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DÉPARTEMENT FÉDÉRAL DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
DÉPARTEMENT FÉDÉRAL DE L'ÉCONOMIE
La Banque mondiale et la lutte contre la pauvreté
La réunion qui s'est tenue le 5 octobre à Berne, organisée
conjointement par la Direction du
développement et de la coopération (DDC) et le Secrétariat d'État à l'économie (seco), a fourni
l'occasion à des représentants de la Banque mondiale de s'exprimer sur les résultats d'un examen
de l'activité de la Banque dans le domaine de la lutte contre la pauvreté. Il en ressort que la
stratégie de la Banque mondiale n'a été qu'incomplètement mise en oeuvre et que son application
doit être poursuivie ; elle serait également est trop axée sur le niveau macroéconomique et pas
assez sur les besoins des gens.
1,3 milliard de gens continuent à vivre dans le plus grand dénuement avec moins d'un dollar par jour. Lors de la réunion du 5 octobre, Alison Evans, du Département de l'évaluation des opérations (OED) - un organe de contrôle interne de la Banque indépendant de la Direction -, a présenté un bilan sans complaisance et plutôt mitigé de la stratégie de lutte contre la pauvreté de la Banque mondiale. En vue de l'éradication de la pauvreté, la Banque mondiale prône une croissance économique reposant sur une large base et une haute intensité de main d'oeuvre, le développement de l'enseignement de base et de services de santé ainsi que la mise en place de systèmes de prévoyance sociale. Toutefois, cette stratégie n'aurait été qu'incomplètement mise en oeuvre et son application nécessiterait d'être poursuivie.
La réunion a mis en évidence le fait qu'une croissance
durable, stable et reposant sur une large base
constitue un élément important de lutte contre la pauvreté. De bonnes politiques au niveau macro-économique favorisent certes la croissance mais n'ont pas d'effet direct sur la diminution de la pauvreté. En revanche, un développement de qualité des secteurs sociaux joue un rôle décisif tant en ce qui concerne la croissance économique que la réduction de la pauvreté. D'aucuns considèrent comme une faiblesse de la Banque que sa stratégie soit trop axée sur le niveau macroéconomique et pas assez sur les besoins des gens.
L'étude présentée lors de la réunion sera
un instrument important lors de l'établissement du prochain
rapport 2000/2001 sur le développement mondial. Le choix renouvelé, après dix ans, du thème de la
pauvreté pour cette publication capitale de la Banque mondiale confirme que la lutte contre la pauvreté sera à nouveau, à l'aube du nouveau millénaire, au centre des préoccupations de cette dernière. La Banque mondiale tient à tirer les leçons de ses expériences et de ses erreurs et consacre donc beaucoup d'efforts à l'évaluation de ses projets et programmes. Tout comme la Banque mondiale, la Suisse peut également tirer parti de ces expériences. C'est pourquoi elle soutient activement la Banque mondiale dans l'examen de ses stratégies en vue de la lutte contre la pauvreté.
DIRECTION DU DÉVELOPPEMENT ET DE LA COOPÉRATION (DDC)
SECRÉTARIAT D'ÉTAT À L'ÉCONOMIE (seco)
De plus amples informations peuvent être obtenues auprès de Walter Hofer, DDC (031 322 34 16), et Michel Mordasini, seco (031 324 08 19).