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Un an après avoir frôlé la faillite, le loueur de voitures Europcar va être de nouveau racheté par Volkswagen 15 ans après leur séparation en bons termes. Le groupe allemand souhaite se renforcer dans les services de mobilité.
Le conseil d'administration d'Europcar a approuvé mercredi l'offre de rachat d'un consortium mené par Volkswagen, qui valoriserait le loueur à 2,9 milliards d'euros, dette incluse.
Europcar serait racheté par le N°2 mondial de l'automobile, le fonds britannique Attestor Limited, déjà actionnaire du groupe et propriétaire de la compagnie aérienne allemande Condor, et le groupe Pon, importateur du groupe Volkswagen aux Pays-Bas et aux Etats-Unis, mais aussi fabricant et loueur de vélos.
L'offre publique d'achat, à 0,50 euro par titre, devrait être menée à son terme entre la fin 2021 et début 2022, a précisé Europcar. Les autres principaux actionnaires d'Europcar, représentant environ 68% du capital avec Attestor, ont déjà pris des "engagements fermes" d'apporter leurs actions à l'offre, selon le loueur.
En juin, les propriétaires d'Europcar avaient refusé une première offre de rachat par Volkswagen qui le valorisait à 2,2 milliards d'euros.
73 milliards d'euros d'investissement
Le PDG de Volkswagen Herbert Diess a indiqué mercredi dans un communiqué distinct que "construire une plateforme de mobilité leader" était "un pilier important" de sa stratégie "New Auto". Ce plan, qui prévoit 73 milliards d'euros d'investissement d'ici 2025, doit faire du groupe allemand le N°1 mondial de la voiture électrique.
Europcar appartenait jusqu'en 2006 à Volkswagen, qui l'avait vendu pour 3,32 milliards d'euros à la société française d'investissements Eurazeo. Les conséquences de la crise sanitaire ont conduit Eurazeo à se retirer du capital début 2021 au profit des créanciers du groupe, cinq fonds américains et britanniques, dont les new-yorkais Anchorage (propriétaire des studios MGM) et Marathon.
En termes d'emploi, ce nouveau rachat "devrait pas avoir d'impact significatif" sur les 10'000 salariés actuels d'Europcar, selon Europcar.
Merkel appelle à voter Laschet pour que "l'Allemagne reste stable"
A deux jours des élections, Angela Merkel a plaidé vendredi en faveur de son dauphin Armin Laschet, tandis que des dizaines de milliers de jeunes ont manifesté dans toute l'Allemagne en faveur d'un réel changement dans la politique de lutte contre le réchauffement.
"Pour que l'Allemagne reste stable, Armin Laschet doit devenir chancelier fédéral", a clamé la chancelière lors d'un meeting de son parti à Munich, en Bavière, avant les élections de dimanche qui augurent d'un duel serré entre le favori des sondages social-démocrate Olaf Scholz et son rival de droite.
Les sociaux-démocrates (SPD) sont en tête avec quelque 25% des intentions de vote, talonnés par le camp conservateur (CDU/CSU), crédité de 21 et 23% des suffrages.
Après s'être tenue en retrait de la campagne, la chancelière ne ménage plus ses efforts pour soutenir le chef de son parti, fragilisé par son manque de popularité et ses faux pas.
Elle sera encore à ses côtés samedi pour un tout dernier rassemblement dans le fief d'Armin Laschet, à Aix-la-Chapelle.
"La question de savoir qui gouverne l'Allemagne n'est pas sans importance", a martelé celle qui dirige la première économie européenne depuis 2005.
Et elle a de nouveau mis en garde contre le scénario d'une victoire du candidat social-démocrate et d'un coup de barre à gauche en cas d'alliance entre le SPD, les Verts et le parti de la gauche radicale Die Linke. C'est toutefois l'une des coalitions les moins probables parmi le large éventail de possibilités pour former une majorité.
"Renouveau"
Plus tôt, plusieurs dizaines de milliers de défenseurs de l'environnement, menés par Greta Thunberg, ont manifesté pour exhorter les candidats en lice à faire plus pour le climat.
"Nous devons continuer à descendre dans la rue et à exiger de nos dirigeants qu'ils prennent des mesures concrètes en faveur du climat", a lancé la jeune militante suédoise à une foule de manifestants rassemblés devant le Reichstag de Berlin, où siègent les députés allemands.
Selon les organisateurs, la "grève du climat" à laquelle étaient appelés les jeunes Allemands a mobilisé vendredi plus de 620.000 personnes dans quelque 470 villes du pays.
"Les partis politiques n'en font pas assez" pour le climat, a déploré Greta Thunberg tandis que les manifestants, dont une majorité d'adolescents et de familles, brandissaient des pancartes et banderoles proclamant "La terre a la fièvre" ou "Stop au charbon".
Mobilisant ses supporteurs à Cologne, dans l'ouest du pays, le candidat du SPD Olaf Scholz a lui promis d'incarner le "renouveau" après quatre mandats et 16 ans de pouvoir d'Angela Merkel, dont il est ministre des Finances depuis 2018.
"Le changement climatique est une catastrophe mondiale majeure et c'est pourquoi les jeunes qui disent aujourd'hui qu'il faut faire quelque chose maintenant ont raison. C'est ce que nous, sociaux-démocrates, ferons", a assuré ce centriste, qui a pourtant joué sur son expérience de gestionnaire, dans la lignée d'Angela Merkel, pour faire campagne.
Vote du "siècle"
Dans une Allemagne engagée dans une coûteuse mue énergétique, les législatives font figure de vote "du siècle" qui peut permettre d'accélérer cette transition, a affirmé à l'AFP Luisa Neubauer, responsable en Allemagne du mouvement "Fridays for future".
Portés par les préoccupations climatiques des électeurs, les Verts devraient jouer un rôle central dans le futur gouvernement.
Leur candidate Annalena Baerbock obtiendrait, selon les sondages, 15% des suffrages, s'adjugeant la troisième place, devant le parti libéral (12%).
Dans leurs programmes électoraux, les trois principaux candidats ont fait de la protection de l'environnement l'une de leurs priorités pour les quatre prochaines années, s'engageant à agir pour limiter le réchauffement climatique mondial à 1,5°C.
Pendant la campagne électorale, à la mi-juillet, l'Allemagne a été frappée par des inondations meurtrières, qui ont fait plus de 180 morts dans l'ouest du pays et sont directement liées au changement climatique, selon les experts.
L'objectif de neutralité climatique fait consensus entre les partis allemands, tout comme le développement des énergies renouvelables. Mais les délais et moyens pour y parvenir font débat, entre la gauche favorable à une large intervention de l'Etat et la droite qui mise sur le secteur privé.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
USA: les discussions sur les réformes "entrent dans le dur" (Biden)
Le président américain Joe Biden a reconnu vendredi que les discussions au Congrès sur ses ambitieuses réformes économiques et sociales, clef de voûte de son mandat, "entraient dans le dur".
Les parlementaires démocrates, qui peinent à accorder leurs violons sur l'adoption simultanée de lourdes dépenses d'infrastructures et de coûteuses mesures sociales ambitieuses, "entrent dans le dur" des discussions, a dit Joe Biden à des journalistes. "Je crois qu'à la fin nous adopterons les deux volets", a toutefois déclaré le président.
En jeu: rien de moins que la vision économique et sociale du président démocrate.
Joe Biden a mis sur les rails un plan de développement et de rénovation des infrastructures de 1200 milliards de dollars (1110 milliards de francs).
Il veut aussi réformer en profondeur le système de protection sociale américain, avec une avalanche de dépenses qui s'élèveraient à 3500 milliards de dollars.
Pour tenter de souder son camp autour de ces grands plans, Joe Biden a reçu à la Maison Blanche des parlementaires des différentes franges de son parti en début de semaine.
Mais les négociations qui opposent l'aile gauche du parti et les plus centristes sont complexes.
Les élus les plus modérés veulent avancer sans plus attendre vers un vote final à la Chambre sur les infrastructures, que la cheffe démocrate du Congrès leur a promis pour lundi prochain.
Mais les élus plus à gauche refusent de donner le feu vert final aux infrastructures tant que l'autre plan titanesque de dépenses sociales, encore loin d'être finalisé, n'a pas été adopté.
Ils sont assez nombreux à la Chambre pour faire échouer le vote attendu lundi.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
"Défigurée" par un soin, Linda Evangelista réclame 50 millions
La top model Linda Evangelista réclame 50 millions de dollars à l'entreprise responsable d'un traitement esthétique qui l'a selon elle "défigurée" et rendue "inemployable", dans une plainte déposée devant un tribunal fédéral de New York.
Elle a confié cette semaine avoir été "défigurée irrémédiablement" par un traitement esthétique ayant mal tourné il y a cinq ans, dans un message destiné à ses plus de 980.000 abonnés sur Instagram.
Censé être amincissant, le traitement "CoolSculpting" de l'entreprise Zeltiq avait eu pour effet contraire de multiplier ses cellules adipeuses, modifiant ainsi son visage.
Cryolipolyse
Il utilise la technique de la cryolipolyse, qui permet normalement de redessiner une silhouette en exposant au froid des amas de graisse localisés.
Linda Evangelista, 56 ans, veut obtenir une indemnisation pour sa "détresse émotionnelle" et les "pertes économiques" subies, selon sa plainte déposée mardi à New York et dont les médias ont eu connaissance plus tard dans la semaine.
Le traitement l'a rendue "inemployable et incapable de gagner un revenu en tant que mannequin", précise le document, alors que la Canadienne était l'un des mannequins les mieux payés au monde aux côtés de stars comme Naomi Campbell ou Claudia Schiffer.
Elle dit n'avoir touché "aucun revenu issu du mannequinat depuis 2016", à l'exception du paiement d'une campagne antérieure à cette date, et avoir dû renoncer à des engagements nécessitant qu'elle se montre en public.
Linda Evangelista assure aussi que sa "réputation" a été affectée par la "médiatisation" de son changement d'apparence.
Vie recluse
L'ancien mannequin, aujourd'hui retiré de la vie publique, a dit vivre en "recluse" et avoir traversé un "cycle de grave dépression, de profonde tristesse" et de "dégoût de soi".
Les avocats de la top model accusent Zeltiq de n'avoir "pas suffisamment mis en garde" ou "intentionnellement dissimulé l'incidence et la survenue d'effets indésirables graves" comme l'hyperplasie adipeuse paradoxale (PAH), qui a touché Linda Evangelista.
Les liposuccions qu'elle a subies pour "corriger" cet effet secondaire n'ont fait "qu'aggraver encore ses blessures physiques", mentionne la plainte.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Espagne: Puigdemont libéré en attendant la suite
Arrêté jeudi en Sardaigne, le leader indépendantiste catalan Carles Puigdemont va être libéré, selon son avocat, dans l'attente de la décision de la justice italienne sur son éventuelle extradition en Espagne, où il est poursuivi pour tentative de sécession en 2017.
M. Puigdemont, entendu par la Cour d'appel de Sassari par vidéo-conférence, "pourrait être libéré dès aujourd'hui" mais devra rester en Sardaigne dans l'attente d'une décision de cette instance sur son extradition, ce qui pourrait prendre "des semaines", a indiqué son avocat italien, Agostinangelo Marras.
Sur son compte Telegram, M. Puigdemont a dit qu'il serait auditionné de nouveau samedi.
En visite sur l'île de La Palma, où un volcan est entré en éruption, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a appelé de ses voeux un procès du leader indépendantiste. Carles Puigdemont, qui a fui en 2017 en Belgique pour échapper aux poursuites judiciaires, doit "se soumettre à la justice" espagnole, a-t-il insisté.
Âgé de 58 ans, M. Puigdemont a été arrêté jeudi soir à son arrivée à l'aéroport d'Alghero, ville sarde de culture catalane où il devait participer à un festival culturel et s'entretenir avec des élus de l'île italienne.
Cette arrestation a provoqué la colère des indépendantistes catalans, dont plusieurs centaines ont manifesté vendredi devant le consulat d'Italie à Barcelone (nord-est de l'Espagne). D'autres appels à manifester ont été lancés pour vendredi soir ou dimanche.
"C'est un autre exemple de la répression espagnole à l'égard des politiciens catalans", a affirmé Monica, 33 ans, qui participait à la manifestation de vendredi matin.
A l'issue d'une réunion d'urgence du gouvernement régional, le président séparatiste catalan Pere Aragones, qui va se rendre en Sardaigne, a "exigé la libération immédiate de Carles Puigdemont".
"L'amnistie est la seule voie. L'autodétermination la seule solution", avait-il écrit jeudi soir sur Twitter.
Accusé de "sédition"
Carles Puigdemont est toujours réclamé par la justice espagnole, qui l'accuse de "sédition" et de "détournements de fonds publics".
En mars 2018, il avait été arrêté une première fois à la demande de l'Espagne, en Allemagne cette fois. Mais il avait été libéré quelques jours plus tard. Eurodéputé depuis 2019, l'indépendantiste a bénéficié un temps d'une immunité parlementaire mais le Parlement européen l'a levée le 9 mars à une large majorité. Une mesure confirmée le 30 juillet par le Tribunal de l'Union européenne.
Mais la décision du Parlement européen a fait l'objet d'un recours dont le jugement définitif sur le fond de la part de la justice de l'UE doit être prononcé "à une date ultérieure". L'avocat de M. Puigdemont, Gonzalo Boye, considère donc que la décision du Parlement est "suspendue", tout comme l'application du mandat d'arrêt, et que son client doit encore bénéficier de son immunité.
Vers une nouvelle crise?
La détention de M. Puigdemont, qui intervient dans un moment de relative détente, fait planer le risque d'une nouvelle crise entre Madrid et les indépendantistes.
Le gouvernement Sanchez a gracié en juin les neuf dirigeants indépendantistes qui avaient été arrêtés en 2017 et condamnés à la prison en 2019, à l'issue d'un procès historique dont M. Puigdemont était le grand absent.
Le gouvernement espagnol a repris le 15 septembre ses négociations avec le gouvernement séparatiste régional, destinées à trouver une issue à la crise séparatiste en Catalogne.
Vendredi, M. Sanchez a "revendiqué" l'importance du "dialogue aujourd'hui plus que jamais" tandis que M. Aragones a, lui, jugé que cette arrestation "n'aidait pas à résoudre le conflit" en Catalogne.
La tentative de sécession de la Catalogne, en octobre 2017, a été l'une des pires crises vécues par l'Espagne depuis la fin de la dictature franquiste en 1975.
Malgré l'interdiction de la justice, le gouvernement régional présidé par M. Puigdemont avait organisé un référendum d'autodétermination émaillé de violences policières et suivi, quelques semaines plus tard, d'une déclaration d'indépendance mort-née.
Madrid avait réagi en mettant la région sous tutelle et en arrêtant les principaux dirigeants du mouvement indépendantiste qui n'avaient pas fui à l'étranger.
La Chine juge illégales les transactions en cryptomonnaies
La Banque centrale chinoise a jugé vendredi que toutes les transactions financières impliquant des cryptomonnaies étaient illégales, la dernière d'une série de décisions visant à lutter contre ce phénomène.
Les valeurs des cryptomonnaies, dont le bitcoin, ont massivement fluctué au cours de l'année écoulée en partie en raison de la réglementation en Chine, qui cherche à empêcher la spéculation et le blanchiment d'argent.
"Les activités commerciales liées aux monnaies virtuelles sont des activités financières illégales", a déclaré la Banque centrale chinoise (PBOC) dans un communiqué en ligne.
Elle a ajouté que les contrevenants feraient "l'objet d'une enquête pour responsabilité pénale conformément à la loi".
Sa décision interdit toutes les activités financières impliquant des cryptomonnaies, telles que le commerce de monnaies virtuelles, la vente de jetons, les transactions impliquant des dérivés de devises virtuelles et les "collectes de fonds illégales".
Au cours des dernières années, "le commerce et la spéculation autour du bitcoin et d'autres monnaies virtuelles se sont généralisés, perturbant l'ordre économique et financier, donnant lieu à du blanchiment d'argent, des collectes de fonds illégales, de la fraude, des systèmes pyramidaux et d'autres activités illégales et criminelles", a dénoncé la Banque centrale.
Chute du bitcoin
Après cette annonce, vers 10H30 GMT, le bitcoin perdait 5% à 42'464 dollars, selon Bloomberg.
Il avait nettement chuté en mai à la suite d'une mise en garde de Pékin lancée aux investisseurs contre le commerce spéculatif des cryptomonnaies.
En juin, des responsables chinois avaient fait état de l'arrestation de plus de 1000 personnes soupçonnées d'avoir utilisé des ressources tirées de la criminalité pour acheter des cryptomonnaies.
Plusieurs provinces chinoises ont interdit l'exploitation de "mines" de cryptomonnaies depuis le début de l'année.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
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