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La deuxième étape consiste à mouliner le matériau brut et à le teindre. On lui retire ensuite le grès, ce qui donne à la soie son brillant si caractéristique et permet d’obtenir de magnifiques tissus. Pour les fils de chaîne, on utilisera un fil de soie appelé organsin et pour les fils de trame, il s’agira d’un fil appelé trame.
Les cocons défectueux ainsi que les déchets de soie servent à la fabrication du fleuret et de la chappe. A l’instar de la laine ou du coton, le matériau brut à brins courts peut être filé à grande vitesse pour obtenir un fil de soie (la chappe).
La ville de Zurich s’est lancée dans la production de soie fleuret au 16ème siècle. Le matériau brut provenait de Lombardie. Dans la première moitié du 19ème siècle, le moulinage a connu un essor considérable dans le canton de Zurich, pour péricliter finalement dès les années 1870.
Certains moulinages comme les moulinages Zwicky implantés à Wallisellen ont réussi à se maintenir jusqu’au 20ème siècle, en se spécialisant notamment dans la fabrication de fils de soie. Une société a réussi à passer le cap du 21ème siècle, il s’agit de la société Camenzind située à Gersau au bord du Lac des Quatre-Cantons qui fabrique de la soie chappe.