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La Suisse a vendu des pièces pour la défense aérienne de l'Arabie saoudite
Les exportations de matériel militaire à destination de l'Arabie saoudite se montent à 12,1 millions en 2016. En avril dernier, le Conseil fédéral a rejeté les exportations présentant des risques importants que le matériel soit utilisé dans le conflit au Yémen, comme celles de grenades.
Le Conseil fédéral a en revanche donné son feu vert à l'exportation de matériel de guerre destiné à la défense antiaérienne, estimant qu'il n'y a pas de raison de supposer qu'il soit utilisé dans les hostilités au Yémen.
Contacté par la RTS, le le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) précise qu'il s'agit "de pièces de rechange pour des canons et des radars de systèmes antiaériens vendus précédemment". Dans un premier échange, seules les pièces pour des radars avaient été évoquées.
Pas de contrôle sur place
La Suisse est un des rares pays au monde qui vérifie ce qu'il advient des armes qu'elle exporte à l'étranger, se targue le SECO. Mais aucun contrôle n'a pour l'instant eu lieu en Arabie saoudite.
Depuis le 1er novembre 2012, la Suisse peut vérifier sur place si le pays auquel elle a exporté du matériel de guerre ne l'a pas réexporté dans un pays tiers. Berne a déjà effectué ce suivi dans 13 pays, dont la Jordanie, le Liban, le Mexique ou la Turquie.
Cette année, huit autres pays ont été soumis à ces contrôles, dont les Seychelles, le Sénégal, la Thaïlande ou le Koweït. Le choix d'évaluer un pays plutôt qu'un autre dépend d'une "matrice des risques", a expliqué mardi Simon Plüss, responsable de ce secteur au SECO lors d'une conférence de presse.
Un instrument spécifique qui a été développé pour évaluer les risques de dommages. "Il nous permet ainsi de catégoriser les pays", a-t-il encore expliqué.
Pas de contrôle en Arabie saoudite dû "en partie au hasard"
Le fait que l'Arabie saoudite n'a encore jamais reçu les visites de la Suisse tient "en partie au hasard", selon Simon Plüss.
Par ailleurs, la Suisse ne livre pas d'armes entières dans ce pays. Cela rend d'une part les contrôles plus difficiles, et réduit d'autre part les risques de transit vers d'autres pays. Pour le moment, le SECO estime donc que cela "ne fait pas sens" de contrôler ce pays.
mre, avec ats
Publié le 21 février 2017 à 16:00 - Modifié le 21 février 2017 à 18:05