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La semaine passée l'hebdomadaire "The Economist" présentait un article sur la relation entre coupes budgétaires et désordres sociaux. Il fournit un lien à plusieurs articles académiques qui analysent la relation sur plusieurs années, en Inde, en Amérique latine et plus généralement de par le monde. La conclusion est sans équivoque : les coupes budgétaires et les coupes dans les prestations sociales en particulier provoquent des désordres, que le régime en place soit totalitaire ou démocratique. En revanche, les augmentations d'impôts n'en provoquent pas. Les gens bien ne descendent pas dans la rue. Or ces deux genres de mesure politique ne provoquent pas de bouleversement électoral particulier dans les régimes démocratiques. Il semblerait donc que les victimes des coupes budgétaires se manifestent moins dans les élections et votations. Ces activités conviennent mieux à celles et ceux qui manient aisément les mots et les stylos.
Il s'ensuit que la rue fait partie intégrante de la panoplie des instruments d'expression politique dont dispose la population. La restreindre cherche à exclure les moins intellectuel-le-s du processus politique et ainsi à fausser le jeu. Or, les études qui cite The Economist concluent en outre que les tentatives de répression policière ne sont efficaces qu'à court terme. Mieux vaut donc écouter la rue. Courage et constance aux indignés et autres occupants de Wall Street !
Les Genevois peuvent se réjouir que les recherches universitaires de différents pays découvrent enfin ce qu'eux avaient découvert lors de la fusillade de 1932 déjà. Il est salutaire de se le rappeler alors que des politiciens de la droite genevoise à la mémoire courte souhaitent de nouveau restreindre la liberté de manifester.