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Instabilité politique comme reflet de l’absence d’idéologie et vitalité des partis politiques
Dans la quête d’une explication plausible de l’atroce agonie du Congo, Dieudonné Kabimbi Ngoy s’est placé du côté de l’organisation politique pour évoquer des considérations idéologiques et institutionnelles. Il a alors relevé autant l’absence quasi générale de doctrine politique fédératrice claire que la carence tragique d’assise nationale caractérisant des partis congolais aux contours plutôt claniques, sinon tribaux. Si la petite Belgique n’est déjà pas gouvernable par des partis à dimensions ethniques ; comment le Congo, quatre-vingt fois plus grand que la Belgique, pourrait-il l’être ? Pour M. Kabimbi, les questions de stabilité, de bonne gouvernance et de prospérité se posent d’abord en termes de viabilité et de fiabilité des partis politiques. En démocratie, ceux-ci se constituent sur des bases idéologiques autour desquelles se polarise le débat dans une dialectique de pour ou contre ; débouchant sur des coalitions à même de promouvoir des programmes communs de gouvernement. Les carences démocratiques, l’instabilité politique et les tâtonnements gouvernementaux du Congo reflètent ainsi le désordre du système où les partis souffrent d’orthodoxies idéologiques et de vitalité.