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Qui aurait une vingtaine de minutes à tuer à Renens-Gare, entre deux trains, pourrait parcourir une jolie boucle vers le sud et vers le passé, quitter le territoire de 1020 et taquiner celui de 1022. Il lui suffirait pour cela de suivre l’itinéraire proposé, les yeux ouverts et le nez au vent.
Longer la place de la Gare en direction de l’ouest, emprunter quelques mètres l’avenue du Tir Fédéral, bifurquer dans la rue Centrale jusqu’au chemin Perrier. Avant de se demander « C’est quoi cet îlot, au sud de Renens-Gare ? », emprunter le chemin Perrier, faire le tour de l’ilot, sept fois, en empruntant l’avenue de la Gare, le chemin des Ramiers, la rue Centrale et l’avenue de Préfauly. S’exclamer alors « Mais c’est une friche industrielle, réinvestie par des artistes, des artisans et bientôt des architectes ! » Reprendre le chemin Perrier et repérer l’entrée de l’Atelier-Musée Encre & Plomb pour y revenir, sans faute, un de ces prochains samedis. Regagner la gare par l’avenue du même nom, et si vous avez manqué votre train, perdez-vous dans le quartier en attendant le suivant.
– Comment se fait-il que cet îlot ait résisté aux bulldozers ? demande un type qui passe avec un chien.
Nicolas Noël
|1924||La fabrique de chocolat Perrier s’installe à Chavannes, à proximité de la gare de Renens.

Les fameuses Têtes de nègre font sa réputation.
|1969||Les chocolats Villars rachètent les chocolats Perrier.|
|1974||La production des Têtes de nègre quitte Chavannes pour Fribourg.

Le site de Chavannes devient une friche industrielle.
|1992||Les Têtes de nègre sont rebaptisées Têtes au choco.|
|1994||30 octobre, le règlement communal de sauvegarde du site Perrier entre en vigueur.|
|1995||Le groupe français « Bongrain » rachète les chocolats Villars-Perrier.|