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Alice Rivaz réunit quelques textes sous le titre Ce nom qui n’est pas le mien (1980), dont un article pionnier de critique féministe, invisible depuis 1945. De ses notes personnelles, elle tire un autre recueil, Traces de vie (1983). À titre presque anonyme, elle a compilé le recueil Terre de justice (1951) de Paul Golay, façon pour elle de rendre hommage à son père, dont elle admirait la pensée politique. Elle a été la cheville ouvrière féminine et invisible de l’Anthologie de la Poésie française (1943) signée – quelle ironie – du seul Ramuz.
Le recueil intitulé Ce Nom qui n’est pas le mien rassemble plusieurs textes autobiographiques, ainsi que différents essais. Il est divisé en trois parties : Femmes, Lire Écrire et Petite suite personnelle.
Au-delà de la sphère de la romancière, ses carnets livrent un témoignage passionnant de la vie culturelle et sociale de la Genève du XXe siècle.
Née sous l’impulsion d’Henri-Louis Mermod, l’Anthologie de la poésie française est confiée à Ramuz qui en prend la direction. Dès 1942, Alice Rivaz, à la demande de ce dernier, travaille à son élaboration.
«Modeste tentative pour dégager les thèmes permanents et l’orientation spirituelle qui sous-tend l’œuvre du début à la fin», c’est ainsi qu’Alice Rivaz présente sa démarche dans la préface de cet opuscule consacré à son ami et poète.
En hommage à son père décédé en 1951, Alice Rivaz, secondée par sa mère, opère un choix de textes prononcés sur plus de quarante ans de vie politique et publique.