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Le V1 - La cellule [4]
Le fuselage du V1 était constitué par une enveloppe en tôles d’acier de 2 mm d’épaisseur. Seule la coiffe du nez renfermant le compas magnétique était réalisée en tôles d’aluminium pour ne pas créer d’interférence magnétique. Les instruments de vol ainsi que les diverses composantes de l’engin étaient logés à l’intérieur de cette enveloppe. La fabrication des tôles et leur assemblage ne nécessitaient ni un outillage particulier, ni un personnel qualifié, ni des infrastructures spécialisées. Elle permettait une production en série à grande échelle et un assemblage rapide, notamment dans l’usine souterraine de Mittelwerk (Nordhausen) qui employait la main-d’œuvre concentrationnaire du camp de Dora. Les tôles étaient découpées, embouties à chaud, puis assemblées par segments. Les divers tronçons formant le fuselage étaient ensuite fixés bout à bout sur la chaîne d’assemblage, grâce à un système de douilles placées à l’extérieur de la cellule qui permettait de les boulonner ensemble (système Frydag Kupplung).
L’entretoise
La rigidité entre la voilure et le fuselage était assurée par une solide entretoise verticale installée exactement au point de gravité du missile, qui permettait un excellent équilibrage de l’engin. Ce montant vertical, conçu pour résister aux importantes sollicitations du vol et à l’accélération brutale subie par le V1 au moment du catapultage (19 G de poussée !), traversait de part en part le corps de la cellule, à travers le réservoir de carburant.
Le té de levage dorsal
L’extrémité supérieure de cette entretoise, qui dépassait légèrement de la surface du fuselage, était terminée par un té de manutention qui permettait de soulever le V1 au moyen d’engins de levage (grue, chèvre, palan). Ce té était utilisé pour charger et décharger les V1 sur les wagons de chemin de fer utilisés pour les convoyer vers le front, ainsi que pour les transborder sur les véhicules chargés de les disperser vers les bases de stockage avancées et les sites de lancement. Il servait également à installer le V1 sur le berceau de lancement de la catapulte, grâce à une grue juchée sur le mur de protection de la rampe (parfois sur un socle bétonné indépendant). Sur les bases, on l’utilisait également pour hisser le V1 lors des différentes opérations de préparation au lancement, notamment dans le Richthaus, et pour transférer les missiles sur les chariots de manutention.
Le sabot ventral
L’extrémité inférieure de l’entretoise verticale était terminée par une partie renforcée, formant un sabot ventral légèrement proéminent. Ce sabot servait à accrocher le V1 sur le berceau de lancement de la rampe, qui était lui-même entraîné par le piston de la catapulte.
SOURCES :
Yannick Delefosse, "V1 ARME DU DÉSESPOIR", Editions Lela Presse. Collection Histoire de l’aviation n°18. 2006.
Pour en savoir plus sur le V1 ou si vous voulez acheter l’excellent livre très fouillé et richement documenté écrit par Yannick Delefosse sur le V1, nous vous conseillons le site internet de Yannick Delefosse : http://v1armedudesespoir.free.fr/
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