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Il s'agit quoi qu'il en soit du second tir en moins de 48 heures par le pays dirigé par le leader nord-coréen Kim Jong-Un.
La Corée du Nord a utilisé lundi des «lance-roquettes multiples de très grande taille», qui constituent des «moyens d'attaque nucléaire tactique», ce qui a permis à «l'Armée populaire de Corée (de démontrer) sa pleine capacité de dissuasion et sa volonté de contrer» les exercices aériens conjoints américano-sud-coréens de dimanche, selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA.
L'armée sud-coréenne a ainsi affirmé avoir détecté le tir de deux missiles balistiques de courte portée lundi entre 07h00 et 07h11 (23h00 et 23h11 en Suisse) qui ont parcouru une distance de 390 km pour l'un et de 340 km pour l'autre avant de tomber dans la mer de l'Est, en référence à l'étendue d'eau aussi connue sous le nom de mer du Japon.
Séoul a qualifié le lancement de «grave provocation qui porte atteinte à la paix et à la stabilité de la péninsule coréenne» et a appelé Pyongyang à y mettre un terme «immédiatement». A la demande du Premier ministre japonais Fumio Kishida, le Conseil de sécurité des Nations Unies se réunira en urgence mardi après-midi à New York.
Dans une déclaration publiée lundi matin, la soeur du leader nord-coréen, Kim Yo Jong, a prévenu que Pyongyang continuerait à surveiller les initiatives de Washington et de Séoul pour déployer davantage de moyens stratégiques américains dans la région, promettant de prendre des «contre-mesures correspondantes» à toute menace perçue. «La fréquence d'utilisation du Pacifique comme champ de tir dépend du type d'action des forces américaines», a-t-elle mis en avant dans un communiqué publié par KCNA.
L'«exercice» de la Corée du Nord aurait en effet été mené en réponse à des manoeuvres aériennes conjointes menées dimanche par les Etats-Unis et la Corée du Sud. Les deux alliés avaient mobilisé un bombardier stratégique et des avions de chasse furtifs, après le tir d'un ICBM samedi par la Corée du Nord.
Ce lancement a été «fermement» condamné par le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, a fait savoir son porte-parole dimanche, exhortant Pyongyang à cesser ses «actions provocatrices».
La Corée du Nord a loué ses soldats pour avoir effectué l'«exercice de tir soudain» samedi, mais des experts sud-coréens ont souligné que le délai de neuf heures entre l'ordre et le lancement n'était pas particulièrement rapide. Kim Yo Jong a rejeté ces critiques, les décrivant comme «une tentative de sous-évaluer l'état de préparation des forces balistiques» de Pyongyang.
Les relations entre Pyongyang et Séoul se trouvent déjà à leur niveau le plus bas depuis des années. En 2022, le Nord a qualifié d'«irréversible» son statut de puissance nucléaire et Kim Jong Un a appelé à une croissance «exponentielle» de la production d'armement, notamment d'armes nucléaires tactiques. (ats/jch)
Stanislav Petrov n'est qu'un remplaçant lorsqu'il prend son service dans la nuit du 26 au 27 septembre 1983. Le lieutenant-colonel dépanne son collègue malade. Son poste représente alors l'une des activités les plus importantes aux yeux des forces armées soviétiques, à savoir la surveillance par satellite dans un centre d'alerte précoce aux missiles. Le tout dans le plus grand secret.