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Les hommes échangent des paroles en plus grand nombre que jamais, et ne se disent rien qui compte.
Notice
Les Cahiers protestants sont une émanation des rencontres chrétiennes du camp de Vaumarcus, créées en 1915 par le pasteur neuchâtelois Charles Béguin. Ils paraîtront sous ce nom à Lausanne jusqu’en 2003, date à laquelle ils disparaissent dans un mouvement de réorganisation des éditions protestantes, décidé à l’époque par la Conférence des Églises réformées romandes.
La collaboration de Denis de Rougemont aux Cahiers protestants comprend avant-guerre plusieurs textes de conférences données à Genève, au camp de Vaumarcus et à Zurich, la dernière (« La bataille de la culture ») étant publiée peu de temps avant de former le deuxième chapitre de Mission ou démission de la Suisse, dont un extrait de l’appendice « Autocritique de la Suisse » est également repris en 1941 dans cette revue. On trouve par ailleurs un texte permettant de mieux comprendre l’intérêt de Rougemont pour Nicolas de Flue. Après la guerre, Rougemont publie sa réponse à une enquête sur la Suisse et l’Europe (« Europe unie et neutralité suisse ») qui lui vaut un débat avec l’historien lausannois David Lasserre. Sa dernière contribution (« Pour une morale de la vocation ») reprend le texte d’une conférence donnée à Neuchâtel en 1966, et expose les intentions de son ouvrage jamais achevé La Morale du but, dont un extrait est cité dans l’article.
Bibliographie
- Olivier Meyer, Les Cahiers protestants, un bastion de l’antinazisme ?, Lausanne, Université de Lausanne, 2012.