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Sites préhistoriques genevois classés par l'UNESCO
Le Comité international de l'UNESCO a décidé de classer une centaine de sites préhistoriques autour des Alpes en tant que patrimoine mondial. L'UNIGE a pris une part importante à ce processus de classement. En effet, le Groupe de recherche en archéologie préhistorique de l'Institut Forel a été mandaté depuis de nombreuses années par les cantons de Genève et de Vaud pour réaliser l'étude et l'inventaire de ces sites palafittiques sur les rives des lacs de Neuchâtel, de Morat et du Léman.
Parmi les 111 établissements littoraux de l'arc alpin proposés au classement en tant que patrimoine mondial, la Suisse figure en bonne place, avec 56 sites, principalement situés sur le plateau. Le canton de Genève est aussi bien représenté, car une quinzaine de stations littorales sont présentes sur les rives du canton, dont trois ont été retenues pour satisfaire aux critères de l'UNESCO. La participation des cantons de Genève et de Vaud représente près du quart (23%, 13 sur 56) des sites littoraux de Suisse, retenus dans le projet UNESCO.
L'élaboration du dossier de candidature a permis au groupe de recherche de l'UNIGE de préciser et de compléter les données scientifiques sur les sites des cantons de Genève et de Vaud. Les scientifiques ont ainsi pu approfondir les connaissances sur des établissements menacés. Ils poursuivent actuellement la fouille de sauvetage de la station littorale du Plonjon, dans la rade de Genève, pour le compte de l'Etat de Genève (DCTI et DIM, projet 2009-2012).
Les particularités des sites littoraux, nommés dès leur découverte "stations lacustres" ou "palafittes" (d’après l’italien "palafitte": pieux plantés), constituent un handicap pour leur interprétation, car ils sont attribués très tôt à une "population lacustre", opposée à celles représentées par les sites terrestres. Cette caractéristique assurera leur immense popularité, diffusée par une imagerie très riche produite par les peintres et illustrateurs les plus célèbres de l’époque. Mais, surtout, elle accréditera pour de nombreuses décennies, l’idée qu’il s’agit d’une civilisation à part, homogène au plan culturel, malgré une évolution technologique qui montre le passage de l’âge de la Pierre à l’âge du Bronze.
Les études plus récentes montrent que les habitats des bords de lacs ou de zones humides n'appartiennent pas une culture unique mais à une trentaine de groupes différents du Néolithique à l’âge du Bronze, présents entre 5000 et 500 av. J.-C. dans les pays de l’arc alpin, avec des modes de construction d'habitats très variés.28 juin 2011
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