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Quelle réponse aux initiatives anti-business?
Le rejet des initiatives populaires dommageables dépend avant tout de la crédibilité de leurs opposants.
Depuis plusieurs années, mais aussi au fil des cinq à six dernières décennies, la Suisse vit une multiplication d'initiatives populaires plus ou moins dommageables remettant en question les principes d'une économie libérale. Alors que la plupart de ces initiatives sont généralement très largement balayées par les votants, certains «accidents» récents, comme les dispositions sur les rémunérations jugées excessives, l'immigration dite de masse ou les résidences secondaires ont néanmoins trouvé un écho favorable au sein d'une majorité. Or ces textes remettent en cause la liberté de contrat, la garantie de la propriété ou encore la liberté organisationnelle d'entreprises cotées.
La réponse à cette évolution peut-elle consister à augmenter le nombre de signatures nécessaires à l'aboutissement d'une initiative populaire ou à procéder à d'autres ajustements institutionnels? Dans une brève analyse en comparaison historique du nombre d'initiatives anti-business et de leur taux d'approbation, Fabio Cappelletti et Roy Gava, de l'Université de Genève, trouvent que c'est ailleurs que doivent se focaliser les efforts.
Les succès récents de certaines initiatives anti-business ne dépendent pas d'une augmentation exponentielle de leur nombre, mais d'une diminution du filtre exercé par les votants. Par conséquent, réduire le nombre d'initiatives ne serait pas garant d'un nombre plus exigu d'initiatives acceptées. Toute stratégie face aux initiatives anti-business devrait se concentrer plutôt sur la reconstruction de la confiance de la population envers les milieux économiques.
Lire l'article:
«Un regard analytique sur les initiatives anti-business» (3 pages, PDF)
26 mai 2015