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La Chambre haute recommande au peuple de rejeter l'initiative populaire lancée par les syndicats «pour un âge de l'AVS flexible». La Chambre basse a déjà formulé la même recommandation.
La majorité du Conseil des Etats (Chambre haute) a jugé mardi que la possibilité de prendre une retraite anticipée dès 62 ans sans réduction de rente coûterait trop cher et serait contraire à l'évolution démographique. Les sénateurs ont aussi estimé qu'une telle possibilité menacerait à terme le système même de l'assurance vieillesse.
Lancée par l'Union syndicale suisse (USS), cette initiative veut permettre aux salariés touchant jusqu'à près de 120'000 francs par an de prendre une retraite à la carte sans diminution de prestations. Les personnes gagnant davantage continueraient de subir une diminution de rente à vie.
«La mise en œuvre de cette proposition coûterait quelque 1,3 milliard de francs par an si l'âge de la retraite des femmes reste fixé à 64 ans et près de 800 millions en cas de relèvement à 65 ans», a argumenté le démocrate chrétien (PDC, centre droit) Urs Schwaller. Reprenant les chiffres énoncés par le Conseil fédéral (gouvernement), il a estimé au nom de la commission que c'était beaucoup trop.
Seule la gauche a défendu l'initiative. Ses représentants ont rappelé les promesses, restées vaines jusqu'ici, du gouvernement concernant l'introduction d'une retraite flexible. Ils ont également décrié les prévisions démographiques et les prévisions financières pessimistes du camp bourgeois.