Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06886.jsonl.gz/461

Felipe VI a demandé dimanche aux nouveaux élus du parlement catalan, en majorité indépendantistes, d'éviter un nouvel "affrontement". Le roi d'Espagne en a appelé à la "responsabilité" et "au bien de tous". Il s'exprimait à l'occasion des voeux de Noël.
Le monarque a averti le nouveau parlement régional qu'il devrait "affronter les problèmes qui affectent tous les Catalans, en respectant la pluralité". S'exprimant depuis le Palais royal de la Zarzuela, à Madrid, lors d'un message de Noël préenregistré, Felipe a ajouté: "Le chemin ne peut pas mener à nouveau à l'affrontement et à l'exclusion, qui, comme nous le savons déjà, ne génèrent que discorde, incertitude et découragement".
Cela conduirait à un "appauvrissement moral, civique, et bien sûr économique, de toute une société", a averti le roi, trois jours après des élections en Catalogne remportées par les indépendantistes avec 47,5% des voix, mais au cours desquelles leurs adversaires les plus résolus, le parti Ciudadanos, ont remporté le plus de voix.
Felipe VI est resté ferme dimanche mais a aussi eu des mots d'apaisement envers cette région. Il a demandé aux futurs dirigeants catalans que "renaissent la confiance, le prestige et la meilleure image de la Catalogne et que soient affirmées les valeurs qui l'ont toujours caractérisée et lui ont donné les meilleurs moments de son histoire: sa capacité d'entraînement et d'effort, son esprit créatif et sa vocation d'ouverture".
Les indépendantistes doivent dorénavant réussir à former un gouvernement, alors que leurs dirigeants, poursuivis pour "rébellion" et "sédition" pour leur rôle dans la marche vers l'indépendance, sont pour certains en prison ou, comme c'est le cas pour Carles Puigdemont, à Bruxelles.
Après des mois de crise politique, les séparatistes menés par ce dernier avaient été destitués le 27 octobre dernier par le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy quand ils avaient tenté de faire sécession sur la base d'un référendum interdit par la justice.
Le 3 octobre, deux jours après le référendum, le roi avait dénoncé la "déloyauté inadmissible" des dirigeants catalans dans une allocution d'une fermeté sans précédent qui lui avait valu alors une volée de critiques en Catalogne.
Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: <email-pii>