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Votre message contient plusieurs
questions intéressantes.
- La
présence de deux affections aussi différentes que la polyarthrite rhumatoïde et
le cancer du sein (diagnostiqués à deux mois dintervalle) doit être considérée
comme une coïncidence. Toutefois, il est intéressant de signaler que,
entre 1963 et 1977, plusieurs auteurs américains ont rapporté des cas isolés
dans lesquels un tableau évoquant une polyarthrite (avec des manifestations
plus ou moins typiques) était apparu quelques mois avant la découverte dune
tumeur maligne. Il sagissait de patients dans la cinquantaine, ou plus âgés.
Parmi les différents cancers signalés, il ny a pas de cancer du sein.
Lablation de la tumeur, lorsquelle a été possible, a entraîné une rémission
des manifestations articulaires dans la moitié des cas. La validité de ces
observations na pas été établie de façon définitive.
- Dans
votre cas particulier, vous nous signalez une rémission pendant la période de
chimiothérapie et de radiothérapie. On peut raisonnablement se demander si ce
nest pas la chimiothérapie qui est responsable de cette rémission : ces
protocoles comprennent souvent des médicaments immunosuppresseurs, qui sont
donc efficaces comme traitement de fond dans la polyarthrite. En revanche, la
radiothérapie localisée que vous avez reçue ne peut pas avoir eu defficacité
sur larthrite (autrefois, on utilisait des irradiations lymphatiques étendues
comme traitement de la PR).
- Pour
ce qui est de lélévation des transaminases pendant le traitement de
Novatrex® (Methotrexate),
nous vous renvoyons à la réponse à la question 107 sur le même site : ce
nest que si lélévation des transaminases atteint 2 à 3 fois la normale, et de
façon persistante, quon arrête le traitement.
- Parmi
les traitements de base de la polyarthrite rhumatoïde, le Methotrexate est
actuellement considéré comme le plus efficace et le plus maniable. Cest pour
cela quil est choisi comme traitement de première ligne. La Salazopirine et la
D-pénicillamine sont habituellement moins efficaces et réservés à des
polyarthrites peu agressives.
Si votre maladie a un
potentiel inflammatoire important, il pourrait être judicieux denvisager
un traitement de fond par le Léflunomide, ou Arava® (voir réponse à la question 11)
ou lEtanercept (Enbrel®,
voir réponse à la question 12).
Il appartiendra à votre rhumatologue de
définir le plan thérapeutique sur la base du potentiel inflammatoire
actuel de votre maladie articulaire, et en tenant compte bien entendu de la
situation oncologique (qui pourrait être une contre-indication à
lutilisation des anti-TNF, donc de lEnbrel).