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Rue des grands hommes (4/5)
A Genève et Lausanne, nous pouvons croiser en pleine ville les noms de personnages de l’histoire contemporaine dont nous avons pour l’essentiel oublié l’action et l’œuvre.
Promenades sur la rue Alexandre-Vinet, le boulevard James-Fazy, l’avenue Benjamin-Constant et les quais Gustave-Ador et Général-Guisan.
Gustave Ador, seul libéral au Conseil Fédéral
Béni des fées au berceau, Gustave Ador naquit à Cologny en 1845 et commença fort tôt sa carrière politique en marge de sa profession d’avocat. Libéral tolérant face aux catholiques minoritaires, il poursuivit une politique d’intégration à tous les échelons, de sa commune au Conseil fédéral en passant par le canton de Genève. Élu en 1917 au collège suprême, il défendit la neutralité suisse au sein de la Société des Nations dont il parvint à convaincre le peuple suisse de la nécessité d’une adhésion.
Gustave Ador, l’homme et son action politique avec Daniel Barbey, son petit-fils, les historiens Roger Durand et Jean-Claude Favez par Denis-François Rauss et Sarah Dirren (« Le Son des choses », Espace 2, 12 décembre 1995). Ernest Gloor évoque les membres du Comité du CICR par Marcel Suès (« Chronique des institutions internationales », Radio-Genève, 19 janvier 1948)
Par Christian Ciocca et Matthieu Ramsauer