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EDITO DE LA SEMAINE
20 septembre 2020 – 25ème dimanche ordinaire
Evangile de Matthieu 18, 21-35
Evangile Matthieu 18, 21-35
En ce temps-là, Jésus disait cette parabole à ses disciples : « Le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : ‘Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste. ’Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : ‘Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?’ Ils lui répondirent : ‘Parce que personne ne nous a embauchés.’ Il leur dit : ‘Allez à ma vigne, vous aussi.’
Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant: ‘appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.’
Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : ‘Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !’
Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : ‘Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi.
N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va t’en.
Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?’
C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »
Le même cadeau pour tous : recevoir Jésus !
La bonté de Dieu est une grâce. La justification de la parabole des ouvriers de la dernière heure qui reçoivent autant que ceux qui ont travaillé tout le jour, c’est parce que le maître est bon. A ceux qui voudraient recevoir davantage, le dernier argument du maître est : « Parce que moi, je suis bon ».
A la fin, chacun recevra la même récompense et personne ne pourra obtenir davantage. Cette récompense, c’est la personne du Christ lui-même. Pourrait-on recevoir mieux ?
Il faut dire que nous nous mettons lentement à ce travail qui consiste à travailler à la vigne du Seigneur. Le bon larron sur la croix qui s’entend dire qu’il sera en paradis avec Jésus ce jour-même est remarquable de cet accueil d’un ouvrier de la dernière heure.
Je me souviens d’avoir débarrassé les livres d’un vieux curé. Des livres poussiéreux, entassés au galetas d’une cure. J’en avais fait la liste fastidieuse. Son décès remontait à plusieurs décennies, bien avant le concile, c’était véritablement une autre époque. C’est intéressant de savoir ce qui nourrissait spirituellement et intellectuellement un prêtre de cette époque. Il y avait un livre sur la bonne mort, usé à la corde. Visiblement la bonne mort interpellait ce curé. Renseignement pris, il était mort la veille de Noël ! Je me suis dit : « La mort comme un cadeau ! » A Noël nous recevons Jésus en sa nativité, c’est Dieu qui s’incarne parmi nous ! Un Dieu vraiment humain mais qui dit « humain » dit aussi mortel.
Nous nous apercevons souvent tardivement que l’homme est mortel à commencer par nous-mêmes. C’est un privilège de comprendre cela, une compréhension qui est vraiment une grâce. Se savoir en sursis fait bien changer des choses : l’ambition n’est plus l’ambition et on peut s’amuser des choses qui nous arrivent ! Le cadeau c’est que Jésus nous reçoit juste dans cette découverte : c’est là qu’il est bon et se donne à nous.
Yves Cornu
lecture du livre d’Isaïe 55, 6-9
Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver; invoquez-le tant qu’il est proche. Que le méchant abandonne son chemin, et l’homme perfide, ses pensées !
Qu’il revienne vers le Seigneur qui lui montrera sa miséricorde, vers notre Dieu qui est riche en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins, – oracle du Seigneur.
Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins, et mes pensées, au-dessus de vos pensées.