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Giffle pour le ministère public zurichois: il doit retravailler et compléter l'inculpation de Rudolf Elmer. La Cour suprême du canton de Zurich en a décidé ainsi jeudi, au premier jour du procès en appel de l'ancien cadre de la banque Julius Bär.
Auparavant, le ministère public avait réclamé dans son réquisitoire une peine de douze mois de prison avec sursis de trois ans contre Rudolf Elmer. A ses yeux, l'ancien cadre de la banque Julius Baer n'est pas un "Robin des Bois" mais un "ex-employé frustré mû par un obscur désir de vengeance". La défense a pour sa part plaidé jeudi pour une peine pécuniaire maximale de 35 jours-amendes à 30 francs avec sursis.
En première instance, au mois de janvier, Rudolf Elmer avait été reconnu coupable de violation répétée du secret bancaire, de tentative de contrainte et de menace envers son ancien employeur. Il avait été condamné à 240 jours-amendes à 30 francs (7200 francs) avec sursis de deux ans.
L'ancien banquier, à la tête de la filiale de Julius Bär dans les Iles Caïmans pendant huit ans, avait été licencié en 2002 pour "désaccords". Suite à son licenciement, il avait transmis des documents confidentiels à l'administration fiscale, à des médias ainsi qu'à WikiLeaks à partir de 2007.
Le problème qui a poussé le Tribunal cantonal à renvoyer la plainte, est que personne, à part M. Elmer et la banque Julius Bär, ne sait en quoi consistent les documents confidentiels incriminés.
Plainte pénale retirée
Rudolf Elmer a par ailleurs annoncé en début de procès avoir retiré sa plainte pénale pour contrainte, menaces et lésions corporelles contre Julius Bär. Rudolf Elmer n'a pas voulu dire jeudi si la banque lui a versé de l'argent pour qu'il retire sa plainte.
Le Tribunal fédéral avait encore donné raison à Rudolf Elmer dans cette affaire en mars dernier.
Une troisième procédure impliquant l'ancien banquier est par ailleurs toujours en cours. Rudolf Elmer est soupçonné ici d'infraction à la loi bancaire pour avoir remis deux nouveaux disques de données au fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, en janvier 2011.
ATS