Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07276.jsonl.gz/533

Elle s’appelle Karen Hepp et anime une émission de télévision aux États-Unis : Good Day Philadelphia, sur la chaîne Fox 29. Cette jeune femme vient de porter plainte contre Facebook, Reddit, Imgur, Giphy et XNXX (un site pour adultes), car une photo prise à son insu aurait été réutilisée sur ces différentes plateformes web.
Les réseaux sociaux sont-ils responsables ?
Les sites concernés sont accusés d’avoir porté atteinte à la réputation de la présentatrice télé, mais aussi d’avoir violé ses droits en matière de droit à l’image. Karen Hepp précise que sur la photo en question, on l’aperçoit debout, dans une épicerie, portant une chemise légèrement décolletée. La femme pense que quelqu’un l’a prise en photo à New York mais elle ne se rappelle plus où se trouve exactement ce magasin.
Karen Hepp réclame 10 millions de dollars (9 millions d’euros) et la suppression immédiate de la photo. En réalité, la présentatrice TV pourrait avoir du mal à obtenir gain de cause. Les sites concernés par la plainte bénéficient d’une protection par rapport aux contenus postés sur leur plateforme. En effet, ils ne sont pas à l’origine de la photo. Facebook et Reddit ne s’inquiètent certainement pas beaucoup de ce dépôt de plainte.
La loi à ce sujet est controversée
Pourtant, les avocats de la plaignante estiment que Karen Hepp peut jouir d’un droit exclusif pour contrôler la valeur commerciale de son nom et/ou de son image. Ce droit empêcherait quiconque d’utiliser et d’exploiter ces derniers sans autorisation. Ils sont persuadés que les plateformes web concernées devraient être en mesure de retrouver la personne à l’origine de cette publication.
L’article 230 en vertu de la Communications Decency Act est censé protéger les sites contre les publications de leurs utilisateurs. Pour obtenir gain de cause, Karen Hepp devrait montrer que les sites ont sciemment hébergé la photo, ou alors qu’ils ont réclamé cette photo à quelqu’un. Cette situation illustre bien les failles juridiques dans la lutte contre le droit à l’image.