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Depuis sa nomination au poste de Secrétaire général des Nations Unies en 1997, Kofi A. Annan s'est imposé comme l'une des figures marquantes de la scène internationale, oeuvrant inlassablement pour promouvoir la paix et un monde plus équitable.
Réélu par acclamation pour un second mandat en juin 2001, Kofi A. Annan s'est donné comme tâche prioritaire de revitaliser les Nations Unies par un programme complet de réformes. Un objectif qui passe notamment par le renforcement de l'action traditionnelle de l'ONU dans les domaines du développement, du maintien de la paix et de la sécurité internationale; la défense des droits de l'homme; la propagation du respect de la légalité et des valeurs universelles d'égalité, de tolérance et de dignité humaine; le rétablissement de la confiance de l'opinion publique dans l'Organisation en l'ouvrant à de nouveaux partenaires, et le rapprochemment des Nations Unies et des peuples.
Le parcours: du Ghana à New York
Kofi Annan est entré au sein de l'Organisation des Nations Unies en 1962 comme fonctionnaire d'administration et du budget auprès de l'Organisation mondiale de la santé à Genève. En 1990, après l'invasion du Koweït par l'Iraq, Kofi Annan reçoit du Secrétaire général la mission spéciale d'organiser le rapatriement d'Iraq de plus de 900 fonctionnaires internationaux et ressortissants de pays occidentaux.
Avant d'être élu Secrétaire général, Kofi Annan a également rempli les fonctions de Sous-Secrétaire général (mars 1992-février 1993), puis de Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix (mars 1993-décembre 1996). Cette dernière fonction a coïncidé avec une croissance exceptionnelle des effectifs et de l'extension géographique des opérations de maintien de la paix des Nations Unies. Entre novembre 1995 et mars 1996, après l'Accord de paix de Dayton, qui met un terme à la guerre en Bosnie-Herzégovine, Kofi Annan est Représentant spécial du Secrétaire général pour l'ex-Yougoslavie, supervisant à cette occasion la transition, en Bosnie-Herzégovine, de la Force de protection des Nations Unies à une force multinationale de mise en oeuvre de la paix sous la direction de l'OTAN.
En avril 2000, Kofi Annan publie son rapport sur le millénaire intitulé "Nous les peuples: le rôle des Nations Unies au XXIème siècle", dans lequel il invite les Etats Membres à s'engager en faveur d'un plan d'action pour l'élimination de la pauvreté et de l'inégalité, l'amélioration de l'éducation, la réduction du VIH/SIDA, la préservation de l'environnement et la protection des peuples contre les conflits et la violence. Un rapport dont s'inspire la Déclaration du millénaire adoptée par les chefs d'Etat et de gouvernement au Sommet du millénaire, qui s'est tenu en septembre 2000 au siège de l'Organisation des Nations Unies.
L'homme de la Paix
L'attribution d'un doctorat honoris causa permet ainsi à Kofi Annan non seulement de revenir à Genève et à l'Institut HEI, mais également au siège européen de l'Organisation des Nations Unies et de ses nombreuses agences spécialisées, avec lesquels il partage le Prix Nobel de la Paix.
Kofi Annan se verra décerner son titre de docteur
honoris causa conjointement par l'Institut universitaire de hautes études
internationales, la Faculté des sciences économiques et sociales
et la Faculté de droit.

Belge, né au Congo, formé dans la tradition du Code civil français, Marcel Fontaine a manifesté très tôt son intérêt pour le droit comparé, que ce soit par ses écrits, ses conférences et enseignements, ou ses nombreux séjours scientifiques en Europe, aux États-Unis, en Afrique et en Chine. Professeur ordinaire à l'Université catholique de Louvain, il est l'un des grands théoriciens contemporains du droit et de la pratique des contrats, notamment internationaux. Il est en même temps un des meilleurs connaisseurs en matière de droit des assurances.
L'originalité de sa démarche scientifique
s'est affirmée lorsqu'il prit, en 1973, la présidence du Groupe
de travail des contrats internationaux créé par la Fondation
pour l'étude du droit et des usages du commerce international. Unique
dans son approche, ce groupe de travail réunit depuis près de
30 ans (dont 20 ans sous sa présidence) des professeurs, des avocats
et des juristes d'entreprises qui examinent les typologies des clauses contractuelles
telles qu'elles sont introduites par les négociateurs dans les contrats
du commerce international.
Les connaissances et l'expérience ainsi acquises ont fait de Marcel Fontaine un participant de premier plan dans les travaux d'harmonisation internationale du droit des contrats. En particulier, il a oeuvré et continue d'oeuvrer comme membre du groupe de travail qui, sous l'égide de l'Institut international pour l'unification du droit privé à Rome, a rédigé les Principes relatifs aux contrats du commerce international (1994). Sa collaboration se poursuit avec la préparation de la publication d'une deuxième édition, qui règlera un nombre important de problèmes non-abordés lors de la première édition.
Droit des assurances
Marcel Fontaine entretient des liens proches avec la Faculté de droit de l'Université de Genève, où il a enseigné, co-dirigé un important colloque sur la monnaie unique et les pays tiers, et prononcé des conférences à plusieurs reprises. Auteur de huit traités ou monographies et de plus de 150 contributions personnelles, éditeur scientifique d'une vingtaine d'ouvrages, ce juriste original et rigoureux dirige depuis un quart de siècle le Centre de droit des obligations de Louvain-la-Neuve. Il est aujourd'hui collaborateur correspondant d'UNIDROIT, l'Institut international pour l'unification du droit privé, et membre associé de l'Académie internationale de droit comparé ainsi que du conseil scientifique de l'Institut du droit des affaires internationales de la Chambre de commerce internationale.

Walter Isard est né en 1919 en Pennsylvanie. Grâce à un parcours humaniste et pluridisciplinaire, il a marqué l'économie, la science politique, la géographie et la science régionale. D'abord, à l'Université de Harvard et au MIT, il enseigne l'économie régionale et urbaine. Puis il opte, en 1956, pour l'Université de Pennsylvanie où il devient professeur d'économie, de science régionale et de science de la paix (Peace Science), et crée de nouveaux enseignements. Au lieu d'une carrière d'économiste " conventionnelle ", celui qui fréquentait d'égal à égal les Kuznets, les Leontieff, prix Nobel d'économie, décide de se lancer dans une voie favorisant le développement régional et l'égalité entre les hommes.
Au cours de cette période, plus précisément en 1954, il développe l'Association de Science Régionale qui compte actuellement plusieurs milliers de membres dans la plupart des pays du monde. Walter Isard crée une discipline rigoureuse, empruntant à toutes les sciences économiques et sociales, pour mieux suivre les questions de localisation des activités et des hommes et répondre à un important problème de société dans les années 1950 et 1960 : où localiser les activités économiques pour favoriser le développement ?
Ses manuels, en particulier aux presses du MIT, comme ses publications scientifiques de haut niveau, font autorité. Au total, il a publié 23 ouvrages et 224 articles dans des revues réputées. Walter Isard a d'ailleurs été éditeur de 11 revues, dont le Quarterly Journal of Economics, les Papers of the Regional Science Association, le Journal of Peace Science et le Journal of Conflict Resolution, illustrant la variété de ses compétences et l'ampleur de sa réputation.
Le souci de l'homme et de la paix dans le monde marque également sa carrière, tant dans la Peace Science Society qu'il anime que dans l'Association des Economists Allied for Arms Reduction. Autour de ces thèmes, il organise des colloques et crée des associations dans des disciplines allant de la science politique à la sociologie et à l'aménagement. Il a dans ce domaine, comme dans celui de la science régionale, formé et influencé plusieurs professeurs de l'Université de Genève.
Titulaire de 6 doctorats honoris causa, de médailles de nombreuses associations, Walter Isard se devait d'être reconnu à et par Genève, ville de la Paix.

Les travaux du Professeur Jacques Lautrey, de l'Université de Paris V, sont mondialement connus dans les champs de la psychologie différentielle et de la psychologie du développement. Il est l'un des chefs de file de l'approche francophone de la psychologie différentielle - sous-discipline de la psychologie qui s'intéresse à la signification des différences entre individus - et a joué un rôle essentiel dans le développement de cette discipline.
Outre les nombreux ouvrages qu'il a édités, en collaboration
avec Maurice Reuchlin, sur des thèmes généraux de la
psychologie différentielle, il a fortement plaidé en faveur
de l'intégration des différences individuelles dans les autres
disciplines fondamentales de la psychologie, notamment la psychologie du développement.
Les premières recherches de Jacques Lautrey ont porté sur les relations entre la manière dont l'environnement familial est structuré et le développement cognitif de l'enfant. Ce sujet est le thème de sa thèse de doctorat, puis d'un ouvrage publié en 1980 sous le titre "Classe sociale, milieu familial, intelligence". Ce livre, d'une approche scientifique exemplaire, a connu un succès important. Le prof. Lautrey y caractérise, sur une base théorique dérivée du modèle piagétien, différentes structures et pratiques éducatives des environnements familiaux pour les mettre en relation avec des indicateurs indépendants des classes sociales. Il a pu ainsi évaluer l'impact de la structuration de l'environnement familial sur le développement intellectuel des enfants et montré qu'une structuration trop rigide du milieu familial, ainsi qu'une survalorisation de l'obéissance, constituaient les conditions les moins favorables au développement.
La suite de ses travaux a visé à intégrer de manière encore plus étroite la psychologie différentielle et la psychologie du développement cognitif, sur les plans tant théorique qu'empirique. Jacques Lautrey a mené de nombreuses recherches, dont certaines en collaboration avec des collègues genevois, dans différents domaines comme la catégorisation, la créativité, la représentation spatiale, l'image mentale, le développement opératoire ou encore la remédiation cognitive. Ces travaux ont permis d'étayer l'hypothèse de l'existence de plusieurs voies de développement pour différents types d'enfants. Selon cette perspective pluraliste, l'interaction de plusieurs processus susceptibles de remplir une même fonction permet de créer une dynamique auto-organisatrice et constitue ainsi l'une des sources du développement.
Jacques Lautrey a établi des rapports étroits
de collaboration avec plusieurs professeurs de la FPSE depuis une trentaine
d'années, qui se sont aussi traduits en amitiés profondes. On
soulignera également la grande rigueur intellectuelle, ainsi que l'éthique
professionnelle et morale, de ce professeur.

Sadako Ogata fait partie des personnalités ayant fortement contribué au renom de Genève. En effet, elle a été, de 1991 à 2000, à la tête du Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies, permettant à de nombreuses missions humanitaires de se déployer, contribuant ainsi au renom d'une Genève internationale. Dans un monde en pleine globalisation, touchant non seulement l'économie, les communications et la science, mais aussi les conflits et la détresse humaine, des millions de personnes sont continuellement déplacées par des guerres, des catastrophes, des conditions climatiques, et ceci dans des conditions d'illégalité et de précarité. Dans cette problématique croissante, le Haut commissariat aux réfugiés des Nations Unies joue un rôle humanitaire prépondérant. Sadako Ogata a rempli ce rôle de 1991 à 2000.
En 1963, Sadako Ogata obtient son doctorat en sciences politiques
à l'Université de Berkeley, en Californie. D'emblée,
elle se passionne pour le droit humain et enseigne les relations internationales
à l'International Christian University de Tokyo durant plus de 10 ans.
Puis elle devient modératrice du bureau exécutif de l'UNICEF.
Rattachée à l'Université Sophia de Tokyo, elle est nommée
professeure en 1980 et doyenne en 1989.
Persécutions, violences, conflits et catastrophes sont les principales causes menant à la condition de réfugiés : ceux-ci sont avant tout des êtres humains vivant dans le dénuement, principalement des femmes, des enfants et des habitants du Tiers monde. Les solutions à de telles crises humaines ne peuvent se trouver que par une approche multilatérale. Sadako Ogata, de par sa forte personnalité, son expérience du domaine des relations internationales, son approche académique rigoureuse et ses qualités d'organisatrice, a su donner au Haut Commissariat aux Réfugiés le rôle et le respect qui lui reviennent. Grâce à ses contacts avec de nombreuses personnalités genevoises, elle a su lier la communauté locale avec ses aspirations et ses activités internationales, contribuant ainsi au rayonnement de Genève. Enfin, grâce à ses liens avec la Faculté de médecine, elle a su favoriser et stimuler une pensée humanitaire, en insistant sur le danger d'exclusion et le devoir de solidarité de chacun. C'est notamment grâce à son influence que le programme de formation en Médecine humanitaire a pu se développer dans notre Faculté.
Sadako Ogata est actuellement Scholar-in-Residence à la Fondation Ford.

Werner Stauffacher, né le 7 juillet 1931, a étudié la médecine à l'Université de Bâle où il obtient son diplôme de médecin en 1958 et son doctorat en 1962. Après une année de formation en recherche biochimique à l'Université de Harvard, Werner Stauffacher poursuit, de 1963 à 1972, une double activité de chercheur et de clinicien au Département de médecine de l'Université de Genève. De 1972 à 1976, il est médecin-chef à la Clinique médicale universitaire à l'Hôpital de l'Île à Berne, puis médecin-chef et directeur du Département de médecine de l'Université de Bâle jusqu'en 1995. Il est actuellement professeur honoraire de cette Université.
Le professeur Stauffacher s'est illustré dans ses relations avec l'Université de Genève en participant à la construction de l'Ecole de diabétologie genevoise. Actif à la fois comme chercheur en sciences fondamentales et comme clinicien en médecine interne, Werner Stauffacher a su reconnaître l'importance de l'intégration de ces deux domaines pour la vitalité et la créativité de la recherche biomédicale. Ont été témoins de cette initiative des travaux fondateurs sur la régulation de la sécrétion de l'insuline, publiés par l'équipe genevoise formée de partenaires émanant de la biochimie clinique, de la médecine interne et de la morphologie. La réputation internationale de la diabétologie genevoise doit beaucoup à cette vision innovatrice d'une recherche intégrant sciences fondamentales et sciences cliniques.
L'autre importante contribution du professeur Stauffacher à l'Université de Genève a été son engagement en faveur de la formation postgraduée et de la relève académique. Conscient de l'importance cruciale de constituer une relève de haut niveau dans les universités suisses, une succession qui est liée à une formation postgraduée adéquate, Werner Stauffacher s'est investi sans relâche pour promouvoir cet objectif. Il l'a fait en qualité de membre du Conseil de la recherche du Fonds national suisse de la recherche scientifique, président de la Division Biologie et Médecine de cette institution, président de la Fondation suisse pour les bourses en médecine et en biologie, et de la Commission d'experts du programme Docteur en médecine - Docteur en Sciences (MD- PhD) de l'Académie suisse des sciences médicales. Grâce à ces efforts, de nombreux jeunes diplômés universitaires peuvent bénéficier du soutien financier et de l'environnement scientifique nécessaires à une formation postgraduée de haute qualité en Suisse et à l'étranger.
Citation pour l'arrrêté du Conseil d'Etat

Lodewijk Woltjer a fait ses études à Leiden, où il obtint en 1957 le titre de docteur en astronomie. Il occupe ensuite plusieurs positions de chercheur ou professeur invité dans les universités américaines de Chicago, Princeton, MIT et Maryland, avant d'être nommé professeur d'astrophysique théorique et de physique des plasmas à Leiden. Ses travaux sur les explosions de supernovae, sur les champs magnétiques dans les étoiles et les galaxies lui valent d'être nommé en 1964 " Rutherford Professor of Astronomy " et président du Département d'astronomie de l'Université Columbia à New York.
En 1975, il devient Directeur général de l'ESO (European Southern Observatory) et retourne en Europe. Une position qu'il occupe pendant douze années. Durant son mandat, Lodewijk Woltjer a apporté un essor remarquable à l'astronomie européenne, plus spécifiquement en promouvant le projet VLT (Very Large Telescope). Cet ensemble de quatre télescopes de 8 mètres de diamètre au sommet du Mont Paranal au Chili est un instrument unique pour les astronomes européens. Semaine après semaine, l'observatoire annonce des résultats exceptionnels. Un état de fait qui ne fait que préfigurer l'ampleur de ses futures découvertes lorsque l'interféromètre, un instrument qui permet de combiner la lumière recueillie par les quatre télescopes, aura atteint sa pleine puissance.
Son activité en tant que Président de l'Union Astronomique Internationale (UAI), de 1994 à 1997, peut aussi être soulignée. Elle lui a notamment permis d'apporter un souffle nouveau à cette organisation. En plus de toutes ces activités, le Professeur Woltjer est toujours resté à la pointe de la recherche dans le domaine des supernovae, ainsi que dans le domaine des noyaux actifs de galaxies et des quasars, où ses travaux et ses présentations de revue font autorité.
Le Professeur Woltjer est membre des Académies de sciences de quelque dix pays. La reconnaissance de ses travaux est aussi légitime qu'impressionnante.
Il a établi de nombreux liens avec les astronomes genevois et soutenu le développement de leur station au Chili. Lodewijk Woltjer a aussi encouragé et appuyé le développement du centre ISDC (Integral Science Data Centre) rattaché à l'Observatoire. C'est dans ce centre que seront collectées les données envoyées par le satellite européen Intégral dont le lancement est prévu pour octobre 2002. Lodewijk Woltjer assume actuellement la présidence du " Scientific Advisory Committee " de ce centre.

Après une solide formation en traduction à l'Université de Heidelberg, Katharina Reiss y a soutenu en 1954 une thèse de doctorat en philologie. C'est à l'Université de Mayence qu'elle obtient l'habilitation en linguistique appliquée en 1974. La même année, cette Université lui confère le grade de professeur et lui confie un enseignement de traductologie qu'elle a assuré jusqu'à l'âge de la retraite.
Katharina Reiss a fait une brillante carrière universitaire. Elle a enseigné pendant plus de quarante ans la traduction : tout d'abord à l'Université de Heidelberg, entre 1944 et 1970, puis à celle de Mayence dès 1971. Parallèlement, elle a enseigné à l'Institut de philologie romane de l'Université de Würzburg jusqu'à sa retraite en 1988. Elle continue actuellement d'y enseigner l'espagnol.
Katharina Reiss fait partie des grandes figures de la traductologie contemporaine. Elle est l'auteur de nombreuses publications scientifiques parues en allemand, en anglais et en espagnol, ainsi que de diverses traductions littéraires à partir de l'espagnol. Elle a en outre joué un rôle important dans la traductologie, en proposant une classification des textes à traduire fondée sur leur fonction. Pour les textes informatifs centrés sur l'objet traité, il s'agit avant tout de faire passer le contenu. Pour les textes expressifs centrés sur l'émetteur, il convient d'abord d'exprimer les préoccupations esthétiques de l'auteur. Pour les textes incitatifs centrés sur le récepteur, le traducteur s'efforcera essentiellement de provoquer chez le lecteur de la traduction la même réaction que celle obtenue en langue originale. Ainsi, la diversité des types de textes entraîne une diversité de stratégies traductives.
Son ouvrage théorique le plus important, intitulé: "Möglichkeiten und Grenzen der Übersetzungskritik", a été traduit en français par une enseignante de l'ETI et vient de paraître dans sa version française sous le titre de "La critique des traductions, ses possibilités et ses limites".