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"Il est impossible qu'aucune preuve écrite n'existe pour quelque chose de si important", a souligné le subordonné de l'ancien ministre des Affaires étrangères Paul Graber. "Et même s'il n'y avait pas eu de trace écrite, j'aurais été informé d'un tel accord", poursuit-il, ajoutant que Graber "n'aurait jamais trahi le Conseil fédéral".
Le 21 février 1970, un avion de Swissair reliant Zurich à Tel Aviv s'était écrasé à Würenlingen (AG), faisant 47 morts. Une bombe avait explosé à son bord. Les auteurs n'ont jamais été condamnés.
"Cela sonne inventé"
Ce résultat serait lié à un accord secret passé par Graber avec l'OLP, d'après les recherches d'un journaliste de la Neue Zurcher Zeitung publiées récemment dans un livre. "Je n'ai trouvé aucune preuve de tout cela. Cela sonne inventé", insiste Franz Blankart.
Pierre Graber aurait voulu mettre fin aux attaques ayant visé la Suisse en 1969 et 1970 en échange d'un soutien à la cause palestinienne sur la scène diplomatique.
jvia avec ats
Groupe de travail
La thèse de l'accord secret va être examinée de près. Le Conseil fédéral a mis sur pied un groupe de travail interdépartemental et les commissions de gestion du Parlement veulent être informées de l'avancée des travaux d'ici à fin avril.