Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07019.jsonl.gz/365

14 mars - Mercredi, le Conseil des États examinera deux initiatives populaires concernant l'AVS. Les Jeunes du Centre Suisse considèrent ces initiatives avec scepticisme et ne voient pas de solutions durables susceptibles de recueillir une majorité.
Alors que les Chambres fédérales discutent intensivement de la prévoyance professionnelle au cours de la session de printemps, le Conseil des États se penche également sur deux initiatives populaires concernant le premier pilier du système suisse de prévoyance vieillesse. Il s'agit d'une part de l'initiative pour une 13e rente AVS et d'autre part de l'initiative sur les rentes des jeunes libéraux-radicaux.
Les Jeunes du Centre Suisse rejettent clairement l'initiative pour une 13ème rente AVS. Nous estimons que les prestations supplémentaires distribuées selon le principe de l'arrosoir aggraveraient encore plus la situation financière du premier pilier et mettraient ainsi en danger le contrat entre les générations. Les coûts de mise en œuvre de l'initiative sont en effet estimés à plusieurs milliards de francs par an. De plus, l'initiative désavantage les bénéficiaires de rentes d'invalidité par rapport à ceux de l'AVS, créant ainsi une nouvelle injustice. Selon Tina Deplazes, vice-présidente des Jeunes du Centre Suisse, « augmenter les rentes AVS pour tous les retraités d'une rente mensuelle, indépendamment de leurs besoins réels, n'est pas responsable vis-à-vis des générations futures, compte tenu de la situation financière de l'AVS ». Les Jeunes du Centre Suisse préconisent plutôt des mesures de soutien ciblées pour les assurés ayant un capital vieillesse trop faible.
L'initiative sur les retraites des jeunes libéraux-radicaux propose une augmentation progressive de l'âge de la retraite à 66 ans, suivi d'une indexation de l'âge de la retraite sur l'espérance de vie. Les Jeunes du Centre Suisse estiment que le système de retraite suisse doit être adapté à la réalité sociale et économique, et qu'une nouvelle réforme de l'AVS doit être entreprise rapidement pour garantir sa base financière solide aux générations futures. Bien que la réforme de l'AVS récemment réussie garantisse le financement du premier pilier pour les années à venir, des modèles d'avenir doivent être envisagés dès aujourd'hui au vu des réalités démographiques claires et nettes. Marc Rüdisüli, président des Jeunes du Centre Suisse, déclare qu’ « un simple couplage de l'âge de la retraite à l'espérance de vie, comme le propose l'initiative, semble logique à première vue, mais ne comporte aucun aspect social. De notre point de vue, une réforme de la prévoyance vieillesse doit impérativement être conçue de manière sociale et équitable. Nous voyons une possibilité dans le modèle de la durée de vie active ». Dans le cadre du temps de travail à vie, l'âge de la retraite est lié aux années d'activité professionnelle. Une personne ayant commencé un apprentissage à 16 ans pourrait par conséquent prendre sa retraite plus tôt qu'une personne ayant commencé à travailler à 25 ans après des études. Cela pourrait apporter une solution juste et acceptable du point de vue de la politique sociale. Il s'agit maintenant d'examiner de manière approfondie le modèle de la durée de vie active et de le poursuivre.
Renseignements
Marc Rüdisüli, Président Jeunes du Centre Suisse, tél. +41 76 564 27 26, <email-pii>