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Les exigences de l’UDC
A partir des constats évoqués par mes collègues Baader, Schwander et Schlüer l’UDC Suisse après analyse de ces problèmes pose 15 exigences concernant la conduite de l’armée suisse:
A partir des constats évoqués par mes collègues Baader, Schwander et Schlüer l’UDC Suisse après analyse de ces problèmes pose 15 exigences concernant la conduite de l’armée suisse:
- Dans une armée moderne, la conduite militaire reste une conduite basée sur des missions sur le terrain. Il faut que cesse immédiatement la « conduite directe depuis Berne » d’unités, d’éléments de la troupe ou de « forces spéciales ».
- L’objectif de toute l’instruction militaire doit être de préparer l’armée à une situation de danger stratégique réel et non avec pour seul objectif la fuite dans la coopération. L’objectif de l’instruction des organes de conduite militaire doit être la conduite dans une situation exceptionnelle et non pas la fuite dans des vagues coopérations. Des troupes fixées dans les régions, ayant un ancrage régional et conduites par un commandant de la région forment l’épine dorsale d’une défense nationale moderne pour la Suisse – également et même surtout face à la menace de la guerre asymétrique. Ces troupes sont engagées en liaison avec des réserves disponibles également au niveau régional.
- Les brigades de combat, dont la hiérarchie de commandement est pyramidale, doivent être détachées de l’administration du DDPS. Elles doivent être subordonnées soit à deux commandants de corps, soit aux commandants des régions territoriales.
- La conduite du DDPS et de l’armée doit être sérieusement rationnalisée. Certains échelons hiérarchiques doivent être supprimés et les états-majors doivent être réduits, voire supprimés (par ex. l’état-major de conduite de l’armée). Les divisionnaires prétendument chargés de tâches spéciales et agissant avec le titre « d’officiers de liaison », mais en réalité « flottant librement dans le système », doivent être licenciés.
- L’administration doit strictement respecter le principe de subsidiarité face à la milice. Les compétences de commandement et de décision de la milice ne doivent être restreintes que si la milice demande de l’aide et du soutien. Des fonctionnaires civils des administrations publiques n’ont pas leur place dans des états-majors militaires.
- La fonction de chef de l’armée doit être supprimée et remplacée par celle de chef de l’état-major général. La stratégie de l’armée est la tâche centrale du chef de l’état-major général. L’état-major subordonné au chef de l’état-major général est responsables de la planification d’exécution.
- La Commission de défense nationale militaire doit être réintroduite et servir d’organe consultatif suprême du chef du DDPS. Elle doit être composée du chef de l’état-major général, du chef de l’instruction, du commandant des forces aériennes et des commandants des régions territoriales. Il est indispensable que les commandants militaires suprêmes siègent régulièrement avec le chef du DDPS.
- Les grandes unités de l’armée sont ancrées dans les régions et subordonnées aux commandants des régions territoriales.
- Le rythme annuel des cours de répétition doit être strictement appliqué.
- La compétence de conduite militaire doit être prouvée sur le terrain. Un militaire ne peut être promu à un grade supérieur sans avoir fait la preuve de ses capacités dans la conduite d’une formation.
- La confusion des systèmes de conduite militaire doit cesser. Les systèmes électroniques de conduite ne sont qu’un moyen auxiliaire et ne remplacent pas la conduite de l’armée.
- Il faut réunir à nouveau la direction du DDPS et la conduite de l’armée (et pas seulement certains éléments de troupes) dans des exercices reposant sur des scénarios réalistes. La réussite d’exercices exigeants basés sur des scénarios de dangers réels n’a pas seulement une influence positive sur l’état de préparation des autorités civiles et militaires responsables de la sécurité du pays; les expériences positives communes faites pendant ces exercices sont aussi propices à la cohésion, donc à une défense nationale forte.
- L’effectif actif prévu par la réforme Armée XXI, soit 120 000 soldats, est trop faible. Si, dans une situation sérieuse, l’armée doit assumer d’importantes tâches de protection et de surveillance (par exemple pour garantir le fonctionnement de l’axe ferroviaire principal Zurich-Lausanne), cet effectif ne suffirait pas, beaucoup s’en faut. L’idée de « la montée en puissance » est totalement absurde car beaucoup trop longue à mettre en oeuvre.
- Une troupe spéciale composée de professionnels doit être créée pour combattre la menace de guerre cybernétique. Il faut élaborer immédiatement des doctrines de défense et de contre-attaque dans ce domaine.
- Le DDPS doit présenter des bilans sérieux des résultats obtenus par chacune des réformes qu’il a ordonnées.