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Les clivages politiques se sont particulièrement reflétés lors de la votation du 7 mars concernant la révision du taux de conversion dans la prévoyance professionnelle (deuxième pilier), selon les analyses VOX publiées lundi.
Le 7 mars dernier, les Suisses disaient une nouvelle fois qu’ils ne veulent pas que l’on touche à leurs avoirs vieillesse. Invités à se prononcer sur la baisse du taux de conversion dans la prévoyance professionnelle (2ème pilier), plus de trois-quart d’entre eux ont dit non.
Selon l'analyse VOX, réalisée par l'Université de Genève sur la base de sondages effectués par l'institut gfs.bern, les Suisses ont été largement influencés par les partis concernant la révision du deuxième pilier.
Les partisans du PLR (Parti libéral-radical, droite) ont accepté la révision à hauteur de 56%, alors que 42% des sympathisants du PDC (Parti démocrate-chrétien, centre) l'ont soutenue. Avec 27 % de oui, les partisans de l'UDC (Union démocratique du Centre, droite conservatrice) se sont inscrits dans la moyenne nationale. A l'autre bout du spectre politique, la révision n'avait la faveur que de 12% des sympathisants socialistes.
Les personnes sondées ont justifié leur soutien à la révision par la nécessité de stabiliser le financement des rentes et de l'assurer pour les générations futures. Les opposants livrent un plus large éventail d'arguments: le désir de bénéficier personnellement des rentes à leur niveau actuel, mais également des motifs d'ordre social, telle que l'injustice que constitue, à leur yeux, la révision.
L'âge des votants a également joué un rôle important: ce sont les personnes les plus âgées de l'échantillon (70 ans et plus) qui ont plus fortement soutenu le projet (44% d'entre eux contre 27,6% en moyenne nationale).
Comme le souligne l'analyse Vox, ce résultat n'est pas surprenant, étant donné que cette classe d'âge n'aurait probablement pas été touchée de façon directe par les modifications du projet.
L'analyse VOX a été réalisée auprès de 1502 personnes ayant le droit de vote. La marge d'erreur s'élève environ à 2,6 points.
swissinfo.ch et les agences