Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07170.jsonl.gz/1057

Notre manière de procéder aux relevés des stations lacustres
>>>"home"...)
Après qu'un bon nombre de plongées de reconnaissance nous aient indiqué la position, l'importance et la forme approximative d'une station lacustre, d'un village palafittique, vient le grand jour du relevé...
F. Vogt et G. Paillex disposent chacun d'un panier métallique soutenu par un flotteur en surface. Ce panier contient une dixaine de "marques". Celles-ci sont faites d'un petit plot d'acier muni d'une part d'un fil de fer se terminant en queue-de-cochon, et d'autre part de 4m de fil se terminant par un flotteur, juste insuffisant à soulever le plot. Mais arpenter le fond avec des fils de 4m mènerait à un sac de noeuds. Ce fil est donc enroulé autour du plot et "verrouillé" en passant dans la queue-de-cochon.
Lorsqu'on était en face d'un point à relever (chose particulière, changement de direction ou extrémité de ce qui est visible) on libérait le fil de sa queue-de-cochon. Le flotteur montait alors en surface, le fil se déroulant du lest, tenu alors verticalement. Pour que le flotteur soit à la verticale du point, on ajustait à ce moment la longueur du fil en réenroulant quelques tours et en le repassant dans la queue-de-cochon.
Quand nous estimions avoir fait le tour de la station lacustre, nous retournions au bord et pouvions alors voir le résultat de ce travail :
une "forêt" de flotteurs nous montrant la forme de ce que nous avions vu au fond.
Puis venait le travail aux théodolites.
L'un des deux retournait dans l'eau avec une perche (pliable) de 5m. Il restait cette fois en surface et se rendait vers un des flotteurs. Là, depuis la surface, il pouvait voir si l'endroit choisi pour déposer le plot (auparavant le nez au fond) était bon ou si, un peu plus à gauche ou un peu plus à droite serait mieux (p.ex: tiens, il y a encore un pilotis, là, un peu plus loin). Il mettait alors sa perche verticalement ce qui était le signal pour celui des deux qui n'était pas retourné dans l'eau et une autre personne venue faire ce travail. Elles faisaient à ce moment la mesure de l'angle et la notaient. Après quoi elles levaient leur support de document, ce qui était le signal au 3è que les mesures étaient faites et qu'il pouvait passer au point suivant... Il mettait sa perche horizontale et se dirigeait vers le flotteur suivant... et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il ait fait tout le tour des flotteurs. Il déposait sa perche et retournait récupérer nos flotteurs...
Après tout cela, "restait" à Fritz à transformer ces nombreux angles, notés sur deux feuilles, en une carte...
Voilà, très en gros, ce que nous avons fait, une dizaine de fois.
retour Les débuts de l'archéologie lémanique