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Est-il contradictoire d’affirmer qu’un bébé est à la fois le résultat d’une embryogenèse et un don de Dieu ? Le discours scientifique se réfère à une observation (la grossesse) tandis que le discours religieux repose sur une conviction (la donation divine). … Lire la suite
Article issu d’une contribution au colloque international “Sources du protestantisme libéral”, ayant eu lieu du 15 au 17 avril 2010 au Centre universitaire protestant, à Genève. Voir l’article publié le 15 juin 2016 dans la revue éléctronique ThéoRèmes. Résumé de l’article … Lire la suite
Renvoyant dos à dos le dualisme et le monisme anthropologique, Paul Tillich défend la thèse de l’unité multidimensionnelle de la vie. Après une analyse des difficultés ontologiques de son principe de progressive actualisation ambiguë d’une essence non-ambiguë, nous interrogerons la portée théorique, dans l’ensemble de sa conception anthropologique, des interactions de la dimension de l’esprit avec les autres dimensions physique et psychique qui la précèdent dans l’ontogénèse. Paul Tillich développe-t-il suffisamment les interactions entre les dimensions de la vie et leurs ambiguïtés ? Si sa théologie systématique organise bien un cadre formel permettant de penser ces interactions, il se garde d’entamer un véritable dialogue avec les disciplines scientifiques qui renvoient les phénomènes de l’esprit à des explications de nature biologique ou psychique. Or, depuis l’époque de Paul Tillich, la dimension de l’esprit apparaît de moins en moins cloisonnée et distincte du reste de l’espace anthropologique. Lire la suite
Dans cette conférence présentée lors de la conférence internationale de l’ICCJ (International Council of Christians and Jews) à Aix-en-Provence, le 2 juillet 2013, je réponds en deux phases à la question qui m’est posée : “La modernité peut-elle survivre sans religion ?”. La conférence a été traduite en anglais:
Dans une première partie de la conférence, je répond négativement à la question, en montrant que la modernité ne parvient pas à éliminer toutes les raisons qui conduisent les êtres humains, ou du moins certains d’entre eux, à adopter une attitude religieuse.
Dans la seconde partie de la conférence, j’apporte une précision à la réponse précédente, en soulignant que si la modernité ne supprime pas la religion, elle la modifie par contre en profondeur. L’établissement de la laïcité tend en effet à intérioriser et spiritualiser la religion, un processus déjà entamé au sein des monothéismes eux-mêmes.
Les neurosciences sont à la mode. L’extraordinaire complexité et plasticité des réseaux neuronaux rend les investigations scientifiques difficiles, de sorte que le cerveau reste un des organes dont le fonctionnement est le moins bien connu du corps humain. Mieux comprendre son fonctionnement pourrait révolutionner notre manière de comprendre les fondements biologiques de la conscience et de la pensée.
La neurothéologie est une des disciplines nouvelles liées aux neurosciences. Comme son nom l’indique, elle explore les composantes neuronales de la foi. Soit la vie religieuse est interprétée comme la manifestation psycho-spirituelle d’une activité neuronale particulière, soit, en sens inverse, on observe comment des pratiques religieuses spécifiques peuvent influencer le fonctionnement du cerveau.
Ce document a servi de support de formation lors de la 5ème et dernière session du module “Impact des neurosciences sur la vision chrétienne de l’homme”, dans le cadre de l’association Cèdres Réflexion à Lausanne, au premier semestre 2013.
Plus que d’offrir une présentation limitée aux théologies libérales, ce qui serait contraire à leur esprit, cet article met en scène l’ensemble du protestantisme, de ses origines à aujourd’hui. Ses diverses tendances apparaissent ainsi dans leurs enchainements et leurs interconnexions. Cette perspective débouche sur un projet “prophétique” adapté à notre temps, articulant les différentes dimensions sociologique, spirituelle, cosmologique et philosophique d’une même problématique. Lire la suite
Kant distingue entre la religion intérieure, fondée sur le sens du Bien inné à tout être humain, et la religion extérieure, fondée sur le message de l’Église qui est la personnification du Bien dans le Fils de Dieu. À ses yeux, lorsque la religion extérieure devient un but en soi, elle se mue en une fausse religion, car sa fonction est d’édifier la religion intérieure. Lire la suite
Nicolas de Cuse (1401-1464) est reconnu comme le penseur catholique le plus profond de son siècle. Tout en préservant la centralité de la foi chrétienne dans l’ensemble des religions, qu’il justifie par la coïncidence du divin en l’homme réalisée dans le Christ, il est un des premiers théologiens à reconnaître un fond commun aux religions en deçà de la diversité apparente des doctrines, ce qui lui permet de s’opposer à l’esprit de Croisade et d’entrer en dialogue avec l’Islam. Lire la suite
Mythologie, théologie, philosophie et science, dans l’Antiquité, sont d’abord apparues partiellement confondues. Par la suite, des processus complexes de différenciation des disciplines ont produit leur séparation, avec la définition de plusieurs niveaux d’interaction. La science d’un côté, et la théologie chrétienne de l’autre, ont fait tous leurs efforts pour tenter de se démarquer de la mythologie d’origine païenne, sans jamais parvenir à éliminer totalement les éléments mythologiques élémentaires qui composent aujourd’hui encore certains de leurs présupposés implicites. Lire la suite
Avec la modernité, la spiritualité individuelle a pris le pas sur la religion communautaire. Cette autonomisation de la foi pourrait, à terme, éroder l’idée d’un Dieu transcendant en rapatriant toutes les énergies spirituelles dans la seule source individuelle. Ce qui résiste à ce mouvement de fond, c’est la nécessité d’un vis-à-vis, et donc d’un Dieu qui soit également extérieur au soi, tant que l’être humain ne se suffit pas tout-à-fait à lui-même. Lire la suite