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Les petits Thurgoviens sauront aujourd'hui s'ils devront continuer d'apprendre le français à l'école primaire (Photo prétexte).
KEYSTONE/AP/MARY ALTAFFER(sda-ats)
Repousser l'enseignement du français à l'école secondaire ou le conserver au primaire, comme le prévoient le concordat Harmos et le plan d'étude alémanique: le parlement thurgovien se prononce mercredi sur cette question. L'issue du vote est ouverte.
La modification de la loi scolaire soumise au Grand Conseil stipule que "le français est enseigné comme deuxième langue étrangère seulement à partir du niveau secondaire". La commission parlementaire compétente a accepté le texte.
Le parlement thurgovien a déjà approuvé en 2014 une motion voulant supprimer le français à l'école secondaire. Suite à cela, le gouvernement a d'abord prévu, dans le nouveau plan d'étude, de commencer l'enseignement du français en septième année.
Lors de la consultation, le projet a provoqué un tollé. Le conseiller fédéral Alain Berset a menacé d'intervenir pour sauver le français au primaire via une législation fédérale.
Face aux critiques, le gouvernement a alors décidé de laisser le parlement avoir le dernier mot en lui soumettant une modification de la loi sur l'enseignement. Il n'a pas donné de recommandation de vote. En cas de "oui" mercredi, un référendum pourrait être lancé en dernier recours.
ATS