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Un entretien de groupe a été effectué afin d’étudier comment étaient perçues les formes de coopération. Six chefs d’exploitation d’une région de production fourragère située en Suisse orientale y ont participé. Bien que les réponses ne puissent pas être généralisées, elles permettent néanmoins d’identifier des points de vue révélateurs et des schémas de pensée: les chefs d’exploitation ont une vision différenciée des formes de coopération intensive que sont la communauté d’exploitation et la communauté partielle d’exploitation et sont conscients des avantages, mais aussi des inconvénients. Ces derniers sont les plus nombreux et il est clair que les deux formes de coopération ne sont pas des options qui s’imposent pour les chefs d’exploitation et qu’elles ne bénéficient pas non plus du soutien du milieu social.
Les exploitations agricoles suisses cèdent leurs engrais de ferme excédentaires à des exploitations ayant des capacités disponibles ou à des installations de compostage ou de méthanisation, afin d’équilibrer leur bilan d’éléments nutritifs. Les volumes d’engrais de ferme et de recyclage transportés, de même que les coûts de transport, ont nettement augmenté entre 2015 et 2022.
Nombre de pays européens observent un recul de l’emploi dans le secteur agricole et plus particulièrement dans celui de l’élevage. Les paiements directs peuvent contrecarrer cette tendance et mener à un renforcement de la main-d’œuvre – principalement féminine – sur l’exploitation.
Malgré les problématiques actuelles comme la guerre en Ukraine ou le changement climatique, le secteur alimentaire suisse est relativement résilient. C'est la conclusion du rapport établi par Agroscope sur mandat de l'Office fédéral pour l'approvisionnement économique du pays.