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Les fameux blockchains qui servent à créer des consensus distribués sans autorité centrale ont un énorme inconvénient: ils consomment beaucoup, beaucoup d'énergie http://motherboard.vice.com/read/bitcoin-could-consume-as-much-electricity-as-denmark-by-2020 Toutefois, la recherche fait apparaître des moyens de résoudre ce problème: remplacer la preuve de travail (proof of work) par, au moins partiellement, la preuve de participation (proof of stake). L'idée est qu'un noeud votant a plus de poids s'il participe activement au réseau. Cette idée est transposable à la démocratie: éviter que des régions non concernées par une votation aient trop de poids sur celle-ci: les exemples du 9 février en Suisse (où les cantons avec le moins d'immigration sont ceux qui s'opposent le plus à elle), ou de la votation sur les FARC en Colombie où les régions les plus touchées par la violence ont accepté l'accord, contrairement aux autres.
On lit souvent des articles qui sont formulés dans le sens que lorsqu'une centrale est débranchée du réseau électrique, elle devient moins dangereuse. C'est faux. S'il est vrai qu'une centrale non productive est dans un état moins vulnérable, il y a toutefois deux problèmes résiduels: la plupart des centrales suisses nécessitent de l'énergie pour refroidir le combustible, même lorsque la centrale est à l'arrêt, et ceci pour plusieurs années. En fonctionnement normal, cette énergie est amenée par la production locale. Lorsque la centrale est débranchée du réseau (non productive), en fait, elle nécessite de l'énergie électrique pour alimenter les équipements. Que se passerait-il alors en cas de blackout d'un réseau électrique national? Certaines centrales sont équipées de générateurs diesel, mais quelle est leur autonomie? et quid des centrales sans de tels systèmes? L'information au public semble manquer actuellement en Suisse. Et, bien sûr, il reste le problème à très long terme des déchets, sans oublier qu'une centrale mise à l'arrêt est un grand déchet nucléaire à décontaminer. L'IFSN communique que toutes les centrales en production ont passé le test en cas de blackout (voir http://www.ensi.ch/fr/documents/eu-stress-test-swiss-national-report/ soit le test selon les normes européennes qui montrent que nos vieilles installations survivraient 72 heures) mais que le dossier de Mühleberg est encore en examen, rapport mi-2017.
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