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"Nous sommes certains d'avoir deux très bons candidats pour sortir de la crise", a annoncé Thomas Aeschi, président du groupe UDC au Parlement à l'issue des auditions à Hérémence (VS).
Il a salué l'engagement des cinq candidats, auditionnés tour à tour par ordre alphabétique durant l'après-midi. Outre le conseiller national bernois Albert Rösti et l'ancien conseiller national zurichois Hans-Ueli Vogt, la conseillère d'Etat nidwaldienne Michèle Blöchliger, le conseiller aux Etats bernois Werner Salzmann et le conseiller d'Etat Zougois Heinz Tännler étaient sur les rangs. Tous ont dû répondre aux questions des parlementaires pendant une trentaine de minutes.
Les candidats ont dû se défendre sur des questions chères à l'UDC: la neutralité et l'autodétermination de la Suisse, la non-intégration à l'Union européenne, le contrôle et la limitation de l'immigration, le renforcement de l'armée suisse, l'approvisionnement énergétique indigène et encore l'allègement des impôts et des redevances pour la classe moyenne, a précisé la vice-présidente du parti Céline Amaudruz.
Albert Rösti au premier tour
L'ancien président de l'UDC et conseiller national bernois Albert Rösti [Gaetan bally - Keystone]Albert Rösti a été élu au premier tour. La seconde place a été plus disputée. Hans-Ueli Vogt a été talonné par le conseiller aux Etats bernois Werner Salzmann au cours des trois suivants. Et il a fallu un quatrième pour que le Zurichois soit finalement préféré d'une voix.
Albert Rösti, 55 ans, a toujours fait figure de grand favori. L'ancien président du parti conservateur est considéré comme plutôt conciliant. Sa capacité d'écoute pourrait plaire aux autres partis, mais lui coûter les voix des tenants de la ligne dure au sein de son propre parti. Marco Chiesa, président de l'UDC, a lui lancé que c'était "un candidat extraordinaire" au micro du 19h30 de la RTS.
Hans-Ueli Vogt, 52 ans, professeur de droit et ancien conseiller national, est le candidat de la puissante UDC zurichoise. Il s'est parfois écarté de la ligne de son parti, comme sur le mariage pour tous ou l'initiative sur les multinationales responsables. Pour Marco Chiesa, "il a des valeurs extraordinaires, et est tout a fait aligné à celles de l'UDC".
"Mêmes valeurs", mais "personnalités différentes"
L'ancien conseiller national zurichois Hans-Ueli Vogt [Michael Buholzer - Keystone]
"Nous avons beaucoup de points communs, nous sommes membres du même parti et avons les mêmes valeurs", a en revanche souligné le Zurichois. Selon Hans-Ueli Vogt, "personne" ne pourra briser cette unité, pas même la campagne pour le poste de conseiller fédéral.
De son côté, Albert Rösti a cité notamment leur même volonté d'assurer la sécurité de la Suisse et de défendre la neutralité. Le Bernois a toutefois reconnu qu'ils avaient des "personnalités différentes". Au Parlement maintenant de juger laquelle est la plus qualifiée pour accéder au gouvernement, ont ajouté les deux hommes.
Sur la question du ticket uniquement masculin, le président de l'UDC Marco Chiesa a répondu dans le 19h30 qu'il laissait ces problèmes de représentativité des sexes au PS, un parti qui aurait d'ailleurs choisi de "discriminer". Il explique: "nous avions une femme, elle s'est présentée, elle a très bien jouer ses cartes. Mais ma foi, il y avait, à mon avis, une vitesse supérieure chez les deux candidats que nous avons choisis"
>> Voir l'intervention de Marco Chiesa dans le 19h30:
Julien Furrer avec ats
"Grand honneur pour Hérémence"
L'UDC avait choisi Hérémence pour y tenir sa séance de groupe parlementaire préparatoire de la session d'hiver. La commune est la seule du Valais romand à être dirigée par l'UDC et abrite le barrage de la Grande Dixence sur son territoire, à l'heure où l'énergie est au coeur des enjeux.
Après l'annonce du départ d'Ueli Maurer, le choix du lieu est resté secret. "C'est un grand honneur pour Hérémence et tous ses habitants", a confié Grégory Logean, président de la commune.