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Dans le contexte des situations de séparation et de divorce, la probabilité est grande que les actes de violence augmentent.
Vivez-vous à la maison une situation conflictuelle exacerbée de violence conjugale, se manifestant par une violation de votre intégrité physique, sexuelle ou psychique ou des menaces?
La violence effective ou la menace de violences au sein d’une famille ou dans un couple, avant ou après séparation, le harcèlement, les humiliations, les pressions répétées et insistantes mènent à des situations dans lesquelles il est urgent d’apporter un changement.
En principe, la médiation familiale doit être abordée avec prudence en cas de violence domestique, car il n'existe pas de sentiment de sécurité suffisant pour les deux personnes afin d'élaborer librement et sur un pied d'égalité des solutions consensuelles. La Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique ("Convention d'Istanbul") de 2011, qui a également force de loi en Suisse, prévoit par ailleurs qu'aucune médiation ne peut être ordonnée en cas de violence domestique (art. 48).
L'exclusion des conflits de couple sur fond de violence de la médiation familiale ne doit pas être obligatoire si une décision différenciée au cas par cas peut être élaborée en commun avec les personnes impliquées dans le conflit. La possibilité d'une médiation dépend de la situation concrète, des besoins et des ressources des (anciens) partenaires ainsi que de la capacité et du bagage professionnel individuel du médiateur ou de la médiatrice.
La médiation familiale ainsi que les autres modes d'intervention ont pour objectif de mettre durablement un terme à la violence et de permettre aux acteurs et aux victimes d’envisager un avenir exempt de violence.