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- Ce que font les interprètes de l’ARILS
- Ce que ne font PAS les interprètes de l’ARILS
- Préparation
- Durée des mandats et pauses
Ce que font les interprètes de l’ARILS :
Ils traduisent d’une langue A à une langue B et inversement, à l’instar des interprètes de langues orales. Ils travaillent avec les 2 langues suivantes : d’une part le français et d’autre part la langue des signes française (LSF), langue utilisée par les personnes sourdes de Suisse romande.
Ils sont des interprètes professionnels, titulaires d’un diplôme d’interprétation.
Ils sont mandatés pour permettre la communication entre sourds et entendants. Les interlocuteurs sourds et entendants sont responsables du cadre et du contenu.
Ils traduisent fidèlement les propos échangés, ils traduisent le sens de ce qui est dit. Ils traduisent en simultané, avec parfois un léger décalage.
Ce que ne font pas les interprètes de l’ARILS
Ils ne sont pas des interprètes « pour les sourds » pas plus qu’ils ne sont des interprètes « pour les entendants ».
Ils n’aident pas, ils n’expliquent pas ; voir question différence entre interprètes et aides à la communication (voir FAQ)
Ils ne donnent pas leur avis.
Ils n’ajoutent ni ne retranchent rien au discours, ils sont fidèles au contenu.
Ils ne traduisent pas mot à mot, ils traduisent le sens.
Ils ne sont pas formés pour traduire avec des langues des signes étrangères (autre langue des signes que LSF).
Ils ne gèrent pas la séance, (tours de paroles, pauses, …), un des participants doit se charger de la gestion du temps et des interactions.
Préparation
Pour assurer une bonne traduction, les interprètes doivent pouvoir se préparer. Ils ont besoin d’informations relatives au contexte de leur mandat ainsi qu’à son contenu. Les interprètes traduisent le sens, il est donc impératif qu’ils comprennent de manière précise ce dont il est question.
Lorsque vous mandatez un interprète, les informations suivantes lui sont utiles :
- l’objectif et le thème de la séance/rencontre
- les précédents éventuels (entretien, réunion, conférence, formation, informations, PV de séances…)
- les documents qui seront utilisés (support de cours, texte, powerpoint, image, film…)
- les noms et fonctions des participants
Toutes ces informations sont à fournir à l’interprète le plus tôt possible.
Plus les informations seront claires et complètes, plus l’interprète sera capable de fournir une prestation de qualité. L’interprète ne peut lire les différents documents pendant qu’il traduit, il doit disposer des documents à l’avance.
Si la transmission d’informations au préalable était impossible, il est conseillé d’essayer de rencontrer l’interprète avant l’intervention pour lui donner un minimum de contexte.
Durée des mandats et pauses
L’acte d’interprétation sollicite une concentration et une énergie cognitive très importantes. Pour fournir sur la durée un travail de qualité, l’interprète a besoin de pauses.
Un interprète ne devrait jamais travailler seul plus de 2h30, pauses comprises (50 minutes d’interprétation – 10 minutes de pause – 50 minutes d’interprétation – 10 minutes de pauses – 30 minutes d’interprétation – fin).
Pour des mandats plus longs (ou pour des mandats où il n’est pas possible de faire des pauses) faites appel à 2 interprètes (ou à une équipe d’interprètes) qui se relaieront toutes les 20 minutes environ.
Si vous souhaitez que les moments de pause (pause repas, moments informels) soient intégralement traduits, prévoyez un interprète supplémentaire !