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Entre motivations et arbitrages: le choix résidentiel au sein des couples : habiter au centre-ville, l'exemple du Parc de la Suze à Bienne
Mémoire de master : Université de Neuchâtel, 2013.
Depuis les années 2000, la réurbanisation, en réponse à la tendance de l’étalement urbain, est observée. En effet, les villes sont, à nouveau, dans une phase de croissance du nombre de leurs habitants qui se traduit par des opérations de régénération de friches urbaines. Il est ainsi important de comprendre les raisons qui incitent les personnes à rejoindre les centres-villes. Notre... PlusAjouter à la liste personnelle
- Résumé
- Depuis les années 2000, la réurbanisation, en réponse à la tendance de l’étalement urbain, est observée. En effet, les villes sont, à nouveau, dans une phase de croissance du nombre de leurs habitants qui se traduit par des opérations de régénération de friches urbaines. Il est ainsi important de comprendre les raisons qui incitent les personnes à rejoindre les centres-villes. Notre recherche s’inscrit dans ce contexte de regain d’attractivité des villes suisses en s’intéressant au choix résidentiel des habitants du Parc de la Suze, un quartier construit sur une ancienne friche industrielle au centre-ville de Bienne. Ce mémoire a ainsi trois objectifs principaux : il vise à décrire les habitants de tels quartiers, à comprendre leurs motivations et à comprendre le choix résidentiel des couples et plus particulièrement l’impact du genre lors des arbitrages au sein de cette catégorie de ménages. Pour y parvenir, nous avons eu recours à des « mixed methods », c’est-à-dire que nous avons combiné des résultats quantitatifs d’un questionnaire et les données qualitatives récoltées essentiellement grâce à des entretiens semi-directifs. Les résultats de ce travail montrent que ce sont majoritairement des personnes seules ou des couples de retraités qui habitent le Parc de la Suze et qui vivaient déjà à Bienne ou dans son agglomération. De nombreux couples de retraités ont très souvent vendu une maison en périphérie pour rejoindre la ville à l’âge de la retraite. Les habitants ont un statut socio-professionnel relativement élevé, comme les personnes vivant dans les autres nouveaux quartiers des villes suisses, mais sont par contre en moyenne, plus âgés qu’eux. Nous avons ainsi constaté un retour en ville des personnes du troisième et quatrième âge. Au niveau des motivations et de manière générale, les couples accordent plus d’importance aux critères de proximité que les personnes vivant seules ou monoparentales. En effet, la volonté de venir habiter au centre-ville, pour les couples, est principalement due à la proximité des aménités urbaines ainsi qu’à la mobilité quotidienne. Nous avons également remarqué que les arbitrages au sein des couples sont le plus souvent conjoints. De plus, ils reposent sur les facteurs suivants : linguistiques, professionnels, par attachement à la ville ou par une logique selon l’entourage ou selon les étapes de la scolarité des enfants. L’impact du genre est prépondérant dans l’organisation conjugale, se renforce lors de l’arrivée d’enfants et est plus imprégnée chez les générations plus vielle. Finalement nous avons établi six styles d’arbitrage qui caractérisent les habitants du Parc de la Suze, ce qui montre la diversité des ménages potentiels et les raisons qui les encouragent à rejoindre le centre-ville pour y vivre. Cela va de la facilitation de la conciliation entre le travail et la famille pour les couples bi-actifs à la volonté d’être proche de tous les services dans les cas de mobilité réduite avérée ou anticipée pour les couples retraités.