Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07010.jsonl.gz/91

Georges Duroy, dit Bel-Ami, est un jeune homme au physique avantageux. Le hasard d'une rencontre le met sur la voie de l'ascension sociale. Malgré sa vulgarité et son ignorance, cet arriviste parvient au sommet par l'intermédiaire de ses maîtresses et du journalisme. Cinq héroïnes vont tour à tour l'initier aux mystères du métier, aux secrets de la mondanité et lui assurer la réussite qu'il espère. Dans cette société parisienne en pleine expansion capitaliste et coloniale, que Maupassant dénonce avec force parce qu'il la connaît bien, les femmes éduquent, conseillent, oeuvrent dans l'ombre. La presse, la politique, la finance s'entremêlent. Mais derrière les combines politiques et financières, l'érotisme intéressé, la mort est là qui veille, et avec elle, l'angoisse que chacun porte au fond de lui-même.
À onze ans, Gael Foess a hâte d'être adulte. Elle prend soin de son petit frère sujet à des crises d'épilepsie nombreuses, apprend à conduire en cachette et envie la liberté de ses parents. Carriéristes, ils inculquent à leurs enfants l'idée que la réussite est essentielle. Lorsque le krach boursier de 2008 ruine sa famille quelques années plus tard, Gael comprend à quel point les idéaux et les ambitions peuvent être compromis. Décidée à subvenir aux besoins des siens, la jeune femme quitte son Irlande natale pour Londres et New York, où elle fréquente les galeries d'art. Car son frère a des visions lors de ses crises, qu'il peint sous forme de toiles abstraites - celles-ci pourraient bien être la clef du succès tant désiré. Jusqu'où Gael ira-t-elle pour prouver au monde combien il est facile de retourner le système contre lui ?
Avec Sélection naturelle, Caoilinn Hughes nous livre un roman d'ambition contemporain vif, furieux et électrisant, dans lequel elle décrit des personnages à la dérive et un monde où tous les coups semblent être permis pour s'en sortir.
Ecrit il y a plus de vingt-cinq siècles, l'Arthashâstra propose une véritable doctrine de l'État, moderne, bienveillant et efficace. Kautilya, surnommé le Machiavel indien, porteur d'un conservatisme éclairé y défend autant le bien-être du peuple que l'autorité de son Roi.
De cet immense traité, Jean-Joseph Boillot a extrait, traduit et adapté les grands principes de la bonne gouvernance. Parfaitement intemporelles, les questions qu'il aborde sont parfois même d'une étonnante actualité. Comment choisir ses ministres et mettre à l'épreuve leur moralité ? Comment assurer la sécurité des biens et des personnes ? Quel soin porter aux finances publiques et en prévenir les détournements ? Quelle place accorder à la justice ? Qu'est-ce que la souveraineté de l'État ?
Alors que les grandes démocraties occidentales souffrent d'une profonde crise de gouvernance, que leurs dirigeants et leurs programmes ne sont plus capables d'enrayer la montée des populismes, le citoyen trouvera peut-être un peu de réconfort et le politique un peu d'inspiration à la lecture de l'un des plus grands traités de l'Inde ancienne.
À en croire le nombre de poètes contemporains, il serait tentant de penser que nous vivons un âge d'or de la poésie. Évidemment, il n'en est rien. Dona Gioia pose ici un regard acerbe sur la moindre exigence esthétique des poètes d'aujourd'hui. Cette crise de la poésie est symptomatique d'une époque obnubilée par le paraître, au détriment des charmes de l'anonymat. L'ambition d'être publié n'est-elle pas finalement le plus grand obstacle à la libre création poétique ? Quoi de moins poétique que la course à la notoriété ?
Sans pour autant sacraliser les icônes du passé, Dana Gioia constate surtout l'absence de projet esthétique profond et novateur chez les poètes d'aujourd'hui. Publié dans les années 1990, cet essai n'a rien perdu ni de son actualité, ni de sa force provocatrice.
Dana Gioia est un écrivain et poète américain, né en 1950. Après avoir étudié à la Stanford Business School, il travaille dans l'agroalimentaire, et occupera le poste de vice-président de la General food corporation. Lorsqu'il publie Can Poetry Matter ?dans le journal The Atlantic en 1991, il gagne une renommée mondiale. En 1992, il quitte le monde des affaires pour se consacrer exclusivement à l'écriture, en tant que poète et critique littéraire.
« J'ai trop de sang sur les mains. Je suis un chien enragé qui ne sait que mordre, et j'ai toujours eu les coudées franches. »Dans les pires moments, Shôgo Kanetaka doute de pouvoir retrouver son ancienne vie de policier. Afin d'infiltrer un important gang, il a dû changer de nom et de visage. Ses traits portent les stigmates de ces quatre années au coeur de la pègre. Son regard a pris la froideur acérée de celui qui a du sang sur les mains. Son dernier « travail » l'a obligé à pister un truand renégat sur l'île tropicale d'Okinawa et à l'éliminer. Mis à part son supérieur direct à l'Antigang, ses anciens collègues ignorent qu'il est passé de l'autre côté. Et pour cause, la méthode est totalement illégale. Si Kanetaka a appris une chose, c'est que les yakuzas sont rois en matière de collecte d'informations. Plus le temps passe et plus son identité risque d'être révélée. Confronté au plus puissant caïd de Tokyo, réussira-t-il à mener sa mission à bien ?Publié au Japon en 2017, Les Chiens de l'enfer a été salué par la critique pour son approche novatrice du personnage du policier. Akio Fukamachi a écrit lui-même l'adaptation en manga. Influencé à ses débuts par James Ellroy, le romancier s'est nourri de films cultes tels qu'Infernal Affairs de Lau et Mak ou Apocalypse Now de Coppola pour donner chair à son personnage meurtri et tiraillé entre deux mondes.
Akio Fukamachi, auteur de plus d'une vingtaine de romans noirs, est né dans la préfecture de Yamagata en 1975. Il travaille dans l'industrie pharmaceutique avant de se lancer dans l'écriture. Il vit de sa plume depuis 2008. Les Chiens de l'enfer a été publié au Japon en 2017. Fukamachi a écrit lui-même l'adaptation en manga. Il est aussi critique de cinéma et de mangas.
Des documents enfouis dans un fauteuil pendant soixante-dix ans peuvent transformer un historien en détective, a fortiori s'ils sont estampillés de la croix gammée. Le nazisme est un sujet que Daniel Lee connaît bien, pourtant le nom du propriétaire de ces papiers lui est inconnu. Lorsqu'il décide de retracer son itinéraire, il découvre qu'il s'agit d'un officier SS qui, dans les années 1930, a exercé comme juriste à l'hôtel Silber, quartier général de la Gestapo à Stuttgart. Au fil des recherches, l'univers familial de l'inconnu s'esquisse: la branche paternelle qui a vécu pendant plusieurs générations à La Nouvelle- Orléans dans un climat de haine raciale, les parents qui ont reconstitué à Stuttgart une villa digne de la Louisiane, la femme déclarée «apte» au mariage par la SS et les deux filles qui ignorent tout du passé de leur père. Peu à peu se dessine le parcours de l'officier qui a sillonné la France et ensuite l'Ukraine au sein de la Wehrmacht. Son rôle et sa responsabilité dans la machine criminelle du Troisième Reich se précisent dans cette étonnante chronique du quotidien d'un «nazi ordinaire». Une quête acharnée de la vérité qui est aussi un puissant révélateur des non-dits et des silences familiaux du narrateur.
" Un conteur de la trempe d'Alexandre Dumas. " The Washington Post
Né en 1919, Harry Clifton n'a jamais connu son père, un docker mort en héros à la guerre selon la légende familiale. Mais le garçon ne tarde pas à sentir que des zones d'ombre entourent sa disparition, même si sa mère, Maisie, fait tout ce qui est en son pouvoir pour cacher son secret et donner à Harry le meilleur avenir possible.
Grâce à une voix et à une intelligence exceptionnelles, Harry réussit ainsi à gravir les échelons de la société jusqu'à être admis à Oxford et se fiancer à une jeune fille de bonne famille. Mais le père de celle-ci, Hugo Barrington, s'oppose alors à leur union : quelles sont ses véritables raisons ? Quel lien unit les familles Clifton et Barrington ?
Le jour du mariage, la vérité éclate, forçant Harry à fuir...
Des docks du Bristol d'après-guerre aux navires marchands pris dans les feux de la Seconde Guerre mondiale, une épopée peuplée d'une galerie de personnages hauts en couleur et portée par un héros flamboyant, qui vous accroche jusqu'à la dernière page.
Par l'auteur aux 270 millions de fans, " un conteur de la trempe d'Alexandre Dumas ", The Washington Post
Londres, 1945. Qui héritera de la fortune de Hugo Barrington ? Sir Giles Barrington, son fils légitime, ou Harry Clifton, probable bâtard né juste avant Giles, déjà père de l'enfant d'Emma Barrington ? Une décision qui va déterminer les destins de cette génération de façon irréversible...
Tandis que Harry retourne aux États-Unis pour promouvoir son dernier best-seller, Giles se retrouve pris au piège de haines de longue date dans sa lutte pour le pouvoir à Londres.
Mais c'est Sebastian, représentant de la nouvelle génération des Clifton, le fils de Harry et d'Emma, qui va finalement faire basculer la carrière politique de son oncle Giles une décennie plus tard.
Secrets trop longtemps enfouis, vengeances longuement méditées, amours enfin possibles ou alliances intéressées, une saga époustouflante portée par des personnages inoubliables.
Un jeu peut-il faire basculer la vie d'une femme ? Difficile de le croire. Dans l'île de Naxos, les joueurs de trictrac sont légion, mais jamais aucune femme n'a approché les pions noirs et blancs. Quant à ceux d'un échiquier, n'y pensez même pas! Cependant, pour Eleni, prise dans une vie sans aspérités et sans folie, le plus vieux jeu du monde sera le début d'une aventure qui la mènera jusqu'à l'émancipation.
Ne vous y trompez pas : Berner Lerner est lui-même poète ! Et le prouve dans ce récit aux allures de manifeste. Plein d'esprit et engagé, Lerner défend l'idéal de la poésie : non nécessairement politique, essentiellement personnelle et capable de s'adresser à quiconque. D'où son désir de mettre à plat, avec brio et un humour constant, les contradictions qui entourent cet art et, surtout, sa réception. Les anecdotes sont légion, les références, capitales. Car, entre l'idéal poétique et la réalité du vers reporté sur la page blanche, difficile de se départir de sa part d'humanité. Goguenard, tendre et intraitable, Lerner invite le lecteur à prendre parti, à se rebiffer contre le regard interrogateur des uns et les critiques des autres. À bas ceux qui méprisent la poésie et les poètes !
Né en 1979 à Topeka dans le Kansas, Ben Lerner enseigne la littérature au Brooklyn College. Il est l'auteur de recueils de poèmes et de deux romans, parus en français chez l'Olivier : Au départ d'Arocha (qui lui a valu aux États-Unis le Believer Book Award) et 10 : 04.
Emma est la remplaçante idéale pour occuper le poste de Carrie pendant son congé maternité. La jeune femme se rend très vite indispensable auprès d'Adrian, le mari de Carrie... Un peu trop, d'ailleurs. Très vite, il apparaît qu'Emma a une idée derrière la tête... Le nouveau suspense psychologique de Michelle Frances, auteure de La Petite Amie.
UN CONGÉ MATERNITÉ À HAUTS RISQUES... Productrice à succès, Carrie a un job on ne peut plus stressant. Et les responsabilités qui vont avec. Elle et son mari Adrian, scénariste en vogue, avaient décidé qu'ils ne voulaient pas d'en- fants. Or, à 42 ans, Carrie est enceinte. Elle est aux anges, mais cela semble contrarier Adrian, acca- paré par l'écriture d'une nouvelle série. Et, dans cet univers hautement compétitif qu'est la télévision, Carrie regarde avec inquiétude son congé maternité approcher. UNE REMPLAÇANTE PARFAITE. TROP ? Emma est recrutée pour remplacer Carrie pendant son absence. Vive, talentueuse et... ambitieuse, la jeune femme se rend bien vite indispensable. Surtout aux yeux d'Adrian. Carrie commence alors à douter. Pourquoi son mari passe-t-il de plus en plus de temps avec elle dans leur maison de campagne ? Emma a-t-elle une idée derrière la tête? Veut-elle prendre la place de Carrie ? Ou plus encore ? Michelle Frances travaille depuis quinze ans dans le développement de fictions télévisées. Productrice et scénarite, elle est l'auteure de La Petite Amie (L'Archipel, 2018), premier suspense vendu à plus de 250 000 exemplaires en Grande-Bretagne.
Lorsque Nopporn accroche une aquarelle du Mont Mitaké dans son bureau, sa femme s'en étonne : elle est de facture si ordinaire. Pourtant, il aime la contempler: il était alors étudiant au Japon lorsqu'un haut dignitaire du Siam est arrivé à Tokyo avec sa jeune épouse, la princesse Kîrati. Nopporn doit veiller à ce qu'elle ne s'ennuie pas. Bien que de quinze ans son aînée, elle le fascine par sa beauté, sa grâce et sa maturité résignée. Nourri d'honnêtes intentions, il ne voit pas monter en lui les sentiments et le désir. La princesse le met en garde sans l'éloigner pour autant. L'aimerait-t-elle retour ?
Sur le mont Mitaké, adapté deux fois au cinéma, est un des grands classiques de la littérature thaïe. Écrit en 1937, il mêle avec maestria éléments romantiques et réalistes.
Sîbourapâ, nom de plume de Kulap Saipradit (1905-1974) est un intellectuel et romancier thaïlandais très engagé dans la lutte pour la justice sociale, et contre la censure. Avec sa femme, il traduisit de nombreux auteurs étrangers comme Austen, Tchekhov, Gorki. Sur le Mont Mitaké reste son chef-d'oeuvre, toujours étudié en Thaïlande et considéré aujourd'hui comme un des vingt plus grands romans de la littérature thaïe.
Victoria n'a jamais oublié sa rencontre, à l'âge de neuf ans, avec une riche famille blanche, les Staveney. Ce souvenir entêtant la poussera, des années plus tard, à entamer une liaison avec leur fils, Thomas.De cette histoire naîtra Mary, petite fille à la peau claire et au sourire radieux. En adoration devant l'enfant, les Staveney proposent de l'accueillir chez eux de plus en plus souvent. Victoria, toute à la réalisation de la chance que représenterait une telle éducation pour sa fille, n'imagine pas quelles conséquences aura sa décision.La grande dame des lettres anglaises revient sur ses thèmes de prédilection : le racisme, l'hypocrisie, l'ambition. Un regard sans concession et d'une incroyable modernité sur notre époque.
Acculé par la misère et brûlant d'ambition, un jeune homme accepte le pacte que lui propose une entremetteuse : qu'il épouse Flavie Danvilliers, reconnaisse l'enfant illégitime qu'elle porte, et l'argent de cette fille de baron est à lui ! Pour prix de sa fortune, il doit aussi s'engager à ne jamais avoir de relation amoureuse avec elle. Mais, au terme d'une ascension sociale fulgurante, Nantas éprouve le plus grand désarroi. Que peut la réussite matérielle au bonheur d'un homme, face à la toute-puissance de l'amour ?
Dans « Madame Neigeon », un jeune noble de province se laisse bercer par la promesse d'un adultère avec l'épouse d'un sous-secrétaire d'État.
Ici, ce sont les femmes qui, loin des arcanes du pouvoir, trament le fil des fortunes et des carrières...
Lukas Bärfuss va dans sa ville natale pour donner une conférence sur un grand poète allemand, Kleist, dont la fin choisie nous est connue. Il y retournera quelques mois plus tard après le suicide de son frère.
Comment expliquer un tel acte et le silence qui l'entoure ? Bärfuss cherche des réponses aux questions que son frère lui a laissées. Il passe de l'incompréhension à la colère, puis à la culpabilité, à la recherche de motivations et de points de comparaison dans l'histoire et dans la littérature.
En se souvenant du surnom de son frère à l'adolescence, il part à la découverte du koala et de l'histoire tragique de l'Australie, comme si un nom pouvait influencer un destin. Tout en sondant l'insondable, il décrit l'occupation d'un territoire où s'affrontent hommes et nature. Un roman sur la violence, envers soi-même et autrui, qui remet en question notre ambition et notre mode de vie industrieux.
L. F.
Né à Thoune en 1971, Lukas Bärfuss est un écrivain et dramaturge suisse dont les pièces sont jouées dans le monde germanophone et au-delà. Son roman Cent jours, cent nuits sur le génocide au Rwanda a été traduit en douze langues. Bärfuss a obtenu l'équivalent du Goncourt suisse, le Schweizer Buchpreis, pour Koala en 2014.
Qu'avons-nous fait de l'ambition ? Notre tabou. Selon la morale commune, elle suivrait en effet une logique nuisible, car égoïste. Pourtant, dire d'une personne qu'elle est dénuée d'ambition semble bien peu flatteur. L'ambition aurait-elle donc aussi une part lumineuse, liée à une dynamique de réalisation de soi et à un désir d'entreprendre ? Contiendrait-elle un optimisme qui permet d'aller de l'avant et qui en fait une « folie » nécessaire ? Cet essai nous offre la première analyse philosophique, historique, sociale et psychologique du concept d'ambition, en évaluant son puissant pouvoir d'invention. Vincent Cespedes propose une exploration sans concessions des faces sombres de cette « passion au carré », puis démontre l'existence d'une ambition inspirante et humaniste qu'il convient de reconnaître et de trans¬mettre. Par l'observation de nombreuses destinées - savants, artistes, chanteurs, sportifs, écrivains, navigateurs, philosophes, entrepreneurs, politiques -, l'auteur établit la distinction entre une ambition dévastatrice pour soi-même ou pour les autres, et une ambition créatrice, « expressive », qui porte un être et lui donne, par ses projets, une place d'exception.
Il est insupportable et séduisant, narcissique et désinvolte, cynique et candide, déloyal et fidèle, connivent et traître, affectueux et assassin, pervers et écorché vif, grand seigneur sans foi ni loi. Sa liberté est insolente. Son plaisir de la transgression, déroutant. Il fascine, il horripile, il amuse, il charme.
Franz-Olivier Giesbert : la plus grosse bête médiatique française. Successivement directeur du Nouvel Observateur, du Figaro, du Point, animateur à la télévision, présent à la radio, membre de jurys littéraires, essayiste et écrivain, il tient tous les piliers du système médiatico-politico-littéraire. Obsédé du pouvoir, il se vautre dedans pour l'observer, le défier, se mesurer à lui, le détruire.
L'histoire de Franz-Olivier Giesbert est celle de la politique et des élites françaises. Celle d'un carnassier atypique, dont les proies s'appellent Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Villepin ou Hollande. Entre elles, un point commun : qu'elles soient flattées ou délaissées, toutes parlent de leur prédateur avec une passion anormale. Elles veulent lui plaire. Ce livre est l'histoire d'une ambition française, d'un Don Juan du pouvoir. Le mystère d'une séduction. Le roman de FOG.
Marie Marron avait toujours été un peu gourde. Par toujours il faut entendre non pas depuis sa naissance, mais depuis ses premiers pas qu'elle avait faits vers l'âge de vingt mois car cette demoiselle, en plus d'être gourde, était aussi remarquablement lente. Et quand Marie ne disait rien, on était à deux doigts de la croire morte. Gustave Machin était un petit être plein de hargne qu'on aurait pu croire tout droit sorti d'une forêt maléfique. Mails il avait quelques qualités qui lui rendaient de grandes services : il était très rapide et il savait parler aux grandes filles un peu gourdes.
Laurent Kropst est élève en maths sup au Lycée Louis-le-Grand. Il doute qu'il existe un monde en dehors des colles de maths, des devoirs de physique et des blagues vaseuses de ses petits camarades.
Au-delà de la dixième place au classement général, il ne connaît plus personne. C'est sa vie, son train-train, son sacerdoce. Jusqu'au jour où il prend une tôle monumentale en mathématiques.
Pour lui, c'est la fin du monde : l'opprobre, la descente aux enfers au classement général, et surtout l'exclusion, la relégation dans un lycée de seconde zone à la fin de l'année.
Il découvre alors qu'on peut changer son destin avec quelques mots et beaucoup de mauvaise foi. Dans la foulée, il rencontre des filles du lycée, des élèves d'hypokhâgne, elles lui font découvrir l'autre moitié du monde. Lui qui ne jurait que par les polynômes de Bernoulli se met à lire Proust et à causer Baudelaire à la cantine. Il se rend compte que s'échiner sur des théorèmes n'est pas la seule façon de parvenir à ses fins ; l'ascenseur social emprunte d'autres voies, qui ne sont pas toutes très nettes peut-être, mais qui sont quelquefois bien plus rapides. Quand on n'est pas issu du sérail, on se doit d'être prêt à tout.
Dans un style alerte et ironique, Emmanuel Arnaud nous livre ici un tableau générationnel, mais aussi une plongée singulière dans les méandres du raisonnement mathématique : son roman est une ode à l'intuition, qui réconcilie la science et la littérature.
Personnage contrasté, souvent incompris, malheureux dans sa carrière militaire, Joseph Bonaparte souffre d'une image particulièrement négative en regard de la légende qui auréole la statue de son frère cadet Napoléon. Et pourtant, l'aîné de l'empereur fut le soutien permanent de son élévation et un pilier du nouveau régime instauré après le coup d'État du 18 Brumaire. Homme politique aux convictions modérées, grandement influencé par les idées des penseurs des Lumières, mais proche également des théories de Germaine de Staël, Joseph, est un personnage incontournable de la vie politique française. Devenu roi de Naples en 1806, puis roi d'Espagne en 1808, il s'attache, sans succès, à allier les principes du système de famille napoléonien à ses propres conceptions du pouvoir. Comme tous les souverains faisant partie intégrante de l'Empire, il ne parvient pas à éviter les tensions avec le maître de l'Europe, et le « meilleur des frères », et se mue peu à peu en un opposant résolu. Cette étude, qui se fonde sur les archives personnelles de Joseph, sa correspondance et des témoignages de contemporains, aborde successivement l'éducation parallèle des deux frères, leur parcours sous la Révolution, l'opposition menée par Joseph dans les premières années de l'Empire, son « laboratoire » napolitain, l'échec espagnol et la tentative d'instaurer dans la Péninsule un régime politique libéral, ainsi que les jours sombres de la Campagne de France. Elle tente également de comprendre l'émergence d'une pensée politique se voulant novatrice, le bonapartisme. Il s'agit moins d'une biographie de Joseph que du portrait de ses relations avec l'homme qu'il prétendait le mieux connaître et partager les traits, Napoléon.
Par ces temps de vide-emploi, que ne ferait-on pas pour décrocher un job ! LA VOIX GRAVE, l'accent abrupt, les mots précis. La visiteuse fixe enfin les yeux marine et détaille l'ourlet des petites oreilles sous les mèches relevées, le modelé de la joue, le double renflement des lèvres, la courbe du cou et la poussée des seins ronds contre le T-shirt. Quelqu'un qui lui ressemble, pour la première fois depuis qu'elle est montée sur le bateau, Jane se sent moins seule. Sa chance tourne, elle sent qu'elle est bien tombée. Sylvette Heurtel nous décrit admirablement l'atmosphère d'une île bretonne. On apprendra in fine les véritables motivations de l'héroïne un peu mystérieuse. L'art de la nouvelle s'exprime excellemment avec une telle chute.
Comment réaliser vos ambitions professionnelles sans diplôme
Votre parcours scolaire fut un échec ? Vous n'avez pas de diplômes universitaires ? Cependant, vous avez toujours cru en votre destinée et osez façonner votre avenir avec pragmatisme et enthousiasme. Cet ouvrage d'auto-coaching offre une approche décomplexée et résolument optimiste de l'autodidaxie : tout est possible. Savoir lire, écrire et compter suffit ! Concis et direct, il vous propose de "faire le point" et offre des pistes afin de décupler vos talents.
Vous aussi, forcez les portes du succès, inspirez-vous des témoignages des self-made-(wo)men célèbres ou méconnus, et créez la vie de vos rêves ! Un vrai message d'encouragement à tous ceux qui ont la fibre entrepreneuriale...
« J'avais pensé qu'en arrivant ici, je pourrais le voir avec les yeux de ses souvenirs, ressusciter la vie qui se cachait dans ceux-ci ; mais tout avait l'air éteint, comme dans l'expectative, en voie de décomposition ou attendant de pouvoir naître. »
Julio Flores a quitté son Costa Rica natal pour faire carrière dans la finance aux États-Unis. S'il daigne appeler de temps en temps ses parents, il a complètement tourné le dos à son passé... jusqu'à ce jour où il apprend que sa soeur est portée disparue en mer, le long des côtes mexicaines. Ce sera le début d'un long processus pour le jeune homme qui, lentement, va sortir du déni que constitue son existence pour se confronter au réel. Renouant avec ses racines, acceptant de porter le poids des souvenirs, il finira par partir sur les traces de Mariana, dans une quête désespérée pour retrouver un semblant d'authenticité.
Un roman sombre et tranchant, tendre et nostalgique, qui dénonce l'hypocrisie, la perte de valeurs et l'oubli.
Daniel Quirós, né en 1979, est un écrivain costaricien. Il vit aujourd'hui en Pennsylvanie (USA), où il enseigne la littérature espagnole à l'université. Il a déjà publié, chez le même éditeur, Été rouge et Pluie des ombres.