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Tout en ayant entrepris de vacciner contre la variole une partie de leur population à partir de stocks de vaccins de première génération, les autorités sanitaires américaines disposeront, avant l'été, de stocks d'un nouveau vaccin, aussi efficace et a priori moins dangereux. A la différence de la France, plusieurs pays européens (Allemagne, Royaume-Uni, Suède, Autriche) ainsi que le Canada ont également entrepris de se doter de stocks de ce nouveau vaccin de deuxième génération. La décision américaine date d'avant les attentats du 11 septembre 2001. Dès la fin des années 1990, les Centers for Diseases Control and Prevention d'Atlanta avaient passé un contrat avec la start up britannique Acambis. Cette firme s'était initialement engagée à fournir, d'ici à 2004, 54 millions de doses. Après le 11 septembre 2001, le calendrier fut accéléré et les objectifs notablement élargis.Outre les recherches fondamentales menées par Acambis, c'est Baxter, présent dans le capital de la start up britannique, qui assure aujourd'hui la production industrielle et le conditionnement de ce vaccin. Le vaccin Acambis-Baxter est fabriqué à partir de cultures de cellules de mammifères (cellules Vero) après clonage viral. Une étude clinique, dite de phase III, sur 6000 volontaires américains démarrera prochainement et des demandes de commercialisation seront ensuite déposées aux Etats-Unis puis en Europe.