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August Lindt avoue avoir eu une vie intéressante. "Je n'avais jamais éprouvé de malaise à venir d'un petit pays, mais j'avais toujours le désir de passer les frontières". Cette phrase d'August Lindt résume ce que sera toute sa vie. Comme Suisse il a oeuvré à l'étranger, dès la fin de la seconde guerre mondiale et jusqu'au milieu des années 1970, au service des grandes institutions internationales que sont le CICR, l'ONU, l'UNICEF, entre autres.
Ambassadeur de Suisse à Moscou, August Lindt avait trouvé un moyen imparable pour sortir du milieu confiné des diplomates et entrer en contact avec des Russes. Il promenait son chien! Comme d'autres personnalités interviewées dans cette série Mémoires du siècle, August Lindt craint les dangers d'une guerre nucléaire et du progrès technique mal contrôlé.
(Source photo: TSR, 1988)
Né en 1905 à Berne, August Lindt fait partie de la famille du célèbre chocolatier. Après des études de droit, il travaille un temps dans la banque avant de se lancer dans le journalisme, à Paris notamment.
De retour en Suisse durant la seconde guerre mondiale, il travaille pour les services d'information de la Confédération et est partisan d'une politique énergique face au Troisième Reich. A la fin de la guerre il se rend dans Berlin dévasté pour le compte du CICR.
C'est le début d'une longue carrière internationale au service de la Suisse, qui le mène d'une institution à l'autre. Et dans le monde entier. Il sera ambassadeur de Suisse à Washington, puis à Moscou.
Forte personnalité et esprit indépendant, August Lindt, tout comme Jean-Rodolphe de Salis, est une personnalité suisse les plus influentes du 20ème siècle.
Il décède à Berne en avril 2000.
(Source: DHS)
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Journaliste: Blaise Evard