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Les pompiers d'un village. Astreints aux exercices dès l'âge de 16 ans. S'ils devaient aller jusqu'à cinquante balais, cela leur faisait donc près de 34 ans de service. Une bonne demi-vie.
On recommençait chaque fois à presque zéro en ce qui concerne la manoeuvre de la moto-pompe. On oubliait d'une fois à l'autre. Le vrai bon moment, après deux heures d'ennui dans une soirée qui semblait ne pas devoir finir, c'était le contre-appel, avec la distribution des livrets de service où figurait une ligne de plus. Tout aussitôt après le capitaine s'écriait:
- Rompez. Une tournée est offerte au Cygne.
La fois d'après, c'était au Terminus. Histoire de ne pas rendre les hôteliers jaloux les uns des autres.
On avait monté l'échelle, on avait pendu les tuyaux pour les sécher. Et puis aussi parfois, l'on avait participé à l'extinction d'un vrai incendie. Ainsi à l'Abbaye, en 1966.
Comme quoi, les pompiers sont toujours utiles. Il est évident que le tout s'est modernisé pour atteindre de nos jours une efficacité jamais atteinte jusque là. Les temps des Emeri et consorts qui ne pensaient jamais qu'à s'enfiler au bistrot avant d'avoir terminé l'exercice, c'est définitivement révolu.
↓ (PDF) 102. Pompes et pompiers