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Vues anciennes (à travers les longues vues disposées dans et autour de l’abbatiale)
La porterie
En 1708, Jean-Georges Voirol abbé de Bellelay signe un contrat avec l’architecte Franz Beer, résidant à Constance, pour la construction d’une porterie comprenant des écuries, une forge et une buanderie. Le bâtiment en pierre de taille comprendra également un portail d’accès adorné des armoiries de l’abbé.
Le bâtiment élevé en 1708 était situé au nord de l’actuel portail. Il comprenait également des appartements ou résidait le cellérier, le proviseur et le curé des paroisses des villages voisins Les Genevez et Lajoux. La porterie a été transformée lors de la construction du pensionnat et détruite en 1820.
Source : Büchel Emmanuel, Le couvent de Bellelay, 1755 (Kunstmuseum Basel, Cabinet des estampes, Inv. 1886.7.3, fol 45, Skb. A48b)
Le pensionnat
En novembre 1782, les premières classes du pensionnat de Bellelay prennent possession du nouveau bâtiment situé au nord de la porterie. Le bâtiment était composé d’un rez-de-chaussée et de deux étages. Il a été détruit en 1820.
Au rez-de-chaussée se trouvait la pharmacie, l’atelier de menuiserie, des chambres d’habitation, la cave, le réfectoire et la cuisine. Au 1er et 2ème étages se trouvaient deux grandes salles de classe et entre ces deux salles, quatre chambres à coucher distribuées par un corridor. Sur ces deux étages se trouvaient les salles d’études, les classes, les dortoirs, la lingerie et les chambres de régents.
En 1782, le pensionnat comptait près de 60 élèves. Le pensionnat est dissous en 1797 avec l’arrivée des troupes françaises.
E. Simon, Strasbourg, lithographie d’après un tableau de Jules Juillerat, Vue de l’abbaye de Bellelay et de ses dépendances à la fin du 18e siècle (AAEB, FK Portefeuille 64).
La nef
En décembre 1797, les troupes françaises pillent l’abbaye de Bellelay. Ce qui n’est pas détruit est vendu.
Le maître-autel que l’on distingue derrière la grille et les deux autels latéraux à droite et à gauche de la grille se trouvent actuellement à l’église de Saignelégier.
L’autel qui se trouve dans la chapelle à gauche se trouve dans une petite église à Mettembert près de Delémont.
La chaire, vendue à la paroisse de La Chaux-de-Fonds, a malheureusement disparue lors de l’incendie de l’église de cette ville au début du 20ème siècle. La chaire que l’on voit dans la présentation se trouve à la collégiale de St-Ursanne. Cette chaire, encore en place aujourd’hui, est le travail du même ébéniste que celle de Bellelay.
Les bancs posés dans la nef sont ceux qui se trouvent également à St-Ursanne.
La réalité augmentée présentée se base en grande partie sur du mobilier liturgique qui se trouvait à Bellelay en 1790. Elle est complétée par des objets qui se rapprochent au mieux de la réalité de 1790.