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«Son parc nucléaire est impeccable avec un niveau de sécurité record, a indiqué l'Argentin au Temps en marge du Forum économique mondial à Davos. Donc, je pense que votre pays va continuer de faire partie des pays exploitants dans les décennies à venir».
La construction de nouvelles centrales étant interdite en Suisse, le pays devrait prolonger la durée de vie de ses réacteurs actuels s'il veut continuer à exploiter cette énergie. Il s'agit «d'une des voies très efficaces pour continuer à bénéficier du nucléaire», estime M. Grossi.
«En Suisse, vous avez Beznau dont l'exploitation a débuté en 1969, ajoute-t-il. On approche du cycle de vie d'un siècle pour les plus anciennes centrales nucléaires». Le patron de l'AIEA voit donc «un avenir excellent» pour le nucléaire en Suisse.
«Retour au réalisme»
Après des années de désintérêt - l'Allemagne y ayant encore récemment renoncé sur son territoire -, l'énergie nucléaire est désormais clairement perçue comme une solution pour le futur, selon Rafael Grossi.
«En décembre, les pays participant à la COP28 ont reconnu que le nucléaire faisait partie des solutions à la crise climatique et recommandé l'accélération de son déploiement», souligne-t-il. Une transition énergétique sans l'atome étant à ses yeux «absolument impossible».
Le diplomate argentin appelle donc à «un retour au réalisme», balayant les critiques, notamment sur la question des déchets nucléaires. «En 70 ans, nous n'avons jamais rencontré le moindre problème avec les déchets, dit-il. Il faut simplement des sites de dépôts à long terme».