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"A 6/6, je n'allais pas pleurer après avoir raté ces cinq balles de match. Je jouais à nouveau avec le vent. Je me disais que cela m'avait bien réussi jusqu'à présent.." Alors pourquoi paniquer ?
Non, Stan Wawrinka n'a pas paniqué lors de ce tie-break du troisième set, le sixième qu'il livrait cette année et le sixième qu'il a gagné. "A 6/6, je suis resté avec lui à l'échange et il a sans doute compris que l'amortie était son unique moyen de le gagner. Heureusement qu'il le rate. Je n'aurais pas été sur cette balle. Et à 7/6, j'ai été bien sûr très heureux d'armer un ace". Son vingtième pour couronner sans doute l'un de ses matches les plus aboutis au service. "J'ai su alterner les vitesses et les zones", se félicite-t-il.
Le Vaudois était surtout fier d'avoir collé à la ligne de fond, de n'avoir pas reculé malgré la vitesse et la longueur des balles de Nishikori. "Je n'avais pas d'autre choix que de jouer fort et à plat. Heureusement, j'en suis capable aussi", poursuit le tenant du titre.
Une fois de plus, Stan Wawrinka est revenu sur l'approche qui a été la sienne pour cet Open d'Australie. "Je ne suis pas venu défendre mon titre. Je sais fort bien qu'il y a neuf chances sur dix pour que je le perde, avoue-t-il. Je suis venu à Melbourne pour un nouveau challenge plutôt. Je suis aujourd'hui en demi-finale. J'en suis très heureux pour une simple raison: je suis loin d'en jouer à chaque tournoi du Grand Chelem".
Il attend donc celle de vendredi avec une énorme gourmandise. Retrouver une troisième année de suite Novak Djokovic à Melbourne ne lui déplaira pas. "On a livré deux matches de folie ici, lâche-t-il. Cela serait drôle d'en livrer un troisième. Je ferai tout pour être prêt vendredi".
ATS