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Au Royaume-Uni, le « ministre des Femmes et des égalités » Penny Mordaunt vient d’ordonner une enquête pour comprendre les causes de l’explosion récente du nombre d’enfants et adolescents « transgenres » et pour savoir si les médias sociaux et l’enseignement à l’école jouent un rôle en accentuant l’effet de mode.
Par Olivier Bault
Confirmant les résultats d’une étude récente de la prestigieuse université Brown aux Etats-Unis, les Britanniques constatent que les filles sont nettement plus affectées que les garçons par ce phénomène. En 8 ans, le nombre de filles mineures auxquelles sont prescrits des traitements en vue d’une « transition » vers le sexe masculin a augmenté de 4.415 % au Royaume-Uni. En effet, alors que 40 filles étaient concernées en 2009-10, elles étaient 1.806 au cours de l’année 2017-18. Tous sexes confondus, le nombre de mineurs commençant une « transition » est passé sur la même période de 97 à 2.519.
Plusieurs parlementaires ont exprimé des inquiétudes par rapport à la prescription abusive de traitements pharmacologiques à des enfants trop jeunes pour avoir pleinement conscience de ce qu’implique leur désir de changer de sexe. L’année dernière, 45 enfants ayant fait l’objet d’une demande de traitement de ce type au NHS, la sécurité sociale britannique, étaient âgés de six ans ou moins. Le plus jeune avait seulement quatre ans.
L’enquête du gouvernement britannique doit établir si la prescription de traitements préparatoires pour un « changement » de sexe est acceptable dans le cas des enfants n’ayant pas encore atteint l’âge de la puberté. Parmi les drogues qui soulèvent des inquiétudes, il y a celles destinées à bloquer la puberté chez les enfants diagnostiqués comme souffrant d’une « dysphorie de genre » (les troubles de l’identité sexuelle, dans la novlangue de l’idéologie du genre). Des voix s’élèvent parmi les médecins pour mettre en garde contre les effets à long terme de ces traitements, comme la stérilité, les dysfonctionnements sexuels et l’ostéoporose. L’année dernière, dans la seule Angleterre, quelque 800 enfants ont reçu des injections de médicaments bloquant la puberté. Les plus jeunes avaient seulement 10 ans. Certains de ces enfants se sont vu également administrer des hormones pour entamer leur processus de changement de sexe, ou en tout cas de l’apparence physique liée au sexe biologique puisqu’on n’a toujours pas trouvé le moyen de remplacer les chromosomes X et Y.
Le signe avant-coureur d’un retour au bon sens au Royaume-Uni ?
Les autorités britanniques constatent que cette augmentation très rapide du nombre de « transgenres » survient aussi dans d’autres pays (qui ont adopté les mêmes politiques conformes à l’idéologie du genre). Il a aussi été constaté que deux tiers environ des enfants et adolescents qui affirment vouloir changer de sexe ont souffert par le passé de troubles d’ordre psychiatrique ou neurologique. Certains thérapeutes pensent que l’on a affaire avec ces histoires de « dysphorie de genre » à une nouvelle facette de l’accroissement des cas d’automutilation chez les jeunes filles, sans doute dus en partie aux troubles mentaux favorisés par l’addiction aux médias sociaux.
C’est ainsi qu’Alex Bertie, une adolescente qui se voulait garçon, s’est construite une communauté de 300.000 fans sur YouTube en rendant son processus de « transition » public. C’est après avoir été envoyée consulter l’association LGBT Over the Rainbow qu’elle a décidé à 15 ans de « changer » de sexe avec une thérapie aux hormones suivie d’une opération chirurgicale d’ablation des seins.
Dans les médias britanniques, on ne trouve plus que le pronom masculin pour évoquer cette jeune femme (elle a aujourd’hui 22 ans), comme si un ministère de la Vérité orwellien était passé par là…