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Le choléra est une maladie infectieuse intestinale due à une bactérie qui se déclare par un début aigü et des diarrhées liquides accompagnées de vomissements. Les évolutions bénignes sont fréquentes, mais en cas d’évolution grave, le malade risque de se désecher rapidement suite à l’importante perte de liquide. Autrefois, la mortalité atteignait jusqu’à 60%. Faute de traitement approprié, avec la bactérie actuellement prédominante, la mortalité se situe encore aux environs de 30%, avec une thérapie appropiée, elle descend en-dessous de 1%. Dans les pays qui respectent un standard d’hygiène de base, le cholera ne représente plus de menace aujourd’hui, mais il le reste pour certains pays en voie de développement.
Au cours du 19e et 20e siècles, il y eut sept pandémies, qui partaient toutes d’Asie et dont cinq ont atteint l’Europe. La dernière pandémie a pris en 1961 son origine en Indonésie et s’est répandue en Afrique et en Amérique.
Ces dernières années, les épidémies de choléra ont sévi de préférence en Afrique et en Asie.
Depuis plusieurs décennies, on enregistre en Europe (comme en Amérique du Nord) seulement des „cas importés“. Il s’agit de voyageurs qui se sont infectés sur d’autres continents. Leur nombre est cependant minime et se limite dans la plupart des pays au maximum à une ou trois personnes.
Propagation d'une maladie touchant un grand nombre des personnes d’une maladie dans une région délimitée durant une période limitée (limitée au point de vue géographique et temporel).
Manifestation durable ou répétée d’une maladie dans une région géographique délimitée (région endémique). L’agent pathogène est présent en permanence dans cette région.
Propagation d’une maladie infectieuse à une multitude de pays ou de continents, parfois au monde entier, pendant un temps déterminé.
L’organisme est exposé aux influences de l’environnement, par exemple aux agents pathogènes, aux substances nocives en tout genre ou aux rayonnements.
La période entre le moment de la contamination par des agents pathogènes jusqu'à l'apparition des premiers symptômes.
Substance toxique produite par des micro-organismes, plantes ou animaux.
Les agents pathogènes sont des bactéries, anciennement le vibrion cholérique, actuellement différents sous-types comme le Vibrio el Tor. Les bactérieues du choléra se propagent principalement suite à l’ingestion d’eau polluée par des déjections humaines ou par des aliments. Il est important de savoir que des personnes infectées, même s’ils ne présentent pas de signes de maladie, peuvent éliminer les germes pendant 7 à 15 jours et même plus et contribuer ainsi à l’apparition de l’épidémie.
Une fois pénétré dans l’organisme, l’agent pathogène se multiplie dans l’intestin grèle, y provoque au bout de quelques heures ou de quelques jours une inflammation en produisant une entérotoxine (toxine cholérique) qui altère la paroi de l’intestin grêle en le forçant à évacuer davantage de liquide et de sodium.
L'acide chlorhydrique de l'estomac et le système de défense de la personne infectée représentent ensemble une barrière efficace. Chez les personnes saines, seule une grande quantité de bactéries provoque la maladie et le risque pour les touristes au comportement prudent est relativement minime. Ce sont les personnes sous-alimentées, aux défenses immunitaires affaiblies et les personnes âgées, en particulier les personnes vivant dans des conditions d’hygiène déplorables ainsi que les nourrissons qui courent le plus grand danger.
Sous nos latitudes, les maladies infectieuses avec diarrhée n’ont rien à voir avec le véritable choléra ou très rarement („cas importés“, voir plus haut). Ces entérites ont la plupart du temps pour origine des virus, des salmonelles ou d’autres bactéries.
Il existe des formes bénignes de choléra qui ne se différencient guère des simples diarrhées à côté de cas graves et mortels. On suppose que 80 à 85% des personnes infectées ne présentent que très peu ou pas de symptômes du tout.
La période d’incubation est très courte, elle dure quelques heures à cinq jours. Après l’infection la maladie se déclare brutalement par des spasmes intestinaux et des diarrhées, accompagnées de malaise et de vomissements comprenant du sang et de la bile. En règle générale, la fièvre est absente. Dans les formes graves, l’intestin effectue jusqu’à 30 émissions de liquide par jour. Des glaires sont souvent mélangées aux selles („selles sous forme d’eau de riz“). Le danger réside dans l’importante perte de sodium et de liquide avec la déshydratation qui s’ensuit, qui peut entraîner la mort en quelques heures. Voici les conséquences de cette déshydratation:
En cas de diarrhées ou de gastro-entérite dont l’origine est inconnue, il ne faudrait pas prendre sans avis médical des médicaments qui retardent l’activité des intestins, car ils empêchent l’élimination des bactéries et de leurs toxines ce qui peut encore aggraver l’évolution de la maladie.
Les médicaments contre les vomissements et les diarrhées peuvent provoquer chez les enfants des effets secondaires désagréables, en partie même très graves. Il vaut donc mieux renoncer à l’administration de tels remèdes.
Il faut appeler le médecin au premier soupçon de choléra. Le diagnostic définitif sera établi sur la base d’analyses bactériologiques des selles et des vomissements. Un apport en liquide pratiqué à temps ainsi qu’une antibiothérapie appropriée, si nécessaire sous forme d’infusion, permettent une évolution favorable.
Le choléra fait partie des maladies soumises à quarantaine; il faut isoler les malades afin d’éviter la propagation de la maladie. Il existe en Suisse et aussi au niveau international (OMS) une obligation de signaler les cas de maladie.
Il existe une vaccination qui est recommandée avant tout voyage dans certains pays (régions endémiques), en particulier pour les personnes exposées ou menacées (touristes avec sac à dos, employés des organisations d’entraide, personnes affaiblies et celles souffrant de maladies gastro-intestinales chroniques). Cette vaccination n’offre pas de protection durable et sûre et doit être renouvelée tous les six mois lorsque les risques persistent ou se répètent. L’OMS ne recommande pas cette vaccination de manière systématique, mais signale avec insistance les mesures de précaution mentionnées plus loin (prophylaxie d’exposition). L’élément déterminant réside dans l’observation de mesures d’hygiènes personnelles surtout en ce qui concerne l’utilisation prudente de l’eau potable et des denrées alimentaires: