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Durant sa campagne, Donald Trump avait promis d'abroger la réforme de l'assurance maladie voulue par la présidence démocrate de Barack Obama et adoptée en 2010. Cette loi permet à tous les Américains d'avoir une assurance maladie.
KEYSTONE/EPA/JUSTIN LANE(sda-ats)
Donald Trump, nouveau président des Etats-Unis, a signé vendredi un premier décret contre l'emblématique loi "Obamacare" de son prédécesseur. Il engage ainsi la politique de rupture présentée plus tôt au monde dans un discours aux accents populistes et nationalistes
Arrivé à la Maison Blanche en fin d'après-midi, l'homme d'affaires républicain de 70 ans succède à la tête de la première puissance mondiale au démocrate Barack Obama, 55 ans, sous le regard inquiet des alliés des Etats-Unis.
Après sa prestation de serment et son discours au Capitole en milieu de journée, il a assisté au défilé traditionnel suivant l'investiture des présidents américains. Puis Donald Trump a rapidement signé son premier décret en début de soirée, dans le Bureau ovale.
Il y ordonne à son administration d'accorder le plus d'exemptions possibles à la réforme du système de santé de 2010. Et ce en attendant son abrogation par le Congrès.
La loi dite "Obamacare", honnie des conservateurs en raison de son coût et de sa lourdeur administrative, vise à aider tous les Américains à souscrire à une couverture maladie. Durant sa campagne, Donald Trump avait promis d'abroger cette réforme soutenue par la présidence démocrate de Barack Obama.
On ignorait dans un premier temps la teneur exacte de ce premier décret et ses conséquences immédiates. La loi ne peut pas être effacée d'un coup de plume: le Congrès, à majorité républicaine, devra voter, selon un calendrier qui n'a pas encore été annoncé.
Les experts anticipent en particulier un assouplissement de l'obligation individuelle d'être assuré, ou de l'obligation de fournir une assurance-santé pour les entreprises de plus de 50 employés. Une réduction de la couverture maladie en matière de maternité ou de maladies mentales est également attendue.
Lors d'une cérémonie organisée à la hâte, Trump s'est assis vendredi soir au bureau présidentiel, le Resolute desk, et a signé le décret entouré de ses plus proches conseillers.
Nominations certifiées
Il a également certifié la nomination de l'ex-général James Mattis au secrétariat à la Défense et celle de l'ancien général John Kelly à la Sécurité intérieure, peu après la confirmation apportée par le Sénat vendredi. Les deux hommes ont été investis par le vice-président Mike Pence lors d'une cérémonie distincte.
Une fois signés ces ordres présidentiels, il a fait quelques remarques sur sa journée d'investiture à des journalistes. "C'était chargé, mais bien. C'était une journée magnifique", a-t-il dit.
De légers changements de décor ont d'ores et déjà eu lieu dans le Bureau ovale, après le départ de Barack Obama, où les rideaux rouges ont été remplacés par des draperies dorées.
Avant de dormir pour la première fois à la Maison Blanche, le milliardaire devait encore participer à trois grands bals dans la capitale fédérale.
ATS