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Les manifestations ont été "importantes" dans la ville de Sirjan (centre), où "des gens ont attaqué un dépôt d'essence et ont essayé d'y mettre le feu" avant que la police n'intervienne pour les en empêcher, selon l'agence officielle Isna.
D'autres ont eu lieu à Machhad (nord), à Ahvaz, Chiraz et Bandar Abbas dans le sud, à Birjand dans l'est ainsi qu'à Gachsaran, Abadan, Khoramshahr et Mahshahr dans le sud-ouest. Les manifestants ont bloqué des routes mais les rassemblements étaient d'une ampleur limitée et se sont dispersés vers minuit, a ajouté l'Isna.
Un civil a été tué lors d'une des manifestations à Sirjan, toujours selon ce média. Le gouverneur par intérim de la ville a fait aussi état de plusieurs blessés.
Bénéfices redistribués
Vendredi, le gouvernement iranien a annoncé une hausse d'au moins 50% du prix de l'essence, jusqu'ici fixé à 10'000 rials. Le prix sera désormais de 15'000 rials (environ 12 centimes de franc) pour un maximum de 60 litres par mois et chaque litre supplémentaire coûtera 30'000 rials.
La réforme a été présentée comme une mesure dont les bénéfices seront redistribués aux ménages en difficulté, dans un pays pétrolier dont l'économie - asphyxiée par les sanctions américaines - devrait se contracter de 9% en 2019.
L'Iran, l'un des plus importants producteurs de pétrole, est aussi l'un des pays où l'essence est la plus subventionnée. Encouragée par les prix bas, la consommation de carburant est élevée, avec 90 millions de litres consommés par jour pour 80 millions d'habitants.
L'annonce a immédiatement suscité des divisions, notamment sur les réseaux sociaux et au sein de la classe politique qui critique le moment choisi par le gouvernement, à quelques mois d'élections législatives, prévues en février.
afp/ani