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Arthrites réactionnelles : réactions inflammatoires ou vraie infection ?
Rev Med Suisse
2016;
503-506
Résumé
Les arthrites réactionnelles ont été classiquement définies comme des arthrites aseptiques induites par une infection bactérienne localisée dans un autre organe. Si la forme classique d’arthrite réactionnelle est une forme de spondylarthrite déclenchée en général par une infection bactérienne urogénitale ou digestive, elle n’est pas forcément stérile. Dans certains cas, il peut valoir la peine de traiter une infection lente avec une antibiothérapie de longue durée. Dans une définition plus large du concept d’arthrite réactionnelle, les autres rhumatismes postinfectieux, tels que les arthrites poststreptococciques ou les arthrites postvirales, sont également inclus dans ce paradigme.
IntroductionClassiquement, les arthrites et syndromes rhumatologiques associés à des agents infectieux ont été classés en « arthrites septiques », causées directement par invasion de l’agent infectieux, et en « arthrites réactives » ou « réactionnelles », définies comme des arthrites aseptiques induites par une infection bactérienne localisée dans un autre organe.1 La présentation classique de l’arthrite réactionnelle est le « syndrome oculouréthro-synovial », qui est une pathologie systémique caractérisée par une triade de symptômes associant une arthrite aseptique, une urétrite et une atteinte oculaire, qui survient après une infection du tractus génital ou digestif. Les arthrites réactionnelles sont classées dans les spondylarthropathies séronégatives. La fréquence de l’arthrite réactionnelle varie beaucoup d’une région à l’autre, mais l’incidence est entre 3-5 cas par 100 000 habitant chez les hommes de moins de 50 ans, ce qui en fait une affection aussi fréquente que la polya...