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Les inculpations de trois suspects dans l'affaire Grégory annulées en France
Les contrôles judiciaires qui pesaient sur les trois inculpés ont été simultanément levés par la chambre de l'instruction de Dijon, ont ajouté les avocats.
Selon Me Ballorin, le conseil de Murielle Bolle, l'instruction a considéré "qu'il n'y avait pas d'indice grave et concordant laissant à penser qu'elle ait pu participer à l'infraction qui lui est reprochée". "L'affaire Grégory n'est pas terminée. Il est souhaitable qu'elle ne se termine que lorsqu'on connaîtra le coupable", a-t-il dit.
Lettres anonymes
L'affaire Grégory, une des plus grandes énigmes judiciaires françaises, avait été relancée de manière spectaculaire en juin 2017 avec l'arrestation de Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory. Ils étaient soupçonnés d'avoir joué les "corbeaux", en envoyant une série de lettres anonymes très bien renseignées.
Murielle Bolle avait été inculpée pour enlèvement suivi de mort, placée en détention provisoire, avant d'être remise en liberté sous strict contrôle judiciaire en août.
afp/ta
Publié le 16 mai 2018 - Modifié le 16 mai 2018
L'affaire Grégory
Bernard Laroche, un parent, a été mis en examen pour le meurtre, puis libéré, en raison d'erreurs de procédure notamment. Il a été abattu par le père de l'enfant avant que la mère, Christine Villemin, soit elle-même poursuivie. La Cour d'appel de Dijon l'a finalement innocentée en 1993.
Au cours des nombreuses investigations, les enquêteurs se sont notamment penchés sur un mystérieux "corbeau" qui avait revendiqué le meurtre en invoquant une "vengeance", en particulier dans une lettre anonyme postée apparemment avant la découverte du corps.
Plus de 30 ans plus tard, l'enquête a été relancée en juin 2017 avec l'arrestation et la mise en examen du grand-oncle et de la grand-tante de l'enfant. Les époux sont soupçonnés d'avoir été des corbeaux et d'être impliqués dans la mort de Grégory. Une troisième personne, une adolescente qui avait accusé Bernard Laroche avant de se rétracter en 1984, a ensuite été mise en examen pour enlèvement suivi de mort avant d'être placée sous contrôle judiciaire.