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Le site, bordé par les pistes de l’aéroport, l’autoroute, les grandes halles de Palexpo et le Parc Sarasin a permis de définir les singularités de l’édifice. Par son échelle, le volume dialogue avec ces entités territoriales. Il se positionne parallèlement aux grandes halles, dans la logique du bâtiment administratif existant, afin de définir un rapport précis face au parc arboré. L’hôtel, d’une capacité de 227 chambres, comporte deux épaisseurs relatives aux enseignes de 2 et de 3 étoiles regroupées.
Une découpe opérée dans son socle, correspondant au gabarit routier, renforce l’orientation sur le parc. La question de l’échelle a aussi déterminé le choix des matériaux : l’hôtel se revêt d’aluminium par analogie au complexe d’exposition existant, tout en affirmant une nouvelle identité visuelle. Le système de disques métallisés, motif emprunté à une célèbre robe de Paco Rabane, produit une image inédite incarnant un repère optique qui augmente la réalité du lieu. Ce pattern visuel intègre la perception liée à la vitesse automobile, à travers la question du « hangar décoré » très chère à l’architecte et théoricien Robert Venturi.
L’implantation offre un nouvel espace entre l’édifice et les halles qui définit un boulevard desservant les accès aux différentes halles. Il est couvert par une structure légère, répétitive et lumineuse.