Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07193.jsonl.gz/1261

Le projet
Jusqu’alors, George III du Royaume Uni était le souverain britannique doté du plus long règne. De 1760 à 1820, George III règne sur l’Angleterre pendant plus de cinquante-neuf ans. Nous sommes le 23 septembre 1896 lorsque la Reine Alexandrina Victoria (1819-1901), princesse de Kent, nièce du roi Guillaume IV de Hanovre, dépasse le record de son grand-père.
Néanmoins, la Reine se refuse à organiser toute célébration publique marquant l’événement. En privé, elle se limite à un dîner familial à Balmoral en Ecosse. Son souhait? Favoriser davantage son soixantième anniversaire sur le trône qui survient l’année suivante.
Bien plus qu’un simple anniversaire d’un règne, le jubilé de diamant de la Reine Victoria devient un événement organisé à la gloire d’un empire de 24 700 000 kilomètres carrés et de 372 millions d’âmes.
Les festivités ont débuté en juin 1897. L’Empire fête quant à lui officiellement le jubilé de diamant de Victoria le mardi 22 juin 1897. Le point culminant de ces réjouissances se trouve à Londres. Assise dans un landau tiré par huit chevaux hanovriens, Sa Majesté participe à un défilé militaire. Ce jour est proclamé jour férié en Grande-Bretagne et « dans tous les pays où des sujets britanniques sont résidents ».
Dans tout l’empire, des festivités sont organisées pour marquer l’événement. De retour à Buckingham, Sa Majesté a pour la première fois et grâce à un appareil télégraphique pu envoyer aux quatre coins du globe ce message royal: «De tout mon cœur, je remercie mes peuples bien-aimés. Que Dieu les bénisse ! V.R.I.»
Selon Scotland Yard, tout se serait déroulé sans incident majeur, mais deux mois, 126 années plus tard et 654 miles plus loin, le Groupe Théâtral de Salins profite de son jubilé d’or pour raconter l’événement avec l’aide du célèbre détective Sherlock Holmes, grâce aux écrits de Sir Arthur Conan Doyle.
Certaines personnalités se seraient alliées à leur cause, notamment le metteur en scène Stéphane Albelda, le compositeur Ludovic Neurohr et le chef d’orchestre Yvan Lagger, ainsi qu’un bon nombre de partisans, acteurs et musiciens. Le Lieutenant Lestrade suit l’affaire de près, afin de vérifier que « l’image de notre chère royauté ne puisse en aucune manière être entachée par des Helvètes et leurs gaudrioles», mais semble bien résigné: « Ces saltimbanques n’en font qu’à leur tête! ». Ce spectacle épique en est la preuve vivante!