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Le judo
Histoire
Le principe de la souplesse a été découvert il y a fort longtemps durant l'hiver. Shirobei Akiyama, médecin vivant près de Nagasaki, observait les cerisiers du jardin d'un temple se briser sous le poids de la neige pendant qu'il se promenait. Lorsqu'il arriva vers le saule, il remarqua que ses branches souples ployaient sous la masse de neige. La neige tombait et les branche reprenaient leur forme initiale.
Les méthodes de Shirobei Akiyama furent remises en question. En effet, il ne fallait pas combattre le mal par le mal, mais utiliser son complément. Il fallait donc opposer la souplesse à la force. Shirobei Akiyama créa alors sa propre école de combat, la célèbre Yoshin ryū, l'École du cœur de saule.
Jigorō Kanō étudia le jūjutsu, technique de combat basée sur le principe de la souplesse. En 1882, il créa son propre art martial, le jūdō, auquel il ajouta une vision morale et pédagogique. Il abandonna les techniques dangereuses du jūjutsu pour créer un art doux, la voie de la souplesse. La première école de jūdō fut nommée Kōdōkan (institut d'étude de la voie). Les premiers jūdōkas s'entraînaient au temple Eishō-ji de Tōkyō. Le Kōdōkan déménagea plusieurs fois par la suite, s'agrandissant à chaque fois.
Le jūdō est le premier art martial moderne, qui a remplacé jutsu (technique) par dō (voie). Grâce aux multiples voyages de Jigorō Kanō et ses disciples, le jūdō devint international, tel que nous le connaissons aujourd'hui. Le jūdō est une discipline olympique depuis 1964.
Fondateur
Jigorō Kanō naquit le 28 octobre 1860 à Mikage, au Japon. Pendant son enfance, il était plutôt frêle et s'essaya à quelques sports avant de tenter le jūjutsu à l'âge de 17 ans. Son premier maître fut Hachinosuke Fukuda. Il étudia le jūjutsu dans plusieurs écoles suites aux décès de ses maîtres. Dans chaque école, il découvrit un principe important du jūdō, qu'il créa en 1882. Il fonda alors le Kōdōkan (institut d'étude de la voie).
Le fondateur du jūdō dédia alors sa vie entière à la promotion de son art martial. Il voyagea à travers le monde pour y faire découvrir son école de vie. Il fut le premier membre asiatique du CIO.
Jigorō Kanō décéda d'une pneumonie en rentrant du Caire, le 04 mai 1938, à bord du bateau Hikawa Maru. Une cérémonie funèbre eut lieu quelques jours plus tard au Kōdōkan, l'École qu'il avait fondée. Jigorō Kanō fut élevé au rang de 12e dan à titre posthume. Il est la seule personne à avoir atteint un tel grade dans l'histoire du jūdō.
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Code moral
- Amitié (Yūjō) – C'est le plus pur des sentiments humains.
- Contrôle de soi (Jisei) – C'est savoir se taire lorsque monte la colère.
- Courage (Yūki) – C'est faire ce qui est juste.
- Honneur (Meiyo) – C'est être fidèle à la parole donnée.
- Modestie (Kenson) – C'est parler de soi sans orgueil.
- Politesse (Reigi) – C'est le respect d'autrui.
- Respect (Sonkei) – Sans respect, aucune confiance ne peut naître.
- Sincérité (Makoto) – C'est s'exprimer sans déguiser sa pensée.
Grades
Les ceintures symbolisent la progression de l'élève et sont délivrées par l'entraîneur du club jusqu'à la ceinture brune. Elles permettent d'évaluer son niveau technique, son degré d'ancienneté et ses qualités morales, ce qui correspond au respect scrupuleux du code moral du judoka. Sans le respect du code moral, aucun judoka ne peut prétendre recevoir un grade.
Le professeur a toute latitude pour accélérer la progression en grade d'un élève méritant ou peut éventuellement retarder celle d'un élève jugé moins performant que les camarades de son cours.
Les ceintures de couleur, de blanche à brune, correspondent à des grades nommés kyū. À partir de la ceinture noire, dan, les grades ne sont plus délivrés au sein du club ou de l'école, mais par une commission d'experts nommés par la fédération suisse de judo (FSJ).
- 6e kyū – Ceinture blanche
- 5e kyū – Ceinture jaune
- 4e kyū – Ceinture orange
- 3e kyū – Ceinture verte
- 2e kyū – Ceinture bleue
- 1er kyū – Ceinture brune
- 1er au 5e dan – Ceinture noire
- 6e au 8e dan – Ceinture blanche et rouge
- 9e et 10e dan – Ceinture rouge
Commencer le judo
Le judo de base est l’art martial le plus adapté au jeune enfant quel qu'il soit. Il lui apprend à bien positionner son dos, à avoir un bon équilibre sur ses jambes, à bien verrouiller son bassin, à soulever une charge et à chuter. Il enseigne une certaine hygiène corporelle. C'est une activité socialisante, se pratiquant à deux au sein d'un groupe, à caractère égalitaire, puisque l'habit est le même pour tout le monde. Seule la connaissance les distingue, reconnaissable à la ceinture.
A 4-5 ans, il s'agit d'éveil au judo, axé sur le développement de la motricité et du sens social. A 6-9 ans, c'est déjà une initiation à la technique et aux premiers principes tactiques. L'apprentissage est basé sur la souplesse et la sécurité.
Il est nécessaire de se référer au club de votre région pour connaître l’âge, le jour et l’heure du cours pour votre enfant.