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Les échanges commerciaux et le trafic des paiements, de même que les rapports dans les autres domaines économiques, se développent entre les deux pays à notre entière satisfaction. Depuis 1967, le Brésil a pris la tête de nos partenaires commerciaux en Amérique latine du point de vue de la valeur des échanges2. Il est devenu notre principal acheteur et notre principal vendeur: 1969: importation 118 millions de francs, exportation 248; 1970, 10 mois: 130 millions respectivement 199. Principaux produits d’importation: café, pierres gemmes, viande, coton, tabac, cacao. Produits d’exportation: pratiquement toute la gamme de la production suisse, à l’exception de quelques textiles. (Les machines, appareils etc. font plus de la moitié de notre exportation totale).
De 1960 à 1969 nos échanges avec le Brésil se sont accrus de 133%, ce qui équivaut à peu près au rythme de l’augmentation de notre commerce extérieur dans son ensemble pendant cette période (140%). Cette progression de 133% constitue un résultat remarquable si l’on considère que le taux afférent à nos échanges avec l’ensemble de l’Amérique latine n’a été que de 78%. Il témoigne du dynamisme exceptionnel qui anime l’économie brésilienne.
Le Brésil est revenu depuis 1965 au régime de la liberté des échanges et aux lois du marché. Avec la stabilisation politique et économique, la confiance est réapparue et l’inflation a été fortement réduite.
Dans de telles circonstances de libéralisme économique et de confiance, la Suisse a saisi l’occasion de prendre part au grand essor de l’économie brésilienne. Outre la participation dans le commerce extérieur, nombre de sociétés suisses élargissent leurs entreprises déjà existantes au Brésil ou en créent de nouvelles3. L’interpénétration industrielle et financière suisse-brésilienne se poursuit activement. Selon de récentes estimations, ces investissements pourraient atteindre approximativement 1 milliard 300 millions de francs. Toutes les principales entreprises suisses (machines, appareils, chimie, pharmaceutiques, alimentation, ciment, cuir, etc.) sont installés au Brésil4.
Sur le plan de la garantie contre les risques d’exportation, le montant des affaires garanties ferme atteint environ 140 millions de francs, l’engagement de la Confédération se situant au niveau de 100 millions. Les affaires garanties en principe atteignent environ 200 millions de francs.
Un consortium de banques suisses a passé récemment, dans ce cadre, un contrat de crédit portant sur 18 millions de francs, avec la «Secretaria de Estado dos Negócios da Educação do Estado de São Paulo», pour le financement de livraisons suisses de machines et d’appareils de précision5.
Également sur la base de la garantie contre les risques d’exportation, la Suisse – c’est-à-dire les grandes banques suisses6 – a déjà pris ou prend part actuellement à des opérations de financement avec la Banque mondiale (BIRD) ou la Banque interaméricaine de développement (BID), pour l’exécution de projets d’érection d’usines électriques7. En 1967, pour le projet d’IlhaSolteira, la Suisse a offert une participation de 43 millions de francs, sur 13 ans (avec la BIRD). En fait, des affaires d’un montant de seulement 13 millions de francs sont revenues à des entreprises suisses. Par ailleurs, nous avons donné ce printemps l’assurance d’un autre financement analogue, sur 11 ans, de 30 à 40 millions de francs, pour le projet d’usine électrique de Marimbondo (avec la BIRD)8. Les commandes n’ont pas encore été passées.