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Dans certains cas, le droit à la correspondance peut être soumis à des restrictions. Les autorités peuvent ouvrir et lire ou censurer - et dans les cas extrêmes, confisquer - des courriers. Toute ingérence dans la correspondance doit être justifiée par des motifs clairement fixés par la législation ou les règlements de la prison et toute restriction doit avoir un objectif légitime. Cela peut inclure la protection de la sûreté et de la sécurité de la prison ou la nécessité d’éviter qu’une victime subisse un nouveau traumatisme ou d’empêcher une interférence avec une enquête ou un procès en cours.
Si les autorités estiment nécessaire d’ouvrir le courrier pour garantir la sûreté et la sécurité de la prison, cet objectif peut être atteint, dans la plupart des cas, en ouvrant un échantillonnage aléatoire du courrier, plutôt qu’en procédant à l’ouverture systématique de tous les courriers. Par mesure de sécurité, un·e superviseur·e ou un·e chef·fe de service doit être spécifiquement chargé·e d’ouvrir et d’examiner le courrier et cette personne doit être tenue par une obligation de confidentialité. Lorsqu’il est jugé nécessaire de lire, de censurer ou de confisquer la correspondance d’un·e détenu·e particulier/-ère, cette décision doit être ordonnée par une autorité indépendante, telle qu’un magistrat (voir ci-dessous «Personnes placées en détention provisoire »).
La confidentialité de la correspondance avec une « personne protégée », telle que l’avocat·e d’un·e détenu·e, doit être respectée. Si les autorités ont des raisons de croire qu’un courrier provenant d’une personne protégée contient un objet de contrebande - ou que la lettre ne provient pas, en réalité, du/de la correspondant·e protégé·e, celle-ci peut être ouverte, mais cela doit être fait en présence de la personne détenue et son contenu ne doit pas être lu. Si un courrier protégé est ouvert par les autorités, l’acte doit être consigné dans un registre.