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21/10/2011
Historique et variations idéologiques du socialisme
Le marxisme prône la révolution des classes dominées (ne possédant que leur force de travail) contre les classes dominantes (possédant les moyens de production). Il s'agit de prendre par la force le pouvoir politique, et donc l’État, des mains des classes dominantes, afin d'établir une société égalitaire et sans classe. Le socialisme marxiste (la dictature des classes dominées) n'étant qu'une transition vers le communisme (la société sans classe). Le sens idéologique moderne du terme communisme se réfère aujourd'hui au marxisme originel.
Le marxisme réformiste s'inspire d'une déclaration faite par Marx en Angleterre en 1852, selon laquelle les classes dominées pourraient fort bien établir une société sans classe en prenant le pouvoir politique par le jeu démocratique si le suffrage universel était instauré (à l'époque régnait encore le suffrage censitaire où seuls les plus riches votaient, car les classes dominantes se méfiaient déjà de la démocratie) et donc sans passer par la révolution. Le marxisme réformiste est la forme originelle et historique de la social-démocratie. Toutefois, le marxisme réformiste prend le sens idéologique moderne du socialisme.
La social-démocratie, au départ découle du marxisme réformiste, mais elle a été par la suite et tout au long du XXème siècle vampirisée par un courant idéologique issu du nouveau libéralisme (ou social-libéralisme) qui prône l'intervention étatique dans le cadre capitaliste (selon une sorte de compromission entre libéralisme et socialisme). C'est pourquoi le sens idéologique moderne de la social-démocratie est extrêmement proche du social-libéralisme : quand on parle aujourd'hui de social-démocratie on ne signifie plus (au sens idéologique) marxisme réformiste, mais bel et bien social-libéralisme.
La difficulté découlant de cette analyse vient du fait qu'il semble délicat de différencier social-démocratie de gauche et social-libéralisme de droite. D'où la confusion moderne entre droite et gauche catégorisées comme tous pareils et tous pourris.
On déduira de cette courte présentation que tout néo-socialisme passe nécessairement par un retour au marxisme réformiste (vu l'échec de la social-démocratie moderne comme on l'a vu en Grèce, au Portugal, et en Espagne).
Toutefois, l'héritage idéologique et expérimental de la social-démocratie moderne ne doit pas être perdu, mais doit servir à nuancer tout projet néo-socialiste trop catégorique dans ses moyens comme dans ses buts.
Enfin, tout néo-socialisme doit intégrer l'écologie politique (et sa forme moderne qu'est la décroissance) ainsi que la mouvance altermondialiste, les deux courants allant de toute façon vers un champ de propositions idéologique fort proche.
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Source : Analyse historico-idéologique de John Dryzek et Patrick Dunleavy effectuée sur le socialisme (« Theories of the Demoacratic State »)
02/10/2011
FREE in Socialism
Ce texte se base sur ma critique du capitalisme et du productivisme.
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/01/lost-in...
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/30/lost-in...
Il reprend la théorie sur le socialisme que j'ai développé auparavant.
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/27/le-soci...
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Comment dépasser le capitalisme : processus de transition vers un projet de société alternatif.
I) Première étape pour commencer un douceur : un capitalisme social-démocrate. C'est à dire un fort interventionnisme étatique (lois, règles, taxes, impôts, services publics étendus et forts, etc.) dans un cadre capitaliste. On s'opposera alors à tout libéralisme économique. Les logiques socialistes de la social-démocratie (redistribution des richesses, justice sociale, égalité) permettent déjà d'appréciables améliorations, même si à la longue la social-démocratie se heurte à ses limites (qui sont les limites de sa dépendance au bon fonctionnement du capitalisme alors qu'elle le péjore par son interventionnisme étatique).
II) Dans un second temps, on passera à une social-démocratie étatiste, c'est à dire qui étend les secteurs de l'économie privée sous contrôle de l’État. Attention, il ne s'agit pas simplement d'avoir des services publics développés, mais d'étatiser des entreprises rentables pour en étatiser les bénéfices. Ces bénéfices permettent ensuite de financer de nouvelles logiques socialistes. Bien entendue, le contrôle de plus grandes parts de l'économie privée permet d’améliorer les conditions de travail des travailleuses et travailleurs. Dans les secteurs étatisés on instaurera l'autogestion (démocratie directe économique).
III) A présent, il s'agit d'étendre le contrôle étatique à toutes les grandes structures de l'économie privée. Toutefois, ce n'est nullement un dogme, nombre de structures économiques de petite taille peuvent fort bien rester privées (par exemple la paysannerie, les artisans, les indépendants, etc.)
A ce stade, le peuple est normalement libéré de la domination d'une minorité possédante. Maître de ses choix, il peut agir sur la société dans le cadre démocratique sans subir la domination d'une dictature des plus riches qui détruisent la démocratie. L'économie étatisée dans un cadre démocratique permet donc de libérer l'individu.
IV) Le contrôle de l'économie par la volonté populaire permet de planifier l'organisation économique. La planification (qui prend comme valeur des choses le travail) offre la possibilité de définir démocratiquement quel type de production et de consommation sont nécessaires pour combler les besoins (et non les envies) de chacun. Il s'agit de planifier la production en prenant en compte les limites des ressources naturelles et le respect de la biosphère.
V) Dans ce cinquième temps, on aura à cœur de donner davantage de liberté aux individus en décentralisant les activités humaines. La décentralisation économique (comprenant une planification décentralisée) et politique (le pouvoir au quartier, puis à la commune, puis au canton, puis à la confédération), donne toute son autonomie à l'individu. La démocratie directe pure (sans représentation) au niveau du quartier, voire de la commune, est souhaitable. La décentralisation permet de construire une société indépendante, auto-suffisante au maximum, avec de grandes capacités auto-productrices. Construire une société à taille humaine, c'est autonomiser l'être humain.
VI) Et nous y voilà ! Transition terminée.
Dans ce système socialiste abouti, l'individu est véritablement libre et autonome.
A partir de ce système, toutes les conditions seront réunies pour créer la société idéale.
Bon, j'ai beaucoup parlé de projet de société, parce que plus grand monde n'en parle aujourd'hui. Mais pour le moment je pense avoir fait un premier tour de la question. Je reviendrai donc prochainement avec une proposition de programme politique pour un autre monde, car il y a les rêves et les utopies, mais il y a aussi la politique concrètement et les mesures qu'il faut soutenir dans l'immédiat pour entamer une transition vers une société alternative.
« Il n'y a qu'une seule façon de tuer le capitalisme : des impôts, des impôts et toujours plus d'impôts. »
« La propriété privée nous a rendu si stupides et si bornés qu'un objet n'est nôtre que lorsque nous le possédons. »
« Les philosophes n'ont fait qu'interpréter diversement le monde, il s'agit maintenant de le transformer. »
Karl Marx
27/09/2011
Le socialisme du XXIème siècle
Correction, reformulation et amélioration de mon texte « Pour un renouveau du socialisme »
1) Démocratie
La démocratie consiste en le pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple.
Un peuple est formé d'une collectivité d'individus politisés.
Au contraire, les masses sont formées d'ensemble d'individus dépolitisés. Plus les masses sont nombreuses, plus il est facile de manipuler la société.
La politisation, c'est à dire la conscience d'appartenir à une collectivité ou communauté politique, est la clef d'un juste fonctionnement de la démocratie.
En 1789, quand la société fut capable de se penser en tant que corps social, et donc politique, elle prit le pouvoir sur ses oppresseurs et se libéra du joug monarchique.
La modernité, au sens des Lumières, consiste en la capacité pour une société de s'autonomiser des tutelles oppressives ou aliénantes. De nos jours, le haut degré de dépolitisation menace le fonctionnement de la démocratie. Par le biais de la société de consommation, et par une production industrielle du divertissement débilitante, le capitalisme produit cette dépolitisation.
En vidant de son sens la démocratie, le capitalisme la nie.
Un nouveau socialisme aura à cœur de développer la démocratie et non de la nier.
Pour cela, il est nécessaire de tendre au maximum en direction de la démocratie directe, celle-ci étant l'essence même de la véritable démocratie, et donc de la possibilité pour chacun de prendre réellement des décisions sur sa vie collective et politique. Toutefois, dans un espace commun étendu, il faut passer par une démocratie parlementaire semi-directe, auquel on devrait adjoindre un certain pourcentage de députés tirés au sort. Afin de tendre au maximum à la démocratie directe, un nouveau socialisme devra obligatoirement décentraliser (ou relocaliser) les activités humaines.
En cela, le nouveau socialisme que je propose se place dans la continuité des socialistes utopistes comme Babeuf, Fourrier ou Cabet.
2)
Économie privée
L'économie privée n'est pas démocratique.
Elle appartient par essence à des propriétaires privés, et ceux forment une minorité possédante, car la concurrence amène toujours à l'accumulation de capital (les plus gros avalant les plus petits).
Le monopole privée est donc le stade ultime du capitalisme, d'où le caractère oligarchique qu'il prend.
L'économie privée n'est pas soumis au politique, c'est à dire qu'elle échappe au contrôle démocratique, bref le peuple ne peut influer sur cette économie. En effet, le peuple ne peut se décider collectivement que sur l'économie publique, entendez l'économie étatique.
Ainsi, l'économie privée qui règne sur des pans immenses des activités humaines, ne dépend-t-elle pas de la volonté démocratique. Les individus doivent se soumettre à la minorité possédante et se vendre.
L'économie privée agit, elle, directement sur la politique et influe sur les résultats démocratiques.
La politique s'en trouve manipulée et les choix politiques ne représentent plus les intérêts de la majorité, mais ceux de la minorité possédante.
Un nouveau socialisme devra dépasser l'économie privée en la réduisant à des entités de petites tailles collaborant avec la volonté populaire. L'intérêt de tous passe donc avant l'intérêt d'une minorité.
3)
Démocratie réelle
La seule structure que la volonté populaire peut contrôler, la seule structure économique sur laquelle le peuple peut influer et décider, c'est bien entendue la structure publique, comprenez la structure étatique.
Seul l’État est soumis à la démocratie, aux décisions politiques prises par le peuple, et à la volonté de tous. L’État est l'instrument du peuple dans la construction d'une société idéale, il est l'outil qui permet à la volonté démocratique de tailler le monde qu'il désire.
Il n'y a nulle limite aux capacités de l’État. Seul la démocratie, la volonté populaire, décide des limites à mettre à la mise en pratique de ses capacités.
Plus l'économie privée est sous contrôle de l’État, plus elle est étatisée, plus elle est sous contrôle du peuple, et de la démocratie. Une économie très étatisée est donc une économie très démocratique, ou démocratisée.
4)
Liberté
La liberté de la société et des individus dépend de la démocratie. Plus une société est démocratisée, c'est à dire plus son économie dépend de l’État démocratique, plus les individus s'émancipent de la domination de la minorité possédante.
En se libérant de la minorité possédante, les êtres humains acquièrent en liberté.
Autonomes, décidant démocratiquement par eux-mêmes, de ce qu'ils veulent comme société, les citoyens vont naturellement aller vers un socialisme harmonieux ; c'est à dire vers un partage du temps de travail, un partage égalitaire des ressources, et une autogestion pertinente (autant qu'il est possible).
Afin d'être le plus libre possible, les individus doivent ensuite décentraliser la prise de décision politique et la prise de décision économique (appelée aussi planification).
En rapetissant les structures économiques, en les morcelant quand c'est possible, l'individu acquiert en indépendance et en possibilités d'influer sur sa réalité.
L'indépendance ultime des individus dépendra du développement de leurs capacités à l'autoproduction et à leur penchant pour l'auto-limitation.
Simplicité volontaire et partage sont les clefs de la liberté, de l'émancipation collective et de l'autonomie individuelle joyeuse.
Un nouveau socialisme devrait, à ce moment-la, avoir atteint son stade final de développement et l'on pourrait considérer que les conditions sont réunies pour assurer à la société et à l'individu l'accès au bonheur.
Car tout projet d'un nouveau socialisme ne doit avoir comme finalité que le soucis de construire une société où règne la joie de vivre !
Les notions présentées ci-dessus ne sont pas suffisantes, j'en suis bien conscient, mais elles permettent de proposer une lecture moderne de ce que pourrait être un nouveau socialisme du XXIème siècle.
Dans ma prochaine note, je présenterais le processus que pourrait proposer un nouveau socialisme pour accomplir le changement global que je prône.
26/09/2011
NEO-SOCIALISME
Le libéralisme a su se réinventer plus d'une fois, et trouver des formes de plus en plus en adéquation avec le contexte historique et culturel afin d'assurer la domination des classes les plus riches.
Aujourd'hui, le socialisme doit répliquer, et seule une refonte idéologique permettra de faire face aux défis actuels.
En effet, nous assistons à une crise du capitalisme qui se découpe en trois sous-crises : financière, économique et politique. Ces sous-crises s'articulent ensuite en crises-conséquences : crise sociale (la plus importante), crise écologique (qui englobe tout) et crise psychique (que l'on peut relier à toute les crises). Bien entendue, on peut aussi dire que le capitalisme est une crise en lui-même puiqu'il représente un modèle inadéquat à assurer le bonheur de la race humaine (ce qui doit être e but de tout système idéologique).
Les crises ne tueront pas forcément le capitalisme, ce dernier pouvant fort bien muter (et a déjà commencé à muter) en une forme autoritaire, ploutocratique et malthusienne pour s'assurer la domination des classes les plus riches sur le reste de la société.
Un néo-socialisme doit fermer la parenthèse de la social-démocratie qui aura failli tuer la gauche, et donc déclarer son opposition naturelle et fondamentale au capitalisme (et donc à tout modèle quelconque d'économie de marché), au libéralisme économique (et non au libéralisme des moeurs), et au productivisme (comprenant consumérisme et matérialisme).
Le néo-socialisme pourrait s'axer autour des points suivants :
- Revenir à un certain marxisme, et le dépasser par la démocratie.
Cela signifie concrètement revenir à un modèle d'économie globalement étatisé, selon le principe que l’État est la seule structure économique démocratique. Toutefois, les petites entités ne seraient pas concernés (on ne va pas étatiser le boulanger du coin!) En outre, le système de marché sera remplacé majoritairement par un système planifié. La planification a aussi un rôle de bon usage des ressources à jouer au niveau écologique.
Attention : toute idée de dictature de classe ne me semble plus d'actualité évidemment.
Par ailleurs, l'idée de centralisation est abandonnée au profit de la décentralisation au maximum.
La planification se fera donc de manière décentralisée.
Bref, c'est un retour aux socialismes utopistes (Fourrier, Babeuf, etc.) plutôt que aux socialismes scientifiques qui ont abouti au capitalisme d’État.
- Intégrer les thèses altermondialistes.
Concrètement ce point est fort aisé à accomplir : il consiste à cesser d'imposer un modèle dominant à l'étranger et de ne pas s'ingérer de manière impérialiste dans les affaires des pays étrangers.
Donc, adieu FMI, OMC , BM, libre-échange, dette oppressive, dépendance à l'exportation, et autres dogmes libéraux dépassés et nuisibles. Par contre, vive le protectionnisme intelligent, l'autosuffisance, les échanges intérieurs, et l'autoproduction.
- Incarner l'anti-productivisme.
C'est le point le plus complexe à établir. L'anti-productivisme (aussi appelé décroissance) est une pensée d'avant-garde, dernière mutation de l'écologie politique (qui accomplit ainsi comme le socialisme son retour en avant). L'anti-productivisme consiste en de nombreux points énoncés aux points précédents (autosuffisance, autoproduction, protectionnisme intelligent, etc.), mais on peut faire ressortir comme points essentiels la nécessité de relocalisation (décentralisation) des activités humaines, la baisse du temps de travail, ou le droit à une dotation d'existence.
Le but du néo-socialisme doit être d'émanciper l'être humain de la domination d'une minorité possédante, et d'assurer son bonheur (ou les conditions du bonheur) en se centrant sur ses besoins non seulement matériels (à ne pas confondre avec ses envies comme le fait le capitalisme), mais aussi immatériels (comme l'importance du lien social, de la culture, de l'art, etc.)
Cette courte et imprécise présentation mérite d'être développée et détaillée.
Je vous invite toutefois à vous référer à mes récents textes pour trouver davantage de pistes, sur le socialisme : http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/18/pour-un... ou sur la décroissance : http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/17/la-decr...
La lutte continue !
18/09/2011
Socialisme
I - NOTIONS
1)
Démocratie
- Un peuple = collectivité politisée des individus
AU CONTRAIRE des masses = ensemble d'individus dépolitisés
- Politisation = conscience d'appartenir à une collectivité/communauté politique
Capitalisme (société de consommation/consumérisme) = processus de dépolitisation
- démocratie directe ˃ démocratie parlementaire
- démocratie parlementaire + démocratie directe
= compromis nécessaire dans un espace commun ETENDU
2)
Économie privée
- L'économie privée = non démocratique
CAR non soumis au politique
DONC non soumis au peuple
CAR soumis à une minorité possédante
DONC minorité possédante gouverne l'économie privée
=> économie privée influe sur politique => politique devient non démocratique
3)
ce sont les rapports de force économiques qui créent les rapports de force politiques
=> l'économique > politique
But du socialisme = politique > économique
= bien commun > intérêt privé
= liberté de tous > liberté de certains
= bonheur de tous > bonheur de certains
4)
Le socialisme = la démocratie réelle
- L’État = outil de la construction collective
= de la gestion de la vie en collectivité.
- L’État est soumis au politique
le politique = le peuple
l’État est la structure la plus démocratique
- L’État peut tout = le politique peut tout = le citoyen peut tout
- L'extension des activités humaines sous contrôle de l'Etat = démocratisation de la société
5)
- Liberté = non domination de l'être humain = non aliénation = égalité
DONC liberté = autonomie de chacun = indépendance de tous
SYSTEME SOCIALISTE (abouti)
= Autoproduction + auto-limitation + autogestion + démocratie directe + planification décentralisée
II – PROCESSUS
Il est essentiel que durant tout le processus on procède à l'accomplissement de la justice sociale et de l'égalité par toutes les politiques de redistribution possibles.
L'égalité, l'émancipation de l'être humain et l'accès au bonheur sont les buts mêmes du socialisme.
1) capitalisme (plus ou moins libéral)
=> Domination d'une minorité possédante – compétition entre tous – inégalités – destruction inévitable de la biosphère – aliénation de l'individu ...
2) capitalisme social-démocrate = interventionnisme étatique (lois, règles, taxes, impôts, etc.)
=> Préparation psychologique du peuple aux logiques socialistes
3) social-démocratie étatiste = dépassement de la social-démocratie = étatisation de secteurs économiques rentables afin de financer davantage de logiques socialistes
=> Démonstration des capacités d'émancipation des logiques socialistes = épanouissement social
4) étatisme = étatisation de l'économie privée = prise de contrôle par les citoyens des activités humaines
=> Nécessité probable de préserver la propriété privée dans certains domaines exceptionnelles.
=> Il ne s'agit pas ici d'un dogme, mais d'une mesure nécessaire pour libérer l'individu et la société de la dictature d'une minorité possédante.
=> Prise de contrôle du peuple de lui-même = indépendantisation des individus vis à vis de la dictature du capital = Démocratisation de l'économie
5) étatisme planifié = planification de l'économie privée selon les besoins
=> De l'importance de bien comprendre le sens du mot BESOIN (qui n'a rien à voir avec une envie)
=> De l'importance d'une logique du bon usage des choses (opposée au mésusage)
6) étatisme planifié décentralisateur = planification décentralisatrice des activités humaines économiques et politiques
=> construction d'une société à taille humaine = autonomisation maximale de l'être humain
7) système socialiste abouti = démocratie directe (sans démocratie parlementaire), auto-production (au maximum), auto-limitation, auto-gestion.
- démocratie directe est possible grâce à la décentralisation (relocalisation)
- auto-production, relative et non absolue
=> nécessite et induit auto-limitation
- échanges doivent êtres basées sur planification des besoins
+ planification doit se faire au niveau le plus proche de l'individu
- auto-gestion = principe général d'autonomie envers communauté politique
- organisation étatique est préservée MAIS uniquement au sens administratif ET public du terme
=> services publics et administration sont préservés
- le système socialiste = aboutissement des idéologies anarchistes et écologistes (au sens anti-productiviste du terme)
=> la lutte à gauche forme un tout unifié
- minorité possédante trouvera aussi le bonheur dans un système socialiste, car elle aussi est aliénée par les logiques capitalistes