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Résumé : Les benzodiazépines sont un type de médicaments sédatifs qui sont souvent utilisés pour traiter l'anxiété et d'autres problèmes neurologiques. Ces médicaments ont un certain nombre d'effets secondaires bien documentés. L'objectif de cette recherche observationnelle est de déterminer si les personnes recevant du cannabis médicinal utilisent moins de benzodiazépines.
Les auteurs ont procédé à un examen rétrospectif de 146 patients recevant du cannabis médicinal (âge moyen de 47 ans, 61 % de femmes, 54 % déclarant avoir déjà consommé du cannabis) qui ont déclaré avoir consommé des benzodiazépines avant de commencer leur traitement au cannabis. Ces dossiers font partie d'une base de données produite par un établissement de marijuana médicinale (Canabo Medical). La fraction de l'utilisation de benzodiazépines et la durée de la médication au cannabis médicinal ont été quantifiées à l'aide de statistiques descriptives.
30,1 % des patients ont abandonné les benzodiazépines après avoir terminé une prescription moyenne de deux mois de cannabis médicinal. Après deux prescriptions, 65 patients (44,5 pour cent) avaient cessé d'utiliser des benzodiazépines. À la fin de la période de suivi de trois mois, 66 patients (45,2 pour cent) avaient cessé d'utiliser des benzodiazépines, ce qui indique un taux d'arrêt constant sur une moyenne de six mois.
Conclusions : 45,2 pour cent des patients ayant commencé un traitement au cannabis médicinal ont effectivement cessé de prendre des benzodiazépines. Ce résultat justifie une exploration plus approfondie des dangers et des avantages de l'utilisation du cannabis médicinal à des fins thérapeutiques, ainsi que de sa relation avec l'utilisation de benzodiazépines.
Introduction
Les benzodiazépines sont un groupe de médicaments qui sont souvent utilisés pour traiter une série de troubles neurologiques.
(1) Les benzodiazépines sont largement utilisées pour traiter l'insomnie et les troubles de l'anxiété, ainsi que les problèmes d'alcool, de convulsions et de spasticité, en raison de leurs effets hypnotiques et anxiolytiques. Ces effets sont obtenus en augmentant la signalisation neuronale inhibitrice, plus particulièrement par le biais des récepteurs de l'acide gamma-aminobutyrique. (2) Une analyse complète des caractéristiques pharmacologiques des benzodiazépines dépasse le cadre de cet article, mais peut être obtenue ailleurs. (3)
Les taux annuels d'utilisation des benzodiazépines varient considérablement selon la démographie et les régions de l'Amérique du Nord, avec des estimations allant jusqu'à 10 %.
(4,5) De même, les statistiques des enquêtes canadiennes indiquent que l'utilisation des benzodiazépines a continuellement varié entre 5 % en 2003 et 10 % en 2012.
(6) Par rapport aux hypnotiques sédatifs précédents, comme les barbituriques, les benzodiazépines sont considérées comme ayant un profil de sécurité raisonnablement bénin. Cependant, l'ataxie, les étourdissements, la somnolence, la lassitude, le retard de réponse et la faiblesse musculaire sont tous des effets indésirables typiques. (1) L'utilisation à long terme peut entraîner des troubles de la concentration, une dépendance, une tolérance, un surdosage et une dépendance. (2) Une méta-analyse récente a révélé que les utilisateurs de benzodiazépines mouraient à un taux plus élevé que les non-utilisateurs, avec un rapport de risque (HR) de 1,6 (p0,05). (7) Ceci a également été démontré dans une revue systématique, qui a trouvé une augmentation de la mortalité globale chez les utilisateurs chroniques de benzodiazépines, avec un HR allant de 1,2 à 1,7 dans les études examinées. (8) Bien que les benzodiazépines restent une classe thérapeutique importante, elles doivent être utilisées avec précaution en raison de leur profil d'effets indésirables.
L'objectif de cette recherche est de déterminer le taux d'abandon des benzodiazépines dans une cohorte de patients orientés vers un traitement à la marijuana médicinale.
Matériel et procédures
Une enquête rétrospective a été menée sur une cohorte de patients sous cannabis médicinal. Ces statistiques font partie d'une plus grande base de données que la Canabo Medicinal Clinic compile sur les utilisateurs de cannabis médical. Au moment de cette étude, dix cliniques fonctionnaient exclusivement par référence en Ontario, en Alberta, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve. Les cliniques Canabo étaient dotées de médecins formés à la prescription réglementée de cannabis médicinal pour un éventail de maladies et auxquels d'autres praticiens de la santé pouvaient envoyer des patients. Tous les patients de la recherche ont été adressés à Canabo par des médecins praticiens qui n'étaient pas affiliés à la clinique. Nous avons obtenu des données anonymes sur les patients en collaboration avec Canabo Medical et InputHealth, un fournisseur de dossiers médicaux électroniques.
À chaque rendez-vous à la clinique, les médecins de Canabo recueillent des informations sur les patients déclarés par eux-mêmes. Trois séances de suivi ont été jugées suffisantes pour obtenir suffisamment de données déclarées par les patients. Les médecins ont fréquemment délivré des ordonnances pour deux m