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Les actifs localisés aux Etats-Unis sont soupçonnés d'avoir été acquis à la faveur de détournements massifs, qui sont au coeur d'enquêtes dans plusieurs pays - dont la Suisse - et ont conduit le fonds 1MDB au bord de la faillite.
Une "conspiration internationale"
Selon le Wall Street Journal, ces fonds ont notamment été utilisés par des proches du Premier ministre Najib Razak pour acquérir des appartements de luxe à New York, des toiles de Van Gogh et les droits du film "Le Loup de Wall Street" réalisé par Martin Scorsese. Najib Razak n'est pas directement visé par l'enquête américaine.
Dans un bref communiqué, le ministère américain de la Justice évoque une "conspiration internationale visant à blanchir des fonds détournés" au détriment de ce fonds malaisien. Il prévoit de détailler son offensive dans le courant de la journée.
afp/ats/mre
Des milliards envolés
Le scandale a éclaboussé le Premier ministre malaisien qui aurait, selon plusieurs articles de presse, reçu plus d'un milliard de dollars sur ses comptes personnels en provenance de 1MDB, ce que le fonds a nié.
Les enquêteurs américains s'intéressent également au rôle de Goldman Sachs, cherchant à déterminer si la banque d'affaires américaine n'a pas omis d'avertir les autorités de transactions suspectes.
Banques suisses concernées
Pour rappel, la banque centrale de Singapour a ordonné en mai la fermeture de la filiale locale de la banque privée BSI.
L'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) a ouvert une procédure à l'encontre de l'ancien responsable des affaires asiatiques de la banque tessinoise, afin de faire la lumière sur les responsabilités dans l'affaire de blanchiment d'argent liée au fonds 1MDB.
Le nom d'UBS est également apparu dans des articles. Des fonds suspects auraient transité par un compte d'une filiale de Singapour de la grande banque helvétique.
Demande d'aide à la Suisse
L'office fédéral de la justice (OFJ) a chargé le Ministère public de la Confédération (MPC) de mener l'enquête, a indiqué mercredi à l'ats Ingrid Ryser, cheffe suppléante de l'information à l'OFJ. Elle confirme les informations de Reuters.
Le MPC exécute la demande d'entraide judiciaire, a-t-il indiqué à l'ats. Au cours de la procédure, la Suisse a aussi demandé le soutien d'autres pays, dont les USA. Ils ont fourni "diverses preuves tout à fait satisfaisantes". L'enquête se poursuite.