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Concrètement, la Confédération considère que la responsabilité incombe aux responsables de la Radio Télévision Suisse Romande (RTS), de la chaîne italophone RSI et de la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR) en tant que société mère. C'est ce qu'a indiqué vendredi le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (Detec) à l'agence de presse Keystone-SDA.
Le DETEC a pris connaissance des mesures prises par le Conseil d'administration de la SSR pour améliorer la protection de l'intégrité personnelle des collaborateurs. L'autorité fédérale a également pris connaissance des recommandations concernant le harcèlement, formulées par un collectif d'avocats et le syndicat des médias SSM à l'intention de la direction de la RTS.
Le département de la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a fait remarquer qu'il n'avait aucune compétence formelle de surveillance en la matière. La SSR est indépendante et donc seule compétente pour régler les questions de droit du personnel. L'indépendance ancrée dans la Constitution et dans la loi est indispensable pour des considérations de politique étatique et de politique des médias et a été expressément inscrite par le législateur.
Sommaruga avait déjà condamné l'année dernière "toute forme de discrimination et de harcèlement" après la révélation de cas de harcèlement. Elle a signalé à la direction de la SSR qu'un changement de culture d'entreprise devait avoir lieu.
Jeudi, un collectif d'avocats mandaté par la RTS avait présenté un rapport contenant 220 témoignages selon lesquels de nombreuses atteintes à la personnalité avaient été commises au sein de la chaîne au cours des vingt dernières années. Le conseil d'administration de la SSR a adopté un catalogue de mesures visant à améliorer la culture d'entreprise. La mise en œuvre devrait commencer immédiatement. Le syndicat SSM a qualifié ce catalogue d'insuffisant. (SDA)