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Réunis à La Chaux-de-Fonds, les délégués du PS suisse ont recommandé samedi, par 133 voix contre 20, le rejet de la modification de l'assurance-maladie visant à promouvoir les réseaux de soins. Une proposition de laisser la liberté de vote a été pratiquement ignorée.
Il ont également voté une résolution intitulée "pour une place industrielle forte et une politique monétaire dans l'intérêt de tous". Le texte a été adopté à l'unanimité par les quelque 200 délégués présents dans la cité horlogère, où la gauche célèbre cette année le centenaire de son arrivée au pouvoir. Le texte recommande notamment l'adoption d'un taux de change de 1,40 franc par rapport à l'euro.
Mots d'ordre
Les délégués du PS ont encore recommandé, à l'unanimité, le rejet de l'initiative populaire "Pour le renforcement des droits populaires dans la politique étrangère". La même unanimité s'est exprimée aussi contre l'initiative "Accéder à la propriété grâce à l'épargne-logement".
Les recommandations du PS ont été adoptées en perspective de la votation fédérale du 17 juin prochain sur les trois objets. Sur la question de l'institution des réseaux de soins, le président du PS Christian Levrat a critiqué les inégalités régionales inhérentes au projet, ainsi que son pilotage par les caisses maladie.
Menace sur l'industrie
Dans son discours d'introduction, Christian Levrat a dénoncé la "désindustrialisation rampante" touchant la Suisse. "Les délocalisations ne sont pas une fatalité, le franc fort n'est pas une fatalité, c'est la conséquence de choix politiques et monétaires", a déclaré le président du PS.
De son côté, le conseiller fédéral Alain Berset a défendu une politique sociale équilibrée. Il a passé en revue les défis qui attendent la Suisse dans ce domaine.
"Les questions capitales, pour la sécurité sociale, ne sont pas d'ordre technique mais politique", a déclaré Alain Berset lors de sa première allocution devant les délégués du PS depuis son élection au Conseil fédéral. Le chef du DFI a évoqué la nécessité d'adapter la sécurité sociale aux mutations de la société.
ATS