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Mardi 30 mai 2023, à 19 h 30 au local du Lyceum
Jacqueline Halaba–Prébandier, lectrice et comédienne et Dagmar Clottu, pianiste
Enoch Arden, mélodrame de Richard Strauss
L’œuvre…
La tradition du morceau de musique pour voix récitante avec accompagnement d’instrument à clavier ou d’orchestre, appelé mélodrame, plonge ses racines dans le monde musical allemand au XVIIIe siècle. Aussi étrange que cela puisse paraître, Richard Strauss ne se mesura jamais au mélodrame avec orchestre et en composa deux avec piano. Le premier, « Enoch Arden », fut terminé le 26 février 1897. A la suite de ce succès, il en écrivit un autre, beaucoup plus court, « Das Schloss am Meere », deux ans plus tard. « Enoch Arden », est un morceau qui, par l’ampleur et l’ambition de sa construction, se place au niveau des réussites les plus significatives de toute l’histoire du mélodrame.
Le texte
Basée sur un célèbre poème de l’Anglais Alfred Tennyson (1809-1882), dont Strauss prit connaissance dans la traduction allemande d’Adolf Strodtmann, ce mélodrame fut créé avec un énorme succès à Munich le 24 mars 1897. Cette histoire, très populaire dans toute l’Europe du Nord, offre un exemple typique des valeurs morales de la société victorienne.
Le poème en anglais d’Alfred Tennyson « Enoch Arden » ((1802-1892) a été traduit en français par Xavier Marmier (1808-1892). Le texte a été épuré et adapté au langage actuel pour plus de légèreté et d’intensité par Jacqueline Halaba–Prébandier.
La musique de Strauss
Strauss a doté cette histoire d’une surprenante musique. Toute en finesse, avec des préludes et des interludes magnifiquement évocateurs, avec des allusions et des accentuations entremêlées de silences prolongés ; mais la partie récitée soutient souvent à elle seule l’attention du public. Le piano fait allusion à ce qui n’est pas explicitement dit, suggère ou contredit par des interventions qui se limitent parfois à quelques brèves mesures musicales.
Le CD
Ce mélodrame a été donné en première audition à Bienne les 26 mai et 1er juin 2021 et un enregistrement live a été réalisé pour l’édition du CD et le 28 mai pour le DVD. C’est également une première en langue française pour les CD et DVD.
Les interprètes
D’origine neuchâteloise, Jacqueline Halaba-Prébandier a vécu son enfance et adolescence en ville de Neuchâtel. Elle a exercé son activité professionnelle d’assistante sociale et de conseillère spécialisée en matière d’addiction durant plus de 40 ans à Bienne. Elle s’est découvert une passion pour les arts de la scène à La Théâtrale de Bienne puis en suivant les cours de l’école de théâtre du CCN à Neuchâtel. Elle s’est perfectionnée à la lecture à voix haute à la Voie des Livres à Paris et au CREFAD à Lyon. Elle pratique la lecture à voix haute depuis près de 10 ans, seule ou accompagnée de musique.
Dagmar Clottu a travaillé avec sa mère, puis avec Harry Datyner, Nikita Magaloff, Vlado Perlemuter et Paul Badura-Skoda et a reçu les conseils de Martha Argerich et de Wolfgang Sawallisch. Dans les concerts ARS MUSICA, qui existent depuis 1988, elle a donné plusieurs intégrales de musique de chambre ou de lieder (Beethoven et Mahler), souvent avec de jeunes artistes. Elle a commandé et/ou créé des œuvres de compositeurs suisses, comme Daniel Andres, Alfred Schweizer, Ursula Gut, Blaise Mettraux, René Gerber et Pierre-André Bovey. Sa discographie comprend des œuvres de René Gerber, Frédéric Chopin, Robert et Clara Schumann, Franz Liszt (1er concerto), Daniel Andres (concerto), Alfred Schweizer (« Les 10 Musiques pour piano » avec Michiko Tsuda), et Francis Poulenc (sonate à quatre mains avec Martha Argerich – Warner Classics). Dagmar Clottu a été la seule pianiste à donner l’intégrale du « Clavier bien tempéré » de Bach en Suisse pour l’année 2017, qui célébrait les 500 ans de la Réforme.
Prix des billets
Adultes : CHF 20.- Lycéennes: CHF 15.- Jeunes en formation: entrée gratuite
Organisatrice : Nathalie Duplain, tel +41 79 220 09 59