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L'ex-ministre conservateur et professeur de droit Prokopis Pavlopoulos est le candidat proposé par le gouvernement de gauche d'Alexis Tsipras à la présidence de la République grecque. Cette désignation a surpris les observateurs, qui misaient sur celle du commissaire européen Dimitris Avramopoulos.
"Nous avons besoin d'un président qui est accepté du plus grand nombre au Parlement", a souligné le Premier ministre grec lors d'un discours devant son groupe parlementaire, Syriza. L'élection du président de la République par les 300 députés du Parlement au total aura lieu mercredi soir.
Le choix de M. Pavlopoulos, qui fut ministre de l'Intérieur de 2004 à 2009 au sein d'un gouvernement constitué par la Nouvelle démocratie (ND, droite), est une surprise. Le nom qui circulait le plus comme possible candidat était celui de l'actuel commissaire européen aux Migrations et aux Affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos.
Le parlement élit le président en Grèce. Trois tours de scrutin sont prévus, et si aucun candidat n'atteint la majorité requise, le législatif est automatiquement dissous et des élections anticipées sont organisées. M. Pavlopoulos ne devrait a priori pas avoir de difficulté pour se faire élire.
Mesures sociales vendredi
Par ailleurs, M. Tsipras a annoncé mardi le vote par le Parlement de mesures sociales en faveur des Grecs dès vendredi, date-butoir donnée par l'Eurogroupe à la Grèce pour demander une extension de son programme d'aide. Ces mesures sociales voulues par le gouvernement vont à l'encontre des préconisations du programme d'aide.
M. Tsipras a accusé le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble d'avoir "perdu son sang-froid" et de s'être "adressé de manière humiliante à la Grèce" lors des discussions entourant l'Eurogroupe de lundi à Bruxelles.
Avec l'Europe, "nous voulons une solution, pas une rupture", a-t-il assuré. Les Grecs ne souhaitent plus entendre parler de ce plan de la troïka de l'UE, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI) qui exige, en échange de 240 milliards d'euros de prêts depuis 2010, de lourds sacrifices sociaux.
ATS