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Le ministère public de Zurich a demandé la mise en détention provisoire de Pierin Vincenz, ancien patron de Raiffeisen et ex-président de la société Aduno. Un juge doit désormais se prononcer.
Le ministère public pour les crimes économiques a également demandé la mise en détention d'un autre ancien membre du conseil d'administration d'Aduno. Le parquet a confirmé jeudi à l'ats une information du Tages-Anzeiger. En attendant la décision du juge des mesures de contrainte, Pierin Vincenz reste en garde à vue.
Le ministère public zurichois a annoncé mercredi l'ouverture d'une procédure pénale contre Pierin Vincenz pour gestion déloyale. A l’origine de cette enquête, se trouvait une plainte pénale déposée en décembre dernier par le prestataire de services financiers zurichois Aduno.
Pierin Vincenz s'était retiré en juin dernier du conseil d'administration d'Aduno. Le ministère public zurichois et son homologue st-gallois ont perquisitionné mardi les domiciles et les bureaux des cinq personnes impliquées dans la procédure pénale.
Un banquier sous le "choc"
Pierin Vincenz conteste les accusations portées contre lui. Le Grison, âgé de 61 ans, est bien décidé à utiliser tous les moyens à sa disposition pour se défendre.
"Lorsque la police s'est présentée devant la porte hier matin, ça a été un choc", a-t-il déclaré mercredi. Il affirme avoir toujours défendu les intérêts des entreprises pour lesquelles il a travaillé et se dit convaincu qu'il n'a rien à se reprocher.
Le jour où les perquisitions ont été effectuées, la justice zurichoise a informé Raiffeisen de l'ouverture de l'enquête pénale contre Pierin Vincenz. La banque a alors porté plainte contre son ancien patron.