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«L'investissement factoriel est là pour rester et est adopté par un nombre croissant d'investisseurs», a déclaré Martin Kolrep à propos de la 5e étude globale d’Invesco sur l’investissement factoriel.
- 97% des investisseurs en facteurs prévoient de maintenir ou d'augmenter leurs allocations dédiées à l’investissement factoriel1.
- 40% des investisseurs utilisent désormais l’investissement factoriel dans l’univers obligataire. La quasi-totalité (95%) des personnes interrogées déclarent que l'investissement factoriel peut être appliqué aux obligations.
- La plupart des investisseurs institutionnels ont désormais recours aux ETF pour l'investissement factoriel, ces derniers représentant en moyenne 14% de leurs portefeuilles de facteurs.
- Cette année, 84% des institutions et 71% des distributeurs disposent d’une politique ESG en place, tandis que plus de la moitié incorporaient déjà, ou envisageaient d'incorporer, la dimension ESG (Environnement, Social et Gouvernance) dans leur portefeuille d’investissement factoriel
La 5e étude globale d’Invesco sur l’investissement factoriel révèle que 97% des investisseurs sur cette classe d’actifs prévoient de maintenir ou d'augmenter leurs allocations dédiées à l’investissement factoriel au cours de l’année à venir, les investisseurs de la région EMEA (Europe Middle East & AFrica) (47%) étant plus susceptibles que leurs homologues internationaux de faire des allocations supplémentaires aux stratégies factorielles (31% pour l’Amérique du Nord et 44% pour l’Asie Pacifique).
L'étude, la plus importante sur ce sujet, a interrogé 138 investisseurs institutionnels et 100 investisseurs «wholesale» responsables de la gestion de plus de 25'000 milliards de US dollars d'actifs au total. Les entretiens ont été réalisés par vidéo et par téléphone en avril et mai 2020, avec pour toile de fond la pandémie Covid-19 et le pic de volatilité.
L'augmentation des allocations par rapport à l'étude de l'année dernière est due en partie à l'adoption plus large des facteurs, y compris leur incorporation dans des catégories d'actifs supplémentaires comme les obligations, et à l'augmentation progressive des expositions au fil du temps.
Sur les marchés mondiaux des actions, les facteurs «momentum», «qualité» et «faible volatilité» ont généralement surperformé le marché au cours de la période couverte par l'étude. En revanche, les facteurs «valeur» (value) et «petite taille» (small size), ont sous-performé. Les inquiétudes sur le niveau d'endettement et la liquidité ont particulièrement pesé sur les facteurs «petite taille» et «valeur», surtout au début de la période d'enquête, lorsque de nombreuses entreprises se sont précipitées pour lever des capitaux en raison de la pandémie de Covid-19*.
Cette année, 65% des investisseurs institutionnels et 67% des investisseurs wholesale ont déclaré que leurs allocations factorielles ont atteint ou dépassé leurs attentes globales de performance dans les 12 mois précédant l'étude.
«Les stratégies factorielles ont donné les résultats escomptés, même en tenant compte des conditions particulières et des rendements plus faibles de certains facteurs au cours des deux dernières années, et le sentiment à l'égard de l'investissement factoriel est resté très positif», a déclaré Martin Kolrep, Gérant de Portefeuille Senior, Stratégies Quantitatives chez Invesco. «L'investissement factoriel est là pour rester et est adopté par un nombre croissant d'investisseurs de toutes tailles. Il est important de souligner que les investisseurs en facteurs sont des investisseurs à long terme, dont la conviction que les primes de facteurs entraînent une surperformance sur le long terme et renforce le pragmatisme face à la volatilité à court terme. Par exemple, alors que la décennie passée a été difficile pour les investisseurs sur le facteur «valeur» (value), l'étude constate que la plupart des investisseurs restent attachés à ce facteur, considérant sa sous-performance comme un phénomène temporaire.»
Un nombre record d'investisseurs institutionnels et «wholesale» utilisent désormais des stratégies de facteurs dans leur allocation obligataire. 40% ont déclaré qu'ils utilisent désormais des stratégies factorielles pour leurs investissements en obligations, tandis que plus d'un tiers envisagent activement de le faire. Seuls 17% des investisseurs institutionnels ont déclaré qu'ils n'envisageaient pas de mettre en œuvre cette approche.
L'étude 2020 d’Invesco a révélé que la conviction que l'investissement factoriel peut être appliqué aux obligations est désormais presque universelle, étant passée de 59% en 2018 à 95% cette année. Selon l'étude, les investisseurs pensent que les obligations sont adaptées aux stratégies factorielles, 63% déclarant que les facteurs étant aussi important pour les obligations que pour les actions.
Martin Kolrep ajoute: «Les investisseurs estiment que les obligations offrent des possibilités évidentes en raison de la nature des règles ou des restrictions du marché. Certains segments du marché, telles que les obligations à haut rendement, ne sont pas accessibles à certains types d'investisseurs, ce qui crée une segmentation et donne lieu à des opportunités exploitables. La proportion relativement élevée de répondants qui investissent dans les obligations par l'intermédiaire de facteurs ou qui envisagent de le faire, souligne l'attrait d'approches plus systématiques au sein de cette classe d'actifs. Les investisseurs ont également cité le potentiel d'une approche factorielle pour mettre en lumière la génération d'alpha par les gérants obligataires et apporter plus de transparence au marché dans son ensemble, comme cela a été le cas pour les actions.»
Au cours des 12 derniers mois, l'utilisation des ETF (Exchanged Traded Funds) factoriels a encore augmenté parmi les investisseurs: la plupart des investisseurs institutionnels ont désormais recours aux ETF, qui représentent en moyenne 14% de leurs portefeuilles de facteurs. En ce qui concerne les investisseurs «wholesale», plus des deux tiers ont recours aux ETF, qui représentent la moitié de leurs portefeuilles de facteurs. Pour les gestionnaires de fortune, les ETF sont généralement le principal moyen d'obtenir une exposition aux facteurs et représentent les trois quarts de l'allocation factorielle moyenne.
Pour les répondants qui investissent dans des stratégies de facteurs basées sur des stratégies d'indexation passive, les ETF sont particulièrement appréciés pour leur facilité d'utilisation et leur prix. Pour ces types d'applications «améliorées» (dites «enhanced») ou «smart beta», les investisseurs ont déclaré être attirés par des produits transparents, fondés sur des règles, qui peuvent mieux répondre à leurs objectifs de rendement ajusté aux risques que les allocations pondérées en fonction du marché.
L'étude d'Invesco a également révélé que les ETF sont de plus en plus utilisés pour mettre en œuvre des stratégies factorielles actives. Certains investisseurs ont décrit leur évolution vers les ETF, ayant auparavant mis en œuvre des facteurs par le biais de swaps ou d'autres produits dérivés exécutés par une banque d'investissement. Par rapport à ces véhicules, les ETF ont été jugés préférables en raison de leur transparence accrue, pour certains, cette évolution était motivée par les exigences de transparence supplémentaires liées à des politiques ESG nouvelles ou améliorées.
L'ESG est un domaine d'intérêt majeur pour les investisseurs tant institutionnels que wholesale et le rapport d'Invesco de l'année dernière a noté que l'adoption de facteurs a souvent eu lieu parallèlement à l'adoption de stratégies ESG. Cette année, 84% des institutionnels et 71% des wholesale avaient mis en place une politique ESG, tandis que plus de la moitié incorporaient déjà, ou envisageaient d'incorporer, la dimension ESG dans leur portefeuille factoriel.
La plupart des investisseurs considèrent les ESG comme une aide aux stratégies factorielles. 64% des investisseurs institutionnels et 47% des investisseurs wholesale ont perçu une symbiose utile, estimant que l'intégration des critères ESG dans les modèles factoriels devrait permettre de gérer les risques de baisse à court terme avec un potentiel de hausse plus important à long terme.
Pour les institutionnels, ces avantages sont généralement plus larges: ils les perçoivent en termes de meilleure gestion des risques (90%) et d'augmentation potentielle du rendement lié aux critères ESG. Quant aux investisseurs wholesale, tout en se concentrant également à la gestion du rendement et du risque, ils voient des avantages additionnels à l'ESG, notamment la capacité à gérer des risques spécifiques à certains facteurs, tels que le risque de pièges à valeur («value traps»).
Georg Elsaesser, gérant de portefeuille senior conclut: «Alors que les investissements ESG et les investissements factoriels sont de plus en plus intégrés, l'adoption simultanée des deux semble constituer un défi pour certains investisseurs qui les mettaient en œuvre indépendamment l'un de l'autre. Cela est particulièrement vrai car de nombreux produits factoriels ne sont pas ESG, et la plupart des produits ESG ne sont pas des stratégies factorielles. Un transfert de connaissances plus important est nécessaire pour déterminer dans quelle mesure les stratégies factorielles sont parfaitement adaptées à l'intégration des critères ESG, car les stratégies factorielles peuvent contribuer à la mise en œuvre harmonieuse d'une orientation ESG. Elles peuvent même améliorer les caractéristiques de rendement ajusté du risque d'un portefeuille. Il est par ailleurs probable que les ETF joueront un rôle important dans l'espace ESG à l’avenir. Les plus récents adoptants de l'ESG manquent souvent d'expérience et sont confrontés à des défis de mise en œuvre et sont avides de solutions simples et efficaces. En outre, les ETF ne doivent pas nécessairement être uniquement passifs, ils peuvent également mettre en place des stratégies d'investissement véritablement actives et des solutions sur mesure, par exemple, afin d'établir une intégration ESG personnalisée, y compris un reporting amélioré.»