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Au cours de cet entretien intitulé Les horizons de Gaston Rébuffat, le célèbre alpiniste d'origine marseillaise revient sur sa carrière et sur sa conception de la haute montagne. Ecrivain et cinéaste, Rébuffat prône un alpinisme d'émerveillement et de plaisir. S'il apprécie la difficulté et le dépassement de soi-même, la mise en danger gratuite et les casse-cou ne l'intéressent pas.
Soucieux de faire comprendre la montagne sans emprunter les sempiternels récits d'expédition, Rébuffat est aussi écrivain et cinéaste. Les quelques extraits de ses films émaillant cet entretien nous permettent de voir à la fois la poésie et la grâce de sa vision de la montagne.
Né en à Marseille en 1921, Gaston Rébuffat fait ses premières expériences de grimpe en autodidacte dans les calanques. A 16 ans, il découvre les Alpes, et en particulier le massif du Mont-Blanc. Il rencontre Lionel Terray, et devient « guide de haute montagne » à l’âge précoce de 21 ans, en 1942. Il réalisera plusieurs premières dans les Alpes : l’Aiguille des Pèlerins (1943), l’Aiguille du Midi (1943), la face Nord de la Dent du Requin (1945), l’éperon Croz aux Grandes Jorasses (1945).
Pour transmettre sa passion de la haute montagne, Rébuffat sera à la fois écrivain, scénariste et cinéaste. Sa philosophie de l’ascension se refuse à tout nationalisme ou à toute idée de conquête.
En 1950, Rébuffat fait partie, en compagnie de Lionel Terray et de Louis Lachenal, de la célèbre expédition de Maurice Herzog sur l’Annapurna, le premier 8000 jamais conquis. Mais il n’en garde qu’un souvenir mitigé. L'héroïsme exacerbé de Herzog s'apparente pour lui à une forme de vanité, alors que la montagne devrait rendre humble.
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Journaliste: Alexandre Burger