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Le nouveau Parlement espagnol entre en fonction mardi avec l'extrême droite de Vox en force, dans un contexte de blocage politique. Pedro Sanchez n'est toujours pas assuré de pouvoir être reconduit à la tête du gouvernement.
A l'issue des législatives du 10 novembre, Vox est passé de 24 à 52 députés, devenant ainsi la troisième force au sein d'une chambre des députés très fragmentée.
Vainqueur affaibli de ce scrutin, le quatrième en quatre ans, le chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez ne dispose toujours pas des soutiens suffisants pour être reconduit au pouvoir par les députés.
Le Parti socialiste (PSOE) a scellé un accord en vue de former un gouvernement de coalition avec la gauche radicale de Podemos mais ces deux formations ont ensemble 155 députés, loin des 176 voix nécessaires pour disposer de la majorité à la Chambre qui compte 350 députés.
M. Sanchez a donc besoin de l'appui d'autres forces. Ses lieutenants ont entamé depuis plus de deux semaines des négociations avec le parti indépendantiste catalan ERC qui se refuse jusqu'ici à le soutenir.
Ce parti - dont le numéro un Oriol Junqueras a été condamné mi-octobre à 13 ans de prison pour son rôle dans la tentative de sécession de 2017 - réclame en échange de son soutien une négociation sur la crise en Catalogne où puisse être abordée la question d'un référendum d'autodétermination dont le gouvernement central ne veut pas entendre parler. Une nouvelle réunion entre le PSOE et ERC est prévue mardi.
La Catalogne a connu de nombreuses manifestations dont certaines ont dégénéré en violences après la condamnation de M. Junqueras et de huit autres indépendantistes catalans à des peines de prison.