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Gendarmes français et policiers britanniques ont entendu durant le week-end le frère de Saad al-Hilli, tué mercredi avec sa famille en Haute-Savoie, au sujet d'un possible différend financier. Dans le même temps, une des fillettes rescapée du drame et grièvement blessée est sortie du coma.
Tant l'audition du frère de Saad a-Hilli que la perquisition de la maison des victimes à Claygate, dans la grande banlieue de Londres, sont menées par des policiers britanniques, sous la supervision des quatre gendarmes français dépêchés au Royaume-Uni.
Dans un entretien dimanche au "Sunday Telegraph", Ali al-Hilli, cousin des deux frères vivant à Melbourne en Australie, souligne le désarroi de Zaid al-Hilli, le frère de la victime, après le meurtre.
Ali al-Hilli, dont la famille a quitté l'Irak pour raisons politiques un an avant celle de Saad al-Hilli dans les années 1970, décrit Zaid comme plus calme que son frère, qui était "plus énergique". Il a démenti l'hypothèse d'une "fortune" familiale qu'aurait laissée leur père Kadhim, décédé en Espagne l'an dernier, et a dit ne pas être au courant d'une dispute entre eux.
De son côté, James Matthews, un ami de la famille décimée, assure dans le journal que Saad al-Hilli, "n'était pas dans son état normal" avant son départ pour la France.
Zeena rapatriée
Un cycliste a découvert la voiture de M. al-Hilli mercredi après-midi sur une route forestière près du village de Chevaline, aux environs du lac d'Annecy où l'ingénieur passait ses vacances en camping avec sa famille.
A l'intérieur se trouvaient le cadavre du père de famille, celui de sa femme Iqbal, originaire comme lui de Bagdad, et celui d'une Suédoise plus âgée. A côté gisait un cycliste français, victime collatérale de ce qui ressemble à une tentative d'exécution de toute une famille. Deux fillettes du couple, âgées de 4 et 7 ans, en ont réchappé mais l'aînée a été grièvement blessée.
Prénommée Zainab, elle est sortie du coma artificiel dans lequel elle était maintenue au CHU de Grenoble et sera entendue par les enquêteurs dans un délai inconnu, a dit dimanche le procureur de la République d'Annecy. Sa petite soeur Zeena a elle regagné le Royaume-Uni où elle a été prise en charge par les services sociaux, a précisé Eric Maillaud.
Samedi, l'autopsie des quatre victimes a révélé l'acharnement du ou des tueurs: chacune des victimes a reçu plusieurs balles, dont deux tirées dans la tête.
ATS