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Töpffer, en créant la « littérature en estampe », opposait son invention à la « littérature en chapitres ». Ainsi, l’unité chapitrale semble à première vue étrangère à la segmentation du récit graphique, qui se décline en cases, bandes, planches, albums, etc. Cette segmentation supplémentaire et facultative s’est manifestée assez tardivement, vers la fin des années 1970, en lien avec le modèle littéraire. Cela pose de nombreuses questions : le chapitre en BD a-t-il des caractéristiques formelles et fonctionnelles qui lui sont propres ? un chapitre peut-il se confondre avec un strip, une planche ou un album ? comment l’épisode d’un feuilleton devient-il le chapitre d’un roman graphique ? les traditions américaine et franco-belge ont-elle fait un usage semblable du chapitrage ? Ce colloque tentera de répondre à toutes ces questions, rarement posées, en prenant en considération les spécificités sémiotiques, culturelles et historiques du média.
Ce colloque réunira Thierry Groensteen, Benoît Peeters, Jan Baetens, Jacques Dürrenmatt, Philippe Marion, Benjamim Picado, Côme Martin, Françoise Revaz, Alain Boillat, Alain Corbellari, Raphaël Baroni et Anaïs Goudmand
L’accès aux conférences est libre et sans inscription préalable.
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