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"Je joue sans pression. Je ne suis pas venu à Paris pour gagner Bercy ! L'objectif, c'est le Masters." Roger Federer joue cartes sur table.
Sa présence à Bercy doit lui permettre de se présenter dans dix jours à Londres dans les meilleures dispositions. "Je n'ai aucune attente pour ce tournoi, poursuit-il. Etre dans une telle situation peut, pourquoi pas, m'amener à trouver des aspects dans mon tennis qui pourront me servir au Masters. On me parle de la course pour la place de no 1. J'ignore si j'ai encore une chance de le redevenir à la fin de l'année. Mais pour moi, c'est plié. Elle reviendra à Novak Djokovic."
Un Novak Djokovic qu'il, précise-t-il en passant, se fera un plaisir de battre samedi à Bercy si l'occasion se présente. Roger Federer sait toutefois qu'il doit monter en puissance pour avoir une chance de défier le Serbe. "Ce huitième de finale ressemblait bien à un premier tour entre Fabio Fognini et moi, glisse-t-il. On voyait bien qu'il s'agissait de notre premier match de la semaine même si nous étions déjà en huitième de finale. Je crois que j'ai mieux servi que lui dans les moments importants. Mon entame de match fut aussi meilleure. Ce furent les clés de ma victoire. J'estime que mon niveau de jeu était correct ce soir."
Roger Federer a été très touché par la ferveur du public parisien à son égard. "Son accueil fut extraordinaire, relève-t-il. J'ai aussi apprécié la standing ovation à la fin du match. Je voulais gagner pour avoir la possibilité de le remercier à la fin du match. Gagner était impératif dans la mesure où l'on ne donne à la fin du match le micro qu'au vainqueur."