Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06924.jsonl.gz/549

Neuchâtel va adopter la Réforme en 1830 à 18 voix près. Quelques semaines avant ce vote serré, le réformateur Guillaume Farel, lors d’un prêche musclé à la collégiale de Neuchâtel, a lancé un mouvement de destruction des statues et des symboles de l’ancienne foi.
Farel ayant beaucoup voyagé et travaillé en réseau, son chemin a croisé celui de nombreux hommes que l'histoire allait garder en mémoire comme des réformateurs: Œcolompade à Bâle, Martin Bucer à Strasbourg, Pierre Viret dans le Pays de Vaud, et surtout Jean Calvin.
Si la mémoire collective retient de Farel l'image d'un homme de terrain, impétueux et intransigeant, il fut aussi un théologien. Loin d'avoir laissé une somme théologique comparable à Calvin, Farel a pourtant très tôt écrit, toujours en français, certains de ses textes étant les plus anciens de la Réforme francophone.
De sa naissance à Gap, dans le Dauphiné, à sa mort à Neuchâtel, Farel aura sillonné de nombreuses régions de France voisine et de l'actuelle Suisse romande. Après des études en lettres, il est influencé par des mouvements progressistes évangéliques, et les convictions qu'il en tire l'obligent à émigrer.
Personnage central de l'histoire de la Réforme en Suisse romande, Guillaume Farel suscite l'intérêt par les résultats de son action… mais l'embarras par ses méthodes