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Malgré une série noire, le nombre de crashes des forces aériennes en baisse
C'était le 23 octobre 2013. Un F/A-18 de l'armée suisse s'écrasait dans les environs de l'aérodrome militaire d'Alpnach (OW). Ses deux occupants étaient tués sur le coup. Ce premier crash mortel depuis plus de dix ans annonçait d'autres événements dramatiques. Depuis lors, les forces aériennes ont en effet dû composer avec cinq autres accidents, dont trois mortels.
L'armée doit-elle être mise en cause? "Chaque cas est différent, tout comme les types d'appareils concernés. Sauf dans un cas, il s'agissait d'erreurs humaines. Impossible de tirer des généralités, on peut simplement parler de loi des séries", analyse le journaliste aéronautique Pascal Kümmerling. Et de préciser: "Globalement, la tendance est largement à la diminution du nombre de crashes depuis une vingtaine d'années".
Alors que dix accidents ont été enregistrés en 1987, pas plus de deux ont en effet été dénombrés chaque année depuis 2001.
Les professionnels font logiquement moins d'erreurs et ont de meilleurs réflexes en cas d'urgence, d'où une baisse du nombre d'accidents
Les professionnels font logiquement moins d'erreurs et ont de meilleurs réflexes en cas d'urgence, d'où une baisse du nombre d'accidents
Le spécialiste associe cette baisse à l'abandon progressif des pilotes de milice au sein des forces aériennes. Les pilotes professionnels auraient pris davantage de place en raison du remplacement de la flotte et de l'arrivée de nouveaux appareils, plus compliqués à piloter. C'est notamment le cas des avions de chasse F/A-18, entrés en fonction entre 1997 et 2000.
"Les professionnels font logiquement moins d'erreurs et ont de meilleurs réflexes en cas d'urgence, d'où une baisse du nombre d'accidents", explique Pascal Kümmerling, selon qui cette tendance devrait se poursuivre sur le long terme.
Kevin Gertsch
Publié le 13 septembre 2017 - Modifié le 13 septembre 2017
Données croisées
Afin d'être le plus exhaustif possible, ces chiffres ont été croisés avec les données d'autres sites spécialisés et des archives de presse.