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Le Mont-sur-Lausanne
Le Mont-sur-Lausanne, une commune en pleindéveloppement au cœur de l’agglomération lausannoise
Bref historique
Située au nord de Lausanne, d’une superficie de 980 hectares, et dont l’altitude moyenne est de 702 m (de 596 à 807 m), Le Mont-sur-Lausanne est entourée des communes de Romanel-sur-Lausanne à l’ouest, Cugy au nord et d’Epalinges à l’est, sur l’axe principal nord-sud que constitue la RC 501, route de Lausanne – route de Cugy.
L’histoire du Mont-sur-Lausanne, selon les écrits, remonte au XIIe siècle, alors que l’Evêque de Lausanne, sous l’autorité des Ducs de Savoie, dominait la région. C’est au fil des siècles que quelques familles ont successivement contribué à fonder la commune : les Corbaz, Amaudruz, Belet, Menétrey, Henny, Borgeaud, pour ne citer qu’eux et autres Bergier dont les ancêtres étaient Châtelains du Mont à la fin du Moyen Age. Ces patronymes restent, aujourd’hui encore familiers et, pour certains, bien présents sur la scène communale.
Entre les XIXe et XXe siècles, parallèlement aux premiers balbutiements de leur organisation sociopolitique, les habitants assistent et participent à une réelle accélération de leur rythme de vie, cadencé notamment par la mise en service d’une ligne de « tram », en 1907, l’arrivée de l’électricité, en 1908-1910, l’aménagement de canalisations et l’essor des techniques agricoles. Les Montains doivent toutefois traverser la longue période des deux guerres et faire face, à nouveau, quotidiennement, aux difficultés qui en découlent. La population d’après-guerre passe, en dix ans, de 1400 habitants en 1950 à 1700 habitants en 1960. Ensuite, en 20 ans, la population a encore plus que doublé et passe à 3700 habitants en 1980.
A l’aube des années nonante, les autorités ressentent la nécessité de tout mettre en œuvre pour gérer au mieux la commune et sa population en constante augmentation, raison pour laquelle elles construisent un nouveau bâtiment administratif au lieu-dit « En Crétalaison », en bordure de la route de Lausanne, prévu pour répondre aux besoins d’une population pouvant atteindre jusqu’à 10 000 âmes. Cette période est en même temps marquée par la légalisation, en 1993, du Plan général d’affectation (PGA). Ce document officiel recueille toute la norme communale concernant la délimitation et l’affectation des zones en y précisant les possibilités de bâtir et d’aménager. Ayant force obligatoire pour chacun, il règle le statut du sol et en détermine le mode, le lieu et la mesure de l’utilisation. Il identifie également des secteurs à développer par plans de quartier, dont la pleine densification doit permettre d’atteindre 13 000 habitants à l’horizon 2030-35.
Le présent et l’avenir
La commune du Mont-sur-Lausanne se trouve à la croisée des chemins. Au niveau politique, de nouvelles autorités élues selon le système proportionnel sont entrées en fonction pour cette législature 2016-2021. L’arrivée des partis politiques dans l’arène communale colore les débats et favorise l’émergence de nouvelles idées. La population montaine ne peut que s’en réjouir.
La commune du Mont-sur-Lausanne se trouve également à la croisée des chemins puisqu’elle est intégrée à un territoire en perpétuelle mutation. Elle a dans ce cadre un rôle prépondérant à jouer dans les structures institutionnelles intercommunales. Il convient certes de continuer à cultiver une forme d’esprit villageois, qui peut être maintenu notamment grâce aux multiples sociétés locales qui n’ont de cesse d’animer et de divertir la population. Mais il convient également de prendre en compte que, comme la plupart de ses voisines de l’agglomération lausannoise, la commune du Mont-sur-Lausanne se développe sur le plan démographique de manière significative et continuera à le faire dans les années à venir pour atteindre la taille d’une petite ville. A noter que le cap des 8000 habitants a déjà été franchi en 2017, pour s’établir à 8093 au 31 décembre. Cela représente pour les autorités un défi majeur en matière d’infrastructures et équipements (routières, scolaires, de transport, etc.) et de services à la population.
Le Mont, une ville
Afin de faire face à l’augmentation croissante de la population et aux défis que cela pose, le projet « Le Mont, une ville », lancé par la Municipalité en 2014, avait pour but de professionnaliser davantage le fonctionnement de la Commune, que ce soit au niveau des services de l’administration ou du pilotage politique de la Municipalité. Ces dernières années ont donc notamment vu se mettre en place une délégation de compétences efficiente entre l’Exécutif et les services de l’administration qui, appliquée au quotidien, permet aux membres de la Municipalité de se concentrer sur leurs activités de direction politique exclusivement, laissant aux chefs de services et à leurs équipes la responsabilité opérationnelle du fonctionnement de l’administration. Les services administratifs se sont également renforcés ces dernières années par la création du Service des ressources humaines et celui de la jeunesse et des loisirs, qui est en charge du développement et du suivi de la politique communale de l’enfance, de la jeunesse et de la culture. La Commune dispose ainsi d’une administration moderne afin de répondre au mieux aux attentes et besoins de la population.
Instruction publique
Afin de faire face à l’augmentation de la population et à la nécessité de scolariser dans de bonnes conditions les quelque 970 élèves de l’établissement primaire et secondaire du Mont, la Commune a réalisé entre 2012 et 2015 l’extension du site du Mottier, qui comprend désormais six bâtiments, dont une piscine et une salle de gymnastique. En plus du site du Mottier et de ceux du Grand-Mont, de Crétalaison et des Martines, un nouveau collège ouvrira ses portes à la rentrée d’août 2018 sur le site du Rionzi. Un dernier collège d’une capacité d’environ 25 classes, qui devrait voir le jour au terme de la prochaine législature, complètera les établissements scolaires pour répondre aux besoins de la population maximale qu’atteindra la commune.
En matière de scolarité, mentionnons également la présence de l’International School of Lausanne (ISL), école de langue anglaise accueillant les élèves dès l’âge de 3 ans. L’enseignement de l’ISL est complet et les élèves peuvent y obtenir la maturité internationale.
Les grands chantiers actuels
Parmi les grands chantiers qui occupent la Municipalité et les services en ce moment, figure donc, comme évoqué plus haut, le Collège du Rionzi, qui ouvrira ses portes à la rentrée d’août 2018. Construit en un temps record d’environ une année, ce bâtiment disposera de 14 salles de classe et d’une salle de gymnastique VD2, pour les élèves de 1 à 6P.
Un autre chantier consiste en la rénovation du Centre sportif du Mottier, de mai à novembre 2018, en particulier de la piscine et de la salle de gymnastique. Il s’agit de remplacer les installations techniques, qui sont en fin de vie, et de mettre aux normes actuelles tous les éléments constructifs.
Un investissement important de plus de 4 millions a également été engagé pour l’aménagement d’un terrain de football en gazon synthétique et la création d’un terrain multisport sur le site du Châtaignier. Ainsi, les infrastructures sportives se modernisent au Mont-sur-Lausanne, que ce soit pour les clubs sportifs, les écoles ou simplement pour tout un chacun au sein de la population qui souhaite pratiquer une activité sportive dans de bonnes conditions. Enfin, les questions de mobilité sont également un enjeu pour la Commune et portées à l’agenda politique par le Conseil communal. Des études sont en cours, notamment pour le développement de la mobilité douce.
Curiosité urbanistique – la tour du Bugnon
Parmi les bâtiments qui dessinent le nouveau quartier du Bugnon, figure entre autres une tour de plus de 65 m de haut composée d’appartements proposés à la location et déclinés de 2,5 à 4,5 pièces. Une particularité vient du fait que c’est la seule et unique nouvelle tour construite au XXIe siècle dans l’agglomération lausannoise et qu’elle n’a fait l’objet d’aucune opposition. Ce projet se distingue également par ses lignes épurées et son architecture résolument contemporaine. Composée de 18 étages, elle développe des façades aux baies vitrées qui s’ouvrent sur l’horizon à 360° et jouissent d’un magnifique dégagement tant sur la ville de Lausanne, le lac et le Jura. Sa faible empreinte au sol ainsi que son parking enterré lui permettent de dégager un magnifique parc arborisé au cœur du quartier destiné aux résidents, promeneurs et à vocation de détente et place de jeux.
Un riche tissu économique
Selon une enquête menée pour la première fois en 2017 et qui sera renouvelée chaque année, plus de 600 entreprises sont actives au Mont-sur-Lausanne et emploient près de 8000 collaborateurs, ce qui représente un ratio de près d’un emploi par habitant. La commune voit sa population augmenter régulièrement ces dernières années mais confirme donc également son statut d’important pôle d’activités économiques pour la région.
Cette enquête a permis de fournir à la Municipalité une radiographie aussi précise que possible de son tissu économique local. Le secteur tertiaire est majoritairement représenté avec 63%, alors que les secteurs secondaire et primaire se situent respectivement à 33% et 4%. Notre analyse révèle également que, sans surprise, la voiture individuelle reste le moyen de transport largement privilégié (80%) pour se rendre sur le lieu de travail. Les transports publics ne sont utilisés qu’à 12%. La mobilité douce et le covoiturage restent marginaux, ce qui s’explique en partie par le fait que la très grande majorité des employés résident hors commune (73%), voire hors canton (16%). La question de la mobilité, et en particulier celle en lien avec le cadre professionnel, reste donc un défi de taille pour les autorités.
Développement durable
Le Mont-sur-Lausanne intègre les principes du développement durable dans l’activité de l’administration et dans la réalisation des différents projets qu’elle pilote. Elle œuvre ainsi pour une société équitable, un environnement préservé et une économie efficiente, afin de garantir la qualité de vie des habitants. De cette manière seulement, les générations futures pourront répondre à leurs besoins, tant matériels qu’immatériels.
Le Mont-sur-Lausanne est une Cité de l’énergie depuis 2014. Ce label couronne sa politique active en matière énergétique et de respect de l’environnement. La Commune cherche non seulement à se montrer exemplaire dans ces domaines, au travers de l’action des services de son administration, mais veut aussi servir de modèle à l’ensemble de la population, par une information/communication régulière et des mesures incitatives.
Le remaniement parcellaire
Le Syndicat d’améliorations foncières du Mont-sur-Lausanne a été créé par arrêté du Conseil d’Etat du 19 mars 1982. Il a notamment pour but le remaniement parcellaire en corrélation avec l’adoption d’une zone agricole liée à une zone à bâtir. Il s’agit d’un remaniement à péréquation réelle selon les articles 98b et suivants de la loi sur les améliorations foncières permettant à tous les propriétaires inclus dans le périmètre de bénéficier de la plus-value liée à l’affectation des nouveaux terrains à bâtir. Il a ainsi permis de délimiter la zone à bâtir en tenant compte des buts et principes de l’aménagement du territoire.
Il concerne un périmètre de 542 hectares représentant 55% du territoire communal, dont 443 ha de terrains agricoles, 46 ha de terrains à bâtir et 53 de surface forestière. Les 46 ha de zone à bâtir accueillent 13 secteurs à urbaniser. Ceux-ci, intégrés dans le PGA de 1993, représentent env. 2500 à 3000 habitants supplémentaires.
Par arrêts du 15 janvier 2018, le Tribunal fédéral vient d’entériner définitivement le processus après 36 ans d’existence en confirmant le périmètre du syndicat et le principe de la péréquation réelle. Cependant, sa mise en œuvre ne pourra être effective que dès l’inscription du nouvel état de propriété au registre foncier, en principe fin 2019.
Conclusion
Le Mont-sur-Lausanne est donc une commune en plein développement formant une liaison entre ville et campagne à la frontière avec la capitale et pleinement concernée par les dossiers de l’agglomération Lausanne Morges (PALM). Rappelons à ce propos que la Commune du Mont, par l’intermédiaire de son syndic, préside le Schéma directeur du Nord lausannois (SDNL). C’est à la fois une chance et un défi. Le Mont devient une ville, tout en essayant de continuer à cultiver une forme d’esprit villageois. Le développement doit s’accompagner du souci constant de favoriser le cadre de vie le plus agréable possible pour les habitants. C’est ce à quoi s’attellent les autorités.
Jean-Pierre Sueur, Syndic
La tour du Bugnon
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