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L’essaimage se produit généralement à la saison favorable, généralement avant les miellées ou après (au milieu du printemps ou au début de l’été), ce qui a permis à la colonie-mère prise de « la fièvre d’essaimage » de se développer à nouveau de construire la nouvelle ruche et constituer des provisions. Dans les semaines précédentes, une dizaine de larves a été nourrie à la gelée royale pour devenir des reines. Les ouvrières donnent des petits coups de tête à la reine et cessent de la nourrir, lui signalant l’essaimage imminent. Maigrissant, elle peut désormais marcher alors que les ouvrières devenues moins actives se gorgent de réserves de miel, que leurs glandes à cire se développent et que de petites plaques de cire apparaissent sur leur abdomen, étant prêtes à construire de nouveaux gâteaux de cire alvéolaires dans la future ruche. Les éclaireuses donnent le signal de départ lorsque le temps est chaud et ensoleillé et que le début de métamorphose des larves royales en chrysalides a commencé. C’est l’ancienne reine qui accompagne l’essaim juste avant la naissance de celles qui la remplaceront, ces princesses pouvant combattre à mort pour devenir la nouvelle reine-mère qui hérite de la ruche. S’il ne fait pas trop froid, la reine peut être suivie par d’autres jeunes reines, il s’agit alors d’un essaim dit secondaire, tertiaire, etc. L’essaim (nuage qui peut atteindre une vingtaine de mètres de long, constitué des deux tiers de la colonie-mère) se fixe à un objet quelconque, le plus souvent une branche à quelques dizaines de mètres de la ruche qu’il vient de quitter. Des éclaireuses exécutent la danse de l’essaim et une partie d’entre elles (5 % de l’essaim) quadrillent une surface d’environ 70 km2 à la recherche du bon site pour établir la nouvelle colonie. Dans le cas où elles ne trouvent pas d’emplacement convenable, il peut arriver qus l’essaim reste à l’endroit où il est accrochés. Une fois l’essaim définitivement fixé, les ouvrières bâtissent des cires, où elles ne tardent pas à déposer du miel et où la reine ne tarde pas à pondre, afin d’assurer le renouvellement des générations le plus vite possible.
L’essaimage est le mode naturel de reproduction et dispersion dans l’espace des colonies d’abeilles.
L’essaimage est un mode de reproduction naturel des colonies. Il n’est cependant pas apprécié des apiculteurs qui perdent ainsi, en quelques minutes, la moitié d’une colonie… et une grande partie de la récolte de miel (les abeilles restantes vont se concentrer sur l’élevage de nouvelles larves afin de regarnir leurs rangs avant de pouvoir se remettre à stocker du miel en abondance). Les apiculteurs cherchent donc a être attentifs à tous les signes précurseurs et préfèrent, souvent, procéder artificiellement à ces séparations en créant de jeunes colonies (de faible nombre d’abeilles), afin de limiter la fièvre d’essaimage et ne pas perdre la récolte de miel.
Un essaim primaire de bonne taille et récupéré rapidement peut produire de grandes quantités miel !