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Ce tassement s'explique par un "effet de base", les prix ayant continué à augmenter mois après mois, mais moins fortement qu'un an plus tôt.
Sur un mois, les prix à la consommation ont augmenté de 6,7%.
L'inflation, alimentée notamment par la faiblesse de la livre turque, avait atteint 85,5% sur douze mois en octobre, à un niveau inédit depuis juin 1998, avant de ralentir en novembre pour la première fois en dix-huit mois.
Les chiffres officiels sont toutefois contestés par les économistes indépendants du Groupe de recherche sur l'inflation (Enag), selon lesquels la hausse des prix à la consommation a ralenti à 121,6% sur douze mois en janvier, contre 137,5% en décembre.
A 100 jours de l'élection présidentielle, prévue en mai, à laquelle il est de nouveau candidat, le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé mercredi que les taux d'intérêt, stables depuis novembre, baisseraient de nouveau.
A rebours des théories économiques classiques, le chef de l'Etat estime que les taux d'intérêt élevés favorisent l'inflation.
Mais cette politique monétaire a contribué à alimenter la chute de la livre turque et à faire flamber le coût de la vie.
M. Erdogan, qui dit privilégier la croissance et l'emploi à la stabilité des prix, a affirmé fin janvier que "l'inflation ralentira rapidement" dans son pays pour atteindre "30% dans les mois à venir".