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Au milieu du village, soit dans le bâtiment qui comprenait aussi le restaurant du Cygne. Ce complexe ayant brûlé en 1964, plus guère moyen aujourd'hui d'imaginer cette situation.
La boucherie avait néanmoins déjà à l'époque du sinistre transporté ses pénates au Haut-du-Village, dans une maison retirée au possible, d'où l'on en a toujours déduit que les gens aimaient tellement la "bidoche" à l'époque, qu'ils seraient allés l'acheter à l'autre bout du monde !
Une boucherie, ça n'a rien de beau, et même que l'on puisse aimer la viande. Il y a l'abattage du bétail, il y a donc la mort, le sang, tout cela. Etant gamin, dans les années cinquante, on voyait ce bâtiment, surtout l'abattoir, à la gauche de la bâtisse, avec une sainte horreur. C'est là que l'on tue, se pensait-on. Et l'on imaginait le bétail passer de vie à trépas, avec des moyens encore très primitifs sans doute. Tout cela n'était donc pas d'une grande joyeuseté. Et surtout l'on ne saurait regretter cette tranche ancienne de la vie de nos villages.
Il valait mieux tourner la tête et s'en aller vers des endroits plus riants!
↓ (PDF) Boucher de père en fils