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Les glaciers alpins européens n'ont jamais autant reculé que l'année dernière, selon l'ONU. Elle précise aussi que plus de 60% des réservoirs d'eau ont connu des apports inférieurs ou égaux à la normale, selon un rapport publié jeudi à Genève.
«Les Alpes européennes ont connu une perte de masse glaciaire sans précédent», affirme l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Un peu partout, l'enneigement a été inférieur à la normale, sauf dans une partie de la région sud-américaine. Et ça ne va pas aller mieux.
En raison du réchauffement climatique, «les glaciers et la couverture glaciaire reculent sous nos yeux», déplore le secrétaire général de l'OMM Petteri Taalas. Inondations et sécheresses augmentent de manière importante.
Plus largement, plus de la moitié des réseaux hydrographiques mondiaux ont fait face à des conditions anormales. Comme l'année précédente, la plupart ont été confrontés à des volumes inférieurs. Mais ceux-ci ont en revanche été «très supérieurs» dans certains.
«La demande en eau augmente» en raison de la croissance économique et de la production d'électricité verte, a dit à la presse Taalas. Au total, plus de 70% de l'eau consommée par les êtres humains est liée à l'agriculture, même jusqu'à 90% dans certaines régions d'Asie, a précisé de son côté un responsable de l'OMM. Celle que les ménages utilisent atteint environ 10%.
Le passage à un courant chaud El Niño cette année aura probablement des effets hydrologiques importants, ajoute l'agence onusienne. Elle rappelle que de nombreux désastres liés à l'eau ont eu lieu dans toutes les régions du monde l'année dernière.
Actuellement, plus de 3,5 milliards de personnes ont un accès insuffisant à l'eau au moins un mois par an. Elles devraient être plus de 5 milliards d’ici à 2050, selon ONU-Eau.
Il ajoute que l'Initiative mondiale pour des systèmes d'alerte pour tous, dont il est en charge à la demande du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, doit contribuer à résoudre ce problème. Celle-ci cible pour le moment surtout des Etats qui ont subi des inondations ou des sécheresses l'année dernière et qui ne s'appuient pas sur des données fiables.
L'OMM appelle à nouveau les différents acteurs à augmenter leurs dispositifs et à partager leurs indications. Seule une quinzaine de pays ont alimenté le rapport de cette année, qui porte toutefois sur près de plus de sept fois plus de sites météorologiques par rapport à l'année précédente, ajoute-t-elle encore. (sda/ats)
Booba en est certain: Cyril Hanouna «inviterait Hitler et Mussolini» sur son plateau s'ils étaient toujours de ce monde. Même s'il n'a toujours pas réussi à y traîner Macron. En revanche, il eût convié le rappeur, son ex-meilleur ami. Jadis. Quand les brouilles n'avaient pas encore détrôné les papouilles. Autre époque.