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Cette recherche, menée par l'Institut de médecine sociale et
préventive à l'Institut tropical suisse à Bâle, se base sur la
situation qui prévalait en 2006. A l'époque, 84% de la population
étaient exposés au moins occasionnellement à la fumée passive dans
la gastronomie, et 21% plus d'une heure par jour en moyenne dans
différents lieux publics.
La fumée passive à la maison joue un rôle moins important. Seuls
3% des gens y sont exposés plus de six heures par semaine. Cela
n'en représente pas moins 10'000 journées d'hospitalisation et 1000
années de vie perdues chaque année, soit des coûts supplémentaires
de l'ordre de 110 millions de francs, a indiqué jeudi l'Université
de Bâle.
Recul des infarctus
Ces coûts sont engendrés à raison de 45% par des infarctus et
29% par des cancers du poumon, ont calculé les chercheurs. Les
différentes mesures restrictives introduites ces dernières années
dans différents pays ont d'ailleurs provoqué un recul des
hospitalisations pour infarctus de 16% en moyenne.
L'objectif était également de savoir quelle partie des coûts
pouvait être économisée si une interdiction générale de fumer dans
les lieux publics et au travail était promulguée en Suisse. Selon
les scientifiques, cela dépend du type de protection apporté.
ats/sbo
Efficacité des fumoirs mise en cause
Dans les établissements disposant de pièces séparées pour les fumeurs, la charge en particules fines dans les zones non-fumeurs restait deux fois plus élevée que dans ceux ayant entièrement renoncé à l'herbe à Nicot.