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Nombreuses sont les philosophies politiques qui, à la suite d’Aristote, ont préconisé la combinaison d’élément aristocratique, monarchique et démocratique dans les institutions.
A certains égards, les démocraties représentatives peuvent être qualifiées de constitutions mixtes dans la mesure où elles mêlent un élément aristocratique (la représentation) et un élément démocratique (l’élection) dans leur matrice même.
Certains, je suis dans ce lot, souhaitent constitutionnaliser la participation des citoyens à travers une assemblée de citoyens tirés au sort par exemple, renouvelée tous les six mois et dotée d’un pouvoir consultatif.
L’idée est de rappeler simplement qu’en démocratie la participation du peuple doit nécessairement prendre plusieurs formes.
Elle doit se pratiquer dans l’exercice permanent d’un pouvoir informel de critique, d’évaluation, de contestation sans laquelle il n’est pas de vie démocratique véritable.
Mais elle doit se pratiquer également sous la forme d’une participation institutionnalisée, qui ne saurait se limiter à l’élection, à l’initiative ou au référendum.
La démocratie contemporaine suppose différents modèles d’engagement et d’intervention dans la cité !