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Malgré l’existence d’un système d’assurances sociales et de prestations sociales sous condition de ressources en amont, certaines personnes ne disposent pas des ressources financières pour couvrir leurs besoins vitaux et/ou rencontrent des carences dans différents domaines de leur existence.
L’aide sociale économique constitue le dernier filet du système de sécurité sociale. Elle assure la couverture des besoins de base aux personnes qui n’ont pas accès à d’autres prestations sociales en amont.
Le risque de dépendre de l’aide sociale reste plus marqué pour certains groupes tels que les enfants, les personnes de nationalité étrangère, les personnes divorcées. On observe également une augmentation du risque de dépendre de l'aide sociale dans les communes à caractère urbain. Le taux croît parallèlement à la taille de la commune.
Le taux des ménages à l’aide sociale s’élevait à 4,0% en 2020 et n’a que très peu évolué depuis 2014. Les ménages composés de trois adultes et les ménages d’une personne ont enregistré une légère hausse durant cette période. A l’opposé, les adultes non mariés avec des enfants ont connu une baisse (de 9,5% à 7,3%). Pour les autres types de ménages, le taux d’aide sociale est resté stable.
On peut mesurer les populations qui n’ont pas les moyens financiers d’acquérir les biens et services nécessaires à une vie sociale intégrée grâce au taux de pauvreté absolu. Ce taux comprend l’ensemble des personnes dont le revenu disponible du ménage est situé en dessous du seuil de pauvreté basé sur le minimum vital social fixé par la Conférence suisse des institutions d’action sociale.
En 2020, 8,5% de la population résidante suisse vivant dans un ménage privé était touchée par la pauvreté en termes de revenu. Sont particulièrement concernés:
• Les personnes vivant dans des ménages ne comptant pas d’actif occupé
• Les personnes vivant dans des ménages monoparentaux
• Les adultes en âge de travailler vivant seuls
• Les personnes sans formation postobligatoire
• Les personnes d’origine étrangère
• Les personnes de 65 ans et plus. Ce groupe de la population dispose toutefois plus souvent que les autres d’une fortune pour régler ses dépenses courantes
Cette approche aborde la situation des groupes à risque dans différents domaines de l’existence tels que la situation financière, le logement, le travail et la formation, la santé, les relations sociales, la participation sociale et politique, la sécurité personnelle et le bien-être.

En 2017, 3,3% de l’ensemble de la population cumule des désavantages à la fois objectifs et subjectifs. Les personnes au chômage, à faibles revenus et les personnes d’origine étrangère sont particulièrement concernées par cette situation.
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