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Ce matin, sur Radio Cité, Pascal Décaillet a réuni une brochette de constituants, comme avant chaque session plénière de la noble assemblée. Ils ont débattu - sous la pression du temps - de l'augmentation ou de l'abaissement du nombre de signatures nécessaires à la libre expression de la volonté du peuple souverain grâce aux instruments du référendum et de l'initiative populaire.
Personne n'a évoqué le républicain James Fazy, qui a instauré à Genève, en 1847, un régime parlementaire représentatif et un exécutif fort. Le grand radical aurait sans doute été effrayé par les propos de la majorité actuelle d'augmenter le recours au référendum et aux initiatives. Ce n'est pas encore le gouvernement par la rue, mais peut paraître comme un risque de blocage des institutions, à Genève en particulier, où les petits partis minoritaires n'hésitent pas à recourir à la démocratie directe pour faire entendre leur voix voire pour renverser un vote de la majorité. Deux remarques à ce sujet: