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Pas de rétorsion suisse face aux taxes américaines sur l'acier et l'aluminium
Bien que des représailles soient en théorie possible, la Suisse n'a simplement pas un volume de commerce suffisant pour impressionner les Etats-Unis, explique le conseiller fédéral dans l'entretien publié mercredi dans le Tages-Anzeiger. "Nous ne devons pas nous imaginer plus importants que ce que nous sommes", ajoute-t-il.
Berne a déposé une demande de consultation avec les Etats-Unis dans le cadre d'une procédure de règlement de différends au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Le Conseil fédéral juge injustifiés les droits de douane appliqués depuis le 23 mars par Washington à l'importation de certains produits en acier et en aluminium.
"Revenir à un ordre"
Les marchandises concernées ont représenté l'an dernier une valeur à l'exportation de quelque 80 millions de francs. En procédant de la sorte, la Suisse a suivi l'exemple d'autres membres de l'OMC, à l'image de l'Union européenne, du Mexique, du Canada et de la Norvège.
"Nous espérons pouvoir revenir à un ordre dans lequel tous les acteurs du marché ont les mêmes conditions", poursuit dans l'interview Johann Schneider-Ammann.
La situation sera résolue lorsque les Etats-Unis et la Chine recouvreront la raison et les deux Etats laisseront tomber leurs mesures protectionnistes, espère-t-il.
ats/mre
Publié le 11 juillet 2018 - Modifié le 11 juillet 2018
"Un certain respect" pour Donald Trump
Donald Trump savait très bien quelles pouvaient être les conséquences de sa décision, précise Johann Schneider-Ammann.