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Macha Gharibian serait déjà exceptionnelle si elle n’était que pianiste. Mais la Française est également chanteuse, auteure et compositrice. Ses multiples talents lui ont valu d’être nominée aux prochaines Victoires de la musique, dans la catégorie «Révélations». Macha Gharibian a grandi avec la musique. Son père est guitariste et chanteur professionnel. Toute petite, elle tapote déjà les touches du piano familial. Elle prend ensuite des cours de piano classique. Ses professeurs lui font aimer Brahms, Chopin ou Rachmaninoff. Vers 18 ans, elle découvre Messiaen, puis Dutilleux et Ligeti, qui la font, petit à petit, glisser vers le 20e siècle, et le jazz. Puis elle écrit des musiques pour le théâtre et le cinéma: encore une infidélité à la musique classique. En 2005, elle part pour New-York et tombe définitivement dans la marmite du jazz. «New York m’a ouvert les oreilles», dira-t-elle plus tard. Après des années de musique écrite, elle découvre la liberté et laisse libre cours à son imagination et à sa créativité. La musicienne tourne aujourd’hui en trio, avec une redoutable section rythmique: le contrebassiste Chris Jennings, compagnon de route de Nguyên Lê ou Joachim Kühn, et le batteur Dré Pallemaerts, qui a accompagné Dee Dee Bridgewater ou Art Farmer, parmi tant d’autres. Elle mêle à son jazz contemporain, pop à la Kate Bush et musique arménienne, renouant ainsi avec ses racines.