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Considérée comme un facteur de risque cardiaque des temps modernes – lié notamment au tabac, à l’alcool et à un mauvais régime alimentaire - l’athérosclérose touchait déjà les hautes classes sociales de l’Ancienne Egypte, comme l’ont montré des cardiologues et égyptologues américains et égyptiens (JAMA 2009;302:2091-4).
Seize momies de personnages de statuts socio-économiques importants tels que prêtres, nourrices royales ou ministres, dont la plus ancienne est datée de 1530 av. J-C environ, ont été passées aux rayons X. Elles présentaient des tissus cardiovasculaires identifiables, cœur et artères. Neuf d’entre elles présentaient des lésions d’athérosclérose, aussi bien les femmes que les hommes, et principalement ceux morts après 45 ans. Les CT-scans ont en effet révélé la présence de dépôts d’hydroxyapatite de calcium. Or, il s’agit d’un indicateur de la calcification qui advient lors d’une athérosclérose avancée. On ne peut en revanche confirmer que cette pathologie ait été à l’origine des décès.