Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07118.jsonl.gz/875

En 2050, les températures pourraient dépasser les 50°C
10.7.2019 - 22:16, AllTheContent / Relaxnews
En 2050, le climat à Paris ressemblera à celui de Canberra aujourd'hui. Stockholm sera comme Budapest, et Genève comme Madrid, selon une analyse publiée mercredi qui se repose sur le scénario le plus optimiste de réchauffement climatique.
Les changements seront encore plus radicaux pour les régions tropicales, où les grandes villes Kuala Lumpur, Jakarta et Singapour subiront de plus en plus d'événements météorologiques extrêmes, selon cette étude publiée par la revue scientifique PLOS ONE et menée par des chercheurs de l'université ETH Zurich.
Ils ont étudié le climat de 520 grandes villes du monde, selon 19 variables dont la température et les précipitations. Pour ces estimations, les scientifiques ont utilisé des modèles volontairement optimistes, c'est-à-dire qui supposent que les émissions de dioxyde de carbone se stabiliseront d'ici le milieu du siècle, de façon à limiter la hausse de la température moyenne du globe à 1,4°C par rapport à la période pré-industrielle (le monde en est à environ +1°C).
L'équipe a ensuite comparé les grandes villes... du futur aux villes actuelles, dans le but de rendre plus tangibles les changements à venir. Les villes de l'hémisphère nord ressembleront en 2050, en termes climatiques, à celles d'aujourd'hui qui se trouvent 1000 km au sud. Celles qui se trouvent à l'équateur ne subiront pas de réchauffement majeur, mais en revanche, elles auront plus de sécheresses et de pluies.
Les auteurs de l'étude concluent que 77% des villes de la planète verront leur climat changer de façon «frappante», tandis que le reste sera confronté à des conditions «nouvelles». L'un des auteurs, Jean-François Bastin, est de nationalité belge. Il a expliqué à l'AFP qu'il n'était pas certain qu'en 2060 son pays voie encore le mercure passer sous zéro, une condition nécessaire à l'activation des semences de blé.
La Suisse, un pays méditerranéen d'ici 30 ans?
Plus de 40 degrés dans les villes, des sécheresses prolongées et des hivers presque sans neige: dans une quarantaine d’années, la Suisse pourrait ressembler à un pays méditerranéen.
Les températures ont augmenté de près de 2 degrés en Suisse depuis 1864, soit nettement plus que la moyenne mondiale, qui a enregistré un réchauffement global de 0,9°C. La tendance s'est nettement accélérée depuis les années 1980. Toutes les régions de Suisse sont concernées par la hausse des températures. Neuf des dix années les plus chaudes jamais enregistrées ont eu lieu au 21e siècle. Les effets de cette hausse de 2°C en Suisse sont particulièrement visibles au niveau des canicules, qui sont deux fois plus fréquentes, mais aussi deux fois plus intenses depuis le début du 20e siècle.
Le grand froid se fait également plus rare. Depuis 1961, les jours de gel ont diminué de 60%. La raréfaction de la neige sera une réalité aussi dans les régions de haute altitude. Il faudra s'attendre en 2060 à avoir une baisse d'environ 30 jours de neige fraîche en moins par an dans les Alpes centrales
La Suisse romande et le Tessin devraient être plus touchés que le reste du pays
Les précipitations hivernales extrêmes, qui ont augmenté de 12% depuis le début du 20e siècle, seront encore plus intenses d'environ 10% vers 2060 et de 20% à la fin du siècle.
De juin à août, il faudra compter avec 2,5°C à 4,5°C de plus qu'aujourd'hui. Durant les journées les plus chaudes de l'été 2060, le thermomètre pourrait alors afficher jusqu'à 5,5°C de plus qu'actuellement. Le nombre de journées très chaudes sera également multiplié. En 2060, il pourrait y avoir jusqu'à 18 jours de fortes chaleurs en plus par été qu'aujourd'hui. Les journées tropicales, soit au-dessus de 30°C, seront plus nombreuses sur le Plateau et dans les vallées alpines.
Ces projections sont des moyennes suisses et ne tiennent pas compte des îlots de chaleur urbains. La majorité de la population vivant en agglomération sera donc plus fortement touchée par les canicules. A Genève, par exemple, le jour le plus chaud de l'année atteindrait donc 40°C. Les régions de Genève, du Valais et du Tessin devront s'attendre à avoir le plus grand nombre de journée tropicales supplémentaires.
La disparition des îles Salomon
Une vague de 193 mètres de haut: un phénomène qui pourrait se reproduire