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La Satom fête ses 40 ans !
A cette occasion, revenons sur les moments-clés de l'usine...
Née d'une volonté politique de communes vaudoises et valaisannes de parer aux décharges à ciel ouvert, dégradant la beauté du paysage suisse, la Satom fut construite en 1972 en tant qu'usine d'incinération intercommunale pour 52 millions de francs suisse.
Les installations de la Satom ont été inaugurées le 15 mars 1976, avec pour but l'incinération des déchets ménagers des communes.
Au cours des années, la qualité des rejets gazeux émis par incinération s'est dégradée avec l'augmentation des matières synthétiques contenant toujours plus de micropolluants. A cet effet, en 1989, la Satom a décidé d'améliorer son traitement des fumées pour une incinération d'avantage écologique avec le projet SATOPAIR, budgété à 46 millions de franc suisse.
Dès lors, en 1991, un lavage de gaz humide a été mis en place, ce qui a permis l'élimination presque totale de tous les polluants se trouvant sous forme gazeuse, à l'exception des oxydes d'azote produits par toute combustion.
En 1992, la législation de l'Ordonnance sur la Protection de l'Air (OPair) a été renforcée, introduisant une norme limitant à 80 milligrammes d'oxydes d'azote par Nm3 de gaz.
Afin de respecter l'Ordonnance de 1992, un catalyseur sur chaque ligne (3) a été mis en service dès 1997.
Profitant de ces travaux, la Satom a lancé la phase 1 du projet SATAM. Ce projet consistait à remplacer l'un de ses deux anciens fours Bartolomeis par un four de MARTIN GmbH Munich, une unité moderne d'une capacité de 10 tonnes par heure, répondant ainsi entièrement aux nouvelles normes légales. La mise en place de ce nouveau four, plus performant, a permis d'augmenter la production énergétique de plus de 15 %.
La phase 1 de SATAM eut un budget de 72 millions de franc suisse.
Dès 1998, commence alors la phase 2 de SATAM, pour 75 millions. Elle consiste à introduire une nouvelle centrale électrique avec une turbine à vapeur de 20 MW.
La seconde étape de SATAM se termine en 2003, avec le remplacement de l'ancien four restant par une unité moderne, de capacité et de technique identiques au four mis en place en 1997.
D'autre part, un nouveau turbo-groupe pour la production d'électricité d'une puissance de plus de 20 mégawatts a été installée. Des modernisations qui permettront d'assurer pour l'avenir le traitement des déchets urbains de toutes les communes du périmètre Satom.
Le 14 juin de cette année, l'Assemblée Générale de la Satom décide de construire un réseau de chauffage à distance sur les communes de Collombey-Muraz et Monthey. C'est sous l'initiation de 2006 de la société Atel / Alpiq, qui cherchait un projet de compensation de CO2 de la turbine à gaz (Monthel) installée sur le site chimique de Monthey, qu'est né le Thermoréseau.
Lors de cette même année, il a été décidé en assemblée générale extraordinaire d'acquérir la Compostière de Villeneuve.
En 2010 des nouveaux bureaux destinés à accueillir les personnes engagées pour l'administratif ont été construits. Le nombre total des collaborateurs a atteint les 72 personnes.
La fin d'année 2011 est marquée par la mise en service du Thermoréseau. Ce sont environ 20 immeubles pour une puissance nominale de 1.6 MW qui ont été branchés.
En 2012, la Satom installe alors un nouveau digesteur à Villeneuve. Les déchets verts humides ainsi que les restes d'aliments livrés à Villeneuve produisent ainsi du biogaz dans le digesteur et les résidus sont tous transformés en compost solide et liquide pour l'agriculture. Au même moment, la collecte GastroVert est mise en place. Il s'agit d'un service de prestations destiné aux cuisines professionnelles afin de récolter leurs restes alimentaires pour la production de biogaz et de compost.
Le Thermoréseau est toujours en pleine construction sur les communes de Monthey et Collombey-Muraz mais l'année 2014 marque l'aboutissement de la construction du réseau principal, coordonnée avec les travaux de rémanégement de la ville de Monthey. Ce sont ainsi 170 immeubles qui sont raccordés, ce qui représente une puissance souscrite de 25MW.
A la suite de la fermeture de la Raffinerie de Collombey, la Satom est contrainte d'installer une chaudière de secours pour pouvoir garantir le chauffage en cas de panne peu probable de ses deux fours qui permettent d'incinérer les déchets et donc de produire les résidus de chaleur nécessaires à l'alimentation du réseau.
Marquant sa quarantième année d'exploitation, l'année 2016 est également l'année de l'aboutissement de grands travaux.
Afin de célébrer cette pérennité et ces fins de travaux, la Satom s'est vu plus qu'honorée d'inviter les personnes raccordées à son Thermoréseau, les collaborateurs de personnes ayant participé aux chantiers principaux au courant de l'année, et les représentants d'autorités à son quarantième anniversaire le 17 mars 2016.