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Des chercheurs de l'université de Stanford ont découvert que la lysyl oxydase (LOX), une enzyme surexprimée dans les cellules tumorales humaines en conditions hypoxiques, joue un rôle clé dans la propagation métastatique de certains cancers, et qu'elle constitue de ce fait une cible thérapeutique potentielle pour ralentir ou empêcher leur dissémination (Nature 2006;40:1222-6). Ces travaux pourraient expliquer pourquoi des conditions hypoxiques augmentent le risque de dissémination métastatique de certaines tumeurs, une observation purement clinique jusqu'ici.Les chercheurs californiens confirment d'abord au niveau moléculaire le lien entre hypoxie et production de LOX. La synthèse de l'enzyme est régulée au niveau post-transcriptionnel par les taux d'Hypoxia-Inducible Factor, un signal intracellulaire d'hypoxie. Chez l'homme, l'équipe californienne observe, dans des cancers du sein, de la tête et du cou, une association significative entre le degré d'hypoxie, la production de LOX et le risque de dissémination tumorale.Cette dernière association est bien causale : chez la souris, les chercheurs montrent que l'inhibition de la lysyl oxydase empêche totalement la formation de nouvelles métastases dans un modèle de cancer du sein. Les tumeurs primaires ne sont pas affectées. Pour consolider la démonstration, les chercheurs observent encore que la LOX intervient dans plusieurs mécanismes de dissémination, comme l'adhésion, les interactions avec la matrice extracellulaire ou la formation de «niches» favorables sur les sites métastatiques.