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L’écriture arabe, comme l’hébreu, est issue de l’alphabet phénicien. Mais la filiation en reste obscures. Elle comprend 18 lettres qui, associées à des points, en font 29. Au début de notre ère, les Nabatéens du Nord de l’Arabie utilisaient une écriture qui n’était plus phénicienne, mais n’était pas encore arabe. Les premières inscriptions proprement arabes sont apparues en Syrie dans une dédicace trilingue (grec -syriaque -arabe) datée de 512 après J.-C.
L’ère musulmane datée de la fuite de Mahomet vers Médine débute en 622. Les premiers textes du Coran ont été inspirés quelques dix ans auparavant et sont transcrits en écriture arabe vers 650. L’extension prodigieuse de l’islam à travers le monde répand l’écriture arabe en Afrique du Nord, en Asie Mineure, en Inde et en Chine orientale. L’arabe et le latin s’imposent à égalité au Moyen Age comme les deux grandes langues de culture.
Pour les musulmans, l’écriture a un caractère sacré, le prophète Mahomet a dicté la parole de Dieu sans intermédiaire. Aujourd’hui encore, dans les écoles coraniques des pays d’Afrique ou d’Asie où on parle d’autres langues, le Coran est enseigné dans son écriture arabe originelle. En raison de l’interdit religieux de représenter le visage de Dieu ou celui du Prophète, la calligraphie devint l’élément décoratif essentiel des mosquées et autres monuments. Elle constitue la base de l’art des « arabesques ». Le génie propre à cette écriture est, en effet, de se prêter aux métamorphoses.
Au cours de son histoire, l’écriture arabe a beaucoup évolué, s’adaptant aux supports et aux usages. Les calligraphes ont été amenés à créer, selon les époques et les lieux, un certain nombre de styles. En revanche, les manuscrits persans (langue indo-européenne et non pas sémitique, mais transcrite dans l’écriture arabe), contiennent les figurations de personnages.
Voici quelques exemples :