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Sur ce daguerréotype, treize personnes alignées sur deux rangs posent devant un escalier extérieur à volée courbe. Une inscription manuscrite au verso indique l’année 1844, ainsi que le nom de quelques modèles : Eynard et son épouse, le baron Joseph Pelet de la Lozère, homme politique français (au deuxième rang, troisième depuis la gauche), Joséphine Delessert, née Laborde, épouse de Gabriel Delessert, sa fille Cécile, future aquarelliste, Sophie Delessert, épouse de François Marie (le frère de Gabriel), ses filles Caroline Hottinguer et Madeleine, qui épousera un Bartholdi. Plusieurs personnes n’ont pu être identifiées et quelques attributions restent incertaines. Cette pièce a incontestablement un caractère représentatif et la pose des personnages est un peu figée. Cependant, la composition ne doit rien au hasard, comme toujours chez Eynard. Au premier rang, les jeunes filles et les femmes, assises sur un banc, portent des robes claires rehaussées par la touche foncée de leurs accessoires (cravates, bourses, ombrelle et éventail) ; seul le petit garçon, probablement Rodolphe Hottinguer, arbore un haut sombre. Au deuxième rang, les six personnes debout sont vêtues d’habits de couleur sombre. Les hommes sont à gauche, les femmes à droite, instaurant une certaine symétrie. L’hôte le plus important, le baron Pelet de la Lozère, est en position quasi centrale, marquant de sa haute taille l’axe de la composition. Les visages des deux modèles tout à droite ne sont pas très nets, de même que celui de la jeune fille au premier rang, qui a bougé durant la prise de vue.
Cette image a vraisemblablement été prise à Paris ou dans les environs, bien que nous ne puissions l’affirmer avec certitude. Un autre daguerréotype (2013 001 dag 23) représente un groupe de cinq personnes devant le même escalier, ou sa volée convergente puisque ces deux vues sont inversées l’une par rapport à l’autre. On y reconnaît Sophie et Madeleine Delessert, ainsi que Rodolphe Hottinguer, mais il ne peut s’agir de la même séance de pose. (I. Roland)