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Les Suisses devraient à l'avenir avoir le libre choix entre service civil et militaire. La Commission fédérale pour l'enfance et la jeunesse (CFEJ) plaide pour cette solution. Selon son président Pierre Maudet, il s'agit d'anticiper le débat sur l'initiative du GSsA contre l'obligation de servir.
Selon le document intitulé "le contrat citoyen", présenté lundi à la presse, les jeunes hommes ne devraient plus être tenus de servir sous les drapeaux. Ce devoir devrait être remplacé dans la constitution par une obligation de service militaire ou civil. Chacun pourrait librement choisir mais une clause de sauvegarde permettrait de donner la priorité à l'armée en cas de besoin.
Durée égale
Finie ainsi la preuve par l'acte. Les deux services seraient de durée égale et devraient mieux s'insérer dans le cursus de formation. Pour assurer l'égalité de traitement, de mesures devraient être prise pour renforcer l'attrait de l'armée.
Des règles plus sévères pourraient prévaloir pour le service civil: obligation de se rendre dans une autre région linguistique, jours de service effectués en trois blocs et avant l'âge de 25 ans.
Pour les étrangers
L'obligation de servir ne vaudrait pas pour les femmes. Le service civil pourrait être ouvert aux étrangers, sur une base volontaire et en vue d'accélérer une naturalisation. Ces civilistes effectueraient leur service dans leur commune afin d'y forger des liens.
Autre nouveauté, la taxe d'exemption de l'obligation de servir pourrait être remplacée par des déductions fiscales pour ceux qui accomplissent un service, a avancé Pierre Maudet. Ce rapport "n'est pas ma proposition mais le fruit de la réflexion de la commission", a affirmé le maire de Genève.
Le libéral-radical, capitaine à l'armée, s'était fait remarquer en début d'année par ses positions en matière militaire, en plaidant notamment pour un effectif de 20'000 soldats.
ATS