Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/46238

<h2>SubmittedText<h2><p>Le laboratoire cantonal de Zurich a détecté des concentrations élevées d'acrylamide - substance cancérigène - dans des chips, des frites, du Knäckebrot et du bircher.</p><p>Quelles mesures l'Office fédéral de la santé publique a-t-il prises ?</p><p>Comment informe-t-on la population ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Du fait de son utilisation dans les matériaux plastiques, la toxicologie de l'acrylamide est bien connue. La substance est classée par les instances internationales comme carcinogène probable. La présence d'acrylamide dans les denrées alimentaires a été signalée par les autorités suédoises (Swedish National Food Administration) le 24 avril dernier. L'OFSP a immédiatement réagi en procédant à ses propres investigations dans le but de confirmer les résultats des Suédois. Aujourd'hui, les données sur le type d'aliments contenant de l'acrylamide sont encore insuffisantes pour estimer correctement l'exposition et le risque que constitue l'acrylamide dans les aliments. Pour pallier ce manque de données, l'OFSP a pris les mesures suivantes :</p><p>1. formation d'un groupe d'experts mixte des secteurs public et privé pour gérer les problèmes techniques (23 mai 2002);</p><p>2. appel aux organisations de l'industrie agroalimentaire en leur demandant d'analyser leurs produits et de fournir les résultats de ces analyses à l'OFSP jusqu'à fin août (lettre du 4 mai 2002);</p><p>3. participation active aux travaux internationaux (rencontre d'experts de l'OMS à fin juin).</p><p>L'OFSP a informé le public par le biais de communiqués de presse le 26 avril ainsi que les 27 et 31 mai. L'acrylamide est présent dans les denrées alimentaires depuis des générations. Il ne s'agit pas d'un risque nouveau, mais d'un risque découvert récemment. Les études épidémiologiques sur les ouvriers travaillant dans les fabriques d'acrylamide n'ont cependant pas mis en évidence une augmentation du risque de cancer. Dans l'état actuel des connaissances, l'OFSP conseille de ne pas changer ses habitudes alimentaires dans l'attente des informations nécessaires à une évaluation scientifique correcte de cette question. En cela, il s'aligne sur les recommandations d'autres pays.</p>