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Ses monuments
La Vieille Ville
La ville du Landeron tire son nom du pré que le comte de Neuchâtel acquit en 1325 de l'abbaye de Saint-Jean pour y construire une place forte. Le site morainique était entouré d'une zone de marais et bénéficiait de la proximité des communications par voie d'eau. Au XIVe siècle, des constructions annexes se sont élevées à l'emplacement des anciens fossés.
L'Hôtel de Ville
L'édifice le plus remarquable de la rangée orientale est l'Hôtel de Ville. Il comporte deux parties bien distinctes : la Chapelle des Dix Mille Martyrs, à laquelle donne accès une porte gothique, et la partie civile où l'on entre par une porte en plein cintre. La construction de l'édifice fut entreprise au milieu du XVe siècle. Au premier étage la salle gothique, salle du conseil et ancienne salle de justice, est remarquable par son plafond cintré, sa fenêtre à six baies inégales et ses boiseries Renaissance de 1647. La façade de l'Hôtel de Ville a été reconstruite au XVIe siècle. L'Hôtel de Ville abrite le Musée.
Le Musée
Aménagé dans les murs de l'Hôtel de Ville, magnifique édifice construit du XVIe au XVIIe siècle, ce petit musée offre, aux visiteurs passionnés d'histoire, un regard sur le passé de cette ville et montre quelques armes, des canons de 1785, des bannières, des armures, des gravures, des pendules, des meubles et une exposition permanente "Vignes et Culture", etc. Un film "Le Landeron au fil des saisons" convie le visiteur à une balade au coeur du Landeron d'hier et d'aujourd'hui.
Les édifices du Bourg
Les deux rangées ont un aspect assez différent. A l'ouest, les façades les plus anciennes remontent au 16e siècle et présentent une certaine diversité dans la grandeur et la forme des baies dont les encadrements sont souvent moulurés; les fenêtres sont divisées par des meneaux ou des croisées de pierre dont la plus ornée ou la plus grande signale parfois "le bel étage". A l'est, les façades reconstruites après un incendie survenu en 1760 sont beaucoup plus homogènes; elles sont percées de deux ou trois axes de baies superposées; les fenêtres sont identiques d'un étage à l'autre, mais leur nombre et leur taille assurent un meilleur éclairage des pièces qu'auparavant. Les lucarnes appelées "louvernes", interrompant les avant-toits, permettaient jadis de stocker bois et marchandises dans les greniers.
Le Château
Il comportait au XIVe et XVe siècle un logis pouvant accueillir le comte de Neuchâtel lors de ses déplacements dans la région. La cave et le cellier abritaient le produit des dîmes et des revenus de la châtellenie. Des prisons y furent aménagées dès le XVIe siècle. En 1750, le roi de Prusse Frédéric II céda le bâtiment à la bourgeoisie du Landeron, à charge pour elle d'y entretenir prisons et "chambre de la question".
De 1889 à 1891, la Corporation de Saint-Maurice, devenue propriétaire, entreprit de grands travaux de remise en état dont témoignent notamment les baies de style néo-gothique de la façade sud. Le château renforçant un angle du bourg, le caractère défensif est encore manifeste en façades nord et ouest : soubassement des murs construit avec de gros blocs de calcaire et percé de meurtrières. Au premier étage, de petites fenêtres gothiques éclairaient la grande salle et le logis.
A l'ouest, la grande cour a acquis ses dimensions actuelles par la démolition d'une tour destinée à la mise au secret des prévenus. Les grilles ont remplacé au XIXe siècle le mur et la porte cochère qui fermaient auparavant la cour. A l'est de la tour de l'horloge, le mur d'enceinte en gros appareil était aussi percé de meurtrières.
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