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En refusant ouvertement d'appliquer la décision populaire contre l'immigration de masse, la Berne fédérale espérait s'attirer les bonnes grâces de Bruxelles.
Theresa May, premier ministre de Grande-Bretagne, annonce des négociations avec Bruxelles dans le but de détacher rapidement et complètement la Grande-Bretagne des institutions de l'Union européenne (UE): le "Brexit" sera rigoureusement appliqué.
L'UE a de plus en plus de mal à se présenter comme un rempart contre les flux migratoires incontrôlés, voire comme la gardienne de finances publiques saines. Aussi tente-t-elle aujourd'hui de se profiler comme l'unique garante de la paix en Europe.
La décision de la majorité du Parlement de ne pas appliquer le verdict du peuple et des cantons contre l'immigration de masse a valu à ses auteurs de bruyantes félicitations de la part de la Commission UE.
En fait, la Suisse pourrait agir avec beaucoup d'assurance dans le domaine de la coopération scientifique avec l'UE. Or, les responsables helvétiques se plaisent à adopter là encore une attitude humiliante de mendicité à l'égard de Bruxelles.
Qu'entend le large public par la notion de "préférence nationale à la place de travail"? La majorité des gens croient sans doute que c'est un moyen de protéger les salariés suisses d'un certain âge contre la concurrence de la main-d'œuvre étrangère …