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Résultats de la première saison de culture en plein champ de l'orge Lr34
Depuis plus d’un siècle, le gène de résistance Lr34 est utilisé dans la sélection du blé, car il confère une résistance durable et étendue contre plusieurs maladies fongiques du blé. Des chercheuses et chercheurs de l'Université de Zurich étudient le fonctionnement de ce gène de résistance centenaire et la manière dont il pourrait également être utilisé dans l'orge et le maïs. Sur le site protégé (Protected Site), il a été démontré que les plantes d'orge génétiquement modifiées avec une forte expression de Lr34 ont été complètement protégées contre l'infestation par la rouille naine (P. hordei) et l'oïdium (B. graminis f. sp. hordei), aussi dans les conditions en plein champ. Cependant, ces plantes d'orge produisent des grains plus petits en raison d'un «effet secondaire» très prononcé de Lr34, la pointe de feuille sèche (leaf tip necrosis, LTN), qui se produit également dans le cas du blé. Les plantes d'orge avec une expression plus faible de Lr34 n'étaient quant à elles que partiellement protégées contre la rouille naine, mais n'avaient pas de LTN et ne présentaient aucun désavantage en termes de rendement. Les chercheuses et chercheurs ont pu montrer que la redistribution de l'hormone végétale acide abscissique (ABA) dans les feuilles est en corrélation avec le développement de la LTN, tant en serre que dans des conditions du terrain, et que cette redistribution n'est mesurable qu'avec une forte expression de Lr34. Grâce à ces résultats, les chercheuses et chercheurs comprennent non seulement mieux le fonctionnement du mécanisme de résistance du gène Lr34, mais ils ont également montré qu'un bon équilibre entre la résistance aux maladies et la LTN pourrait être atteint avec une optimisation de l'expression du gène Lr34, ce qui permettrait d'utiliser ce précieux gène du blé dans la sélection de l'orge.
Publication (open access):
Bräunlich S.; Koller T.; Glauser G.; Krattinger S.G.; Keller B. Expression of the wheat disease resistance gene Lr34 in transgenic barley leads to accumulation of abscisic acid at the leaf tip. Plant Physiology and Biochemistry 2021, 166, 950-957. https://doi.org/10.1016/j.plaphy.2021.07.001
L’autorisation de dissémination expérimentale des lignées de blé résistantes à l’oïdium de l’Université de Zurich a été renouvelée
31.03.2021. L’Office fédéral de l’environnement (OFEV) a autorisé l’Université de Zurich à disséminer à titre expérimental des lignées de blé modifiées génétiquement avec une résistance améliorée contre l’oïdium. Il s’agit d’un complément à des essais autorisés en 2019.
L’Université de Zurich demande le renouvellement de l’autorisation de dissémination expérimentale des lignées de blé résistantes à l’oïdium
6.01.2021. Depuis 2014, des chercheurs-euses de l’Université de Zurich (UZH) effectuent des essais en plein champ avec du blé génétiquement modifié (GM) sur le site protégé de Reckenholz. Ce blé présente une meilleure résistance à l’oïdium grâce aux gènes de résistance Pm provenant du blé (description du projet). Afin de pouvoir élargir leurs questions de recherche, ils veulent replanter certaines des lignées de blé génétiquement modifié qui avaient déjà été disséminées les années précédentes. Comme l'autorisation pour ces plantes avait expiré en 2018, ils ont déposé une nouvelle demande de dissémination expérimentale (en allemand) pour ces lignées de blé auprès de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV). L’UZH propose de conserver les mêmes mesures de sécurité que celles que l’OFEV avait imposées pour l’essai sur le terrain en cours. Dans les semaines à venir, l'OFEV examinera la requête ainsi que les prises de position qui lui seront communiquées et décidera probablement au printemps s'il autorise ou non à nouveau ces lignées de blé pour les essais en plein champ.