Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06943.jsonl.gz/258

Les tributaires des rivières se joignent à ce qu'on appelle les «jonctions» ou «confluences». On sait que lorsque les rivières se joignent, il existe une variation de la géométrie à l'aval. Nous savons aussi que la jonction des rivières provoque la formation de processus en trois dimensions qui contribuent à expliquer cette géométrie. Mais, il n'est que l'écoulement et le mélange qui est important aux jonctions. Les sédiments sont également livrés. Parfois, le taux de livraison des sédiments dans la petite rivière peut être beaucoup plus grande que ce qui peut être transporté dans la rivière principale, surtout si ce dernière est moins raide. Cela peut conduire à des problèmes de sédimentation. De même, nous savons que les jonctions des rivières peuvent créer une mosaïque complexe de l'habitat, de l'importance écologique. Pour comprendre ces processus, nous avons besoin d'une bien meilleure compréhension de la façon dont se déplace les sédiments au sein des jonctions. Dans cette étude, nous allons mesurer un grand nombre de jonctions dans le système du Rhône. Nous prévoyons d'appliquer une nouvelle technique qui nous permet de mesurer, simultanément, les sédiments fins et les sédiments grossiers (se déplaçant à la lit) afin que nous puissions décrire comment se déplace sédiments au sein de la jonction. Nous allons expliquer les observations, compte tenu des changements dans la livraison des sédiments avec les saisons. Nous allons appliquer des modèles numériques afin de mieux quantifier le mouvement des sédiments au sein des jonctions et d'établir les conditions lorsque cela devient moins efficace. Nos résultats seront utiles pour la gestion des risques d'inondation et aussi pour la restauration des rivières.