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Et si on parlait d'éducation?
Les caprices n'existent pas
13.03.2017
Sofia pique des crises très fortes, au point que sa mère, préoccupée, n'arrive plus à en dormir la nuit. Le père, lui, essaie de comprendre: cris et pleurs ne cachent-ils pas un message qu'ils n'arrivent pas à recevoir en tant que parents?
Sofia pique des crises très fortes, au point que sa mère, préoccupée, n'arrive plus à en dormir la nuit. Le père, lui, essaie de comprendre: cris et pleurs ne cachent-ils pas un message qu'ils n'arrivent pas à recevoir en tant que parents?
Education familiale Fribourg
Comment gérer ces moments de rage? Presque tous les parents sont confrontés à de telles situations, car elles font partie du développement de l’enfant, qui grandit en s’opposant. Dans de tels moments, les parents ont la sensation que la situation leur échappe et ils se sentent impuissants.
Lorsque l’on analyse la situation, on découvre que ce n’est pas le jouet que les parents ne veulent pas acheter qui déclenche cette rage: il y a autre chose que l’enfant est en train de nous dire. Le problème se trouve dans la manière de communiquer. Les enfants peuvent recevoir des réponses «qui les fâchent» et réagir de cette manière à la frustration.
De leur côté, les adultes pensent avoir bien communiqué et considèrent la réaction de leur enfant comme des «caprices». Ils ont alors de la peine à accepter que l’enfant puisse s’opposer à une consigne, alors que cela fait partie du développement normal d’un l’enfant. Lorsqu’on observe ces réactions avec attention, on peut comprendre que ce sont les adultes qui doivent améliorer leur communication.
Tous les enfants passent par là
Il y a une seule manière de répondre aux «caprices» : éviter de céder tout en pratiquant une communication claire et précise. «Lorsque je dis NON, le NON se maintient. L’enfant peut avoir la réaction qu’il veut, cependant ma décision ne changera pas».
Lorsque nous laissons les enfants exprimer leur frustration et que nous maintenons notre position, leurs caprices s’estompent rapidement. Aux environs de 2 ans, même les enfants qui font ce qu’on leur demande commencent à dire leur premier NON : c’est leur manière d’affirmer leur individualité.
Comme les enfants apprennent de l’expérience, ils doivent apprendre que si l’adulte dit non, c’est non. Afin d’éviter de renforcer leur opposition, l’adulte doit éviter de dire NON tout au long de la journée : un enfant ne peut pas grandir au milieu des interdits.
Une éducation aux émotions
Les adultes ont donc besoin de s’arrêter, de réfléchir et définir leurs vrais non. Cela leur aidera à être moins confus : quels beaux OUI donner, avec le sourire? Quels NON maintenir ? Les enfants ne savent pas se dire STOP, c’est aux adultes de le faire.
En même temps, il est important d’accepter les sentiments des enfants qui sont à la base de leurs caprices : «Je vois …tu es triste/fâchée. Tu peux le dire, tu n’as pas besoin de te jeter par terre». Quand le langage des enfants se développe, leurs «caprices» diminuent.
L’éducation aux émotions est à mettre en place. Si nous parlons nous-mêmes de nos états d’âmes, cela aidera les enfants à reconnaître leurs propres émotions et à les nommer, car ils apprennent par imitation.
>> Ces histoires sont des « séquences » extraites des rencontres que l’Education Familiale organise dans le canton. Elles traitent des compétences éducatives des parents.