Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07082.jsonl.gz/875

Sur le plan ophtalmologique :
A
l’âge de cinq ans, un strabisme* convergent à droite ainsi qu’une myopie* de l’œil droit avaient été diagnostiqués. Ma vision globale était de 0,2 à 0,3 (20 à
30 %) à 6m, avec correction.
A six ans et demi, j’ai présenté une diminution de l’acuité visuelle de 0,3 à 0,15
(30 à 15 %). Le nystagmus persistait de même que le strabisme.
Strabisme :
défaut de parallélisme des axes visuels
Myopie : trouble de la vision qui devient floue avec l’éloignement
Sur le plan moteur :
A l’âge de quatre ans et demi, je n’utilisais plus du tout le rolator mais la marche restait difficile avec un équilibre précaire. Une demande a été faite auprès du physiothérapeute
pour améliorer les appuis plantaires ainsi que de me permettre d’acquérir plus d’autonomie dans la marche. La physiothérapie était donc maintenue à une séance par semaine.
J’effectuais également toujours une séance hebdomadaire avec la personne qui était spécialisée
pour les malvoyants.
Ma démarche était caractérisée par une hyperlordose*, un déhanchement, une adduction des cuisses*
et un valgus de décharge*. Une spasticité des adducteurs* était présente avec une limitation de l’abduction* des hanches. La marche était autonome mais restait difficile et fatigante.
Vers l’âge de huit ans, je me rendais à raison d’une fois par semaine chez un masseur-rebouteux qui me faisait énormément de bien au niveau
de la spasticité.
De treize à quinze ans, j’effectuais également une séance d’hippothérapie où je travaillais l’équilibre,
la stabilité ainsi que des mouvements du bassin selon le rythme de marche du cheval. J’avais également souhaité débuter des cours de natation car je ne savais pas nager. J’ai également voulu entreprendre un apprentissage
de la bicyclette qui s’était malheureusement révélé être un échec.
Hyperlordose : forte courbure de la colonne vertébrale allant vers l’intérieur
Adduction des cuisses : Les cuisses se rapprochent de l'axe du corps par un mouvement
Valgus de décharge : "Pied tourné en dehors"
Adducteurs : Muscles qui se trouvent à l'intérieur de la cuisse
Abduction : Mouvement
qui consistre à écarter un membre de l'axe du corps
Sur le plan social/familial :
Vers l’âge de sept ans, je commençais à peine à regarder la télévision et j’aimais bien écouter de la musique et des
histoires.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, je préférais l’école aux vacances et je détestais manquer l’école.
En dehors de ma scolarité, j’étais une enfant réservée et timide mais j’aimais beaucoup jouer avec mes copines du village. J’avais également beaucoup de plaisir à aller me promener avec mes sœurs
dans le village et je me rappelle de belles soirées d’été à jouer au volley devant la maison.
Chaque année, nous partions en
vacances en famille dans une villa avec piscine où tout le monde pouvait profiter de se reposer, de nager, de jouer au ballon et au ping-pong ainsi que de faire d’agréables visites de la région. Le soir on en profitait pour faire
des grillades et pour jouer aux cartes durant des heures. Pour ma part, ces vacances m’étaient très bénéfiques sur le plan de la spasticité, du fait de pouvoir aller me baigner tous les jours.
J’ai grandi au milieu de deux frères et deux sœurs plus âgés que moi qui ont été très présents et qui se sont énormément investis.
Sur le plan scolaire :
J’ai eu la chance de pouvoir effectuer toute ma scolarité en classe normale malgré de nombreuses discussions avec les enseignants en raison de mes importants problèmes de vue qui me pénalisaient énormément.
Une scolarisation dans une classe pour malvoyants avait été soulevée à plusieurs reprises mais nous avons pu poursuivre dans le cursus standard.
J’aimais
beaucoup aller à l’école. Toutefois, j’avais de meilleures moyennes dans les branches où je pouvais apprendre par cœur. Par contre, j’avais plus de difficultés pour les matières telles que les mathématiques,
la géographie et l’histoire.
Vers l’âge de onze ans, je me rendais un après-midi par semaine dans une école spécialisée
pour personnes malvoyantes où je bénéficiais de physiothérapie, d’ergothérapie, d’un atelier d’écriture, d’un enseignement spécialisé relatif à la circulation indépendante
en ville ainsi qu’un cours de flûte. Dans cette école spécialisée, j’ai eu la chance d’apprendre à taper à la machine à écrire à « l’aveugle ». Cela
n’a pas été une mince affaire mais j’avais énormément de plaisir.
En juillet 1998, j’ai donc obtenu mon certificat d’études
d’écoles secondaires.
Je n’aurais
jamais pu réussir tout cela sans l’aide de ma famille et des divers intervenants qui m’ont énormément soutenu et aidé à progresser de jour en jour.
Merci à Toutes et à Tous <3