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Education Les enfants romands, plus giflés que les alémaniques
Une étude de l'Université de Fribourg révèle que les parents infligent plus facilement des sanctions physiques en Romandie.
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Taper sur les doigts d'un enfant, l'enfermer dans une pièce, lui crier dessus, le fesser ou le gifler: autant des châtiments verbaux et corporels auxquels les parents cèdent davantage en Romandie qu'en Suisse alémanique ou italienne, selon une étude de l'université de Fribourg.
Mise en lumière par nos confrères de la Luzerner Zeitung, cette recherche souligne qu'en Suisse francophone, comme en France, la violence est plus facilement acceptée comme une méthode pédagogique.
Les Romands auraient en effet plus tendance à dédramatiser la fessée et à la considérer comme parfois nécessaire. Sur les 1500 personnes interrogées, on dénote que les parents romands y recourent davantage (5,8%) que leurs homologues alémaniques (2,3%) et tessinois (4,7%).
Gifler n'est plus un droit
Le droit de gifler existait. Il a disparu en 1978 du Code Civil. En 1997, la Suisse a ratifié la Convention des Nations Unies relatives aux droits de l'enfant qui garantissent son droit à une éducation non violente.
L'étude rappelle que plus de 1,2 million d'enfants âgés de 1 à 15 ans vivent en Suisse. Parmi eux, plus de 550 000 seront physiquement châtiés au moins une fois par leurs parents. Les moins de 6 ans sont les plus concernés. Certains facteurs tels que la pauvreté, le chômage ou l'isolement social favorisent cette violence dans l'éducation.
À noter que cette étude reste comparative. De manière générale en Suisse, le nombre de châtiments corporels infligés aux enfants diminue. (Le Matin)
Créé: 13.03.2019, 19h31