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Le cartel a maintenu pour l’instant sa prévision d’une hausse de 4,2 millions de barils par jour (mb/j) de la demande de brut cette année, qui devrait ainsi atteindre un total de 100,90 mb/j.
L’Opep est en train d’évaluer les effets de la guerre en Ukraine sur la demande pétrolière mondiale cette année, dans un contexte d’incertitude «sans précédent».
Le cartel a maintenu pour l’instant sa prévision d’une hausse de 4,2 millions de barils par jour (mb/j) de la demande de brut cette année, qui devrait ainsi atteindre un total de 100,90 mb/j.
«Cette prévision est toutefois susceptible d’être modifiée ces prochaines semaines», lorsqu’il y aura plus de «clarté» sur l’effet des turbulences géopolitiques liées à la guerre en Ukraine, indique l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) dans son rapport annuel.
Le cartel, allié notamment à la Russie dans le cadre d’un accord pour limiter la production de pétrole afin de soutenir les cours, ne parle toutefois pas directement de guerre ou d’invasion russe en Ukraine mais évoque de manière plus allusive la «guerre en Europe de l’est», ainsi que des «tensions» ou encore une «crise» liées à l’Ukraine.
La situation actuelle représente «un niveau sans précédent d’incertitude» et «l’incertitude dominera les mois restants de 2022», estime l’Opep.
Outre les troubles géopolitiques à proprement parler, elle cite les «restrictions» de la production et des flux commerciaux - possible allusion aux sanctions prises par les Etats-Unis et le Royaume-Uni contre le pétrole russe -, les effets sur l’inflation et la demande pétrolière, ou encore la potentielle accélération de la transition énergétique en Europe.
L’Opep+ réunit les treize membres de l’Opep, menée par l’Arabie saoudite, et dix autres pays exportateurs non membres de l’Opep, menés par la Russie.
Les membres de l’Opep+ se refusent à augmenter leur production pour soulager le marché, se tenant au relèvement graduel de 400.000 barils par jour chaque mois avec l’objectif de retrouver, fin 2022, des volumes similaires à ceux d’avant la pandémie de coronavirus.
La production des pays de l’Opep avait progressé de 440.000 barils par jour en février, selon des sources secondaires (indirectes) citées dans le rapport mensuel. Cette hausse a notamment été tirée par l’Arabie saoudite et la Libye.