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" La Fête des Vignerons, a-t-on dit, est fille de la tradition. L'édition 99 y mêlera les fables, les mythes, les symboles, mais aussi l'ouverture au monde "
François Rochaix . Metteur en scène, Directeur artistique et concepteur de la Fête des Vignerons 1999.
Une carrière internationale habite l'homme qui uvre depuis 2 ans à la conception de la prochaine Fête des Vignerons. Mais François Rochaix a néanmoins fait ses débuts d'artiste à Genève où il fit ses études. Il y créa et dirigea le Théâtre de l'Atelier, puis Directeur du Théâtre de Carouge, il monte du Beckett, Shakespeare, Brecht et autres auteurs célèbres, avant de se tourner vers l'opéra. Ses mises en scènes sont saluées par toute la presse internationale. La Confrérie des vignerons est allée le chercher à l'Institut de Théâtre à Harvard (USA) qu'il dirige. Médaille Beaumarchais en poche, Prix mondial Nessim Habif et l'anneau Hans Reinhart font de François Rochaix l'homme de la situation qui, dès sa désignation s'entoure d'artistes de talent pour les différentes phases de cette célébration liée au terroir.
FRANCOIS ROCHAIX en ce 6 octobre 1998 nous a fait rêvé et nous aurions sans doute souhaité être transportés immédiatement au 29 juillet 1999, date du spectacle du couronnement, événement récompensant les meilleurs vignerons-tâcherons. Cette cérémonie est d'ailleurs à l'origine de la Fête des Vignerons telle que nous la connaissons aujourd'hui. Si nous faisons la génèse de la Fête nous découvrons en effet, qu'à l'origine, seule la récompense aux vignerons se célébrait, suivie d'un repas, puis vint l'organisation d'un banquet, donc plus conséquent. Suivit l'idée d'un cortège, puis celle d'un petit spectacle, ce qui donna naissance à la réalisation des grandes compositions qui se déroulent ainsi depuis la fin du siècle passé.
Quant à la Fête de 1999 elle sera davantage du style spectacle-opéra, avec des musiques de différents compositeurs, mais tous suisses : Hostettler, Meyer et Bovard notamment pour le couronnement, Deblue en sera le librettiste. Les participants-figurants s'appelleront acteurs, mais tous des amateurs, au nombre de 4 ou 5000.
Vevey sera ainsi en ébullition jusqu'au 15 août, car le spectacle se prolongera à chaque fois dans les rue après toutes les représentations. Que la Fête soit belle ! Car c'est ainsi que la réfléchie Monsieur François Rochaix, metteur en scène et directeur artistique, concepteur de cette dernière Fête du Siècle.
Pierre de Coubertin disait aussi
« Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer »
Laurent Rivier. Dr Es Science. Directeur scientifique du Laboratoire suisse d'Analyse du dopage à l'Institut de Médecine légale de Lausanne et Président de la Fondation Sport, Science et Santé.
Jean-Philippe Rochat. Avocat, Secrétaire général du Tribunal Arbitral du Sport à Lausanne - institution internationale - membre de l'Association suisse d'Arbitrage et de plusieurs fédérations sportives nationales et régionales.
Le premier se consacre à la recherche et contribue au développement de procédures analytiques spécifiques pour le dépistage du dopage et la consommation de drogues. Ses préoccupations l'engagent aussi dans la nécessité de développer de nouveaux concepts de santé publique pour une pratique saine de toute activité physique.
Le deuxième est appelé au sein du Tribunal Arbitral du Sport - TAS - où sont tranchés les litiges internationaux en matière de sport. tout en contribuant à la lutte contre le dopage. Le TAS collabore avec les fédérations internationales, souvent dépassées par la complexité du dopage moderne.
A la lueur de nombreux cas réels les auditeurs percevront les obstacles auxquels le juriste et le scientifique se trouvent confrontés lorsqu'il s'agit de: Sport, Médecine et Droit
Le scientifique LAURENT RIVIER et l'homme de loi JEAN-PHILIPPE ROCHAT
nous ont démontré en ce 28 octobre que le dopage des sportifs n'était pas prêt de disparaître, que la demande de records de la part du public ne simplifie pas les choses. On s'habitue à des succès, les sportifs veulent aussi faire toujours mieux que leurs prédécesseurs.
Par ailleurs la science ne peut pas détecter toutes les substances existantes, les mélanges subtiles, les prises effectuées juste assez tôt pour ne pas être apparentes. Donc pas de traces, pas de preuve, alors que le creux de l'avant-bras montre multiples traces d'aiguilles.
Non seulement prêt à nuire à sa santé, le sportif veut se dépasser, aller au-delà des limites naturelles, même si son futur capital santé en est hypothéqué, qu'une mort certaine le guette: l'ivresse de la victoire, du record l'emporte et ne le retient pas devant le dopage qui l'amènera à la gloire momentanée. L'intervention, l'information doit maintenant passer auprès des jeunes, former leur esprit à une autre éthique de vie, afin que la gangrène de l'illusion que donne le dopage ne les atteigne pas. Les dirigeant sportifs ont bien affaire, pour eux aussi il y a une nouvelle donne.
C'est donc avec une patience certaine que le laboratoire où uvre M. Laurent Rivier à Lausanne (Unité d'analyse du dopage) effectue les analyses qui lui sont demandées par les instances internationales.
Il est également intéressant de souligner que c'est naturellement grâce à la présence du CIO à Lausanne que le Tribunal International de l'Arbitrage - que préside Me J.Ph.Rochat-a trouvé toit à Lausanne.
" De vouloir mieux connaître les secrets de la vie n'enlève rien à notre émerveillement devant elle "
Heidi Diggelmann . Présidente du Fonds national suisse de la recherche scientifique et Directrice de l'Institut universitaire de microbiologie à Lausanne
Femme de dialogue Heidi Diggelmann a fait sa thèse en médecine à l'Université de Beme dans les années 60, avant d'entrer à l'Institut de recherche sur le cancer à Lausanne pour y parfaire et compléter sa formation. Puis départ outre-atlantique, précisément à Chicago où l'attendait la découverte de la biophysique. De retour en Suisse, elle s'intéresse alors à la biologie moléculaire et s'intègre à une équipe de chercheurs zurichois. Ce qui l'amènera assez naturellement à la direction de l'Institut lausannois de microbiologie en 91. Elle maintient le contact avec les étudiants par le biais de quelques heures de cours.
Heidi Diggelmann a également été primée pour ses recherches : Prix Friedrich Miescher, Prix Max Goetta, et Prix Otto Naegeli.
Nous en avions tant parlé lors des votations du mois de juin, sans tout comprendre d'ailleurs, c'était donc une chance d'avoir une scientifique, femme de dialogue de surcroît, pour en décrypter..... la chaîne, l'ADN, notamment à la base de l'avancement dans le génie génétique.
Mme Diggelmann s'y est illustrée avec brio, avec ferveur et conviction, mais sans fausse passion. Elle a su nous montrer l'objectivité du chercheur, la modestie nécessaire lors de la découverte et l'humilité indispensable pour aller de l'avant sans choquer les valeurs établies.
Les gènes, génomes, les cellules, les protéines et autres termes plus savants se sont bousculés sur l'écran pour nous faire saisir l'importance de l'évolution médicale qui, grâce au génie génétique, peut permettre d'enrayer certaines maladies congénitales. Le génie génétique en étroite collaboration avec l'agriculture permet aussi l'introduction de la substance d'un vaccin, dans les cultures de bananiers, par exemple. Méthode venant ainsi au secours d'une population difficile d'accès par la médecine traditionnelle. En agriculture, le génie génétique peut aussi faire disparaître certains éléments nuisibles aux cultures, favorisant ainsi l'augmentation de la production.
Il y a quelques réserves d'usage de la part des scientifiques qui ne possèdent pas non plus la boule de cristal, mais de toute évidence, ils ne cherchent pas à tromper le genre humain.