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Les Frères musulmans et plusieurs dizaines de partis politiques égyptiens ont annoncé dimanche qu'ils renonçaient à boycotter les élections législatives de novembre. Ils l'ont fait après la promesse du Conseil suprême des forces armées (CSFA) d'amender une loi électorale controversée.
Une soixantaine de formations et de mouvements politiques avaient menacé de boycotter le scrutin si le gouvernement de transition (CSFA) n'empêchait pas les responsables de l'ancien régime de se présenter et s'il ne modifiait pas la répartition des sièges. Le CSFA dirige le pays depuis la chute d'Hosni Moubarak.
Ils demandaient notamment à ce que les partis politiques puissent présenter des candidats pour le tiers de sièges parlementaires réservés jusque-là aux candidats indépendants.
Soumis à une forte pression de la rue depuis plusieurs semaines pour accélérer les réformes démocratiques, le gouvernement de transition a annoncé samedi qu'il amenderait la loi électorale, qu'il examinerait le statut de la loi d'urgence et qu'il fixerait un calendrier plus clair pour la transition vers un régime civil.
Constituante
S'ils ne brandissaient plus la menace d'un boycott, les groupes et mouvements politiques prévenaient toutefois dimanche qu'ils continueraient d'accentuer la pression sur le gouvernement jusqu'à ce que leurs revendications soient entendues.
Les élections législatives, premier scrutin depuis la chute d'Hosni Moubarak le 11 février, doivent débuter le 28 novembre. Le scrutin doit se dérouler en trois phases, qui pourraient durer plusieurs semaines, jusqu'au début de l'année prochaine. Les législatives seront suivies d'élections au Conseil de la Choura, équivalent du Sénat.
Une session conjointe des deux chambres du parlement se tiendra la première semaine d'avril au cours de laquelle seront nommés les membres de l'Assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution.
ATS