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La pièce a été composée en 1971-1972, avant même l’Einstein on the Beach de Philip Glass, l’étoile la plus connue de cette galaxie musicale. Steve Reich venait de faire un voyage en Afrique, spécifiquement au Ghana, où il avait étudié le « langage » polyrythmique des tambours africains et s’en était inspiré pour ses propres compositions musicales. L’œuvre est en quatre mouvements qui prennent forme autour d’une cadence continue en 12/8. Ce rythme de base coordonne l’œuvre sur toute sa durée (environ 58 minutes). Dans le premier mouvement, la musique commence avec quatre paires de bongos et la liste des instruments s’allonge dans les mouvements consécutifs avec trois marimbas et un marimbaphone, un glockenspiel et des instruments à vent, ainsi que des voix.
La pièce de Reich a souvent été employée pour accompagner des chorégraphies comme celle, homonyme, qu’Anne Teresa De Keersmaeker créa à Vienne en 1998 et qui devint l’un des grands succès de la compagnie Rosas. Les quatre mouvements musicaux se structurent chez elle comme quatre sections dansées, chacune étant construite sur son propre échantillonnage de mouvements simples.