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Le Parti libéral-radical genevois présente trois candidats pour le Conseil d'Etat. Actuellement, la formation de droite dispose de deux représentants au gouvernement. En présentant un ticket à trois, sur une liste commune avec les deux ministres démocrates-chrétiens actuellement en fonction, les libéraux-radicaux espèrent bel et bien récupérer le troisième siège qu'ils ont perdu en 2013.
Le PLR revendique donc trois sièges, sans toutefois préciser à qui il souhaite subtiliser le troisième. «Ce seront les électeurs qui décideront», me dit-on. En définitive, c'est une évidence. Mais en tant que parti, le PLR a sans doute une stratégie un peu plus développée, non?
Ne souhaite-t-il pas annoncer clairement la couleur? Parmi tous les conseillers d'Etat actuellement en poste et qui se représentent, il y en a bien un-e dont le bilan n'a pas les faveurs des libéraux-radicaux, n'est-ce pas? Le contraire serait surprenant. A moins que de manière officieuse, la cible fasse partie de l'alliance commune PLR-PDC (l'Entente), en la personne de l'un des deux magistrats démocrates-chrétiens.
Mais qui sait, le PLR n'a peut-être tout simplement pas de stratégie...
Grégoire Barbey
Photo de gauche à droite: Alexandre de Senarclens, président du PLR, Nathalie Fontanet et Pierre Maudet, conseiller d'Etat sortant