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500 bureaux de poste menacés
Le Syndicat de la Communication a lancé sur les routes de Suisse des caravanes qui, de village en village et de quartier en quartier, informent et mobilisent la population contre un nouveau plan de démantèlement du réseau postal, annoncé par la direction de la Poste (qui refuse de communiquer la liste des 500 offices de poste menacés). Une pétition* est lancée pour le maintien du réseau postal. Le syndicat attend également une réaction des communes concernées (dont Genève) et leur a écrit pour les inciter à faire part à la direction de la Poste de leur opposition à la fermeture de bureaux de poste.
Démanteler pour privatiser ?
En proposant, ou en menaçant, de fermer 500 nouveaux offices postaux, après en avoir déjà fermé 1500 en dix ans, c'est 20 % de son réseau que la direction de la poste menace de supprimer. De quel droit ? La Poste n'appartient pas à sa direction : elle appartient à 100 % à la Confédération, c'est-à-dire à la population entière. Et sa mission de service public est claire : offrir à toutes les catégories de la population, dans toutes les régions et à distance raisonnable, la palette complète des prestations postales, à un prix abordable. C'est cette mission que les plans de " rationalisation " de la Poste menacent, en amputant un réseau postal de proximité qui représente le meilleur atout de la poste publique face aux postes privées -voire face aux banques, le jour où la Poste pourra offrir des services bancaires. La logique des plans de rationalisation concoctés par la direction de la Poste est une logique d'entreprise privée mal gérée -pas une logique de service public. D'autant que service public en question fait du bénéfice (mais tente de le camoufler en " gonflant " le coût de son obligation légale de " service universel " sur l'ensemble du territoire suisse, en l'estimant à 412 millions au lieu de 200 millions). La Poste doit assurer un service public mais sa direction se comporte comme si elle devait se plier aux " lois du Marché " (le nouveau directeur de la Poste est un ancien dirigeant de Nestlé et Phillipp Morris, beaucoup plus clairement partisan de la " libéralisation " que son prédécesseur), d'où une menace permanente de privatisation totale ou partielle, le monopole résiduel de la Poste (les lettres) étant dans le collimateur du Conseil fédéral. Après le démantèlement, la privatisation ?
* La pétition contre le démantèlement du réseau postal peut être signée en ligne sur