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Tangka ou Thangka - Art Tibétain - Roue de la Vie - Peinture sur toile
Dimension: 132 x 86 cm
Peint sur une toile avec des pigments naturels et de l'or. La peinture est entourée d'un cadre rouge et d'un cadre or, entouré d'un tissu bleu aux tissages tibétains.
La Roue de la Vie inscrit visuellement les diverses étapes des existences. On en trouve généralement peintes sur les murs ou sur papier voire sur tissu, dans tous les monastères. Elle rappelle à tous les êtres sensibles que le but suprême demeure l'Eveil. Reproduite ou recréée sans relâche, elle a accompagné des générations de rudes nomades ou de fins lettrés sur les voies multiples de la recherche ou de la dévotion, remémorant à chacun le temps qui passe et les Quatre Nobles Vérités: l'existence de la souffrance, son origine et ses causes, sa cessation et la voie pour y atteindre. La Roue de la Vie comprend les six domaines de l'existence dans lesquels chaque être peut être réincarné dans le cadre du cycle des réincarnations. La Roue de la vie est une image qui sert à illustrer les enseignements donnés par le Bouddha sur l'impermanence, la souffrance, le karma, la mort, la renaissance dans l'un des six mondes samsariques et les douze liens de la production conditionnée. Au centre de la Roue, le porc noir, le coq rouge et le serpent vert qui se mordent la queue représentent les trois poisons principaux, l'ignorance, l'attachement et la colère. Dans le cercle suivant figurent, dans la moitié droite, de couleur blanche, des êtres qui montent vers les mondes supérieurs; dans la moitié gauche, de couleur sombre, des êtres qui chutent dans les trois mondes inférieurs. Autour de ce cercle, un troisième cercle assez large est divisé en cinq ou six sections dépeignant en bas, les trois mondes inférieurs (animaux, esprits avides et divers enfers) et, en haut, les deux ou trois mondes supérieurs (humains, titans et dieux). Enfin, dans le dernier cercle, le plus extérieur, sont dépeintes les douze métaphores illustrant les liens de la production conditionnée. Yama, qui représente le seigneur de la mort ou le démon rouge de l'impermanence, tient la Roue entre ses crocs et ses griffes. Dans le ciel au-dessus de la Roue se tient le Bouddha Shakyamuni, le bras droit levé comme s'il montrait la lune du doigt, indiquant ainsi que c'est l'enseignement qui explique aux êtres comment se libérer de la Roue du Samsara. Cette manière de représenter la Roue de la Vie, extrêmement ancienne, serait parfaitement conforme à la description qu'en fit le Bouddha lui-même.
Dans la tradition occidentale, les tableaux sont toujours encadrés en fonction d'une certaine sensibilité esthétique. Ces cadres ont simplement pour fonction de souligner l'effet d'une image, d'une peinture. L'encadrement en tissu d'un Thangka possède en revanche une signification spirituelle importante qui est inséparable de l'image elle-même. Cette dernière et le cadre se complètent pour former une unité symbolique mais aussi artistique car il n'existe pas vraiment de frontières entre les deux. L'encadrement avec ses parties de tissu clairement délimitées reflète la structure de base de la conception tibétaine du monde et évoque en même temps les thèmes spirituels qui se retrouvent dans l'image sous forme d'objets. On utilise essentiellement des peintures minérales pour colorer les soies et les tissus de lin, les effets de dégradé étant obtenus par l'utilisation de couleurs végétales.
D'après la tradition tibétaine originelle, les Thangkas ou Tangkas, sont des créations issues d'un art visionnaire. La fabrication de ce type d'oeuvres est étroitement associée à l'exécution de rituels et d'exercices de méditation de telle sorte que leur achèvement peut parfois prendre des années.
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