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Au sens de la loi fédérale sur la protection civile et la protection de la population (LPPCi), toute personne résidant sur le sol suisse doit disposer d'une place protégée. De ce fait, la Suisse regroupe des infrastructures dédiées à la mise à l'abri de la population.
Selon la législation en vigueur (art. 60, LPPCi), tout habitant en Suisse doit disposer d'une place d'abri situé à proximité de son lieu d'habitation.
Les propriétaires sont obligés à faire réaliser un abri privé lors de la construction de leur nouvelle habitation.
Quant aux autorités communales, elles doivent veiller à garantir que tous ces concitoyens dans sa commune puissent disposer d'une place d'abri sur leur territoire. Dans le cas contraire, elles sont tenues de compenser le manque de places protégées en réalisant des abris publics.
Les astreints de la protection civile, en cas d'intervention, doivent pouvoir se mettre à l'abri. Les infrastructures dédiées à la troupe sont des constructions protégées. Elles sont classifiées selon leur utilisation prévue : poste d'attente (po att), poste de commandement (PC), poste sanitaire de secours (PSS). Dans certains cas, une construction protégée peut combiner plusieurs utilisations.
FAUX ! L'obligation de réaliser un abri est toujours maintenue. Elle demeure ancrée dans la législation fédérale en matière de la protection de la population et la protection civile.
La Confédération recensait 8'951'918 places protégées réparties sur le territoire suisse dans 364'497 abris.
86% de ces places étaient dans des abris privés (355'481) et
14% dans des abris publics (9'016).
Si le résultat du taux de places protégées disponibles pour sa population, soit 106%, certains cantons souffre d'un manque de places protégées en n'atteignant pas le principe d'une place par habitant.
Les cantons de Bâle-Ville, Genève et Neuchâtel offraient un total de places protégées inférieures à 80%.
Les cantons de Fribourg, du Tessim, de Turgovie et de Vaud étaient légèrement en-dessous (entre 90-99%) alors que les autres cantons offraient plus de places protégées que nécessaires.