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Commerce
Le commerce et l’économie du monde gréco-romain ont été et font toujours l’objet de recherches intensives en archéologie et histoire ancienne. Les méthodes d’investigation scientifiques permettent désormais de déterminer l’origine des marchandises, comme l’huile, et de leurs divers récipients, comme les amphores, ainsi que des matières premières (argile, or, cuivre, etc.). Il est donc possible de déterminer les différents sites de production et de retracer les routes commerciales.
A l’époque de la grande colonisation du 8e s. au 5e s. av. J.-C. déjà, les cités états grecques ont essayé de sécuriser l’accès aux matières premières comme les céréales et les métaux, ainsi que leurs marchés destinés à la vente de ces produits. A cet effet, ils ont établi des colonies dans la région de la mer Noire, en Sicile et en Italie du Sud.
L’économie de l’Empire romain se caractérise par un extraordinaire réseau de circulation. La mer Méditerranée et les fleuves constituaient les principales routes commerciales. Les personnes, les animaux et les marchandises furent transportés et négociés à travers tout l’Empire romain de l’Égypte et l’Afrique du Nord à la Grande-Bretagne en passant par les Germanies. La création d’un réseau routier dense fut rendue possible grâce au denier utilisé comme monnaie de réserve, le droit romain et une gestion efficace.
Les céréales ont principalement été cultivées en Égypte, en Afrique du Nord et en Sicile. Les propriétaires des villas d’Italie pouvaient décorer leur maison de statues grecques et de pièces en marbre multicolores provenant d’Afrique du Nord, de Turquie ou d’Égypte. Les riches citoyens des provinces situées au nord des Alpes n’ont également pas renoncé à la céramique d’Italie, à l’huile d’olive espagnole ni au vin grec.
Les grandes manifestations qui avaient lieu dans le cirque et les arènes, comme les combats d’animaux et les courses de chars, exigeaient aussi une logistique sophistiquée. Les animaux sauvages, tels que les rhinocéros, les éléphants, les autruches et les lions étaient capturés en Afrique du Nord, tandis que les ours et les bisons venaient des forêts germaniques. Ces animaux étaient ensuite transportés jusqu’à Rome par voies terrestres et maritimes. Les chevaux de course provenant d’Espagne et d’Afrique du Nord pouvaient être admirés dans de nombreuses arènes de l’Empire romain.