne pas agir) de manière à maximiser le bien-être global de l’ensemble des êtres sensibles. L’utilitarisme est donc une forme de conséquentialisme, théorie évaluant une action (ou une règle) uniquement en fonction de ses conséquences escomptées, ce qui le distingue des morales déontologistes, notamment la morale kantienne.
Milton Friedman est un économiste américain né le 31 juillet 1912 à New York et mort le 16 novembre 2006 à San Francisco, considéré comme l’un des économistes les plus influents du XXe siècle. Titulaire du prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel (couramment appelé prix Nobel d’économie) de l’année 1976, il a été un ardent défenseur du libéralisme. Il a travaillé sur des domaines de recherche aussi bien théorique qu’appliquée, il fut à l’origine du courant monétariste ainsi que le fondateur de l’École monétariste de Chicago. Il est également un commentateur politique et essayiste à succès. Deux de ses œuvres ont particulièrement touché le grand public : d’abord son livre Capitalisme et liberté (1962) et ensuite sa série d’interventions télévisées réalisées en 1980 Free to Choose. Dans Capitalisme et liberté, il explique sa théorie selon laquelle la réduction du rôle de l’État dans une économie de marché est le seul moyen d’atteindre la liberté politique et économique. Plus tard, dans La liberté du choix, Friedman cherche à démontrer la supériorité du libéralisme économique sur les autres systèmes économiques. Milton Friedman a inauguré une pensée économique d’inspiration libérale dont les prescriptions s’opposent de front à celle du keynésianisme. En réponse à la fonction de consommation keynésienne, il développa la théorie du revenu permanent. Avec cette théorie et l’introduction du taux de chômage naturel, Friedman remet en cause le bien-fondé des politiques de relance qui, pour lui, ne peuvent que provoquer de l’inflation contre laquelle il faut lutter. À cette fin, il proposa l’instauration d’un taux constant de croissance de la masse monétaire. Ses idées se diffusèrent progressivement et devinrent populaires parmi les milieux politiques dans les années 1980, influençant profondément les mouvements conservateurs et libertariens américains. Ses idées économiques sur le monétarisme, la fiscalité, les privatisations et la dérèglementation ont inspiré les politiques économiques de nombreux gouvernements à travers le monde, notamment ceux de Ronald Reagan aux États-Unis, de Margaret Thatcher au Royaume-Uni, d’Augusto Pinochet au Chili, ou de Brian Mulroney au Canada.(wikipedia)
Thomas Piketty (né le 7 mai 1971 à Clichy) est un économiste français. Docteur en économie et ancien élève de l’École normale supérieure, il est spécialiste de l’étude des inégalités économiques, en particulier dans une perspective historique et comparative. Il a reçu en 2002 le Prix du meilleur jeune économiste de France. Il est proche du Parti socialiste. Thomas Piketty s’est, par la suite, engagé dans un travail comparatif sur la dynamique des inégalités dans les pays développés. Il a, à cette fin, constitué des séries statistiques construites sur une méthodologie semblable à celle de ses travaux portant sur la France, en travaillant en collaboration avec d’autres économistes, en particulier Emmanuel Saez. Ces travaux ont notamment débouché sur la publication d’articles sur l’évolution des inégalités aux États-Unis et sur la comparaison des dynamiques des pays anglo-saxons et des pays d’Europe continentale9. Ces études ont permis de faire ressortir que les pays anglo-saxons, après avoir connu la même baisse des inégalités économiques que les pays d’Europe continentale, se sont engagés dans une dynamique de reconstitution de très fortes inégalités depuis 30 ans. (wikipedia)
La fameuse courbe en U que l’on retrouve dans de nombreux pays depuis que le couple Reagan/Tatcher a frappé et qui montre l’évolution de la part du revenu des 10 % les plus riches dans le revenu total aux États-Unis. Données de Emmanuel Saez et Thomas Piketty
John Maynard Keynes, 5 juin 1883- 21 avril 1946) est un économiste britannique de notoriété mondiale, reconnu comme le fondateur de la macroéconomie moderne, pour lequel les marchés ne s’équilibrent pas automatiquement, ce qui justifie le recours à des politiques économiques conjoncturelles. Le keynésianisme, la nouvelle économie keynésienne, le néokeynésianisme ou le post-keynésianisme plus interventionniste sont des concepts et des courants de pensée issus de l’œuvre de Keynes. Considéré comme l’un des plus influents théoriciens de l’économie du XXe siècle, Keynes, en tant que conseiller officiel ou officieux de nombreux hommes politiques, fut l’un des acteurs principaux des accords de Bretton Woods, après la Seconde Guerre mondiale. Sa première somme théorique fut le Traité sur la monnaie. Mais son œuvre majeure est sans conteste la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936). Ce livre, après d’autres, s’en prend à la loi de Say, un des fondements du laissez-faire. La force de John Maynard Keynes réside dans le fait qu’à la différence de ses prédécesseurs, il élabore une théorie nouvelle ainsi que les outils conceptuels nécessaires à la mise en place de politiques économiques alternatives. Ses travaux sont utilisés après la Seconde Guerre mondiale dans le cadre de la mise en place de l’État-providence. Il est souvent considéré comme ayant donné aux nouveaux libéraux anglais la théorie économique qui leur manquait. La pensée de Keynes, notamment le courant keynésien dit de la synthèse néoclassique longtemps dominant aux États-Unis, a perdu une large part de son influence à partir du début des années 1980 avec la montée en puissance du monétarisme, de la déréglementation financière et de la nouvelle économie classique. Cependant, la crise économique de 2008-2009 a semblé marquer un regain d’intérêt pour la pensée de Keynes, tant dans la version plutôt sociale libérale de la nouvelle économie keynésienne que dans des versions plus hétérodoxes, telles que le post-keynésianisme ou encore, en France, l’économie des conventions. (wikipedia
La résistance s’organise
Le mouvement « The Patriotic Millionaires » est composé de riches américains en faveur d’une taxation supplémentaires des hauts revenus.
Avec notamment des gens comme Warren Buffet ils gagnent en crédibilité
Warren Buffett (né le 30 août 1930 à Omaha) est un homme d’affaires et investisseur américain. Surnommé « l’oracle d’Omaha », il fait partie des hommes les plus riches du monde depuis le début du XXIe siècle. En mars 2008, avec une fortune évaluée à 65 milliards de dollars américains, il était considéré comme l’homme le plus riche au monde selon le classement annuel du magazine Forbes. En 2011, toujours d’après le même classement sa fortune est estimée à 50 milliards de dollars américains, ce qui en fait le troisième homme le plus riche du monde. En 2012, encore d’après le magazine Forbes et Libération, sa fortune est estimée à 44 milliards de dollars ce qui le classe au troisième rang de la liste des milliardaires du monde derrière Bill Gates. En 2013, toujours d’après le magazine Forbes il se classe quatrième, après Amancio Ortega, avec une fortune estimée à 53,5 milliards (9,5 milliards de plus par rapport à 2012).
Le revenu de base est un revenu versé par une communauté politique à tous ses membres, sur une base individuelle, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie (selon la définition du Basic Income Earth Network).
En Suisse ces prochains mois / années les citoyens seront appelés à se prononcer sur diverses initiatives touchant ces sujets :
Initiative pour un impôt fédéral sur les successions.
Bref exposé du contenu de l’initiative
L’AVS sera à l’avenir financée également par les recettes de l’impôt sur les successions et les donations (complément à l’Art. 112 Cst)
La compétence de prélever l’impôt sur les successions et les donations est transférée des Cantons à la Confédération (nv. Art. 129a Cst). Les Cantons obtiennent une compensation, soit 1/3 des recettes prélevées.
2/3 des recettes fiscales sont versées à l’AVS.
Est imposé, l’héritage des personnes physiques ayant eu leur dernier domicile en Suisse ou pour lesquelles la procédure successorale est ouverte en Suisse, et non pas les héritiers individuels. L’impôt successoral est prélevé sur le testateur.
De hautes exonérations permettent de ne pas imposer les classes moyennes: – Exonération général: CHF 2 Mio. – exonération pour les présents d’usage: CHF 20‘000 par année et par donataire
Les donations aux conjoints/ partenaires enregistrés ainsi qu’aux personnes juridiques exemptées ne sont pas imposées.
Le taux d’imposition est unique et est fixé à 20%.
Si l’héritage ou la donation comprend une entreprise ou une entreprise agricole, des allègements importants sont prévus dans l’estimation et le taux d’imposition, afin de ne pas mettre en danger leur existence et les places de travail.
Le 11 avril 2012, le texte de l’initiative fédérale «Pour un revenu de base inconditionnel» a été publié dans la feuille fédérale :
La Constitution est modifiée comme suit :
Art. 110a (nouveau) Revenu de base inconditionnel
- La Confédération veille à l’instauration d’un revenu de base inconditionnel.
- Le revenu de base doit permettre à l’ensemble de la population de mener une existence digne et de participer à la vie publique.
- La loi règle notamment le financement et le montant du revenu de base.