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Lorsqu’elle a été contrainte de travailler chez un homme étranger dans des conditions inhumaines, Parbati Chaudhary n’était encore qu’une enfant. Son destin ne fait malheureusement pas exception. Dans certains districts du Népal, il est toujours usuel, aujourd’hui, que les familles pauvres vendent leurs filles. Celles-ci, désignées comme «Kamalari», s’échinent alors jour et nuit à la tâche en étant insuffisamment nourries, sans pouvoir imaginer se rendre à l’école. Parbati est désormais libre, grâce à Plan International. Elle a pu terminer sa formation et travaille maintenant comme assistante dans le domaine de la santé. Un chemin long et difficile, qu’elle a dû subir jusqu’à sa libération allant de pair avec son autodétermination.
Des coups plutôt que des devoirs à domicile
À cause d’une réserve naturelle, le gouvernement népalais a contraint la famille de Parbati à quitter son domicile. Ses parents sont alors devenus Kamaiyas (situation de servitude), alors que leurs trois filles ont passé au statut d’esclaves domestiques comme Kamalari, chez un homme étranger. Parbati demanda à ses parents de l’inscrire à l’école, ce qu’ils ont fait. Toutefois, cet homme exigeait qu’elle travaille plutôt que se rendre à l’école. Parbati devait cuisiner, soigner le bétail, faucher l’herbe et s’occuper des champs. C’est seulement ensuite qu’elle disposait d’un peu de temps pour se rendre à l’école. En raison de sa forte charge de travail, elle arrivait souvent trop tard en classe et si l’homme qui l’employait la surprenait à faire ses devoirs, il la battait. Après huit années atroces comme fille Kamalari, elle a été sauvée. Aujourd’hui, ses parents sont aussi libérés de ce statut car le gouvernement a aboli ce système.
L’inimaginable se réalise
Après son sauvetage, Parbati a pu achever une formation de trois ans comme assistante médicale et elle travaille désormais à l’office de la santé du district de Mahottari. Grâce à une bourse, elle a pu suivre des études dans une haute école après cette formation. Plan International l’a soutenue durant cette période par un logement, de la nourriture et du matériel scolaire et lui a permis de disposer d’un coaching car il est très difficile de se faire admettre à des cours techniques au Népal. Parbati a raconté que jamais elle n’aurait osé espérer être sauvée de la maison de son maître, pas plus que de pouvoir réaliser des études techniques. «Maintenant, j’ai le sentiment que lentement, ma vie se transforme», explique-t-elle, en ajoutant: «Cette formation est une véritable chance car ma famille n’avait aucune possibilité de me payer de tels cours. Je remercie Plan International pour tout cela.»
Je veux soutenir les filles Kamalari!