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14/02/2012
Je vous livre ici le résumé de la résumé de la conférence de presse du DDPS de cet après-midi, concernant la justification du choix du Gripen E/F pour la Suisse :
Le Gripen répond aux exigences formulées et aux besoins de la troupe. Il représente une solution supportable à long terme sur le plan financier. L’avion de combat suédois est donc le choix optimal pour l’Armée suisse. Ce résultat est le fruit d’une évaluation détaillée conduite sur plusieurs années.
Le 30 novembre 2011, le Conseil fédéral a décidé d'acquérir 22 avions de combat de type Gripen E/F pour remplacer les F-5 Tiger devenus vétustes. Un document de travail ainsi qu'un récapitulatif des notes et coûts des candidats a servi de base pour la décision prise par l'ensemble du Conseil fédéral. Ces documents de base sont le résultat d'une évaluation détaillée de trois types d'avions (le Rafale de l'entreprise française Dassault, l'Eurofighter du consortium européen EADS/Cassidian et le Gripen de l'entreprise suédoise Saab) qui a été effectuée durant plusieurs années. Cette évaluation a révélé que les trois modèles répondent aux exigences formulées et qu'ils étaient par conséquent tous éligibles pour devenir le nouvel avion de combat de la Suisse.
L'évaluation:
L'évaluation visait une analyse approfondie portant sur la valeur d'utilisation et le coût des trois candidats Eurofighter, Gripen et Rafale. Une équipe de projet intégrée placée sous la direction d'armasuisse a planifié, organisé et analysé l'évaluation. L'efficacité opérationnelle des avions a entre autres été évaluée en 2008 et 2009. Elle s'est déroulée sur la base des résultats de l'évaluation en vol et au sol ainsi que de l'analyse des différences entre les modèles testés et ceux présents dans l'offre qui correspondent au degré de développement au moment de la livraison. Le même barème et la même notation ont été utilisés durant tout le processus d'évaluation et de prise de décision. Les offres mises à jour pour le programme d'armement 2012 ont été faites au mois d'octobre 2011. Elles intégraient des prix fixes définitifs qui ont servi de base pour la détermination des frais d'acquisition.
L'acquisition sous forme de paquet global:
L'acquisition ne prévoit pas uniquement 22 avions et leur équipement pour les missions, mais un paquet global comprenant notamment l'armement, le paquet logistique, les systèmes d'instruction pour les pilotes, l'intégration du TTE dans les systèmes de commandement et d'autres éléments. L'estimation des frais d'exploitation durant 30 ans est également présentée à côté des frais d'acquisition.
Comme les trois candidats répondent aux exigences posées et aux besoins de la troupe et entrent en principe en ligne de compte pour le remplacement partiel du F-5 Tiger, ce sont les aspects financiers du paquet global qui sont déterminants. En effet, le DDPS doit tout mettre en œuvre pour que l'acquisition d'un nouvel avion de combat soit financièrement supportable pour l'armée, à moyen et à long terme, afin de pouvoir utiliser un maximum de ressources pour d'autres besoins urgents de l'armée.
C'est pour cette raison que le Conseil fédéral s'est prononcé, sur proposition du DDPS, en faveur du Gripen E/F de l'entreprise suédoise Saab. Cet avion qui répond aux exigences formulées constitue également un choix en adéquation avec les finances. Le Gripen est par conséquent la solution optimale pour l'armée dans son ensemble. (source DDPS)
Commentaires :
Cette conférence de presse confirme que se sont des informations plus récentes que les éléments du rapport de 2009 qui ont permis de prendre en compte le Gripen E/F. L’avion correspond aux besoins et au cahier des charges demandé par Armasuisse.
Cependant, le Gripen E/F reste plus modeste dans ses capacités que ses deux concurrents, et cela contribue à faire grincer les dents.
Communication insatisfaisante :
Les rumeurs sur le choix ne datant pas d’aujourd’hui, il aurait été plus avisé d’y répondre de manière plus réactive. Malheureusement, les doutes seront longs à dissiper. L’image de notre pays est mise à mal, ainsi que l’ensemble des personnes honnêtes ayant participé aux évaluations.
Offres ouvertes :
Les discussions avec les suédois de Saab vont continuer, ceux-ci continueront d’en avoir la primeur. Mais, rien n’est clos en ce qui concerne l’Eurofighter et le Rafale. Certes, le DDPS va pouvoir faire pression pour négocier le meilleur «deal», mais une offre d’un des concurrents peut éventuellement faire basculer la décision. Imaginons un seul instant que Dassault Aviation améliore encore le prix du Rafale et les choses pourraient changer ! La clef du dossier reste le coût global, la politique n’ayant plus grand chose à voir.
On le sent, des questions restent ouvertes, et tant que rien n’est signé, rien n’est figé !
Ce dossier va encore faire couler de l’encre, le travail des commissions et des sous-commissions va être déterminant et nous ne sommes pas à l’abris de quelques rebondissement !
Photos : 1 Saab NG @ Saab 2 Rafale solo display à Sion, l'avion n'a pas encore complétemenr tourné le dos! @ Paul Marais-Hayer
12/02/2012
Les prochains jours vont être cruciaux en ce qui concerne le choix de l’avion de combat, avec notamment la séance de la commission de la politique de sécurité qui se tiendra demain.
Les vraies questions concernant la valeur combative du Gripen E/F, ainsi que du Rafale vont être abordées en ce qui concerne l’ensemble du processus. Dans mon précèdent article, je vous parlais de l’équipement et de l’évolution du Gripen E/F. Le but étant de connaître un peu mieux l’appareil en ce qui concerne ses systèmes, son évolution. Par contre, il était impossible d’entrer en matière concernant ses réelles qualités combatives. Les déclarations obtenues jusqu’à lors, laissaient entendre que l’avion répondait aux besoins des Forces aériennes quant bien même celui-ci est plus modeste que ses concurrents.
Evaluation dans la durée :
Un processus d’évaluation est long et doit tenir compte de l’évolution des appareils dans le temps et ceci jusqu’à la commande définitive. Les différents rapports, enfin, disponibles semblent démontrer de sérieuses lacunes concernant l’évolution des équipements du Gripen E/F, du moins jusqu’en 2009. Qu’en est-il aujourd’hui ? Quelles sont les évolutions depuis ? Chez Saab, on nous assure que l’avion à continuer de progresser. Il est primordial que les rapports tiennent compte des dernières évolutions, car, c’est sur cette base qu’un repositionnement du choix pourrait avoir lieu !
Comment expliquer le choix ?
Si le Gripen ne correspond pas en matière de valeur combative, alors, le DDPS va devoir s’expliquer sérieusement. Certes, le DDPS est tiraillé depuis près de 15 ans avec de nombreuses réformes et des diminutions de budgets à répétition. La projet Armée21 n’a jamais pu être mené à terme, les 4,2 milliards nécessaire annuellement ont été chaque année raboté de près de 500 millions. Le Parlement vient de lancer une énième réorganisation, 100’000 hommes avec 5 milliards. Mais il faut rattraper le temps perdu, plusieurs projet sont en attente. Choisir le Gripen parce qu’il coûte moins cher à l’achat comme à l’usage est en soin une bonne solution, pour autant que sa valeur combative soit bonne ! Là, le DDPS va devoir se justifier.
Reprendre le Leadership :
Les diverses commissions de sécurité et la sous-commissions vont pouvoir étudier sérieusement les données et vérifier sur quelle base le choix a-t-il été fait ! Suivant les résultats, il n’est pas impossible que des têtes puissent tomber.
Ceci étant, le DDPS dispose ici l’opportunité de reprendre le «Leadership» et ceci grâce aux nouvelles offres des Suédois mais aussi de Dassault Aviation. On s’étonne également de l’offre tardive de Dassault concernant 18 Rafale pour 2,7 milliards, mais peu importe la manière !
Il grand temps de voir ce projet être rondement mené, un choix doit être fait, et il faut y mettre les moyens, la situation doit être claire !
Ce printemps des pilotes suisses vont se rendre en Suède pour voler avec le Gripen E/F, il s’agit peut-être de la dernière chance pour qualifier l’avion, mais aussi pour le refuser !!
Photos : 1 Gripen NG @ Saab 2 Rafale marine @ Dassault
21/10/2011
Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) soumettra au Conseil fédéral, avant la fin de cette année, la proposition de décision relative au type des nouveaux avions de combat.
Réalisation finale :
La phase final du choix du nouvel avion de combat vient de commencer, sur demande du Département fédéral de la défense (DDPS) les constructeurs aéronautiques, EADS/CASSIDIAN (Eurofighter ), Dassault Aviation (Rafale) et SAAB (Gripen) doivent actualiser leurs propositions au gouvernement suisse d'ici fin octobre, afin que ce dernier puisse effectuer son choix pour l'achat de nouveaux avions de combat. Cette actualisation prévoit une mise à jour technologique ainsi que du prix demandé pour 22 avions de combat avec l’équipement connexe.
Puis, le choix du DDPS sera soumis à la fin de l’année au Conseil fédéral pour validation puis sera entériné par le parlement. L’avion choisi devrait être commandés dans le cadre du programme d'armement 2012 ou 2013.
Le DDPS en position de force :
Les trois constructeurs européens doivent absolument vendre et se retrouve face à une demande claire de la Suisse : 22 avions pour un budget maximum de 5 milliards de francs suisses, des spécificités avancées en matière de technologie et un partenariat cadre en ce qui concerne l’industrialisation et l’entrainement !
Pas de discussion en parallèle comme cela se fait sur d’autres marchés en cours, les trois concurrents connaissent les besoins et les limites de notre offre. Pour eux, il s’agit donc de répondre en tout point au cahier des charges, soit un appareil moderne capable de supériorité aérienne, attaque au sol tactique et capacité de reconnaissance (avion omnirôle) jusqu’en 2040. Partenariat industriel complet dépassant la valeur d’achat et entrainement conjoint.
Partenariat industriel une chance :
Armasuisse, le centre de compétence de la confédération pour les achats d'armes, attend des fournisseurs étrangers qu'ils concluent des achat en Suisse pour le 100% de la valeur des contrats.
Les affaires compensatoires sont les participations industrielles de toutes sortes en relation avec des achats d'armes à l'étranger pour notre armée. On les appelle aussi affaires "offset". C'est par elles que les dépenses d'acquisition d'armes sont balancées. Les offsets ont un grande impact économique, elles permettent un maintien de la compétitivité internationale de l'industrie suisse et contribuent au maintient de la place industrielle Suisse et à la défense de places de travail.
Les offsets directes sont les affaires compensatoires qui sont liées à la participation des entreprisses suisses à la production de biens militaires commandés à l'étranger. Des compétences et du savoir faire sont ainsi acquis, ce qui permet d'assurer l'entretien autonome de ces biens d'équipement, de permettre de garder leur valeur ainsi que de permettre de futures améliorations et contribuer à garder le potentiel industriel essentiel à une défense nationale.
Les offsets indirectes sont les compensations du fournisseur étranger, des contrats à l'industrie civile suisse, accès à des technologies de pointe, développement communs en relation à des transferts de technologie, accès à des nouveaux marchés etc. Nos hautes écoles en profitent aussi, ainsi que leurs étudiants, avec le transfert de savoir-faire et les possibilités de stages.
Les affaires compensatoires sont possibles dans douze branches, parmi lesquelles l'industrie des machines, du métal, électronique, horlogère, automobile, aviation légère et moyenne, informatique ainsi que la coopération avec les hautes écoles et la recherche.
Dans la phase d'évaluation d'une acquisition d'armement, les premiers éléments des offsets sont apportés par l'offre du fournisseur étranger. Ces portefeuilles d'offsets sont ensuite transmis aux entreprises suisses, complétés par armasuisse en matière de prescriptions de sécurité et de politique d'acquisition.
Les programmes d’Offsets concerne plus de 300 entreprises de tous les cantons. Il bénéficierait non seulement aux industries de la défense, de l’aéronautique et du secteur spatial, mais aussi à des entreprises d’un grand nombre d’autres secteurs notamment civil.
Ces perspectives s’adressent également aux acteurs incontournables du processus d’innovation qui se situent en amont de la phase d’industrialisation : les instituts suisses de recherche comme l’ETH Zurich, l’EPF Lausanne ainsi que les universités cantonales. L’approche proposée contribuera à renforcer le «Pôle d’Excellence Aéronautique», réseau d’entreprises industrielles et de centres de recherche avec nos voisins et permettra de renforcer les liens déjà existants en matière de coopération du développement aéronautique.
L’importance du choix, la valeur de l’investissement :
Un avion de combat coûte cher, mais ne voir en cela, qu’une luxueuse dépense est en soi, une grave erreur de jugement ! Un avion de combat représente un investissement à plus d’un titre : la sécurité, pour combler le départ à la retraite des vénérables F-5, appuyer en binôme les F/A-18 et garantir l’avenir des Forces aériennes une fois ces derniers devenu obsolètes.
Mais c’est aussi l’occasion grâce au partenariat exceptionnel en matière d’industrialisation de développer notre industrie et ceci justement, car nous sommes en période d’incertitudes. Jamais notre pays n’a eu, comme c’est le cas aujourd’hui, l’opportunité d’un partenariat aussi large en matière de recherche et développement (R&D). L’informatique, l’optronique, la communication les matériaux composites et la mécanique ne sont que la pointe de l’iceberg qu’un tel contrat peut rapporter non seulement dans le domaine militaire mais civil. N’oublions pas que les brevets qui en découlerons ouvrirons la voie à de nouvelles technologies dans une large palette de domaines.
Le choix du type d’avion de combat sera déterminant en matière de sécurité à l’avenir, mais aussi en ce qui concerne notre industrie et ses places de travail. L’avion devra être le meilleur techniquement et l’offre du constructeur répondre de manière complète et diversifiée en matière d’Offsets.
Le DDPS et le Conseil Fédéral doivent mesurer la responsabilité de leur décision et donner les moyens à notre pays d’aller de l’avant !
Lien récent sur le sujet :
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/10/02/d8dc9d4367261c1f838bc8c963734780.html
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2011/09/14/suisse-le-rafale-en-grand-favori.html
Photos : 1 badge des pilotes d’essais, réalisation Aviapic.ch (Laurent Baudillon, Christophe Moduli) 2 Rafale @ Dassault Aviation 3 Gripen @ SAAB 4 Eurofighter @ EADS
14/09/2011
Le Conseil National a voté ce jour le crédit nécessaire à l’acquisition de 22 nouveaux avions de combat, ce qui relance le programme d’achat! Je vous propose ici un petit rappel des trois concurrents ainsi que des offres de ceux-ci ! Les informations datent d’une année et il est évident que chacun des constructeurs pourra mettre à jour celles-ci, notamment en matière de technologie proposée et nous aurons l’occasion d’y revenir. Cependant, l’évaluation de 2008 reste valable et l’on peut aisément se baser sur elle.
Rappel :
Le processus d'appel d'offres en deux phases a commencé en janvier 2008 avec le premier appel d'offres envoyé par Armasuisse aux quatre avionneurs Boeing, Dassault, EADS et Saab. En avril 2008, Boeing a renoncé à présenter une offre (impossibilité de répondre en matière de transfert de technologie). Les essais en vol et au sol des trois candidats restant ont commencé en juillet 2008.
Les essais comportaient une trentaine de vols par candidat. A cet effet, chaque fabricant met à la disposition d'Armasuisse deux biplaces dans la configuration souhaitée. Ces avions ont été pilotés par des pilotes d'essai d'Armasuisse et des Forces Aériennes, en présence d'un pilote d'essai du fabricant. Les appareils ont décollé généralement de l'aérodrome militaire d'Emmen. Les appareils ont également atterris sur les aérodromes militaires de Meiringen, Sion et Payerne. Les scénarios de tests étaient identiques pour les trois candidats avec comme objectif de tester ceux-ci en mode air-air, air-sol et «reco». L’intégration sur les infrastructures ainsi que le domaine de la maintenance ont été testés.
A propos du processus d’offsets :
Dans la phase d’évaluation des offres des concurrents pour la vente d’avions de combat, chaque fournisseur doit apporter des offres concrètes concernant les offsets. Ces portefeuilles d’offsets sont ensuite transmis aux entreprises suisses, complétés par Armasuisse en matière de prescriptions de sécurité et de politique d’acquisition.
Dans la phase de décision, les contrats d’acquisition et les contrats d’offsets sont préparés afin d’analyser la valeur des différentes offres. Cela influe l’évaluation globale de l’acquisition. Les flux des offsets directs et indirects sont fixés lors de cette phase.
Un programme d’offsets de plus de 2 milliards génère du travail pour 2.500 personnes durant de longues années. En ce qui concerne le Rafale, les offsets atteignent près de 6 milliards et le Gripen E/F 5,5 milliards et l’Eurofighter près de 8 milliards soit dans les trois cas un retour bien supérieur à la facture du nouvel avion de combat.
Résultats de l’évaluation :
Selon les résultats officiels transmis par Armasuisse le résultat des tests est le suivant :
1 Rafale
2 Eurofighter
3 Gripen C/D (le Gripen NG est proposé depuis, mais n’a pu participer à l’évaluation).
Le Rafale en Favori :
Le partenariat industriel :
Les industriels du consortium Rafale International – constitué des sociétés Dassault Aviation, Snecma (Groupe Safra ) et Thales, MBDA et leurs sous-traitants sont en mesure de proposer à la Suisse une coopération industrielle et scientifique au bénéfice de l’ensemble de ses cantons. Cette offre touche l’ensemble de la gamme des fournisseurs soit : le secteur militaire avec le RAFALE, mais aussi le secteur civil qui comprend : les programmes d’avions d’affaires Falcon, les moteurs civil de type CFM56 ainsi que l’avionique pour avions et hélicoptères. Certains éléments du Rafale sont déjà produits en Suisse (vitre cockpit, réservoir de carburant additionnel et plus récemment des éléments du radar Thales RBE2).
L’offre prévoit la sous-traitance de nombreux éléments structuraux, l’assemblage final et la maintenance en Suisse pour l’ensemble du programme Rafale ainsi que la recherche et le développement. La fabrication de l’armement (missiles MICA) est également proposée ainsi que le développement du viseur de casque GERFAUT, sont également concernés les systèmes tel le système d’auto-protection SPECTRA ainsi que l’OSF deuxième génération.
Selon Dassault, le Rafale est l’avion qui convient le mieux à notre pays, car en tant que voisin la collaboration à la fois militaire et industriel en sont favorisées. De plus, il faut savoir que la version la plus récente (F3+) testée en Suisse a répondu à 95% au cahier des charges et offres les possibilités suivantes :
- capacité de vol en mode « Supercruise».
- Courte distance de décollage.
- Rayon d’action et capacité de vol prolongé permettant de longues missions de surveillance.
- Rapide mise en oeuvre notamment par des soldats de milice.
- Facilité d’intégration sur les ouvrages déjà construits.
Système multisenseurs proposé :
La version du Rafale proposée à notre pays est la plus récente disponible soit le standard 04T avec le câblage pour le missile METEOR, le pod Damocles XF et la nouvelle architecture IDM. L’appareil disposera :
- Radar Thales AESA RBE-2AA .
- Système d’autopotection SPECTRA.
- D’un OSF (Optique Secteur Frontal) nouvelle génération.
- D’une liaison 16 (Link16) de dernière génération (MIDS).
- Système de fusion des données NCW (Net Centric Warfare).
En matière de propulsion et en fonction des possibilités, il n’est pas exclut qu’une version plus puissante du SNECMA M-88 soit disponible (a confirmer en rapport avec le contrat des EAU).
L’offre pour l’Eurofighter :
La coopération industriel
La coopération industrielle repose sur le groupe formé par les sociétés partenaires du programme Eurofighter que sont Alenia Aeronautica (Italie), BAE Systems (Grande-Bretagne) et EADS (Allemagne et Espagne), responsables du développement et de la production de l'Eurofighter. La société responsable du développement du moteur de l’Eurofighter est EUROJET GmbH, dont les actionnaires sont Rolls-Royce (Grande-Bretagne), MTU Aero Engines (Allemagne) Avio SpA (Italie) et ITP Industria de Turbo Propulsores SA (Espagne). De plus le consortium Eurofighter est complété par plus de 400 sous-traitants internationaux et par leurs sociétés mères ou affiliées.
Selon EADS, l’Eurofighter un avion particulièrement adapté pour les missions en montagne et dans l’espace aérien particulier de la Suisse en répondant aux besoins suivants :
- fortes pentes d’approche et de décollage des bases aériennes en altitude
- distance de décollage extrêmement courte sans post-combustion, y compris à pleine charge
- moins de nuisances sonores et de gaz d’échappement
- capacité « Supercruise » (faculté d’atteindre la vitesse supersonique sans allumer la réchauffe), y compris à pleine charge
- durée de vol prolongée dans les missions de police de l’air et de surveillance de l’espace aérien, ce qui permet de réduire la flotte nécessaire
- arrivée extrêmement rapide dans la zone de mission.
Equipements :
Le système intégré de gestion de la mission et de l’armement de l’Eurofighter fusionne les données fournies par tous les divers senseurs et l’arrivée du radar AESA «CAPTOR-E». L’interface homme-machine optimisée «Carefree Handling» le décharge de certaines tâches. De plus, les afficheurs multifonctions, différents modes de pilotage automatique et un système de commande vocale permettent au pilote de se concentrer entièrement sur sa mission.
Système multisenseurs proposés :
- Radar AESA CAPTOR-E.
- Système PIRATE (Passive Infrared Airborne Tracking Equipement).
- MIDS/Liaison 16 (Multifunction-Information-Distribution-System).
- DASS Chaff/Flares (Defensive Aids Sub-System).
- Pod de contre-mesures électroniques tractées.
L’offre du Gripen :
Caractéristiques techniques :
Optimisé pour la Suède pour permettre sa mise en oeuvre par des soldats de milice, l’avion correspond parfaitement à la situation Helvétique. Le Gripen est de conception multi-rôles et permet l’ensemble des missions prévues dans le cahier des charges : police aérienne, opération air-air & air-sol ainsi que la reconnaissance. L’avion apporte un développement en continu, il est validé pour l’ensemble des types de missiles occidentaux et autorise, de ce fait, le montage du même armement que sur les F/A-18 et sert actuellement de plateforme de tests pour le missile METEOR de prochaine génération. L’appareil sera développé et maintenu au niveau le plus avancé jusqu’en 2040 en collaboration avec la Suède et proposera l’ajout de nouvelles fonctions opérationnelles ainsi que de maintenance.
Le système d’armement du Gripen inclut des munitions de précision «intelligentes», telles que les bombes guidées par laser (LGB), et l’équipement de système infrarouge de détection par l’avant/illuminateur infrarouge (FLIR/LDP) qui leur est associé. Ces capteurs de cible avancés complètent les modes radar air-air et air-sol et la liaison de données tactique, donnant au Gripen une capacité d’attaque à la fois précise et souple.
Le Gripen est conçu et constamment mis à niveau en vue d’évoluer dans l’environnement de combat du 21e siècle, la guerre en réseaux centrés (Net Centric Warfare- NCW). L’avion sera doté d'un nouveau systèmes tactiques, tels que le radar à balayage électronique AESA le «RAVEN ES-05», un nouveau système de communication satellitaire et un système électro-optique de détection des missiles en approche.
Commentaires :
A ce jour, le Rafale part en grand favori non seulement grâces à ses excellents résultats aux tests mais également par les offres en matière industrielles. L’avion correspond à l’enveloppe budgétaire et offre d’excellentes perspectives de modernisation. L’Eurofighter quant à lui s’améliore techniquement, mais souffre en matière de coûts ! Il est en effet le plus cher à l’achat et dépassera visiblement (selon le prix catalogue) le budget suisse, sa maintenance est également la plus onéreuse ! Le Gripen semblait très bien placé, mais la version C/D testée s’avère dépassée et le «NG» souffre pour l’instant de retard quant à sa mise au point et risque donc d’arriver trop tard, de plus il semblerait que l’offre industriel manque de garantie, du moins en apparences, l'offre suédoise reste très intéressante notamment avec l'adjonction du radar AESA et les possibilités de modernisation des appareils déjà en service !
Il faut néanmoins attendre la mise à jour des offres, mais il est vrai, que Dassault Aviation pourrait bien remporter l’offre et offrir à nos deux pays une nouvelle ère en matière de coopération aéronautique ! à Suivre ...
LES TROIS CANDIDATS SERONT EN DEMONSTRATION AU MEETING DE SION CE WEEKEND :
L’Eurofighter : le samedi 17 septembre à 16h30 et le dimanche 18 à 15h05.
Le Dassault Rafale : le vendredi 16 septembre à 14h35 et le samedi 17 à 15h00.
Le Gripen : le vendredi 16 septembre à 16h45 et le dimanche 18 à 13h30.
Mise à jour :
Le 30/09/11 (10H10) L’achat devant être porté d’ici au plus tard à 2014, les offres des trois candidats seront dès lors échues (valable jusqu’à la fin de l’année). De fait, le Chef du DDPS va demander des offres retravaillées !
Chaque concurrent connaissant maintenant l’enveloppe de financement pourra donc ajuster selon ses possibilités ! Rien n’est dit, la bataille continue … !
Photos : 1 & 2 Le Rafale au Bourget @ Paul Marais-Hayer 3 L’Eurofighter au Bourget @ Paul Marais-Hayer 4 Gripen C/D à Emmen @ Hermann Keist