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C'est vrai, je n'aime pas les maffias russes, siciliennes ou calabraises, les mendiants roms, les cambrioleurs géorgiens, les grands trafiquants albanais ou kosovars, les petits dealers maghrébins (Cornavin) et africains (Jardins anglais), les petits braqueurs de banque banlieusards français issus de l'immigration (la fameuse "racaille", d'ailleurs plutôt mauvais amateurs), les joueurs de bonneteau serbes, les voleurs à l'astuce latino-américains, les arnaqueurs nigérians et les voleurs à l'arraché irakiens, guinéens, congolais ou que sais-je encore.
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Il y a quarante-cinq ans et quelques jours, un jeune collégien atterrissait à Cointrin, venant de l'Inde, pour rejoindre ses parents établis à Genève depuis peu. Comme tout étranger à l'époque, il a dû passer une radiographie des poumons au centre de contrôle de Cornavin, en attendant son tour dans une très longue file constituée majoritairement de jeunes provenant de pays méditerranéens, avec lesquels il a d'abord échangé quelques banalités, puis tout de suite sympathisé: il avait seize ans, les autres à peine plus. La communication se faisait surtout par le langage des signes et le sourire.