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Le Tribunal fédéral (TF) a confirmé la peine de 14 ans de prison pour homicide infligée à un médecin qui avait tué son épouse. Il déboute le Ministère public du canton de Neuchâtel, qui plaidait l'assassinat ainsi que le meurtrier, qui invoquait un geste passionnel.
Le drame était survenu le 6 janvier 2008 à La Chaux-de-Fonds. Après son divorce, l'homme avait mal supporté d'être séparé de ses deux filles et de sa femme. Il s'était senti "roulé dans la farine" lorsqu'il avait appris que celle-ci avait un autre homme dans sa vie.
Après une discussion au sujet de la garde des enfants, au terme d'un week-end pendant lequel il s'était occupé de ses filles, le médecin avait sorti son pistolet d'ordonnance, qu'il était allé chercher à son cabinet le jour précédent.
Il avait tiré sur sa femme. Esquissant un geste de défense, elle avait été atteinte d'un coup mortel. Condamné pour assassinat à 16 ans de prison par le Tribunal criminel des Montagnes et du Val-de-Ruz, l'homme avait écopé en appel de 14 ans de prison pour meurtre.
En dernière instance, le TF rejette l'argumentation du Ministère public du canton de Neuchâtel, qui demandait que le médecin soit condamné pour assassinat.
Désespoir et désarroi
Selon les juges fédéraux, même si l'acte ne paraît pas dénué de lâcheté et d'égoïsme, certains éléments retenus par le Tribunal cantonal trahissent plutôt "le désespoir et le désarroi" qu'un "égoïsme primaire et odieux" et ne dénotent pas une absence totale de scrupule.
Ecartant la thèse de l'assassinat, le TF rejette également le recours du médecin, qui demandait à être reconnu coupable de meurtre passionnel. Se référant à un expert qu'il avait mandaté, il soutenait que le passage à l'acte et son état avant et après les faits avaient démontré une "agitation psychique" résultant de la prise d'anti-dépresseurs.