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Ce projet de restructuration a fait l'objet d'un large travail de collaboration avec les enseignants, les parents d'élèves, les experts et les partis politiques, a relevé lundi devant la presse la cheffe du Département de l'instruction publique (DIP) Anne Emery-Torracinta. Cette consultation en amont devrait faciliter le processus parlementaire.
La réforme, dont les grandes lignes avaient déjà été dévoilées en octobre 2019, était nécessaire car le système mis en place en 2011 n'a pas amené les effets escomptés. Non seulement l'orientation des élèves n'a pas été modifiée, mais surtout le système de regroupements par niveau a accentué les inégalités sociales.
Anne Emery-Torracinta a déploré une forme de "ghettoïsation" des classes destinées aux élèves les plus faibles. Autre problème: la difficulté d'organiser ces regroupements avec des effectifs toujours plus réduits. Il faut souvent déplacer les élèves d'un cycle à l'autre ce qui n'est pas souhaitable, en particulier pour ces élèves déjà fragilisés.
>> Voir aussi l'interview d'Anne Emery-Torracinta dans le 12h45:
Voies distinctes
Le réforme présentée lundi vise d'abord à assurer une meilleure transition entre l'école primaire où les classes sont hétérogènes et le secondaire II organisé en filières distinctes. Concrètement, les élèves de 9e sont regroupés au sein d'une même classe, mais avec des niveaux différents en français et en mathématiques en fonction des compétences scolaires.
En 10e année, la mixité reste de mise, mais l'allemand et l'anglais s'ajoutent aux cours à niveaux. Comme actuellement, des options sont introduites en 10e. En 11e année, les élèves sont répartis en deux voies distinctes, l'une menant vers la maturité et l'autre menant vers les CFC et l'Ecole de culture générale.
ats/ebz