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L’exposition de Geneviève Asse à Fondation Louis Moret se concentre autour de ses œuvres sur papier.
– Un ensemble de gravures – pointe-sèche, burin, aquatinte – témoins d’une longue pratique (ici 1968-1997) qui, à travers la ligne strictement nécessaire, vibrante, par la nudité du papier et l’immatérialité des bleus emblématiques, désigne l’espace aux repères minimaux, esquisse une perspective, un entrebâillement. L’espace de Geneviève Asse est une suggestion silencieuse.
– Une série d’huiles sur papier, Architecture-lumière, composée de petits formats inédits qui furent pour la plupart travaillés après la réalisation d’un ensemble de vitraux à la cathédrale Saint-Dié (Vosges) en 1988. Entre-deux d’une expérience qui se renouvèlera en 1998 à la Collégiale de Lamballe (Côtes-du-Nord), certains de ces collages-peintures à l’huile inscrivent la lumière dans une forme architecturale, la fenêtre en plein-cintre. Rarement traitées sur ce plan dans l’œuvre de Geneviève Asse, ces recherches parallèles semblaient particulièrement appropriées à l’intérêt de la FLM pour l’architecture.
Ainsi les questions liées à l’ouverture et au passage, abordées plus souvent par le biais d’une géométrie sensible, se retrouvent-t-elles ici doublement mises en lumière.
MFA