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Les forces de Kiev ont perdu un avion de transport, abattu par un missile dont l'Ukraine croit qu'il a été tiré de Russie. Sur le front diplomatique, le ministère russe des Affaires étrangères a indiqué avoir invité des observateurs de l'OSCE à se rendre à la frontière russo-ukrainienne.
"Dans un geste de bonne volonté et sans attendre la mise en place d'un cessez-le-feu, la partie russe invite des observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à se rendre aux postes de contrôle de Donetsk et de Goukovo, à la frontière russo-ukrainienne", indique un communiqué.
Le texte précise qu'une lettre en ce sens a été envoyée au chef de l'OSCE, Didier Burkhalter, qui assure cette année la présidence tournante de l'organisation.
Equipage recherché
Sur le terrain, l'équipage de l'appareil abattu, - dont l'épave brisée en plusieurs morceaux a été vue par des journalistes dans un champ proche du village de Davydo-Mykilske, dans la région de Lougansk - a établi un contact avec l'état-major ukrainien, a indiqué la présidence ukrainienne dans un communiqué.
Une opération de recherche a été déclenchée pour ramener les membres de l'équipage - huit hommes, a précisé un porte-parole ukrainien - en territoire sous contrôle ukrainien.
"Compte tenu du fait que l'avion volait à une altitude de 6500 mètres, il était impossible qu'il ait été touché par des tirs de missiles sol-air portables, ce qui signifie qu'il a été abattu par un missile d'un autre type, plus puissant, qui a été utilisé, vraisemblablement, à partir du territoire de la Fédération de Russie", est-il écrit dans un communiqué du ministère ukrainien de la Défense.
L'incident survient moins de 24 heures après une avancée des forces de Kiev près de Lougansk et le déblocage de son aéroport, au prix d'intenses combats. Endommagé et fermé depuis le 22 avril dernier, cet aéroport était contrôlé par les loyalistes, mais rendu quasiment inaccessible par la présence de séparatistes tout autour.
Exigences rejetées
Pendant ce temps, la recherche d'une solution politique semblait au point mort. La rencontre du président russe Vladimir Poutine avec la chancelière allemande Angela Merkel à Rio, en marge de la finale du Mondial, n'a abouti qu'à la répétition de leur souhait de "discussions directes dès que possible" entre Kiev et les séparatistes pour parvenir à un cessez-le-feu bilatéral.
Mais l'Ukraine exige de reprendre au préalable le contrôle de sa frontière avec la Russie, ce que les rebelles et Moscou rejettent implicitement, mais fermement.
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