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Dernier meeting électoral d'Erdogan à Istanbul
03.08.2014
Des dizaines de milliers de partisans de Recep Tayyip Erdogan se sont rassemblés dimanche à Istanbul, la plus grande ville de Turquie. Il s'agissait du dernier meeting de campagne du Premier ministre turc, une semaine avant l'élection présidentielle.
M. Erdogan est quasiment assuré de remporter ce scrutin pour devenir le douzième président de la Turquie moderne. Ses partisans avaient afflué dans un immense complexe sportif en plein air, brandissant des drapeaux affichant le slogan de la campagne d'Erdogan, "Volonté nationale, pouvoir national".
"Ce sera peut-être notre dernier meeting à Istanbul. Mais je ne dis pas adieu à Istanbul, je ne vous dis pas adieu", s'est exclamé M. Erdogan d'une voix enrouée.
"Si Dieu le veut, mon voeu est d'être enterré dans cette ville. Je suis ici non pas en tant que Premier ministre, pas en tant que candidat à la présidence, mais en tant qu'Erdogan de Kasimpasa", a-t-il déclaré, faisant allusion au quartier déshérité d'Istanbul où il a passé sa jeunesse.
M. Erdogan a attaqué son principal rival, Ekmeleddin Ihsanoglu, ancien président de l'Organisation de la coopération islamique (OCI). "Il se fait appeler le professeur", a-t-il dit d'Ihsanoglu, un intellectuel au ton conciliant.
"Il peut parler trois langues. Etes-vous à la recherche d'un interprète? Si nous étions à la recherche d'un interprète, il y a plusieurs personnes qui peuvent parler au moins cinq langues! Je peux faire ce travail avec mon propre interprète", a ironisé M. Erdogan, lequel est Premier ministre depuis 2003. Il a ajouté: "Cet individu (Ihsanoglu) ne connaît absolument rien à la politique".
Une incertitude
La plus grande incertitude dans ce scrutin, le premier d'un président au suffrage universel en Turquie, est de savoir si M. Erdogan va gagner dès le premier tour ou si un second tour sera nécessaire.
La performance du troisième candidat Selahattin Dermirtas, soutenu par un parti prokurde, et qui a organisé rassemblement à Istanbul quelques heures avant celui de M. Erdogan, pourrait être cruciale.
ats, afp