Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06997.jsonl.gz/703

1. Vous dites que les enfants atteints du syndrome GAP peuvent souvent avoir tendance à se droguer. Quels conseils donneriez-vous à un enfant GAPS désormais adulte qui essaye de guérir d’une dépendance à la drogue ?
La base d’un tempérament addictif vient des anomalies de sucre dans le sang. Les fluctuations du taux de sucre dans le sang causent un manque de neurotransmetteurs dans le cerveau (en particulier la dopamine). Ces personnes ressentent le besoin de compenser via des substances ou des comportements addictifs.
Il est impératif de maintenir leur taux de sucre dans le sang à un niveau correct permanent. La meilleure façon d'y parvenir est de consommer des graisses à intervalles fréquents et réguliers.
Les meilleures graisses sont le beurre cru, l’huile de coco ou toute autre graisse animale. Il faut en consommer toutes les 20-30 minutes tout au long de la journée.
Au début, quand les envies de sucre sont fortes, je recommande de mélanger du beurre cru avec du miel pour sucrer (pas beaucoup, juste assez pour satisfaire les papilles). Conserver ce mélange dans un bocal en verre pour l’emporter partout.
Il faut en manger 2-3 cuillères à soupe toutes les 20-30 minutes, même plus souvent si les envies de sucre sont trop fortes.
Le miel cru aidera à rétablir instantanément un taux de sucre bas; il améliorera le goût du beurre et ajoutera des enzymes qui aideront à digérer les graisses.
En parallèle, il faut avoir un bocal avec de l’huile de coco qu'on consommera à intervalles réguliers. Consommer également de nombreuses graisses animales aux repas et aux goûters.
En parallèle, il faut suivre le régime GAPS à la lettre : il permettra de rétablir naturellement une production normale de neurotransmetteurs et éliminera les comportements addictifs une fois pour toutes.
2. Si une personne qui commence le régime GAPS a un vrai problème de frénésie alimentaire compulsive qui ne s’améliore pas avec la phase préliminaire, lui recommanderiez-vous les mêmes suppléments que pour un patient anorexique (par exemple le tryptophane, la glutamine, l’asparagine et autres nutriments essentiels) ?
On peut essayer les suppléments, mais pour des personnes qui ont une frénésie alimentaire compulsive, je recommande de commencer directement avec le régime GAPS complet dans la mesure où il y a un choix plus vaste d’aliments autorisés. Il est très important de maintenir votre taux de sucre à un niveau correct. Pour ce faire, mélangez un morceau de beurre cru ou d’huile de coco avec du miel pour sucrer, mettez ce mélange dans un bocal en verre et emportez ce bocal partout avec vous. Mangez 1-2 cuillères à soupe de ce mélange toutes les 20 minutes à peu près tout au long de la journée. Prenez des repas copieux élevés en graisses et viande/œufs. Mangez autant que vous le souhaitez. Votre frénésie alimentaire est due à des déficiences nutritionnelles, généralement liées à des déficiences en protéines et graisses. Quand ces déficiences seront éliminées, vos frénésies alimentaires stopperont.
3. J’ai des envies incontrôlables de sucre qui m’empêchent de suivre le régime. Que puis-je faire pour les réduire ?
Les envies d’aliments sucrés et de chocolat sont dues à des taux de sucre dans le sang instables. Afin de supprimer vos envies de sucre, vous devez maintenir votre taux de sucre dans le sang à un niveau constant. Voici ce que vous devez faire : préparez un mélange beurre/miel ou huile de coco/miel, mettez le mélange dans un bocal et emportez ce bocal partout avec vous. Mangez 2-3 cuillères à soupe de ce mélange toutes les 15-25 minutes tout au long de la journée. Faites cela pendant un mois ou plus en fonction de l’intensité de vos envies de sucre ; en parallèle, efforcez-vous de mettre en place le régime GAPS qui équilibrera votre taux de sucre dans le sang de façon permanente. Une fois que le taux de sucre dans le sang sera normal, vos envies de sucre disparaîtront et vous pourrez arrêter de transporter le bocal du mélange beurre/miel avec vous. Voici comment faire un mélange beurre/miel ou huile de coco/miel : laissez ramollir 200-400 grammes de beurre cru bio à température ambiante ou au soleil, ajoutez du miel cru pour sucrer (1-4 cuillères à soupe) et mélangez bien. Vous pouvez préparer le même mélange avec de l’huile de coco si vous préférez ou si vous ne pouvez pas manger de beurre.
ALLAITEMENT
1. J’ai conscience des dangers qu’implique le fait de commencer le régime GAPS préliminaire lorsque l’on allaite. Que conseillez-vous lorsqu’une mère suit le régime GAPS complet (fruits à coques, produits laitiers, œufs, huile de coco, etc.) et qu’elle ne tolère pas certains aliments ? Ces aliments ne risquent-ils pas de passer dans son lait et provoquer des réactions chez le bébé s’il est lui aussi intolérant ?
C’est en effet problématique. C’est pourquoi il est recommandé de suivre le régime avant la conception. Cependant, on ne peut tout prévoir ou planifier, et certaines femmes doivent commencer le régime pendant le régime ou la grossesse. Contentez-vous de renforcer votre santé intestinale en mangeant tous les jours des soupes et ragoûts faits maison à partir de bouillon de viande. Mangez beaucoup de graisses animales. Évitez les fruits à coques bruts, laissez-les tremper toute une nuit dans de l’eau salée et utilisez-les dans les pâtisseries maison. Si vous tolérez mal certains aliments, évitez-les. En limitant les fibres dans votre alimentation, c’est-à-dire en limitant les aliments crus d’origine végétale, vous réduirez les intolérances alimentaires et les réactions allergiques. Vous tirerez tous les bénéfices des fruits et de légumes crus en les transformant en jus. Mangez les légumes bien cuits dans des soupes et ragoûts. Nourrissez-vous essentiellement d’aliments d’origine animale (viande, graisse, œufs, abats, poisson, produits laitiers entiers), car ils sont faciles à digérer et apportent de grandes quantités de nutriments essentiels pour vous et votre bébé. Si vous mangez des produits laitiers, mangez des produits à teneur élevée en matières grasses tels que du beurre, du ghee, de la crème et du fromage crémeux faits maison.
2. Est-ce que les femmes enceintes ou allaitantes peuvent boire du jus fait maison ?
Tout à fait! Pour éviter une éventuelle réaction, il faut introduire de petites doses de jus chaque jour en les augmentant progressivement. Il peut être profitable de rajouter des graisses et des protéines à votre jus pour en faire un milk shake GAPS : faites un jus à partir de fruits et de légumes, rajoutez 1 ou 2 œufs crus battus ainsi qu’une cuillérée de crème.
3. J’allaite mon fils de 22 mois. Après 4 mois de régime GAPS, je n’arrive toujours pas à savoir à quels aliments il est intolérant ou allergique. Il est très probable qu’il réagisse à des aliments via mon lait : quels sont donc les avantages et inconvénients de l’allaitement que je devrais prendre en considération compte tenu de ma situation ?
Votre enfant devrait suivre le Régime Nouveau-Né ou le régime GAPS préliminaire (dans mon livre ou sur le site) afin de soigner la paroi intestinale. Vous devriez être en phase 2 ou 3 du régime GAPS préliminaire lorsque vous allaitez. Ainsi votre lait sera « nettoyé » et cela aidera votre propre paroi intestinale à guérir. Allaiter longtemps est bon pour les enfants et je vous félicite de le faire. Mais il est important que vous habituiez tout doucement votre fils à ce que votre lait ne soit pas sa seule alimentation, il est suffisamment âgé pour manger de tout.
ALOE VERA
1. Dans votre livre, vous n’autorisez pas l’aloe vera ni les algues. Je pensais qu’ils étaient très bénéfiques pour la santé ?
La liste des aliments à éviter est listée pour des personnes avec de très sérieux problèmes digestifs : diarrhées, ulcérations, etc. Quand ces symptômes ont disparu, votre système digestif fonctionne à nouveau bien ; vous allez alors pouvoir introduire l’aloe vera et les algues
ANTI-NUTRIMENTS
1. Comment savoir si une réaction d'ordre alimentaire constitue une indication d'éviction, ou correspond à une réaction d'Herxheimer face à laquelle il convient de poursuivre lentement ? Ainsi, lors de l'introduction du yogourt, mon fils et moi-même avons présenté de l'eczéma. J'ai pensé qu'il nous fallait arrêter, or vous m'avez demandé de persévérer et l'eczéma a fini par disparaître.
Les réactions peuvent être de deux types en fonction de la cause : un intestin poreux ou une réaction d'Herxheimer. Un intestin endommagé laisse passer des aliments partiellement digérés, à l'origine de réactions d'ordre immunitaire. Si la réaction est très marquée et que vous connaissez l'aliment responsable, évitez cet aliment pendant quelques semaines avant de réessayer avec une toute petite quantité. En présence d'une nouvelle réaction, attendez de nouveau quelques semaines avant de réessayer. À mesure que la paroi intestinale commencera à guérir, l'aliment en question sera de mieux en mieux digéré avant d'être absorbé, et les réactions s'estomperont. Pour soigner et rendre moins perméable la paroi intestinale, suivez le régime GAPS préliminaire. La règle s'applique également aux phénols et aux salicylates des aliments (lire pour plus de précisions le livre GAPS).
Pour ce qui est des aliments probiotiques, tels que le yogourt maison (premier produit laitier introduit dans le cadre du régime préliminaire) et le kéfir, les réactions correspondent pour la plupart à une réaction d'Herxheimer. En d'autres termes, les microbes bénéfiques des aliments probiotiques détruisent les agents pathogènes présents dans les intestins ; la destruction de ces pathogènes s'accompagne de la libération de toxines à l'origine de symptômes déplaisants, qualifiés de réaction d'Herxheimer. Il est important de maîtriser cette réaction en introduisant les aliments probiotiques progressivement, en commençant par de petites quantités. Le rythme d'introduction est toujours personnel : chez certains les choses s'enchaînent naturellement, chez d'autres il faut très longtemps avant d'introduire quelques cuillères à café de yogourt ou de kéfir.
AUTO-IMMUNITÉ
1. On dit que vous allez publier un livre sur les maladies auto-immunes. Les conseils seront-ils très différents de ceux préconisés dans votre livre sur le syndrome GAP ? Que puis-je mettre en œuvre dès maintenant en attendant la publication du livre ?
Je travaille en effet sur un nouveau livre, intitulé GUT AND PHYSIOLOGY SYNDROME, qui traitera de l’auto-immunité, mais aussi d’autres problèmes de santé. Nul besoin d’attendre la publication du livre puisque le traitement proposé pour ces maladies sera sensiblement le même, à savoir, le protocole nutritionnel GAP actuel.
2. Que pouvez-vous dire à propos des phytates ou acides phytiques et autres anti-nutriments dans la nourriture ?
Tous les aliments contiennent des substances qui peuvent être nocives pour l’intestin humain et le reste du corps. Les végétaux contiennent des phytates, lectines, oxalates, salicylates, phénols et que sais-je encore. Les aliments d’origine animale sont principalement constitués de protéines qui peuvent toutes provoquer des allergies. Faut-il donc arrêter de manger ? En fait, il s’agit surtout de ce que l’on peut digérer et assimiler à un moment donné de notre vie. Même les gens qui pensent être en bonne santé passent par des périodes de fatigue extrême ou de stress. C’est à ces moments qu’il faut prendre soin de son système digestif et ne pas manger des aliments difficiles à digérer. En suivant le régime GAPS préliminaire, on permet à l’intestin de guérir en mangeant des aliments faciles à digérer et on peut ensuite réintroduire sans danger des aliments plus difficiles à digérer.
3. Je n’arrive pas à comprendre si les régimes GAPS et SCD (Specific Carbohydrate Diet) permettent de guérir la maladie cœliaque, la maladie de Crohn et l’intolérance au gluten ou permettent simplement d’en maîtriser les symptômes. Par exemple, une personne atteinte de maladie cœliaque qui a suivi le régime GAPS pendant 2 ans avec succès pourra-t-elle remanger du gluten ? Ou sera-t-elle simplement moins sensible au gluten si elle en mange en petite quantité ? Ou devra-t-elle continuer à ne pas manger de gluten même si elle a n’a plus de symptômes de maladie cœliaque ?
Le régime GAPS peut guérir la maladie cœliaque et les autres maladies inflammatoires de l’intestin, pas seulement en maîtriser les symptômes. Cependant, le délai de guérison diffère selon les personnes puisque nous sommes tous différents. Quand vos symptômes digestifs auront complètement disparu et ne seront pas revenus depuis au moins six mois, essayez de préparer des crêpes au levain maison : mélangez de la farine de blé avec du kéfir ou du petit-lait maison jusqu’à obtenir une pâte à crêpes épaisse que vous laisserez fermenter dans un endroit chaud pendant 2-3 jours ; ensuite, ajoutez quelques œufs, du sel et un peu de graisse animale au mélange et faites de fines crêpes. Mangez-en une ou deux et observez les réactions de votre système digestif pendant 4-5 jours : si rien ne se passe, c’est que vous pouvez consommer du levain à nouveau. Pour faire du pain au levain, mélangez de la farine de blé avec du kéfir ou du petit-lait maison ; pétrissez le mélange jusqu’à ce qu’il ne colle plus à vos doigts, pressez la pâte dans un moule, appliquez de la matière grasse sur le dessus (pour que la pâte du dessus ne se dessèche pas) et laissez fermenter dans un endroit chaud pendant 2-3 jours (ainsi la pâte lèvera naturellement), faites cuire à 200°C (390°F) pendant 20-35 minutes (le couteau doit être sec quand vous le retirez du pain). Au départ, ne consommez que du pain et des crêpes au levain maison (pendant quelques mois). Si vous les tolérez bien, vous pourrez alors essayer de manger de petites quantités de pain au levain du commerce.
4. Est-ce que l’hypomélanose en gouttes idiopathique peut se guérir et/ou être freinée avec le régime GAPS ? Que puis-je faire d’autre à part le régime ?
L’hypomélanose en gouttes idiopathique consiste en des lésions blanches de forme ronde mesurant entre 2 et 5 millimètres sur les tibias et les avant-bras. On dit qu’elle est « idiopathique », car on en ignore la cause, « en gouttes » car les lésions ressemblent à des larmes, et « hypomélanose », car les zones affectées sont dépigmentées. On pense que cette dépigmentation est une composante du vieillissement chez les personnes de peau claire. Les changements microscopiques de la peau indiquent que cette maladie est très probablement auto-immune. Je pense que les maladies auto-immunes commencent toutes dans les intestins. Le programme nutritionnel GAPS rééquilibrera votre auto-immunité. Une cure de suppléments de béta-carotènes (et/ou du jus de carottes, de pastèques ou de légumes verts fraîchement pressés) aidera à éliminer les toxines de la peau et améliorera votre capacité à bronzer.
5. Je me demandais si le livre GAPS s’intéresse aux aliments qui stimulent le FNT (facteur de nécrose tumorale) puisqu’il semble y avoir un lien important entre le FNT et les maladies auto-immunes telles que la rectocolite hémorragique ou la maladie de Crohn. Est-ce que l’on peut aggraver son état en mangeant trop d’aliments qui stimulent le FNT ?
Le protocole nutritionnel GAPS est anti-inflammatoire ; il rééquilibre votre système immunitaire et réduit non seulement l’inflammation, mais aussi l’auto-immunité. L’état des intestins agit fortement sur la fonction immunitaire. En normalisant la flore intestinale et en soignant l’intestin, le protocole nutritionnel GAPS permet de retrouver une immunité normale et saine. Cela a non seulement un effet sur le FNT, mais aussi sur le système immunitaire.
BÉBÉ
1. Mon bébé a commencé à avoir de l’acné deux semaines après la naissance et il en a encore alors qu’il a deux mois. On me dit que cela vient des hormones que je lui transmets ou parce que le système digestif des bébés n’est pas arrivé à maturation. Si cela est vrai, pourquoi tous les bébés n’ont-ils pas d’acné du nourrisson ? Cette acné pourrait-elle être due à des aliments que je consomme, qui passent à travers ma paroi intestinale perméable et se retrouvent dans mon lait ? Comment savoir si l’acné du nourrisson est un signe de problèmes digestifs et si ces problèmes digestifs sont ceux de mon bébé ou les miens ?
Les Chinois disent que le visage est le reflet des intestins. L’acné n’est pas due aux hormones, mais aux toxines. Votre bébé peut avoir des boutons sur le visage à cause des toxines contenues dans le lait ou à cause des toxines produites dans ses intestins. Il faut donc essayer de changer votre régime alimentaire et celui de votre bébé. Si vous allaitez votre bébé, le fait de simplement changer votre régime (le régime GAPS complet) et de lui donner des probiotiques devrait aider.
2. Y a-t-il des cas dans lesquels on peut faire la phase préliminaire du régime tout en allaitant, et le cas échéant quel âge minimum doit avoir le bébé pour commencer ? Je voudrais commencer la phase préliminaire du régime GAPS, mais j’allaite mon bébé de 4 mois. Pourquoi est-il conseillé de ne pas faire la phase préliminaire du régime quand on allaite ? Je pense que nous en avons vraiment besoin et je voudrais réparer mes intestins pour que nous puissions tous deux manger des aliments nourrissants. Que dois-je faire ?
Si votre bébé est en bonne santé, vous pouvez commencer à introduire les aliments solides à partir de 4 mois. Suivez le « Régime Bébé » inclus dans le livre. Une fois que votre bébé mangera des aliments solides et que votre lait ne sera plus la base de son alimentation, vous pourrez commencer la phase préliminaire du régime. La raison pour laquelle on ne peut pas commencer la phase préliminaire du régime alors qu’on allaite un nouveau-né est la suivante : le régime peut provoquer une réaction de Herxheimer ou une détoxification qui libérera des toxines dans votre lait. De plus, le régime changerait la composition nutritionnelle de votre lait, ce qui n’est pas l’idéal quand on allaite. Cependant, vous pouvez suivre le régime GAPS complet pendant l’allaitement, en y incluant les aliments de la phase préliminaire qui aident le processus de guérison tels que la viande, le bouillon de viande, les soupes et les ragoûts.
3. Nous sommes une famille atteinte par le syndrome GAP. Pour notre troisième enfant (qui naîtra par césarienne comme les deux premiers), recommandez-vous de pratiquer un prélèvement vaginal pour pouvoir inoculer des micro-organismes bénéfiques dans la bouche du bébé à la naissance ?
Nul besoin de prélèvement puisque la flore de l’entrejambe se retrouve sur tout le corps par l’intermédiaire de vos mains. Il est impératif d’allaiter votre bébé tout en suivant le régime GAPS complet. De temps en temps, saupoudrez vos mamelons de probiotique avant d’allaiter, ainsi, vous complémenterez le système digestif de votre bébé avec un probiotique. Après le bain ou la douche, appliquez du petit-lait ou du kéfir fait maison sur vos avant-bras ou votre poitrine pour que ces parties de votre corps soient recouvertes de flore bénéfique (uniquement si votre bébé n’a pas des IgE d’allergie aux produits laitiers). Quand votre bébé pourra manger des aliments solides, vous pourrez mettre en place le Nouveau Régime Bébé expliqué dans mon livre (édition révisée).
4. J’ai mis mon bébé au régime GAPS dès l’âge de 6 mois (en continuant l’allaitement). J’espérais qu’il parlerait mieux que mon premier enfant qui n’avait pas suivi le régime GAPS. Pourtant, aujourd’hui âgé de 2 ans, mon deuxième enfant présente le même retard de langage que le premier. On m’a dit que c’était sans doute parce que le régime GAPS n’apporte pas assez de glucose pour que le cerveau d’un enfant puisse se développer normalement. Le sucre est-il indispensable ? Pouvez-vous me donner votre avis ?
Plusieurs facteurs peuvent expliquer un retard de langage chez l’enfant. Le fait que vos deux enfants aient un retard de langage montre qu’il y a une explication commune à leurs troubles. Cela peut s’expliquer par des substances toxiques, une prédisposition génétique ou d’autres causes. Vérifiez s’il n’y a pas de produits toxiques présents dans votre environnement tels que d’anciennes canalisations en plomb, une contamination de l’eau que vous buvez (fluoride, organophosphates, etc.) ou n’importe quelle autre exposition répétée à des substances chimiques dans votre environnement. Les aliments du régime GAPS apportent au cerveau tout ce dont il a besoin pour fonctionner et se développer correctement. C’est pourquoi des milliers d’enfants nourris avec le régime GAPS se développent harmonieusement. Une erreur courante consiste à penser que le cerveau a besoin de beaucoup de sucre. Quelle que soit la quantité de glucose dont le cerveau a besoin, les aliments du régime GAPS la lui apportent directement ou elle est fabriquée par le corps à partir des graisses et protéines. Certains des enfants que j’ai en consultation ne peuvent manger aucun aliment d’origine végétale (donc pas de sucres) et grandissent pourtant très bien. Essayez de stimuler davantage votre enfant au niveau du langage. Faites écouter un enregistrement audio à votre enfant lors de la routine du coucher : une histoire adaptée à l’âge de votre enfant et lue par un bon acteur avec une élocution claire et correcte. Lorsque les lumières sont éteintes, tous les organes sensoriels sont au repos hormis l’ouïe et, de cette façon, le langage arrive au cerveau sans distraction. Pendant l’enfance, si votre enfant s’endort avec une histoire tous les soirs, il acquerra un vocabulaire conséquent et une bonne maîtrise du langage. Et cela lui plaira aussi beaucoup.
5. Mon bébé a un reflux, il régurgite du lait et rote après la tétée. Cela dérange parfois son sommeil. Pourtant j’ai commencé le régime GAPS bien avant ma grossesse. Est-ce normal ? Que puis-je faire pour empêcher cela ?
La plupart des bébés régurgitent un peu de lait après la tétée lors des premières semaines de vie. Mais si ces régurgitations persistent ou augmentent, il est probable que cela soit dû à une prolifération de levures dans l’estomac. Souvent, le simple fait de donner à l’enfant un probiotique de qualité permet de résoudre ce problème. Ouvrez une capsule de probiotiques et saupoudrez-en sur votre mamelon avant la tétée.
Il est impératif que la mère fasse attention à son alimentation lors de l’allaitement, car la plupart de ce qui est contenu dans son sang se retrouve dans son lait. Par conséquent, si la mère a une prolifération de levures dans le corps, elle les transmet à son bébé via son lait. Il est impossible d’éliminer les levures du corps de la mère rapidement, cela peut prendre plusieurs années. Cependant, il est tout de même plus bénéfique pour le bébé d’être allaité, en dépit des circonstances. Donc faites de votre mieux pour suivre le régime GAPS à la lettre pendant l’allaitement et veillez à manger de grandes quantités de graisses animales, d’abats et autres aliments qui renforcent le système immunitaire.
CACAO
1. Quand puis-je introduire le cacao ?
Le cacao n’est pas autorisé dans le régime en glucides spécifiques. Cependant, la plupart des gens peuvent en consommer à l’occasion lorsqu’ils en sont à la phase complète du régime GAPS, une fois que les symptômes digestifs ont disparu.
Achetez de la poudre de cacao pure et biologique. Vous obtiendrez un délicieux dessert en mélangeant la poudre avec du miel et de la crème ; vous pouvez en ajouter à vos glaces et gâteaux faits maison.
Après avoir essayé une première fois, observez les réactions de votre patient. Le cacao est très riche en magnésium et acides aminés essentiels : à moins que votre système digestif ne soit pas encore prêt à le digérer, il n’y a pas de raison de vous en priver.
CONSTIPATION
1. Conseillez-vous de consommer de l’huile de ricin ?
Pas de façon systématique. Le fait d’appliquer de l’huile de ricin avec une serviette et une bouillotte chaudes sur l’abdomen d’une personne pendant toute une nuit peut aider en cas de constipation chronique. Certaines personnes constipées de façon chronique la trouvent utile en consommation interne.
2. Si la constipation persiste après plusieurs mois, est-ce que cela veut dire que je m’y prends mal ? Que conseillez-vous pour aider hormis des lavements et des jus faits maison ?
Essayez de remplacer les produits laitiers à teneur élevée en protéines par des produits laitiers à teneur élevée en matières grasses. J’ai pu constater que le fait d’ajouter des produits laitiers à teneur élevée en protéines tels que le petit-lait, le yaourt et le kéfir faisait des miracles chez les personnes sujettes aux diarrhées.
Cependant la constipation est un problème différent. Si votre patient à une tendance à la constipation chronique, introduisez des produits laitiers à teneur élevée en matières grasses (ghee, beurre et crème), mais pas à teneur élevée en protéines telles que le yaourt, le petit-lait, le kéfir et le fromage, car ils peuvent accentuer la constipation. Les matières grasses contenues dans la crème lubrifieront la paroi intestinale et ramolliront les selles.
3. Depuis que j’ai commencé le régime GAPS je n’évacue plus de selles. Quand je fais des lavements, j’expulse l’eau et j’évacue des selles non formées qui ont une consistance de purée. Est-ce normal ou bien est-ce le signe d’un problème ? Devrais-je traiter la diarrhée en plus de traiter la constipation ?
Il est normal que les selles évacuées suite à un lavement ne soient pas formées : l’eau que vous introduisez dans vos intestins dilue vos selles et les transforme en purée.
Si la constipation est importante, il y a plusieurs choses à faire:
- mangez davantage de légumes cuits et de viandes gélatineuses, et réduisez les viandes avec muscles;
- augmentez votre consommation de graisses animales lors des repas;
- remplacez le yaourt et le kéfir (produits laitiers à teneur élevée en protéines) par de la crème (produits laitiers à teneur élevée en matières grasses). Fabriquez votre propre crème à partir de crème crue, en utilisant d’abord une culture de yaourt, puis une culture de kéfir. Ceci aide beaucoup de gens à résoudre leurs soucis de constipation;
- consommez les jus plus tôt dans le protocole: préparez un jus en mélangeant des fruits et légumes, ajoutez 1 ou 2 œufs crus battus ainsi qu’une bonne cuillérée de crème. Vous obtiendrez ainsi un délicieux milk shake qui vous apportera magnésium et autres substances. Buvez ce milk shake GAPS le matin en vous levant, 20 à 30 minutes avant le petit-déjeuner. Pour préparer ces jus, utilisez des fruits et légumes à haute teneur en magnésium tels que des oranges, du céleri, des pommes, des carottes, du chou, des betteraves et des légumes verts;
Des compléments de magnésium peuvent aider : utilisez du magnésium sous sa forme d’acide aminé chélaté de façon quotidienne. Vous pouvez occasionnellement aussi utiliser de l’oxyde de magnésium comme laxatif.
4. À la lecture de vos conseils au sujet de la constipation, il me semble que les produits laitiers jouent un rôle essentiel. Comment faire lorsque l’on est intolérant aux produits laitiers ?
La constipation n’est pas causée par un manque de produits laitiers, elle est due à un manque de bactéries bénéfiques dans les intestins ainsi qu’un déséquilibre du système nerveux intestinal : le système nerveux sympathique est trop actif alors que le système parasympathique est inhibé. En reconstituant la flore intestinale avec des probiotiques et le régime, on résout la constipation sur le long terme. Mais sur le court terme, il faut rééquilibrer le système nerveux à l’aide du régime. Pour relancer le système nerveux parasympathique et calmer le système nerveux sympathique, il faut consommer des jus de fruits et légumes crus, riches en magnésium, potassium et autres substances ; ajouter davantage de graisses animales dans les repas et changer le ratio légumes/viandes des repas (moins de viandes avec muscles et plus de légumes et viandes gélatineuses). Lisez la question précédente.
5. Pourquoi les graines de lin sont-elles utilisées en cas de constipation ? Ne risquent-elles pas d’abîmer la paroi intestinale au même titre que les autres aliments fibreux ?
Je ne conseille pas l’utilisation des graines de lin, en particulier au début du régime GAPS. Lorsqu’on les laisse tremper toute la nuit, les graines de lin absorbent l’eau et se transforment en mélange gélatineux. On pense que la capacité des graines de lin à absorber l’eau peut aider en cas de constipation. Cependant, cela ne convient pas à tout le monde et, en effet, les graines de lin ont beaucoup de fibres et sont composées de beaucoup d’anti-nutriments.
6. Comment faire la transition entre des lavements faits tous les soirs pendant plusieurs mois et des selles quotidiennes non provoquées ?
Vous pouvez arrêter les lavements pendant 2-4 jours: vos intestins vont commencer à produire des selles. En parallèle, commencez votre journée en buvant un jus d’oranges ou de pamplemousses fraîchement pressés. Mangez des betteraves cuites régulièrement. Évitez de consommer des légumes sucrés, comme les courges, pendant quelques semaines. Prenez une ou deux capsules de HCI/Pepsine au début des repas. Supplémentez-vous en spiruline, algues bleues, chlorella ou dunaliella : beaucoup de patients les trouvent utiles pour soulager la constipation. Consultez les autres questions sur ce sujet : elles vous aideront à modifier votre alimentation. Si au bout de quatre jours vous n’avez toujours pas de selles, faites un lavement à l’aide d’une cuillère à café de bicarbonate de soude et une cuillère à café de sel marin par litre d’eau : n’utilisez qu’un litre afin que seule la partie basse des intestins se vide et pas le haut. Après une longue période de lavements, vos intestins vont mettre du temps avant de se remettre à fonctionner normalement : soyez donc patients et laissez le temps nécessaire à vos intestins pour qu’ils se relâchent. Cela peut aider à vous relâcher de penser à autre chose quand vous allez aux toilettes : vous pouvez par exemple lire un livre ou occuper votre esprit autrement. Laissez vos intestins faire leur travail, ils savent ce qu’ils font et se focaliser là-dessus peut bloquer le processus.
7. Lors des lavements, pourquoi demandez-vous au patient de se coucher sur le côté droit alors que le sigmoïde (l’entrée du côlon) se trouve à gauche ?
Quand la personne est couchée sur le côté droit, l’eau parcourt tout le côlon descendant et le côlon transverse. On obtient donc un nettoyage plus profond. Trouvez une position confortable. Certaines personnes trouvent que la position coudes/genoux est la plus confortable.
8. Que pensez-vous des suppositoires de glycérine pour les enfants ? Vous conseillez les lavements, mais je n’arrive pas à en faire à mon enfant de 3 ans. Les suppositoires de glycérine fonctionnent bien sur elle puisqu’elle va généralement à la selle dans la demi-heure qui suit.
On peut utiliser les suppositoires de glycérine, l’huile de ricin ou de la poudre d’oxyde de magnésium de façon occasionnelle. Mais sur le long terme, il faut essayer de soigner les intestins et se débarrasser de la constipation. La mauvaise digestion des graisses est une des causes les plus courantes de constipation (lisez les entrées « calculs biliaires » et « foie » dans les FAQ sur ce sujet). Il y a bien d’autres façons d’éliminer la constipation sur le long terme, vous les trouverez sous l’entrée « constipation ».
9. Vous préconisez du jus de carottes accompagné d’huile de foie de morue en cas de constipation. Les carottes sont élevées en sucre et font vraiment grimper mon taux de glycémie. Quels autres jus de légumes recommandez-vous aux personnes diabétiques ?
Je ne vois pas vraiment où j’aurais pu donner ce conseil. Consultez la section « Constipation » dans les FAQ sur mon site, gaps.me, afin d’avoir accès à mes conseils sur le sujet. Les personnes diabétiques qui veulent commencer les jus devraient se contenter de jus de légumes verts agrémentés de citron dans un premier temps, et éviter les fruits et légumes sucrés tels que la carotte. Ce n’est qu’au bout de quelques mois que vous pourrez éventuellement ajouter de la carotte.
10. Comment se fait-il qu’une mère qui allaite et qui a accouché par voix basse puisse avoir des soucis de constipation ? Il n’est pas simple de faire des lavements quand on a un nourrisson. Puis-je prendre du magnésium à la place ?
Il y a beaucoup d’explications à la constipation, trop pour que je puisse les expliquer ici.
Consultez la section “constipation” dans les FAQ : il y a de nombreuses façons de lutter contre la constipation et la supplémentation en magnésium en fait partie.
PIPI AU LIT
1. L’énurésie (pipi au lit) et la polyurie (excès d’urines) sont des problèmes fréquemment rencontrés par les parents avant le régime GAPS et semblent s’accentuer au début du régime. Pouvez-vous nous en dire davantage ?
Prenez le temps de lire mon article sur les allergies alimentaires qui explique ce problème en détail. Les urines sont un des moyens par lesquels les toxines sont évacuées du corps. Une flore intestinale anormale produit un excès de toxines qui sont excrétées par les urines. Ces urines toxiques irritent la muqueuse de la vessie et provoquent une inflammation de bas grade de sorte que la personne concernée présente des symptômes de cystite chronique. La vessie n’est pas faite pour contenir des urines toxiques, alors la personne doit la vider fréquemment. Si l’enfant (ou l’adulte) concerné par ce problème est profondément endormi, la vessie va se vider sans que la personne ne se réveille et il va donc uriner au lit. La réaction de Herxheimer augmente le niveau de toxines dans le corps ce qui rend l’urine davantage toxique et exacerbe le problème. Il est donc primordial de contrôler la réaction de Herxheimer en introduisant petit à petit les probiotiques et différents aliments.
Le programme GAPS éliminera ce problème sur le long terme puisqu’il en traitera la cause. En attendant, certaines astuces peuvent aider : boire beaucoup d’eau, prendre des compléments alimentaires à base de canneberge qui aident à réduire l’inflammation de la vessie, utiliser les différents réveils et appareils mécaniques adaptés pour l’énurésie, réveiller votre enfant plusieurs fois pendant la nuit pour l’emmener aux toilettes. Les aliments élevés en salicylates et oxalates aggravent le problème : il faut donc éviter d’en manger le temps que les choses s’améliorent.
Lorsque les défenses naturelles de la muqueuse de la vessie sont abîmées par les toxines contenues dans les urines, le terrain est propice aux infections. Ainsi les personnes concernées par ce problème sont fréquemment victimes d’infections qui se soignent par antibiotiques. En peuplant cette région avec une flore bénéfique, on empêche les infections urinaires. Je recommande donc d’appliquer du kéfir ou des yaourts faits maison sur l’entrejambe après la douche et les bains.
Les bactéries des probiotiques remonteront petit à petit l’urètre jusqu’à la vessie pour la protéger et l’aider à guérir.
PRODUITS LAITIERS
1. Dans le livre GAPS, vous recommandez d’introduire très lentement les produits laitiers ; mais, dans le régime d’introduction, vous proposez les yoghourts maison dès le début. Pourquoi ?
Dans mon expérience, un large pourcentage de personnes peut tolérer les produits laitiers bien fermentés dès le début.
Toutefois, avant de tenter de les introduire, faites le test de sensibilité ; s’il n’y a pas de réactions, introduisez une goutte de petit lait réalisé à base d’un yoghourt que vous aurez mis à égoutter ; ce liquide écoulé (le petit lait) est plus facile à digérer, car il contient moins de protéines.
Débuter avec 1 cuillère à café par jour dans la soupe ou du bouillon. Augmenter tous les 3 à 5 jours cette quantité afin d’arriver à ½ tasse par repas.
À ce stade, essayer d’ajouter 1 cuillère à café par jour de yoghourt non égoutté et augmenter gentiment la quantité quotidienne. Une fois le yoghourt toléré, introduisez le kéfir ; le kéfir est un peu plus agressif que le yoghourt et provoque des réactions de détoxication plus grandes.
C’est pour cela que je recommande d’introduire en premier le yoghourt et ensuite le kéfir
Sans réactions négatives avec le yoghourt, vous pouvez alors passer au kéfir dès le début du processus GAPS.
Pour les personnes qui commencent directement avec le régime global, et pour celles qui réagissent clairement aux produits laitiers, voir la page 161 du livre GAPS.
2. Quelle est la différence entre un yogourt et du kéfir ?
Le yoghourt est fabriqué avec des lacto-bactéries ; c’est un produit laitier doux, provoquant de faibles réactions d’Herxheimer, ce qui est recommandé en commençant le GAPS.
Le kéfir, à part les bactéries bénéfiques, contient des levures bénéfiques.
La majorité des patients GAPS ont une trop grande quantité de levures pathogènes dans leur corps ; afin de les éliminer, il faut introduire de bonnes levures dans l’intestin, car la flore normale en contient énormément. Le kéfir aide à cela, mais provoque des réactions de détoxication plus fortes.
C’est pour cela que je recommande d’introduire le yoghourt avant le kéfir.
Pour introduire le kéfir, en ajouter 1 cuillère à café au début dans le yoghourt toléré et augmenter gentiment la quantité.
Si le yaourt ou du kéfir produisent une réaction très sévère depuis le début, je recommande de commencer avec des gouttes de petit lait (le liquide jaune clair qui coule lorsqu’on égoutte un yoghourt). Le petit lait contient beaucoup moins de protéines et est généralement bien toléré. Le petit-lait va commencer le processus de guérison dans la paroi intestinale et préparer pour la suite : l’introduction du yaourt ou du kéfir.
3. Qu'en est-il des protéines laitières ? La plupart des régimes pour autistes conseillent de les supprimer.
La paroi intestinale des personnes atteintes d'autisme et autres syndromes GAPS est endommagée, et la plupart des protéines, y compris laitières, sont mal digérées avant d'être absorbées. L'une de ces protéines, la caséine, a été bien étudiée tandis que la plupart des autres protéines (à part celle du gluten), ne l'ont pas encore été. Ces protéines partiellement digérées font des ravages dans l'organisme, en particulier dans le cerveau. La situation s'améliore toutefois une fois que la paroi intestinale commence à se rétablir. Seuls les produits laitiers fermentés sont autorisés dans le cadre du régime GAPS, car le processus de fermentation prédigère les protéines laitières. Yogourt et kéfir doivent être toutefois préparés maison et laissés à fermenter pendant au moins 24 heures afin de permettre aux microbes de fermentation de fractionner réellement les protéines du lait. Seuls les produits laitiers bien fermentés (c'est-à-dire prédigérés) sont autorisés dans le cadre du protocole nutritionnel GAPS ; ils doivent être en outre introduits lentement et avec précaution, étape par étape. La paroi intestinale s'améliore et devient progressivement moins perméable au fil du traitement, ce qui permet à terme une bonne digestion des aliments avant leur absorption.
Il est préférable d'utiliser du lait biologique de vache, de chèvre ou de brebis non pasteurisé et non traité (sans étape intermédiaire après la traite), riche en enzymes et en bactéries probiotiques vivantes et dont la structure physique et biochimique n'aura pas été altérée. Si vous ne pouvez vous procurer du lait cru, utilisez simplement du lait biologique entier pasteurisé. Au cours du processus de fermentation, les bactéries bénéfiques s'efforceront de réintroduire de la vie dans le lait. Les patients GAPS ne sont pas en mesure de boire du lait cru dès le début : il faut introduire tous les produits laitiers fermentés (progressivement et lentement) avant d'essayer le lait cru. Nombre de personnes guéries d'un syndrome GAP peuvent consommer sans problème du lait cru (après avoir préalablement consommé du lait fermenté), mais en aucun cas elles ne doivent consommer de lait pasteurisé (y compris après une guérison complète) !
4. Qu'entend-on par lait cru (vivant) ? Peut-on en consommer en toute sécurité ?
Il s'agit de lait directement issu de la traite (vache, chèvre ou brebis), ni pasteurisé, ni homogénéisé ou manipulé d'aucune autre manière. Ce lait est qualifié de "vivant", car il est plein de vie. Il est en particulier bourré d'enzymes qui facilitent la tâche du système digestif en le prédigérant. Ainsi, des personnes qui ne digèrent pas le lactose pourront consommer du lait cru sans la moindre difficulté. Le lait cru est plein de vitamines, d'acides aminés, de protéines, d'acides gras essentiels et autres nutriments qui se présentent sous la forme physique et biochimique dont notre organisme a besoin. La pasteurisation détruit tous ces nutriments et en modifie la structure biochimique et physique, ce qui les rend indigestes et peu assimilables et les transforme en facteurs d'allergies entre autres problèmes. Pendant des milliers d'années, l'être humain a utilisé le lait de vache cru pour le plus grand bien de ses enfants, et ce sans le moindre problème. Les problèmes n'ont commencé que lorsque nous avons commencé à donner à nos bébés du lait prétraité et donc "mort". Dans de nombreux pays, les familles continuent de donner du lait cru à leurs enfants sans le moindre problème en sachant parfaitement que les bébés ne doivent pas consommer de lait pasteurisé, bouilli, homogénéisé ni traité d'aucune autre manière, susceptible de les rendre malades. Pourquoi alors pasteuriser nos laits ? Tout simplement à cause des risques d'infection grave inhérents au lait cru. Rappelons toutefois que ces infections sont uniquement dues à des vaches malades. Lorsqu'une vache est en bonne santé, s'alimente en plein air et est régulièrement examinée par un vétérinaire, le risque d'infection par le lait est nul. Les bactéries telles que salmonelloses, E. coli et autres microbes dangereux ne survivent pas dans le lait cru : elles sont détruites par les bactéries, enzymes et complexes immunitaires bénéfiques naturellement présents dans le lait. En revanche, si ces microbes pathogènes contaminent du lait pasteurisé, ils y prolifèrent librement en l'absence des enzymes et bactéries bénéfiques détruites par la pasteurisation. C'est là la raison pour laquelle de telles infections, graves, peuvent être provoquées par la consommation de lait pasteurisé. Parce que le lait, dans nos pays occidentaux, est pasteurisé, les fermiers ne sont pas contraints de surveiller suffisamment la santé de leurs vaches : lorsqu'une vache est malade, son infection peut contaminer son lait, mais les bactéries sont détruites par la pasteurisation. Fort heureusement, un nombre croissant de producteurs de lait deviennent plus consciencieux : ils surveillent la santé de leurs vaches et sont en mesure de fournir à leurs consommateurs du lait cru biologique ne présentant aucun risque d'infection. Absolument tout le lait disponible dans le commerce est "mort" et en aucun cas il ne doit être donné aux personnes présentant un syndrome GAP. Pour rendre le lait de nouveau bénéfique, nous devons le réactiver en le faisant fermenter avec des bactéries bénéfiques. Les patients GAP ne peuvent consommer du lait dès le début, même cru : il faut d'abord introduire tous les produits laitiers fermentés (lentement et progressivement) avant même d'essayer le lait cru. Pour en savoir plus sur le lait cru, vous pouvez consulter le site www.realmilk.com.
5. Comment savoir si une réaction d'ordre alimentaire constitue une indication d'éviction, ou correspond à une réaction d'Herxheimer face à laquelle il convient de poursuivre lentement ? Ainsi, lors de l'introduction du yogourt, mon fils et moi-même avons présenté de l'eczéma. J'ai pensé qu'il nous fallait arrêter, or vous m'avez demandé de persévérer et l'eczéma a fini par disparaître.
Les réactions peuvent être de deux types en fonction de la cause : un intestin poreux ou une réaction d'Herxheimer. Un intestin endommagé laisse passer des aliments partiellement digérés, à l'origine de réactions d'ordre immunitaire. Si la réaction est très marquée et que vous connaissez l'aliment responsable, évitez cet aliment pendant quelques semaines avant de réessayer avec une toute petite quantité. En présence d'une nouvelle réaction, attendez de nouveau quelques semaines avant de réessayer. À mesure que la paroi intestinale commencera à guérir, l'aliment en question sera de mieux en mieux digéré avant d'être absorbé, et les réactions s'estomperont. Pour soigner et rendre moins perméable la paroi intestinale, suivez le régime GAPS préliminaire. La règle s'applique également aux phénols et aux salicylates des aliments (lire pour plus de précisions le livre GAPS). Pour ce qui est des aliments probiotiques, tels que le yoghourt maison (premier produit laitier introduit dans le cadre du régime préliminaire) et le kéfir, les réactions correspondent pour la plupart à une réaction d'Herxheimer. En d'autres termes, les microbes bénéfiques des aliments probiotiques détruisent les agents pathogènes présents dans les intestins ; la destruction de ces pathogènes s'accompagne de la libération de toxines à l'origine de symptômes déplaisants, qualifiés de réactions d'Herxheimer. Il est important de maîtriser cette réaction en introduisant les aliments probiotiques progressivement, en commençant par de petites quantités. Le rythme d'introduction est toujours personnel : chez certains les choses s'enchaînent naturellement, chez d'autres il faut très longtemps avant d'introduire quelques cuillères à café de yoghourt ou de kéfir.
6. Quel lait faut-il privilégier, le lait de vache ou de chèvre ?
Il n’y a pas de réponse simple à cette question : certaines personnes tolèrent mieux le lait de vache, d'autres le lait de chèvre. Le meilleur lait est le lait biologique, ni pasteurisé, ni traité, que vous pourrez vous procurer localement. N'oubliez pas que les patients GAPS doivent petit à petit commencer par consommer des produits laitiers fermentés maison avant d'essayer le lait proprement dit.
SURRÉNALES
1. Quelles sont les recommandations aux patients GAPS pour améliorer leurs surrénales ?
Les surrénales apprécient les graisses et le cholestérol. Donc, au niveau alimentaire, mangez beaucoup de graisses animales à chaque repas ainsi que des aliments riches en cholestérol tels que les jaunes d’œufs, de la crème fraîche, du beurre et des poissons gras. Le sommeil est lui aussi essentiel pour les surrénales ! Le sommeil n’est absolument pas secondaire, il faut donc organiser votre vie de façon à faire une sieste tous les après-midi et avoir une longue nuit de sommeil. Un autre élément essentiel consiste à réduire le stress, ce qui est plus facile que ce que vous pouvez penser. Le stress n’est pas l’évènement en lui-même ; c’est votre réaction à cet évènement. Les études montrent que les réactions des gens au stress varient en fonction de leur attitude face à la vie. Les hormones et substances chimiques du stress se propagent dans le corps de ceux qui ont des personnalités globalement pessimistes et ont tendance à s’inquiéter. Mais les personnes qui ont une philosophie de vie et une attitude positive ont beaucoup moins de substances chimiques dans leur sang et s’en sortent mieux. C’est le premier type de personnes qui épuisent leurs surrénales. Il y a de très bons livres sur le sujet comme « How to stop worrying and start living » par Dale Carnegie par exemple.
Les informations contenues dans ce site sont destinées à vous informer et ne sauraient en aucun cas se substituer à un avis médical, un traitement ou un diagnostic fait par un professionnel de la santé. Tout le contenu de ce site est là à des fins d'information générale uniquement. Le centre de nutrition holistique et Denise Kruger Fantoli n'assument aucune responsabilité légale par rapport aux informations figurant sur les diverses pages de ce site.Vous êtes responsables de vos propres choix en matière de santé.
Gut and Psychology Syndrome and GAPS are trademarks and copyright owned by Dr Natasha Campbell-McBride worldwide and their unauthorised use is strictly prohibited and all rights are reserved