Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07116.jsonl.gz/826

L’augmentation mammaire consiste à poser un implant sous la glande mammaire. Environ 5000 femmes par an en Suisse se font poser des prothèses mammaires, lesquelles peuvent faire gagner une ou plusieurs tailles de bonnet. Choisir des implants de qualité et qui conviennent à sa morphologie est primordial, et plusieurs questions peuvent se poser à la future patiente pendant sa réflexion. Voici quelques réponses pour vous aider dans votre démarche.
Depuis quand les augmentations mammaires sont-elles pratiquées ?
La première augmentation mammaire est réalisée par le chirurgien austro-allemand Vincenz Czerny en 1895. Czerny corrige une asymétrie à la suite d’une ablation d’un adénome (tumeur bénigne) sur une patiente, grâce à un prélèvement dans la région lombaire. Ensuite, plusieurs méthodes sont mises au point, abandonnées ou améliorées : injections, transplants graisseux, implants prothétiques. Les premières prothèses à base de gel de silicone sont commercialisées aux États-Unis en 1963. En France, Jacques Faivre introduit les prothèses de silicone du Dr. Akayama, un médecin japonais, en 1973.
J’ai entendu beaucoup de choses sur l’utilisation du silicone dans les prothèses. Est-ce fiable ?
À partir de 1991 ont eu lieu plusieurs procès à l’encontre de la société Dow Corning, fabricant américain d’implants mammaires à base de gel de silicone. Des patientes pensaient avoir développé des maladies auto-immunes ou des cancers du sein à la suite de l’implantation. Toutefois, en 2001, les soupçons qui pesaient sur l’utilisation du silicone sont levés par des études : ces prothèses n’augmentent ni le risque de maladie auto-immune ni celui de cancer du sein. Le nombre de patientes malades correspondait simplement au pourcentage de personnes atteintes de maladies auto-immunes dans la population générale. Mieux, il semble que le taux de complication à la suite de leur implantation soit plus bas que celui des prothèses à base de sérum physiologique (solution saline).
Le gel de silicone liquide, autrefois le plus utilisé, est remplacé par un gel cohésif. Cela veut dire qu’il n’est ni liquide ni semi-liquide mais très proche du tissu mammaire en termes de sensations, et ne risque pas de se répandre dans le sein en cas de rupture. Le gel de silicone cohésif est exigé par les normes européennes. En France, ces prothèses sont de loin les plus utilisées aujourd’hui.
J’ai lu dans la presse que les prothèses PIP présentaient des risques pour la santé. Qu’en est-il ?
La société française Poly Implant Prothèse (PIP) n’existe plus. Le scandale PIP a fait grand bruit. En 2010, constatant les risques pour la santé que pouvaient présenter ces implants, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) a ordonné à cette entreprise de retirer ses produits, ainsi que d’en stopper la production et l’exportation.
Les autres marques ne sont pas concernées. Les prothèses Mentor utilisées par Novacorpus, soumises à de nombreux tests, obéissent à des normes de qualité très strictes, comme la norme européenne NF EN ISO 10993 “Evaluation biologique des dispositifs médicaux”. Cette dernière s’assure de la « bio-compatibilité » des produits, c’est-à-dire de leur innocuité pour l’organisme.
Comment puis-je me renseigner sur la qualité des implants ?
C’est simple, commencez par demander au chirurgien quelle marque d’implants il pose. Mentor et Allergan par exemple, les deux leaders mondiaux, sont des marques très sûres et la garantie de Mentor est extrêmement large (garantie à vie dans certains cas, contribution aux frais d’intervention, etc…). Le chirurgien doit vous préciser la marque qu’il compte utiliser, ainsi que vous informer sur la durée de vie prévisible des implants.
L’implant mammaire doit vous êtes présenté. N’hésitez pas à le toucher pour vérifier sa consistance naturelle. Surtout, n’acceptez pas l’opération sans l’avoir vu, ou pire, sans savoir de quelle marque il s’agit.
Quand remplacer les implants ?
Il faut envisager de changer les implants mammaires à base de gel de silicone après 10 à 20 ans. Dans tous les cas, la patiente ne doit pas oublier de faire surveiller ses implants et de se faire examiner avec régularité. Il est difficile de détecter l’usure de ces implants sans échographie. Une échographie par an est donc conseillée jusqu’à l’âge du dépistage par mammographie.
Toutefois, un implant de qualité, ce n’est pas seulement un implant bien fabriqué ou qui n’est pas encore usé, c’est aussi un implant adapté à votre morphologie. Moins il est démesuré par rapport à la corpulence de la patiente, plus l’ensemble vieillira bien, sans faire peser sur les tissus du sein un poids trop important.
Pour plus de renseignements vous pouvez consulter notre section consacrée à l’augmentation mammaire ou nous contacter grâce au formulaire en haut à droite ou par téléphone.
À lire sur le même sujet : Comment préparer une augmentation mammaire ?