Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07182.jsonl.gz/332

Contenu externe
La dernière lettre de Jean Soulagnes, tué le 8 juin 1915 dans le nord de la France, sur le front de la Somme, avait été retrouvée fin janvier à Marseille.
KEYSTONE/AP(sda-ats)
L'arrière-petit-neveu d'un soldat français tué au front durant la Première Guerre mondiale a officiellement reçu vendredi la copie d'une lettre de son aïeul. Celle-ci a été retrouvée, un siècle après, à l'occasion d'une enquête sur un cambriolage.
La dernière lettre de Jean Soulagnes, tué le 8 juin 1915 dans le nord de la France, sur le front de la Somme, avait été retrouvée fin janvier à Marseille. Chez le receleur d'un cambriolage, un sac plastique contenait quelques bijoux anciens et un courrier: les derniers mots de ce "poilu" -surnom des soldats des tranchées de la "Grande guerre"- écrits le 27 mai 1915.
Le sergent-fourrier marseillais de 24 ans écrit "au meilleur, au seul de (ses) amis", avant de partir "dans deux heures pour une destination incertaine où doivent se passer de grandes choses".
A cet ami, Jean Audiffen, il lance "un appel suprême": "vous ne refuserez pas le pénible service, en cas d'événement grave, d'avertir ma famille et ma fiancée qu'avant de mourir, après avoir donné ma vie au pays, mon âme ne pense qu'à eux".
Appel sur les réseaux sociaux
Cette lettre a-t-elle été reçue par l'ami en question ? A-t-elle ensuite été remise à sa famille ? Pour le savoir, la police de Marseille a publié un appel sur les réseaux sociaux. Moins de trois jours plus tard, un descendant de Jean Soulagnes était identifié par des dizaines de généalogistes amateurs lancés sur la piste.
Stéphane Drouhot, 48 ans, l'arrière-petit-neveu, qui vit dans le centre-est de la France, a reçu une copie de la lettre lors d'une cérémonie à Marseille, au quartier général de la police. Accompagné de son épouse et de leur fille, Clara, 9 ans, il s'est ensuite rendu dans le quartier d'origine de son ancêtre, où le nom de Jean Soulagnes est gravé sur le monument aux morts.
Quelque 1,4 million de soldats français ont été tués et 4,2 millions de blessés au cours du conflit.
ATS