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Ce Vitrail de cabinet aux armes de Simon Peter Meyer, d’origine inconnue, provient du manoir de Balliswil et est attribué au peintre-verrier Jost Hermann et daté de 1655. Tout comme un autre vitrail faisant déjà partie des collections du MAHF (MAHF-2006-245), cette œuvre a été commanditée par Simon Peter Meyer, avoyé, comme en témoigne la mention de son nom et la présence du blason aux armes de la famille qui se trouve au centre du vitrail, disposé à cheval sur un sol en damier et un fond décoratif jaune. Cette armoirie familiale s'accompagne de devises transversales la caractérisant, qui appellent au respect des vertus dépeintes de manière allégorique. Sur la gauche du blason, nous retrouvons, dans un écrin architectural, « Fidelitate » (la fidélité). La silhouette féminine nous présente dans sa main gauche un anneau et tient de sa main droite un chien en laisse, symbole de fidélité. A droite de l’armoirie, figure « Constantia » (la fermeté), représenté sous les traits d’un guerrier armé tenant résolument sa main droite dans le feu. En dessous du blason, l’inscription « Libertatis » est symbolisée par le tire de Guillaume Tell dans la pomme, alors que dans la partie supérieure du vitrail, la représentation de la crucifixion avec l’épithète « Religionis » renvoie à la foi en la religion catholique, appuyée par la présence de la devise suivante : « Nous défendrons par les armes les signes détruits par les mains ». Cette phrase doit être comprise dans le contexte des tensions confessionnelles de l’époque : la destruction des signes fait référence aux vagues d’iconoclasme ébranlant la foi catholique, et la devise appelle donc au maintien de cette religion en combattant le protestantisme. Ainsi, l’iconographie du vitrail associée aux vertus qu’il exalte, renvoie un message clairement contre-réformateur : en demeurant fermement fidèle à la foi catholique, le croyant demeure libre.