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HØPE a pour point de départ le texte Howl d’Allen Ginsberg: un poème mythique et phare de la Beat Génération qui est le climax du spectacle. Ce poème fait l’objet d’un travail de chœur masculin, sonore et chorégraphique.
Ecrit en vers en 1955, le poème avance avec un beat à couper le souffle. Howl veut dire « hurler, mugir ». Il s’adresse aux grands esprits de cette génération. Un hommage aux oubliés, aux drogués, aux morts. Une ode et un poème d’amour qui ne cesse de crier le désespoir.
Allen Ginsberg empoigne les mots comme des armes ou des balles visant le pouvoir politique, économique, le langage social et conventionnel afin de soulever la terreur sociale. Mais la force de ce poème réside dans le rythme, dans la virtuosité de sa langue et dans les images qu’il provoque : une écriture expérimentale et automatique, qui se tisse, se construit ou se déconstruit pendant une après-midi sous drogue hallucinogène. Le cri de Ginsberg lui a coûté la prison et la censure.
Le processus de travail 2011-2012 sur la Beat Generation produit plusieurs formes scéniques : lecture, performance, atelier, création, exposition/installation photographique.