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La Suisse devrait se ranger derrière la demande de Mahmoud Abbas d'élever la Palestine au statut d'Etat non membre de l'ONU, estime la commission de politique extérieure du National. Le Conseil fédéral tranchera mercredi. Entre un soutien et une abstention, selon Didier Burkhalter.
Pour la majorité de la commission (13 voix contre 9), le gouvernement doit se prononcer pour l'adoption de la résolution visant à octroyer le statut d'observateur à la Palestine, si cette question est soumise au vote de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. La requête palestinienne doit être présentée le 29 novembre.
Faire avancer le processus de paix
Selon la majorité, un soutien helvétique s'inscrirait dans la continuité de la politique menée jusqu'ici par la Suisse. La commission espère en outre que cette démarche ferait avancer le processus de paix avec Israël. Et de préciser que l'octroi du statut d'observateur à la Palestine n'équivaudrait pas à une reconnaissance de l'État palestinien par la Suisse.
Huit membres de la commission estiment que Berne devrait s'abstenir lors du vote. La Suisse adopterait ainsi une position conforme à sa tradition de neutralité. Cela ne l'empêcherait nullement de continuer à offrir ses bons offices aux parties en conflit. Un membre de la commission est pour le rejet de la résolution, ont indiqué mardi les services du Parlement.
Beaucoup d'éléments constructifs
Jeudi dernier, le président palestinien Mahmoud Abbas est venu chercher à Berne le soutien helvétique à sa démarche. Le ministre des affaires étrangères Didier Burkhalter a alors affirmé que "la résolution contient beaucoup d'éléments constructifs et pragmatiques".
"La Suisse est en accord avec de nombreux points", a ajouté le conseiller fédéral, précisant qu'il n'était pas imaginable à ses yeux que le Conseil fédéral se prononce contre la résolution. Selon lui, le gouvernement se prononcera probablement en sa faveur ou s'abstiendra. Il faudra aussi se demander à quel niveau une approbation pourrait mettre en péril le processus de paix.
ATS