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Ces statistiques, qui montrent que la moitié de la population électorale américaine a pu être exposée aux publications, dépassent largement les précédentes estimations de Facebook.
Au début du mois, le groupe avait estimé que les seules publicités à caractère politique achetées en Russie dans les mois qui ont précédé et suivi l'élection présidentielle de novembre 2016, avaient été vues par dix millions d'Américains.
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Premières inculpations
Ces nouvelles données ont été présentées lundi au Congrès dans un dossier consulté par Reuters, à l'approche de l'audition dès ce mardi des avocats généraux de Facebook, Google et Twitter par trois commissions parlementaires au sujet de l'ingérence présumée de la Russie dans la campagne.
Lundi, trois proches de Donald Trump, dont l'ancien directeur de sa campagne Paul Manafort, ont été inculpés par le procureur spécial Robert Mueller.
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Une infime fraction?
En parallèle, Twitter a détecté et suspendu 2752 comptes liés à des acteurs russes et en particulier à l'Internet Research Agency, une organisation russe de propagande, a-t-on appris de source proche du dossier confié aux parlementaires. Le groupe estimait précédemment à 201 le nombre de ces comptes.
Google a déclaré pour sa part dans un communiqué avoir détecté des dépenses publicitaires liées à Moscou de l'ordre de 4700 dollars (4680 francs suisses) pendant le cycle électoral 2016, et a annoncé la construction d'une base de données sur les publicités liées à l'élection.
Tout en dénonçant des messages contraires aux conditions d'utilisation, l'avocat général de Facebook, Colin Stretch, a estimé que les 80'000 publications émanant de l'Internet Research Agency ne représentait toutefois qu'une infime fraction des contenus de la plate-forme, environ un message sur 23'000.
agences/ta