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Le supérieur direct de Mme K. a abordé plusieurs fois avec sa collaboratrice l’irrégularité de ses performances, puis a défini et mis en œuvre des mesures. A chaque fois, la prestation de travail exigée n’avait pu être tenue que sur une courte durée.
La Poste
Comment l'intégration s'est-elle déroulée? (point de vue de l'employeur)
Comment l'intégration s'est-elle déroulée? (point de vue de l'employée)
Suite à un surmenage après quelques mois en tant que collaboratrice à la distribution du courrier, Mme K. s’est manifestée auprès du Service social Poste. Le Conseil RH a alors été contacté, puis avait discuté de l’affaire avec les supérieurs hiérarchiques. Comme la collaboratrice avait déjà des problèmes physiques avant son embauche et que ceux-ci n’avaient pas été explicitement signalés lors du recrutement, la collaboratrice ne savait pas clairement si elle devait s’attendre à une résiliation des rapports de travail.
Mme K. a été embauchée à la distribution du courrier avec un taux d’occupation de 50%. Pour la prestation de travail à fournir, elle a besoin d’environ 20% de temps de travail supplémentaire (base 100%) par rapport aux autres collaborateurs. La direction de la Région de distribution courrier Lenzburg s’est déclarée prête, malgré les considérations et les directives d’ordre économique, à organiser une tournée de distribution «réduite» pour la collaboratrice. L’organisation et l’affectation d’une tournée de distribution «réduite» supposent un véhicule de distribution supplémentaire (véhicule à trois roues). La prestation de travail de 50% est désormais fournie sur un temps de travail de 70%. Grâce à la prise en compte de cette capacité de travail réduite dans le contrat de travail, la situation est également à nouveau acceptable pour l’employeur.
L’employeur et l’employée ont été soutenus par l’office AI. Pour clarifier la situation et trouver une solution, toutes les parties ont été invitées à un entretien à l’office AI. Avant cet entretien, l’office AI avait procédé à toutes les clarifications médicales et a pu indiquer qu’en raison d’un trouble de déficit de l’attention (TDAH) diagnostiqué, Mme K. ne pourrait plus fournir à long terme la prestation de travail exigée et qu’une rente partielle était justifiée. L’office a ajouté qu’au titre de mesures d’intervention précoce, il se déclarait prêt à financer exceptionnellement un véhicule de distribution (véhicule à 3 roues) pour que ce véhicule supplémentaire nécessaire puisse être mis à la disposition de l’employée. Grâce à la rente partielle, la collaboratrice peut fournir la prestation de travail exigée de 50% sur un temps de travail de 70%.
Expérience personnelle (point de vue de l'employeur)
Le Service social Poste et le Conseil RH ont recherché avec les supérieurs hiérarchiques des solutions pour le maintien de l’engagement de Mme K. Ceci impliquait que les supérieurs hiérarchiques soient prêts à maintenir l’engagement d’une personne à capacité de travail réduite et apportent ainsi une contribution à la responsabilité sociale. En outre, les supérieurs hiérarchiques devaient prendre conscience du fait qu’ils devraient consacrer le temps nécessaire aux entretiens et clarifications indispensables. D’un point de vue financier également, les supérieurs hiérarchiques devaient être prêts à supporter certains coûts fixes à l’avenir.
La collaboratrice a dû se montrer ouverte quant au fait que sa capacité de travail réduite serait communiquée de façon transparente aux autres membres de l’équipe. Cela a eu comme répercussion positive une meilleure compréhension de la situation et a empêché qu’une mauvaise ambiance s’installe au sein de l’équipe à cause du manque évident de performances de la collègue de travail concernée.
Du côté du Conseil RH et de la hiérarchie, nous recommandons également à d’autres entreprises de se renseigner auprès de l’office AI sur les mesures de soutien envisageables et de créer des possibilités dans l’entreprise pour que des personnes motivées disposant de capacités de travail réduites puissent se voir proposer une activité et que l’employeur contribue ainsi également à la responsabilité sociale en Suisse.
Expérience personnelle (point de vue de l'employée)
Au début, la collaboratrice n’osait pas parler de ses problèmes de santé à son supérieur et c’est pourquoi elle a pris contact avec le Service social. Grâce à une attitude positive et à la recherche de solutions par sa hiérarchie, la confiance réciproque a pu être renforcée, rendant ainsi possible une communication ouverte et transparente.