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Ded Gecaj, le Kosovar accusé d'avoir tué l'enseignant de sa fille en 1999 à Saint-Gall et retrouvé vendredi mort dans sa cellule, s'est suicidé. En détention préventive, il s’est pendu avec ses vêtements.
Alors que la justice thurgovienne a été vendredi dernier chargée de l’enquête, c’est l’Institut de médecine légale de l'hôpital cantonal de Saint-Gall qui a effectué l'autopsie.
Placé en détention préventive dans une prison de St-Gall, l'homme de 52 ans s'est pendu en formant une corde avec ses vêtements. Le personnel de la prison a vu le Kosovar vivant pour la dernière fois jeudi dernier vers 19h00. Vendredi matin vers 07h00, il a découvert son corps sans vie. Le motif de son geste reste donc inexpliqué.
Mais l’enquête ne s’arrête pas là. Le juge d'instruction thurgovien, Andreas Kopp continue ses investigations, aidé par une équipe de la police criminelle du canton. Il devra déterminer si les conditions de détention ont joué un rôle dans la mort du Kosovar.
L'homme s'était plaint de ses conditions d'incarcération. Suivi médicalement, il avait vu son médecin quatre jours avant son suicide. Ce dernier avait constaté qu'il se portait bien.
Sa mort vendredi dernier a aussitôt donné lieu à des spéculations. L'hypothèse du suicide a vite circulé dans les médias, tandis que la famille de l'homme a montré du doigt la justice saint-galloise, l'accusant d'être responsable de la mort.
Arrêté en mai dernier, le prévenu a été livré aux autorités cantonales début septembre. Il devait être jugé pour le meurtre de l'enseignant de sa fille et pour des abus sexuels commis sur cette dernière en 1999. Une confrontation avec la jeune femme, âgée de 14 ans au moment des faits, devait avoir lieu prochainement. Car le Kosovar a toujours nié les abus sexuels.
swissinfo.ch et les agences