Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07243.jsonl.gz/1216

La Fondation Gustave & Simone Prévot fut l’ultime hommage de Simone Prévot à son cher mari Gustave.
Comme elle l’indiquera lors d’une interview « je voulais faire quelque chose d’utile et qui lui aurait plu… »
Les deuils qui ont jalonné la vie de Simone, avaient essentiellement pour origine le cancer ou les maladies cardiaques. Une aide financière auprès des chercheurs orientés vers ces sujets serait susceptible de faire avancer la connaissance en la matière.
Ainsi, la fondation fut créée en 1992 avec pour vocation « l’aide à la recherche médicale dans les domaines de la cancérologie, la cardiologie et la maladie de Parkinson ».
Lors de la création, Simone s’entoura d’amis et de professionnels de la santé. Certains rentrèrent dans le conseil de la fondation et y apportèrent leur concours, leurs connaissances et leur fidélité.
En 1968 Gustave et Simone s’installent à Genève, une ville qu’ils apprécient pour l’accueil, la quiétude et le climat. Gustave Prévot décède en 1992 à Genève.
Simone Prévot
Simone est née en 1912. Sa famille tenait un commerce d’épicerie de luxe à Marseille. Très jeune, elle est remarquée pour ses dispositions aux études. Elle passera ses licences en Lettres Classiques et en Droit à Aix en Provence et poursuivra sa formation à Paris à la Sorbonne. Première femme agrégative de France, Simone regrettera de ne pas avoir pu passer l’agrégation mais la session avait été fermée pour cause de guerre. Sa thèse ayant été néanmoins remarquée, elle est envoyée en Indochine comme Professeur. Elle tente de rentrer en France mais reste bloquée à Alger jusqu’à la fin de la guerre. Elle y rejoint un cabinet d’avocats et s’engage dans une action qui lui vaudra la Croix du Mérite. Elle noue des relations amicales et professionnelles puissantes qui l’aideront à monter son cabinet parisien dès son retour en 1945.
Sa vie est alors consacrée à sa très belle clientèle qu’elle a su créer et développer. En 1952, elle retrouve Gustave Prévot rencontré à la Sorbonne et ils se marient en 1953.
Sa vie est alors consacrée à son mari, à ses affaires et à leurs passions communes : les belles lettres, les voyages et les rencontres avec les autres.
Quatre décennies de lumière… Gustave s’éteint en 1992. Simone crée la Fondation « Gustave Prévot » en 1993.
Gustave Prévot
Gustave est né en 1897, à Paris, d’une famille d’industriels. Monsieur Mathieu Prévot, père, était également maire du IXe arrondissement de Paris. Gustave s’engage dans le Régiment d’Artillerie pendant la Grande Guerre de 14/18. En 1919, il poursuit ses études supérieures de chimie et de mathématique à la Faculté de Sciences de Paris et obtient le diplôme d’ingénieur chimiste. Ce diplôme lui permet de gérer techniquement les affaires familiales d’impression de tissus et de traitement des cuirs. Il complète sa formation par une licence de Droit à la Sorbonne, où il rencontre Simone, sa future épouse. En 1939, Gustave est mobilisé en tant que ingénieur militaire au Service des poudres.
En 1944, il prend la présidence des Affaires familiales jusqu’à sa retraite en 1967. Gustave a présidé la Chambre de Commerce de Mulhouse, le Conseil d’administration de l’aéroport de Bâle-Mulhouse, le Syndicat général de l’Impression Française. Il est titulaire de la Légion d’honneur et de la Croix de guerre. La plus grande fierté de cet homme d’exception était de lire des poètes grecs, allemands, anglais dans le texte. Il aimait à réciter ce sonnet de Joséphin Soulary, expression de sa propre philosophie de la vie.

SI j’avais un arpent de sol, mont, val ou plaine,
Avec un filet d’eau, torrent, source ou ruisseau,
J’y planterais un arbre, olivier, saule ou frêne,
J’y bâtirais un toit, chaume, tuile ou roseau.
Sur mon arbre, un doux nid, gramen, duvet ou laine,
Retiendrait un chanteur, pinson, merle ou moineau;
Sous mon toit, un doux lit, hamac, natte ou berceau,
Retiendrait une enfant, blonde, brune ou châtaine.
Je ne veux qu’un arpent; pour le mesurer mieux,
Je dirais à l’enfant la plus belle à mes yeux:
Tiens-toi debout devant le soleil qui se lève;
Aussi loin que ton ombre ira sur le gazon,
Aussi loin je m’en vais tracer mon horizon.
Tout bonheur que la main n’atteint pas n’est qu’un rêve.
Joséphin Soulary
Jean-Marie Raoux-Genis
Jean-Marie Raoux, neveu de Simone poursuit l’action de la Fondation après le décès de Simone en 1997.
Jean-Marie est né en 1927. Ingénieur des Arts et Métiers, il est à l’origine de l’Union Sociale du Spectacle. Jean-Marie sait qu’une saine gestion est le pilier de toute entreprise et même voire surtout dans une action sociale. Sa vigilance et sa générosité permettront le développement de l’Union sociale du Spectacle : centres médicaux, maisons de retraite, voyage, aides personnalisées. C’est dans cet esprit qu’il préside la Fondation de 1997 à 2011, année de son décès.
Marie-Cécile Raoux
Marie-Cécile Raoux, fille de Jean-Marie, préside la Fondation depuis 2011. Expert-comptable et Commissaire aux Comptes, son objectif est de d’élargir l’ éventail des attributaires, tout en maintenant voire en augmentant ses capacités distributives.