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Le Slovaque Peter Sagan (Bora) s'est imposé en solo lors de la 10e étape du Tour d'Italie, entre Lanciano et Tortoreto (177 km). L'ancien champion du monde a fêté de très belle manière son premier succès en 2020.
Le Portugais Joao Almeida (Deceuninck) a conservé le maillot rose de leader, malgré des attaques dans le final, notamment de l'Espagnol Pello Bilbao. L'étape a par contre coûté cher au Danois Jakob Fuglsang, qui a perdu plus d'une minute après avoir crevé dans une descente à une dizaine de km de l'arrivée.
Avec ce succès tant attendu, Sagan complète son palmarès. Le Slovaque s'est désormais imposé sur les trois Grands Tours puisqu'il compte déjà 12 victoires sur le Tour de France et 4 à la Vuelta. Il est le centième coureur de l'histoire à avoir gagné sur les trois principales courses par étapes.
Fin d'une longue attente
Echappé sous la pluie dès la première heure de course en compagnie de plusieurs autres coureurs, Sagan s'est montré le plus fort sur la difficile fin d'étape, lâchant tous ses compagnons d'aventure pour finir seul. Il n'avait plus gagné depuis 461 jours et son succès à Colmar dans le Tour de France 2019. «Finalement, je l'ai fait, avec mon style, en donnant du spectacle», a réagi le Slovaque.
La performance de Sagan est venue à point nommé pour une épreuve sonnée par l'annonce de huit cas positifs au Covid-19, lors de la vague de tests pratiquée à l'occasion de la journée de repos. «Nous nous efforçons de garder la situation sous contrôle», a déclaré le directeur du Giro, Mauro Vegni, à la télévision publique italienne (RAI).
«Ce matin, toutes les équipes qui ont eu des cas positifs ont subi de nouveaux tests rapides et nous ferons de même après-demain. Jusqu'à présent, nous avons fait près de 1500 tests et il est impossible de faire plus».
Une bulle critiquée
Deux coureurs ont eu un résultat positif: le Néerlandais Steven Kruijswijk, troisième du Tour de France 2019, et l'Australien Michael Matthews, maillot vert du Tour 2017. Six autres personnes, dans l'encadrement des équipes, ont été dans le même cas et ont dû quitter la course.
Mitchelton, qui avait déjà perdu samedi son leader, le Britannique Simon Yates, pour le même motif, s'est retirée après l'annonce de quatre cas positifs dans son encadrement. Jumbo-Visma, privé d'espérance au classement général après l'abandon forcé de Kruijswijk, a fait de même plus tardivement.
L'un de ses coureurs, le Néerlandais Jos van Emden, a mis en cause dans un podcast spécialisé (The Cycling Podcast) l'imperméabilité de la «bulle» sanitaire que les organisateurs s'efforcent de mettre en place autour de la course: «Dans les buffets des hôtels, il y avait des gens qui ne faisaient pas partie de la bulle.»
Le peloton du Giro, fort de 176 unités au départ de Sicile le 3 octobre, s'est donc réduit à 145 coureurs. Mercredi, la 11e étape s'adresse aux sprinteurs sur un parcours de 182 kilomètres entre Porto Sant'Elpidio et Rimini.