Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07277.jsonl.gz/626

Health
Selon une étude américaine, les modifications des glandes mammaires qu'entraîne une grossesse faciliteraient la multiplication des cellules cancéreuses chez les jeunes femmes.
Les jeunes mères atteintes d’un cancer du sein ont plus de risques de mourir de la maladie que les femmes qui n’ont jamais eu de bébé. Selon une nouvelle étude menée à l’Université du Colorado, les cellules cancéreuses seraient plus agressives lorsqu’on a porté un enfant car la grossesse modifie les glandes mammaires, permettant à la maladie de s’étendre plus facilement, rapporte le «Daily Mail».
Pour arriver à cette conclusion, l’équipe de l’oncologue Virginia Borges a suivi 701 Américaines diagnostiquées entre 1980 et 2014 avant leur 45e anniversaire. Les chercheurs ont constaté que parmi les femmes chez qui la maladie avait été détectée à un stade précoce, celles qui avaient accouché moins de dix ans avant le diagnostic avaient jusqu’à cinq fois plus de risques de voir le cancer s’étendre que celles qui n’avaient pas d’enfant.
Ces travaux précisent que le fait d’avoir un enfant n’augmente pas le risque de développer le cancer du sein, mais le risque que celui-ci soit mortel. Selon le Dr Borges, la maternité serait donc «un facteur de risque facilement identifiable» pour évaluer l’agressivité d’un cancer du sein dont les femmes et les médecins doivent tenir en compte.
6000 nouveaux cas par an
Pour rappel, le cancer du sein est le cancer de la femme le plus fréquent dans les pays occidentaux. Une femme sur neuf en développe un au cours de sa vie, estime le CHUV. Selon l’Office fédéral de la statistique, environ 6000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année chez des femmes en Suisse. Depuis le début des années 90, ce nombre est en augmentation, notamment chez les jeunes. En 25 ans, il a bondi de 64% chez les 25-29 ans et de 35% chez les 30-34 ans.
Notre pays figure parmi ceux où une femme a le moins de risque de mourir du cancer du sein, avec une survie relative à 5 ans de 85%. Reste qu’environ 1400 femmes décèdent chaque année en Suisse de cette maladie.