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Susan Wojcicki, la patronne de YouTube, a annoncé jeudi qu'elle démissionnait de son poste après quasiment une décennie à diriger la plateforme de vidéos en ligne la plus populaire au monde. Elle va rester en tant que conseillère chez Google, maison mère du service.
En 1998, Sergey Brin et Larry Page, les fondateurs de Google, ont loué le garage de celle qui n'était âgée que de 28 ans à l'époque. Ce fut le premier siège de l'entreprise, après leur dortoir de l'université voisine de Stanford. Un an plus tard, elle devenait la première directrice marketing de la jeune société.
Femme emblématique de la Silicon Valley, elle est classée comme la 16e employée de Google, devenu Alphabet en 2015 pour distinguer le moteur de recherche et principaux services du groupe de ses autres activités moins connues, ses «paris».
«J'ai porté de nombreux chapeaux», rappelle-t-elle dans sa note publiée sur le blog de YouTube, de la co-création du moteur de recherche d'images sur Google, à l'acquisition de YouTube et DoubleClick et à son rôle en tant que vice-présidente chargée de la publicité.
Google domine largement le marché mondial de la publicité numérique, mais traverse actuellement une passe difficile, comme nombre de ses concurrents, à cause de l'inflation qui a conduit les annonceurs à réduire leurs dépenses.
Après avoir piloté YouTube pendant neuf ans, un autre dirigeant de la plateforme, Neal Mohan, va remplacer Susan Wojcicki plus tard cette année. A la tête du service, elle a fait face à de nombreuses controverses, des risques pour la confidentialité des utilisateurs mineurs du site à la lutte contre la désinformation, notamment pendant la pandémie de Covid-19.
«Nous sommes à une époque incroyablement importante pour Google - ça me rappelle les débuts - avec des produits et innovations incroyables, des opportunités immenses et un appétit sain pour les choses impossibles», a-t-elle déclaré jeudi. Sa soeur avait épousé Sergey Brin, mais le couple a ensuite divorcé. (ats/jch)
Son émission ne s'appelle pas «Piers Morgan Uncensored» pour rien. Mercredi soir, le truculent journaliste a fini par lâcher le morceau. Un morceau sur lequel le monde salivait comme un bon steak bien juteux depuis deux ans. L'identité des «racistes royaux».