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Une augmentation de la prévalence du diabète de type 2 étant observée dans des pays développés, des chercheurs australiens ont mené, dans la province insulaire de Tasmanie, une étude sur cinq ans dans la population générale portant sur environs 600 sujets hommes et femmes dont la moyenne d’âge se situait autour de 50 ans. Ils ont mesuré l’effet d’une augmentation de l’activité physique (AP) durant cette période sur l’adiposité et la sensibilité à l’insuline. L’estimation de l’AP a été faite à deux reprises (2000 et 2005) au moyen d’un questionnaire autoadministré et, durant deux jours consécutifs, par le nombre de pas effectués quotidiennement au moyen d’un podomètre. La mesure de l’adiposité s’est fondée sur le calcul de l’IMC et le rapport taille/hanches. L’évaluation de la sensibilité à l’insuline sur le sérum des participants a été pratiquée en utilisant la procédure HOMA (Homeostatic model assessment of insulin sensitivity). D’autres variables telles que l’apport calorique, le statut socio-économique, la consommation d’alcool et de cigarettes ont aussi été collectées et utilisées pour l’élimination des principaux biais. La conclusion de cette vaste étude a été que, dans les conditions décrites, l’accroissement même modeste de l’activité physique (marche) sur une période de cinq ans agit significativement en augmentant la sensibilité à l’insuline, en diminuant le degré d’adiposité. Elle ne change pas l’apport calorique.
Commentaire : Particulièrement bien menée sur le plan du design, de la réalisation, de l’analyse et de l’interprétation des données, cette étude représente un modèle pour la formation du praticien en épidémiologie. Elle propose un moyen simple (la marche) pour diminuer le risque de développer un diabète de type 2 mais laisse cependant ouverte la question de l’influence prédominante du surpoids et/ou de la sédentarité dans le résultat final, l’augmentation de la sensibilité à l’insuline et, partant, au développement du diabète de l’adulte.