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Dans une première partie, deux médecins s’expriment à propos des besoins spirituels qu’ils assimilent à la religion et qu'ils situent lors de la crise de fin de vie. Ils évoquent la prise en charge globale de la personne qui est de plus en plus courante dans les soins. Pourtant on peut se poser la question de l’articulation entre l’objectif et le subjectif pour le corps médical…
Dans un second temps, le théologien Pierre-Yves Brandt différencie les notions de besoin et de désir, en s’appuyant sur la rencontre entre Jésus et la Samaritaine (Jn 4). Ainsi la spiritualité dépasse l’expérience du besoin, car elle se situe dans la recherche relationnelle de sens. «Du besoin au désir, puis du désir à la rencontre, la dynamique, captatrice au départ, s’inverse».
La troisième partie est écrite par des infirmières et des infirmiers. Reconnaissant que la pensée de Virginia Henderson (1897-1996) a structuré une attention à la spiritualité des patients, ils montrent comment de nouvelles théories apparaissent, qui ouvrent à la question du regard porté sur le malade et à l’attention à son histoire.
Dans un dernier chapitre, un aumônier d’hôpital identifie la difficulté pour certains soignants d’entrer dans l’idée même qu’il existe une dimension spirituelle dont il faut tenir compte. Il montre qu’il est impossible pour un soignant d’entrer dans un questionnement sur ce sujet sans s’ouvrir soi-même à la spiritualité et à la vie intérieure.