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Les recherches entreprises par les autorités dans les cantons de Berne et du Jura afin d’élucider le mystère de la disparition de poissons dans les eaux de la Birse, en aval de la commune de Roches, sont achevées. Malgré les efforts déployés par les experts, les raisons de cette baisse de la population piscicole, entre août 2013 et avril 2014, restent inconnues.
Sur une partie importante du tronçon de la Birse entre Roches et Delémont, les populations piscicoles ont été décimées entre août 2013 et avril 2014. Malgré des recherches poussées, les autorités des cantons de Berne et du Jura n’ont pas réussi à déterminer la cause de cette disparition massive ni le moment exact où celle-ci s’est produite. Depuis, les peuplements se rétablissent plus ou moins vite selon les espèces.
Entre fin avril 2014 et septembre 2014, des pêches de contrôle dans les eaux de la Birse ont permis de constater que plus de dix mille poissons manquaient sur plusieurs kilomètres en aval de la STEP de Moutier-Roches. Compte tenu de l’ampleur de la disparition et de la longueur du tronçon concerné, des hypothèses comme celles de la prédation par des oiseaux piscivores ou d’une migration en raison d’une détérioration de la qualité de l’eau ont été exclues. Il n’a pas non plus été possible d’identifier de maladie explicite. La mort en nombre de ces poissons reste malgré tout une explication plausible. Le fait qu’à aucun moment le phénomène n’ait été rapporté par des observateurs demeure inexplicable.
Un groupe de travail examine toutes les pistes
Depuis novembre 2014, plusieurs études ont été menées afin de faire toute la lumière sur les raisons de cette disparition. Pour faciliter au mieux la coordination des efforts en vue de la résolution du cas, les autorités du canton de Berne et du Jura ont mis sur pied un groupe de travail intercantonal.
Les analyses chimiques et les tests de toxicité effectués au cours de l’année 2014 montrent que la qualité actuelle des eaux de la Birse répond aux exigences définies dans la législation sur la protection des eaux. Des micropolluants provenant du milieu bâti et de l’industrie, ainsi que des résidus de médicaments ont été trouvés. Mais leur concentration dans les eaux de la Birse correspond à celle que l’on trouve malheureusement dans nombre d’autres espaces urbanisés. Globalement, aucune trace de substance susceptible d’expliquer la disparition des poissons n’a été trouvée. Le rôle de la STEP de Moutier-Roches a lui aussi été soumis à un examen rétrospectif. Les faits recueillis ne permettent pas d’expliquer la forte baisse de poissons qui s’est produite en 2013 et 2014.
Premiers signes d’un retour à la normale
Les populations piscicoles en aval de Roches montrent les premiers signes d’un retour à la normale. Les truites de rivière regagnent progressivement le tronçon concerné et se reproduisent naturellement. Le processus est en revanche plus problématique pour les ombres et les chabots communs, qui tardent à se réinstaller.
La situation sur le terrain reste sous surveillance. Le Laboratoire de la protection des eaux et du sol du canton de Berne et l’Office de l’environnement du canton du Jura continuent de contrôler tous les mois la qualité de l’eau. L’évolution et le rétablissement de la population piscicole font l’objet d’un suivi. Les deux cantons se réservent la possibilité d’adapter les mesures de repeuplement et coordonneront leurs décisions en la matière.
Note aux rédactions
Le rapport d’enquête complet peut être consulté à cette adresse http://www.jura.ch/DEN/ENV/Eaux/Cours-d-eau.html