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Selon une étude de S&P Global Ratings, 100 euros dépensés pour stimuler l'économie pourraient en générer 200 après quatre ans.
En temps de crise et lorsque les taux d’intérêt de la banque centrale sont négatifs, la complémentarité des politiques budgétaires et monétaires est amplifiée.
La hausse de l'épargne des ménages avant la pandémie, malgré des taux historiquement bas, indique que les rendements de la stimulation monétaire s’amenuisent avec le temps. Ainsi, le stimulus monétaire seul ne suffira pas à retrouver le chemin de croissance d’avant crise via la croissance et l'inflation.
- Une relance budgétaire en zone euro pourrait stimuler la croissance entre 1,6 et 2 fois le montant dépensé après quatre ans, c'est-à-dire que 100 euros dépensés pourraient générer jusqu'à 200 euros dans les économies de la zone.
- Nos modélisations indiquent une puissance accrue de la relance budgétaire en contexte de demande déprimée et de taux d'intérêt négatifs. Lorsque le taux de chômage dépasse 10% et les taux d’intérêt directeurs sont inférieurs à 0,5%, l’effet de relance des dépenses publiques sur la croissance du PIB est de 20% supérieur au cout budgétaire initial dès la première année.
- Toutefois, les dépenses de transition (verte, d'infrastructure, de numérisation) proposées par les quatre premières économies de l'UE ne combleraient pas nécessairement le large déficit d'investissement accumulé avant la crise du COVID-19.