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Maya Pedersen a parfaitement maîtrisé ses nerfs, à l'occasion de
l'épreuve olympique disputée sur la piste de Cesana Pariol. En tête
après le passage initial, la Bernoise n'a pas craqué en seconde
manche. Pour la première fois depuis l'ouverture des Jeux
olympiques de Turin, l'hymne national helvétique a résonné.
Depuis cinq ans exilée en Norvège, la patrie de son entraîneur
de mari, l'Oberlandaise a ainsi effacé la grosse désillusion
enregistrée à Salt Lake City en 2002. Dans l'Utah, elle avait
succombé à la pression en première manche. Septième, elle s'était
alors montrée la plus rapide lors de sa seconde descente pour
finalement échouer à deux encablures de l'estrade.
Maya presque retraitée
Devenue maman d'une petite Miriam en 2004, Maya
Pedersen avait failli mettre un terme à sa carrière, avant de
décrocher un deuxième titre mondial à Calgary, l'hiver dernier. Une
fois son exploit accompli, Maya l'athlète laissait parler son coeur
de femme: «Je vais rentrer le 20, afin d'offrir ma médaille à ma
fille. Elle fêtera son deuxième anniversaire le 22 février».
Dans la foulée, elle rendait encore hommage à son mari
Snorre: «Cette médaille lui appartient aussi. Sans lui,
sans son soutien et son travail, je ne l'aurais jamais remporté»,
affirmait-elle tout sourire.
Une incroyable première manche
Revenant sur sa course, elle estimait avoir fait le plus dur en
première manche: «Après cette descente, j'étais persuadée que l'or
ne pouvait pas m'échapper. Il me suffisait de produire une manche
normale pour m'imposer», analysait-elle.
Contrairement à l'Allemande Diana Sartor,
deuxième à mi-course et finalement quatrième, la Bernoise n'a pas
faibli sur le coup des 19 heures. «J'ai commis quelques petites
erreurs sur la partie médiane du tronçon, mais c'était correct»...
Et même plus que ça, puisque Maya Pedersen s'est payé le luxe de
signer le meilleur temps lors de ses deux manches pour finalement
laisser sa dauphine Shelley Rudman (GB) à 1"23 et
la 3e, Mellissa Hollingsworth (CAN) à 1''58!
Hommage de la dauphine
L'hymne suisse a résonné pour la première fois depuis l'ouverture des Jeux. [Keystone] La Britannique rendait un
brillant hommage à la lauréate du jour: «Maya est une fantastique
athlète et une bonne copine. Aujourd'hui tout a joué en sa faveur,
son expérience, ses qualités de glisseuse et surtout la complicité
qui la lie à son mari».
Le bronze est revenu à l'éternelle rivale de Pedersen, Mellisa
Hollingsworth-Richards, lauréate de la Coupe du monde devant la
Bernoise. La Canadienne avait devancé de 10 points Maya Pedersen,
pourtant victorieuse de quatre des sept épreuves de l'hiver.
Médaillés bernois
Dimanche, Bruno Kernen avait décroché le bronze en descente.
Mercredi, Martina Schild s'était parée d'argent dans la même discipline.
Jeudi, Maya Pedersen-Bieri remporte l'or en skeleton.
Coïncidence: les trois médaillés helvétiques sont Bernois.
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Qui est Maya Pedersen-Bieri ?
Née le 27 novembre 1972
de Thoune, habite en Norvège
1,62 m pour 53 kg
Jeux Olympiques:
Individuel: 1re (2006), 5e (2002)
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Gregor Stähli laborieux
Il serait présomptueux de rêver d'une nouvelle médaille, chez les hommes cette fois. Gregor Stähli n'est pas à l'aise sur le run de Cesana. Le parcours lui paraît trop "carré". Il a pris un skeleton de 7 cm plus court. Mais rien n'y fait. Le Zurichois de 37 ans, a dû se contenter de places entre 6 et 14 à tous les entraînements. Les hommes disputeront leurs deux manches vendredi après-midi.
Maya avait passé une mauvaise nuit
«Entre les deux manches, j'étais presque trop relax, j'ai vraiment dû me forcer pour rester concentrée», admettait-elle après avoir abaissé le record de la piste de Cesana Pariol de plus d'une seconde (1"03).
BOB
Suisses brillants
Martin Annen s'est à nouveau illustré au cours de la
deuxième journée d'entraînement en vue de l'épreuve de bob à deux,
prévue samedi et dimanche. Le Schwytzois a réussi le meilleur
chrono des deux manches. Il a devancé à chaque fois son compatriote
Ivo Rüegg, qui fait équipe avec le Genevois Cédric Grand.