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Cinquante chefs-d'oeuvre de la collection privée suisse Barbier-Müller, provenant du Nicaragua, du Costa Rica et du Panama sont proposés pour la première fois au public français. Ils sont à voir jusqu'au 9 septembre à la Maison de l'Amérique Latine à Paris.
Cet ensemble précolombien de sculptures et céramiques, unique en son genre, témoigne de la richesse d'un art centro-américain beaucoup moins connu que les trésors mayas du Mexique ou inca du Pérou.
Les pièces présentées font partie de la collection de plus de 500 oeuvres précolombiennes qu'abrite le musée Barbier-Müller depuis près de cinq ans à Barcelone. Ce dépôt avait été consenti à la municipalité espagnole en échange du prêt d'un local, un ancien «petit» palais situé dans la vieille ville.
Il fait partie de la fabuleuse collection privée d'arts primitifs d'Afrique, d'Asie et d'Océanie -la plus importante au monde, avec quelque 7000 pièces, une collection initiée dans les années vingt par Joseph Müller et enrichie par les acquisitions de son gendre Jean-Paul Barbier.
Les oeuvres exposées à Paris s'échelonnent sur les 1700 ans qui ont précédé l'arrivée des Conquistadores, à la fin du 15è siècle, et montrent comment l'art des pays centro-américains évolue selon la situation géographique.
Le talent des artistes servait à transmettre une vision du monde sur plusieurs plans: religieux, politique, social. Le monde surnaturel est également présent, tant sur les sculptures de pierre que sur les céramiques, où figurent par exemple des hommes à tête de jaguar...
Le Musée Barbier-Müller de Genève organise chaque année des expositions dans toute l'Europe, finance des études ethnographiques et publie des catalogues prestigieux.
swissinfo avec les agences