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Communiqué de presse 12 février 2004
ASIN : mettre immédiatement un terme aux négociations !
Imposition de l'épargne : menace et ultimatum de l'UE en provenance
de Bruxelles
L'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) récuse l'ultimatum que l'UE a lancé à la Suisse en exigeant qu'elle signe sans contre-partie l'accord sur l'imposition de l'épargne. L'ASIN condamne sévèrement cette attitude impérialiste de l'UE : la Suisse est un Etat souverain et non pas une colonie de l'UE. L'ASIN demande au Conseil fédéral de mettre immédiatement un terme aux négociations relatives aux Accords bilatéraux II et de retirer la demande d'adhésion à l'UE qui nuit à notre pays.
Les ministres des finances - notamment les meneurs et ministres des finances d'Allemagne et de France -, veulent "contraindre" la Suisse à signer l'accord sur l'imposition de l'épargne. Aucune contrepartie ne sera accordée à notre pays dans le cadre des négociations sur le paquet bilatéral II. Pour l'ASIN, il est évident qu'un sacrifice unilatéral d'un droit souverain n'entre absolument pas en considération. Cela serait en effet une première historique qu'un Etat souverain soit tenu d'encaisser des impôts pour une puissance étrangère et de les lui remettre.
Le Conseil fédéral est maintenant devenu la victime de sa propre politique. L'attaque de l'UE est la conséquence de la politique extérieure soumise et naïve pratiquée par notre gouvernement. Avec un sourire servile et un tourisme effréné d'une capitale de l'UE à l'autre, on ne saurait en effet défendre efficacement les intérêts de la Suisse. Le Conseil fédéral risque à présent d'échouer définitivement sur le plan de la politique extérieure.
L'ASIN demande au Conseil fédéral de mettre immédiatement un terme aux négociations relatives aux accords bilatéraux II. De plus, la demande d'adhésion à l'UE doit être retirée pour que l'UE sache quel chemin les citoyens suisse comptent emprunter après leur rejet de l'EEE en 1992 et le non opposé à l'UE en 2001.
Le Conseil fédéral serait maintenant bien inspiré de faire preuve d'une inflexibilité à toute épreuve face aux attaques de l'UE. S'il devait manquer à ce devoir, l'ASIN mobilisera les citoyens contre la Berne fédérale