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Biodiversité Maladie de Lyme: les renards à la rescousse
Selon une étude réalisée aux Pays-Bas, la présence du renard dans les forêts réduirait le nombre de tiques infectées par la bactérie responsable de la maladie de Lyme.
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Les maladies transmises par les tiques constituent un problème sanitaire important en Suisse mais aussi dans d'autres pays d'Europe. L'Office fédérale de la santé public (OFSP) estime entre 6000 et 12 000 le nombre annuel de cas de borréliose de Lyme en Suisse.
Dans ce contexte, l'écologiste animalier néerlandais Tim Hofmeester a cherché à savoir s’il existait une solution écologique pour ralentir la propagation de cette maladie. D'après une étude menée en collaboration avec l'Université de Wageningen et l'Institut national de la santé publique et de l'environnement (RIVM), au Pays-Bas, en 2017, le chercheur a découvert que la présence du renard dans les forêts réduisait le nombre de tiques infectées par la bactérie responsable de la maladie de Lyme.
Les larves s'accrochent aux rongeurs porteurs de borrélies
Pour évoluer du stade de larve à celui de nymphe, puis à celui d'adulte, la tique doit procéder à trois repas de sang. Les larves, en principe saines, s’accrochent aux premiers animaux venus qui sont souvent de petits mammifères, en particulier des rongeurs, souvent porteurs de borrélies. Après la morsure, les tiques sont infectées par le rongeur et peuvent à leur tour transmettre la bactérie à d’autres animaux ainsi qu'à l’homme.
Pour voir s'il y avait une connexion entre la densité du renard et l'apparition de la bactérie Borreli, le chercheur a comparé les taux d’infection des tiques sur vingt hectares de forêts aux Pays-Bas. Certaines étaient fortement peuplées de renards. D’autres hébergeaient peu ou pas de ces canidés. Résultat: plus ces prédateurs étaient nombreux, moins il y avait de tiques infestées. En effet, Tim Hofmeester a constaté qu'avec une densité importante de renards, les rongeurs ne sortaient pas et n'étaient donc pas attaqués par les tiques.
Le renard n’est pas le seul mammifère capable de ralentir la propagation de la maladie. La fouine (Martes foina) aurait aussi son rôle à jouer. D'autant plus que Tim Hofmeester considère que la réintroduction prudente de ces deux animaux n’entraînerait pas de baisse de la population des rongeurs. (Le Matin)
Créé: 05.08.2018, 19h05