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Vladimir Poutine a défini jeudi l'un des axes de son futur et quasi certain 4e mandat
KEYSTONE/EPA SPUTNIK POOL/MICHAEL KLIMENTYEV / SPUTNIK / KREMLIN(sda-ats)
Vladimir Poutine a promis jeudi d'améliorer le niveau de vie des Russes et de diviser par deux un niveau de pauvreté jugé "inacceptable". Le président s'exprimait devant le parlement russe à moins de trois semaines de la présidentielle, dont il est le grand favori.
Il a débuté son adresse annuelle devant le législatif en insistant sur la nécessité d'améliorer "le bien-être" de la population et d'investir dans les infrastructures et la santé pour éviter à la Russie de prendre du "retard", ce qui constitue selon lui son "principal ennemi".
"Les prochaines années seront décisives pour la vie du pays", a insisté M. Poutine. "Nous devons résoudre une des tâches clés de la prochaine décennie: pourvoir une croissance certaine et à long terme des revenus réels des citoyens et réduire en six ans par deux le taux de pauvreté", a-t-il déclaré devant le parlement à Moscou.
Il a souligné que le nombre de personnes confrontées à la pauvreté dans le pays était passé de 42 millions en 2000 à environ 20 millions actuellement. Ce niveau est cependant reparti à la hausse lors de son dernier mandat, marqué par la récession économique.
M. Poutine a mis l'accent sur l'importance des avancées technologiques afin que son pays ne reste pas sur le bord du chemin de la "révolution technologique".
Le président russe, aux commandes depuis plus de 18 ans, est candidat pour un 4e mandat de six ans à la présidentielle du 18 mars, qu'il devrait remporter largement faute d'opposition réelle.
Malgré les promesses de campagne lors de son retour au Kremlin en 2012, son dernier mandat a été marqué par une chute du niveau de vie et une progression de la pauvreté, conséquence de la flambée des prix causée entre 2014 et 2016 par la chute des cours du pétrole et les sanctions occidentales liées à la guerre en Ukraine.
Pollution à éradiquer
Il a également dit vouloir lutter contre la "neige noire", l'eau non potable et le "smog" qui affecte les Russes à cause de la pollution. M. Poutine a même averti qu'il n'existait "aucun endroit où se réfugier".
"Il est difficile de parler d'une vie longue et en bonne santé quand des millions de personnes doivent boire de l'eau qui ne correspond pas aux normes, quand tombe de la neige noire, comme à Krasnoïarsk, et quand les habitants de grands centres industriels ne voient pas le soleil pendant des semaines à cause de la fumée", a-t-il lancé.
A partir de 2019, "300 entreprises industrielles qui ont un impact négatif important devront respecter l'environnement", a-t-il indiqué. Il a assuré avoir "déjà renforcé les exigences écologiques pour les entreprises afin que diminuent les déchets industriels. A partir de 2021, toutes les entreprises présentant un grand risque pour l'environnement devront le faire", a conclu M. Poutine.
La Russie est régulièrement frappé par des accidents industriels, qui colorent parfois les rivières ou provoquent des neiges noires, comme à Krasnoïarsk, une ville industrielle située en Sibérie.
Des zones écologiques fragiles, comme le lac Baïkal, classé au patrimoine de l'Unesco, sont aussi en péril. En août, le président avait déjà sonné l'alarme, dénonçant l'ampleur de la pollution touchant le lac le plus profond de la planète et le plus grand d'Eurasie.
ATS