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Description du produit
La peinture constitue chez Luchino Visconti un véritable principe de style, et son cinéma ne peut se comprendre pleinement que si l’on tient compte des liens qu’il tisse avec l’art pictural. Laurent Darbellay met en évidence les modes d’apparition du pictural chez Visconti, ce qu’il convient de nommer les effets picturaux. Les interactions entre le cinéma et la peinture se déploient selon une logique de réappropriation: la peinture n’est pas «plaquée» sur l’image cinématographique, elle s’y intègre, dans le respect des spécificités des deux arts. Sont considérés les liens entre les effets picturaux viscontiens et quatre genres traditionnels de la peinture: le portrait, la scène de bataille, le paysage et la nature morte. L’analyse des interactions entre les effets picturaux et la narration amène à identifier tout un jeu de mises en abyme, à reconnaître leur valeur dramatique à certaines situations narratives, et à mesurer, par la suspension de l’action, l’émergence de situations descriptives, voire contemplatives.
Laurent Darbellay enseigne à la faculté des Lettres de l’Université de Genève.