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Temps qui sonne

Sur des chapiteaux de l'abbaye de Cluny, mère du couvent de Payerne au haut Moyen Age, sont représentés les huit tons de la musique ancienne. L'un des personnages sonne des cloches. Il donne le ton du chant, les cloches servent de diapason.
A Payerne, les cloches rythment le temps du jour et de la nuit, mais depuis plus de deux siècles, servent aussi de diapason aux musiciens : l'orgue historique de l'église paroissiale est en effet accordé sur le do des cloches…
Temps et musique sont inséparables : chaque fois que l'on joue une note, que l'on siffle un air, que l'on chante, on mesure le temps, on le scande, on le transfigure. Il y a la pulsation du rythme, comme la pulsation cardiaque, mais il y a aussi la pulsation des siècles, et les rythmes de l'histoire. A chaque époque sa musique, son idéal sonore, sa joie de vivre. La musique ancienne jouée aujourd'hui est toujours contemporaine. Mais la vie renouvelée des instruments « anciens » permet de jeter des ponts par-delà les siècles.
Le Temps qui sonne, c'est une histoire de ponts :
Entre les anciens et les modernes
Entre le culte et la culture
Entre musiciens confirmés et aventuriers
Entre des essais et un chef-d'œuvre
Entre la pratique de la musique et la réflexion
Entre gens d'ici et gens d'ailleurs
Entre le temps et le silence
Entre la musique et l'éternité.