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L'opposante Aung San Suu Kyi, symbole de la lutte pour la démocratie en Birmanie, a été libérée samedi après plus de sept années consécutives de résidence surveillée.
Les responsables officiels ont pénétré dans sa maison, rue de l'université à Rangoun, vers 17h00 locales (11h30 suisses) pour lire à l'opposante l'ordre de libération de la junte, le jour où arrivait à son terme sa dernière condamnation à 18 mois de résidence surveillée.
«Elle est libre maintenant», a indiqué ce responsable sous couvert de l'anonymat. Selon une journaliste de l'AFP, environ 2000 personnes se trouvaient à proximité du domicile de la lauréate du prix Nobel de la paix, qui n'a jamais pu circuler librement depuis mai 2003.
La fille du général Aung San, héros de l'indépendance birmane, a passé près de 15 des 21 dernières années privée de liberté. La communauté internationale, y compris certains pays de l'Association des nations du sud-est asiatique (Asean), dont la Birmanie est membre, réclamait cette libération avec insistance depuis des années.
Les capitales occidentales et l'opposition en exil ont violemment critiqué le refus de la junte de la laisser sortir avant les élections de dimanche dernier, les premières depuis 20 ans, que le parti représentant la junte affirme avoir remporté avec quelque 80% des sièges.
La Suisse a salué la libération d'Aung San Suu Kyi dans un communiqué. Elle a toutefois rappelé qu'au moins 2100 prisonniers politiques se trouvent encore dans les prisons de Birmanie, appelant à leur «libération immédiate».
«La Suisse attend que Madame Aung San Suu Kyi puisse exercer librement ses droits humains et civiques, notamment en matière de liberté d'opinion, de rassemblement et de mouvement», a en outre indiqué le Département fédéral des affaires étrangères.
swissinfo.ch et les agences