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Dans un peu moins de 5 ans, nous fêterons les 100 ans de la première et dernière grève générale qu'a connu la Suisse, et de ce que certains considèrent comme l'unique tentative de révolution socialiste qu'ait connu notre pays.
C'est en effet en novembre 1918 que se forma le Comité d'Olten, composé du mouvement socialiste et syndicale, qui s'érigea en contre-gouvernent populaire des travailleurs, et qui élabora 11 revendications principales :
renouvellement immédiat du Conseil national selon le système de la représentation proportionnelle,
droit de vote et d'éligibilité pour les femmes,
introduction du droit au travail pour tous,
introduction de la semaine de 48 heures, dans toutes les entreprises publiques ou privées,
organisation d'une armée essentiellement populaire,
mesures visant à assurer le ravitaillement,
assurance vieillesse et survivants,
monopole de l'État pour les importations et les exportations,
paiement des dettes publiques par les possédants.
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Alors qu'une majorité des membres de la Jeunesse Socialiste Vaudoise ont refusé que leur parti adhère au Mouvement Socialiste Anticapitaliste (MSA), censé fédérer l'aile gauche du Parti Socialiste Suisse avec la Jeunesse Socialiste Suisse, permettez-moi ici de répondre aux critiques et questions qui ont été émises lors du débat sur l'adhésion, et de montrer en quoi elles sont infondées.
1. Le MSA se dit anticapitaliste, mais par quoi voudrait-il remplacer le capitalisme ?
Cette première question met en évidence deux choses : soit son auteur manque de « culture » politique, soit son auteur est pro-capitaliste. Ceci étant dit, il suffit d'ouvrir le programme du PS de 2010 pour avoir la réponse... Le PS y dresse une liste de 9 façons de dépasser le capitalisme par une démocratisation de l'économie privée (qui vont de l'extension des services publics, à la propriété étatique de certaines entités économiques, en passant par l'autogestion et la propriété des travailleurs). Quant à la JS, elle a clairement et simplement défini dans Démocratie Socialiste que le dépassement du capitalisme pouvait se faire par la propriété des travailleurs sur leurs moyens de production et l'instauration de l'autogestion. Bref, PS et JS sont d'accord sur comment dépasser le capitalisme, et la réponse revient en gros à prôner le socialisme démocratique.
2. L'idée du MSA est intéressante, mais il existe d'ores et déjà d'autres mouvements de ce type, donc le MSA n'est qu'une copie supplémentaire inutile.
Cette remarque est fausse. Il n'existe pas d'autre mouvement comme le MSA. Au sein du PS suisse il existe certes plusieurs tendances formant l'aile gauche du PS, mais aucune n'a été fondée pour les fédérer toutes au sein d'une seule et même entité. L'auteur de cette remarque n'est simplement pas au courant des caractéristiques de chacune de ces tendances et de leurs objectifs.
3. C'est à la Jeunesse Socialiste de fédérer l'aile gauche du PS, en fondant le MSA on divise la JS.
Cette remarque est absurde. Si c'est à la JS de fédérer l'aile gauche du PS, alors pour pouvoir la fédérer il faut qu'elle se dote d'une structure autre que celle de la JS, puisque seule les moins de 30 ans peuvent y adhérer !
Par conséquent, si c'est le rôle de la JS de fédérer l'aile gauche du PS, alors la JS doit faire exactement ce que nous faisons : fonder une structure pouvant regrouper la JS avec les autres tendances de l'aile gauche du PS.
Il n'y a division que parce que les JSV refusent d'adhérer au MSA, le MSA n'étant lui-même que l'expression de cette volonté de fédérer et d'unir l'aile gauche du PS avec la JS, donc de jouer le rôle de la JS justement.
4. Le MSA est créé à l'interne de la JS, et pourtant nous demandons ensuite à la JS d'intégrer le MSA, il y a donc un problème logique.
Le MSA n'est pas un mouvement créé à l'interne de la JS. Le MSA est créé à l'interne du PS et (!) de la JS. La JS n'est qu'une des tendances de l'aile gauche du PS. Son adhésion n'est qu'un pas vers l'union des différentes tendances de l'aile gauche du PS. Il est bien que le mouvement partent des jeunes, mais il ne faut pas non plus nous donner trop d'importance. L'adhésion de la JS au MSA est importante, mais elle semble plus facile et évidente que les autres adhésions recherchées qui sont celles des différentes composantes du PS.
5. Quelles sont les modalités d'action du MSA ? Comment agir concrètement ?
La feuille de route du MSA est souple. Nous avons décidé de nous concentrer sur l'adhésion des sections des JS romandes pour commencer. Dans le même temps nous souhaitons renforcer notre collaboration avec notre alter-ego suisse-allemand afin de préparer la fusion future de nos mouvements. La question de l'adhésion des sections du PS, ainsi que celle des autres tendances de l'aile gauche du PS, se poseront plus tard, dès que nous aurons terminé les demandes d'adhésion au JS romandes.
Dans le même temps que nous effectuons ces procédures, nous voulons développer notre présence sur les réseaux sociaux, à travers nos deux blogs, et notre page et notre compte facebook. Un travail d'écriture doit aussi se faire pour convaincre le plus grand nombre de se joindre à nous et d'adhérer à nos idées. En outre, nous désirons prendre position sur de nombreux sujets, comme ceux des votations, pour commencer à faire entendre cette voix de l'aile gauche du PS que nous sommes en train de mettre sur pieds.
A la longue, lorsque suffisamment de militants nous aurons rejoint, nous structurerons davantage notre mouvement et l'organiserons davantage.
6. Le logo et le nom du MSA sont caricaturaux.
Le nom du MSA est-il caricatural ?
En fait c'est un pléonasme, le socialisme étant par définition (ontologiquement) anticapitaliste. Ce nom a été choisi car il est le meilleur pour différencier ceux qui réduisent le socialisme à une émotion empathique ou à une valeur x ou y, et ceux, comme nous, pour qui le socialisme est un véritable projet de société proposant un contre-modèle au
capitalisme.
Mais nous sommes souples et ouverts, et par conséquent disposés à débattre de toute proposition alternative.
Quant au logo il représente un poing, une rose, avec du rouge, et du noir. Autrement dit que des éléments qui sont sur les drapeaux de la JS et du PS...
Leurs drapeaux seraient-ils caricaturaux ?
A nouveau, nous sommes néanmoins ouverts à toute proposition.
7. Le socialisme anticapitaliste n'est pas une bonne idée.
Désolé cher auteur de cette remarque, mais si tu penses que le socialisme (anticapitaliste) n'est pas une bonne idée, alors nous ne sommes simplement pas sur le même bateau. Les programmes du PS et de la JS intègrent le dépassement du capitalisme par le socialisme. Ne pas adhérer à cela c'est donc ne pas adhérer à un des points importants des programmes du PS et de la JS.
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Il y a 2 ans, j'étais candidat sur la liste de combat de la Jeunesse Socialiste Genevoise pour le Conseil National. C'était ma première participation à une élection, et notre campagne fut ludique (rappelez-vous nos affiches en 3D) et active (que de stands!). Nous étions toutefois peu nombreux à la JSG et une grande motivation était nécessaire pour assumer cette campagne avec si peu de forces militantes.
Samedi dernier, le Congrès du Parti Socialiste Genevois m'a élu candidat sur la liste socialiste pour le Grand Conseil, faisant taire les mauvaises langues qui disaient que mes positions radicales rendaient impossible mon élection au sein du parti (en réalité ma place en bas de liste est sûrement surtout due au fait que je suis peu actif au sein du PS, du fait de mon fort investissement à la JS). Je remercie d'ailleurs chaleureusement toutes et tous les camarades qui ont voté pour moi, me permettant ainsi de me lancer dans cette nouvelle aventure électorale.
Pourquoi me lancer dans cette élection ?
Tout d'abord, pour renforcer la représentation des jeunes qui sont aujourd'hui sous-représentés, et qui paient ainsi le prix de leur faible nombre, et de leur faible participation aux votations.
Ensuite, pour permettre à la Jeunesse Socialiste Genevoise de faire campagne aux côtés du PS tout en ayant ses propres candidat-e-s (au pluriel car ma camarade co-présidente Caroline Marti est aussi sur la liste socialiste), dont elle peut être assurée (en tout cas dans mon cas) qu'ils défendront ses idées, et notamment notre Manifeste.
Enfin, parce que je souhaite participer à la lutte électorale pour remporter une majorité de gauche au Grand Conseil, ce qui est notre objectif à toutes et tous à gauche à présent.
Il serait à présent d'usage, il me semble, que je présente quelque peu mes choix politiques et ma formation, ainsi que quelques idées politiques représentatives de mes positions, bien que les lecteurs réguliers de mon blog connaissent tout cela d'ores et déjà assez bien.
J'ai donc 21 ans, et je suis étudiant à l'université de Genève, à la Faculté des Lettres, en philosophie et en histoire générale. Avant cela j'ai fait une année en Faculté des sciences économiques en sociales, en science politique. Avant l'université, j'ai passé la maturité gymnasiale au collège de Candolle, option spécifique anglais et option complémentaire géographie, et auparavant j'ai terminé ma scolarité obligatoire au cycle de l'Aubépine. En dehors de ma formation estudiantine, je suis pratiquant de kung-fu depuis plus de 12 ans, et j'ai fondé l'association Martial Arts of Geneva qui organise régulièrement des rencontres entre pratiquants d'arts martiaux différents.
Mon engagement politique a commencé autour de mes 17 ans, quand j'ai fondé la Gauche des collèges qui rédigeait et publiait un petit journal militant, et se livrait toutes sortes d'activité de mobilisation et de conscientisation. Recruté par Olga Baranova à mes 18 ans au sein de la Jeunesse Socialiste Genevoise, j'y ai été d'abord responsable des nouveaux membres, puis secrétaire externe. Plus tard, j'ai été élu co-président de la JSG, avant d'être président unique, et à présent à nouveau co-président.
Au début de mon engagement militant, ce sont surtout les questions altermondialistes qui m'intéressaient, puis les questions écologiques, et notamment la critique que fait la décroissance (Paul Ariès, Serge Latouche, Nicolas Ridoux) de notre époque (d'où mon engagement au sein du Réseau Objecteur de Croissance genevois), mais j'avais alors un positionnement très modéré (social-libéral). Avec la crise et les témoignages réguliers sur la paupérisation croissante de l'Europe du sud, je me suis radicalisé jusqu'à adhérer au socialisme, nourri par Marx, et raffiné par Castoriadis.
Par ailleurs, j'ai participé un peu cette année à la rédaction de Pages de gauche, journal socialiste indépendant, mais j'écris surtout sur ce blog, dans le journal de la JSG la Cuite Finale, et dans le journal des élèves de science politique Troubles Obsessionnels Politiques.
Actif principalement à la JSG, je n'en suis pas moins aussi membre du PS depuis 2012. Avec quelques camarades des JS et du PS de Suisse romande, nous avons d'ailleurs fondé le Mouvement Socialiste Anticapitaliste qui vise à fédérer l'aile gauche du PS suisse.
En outre, j'ai participé au mouvement des Indigné-e-s lors de sa création, et à son développement lorsqu'il a pris la forme d'Occupy Geneva. C'est aussi à cette période que j'ai tenté l'expérience du Cercle Gramsci, qui a malheureusement avorté, faute d'accord sur ses objectifs entre les participants.
Quant à mes idées politiques en elles-mêmes, je crains que le mieux serait de se référer à mes anciennes et futures publications sur ce blog.
En très résumé, j'adhère au programme du PS suisse de 2010 (celui pour les 25 prochaines années), au programme du PS genevois pour la prochaine législature, au document Démocratie Socialiste de la JS suisse, et au Manifeste de la JS genevoise.
En résumé, je suis favorable au projet socialiste qui vise à rendre chaque individu autonome et libre. Pour ce faire, je pense nécessaire de supprimer toute exploitation de l'être humain par un autre être humain, donc de supprimer le salariat, et la propriété privée des moyens de production, et de les remplacer par l'autogestion et la propriété des travailleurs sur leurs moyens de production.
Concrètement, un Grand Conseil à majorité de gauche, épaulé d'un Conseil d’État de gauche, pourrait par exemple mener une politique d'achat d'entreprises privées avant de proposer aux travailleurs de cette entreprise s'ils sont favorables à devenir une coopérative autogérée, cela nécessite l'organisation d'un vote et d'une campagne démocratique interne, et en cas de vote positif de mener les transformations structurelles nécessaires (il y a aussi des degrés différents d'autonomie possible pour les travailleurs au sein d'une entreprise que l'on peut mettre en place avant d'en arriver à une coopérative autogérée en tant que telle).
Afin d'étendre l'autonomie individuelle et collective, il me semble aussi souhaitable de mener des réformes radicales des institutions politiques.
En outre, je rappellerai aussi les nécessaires lois sociales pour instaurer une certaine équité et égalité au sein de la société : salaire minimum de 4000 francs, écart salarial de 1 pour 5, et revenu maximum.
Sans oublier la nécessité de supprimer le chômage par une répartition du temps de travail, soit en augmentant le nombre de semaines/jours de vacances, soit en limitant le nombre maximum d'heures de travail par semaine. (Bien sûr, on peut aussi mener des politiques keynésiennes.)
Et puis, n'oublions pas la nécessité de résoudre la crise du logement par la collectivisation progressive du sol et du logement, l’État devant acquérir progressivement tout cela, et en devenir propriétaire. Avec 80% de locataires et 20% de propriétaires, si cette évidente bonne idée n'est pas encore réalité, c'est bien parce que les 20% de propriétaires sont sûrement représentés à plus de 60% parmi les élus ! Combien d'élus sont locataires ? Voilà une question intéressante.
La population doit aussi reprendre à travers l’État le contrôle du crédit et du développement économique en étatisant les banques.
Enfin, comme l'héritage n'a aucune légitimité éthique il faut le socialiser et le partager équitablement entre toutes et tous (sans privilège).
Voilà, un petit résumé de mes idées politiques.
Et comme j'ai plusieurs brouillons de texte en cours (en fait j'en ai des tonnes non publiées), je compte bien revenir sur tout cela très prochainement.
Pour le moment, permettez-moi simplement de nous souhaiter une bonne campagne, et une victoire électorale en autonome 2013.
Et vive le socialisme !
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Tandis que le projet libéral réduit le champ politique à la question de plus ou moins de libertés négatives (celles de ne pas être dérangé dans ses affaires par un autrui qui peut être aussi bien son voisin, que la collectivité, ou l’État), et qu'il traduit cette revendication par celle du plus ou moins d’État, il semble éminemment nécessaire et souhaitable pour les socialistes de replacer comme question centrale du champ politique la question de plus ou moins d'autonomie. Depuis ma lecture de Cornelius Castoriadis, je suis en effet convaincu que c'est là la notion clef du socialisme, car c'est elle qui agrège et réconcilie liberté positive et négative, et qui exprime le mieux l'essence de notre lutte et de notre projet de société.
Si l'autonomie est donc la finalité de notre action politique, il faut pouvoir la développer dans toutes les sphères d'activité de la société, et en premier lieu dans la sphère des institutions politiques et dans celle de l'organisation de notre mode de production et de consommation.
Dans les lignes suivantes, je souhaite simplement esquisser quelques idées, quelques pistes, pour avancer sur la voie de la démocratisation des institutions politiques.
Pourquoi ce souci de démocratiser les institutions politiques ?
Car je pense qu'on peut considérer que c'est en renforçant la possibilité qu'on les membres de notre société d'agir sur leur destin en tant que membre de cette société que l'on renforce leur autonomie et leur liberté.*
Voici donc quelques mesures pour démocratiser les institutions politiques que je présente ci-dessous par ordre de radicalité (et donc de faisabilité).
- Réduction du nombre de signatures pour pouvoir déposer une initiative ou un référendum. La volonté des citoyens de soumettre au vote de toutes et tous une question qui leur importe ne doit point se heurter à un mur de signatures trop élevé.
- Suppression des rentes à vie pour les élus. Il est en effet surprenant et choquant que quiconque puisse toucher de la collectivité une rente à vie parce qu'il a exercé une quelconque charge politique. Ce privilège doit être aboli.
- Instauration de la transparence sur le financement des partis. N'est-il pas souhaitable que les citoyens sachent vraiment pour quelles organisations ils votent et les intérêts que ces organisations défendent ? Car on ne peut douter que le financement d'un parti est assez révélateur des intérêts qu'il défend.
- Baisse de l'âge minimal du droit de vote à 16 ans. Car à 16 ans (voire plus jeune), nombre de jeunes sont prêts et intéressés à participer à la prise de décision collective et au débat politique. Quant aux autres, et bien ils viendront grossir les rangs des abstentionnistes. Mais donner la parole à davantage de jeunes, c'est accroître nos chances d'avoir de futurs citoyens motivés et informés, et c'est seulement sur la base d'individus autonomes que peuvent s'élever des sociétés autonomes.
- Limitation des dons privés aux partis politiques. On ne peut laisser certains partis politiques recevoir tellement plus que d'autres, car les campagnes sur des sujets de votation ou lors d'élection s'en trouvent complètement inégales. Pareille inégalité nuit à la liberté de choix des citoyens qui se retrouvent parfois harcelés par certains partis aux moyens faramineux.
- Suppression du quorum. Pourquoi faudrait-il mettre une barre arbitraire à un parti pour qu'ils puissent participer à un législatif ? Lorsqu'un législatif a 100 sièges, n'est-il pas fort logique que 1% des voix des votants reviennent à obtenir un siège ?
Les petits partis ont le droit d'être représentés sans être écrasés par les grands partis. Cette mesure améliore la représentativité du législatif, et respecte davantage le choix des votants.
- Instauration de la transparence à propos des élus. Les citoyens ont le droit de savoir qui ils ont élu pour savoir qui les représentent. C'est une condition nécessaire à tout acte de délégation de sa liberté et de sa souveraineté sur soi-même à quelqu'un d'autre. Transparence doit donc être faite sur les fonctions, métiers, capitaux mobiliers et immobiliers, fortunes, possessions, et revenus, de tout élu.
- Introduction du tirage au sort dans le choix des élus aux législatifs. Soit avec un système de parlement mixte où une partie (10, 20, 30, 40, ou 50%) des parlementaires serait tirée au sort (par exemple sur la base du volontariat et du parrainage citoyen), et l'autre élue. Soit avec un système bicaméral où une chambre serait élue et l'autre tirée au sort. L'introduction du tirage au sort permettrait d'en finir avec la domination des plus riches, des plus instruits, et des meilleurs orateurs, qui ont tendance à accaparer les places des législatifs au détriment de tous les autres.
Voilà quelques mesures que notre future majorité de gauche au Grand Conseil pourrait avoir à coeur de réaliser.
*On notera que contrairement à une catégorisation stupide que j'avais faite, on ne peut séparer la philosophie politique entre philosophie sociale et économique, et philosophie éthique. La philosophie politique est toujours éthique, puis économique et sociale. Ce texte illustre cela de manière évidente.
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Les gérants de la blogosphère du site de la Tribune de Genève n'ayant pas donné suite à notre demande d'obtenir un blog sur cette plate-forme, nous avons décidé de créer un blog sur une autre plate-forme. Pour le moment, voici déjà la charte fondant le mouvement.
Charte du Mouvement Socialiste Anticapitaliste (MSA)
Constatant les divisions au sein de la gauche et du mouvement socialiste, ainsi que sa droitisation et les échecs de ses politiques social-libérales en Europe, il nous paraît nécessaire de remettre au centre de la politique le projet socialiste. C’est pourquoi, par la présente, nous fondons le Mouvement Socialiste Anticapitaliste afin d'unir la Jeunesse Socialiste Suisse et les différentes composantes de l'aile gauche du Parti Socialiste Suisse. Il ne s’agit pas de fonder un mouvement concurrent au mouvement socialiste, mais transformer le parti de l’intérieur. Sur le long terme, nous souhaitons unifier la gauche anticapitaliste dans son ensemble.
■ Par « socialistes anticapitalistes », nous affirmons être favorables :
- au dépassement du capitalisme par le socialisme démocratique
- à la propriété des travailleurs sur leurs moyens de production
- à l'autogestion des travailleurs (prise de décision collective)
- à la socialisation du crédit
- à une démocratisation radicale des institutions
■ Les buts généraux du mouvement sont de :
- démocratiser le fonctionnement du PS et lutter contre la bureaucratisation interne
- renforcer et développer la tendance socialiste anticapitaliste au sein du PS
- s'assurer que le PS soit bien sur la voie du socialisme
- éviter toute droitisation ou centrisation du PS
- œuvrer pour l'union de l'ensemble des forces de gauche anticapitalistes sur le long terme
Adopté à Genève, le 9 février 2013, par les membres fondateurs ,
Adrien Faure, Président de la Jeunesse Socialiste Genevoise, et membre du Parti Socialiste Genevois
Samia Dabboubi, membre de la Jeunesse Socialiste Vaudoise, et membre du Parti Socialiste Lausannois
Bryan Chirinos, Graphiste et membre du comité de la Jeunesse Socialiste Genevoise
K. L., membre du Parti Socialiste Vaudois et de la Jeunesse Socialiste Vaudoise
Idrees Samim, conseiller communal et membre du Parti Socialiste Vaudois