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Andy Murray a affirmé qu'il allait "davantage savourer" son deuxième titre à Wimbledon que celui de 2013. Ce premier sacre était plus "un grand soulagement" du fait de la pression populaire.
La sensation est-elle différente de celle vécue lors de votre premier titre en 2013?
"Oui. Je me sens plus heureux et plus satisfait cette fois-ci. Ce titre, je le vis davantage pour moi et mon équipe. Nous avons tous travaillé très dur pour que je me retrouve à ce niveau. En 2013, c'était plutôt un grand soulagement et je n'avais pas pu profiter du moment autant que je l'aurais souhaité. Il y avait tellement d'attente et de pression... Cela faisait si longtemps qu'il n'y avait pas eu de champion britannique (77 ans). Et il y avait eu ensuite beaucoup de sollicitations. Là, je vais plus savourer ce titre que les autres. Je vais en profiter en partageant ce moment avec ma famille et mes plus proches amis. Je suis vraiment fier d'avoir gagné de nouveau le tournoi."
Avez-vous pensé pendant le match à vos précédentes finales à Londres?
"Non, pas tellement. Je voyais surtout ce match comme une opportunité de gagner de nouveau Wimbledon. J'étais aussi nerveux que lors de mes précédentes finales en Grand Chelem. Mais j'ai respecté mon plan de jeu à la lettre. J'ai joué vers l'avant. J'ai très bien servi et plutôt bien retourné aussi. J'ai gagné beaucoup de points facilement grâce à mon service."
Comment avez-vous fait pour maîtriser le service de Milos Raonic?
"Je m'entraîne beaucoup sur les retours. C'est la base de mon jeu. Quand j'avais 15 ou 16 ans et que j'étais en formation en Espagne, je ne le travaillais pas beaucoup à l'entraînement. Mais quand je suis passé professionnel, c'est vraiment un élément de mon jeu sur lequel j'ai beaucoup insisté. Je passe 30 minutes à travailler mes retours de service tous les jours."
Etait-ce difficile de vous remotiver après vos déceptions en Grand Chelem?
"J'ai essayé d'apprendre de ces défaites (trois consécutives dans des finales majeures). Je me suis posé des questions. J'essaie surtout de ne pas avoir peur de perdre. A chaque fois que je joue un tournoi du Grand Chelem, c'est pour le gagner. Et cela ne me dérange pas de perdre quand j'ai donné le meilleur de moi-même."
sda-ats