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Des migrants vénézuéliens se reposent dans un campement de fortune à Quito, en Équateur en août 2018.
KEYSTONE/AP/DOLORES OCHOA(sda-ats)
La crise alimentaire a poussé 2,3 millions de personnes à quitter le Venezuela, qui compte 32 millions d'habitants. L'économie du Venezuela, qui tire 96% de ses revenus du pétrole, est en chute libre depuis la crise pétrolière de 2014.
"Ces gens-là citent le manque de nourriture comme principale raison de leur départ", a expliqué Stéphane Dujarric, un porte-parole de l'ONU mardi. Ils se sont rendus dans d'autres pays d'Amérique du Sud, comme la Colombie, l'Equateur, le Pérou ou le Brésil.
La faiblesse du système de santé n'y est pas non plus étrangère. Un manque d'accès aux médicaments et au matériel médical a conduit "à une forte détérioration de la qualité des hôpitaux", a-t-il ajouté, en citant des responsables humanitaires des Nations unies.
Plus de 100'000 personnes porteuses du VIH, virus responsable du sida, "sont en danger à cause d'un manque d'accès aux soins", a-t-il précisé. Et d'anciennes maladies disparues, comme la rougeole, la malaria ou la tuberculose ont réapparu dans le pays.
ATS