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Le prix Sakharov 2021 de défense de la liberté de pensée a été décerné mercredi à l'opposant russe emprisonné Alexeï Navalny par le Parlement européen. Ce dernier a salué son combat "sans répit" pour la démocratie et contre la corruption dans son pays.
"Il a combattu sans répit la corruption du régime de Vladimir Poutine. Cela lui a coûté sa liberté et presque sa vie", a indiqué sur Twitter le président du Parlement européen, l'Italien David Sassoli.
"Au nom du Parlement européen, je demande sa libération immédiate et inconditionnelle", a officiellement réclamé dans l'hémicycle strasbourgeois l'eurodéputée écologiste finlandaise Heidi Hautala, vice-présidente de l'institution. "Les autorités russes doivent cesser tout harcèlement, toute intimidation et toute attaque contre l'opposition, la société civile et les médias", a-t-elle ajouté.
Les autorités russes n'ont pas réagi dans l'immédiat mercredi après-midi.
Pour le Fonds de lutte contre la corruption, l'organisation fondée par Alexeï Navalny, interdite en Russie depuis l'été, ce prix récompense tous les Russes luttant pour "la vérité". "Ce prix Sakharov c'est bien sûr un prix pour vous, les gens pas indifférents qui même dans les périodes les plus sombres, ne craignent pas de dire la vérité", a réagi sur Twitter l'organisation.
"Voix forte de la Russie"
Sur fond de tensions entre la Russie et les Occidentaux, le choix d'Alexeï Navalny a immédiatement été salué par le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg. Ce prix est "la reconnaissance du rôle important qu'il a joué depuis de nombreuses années pour défendre les valeurs de la démocratie et être une voix forte en Russie", a dit le chef de l'Alliance atlantique devant la presse à Bruxelles.
La candidature de M. Navalny était soutenue par le PPE (droite), principal groupe politique du Parlement européen, et le groupe centriste Renew, troisième force politique. De leur côté, les groupes S&D (gauche) et écologistes avaient proposé d'honorer les femmes afghanes se battant pour l'égalité et leur liberté face au régime des talibans, à qui le Parlement européen a également "rendu hommage".
Le Parlement européen témoigne ainsi de son engagement auprès des Russes et des Afghans aspirant à "une vie sans peur", a souligné Heidi Hautala. L'ex-présidente par intérim de Bolivie, Jeanine Añez, actuellement emprisonnée, avait également été présélectionnée pour recevoir ce prix.
Antichambre du Nobel
Principal opposant à Vladimir Poutine, Alexeï Navalny est incarcéré pour fraude dans une affaire largement considérée comme relevant de la répression politique. Il avait failli mourir empoisonné en août 2020, ce que les Occidentaux ont attribué aux services russes. Moscou a nié toute implication. Navalny avait été soigné en Allemagne, ce qui avait tendu les relations entre Berlin et Moscou, puis il avait été emprisonné dès son retour en Russie.
Après l'intellectuel ouïghour Ilham Tohti, condamné à la prison à vie en Chine pour "séparatisme", lauréat en 2019, le prix portant le nom du grand dissident de l'URSS Andreï Sakharov avait été attribué en 2020 à "l'opposition démocratique" au président Alexandre Loukachenko au Bélarus et reçu par sa cheffe de file Svetlana Tikhanovskaïa.
Lancé en 1988, le prix Sakharov "pour la liberté de l'esprit" récompense chaque année des personnes ou organisations défendant les droits humains et les libertés fondamentales. Il est doté d'une somme de 50'000 euros, soit près de 55'000 francs. A plusieurs reprises le prix a fait office d'antichambre du Nobel de la paix, comme pour le gynécologue congolais Denis Mukwege et la Yazidie Nadia Murad, la jeune Pakistanaise Malala Yousafzai ou encore Nelson Mandela, premier lauréat du prix Sakharov.
Co-lauréat du Nobel de la Paix cette année, le journaliste russe Dmitri Mouratov, rédacteur en chef de Novaïa Gazeta, l'un des derniers médias ouvertement critiques du pouvoir en Russie, a affirmé qu'il aurait pour sa part remis le Nobel de la Paix à Alexeï Navalny, bête noire du président russe. Le prix Sakharov sera remis officiellement lors d'une cérémonie dans l'hémicycle du Parlement européen à Strasbourg le 15 décembre.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Les centristes pro-occidentaux victorieux, russophones affaiblis
Le parti centriste du Premier ministre sortant Krisjanis Karins a remporté les législatives lettonnes, selon les résultats définitifs publiés dimanche soir. Les partis proches de la minorité russe en sortent affaiblis.
Nouvelle Unité de M. Karins obtient 18,97% des voix et devient la première force au parlement, avec 26 députés, selon la Commission électorale centrale.
Les résultats du scrutin qui s'est déroulé à l'ombre de l'invasion russe en Ukraine renforcent les chances de M. Karins d'être chargé par le président Egils Levits de former le prochain gouvernement de coalition, dans ce pays balte de 1,8 million d'habitants, membre de l'UE et de l'Otan.
"Je pense que la guerre en Ukraine a beaucoup joué en faveur de M. Karins et de Nouvelle Unité, car ils sont très forts dans le domaine des affaires étrangères, ce qui est très important pour la Lettonie du point de vue de la sécurité nationale", a déclaré à l'AFP le politologue Filips Rajevskis.
Au total, sept formations seront présentes au parlement monocaméral qui compte cent sièges. Deux d'entre elles Liste Unie (Verts et partis régionaux, centristes, 11,01%, 15 députés), et l'Alliance Nationale (centre droit, 9,29%, 13 députés) paraissent bien placées pour rejoindre Nouvelle Unité au sein d'une coalition qui bénéficierait ainsi d'une majorité de 54 députés.
Russophones en difficulté
Un seul parti soutenu par la minorité russophone, Stabilité!, franchit le seuil d'éligibilité de 5% avec 6,80%, s'assurant 11 mandats de députés, tandis que la formation historique des russophones, Harmonie, jadis puissante, se retrouve hors du parlement avec 4,81%, tout comme l'Union Russe de Lettonie (pro-Kremlin, 3,62%).
L'Union des Verts et des Paysans (centriste et social-démocrate), qui vient en seconde position avec 12,44% et 16 députés, n'est pas vue par M. Karins comme un allié potentiel.
"Nouvelle Unité n'entrera pas en coalition avec les partis qui cherchent leurs orientations politiques en Russie et nous ne collaborerons pas non plus avec l'Union des Verts et des Paysans. D'autres options sont ouvertes", a-t-il déclaré à la télévision publique LTV1.
Une éventuelle participation des Verts et des Paysans à sa coalition ne serait possible, a-t-il estimé, que si ce parti rompait avec son allié, l'oligarque et maire du port de Ventspils, Aivars Lembergs, à qui il reproche de s'être opposé à la coopération avec l'Otan et d'être accusé de graves délits.
Deux autres partis, les Progressistes (gauche sociale-démocrate) et Lettonie d'abord (populiste) auront l'un dix, l'autre neuf députés.
Programme commun et coalition
M. Karins a précisé à l'agence LETA que le président Levits avait invité les représentants des partis entrés au parlement à une réunion lundi 3 octobre.
Ensuite, a-t-il expliqué, des pourparlers en vue de bâtir une coalition porteront d'abord sur un programme commun, puis sur la distribution des portefeuilles ministériels.
Concernant la menace russe, M. Karins a déclaré à l'AFP : "Ni moi, ni mon gouvernement, ni mon pays ne réagissons par peur. (...) Nous continuerons à investir dans notre propre défense en tant qu'Etat membre de l'Otan", a-t-il ajouté.
Déclin d'Harmonie
Les résultats du scrutin ont confirmé le déclin du parti social-démocrate Harmonie, proche de la minorité russophone (30% de la population).
Arrivé régulièrement en tête des législatives pendant une décennie sans jamais trouver d'allié pour gouverner, et ayant frôlé 20% des suffrages en 2018, Harmonie a connu depuis une chute graduelle, accentuée par des affaires de corruption qui lui ont fait perdre la mairie de Riga.
L'ancien chef d'Harmonie et ancien maire de Riga Nils Ushakovs, aujourd'hui député européen, a expliqué le piètre résultat de sa formation par sa condamnation de l'agression russe en Ukraine.
"Harmonie a dû faire un choix entre agir de manière responsable ou jouer de manière populiste avec la sécurité nationale et les intérêts de l'État", a-t-il dit à l'agence LETA. "Certains de nos électeurs sont restés chez eux, d'autres sont allés dans différents nouveaux partis qui représentent une orientation géopolitique différente". Cette situation avait divisé l'électorat russophone.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Rencontre au sommet Arménie-Azerbaïdjan à Genève
Les chefs de diplomatie de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan se sont rencontrés dimanche à Genève pour discuter de pourparlers de paix. Les récents affrontements frontaliers ont mis en péril le processus de normalisation naissant entre les deux pays.
La rencontre entre le ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères Jeyhun Bayramov et de son homologue arménien Ararat Mirzoyan a démarré peu après 19h00 dans un grand hôtel de Genève, non loin du siège de l'ONU, le Palais des Nations.
Le début de la rencontre a été annoncé par le ministère des Affaires étrangères de l'Azerbaïdjan dans un tweet, accompagné de photos sur lesquelles on peut voir les deux délégations, assises face à face, dans une salle aux rideaux fermés.
Le mois dernier, au moins 286 personnes ont été tuées des deux côtés avant qu'une trêve négociée par les États-Unis ne mette fin aux pires affrontements depuis la guerre de 2020 entre les voisins du Caucase.
Conflit de longue date
Bakou et Erevan se sont affrontés à deux reprises, en 2020 et dans les années 1990, à propos de la souveraineté du Haut-Karabakh, une enclave peuplée d'Arméniens en Azerbaïdjan.
Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian avait déclaré vendredi que son ministre des Affaires étrangères et son homologue azerbaïdjanais devaient se rencontrer à Genève "pour entamer des discussions de fond concernant le texte d'un accord de paix".
Les deux ministres des Affaires étrangères se sont déjà rencontrés le 20 septembre à New York, dans le cadre de discussions menées sous la médiation du secrétaire d'Etat américain Antony Blinken.
Erevan a affirmé que trois soldats arméniens avaient été tués dans des affrontements frontaliers la semaine dernière, accusant l'Azerbaïdjan de les avoir provoqués et exigeant le déploiement sur le terrain d'une mission d'observation internationale.
Hécatombe
La guerre de 2020, qui a duré six semaines, a coûté la vie à plus de 6500 soldats des deux camps et s'est terminée par un cessez-le-feu négocié par la Russie.
L'Arménie a cédé des pans de territoire qu'elle contrôlait depuis des décennies et Moscou a déployé quelque 2000 soldats russes pour veiller sur cette fragile trêve.
Lors des négociations menées par l'UE à Bruxelles en avril et mai, le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev et M. Pachinian avaient convenu de "faire avancer les discussions" sur un futur traité de paix.
Ils se sont rencontrés pour la dernière fois à Bruxelles le 31 août, lors de discussions menées sous la médiation du président du Conseil européen Charles Michel.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Les Bosniens ont voté en pleine crise politique
Les Bosniens ont voté dimanche sans beaucoup d'illusions dans un climat de crise marqué par les menaces sécessionnistes, les divisions ethniques croissantes et les craintes de nouvelles turbulences.
Les électeurs ont participé à un scrutin complexe pour désigner entre autres les trois membres de la présidence collégiale de la Bosnie, les députés du Parlement central et une série de représentations locales.
Les bureaux ont fermé à 17H00 GMT (19h en Suisse) mais des résultats préliminaires ne sont pas attendus avant tard dans la nuit.
Entre menaces sécessionnistes des Serbes orthodoxes, frustrations des Croates catholiques qui ne veulent plus cohabiter avec les Bosniaques musulmans et rêves "d'Etat citoyen" de nombre de ces derniers, beaucoup craignent pour l'intégrité même du pays pauvre des Balkans.
Dysfonctionnel
La Bosnie est gouvernée selon un système dysfonctionnel hérité des accords de paix de Dayton qui avaient mis fin à la guerre intercommunautaire en 1990. Le pays est divisé entre une entité serbe, la Republika Srpska (RS), et une fédération croato-musulmane, reliées par un faible pouvoir central souvent paralysé.
"Je n'espère rien. Je vote car c'est la seule chose que je puisse faire en tant qu'individu", a déclaré Amra Besic, économiste de 57 ans.
Juste après la fermeture des urnes, le Haut Représentant international Christian Schmidt a annoncé une réforme de la loi électorale dans l'entité croato-musulmane où aucun gouvernement n'a pu être désigné à l'issue des dernières élections de 2018 en raison des désaccords entre les deux communautés, faisant craindre de nouveaux soubresauts dans le pays fragile.
"Ces mesures visent à améliorer la fonctionnalité de (l'entité) et à assurer la prompte mise en oeuvre du résultats des élections", a dit dans un communiqué le Haut représentant, doté d'importants pouvoirs discrétionnaires en Bosnie.
Surenchère
Dans les trois communautés, des chefs qui occupent depuis longtemps le devant de la scène se livrent à la surenchère nationaliste pour se maintenir au pouvoir pendant que tous ceux qui le peuvent choisissent l'exil face à l'absence de perspectives tant politiques qu'économiques.
Près de 500'000 personnes ont quitté le pays depuis le dernier recensement de 2013, quand il comptait 3,5 millions d'habitants, selon les estimations de l'Union pour un retour durable, une ONG locale.
Milorad Dodik, chef politique des Serbes de Bosnie et représentant serbe sortant de la présidence collégiale, vise cette fois-ci la présidence de la RS. Le nationaliste de 63 ans a multiplié ces derniers mois les menaces sécessionnistes qui lui ont valu des sanctions de Washington et de Londres, tout en répétant à l'envi que la Bosnie était un pays "raté".
"Les gens sont motivés pour voter pour la stabilité, la paix, une vie sûre dans cette région", a-t-il assuré après avoir voté dans son village natal de Laktasi.
Certains analystes parient sur une victoire de ce grand admirateur du président russe Vladimir Poutine même si sa principale concurrente, Jelena Trivic, universitaire de 39 ans, assure le contraire.
Elle aussi joue une partition nationaliste mais promet de pourfendre la kleptocratie instaurée selon elle par Milorad Dodik: "Notre vengeance s'exercera au moyen de la loi".
SDA au pouvoir?
Dans la communauté bosniaque, Bakir Izetbegovic, chef du principal parti, le SDA nationaliste qui domine la vie politique depuis des décennies, brigue un troisième mandat au fauteuil musulman de la présidence tripartite. Il a appelé les Bosniens à élire des représentants "qui ne vont pas créer des blocus et des crises, qui ne vont pas chasser les jeunes hors de la Bosnie-Herzégovine".
Fils du premier président de la Bosnie indépendante, il affronte une situation plus périlleuse qu'avant face à un candidat soutenu par onze partis d'opposition. Denis Becirovic, professeur d'histoire de 46 ans, milite pour une Bosnie "pro-européenne et unie".
De leur côté, les Croates sont mécontents de devoir partager une fédération avec les Bosniaques et tous les partis croates réclament une entité propre ou une modification des règles électorales.
Celles-ci permettent aux Bosniaques largement majoritaires démographiquement au sein de l'entité commune d'élire de fait le membre croate à la présidence collégiale. Les Croates réclament aussi de nouveaux mécanismes pour choisir leurs représentants à la chambre haute de la fédération, ce que refusent les Bosniaques.
Certains craignent des turbulences potentielles en cas de victoire du co-président croate sortant, Zeljko Komsic, porte-drapeau d'un Etat "citoyen" considéré comme "illégitime" par une grande partie de sa communauté, qui affronte Borjana Kristo, candidate du HDZ nationaliste.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Borissov revient en force mais n'est pas certain de gouverner
Retour à la case départ: le parti de l'ex-Premier ministre bulgare Boïko Borissov est arrivé en tête des élections législatives dimanche, mais l'espoir est mince d'une sortie de l'impasse politique.
Sa formation conservatrice Gerb a recueilli de 23 à 25% des suffrages, devant "Continuons le changement" de son rival centriste Kiril Petkov (19 à 20%), selon les projections publiées dans la soirée par deux instituts de sondage sur la base des premiers dépouillements.
Dans un Parlement fragmenté, aucune coalition franche ne se dessine. "La situation est la même, voire plus compliquée qu'après la dernière élection", a commenté sur la chaîne bTV Daniel Smilov, politologue du groupe de réflexion Centre de stratégies libérales.
C'est la quatrième fois en 18 mois que les Bulgares étaient appelés à élire leur parlement - une période d'instabilité politique sans précédent depuis la fin du communisme en 1989. Ils l'ont fait sans conviction - le taux de participation est historiquement bas (25% à 16h00), comme en novembre 2021 - et dans un climat morose, à l'approche d'un hiver assombri par la flambée des prix et la guerre en Ukraine.
Angoisse de l'inflation
Si la corruption endémique occupait les débats des derniers scrutins, l'insécurité économique a cette fois dominé la campagne, alors que l'inflation frôle les 20% dans ce pays des Balkans, le plus pauvre de l'Union européenne. A l'ouverture des bureaux de vote à Sofia, Krasimira Velkova, économiste de 64 ans, confiait ses peurs.
"Les gens s'inquiètent de l'inflation, du fait qu'un caddie coûte une fortune. Comment va-t-on traverser l'hiver, endurer le froid, payer nos factures ?", s'interroge-t-elle. Dans ce contexte anxiogène, M. Borissov, 63 ans, a brandi son expérience d'une décennie au pouvoir et promis tout au long de la campagne de vaincre "le chaos".
"Il faut des gens qui ont de la bouteille en ces temps troublés. Père Boïko, on peut lui reprocher des choses mais c'est un moindre mal", estime Bogomil Grouev, garagiste de 62 ans. Une autre électrice, Rada Mintcheva, dit apprécier le fait qu'il sait ménager à la fois les intérêts russes et occidentaux. "La guerre est tout près de chez nous, il vaut mieux ne provoquer personne", explique cette infirmière de 47 ans.
Vers un nouveau scrutin?
Mais l'image du colosse Borissov est ternie. Malmené à l'été 2020 par des manifestations massives contre la corruption, il est isolé et risque d'avoir du mal à trouver un partenaire politique, soulignent les analystes.
Dimanche, l'ex-dirigeant a de nouveau appelé les autres politiciens "à la raison", se disant "ouvert" à tous ceux qui défendent "la place de la Bulgarie dans l'UE et l'Otan". Son rival Kiril Petkov lui a aussitôt opposé une fin de non-recevoir. "Nous avons promis de ne pas nous allier à Gerb et nous tiendrons notre parole", a-t-il déclaré en prenant acte de sa défaite.
L'ancien entrepreneur de 42 ans formé à Harvard (Etats-Unis), qui a débarqué en 2021 sur la scène politique bulgare, avait été renversé en juin dernier par une motion de censure. Il a gouverné sept mois au total à la tête d'une coalition hétéroclite. Prêt à poursuivre le travail, M. Petkov avait exhorté ses concitoyens à confirmer leur choix "d'une Bulgarie nouvelle, prospère". Il n'aura pas été entendu.
"Longues négociations"
Reste pour Gerb la possibilité de s'allier avec le parti de la minorité turque MDL (15%), voire avec des mouvements prorusses montés en puissance depuis le lancement de l'offensive du Kremlin en Ukraine, dans un pays aux liens historiques, économiques et culturels forts avec Moscou.
La directrice de l'institut Alpha Research, Boriana Dimitrova, interrogée par l'AFP, prédit "de longues négociations". Et ne se montre guère optimiste sur la perspective d'une coalition stable, à l'image de la plupart des experts qui annoncent déjà de nouvelles élections.
Il y a pourtant urgence, car ces crises politiques en série bloquent les réformes, freinent la croissance et accélèrent l'exode des jeunes de ce pays qui a déjà perdu un dixième de sa population en une décennie.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Les cavaliers suisses pas encore qualifiés pour les JO
L'équipe de Suisse a terminé 3e de la finale de la Coupe des nations à Barcelone. Elle manque ainsi la qualification pour les JO 2024 à Paris car la Belgique s'est imposée.
La prochaine chance de qualification aura lieu lors des championnats d'Europe l'an prochain à Milan. La Belgique et la France ont fait mieux que le quatuor composé d'Edouard Schmitz sur Quno, Pius Schwizer avec Vancouver, Martin Fuchs sur Conner Jei et Steve Guerdat avec Venard de Cerisy.
Le Genevois Schmitz, âgé de 23 ans seulement, a ouvert la voie avec sans-faute. Son concurrent direct, le Belge Koen Vereecke, n'a pas non plus fait de faute. Schwizer, qui avait été le seul Suisse à ne pas commettre de faute lors des qualifications de jeudi, a touché une barre, et le numéro 2 mondial Martin Fuchs a également commis une erreur. Le Zurichois a échoué à l'avant-dernier obstacle. De leur côté, les Belges n'ont fait tomber qu'une barre pour prendre la tête.
Guerdat, qui remplaçait Niklaus Rutschi en finale pour des raisons tactiques, devait rendre une copie parfaite pour forcer la tenue d'un éventuel barrage. Le Jurassien a su garder ses nerfs et a réalisé un passage impeccable. Tout a reposé dur les épaules du Belge Jérôme Guery qui a lui aussi réussi un parcours parfait.
"Nous sommes sur le podium de la finale de la Coupe des nations. C'est notre meilleur classement depuis sa création il y a neuf ans et pourtant cela ne sert à rien. Nous sommes déçus. La Belgique a été parfaite et mérite d'aller à Paris. Maintenant, nous devons passer par les championnats d'Europe pour nous qualifier", a résumé le chef d'équipe Michel Sorg.
Lors des championnats d'Europe de l'année prochaine à Milan, trois places pour les JO seront encore attribuées. Jusqu'à présent, la France, la Belgique, la Suède, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, l'Irlande et l'Allemagne sont qualifiés pour les Jeux qui auront lieu dans deux ans.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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