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L'ex-président du Comité de sécurité nationale, Karim Massimov, arrêté
Ex-chef du Comité national de sécurité du Kazakhstan Karim Massimov a été arrêté, rapporte Orda.kz. Massimov est soupçonné de trahison. Il avait quitté son poste de chef du KNB il y a trois jours après le déclenchement des émeutes à Almaty.
Il a également été signalé qu'un certain nombre d'autres personnes ont été détenues mais leurs noms n'ont pas été divulgués.
Le KNB a ouvert une enquête préliminaire en vertu de la partie 1 de l'art. 175 du Code pénal du Kazakhstan (haute trahison, passible d'une peine pouvant aller jusqu'à 15 ans de prison, avec ou sans privation de nationalité).
Pendant de nombreuses années, Masimov, 56 ans, a été membre de la direction du pays sous le président Nursultan Nazarbayev. Il est devenu Premier ministre à deux reprises, d'abord en 2007-2012, puis en 2014-2016. Dans l'intervalle entre les fonctions de premier ministre, il a dirigé l'administration du président du Kazakhstan, rappelle la BBC .
Massimov était à la tête du Comité de sécurité nationale du Kazakhstan depuis septembre 2016.
4266 arrestations, dont des ressortissants étrangers
Les Forces de l’ordre ont annoncé avoir interpellé 4266 personnes, donc des ressortissants étrangers.
Dans un communiqué partagé samedi 8 janvier 2022, le ministère de l'Intérieur du Kazakhstan a dévoilé les chiffres mis à jour concernant les arrestations intervenues dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre en cours dans le pays.
Ainsi, depuis le début des manifestations contre l’augmentation du GPL, 4266 personnes ont été arrêtées, parmi lesquelles des citoyens des pays voisins.
Plus de 100 personnes ont été arrêtées dans un village de la province d'Almaty, a précisé le communiqué, ajoutant que des armes et des munitions ont été saisies dans un bâtiment d’Almaty, ainsi que des produits volés tels que des vélos, des téléviseurs et des téléphones portables, et un dépôt d'armes découvert dans la province de Jambil.
Le Kirghizistan va envoyer des soldats au Kazakhstan
Le parlement kirghize a approuvé l’envoi de ses soldats au Kazakhstan pour participer à la force de maintien de l’ordre dans le cadre d’un mandat de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC).
Le Parlement kirghize s'est réunie vendredi 7 janvier 2022 en Assemblée générale pour une session d’urgence, afin de discuter de la décision du Conseil des ministres, ratifiée par le président, qui prévoit l’envoi de soldats au Kazakhstan.
Le Parlement a approuvé le mémorandum à une large majorité, ouvrant la voie à l’envoi de troupes au Kazakhstan.
Le Kirghizistan avait précédemment annoncé son intention d’envoyer 150 soldats au Kazakhstan dans le cadre de la force de maintien de la paix de l’OTSC.
La Chine soutient l'envoi d’une force collective de maintien de la paix dirigée par la Russie
La Chine a fait part, vendredi 7 janvier 2022, de son appui à l’initiative des pays de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), dirigée par la Russie, d’envoyer une force collective de maintien de la paix au Kazakhstan, en proie à des troubles internes.
C’est ce qui ressort des déclarations du porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, lors d'une conférence de presse tenue dans la capitale, Pékin, au sujet de la situation au Kazakhstan et de l'envoi d’une force collective par l’OTSC dans ce pays d’Asie centrale.
Wang Wenbin a déclaré que Pékin soutenait tous les efforts déployés par les autorités kazakhes pour mettre fin le plus rapidement possible aux troubles qui agitent le pays.
Il a ajouté que le Kazakhstan est un pays voisin et un partenaire stratégique global et durable de la Chine, soulignant que la partie chinoise est disposée à apporter tout l’appui nécessaire à la partie kazakhe pour surmonter les difficultés.
Le porte-parole de la diplomatie chinoise a fait observer que le Kazakhstan est membre de l'Organisation de coopération de Shanghai, qui inclut également la Russie et la Chine, et que l'Organisation pouvait jouer un rôle actif dans la résolution de la crise.
Il a déclaré que la Chine et l'Organisation de coopération de Shanghai suivaient de près l’évolution de la situation au Kazakhstan.