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Les manifestations se poursuivaient vendredi au Nicaragua à la mémoire des personnes décédées durant la vague de protestations qui a secoué le pays la semaine dernière. Le bilan des violences est passé à 42 morts, selon le Centre nicaraguayen des droits de l'homme.
La hausse de ce bilan s'explique par le décès de personnes qui étaient hospitalisées ou portées disparues. Depuis lundi, aucun affrontement avec la police n'a été recensé, les manifestations se déroulant de manière pacifique dans la capitale Managua et le reste du pays.
L'association Human Rights Watch (HRW) a appelé vendredi les pays membres de l'Organisation des Etats américains (OEA) à approuver l'envoi d'une mission de la Commission interaméricaine des droits de l'homme au Nicaragua afin d'enquêter sur les allégations d'abus commis par les forces de l'ordre contre des manifestants.
De son côté, le président de l'Assemblée national Gustavo Porras, a annoncé la formation d'une commission comprenant des personnalités du pays pour "connaître, analyser et clarifier" ces récents événements.
La contestation, lancée au départ par les étudiants contre une réforme des retraites, est rapidement devenue une mobilisation générale pour dénoncer la confiscation du pouvoir par le président Daniel Ortega. Cet ancien guérillero de 72 ans a dirigé le pays de 1979 à 1990, puis est redevenu président en 2007.