Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07004.jsonl.gz/375

Guyot Laure-Cécile
Huile sur toile
44 cm x 37 cm
Avec des craquelures vers le bas du tableau ainsi que près de l'oeuf situé sur la gauche du tableau
Vendu en l'état
Cadre d'origine offert (argenté)
Laure-Cécile Guyot (1875-1958)
Peintre née à Malvillier en 1875, décédée à Boudry en 1958.
Elle étudie tout d'abord à l'Ecole des Beaux-Arts de La Chaux-de-Fonds, puis fréquente l'atelier de Jean-Paul Laurens à Paris.
Jean-Paul Laurens, né en 1838 à Fourquevaux, mort en 1921 à Paris,
Sculpteur et peintre académique français. Élève à l’École supérieure des beaux-arts de Toulouse, Jean-Paul Laurens entre à l’École des beaux-arts de Paris où il est l’élève de Léon Cogniet et d’Alexandre Bida. Sa peinture est représentative de la peinture d'histoire à la fin du xixe siècle. Il serait pour autant bien injuste de ne le présenter que comme un peintre d’histoire parmi d’autres : son érudition, sa rigueur, les prises de position politiques que constituent ses peintures et son talent indiscutable le font nettement sortir du lot.
De convictions républicaines et d’un anticléricalisme affiché, Laurens a collaboré en 1867 au Philosophe de Charles Gilbert-Martin, journal satirique condamné par la justice du Second Empire. Dans ses tableaux, il traite essentiellement des sujets à la fois historiques et religieux, mis en scène de manière dramatique et servis par une technique d’un grand réalisme. Il maîtrise parfaitement la représentation des espaces vides, ce qui donne à nombre de ses tableaux une forte puissance suggestive : ainsi dans l'Excommunication de Robert le Pieux, peut-on imaginer le vide qui se fait autour de Robert le Pieux de par le premier plan créant une béance entre le spectateur et le sujet comme sur une scène de théâtre, ou préfigurant un cadrage cinématographique.
Laurens est aussi l’auteur de grands chantiers publics : la voûte d’acier à l’hôtel de ville de Paris, La Mort de sainte Geneviève au Panthéon de Paris, François Ier et Marguerite de Navarre, sa sœur, visitent l’imprimerie de Robert Estienne en 1899 à la bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne, le plafond du théâtre de l'Odéon (1888), la salle des Illustres au Capitole de Toulouse, la coupole et le foyer du théâtre de Castres. Dessinateur hors pair, il illustre notamment les Récits des temps mérovingiens d’Augustin Thierry.
Il est élu membre de l’Académie des beaux-arts en 1891.
Enseignant apprécié de ses élèves à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris et à l’académie Julian, il a deux fils peintres, Paul Albert Laurens et Jean-Pierre Laurens, nés de son union, en 1869 à Paris avec Madeleine Villemsens, et qui seront tous deux enseignants à l’académie Julian. Il habita rue Taranne à Paris en 1870, à la naissance de son fils aîné.
Il entretenait des liens d’amitié avec la famille d’André Gide, avec Charles Péguy et Auguste Rodin, qui réalisa en 1882, en remerciement de son appui lors de la polémique du prétendu surmoulage de sa statue l’Âge d’airain, un buste du peintre, dont une épreuve en bronze est conservée au musée des Augustins de Toulouse.
En 1903, il fait bâtir son hôtel particulier au no 5 rue Cassini dans le 14e arrondissement de Paris par l’architecte Louis Süe, où il résida jusqu’à sa mort en 1921.