Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06977.jsonl.gz/830

Libération de l’obligation de travailler
Dans le cadre d’une résiliation des rapports de travail, l’employeur est en droit de libérer unilatéralement le travailleur de son obligation de travailler.
L’employeur reste cependant obligé de payer le salaire jusqu'au moment où le contrat de travail prend fin en droit, (terme du délai de congé).
De son côté, le travailleur doit demeurer à disposition de son employeur tant que durent les rapports de travail. Mais il serait en droit de débuter une nouvelle activité professionnelle, pour autant qu'elle n’entre par en concurrence avec l’activité de l’employeur, ou qu’elle ne cause pas un dommage à ce dernier.
Le travailleur est en tous les cas tenu de respecter son devoir de fidélité et devrait accepter de former, cas échéant, la personne qui lui succède à son poste.
L’employeur serait quant à lui en droit de déduire du salaire qu’il doit, ce que le travailleur aurait gagné par ailleurs (dans le créneau de son horaire habituel de travail), du fait de la libération de l'obligation de travailler (art. 324 al. 2 CO).
Dans l’hypothèse où l’employeur aurait libéré le travailleur de son obligation de travailler, sans le notifier par écrit, il serait dans l’intérêt de ce dernier de documenter cette décision en adressant au premier (à l’employeur) un courrier (recommandé) par lequel il prendrait acte de sa libération tout en demeurant disponible pour fournir sa prestation.