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Le conseil d'administration et la direction de Kuoni ont rejeté durant la nuit de vendredi à samedi les nouvelles accusations de Daniel Affolter. L'affirmation selon laquelle les dirigeants du groupe cherchent à cacher des erreurs de gestion est une «allégation malveillante».
Dans un communiqué, la direction du voyagiste et les cinq membres du conseil d'administration opposés à leur président Daniel Affolter accusent ce dernier de vouloir dissimuler ses propres erreurs en diffusant de fausses informations. Celles-ci font subir de nouveaux dommages graves à l'entreprise, estiment-ils.
Vendredi, M. Affolter, avait reproché à la majorité des administrateurs et à la direction des erreurs de gestion, des acquisitions hasardeuses en Scandinavie, ainsi que de dissimuler des pertes et d'enjoliver les résultats en puisant dans les réserves. Les résultats du premier trimestre seraient mauvais et l'année 2001 s'annoncerait sous un mauvais jour.
Kuoni remarque que Daniel Affolter critique maintenant des décisions qu'il avait approuvées lors des séances du conseil d'administration. Le voyagiste juge en outre «irresponsable» de faire des prévisions sur l'année avant de connaître les ventes de vacances d'été. Ces chiffres doivent tomber à la mi-août.
Dans une interview publiée samedi par le «Tages-Anzeiger», le directeur opérationnel de Kuoni, Hans Lerch, souligne que les problèmes en Scandinavie ont été évoqués lors de la conférence de presse de bilan, le 21 mars dernier. Le fait que les réserves et leur libération n'aient pas été abordées dans le détail fait partie de la liberté de toute entreprise.
M. Lerch a contesté l'accusation de M. Affolter selon laquelle un abus de confiance portant sur plusieurs millions de francs au Japon aurait été dissimulé aux administrateurs. Les irrégularités ont été découvertes par le contrôle interne, les coupables identifiés après quelques mois et les administrateurs informés.
Daniel Affolter a dû démissionner vendredi du conseil de la fondation Kuoni et Hugentobler. En revanche, il refuse d'abandonner la présidence du conseil d'administration, un poste dont il a été suspendu. Les actionnaires de Kuoni se prononceront sur sa destitution au plus tard à la mi-juillet.
swissinfo avec les agences