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Histoire de l’endométriose
L’histoire de l’endométriose est étroitement liée à l’histoire de la gynécologie et de la condition de la femme.
L’endométriose existe depuis des milliers d’années. On la trouve décrite déjà à l’époque des Égyptiens.
En 1860, le chirurgien Karl Freiherr von Rokitanksy est le premier à décrire ses symptômes.
Puis en 1920, le gynécologue Thomas Stephen Cullen décrit l’endométriose avec plus de détail, et développe son diagnostic et le traitement de l’endométriose profonde.
Il existe différentes théories explicatives sur l’origine de la maladie, mais aucune d’elles n’est en mesure d’expliquer la totalité des cas.
La théorie du reflux est la plus connue. Selon elle, des cellules endométriales présentes dans le sang des règles s’échapperaient des trompes pour aller s’implanter dans l’abdomen, avant de proliférer chaque mois.
Depuis son évocation en 1922, la médecine nous a toutefois appris que 90% de femmes avaient des règles rétrogrades, c’est-à-dire qui s’écoule également vers l’intérieur du ventre.
Malheureusement, nous ne savons pas encore pourquoi seulement 10% d’entre elles développeraient la maladie (Gallard et al., 2014).
Une autre théorie postule que les cellules endométriales migreraient par les voies lymphatique et vasculaire. Cela permettrait d’expliquer les cas de développement de lésions à distance (estimé à 5% des cas), comme dans les poumons ou le cerveau (Nisolle, Alvarez, Colombo et Froidart, 2007).
Une troisième théorie postule que sous l’effet de traitement oestrogénique, des cellules provenant de la même entité embryonnaire se renouvelleraient en cellules endométriales.
Cette théorie permet d’expliquer les très rares cas d’endométriose chez l’homme et la fille prépubères, mais n’explique pas les endométrioses pelviennes.
Au-delà des théories, les chercheurs ont pu mettre en évidence que des facteurs génétiques et environnementaux jouaient également un rôle dans le développement de la maladie.
Une étude australienne a mis en évidence une séquence de gène qui augmenterait le risque de développer une endométriose de 16% (Uno et al., 2010). De plus, avoir un membre de sa famille atteint de l’endométriose augmente votre risque de 20% de développer la maladie.
Et si elle se développe, vous avez 40% de risque en plus de développer des formes modérés à sévères de l’endométriose.
D’autres études ont pu mettre en évidence que diverses toxines et perturbateurs endocriniens ont un impact sur la réponse du système immunitaire. C’est notamment le cas de la dioxine et le polychlorobiphényle (Foster, 2008).
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