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Titre paru ce jour dans TdG, dans la rubrique Suisses d'exception, sur la dernière page ! Qui, pour ceux qui connaissent la numérologie est la page 40. l'épanouissement de 4 décennies...
L'article commence ainsi: « Le constat est révélateur, cette opération spéciale consacrée aux Suisses d'exception se conjugue encore au masculin. Les femmes n'ont pas suffisamment investi les hautes sphères du pouvoir et de l'économie. ».
Une telle affirmation exprime le concept que l'exception provient de l'investissement des hautes sphères du pouvoir et de l'économie. C'est peut-être ce concept qu'il serait judicieux de remettre en cause. Tant qu'on réfléchira avec des concepts de ce type, on restera dans une priorité d'ordre masculine, même si ce sont des femmes qui s'y soumettent.
Il y a le pouvoir de type masculin, celui qui dirige autrui, qui est émissif.
Il y a le pouvoir de type féminin, qui est réceptif et qui permet aux potentialités de chacun de s'épanouir. User de ses potentialités, les développer et les laisser d'épanouir est aussi un bon job dans la vie!
On peut aussi distinguer l'autorité de l'auteurité. Etre autoritaire, c'est user du principe d'autorité.
Etre auteuritaire c'est être l'auteur de ses actes, en partant de sa propre créativité, de sa propre intelligence, de ses propres perceptions. Une telle attitude donne une puissance assise en soi plutôt qu'un pouvoir délégué par un groupe d'individus et qui peut basculer selon les circonstances existentielles.
Un travail de fourmi permet souvent de construire un édifice de haute valeur s'il est protégé par un lion, de même que le travail d'un lion doit être complété par un travail de fourmi. Ainsi donc, avons-nous besoin des deux pôles, masculin et féminin, sans priorité ferme mais dans un constant jeu de forces qui donnent une dynamique vivante.