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Lead
La question théorique de savoir qu'est-ce qu'une croyance approprié (ou justifiée) peut être élucidée grâce au paradoxe de la loterie. Celui ci consiste en raisonnement suivant: pour chaque ticket dans une loterie immense et honnête (où il y aura un gagnant parmi de centaines de milliers de tickets), il est approprié de croire que le ticket ne va pas gagner, or si on applique le même raisonnement au tous les tickets (ce qui est possible) il semble qu'on arrive à la conclusion qu'il est appropriée de croire que tous les tickets vont perdre. Pourtant cela n'est pas possible, étant donné que la loterie est honnête. Une solution prometteuse identifie le problème dans l’ambiguïté de "croyance approprié". Le présent projet examine cette solution et projette de tirer des conclusions plus générales concernant le débat théorique concernant la justification épistémique.
Lay summary
La justification épistémique est parmi les notions centrales de l’épistémologie contemporaine. Les philosophes contemporains se sont souvent posés la question: Qu'est-ce qu'une croyance justifiée (ou appropriée)? Pourtant, la majorité de discussions concernant ce question se sont concentrés sur une question plus précise et plus concrète: Quand est-ce qu'une croyance est justifiée (qu'est ce que fait qu'une croyance dans une situation précise est appropriée)? Ainsi la question plus fondamentale - Qu'est-ce que cette propriété de justification? - semble être quelque peu délaissée dans ces discussions. Cela est infortuné, car un nombre de débats plus spécifiques concernant la croyance justifiée semble dépendre de comment on comprend la question plus fondamentale.
Un autre débat récent constitue une voie prometteuse pour traiter de façon satisfaisante la question fondamentale concernant la nature de la propriété de justification épistémique de nos croyances. Il s'agit du débat concernant le paradoxe de la loterie. La solution récemment proposé de ce paradoxe par Thomas Kroedel (Kroedel 2012) suggère que lorsqu'on dit que je suis justifié à croire que mon ticket va perdre, on est en train de dire qu'il est permis pour moi de croire que mon ticket va perdre. Le fait d’être permis de croire qu'un ticket va perdre n'implique pas d'être permis de croire que tous les tickets vont perdre.
Si le fait de penser à la justification en termes de permission nous permet de résoudre ce paradoxe, cela constitue une bonne raison pour penser que la justification est permission.
Toutefois, la solution de permission a rencontré des objections. Dans le présent projet, j'examine la solution et les objections contre celle-ci. Ainsi j'envisage d'avancer le débat fondamental concernant la nature de la propriété de justification épistémique.