Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07065.jsonl.gz/1051

La Banque alternative suisse fait son entrée parmi les institutions saluées pour leur rejet d'exportateurs d'armes à sous-munitions. Comme en 2017, le Tessinois Lemanik fait partie de la "galerie de la honte". Et trois banques sont ciblées de manière moins importante.
Au total, 88 institutions financières ont contribué à l'investissement de 9 milliards de dollars (environ 8,9 milliards de francs) auprès de sept producteurs identifiés de ces armes interdites, selon le rapport annuel d'une ONG néerlandaise publié lundi à Genève. Le nombre de ces entreprises a quasiment diminué par deux en un an et les montants injectés ont été réduits de près de 350%.
Ces deux chiffres montrent la prise en compte grandissante dans le monde sur le fait que "le soutien à cette arme est inacceptable", affirme l'un des responsables du rapport. L'une des raisons est l'abandon de la production et de la distribution par deux grandes entreprises américaines. Seuls six producteurs asiatiques et un brésilien poursuivent ce marché.
Parmi les 88 institutions financières, Lemanik est la seule suisse dans la "galerie de la honte" depuis que Credit Suisse en a été retiré en 2017. Seuls sept entreprises sont établies dans des pays qui ont ratifié le Traité d'interdiction des armes à sous-munitions, un chiffre également en recul. Lemanik est ciblée pour avoir injecté 1,5 million de dollars.
Credit Suisse, UBS ou encore Vontobel
De son côté, la Banque alternative suisse est mentionnée comme avant-gardiste sur le désinvestissement. Elle constitue le premier établissement suisse à être salué pour affirmer exclure tout financement d'entreprises de l'armement ou de prestataire de la défense. Dans le monde, 110 sociétés garantissent ne pas investir dans les sous-munitions, en augmentation dans le monde.
Entre ces deux composantes, la politique de Credit Suisse dit "ne pas entrer dans des relations d'affaires avec des producteurs de mines antipersonnel et d'armes sous-munitions". La banque assure avoir "terminé toute activité d'affaires" avec de telles entreprises. Mais cette règle ne s'applique pas aux fonds qui ne sont pas gérés de manière active.
Pareil chez UBS et Vontobel, également ciblés. La seconde peut par ailleurs toujours investir au nom de clients dans des entreprises qui fabriquent des armes à sous-munitions. La Suisse a prévu d'ici la fin de l'année d'achever la destruction de ses stocks d'armes à sous-munitions.