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Vers 1775, Antoine Pellier de Sampzon fit démolir la partie antérieure d’une maison qu’il possédait sur la place couverte, acheta une maison voisine et de l’ensemble bâtit une demeure. La façade, seule, est donc de cette période. Le reste du gros œuvre et les caves sont des XIIIe et XIVe siècles dont le précédent propriétaire était la princesse de Marsan, duchesse de Joyeuse. Antoine Pellier aurait fait combler et murer, en dessous du second étage de caves, un souterrain qui communiquait avec les oubliettes du château ducal.
Jean Louis Damien de Tardy, 1er Comte de Montravel, seigneur de Bressac, Saint-Lager, Fontblachère, La Baume, Auriolles, Les Motets, Sampzon, épousa par contrat du 5 novembre 1780, à Joyeuse, Demoiselle Marie-Rosalie-Dorothée Pellier de Sampzon, fille unique et héritière d’Antoine Pellier, seigneur de la Bastide et Sampzon, et d’Anne-Dorothée de Gasque de Combes. Rosalie était née à Joyeuse, le 3 septembre 1763, elle y mourut le jour de l’ascension, 31 mai 1832.
L’ensemble de la façade est traité en pierre de taille , les planchers sont indiqués par des bandeaux. Les fenêtres sont rectangulaires à clés harpées. La façade est couronnée par une corniche en pierre de taille.
Racheté par la commune en 1955 pour y installer la perception, l’Hôtel de Montravel a été réhabilité en 1990 après le déplacement de la perception dans un immeuble neuf. Il abrite désormais sept logements communaux.
Les salles du rez-de-chaussée ont été rénovées dans le style classique et une peinture murale monumentale, reproduction d’une vue de Joyeuse au XVe siècle a été mise en valeur. Ces salles sont conservées comme annexe à la mairie en salles d’apparat et archives historiques et accueillent le siège de l’association Culture et patrimoine en pays Joyeusain.
Il faut remarquer la présence d’un puits dans le vestibule, qui, alimenté par les eaux pluviales, servait aux usages ménagers de la maison, Joyeuse n’ayant eu une distribution aux fontaines publiques qu’à partir du milieu du XIXe siècle.
Façades et toitures; à l’intérieur, cage d’escalier et son vestibule ainsi que le salon nord-est avec son décor au rez-de-chaussée ont été inscrits aux monuments historiques et ont fait l’objet de l’arrêté du 19 avril 1988.