Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07189.jsonl.gz/1143

« Un gros scandale arrivera tôt ou tard » s'exprime Jacques Neirynck qui connaît en profondeur le monde de la recherche. Qu'en est-il des autres parlementaires? Sur quoi se basent-ils pour voter?
Le titre de l'article a pour en-tête « Recherche sur l'être humain ». Peut-on encore parler d'être humain alors que pour trop de scientifiques il ne s'agit plus que de « matériel humain ».
Est-ce que chaque parlementaire est conscient de la réduction ainsi faite de l'être humain?
Un livre percutant a été écrit par Sylvie Simon « La nouvelle dictature médico-scientifique ».
Vous pouvez lire tout l'ouvrage sur ce lien:
( il est déjà intéressant de noter qu'à la veille de la réédition de son ouvrage, la maison d'édition a été rachetée par un laboratoire qui en a refusé la publication!!!)
Elle cite par exemple Jacqueline Bousquet, biologiste, chercheur honoraire au CNRS, qui explique les errements de la science d'une façon tout à fait originale, mais qui devrait éveiller bien des consciences.
"Notre science actuelle est devenue tellement réductionniste que des pans entiers de la réalité ont été supprimés sous prétexte que l'intelligentsia qui dirige le système est incapable de les intégrer (comme une information dans un ordinateur)."
Si bien des parlementaires sont conscients des conséquences économiques immédiates, sont-ils conscients des dérivées scientifiques qu'elles produisent? Sylvie Simon cite :
Rita Levi Montalcini (prix Nobel de médecine) avouait dans Le Généraliste:
«La recherche est un milieu redoutable1. » D'autant plus redoutable que les divergences entre la science et l'éthique s'ampliﬁent à cause du proﬁt et des besoins économiques. À notre époque, les hommes sont surtout considérés comme des consommateurs qu'il faut inciter à consommer toujours plus en les accablant de publicités. Comme le reconnaissait récemment et sans honte le directeur d'une chaîne de télévision, l'important est d'endormir l'auditeur aﬁn qu'il achète ce qu'on désire lui vendre. En outre, la science privilégie plutôt les recherches qui ne perturbent pas trop le consensus scientiﬁque. Or, le propre de la science devrait être de pouvoir sans cesse remettre en question des idées reçues.
Un autre genre de document devrait aussi être lu par tous les parlementaires, c'est le livre d'un médecin italien « cavie umane nel nuovo millennio » dont voici une présentation en français
et dont un interview par Natascia Gamba se trouve dans le magazine Orizzonti, page 6 et 7, de septembre 2010, édité par l'ATRA.
Ce chercheur qui doit rester anonyme (rappelons que plusieurs biologistes ont déjà été assassinés pour avoir révélé des vérités très crues) a participé à des expériences en milieu oncologique pendant 10 ans et peut témoigner de maints excès et manquements éthiques.
Il soulève différents points que le débat au Conseil National a évoqués :
« Les cobayes sont des hommes et des femmes totalement désespérés qui se soumettent aux expérimentations, soit des personnes en bonne santé qui, en échange d'argent, sont prêtes à tester l'efficacité ou le danger de nouvelles molécules, soit il s'agit de personnes déjà malades qui se proposent gratuitement en échange d'espoir.
« - Quelle est la procédure standard? Après une première phase de tests sur animaux, qui de toute manière ne fournit aucun résultat utile mais n'est nécessaire que pour obtenir les autorisations de procéder aux expérimentations suivantes, peuvent alors débuter, par obligations légales, les expérimentations sur l'homme. Et c'est là que naissent les véritables problèmes : on expérimente de nouvelles molécules sur des êtres humains, molécules dont nous ne savons pratiquement rien, sinon il ne serait pas nécessaire de les expérimenter. Le scandale réside dans le fait que ce sont les lois qui imposent tout cela.
« .... C'est précisément à partir du consentement volontaire informé que naît et se développe la grande hypocrise : le fait est que, puisque nous sommes en phase d'expérimentation, nous ne connaissons ni les risques encourus par le cobaye humain, ni les bénéfices qu'il pourrait en tirer. Autre facteur : souvent des études en « aveugle » ou en « double aveugle » sont réalisées. Dans les études en « double aveugle » ni le médecin ni le patient ne sont tenus au courant. Ces études sont faites afin d'éviter que le résultat de l'expérience puisse être influencé par des mécanismes et des processus psychologiques tels que l'effet placebo. Par conséquent, la loi nous impose d'informer le cobaye humain alors qu'en réalité c'est ce dernier qui nous informe des effets de la substance administrée.
.... par expérience et d'après les statistiques, on sait que les effets sont potentiellement mortels."
Il est temps que le peuple et ses représentants s'informent en profondeur sur ce monde de l'expérience sur le corps humain afin de mieux décider de ce qui le concerne tant au niveau de sa santé qu'au niveau de ses deniers.