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L'organisation de ce référendum d'ici la fin du quinquennat en 2022 reste cependant incertaine puisqu'elle ne pourra intervenir qu'après un vote de l'Assemblée nationale et du Sénat, ce dernier étant contrôlé par la droite.
Emmanuel Macron en a fait l'annonce en conclusion de 3h30 d'échanges nourris avec 132 membres de la CCC, qui l'ont soumis à une salve de questions concrètes et parfois techniques, ainsi qu'à des interpellations critiques sur son bilan écologique.
S'il se concrétisait, le référendum serait le premier à se tenir en France depuis 2005, qui avait porté sur la Constitution européenne et vu la victoire du "non".
Une consultation incertaine
Emmanuel Macron a précisé que cette consultation porterait sur "une réforme constitutionnelle en un article" pour "introduire les notions de biodiversité, d'environnement, de lutte contre le réchauffement climatique" dans l'article 1.
Elle "doit d'abord passer par l'Assemblée nationale puis le Sénat et être votée en des termes identiques. Ce jour-là, elle sera soumise à référendum", a-t-il expliqué.
De ce fait, la consultation des Français est jugée "fort peu certaine" par Benjamin Morel, maître de conférences en Droit public à l'université Paris II Panthéon-Assas, en soulignant le "peu de temps restant dans le calendrier parlementaire".
Critiques de l'opposition
Très sévère dans ses premières réactions, l'opposition a critiqué un "coup de com" politique dont l'issue est jugée incertaine. "Cela ne changera rien: la charte de l'environnement a déjà une valeur constitutionnelle", a raillé le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau qui accuse Emmanuel Macron de vouloir "masquer son mauvais bilan écologique".
Adoptée en 2004, la charte de l'environnement est, depuis le 1er mars 2005, citée dans le premier alinéa du préambule de la Constitution.
"Un référendum pour ou contre la pluie, après tout ce que nous venons de subir. Quel cinéma", a fustigé le N.2 du Rassemblement national, Jordan Bardella.
Plus clément, l'ex-député marcheur Matthieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot, a estimé que, "même si cela ne cache en rien le manque d'ambition sur le reste, la réforme de l'article 1er de la Constitution est utile". "Mais ira-t-elle au bout ?", s'est-il interrogé.
Du côté des ONG, Greenpeace a regretté une annonce "essentiellement symbolique" de la part d'un président qui "a brillé par une intervention creuse, sans nouvelles annonces".
afp/ther