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Les intérêts sont des tendances ou dispositions relativement stables, conditionnées par les pressions culturelles définissant les rôles dévolus aux 2 sexes et aux membres d’un groupe. Ils ne se limitent pas au champ professionnel, il concernent aussi les matières scolaires, les loisirs ou encore, par exemple, les activités culturelles.
Pour parler des intérêts, il existe plusieurs théories, mais la plus populaire demeure la typologie du chercheur américain John Holland qui comprend les six types de personnalité (Réaliste, Investigateur, Artistique, Social, Entreprenant, Conventionnel). Ce modèle a pour nom le RIASEC et prend la forme d’un hexagone :
Super et Crites (Super et Crites, 1962; Super, 1964; Crites, 1999) ont identifié quatre méthodes pour évaluer et définir les intérêts professionnels de façon opérationnelle :
les intérêts exprimés, ce qu’on dit trouver intéressant, qui sont ceux que la personne dit être les siens en réponse à des questions orales ou écrites;
les intérêts manifestés, qu’on peut observer dans le comportement quotidien et qui s’expriment par les activités (loisirs, bénévolat, emploi) de la personne;
les intérêts inventoriés, au moyen de questionnaires, qu’on appelle inventaires et qui sont composés d’un grand nombre de questions sollicitant l’expression subjective d’intérêts, mais dont la notation objective des réponses permet d’établir des niveaux d’intérêts et de tracer le profil des préférences de la personne à l’égard de plusieurs catégories d’intérêts;
les intérêts testés, au moyen de tests objectifs d’attention et de rappel de ce que la personne peut se souvenir avoir vu ou entendu. De ces quatre définitions opérationnelles des intérêts professionnels, seulement celle des intérêts inventoriés a fait l’objet de recherches exhaustives.
L’interaction entre intérêts et contexte social et culturel inscrit ce domaine dans le cadre d’une composante de l’image de soi.
Tous les psychologues conseillers sont ensuite pris dans un dilemme :
viser l’émancipation de la personne et définir la profession qui correspond à cette personne
répondre aux besoins du marché de l’emploi
Intérêts et Héritabilité
Les études montrent qu’il y a une part d’héritabilité dans les intérêts. Chez les jumeaux monozygotes, il y a une ressemblance plus grande pour les intérêts que chez les dizygotes. Il y a aussi une correspondance entre intérêts et personnalité.
Intérêts et Personnalité
Une méta-analyse de Barrick a étudié les corrélations entre le modèle de Holland (intérêts) et le modèle en 5 facteurs (personnalité). On constate une correspondance faible, mais cohérente.
Les relations entre intérêts et personnalité sont faibles, le plus souvent proches de zéro.