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L’essentiel des pertes est à mettre sur le compte des catastrophes naturelles, soit 133 milliards, selon une version précoce de la traditionnelle étude Sigma publiée par Swiss Re.
Les catastrophes naturelles ou attribuables à l’homme se sont avérées moins onéreuses cette année qu’en 2018, tant en termes de dégâts économiques totaux que pour les pertes couvertes par les assureurs, selon une version précoce de la traditionnelle étude Sigma publiée jeudi par Swiss Re.
Le réassureur devise les pertes assurées annuelles à 56 milliards de dollars (quasiment autant en francs), contre 93 milliards en 2018 et 75 milliards en moyenne sur les dix dernières années.
Le total des pertes s’est de son côté établi à 140 milliards, contre 176 milliards et le nombre de décès attribuables aux catastrophes s’est tassé à 11’000 contre encore plus de 13’000 un an plus tôt.
L’essentiel des pertes est à mettre sur le compte des catastrophes naturelles, soit 133 milliards. La part de ce montant couverte par les assureurs a été allégée à 50 milliards, contre 84 milliards en 2018.
Les cyclones tropicaux ont fait des ravages dans plusieurs parties du globe. Sur la première partie de l’année, les cyclones Idai et Kenneth au Mozambique et dans les pays voisins ainsi que le cyclone Fani en Inde ont laissé derrière eux des destructions et près de 1400 victimes. «Les sinistres assurés ont été très modestes étant donné la faible pénétration de l’assurance dans les régions touchées», selon le communiqué.
Au second semestre, les Bahamas et la Caroline du Nord aux Etats-Unis ont été frappés par l’ouragan Dorian, qui a causé des pertes assurées de 4,5 milliards de dollars.
Le Japon a lui été affecté par deux typhons dévastateurs en peu de temps. Mi-septembre, le typhon Faxai a touché la région du Kanto, qui comprend la capitale Tokyo, conduisant à des pertes assurées estimées à environ 7 milliards de dollars. En octobre, son homologue Hagibis a frappé la même région et au-delà pour des pertes assurées estimées à 8 milliards.
L’année a aussi été marquée par des vagues de chaleur, des sécheresses et des incendies dévastateurs en Australie, au Canada, aux Etats-Unis, en région amazonienne ou encore en Sibérie. Des inondations et de fortes pluies de mousson mais aussi la grêle et des orages ont accablé plusieurs parties du globe, causant des dommages aux biens, véhicules et à l’agriculture.
«Les risques secondaires représentent plus de 50% des pertes assurées mondiales dues aux catastrophes naturelles cette année», selon Swiss Re.
«Il y a davantage de preuves scientifiques montrant que le changement climatique a une incidence sur la fréquence et la gravité des périls secondaires, ce qui justifie que l’on se concentre davantage sur la recherche. Pour les risques primaires comme les typhons, la science est bien moins concluante», a expliqué Martin Bertogg, à la tête de la division Catastrophe Perils au Swiss Re Institute.