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Quelque 25 Suisses séjournaient au Swissôtel au moment de la prise d'otages. Plus de la moitié d'entre eux ont pu rester dans leur chambre tout au long de la crise.
Soulagement pour la centaine d'otages du Swissôtel. Lundi en début d'après-midi, peu après le dénouement pacifique de l'opération commando des indépendantistes tchétchènes, certains avaient déjà repris leur visite d'Istanbul.
Une heure après la fin de la prise d'otage, le consul général de Suisse à Istanbul a pu se rendre à l'intérieur de l'hôtel. Selon Klaus Bücher, la majorité des clients de nationalité helvétique n'ont pas été directement touchés par cette affaire. Ils sont restés dans leur chambre pendant toute la durée de la crise.
Sur les 25 Suisses qui séjournaient dans cet établissement de luxe, 10 au moins ont été pris en otage: les 9 membres de l'équipage de Swissair et le directeur du Swissôtel lui-même.
Selon le consulat de Suisse, les preneurs d'otages souhaitaient avant tout médiatiser leur cause. Ils avaient choisi le Swissôtel d'Istanbul - un établissement qui accueille de nombreux congressistes et touristes étrangers - afin de donner un écho international à leur action.
Pour mémoire,10% de la population turque a des origines caucasiennes dont tchétchènes. Par ailleurs, il existe une proximité culturelle et religieuse avec les Turcs et les Tchétchènes.
Enfin, nombre d'organisations humanitaires, parfois islamistes, ont organisé des réseaux de soutien à la population tchétchène.
Leurs initiatives échappent souvent à laTurquie, pourtant soucieuse de ne pas froisser la Russie avec laquelle elle a renforcé ses relations au cours de ces dernières années.
Ariane Bonzon, Istanbul