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Les systèmes de surveillance classiques portent sur le monitoring de la mortalité et, dans une moindre mesure, de l'incidence de maladies. Ces systèmes sont adéquats pour évaluer l'efficacité des interventions de santé publique lorsque l'élimination de la cause a un impact immédiat sur l'incidence ou la mortalité. Ils sont, cependant, inadaptés lorsque des dizaines d'années s'écoulent entre l'exposition à un facteur de risque évitable et les premières manifestations cliniques d'une maladie chronique. Dans ce contexte, l'observation continue de la distribution de certains facteurs de risque dans les populations fournit des indicateurs à court terme qui permettent d'identifier des stratégies de prévention, évaluer leur efficacité ou encore détecter précocement des épidémies émergentes. L'observation continue des facteurs de risque a été progressivement mise en place depuis 1970. Certains problèmes méthodologiques sont encore à résoudre afin de pouvoir l'introduire dans les cadres de politique de santé publique. Le projet EURALIM a permis de clarifier la façon d'y parvenir.