Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07194.jsonl.gz/231

Exemples de graphiques
20 de prise de parole à l'Assemblée nationale
Assemblée constituante de Genève
Le débat codé ci-dessous s’est déroulé à l’Assemblée constituante de Genève entre 2008 et 2012. Il concerne l’extension des droits politiques aux étrangers.
Les graphiques présentent les références que les Constituants se sont fait nominalement pendant les cinq débats publics successifs. En vert apparaissent les approbations faites aux autres parlementaires. En rouge sont présentées les désapprobations, où les attaques à la personne ont été pondérées à double. En noir sont les références neutres aux autres participants, lorsque la référence n’est pas clairement définie entre une approbation ou une désapprobation.
Ces graphiques réseaux sont réalisés avec les packages R ‘spnet’ et ‘debate’ conçus pour synthétiser visuellement le débat politique. Cette méthode permet à partir du texte du débat de retracer la dynamique singulière d’une assemblée parlementaire. Le procédé de codage – réalisé manuellement dans ce cas - est en cours d’automatisation.
Les groupes constituants sont représentés selon un gradient du rouge au bleu correspondant au positionnement du groupe sur une échelle gauche-droite traditionnelle.
Des symboles, rond et diamant, indiquent respectivement si le parlementaire est membre de la commission thématique sur les droits politiques et s’il s’agit du chef de son groupe parlementaire.
Dans le premier débat dominent les références neutres, une période du processus dominée par le débat d’idées et où les clivages politiques ne sont pas encore marqués dans la dynamique de l’Assemblée.
Le second débat concerne le vote de l’avant-projet de Constitution. Cette échéance correspond à un renforcement de la politisation de l’Assemblée. Les approbations au sein d’une même coalition se renforcent lorsque les désapprobations entre les alliances se font plus fréquentes.
Après le vote de l’avant-projet largement majoritaire en faveur de l’extension de l’éligibilité au niveau communal, la dynamique de négociation dans l’alliance à droite a conclu à retirer ce changement du projet de nouvelle constitution. Pour parvenir à une discipline de vote suffisante pour obtenir une majorité dans ce sens, la pression est mise individuellement afin de fédérer l’alliance malgré des votes individuels en faveur durant le débat de l’avant-projet.
Le second débat est caractérisé par des désapprobations entre les alliances. L’alliance à gauche est en train de se scinder entre gauches gouvernementale et d’opposition. A droite, l’intervention dissidente reste sans conséquence pour la solidité de l’alliance. Le droit d’éligibilité sera réintroduit durant cette seconde lecture, en appelant à une troisième.
La troisième lecture présente de nombreuses références à l’Assemblée dans son ensemble, ainsi qu’au peuple. La perspective de la possibilité d’un rejet en référendum du projet de constitution pousse les groupes gouvernementaux à trouver un accord. Cet accord provoque une vive désapprobation de la gauche d’opposition. L’éligibilité communale n’est finalement pas étendue aux étrangers.