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Les conseils concernant l’âge idéal pour commencer dressage monté du cheval varient et sont nombreux. Selon la croyance populaire, les prédispositions au travail diffèrent selon la race. Les chevaux de courses ou les Quarter Horses, au développement précoce, pourraient donc commencer le travail monté dès l’âge de 18 mois. Les chevaux ibériques et les purs sangs arabes auraient quant à eux une croissance tardive, le travail à proprement parlé ne pouvant véritablement débuter que vers l’âge de quatre ou cinq ans.
Le docteur Bennett, qui a fondé l’institut d’études équines en 1992, a effectué plusieurs études ayant attrait à la croissance du jeune cheval. Les résultats démontrent que les équidés, quelques soit leur race, se développe à la même vitesse du point de vue squelettique. La fusion des cartilages de croissance, qui ses situent à chacune des extrémités des os, ne se termine que vers l’âge de six ou sept ans.
Il existe alors un processus d’ossification, à prendre en considération lorsqu’on débute le travail du jeune cheval. Et dans cette évolution, l’apparence extérieure n’entre pas en ligne de compte. Certains chevaux, comme les Quarter Horse, sont par exemple conçu de manière à paraître mature au moment où leur croissance squelettique n’est pas encore terminée.
Selon les résultats de l’étude du Docteur Bennett, la croissance du cheval poursuit un processus régulier, selon la conversion des cartilages en os, qui se fait de bas en haut. Ainsi, les os les plus proches du sol se soudent en premier. La colonne vertébrale s’ossifie en dernier.
Le Docteur Bennett et son équipe ont d’ailleurs établi un calendrier précis des étapes de croissance du jeune cheval. Le premier cartilage à fusionner est la troisième phalange. Se développent ensuite :
- La deuxième phalange (Dès la naissance jusqu’à six mois)
- La première phalange (Dès six mois jusqu’à un an)
- Le canon (Dès huit mois jusqu’à un an et demi)
Concentrons-nous maintenant sur l’avant-main. L’os du genou est le premier à se développer, dès l’âge de un an et demi jusqu’à deux ans et demi. Viennent ensuite :
- Le bas du cubitus et du radius (entre deux ans et deux ans et demi)
- L’encolure (entre deux ans en demi et trois ans)
- La portion porteuse du glénoïde, soit le haut du cubitus-radius (Entre 3 ans et trois ans et demi)
- L’humérus (Entre trois et trois ans et demi)
- L’omoplate du bas, portion porteuse (Entre trois ans et demi et quatre ans)
Concernant l’arrière main, l’acetabulum, soit la partie de l’os coxal qui reçoit la tête du fémur, se développe à l’âge de 18 mois. Viennent ensuite :
- Le Sacrum, soit le bassin (Entre 12 et 18 mois)
- Le tibia et le fémur (Entre trois ans et trois ans et demi)
- La croupe (Entre trois et quatre ans)
- Le Calcanéum, soit la pointe du jarret (A quatre ans)
Finalement, l’étude du Docteur Bennett démontre que la morphologie et le sexe influencent de manière significative la croissance. Un cheval possède 32 vertèbres entre l’arrière de son crâne et la naissance de la queue, plusieurs cartilages se formant sur chacune d’elles. Les dernières vertèbres à fusionner se situant à la base de l’encolure, la longueur de l’encolure rallonge le processus d’ossification. Un cheval fin et long se développera alors plus lentement qu’un petit cheval massif. En outre, la croissance des mâles dure en moyenne six mois de plus que les juments.
Finalement, le jeune cheval ne devrait pas être monté avant l’âge de quatre ans. En outre, il faudra faire preuve d’une grande précaution jusqu’à sa maturité qui se situe vers l’âge de six ans. A noter que les chevaux de l’Ecole Espagnole de Vienne ne sont montés au trot assis qu’à partir de six ans. Et certains de leurs étalons sont encore au travail à l’âge de 25 ans. Ne pas précipiter la mise au travail semble alors porter ses fruits sur le long terme. Affaire à suivre.