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Les eaux minérales
La petite qui révèle tout! (3'15)

Les problématiques des bouteilles en plastiques PET sont de quatre ordres, chacune en soi suffisante pour en limiter drastiquement sa consommation.
Tout d'abord, l'eau en bouteille est morte ou sur le point de l'être. Nous avons déjà longuement abordé cette notion d'eau vivante. L'emprisonnement de l'eau en bouteille est contradictoire avec sa nature libre et dynamique. Eaux minérales et eaux de source sont "vivantes" à la sortie de la source, "au griffon", mais l'entreposage en bouteille plastique sur plusieurs semaines voire plusieurs mois lui fait perdre toute vitalité (en quelques jours parfois!)
Selon un article internet de Franck Guilbert sur la revitalisation de l'eau, "Quand une eau stagne (c’est le cas des eaux en bouteilles) ou quand elle est soumise à des pressions importantes (comme dans les réseaux de distribution d’eau courante), les assemblages de molécules se regrouperaient en paquets. Au bout de plusieurs jours, l’eau a subi une diminution de résistivité électrique, elle s’est oxydée et sa tension superficielle a augmenté. Elle a ainsi perdu de ses qualités naturelles."
Cet état morbide affecte
grandement l'assimilation des minéraux présents. "Les minéraux des eaux en
bouteilles n'ont aucun principes actifs. Ce ne sont que des cailloux
dissous sous forme d'ions, des agents totalement étrangers. Au bout
de quelques jours, ils perdent leur énergie, et les minéraux
floculent. Ils sont amorphes, et même contraires à la vie. Notre
corps va essayer, dans la mesure du possible, de les éliminer. Ce
peut être un facteur actif de la formation de calculs, de thromboses
et de cancers [...]" précise Jacques Collin. En effet,
selon la formule de Rudolph Steiner, le père de l'anthroposophie,
"la substance qui n'est pas active doit être éliminée, sinon elle
est un facteur de maladie".
La seconde problématique de l'eau en bouteille est la contamination possible de l'eau par la chimie du plastique. Il a été beaucoup question du Bisphénols A (BPA) dans les plastiques des biberons pour nourrissons (ou les grandes bouteilles en plastique dur des bureaux, le PET n'étant pas concerné) mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises, notamment pour des bouteilles entreposées au soleil ou dans des endroits chauds. Il est ainsi très peu recommandable de laisser une bouteille d'eau dans une voiture en plein soleil...
"Aucun contenant n'est jamais totalement chimiquement neutre vis-à-vis de l'eau", rappelle le spécialiste Yann Olivaux. "Le PET, par exemple, principal plastique des bouteilles, relarguerait des substances agissant comme des perturbateurs endocriniens dans l'eau".
Selon un article d'Emilie Villeneuve sur le site Bioaddict.fr, des toxicologues de l'Université Goethe de Francfort ont mis en évidence la présence d'hormones œstrogènes dans les bouteilles en plastique en analysant une vingtaine d'eaux minérales. Les résultats ont été publiés dans la revue Environmental Science and Pollution Research le 10 mars 2009.
Du point de vue hormonal, dans 12 des 20 eaux minérales testées, l'eau analysée présentait une qualité équivalente à celle des eaux usées en station d'épuration! Et la cause en reviendrait à l'emballage plastique (PET - Polyéthylène Téréphtalate) puisque les eaux minérales en bouteilles de verre contenaient des taux deux fois moins élevés (mais en contenaient donc quand même!)
A moins que cela ne soit du à l'antimoine - de son petit nom trioxyde d'antimoine (Sb2O3) classé comme possiblement cancérigène - utilisé comme catalyseur lors de la fabrication du PET ? En 2006, des géochimistes allemand ont révélé la présence d'antimoine dans 45 marques d'eaux minérales européenne dont 9 françaises. Et plus le temps de stockage est long, plus la concentration en antimoine est importante: une eau minérale allemande est ainsi passée de 3,8 ng/L à 626 ng/L (165 fois plus!) en trois mois de stockage à température ambiante! Rappelons quand même que la norme européenne autorise 5 microgrammes par litre...
Que les œstrogènes proviennent des bouteilles plastiques, de l'antimoine ou des résidus de médicaments (pilules contraceptives notamment, voir la section Eau du robinet), les conséquences sont les mêmes. Dans les rivières, les scientifiques notent une féminisation des poissons des rivières avec pour résultat une moindre fertilité des mâles. Et chez l'homme ? Aucun lien officiel n'a encore été établi mais les études montrent que 15% des couples sont stériles et que le nombre de spermatozoïdes chez l'homme a été divisé par deux en l'espace de 50 ans...
Enfin, en mars 2018, nous apprenions que 93% des 250 bouteilles testées recelaient des particules de plastique (polypropylène, polytéréphtalates d'éthylène de son petit nom PET ou encore particules de nylon). "Je pense que cela vient du processus d'embouteillage. Je pense que la plupart du plastique vient de la bouteille elle-même, de son bouchon, du processus industriel d'embouteillage", a expliqué la responsable de l’étude Sherri Mason à l'AFP. Cette étude a duré 3 mois et a été vérifiée par une autre équipe donc le doute n'est plus permis: le plastique est mauvais pour l'eau et la santé!
Et pour terminer - mais cela n'a a priori rien à voir avec le PET - citons l'article d'avril 2013 du magazine 60 Millions de consommateurs qui révélait la présence de résidus de médicaments (tamoxifène, buflomédil et naftidrofuryl pour les intimes) ou de désherbants interdits depuis 2001... Les valeurs étaient naturellement moindres que dans l'eau du robinet mais autant pour le mythe de la pureté originelle de l'eau en bouteille!
Voir également la
problématique des minéraux dans
Eau
minérale.
Troisième problématique de l'eau en bouteille et non des moindres: la pollution liée aux bouteilles! En 2003, plus de 5 milliards de bouteilles ont été consommées rien qu'en France, générant 170 000 tonnes d'emballage en plastique PET auquel il convient de rajouter les films plastique de regroupement, selon l'étude "Mieux produire et mieux consommer - La prévention des déchets d'emballages" du CNE (Conseil national de l'emballage) et de l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie).
Chute des bouteilles
recyclées (12%)
A l'échelle mondiale, ce sont 2,7 millions de tonnes de plastique qui sont nécessaires aux seules bouteilles, fabriquées en polyéthylène téréphtalate (PET), un dérivé du pétrole brut. Soyons pointilleux et rajoutons encore un peu d'essence pour aller acheter et transporter ces volumineux packs de bouteilles, qu'il a eux-mêmes fallut livrer par camions aux super et hypermarchés. Comme le souligne le WWF, "transporter de l'eau Evian dans les DOM-TOM est une réelle aberration".
Problème d'arithmétique: sachant qu'une bouteille en plastique met plus de 500 ans à se dégrader, combien de temps faudra-t-il avant que nous changions nos habitudes alimentaires ? Le recyclage ? Globalement, 12% seulement des bouteilles sont recyclées! Aux Etats-Unis, 40% des bouteilles en PET récupérées en 2004 ont été traitées... en Chine! Pourquoi faire proche lorsque l'on peut tout éloigner ? Incinérées, les bouteilles dégagent de nombreux polluants toxiques (acide chlorique, métaux lourds , dioxine,...) qui ne vont certainement pas améliorer la qualité globale de l'eau...
De ce point de vue, l'eau du robinet est bien plus vertueuse: de 100 à 1000 fois plus écologique que l'eau minérale en bouteille selon une étude menée en Suisse au nom de la Société Suisse de l'Industrie du Gaz et des Eaux (SSIGE) en 2006. Concrètement, l'eau du robinet permet d'économiser environ 10 kg de déchets par an et par personne par rapport à de l'eau embouteillée. Reste toutefois à la filtrer et à la redynamiser...
Dernier constat: l'eau en bouteille revient très chère. "Alors que l'eau minérale en bouteille n'est souvent pas plus saine que l'eau du robinet dans les pays industrialisés, elle peut coûter jusqu'à 10 000 fois plus cher si l'on tient compte de l'énergie utilisée pour la mise en bouteille, les livraisons et l'éventuel recyclage des contenants", souligne Emily Arnold, auteur d'une étude américaine sur l'eau (Earth Policy Institute, 2004) "A environ 2,50 dollars le litre, l'eau en bouteille coûte finalement plus cher que l'essence", ajoute-t-elle.
Les sommes faramineuses dépensées en marketing par les marques d'eau minérales ne sont pas non plus étranger au coût des bouteilles: il faut bien financer les publicités d'une manière ou d'une autre... et tant pis pour le désastreux rapport qualité/prix. Tant que les apparences sont sauves... Voir notre section Le business de l'eau.
Sources (de données):
Pour en savoir plus...
EauNaturelle.fr
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