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C'est l'une des premières études à évaluer aussi largement l'impact des mesures de lutte contre le Covid-19. Et ses résultats peuvent surprendre: après presque deux ans de pandémie, les comparaisons restent difficiles pour déterminer quelles sont les mesures les plus efficaces.
«On manque encore de résultats d'excellente qualité sur le Sars-Cov-2 et l'efficacité des mesures de santé publique», résume cette recherche publiée mercredi dans le British Medical Journal (BMJ).
L'étude du BMJ est une méta-analyse, qui compile les quelque 70 recherches existantes en les pondérant en fonction de leur sérieux et de leur niveau d'exigence. L'intérêt est considérable, car ce type de travail donne la meilleure idée possible de l'état des connaissances sur un sujet donné. Mais, dans le cas présent, les réponses ne sont guère tranchées.
Les conclusions laissent penser qu'il y a un bénéfice associé aux mesures suivantes:
Pourtant, ces effets ne sont pas très marqués. Sur d'autres mesures, les chercheurs ne sont même pas en mesure de trancher. A cause de l'hétérogénéité des études, une méta-analyse n'a pas été possible pour un large éventail de mesures:
Par certains côtés, la faiblesse des études compilées est liée à ce qui est examiné. Contrairement aux vaccins anti-Covid-19 et aux traitements potentiels, il est difficile de constituer, d'entrée de jeu, différents groupes qui appliqueront ou non une mesure.
La plupart des études compilées examinent donc après coup la fréquence des cas de Covid-19 dans une population qui s'est vu imposer une mesure ou y a été incitée.
La faiblesse de cette approche, c'est qu'il est difficile de distinguer ce qui vient réellement d'une mesure donnée, d'autant que les autorités ont généralement appliqué systématiquement plusieurs d'entre elles: ce n'est pas parce qu'un confinement était en place que le port du masque n'était pas recommandé.
Il est donc difficile d'isoler un facteur en particulier. Toutefois, ces commentateurs, parmi lesquels le professeur australien de médecine Paul Glasziou, estiment qu'il est possible d'engager des études plus convaincantes qu'actuellement. (ats/asi)
La dernière décision du Conseil fédéral aura, dès la semaine prochaine, des conséquences immédiates pour les personnes qui ont été vaccinées, mais qui n'ont pas reçu leur rappel vaccinal, le fameux booster.