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Critique
Sorti il y a presque quinze ans, LE PEUPLE SINGE réapparaît sur les écrans romands. Il recense en de splendides images quelques unes des 120 espèces de singes dont la plupart vivent dans les zones tropicales d'Afrique, d'Amérique et d'Asie. Il a fallu cinq ans pour réaliser ces prises de vues, dont quelques-unes ont réussi à fixer le Ouakari Chauve, l'un des singes les plus rares et les plus farouches.
Le film est découpé en chapitres thématiques: l'enfance, le jeu, la nourriture, les outils... Toujours photographié avec une distance respectueuse, dans leur milieu naturel, gorilles, babouins, chimpanzés, macaques ou gibbons ne paraissent pas dérangés par les plates-formes de tournage. Un filet de fiction est cependant présent, avec une bande-son qui semble juxtaposée pour servir le propos du cinéaste; elle est particulièrement remarquable lorsqu'il s'agit de démontrer combien le singe est menacé par la destruction de son habitat. Le commentaire se limite à l'indispensable, il est servi par la belle diction de Michel Piccoli.
LE PEUPLE SINGE sort au début des vacances alors qu'il devrait intéresser les classes par sa belle facture et les connaissances qu'il apporte. Ces mêmes classes qui reçoivent en masse des invitations pour les productions à tiroir-caisse de l'industrie hollywoodienne...
Geneviève Praplan