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Nos premières impressions, face à ce personnage: M. Gay ont été très positives. Il est vrai que son charisme et sa façon de parler étaient impressionnants, il avait une façon de dire les choses avec tact et avec beaucoup d'effets, et c'est affirmation étaient bien conçues. Il savait répondre à nos questions d'une telle façon que n'importe qui, pouvait le comprendre de manière à croire que ce qu'il offrait était bon; soit le maïs BT.
Nous pouvons dire que sur le moment, nous pensions que ce qu'il disait, était vrai car il avait des arguments bien prédéfinis pour nous subjuguer face à ce maïs transgénique. Mais une fois l'interview finit, nous nous sommes aperçus que certaines choses qu'il avait dit auparavant, étaient fausses, bien entendu à l'aide d'autres interview comme par exemple celui de Greenpeace. Prenons l'exemple de plusieurs de ces affirmations:
"Je crois d'ores et déjà que le maïs Bt est meilleur sur le plan alimentaire. Il élimine partiellement les toxines. Partiellement car malheureusement, nous n'avons pas encore trouvé des gènes spécialisés dans la lutte contre les champignons. Donc le maïs Bt est plus sain pour notre alimentation". Selon Philippe Gay, non seulement ce genre d'aliment ne présenterait aucun risque, mais il serait même bénéfique pour la santé. Ce n'est pas tout à fait le discours que tiendrait une personne représentant Greenpeace ou le WWF.
"Nous estimons que les conséquences sur la santé humaine des denrées transgéniques ne sont pas encore suffisamment éclaircies. Ainsi, si l'on observe pour l'instant aucun effet néfaste par une exposition aiguë aux OGM, nos connaissances sont inexistantes quant aux effets à long terme d'une absorption répétée. Notre savoir est également limité sur les conséquences sanitaires d'une absorption répétée des denrées traitées directement avec des herbicides. En réalité, on assiste à une expérience grandeur nature, dont les cobayes sont l'ensemble de la population".
Ces deux commentaires ne sont pas diamétralement opposés, mais on sent une certaine réserve du côté du WWF. L'un prétend que ces denrées sont bénéfiques à long terme, et l'autre préfère garder de la réserve sur ce point. Le WWF accuse Novartis et tous ceux qui produisent des semences OGM de ne pas assez se préoccuper des effets à long terme, en n'essayant pas assez de prévoir les conséquences que ces produits pourraient avoir sur l'organisme, et de les mettre sur le marché, sans se soucier de leur avenir.
Aujourd'hui, il est impossible de dire si ces aliments sont bénéfiques ou néfastes à long terme. Une seule chose est sûre, c'est que la personne qui nous a reçu chez Novartis avait tout intérêt à nous présenter la chose comme quelque chose de parfaitement sain.
Un autre exemple concret, lors de cette interview chez Novartis, M. Gay nous avait donné un argument de taille en nous disant : "Notre but n'est pas de soigner les gens d'un côté et de les empoisonner de l'autre". C'est une phrase tout à fait pertinente, une phrase qui est censée nous rassurer. Mais cet argument, ne serait-ce pas qu'une façade, qui cacherait des enjeux beaucoup plus importants, tel que le profit. Si les agriculteurs venaient à ne plus acheter leurs produits parce que les consommateurs n'en veulent plus, ça serait une catastrophe économique, ça serait la faillite pour les sociétés. Il avait donc tout intérêt à nous présenter la chose comme positive et inattaquable.
Malgré toutes les précautions que ces sociétés prennent pour rassurer les consommateurs, elles se trouvent souvent attaquées sur le point de la nocivité de ces produits, par des sociétés pour la défense de l'environnement, par rapport à l'homme et à la nature. Nous même avions posés ce genre de question à M. Philippe Gay : "Donc en fait, le maïs Bt, les transformations génétiques n'apportent aucun risque, mais au contraire un avantage ?". Après nous avoir assuré tout au long de la première partie de l'interview qu'il n'y avait pas de risque, il se défend de ce genre d'attaque en nous répondant : " Les médias prennent M. Gay pour Novartis, et M. Machin pour Greenpeace. M. Gay dit ce n'est pas dangereux, et M. pour Greenpeace dit que c'est dangereux. Donc un point partout, mais celui-là me fait peur, donc on va donner raison à celui-là. Or, moi je ne suis pas Philippe Gay, je suis une démarche scientifique, je suis des résultats objectifs, je parle parce que des commissions de spécialistes, qui sont des scientifiques, ont regardé nos dossiers. C'est un ensemble de connaissances, donc quand la télévision met Philippe Gay en face de Machin de Greenpeace, et qu'il dit un à un, c'est complètement faux, ça n'a rien à voir. M. Greenpeace n'a aucune base scientifique. Et moi je représente, je ne fais qu'exprimer ce qui n'est qu'une collection de travaux mis ensemble. Donc ce n'est pas Gay qui parle. Et c'est ça que le phénomène médiatique essaye toujours de créer une situation on oppose deux opinions. Moi ce ne sont pas des opinions, ce sont des faits. Alors on essaye de créer un débat entre deux personnes qui ont des opinions différentes. Alors moi je ne sais plus. Alors là, vous ne pouvez pas parler de science sans faire d'opinion, la science s'est écrit. C'est écrit sous forme de rapports objectifs, que vous pouvez consulter, ce n'est pas une opinion".
Seulement quand il dit que Greenpeace ne se base pas sur des résultats scientifiques, ce n'est pas vrai. Que ça soit Greenpeace, ou le WWF, ils ont tous leurs propres scientifiques qui refont les mêmes expériences, dans les mêmes conditions, afin de voir s'ils arrivent aux mêmes conclusions. Or si Greenpeace ou le WWF dit qu'il y a un problème, ou qu'un point n'est pas éclairci, ce n'est pas de la mauvaise volonté ni par esprit de contradiction, c'est tout simplement parce qu'il n'arrivent pas aux mêmes conclusions que ceux qui ont mis au point le produit.
En conclusion, nous pouvons dire que M.Gay a défendu ses arrières, ce qui est tout à fait normal pour une société tel que Novartis, il y a donc un enjeu économique important. Mais il faut jamais se fier à nos premières impressions, tout le monde à le pouvoir de mentir, c'est pour cela qu'en inter choquant les interview nous pourrons savoir ce qui revient le plus. Ensuite nous pourrons justement dire si telle ou telle chose est vraie.