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La majorité de gauche en Ville de Zurich pourrait être remodelée
La Ville de Zurich est actuellement composée de quatre PS, deux PLR, un Vert, un représentant de la gauche alternative et un PDC. En vue des élections, la droite présente cinq candidats, sans grand espoir de renverser une majorité installée depuis bientôt trois décennies.
Au PLR, le médiatique Filippo Leutenegger et son colistier Michael Baumer semblent en bonne position pour défendre les deux sièges de leur parti malgré le départ d'Andres Türler après 16 ans de mandat.
Un second siège écologiste?
La tâche semble bien plus difficile pour le démocrate-chrétien Markus Hungerbühler. Candidat atypique au sein de son parti, ce père gay d'une petite fille née d'une mère porteuse aura beaucoup de mal à défendre le siège laissé vacant par Gerold Lauber après 12 ans passés à l'exécutif. La situation ne devrait être guère meilleure pour les deux candidats de l'UDC Roger Bartholdi et Susanne Brunner.
Les jeux ne sont toutefois pas encore faits. Le retrait de la course début février de la socialiste Claudia Nielsen (PS) est venu ajouter du piment à une campagne terne jusque-là. Déjà critiquée ces dernières années pour sa gestion du dossier hospitalier et son style autoritaire, elle n'a pas résisté aux irrégularités constatées dans la comptabilité de l'hôpital du Triemli.
Son siège devrait revenir à Karin Rykart, cheffe du groupe des Verts au législatif, qui accompagne le sortant Daniel Leupi (finances). Les Verts récupéreraient ainsi le deuxième siège qu'ils avaient perdu il y a quatre ans.
Le PDC en danger
Le 4 mars pourrait être marqué du sceau de l'écologie. Le candidat vert'libéral Andreas Hauri semble en effet bien placé pour ravir au PDC le siège occupé traditionnellement par le centre politique. Il s'agirait d'une première pour son parti à Zurich.
Les socialistes, qui renoncent au fauteuil de Claudia Nielsen, se retrouveront sans doute à trois au sein de l'exécutif: la maire Corine Mauch, André Odermatt et Raphael Golta. Le directeur de la police Richard Wolff (gauche alternative) devrait, lui aussi, être réélu.
Les candidats restants sont appelés à faire de la figuration. Il s'agit de la représentante des Jeunes socialistes Nina Hüsser, de l'évangélique Claudia Radelbauer et de l'UDF Thomas Ucar. Trois hommes sans parti ont en outre déposé des candidatures "exotiques".
ats/boi
Publié le 27 février 2018 à 15:32 - Modifié le 04 mars 2018 à 19:19
Corine Mauch favorite pour la mairie
Plus de 1000 candidats au Parlement
Le PS (39 sièges) restera la principale force politique de la ville, mais son érosion entamée en 2010 pourrait se poursuivre au bénéfice des Verts (14) et des Vert'libéraux (13).