Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/163264

<h2>SubmittedText<h2><p>Baser une partie de la réduction de nos émissions sur l'achat de certificats à l'étranger, ne nous prive-t-il pas de mesures prises localement, favorables à l'emploi et à la modernisation de nos infrastructures (par ex. assainissement des bâtiments et de notre parc automobile, outils de production de nos entreprises)?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La loi sur le CO2 met l'accent sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre réalisées en Suisse qui, d'ici à 2020, doivent baisser de 20 % par rapport à leur niveau de 1990. Les mesures prises en Suisse ont effectivement des effets secondaires positifs sur l'emploi et la modernisation des infrastructures. En outre, elles diminuent la dépendance aux énergies fossiles qui doivent, pour la plupart, être importées.</p><p>Pourtant, les efforts de réduction globale des émissions de gaz à effet de serre doivent être décuplés afin d'éviter que le réchauffement climatique ne dépasse deux degrés. Seule, la Suisse ne peut atteindre cet objectif. C'est pourquoi le Conseil fédéral s'engage à l'échelle internationale en faveur de la conclusion d'un régime climatique global qui implique tous les pays. D'ici à 2030, il veut par ailleurs réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50 % par rapport à leur niveau de 1990. Le renouvellement nécessaire des infrastructures demandant du temps, une part pouvant atteindre 20 % des prestations de réduction pourra être réalisée à l'étranger.</p>