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«Chacun est rendu unique par son héritage, par son existence singulière, par son ancrage dans une tradition. L'être humain comme sujet, c'est-à-dire comme globalité, c'est aussi l'être humain dans son histoire, dans l'histoire des maladies qu'il a pu avoir ou ne pas avoir, dans l'histoire de sa santé»
Jean-François Malherbe, 1999
Précurseur de notre institution, la Société en faveur de la vieillesse abandonnée a été fondée en 1887. En 1891, la Société acquière deux petits immeubles pour accueillir une dizaine de résidents. C'est ainsi que s'ouvrit à Yverdon, l'Hospice de la vieillesse abandonnée.
La société procède, en 1894, à l'achat de la propriété de Vos, maison que nous occupons dès lors. Le nombre de lits a été progressif, passant de 20 à 69 lits aujourd'hui. Dans les années soixante, un premier agrandissement est intervenu. Une cafétéria, construite en 1988, finalise le site de notre établissement actuel. En 1993, un premier pas vers de futurs travaux d'agrandissement est effectué par l'acquisition d'une parcelle attenante.
Établie en ville dans un grand parc arborisé, la Fondation des 4 Marronniers est une institution gériatrique reconnue d'intérêt public. Elle accueille aujourd'hui 69 résidents en long séjour et offre 5 places en centre d'accueil temporaire. Dotée de 84 logements protégés répartis dans 4 immeubles, la Fondation offre un environnement sécurisant et des prestations sociales à ses locataires.
Idéalement située sur l'axe autoroutier romand, la Fondation des 4 Marronniers se trouve à 5 minutes de la sortie Yverdon-Sud, avec un accès évitant le passage au centre-ville. Deux arrêts de bus urbains situés à environ 100 mètres de l'institution, avec une fréquence de passage de 20 minutes en semaine, font le lien la gare et les différents quartiers de la ville.
Les EMS, comme les autres structures d'accompagnement médico-sociales, voient leurs missions se modifier d'année en année. L'évolution démographique, conjuguée au développement du maintien à domicile, orientent les différentes structures d'accueil vers la notion de lieu de vie médicalisé.
L'entrée en institution n'est, aujourd'hui, plus un choix pour une retraite paisible, mais l'obligation de quitter l'hôpital ou la conséquence d'un maintien à domicile devenant impossible, malgré des tentatives d'hébergement temporaire.
Les structures d'accompagnement médico-sociales sont aussi un ensemble de collaborateurs. La professionnalisation, l'augmentation des soins requis, l'accroissement de la charge émotionnelle se conjuguent avec la rationalisation des moyens. Dans ce contexte, l'outil de travail mis à disposition se doit d'offrir des facilités permettant la réalisation des prestations dans les meilleures conditions. Entre les besoins des résidents et ceux des équipes d'accompagnement, il convient parfois de trouver des compromis aussi subtils que fondamentaux.