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Ces pourcentages proviennent d'une analyse du box-office suisse
de 2004 à 2007, présentée vendredi à Locarno par Nicolas Bideau,
chef de la section cinéma à l'Office fédéral de la culture. Le
documentaire se porte plutôt bien dans les salles et les films
grands publics de mieux en mieux, a-t-il dit.
En revanche, la fiction peine à trouver son public. Sont
concernés surtout les films dits d'art et d'essai qui représentent
60% des fictions et dont chacun n'obtient que 5000 entrées en
moyenne.
Ambition numérique
«C'est trop peu», dit Nicolas Bideau. «En comparaison
européenne, nos films d'art et d'essai ne semblent pas assez
développés et rentrent trop tôt en production.» Il veut donc
augmenter et mieux canaliser le soutien à la production du cinéma
d'art et d'essai. Il va prochainement consulter les milieux
concernés sur ce projet de réforme.
Nicolas Bideau se donne deux autres objectifs. Il va évaluer
l'impact du cinéma numérique et, si le Parlement l'accepte,
augmenter le budget de la Cinémathèque suisse pour construire de
nouveaux locaux pour les archives.
ats/ant
Résultats 2007 en baisse
Les salles obscures du pays ont généré 14,1 millions d'entrées et la part de marché des films suisses recule à 5,3% contre 9,6% en 2006.
Pour expliquer cette baisse, il avance que moins de nouveaux films suisses sont sortis. «Ceux-ci ont globalement obtenu de bons résultats, voire de très bons résultats pour les documentaires».
2008 ne semble pour l'instant pas inverser la tendance. Le premier semestre a été faible, a admis Nicolas Bideau.
Toutefois, il signale que trois films prometteurs en termes de succès populaire vont sortir, dont «Marcello Marcello» du Valaisan Denis Rabaglia dévoilé bientôt à Locarno.