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Akram Al-Wa’ara
Akram Al-Waara est né et a grandi dans le camp de réfugiés d’Aida à Bethléem, ville où il vit actuellement. Il puise dans la vie du camp une grande partie de l’inspiration pour ses films.
Après avoir obtenu son diplôme à l’Université Dar Al-Kalima, il écrit et réalise deux courts-métrages, un documentaire Night in the Camp (2020) et une fiction Head Count (2020). Pour la réalisation de ce film, Akram al-Waara travaille avec trois jeunes cinéastes du camp de Dheisheh (Bethléem), Wisam Aljafari, Ibrahim Handal et Thaer Al-Azzeh.
Il a récemment collaboré avec les équipes de production du Salon de Huda (2022) de Hani Abu Assad, de Father & Daughter de Majdi El-Omari, et Kazoz d’Amira Diab. Video-journaliste indépendant en Cisjordanie, il travaille aussi pour des media comme Middle East Eye et Electronic Intifada.
Pour son film Head Count, Akam al-Waara a proposé à Mounir Moussa, acteur palestinien originaire d’Hébron, son premier rôle au cinéma. Celui-ci a grandi dans un orphelinat et vite dû abandonner l’école pour travailler. Pendant la 2e Intifada, il a été arrêté avec des milliers d’autres jeunes Palestiniens et jeté dans une prison israélienne. Mounir Moussa y a découvert la lecture et l’écriture et c’est dans sa cellule qu’il a terminé son 1er recueil de poèmes « Le vent danse avec ma blessure ».
Plus tard, il a étudié à l’Université Dar Al-Kalima et est devenu comédien.
« Le défi le plus personnel du tournage était celui de Mounir, le comédien : passer autant de temps dans une cellule et dans un uniforme de prison lui a rappelé les 7 ans qu’il a purgés dans une prison israélienne, dont 70 jours à l’isolement. »