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Les 7 garanties de la vie chrétienne
Lisez 1 Timothée 1:1-4 et 3:14-15
1 Paul, apôtre de Jésus-Christ, par ordre de Dieu notre Sauveur et de Jésus-Christ notre espérance,
2 à Timothée, mon enfant légitime en la foi, que la grâce, la miséricorde et la paix te soient données de la part de Dieu le Père et de Jésus-Christ notre Seigneur !
3 Je te rappelle l'exhortation que je t'adressai à mon départ pour la Macédoine, lorsque je t'engageai à rester à Ephèse, afin de recommander à certaines personnes de ne pas enseigner d'autres doctrines,
4 et de ne pas s'attacher à des fables et à des généalogies sans fin, qui produisent des discussions plutôt qu'elles n'avancent l'œuvre de Dieu dans la foi.
14 Je t'écris ces choses, avec l'espérance d'aller bientôt vers toi;
15 mais, si je tarde, tu sauras comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l'Eglise du Dieu vivant, la colonne et l'appui de la vérité.
L'apôtre Paul a engagé Timothée à rester à Ephèse comme pasteur responsable de l'Eglise. Jusqu'alors Timothée a travaillé aux côtés de Paul, mais il est maintenant seul, quoique jeune encore (cp 1 Timothée 4:12), pour s'occuper d'une assemblée importante dont les problèmes sont nombreux et délicats. On peut comprendre alors qu'il éprouve une certaine appréhension. Mais Paul lui précise les sept garanties fondamentales que Dieu lui accorde en vue de l'accomplissement d'un ministère fructueux et efficace.
Qu'en est-il de nous ? Selon l'expression de 1 Timothée 3:15, savons-nous comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, l'Eglise du Dieu vivant ? Savons-nous comment nous conduire dans notre famille, entre conjoints, entre parents et enfants, à l'égard de nos voisins, face à une situation difficile ? Que de perplexités souvent pour connaître et adopter la bonne attitude. Mais les sept garanties qui sont à la base de notre vie chrétienne et de notre vie de tous les jours constituent un encouragement des plus précie
1. Dieu notre Sauveur
Cette expression est particulière aux Epîtres pastorales. Partout ailleurs, le Nouveau Testament parle de Jésus-Christ notre Sauveur et du salut réalisé par Christ. Il ne faut pas oublier cependant que c'est Dieu qui est à l'origine de notre salut, c'est lui qui l'a conçu et réalisé : «Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle» (Jean 3:16).
Lorsque l'homme se convertit, il est sauvé de la colère de Dieu et de la mort (1 Thessaloniciens 1:9; Jean 5:24); en outre il est écrit: «Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ» (Romains 8:1). Cependant, après la conversion, combien de choses menacent encore le croyant. C'est peut-être une expérience négative, un souvenir pénible, une mauvaise habitude. Nous devons découvrir aussi à quel point la chair, notre chair est ennemie de Dieu et a des désirs contraires à ceux de l'Esprit (Galates 5:17). De plus, notre mentalité, nos habitudes, nos conceptions sont encore marquées par les réalités mensongères du monde. Enfin, «notre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera» (1 Pierre 5:8). Mais dans toutes ces choses, Dieu est notre Sauveur et nous pouvons nous approcher de lui avec la certitude de son intervention.
2. Jésus-Christ notre espérance
Il faut affirmer d'abord la plénitude de l'œuvre de Christ à la croix : «Tout est accompli» (Jean 19:30). «Il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui» (Hébreux 7:25). Ce n'est pas un demi-salut, ou un salut à 99%, mais un salut parfait, infini, absolu. Nous avons été sanctifiés une fois pour toutes, amenés à la perfection pour toujours (Hébreux 10:10,14). «Nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises» (Hébreux 2:8). Mais le verset 9 précise: «Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d'honneur à cause de la mort qu'il a soufferte.» La glorification de Christ est le gage, la preuve de la perfection infinie de son oeuvre. C'est dans ce sens que Jésus est notre espérance. Nous pouvons regarder à lui en toute confiance, avec persévérance, en attendant que son oeuvre devienne progressivement une réalité vécue dans notre vie de tous les jours.
3. Dieu le Père
Sommes-nous conscients de la valeur profonde de ces mots: «Dieu nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité» (Jacques 1:18)? Il nous a donné la vie, sa propre vie qui est impérissable, comme la résurrection de Christ l'a démontré. De plus, nous sommes devenus «participants de la nature divine» (2 Pierre 1:4). Etre enfant de Dieu n'est pas une étiquette collée sur le front d'un individu, mais c'est avoir en soi la vie même de Dieu, la nature même de Dieu. L'apôtre Jean exprime toute sa joie à ce sujet en disant : «Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes» (1 Jean 3:1). Si Dieu est ainsi notre Père, c'est dire avec quels soins et quel sérieux il veut s'occuper de nous. Cela implique aussi une certaine discipline à notre égard. «Car quel est le fils qu'un père ne châtie pas ?» (Hébreux 12:7). Cependant cette discipline a aussi un aspect sécurisant. Le croyant a souvent tendance à s'éloigner, à se laisser attirer par des réalités futiles ou dangereuses. Mais la houlette de notre bon berger nous rassure (cp Psaume 23:4), car il saura intervenir au bon moment pour ramener sa brebis qui s'égare.
4. Jésus-Christ notre Seigneur
Le Seigneur a dépouillé les dominations et les autorités, il les a livrées publiquement en spectacle, il a triomphé d'elles par la croix (Colossiens 2:15). Il a vaincu le diable et les démons, le monde et ses réalités odieuses, le péché et sa misère infinie. Il les a privés de leur puissance et de leur séduction. Désormais il est au-dessus de tout nom qui se peut nommer (Ephésiens 1:21), et rien de ce qui se passe ne peut échapper à son regard. Cependant le Seigneur règne-t-il aussi véritablement dans notre vie ? Il nous a rachetés entièrement, mais c'est notre responsabilité de lui remettre le contrôle des différents aspects de notre vie.
Nous voulons parfois nous occuper nous-mêmes de certaines choses, nous pouvons avoir un «jardin secret». Mais ce jardin secret risque bien de produire beaucoup de mauvaises herbes et de fruits empoisonnés. Que nous puissions vraiment remettre au Seigneur notre vie tout entière.
Les quatre premières garanties émanent de la personne même de Dieu et de l'œuvre de Christ, les trois dernières en sont les conséquences.
5. Que la grâce te soit donnée
La grâce est la disposition essentiellement bienveillante de Dieu envers tous les hommes. Dieu veut le salut et le bien de tous, et combien plus pour ceux qui sont devenus ses enfants. La grâce est aussi l'aide particulière que le Seigneur veut nous accorder, c'est son action très efficace et toute-suffisane dans une situation donnée.
Quelqu'un est-il découragé ? Que la grâce vous soit accordée, afin de vous redonner courage, de restaurer votre confiance par une nouvelle vision de ressources qui sont en Christ.
Quelqu'un est-il vaincu ou sur le point de céder ? Que la grâce vous soit accordée, afin d'enrayer la chute et de changer la défaite en victoire.
Quelqu'un est-il victorieux ? Que la grâce vous soit accordée afin que la victoire demeure une réalité quotidienne, vécue à la gloire de Dieu.
6. Que la miséricorde te soit donnée
La miséricorde implique que Dieu a du cœur pour le misérable. Elle est le moyen de recevoir la grâce de Dieu. Dans quels sentiments nous approchons-nous de Dieu pour lui exposer nos besoins et nos difficultés ? Est-ce en pensant que nous méritons quelque chose ou que nous avons une certaine valeur qui justifie l'intervention de Dieu en notre faveur ? «Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c'est un esprit brisé: O Dieu ! tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit» (Psaume 51:19). C'est dans 1a mesure où nous sommes conscients de nos faiblesses, de nos lacunes, de notre indignité que nous pouvons trouver le cœur de Dieu qui nous accordera alors la grâce nécessaire.
7. Que la paix te soit donnée
Cette dernière garantie est en fait la conséquence des six premières.
Si nous avons compris que Dieu est notre Sauveur et qu'il veut absolument nous sauver dans toute situation difficile, nous pouvons avoir la paix.
Si nous voyons par la foi la plénitude de l'œuvre de Christ et si nous mettons en lui notre espérance avec la certitude qu'il interviendra à son heure, nous pouvons avoir la paix.
Si nous avons réalisé que Dieu est notre Père qui nous a communiqué sa propre vie et sa nature divine et qu'il veut s'occuper de nous comme un père le fait pour son enfant, ce qui implique aussi une certaine discipline, nous pouvons avoir la paix.
Si nous avons compris la seigneurie de Christ qui a vaincu parfaitement toutes les réalités négatives, qui contrôle toutes choses dans ce monde, et si nous lui avons abandonné effectivement notre vie sans rien retenir pour nous, nous pouvons avoir la paix.
Si nous avons saisi la réalité de la grâce pour la recevoir en toute occasion, nous pouvons avoir la paix.
Si nous avons pris notre place de pécheur et accepté notre incapacité totale mais avec la certitude de trouver miséricorde auprès de Dieu, nous pouvons avoir la paix.
La paix a été considérée comme le baromètre de la vie chrétienne. Sommes-nous toujours en période de haute pression ? Ou connaissons-nous les alternances de la basse et de la haute pression, de l'espoir et du désespoir ?
Que le Seigneur nous donne de saisir la réalité pratique des garanties merveilleuses qu'il nous accorde, afin de marcher avec lui avec assurance et d'accomplir son oeuvre.
Michel Ratte