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Toutes les régions de Suisse ont apporté de nouvelles voix aux Verts le week-end dernier. Qu’en est-il des autres partis? Quelles communes ont influencé leurs résultats? La comparaison des votes de 2015 et de 2019 montre à quels endroits chaque parti a gagné du terrain et là où ils en ont perdu.
Les cartes ci-dessous illustrent que le succès des Vert’libéraux reste limité aux grandes régions urbaines. On y voit aussi les pertes du PS dans les grandes régions de Zurich, Berne et Genève. Tout comme celles de l’UDC en Suisse romande, en Argovie et à Bâle.
Le parti agrarien a subi la plus grande perte d'électeurs avec un recul de 3,6% des voix. En nombre d'électeurs, il a obtenu le pire résultat depuis 1999, ce que l'on peut également constater sur la carte: les pertes dominent, et les gains de voix sont très légers dans certaines communes.
Bien que les socialistes restent la deuxième force au sein du Conseil national, ils perdent encore 2,2% de voix et se situent désormais à 16,6%. Le PS perd deux sièges à Zurich et à Berne. La forte hausse dans le canton d'Uri s'explique par le fait que, contrairement aux élections de 2015, il y avait cette année un candidat du PS aux élections du Conseil national (mais sans succès).
Le changement de cap de la politique climatique n'a pas porté ses fruits pour le PLR. Sa présidente, Petra Gössi, estime que le PLR est parvenu à limiter les dégâts. Son parti réunit toujours 15,3% de l'électorat.
Les Verts ont réalisé un bon historique: avec 17 sièges supplémentaires, c’est maintenant le quatrième parti le plus puissant du Conseil national. Ce n'est qu'en Suisse centrale que les progrès des Verts sont plus légers.
Les démocrates-chrétiens ont défié les prévisions et ne perdent que 0,2%. Le PDC réunit désormais 11,4% de l'électorat. Dans ses terres d'origine, notamment dans le canton de Lucerne, le PDC s'est révélé convaincant, ce que l'on peut voir de manière impressionnante sur la carte. En dehors, cependant, il est clairement perdant.
Les Vert’libéraux sont les deuxièmes grands gagnants du week-end électoral. À l'exception du canton de Berne, ils n'ont réalisé des gains que dans les centres urbains et le Plateau suisse (Berne, Fribourg, Jura, Neuchâtel, Soleure). Dans de nombreux cantons ruraux, le PVL n’est que faiblement représenté.
Pour le Parti bourgeois-démocratique, les élections ont été un désastre: la délégation du Conseil national est passée de sept à trois personnes. Une lueur d'espoir: le président Martin Landolt a été élu avec un résultat brillant.