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Le Conseil d'Etat genevois a réactivé mercredi la procédure disciplinaire qu'il avait ouverte à l'encontre de Rémy Pagani. Le maire de Genève est accusé d'avoir perturbé une séance du conseil d'administration des TPG à laquelle il n'avait pas été convié.
Rémy Pagani risque la révocation
S'il est reconnu coupable, l'élu d'Ensemble à gauche encourt un avertissement ou la révocation. Le maire de Genève devrait connaître son sort d'ici à la fin de l'été.
L'enquête sera diligentée par une délégation du Conseil d'Etat composée du président du gouvernement Charles Beer et de ses collègues Pierre-François Unger et François Longchamp. Rémy Pagani aura la possibilité de faire valoir son point de vue.
Charles Beer a réfuté toute volonté de faire du tort à Rémy Pagani. L'exécutif a estimé qu'il y avait suffisamment d'éléments factuels pour justifier la réactivation de la procédure disciplinaire. Le gouvernement genevois a pris cette décision à l'unanimité de ses sept membres.
ats/hof
Rappel de l'affaire
La municipalité a recouru contre cette décision auprès de la Chambre administrative de la Cour de justice. Un recours qui n'a pas empêché le Conseil d'Etat d'appliquer la loi.
Rémy Pagani a été averti qu'il ne pourrait plus participer aux délibérations du conseil d'administration des TPG. Passant outre, le magistrat a forcé la porte d'une séance du conseil à laquelle il n'était plus convié en décembre. La séance a dû être interrompue.