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L'utilisation de la notion de classes moyennes n'est pas neutre et implique une certaine lecture de la réalité sociale.
Depuis longtemps de nombreux discours politiques présentent la classe moyenne comme un pilier majeur de la société par son rôle de moteur du changement social, de stabilisateur de la société et de son système politique.
Au seuil de notre décennie, la classe moyenne s'installe au cœur du débat politique, essentiellement sous l'angle de la question des inégalités sociales et de leur prise en compte par le système de transferts sociaux et fiscaux.
Mais le comportement politique de la classe moyenne varie beaucoup. Les analyses montrent qu'une partie d'entre elle vote à gauche, l'autre à droite.
Et le sentiment d'appartenance à la classe moyenne est très subjectif, et les gens ont tendance à tous vouloir se situer dans cette classe.
Il n'existe pas de définition « objective » des classes moyennes. Libre à chacun de placer la barre où il l'entend.
Pour ma part, je situe la classe moyenne entre les 30 % des salaires les plus bas et les 20 % des personnes les mieux rémunérées, soit 50 % de la population.
Sa valeur économique varie d'un canton à l'autre, à Genève la classe moyenne déclare des revenus entre 57'000.- et 98'000.-. En moyenne Suisse, la classe moyenne se situe entre 48'000.- et 83'000.-.