Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07204.jsonl.gz/848

Mon cher Tom,
En astronomie, nous utilisons le terme « poussière interstellaire » pour parler de ce que tu nommes poussière d’étoile. C’est simplement par ressemblance avec notre poussière terrestre comme celle que tu peux trouver dans ta salle de classe qu’on l’appelle ainsi. Et c’est vraiment de la poussière. Pour connaître la taille d’une poussière interstellaire, il va te falloir utiliser des unités de mesures un peu inhabituelles. Tu connais certainement le mètre et ses premiers sous multiples comme le décimètre, le centimètre et le millimètre. Pour mesurer de la poussière, il faut des unités encore plus petites que le millimètre (mm) : on va d’abord diviser le mm en mille parties, ce sera le micromètre (μm), puis on va ensuite encore diviser le μm en mille autres parties, ce sera le nanomètre (nm). La taille d’un grain de poussière interstellaire varie de quelques nanomètres jusqu’à un dixième de micromètre. C’est donc tout petit, petit : un millard de fois plus petit qu’un mètre. Même si elle est minuscule, il est possible de « voir » cette poussière d’étoile quand elle est un peu plus dense et sombre comme dans la nébuleuse de la Tête de cheval. En quelque sorte, la poussière interstellaire masque en partie les objets célestes comme un filtre.
Bon courage dans ta mesure de la poussière !
De la part d’une autre poussière d’étoile : Paul Berger