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Approche myofasciale dans la prise en charge des céphalées de tension : ce que dit la science
Rev Med Suisse
2020; volume 16.
600-605
Résumé
Les céphalées de tension (CT) sont très fréquentes dans notre société. Les théories les plus récentes sur la génération des CT suggèrent que la composante myofasciale, via les points gâchette, ou trigger points (TP), soit à l’origine de signaux nociceptifs de la périphérie vers le système nerveux central (SNC). Cette nociception pourrait provoquer une sensibilisation du SNC et des céphalées. Les études montrent que pour les CT, l’identification et le traitement des TP sont des options thérapeutiques valables. Parmi les techniques de traitement, le dry needling (DN) et la compression ischémique (CI) semblent être les plus efficaces. Ces techniques peuvent être acquises rapidement et appliquées par tout médecin.
IntroductionSelon l’International Headache Society (IHS), la prévalence des CT (céphalées de tension) au cours de la vie se situe entre 30 et 78 %.1 Un article de la Revue médicale suisse paru en 2000 estimait à 4-5 % la prévalence des céphalées chroniques dans la population générale.2 Parmi ces personnes, 51,7 % remplissaient les critères diagnostiques des CT chroniques selon l’IHS. Les thérapies musculaires, myofasciales et les TP (trigger points ; points gâchette) sont de plus en plus intégrés dans le traitement des CT, en complément de l’approche médicamenteuse. Quelles sont les connaissances actuelles sur ces techniques ? Leur efficacité est-elle prouvée ?Trigger points myofasciauxLes docteurs Travell (médecin du Président J.-F. Kennedy) et Simons (médecin de la NASA) ont été parmi les premiers à utiliser le terme TP dans les années 1950.3 Ils définissent le TP comme une zone d’hyperexcitabilité située dans un cordon musculaire induré qui est localement hypersensible à une st...