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Telles sont les principales conclusions d'une étude qui a été réalisée l'année dernière à l'Université de Harvard sous la direction de Matthew Bunn, du "Harvard Belfer Center Project on Managing the Atom", avec le soutien du ministère américain de l'énergie DOE.
L'étude analyse en particulier le procédé de retraitement Purex et la fabrication de Mox en vue d'une utilisation, dans des réacteurs à eau légère, des matières fissiles récupérées. Elle s'est également penchée sur une nouvelle génération de surgénérateurs avec et sans séparation et transmutation des actinides à vie longue. Selon l'étude, le retraitement avec recyclage coûte dans les conditions actuelles quelque 1000 dollars par kg de métal lourd. Ceci augmenterait le prix de l'électricité aux Etats-Unis de 0,13 cent/kWh (environ 0,16 ct/kWh), tandis que le prix de base du stockage final direct est évalué à 0,15 cent/kWh (0,19 ct/kWh). En cas de conversion sur un cycle du combustible fermé, le coût de la gestion du combustible usé augmenterait ainsi de 80%.
Comme le souligne l'étude, le coût supposé de 1000 dollars/kg pour le retraitement et le recyclage n'est réaliste que dans des équipements de retraitement publics gérés par l'Etat. Un retraitement et un recyclage réalisés sur une base strictement privée pourraient facilement coûter le double ou le triple, comme le montrent les expériences faites au Japon à Rokkasho. Les calculs prévoyant un recyclage dans des surgénérateurs au lieu de réacteurs à eau légère ont abouti comme seuil de rentabilité à un prix de l'uranium de 140 dollars/kg d'uranium métal. On a supposé ici avec optimisme que les coûts d'investissement spécifiques des centrales nucléaires équipées d'un réacteur surgénérateur ne seraient pas plus élevés qu'avec des réacteurs à eau légère nouveaux.
Source
P.B./ C.P. d'après NucNet du 16 juin 2004