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Les Genevois vont-ils continuer à voter chaque fois qu'on modifie une virgule aux lois sur les impôts ou sur le logement? Peut-être pas. La gauche tient au référendum obligatoire sur le logement, la droite au référendum fiscal. La Constituante en débat ce soir.
Un compromis républicain est espéré par le socialiste Tanquerel, mais les républicains manquent de tribuns capables de faire jeu égal avec les ténors de l'AVIVO, de Solidarités, de l'UDC. Les forces centrifuges vont-elles l'emporter? La tribune du public est vide.
La résistance au changement est bruyante et large. Christian Grobet, le père du référendum obligatoire sur le logement, menace la droite d'une nouvelle initiative de l'Asloca "qui sera plus dure encore" si la droite supprime le référendum obligatoire sur le logement. "Vous avez un mépris total du peuple", lance l'ancien conseiller d'Etat. Mais c'est le sage Albert Rodrik qui sape les espoirs de la droite. Et l'UDC qui se désolidarise de son camp naturel et annonce son soutien au maintien du statu quo.
A 22 h, la Constituante passe au vote. Le front républicain l'emporte.
- Le référendum financier actuel est maintenu en l'état par 42 voix contre 26
- Le référendum obligatoire sur le logement est remplacé par un référendum facultatif nécessitant 1000 signatures, soit 4000 de moins qu'un référendum normal par 54 voix contre 13
- Le référendum obligatoire sur les impôts est remplacé par un référendum facultatif nécessitant 1000 signatures, soit 4000 de moins qu'un référendum normal par 58 voix contre 10.
- Le détail des votes est ici.