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Interprète de la Gestapo, Gottlieb Fuchs, un ressortissant helvétique, a été le collaborateur du nazi Klaus Barbie, un emploi qui a fini par le conduire dans les camps de concentration.
En 1973, ce rescapé s'entretient avec le journaliste Jean-Pierre Goretta. Gottlieb Fuchs explique comment, au service des Allemands, il a mené double jeu et comment sa position lui a permis d'épargner des vies et d'aider la Résistance française.
Du début de sa collaboration avec la Gestapo jusqu'à son arrestation en décembre 1943, Gottlieb Fuchs raconte.
Gottlieb Fuchs né le 29 novembre 1904 est un ressortissant helvétique. Installé en France, il perd son emploi en 1941 et s'engage comme interprète de la Croix-Rouge allemande sur la ligne de démarcation. Il finit par se retrouver à Dijon, interprète des troupes d'occupation puis dans les bureaux de la Gestapo et enfin à Gex, interprète de la Gestapo.
Homme de confiance de Klaus Barbie nommé à Lyon en 1942, Fuchs entre en contact avec la Résistance lyonnaise via un vendeur suisse de journaux. Grâce à sa position Gottlieb Fuchs parvient à faire libérer des prisonniers et avertir les résistants des rafles prévues. Il est ensuite transféré à sa demande à Annemasse où il poursuit son double jeu.
Il est arrêté le 19 décembre 1943: emmené à Lyon, Gottlieb Fuchs est torturé par la Gestapo. Condamné à mort, sa peine est commué en détention à perpétuité et il est envoyé dans un camp de concentration en Thuringe avant d'être transféré à Bergen-Belsen en 1945 où il se trouve à la Libération.
Interrogé par les Alliés, incarcéré à Genève lors de son retour en Suisse, Gottlieb Fuchs réussira à se faire libérer.
Son passé de résistant a été mis en cause en 1966 par une enquête du journaliste Claude Richoz malgré les témoignages recueillis sur son action durant la seconde guerre mondiale.
Gottlieb Fuchs qui a publié une autobiographie intitulée Le Renard : 30 ans après, l'interprète de Klaus Barbie parle est décédé en 1983.
(Source des informations: Le sang de la barbarie, chronique de la Haute-Savoie au temps de l'occupation allemande Michel Germain).
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Journaliste: Jean-Pierre Goretta