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UPPSALA – Une pression artérielle plus élevée la nuit peut être un facteur de risque de la maladie d’Alzheimer chez les hommes âgés. C’est ce que suggère une nouvelle étude réalisée par des chercheurs de l’université d’Uppsala, publiée le 8 février 2021 dans la revue Hypertension.
Une pression artérielle inversée
La « démence » est un terme général utilisé pour décrire une catégorie de symptômes marqués par des changements de comportement et une diminution progressive des capacités cognitives et sociales. De nombreux facteurs, dont l’hypertension (pression artérielle élevée), influent sur le risque de développer ces symptômes.
Dans des conditions saines, la pression artérielle (PA) varie sur 24 heures, les valeurs les plus basses étant atteintes la nuit. Les médecins appellent cette chute nocturne de la pression artérielle “dipping”. Cependant, chez certaines personnes, ce schéma de pression artérielle est inversé : leur pression artérielle nocturne est plus élevée que pendant la journée. Ce profil de pression artérielle est connu sous le nom de « baisse inversée ».
Un risque de démence de 1,64 fois plus élevé
Christian Benedict, professeur associé au département de neurosciences de l’université d’Uppsala et auteur principal de l’étude, explique que la nuit est une période critique pour la santé du cerveau. Par exemple, chez les animaux, il a été précédemment démontré que le cerveau élimine les déchets pendant le sommeil et que cette élimination est compromise par des profils de pression artérielle anormaux. Comme la nuit représente également une période critique pour la santé du cerveau humain, les chercheurs ont examiné si une pression artérielle trop élevée la nuit, comme on le voit dans le “reverse dipping“, est associée à un risque plus élevé de démence chez les hommes âgés.
Pour tester cette hypothèse, ils ont utilisé les données d’observation de mille hommes âgés suédois, qui ont été suivis pendant 24 ans au maximum. Les hommes inclus avaient au début de l’étude plus de soixante-dix ans.
Le risque d’obtenir un diagnostic de démence était 1,64 fois plus élevé chez les hommes avec un traitement à l’inverse que chez ceux avec un traitement normal. L’inversion du processus de dialyse a principalement augmenté le risque de maladie d’Alzheimer, la forme la plus courante de démence.
« Notre cohorte était composée uniquement d’hommes âgés. Nos résultats doivent donc être reproduits chez les femmes âgées », conclut le prof. Benedict.
Selon les chercheurs, une prochaine étape intéressante consisterait à étudier si la prise de médicaments antihypertenseurs (abaissant la tension artérielle) pendant la nuit peut réduire le risque de développer la maladie d’Alzheimer chez les hommes âgés.
Références & Sources :
Revue Hypertension
Personnes responsables et impliquées dans l’écriture de ce dossier :
Seheno Harinjato (rédactrice chez Creapharma.ch, responsable des infographies), relecture le 13 février 2021 par Xavier Gruffat (pharmacien)
Date de dernière mise à jour du dossier :
13.02.2021
Crédits photos :
Creapharma.ch, Adobe Stock, © 2021 Pixabay
Crédit infographie :
Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch)