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Ce sont les habitants du canton de Bâle-Ville qui changent le plus souvent de partenaire sexuel (9-10 au cours d'une vie). Une exception parmi les cantons alémaniques et le Tessin, où le nombre de partenaires est généralement plus faible qu'en Suisse romande. Avec une moyenne de 4 à 5 partenaires dans une vie, les cantons de Fribourg et d'Uri sont ceux où les changements sont les moins nombreux.
En outre, la différence entre les centres urbains (en moyenne 8,1 partenaires) et les régions de campagnes ou les petites villes (5,6 partenaires) est particulièrement marquée.
1 à 2 partenaires sur l'année écoulée
Ainsi, on ne compte que 13% d'hommes et de femmes qui n'ont connu qu'un seul partenaire au cours de leur vie. En revanche, près d'un Suisse sur cinq (23% des hommes et 14% des femmes) a eu au moins 20 partenaires sexuels.
Sur l'année écoulée, les Suisses ont eu en moyenne 1,33 partenaire sexuel, soit 2,1 partenaires pour les hommes (1,4 si l'on exclut les relations tarifées) et 1,5 pour les femmes.
Infidèles au comportement à risque
L'étude relève aussi que 27% des sondés vivant dans une relation stable ont déjà trompé leur partenaire: 31% des hommes reconnaissent avoir été infidèles, contre 23% des femmes. Et parmi ces personnes, près de 52% n'ont pas utilisé de préservatif lors de cette relation sexuelle.
Qu'est-ce qu'un rapport sexuel? Les avis divergent
L'étude relève également que tous les Suisses n'ont pas la même perception du rapport sexuel. La masturbation (par le ou la partenaire) est par exemple considérée comme un acte sexuel par 45% des hommes hétérosexuels, contre 32% des femmes hétérosexuelles. Les pratiques orales sont également davantage catégorisées comme du sexe par les hommes que par les femmes.
Les écarts de perception selon les pratiques sont encore plus marqués entre les hommes et les femmes homosexuels.
Importance du sexe sous-estimée chez le partenaire
Par ailleurs, 84% des hommes et 68% des femmes interrogés déclarent que le sexe est important, voire très important dans leur vie. Mais les sondés vivant dans une relation stable ont tendance à sous-estimer l'importance de l'activité sexuelle pour leur partenaire.
A noter encore qu'un tiers des personnes de moins de 25 ans pense que le sexe est très important, alors que près de la moitié des 45-54 ans estiment qu'il est primordial. La tendance ne s'inverse qu'auprès des 55-64 ans.
jvia/tyf
Méthodologie
Au total, 29'350 personnes ont participé à l'enquête via un sondage en ligne entre le 29 juillet et le 28 août 2016 et 80% de ces données ont pu être utilisées pour l'analyse.