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Inde 03/2018
Construction d’une nouvelle église dans la mission de Jubaguda
Jubaguda est l’une des 36 paroisses de l’archidiocèse de Cuttack-Bhubaneswar dans l’État d’Odisha, dans le nord-est de l’Inde, qui a fait les gros titres en 2008 lors de terribles violences à l’encontre des chrétiens.
Jubaguda est un grand village situé à environ 300 km de Bhubaneswar, à environ sept heures en voiture. Il se situe dans les montagnes de Kandhamal, dans le sud-ouest de l’Odisha, et une mission y a été fondée en 1960 par les Vincentines. Ici, les possibilités d’évangélisation sont grandes. La mission dessert 2.693 familles (12.176 personnes) dans 51 villages de montagne éloignés. 770 familles (4.850 personnes) dans 34 des villages appartiennent désormais à l’Église catholique, et leur nombre est en augmentation. Environ 90% d’entre elles sont des autochtones « Khond », les autres font partie des « Dalits », la caste inférieure de la société indienne. Selon les déclarations de nos partenaires de projet, les Khonds sont le peuple le plus arriérée de l’Odisha. Ils sont 1,5 million et ont leur propre dialecte, le « Kui ». Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, ils vivaient dans la jungle, dans l’ignorance et la pauvreté, et adhéraient à des croyance en la nature. Ils ont été exploités socialement et politiquement. Mais c’est en train de changer lentement. Ces deux groupes sont très pauvres, vivant d’une agriculture de subsistance, de la culture du riz, du maïs et des légumes.
Ils apprécient d’autant plus les « bénédictions » que la station missionnaire a mises en place : 270 places au sein d’un foyer pour garçons et d’un autre pour filles, un dispensaire, un humble presbytère et un couvent de religieuses. Deux prêtres et cinq sœurs travaillent ici et sont soutenus par une équipe de 37 catéchistes bénévoles. Cependant, s’ils peuvent compenser le manque d’infrastructures (routes, approvisionnement en électricité, écoles, etc.), ils ne peuvent pas le faire disparaître.
En 2008, Jubaguda aussi a été menacée d’être détruite par une foule violente, mais a heureusement été épargnée. Malgré la menace, les gens ont conservé leur foi, et l’Église croît rapidement.
Dans les villages qui font partie de la station missionnaire, les gens sont satisfaits des huttes de chaume qui servent de chapelle, où le prêtre peut également dormir si nécessaire. Jubaguda elle-même avait construit une petite église en 1978 (avec un toit d’amiante), mais cela faisait longtemps qu’elle n’était plus suffisante pour les quelque 1.000 fidèles qui viennent à l’église le dimanche. C’est pourquoi une deuxième messe dominicale était devenue nécessaire depuis longtemps.
Cependant, en mars 2013, un éclair a heurté un grand arbre qui s’est effondré en détruisant une moitié de l’église ainsi que la majeure partie de sa toiture. C’est arrivé au moment précis où les enfants de l’internat étaient rassemblés pour prier. 62 d’entre ont été blessés par l’effondrement du toit. C’est un miracle qu’aucun enfant n’ait subi de lésions irréparables.
À l’heure actuelle, les messes ont lieu dans une salle du dortoir des garçons qui est beaucoup trop petite pour la communauté. Au départ, la paroisse avait pensé à réparer l’église, mais les experts leur ont recommandé d’y renoncer, car ça aurait coûté plus cher qu’un nouveau bâtiment. Maintenant, la paroisse prévoit la construction d’une nouvelle église qui soit par ailleurs adaptée en taille au nombre de nouveaux fidèles. « L’aide à l’Église en Détresse » a promis 24.000 Euros.
Code: 317-01-19