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La participation de Novak Djokovic à l'Open d'Australie est actuellement mise à mal. Sa demande de visa a été rejetée par le ministre de l'Immigration en personne. Comment en est-on arrivé là? Retour sur l'affaire dont tout le monde parle.
Le mardi 19 octobre, Djokovic annonce au tabloïd serbe Blic qu'il ne révélerait pas son statut vaccinal. Cette annonce fait suite à celle du premier ministre de l'Etat hôte de l'Open d'Australie selon laquelle les joueurs non vaccinés ne seront pas autorisés à entrer en Australie.
Un mois plus tard, Novak Djokovic se voit accorder un visa d'activité temporaire (sous-classe 408) afin de pouvoir entrer en Australie. Les visas d'activité temporaire permettent aux personnes de travailler, à court terme, dans le pays, et la sous-classe 408 couvre les activités sportives, précise ABCNews.
Le ministre australien de la Santé, Greg Hunt, écrit au directeur général de Tennis Australia, Craig Tiley, pour lui expliquer que les joueurs souhaitant entrer en Australie sans quarantaine doivent être entièrement vaccinés et ne peuvent invoquer une infection antérieure comme motif d'exemption, par exemple.
Au milieu de l'incertitude quant au fait qu'il puisse ou non entrer en Australie, Djokovic est nommé dans l'équipe serbe pour le tournoi par équipe de la Coupe ATP, prévu pour la première semaine de janvier, à Sydney, juste avant l'Open d'Australie.
La star du tennis affirme avoir réalisé un test antigénique rapide Covid. Il ajoute avoir ensuite soumis un prélèvement nasal pour un test PCR en début d'après-midi.
Djokovic pose sans masque ni distanciation avec de jeunes joueurs de tennis lors d'un événement en Serbie. Après la photo de groupe, il a posé individuellement avec plusieurs jeunes talents. Il a affirmé avoir appris être négatif au test antigénique rapide avant de participer à l'événement. Selon lui, ce n'est que plus tard dans la soirée qu'il a pris connaissance de son test PCR positif.
Djokovic participe à une séance photo et à une interview organisées par l'éditeur sportif français L'Equipe, bien qu'il soit conscient d'être positif.
Il se défend en assurant que l'entretien respectait les mesures sanitaires requises: de la distanciation sociale au port du masque, sauf lorsque les photos ont été prises. Ce après quoi le sportif affirme avoir annulé tous les autres événements prévus pour la journée et s'être mis en isolement.
Djokovic reçoit une lettre du médecin en chef de Tennis Australia indiquant qu'il a reçu une «exemption médicale de la vaccination Covid» au motif qu'il s'est récemment remis du Covid-19.
Djokovic reçoit une confirmation en ligne automatisée via le site web/l'application «Australian Travel Declaration» indiquant qu'il répondait aux exigences d'une «arrivée sans quarantaine en Australie là où la juridiction de votre arrivée l'autorise».
Juste avant minuit, Djokovic arrive à Melbourne sur un vol en provenance de Dubaï et est retenu à l'aéroport.
Aux premières heures – donc juste après avoir débarqué – Novak Djokovic est interrogé par des agents des forces frontalières avant que son visa ne soit annulé et qu'il soit transféré dans un hôtel de détention pour migrants de Melbourne.
Plus tard dans la journée, ses avocats déposent un recours contre l'annulation de son visa. Une injonction est accordée pour permettre à Djokovic de rester dans le pays jusqu'au 10 janvier, le jour même où une audience est prévue devant la Federal circuit court (FCC) qui doit statuer sur son cas.
Le juge Anthony Kelly conclut que le visa de Djokovic a été annulé de manière déraisonnable et ordonne sa libération. Après quoi la star du tennis déclare publiquement son intention de rester dans le pays et de participer à l'Open d'Australie.
Mais on apprend également que le visa du sportif ne tient qu'à un fil, que le ministre de l'Immigration peut décider de couper quand il le souhaite. Le suspens est à son comble et le restera plusieurs jours.
Nouveau rebondissement: des journalistes allemands soupçonnent Novak Djokovic d'avoir antidaté ses tests Covid.
Le tirage au sort de l'Open d'Australie a lieu (après un report) et un match entre Novak Djokovic et son compatriote Miomir Kecmanovic est prévu pour le premier tour du tournoi.
Toutefois, l'enquête du journal allemand a suscité de nombreuses réactions. Sur les réseaux sociaux, des internautes mettent en cause ses conclusions.
Le ministre de l'Immigration, Alex Hawke, use de ses pouvoirs ministériels pour annuler le visa de Djokovic pour «des raisons de santé et de bon ordre». Les avocats du tennisman lancent alors une procédure pour annuler cet ordre et ils se retrouvent devant le même juge: Anthony Kelly.
Après une audience pour savoir si le tribunal était compétent, le juge s'est retiré. Aucune décision n'a été prise quant à la suite des événements.
C'est la justice fédérale australienne qui est finalement en charge du dossier, à la demande, vendredi, du juge de Melbourne qui avait été saisi en premier lieu par les avocats du joueur. Vers 23h30 en Suisse le tribunal a commencé à examiner son dossier.
Jugé en urgence, la Cour fédérale australienne a finalement rejeté l'appel de Novak Djokovic – après plusieurs heures de délibération – contre le retrait de son visa. Le Serbe de 34 ans a été fixé vers 8h en Suisse et a été directement expulsé du pays. Il a pris son vol le soir même du verdict. (jah/mndl)
Arturo Vidal a réalisé son rêve et ce n'est pas de déposer un nouveau tacle sur la cheville de Ronaldo; bien que ce ne serait pas de refus, dit-il volontiers. Grâce à la fortune amassée au Bayern et au Barça, le footballeur a monté sa propre écurie de course. Il a retapé un haras à San Clemente, au Chili, auquel il a donné le nom optimiste de «Il Campione» et où il élève des dizaines de poulains.