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01/02/2011
"Bon sang, serions-nous plus bêtes, plus sectaires que nos Confédéré-e-s d'un bon nombre de cantons ?" Ce cri du coeur, c'est Albert Rodrik qui le pousse ce matin dans son blog. Il dit sans doute à haute voix ce qui doit trotter dans la tête de tous les constituants.
"J'ai beau tourner le sujet dans ma tête, poursuit le constituant socialiste, je ne vois pas qui pourra bien sortir grandi par un échec, quelle que soit la forme que pourrait prendre cet échec. Il y a trois ou quatre variantes possibles. Elles ont en commun de jeter durablement le discrédit sur le monde politique."
Bref, la Constituante est condamnée à réussir et vite.
Lisons encore Albert Rodrik: "La Constituante est à l'orée d'une année décisive. Ce qu'elle ne réussira pas à faire d'ici novembre au plus tard, elle ne pourra plus le concrétiser ; le temps fera défaut. 2012 est l'année de l'ordalie du jugement de Dieu, comme on disait au Moyen-Âge. Nous devrons rendre compte de ce que nous avons fait du temps et de l'argent. A l'inverse, si par crainte de l'échec, nous nous ralliions à des brouets rétrogrades, nous serions encore plus discrédités."
Comment sortir du dilemme
15/02/2010
Le radical Pierre Kunz a un peu soulevé le voile ce week-end dans une note qu'il a publiée sur son blog Je la connais la musique. Sous le titre "La Constituante va-t-elle institutionnaliser la démagogie?", on apprend que l'état d'esprit serait à ne pas augmenter, voire à diminuer le nombre de signatures nécessaires pour déposer une initiative ou un référendum populaire.
Une autre question devrait être débattue. On ne voit pas en effet pourquoi les Genevois pourraient voter par internet et se verrraient interdits de signer des initiatives et des référendums par le même moyen. Combien de signatures dans ce cas de démocratie ouebienne?
Autre question aussi, celle du nombre de signatures au niveau communal. La Constitution actuelle crée une citoyenneté à plusieurs vitesse (art 59 et 68).
07/12/2009
"Police, état de crise ? Une réforme nécessaire" * C'est le titre du dernier bouquin de Yves-Patrick Delachaux. Yves-Patrick Delachaux n'est pas n'importe qui. Il suffit de lire sa bio sur le site internet www.flicdequartier.ch pour être édifié. Les 120 pages qu'il sort en collaboration avec Frédéric Maillard tombent on ne peut mieux, alors que la nouvelle patronne du Département de la sécurité et de l'environnement vient de remercier son secrétaire général.
Les deux observateurs avertis proposent rien moins que trois modèles de gestion de la maréchaussé. En est-il un qui défend la création d'une gendarmerie fédérale et d'une formation nationale des policiers, où le temps perdu à l'école de recrue serait mieux employé à former nos gendarmes?
Cerise sur le gateau, l'ouvrage est préfacé par David Hiler, président du Conseil d'Etat jusqu'à ce soir, et postfacé par le Chef de la police judiciaire de Neuchâtel Olivier Guéniat.
03/10/2009
La lecture à deux vitesses doit permettre aux lecteurs d'être informés en survolant les titres, sous-titre, légendes, images et astuces graphiques. On lira ci-dessous l'article publié par la Tribune de ce jour sur le nième épisode de la mise en route laborieuse de la Constituante, auquel j'ajoute les liens vers les communiqués publiés cette fin de semaine par les protagonistes: la commission des finances (cliquez sur l'image pour l'agrandir), le Bureau de la Constituante et les Verts seul parti à avoir ajouté leur grain de sel dans ce brouet budgétaire et à soutenir le point de vue de la Constituante.
A noter que cette mini-crise intervient à une semaine de l'élection des députés et en pleine préparation du budget 2010.
En soi, l'épisode est pitoyable. Autant la prétention de la Constituante de se placer au-dessus des lois et des institutions existantes est détestable, autant l'est l'acharnement de la majorité de droite de la commission du Grand Conseil de s'en tenir à la lettre de la loi.
La Constituante a été élue pour repenser la gouvernance du canton, laissons-là travailler. Au final, c'est de toute manière le peuple qui tranchera. Si la droite a des craintes d'être minorisées, qu'elle forme ses troupes et les discipline!