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Préface
Le Quatrième Rapport d’évaluation du Groupe de travail III du GIEC, « L’atténuation des changements climatiques », vise à répondre essentiellement à cinq questions qui intéressent les décideurs politiques du monde :
- Que pouvons-nous faire pour réduire ou prévenir les changements climatiques ?
- Quels sont les coûts de ces actions et quel est leur rapport aux coûts de l’inaction ?
- Combien de temps avons-nous à disposition pour réaliser les abruptes réductions d’émissions nécessaires pour stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ?
- Quelles sont les actions politiques qui peuvent surmonter les obstacles à la mise en place ?
- Comment les politiques d’atténuation du climat peuvent-elles se situer dans le prolongement des politiques de développement durable ?
Le cœur de ce rapport est constitué par une description des options d’atténuation à portée des différents secteurs de la société contribuant aux émissions. Sept chapitres traitent des options d’atténuation pour l’approvisionnement énergétique, les transports, la construction, l’industrie, l’agriculture, la foresterie et la gestion des déchets, un chapitre supplémentaire s’intéressant aux problématiques trans-sectorielles. Les auteurs ont fourni au lecteur un tour d’horizon récent des caractéristiques des différents secteurs, des mesures d’atténuation qui pourraient être employées, des coûts et des obstacles spécifiques, et des problèmes de mise en place des politiques publiques. Des estimations sont en outre fournies quant au potentiel d’atténuation en général et de ses coûts secteur par secteur, et pour le monde dans son ensemble. Le rapport combine des informations issues d’études technologiques en perspective ascendante (inductive) avec les résultats d’exercices de modélisation en perspective descendante (déductive). Les mesures d’atténuation à court terme sont mises dans la perspective de long terme de la réalisation de la stabilisation des températures moyennes mondiales. Ceci fournit des informations politiquement pertinentes sur la relation entre la sévérité des objectifs de stabilisation et le déroulement et l’ampleur de l’atténuation qui est nécessaire. Les politiques publiques et les mesures visant à accomplir l’action d’atténuation, aussi bien au niveau national qu’international, sont traitées au chapitre 13 ; il s’agit d’un complément à ce qui est traité dans les autres chapitres. Le lien entre l’atténuation des changements climatiques, l’adaptation et le développement durable a été davantage élaboré dans les chapitres de ce rapport qui en traitent, un chapitre présentant en outre un survol des relations entre le développement durable et l’atténuation des changements climatiques.
Le processus
Après deux réunions de définition qui se sont intéressées au possible contenu du futur rapport, le processus formel de production de l’évaluation s’est mis en route en 2003 avec l’approbation du schéma du rapport par le GIEC lors de la 21e Session du Groupe d’experts. Peu après, une équipe rédactionnelle de 168 auteurs principaux (55 originaires de pays en voie de développement, 5 de pays en transition et 108 originaires des pays de l’OCDE) et 85 auteurs contributeurs a été formée par le Bureau du Groupe de travail III, sur la base des nominations transmises par les gouvernements et les organisations internationales. 36% des auteurs principaux provenaient de pays en voie de développement et de pays dont l’économie est en transition. La procédure de révision du GIEC a été suivie, les projets préparés par les auteurs étant soumis à deux révisions. Des milliers de commentaires soumis par un total de 485 experts réviseurs et par les gouvernements et les organisations internationales ont été pris en compte. La production des projets révisés a été supervisée par deux éditeurs réviseurs par chapitre, qui se sont assuré que tous les commentaires substantiels avaient reçu une attention appropriée.
Le Résumé à l’intention des Décideurs a été approuvé ligne à ligne, et le rapport principal et le Résumé technique ont été approuvés à la 9e Session du Groupe de travail III du GIEC à Bangkok, Thaïlande, du 30 avril au 4 mai 2007.
Remerciements
La production de ce rapport a été une entreprise d’une ampleur énorme, dans laquelle de nombreuses personnes issues du monde entier ont apporté une très grande variété de contributions. Cette convergence n’aurait pas été possible sans le généreux soutien des gouvernements et des institutions impliqués, qui ont permis aux auteurs, aux éditeurs réviseurs et aux réviseurs de participer au processus. Nos remerciements vont à eux tous.
Nous sommes particulièrement reconnaissants aux gouvernements de l’Allemagne, du Pérou, de Chine et de Nouvelle-Zélande qui, en collaboration avec les institutions locales, ont hébergé les cruciales réunions des auteurs principaux à Leipzig (octobre 2004), à Lima (juin 2005), à Beijing (février 2006) et à Christchurch (octobre 2006).
Différentes nations et différentes institutions ont soutenu les réunions d’experts et les consultations des parties concernées qui ont permis d’approfondir et d’élargir le rapport, savoir :
- L’adaptation, l’atténuation et le développement durable à la Réunion (réunion soutenue par le Gouvernement français) ;
- Les scénarios d’émissions à Washington (réunion soutenue par le Gouvernement des États-Unis)
- Les apports des représentants de l’industrie à Tokyo (réunion soutenue par le Gouvernement du Japon) et au Cap (réunion coparrainée par Eskom) et
- Les apports des ONG environnementales, des organisations internationales, des organisations de la recherche scientifique et les membres de l’Agence internationale de l’Energie et de son réseau technologique à Paris (en collaboration avec l’AIE).
Tout au long du processus, le Bureau du Groupe de travail III – formé par Ramón Pichs Madruga (Cuba), R.T.M. Sutamihardja (Indonésie), Hans Larsen (Danemark, jusqu’au mois de mai 2005), Olav Hohmeyer (Allemagne, dès le mois de juin 2005), Eduardo Calvo (Pérou), Ziad H. Abou-Ghararah (Arabie Saoudite, jusqu’en septembre 2005) et Taha M. Zatari (Arabie Saoudite, dès septembre 2005), Ismaïl A. R. Elgizouli (Soudan) – nous ont fourni un soutien constructif et un encouragement constant.
Le succès de ce rapport est néanmoins totalement basé sur l’expertise et l’enthousiasme de l’équipe rédactionnelle, à qui nous exprimons notre reconnaissance. Nous voudrions aussi faire part de notre gratitude pour les apports des experts réviseurs. Sans leurs commentaires, le rapport n’aurait pas le niveau de qualité qui est le sien. Nos éditeurs réviseurs ont joué, de même, un rôle crucial en soutenant l’équipe rédactionnelle aux prises avec les commentaires.
Le processus d’évaluation a été soutenu par l’Unité de Soutien technique, financée par le Gouvernement des Pays-Bas. Les personnes suivantes nous ont aidés par leur soutien, leurs conseils et la coordination qu’ils nous ont fournie : Leo Meyer, Peter Bosch, Rutu Dave, Monique Hoogwijk, Thelma van den Brink, Anita Meier, Sander Brinkman, Heleen de Coninck, Bertjan Hej, David de Jager, John Kessels, Eveline Trines, Manuela Loos (soutien éditorial), Martin Middelburg (maquette), Rob Pujik (webmaster), Ruth de Wijs (coordination de l’édition), et bien d’autres, issus des secrétariats de MNP et ECN aux Pays-Bas.
Finalement, nous voudrions remercier le Secrétariat du GIEC à Genève en les personnes de Renate Christ (Secrétaire du GIEC), Jian Liu, Rudie Bourgeois, Annie Courtin, Joëlle Fernandez et Carola Saibante pour leur constant soutien, tout au long du processus.
Bert Metz
Ogunlade Davidson
Co-présidents du Groupe de travail III