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Pertinence des analyses sanguines en compétition comparée à la matrice urinaire-Projet financé par l'AMA (Agence Mondiale Anti-Dopage)
Dès le début de la lutte contre le dopage, l'urine a été considérée comme la matrice biologique de référence dans laquelle les substances et produits interdits sont décelés. En considérant l’urine comme un réservoir dans lequel les xénobiotiques sont stockés pour les éliminer de l’organisme, le choix de cette matrice est apparu comme évident pour des fins antidopage. Les premières techniques d'analyse utilisées dans la lutte contre le dopage ont donc été adaptées pour détecter les drogues et leurs métabolites à des concentrations correspondant à celles trouvées dans l'urine.
Aujourd'hui, les techniques analytiques ont considérablement évolué en termes de sensibilité et de spécificité. Ces améliorations permettent aux scientifiques de détecter les drogues interdites à des concentrations très faibles et pendant une plus longue période de temps (fenêtre de détection) ainsi que dans des matrices biologiques diverses.
Même si la collecte d’échantillons sanguins est une procédure invasive, la simplicité du protocole de collecte est un aspect important à considérer pour les athlètes et les agents de contrôle antidopage. De plus, l’importance de la matrice sanguine devient de plus en plus grande dans le cadre de la lutte contre le dopage et aux yeux des organisations sportives. Ainsi, la détection dans le sang de substances figurant dans la liste des interdictions de l'AMA est un sujet d’actualité dans lequel des développements et des ajustements sont nécessaires par rapport aux techniques de détection actuelles.
L’objectif primaire de ce projet pilote est d'évaluer la sensibilité et la spécificité de détection, dans l'urine et dans le sang, de 15 composés différents représentant les cas «positifs» les plus fréquents au sein des laboratoires de l'AMA. Des échantillons seront prélevés après administration d'une dose unique de 3 volontaires pour chaque substance.
Enfin, les deux techniques analytiques (LC-GC-MSM et MSMS) seront comparées pour évaluer leur utilisation dans la lutte contre le dopage dans les deux types de matrices biologiques (urine et sang).