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En Suisse, Gerlachia nivalis (= Fusarium nivale, moisissure des neiges ) est l’un des principaux parasites fongiques du blé transmis par les semences. Un traitement à l’eau chaude des semences (naturellement infectées par G. nivalis) dans les conditions de la pratique a été comparé, dans des essais au laboratoire et au champ, à un traitement à l’eau chaude réalisé au laboratoire et à un traitement fongicide des semences. Pour le traitement à l’eau chaude dans les conditions de la pratique, les semences ont été plongées deux heures dans une cuve à fromage contenant de l’eau à 45 °C, puis séchées quatre heures à l’air à 35 °C. pour le traitement à l’eau chaude au laboratoire, un bain-marie a été utilisé et les semences ont été ensuite séchées cinq heures à l’air à 40 °C. Le traitement chimique a été effectué avec le Béret 050 FS (4,8 % fenpiclonil) appliqué an spray avec une machine Hege. Le traitement pratique à l’eau chaude a été aussi efficace contre G. nivalis que le traitement à l’eau chaude au laboratoire et le désinfectant chimique. Aucun traitement n’a eu d’effet dommageable sur le pouvoir germinatif des semences. Le traitement des semences de blé à l’eau chaude constitue, pour l’agriculture biologique, une alternative au traitement chimique contre G. nivalis.
La fixation symbiotique de l'azote par des bactéries dans le sol en cohabitation avec des légumineuses entraîne une réduction du besoin en engrais. Dans les exploitations agricoles, ce paramètre n’est toutefois pas facilement mesurable. Or, des chercheurs d'Agroscope ont développé une méthode qui permet d'évaluer, au niveau de l’exploitation, les apports d'azote par la fixation symbiotique.
En Suisse aussi, la période de végétation s'est nettement allongée suite à l'augmentation des températures globales et régionales. À l’aide de données de l'Office fédéral de météorologie et de climatologie, Agroscope montre l'évolution de la période de végétation depuis le début du siècle dernier.
La réserve de minéraux phosphatés utile à la fabrication d’engrais pourrait être épuisée d’ici quelques décennies à l’échelle mondiale. Cette étude présente une piste pour recycler un sous-produit industriel suisse en engrais phosphaté.