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En collaboration avec l'Académie d'agronomie d'Ukraine, le Centre de radioprotection et de radioécologie de l'Université de Hannovre, soutenu par la Communauté allemande de la recherche (Deutsche Forschungs-Gemeinschaft), a étudié dans des districts sélectionnés les doses engagées auxquelles il y a lieu de s'attendre.
A une soixantaine de kilomètres au nord du site du réacteur accidenté, seul le césium 137 joue encore un rôle parmi les nucléides rejetés à l'époque. Pour un villageois typique, ce césium 137 a entraîné en 1998/99 une dose annuelle externe de 0,7 mSv. L'exposition interne est provoquée essentiellement par la consommation de champignons ramassés dans la région et selon des analyses de la dose au corps entier, elle s'est élevée à 0,5 mSv par an. La dose supplémentaire annuelle s'est donc située autour de 1,2 mSv. Cette valeur doit être comparée à la dose externe naturelle locale de 0,8 mSv par an, et on constate qu'elle n'est plus supérieure à la marge de fluctuation de l'exposition naturelle en Europe. Comme cela a été démontré, une interdiction de la consommation de champignons et de fruits des bois, et le respect de cette interdiction après explication correspondante sur ses raisons à la population, permettraient de faire passer la dose interne supplémentaire de 0,5 à 0,1 mSv par an.
Source
P.B./C.P. d'après W. Botsch et al. dans atw, novembre 1999