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Le 24 septembre, les habitants de la Ville de Genève ayant le droit de vote sont appelés à se prononcer sur une décision prise par la majorité du Conseil municipal, le 28 avril dernier, de réduire plusieurs postes du budget pour augmenter le bonus attendu de l'exercice 2017.
Une de ces décisions, venue de quatre partis MCG, PDC, PLR et UDC consiste à baisser de CHF 340'000.- le crédit destiné à la Coopération Internationale. En contrepartie de cette réduction, ces groupes politiques ont voté un crédit équivalent en faveur de la Croix-Rouge genevoise pour financer un programme d'aide au retour de personnes souhaitant volontairement rentrer dans leur pays d'origine. Un référendum a été lancé contre cette coupe budgétaire (et trois autres), d'où la prochaine consultation populaire.
Par deux fois, l'association genevoise "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie – AYA" a bénéficié d'un financement de la Ville de Genève pour ses activités en collaboration avec le Peuple Yanomami du Brésil. Un peuple qui vit dans une zone difficile d'accès, où la malnutrition et la mauvaise qualité de l'eau font des ravages, notamment chez les enfants. Un premier financement* a été accordé en 2011-2012 pour un projet de "Prévention et éducation en santé" pour un montant de CHF 32'970. Et une seconde fois, plus récemment, en 2016-2017, pour une action de "Promotion de la santé par des agents multiplicateurs Yanomami" pour un montant de CHF 40'000. Sur le terrain, ces projets sont mis en œuvre par l'association "Service et Coopération avec le Peuple Yanomami" – Secoya dont le siège est à Manaus. La Coordination générale de Secoya est assurée par Silvio Cavuscens, un helvético- brésilien qui est présent en Amazonie depuis près de 40 ans. Le programme "Santé" de cette ONG est animé par Sylvie Petter, une infirmière de nationalité suisse.
Concrètement, le crédit supprimé représente huit à neuf projets comme ceux mis en œuvre par AYA et son partenaire amazonien. Lors de sa dernière réunion, cette association a décidé d'appeler les votants à refuser cette réduction.
En 2016, le Musée d'Ethnographie a présenté une exposition sur l'Amazonie qui a rencontré un vif succès. Dans l'une des salles, le public a pu voir des vidéos qui donnaient la parole à des leaders indigènes. Ils demandaient l'appui de Genève pour la défense de leurs droits.
La vidéo ci-dessous (2'20", sous-titrée français) concerne l'appel lancé par Aguinilson Ticuna, Cacique du peuple du même nom.
* Voir sur ce blog, les notes du 28 octobre 2011 et du 10 juin 2016.
Photo : © Secoya. Le système de purification d'eau (Ecolágua) que Secoya a installé – à titre expérimental - dans plusieurs communautés Yanomami grâce au financement du dernier "projet" et dont elle voudrait généraliser l'usage. L'achat et l'installation d'un tel système coûtent environ 4'700 CHF. Cliquer sur la vignette pour agrandir l'image.