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La rhétorique date de l’antiquité grecque et signifiait l’art de l’éloquence ou art de persuader par le discours. Elle était surtout destinée au domaine juridique et comportait traditionnellement cinq parties : l’inventio (art de trouver les arguments les plus efficaces), la dispositio (art d’ordonner les arguments dans la présentation du discours), l’elocutio (art de trouver les mots qui renforcent les arguments), l’actio (art du mouvement, du geste accompagnant la parole), et la memoria (art de mémoriser le discours). C’était donc avant tout une approche de la langue orale. La dimension rhétorique de la langue écrite n’est apparue que bien plus tard.
La rhétorique recouvre plusieurs sens, selon que l’on en est un partisan ou un détracteur. Pour les uns, c’est un moyen de manipuler, d’utiliser la langue et la logique à des fins de ruse. Pour les autres, c’est l’art de la belle langue, de la phrase bien dite, de la pensée ornementée.
Mais la rhétorique n’est pas qu’une sorte de mystique de la langue. C’est également uns science qui s’occupe de décrire les usages particuliers du langage, comme les figures de style. Elle en dresse la liste, et décrit leur fonctionnement, leur caractéristique, leur puissance. Elle travaille également sur les procédés caractéristiques de la littérature, en lien avec la stylistique, afin de permettre une meilleure interprétation des textes littéraires.
Elle a donc une orientation poétique, intégrant la notion de beauté, et une orientation scientifique qui travaille sur les effets de langue.