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Selon les médias, 4 singes morts ont été découverts dans la région de Chuvisca, dans l’État de Rio Grande do Sul. Il a été confirmé que l’un des singes était infecté par la fièvre jaune. La région touchée où les singes morts ont été trouvés se situe entre Porto Alegre et la frontière de l’Uruguay.
Les décès de singes précèdent souvent les cas humains de fièvre jaune en Amérique du Sud et sont donc un indicateur de la circulation (accrue) du virus de la fièvre jaune.
La fièvre jaune est une maladie virale hémorragique transmise par les piqûres de moustiques. Elle se manifeste par une fièvre élevée, des frissons, des douleurs musculaires, des maux de tête et des troubles digestifs, suivi chez certains malades d’une jaunisse et des saignements qui peuvent entraîner la mort. Il n’existe pas de traitement spécifique et la vaccination constitue le meilleur moyen de se protéger contre cette maladie. Les personnes pouvant avoir des contre-indications au vaccin (enfants de moins de 9 mois, femmes enceintes, baisse sévère de l’immunité ou des troubles du thymus, allergie aux protéines d’œuf, certains séniors), devraient consulter un centre de vaccination /spécialiste agréé de médecine des voyages en mentionnant leur condition, pour recevoir une évaluation individuelle et des conseils personnalisés. Les personnes non vaccinées (contre-indications) devraient se protéger de façon optimale contre les piqûres de moustique.
Conséquences pour le voyageur
Le Brésil fait face à une recrudescence de fièvre jaune depuis 2017. La vaccination contre la fièvre jaune est recommandée par l’OMS pour la plupart des régions du Brésil. En raison de la propagation de la fièvre jaune dans des régions précédemment déclarées exemptes de cette maladie, l’indication à la vaccination doit être généreuse (la saison de haute transmission est de décembre à mai) ! La vaccination doit être effectuée dans un centre officiel de vaccination (ou par un médecin agréé) au moins 10 jours avant l’entrée dans le pays afin d’assurer une immunité protectrice. Chez les personnes immunocompétentes, il est recommandé d’effectuer un rappel unique après 10 ans (c’est-à-dire au maximum 2 doses de vaccins dans la vie).