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Un an et trois mois après ses débuts en Coupe du monde, Sarah Hoefflin est Championne olympique de slopestyle ! Elle se confie sur son parcours.
"Si une personne m'avait dit il y a quatre ans que je deviendrais Championne olympique, je ne l'aurais pas crue", a expliqué la Genevoise. "Je tiens à remercier Misra Noto (l'entraîneur suisse du freestyle, ndlr). Il est venu me voir il y a trois ans à Val Thorens, alors que je disputais une compétition de niveau inférieur. Il m'a demandé si je voulais faire partie de l'équipe de Suisse. J'ai dit oui, et je tiens à le remercier. J'ai alors découvert le centre de Mettmenstetten, où pour la première fois, je me suis exercée sur un trampoline et sur un 'water jump' (dans l'eau). Cela a tout changé."
En fait, les responsables de Swiss Ski avaient repéré par hasard le nom de Hoefflin sur des listes de résultats et s'étaient demandé si elle pouvait bien être Suissesse. Bingo! Jusque-là, la Genevoise née d'un père luthier dans la Cité de Calvin et d'une Néerlandaise née en Nouvelle-Zélande avait notamment vécu en France et en Grande-Bretagne, où elle avait rejoint sa mère à l'âge de 12 ans après le divorce de ses parents. "Je me suis beaucoup entraînée et amusée dans un hall à Manchester, sur de la neige artificielle. J'y allais tous les jours, en m'exerçant sur de petits rails. Et je me suis dit que si je prenais du plaisir sur ces petites installations, il valait peut-être la peine d'aller plus loin."
Sa rencontre avec les "gens" de Swiss Ski "a tout changé", souligne-t-elle. Sarah Hoefflin, à l'été 2015, s'est dite qu'elle devait tenter sa chance dans la haute compétition. Ses deux échecs dans ses études de médecine en Grande-Bretagne - "le système est extrêmement sélectif", précise-t-elle - l'ont poussé dans cette voie. En sachant qu'elle a a un diplôme en neurosciences en poche, passé à Cardiff au Pays de Galles, Sarah Hoefflin n'a pas peur de l'avenir... et jouit pleinement du présent.
"Me retrouver sur le podium est un rêve, mais il est encore plus grand car je partage cet honneur avec Mathilde (Gremaud). Son retour, après sa blessure, est incroyable. La prochaine fois, elle me battra!".
Interrogée sur ses sensations à l'heure de s'élancer pour son 3e run décisif, la Genevoise a lancé: "Il me fallait tout tenter. Jusque-là, je n'avais que 83 points, c'était un score pour la poubelle! Et cela a passé!"
ATS