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Berne - Le Kosovo a désormais un ambassadeur en Suisse. Naim Malaj a remis ses lettres de créances au président de la Confédération Hans-Rudolf Merz. La nomination de M.Malaj, de double-nationalité suisse et kosovare, avait créé la controverse l'an dernier car Berne craignait des difficultés juridiques.
La Convention de Vienne prévoit dans son article 38 que les immunités et privilèges diplomatiques d'une personne déjà résidente dans le pays ou ayant sa nationalité sont restreintes à ses actes officiels comme ambassadeur, ce qui peut poser des difficultés. Venu en Suisse en 1990, M.Malaj avait obtenu le statut de réfugié politique deux ans plus tard.
Naim Malaj a été assistant social à l'Université populaire albanaise (UPA) et a travaillé à l'Hospice général à Genève. Il a reçu la nationalité suisse en 2004. Berne avait fait savoir à Pristina que M.Malaj "n'était pas leur préféré". L'information était parue dans des médias du Kosovo.
Pendant la guerre en 1990, Naim Malaj a soutenu la lutte du parti de Thaçi, l'UCK. Il aurait notamment aidé à recueillir en Suisse des fonds pour ce parti, luttant alors pour la libération du Kosovo de l'occupant serbe. Dans des déclarations à différents medias, il a nié avoir entrepris une activité illégale sur le territoire suisse.
Naim Malaj était depuis janvier chargé d'affaires à la représentation du Kosovo en Suisse. La Confédération a inauguré son ambassade au Kosovo en mars 2008.
ATS