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Le 7 juillet,
faut pas croire que si tu te réfugies sur une grande moraine t'échappes à la folie du monde, je veux dire le trail qui est un de ses symptômes.
Comme dans un mauvais film, au début tout va bien, il fait beau, les coureurs sont en formes, ils se souviennent encore de leur nom.
Et ça commence à dérailler,le ciel se couvre, on vomit au coin de la terrasse, on ne sait plus vraiment comment on s'appelle, on se retrouve complètement déshydraté.
Il faut transformer le réfectoire en hôpital de campagne, transfuser, évacuer en hélico, essayer de raisonner des gens qui ont perdu la raison
Tu te demandes comment ça va finir.
Quand tu demandes aux trailers ce qui les motive de payer cher pour courir en troupeau ils te répondent presque systématiquement : "C'est pour me dépasser"
Et là sur ma moraine je m'interroge :
Quand on se dépasse, le fait-on par la gauche ou par la droite?
Et une fois qu'on s'est dépassé que devient l'autre soi, on le laisse à la traîne, on le croise en redescendant, est-ce que ça ne fait pas encore plus de monde sur des sentiers déjà bien encombrés?
Bref je m'interroge.
Le 7 juillet,