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Des chercheurs français ont croisé des souris hétérozygotes pour un gène nommé «Kit». L'allèle dominant de Kit est responsable de taches claires sur les pattes et la queue. En bonne logique mendélienne, un quart de la descendance directe devait être homozygote pour le gène récessif, donc dépourvue de taches. En réalité, tous les souriceaux ont hérité des taches. Explication : l'allèle dominant de Kit induit des altérations épigénétiques, et ce sont elles qui ont passé à la descendance. De l'ARN accumulé dans les gamètes sert de support à cet étrange héritage (Nature 2006;441:469-74). Reste à savoir s'il s'agit d'un cas isolé, ou d'un mode de transmission.