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Zurich (ats) Si la Suisse a reculé par rapport à 2013, elle a pu maintenir une solide position dans le "top ten", montre l'indice du marché de l'emploi des jeunes publié mardi par le centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich. En 2014, la Suisse affiche 5,70 points - sur une échelle de 1 à 7 - contre 5,74 pour le Danemark.
Le résultat helvétique dépasse de près d'un point la moyenne de 4,78 affichée par les 28 pays de l'Union européenne (UE). En 2014, l'Allemagne (5,47 points) a cédé son 3e rang à l'Autriche. La France piétine au 16e rang (4,86 points). Avec un score de 3,79 points, l'Italie chute en queue du classement à la 33e place, derrière l'Espagne.
Meilleures conditions
Dans le détail, les Danois font mieux que les Helvètes en matière d'éducation et de formation, révèlent les analyses du KOF. Le pays nordique semble également mieux gérer la transition des jeunes diplômés vers le marché du travail.
Les indicateurs suisses touchant au "statut de l'emploi" sont particulièrement élevés, relève le KOF. Côté qualité du travail des jeunes, la Suisse, tout comme la Norvège, sont même les seules en progrès comparé au début de la crise financière.
Les chercheurs zurichois constatent en effet une détérioration quasi générale entre 2008 et 2014, très nette en Irlande, en Italie, en Grèce ou encore en Espagne. En Suisse, l'indicateur des "conditions de travail" s'est au contraire amélioré, passant de 5,62 à 5,76 points sur la période examinée.
En revanche, l'évolution s'avère négative dans le pays en ce qui concerne la "facilité d'accès au marché de l'emploi", notamment le taux de chômage de longue durée et l'emploi temporaire. Ceci pourrait s'expliquer par l'augmentation du nombre de stages nécessaires avant de conclure un contrat de longue durée, avance le KOF.
Tendances propres
Au-delà de la mesure classique du taux de chômage des jeunes, l'indice de l'institut zurichois recense une douzaine d'indicateurs, comme le système de formation ou l'accès au premier emploi. Cette approche met en lumière les tendances propres à chaque pays.
Par exemple, l'indicateur pour "l'emploi à temps partiel contraint" enregistre le recul le plus marqué en Italie. En Espagne, le niveau de l'emploi temporaire atteint un niveau alarmant tandis que la Grèce se distingue par la situation préoccupante de "l'emploi au seuil de la pauvreté", souligne la troisième édition de l'étude.