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D’abord, une certitude. Vitaly Borisovitch Malkin, né le 16 septembre 1952 près de Iekaterinbourg, possède un jet-ski. C’est ce qu’on lit dans le registre du Conseil de la Fédération de Russie où cet ingénieur de formation siège comme sénateur de la République de Bouriatie. D’après le St. Petersburg Times, Vitaly Malkin a aussi déclaré un revenu de 2,3 millions de dollars, des terres, une maison, trois appartements, deux BMW. En revanche, pas de trace de comptes suisses ou d’investissements en Corse, dans la région de Porto-Vecchio. Rien non plus sur les 111 appartements qu’il posséderait à Toronto, comme l’affirme le National Post. En 2008, le magazine Forbes estimait la fortune du sénateur Malkin à un milliard de dollars. C’était avant la crise financière.
Depuis les années 90, Vitaly Malkin est très lié avec un autre oligarque, le multimilliardaire Boris Ivanishvili. Ils fondent la Rossiysky Kredit Bank, alors troisième établissement bancaire du pays. C’est au titre de dirigeant de cette banque que Boris Eltsine le convoque le 2 juin 2008 avec une brochette d’oligarques – dont Anatoly Chubais et Mikhaïl Khodorkovski – pour sauver un pays en proie à une crise économique et financière sans précédent (voir la photo sur laquelle Vitaly Malkin tient un dossier vert). Depuis cette époque, il est régulièrement associé aux oligarques du clan Eltsine où l’on retrouve, entre autres, Roman Abramovitch, Oleg Deripaska, Mikhaïl Prokhorov ainsi que Vladimir Potanin.
En 2004, à l’âge de 52 ans, l’ingénieur de Iekaterinbourg s’est retiré des affaires pour privilégier une carrière politique au Sénat russe. Son mandat se termine en 2012.
En 2002, le nom de Vitaly Malkin apparaissait dans le cadre de l’«Angolagate», du nom d’une affaire de vente d’armes, de corruption et de blanchiment d’argent entre la Russie et l’Angola. Il n’a jamais été inquiété par la justice. Au contraire de ses deux associés dans la société-écran Abalone Investment Ltd: le Français, Pierre Falcone, et le Russe, Arkady Gaydamak. En octobre 2009, tous deux ont été condamnés à six ans de prison ferme par la justice française.