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La boulimie n'est pas le contraire de l'anorexie, elle est une autre forme de trouble alimentaire également liée à l'image de son corps, à un idéal de minceur et une phobie de grossir. Elle fonctionne par crises incontrôlées, qu'on appelle compulsives, (1h ou 2h) pendant lesquelles les personnes boulimiques, principalement des filles, engouffrent tout ce qu'elles trouvent, à toute vitesse, sans aucun plaisir. Prises de maux de ventre, elles vomissent ou se font vomir peu après. Les aliments ne sont pas gardés et elles ne prennent pas de poids. Elles peuvent en plus avoir recours à des laxatifs (médicaments qui accélèrent l'évacuation fécale) ou des diurétiques (médicaments qui provoquent l'excrétion urinaire).
Se manifestant par crises, la boulimie apparaît comme une échappatoire à un grand moment d'angoisse, de dépression. Elle peut être couplée à des phases d'intenses restrictions alimentaires (anorexie).
A long terme, certaines conséquences physiques font jour: la remontée de sucs gastriques entraînant l'inflammation des gencives et d'un endommagement des dents. Dans des cas plus graves une rupture de l'estomac, une perforation de l'oesophage et des défaillances cardiaques peuvent survenir.
Ce problème se vit dans une grande solitude. La culpabilité, la honte retiennent bien souvent la personne d'en parler. Celle-ci est pourtant consciente du mal qui l'affecte. Cette maladie a encore ce caractère pervers: elle sait rester discrète aux yeux de l'entourage. Néanmoins certains troubles du comportement peuvent être peu à peu perçus. Il s'agira d'ouvrir le dialogue et que la personne boulimique puisse mettre des mots sur le problème qui la ronge et qui provoque ses crises. Plusieurs types d'analyse peuvent être entrepris pour que la personne identifie les causes de ses comportements et puisse les modifier. On obtient de bonnes chances de rémission mais les rechutes sont possibles.