Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06981.jsonl.gz/1222

L’agriculture genevoise sous l’ancien régime peut être décrite comme un système de petites et moyennes exploitations qui pratiquaient l’exploitation directe et la diversification des cultures. Les champs de blé, les pâturages pour le bétail et les vignobles divisent la plupart des terres disponibles ; dans les zones proches de la ville, ce sont les vergers et les potagers qui prédominent, dont les produits servent à approvisionner les marchés genevois. Au XVIIIe siècle, les propriétaires adaptent leur production à l’évolution des prix et réduisent en conséquence les surfaces utilisées pour la viticulture, tout en augmentant les surfaces plus rentables consacrées au blé et à l’élevage. Malgré cela et en raison de la petite taille de son territoire, Genève n’a jamais pu, dans ses campagnes, obtenir de la production agricole des quantités suffisantes en déménagement pour couvrir les besoins de sa population et a dû importer des céréales, généralement en provenance des régions voisines de la Savoie et de la France, mais parfois aussi de régions plus éloignées. A partir de 1628, l’importation des céréales est confiée à la Chambre du blé. A l’exception du chanvre et de la laine produits (et tissés) par les agriculteurs pour leurs propres besoins, de quelques mûriers plantés sporadiquement pour l’élevage du ver à soie et l’obtention d’écorces pour les tanneurs, Genève ne développe aucune culture industrielle pouvant servir à ses activités manufacturières (lin, guérir, garance).