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1er février 1953, les digues protégeant les Pays-Bas cèdent sous la tempête. L’eau engloutit un dixième du pays et provoque 1 835 morts. L’une des plus grandes catastrophes qu’ait connues le pays. Près de 70 ans plus tard, le souvenir reste vif dans les esprits de la province de Zélande (Zeeland en néerlandais, «Terre de la mer»), en particulier sur l’île de Schouwen-Duiveland, l’un des endroits les plus touchés. Cette étendue habitée par 35 000 personnes, toute plate et battue par les vents, a été en grande partie gagnée sur la mer dès le Moyen-Âge. En 2001, après une collecte de fonds lancée par les victimes et leurs proches, un musée a été construit à la mémoire des victimes. Car si «Dieu a créé la Terre, il a laissé le soin aux Néerlandais de créer les Pays-Bas», comme l’affirme ce dicton batave, Dieu reprend visiblement ses droits de temps à autre… Et les dernières prévisions de l’Institut météorologique des Pays-Bas n’incitent guère à l’optimisme: en raison des changements climatiques, le niveau de la mer pourrait augmenter jusqu'à deux mètres vers 2100, soit bien davantage qu’initialement prévu au large des côtes néerlandaises. Ambiance dans un pays dont un tiers de la superficie se situe en dessous du niveau de la mer et près des deux-tiers en zone inondable.
Reportage: Martin Delacoux
Réalisation: Matthieu Ramsauer
Production: Muriel Mérat et Christophe Canut