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Le numéro un bancaire helvétique annonce un résultat record au deuxième trimestre 2007. Avec 5,6 milliards de francs de bénéfice, les attentes des analystes sont largement dépassées.
Depuis le début de l'année, UBS a déjà gagné presque 9 milliards. Mais la marche des affaires pourrait bien ralentir au second semestre, sur des marchés où les prévisions sont de plus en plus difficiles.
Le bénéfice d'UBS au 2e trimestre 2007 est supérieur de 79% à celui de la même période de 2006. C'est le meilleur résultat trimestriel de l'histoire de la banque.
Mardi matin, son patron Marcel Rohner a annoncé lors d'une conférence téléphonique qu'il était très satisfait du résultat obtenu, même si ce bénéfice comprend un gain de 1,93 milliard de francs tiré de la cession de sa participation de 20,7% dans la banque Julius Bär.
Ce résultat inclut aussi une charge de 229 millions de francs en rapport avec la liquidation de l'unité de gestion de placements alternatifs (hedge fund), Dillon Read Capital Management (DRCM).
Sans ces facteurs particuliers, le résultat des opérations financières aurait atteint 3,455 milliards de francs, en hausse de 14%.
Effectifs en hausse
L'ensemble des produits a progressé de 30% à 15,6 milliards de francs. Parallèlement, le poste des dépenses a augmenté de 21% à 9,6 milliards. Ce qui s'explique essentiellement par une hausse des effectifs du personnel, a expliqué Marcel Rohner.
UBS comptait 81'557 employés en juin dernier, soit 920 de plus que trois mois auparavant. A la suite de la liquidation de DRCM, 122 employés sur 230 ont été transférés dans la banque d'investissement d'UBS.
Peu touchée par la crise des crédits
La liquidation de DRCM s'est également soldée par le remboursement de 1,5 milliard de francs à des investisseurs externes, a relevé Marcel Rohner.
Les portefeuilles et le capital géré par DRCM ont été intégrés à l'Investment Bank d'UBS. Le patron de la banque s'est déclaré déçu par les résultats de DRCM. Cependant, dans l'ensemble, UBS a été peu touchée par la crise des crédits aux Etats-Unis.
En tant que numéro un mondial de la gestion de fortune, UBS administre des avoirs de 3200 milliards de francs, supérieurs de 23% à ceux gérés il y a un an. Les apports d'argent frais se montent à 35,2 milliards.
Prudence pour l'avenir
La banque observe une attitude réservée quant aux prévisions pour l'ensemble de l'année, compte tenu des turbulences actuelles sur les marchés.
La volatilité des marchés est très élevée et il est plus difficile de formuler des prévisions que d'habitude. Si ces turbulences perdurent, les résultats du second semestre 2007 seront probablement en baisse par rapport à la même période de 2006.
Et ceci explique probablement que malgré ce résultat record, les analystes financiers ont conservé un ton caustique et les investisseurs ont boudé le titre UBS.
A l'ouverture de la bourse, dans un marché globalement en repli, le cours de l'action a perdu jusqu'à 3,9% par rapport à la veille pour s'établir à 63,50 francs, avant de regagner du terrain.
swissinfo et les agences
En bref
UBS est la plus grande banque de Suisse et la septième du monde en regard de sa capitalisation boursière.
Elle est née en 1998 de la fusion des anciennes Société de banque suisse et Union de banque suisse.
Elle emploie environ 80'000 collaborateurs dans le monde, dont 26'000 en Suisse.
Numéro deux des banques helvétiques, Credit Suisse a aussi enregistré de très bons chiffres au premier semestre 2007. Son bénéfice a augmenté de 40%, à 5,9 milliards de francs.
Ensemble UBS et Credit Suisse cumulent presque la moitié des sommes de bilan de toutes les banques du pays, dont leurs activités représentent 10% du PIB.
Faits
Bénéfice d'UBS au 2e trimestre 2007: 5,622 milliards de francs (y compris 1,926 milliards résultant de la vente des participations dans la banque Julius Bär).
Bénéfice au 1er trimestre 2007: 3,275 milliards.
Bénéfice au 1er semestre 2007: 8,897 milliards.
Bénéfice 2006: 11,257 milliards.