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Zoug - Le moratoire sur les forages en haute mer décrété par le gouvernement américain met Transocean sous pression. Anadarko Petroleum, un client du groupe zougois, veut rompre de manière anticipée son contrat de leasing en invoquant la clause de force majeure.
Mais selon le porte-parole du spécialiste américain du forage en haute mer dont le siège est établi à Zoug, "le moratoire n'implique pas l'application de la clause de force majeure". Les deux entreprises mènent actuellement des discussions.
Au total, trois compagnies d'extraction ont remis en cause des contrats pour la même raison. Le moratoire ne leur permet plus d'utiliser les plateformes de forage. Transocean exploite deux des cinq plateformes concernées.
Après l'explosion de la plateforme de forage "Deepwater Horizon" dans le golfe du Mexique le 20 avril, le président américain Barack Obama a prolongé de six mois un moratoire sur l'octroi de licences pour les forages en haute mer. Il a aussi décidé de soumettre les autorisations futures à des contrôles renforcés.
Deux jours après l'explosion, la plateforme louée à Transocean par la compagnie pétrolière britannique BP a sombré, entraînant une fuite de pétrole au fond de l'océan. Selon les dernières estimations de l'administration américaine, la quantité d'or noir qui s'échappe du puits est comprise entre 35'000 et 60'000 barils par jour, soit jusqu'à 9,5 millions de litres.
ATS