Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07269.jsonl.gz/794

Le comité d'initiative demande un «approvisionnement en électricité sûr et climatiquement neutre». Cet approvisionnement est «essentiel pour la société et l'économie». Concrètement, il doit être garanti en tout temps, grâce à des responsabilités claires attribuées par la Confédération.
Les derniers hivers ont démontré que la Suisse ne produit pas assez d'électricité elle-même et qu'elle est dépendante de l'étranger, estime l'alliance. Encore plus dans le contexte géopolitique actuel en Europe, la Suisse doit produire de l'électricité respectueuse du climat de manière autonome, estime le conseiller national Christian Imark (UDC/SO). Lequel ajoute:
Le comité rappelle la menace de pénurie d'électricité l'année dernière et les mesures d'urgence mises en place comme les réserves et les centrales de secours. Le conseiller national Marcel Dobler (PLR/SG) développe:
Le texte précise que toutes les formes de production électrique respectant l'environnement et le climat doivent être autorisées. Le comité d'initiative souhaite ainsi rouvrir la porte à l'atome.
«L'objectif 'zéro net' d'ici 2050 ne peut être atteint qu'avec le concours de l’énergie nucléaire», selon Eduard Kiener, ancien directeur de l'Office fédéral de l'énergie. Marcel Dobler relève la nécessité de lever les interdictions technologiques, afin de permettre la construction de nouvelles centrales nucléaires.
L'alliance regroupe des représentants du monde politique, de l'économie et de la société civile. Le conseiller aux Etats Peter Hegglin (Centre/ZG) fait aussi partie du comité. De même que, parmi les Romands, le président du Centre Fribourg Damiano Lepori ainsi que les présidents des Jeunes PLR Valais et Vaud David Cardoso et Pauline Blanc.
A peine déposée, l'initiative est déjà attaquée par les opposants au nucléaire, qui ont réagi dans différents communiqués. L'Association Sortir du nucléaire Suisse romande critique le fait que les auteurs du texte avancent masqués puisque le mot «nucléaire» n'est pas mentionné sur les feuilles de signatures.
Greenpeace trouve que l'initiative «dangereuse et inutile» n'apporte aucune solution concrète. Et de rappeler que l'interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires a été plébiscitée en votation en 2017.
Le risque d'accident nucléaire reste très présent, poursuit Greenpeace. Ainsi, les investisseurs privés n'ont pas envie de se lancer dans des projets aussi risqués. Le financement passerait donc par la Confédération et les cantons, ce qui alourdirait les finances publiques, selon l'organisation.
De leur côté, les Vert-e-s soulignent le fait qu'une nouvelle centrale ne pourrait entrer en service que dans 20 ans au plus tôt, soit de toute façon trop tard pour le climat et la sécurité de l’approvisionnement. Le parti estime que le tournant énergétique doit se fonder sur des technologies renouvelables et sur l’efficience, «deux moyens bien meilleur marché et beaucoup plus sûrs qu’une centrale nucléaire».
Les Vert-e-s annoncent déjà un référendum en cas de contre-projet.
Les ex-dirigeants de la grande banque ne devraient pas être inquiétés quant à leurs bonus. Le département fédéral des Finances (DFF) a confirmé dimanche à cette information de la Sonntagszeitung. Le Conseil fédéral est arrivé à cette conclusion dans son rapport sur la stabilité bancaire.