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Les employés de plusieurs agences onusiennes ont fait annuler des coupes salariales décidées à New York en 2017. Le tribunal de l'OIT leur a donné raison. Mais le personnel de l'ONU à Genève veut que la décision s'applique à tous pour éviter toute discrimination.
Les fonctionnaires internationaux dans plusieurs villes qui accueillent des bureaux onusiens dans le monde avaient protesté contre des coupes de la Commission de la fonction publique internationale (CFPI). A Genève, une baisse de plus de 5% au total avait été calculée sur une adaptation controversée du coût de la vie dans la région et appliquée dès 2018.
Les chefs d'agences onusiennes à Genève et l'ex-directeur général de l'ONU à Genève avaient ciblé la CFPI, dont ils avaient demandé une réforme. Dans six arrêts rendus publics mercredi après des plaintes au nom de plusieurs centaines d'employés, le tribunal administratif de l'Organisation internationale du travail (OIT) a cassé le recul des rémunérations.
Les plaignants travaillent à l'OIT, à l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), à l'Union internationale des télécommunications (UIT), à l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ainsi que l'un de ses dispositifs.
L'ensemble des différences de revenus depuis l'application des coupes devront être payées avec un intérêt de 5% annuels jusqu'à ce que ces arriérés soient honorés. Pour autant, cette mesure ne contente pas forcément les fonctionnaires de l'ONU elle-même.
Elle va engendrer deux systèmes différents de salaires entre ONU et agences spécialisées si les baisses restent appliquées à ces personnes, a dit jeudi à Keystone-ATS une responsable du Conseil de coordination du personnel de l'ONU à Genève. Cette instance va appeler le CFPI et le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres à étendre la décision du tribunal à tous, afin d'atteindre "un salaire égal" pour les mêmes types de travailleurs de chaque organisation.