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La terre et les ressources comme moyens de subsistance
Droit à la terre et à l’alimentation
Nous produisons suffisamment de nourriture pour nourrir l’ensemble de la population mondiale. Pourtant, plus de 800 millions de personnes dans le monde souffrent de la faim. Des familles paysannes, des pêcheuses et des pêcheurs, des éleveuses et des éleveurs de bétail ainsi que bien d’autres travailleuses et travailleurs du monde rural contribuent de manière déterminante à la sécurité alimentaire mondiale. Pourtant, dans de nombreux pays, ces personnes ne reçoivent pratiquement aucun soutien pour leur travail. Au contraire : du fait de l’industrialisation galopante de l’agriculture, l’accès à leur terre, à l’eau, aux semences et aux autres ressources naturelles devient de plus en plus difficile, voire impossible.
Aussi l’EPER œuvre-t-elle, par le biais de ses programmes, pour que les familles paysannes, les éleveuses et les éleveurs de bétail et les communautés traditionnelles telles que les peuples indigènes aient le contrôle sur la terre, l’eau et les semences. Ces personnes doivent également pouvoir préserver leur mode d’exploitation traditionnel et cultiver leurs terres de manière durable afin de se prémunir contre les changements climatiques. Elles doivent aussi être intégrées aux chaînes de création de valeur et trouver des marchés sur lesquels vendre leurs produits à des prix justes.
Sur le plan international, l’EPER s’engage pour que les droits humains fondamentaux comme le droit à l’alimentation et à l’eau soient respectés et imposés. Elle se mobilise également pour que les déclarations décisives de l’ONU, telles que la Déclaration sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales, ne restent pas lettre morte. Dans les pays du Sud, la politique agricole doit être conçue de manière à promouvoir une agriculture vivrière durable. Il est essentiel de soutenir les populations des zones rurales dans leur lutte contre la dégradation et l’érosion des sols et de les aider à mettre en place une exploitation durable des terres qui leur garantisse des revenus. De son côté, la Suisse doit penser sa politique agricole et sa politique commerciale de manière cohérente tout en respectant les droits des familles paysannes.
Actualités
Article de blog du 17.11.2022
Un tandem qui porte ses fruits
Benjamin Muff, 30 ans, a été pendant plusieurs années partenaire de tandem bénévole dans un des jardins de l’EPER, à Zurich. Durant cette période, il a accompagné un jeune Érythréen. Au milieu des plates-bandes est née une belle amitié.
Des conditions difficiles pour les jeunes paysan·ne·s
Au Sud comme au Nord, les terres agricoles sont rares : les jeunes paysan·ne·s sont de plus en plus privés d'accès à la terre, et l'agriculture ainsi que l'avenir de notre système alimentaire sont menacés.
Lors de la première de la pièce documentaire Hunger. Ein Feldversuch (« Essai de terrain sur la faim », uniquement en allemand) au Bühnen Bern, le public a pu profiter d’une immersion totale dans le thème de la « faim ». La pièce nous confronte aux dures causes de la famine dans le monde et à ses effets dévastateurs. Le public prend part à cet « essai de terrain », qui rend tangibles les solutions à la crise alimentaire.
Un capteur de rêves sur le chemin de sa propre histoire
Pourquoi n’y aurait-il pas de place pour deux rêves dans le même lit ? Cette question, que s’est posée un jour l’écrivain palestinien Mahmoud Darwich, est devenue le fil conducteur de la vie de Michael Kaminer.
La canicule cet été a montré qu’on ne peut plus éluder les répercussions négatives des changements climatiques sur l’agriculture. Nous devons changer notre manière de penser de toute urgence. Mouvement de politique sociale en plein essor, l’agroécologie montre que l’agriculture et l’approvisionnement alimentaire sont compatibles avec des objectifs écologiques et sociaux et contribuent à résoudre la crise climatique.
Les Journées de l'agroécologie du 1er au 31 octobre 2022
Les chaleurs caniculaires en sont la preuve : il n’est plus possible de remettre à plus tard le débat sur le réchauffement climatique et l'agriculture. Un changement de cap s'impose. Sous l’appellation « agroécologie », des initiatives toujours plus nombreuses démontrent que la sécurité alimentaire doit être associée à des objectifs écologiques et sociaux.
Depuis quelques années, un nouveau phénomène compromet la sécurité alimentaire de millions de personnes : la vente et la location de vastes terrains à des Etats étrangers ou à des investisseurs. Très répandu en Afrique et en Asie, l'accaparement de terres prend de l'ampleur en Europe.
Dans sa « Déclaration sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales » (UNDROP), l’Organisation des Nations Unies définit, sous la forme de 28 articles, les droits fondamentaux des agricultrices et des agriculteurs à travers le monde.
Depuis 1990, l'Indonésie a été promue au rang de plus gros exportateur d'huile de palme. Sur une surface presqu'aussi grande que l'Allemagne s'alignent désormais les palmiers à huile. Il n'y a pas que l'environnement qui en pâtisse puisque les populations y ont aussi perdu leurs moyens de survivre.
Dans la plupart des pays en développement, la coutume veut que les familles paysannes produisent elles-mêmes leurs propres semences. De nouvelles lois relatives à la protection des obtentions végétales entendent limiter drastiquement ce droit et rendre ces familles dépendantes des multinationales de l'agroalimentaire.
L’ouest de la Géorgie a une longue tradition de culture de noisettes. L’EPER soutient les agricultrices et les agriculteurs de cette région depuis de nombreuses années. Désormais, les fameuses noisettes géorgiennes sont certifiées et vendues en Europe selon les principes du commerce équitable – notamment en Suisse.