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Sur le site Internet de la Confédération, nous pouvons lire ceci : « La Suisse est un l'un des plus anciens Etats du monde. Il y a plus de 700 ans, les habitants des vallées d'Uri, de Schwyz et d'Unterwald, se rebellèrent contre les Habsbourg et leurs velléités hégémoniques. Selon le mythe fondateur, les conjurés signèrent un pacte d'assistance mutuelle sur la prairie du Grütli, au bord du lac des Quatre-Cantons, le 1er août 1291. »
Personnellement, je situe en 1848, date de la constitution qui crée un gouvernement centralisé et lui livre des pouvoirs qui incombaient jusqu'alors aux cantons, la naissance d’une Suisse construite, d’un état moderne.
Mais, je ne pense pas qu’il existe une identité suisse fondée, les identités sont cantonales. Comme il n'y a pas à proprement parler d'histoire suisse avant 1848.
Certains présentent la langue comme étant le ciment de l’identité nationale. Si cet argument a une quelconque valeur, il ne peut être utilisé en Suisse, puisque le pays compte quatre langues nationales.
La religion non plus. Si le catholicisme rassemble 3 millions de fidèles, les protestants en comptent 2,4 millions. Quant à la communauté musulmane, elle ne représenterait qu’un peu plus de 300 000 personnes, en majorité des ressortissants turcs et de l’Ex-Yougoslavie.
Alors, qu’utiliser pour affirmer l’identité suisse…
Le drapeau, l’hymne national, le secret bancaire, la pureté des paysages, la neutralité, le chocolat au lait ?
Construire (reconstruire) une identité est une belle entreprise qui a besoin de toutes les forces vives. A l’ère d’une mondialisation globalisante et envahissante qui caractérise notre époque, nous devons confirmer des repères qui donnent à l’Homme l’espoir et lui garantissent la paix et la solidarité.