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A. Titulaire d'un CFC de vendeur, M., qui est au chômage depuis le 10 janvier 1996, a déposé le 18 décembre 1996 une demande d'assentiment de fréquentation d'un cours d'informatique organisé par P. SA, à Bussigny, du 13 janvier au 13 mars 1997, à raison d'un cours hebdomadaire de trois heures le soir pour un écolage de 2'800 francs. A l'appui de sa requête, il a fait valoir que dans le cadre de ses recherches d'emploi de bonnes connaissances en informatique étaient requi- ses. B. L'office du chômage a rejeté sa demande par décision du 11 fé- vrier 1997. Il a rappelé que le temps consacré à la fréquentation d'un cours et les dépenses y afférentes ne devaient pas être disproportionnés par rapport aux objectifs visés par le cours et qu'il y avait donc lieu de refuser l'approbation lorsque ce dernier se révèlait "surdimensionné", c'est-à-dire lorsque l'amélioration des chances d'être placé pouvait également être obtenue par la fréquentation d'un cours de brève durée à des conditions financières nettement plus favorables (circulaire sur les mesures préventives de l'OFIAMT de 1992, no 27). En la cause, l'office a considéré qu'il ne pouvait retenir le cours que l'assuré envisageait de suivre auprès de P. SA dès lors que d'autres écoles, dont notamment l'atelier de formation continue du CPLN, proposaient des cours semblables à des conditions plus favorables. L'intéressé a recouru contre cette décision devant le Départe- ment de l'économie publique. Il a contesté le coût disproportionné du cours dispensé à Bussigny dès lors en particulier que chaque élève dispose d'un ordinateur durant tout le cours, reçoit un livre de cours qui reste sa propriété et est encadré par un spécialiste disponible en permanence. Il a d'autre part relevé qu'il avait déjà suivi le cours "introduction à l'ordinateur" dispensé au CPLN, mais que cette formation s'était révélée "désastreuse" tant dans sa conception que dans la façon du professeur d'enseigner. Dans son prononcé du 20 mai 1997, le département a rejeté le recours. Il a précisé que l'assentiment à un cours ne pouvait être donné que pour autant que ses frais entrent dans le maximum admis par partici- pant et par jour d'enseignement, selon la circulaire de l'OFIAMT du 1er mai 1993 relative aux mesures préventives collectives et aux allocations d'initiation au travail. Ainsi, pour un cours d'informatique générale, le montant ne doit pas dépasser 170 francs - selon le barème en vigueur depuis le 1er janvier 1997 - pour six périodes d'enseignement de quarante- cinq minutes par jour. Or, le cours choisi par l'assuré est organisé par P. SA durant douze jours pour un coût global de 2'800 francs qui représente un montant de 233 francs par jour de cours, ce qui dépasse le montant maximum admis par l'OFIAMT. La formation envisagée par l'intéressé ne pouvait donc être prise en charge par l'assurance-chômage, compte tenu de son coût trop élevé, ainsi que l'avait retenu l'office du chômage. Quant aux critiques formulées par l'assuré à propos de la qualité de l'enseignement donné par l'atelier de formation continue du CPLN, le département ne les a pas tenues pour déterminantes puisque l'office de chômage ne s'était pas référé uniquement à cette école et qu'il n'aurait de toute façon pas proposé à l'intéressé de suivre une nouvelle fois le même cours; au surplus l'autorité de recours s'est étonnée de telles critiques alors qu'elle n'avait encore jusqu'alors entendu aucun écho négatif au sujet de la formation prodiguée par l'atelier en question. C. M. recourt au Tribunal administratif contre ce prononcé. Il déclare comprendre le refus qui lui est opposé de lui rembourser la totalité du prix du cours qu'il a suivi chez P. SA puisque son coût journalier de 233 francs dépasse le montant maximum de 170 francs admis par l'OFIAMT depuis le 1er janvier 1997. Toutefois, puisque ce refus est motivé par le coût excessif de cette formation, il demande son remboursement partiel à concurrence de ce montant maximum fixé par l'OFIAMT. Dans sa réponse sur le recours, le département conclut à son rejet sans formuler d'observations. C O N S I D E R A N T en droit 1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece- vable. 2. a) Le prononcé entrepris expose de manière complète et exacte les dispositions légales applicables à la présente cause de sorte qu'il suffit d'y renvoyer. On soulignera que ce ne sont pas n'importe quelles mesures de reconversion, de perfectionnement ou d'intégration professionnelle qui peuvent être subventionnées pour l'assurance-chômage. Il doit au contraire exister, d'une part, un lien étroit entre la nécessité de ces mesures et les difficultés qu'éprouve un assuré au chômage ou menacé d'un chômage imminent à retrouver un emploi (ATF 111 V 401-402) et il faut, d'autre part, que l'aptitude au placement soit effectivement améliorée de manière importante, dans le cas particulier, pour un perfectionnement dans un but professionnel précis (DTA 1985, p.171). De plus, en vertu du principe général prévalant dans le domaine des assurances sociales selon lequel l'assuré a droit aux prestations nécessaires et suffisantes, mais non pas aux meilleures solutions possibles dans le cas d'espèce (ATF 112 I 400, 98 V 100; DTA 1986 no 36 p.175), la durée de la formation considérée ne doit pas être excessive au regard des besoins de l'assuré et il ne doit pas exister d'autres solutions plus économiques que celle envisagée par l'assuré qui permettraient d'améliorer convenablement son aptitude au placement (Cattaneo, Les mesures préventives et de réadaptation de l'assurance-chômage, p.413). C'est donc dire que la durée et le coût d'une formation doivent être dans un rapport raisonnable avec les objectifs visés par celle-ci et que, partant, l'assentiment ne saurait être donné lorsque les chances d'être placé pourraient également être accrues par une formation de plus brève durée ou à des conditions financières plus favorables (DTA 1986 no 17 p.64, no 31 p.117, no 37 p.172). b) En l'occurrence, c'est en application de ce principe de la proportionnalité que les autorités inférieures ont refusé l'assentiment à la fréquentation du cours d'informatique organisé par P. SA, consi- dérant que l'assuré pourrait suivre une formation similaire dans d'autres écoles à des conditions moins onéreuses. M. ne le conteste d'ailleurs pas dans son présent recours. D'autre part, le département a également relevé que le prix du cours choisi par l'intéressé était exces- sif en comparaison des prix admis par l'OFIAMT pour des participants à des cours d'informatique générale et qui ne doivent pas dépasser 170 francs par jour d'enseignement comprenant six périodes d'enseignement de quarante-cinq minutes ou cinq heures pleines d'enseignement (circulaire du 1er mai 1993 relative aux mesures préventives collectives et aux alloca- tions d'initiation au travail, dans sa teneur au 1er janvier 1997). Il a retenu, en l'espèce, que si l'on divisait le montant global du prix du cours de P. SA par les douze jours prévus de formation, on obtenait un montant de 233 francs par jour de cours bien supérieur à la limite fixée par l'OFIAMT. En réalité ce montant comparatif est encore plus élevé que celui calculé par le département puisque la limite en question de 170 francs correspond à cinq heures pleines de cours par jour alors que la formation choisie par le recourant ne comprend que trois heures de cours par jour. M. ne conteste du reste pas que le cours de P. SA soit d'un coût trop élevé au sens des considérants qui précèdent. Il considère par contre que puisque sa formation ne peut être prise en charge par l'assurance-chômage en raison de son prix excessif, il peut prétendre un remboursement partiel concurrence du prix maximum admis par l'OFIAMT. On ne saurait toutefois suivre son raisonnement. L'assuré qui sollicite des prestations pour la fréquentation d'un cours doit remplir un certain nombre de conditions légales et il incombe à l'autorité compétente d'examiner dans chaque cas d'espèce si le requérant satisfait à ces condi- tions. A ce défaut, il ne saurait prétendre des prestations de l'assuran- ce. La loi ne prévoit donc pas un système de prestations accordées de ma- nière forfaitaire à la simple demande du requérant. En l'occurrence, les autorités inférieures ont constaté que le recourant pourrait bénéficier dans d'autres écoles d'une formation similaire mais moins onéreuse que celle qu'il a choisie auprès de P. SA. Le département a de plus constaté que le prix pratiqué par cette dernière société était manifeste- ment plus élevé que la norme telle qu'elle est fixée dans la circulaire de l'OFIAMT du 1er mai 1993. Dans ces conditions, et dès lors que la demande du recourant ne se conciliait pas avec le principe de la proportionnalité, les autorités inférieures n'avaient d'autre solution que de la rejeter, sans avoir à verser des prestations qui eussent correspondu à un prix normal du cours puisque, on l'a vu, cette possibilité n'a pas été prévue par le législateur. 3. Il suit de là que, mal fondé, le recours doit être rejeté. Il est statué sans frais, la procédure étant en principe gratuite. Par ces motifs, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 1. Rejette le recours. 2. Statue sans frais. Neuchâtel, le 30 juillet 1997

A. Titulaire d'un CFC de vendeur, M., qui est au chômage

A. Titulaire d'un CFC de vendeur, M., qui est au chômage depuis le 10 janvier 1996, a déposé le 18 décembre 1996 une demande

depuis le 10 janvier 1996, a déposé le 18 décembre 1996 une demande d'assentiment de fréquentation d'un cours d'informatique organisé par

d'assentiment de fréquentation d'un cours d'informatique organisé par P. SA, à Bussigny, du 13 janvier au 13 mars 1997, à raison d'un

P. SA, à Bussigny, du 13 janvier au 13 mars 1997, à raison d'un cours hebdomadaire de trois heures le soir pour un écolage de 2'800

cours hebdomadaire de trois heures le soir pour un écolage de 2'800 francs. A l'appui de sa requête, il a fait valoir que dans le cadre de ses

francs. A l'appui de sa requête, il a fait valoir que dans le cadre de ses recherches d'emploi de bonnes connaissances en informatique étaient requi-

recherches d'emploi de bonnes connaissances en informatique étaient requi- ses. ses. B. L'office du chômage a rejeté sa demande par décision du 11 fé-

B. L'office du chômage a rejeté sa demande par décision du 11 fé- vrier 1997. Il a rappelé que le temps consacré à la fréquentation d'un

vrier 1997. Il a rappelé que le temps consacré à la fréquentation d'un cours et les dépenses y afférentes ne devaient pas être disproportionnés

cours et les dépenses y afférentes ne devaient pas être disproportionnés par rapport aux objectifs visés par le cours et qu'il y avait donc lieu de

par rapport aux objectifs visés par le cours et qu'il y avait donc lieu de refuser l'approbation lorsque ce dernier se révèlait "surdimensionné",

refuser l'approbation lorsque ce dernier se révèlait "surdimensionné", c'est-à-dire lorsque l'amélioration des chances d'être placé pouvait

c'est-à-dire lorsque l'amélioration des chances d'être placé pouvait également être obtenue par la fréquentation d'un cours de brève durée à

également être obtenue par la fréquentation d'un cours de brève durée à des conditions financières nettement plus favorables (circulaire sur les

des conditions financières nettement plus favorables (circulaire sur les mesures préventives de l'OFIAMT de 1992, no 27). En la cause, l'office a

mesures préventives de l'OFIAMT de 1992, no 27). En la cause, l'office a considéré qu'il ne pouvait retenir le cours que l'assuré envisageait de

considéré qu'il ne pouvait retenir le cours que l'assuré envisageait de suivre auprès de P. SA dès lors que d'autres écoles, dont notamment

suivre auprès de P. SA dès lors que d'autres écoles, dont notamment l'atelier de formation continue du CPLN, proposaient des cours semblables

l'atelier de formation continue du CPLN, proposaient des cours semblables à des conditions plus favorables.

à des conditions plus favorables. L'intéressé a recouru contre cette décision devant le Départe-

L'intéressé a recouru contre cette décision devant le Départe- ment de l'économie publique. Il a contesté le coût disproportionné du

ment de l'économie publique. Il a contesté le coût disproportionné du cours dispensé à Bussigny dès lors en particulier que chaque élève dispose

cours dispensé à Bussigny dès lors en particulier que chaque élève dispose d'un ordinateur durant tout le cours, reçoit un livre de cours qui reste

d'un ordinateur durant tout le cours, reçoit un livre de cours qui reste sa propriété et est encadré par un spécialiste disponible en permanence. sa propriété et est encadré par un spécialiste disponible en permanence. Il a d'autre part relevé qu'il avait déjà suivi le cours "introduction à

Il a d'autre part relevé qu'il avait déjà suivi le cours "introduction à l'ordinateur" dispensé au CPLN, mais que cette formation s'était révélée

l'ordinateur" dispensé au CPLN, mais que cette formation s'était révélée "désastreuse" tant dans sa conception que dans la façon du professeur

"désastreuse" tant dans sa conception que dans la façon du professeur d'enseigner. d'enseigner. Dans son prononcé du 20 mai 1997, le département a rejeté le

Dans son prononcé du 20 mai 1997, le département a rejeté le recours. Il a précisé que l'assentiment à un cours ne pouvait être donné

recours. Il a précisé que l'assentiment à un cours ne pouvait être donné que pour autant que ses frais entrent dans le maximum admis par partici-

que pour autant que ses frais entrent dans le maximum admis par partici- pant et par jour d'enseignement, selon la circulaire de l'OFIAMT du 1er

pant et par jour d'enseignement, selon la circulaire de l'OFIAMT du 1er mai 1993 relative aux mesures préventives collectives et aux allocations

mai 1993 relative aux mesures préventives collectives et aux allocations d'initiation au travail. Ainsi, pour un cours d'informatique générale, le

d'initiation au travail. Ainsi, pour un cours d'informatique générale, le montant ne doit pas dépasser 170 francs - selon le barème en vigueur

montant ne doit pas dépasser 170 francs - selon le barème en vigueur depuis le 1er janvier 1997 - pour six périodes d'enseignement de quarante-

depuis le 1er janvier 1997 - pour six périodes d'enseignement de quarante- cinq minutes par jour. Or, le cours choisi par l'assuré est organisé par

cinq minutes par jour. Or, le cours choisi par l'assuré est organisé par P. SA durant douze jours pour un coût global de 2'800 francs qui

P. SA durant douze jours pour un coût global de 2'800 francs qui représente un montant de 233 francs par jour de cours, ce qui dépasse le

représente un montant de 233 francs par jour de cours, ce qui dépasse le montant maximum admis par l'OFIAMT. La formation envisagée par l'intéressé

montant maximum admis par l'OFIAMT. La formation envisagée par l'intéressé ne pouvait donc être prise en charge par l'assurance-chômage, compte tenu

ne pouvait donc être prise en charge par l'assurance-chômage, compte tenu de son coût trop élevé, ainsi que l'avait retenu l'office du chômage. de son coût trop élevé, ainsi que l'avait retenu l'office du chômage. Quant aux critiques formulées par l'assuré à propos de la qualité de

Quant aux critiques formulées par l'assuré à propos de la qualité de l'enseignement donné par l'atelier de formation continue du CPLN, le

l'enseignement donné par l'atelier de formation continue du CPLN, le département ne les a pas tenues pour déterminantes puisque l'office de

département ne les a pas tenues pour déterminantes puisque l'office de chômage ne s'était pas référé uniquement à cette école et qu'il n'aurait

chômage ne s'était pas référé uniquement à cette école et qu'il n'aurait de toute façon pas proposé à l'intéressé de suivre une nouvelle fois le

de toute façon pas proposé à l'intéressé de suivre une nouvelle fois le même cours; au surplus l'autorité de recours s'est étonnée de telles

même cours; au surplus l'autorité de recours s'est étonnée de telles critiques alors qu'elle n'avait encore jusqu'alors entendu aucun écho

critiques alors qu'elle n'avait encore jusqu'alors entendu aucun écho négatif au sujet de la formation prodiguée par l'atelier en question. négatif au sujet de la formation prodiguée par l'atelier en question. C. M. recourt au Tribunal administratif contre ce

C. M. recourt au Tribunal administratif contre ce prononcé. Il déclare comprendre le refus qui lui est opposé de lui

prononcé. Il déclare comprendre le refus qui lui est opposé de lui rembourser la totalité du prix du cours qu'il a suivi chez P. SA

rembourser la totalité du prix du cours qu'il a suivi chez P. SA puisque son coût journalier de 233 francs dépasse le montant maximum de

puisque son coût journalier de 233 francs dépasse le montant maximum de 170 francs admis par l'OFIAMT depuis le 1er janvier 1997. Toutefois,

170 francs admis par l'OFIAMT depuis le 1er janvier 1997. Toutefois, puisque ce refus est motivé par le coût excessif de cette formation, il

puisque ce refus est motivé par le coût excessif de cette formation, il demande son remboursement partiel à concurrence de ce montant maximum fixé

demande son remboursement partiel à concurrence de ce montant maximum fixé par l'OFIAMT. par l'OFIAMT. Dans sa réponse sur le recours, le département conclut à son

Dans sa réponse sur le recours, le département conclut à son rejet sans formuler d'observations. rejet sans formuler d'observations. C O N S I D E R A N T

C O N S I D E R A N T en droit

en droit 1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece-

1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece- vable. vable. 2. a) Le prononcé entrepris expose de manière complète et exacte

2. a) Le prononcé entrepris expose de manière complète et exacte les dispositions légales applicables à la présente cause de sorte qu'il

les dispositions légales applicables à la présente cause de sorte qu'il suffit d'y renvoyer. suffit d'y renvoyer. On soulignera que ce ne sont pas n'importe quelles mesures de

On soulignera que ce ne sont pas n'importe quelles mesures de reconversion, de perfectionnement ou d'intégration professionnelle qui

reconversion, de perfectionnement ou d'intégration professionnelle qui peuvent être subventionnées pour l'assurance-chômage. Il doit au contraire

peuvent être subventionnées pour l'assurance-chômage. Il doit au contraire exister, d'une part, un lien étroit entre la nécessité de ces mesures et

exister, d'une part, un lien étroit entre la nécessité de ces mesures et les difficultés qu'éprouve un assuré au chômage ou menacé d'un chômage

les difficultés qu'éprouve un assuré au chômage ou menacé d'un chômage imminent à retrouver un emploi (ATF 111 V 401-402) et il faut, d'autre

imminent à retrouver un emploi (ATF 111 V 401-402) et il faut, d'autre part, que l'aptitude au placement soit effectivement améliorée de manière

part, que l'aptitude au placement soit effectivement améliorée de manière importante, dans le cas particulier, pour un perfectionnement dans un but

importante, dans le cas particulier, pour un perfectionnement dans un but professionnel précis (DTA 1985, p.171). De plus, en vertu du principe

professionnel précis (DTA 1985, p.171). De plus, en vertu du principe général prévalant dans le domaine des assurances sociales selon lequel

général prévalant dans le domaine des assurances sociales selon lequel l'assuré a droit aux prestations nécessaires et suffisantes, mais non pas

l'assuré a droit aux prestations nécessaires et suffisantes, mais non pas aux meilleures solutions possibles dans le cas d'espèce (ATF 112 I 400, 98

aux meilleures solutions possibles dans le cas d'espèce (ATF 112 I 400, 98 V 100; DTA 1986 no 36 p.175), la durée de la formation considérée ne doit

V 100; DTA 1986 no 36 p.175), la durée de la formation considérée ne doit pas être excessive au regard des besoins de l'assuré et il ne doit pas

pas être excessive au regard des besoins de l'assuré et il ne doit pas exister d'autres solutions plus économiques que celle envisagée par

exister d'autres solutions plus économiques que celle envisagée par l'assuré qui permettraient d'améliorer convenablement son aptitude au

l'assuré qui permettraient d'améliorer convenablement son aptitude au placement (Cattaneo, Les mesures préventives et de réadaptation de

placement (Cattaneo, Les mesures préventives et de réadaptation de l'assurance-chômage, p.413). C'est donc dire que la durée et le coût d'une

l'assurance-chômage, p.413). C'est donc dire que la durée et le coût d'une formation doivent être dans un rapport raisonnable avec les objectifs

formation doivent être dans un rapport raisonnable avec les objectifs visés par celle-ci et que, partant, l'assentiment ne saurait être donné

visés par celle-ci et que, partant, l'assentiment ne saurait être donné lorsque les chances d'être placé pourraient également être accrues par une

lorsque les chances d'être placé pourraient également être accrues par une formation de plus brève durée ou à des conditions financières plus

formation de plus brève durée ou à des conditions financières plus favorables (DTA 1986 no 17 p.64, no 31 p.117, no 37 p.172). favorables (DTA 1986 no 17 p.64, no 31 p.117, no 37 p.172). b) En l'occurrence, c'est en application de ce principe de la

b) En l'occurrence, c'est en application de ce principe de la proportionnalité que les autorités inférieures ont refusé l'assentiment à

proportionnalité que les autorités inférieures ont refusé l'assentiment à la fréquentation du cours d'informatique organisé par P. SA, consi-

la fréquentation du cours d'informatique organisé par P. SA, consi- dérant que l'assuré pourrait suivre une formation similaire dans d'autres

dérant que l'assuré pourrait suivre une formation similaire dans d'autres écoles à des conditions moins onéreuses. M. ne le conteste

écoles à des conditions moins onéreuses. M. ne le conteste d'ailleurs pas dans son présent recours. D'autre part, le département a

d'ailleurs pas dans son présent recours. D'autre part, le département a également relevé que le prix du cours choisi par l'intéressé était exces-

également relevé que le prix du cours choisi par l'intéressé était exces- sif en comparaison des prix admis par l'OFIAMT pour des participants à des

sif en comparaison des prix admis par l'OFIAMT pour des participants à des cours d'informatique générale et qui ne doivent pas dépasser 170 francs

cours d'informatique générale et qui ne doivent pas dépasser 170 francs par jour d'enseignement comprenant six périodes d'enseignement de

par jour d'enseignement comprenant six périodes d'enseignement de quarante-cinq minutes ou cinq heures pleines d'enseignement (circulaire du

quarante-cinq minutes ou cinq heures pleines d'enseignement (circulaire du 1er mai 1993 relative aux mesures préventives collectives et aux alloca-

1er mai 1993 relative aux mesures préventives collectives et aux alloca- tions d'initiation au travail, dans sa teneur au 1er janvier 1997). Il a

tions d'initiation au travail, dans sa teneur au 1er janvier 1997). Il a retenu, en l'espèce, que si l'on divisait le montant global du prix du

retenu, en l'espèce, que si l'on divisait le montant global du prix du cours de P. SA par les douze jours prévus de formation, on obtenait

cours de P. SA par les douze jours prévus de formation, on obtenait un montant de 233 francs par jour de cours bien supérieur à la limite

un montant de 233 francs par jour de cours bien supérieur à la limite fixée par l'OFIAMT. En réalité ce montant comparatif est encore plus élevé

fixée par l'OFIAMT. En réalité ce montant comparatif est encore plus élevé que celui calculé par le département puisque la limite en question de 170

que celui calculé par le département puisque la limite en question de 170 francs correspond à cinq heures pleines de cours par jour alors que la

francs correspond à cinq heures pleines de cours par jour alors que la formation choisie par le recourant ne comprend que trois heures de cours

formation choisie par le recourant ne comprend que trois heures de cours par jour. M. ne conteste du reste pas que le cours de P. par jour. M. ne conteste du reste pas que le cours de P. SA soit d'un coût trop élevé au sens des considérants qui précèdent. Il

SA soit d'un coût trop élevé au sens des considérants qui précèdent. Il considère par contre que puisque sa formation ne peut être prise en charge

considère par contre que puisque sa formation ne peut être prise en charge par l'assurance-chômage en raison de son prix excessif, il peut prétendre

par l'assurance-chômage en raison de son prix excessif, il peut prétendre un remboursement partiel concurrence du prix maximum admis par l'OFIAMT. un remboursement partiel concurrence du prix maximum admis par l'OFIAMT. On ne saurait toutefois suivre son raisonnement. L'assuré qui

On ne saurait toutefois suivre son raisonnement. L'assuré qui sollicite des prestations pour la fréquentation d'un cours doit remplir un

sollicite des prestations pour la fréquentation d'un cours doit remplir un certain nombre de conditions légales et il incombe à l'autorité compétente

certain nombre de conditions légales et il incombe à l'autorité compétente d'examiner dans chaque cas d'espèce si le requérant satisfait à ces condi-

d'examiner dans chaque cas d'espèce si le requérant satisfait à ces condi- tions. A ce défaut, il ne saurait prétendre des prestations de l'assuran-

tions. A ce défaut, il ne saurait prétendre des prestations de l'assuran- ce. La loi ne prévoit donc pas un système de prestations accordées de ma-

ce. La loi ne prévoit donc pas un système de prestations accordées de ma- nière forfaitaire à la simple demande du requérant. En l'occurrence, les

nière forfaitaire à la simple demande du requérant. En l'occurrence, les autorités inférieures ont constaté que le recourant pourrait bénéficier

autorités inférieures ont constaté que le recourant pourrait bénéficier dans d'autres écoles d'une formation similaire mais moins onéreuse que

dans d'autres écoles d'une formation similaire mais moins onéreuse que celle qu'il a choisie auprès de P. SA. Le département a de plus

celle qu'il a choisie auprès de P. SA. Le département a de plus constaté que le prix pratiqué par cette dernière société était manifeste-

constaté que le prix pratiqué par cette dernière société était manifeste- ment plus élevé que la norme telle qu'elle est fixée dans la circulaire de

ment plus élevé que la norme telle qu'elle est fixée dans la circulaire de l'OFIAMT du 1er mai 1993. Dans ces conditions, et dès lors que la demande

l'OFIAMT du 1er mai 1993. Dans ces conditions, et dès lors que la demande du recourant ne se conciliait pas avec le principe de la proportionnalité,

du recourant ne se conciliait pas avec le principe de la proportionnalité, les autorités inférieures n'avaient d'autre solution que de la rejeter,

les autorités inférieures n'avaient d'autre solution que de la rejeter, sans avoir à verser des prestations qui eussent correspondu à un prix

sans avoir à verser des prestations qui eussent correspondu à un prix normal du cours puisque, on l'a vu, cette possibilité n'a pas été prévue

normal du cours puisque, on l'a vu, cette possibilité n'a pas été prévue par le législateur. par le législateur. 3. Il suit de là que, mal fondé, le recours doit être rejeté. Il

3. Il suit de là que, mal fondé, le recours doit être rejeté. Il est statué sans frais, la procédure étant en principe gratuite. est statué sans frais, la procédure étant en principe gratuite. Par ces motifs,

Par ces motifs, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF

LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 1. Rejette le recours.

1. Rejette le recours. 2. Statue sans frais.

2. Statue sans frais. Neuchâtel, le 30 juillet 1997

Neuchâtel, le 30 juillet 1997