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Depuis plusieurs années, mon pays connaît une difficile crise sociopolitique. Le Venezuela était un pays qui avait une bonne économie grâce à sa richesse en pétrole. Il s'est soudainement retrouvé sans rien.
De nombreuses personnes sont descendues dans la rue pour exprimer leur indignation et certaines ont été blessées alors qu'elles défendaient leurs droits. Dans cette situation difficile, les gens avaient du mal à trouver de la nourriture car tous les magasins étaient fermés.
Avec le peu d'argent que nous avions, nous avons dû aller dans des supermarchés qui n'étaient pas libres de vendre tous les produits. Nous faisions la queue pendant au moins cinq heures avant de pouvoir entrer et nous ne pouvions acheter qu'un kilo de riz et un kilo de sucre. Dans cette situation, les gens ne pouvaient pas trouver l’équilibre dans leur vie quotidienne.
Avec ma famille, nous avons décidé de partager le peu que nous avions avec les gens qui vivaient à nos côtés et qui n'avaient rien à donner à leurs enfants. Nous nous sommes engagés à nous entraider et celui qui trouvait quelque chose en premier le partageait avec les autres. Cette façon de faire s'est développée autour de nous et nous nous sommes mis d’accord d’aller en grand nombre au supermarché pour avoir assez de nourriture.
Nous avons appris par la suite que non loin de chez nous, il y avait des gens qui mouraient de faim. Nous avons décidé de les inclure aussi dans notre communion, convaincus que l'amour peut tout surmonter, même si nous n'avions pas de superflu. Au milieu de cette absurdité de la guérilla interne qui affecte le pays, une communauté émerge sur le modèle des premiers chrétiens qui mettaient tout en commun.
C'est et cela a été notre petite contribution à la paix.