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hez les Dall’abaco, on connaît surtout le père, Evaristo Felice (1675-1742) qui quitta Vérone pour exercer son art en Allemagne. Dans une Europe en guerre larvée contre l’hégémonisme de Louis XIV, il s’installa successivement à Munich, Bruxelles, Mons, Compiègne, Paris et Versailles. De cette itinérance, il tira un certain profit en se nourrissant des idées se développant ici et là. C’est à Bruxelles que son fils Giuseppe Maria Clemente dall’ Abaco (1710-1805), aîné d’une fratrie de trois. Il fera le chemin inverse de son père. Né en terres alors hollandaise, il passa sa longue fin de vie dans le berceau familial, Vérone.
Il est l’auteur de 40 sonates pour violoncelle, dont 11 pour violoncelle, regroupées dans un livre « capprici ». Les partitions pour violoncelle seul ont été retrouvées dans un manuscrit de 12 pages à la bibliothèque du conservatoire de musique de Milan. Les erreurs de transcription indiquent que ce manuscrit n’a pas été écrit par le compositeur, mais sans doute un admirateur zélé mais peu appliqué au cours du XIXe siècle.
Le violoncelliste italien Francesco Galligioni interprète ici ces 11 sonates pour violoncelle seul. Ce qui frappe d’emblée dès la première écoute, c’est l’influence de J. S. Bach et ses suites pour violoncelle. L’œuvre me semble assez inégal. Les premières sonates sont graves, les dernières plus légères. Au final, un grand coup de cœur pour une œuvre superbe interprétée magistralement.
Extraits
Référence
Francesco Galligioni : Giuseppe Maria Clemente dall’ Abaco, caprices pour violoncelle seul, Brillant Music, 2018.