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Le président du Conseil national Peter Hess va abandonner les cinq mandats qu'il détient dans des sociétés à l'étranger. Il admet, dans la presse dominicale, que c'était une erreur de ne pas l'avoir fait avant d'avoir été élu président du Conseil national.
Peter Hess a confirmé dimanche à Swiss Radio News l'annonce faite dans une interview publiée par le «SonntagsBlick» et «dimanche.ch» qu'il allait entreprendre les démarches nécessaires pour remettre ces mandats.
Mais, Peter Hess a l'intention d'attendre les résultats des enquêtes en cours, ce qui pourrait durer quelques semaines, a-t-il précisé. Dans le «SonntagsBlick», il a expliqué qu'il entendait ainsi éviter que les mandats controversés ne pèsent sur sa fonction et le pays.
Rétrospectivement, il agirait autrement, a dit M. Hess aux deux journaux dominicaux: «Il est clair que j'aurais dû remettre ces mandats avant d'être élu président au Conseil national. C'était une erreur.» Il ne peut pas exclure que le pays ait subi un quelconque dommage de cette affaire, mais il estime qu'il ne faut pas non plus surestimer la chose.
Si dommage il devait y avoir, Peter Hess entend s'engager pour le réparer. Il veut clarifier le plus rapidement possible la situation pour que le calme revienne, a-t-il expliqué. Mais il va rester président du Conseil national.
Les deux journaux révèlent aussi que M. Hess est administrateur d'une société au Liechtenstein dans laquelle il partage la signature notamment avec une figure clé du scandale des caisses noires de la CDU en Allemagne, le fiduciaire Oswald Bühler.
Peter Hess ne conteste pas le lien avec M. Bühler, mais affirme qu'il ignorait qu'il était impliqué dans l'affaire de la CDU. Selon les deux journaux, la commission d'enquête du parlement de Hesse s'intéresserait désormais également aux relations d'affaires de Peter Hess.
swissinfo avec les agences