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Critique
Le film démarre sur les chapeaux de roues, avec le casse d'une joaillerie de la place Vendôme. Malgré leur astuce (un comparse allume dans le magasin un fumigène qui sème la panique, et les autres surgissent dans les minutes qui suivent, déguisés en pompiers, masque à gaz sur la figure, avant l'arrivée du vrai service d'intervention), l'un d'entre eux reste piégé avec le butin dans la chambre forte. Les trois rescapés végètent, l'un comme agent immobilier besogneux en Belgique, l'autre comme vendeur frimeur de voitures de luxe à Genève, le dernier comme brocanteur rogneux à Montréal.
Puis ça s'embourbe. Vingt ans après le casse, les trois minables reçoivent une lettre posthume de leur copain qui leur révèle où il a réussi à cacher les diamants - mais, avant de toucher leur part, ils doivent s'assurer, en bons parrains, que le fils du défunt est digne de participer à l'héritage. Une laborieuse histoire d'arnaque, poussive et cousue de fil blanc, qui n'a pour particularité que de présenter Jacques Villeret dans un rôle qui n'ajoutera rien à sa gloire.
Daniel Grivel