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Délimitation terminologique
En Allemagne et en Autriche, on utilise plutôt le terme « analphabétisme fonctionnel » que le terme illettrisme.
Toutefois, afin de déterminer si une personne souffre d’analphabétisme fonctionnel, il convient d’examiner non seulement ses compétences en lecture et en écriture, mais également le niveau de performances attendu par la société dans laquelle cette personne vit. Une personne est analphabète du point de vue fonctionnel si ses compétences sont inférieures à celles qui sont exigées et généralement attendues par la société. Dans les pays industrialisés notamment, les exigences relatives à la maîtrise de l’écrit sont particulièrement élevées. De ce fait, est également considérée comme analphabète fonctionnel toute personne possédant des connaissances limitées en écriture et en lecture, par exemple si elle n’est pas en mesure de comprendre une ou plusieurs informations contenues dans un texte simple et/ou si son niveau de compétences en écriture est également faible.
Ne font pas partie des analphabètes fonctionnels les personnes qui n’ont pas fréquenté l’école obligatoire (les analphabètes dits « primaires » ), les migrants qui rencontrent des difficultés avec la langue de leur pays d’accueil, les personnes scolarisées dans un système d’écriture différent ou les personnes qui n’ont pas pu apprendre à lire et/ou à écrire en raison de problèmes de santé. Afin d’éviter la confusion avec les autres formes de l’analphabétisme et d’harmoniser la terminologie dans toutes les régions linguistiques, la Suisse privilégie le terme « illettrisme » .
Dans certains cas, l’illettrisme (l’analphabétisme fonctionnel) est assimilé, souvent à tort, aux troubles liés au langage, à la dysorthographie et à la dyslexie. Ces termes font référence à des troubles cliniques, où les symptômes directement reconnaissables jouent un rôle essentiel. Leur cause primaire serait un dysfonctionnement neurologique, probablement lié à des facteurs génétiques. Contrairement à ce qui se passe pour l’illettrisme, les exigences liées à la vie quotidienne en société jouent ici un rôle moins important, tout comme les problèmes résultant d’une maîtrise insuffisante de l’écrit. Il convient de rappeler explicitement que l’illettrisme n’est pas un trouble clinique, bien que l’on constate de manière générale que la délimitation et l’utilisation des différents termes spécialisés demeurent floues.
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