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Paris - La vitamine B n'est d'aucun secours pour prévenir une récidive chez des patients ayant déjà souffert d'accident vasculaire cérébral (AVC). C'est à cette conclusion qu'a abouti une étude internationale mise en ligne mercredi par la revue spécialisée "The Lancet Neurology".
D'après les résultats de ce travail, les suppléments en vitamines B ne devraient plus être recommandés aux patients qui ont déjà souffert d'accidents vasculaires graves, selon les auteurs. De précédentes recherches avaient montré un lien entre l'augmentation dans le sang d'une substance appelée homocystéine et un risque accru de maladies cardiovasculaires et d'AVC.
Selon d'autres études, une dose quotidienne de vitamines B serait susceptible de réduire le niveau anormal de cette substance dans le sang.
Restait à déterminer si ce complément vitaminique contribuait également à réduire le risque de nouvelles attaques cérébrales ou cardiaques (infarctus du myocarde), aboutissant ou non à un décès.
C'est ce qu'a cherché à déterminer l'essai Vitatops (pour The VITAmins TO Prevent Stroke) comparant l'effet de l'administration de vitamines B (acide folique/vitamine B9 2mg, vitamine B6 25mg et vitamine B12 O,5 mg) à celle d'un placebo.
8164 patients ayant souffert récemment d'un AVC ou d'une attaque cérébrale d'ischémie transitoire (AIT ou arrêt passager du flux sanguin dans une zone du cerveau) de 20 pays ont été enrôlés entre 1998 et 2008 dans cette étude comparative. Ils ont été répartis par tirage au sort dans le groupe placebo (4089) ou celui recevant les comprimés de vitamines (4075), tout en bénéficiant par ailleurs des traitements standards.
Durant la période de suivi médical, en moyenne de 3,4 ans, aucune différence significative n'a été observée entre les deux groupes qui ont enregistré un pourcentage équivalent de nouvelles complications vasculaires sévères: 15 % dans le groupe vitamines B et 17 % dans le groupe sous placebo.
ATS