Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06891.jsonl.gz/686

Une équipe de chercheurs dirigée par le Dr. Didier Pittet des Hôpitaux universitaires genevois s'est penchée sur la densité de bactéries qu'abritent les stéthoscopes des médecins par rapport à celle de leurs mains, principales sources de transmission bactérienne dans les hôpitaux.
Leurs résultats, publiés jeudi dans, montrent qu'il y a davantage de bactéries sur le diaphragme du stéthoscope que sur la paume de la main du médecin. Les chercheurs n'ont découvert un taux plus élevé de bactéries que sur le bout des doigts des praticiens. Il y en a même davantage sur le tube du stéthoscope que sur le dos de la main, poursuit l'étude.
"Vecteur important de transmission"
Puisque les stéthoscopes sont utilisés fréquemment dans une journée et qu'ils sont en contact direct avec la peau des patients, les chercheurs les considèrent comme "des vecteurs potentiellement importants de transmission de bactéries, y compris le staphylocoque doré".
Pour la sécurité des patients et du staff, le Dr. Didier Pittet recommande donc de désinfecter le stéthoscope après chaque utilisation avec un patient.
L'article publié jeudi dans la revue Mayo Clinic Proceedings (en anglais)
vtom
Les explications en vidéo
Les explications du Dr. Didier Pittet (en anglais)