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La thérapie génique a été développée par les scientifiques de l'Institut de recherche lausannois, dont l'étude a produit des résultats publiés cette semaine dans la revue spécialisée Science. Les souris guéries ont présenté une mobilité similaire à celle des rongeurs ayant réappris spontanément à marcher après une lésion incomplète de la moelle épinière.
L'un des codirecteurs du centre, Grégoire Courtine, souligne le caractère inédit de cette étude. "Pour la première fois, on a une régénération qui permet à des souris de remarcher" après des lésions complètes de la moelle épinière.
Ce processus a été réalisé par une repousse "de nerfs complètement coupés" et un guidage "jusqu'à l'endroit où sont normalement contrôlés les muscles des jambes", indique-t-il dimanche dans le 12h30 de la RTS.
La guérison spontanée étudiée
Afin de comprendre les causes des guérisons spontanées de paralysies, les chercheuses et chercheurs, en collaboration avec l'Université de Californie et la Harvard Medical School, ont étudié les cellules de souris qui en ont fait l'objet.
"On s'est inspirés de la nature", explique le neuroscientifique Grégoire Courtine, en étudiant "les processus, qui, naturellement, permettent au système nerveux central de récupérer après des lésions très partielles de la moelle épinière".
Chez ces rongeurs comme chez l'humain, les guérisons spontanées peuvent uniquement survenir lorsque la lésion de la moelle épinière est incomplète, souligne le communiqué. Grâce à cette recherche, les scientifiques ont pu identifier le type de neurones dont la repousse est nécessaire pour que les animaux puissent retrouver la capacité de marcher.
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Une thérapie génique chez l'humain?
Ces découvertes ont suggéré aux scientifiques le développement d'une thérapie génique activant la croissance des neurones pertinents, identifiés chez la souris, afin de régénérer leurs fibres nerveuses. Selon l'EPFL, les chercheurs ont déjà commencé à développer une technologie qui devrait permettre d'appliquer cette thérapie génique chez l'être humain.
Cependant, de nombreuses années de travaux sont encore nécessaires avant une application sur des patientes et des patients. Des essais devront d'abord être menés sur des singes, qui possèdent plus de proximité génétique avec l'humain que les rats de laboratoire.
Sujet radio: Sophie Iselin
Adaptation web: mera avec ats