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Des chercheurs de l'Université de Lausanne ont établi qu'une activité cérébrale accrue des mouches se solde par une vie plus courte.
Pour arriver à ce résultat, les professeurs Tadeusz Kawecki et Joep Burger, attachés au Département d'écologie et d'évolution de l'Université de Lausanne (UNIL), ont partagé en deux groupes une population de mouches provenant de la région bâloise.
Le premier groupe est resté à l'état naturel. Le second a été sélectionné en vue d'une amélioration de ses capacités d'apprentissage. Pour ce faire, les chercheurs ont notamment appris aux insectes à associer une odeur de nourriture avec un goût particulier.
Au final, les biologistes ont pu constater que les mouches sélectionnées ont présenté une longévité plus faible que celles restées à l'état naturel. Leur durée de vie était inférieure de 10 à 15% à celle de leurs congénères du premier groupe, soit 45 jours en moyenne, au lieu de 54.
Selon leurs explications publiées dans la revue scientifique «Evolution», les chercheurs de l'UNIL supposent qu'une activité neuronale plus soutenue pourrait accélérer leur vieillissement. Ces coûts en terme de longévité expliqueraient pourquoi les mouches ne développent par leur savoir dans un processus d'évolution normal.