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Une illumination excessive de l’espace nocturne peut aussi avoir des conséquences négatives sur l'être humain. Celles-ci vont d’une simple gêne due à un éclairage même réduit, à des troubles du sommeil.
Pour vivre bien et en bonne santé, l'être humain a besoin de suffisamment de lumière au bon moment. Toutefois, une lumière excessive peut aussi avoir des conséquences négatives. Pour les sources d'éclairage artificiel, les principales conséquences sont de l'ordre de la gêne ou du désagrément.
Eblouissement incommodant
Pour désigner la gêne ou le désagrément ressenti par une personne la nuit, lorsque de la lumière parvient dans son champ visuel, la littérature spécialisée parle d'éblouissement psychologique. La sensation gênante ou désagréable est subjective et ne dépend pas d'une perturbation de l'acuité visuelle.
On peut par exemple considérer comme gênante une source lumineuse qui attire le regard sans apporter d'information importante. Selon une autre hypothèse, la conjonction de surfaces sombres et claires sur la rétine entraîne un conflit entre les muscles qui dilatent la pupille dans l'obscurité et ceux qui la contractent sous l'effet de la lumière.
Illumination de l'espace
Par illumination de l'espace, on entend l'illumination d'un lieu d'habitation par un dispositif d'éclairage situé à proximité et restreignant l'utilisation de ce lieu. Une illumination excessive peut produire différentes perturbations, dont les plus fréquentes sont les troubles du sommeil.
Les sources lumineuses les plus gênantes sont - par ordre croissant:
- la lumière jaune ou blanche
- la lumière verte, rouge ou bleue
- les lumières clignotantes, la gêne augmentant avec la fréquence du clignotement
Les lumières clignotantes (p. ex. dues à la rotation des pales d'une éoliennes) peuvent aussi déranger pendant la journée. Il existe des valeurs empiriques permettant d'évaluer le caractère acceptable de l'illumination constante de l'espace.
Effets chronobiologiques
Chez l'homme, le rythme biologique de veille et de sommeil est en grande partie déterminé par la lumière naturelle. Des recherches récentes ont toutefois montré que ce rythme peut aussi être influencé par l'éclairage artificiel.
Dans ce contexte, la lumière n'est pas enregistrée par le nerf optique, mais par des récepteurs situés sur la rétine, qui n'ont pas de fonction visuelle. Ces récepteurs semblent particulièrement sensibles à la lumière bleue ou à forte proportion de composantes bleues.
Il y a une dizaine d'années, on pensait que ces effets biologiques ne se produisaient qu'à partir d'une intensité lumineuse équivalente à celle d'une journée d'été, par temps couvert. Depuis lors, de tels effets ont été observés pour des intensités bien plus faibles. La recherche dans ce domaine, qui ne fait que débuter, examine si des sources lumineuses réduites, telles qu'écrans LED ou lampes à économie d'énergie, peuvent aussi avoir ce genre de conséquences. En effet, ces ampoules comportent une plus large part de composantes bleues que les lampes traditionnelles et pourraient donc avoir un impact plus important sur le rythme biologique.
La recherche chronobiologique se concentre actuellement sur les sources de lumière intérieure, qui agisseut directement sur l'homme. Lorsqu'on saura à partir de quelle intensité lumineuse se produisent des effets chronobiologiques, on pourra aussi déterminer si l'impact de l'éclairage extérieur (du fait de la composition spectrale et de l'intensité des immissions) est également déterminant pour ces effets ou s'il s'agit plutôt d'un problème général lié à notre mode de vie actuel (modification de l'éclairage intérieur, nouveaux loisirs, etc.).
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Dernière modification 24.09.2015