Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07242.jsonl.gz/561

Dimanche passé à l'église de Daillens la Suisse et le Brésil se sont réunis grâce à la musique, le point commun entre Glaris et Sao Paulo: la musique classique, avec deux musiciennes passionnées comme ambassadrices.
Marianne Schônbâchler au violon et Marcia Dipold au piano ont présenté un programme très intéressant et varié. Une Sonate en Fa majeur avec le romantisme d'Antonin Dvorak s'inspirant du folklore de son pays pour commencer allegro, ma non troppo. Dans les différents mouvements, on a apprécié la bonne complémentarité entre les musiciennes.
Suit une deuxième sonate de Francis Poulenc écrite en 1942 à la demande d'une violoniste célèbre. Poulenc n'a jamais été satisfait de l'écriture de cette sonate qu'il a souvent modifiée, il qualifie le style de non sentimental, ironique et percutant. Il s'est inspiré d'un poème de Garcia Lorca, «La guitare fait pleurer les songes». Une musique énergique et percutante interprétée de façon magistrale. Le concert s'est terminé de belle façon avec cinq pièces Op 81 de Jean Sibélius comprenant Mazurka, Rondino, Valse, Aubade et Menuetto.
Marianne et Marcia nous ont gratifié de deux bis: une sixième pièce de Sibelius et un Menuet de Beethoven, en clin d'œil au programme qu'elles auraient dû interpréter en 2020 pour fêter le 250e anniversaire du grand Ludwig van Beethoven
Au nom de l'Association pour l'animation du chœur de l'église de Daillens,
Roseline Heutger-Contesse