Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/250474

<h2>SubmittedText<h2><p>Le 18 août dernier, nous apprenions par la presse que les CFF avaient laisser fuiter les données personnelles d'un million d'utilisateurs, alors que les CFF savaient depuis 2018 déjà que leur système informatique était faillible. Le même jour, les CFF annonçaient vouloir tracer au mètre près les détenteurs d'abonnements.</p><p>Le Conseil fédéral ne pense-t-il pas que la meilleure garantie de la protection privée des citoyens est obtenue en diminuant la récolte des données et non en l'augmentant ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Malgré toutes les précautions prises, il arrive régulièrement - et c'est regrettable - que des fuites de données se produisent dans l'économie et l'administration. Les CFF ne sont pas à l'abri. Ils font de gros efforts pour que les données de leur clientèle soient en sécurité. Si les CFF ont aujourd'hui besoin de données clients parfois très précises, c'est aussi parce que la clientèle le souhaite : ces données sont indispensables à de nouvelles offres de voyage attrayantes et confortables, avec des applications mobiles et des fonctions check-in/check-out. La nouvelle disposition sur la protection des données dans la loi sur le transport de voyageurs (art. 54 LTV) tiendra encore mieux compte de ce foyer de tensions. Il n'est donc pas envisageable de renoncer à la collecte de ces données, mais les CFF doivent en garantir la protection systématique. </p>