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- Gallimard
- Bibliotheque De La Pleiade
- 27 Octobre 2022
- 9782072992346
La légende rapporte qu'au retour d'une rencontre avec Lao zi, Confucius le décrivit à ses disciples comme aussi insaisissable qu'un dragon, «chevauchant les vents et les nuées». On pourrait en dire autant du dao, «la voie»:l'impossibilité à l'appréhender est le gage de sa toute-puissance. Si Confucius employait déjà ce terme, c'est avec Lao zi, Zhuang zi et Lie zi (autrement dit:Lao tseu, Tchouang tseu et Lie tseu) que le dao prend une signification beaucoup plus large pour devenir à la fois un principe et un moteur. Avec eux naît «l'école du dao». La primauté doctrinale de leurs trois textes ne s'est jamais démentie jusqu'à nos jours. Tandis que le Lao zi peut presque être considéré comme un traité prescriptif, le Zhuang zi propose une oeuvre riche en couleurs et en figures fantasques, et le Lie zi un ensemble de récits où le merveilleux côtoie le quotidien. L'influence de ces trois oeuvres est immense, y compris en Occident.Cette nouvelle édition, qui propose des traductions nouvelles ou récentes, se compose de la première version connue à ce jour du Lao zi - elle était jusqu'à présent inédite en français - et de sa version canonique, de la version classique du Zhuang zi en trente-trois chapitres, et du Lie zi intégral en huit chapitres. Ce volume forme désormais un diptyque avec le Huainan zi (tome II des Philosophes taoïstes dans la Pléiade), établi selon les mêmes principes en 2003.
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- Gallimard
- Connaissance De L'orient ; Serie Chinoise
- 18 Mai 2023
- 9782072992803
Assis sous le grand arbre de mémoire, ils nous disent cent récits à leur façon. De Chine et d'autres routes orientales, les conteurs ont su venir à nous avec leurs mots comme une fête.Ils parlent de la Mer, aux marches des Principautés centrales, qu'un oiseau n'en finit pas de combler, de la Lune qu'habite le lièvre d'immortalité, du Soleil qu'on dit hanté par un corbeau, d'îles plus vertes qu'un songe et d'autres choses plus étranges encore.Les lettrés ont transcrit leurs dits ; comme Job, ils demandent des comptes sur l'état du monde. C'est ainsi qu'est le mythe : semblable à un enfant qui, inlassablement, demande pourquoi. Depuis les premiers âges de l'écrit, dont ils avaient la charge, ils n'ont cessé de répondre, parfois dans la contradiction. Mais est-ce assez ? Y a-t-il jamais eu un conte qui étanchât cette soif de savoir ? Et s'agit-il bien ici de savoir ? C'est plutôt la magie de la parole qu'on redemande !Cette mythologie de la Chine ancienne est à l'origine de nombreuses légendes d'autres cultures orientales, c'est ce qui en fait l'importance extrême. Elle fonde aussi la pensée chinoise traditionnelle dont on trouve des traces marquantes jusque chez les auteurs contemporains. L'actualité de cette mythologie, voilà qui n'a pas cessé de nous surprendre !
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- Gallimard
- Bibliotheque De La Pleiade
- 19 Février 2015
- 9782070143764
Une fleur de lotus sortant de l'eau pure, / Naturelle, dépourvue de toute décoration, telle devrait être la poésie selon Li Bai. Il vécut au VIIIe siècle et demeure la figure la plus marquante de l'époque Tang, considérée comme l'âge d'or de la poésie chinoise. Mais il y a trois mille ans que les Chinois sont poètes et que leur poésie est en quête d'harmonie. Qu'elle dit le monde tel qu'il est : Affaires humaines, changeants nuages, / Pourquoi? (Gao Qi, XIVe s.). Rêve à ce qu'il pourrait être : Les fleurs de pêcher sur l'eau s'éloignent ; / Il est un autre monde, pas celui des humains (Li Bai). Aspire à l'union avec la nature : Je crains de vieillir plus vite si les fleurs sont fanées (Du Fu, VIIIe s.). Dénonce ce qui détruit les êtres de l'intérieur : Pleurs jamais taris, / Souillures jamais lavées, / Ardeur jamais consumée, / Honte jamais épurée, / Cette vie incertaine, évanescente, / Où trouvera-telle enfin son havre de paix? (Guo Moruo, 1892-1978.) Se laisse hanter par l'Histoire : Les lianes sauvages, mues par on ne sait quel amour, étreignent les os blanchis par la guerre (Yuan Haowen, XIIIe s.). Fixe pour l'éternité les moments fugitifs des amours heureuses : Défense au soleil de relever les stores de tes yeux, / Défense à la brise de brosser tes sourcils, / Personne ne doit te réveiller, / Ouvrons l'ombre d'un pin pour couvrir ton sommeil (Wen Yiduo, 1899-1946). Et rivalise avec les autres arts, peinture ou calligraphie : Le vent remue l'écume : mille pétales de fleurs ; / Les oies touchent le ciel : une rangée de caractères (Bai Juyi, VIII-IXe s).
Reproduire trois mille ans de poésie en deux fois moins de pages, il ne faut pas y songer. Mais le choix des plus beaux textes, jades entre les cailloux, est en Chine une pratique aussi ancienne que la poésie même ; la première anthologie, le Shijing, aurait été compilée par Confucius au Ve siècle avant notre ère. Dans un temps où la Chine se fait moins remarquer par l'éclat de sa littérature que par ses exploits économiques, la Pléiade propose, en quelque 1850 poèmes dus à plus de 400 auteurs, une traversée de l'océan poétique qu'elle a produit.
Il fallait faire des choix représentatifs : on s'y est efforcé, sans suivre aveuglément les anthologies chinoises. Car il convenait aussi de choisir des textes qui soient parlants pour (et puissent être dits par) le lecteur francophone. La musique des mots, les rythmes, les couleurs, les images doivent résonner dans notre langue pour que quelque chose de l'imaginaire de l'auteur nous soit transmis. Les traducteurs qui ont tenté l'aventure l'ont fait avec leurs goûts, leur talent, leur amour des textes, et l'idée que se fait chacun d'eux de la Chine et de sa littérature. Dans le paysage qu'à eux tous ils ont redessiné, chacun tracera sa propre route.
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- Gallimard
- Bibliotheque De La Pleiade
- 16 Octobre 2009
- 9782070771745
Au milieu d'un monde qu'il pensait finissant, à l'orée d'un siècle qu'il croyait plus que d'autres troublé, un sage proposa des idées neuves qui permirent de redéfinir les relations entre les hommes, de fonder une morale stricte et de conduire les États vers le bien. L'écho de sa pensée fut si large et durable que, quoiqu'on l'eût dit « sans couronne », Confucius (~551-~479) régna, par sa doctrine, sur un monde qui passa en gloire et en durée celles de bien des empires. Ses idées se répandirent au-delà de la Chine, imprégnant les esprits comme les institutions. Confrontées à des obstacles redoutables, elles ne cessèrent pourtant d'avancer, vague après vague, comme une marée montante, et finirent par atteindre les bords de l'Occident. Il y eut aussi des reflux, dus à l'émergence de croyances plus neuves ou plus puissantes, mais le confucianisme sut reprendre ensuite ses prérogatives, dans la société comme dans l'État.
Ce volume envisage un état des lieux de la pensée confucianiste ancienne, telle qu'elle fut conçue puis se cristallisa au seuil de l'Empire, avant de connaître une véritable transmutation en réaction à la montée du bouddhisme et du taoïsme. On s'est donc attaché à regrouper les principaux auteurs qui ont prolongé la pensée de ce Maître (formulée dans le Lunyu, « Les Entretiens ») et se sont disputé l'interprétation de ses dialogues et de ses aphorismes pour constituer un système à deux branches : celle de Meng zi (ou Mencius, ~385-~301) et celle de Xun zi (~310-~235). On propose, de surcroît, trois grands textes presque aussi fondateurs - La Grande Étude, La Pratique équilibrée (autrefois traduit sous le titre L'Invariable Milieu) et Le Classique de la Piété filiale -, pour rendre compte des idées en présence dans la Chine d'avant l'Empire. En tout six ouvrages - certains traduits en français pour la première fois -, qui forment le socle sur lequel s'est bâtie, au long des siècles, l'école de Confucius, marquée, de ses débuts à nos jours, par un humanisme de fond, et n'excluant pas, loin s'en faut, les contradictions et les querelles.
Au moment où la Chine croit pertinent, voire urgent, de redécouvrir l'oeuvre du « vénéré Maître Kong », Kong Fuzi, l'Occident lui-même éprouve à nouveau de l'intérêt pour le père de la philosophie chinoise et pour certains de ses héritiers. L'enracinement de ce mouvement de pensée dans l'histoire et la société chinoises ne fait pas simplement de lui un « produit » intellectuel nécessaire à la compréhension de ce monde-là. Le confucianisme est un système potentiellement universel et, pour partie, intemporel. Et c'est sans doute parce qu'il fut une sagesse avant d'être une philosophie qu'il s'adresse non seulement à chaque Chinois, mais à chaque homme.
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- Gallimard
- Bibliotheque De La Pleiade
- 10 Avril 2003
- 9782070114245
Le Huainan zi est dû à Liu An, prince de Huainan et petit-fils du fondateur de la dynastie Han. Somme philosophique autant que politique, il se présente comme un ensemble de traités sapientiaux ayant pour fond le tableau vivant de la société des Han. Tout en donnant une idée aussi complète que juste d'une époque et d'une culture qui marquèrent profondément l'empire de Chine, il vise à servir les hommes dans leur aspiration à s'élever vers la sagesse. Il s'agit en fait de présenter sous un angle nouveau des connaissances déjà anciennes, de montrer que tout savoir se place sous le signe du tao et que l'interrogation sur le tao est préalable à toute autre.
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- Rivages
- Rivages Poche ; Petite Bibliotheque
- 9 Mai 2007
- 9782743616823
Les 36 Stratagèmes est un livre mystérieux. La légende veut que le mince opuscule émanant du milieu des sociétés secrètes antimandchoues de la fin des Ming, sur lequel s'appuient toutes les éditions, exégèses et traductions modernes, ait été, après une longue éclipse, redécouvert en 1941 chez un libraire de Chine du Nord.
Par la suite, l'ouvrage devait connaître de multiples tirages et devenir l'un des traités militaires les plus lus de la planète, avec L'Art de la guerre, de Sun Tzu.
Ce manuel peut être aussi utile dans toutes les situations de conflit auxquelles chacun de nous doit faire face.
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- Asiatheque
- Les Bilingues Alm
- 21 Avril 2021
- 9782360572823
Le phénomène des micronouvelles tel qu'il se présente en Chine avec l'extraordinaire développement du genre depuis une quarantaine d'années est unique au monde. En plus des conditions politiques, économiques, sociales et culturelles favorables, l'apparition d'Internet, des réseaux sociaux et des logiciels de lecture sur téléphone portable a largement stimulé la transmission et la lecture de textes concis. Non seulement ces outils sont particulièrement adaptés à la diffusion de cette littérature, mais ils rendent également les auteurs de ces textes autonomes, indépendants et libérés des contraintes d'une publication traditionnelle par les éditeurs ou libraires.
Treize micronouvelles d'auteurs contemporains de Chine continentale, d'environ 1400 caractères chacune, ont été sélectionnées pour ce recueil. Leurs auteurs jouissent d'une reconnaissance nationale et ont souvent été récompensés par des prix dans ce domaine. Ces textes ont été choisis tout d'abord pour leur intérêt littéraire intrinsèque. On remarque l'art de croquer le ou les personnages d'un trait dans un espace limité. L'histoire est courte mais souvent avec des rebondissements inattendus voire surprenants. L'humour et l'ironie sont aussi souvent au rendez-vous. Certains textes nous enchantent par leur finesse et leur subtilité. À travers ces saynètes, les lecteurs peuvent faire connaissance avec différentes facettes de la vie quotidienne en Chine contemporaine. Les treize tableaux proposés reflètent la diversité de la société chinoise : ville et campagne, tradition et modernité, migration, pouvoir politique et bureaucratie, mais aussi relations sociales, intergénérationnelles, familiales, amoureuses, etc.
Le ton et le style des textes proposés sont également variés, de l'humour à la nostalgie.
Ce recueil est idéal pour les lecteurs qui veulent découvrir la Chine à travers un nouveau genre littéraire. Il l'est aussi pour les enseignants de chinois qui pourront l'exploiter comme matériel pédagogique, ainsi que pour les étudiants dont le niveau de chinois n'est pas encore assez aisé pour lire de longs textes sans être rapidement découragés. Le format bilingue est particulièrement adapté à un exercice à la fois de progression linguistique et de plaisir littéraire.
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Composées entre le IVe et le IIIe siècle avant notre ère, Les Fables de Maître Lie, ou Lie-tseu, sont un des trois écrits primordiaux du taoïsme, avec le Lao-tseu (ou Tao-Tö-King) et le Tchouang-tseu.
Venues de ces temps lointains, Les Fables de Maître Lie semblent agir comme la bombe à dépoussiérer le temps des pensionnaires du moratorium, dans l'Ubik de Philip K. Dick. Cette savante marqueterie de fables sans morale, de remarques sans suite, de méditations sans logique, de bribes apparemment disparates, s'ordonne en un tableau nimbé des chatoiements et des irisations propres aux songes d'une vie meilleure. S'y dessine un archipel d'îles imaginaires dont chacune constitue un joyau singulier. La liberté de ton, l'audace critique et la dérision à l'endroit des préjugés les mieux établis nous fournissent par contraste la mesure de l'étroitesse de nos pensées et de nos moeurs. À lire Les Fables de Maître Lie, on se prend à rêver qu'à défaut de « rendre aux hommes l'étincelle prométhéenne », elles puissent suffire, en redorant pour un temps « le blason des chimères », à en tirer quelques-uns du cauchemar éveillé collectif où nous maintient la décomposition de notre univers factice.
Effet de la relative désaffection dont il fait l'objet, le Lie-tseu a été peu traduit en français. On n'en recense guère que trois traductions complètes. Jugeant qu'aucune d'elles ne rend justice à un texte qui mérite mieux, nous en proposons une nouvelle, due à Jean Levi, dont nous avons déjà publié une traduction du Tchouang-tseu. Elle s'attache à rendre tangible l'enchantement de ces paraboles où la Joconde de l'utopie imprima son sourire.
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Luo a enfin revu soeur mais il na encore ni largent ni la force nécessaires pour la libérer. Pour accroître sa fortune, il va participer à sa première vente aux enchères. Sensuit un entraînement mortel où seuls les plus forts et intelligents pourront survivre.
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Luo Zheng est désormais un esclave alors qu´il était le fils aîné du seigneur d´un riche clan. Sa famille est sur le déclin et sa soeur a été emprisonnée... Un ancien livre laissé par son père pourrait être son dernier recours !
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Dans « Le petit bassin de Taipei » de Jane Jian, Taipei est la ville où l'on se perd mais où choisit toujours de demeurer. « La rue Longquan », de Lin Yao-teh (chef de file de la « littérature urbaine » à Taiwan) nous plonge dans le Taipei nocturne avec ses ruelles sombres et ses bandes de voyous. Avec « Le mémorial de TCK » de Lo Yi-chin, auteur d'origine continentale, la ville est ce théâtre gigantesque dans lequel chaque acteur doit sagement jouer son rôle au risque d'être banni de son histoire. Dans « Histoire de toilettes » Wu Ming-yi explore Taipei à travers les histoires et les légendes de l'ancien marché de Chunghwa, qui imprègnent jusqu'à ses toilettes publiques. Dans « Cette averse lugubre », Walis Nokan, auteur aborigène Atayal, dévoile la violence et la discrimination dont peuvent être victimes les populations minoritaires dans la capitale. « Videoman », Chang Wan-k'ang dresse un portrait tendre et critique de la jeunesse de Taipei. Dans « Retour de nuit », un récit se déroulant entre Taipei et Paris, Chou Tan-ying évoque la solitude et la nostalgie que l'on peut éprouver dans les grandes métropoles. Cette anthologie est complétée par une nouvelle inédite de Chi Ta-wei, auteur du roman de science-fiction Membrane publié dans la collection « Taiwan Fiction » en 2015 (ce roman sera repris chez Le Livre de Poche en 2017).
Ces nouvelles sont entremêlées de petites escapades littéraires et gourmandes dans les restaurants et les marchés de nuit de Taipei signées par le spécialiste du genre : Shu Kuo-chih.
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Luo Zheng a intégré la secte de Qing Yun où est emprisonnée sa soeur. Il sait désormais comment la libérer, mais pour cela il doit lutter contre les machinations de son cousin qui en veut à sa vie et accepter les missions les plus mortelles de la secte.
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Guanyin, le bouddha de compassion, est connu à l'origine sous le nom d'avalokites-vara en sanscrit.
Il est l'un des boddhisattvas, ces êtres sensibles qui ont renoncé au nirvana afin de sauver les humains, parmi les plus connus du bouddhisme chinois.
Depuis la première traduction en chinois du sûtra du lotus par le moine dharmaraksa, , en 286 après j.-c., et son entrée dans le panthéon des croyances chinoises, les moines ont traduit plus de quatre-vingts écrits sacrés le concernant. de plus, afin de faire pénétrer cette figure dans la croyance du peuple, ils ont composé de nombreux écrits non canoniques mais inspirés des canons bouddhiques, compilé d'innombrables recueils de contes sur ses miracles, et écarté un grand nombre d'histoires et de légendes.
La forme de guanyin est à l'origine masculine; en se sinisant, elle s'est peu a peu féminisée en assimilant l'aspect de la compassion maternelle. depuis, guanyin est connu comme la divinité de la compassion et s'est parfaitement intégré à la culture chinoise.
Cet ouvrage présente une sélection des plus belles représentations de guanyin dans l'art chinois, à partir de la collection du musée national du palais de taipei.
Véritable témoin de la richesse de la croyance en guanyin, cet ouvrage est égaiement une invitation à comprendre les changements qu'a connu le bouddhisme chinois à travers ces visions de la compassion.
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- Belles lettres
- Bibliotheque Chinoise
- 13 Octobre 2010
- 9782251100036
Les Dix-Neuf Poèmes anciens, que l'on peut dater approximativement de la grande dynastie des Han (206 avant J.-C. - 220 après J -C.), jouissent en Chine d'une immense célébrité. Recueillant, sans rien en perdre, l'héritage multiséculaire des traditions poétiques de la haute Antiquité, ils apparaissent comme l'aurore d'un art nouveau, celui de la grande poésie classique. Ils ont été souvent traduits en Occident. Mais sous leurs qualités, évidentes pour nous autres, de simplicité, de mesure, de discrétion, ils offrent en réalité au lecteur chinois un trésor qui n'a cessé d'alimenter la méditation, la rêverie, l'émerveillement, le débat. Pour essayer de comprendre cette fascination, et considérant qu'il n'y a guère de meilleure introduction à l'histoire de la poésie chinoise que ces courtes pièces, le présent livre s'est efforcé, modestement, d'en donner une analyse approfondie, fondée sur les réflexions de grands maîtres chinois et japonais, anciens et modernes.
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- Gallimard
- Connaissance De L'orient
- 25 Mai 1983
- 9782070245161
«C'est quelque deux mille ans après l'apparition du premier monument de sa littérature, le Shi jing ou Livre des vers, que la Chine connut son âge classique : sous la dynastie Tang (618-907). Comme en France au XVIII? siècle, la fixation des règles poétiques coïncida avec le rétablissement de l'ordre et de la puissance publics. Ordre et puissance tels que le pouvoir ne tardait pas à réclamer des vacances... Car le pouvoir était aussi poète, homme donc. On recrutait les mandarins par voie de concours. À l'exception d'un Li Bai, tous les poètes des Tang se sont présentés à ces concours et, lauréats ou refusés du plus prestigieux d'entre eux, celui de doctorat, ils ont vécu du traitement d'une charge publique, haute ou basse. À côté des lettres civiles, fondement de la société que défend l'honnête homme chinois, confucéen de nature, la poésie exprima l'homme seul. Le poète Tang fut témoin de lui-même et des autres, humaniste et homme. Tant il est vrai que la justice n'est pas l'équité, il dénonça ; tant il est vrai que le coeur a ses raisons qui ignorent la raison d'État, il chanta ; sur la même lyre. Ainsi par l'art, par un art de parfait équilibre, fut réalisée une unité que refuse la vie et à laquelle aspire tout homme dans ses limites sacrées.» Étiemble.
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- Gallimard
- Connaissance De L'orient
- 5 Janvier 1988
- 9782070710928
«Nul besoin d'être "bouddhologiste" pour apprécier ces poètes bouddhistes de la dynastie des Tang (618-907). La part est ici réduite des oeuvres doctrinales, au profit des "poèmes de sensibilité bouddhique", qui s'imposent avant tout comme poèmes. À côté de mandarins bouddhistes ou bouddhisants, le lecteur trouvera principalement des moines ou des ermites. Ces hommes, qui s'isolent sur les hauteurs et ne cessent de songer à leurs frères de la plaine, nous déconcertent. Sont-ils vraiment bouddhistes ou d'abord chinois, à vouloir concilier les contraires, la retraite et l'action ? S'ils choisissent la montagne - la rude, la belle montagne chinoise -, n'est-ce pas à la manière des confucianistes pour se distinguer de la bête brute ? Enfin, la Loi du Bouddha leur commandant d'éteindre toutes leurs passions, ont-ils éteint la plus folle d'entre elles, la passion de la beauté, passion de la beauté naturelle, passion de la beauté de l'art ? Non ; et tant mieux pour nous ; ils sont restés poètes.» Étiemble.
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Fleur-d'orchidée, Fleur-de-cattleya, Lotus-d'or, Émeraude... ces jeunes filles aussi belles qu'aimables et bien peu farouches font tourner la tête de tous les hommes qui tombent sous leur emprise, envoûtés par leur talent de poétesse et leurs charmes. Mélange de poésie, de raffinement et d'érotisme délicat, ces nouvelles des Ming nous entraînent dans un voyage sensuel et chatoyant.
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Ces poèmes de moines du bouddhisme chan (zen en japonais) sont comme les facettes d'un seul joyau. Ils transmettent une expérience qui ne peut se livrer que par la musique, la peinture ou la poésie, celle de l'Eveil à sa véritable nature. Ils évoquent la vie de ces ascètes retirés dans des huttes accrochées à flanc de montagne, proches des nuages, du vent et de la lune.
Leur beauté intemporelle résonne longuement à notre coeur, et leur simplicité apparente est une tentation pour l'esprit. « Le bouddhisme n'est pas ailleurs qu'en chacun de nous », dit Jacques Pimpaneau, qui les a traduits avec un rare bonheur.
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- Flies france
- Aux Origines Du Monde
- 20 Mars 2000
- 9782910272074
Un jour un coq et un canard allèrent se promener au bord du fleuve.
Tout en marchant, le coq se vantait de sa beauté. il se moquait du canard : "avec tes pattes qui ressemblent à des feuilles d'arbre ! et ta démarche dandinante, ah ! ridicule !" le canard répondait : "tu as une paire d'ailes magnifiques ! avec elles, tu peux voler ! et haut !" le coq ne voulait pas avouer sa faiblesse. il prit son élan, afin d'atteindre l'autre rive du fleuve, et de montrer ainsi ses capacités.
Au beau milieu du fleuve, il tomba. comme il ne savait pas nager, il sombra, coula, criant "au secours !" le canard vint à sa rescousse. alors, il lui dit : "c'est grâce à ces vilaines pattes que je t'ai sauvé. " le coq resta coi, rougit de honte. depuis lors, les coqs n'osent plus se vanter, et ont la crête rouge.
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Le Ciel en fuite regroupe des oeuvres de poètes de Taiwan, initiateurs d'une nouvelle poésie dite "moderne", apparue sur l'île dans les années soixante, et de poètes du continent dont beaucoup ont commencé à écrire dans les années soixante-dix. Presque trois cents poèmes, une cinquantaine d'auteurs, cet ouvrage vient combler une lacune en mettant à la portée du lecteur français, dans un seul volume, un choix qui se veut représentatif de la poésie chinoise de la deuxième moitié du XXe siècle.
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- Picquier
- Picquier Poche
- 13 Novembre 2009
- 9782809701456
Entrons donc dans ces jardins de lettrés chinois, tels que nous les restitue, dans leur subtile et changeante beauté, l'anthologie réunie par Martine Vallette-Hémery.
Ils les ont rêvés, habités ou visités, et leur aménagement reflétait leur art de vivre et leur conception du paysage. Le jardin était pour eux " un monde dans une jarre ", un paradis où se réfugier hors du temps et des pressions de la vie sociale. Ils se passionnaient pour les bambous ou les lotus, dressaient des pierres figurant des montagnes, ordonnaient et ornaient la nature comme un poème le langage.
A ces espaces de plaisir secret ou partagé, ils donnaient pour nom le " Val du Vieillard Stupide ", l'" Enclos des Fleurs de Prunier ", le " Jardin qui me Plaît ", la " Tour de Tous les Possibles ". En lisant ces proses, on apprend à voir et à interpréter les jardins chinois, mais encore comment on y séjourne, comment ils parlent au coeur et à l'esprit.
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Écrit à la fin du XVIIIe siècle par Cao Xueqin, ce roman est le dernier et le plus tardif des Quatre Livres Extraordinaires de la littérature chinoise.
Parangon du roman et clé de voûte du romantisme chinois, il recèle plusieurs dimensions historiques, politiques et poétiques d'une rare densité.
Le récit s'articule autour du déclin de deux grandes familles sous la dynastie régnante des Qing et des méandres sentimentaux de son personnage principal, le jeune Baoyu, réincarnation terrestre d'un morceau de jade céleste tombé sur Terre.
Après l'amitié (Au bord de l'eau), la stratégie politique (Trois Royaumes), la quête initiatique (Voyage vers l'Ouest), place à l'amour avec Le Rêve dans le Pavillon Rouge.