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Définitions des classifications internationales:
Phobie simple ou spécifique (DSM-IV)
Peur persistante et intense de caractère irraisonné ou bien excessif, déclenchée par la présence ou l’anticipation de la confrontation à un objet ou une situation spécifique (par exemple prendre l’avion, les hauteurs, les animaux, avoir une injection, voir du sang). Il existe de nombreuses phobies spécifiques dont certaines peuvent devenir très invalidantes selon le contexte familial, social ou professionnel : ascenseur, conduite automobile, animaux, transports, sang et blessures, piqûres, etc.
Phobie simple ou spécifique (CIM-10)
Phobies limitées à des situations très spécifiques comme la proximité de certains animaux, les endroits élevés, les orages, l’obscurité, les voyages en avion, les espaces clos, l’utilisation des toilettes publiques, la prise de certains aliments, les soins dentaires, le sang ou les blessures.
Bien que limitée, la situation phobogène peut déclencher, quand le sujet y est exposé, un état de panique, comme dans l’agoraphobie ou la phobie sociale.
Prévalence dans la population adulte :: 4,7 % sur un an 11,6 % et sur la vie entière.
Agoraphobie
Est la peur de se trouver dans des situations d'où il pourrait être difficile de s'échapper rapidement ou d'obtenir de l'aide, soit celle de se retrouver seul à l’extérieur du domicile, par exemple, dans une foule. La phobie de loin la plus handicapante, l’agoraphobie restreint les déplacements de la personne atteinte ou exige pour celle-ci un accompagnement en dehors de son domicile. L'agoraphobie est presque toujours accompagnée d'attaques de panique.
Prévalence dans la population adulte :: 0,6 % sur un an et 1,8 % sur la vie entière.
Phobie sociale anxiété sociale
La phobie sociale est l'anxiété provoquée face à certaines situations sociales ou de performance, conduisant souvent à un comportement d'évitement.
Les caractéristiques habituelles associées à la phobie sociale comprennent une hypersensibilité à la critique, à une évaluation négative ou au rejet, une faible estime de soi ou des sentiments d'infériorité. Les sujets ayant une phobie sociale craignent souvent une évaluation indirecte par les autres telle que de passer un examen.
Trouble anxiété sociale (DSM-IV)
Peur persistante et intense d’une ou plusieurs situations sociales ou bien de situations de performance pendant lesquelles le sujet est en contact avec des gens non familiers ou bien peut être exposé à l’éventuelle observation attentive d’autrui. Le sujet craint d’agir (ou de montrer des symptômes anxieux) de façon embarrassante ou humiliante.
L'exposition à la situation sociale redoutée provoque de façon quasi systématique une anxiété qui peut prendre la forme d'une Attaque de panique liée à la situation ou bien facilitée par la situation.
Le sujet reconnaît le caractère excessif ou irraisonné de la peur.
Les situations sociales ou de performance sont évitées ou vécues avec une anxiété et une détresse intenses.
L'évitement, l'anticipation anxieuse ou la souffrance dans la (les) situations(s) sociale(s) redoutée(s) ou de performance perturbent , de façon importante, les habitudes de l'individu, ses activités professionnelles (ou scolaires), ou bien ses activités sociales ou ses relations avec autrui, ou bien le fait d'avoir cette phobie s'accompagne d'un sentiment de souffrance important.
Pour les individus de moins de 18 ans, on ne porte le diagnostic que si la durée est d'au moins 6 mois.
La peur ou le comportement d'évitement n'est pas lié aux effets physiologiques directs d'une substance ni à une affection médicale et ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental (p. ex. le trouble panique avec ou sans agoraphobie).
Si une affection médicale générale ou un autre trouble mental est présent, la peur décrite en A est indépendante de ces troubles; par exemple, le sujet ne redoute pas de bégayer, etc..
Trouble anxiété sociale (CIM-10)
Crainte d’être dévisagé par d’autres personnes, entraînant un évitement des situations d’interaction sociale. Elle peut s’accompagner d’une perte de l’estime de soi et d’une peur d’être critiqué.
Prévalence dans la population adulte : 1,7 % sur un an et 4,7 % sur la vie entière.
*Le troubles de phobie sociale et anxiété de séparation débutent souvent dans l'enfance.
Psychothérapie
Les thérapies cognitives et comportementales sont les traitements qui ont démontré le plus nettement leur efficacité dans le traitement des troubles anxieux.
Le premier but est de traiter le comportement d'évitement phobique, généralement au moyen de la thérapie "d'exposition"(est une confrontation systématique "exposition" avec la situation ou l'objet de la crainte). Le principe de traitement est le même pour tous les types de phobies.
Ensuite, l'attention se concentre sur les problèmes psychosociaux.
Si les symptômes d'anxiété sont graves, la pharmacothérapie est destinée au soulagement de ses symptômes. Les médicaments ne libèrent pas de la cause qui provoque l’anxiété.