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En 1974, la comédienne française Danielle Darrieux est en tournée théâtrale en Suisse romande. Elle joue dans Domino, un vaudeville de Marcel Achard dans lequel elle a déjà triomphé à Paris au Théâtre des Variétés.
Dans cet interview accordé à l'émission Courrier Romand, l'actrice fait preuve d'un beau naturel. Elle évoque avec humour et distance le temps qui passe et dit n'avoir pas de regret. A 57 ans, elle continue sa carrière tambour battant. Parmi ses projets, un film musical de Dominique Delouche, Divine, où elle va pouvoir mettre en avant une fois de plus ses talents de chanteuse.
Née à Bordeaux le 1er mai 1917, Danielle Darrieux passe son enfance à Paris. Issue d'une famille mélomane, elle fait ses premiers pas au cinéma à l'âge de 14 ans dans Le bal de Wilhelm Thiele. Abonnée durant des années aux rôles d'ingénue, elle s'initie à la comédie musicale dans une série de films aux côtés d'Albert Préjean. En 1935, elle épouse le réalisateur Henri Decoin, avec qui elle poursuivra une collaboration artistique qui survivra à leur séparation en 1941 (Battement de coeur, La vérité sur Bébé Donge). Après la guerre sa carrière prend un nouveau souffle. Elle tourne avec Claude Autant-Lara (Le rouge et le noir), Julien Duvivier et Max Ophüls, qui lui offre des rôles de premier plan dans La Ronde, Le plaisir et Madame de... Après les années soixante, elle accompagne certaines figures du nouveau cinéma français : Claude Chabrol (Landru) et Jacques Demy (Les demoiselles de Rochefort, Une chambre en ville). Elle doit une de ses dernières grandes apparitions au réalisateur François Ozon, qui la fait jouer dans Huit femmes.
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Journaliste: Pierre Verdan