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Le Conseil fédéral va demander au Parlement d'autoriser des essais de péages routiers pour désengorger les grandes...09.12.2007 12:00 Environnement
L'idée de péages routiers urbains fait son chemin en Suisse. Londres, Stockholm ou Singapour ont déjà franchi le pas avec un impact positif sur le trafic et la qualité de l'air.
A Londres, un an après l'introduction du "road pricing" en 2003, le trafic a diminué de 20% au centre de la City. Et les bouchons de 30%. Depuis, la pollution est en baisse. Chaque jour, près de 70'000 conducteurs laissent leur voiture à la maison et empruntent les transports publics.
Inspiration londonienne
En 2007, la capitale suédoise emboîtait le pas à Londres. Cette mesure visait à limiter la circulation automobile et les émissions polluantes. Les tests effectués en 2005 avaient dépassé les attentes. La circulation automobile aux portes de la ville avait chuté de 20 à 25%, contre les 10 à 15% attendus. D'autres métropoles réfléchissent à un projet similaire.
A chaque entrée ou sortie de la ville, les automobilistes doivent débourser entre 10 et 20 couronnes (1 à 2 euros), selon l'heure de la journée. Les chauffeurs de bus et les voitures immatriculées à l'étranger sont exemptés de cette "taxe d'embouteillage".
A Milan aussi, les automobilistes doivent mettre la main à la poche. Pour circuler dans le centre de la cité lombarde, les automobilistes, sauf ceux circulant en voitures électriques ou hybrides, s'acquittent d'un ticket d'entrée de 5 euros.
Le système a été mis en place en 2012 pour réduire la pollution, qui dépasse régulièrement le niveau autorisé. Le dispositif s'est montré efficace.
Singapour précurseur
Singapour avait introduit les péages dans les années 1970 déjà. Dans les villes norvégiennes de Trondheim, Bergon et Oslo ces péages existent depuis les années 1990.
Les revenus tirés de ces taxes ont été investis dans le développement des transports en commun.