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Simona Ryser raconte Marie et sa tentative de dompter le quotidien avec une langue au rythme rigoureux, qui tient du « Woyzeck » de Büchner par son indocilité crue. Avec discrétion et intelligence, l'auteure laisse des motifs et des phrases se glisser dans son texte, accompagné par l'écho du « Lasciatemi morire » du lamento d'Ariane de Monteverdi. Simona Ryser compose ainsi un staccato narratif compact, à l'intérieur duquel l'héroïne hante les déserts urbains et les paradis de la consommation à la recherche de son ami Wolf et d'elle-même. Au final, elle redistribue les cartes et change la donne.