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Le CERN prépare aussi l’avenir : des scientifiques planchent sur des projets de recherche et de développement sur les accélérateurs, pour produire une machine qui puisse exploiter les découvertes du LHC. Le projet CLIC (Collisionneur linéaire compact), mené par une collaboration internationale, porte sur une machine où des électrons et des positons (antiélectrons) entreraient en collision à des énergies de plusieurs TeV. Le domaine d’énergie est similaire à celui du LHC, mais, en utilisant des électrons et leurs antiparticules au lieu de protons, les experts pensent ouvrir une perspective différente sur la physique sous-jacente.
Au moyen de structures d’accélération radiofréquences (RF) et en utilisant un système à deux faisceaux, des champs d’accélération de l’ordre de 100 MV/m, pourraient être produits. L'objectif est d'atteindre une énergie totale nominale de 3 TeV, tout en restant dans des dimensions et des coûts raisonnables. Le site d’essai du CLIC, le CTF3, fournira à l’expérience le faisceau d'électrons.
Dans le concept d’accélération à deux faisceaux, la grande puissance RF servant à accélérer le faisceau principal est extraite d'un deuxième faisceau d'électrons relativistes de grande intensité, le « faisceau d'entraînement », parallèle au faisceau principal. On décélère le faisceau d’entraînement pour pouvoir disposer de la puissance nécessaire afin d’accélérer le faisceau principal.