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Pour isoler de nouvelles espèces bactériennes, nous employons une technique innovante de culture cellulaire qui utilise des amibes libres comme fond cellulaire. Cette méthode de co-culture d’amibes développe de manière sélective les bactéries résistant aux amibes, à savoir, des agents potentiellement pathogènes auxquels les humains sont fréquemment exposés (les amibes étant largement répandues dans l’eau) et fortement résistants à la décontamination de l’eau et à la destruction par macrophages humains. Une fois isolée, le rôle de chaque nouvelle espèce résistant aux amibes est testée pour son potentiel pathogène, en comparant la séroprévalence chez les patients avec ou sans pneumonie, et en démontrant la présence de la bactérie dans des échantillons des voies respiratoires inférieures prélevées sur des patients atteints de pneumonie d’étiologie inconnue. Ceci est obtenu par le développement de nouvelles approches diagnostiques pour chaque nouvelle espèce (PCR, amélioration de la culture cellulaire, immuno-histochimie). Pour certaines espèces sélectionnées, nous développons également un modèle animal de la pneumonie. En utilisant une telle approche, nous avons identifié récemment le probable rôle de Waddlia chondrophila lors de fausse couche et de l’infertilité tubaire.
Des bactéries apparentées à Chlamydia, telles que Parachlamydia et Waddlia, émergent en tant que nouveaux agents de pneumonie et de fausse couche. Cependant leur biologie est encore mal étudiée. Ainsi, nous avons entamé plusieurs projets de génomique sur diverses bactéries apparentées à Chlamydia pour mieux comprendre la biologie et l’évolution de ces bactéries intracellulaires strictes. Nous visons également à comprendre comment ces bactéries apparentées à Chlamydia interagissent, et à identifier les gènes qui pourraient être impliqués dans la virulence des Chlamydiae. Notre travail se concentre principalement sur le trafic intracellulaire des organismes apparentés à Chlamydia et sur leur impact sur les microbicides-hôtes. Ainsi, nous avons démontré récemment que Waddlia est en mesure de recruter des mitochondries grâce au système d’actine et microtubules. Par ailleurs, nous étudions aussi les mécanismes impliqués dans la division des Chlamydiae.
1.Jacquier N et al., JOVE 2013.
2.Greub G, CMI 2009.
Waddlia chondrophila (en vert) dans les macrophages humains (en rouge, tubuline de macrophages)
1.Bertelli C et al., PLOS One 2010.
2.Greub G et al., PLOS One 2009.
3.Croxatto A et al., Microbiology 2010.