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A dix jours des caucus de l'Iowa, qui lanceront le 3 janvier les primaires républicaines aux Etats-Unis, la machine électorale de Mitt Romney s'est relancée. A coups de millions, son équipe semble être parvenue à écarter la menace que représentait Newt Gingrich.
L'ex-gouverneur du Massachusetts Mitt Romney ne parvient cependant pas à franchir le seuil des 25% dans les sondages nationaux. Cela, malgré le soutien de figures influentes du Parti républicain.
L'importance du caucus de l'IowaPour son entourage, il est par conséquent très important qu'il se sorte sans trop de mal des caucus de l'Iowa, un Etat rural et conservateur guère réceptif à ses discours. Il pourrait alors ambitionner un bon score dans le New Hampshire, qui votera le 10 janvier, et engager ainsi une véritable dynamique de campagne.
D'où l'importance des moyens mis en oeuvre ces dernières semaines contre le conservateur Newt Gingrich. «Restore Our Future», le super comité d'action politique (Super PAC) soutenant Romney, a consacré ces deux dernières semaines 2,6 millions de dollars en clips contre lui.
Cette virulente campagne de publicités négatives a réduit l'avance que Gingrich avait creusée dans l'Iowa. Dans la plupart des sondages, Ron Paul, l'élu texan, est désormais en tête dans cet Etat devant Romney. Gingrich est retombé lui à la troisième place.
34 fois plus que Gingrich
«Vous vous demandez pourquoi la cote de Gingrich chute dans l'Iowa? Romney (et les 'Super PAC' qui le soutiennent) ont dépensé 34 fois plus que Gingrich au cours de la semaine passée», relève la société de consulting Anzalone Liszt Research, proche du Parti démocrate de Barack Obama.
Conseiller de longue date de Mitt Romney, Eric Fehrnstrom confirme à Reuters que l'équipe de campagne de l'ex-gouverneur du Massachusetts, qui dispose de loin des ressources financières les plus importantes parmi les prétendants à l'investiture républicaine, s'était préparée à un mois de décembre tendu.
Remobilisation des réseaux
«Nous avons toujours pensé que la concurrence et l'intensité s'accentueraient à l'approche des votes. Nous aimons l'état actuel de la campagne. La dynamique est en notre faveur», dit-il.
Après avoir longtemps tergiversé sur l'opportunité de faire vraiment campagne dans l'Iowa, son équipe de campagne a finalement remobilisé les réseaux tissés en 2008, lors de la précédente tentative de Romney de décrocher l'investiture du Parti républicain (il avait été battu au final par John McCain). Et le candidat a prévu de visiter huit villes de l'Iowa sur quatre jours, la semaine prochaine.
Priorité au New Hampshire
Mais la priorité demeure le New Hampshire, deuxième étape du processus qui désignera l'adversaire de Barack Obama à la présidentielle de novembre 2012. Romney, qui y possède une maison, ne peut se permettre d'y perdre et doit même s'assurer une victoire aussi large que possible.
«L'Iowa récolte du maïs, le New Hampshire récolte des présidents», aime à dire John Sununu, ancien gouverneur de cet Etat de la Nouvelle-Angleterre et proche de Romney, qu'il n'a pas quitté d'une semelle cette semaine alors que le candidat y faisait campagne.