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Greenpeace a mené mercredi une action spectaculaire à Genève pour demander à la marque espagnole Zara de "décontaminer ses vêtements". Des militants de l'organisation écologiste ont escaladé le bâtiment qui abrite la boutique au centre-ville. "Detox your fashion", pouvait-on lire sur la banderole déployée sur la façade.
Des substances chimiques dans les vêtements
Dans son dernier rapport, Greenpeace a dévoilé la présence de substances chimiques à risque sur des vêtements du leader mondial du prêt-à-porter, a rappelé l'organisation. "Les substances chimiques décelées sur les produits Zara acquièrent, en se transformant dans l'environnement, des propriétés cancérigènes et perturbatrices du système endocrinien", selon Mirjam Kopp, experte en chimie pour Greenpeace. "C'est inacceptable, à la fois pour nous les consommateurs et pour les personnes qui travaillent dans ces usines ou qui vivent à proximité des sites de production", ajoute-t-elle.
Des analyses ont montré que plusieurs produits provenant d'une vingtaine de marques présentaient des éthoxylates de nonylphénol (NPE). Des NPE ont ainsi été trouvés sur deux tiers des vêtements testés. Deux vêtements de Zara contenaient en outre des colorants azoïques cancérigènes.
Sur Twitter, des clients inquiets ont publié des photos de leurs vêtements avec cette question: "Sont-ils toxiques?". Quelques exemples:
ap/moha
Certaines marques ouvertes au changement
En octobre dernier, la grande marque britannique Marks & Spencer a accepté, après Puma, Nike, Adidas, H&M, C&A et Li-Ning, de répondre favorablement aux exigences de Greenpeace.
Toutes ces marques ont déclaré leur intention de détoxiquer entièrement leur chaîne de production et de livraison. Greenpeace demande à Zara, ainsi qu'aux autres marques de mode et aux entreprises suisses du textile, de suivre cet exemple.