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Quito - Un juge équatorien a annoncé lundi avoir révoqué le mandat d'arrêt qu'il avait dicté contre le président colombien Juan Manuel Santos, avant son élection. Cette mesure avait été prise après un bombardement contre une base de la guérilla des FARC en Equateur en mars 2008.
"L'ordre de prison préventive contre Monsieur Juan Manuel Santos a été révoqué", a dit le juge Daniel Mendez à Lago Agrio, la capitale de la province de Sucumbios, à la frontière avec la Colombie.
Néanmoins, le processus "continue, jusqu'à ce que Monsieur le procureur (Carlos Jimenez) présente sa décision accusant ou absolvant ces personnes", a-t-il aussi dit.
Le bombardement a motivé en Equateur une procédure judiciaire, visant non seulement M. Santos, mais aussi de hauts gradés colombiens, dont le chef d'état-major interarmées, le général Freddy Padilla de Leon.
M. Mendez avait été saisi par une association bilatérale de petits commerçants de Sucumbios.
Le mandat était fondé sur des accusations d'assassinat visant M. Santos, ancien ministre de la Défense, pour avoir ordonné l'attaque menée le 1er mars 2008 contre un campement de la guérilla colombienne des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes) en Equateur.
Vingt-cinq personnes avaient péri dont le numéro deux des FARC, Raul Reyes, et l'attaque avait entraîné la rupture par Quito de ses relations diplomatiques avec la Colombie. Les deux pays ont ensuite rétabli leurs relations au niveau des chargés d'affaires, en novembre 2009.
Après son investiture, M. Santos, qui a remplacé Alvaro Uribe, a lui fait un geste envers Rafael Correa, le président socialiste équatorien, en lui remettant notamment le contenu des ordinateurs de Raul Reyes.
ATS