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Photo CJ
Expérience de guérisons suite à des coupures
En 1965, le Dr Bernard Grad, un biologiste de l’Université de MacGill au Canada mena une expérience sur la guérison psychique à l’aide de 48 souris (1). Sur chacune, il pinça un pli de peau pour y effectuer une coupure. On prit une empreinte de la blessure et les souris furent réparties en trois groupes : le premier était un groupe de contrôle. Les souris choisies étaient alors placées à tour de rôle dans un sac en papier et déposées sur une étagère. Le second groupe de contrôle étaient elle aussi déposées dans un sachet en papier, mais celui-ci était cette fois tenu dans les mains par un assistant afin de déterminer si ce n’était pas tout simplement la chaleur des mains qui pouvait expliquer d’éventuelles guérisons. Le troisième groupe était lui aussi dans un sac en papier, mais cette fois tenu Oskar Estabany, un immigrant vivant au Canada qui avait une bonne réputation de guérisseur. Après 14 jours, le résultat montra une accélération de la guérison lorsque l’assistant tenait la souris dans ses mains, mais à un degré bien moindre que lorsque c’était le guérisseur.
Expérience de guérisons de tumeurs mammaires
Dawson Church explique pour sa part l’expérience menée par Bill Bengston, professeur de sociologie au Saint Joseph College à New York avec différentes équipes de chercheurs (2). Bill était un sceptique ouvert d’esprit qui a souhaité mettre à l’épreuve le guérisseur Bennett Mayrick après l’avoir rencontré et appris à connaître.
«Bill avait rejoint l’université de la ville de New York et un de ses confrères, Dave Krinsley, lui a proposé de faire une expérience objective pour mesurer si l’énergie humaine avait un pouvoir de guérison (3)
Le plan était simple : injecter à des souris des cellules de tumeur mammaire (adénocarcinome), procédure utilisée dans beaucoup d’autres études. Dans les études sur le cancer, les tumeurs sont administrées à des souris, puis les chercheurs testent différentes molécules chimiques pour voir si celles-ci influencent le développement de la maladie. Les souris ne survivent jamais plus de vingt-sept jours. Après l’injection, les tumeurs cancéreuses se développent rapidement et les souris meurent entre quatorze et vingt-sept jours plus tard (4).
L’étude de Krinslay s’est déroulée en double aveugle. Un groupe témoin a été isolé dans un immeuble différent afin d’éliminer toute possibilité d’effet guérisseur dû à la proximité des souris traitées…
Chaque jour, Bill devait tenir la cage des souris dans ses mains pendant une heure. L’hypothèse étant que si l’énergie de guérison était réelle, les souris ne développeraient pas des tumeurs comme c’était prévu. Une semaine plus tard, deux souris ont montré des tumeurs visibles. Bill a été très déçu. Et quand enfin la totalité des cinq souris ont manifesté des tumeurs, Bill a demandé à Dave de venir mettre fin à leur calvaire : l’expérience était un échec.
Mais Dave a constaté que ces souris paraissaient bien actives en dépit de leurs tumeurs. Elles couraient partout dans la cage, pleines d’énergie, se comportant comme si elles étaient en pleine santé. Il a dit à Bill que les souris du groupe témoin, en revanche, n’allaient pas bien du tout. Deux d’entre elles étaient déjà mortes.
Sa réponse : « Peut-être que le traitement ralentit le cancer sans toutefois l’empêcher. Jamais il n’a été constaté qu’une souris vive plus de vingt-sept jours. Si l’une vit vingt-huit jours, nous aurons un nouveau record mondial. Les expériences ne se déroulent jamais comme prévu, c’est pourquoi on les appelle des expériences ! »
Vers le dix-septième jour, à la surprise générale, les tumeurs des souris de Bill ont commencé à changer. Elles se sont transformées en ulcères, formant des croûtes sur la peau à la place des poils. Le vingt-huitième jour, Bill a annoncé qu’elles entraient dans l’histoire. Progressivement, les ulcères ont disparu et leur fourrure a repoussé.
Une semaine plus tard, les souris de Bill ont été examinées par un biologiste qui rapporta la nouvelle à Dave : « Plus de cancer chez ces souris. »
L’expérience a été répétée plusieurs fois par différents chercheurs qui ont élargi le protocole de façon intéressante. On a constaté que plus le nombre de souris était important et plus l’effet guérisseur était fort. Quand l’effet était particulièrement fort, on a même noté des améliorations chez les souris du groupe de contrôle situé dans un bâtiment différent et certaines ne mouraient pas” (5).
Travail avec des étudiants sceptiques
“Dans certaines études, Bill a formé des étudiants à pratiquer la guérison, choisissant des gens qui, tout comme lui, étaient sceptiques. Il a même écarté ceux qui étaient convaincus d’un résultat positif.
Cette sélection n’a eu aucune influence : le souris ont guéri, qu’elles soient traitées par Bill ou par les étudiants sceptiques. Non seulement elles ont guéri, mais elles ont aussi développé une immunité vis-à-vis de l’adénocarcinome. En effet, on leur a administré à nouveau des cellules tumorales sans qu’elles développent la maladie une deuxième fois. Bill a essayé aussi de traiter l’eau qu’on a ensuite donnée aux souris et l’expérience a été tout aussi efficace que celles des séances de guérison. Bill a demandé aux étudiants de prendre des notes sur leur expérience personnelle. La lecture de ces notes a révélé qu’au début, bon nombre d’entre eux ne croyaient pas qu’ils participaient à une expérience de guérison. Ils pensaient que c’étaient eux et non les souris qui étaient les sujets de l’étude. Ils croyaient qu’ils étaient de simples cobayes, et que l’on testait secrètement leur crédulité…
Les étudiants sceptiques de Bill ne croyaient pas à la guérison. Leurs croyances ne pouvaient donc pas influencer le processus de guérison.
L’explication la plus probable pour justifier la guérison est celle des champs d’énergie. De nombreux étudiants, ainsi que Bill, ont décrit une sensation de chaleur alors que le processus de guérison se déclenchait. De même, ils ont noté que cette sensation s’arrêtait quand la séance était terminée. Ils avaient appris à discerner ce qu’était le flux d’énergie de guérison traversant leurs mains.
Des variantes de l’expérience ont permis de constater que la distance n’était pas un obstacle : que les souris soient proches ou éloignées du guérisseur ne changeait rien. L’énergie de guérison ne semble pas tributaire de la notion d’espace-temps (6). L’intention à distance peut être aussi efficace que celle du guérisseur dans la salle.” (7)
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Bernard Grad, “Some Biological Effects of the ‘Laying on of Hands’: A Review of Experiments with Animals and Plants.” Journal of the American Society for Psychical Research, 59, 1965
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Bengston, W. , The energy cure : unraveling the mystery of hans-on healing, Co : Sounds True, 2010
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Bengston, W.F., & Krinsley, D., The energy cure: unraviling the mystery of hands-on healing, CO: Sounds True
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Lerner, L.J, Bianchi, A., & Dzelzkalns, M., « Effect of hydroxyurea on growth of a transplantable mouse mammary adenocarcinoma », Cancer Research, 26(11), 1966, pp 2297-2300
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Bengston, W.F., « A method used to train skeptikal volunteers to heal in an experimental setting », The Journal of Alternative and Complementary Medicine, 13(3), 2007, pp 329-332
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Oschman, J.L., Energy medicine : The scientific basis, Elsevier Health Sciences, 2015
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Schmidt, S., Schneider, R., Utts, J., & Walach, H., « Distant intentionality and the feeling of being stared at : Two meta-analyses », British Journal of Psychology, 95(2), 2004, pp 90-9