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LE VALAIS
EN QUESTIONS
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ajout de la particule au nom de famille
De quand datent ces ajouts ?
Qui avait pouvoir de les donner ? N'était-ce que des puissances étrangères ?
Comment pratiquement cela se passait ?
Qui avait le droit de porter la particule ?
Y avait-il des familles avec/sans particule ?
Quel bénéfice était attendu des "bénéficiaires" ?
Merci.
Bonjour,
L'ouvrage suivant disponible à la Médiathèque Valais - Sion "Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence : nouvelle série. T. 4, Noms à particules et titres nobiliaires portés en France, à la fin du XXe siècle, par des familles non nobles" / par Pierre-Marie Dioudonnat nous apprend en p. 8 que "cette particule n'a pas de signification nobiliaire".
Voici un extrait de l'article "La faine noblesse" paru dans l'Impartial du 11 septembre 1922 et disponible en ligne :
"Le mot « de » n'est en réalité qu'une préposition qui est parfois l'ellipse d'un titre de noblesse, mais qui, d'elle-même, n'indique pas la noblesse. C'est par abus souvent audacieux et aujourd'hui admis par prétention, qu'il est convenu qu'elle ennoblit.
Elle est noble lorsqu'elle rappelle la propriété d'une terre jouissant elle-mêmedu privilège de noblesse. A partir du Xme siècle, la terre devient notamment chez les familles nobles, la « grande nomenclatrice ». Le « de » devient alors un génitif qui marque la possession : Simon de Montfort, Enguerrand de Coucy et il suppose vraiment l'ellipse d'un titre seigneurial. Le « de » se traduit en ce cas dans les actes publics par un génitif latin : Simon, de Montfort, abréviation de Simon, comte de Montfort, se disait en latin : « Montis fortis dominus ». Au contraire, le « de » est dénué de toute valeur nobiliaire lorsqu'au lieu d'exprimer la possession, il n'exprime plus que la provenance. Foule de « gens de peu » ont pris des noms en raison non pas d'une terre qui leur appartenait, mais de la glèbe sur laquelle ils travaillaient. L'idée exprimée par la particule n'est plus une idée de suzeraineté, mais de vasselage.
Notre langue, incapable vu sa pauvreté de différencier ces deux rapports, les a confondus dans le même mot, et de cette confusion il est résulté des erreurs innombrables sur lesquelles sont venus se greffer les abus du genre de celui que Chrysale reproche à Arnolphe. De nombreuses familles, aujourd'hui acceptées comme nobles, ont tiré leur nom d'un objet quelconque ayant appartenu à un ancêtre, propriétaire assurément, mais point gentilhomme. [...]"
Selon l'Armorial valaisan, disponible en ligne, la particule "de" de "de Courten" est apparue après 1742.
Avec nos meilleures salutations,
La Médiathèque Valais
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