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Instruments à portée universelle
En juillet 2001, la Conférence des Nations Unies (ONU) sur le commerce illicite des armes légères et de petit calibre a adopté un programme d'action juridiquement non contraignant, qui en appelle à la responsabilité des États et demande le contrôle des exportations, la sécurisation des stockages, l'échange des informations et le respect des embargos sur les armes. Les États qui ont signé ce programme d'action se rencontrent périodiquement pour examiner les progrès réalisés et discuter de l'orientation à donner à leurs travaux. La dernière Conférence, qui s'est tenue en juin 2010, est parvenue à adopter un document final qui a donné un nouvel élan aux efforts déployés en commun.
En 2001, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté le Protocole contre la fabrication et le trafic illicites d'armes à feu, de leurs pièces, éléments et munitions. Ce Protocole fournit une base légale, juridiquement contraignante, à la lutte contre le trafic illicite des armes à feu.
En 2005, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté un autre document important: un instrument international d'identification et de traçage rapide et fiable des armes légères et de petit calibre illicites. La Suisse présidait le groupe de travail de l'ONU qui a négocié cet accord.
En 2006, lors de la conférence ministérielle que la Suisse et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont organisée à Genève, 42 États ont adopté la Déclaration de Genève sur la violence armée et le développement, dite "Déclaration de Genève" (DG). Cette Déclaration prévoit que les États prendront des mesures concrètes d'ici à 2015 pour lutter contre les interactions négatives entre la violence armée et le développement socio-économique. À ce jour, plus de 100 gouvernements ont déjà apporté leur soutien à la Déclaration de Genève.