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La relation entre l’apport en sodium (Na), une molécule du sel (NaCl) avec le chlorure (Cl), et les maladies cardiovasculaires reste floue et controversée, notamment à cause du manque d’évaluation claire sur l’apport en sodium. Mais une étude publiée le 13 novembre 2021 par The New England Journal of Medicine (DOI : 10.1056/NEJMoa2109794) suggère que la limitation de l’apport en sodium et l’augmentation de l’apport en potassium (K) permettaient d’améliorer fortement la santé du cœur et des vaisseaux sanguins.
Analyse des données de 6 études
Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont analysé les données de six études qui, ensemble, portaient sur plus de 10’000 adultes en bonne santé. Les niveaux de sodium et de potassium dans des échantillons périodiques d’urine ont été utilisés pour déterminer les quantités relatives de ces substances chimiques dans le régime alimentaire des participants. L’objectif était de chercher à savoir qui avait subi une crise cardiaque, un accident vasculaire cérébral (AVC) ou une intervention pour déboucher une artère obstruée sur une période de suivi médiane de 8,8 ans. Au cours de cette période, 571 des participants ont subi l’un de ces événements cardiovasculaires.
Résultat
Après avoir pris en compte d’autres facteurs de risque, les chercheurs ont constaté que pour chaque tranche supplémentaire de 1000 mg (1 g) de sodium détecté dans les urines, le risque de maladie cardiovasculaire augmentait de 18%. A l’inverse pour chaque tranche supplémentaire de 1000 mg (1 g) de potassium dans l’urine, le risque diminuait de 18%.
Excès de sel et risque accru de maladies cardiovasculaires
L’effet néfaste de l’excès de sel dans l’alimentation constitue désormais un problème majeur de santé publique. En effet, une consommation trop élevée de sodium est associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires et de décès chez les patients souffrant d’hypertension artérielle. Cependant, il n’existe pas de preuves cohérentes d’un risque similaire pour les personnes ayant une pression artérielle normale et il serait contraire à l’éthique de mener un essai contrôlé randomisé pour examiner cette question.
L’OMS recommande moins de 2 g de sel par jour
Selon l’OMS, nous consommons aujourd’hui trop de sodium (Na) et pas assez de potassium (K). Un adulte devrait pourtant consommer moins de 2 grammes de sodium par jour, c’est à dire l’équivalent de 5 grammes de sel. Bien que le sel soit présent naturellement dans beaucoup d’aliments, les produits qui contiennent le plus de sel sont les aliments industrialisés ou transformés. Il serait donc bénéfique pour la santé d’en limiter la consommation. Quelques changements d’habitude au quotidien peuvent aussi aider à diminuer la quantité de sel consommée. Il s’agit par exemple de l’usage d’herbes aromatiques comme le laurier, l’aneth, la ciboulette ou encore le romarin ainsi que des épices pour relever le goût des aliments. Une étude publiée le 8 novembre 2021 dans la revue American Journal of Clinical Nutrition (DOI : 10.1093/ajcn/nqab291) montre d’ailleurs qu’assaisonner les aliments avec des plantes aromatiques était bénéfique pour la santé du cœur et aide à abaisser sa tension naturellement. Le citron peut également être utilisé à la place du sel. En plus de favoriser la digestion, il contribue à stimuler le système immunitaire. D’autres alternatives comme le vinaigre de cidre, le gingembre ou l’ail sont à explorer pour des plats plus savoureux et plus sains au quotidien.
Comment augmenter l’apport en potassium ?
L’OMS préconise un apport de 3’510 mg (environ 3,5 g) de potassium par jour. Pour couvrir ce besoin, il convient de privilégier certains aliments comme les haricots, les fruits secs ou le poisson. L’ail ou les fruits comme la banane et l’avocat sont aussi des pourvoyeurs de potassium que vous pouvez intégrer plus souvent dans vos menus. Lire aussi : 10 aliments riches en potassium
Références & Sources :
– The New England Journal of Medicine (DOI : 10.1056/NEJMoa2109794)
– American Journal of Clinical Nutrition (DOI : 10.1093/ajcn/nqab291)
– OMS
– Harvard Medical School (newsletter)
Personnes responsables et impliquées dans l’écriture de ce dossier :
Seheno Harinjato (rédactrice chez Creapharma.ch, responsable des infographies), rédaction Creapharma.ch. Supervision du texte : Xavier Gruffat (pharmacien).
Date de dernière mise à jour du dossier :
04.03.2022
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Crédit infographie :
Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch)