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C’est une légende de la musique latino-américaine, mais aussi une icône lesbienne, qui a tiré sa révérence, dimanche.
Drôle de diva que Chavela Vargas. Une diva de la musique traditionnelle Ranchera qui, entre un verre d’alcool et une bouffée de cigare, subvertissait le genre en chantant des histoires d’amour destinées à des femmes. Pas besoin de coming-out. Tout juste a-t-elle glissé dans son autobiographie, en 2001: «Ce qui faisait mal n’était pas d’être homosexuelle, c’était ce qu’on me le jetait au visage comme si c’était la peste.»
Née au Costa Rica en 1919, émigrée au Mexique en 1933, sa carrière avait démarré dans les années 1950, époque où elle aurait eu une liaison avec l’artiste Frida Kahlo. Elle avait aussi compté l’écrivain Federico Garcia Lorca parmi ses proches. Pour beaucoup d’Européens, c’est à travers les films de Pedro Almodovar que son visage et sa voix se sont imposés. Elle était notamment apparue dans «La fleur de mon secret».
«Je n’ai jamais eu peur de rien parce que je n’ai jamais fait de mal à quiconque, avait-elle confié lors d’un concert d’hommage, l’an dernier à Mexico. Je n’aurai jamais été qu’un vieil ivrogne.»