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Les feux d’artifice comment c’est fait ?
Principe de base des feux d'artifice repose sur la combustion pyrotechnique, dérivé de la poudre noire originelle contenant un composé oxydant nitrate, chlorate, perchlorate qui libère de l'oxygène et un composé réducteur, le soufre et le carbone, en mélange avec des métaux comme le silicium, le bore, le magnésium et le titane qui sert de combustible.
Les Couleurs s'obtiennent par l'émission de composés métalliques. Sous l'action de la chaleur de la combustion, ils se décomposent en émettant une lueur caractéristique. Exemple:
Les bombes sont des dispositifs contenant une charge propulsive, un retard de transmission d'allumage, une charge d'éclatement et, des étoiles.
La charge propulsive (la "chasse "), allumée par l'intermédiaire d'un conduit de mise à feu (mèche noire sous conduit) génère des gaz dont la poussée, canalisée par le mortier, propulse la bombe en altitude.
Le retard de transmission d'allumage (" l'espolette "), allumé par la charge propulsive, brûle pendant l'ascension de la bombe et, initie la charge d'éclatement lorsque la bombe atteint son apogée.
La charge d'ouverture provoque l'ouverture brutale du coffre en même temps qu'elle propulse et allume les étoiles qui créeront l'effet.
Principaux procédés :
Les Bombes :
Ce sont elles qui produisent à plusieurs dizaines de mètres d'altitude de multiples étoiles, explosions bruyantes et colorées. Elles sont mises à feu dans des mortiers d'acier ou de carton enterrés dans le sol. la mèche d'allumage transmet la flamme à la poudre noire de la chasse, la compression des gaz ainsi crée propulse la bombe vers le haut. L'espolette à combustion lente contient le feu et est calculée pour mettre à feu les étoiles contenues dans l'enveloppe à l'apogée de la trajectoire de la bombe.
Les chandelles romaines :
Tube contenant un empilage de projectiles à tir automatique, successif et synchronisé. Les projectiles peuvent être des comètes, des pots à feu ou des bombes. Les effets peuvent être variés (bruyants, colorés, or, argent, tourbillons, serpentaux, mosaïque, clignotants, etc...). C'est un élément essentiel de la composition des façades et des tableaux aériens d'un feu d'artifice harmonieux.
Les fusée :
Projectile aérien autopropulsé (ne pas confondre avec une bombe qui est tiré à l'aide d'un mortier). La fusée est propulsée par un moteur à poudre tout au long de son ascension. Sa trajectoire est stabilisée le plus souvent par une baguette qui est fixée sur le corps et qui retombe lorsque la charge a explosé à son point culminant. Leur sensibilité au vent latéral et le danger représenté par la retombée de ces baguettes expliquent que les fusées ne sont que rarement utilisées. Les effets, colorés ou bruyant, sont identiques à ceux des bombes. Elles peuvent être tirées unitairement ou en salve.
Les jets :
Disposés sur des supports de bois fixes, c'est la figure de base. La composition pyrotechnique est comprimée dans un tube en carton fort. Après l'allumage, une flamme s'échappe en projetant des étincelles en fontaine ou en cascade. Montés sur des supports tournants, ils donnent des soucoupes ou des soleils.
Les pot à feu ou volcan :
Gerbe de feu jaillissant d'un tube en tirs unitaires ou successifs (chandelles ou batteries automatiques). Effets colorés, bruyant, mosaïque, crépitant, etc...très spectaculaire pouvant être utilisé en tableau, en façade ou ponctuellement. Caractérisé par son calibre (30 à 150 mm) et par sa gerbe (hauteur et densité originales).
Les mortier :
Tube, généralement en carton, servant à tirer les bombes d'artifice. Ces mortiers peuvent être montés en batterie pour des tirs en rafale et leur calibre varie de 20 mm jusqu'à plus de 600 mm. La mise en oeuvre est délicate et nécessite beaucoup de précautions. Les mortiers dépassant 100 mm de calibre entrent dans la catégorie des feux "K4" et ne peuvent donc être mise en oeuvre que par des artificiers professionnels possédant un certificat de qualification.