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Riche d’une quinzaine de sculptures et installations, l’exposition de Dennis Oppenheim (1938-2011) offrait un complément à la présentation de ses œuvres dans les collections du musée. A la fin des années 1960, Oppenheim choisit de déployer son travail dans le paysage, puis, jusqu’en 1972, sur son propre corps. Quel que soit le lieu où il s’applique, le travail d’Oppenheim fait fond des idées de transformation et de processus. Dans les années 1980, il s’intéresse à la sculpture dans l’espace public. Il propose ainsi, en 1981, une œuvre à installer dans un parc genevois. Bien que le projet n’ait pas pu aboutir, l’exposition en montrait la maquette – un orgue à pétards infernal dont les courroies sont en papier de verre. Le monde des machines, de la technologie et de la logique industrielle, pouvait, pour Oppenheim, se comparer aux mécanismes de la pensée. C’est ainsi qu’on peut comprendre les entrelacs tubulaires de Long Distance Angen Rubben (1992) qui relient des formes anthropomorphes grâce à des pinces de batterie.