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Les décès liés aux accidents de la route continuent à augmenter dans le monde pour atteindre 1,35 million par an. Mais leur part par rapport à la population mondiale se stabilise, selon un rapport publié vendredi à Genève par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les accidents de la route constituent désormais la principale raison des décès des 5-29 ans. Ces pertes « sont un prix inacceptable à payer », estime le directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus. Il appelle les gouvernements et les partenaires à davantage d' »action » pour appliquer les dispositifs qui permettent de les diminuer. Parmi les victimes, plus d’un quart sont piétons ou cyclistes. Et 28% sont des motards ou des passagers.
Dans les pays riches ou à revenus intermédiaires, des efforts ont toutefois réussi à atténuer la situation. L’OMS souhaite des politiques et des routes adaptées et des campagnes publiques.
Les améliorations observées sont attribuées à de meilleures législations, notamment contre la vitesse et l’alcool, des infrastructures plus sûres et de meilleurs standards pour les véhicules. Ces dispositifs ont contribué à diminuer les décès dans 48 Etats, mais dans aucun pays pauvre. En trois ans, un milliard de personnes supplémentaires ont été couvertes par de nouvelles législations adaptées.
Les risques de décès de la route sont même trois fois plus élevés dans un Etat pauvre que dans un pays riche. En Afrique, la part atteint un peu plus de 26 pour 100’000 contre 9,3 en Europe. Elle a diminué sur le continent américain, en Europe ou encore dans le Pacifique occidental.