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30/01/2009
Un esprit valdo-sabaudien
Aucune université, ni en France, ni ailleurs, n’étudie la littérature et l’histoire savoyardes d’une façon particulière ; mais l’université de Lausanne a un centre d’études de la littérature romande, et on y entretient la mémoire des écrivains de l’époque où le Pays de Vaud appartenait à la Savoie, tel Othon de Grandson ou Jacques de Bugnin. Vers le milieu du XXe siècle un fort courant, en Suisse romande, et en particulier dans le Pays vaudois, se réclama de cette période savoyarde : Ramuz y participa. Des écrivains vaudois ont, vis à vis des comtes de Savoie des XIIIe, XIVe, XVe siècles, exprimé des sentiments empreints de nostalgie. Je songe en particulier à Richard Paquier. Il se dégageait de son histoire médiévale du Pays de Vaud souvent la même atmosphère que dans la littérature romantique et dynastique de ce qu’on appelle la Restauration sarde : alors, sous l’impulsion des rois Charles-Félix et Charles-Albert, les Savoyards ont écrit des épopées à la gloire du Comte Vert, du Comte Rouge, d’Amédée VIII, et certains, notamment Jacques Replat, ont même évoqué le Pays de Vaud, au travers d’Othon de Grandson et Gérard d’Estavayer. Cet esprit patriotique s’est peut-être mystérieusement déposé dans le Pays de Vaud, après avoir quitté la Savoie au début du XXe siècle, environ.