Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07215.jsonl.gz/1182

Agricola Johann Friedrich
|Compositeur au service de la cour de Prusse, naquit à Dobitzschen dans le duché de Gotha le 4 janvier 1720.
Loin de contrarier le goût qu'il montrait pour la musique et pour les sciences, son père lui procura les moyens de les développer, en l'envoyant à l'université de Leipzig, Là il se livra a l'étude de la philosophie et de la jurisprudence, en même temps qu'il développait ses talents naturels pour la musique, sous la direction de Jean-Sébastien-Bach.|
En 1741 il se rendit à Berlin, où il acquit en peu de temps la réputation d'un organiste habile. Il continua ses études de composition, au moyen des leçons qu'il reçut de Quantz. Les premières production d'Agricola furent des morceaux détaché pour le chant et pour les instruments. Ces morceaux eurent du succès, et le firent connaître de Frédéric Il, qui le chargea de composer pour le théâtre de Potzdam, en 1750, "Il Filosofo convinto", opéra-bouffe.
L'année suivante, il écrivit pour le même théâtre "la Ricamatrice divenuta damma". Un voyage qu'il fit à Dresde à l'automne de 1751, lui procura l'occasion d'entendre Il Ciro riconosciuto de Hasse. Le style de ce maître lui plut et il l'adopta dans les ouvrages qu'il écrivit ensuite. De retour à Berlin il épousa la cantatrice Molteni, pour qui il écrivit les premiers rôles de ses opéras. En 1752, il fit représenter "il se pastore" qui eut peu de succès. Cet ouvrage fut suivi de Cleofide en 1754, de Il Tempio d'Amore en 1755, de Psiche en 1758, à "Achille in Sciro" en 1758, et "d'ifigenia in Tauride" en 1765
A la mort de Graun, qui eut lieu en 1759, le roi de Prusse désigna Agricola pour lui succéder à la place de maître de chapelle. il mourut d'hydroptysie, le 12 novembre 1774.
Outre ses opéras, Agricola a beaucoup écrit pour l'église mais le psaume vingt et unième, qu'il composa sur la traduction de Cramer, est le seul morceau de ce genre qu'il ait fait imprimer. Tous ses autres ouvrages de musique sacrée sont restés en manuscrit. Parmi ses bons ouvrages on remarque la Cantate Kindlich-gross, pour quatre voix et orchestre et quelques autres morceaux dont les partitions originales sont à la bibliothèque royale de Berlin.
Agricola s'est distingué, comme écrivain sur la musique, par plusieurs morceaux détachés qui ont été inséré dans les Lettres Critiques de Marpurg, et dans la Bibliothèque générale de la littérature allemande. On croit qu'il a pris part ta rédaction de la Théorie du Beaux-Arts de Sulzer; mais cela n'est pu prouvé.
Il est plus certain qu'il a aidé Adlung dans la composition de la Musica mechanica. Enfin on a de lui deux lettres sous le nom d'Olibrio, contre le Musicien critique des rives de la Sprée, rédigé par Marpurg.
Agricola était un musicien instruit, qui écrivait correctement, et qui trouvait quelquefois des mélodies agréables mais il manquait d'originalité. On ne peut le considérer que comme un imitateur des maîtres italiens de son temps. sources: Fetis François-joseph (biographie universelle des musiciens (Paris 1860)