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© Marcel Burkhardt
Rougequeue à front blanc
Bien que le rougequeue à front blanc soit encore très répandu en Suisse, il n'est fréquent que dans quelques régions encore. Ses effectifs ont fortement décliné depuis 1990.
Objectifs
L'étude va montrer l'importance des surfaces avec une végétation clairsemée dans les vergers, pour la colonisation et l'approvisionnement du rougequeue à front blanc. Les résultats de ce travail de master seront mis à disposition sous la forme d'une feuille d´information et d'instruction pour les agriculteurs.
Procédé
Les études se feront à trois niveaux:
1. Elucider si une plus grande surface est recouverte de végétation basse clairsemée dans les territoires occupés par des rougequeues à front blanc que dans les surfaces de contrôle non occupées du même verger. A ces endroits, on décrira la végétation basse dans un rayon de 50 m autour du nid occupé (territoire) ou autour d'un lieu nidification possible (surface de contrôle).
2. Zone verte ayant 10 surfaces pauvres en végétation en tout (surface préparée avec une fraise) dans une région avec la présence connue de plusieurs rougequeue à front blanc (Bruderholz-Süd, BL). A la limite entre les surfaces pauvres en végétation et la prairie drue environnante, des pieux (postes d'observation) sont mis à disposition. Dans certains lieux, l'attractivité de toutes les surfaces a été augmentée avec des vers de farine. Recherche sur la préférence ou l'évitement des surfaces pauvres en végétation ou avec une végétation drue.
3. Expérience avec des oiseaux de captivité: on a installé différentes structures végétales (herbe drue, végétation clairsemée, jachère de première année) et différentes densités de nourriture et fait un protocole sur quelle absorption de nourriture est préférée. Les vers de farine sont utilisés comme nourriture. Les expériences ont été menées à la fin de l´été 2006, avec des oiseaux d'élevage.
Importance
Les vergers et les prés vergers sont des éléments marquants du paysage de la campagne cultivée de manière traditionnelle. Depuis le milieu du 20e siècle et avec l'intensification de l'exploitation des prés, la situation des habitats dans les vergers pour les espèces d'oiseaux nicheurs autrefois typiques de ces habitats s'est fondamentalement péjorée. La huppe fasciée, la chevêche d'Athéna, le torcol fourmilier et la pie-grièche à tête rousse ont largement disparu. En plus du déclin des vergers, une autre raison importante du déclin de ces oiseaux typiques des vergers est très probablement l'offre alimentaire. Pour le rougequeue à front blanc surtout, la biomasse à disposition n'est pas déterminante mais l'accessibilité des proies.
Résultats
La proportion de surface avec une végétation clairsemée est près de trois fois plus élevée dans les territoires que dans les surfaces de contrôle non occupées. Comme supposé, les rougequeues à front blanc utilisent nettement plus souvent pour leur quête alimentaire les surfaces de végétation clairsemée que les prairies avec de la végétation haute et drue (95 % de tous les vols de chasse). Cependant aucune différence n'est à constater juste après la fauche de foin. Les mêmes résultats apparaissaient aussi lors des expériences en volière où même une quantité quadruplée de nourriture dans la végétation dense ne pousse pas un rougequeue à front blanc à l'affût à chasser plus souvent dans une végétation dense.
Responsable de projet
Partenaire
Soutien financier
Fondation du Dr Joachim de Giacomi
Publications
Habitat structure versus food abundance: the importance of sparse vegetation for the common redstart Phoenicurus phoenicurus.