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Le 16 juin 2023, la Conseillère nationale Verte Meret Schneider a déposé un postulat demandant au Conseil fédéral d’examiner et proposer des alternatives à l’étourdissement au CO2. En effet, le gazage au dioxyde de carbone est actuellement utilisé dans le monde entier sur un grand nombre d’animaux et est controversée du point de vue du bien-être animal.
L’élue demande au gouvernement « comment les connaissances et les résultats des symposiums 3R, en particulier du symposium de 2020 sur la recherche d’alternatives , seront pris en compte dans la promotion et la mise en œuvre des méthodes d’étourdissement plus humaines » . Elle rappelle que dans le rapport sur la protection des animaux de 2021, la Confédération indique que : « la procédure pour une mise à mort des animaux "dans les règles de l’art", à savoir sans leur causer ni anxiété ni douleurs, est réglementée par la loi. Les méthodes d’étourdissement et de mise à mort doivent tenir compte non seulement des aspects liés au bien-être des animaux, mais aussi de la sécurité au travail et de l’économicité ».
Même l’OSAV admet que le gazage au dioxyde de carbone est une méthode cruelle
L’OSAV encourage la recherche d’alternatives qui ménagent les animaux, car « le CO2 irrite les voies respiratoires lorsqu’il est inhalé à des concentrations élevées et déclenche très rapidement des douleurs, de la détresse respiratoire et de l’anxiété chez les animaux concernés. La perte de conscience ne survient qu’après plusieurs secondes, voire plusieurs minutes selon l’espèce ». Le rapport sur la protection des animaux indique également que « partout où des douleurs, des souffrances et des peurs sont infligées aux animaux, la Confédération doit s’efforcer d’éliminer ou, au moins, de réduire ces contraintes. Dans le cas de l’étourdissement et de la mise à mort d’animaux dans le cadre de la production de denrées alimentaires et de la recherche sur les animaux, l’OSAV estime devoir agir. C’est pourquoi il s’est fixé comme priorité de recherche dans le domaine du bien-être animal l’optimisation des méthodes de mise à mort des animaux — et donc la recherche d’alternatives au CO2 ».
La Confédération doit promouvoir et mettre en œuvre les alternatives
Meret Schneider salue la démarche de l’OSAV, mais regrette que « sur le site web de la Confédération et dans les rapports de recherche correspondants, on ne trouve ni synthèse des résultats, ni résultats de recherche, ni stratégie indiquant dans quelle mesure, par exemple, l’azote, qui est considéré comme une alternative plus douce dans les études mentionnées par la Confédération, pourrait être utilisé dans la pratique » . Elle ajoute qu’on ne sait pas non plus « de quelle manière exactement la Confédération compte promouvoir et mettre en œuvre les alternatives alors que cela est censé être l’objectif des recherches et des échanges. Pour que l’OSAV puisse remplir le mandat qu’il s’est lui-même fixé, il est essentiel de définir une stratégie et des étapes concrètes afin de mettre en pratique les enseignements tirés, de sorte que la promotion des alternatives puisse être mise en œuvre et ne reste pas lettre morte ». Le postulat de Meret Schneider a été cosigné par des Vert·e·s, mais aussi par des élu·e·s du PS, du Centre et du PLR.