Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/132899

<h2>SubmittedText<h2><p>Conformément à l'art. 160, al. 1, de la Constitution et à l'article 107 de la loi sur le Parlement, je dépose l'initiative parlementaire suivante :</p><p>On adaptera les actes d'institution des commissions extraparlementaires en fonction des règles suivantes :</p><p>1. Les activités de communication et de conseil doivent avoir lieu en principe au sein de l'administration.</p><p>2. Si les commissions extraparlementaires veulent communiquer à l'extérieur de l'administration, elles doivent obtenir l'accord du secrétariat général du département concerné.</p><p>3. Il est interdit de faire des communications dans la perspective de votations populaires.</p><p>4. Il est interdit de faire des communications et de mener des actions destinées à influencer l'Assemblée fédérale avant la prise de décisions parlementaires.</p><h2>InitialSituation<h2><p>Conformément à l'art. 160, al. 1, de la Constitution et à l'article 107 de la loi sur le Parlement, je dépose l'initiative parlementaire suivante :</p><p>On adaptera les actes d'institution des commissions extraparlementaires en fonction des règles suivantes :</p><p>1. Les activités de communication et de conseil doivent avoir lieu en principe au sein de l'administration.</p><p>2. Si les commissions extraparlementaires veulent communiquer à l'extérieur de l'administration, elles doivent obtenir l'accord du secrétariat général du département concerné.</p><p>3. Il est interdit de faire des communications dans la perspective de votations populaires.</p><p>4. Il est interdit de faire des communications et de mener des actions destinées à influencer l'Assemblée fédérale avant la prise de décisions parlementaires.</p><h2>Proceedings<h2><p><b>Délibérations au Conseil national, 02.06.2014</b></p><p><b>Commissions - Les commissions extra-parlementaires davantage bridées </b></p><p><b>(ats) Les commissions extraparlementaires, qui conseillent le gouvernement et l'administration fédérale, devraient être moins libres dans leur communication. C'est le souhait du Conseil national, qui a donné suite lundi à une initiative parlementaire en ce sens.</b></p><p>Le texte de Gregor Rutz (UDC/ZH) a passé la rampe par 95 voix contre 89 et 3 abstentions, contre l'avis de la commission. Il exige que les commissions extraparlementaires obtiennent l'accord du secrétariat général du département concerné si elles veulent communiquer à l'extérieur de l'administration.</p><p>Elles devraient aussi avoir l'interdiction de communiquer dans la perspective de votations populaires et de communiquer et de mener des actions destinées à influencer le Parlement avant ses prises de décisions.</p><p>Plusieurs événements ont poussé Gregor Rutz à déposer cette initiative. Par exemple en mai 2013, la Commission fédérale contre le racisme a critiqué le durcissement de la loi sur l'asile dans un communiqué, deux semaines avant la votation populaire sur cette loi, a-t-il rappelé. Le Conseil fédéral avait connaissance du communiqué en question.</p><p>Révision superflue</p><p>Au nom de la majorité de la commission, Cesla Amarelle (PS/VD) a relevé que le droit en vigueur charge déjà le Conseil fédéral de régler les activités de ces commissions extraparlementaires et qu'il s'acquitte de cette tâche avec la précision requise. Une nouvelle réglementation est donc superflue, a-t-elle dit.</p><p>En outre, il peut être souhaitable que ces commissions puissent émettre des opinions différentes de celles du Conseil fédéral et que leurs connaissances puissent être partagées avec le public, a ajouté la socialiste. En vain, puisque la Chambre du peuple a décidé de serrer la vis.</p><p><b></b></p><p><b>Délibérations au Conseil des États, 17.06.2015</b></p><p><b>Administration - Les commissions extraparlementaires ne seront pas muselées </b></p><p><b>(ats) Les commissions extraparlementaires ne seront pas muselées. Le Conseil des États a enterré tacitement mercredi une initiative parlementaire de Gregor Rutz (UDC/ZH), à laquelle le National avait donné suite du bout des lèvres il y un an.</b></p><p>Le texte demandait que les commissions extraparlementaires, qui conseillent le gouvernement et l'administration fédérale, soient moins libres dans leur communication. Il exigeait notamment qu'elles obtiennent l'accord du secrétariat général du département concerné si elles veulent communiquer à l'extérieur de l'administration.</p><p>Les commissions extraparlementaires doivent pouvoir s'exprimer, même si leur position diverge de celle du Conseil fédéral. Le point de vue de groupes d'experts peut d'ailleurs être utile aux parlementaires et aux citoyens pour se forger une opinion, a fait valoir Urs Schwaller (PDC/FR).</p><p>La législation actuelle impose en outre déjà au Conseil fédéral de régler la communication des commissions. Et il a serré la vis, a rappelé le Fribourgeois. Désormais, ces organes extraparlementaires doivent faire preuve de davantage de retenue concernant les sujets politiques. Ils ne doivent pas mener de campagne, ni lancer des recommandations de vote.</p><p>Plusieurs événements ont poussé Gregor Rutz à déposer cette initiative. En mai 2013, la Commission fédérale contre le racisme a ainsi critiqué le durcissement de la loi sur l'asile dans un communiqué, deux semaines avant la votation populaire sur cette loi.</p>