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Salvador - José Serra est formellement devenu samedi le candidat de l'opposition brésilienne à la présidentielle d'octobre. Il s'est engagé à mener une politique plus éthique que celle du président Luiz Inacio Lula da Silva.
Économiste doté d'une longue expérience politique, Serra a été nommé candidat lors de la convention du parti centriste PSDB à Salvador, dans le nord-est du pays. "Je crois aux droits de l'homme, au Brésil comme à l'étranger. Il est néfaste de faire continuellement l'éloge de dictateurs aux quatre coins de la planète", a déclaré Serra dans son discours.
Lula, très populaire auprès des Brésiliens, a entretenu des liens diplomatiques étroits avec plusieurs pays dont le bilan en matière de droits humains est très critiqué par la communauté internationale, comme Cuba ou l'Iran.
Serra a également critiqué le gouvernement pour plusieurs scandales de corruption survenus depuis l'arrivée au pouvoir de Lula en 2003. Le président brésilien, qui achève son second mandat, ne peut se présenter une troisième fois.
Le candidat centriste doit mettre au point une stratégie qui lui permettra de rattraper son retard sur l'héritière politique de Lula, Dilma Rousseff. Celle-ci bénéficie actuellement de la popularité du chef de l'Etat et de la reprise économique.
Ces atouts font de Rousseff la favorite du scrutin, mais la forte expérience électorale de Serra et sa stature nationale en font un adversaire redoutable pour la candidate du Parti des travailleurs, qui n'a jamais brigué de mandat électoral.
Le Parti des travailleurs tient sa convention dimanche, lors de laquelle Mme Rousseff sera formellement désignée candidate.
ATS