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Pierre Kunz a publié sur son blog "Je la connais la musique" l'article qu'il a adressé au Temps (29 janvier): Contre le principe, par précaution. Le constituant radical, qui se contente en organisant des cycles de conférences à l'Institut national genevois et se désespère des faibles ambitions de ses collègues, y croise le fer avec Philippe Roch. Le constituant PDC a défendu le principe de précaution dans une tribune libre publée par le même journal le 21 janvier: Pour le principe de précaution.
Le principe de précaution, inventé à Rio en 1992, est pour Roch le limiteur de vitesse indispensable au développement si l'on veut le rendre durable (autre concept qui trouvera sans doute sa place dans la constitution genevoise de 2012). Pour Kunz, c'est confier les rênes du gouvernement aux experts et assurer le blocage du développement tout court.
On peut à ce stade s'interroger sur cette propension à vouloir dans la charte des principes fondamentaux genevois inscrire un frein à main automatique. Cette volonté n'est-elle pas la manifestation d'une défiance croissante de nos contemporains envers l'être humain? Ne conviendrait-il pas plutôt de lui enseigner un fondement autrement plus anciens: la prudence ou sagacité, principe philosophie premier chez Aristote et la première des quatre vertus cardinales chez les chrétiens? Qu'en pensent nos constituants?
JFM