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Les Brandons ne sont pas typiquement vaudois. Le terme « brandons », issu du mot allemand « Brand », signifiant le tison, désigne des feux et des bûchers que l'on faisait le premier dimanche de Carême. Des manifestations similaires se déroulaient dans toute la Romandie ainsi que dans bon nombre de provinces françaises. Pour les territoires romands, il semble que cela n’ait pas été la première appellation mais plutôt une adaptation française plus tardive. L’utilisation répétée de ce terme dans les interdits de la Réforme contribuant sans doute à sa diffusion.
On note l’entrée de la fête dans le calendrier à partir des almanachs du début du XIXe siècle. La date d’allumage des feux correspondant au premier dimanche de Carême. Les bûchers, dressés sur les hauteurs de la commune, étaient alimentés par des surplus de coupes de bois ou des débris de haies que les garçons du bourg allaient récolter les jours précédents la fête.
Des cortèges aux flambeaux parcouraient les rues de la ville jusqu’au lieu des bûchers dont le combustible était souvent aromatisé de cannelle ou autres épices. La jeunesse dansait autour des feux, tandis que prenaient place de grands banquets communs. La population, masquée ou grimée à la suie, se livrant à toutes sortes de fantaisies ; on chantait, tirait et lançait des pétards.
Guy Clerc @ Images. Galerie 1. 4 mars 2018.
Guy Clerc @ Images. Galerie 2. 4 mars 2018.
Guy Clerc @ Images. Galerie 3 Portraits. 4 mars 2018.