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Le Conseil fédéral n'a pas l'intention de renégocier avec l'Union européenne les dispositions de sécurité sociale concernant les migrants. C'est écrit noir sur blanc dans sa réponse à un postulat du conseiller national de l'UDC, Thomas De Courten, qui a demandé de nouvelles règles contre l'immigration visant à exploiter l'Etat-providence.
Mais le Conseil fédéral explique qu'il ne voit pas la nécessité de négocier de nouvelles règles. Cela signifie que les migrants pourront toujours prétendre au chômage en Suisse même s'ils n'ont travaillé qu'un jour dans notre pays.
De Courten a également demandé des chiffres. Le Conseil fédéral ne les lui a pas remis, mais il lui a suggéré de les consulter dans les rapports de l'Observatoire de la libre circulation des personnes, établis par un groupe de travail interdépartemental composé de représentants du SECO, de l'OFS, du SEM et de l'OFAS.
Ce rapport montre qu'en 2019, la Suisse a versé 31,3 millions de francs d'allocations de chômage à des immigrés qui se sont appuyés sur un travail effectué à l'étranger pour calculer la durée de cotisation (qui doit être d'au moins 12 mois au cours des deux dernières années). L'année précédente, la somme s'élevait à 25,9 millions.
Le rapport montre également que les étrangers reçoivent plus de la part du chômage qu'ils ne paient. En chiffres, les travailleurs suisses paient 69,4 % du total des cotisations à l'assurance chômage et en reçoivent 55,4 %. Les étrangers originaires des pays de l'UE paient 25 % du total des cotisations et reçoivent 31 % des prestations.
Toutefois, les principaux bénéficiaires sont les étrangers originaires de pays hors UE, qui paient 5,3 % des cotisations et reçoivent 13,1 % du total des allocations de chômage. En pratique, ces derniers reçoivent plus de 2,5 fois plus que ce qu'ils paient.
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Nos remerciements à Victoria Valentini
(Traduction libre Schwarze Rose pour Les Observateurs.ch)