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Plus d’empathie, moins de violence
Etre conscient de ses propres émotions permet de découvrir celles des autres et de mieux les comprendre. Cela s’appelle l’empathie.
Depuis les années 2000, différents programmes destinés aux enfants ont été mis sur pied pour développer leur capacité d’empathie. Ces expériences menées en classe ou dans des clubs de foot démontrent que la violence diminue au profit d’un esprit d’entraide.
Enseigner les maths, le français ou l’histoire, cela va de soi. Pourquoi pas la gestion des émotions et l’empathie? Depuis quelques années, dans les pays anglo-saxons, des programmes ont été mis sur pied pour développer les compétences relationnelles des enfants. Ces différentes approches s’appuient, entre autres, sur la communication non-violente de Marshall B. Rosenberg et la méditation pleine conscience de Jon Kabat Zinn.
"Hautes Fréquences" vous emmène d’abord dans une école canadienne qui met en œuvre le programme "Les racines de l’empathie" fondé par Mary Gordon. Durant un an, des enfants de 9 à 11 ans suivent le développement d’un bébé qui vient leur rendre visite tous les mois avec l'un de ses parents. Au travers de cette expérience, les enfants découvrent leurs propres émotions. Ils apprennent également à découvrir les émotions des autres, à comprendre ce qu’un autre peut ressentir.
Une approche du même type a été développée en Angleterre, dans une école de la banlieue de Londres, proche du stade du club de foot Arsenal. Cette classe teste un projet pilote basé sur l’approche "Maître de tes émotions. Attitude: la 5e compétence". Le programme, soutenu par l’UEFA, vise à travailler avec les enfants sur la connaissance et la maîtrise des émotions par le sport. Ce projet a été créé par Mark Milton, le fondateur et l’actuel directeur de la fondation "Education 4 peace".
En Suisse, l’exposition "Ni hérisson, ni paillasson" circule dans les écoles romandes et permet aux élèves de mieux comprendre leur réactions, leurs émotions et de réfléchir à la manière de gérer les conflits.
Si l'école publique n'a pas encore intégré cette "discipline", le Plan d’études romand (PER) dans son intention, prévoit l’enseignement de valeurs telles que la solidarité, la tolérance et l'esprit de coopération.
Catherine Erard a rencontré Delia Mamon, présidente de l’association graines de paix, Olivier Maradan, secrétaire général de la CIIP ( Conférence Intercantonale de l’Instruction publique de la Suisse Romande et du Tessin), et Mark Milton, directeur de la fondation "Education 4 peace".
A noter
L'émission "A vue d'esprit", sur Espace 2, consacre une série d'émissions du 12 au 16 mai 2014 à ce sujet.