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Entre comportement réel et auto-évaluation, c'est le grand écart pour la population suisse. Plus de la moitié (56%) pense que son mode de vie est plus respectueux du climat que celui de la population suisse dans son ensemble. Seuls 10% pensent avoir un impact négatif sur le climat.
Et de tous les groupes d'âge, ce sont les jeunes adultes - de 18 à 35 ans - qui ont la plus grande. Ils émettent chaque année plus de 11 tonnes de CO2 par personne, dépassant la moyenne qui se situe à 10,5 tonnes.
Une minorité de jeunes
Pour Gordon Buehler, qui a analysé les, prendre l'avion reste l'"ennemi numéro un" du climat et il ne peut être compensé que très difficilement. "Les jeunes consomment plus en moyenne, mais surtout prennent davantage l'avion. Le fait de prendre l'avion a tout simplement un impact tel sur l'empreinte climatique individuelle que tous les autres domaines, comme le fait de vivre dans un appartement plus petit ou de manger moins de viande, n'ont plus aucune influence sur le résultat", explique-t-il, vendredi dans La Matinale de la RTS.
Des chiffres à relativiser tout de même. Il serait faux de mettre tous les jeunes dans le même panier, selon Gordon Buehler. "Il y a un petit groupe au sein de la population jeune en Suisse qui prend beaucoup l'avion, soit environ 30% des jeunes. Ils volent tellement que l'empreinte de l'ensemble du groupe augmente massivement", souligne-t-il.
Fausse perception des hauts revenus
C'est toutefois pour les hauts revenus (plus de 16'000 francs par mois) que l'écart entre l'auto-évaluation et le comportement réel est particulièrement important. Seul un quart d'entre eux déclarent émettre plus de CO2 que le reste de la population.
Près des trois quarts des personnes interrogées croient au dérèglement climatique d'origine humaine et sont conscientes qu'elles doivent elles-mêmes contribuer à sa lutte, indique également le sondage.
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Adaptation web: vajo
De nouvelles technologies au lieu de changements de comportement
Selon les personnes interrogées par Sotomo, les progrès dans la lutte contre le dérèglement climatique sont trop lents. Deux tiers d'entre elles pensent que le rythme actuel de développement des énergies renouvelables comme l'éolien et le solaire n'est pas suffisant.
Elles affirment également qu'ils ont déjà procédé elles-mêmes à des ajustements en faveur du climat. Mais plus de la moitié des personnes interrogées estiment qu'elles ne devraient pas modifier davantage leur comportement.
Dans le sondage, 41% des personnes interrogées placent leurs espoirs dans la lutte contre le dérèglement climatique dans le progrès technique et le considèrent comme le facteur le plus important, alors que 24% souhaitent davantage de lois et de réglementations, et 22% considèrent la responsabilité personnelle comme le moyen le plus important.
L'espoir de progrès technique se reflète également dans la volonté d'installer des systèmes photovoltaïques sur son propre terrain. Pour 73% des propriétaires de maisons et d'appartements, l'installation d'un système photovoltaïque est une option.
Méthode de l'étude
Le sondage de l'Institut Sotomo, réalisée pour le compte de l'entreprise de solutions énergétiques Hélion, a été menée sur un échantillon de près de 3000 personnes en Suisse alémanique et Suisse romande, avec une marge d'erreur de +/- 1,8 point de pourcentage.