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L'impact écologique du Périphel
Une lecture rapide de notre argumentaire peut laisser l'impression que cette initiative est une tentative de goudronner le pays un peu plus et ce faisant, d'accélérer l'accroissement du trafic automobile.
La première démarche concrète demandée par notre initiative est l'abandon du projet de construction de la nouvelle route Cheseaux - Morrens (1 km), pour les motifs écologiques suivants:
1. Cette route sera particulièrement dommageable au site: tranchée de 30 m de large, puis tronçon en remblais, un virage de 90 degrés à droite suivi d'un virage de 180 degrés à gauche en pleine campagne: un regrettable exemple d'implantation agressive qui devrait être évité à tous prix.
2. Nous considérons que l'on peut parfaitement se passer de cette route pour l'instant et pour plusieurs années. Un aménagement du carrefour à son arrivée à Cheseaux sera toutefois nécessaire pour renvoyer le trafic sur l'évitement de Cheseaux. C'est 1½ hectare de campagne sauvé et autant qu'il ne sera pas nécessaire d'entretenir (salage, fauchage, goudronnage, etc)
2. La réalisation future (càd. quand le besoin existera!) du Périphel
entre Cheseaux et Etavez nécessitera évidemment quelques sacrifices:
720 m de nouvelle route en campagne, mais sans tranchée, ni remblais.
80 m de nouvelle route en forêt.
800 m de route en forêt à rélargir et rectifier.
800 m de nouvelle route en campagne entre le Bois de Vernand et Etavez, dont la planification est antérieur au projet du Périphel.
Il nous semble que la comparaison au plan esthétique et écologique des deux variantes donne l'avantage à la solution du Périphel, car son implantation sera nettement plus "naturelle" et moins litigieuse que la nouvelle route de Morrens, malgré une longueur de tracé plus grande (1600 m contre 1000).
Comme nous l'avons dit au §§ Le coût du Périphel, la liaison directe
Cheseaux- Etavez (Le Mont) se fera de toute façon d'ici vingt ans, peut être moins.
Le bon sens dicte à toute personne soucieuse d'un développement harmonieux de notre environnement de renoncer à toute route nouvelle dont la nécessité n'est pas démontrée et de se donner le temps de la réflexion, pour empêcher le pire, càd. la construction des deux variantes.