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Olivier Jorand est Privat-Docent aux Universités de Lausanne (Faculté des Sciences Sociales et Politiques – Institut de Mathématiques Appliquées) et de Fribourg (Faculté des Lettres -Département de Philosophie). Il a été professeur de philosophie aux collèges du Sud (Bulle) et St-Michel (Fribourg), ainsi qu'à l'Ecole Professionnelle d'Informatique SOFT ( Studies Of Future Tools ) où il a enseigné la philosophie de l'esprit, les sciences cognitives, l'intelligence artificielle, la vie artificielle, la logique, l'épistémologie et l'ontologie. Il a été chef de projet à la Confédération relativement à la maintenance du système-expert ACOR (Aide au Calcul et à l'Octroi des rentes AVS) et a enseigné en tant que professeur invité à l'Université de Neuchâtel.
En tant que formateur d'adultes FSEA (Fédération Suisse pour la Formation Continue), il travaille aujourd'hui dans le contexte des Universités Populaires (Neuchâtel, Fribourg, Lausanne) et enseigne aux universités de Lausanne et de Fribourg.
Il a mené ses recherches (inter alia) au Centre de Recherche en Epistémologie Appliquée (CREA) à Paris avant de rejoindre le philosophe Daniel Dennett auprès duquel il travailla au Center for cognitive Studies à Boston, l'un des centres de recherche les plus féconds dans les domaines de la philosophie de l'intelligence artificielle, de la philosophie de l'esprit et des sciences cognitives.
Il est détenteur d'un doctorat en philosophie de l'Université de Fribourg où il remporta le Prix Vigener pour son travail une thèse en philosophie analytique ( «La métaphysique du vérificationnisme ») sur le programme d'une théorie de la signification du langage naturel inspirée des mathématiques intuitionnistes et développé par le philosophe et logicien Michael Dummett.
Puis, il a porté le focus de ses intérêts porte sur la philosophie de l'esprit, l'intelligence artificielle symbolique, l'embodied cognition, la vie artificielle, la théorie de l'évolution, les «théories» de la complexité et de l'émergence, la simulation multi-agents, l'algorithmique génétique ainsi que les réseaux connexionnistes et les théories de la construction des concepts, domaine dans lequel il a écrit sa deuxième thèse en sciences cognitives (une thèse d'habilitation) intitulée «Pour une Evaluation des Approches Connexionnistes de la Construction des Concepts».
Il a étendu ses investigations dans le cadre du vaste projet européen PERPLEXUS dont l'un des buts est de produire une plate-forme computationnelle permettant à des agents électroniques "intelligents" de partager des "idées", i.e. d'étudier certains aspects de la dissémination de traits culturels dans des sociétés d'agents cognitivement et socialement biaisés et dans des jeux de relations topologiques complexes; et ce, par une implémentation matérielle dans le monde réel sur la base d'une architecture computationnelle bio-inspirée (adaptation, évolution, apprentissage, auto-réparation,...). Pour un bref descriptif de quelques questions philosophiques y relatives, voir «Noise and bias for free : PERPLEXUS as a material platform for embodied thought-experiments», Proceedings of the 2nd Symposium on Computing and Philosophy, The Society for the Study of Artificial Intelligence and the Simulation of Behaviour , 2009, p. 28-35.
Animé par une conviction de la valeur et de la nécessité d'un engagement interdisciplinaire entre philosophie, mathématiques et psychologie expérimentale et/ou neurosciences, il co-organise depuis quelques années avec le Professeur Henri Volken des modules des Ecoles Doctorales en psychologie sociales et en neurosciences en abordant la thématique "carrefour" de la conscience sous un angle philosophique, conceptuel, qui se veut informé par les data émanant des laboratoires et interprétables en termes de modélisation.
Il développe également des ateliers robotiques dans la ligne philosophique émergentiste et constructiviste LOGO de S. Papert en vue de faciliter par le "Learning by Doing" l'accès et la compréhension de certains concepts abstraits et computationnels pour de jeunes apprenants.
Aujourd'hui, ses intérêts sont dirigés vers les théories neurobiologiques et computationnelles de la conscience ainsi que leur modélisation mathématique et informatique dans le cadre des théories de la complexité et des réseaux. Il couple ces intérêts théoriques avec un engagement pratique dans le know-how des techniques thérapeutiques hypnotiques, domaine pour lequel il est certifié par l'Institut Romand d'Hypnose Suisse (IRHYS), ce qui lui permet d'établir des ponts interdisciplinaires entre spécialistes de différents domaines sur la question de la nature des états mentaux, de leurs concomitants psychophysiologiques (ou "corrélats neuronaux") ainsi que de leur manipulation bénéfique.