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Puits de captage
Deux puits filtrants distants de 250 m sur la rive droite de la Suze, équipés chacun d'une pompe de forage (BP) d'un débit de 1'200 l/min qui prélève l'eau dans la nappe aquifère. Cette nappe d'une épaisseur de 1.50 m à 2.50 m, se situe à env. 9 m de profondeur. Elle est recouverte d'une couche de marne étanche de quelques 6 m d'épaisseur et d'humus, ce qui constitue une bonne protection. En 1957/58 construction d'un troisième puits de captage d'une conception nouvelle : puisard d'eau d'un diamètre de 3 m et de 13 m de profondeur. De la base partent en étoile quatre conduites faites de tuyaux filtrants d'env. 30 m chacune. Ce système, contrairement aux puits verticaux, permet de récupérer l'eau sur une grande surface. Ce puits est équipé de deux pompes d'une capacité unitaire de 1'500 l/min.
Station de pompage haute pression
Les pompes BP refoulent l'eau dans un réservoir intermédiaire de 450 m3 adossé à la station. Deux groupes de pompes à haute pression prélèvent l'eau dans cette réserve et la refoulent au réservoir central de La Bise de Cortébert. Débit : 1'600 l/min & 1'200 l/min Hauteur de refoulement : 532 m En 1951, installation d'un troisième groupe de pompe haute pression d'un débit de 2'600 l/min.
Conduite de refoulement
Cette conduite, d'une longueur de 1'735 m est divisée en trois sections de 200, 225 et 250 mm de diamètre. Pour la pression effective qui atteint 52 bars, le choix s'est porté sur des tuyaux en fonte grise fabriqués à Choindez. A l'époque, les usines Von Roll ne pouvaient pas fabriquer des tuyaux d'un diamètre supérieur à 200 mm pour une telle pression, ce qui explique ces différents diamètres. Relevons que les essais ont été faits à une pression dépassant les 100% de la pression normale d'exploitation.
Réservoir central
Ce réservoir est situé à la cote de 1'215 m à La Bise de Cortébert et sert avant tout de compensateur au réseau de distribution et au pompage. La construction est de forme cylindrique, 18 m de diamètre, recouvert d'une dalle champignons. Sa contenance est de 1'500 m3, ce qui correspond à l'époque, à la consommation journalière prévue.
Réseau de distribution
En principe le SEF ne livre pas l'eau aux particuliers, mais assume la fonction de grossiste. Il alimente en effet les réservoirs des communes et mesure la quantité d'eau fournie au moyen d'un compteur. Les communes s'occupent ensuite de la distribution de l'eau aux abonnés de leur propre réseau. L'existence des réservoirs communaux représente encore les avantages suivants : répartition des réserves sur tout le territoire; ainsi, en cas de rupture d'une conduite maîtresse, chaque commune dispose d'une certaine autonomie; les conduites de transport ne sont ainsi que peu influencées par les débits maximums, les pointes de consommation étant compensées par les réservoirs; chaque réservoir dicte la pression statique dans le réseau qu'il alimente. Les chantiers ont occupé jusqu'à 600 personnes. Engagées autant que possible dans les communes concernées, elles gagnaient entre 90 centimes et fr. 1.10 à l'heure pour les manœuvres, la plupart étant horlogers, fils d'agriculteurs ou petits agriculteurs. On se trouvait alors en pleine crise économique, les temps étaient très difficiles et les occasions de travail étaient rares. Il est bon que les consommateurs d'aujourd'hui le sachent. En 1940, les Franches-Montagnes sont enfin alimentées en eau potable. Malgré l'année pluvieuse, la quantité d'eau pompée a atteint 117'000 m3. Le coût total des travaux atteint fr. 3'957'600.00.