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Depuis la nuit des temps, l'homme a cherché à se distraire de la manière la plus étrange qu'il soit, par la peur. Des monstres imaginaires de la mythologie aux grandes tragédies classiques où le sang, les meurtres et les cadavres plantaient le décor, jusqu'au romanciers contemporains comme Stefen King qui surfèrent sur la vague de l'épouvante et de l'angoisse, il était naturel que le cinéma en fasse un genre cinématographique à part entière.
Le cinéma muet a porté l'horreur à l'écran grâce à des scènes de décapitation dès 1893 avec la "Mort de Marie Stuart" de Edmon Khun, par des chrétiens servis en repas aux lions dans une version de "Quo Vadis" en 1913 et des nouveaux nés jetés dans de l'eau bouillante en 1921 dans un film danois «la sorcellerie à travers les âges». Avec l'arrivée des années 30, on assiste à l'ascension du film d'horreur. La firme Universal s'empare de cet engouement du public pour l'épouvante et grâce à l'arrivée du parlant, en profite pour braver la censure et les interdits. On assiste à l'avènement des monstres comme Dracula ou la Momie et à l'apparition des premiers films fantastiques. La découverte de la couleur permet au film d'horreur d'imposer sa place et de prendre une spectaculaire envolée à partir des années 50. Les premiers films d'horreurs des temps modernes comme le Chien des Baskerville ou Frankenstein donnent le frisson au spectateur qui adore.
A partir des années 70, les grandes firmes américaines produisent à la fois des superproductions à tendance religieuse comme "l'Exorciste" et des films à petits budgets, riches en hémoglobine, tels "massacre à la tronçonneuse", devenu culte. Le film d'horreur se marie à la science-fiction avec Alien, le huitième passager ou The Thing un film de John Carpenter réadapté en 2011 sous le même nom. Enfin, on atteint le summum de l'épouvante vers les années 90 avec la saga des «Scream» et «Souviens toi l'été dernier».
Le film d'horreur, genre cinématographique dont le but est de faire naître chez le spectateur un sentiment d'angoisse et de peur, fait aujourd'hui toujours recette, malgré des scénari sans grande originalité. Il s'inscrit désormais dans son temps et aborde les sujets actuels comme le clonage avec le film "Isolation" et met en scène les technologies modernes comme la télé et internet en guise de vecteurs d'épouvante comme c'est le cas dans les films "Ring" et "Kairo". Certains films comme "Resident Evil" en 2002 ont même inspiré des jeux vidéos. A l'heure actuelle, le cinéma asiatique tente de s'emparer du créneau de l'horreur sans limite pour se faire dans l'avenir une place prépondérante dans ce genre cinématographique.