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La semaine passée, différents médias ont commenté les résultats d'une recherche du chimiste cantonal d'Argovie sur les produits bio avec le gros titre suivant: nous avons affaire à une "fraude bio". La critique concerne avant tout des entreprises de transformation, de commerce et de restauration. Différentes organisations bio prennent position, dont Bio Suisse et bio.inspecta.
Selon ces organisations, les non-conformités décelées dans le canton d'Argovie concernent pour la plupart des erreurs dans la désignation des produits sur les emballages, ainsi que des produits vantés à tort comme bio.
Si l'étiquette d'un produit bio comporte des erreurs de déclaration, c'est bien sûr une lacune que le contrôleur constate et demande de corriger. Mais si le produit contenu dans l'emballage est bio, on ne peut pas parler de "fraude bio", constate bio.inspecta.
Sur les environ 1600 entreprises de transformation, de commerce ou de restauration contrôlées en 2008 par bio.inspecta, environ 61 entreprises reçurent une lettre de sanction avec transmission de l'information aux autorités cantonales et aux organisations à label.
Bio Suisse n'est pas étonné du fait que les contrôles bio conduisent assez fréquemment à des mesures correctives à mettre en oeuvre les entreprises. En raison des exigences légales très sévères et changeant continuellement, des fautes peuvent avoir lieu même dans des entreprises travaillant de manière exemplaire. Une bonne formation des agriculteurs et des entreprises de transformation et commerce est d'autant plus nécessaire. Bio Suisse investit à cet effet un demi-million de franc par an.
Prise de position de Bio Suisse (Site internet de Bio Suisse)
Prise de position de bio.inspecta (Site internet de bio.inspecta; en allemand)