Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06874.jsonl.gz/664

Le binge drinking est défini généralement par la consommation d’au moins quatre à cinq boissons standards (13 grammes d’alcool pur dans une boisson standard) sur une période de deux heures. Chez les adultes, le binge drinking est associé à une augmentation du risque cardiovasculaire qui peut s’expliquer en partie par l’effet de l’alcool sur les dysfonctions endothéliales. Le binge drinking est répandu chez les jeunes adultes en bonne santé, et la moitié des étudiants qui consomment de l’alcool rapportent des épisodes de binge drinking.
L’objectif de cette étude était de déterminer si les jeunes adultes qui pratiquent le binge drinking présentent des dysfonctions macro et microvasculaires et un risque cardiovasculaire augmenté comparés à ceux qui ne consomment pas.
Trente-six jeunes adultes, âgés de 18 à 25 ans, dont 17 étaient non consommateurs et 19 rapportaient des épisodes de binge drinking, ont été inclus. Les auteurs ont investigué, au niveau de l’artère brachiale, d’une part, les modifications macrovasculaires, via la dilatation médiée par le flux (FMD) endothélium-dépendante et via la dilatation médiée par la nitroglycérine endothélium-indépendante et d’autre part, les modifications microvasculaires par la réactivité des résistances artérielles (issues de biopsies adipeuses fessières).
Dans le groupe des binge drinkers, le nombre d’épisodes de binge drinking durant le mois précédent était de 6 ± 1. Le comportement de binge drinking s’étalait sur une période de 4 ± 0,6 années en moyenne.
La FMD était plus basse de 8% (± 0,7) et la dilatation médiée par la nitroglycérine était plus basse de 20% (± 0,2) chez les binge drinkers comparés au groupe témoin.
Deux tiers des mesures de la réactivité des résistances artérielles n’étaient pas significativement différentes dans les deux groupes. Cependant, la constriction induite par l’endothéline-1 (impliquée dans la préconstriction) était significativement augmentée dans le groupe des binge drinkers (p = 0,032).
Commentaires : cette étude confirme que le binge drinking entraîne des dommages micro et macrovasculaires dans un groupe d’adultes jeunes en bonne santé, ce qui suggère une augmentation du risque cardiovasculaire chez ces personnes.
Compte tenu du design transversal et de l’échantillon de petite taille, ces résultats devront être confirmés par d’autres études.