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À PROPOS DU KARATE-DO GIBLOUX
Le Karate-do Gibloux a pour but de promouvoir le karate traditionnel (shotokan-ryu) et le karate défense (self-défense) aux personnes de tous âges et de toutes conditions.
Karate-do se traduit ainsi:
"kara" - vide
"te" - main
"do" la voie ou le chemin
Peut donc être traduit par "la voie de la main vide"
Le karate se compose de techniques défensives et offensives utilisant toutes les parties du corps, principalement sans armes.
Il développe la coordination, accélère les réflexes, tonifie le corps, et accroît l'endurance. En outre, la pratique sérieuse du karate développe sang-froid et confiance en soi.
L'objet de la vraie pratique du karate est une recherche de perfection de soi au travers de la perfection de l'art.
Le pratiquant (le karateka) développera un caractère respectueux vis-à-vis du parenaire ou de l'adversaire et s'efforcera d'atteindre au fil des années un état d'esprit qui est définit par un code moral, le bushido.
Le bushido est composé des 7 vertues suivantes
(le terme "Samouraï" utilisé ci-dessous peut être pris, en ce qui nous concerne, au sens "pratiquant d'arts martiaux")
1. JUSTICE : GI
Parfois aussi nommée droiture, rectitude ou rigueur; c'est le précepte qui demande de suivre les règles morales que l'on considère comme justes, sans jamais s'en écarter. Le terme Gishi est appliqué à un individu démontrant un grand accomplissement de soi dans une discipline. Un guerrier célèbre la définit ainsi : La rectitude est le pouvoir de prendre, sans faiblir, une décision dictée par la raison. Frapper quand il est bien de frapper. La droiture passe par le respect de soi-même, et engendre le respect à l'égard des autres et de la part des autres. Être fidèle à ses engagements, à sa parole, et à l'idéal que l'on s'est choisi est soutenu par le courage.
2. COURAGE : YU
Le courage n'est pas une absence de la peur, mais c'est le fait d'affronter les épreuves malgré nos peurs et nos craintes. Le courage nous pousse aussi à faire respecter ce qui nous paraît juste. Confucius définit ainsi le courage : Sachant ce qui est juste, ne pas le faire démontre l'absence de courage. Donc, le courage est de faire ce qui est juste.
3. BIENVEILLANCE : JIN
La bienveillance, ou compassion, est une vertu de base selon le confucianisme Chinois. Elle nous incite à être attentif à notre prochain, à être respectueux de la vie. Voici ce que Mencius disait au sujet de la bienveillance: La bienveillance emporte avec elle tout ce qui tente de lui faire obstacle, aussi facilement que l'eau domine le feu.
4. RESPECT : REI
Le respect, n'est que l'expression de l'intérêt sincère et authentique porté à autrui, quelle que soit sa position sociale, au travers de gestes et d'attitudes pleines de respect et de sollicitude. Il faut éviter la critique et le dénigrement des autres, car cette néfaste habitude a pour but inconscient de se louanger soi-même. Rabaisser autrui est un moyen facile de se grandir, relativement à peu de frais. De telles pratiques sont indignes d'un Samouraï. Peu importe la position sociale, les qualités et les faiblesses des autres, le Samouraï doit traiter les personnes et les choses avec respect.
Le respect nous ramène au principe du Ying et du Yang; l'un ne peut exister sans l'autre. Sans modestie, aucun respect n'est possible, sans respect aucune confiance ne peut naître. Sans confiance aucun enseignement ne peut être donné, ni reçu. Cette relation humaine élevée est encore vivante en Orient. Pour respecter les autres, il faut pouvoir résister à ses propres émotions d'impatience, de colère, de désir, de peur, etc. La force d'âme, combinée au respect d'autrui et à la politesse, qui ne veut pas blesser ou gêner les autres, aboutit alors à une grande quiétude.
5. SINCÉRITÉ : MAKOTO
La sincérité est primordiale dans l'engagement martial : Le Bushidō tient le mensonge ou l'ambiguïté pour une lâcheté. Bien qu'il y ait divers serments et rites accompagnés de promesses dans la vie d'un Samouraï, on considère dans la vie courante que sa parole vaut acte. Un Samouraï n'a pas besoin de prêter serment lorsqu'il déclare qu'il va faire quelque chose. Le simple fait qu'il le dise l'engage, et le fait de mettre en doute cet engagement revient à insulter le Samouraï. Bushi no ishigon, parole de Samouraï, est une garantie suffisante. Une promesse ainsi faite est tenue, sans preuve nécessaire de cet engagement. Il n'y a pas de différence entre vérité et réalité. Confucius va plus loin : La sincérité est la fin et le commencement de toutes choses, sans la sincérité, rien n'existerait. L'idéogramme chinois qui signifie sincérité est une combinaison des mots Parole et Perfection.
6. HONNEUR : MEIYO
L'honneur, qualité essentielle, établit notre attitude et notre manière d'être vis-à-vis des autres. C’est une intense conscience de la valeur de la dignité personnelle. Nul ne peut se prétendre Budoka (guerrier au sens noble du terme) s'il n'a pas une conduite honorable. Du sens de l'honneur découlent toutes les autres vertus. Il exige le respect du code moral et la poursuite d'un idéal, de manière à toujours avoir un comportement digne et respectable.
L'honneur est attaché à la manière d'être, à la fidélité, à la parole, à un ami, un Maître, un Idéal, ou à la vérité. C'est pourquoi le devoir de loyauté est un autre pilier du Bushidō.
7. LOYAUTÉ : CHUGI
Il n'y a pas d'honneur sans loyauté à l'égard de certains idéaux, et de ceux qui les partagent. Le devoir de loyauté n’est pas uniquement une attitude envers les autres, mais aussi envers des principes et des valeurs. Elle symbolise la nécessité de tenir ses promesses et remplir ses engagements, ainsi que la sincérité dans ses paroles et dans ses actes. Le Samouraï doit servir et ne saurait se soustraire à ce qui définit jusqu'au nom de sa caste. Au Japon la première place revenait à l'Empereur qui incarnait pour les japonais, le Yamato, l'âme même du pays. Cependant, même l'Empereur devait s'incliner devant la volonté du Ciel et un Samouraï ne saurait faire moins que ceux qui sont au-dessus de lui. D'ailleurs, le terme Samouraï vient du verbe saburau qui signifie servir. Le Samouraï sert son seigneur et aussi son clan, sa loyauté doit être sans faille. L'intérêt du clan, de la famille passe en premier, passe avant l'individu.
De nos jours, ce lien a évolué, tout au moins dans certaines civilisations occidentales, mais il n'a pas pour autant disparu. Bien que, dans certains pays d'Occident, on prête encore maintenant serment au souverain, Roi ou Empereur, qui incarne la patrie. Aujourd'hui, il convient de faire preuve de fidélité et de loyauté, par exemple à l'égard de sa patrie, y compris, pour la défendre. Celui qui se dérobe à ce devoir est considéré comme un lâche ou un traître.