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Matériel & quantité
Sérum, 1ml
Informations cliniques
L’auto-immunité peut jouer un rôle dans le syndrome post-COVID, car différents mécanismes, notamment le mimétisme moléculaire, activent le système immunitaire de manière chronique. En cas de maladie auto-immune, il peut y avoir un dysfonctionnement ou une diminution des cellules Treg, entraînant une perturbation de la régulation immunitaire. Dans ce cas, les cellules Treg ne réagissent pas suffisamment ou pas efficacement pour inhiber l’activation et la prolifération des cellules T et B autoréactives. En l’absence de fonctionnement adéquat des cellules Treg, les cellules immunitaires autoréactives peuvent attaquer les tissus de l’organisme, ce qui peut entraîner des inflammations et des lésions dans différents organes et tissus.
Concernant la physiopathologie de l’encéphalomyélite myalgique ou syndrome de fatigue chronique, l’attention se porte tout particulièrement sur les auto-anticorps dirigés contre certains récepteurs du système nerveux vasorégulateur, immunorégulateur ou autonome. Ces récepteurs appartiennent à une grande famille diversifiée de protéines appelées récepteurs couplés aux protéines G ( RCPG ). Il en existe plus de 800. Des études ont montré une corrélation entre l’intensité de la fatigue et des douleurs musculaires chez les patients atteints d’encéphalomyélite myalgique/du syndrome de fatigue chronique induit( e ) par une infection, et la concentration d’auto-anticorps anti-RCPG. Les auto-anticorps dirigés contre les RCPG sont très répandus en cas de syndrome post-COVID et nettement plus fré¬quents que chez les personnes en bonne santé ou guéries. Il peut par conséquent être utile de combiner plusieurs auto-anticorps anti-RCPG pour détecter l’auto-immunité en cas de syndrome post-COVID. Dans notre panel d’auto-anticorps anti-récepteurs de neurotransmetteurs, nous analysons les concentrations d’anticorps anti-CHRM3 ( récepteurs muscariniques à l’acétylcholine M3 ), d’anticorps anti-CHRM4 ( récepteurs muscariniques à l’acétylcholine M4 ), d’anticorps anti-récepteurs β1-adrénergiques ( ARDB1 ) et d’anticorps anti-récepteurs β2-adrénergiques ( ARDB2 ), souvent présents en concentrations élevées en cas de syndrome post-COVID.