Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07006.jsonl.gz/440

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Malgré le forfait de Stan Wawrinka, le bilan du Swiss Open 2015, le tournoi du centenaire, est positif: tel est le credo de Jean-François Collet.
"Nous avons pu compter sur une météo clémente. Sur les dieux du tennis aussi avec le huit têtes de séries qualifiées pour les quarts de finale, poursuit le directeur du tournoi. L'affluence est supérieure cette année de 10 à 15 % de celle de 2014 qui s'était élevée à près de 35'000 spectateurs".
Jean-François Collet est, bien sûr, revenu sur le forfait de dernière minute de Stan Wawrinka. "La "chance" de Gstaad est d'avoir l'habitude de devoir composer sans les deux meilleurs joueurs suisses, lâche-t-il. Comme Stan l'a dit, nous avons eu cette saison une discussion très constructive. Il est encore sous contrat pour 2016. Mais je suis pleinement conscient que ses chances de disputer le tournoi l'année prochaine sont fort minimes !". On voit mal, en effet, comment un joueur de sa trempe prendra le risque de jouer en altitude sur terre battue à la veille du Masters 1000 de Toronto et du tournoi olympique de Rio qui se dérouleront tous deux sur dur.
En raison justement des impératifs du calendrier, le Swiss Open se déroulera deux semaines plus tôt en 2016. Il sera en concurrence avec les tournois de Washington, un ATP 500, de Kitzbühel et d'Umag. Jean-François Collet a formulé une demande à l'ATP pour programmer la finale le samedi 23 juillet pour que les joueurs puissent gagner Toronto dans les meilleurs délais. Si cette requête est acceptée, le Swiss Open débutera le dimanche 17 juillet.
Jean-François Collet et son équipe devront d'ici 2016 trouver un nouveau sponsor principal pour remplacer Crédit Agricole. "Mais même si cette recherche ne devait pas aboutir, l'équilibre financier du tournoi ne serait pas en danger", précise le directeur du tournoi qui craint, par ailleurs, que la "concurrence" du Geneva Open soit préjudiciable sur le long terme. "La Suisse est un petit marché, dit-il. Je n'ai rien contre Genève. Mais organiser trois tournois ATP dans notre pays ne me semble pas évident". Jean-François Collet sait qu'il devra désormais chasser sur les mêmes terres que le Geneva Open dans la recherche des sponsors.
S'il n'a rien contre le Geneva Open, Jean-François Collet a une dent, en revanche, contre cette presse de boulevard zurichoise qui n'a pas cessé cette semaine de chercher querelle, à Stan Wawrinka bien sûr mais aussi à son tournoi plus particulièrement. "Je suis fatigué par la campagne du "Blick" qui demande dans un sondage si notre tournoi a encore un avenir, lâche-t-il. Nous sommes pleinement conscients des particularités d'un tournoi ATP 250. Il faut vivre avec elles. Nous nous accommodons de cette situation. J'ai le sentiment qu'un tournoi ATP 250 attire un public plus "connaisseur". Je suis aussi convaincu qu'il n'a pas été déçu cette année. Le quart de finale de vendredi entre David Goffin et Joao Sousa fut l'un des plus beaux matches disputés ces dix dernières années à Gstaad".
ATS