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Citant des «témoignages», un article daté du 26 mars, paru sur le site du quotidien français La Voix du Nord, rapporte que, lors du drame survenu deux jours plus tôt à Montreux, le père aurait sauté dans le vide «avec sa fille dans les bras», précédé du fils et des deux sœurs.
Dans son communiqué diffusé mardi, la police cantonale vaudoise, chargée de l’enquête, ne dit pas cela. Privilégiant à ce stade «la thèse du suicide collectif», elle est à la fois plus précise et plus vague: «Les cinq personnes sont tombées d’une hauteur de plus de vingt mètres, les unes après les autres, peu avant 07h00, dans un intervalle de cinq minutes.» Cette description contredit les «témoignages» rapportés plus haut.
Joint par watson, Jean-Christophe Sauterel, le porte-parole de la police cantonale vaudoise, est formel:
Le père, que des voisins décrivent de son vivant dans un rôle de «protecteur», a-t-il été le dernier à commettre l’irréparable? Le porte-parole ne le précise pas.
Pour le reste, la police détient les preuves de ce qu’elle avance. Et, par-là, il faut comprendre non pas un témoignage – qui ne saurait être une preuve, rappelle Jean-Christophe Sauterel –, mais des éléments matériels. Des images captées par une caméra de surveillance? Par une caméra que la famille ou l’un de ses membres aurait installée à dessein? Le porte-parole n’en dira pas plus.
Si la police privilégie pour l'heure la thèse du suicide collectif plutôt que celle de l'assassinat, c'est peut-être parce qu'elle se fonde, entre autres, sur ces «preuves».
Jean-Christophe Sauterel ajoute que l’enquête pénale se poursuit et que, dans ce cadre, des auditions peuvent être menées auprès de toute personne ou structure publique ou privée ayant eu affaire directement ou indirectement avec la famille. A propos des autopsies pratiquées sur les victimes, le porte-parole répète que certaines analyses pourront prendre plusieurs semaines et que le public sera informé d'éléments nouveaux s’il s’en présente.
La famille meurtrie, de nationalité française, s'était installée à Montreux, il y a trois ans, au septième et dernier étage d'un immeuble du centre-ville, avec vue sur le lac Léman, les Alpes et le Casino Barrière. Quantité d'indices – une vie en complète autarcie, d'incessantes livraisons de vivres et de divers colis en carton, un intérêt soutenu pour les abris anti-atomiques de l'immeuble – mettent sur la piste d'une psychose survivaliste. Sur le point d'être découverte dans son manège – la visite, ce matin-là, de deux gendarmes porteurs d'un mandat d'amener contre le père pour non suivi de la scolarisation à domicile du fils de 15 ans –, la famille, du moins une partie d'entre elle, aurait alors décidé d'en finir avec la vie. La mère et la fille de 8 ans n'étaient pas déclarées aux autorités vaudoises.
Un troisième cas de variole du singe a été confirmé en Suisse, dans le canton de Zurich, a indiqué jeudi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Les deux premiers avaient été détectés dans les cantons de Berne et Genève.