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La laïcité est le résultat d’un combat engagé afin d’affranchir l’homme es contraintes du principe d’autorité.
Avant que le mot ne vienne identifier le concept, les conditions qui le rendent possible ont progressivement émergé
Dès l’Antiquité grecque, l’histoire de la pensée s’ordonne autour de deux mouvements contradictoires : l’un se renferme sur des certitudes métaphysiques ou religieuses, l’autre se fonde sur l’affirmation d’une autonomie de la pensée individuelle.
Socrate (470-399 av. J-C) inscrit la démarche philosophique dans une éthique du débat, la transforme en conscience critique qui se moque de la bonne conscience les vérités toutes faites. Ce faisant, il ouvre une voie que d’autres viendront élargir, au premier rang desquels Aristote (384-322 av. J-C).
Ce dernier porte un regard neuf sur la fonction de la raison comme instrument de compréhension les événements et de leur évolution. Il ne s’agit plus d’une explication totale, mais d’une simple méthode d’appréhension du réel, appuyée sur une morale du possible à dimension humaine.
L’accès du christianisme au statut de religion officielle provoquera, pour un temps, l’oubli de ce patrimoine philosophique. Sa redécouverte est rendue possible, du XIe au XIIe siècle, grâce à des penseurs arabes comme Avicenne et Averroès.
Foi et raison, croyance et philosophie sont deux modes distincts de connaissance.