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La base de travail pour 250 étudiants Y1 ALICE (workshop SCAFFOLDING) est un socle de 36 mètres de long composé des plâtres produits lors des deux phases précédentes, sur lequel une protostructure en bois est ancrée.
Pour commencer notre travail, nous nous sommes intéressés à cette situation particulière identifiée dans la topographie fictionnelle :
Il s'agit d'une situation particulière issue du travail de Léo et Michael du studio BONDU. Ils ont coulé leur plâtre dans un moule en sable de 27,5 cm sur 8 cm. Ils y ont intégré une plante, cela a donné un cercle de 5 cm de diamètre. L’ensemble du moule a ensuite été recouvert d’une couche de sable qui en se mélangeant, s'est incrustée dans le plâtre.
Nous avons choisi cette situation pour la texture particulière présentée par le sol et pour la forme circulaire que nous souhaitions exploiter. Nous souhaitions en effet travailler sur une projection de ce cercle dans l’espace. Il s'agissait de proposer une expérience à l’échelle humaine : un humain se plaçant au centre du cercle inscrit sur le sol et regardant en direction des lignes de projections, observerait par anamorphose une projection du cercle dans l'espace.
Nous sommes passés par différentes étapes :
Dans un premier temps, nous avons élevé de 70 cm sur la maquette (soit 7 m) une des limites présente sur le moule de plâtre (création d'un mur). Cette nouvelle condition verticale nous a permis d'encastrer des cercles de tailles variées.
Toutefois cette première itération manquait de précision dans la lecture du contexte existant, de cohérence et elle ne prenait pas suffisamment en compte l’échelle humaine.
Une ligne de projection oblique fut ajoutée. Elle prenait comme origine le centre du cercle et son inclinaison était déterminée par sa relation à un élément de la protostructure. Cela nous a permis d’avoir un angle de 80 degrés comme base de travail. Les éléments projetés ne sont plus des cercles mais des quarts de cercle dont les rayons sont croissants (agrandissement progressif des arcs dans le but de crée une anamorphose).
En considérant le mur et la ligne de projection symbolisée par le mât, on note une incohérence. Une trop grande complexité de techniques, une démultiplication des plans, une perte de notre volonté première. Nous avons décidé de recentrer notre travail autour des éléments obliques (3 mâts positionnés à 80 degrés). Ces nouvelles lignes de projection partent de la ligne de périmètre du cercle (3 point équidistants) et viennent rencontrer la protostructure.
Un homme se positionnant au centre du cercle et regardant en l’air percevrait, par un effet de superposition, un autre cercle fragmenté, miroir de celui mesuré au sol.
Cette itération soulevait toutefois un autre problème : celui de la solidité et de l’ancrage à la protostructure. Cette proposition niait en effet tout dialogue mutuel entre la nouvelle structure et la protostructure existante. Nos éléments ne faisaient que charger la protostructure (à l'aide de câbles), à la manière d'objets posés sur une étagère. Ils affaiblissaient la protostructure sans proposer de dispositifs de soulagement.
Nous avons donc remplacé les câbles par des poutres en bois dont le rôle était à la fois d'assurer un soutien des plans créés et un renforcement de la protostructure existante. En prolongeant la protostructure de nouveaux point d’ancrage apparaissent, il s'agissait alors de prolonger les plateaux afin de supporter les arcs de cercle en lien avec les nouveaux éléments de protostructure.
Le rapport entre notre structure et la protostrcutre est ainsi accentuée. Les deux systèmes devenant ainsi portés et porteurs.
TESTS
Elaboration des mâts.
Le mât est notre éléments structurel principal, nous avons essayé plusieurs techniques afin d’obtenir l’élément le plus résistant. Plusieurs tests ont été réalisés quant à la composition et la manière de mouler. Nous avons réalisé des moules en carton ainsi qu'en argile (cette dernière option permet plus de liberté mais engendre plus d’irrégularités).
1.Plâtre seul (se brise facilement)
2.Platre avec ossature en plastique, trop fragile (se plie)
3.Tige métallique filetée enrobée de plâtre (essai le plus concluant). Avec du recul, il apparait qu'il n’était pas nécessaire d'enrober les tiges métalliques.
4.Moule en argile
5. Moule en carton, shellac et nivea:
Nous avons également développé des outils permettant de placer avec plus de précision les arcs de cercles dans l’espace pour respecter les règles de l'anamorphose.