Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07063.jsonl.gz/980

Dans un discours lors d'une conférence à Rio au Brésil, M. Fischer a souligné qu'“une incertitude élevée, à la fois politique et économique, a aussi joué un rôle” dans la faiblesse des investissements, un des facteurs-clé de la croissance aux Etats-Unis.
“L'incertitude sur ce que l'administration va faire en terme d'assurance-santé, de régulation, d'impôts et de commerce peut conduire les entreprises à repousser leurs projets jusqu'à ce que la politique s'éclaircisse”, a affirmé M. Fischer.
Le numéro deux de la banque centrale estime aussi que le marché américain manque de concurrence interne. “Une explication possible pour la faiblesse des investissements est qu'on observe une diminution de la concurrence inter-entreprises (…) et une plus grande concentration de l'industrie”, explique M. Fischer.
“Moins de concurrence permet aux entreprises de maintenir de hauts profits sans avoir la pression de devoir augmenter leur production pour conserver leur part de marché”, a ajouté cet économiste.
Il a plaidé dans le même temps pour que des “mesures de relance et de dérégulation” soient prises pour doper la productivité.
Le président Donald Trump s'est pour sa part félicité lundi de l'état “incroyable” de l'économie.
“Nous avons le marché boursier le plus haut de l'histoire (…). Le taux de chômage est au plus bas qu'il n'a été en 17 ans. Le moral des entreprises n'a jamais été aussi fort. L'enthousiasme des manufacturiers est à un niveau incroyable”, a-t-il affirmé en présentant son nouveau secrétaire général de la Maison Blanche, le général John Kelly. Celui-ci a été nommé après une semaine difficile pour l'administration Trump qui a vu échouer au Congrès la réforme de l'assurance santé et des querelles intestines éclater à la Maison Blanche.