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Dans sa réponse à la question des députés Ganioz et Piller sur le rôle de l'ECAB dans la campagne Ecalex, le Conseil d'Etat affirmait que: "Dans son implication dans la campagne, l’ECAB veillera toutefois à respecter les principes rappelés par le Tribunal fédéral, à savoir l’objectivité, la transparence et la proportionnalité."
Le Parti socialiste fribourgeois constate aujourd'hui que tel n'est pas le cas et que les garde-fous posés par le Tribunal Fédéral sont largement malmenés.
En effet, le déferlement d'annonces par voie de presse, de tout-ménages, de courriels envoyés directement à toutes les collaboratrices et tous collaborateurs de l'Etat, et même aux étudiant-e-s, la présence continuelle du directeur de l'ECAB et de certains de ses employés sur les réseaux sociaux, ainsi que le placardage ostentatoire sur et au bord du siège principal de l'ECAB montrent à l'évidence que la limite du tolérable a été transgressée et que le principe de proportionnalité est foulée aux pieds.
Le PS dénonce également la débauche de moyens financiers qui entoure la campagne du "oui" alors que le Conseil d'Etat relevait dans sa réponse que: "En termes d’engagement financier, l’ECAB respectera le principe de l’égalité́ des armes (…)"
Dès lors, le PS attend que le Conseil d'Etat prenne de manière urgente les mesures nécessaires afin que la campagne en vue de la votation Ecalex du 21 mai prochain ne soit pas encore davantage biaisée.
Il en va du respect des processus démocratiques.