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Renens
Renens
La Commune de Renens a connu nombre de développements aussi rapides que fondamentaux depuis le milieu du XIXe siècle et l’arrivée du chemin de fer. Au fil des grandes dynamiques d’industrialisation et de désindustrialisation, le chef-lieu de l’Ouest lausannois a constamment su se réinventer et se donner une identité forte parmi les grandes communes du canton.
Deux histoires
Renens a deux histoires: celle d’un petit village agricole et viticole jusqu’à la moitié du XIXe siècle, et celle d’une commune transformée par l’arrivée du chemin de fer en 1855 et l’inauguration de sa gare en 1875. Antérieure à celle de Lausanne, la gare de triage de Renens devient rapidement un centre régional important pour le transport de marchandises. La commune est alors séparée en deux pôles: le village d’un côté, situé à l’est sur les hauts; la gare de l’autre, avec les nouveaux quartiers construits dans ses alentours immédiats. Ce sont le début de l’industrialisation, l’arrivée en nombre de travailleurs suisses ou immigrés, et avec eux la construction des premières grandes infrastructures qui vont poser les fondations de la ville que nous connaissons aujourd’hui.
Un développement en accéléré
Le développement moderne de Renens est à bien des égards un cas d’école. Il débute avec la construction de la gare, puis se poursuit par une phase d’industrialisation au cours du XXe siècle et une forte augmentation de la population. Parmi celle-ci, on retrouve une grande partie d’immigré-e-s qui ont forgé dès les années 1950 l’identité multiculturelle de la ville. Une phase de désindustrialisation s’engage ensuite dans les années 1970, complétant une dynamique qui a caractérisé bon nombre de communes suisses proches de centres urbains. En 2020, Renens s’inscrit pleinement dans une démarche de réinvention sociale, économique et culturelle. S’y posent plusieurs défis: créer de nouveaux emplois, gérer et absorber de grands chantiers urbanistiques (rénovation de la gare, tram, nouveaux quartiers), accueillir une population croissante grâce à des infrastructures attractives (logements, emplois, écoles, accueil périscolaire, loisirs), tout en continuant de valoriser la multitude de cultures et d’identités qui font l’âme de la commune.
Plus de 160 ans après l’arrivée du rail, le chantier de rénovation de la gare CFF entre dans sa dernière ligne droite. Ainsi, Renens dévoile progressivement un nouveau visage et entame une nouvelle période de grandes réalisations. Clin d’œil historique s’il en est…
En quelques chiffres
Début 2020, Renens est la 5e commune vaudoise avec 20’833 habitant-e-s, et 121 nationalités représentées. Elle est le chef-lieu du district de l’Ouest lausannois, dernier né des districts vaudois. Elle partage ses frontières avec Chavannes-près-Renens, Crissier, Prilly, Ecublens et Lausanne.
Renens, ce sont aussi quelque 10’000 emplois, six sites scolaires (cinq pour le primaire et un pour le secondaire), un gymnase cantonal depuis 2016, un réseau d’accueil de jour des enfants partagé avec Crissier dont huit structures à Renens, le tout sur un territoire d’une superficie de 295 hectares (dont 30 pour le domaine des CFF). Autant de signes d’une forte densification mais aussi d’un grand dynamisme.
Place économique et institutions
Si le virage vers le secteur tertiaire est désormais pleinement accompli, l’activité industrielle n’a pas pour autant disparu du paysage. Plusieurs grands fleurons de cette branche sont toujours actifs sur le territoire communal. De nouveaux acteurs sont même attendus dans les années à venir, notamment dans le cadre de la rénovation du bâtiment Mayer & Soutter, sur le site du Closel, répondant ainsi à une volonté des autorités de préserver une part de ce secteur d’activité et de cet héritage.
Dans cette place économique diversifiée, des grandes entreprises cantonales, suisses mais aussi internationales y côtoient un grand nombre de PME et d’entreprises familiales. Depuis plus d’une dizaine d’années, des sociétés d’un nouveau type se sont installées. Elles sont issues ou proches des milieux de l’innovation et des hautes écoles, proposant de nouvelles approches pour créer de la valeur. Appelées start-up, scale-up ou simplement projet entrepreneurial, ces nouvelles entités ont déjà marqué Renens de leur empreinte. Des lieux désormais emblématiques se sont construits autour de cet élan et des synergies avec les représentant-e-s du tissu économique déjà implanté (le CACIB - Centre artisanal, commercial et industriel des Baumettes, les Ateliers de Renens situés dans le bâtiment des anciennes Imprimeries réunies de Lausanne, les espaces professionnels collectifs Le Sapin et Hyperespace dans le bâtiment de la Fabrique d’articles en métal, les Ateliers du Simplon qui réunissent des artisan-ne-s dans le bâtiment de l’entreprise Mauerhofer & Zuber).
L’évolution de l’environnement professionnel renanais doit aussi beaucoup à l’arrivée d’institutions telles que l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (ECAL) – installée depuis 2008 dans le bâtiment de l’ancienne usine textile IRIL – ou encore celle de services cantonaux et fédéraux tels que tribunal, Service de protection de la jeunesse ou centre de formation (IFFP) sur l’ancienne friche de Longemalle. Le passé industriel de la ville n’est jamais bien loin, qu’il continue d’offrir des places de travail ou qu’il fournisse les infrastructures de base aux nouveaux acteurs et actrices de la vie économique.
De nouvelles infrastructures pour une nouvelle dynamique
Comme souvent dans son histoire, l’identité de Renens en 2020 est en transition. Dans une temporalité proche (2025-2030), la commune verra des changements fondamentaux au niveau de ses infrastructures, avec la rénovation complète de sa gare, l’arrivée d’un tram, ou encore la réalisation d’une ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) reliant Bussigny à Lutry par Renens et Lausanne.
Troisième de Suisse romande, la gare de Renens sera également celle des hautes écoles, par sa localisation au cœur d’une offre de transports publics unique reliant l’UNIL et l’EPFL avec le M1, le centre-ville de Lausanne avec le tram, et le reste de l’agglomération avec le réseau des Transports publics de la région lausannoise (tl). Au-delà des grands chantiers en jeu, et des développements immobiliers et sociaux qu’ils impliquent, ces nouvelles infrastructures permettront de repenser entièrement la mobilité et le flux de personnes au niveau de toute une région.
District et intercommunalité
Les défis évoqués plus haut confirment la place stratégique de Renens au cœur du district de l’Ouest lausannois. En partageant sa gare avec les communes de Crissier, Chavannes et Ecublens, elle inscrit le principe d’intercommunalité jusque dans ses infrastructures. Jeune district aux terroirs multiples, entre ville et campagne, lac et rail, l’Ouest lausannois se structure autour de multiples collaborations intercommunales dont les plus emblématiques sont le Bureau Stratégie et développement de l’Ouest lausannois (SDOL) pour la gestion de l’aménagement territorial à long terme, la Police de l’Ouest lausannois (POL) et l’évènement festif «Cap sur l’Ouest».
En réunissant tous les deux ans ses huit communes autour de la promotion de la mobilité douce, Cap sur l’Ouest, dont la 5e édition aura lieu le 27 septembre 2020, permet à la population de découvrir l’Ouest lausannois à travers un parcours balisé de 23 km entièrement dédié aux vélos, patins à roulettes, trottinettes et autres véhicules non motorisés.
Développement durable et environnement
Renens a lié depuis de nombreuses années son développement économique et démographique à une vision plus large de développement durable. Son investissement a été couronné par l’obtention de plusieurs labels tels que Cité de l’Energie Gold (transition énergétique), Fair Trade Town (commerce équitable), Commune en santé (promotion de la santé), le Green Award (gestion des biodéchets) ou encore le label Ville verte (en cours de certification).
Parmi les réalisations récentes de cette politique, citons la mise sur pied en 2019 d’une bourse solaire participative innovante dont la première levée de fonds permettra de financer l’installation de panneaux photovoltaïques sur le toit d’un EMS de la commune. Cette approche du développement marque également de son empreinte la gestion quotidienne du patrimoine naturel de la commune: réfection continue des espaces verts et des parcs; renforcement de la biodiversité en ville. La volonté de préparer un avenir durable pour et avec la population de Renens se reflète encore dans le futur Plan d’affectation communal qui permettra d’assurer pour les années à venir l’entretien, la préservation, l’adaptation du bâti et des espaces verts sur un territoire extrêmement dense.
La vie à Renens
De nouvelles infrastructures, un engagement fort pour l’environnement, la vitalité de son économie et la pérennité de ses places de travail, un statut de chef-lieu de district, tous ces éléments créent le cadre de vie concret des Renanaises et des Renanais. La Ville se distingue par de nombreuses rencontres destinées aux nouveaux habitants-e-s, aux aîné-e-s, aux familles et aux communautés étrangères, par un milieu associatif riche ou encore par une offre de loisirs complète. Les clubs sportifs, ensembles musicaux ou associations culturelles y rythment ainsi le quotidien de leurs manifestations, entraînements et autres réunions.
Parmi les lieux incontournables pour le public, la Piscine de Renens, inaugurée en 1969, a étoffé son offre au fil des ans pour devenir l’un des plus grands réseaux d’attractions aquatiques en plein air de Suisse. Il y a également la Ferme des Tilleuls qui a ouvert ses portes en 2016. Ce lieu d’exposition gratuit, d’expérimentation et de création d’importance régionale, au concept novateur, questionne notre relation à la société et à la nature. Situé dans une ancienne maison de maître – l’un des emblèmes du patrimoine bâti communal, il fait la part belle aux arts dits singuliers et propose un cadre unique le long des voies ferrées.
Enfin, le calendrier culturel de Renens s’articule autour de programmations annuelles ambitieuses comme la Saison culturelle à la Salle de spectacles ou le Théâtre Kléber-Méleau, véritable institution des arts de la scène. Il est aussi marqué par deux manifestations triennales dont la réputation dépasse les frontières communales: le festival des arts vivants Tarmac (prochaine édition en juin 2020) et le festival multiculturel Festimixx (avec ses 12’000 spectateurs, il est parfois surnommé le petit Paléo de l’Ouest lausannois).
Une ville en mouvement et tournée vers l’avenir
Engagée dans une phase d’intenses développements tant urbanistiques que sociaux, la commune a entamé et doit gérer de nombreux chantiers en parallèle. Cette dynamique fait écho à l’évolution qu’a connue Renens. Ce qui n’était encore qu’un petit village agricole vers 1850 s’est transformé en centre ferroviaire, puis en ville qui a su assimiler des phénomènes d’industrialisation et de désindustrialisation, et finalement repenser l’entier de sa place économique tout en préparant la transition écologique.
Ces mouvements incessants nécessitent autant un regard résolument tourné vers l’avenir qu’une conscience assumée de son passé. Agréger en un ensemble cohérent ces différentes mécaniques, voilà peut-être ce qui matérialise le mieux l’identité de Renens en 2020.
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