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Avec la mise en conformité avec les exigences de l'Annexe 6, Part II de l’OACI et avec la mise en vigueur des règles Part-ORO de l’AESA, l’existence d’un système SMS est devenu obligatoire pour tout exploitant commercial européen depuis octobre 2014 dans le cadre d'un système de gestion intégré (MS).
De plus, les exploitants non commerciaux basés en Europe auront jusqu’en août 2016 pour se conformer aux nouvelles normes Part-NCC. Les directions de l’aviation civile des Territoires d’Outre-Mer Britanniques, de San Marin et d'Aruba exigent déjà l’existence d’un SMS. Récemment l'île de Man vient d'indiquer qu'elle va également se soumettre aux exigences de l'OACI en matière de SMS
Il existe des préconceptions quant à la façon dont la sécurité s’intègre, en termes de priorités, dans le cadre des objectifs stratégiques et commerciaux d’un exploitant aéronautique. Cela a généré l’idée largement admise de la sécurité avant tout.
En réalité, la gestion de la sécurité n’est qu’un procédé organisationnel parmi d’autres pour aider une entreprise à atteindre ses objectifs commerciaux et à assurer une prestation de service. La gestion de la sécurité devrait être considérée comme une activité d’affaire comme une autre, au même titre que la gestion financière, la gestion des ressources humaines ou la gestion juridique. Dans cette optique, le défi principal auquel une entreprise est effectivement confrontée consiste à maintenir en permanence un équilibre entre les objectifs de production et les objectifs de protection.
La planification et la mise en oeuvre d’un système de gestion de sécurité peuvent s’avérer être une entreprise complexe. Une planification minutieuse et une évaluation correcte des ressources doivent impérativement être accomplies afin de créer un système intégré dans lequel tous les éléments s’associent ensemble.