Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07050.jsonl.gz/62

Critique
"Il n'est pas certain que K-19 ajoute grand-chose à l'intéressante filmographie de Kathryn Bigelow. Grand machin coproduit notamment par le National Geographic, plombé par une insupportable musique (même si c'est l'Orchestre du Kirov, dirigé par Valery Gergiev, excusez du peu...), il est la tentative improbable de la réécriture états-unienne d'une page longtemps occultée de l'histoire soviétique.
Le K-19 est un sous-marin nucléaire soviétique lanceur de missiles, envoyé en mission expérimentale en 1961, en pleine Guerre Froide. On voit la situation géo-politico-stratégique de l'époque, le précaire équilibre de la terreur. Le commandant du submersible, le capitaine Mikhail Polenin (Liam Neeson), jugé trop laxiste par Moscou, a été relevé de ses fonctions et, tout en restant à bord, remplacé par le capitaine Alexei Vostrikov (Harrison Ford). Après une période d'intense entraînement, de drill implacable et le lancement réussi d'un premier missile, le sous-marin reçoit pour mission d'aller prendre position à 400 km de Washington. Les pépins techniques puis de gravissimes avaries se succèdent, menant à des affrontements humains majeurs.
Malgré le tournage opéré parfois sur les lieux réels (grâce à la ""normalisation"" actuelle) et la reconstitution fidèle du monde des sous-mariniers, on est loin d'être pris comme par DAS BOOT, et les acteurs anglo-saxons parlant leur langue en roulant les R pour faire russe produisent un effet plutôt comique. Pas touché, mais coulé..."
Daniel Grivel