Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07078.jsonl.gz/1334

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Helvetia Nostra, la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage et le WWF ont recouru avec succès contre le projet hôtelier de luxe "Lodge de la Reine", prévu non loin des tours d'Aminona (VS) sur la commune de Crans-Montana.
Keystone/OLIVIER MAIRE(sda-ats)
Le projet hôtelier de luxe "Lodge de la Reine" à Aminona (VS) a du plomb dans l'aile. Le tribunal cantonal valaisan a accepté un recours contre l'autorisation de construire déposé par trois organisations de protection de la nature.
"Victoire sur toute la ligne", se sont réjouis le WWF, la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage (FP) et Helvetia Nostra vendredi dans un communiqué. Les trois organisations estimaient que la construction de 22 chalets sur une surface de 25'000 mètres carrés à Aminona, sur la commune de Crans-Montana, ne respectait ni la loi sur l'aménagement du territoire (LAT) ni la législation sur les résidences secondaires.
Zones à bâtir surdimensionnées
Dans son arrêt daté du 22 juin, le tribunal cantonal (TC) admet le recours. Il considère que les zones à bâtir de la commune de Crans-Montana sont "manifestement surdimensionnées et doivent par conséquent être réexaminées".
Le TC estime qu'il est n'est pas garanti que les chalets prévus ne soient finalement pas utilisés comme résidences secondaires. Et selon lui, la nécessité d'un complexe hôtelier à cet endroit n'est pas établie, d'autant plus qu'il est prévu "à proximité d'un autre projet touristique susceptible de répondre, à lui seul déjà, à une large demande".
Il s'agit du mégaprojet russe Aminona Luxury Resort and Village, que les recourants ont aussi contesté. Il prévoit notamment plus de 1000 lits pour un coût total de 700 millions de francs environ.
"Sévère remise en cause"
Selon les trois organisations de protection de la nature, cet arrêt "constitue indubitablement une avancée dans la lutte contre le mitage du territoire et la gestion du sol".
C'est aussi "une sévère remise en cause du laxisme de certaines autorités communales et du Conseil d'Etat face à des projets manifestement conçus pour contourner la législation sur les résidences secondaires, sous couvert de pseudo résidences hôtelières de luxe".
La décision peut faire l'objet d'un recours auprès du Tribunal fédéral dans les 30 jours dès sa notification.
ATS