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Ce projet énergétique vise à faciliter la planification et l'autorisation des grandes installations de production d'électricité et à encourager la construction de petites installations solaires.
Lors de l'assemblée des délégués, le conseiller fédéral UDC Albert Rösti s'est engagé en faveur du projet. Une pénurie d'électricité reste un risque pour le pays. Il est important que la Suisse puisse augmenter sa production d'électricité, a souligné le ministre de l'énergie.
Aux sceptiques dans ses propres rangs, il a promis que la loi ne permettrait pas de couvrir la Suisse d'éoliennes et de centrales solaires. Des zones seront créées où de telles extensions seront possibles.
En revanche, si la loi est rejetée, des demandes pour de telles installations pourront être déposées partout. La loi canalise donc aussi. En outre, les projets ne peuvent être réalisés que si les communes concernées sont d'accord, a relevé le conseiller fédéral. La loi permet des investissements, notamment dans les régions alpines.
Dans les zones appropriées définies par les cantons, les grandes installations solaires et éoliennes doivent avoir la priorité sur les autres intérêts, y compris la protection de la nature et l'agriculture. La population continuera toutefois à avoir son mot à dire lors de la planification et de la construction. Pour 16 projets hydroélectriques explicitement mentionnés dans la loi, il y a des facilités de planification et un peu moins de droits de participation qu'aujourd'hui.
Le projet contient également des objectifs d'économie: la consommation moyenne d'énergie par habitant et par an doit diminuer de 43% d'ici 2035 et de 53% d'ici 2050 par rapport à la situation de 2000.
Beaucoup d'efforts pour un rendement insuffisant
Le solaire et l'éolien ne permettent pas un approvisionnement en électricité sûr, a rétorqué la conseillère nationale et vice-présidente du parti Magdalena Martullo-Blocher. Il ne s'agit pas seulement de quelques éoliennes et installations solaires. Il faudrait plutôt 9000 éoliennes et installations solaires d'une surface cinq fois plus grande que le lac de Zurich.
«Beaucoup d'éoliennes et de panneaux solaires pour peu d'électricité», estime Mme Martullo-Blocher, résolument opposée au projet.
De nombreux délégués se sont exprimés lors d'un débat animé. Les détracteurs craignaient que les paysages ne soient défigurés et que l'autonomie des communes soit réduite.
La direction du parti avait recommandé aux délégués de voter non. De nombreux membres des Chambres fédérales se sont prononcés pour le oui. Finalement, les délégués ont décidé de voter non par 242 voix contre 149 et six abstentions.
Les délégués ont encore dit non à l'initiative du Parti socialiste (PS) sur l'allègement des primes et non à celle du Centre «Pour des primes plus basses». Le comité directeur du parti a également donné son propre mot d'ordre en recommandant le oui pour le quatrième objet soumis en votation du 9 juin, l'initiative «Stop à la vaccination obligatoire».
Un paysan de montagne pour diriger l'UDC
Les délégués ont également pris congé, par une ovation debout, du président du parti Marco Chiesa. Le Tessinois avait été élu à la tête du parti en 2020.
Ils ont élu Marcel Dettling, 43 ans, pour le remplacer. Ce conseiller national, paysan de montagne de Suisse centrale, est considéré comme un homme de terrain, proche du peuple et conservateur. Le Schwyzois était le seul candidat à la succession de Marco Chiesa.
En 1998, Marcel Dettling a fait partie des membres fondateurs des Jeunes UDC du canton de Schwyz. En 2008, Il a été élu pour la première fois au parlement cantonal. En 2015, il a créé la surprise en accédant au Conseil national.
Marcel Dettling a fait carrière au sein du parti: en 2018, il est entré au comité directeur de l'UDC Suisse et depuis 2022, il en est le vice-président, aux côtés des conseillères nationales Céline Amaudruz (GE) et Magdalena Martullo-Blocher (GR).