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Même sans "No Billag", de nombreux ménages se soustraient à la redevance radio et télévision. D'une part, les derniers chiffres de Billag montrent qu'en 2017, l'organe de perception de la redevance a déposé 2247 plaintes pour "suspicion d'infraction à l'obligation d'annoncer". Il s'agit ici de téléspectateurs clandestins qui n'ont pas déclaré leur appareil ou qui l'ont fait de manière erronée et qui ont été pris par des contrôleurs. Ce chiffre est trois fois plus élevé qu'en 2012. La part des personnes qui n'ont déclaré qu'un seul appareil, mais qui consomment aussi bien la radio que la télévision, est particulièrement importante. Avant qu'une personne ne soit dénoncée, Billag l'informe à plusieurs reprises et attire son attention sur la nécessité de déclarer les deux médias.
Regarder au noir peut coûter cher : Les amendes peuvent atteindre 5000 francs.
Outre cette infraction, il existe un deuxième groupe : les non-payeurs. Ils déclarent certes correctement leurs appareils, mais ne paient ensuite pas la facture. En 2017, Billag a envoyé 5,2 millions de factures - et un million de rappels au total, qui ont exigé un montant de 335 millions de francs. Dix pour cent de toutes les factures envoyées ne sont pas réglées du premier coup.
Le nombre de rappels envoyés est également proportionnellement beaucoup plus élevé que par le passé. En 2010, Billag envoyait encore 12 millions de factures (puisqu'elles étaient envoyées trimestriellement) - mais le nombre de rappels était le même qu'en 2017, à savoir un million.
En 2017, dans 61 000 cas, les rappels n'ont servi à rien, et Billag a alors engagé des poursuites.
Ceux qui doivent encore de l'argent à Billag et qui espèrent que la créance disparaîtra après un éventuel oui à l'initiative No Billag espèrent en vain : une partie de Billag existerait en effet encore en 2019 pour recouvrer les créances impayées pour le compte de la Confédération. Si des montants devaient encore être dus par la suite, les cas seraient transmis à l'OFCOM. (hae)