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Depuis le non à la loi sur le CO2 il y a un an, l’idée selon laquelle le peuple rejetterait toute taxe sur les billets d'avion prédomine au Parlement. À tort – un sondage représentatif de la population réalisé par gfs-zürich sur mandat de l’association actif-trafiC, active dans le domaine de la politique des transports durables, montre que 72% des personnes interrogées soutiennent l'introduction d'une taxe sur les billets d'avion.
Une politique climatique contradictoire
Ceux qui espéraient que des mesures efficaces de protection du climat seraient prises dans ce secteur en sont pour leurs frais. Ni le projet de nouvelle loi sur le CO2 du Conseil fédéral, ni le contre-projet direct ou indirect ne prévoient de telles mesures. Dans le contre-projet indirect, qui sera traité mardi par le Conseil national, le trafic aérien est même le seul secteur à être exempté d’objectifs intermédiaires. Il devrait donc continuer à augmenter pour devenir subitement neutre pour le climat en 2050? Cela ne fait aucun sens.
Une forte acceptation de la taxe sur les billets d'avion
Il existe pourtant un instrument efficace pour réduire le trafic aérien: une taxe sur les billets d'avion. Seulement, l'interprétation erronée selon laquelle celle-ci aurait été rejetée par le peuple persiste au Parlement. Un sondage réalisé par gfs-zürich pour actif-trafiC auprès d'un échantillon représentatif de la population montre pourtant le contraire. Parmi les personnes interrogées, 72% approuvent l'introduction d'une taxe sur les billets d'avion.
Montant de la taxe sur les billets d'avion
42% des personnes interrogées soutiendraient une taxe de 30 francs pour les vols court-courriers et de 120 francs pour les vols long-courriers, tandis que 50% des personnes interrogées seraient même favorables à une taxe encore plus élevée.
Utilisation des recettes
Il est par ailleurs réjouissant de constater que 55% des personnes interrogées sont d'avis que les recettes de la taxe sur les billets d'avion doivent être affectées au développement du trafic ferroviaire international, y compris les trains de nuit. «Les recettes de la taxe sur les billets d'avion permettent de promouvoir des alternatives au trafic aérien nuisible au climat, comme par exemple le développement des trains de nuit vers Rome et Barcelone», explique Franziska Ryser.
Une motion demande une taxe sur les billets d'avion
«La taxe sur les billets d'avion jouit d'une grande acceptation au sein de la population et constitue une mesure judicieuse et facile à mettre en œuvre. C'est pourquoi je demande par une motion l'introduction d'une taxe sur les billets d'avion», demande Franziska Ryser, combative. Il faut espérer que celle-ci sera intégrée dans la révision de la loi sur le CO2. Car le temps presse. Les rapports sur le climat publiés au printemps ont exigé avec insistance une action rapide et forte.