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La décision de renoncer à une coentreprise avec Rosatom est aussi la «réponse» de son entreprise «au positionnement clair de la société et des milieux politiques allemands sur l'abandon du nucléaire», a expliqué Löscher au «Spiegel» qui l'interrogeait sur le lien entre cette décision et l'accident de Fukushima. Siemens continuera cependant à fournir des composants tels que des turbines à vapeur conventionnelles. «Nous nous limiterons aux technologies utilisées non seulement dans les centrales nucléaires mais aussi dans les installations de production au gaz et à la houille», a-t-il précisé.
Siemens s'était retirée début 2009 de sa coentreprise avec le groupe français Areva et avait lancé des pourparlers avec Rosatom afin d'examiner les possibilités, pour les deux entreprises, de collaborer dans le domaine du génie nucléaire. Un tribunal d'arbitrage avait obligé Siemens à verser des indemnités de 648 millions d'euros (CHF 780 mio.) à Areva en raison de la non-observation des dispositions du contrat
Source
M.A./P.V. d'après le «Spiegel», interview avec Peter Löscher du 19 septembre 2011