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Si vous voulez connaître quel genre de joueur était le coach allemand de Manchester United, rien de mieux que Wikipedia:
De fait, Ralf Rangnick n'a jamais été un grand footballeur, se destinant très tôt à une carrière sur le banc puisqu'il a obtenu son diplôme chez les entraîneurs à l'âge de 22 ans. «Il a ensuite eu un déclic en 1984, en voyant le Dynamo Kiev de Valeri Lobanovski asphyxier par le pressing sa petite équipe du Viktoria Backnang en amical», rembobine L'Equipe, qui lui a consacré un long portrait dimanche. «De là est venu son idéal: un football rapide, agressif, qui ne doit laisser respirer ni son équipe ni son adversaire.»
Comme Arrigo Sacchi en Italie (lire ci-dessous), Rangnick a révolutionné le football de son pays dans les années 1980, devenant l'un des pionniers de la défense à quatre et en zone. Mais ce qu'il a réussi de plus grand au cours de sa carrière, c'est sa faculté à transmettre son message, sa science du jeu. Il fait partie de ces professeurs (c'est même son surnom) exigeants et ambitieux dont on se souvient toute sa vie.
Le parcours de celui qui est devenu le «Special One» est à la fois surprenant et savoureux. José Mourinho tient sa vocation de son père, qui lui demandait, alors qu'il était encore adolescent, d’aller espionner les adversaires de son équipe.
En marge de ces repérages, José Mourinho tape le cuir en deuxième division. «Je savais que, comme joueur, je ne pouvais aller plus haut. La D2, c’était vraiment mon niveau. Mais, au sein de mon équipe, j’avais beau être très jeune, j’étais déjà plus entraîneur que joueur et vu ma formation universitaire (ndlr: en Sports à Lisbonne), j’étais presque devenu malgré moi l’adjoint de notre coach!»
Il sera ensuite soigneur puis assistant-entraîneur et enfin traducteur auprès de Bobby Robson, qu'il accompagnera plusieurs saisons en tant qu'entraîneur-adjoint avant de prendre en charge une équipe (Benfica) pour la première fois en 2000.
La trajectoire du Bavarois a brusquement changé lorsqu'il s'est gravement blessé au genou à l’âge de 20 ans. Celui qui était alors un défenseur à la stature imposante (190 cm) s'est reconverti dans le coaching, un peu grâce à Thomas Tuchel, qui était son entraîneur au moment de sa blessure. Ne sachant que faire de lui, Tuchel lui a en effet proposé de superviser pour lui les équipes adverses. «Je lui suis reconnaissant de m’avoir donné l’idée de devenir entraîneur», a plusieurs fois témoigné Nagelsmann.
Adepte du pressing très haut et d’un jeu de transition ultra-rapide, Nagelsmann a ensuite brûlé toutes les étapes à une vitesse folle, devenant successivement:
Huit matchs en deuxième division allemande avec les Stuttgarter Kickers au début des années 1990: tel est le «palmarès» de joueur de Thomas Tuchel, dont la carrière s'arrête brutalement à l'âge de 25 ans pour raisons médicales (blessure chronique des cartilages du genou). C'est Ralf Rangnick, un autre autodidacte, qui lancera sa carrière sur le banc en lui confiant les équipes de jeunes du VfB Stuttgart.
En plus de sa formation d'entraîneur, dont il est sorti major de sa promotion, Thomas Tuchel a poursuivi des études dans de nombreux domaines, notamment en physiothérapie, en sciences du sport, en anglais et en microéconomie.
A l'adolescence, la plupart des fans de foot rêvent de devenir joueurs. Pas Leonardo Jardim. Le Portugais, né au Venezuela, a toujours eu une affection particulière pour le métier d'entraîneur. «Il joue alternativement au hand et au foot avant d'entamer un cursus d'éducation physique à l'université de Madère», dresse Libération. «Sur l'île, il donne des coups de main à une formation féminine, à une équipe de hand et puis devient adjoint à Santa Cruz, à Porto Santo, à Camara de Lobos, puis à Camacha (troisième division), dont il devient le coach principal en 2003. Le début de l'aventure.»
Dans une autre vie, le Transalpin travaillait dans une fabrique de chaussures en Emilie-Romagne, marchant sur les traces de son père Augusto. Tout a changé à ses 25 ans, lorsqu'un bibliothécaire du nom d'Alfredo Belletti, également directeur du Fusignano Calcio, a demandé au jeune Arrigo de venir dépanner pour sauver le club de la relégation.
Fort de cette première expérience, il poursuit son apprentissage à Cesena puis Rimini, avant de débarquer à Parme (Serie B) et d'imposer ses idées dans l'élite du foot italien. Mais c'est au Milan AC qu'il va révolutionner le jeu.
Partisan d’un seul système, le 4-4-2, il se sépare de la défense à trois et du libéro pour installer une ligne défensive de quatre avec Franco Baresi en capitaine et taulier. C'est sous les ordres de Sacchi que naîtra le «Grand Milan», la meilleure équipe d’Europe au tournant des années 1990.
Avant de devenir le sélectionneur ayant disputé le plus grand nombre de phases finales de la Coupe du monde (6), bien avant d'emmener son pays au sommet lors du Mondial 94, le Brésilien était un simple professeur de sport diplômé en éducation physique et sportive à Rio de Janeiro en 1966!
Parreira a débuté sa carrière dans le football en tant que préparateur physique du club de São Cristóvão. Et c'est en 1968 au Ghana, dans le cadre d’un programme d’échange avec le Brésil, qu'il réalise ses premiers miracles à la tête d'une équipe (SC Asante Kotoko) puis d'une nation (le Ghana). Un entraîneur était né.
Le Portugais n'a jamais rêvé de devenir footballeur. «Je n'étais pas talentueux», dit-il simplement quand on lui pose la question. Son arrivée dans le football, Villas-Boas, issu d'une famille bourgeoise proche du FC Porto, la doit à une rencontre décisive en 1994. Il a seize ans. Et raconte:
«AVB» sera engagé plus tard comme observateur des adversaires du FC Porto, et c'est sous les conseils de son mentor britannique qu'il va commencer sa formation d'entraîneur. Il entrera d'ailleurs lui aussi dans l'histoire de Porto en réalisant le triplé championnat, Coupe et Ligue Europa en 2011.
Le technicien français, icône des Reds de Liverpool, est resté célèbre pour une formule qui permet de franchir les
haies préjugés:
Fils de boucher, Gérard Houiller n’a pas disputé un seul match de football chez les pros. Il était même professeur d’anglais à ses débuts au Touquet en 1973, où il a été entraîneur-joueur puis entraîneur tout court. «Il s’est servi de sa science tactique et de sa faculté à bien cerner les hommes pour tracer son sillon», retrace le quotidien La Libre Belgique, dans un portrait en forme d'hommage à un grand autodidacte.
La Cour fédérale australienne a rejeté l'appel de Novak Djokovic contre le retrait de son visa. Le Serbe de 34 ans sera expulsé et devra payer les frais de la procédure judiciaire. C'est ce qu'ont décidé le juge en chef James Allsop et les juges Anthony Besank et David O'Callaghan dimanche à 17 heures à Melbourne (aux alentours de 8h en Suisse).