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Curiosités

Temple d'Auvernier
A l'origine, le bâtiment ne comprend que la partie voûtée actuelle, le choeur. Dès 1598, on construit la nef actuelle et vraisemblablement la tour. Il y a actuellement trois cloches, une petite de 1787, une moyenne et une grande fondues en 1816. Dès 1709 sont entrepris d'importants travaux d'agrandissement: on construit la galerie et le plafond lambrissé.
Au cours des siècles, diverses transformations sont entreprises, plus ou moins heureuses, qui seront rétablies par la restauration de 1979 - 80, menée par la Commune d'Auvernier, et réalisée par l'architecte neuchâtelois Jean-Louis Béguin.
En entrant, le visiteur est frappé par la forme de la nef, plus large que profonde, et par la petitesse du choeur.
Le haut plafond lambrissé de sapin clair contraste agréablement avec la balustrade de la galerie et ses colonnes de bois foncé.
Au nord, l'orgue de 1967 présente ses trois buffets sculptés de motifs évoquant l'importance de la vigne.
La tapisserie confectionnée par des paroisiennes protestantes et catholiques, sur un carton de Claude Loewer, à l'occasion de la rénovation de 1980, rappelle le fruit de la vigne. Elle est placée sur la pierre tombale murale de Henri-David de Chaillet, critique littéraire et pasteur connu (1751 - 1823).
A l'angle sud-est, une mystérieuse armoire d'archives de pierre jaune a la forme d'un puits, ou d'un poêle.
La chaire octogonale en noyer, de même que le lustre éclairant la nef, datent de 1980.
Derrière la table de communion de 1716, on pénètre dans la "chapelle" en deux parties: le vestibule soutenant la tour du clocher, est couvert de croisées d'ogives, et le choeur proprement dit également en ogives.
Le temple d'Auvernier, propriété de la commune, est situé au coeur du village et à la croisée des chemins, il est le lieu de culte des deux communautés protestante et catholique.
(d'après Jean Couvoisier, "Les monuments d'art et d'histoire du canton de Neuchâtel").
LES VITRAUX
Les nouveaux vitraux ont été concus par l'artiste-peintre Yvan Moscatelli et réalisés par le maître-verrier Werner Weyhe de Lausanne. L'inauguration a eu lieu le 25 mai 1995.
Le vin coule à flots, symbolisé par les tons rouge sombre qui semblent se déverser dans les coupes. Le bleu des coupes peut aussi nous faire penser à des mains humaines qui se tendent pour recevoir le don du Christ. Comme le cercle au milieu du vitrail, le Christ est au coeur de la vie du monde, lui apportant à la foi le vin du Royaume et la nouveauté de vie du baptême. Tout en haut du vitrail, on retrouve le Christ ressuscité, dans la lumière de Dieu, "il est le même hier, aujourd'hui, éternellement".
Le cercle du visage de Lazare est sur la terre, mais par la résurrection, il est déjà "citoyen du ciel". Son visage, éclairé par la lumière de la résurrection, annonce que ce miracle sera le dernier que le Christ accomplit avant sa Passion, on peut voir en effet dans le rouge qui le traverse une allusion du Christ sur la croix.
Encore faut-il que, comme le jeune garçon du récit qui apporte ce qu'il a - cinq pains - nous mettions à disposition du Seigneur ce que nous avons, pour que nos simples ressources humaines, transformées par son amour, apaisent les faims de notre terre.
Commentaires sur les vitraux: Mme R.-A. Guinchard