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Lors de sa question (16.1050) adressée le 22 septembre 2016 au Conseil fédéral, la Conseillère nationale verte libérale Isabelle Chevalley (VD) rapportait que selon la statistique fédérale de la chasse, 334 animaux, dont 30 cerfs rouges, 191 chevreuils et 15 chamois, avaient été découverts morts suite à une blessure par balle en 2014. Ces animaux ne représentent probablement qu’une petite partie des animaux blessés lors de parties de chasse, les cantons n’étant pas tenus de tenir un décompte précis des animaux tirés.
Les rares informations fiables des services cantonaux de la chasse concernent les taux de succès des pistages effectués, qui varient entre 35 et 65 pour cent. Cela signifie que sur tout le territoire suisse, près de la moitié des animaux blessés par balle pourraient s'échapper et devoir endurer des heures, voire des jours, de souffrances. Une étude réalisée au Danemark (Elmeros, M. et al. 2012) a révélé que 25 pour cent des renards retrouvés morts présentaient des traces de plombs antérieures.
Dans sa réponse, le Conseil fédéral s’est limité à expliquer qu’abréger les souffrances d’un animal relevait déjà d’une obligation légale, et qu’il s’agissait de l’un « des fondements de l'éthique de la chasse transmis lors de la formation des chasseurs en Suisse ». Quant aux propositions de la Conseillère nationale pour améliorer le sort de ces 50% d’animaux blessés, qui échappent à l’application du « fondement de l’éthique de la chasse », silence total du CF.
Question écrite et réponse du Conseil fédéral :