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Abbaye Saint Benoît de
Port-Valais

CONTRE
LA SECONDE RÉPONSE DE JULIEN.
Ouvrage inachevé.
Dieu est juste, avait dit Julien, il ne peut imputer à des enfants le péché d'autrui. De plus, le péché n'étant autre chose que le mauvais usage de la volonté, les enfants ne peuvent être coupables d'aucun péché, puisqu'ils ne peuvent faire un usage de leur volonté. Enfin le libre arbitre est le pouvoir de commettre le péché ou de s'en abstenir : c'est donc nier le libre arbitre que de nier l'existence du péché originel. Saint Augustin, dans ce premier livre, réfute chacun de ces trois arguments.
Saint Augustin réfute ici le troisième livre de son adversaire. Julien y prétendait s'appuyer sur plusieurs passages de l'Ecriture pour nier la transmission du péché originel : saint Augustin lui démontre comme il entend mal ces passages. Saint Augustin repousse aussi les attaques de Julien contre son livre du Mariage et de la Concupiscence.
Traduction de M. l'abbé BARDOT.
Réfutation du quatrième livre de Julien. Vainement il s'attaque au second livre du Mariage et de la Concupiscence. Saint Jean enseigne formellement que la concupiscence de la chair ne vient pas du Père ». Si dans les brutes elle est naturelle, elle est pour l'homme un châtiment du péché d'origine, ce que prouve aussi le livre de la Sagesse.
Tome XVII
La concupiscence, issue du péché d'Adam, produit en nous le péché originel. Abus que Julien fait de plusieurs textes de l'Ecriture. Si l'oeuvre de Dieu se détériore, c'est qu'elle a été faite de rien. Il ne faut pas être plus surpris de voir Dieu créer les méchants, que de le voir les nourrir et leur conserver l'existence.
Ce sixième livre a été traduit par MM. MORISOT et AUBERT.
Saint Augustin montre que Julien, dans son livre sixième, ne fait que de vaines objections contre cette assertion du second livre des Noces et de la Concupiscence, chap. 34, savoir : que le péché du premier homme a détérioré la nature humaine, au point que non-seulement elle est devenue pécheresse, mais, qu'elle a même engendré des pécheurs. Il enseigne que l'homme, par le péché a perdu ce libre arbitre dont les forces, dans leur intégrité, le rendaient capable et de faire le bien, s'il le voulait, et de ne point pécher , s'il ne le voulait point; et il repousse complètement cette définition de la liberté dont s'arme, çà et là, contre lui son adversaire, c'est-à-dire « la possibilité de pécher et de ne point pécher, etc. » Il prouve, que les douleurs de l'enfantement, les épines, les travaux, les sueurs et les autres peines des mortels sont les Châtiments du péché; mais que la mort est surtout un châtiment pour l'homme qui, dans les dispositions de Dieu, ne devait point mourir, s'il n'eût péché. Vers la fin du livre, il examine et réfute la manière dont Julien commente ces paroles de l'Apôtre : « De même que tous meurent en Adam » (I Cor. XV), et celles qui suivent. dans le même chapitre. Enfin, dans tout le livre, à peu près, il démontre que le dogme catholique sur la tache originelle, que Julien s'efforce d'accorder avec l'hérésie des Manichéens, non-seulement diffère beaucoup de cette hérésie, mais que cette hérésie elle-même est à jamais inexpugnable, pour les Pélagiens, sans le secours et la profession du dogme catholique.