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L'agriculture productrice est affaiblie
Le Conseil national a aujourd'hui affaibli l'agriculture productrice en décidant d'exiger davantage d'efforts au niveau écologique tout en maintenant les paiements directs au même niveau. La Grande...
Le Conseil national a aujourd'hui affaibli l'agriculture productrice en décidant d'exiger davantage d'efforts au niveau écologique tout en maintenant les paiements directs au même niveau. La Grande Chambre a refusé plusieurs propositions importantes de l'UDC qui visaient à renforcer la sécurité de l'approvisionnement alimentaire de la Suisse. L'UDC ne peut donc pas approuver cette révision et elle continuera de se battre au Conseil des Etats pour une amélioration du projet. Elle se réjouit cependant de constater que le cadre de paiement pour les améliorations structurelles a été augmenté et clairement accepté.
Dès le début du débat parlementaire sur la politique agricole 2014-2017, l'UDC avait déposé une proposition de non-entrée en matière et de renvoi au Conseil fédéral pour manifester son désaccord avec ce projet. La raison principale de son opposition est la pondération des paiements directs qui ne tient pas assez compte des contributions que l'agriculture doit apporter à la sécurité de l'approvisionnement. Tout en touchant les mêmes paiements directs, les paysans devront à l'avenir accroître leurs prestations écologiques alors que 12% de la surface agricole totale sont aujourd'hui déjà exploités au titre de la compensation écologique. Pour nombre de paysans, ce changement signifie qu'ils doivent faire plus d'efforts pour l'écologie tout en recevant le même soutien financier. La production agricole en sera forcément affaiblie. Pour l'UDC, il est déplacé de réduire la production indigène au profit des importations alimentaires. Cette politique est un non-sens écologique à long terme.
Malheureusement, l'UDC n'a pas réussi à imposer toutes ses corrections de la stratégie du Conseil fédéral. Reste que quelques-unes de ses propositions ont tout de même passé la rampe au profit des paysans comme, par exemple, la stabilisation du marché laitier par des contrats obligatoires entre producteurs et entreprises de transformation, l'inscription dans la loi du supplément pour la transformation du lait en fromage et la compensation de l'interdiction de l'ensilage. L'augmentation et l'acceptation du cadre de paiement pour les améliorations structurelles est également un signal positif pour l'agriculture.