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Le site du musée se trouve en bordure du cœur du quartier historique de Bulle, en bas du château surplombant la ville. Il fait partie d’une série de bâtiments institutionnels qui agrémentent les jardins et qui sont entourés par le parc du Cabalet. Cette impression de parfaite unité des différents bâtiments serait le point de départ pour le futur musée : il ferait partie intégrante de cet ensemble de bâtiments entourés du parc. La face principale du musée se dirigerait vers la ville et le parc, et serait dotée d’une cour publique accueillante. La lanterne à l’entrée illustrerait cette ouverture vers la ville et donnerait au musée une présence imposante mais discrète à la fois, sans faire de l’ombre au château. Le musée et la bibliothèque actuelle se composent de deux bâtiments: La structure pavillonnaire datant des années 70 se rapproche d’une architecture brutaliste et Miesienne avec une certaine touche de frivolité. L’ajout du pavillon de la bibliothèque rappellerait le style typique de la « Swiss box » des années 90 avec un volume cristallin et des détails lisses. L’agrandissement du musée offrirait une opportunité de renforcer ces différents styles en ajoutant des « pavillons » selon le besoin et en conservant la clarté des phases. A l’aide de dimensions similaires, de proportions adaptées, d’ouvertures, de géométries subtilement décalées et de hauteurs légèrement différentes, un nouvel équilibre serait créé entre les différentes parties des années 1970, 2000 et 2020.
Les structures ajoutées proviennent de styles différents mais atteignent néanmoins un équilibre en s’unifiant dans une diversité harmonieuse et fondent la base d’un sujet d’actualité : le « réalisme écologique structurel » qui, à l’instar d’un collage cubiste ou nouveau réaliste, réunit une diversité d’expressions et d’époques. Cette stratégie laisse une marge conséquente pour de potentiels changements de programme concernant le processus de planification et également de futures extensions. En réalité, le bâtiment extérieur ne dévoile qu’une mince partie de son volume qui est majoritairement souterrain et caché, tel un iceberg. L’agrandissement du musée apporterait plus d’équilibre entre le volume visible sur terre et ce volume souterrain. En suivant une démarche quasi archéologique ce souterrain serait déterré et révélé comme une trace visible et un élément liant. En plus des mesures claires et subtiles qui donnent un charme discret aux volumes pavillonnaires, le paysage naturel joue un rôle important dans le choix de l’emplacement du musée au sein du site. Un cercle de verdure (des fougères et de hautes herbes) entoure l’ensemble et met en valeur l’entrée principale du musée.