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La réussite et la prospérité de la Suisse reposent tant sur un modèle économique libéral que sur la compétitivité de notre économie au niveau international: liberté du commerce et de l'industrie, libre concurrence. La responsabilité individuelle et la motivation sont des moteurs essentiels et décisifs de notre société. L'initiative populaire déposée début octobre pour la mise en place d'un revenu de base inconditionnel s'oppose diamétralement à ces principes éprouvés, et par là même au modèle qui a fait la réussite de notre pays.
Cette initiative s'apparente à un égalitarisme que je rejette. Il ne faut pas confondre égalité des chances et égalitarisme . J'estime que chacun doit avoir une chance de réussite. Et que c'est à l'Etat de veiller à cette égalité des chances et de garantir l'existence de sa population. La Suisse le fait d'ailleurs très bien. Ce qui n'est pas bon, en revanche, c'est de donner droit à un revenu sans travail en contrepartie, car ceux qui se donnent la peine de gagner un salaire risquent sinon d'être pénalisés.
Si l'idée à l'origine de cette initiative peut paraître bonne à première vue, les incitations qu'elle crée ne sont absolument pas saines . Le texte donne en effet l'illusion qu'il est possible d'obtenir un revenu sans fournir le moindre effort. Qui payera ces salaires non produits par le travail? Cette simple question montre bien toute l'ambiguïté de cette initiative!
L'argent que nous percevons sous la forme d'un salaire ne provient pas simplement d'une imprimerie; il est le fruit d'une création de valeur par notre travail . Sans création de richesse, il ne peut y avoir de revenus – c'est une vérité de La Palice! Or un revenu de base inconditionnel suppose la création de richesse pour mon propre compte par d'autres personnes. Si tout le monde réfléchit ainsi, qui voudra se lever demain pour aller travailler?
Source: politblog