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|Contes et parodies|

Rappelez-vous! Les contes qui ont bercé votre enfance ...
Retrouvez-les ici, maltraités avec humour, ce sont nos parodies.
Ou découvrez-en de nouveaux; nous avons aussi créé de toutes pièces des textes inédits.
Le tout sous la direction de notre maître de français, M. F. Schaeffer, et la complicité de notre maîtresse d'arts visuels, Mme C. Adatte.
Bonne lecture,
Les 8MA4

proposé par Arnaud

Il était une fois, au bord d'une forêt d'un pays lointain, dans une petite maison, trois jeunes enfants. Jean l'aîné, était paresseux et vilain, le cadet, Jo, était fainéant et impoli et le dernier, Jack, était généreux et courageux. Leur mère était très âgée, elle avait de longs cheveux gris qui lui arrivaient à la taille. Gentille et agréable, elle aimait ses enfants. Leur père était mort depuis longtemps déjà, il était très vieux. Depuis ce jour, leur mère travaillait dur pour que sa famille puisse vivre, mais plus le temps passait, plus la famille devenait pauvre.
Un jour, leur maman décida d'abandonner ses enfants dans la forêt.
-Ne bougez pas d'ici, je reviendrai plus tard.
Et elle partit, en laissant les enfants tout seuls dans la forêt.
Mais les enfants, en attendant leur mère, découvrirent une grotte sous le rocher où ils étaient assis. En entrant dans la grotte, ils découvrirent trois chemins. Le premier des frères, Jean, qui était paresseux, dit:
-Moi, je vais prendre le chemin qui grimpe!
Et il prit le chemin qui grimpait.
Le premier arriva dans une salle. Il y avait, au milieu de la salle, un coffret doré. Dans le coffret doré, il y avait sept pommes de cristal, plus belles les unes que les autres. Jean n'hésita pas un instant, il prit les sept pommes de cristal et les mit dans une de ses grandes poches de paysan. Mais elles étaient trop lourdes et Jean ne réussit pas à les transporter. Donc, Jean, le paresseux, se dit qu'il partirait à la maison chercher ses frères, pour l'aider à porter les sept pommes de cristal. Mais dès qu'il franchit la porte, une voix grave retentit:
-Malheur à toi, étranger, car les sept pommes de cristal peuvent exaucer tous les v?ux de celui qui les possède!
Et là, un gros rocher tomba et bloqua l'entrée de la salle.
Jean se maudit d'être aussi paresseux. Il sortit tout triste de la grotte et s'assit sur le rocher en attendant ses frères.
Le deuxième, Jo, était lui aussi, arrivé devant la grotte; il entra. Au milieu de la salle, il y avait le petit coffret doré, Jo l'ouvrit. Jo trouva comme son frère les sept pommes de cristal, il les prit et les mit dans ses poches de paysan. Mais elles étaient trop lourdes! Alors, Jo, le fainéant, se dit qu'il irait chercher, à la maison, un sac pour les transporter, mais dès qu'il franchit la porte, une voix retentit:
-Malheur à toi, étranger, car les sept pommes de cristal devaient exaucer tous les v?ux de celui qui les porte!
Et là, un gros rocher tomba et bloqua l'entrée de la salle. Jo se maudit d'être aussi fainéant. Il sortit tout triste de la grotte et s'assit sur le rocher en attendant l'arrivé de ses frères.
Le troisième, Jack, était arrivé devant la grotte, il entra. Au milieu de la salle, se trouvait le petit coffret doré, il l'ouvrit. Jack découvrit les sept pommes de cristal, il les prit et les mit dans ses poches. Mais elles étaient trop lourdes! Alors, Jack réfléchit et pensa à ses frères et à sa maman, Jack en prit quatre, une pour chacun d'eux. Il abandonna le reste des pommes de cristal et les transporta, courageusement. Mais dès qu'il franchit la porte, une voix retentit:
-Bonheur à toi, étranger, car les sept pommes de cristal peuvent exaucer tous les v?ux de celui qui les porte! Comme tu as fait preuve de générosité et de courage, je vais alléger ta tâche et rendre le coffret aussi léger qu'une plume! Adieu, ami, et fais bon usage des sept pommes de cristal.
Et là, un gros rocher tomba et bloqua l'entrée de la salle à jamais. Jack fier de lui, sortit de la grotte à la rencontre de ses frères. Arrivé dehors, ses frères l'attendaient.
-J'ai réussi à prendre quatre pommes de cristal, pour chacun de vous! répondit Jack.
Un instant plus tard, leur mère vint, les larmes aux yeux, en leur disant:
Mais Jack lui répondit:
-Mais non, maman, regarde ce que l'on a trouvé!
Et il donna une pomme de cristal à sa maman.
-Merci mes chéris. Maintenant, rentrons à la maison! dit-elle d'une voix pleine de gentillesse.
Ils rentrèrent à la maison et firent chacun un v?u, devant leurs pommes de cristal.
-Je veux être le plus riche du monde! dit il d'une voix forte.
Et là, la pomme de cristal s'illumina et se changea en un immense tas d'or et de diamants. Et il devint plus riche qu'un roi.
Le deuxième frère, Jo, s'avança et fit son v?u:
-Je veux être le plus beau du monde! dit il d'une voix assurée.
Et là, soudain, la pomme de cristal s'illumina et se changea en un bol transparent, il le but. Et sous le regard ébahi de ses frères, ses cheveux devinrent brillants et soyeux, tandis que son corps gonflait et devenait très musclé. Il devint le plus bel homme du monde.
Le troisième frère, Jack, fit un v?u lui aussi:
-Je veux avoir les mêmes dons que mes frères ont reçus, dit il, très malin.
Et voilà qu'un gros tas d'or apparut à côté de Jack, et la pomme de cristal se changea en verre d'eau, qu'il but directement. Ses cheveux devinrent brillants et soyeux, tandis que son corps gonflait et devenait très musclé.
Leur mère fit elle aussi un v?u.
-Je souhaite le bonheur de mes enfants! dit-elle d'une voix claire.
Et ils vécurent heureux jusqu'à la fin des temps...

proposé par Chantal

Parodie de la Belle au Bois dormant
Il était une fois un roi et une reine. Chaque jour, ils se disaient:
-Ah! si seulement nous avions un enfant.
Mais ils n'en eurent toujours pas.
Un jour, la reine était au bain de boue. Un cochon, nommé Tire-Bouchon, bondit hors de la boue et lui dit:
-Ton v?u sera exaucé. Avant qu'une année se soit écoulée, tu mettras une fillette au monde.
Ce que Tire-Bouchon avait prédit se produisit plus ou moins. À la place d'une fille, elle en eut deux. Les parents décidèrent d'organiser une grande fête. Ils invitèrent tout le royaume, quelques rois d'autres contrées et des fées pour qu'elles soient favorables aux jumelles. Il y en avait treize dans le royaume. Mais le couple royal étant très superstitieux, ils n'invitèrent que douze fées. La fée qui avait la moins bonne réputation ne fut pas invitée.
À la fin du repas, les fées s'approchèrent des berceaux où étaient posées Julie et Maryne, les filles du roi, pour leur offrir de fabuleux cadeaux, qui leur serviraient toute leur vie. Une des fées offrit aux jumelles la beauté, une autre la richesse, la suivante la compassion et ainsi de suite, jusqu'à ce que les douze fées soient passées.
Elle s'approcha de l'endroit où était installé Maryne et dit d'une voix forte de façon à ce que tout le monde l'entende:
-Maryne, la fille du roi, dans sa quinzième année se fera piquer par un hérisson.
-Ma chère enfant, ton destin ne sera pas le même que celui de ta s?ur. Au contraire, c'est toi, en partie, qui provoquera le fait que Maryne s'endorme dans un sommeil infini. Pendant ce temps, tu gouverneras ce royaume avec mon aide.
Puis dans un long rire aigu, la sorcière s'en alla dans un nuage de fumée verte. Le problème étant qu'elle n'avait pas jeté de sort à Julie, ce qui annula tous les autres dons qui lui avaient été offerts.
La dernière fée qui avait donné à Julie son cadeau se dirigea vers Maryne. Quand elle se trouva devant le berceau, elle lui dit:
-Ce ne sera pas un sommeil infini, il durera 100 ans et tout le royaume t'accompagnera dans sa longue sieste.
Le roi voulant préserver Maryne, il envoya sa s?ur dans un orphelinat en espérant qu'elle serait adoptée par une bonne famille et qu'elle ne rencontrerait jamais sa s?ur. Il ordonna que tous les hérissons soient tués. Julie, de son côté, avait été recueille par un groupe de paysannes travaillant à la campagne. À huit ans, elle adopta Arnold, un hérisson retrouvé mourant et traqué par des chasseurs sur ordre du roi. C'est ainsi qu'elle commença son élevage.
Pendant la quinzième année des filles, le roi et sa femme quittèrent leur demeure pour aller à un bal. Maryne, après avoir visité tout le château et fait toutes les choses à sa disposition, décida d'aller dans la forêt.
Au même moment, une vieille passa devant la maison de Julie. Elle alla toquer à la porte de la maisonnette. Julie alla ouvrir et en voyant qui était en face d'elle, elle demanda:
-Bonjour, cherchez-vous quelqu'un?
-Bonjour, ma petite, je crois que j'ai trouvé. Tu t'appelles bien Julie?
-Heu... Oui, en effet. Et vous, qui êtes vous?
-Je suis simplement quelqu'un qui a entendu dire que tu avais quelques hérissons. Et j'aurai aimé les voir.
-Je veux bien vous les montrer, si ça vous intéresse autant.
Julie, fascinée par ses protégés, l'emmena dans leur enclos, derrière la maison. En lui racontant toute la vie des plus vieilles bêtes. Elles entrèrent dans la cage. Julie l'avertit:
-Ne levez surtout pas ce levier, sinon... Bref, ne le faites pas.
-Bien entendu. Pourrions-nous les nourrir?
-Bonne idée! Restez là. Je vais chercher les limaces.
Pendant que Julie se dépêchait chez elle, la vieille appuya sur le levier. Et les mille deux cent quatre-vingt-neuf hérissons du royaume roulèrent le long de la colline comme un raz-de-marée. Maryne, qui se promenait sur le chemin au bas de la colline, fut submergée par les animaux. Et inévitablement, elle fut piquée et la prophétie se réalisa.
Julie, qui venait d'assister au désastre, cria et fondit en larmes. Autour d'elle, tout s'était arrêté. Seules Julie et la sorcière pouvaient se mouvoir dans tout le royaume.
La personne voulant s'y aventurer était un paysan, Cyril. Un jour, où il rentrait chez lui avec la moisson du jour, il rencontra un vieil homme égaré. Il était dans les environs quand le sort avait été jeté, mais assez loin pour que ça ne l'affecte pas entièrement. Alors le paysan décida de partir délivrer Julie. Personne n'était au courant que Maryne était dans cet état.
Arrivée devant la muraille végétale, il essaya plein de moyens d'y pénétrer, pendant plusieurs jours. Il tenta par exemple de la trancher avec son épée, mais elle se transforma en marshmallow; de l'escalader, mais il abandonna vite. Bref, dans une dernière tentative, il tourna pendant cinq jours autour du périmètre en pensant à son but, et ça marcha.
Au bout du septième tour, une porte apparut. Il y entra et vit une maison au milieu d'une clairière. Il s'en approcha prudemment et alla toquer. Julie vint ouvrir. Folle de joie, elle l'invita à entrer et lui prépara à manger. Après qu'il se soit reposé chez elle et qu'ils eurent parlé de la prophétie que la fée lui avait racontée, ils décidèrent de reprendre possession du royaume, de déloger la fée et de trouver une solution pour réveiller tout le monde.
Une nuit, pendant que la fée dormait, Julie et Cyril pénétrèrent dans le château pour aller essayer de détruire sa baguette, dans l'espoir d'annuler ces sorts et de résoudre tous leurs problèmes. La fée, qui dormait profondément, ne les entendit pas entrer. Ils cassèrent la baguette. La seconde suivante, la fée essaya de leur jeter des sorts, mais sans effet. Julie et Cyril la poussèrent par la fenêtre. Quand ils regardèrent quelques secondes plus tard, elle n'était plus là. Le reste de son pouvoir lui avait sauvé la vie, en la faisant se volatiliser.
Depuis ce jour, ils vécurent ensemble, se marièrent et eurent de nombreux enfants. Ils ramenèrent chaque habitant endormi chez soi. Et au bout de cent longues années, tout le royaume s'éveilla, comme au bout d'une nuit. Mais le couple et leur génération s'endormirent à tout jamais.
Maryne trouva un époux, et ils vécurent heureux et eurent plein d'enfants. Dont une fille, Julie.

proposé par Aurélie

Parodie de Raiponce

Il était une fois un homme et sa femme qui avaient depuis longtemps désiré avoir un enfant, quand enfin la femme fut dans l'espérance et pensa que le Seigneur avait bien voulu accomplir son v?u le plus cher.
Une des fenêtres qui illuminaient leur petite maison, donnait sur le jardin d'une vieille grand-mère aux cheveux longs, roses et crépus. Cette vieille dame était créatrice de shampoings. Ses dernières créations étaient un shampoing à base de salade verte, qui rendait la chevelure longue, blonde et toute brillante, un autre à base de plumes de canari pourri, d'une couleur noire, qui la rendait horrible et pleine de pellicules. Elle distribuait des échantillons de ses nouveautés, dans le village, à tous les passants et aussi à ses voisins. Donc l'homme offrit à sa femme le shampoing à la salade verte. Elle l'utilisa tout de suite. Aucun effet ne se produisit sur sa chevelure, courte et sèche comme la paille. Alors, elle l'utilisa pendant trois mois mais toujours rien, malgré son insistance.
Son ventre grossit de plus en plus. Elle fut enfin sûre et certaine qu'elle était enceinte. Une envie de salade verte l'attaqua au plus profond d'elle. Malheureusement, le couple n'avait jamais eu de salade verte dans son jardin. Regardant par la fenêtre, l'homme vit plein de salades vertes dans le jardin de leur voisine, la créatrice de shampoings. Il décida de combler l'envie de sa femme, donc d'entrer dans le jardin et d'y chiper au moins une salade en cachette, quand tout à coup, la vieille femme le surprit en plein délit et lui dit:
-Pourquoi prends-tu mes belles salades vertes?
Il répondit:
-Car ma femme est enceinte et elle a une profonde envie de salade verte!
Alors la vieille lui proposa d'une voix machiavélique:
-Dans ce cas, continue de te servir, mais l'enfant que ta femme porte m'appartiendra. Ah! Ah! Ah!
L'homme rentra chez lui et offrit les salades vertes à son adorée, puis lui expliqua l'énorme problème. Sa femme avait tellement envie et besoin de ces salades vertes, qu'elle accepta le marché.
Neuf mois plus tard, une petite fille naquit. À peine le bébé sorti, la vieille était déjà là, pour récupérer la petite. Elle annonça en prenant l'enfant:
-Salade Verte m'appartient maintenant! Mouahahahaha!
Puis en partant, elle murmura:
-Les salades vertes vous appartiennent!
La mère biologique de Salade Verte n'eut plus d'envie folle de salade verte, bien au contraire, elle en vomit tous les jours!
Seize années plus tard, Salade Verte fêta ses seize ans. Sa nouvelle mère lui avait seulement offert un shampoing. Un magnifique présent, mais dont personne, à part la vieille, ne connaissait les effets.
Ce produit devrait rendre les cheveux secs, cassants, pouilleux et extrêmement laids. Salade Verte n'en sachant rien, et espérant un effet contraire, l'appliqua. Le soir même, Salade Verte avait les cheveux parfaitement lisses, soyeux et ils poussèrent immédiatement. La vieille, énervée, enferma la jeune fille dans une immense tour, éclairée d'une seule petite fenêtre.
Un jour, à peine eut-elle fini de créer un shampoing, qu'elle cria:
-Salade Verte! Balance-moi tes cheveux!!!
Un jeune prince qui passait par là observa la scène. Il fut très intrigué par cette belle et soyeuse échelle de cheveux foncés. Il se demanda s'il pouvait lui aussi monter là-haut!
Dix jours plus tard, le prince revint et annonça haut et fort:
-Salade Verte! Balance tes cheveux !!!
Salade Verte les lança, puis il monta. Arrivé en haut, il admira la magnifique jeune fille, il en resta bouche bée, elle était si sublime.
-Bonjour, je suis le Prince Concombre. Et vous, vous êtes? s'exclama-t-il.
-Enchantée, je suis Salade Verte! répondit-elle.
La sorcière arriva par une entrée dissimulée, jamais découverte jusqu'à maintenant. Elle surprit les deux jeunes gens en train de flirter. Elle s'énerva, prit une paire de ciseaux, coupa les cheveux de Salade Verte et ajouta sur son crâne un shampoing qui donne beaucoup de pellicules. La vieille poussa le prince par la fenêtre, il tomba sur la maison des parents biologiques de Salade Verte et devint paralysé, sourd et muet. Il ne lui resta que la vue.
Salade Verte avait gardé un peu du shampoing reçu à son anniversaire, elle se l'appliqua et ses cheveux furent comme avant.
Elle descendit par l'entrée cachée et courut vers le prince. Tout à coup, Salade Verte vit tout noir et rose. Quand tout redevint normal, le prince allait bien, il marchait, parlait...
Le Prince Concombre et la Princesse Salade Verte vécurent heureux et eurent plein d'enfants.

proposé par Alice

Il était une fois, une jeune fille nommée Claire. Du haut de ses dix-sept ans, elle avait de longs cheveux blonds et des yeux verts. Elle laissait souvent ses cheveux libres, car ses oreilles étaient quelque peu disproportionnées par rapport à la finesse de son visage.
Elle faisait preuve d'une grande maturité pour son âge car, avant d'être recueillis par son oncle, elle et son frère avaient erré dans la rue pendant plusieurs mois.
Son frère, Dimitri, était âgé de quatorze ans. Il avait les cheveux et les yeux bruns.
Ils avaient d'abord fréquenté pendant un mois un orphelinat, puis leur oncle était venu les chercher un matin de printemps.
C'était un homme d'une cinquantaine d'années, grand et maigre. Son visage était creux et ses petits yeux noirs enfoncés. Il habitait une grande demeure dans un quartier chic de la ville. Claire et Dimitri avaient d'abord trouvé l'endroit génial pour d'interminable parties de cache-cache mais, plus le temps passait, plus ils trouvaient l'endroit sombre et froid. Leur oncle était devenu strict et il n'hésitait pas à les frapper au moindre petit problème.
Tout commença un matin d'hiver. Sur les ordres de son oncle, Claire dut préparer un gâteau. Elle lâcha malencontreusement deux ?ufs qui vinrent se briser sur le sol, répandant leurs liquides jaunes et gluants.
Son oncle entra dans une colère noire et manqua la frapper. Elle monta se réfugier dans sa chambre, terrorisée.
Elle s'assit sur son lit, ses genoux serrés contre sa poitrine. Dimitri, ayant entendu les cris, monta voir sa s?ur. Il la trouva, blottie contre le mur. Elle tremblait de tous ses membres. Il vint s'asseoir à côté d'elle. Ils restèrent ainsi pendant une demi-heure.
L'écriture était celle d'une femme. Le message était accompagné d'une carte, mais il n'arrivait pas à savoir ce qu'elle représentait.
Le billet disait que leurs parents étaient bel et bien morts dans un accident de voiture mais que, en partant, ils leur avaient laissé une importante somme d'argent.
Leur oncle partit, tôt dans la matinée, pour se rendre en ville. Claire et Dimitri prirent un sac et une veste et marchèrent jusqu'à la place centrale. Ils s'arrêtèrent sur la dalle indiquée dans la lettre et attendirent quelques instants.
Soudain, un cri aigu et perçant, qu'eux seuls avaient l'air d'entendre, retentit. Ils n'eurent pas le temps de se boucher les oreilles que le sol s'effondra sous leurs pieds. Ils furent, en une seconde, engloutis par les profondeurs de la terre.
Claire se redressa, sa tête lui tournait. Elle faillit retomber en voyant une gigantesque fontaine identique à celle de la place centrale. Elle constata qu'elle était arrivée sur une dalle fracturée.
Claire et Dimitri reprirent leurs esprits. Ils commencèrent à marcher. Ils arrivèrent bientôt à une cabane, où ils décidèrent de passer la nuit. Dimitri prit son sac comme oreiller. Quand il y appuya la tête, un bruit de feuilles se chiffonnant parvint à ses oreilles.
"Le message!" se dit-il.
Il ouvrit son sac et en sortit la lettre. Il la déplia et un autre papier tomba. C'était la carte! Il la regarda.
Il reconnut sans peine la fontaine et la forêt; la carte représentait le pays où ils avaient atterri.
Le lendemain matin, ils se remirent en marche. Ils cheminaient depuis environ deux heures, quand ils croisèrent un nain. Ils lui demandèrent leur chemin. Étrangement, le nain ne leur répondit pas, mais commença à parler dans une langue incompréhensible. Ils passèrent rapidement leur chemin et arrivèrent dans un petit village. Ils entrèrent dans une maison où se trouvait une femme affairée à la cuisine.
Ils prirent peur et se hâtèrent de quitter la maison.
Est-ce que tout le monde parlait comme ça? Ils continuèrent leur route et arrivèrent sur une colline. En bas, ils découvrirent l'immense palais. Ils se dépêchèrent d'y entrer.
À leur plus grand étonnement, la porte du bâtiment était gardée par deux trolls.
Quand ils reprirent leurs esprits, Claire crut rêver. Elle voyait le visage de sa mère, au-dessus d'elle, mais terriblement amaigri. Elle se redressa et lui sourit:
-Maman? essaya-t-elle.
La mère ne répondit pas, mais s'approcha de Claire et Dimitri et les serra dans ses bras.
Après que sa mère eut repris ses esprits, elle leur expliqua que leur père était mort des suites de travaux pénibles.
Elle leur expliqua également que leur oncle était derrière tout ce complot et que c'était également lui qui leur avait transmis le message pour les faire emprisonner. Elle leur dit aussi que la reine du palais était enfermée quelques cachots plus loin et qu'elle avait perdu son royaume peu de temps avant l'arrivée de leurs parents au château.
Ils mirent au point un plan pour s'évader. Ils décidèrent de s'y prendre pendant la nuit, lorsque les trolls gardiens des cachots dormiraient.
La nuit venue, ils mirent leur plan à exécution.
Comme un coup de pouce du destin, leur plan marcha à merveille, ils délivrèrent également la reine. Ils se rendirent dans la grande salle. Le trône était libre et la salle vide. La reine s'approcha d'une brique du mur et la tapota. À la plus grande surprise de Claire et Dimitri, la brique s'enfonça dans le mur et une cavité se forma.
-Je l'ai cachée ici quand j'ai su que j'allais être attaquée, dit-elle simplement.
Ils mirent au point un nouveau plan pour, cette fois-ci, attaquer le désormais chef du royaume, l'oncle de Claire.
Dimitri fit une proposition qui fut acceptée à l'unanimité.
Le quatuor se dirigea, Claire à la tête du groupe, vers la chambre de son oncle.
Une fois tout cela terminé, elle voulut absolument faire quelque chose pour Claire, Dimitri et leur mère.
Ils réfléchirent un instant et se regardèrent, un sourire aux lèvres.
-Je crois que je n'aurais même pas besoin de vous le demander. Je le fais spécialement pour vous, car vous m'êtes très chers.
Elle marmonna une formule et, soudain, une forme apparut d'abord flou, puis de plus en plus net, une forme d'homme. Leur père!
Ils se précipitèrent dans ses bras et, depuis ce jour, ils vécurent heureux au palais, avec la reine, et ne se séparèrent plus jamais.

proposé par Basile

Parodie du Petit Chaperon rouge

Il était une fois, une petite fourmi rouge. Elle était très appréciée dans la fourmilière. Elle avait une grand-mère fourmi qui vivait loin de la fourmilière et elle allait régulièrement lui apporter à manger dans le grand arbre où elle vivait.
Un jour sa mère lui dit:
-Tiens, apporte ce pot de confiture et ce pain à ta grand-mère et fais bien attention, reste sur le sentier.
Le lendemain, la petite fourmi se mit en route très tôt. Elle marcha un bon moment. Soudain, elle vit un géant.
-Bonjour à toi, petite fourmi, dit le géant.
-Bon... Bonjour, dit-elle, qui êtes-vous?
-Je suis une gentille bête, répondit le géant.
Le géant n'était pas un géant. C'était le grand méchant Piaf. Le grand méchant Piaf se dit que pour trouver la fourmilière d'où venait la petite fourmi rouge, il fallait la suivre discrètement.
-Je dois partir, dit-il. Au revoir, petite fourmi, lança-t-il d'un ton mielleux.
Il s'envola et suivit la fourmi à distance.
La fourmi rouge allait arriver chez sa grand-mère, quand elle aperçut l'ombre de l'oiseau sur le sol. Elle eut très peur et accéléra le pas. Mais l'oiseau se rapprochait d'elle et elle comprit qu'il voulait la manger. Elle courut le plus vite possible pour une fourmi, elle se retourna en courant et aperçut le grand méchant Piaf qui fondait sur elle. Paf, elle se cogna violemment contre un grand machin rose. Choquée et semi consciente, la petite fourmi essaya d'écouter et de voir ce qui se passait.
Le grand méchant Piaf arrivait à vive allure sur l'énorme truc rose qui n'était autre qu'un cochon. Le grand méchant Piaf ralentit et atterrit juste devant le cochon.
-Pousse-toi de là, dit le Piaf.
-Pourquoi? Pour que tu manges cette fourmi? répondit le cochon. Tu peux rêver.
-Et tu vas faire quoi pour m'en empêcher? Je te rappelle que tu n'es qu'un jambon sur pattes.
-Oui, mais un jambon sur pattes dix fois plus grand que toi, lança le cochon.
-Peut-être, mais moi, je t'ai vu lire Playpig et je ne suis pas le seul à savoir que ce n'est pas un magazine de bricolage, ni de cuisine, railla le grand méchant Piaf.
Le cochon rougit, enfin, autant que possible pour un cochon. Il partit en pleurant et en criant qu'il voulait sa maman.
"À nous deux," pensa le Piaf. Mais il était déjà midi passé et le grand méchant Piaf avait l'habitude de faire une sieste. Alors il s'endormit.
Quand le Piaf se réveilla, la fourmi n'était plus là. Elle s'était réfugiée chez sa mère-grand, dans le grand arbre au bout du chemin. Le grand méchant Piaf était affamé. Il était tellement affamé que sans réfléchir, il se lança sur le grand arbre au bout du chemin. Il se dit qu'avec un peu de chance, son bec traverserait l'écorce au bon endroit et il pourrait manger les deux fourmis. Mais malheureusement, son bec se planta dans les toilettes des fourmis. La grand-mère fourmi venait de sortir des toilettes et ça sentait la... non, disons que ça sentait le... non, ça sentait... vous savez ce que ça sentait... Ça sentait tellement fort que l'oiseau s'évanouit.
L'oiseau reprit conscience quelques minutes après, furax, il se débattit férocement et se libéra de l'écorce qui le retenait prisonnier. Il vit les deux fourmis qui se prélassaient dans une flaque en bas de l'arbre. Il fonça sur elle en piqué, se redressa juste au bon moment pour pouvoir les engloutir voracement. Le grand problème pour le grand méchant Piaf, car il y avait un problème, était qu'il n'avait pas mâché et les fourmis criaient à l'aide. Au même moment, le chasseur de la forêt des contes des animaux passait tout près du Piaf, deux têtes d'homme à la main. Le chasseur de la forêt des contes des animaux, c'est un cheval qui tient debout sur ses deux pattes et est toujours armé de son vieux fusil. Quand il entendit les appels, il se posta derrière un arbre et tira dans la tête de l'oiseau. Ce geste peut paraître cruel, mais le seul moyen de tuer un animal de la forêt des contes est de le manger.
Le chasseur s'approcha de l'oiseau semi mort et ouvrit son ventre avec un couteau pointu. Les fourmis sortirent du ventre de l'oiseau pendant que le chasseur remplissait la tête du Piaf avec des cailloux, comme ça il ne pourrait plus voler. Les fourmis remercièrent le chasseur et partirent à la fourmilière.
Elles vécurent heureuses, mais je ne peux pas vous dire qu'elles se marièrent et eurent beaucoup d'enfants, car elles étaient grand-mère et petite-fille et les grands-mères ne se marient pas avec leurs petites-filles!