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A trois jours de la fin de son séjour new-yorkais, l'artiste de rue Banksy est toujours aussi populaire (photo Reuters). Sa popularité ne l'empêche pas de s'en prendre cette fois-ci au New York Times. Sur un mur de Brooklyn, il a tagué le message suivant: "Ce site contient des messages bloqués." Il entend ainsi dénoncer le refus du prestigieux quotidien de publier une tribune que l'artiste britannique avait envoyée.
Le texte de Banksy que ce dernier a publié sur son site internet est une critique virulente de la plus haute tour de New York, celle qui a été reconstruite sur le site de Ground Zero et qui a longtemps été dénommée Freedom Tower. Aujourd'hui, l'édifice s'appelle One World Trade Center (photo Reuters) et mesure 1776 pieds en hommage à l'année de l'indépendance américaine. Banksy estime que le gratte-ciel n'a ni l'esprit, ni l'audace qui ont caractérisé New York par le passé. Il ne dégage pas une confiance retrouvée de l'Amérique. L'artiste va même jusqu'à affirmer que les 10 terroristes qui ont perpétré les attaques du 11 septembre 2001 ont en quelque sorte gagné. Car aujourd'hui, la médiocrité l'emporte sur l'audace, le risque. "Le One World Trade Center déclare que l'époque glorieuse de New York est terminée", affirme le graffeur qui cultive un certain anonymat.
Le New York Times a livré le commentaire suivant dans la presse new-yorkaise: "Nous ne pouvions pas nous entendre ni sur la tribune, ni sur l'art. C'est la raison pour laquelle nous l'avons rejeté, a déclaré la porte-parole du quotidien Eileen Murphy. Ce qu'il a posté sur son site internet ne correspondant pas exactement à ce qu'il a envoyé."