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Critique
Helen vit à Londres avec ses deux enfants. John, son mari, travaille pour une organisation humanitaire en Europe de l'Est. Ils ne se sont plus vus depuis des mois et leur entente ne semble pas être au beau fixe. Helen attend désespérément de revoir son mari, qui ne montre pas beaucoup d'empressement à retourner chez lui. Pourtant, après une conversation téléphonique, il se décide. Pendant qu'il effectue le voyage de retour à travers un pays en ruine, sa femme trouve la mort suite à un accident de voiture.
Emily Young a été lauréate de la Cinéfondation, vivier de jeunes auteurs prometteurs, avant d'être sélectionnée au Festival de Cannes. Dans son premier long métrage, elle n'hésite pas à s'attaquer au sujet difficile qu'est la mort. Et c'est vrai qu'elle est plutôt bien arrivée à l'apprivoiser. Son montage parallèle présente une jeune maman décédée qui ne parvient pas à partir définitivement dans les limbes et un homme, l'impeccable Peter Mullan, qui essaye de la rejoindre, la croyant vivante. Ce parcours paradoxal, l'un vers l'autre, situe ces personnages dans un monde entre la vie et la mort, entre le souvenir et la réalité. Malgré la tristesse de cette histoire, sa mélancolie et sa nostalgie, la jeune cinéaste parvient à y insuffler de la vie, de l'espoir. Malheureusement, elle touche vite les confins de son sujet qui, dès lors, semble s'étendre inutilement sur une heure trente. L'onirisme des situations n'est pas assez puissant pour masquer les longueurs et le développement très linéaire du scénario.
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