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Vue d’en haut cette vague semble relativement limitée en taille. Il s’agit plutôt d’une sorte de bulle, ou d’un cône inversé qui s’étend vers le nord. Cette bulle est limitée assez précisément à l’Espagne et à la presque totalité de la France.
Les images 1 et 2 montrent son évolution en 24 heures. En milieu d’après-midi aujourd’hui elle commençait à toucher la Grande-Bretagne. Autour les températures sont hautes mais relativement normales pour la saison.
Sur l’image 2 on voit les isobares. Une haute-pression - l’anticyclone des Açores – se tient au large du Maroc, une autre sur la Pologne et la Suède. En haut à gauche, une dépression. Ce système est comme un ventilateur qui aspire l’air très chaud du Sahara.
L’image 3 superpose aux températures et aux isobares la zone nuageuse dans le visible. Un front plus frais est associé à la dépression. Il s’appuie sur les côtes atlantiques. La masse d’air déborde sur la Bretagne et coupe la Normandie en deux. On voit nettement la différence des températures : 20° à Belle-Île-en-Mer avec de la pluie, et 38° à Dieppe, sur la Manche. Presque 20 degrés de différence !
On peut trouver une disposition des pressions assez proche d’aujourd’hui sur la quatrième carte. L’anticyclone du sud-ouest de l’Europe et celui sur la Pologne et la Russie encadrent une dépression.
Cette carte a été reconstituée selon les relevés d’époque. La ressemblance des situations météo n’a en soi rien d’extraordinaire. Ce qui l’est moins est la température relevée à Paris ce jour-là : 34,8°. Quels jours plus tard on relevait 35,4° à Bordeaux.
34,8° ? 35,4° ?
Qu’y a-t-il d’extraordinaire ?
Eh bien, ce n’était ni en juillet ni en août. C’était le... 24 mai 1922.
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