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Aviation L'échec du Gripen ouvre l'appétit du Français Dassault
Le patron de Dassault Aviation pourrait envisager de faire une nouvelle offre à la Suisse pour son avion Rafale, après l'échec dans les urnes du Gripen dimanche 18 mai.
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Les cendres du Gripen ne sont pas refroidies après l'échec de son achat dans les urnes dimanche, qu'un premier avionneur s'approche déjà dans le ciel suisse. En effet, le PDG de Dassault Aviation a déclaré lundi que l'offre de ventes de Rafale initialement faite à la Suisse n'était plus valable mais qu'elle pouvait «le redevenir».
Eric Trappier s'exprimait en marge d'une conférence de presse au salon de l'aviation d'affaires à Genève. «Notre offre n'est plus valable en l'état mais elle peut le redevenir si on nous le demande», a-t-il indiqué, tout en soulignant que ce sujet était à ce stade «prématuré».
S'il n'a pas voulu commenter davantage le vote suisse, le dirigeant du groupe français qui produit à la fois des jets d'affaires Falcon et de combats, Rafale, estime qu'il y a sans doute eu «un mélange entre ceux qui sont contre les avions de combats en général et ceux qui étaient contre ce dossier, en particulier le Gripen».
Le Gripen présente «quelques risques»
Selon lui, le Gripen présente «quelques risques». Il a ainsi rappelé que le jet suédois est au stade de développement, dans la version retenue par notre pays, contrairement au Rafale et l'Eurofighter, «des solutions totalement sans risque puisque opérées par leurs forces armées». «Cela a peut-être inquiété une partie de ceux qui ont voté contre», a-t-il conclu.
Rappelons que le Conseil fédéral et Ueli Maurer avaient opté en 2011 pour le Gripen, au détriment du Rafale et de l'Eurofighter. Un choix qui avait largement été contesté dès le début, non seulement par de nombreux parlementaires, mais également par de nombreux militaires eux-mêmes. Mais le Parlement avait fini par avaliser le choix du gouvernement en automne dernier. (nxp)
Créé: 19.05.2014, 15h27