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<h2>SubmittedText<h2><p>Le 23 septembre 2008, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a tenu devant l'Assemblée générale des Nations Unies un discours dont sont extraits les passages suivants :</p><p>"The dignity, decency and rights of the American and European nations are being manipulated by a small but cunning group of people called Zionists ... who control the important centers of the economy and the decision-making ... It is troubling to see that a number of leading presidents and candidates from large countries are visiting these people, participating in their conventions ... and are committed to their interests ... These facts indicate that the American people and the European states are forced to give in to the demands and whims of a small group of materialistic and invasive people ... and to waste their resources and dignity on the crimes of the occupiers and the threats of the Zionist network against their will."</p><p>Je prie le Conseil fédéral de répondre aux questions suivantes :</p><p>1. Est-il aussi d'avis que ce discours du président iranien est antisémite ?</p><p>2. A-t-il protesté contre ce discours ? Signalera-t-il de manière appropriée sa désapprobation au gouvernement iranien ?</p><p>3. Fera-t-il aussi clairement savoir à l'avenir au gouvernement iranien que tout antisémitisme de sa part est inacceptable aux yeux de la Suisse ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La Suisse ne prend pas position, en règle générale, sur la teneur de discours prononcés dans le cadre de l'Assemblée générale de l'ONU. Le DFAE a cependant dénoncé à de multiples reprises, aussi bien publiquement que lors des contacts bilatéraux avec l'Iran, la rhétorique antisémite "inacceptable" du président iranien.</p><p>Le Conseil fédéral note avec une grande inquiétude, depuis plusieurs années déjà, les propos tenus par le président iranien à l'encontre d'Israël. Aucun État membre de l'ONU ne peut adopter des positions laissant entendre que le droit à l'existence d'un autre État membre est remis en question. La Suisse juge en outre absolument inacceptable que les crimes de l'holocauste soient relativisés.</p><p>C'est pourquoi, dans plusieurs communiqués de presse, le DFAE a condamné avec la plus grande vigueur les propos tenus par le président iranien concernant l'État d'Israël et l'holocauste. Lors de contacts bilatéraux à haut niveau avec l'Iran, la Suisse réitère régulièrement ses critiques à cet égard, la dernière occasion a été la rencontre entre la cheffe du DFAE et le président du Parlement iranien, Monsieur Ali Larijani, le 14 octobre 2008 à Genève. Lors de sa visite à Téhéran en mars 2008, la cheffe du DFAE a exprimé clairement au président iranien l'étonnement et la réprobation de la Suisse devant de tels propos. Par ailleurs, l'ambassadeur d'Iran à Berne a été plusieurs fois convoqué à ce sujet, au cours de ces dernières années. </p><p>Le Conseil fédéral continuera à rappeler très clairement la position de la Suisse, qui juge inacceptables les propos antiisraéliens et antisémites du président iranien et d'autres représentants officiels iraniens.</p>  Réponse du Conseil fédéral.