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La Tribune de Genève: "Détenu menotté aux HUG pour une prise de sang"
La Tribune de Genève: " HUG - L’homme a dénoncé les gendarmes qui l’ont entravé. Ils le jugeaient dangereux
(...)" Qu’à cela ne tienne, N. a porté plainte contre la police. Il ne voulait pas qu’elle soit présente dans sa chambre aux HUG. Selon l’un des agents, N. refusait la prise de sang en leur présence, mais l’infirmière tenait à ce qu’ils restent dans la pièce. Ces derniers ont donc proposé de le menotter avant de laisser le patient quelque temps avec l’employée des HUG."
Décidément, la police et la médecine ne font pas bon ménage dès lors que la force publique veut s'imposer au mépris des principes éthiques sacralisés par Esculape !
Le récit, tel qu'il est rapporté par La Tribune de Genève, ne permet pas, il est vrai, de prendre en compte toutes les circonstances du litige. C'est ainsi, que les injures et insultes proférées par le malade, hospitalisé à Curabilis, sont détaillées par le menu alors que la version du plaignant n'apparaît pas.
On suppose donc que l'incarcéré à Curabilis présentait des symptômes de dérangements mentaux parfaitement diagnostiqués des psychiatres et que ces diagnostics n'étaient pas le seul fait ...des policiers insultés:-) !
L'incarcération en régime psychiatrique est en effet une méthode policière bien connue pour se débarrasser des dissidents et hérétiques ou de simples opposants au régime...
En médecine, on ne recourt à la contrainte qu'en dernière extrémité, par état de nécessité, et on se sert notamment de la camisole de force - et non de menottes ou de matraques- ainsi que de calmants pour venir à bout de patients (et non de prisonniers !) saisis de crises de déraison.
Le Conseil d'Ethique Clinique des HUG rappelle que: (...) " la contention désigne une mesure de limitation de la liberté de mouvement appliquée directement au corps du patient, mais l’usage de ce terme est souvent limité à la contention orthopédique. Dans ce sens, la contention ne pose pas de problèmes éthiques spécifiques en lien avec le présent avis."
De surcroît, une personne sur dix souffre de phobie des aiguilles.
La question se pose de savoir si un médecin, un infirmier ou une infirmière, à accepté de piquer abusivement le patient alors qu'il était menotté.
Si c'est le cas, la plainte, en violation de l'intégrité corporelle, devrait être en toute logique adressée au personnel médical... à moins que celui-là ne soit aux ordres de la police et non de l'éthique exigée des blouses blanches.
L'histoire ne dit pas non plus en quoi cette prise de sang était si déterminante et indispensable qu'il fallût passer les menottes au patient apparemment perturbé.
Cette affaire méritera d'être suivie lorsqu'elle sera jugée par un tribunal car elle paraît très choquante, telle qu'elle est racontée.
À moins que Monsieur le Procureur général de la République et Canton de Genève ne tente de classer purement et simplement la plainte ou ne procède, entre quatre-z- yeux, par ordonnance de jugement.
Cette manière de procéder permet de soustraire à la connaissance du public tout affaire gênante pour ses protagonistes. (w)
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Mis à jour (Mercredi, 23 Mars 2016 20:38)