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La natalité est stagnante voire en baisse dans le monde comme en France, les bébés secoués ont augmenté dans certains services pédiatriques et l'obésité se développe.
Quels signes ces faits relatés dans nos journaux apportent-ils à la société toute entière?
Soit que les enfants sont en trop, soit qu'ils dérangent par leurs cris, soit qu'on les incite à se tenir cois devant un écran ou en se gavant, ce qui les empêchent de vivre leur mobilité naturelle et leur créativité spontanée. Même quand ils s'animent avec leurs écrans, leurs possibilités d'action sont très limitée dans maintes dimensions et leurs systèmes sensoriels restent sous-développés.
Evidemment, on peut avancer que la situation économique n'encourage pas le développement des familles. Il n'y a certainement pas que ça. Les priorités existentielles ont changé de cap. Le féminisme impose ses lois sans prendre conscience, comme l'écrit Paul Craigs Roberts, qu'elle a "détruit la nature des femmes et fait d'elles des objets sexuels". Bien des femmes ont l'illusion d'être autonomes mais, en fait, elles dépendent énormément de la science médicale avec les produits contraceptifs, les avortements, les procréations médicalement assistées, etc. Ainsi, "le féminisme n'a pas libéré les femmes, il les a seulement émancipé de leur rôle".
"Les liens durables avec les hommes sont rares". Là, je dirais que cela dépend des milieux sociaux. Les enfants participaient de ce lien, en densifiant la relation du couple.
L'équilibre social est aussi affecté : les familles forment des noyaux importants dans la société qui représentent une certaine force humaine et une cohésion entre membres apparentés. Sans cette cohésion, les individus sont plus fragilisés.
En outre, notre économie est aussi concernée: "La dépression démographique conduit au ralentissement de la croissance et/ou le déclin pur et simple de la population en âge de travailler est clairement visible dans toutes les régions du monde."
Au niveau ontologique, il est important de tenir compte d'un élément primordial : mettre au monde un enfant, c'est se mettre au monde soi-même, autrement dit notre enfant intérieur. Cet enfantement permet de développer des qualités en nous auxquelles notre être profond donc souvent une partie inconsciente aspire. Celles qui luttent contre cette dimension ou des hommes qui en sont privés peuvent développer des pathologies subtiles peu souvent diagnostiquées.
Ainsi donc, la baisse de la natalité a un impact énorme sur l'évolution de notre humanité, impact qui apparaîtra de plus en plus nettement si nous ne modifions pas notre relation à la présence des enfants.