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Déclenchement iatrogène de la mise-bas
Il existe diverses indications pour un déclenchement iatrogène de la mise-bas. Celles-ci doivent cependant toujours être traitées de manière restrictive. La naissance d'un animal sain et normalement développé est l'objectif ultime pour un déclenchement de la mise-bas.
Une gestation pathologique prolongée, des perturbations graves de l'état général de la mère, une prévention de blessures liées à des grands fœtus et éventuellement une synchronisation du groupage dans un élevage peuvent être des indications pour un déclenchement du travail.
Le protocole pharmacologique utilisé pour le déclenchement de la mise-bas varie selon que le corps jaune soit ou non le principal producteur de progestérone durant toute la gestation.
Puisque la PGF2α a uniquement un effet lutéolytique et aucun effet sur la production de progestérone placentaire, elle ne peut être utilisée pour provoquer le travail chez les chevaux et les moutons.
Chez les bovins, la prostaglandine F2α peut être utilisée pour déclencher la parturition à partir du 270ème jour de gestation.
Elle peut aussi être utilisée chez la truie à partir du 111ème jour et chez la brebis à partir du 144ème jour.
Chez les bovins, les ovins et les caprins, il est également possible d'induire le déclenchement du travail avec des glucocorticoïdes (par exemple dexaméthasone, fluméthasone) si le fœtus est encore vivant.
Chez la jument, le déclenchement du travail n’est indiqué que dans de très rares cas. L'obturation de l'utérus étant relativement faible chez la jument, une perfusion d'oxytocine est suffisante.
L'induction de la parturition chez la chienne est un sujet délicat. En effet chez la chienne, la conception reste possible que l’accouplement ait eu lieu au début ou en fin d’oestrus, ce en raison de la durée de survie des ovocytes et des spermatozoïdes dans le vagin et l’utérus. En raison de cette particularité, il est rare de savoir le terme exact. Dans la plupart des cas les paramètres déterminants sont la viabilité des chiots et l'état général de la chienne. Les molécules utilisées sont une association d’un antiprogestatif et d’un utérotonique, l’ocytocine.