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Beauté fatale de l’âge d’or des studios hollywoodiens, l’actrice Hedy Lamarr était aussi l’inventrice en 1942 de la technique du saut de fréquences pour sécuriser les communications, mais a tardé à être reconnue pour ce coup de génie.
Lors de son arrivée à Hollywood, les apparitions de Hedy Lamarr sur le grand écran font sensation. Elle joue dans Souvenirs de King Vidor et dans La Danseuse des Folies Ziegfeld, grand succès de 1941.
La même année, Hedy Lamarr propose un système secret de communication. Utilisable sur les torpilles radio-guidées, il permet au système de radio-transmission de changer régulièrement de fréquence, rendant presque impossible la détection de la torpille.
Ce principe est toujours utilisé dans les technologies d’aujourd’hui comme le positionnement par satellites avec les GPS, les liaisons chiffrées militaires, dans la technique du WIFI ou avec les smartphones.
Elle développe cette idée avec le compositeur George Antheil et propose le brevet afin d’aider les Alliés durant la guerre, le donnant libre de droit à l’armée américaine. Son idée ne fut mise en place chez les militaires que dans les années 50 un projet de détection de sous-marins. Lorsque le brevet est tombé dans le domaine public, un certain nombre de technologies l’ont réutilisé, notamment dans les téléphones portables.
Elle a reçu le prix de l’Electronic Frontier Foundation américaine en 1997 et elle est entrée au National Inventors Hall of Fame en 2014.
Nikola Tesla est l’inventeur du courant alterné. Mais qui était cet homme dont de nombreuses inventions ont été attribuées à tort à Thomas Edison ?
Nikola Tesla est né dans une famille serbe orthodoxe de cinq enfants, dont il est l’avant-dernier. Il étudie les mathématiques à l’école polytechnique de Graz et commence sa carrière en 1881 en tant qu’ingénieur à l’office centrale du télégraphe pour le gouvernement hongrois. En 1882, alors qu’il est à Paris, il est recruté par la Edison General Electric Company.
Il déménage à New York où une partie de la ville vient d’être alimentée en électricité par une invention d’Edison, le courant continu. Mais ce dernier créé des incendies et souffre de sérieux dysfonctionnements. Nikola Tesla invente alors le courant alternatif, qui permettrait de régler les problèmes générés par le courant continu. Mais Edison reste sur son idée et refuse celle de Tesla. Thomas Edison finit par lui promettre 50 000 euros s’il réussit à développer réellement la technologie avant d’expliquer qu’il s’agissait d’une blague. Vexé, Tesla démissionne en 1885.
Il crée sa propre entreprise en 1886, la Tesla Electric Light & Manufacturing, mais démissionne car il est en désaccord avec ses investisseurs. Il en ressort ruiné financièrement car il y a investi toutes ses économies. Un autre groupe d’investisseurs lui permet de créer sa propre société, la Nikola Tesla Compagny et construit une génératrice à courant alternatif.
George Westinghouse, un ingénieur qui s’intéresse au courant alternatif et souhaite concurrencer Edison, embauche Nikola Tesla. La guerre à Edison est déclarée. De son côté, Thomas Edison commencer une campagne de lobbying en faveur du courant continu en tentant de prouver que le courant alternatif n’est pas fiable. Il fait plusieurs démonstrations publiques où il électrocute des animaux. Cela conduira à l’invention de la chaise électrique. En 1893, c’est finalement Tesla et Westinghouse qui remportent le marché de l’électricité aux Etats-Unis et le pays se met à utiliser uniquement le courant alternatif. Au bord de la faillite dû à des investissements extrêmement lourds, Westinghouse convint Tesla de lui revendre ses parts.
La même année, Tesla travaille sur la transmission sans fil. Il invente la bobine Tesla en 1891 et un transmetteur à amplification en 1898. La même année, il fait des démonstrations d’un bateau radio-commandé au Madison Square Garden et dépose un brevet. Deux ans plus tard, il découvre le principe du radar.
Il fait construire la tour Wardenclyffe en 1901 afin de concurrencer Guglielmo Marconi qui a réussi la première transmission radio transatlantique. Suite aux résultats peu satisfaisants, Nikola Tesla se fait à nouveau abandonner par ses investisseurs. Il meurt le 7 janvier 1943, à New York.
Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, Steve Jobs aura initié une véritable révolution en inventant la micro-informatique et une nouvelle façon de communiquer. Visionnaire, créateur, chef d’entreprise avisé, personnalité tyrannique, Steve Jobs (1955-2011) a eu une vie digne d’un roman. La voici retracée en quelques lignes, marquées par les innovations d’Apple : Macintosh, iPod, iPhone, iPad… Un raccourci saisissant du destin d’un homme qui a changé le monde.
À la fin des années 1970, quelques électroniciens passionnés découvrent les possibilités des processeurs réduits à un seul circuit. Jusque-là, ils s’étalaient sur une carte de plusieurs composants pour lire les instructions du programme, les exécuter et échanger les données avec la mémoire. En réduisant tout cela sur une seule puce, le « microprocesseur », Intel ouvre des opportunités nouvelles… que l’entreprise n’imagine pas elle-même.
Ce sont des informaticiens passionnés, bricoleurs et jeunes (on ne dit pas encore « geeks ») qui imagineront des engins légers et bon marché : les « micro-ordinateurs ». Ils sont d’abord vendus en kit mais certains veulent les vendre tout montés. C’est ainsi que démarre l’aventure Apple, dans le désormais historique garage de la famille Jobs, avec Steve et son ami bidouilleur Steve Wozniak.
Le succès de l’Apple II est fulgurant. L’appareil se multiplie, notamment dans le milieu de la recherche. Steve Jobs, le visionnaire, voit plus loin et veut créer un ordinateur utilisable par tous. Après le Lisa, trop cher, sort le Macintosh, avec une souris, une interface graphique, un traitement de texte et un outil pour dessiner à la main. Le micro-ordinateur d’aujourd’hui vient d’être inventé, en 1984.
C’est peu de dire que Jobs a eu des idées qui se sont révélées bonnes, avec l’iPod, l’iPhone, l’iPad, la vente de musique en ligne et l’écosystème économique des applications pour téléphones à navigateur Internet. Mais sa vie n’a pas été un long fleuve tranquille. Viré d’Apple par celui qu’il avait embauché, tyrannique, controversé, haï ou adulé, Jobs a marqué son époque et les gens qui l’ont rencontré.
Lorsqu’il décède d’une grave maladie, à 56 ans, après avoir lutté contre elle durant des années, il est depuis longtemps une star de la high-tech. Revenu chez Apple, au bord de la faillite, il en a fait en quelques années l’entreprise la plus riche du monde. Il restera sans doute dans les mémoires comme l’un des entrepreneurs les plus créatifs qu’ait connu le XXème siècle et XXI ème siècle.