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Jeb Bush, qui peine à décoller dans la campagne des primaires républicaines aux Etats-Unis, a poursuivi dimanche ses attaques contre son jeune rival Marco Rubio. Il l'a accusé d'avoir "renoncé" à lutter contre la paralysie politique à Washington.
Les deux candidats ont en commun leurs racines politiques en Floride, dont Jeb Bush fut le gouverneur de 1999 à 2007 et dont Marco Rubio est sénateur depuis 2010.
Mercredi déjà, lors du troisième débat télévisé entre les candidats à l'investiture du Parti républicain pour l'élection présidentielle de novembre 2016, Bush s'en était pris à Rubio. Il avait dénoncé son absentéisme au Congrès, lui suggérant de renoncer à son mandat de sénateur.
Marco Rubio avait répliqué en accusant son ancien mentor en politique de reprendre des arguments exposés dans les médias de gauche et de se livrer à cette attaque dans le seul but de tenter de sortir sa propre campagne du marasme.
Alors qu'il était entré en campagne avec une étiquette de favori, Jeb Bush, fils et frère d'anciens présidents, ne parvient pas à confirmer les attentes. Il se retrouve distancé dans les sondages par les deux "outsiders", Donald Trump et Ben Carson, mais aussi par Marco Rubio et Ted Cruz, le sénateur du Texas.
D'après la dernière livraison de la moyenne des sondages réalisée par le site Real Clear Politics, Trump continue de faire la course en tête avec 27% devant Carson (22,2), Rubio (9,6) et Cruz (7).
A trois mois des premières primaires, programmées début février dans l'Iowa puis le New Hampshire, Bush n'arrive qu'en cinquième position avec un score moyen de 6,6%.
Marco Rubio "a renoncé"
Invité dimanche sur NBC, l'ex-gouverneur de Floride est revenu à la charge. Il s'est interrogé à voix haute sur le bilan de Marco Rubio au Sénat et sur ce que ses prestations disaient de son aptitude à diriger le pays et à combler les divisions partisanes qui bloquent de nombreuses réformes.
"Dans cette ère de blocage, il est vraiment difficile de réaliser des percées, et je pense qu'il (Rubio) a renoncé", a-t-il dit, assurant que lui, au contraire, pouvait "changer la culture politique à Washington".
Sur CBS, M. Rubio a répondu en soulignant que battre Hillary Clinton, la favorite de la primaire démocrate, importait plus que de prendre part à des votes au Sénat dont l'issue, a-t-il dit, est "le plus souvent déterminée à l'avance".
"La vérité, c'est que je n'aime pas manquer des votes, mais ce que je détesterais vraiment, ce serait de me réveiller le premier mercredi de novembre avec l'annonce qu'Hillary Clinton a été élue présidente", a-t-il ajouté.
ATS