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Monsieur Choufleuri
Opérette-bouffe
Monsieur Choufleuri de Jacques Offenbach est une opérette-bouffe en un acte sur un livret du duc de Morny sous le pseudonyme « M. de Saint-Rémy » créée le 14 septembre 1861 aux Bouffes parisiens.
Initialement, intitulée Monsieur Choufleuri restera chez lui, elle est présentée pour la première fois sous ce nom au cours d’une représentation privée le 31 mai 1861 chez le duc de Morny dans les salons du Corps législatif au palais Bourbon à Paris.
Emprunté à l’italien l’opera-buffa est un genre musical créé à Rome au 17ème siècle par le Cardinal Rospigliosi. Le mot italien –buffa- signifie plaisanterie.
Selon l’importance des effectifs requis et la qualité musicale, on peut également trouver les appellations d’opéra-bouffon, opérette-bouffe, bouffonnerie musicale.
Ce n’est qu’au XIXème siècle que le terme d’opéra-bouffe apparaît sous la plume de Jacques Offenbach lorsqu’il prend en 1855 la direction des Bouffes-Parisiens.
Bien qu’ils comportent tous deux des dialogues parlés, l’opéra- comique peut traiter de sujets sérieux (ex. Carmen) alors que l’opéra-bouffe est principalement « bouffon ». Certaines œuvres de Charpentier et de Poulenc furent qualifiées d’opéras-bouffes.
Résumé de l’œuvre
Monsieur Choufleuri, nouveau riche sans culture, rêve d’impressionner le tout Paris en l’invitant à une soirée musicale privée, en son domicile. Pour cela, il engage trois fameux chanteurs d’opéra italiens : la soprano Henriette Sontag, le ténor Giovanni Battista Rubini et le baryton Antonio Tamburini.
Pendant ce temps, Ernestine, la fille de Choufleuri voit en secret un jeune compositeur Chrysodule Babylas. Malgré l’insistance de la jeune fille, Choufleuri refuse d’inviter Babylas à la soirée, expliquant qu’un pauvre musicien inconnu n’est pas un parti acceptable pour elle.
Mais les trois chanteurs italiens font faux bond à Choufleuri à la dernière minute. Ernestine appelle alors Babylas à la rescousse. Ensemble, ils échafaudent le plan qui sauvera la soirée : Babylas fera semblant d’être Rubini, Ernestine remplacera la Sontag, tandis que Choufleuri se déguisera en Tamburini. Après tout, ce n’est pas si difficile de chanter en italien ! Les invités n’y verront que du feu.
Malgré les complaintes de Petermann, le paresseux domestique flamand, la soirée est un succès et les invités sont impressionnés par les faux chanteurs. Mais Babylas menace Choufleuri de tout révéler aux invités s’il n’accepte pas de lui accorder la main de sa fille. Choufleuri ne peut que consentir au mariage et à la dot afin de préserver les apparences et son statut.