Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06977.jsonl.gz/1259

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
L'élection du Conseil fédéral ne doit pas devenir "un objet d'obscures tractations en coulisses et de jeux politiques", estime le directeur d'economiesuisse Pascal Gentinetta. Il plaide pour une restauration de la concordance arithmétique au gouvernement le 14 décembre.
L'imprévisibilité n'est pas bonne pour la place économique suisse. "Le morcellement affaiblit la prévisibilité des décisions politiques. Or la stabilité politique est un atout concurrentiel pour la Suisse", relève le directeur d'economiesuisse samedi dans une interview au "Temps".
La stabilité repose notamment sur la concordance et M. Gentinetta de se lancer dans un vibrant plaidoyer en faveur de la "formule magique", soit une représentation de 2 UDC, 2 PS, 2 PLR et 1 PDC au gouvernement. Il trouve "déconcertantes les manoeuvres des partis visant à plomber une règle arithmétique claire". Pour lui, "on joue trop facilement avec la stabilité politique".
Dangereux précédent
Le directeur d'economiesuisse estime que si un parti qui ne récolte que 5% des voix - le PBD - pouvait désormais avoir droit à un siège sur sept au gouvernement, cela créerait un "précédent pour les prochains scrutins", avec une "rupture sciemment décidée de la règle de concordance".
Pour lui, la non réélection d'Eveline Widmer-Schlumpf n'est pas une question de personne, mais "de système et de prévisibilité". Si le Parlement choisit de rompre la concordance le 14 décembre, "il n'y aurait plus de garantie qu'après les prochaines échéances électorales la composition du gouvernement reflète le poids électoral respectif des partis".
ATS