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Ostéoporose
Rev Med Suisse
2018; volume 14.
70-73
Résumé
Le risque de deuxième fracture dans les deux ans qui suivent un premier épisode est élevé. Les résultats de dix ans continus de dénosumab sont favorables, mais son arrêt expose au risque de fractures vertébrales précoces, surtout en cas de fractures vertébrales prévalentes. Le tériparatide est plus efficace que le risédronate pour prévenir les fractures vertébrales et cliniques chez les patientes à très haut risque. Le romosozumab confirme son intérêt comme agent anabolique dans le traitement de l’ostéoporose. Les fractures fémorales atypiques sous bisphosphonates pourraient être favorisées par des caractéristiques anatomiques. L’algorithme décisionnel pour la prise en charge de l’ostéoporose dépend de la nature du traitement et du risque de fracture du patient.
Risque imminent de fracture après fractureUne cohorte de plus de 18 000 hommes et femmes, nés entre 1907 et 1935, a été sélectionnée au hasard dans la population islandaise entre 1967 et 1991, avec un suivi moyen de 28 années, et enregistrement des fractures. L’analyse a porté sur la relation entre la première (plus de 5000 patients) et la seconde fracture ostéoporotique majeure (FOM = fracture de hanche, de vertèbre, de poignet ou d’humérus lors d’un traumatisme n’excédant pas une chute de sa hauteur) qui est survenue chez environ 2000 patients. Le risque de présenter une deuxième FOM est augmenté, surtout pendant les deux premières années, et reste plus élevé que dans la population sans fracture. Par exemple, à 12 mois après une première FOM, le risque d’en faire une deuxième est augmenté de 2,7 fois (2,4‑3,0) par rapport à la population sans fracture. La survenue précoce de la deuxième FOM est observée de façon relativement similaire, que la première FOM survienne à 60, 70 ou 8...