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Le Tribunal fédéral se prononcera sur la poursuite de l'exploitation de la centrale nucléaire de Mühleberg. En effet, les Forces motrices bernoises (FMB) font recours contre le verdict du Tribunal administratif fédéral (TAF). Déçus, les 113 opposants se montrent confiants quant à l'issue de la procédure.
Les opposants de Mühleberg sont déçus de la décision des FMB. "Les FMB n'ont toujours pas accepté les signes de notre époque", a dit Nina-Maria Kessler, porte-parole. Au lieu d'adapter enfin la stratégie et initier un tournant dans l'approvisionnement énergétique, les FMB tiennent au vieux réacteur de Mühleberg, a-t-elle expliqué.En portant l'affaire au Tribunal fédéral, les FMB jouent évidemment la montre, dit-elle.
Perte de revenus
Selon son président Urs Gasche, les FMB seront mieux à même de contribuer à l'utilisation d'énergies renouvelables si elles peuvent exploiter "quelques années encore" la centrale de Mühleberg. D'après lui, il faudra tabler sur une augmentation des provisions de près de 200 millions de francs en cas de mise hors service. En outre, il faudra tenir compte d'une perte de revenus de près de 50 millions par an.
Le 7 mars, le TAF a décidé d'interdire l'exploitation de la centrale nucléaire de Mühleberg au-delà du premier semestre de 2013. Le tribunal expliquait sa décision en raison de l'état du manteau du réacteur, l'évaluation non concluante de la sécurité en cas de tremblement de terre et l'absence de moyens de refroidissement indépendants de l'Aar.
Importants travaux
Les FMB rappellent que d'importants travaux sont en cours d'élaboration en vue d'une exploitation du site sur le long terme.
Celui-ci sera soumis l'été prochain à l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN). Après la décision du TAF, le concept de maintenance sera aussi remis au Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC).
ATS