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Après dix mois, la branche a vu ses exportations diminuer d’un quart (-25,8%) par rapport à l'année dernière, laissant présager la plus forte contraction annuelle jamais enregistrée au cours des 80 dernières années (selon les chiffres d'exportation de la Fédération Suisse de l'Horlogerie).
Dans ce grand marasme, les montres de moins de 500 francs (prix export) ont enregistré des reculs plus marqués.
En dessous de 200 francs, valeur et volume ont diminué de plus de 20% (comparaison mois à mois), alors qu’entre 200 et 500 francs la variation a été de l’ordre de -15%. Par contre, les garde-temps d’un prix export supérieur à 500 francs n'ont vu leur valeur diminuer que de 5,8% par rapport à octobre 2019.
La situation est telle que l'on peut désormais envisager une industrie horlogère suisse sans offre importante en entrée de gamme. On peut dire maintenant qu'en seulement 5 ans "la montre connectée a eu raison de ce secteur d'entrée de gamme" On peut désormais aussi se poser la question : Est-ce soutenable d'avoir une industrie de luxe sans l'apport d'une fabrication de montres en grand nombre?
Pour mémoire : C'est ce qu'avait prouvé la Haute Couture en créant le "prêt à porter" pour soutenir ses excès liés aux dépenses pharaoniques notamment des défilés.
On connait aujourd'hui dans l'horlogerie suisse un mouvement inverse : on perd le "prêt à porter" alors quid de la "Haute Horlogerie" ?