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Les négociations entre l'Iran et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur le programme nucléaire controversé de la République islamique sont dans une impasse. La seconde mission de l'agence à Téhéran, dite de "la dernière chance", s'est terminée sur un échec.
L'AIEA a "regretté" l'absence d'un accord avec l'Iran sur la suite des discussions concernant le programme nucléaire controversé de la République islamique, à visée militaire, comme le suspectent les Occidentaux, ou strictement civil, comme l'affirme Téhéran.
L'agence onusienne a également relevé le refus de Téhéran d'accorder à une mission de l'AIEA l'accès au site nucléaire supposé de Parchin, situé dans une base militaire. Elle ne donne pas d'indication sur les suites qu'elle entend donner à cet échec, dont débattra son conseil des gouverneurs, le cinq mars prochain.
Poursuite
Les vives critiques de l'AIEA interviennent à l'issue d'une visite de deux jours à Téhéran, les 20 et 21 février, dirigée par le directeur adjoint de l'agence et chef des inspecteurs, le Belge Herman Nackaerts.
"Il est décevant que l'Iran n'ait pas accepté notre demande de visiter Parchin", a fait savoir le directeur général de l'AIEA, le Japonais Yukiya Amano. "Nous nous sommes engagés avec un esprit constructif, mais aucun accord n'a pu être trouvé", a-t-il ajouté.
Son de cloche différent du côté de Téhéran, dont l'ambassadeur à l'AIEA a affirmé mardi que "ces négociations vont se poursuivre dans le futur". Le "second round des négociations portait sur la coopération et l'entente mutuelle entre l'Iran et l'AIEA", a-t-il encore dit, qualifiant les discussions "d'intenses", mais sans donner plus de détails sur leur contenu.
ATS