Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07092.jsonl.gz/1608

STATUAIRE KOTA
STATUAIRE KOTA
Une cuillère rituelle en bois et laiton. Le laiton, parce qu'il est éclatant, relève du domaine magique.
10 photos de statues de reliquaire. 3 statues au visage incurvé (Mahongwe); 2 statues Obamba et 1 œuvre très particulière comportant à la fois une face Mahongwe et l'autre Obamba marquée des scarifications caractérisant le Ngil. Cette dernière œuvre met en relation 2 ethnies: les Fang et les Kota (souvent appelés les Kota-Fang); le rite du Ngil était-il aussi une pratique Kota?
En ce qui concerne les photos 8 et 9: les scarifications de la face Obamba sur le crâne, les arcades sourcillières et les joues sont semblables à celles que l'on trouve sur de nombreux masques Ngil. Une relation existe-t-elle entre ce gardien de reliques Kota et le rituel du Ngil chez les Fang? S'agit-il du gardien des reliques d'un membre du Ngil? Les Kota disposaient-ils, comme les Fang, du rituel Ngil?
Un gardien Kota Mvai jumeau: le défunt avait un jumeau encore vivant (les jumeaux sont considérés comme plus importants que les autres humains). La statue est faite de bois recouvert de plaques de laiton et de cuivre avec une plaque de fer fichée dans la pointe inférieure. Les scarifications en diagonale sur les joues représentent les larmes qui sont l'expression des sentiments éprouvés au contact des esprits. La bouche est ouverte et les dents apparentes, il s'agit d'une oeuvre Kota Mvai du Gabon. Seuls les reliques des défunts (homme ou femme)importants (notables) étaient placées dans un tombeau mobile pour être gardée par une "figure". Les défunts étaient enterrés; lorsque les chairs étaient détachées des os, le corps était déterré pour prélever les reliques et les placer dans un tombeau mobile.
2 pipes: celles du roi (Mvai) et de la reine (Mahongwe) ainsi que le sceptre du roi.
Un couple de statue: la princesse (Mahongwe et le prince (Mvai).
Une pièce d'autel Mahongwe avec dans le ventre une face Mvai.
Un bâton de commandement équivalent d'une convocation écrite.(Les plantes utiles du Gabon, p 156, André Raponda-Walker et Roger Sillans)
Un reliquaire Obamba.