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A quatre mois du scrutin présidentiel, de nombreux investisseurs préfèrent éviter d'exposer leur portefeuille à l'actualité politique.
La forte hausse des cas de Covid-19 préoccupe les marchés financiers, au point d'éclipser la campagne présidentielle aux Etats-Unis. Dans les semaines à venir, la donne devrait changer car les investisseurs vont réfléchir aux répercussions significatives que le résultat du scrutin de novembre pourrait avoir sur leur portefeuille.
La campagne présidentielle de 2016 avait eu un impact considérable sur les marchés. La victoire inattendue de Donald Trump avait fait grimper les actions, les obligations et le dollar américain. En effet, les investisseurs avaient tablé sur des baisses d'impôts conjuguées à une déréglementation et à une hausse de la dépense publique.
En début d'année, la réélection de Donald Trump semblait en bonne voie: le président sortant surfait sur une économie dynamique et sur un taux de chômage au plus bas depuis cinquante ans. Les répercussions économiques de la crise pandémique ont changé la donne. La cote de popularité du président s'est effondrée. Dans les sondages, Donald Trump est désormais à la traîne du candidat démocrate Joe Biden.
La semaine dernière, Joe Biden a dévoilé un plan intitulé «Buy American» qui prévoit l'achat par le gouvernement de 400 milliards de dollars de biens fabriqués aux Etats-Unis et 300 milliards de dollars d'investissements en Recherche & Développement axés sur des technologies américaines dans le domaine de la 5G et de la voiture électrique.
visant à atténuer le changement climatique.
Ces propositions constituent une réponse aux principaux thèmes de campagne du président Trump et aux accents nationalistes, mais pour le reste, les programmes des deux candidats sont radicalement différents. Par conséquent, les investisseurs doivent une nouvelle fois se préparer à des accès de volatilité sur les marchés.
Les deux candidats ont insisté sur la nécessité d'investir davantage dans les infrastructures mais les similitudes s'arrêtent là. Le président Trump a indiqué qu'il mettrait l'accent sur la déréglementation, sur la défense des intérêts des Etats-Unis face à leurs partenaires commerciaux et sur les baisses d'impôts.
En revanche, Joe Biden a promis d'accroître les dépenses visant à atténuer le changement climatique, d'élargir l'accès à l'assurance-maladie financée par le gouvernement et de relever le taux de l'impôt sur les sociétés et sur le revenu des contribuables les plus aisés.
Ce contraste entre les programmes des candidats à la présidentielle a des répercussions importantes sur les secteurs de l'économie américaine. La Recherche d’UBS a élaboré trois paniers d'actions pour aider les investisseurs à surmonter les turbulences pendant la campagne présidentielle:
Le Parti démocrate remporte la Maison Blanche et une majorité au Congrès. On pourra alors s'attendre à une surperformance des valeurs exposées à l'efficacité énergétique, à la mobilité intelligente et aux énergies renouvelables étant donné le train de mesures en faveur de l'environnement que Joe Biden annoncerait une fois installé à la Maison Blanche.
dans le domaine des technologies aérospatiales.
Les entreprises moins vulnérables à un relèvement du taux de l'impôt sur les sociétés et celles qui pourraient profiter d'une atténuation des tensions commerciales seraient également à considérer. Dans le secteur de la santé, il serait recommandé de privilégier les entreprises susceptibles de profiter d'un élargissement de l'assurance-maladie.
Le Parti républicain remporte la Maison Blanche et une majorité au Congrès. Certaines valeurs du secteur de l'énergie et de la finance pourraient profiter du soulagement des investisseurs qui redoutent un durcissement de la réglementation si jamais Joe Biden est élu.
L'administration Trump a soutenu l'innovation dans le domaine des technologies aérospatiales. Les entreprises de défense pourraient également profiter d'une réélection du président sortant. Dans le secteur de la santé, l'accent serait à mettre sur les entreprises de réseaux de soins intégrés, qui échapperaient à la menace d'un élargissement de l'assurance-maladie en cas de victoire de Joe Biden.
A quatre mois du scrutin présidentiel, la donne aux Etats-Unis peut encore changer et de nombreux investisseurs préfèrent éviter d'exposer leur portefeuille à l'actualité politique. Par conséquent, la Recherche d’UBS a également mis en avant un certain nombre de titres dont le cours n'est guère influencé par les thèmes de campagne.
Cette liste comporte notamment des entreprises des secteurs des services de communication et des biens de consommation de base, des entreprises avec des sources de chiffre d'affaires ou des contenus diversifiés, ainsi que certains pans du secteur technologique non concernés par un éventuel durcissement de la réglementation.