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Chauffage
L’hiver du Grand Nord, le vent de la taïga, l’humidité, fait partie de la vie des travailleurs du camp de Chtchoutchi. Pour chauffer l’intérieur des bâtiments, des poêles à bois sont utilisés. Ils sont construits en briques rouges maintenues par un léger mortier. La grande majorité des pièces du camp sont équipées d’un poêle. Seules les cellules de l’isolateur disciplinaire en sont dépourvues. Les dortoirs des baraques pour détenus en ont deux. Des caissons isolants (zavalinka) ont aussi été installés le long des murs de presque tous les bâtiments. Encore une fois, l’isolateur fait exception. Ces caissons en bois sont remplis de sable et empêchent l’eau et le froid de pénétrer à l’intérieur, tout en protégeant le bas des constructions.
Aujourd’hui, tous les poêles se sont effondrés ; les briques qui les composaient se désagrègent et les éléments métalliques ont été récupérés. La cheminée la mieux conservée est celle du foyer de la cuisine du camp ; elle s’élève encore jusqu’au toit du bâtiment. Des poêles métalliques de petite dimension étaient aussi utilisés pour le chauffage. Ils ont été réutilisés après l’abandon du camp ou emportés pour le recyclage du métal. Seuls quelques éléments, notamment des plaques de support en fonte, ont été retrouvés aux abords des baraques.