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Berne - Le Conseil national veut durcir les conditions d'accès au service civil pour stopper l'hémorragie des effectifs militaires. Pas question toutefois d'aller jusqu'à réintroduire l'examen de conscience obligatoire sous son ancienne forme.
Par 84 voix contre 74, la Chambre du peuple a rejeté jeudi une initiative en ce sens de Thomas Hurter (UDC/SH). Mais elle a soutenu par 96 voix contre 63 une initiative de sa commission de la politique de sécurité qui exige que la loi sur le service civil soit modifiée pour empêcher le départ de l'armée de personnes pour qui le service militaire ne pose aucun problème de conscience.
Le retour de l'examen de conscience n'est pas exclu. On pourrait par exemple permettre aux candidats qui acceptent de se soumettre à un examen d'effectuer un service civil de 1,5 fois la durée du service militaire et rallonger à 1,8 fois le service civil pour les autres ou soumettre à un examen de conscience des candidats pris au hasard.
Un groupe de travail devrait être institué pour durcir les conditions permettant d'accéder au service civil. Depuis l'introduction de la preuve par l'acte, les candidats au service civil ont plus que triplé. La majorité d'entre eux ayant déjà accompli leur école de recrues, la majorité bourgeoise du National estime qu'il s'agit de simulateurs n'ayant pas de problème de conscience.
Opposition du Conseil des EtatsLe Conseil des Etats doit encore se prononcer. Convaincu de l'importance du problème, sa commission préparatoire lui conseille toutefois de ne pas légiférer dans l'urgence. Elle préfère attendre l'analyse approfondie promise par le Conseil fédéral pour fin 2011 et miser jusque-là sur le tour de vis déjà annoncé.
ATS