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L'équipe d'Erika Hiltbrunner, au Département des sciences de l'environnement de l'Université de Bâle, s'est penchée sur le domaine skiable Andermatt-Sedrun-Disentis (UR/GR), dans lequel des dizaines de millions de francs ont été investis ces dernières années.
Les scientifiques ont voulu savoir dans quelles conditions une saison de ski d'au moins 100 jours incluant les jours de Noël pouvait être garantie. Ils ont récolté des données sur l'orientation des pistes et la quantité d'eau nécessaire pour l'enneigement artificiel, qu'ils ont combinées avec les scénarios climatiques les plus récents (CH2018).
Conclusions: pour les parties du domaine skiable situées au-dessus de 1800 mètres d'altitude, une saison de ski de 100 jours peut être assurée avec de l'enneigement artificiel. En revanche, les choses pourraient devenir de plus en plus critiques au cours des prochaines décennies pour la période des vacances de Noël, car il ne fera pas suffisamment froid les jours précédents.
Coûts et besoins en eau
Selon Mme Hiltbrunner, citée mercredi dans un communiqué de l'alma mater bâloise, "on oublie souvent que l'enneigement artificiel nécessite aussi des conditions météorologiques propices", ni trop chaudes ni trop humides.
La station d'Andermatt-Sedrun-Disentis devrait pouvoir assurer 100 jours consécutifs d'exploitation jusqu'en 2100, estiment les auteurs. Les coûts vont néanmoins prendre l'ascenseur: les besoins en eau pour l'enneigement artificiel devraient augmenter de 80%, passant de 300 millions de litres actuellement à 540 millions de litres.
A court terme, les stations de haute altitude vont profiter du réchauffement climatique. Ce sont en premier lieu celles de basse et moyenne altitude qui vont souffrir, soulignent encore les auteurs de cette étude publiée dans l'International Journal of Biometeorology.