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Admirable dessin rehaussé qui n'est ni une étude pour une peinture, ni une étude pour rien du
tout, mais une Pomone dessinée à la sanguine avec rehaut de blanc qui a été offerte à
Laurent le Magnifique comme une œuvre à part entière.
Etude notamment de ces têtes d'expression, en même temps que l'étude de chevaux extraordinaires de liberté, chevaux qui ont quatre ou six yeux au fur et à mesure qu'en dessinant, Botticelli se corrige lui-même.
Un des anges écartant les rideaux. Nous constatons que du premier dessin au deuxième et du deuxième au troisième mais encore mieux du troisième au quatrième, le dessin de Botticelli devient de plus en plus un langage à part entière. On sent très bien que le premier et le deuxième sont peut-être encore des dessins préparatoires, mais qu'à partir du troisième et du quatrième, le dessin devient un art en soi. Une des choses très importantes dans l'apport de Botticelli à son siècle est d'avoir su inventer en quelque sorte la noblesse du dessin en tant qu'expression plastique. Et il fut d'ailleurs l'un des premiers à avoir offert des dessins.