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Archimandrite Daniel [Banyantoro]
Père Ioasaph, avait été musulman également. Je lui ai demandé comment il s'était converti au Christ. Il m'a dit qu'il avait toujours pris la vie religieuse au sérieux, et il avait eu des questions sur sa foi, par exemple: pourquoi était-il nécessaire de prier exactement cinq fois par jour? Pourquoi ne pourrait-on pas traduire le Coran en indonésien, pourquoi le texte sacré devait-il être uniquement en arabe? Il posa ces questions à l'imam et aux enseignants de l'islam, mais ils lui répondirent, "Ne posez pas de question, il suffit de faire ce qui est prescrit."
"Mais je ne voulais pas faire quelque chose, sans savoir pourquoi," confesse le Père Ioasaph. "Et puis je commençai à regarder les chrétiens. Au début, je suis allé chez les protestants, mais ils ne pouvaient pas répondre à toutes mes questions. En outre, je voyais des choses douteuses chez les protestants: la prière avec accompagnement de guitare, les danses, etc. Je me suis demandé: est-il correct de servir Dieu comme si vous étiez dans une discothèque ou un bar?
Et puis j'ai entendu dire qu'il y avait une nouvelle religion en Indonésie, où ils servent différemment, où ils font leurs prières d'une manière digne, où les femmes se couvrent la tête et ainsi de suite, et j'ai demandé, "Qu'est-ce que cette religion?" On m'a dit que c'était l'Orthodoxie. Alors, en 1996, j'ai rencontré le Père Daniel [Bayantoro] et je lui a posé beaucoup de questions; je l'ai interrogé deux jours de suite, et il a répondu à tout. Et ainsi, je me suis rendu compte que l'Orthodoxie est la vraie religion.
Je me souviens encore de l'histoire que Batiouchka m'a raconté sur la façon dont il a appris à vénérer la Mère de Dieu. Après sa conversion à l'Orthodoxie, il a connu la même chose que connaissent tous les convertis du protestantisme: en son esprit, il reconnaissait l'enseignement orthodoxe sur la Mère de Dieu, mais dans son cœur, il était indifférent: il n'avait jamais demandé son intercession, n'avait jamais vénéré (baisé) ses icônes, et ainsi de suite.
Cependant, quand il se préparait à aller en Russie pour étudier au séminaire, il quitta son emploi, vendit une partie de ses biens, et acheta un billet. Et, en conformité avec les exigences requises, il devait passer un examen médical (sang et urine). Mais quand il alla chercher les résultats, on lui dit: "Vous avez une maladie terminale au dernier stade, et il est peu probable que vous puissiez même vivre un mois de plus."
Il fut stupéfait.
"Je suis arrivé à la maison, je me suis enfermé dans ma chambre et j'ai pleuré toute la journée et toute la nuit, et je n'ai même pas mangé ou bu," raconte Père Ioasaph. "Le lendemain, je me suis souvenu tout à coup que j'avais dans ma poche pectorale une petite icône de la Mère de Dieu que quelqu'un m'avait donnée. Et ce fut comme si une voix dans ma tête me disait: "Tu as une mère, implore-la!"
Père Ioasaph sortit la petite icône et commença à prier avec ferveur la Mère de Dieu, pour qu'elle le sauve. Et il passa encore une autre journée et une autre nuit en prière. Le lendemain était un lundi, et le Père Ioasaph quitta la maison pour aller à l'hôpital.
Il monta dans l'ascenseur avec un homme âgé, qui lui demanda pourquoi il était si triste. Père Ioasaph lui parla de son malheur, alors l'étranger l'invita à venir avec lui. Il s'avéra que c'était le chef d'une clinique privée. Là, ils firent des tests sanguins et les tests ne confirmèrent pas le diagnostic qu'il avait reçu auparavant.
Ainsi, après cet incident Batiouchka acquit un amour sincère pour la Mère de Dieu.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après