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Credit Suisse se sépare de trois membres de son comité du risque, dont le numéro deux du conseil d'administration Severin Schwan. Il sera imité, à l'assemblée générale ordinaire du 29 avril, par Kai Nargolwala et Juan Colombas.
21.03.2022, 10:4421.03.2022, 11:18
A la tête du géant pharmaceutique Roche, Severin Schwan était depuis longtemps au Conseil d'administration de Credit Suisse.Image: sda
Credit Suisse s'apprête à prendre congé de trois membres de son comité du risque, dont le numéro deux du conseil d'administration Severin Schwan. Celui qui est également directeur général du géant pharmaceutique Roche «a décidé de ne pas être candidat à sa réélection», indique la banque aux deux voiles lundi. Il sera imité à l'assemblée générale ordinaire du 29 avril par Kai Nargolwala et Juan Colombas.
S'il ne se trouvait pas au cœur de la cible visée par des actionnaires et exprimée en préambule à l'assemblée générale de 2021, Severin Schwan avait néanmoins fait l'objet d'un appel à la non-réélection formulé par le fonds souverain norvégien, qui disposait alors de près de 3% dans le capital de l'établissement de la Paradeplatz.
Pourquoi tous ces changements?
Le comité d'évaluation des risques se trouve dans la tourmente depuis l'éclatement des débâcles Greensill et Archegos (explications ci-dessous) en début d'année dernière. Sous la pression, son président d'alors, Andreas Gottschling, avait retiré sa candidature pour le renouvellement de son mandat à l'aube même de l'assemblée annuelle de fin avril 2021. Richard Meddings avait alors repris l'intérim, avant de le céder à l'automne à Axel Lehmann.
Ce dont on parle 👇
La débâcle du fonds spéculatif américain Archegos avait coûté près de cinq milliards de francs à la banque en 2021. Credit Suisse s'efforce par ailleurs toujours de rembourser quelque dix milliards de dollars aux clients ayant investi dans des véhicules de placements dits «Supply Chain Finance», liquidés préventivement avant la défection de la société d'affacturage britannique Greensill. Quelque 6,7 milliards ont pour l'heure été reversés aux investisseurs.
Sur le front des litiges juridiques, Credit Suisse s'est notamment engagé en octobre à payer près de 475 millions de dollars aux autorités américaines et britanniques pour solder des poursuites liées à des levées de fonds organisées par l'établissement bancaire au nom d'entreprises d'État au Mozambique.
Trois nouveaux administrateurs seront proposés pour occuper les fauteuils laissés vacants.
- Mirko Bianchi officiait jusqu'il y a peu comme responsable de la gestion de fortune et de la banque privée chez Unicredit.
- Professeure d'économie à la London School of Economics, Keyu Jin siège déjà chez Richemont et Qingdao AInnovation venture.
- Amanda Norton occupait récemment encore le poste de responsable des risques chez Wells Fargo.
(jah/sia/ats)
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