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Le projet financé par le DOE sera mené dans la centrale nucléaire de Palo Verde, à Phoenix, dans l’Arizona, et sera dirigé par PNW Hydrogen LLC. Lorsque la demande sera élevée, six tonnes d’hydrogène stocké seront nécessaires à la production d’environ 200 MWh d'électricité. L’hydrogène pourrait aussi être utilisé pour la fabrication de produits chimiques et d'autres combustibles.
Le DOE a précisé que le projet fournira des connaissances sur l’intégration de l'énergie nucléaire et des technologies de production d’hydrogène, ainsi que des informations sur l’utilisation future d’hydrogène propre à grande échelle. Par ailleurs, il contribuera à faire baisser les coûts de l’hydrogène propre de 80%, pour passer à 1 dollar/kg d’ici une décennie.
«Le développement et l’utilisation d’hydrogène propre peuvent être décisifs pour un avenir pauvre en carbone et pour lutter contre les changements climatiques», a déclaré le vice-ministre de l’Énergie, David Turk. «Le recours au nucléaire pour produire de l’hydrogène illustre l’engagement du DOE à financer des possibilités innovantes de production d’hydrogène abordable et propre.»
D'après l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la production annuelle mondiale d’hydrogène s’établit autour de 70 millions de tonnes, mais elle concerne essentiellement de l’hydrogène «gris», fabriqué à partir de combustibles fossiles néfastes pour l’environnement. D'après le DOE, un seul réacteur de 1000 MW pourrait produire chaque année plus de 200’000 tonnes d’hydrogène. Dix réacteurs de ce type pourraient ainsi générer près de deux millions de tonnes, soit un cinquième de l’hydrogène utilisé actuellement aux États-Unis. Ce procédé permettra aux énergéticiens de produire et de vendre au niveau régional de l’hydrogène à partir de matières premières et d’injecter sur le réseau une électricité propre et fiable. L’AIE a informé qu’une douzaine de projets de démonstration d’hydrogène présentant une capacité d’électrolyseurs combinée de 250 MW permettaient d’étudier l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins de production d’hydrogène. Ces projets sont menés au Canada, en Chine, aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Russie. L’AIE estime toutefois qu’ils ne seront pas tous réalisés.
Des projets d’hydrogène aux États-Unis
Exelon Corporation, la plus importante exploitante nucléaire américaine, prévoit de démontrer la faisabilité d’un électrolyseur de 1 MW sur le site de Nine Mile Point, dans l'État de New York, à des fins de production d’hydrogène. Le Laboratoire national de l’Idaho (INL) du DOE travaille en collaboration avec l’entreprise Bloom Energy, installée en Californie, sur un projet de fabrication d’hydrogène propre à l’aide de la technologie par électrolyse basée sur le nucléaire. L’INL collabore également avec Xcel Energy Inc., de Minneapolis, dans le but de démontrer la faisabilité d’un système d’hydrogène susceptible de «transformer l’industrie nucléaire». Dans un premier temps, l’hydrogène sera utilisé dans la centrale nucléaire dans laquelle il sera produit, mais il pourra ensuite être vendu aux industries. L’UE est, elle aussi, intéressée par la production d’hydrogène.
Source
M.A./C.B. d’après un communiqué de presse du DOE du 7 octobre 2021
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