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Les personnes vivant dans un voisinage à bas statut socio-économique présentent un risque de mortalité plus élevé que les autres. Des chercheurs de l'Université de Berne ont mis en évidence cette corrélation et établi un indice pour la Suisse.
Les inégalités socio-économiques sont un sujet important en Suisse aussi, écrit l'Université de Berne lundi dans un communiqué. Pour établir leur indice, les chercheurs ont évalué, pour chaque bâtiment, son voisinage immédiat composé d'une cinquantaine de maisons.
Il en résulte un index socioéconomique tenant compte de 1,27 million de bâtiments basé sur le loyer, la formation, la profession et les conditions de logement.
Selon le lieu d'habitation, le risque de mortalité varie grandement, écrivent les chercheurs dans la revue "Journal of Epidemiology & Community Health". Le risque de mourir, dans les années 2001 à 2008, était de 40% plus élevé dans la catégorie de l'indice la plus basse que dans la catégorie plus haute.
Jeunes et migrants défavorisés
Les causes de décès pour lesquelles le risque était le plus élevé sont les accidents de la circulation, les maladies des voies respiratoires, le cancer des poumons ainsi que les crises cardiaques. Le risque de suicide était en revanche moins important dans les ménages de la catégorie la plus basse que dans les régions plus aisées.
Les zones avec l'indice le plus élevé - soit avec un haut niveau socioéconomique - sont toutes situées dans les agglomérations urbaines telles que Zurich, Genève, Bâle et Berne. Les régions à indice bas se trouvent elles surtout à proximité immédiate du versant nord des Alpes, dépourvues de lacs, au nord des lacs de Neuchâtel et de Bienne ainsi que dans les vallées alpines.
Les jeunes adultes ainsi que les migrants vivent surtout dans les zones avec l'indice le plus bas. Les personnes plus âgées et les citoyens helvétiques dominent en revanche dans les catégories du haut du panier.
ATS