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Un supporter de l'Islande a fait affréter un avion spécial pour se rendre à Nice, où son pays disputait les huitièmes...28.06.2016 15:03 Euro 2016
Les espoirs des parents ne sont pas toujours bénéfiques au développement de leurs enfants. Ce ne fut toutefois pas le cas pour Gylfi Sigurdsson, leader technique de cette sensationnelle Islande qui défiera la France dimanche en quart de finale de l'Euro 2016.
Le grand public retiendra surtout de cette épopée islandaise les explosions de joie du commentateur de la télévision nationale Gudmundur Benediktsson ou les longues touches de l'imposant capitaine Aron Gunnarsson. Mais ceux qui connaissent au moins un peu cette équipe ne s'y trompent pas: la star est bel et bien Gylfi Sigurdsson.
L'égalisation de Sigurdsson contre l'Angleterre en huitième de finale.
Frappé par l'évidente aisance balle au pied de son rejeton de huit ans, le père du milieu de terrain nourrit de grandes ambitions pour sa progéniture. Alors Sigurdsson apprend le football au FH Hafnarfjördur puis au Breidablik UBK et va jusqu'à intégrer la sélection nationale M17.
L'Islandais intègre en 2005 le centre de formation de Reading, puis ne tarde pas à s'illustrer, inscrivant notamment seize buts et délivrant neuf passes décisives durant le championnat 2009/2010. Il devient alors une espèce d'attraction et... attire plusieurs clubs, dont Hoffenheim, chez qui il s'engage en 2010.
Insatisfait de son statut, il repart en Angleterre sous la forme d'un prêt à Swansea pendant l'hiver 2012. Au Pays de Galles, il fera une rencontre déterminante pour la suite de sa carrière: Brendan Rodgers.
Après un passage à Tottenham, Sigurdsson retourne à Swansea en juillet 2014. Il y retrouve sa verve et son sens du jeu, tant et si bien qu'après un automne 2015 en demi-teinte, il a à nouveau été un des principaux animateurs de la Premier League ce printemps.
Les onze buts de Gylfi Sigurdsson pour Swansea lors de la saison 2015/2016.
Alors oui, les sanglots hurlants de Gudmundur Benediktsson ont les décibels chargés de fraîcheur. Comme en rugby, quand le haka néo-zélandais était dirigé par Taine Randell mais que le monde entier regardait un Jonah Lomu placé derrière son capitaine, personne ne devrait perdre de vue le no 10 des Strakarnir okkar. Car le garçon a de la magie dans les pieds.