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La messe est dite. Le pontife du football mondial a vu la fumée blanche sortir des urnes en se disant in petto : j'y suis depuis dix-sept ans et j'y reste encore. Ouf, on va encore parler de moi. Parole prophétique puisqu'effectivement, on va parler de lui. La seule question importante est de savoir en quels termes. On sait déjà que les Américains et la clique à Platini sont, les premiers nommés d'affreux justiciers prêts à s'emparer des auréoles de sept misérables "cardinaux", alors que la clique est simplement jalouse.
La main sur le cœur, Sepp Blatter, ne sait rien, ne voit rien, ne dit rien. On lui parle de corruption, circulez y'a rien à voir. On ne peut pas surveiller tout le monde. Tout le monde, certes non, mais quelques-uns, ça doit bien être possible ?
Bref, les toutes petites fédérations ayant autant de droits que les très importantes, il ne semble pas très difficile d'obtenir - j'allais dire acheter - des consentements par quelques bienveillantes attentions toutes plus légales les unes que les autres.
Mais Sepp ne sait pas ce qui se passe dans son entourage et découvre avec horreur que certains de ses plus fidèles serviteurs ont la main plutôt sur le portefeuille que sur le cœur.
Au moment de l'élection du président, je me suis dit qu'en cas d'échec, Sepp Blatter aurait pu demander un siège au sein du Conseil d'administration de la Société Générale ou de Credit Suisse. Dans ces deux institutions, on ne sait pas ce qui se trame dans les étages inférieurs.
Allons Sepp, même sans la FIFA, vous auriez eu de l'avenir.