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Peter Downsbrough (né en 1940 aux Etats-Unis, vit à Bruxelles) réalise des installations, des sculptures, des collages, des livres et des vidéos. Son vocabulaire formel, mis en place à la fin des années 1960, se situe à la croisée de la poésie expérimentale et de l’esthétique minimaliste. De la poésie post-mallarméenne il conserve la réduction de l’énoncé au seul mot et l’usage conceptuel du texte, employé comme élément plastique et sémantique. De l’art minimal, il retient le registre très restreint de couleurs et de formes géométriques simples ainsi qu’un langage le plus souvent asyntaxique. Proche des artistes conceptuels, dont il est de quelques années le cadet, Peter Downsbrough inscrit son œuvre dans la continuité de ces deux traditions : une première textuelle, qui irait de Mallarmé à la poésie concrète, et une seconde, plastique, que parcourt la ligne analytique et géométrique de l’abstraction du Constructivisme à nos jours.
Dans ses photographies noir et blanc (Sans titre 1990-1995) fortement contrastées et confinant à l’abstraction, Downsbrough morcelle l’espace urbain : escaliers, piles de ponts, gares, friches industrielles. Dans ses maquettes architecturales, projets d’intervention sur façades et d’aménagement d’espaces (Maquettes et façades 1983-1998), il est question de proportions formelles jouant avec des figures géométriques simples et frontales.
Les œuvres réunies ici par Sophie Costes font partie de la collection du musée