Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07058.jsonl.gz/1318

Les « îles » de la Bourgeoisie, devenues cultivables grâce aux travaux d’assainissement menés dans la seconde moitié du XIXe siècle, ont été distribuées dès 1912 par lots de 400 toises (1520 m2) aux familles bourgeoises, à charge de mettre la «portion» en culture. 619 portions réparties dans la plaine furent ainsi mises à disposition, «à vie, de tout ménage faisant feu à part». Les descendants pouvaient revendiquer la jouissance de ces vergers et jardins devenus disponibles. Il faut relever que les habitants non-bourgeois pouvaient aussi recevoir des portions, mais deux fois plus petites.
Dans les années 1960, le développement économique et la construction de l’autoroute entraînent la suppression d’une première série de lots. Ce mouvement s’amplifiant, une importante surfaces de ces portions attribuées aux bourgeois fut progressivement diminuée : leur exploitation n’était plus si intéressante et l’important entretien qu’elles exigent ne constitue plus un simple plaisir.
Cependant, la Bourgeoisie possède encore, dans la zone des Ronquoz, au sud-ouest de la ville ainsi qu’à Uvrier, des terres agricoles encore mis à disposition des bourgeois qui en font la demande. Ces lots d’environ 200 m2 sont des lieux de jardinage et de détente très appréciés.