Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06930.jsonl.gz/285

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Le président polonais Andrzej Duda (G) nomme Mariusz Blaszczak (D) à la tête du ministère de la Défense.
KEYSTONE/EPA PAP/RADEK PIETRUSZKA(sda-ats)
Le président polonais Andrzej Duda a limogé mardi plusieurs ministres importants. Il entend ainsi améliorer les relations entre Varsovie et l'Union européenne.
Le président Duda a démis de ses fonctions les ministres de la Défense, Antoni Macierewicz, et des Affaires étrangères, Witold Waszczykowski. Lors d'une cérémonie à la présidence de la République, retransmise à la télévision, ils ont été remplacés respectivement par l'ancien ministre de l'Intérieur, Mariusz Blaszczak, et par le vice-ministre des Affaires étrangères, Jacek Czaputowicz.
Les ministres de la Santé, de l'Environnement et du numérique sont également remerciés.
Divergences
La plupart des partants ont connu d'importants problèmes dans l'exercice de leurs fonctions. Ancien opposant anticommuniste et orateur charismatique appuyé par une partie de l'électorat conservateur, M. Macierewicz était un personnage controversé en raison de ses déclarations surprenantes. Il était entré en conflit quasiment ouvert avec le président Andrzej Duda en raison de profondes divergences sur la réforme des forces armées.
Le chef de la diplomatie Witold Waszczykowski a lui été confronté à la réélection de l'ancien Premier ministre libéral Donald Tusk à la présidence du Conseil européen, lors duquel la Pologne a été le seul pays à voter contre. Les relations de son pays avec la France et avec l'Allemagne ont également connu un fléchissement.
Quant au ministre de l'Environnement Jan Szyszko, il a été au centre de la controverse internationale portant sur l'abattage des arbres dans la forêt de Bialowieza, tandis que le ministre de la Santé Konstanty Radziwill a dû affronter la fronde des internes réclamant une augmentation conséquente des crédits de la santé publique.
Droits de vote sur la sellette
Ce remaniement intervient alors que le Premier ministre Mateusz Morawiecki, en poste depuis un mois, cherche à améliorer les relations tendues entre Varsovie et la Commission européenne. Il doit d'ailleurs se rendre en fin de journée à Bruxelles pour s'entretenir avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.
La Commission européenne avait annoncé fin décembre qu'elle engageait une procédure contre la Pologne face au risque de violation de l'Etat de droit. Une telle procédure pourrait déboucher sur une suspension des droits de vote de Varsovie au sein du Conseil européen.
ATS