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Le Parti communiste de Cuba (PCC) s'est réuni samedi pour promouvoir en son sein un "changement de mentalité" réclamé par le président Raul Castro pour soutenir ses réformes économiques. Cet effort vise avant tout à "garantir la pérennité" du socialisme cubain a-t-il toutefois souligné.
Les 811 délégués à cette conférence - qui doit se clôturer dimanche - ont pour difficile tâche de réformer le PCC, parti unique tout-puissant à Cuba, à la demande d'un président qui ne cesse de dénoncer la bureaucratie, l'inertie et la corruption qui freinent ses réformes.
"Ou nous changeons ou nous coulons, et couleront avec nous les efforts de générations entières", a averti Raul Castro en convoquant cette conférence, sorte de congrès extraordinaire, la première depuis la fondation du parti par Fidel Castro en 1965, alors que les congrès sont convoqués normalement tous les cinq ans.
Mandat de cinq ans
Un document de travail, publié en octobre, a été soumis à discussion au sein des cellules du parti, regroupant quelque 800'000 militants, sur 11,2 millions d'habitants. Environ 65'000 réunions ont permis de modifier 78 des 96 propositions et d'en ajouter cinq, selon les informations officielles communiquées lors de la préparation de la conférence.
Une des mesures phares est la limitation à deux fois cinq ans des mandats des responsables, y compris ceux de Raul Castro lui-même qui, à 80 ans, est président du Conseil d'Etat, du Conseil des ministres et premier secrétaire du PCC.
Le rajeunissement des cadres est un des problèmes dénoncés régulièrement par le président cubain qui avait regretté que le pays n'ait pas su préparer de nouveaux dirigeants appelés à succéder à la génération "historique" de l'avènement de la Révolution en 1959.
ATS