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(ats) Depuis 2003, la Confédération soutient par un programme d'impulsion la mise en place de nouvelles places d'accueil extrafamilial des enfants. Celui-ci s'achève en 2019; mais l'aide financière doit être prolongée, recommandent les auteurs de l'étude publiée jeudi par l'OFAS. Les Chambres fédérales ont adopté en juin 2017 deux nouveaux types d'aides financières pour une durée limitée à cinq ans.
Actuellement, la Suisse dispose de 62'500 places d'accueil collectif de jour pour les enfants en âge préscolaire et 81'000 places parascolaires. Entre 16'900 et 19'700 familles accueillent également des enfants de tous âges; un chiffre probablement trop faible, car certaines ne sont pas enregistrées.
Places insuffisantes
Mais elles ne suffisent pas. Moins d'un enfant sur trois en âge préscolaire a accès à une place d'accueil à plein temps. Ils sont 29% à Genève, 27% à Neuchâtel et 26% dans le canton de Vaud, mais seulement 8% à Glaris ou 3% à Appenzell Rhodes-Intérieures par exemple. La Suisse romande et les cantons urbains présentent également le plus haut taux de couverture pour l'accueil parascolaire.
De plus, ils ne peuvent pas être gardés autant que les parents le souhaiteraient. L'offre existante est donc insatisfaisante, estiment les 1181 ménages avec enfants interrogés dans le cadre de l'étude.
Gardés par la famille
L'étude montre également que l'accueil collectif de jour est la forme d'accueil extrafamilial payant la plus répandue. En Suisse, -28% des enfants en âge préscolaire fréquentent une crèche.
Selon les données récoltées auprès des parents, un bambin sur trois (34,4%) est exclusivement gardé par des proches ou des voisins; 19,4% sont uniquement placés dans des structures comme les crèches ou les familles d'accueil. Et dans 15,5% des cas les parents combinent ces deux options.
Trop cher
L'une des principales raisons en est le coût. Quelque 19% des parents d'enfants en âge préscolaire renoncent à une garde extrafamiliale, car elle est trop chère. D'autres raisons ont également été invoquées comme le manque d'offre ou les heures d'ouverture trop limitées.
Les parents disposant d'un faible revenu ne sont pas les seuls touchés, souligne l'OFAS. Les cantons et les communes affichant un faible taux de couverture doivent tirer parti des nouvelles aides financières mises à leur disposition par la Confédération pour abaisser les tarifs.
Les données ont été récoltées auprès de 43 communes, dont les 20 plus grandes villes de Suisse. Et 1181 ménages comptant 1897 enfants ont également répondu au sondage.