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Malgré des informations substantielles fournies par des recherches antérieures, la construction de l’identité d’organisations intégrées dans de plus grosses structures semble toujours être mal comprise. Nous comblons cette lacune du domaine de la recherche en nous référant à l’identité sociale et aux théories institutionnelles dans le cadre de fusions et acquisitions (F&A) transfrontalières dans lesquelles une organisation nouvellement acquise est intégrée à une structure plus importante, celle de l’acquéreur. De plus, les F&A transfrontalières offrent un contexte pertinent puisque: 1) les organisations qui fusionnent sont intégrées dans des cultures et institutions différentes, et 2) les identités multiples sont marquantes. Ainsi, notre étude nous amènera à découvrir la manière dont les organisations fusionnées modèlent la spécificité de leurs caractéristiques, qu’elles soient locales (industrie ou concurrence) ou lointaines (nation, regroupement géographique), ainsi que celles qui leur étaient propres avant la fusion. En outre, nous examinerons la manière dont les identités multiples interagissent avec un changement de culture organisationnelle qui pourrait être source de confusion et d’ambivalence. Et, à ce jour, cette problématique n’a pas été suffisamment étudiée dans le contexte des dynamiques intergroupes.
Nous concentrons nos recherches empiriques sur les fusions et acquisitions sino-occidentales car elles se font dans un contexte de prépondérance de l’éloignement institutionnel et culturel. Nous élaborerons une étude de cas multiples, car étant plus pertinente, pour les recherches liées à la théorie du développement. Des analyses croisées permettront de suivre une logique de répétition reposant sur les similitudes et les différences identifiées dans les différents cas.