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«Et pourquoi pas un Tchétchène?» C'est en ces termes que l'autocrate proche de Poutine a évoqué la succession du maître du Kremlin. Jeudi, Ramzam Kadyrov participait à une émission de télévision qui consiste à répondre en direct aux questions des téléspectateurs. Un programme et une tactique très connus en Russie: rien de mieux qu'un Q&A pour faire croire au peuple qu'il a véritablement son mot à dire.
Le chef tchétchène s'est plié au jeu en évoquant notamment l'après-Poutine. Au moment de suggérer qu'un Tchétchène ferait tout à fait l'affaire, Kadyrov a exclu, dans la foulée, être officiellement candidat au poste de président de la Russie.
En fin d'émission, Ramzam s'est aussi permis une petite déclaration sur sa santé, principalement physique:
Et comme s'il se sentait le besoin de prouver ses dires, le président tchétchène s'est jeté au sol sous les encouragements du public. Au total, 35 pompes, expédiées comme un quidam forcé de s'inscrire au fitness.
C'est donc ça qu'on appelle «l'exercice du pouvoir» en Russie?
Samedi, le président de la Confédération, Alain Berset, a pu constater par lui-même ce que cela signifie lorsqu'un pays est en guerre. Pendant sa visite à Kiev, la conférence de presse commune avec le président Volodymyr Zelensky a dû être soudain écourtée en raison d'une alerte au missile. Alain Berset s'est réfugié dans les sous-sols du palais présidentiel et a dû y rester 20 minutes.