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Un iceberg géant de 1550 km² s’est détaché de la barrière de Brunt, épaisse de 150 mètres. L’iceberg a vêlé après que des fissures d’origine naturelle se soient propagées sur l’ensemble de la banquise au cours des dernières années, provoquant la rupture du nouvel iceberg. L’événement a eu lieu dimanche 22 janvier entre 19h00 et 20h00 UTC pendant une marée haute. Les glaciologues du BAS ont déclaré que le vêlage n’était pas lié au changement climatique et qu’il faisait partie du comportement naturel de la calotte glaciaire.
L’iceberg a vêlé lorsque la fissure connue sous le nom de Chasm-1 a entièrement traversé la calotte glaciaire qui s’est rompue. Les glaciologues, qui sont sur place de novembre à mars au sein de la station de recherche « Halley VI » toute proche, observent depuis dix ans l’évolution d’énormes fissures dans la glace de la barrière de Brunt. Cette démolition est le deuxième vêlage le plus important dans cette région après celui de l’iceberg A-74, légèrement plus petit, signalé le 26 février 2021 par des scientifiques du British Antarctic Survey (BAS). Ce nouvel iceberg est deux fois plus grand que Hambourg ou que la surface terrestre de la ville de New York.
La barrière de Brunt est le site de la station de recherche BAS Halley. Les glaciologues du BAS, qui ont surveillé le comportement de cette barrière glaciaire, affirment que la zone où se trouve actuellement la station de recherche n’a pas été affectée par les récents événements.
La structure glaciologique de la barrière de Brunt est complexe et les effets du vêlage sont imprévisibles. En 2016, le BAS avait déplacé la Halley Research Station à 23 km à l’intérieur des terres de Chasm-1, après que la fissure ait commencé à s’élargir.
Depuis 2017, le personnel n’est plus affecté à la station que durant l’été antarctique, de novembre à mars. Actuellement, 21 personnes travaillent sur la station pour maintenir l’alimentation électrique et les équipements qui font fonctionner les expériences scientifiques à distance pendant l’hiver. Leur travail se poursuit jusqu’à ce que des avions viennent les chercher, autour du 6 février.
Heiner Kubny, PolarJournal
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