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L'ex-administrateur de deux cabarets fribourgeois a écopé de 22 mois de privation de liberté avec sursis vendredi à Fribourg. Le Tribunal pénal de la Sarine l'a notamment reconnu coupable d'encouragement à la prostitution. Il l'a en revanche acquitté entre autres de l'accusation de traite d'êtres humains.
La montagne a accouché d'une souris dans cette affaire. Vu le nombre important de chefs d'accusation rejetés, dont le plus important, celui de traite d'êtres humains, l'accusé obtient même une indemnité pour tort moral. En motivant le jugement, le président du tribunal Alain Gautschi a critiqué une instruction menée essentiellement à charge.
Le Ministère public avait requis trois ans et demi de prison ferme pour 18 chefs d'accusation, dont celui de traite d'êtres humains et encouragement à la prostitution. De son côté, la défense avait plaidé l'acquittement.
Une seule plaignante
Pour mémoire, dans ce procès où il a été fait mention de plus de 300 femmes, dont la liberté d'action aurait été entravée et de 195 autres, dont cette liberté aurait été menacée, il n'y a qu'une seule plaignante.
Une jeune Ukrainienne rentrée depuis au pays et dont il n'est pas sûr, selon la défense, qu'elle soit au courant du procès qui s'est déroulé devant le Tribunal pénal de la Sarine pour des faits remontant à septembre 2005.
L'affaire est partie d'un passeport, retenu par le cabaretier, selon l'accusation. Ce qui avait entraîné la plainte de la jeune femme. Le document avait été retrouvé dans des poubelles à Bulle (FR).
ATS