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Quelque 49% des personnes interrogées dans le cadre d'un sondage rejetteraient l'initiative contre les minarets si le vote avait lieu actuellement, tandis que 37% se disent favorables et 14% indécises. La votation sur l'initiative aura lieu en novembre au plus tôt.Ce contenu a été publié le 24 avril 2009 - 16:09
Le refus s'observe dans toutes les tranches d'âges et transcende les sexes et les confessions. D'après l'institut de sondage Isopublic, les jeunes, les hommes, les riches, les citadins et les personnes sans confessions rejettent encore plus nettement l'initiative contrairement aux femmes et aux personnes à revenu modeste ou vivant à la campagne par exemple.
Le soutien au texte se trouve surtout dans les cercles proches de l'UDC (Union démocratique du centre / droite populiste). A l'opposé, les sympathisants socialistes refusent clairement l'initiative, à l'instar des électeurs PDC (Parti démocrate-chrétien / centre-droit) et PLR (Parti libéral-radical / droite).
Plus de 40% des sondés ne veulent pas interdire la construction de minarets en Suisse pour des raisons de liberté religieuse. Environ 23% estiment qu'il faut adopter une attitude de tolérance vis-à-vis de cette question et une personne sur huit considère l'initiative comme inutile, car elle n'apporte pas de solution.
Les partisans de l'initiative jugent quant à eux que les minarets ne passent pas dans le paysage helvétique ou que les pays islamiques ne tolèrent pas non plus la construction d'églises chrétiennes. La peur d'un islam trop influent ressort aussi des arguments.
Le sondage révèle également que 17, respectivement 18% des sondés ne peuvent argumenter leur acceptation ou refus de l'initiative. Celui-ci a été mené auprès de 1000 personnes en Suisse romande et alémanique par l'institut Isopublic pour le compte du journal reformiert.