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Tout au long de son mandat politique, Adolf Ogi a fait du sport l'un de ses chevaux de bataille principaux. Normal! C'est en effet par son engagement précoce dans le domaine sportif qu'il est devenu un acteur politique en vue.
«Je pars comme un sportif, au sommet», la métaphore d'Adolf Ogi, lors de l'annonce de sa démission, est exemplaire. Elle est significative de ce qu'a été la carrière d'un homme que rien ne prédestinait à en entrer en politique. Une suite de défis relevés avec courage et abnégation.
Ancien vice-président de la Fédération suisse de ski (FIS), Maurice d'Allèves, Préfet honoraire du Valais et meilleur ami d'Adolf Ogi, se souvient de ce jeune homme de 22 ans qu'il a engagé alors que celui-ci était un jeune caporal féru de ski. «Nous avons travaillé ensemble pour former une nouvelle équipe nationale de ski alpin. Et en 1972, le succès et la gloire était au rendez-vous aux Jeux Olympiques de Saporo.»
Dès 1969 et jusqu'en 1974, Adolf Ogi aura en effet été directeur technique avant d'occuper la place de directeur de la Fédération de 1975 à 1981. En parallèle à cette dernière fonction, il exercera également celle de vice-président du comité mondial et européen de la Fédération internationale de ski.
Au travers du sport, Adolf Ogi, fils d'un guide de montagne oberlandais, est devenu un homme public. Lorsqu'il décide d'entrer en politique, il pourra ainsi compter sur de nombreux soutiens providentiels, liés à ses anciennes fonctions, qui le mèneront jusqu'au Conseil fédéral.
Attaché aux valeurs véhiculées dans le monde du sport, Adolf Ogi a toujours voulu joindre l'acte à la parole. Ses nombreuses participations au marathon de l'Engadine sont là pour le prouver.
Adolf Ogi devrait, dès l'an prochain, poursuivre sa carrière dans le domaine sportif auquel il voue respect et reconnaissance. Mais l'intéressé à déclaré ne pas prétendre à la présidence de l'Association olympique suisse (AOS).
Il ne remplit pas non plus les critères nécessaires pour occuper une place de membre du Comité olympique international au sein duquel la Suisse possède déjà cinq représentants. Le retour aux sources risque de s'avérer plus compliqué que prévu. Une nouvelle fois, seule la persévérance payera.
Mathias Froidevaux