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La FIFA réforme sa commission d'éthique
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La FIFA a nommé mardi l'ancien procureur et ministre américain Michael Garcia comme enquêteur en chef pour démêler plusieurs scandales de corruption au sein de l'instance dirigeante du football mondial.
M. Garcia présidera la chambre d'instruction de la nouvelle commission d'éthique. Il aura notamment pour mission d'enquêter sur des accusations de pot-de-vin éclaboussant plusieurs membres du comité exécutif de la FIFA lors d'un vote en 2010 pour l'attribution de la Coupe du monde à la Russie en 2018 et au Qatar en 2022.
Sa nomination est perçue comme une étape cruciale dans l'ensemble de réformes anti-corruption promises par le président de la FIFA Sepp Blatter. Le président de la Fédération française de football (FFF) Noël Le Graët siègera notamment à la chambre d'instruction.
La FIFA a aussi désigné le juge allemand Hans-Joachim Eckert pour présider la chambre de jugement de la commission d'éthique. Garcia et Eckert sont perçus comme des figures indépendantes du monde du football, susceptibles de restaurer la crédibilité de la FIFA.
Ancien procureur fédéral, Michael Garcia a également été ministre délégué à l'Immigration et aux Douanes sous l'administration Bush. Hans-Joachim Eckert était juge d'une cour pénale à Munich et s'est fait connaître comme expert des affaires de corruption, dont celle impliquant le géant allemand des télécommunications Siemens.
La Commission indépendante de gouvernance, une instance indépendante présidée par le conseiller anti-corruption de la FIFA Mark Pieth, avait proposé des noms pour ces deux postes importants, notamment celui de l'Argentin Luis Moreno-Ocampo, ancien procureur de la Cour pénale internationale.
Mais la FIFA n'a pas suivi les recommandations de cette commission, qui avait récemment souligné que l'instance dirigeante n'avait pas enquêté suffisamment en profondeur sur les conditions d'attribution des Coupes du monde 2018 et 2022.
Sepp Blatter est sous le feu des critiques, essuyant des appels à la démission depuis les accusations la semaine dernière de la justice suisse selon lesquelles son mentor et ancien patron de la FIFA Joao Havelange aurait accepté des pots de vin.
D'après des documents révélés par les autorités judiciaires suisses, Havelange et Ricardo Teixeira, ancien président de la Fédération brésilienne de football (CBF), ont reçu de l'argent de la part d'ISL, une ancienne agence de marketing sportif en charge de l'attribution des droits de télévision et qui a fait faillite en 2001.
Créé: 17.07.2012, 13h53