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08/04/2014
Qui de vos enfants ou petits-enfants, ou vous-même, n'éprouvez pas le besoin récurrent de recourir à une encyclopédie pour en "savoir plus" ? Le besoin de connaissances et de les enrichir est une des caractéristiques humaines, pour avancer, comprendre, savoir. La plus célèbre encyclopédie est celle de Diderot et d'Alembert au Siècle des Lumières. Plus près de nous, les Encyclopédies Universalis, Larousse, Britannica, Americana... qui se veulent toutes un aperçu -en quelques milliers d'articles tout de même - de l'état des connaissances à un moment donné. Elles sont rédigées par des spécialistes et des experts. Puis, avec l'arrivée du numérique, les encyclopédies papier ne sont plus rentables et la plupart existent maintenant en ligne.
L'arrivée de la technologie "wiki" change la donne, et le plus bel exemple - longtemps décrié - est celui de Wikipedia créé en 2001 par Jimmy Wales : sa particularité est d'être rédigée de manière participative, tout un chacun pouvant contribuer par un article. Wikipedia existe maintenant en 287 langues et compte plusieurs millions d'articles, qui sont modérés le plus souvent. En Suisse, la fondation Wikimedia.ch veille depuis 2006 à développer cette initiative, dans les 4 langues nationales et certains dialectes alémaniques.
Wikimedia.ch développe un certain nombre de projets tous plus intéressants et novateurs les uns que les autres. Parmi ceux-ci, l'idée de faire participer les institutions nationales du savoir comme la Bibliothèque nationale et l'es Archives fédérales en recrutant un Wikipédien en résidence (WIR) afin de faire contribuer les collaborateurs de ces institutions (l'idée d'ailleurs est exploitée dans un certain nombre de pays). Parmi d'autres projets, citons celui d'une bibliographie sur les Alpes, ou d'offrir l'accès à Wikipedia à des populations qui n'ont pas des connections Internet permanentes, ou d'offrir un support à des communautés africaines...
Du 9 au 11 mai 2014, à Zürich, se tiendra la réunion annuelle de Wikimedia, The Wikimedia Hackathon, à suivre !
14/03/2014
J'ai découvert depuis peu Etsy.com, une place de marché en ligne sur laquelle des gens du monde entier (30 millions d'inscrits...!) se connectent pour acheter et vendre des articles uniques, pour certains qu'ils dessinent ou fabriquent eux-mêmes. Une autre particularité est que l'achat se fait directement chez le producteur ou le fabriquant.
L'originalité de cette plateforme - dont le siège est à New York et qui existe depuis 2005 - est qu'elle n'est pas produite par une société unique, mais par chaque personne qui s'inscrit comme membre pour vendre ou acheter des objets pratiquement uniques. Ce sont ainsi plus de 20 millions de produits proposés et qui ne sont donc pas manufacturés. Leur diversité est grande et ce site mérite le détour, ne serait-ce que pour feuilleter les différentes pages et découvrir des objets singuliers et originaux.
Voici un autre exemple de l'alliance réussie et prometteuse du commerce, d'Internet et de l'artisanat.
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21/02/2014
Le numérique, ce n'est pas seulement Facebook, WhatsApp et Google, heureusement pourrait-on dire. De nombreuses expériences de par le monde montrent qu'il est possible d'exploiter au mieux cette technologie : les Bibliothèques Virtuelles Humanistes (BVH) du Centre d'Études Supérieures de la Renaissance de Touraine en France constituent un magnifique projet. Elles rendent accessibles en ligne des ouvrages de la Renaissance, sous la forme d’un fac-similé numérique (image de la page) et d’un texte lorsque celui-ci est transcrit.
Non content d'offrir ces ressources en ligne, elles se développent grâce au projet Renom, lancé le 6 février dernier qui permet de mettre à disposition du public des outils pour naviguer à partir des noms de personnes et des noms de lieux dans les textes de Rabelais et de Ronsard.
L’utilisateur a à sa disposition les textes de référence issus du site des BVH et les informations sur les entités nommées. Par le biais du module de géolocalisation, il peut effectuer des recherches multicritères et naviguer de lieu en lieu. Le téléchargement des textes au format epub permet à l'utilisateur de disposer de ces ressources là où il se trouve.
Se promener là où Ronsard et Rabelais ont conçu leur oeuvre est désormais possible !
Illustration Pierre de Ronsard issue du site
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25/01/2014
Un des avantages qu'offrent le numérique et Internet est de pouvoir voyager et découvrir des continents sans bouger de chez soi. Un autre avantage est l'aspect participatif qui associe à certains projets le public à des institutions diverses. J'avais déjà évoqué dans ce blog le projet suisse notrehistoire.ch ou tout un chacun peut contribuer par des photos, des écrits familiaux. Il y a peu la Bibliothèque nationale de France et les Archives nationales de France ont lancé des initiatives similaires pour la commémoration de la guerre 14-18... Mais j'aurai certainement l'occasion de vous parler d'autres projets tout aussi intéressants.
Cette fois-ci, partons vers l'Inde, avec The Indian Memory Project, magnifique initiative où l'Inde intime se dévoile sur une période allant de 1840 à 1990. Anusha Yadav, graphiste, a eu l'idée de ce projet incroyable, qui connait un succès grandissant, avec la collecte de la mémoire indienne et qui constitue maintenant un gigantesque album de photo de famille.
En parcourant les catégories proposées (par mots-clés, par pays car on trouve aussi le Népal, le Pakistan, la Grande-Bretagne), on découvre des pans entiers de ce continent, de son histoire en images et photographies privées mises à disposition de tout le monde. Alors, il ne vous reste qu'à partir dès maintenant vers l'Inde fabuleuse !