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L'athlétisme a décidé de réformer son système de qualification pour les championnats du monde et Jeux olympiques, en créant des classements mondiaux, sur le modèle de l'ATP et de la WTA en tennis.
C'est une petite révolution à laquelle la Fédération internationale (IAAF) a décidé de procéder: jusqu'à présent, pour participer aux grands événements, les athlètes devaient réaliser des minima, établis chaque saison par l'IAAF.
Désormais, "les classements mondiaux IAAF, qui entreront en vigueur en 2018, vont dicter l'ensemble du système de qualification des compétitions, dont les Mondiaux et les JO", a expliqué le président de l'IAAF, le Britannique Sebastian Coe, cité dans un communiqué de l'instance.
Au cours de la saison, les performances réalisées permettront d'inscrire des points, plus ou moins nombreux en fonction de l'importance du meeting concerné, le tout devant aboutir à une "compréhension claire de la hiérarchie mondiale (...) jusqu'à l'apogée que représentent les deux compétitions majeures de l'athlétisme", a justifié Coe.
Le premier sport olympique s'inspire ainsi du tennis et de ses classements ATP (messieurs) et WTA (dames), entrés en vigueur en 1973.
Les "détails" pour établir ces classements mondiaux (système de points attribués à chaque meeting et éligibilité pour participer aux Mondiaux et JO) seront "finalisés au cour du premier trimestre 2018, pour que le système puisse être appliqué pour les Mondiaux 2019 à Doha et les JO 2020 à Tokyo", précise l'IAAF.
Ce changement pourrait avoir des répercussions sur les championnats nationaux de certains pays, comme les États-Unis où ils servent d'épreuve de sélection (trials) et ont vu par le passé certains des meilleurs athlètes privés de JO.
Empêtré depuis l'automne 2015 dans un vaste scandale de dopage et de corruption autour de la Russie, l'athlétisme mondial a lancé sous l'impulsion de son patron Sebastian Coe un vaste programme de réformes spectaculaires, dont l'organisation du calendrier et le format des compétitions fait partie.
ATS