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Paul Lefèvre-Geraldy, dit Paul Géraldy, né à Paris 18e le 6 mars 1885 et mort à Neuilly-sur-Seine le 10 mars 1983, est un poète et dramaturge français.
Paul Georges Lefèvre nait le 6 mars 1885 à Paris 18e, fils de Paul Marie Georges Lefèvre (journaliste) et de Jeanne Berthe Geraldy, domiciliés 17 Rue Custine.
Il publie son premier recueil, Les Petites Âmes, en 1908, et connait un très grand succès populaire avec son second recueil, Toi et moi, en 1912.
Le 13 mars 1913 il épouse à Paris la cantatrice Germaine Lubin.
En 1922, il obtient l'autorisation d'ajouter le nom de sa mère et de s'appeler Lefèvre-Geraldy.
Son théâtre est un théâtre psychologique traditionnel dans lequel il met en évidence les relations familiales au sein de la petite bourgeoisie intellectuelle de l'entre-deux-guerres.
Sa poésie est simple, parfois naïve et peut sembler aujourd'hui désuète (L'Abat-jour), mais était novatrice à l'époque. On peut aussi, comme Michel Mourlet, et si l'on pense que la poésie emprunte plus d'une voie, apercevoir des consonances surprenantes entre sa poétique et celle, tant de certains poèmes médiévaux (Rutebeuf, Eustache Deschamps), que de Francis Jammes et surtout de Jaccottet et Jean Follain. Il obtint un succès net auprès d'un public surtout féminin : un ouvrage de poésie est considéré comme un succès quand il atteint les 10 000 lecteurs, Toi et moi en toucha un million. Il livre ses confidences avec des mots de tous les jours (Vous et moi). Il a participé activement à la revue de Jean-Marc Montguerre, L'Échauguette.
Géraldy ne figure pas dans les principales anthologies de la poésie française de la fin du xxe siècle, ce qui l'a rendu presque inconnu de la génération née après guerre. Le journaliste Jean-François Kahn le « redécouvre » et le fait redécouvrir au public le temps d'une émission télévisée au début des années 1980, peu de temps avant sa mort. Il regretta dans cette émission de n'avoir jamais la visite de jeunes poètes venant lui montrer leurs œuvres.
Il eut comme égérie et compagne Antoinette Sasse.
Il fut un hôte assidu de Sainte-Maxime, dans sa villa de Beauvallon, « La Colline ».