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Le médecin ayant abattu son ex-épouse en 2008 à La Chaux-de-Fonds, a écopé mercredi de 14 ans de réclusion pour meurtre. La cour pénale du Tribunal cantonal a partiellement accepté son recours. En première instance, il avait été condamné à 16 ans pour assassinat.
La cour n'a pas retenu l'assassinat car, selon elle, les expertises balistiques n'ont pas apporté la preuve que le geste fatal de l'accusé avait les caractéristiques particulièrement odieuses d'une exécution. Une des expertises concluait à un coup de pistolet tiré à bout touchant dans la tête de la victime.
Le médecin a pour sa part toujours affirmé qu'il a atteint son ex-épouse alors qu'elle était debout, en train de reculer et de perdre l'équilibre. Au bénéfice du doute, les juges ont retenu sur ce point la version de l'accusé.
Antidépresseurs
La cour a en revanche rejeté la thèse de la défense en faveur d'un meurtre par passion et de l'influence perturbante d'antidépresseurs au moment des faits. Elle a jugé que la responsabilité du médecin était entière. Les parties n'excluent pas un éventuel recours auprès du Tribunal fédéral.
Pour mémoire, les faits s'étaient déroulés dans l'appartement de l'ex-épouse à laquelle le médecin avait ramené leurs filles âgées à l'époque de 8 et 10 ans après avoir exercé son droit de visite. L'homme était muni d'un sac dans lequel il avait préparé son ancienne arme d'ordonnance, un pistolet SIG P210 chargé, ainsi que six seringues.
Trois d'entre elles contenaient un puissant sédatif, les autres du chlorure de potassium, produit qu'il s'était procuré près d'un mois et demi avant les faits en sa qualité de médecin. Son sac contenait également un tournevis dont le manche était entouré d'un mouchoir, des gants en latex et un garrot.
ATS