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Entraînement polarisé: le deuil du seuil
Pourquoi les sportifs d’endurance privilégient-ils les extrêmes, basse et haute intensités?
Pourquoi les sportifs d’endurance privilégient-ils les extrêmes, basse et haute intensités?
Jean Ammann
Physiologie » Pendant des années, il a fallu s’entraîner «au seuil»: il fallait se tenir le plus longtemps possible en équilibre sur le fil de l’oxygène, jouer avec la fameuse «dette d’oxygène», flirter avec l’acide lactique… Grosso modo, les sportifs d’endurance tapaient le plus longtemps possible dans des fréquences cardiaques élevées, à environ 90% de leur fréquence maximale. Il fallait souvent courir, pédaler, skier à des fréquences comprises entre 170 et 180 battements par minute. C’était dur, tout le monde en bavait, mais c’était ça, travailler au seuil.
Et puis, à la fin des années 1990, des spécialistes en physiologie du sport se sont penchés sur les méthodes d’entraînement des champions et ils ont remarqué que s’entra