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Volodymyr Zelensky a longtemps demandé des avions de combat F-16 aux Occidentaux. Son insistance a fini par payer: en août, trois pays ont décidé d'exaucer ses voeux. Les Pays-Bas, le Danemark et la Norvège ont annoncé qu'ils allaient livrer plusieurs exemplaires du célèbre jet américain à Kiev.
A l'époque déjà, tous les analystes s'accordaient sur un fait: la livraison allait prendre des mois, voire des années. Selon certains spécialistes, les avions n'allaient pas être opérationnels avant 2025. Or, selon plusieurs sources, les premiers F-16 pourraient déjà être en Ukraine, où ils auraient même participé à des attaques.
La station Radio Free Europe a rapporté avant Noël qu'un acheminement était attendu «dans les prochains jours». Le magazine américain Forbes a également écrit qu'une livraison à court terme était possible.
Dans la nuit de lundi à mardi, l'armée de l'air ukrainienne a attaqué le port de Théodosie en Crimée et gravement endommagé le navire de débarquement Novotcherkassk. Selon les informations russes, des chasseurs Sukhoï Su-24 auraient tiré des missiles de croisière. Moscou a affirmé les avoir abattus, ce que Kiev a démenti.
L'armée de l'air ukrainienne n'a pas mentionné les types d'appareils utilisés lors de cette offensive en Crimée. Pourtant, selon le magazine américain Newsweek, il se pourrait que les avions de combat F-16, attendus depuis longtemps, soient déjà en Ukraine.
Le coup de fil du premier ministre néerlandais Mark Rutte à Volodymyr Zelensky deux jours avant Noël leur aurait permis d'aborder cette question et la livraison de 18 jets. Au début du mois, le ministre ukrainien de la Défense Roustem Oumierov avait déclaré que son pays s'attendait à une «livraison prochaine».
Le ministère britannique de la Défense a fait savoir, mardi, qu'un premier groupe de pilotes ukrainiens venait de terminer sa formation de base et qu'il effectuait désormais ses premiers vols au Danemark. Des essais ont également déjà eu lieu en Roumanie et aux Etats-Unis.
Ces derniers jours, l'Ukraine a abattu plusieurs avions russes. Lors de sa récente visite à Washington, le président Volodymyr Zelensky avait souligné l'importance de la souveraineté aérienne. «Nous voulons gagner la bataille de l'air», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse avec son homologue américain Joe Biden.
Selon Newsweek, des blogueurs militaires russes auraient spéculé sur la présence déjà actée de F-16 en Ukraine. Toutefois, du côté russe, on essaie toujours de déduire une participation de l'Otan à partir de livraisons d'armes occidentales. Ainsi, un autre blogueur a également mis en garde contre une intégration des avions dans la structure de commandement de l'Otan. L'alliance de défense a toujours souligné qu'elle n'interviendrait pas dans la guerre contre l'Ukraine.
Ce ne serait pas la première fois que Kiev confirme la réception de nouvelles armes après leur utilisation. Ainsi, des missiles ATACMS avaient déjà été tirés sur des aéroports russes en octobre et avaient détruit plusieurs hélicoptères avant d'être officiellement présentés.
«J'espère que l'Occident a compris qu'il ne faut pas annoncer de nouveaux systèmes d'armes, comme ce fut bien souvent le cas pendant les 20 premiers mois de la guerre», a déclaré à Newsweek Daniel Rice, ancien conseiller spécial du commandant en chef ukrainien, Valeri Zaloujny. Et d'ajouter:
(wan/asi)
Traduit et adapté par Valentine Zenker
Le principal syndicat des contrôleurs aériens français mise sur une «mobilisation record» jeudi des contrôleurs aériens français, synonyme de nombreuses annulations de vols, à la suite d'un échec lundi soir de négociations.