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Juliette Bugeas, professeur de lycée, et Jacques Rivane, banquier, s'aiment profondément. Bien que marié, Jacques se croit libre, sa femme étant atteinte d'une maladie que l'on dit incurable. La convulsiothérapie est découverte. D'accord avec Juliette, Jacques accepte de laisser essayer cette nouvelle médication sur sa femme. Madame Rivane guérit. Juliette et Jacques décident alors de s'écarter l'un de l'autre. Pour endormir son chagrin, Juliette s'impose un travail excessif et tombe malade. Elle fait connaissance - à Vichy, où elle est soignée - d'un riche industriel, Michel Ibert, veuf, et de sa mère. Frappés par la surprenante ressemblance de Juliette avec leur fille unique et petite fille, morte l'année dernière, ils s'attachent à elle et, d'accord avec Jacques Rivane, elle accepte de vivre avec Michel Ibert. Survient la guerre de 39-40. Des arrestations. Des morts. Juliette et Jacques sont enfin réunis, comme Michel Ibert l'avait souhaité et prédit.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Des poèmes qui témoignent sur la nature humaine : ses peurs, ses révoltes, ses partages, ses espoirs...
Dès les premiers contes de ce Septaméron, le lecteur se rendra très vite compte qu'ils s'arc-boutent essentiellement de « l'Humain trop Humain » de Nietzsche au « Parfait... trop Parfait » du tentateur Hilairion. D'un thème à l'autre les arguments et aventures se répondent et se complètent, et le néant ne terrifiera que ceux qui ne savent pas qu'il n'y a pas de néant, qui ne savent pas que « Rien » est impensable ! Et cet ensemble commence le long du vieux Rhin par le poème du Refus de la Grâce à travers l'histoire de la Belle Hollandaise et des blasphèmes de la Fiancée du Vent... Puis Zarathoustra va faire découvrir le plus grand péché, qui est celui du Refus du Savoir. L'Âme à la recherche de son corps, qu'Hermotine attendait depuis 2 600 ans, et qui très savamment reconstitué en de multiples cuves nucléiques montrera que c'est l'esprit qui - en dépit de Pascal - donne au corps dimension masse et durée... De là va pouvoir suivre une conception totale de l'Univers allant jusqu'à Dieu, à travers complémentarités et incertitudes ! L'Histoire, par Actium perdu et retrouvé montre en un double retournement comment se sont maintenus tous les paramètres constructeurs de l'Éternité Romaine. Pour le Mort, sa Mémoire et ses Rêves il sera toujours Midi, et la notion mémorisée de la Vie Heureuse fera rechanter la Lorelei Rhénane, de l'oubli du souvenir au souvenir de l'oubli. Mais la nouvelle tentation de S1 Antoine, la « Tentation dans l'Asceiisioil » repose définitivement le problème du « Parfait... trop Parfait » et cet appel à l'orgueil Luciférien va se diluer dans « l'Humain trop Humain » laissant toujours subsister l'éternelle question : Pouvait-il en être autrement ? et ce sera ainsi le dimanche du Septaméron, qui conclura dans un de ses aspects par une salutation au vrai visage de la Mort !
Des poèmes où le temps suit les traces de l'espoir de la jeunesse et de son ardeur.
Tu es importuné par la routine, aller à l'école ou travailler, répéter continuellement les mêmes gestes, faire comme tout le monde ? Dans quel but ? Pourquoi le suicide, la souffrance, la haine, la pauvreté, la maladie, la guerre... font-ils partie de notre vie ? Pourquoi ta vie est ainsi faite ? Pourquoi telle ou telle situation arrive dans ta vie et non dans celle des autres ? Nouvelle Drogue t'amène en quelques lignes à réfléchir sur ta vie, à trouver le positif de tes épreuves. Il t'amène à prendre conscience de ta vie, à avoir une vie plus subtile et mieux la comprendre pour l'améliorer. Il te montre, à partir d'une histoire entre une jeune étudiante, fatiguée et démoralisée de la vie problématique qu'elle mène comme beaucoup d'autres jeunes, et Cyprien, un être sorti du parfait, de garder la foi pour en arriver à un monde meilleur...
Les doux sentiments qu'éprouvent en commun Marie-Cousine et Quentin sont enclos comme en des réceptacles parfaits. Ils vont engendrer, créer la vie, voyageant par des venelles de chair. Le désespoir de l'homme crié à l'écho des monts, puis le cuir tailladé aux feuilles des arbres et ce jusqu'aux tréfonds des fontaines d'Aven, ont vaincu le maléfice. Le montagnard retrouvera sa belle. Après senteurs au buron des peaux de chèvres, leur bonheur va éclore en la maison de chaud ; animer et fortifier les passions sur la mer, quand « l'Edelweiss » s'impliquera en légère brise marine lors de la conception des jumeaux ; s'épanouir plus tard par la cour à Michaux, sous l'orme séculaire, lorsque tomberont les pétales des roses au baptême naturiste des enfants. L'hymne à l'amour atteindra, là, sous les regards impavides de la montagne et sur les lèvres aux cerises, sa plus haute émotion orchestrale. Enfin, le déchaînement des loups du gros n'aura raison ni du cotre cheval de mer ni des amants : les invincibles du quatrième mouvement.
Ces fables traitent de sujets aussi variés que la bonne santé, la méchanceté, les éventuels bienfaits de la moutarde, le miracle, l'évolution des espèces, et tant d'autres. La fable permet d'aborder avec discrétion et une apparente légèreté les choses les plus graves ; c'est pourquoi a été choisi ce mode d'expression, par souci du lecteur, déjà tant sollicité par ailleurs. À certains, elles paraîtront peut-être refléter un excès de scepticisme, A quoi l'on répondra, puisqu'il est une forme de sagesse, par une phrase d'Hippocrate : « L'art de la Sagesse et celui de la Médecine se tiennent de près ; tout ce que donne la première, la seconde le met en usage. »
Des vers libres qui expriment l'intimité de différents moments de la vie.
En fin de vie, un bilan intérieur interroge la conscience et retourne au commencement : le verbe et l'écriture.
Des poèmes en prose qui s'imprègnent de tout l'univers pour redonner une place pour les hommes justes.
De nombreux recueils édités par Henneuse, Oswald ou Chambelland, des écrits figurant aux sommaires de différentes revues, des textes mis en scène et en musique, la presse, la radio ont consacré Pierre Philibert poète. Pierre Philibert se révèle aussi romancier. Dans « La balade de l'Ours » il nous conte un moment de la vie d'un homme entre deux âges et dont on découvrira peu à peu l'identité ; quelques heures seulement de l'existence d'un personnage solitaire, qui comme toujours les solitaires, attire les balles perdues et s'expose aux mauvais coups. Jeux du hasard et de l'amour, rencontres heureuses ou malheureuses, silhouettes fugitives, visages entrevus, reflets contradictoires d'une société en crise, l'auteur fait preuve tour à tour d'un humour corrosif, d'un scepticisme tempéré, d'une profonde tendresse. Pour ce premier roman il a choisi de respecter une certaine unité de temps, de lieu et d'action. L'intérêt du lecteur n'en est que plus soutenu.
À chacun son chemin, m'avait-elle dit avec désinvolture, en fermant son piano, comme pour clore cet entretien. Et pourtant... Je savais qu'elle accepterait mal que les autres n'aient pu la suivre. Regret des souvenances inutiles ? Peut-être... Ainsi s'estompent les mélancolies du passé, dans un refus voilé et une étrange connivence. François Bierhin.
Roman montrant une approche personnelle et vivifiante de l'onirisme. Loin des considérations scientifiques sur le domaine, il gratifie le lecteur de « témoignages » dont la valeur justifie pleinement le propos de structurer la relation entre le rêve et la réalité. L'analyse de cette relation aborde, dans un style souvent poétique, une réflexion pertinente sur les qualités et les aléas de la vie.
Marceline Renalta nous livre de délicates errances en prose au fil des chuchotements d'étoiles, des parfums d'antan et des étreintes des coeurs...
Cet ouvrage n'a point de fin, dans le royaume de ses images, dans la musique de son langage, toujours plus loin s'ouvre le chemin; ne cherchant pas, je marche serein.
Souvent tels tous ceux-là qui n'ont plus pour compagne/Qu'un rire amer et qui les mord,/Bas, on les voit, le soir, songer à leurs montagnes/Tout en pleurant leurs lichens morts.
Dans les précédents ouvrages de Josette Frigiotti, des critiques judicieux ont noté « des instants d'harmonie Beethovénienne (La Revue Indépendante) », « le moindre recoin d'être et tout l'espace » ou « l'un des plus beaux chants qui puissent glorifier le monde sensible » (Le Cerf-volant). Dans cet « Interlude » non conformiste, à ceux qui se nomment eux-mêmes, avec fatuité, des intellectuels, l'auteur adresse un pied de nez en même temps qu'un clin d'oeil complice aux vrais poètes ; ces derniers, nous en sommes sûrs, ne s'y tromperont pas, et parions-le, un certain public non plus.
Pierre-Claude Cerf savait qu'il ne pourrait aplanir les montagnes. Il a simplement essayé de découvrir un petit chemin pour grimper. Le sentier fut parfois ensoleillé, parfois escarpé, parfois plus accessible aussi. Il a rencontré de multiples visages dans de nombreux paysages. Ces textes sont des Poèmes et des Histoires, des Histoires qui ne sont pas tout à fait des Histoires. Vous trouverez ce qu'il a vécu avec ses sens, ce qu'il a vécu avec son corps et ce qu'il a vécu dans son Imagination, qui est ainsi devenue sa soeur.
Sans ces quelques mots/le matin serait creux.
Demeurant dans l'espace, me voici chantre et témoin, bien avant la complexité de cette nature ; bien après qu'elle n'atteigne ce à quoi elle aspirait le plus, l'équilibre. Pur mental qui dérive, échappé de normes invincibles, pour passer l'ennui de mon éternité, ma froideur analytique ressassait, dans la régulation cosmique, ces images déposées comme autant de sentences, mes premières années terrestres ; et la vie défilait, recroquevillée dans sa détresse. J'avais honte alors de ces émois, de cette entité humaine. Déjà né, avec quelque éveil, aussi loin qu'il m'en souvienne, tantôt grave et badine, ma forte arrogance ne masquait que ma solitude, et la souffrance qu'elle générait. Guidé par la beauté, je n'adhérais à rien, j'observais, dans les contradictions du langage, ma différence s'accentuer comme une vertu protectrice.
Présente les principaux ouvrages de fiction lus aux Etats-Unis pendant les années 1980. L'auteur a essayé de tenir la balance égale entre les oeuvres dites littéraires et les autres qui sont souvent représentatives du goût du public et de l'époque.
Quand les poètes se lisent, ou comment Georges Friedenkraft dans Jointure (Poésie et Arts, n° d'automne 1995) a qualifié d'ouvrage majeur, le dernier livre d'Hervé Germond, L'Arche d'Osiris, publié par nos soins il y a juste deux années : « Car, par le jeu des miroirs langagiers, le dedans devient le dehors et vice et versa. La terre nourricière devient le sein maternel. Et l'amante des fantasmes les plus intimes est porteuse de toute la splendeur du monde... Le mot y est vigoureux et fruité, le langage fort et halluciné... » Ici, Hervé Germond, vaguant dans l'impitoyable et délirante fresque de Jean-Pierre L'Esprit - Vision Testamentaire sur une Partie Truquée - soulève les masques, enjambe les peurs, longe les attrapes, rase les singeries, puis côtoie l'imposture pour découvrir les folies et les crimes ordinaires d'une histoire et d'un monde également ordinaires puisqu'aussi bien ce sont tout simplement les nôtres ! Originellement, la peinture de Jean-Pierre L'Esprit, portait en sous-titre : Le Petit-Meaulnes mort-né ! Mort à coup sûr au champ d'horreur ! Et, avant même d'avoir vécu, mais comme pour nous annoncer la venue d'un cadet béni des dieux, d'un homme de grâce et de paix, d'un homme pouvant aller se promener enfin sous l'ombrelle blanche de tous nos étés, et plus encore dans le joyeux vertige des allées tièdes de l'amour !
En 1430, Jeanne d'Arc était prisonnière de Jean de Luxembourg au château de Beaurevoir. Ce livre n'est pas une biographie de l'une ni de l'autre, mais il les fait revivre au moment où le sort de Jeanne dépend du seul vouloir de celui qui la détient. En face de Jean de Luxembourg qui lègue à l'Histoire une figure ambitieuse et tourmentée, apparaît un visage de Jeanne, libéré de toute coloration partisane.