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L’ADAP est née en 1997 à Genève de la prise de conscience de l’insuffisante intégration des problématiques de développement local et de conservation de la nature dans les approches classiques de coopération. Il était alors nécessaire – et c’est toujours le cas – de replacer au centre du système, à leur place légitime, les acteurs locaux qui ont été progressivement marginalisés au cours du 20ème siècle.
Dès sa création, l’ADAP se focalise sur des espaces à fortes contraintes, enclavés, marginalisés par les politiques de développement, qui représentent les derniers refuges de la biodiversité et dont les habitants dépendent encore souvent d’une utilisation directe des ressources naturelles.
Les projets se sont ainsi concentrés dans les périphéries des aires protégées strictes (parc national, réserves gouvernementales) et ont souvent amené à appuyer la mise sur pied d’aires protégées communautaires.
La première expérience de projet conduite en République Centrafricaine de 1999 à 2001 visait à appuyer la création de Zones Cynégétiques Villageoises dans la périphérie du parc national du Bamingui-Bangoran dans le nord du pays. Malgré des débuts prometteurs marqués par un fort intérêt des communautés locales pour la mise en place d’une gestion communautaire, le projeta a dû être abandonné suite au développement d’une situation de troubles et d’insécurité empêchant son bon déroulement.
Tirant les leçons de cette première expérience, et suite à son intégration à la Fédération Genevoise de Coopération (FGC), l’ADAP développe ensuite ses activités en Tanzanie (2001 à aujourd’hui), puis au Mozambique (2003 à 2005) et au Burkina Faso (2004 à 2015). Si l’intervention au Mozambique a été entravée par une situation post-conflit compliquée, les projets en Tanzanie et au Burkina ont permis d’atteindre rapidement des résultats prometteurs tant en matière de développement local que de conservation de la nature. Ces deux projets ont été conçus et mis en œuvre dans la longue durée, nécessaire à des processus d’appui à la mise en place de systèmes de gestion communautaire des espaces et des ressources.
Depuis, l’association a développé un nouveau projet en Tanzanie dans le corridor Selous-Niassa (2006 à 2011), puis plus récemment à Madagascar (2016 à aujourd’hui). Fonctionnant sur la base d’un investissement bénévole important au nord, elle s’appuie sur des partenaires de terrain dont elle s’efforce de renforcer les capacités de manière à les accompagner vers une autonomie croissante.
L’ADAP développe également depuis le début des activités à Genève, destinées tant à ses membres qu’au grand public. Son action vise principalement à informer et sensibiliser le public aux enjeux environnementaux et aux liens complexes entre conservation et développement. Pour ce faire, l’association participe régulièrement à des manifestations genevoises et organise des journées de conférences, des expositions ou encore des soirées de soutien.