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Les reptiles indigènes sont en mauvaise posture
Les populations de reptiles en Suisse ne cessent de diminuer. La situation est particulièrement critique pour la couleuvre à collier et la couleuvre d'Esculape. Les amphibiens s'en sortent un peu mieux, les mesures de protection ayant partiellement freiné leur déclin.
L'Office fédéral de l'environnement (OFEV) a publié jeudi les listes rouges actualisées pour les deux classes d'animaux, les reptiles et les amphibiens.
Il en ressort que plus de 80% des seize espèces de reptiles indigènes en Suisse figurent sur la liste rouge, conformément aux critères définis par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Comparée aux pays voisins, la Suisse présente une proportion particulièrement élevée de reptiles menacés.
Le déclin s'est particulièrement accéléré pour la couleuvre à collier et la couleuvre d'Esculape. La diminution prononcée des observations dans les zones de contrôle est notamment liée à la disparition de petites structures comme les étangs, les haies, les lisières étagées, les tas de pierres et les murets, écrit l'OFEV.
Serpents fortement menacés
En Suisse, la couleuvre vipérine et la cistude d'Europe, une tortue, sont menacées d'extinction. Toutes les autres espèces de serpents sont fortement menacées: outre la couleuvre à collier et la couleuvre d'Esculape, aussi, entre autres, la couleuvre verte et jaune, la couleuvre tessellée ainsi que la vipère aspic et la vipère péliade.
Selon l'OFEV, les pertes d'effectifs montrent qu'il faut absolument conserver et recréer des habitats diversifiés avec de petites structures dans toute la Suisse.
Lueur d'espoir pour les amphibiens
Pour les amphibiens, la situation ne s'améliore que légèrement. Sur les 19 espèces évaluées, quinze sont sur la liste rouge, selon les critères de l'UICN. Le pourcentage d'espèces menacées reste pratiquement inchangé par rapport à la dernière liste rouge de 2005.
Les mesures de protection ont permis de freiner le déclin de la plupart des espèces. L'entretien ciblé des zones de reproduction existantes et la création d'étangs temporaires ont conduit à des succès locaux.
Si les efforts se poursuivent, il y a une chance, selon l'OFEV, que les effectifs des amphibiens repartent à la hausse. Mais ce qui est le cas localement devrait être visé à l'échelle nationale. De nombreux amphibiens dépendent encore fortement de ces mesures de protection.
ats