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« Taux d’intérêt technique », « degré de couverture », « part d’actions », « espérance de vie », « redistribution », « impasse financière » – écouter des cadres de caisses de pension et journalistes spécialisés revient à devoir « digérer » un grand nombre de termes techniques. Le profane, qui va tôt ou tard être à nouveau intégré au processus décisionnel en tant qu’électeur, a toutefois déjà de la peine à différencier système de répartition et système de capitalisation ou à expliquer ce qu’est la primauté des prestations ou des cotisations.
Rien de nouveau, puisque le Conseil national, dans les années 1970, était lui-même déjà dépassé par ces questions. En tous les cas, le Conseil des États a renversé l’ouvrage du Conseil national dès que son tour fut venu. Le système n’aurait pas pu être financé.
Or, l’idée de la prévoyance vieillesse est de prime abord très simple : l’économie a pour mission de prendre soin des personnes qui ne sont pas encore ou qui ne sont plus dans la vie active. Des allocations pour enfants sont versées, des écoles, construites et des rentes vieillesse et invalidité, allouées. Mais quelle est « l’interface » ou la « pompe à essence » depuis laquelle un peu du cycle de création de valeur du système économique est reversé aux personnes qui n’exercent plus d’activité lucrative (limitons-nous à ce groupe) ?
Il y a 50 ou 100 ans, la réponse était évidente, puisque la création de valeur était alors liée au déploiement d’un grand nombre de travailleurs : des cotisations allaient être retenues sur le salaire. Prenons un exemple clair : lorsque l’AVS a été instaurée après la Seconde guerre mondiale, l’agriculteur qui devait récolter son foin était assisté d’une demi-douzaine de personnes : l’une conduisait le cheval, l’autre se trouvait perchée sur le char à foin, deux autres lui jetaient le foin avec leur fourche et deux autres encore (souvent des femmes ou des enfants) ratissaient derrière le char. Six personnes travaillaient alors, et aujourd’hui, il n’y en plus qu’une seule, assise sur son tracteur. Voilà ce qu’on appelle la rationalisation. En principe, six personnes versaient alors des cotisations salariales à la prévoyance vieillesse – et seulement une seule aujourd’hui. La remorque autochargeuse ne compte pas.
Ces changements ont-ils incité les milieux politiques ou les experts à revoir le système ? Pas du tout. Le fait que l’on finance en complément l’AVS avec des pourcentages de TVA est aujourd’hui largement ressenti comme une rupture systémique. Le fait que la remorque autochargeuse pourrait aussi compter n’est pas remis en question, bien que ceci soit malgré tout pratiqué dans les faits. Supposons qu’il existe un fonds « char à foin » qui finance la remorque autochargeuse et qui est mis à disposition (comme c’est le cas pour les banques de machines dans les coopératives agricoles ou une société européenne de financement de matériel ferroviaire), les institutions de prévoyance professionnelle pourraient acquérir des parts de fonds de placement et verser des rentes grâce aux recettes. C’est exactement ce que l’on fait dans le 2e pilier. Il est donc faux de prétendre que le capital ne contribue pas à la prévoyance vieillesse.
Ce qui complique l’idée esquissée précédemment est surtout le décalage entre le paiement et le versement introduit avec le 2e pilier resp. le système de capitalisation. Soudain, il faut « stocker » l’argent, et diverses hypothèses pouvant se réaliser sur plusieurs décennies doivent être envisagées, surtout en ce qui concerne le développement économique, l’évolution des taux, etc.
Une autre hypothèse se retrouvant actuellement souvent au centre du débat est l’espérance de vie. Vivre plus longtemps, c’est bénéficier plus longuement d’une rente. Cela concerne, du moins de prime abord, aussi bien le 1er que le 2e pilier de manière identique. Si le 1er pilier est alimenté par la bonne « interface », cela ne doit pas poser problème. Car tant que le performance économique (PIB) par habitant augmente ou du moins est stabilisée, ce qui est actuellement le cas indépendamment du vieillissement et du pourcentage croissant de chômeurs (réfugiés), le financement des rentes est garanti (ou peut l’être).
Il reste à formuler des hypothèses concernant le développement économique : il est évident qu’aucun système de rentes ne peut fournir plus sur la durée que ce que l’économie donne. Il faut donc intégrer ici un élément de contrôle liant l’évolution des rentes à l’évolution économique, idéalement avec un volant de fonds propres suffisant pour éviter les durcissements.
Le conseiller national radical et industriel A.C. Brunner (Landis & Gyr) a constaté au cours des débats des années 1970, que le système de répartition (AVS) affichait un niveau de rendement approchant les 100% – à la différence du système de capitalisation. À cet égard, il est considéré que des coûts de gestion des capitaux équivalant au montant d’une rente annuelle sont générés, par assuré, tout au long de la durée de cotisation et de versement. Cette question a fait l’objet de débats enflammés lors de la discussion sur la conversion (« clause des rentes »). Ce qui n’a jamais été discuté sérieusement, ni lors des débats sur la LPP dans les années 1970, est l’influence économique des immenses volumes de capitaux épargnés. Le fait que le prix du terrain augmente fortement est une réaction logique du marché, mais pas un effet secondaire d’une construction boiteuse.
Quels rôles joueront à l’avenir les systèmes de répartition et de capitalisation ? Il serait opportun que les experts et politiciens reculent d’un pas et considèrent la question avec une certaine distance. La crise des caisses de pension, qui a été initiée par les taux d’intérêts négatifs, pourrait être une excellente occasion de le faire.
100 ans de la triarticulation de l’organisme social, 3ème partie – Jean-Marc Decressonnière
Article tiré du no 77 | 2018 de transparenz, le magazine destiné aux clients de la Freie Gemeinschaftsbank de Bâle, imprimé avec leur approbation amicale.
Dans son œuvre principale Philosophie de la liberté, Rudolf Steiner imagina une éthique qui repose sur la liberté individuelle, nommée l’individualisme éthique.
En se basant sur la notion de liberté, il chercha à définir dans ses textes et ses exposés sociologiques «comment l’organisme social doit être constitué afin que l’individu puisse se développer librement.» Il élabora l’idée de la triarticulation de l’organisme social, qu’il présenta publiquement pour la première fois il y a cent ans, en novembre 1917.
Après 11 années d’activité en qualité de collaboratrice spécialisée en comptabilité, Wing Tran nous a quittés fin août 2019 pour relever un nouveau défi professionnel au sein d’une fiduciaire (Loepthien Maeder, située dans le même bâtiment que nous).
Nous regrettons cette décision, mais nous nous réjouissons pour et avec Wing Tran en vue de cette réorientation. Nous la remercions sincèrement pour son dévouement et son engagement à toute épreuve envers CoOpera Fondation collective PUK et lui adressons nos meilleurs vœux pour son avenir.
Marc Bachofner, conseiller à la clientèle, a lui aussi quitté notre établissement à fin août 2019. Marc Bachofner a soutenu la prévoyance ces huit derniers mois à un taux d’occupation de 50%. Ce père de famille a retrouvé un poste à 100% à partir de septembre 2019. Nous le remercions également pour sa précieuse collaboration et lui souhaitons un avenir radieux.
Notre nouveau conseiller à la clientèle dans le domaine de la prévoyance, Andres Urben, est entré en fonction le 1er septembre 2019
Bienvenue à Andres Urben!
Nous nous réjouissons de cette nouvelle collaboration et vous le présentons ici brièvement:
Andres Urben, conseiller à la clientèle avec une solide expérience professionnelle dans le domaine de la prévoyance auprès d’autres caisses de pension. Voici son portrait :
Je suis né à Berne en 1960 et j’ai grandi dans le quartier de Holligen/Fischermätteli. Au terme de ma scolarité passée dans les écoles de Steigerhubel et Munzinger, j’ai entamé en 1976 un apprentissage commercial dans la vente d’instruments de musique chez Musik Müller à Berne. J’ai obtenu mon CFC en 1979. Pour diverses raisons, je garde un excellent souvenir de cette époque. J’ai alors non seulement étoffé mes connaissances, mais aussi découvert et rencontré de nombreux artistes passionnants, connus de la scène locale mais aussi dans toute la Suisse, comme Housi Wittlin, René « Schifer » Schafer, Tinu Diem, Hanery Amman, Peter Reber et bien d’autres. Et surtout, j’ai rencontré celle qui allait devenir mon épouse et qui embellit encore ma vie.
Pour mon premier emploi après mon apprentissage, j’ai déménagé sur les rives du lac Léman. Chez Nestlé à Vevey, j’ai d’abord travaillé dans le département chargé de l’approvisionnement des marchés mondiaux en produits Nestlé. Plus tard, j’ai travaillé pour le département d’informatique de NESTEC. Durant cette période, j’ai non seulement perfectionné mon français, mais aussi renouvelé mes connaissances. Rencontrer des gens provenant de pays très différents a été source d’un grand enrichissement pour moi. Après quelques années en Suisse romande, je suis retourné à Berne pour travailler au centre de calcul du « Pentagone » (DMF) et ainsi appliquer et perfectionner mes connaissances en traitement des données.
Mes premiers contacts avec la prévoyance professionnelle datent de début 1986. L’entreprise Brodmann Software Systeme AG à Berne mettait alors sur pied une équipe chargée du développement d’un logiciel pour les caisses de pension. J’ai pu collaborer au développement de ce logiciel de gestion pendant cinq ans. En 1991, j’ai à nouveau changé de poste mais je suis resté dans le domaine du deuxième pilier. J’ai alors travaillé pour FIDES Informatik à Berne, où j’étais responsable, en tant que conseiller à la clientèle, de l’installation, du paramétrage et de la formation au logiciel pour caisses de pension PEKA développé de concert avec AG Büro 70.
Au printemps 1997, j’ai accepté de relever un nouveau défi en travaillant pour la caisse de pension HILTI à Schaan, au Liechtenstein. En prenant ce poste, j'adoptais également une nouvelle perspective de travail : je n’étais plus conseiller à la clientèle pour mes anciens clients, mais responsable administratif des trois fondations de prévoyance du groupe HILTI.
Pour des raisons familiales, je suis retourné à Berne à l’automne 2002. Chez CPS, j’ai continué à m’occuper de l’administration et du suivi des assurés et rentiers. J’ai aussi travaillé comme expert en prévoyance professionnelle pour la fondation de prévoyance edifondo à Berne (à partir de l’automne 2004) et pour la CPPEF à Fribourg (à partir du printemps 2008). J’ai rejoint la famille CoOpera le 1er septembre 2019, où je travaille à 80% pour CoOpera Fondation collective PUK. Je me réjouis de mener une collaboration passionnante et fructueuse avec toute l’équipe.
Andres Urben
Notre nouveau collaborateur spécialisé en comptabilité, Melke Hanno, est entré en fonction le 1er septembre 2019
Bienvenue à Melke Hanno!
Nous nous réjouissons de cette nouvelle collaboration et vous le présentons ici brièvement:
Melke Hanno, collaborateur spécialisé en comptabilité avec une solide expérience dans le domaine de la prévoyance, en comptabilité financière et en audit. Voici son portrait :
J’ai obtenu une maturité de type C avant de décrocher une maîtrise universitaire en management (gestion d’entreprise). En dehors de mon travail, je consacre mes loisirs à la randonnée, à la natation, au cyclisme et au jogging.
Ce que je souhaite ajouter : chaque être humain est responsable de ses propres sentiments, mais cela ne le dispense pas de la responsabilité du vivre ensemble. Jean-Paul Sartre
À Langenthal, au Mühleweg 14 dans le quartier Wuhr, la halle verte va être surélevée.
Sous la devise « Créer des places de travail pour les personnes ayant besoin d’assistance », les institutions WOHNHEIM IM DORF, Wohn4tel et WBM (Wir bewegen Menschen) prévoient d’emménager dans le quartier Wuhr à Langenthal, un bien de CoOpera Immobilien AG.
Leur objectif est de créer des places de travail, de proposer des activités individuelles et variées et d’exploiter des synergies communes. Au cours d’un atelier, les collaborateurs ont retenu divers projets pour l’utilisation de la halle verte, comme une maison de torréfaction de café, une boulangerie bio, un bar à café et un magasin. Les nouveaux locaux des deux étages de la surélévation seront utilisés comme ateliers et salles de travail, ce qui permet une exploitation globalement harmonieuse de ce bien immobilier. CoOpera a ainsi une nouvelle possibilité de réaliser un placement judicieux. L’investissement est de quelque 2,7 millions de francs et les nouveaux locaux seront disponibles en 2020.
La réouverture du magasin bio Öpfelbaum à Uster, le 31 mai 2019, a été le premier exemple prospère de mise en œuvre du programme « Renaissance » de Bio Partner Schweiz AG. Trois mois plus tard, nous nous sommes entretenus avec Angelica Peterlechner, membre du Con-seil d’administration d’Öpfelbaum AG, à propos de la « renaissance » d’Öpfelbaum.
Angelica Peterlechner, quels moments forts liés à la réouverture d’Öpfelbaum vous ont particulièrement marquée ?
Angelica Peterlechner : Je n’en reviens toujours pas que nous ayons réussi à faire « sortir de terre » un magasin aussi joli en neuf mois. La foule qui est venue assister à la cérémonie d’inauguration, et ce malgré le mauvais temps, fut une confirmation et une source de grande émotion en même temps. Les nombreux avis des clients réguliers ou nouveaux pour qui Öpfelbaum est maintenant un endroit fantastique m’ont aussi fait chaud au cœur.
Quels ont été et quels sont les principaux défis à relever au cours des premières semaines qui suivent une telle réouverture ?
A.P. : Les processus, car ils sont devenus plus complexes là où nous nous trouvons actuellement. La taille de la localité a quelque peu rallongé les trajets et il faut du temps pour que les collaborateurs assimilent certains processus.
Un autre défi est d’ordre financier : il était tout simplement impossible d’établir un budget précis pour les travaux en si peu de temps. Voilà pourquoi nous cherchons actuellement un financement de CHF 100 000.– pour les trois prochaines années.
Que propose Öpfelbaum de spécial à la clientèle que celle-ci ne trouve nulle part ailleurs à Uster ?
Des plats bio maison servis dans notre bistrot. À Uster, cette prestation est unique. Nos quiches et nos soupes aux légumes sont préparées à base de légumes invendus de la veille. De plus, le vaste choix de produits bio régionaux se retrouve uniquement à Öpfelbaum.
En quoi la clientèle du nouvel emplacement est-elle différente ?
La clientèle s’est diversifiée. Chez nous, on rencontre des personnes de tout âge. Je vois souvent des nouvelles têtes, ce qui signifie que ces clients viennent désormais faire leurs courses chez nous.
Quelles conséquences avez-vous constatées en termes de chiffre d’affaires ?
Le chiffre d’affaires a clairement enregistré une embellie. Nous avons même pu commencer à combler un déficit qui avait commencé à se creuser au cours des cinq premiers mois de l’année 2019 à notre ancien emplacement. Il est toutefois évident que nous n’avons pas encore atteint nos objectifs de chiffre d’affaires avec le bistrot. Mais dans l’ensemble, nous sommes très heureux et convaincus que ce déménagement était nécessaire.
Quelles sont les priorités d’Öpfelbaum pour les années à venir ?
Il faut qu’Öpfelbaum devienne le numéro un incontesté pour tout ce qui concerne l’achat de produits bio à Uster. Nous souhaitons aussi qu’Öpfelbaum devienne une plaque tournante pour les producteurs et consommateurs, afin qu’ils puissent se rencontrer et échanger sur divers thèmes. Nous souhaitons être un lieu de partage entre personnes ayant des mêmes envies, tout en intéressant celles qui ne se sentent pas forcément concernées par le bio.
Que recommanderiez-vous à une entreprise bio qui envisage d’emprunter le chemin de la « renaissance » dans le futur ?
Il faut en premier lieu un solide esprit entrepreneurial couplé à de bonnes connaissances en économie d’entreprise. L’idéalisme et la passion seuls ne permettent pas de s’en sortir et prospérer sur le plan financier. Par ailleurs, je suis persuadée qu’un magasin bio doit avoir un certain volume pour rester fort sur le long terme.
Bio Partner cherche des entrepreneurs bio Avec la réouverture d’Öpfelbaum, le programme « Renaissance » a été lancé avec succès. Bio Partner encourage les personnes ayant un fort esprit entrepreneurial à ouvrir leur propre magasin bio et à suivre l’exemple d’Öpfelbaum. Mais en rester au stade des encouragements ne suffit pas. Bio Partner y met aussi du sien et souhaite épauler les entrepreneurs pour que ceux-ci réalisent leur projet. Bio Partner est un partenaire à l’écoute des personnes qui aiment l’innovation, qui ont le sens des affaires et qui ont envie de se lancer de nouveaux défis. Le grossiste en produits bio souhaite contribuer, en collaboration avec des entrepreneurs courageux, à rendre ainsi le secteur du bio plus diversifié et plus attrayant.
Bio Partner Schweiz AG Bio Partner Schweiz AG est le premier prestataire de services et grossiste sur le marché bio suisse. Plus de 250 collaborateurs proposent aux clients des commerces spécialisés, commerces de détail, établissements gastronomiques et milieux industriels un assortiment complet de produits bio. Sa mission principale est de fournir une contribution spécifique pour une agriculture durable et assurant les moyens d’existence, un commerce spécialisé dans le bio solidement établi et une disponibilité élevée de denrées biologiques de très haute qualité pour des consommateurs conscients.
Fortune totale :CHF 775.7 millions (Année précédente: 728.7 millions CHF)
Performance nette sur le total de la fortune: 0.5% (4.1%)
Degré de couverture: 102.7% (105.4%)
Rémunération : 1.0% (1.0%)
Taux d’intérêt technique: 2.75% (2.75%)
Le projet « Gare Sud » à Lenzbourg se situe sur le chemin public qui relie la Zeughausstrasse au site de la gare ainsi qu’au Stapferhaus. Trois nouveaux immeubles y verront le jour selon leur situation spécifique correspondant à des caractéristiques propres.
Le « Haus am Platz » (H1) en constitue le plus petit élément, mené par un maître d’ouvrage privé. Le « Haus im Garten » (H2) et le « Haus an der Mauer » (H3) sont érigés par CoOpera Fondation collective PUK. Un garage souterrain commun se situe entre le H1 et le H2. L’entrée est intégrée au H1.
« Haus im Garten » Cet immeuble comprend 38 appartements et un local polyvalent au rez-de-chaussée. Il est conçu comme un bâtiment allongé d’orientation nord-sud. Les cuisines disposeront de généreuses parois vitrées et de balcons en léger surplomb intriqués avec l’espace dédié aux jardins. Le bâtiment sera couvert d’un crépi de teintes minérales.
« Haus an der Mauer » Ce bâtiment proposera 12 appartements modulables et un local commercial au rez-de-chaussée. Un mur au sud délimitera une cour végétalisée tout en séparant la parcelle du parking du centre commercial Coop.
Par ailleurs, une nouvelle place arborisée sera créée, qui servira d’espace de rencontre attrayant pour les résidents et pour le public.
Nous investirons ici au total CHF 19,3 millions (charges d’investissement). Le chantier a démarré en avril et devrait être achevé au printemps 2021.
Contribution supplémentaire à la compensation du renchérissement dès le 1er janvier 2020
CoOpera Fondation collective PUK constitue entre autres une provision technique afin de pouvoir verser aussi une compensation du renchérissement avec les prestations de rente de ses assurés en cas de renchérissement positif durable.
Jusqu’en 2016, cette provision était cofinancée par la Fondation ainsi que partiellement par les assurés sous la forme d’une contribution supplémentaire sur les primes. De 2017 à 2019, la Fondation a renoncé à percevoir cette contribution tout en continuant à alimenter la provision à chaque clôture de comptes. L’indice suisse des prix à la consommation a évolué négativement ces dernières années, ce qui ne justifiait donc pas non plus jusqu’à présent le versement d’une compensation du renchérissement.
Actuellement, une tendance positive du renchérissement est cependant tangible, et CoOpera Fondation collective PUK a donc décidé de percevoir à nouveau de tous ses assurés actifs une contribution supplémentaire à la compensation du renchérissement dès le 1er janvier 2020.
Ainsi, une contribution au renchérissement fixée à 0,5% (répartition proportionnelle entre employeur et employé conformément au plan de prévoyance) du salaire LPP (salaire coordonné) sera perçue dès le 1er janvier 2020.
100 ans de la triarticulation de l’organisme social, 2eme partie – Jean-Marc Decressonnière
Article tiré du no 75 | 2018 de transparenz, le magazine destiné aux clients de la Freie Gemeinschaftsbank de Bâle, imprimé avec leur approbation amicale.
Dans son œuvre principale Philosophie de la liberté, Rudolf Steiner imagina une éthique qui repose sur la liberté individuelle, nommée l’individualisme éthique.
En se basant sur la notion de liberté, il chercha à définir dans ses textes et ses exposés sociologiques « comment l’organisme social doit être constitué afin que l’individu puisse se développer librement. » Il élabora l’idée de la triarticulation de l’organisme social, qu’il présenta publiquement pour la première fois il y a cent ans, en novembre 1917.
C’est notre affaire quotidienne au sens propre du mot. L’idée a germé suite à un engagement bénévole en Inde en vue de construire des toilettes à compost pour des écoles. Le résultat était très impressionnant. La qualité de la terre s’améliore grâce aux déjections issues des toilettes, qui contribuent à régénérer l’humus dans cette région aride.
Il y a 200 ans, les champs agricoles autour des zones urbaines suisses étaient fertilisés avec les excréments des habitants des villes. Il s’agit à présent de rétablir ce cycle naturel. Aujourd’hui, près de 50 tonnes de phosphore sont déversées chaque année dans la Limmat par les communes riveraines du lac de Zurich. Au lieu d’importer de l’engrais pour les champs ou de le fabriquer synthétiquement, il est possible de le produire à base de matières premières locales. C’est ce que fait Kompotoi avec ses « accueillantes » toilettes en bois mobiles. Les éléments nutritifs ne sont toutefois pas les seuls à être recyclés. Le bois est produit en Suisse et le CO2 émis pour les livraisons est compensé. L’objectif est d’être écologique sur toute la ligne et pas uniquement de faire une bonne action superficielle. Kompotoi est actuellement présent dans toute la Suisse avec près de 250 unités de toilettes louées pour des mariages, des festivals, des fêtes de lutte ou des périodes de rénovation de restaurants.
Le design des ces toilettes joue un rôle central. Elles doivent plaire et être fonctionnelles. Les Kompotoi ne sont pas de vulgaires latrines ! Les matières récupérées sont collectées séparément sans que l’usager ne s’en rende compte. Cela explique aussi pourquoi les Kompotoi ne dégagent pas d’odeur. Pour l’usager, ces toilettes se distinguent des autres parce qu’on ne tire pas la chasse ; on déverse un mélange spécial de copeaux de bois. Ces copeaux ont plusieurs fonctions. Ils servent d’une part à couvrir visuellement les matières pour le prochain usager. D’autre part, ils équilibrent le rapport entre azote et carbone en vue du compostage tout en donnant une structure à la masse. Ainsi, les copeaux contribuent à faire un bon compost à partir de la matière première.
CoOpera Beteiligungen AG a cru très tôt en notre concept et permis la création de Kompotoi AG en tant que premier investisseur. Cette année, Kompotoi a pu inaugurer trois nouveaux sites dans les cantons de Bâle, de Berne et des Grisons. La Suisse romande et orientale sont prévues pour l’an prochain, ainsi qu’une première filiale à l’étranger. Notre prochaine étape sera un immeuble avec sa propre installation de compostage. Nous recherchons pour ce faire des coopératives immobilières à l’esprit durable qui refusent de jeter quotidiennement à l’égout les meilleurs éléments nutritifs en gaspillant l’eau potable.
Le magasin bio Öpfelbaum (« pommier ») à Uster est en floraison : depuis le 31 mai 2019, il accueille ses clients dans un nouveau site attractif proche de la gare avec un assortiment renouvelé et ses singularités tout de suite identifiables. Ce magasin assume ainsi un rôle de pionnier : c’est le premier a avoir été réaménagé avec le soutien de Bio Partner Schweiz AG dans le cadre du projet « Renaissance ».
Comme évoqué dans la dernière newsletter de CoOpera, Bio Partner souhaite gagner à sa cause une centaine de commerces indépendants spécialisés bio grâce à « Renaissance » afin de réaliser avec eux des magasins modernes et spacieux prêts pour les défis de demain. Ce faisant, la personnalité des entrepreneurs et l’individualité du magasin doivent toujours rester prioritaires. Le magasin Öpfelbaum à Uster est le premier commerce bio à avoir suivi la voie Renaissance vers un réseau suisse de commerces bio plus attractif et plus varié – il vaut donc d’autant plus la peine d’y faire un tour
Un aménagement bien pensé permet un usage flexible Le design moderne du magasin réaménagé frappe au premier regard déjà. Des éléments amovibles permettant de transformer l’espace donnent une impression rafraîchissante et contemporaine – tout en apportant beaucoup : la journée, divers mets attirent les regards au guichet du take away et dans le petit bistrot, tandis que des séminaires et ateliers peuvent être proposés le soir dans l’espace réaménagé grâce aux éléments amovibles. Une table de cuisine sert ainsi également de plateforme pour un échange de connaissances régulier entre agriculteurs et experts de l’agriculture. Cette harmonie d’ensemble est le fruit non seulement de l’architecture du magasin mais aussi d’un concept marketing cohérent et de mesures commerciales créatives élaborées dans le cadre du projet Renaissance avec l’aide de Bio Partner.
Le « plus charmant marché couvert » de la région L’assortiment renouvelé et complété donne aussi une impression de fraîcheur. Grâce à une analyse de marché et à un assortiment ciblé, l’offre s’adresse de manière encore plus marquée à un large public. La fraîcheur et l’exhaustivité des produits permettent de faire toutes les courses de la semaine, ce qui constitue une alternative pratique et concrète à l’offre des grandes surfaces. Avec son spacieux comptoir à fromages et une vaste offre de fruits et légumes, Öpfelbaum est devenu le « plus charmant marché couvert de la région », comme le dit fièrement son exploitant. Des produits cosmétiques et de la viande bio de qualité complètent en outre l’assortiment.
Faire face aux défis du marché avec « Renaissance » La réorientation et le réaménagement du magasin Öpfelbaum est d’abord une réaction à la baisse constante du chiffre d’affaires du lieu dans le contexte de pertes de parts de marché du commerce bio indépendant suisse, dont la situation s’est péjorée ces dernières années. Le projet « Renaissance » vise à réagir collectivement à cette tendance négative. Le commerce bio, qui constitue une alternative porteuse de sens, doit être plus visible et s’établir dans un marché où la concurrence est rude. « Renaissance » tient compte des besoins individuels des exploitants et offre un large éventail de compétences – pour le choix du lieu et de l’assortiment, les solutions administratives, les possibilités de financement et les opérations marketing.
Öpfelbaum a été encouragé à faire le pas en considérant l’opportunité de s’installer dans un nouveau lieu plus spacieux et mieux situé ainsi que de profiter du soutien de Bio Partner à travers le projet « Renaissance ». L’aménagement des nouveaux locaux à la Braschlergasse 8 a été conçu conjointement avec Bio Partner et réalisé en tenant compte de la singularité du magasin. Öpfelbaum est un premier exemple florissant de magasin bio retrouvant la vie grâce au concept Renaissance. Plusieurs autres magasins spécialisés se trouvent déjà à diverses phases du projet ou s’intéressent à une collaboration.
Vous trouverez ici l’histoire « Renaissance » du magasin Öpfelbaum racontée dans un film (seulement en allemand). Bio Partner Schweiz AG En 2007, les trois sociétés Eichberg, Vanadis et Via Verde ont fusionné pour créer Bio Partner, rejoint en 2016 par Biodis et en 2018 par Somona. Ce grossiste dispose de trois sites : Seon (AG), Dulliken (SO) et Neuchâtel. Bio Partner fournit 13 800 articles à 2200 clients du commerce bio tels que des magasins bio, magasins de produits diététiques et de vente en vrac.
Le mouvement Svizra AgriCultura s’engage pour une agriculture globalement attentive et pour la rémunération adéquate des agriculteurs bio. Pour des idées de produits particulièrement remarquables et durables, Svizra AgriCultura propose aux agriculteurs une collaboration avec Bio Partner Schweiz AG garantissant une rémunération décente.
« Profitez : 30% de réduction sur les tomates cerises bio en grappes et 30% sur les asperges vertes bio ! » - Les grands distributeurs font miroiter chaque jour de bonnes affaires sur l’alimentation et les consommateurs en profitent avec joie. Cette pression sur les prix est répercutée par le consommateur sur toute la chaîne de production de valeur jusqu’à l’agriculteur et finalement à la nature. Ce sont pourtant précisément les agriculteurs qui peuvent maintenir nos précieux sols durablement sains et fertiles. Et ils ne peuvent assumer cette tâche que s’ils obtiennent un prix correct pour leurs produits.
Des contrats à rémunération décente pour une agriculture d’avenir C’est là qu’intervient l’association Svizra AgriCultura, qui rassemble des représentants de toute la chaîne de production de valeur. Créée en 2017, elle promeut une agriculture globalement attentive « du champ à l’assiette ». Les produits locaux bio particulièrement bons et remarquables doivent être encouragés et payés décemment. Toutes les exploitations ainsi que les producteurs certifiés Bio et Demeter peuvent participer au projet Svizra AgriCultura. Si des agricultrices et agriculteurs ont une idée spéciale de produit, ils sont invités à soumettre leur offre chiffrée à Svizra AgriCultura. Cela peut par exemple être une corbeille de légumes de saison produits directement par l’exploitation avec des légumes à croissance naturelle (non calibrés). Ces offres sont évaluées par un jury selon des critères définis et ajoutées au programme le cas échéant. Les agriculteurs reçoivent de Bio Partner un contrat de livraison à prix fixe et pour une quantité définie. Cela leur permet une gestion durable grâce à un canal de livraison garantissant une rémunération décente et crée une base pour de futurs projets innovants.
De premières idées remarquables Depuis le début du projet il y a un an, Svizra AgriCultura a déjà examiné différentes candidatures et admis des producteurs dans le programme. D’autres agriculteurs sont déjà à un stade de discussion avancé avec Bio Partner autour de leurs idées de produits. Les consommateurs auront bientôt le plaisir de trouver dans leur magasin bio des herbes de l’Emmental ou de la polenta rouge du Vully produite dans le canton de Vaud. Les agricultrices et agriculteurs intéressés peuvent continuer à adresser leurs propositions à Svizra AgriCultura afin de réaliser aussi leurs idées.
CoOpera soutient le commerce bio Les agriculteurs ont ainsi la possibilité de s’engager avec leurs propres idées pour une agriculture globalement attentive. Les exploitations profitent bien sûr de ce concept, mais ces produits particuliers distribués par Svizra AgriCultura contribuent également à la vitalité de tout le commerce bio. C’est aussi le but poursuivi par l’initiative Renaissance de Bio Partner : renforcer les magasins bio indépendants grâce à des sites attractifs, une conception réfléchie de l’agencement des magasins et de l’assortiment ainsi qu’à des opérations marketing harmonisées. CoOpera soutient donc ces deux projets et apporte une contribution importante en faveur d’un commerce bio paré pour l’avenir : elle propose aux magasins bio participant au programme Renaissance des solutions de financement personnalisées, et l’initiative Svizra AgriCultura est soutenue par des entreprises étroitement liées à CoOpera ou dont celle-ci détient des parts. www.svizra-agricultura.ch
Assemblée délégués de CoOpera Fondation de prévoyance collective PUK le 26 juin 2019
Article tiré du no 75 | 2018 de transparenz, le magazine destiné aux clients de la Freie Gemeinschaftsbank de Bâle, imprimé avec leur approbation amicale
Dans son œuvre principale Philosophie de la liberté, Rudolf Steiner imagina une éthique qui repose sur la liberté individuelle, nommée l’individualisme éthique.
En se basant sur la notion de liberté, il chercha à définir dans ses textes et ses exposés sociologiques « comment l’organisme social doit être constitué afin que l’individu puisse se développer librement. » Il élabora l’idée de la triarticulation de l’organisme social, qu’il présenta publiquement pour la première fois il y a cent ans, en novembre 1917.
CoOpera Fondation collective PUK reprend au 1er janvier 2019 la fondation commune pour les collaborateurs des écoles Rudolf Steiner en Suisse. Au total, 333 assurés actifs et 139 bénéficiaires de rentes (vieillesse et AI) sont concernés. La fortune à transférer s’élève à CHF 36 millions environ.
Les biens immobiliers à Uster et Schaffhouse qui font partie de la fortune ont été transférés à nos filiales Terra Schweiz AG et Habitare Schweiz AG. À l’exception des actions cotées en Bourse, qui ont été liquidées par la fondation commune avant fin 2018, nous reprenons directement les autres placements existants. Nous avons conclu une convention d’affiliation distincte avec le même plan de prévoyance pour toutes les écoles Rudolf Steiner affiliées à la fondation commune.
Nous profitons de la présente pour souhaiter une cordiale bienvenue aux collaboratrices et collaborateurs, aux bénéficiaires de rentes ainsi qu’aux écoles concernés. Nous sommes heureux que le mouvement des écoles Rudolf Steiner suisses soit parvenu à finaliser son rattachement à CoOpera Fondation collective PUK.
Changement de fonction pour nos collaborateurs Markus Wegmüller et Jürg Hari
Markus Wegmüller, qui travaille depuis 20 ans au service de CoOpera Fondation collective PUK, réduit quelque peu ses activités dès le 1er mars 2019 et transmet ses responsabilités de directeur de gestion des placements à son collègue Jürg Hari.
Il continue de gérer l’administration des hypothèques, prêts et placements alternatifs ainsi que de diriger le secrétariat du comité des crédits et du Conseil de fondation. Nous adressons nos plus sincères remerciements à Markus Wegmüller pour ses nombreuses années d’investissement au poste de directeur de gestion des placements!
Jürg Hari, notre spécialiste de l’immobilier, rejoint dès le 1er mars 2019 la direction en qualité de directeur de gestion des placements. D’un point de vue opérationnel, il continue de s’occuper principalement du domaine immobilier. Nous lui souhaitons beaucoup de succès et de plaisir pour ce nouveau domaine de responsabilité.