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L'air extérieur est la source première de toute prolifération microbienne. La majorité des levures, des moisissures et plusieurs bactéries vivent dans l'environnement naturel.
Les premières bases scientifiques de l’hygiène ont été établies par HIPPOCRATE, médecin grec (460 – 377 av. J.-C.) dont l’éthique est à l’origine du serment que prêtent les médecins encore aujourd’hui. Il comprend le rôle de l’environnement et l’influence de l’atmosphère sur les maladies infectieuses.
L’infection la plus médiatique est la légionellose, pneumopathie pouvant être mortelle, dont l’agent pathogène a été découvert en 1976 à la suite d’une épidémie de pneumonie atteignant, sur 4400 participants de l’American Légion dans un hôtel de Philadelphie, 182 personnes, dont 22 décédèrent. Des investigations menées, il s’est avéré que la bactérie, nommée dès cet instant Legionella, s’était propagée par le système de climatisation de l’hôtel.
L’aspergillus (champignon) n’est pas en reste… il peut également être à l’origine de problèmes de santé importants.La localisation des prises d'air neuf peuvent dans certains cas être des facteurs favorisant l'admission et ultérieurement le développement des micro-organismes dans les systèmes de ventilation.
Après son admission à travers les grilles d'amenée d'air, l'air neuf est souvent mélangé avec l'air de reprise. L'accumulation de poussières et la présence d'eau (provenant de l'air extérieur ou de la condensation) constituent alors un risque potentiel pour le développement de micro-organismes.
La présence d'un filtre ne pouvant retenir les particules d'un diamètre inférieur à celui des micro-organismes constitue la première porte d'entrée dans les systèmes de traitement de l'air.
La prolifération microbienne dans les composantes en aval du système de filtration peut également survenir lorsque les filtres sont saturés ou mal montés.
L'air filtré est ensuite acheminé aux batteries pour être chauffé ou refroidi. En mode de climatisation et lorsqu'il y a déshumidification, l'eau de la condensation récupérée est également une source de prolifération microbienne.
Même si la croissance microbienne n'est pas visible, des prélèvements peuvent démontrer à l'analyse la présence de champignons ou de bactéries.
La distribution de l'air jusqu'aux locaux se fait généralement par des conduits métalliques. L'accumulation excessive de poussières de nature organique peut augmenter la capacité d'absorption d'humidité à un niveau permettant aux micro-organismes de proliférer.
Les spores sont toujours présentes dans l'air intérieur et extérieur et sont alimentées par des nutriments constitués de particules de saleté que l'on trouve sur les surfaces.Le dépistage des composantes à risque s'effectue par une inspection périodique planifiée en fonction des conditions d'opération de votre système et du potentiel de récurrence de la prolifération microbienne.