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Varsovie - Le second tour de la présidentielle polonaise, le 4 juillet, s'annonce serré entre le centriste Bronislaw Komorowski, arrivé en tête du 1er tour, et le conservateur Jaroslaw Kaczynski, jumeau du président Lech Kaczynski décédé le 10 avril dans un accident d'avion. L'électorat de gauche devra paradoxalement les départager.
Les marchés financiers préfèreraient une victoire de M. Komorowski, parce qu'ils s'attendent à le voir oeuvrer de concert avec le Premier ministre Donald Tusk pour réduire le déficit budgétaire et préparer le pays à l'adoption de l'euro.
Mais à l'issue du premier tour, le candidat de la Plateforme civique, au pouvoir en Pologne, est crédité d'une avance moins grande que ne le prédisaient les sondages. Après dépouillement dans tous les bureaux de vote, Bronislaw Komorowski obtient 41,54% des suffrages contre 36,46% à Jaroslaw Kaczynski.
Président de la diète et chef de l'Etat par intérim, Bronislaw Komorowski partage la vision de Donald Tusk d'une Pologne fermement ancrée à l'Europe, coopérant étroitement avec l'Allemagne et d'autres partenaires de l'UE et tentant d'améliorer ses relations avec la Russie, qui l'avait transformée en Etat satellite à l'époque soviétique.
Jaroslaw Kaczynski, lui, est opposé à l'adoption de l'euro à courte échéance et il se méfie de l'UE, de la Russie et de l'Allemagne. Il a aussi prôné des mesures de relance de l'économie alors que M. Tusk a adopté une politique plus prudente.
ATS