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<h2>SubmittedText<h2><p>"La Chine doit miser sur l'énergie nucléaire" ("China muss auf Atomenergie setzen"). C'est sous ce titre que le journal "Finanz und Wirtschaft" a publié, le 5 juin 2013, un article signé de Hongkong sur des déclarations de la conseillère fédérale Doris Leuthard. On y lit en substance que la Chine, pays émergent, doit recourir au nucléaire pour diminuer sa dépendance énergétique à l'égard de l'étranger. La conseillère fédérale estime que la situation des pays développés est différente de celle des pays émergents dans la mesure où ce n'est pas l'énergie mais les salaires qui représentent les coûts les plus importants pour les entreprises de pays comme la Suisse. </p><p>Ces déclarations amènent les questions suivantes :</p><p>1. En quoi était-il utile ou nécessaire que la conseillère fédérale se prononce sur l'utilisation de l'énergie nucléaire par la Chine ?</p><p>2. La Suisse ayant décidé de renoncer à terme à l'énergie nucléaire à la suite de l'accident de Fukushima, faut-il en déduire que les centrales nucléaires ne représentent, en Chine, aucun des dangers qu'on a pu constater au Japon voisin ?</p><p>3. Le raisonnement valable pour la Chine l'est-il aussi pour tous les pays émergents, voire pour d'autres pays dont la situation de dépendance énergétique deviendrait intenable sur le plan économique sans recours à l'énergie nucléaire ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>1. Les politiques énergétiques de la Suisse et de la Chine figuraient à l'ordre du jour des discussions entre la conseillère fédérale Doris Leuthard et ses homologues chinois. Pour cette raison, le thème de l'énergie nucléaire a été abordé. Dans l'article en question, la conseillère fédérale ne fait que constater que le nucléaire est partie intégrante de la politique chinoise. Par ailleurs, le service de presse de la Conseillère fédérale s'est plaint auprès du rédacteur en chef de "Finanz und Wirtschaft" du caractère réducteur du titre de l'article, car il occulte le propos relativisant de la Conseillère fédérale, notamment : "Cette manière d'agir ne prouve toutefois pas que l'utilisation de l'énergie nucléaire, telle que nous la connaissons aujourd'hui, représente une technologie d'avenir." La rédaction a par la suite rectifié le titre de l'article dans son édition en ligne.</p><p>2. Il incombe à la Chine de garantir la sûreté de ses centrales nucléaires. La Chine a d'ailleurs soumis son programme nucléaire à un examen à la suite de la catastrophe de Fukushima et participe aux efforts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour renforcer la sûreté nucléaire. On ne saurait du reste extrapoler les circonstances propres à Fukushima aux centrales chinoises.</p><p>3. Selon leurs propres indications, de nombreux pays émergents ainsi que d'autres États misent désormais ou de plus en plus sur l'électricité d'origine nucléaire pour garantir à l'avenir la sécurité d'approvisionnement. Il s'agit aussi bien du remplacement des installations existantes que de l'extension des capacités d'approvisionnement électrique, compte tenu de l'augmentation escomptée de la demande d'énergie.</p>  Réponse du Conseil fédéral.