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Les lombalgies chroniques sont un motif de consultation fréquent en médecine de premier recours. On peut également souligner leur importance sur le plan de la santé publique. En effet, elles occupent une place non négligeable dans les motifs d’absentéisme et d’incapacité de travail prolongée. La technique Alexander (TA) a été développée par F.M. Alexander (1869-1955), un acteur shakespearien, suite à des ennuis de santé au début du XXe siècle. Elle repose sur l’identification de mauvaises habitudes corporelles. Le patient est supervisé par un enseignant qui par des indications tactiles et verbales lui permet une réorganisation du schéma corporel. Little et coll., dans une étude randomisée prospective incluant 579 patients, évaluent l’efficacité de la TA, des massages et de l’exercice prescrit.
Le premier outcome primaire est une mesure du handicap évaluée par le score de Roland Morris comprenant les différentes limitations dans la vie quotidienne. Le second est le nombre de jours sans douleurs. A douze mois, l’effet des 24 séances de TA est supérieur à celui obtenu à trois mois et a permis une diminution significative des douleurs et du score de Roland Morris par rapport au groupe contrôle. Par ailleurs, six séances de TA suivies d’exercices prescrits sont presque aussi efficaces que les 24 séances de TA en monothérapie à douze mois. L’effet bénéfique des massages est comparable à la TA à trois mois mais pas à douze mois.
Commentaire : Les bénéfices apportés par les différentes approches thérapeutiques dans le traitement des lombalgies chroniques sont souvent décevants sur le long terme. Cette étude est intéressante car elle apporte un nouvel éclairage à ce sujet. Il serait souhaitable d’avoir d’autres études contrôlées comparant la TA avec des thérapies autres que le massage pour confirmer la prépondérance de cette technique sur les autres.