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Dans la tradition philosophique marquée par Descartes et l’empirisme, l’idée de justification êpistémique a été vue le plus souvent en termes de construction sur des fondements qui seraient autant de points de départ immédiatement justifiés. L’article expose une tout autre approche de la question, due au philosophe Keith Lehrer (dont la Revue a publié récemment «L’unité de la raison théorique et de la raison pratique», RThPh 127/4 (1995), p. 349-356), approche dans laquelle la justification êpistémique découle d’un rapport de cohérence entre des croyances qui ne sont jamais des points de départ immé¬ diatement justifiés. Ce qui est alors décisifpour la justification d’une croyance, c ‘est d’écarter ou de neutraliser toutes les objections qu ‘on peut élever contre elle. A partir d’un exemple, l’article présente cette approche de la justification êpistémique et expose une difficulté que celle-ci rencontre.