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Certains des (mauvais) perdants des dernières élections municipales ruminent un changement des règles du jeu. Leur argument: les alliances soi-disant contre-nature les exclueraient automatiquement des exécutifs. Cet argument ne résiste pas une seconde à l'examen: la décision appartient exclusivement aux électrices et électeurs et sont élu-e-s les candidat-e-s qui ont réuni le plus grand nombre de voix. Les partis proposent, les électeurs suivent ou ne suivent pas, les candidat-e-s convainquent ou ne convainquent pas.
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Les perdants du jour sont décidément fâchés contre le peuple. Et font ce qui caractérise tous les mauvais perdants: ils demandent à modifier la règle du jeu de ces élections et interdire que les partis puissent s'allier au 2e tour - justement ce qui fait, aussi, l'intérêt d'un 2e tour.
Rappelons tout d'abord que les électrices et électeurs sont tout à fait libres de voter comme ils l'entendent. Et que ce qu'il faut demander à un système électoral, c'est que le hasard du scrutin majoritaire ne donne pas tous les sièges à la liste qui a juste une majorité relative, et où par hypothèse une majorité d'électrices et d'électeurs, ayant choisi d'autres listes, se retrouveraient dès lors exclue de toute représentation.
Pouvoir s'allier entre partis est donc une exigence démocratique, l'empêcher restreint la démocratie.