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- Vidéo 7 min.
- 23 mai 1977
- Un jour une heure
De passage à Genève en mai 1977, le dissident Andreï Amalrik et sa femme Gusel répondent aux questions d'Un Jour un heure. Ils témoignent, pour les intellectuels dissidents restés en URSS, de leurs aspirations à une plus grande liberté d'expression. Il n'est pas alors question de renverser le système.
Emprisonnés et déportés plusieurs fois pour divers motifs comme «diffamation de l'Etat soviétique», Andreï Amlarok et sa femme ont été forcés, un année avant le tournage de ses images, à s'exiler d'URSS.
Naît en 1938, Andreï Amalrik se distingua en 1963 à l'Université de Moscou en suggérant que les Scandinaves et les Grecs avaient joué un rôle plus éminent que les Slaves dans le développement de la création de la Russie; théorie qui ne rentrait pas dans les vues du parti communiste soviétique. Ayant refusé de modifier ses thèses, il sera expulsé de l'université.
Andreï Amalrik fut ensuite déporté en Sibérie deux ans et demi pour «parasitisme» après avoir publié des écrits jugés non-conformes aux canons de l'art officiel communiste. Il y rencontra sa femme Gusel Makudinova et décrivit cette expérience dans son livre «Voyage involontaire en Sibérie».
Il publia en 1970 son fameux essai L' Union Soviétique survivra-t-elle en 1984? qui le fit connaître en Occident.
Emprisonné et déporté régulièrement pour divers motifs comme «diffamation de l'Etat soviétique», Andreï Amlarok et sa femme furent contraints à l'exil en 1976.
Il décède le 12 novemnre 1980 dans un accident de voiture qui le menait à Madrid pour une conférence sur les accords d'Helsinki.