Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07185.jsonl.gz/23

Xi Jinping a indiqué que son pays était prêt à travailler avec Pyongyang pour «préserver la paix et la stabilité» dans la péninsule coréenne. Un affront direct qui fait suite à la récente visite de responsables américains à Séoul.
Les déclarations du président chinois sont parfaitement orchestrées. Cet échange avec l'ambassadeur de Corée du Nord en Chine, interviennent peu après la visite à Séoul de deux hauts responsables américains, le secrétaire d'État Antony Blinken et le secrétaire à la Défense Lloyd Austin. Une visite qui a suscité la colère de la Corée du Nord.
La semaine dernière, la Corée du Nord a averti qu'elle ne changerait pas de position avec les Etats-Unis tant qu'ils ne renonceraient pas à leur «politique hostile» envers elle. Au même moment, de l'autre côté de la frontière, Blinken et Austin étaient à Séoul. L'administration Biden a planifiée cette tournée afin de renforcer les liens de Washington avec ses partenaires en Asie, face à la Corée du Nord et à l'influence croissante de la Chine.
Les pourparlers entre Washington et Pyongyang sont au point mort depuis le fiasco du sommet de Hanoï début 2019 entre l'ancien président américain Donald Trump et Kim Jong-un. Les deux pays n'étaient pas parvenus à s'entendre sur le démantèlement du programme nucléaire nord-coréen en échange d'une levée des sanctions économiques internationales.
La Corée du Nord demeure soumise à des sanctions internationales. Plus que jamais reclus depuis la fermeture de ses frontières, il y a plus d'un an, pour se prémunir du Covid-19.(ats)