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En 1990, alors qu’Abdoul Mbaye était directeur général d’une banque, la Compagnie bancaire de l'Afrique de l'Ouest, il avait accepté les fonds de l’ancien président tchadien en fuite, qui arrivait à Dakar en exil. A cette époque, la loi punissant le blanchiment d'argent n'existait pas, disent ses défenseurs. « Oui, mais cela ne l'empêchait pas d'avoir de la morale », relèvent certains défenseurs des droits de l'homme, à l'instar d'Alioune Tine sur RFI. L'éthique n'a rien à faire dans ce débat, rétorque Jean-Paul Dias, ex-conseiller spécial du candidat Macky Sall durant la campagne présidentielle. Jean-Paul Dias prend la défense de l'actuel Premier ministre et affirme qu'il n'a fait que son travail. C'est Macky Sall qu'on veut salir en accusant Abdoul Mbaye, dit-il.