Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07082.jsonl.gz/1180

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Vevey VD - Le Tribunal correctionnel de Vevey (VD) a essayé de démêler mardi les noeuds de l'affaire Jean-Claude Doriot. L'ex-compagne du municipal de Montreux a répété ses accusations de corruption, mais l'ancien responsable de l'urbanisme a nié en bloc.
A l'origine de toute l'affaire, l'ex-compagne a donné une image paradoxale de Jean-Claude Doriot. "Je n'ai jamais aimé quelqu'un comme lui", a-t-elle déclaré, émue, devant la Cour tout en insistant sur son caractère "très vaniteux" et son goût pour parler sans cesse de ses succès.
Soirée jacuzzi
La femme a raconté une soirée jacuzzi au cours de laquelle Jean-Claude Doriot aurait brandi 300'000 francs reçus d'un architecte. Celui-ci aurait obtenu la vente de la propriété des Bosquets de Fontanivent grâce aux fonctions du municipal. En dénonçant dans une lettre en novembre 2007 cette vantardise, elle a lancé toute la procédure qui aboutit aujourd'hui au procès.
L'émotion et la frustration de l'ex-compagne ont parfois tourné à la confusion quand le procureur du canton de Vaud Eric Cottier lui a demandé de révéler les autres "malhonnêtetés" de Jean-Claude Doriot qu'elle disait connaître. Les accusations ont porté sur des cartons de vin qui n'auraient pas été facturés correctement. Des allégations que Jean-Claude Doriot a rejetées avec énergie.
Durant cette première journée d'audience, les autres témoignages ont porté sur le processus de vente des Bosquets de Fontanivent par la municipalité de Montreux. Le syndic Pierre Salvi, qui s'est dit "trahi" par le comportement de Jean-Claude Doriot, a eu de la peine à se souvenir du déroulement exact des opérations. Il a reconnu avoir une mémoire "sélective".
Autorité du patron
Le chef du service de l'urbanisme est venu témoigner sur un point capital de l'affaire. Sur les deux offres qui restaient au final pour la propriété, il avait lui-même une préférence que Jean-Claude Doriot lui a demandé de biffer avant que le texte ne soit soumis à la municipalité.
ATS