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Titre : The divine cities 3. City of miracles
Auteur : Robert Jackson Bennett
Éditeur : Penguin 26 janvier 2018
Pages : 439
Sigrud se cache depuis près d'une décennie. Lors de cette décennie son amie a perdu son statut de Première Ministre. Elle vit recluse chez elle avec sa fille adoptive. Sigurd ne fait qu'attendre la possibilité de rentrer chez lui après les crimes commis à la suite de la mort de sa fille. Mais même lui peut recevoir des nouvelles générales du monde. Lorsqu'il apprend que son amie a été assassinée il décide de comprendre qui souhaitait la mort d'Ashara Komayd et pour quelles raisons. Son enquête lui permet rapidement de comprendre que son ancienne amie s'était lancée dans une nouvelle guerre, mais contre qui ?
SPOILERS
Chacun des livres de cette trilogie se concentre sur un personnage précis. Jusqu'à maintenant, Sigurd n'était que la brute de service capable de tuer et de survivre à volonté. Ce livre lui donne enfin un peu plus de substance en posant une question pourtant logique : comment Sigurd fait-il pour survivre ? L'auteur décide d'y répondre en jouant sur le divin. Mais il n'en fait pas une excuse. Il utilise le divin et les miracles comme des objets, des outils, qui agissent d'une certaine manière et qui peuvent être détournés de leur but. Ainsi, Sigurd est fort grâce à un lien avec le divin mais aussi parce qu'il accepte ce lien et ne remet pas en question ses actes. Tout ce roman est donc un moyen de développer le caractère de Sigurd et de lui donner une fin que j'ai beaucoup aimé.
Mais ce personnage s'inscrit aussi dans un thème plus vaste qui prend sa source dans le premier tome et se termine ici. Depuis le début de cette trilogie se pose la question du pouvoir, du pouvoir de modifier sa réalité. Ce pouvoir est d'abord tenu par les divinités puis les dirigeants de Saypur mais jamais d'une manière égalitaire. Une entité ou un état tente de tout contrôle. Dès le début, le but d'Ashara est de briser cet état de fait et de donner un peu plus de contrôle à bien plus de personnes. Ce roman permet d'intégrer ceci au sein de ce qui reste des divinités, dont l'une souhaite intégrer le pouvoir de toutes les autres afin de marquer sa domination, mais aussi dans les relations entre Saypur et les autres nations de cet univers. Ashara est décrite, à plusieurs reprises, comme une femme qui a décidé de ne pas user de son pouvoir pour s'attaquer aux personnes, même ses ennemies, mais pour donner la possibilité d'un changement dans le futur, que cela soit bon ou mauvais. Ainsi, même si les changements de la fin du roman sont peu décrits ils entrent parfaitement dans cette idée en créant la possibilité d'un futur plus proche de l'égalité pour le plus grand nombre, en donnant l'occasion au plus grand nombre de modifier leur réalité selon leurs souhaits.
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***** Un très bon dernier tome avec l'une des fins les plus réussies que je connaisse.
Image : Éditeur