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Environnement
Extérieur des habitations
La pollution aérienne
La pollution aérienne ne connaît pas de frontière, elle est la conséquence d'une pollution industrielle (avec une forte gène progressive depuis une plus de 20 ans ) de l'accroissement du parc automobile et de nos modes de chauffage.
L'OMS (Organisation Mondial de la Santé) a révisé à la baisse les seuils depuis le debut des années 2000 des principaux polluants de notre atmosphère. Actuellement, les particules en suspension et l'ozone constituent un risque sanitaire grave dans de nombreuses villes des pays développés et en voie de développement.
Les particules en suspension
Sources:
Les principaux composants, sulfates, nitrates, ammonium, chlorure de sodium, carbone, matières minérales et eau. Ces particules sont émises dans l'atmosphère par combustion, activités industrielles, circulation automobile.
Effets:
L'exposition chronique contribue à augmenter le risque de contracter maladies cardiovasculaires et respiratoires ainsi que des cancers pulmonaires. Dans les villes où l'on observe des niveaux de pollution élevés, la mortalité dépasse de 15 à 20% celle des villes où l'air est relativement plus sain.
Valeurs guides
PM 2.5 (taille des particules)
10µg/m3 (moyenne annuelle)
25µg/m3 (moyenne sur 24 heures)
Ozone
Sources :
Ne pas confondre l'ozone de la couche protectrice de la haute atmosphère avec celui que l'on retrouve dans le sol. Ce dernier est l'un des principaux constituants du Smog photochimique. Cet ozone se forme sous l'effet de réaction photochimiques (rayonnement solaire) et divers polluants (oxyde d'azote, les COV émis par les voitures, solvants, industries).
Effets :
A des concentrations très élevées, l'ozone à des effets importants sur le déclanchement des crises d'asthme, la diminution des fonctions pulmonaires et l'apparition de maladies respiratoires. L'ozone est l'un des polluants atmosphériques des plus importantes.
Valeurs guides
O3
100µg/m3 (moyenne sur 8 heures)
Dioxyde d'Azote (NO2)
Sources :
Les émissions proviennent principalement de la combustion (chauffage, production électricité, bâteau...).
Effets :
Le Dioxyde d'Azote affecte le système respiratoire, le fonctionnement des poumons en provocant de fortes irritations.
Valeurs guides
NO2
20µg/m3
Dioxyde de Soufre (SO2)
Sources :
Le SO2 est un gaz incolore, l'odeur piquante produit par la combustion d'énergies fossiles (charbon et pétrole). Il est émis principalement par le chauffage domestique, la production d'électricité ou les véhicules à moteur.
Effets :
Le SO2 affecte le système respiratoire, le fonctionnement des poumons en provoquant de fortes irritations.
Valeurs guides
SO2
20µg/m3 (moyenne sur 24 heures)
500µg/m3 (moyenne sur 10 minutes)
Dioxyde de Carbone (CO2)
Un point particulier sur le CO2 (Dioxyde de Carbone) fortement médiatisé car il est un gaz à effet de serre et agit dans le processus du réchauffement climatique. Il contribue aux phénomènes de pluies acides et d'acidification de l'océan.
Sources :
La source est soit naturelle, volcans, incendies de forêt, plus largement respiration animale et végétale, et des organismes du sol, soit artificielle, chauffages, véhicules, incinérateurs en synergie avec d'autres polluants et particules.
Effets :
Au delà de 4% de CO2 dans l'air (40000 ppm), le seuil des effets irréversibles est atteint. Notre système respiratoire et circulatoire très sensible au CO2. Le débit respiratoire qui est normalement de 7 litres/minutes (avec 0.03% de CO2 dans l'air inspiré) passe à 26 litres/minutes (avec 5% de CO2 dans l'air inspiré).
Il n'existe pas actuellement de valeurs guides pour ce type de polluant.
La végétation
La végétation joue un rôle considérable dans la régulation de la température ou de l'hygrométrie (un arbre isolé dégage 500 kg d'eau par jour soit 18 tonnes pendant une année) et aussi irremplaçable dans la filtration de l'air : absorbe le gaz carbonique et fournit de l'oxygène en réduisant la quantité de particules en suspension et les composés organiques volatiles. Cependant, l'utilisation mal contrôlée de la végétation (haies, graminées) à proximité des habitations peut entraîner des réactions allergiques importantes.
Sources :
A proximité de l'habitat, une végétation abondante de plantes pollinisées par le vent et non par les insectes attirées seulement par les fleurs colorées et odorantes, produit un pollen diffusé par le vent et assez fin pour pénétrer dans les voies respiratoires.
La taille des pollens se situe entre 5 et 200 microns, la moyenne entre 20 et 60 microns. Seuls les pollens de moins de 10 microns pénètrent dans les voies respiratoires. Les autres sont arrêtés par la partie haute des voies respiratoires entraînant des symptômes oculaires et nasaux de l'allergie pollinique.
Effet :
Les graminées sont au premier rang des pollens atmosphériques : larges étendue de gazon, prairies... et de mauvaises herbes ambroise et armoise.
La fréquence des allergies aux pollens dépend de la quantité de végétation, de la cause et de la proximité des individus.
LE POUVOIR ALLERGISANT DES ARBRES
+++++ Très fort Bouleau, Cyprès, Thuyas
++++ Fort Aulne, Charme, Chêne
+++ Moyen Peuplier, Saule, Tilleul, Noisetier, frêne, Platane, Olivier, troène
++ Faible Mûrier, Châtaigner, Hêtre
+ Très faible Orme
Nul Pin
De la notion du sol
La nature du sol et sa composition géologique ont des influences non négligeables sur la santé de l'habitant et de l'habitat. L'exemple de sols argileux avec présence de sources et de marécages créent des zones humides, malsaines avec des problèmes de rhumatologies et respiratoires. En période de sécheresse, le sol se compacte et entraîne de fortes variations du sol en modifiant l'habitation (fissures, canalisations...).
Les travaux de Georges LAKHOVSKY dans son ouvrage « Contribution à l'éthologie du cancer » présenté le 4 Juillet 1927 à l'académie sciences avaient pour objectif de monter dans quelle mesure la répartition du cancer peut être conditionnée par la nature physique du terrain sur lequel vit le sujet. A partir d'études démographiques et des statistiques de la répartition de cancer, G. LAKHOVSKY mettait en parallèle des études géologiques signalant des terrains favorables au développement de la cancerose. Sa conclusion était que les substances minérales constituant les terrains en question réagissaient différemment à la pénétration des ondes cosmiques (harmonie entre le rayonnement cosmique et tellurique). Les terrains diélectrique (qui ne conduise pas le courant électrique) favorisent la pénétration des ondes cosmiques à l'inverse des terrains conducteurs (argile, marnes, limons, couches carbonique, minerai de fer...) qui les réfléchissent ou les diffusent à la surface du sol.
L'Environnement sonore
L'environnement sonore a un impact profond sur l'organisme même si psychologiquement la personne s'adapte au bruit, physiologiquement le corps ne s'adapte pas avec des répercussions sur le rythme cardiaque et respiratoire.
Les caractéristiques du bruit :
La fréquence est mesurée en Hertz (nombre d'oscillations par seconde).
L'oreille humaine est capable d'entendre une gamme de sons, du très grave (20 Hz) au très aigu (20 000 Hz).
Les fréquences non perceptibles par l'oreille sont :
- Les infrasons (fréquences < 20 Hz)
- Les ultrasons (fréquences > 20 000 Hz)
L'intensité permet de classifier les différents sons. Le dB (Décibel) est une échelle logarithmique et le dB (A) qui introduit une pondération physilogique en mesurant la sensation réelle de l'oreille exprimer en décibels acoustiques.
La durée d'un bruit est un élément déterminant dans sa perception. Son intensité peut fluctuer dans le temps. Une seule mesure ne suffit pas pour évaluer le niveau du bruit. Afin de définir le niveau continu et quantifier la dose de bruit perçu pendant un temps donnée on a instauré une mesure exprimée en Lden (somme pondérée des LEQ jour, soirée, nuit : intensité moyenne).
Le bruit présente des risques pour l'audition quand on est exposé :
La distance influence la perception du bruit. Le bruit diminue de 6 dB à chaque doublement de la distance.
Pour un niveau sonore de 80 dB à 1 mètre, ce niveau baissera à 74 dB à 2 mètres sauf dans un local clos du à la réflexion des bruits sur les parois. Le seuil de risque est fixé à 85 dB.
L'échelle des décibels est une échelle logarithmique
Sources:
On classifie le bruit en plusieurs types:
Les bruits aériens extérieurs: rue, trafic routier, chantier, usine, gare, aéroport...
L'isolation des ouvertures (fenêtres, portes) est la solution préconisée, là où l'air passe, le bruit s'infiltre.
Les bruits aériens intérieurs: la conversation, la télévision, la sono du voisin. Et bruits de chocs : Bruit de pas, chutes d'objets.
Les bruits d'équipement: générés par des équipement collectifs (ascenseurs, système de ventilation collectif, porte de garage, chaudières...) ou des propres équipements des locataires ou autres (robinetterie, ventilation, chasse d'eau...).
Effets:
Au-delà des troubles auditifs, le bruit ne provoque pas de maladies spécifiques mais il induit des effets psychologiques et physiologiques (comportement social, problème de communication).
Le bruit détériore l'oreille. Les cellules de l'oreille une fois atteintes, ne se régénère pas (fréquences aigus 4000Khz + usage excessif des baladeurs).
Le bruit stresse l'organisme, accélération du rythme cardiaque, constriction des vaisseaux, augmentation de la tension artérielle. Ensemble d'effets qui agit sur le système cardio-vasculaire.
Le bruit perturbe le sommeil : réveils fréquent, difficultés d'endormissement, dégradation de la qualité du sommeil.
Le bruit modifie la vision : rétrécissement du champ visuel, dilatation de la pupille, altération profonde de la vision nocturne.
Physiologiquement le corps ne s'adapte pas et reste perturbé par le bruit (même pendant le sommeil) en entraînant des modifications des rythmes cardiaque et respiratoire, même si psychologiquement l'adaptation au bruit est possible.