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C'est en Espagne que Valentin Wenger a pris goût au padel il y a 6 ans."Ce qui me plaît le plus, c'est le côté relationnel. L'ambiance est aussi un peu plus relax et plus fun que dans le monde du tennis."
Anciens joueurs de tennis, le Neuvevillois et Dylan Sessagesimi s'entraînent en autodidactes."On n'a jamais eu de coach. On a regardé beaucoup de vidéos sur internet au début. Je suis aussi allé en Espagne pour me perfectionner". Après avoir atteint le sommet de la hiérarchie helvétique, les 2 hommes sont devenus les premiers Suisses à remporter un match sur le World Padel Tour en février.
Valentin Wenger ne compte toutefois pas passer professionnel. "J'avais peut-être une opportunité de partir en Espagne l'an passé, mais j'ai préféré rester ici pour développer mon académie de padel à Marin (NE)." Cela ne l'empêche pas de rêver à une participation aux JO en 2028 ou 2032 si le padel devient olympique. "Cela serait un bel objectif, c'est clair!"
Marin, Jennifer Ballmer et Floriane Galaud
Le padel, c'est quoi?
Né au Mexique dans les années 70, le padel est un des sports les plus populaires en Espagne et dans les pays d'Amérique du Sud.
Le padel se dispute sur un court qui est entouré de parois et de grillages et qui est plus petit qu'un terrain de tennis. Comme au squash, les balles peuvent être jouées après un rebond sur les murs. Le padel comporte aussi des caractéristiques similaires au tennis. Quelques différences sont à noter: la raquette n'a pas de cordage, les balles ont une pression inférieure, le service se fait à la cuillère et les matches se jouent uniquement en double. Les scores se calculent comme au tennis.
Un engouement mais un problème d'infrastructures
En Suisse, entre 800 et 900 licenciés jouent au padel. Un nombre qui ne cesse de croître. Comment expliquer un tel engouement? "C'est un sport un peu plus facile que le tennis à pratiquer et c'est assez ludique, estime Valentin Wenger. Je pense que le fait de jouer avec un partenaire plaît également."
Un problème réside toutefois au niveau des infrastructures. "Dans les autres pays européens, comme en Suède, ils construisent sans cesse des terrains. Ici, les terrains sont durs à trouver et coûtent vite cher. Mais cela progresse. On compte environ 120 terrains en Suisse."
"Il y a de plus en plus de sponsors"
Côté argent, les joueurs de padel ne gagnent pas autant qu'au tennis. "Les 20-30 meilleurs joueurs du monde commencent à vraiment bien gagner leur vie. Jusqu'au top-60, ils arrivent à s'en sortir correctement financièrement, explique Valentin Wenger. Il y a de plus en plus de sponsors et il y a aussi les Qataris qui commencent à investir. Je pense que d'ici quelques années, le top-100-150 pourra bien gagner sa vie." Pour les 30 meilleurs mondiaux, les revenus issus des sponsors peuvent se monter à 100'000 euros. Ceux-ci peuvent atteindre le million pour les joueurs du plus haut niveau.
Classé 424e sur le World Padel Tour, Valentin Wenger peut, lui, compter sur l'aide de sponsors pour financer les 5 à 6 tournois qu'il dispute chaque année à l'étranger.
Du tennis au padel
Les sports de raquette sont une histoire de famille chez les Wenger. Avant de se lancer dans le padel, Valentin Wenger avait tenté sa chance dans le tennis. Tout comme ses frères Robin et Damien. Ce dernier est d'ailleurs classé 387e en simple à l'ATP, 264e en double. "Mes parents et mes grands-parents jouaient au tennis. On a baigné dans le tennis depuis tout petit."
"Mes frères jouent aussi au padel, raconte Valentin Wenger. Robin un peu plus que Damien car il a plus de temps. Damien est plus à fond sur le circuit de tennis."