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Depuis la parution des nouvelles recommandations de prise en charge de l’intestin irritable en 2008 (NICE), ce syndrome n’est plus considéré comme un diagnostic d’exclusion chez les sujets de moins de 50 ans en l’absence de signes de gravité. Le traitement est réputé devoir se baser sur trois piliers : des mesures d’hygiène de vie – comme l’exercice physique et la recommandation d’éviter les fibres alimentaires, certains médicaments et, surtout, le développement d’une bonne relation médecin-malade.
Voici une nouvelle revue systématique de la littérature, méthodologiquement forte, qui donne quelques chiffres précieux pour soutenir cette stratégie. Le risque relatif d’une persistance de symptômes abdominaux avec des antidépresseurs ou avec un traitement psychothérapeutique est de 0,7 (IC à 95% : 0,5-0,9) comparativement au placebo. Dit autrement, il suffit de traiter quatre patients, soit par antidépresseurs, soit par psychothérapie, pour obtenir une amélioration cliniquement significative des symptômes abdominaux dans l’intestin irritable. Différentes techniques de psychothérapie ont été étudiées, en particulier l’approche comportementale, mais aussi le traitement par hypnose ou l’approche psychodynamique qui ont une efficacité équivalente.
Commentaire : Sur la base de cette revue systématique, il est permis de supposer qu’une stratégie conjointe associant les trois piliers cités ci-dessus conduise à une amélioration des symptômes d’une large part des patients souffrant de cette affection.