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Agriculture Fourrage: les règles ne seront pas assouplies
Le Conseil des États enterre une motion qui souhaitait que les paysans au bénéfice d'une subvention aient plus de marge de manoeuvre dans l'alimentation de leur bétail.
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Les paysans, qui souhaitent une subvention, ne bénéficieront pas d'un assouplissement des règles. Le Conseil des États a enterré jeudi, par 32 voix contre 10, une motion du National demandant qu'ils puissent nourrir leurs animaux avec davantage d'aliments concentrés.
Pour obtenir 200 francs par hectare de surface herbagère au titre de la contribution à la production de lait et de viande basée sur les herbages, l'agriculteur doit servir des rations constituées, en plaine, d'au moins 75%, et en montagne, d'au moins 85% de fourrages provenant de prairies et de pâturages.
Le motionnaire, l'ancien conseiller national Markus Hausammann (UDC/TG), estimait qu'une adaptation était nécessaire. Il arrive bien souvent que du maïs d'ensilage produit sur une exploitation ne peut pas être utilisé, mais doit être vendu et remplacé par du fourrage acheté, parfois à l'étranger, et provenant de prairies et de pâturages.
Sans compter que les paysans sont tributaires d'éventuelles sécheresses. Le Thurgovien aurait voulu leur laisser davantage de possibilités d'utiliser le maïs, les betteraves fourragères et autres fourrages de base qu'ils produisent eux-mêmes.
Des arguments qui n'ont pas convaincu les sénateurs. La motion est devenue obsolète, car le Conseil fédéral planifie de lever la limitation du recours au maïs d'ensilage de production propre au cours de l'année, a souligné Stefan Engler (PDC/GR) au nom de la commission. Le Conseil fédéral était également opposé au texte. (ats/nxp)
Créé: 19.12.2019, 11h46