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Selon les estimations, quelque 500 entreprises et 10 000 personnes œuvrent en Suisse dans le secteur des matières premières, qui inclut, en plus du négoce, le fret, le financement du commerce, l'inspection et le contrôle des marchandises. En 2016, le commerce de transit a généré des recettes nettes de 24,2 milliards de francs, ce qui porte la contribution du secteur des matières premières à 3,7 % du PIB de la Suisse. La Suisse est l'une des plus importantes places de négoce des matières premières du monde.
Selon les estimations, quelque 500 entreprises et 10 000 personnes œuvrent en Suisse dans le secteur des matières premières, qui inclut, en plus du négoce, le fret, le financement du commerce, l'inspection et le contrôle des marchandises. En 2016, le commerce de transit a généré des recettes nettes de 24,2 milliards de francs, ce qui porte la contribution du secteur des matières premières à 3,7 % du PIB de la Suisse. La Suisse est l'une des plus importantes places de négoce des matières premières du monde.
La position de premier plan de la Suisse dans le commerce mondial des matières premières trouve son origine dans la longue tradition de cette activité dans notre pays et dans l'environnement propice aux entreprises de tous les secteurs. Ce contexte favorable se caractérise par des conditions-cadres politiques, économiques et juridiques stables et prévisibles, de même que par une imposition des entreprises concurrentielle et une réglementation favorable aux entreprises. Outre certains autres facteurs attrayants, comme le bon niveau de formation de la main-d'œuvre ou la haute qualité de vie, le système financier hautement développé et stable contribue à l'attrait de la place de négoce suisse des matières premières.
Dans ce secteur également, la place économique suisse est confrontée à une forte concurrence, notamment vis-à-vis de Singapour, de Dubaï (Emirats arabes unis), de la Chine (en particulier Hong Kong), des Etats-Unis d'Amérique, de la Grande-Bretagne et des Pays-Bas. Des places économiques émergentes se sont favorablement positionnées face à la Suisse, notamment sur les plans de la fiscalité et des coûts liés aux réglementations, et font activement valoir ces arguments auprès des entreprises. La Suisse est ainsi appelée à maintenir et à renforcer ses conditions-cadres attrayantes et fiables.
L'importance croissante du secteur lance d'autres défis sérieux, notamment en rapport avec les droits de l'homme et la situation environnementale dans les pays exportateurs, la lutte contre la corruption et le phénomène dit de la «malédiction des matières premières» dans des pays en développement. Des risques pour la réputation de certaines entreprises et de la Suisse elle-même sont liés à ces défis, notamment si le comportement d'entreprises domiciliées en Suisse devait se démarquer des positions défendues et soutenues par la Suisse dans les domaines de la politique de développement, de la promotion de la paix, des droits de l'homme ainsi que des standards sociaux et environnementaux.
En 2015, le Conseil fédéral a publié un document qui définit sa position et contient un plan d’action en matière de responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Il sert à informer les entreprises sur les attentes de la Confédération et sur les activités de la Confédération en matière de RSE. La Confédération attend des entreprises établies ou actives en Suisse qu’elles assument leur responsabilité, en Suisse comme à l’étranger, conformément aux normes et directives RSE internationalement reconnues comme les Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales. Afin de promouvoir la RSE par les entreprises, la Confédération soutient également l’élaboration et la mise en œuvre des standards et des initiatives spécifiques pour le secteur des matières premières. Dans ce cadre, elle a publié fin 2018 un premier guide de bonnes pratiques pour le négoce des matières premières, permettant aux entreprises de conduire un devoir de diligence en matière de droits de l’homme conformément aux Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et aux guides de l’OCDE concernant le devoir de diligence.
Vu l'intérêt croissant pour le secteur des matières premières et son importance grandissante sur les plans tant intérieur qu'extérieur, les départements fédéraux des affaires étrangères (DFAE), des finances (DFF) et de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR) ont créé une plateforme interdépartementale consacrée aux matières premières. Le Conseil fédéral a bon espoir que la plupart des recommandations du rapport de base sur les matières premières de 2013 pourront être mises en œuvre au cours des deux années à venir. Il a par conséquent chargé la plateforme interdépartementale «Matières premières» d'effectuer, d'ici à novembre 2018, une nouvelle évaluation de la situation dans le secteur suisse des matières premières sous l'angle de la compétitivité, de l'intégrité et de l'environnement, entre autres.
Etudes et rapports
L’approvisionnement de la Suisse en terres rares (PDF, 913 kB, 14.12.2018)Rapport du Conseil fédéral donnant suite au postulat 12.3475 Schneider-Schneiter du 12.06.2012
Le secteur suisse des matières premières: état des lieux et perspectives (PDF, 1 MB, 30.11.2018)Rapport du Conseil fédéral, 30.11.2018
Rapport de base matières premières (PDF, 1 MB, 27.03.2013)Rapport de la plateforme interdépartementale matières premières à l’attention du Conseil fédéral
Communiqués de presse
Liens
Dernière modification 14.12.2018