Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07160.jsonl.gz/708

Que les radio et TV de service public se paient au moyen de l'impôt, rien de plus logique, d'autant plus que l'on peut y accéder par une telle diversité de moyens électroniques d'accès libre. En revanche, que le montant de l'impôt soit le même pour chaque contribuable, quels que soient ses moyens, est d'une injustice crasse. Il est injustifiable d'exiger qu'un ménage qui gagne péniblement quelques dizaines de milliers de francs par année paie le même montant que celui qui engrange des millions. L'impôt direct et surtout progressif fut créé précisément pour mettre fin à ce genre d'injustice. La Suisse dispose de l'instrument - c'est la moindre des choses dans une démocratie. Il suffit donc d'incorporer le montant de cette charge dans celui de l'impôt fédéral direct.
Or notre parlement fait un deuxième saut arrière dans l'Ancien Régime en confiant la collecte de cet impôt à un fermier, c'est à dire à une entreprise privée (Billag SA) qui pour ses propres intérêts lucratifs se charge d'encaisser l'impôt et en prélever sa propre part avant d'en verser le solde à l'État.
C'est encore loin, 1789 ?