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Est-ce normal ? Est-ce sain ? Et comment composer avec votre intérêt pour le travail lorsque celui-ci a un impact négatif sur les autres parties de votre vie ?
Un accro du travail n’est pas simplement quelqu’un qui aime son travail ou qui réussit dans son domaine. Un accro du travail travaille compulsivement, souvent au détriment des relations avec la famille et les amis, et sans se préoccuper de lui-même. Le mot « workaholic », en anglais, a été créé en 1971 par le psychologue Wayne E. Oates, qui a décrit ce comportement comme « un besoin incontrôlable de travailler sans relâche », et il peut avoir un effet considérable sur chaque partie de votre vie.
Vous avez du mal à déconnecter ?
Vous vérifiez votre messagerie professionnelle de manière compulsive ?
Vous sentez-vous anxieux de ne pas travailler tous les jours ?
Le travail vous empêche-t-il de faire des choses qui vous rendent heureux ?
Si tel est le cas, vous pourriez être un accro du travail. Heureusement, vous pouvez prendre des mesures pour tenter de retrouver un équilibre sain entre le travail et le reste de votre vie. Mais n’oubliez pas, la dépendance au travail peut être une maladie complexe : il est important d’obtenir l’aide d’un professionnel si vous vous sentez dépassé ou préoccupé par votre santé physique ou mentale.
Comment puis-je vaincre la dépendance au travail ?
Vous craignez que le travail l’emporte sur tout le reste ? Voici quelques moyens simples de rétablir votre équilibre entre vie professionnelle et vie privée.
Fixer des limites
Cela semble simple, mais quand on est accro du travail la ligne entre le travail et la maison est très fine. Jusqu’à quelle heure est-il raisonnable de lire ses mails et d’y répondre ? Quelle part de votre temps devez-vous consacrer à des activités non professionnelles dans la semaine ? Quand devriez-vous faire une pause et combien de temps celle-ci devrait-elle durer ? Concluez un contrat avec vous-même et engagez-vous à l’appliquer. Vous pourriez être surpris de la vitesse à laquelle vous adopterez de nouvelles habitudes et du peu d’impact que répondre à vos emails au milieu de la nuit a sur votre travail en général.
Comprendre vos plus grands facteurs de stress
La plupart des accros du travail ont un facteur de stress spécifique ou un ensemble de facteurs qui exacerbent leur compulsion à travailler. Il peut s’agir d’une personne, d’une activité, ou d’un scénario. Prenez le temps de réfléchir à vos facteurs de stress et élaborez un plan pour les gérer de manière efficace. En formulant une réponse à tête reposée, vous pouvez éviter des comportements malsains à l’avenir.
Parler à votre supérieur
Un bon supérieur ne désire pas que son employé soit anxieux ou inquiet à propos du travail. Et il ne veut certainement pas qu’il travaille jusqu’au burnout. Si vous vous sentez à l’aise pour le faire, confiez-vous à votre supérieur à propos de vos préoccupations. Dévoiler vos inquiétudes peut vous
aider à définir les domaines clés à changer et apporter à votre supérieur les éléments nécessaires pour vous soutenir efficacement.
Paradoxalement, la dépendance au travail ne va probablement pas vous rendre meilleur à faire votre travail. L’épuisement et le burnout peuvent être néfastes à l’atteinte de résultats fiables et de haut niveau. Alors, calmez-vous, respirez, et réévaluez ce que le travail signifie pour vous. Cela pourrait améliorer votre état de santé, vous rendre plus heureux et augmenter vos performances au travail.