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La ministre de justice et police critique le fait que son parti - l'Union démocratique du centre suisse (UDC / droite nationaliste) - laisse ses sections cantonales prendre position sur l'exclusion de la section grisonne sans même l'avoir entendue. «C'est le contraire d'une procédure correctement structurée», selon Eveline Widmer-Schlumpf.
En règle générale, on écoute d'abord la partie en cause, déclare la conseillère fédérale dans une interview à la Luzerner Zeitung. «La seule faute de l'UDC grisonne est que j'en sois membre», ajoute Eveline Widmer-Schlumpf, accusée par son parti d'avoir «trahi» en pactisant avec d'autres partis pour être élue à la place de Christoph Blocher en décembre dernier.
A l'exception de la bernoise, toutes les sections qui ont pris position jusqu'à présent se sont rangées derrière la position de l'UDC suisse, dont le comité central décidera formellement la semaine prochaine d'ouvrir une procédure d'exclusion contre la section grisonne.
Eveline Widmer-Schlumpf estime d'ailleurs que la présidence du parti pourrait finalement choisir une autre option que l'exclusion.
Dans le même entretien, la ministre si dit convaincue que la direction de l'UDC a aussi son collègue Samuel Schmid (un UDC «mou») dans le collimateur. «Ce n'est qu'une question de temps jusqu'à ce qu'il soit à nouveau dans le champ de mire de l'UDC».