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Les affaires secrètes de l'ex-patron de Raiffeisen lui auraient rapporté 4,7 millions
Pierin Vincenz devrait également toucher une indemnité de départ de 2,5 millions de francs, toujours selon SonntagsZeitung. Le président de la banque, Johannes Ruegg-Stürm, aurait en outre essayé de le faire engager comme consultant pendant cinq ans après son départ, avec 500'000 francs d'honoraires par an à la clé.
Le conseil d'administration a toutefois refusé le mandat. L'ancien patron de Raiffeisen, qui fait l'objet d'une procédure pénale pour gestion déloyale, nie avoir agi illégalement.
Enrichissement personnel
L'enquête fait suite à une plainte pénale déposée fin 2017 par l'émetteur de cartes de crédit Aduno, société contrôlée à 25% par la banque et dont Pierin Vincenz a présidé le conseil d'administration entre 1999 et 2017.
Aduno reproche notamment à Pierin Vincenz de s'être enrichi personnellement lors de plusieurs acquisitions, notamment celle de la société d'investissement Investnet, revendue depuis par Raiffeisen.
Pressions sur des médias?
Selon le SonntagsBlick, l'ex-chef de Raiffeisen (1999 à 2016) et son partenaire en affaires, Beat Stocker, tous deux placés en détention préventive, ont tenté dès le début d'empêcher la couverture médiatique sur les transactions controversées et menacé de répercussions juridiques.
Le site d'informations en ligne Inside Paradeplatz a, par exemple, été victime de nombreuses manoeuvres juridiques, mais aucune plainte n'a été déposée à l'encontre de la plate-forme.
ats/vtom
Publié le 11 mars 2018 à 08:58 - Modifié le 11 mars 2018 à 14:37
Des entités régionales inquiètes pour leur image
"Il y a un énorme dégât d'image", a lâché Iwan von Rohr, président du conseil d'administration de la banque Raiffeisen de Gäu-Bipperamt, devant l'assemblée des coopérateurs samedi à Egerkingen. "Nous attendons une explication complète du cas", a-t-il ajouté.