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Franz Liszt
En 1826-1827, Liszt fait un premier voyage en Suisse lors d'une tournée de concerts (Genève, Berne, Lucerne et Bâle). Il a aussi des contacts avec des musiciens et musiciennes genevoises qui suivent ses cours à Paris. En 1831, la pianiste et compositrice genevoise Caroline Boissier-Butini le rencontre dans la capitale française et lui confie l’éducation musicale de sa fille Valérie, bientôt le connue comme Valérie de Gasparin.
En août 1835 à octobre 1836, Liszt s'installe pendant plus d'une année à Genève avec sa maîtresse la comtesse Marie d'Agoult. En décembre 1836 naît leur fille Blandine. Le musicien s'inscrit comme auditeur à l'Académie de Genève, donne des concerts, enseigne au conservatoire de Genève et reçoit des élèves en cours privés. Parmi ceux-ci, on compte notamment Hermann Cohen, Pierre Wolff, Hermine de Musset (la sœur d'Alfred), les comtesses Marie Potocka et de Miremont, Valérie Boissier comtesse de Gasparin ou Mme de Montgolfier. Le musicien est proche d'Alphonse Denis, Adolphe Pictet, Augustin Pyrame de Candolle, James Fazy (il sera témoin de l'acte de naissance de Blandine) et Simonde de Sismondi. C'est à cette époque que Liszt accomplit un voyage à Chamonix avec Marie d'Agoult, Georges Sand et Adolphe Pictet; celui-ci en fera le récit dans "Une course à Chamounix".
Durant son séjour genevois, Liszt compose à l'occasion de la naissance de sa fille "Les cloches de Genève" (1835). Les excursions faites à cette époque en Suisse lui inspirent des pièces pour piano ("Album d'un voyageur"), pièces qui seront insérées dans le recueil "Années de pèlerinage, première année, Suisse".
Selon une tradition locale, Franz Liszt aurait eu une liaison cachée avec l'épouse d'Henri Jappel, le tenancier du café du Pas de l’Échelle à Veyrier où le musicien aurait disposé d'une maison au pont de Sierne. Une fille, connue sous le nom de Fanchette Pernoud, serait née de cette union.
En 1938, la Ville de Budapest a financé la réalisation d'une plaque commémorative ornée d'un relief en bronze; elle l'a offerte à la Ville de Genève qui l'a fait poser, le 24.06.1938, sur la maison supposée être celle où il a résidé à Genève avec Marie d'Agoult et leur fille. Elle remplaçait une plaque plus ancienne attestée sur une carte postale du début du 20e siècle (CIG jds 01 vgecite 0902). Il semble toutefois que Franz Liszt et Marie d'Agoult n'ont vécu que peu de temps à la rue Tabazan/rue des Belle-Fille car on sait qu'ils ont déménagé dans un appartement avec balcon et vue sur le Jura, le Rhône et les jardins de Plainpalais. En décembre 1835, leur fille Blandine naît à la Grand-Rue 8. On sait par ailleurs que l'immeuble situé aujourd'hui rue Étienne-Dumont 22, n'a été édifié qu'en 1836.
La sorte de place formée par l'intersection de l’extrémité de la promenade du Pin et des rues Étienne-Dumont, Tabazan et Beauregard et située devant la maison de résidence supposée de Liszt, a été baptisé de son nom le 08.10.1975.
1835: rue des Belles-Filles (aujourd'hui rue Etienne-Dumont) ou rue Tabazan
12.1835: Genève, Grand-Rue, 8
Robert Bory, Une retraite romantique en Suisse : Liszt et la comtesse d'Agoult, Lausanne 1930 (2e édition augmentée)
F. Prokesch, Almanach du Vieux Genève, 1939
http://www.la-memoire-de-veyrier.ch