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Ce qui comptera encore dans 100 ans
La plupart d'entre nous sous-estiment l'influence que nous avons sur les enfants et les jeunes. Ils nous observent et apprennent de nous bien plus que nous ne le pensons... Moïse a dit : "Interrogez vos pères et ils vous le diront, demandez aux vieillards et ils vous l'apprendront" (Deutéronome 32.7). C'est le rôle naturel que Dieu a confié aux parents et aux anciens d'avoir une influence positive sur les enfants. Je ne sais si vous faites la même expérience, mais en ce qui me concerne, je me vois dans mes propres enfants, - mes manières, les façons dont je parle ou j'agis et, ce qui est le plus important, mes échelles de valeurs. L'importance de l'influence que j'ai eue sur mes trois filles me fait presque peur. L'essentiel, bien sûr, c'est que nous les adultes soyons les modèles que Dieu voulait que nous soyons.
Martin Luther a écrit : "Il n'est aucun animal, pourtant dépourvu de raison, qui ne veille pas sur ses petits et ne leur apprenne pas ce qu'ils doivent savoir, sauf l'autruche, dont Dieu a dit : L'autruche abandonne ses œufs dans la poussière et laisse au sable chaud le soin de les couver. (...) Elle est sans cœur pour ses petits comme s'ils n'étaient pas les siens et elle ne s'inquiète pas d'avoir peiné en vain" (Job 39.14-16). Si nous négligeons notre principale raison de vivre, c'est-à-dire prendre soin des jeunes qui nous suivent, à quoi cela nous servirait-il de posséder et de faire tout le reste, de devenir de parfaits saints ?
Ce qui comptera dans une centaine d'années pour les générations futures de vos familles et de la mienne n'aura pas grand-chose à voir avec l'argent que nous aurons gagné, mais bien plutôt avec le genre de personnes que nous étions.
Par Dr Paul A. Kienel