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pièces de théâtre. Le tout premier réalisateur avec qui j’ai travaillé est Jaques Rozier. Il est l’auteur « d’adieu philippine », un des films cultes apparut à l’époque de Golard Truffaut. Ainsi, en 1969, j’ai tourné mon tout premier film avec lui. Grâce à ce film, j’ai été remarqué et engagé par François Truffaut pour le tournage de « la nuit américaine ».
Expliquez-nous comment ce tournage s’était passé puisque vous avez joué un rôle très important qui a marqué le film
- Je suis le dernier interrogé dans ce film comme dans la plupart de mes tournages. François Truffaut m’a appris une phrase que je répète le plus souvent « j’espère que vous avez eu le plaisir de suivre le film que nous avons eu à tourner ». À l’époque, je tournais les films et je les vendais à cause de l’économie très difficile. Dans ce film, je suis passé du coq à l’âne, mais le rôle d’acteur qui m’était assigné n’était pas très différent pour moi. La raison est simple. Truffaut est un admirateur de Jacques Rozier et si j’étais appelé par Truffaut c’est parce que je venais de faire un travail remarquable avec Rozier.
Quels sont vos sentiments après votre collaboration avec Truffaut ?
- C’était un plaisir pour moi. Je n’arrivais pas à croire quand j’ai appris que Truffaut voulait me voir. Lorsque je me suis rendu à l’entretien, il m’a dit que son directeur avait une proposition pour moi, ce que j’ai accepté sans hésitation.
Point sur les réalisations de Bernard Menez
Votre collaboration avec Truffaut n’était pas la fin de votre carrière cinématographique. Parlez-nous de quelques-unes de vos réalisations.
- Évidemment, après Truffaut, la vérité est que j’ai pu intégrer la grande famille du cinéma grâce à cette collaboration. Par la suite, j’ai collaboré avec d’autres réalisateurs comme Pascal Thomas pour le tournage de « Pleure pas la bouche Pleine ». Après ce film, j’ai réalisé le « Chaud lapin » en 1974 et l’année suivante, j’ai réalisé un autre film « Pas de problème ». Grâce à des films, je suis devenu plus populaire, j’étais même sollicité dans la rue pour les photos.
Vous avez aussi réalisé « Opération Lady Marlène » avec Robert Lamoureux. Parlez-nous de cette expérience
- Robert Lamoureux était un cas particulier. Il avait signé avec un autre producteur du même genre que la Septième compagnie. Puisqu’il devrait honorer son contrat, il a donc écrit une histoire pour informer les jeunes qui commettaient de bêtises pour les recadrer. Le producteur a pensé à moi et a demandé à voir un de mes films avant de me confier le projet. C’est ainsi que le film réalisé avec Pascal Thomas était projeté. Après l’analyse, nous avons alors travaillé sur le film.
Votre mot de fin
- Je ne peux que vous remercier et souhaiter du succès à l’équipe.