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Près de 19 millions de Vénézuéliens sont appelés aux urnes dimanche. Ils doivent choisir entre réélire pour six ans le président Hugo Chavez, au pouvoir depuis 1999, ou opter pour un virage politique avec le jeune candidat de l'opposition, l'ex-gouverneur Henrique Capriles Radonski.
Une semaine avant le scrutin, la plupart des enquêtes plaçaient le sortant en tête des intentions de vote. Mais M. Capriles, 40 ans, a comblé une bonne partie de son retard au cours de la campagne, au point de représenter la plus grande menace électorale qu'ait eu à affronter Hugo Chavez depuis sa première élection fin 1998.
Le charismatique président vénézuélien, cible en 2002 d'une tentative de coup d'Etat, puis diminué par un cancer qui lui a valu deux opérations et de lourds traitements médicaux ces 15 derniers mois, a promis en cas de victoire de rendre "irréversible la révolution socialiste" dans les six ans à venir.
Militaires en nombre
A la tête des premières réserves de brut au monde, le leader de la gauche radicale latino-américaine, âgé de 58 ans, bénéficie toujours après 13 ans au pouvoir d'un fort soutien populaire, en raison notamment des nombreux programmes sociaux qu'il a mis en place, financés par la rente pétrolière.
Investi en février par une trentaine de partis d'opposition, de droite comme de gauche, Henrique Capriles a promis lui d'en finir avec le clivage politique entre pro et anti-Chavez, de lutter contre une insécurité endémique et de réconcilier les secteurs publics et privés. Il s'inspire d'un modèle de centre-gauche à la brésilienne.
Les 13'800 bureaux de vote, équipés de machines électroniques présentées comme une garantie contre la fraude, seront ouverts de 06h00 locales (12h30 suisses) jusqu'à 18h00 locales (00h30 suisses lundi). Ils ne pourront toutefois par fermer tant que tous les électeurs présents n'auront pas voté. Quelque 139'000 militaires seront déployés dans le pays.
ATS