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Les performances des athlètes suisses à Tokyo auront nourri les espoirs, à défaut d'alimenter le compteur des médailles. A l'heure du bilan, un regard nuancé s'impose.
La bonne nouvelle, c'est l'affirmation des sprinteuses suisses. Avec trois finales à elles deux, Ajla Del Ponte (5e du 100 m) et Mujinga Kambundji (6e du 100m et 7e du 200 m) ont réalisé une triple première historique. Jamais, avant elles, une Suissesse n'avait accédé à une finale olympique en sprint.
Discipline emblématique des efforts de Swiss Athletics pour faire naître une nouvelle génération de champions, le 4x100 m féminin a montré que la Suisse, comme l'a relevé Kambundji, est désormais une «nation de sprint». La 4e place des relayeuses a certes laissé un sentiment de déception. Mais elle apparaît logique vu la concurrence.
Les autres aussi progressent
L'athlétisme helvétique est bien vivant, en progression et pas dénué de figures charismatiques. Mais il faudra encore attendre pour que cela se répercute au bilan comptable. Ce sport n'a plus rapporté de médaille olympique depuis le bronze de Werner Günthör au poids en 1988 à Séoul.
Les Suisses ne sont pas les seuls à progresser. Pas moins de 43 pays ont gagné une médaille au moins en athlétisme à Tokyo. Dont 14 nations européennes.
Les Suissesses, dans l'ensemble, ont tiré leur épingle du jeu. Outre les sprinteuses, Fabienne Schlumpf, 12e du marathon, Lore Hoffmann, passée très près de la finale sur 800m, et dans une moindre mesure le relais 4x400m ont laissé entrevoir un niveau qui devrait payer l'an prochain aux Championnats d'Europe de Munich, sinon aux Mondiaux à Eugene.
Mais les hommes sont restés «en dedans». Cela avait mal commencé, avec les affaires de dopage respectivement présumé et avéré de Kariem Hussein et d'Alex Wilson. Cela s'est poursuivi avec des déceptions et l'absence d'étincelles sur la piste.
L'embellie espérée sur 110m haies n'est pas venue, le pourtant prometteur Jason Joseph laissant passer l'occasion d'entrer en finale. Aucun Suisse n'a réussi à être finaliste. C'était peut-être prévisible, mais il serait bon que les hommes suivent la voie des athlètes féminines. Des frémissements apparaissent, reste pour eux à concrétiser.
olpe, ats