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Introduction
La région du grand Genève est centrée autour d’une cuvette avec à son centre une grande ville vers laquelle convergent chaque jours des dizaines de milliers de véhicules des régions limitrophes. Ceci se traduit entre autres par une pollution atmosphérique importante avec des dépassements des normes pour le CO2, les dérivés azotés, les particules fines et l’ozone pendant des périodes prolongées. Certaines de ces valeurs montrent une tendance à la diminution ces dernières années mais l’augmentation continue de la population de la région avec une croissance des déplacements va dans le sens contraire. A long terme la pollution atmosphérique représente un danger majeur pour la santé des populations de la région en particulier pour les enfants, les seniors et les personnes souffrant d’affections chroniques des voies respiratoires. Les autorités ont certes pris des mesures pour diminuer les pollutions atmosphériques telles que le contrôle des installations de chauffage, la circulation alternée en cas d’urgence, une priorité accordée aux transports publics mais celles-ci sont encore insuffisantes. Le projet de pont sur le Petit Lac réservé aux véhicules électriques complété par le projet actuel d’une construction au dessus de plusieurs axes routiers de voies réservées aux véhicules électriques pourrait contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air dans la région. Ces voies réservées aux véhicules électriques pourraient par exemple avoir une largeur de 9 mètres (une voie dans chaque sens plus une voie de dégagement). Elles reposeraient sur une série d’arceaux avec une surface plane sise à 5 mètres de hauteur sur laquelle reposeraient les nouvelles voies de communication. De plus, ces nouvelles voies se prêteraient bien à un équipement permettant une conduite autonome des véhicules, d’ou moins d’accidents et un flux régulier de la circulation des véhicules. Le design du projet, la sélection des voies de circulation, le coût du projet, et l’acceptation par la population demandent une collaboration entre l’Etat de Genève, les communautés urbaines voisines de France et du canton de Vaud (on revient au niveau du Grand Genève), de groupes d’ingénieurs et d’architectes. Ci- dessous une esquisse des voies qui pourraient être sélectionnées dans un premier temps:
- Voie 1: perle du Lac vers Nyon par route du lac et autoroute, embranchement vers Ferney-Voltaire sous l’Aéroport.
- Voie 2: Perle du lac vers Aéroport puis Saint-Genis-Pouilly.
- Voie 3: Aéroport- Bernex- Bardonnex par l’autoroute puis toujours par l’autoroute vers Annecy. Un premier embranchement à Bernex vers Chancy. Un deuxième embranchement après Bardonnex pour la route au pied du Salève vers Etrembière et Annemasse
- Voie 4: la Nautique- Cologny- Douvaine- Sciez- Thonon
- Voie 5: la Nautique- Chêne-Bourg- Ambilly-Annemasse
Considérations diverses (nuisances, bénéfices attendus, financement)
Plusieurs éléments diminueraient les nuisances: faible largeur par rapport aux voies existantes, bruit faible, quasi 0 pollution de l’air. Ces éléments sont susceptibles de favoriser l’adhésion de la population au projet. Le financement serait d’abord assuré par l’Etat, les communautés urbaines concernées et peut-être la Confédération (celle-ci pourrait être intéressée par les aspects novateurs, écologiques et transfrontaliers du projet, de même on pourrait attribuer à certains de ces axes le statut de route nationale). Par la suite le financement du projet serait partiellement assuré par les usagers qui s’acquitteraient d’une taxe via l’achat annuel d’une vignette électronique (par exemple 200 francs suisses) qui permettrait un contrôle automatisé.
Perspectives
Aujourd’hui ce projet peut sembler quelque peu utopique vu le pourcentage des véhicules hybrides et tout électriques en circulation mais tous les signaux sont en faveur d’un développement rapide de l’offre et du développement accéléré de ceux-ci. Tous les grands constructeurs mondiaux planifient la mise sur le marché de véhicules tout électriques ou hybrides dotés d’une beaucoup plus grande autonomie par propulsion électrique. Un des problèmes majeurs actuellement pour le développement vient du poids et du coût des batteries électriques, cependant des progrès majeurs sont effectués et sont prévus dans ce domaine. Dans 5 ans ces véhicules pourraient constituer plus du tiers des nouvelles immatriculations. C’est probablement le temps minimum qu’il faudra pour mettre en oeuvre le présent projet si il est soutenu par les hommes politiques et la population.
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