Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07107.jsonl.gz/774

Adénomes hypophysaires
Tumeurs de l'hypophyse (petite glande à la base du cerveau) classées en deux catégories selon les symptômes: tumeurs non fonctionnelles et tumeurs fonctionnelles.
Angiographie ou artériographie cérébrale
Examen radiologique de la circulation sanguine cérébrale après injection de produit de contraste dans une artère (habituellement l’artère fémorale située au pli de l’aine). Elle se fait sous anesthésie locale. Une sonde (petit tube) est introduite dans l’artère de l’aine et ensuite dirigée vers les artères du cou.
Angiographie par résonance magnétique (ARM)
Technique radiologique associée à l’angiographie, permettant de détecter et de qualifier la paroi vasculaire et le flux sanguin.
Angioscanner ou ct-angio
Angiographie utilisant une reconstruction à partir de coupes produites par un scanner. Cet examen nécessite une injection d'iode.
Anticonvulsivant
Classe de médicaments utilisée pour prévenir, réduire ou supprimer les crises d’épilepsie, qu’elles soient occasionnées par une épilepsie primaire ou secondaire, partielle ou généralisée. Le terme anticonvulsivant est donc plus adéquat qu’antiépileptique, puisque ces médicaments exercent une action non pas sur la maladie elle-même mais sur son symptôme, c'est à dire la crise.
Astrocytomes
Tumeurs des cellules de la matière blanche (les astrocytes), qui constituent les lésions tumorales cérébrales les plus fréquentes. Selon la gradation de l'Organisation mondiale de la santé (bénin ou malin) et la localisation de la lésion, le pronostic sera favorable ou non. Les tumeurs astrocytaires sont exceptionnellement d’origine héréditaire (sclérose tubéreuse de Bourneville).
Biopsie stéréotaxique
Permet de prélever précisément, en pratiquant un petit trou dans l'os du crâne, un échantillon d’une lésion dans le cerveau afin de la faire analyser au laboratoire. Cette intervention permet au neurochirurgien de déterminer le choix thérapeutique le plus approprié une fois le diagnostic final posé.
Boîtier externe
Appareil contenant une pile induisant une faible stimulation électrique. Il est utilisé durant la période de test de stimulation de l’électrode et il reste toujours à l'extérieur du corps. Pour ce faire, l'électrode placée dans le cerveau est reliée à une extension qui sort de la peau.
Céphalées sentinelles
Signes précurseurs, précédant de quelques jours, voire de quelques heures, la rupture de l’anévrisme. Il s’agit normalement d’épisodes de maux de tête inhabituels et subits, qui s’atténuent avec le repos ou la prise d’antalgique. Ce type de céphalée indique souvent qu’il y a eu un léger saignement ou que la rupture de l’anévrisme est proche ou imminente. Il est donc important de consulter un médecin lorsque l’on présente des céphalées de ce type.
Chirurgie curative de l’épilepsie
Cette chirurgie permet de supprimer les crises d'épilepsie par l’ablation la plus complète possible d’une lésion ou de la région considérée comme favorisant l'épilepsie.
Chirurgie palliative de l’épilepsie
Cette chirurgie permet de diminuer la fréquence et/ou la sévérité des crises d'épilepsie, en sectionnant les voies de transmission qui propagent les décharges épileptiques.
Corticostéroïde
Hormone normalement synthétisée par les glandes surrénales (situées chacune au-dessus d'un rein). Les corticoïdes synthétiques sont utilisés principalement pour leur effet anti-inflammatoire, mais ils ont également un effet bénéfique dans le traitement d'une tumeur cérébrale, que ce soit à titre préventif contre les nausées et les vomissements lors de la chimiothérapie, ou alors dans le traitement d’un œdème cérébral.
Chondrosarcome
Tumeur maligne mixte qui se développe au dépens de l'os de la base du crâne, où l'on note alors une érosion de l'os.
Craniectomie
Résection chirurgicale plus ou moins étendue des os constituant la boîte crânienne.
Craniopharyngiome
Tumeur bénigne, de nature kystique, localisée généralement sur la ligne médiane du cerveau. Elle est plus fréquente chez l'enfant que chez l'adulte.
Craniotomie
Toute opération qui comporte l'ouverture du crâne.
Ct-scan ou tomodensitométrie ou scanner
Technique radiologique permettant de visualiser différentes parties du corps en couches successives grâce à des faisceaux de rayons X. Le ct-scan permet de déceler les anomalies du cerveau qui apparaissent de densité différente des régions saines.
Décompression
Intervention chirurgicale visant à abaisser la pression exercée, par exemple, par un liquide ou une lésion comprimant le cerveau.
Dérivation
Technique qui permet de drainer du liquide céphalo-rachidien, depuis l’intérieur des cavités (ventricules) du cerveau. Normalement ce liquide se draine par voie naturelle en traversant les différentes cavités cérébrales pour être réabsorbé à la surface du cerveau. Ce circuit naturel peut être bloqué pour différentes raisons (hémorragie cérébrale, tumeur, traumatisme, infection, suite d’intervention au cerveau). Ceci peut engendrer une augmentation de la pression à l’intérieur du crâne. Dans ce cas, un drainage peut être indiqué afin de contrôler la pression à l’intérieur du crâne.
Écoute électrophysiologique
Écoute de l’activité électrique des cellules du cerveau (les neurones) à l’aide d’un amplificateur relié à une sonde insérée dans une région précise du cerveau. Utilisée au bloc opératoire, elle permet de localiser un endroit spécifique.
Électrode
Fil de métal très fin où des plots permettent la stimulation électrique d’une région précise du cerveau.
Électroencéphalogramme (EEG)
Enregistrement ponctuel ou de longue durée et parfois répété de l’activité électrique du cerveau grâce à de petites électrodes, placées sur le cuir chevelu, reliées à un ordinateur. Il permet d’apprécier cette activité et ainsi révéler une anomalie du fonctionnement du cerveau. Il montre l’aspect spécifique de la crise d’épilepsie dans la moitié des cas. Dans le cas d’une épilepsie primaire ou cryptogénique, l’EEG peut s’avérer tout à fait normal si aucune crise ne se manifeste durant l’examen.
Enregistrement EEG couplé à la vidéo
Electroencéphalogramme (examen EEG) de longue durée réalisé à l’hôpital, où le patient est également filmé durant son sommeil.
Épendymome
Tumeur se développant à partir des cellules qui tapissent les ventricules (cavités) cérébraux, le plus souvent le quatrième ventricule. Une obstruction de la circulation du liquide céphalo-rachidien, due à la croissance de la tumeur, en résulte parfois et peut nécessiter une dérivation.
Examen neuropsychologique
Examen permettant d’analyser et de comprendre les relations entre le cerveau et le comportement au sens large, c’est-à-dire le comportement social et les fonctions intellectuelles, telles que le langage, la mémoire, l’attention et le raisonnement.
Exérèse
Ablation chirurgicale d’une lésion.
Facteurs de risques de récidive d'une crise d’épilepsie
Les facteurs sont divers: lésion ou agression neurologique (tumeur, intoxication médicamenteuse, maladie congénitale ou héréditaire, infection, maladie fébrile, hypoglycémie, dépendance alcoolique ou toxicologique, choc émotionnel ou traumatique, etc.), crise d’épilepsie nocturne, crise d’épilepsie partielle ou crise d’épilepsie précipitée par une stimulation.
Gamma-Knife
Composé de 192 faisceaux provenant de sources de cobalt, l'appareil Gamma Knife permet d'administrer, avec une très grande précision, une forte dose de radiation en une seule séance sur la ou les lésions à traiter.
Ganglion de Gasser
Ganglion du nerf trijumeau qui, situé à la base du crâne, contient les cellules nerveuses sensitives. Responsable des sensations du visage, il peut entraîner, lorsqu'il est atteint, des douleurs intenses (décharges électriques). On parle alors de névralgies du trijumeau.
Glioblastome
Tumeur maligne des astrocytes (type de cellules gliales se situant dans le système nerveux). C'est la tumeur du système nerveux central la plus fréquente chez l'adulte, âgé principalement entre 45 et 70 ans. Bien qu'elle puisse toucher toutes les parties du système nerveux central, elle est le plus souvent localisée au niveau des hémisphères cérébraux qu'elle envahit. Un oedème est souvent associé, ce qui peut amplifier l'hypertension intracrânienne. Le pronostic est souvent mauvais.
Gliome
Désigne la famille de tumeurs cérébrales qui se développent aux dépens des tissus de soutien du système nerveux. Il n'est donc pas originaire des neurones. Les gliomes représentent plus de la moitié de toutes les tumeurs du cerveau. Ce groupe comprend des tumeurs bénignes éventuellement susceptibles de dégénérescence (astrocytomes, oligodendrogliomes, épendymomes, pinéalomes, papillomes des plexus choroïdes, etc.) et des tumeurs malignes (glioblastomes, médulloblastomes, rétinoblastomes, etc.).
Gradation des tumeurs selon l’OMS
Hémangioblastome
Tumeur, à croissance lente, qui contient des vaisseaux sanguins et peut se développer à leurs dépens. Fréquemment situé au niveau du cervelet, on peut également le trouver ailleurs dans le cerveau et au niveau de la moelle épinière. Cette tumeur peut être d'origine héréditaire (maladie de Hippel-Lindau).
Hydrocéphalie
Accumulation pathologique de la quantité de liquide céphalorachidien contenue dans le cerveau.
Hypertension Intracrânienne (HTIC)
Augmentation anormale et soutenue de la pression à l’intérieur du crâne. L’HTIC doit être traitée rapidement car elle peut entraîner de sévères complications.
IRM ou imagerie par résonance magnétique
Technique radiologique permettant de produire des images de différentes parties du corps grâce à un champ électromagnétique puissant. L’IRM permet de déceler les anomalies du cerveau avec une grande précision.
IRM-f ou Imagerie par résonance magnétique fonctionnelle
L’IRM-f permet de localiser les régions du cerveau impliquées dans des fonctions précises comme le mouvement, le langage ou la mémoire. Ces zones cérébrales sont activées suite à des consignes spécifiques données au patient lors de l’examen.
Imageries fonctionnelles
Techniques radiologiques permettant d’étudier l’activité du cerveau en action. Ces examens sont pratiqués généralement lors d’une investigation pré-chirurgicale.
Lymphome
Tumeur touchant les cellules spécialisées du système lymphatique. Elle peut être localisée tant au niveau du cerveau que de la moelle épinière. L'affaiblissement du système immunitaire (par la prise de médicament après une greffe d'organe ou par une maladie comme le SIDA par exemple) semble favoriser le développement de cette tumeur.
Macrostimulation
Evaluation grossière de l’influence de la stimulation cérébrale. Pratiquée au bloc opératoire, elle permet de valider l’emplacement de l’électrode.
Maladie de Hippel-Lindau
Les personnes à risque de cette maladie génétique peuvent être dépistées au moyen d'un test. Cela permet d'effectuer une surveillance attentive et de traiter précocement les lésions tumorales potentielles.
Maladie de Von Recklinghausen ou neurofibromatose de type I
Cette maladie génétique à transmission autosomique dominante, est caractérisée par le développement de nombreuses tumeurs nerveuses et de taches cutanées. La majorité de ces tumeurs sont bénignes (neurofibromes). Les complications tumorales malignes sont rares, elles déterminent la gravité de la maladie.
Médicaments cytotoxiques
Médicaments qui empêchent les cellules cancéreuses de se développer ou qui permettent de ralentir leur croissance.
Médulloblastome
Tumeur cérébrale maligne, rencontrée surtout chez l’enfant.
Méningiome
Tumeur, normalement à croissance lente, se développant dans les méninges. La tumeur peut atteindre un grand volume avant de provoquer des symptômes. Ceux-ci varient selon la région touchée, la grosseur de la tumeur et son rythme de croissance.
Métastases
Les tumeurs cérébrales métastatiques proviennent d'un autre organe, tel que les poumons, les seins, les reins ou la peau. Des cellules tumorales des ces organes migrent alors vers le cerveau en empruntant le plus souvent la voie sanguine.
Neurofibrome
Tumeur à croissance lente, constituée de tissus du système nerveux ou de tissus fibreux qui forment la structure de soutien du nerf. Elle est souvent multiple dans le cadre d'une maladie héréditaire, telle que la Maladie de Von Recklinghausen ou neurofibromatose de type I et neurofibromatose de type II.
Neurinome ou schwannome
Tumeur se formant sur tout nerf situé le long de la moelle épinière ou sur les nerfs crâniens. Elle est formée de cellules constituant la gaine du nerf (cellules de Schwann).
Neurochirurgien
Médecin spécialisé dans la chirurgie du système nerveux.
Neurostimulateur
Dispositif en titanium contenant une pile induisant une faible stimulation électrique. Il est implanté sous la peau, généralement en-dessous de la clavicule.
Noyau sous-thalamique
Structure cérébrale située dans la zone profonde du cerveau. Elle est impliquée dans le contrôle moteur. C'est une cible de choix lors de l’implantation d’électrodes afin d’atténuer certains symptômes de la maladie de Parkinson, tels que la rigidité, le blocage ou les tremblements.
Oligodendrogliome
Tumeur à croissance lente qui se développe aux dépens des cellules oligodendrocytes, à l'origine de la formation de la myéline, qui isole les fibres des nerfs.
Plasticité neuronale
Ensemble des manifestations traduisant la capacité des neurones à modifier et remodeler leurs connexions pour rendre certains circuits nerveux plus efficaces.
Ponction lombaire
Procédure qui consiste à introduire une aiguille entre la quatrième et la cinquième vertèbre lombaire, afin de prélever du liquide céphalo-rachidien ou d’injecter des produits dans le canal rachidien.
Potentiels évoqués (PE): sensitifs, auditifs, visuels ou moteurs
La méthode des potentiels évoqués a pour but d'enregistrer l'activité électrique du cerveau et des voies nerveuses de l'audition, de la vision, de la sensibilité et de la motricité, à la suite d'une stimulation. Les réponses du système nerveux sont captées grâce à de petites électrodes placées sur le cuir chevelu du patient et sont reliées à un ordinateur pour leur analyse.
Radiochirurgie
Permet de délivrer une séance de radiothérapie avec la plus grande précision pour minimiser la dose délivrée aux tissus adjacents et ainsi éviter les zones de surdosage. Cette précision est en effet de l’ordre de +/- 0.3 millimètres. Plusieurs types d'appareils permettent d'effectuer ce traitement.
Radiographie standard
Enregistre l'image formée par des rayons X, qui sont plus ou moins absorbés lorsqu'ils traversent un objet.
Sclérose tubéreuse de Bourneville
Maladie génétique, autosomique dominante, principalement caractérisée par le développement de tumeurs bénignes qui peuvent toucher différents organes. Elle est associée à des anomalies oculaires, des perturbations des reins, du cœur, du cerveau et de la peau, et à des signes neurologiques, tels que les crises d'épilepsie, les troubles mentaux et le retard intellectuel. Il n'existe pas, actuellement, de traitement spécifique pour la maladie. On peut, en revanche, contrôler l'épilepsie par différents traitements médicaux et enlever, parfois, les tumeurs.
Spectroscopie par résonance magnétique
Méthode d'iconographie médicale qui détecte, mesure et étudie les structures des molécules et des tissus en utilisant la résonance paramagnétique.
Stéréotaxie
L’intervention stéréotaxique permet d'opérer des zones du cerveau de manière précise. Grâce au cadre stéréotaxique, anneau métallique fixé sur le crâne, on peut déterminer très précisément la lésion, la localiser au millimètre près et l'atteindre par une petite ouverture dans le crâne.
Stimulation externe
Stimulation électrique, induite par des boîtiers externes, d’une région précise du cerveau.
Stimulation transcutanée (TENS)
Des électrodes, appliquées sur la peau près de zones douloureuses, sont reliées à un appareil de neurostimulation à piles porté à la ceinture.
TEMP ou TEPS (tomographie par émission monophotonique) SPECT en anglais
Procédé d'imagerie médicale permettant d'obtenir des images tridimensionnelles d'un produit radioactif injecté dans l'organisme.
TEP (tomographie par émission de positons) PET en anglais
Technique d'imagerie médicale. Elle consiste à injecter une substance radioactive, à recueillir les rayonnements par un capteur externe et à reconstruire par ordinateur une image en coupe de l'organe.
Tératome
Tumeur congénitale rare. On la trouve normalement sur la ligne médiane entre la glande pinéale (située dans le cerveau) et le sacrum (os du bassin).
Thalamus
Structure cérébrale de la taille d’une noisette située en zone profonde du cerveau. Il agit comme centre de réception et de transmission d’informations. C'est une cible privilégiée lors de l’implantation d’électrodes afin d’atténuer les tremblements.
Tomodensitométrie, scanner, scanographie, tomographie assistée par ordinateur
Technique radiologique permettant de visualiser différentes parties du corps en couches successives grâce à des faisceaux de rayons X. Le ct-scan permet de déceler les anomalies du cerveau qui apparaissent de densités différentes des régions saines.
Trépanation
Petit trou pratiqué dans l’os du crâne.
Tumeurs de la région pinéale/ germinome
Tumeur située au centre du cerveau au niveau de la glande pinéale. Une obstruction de la circulation du liquide céphalo-rachidien, due à la croissance de la tumeur, en résulte parfois et peut nécessiter une dérivation.