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Le Conseil des Etats a accepté par 36 voix contre 8 que les femmes travaillent un an de plus avant de toucher la retraite. Seule une partie de la gauche s’y est opposée: sans égalité salariale, une hausse de l'âge de la retraite des femmes ne se justifie pas.
"Il y a déjà une importante discrimination salariale à l'encontre des femmes. Elles seront donc deux fois pénalisées", a combattu Paul Rechsteiner (PS/SG), sans se faire toutefois trop d'illusion sur les chances de succès de sa proposition.
Cette différence a été faite pour des raisons contestables. "La retraite à 64 ans pour les femmes a été décidée par le passé parce qu'on considérait qu'elles avaient un corps plus faible", a rappelé Karin Keller-Sutter (PLR/SG). La situation a changé depuis.
Certes, mais il faudrait permettre aux femmes qui ont des travaux physiques pénibles de partir avant, a remarqué Anita Fetz (PS/BS), qui a malgré tout soutenu une retraite des femmes à 65 ans.
Ce n'est pas qu'une question d'âge: cette mesure permettra d'assurer le financement de la prévoyance vieillesse à hauteur de 1,3 milliard de francs, a ajouté Roland Eberle (UDC/TG).
Actuellement, les hommes prennent leur retraite vers 64 ans et les femmes vers 62 ans. Cet âge de départ réel est le plus élevé d'Europe, a rappelé le conseiller fédéral Alain Berset.
Le débat continue à propos de la flexibilisation de l'âge de la retraite.
ATS