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Les pins, bien qu'ils aient été très en vogue au cours des années 1990, ont une origine beaucoup plus ancienne, liée au monde militaire. Ces badges métalliques, que l'on fixe le plus souvent sur un vêtement, sont en effet utilisés depuis longtemps dans certaines armées pour indiquer l'appartenance à une unité ou une brigade spécifique. Les plus anciens modèles de pins ne s'accrochaient pas à l'aide d'une attache, mais le plus souvent avec un écrou vissé à l'arrière. On situe généralement le début de la déferlante du pin's à l'année 1987, plus précisément au tournoi de Roland Garros de cette année, au cours duquel un petit insigne aux couleurs de l'événement avait été diffusé en très grande quantité. Le succès de cette initiative a été tel que de nombreuses entreprises ou collectivités ont très vite voulu diffuser leurs propres pins, dans le but évident de se faire connaître.
L'engouement du pins et du badge a pris fin depuis plus d'une dizaine d'années, mais de nombreux collectionneurs passionnés continuent à rechercher et classer les badges diffusés à cette époque. Tous les pins n'ont pas la même valeur et se subdivisent en trois catégories en fonction du soin apporté à leur confection : le badge dit "époxy" correspond au pins générique, le plus souvent fabriqué en masse à Taïwan et recouvert de résine pour améliorer sa résistance. L'époxy est le plus courant et le moins recherché des pins. Les pins fabriqués en émail, à froid ou à la méthode "grand feu", appartiennnent à la gamme immédiatement supérieure et sont généralement appréciés en raison de leur bel aspect doré. Les plus beaux pins, enfin, sont les "Zamac", qui ont été travaillés avec un grand soin et ont souvent été signés de la main de prestigieux créateurs, comme Decat ou encore Arthus Bertrand.
Le prix généralement admis pour un pin's peut varier, mais dépasse rarement la dizaine d'euros pour un beau badge. Il est bon de savoir qu'un tel prix est déjà exceptionnel et que l'écrasante majorité des badges, en raison de leur abondance sur le marché, dépasse rarement cinquante centimes d'euro par pièce.