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Christoph Blocher admet que des erreurs ont été faites lors de l'élection au Conseil fédéral, mais continue de soutenir que la stratégie de l'UDC était "claire". Le conseiller national UDC affirme par ailleurs que le partenariat avec le PLR appartient au passé.
"Nous ferons notre autocritique" dans le groupe mardi prochain, a déclaré Christoph Blocher dans une interview au journal "Le Matin Dimanche". Il dit se réjouir des débats et discussions qui auront lieu à cette occasion.
"Peut-être qu'on a fait quelques erreurs" mercredi lors de l'élection au Conseil fédéral et auparavant dans la gestion de "l'affaire Zuppiger", admet le Zurichois. Mais la stratégie suivie par l'UDC le 14 décembre était "claire, nous voulions obtenir le deuxième siège auquel nous avons droit".
Fin de l'alliance avec le PLR
M. Blocher estime en revanche qu'en suivant la proposition socialiste (s'attaquer à un siège PLR et non à celui de Eveline Widmer-Schlumpf), le siège aurait été gagné "grâce à une injustice, sans respecter la concordance".
Pour autant, Christoph Blocher juge que l'alliance entre l'UDC et le PLR n'est plus et appartenait au passé bien avant les élections au Conseil fédéral. Si "le communiste" Paul Rechsteiner (PS/SG) et Hans Stöckli (PS/BE) ont été élus au Conseil des Etats, c'est grâce au soutien des libéraux-radicaux, selon le politicien de 71 ans.
Peur de l'opposition
Quant à l'avenir du parti dans le gouvernement, lui-même pense qu'Ueli Maurer ne devrait pas quitter le Conseil fédéral. Il ajoute toutefois que c'est "le parti qui décidera". Pour le conseiller national zurichois, "le mot opposition fait peur" à la base du parti pour le moment, "car il implique un changement de politique, l'abandon d'un système de concordance pour faire place à un système de coalition".
En attendant, il promet de de "renforcer" l'action de l'UDC "face à ce gouvernement et ce Parlement dans lesquels la gauche prétend endosser les responsabilités".
ATS