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Historique du château de Cormondrèche
Intérêt historique et architectural: une demeure néogothique d’une qualité et d’une ampleur exceptionnelle en Suisse.
A l’emplacement de l’actuel château, s’élevait en 1569 la maison de Claude de Montmollin, maire de la Côte.
Par héritages ou par ventes, le domaine passa aux familles Merveilleux, Chambrier, Marval et Montmollin, puis en 1720, à Frédéric de Chambrier. En 1749, le colonel Charles-Louis de Chambrier engagea d’importants travaux et ce jusqu’en 1766. D’autres transformations furent exécutées en 1825 par Frédéric-Alexandre de Chambrier, tandis qu’entre 1868 et 1881 eurent lieu les modifications définitives qui ont donné au château son aspect actuel.
Les relevés effectués en 1868 par l’architecte Louis-Daniel Perrier restituent l’état des bâtiments au milieu du 19ème siècle. A cette époque, le bâtiment est constitué de plusieurs corps d’époques différentes. La maison de 1569, celle de Claude de Montmollin, formait vraisemblablement les ailes orientale et méridionale du château actuel. Une porte datée de 1565 s’ouvre au pied de la façade sud, tandis que l’aile nord est due en large mesure aux travaux du 18ème siècle.
Lors de l’important chantier des années 1870, l’édifice change radicalement d’aspect. Il présente depuis lors une façade sud à pignon monumental prolongé d’une cheminée de brique, avec des rampants en escalier. Une galerie couverte d’un toit soutenu par quatre hautes colonnes et deux pilastres de pierre jaune s’adosse au mur oriental. Une tour circulaire vient marquer l’angle nord-est, alors qu’à l’angle sud-ouest une tourelle polygonale est datée de 1881, fin supposée des travaux.
L’ensemble de la propriété est entourée d’un mur en grande partie conservé et datant du 18ème siècle.
A l’ouest, un portail en arcade donne accès à la cour d’entrée encadrée par le château et ses dépendances. A l’arrière, au nord, s’élève un beau rural de 1765 tout près d’un remarquable portail du 18ème siècle, à piliers de pierre jaune.
Egalement réaménagé en 1873-80 et inspiré par les jardins paysagers à l’anglaise, alors très à la mode, le parc du château abrite toujours quelques spécimens d’arbres remarquables comme le Séquoia Semperviras, trois Wellingtonia, les marronniers et le frêne élevé qui sont protégés par la réglementation communale.
Le parc avec ses arbres de hautes futaies ainsi que le château et ses dépendances marquent toujours fortement la vue sur Cormondrèche tant depuis le sud que depuis le nord.