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Articles de fond
En été 2012, des indications de défauts ont été constatées dans le matériau de base de la cuve de pression de la centrale nucléaire belge de Doel 3. Par la suite, les centrales nucléaires suisses ont dû aussi procéder à des examens. Comme des défauts ont été aussi constatés dans la cuve du réacteur de Beznau 1, son exploitant Axpo a dû fournir le justificatif que la sécurité est garantie. En 2018, l’IFSN a accepté son justificatif.
Un réacteur à eau pressurisée (REP) est exploité avec deux circuits séparés : le circuit primaire et le circuit secondaire. De la vapeur se crée à travers l’échange de chaleur ayant lieu entre ces deux circuits. Elle est ensuite dirigée dans la turbine pour la faire fonctionner. La partie de l’installation où la vapeur est engendrée s’appelle un générateur de vapeur.
Dans le réacteur, de la chaleur est produite sous l’effet de la fission nucléaire. Pour assurer un refroidissement optimal des barres de combustible, les gaines de ces dernières doivent toujours être recouvertes d’un film d’eau. Lorsque celles-ci ne sont pas intégralement recouvertes d’eau à certains endroits, on parle de «dryout» – c’est-à-dire d’assèchement.
Selon la réglementation suisse, plusieurs méthodes sont à la disposition des exploitants pour déterminer la ténacité à la rupture des matériaux de la cuve du réacteur. Contrairement à la méthode plus ancienne d’essais de résilience, où la ténacité à la rupture est déterminée indirectement, les méthodes modernes de mécanique de rupture fournissent des résultats plus précis.
Lors des orages d’été suivants une longue période sèche, les valeurs de mesure des sondes MADUK autour des centrales nucléaires helvétiques signalent le plus souvent des augmentations. Ce phénomène n’a en général rien à voir avec la centrale nucléaire avoisinante.
L’IFSN a informé lors de trois réunions publiques en mars 2015 sur des aspects concernant la surveillance de la désaffectation de la centrale nucléaire de Mühleberg. La population avait alors la possibilité de poser des questions oralement et par écrit. L’IFSN y répond.
Après leur mise hors service, les centrales nucléaires seront démantelées. Le cas échéant, le site sera renaturé. Le démantèlement dans les règles des installations et la gestion des déchets durent des années. L’IFSN veille à ce que les propriétaires des installations nucléaires respectent les prescriptions légales et par là, que la sécurité de la population et des professionnels impliqués soit garantie lors de la désaffectation aussi.
Même lorsque les centrales nucléaires sont découplées du réseau, elles sont autonomes en matière d’alimentation électrique. Les systèmes de sécurité disposent de suffisamment d’énergie grâce à la propre production d’électricité et aux générateurs diesel de secours pour garantir un fonctionnement sûr.
L’exploitation d’une installation au-delà de quarante ans est liée à des conditions strictes. L’IFSN vérifie(ra) continuellement la sécurité des centrales. Si une centrale devait ne plus remplir les exigences légales fixées, l’installation sera désaffectée indépendamment de l’âge.