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Ce dimanche, l'Évangile rapporte un dialogue où le scribe qui s'avance vers Jésus n'a pas une arrière-pensée de le mettre en difficulté.
Une question ouvre donc sereinement l'entretien et porte sur le premier des commandements qui définira la foi de Jésus. Dis-moi quelles sont tes valeurs et je te dirai ce à quoi tu crois. Aussi Jésus répond-il par une profession de foi : le Seigneur est l'Unique et il faut l'aimer de tout son cœur. C'est la foi d'Israël, de Jésus. D'ailleurs, le scribe reprendra : « Fort bien, Maître, tu as raison. »
Mais, au lieu de continuer la profession de foi, Jésus expose un second commandement : tu aimeras ton prochain comme toi-même, là où il aurait dû dire que le premier commandement devait être répété, transmis et vécu par les offrandes et les sacrifices. Le scribe a remarqué cette modification, mais il la comprend à la lumière de l'Ancien Testament, des Prophètes en particulier. Les devoirs envers Dieu imposent quelque obligation envers son prochain, ce qui est judicieux, d'après Jésus.
Cependant, la réponse de Jésus, si elle reprend la profession de foi d'Israël, remplace l'obligation de la transmission et des sacrifices par l'amour du prochain. Si l'amour de Dieu doit être transmis et célébré, c'est l'amour du prochain qui découle de l'amour indéfectible pour Dieu. Mieux, le Royaume de Dieu, c'est l'amour de Dieu qui s'exprime dans l'amour du prochain. La transmission de la foi et les sacrifices n'en sont que leurs conséquences car ce que vous avez fait au plus petits d'entre les hommes, c'est au Christ, notre Seigneur, que vous l'avez fait.