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Si Luc Andrié s’est fait connaître ces dix dernières années avec des tableaux effleurant l’effacement de la figure de l’homme blanc dans sa splendeur ridicule, dans son incarnation risible du pouvoir patriarcal, où chaque fois une couleur seule absorbe presque entièrement la face du mâle, il est important de rappeler ici que l’artiste a débuté comme documentariste en prenant l’Afrique néo-colonialiste comme objet. Même si Le garde pourrait être dérobé d’un réseau de surveillance, le rappel des origines de l’artiste avant son passage à la fiction picturale est important. Bien que la scène soit prise sur le vif – le gardien d’une salle d’exposition à Maputo au Mozambique
– le spectateur est laissé dans l’incertitude, ne sachant pas s’il s’agit d’une fiction ou d’un document et si le gardien est conscient de la caméra qui l’observe ou pas.
*1954, Pretoria, vit et travaille à La Russille (VD)