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Irene Pusterla a réalisé une performance honnête en se classant 7e de la finale du saut en longueur aux Européens à Helsinki, avec 6m53. L'objectif est atteint, même si l'exploit n'est pas venu. Pour sa première grande finale internationale en plein air, la Tessinoise a assuré l'essentiel en se hissant, à l'issue des trois premiers sauts, parmi les huit premières autorisées à effectuer trois essais supplémentaires. Las, elle n'a ensuite plus amélioré sa meilleure marque, réussie au premier essai. Les trois dernières tentatives (6m32, 6m40 et 6m25) sont allées decrescendo.
Dans un concours il est vrai moins relevé qu'à l'époque, la recordwoman de Suisse a progressé de cinq places par rapport aux Championnats 2010 à Barcelone et effacé en bonne partie son échec des Mondiaux 2011 à Daegu (élimination en qualifications avec 6m34 seulement). Mais l'étincelle ne s'est pas produite. "Je suis contente du rang mais quand j'ai vu les mesures des autres athlètes, j'ai quand même ressenti une petite déception", a-t-elle résumé.
Après tout, le podium ne semblait pas inaccessible ce jeudi. La 3e place, occupée par la Norvégienne Margrethe Renström, s'est jouée à 6m67. Pusterla a déjà réalisé 6m66 cette saison. Son pic de forme, planifié par son très rigoureux coach Andrea Salvadè, est prévu pour début août, aux Jeux. Elle a quatre semaines devant elle, entrecoupées par un examen à l'Université de Lausanne, pour monter en puissance.
Buechler faisait partie des outsiders du concours. [Tolga Bozoglu - Keystone]Une barre trop haut perchée pour Büchler
La déception est de taille pour la recordwoman de Suisse. Elle a été incapable de maîtriser la hauteur de départ, fixée à 4m15. Au 1er essai, mal dans ses marques et perturbée par le vent latéral, elle est passée sous la barre. Elle a ensuite changé de perche mais a encore échoué nettement à ses deux tentatives suivantes.
Ce zéro pointé est une nouvelle preuve du côté aléatoire de la discipline. Il suffit parfois d'un saut raté pour instiller le doute et dérégler toute la mécanique. Le risque est d'autant plus grand quand l'athlète n'est pas à 100 % rassuré sur ses possibilités au moment d'aborder le concours. C'était le cas de Nicole Büchler, qui avait alterné le meilleur (record de Suisse avec 4m60) et le pire en début de saison.A un autre niveau encore, la femme aux 30 records du monde, la Russe Yelena Isinbayeva, avait subi le même sort en 2009 aux Mondiaux de Berlin, avec un zéro pointé.
En séries du 3000 m steeple, Astrid Leutert, à bout de forces, a abandonné à 300 m de l'arrivée.
si/lper