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Ces quelques considérations sont un résumé d'un article récent d'Eric Toussaint. Il répète que tous les éléments d'une nouvelle crise financière étaient réunis depuis plusieurs années et le coronavirus n'a été que le déclencheur. Les mesures annoncées en 2008 et 2009 pour discipliner les banques se sont limitées à des effets d'annonce. A la fin mars 2020, la FED, la BCE et le Comité de Bâle ont de toutes façons mis fin à presque toutes les restrictions imposées aux banques après la dernière crise. Déjà à l'époque, les milliers de milliards de dollars distribués aux banques par les banques centrales n'ont pas été utilisés pour de l'investissement productif, mais pour acquérir des purs actifs financiers, produisant une bulle spéculative. Face à l'éclatement de la nouvelle bulle boursière qui a commencé en février 2020, la FED a baissé drastiquement son taux directeur, encourageant les banques à augmenter les dettes. Et elle a à nouveau injecté une masse énorme de dollars car les banques répugnaient à se prêter de l'argent. De plus, elle achète massivement des dettes très risquées. Quant à la BCE, elle va également gonfler les crédits avantageux octroyés aux banques. Dans l'ensemble, les banques centrales ont réduit leurs exigences envers les banques qui peuvent actuellement refaire un peu n'importe quoi. De très grandes entreprises commencent à rencontrer d'énormes difficultés pour rembourser les dettes colossales amassées au cours des dix dernières années. En 2007-2008, de nombreuses grandes banques et entreprises ont été sauvées avec de l'argent public. Cela a encore renforcé la concentration financière. Or, l'intervention des banques centrales à partir de mars-avril 2020 est encore plus colossale que celle de 2008. Comment trouver que ce système peut perdurer ?