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Vipère péliade
Vipera berus berus (Linnaeus, 1758)
Tout comme la vipère aspic (Vipera aspis), la vipère péliade a des pupilles en forme de fente verticale, des écailles carénées et des crochets à venin longs de 3 à 5 mm sur la mâchoire supérieure. L’extrémité de son museau est en revanche arrondie et non retroussée comme c’est les cas chez la Vipère aspic.
Au printemps, ce sont les mâles matures qui apparaissent en premier. Durant les deux à trois semaines qui suivent, ils se maintiennent aux endroits ensoleillés et protégés du vent. Cette période leur permet de terminer le développement de leur sperme et de muer. Ce n'est qu'ensuite qu'ils partent à la recherche de femelles réceptives. Entre-temps celles-ci ont aussi quitté leur site d'hivernage et sont parties à la recherche de lieux d'accouplements propices en laissant derrière elles des marques olfactives. Dès qu'un mâle tombe sur une telle trace, il est capable de la remonter jusqu'à la femelle en question, sa langue servant de détecteur.
- Les hauts-marais doivent être intégralement protégés et entretenus pour éviter l’arborisation. Les vipères péliades doivent être protégées en toute ciconstance et si nécessaire réintroduites.
- Les habitats forestiers ouverts et ensoleillés doivent être maintenus et si nécessaire éclaircis.
- maintien des sites d'occupation connus. Eviter la suppression des structures offrant des abris, maintenir et entretenir les haies et les lisières naturelles (lisière étagées), les tas de pierres et des murs en pierres sèches, ainsi que toutes autres petites structures.
- Aménager des zones tampons adéquates autour des habitats et les relier par des corridors
- éviter les brûlis dans les zones à landes et les zones à buissons et éviter l’arborisation
- éviter le terrassement pour les pistes de ski sur les versants sud.
Lorsque des brèches dans la ceinture boisée ont été créées par l’Homme, la vipère péliade a pu coloniser des sites inférieurs à 1'000 m d’altitude, par exemple à certains endroits dans les Alpes orientales. A cet étage, ce serpent habite des pâturages maigres ou engraissés riches en couverts. En revanche, dans les Alpes occidentales et le Jura, ces milieux sont généralement occupés par la vipère aspic. Les deux espèces de vipères vivants en Suisse ont une biologie très similaire et peuvent être considérées comme des concurentes, l’espèce la plus thermophile (la vipère aspic) ayant la tendance à remplacer l’espèce moins thermophile (la vipère péliade) ; ainsi, les deux espèces ne cohabitent que rarement.
Vipère péliade mélanique (couleur noire)
Vipère péliade avec teintes orangées
Vipère péliade dans son habitat
Habitat type de la Vipère péliade
Fiches espèce
- Allure trapue et vigoureuse, surtout chez les femelles
- Tête nettement disctincte du cou
- Couleur de fond très variable, le plus souvent brune chez la femelle, grise chez le mâle, mais souvent nuancée de roux ou de jaune
- Individu mélanique (couleur noire) localement très fréquents dans le Jura et les Alpes
- Dessin dorsal généralement sous forme de zigzag régulier, noir chez le mâle, brun foncé chez la femelle
- Ecaille supra-oculaire proéminente
- Museau arrondi
- Pupille verticale
- Nombreuses petites écailles sur la tête, avec généralement trois grandes écailles dans la partie médiane
- Deux rangées d'écaille entre l'oeil et la lèvre supérieure
- Souvent un dessin typique en forme de V à l'arrière de la tête
Informations supplémentaires
- Bestimmungshilfe: Faden- und Teichmolch-Weibchen, Braunfrösche, Wasser- oder Grünfrösche, Eidechsen, Schlingnatter und Kreuzotter, Ringelnatter-Unterarten. Rundbrief zur Herpetofauna von Nordrhein-Westfalen Nr. 28 (2005). Bearbeitet von Martin Schlüpmann. PDF (allemand)