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Les bons réflexes à adopter
- Expliquer d’abord le contexte dans lequel s’est déroulé cet échec ou cette difficulté, cela permet de donner des causes extérieures sans vous porter préjudice.
- Exposer objectivement le manquement ou les erreurs que vous avez faites dans le contexte, cela démontre que vous avez su prendre du recul et analyser votre attitude.
- Se projeter sur le fait de tirer profit de cette expérience et d’avoir réfléchi à toutes les solutions possibles en expliquant notamment comment vous auriez géré aujourd’hui la même situation.
- Définir le terme « échec » ou « difficulté » avec vos propres mots dans le contexte que vous venez d’illustrer.
Vous montrerez ainsi au recruteur que vous savez assumer votre part de responsabilités, et vous lui démontrerez aussi des qualités telles que : sens des responsabilités, capacité d’analyse, prise de recul et attitude de transparence.
Quels exemples donner ?
Vous devez choisir un réel échec ou une véritable difficulté : n’essayez pas de vous dérober en parlant d’un oral d’examen raté au siècle dernier (!) ou bien en évoquant une histoire strictement personnelle qui serait hors contexte !
Essayez de choisir un exemple relatif à votre vie professionnelle, un exemple d’échec ou de difficulté rencontrée dans votre travail il y a plusieurs années. Choisissez d’illustrer vos propos par un élément assez important vous ayant posé souci ou ayant conduit à un échec, mais pas une situation durant laquelle tout a mal tourné !!
Vous pouvez aussi mentionner un mauvais choix d’orientation, le fait d’avoir accepté un poste en décalage avec votre formation initiale ou d’avoir fait un choix professionnel en désaccord avec vos ambitions profondes. Cela permet d’apprécier votre faculté à vous remettre en cause. Tout réside dans la manière dont vous allez présenter cet exemple : de façon subjective et négative, ou de manière objective et constructive ?
Ainsi, ne parlez pas des erreurs qui vous mettent directement en cause, telles que le non respect d’une échéance par exemple. Ne parlez pas non plus de difficultés qui n'ont jamais été source de valeur ajoutée, de celles dont vous n'avez pas su tirer de leçon : votre exemple doit donc illustrer au final un point positif de votre parcours.
A travers cette question, le recruteur cherche surtout à savoir si vous êtes capable de corriger vos erreurs et d’en tirer des leçons pour que vous puissiez vous y prendre autrement dans des circonstances similaires.
Comment parler d’une période de chômage ?
Si vous avez connu une longue période de chômage ou que vous êtes au chômage, le recruteur cherchera très probablement à comprendre comment vous vivez (ou avez vécu) cette période.
Pour lui montrer que vous êtes capable d’aller de l’avant, expliquez lui votre stratégie de recherche et votre plan d’actions.
En aucun cas, vous ne devez reporter la faute à la conjoncture ou au trop grand nombre de candidats, c’est tellement banal et sans intérêt comme propos que vous risqueriez de passer pour un candidat “banal et sans intérêt” !!
En revanche, vous pouvez dire au recruteur que vous avez su changer votre stratégie après vos premières semaines de recherche afin d’investiguer et de mettre en oeuvre de nouvelles approches et d’obtenir davantage d’entretiens.
Vous lui montrerez ainsi que vous êtes capable de surmonter des obstacles dans un contexte délicat, d’identifier votre part de responsabilité, de l’assumer et de montrer que vous ne ferez plus la même erreur maintenant que vous en avez fait l’expérience. Soyez précis et concis dans vos propos, ce n’est pas le moment de tomber dans un monologue qui laisserait une mauvaise impression au recruteur.
Comment justifier la difficulté/l’échec d’une création d’entreprise ?
Vous pouvez expliquer la difficulté de la création de votre petite entreprise en reconnaissant avoir mal pensé votre business plan et avoir dû vous résoudre à cesser votre activité.
Dire que vous avez pris conscience d’avoir davantage le profil d’un salarié que l’âme d’un entrepreneur, c’est montrer votre honnêteté et une certaine transparence qui ne seront pas mal vues par le recruteur !
En conclusion, la réponse à cette question ne s’improvise pas et demande une véritable préparation.
Exercez-vous en amont de l’entretien afin de l’évoquer de façon objective, en veillant à prendre votre part de responsabilité, sans dénigrer les autres parties prenantes. Cela mettra en valeur votre sens de l’analyse, votre maturité et votre capacité à aller de l’avant, bref de vrais atouts dans le contexte actuel des entreprises.
Car finalement, derrière chaque difficulté ou chaque échec, se cache l’opportunité d’apprendre, d’en sortir plus grand pour aller plus loin. Vous afficherez ainsi une attitude orientée solutions associée à un état d’esprit ouvert, positif, autonome et confiant. CQFD.