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L'UDC et le PDC ont salué le message du Conseil fédéral sur l'acquisition du Gripen. Le gouvernement propose d'acheter 22 avions de combat suédois pour 3,126 milliards de francs en créant un fonds spécial. La gauche et le GSsA annoncent pour leur part un référendum.
L'UDC salue le projet de son ministre Ueli Maurer et "soutient le principe d'une défense nationale crédible et d'une armée de milice performante", qui "exige aussi une couverture aérienne efficace". Pour garantir le financement des avions sans négliger d'autres secteurs de l'armée, le parti exige toutefois de relever le plafond de dépenses de l'armée à 5 milliards de francs, et non à 4,7 comme le souhaite le gouvernement.
Le président du PDC Christophe Darbellay est satisfait: "La protection de notre espace aérien doit être assurée. Et je suis très content que le Conseil fédéral ait adopté notre solution consistant à créer un fonds spécial. Cette mesure nous permet d'éviter de faire des économies dans d'autres domaines, tels que la formation ou l'infrastructure de transport".
Le PLR, lui, n'entend pas prendre position sur le dossier du Gripen avant d'avoir analysé la réponse adressée du Conseil fédéral aux questions des quatre partis bourgeois (PLR, PDC, PBD, Vert'libéraux).
Référendum de la gauche
Le PS, les Verts et le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) lanceront un référendum contre le fonds spécial pour l'acquisition du Gripen. Les deux partis de gauche estiment que la Suisse n'a pas besoin de nouveaux avions de combat et le GSsA juge que cet achat n'a "strictement aucun sens" car les défis d'aujourd'hui sont de nature civile.
Le mouvement antimilitariste conteste aussi la facture présentée par le gouvernement. Selon lui, le Gripen coûtera au moins 500 millions de plus pour les coûts fixes, auxquels il faut encore ajouter des frais d'entretien de cent millions par année.
Pour Denis Froidevaux, président de la Société suisse des officiers, un certain nombre de signaux sont passés au vert, notamment concernant le modèle retenu ou le calendrier. Mais des points d'interrogation demeurent quant au financement, et "ce ne sera pas simple" de convaincre le Parlement, puis le peuple, sur ces questions, concède-t-il.
ATS