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Selon les premières tendances calculées par l'institut GfS pour le compte de SRG SSR idée suisse, l'initiative populaire demandant l'ouverture immédiate de négociations d'adhésion avec l'Union européenne serait rejetée de même que l'initiative Denner «pour des médicaments à moindre prix».Ce contenu a été publié le 04 mars 2001 - 12:42
Avec ce texte, les initiants espéraient relancer le débat sur la question européenne, un débat quelque peu mis de côté depuis l'adoption des accords bilatéraux avec l'Union européenne (UE).
L'initiative a été lancée par le Nouveau mouvement européen suisse (NOMES), qui fédère la plupart des mouvements favorables à une entrée de la Suisse dans l'UE. Elle a été principalement soutenue par la gauche.
Les partis de droite l'ont refusée, soit, comme les démocrates du centre, parce qu'ils s'opposent à une adhésion à l'UE, soit, comme les radicaux et les démocrates-chrétiens, parce qu'ils estiment que la question n'est pas encore «mûre» et que le calendrier des négociations est de la compétence exclusive du Conseil fédéral.
Dimanche, les citoyens devaient encore se prononcer sur deux autres initiatives. Avec l'initiative «Pour des médicaments à moindre prix», le distributeur Denner proposait une nouvelle fois une solution de son crû pour faire baisser les coûts de la santé.
Le texte proposait d'une part que les médicaments génériques soient systématiquement remis aux patients à la place des remèdes originaux plus onéreux. D'autre part, les médicaments reconnus dans les pays limitrophes pourraient être autorisés en Suisse sans contrôle supplémentaire, ce qui ferait aussi baisser les coûts.
Enfin, lancée par l'Association Transports et environnement (ATE), «Rues pour tous» demandait que la limitation de vitesse à 30 km/h soit généralisée dans les localités, afin notamment de limiter le nombre des victimes de la route.
Ce texte était appuyé par les écologistes et l'ensemble de la gauche. La droite estimait pour sa part que cette mesure serait excessive et ruineuse, même si elle juge qu'il y a lieu de créer davantage de zones à 30 km/h. Bien qu'aucune projection ne soit disponible, l'issue du scrutin ne fait pas de doute. L'expérience des urnes montre en effet que les Suisses ne sont d'habitude guère enclins à limiter le trafic individuel.
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