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Un juge de San Francisco a approuvé lundi un accord selon lequel Facebook va devoir payer 20 millions de dollars (18,5 millions de francs). La justice lui reproche d'avoir utilisé les mentions "J'aime", les noms ou les portraits d'utilisateurs sans permission pour appuyer des publicités.
L'argent va être réparti entre des groupes de défense de la vie privée sur Internet, les avocats, et des utilisateurs de Facebook qui avaient déposé une plainte groupée.
La somme proposée ne représente qu'une petite partie des milliards demandés par la plainte.
Changement de règles
Le juge a toutefois estimé qu'elle était correcte étant donné la difficulté qu'auraient eu les plaignants à prouver qu'ils avaient été pénalisés financièrement, ou que leurs mentions "J'aime" ne signifiaient pas leur soutien aux publicités.
L'accord prévoit aussi que Facebook donne davantage de contrôle à ses utilisateurs au regard de l'exploitation potentielle de leurs données dans le cadre de publicités.
ats/ptur
"Mein Kampf" plus suggéré sur Facebook
La décision a été prise après la révélation, dimanche, qu'un internaute français s'était vu récemment recommander sur son profil la lecture de "Mein Kampf".
D'après le journal franc-comtois Le Pays, cet internaute "allergique à l'extrême droite" avait pour seul lien avec le Troisième Reich du nazi Adolf Hitler le fait d'avoir lu des romans du Britannique Philip Kerr, qui ont pour cadre cette période.
Trentaine de demandes de la Suisse
Il dresse notamment une liste des pays ayant effectué une demande d’informations concernant des utilisateurs Facebook dans le cadre d'enquêtes officielles, et le nombre de demandes formulées.
On y apprend qu'entre janvier et juin, la Suisse a formulé quelque 30 demandes, et que Facebook a transmis des données pour 13% d'entre elles.