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Des Chinois sont parvenus à modifier génétiquement des embryons humains
De telles mutations peuvent être dangereuses et pourraient permettre de modifier le matériel génétique humain, d'où l'extrême prudence de la communauté scientifique.
Les scientifiques, dont Junjiu Huang, généticien de l'Université Sun Yat-sen à Guangzhou, ont expliqué comment ils ont manipulé des gènes d'embryons fécondés mais pas viables. Ceux-ci n'auraient pas pu se développer et devenir des êtres humains, précisent les chercheurs.
La revue Nature a fait part de leur travaux publiés dans Protein & Cell mercredi.
Technique pas aboutie
Les Chinois ont tenté de modifier le gène responsable de la bêta thalassémie, une maladie du sang qui peut être mortelle, en injectant 86 embryons avec une version corrigée du gène défectueux.
Mais les résultats révèlent de sérieux obstacles: sur 86 embryons, 71 ont survécu mais seuls 28 ont pu être manipulés.
"Si on veut appliquer cette technique à des embryons viables il faut que le taux de remplacement soit proche de 100%", a souligné Junjiu Huang.
afp/sbad
Publié le 23 avril 2015 à 19:25 - Modifié le 24 avril 2015 à 09:27
Mutations non prévues
Chercheurs américains inquiets
Pour l'ARM, un moratoire déjà évoqué précédemment par plusieurs organismes scientifiques "permettrait des discussions rigoureuses et transparentes sur l'aspect légal et en matière de politiques à suivre, ainsi qu'un débat public sur la science, la sûreté et l'éthique de la modification des embryons humains".