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Espagne Podemos prêt à négocier avec les socialistes
Le parti socialiste (PSOE) a jusqu'à mars pour trouver une solution et obtenir un vote d'investiture de la chambre des représentants.
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Le parti de gauche radicale espagnol Podemos a levé jeudi ses conditions pour négocier avec le Parti socialiste (PSOE) la formation d'un gouvernement de coalition des formations de gauche.
Le PSOE a jusqu'à mars pour trouver une solution et obtenir un vote d'investiture de la chambre des représentants.
Jusque-là, Pablo Iglesias, le chef de Podemos, exigeait que les socialistes se prononcent ouvertement contre une alliance avec le parti libéral Ciudadanos. Il demandait une rencontre en tête-à-tête avec le chef des socialistes Pedro Sanchez, plutôt que des discussions entre équipes de négociateurs.
Le chef du petit parti écolo-communiste Izquierda Unida (IU), Alberto Garzon, a proposé «que les équipes de négociation du futur gouvernement de progrès de ce pays, les équipes de négociation de Podemos, de Izquierda Unida, de Compromis (parti régionaliste de Valence) et du PSOE se réunissent», a expliqué Pablo Iglesias lors d'une conférence de presse.
Le roi d'Espagne a chargé le 2 février le chef du Parti socialiste M. Sanchez de tenter de former un gouvernement, ce qu'il ne pourra pas faire sans le soutien d'autres formations, car son parti n'a que 89 députés sur 350.
Gouvernement minoritaire?
Pablo Iglesias s'était empressé de lui proposer de former un gouvernement de coalition, dont il serait le vice-président. Mardi, Pablo Iglesias a présenté un programme détaillé d'une centaine de pages dont il ne prétendait discuter qu'avec Pedro Sanchez. Mais aucune négociation n'a encore eu lieu.
Le PSOE est très réticent à l'idée de s'allier avec un parti qui vise ouvertement à le supplanter et a mené des négociations avec Ciudadanos, Izquierda Unida et même Compromis, l'une des formations qui s'étaient présentées aux élections sur la même liste que Podemos.
Pablo Iglesias a estimé que le risque de voir le PSOE s'allier avec Ciudadanos n'existait plus, le parti libéral ayant exclu mercredi d'entrer au gouvernement. «Au maximum ils s'abstiendront» en faveur du PSOE, a souligné Pablo Iglesias. Le chef de Podemos n'a cependant pas ouvertement abandonné d'autres exigences, notamment la tenue d'un référendum d'autodétermination en Catalogne, inacceptable pour le PSOE.
Pedro Sanchez doit tenter début mars d'obtenir un vote d'investiture de la chambre des représentants, un exercice difficile car aucune des coalitions envisagées à ce jour ne disposerait de la majorité absolue. Il devrait s'assurer de suffisamment d'abstentions pour qu'un gouvernement minoritaire reçoive l'aval de la chambre.
Vers de nouvelles élections
Le chef du gouvernement espagnol sortant Mariano Rajoy a, par ailleurs, déclaré jeudi soir à Bruxelles que de nouvelles élections étaient «probables». Elles pourraient avoir lieu le 26 juin.
Mariano Rajoy a fait cette déclaration alors qu'il discutait en aparté avec son homologue britannique David Cameron un peu avant l'ouverture d'un sommet européen. Il ne se doutait apparemment pas que la conversation était diffusée sur les canaux vidéo pour la presse. (ats/nxp)
Créé: 18.02.2016, 22h16