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L’essentiel en bref
- Le sentiment d'appartenance et de lien avec d’autres personnes est une condition préalable importante à la construction identitaire et au processus de socialisation. Toutefois, les groupes ou les cultures peuvent également être une source de difficultés, notamment pour celles et ceux qui « ne respectent pas les règles » ou qui ne comprennent pas la culture dans laquelle elles et ils évoluent.
- Le développement de l'identité est dynamique et s'étend sur toute la durée de la vie, mais les difficultés sont particulièrement fréquentes à l'adolescence. Pendant cette période, les jeunes doivent répondre à des questions telles que «Qui suis-je?», «À quels groupes/contexte j'appartiens?» et «Où est-ce que je veux aller?». La manière dont les adolescent·e·s parviennent à gérer ces questions identitaires est étroitement liée à leur sentiment d’appartenance ou d’attachement (à un groupe, à une communauté, à l’école, à la famille, aux pair·e·s, etc.) et à leur résilience.
- L'identité comprend tout ce qui rend une personne unique et distincte – tant du point de vue de la personne elle-même que de celui de son environnement social. Un écart entre sa propre image et l'image renvoyée par les autres peut avoir de sérieuses conséquences sur sa santé psychique. Toutefois, plus une personne bénéficiera de facteurs de protection, plus elle parviendra à être résiliente, et à diminuer l’impact d’un tel écart.
- Les écoles peuvent créer une culture scolaire protectrice qui reconnaît, accepte et encourage la diversité des élèves, favorise le soutien social et renforce les compétences psychosociales (compétences de vie). Les enseignant·e·s ainsi que les directrices et directeurs d'établissement qui portent attention aux élèves et les soutiennent créent les meilleures conditions pour une bonne prise en compte de la diversité.
- En cas de violences envers certain·e·s élèves ou autres personnes de l’établissement, il est nécessaire d’intervenir rapidement. Les professionnel·le·s du travail social en milieu scolaire, de la médiation ainsi que les autres professionnel·le·s de la santé et du social intervenant dans les écoles (psychologues, infirmiers et infirmières scolaires, etc.) sont une aide précieuse et peuvent ensuite mobiliser des soutiens externes si nécessaire (cf. également chapitre 6).
Les différents modules d’enseignement du programme MindMatters, en cours d’adaptation en Suisse romande, contribuent à renforcer le sentiment d’appartenance, d’attachement et d’inclusion des élèves au sein de la classe et de l’établissement scolaire. Plus d’informations sur www.mindmatters.ch/fr/contacts.