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Moi... avec
moi-même!
Vous arrive-t-il de réfléchir sur votre façon de réfléchir ? Nous ne sommes pas responsables des pensées qui nous viennent, mais de ce que nous en faisons.
Les exercices de méditation aident à comprendre comment se forment nos pensées. Pour méditer, on s'isolera en un lieu tranquille, confortablement installé. Le dos si possible droit, les yeux mi-clos, l'on s'entraîne ainsi à acquérir une attention comparable à cet état de vigilance qu'à "le chat sur le point de saisir sa proie". La proie étant ici notre activité mentale, observée durant une dizaine de minutes au début, davantage ensuite. Avec de l'entraînement, la lucidité que procure cette méditation permet de saisir toujours plus finement l'origine des pensées qui nous arrivent comme autant de "vagues lointaines qui se précisent peu à peu avant de déferler". Nos pensées affluent dans un désordre total. A peine une pensée se présente-t-elle qu'une autre arrive et s'impose.
Il faut savoir que la plupart d'entre elles tirent leur force de deux "moteurs" fondamentaux, l'un animé par la peur: de ne pas être reconnu, d'être blessé, de manquer de ceci ou de cela, d'être abandonné, de mourir, pauvre, affamé, seul... L'autre "moteur" étant un réflexe mû par la recherche du plaisir. Nos activités sont conditionnées par ces moteurs qui orientent tous nos comportements dès les premiers âges de la vie. L'intérêt de la méditation est de pouvoir saisir et différencier ces deux réflexes, d'en comprendre les pièges et de parvenir à les éviter. © Léo Léderrey & partenaires