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Praséodyme
Praséodyme
Le praséodyme est un métal rare, de la famille des terres rares, ou lanthanides, de couleur jaune, un peu comme l’or. Et comme lui, il est mou, malléable et ductile. A cela s’arrête cette analogie.
Il s’oxyde à l’air en formant un oxyde Pr2O3, de couleur verte. Il doit donc être conservé dans de l’huile minérale, pour éviter qu’il ne s’oxyde à l’air.
Le praséodyme présente la particularité d’avoir longtemps être confondu avec le néodyme. L’ensemble praséodyme et néodyme a été découvert en 1841 par le Suédois Mosander, en analysant le minerai dit monazite. Il l’a appelé didyme. Il a fallu attendre 1885 pour que von Welsbach parvienne à reconnaître que le nitrate de didyme est en réalité un mélange formé de deux constituants quasi identiques, et qu’il contient 25 % de nitrate de praséodyme et de 75 % de nitrate de néodyme. Cette séparation a été laborieusement faite par cristallisation fractionnée des nitrates doubles d’ammonium et de néodyme. Mais le métal pur n’a été préparé pour la première fois qu’en 1931.
Vu sa rareté, et la difficulté de sa purification, le praséodyme n’a que peu d’usages.
Dans les arcs électriques, il intensifie la luminosité.
Le praséodyme, inclus dans un verre spécial au zirconium, permet de réaliser les lasers de couleur rouge (635 nm) les plus puissants connus.