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Comédienne solaire, rieuse et populaire depuis plusieurs films des années 90 - dont "La Vérité si je mens !" -, Aure Atika était à Locarno pour présenter "Rose" d'Aurélie Saada (lire la précédente interview) et accessoirement répondre à cette nouvelle interview cash ma foi fort sympathique.
Comment as-tu été contactée pour ce rôle de Sarah dans "Rose"?
De manière extrêmement classique. Aurélie Saada m'a appelée. Elle m'a fait lire le scénario, nous avons eu une lecture. Et le projet m'a parlé, comme le rôle.
Les éventuels points communs que tu pouvais avoir avec ce personnage t'ont-ils aidé?
Au moment où j'ai découvert le scénario, j'étais un peu dans le même état que Sarah. Un peu bloquée, dirais-je. Après, il y a comme toujours un travail d'acclimatation. Les comédiens et comédiennes doivent faire un cheminement. Je pense que les rôles permettent de se révéler à soi-même. Celui-là aussi.
Assumes-tu tous les films que tu as tournés?
Pas tous, non, et je ne suis pas toujours satisfaite de mon travail. J'essaie chaque fois en tout cas de donner le maximum. Il faut aussi prendre un peu de plaisir dans le travail.
Gardes-tu des souvenirs de tous tes tournages?
Non, j'ai une mémoire de poisson rouge. Et c'est valable pour tous les films, même lorsque tout se passe bien. Je me rappelle de certaines rencontres, de moments forts. De belles scènes à jouer. De "Rose", je me souviendrai forcément de tous les moments passés avec Françoise Fabian.
Qu'est-ce qui t'énerve? Au cinéma ou dans la vie.
Tellement de choses. Comme je suis quelqu'un d'impatiente, lorsque ça traîne sur un tournage alors que ça pourrait aller plus vite, cela m'agace. Les ingénieurs du son ont tendance à m'énerver. Dans la vie, je ne supporte pas le travail mal fait, ou l'excès de bruit. Les voyages en groupe, ce n'est pas du tout mon truc. Je suis quelqu'un d'assez solitaire.
Es-tu une personne alarmiste?
Pas énormément. Le monde va mal, certes, et on peut toujours mourir d'un instant à l'autre. Mais cela ne me fait pas plus peur que cela.
Cela t'embête qu'on te pose toujours des questions sur "La Vérité si je mens"?
Mais tu ne m'en as pas posée.
Sauf juste là, maintenant.
Non, ça ne m'embête pas, c'est un film qui a compté dans mon parcours et qui a eu un succès énorme. A l'époque, je n'ai pas mesuré l'impact qu'il aurait. Mais on ne peut jamais savoir.
A présent, une question posée par ma précédente invitée, sans savoir qu’elle s’adresserait à toi. Il s'agit de ta réalisatrice, Aurélie Saada, que je viens de rencontrer. Sa question: quelle est ton anti-héroïne préférée?
Wow, je dois réfléchir, là. (ndla: un temps) C'est moi. Je le suis et je suis ma préférée.
Et quelle question poses-tu à mon prochain invité ?
Est-ce que tu penses que tu vaux ce que tu vaux?