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En plus d'un échantillon représentatif de 1200 Suisses issus des
trois principales régions linguistiques, l'Institut MIS Trend a
interrogé entre mars et avril 400 décideurs venus de l'économie, de
l'administration, de la culture et de la politique.
Les Romands les plus inquiets
L'inquiétude pour le climat est encore plus marquée chez les
élites, avec 55%, contre 16% pour l'insécurité, selon l'enquête
"Sophia 2007". Dans la population, les plus préoccupés par l'état
de la planète sont les Romands (41%), suivis des Alémaniques (38%)
et des Tessinois (31%). L'inquiétude est aussi plus forte à
gauche.
Pour enrayer le réchauffement climatique, 58% des Suisses et deux
tiers des leaders appellent l'Etat à édicter des lois
contraignantes. "Un tiers de la population pense même que la Suisse
peut se permettre des mesures qui léseraient sa compétitivité sur
le plan international", écrit "L'Hebdo".
Pas de hausse du prix de l'essence
Concernant la consommation d'énergie, trois quarts des décideurs
et deux tiers de la population sont convaincus qu'il sera possible
"dans le futur" de la réduire de moitié sans changer de mode de
vie. 56% des Suisses et la moitié des décideurs se font toutefois
du souci pour l'approvisionnement énergétique du pays d'ici 20
ans.
Si les Suisses sont prêts à faire des efforts pour
l'environnement, ils ne vont pas jusqu'à accepter un doublement du
prix de l'essence, même redistribué sous forme de baisses des
primes maladie. Décideurs et population se rejoignent à 60% dans le
camp du "non". Les plus favorables à une telle mesure sont les
Alémaniques.
ats/boi
Vivre sans auto, pourquoi pas?
Près de huit Suisses sur dix se passeraient de voyages en avion, contre 46% des décideurs.
Les deux groupes voient d'un bon oeil l'introduction de taxes sur les voyages en avion.
Enfin, la gratuité des transports publics dans les principales villes et la proposition de baisser de moitié les billets de trains remportent une forte adhésion au sein de la population.
Ces deux propositions ne séduisent en revanche pas les décideurs.
Le nucléaire divise
Les plus fervents opposants à l'atome se trouvent à gauche et chez les femmes, alors que les hommes (47%), les jeunes (46%) et les Alémaniques (43%) se rapprochent du "oui".
Le remplacement des centrales actuelles lors de leur mise hors service recueille pour sa part plus de la moitié des avis favorables dans les deux groupes de sondés.