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Découverte d'un gène qui contrôle notre réponse immune
Genève, le 1er novembre 1998 (Com.). Le journal Nature Genetics du mois de novembre publie aujourd'hui les résultats d'une recherche menée au sein de la Faculté de médecine de l'Université de Genève. Dirigée par le Professeur Bernard Mach et le Dr. Walter Reith, cette équipe a découvert un nouveau gène régulateur, essentiel pour la réponse immune.
La réponse immune est notre principale forme de défense, à la fois contre tous les microbes et virus, mais aussi contre les cellules cancéreuses. Dans d'autres cas, comme le diabète et la sclérose en plaque, la réponse immune est aberrante et excessive car elle est dirigée contre nos propres cellules. A la base du contrôle très complexe de la réponse immune, se trouve l'activation des lymphocytes, un type de globules blancs très spécialisés qui fonctionnent comme les soldats de cette défense. Cette activation est due à des molécules MHC classe II. Ces dernières sont codées par leurs gènes, les MHC classe II, également appelés les " gènes de la réponse immune ". C'est donc le contrôle de l'expression de ces gènes MHC classe II qui détermine et qui gère, en dernier ressort, notre réponse immune, tant normale que pathologique.
L'équipe dirigée par le Professeur Bernard Mach et le Dr. Walter Reith de la Faculté de médecine de l'Université de Genève, travaille depuis plusieurs années sur le contrôle de l'expression de ces " gènes de la réponse immune ". Parmi ses sujets d'études, elle a examiné une maladie héréditaire appelée " immunodéficience par absence de MHC classe II ". Celle-ci se manifeste par une immunodéficience très sévère qui entraîne la mort des jeunes malades avant leur dixième anniversaire.
Grâce à leurs travaux, les scientifiques genevois ont ainsi pu établir que cette maladie est causée par des gènes défectueux, qui fonctionnent comme des gènes de régulation ou des gènes de contrôle. Ils ont découvert un gène de régulation directement impliqué chez la plupart des malades souffrant d'" immunodéficience héréditaire par absence de MHC classe II". En outre, leurs résultats montrent que ce nouveau gène a subi une mutation chez tous les patients et que sa forme normale peut totalement corriger le défaut d'expression du MHC classe II.
Une telle découverte est aussi importante pour la génétique médicale que pour l'immunologie en général. Ce nouveau gène régulateur, à la fois essentiel et spécifique pour l'expression du MHC classe II, sera non seulement utile pour une thérapie corrective génétique des cellules des malades, mais servira également de tremplin pour la poursuite des recherches dans le domaine de l'immunomodulation et de l'immunosuppression.
L'article a été publié dans Nature Genetics, novembre 1998
Pour de plus amples renseignements,
n'hésitez pas à contacter le Professeur Bernard Mach,
tél. 022/702 56 61, <email-pii>
Renseignement: Sylvie Détraz
Université de Genève, Presse - Information - Publications
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Novembre 1998 - Mise à jour: Sara Gianinazzi