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Procéder selon la règle ORA (observer - réfléchir - agir), ou «règle des feux»: Pas de premiers secours s’ils mettent le sauveteur en danger!
Parler maintenant au patient à haute et intelligible voix, par exemple: Madame/Monsieur, est-ce que vous m’entendez?
La personne répond: par des gémissements, des balbutiements ou des mots. On peut maintenant alerter les secours. Points importants à communiquer:
Si la personne ne répond pas, il faut vérifier si elle respire.
Pour cela, observer les mouvements du thorax (s’élève-t-il et s’abaisse-t-il?), mettre la main sur la poitrine et porter l’oreille à la bouche pour mieux percevoir les mouvements et bruits respiratoires éventuels.
Si des mouvements respiratoires sont perceptibles, alerter les services de secours (144), puis mettre la personne en position latérale de sécurité pour personnes inconscientes.
Si la personne ne respire pas, alerter les services de secours (144), aller chercher un DAE ou en demander un p. ex. au maître-nageur, à la réception de l’hôtel ou aux responsables d’un lieu public) et commencer immédiatement un massage cardiaque selon le schéma BLS-AED.
Effectuer 30 compressions thoraciques sur la moitié inférieure du sternum, suivies de 2 insufflations. Le thorax doit être comprimé de 5 cm à chaque fois. Poursuivre les compressions jusqu’à ce qu’un DAE soit disponible, le placer sur le patient et suivre les instructions. Continuer jusqu’à ce que les secouristes prennent le relais.
Très souvent les accidents graves n’affectent pas seulement les extrémités, mais provoquent en plus des lésions multiples. On dit aussi des blessés ayant subi des lésions multiples qu’ils sont des „polytraumatisés“.
Polytraumatisé signifie que des organes situés dans une ou plusieurs cavités de l’organisme (crâne, thorax, cavité abdominale) sont touchés, que le blessé a subi des „lésions internes“, très souvent accompagnées de lésions des extrémités. L’étendue de ces lésions ne peut pas se voir à première vue; mais ce sont souvent elles qui constituent le danger de mort.
En langage secouriste, les mesures immédiates pour sauver la vie sont désignées sous l’abréviation «BLS-AED» (Basic Life Support-Défibrillation automatique externe). L’ancienne règle RRSS, encore ancrée dans beaucoup de mémoires, a été remplacée il y a env. 11 ans par la règle ABCD, mais même celle-ci est aujourd’hui remplacée par le schéma BLS-AED.
Les mesures prises dans les premières minutes après un arrêt circulatoire sont décisives pour la survie du patient. Les chances de survie après un arrêt circulatoire diminuent rapidement ; elles baissent de 10 pour cent par minute qui passe sans que des mesures de premiers secours soient prises.
Les nouvelles directives simplifiées pour secouristes sont destinées à encourager aussi les non-spécialistes fortuitement présents à appliquer les premières mesures salvatrices.
Une nouveauté est notamment la recommandation d’entreprendre immédiatement un massage cardiaque, et ce par cycles de 30 compressions thoraciques suivies de 2 insufflations. S’il n’est pas possible de pratiquer la respiration artificielle, le massage cardiaque doit être poursuivi à raison de 100 compressions thoraciques par minute jusqu’à ce qu’un DAE soit disponible ou à l’arrivée de l’équipe de secours.
Si les secours ne constatent pas d’activité respiratoire, il y a toujours en même temps perte de connaissance. Le manque d’oxygène peut provoquer en peu de temps (quelques minutes) un dommage irréparable au cerveau et au cœur.
C’est pourquoi il faut entreprendre immédiatement un massage cardiaque (30 compressions) suivi de 2 insufflations. Procéder selon le schéma BLS-AED. Il vaut mieux n’effectuer que le massage cardiaque que de ne rien faire du tout.
Si l’on pratique la respiration bouche-à-bouche (ou bouche-à-nez), retirer tout corps étranger éventuel de la gorge du patient. En cas d’aversion au contact buccal direct, la respiration artificielle peut aussi se pratiquer au travers d’un mouchoir.
Une hémorragie externe est facilement décelable; pour la calmer, il faut appliquer un bandage assez serré qui permet en plus de protéger la blessure des salissures et de l’immobiliser. Installer le patient à plat et surélever si possible la partie du corps blessée. En cas d’hémorragie pulsatile, augmenter la compression si nécessaire en appliquant un deuxième pansement compressif directement sur le premier.
En cas d’impossibilité à appliquer un bandage de compression (par exemple sur certaines parties de la tête), on presse un linge propre sur la plaie qui saigne. Il faut coucher les personnes accidentées sur le ventre si elles sont conscientes tout en saignant très fort au visage, de la bouche ou du nez, en plaçant le front sur le bras surélevé. Le sang peut ainsi s’écouler et ne reste pas dans la bouche où il peut se coaguler en étouffant la personne accidentée.
Ne pas perdre de temps à prendre le pouls du patient quand il y a urgence, car c’est souvent son propre pouls que le sauveteur mesure dans l’excitation du moment. Dans le cas normal, le pouls peut se prendre à l’intérieur du poignet (vers le pouce). Sa fréquence se situe entre 60 et 90 pulsations par minute. Autre possibilité, opérer le contrôle sur le côté du cou, sur la carotide.
Si le pouls ne se perçoit presque plus ou plus du tout, il se peut qu’il soit tombé en dessous de la fréquence normale; il y a état de choc, accompagné du risque d’un apport insuffisant de sang pour le cerveau et d’autres organes vitaux. La même chose vaut si la fréquence dépasse 100/minute. Les autres signes de choc sont une peau humide, pâle et fraîche, souvent couverte de sueur ainsi qu’une respiration rapide et superficielle. Mesure à prendre: stimuler le flux sanguin vers le cœur en surélevant les jambes et le bassin (position de choc). Protéger le blessé du froid en le couvrant d’habits ou de couvertures.
Les blessures aux bras et aux jambes, ce qu’on appelle les extrémités, sont les plus fréquentes et reconnaissables ou décelables par tout un chacun. Il s’agit tout d’abord de se rappeler que l’intensité de la douleur ne permet pas de déterminer le degré de gravité d’une blessure. C’est ainsi que des contusions généralisées sont souvent beaucoup plus douloureuses qu’une fracture.
Les accidents arrivent toujours à l’improviste et par surprise. Pour les personnes qui accompagnent le blessé, il importe avant tout de reconnaître:
Pour les premiers secours, on peut se rappeler le mot anglais „epic“ (quand il faut se montrer aussi héroïque que possible), formule dont l’application permet de gagner du temps pour réfléchir à la suite des opérations. Mais il vaut mieux commencer avec la pause et ne surélever les membres qu’à la fin.
Arrêter toute activité, mettre les extrémités blessées au repos. Une „pause“ s’impose aussi pour fixer une attelle provisoire pour la jambe ou une bandoulière (bras en écharpe) pour le bras ou l’épaule.
Application de froid avec un Cold Pack, de l’eau froide ou des glaçons dans un sac de plastique. Le froid permet de diminuer localement l’apport sanguin et du même coup les hématomes et les enflures, tout en apaisant la douleur.
Il faut éviter le contact de la glace ou de l’eau avec la peau nue à une exception près: les brûlures; il faut les refroidir immédiatement pendant un quart d’heure à l’eau courante, la plus froide possible.
Appliquer un bandage en exerçant une légère compression et contrôler régulièrement l’ajustement de son emplacement. Ne pas garrotter la partie blessée du corps. Cela pourrait détruire des tissus et causer plus de mal que de bien.
Le bandage:
En surélevant le membre blessé, la tension diminue et les douleurs s’apaisent, la circulation sanguine s’améliore, ce qui réduit localement les enflures; le risque de dommages secondaires diminue. Il est possible de surélever les extrémités des blessés à condition qu’ils soient conscients. La position latérale de sécurité doit être appliquée aux personnes ayant perdu connaissance.