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lundi, 29 août 2011
L'un des principaux piliers de l'identité de la Suisse est sa diversité linguistique. Notre pays compte quatre langues nationales, et tout citoyen a le droit d'obtenir des autorités fédérales une communication dans la langue de sa communauté linguistique.
Le plurilinguisme est également l'un des principaux atouts de nos concitoyens, qu'ils vivent et travaillent en Suisse ou à l'étranger. D’ailleurs, la maîtrise de plusieurs langues nationales favorise également l'apprentissage de langues étrangères.
Dans l'actuel contexte de globalisation, il est donc indispensable de préserver cette diversité et de jeter des ponts entre les différentes régions de Suisse.
Hélas, force est de constater que la tendance va dans le sens inverse. Certains cantons alémaniques, dont la francophile Zurich, favorisent désormais l'enseignement de l'anglais au détriment d'une autre langue nationale à l’école publique. Pourtant, l’anglais, contrairement au français et à l’allemand, est une langue facile à apprendre. Il n’y a donc aucune raison de l’enseigner de manière précoce.
Dans de nombreux cantons romands, les exigences qualitatives de la maîtrise de l’allemand sont insuffisantes. Au Tessin, pourtant, à la sortie de l’école, chacun maîtrise l'italien, une autre langue nationale et l'anglais.
Dans nos entreprises, nos banques et nos assurances, lorsque des collaborateurs des deux bords de la Sarine se téléphonent, ils se parlent de plus en plus en anglais. Même dans notre armée, des militaires de tous grades se parlent en anglais.
Si cette tendance se poursuit, si les Suisses ne font plus l'effort de parler la langue de l'autre, la conséquence d'ici la fin du XXIème siècle sera la suivante : l’anglais deviendra la langue fédérale et nos actuelles langues nationales seront reléguées au statut de langue régionale en quête de protection culturelle. On ne parlera alors plus de Röstigraben mais de Hashbrown potato trench.
Absurde ? La mélodie du « God save the Queen » était bien celle de notre ancien hymne national, « Ô monts indépendants ». Inimaginable ? Aujourd’hui, on parle bien de partition de la Belgique, un pays qui présente des similitudes avec la Suisse à plus d’un égard.
Il existe une solution pour préserver la diversité linguistique de la Suisse, tant en renforçant la cohésion nationale qu’en ouvrant le bagage linguistique des Suisses à la langue de Shakespeare : réviser la loi fédérale sur les langues nationales et la compréhension entre les communautés linguistiques du 5 octobre 2007, en imposant aux cantons d’enseigner une deuxième langue nationale à l’école primaire et l’anglais à l’école secondaire.
lundi, 15 août 2011
Au XXIème siècle, si le soldat doit demeurer au service de la Patrie, l'Etat doit lui se mettre au service du citoyen. Depuis toujours, le PLR défend la vision d'un Etat moderne, c'est-à-dire une administration qui ne traite pas les gens comme des administrés ou du bétail, mais bien comme des clients et des usagers qui paient pour un service par le biais des impôts.
Trouvez-vous normal que dans certains cantons il faille remplir plusieurs dizaines de formulaires pour ouvrir un restaurant et payer tout autant de taxes? Trouvez-vous normal que l'administration fédérale ait osé envisager une loi sur la manière dont les grands-parents et les oncles et tantes doivent garder leurs petits-enfants, respectivement leurs neveux et nièces ? Trouvez-vous normal de consacrer des heures et des heures à remplir votre déclaration d'impôts ? Trouvez-vous normal que l'administration ne soit pas joignable comme toute entreprise, soit tous les jours de semaine de 08:00 à 12:00 et de 14:00 à 18:00 ? Enfin, trouvez-vous normal que les salariés de l'Etat disposent de privilèges par rapport à celles et ceux qui travaillent dans le secteur privé ?
Pour les libéraux-radicaux, ces choses-là n'ont rien de normal et nous voulons que cela change. C'est pourquoi nous avons lancé une initiative populaire contre la bureaucratie. Nous voulons que l'Etat se comporte de manière responsable, comme une entreprise. Nous voulons que l'Etat traite les gens avec considération. Nous voulons que les démarches administratives, tant pour les particuliers que pour les entreprises, soient réduites au strict nécessaire et toutes accessibles par voie électronique. Nous voulons une fiscalité favorable aux familles ainsi qu'aux entreprises qui créent des emplois et des places d'apprentissage. Nous voulons une déclaration d'impôts qui tienne sur une seule feuille au format A4. Nous voulons que les salariés du secteur public et du secteur privé soient mis sur un pied d'égalité en abolissant le statut de fonctionnaire, à l'exception des métiers qui sont au coeur de l'action de l'Etat et qui impliquent des compétences spéciales, tels que les enseignants, les professionnels de la santé et les policiers.
En d'autres termes, ce que nous voulons, c'est que l'Etat entre enfin dans le XXIème siècle.