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La ville de Zurich veut soumettre à autorisation et taxer la prostitution dans la rue et les exploitants de salons. La prostitution est un métier légal, mais quand elle se déroule dans la rue elle représente «une exploitation accrue de l'espace public à des fins économiques», affirme le conseil municipal. Aussi, les prostituées devront-elles à l'avenir, par analogie aux chauffeurs de taxi et aux maraîchers tenant un stand, demander une autorisation et payer une redevance pour leur emplacement. Le conseil municipal veut définir des «zones de prostitution» pour lesquelles on pourra demander une autorisation de durée déterminée.
De l'avis du conseiller national Dominique Baettig, la Suisse devrait davantage s'inspirer du Royaume du Bhoutan dans le sud asiatique. Pour mesurer la prospérité, cet Etat himalayen ne se fonde pas sur des repères économiques comme le PIB, mais tient compte des dimensions psychologiques, holistiques et spirituelles. Le président français Nicolas Sarkozy a eu la même idée que Dominique Baettig: pour redorer le blason de l'économie française, il veut se baser non plus en priorité sur le PIB, mais sur un nouvel indicateur de prospérité.
Roger Tognella , conseiller communal, PLR, Zürich
Zones à bière légère lors de manifestations sportives
«Pour éviter des violences» le conseil municipal de Zurich devrait à l'avenir interdire la vente de bière avec plus de 3% d'alcool lors de matchs de foot et d'autres manifestations «présentant un fort potentiel de risque». La proposition de définir des zones à bière légère a été lancée par le groupe parlementaire libéral-radical. Le PLR de la ville de Zurich souhaite ainsi donner à l'exécutif municipal un moyen de «prévenir une trop forte consommation d'alcool» lors de manifestations sportives.
On ne rigole pas avec le règlement à Winterthur: un cafetier-restaurateur qui veut placer une petite table avec un cendrier devant sa porte a besoin d'une «autorisation hivernale l'exploitation d'une terrasse». S'il souhaite fixer le cendrier au mur à côté de la porte, il doit demander un permis de construire. Et même s'il obtient une autorisation, il a l'obligation de rentrer tous les meubles au plus tard à minuit. Celles et ceux qui veulent fumer plus tard «doivent tenir le cendrier dans la main ou, si possible, le poser sur le rebord d'une fenêtre», a décrété la police économique de Winterthur.
L'organisation «Addiction Info Suisse» réclame la stricte interdiction de tout rabais accordé sur des boissons alcoolisées, soit en particulier des «happy hours», des «soirées à cinq francs» ou encore des billets d'entrée aux clubs et discothèques qui comprennent une boisson gratuite. «Toute vente d'alcool à prix réduit mine les efforts de prévention», critique Michel Graf, directeur de cette association. «Addiction Suisse Info» demande donc un durcissement de la nouvelle loi sur l'alcool.