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Austroalpin
Touristiquement parlant, le Valais est surtout connu grâce à l'Austroalpin. Les grands sommets y sont taillés: Cervin, Weisshorn, Zinalrothorn, Obergabelhorn, Dent-Blanche, Pigne-d'Arolla, Mont-Blanc de Cheillon, pour ne citer que les plus grands. Pourtant la description de cet Austroalpin ne nous retiendra guère: relativement à son importance, il n'affleure que peu en Valais, si bien qu'il est difficile, chez nous, de tirer beaucoup d'informations relatives à son histoire.
Rappelons, pour commencer, que les spécialistes considèrent l'Austroalpin comme le bord méridional de l'ancien océan du Crétacé. De leur point de vue, il s'agit de la marge avancée de la plaque lithosphérique africaine. C'est donc en direction du sud, en Italie, qu'il prend toute son importance. Mais, pour l'observer, on peut aussi aller en Autriche, où il a été baptisé. En effet, cet Austroalpin fut charrié largement sur le Pennique et même sur l'Helvétique, jusqu'à les recouvrir totalement. Dans les Alpes occidentales, donc chez nous, l'érosion a attaqué cette masse charriée sans parvenir à la détruire complètement: il en est resté un témoin dans la partie la plus profonde de la dépression axiale: c'est la nappe de la Dent-Blanche, à cheval sur la Suisse et l'Italie et seul affleurement austroalpin en Valais.
Cette nappe ne représente évidemment pas toute l'épaisseur de la plaque africaine, comme pourrait le laisser croire certains schémas. Une plaque lithosphérique fait 100 km d'épaisseur; la croûte continentale dans sa totalité n'en occupe que le tiers supérieur, avec ses 33 km; et la nappe de la Dent-Blanche ne dépasse pas quelques milliers de mètres: elle ne représente donc que des lames presque pelliculaires, témoins avancés de l'Afrique.
Bibliographie
- Marcel Burri, Les roches, Martigny, 1994
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