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La justice brésilienne a condamné mardi le géant minier Vale à payer tous les dommages causés par la rupture du barrage de Brumadinho (sud-est). Elle a également maintenu le gel de 11 milliards de réais (2,9 milliards de francs) destinés aux indemnisations.
Dans sa décision, le juge Elton Pupo Nogueira, du tribunal de l'Etat de Minais Gerais, n'a pas fixé le montant total à payer pour Vale, estimant que les dégâts de cette catastrophe qui a fait 270 morts et disparus étaient incalculables.
Selon le magistrat, "l'évaluation du montant ne se limite pas aux morts causés par cet évènement, car il touche aussi l'environnement local et régional, ainsi que l'activité économique dans les régions affectées", indique un communiqué.
"La défense de Vale n'a pas nié sa responsabilité dans les dommages causés par la rupture du barrage et a fait part de l'existence d'une vaste étude pour établir un diagnostic de toutes les conséquences du désastre", a ajouté le texte du tribunal.
Actifs gelés
Contacté par l'AFP, le groupe Vale a indiqué être en train de prendre connaissance du jugement et qu'il "était engagé dans la réparation et le soutien aux sinistrés après la rupture du barrage de Brumadinho".
Par ailleurs, le juge Pupo Nogueira a maintenu le gel de 11 milliards de réais d'actifs de Vale, premier producteur mondial de minerai de fer.
Le 25 janvier, la rupture d'un barrage minier à Brumadinho a déversé un véritable tsunami de boue de résidus miniers qui a tout emporté sur son passage. En 2015, un autre barrage de Vale avait cédé à Mariana, faisant 19 morts et causant un désastre environnemental sans précédent, les résidus se déversant jusqu'à l'océan.
Après la tragédie de Brumadinho, Vale a annoncé le démantèlement de tous ses barrages dont les structures sont similaires à celles qui ont cédé.