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An Masemo R., 18. August 2017, Basel
Si possible je viendrai chez vous en décembre ou janvier, bien que j'aie toujours peur du français! Mais à présent tu connais un peu ma situation: Je suis paralysé d'un côté et j'ai toujours de la peine à parler. Bêtement c'est le français qui fonctionne le moins bien, bien que je puisse tout comprendre. Nous verrons comment le parler se développera. Je n'ai pas beaucoup de patience, mais c'est ce que je nécessiterais le plus.
Tu dis que l'on devrait avoir des contacts avec les personnes qui sont seulement tolérées par la famille, ou même complètement bannis par elle, parce qu'ils ne peuvent plus contribuer quelque-chose pour la famille. C'est peut-être aussi que l'on a honte et que l'on les cache. Tu dis aussi que quelques personnes font leurs besoins dans la chambre, étant enfermées, et qu'ils ont pris l'habitude de faire leur chose directement là où ils se trouvent. Oui, c'est eux que j'aimerais aider, que nous aimerions aider. Il est clair que nous allons y travailler ensemble.
C'est une bonne idée si quelques personnes à partir de maintenant déjà commencent à visiter ces gens pour leur parler, car moi-même de toute façon je ne le peux pas, puisqu'ils ne parlent pas le français et même si, moi-même je ne peux que très difficilement m'exprimer en français. C'est à vous de décider qui le fera. Peut-être que des aveugles pourraient aider à la tâche. Ce devraient surtout être des personnes qui ont une bonne intuition pour comprendre la détresse des familles. Comprendre et avoir de la compassion c'est ce qui est important!
Il se peut que toi-même tu ne sois pas si intéressé au "projet", mais tu connais peut-être des personnes intéressées à aider des gens que la société considère seulement comme une charge. Toi, tu nous serais de toute façon utile pour d'autres chose aussi. Il nous faudra aussi parler de l'argent (nécessaire) aussitôt qu'il est clair ce qu'il y à faire.
Je te salue très cordialement, ainsi que tes parents et tes frères, et tous ceux qui se rappellent encore de moi, Martin