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Troisième économie d’Amérique du Sud, elle est considérée comme compétitive et diversifiée tant dans les secteurs agricole et industriel que dans les services. La population est dynamique et bien formée, l’administration est bien structurée. De plus le comportement de paiement de sa dette est exemplaire: la Colombie ne l’a jamais rééchelonné. Seul point noir: le conflit interne qui touche quelques régions.
Mais à cet égard la politique de « sécurité démocratique » du Président Alvaro Uribe a redonné confiance aux opérateurs colombiens et internationaux. De fait, la situation sécuritaire des villes et des principaux centres de production se situe dans une bonne moyenne par rapport aux autres cités latino-américaines.
C’est un pays de tradition agricole, avec des produits diversifiés dont de nombreux destinés à l’exportation: le café, le sucre, le coton, l’huile, les fleurs, les fruits tropicaux, le cacao.
Le pétrole, après dix ans d’exploitation intensive, est toujours une importante richesse cependant les nappes s’épuisent, les prévisions ne sont pas très bonne: d’ici 2008 la Colombie va redevenir un pays importateur.
L’industrie colombienne était, avant l’ouverture économique de 1991, une des plus développée de la région andine. Elle a accumulé du retard dans son programme de modernisation ce qui la rend moins compétitive face à la concurrence étrangère.
Sa balance commerciale a été affectée et est devenue déficitaire.
Un autre point qui peut-être négatif est que le territoire colombien connaît une inégale occupation industrielle: La ville de Bogotá, qui concentre environ 18% de la population colombienne, représente près du quart de la production industrielle du pays.
Les trois plus grandes villes du pays (Bogotá, Medellin, Cali) concentrent près de la moitié de l’activité industrielle colombienne.
Cependant ces dernières années, le secteur industriel a enregistré une croissance supérieure à 7% on peut alors espérer qu’elle retrouve sa compétitivité d’antan
Selon la banque mondiale le chômage est revenu à 13% mais le sous-emploi frappe 40% de la population active. La pauvreté toucherait entre 60 et 70% de la population. Le taux d’inégalité est revenu au même niveau qu’en 1938.
Après une croissance soutenue tout au long de la décennie des années nonante/quatre vingt dix une crise en 1999 a ravagé l’économie colombienne. Le FMI dû intervenir, et un plan de restructuration a été mis en place. Malgré quelques défaillances, notamment au niveau de la gestion du taux de change et du paiement de la dette le plan a globalement fonctionné.
La Colombie a retrouvé la croissance, le chômage a diminué, l’inflation est au alentour des 4% (elle approchait les 30%). Le service de la dette approche des valeurs raisonnables.
Les réserves internationales ont aussi été renflouées.
Elles atteignent une capacité de paiement de 11 mois d’importations, la valeur conseillée pour un PVD étant de 9mois.
Elles ont pu augmenter principalement grâce à l’investissement étranger en porta folio, mais également grâce aux Colombiens vivant à l’extérieur (et ils sont nombreux).
On peut conclure que la situation économique actuelle est plutôt bonne, le PIB pour 2005 approche les 5% alors qu’il était prévu qu’il n’atteigne pas les 4%.
Seule ombre à ce tableau, hormis les inégalités grandissantes, est que la majorité des investissements sont en porta folio, donc volatiles et ne permettent pas de prédire une croissance saine à long terme. Une réforme financière est réclamée par la banque centrale, on peut espérer que le prochain gouvernement ira dans ce sens, chose largement possible.
Le site de la mission économique française est relativement bien détaillé et à l’avantage d’être en français…
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