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Le bilan de l’azote et du phosphore dans l’agriculture suisse a été calculé pour l’azote (N) et le phosphore (P) au cours des années 1975 à 1995. Le calcul de ce bilan est basé sur le bilan des entrées et des sorties dans lequel les quantités d’éléments nutritifs qui entrent en agriculture sont confrontées à celles qui en ressortent. Le surplus s’est élevé en 1995 pour l’azote à environ 124‘000 t N, soit 116 kg N/ha de surface agricole utile (SAU) et pour le phosphore à environ 13‘500 t P, soit 13 kg P/ha SAU. Entre 1975 et 1995 l’utilisation des engrais minéraux a tout d’abord augmenté pour ensuite diminuer. On a constaté une forte diminution des importations de fourrages au cours de toute la période. Les surplus des deux éléments nutritifs ont augmenté jusqu’en 1980 et ont diminué par la suite de manière presque continue. Dans le cadre de l’évaluation des mesures écologiques selon la Loi sur l’agriculture, on a constaté une diminution des surplus entre les années de référence 1990 à 1992 et 1995 de presque 10‘000 t N (= 7 %) et d’environ 5‘500 t P (= 29 %).
La promotion de la biodiversité dans l’agriculture au moyen de programmes axés sur les résultats exige l’utilisation d’indicateurs pertinents. Un résumé des indicateurs proposés et utilisés recense les développements et les défis actuellement observés.
Les aliments d’origine animale sont-ils nos amis ou nos ennemis? Cela dépend des besoins des consommatrices et consommateurs et des conditions de production locales, comme le montre une vaste étude de synthèse à laquelle Agroscope a participé.
Dans les cultures maraîchères, il est courant de laisser les résidus de récolte sur la parcelle. Or, si on les enlève, le lessivage de l'azote diminue nettement. C'est ce que montrent des mesures réalisées par Agroscope.