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Il reste alors à Genève et s'associe de manière informelle aux travaux du Congrès juif mondial, dont le bureau genevois est dirigé
par Gerhart Riegner. La collaboration des deux hommes, épaulés par le juriste genevois Paul Guggenheim, durera jusqu'au début de 1943, avant qu'un différend sur les méthodes et le financement
ne les sépare. Dès 1940, pour des raisons bien compréhensibles, Silberschein a troqué son prénom contre celui de Henri, puis d'Abraham. Il dirige durant
ces années le bras humanitaire du Congrès juif mondial sous le nom de RELICO (Relief Committee for the Warstricken Jewish Population / Comité d'aide aux populations
juives victimes de la guerre).
Après la brouille avec Riegner, Silberschein poursuit inlassablement son activité d'assistance
et de sauvetage à la tête d'une branche parallèle du RELICO, par tous les moyens légaux et/ou semi-légaux. En 1944, il épouse à Genève Fanny Schulthess-Hirsch (1901-1980), qui dirige
le Comité de placement des intellectuels réfugiés. Etabli durablement à Genève après la guerre, il est encore actif dans l'aide aux survivants
de la shoah. Il meurt dans la cité de Calvin le 30 décembre 1951 et il est enterré au cimetière israélite de Veyrier.
Le Congrés juif mondial à Genève. 1936 - Coll. privée J. Plançon