Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/179575

<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est chargé d'établir un rapport pour renforcer la recherche scientifique au sein de l'armée, notamment dans le domaine de la cyberdéfense. Pour gagner en efficacité, ses recherches devront être coordonnées avec celles de nos institutions scientifiques, notamment les écoles polytechniques fédérales (EPF). Le rapport devra également proposer des pistes de financement pour éviter les doublons.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le Conseil fédéral reconnaît la nécessité d'une collaboration accrue de l'armée avec les milieux académiques en matière de cyberdéfense.</p><p>Suite à l'adoption des postulats Dobler 17.3106 et Golay 17.3243, des rapports examinant comment garantir la disponibilité des compétences requises pour l'armée dans le domaine des nouvelles technologies et les possibilités de soutien aux innovations par la Confédération sont cependant déjà en cours d'élaboration.</p><p>Pour garantir ces compétences, Armasuisse Sciences et technologies entretient par ailleurs déjà un réseau de coopération avec des hautes écoles et des institutions suisses actives dans la recherche, notamment avec les EPF. Les collaborations portent en particulier sur des projets relatifs aux technologies de l'exploration et de la surveillance, aux technologies de l'information et de la communication et à la robotique. Il existe également des projets relatifs à la cybersécurité, notamment pour la détection et l'analyse rapides de cyberattaques ciblées.</p><p>Le Conseil fédéral a par ailleurs pris connaissance, en avril 2017, de l'intention du DDPS de mettre en place un plan d'action spécifique à la cyberdéfense. Ce plan, en cours de coordination avec la révision de la Stratégie nationale pour la protection de la Suisse contre les cyberrisques, aura pour effet de renforcer les actions déjà gérées par Armasuisse. Les concepts de détail du plan du DDPS sont en cours d'établissement et la collaboration entre le DDPS, le Secrétariat d'État à l'éducation, à la recherche et à l'innovation et l'Académie suisse des sciences techniques s'intensifie également.</p><p>À la lumière des activités en cours, la production d'un rapport sur la question soulevée par l'auteur du postulat mobiliserait inutilement les ressources déjà limitées de ce domaine sans amélioration significative des travaux en cours.</p>  Le Conseil fédéral propose de rejeter le postulat.