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Le but du traitement est de diminuer la douleur, de protéger et de contenir la tête fémorale dans son moule et de restaurer le mouvement normal de la hanche. Si elle n'est pas traitée, la tête fémorale (« la boule ») peut se déformer et s’échapper peu à peu de l’acétabulum (« son moule »), ce qui peut entraîner d'autres problèmes de hanche à l'âge adulte, tels que l'apparition précoce de l'arthrose (usure articulaire).
Il existe de nombreuses options de traitement pour la maladie de Perthes. Le médecin tient compte de plusieurs facteurs, lors de l'élaboration d'un plan de traitement, notamment :
L’évolution de l’enfant dans le processus de la maladie influe sur les options de traitement recommandées par le médecin.
Dans un premier temps, le médecin préconise une décharge du membre inférieur concerné. En fonction de son âge, l’enfant doit utiliser des cannes ou un fauteuil roulant pour se déplacer. Un arrêt complet du sport, pendant les deux premiers stades de la maladie est également nécessaire.
Ces mesures peuvent être lourdes pour l’enfant et sa famille et demandent de nombreuses adaptations dans la vie quotidienne. Elles sont toutefois recommandées car une décharge prolongée permet de limiter les fractures sous-chondrales qui sont amplifiées par les forces appliquées au niveau de la hanche, lors de la course, de sauts etc. Moins il y a d’impact et de charge sur l’épiphyse de la tête fémorale, plus on a de chance de diminuer l’étendue des fractures sous-chondrales et la déformation de la tête fémorale, qui sont à l’origine de la déformation de la tête fémorale.
Durant toute l’évolution de la maladie, il est important que la hanche garde une certaine souplesse.
La physiothérapie fait donc partie intégrante du traitement de la maladie afin de maintenir les amplitudes articulaires (mouvements et souplesse de la hanche). La physiothérapie est prescrite par le médecin qui suit l’enfant, après confirmation du diagnostic. Elle a lieu 1 à 2 fois par semaine, dans un cabinet de physiothérapie et en piscine.
Si des raideurs articulaires importantes persistent malgré les séances de physiothérapie, une hospitalisation de courte durée avec mise en place d’une traction peut être nécessaire.
La traction est un dispositif qui permet d’appliquer un poids qui permet de soulager les douleurs et mettre au repos la hanche. Pendant cette hospitalisation, votre enfant bénéficiera de physiothérapie intensive (2x/jour).
Dans certains cas, on observe, avec l’évolution de la maladie, une perte de congruence de l’articulation : la tête commence à s’échapper de l’acétabulum (de son moule), car elle se déforme trop. Ceci a lieu au cours du premier stade ou au début du deuxième stade de la maladie.
Afin de prévenir une déformation trop importante qui entraverait la fonction articulaire, une chirurgie peut être nécessaire, afin de maintenir la tête fémorale dans l’acétabulum.
Il existe deux types de chirurgie (action au niveau du fémur ou du bassin).
La décision de pratiquer une chirurgie ou l’autre dépendra de différents facteurs (âge de l’enfant, type de déformation).
Les deux grands types de chirurgie sont :
Les traitements au stade initial de la maladie (physiothérapie et utilisation de cannes ou fauteuil roulant) ne comportent aucun risque spécifique. Une décharge prolongée (pas de poids sur la jambe) peut tout de même mener dans de rares cas à une fragilité osseuse en raison de la « non-utilisation » de la jambe concernée. Pour cette raison, votre médecin préconise une reprise des activités sportive progressive dès que votre enfant a passé les deux premiers stades de la maladie.
En cas de chirurgie, des informations détaillées sur l’intervention, ses risques et bénéfices sont toujours transmises, avant l’opération, par le chirurgien. Les complications restent rares avec ce type de chirurgie.
Environ 60 % des enfants atteints de la maladie de Perthes guérissent sans chirurgie. Il est cependant important que tous les enfants soient suivis régulièrement par leur médecin, durant tous les stades de la maladie. Des rendez-vous ont lieu généralement tous les 2 à 3 mois à l’Hôpital de l’enfance, pour un examen de contrôle et des radiographies. L’objectif est de surveiller l’évolution de la maladie et de s’assurer que la tête fémorale reste bien centrée dans l’articulation.
De cette manière, les enfants qui présentent un risque plus important de devoir recourir à la chirurgie sont identifiés et traités en conséquence.
Les parents sont invités à essayer de limiter les activités physiques de leur enfant et en particulier les sports de contact. Les cours d’éducation physique sont stoppés pendant la phase active de la maladie.
L’évolution à long terme dépend de la gravité de la déformation de la tête du fémur et de l'articulation de la hanche. Certains patients finissent par souffrir d'arthrose douloureuse à un certain stade de la vie adulte et devront réaliser une arthroplastie de la hanche (remplacement de l’articulation).
Chez un petit nombre d'enfants gravement atteints, les symptômes de douleur et de raideur persistent pendant des années, même si la maladie n'est plus active. Ces enfants peuvent nécessiter des opérations supplémentaires dans l'enfance.
En étant bien suivis, plus de la moitié des enfants atteints de la maladie de Perthes reprennent leurs activités normales, quelques années après le début de la maladie.
La maladie de Perthes est prise en charge par l’assurance de base, la LaMal.