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Lausanne - La Cinémathèque suisse à Lausanne présente en décembre une intégrale des films de Mike Leigh. De Cannes à Venise en passant par Locarno, plusieurs prix ont salué le talent de ce cinéaste engagé, fin observateur des réalités sociales britanniques.
Né en 1943 dans la banlieue de Manchester, Mike Leigh travaille d'abord pour le théâtre. En 1971, il tourne son premier long métrage, "Bleak Moments", qui est boudé par le public.
Le réalisateur retourne au théâtre tout en continuant à réaliser pour la télévision des films dénonçant les injustices sociales. Il importe sur le petit écran les méthodes d'improvisation du théâtre expérimental dont il est issu. Il ne revient au cinéma qu'en 1988, avec "High Hopes", une chronique contestataire des années Tatcher.
En 1993, "Naked" lui vaut le Prix de la mise en scène à Cannes. Trois ans plus tard, "Secrets et mensonges" obtient la Palme d'or et cinq nominations aux Oscars. Mike Leigh continue à faire du cinéma en essayant de casser son image de militant. En 2004, il reçoit le Lion d'Or du meilleur film à Venise pour "Vera Drake", portrait d'une "faiseuse d'anges" londonnienne des années 1950.
Dans sa filmographie, Mike Leigh s'attache à mettre en scène les drames intimes de personnes ordinaires, souvent issues de milieux sociaux défavorisés. Ses dix longs métrages sont à voir ou revoir à la Cinémathèque du 1er au 31 décembre.
ATS