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« Rien ne me fascine plus que ce que vous écrivez » : André Breton fut l'un des premiers à reconnaître en Jean Louis Bouquet (1898-1978) l'un des maîtres du fantastique moderne. Après le Visage de Feu (1951), les Filles de la Nuit (1956), Mondes Noirs - recueil aux trois quarts inédits - confirme la puissante originalité d'un auteur qui a sublimé et réactualisé tous les grands thèmes du genre. Adolescente pour qui l'éveil des sens prend la forme du Vampire. Femme sauvage et infirmière meurtrière qui réincarnent le démon Lilith. Étrange statue dépositaire de toute la sagesse du monde. Epouse d'ethnographe ayant sublimé en psychose la malédiction d'un sorcier... De la villageoise jeteuse de sorts à Diana Vaughan (qui mystifia la franc-maçonnerie et ses adversaires), les filles d'Eve rôdent encore autour des connaissances interdites. Donnant ainsi à Bouquet l'occasion de traduire en conflits passionnels les grands mythes du monde : en les projetant dans l'espace intérieur. Le seul dont l'homme n'ait pu s'assurer la maîtrise.