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Le syndrome de cushing, ou PPID, consiste en un disfonctionnement de l'hypophyse (une petite glande à la base du cerveau responsable de la régulation de différentes hormones), ce qui provoque des troubles hormonaux. Cette glande sécrète une quantité conséquente de l'hormone ACTH, augmentant la production de cortisol, une hormone du stress.
Cette maladie neurodégénérative touche particulièrement les chevaux âgés (20 à 30% des chevaux de plus de quinze ans), mais certains cas particuliers se retrouvent chez les équidés plus jeunes. Il n'existe pas de race prédisposée au syndrome de cushing, et les chevaux atteints de cette pathologie laissent apparaître les symptômes suivants:
- Retard de la mue: le poil est long, épais dense et a tendance à boucler. Il se retrouve en abondance sur l'encolure, les ganaches, le ventre et les membres
- Perte musculaire: la perte musculaire des chevaux atteints du syndrome de cushing est particulièrement marquée au niveau de la ligne du dos et des jambes postérieures. L'abdomen est penduleux
- Fourbure: certains chevaux atteints du syndrome de cushing font des fourbures à répétition. Un signe alarmant, qui nécessite l'avis d'un médecin vétérinaire !
- Augmentation de la production d'urine et de la consommation d'eau
- Sueur abondante et excessive
- Accumulation de graisses au-dessus des yeux, sur l'encolure et à la base de la queue
- Système immunitaire défaillant et prédisposition aux maladies chroniques (sinusite, dermatite, pneumonie, etc.)
- Etat léthargique : le cheval est fatigué, abattu
- Problèmes neurologiques: les chevaux atteints du syndrome de cushing peuvent devenir aveugles, ataxiques, ou présenter des troubles narcoleptiques
Diagnostiquer le syndrome de cushing
Une analyse symptomatique peut donner lieu à une suspicion du syndrome de cushing. Le seul moyen de diagnostiquer cette pathologie avec certitude reste néanmoins de procéder à des analyses sanguines. A l’heure actuelle, le test de laboratoire le plus fiable est le dosage de la corticotropine (ACTH) sanguine qui est secrétée en excès par l’hypophyse chez les chevaux atteints. L’interprétation du résultat doit tenir compte de la période de l’année car les valeurs normales sont plus élevées d’août à octobre que le reste de l’année. En outre, le dosage d’ACTH est conditionné à des règles de conditionnement et de délais d’envoi très strictes.
D’autres tests hormonaux « dynamiques » (dosages avant et après injection de médicament) sont également réalisables, mais sont plutôt utilisés de manière complémentaire en cas de résultats intermédiaires ou incertains des premières analyses.
Traiter le syndrome de cushing
Le PPID est une maladie chronique, qui agit de manière progressive. Elle ne peut être soignée totalement, mais certains traitement existent afin de maintenir un état stable.
Plusieurs molécules peuvent être administrées par le vétérinaire, à l'exemple du mésilate de pergolide, du mésilate de bromocriptine ou l'hydrochloride de cyproheptadine. Après injection de ces particules dans le corps, 75% des cas traités démontrent une diminution de 50% de l'ACTH dans le sang. Le traitement varie ensuite au cas par cas. Certains chevaux ne répondent par exemple pas instantanément au traitement, d'autres nécessitent une association de plusieurs molécules. En outre, le traitement du syndrome de cushing peut entraîner certains effets secondaires, tels qu'un manque d'appétit, des diarrhées, ou encore un comportement agressif ou léthargique. En outre, il semblerait que la concentration en ACTH soit en augmentation durant les mois d'août, de septembre et d'octobre, cette période corrélant avec la diminution de la longueur des journées. Il conviendrait donc d'effectuer les traitements durant cette période.
Les autres mesures thérapeutiques à mettre en œuvre sont la tonte des poils, l’adaptation de la ration alimentaire, le traitement de la fourbure chronique et des abcès de pied, ainsi qu’un entretien régulier des tables dentaires.