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Reflux / ulcère peptique / oesophagite / Barrett
Risque d’hémorragie gastro-intestinale : célécoxib contre NSAR + PPI
Dans l’étude randomisée et multicentrique CONDOR, les auteurs ont traité 4484 patients atteints d’arthrose ou d’arthrite rhumatoïde pendant 6 mois avec soit 200 mg de célécoxib, soit avec 75 mg de diclofénac SR plus 20 mg d’oméprazole. 19% des patients faisaient état d’une anamnèse positive par rapport à l’ulcère peptique ou les hémorragies ulcéreuses. On a observé un fait clinique dans le tractus gastro-intestinal supérieur ou inférieur après 6 mois chez 71 des 1730 patients dans le groupe célécoxib et chez 182 sur 1621 patients du groupe diclofénac/PP (p<0.0001) (résumé 110). Cette différence concernait surtout les anémies plus ou moins importantes. On a détecté des ulcères symptomatiques chez 11 participants traités par antirhumatismal non stéroïdien / inhibiteur de la pompe à protons et chez 5 patients sous célécoxib. Les autres effets secondaires, incluant des répercussions cardiovasculaires, étaient plus ou moins similaires dans les deux groupes. La conclusion des auteurs de l’étude est que le célécoxib présenterait une toxicité gastro-intestinale plus faible que le diclofénac combiné avec l’oméprazole.
Prise de PPI pendant la grossesse et anomalies congénitales cardiaques
Plus de la moitié des femmes enceintes souffre de reflux (RGO), généralement au début de la grossesse, lorsque le foetus est encore relativement vulnérable. Les auteurs d’une étude en Grande Bretagne ont analysé les données médicales par rapport aux effets du PPI sur les anomalies congénitales cardiaques, chez des femmes qui ont attendu un enfant entre 2000 et 2008 (résumé 475). La prise de PPI pendant la grossesse était associée à un risque d'anomalie cardiaque multiplié par deux chez les nouveaux nés, par rapport à l'abstinence de PPI. Au vu de ces résultats on pourrait envisager d’administrer aux femmes enceintes des inhibiteurs de récepteur H2 contre le reflux.
Oesophagite éosinophile
Une étude limitée sur 24 enfants et adolescents a démontré qu’une suspension de budésonide était une méthode de traitement très efficace. Les enfants recevaient quotidiennement une suspension de 1 à 2 mg de budésonide ou de placébo après 15 mg de lansoprazole. Au bout de 3 mois 86,7% des patients répondaient au budésonide. Le pic éosinophile était passé de 66,7 à 4,8 sous budésonide et de 83,9 à 65,5 sous placébo. Le lansoprazole n’avait pas d’effet favorable sur l’oesophagite, laissant supposer que la cause ne serait pas un reflux.
Ablation par radiofréquence en cas d'œsophage de Barrett (OB)
Au moins un patient sur 200 atteint d’un OB développe un cancer de l’oesophage. Afin de détecter la maladie le plus tôt possible on recommande un dépistage endoscopique régulier chez ces patients. Une étude prospective multicentrique de la clinique Mayo a démontré qu’un OB peut être éliminé par ablation endoscopique par radiofréquence, ce qui rend le monitoring superflu (résumé 358). Les cellules de Barrett métaplasiées étaient brûlées au moyen de la radiofréquence et on a observé les patients traités pendant 5 ans. Sur 50 patients pour qui l’OB a pu être éliminé au bout de 2 ans 1/2, on constatait que 46 étaient guéris après 5 ans. Pour les 4 patients restants, les cellules avec métaplasie intestinale étaient éliminées en une seule ablation par radiofréquence.

|Mediscope/DDW 2010|

|20.06.2010 - dde|