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Notre revue de presse de la semaine passée : du 15 au 26 novembre 2021.
On croit connaître les samaritains, mais on ne sait pas tout !
Tout le monde a, au moins une fois dans sa vie, rencontré un samaritain, que cela soit lors d’une fête, telle que les Fêtes de Genève ou la Fête de la Musique, d’un concert, d’une manifestation sportive, lors d’un don du sang, d’un grave accident ou d’un incendie, etc. Ils sont le premier maillon de la chaîne de sauvetage. Toujours là pour porter secours spontanément et veiller à ce que les personnes accidentées ou malades reçoivent les premiers secours et assistance, ils sont là avant la prise en charge d’un médecin.
Mais qui sont réellement ces samaritains ?
Un peu d’histoire
Henri Dunant, natif de Genève, était en voyage d’affaires à Solferino, au nord de l’Italie lorsqu’il fut témoin de la bataille sanglante que mena l’armée autrichienne contre l’armée franco-sarde en 1859. Choqué par les milliers de blessés mourant de leurs blessures en raison du manque de soin, il organisa sa première œuvre de secours. Il suscita l’enthousiasme de la population, tout spécialement des femmes lombardes, en prêtant secours aux blessés sans distinction de nationalité.
Par conséquent, lorsqu’il rentra à Genève, encore impressionné par les événements, il décida de s’atteler à la tâche. En 1863, il fonda donc à Genève un comité, qui convoqua une conférence internationale. Des personnalités provenant de pratiquement tous les états européens y participèrent. C’est ainsi que l’assemblée décida de présenter aux gouvernements l’idée de fonder des sociétés de secours chargées de former des aides bénévoles.
C’est à l’initiative du Sergent-Major Möckli que le premier cours de samaritains fut créé en 1884 dans le canton de Berne. Il fut dirigé par le Docteur Robert Vogt. C’est après le 2ème séminaire que la 1ère section de samaritains, à but non lucratif, fut fondée. A leur naissance, les groupes étaient surtout représentés par des femmes des classes moyennes et supérieures. Très rapidement, les hommes les rejoignirent. Cependant, à la différence de ces dames, ceux-ci venaient majoritairement des couches populaires. L’Alliance suisse des samaritains a vu le jour à Aarau en 1888 et, tout naturellement, est entrée en liaison avec la CRS (Croix-Rouge Suisse).
Le mouvement samaritain comprend à l’heure actuelle plus de 35000 membres répartis dans plus de 1150 sections. Elles sont elles-mêmes regroupées en associations cantonales.
Les samaritains : plus que de simples bénévoles
Outre les lieux de fête ou de catastrophe, les samaritains ont aujourd’hui toute leur place dans notre quotidien.
Dans la vie privée, les accidents sont fréquents et se produisent bien souvent de manière inattendue. Les gestes de premiers secours y sont primordiaux. L’idéal est d’avoir au moins une personne dans chaque foyer sachant pratiquer les gestes appropriés. C’est là qu’interviennent ces personnes spécialisées et formateurs aguerris, en donnant des cours adaptés à l’évolution des connaissances de la médecine.
Qui n’a pas déjà eu son enfant blessé, par sa vie active et son besoin de bouger ? C’est à ce moment-là, que peuvent intervenir les cours de premiers secours pour les petits enfants. Ils sont par ailleurs aussi bien délivrés aux parents, qu’aux grands-parents ainsi qu’aux éducateurs de la petite enfance, car réagir correctement et exécuter les gestes importants peut parfois sauver une vie.
Tout un chacun peut prendre des cours pour son usage personnel, mais peut aussi devenir samaritain, voir formateur. Pourquoi ne pas suivre un enseignement approfondi, afin de transmettre ses connaissances dans le domaine du secourisme ? A titre d’exemple, dans les cantons de Vaud et Genève, ces cours ont une durée respective de 10 et 14 heures. Des connaissances supplémentaires pour devenir secouriste samaritain pourront vous permettre d’effectuer des services sanitaires lors de manifestations publiques comme privées, dans un poste de secours ou de plus grosse envergure, comme un poste médical avancé.
Les enfants y ont leur place
A Samaskid’s, on leur apprend les 1ers secours, mais aussi à prendre des responsabilités, à développer leurs propres capacités. Vivre des moments inoubliables, entretenir des amitiés et rire ensemble, voilà ce que partage la Jeunesse samaritaine. Elle y apprend comment agir correctement en cas d’urgence, que faire en cas d’accident. Ces jeunes samaritains y vivent des expériences fabuleuses, comme par exemple lors de camp de jeunesse.
La reconnaissance
Lors de la pandémie COVID-19, ces bénévoles ont rapidement mis en place une cellule de crise. Certains samaritains ont œuvré au sein d’une structure consacrée à l’accueil de patients atteints de la maladie.
Dans certains cantons, ceux-ci ont été sollicités, notamment pour les services des repas aux personnes âgées ou en EMS. Des séries de vidéos prodiguant des conseils relatifs aux mesures d’hygiène et de soins aux malades ont été postées.
Des équipes composées de volontaires ont par exemple effectué des patrouilles préventives dans le but de rappeler les bons messages à la population présente dans les espaces publics.
Enfin, n’oublions pas la devise des samaritains : « La seule véritable erreur est de ne rien faire »
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