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L'Union syndicale suisse (USS) rappelle que l'augmentation de la productivité en Suisse doit profiter à tous les travailleurs. Pour 2013, elle exige des hausses salariales entre 1,5 et 2,5% et un relèvement de 100 à 200 francs des salaires minimums.
"Les négociations salariales des dernières années ont eu des effets modestes pour la majorité des salariés de Suisse, a déclaré Paul Rechsteiner, président de l'USS, lundi devant la presse réunie à Berne. Dans les faits, l'individualisation de la politique salariale n'a servi que les hauts et très hauts salaires".
Seul un retour à une politique d'augmentations généralisées peut corriger la fausse voie suivie ces dernières années, a ajouté M. Rechsteiner. Les négociations salariales à venir doivent permettre l'augmentation des salaires minimaux qui sont trop bas. Dans ces secteurs, des augmentations fixes de "100 à 200 francs" apportent la bonne réponse, a-t-il précisé.
Selon Daniel Lampart, chef économiste de la faîtière syndicale, il y a suffisamment d'argent pour des hausses salariales. "La productivité du travail a augmenté de 1 à 1,4% par an ces dernières années (...) et les salaires sont restés en retrait" de cette progression, relève-t-il.
Vania Alleva, membre du comité directeur du syndicat Unia, a rappelé que si les organisations patronales n'ont que "la crise de l'euro" à la bouche, le PIB devrait croître de près de 1,5% en 2012.
Revenu disponible en baisse
Daniel Lampart a ajouté également que si le prix du pétrole reste à son niveau actuel, le renchérissement deviendra positif en Suisse vers la fin de l'année. L'indice des prix à la consommation ne tient pas compte du renchérissement des primes des caisses-maladie dont la hausse entre 2010 et 2011 a réduit de 0,4% le revenu disponible des ménages, a précisé Vania Alleva.
A titre de comparaison, Travail.Suisse exige des hausses de salaires quasi comparables, soit entre 1 et 2,5% pour l'an prochain, et des hausses de 100 francs pour les plus basses rémunérations.
ATS