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Les organisations de santé sexuelle suisses ont déposé mardi une pétition à Berne. Elle demande que la notion d’interruption de grossesse soit sortie du Code pénal pour figurer dans une loi qui met l’accent sur la santé sexuelle. Une manière d’effacer la stigmatisation, selon la directrice de Santé sexuelle Suisse Barbara Berger.
Actuellement, le Code pénal autorise l'interruption de grossesse durant les 12 premières semaines suivant le début des dernières règles et pour autant que la femme invoque une situation de détresse. Après ce délai, l'avortement devient illégal, sauf si un avis médical démontre qu’il est nécessaire pour écarter le danger d’une atteinte grave à l’intégrité physique ou d’un état de détresse profonde de la femme enceinte. Cette règle est en vigueur depuis 2002, après son acceptation dans les urnes par 72,2% du corps électoral.
Selon Santé sexuelle Suisse, ce "régime du délai" a fait ses preuves. "Il permet aux personnes enceintes d’effectuer légalement une interruption de grossesse dans de bonnes conditions et leur garantit, durant les 12 premières semaines, d’exercer leur droit à l’autodétermination, c’est-à-dire le droit de faire leurs propres choix pour leur santé", souligne la faîtière des centres de santé sexuelle.