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L’utilisation de l’infrastructure gazière combinée avec le développement de gaz renouvelables permettrait d’économiser 30 à 49 milliards d’euros par an en 2050 sur la totalité des huit pays analysés.
Les conclusions de l’étude de la Green Gas Initiative (GGI) réalisée dans huit pays en Europe, dont la Suisse, sont présentées aujourd’hui par Gaznat, membre du GGI, dans le but d’analyser le rôle que l’infrastructure gazière pourrait jouer dans la décarbonisation à l’horizon 2050. L’étude compare trois scénarios énergétiques dans le contexte de la décarbonisation progressive de l’approvisionnement énergétique pour répondre aux objectifs de l’accord de Paris sur le climat/réchauffement climatique : le «tout électrique», le «tout électrique plus le stockage de gaz» et le scénario du «réseau électrique et de l’infrastructure gazière». L’étude examine également les grands défis liés à l’approvisionnement, au stockage et au transport de l’énergie pour assurer la transition énergétique vers une neutralité climatique basée en grande partie sur les énergies renouvelables. Les comparaisons effectuées arrivent à la conclusion que l’utilisation de l’infrastructure gazière combinée avec le développement de gaz renouvelables permettrait d’économiser 30 à 49 milliards d’euros par an en 2050 sur la totalité des huit pays analysés, tout en améliorant la sécurité d’approvisionnement. Le mix entre l’électricité et le gaz représente ainsi la combinaison la plus optimale pour répondre aux défis de l’approvisionnement, du stockage, du transport et de la décarbonisation en Europe.
La protection du climat et la transition énergétique vers une neutralité climatique génèrent des défis considérables en termes de production, stockage et transport d’énergie. La demande en énergie renouvelable augmentera de façon considérable d’ici à 2050 et entraînera le défi de trouver des sites de production appropriés. Le stockage doit quant à lui permettre d’ajuster l’offre et la demande pour, notamment, gérer les écarts entre les besoins saisonniers et la production des énergies renouvelables intermittentes. Quant au transport, son efficacité est cruciale lors de l’exploitation des énergies renouvelables.
Dans ce contexte, la GGI a mandaté Frontier Economics, cabinet de conseil en économie, pour mener une étude sur la valeur et le rôle que l’infrastructure gazière pourrait jouer dans la décarbonisation en Europe. Cette étude, réalisée durant l’année 2018, est la première du genre avec un champ d’application aussi large incluant huit pays, divers gaz renouvelables et à faible teneur en carbone dans plusieurs secteurs de la chaîne d’approvisionnement énergétique.
Les huit pays analysés: l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, la France, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse sont membres de la GGI, tandis que la République Tchèque s’est associée à la GGI pour cette étude.
Parmi les résultats les plus significatifs pour la Suisse, l’étude de la GGI met en avant des économies entre 1,3 et 1,9 milliard par an que notre pays pourrait générer à l’horizon 2050 avec le scénario du «réseau électrique et de l’infrastructure gazière» par rapport au scénario du «tout électrique plus le stockage de gaz».
L’une des principales difficultés de la décarbonisation en Suisse sera de répondre à la demande saisonnière de chaleur. Bien que le stockage à base d’électricité, comme l’accumulation d’énergie hydroélectrique par pompage ou les batteries ne convienne pas à ce type de stockage saisonnier, le stockage de gaz renouvelable l’est.
L’étude relève aussi le fort potentiel d’utilisation et l’avenir des gaz renouvelables dans les secteurs de la production d’électricité, du chauffage et de l’industrie. Les centrales de cogénération décentralisées sont susceptibles d’être nécessaires pour répondre à la demande d’électricité de pointe en hiver, tandis que le secteur du chauffage est caractérisé par une forte saisonnalité à laquelle l’infrastructure gazière actuelle peut répondre. Quant au secteur de l’industrie, l’utilisation de l’infrastructure gazière est indispensable pour le transport du gaz renouvelable, certaines industries n’ayant pas d’alternatives.
«Cette première étude de la GGI démontre que la sécurité d’approvisionnement énergétique, centrale pour l’Europe et pour la Suisse, repose clairement sur le mix «électricité et gaz». Les conclusions montrent aussi que l’utilisation de réseaux de gaz basés sur le développement de gaz renouvelables pourrait représenter des économies extrêmement élevées pour notre pays, tout en considérant le rôle d’importance systémique que jouent le gaz naturel et ses formes renouvelables dans la transition énergétique. Notre avenir énergétique appartient à la convergence des réseaux, et l’infrastructure gazière suisse est bien adaptée pour relever ces défis.», commente René Bautz, Directeur général de Gaznat et membre du GGI.