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La décision a été prise très nettement, à savoir par 347 voix contre 125 et 34 abstentions. Le Parlement a par contre adopté par 465 voix contre 19 une résolution dans laquelle il se félicite du programme d'action entrepris par BNFL en vue de l'amélioration de la sûreté de Sellafield. Les votes avaient été précédés d'un long débat au cours duquel, se référant aux rapports remis par l'autorité britannique de la sûreté nucléaire NII (Nuclear Installations Inspectorate), certains parlementaires ont exprimé l'avis qu'après la découverte de certificats d'assurance qualité falsifiés pour du Mox, BNFL n'était plus digne de confiance. Le point de vue contraire a été soutenu entre autres par le député socialiste Terry Wynn qui estime que les rapports du NII ne condamnent en aucun cas l'exploitation pratiquée par BNFL à Sellafield, ni non plus les contrôles et normes de sûreté. Pour M. Terry Wynn, les rapports recommandent des mesures que BNFL est maintenant en train de mettre en oeuvre. A sons avis, c'est une véritable injure pour les employés de Sellafield et leurs familles que des membres du Parlement européen parlent de corruption et de scandale à propos de la sûreté. Mme Margot Wallström, la Commissaire de l'UE chargée de l'environnement, a rappelé que selon le NII, l'utilisation de tous les assemblages combustibles Mox fabriqués à Sellafield était sûre et que lors d'un contrôle complémentaire, l'Euratom avait constaté que les données de qualité falsifiées n'avaient aucune influence sur la sûreté des transports. Elle estime que c'est la confiance dans la BNFL qui a subi le tort le plus grave.
Source
P.B./C.P. d'après NucNet du 18 mai 2000