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Chaque année, la Suisse investit environ 2,8 milliards de francs dans la lutte contre la pauvreté et la promotion économique de pays en développement, d’Europe de l’Est et de la Communauté des États indépendants (CEI). Sur mandat de la Confédération suisse, deux offices fédéraux coordonnent la coopération internationale au développement : la Direction du développement et de la coopération (DDC) et le Secrétariat d’État à l’économie (SECO).
Toutes les activités de l’aide publique au développement visent à améliorer les conditions d’existence des personnes les plus défavorisées de la planète. En matière de coopération au développement, la Suisse applique une stratégie qui mise avant tout sur la prévention et la transformation des conflits, le développement social, la bonne gouvernance, la promotion de structures économiques ainsi que la préservation des ressources naturelles. Le renforcement de l’initiative individuelle dans les pays partenaires est au cœur de son action.
Afin de les aider à progresser sur la voie de l’économie de marché, la DDC et le SECO apportent leur soutien aux pays d’Europe de l’Est et de la Communauté des États indépendants (CEI) sous la forme d’un transfert de savoir-faire et d’une assistance financière. Depuis 2008, les deux institutions sont également appelées à mettre en œuvre la contribution de la Suisse à l’élargissement de l’Union européenne, accordée dans le but de réduire les disparités sociales et économiques dans les nouveaux États membres de l’UE, dont la plupart se trouvent en Europe centrale et dans la région des Balkans. En 2010, la contribution suisse a été étendue à la Roumanie et à la Bulgarie.
L’Aide humanitaire (AH) et le Corps suisse d’aide humanitaire (CSA) interviennent en cas de catastrophes naturelles, de crises et de conflits armés.
Tandis que l’aide humanitaire se concentre sur des régions en situation d’urgence, la coopération bilatérale au développement de la DDC met l’accent sur douze pays et régions prioritaires ainsi que sur six programmes spécifiques, le tout dans une perspective de développement durable. En Europe de l’Est, la DDC intervient dans neuf pays en transition. Sur le plan multilatéral, elle collabore avec des agences spécialisées de l’ONU, la Banque mondiale et des banques régionales de développement.
Pour sa part, le SECO est chargé de planifier et de mettre en œuvre des mesures économiques et commerciales dans des pays en développement ou en transition et dans les nouveaux États membres de l’UE. Ses projets visent surtout à assurer l’intégration des pays partenaires dans l’économie mondiale et à promouvoir leur croissance économique durable, en vue d’apporter une contribution efficace à la réduction de la pauvreté. Concrètement, le SECO s’attache à renforcer la compétitivité des pays partenaires, à diversifier leurs activités commerciales, à mobiliser des investissements nationaux et étrangers, à améliorer l’infrastructure de base et à promouvoir l’instauration d’un cadre économique stable. La gouvernance économique, le climat, l’énergie et l’environnement revêtent à cet égard une importance particulière. La mobilisation de ressources privées et d’un savoir-faire spécifique, aussi bien dans les pays partenaires qu’en Suisse, constitue un axe essentiel de la coopération au développement déployée par le SECO.
La DDC déploie ses activités sur place avec l’appui d’une cinquantaine de bureaux de coopération. Un millier de projets sont en cours de réalisation dans le monde. Au total, quelque 550 collaborateurs suissestravaillent pour la DDC, auxquels s’ajoutent 900 employés locaux. Quant au Corps suisse d’aide humanitaire, il compte plus de 600 personnes prêtes à intervenir, dont une centaine de spécialistes mobilisables à tout instant. Environ 70 personnes travaillent au centre de prestations Coopération et Développement économiques du SECO.
Informations complémentaires sur les activités déployées par la DDC et le SECO: <>