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que Z. est prévenu de viol (art.190 CP), qu'il lui est en bref reproché d'avoir, le 13 juin 1996 dans la matinée, à Saint-Blaise, contraint R., née le 28 juillet 1978, à subir des relations sexuelles complètes en usant de violence, que Z. a été arrêté par la police le 14 juin 1996 et que, le 17 juin 1996, le juge d'instruction a maintenu cette arrestation pour les besoins de l'enquête et en raison du risque de fuite (D.47), que le prévenu a déclaré recourir immédiatement contre la déci- sion d'arrestation et demandé au juge de transmettre le dossier à la Cham- bre d'accusation, que, dans ses observations, le juge d'instruction conclut au re- jet du recours, que le recours a été interjeté dans le délai utile de 3 jours dès la notification de la décision attaquée et qu'il est recevable à cet égard (art.233, 236 CPP), qu'on peut se demander si le recours doit être déclaré irrece- vable faute de toute motivation, que, toutefois, cette question peut être laissée indécise, le recours étant mal fondé, qu'en effet, selon l'article 117 CPP, le juge d'instruction peut arrêter tout prévenu contre lequel il existe des présomptions sérieuses de culpabilité si les circonstances font craindre qu'il n'abuse de sa liberté pour prendre la fuite ou compromettre le résultat de l'information ou en- core pour poursuivre son activité délictueuse, qu'en l'occurrence, de très sérieuses présomptions de culpabi- lité pèsent contre le recourant, fondées sur l'ensemble du dossier et no- tamment les déclarations de tiers dont il n'y a pas lieu de douter a prio- ri, qu'ainsi, la première condition d'arrestation est réalisée, qu'en matière pénale, le danger de collusion comprend "l'activi- té que peut déployer l'inculpé pour détruire ou faire disparaître des moyens de preuve, suborner ou soudoyer des témoins ou se concerter avec des coauteurs ou complices en vue de compromettre le résultat de l'enquête et de faire obstacle à la découverte de la vérité" (Piquerez, Traité de procédure pénale bernoise et jurassienne, p.433, no 646, litt.b), que l'enquête n'en est qu'à ses débuts, qu'elle doit être com- plétée par diverses vérifications et qu'il y a lieu de craindre que, remis en liberté provisoire, le prévenu ne compromette le résultat de l'enquête notamment en exerçant des pressions sur R., qu'en conséquence, l'arrestation du recourant est justifiée en raison du risque de collusion et qu'il devient ainsi superflu de trancher la question de savoir si elle l'est aussi en raison du risque de fuite, que, mal fondé, le recours doit être rejeté, Par ces motifs, LA CHAMBRE D'ACCUSATION Rejette le recours. Neuchâtel, le 20 juin 1996 AU NOM DE LA CHAMBRE D'ACCUSATION Le greffier La présidente

que Z. est prévenu de viol (art.190 CP),

qu'il lui est en bref reproché d'avoir, le 13 juin 1996 dans la

matinée, à Saint-Blaise, contraint R., née le 28 juillet 1978, à subir

des relations sexuelles complètes en usant de violence,

que Z. a été arrêté par la police le 14 juin 1996 et que, le 17

juin 1996, le juge d'instruction a maintenu cette arrestation pour les

besoins de l'enquête et en raison du risque de fuite (D.47),

que le prévenu a déclaré recourir immédiatement contre la déci-

sion d'arrestation et demandé au juge de transmettre le dossier à la Cham-

bre d'accusation,

que, dans ses observations, le juge d'instruction conclut au re-

jet du recours,

que le recours a été interjeté dans le délai utile de 3 jours

dès la notification de la décision attaquée et qu'il est recevable à cet

égard (art.233, 236 CPP),

qu'on peut se demander si le recours doit être déclaré irrece-

vable faute de toute motivation,

que, toutefois, cette question peut être laissée indécise, le

recours étant mal fondé,

qu'en effet, selon l'article 117 CPP, le juge d'instruction peut

arrêter tout prévenu contre lequel il existe des présomptions sérieuses de

culpabilité si les circonstances font craindre qu'il n'abuse de sa liberté

pour prendre la fuite ou compromettre le résultat de l'information ou en-

core pour poursuivre son activité délictueuse,

qu'en l'occurrence, de très sérieuses présomptions de culpabi-

lité pèsent contre le recourant, fondées sur l'ensemble du dossier et no-

tamment les déclarations de tiers dont il n'y a pas lieu de douter a prio-

ri,

qu'ainsi, la première condition d'arrestation est réalisée,

qu'en matière pénale, le danger de collusion comprend "l'activi-

té que peut déployer l'inculpé pour détruire ou faire disparaître des

moyens de preuve, suborner ou soudoyer des témoins ou se concerter avec

des coauteurs ou complices en vue de compromettre le résultat de l'enquête

et de faire obstacle à la découverte de la vérité" (Piquerez, Traité de

procédure pénale bernoise et jurassienne, p.433, no 646, litt.b),

que l'enquête n'en est qu'à ses débuts, qu'elle doit être com-

plétée par diverses vérifications et qu'il y a lieu de craindre que, remis

en liberté provisoire, le prévenu ne compromette le résultat de l'enquête

notamment en exerçant des pressions sur R.,

qu'en conséquence, l'arrestation du recourant est justifiée en

raison du risque de collusion et qu'il devient ainsi superflu de trancher

la question de savoir si elle l'est aussi en raison du risque de fuite,

que, mal fondé, le recours doit être rejeté,

Par ces motifs,

LA CHAMBRE D'ACCUSATION

Rejette le recours.

Neuchâtel, le 20 juin 1996

AU NOM DE LA CHAMBRE D'ACCUSATION

Le greffier La présidente