Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06920.jsonl.gz/1643

Un sondage réalisé sur mandat de l'OFSP en 2009 a montré que les soins palliatifs font l’unanimité au sein de la population suisse. Plus de 90 % des personnes interrogées estiment que de tels soins sont nécessaires. Trois quarts envisagent d’y recourir un jour.
Afin de connaître l'opinion de la population et son niveau de connaissances en la matière, l'institut de recherche GfK a mené, sur mandat de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), une enquête représentative auprès de personnes âgées de plus de 15 ans. Pour 91 % des personnes interrogées, les soins palliatifs doivent être dispensés à toutes les personnes gravement malades et mourantes. S'ils étaient eux-mêmes atteints d'une maladie incurable, 77 % des participants à l'enquête souhaiteraient avoir accès à ce type de soins.
Une notion moins répandue en Suisse alémanique
La moitié à peine des personnes interrogées a déjà entendu parler des soins palliatifs. Il existe toutefois de grandes différences selon les régions : 78 % des habitants de l'Arc lémanique ont admis avoir entendu parler de cette notion au moins une fois, alors qu'ils ne sont plus que deux tiers au Tessin et un tiers en Suisse alémanique. Les femmes connaissent mieux cette notion que les hommes, et les 15 à 24 ans sont clairement moins bien informés que les autres groupes d'âge. Le niveau de formation joue également un rôle essentiel : plus il est élevé, plus le concept de « soins palliatifs » est connu. Seule la moitié des personnes interrogées sait à qui s'adresser pour recevoir des informations en matière de soins palliatifs. La plupart d'entre elles s'adresserait en premier lieu à leur médecin de famille.
Une majorité des gens souhaite mourir à domicile
Selon l'Office fédéral de la statistique (OFS), la plupart des personnes en Suisse décèdent dans une maison de retraite ou un EMS. Les décès à l'hôpital viennent en deuxième position, suivis par les décès à domicile ou dans un autre lieu. Les souhaits des personnes interrogées sont cependant nettement différents : trois quarts d'entre elles aimeraient mourir chez elles, les femmes étant plus nombreuses que les hommes. Une statistique de la ville de Zurich montre que la réalité est différente : grâce à la présence d'une compagne généralement plus jeune, les hommes âgés décèdent fréquemment à domicile. A l'opposé, les femmes passent les dernières années de leur vie le plus souvent sans partenaire, dans une maison de retraite ou un EMS.
Dokumente
Dernière modification 17.07.2018