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Après sa destitution par l'armée le 11 avril sous la pression de la rue, l'ancien président a dû répondre devant la justice de possession et utilisation frauduleuse de fonds perçus de l'Arabie saoudite. Dans cette affaire, il encourait jusqu'à 10 ans de prison.
Ses avocats ont alors dénoncé un "procès politique" avant de quitter le tribunal. L'ex-président fera appel de ce verdict devant la cour d'appel et devant la haute cour.
Le Soudan, aujourd'hui dirigé par un gouvernement de transition avec un Premier ministre civil et un Conseil souverain composé de militaires et de civils, a également annoncé samedi matin la dissolution des organisations professionnelles mises en place sous Omar el-Béchir, arrivé au pouvoir en 1989 par un coup d'Etat.
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Accusé de crimes de guerre depuis 2009
Ce premier procès n'évoque pas les lourdes accusations portées depuis une décennie par la Cour pénale internationale (CPI), qui a émis contre lui deux mandats d'arrêts pour "crimes de guerre", "crimes contre l'humanité" et "génocide" au Darfour.
Cette province occidentale soudanaise a été le théâtre d'une guerre sanglante entre rebelles et forces pro-gouvernementales. Le conflit, qui a éclaté en 2003, a fait 300'000 morts et 2,5 millions de déplacés selon l'ONU.
A ce jour, le gouvernement de transition mis en place en septembre, n'a pas autorisé l'extradition de l'ex-dirigeant à La Haye, où siège la CPI.
agences/ani