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"Ce fut une des courses les plus dures de ma vie", a déclaré Mo Farah après son dixième titre majeur d'affilée (Mondiaux et JO) vendredi en ouverture des Mondiaux à Londres, sur 10'000 m.
Par deux fois, Mo Farah a été touché par le Kényan Paul Tanui (3e) dans le dernier tout et a failli tomber. "J'avais une si longue foulée que j'ai été touché, mais à ce moment-là, j'ai pensé: 'Je ne peux pas tomber, je ne peux pas tomber", a déclaré le Britannique d'origine somalienne, qui a électrisé le public comme il l'avait fait cinq ans plus tôt lors de son doublé olympique, dans le même stade.
"Dans le dernier tour, j'ai failli trébucher deux fois", a dit Farah. La première, Tanui a touché son talon, puis son bras un peu plus tard. Les Kényans, les Ougandais et les Ethiopiens ont vraiment tout tenté, en se succédant en tête du peloton pour imprimer un rythme élevé, afin d'empêcher l'idole britannique d'ajouter une nouvelle couronne à sa collection.
"Il me fallait être fort mentalement. Je n'avais pas bossé aussi dur pour rien!", a concédé Farah. De ses cinq grands titres sur 10'000 m - auxquels s'en ajoutent cinq sur 5000 m -, ce fut le plus dur. Et aussi celui obtenu au terme de la plus rapide de ses cinq chevauchées victorieuses, de loin (26'49''51). Il s'agissait aussi du 2e temps de l'histoire des Mondiaux et du meilleur chrono de l'année.
Mais ce n'est que la moitié du travail. Farah va remettre l'ouvrage sur le métier dès mercredi avec les séries du 5000 m (finale samedi), avec en vue un 11e titre majeur. Sur les 12 tours et demi, il aura peut-être moins l'opportunité d'ouvrir grand ses bras pendant la course comme il l'a fait vendredi sur 10'000 m, afin d'exhorter le public à le porter. Mais il partira encore grand favori.
ATS