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De nouveaux neurones naissent et meurent quotidiennement dans le gyrus dentate de l'hippocampe adulte de tous les mammifères étudiés à ce jour, y compris chez l'homme. L'existence d'une neurogenèse adulte modifie le concept d'une plasticité cérébrale qui serait uniquement d'ordre synaptique. Cette forme de plasticité neuronale est régulée par de nombreux facteurs physiologiques dont certains sont impliqués dans les troubles de l'humeur. Le stress chronique via une augmentation du cortisol plasmatique réduit le nombre de nouveaux neurones générés dans l'hippocampe alors que l'exercice physique, les antidépresseurs et le lithium l'augmentent. Même si de nombreuses régions cérébrales sont impliquées dans la dépression, l'imagerie cérébrale a mis en évidence une perte de volume hippocampal chez des patients dépressifs. Il est donc possible qu'une perturbation prolongée dans le processus de neurogenèse induite par un état d'hypercortisolémie puisse contribuer à cette hypotrophie hippocampale ainsi qu'aux déficits cognitifs survenant lors d'un épisode dépressif.