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Le contingent d’athlètes anonymes qui s’est exprimé au micro de notre stagiaire ne veut pas retourner en Suisse. Ils et elles se disent « incapables » de réaliser la performance de respirer le même air que Marco Chiesa.
Tout a commencé après que la sprinteuse biélorusse Krystsina Tsimanouskaya a été placée sous la protection policière des autorités japonaises. Celle-ci avait refusé, quelques jours plus tôt, de rejoindre son pays sur ordre de sa fédération. Des bisbilles avec son entraineur l’obligeaient alors à effectuer un camp de vacances en Sibérie pour se ressourcer et elle devait passer chercher quelques affaires à son domicile de Minsk avant de s’y rendre. Or, la sportive ne l’entendait pas de cette oreille et quand bien même Carlos Ghosn – lui qui connaît le montant nécessaire à soudoyer les autorités japonaises – fut consulté par son ami Alexandre Loukachenko sur la meilleure façon d’affréter un avion-cargo dans lequel la sportive aurait été ligotée au sein d’une caisse en bois avec des trous, l’athlète parvint, en dépit de toute attente, à rester sur le sol japonais.
Une histoire pour le moins touchante qui en appela d’autres… Bientôt, en effet, la sprinteuse biélorusse fut suivie d’une joueuse de basket américaine défendant les droits des personnes racisées à manger des filets de poulet KFC sans être stigmatisées. Celle-ci fut succédée par une haltérophile hongroise défendant les droits des personnes LGBT à soulever de la fonte sans être qualifiées de strip-teaseur-eus-s. Progressivement, à la manière d’une série de dominos qui s’écroulent en entrainant dans leur chute les dominos suivants, chacun y alla de son combat : le droit de grève, pour les sportifs français ; le droit de se doper, pour les sportifs russes ; le droit de s’injecter du Spritz en intraveineuse, pour les sportifs italiens et même le droit de renfiler de la poudre tonique de Bolivie, pour les sportifs colombiens.
Bien que peu coutumiers des revendications sociales, les Suisses ont également souhaité exprimer une préoccupation qui les ronge jusqu’au point d’envisager de squatter le sol japonais bien après le terme des Jeux. S’ils étaient jusque-là parés à toute éventualité, il est un défi qu’ils ne se sentent pas prêts à relever : celui de cohabiter avec le président de l’UDC, Marco Chiesa. Pour eux, Marco pomperait bien trop d’air autour de lui pour qu’ils puissent s’entrainer dans des conditions optimales. Il en brasserait également beaucoup, ce qui empêcherait les athlètes de s’entrainer dans des conditions décentes. « C’est lui ou nous », ont conclu les quelques trente sportifs et sportives au terme d’un interview avec notre stagiaire. La réponse ne serait-elle pas un peu vite trouvée ?
La Rédaction.