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Cuba a célébré dimanche le 62e anniversaire de l'attaque par les rebelles de la caserne de la Moncada, à Santiago, qui avait marqué le début de l'insurrection castriste contre le régime de Fulgencio Batista. Les autorités ont adopté un ton modéré face aux Etats-Unis.
A l'occasion de cette première fête nationale depuis le rétablissement des relations diplomatiques avec Washington le 20 juillet dernier, les autorités ont promis de continuer à défendre le socialisme. Elles ont toutefois évité d'attaquer de front les Etats-Unis.
Le 26 juillet 1953, les forces rebelles avaient attaqué la caserne de la Moncada à Santiago, dans le sud-est de l'île, à 800 km de La Havane. Ce fut l'acte fondateur de la révolution cubaine, qui devait triompher en janvier 1959.
Le vice-président José Ramon Machado Ventura, dans un discours, a salué le rétablissement des relations avec les Etats-Unis. Il a aussi évoqué deux sujets qui continuent d'opposer les deux pays -- le maintien de l'embargo économique et l'avenir de la base militaire américaine de Guantanamo, que les Cubains veulent récupérer.
"Maintenant s'ouvre devant nous une route longue et difficile vers la normalisation des relations bilatérales, avec entre autres sujets la fin du blocus et la restitution de la base navale de Guantanamo", a déclaré Machado Ventura, 84 ans, à 6000 personnes rassemblées à la Moncada.
"Je ne peux vraiment pas faire confiance aux impérialistes", commentait dans la foule un ancien "barbudo", également âgé de 84 ans. Ernesto Gonzalez avait participé à l'attaque de la caserne il y a 62 ans.
"Depuis que nous avons une république, depuis 1902, ils nous ont toujours trompés... Ils ont volé toutes nos richesses. Mais nous ne les laisserons plus nous berner. Fidel (Castro) ne sera jamais vaincu !"
ATS