Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07194.jsonl.gz/941

L'association Wisent Thal est à l'origine de la tentative de réintroduction du bison dans le Jura soleurois. A la mi-septembre, elle a transféré cinq bisons du parc naturel de Zurich-Langenberg à Welschenrohr. Il s'agit d'un mâle de 3 ans, de trois femelles de 3 à 5 ans et d'un bisonneau né cette année.
Dans un premier temps, le troupeau-pilote séjournera pendant deux ans dans un enclos de 50 hectares pour s'acclimater. L'enclos sera ensuite agrandi à 100 hectares pour les trois années suivantes, indique mardi l'entreprise Debrunner Acifer, qui a participé à la conception de la clôture spéciale de 4 km.
Remise en liberté d'ici 10 ans si tout se passe bien
Si les bisons ne causent pas trop de dégâts et sont acceptés par la population, la clôture sera ensuite retirée. Le troupeau passera alors cinq années supplémentaires, surveillé et encadré, dans les forêts voisines de la chaîne du Jura. Leur espace pourrait alors atteindre 7 km2 au moins.
Ce n'est qu'ensuite, au bout de ce processus de 10 ans, suivi scientifiquement, que les animaux pourraient être lâchés dans la nature en totale liberté.
Expérience similaire dans le Nord vaudois
Il y a trois ans, un projet semblable a démarré dans une forêt à Suchy, dans le Nord vaudois. La harde y est passée entretemps de cinq à sept bisons, suite à deux naissances. Les animaux étaient arrivés en provenance de Pologne. Ils séjournent actuellement dans un nouvel enclos de 41 hectares, afin que la végétation du premier puisse se régénérer.
La forêt de Suchy abrite la première cellule suisse de conservation génétique de l'espèce. Les bisons d'Europe ont presque disparu au début du XXe siècle. Grâce à des démarches de sauvegarde menées depuis les années 1920, quelque 6000 individus vivent aujourd'hui en liberté ou semi-liberté.
ats/boi