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Les paysans sont essentiels pour la sécurité alimentaire, la lutte contre le changement climatique et la conservation de la biodiversité. Pourtant leurs droits sont systématiquement violés et ils subissent de multiples discriminations. 80 % des personnes qui souffrent de la faim et de l’extrême pauvreté vivent dans les zones rurales et la plupart sont des paysans. Chaque jour des fermes disparaissent faute de prix rémunérateurs ou d’accès aux ressources productives, et des paysans sont chassés de leurs terres ou tués lorsqu’ils revendiquent leurs droits. Un nouvel instrument international permettra de mieux les protéger et d’améliorer les conditions de vie dans les zones rurales.
Soutenez notre campagne à l’ONU aux côtés de La Vía Campesina
- pour mieux protéger les droits des paysans et améliorer les conditions de vie dans les zones rurales
- pour renforcer la souveraineté alimentaire, la lutte contre le changement climatique et la conservation de la biodiversité
- pour une véritable réforme agraire et une meilleure protection contre les accaparements de terre
- pour le droit des paysans à conserver, utiliser, échanger et vendre leurs semences
- pour des prix rémunérateurs à la production paysanne et des droits pour les travailleurs agricoles
Le CETIM est engagé depuis de nombreuses années en faveur d’une meilleure protection et promotion des droits des paysans. Aux côtés de La Vía Campesina, le mouvement paysan international qui rassemble plus de 164 organisations dans 73 pays et représente environ 200 millions de paysannes et de paysans, il est actuellement le moteur de la campagne en faveur de l’adoption par le Conseil des droits de l’homme d’une Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales.
En septembre 2012, une majorité des États membres du Conseil des droits de l’homme a adopté par vote (23 Oui, 9 Non et 15 Abs) une résolution (21/19) présentée par la Bolivie, Cuba, l’Équateur et l’Afrique du Sud par laquelle il établissait un groupe de travail intergouvernemental chargé d’élaborer et d’adopter une Déclaration sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales.
La décision du Conseil des droits de l’homme était le résultat d’un long travail conjoint du CETIM, de La Vía Campesina et de FIAN International.
L’adoption d’une telle Déclaration peut contribuer à mieux protéger les droits des paysans et améliorer les conditions de vie dans les zones rurales de manière durable et à une échelle mondiale. Elle permettra de reconnaître de nouveaux droits aux paysans et de renforcer la protection des droits existants en leur donnant plus de visibilité et de cohérence.
Après avoir obtenu l’ouverture de négociations intergouvernementales, le CETIM poursuit son soutien à La Vía Campesina, afin que les représentants des paysans et des autres travailleurs ruraux puissent participer aux réunions du groupe de travail et faire entendre leurs voix et propositions.
Si les causes de la dite crise alimentaire sont enfin reconnues par la communauté internationale, les réponses apportées ne sont pas encore satisfaisantes. En effet, il ne s’agit pas de proposer simplement des actions humanitaires immédiates, mais d’inciter les États à prendre des mesures structurelles radicales pour réformer les politiques économiques, financières et commerciales qui ont conduit à ce désastre. En outre, la composition de la « Task Force » établie par le Secrétariat général, ne peut convenir puisqu’elle comprend certains acteurs responsables de la crise actuelle (tels que le FMI, la Banque mondiale et l’OMC), alors qu’elle exclut les représentants des organisations paysannes, principales victimes de cette situation. Les ONG signataires joignent leurs voix pour demander au Conseil des droits de l’homme d’adopter des normes contraignantes pour réglementer l’activité des institutions financières et commerciales internationales. Il devrait également mettre en oeuvre un instrument juridique protégeant les droits des paysans/paysannes.
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Vingt ans après la chute du mur du Berlin, le système économique libéral a montré ses limites. Les politiques des institutions financières internationales imposées aux pays en voie de développement ont conduit au démantèlement des structures sociales et économiques de base. La soumission de la production et de la commercialisation des biens alimentaires aux règles du marché a détourné la production vers les marchés solvables, excluant un nombre toujours plus important de « consommateurs ». D’autre part, elle a imposé une concentration de l’offre, ouvrant la porte à la spéculation. Et, plus globalement, on constate que les règles établies dans le cadre de la mondialisation des échanges conduisent à la concentration des moyens financiers et des centres de décision en matière de développement économique et industriel au détriment, souvent, de la réalisation du droit au développement. Finalement, il apparaît que la crise alimentaire actuelle n’est pas une fatalité. Les ONG signataires en appellent à une autre approche des modèles de développement, axée sur les droits humains et non plus sur la croissance économique. Chaque État devrait prendre des mesures pour respecter l’exercice du droit à l’alimentation sur son territoire et dans les autres pays.
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La crise actuelle des matières premières agricoles n’a pas une seule cause : la dérégulation des marchés agricoles, le dumping des produits agricoles, le développement commercial des agrocarburants, la réduction des terres agricoles ou leur accaparement par les transnationales, … ont conduit à cette crise, que les changements climatiques en cours ne sauraient arranger. Face à cela, nous avons besoin d’un changement fondamental dans l’approche de la production alimentaire et des marchés agricoles. Il est temps de construire des économies alimentaires nationales : en accordant la priorité à la production alimentaire nationale, en encourageant l’agriculture paysanne, en garantissant un accès à la terre pour tous, en assurant des prix équitables pour les produits agricoles, … Ces mesures doivent s’accompagner de politiques nationales et internationales fortes visant à contrôler et stabiliser les prix des produits agricoles.
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L’Equipe de haut niveau a consacré sa deuxième session à la mis en œuvre des Objectifs du millénaire (OdM), en particulier de l’objectif N° 8 qui consiste en la mise en place d’un partenariat mondial pour le développement. Il faut préciser que les OdM sont extrêmement modestes, étant donné que l’on vise à réduire seulement de moitié le nombre de pauvres en 15 ans, l’autre moitié étant sacrifiée d’office. Comme son nom l’indique, il s’agit là d’un objectif alors que toutes les indications démontrent que les objectifs du millénaire ne pourront pas être atteints au seuil de 2015 faute de financements et, surtout, de changement de politiques nécessaires. Le CETIM déplore que le Groupe de travail consacre l’essentiel de son temps à l’examen du rapport de l’Equipe de haut niveau sachant que les OdM ne peuvent contribuer que partiellement à la réalisation du droit au développement. Il ne faut donc pas confondre les OdM avec le droit au développement qui est un « droit ».
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