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« Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation,
puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. […] L'argent n'a pas de patrie ; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain. »
Napoléon Bonaparte, (1769-1821)
La nature
profonde de ce mal est la négligence de souveraineté monétaire, qui confine au déni. Cela concerne aujourd’hui toutes les populations de tous les pays. Cela arrive par l’adoption de lois qui abolissent les libertés
civiles sous des prétextes factices. Ces lois induisent des modes de pensée qui tiennent de l'idée reçue bien plus que de la raison. Les services publics et les populations sont ainsi livrées pieds et poings liés aux
intérêts financiers d'institutions privées à buts lucratifs : les banques commerciales.
Techniquement, le problème prend sa source dans le mode
de création monétaire par le crédit bancaire. En effet, plus de 90 % de la masse monétaire circulant dans l’économie est issue du crédit bancaire, qui est une création monétaire privée.
Cette monnaie de crédit n’est pas constituée d’espèces physique, pièces et billets, mais d’écritures, sous forme de chiffres dans des ordinateurs.
Lorsqu’une banque accorde un crédit, il s’agit en fait d’une écriture ex nihilo, et non d’un dépôt, ce que la majorité ignore. Cette écriture engendre une dette, grevée d’un
intérêt et d’une exigence de remboursement. De de fait, la plus grande part de l’argent qui circule, non seulement coûte globalement à la société la somme des intérêts prélevés,
mais de plus est appelé à sa destruction par le remboursement.
Notons en passant que l’argent servant à rétribuer les crédits par le moyen des
intérêts n’est pas mis en circulation dans ce but. Il doit être extirpé de la richesse du pays par le moyen du travail. Ce qui est mis en circulation, c’est l’argent correspondant au principal d’une dette,
jamais celui servant à payer l’intérêt.
On comprend donc que la dette sur la monnaie est non seulement condamnée par nature à être croissante,
afin de payer des intérêts sur l’existence de l’argent, mais qu’elle est proprement insolvable. La société toute entière est devenue captive des banques privées. C’est à ce niveau que
s’est produite la perte de souveraineté monétaire, qui est en fait le quatrième pouvoir régalien, que personne ne connaît plus.
Cela constitue
une gigantesque machine à extorquer la richesse des sociétés, une « invincible pompe à fric », dont la fausse légitimité repose sur un vide législatif autant que sur un abus de dénomination
des liquidité créées.