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Pour la mise en route de son plan, le gouvernement prévoit pendant les huit années à venir des investissements d'environ 3,5 milliards de dollars américains, soit 4,3 milliards de francs suisses. Selon des sources officielles, les investissements permettront de créer 6000 emplois. Pour M. Julio De Vido, ministre des Planifications fédérales, investissements publics et services, le nouveau «plan argentin nucléaire» vise deux buts stratégiques: l'accroissement de la production d'énergie nucléaire et le développement d'applications et de services technologiques nucléaires dans les secteurs de la santé, de l'industrie et des activités scientifiques.
La construction d'Atucha 2 (692 MW, PHWR) a démarré il y a 25 ans pour être ensuite interrompue à plusieurs reprises par manque de fonds. Selon des estimations officielles, les travaux d'achèvement et de mise en exploitation coûteront approximativement 500 millions de dollars américains. Ils seront accompagnés d'un projet de prolongation de 25 ans de la durée de vie de la centrale nucléaire d'Embalse (600 MW, PHWR) pour un investissement de 400 millions de dollars américains, et d'un accroissement de la production d'eau lourde à Arroyito en vue de l'approvisionnement de ces deux tranches ainsi que d'Atucha 1 (335 MW, PHWR). En ce qui concerne l'extension d'Arroyito, le gouvernement prévoit un investissement de 200 millions de dollars américains, et il estime de 1,5 à 2 milliards de dollars américains la construction d'une quatrième tranche nucléaire d'une capacité de 1000 MW. Selon le plan du gouvernement, l'Argentine poussera également le développement de Carem, un réacteur à eau pressurisée simplifié destiné à des centrales de taille moyenne d'une puissance de 30 à 300 MW. La conception de Carem est le fruit d'une coopération entre la Comisiôn Nacional de Energia Atómica (CNEA) et l'entreprise d'ingénierie argentine INVAR En outre, le gouvernement a annoncé la remise en route de l'enrichissement d'uranium, activité suspendue depuis les années 1990 par manque de fonds. Comme l'a souligné le ministre De Vido lors de la présentation du plan aux médias, cette activité restera soumise à la surveillance complète de l'Agence internationale à l'énergie atomique et de la Commission de contrôle régionale mixte de l'Argentine et du Brésil.
Le secteur nucléaire argentin pratique une politique de coopération industrielle active notamment avec des entreprises d'Australie, du Brésil et du Canada. En outre, la CNEA participe à des projets internationaux pour le développement de nouveaux systèmes nucléaires, notamment à INPRO et à l'initiative Generation IV.
Quelle
P.B. selon le service des médias du Ministerio de Planificacion Fédéral, Inversion Publica y Servicios du 23 août, et de NucNet du 24 août 2006
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