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Dans les restaurants ouverts aux fumeurs, la concentration en poussières fines est nettement plus élevée que dans les établissements où la fumée est bannie, selon une étude de la Ligue pulmonaire suisse. Elle compte mettre la pression sur le Parlement.
Dans un restaurant fumeur, la concentration moyenne de particules inférieures à 2,5 micromètres de diamètre (PM 2,5) s'élève à 194,4 microgrammes par mètre cube. C'est huit fois plus que dans un établissement non fumeur (24,7 microgramme), indique dimanche la Ligue pulmonaire suisse.
Dans certains cas, des établissements fumeurs affichent une concentration de poussières fines 33 fois plus importante que dans les établissements bannissant la cigarette. La valeur maximale mesurée s'est élevée à 828,5 microgrammes par mètre cube. Les bars sont les établissements les plus chargés.
Ces résultats proviennent d'une étude qui a porté sur 129 mesures effectuées dans 99 restaurants, bars et café de Suisse alémanique et romande. Les PM 2,5 sont particulièrement dangereuses parce qu'elles se logent profondément dans les poumons, rappelle la Ligue pulmonaire. Si elles proviennent de la fumée du tabac, elles sont de surcroît cancérigènes.
Forte de ces résultats, la Ligue pulmonaire demande au Conseil national (Chambre basse) de suivre, lors de la session d'été qui débute le 26 mai, la voie adoptée en mars par les sénateurs. Ceux-ci avaient serré la vis en préconisant le moins d'exceptions possibles à la prochaine interdiction de fumer dans les lieux publics.