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Quatre prairies permanentes intensives ont été fauchées durant plusieurs années soit lors de la dispersion des graines des graminées, soit au stade épiaison. Ce dernier régime de fauche a empêché l’égrainage des graminées fourragères et a conduit à une détérioration de la composition botanique de la prairie à dactyle aggloméré et de la prairie à vulpin des prés. Les populations de dactyle aggloméré (graminée en touffe) et de vulpin des prés ont été maintenues ou favorisées sous les régimes de fauche permettant leur égrainage. Le ray-grass anglais et le pâturin des prés (graminées gazonnantes) ont par contre été défavorisés par les fauches tardives malgré qu’ils aient produit des graines. Afin d’obtenir l’égrainage des graminées tout en limitant la part de fourrage de qualité médiocre dans la récolte de l’année, les prairies ont été utilisées à un stade plus ou moins précoce avant la fauche d’égrainage. Une 1ère utilisation au stade montaison a permis une production de graines suffisante en 2ème repousse et l’amélioration de la qualité moyenne du fourrage par rapport aux autres procédés avec égrainage. Nous concluons qu’une fauche d’égrainage tous les deux à quatre ans aide à maintenir les prairies ayant une bonne composition botanique et une proportion importante de graminées en touffe, mais est à déconseiller pour les prairies intensives composées en grande partie de bonnes graminées gazonnantes. Les pertes de qualité l’année de l’égrainage peuvent être diminuées par une 1ère utilisation au stade montaison avant d’effectuer la fauche d’égrainage en 2ème repousse.
La résistance des adventices aux herbicides est un problème croissant dans le monde entier. Le monitoring des résistances aux herbicides en Suisse permet de comprendre les mécanismes qui en sont à l’origine et de mieux gérer l’utilisation de ces produits.
Production végétale
Mathis M., Blom J.F., Nemecek T., Bravin E., Jeanneret P., Daniel O., de Baan L.
Agroscope a comparé plusieurs stratégies de protection phytosanitaire dans la culture des pommes. La réduction des produits phytosanitaires a permis de diminuer les risques écotoxicologiques locaux, mais d'autres conflits d'objectifs sont apparus en matière d'environnement et de l’économie.
Le maïs Bt est protégé contre l’action déprédatrice de certains insectes grâce aux protéines de la bactérie Bacillus thuringiensis. Une nouvelle évaluation systématique de données de terrain au niveau mondial confirme que les organismes non cibles sont largement épargnés dans les cultures de maïs Bt.