Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06877.jsonl.gz/22

Galilée admet l’impossibilité de mettre en évidence le mouvement d’un système physique par des expériences internes ainsi que la nécessité de descriptions identiques pour des observateurs « privés également » d’un certain mouvement.
Deux énoncés sont à la base de la relativité galiléenne. L’un est clairement explicité par Galilée, l’autre est formulé de façon encore très qualitative. L’un et l’autre interviennent dans les bases de l’actuelle Relativité.
Dans ses dialogues, Galilée dit :
« Posons donc en principe de notre investigation que, quel que soit le mouvement que l’on attribue à la terre, il est nécessaire que pour nous qui sommes habitants d’icelle et, par conséquent, participant de celui-là, il reste parfaitement imperceptible et comme n’étant pas, tant que nous envisageons uniquement les choses terrestres ; mais, au contraire, il est tout autant nécessaire que le même mouvement soit commun à tous les autres corps et objets visibles qui, étant séparés de la terre, en sont privés. De telle façon que la vraie manière de rechercher si un mouvement quelconque peut être attribué à la terre et, le cas échéant, lequel, est de considérer et d’observer si, dans les corps séparés de la terre, se laisse observer une apparence de mouvement qui convient également à tous » (I).
(1) Dialogo II. Opere Italiane. pp. 139-148.
Source : M. A. Tonnelat, Histoire du principe de relativité, Flammarion, 1971.
Quels sont les deux énoncés utilisés par Galilée pour formuler la relativité du mouvement.
Comment peut-on définir une classe d’observateurs « également privés » d’un certain mouvement ?
Comment la physique actuelle énonce-t-elle le principe de relativité ?