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Cette malédiction qui ne tombe finalement pas si mal s'inscrit dans deux lignées littéraires, l'une classique issue du genre épique et symbolique et l'autre moderne issue des romans d'horreur, noirs et ironiques. Tiré d'un journal que l'auteur avait dénommé Le journal d'un con, ce roman suit les aventures de Solal Aronowicz. Solal est un jeune Factotum dans une école privée en Suisse qui n'aime que boire d'excellents whisky, fumer des cigares triés sur le volet et chercher des éditions rares de bibliophile. Il hait copieusement la société dans laquelle il évolue et y réagit en amoraliste. Coincé dans une vie qu'il n'aime pas, alcoolique et prétentieux, il va se tirer d'affaire en se détruisant superbement à travers des scènes rocambolesques, souvent très crues. Un tel roman ne pourrait pas tenir en haleine sans un style particulier qui est à la fois fort, violent, extrêmement drôle, piquant et exaspérant.
Du même auteur:
Cette malédiction qui ne tombe finalement pas si mal (roman brutal et improbable)
Solal Aronowicz, une résistance à toute épreuve... faut-il s'en réjouir pour autant?
Solal Aronowicz. Holocauste
Florian Eglin est né le 7 décembre 1974 à Genève. Après une maturité classique au collège de Candolle, il s'est orienté aussitôt vers des études en français moderne et en philologie romane.
Ses demi-licences obtenues, il est parti un an au Japon, à Tenri dans la région de Nara. Là-bas, il a également voyagé au Vietnam et en Chine et est revenu en Europe en transsibérien.
De retour à Genève, parallèlement à ses débuts dans l'enseignement au cycle d'orientation, il a terminé ses études avec un mémoire de licence en littérature médiévale. Ensuite, il a poursuivi sa carrière d'enseignant.
Entre 2008 et 2012, il a tenu un blog, Solal Aronowicz, le journal d'un con dont le contenu a en partie servi de base pour son premier roman publié en septembre 2013 : Solal Aronowicz, cette malédiction qui ne tombe pas si mal, roman brutal et improbable.
Il travaille actuellement au cycle d'orientation de Drize à Carouge en tant que professeur de français.
Marié avec une enseignante, il vit à Genève et est père de deux enfants.
« Réfractaire à toute morale, Solal a quelque chose de surnaturel sans que pour autant disparaisse l’impression, en arrière-plan, d’une colère et d’une détresse sociale inextinguibles. De cette fêlure énorme, Florian Eglin a tiré avec habileté un ouvrage au ton cru et ardent, soutenu par un rythme endiablé, en parodiant au passage le genre du roman noir. »
Extrait de l'article de Marc-Olivier Parlatano dans le journal Le Courrier, 31 août 2013.
« Tout ce récit est à la fois brutal et improbable, comme le laissait présager le sous-titre du livre entre parenthèses. S'y mêle l'auto-dérision inébranlable de Solal. Il garde en effet dans les moments les plus difficiles toute sa distance avec le con magnifique et passif qu'il est en toutes circonstances. Ce qui produit l'hilarité malgré la sauvagerie sanglante de certaines scènes.
Pourquoi poursuit-on sans relâche la lecture de ce roman où l'outrance devient caricature? Parce qu'il y a un souffle indéniable qui emporte et ne lâche pas le lecteur un tantinet malmené et heureux de l'être. »
Francis Richard, extrait de l'article sur son blog, 23 novembre 2013 ; publié le 25 novembre 2013 dans LesObservateurs.ch.
« Une malédiction qui ne tombe finalement pas si mal est une curiosité littéraire de haut vol, un délire magistral qui ne cesse de se moquer de lui-même et du monde, une petite perle qui révèle un auteur dont je pronostique volontiers qu’il fera parler de lui s’il continue sur cette lancée. »
Julien Sansonnens, extrait de l'article sur son blog, 21 décembre 2013.