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Philippe Poutou s'était fait connaître lors des débats télévisés d'avant la présidentielle en France (archives)
KEYSTONE/EPA AFP POOL/LIONEL BONAVENTURE / POOL(sda-ats)
L'ancien candidat à la présidentielle française Philippe Poutou (extrême gauche) a été relaxé lundi par la justice. Il était poursuivi avec deux autres syndicalistes pour des dégradations après une manifestation en 2012 au salon de l'auto à Paris.
Les trois militants sont "relaxés du délit de dégradation" car il n'y a "pas suffisamment d'éléments pour retenir la culpabilité des prévenus", a déclaré le président du tribunal correctionnel de Paris.
En outre, le tribunal a requalifié les faits en "dégradations contraventionnelles" et a considéré que "la prescription est acquise" pour d'"éventuelles contraventions".
M. Poutou, ex-candidat du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) pour la course à l'Elysée au printemps 2017, avait écopé l'an dernier d'une amende de 431 euros (500 francs) et les deux autres prévenus d'une amende de 231 euros (270 francs) chacun, à l'issue d'une procédure simplifiée dite "ordonnance pénale". Ils avaient fait opposition à cette ordonnance, ce qui leur avait valu de comparaître à la mi-janvier devant le tribunal correctionnel pour ces faits.
"Ces amendes ne sont pas énormes, presque symboliques, mais c'est inscrit dans notre casier judiciaire", avait alors déclaré Philippe Poutou à la presse avant ce procès.
En septembre 2012, sur le stand Ford du salon de l'automobile à Paris, des manifestants avaient jeté des confettis et posé des autocollants. Les trois prévenus étaient aussi montés sur le capot d'un voiture exposée. Ford leur reprochait "la détérioration" du capot. L'"enfoncement" du capot "n'est pas formellement caractérisé", a dit le président du tribunal à l'énoncé du jugement.
La manifestation, à laquelle avaient participé 360 salariés de l'usine Ford de Blanquefort, près de Bordeaux, avait été organisée pour défendre les emplois de ce site industriel.
ATS