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29/04/2009
Garzon ouvre une enquête pour tortures présumées à Guantanamo
Le juge espagnol Baltasar Garzon a ouvert une enquête criminelle sur des cas de torture présumés qui auraient concerné des détenus de la prison américaine de Guantanamo. Il a souligné qu'elle viserait aussi bien des militaires américains que ceux qui leur avaient donné des ordres.
Selon lui, Guantanamo est dans des "limbes" juridiques et, de ce fait, tombe sous la juridiction universelle. Ce qui lui donne droit à enquêter sur ce qui s'est passé dans la prison, que le président Barack Obama a promis de fermer.
La procédure vise six anciens membres de l'administration Bush, sur plainte déposée par d'ancien détenus espagnols de Guantanamo. Les plaintes concernent notamment l'ancien secrétaire à la Justice Alberto Gonzales, l'ancien juriste en chef du département de la Justice John Yoo et l'ex sous-secrétaire à la Défense Douglas Feith.
L'enquête devrait déterminer si les six responsables américains désignés ont enfreint le droit international en donnant des justifications légales aux mauvais traitements réservés aux détenus de Guantanamo.
Baltasar Garzon s'est notamment fait connaître en étant à l'origine de l'arrestation de l'ex-dictateur chilien Augusto Pinochet.
Enfin un juge prend en charge l’instruction sur les « dérapages » commis à Guantanamo.
Dommage qu’il ne s’agisse pas d’un juge américain. Le symbole qu’aurait représenté cette recherche de la vérité par la justice américaine eut été bien plus important. Le signal du retour au respect de certaines valeurs morales par les USA auraient montré aux détracteurs des occidentaux en général et des américains en particulier que les démocraties savent reconnaître leurs erreurs et les corriger. Je suis persuadé que le président Obama se rendra compte de cela et qu’il fera le nécessaire pour que les responsables politiques des errements commis soient jugés et punis.