Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06929.jsonl.gz/128

L'identité universitaire Swiss edu-ID est pour Roland Dietlicher un important élément du succès de son programme P-2.
SWITCH: Quels sont à votre avis les principaux objectifs du programme de recherche P-2 de swissuniversities?
Roland Dietlicher: L'idée de base consiste à réaliser un réseau de services centraux, durables et utilisables sur le plan national dans le domaine de l'information numérique scientifique. Les efforts distribués des diverses hautes écoles doivent être rassemblés et des services, offres d'information et outils être constitués en faveur de la recherche. Ce regroupement renforce l'impact du site de recherche de la Suisse par rapport à la concurrence étrangère.
Qu'entend swissuniversities par services centraux?
SWITCH en est un bon exemple. Elle est habituée à proposer ses services à toutes les hautes écoles.
Quels succès P-2 a-t-il pu enregistrer jusqu'à présent?
Je considère comme un succès la collaboration diversifiée que nous avons pu lancer entre les différentes institutions. Les premiers résultats montrent que la collaboration des universités fonctionne, dans toute la Suisse, également dans le domaine des services informatiques et des bibliothèques et est d'utilité durable pour la recherche.
Pour les protocoles d'authentification et les liaisons, il est plus simple de travailler avec une identité centrale comme la Swiss edu-ID.
Pourquoi l'importance de la Swiss edu-ID ou d'un Identity Management est-elle si grande pour les services nationaux prévus?
Lorsque des services électroniques sont utilisés en commun, il faut une autorisation nationale. SWITCHaai est une base valable étant donné que l'on peut ainsi exploiter des applications web entre les hautes écoles. Lorsqu'il s'agit par exemple de systèmes de fichiers ou de banques de données, il faut un système étendu. Pour les protocoles d'authentification et les liaisons, il est plus simple de travailler avec une identité centrale comme la Swiss edu-ID. Cela est également valable pour l'authentification des hôtes externes aux hautes écoles ou lors de coopérations internationales.
Quels sont à votre avis les plus grands défis que représente la création de services centraux?
Ce sont le financement fédéré et l'attitude des hautes écoles. Il y a sur ce dernier point une concurrence naturelle. Mais ceci devrait être subordonné aux objectifs du site de recherche de Suisse. Actuellement, de nombreuses hautes écoles ont encore suffisamment d'argent pour mettre sur pied des solutions à elles seules. Aussi faut-il les convaincre de l'idée et de l'utilité de services centraux.
Mais des services centraux ne sont pas des services sur mesure.
C'est juste. En tant que bénéficiaire, on n'obtient pas, au début, ce que l'on souhaitait à l'origine. Mais actuellement, la spécialisation n'a lieu qu'au moment de l'application. Aussi n'ai-je pas besoin d'acheter de propre serveur ni de propres banques de données, je puis avoir recours à des services Cloud. Il faut commencer par s'y habituer.
Notre vision est que les hautes écoles l'utilisent comme partie de leur Identity Management et que l'on puisse ensuite raccorder les services centraux de manière simple.
Quel est à votre avis le potentiel de Swiss edu-ID?
Elle a un grand potentiel et est une bonne solution techniquement parlant. Notre vision est que les hautes écoles l'utilisent comme partie de leur Identity Management et que l'on puisse ensuite raccorder les services centraux de manière simple.
Quelle est l'utilité d'une Swiss edu-ID, alors que la recherche est actuellement internationale?
La recherche est internationale mais la Suisse constitue un espace judiciaire autonome. La Swiss edu-ID doit par principe être connectable avec d'autres systèmes et proposer des liaisons avec des identités répandues, par exemple Google ou l'identité pour auteurs scientifiques ORCID "Open Researcher and Contributor ID".
Nous avons l'intention de créer un poste qui coordonne les services nationaux.
La sécurité ne souffre-t-elle pas du regroupement d'identités?
La sécurité est une condition de la confiance. L'accès à des ressources et systèmes revêt une signification juridique. Prestataires et bénéficiaires doivent pouvoir se fier à la compétence et à l'intégrité du fournisseur d'identité. En outre, dans les environnements numériques, chaque personne est tenue de gérer ses diverses identités de manière consciente des responsabilités.
Quelle sera la suite de P-2 après la fin du programme en 2016?
Nous demandons une prolongation jusqu'en 2020 pour un volume de 40 millions de francs et la demande a de bonnes chances d'être approuvée. Nous avons l'intention de créer un poste qui coordonne les services nationaux.