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La Convention européenne du paysage fait du paysage un thème à part entière et expose des moyens et des instruments possibles pour le conserver, l’entretenir, le gérer et le mettre en valeur. Conclue à Florence le 20 octobre 2000, la Convention est entrée en vigueur le 1er juin 2013.
L'élaboration de la Convention européenne du paysage doit beaucoup à une proposition présentée par le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux d'Europe (CPLRE) du Conseil de l'Europe alors qu'il était présidé par la Suisse ainsi qu'à l'approche novatrice du Conseil fédéral dans la Conception « Paysage Suisse » (CPS) adoptée en 1997. Premier traité international consacré au paysage, la convention tient explicitement compte de la situation spécifique des États de type fédéraliste.
La Convention du paysage repose sur une conception globale du paysage, qui ne s'intéresse pas seulement aux paysages protégés ou particulièrement beaux mais souligne de manière générale l'importance du paysage pour la conservation du patrimoine naturel et culturel varié présent en Europe. Elle met en avant le bien-être de la société, la qualité de vie des citoyens et la valeur du paysage en tant que ressource pour des secteurs économiques importants.
La convention invite à utiliser le paysage dans son ensemble de manière plus modérée. Il s'agit d'un but de plus en plus important dans les zones urbaines et périurbaines car c'est là que vit la majorité de la population, en Suisse comme dans les autres pays alpins. Les paysages ordinaires du quotidien ne sont pas considérés comme quantité négligeable, bien au contraire. La convention appelle à une prise de conscience de la nécessité de ménager ces espaces et de les mettre en valeur. Cette vision s'adresse à l'ensemble de la population comme aux acteurs intéressés, ce qui suppose que les uns et les autres soient informés et sensibilisés et qu'ils participent activement.
La Suisse peut mettre en œuvre la Convention européenne du paysage avec les bases légales et les instruments existants. La convention ne change rien à la répartition actuelle des compétences dans les domaines de la protection de la nature et du paysage et de l'aménagement du territoire.
Dernière modification 02.10.2018