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Somnifères et tranquillisants
De tout temps la médecine a cherché à soulager les souffrances physiques et psychiques. Pour lutter contre la nervosité, les angoisses et l’insomnie, on prescrivait des produits à base de valériane, de houblon, de passiflore, mais également de la teinture d’opium. Certaines de ces substances sont encore couramment utilisées et sont vendues dans les drogueries et les pharmacies.
Suite au développement de l’industrie chimique et pharmaceutique au 19e siècle, des produits synthétiques dérivés de l’acide barbiturique ont été fabriqués. Les barbituriques ont ensuite été développés et sont devenus un groupe de médicaments efficaces; ils ont été jusqu’au milieu du 20e siècle les somnifères les plus courants. Avec le temps, on a découvert que lors d’un usage prolongé, une dépendance peut s’installer.
En 1957, on a réussi à synthétiser les benzodiazépines. Le terme de benzodiazépine désigne un groupe de substances chimiquement analogues, utilisées comme tranquillisants ou somnifères (hypnotiques). La différence entre ces deux types d’effets réside essentiellement dans la puissance de l’action chimique sur l’état de vigilance, allant de l’action calmante au sommeil profond.
Ce que nous appelons les substances apparentées ne sont pas, d’un point de vue chimique, des benzodiazépines, mais produisent les mêmes effets que ces dernières. Il s’agit notamment du zolpidem, du zopiclone et du zaléplone.