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Ce que nous apprenons d’Al-Anon
«En apprenant à me concentrer sur moi-même, mon attitude et mon bien-être se sont beaucoup améliorés. En cessant de prétendre que mon bonheur reposait sur les épaules de quelqu’un d’autre, j’ai pris la responsabilité de ma vie».
Noëlle
«J’ai appris à ne plus dissimuler les erreurs de mon mari alcoolique, à ne plus téléphoner à son travail lorsqu’il ne pouvait pas s’y rendre, à ne plus expliquer à sa famille ce qu’il ne voulait pas expliquer lui-même. En le traitant enfin comme un adulte, en cessant de faire pour lui ce qu’il pouvait faire lui-même, je lui ai permis de vivre pleinement les conséquences de ses actes. Cela n’a pas été facile mais je lui ai offert une chance de prendre conscience de sa maladie».
Maria-Luisa
«Ce que j’aime dans ce programme, c’est sa subtilité. J’ai appris à ne pas provoquer une crise mais j’ai aussi appris à ne pas empêcher qu’une crise se produise! Avant de connaître Al-Anon, je répondais à toutes les provocations de l’alcoolique. J’ai appris à reconnaître quand l’alcoolique cherchait des excuses pour boire et j’ai cessé de discuter avec lui quand il avait bu. C’était un immense gaspillage de temps – le lendemain, il avait tout oublié et, de plus, cela dégénérait presque toujours en dispute. Néanmoins, si une crise doit se produire, si c’est dans l’ordre normal des choses, je peux aujourd’hui la supporter sans m’effondrer».
Judith