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Le parti socialiste (PS) suisse ne soutient pas le référendum contre la révision de la loi sur l'asile. Réunis samedi en assemblée à Thoune (BE), les délégués ont suivi par 114 voix contre 92 l'avis de la direction. Ils ont aussi exclu les dons des grandes banques.
Le référendum sur l'asile a été lancé par les jeunes Verts et plusieurs organisations non gouvernementales contre les mesures urgentes entrées en vigueur fin septembre. La jeunesse socialiste ainsi que plusieurs sections cantonales et locales du PS le soutiennent.
Elles contestent notamment la suppression des demandes d'asile dans les ambassades suisses, la non-reconnaissance de la désertion comme motifs d'asile et la création de centres spéciaux pour requérants récalcitrants.
Argent des banques refusé
Mais samedi, les délégués ont estimé qu'il serait contre-productif de soutenir le référendum. Il est impossible de gagner la votation, a déclaré le président du parti Christian Levrat.
Les délégués ont également suivi la direction en matière de financement du parti en acceptant à une large majorité un règlement qui pose des conditions strictes. Seuls les dons issus de particuliers, de coopératives, d'entreprises individuelles ou d'associations seront acceptés.
Le parti décline ainsi définitivement la proposition du Credit suisse, qui voulait lui allouer 20'000 francs sans conditions. Il avait déjà repoussé l'offre d'UBS de donner de l'argent aux partis politiques "qui s'engagent clairement pour la concurrence et l'économie de marché".
Oui à l'initiative Minder
Dans la foulée, les délégués ont adopté les mots d'ordre pour les votations fédérales du 3 mars. Ils appellent le peuple à accepter l'initiative Minder "contre les rémunérations abusives", la révision partielle de la loi sur l'aménagement du territoire et l'arrêté fédéral sur la politique familiale.
En ouverture, M. Levrat a réclamé une analyse des conséquences pour le pays de la poursuite des relations bilatérales avec l'UE, d'une adhésion à l'EEE ou directement à l'UE. Estimant que la voie bilatérale "a conduit la Suisse dans une impasse", il s'est aussi montré sceptique sur une adhésion à l'EEE.
ATS