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Le site d’information français LCI décrypte un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) dont des responsables politiques français ont relayé une interprétation erronée sur les réseaux sociaux. L’arrêt en question concerne une affaire de contestation d’héritage au sein d’une famille musulmane grecque. En se basant sur la charia, les plaignantes estimaient que la veuve de leur frère n’avait pas droit à une part d’héritage après le décès de celui-ci. Leur frère avait cependant fait de son épouse une héritière par un testament établi devant notaire. Les plaignantes ont contesté l’héritage de leur belle-sœur devant la justice grecque sur la base de deux traités signés par la Grèce dans les années 1920 et prévoyant « l’application des coutumes musulmanes aux ressortissants grecs de confession musulmane. » La CEDH a finalement estimé que l’application de la charia pour régler l’héritage constituait une discrimination de la veuve car elle « a été traitée différemment sur le fondement de la religion du testateur ». Les juges ont estimé que les deux traités signés par la Grèce ne constituaient pas des obligations internationales pour la Grèce, mais devaient plutôt garantir « le particularisme religieux de la communauté musulmane grecque ».
« La charia en Grèce ? Ce que dit (vraiment) l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’Homme », LCI.fr, 29.12.2018