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Le DTI déclare ce qui suit dans un rapport qui constitue une première contribution à l'examen de la politique énergétique nationale auquel il est procédé actuellement: "Au cours des douze derniers mois, British Energy et BNFL ont pris de plus en plus confiance dans le fait que les développements de la technologie des réacteurs permettront d'abaisser le prix de revient moyen de l'électricité fournie par des centrales nucléaires nouvelles à moins de 2,5 pence/kWh pour autant que les conditions suivantes soient respectées: production en série, taux d'escompte plus bas, durée de vie des installations prolongée (à 60 ans) et taux d'utilisation élevé (90%). Les évaluations de l'industrie ont été critiquées comme étant trop optimistes; la requête présentée récemment en Finlande en vue de la construction d'une nouvelle centrale nucléaire se fonde pourtant sur des estimations de coûts qui recoupent plus ou moins ces chiffres."
Le DTI admet que tous les coûts de la production d'électricité nucléaire sont déjà internalisés, coûts environnementaux compris. "Avec une taxe sur le carbone, les coûts environnementaux des agents énergétiques fossiles seraient également internalisés de sorte qu'ils bénéficieraient des mêmes conditions cadres que l'énergie nucléaire."
Au lieu de la réduction souhaitée des émissions de CO2, il est probable que l'intensité en carbone de la Grande-Bretagne augmentera de 2010 à 2050 si les centrales nucléaires arrêtées sont remplacées par des énergies fossiles, estime le DTI. Dans ses scénarios énergétiques, le Département se fonde déjà sur une prolongation de la durée de vie de certaines tranches équipées de réacteurs avancés refroidis au gaz. Le DTI considère que Sizewell B, la seule centrale nucléaire avec réacteur à eau légère du pays couplée au réseau en 1995 pourrait en particulier être exploitée jusqu'en 2050 ou même plus longtemps.
Lors de l'assemblée générale de l'entreprise mi-juillet, M. Robin Jeffrey, le nouveau président de British Energy, s'est félicité de la politique énergétique du gouvernement. Se référant à la part de 25% d'électricité nucléaire en Grande-Bretagne, il a déclaré ce qui suit: "Nous pensons qu'il y a des raisons bien fondées pour préserver cette part … pour construire de nouvelles centrales nucléaires, probablement sur des sites existants, de manière à pouvoir mettre en service les centrales de demain lorsque les installations actuelles seront fermées."
Source
M.S./C.P. d'après NucNet des 17 juillet et 6 août 2001