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L’évaluation de l’efficacité d’un traitement in situ requiert d’autres méthodes que celles appliquées aux cas de dépollution des sols par excavation. Les quantités de sol traité ne peuvent en effet pas être obtenues par une simple addition des volumes de sols pollués excavés. On déduit en général la masse de polluants extraite de celle qui a été accumulée ou traitée dans les installations de traitement, par exemple à partir de la masse qui a été adsorbée sur des filtres à charbon actif. On vérifie également l’état de pollution résiduelle des sols après traitement, en réalisant des sondages et prélèvements dans la zone qui a été traitée.
Une approche originale est appliquée par eOde à un site contaminé aux hydrocarbures chlorés pour estimer d’une part la masse de substances extraite du sol par le traitement, d’autre part l’état de pollution résiduelle à la fin du traitement.
Une estimation géostatistique de la masse de polluants en place avant traitement est tout d’abord menée à partir des données de diagnostic pour constituer un état initial. Une estimation géostatistique de la masse de polluants résiduelle est ensuite réalisée à la fin du traitement, à partir de nouveaux sondages dans la zone source, pour disposer d’un état final. La masse totale de polluants qui a été extraite par la technique in situ est obtenue par la différence entre les 2 estimations.
L’état initial nécessite 2 étapes :
- La délimitation et la localisation de la zone source, définie comme la zone où les concentrations en polluants dépassent les valeurs seuils au-delà desquelles la présence de phase organique pure est très probable,
- Le calcul de la masse de polluants présente dans la zone source.
L’état final se limite au calcul géostatistique de la masse de polluants dans la zone source après dépollution.
De telles modélisations requièrent le couplage de méthodes géostatistiques et de calculs de la répartition à l’équilibre des différentes substances constitutives de la pollution chlorée. Un logiciel de géostatistique et un code de calcul de la répartition des polluants à l’équilibre sont donc utilisés de manière conjointe.
La précision des calculs est de plus augmentée en valorisant les corrélations mises en évidence entre les concentrations en substances mesurées dans les échantillons de sol au laboratoire, et les mesures sur site prises au PID. Les modélisations font également la distinction entre les différents faciès lithologiques, puisque les niveaux de pollution et les seuils à appliquer y sont différents.
Ce travail est réalisé pour la société de dépollution Soleo Services sur un site localisé en région parisienne.