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Même si l'incertitude est toujours relativement forte, un certain nombre d'opportunités d'investissement peuvent être identifiées.
Ces derniers temps, les actions mondiales ont vu leurs cours grimper. Leur valorisation reflète désormais une issue à mi-chemin entre les scénarios central et optimiste de la Recherche d’UBS à propos de la crise du coronavirus.
La valorisation des actions reflète toujours un scénario plus optimiste que celle des obligations. Sur la base du scénario central COVID-19 de la Recherche d’UBS, qui envisage une reprise graduelle de l'activité économique en mai-juin, mais pas de véritable retour à la normale avant le mois de décembre, les obligations présentent un meilleur profil risque/rendement. Les obligations d'entreprises américaines investment grade et à haut rendement, ainsi que les obligations souveraines émergentes libellées en USD et les obligations vertes, méritent une attention particulière.
Il semble bien que les responsables politiques ont pris des mesures budgétaires et monétaires suffisantes pour faire en sorte que les problèmes de liquidité ne deviennent pas des problèmes de solvabilité pour les entreprises ou les Etats dont les finances étaient viables avant la crise. Par ailleurs, la Réserve fédérale américaine a commencé ce mois-ci à acheter des obligations d'entreprises, ce qui devrait donner un coup de pouce supplémentaire à cette classe d'actifs.
deuxième vague épidémique n'aboutira pas à un reconfinement.
Les actions mondiales ont rapidement rebondi après le choc lié à la pandémie de Covid-19. Au 22 mai, les indices MSCI All Country World et S&P 500 étaient en hausse de 30% et 32% respectivement par rapport à leurs planchers du mois de mars. Selon la Recherche d’UBS, le potentiel de hausse des principaux indices boursiers semble désormais limité à l'aune de certains ratios.
Par exemple, le S&P 500 se négocie actuellement à hauteur de 24,2 fois ses estimations de bénéfices en 2020 et de 18,9 fois ses bénéfices en 2021. A titre de comparaison, sur les vingt dernières années, le ratio cours/bénéfices (PER) des douze derniers mois ressort à 17,9 en moyenne tandis que sa version prospective se situe à 16.
Pour que les marchés trouvent un deuxième souffle, il faudra que les investisseurs soient davantage convaincus qu'une deuxième vague épidémique n'aboutira pas à un reconfinement. Si ce regain de confiance se confirme, les titres les plus sensibles à la conjoncture économique, qui ont sous-performé depuis le début de la crise et présentent aujourd'hui une faible valorisation, auraient un potentiel d'appréciation considérable.
Les meilleurs millésimes pour les sociétés de private equity coïncident avec les années où les actions cotées ont enregistré de sévères corrections, comme ce fut le cas par exemple en 2001 et en 2008. La crise du Covid-19 pourrait également constituer un point d'entrée attrayant aux investisseurs de long terme qui cherchent à accroître leur exposition aux actifs non cotés.
en grande difficulté offrent les meilleures opportunités.
Dans ce domaine, les stratégies axées sur les actions ou les obligations d'émetteurs en grande difficulté offrent les meilleures opportunités, le but étant d'acheter ces titres à bon compte pour les revendre ensuite avec une plus-value à la clé. Les gérants de fonds alternatif peuvent notamment tirer parti de trois cas de figure distincts: liquidation forcée, situations spéciales/restructuration et situations traditionnelles d'entreprises en grande difficulté ou en restructuration.
Le dollar américain s'est nettement apprécié pendant la crise du Covid-19 en raison de l'engouement des investisseurs pour les liquidités et du statut de valeur refuge du billet vert. Cependant, la Réserve fédérale américaine a davantage assoupli sa politique que les autres banques centrales. Elle a injecté une quantité sans précédent de liquidités et les rendements se sont effondrés. Si le scénario optimiste de la Recherche d’UBS se vérifie, l'engouement pour les liquidités et les valeurs refuge devrait retomber, entraînant ainsi une dépréciation du dollar américain.
Parmi les devises du G10, la livre sterling constitue certainement le pari le plus intéressant face au billet vert. La monnaie britannique reste nettement sous-évaluée dans la mesure où sa parité de pouvoir d'achat face au dollar peut être située à 1,53. La Recherche d’UBS vise, dans son scénario optimiste, un taux de change GBPUSD de 1,38 d'ici la fin de l'année et de 1,33 dans son scénario central.
un dérapage durable de l'inflation par rapport à leur objectif.
Résoudre le problème de la dette publique par l'inflation n'est pas aussi simple qu'on pourrait le penser au premier abord. Premièrement, l’expérience du passé démontre que susciter l'inflation n'est pas nécessairement une mince affaire. Deuxièmement, un regain d'inflation se traduit par une augmentation des déficits. En effet, une bonne partie de la dépense publique est directement indexée sur l'inflation. Par ailleurs, le coût de la dette peut augmenter lorsque les émissions d'obligations indexées sur l'inflation sont substantielles et les investisseurs peuvent exiger une prime à titre d'assurance si la trajectoire de l'inflation est très incertaine.
Par conséquent, il est peu probable que les banques centrales tolèrent un dérapage durable de l'inflation par rapport à leur objectif étant donné le coût potentiel de l'incertitude quant à son évolution. Cela dit, elles pourraient tolérer un taux d'inflation légèrement supérieur à 2% pendant un ou deux ans. Une inflation comprise entre 2 et 5%, pour peu que ce phénomène ne soit pas durable, permettrait de réduire quelque peu le fardeau de la dette. A l'instar de la répression financière, une inflation de cet ordre peut être considérée comme un impôt sur les épargnants prudents.
Compte tenu de la forte incertitude quant aux répercussions de l'augmentation de la dette publique sur les taux d'inflation futurs, les titres du Trésor américain indexés sur l'inflation (TIPS) pourraient avoir le vent en poupe. Cette année, les points morts d'inflation ont baissé aux Etats-Unis. Or ils semblent inférieurs aux taux d'inflation avérée que la Recherche d’UBS prévoit. Par conséquent, les TIPS restent attrayants par rapport aux bons du Trésor classiques.