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Connaissez-vous le sous-lieutenant Kostrowitzky, surnommé Cointreau-whisky dans les tranchées ? Il s’agit en fait de l’un des plus grands poètes français de tout les temps : Guillaume Apollinaire.
Guillaume Apollinaire dans les tranchées
Il s’engage volontairement dans l’armée française après avoir demandé la nationalité, l’obtenant en 1915 et partant pour le front dès le mois de Mars.
Dans ce roman, que nous commençons en 1916, à peine quelques jours avant qu’un éclat d’obus ne l’atteigne à la tempe, Guillaume Apollinaire est sous-lieutenant, fiable et engagé sans être un fervent patriote. Tout comme ses contemporains et amis Picasso et Jean Cocteau, pour nous tous cette question se pose : pourquoi cet homme, ce poète avant tout, s’engage-t-il volontairement dans cette guerre meurtrière ? La poésie n’est-elle pas l’expression de la beauté, de la douceur, prônant le libre arbitre et les libertés individuelles ? Pourquoi avoir choisi le fusil plutôt que la plume ?
Tout au long du compte à rebours avant l’impact fatal, Raphaël Jérusalmy nous fait comprendre la puissance créatrice que le poète ressentait en vivant ces moments comme suspendus entre la vie et la mort. Les jours passés auprès des Poilus dans ces tranchées infestées, guettant le soleil levant, le chant des oiseaux, des couleurs trahissant la grisaille … le moindre signe d’une vie au sein de la mort permettait à Guillaume Apollinaire d’éveiller les mots, accouchant de sublimes poèmes.