Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07249.jsonl.gz/591

25/02/2010
L'intervention précoce spécifique reste l'un des plus grands défis à relever. Des études suggèrent qu'un diagnostic et une intervention précoce permet une amélioration progressive des symptômes de l'autisme: plus grande autonomie, plus grande possibilité de développer un moyen de communication, y compris verbal, meilleure qualité de vie. Une étude en Californie démontre que des énormes économies ont été faites en intervenant très tôt:
208 ' 500 $ économisé par l'instruction publique pour chaque enfant qui reçoit une intervention précoce.
771 ' 000 ' 000 $ économisé par l'Etat dans 10 ans suivant l'introduction d'une prise en charge publique d'intervention précoce.
2' 000 ' 000 $ économisé par l'Etat durant la vie d'un individu qui reçoit une intervention précoce selon les projections nationales
(Source: State Department of Education, State of California).
Pas étonnant dès lors que des projets autour de la prise en charge précoce s'intensifient un peu partout dans le monde....
Je vous transmets un texte de l'Université McGill qui réalise actuellement une étude sur l'intervention précoce. Vous pouvez participer au sondage en ligne à partir du lien situé à la fin de l'article.
Guylène Dhormes
Étude Nationale D’Intervention Précoce
www.earlyinterventioncanad
a.com
Chers parents,
Nous sollicitons votre participation à une étude nationale d’Intervention précoce pour les enfants présentant des troubles envahissant du développement. Le but de ce questionnaire est d'étudier les parents d'enfants ayant des troubles envahissant du développement à travers tout le Canada afin de déterminer ce qu'ils croient être les facteurs de succès mais aussi les déficiences actuelles dans les prestations de services. Les réponses seront utilisées afin d’établir des comparaisons à travers toutes les provinces et territoires, dans un effort de rendre plus facile l’échange national de modèles d’Intervention précoce efficace (EI) à travers le Canada.
Les prestataires de services de tout le Canada ont déjà participé à notre étude nationale en remplissant un questionnaire qui nous a aider à comprendre la situation sur les efforts d’Intervention précoce au Canada. Nous croyons qu’il est vital d'évaluer les perceptions et les expériences de la famille, ainsi que les prestataires de services.
Les parents sont invités à remplir un bref questionnaire afin d’évaluer leurs expériences avec l'Intervention précoce, les stratégies d'adaptation, et les perceptions sur les soins centrés sur la famille dans leur province respective. La participation ne devrait pas prendre plus de 20-40 minutes.
Les avantages à remplir ce sondage:
• Fournir un aperçu sur les expériences des parents et des familles utilisant le système d'Intervention précoce au Canada;
• Développer une mise à jour des bases de données dans l’ensemble du Canada. Celles-ci jouent un rôle déterminant dans l'amélioration de notre connaissance des modèles de services d'Intervention précoce;
• Jouer un rôle dans le développement d'un réseau d’échange et d’évaluation des expériences des familles utilisant l’intervention précoce, de province en province à travers le Canada ;
• Aider à améliorer nos connaissances sur la situation actuelle des services d'Intervention précoce et identifier les lacunes et les questions essentielles liées aux services d'intervention précoce;
• Sensibiliser les centres d’Intervention précoce afin d’utiliser de meilleures pratiques, des facteurs de réussite, et d'autres modèles d'Intervention précoce;
• Motiver les centres d’Intervention précoce à réexaminer les pratiques et à s’inspirer de l’inventaire des autres modèles;
• Encourager les centres d’Intervention précoce afin d'ajouter de nouveaux éléments dans leurs approches a l’Intervention;
• L'évaluation du centre/ programme que votre enfant fréquente par rapport à d'autres services;
Ces résultats seront publiés en ligne pour l'accès au public, toutefois, veuillez noter que toutes les informations personnelles ou celles vous identifiant ne seront pas communiquées. L'équipe d’Early Intervention Canada assurera le respect de confidentialité en ce qui concerne les informations spécifiques sur votre expérience et ne publiera que les données agrégées. Vos données seront utilisées uniquement à des fins de recherche et adhèreront à des normes éthiques énoncés dans l’énoncé des politiques des trois conseils protocolaires (tri-Council ethics protocol).
Si vous êtes le parent d'un enfant entre 0 et 9 ans ayant un trouble envahissant du développement, nous vous prions de soutenir nos objectifs de recherche en remplissant ces courts questionnaires. Les résultats provenant des parents et le questionnaire du prestataire de service vous seront diffusés personnellement, en temps opportun. Il est convenu que vous comprenez le but de cette étude et que vous acceptez de participer à notre étude.
Merci pour votre contribution à cet important effort de soutien à Canadian Early Intervention! Si vous avez des questions concernant cette enquête, s'il vous plaît les communiquez avec Jennifer Saracino, associée de recherche principale, à <email-pii>
ill.ca ou 905-592-1523. Elle pourra vous envoyer un courriel avec une copie du questionnaire, arranger un moment pour une entrevue téléphonique, ou vous transmettre par le questionnaire fax.
Pour compléter le sondage en ligne, s'il vous plaît utilisez le lien suivant:
24/02/2010
Plus une femme est âgée quand elle enfante, plus le risque d'avoir un enfant atteint d'autisme est grand, quel que soit l'âge du père dans une majorité des cas, selon une étude étendue publiée lundi aux Etats-Unis.
AFP/Archives
Cette recherche effectuée en Californie montre que le risque d'avoir un enfant autiste augmente de 18% à chaque fois que l'âge de la mère augmente de 5 ans: pour les femmes de 40 ans, la probabilité de donner naissance à un enfant souffrant d'autisme est ainsi 50% plus élevée que pour celles âgées de 25 à 29 ans.
Le fait que le père soit plus vieux n'est pas lié à un risque plus élevé de donner naissance à un enfant autiste, sauf si la mère a moins de 30 ans, selon cette même étude.
"Cette recherche remet en question la théorie épidémiologique de l'autisme selon laquelle l'âge du père est déterminant dans le risque d'avoir un enfant autiste", explique Janie Shelton, chercheuse en santé publique de l'Université de Californie (Ouest), principal auteur de ces travaux.
"L'étude montre que plus la mère est âgée, plus la probabilité d'avoir un enfant autiste est élevée, mais elle indique aussi que l'âge du père n'y contribue que s'il est plus âgé et si la mère a moins de 30 ans", poursuit-elle.
Par exemple, dans le groupe des femmes de moins de 25 ans ayant un enfant avec un homme de plus de 40 ans, le risque que leur enfant soit autiste est deux fois plus grand que chez celles appartenant à la même tranche d'âge et ayant un enfant avec un homme de 25 à 29 ans.
Cette recherche publiée en ligne dans la revue médicale Autism Research de février, est basée sur un large échantillon de population et est l'une des plus étendues à ce jour à quantifier séparément le risque d'autisme lié à l'âge chez la mère et le père.
Pour cette étude, les auteurs ont analysé toutes les naissances en Californie du 1er janvier 1990 au 31 décembre 1999 à partir des actes d'état civil électroniques, comportant l'âge des deux parents.
Au total, l'échantillon recense environ 4,9 millions de naissances, parmi lesquelles 12.159 cas d'autisme ont été diagnostiqués.
L'autisme est un trouble neurologique qui affecte le développement d'un enfant dans ses capacités à communiquer oralement ou de façon non verbale et restreint ses interactions sociales et ses centres d'intérêt. Les symptômes apparaissent avant l'âge de trois ans et leur origine reste inexpliquée.
Les estimations actuelles situent l'incidence de l'autisme entre un sur cent enfants dans les pays industrialisés mais à un sur 110 aux Etats-Unis, selon les auteurs de cette recherche.
19/02/2010
Une expérience réalisée par des chercheurs français indique que l’ocytocine – connue sous le nom «d’hormone de l’amour» – favorise l’interaction sociale chez des personnes atteintes de certaines formes d’autisme
On la surnomme «hormone de l’amour», notamment pour sa capacité à renforcer les liens entre la mère et l’enfant ou entre deux partenaires sexuels. Mais l’ocytocine favorise aussi de manière générale la confiance en son prochain. Pour certains chercheurs, il s’agit ni plus ni moins de l’hormone de la cohésion sociale, celle qui permet aux gens d’interagir entre eux.
Elle fait justement défaut aux personnes atteintes d’autisme. Une équipe de chercheurs français, qui publiait ses travaux lundi dans Proceedings of the National Academy of Sciences, a réalisé une expérience de jeu de balle avec des patients, après leur avoir donné une dose d’ocytocine. L’amélioration de leur capacité à interagir avec les autres laisse entrevoir le potentiel thérapeutique de l’hormone pour traiter les troubles du comportement social.
L’ocytocine est synthétisée par l’hypophyse, une glande située à la base du cerveau. «Elle est secrétée en particulier pendant l’accouchement», relève une des auteurs de l’étude, Angela Sirigu, du Centre de neurosciences cognitives de Lyon. L’hormone accélère le travail en provocant des contractions. Elle favorise l’éjection du lait pendant l’allaitement. Par ailleurs, des études suggèrent qu’elle intensifie non seulement le lien entre la mère et l’enfant, mais aussi entre le père et l’enfant.
La sécrétion de l’hormone connaît également un pic pendant l’orgasme et il semble qu’elle soit impliquée dans l’attachement entre les deux partenaires. Chez les campagnols en tout cas, elle favorise la stabilité de couples monogames durables. Une journaliste de l’hebdomadaire New Scientist rapportait la semaine dernière qu’elle-même et son fiancé, ainsi qu’une partie de leurs invités, ont mesuré leur taux d’ocytocine, juste avant et après leur cérémonie de mariage. Résultat: une nette augmentation chez les mariés et leurs parents proches, la mariée et sa mère en tête. Dans le registre empathique, la sécrétion croît aussi chez les personnes qui regardent un film triste. Une équipe d’économistes, de psychologues et de neuroscientifiques de l’Université de Zurich a montré en 2005 qu’au cours de jeux d’investissements financiers, l’hormone encourage les gens à faire confiance et les rend plus généreux. L’année dernière, d’autres chercheurs zurichois signalaient qu’elle améliorait également la reconnaissance des visages connus. «C’est un aspect crucial des interactions humaines», indique Peter Klaver, l’un des auteurs.
Il semble que l’ocytocine agisse notamment comme antidote au stress et à la peur. «Elle réduit l’activité de l’amygdale, une partie du cerveau impliquée dans la peur», précise Angela Sirigu.
En 1998, des scientifiques ont remarqué que les personnes souffrant de troubles autistiques ont un taux d’ocytocine particulièrement bas. Depuis, il a été observé que l’injection d’une dose de l’hormone améliore la reconnaissance d’intonations colériques ou joyeuses dans la voix chez ces patients – chose qu’ils ont normalement de la peine à distinguer – pendant deux semaines.
«L’hormone favorise le rapprochement social, il est donc logique de la tester auprès de ces personnes qui évitent les contacts», commente Angela Sirigu. Pour leur expérience, les chercheurs français ont fait appel à une vingtaine de volontaires atteints d’autisme de haut niveau ou de syndrome d’Asperger. «Dans ces deux formes d’autisme, les malades ont des aptitudes intellectuelles et linguistiques normales mais n’arrivent pas à s’engager spontanément dans des situations sociales», expliquent-ils.
Les participants devaient lancer une balle à trois personnes différentes. La première la leur renvoyait systématiquement, la deuxième jamais, et la troisième aléatoirement. Ceux qui étaient sous placebo lançaient la balle aux autres joueurs sans faire de distinction. Ceux qui avaient pris une dose d’hormones par spray nasal, en revanche, renvoyaient la balle au plus coopérant.
Les participants sous ocytocine faisaient en outre preuve d’une meilleure capacité à reconnaître des photos de visages. Plutôt que de regarder la bouche ou en dehors de l’image, comme ceux qui avaient reçu un placebo, ils avaient un degré d’attention plus élevé aux stimuli faciaux, comme les yeux.
«L’ocytocine déclenche l’interaction sociale ainsi que la compréhension de cette interaction», souligne Angela Sirigu. Il se peut aussi, estime-t-elle, que ces capacités soient latentes chez les personnes atteintes d’autisme mais qu’elles ne les emploient pas. L’ocytocine abaisserait suffisamment leur niveau de stress – ou augmenterait leur niveau de confiance, c’est selon – pour qu’elles se décident à utiliser ces facultés.
Afin de mieux explorer le potentiel thérapeutique de «l’hormone de l’amour», les chercheurs français comptent maintenant étudier son action à long terme sur les patients autistes ainsi qu’à un stade précoce de la maladie. Certains spécialistes imaginent, en effet, que l’ocytocine pourrait être plus efficace chez les enfants, au moment de l’apprentissage des relations sociales.
L’hormone est déjà vendue sur prescription: sous la forme d’ampoule pour stimuler l’accouchement ou de spray nasal pour faciliter l’allaitement. Le journaliste scientifique Christophe Ungar a testé ce dernier produit pour les besoins d’une chronique sur la RSR. «J’ai ressenti une légère sensation de bien-être, comme après un massage, raconte-t-il. Mais je ne pourrais pas dire s’il s’agit d’un effet placebo ou pas.» On trouve en outre sur internet de la «confiance en bouteille» à base d’ocytocine, à porter comme un parfum. Elle est destinée aux célibataires, aux vendeurs et à toute personne souhaitant se mettre un maximum de gens dans la poche. Mais les scientifiques sont assez sceptiques sur les effets réels de ces potions magiques.
Des chercheurs israéliens ont par ailleurs montré que l’ocytocine n’a pas que des effets positifs. Au cours d’expériences basées sur des jeux d’argent, elle a rendu les cobayes plus susceptibles de pavoiser après la victoire, ou plus envieux en cas de défaite. Selon les chercheurs, il se peut que l’hormone rende plus sensible aux signaux sociaux, qu’ils soient bons ou mauvais.
18/02/2010
L'inclusion des élèves en difficultés dans les classes ordinaires ne cesse d'augmenter depuis dix ans. Selon les dernières statistiques du MELS (2007-2008), on parle d'augmentations de 13 % et 31 % en quatre ans au primaire et au secondaire. Les profs sont à bout, les parents protestent. L'inclusion d'élèves avec des difficultés mineures donne parfois des résultats dignes de mention (voir la lettre plus bas), mais il arrive malheureusement trop souvent qu'on force les enseignants à inclure tout le monde sans faire de distinction et sans leur fournir l'aide et l'encadrement nécessaire. Les résultats sont alors catastrophiques comme en témoigne cette lettre reçue en début de semaine, à la suite de ma chronique sur le sujet publiée mardi dans le Journal de Montréal.
Pour moi, l'inclusion des élèves en difficultés dans les classes régulières est néfaste. Non seulement pour les élèves en difficultés, mais pour les élèves les plus doués aussi. Lorsque mon fils était en 5e année du primaire, il y avait tellement de cas lourds dans sa classe (problèmes d'apprentissage et de comportement) que le prof a fait un burn-out au mois d'octobre, donc en début d'année scolaire. Par la suite, le cauchemar : les suppléantes se sont succédé les unes après les autres.
Aucune ne voulait prolonger son séjour dans cette classe de fous. Si le prof qui avait plus de 10 ans d'expérience n'a pu tenir plus d'un mois et demi, imaginez une jeune suppléante. L'enfer. Une chance que mon fils était premier de classe sinon je me serais arraché les cheveux sur la tête.
Nous avons donc vu défiler 13 suppléantes (après j'ai cessé de compter) avant que la direction n'en trouve une spécialisée en cas lourds. Elle a fait son entrée dans la classe en décembre, peu avant les fêtes. Malgré ses compétences, elle a eu beaucoup de difficultés à se faire respecter. Je vous dirais qu'elle a pris le contrôle de la classe à la fin du mois de mars.
Il ne restait plus que 3 mois pour reprendre le retard par rapport à l'autre classe de 5e. J'ai pris les manuels de mon fils et je lui ai fait la classe le soir quand j'ai réalisé en décembre que sa classe s'en allait dans le mur.
Inclusion réussie
Je m'intéresse à l'inclusion scolaire depuis environ 7 ans. J'ai aussi une formation d'enseignante et d'orthopédagogue et je suis la mère d'un enfant avec un diagnostic de TED (Trouble envahissant du développement) dans le spectre de l'autisme. Je connais donc assez bien les deux points de vue.
Après toutes ces années d'expérience, j'en suis venue à conclure qu'on ne peut pas intégrer à tout prix. Par contre, je suis convaincue qu'on n'inclut pas assez et surtout pas assez bien des enfants qui pourraient l'être. Pour bien comprendre ce que je viens de vous dire, il faut voir la réalité.
Ceux qui prennent de telles décisions (inclure ou ne pas inclure) ne se rendent pas compte qu'ils décident bien souvent du sort de ces enfants (ce sont souvent des décisions unilatérales même si on nous laisse croire dans les médias que l'inclusion est la règle). On oublie trop souvent que plusieurs de ces enfants ont aussi des capacités sur lesquelles s'appuyer. Ce n'est pas parce qu'ils sont dyslexiques ou TDAH ou autistes qu'ils ne comprennent pas. Bien souvent, ils ne nécessitent que des ajustements, à condition de bien comprendre leur problématique. Pour ce qui est des classes spécialisées, au niveau du programme scolaire, nous savons qu'elles nivellent par le bas. Il est donc très difficile de sortir de cette voie parallèle et de réintégrer le milieu régulier. Souvent, on mélange différentes problématiques ensemble avec tous les problèmes qui en découlent. Sans compter la faible estime qu'éprouvent ces enfants.
La décision de ne pas inclure dès l'entrée scolaire est une décision à mon avis trop hâtive. Souvent, quelques ajustements et apprentissages bien ciblés et pris assez tôt permettront à un plus grand nombre d'enfants de réussir leur inclusion. C'est pourquoi je pense qu'il est impératif de mettre le maximum de ressources et de services dès l'entrée scolaire (pour le premier cycle). C'est là qu'on devrait mettre le plus grand nombre de spécialistes en place.
Dans le doute, il faut d'abord donner la chance à l'inclusion de réussir. L'enjeu est trop important pour l'avenir de l'enfant.
Ce chemin-là, nous l'avons parcouru il y a 7 ans
Mon fils venait d'avoir un diagnostic de TED autiste. À 5 ans, il ne communiquait pas. Le médecin qui l'évaluait recommandait une classe spéciale. Heureusement, il ne l'a pas écrit dans son rapport (sinon aucune discussion n'aurait été possible). Nous croyions qu'il pouvait réussir en classe régulière. Nous voulions au moins en faire la preuve. On s'était dit que s'il ne réussissait ce n'était pas sans avoir essayé. Nous avons eu raison de persister mon conjoint et moi. Vers la fin de la première année, nous recevons une lettre de l'enseignante. Mon fils s'était mis à lui parler. Il prenait modèle sur les autres enfants et il avait compris le sens de la communication. Avec l'aide d'une TES (technicienne en éducation spécialisée), il a continué à décoder cet univers qui s'ouvrait à lui. Jusqu'en 3e année, l'aide a été très utile. Aujourd'hui, il est en 6e année. Il n'a plus de TES. Il a toujours tout fait comme les autres élèves (les sports, les expo-sciences, les sorties...). Il a 12 ans aujourd'hui et ressemble à n'importe quel garçon de son âge. L'année prochaine, il sera au secondaire dans la concentration Multi-sports. C'est le premier enfant ayant ce diagnostic à avoir ce privilège. C'est là une inclusion réussie.
Il est vrai que comme parents, nous nous sommes beaucoup impliqués dans son développement. C'est une autre condition qui favorise l'inclusion. Mais les résultats parlent d'eux-mêmes. Savez-vous ce qu'il en coûte à la société de maintenir nos jeunes dans une voie parallèle? C'est un fardeau lourd pour la société alors qu'il y a tellement de potentiel chez ces enfants.
TED-autisme Genève se pose la question de l'intégration, aussi celle de l'inclusion. Nous avons des propositions concrètes, des projets à discuter, des idées à soumettre et surtout (ce qui est l'essentiel) une très solide connaissance de la problématique.
Nous nous réjouissons d'en parler bientôt à qui de droit .
17/02/2010
Quel plaisir de lire l'article de la psychologue Mme Hilary Wood, responsable du Centre de consultation spécialisée en autisme à Genève, et du Professeur Stéphan Eliez (directeur du SMP) sur la nécessité à Genève:
1/ de poser un diagnostic le plus tôt possible (avant l'âge de 2 ans); 2/ de mettre en oeuvre une prise en charge précoce , mesures qui permettront une réélle évolution de nos enfants.
ENFIN il y a , dans cet article, une reconnaissance tant demandée depuis des dizaines d'années par les parents qui étaient (quasi) voués jusqu'alors au système D pour aider leurs propres enfants. Il y a(vait) ainsi une nette disparité entre les familles riches qui mett(ai)ent en place une prise en charge privée et les autres ne pouvant pas, tout simplement, se le permettre.
Or, face à un impératif de santé et d'instruction publiques, l'Etat se doit d'être présent. L'autisme c'est 1% de la population. Ce chiffre devrait alerter, doit alerter nos autorités.
Ainsi, si cet article démontre les besoins, il demande aussi que les autorités en place prennent consience à leur tour des moyens à accorder si on ne veut pas se contenter de dire ce qu'il faut faire, mais qu'on veut vraiment le faire ! Là encore le parents se reconnaissent dans leur combat mené au quotidien. Les parents FONT tous les jours , mais avec les moyens qui sont les leurs. Et souvent ils se retrouvent trop isolés.
Alors, au risque de me répéter, mais en somme je le ferai autant de fois que nécessaire, à quand un plan autisme GEnève? Mieux, romand ?
Je vous laisse le plaisir de découvrir cet article, factuel. C'est ce qui lui donne/ra la portée importante que je lui prédis.
Vous pouvez télécharger cet article aux liens suivants:
http://www.csps-szh.ch/fr/szhcsps/documentation/downloads..., sous la rubrique articles 2010 (classement alphabétique)
(ou http://www.csps-szh.ch/fr/szhcsps/revue/numero-actuel.html, sous la rubrique du sommaire point fort).
15/02/2010
Le but de l'étude menée par Samantha Johnson, Chris Hollis, Puja Kochhar, Enid Hennessy, Dieter Wolke, et Neil Marlow était d'étudier la prévalence des troubles du spectre autistique chez les enfants nés grands prématurés.
11/02/2010
L'American Psychiatric Association (APA) a rendu publique, sur son site internet, une version préliminaire des critères diagnostiques pour la 5e édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), communément appelé DSM (DSM-V). Ce manuel constitue la référence la plus largement utilisée pour le diagnostic des troubles psychiatriques par les professionnels de santé dans plusieurs pays.
Le DSM-V est encore en développement et les révisions proposées ne sont pas finales, précise Alan Schatzberg, président de l'APA. Les critères proposés sont soumis aux critiques du public et ils seront revus et raffinés au cours des 2 prochaines années. Des essais seront menés pour tester certains des critères diagnostiques proposés dans des situations cliniques. La publication du manuel est prévue pour mai 2013.
Les changements suivants sont notamment proposés:
- Une seule catégorie diagnostique "troubles du spectre autistique" incorporerait les diagnostics actuels de trouble autistique (autisme), syndrome d'Asperger, trouble désintégratif de l'enfance et le le trouble envahissant du développement non spécifié. Cette proposition suscite notamment le mécontentement de groupes représentant les personnes atteintes du syndrome d'Asperger.
- De nouvelles catégories sont proposées pour les troubles de l'apprentissage.
- Le diagnostic de retard mental serait renommé "déficience intellectuelle".
- Les catégories actuelles d' abus de substance et de dépendance à une substance seraient remplacées par une nouvelle catégorie "addictions et troubles reliés". Cette catégorie inclurait les troubles d'utilisation de substance avec chaque drogue identifiée dans sa propre catégorie. Éliminer la catégorie de dépendance permettrait de mieux différencier le comportement de recherche compulsive de drogue caractéristique de l'addiction et les réponses normales de tolérance et de sevrage que certaines personnes vivent en utilisant des médicaments prescrits qui affectent le système nerveux central.
- Une nouvelle catégorie "addictions comportementales" qui n'inclut pour l'instant que le jeu pathologique est proposée. L'inclusion d'un diagnostic d'addiction à internet dans cette catégorie a été considérée mais le groupe de travail a considéré qu'il n'y avait pas de données de recherche suffisantes. L'addiction à internet est plutôt incluse dans l'appendice des diagnostics sous étude pour une inclusion éventuelle dans la prochaine édition du manuel.
- De nouvelles échelles de risque suicidaire pour les adultes et les adolescents sont ajoutées afin d'aider à identifier les personnes les plus à risque, avec pour but d'améliorer les interventions pour un large éventail de troubles mentaux; les échelles incluent des critères basés sur les recherches tels que le comportement impulsif et l'abus d'alcool chez les adolescents.
- Une nouvelle catégorie "syndromes de risque" est considérée. Elle fournit des informations pour aider les cliniciens à identifier les stades précoces de troubles mentaux graves comme les troubles neuro-cognitifs ( démence) et la psychose ( schizophrénie et troubles psychotiques).
- Un nouveau diagnostic, "dérèglement de l'humeur avec dysphorie" ("temper dysregulation with dysphoria", en attente d'une proposition de traduction) dans la section des troubles de l'humeur. Ce nouveau diagnostic porte sur la perte de contrôle sévère de l'humeur et peut aider les cliniciens à mieux différencier les enfants qui ont ces symptômes de ceux qui ont un trouble bipolaire et un trouble opposionnel avec provocation. Des experts souhaitent que l'ajout de ce diagnostic contribue à diminuer les diagnostics de trouble bipolaire chez les enfants qui entraînent des traitements avec des médicaments aux effets secondaires sérieux.
- Un nouveau trouble alimentaire est ajouté, celui de "binge eating" (hyperphagie) et des critères améliorés sont proposés pour l' anorexie et la boulimie. Des modifications sont apportés dans la définition des troubles alimentaires pour souligner qu'ils peuvent se développer à l'âge adulte.
- Des changements substantiels sont apportés à la définition des troubles de la personnalité et à la catégorisation de ces derniers. Nous présenterons bientôt ces changements
10/02/2010
Il est parfois angoissant de faire faire passer un EEG pour la première fois à son enfant.
Les enfants avec autisme font assez systématiquement cet examen, puisqu'il sosnt des sujets à risque pour l'epilepsie.
Pour aider les parents, voici un film pour vous décrire comment tout cela va se passer.
Le déroulement de l’électro-encéphalogramme (version courte)
06/02/2010
Situation initiale
Dans le domaine de l'organisation et des prestations au bénéfice des enfants et jeunes à besoins éducatifs particuliers ou handicapés, un certain nombre d'évolutions contextuelles sont en court, ayant des implications sur l'enseignement spécialisé. Parmi ces changements figurent principalement l'acceptation en 2004, en votation populaire, de la réforme de la péréquation financière (RPT) qui a conduit au transfert de la Confédération vers les cantons de la responsabilité formelle, juridique et financière de la scolarisation spéciale des enfants et des jeunes (de 0 à 20 ans). Sous l'égide de la CDIP, un concordat intercantonal sur la pédagogie spécialisée a été élaboré. Il définit l'offre de base en matière de pédagogie spécialisée que chaque canton signataire est tenu de proposer, seul ou en collaboration avec d'autres cantons. Sur le plan cantonal genevois, toute une série de mutations ayant des implications plus ou moins directes sur l'enseignement spécialisé sont également en cours ou envisagées. Ces nombreuses évolutions rendent nécessaire une refonte de l'organisation et des prestations de l'enseignement spécialisé et de l'appui pédagogique sur le plan cantonal. Un mandat ad hoc a ainsi été donné avec les objectifs mentionnés ci-dessous.
Objectifs
Concevoir une nouvelle organisation cantonale de l'enseignement spécialisé.
Clarifier les missions, les rôles et les responsabilités des institutions concernées.
Favoriser la collaboration et les interactions entre l'enseignement ordinaire et l'enseignement spécialisée.
Optimiser les ressources éducatives et thérapeutiques affectées à l'enseignement spécialisé.
Améliorer la lisibilité et la compréhension par tous les acteurs internes et externes des processus d'appui et d'orientation des élèves.
Etat de situation en janvier 2009
Mars 2008 : 1er rapport intermédiaire.
Eté 2008 : demande d'un audit à PriceWaterhouseCoopers.
Rentrée 2008 : 22 recommandations de PWC sur la gouvernance et les processus.
Septembre 2008 : désignation du comité de pilotage et de l'équipe projet.
Novembre 2008 : rendu du 2e rapport intermédiaire, qui intègre les 22 recommandations de PWC - instauration du groupe de pilotage
Novembre 2008 adoption par le Grand Conseil du PL 9865-A (C 1 12).
Décembre 2008 : rendu du 2e rapport intermédiaire, qui intègre les 22 recommandations de PWC - instauration du groupe de pilotage.
Prochaines étapes
- Mise en place d'une direction de l'enseignement en charge des élèves à besoins spécifiques articulée avec l'enseignement ordinaire.
- Clarifier les missions, les rôles et les responsabilités dans le domaine de l'enseignement spécialisé.
C'est dans le cadre de cette réforme de l'enseignement spécialisé qu'il faut réussir à définir le terme de "spécialisé", spécialisé en quoi? Aborde-t-on de la même manière une personne avec un retard mental qu'une personne malvoyante ou une personne avec autisme ? La réponse coule de source: clairement c'est NON!
Si des stratégies éducatives peuvent être utiles aux uns comme aux autres et des échanges de "méthodes" envisagées, il est EVIDENT qu'il faut être capable de traiter le handicap dans sa SPECIFICITE, ce d'autant plus si le "remède" à ce handicap, comme c'est le cas pour l'autisme, passe ESSENTIELLEMENT par l'EDUCATIF!!!!!
Pour l'autisme, l'éducation est LA "thérapie" , d'où la nécessité de mettre en oeuvre dans cette réforme de l'enseignement génériquement appellé "spécialisé" des mesures SPECIFIQUES pour les personnes avec autisme. Il s'agit -en somme- de penser à un enseignement spécialisé EN AUTISME, pour lequel il existe des formations et à partir duquel des filières devront être élaborées.... il y a du travail, certes, mais du travail qui répondra à un besoin, plus à une réalité.
05/02/2010
Il est clair que le casque peut devenir obligatoire si l'on ne connaît pas la manière d'être de certains de nos enfants... comme toujours c'est une question avant tout de connaissances...
Mais ce qui est inquiétant c'est : non pas de savoir combien de casques un Etat est prêt à acheter pour "protéger" ses fonctionnaires, mais combien de nos enfants ont si mal été compris qu'il a fallu penser à en acheter.... Et le comble c'est que j'exagère à peine....
------------------------------------------------------------
La situation des enseignants du pavillon l'Élan suscite des réactions auprès des organismes d'intervention de l'Abitibi-Témiscamingue.
Les responsables des classes d'enfants handicapés de l'école doivent porter un casque de hockey, lors des périodes de crise, afin d'assurer leur sécurité, mais la Société de l'autisme de l'Abitibi-Témiscamingue s'interroge sur cette façon de procéder.
Elle suggère une approche différente qui permet de diminuer les risques de crises. La coordonnatrice de l'organisme, Doris Dubé, comprend par contre qu'il s'agit d'une solution de dernier recours de la part des enseignants pour éviter les blessures.
Elle pense que l'ensemble des intervenants du milieu de l'autisme de la région doit travailler ensemble sur le dossier. Selon elle, il faut aider les élèves de l'école et les enseignants à mettre en place une méthode qui permet de diminuer les risques de crises.
« Il faudrait que l'école démontre une ouverture, ce serait important qu'ils s'ouvrent, qu'ils écoutent tous ceux qui peuvent leur apporter une aide », dit-elle.
Par exemple, la Société de l'autisme mise sur l'art pour permettre aux jeunes de s'exprimer et pour diminuer leur angoisse. Mme Dubé ajoute qu'il faut apprendre à connaître et à comprendre la personne atteinte du trouble envahissant de développement pour réussir à travailler avec elle.
Quant à la direction du pavillon l'Élan, elle ne ferme pas la porte à une expertise extérieure. C'est pourquoi un spécialiste montréalais des troubles envahissants du développement a été engagé, pour une durée de quelques jours, afin d'offrir de la formation aux enseignants.
« C'est une approche sur comment dédramatiser, comment diminuer une situation de crise, comment travailler avec ces gens-là, comment être connecté avec eux pour faire en sorte que l'on puisse bien intervenir et que l'on n'arrive pas avec une désorganisation », explique le directeur adjoint de l'école, Paul Hébert.
De son côté, Doris Dubé pense que de la formation continue est nécessaire pour intervenir efficacement auprès des personnes autistes.
Il faut rappeler que des rencontres sont prévues au cours des prochaines semaines entre le syndicat des enseignants et la direction de l'école pour trouver des solutions.
Le pavillon l'Élan accueille entre autres des jeunes avec des troubles envahissants du développement, comme des autistes.
04/02/2010
Publié en 1998 dans le Lancet, l’article qui avait dénoncé à tort l’existence d’un lien entre le vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole) et l’apparition de cas d’autisme ou de rectocolite hémorragique revient subitement à la Une de l’actualité. Fait rarissime, la revue scientifique s’est « rétractée » hier. L’étude en question a même été retirée de ses archives. Explications.
Cette décision fait suite à un récent communiqué du General Medical Council britannique –l’équivalent du Conseil national de l’Ordre des médecins- stipulant que l’auteur, le Pr Andrew Wakefield, avait agi de façon « malhonnête et « irresponsable ».
« Il apparaît clair, sans aucune ambigüité que les déclarations faites dans cette étude sont totalement fausses. Je me sens trompé », a déclaré dans les colonnes du Guardian, Richard Horton, le Rédacteur en chef du Lancet. Maintes fois contredit, ce travail, réalisé rappelons-le sur 12 personnes seulement, avait fait grand bruit, y compris en France. Il avait surtout entraîné une chute de la couverture vaccinale au Royaume-Uni. Entre 1998 et 1993, elle est ainsi passée de 92% à 78,9%...
En mars 2004, le Lancet avait déjà publié un éditorial de rétractation partielle. Il n’avait pas fait grand bruit. Douze ans après la publication de l’étude au parfum de scandale, cette rétraction ferme et définitive devrait mettre un terme à la polémique.