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La réclamation des Blancs-Manteaux. 1778, présente le reste des sermons Après la mort de l'abbé Lequeux, et uue partie des lettres. L'éditeur arrivée à cette époque ., D. Déso- avait préparé les trois suivants qui ris fut chargé de continuer l'edi- complètent les lettres, et le tome vil, tion des OEuvres de Bossuet, 2". partie , contenant les panegyricommencée par cet abbé. Dès ce mo- ques, ouvrage qui n'avait jamais été ment, il se livra entièrement à cet- publié, lorsque la révolution vint inte vaste entreprise : voyages , cor- terrompre son travail. Ces quatre respondances , recherches dans les volumes auxquels il n'avait pas endépôts publics et particuliers, pour core mis la dernière main , ont été rassembler tout ce qui pouvait con- pnbliés par le libraire Lamy (1), sans tribuer à rendre la nouvelle édition tables ni prefaces , quoiqu'il eût entre digne du grand homme qui en était les mains les tables des treizième l'objet, rien ne fut neglige. Ces peines et quatorzième volumes toutes dresfurcat couronnées par la découverte sées par M. de Silvy. L'assemblée du de la belle collection des scrmons; clergé, inécontente de quelques notes d'une foule de lettres précicuses ; de qui ne lui parurent pas analogues à celte Bible de Vitré sur laquele l'abbé l'opinion dominante sur les affaires du Fleury écrivait, sous la dictée de Bos- jansenisme, chargea ses commissaires suet, ces notes savantes qui devaient d'en porter des plaintes au garde-desfaire la base des commentaires du pré- sceaux. Ce magistrat, après avoir lat sur l'Ecriture - Sainte. Dès 1969, entendu l'éditeur, considerant d'ailD. Deforis publia le prospectus où leurs que les plaintes n'étaient point il annonçait un changement dans l'or- motivées, et que rien n'avait clė imdre adopté par son prédécesseur, primé sans l'attache des censeurs, pour se conformer à celui qui avait l'un syndic de la faculté de theologie, été suivi par lous les éditeurs des SS. l'autre ex-professeur de Sorbonne, pères. La première livraison compo- jugea qu'il n'y avait pas lieu à sussée de six volumes , dont trois renfer. pendre l'édition. On a dit que D. maient les ouvrages de Bossuet sur Defuris avait été interdit de sa foncl'Ecriture - Sainte, et les trois autres tion d'éditeur par ses supérieurs. Ce une portion considérable de ses ser- fuit est dementi par les trois volumes mons, purut en 1772. Les trois pre- gni devaient faire partie de la troimiers avaient été iinprinés par les sième livraison, laquelle n'a été sussoins de M. Lequeux ; l'éditeur y pendue que par la révolution , qui ajonta des prefues et des tables. Il scule a fait éprouver à l'édition de les revit sur les manuscrits dont il Bossuet, le sort de tant d'autres préfut ob igé de renvoyer les vari intes cieuses collections, telles que le Galà la fin de chaque volume. D. de Co- lia christiana , les Conciles des miae, sou collaborateur, aut beau- Gaules , etc. On a reproché avec coup de part aux trois autres. C'est plus de foulement à D. Deloris la lui qui de billia les manu-crils, mit multiplicité et la prolixité de ses apales sermons en ordre, vérifia les ci
la Corte livraison publiée en 1-88, comprend talions vagiles, el retablie des textes entiers de l'Érture et des Pères. La seconde livrison, composée egile. apres !. ), M. Lamy til paraitre les lomas
Xerif, COD1220.la Defense du clergé, en meul de six volumes , domuce en français.
enent les tomes XVI, XVII et I vill, contenant la controverse , qui vient former les tomes IV, Veill, suivant l'abbe Lequrur. Deus ans
Hyses , de ses notes, et surtout de ses de la Collection des historiens de prefaces, dont il avait fait, pour France.
T-D. ainsi dire, son champ de bataille con- DEGAULLE (JEAN-BAPTISTE, tre tous les critiques du grand évêque ingénieur de la marine, professeur de Meaux. Mais telles qu'elles sont, de navigation et correspondant de on y trouve des recherches curieuses, l'institut, né en 1752 à Attigny en des vues excellentes. Quoique D. De- Champagne, servit d'abord sur les furis, dès les premiers jours, se fût vaisseaux de l'état et du commerce. prononcé contre la révolution, cela se trouvant à Louisbourg lorsque n'empêcha pas quelques journalistes cette ville fut prise en 1958, il s'e de le dénoncer au public comme le chappa avec ncuf de ses camarades à père de la fameuse constitution civile l'instant où elle ouvrait ses portes, du clergé. Il répondit à ses détrac- aborda à Gaspé à l'entrée da fleuse teurs par une lettre de vingt-huit pages St. Laurent, et après des fatigues isin-8°., adressée au rédacteur de la croyables arriva en septembre à QuéGazette de Paris, et la calonnie n’osa bec avec deux d'entre eux, ayant fait plus élever la voix. D. Deforis ne cent lieues au milieu d'une contree tarda
pas à sceller de son sang la sauvage. Ses infirmités le forcèrent de profession de foi qu'elle conteuait. Il quitter la mer en 1566. Il enseigna fut traduit devant le comité révolu- l'hydrographie au Havre, puis à Hostionnaire de sa section , et transféré fleur, où il mourut le 13 avril 1810. successivement à la Force, à la Con- Sans cesse occupé de tout ce qui lesciergerie, au Luxembourg. Dans tou- dait au bien de la navigation, il istes ces prisons , son zèle ne l'aban- venta plusieurs instruments nautidonna jamais ; il ne cessa d'exhorter, ques, et publia diverses cartes made soutenir par toutes les ressources rines estimées, entre autres celles de de son ministère, ceux qui s'y trou- la Manche, des côtes de Honfleur á vaient détenus. Le 25 juin 1994, il Dieppe, de l'embouchure de la Seine, monta sur la fatale charette avec plu- etc., et joignit à quelques-unes des sieurs femmes qu'il encouragea jus- instructions sur les maneuvres à faire qu'au lieu du supplice , à la barrière du par les navires daus les many es Trône. Arrivé au pied de l'échafaud, iemps. Il fit paraître des Mémoires : il demanda et obtint d'être exécuté lé I. sur les travaux des ports du Hadernier, afin de pouvoir exhorter tou-vre, de Dieppe, etc., in-4.; II. tes les victimes qui devaient être sa- une Instruction détaillée sur la macrisiees avec lui. D. Déforis etait un nière de faire la verification des religieux zélé pour le maintien de la boussoles, 1803, in-8°.; III. Consrègle qu'il avait fait veu d'observer. truction et usage du sillomètre , On lui a reproché quelque exagera- 12; IV. Nouveau Moyen de mesution dans ses opinions, et trop de rer la hauteur du soleil avec l'ocvivacité dans la manière de les dé- tant sans voir l'horizon, in - 12. On fendre. Ses écrits sont souvent diffus, lui doit aussi l'établissement de petits ce qui vient de la précipitation avec phares sur la jetée du Havre et sur Jaquelle il les composait; mais ils sont celle de Honfleur, ce qui a évite les en général solides et pleins d'érudi- naufrages, autrefois si fréquents à l'ention. Cette notice est rédigée d'après trée de ces deux ports. Degaulle enma mémoire du savant continuateur tretiut à ses frais, pendant les deux
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premiers mois, les deux petit sphares 1693, il fut traite avec les plus grands de Honfleur.
E-s. égards, et conduit avec une sauveDEGEER. Voy. GEER.
garde à l'armée d'Empire. Il mourut DEGENFELD (Curistophe Mar- à Venise en 1710, à l'âge de quatreTIN, baron de), fit dès sa jeunesse la vingt-un ans.
E-S. guerre en Allemagne, en Hougrie et DEGENFELD (MARIE-SUSANNE, en Bohême sous Wallenstein et Tilly. baronne de), maîtresse de CharlesIl entra ensuite au service de Gustave. Louis, électeur palatin, née dans le Adolphe, et délit en 1653 les Impé- commencement du 17€. siècle, fut riaux qui assiégeaient Dillingen. Trois d'abord dame d'honneur de la prinans après, il amenait des troupes à cesse Charlotte, qui avait aliéné le Louis XIII, lorsqu'il fut surpris et cæur de l'électeur, son époux, par battu par Jean de Werth. Les preuves son humeur hautaine. Ce prince s'atde fidelité qu'il donna ensuite à la lacha à la baronne de Degenfeld , qui France engagèrent Louis XIII à le joignait à une rare beauté, une vivanommer lieutenant-général de la ca- cité d'esprit piquante et des talents valeric allemande. Degenfeld se trouva rares. Elle répondaii en latin aux leten celle qualité au siege d'Ivoi en 1639. tres que l'électeur lui écrivait dans la Il se brouilla avec les généraux fran. même langue. L'électrice voulut arrêter çais et voulut se retirer; mais le roi cette intrigue dans les commencements; l'apaisa, et créa pour lui la charge de mais par sa hauteur elle perdit tout-àcolonel-général des troupes etrange- fait l'affection de son époux qui, in res, que personne n'a ensuite occupée. jour, aila jusqu'à lui donner un soufCependant il passa au service des Vé- flet en présence d'une nombreusecomnitiens en 1643, battit les troupes du pagnie. Après cet éclat, il se separa pape, et se distingua contre les Turks d'elle, et vint à Schwetzingen , où il en Dalmatie et en Albanie. La répu- épousa publiquement, cn 1657, la blique lui présenta une chaîne d'or baronne de Degenfeld. Heilan, miniset une médaille avec cette inscription: tre protestant à Heidelberg, ne craiDalmatia strenuè tutata. Des dis- gnit point de lui donner la bénédiction cussions qu'il eut avec le général Léo- nuptiale. Un jour l'electrice vint avec nardo Foscolo lui firent quitter les ses trois enfants se jeter aux pieds de Vénitiens. Il mourut dans ses terres son époux. La baronue de Degenfeld en Souabe, en 1653. — Ferdinand élant accourue , la princesse montra DEGENFELD, son fils, après s'être dis- un pistolet qu'elle voulut tirer sur sa tingué en France par son adresse à rivale; mais le comte de Hohenlohe le tous les exercices du corps, oblint lui arracha des mains. L'él cteur doni. uue compagnie au service de Venise, na à la baronne de Degenfeld le titre et perdit la vue à l'âge de dix-huit de raugrave, qui, avec le consenicans, par un coup de feu. La républi- ment des princes de la maison electoque lui accorda une pension conside- rale, a passé sur les quatorze enfants rable. Il fut ensuite , quoiqu'aveugle, qui furent les fruits de cette union. conseiller intime de quatre electeurs Elle mourut en couches le 18 mars palatins successivement, et envoyé 1677, et fut inhumée avec une pompe plusieurs fois à Guillaume, prince d'O- extraordinaire à Manhein. L'électeur range, depuis roi d'Angleterre. Pris fit frapper une medaille en son hondaus Heidelberg par les Français en neur,
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DEGNER (JEAN-HARTMANN), mé de dysenteria bilioso - contagiosa decin allemand , naquit en 1687 à quæ 1736 Neomagi et in vicinis Schweinfurt , où son père , juriscon- ei pagis epidemicè grassata fuit, sulte distingué, remplissait les fonc- etc., Utrecht, 1958, in-8". ; ibid., tions de sénateur. Celui-ci, désirant 1754 , in-8'. Cette nouvelle édition que son fils embrassât également la d’une monographie justement estimée carrière du barreau , l'envoya en contient des augmentations importa1906 à l'université de Halle; et pen- tes. III. Description abrégée des dant trois années, le jeune Degner s'y eaux minérales d'Ubbergen, Nlivra , par obéissance, à l'étude des mègue, 1745, in-8°. ( en hollandais), lois. Rappelé à Schweinfurt , par la Deguer a publié quelques mémoires mort de son père , il se rendit bientôt dans divers recueils periodiques. I après à Berlenbourg, où il reçut des est mort le 6 novembre 1956. C. leçons de médecine du célèbre Jean DEGUIGNES. Voy. GUIGNES. Junker, qui lui inspira en même DEHEEM (JEAN-David, peintre, lemps le goût de la chimie, dans la- né à Utrecht vers 1604, excella i quelle il a prouvé depuis des connais- peindre des fleurs, des fruits, des sances très étendues. Degner termina vases d'or et d'argent, des instrule cours de ses études médicales à ments de musique, des tapis de TurUtrecht; sa dissertation inaugurale, kie, ainsi qu'avait fait son père Dasoutenue en 1717, eut pour objet la vid Deheem, qu'il surpassa de beaufièvre pétéchiale compliquée. Revêtu coup, quoique son élève. Sestablezni du doctoral , il alla pratiquer la mé- soni harmonieux, la touche de son decine, d'abord à Eberfeld , et l'an- pinceau est légère, et rend parkitenée suivante à Nimègue. Les succès ment le caractère des fleurs et celui qu'il obtint dans cette ville lui méri- des insectes qui s'y attachent. Il avait tèrent l'estime et la confiance généra- surtout le talent d'imiter la transpales , dont il reçut le témoigwage le plus rence et les luisants du crystal, d'une
flatteur par sa promotion au rang manière à produire la plus grande d'archiâtre et de sénateur. Les ou- illusion. Deheem mourut à Alivers vrages de ce médecin sont peu nom- en 1674 , âgé de près de soixantebreux, mais ils portent essentielle- dix ans. Il avait formé plusieurs elères ment le cachet de l'utilité : 1. Disser- très habiles , entre autres Abraham tatio physica de turfis, sistens his- Mignon, Henri Schoock, et ses deus toriam naturalem cespitum com- fils, dont l'un, Corneille Debeem, bustibilium qui in multis Europe marcha avec succès sur les traces de regionibus et præcipuè in Hollandid son père.
A-5. reperiuntur ac ligni loco usurpan- DEHNE (JEAN - CHRÉTIEN - Cor. tur, Utrecht, 1729, in-8". Cet excel- RAD !, medecin - physicien de Sclia. lent opuscule a été traduit en alle- ningen, dans la principauté de Wolmand, d'abord par Domandres , sous fenbuttel, vaquit à Celle, et mourut ce titre : Découverte d'une nouvelle en 1791. Les deux principaus 00mine d'or pour l'Allemagne, Franc- vrages de ce médecin laborieus sont fort, 1731, in-8'.; puis en 1760, écrits en allemand, er intitulés : I. Es. sous ce titre plus simple et plus exact: sai d'un traite complet sur la teinExamen physique et chimique de ture acre d'antimoine et ses grandes la tourbe , etc. II. Historia medica proprietes médicales, ainsi que la manière de préparer des teintures une correspondance suivie, lui dut des semblables avec d'autres métaux, lumières importantes, et le cabinet Helmstadt, 1779, in-8'; ibid., 1784, imperial de Vienne, beaucoup d'anin-8°.; 11. Essai d'un traité com- ciennes monnaies rares. Dei mit en plet du proscarabée, et de son em- ordre la plupart des archives de Floploi dans la rage et l'hydrophobie, rence et forma les arbresgénéalogiques avec des observations sur la nature de plusieurs familles illustres. Parmi de ces maladies , leur propriété ceux qui lui firent le plus d'honneur, contagieuse et leur traitement, Leip- est celui de la maison ducale des Mézig, 1788, 2 vol. in-8o. Ou sera sur- dicis qui fut imprimé en 1761. G-N. pris de voir près de mille pages con- DEIDIER (Antoine), fils d'un sacrées à un insecte auquel on a sup- chirurgien de Montpellier , etudia la . posé, bien gratuitement, la vertu an- médecine à la célèbre université de Li-rabieune. Il est vrai que le très pro- cette ville, obtint le doctorat en 1691, lixe auleur, peu fidèle au titre de son et la chaire de chimie en 1696. Enlivre, a, pour ainsi dire, noyé l'his- voyé à Marseille avec Chicoyneau, toire du proscarabée ( Meloe prosca- pour secourir les habitants affligés de rabæus et majalis de Linne), dans la peste, en 1720, il partagea le zèle celle de ia rage, en sorte que l'acces. et l'erreur de son collégne (Voy. soire est devenu le principal. Au res- CHiCoYNEAU). Son dévouement ne te, la précision et la méthode ne resta point sans récompense. Le roi sont pas les seules qualités qui inan- lui accorda diverses faveurs , et, enqueni à son style. Dehne a publié tre autres, le cordon de St.-Michel. dans divers journaux de chimic une La société royale de Londres le reçut foule de méinoires, parmi lesquels on parmi ses membres. Après avoir propeut distinguer les suivants : Expé. fessé pendant trente-cinq années, il riences faites avec la gomme rési- se retira , en 1732 , à Marseille, où ne de Gayac; Sur l’union du zinc il exerça l'emploi de médecin des gaavec le soufre; Procedés pour ex- lères, jusqu'à sa mort, arrivée le 30 traire une grande quantité d'huile avril 1740. Deidier a prodigieusede quelques semences végétales, ment écrit , et la plupart de ses ouainsi que des æufs de poule. C. vrages contiennent des idées para
DEI(JEAN-BAPTISTE), généalogiste dosales, des hypothèses inadmisside Toscaue, mort à Florence le 15 fé- ble:. Au lieu d'accumuler ici tous les vrier 1789, y était né en 1702. Il y uitres de ces productions trop multifut directeur de l'archivio segreto du pliées, il sera beaucoup plus conveprince Ferdinand , réuni aux archives wable de faire un choix raisonné: 1. du graud-Juc, sous le titre de segre- Physiologia, tribus dissertationibus taria vecchia , dans lesquelles on comprehensa , Montpellier , 1099, conserve spécialement les mémoires in-8°.; ibid., 1708, in-3o.; II. Parelatifs aux familles florentines et mê thologia, Montpellier, 1710, in-8".; me toscanes en général. Non seule- lil. Institutiones medicinæ theorement Dei était versé dans les sciences tice , physiologiam el pathologiam hérallique et généalogique, mais il était complectentes , Montpellier, 1916, encore fort instruit dans l'histoire de in-12; Paris, 1731, iu 12 ; traduites sa patrie. L'antiquaire de l'empereur en français, Paris, 1935, in-12. François 1'., avec lequel il entretint Dans ce livre, plein d'opinions bi