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Indicateur de la législature: Dénonciations pour infractions de violence grave
Extrait de l’objectif 15: La Suisse prévient la violence, la criminalité et le terrorisme et lutte efficacement contre ces phénomènes.
Signification de l’indicateur: La lutte contre la criminalité et la prévention de la violence sont importantes pour assurer la sécurité de la population. Les actes de violence ont des conséquences physiques, psychiques et sociales parfois graves; dans les cas extrêmes, ils peuvent causer la mort.
L'indicateur montre le nombre d'infractions de violence graves, tentées ou consommées, enregistrées par la police (homicides, lésions corporelles graves, viol, brigandage aggravé, prise d'otages, mutilation d'organes génitaux féminins). Dans les cas de violence grave, le comportement en matière de dénonciation influe peu sur le nombre de cas enregistrés – au moins pour les délits consommés –, puisque la police est généralement informée en cas de décès ou d'hospitalisation.
Objectif quantifiable: La criminalité diminue en Suisse durant la législature 2015 à 2019.
Commentaire
Abstraction faite des valeurs plus basses relevées en 2010 et en 2011, le nombre d’infractions de violence grave enregistrées par la police est dans l’ensemble resté relativement stable depuis 2009: 1425 dénonciations pour ce type d’infraction ont été enregistrées en 2018, contre 1454 l’année précédente. Sur le total, 41% concernaient des lésions corporelles graves, 44% des viols, 14% des homicides et le 1% restant des actes de brigandage aggravé et un cas de mutilation d’organes génitaux féminins. Dans cette dernière catégorie, il est possible que toutes les infractions ne soient pas dénoncées, de sorte que des cas passent sous silence. Le même constat vaut pour les viols, dont le nombre réel est probablement plus élevé. Aucune prise d’otage n’a été dénoncée à la police.
En 2018, les infractions de violence grave ont représenté 3,3% de l’ensemble des infractions de violence enregistrées par la police.
Plus de la moitié (51%) des infractions de violence grave enregistrées en 2018 ont été commises dans l’espace public, c’est-à-dire dans un endroit accessible à de nombreuses personnes (y compris les espaces communs d’un immeuble locatif tels que la cour, les escaliers ou la buanderie), contre 47% dans l’espace privé, défini par les «quatre murs», c’est-à-dire les endroits privés non accessibles à d’autres personnes. Les autres infractions signalées n’ont pas été attribuées à un endroit précis.
L’examen du contexte relationnel entre les personnes prévenues et lésées permet de constater que plus d’un tiers (35%) des infractions de violence grave enregistrées en 2018 relevaient de la sphère domestique, c’est-à-dire qu’elles ont été commises au sein d’un couple ayant une relation actuelle ou passée, qu’il soit marié ou non, entre parent et enfant ou entre personnes ayant d’autres liens de parenté. Seules les infractions pour lesquelles le type de relation entre les personnes prévenues et lésées a été consigné sont prises en considération dans ce calcul. Le type de relation n’a pas été mentionné pour 18% des 1425 infractions de violence grave enregistrées en 2018.