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Cette sécheresse s'ajoute à la crise humanitaire en Ethiopie, où la guerre qui oppose dans le nord du pays les forces gouvernementales aux rebelles du Tigré entraîne déjà un besoin urgent d'aide pour des millions d'Ethiopiens.
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Trois saisons des pluies manquées
La sécheresse dans la région Somali ainsi que le sud et l'est de l'Oromia a un "impact dévastateur sur les vies et les modes de vie des communautés pastorales et agro-pastorales qui, après trois saisons des pluies consécutivement manquées, vivent dans cette zone", affirme le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).
Selon ce rapport, diffusé mercredi mais daté de lundi, plus de 6,4 millions de personnes dans les zones touchées auront besoin d'aide alimentaire cette année, selon les estimations.
Au total, quelque 200'000 enfants et femmes enceintes ou allaitantes souffrent de malnutrition modérée et 14'000 enfants de malnutrition sévère, selon le texte.
Conditions proches de la famine
Fin novembre, le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies a affirmé que la situation humanitaire s'est rapidement détériorée dans le nord du pays (Tigré, Amhara, Afar), où 9,4 millions de personnes souffrent de la faim en raison du conflit.
Au Tigré, qui connaît selon l'ONU un blocus humanitaire de facto, l'organisation mondiale affirme que des centaines de milliers de personnes vivent dans des conditions proches de la famine.
afp/fgn
Augmentation des décès liés aux pénuries dans le Tigré
Les médecins du plus grand hôpital du Tigré ont dénoncé la multiplication de décès "inutiles" de patients en raison des pénuries de médicaments et d'équipements médicaux dues au conflit qui touche cette région du nord de l'Ethiopie depuis plus d'un an.
Le manque d'oxygène, de fluides intraveineux, voire de pièces détachées pour les équipements médicaux ont rendu les opérations chirurgicales pratiquement impossibles depuis six mois, affirment dans un communiqué les médecins de l'hôpital Ayder Referral Hospital de Mekele, la capitale du Tigré.
"En conséquence, des enfants sont abandonnés à la mort, des cancéreux traitables ne reçoivent pas de soins, des patients souffrant de fractures sont forcés de rester immobilisés", détaillent notamment les médecins tigréens dans leur communiqué daté du 4 janvier.