Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06927.jsonl.gz/945

L'ancien Premier ministre français Dominique de Villepin était de nouveau jugé lundi pour le dossier Clearstream. Il avait été acquitté en première instance dans cette affaire présumée de machination politique dont le but aurait été de nuire au président français Nicolas Sarkozy.
Seize mois après avoir été relaxé lors d'un premier procès, M. Villepin comparaît de nouveau jusqu'au 26 mai devant la justice. "Je ne crains rien et on ne craint rien quand on est innocent", avait-il déclaré dimanche, se disant aussi "parfaitement serein cette fois-ci".
Juste avant de pénétrer dans la salle d'audience, l'ancien Premier ministre a choisi de ne pas évoquer l'affaire Clearstream, mais a réservé son unique commentaire à la mort d'Oussama Ben Laden. "Je ne pense pas à moi, mais à ces milliers d'hommes et de femmes tombés sous les coups du fanatisme et de la haine d'Oussama Ben Laden", a-t-il déclaré.
Dominique de Villepin, poursuivi pour "complicité de dénonciation calomnieuse", joue son avenir politique dans ce procès en appel, car il ambitionne d'être candidat à l'élection présidentielle au printemps 2012, dans laquelle il veut incarner une alternative à droite à Nicolas Sarkozy.
Discréditer Nicolas Sarkozy
Dans ce dossier, l'accusation reproche à Dominique de Villepin, ainsi qu'au mathématicien Imad Lahoud et à l'ancien responsable du groupe européen EADS Jean-Louis Gergorin, d'avoir falsifié des listings bancaires émanant de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream, afin de faire croire que plusieurs personnalités, dont Nicolas Sarkozy, détenaient des comptes occultes à l'étranger.
Dans cette obscure machination, qui remonte au début des années 2000, il s'agissait de faire croire que ces personnalités avaient perçu des pots-de-vin sur des ventes d'armements et de discréditer Nicolas Sarkozy avant la présidentielle de 2007.