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La Réserve fédérale a donné mercredi un coup d'accélérateur à son action de soutien à la croissance, exprimant sa déception vis-à-vis du rythme de reprise de l'emploi en un moment où de difficiles négociations budgétaires pèsent sur les perspectives économiques des Etats-Unis.
La banque centrale a substitué à un programme de relance plus modeste - dit "Operation Twist" - qui arrive à son terme en fin d'année une nouvelle salve de rachats d'obligations du Trésor qui contribueront à gonfler un peu plus son bilan.
Elle en achètera pour 45 milliards de dollars tous les mois, en sus des 40 milliards de dollars d'obligations adossées à des créances hypothécaires (MBS) qu'elle rachète chaque mois depuis septembre.
Plus surprenant, la Fed a également adopté des objectifs numériques pour sa politique monétaire, ce qui n'était pas attendu avant le début de l'an prochain.
"(...) la surprise, c'est principalement qu'elle a remplacé la référence à la mi-2015 en matière de taux d'intérêt quasi-nuls par un seuil de chômage de 6,5%", observe Eric Stein (Eaton Vance Management).
Elle a dit en particulier qu'elle maintiendrait sans doute le taux des Fed funds proche de zéro tant que le taux de chômage restera au-dessus de 6,5%, que l'inflation ne dépasserait pas 2,5% à un horizon d'un à deux ans et qu'à long terme, les anticipations inflationnistes resteraient contenues.
"La Comité (de politique monétaire, FOMC) redoute que sans politique monétaire suffisamment accommodante, la croissance économique ne soit pas suffisamment solide pour provoquer une amélioration durable des conditions du marché du travail", explique la Fed dans un communiqué.
La Fed a renouvelé son engagement de poursuivre ses rachats d'obligations tant que la situation de l'emploi ne se sera pas nettement améliorée. La baisse du taux de chômage à 7,7% en novembre, contre 7,9% en octobre, a été essentiellement imputable à une diminution de la population active et de ce fait ne satisfait pas à cette condition.
ATS