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Yverdon : [F.-B. de Félice], 1781, 6 tomes AZ 8708
Contrefaçon yverdonnoise de l’édition originale de la traduction française de cet ouvrage fondateur du père des sciences économiques modernes, parue à La Haye de 1779 à 1779.
Contrefaçon yverdonnoise de l’édition originale de la traduction française de cet ouvrage fondateur du père des sciences économiques modernes, parue à La Haye de 1779 à 1779.
L’adresse de Londres est fictive. Cette édition sort en fait des presses lausannoises d’Abraham-Louis Tarin, identifiable à son matériel typographique, probablement pour le compte du libraire-éditeur François Grasset.
Ecrivain et philosophe issu de la vieille noblesse piémontaise, Vittorio Alfieri (1749-1803) rédigea le livre Della tirannide à Sienne en 1777 et à Paris en 1787. Publié contre son gré à Paris en 1789, ce livre condamne toute forme de tyrannie, y compris la monarchie parlementaire chère à Montesquieu (et plus largement à toute une frange des Lumières).
Le statut de cette édition, parue de toute évidence sous une adresse fictive, n’est pas établi ; il pourrait s’agir de la contrefaçon réalisée par le libraire Molini sur un exemplaire volé de l’édition originale de 1789, dont la plupart des exemplaires ont été saisis par les sans-culottes lors du sac de l’appartement d’Alfieri en 1792, contrefaçon dénoncée par l’auteur par voie de presse.
François-Amédée Doppet, fils d’un fabricant de cire de Chambéry est né dans cette ville en 1753. En 1771, il s’enrôle dans un régiment de cavalerie, d’où il passe dans les Gardes-françaises. Il sert trois ans dans l’armée, avant d’entreprendre des études de médecine à Turin, au terme desquelles il est reçu docteur en médecine. De retour à Chambéry, il tente sans succès de s’attirer les bonnes grâces de la Cour de Savoie. Ne parvenant pas à ses fins, il décide de voyager, parcourt la Suisse et s’établit à Paris. C’est probablement durant un séjour à Lausanne que, sous couvert de son statut de médecin, il publia le Traité du fouet, ouvrage où il est question :
Du fouet et de ses effets sur le physique de l’amour ;
Des causes par lesquelles les flagellations excitent à l’amour ;
De quelques erreurs qu’il serait utile de détruire principalement dans les couvents ;
De la nécessité de changer les peines qu’on inflige à l’enfance et à la jeunesse
On y trouve également un catalogue des substances aphrodisiaques.
Edition sortie des presses lausannoises d’Henri Vincent, identifiable à son matériel typographique (Pascal Delvaux, étude en cours). On connaît très peu de livres érotiques imprimés à Lausanne sous l’Ancien régime.
Exemplaire enrichi d’un envoi de Loys de Cheseaux à sa soeur, « Madame de Chandieu Veuillens » [i.e Vulliens?], sous forme d’une lettre reliée à la suite du titre contenant un poème de six vers dont les initiales de chaque mot forment apparemment un message chiffré ; la clé de ce message n’a pas pu être trouvée.
La parution, en 1764 à Livourne sous l’adresse fictive de Lausanne, de l’édition originale italienne du Traité des délits et des peines de Beccaria a connu un très grand retentissement dans l’Europe des lumières. Ce livre, où se trouve développée la toute première argumentation contre la peine de mort, est généralement considéré comme le fondement du droit pénal moderne. On ignore les raisons de l’utilisation, par Beccaria ou son imprimeur Giuseppe Aubert, de l’adresse de « Lausanne », adresse sous laquelle paraîtra également en 1766 la première traduction française de l’ouvrage, due à l’abbé Morellet.
Cette édition de 1769 sort des presses de Giuseppe Aubert à Livourne. Dotée d’un frontispice allégorique non signé dénonçant l’application de la peine de mort, elle contient la traduction italienne du Commentaire sur le Traité des délits et des peines de Voltaire.
Contrefaçon de l’édition originale parisienne, imprimée à Lausanne par Henri Vincent, identifiable à son matériel typographique (Pascal Delvaux, étude en cours) ; elle reprend l’adresse de « Pampelune » utilisée par le premier éditeur.
Cette satire assez violente, principalement dirigée contre Beaumarchais et Le Mariage de Figaro, comporte une foule d’allusions et de traits contre les personnalités et les modes de l’époque. Elle sera réimprimée en 1788, sous le titre Le Rabelais moderne.
Seconde édition, publiée la même année que la première, augmentée d’un frontispice gravé par Dheuffand (Guillaume d’Heuland) d’après Maugein représentant plusieurs orbites de comètes au sein du système solaire.
Pierre-Louis Moreau de Maupertuis (1698-1759), philosophe, géomètre et astronome français, fut également un grand voyageur. Il se lia avec les Bernouilli, à Bâle, ainsi qu’avec La Condamine et Voltaire dont il devait faire un disciple enthousiaste du système de Newton.
«La comète observée le 2 mars 1742 à l’Observatoire de Paris fut pour lui l’occasion d’adresser à une dame une lettre où il rassemblait tout ce qui avait été dit de faux ou de vrai sur ces astres. Mais, loin de rassurer les hommes, il montre les ravages que les comètes pourraient causer dans l’univers par leur rencontre avec notre planète.» (Biographie générale, t. 34, p. 389)
Ex-libris gravé du mathématicien français Michel Chasles (1793-1880).
Contrefaçon publiée à Lausanne par Marc-Michel Bousquet sous le nom d’emprunt d’Isaac van der Kloot, décédé en 1741, chez qui a paru l’édition originale de ce texte en 1729.
Reliure signée Smeers (Isidore Smeers, relieur belge établi à Paris, décédé vers 1896) en maroquin rouge avec triple filet doré encadrant les plats, caissons décorés aux petits fers, dentelle intérieure, le tout à chaud, tranches dorées, gardes de papier fantaisie au peigne.
Marc-Michel Bousquet, l’un des éditeurs les plus actifs à Lausanne au XVIIIe siècle, a publié successivement trois éditions de ce best-seller de la littérature grivoise des Lumières, en 1743, 1748 et 1760. Seule l’édition de 1748 manque encore aux collections de la BCU Lausanne.