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Premier tome, couronné pas de nombreux prix outre-Atlantique, d'une trilogie, La Justice de l'ancillaire suit le chemin vers la vengeance d'une IA de vaisseau de guerre.
Le vaisseau "Justice of Toren" a passé plus d'un millénaire à servir l'Empire du Radch d'annexion de planète en annexion. Composé d'un équipage humain et de plusieurs corps (des prisonniers lobotomisés) qu'elle peut contrôler (les ancillaire qui sont des extensions d'elle-même), le vaisseau était un puissant vaisseau de guerre et de pacification. Aujourd'hui détruit, il ne reste de "Justice of Toren" qu'un ancillaire qui recherche depuis vingt ans un moyen de pouvoir tuer une Anaander Mianaai (le seigneur du Radch dont la conscience est distribuée entre plusieurs ancillaires).
Le roman débute alors que l'ancillaire est sur le point de mettre la main sur une arme capable de l'aider à accomplir la mission qu'elle s'est donnée. L'ancillaire, sur une planète loin de tous, trouve un de ses anciens lieutenants qui a passé plusieurs centaines d'années en animation suspendue dérivant dans l'espace. Ce premier tome se concentre sur la vengeance de l'ancillaire et sur les raisons qu'il la pousse à vouloir se venger.
Si j'ai apprécié la lecture de La Justice de l'ancillaire, j'ai un faible pour les IA de vaisseau, et qu'objectivement le roman est bien écrit; force m'est d'admettre qu'Ann Leckie produit ici une SF militariste somme toute assez classique et peu imaginative dans sa conclusion. Le gimmick consistant à ne pas distinguer le genre des protagonistes dans l'histoire (l'Empire Radch ne fait pas la distinction) a surtout fait couler pas mal d'encre chez nos voisins américains mais, en soi, n'apporte pas vraiment un plus à l'histoire. Au final, donc, un roman sympathique mais classique.