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Berlin envisage une loi instituant des tests inopinés de dépistage de drogues ou d'alcool pour les pilotes d'avion afin de réduire le risque d'un drame semblable à celui de la Germanwings. L'appareil s'était écrasé le 24 mars dans les Alpes françaises.
"Je pense qu'il est raisonnable que les pilotes soient contrôlés de manière aléatoire sur la consommation d'alcool, de drogues ou de médicaments", a déclaré le ministre allemand des Transports Alexander Dobrindt à l'hebdomadaire Bild am Sonntag.
"Les experts du monde entier jugent que cette mesure aurait un impact positif pour renforcer la sécurité aérienne", selon lui. D'après le journal dominical, Alexander Dobrindt compte présenter un projet de loi en ce sens en début d'année prochaine. Ces contrôles inopinés sont préconisés dans un rapport d'experts en sécurité aérienne remis à la Commission européenne en juillet dernier.
Le syndicat des pilotes Vereinigung Cockpit les juge toutefois sévèrement. "Ces tests n'ont rien à voir avec la catastrophe de la Germanwings et tiennent en suspicion l'ensemble d'une profession", estime Markus Wahl, porte-parole du syndicat, dans Bild am Sonntag.
Le copilote qui a précipité l'Airbus A320 de la compagnie allemande Germanwings sur une montagne le 24 mars après s'être barricadé dans le cockpit, entraînant la mort des 149 autres personnes à bord, avait souffert de dépression. Il avait également effectué des recherches sur les méthodes de suicide avant de commettre son geste.
ATS