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On appelle "fenêtre immunologique ou sérologique" les premières semaines suivant une éventuelle infection. Pendant ce laps de temps, la présence du virus dans l'organisme ne peut être ni détectée ni exclue via un procédé médical. Cette fenêtre varie d'un individu à l'autre. Chez certaines personnes, l'infection peut être mise en évidence après deux semaines déjà , tandis que chez d'autres, il faudra plus de temps. Seul un résultat négatif après trois mois garantit qu'aucune infection n'a eu lieu.
Après une situation indubitablement à haut risque, il n'existe plus qu'une possibilité : dans les 72 heures suivant la situation à risque, annoncez-vous dans un des centres de traitement VIH des hôpitaux universitaires suivants:
Centres de traitement VIH
Basel: 061 265 50 05 / Bern: 031 632 27 45 / Zürich: 044 255 33 22 / St. Gallen: 071 494 10 28 / Lugano: 091 805 60 21 / Lausanne: 021 314 10 22 / Genève: 022 372 96 17
On y évaluera le risque d'après votre description de la situation et on vous proposera éventuellement une prophylaxie post-exposition VIH (PPE-VIH). Il s'agit d'un traitement médicamenteux préventif de plusieurs semaines, avec des substances très puissantes, qui réduit vraisemblablement de manière considérable un éventuel risque de transmission, sans pouvoir l'exclure pour autant. Sa réussite est d'autant plus probable que le traitement aura débuté le plus tôt possible après l'exposition au risque.
Le recours à une PPE-VIH peut se justifier dans les situations suivantes :
1. La personne impliquée est infectée par le VIH et c'est un fait établi; elle n'est pas traitée ou elle suit un traitement antirétroviral dont l'efficacité n'est pas totale et
- vous avez eu avec elle un rapport vaginal ou anal non protégé;
- vous avez eu avec elle un rapport oral non protégé avec éjaculation du partenaire séropositif dans votre bouche;
- vous avez utilisé le matériel d'injection appartenant à une personne séropositive.
(L'éventualité d'un recours à une PPE-VIH sera également envisagée dans de telles situations lorsque l'on ne sait pas si la personne impliquée est séropositive, si elle vient d'une région ou appartient à un groupe dans lequel le VIH est très répandu).
2. L'exposition au risque a eu lieu dans le cadre d'un viol.
Dans tous les autres cas, autrement dit lorsqu'il n'est pas établi que la personne est séropositive et qu'elle n'appartient pas à un groupe ou ne vient pas d'une région dans laquelle le VIH est très répandu, la PPE-VIH est déconseillée.