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Donald Trump s'était rendu il y a une dizaine de jours à Jérusalem lors de son premier voyage à l'étranger (archives).
KEYSTONE/EPA/ABIR SULTAN(sda-ats)
Donald Trump a renoncé pour l'instant à transférer l'ambassade américaine en Israël de Tel Aviv à Jérusalem. Le président américain admet que cette mesure controversée serait de nature à entraver les négociations de paix israélo-palestiniennes toujours dans l'impasse.
Donald Trump a signé une clause dérogatoire ordonnant de conserver la chancellerie américaine à Tel-Aviv pour six mois supplémentaires, conformément à la pratique de tous les présidents américains successifs. Une loi du Congrès adoptée en novembre 1995 stipule que la représentation diplomatique de Washington dans l'Etat hébreu doit se trouver à Jérusalem.
Mais depuis deux décennies, une clause dérogatoire à cette loi permet à l'exécutif américain de bloquer son application. Tous les présidents américains successifs ont depuis la fin des années 1990 signé tous les six mois cette clause.
"Maximiser les chances" d'un accord
Cela a permis à Washington, comme la plupart des autres puissances, de maintenir son ambassade à Tel-Aviv. Alors que le nouveau locataire de la Maison Blanche s'était montré beaucoup plus flou sur ses intentions, des experts et des diplomates tablaient depuis quelques jours sur le fait qu'il allait signer la clause dérogatoire.
"Le président Trump a pris cette décision pour maximiser les chances de négocier avec succès un accord entre Israël et les Palestiniens", a argumenté la Maison Blanche.
Les réactions des parties concernées n'ont pas tardé. Les Palestiniens ont salué cette décision comme un "pas positif et important" qui "renforce les chances de parvenir à la paix", selon le porte-parole de la présidence palestinienne Nabil Abou Roudeina.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est lui déclaré "déçu". Il a toutefois précisé "apprécier l'expression de l'amitié du président Trump envers Israël, et son engagement à déménager l'ambassade à l'avenir".
La question n'est pas "si", mais "quand"
La Maison Blanche s'est effectivement défendue de tout renoncement. "Personne ne devrait considérer que cette mesure marque un retrait de l'appui solide du président à Israël et à l'alliance" entre les deux pays, a-t-elle fait savoir.
Donald Trump "a plusieurs fois fait part de son intention de déménager l'ambassade, la question n'est pas de savoir si cela se produira, mais seulement quand", ajoute l'exécutif américain.
Les Palestiniens, des dirigeants arabes et même l'ancien secrétaire d'Etat américain John Kerry ont plusieurs fois mis en garde contre le risque d'une explosion de violence en cas de déménagement de l'ambassade américaine à Jérusalem.
ATS