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Critique
"Jacques Sarasin, né à Genève en 1955, dont c'est ici le premier long métrage, nous propose un voyage à travers les paysages du Mali, à travers l'histoire de l'indépendance de ce pays (1960) et aux sons de mélodies influencées par le blues et la musique américaine.
Il le fait en brossant le portrait du chanteur Boubacar Traoré, appelé Karkar. Il a 18 ans au moment de l'indépendance et, par les ondes de la radio nationale, il exhorte le pays à sa reconstruction. Cet ancien footballeur, surnommé l'""Elvis Presley malien"" se consacre à la chanson et compose de véritables hymnes à son pays.
Déçu par une situation politico-économique bien éloignée du paradis de ses rêves, blessé par la mort de sa femme, Karkar se tait et part en France. Retrouvé par un producteur de disques anglais, il reprend sa guitare et revient s'installer à Bamako.
Le film de Jacques Sarasin est tout simple. Il rend hommage à une culture et à un homme attachant. Le cinéaste a su s'effacer. Ici, simplicité signifie émotion et vérité."
Maurice Terrail