Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07075.jsonl.gz/210

Parmi les placements à revenu fixe, la plupart des obligations ont enregistré des rendements négatifs avec une volatilité élevée.
L’économie mondiale s’est redressée en 2021. Les marchés mondiaux des actions ont progressé de manière significative pendant que les principaux emprunts d’État ont également augmenté, toutefois en restant à un niveau faible. En 2021, le dollar s’est apprécié par rapport aux principales monnaies.
- L’économie mondiale s’est redressée en 2021. Au premier trimestre, l’activité dans le secteur des services a été limitée en raison de la vague de Covid-19 dans les grandes économies et des mesures de distanciation sociale qui y sont liées. Dans le même temps, les incitations budgétaires, notamment aux États-Unis, ont stimulé les revenus des ménages et donc la demande de biens. Au cours de l’année, les mesures de distanciation sociale ont pu être réduites grâce à la vaccination, ce qui a conduit à une augmentation de la demande en services. L’inflation a nettement accéléré dans la plupart des grandes économies, en raison de la forte demande de biens, de la pénurie d’offres et de la reprise rapide des marchés du travail.
- La politique monétaire a été durcie au second semestre 2021. La Réserve fédérale américaine (Fed) a laissé la marge de fluctuation du taux directeur à 0–0,25%, mais elle a commencé à réduire ses achats d’actifs vers la fin de l’année. Elle a par ailleurs signalé que des relèvements des taux d’intérêt pourraient survenir en 2022. La Banque d’Angleterre a mis fin à ses achats d’actifs et relevé les taux d’intérêt vers la fin de l’année. Plusieurs banques centrales des pays émergents ont également relevé leurs taux d’intérêt dans la deuxième moitié de l’année. La Banque centrale européenne, la Banque du Japon et la Banque nationale suisse ont toutefois toutes maintenu leur politique monétaire accommodante et laissé les taux d’intérêt autour ou au-dessous de zéro.
- Les actions mondiales ont profité de la reprise économique et gagné plus de 20% en 2021. La croissance a été soutenue par les mesures prises par les gouvernements et les banques centrales pour la gestion de la pandémie. Cela comprend en particulier les incitations budgétaires et la politique monétaire accommodante, avec de nombreux programmes d’achats d’actifs. Un examen du marché des actions dans différentes régions montre que les actions aux États-Unis et en Suisse ont surperformé le marché mondial, tandis que les actions japonaises et des marchés émergents ont sous-performé. Sur le plan sectoriel, l’énergie a pris la tête avec un gain de 44%, devant l’immobilier et les technologies du l’information. En revanche, les services collectifs figurent en bas de tableau. La volatilité sur les marchés des actions, mesurée par le Chicago Board Options Exchange Market Volatility Index (VIX), a affiché des fluctuations à court terme, notamment fin janvier et début décembre 2021. Mais globalement, elle était moins importante qu’en 2020. Le Credit Suisse Hedge Fund Index a progressé en 2021. Les actions bancaires internationales ont battu le marché mondial des actions. Au sein des actions bancaires, celles des établissements européens ont fait mieux que les actions bancaires internationales en 2021, notamment grâce à leur forte performance de décembre. Fin 2021, les actions bancaires internationales se négociaient 35% de plus qu’en 2020.
- Parmi les placements à revenu fixe, la plupart des obligations ont enregistré des rendements négatifs avec une volatilité élevée. Cela reflète les prévisions du marché d’un début de resserrement de la politique monétaire par les banques centrales. Pour les rendements en dollar, l’écart entre les emprunts d’État américains à 10 ans et à 2 ans s’est réduit, tandis que la courbe des rendements de l’euro et du franc suisse s’est raidie. Au niveau des crédits, les obligations d’entreprises mondiales à haut rendement ont surperformé aussi bien les obligations d’entreprises mondiales investment grade que les emprunts d’État des pays émergents, ces deux segments affichant un rendement absolu négatif en raison de leur duration plus longue. Les écarts de crédit sont restés serrés.
- L’abandon de la politique monétaire expansionniste de la Fed a soutenu le billet vert en 2021, et le dollar a gagné du terrain par rapport à la plupart des grandes monnaies. L’euro a cédé 7% et le franc suisse 3% par rapport au dollar. Le yen japonais s’est déprécié de plus de 10% par rapport à la monnaie américaine, ce qui s’explique également par la faible inflation au Japon. La plupart des monnaies émergentes ont elles aussi reculé par rapport au dollar US. En revanche, le renminbi chinois a surperformé le billet vert et pris la tête des monnaies parmi les grands pays émergents. La livre turque et le peso argentin ont enregistré la plus mauvaise performance face au dollar.
- Le Credit Suisse Commodity Benchmark a sensiblement progressé jusqu’en 2021 en dépit d’un quatrième trimestre 2021 volatil, clôturant l’année en hausse de 43%. Le secteur de l’énergie (pétrole et gaz) a été la principale source de surperformance car les restrictions de l’offre de l’OPEP+ et le redressement de la demande ont pesé sur les stocks. Les faibles stocks mondiaux de gaz et les craintes de pénuries en hiver ont également fait augmenter les prix. Les métaux industriels et les marchés de denrées agricoles ont eux aussi progressé, avec une performance toutefois inférieure à celle de l’indice de référence. Une réduction des stocks dans ces deux segments, des problèmes dans la chaîne d’approvisionnement et une forte demande ont engendré une pression haussière considérable sur les prix. En revanche, les métaux précieux ont enregistré une année négative, avec un recul des prix pour l’or et l’argent.