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De nombreux Brésiliens ont réclamé ces derniers jours que la candidature de Lula à la présidentielle soit validée par les autorités judiciaires (archives).
KEYSTONE/EPA EFE/JOEDSON ALVES(sda-ats)
Le Brésil doit autoriser Lula à se présenter à la présidentielle d'octobre prochain. Le Comité des droits de l'homme de l'ONU a décidé vendredi à Genève de ces "mesures intérimaires" après une plainte déposée par les avocats de l'ancien chef de l'Etat.
"Cette demande ne signifie pas que le Comité a conclu pour le moment à une violation" contre le président qui a été en fonction de 2003 à 2010, ont précisé les spécialistes indépendants qui font partie de cette enceinte. Ceux-ci doivent encore se prononcer sur le fond de la plainte en 2019.
Mais ils souhaitent que les droits de Luis Inacio Lula da Silva soient préservés "jusqu'à ce que ses appels devant les tribunaux aient été épuisés dans des procédures judiciaires équitables". Lula a déposé sa candidature mercredi et le Tribunal suprême électoral (TSE) doit décider de sa validation.
En principe, cette juridiction ne devrait pas permettre à l'ancien chef de l'Etat de se présenter étant donné que la loi l'interdit en cas de condamnation en appel pour corruption. Lula a été incarcéré en avril dernier après s'être vu infliger douze ans d'emprisonnement pour avoir reçu un triplex d'un groupe brésilien en échange de faveurs commerciales.
Dans sa décision, le Comité demande aussi que le favori du scrutin puisse exercer ses droits depuis sa prison en bénéficiant d'un accès adapté aux médias et aux membres de son parti. Cette enceinte à l'ONU se prononce sur les plaintes contre les Etats pour violation du Pacte international sur les droits civils et politiques.
Une vaste campagne de soutien à la candidature de Lula a été lancée ces derniers jours au Brésil et dans plusieurs pays dont la Suisse. En cas d'invalidation, le parti de l'ancien chef de l'Etat ne bénéficierait que de très peu de temps pour faire campagne avant le scrutin présidentiel.
ATS