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En 2012, Anne Perrier (sur la photo) a été auréolée du Grand Prix national de la poésie française (archives) remis par Frédéric Mitterrand (centre).
Keystone/AP/Remy de la Mauviniere(sda-ats)
La poétesse lausannoise Anne Perrier s'est éteinte dans la nuit du lundi 16 janvier à l'âge de 95 ans à Saxon (VS), selon un avis mortuaire paru dans Le Temps et Le Nouvelliste. Elle est la seule femme à avoir reçu le Grand Prix national de la poésie française.
Anne Perrier a été auréolée de cette prestigieuse distinction en 2012, succédant à Francis Ponge, Aimé Césaire et à un autre Suisse, Philippe Jaccottet. Affaiblie, l'auteure de "La Voie nomade" n'avait pas pu se déplacer à Paris pour recevoir le prix des mains du ministre français de la culture de l'époque, Frédéric Mitterrand.
De son vrai nom Anne Hutter, Anne Perrier est née en 1922 à Lausanne, où elle a fait l'ensemble de ses études de lettres. Sa maison d'édition romande Empreintes notait qu'"au fil de son oeuvre, on constate un mûrissement qui doit autant à l'expérience de la vie qu'à l'approfondissement de son métier d'écrivain".
En 2003, Anne Perrier a aussi été lauréate de la Fondation Leenaards. Parmi ses oeuvres, outre "La Voie nomade", on peut citer "Le joueur de flûte", "Le Livre d'Ophélie" ou "L'Unique Jardin". La poétesse a publié une dizaine de recueils depuis les années 1950. Ses proches ont choisi d'accompagner le faire-part publié lundi, une semaine après sa mort, d'un de ses poèmes "Pour un vitrail".
ATS