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Réponse : Oui, à l’exception de quelques espèces Les cours d’eau, lacs, mers et océans comptent quelque 28'000 espèces de poissons, dont 42 % évoluent en eau douce et 58 % en eau salée. La quantité d’eau absorbée varie en fonction de ces deux milieux: si un poisson d’eau de mer ne boit pas, il meurt mais si un poisson d’eau douce boit trop, il éclate. La faute à qui ? A l’osmose, phénomène physique qui veut que l’eau passe du milieu le moins concentré en sel à celui le plus concentré. Or, l’eau de mer est trois fois plus concentrée en sels minéraux que le corps du poisson. L’eau à donc tendance à s’échapper à travers ses branchies, qui se comportent telle une membrane perméable. Pour compenser cette déshydratation, le poisson d’eau salée boit beaucoup (10 à 30 ml/100 g/jour). Le poisson d’eau douce est à l’inverse plus « salé » que le liquide dans lequel il baigne. L’eau pénètre donc constamment dans son organisme et le poisson doit éviter de la retenir au risque de gonfler jusqu’à éclater. Il boit donc très peu : 1 à 5 ml/100g/jour. Pour maintenir cette osmose – ne dit-on pas «comme un poisson dans l’eau ? » - les poissons de mer excrètent une urine très concentrée mais peu abondante et leurs branchies évacuent le trop-plein de sel. Alors que les poissons d’eau douce urinent beaucoup et pompent des sels par les branchies et en réabsorbent par les reins. Enfin, comme la nature aime les exceptions, les requins et les raies ne boivent pas. Ils équilibrent leur pression osmotique en augmentant leur concentration interne en urée. Une façon de devenir aussi « salés » que l’eau de mer et de rejeter autant d’eau qu’ils en absorbent. Enfin, les saumons et anguilles, qui alternent entre mer et rivière, savent s’adapter au milieu et sont tour à tour assoiffés ou sobres.