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En 2015-2017 (données agrégées sur trois ans), le taux de risque de pauvreté atteint 18,4 % dans le canton de Genève. Ce taux correspond à la proportion de personnes vivant dans un ménage dont le revenu, une fois pondéré selon la taille du ménage et le nombre d’enfants, est inférieur au seuil de 60 % du revenu médian. Il correspond à une norme reconnue au niveau international.
Pour une personne vivant seule, ce seuil correspond à un revenu annuel brut de 42 415 francs. En comparaison, un ménage composé d'un couple avec deux enfants de moins de quatorze ans est à risque de pauvreté s'il dispose d'un revenu annuel brut total inférieur à 88 651 francs.
Pour les personnes vivant seules, le taux de risque de pauvreté s’élève à 21,2 %. Parmi les ménages de plusieurs personnes, le taux est le plus élevé pour les mères seules avec enfant(s) (30,9 %), tandis qu'à l'autre extrémité, il est de 12,9 % pour les personnes vivant en couple sans enfant. Pour les couples avec enfant(s), le taux s'élève à 18,9 %.
Au sein des couples, le risque de pauvreté est plus de deux fois supérieur parmi les couples de rentiers AVS/AI (16,2 %) que parmi ceux composés de deux actifs à plein temps (7,0 %). Cependant, les couples de rentiers à risque de pauvreté disposent plus souvent d'une fortune leur permettant de compenser un faible revenu. En prenant en compte la fortune en plus du revenu, le taux de risque de pauvreté des couples de rentiers n'est pas significativement différent de celui des couples d'actifs.
Ces résultats sont issus de la statistique cantonale du revenu et de la fortune des ménages. Grâce à l’appariement de plusieurs sources de données, le canton de Genève dispose désormais d’une base de données permettant de calculer plusieurs indicateurs relatifs à la distribution du revenu et de la fortune, aux inégalités et à la pauvreté.