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Le Dr Helen Wambach (décédée en 1986) était une psychologue clinicienne et professeur de psychologie diplômée de l’Université de Chicago et de l’Université de l’État de Louisiane. Elle a fait d’importantes recherches sur la réincarnation par l’intermédiaire de l’hypnose régressive dans les années 1970-1980. L’étude dont il est question ici rassemblait 1088 fiches rédigées par les sujets peu après leur éveil d’hypnose régressive.
Ici, elle a demandé à ses sujets de se rappeler le moment de leur mort dans leurs vies antérieures. Elle cherchait à savoir s’il y avait des liens entre ce qu’ils racontaient et les témoignages d’expériences de mort imminente. Vous pourrez constater qu’il y a d’évidente connexions entre les deux types d’expériences. Elles semblent étonnamment présenter un même phénomène.
Les EMI
« Des gens qui ont été en état de « mort clinique » ont rapporté des expériences hors du corps survenues pendant leur coma. Des centaines de cas de ce genre ont été réunis par le Dr Moody et plusieurs autres chercheurs. D’après ces études, 10 à 25% des personnes interrogées dans le cadre de ces travaux se souviennent d’être sorties de leur corps et de s’être senties profondément apaisées et délivrées de leurs souffrances. Au cours de leur « dédoublement », ils voyaient leur corps en contrebas, avec l’équipe médicale qui s’en occupait. Ils passaient quelques temps à planer au-dessus de leur corps puis se trouvaient soudain en train d’avancer dans un tunnel au bout duquel brillait une grande lumière. Ils montaient vers cette lumière et, quand ils y arrivaient, ils étaient accueillis par des êtres chers et/ou par une figure spirituelle. Ils pouvaient s’agir d’un ange, d’un parent mort, ou de jésus. Certains de ces « morts » ont raconté qu’on leur avait enjoint de réintégrer leur corps. »
Faire l’expérience de la mort
« J’ai demandé à tous mes sujets de faire l’expérience de la mort dans l’une de leurs vies passées pour voir si leurs dires s’accordaient avec ce qui précède. Il est certain qu’une partie de mes sujets avait entendu parler de ces expériences aux frontières de la mort, mais il est peu probable qu’ils aient tous lu « La vie après la vie » du Dr Moody ou d’autres ouvrages sur ce thème [nous sommes dans les années 1970]. Je ne peux totalement écarter la possibilité qu’ils aient raconté pendant leurs transes ce qu’ils avaient lu, mais, là encore, le caractère universel de leurs expériences suggère que la connaissance préalable de la question n’aurait pu produire une telle unanimité. »
Les sentiments au moment de la mort
« Je demandais à mes sujets d’écrire aussi ce qu’ils avaient ressenti au moment de la mort – en particulier la cause de la mort et les sentiments qui l’avaient accompagnée. Je ne demandais pas s’ils voyaient une lumière, s’ils retrouvaient quelqu’un de connu ou s’ils allaient dans un tunnel, autrement dit, je ne « soufflais » pas la réponse.
[Mes études montrent] que l’expérience de la mort a été positive pour presque tous mes sujets dans leurs vies antérieures. 49% se sont sentis calmes et en paix, acceptant leur mort sans difficulté. 30% ont éprouvé des sentiments très positifs de joie et de délivrance. Enfin, environ 20% ont connu une expérience hors du corps, voyant leur corps et les gens qui l’entouraient.
Ce que disaient tous ces gens au sortir de leur transe ne laisse aucun doute quant au fait que la mort était le meilleur moment de leur voyage [/de leur régression hypnotique]. Encore et encore, ils répétaient à quel point c’était bon de mourir et quelle sensation de délivrance ils éprouvaient après avoir quitté leur corps. Même les sujets qui, avant de venir dans un de mes groupes, m’avaient confié leur profonde peur de la mort m’ont dit que cette expérience si positive les en avait délivrés. »
Une délivrance
« Mourir, c’était comme la délivrance, comme de rentrer chez moi. Quand j’ai quitté mon corps et que j’ai flotté en montant vers la lumière, j’ai eu l’impression qu’un terrible fardeau avait été ôté de mes épaules. Je sentais de la sympathie pour ce corps dans lequel j’avais vécu mais c’était si bon d’être libre ! » Cette citation est typique de ce que j’ai pu lire dans les réponses à la question sur la mort.
Ce que mes sujets éprouvaient au moment de la mort était si fort que cela se manifestait dans leurs corps présents. « Des larmes de joie me sont montées aux yeux quand vous nous avez emmenés au moment de la mort, a dit l’un d’eux. Je sentais les larmes qui coulaient sur les joues de mon corps de maintenant mais tout mon corps se sentait si léger après la mort ».
Peu de tristesse
« 10% des sujets se sont sentis bouleversés ou tristes de mourir. Ces sentiments étaient dus soit à la façon dont ils mouraient, soit aux gens qu’ils laissaient derrière eux. Ils se montraient très surpris de sortir de leur corps et tentaient d’entrer en contact avec leurs proches. Une femme qui était morte en couches dit : « Je me sentais si triste de laisser mes deux enfants derrière moi ! Je m’inquiétais de savoir qui allait s’en occuper et je restais près de mon corps en essayant de consoler mon mari ». [voir aussi dans ce cadre le témoignage de Samantha Jungen]
Quelques personnes se sont dites affectées par le chagrin des autres à leur mort. Ils ne se sentaient pas tristes pour eux-mêmes mais pour ceux qui restaient.
Les morts accidentelles
« Mourir représentait également une expérience perturbante dans les cas de morts accidentelles ou violentes, souvent à un âge peu avancé. Par exemple : « Je traversais la rue en courant et j’ai été renversé par une voiture. J’avais l’impression de continuer à courir et, en même temps, je savais parfaitement que j’étais mort. Alors je me suis senti abandonné, perdu, parce que je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. Pour finir, je me suis retrouvé dans l’obscurité et ensuite, j’ai vu une lumière brillante. A ce moment, j’ai commencé à traverser les ténèbres comme une flèche en montant vers la lumière. »
D’autres, parmi ces sujets, étaient morts à la guerre : « Je me battais et mon corps s’est effondré. Je continuais à me battre mais apparemment sans que cela ait aucune conséquence pour les gens autour de moi. J’étais toujours sur le champ de bataille mais j’ai été rejoint par d’autres soldats qui venaient d’être tués. Je n’arrivais pas à me détacher de cette scène »
Le passage vers une autre dimension
« Environ 25% des sujets ont fait état d’une brève phase d’obscurité suivie de lumière. Un plus grand nombre, environ les 2/3, s’est senti s’envoler très loin de son corps dans un monde rempli de lumière où ils étaient accueillis par d’autres personnages avec un sentiment de fraternité immédiat.
L’un de ceux-ci a dit : « Je suis monté très haut dans le ciel après avoir laissé mon corps. Je ne voulais pas regarder en arrière. J’ai eu ensuite l’impression d’être entouré des gens qui me félicitaient. J’avais l’impression de rentrer chez moi et j’en étais très heureux. Il y avait de la vie autour de moi ».