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Les Newsletters de Stop-Tabac.ch
20 juillet 2010
- 90% des AVC associés à 10 facteurs de risque, dont l'hypertension
- Le Moyen-Orient, paradis du narguilé, multiplie les législations antitabac
- Rejet de plusieurs appels entre cigarettiers et Washington
PARIS Dix facteurs de risque, les principaux étant l'hypertension artérielle et le tabagisme, représentent 90% du risque d'attaque cérébrale (AVC), montre une vaste étude publiée vendredi en ligne par la revue médicale The Lancet.
L'étude Interstroke, présentée au congrès mondial de cardiologie de Pékin, a été menée sur un total de 6.000 personnes (3.000 cas d'accident vasculaire cérébral et 3.000 cas témoins), dans 22 pays, de 2007 à 2010.
Ses auteurs ont montré que 10 facteurs de risque étaient associés de façon significative avec l'AVC : pression artérielle élevée (supérieure à 160/90 mm Hg), tabagisme, obésité abdominale, régime alimentaire, sédentarité, lipides, diabète, consommation d'alcool, stress et dépression, troubles cardiaques.
Ensemble, ces facteurs représentent 90% du risque global d'AVC. Tous ces facteurs sont associés de façon significative à l'AVC de type ischémique, le plus fréquent (80% des AVC), lorsqu'un vaisseau se bouche dans le cerveau. Pour l'AVC d'origine hémorragique (lorsqu'un vaisseau sanguin se rompt), les facteurs de risque significatifs sont l'hypertension, le tabagisme, l'obésité abdmominale, le régime alimentaire, et la consommation d'alcool.
L'hypertension est associée à un tiers du risque global d'AVC, et augmente le risque de plus de deux fois et demie par rapport à des personnes avec une tension normale, selon les résultats de l'étude.
Les fumeurs ont quant à eux deux fois plus de risque d'AVC que les non-fumeurs, le tabagisme étant associé à un AVC sur 5.
"Nos résultats montrent que 5 facteurs représentent plus de 80% du risque global d'AVC : hypertension, tabagisme, obésité abdominale, régime alimentaire et sédentarité", ont indiqué les chercheurs.
Ils soulignent que neuf des dix risques (en excluant les troubles cardiaques) de l'étude Interstroke sont identiques à ceux de l'étude Interheart sur les facteurs de risques d'attaque cardiaque, conduite également par le Dr Salim Yusuf (université McMaster, Hamilton, Canada). L'importance relative de ces risques diffère néanmoins pour les deux types d'attaque.
"Des interventions ciblées pour réduire l'hypertension et le tabagisme et promouvoir l'activité physique et une alimentation saine pourraient réduire sensiblement le fardeau des attaques", estiment les auteurs de l'étude.
Ils ont lancé la 2e phase de l'étude Interstroke, avec l'objectif d'inclure 20.000 participants.
Source: AFP - http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hqmQWQA9ptBXwca6Gpuy6Ms0mR2g (21 06 2010)
(19 07 2010)
LE CAIRE - Paradis du narguilé, le Moyen-Orient a récemment pris conscience de la nécessité d'intensifier la lutte antitabac avec l'adoption par plusieurs pays de législations en ce sens, mais leur application est souvent difficile.
De Beyrouth au Caire, en passant par Damas et Amman, la cigarette est en général incontournable non seulement dans les cafés et restaurants, mais aussi dans les banques et les ministères, voire dans les hôpitaux.
L'Egypte, le plus peuplé des pays arabes où la chicha (nom local de la pipe à eau) est aussi ancrée dans les habitudes que dans le reste de la région, a annoncé jeudi son intention de faire d'Alexandrie sa "première ville sans tabac", dans l'espoir de donner l'exemple au reste du pays.
Selon une enquête publiée en janvier par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autorités égyptiennes, près de 40% des hommes adultes égyptiens fument -dont 95% tous les jours- et pas moins de 70% des Egyptiens interrogés sont exposés au tabagisme passif, chez eux ou sur leur lieu de travail.
Il existe pourtant une loi interdisant notamment de fumer dans les bâtiments publics et les hôpitaux, mais elle est allègrement et quotidiennement violée.
Ces derniers mois, la Jordanie, la Syrie et les Emirats arabes unis ont adopté des législations similaires.
En janvier, le président émirati cheikh Khalifa ben Zayed al-Nahyane a promulgué une loi interdisant "de fumer dans les transports en commun et les lieux publics fermés".
L'interdiction n'est pas encore entièrement appliquée, selon l'agence officielle WAM, mais "les bâtiments appartenant à l'Etat tels que les écoles, les universités, les hôpitaux, les théâtres et les centres sportifs devront se conformer à l'interdiction totale de fumer dans un avenir très proche".
Dubaï avait déjà commencé en 2007 à interdire la cigarette dans les lieux publics.
En Syrie, où près de 60% des hommes et 23% des femmes fument, une loi antitabac est entrée en vigueur en avril. Les contrevenants risquent une amende allant de 45 à 870 dollars et jusqu'à deux ans de prison.
Les autorités ont d'autant plus conscience du problème qu'un fumeur syrien dépense 8% de son revenu annuel en tabac selon la Société générale pour le tabac, une société publique chargée des différentes activités du secteur.
En Egypte, où 40% de la population vit autour du seuil de pauvreté, les fumeurs dépensent 6% de leurs revenus en cigarettes, chicha ou, phénomène récent, en tabac à mâcher.
La Jordanie a elle aussi interdit la cigarette dans les lieux publics le 25 mai. Le ministère jordanien de la Santé a assuré qu'il serait strict: des inspecteurs effectueront ainsi des visites surprise dans les ministères et les lieux publics.
Certains pays restent toutefois à la traîne. Au Liban, où le prix des cigarettes est très bas (le paquet d'Américaines coûte 1,45 dollar), un projet de loi antitabac est toujours à l'étude et si le pays a signé la convention-cadre de l'OMS pour la lutte contre le tabagisme en 2005, il n'a toujours pas ratifié le document.
D'après une enquête réalisée en 2005 par l'OMS, 60% des Libanais de 13 à 15 ans fument des cigarettes, le narguilé ou des cigares, le taux le plus élevé de la région.
Certains bars ont tenté l'expérience de soirées "non fumeurs", mais ce genre d'initiative reste timide.
Quant à l'Irak, il n'y existe aucune législation antitabac. L'écrasante majorité des endroits sont fumeurs: restaurants, hôtels, ascenseurs et hôpitaux. Exception notable, à l'hôpital de cardiologie Ibn Bittar de Bagdad, les gardes confisquent les paquets de cigarettes à l'entrée, sur ordre du ministère de la Santé.
Source: AFP (15 06 2010)
(16 07 2010)
WASHINGTON (Reuters) - La Cour suprême des Etats-Unis a annoncé lundi avoir rejeté les appels de plusieurs fabricants de cigarettes d'une part et de l'administration Obama d'autre part liés aux poursuites engagée par les pouvoirs publics contre les géants du tabac.
Ces poursuites avaient conduit à des condamnations d'un montant initial de 280 milliards de dollars.
Les cigarettiers avaient porté le dossier devant la plus haute juridiction du pays l'an dernier après une décision d'une cour d'appel fédérale estimant qu'ils avaient conspiré pendant des années pour commercialiser des produits qu'ils savaient dangereux.
L'administration, de son côté, avait interjeté appel sur un autre point du dossier en arguant du fait que la cour d'appel avait à tort rejeté le remboursement par les industriels de milliards de dollars de profits jugés indus et l'obligation de financer un programme d'aide à l'arrêt du tabac.
La plainte initiale dans ce dossier avait été déposée en 1999 par l'administration Clinton et elle avait conduit en première instance à un jugement condamnant les industriels à payer 280 milliards de dollars à l'Etat.
Au cours du procès, qui avait débuté en 2004, sous l'administration Bush, le département de la Justice avait ramené ses demandes de dommages et intérêts à 14 milliards destinés à des programmes de lutte contre le tabagisme.
Parmi les entreprises poursuivies figuraient Altria Group et sa filiale Philip Morris USA, R.J. Reynolds Tobacco, filiale de Reynolds American, Lorillard, Liggett Group (propriété de Vector Group), British American Tobacco et sa filiale Brown & Williamson ainsi que deux entreprises aujourd'hui disparues.
La Cour suprême a rejeté les appels sans commentaire.
James Vicini, Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat
Source: http://www.euroinvestor.fr/news/story.aspx?id=11149814 (30 06 2010)
(14 07 2010)
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