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Sous le titre un peu académique de cet inédit, se cache un questionnement d'un grand intérêt sur le statut du texte biblique. Pour la tradition, la Bible, en tant que révélée, ne peut être sujette à la critique. Elle doit être lue à la lettre, à la différence de la critique biblique qui étudie la formation du texte, ses différentes époques, etc. Ces deux courants opposés ne satisfont entièrement l'homme de foi et d'ouverture qu'était André Neher. La complexité de l'hébreu est au coeur de son raisonnement. Les commentaires bibliques sont à leur manière une 'lecture critique' de la Bible, qui en préservent la dimension révélée. Pour Neher, la révélation s'exprime dans la langue et la langue est le coeur d'une lecture critique, confirmant la dimension toujours dialectique du judaïsme.
André Neher (1914-1988) a marqué le judaïsme français du 20e siècle, inaugurant son enseignement universitaire, oeuvrant comme penseur et éducateur, depuis Strasbourg jusqu'à Jérusalem, où il s'installe en 1967. Son oeuvre, qui traite de la prophétie, de l'hébreu, du Maharal de Prague et du silence de Dieu, est un viatique pour ceux qui veulent comprendre le judaïsme, dans ses dimensions, morales, spirituelles et philosophiques. L'éclat lui a consacré un volume en 2011 : Héritages d'André Neher.
L'Evangile selon Thomas fut découvert en 1945 aux environs de Nag Hammadi.
C'est une collection de 114 logia ou "paroles nues" attribuées à Jésus le Vivant.
Cet Evangile fut diversement reçu parla critique, si bien qu'à peine sorti de terre, il fut de nouveau recouvert par le sable mouvant des gloses et des polémiques...
Mais la parole respirait sous la cendre...
II importait d'y retrouver l'étincelle cachée afin d'y réveiller - comme au jour de Pentecôte - le feu de son âme.
Cette nouvelle traduction, suivie de son commentaire, n'a pas d'autre but. Elle est dédiée à tous ceux pour qui Evangile signifie Amour et Connaissance, invitation à la Liberté.
A travers les multiples représentations de Marie, Massimo Cacciari interroge la figure de cette femme qui accepte d'enfanter Dieu et de se soumettre à l'Enfant de Dieu, disant toutes la complexité d'une religion devenue humaine, fondée sur le geste propre de la féminité, mâtiné de miracle et de doute. Marie incarne un aspect bouleversant du christianisme. Une femme met au monde un enfant (in-fans=privé de parole). Une scène vécue par chaque femme devenant mère, mais qui révèle ici l'essence de la divinité. Dans un très grande forme stylistique, Cacciari passe ici de l'étude esthétique de telle ou telle représentation, à la plus pure réflexion théologique et philosophique. En montrant Marie dans sa plus claire béatitude et détermination face au monde, il montre l'invisible et l'indicible.
Massimo Cacciari est né à Venise en 1944. Il a été maire de cette ville de 1993 à 2005. Son oeuvre philosophique est abondante, depuis Krisis (1976) jusqu'à sa plus récente parution : Le travail de l'esprit (2020). En français on peut lire à L'éclat: Drân. Méridiens de la décision dans la pensée contemporaine (1992). Déclinaisons de l'Europe (1994) Le Jésus de Nietzsche (2012) ainsi. que Icônes de la Loi (C. Bourgois 1990), L'Ange nécessaire (C. Bourgois 1988), Le Dieu qui danse (Grasset 2000).
Lors du premier et du second confinement, dans le silence de la vie bénédictine, et pourtant en lien étroit avec ses amis de l'extérieur, François Cassingena-Trévedy a consigné ses réflexions sur une situation qui a plongé le monde dans la sidération.
À bonne distance des controverses politiques, il interroge ici les chrétiens sur le sens de la foi, leur rapport à l'Eucharistie, dans des périodes où ils n'y ont plus accès, la relation au corps et à la sexualité, mais s'adresse aussi à tous les citoyens sur le danger du fanatisme religieux à la lueur des assassinats de l'automne 2020 et sur notre sens du commun.
Ce livre, arraché aux heures sombres que nous traversons, interroge sur ce qui nous anime profondément pour rendre possible en chacun une renaissance intérieure.
Depuis qu'il a fait irruption dans l'espace public occidental, l'islam n'a plus quitté les tribunes de journaux et les plateaux de télévision où il est questionné, scruté et jugé par une armée d'experts. Mais l'a-t-on pour autant bien compris ? Cet ouvrage de vulgarisation intelligente propose un déroulé historique et thématique de la civilisation musulmane : l'avènement de l'islam ? le Coran, le Prophète ? les différentes branches de l'islam ? sunnisme, chiisme, soufisme, wahhabisme? ? la science et les arts, le symbolisme, etc. Aucun aspect du monde musulman n'est mis de côté, car l'auteur a considéré que le tabou ou la censure sont contreproductifs. Sont donc traités avec la même rigueur et le même souci de précision l'art ou la science et certains sujets dérangeants, comme la violence religieuse?
Quelle est la signification symbolique de l'abeille, du bouc, de la croix, de la lettre O ou du chiffre 1 ?
Nous vivons dans un monde rempli de symboles. En art et en littérature, mais aussi en politique, dans les techniques ou dans la publicité, les références symboliques sont nombreuses. Ce petit livre met l'accent sur 200 symboles, classés par ordre alphabétique, qui ont un sens pour nous. Issus de différentes cultures (mythologie, Egypte ancienne, mais aussi tradition chrétienne et païenne, Ancien régime ou France impériale), leur signification est ancrée dans notre inconscient. Fabrizio Vecoli décrypte ces symboles et explique leur origine et leur signification, qui évolue selon les époques. Chacun des symboles est illustré par un dessin au trait.
Depuis ses origines, au début du XVIIIe siècle, la franc-maçonnerie fascine ou intrigue. Réputée discrète, cette société initiatique, présente sur tous les continents, est devenue à la fois un objet de fantasmes et de mystères. A l'heure où refleurissent les théories du complot, le livre de Laurent Kupferman est une oeuvre salutaire. Loin des approximations historiques ou des approches idéologiques, cet ouvrage de vulgarisation intelligente superbement illustré permet enfin de découvrir le vrai visage de la franc-maçonnerie - une fraternité de réflexion et d'échange, centrée sur l'humain, engagée auprès de son prochain -, et d'en comprendre les rituels, les symboles, les valeurs ainsi que son histoire.
Face au djihâdisme meurtrier, les consciences du monde musulman se sont indignées : "pas en mon nom", ont-elles crié pour refuser la confusion entre la barbarie de cet islamisme et la civilisation de l'Islam. Mais cette indignation est-elle suffisante ? Ne faut-il pas aussi que le monde musulman se remette en question ? Qu'il se demande pourquoi le monstre terroriste a choisi de lui voler son visage plutôt qu'un autre ?
La cabale a développé au sein du judaïsme un vaste réseau d'interprétations qui a permis l'édification d'un système accordant place et reconnaissance religieuse aux formes multiples de l'identité sexuelle, à la bisexualité, aux distorsions entre le «sexe des corps» et le «sexe des âmes» et à une économie complexe du désir, dont nos sociétés contemporaines sont également le reflet. C'est ce réseau que Charles Mopsik a exploré, à travers l'étude des écrits de grands cabalistes, tels que Hayyim Vital, Isaac Louria, ou Abraham ben David de Posquières. Ces essais que Charles Mopsik (1956-2003) avait voulu rassembler en volume, suite à son édition du Secret du mariage de David et Bethsabée de R. Joseph Gikatila (L'éclat, 2003), donnent toute la mesure de son génie paradoxal.
Charles Mopsik (1956-2003) a transformé profondément les études juives en France à partir de ses premières traductions des grands textes de la tradition et en particulier celle du Zohar, restée inachevée. Ses ouvrages témoignent d'une oeuvre d'une extraordinaire liberté et richesse d'esprit. Il disparaît prématurément à 46 ans. L'éclat à également publié ses Chemins de la cabale. 25 études sur la mystique juive (2004) et son édition du Secret du mariage de David et Bethsabée de J. Gikatila.
En Chine, les amulettes métalliques constituent un patrimoine historique ancien mais aussi une tradition dont la pratique et les ressorts restent toujours très vivants.
Apparues au début de la dynastie Han, vers 200 av. J.-C., de formes et de fabrications variées, proches des monnaies, les amulettes ont rempli des fonctions essentielles dans la vie quotidienne. Si elles devaient attirer la chance dans la vie personnelle et dans la vie sociale, elles agissaient aussi dans les sphères moins concrètes du mysticisme, de l'exorcisme, des croyances, de la religiosité et de l'ésotérisme. Porteuses d'invitation ou de prières aux entités célestes ou divines, elles transmettent aussi des messages politiques sur le bonheur de la société et la loyauté envers la dynastie. Dans cette synthèse monumentale, abondamment illustrée, relevant à la fois de la numismatique et de l'histoire, François Thierry explique d'une manière précise et systématique les bases culturelles de ces différentes amulettes et décrit comment ces fondements sont encore opératoires de nos jours, y compris pour ceux qui collectionnent ces objets aux qualités esthétiques incomparables.
Vivre et mourir sans se départir de son courage et perdre son honneur est au coeur du Hagakure, une série de textes écrits par un samouraï du XVIIIe siècle, Yamamoto Tsunetomo. Ce livre est une fenêtre ouverte sur l'esprit du samouraï, éclairant le concept de bushido (la Voie du guerrier), qui précise la manière dont les samouraïs devaient se comporter, se discipliner, vivre et mourir. Alors que pendant de nombreuses années, le Hagakure demeura un texte secret, connu uniquement des samouraïs au service du clan Nabeshima auquel appartenait l'auteur, il fut plus tard reconnu comme un grand classique de la pensée du samouraï.
À l'origine, le Hagakure était composé de plus de 1300 textes courts que Tsunetomo dicta à un jeune samouraï sur une période de sept années. William Scott Wilson a sélectionné et traduit ici 300 des textes les plus représentatifs pour créer un ouvrage plus accessible, un guide du samouraï. Aucun autre traducteur n'a su rendre ce texte avec autant de profondeur et d'érudition. Wilson éclaire le Hagakure sous un jour différent : Tsunetomo fait référence au bushido comme à « la voie de la mort, » une description qui a engendré une fascination morbide chez ses lecteurs, particulièrement pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais à l'époque de Tsunetomo, le bushido relevait d'un concept plus nuancé qui était étroitement lié au concept zen de muga, la « mort de l'ego ».
L'introduction de Wilson fournit l'arrière-plan historique et philosophique pour une lecture plus métaphorique du Hagakure.
Tsunetomo YAMAMOTO (1659-1719) est samouraï dans un des plus grands clans du Japon, les Nabeshima. À la mort de son seigneur en 1700, il choisit de se retirer dans un monastère afin de prier pour le repos de son défunt seigneur et ainsi continuer de le servir. Son livre Hagakure fut traduit dans nombre de langues et inspira même un film hollywoodien.
William SCOTT WILSON titulaire de licences en sciences politiques et en langue et littérature japonaises, entreprit des recherches approfondies sur la philosophie de l'ère Edo (1603- 1868) à l'université préfectorale de Aichi au Japon. Entre autres traductions, Wilson est l'auteur du Livre des cinq roues, du Sabre de vie, de L'Esprit Indomptable. Il réside aujourd'hui en Floride et se rend régulièrement au Japon pour ses recherches et pour son plaisir personnel.
Dans la société juive, la coutume est le résultat de pratiques quotidiennes et de discussions rabbiniques accumulées au fil du temps. Comme l'écrit le Talmud: la coutume efface la loi. Elle devient alors la règle d'autorité pour la collectivité. De nombreux Livres des coutumes furent publiés entre le 14e et le 17e siècle et celui de Guenzburg, paru à Venise en 1589, a été rédigé en yiddish. Il est ici traduit pour la première fois et présenté par Jean Baumgarten : Quelle est la place de la coutume dans une communauté contrainte à se déplacer pour échapper aux persécutions? 1) Qui seraient aujourd'hui les auteurs de sifrei ha-minhagim d'un judaïsme en situation de crise dans la diaspora et en Israel ? C'est l'originalité de ce livre qui mêle érudition et interrogation existentielle.
Jean Baumgarten (CNRS) est spécialiste du monde ashkénaze et du hassidisme et il est l'auteur chez Albin Michel de Histoire d'une langue errante, 2002; La Naissance du hassidisme, 2006; Le Baal Shem Tov, 2020. Il a publié à l'éclat en 2018: La Légende de Yosef della Reina, et co-écrit (avec Patricia Farazzi) la Vie imaginée de Shimon guenzburg, Éditeur typographe du xvie siècle, à partir de sa correspondance avec tirzah adelkind, jeune fille vénitienne, qui paraît en même temps que ce livre.
Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants.
Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.
Dans Le lumineux destin d'Alexandra David-Néel, j'ai voulu, surtout, respecter le rythme de ce destin galopant. C'est d'ailleurs l'un des secrets de cette vitalité alexandrine qui tient du prodige : Mme David-Néel ne s'est jamais arrêtée. Comment en aurait-elle eu le temps ? Elle s'incarna, en une seule existence, en tant de personnages : anarchiste, bourgeoise, bouddhiste, cantatrice, orientaliste, exploratrice (elle fut la première Parisienne à pénétrer à Lhassa, en 1924), journaliste, écrivain... Comment aurait-elle pu perdre un instant, alors que sa vie, sa vraie vie selon ses plus profonds désirs, ne commença qu'à quarante-trois ans ? Quelle leçon de patience et d'endurance ! Bondissant sans cesse en avant, sans cesse en mouvement, même quand on la croit immobilisée à sa table de travail, celle qui, centenaire, faisait, à l'étonnement de son entourage, renouveler son passeport, n'a consenti à se reposer qu'en consentant à mourir, en 1969. Et encore, rien ne prouve que la mort, pour Alexandra, soit un repos éternel !
À une époque où l'intérêt pour la méditation se développe dans le monde entier, il nous a semblé instructif à plus d'un titre de relater la vie d'un maître de méditation unanimement reconnu dans la tradition bouddhiste tibétaine. « Sengdrak Rinpoche, Ngawang Gyurme Chkyi Gyaltsen, fut un maître exemplaire qui, presque toute sa vie, mena l'existence d'un moine ermite. Je le connaissais personnellement et il m'impressionnait par son humilité et son engagement pour la pratique. » C'est ainsi que le 14e Dalaï-Lama décrit celui dont nous publions ici la biographie, des textes inédits et de nombreuses photos d'archives.
Gotama s'appelait-t-il Siddhartha ? Était-il un prince ? Vivait-il dans le luxe et la volupté ? A-t-il fait ses fameuses quatre rencontres ? Était-il surhumain ? Répondant à ces questions, et à de nombreuses autres, ce livre analyse chaque élément de la biographie traditionnelle de Gotama, de sa naissance à son Éveil, avant qu'il ne devienne le Bouddha. Deux questions sont posées ici :
¦ Est-il possible de distinguer la réalité des inventions légendaires ?
¦ Est-il utile de faire cette distinction ? Confrontant les récits les plus anciens du courant Theravada avec ceux de la littérature bouddhiste tardive, utilisant les données historiques comme les outils offerts par la numérisation des textes, l'auteur répond positivement à la première question : le lien entre le réel et la fiction peut être détaché. Confrontant les idées alimentées par les récits légendaires aux notions-clés des enseignements du Bouddha, l'auteur répond également par l'affirmative : le lien entre le réel et la fiction doit être tranché.
Diplômé en philosophie de l'Université Paris-Sorbonne, Didier Treutenaere est un bouddhiste pratiquant de la tradition Theravada. Il est l'auteur de plusieurs livres sur le bouddhisme Theravada.
Préfaces de
Mgr Georges Colomb, Evèque de La Rochelle
et du Colonel Daniel Naud, Supérieur Armée du Salut
Illustrations de Chung-Hing
C'est en méditant la Bible au quotidien pour y trouver bien-être et sérénité, que Jacques-Pierre a eu l'idée de partager ses expériences, et ce dans un esprit d'oecuménisme. Il offre ses commentaires qu'il partage dans un souci de fidélité, mais aussi d'ouverture à ceux qui ne partagent pas ses convictions.
Prenez ce livre et voyez comment avoir confiance en vous ! L'anxiété, les peurs irraisonnées, les doutes, le manque de considération de soi sont autant de freins à l'épanouissement et d'obstacles au bien-être. La Bible offre une méthode pratique et efficace éprouvée qui peut faire bouger les choses en vous. Cette véritable nourriture spirituelle - au même titre que l'alimentation et le sport - contribue largement à un nouvel équilibre qui engendre confiance, apaisement et sécurité.
Les écritures sont truffées d'épisodes de guérisons et ceci est encore d'actualité aujourd'hui.
La lumière de l'intellect dont nous donnons une édition du texte hébreu et une traduction enrichie de 1800 notes, est un livre d'une très grande complexité, mais qui pourrait être résumé ainsi : L'influx divin instruit l'homme de ce qu'est le monde dans sa totalité à travers le langage sous tous ses aspects: lettres de l'alphabet (formes, ordres, permutations, combinaisons, etc.) signes des voyelles (durée, sonorité, place etc.), grammaire, syntaxe, temps des verbes. En pénétrant les secrets d'une langue, on parvient par des jeux de langage et d'écriture à comprendre le fonctionnement des planètes, à connaître les secrets du divin, à comprendre les mystères de l'homme. Mais cette connaissance ne peut s'acquérir qu'à la lumière de l'intellect et la seule foi aveugle n'est bonne à rien.
Abraham Aboulafia (1240-1292?) est un cabaliste espagnol du 13e siècle. Son oeuvre n'a été publiée en hébreu que récemment mais ses écrits ont été recopiés par des générations de disciples. Il en existe des versions latines lues par Pic de la Mirandole. Sa vie ne manque pas d'anecdotes dont la plus célèbre est sa visite au Pape Nicolas pour lui demander de cesser de persécuter les juifs. Le jour de son arrivée à Rome, on lui annonce que dans la nuit le pape est mort, ce qui le sauve du bûcher.
Au début du XVIe siècle, le christianisme était en crise, en proie à des conflits qui donnèrent naissance à la Réforme protestante. Un peu plus tard, le mouvement de Martin Luther fut suivi par une période révolutionnaire dans les connaissances humaines. Ces évolutions historiques et scientifiques eurent pourtant peu d'impact sur l'adhésion des chrétiens à des doctrines élaborées durant les premiers temps de l'ère chrétienne. C'est la raison pour laquelle le christianisme est devenu « in-croyable » (Unbelievable).
L'exégète biblique et évêque John Shelby Spong soutient l'idée que le déclin progressif des Églises nécessite d'élaborer un tout nouveau genre de christianisme : une foi profondément en phase avec l'expérience humaine plutôt qu'avec des dogmes dépassés. Pour la vitalité du christianisme, il lance un appel aux chrétiens à actualiser leur foi à la lumière des progrès dans nos connaissances, notamment bibliques, et à questionner les enseignements rigides qui se sont renforcés avec la Contre-Réforme catholique.
Par sa résistance révolutionnaire à l'autorité de l'Église au XVIe siècle, le mouvement de Luther peut encore servir de modèle, selon Spong, pour les chrétiens insatisfaits d'aujourd'hui. Alors que les réponses des Réformateurs sont, elles aussi, devenues insuffisantes, leur démarche peut encore nous servir de guide. L'idée de Dieu a-t-elle encore un sens ? Pouvons-nous encore en toute honnêteté suivre les credo historiques ? Des prétentions telles que l'infaillibilité du pape ou l'inerrance de la Bible ne sont-elles pas irrecevables ?
L'auteur expose ici douze « thèses » pour aider les croyants d'aujourd'hui à reformuler leur foi. Avec cet ouvrage qui conclut sa carrière d'écrivain, l'évêque Spong continue à conjuguer une tradition intellectuelle rigoureuse et la recherche d'une foi chrétienne innovante. Son approche incite les chrétiens et autres croyants à entrer dans des perspectives qui donnent sens.
Le quatrième évangile, appelé l'évangile de Jean, est une source biblique importante pour le christianisme. Il a joué un rôle déterminant dans l'élaboration des credo des IVe et Ve siècles qui ont durablement fixé la compréhension de la personne de Jésus dans le cadre d'une culture grecque qui n'est plus la nôtre. Au terme de cinq années de travail fondées sur les études des exégètes, John Spong en est arrivé à penser que cet Évangile doit être relu comme un livre juif, écrit pour des Juifs devenus chrétiens à la fin du premier siècle de notre ère, 65 ou 70 ans après la crucifixion.
Également appelée Les chatons des sagesses (car les « formes » spirituelles des différents prophètes sertissent la sagesse divine, comme le chaton sertit la pierre précieuse), cette oeuvre a marqué l'histoire du soufisme et de l'islam profond. Chaque chapitre est dédié à un des prophètes mentionnés dans le Coran, en commençant par Adam - considéré en islam comme prophète - jusqu'à Mahomet qui « scelle » la prophétie universelle. La chaîne coranique des prophètes comprend aussi le Christ et certains prophètes des anciens peuples d'Arabie, comme Salîh et Hûd, que les écritures judéo-chrétiennes ne connaissent pas. La base et le point de départ de chaque chapitre est un passage de l'écriture, le plus souvent une parole que le Coran prête à l'un des prophètes. La sagesse des prophètes constitue le testament spirituel de celui que tous les soufis nomment le « vivificateur de la religion ».
Les psaumes ont une place centrale dans la Bible.
Ils sont intemporels, universels.
Ils disent une expérience personnelle et collective où se bousculent la souffrance et le bonheur, mais aussi la mémoire, le désir et l'espérance.
On peut se retrouver dans chacun d'eux.
Cette éphéméride spirituelle propose des versets à méditer chaque jour.
Chef d'un petit village de brousse perdu quelque part au centre de l'Afrique, Mongou assiste aux premières loges à l'arrivée des Bawés - les Européens - dans son pays. Il ignore encore à quel point son destin sera extraordinaire, qui fera de lui un témoin privilégié et un acteur inattendu du choc des civilisations en ce début de XXe siècle.