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La présidente de la Cour suprême polonaise, Malgorzata Gersdorf, s'est rendue mercredi matin à son bureau. Elle défie ainsi le gouvernement qui avait annoncé mardi sa mise à la retraite avec l'entrée en vigueur de la réforme de l'appareil judiciaire.
"Ma présente ici n'est pas politique, je suis ici pour protéger l'état de droit", a déclaré Malgorzata Gersdorf en arrivant au siège de la Cour suprême. Et d'ajouter que la réforme était "anticonstitutionnelle" et ne devait pas être appliquée.
La réforme judiciaire et le renouvellement des effectifs permet au parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir prendre le contrôle de l'ensemble du système judiciaire, dans lequel la Cour constitutionnelle et les procureurs dépendent désormais du ministre de la Justice. La mesure la plus controversée entraîne la mise à la retraite de 40% des juges de la Cour suprême, à moins que le président Andrzej Duda, proche du PiS, ne prolonge leur mandat.
Les trois plus importants partis d'opposition ont appelé mardi soir à manifester à Varsovie devant le siège de la Cour suprême et dans plusieurs villes de Pologne.
La Commission européenne a entamé lundi une nouvelle procédure judiciaire contre la Pologne concernant la réforme de la Cour suprême, qui, selon elle, porte atteinte à l'indépendance de l'institution.