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Le Dr Helen Wambach (décédée en 1986) était une psychologue clinicienne et professeure de psychologie diplômée de l’Université de Chicago et de l’Université de l’État de Louisiane. Elle a fait d’importantes recherches sur la réincarnation par l’intermédiaire de l’hypnose régressive dans les années 1970-1980. L’étude dont il est question ici rassemblait 750 sujets venant de plusieurs États américains.
Les sujets des expériences
“Le groupe qui répondit à mes questions par des réponses spontanées mais inconscientes, était composé de personnes variées. Elles venaient aux séances avec leurs propres croyances religieuses et n’auraient sûrement pas accepté, à l’état d’éveil, une question telle que savoir si elles avaient choisi ou non de naître. Leur seule caractéristique commune était d’être ouverts à une exploration sous hypnose et de s’intéresser à la possibilité de la réincarnation. Dans ce domaine, elles n’avaient apparemment aucun blocage culturel qui aurait pu freiner l’afflux de ces informations. Plusieurs me dirent que les impressions qu’ils avaient eues étaient en conflit avec leurs croyances conscientes.”
Le choix du sexe
« 24% des sujets ayant répondu à cette question n’ont pas eu conscience choisir un sexe plutôt qu’un autre, ou le déclarent sans importance pour leur vie future.
28% de mes sujets étaient des hommes et leurs réponses différaient quand il s’agissait de savoir pourquoi ils avaient fait ce choix. Ces réponses n’entrent pas facilement dans des catégories, mais la plus fréquente est celle qui consiste à dire que l’homme est l’être dominant de cette société, et qu’ainsi, il lui est plus facile d’atteindre son but.
Parmi mes sujets, 48% avaient choisi d’être femme. Environ 1/3 donnaient comme raison essentielle d’avoir des enfants.
Les réponses montrent qu’en apparence, il est plus facile d’être un homme quand on veut dominer. Mais il est plus facile d’apprendre et d’aimer quand on a un rôle social et un corps de femme. Le résultat le plus frappant de cette étude fut toutefois de constater que, sur 750 sujets, pas un seul n’a déclaré sentir que son propre « moi intérieur » était mâle ou femelle. L’entité, à travers les expériences humaines, se situe au-delà des distinctions sexuelles et doit intégrer les deux expériences – le yin et le yang, le mâle et la femelle – pour parvenir à une plus profonde connaissance. »
Les jumeaux
« L’une des théories sur la réincarnation veut que ce soient les molécules ADN, porteuses du matériel héréditaire du corps comme de l’esprit, qui permettent un « souvenir » des vies passées. En bref, et d’après cette théorie, la mémoire de toutes nos expériences passées et même celle de l’évolution de l’organisme unicellulaire à celui du mammifère serait codée dans les molécules ADN à l’intérieur de chacune des cellules de notre corps… Si la théorie des ADN est vraie, alors les vrais jumeaux devraient se souvenir des mêmes vies antérieures ! [ce qui ne semble pas être le cas selon les études]…
Bien que n’ayant pas pu obtenir de conditions idéales, j’ai pu obtenir quelques impressions quant à la relation des jumeaux avant la naissance. Les résultats étaient tous semblables. Mes sujets qui avaient des frères ou sœurs jumeaux rapportèrent les avoir connus intimement dans une autre vie et avoir été avec eux au cours de la période de l’entre deux vies. Ils étaient très proches, mais apparemment sans avoir déjà été jumeaux. »
Enfants adoptés
« Parmi les sujets adoptés qui ont revu leur naissance, tous sauf deux ont découvert sous hypnose qu’ils n’avaient pas connu leur mère ou père naturels dans une vie passée, mais que, par contre, ils avaient des liens karmiques avec leurs parents adoptifs. Certains avaient des liens avec les deux parents, mais plus souvent avec l’un ou l’autre…
Beaucoup [des sujets] voulaient découvrir qui étaient leurs véritables parents, mais le compte-rendu qui suivit leur hypnose parlait davantage de leurs père et mère adoptifs. Se pouvait-il que leurs liens avec ces derniers soient inconscients et que leur quête des parents véritables se situât sur un plan purement conscient ? Si nous acceptons que ces expériences de naissance revécues ont une certaine réalité, elles posent une question intéressante : le futur est-il prédestiné ? Si mes sujets savaient qu’ils allaient être adoptés, cela était-il déjà planifié ? D’après mon étude, oui. Le hasard et l’accident ne semblent pas avoir eu un rôle quelconque dans l’adoption de mes sujets…
Il est de plus en plus fréquent que les enfants adoptés recherchent leurs parents naturels. Ils sont souvent curieux de connaître l’apport générique que seuls les vrais parents ont pu leur procurer. Ils expliquent souvent aux parents adoptifs qu’ils ne les rejettent pas, mais qu’ils essayent de savoir d’où viennent leurs caractéristiques physiques. D’après les résultats des séances d’hypnose, cela semble être le réel but de leur quête. »
Tiré de l’ouvrage: Hélène Wambach, La vie avant la vie, Ramsay « image », 1979