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Foin d'une tradition séculaire, les Pékinois n'auront pas le droit d'allumer des pétards et des feux d'artifice au prochain Nouvel an chinois. La municipalité a décidé vendredi de bannir une coutume dangereuse pour la santé et l'environnement.
La mairie de Pékin a voté l'interdiction des pétards à l'intérieur du cinquième périphérique de la capitale qui compte plus de 20 millions d'habitants. Au-delà de ce périmètre, leur usage sera réglementé et limité à certaines heures de la journée pendant les 15 jours qui suivent le Nouvel an chinois.
Les Chinois, inventeurs de la poudre, ont pour habitude de faire éclater des quantités phénoménales de pétards au Nouvel an lunaire. Une façon d'éloigner les mauvais esprits pendant l'année qui s'ouvre.
Mais la coutume a fait "des dizaines de blessés et de tués" à Pékin lors des trois dernières années, rappelle l'agence de presse Chine nouvelle. Et la fumée des pétards est à l'origine d'une pollution atmosphérique additionnelle dans une ville déjà considérée comme l'une des plus polluées de la planète.
Lors des cinq dernières années, la ville a compté entre deux et quatre jours de forte pollution par an durant les sept jours fériés octroyés à l'occasion du Nouvel an. La circulation automobile est pourtant réduite à cette période.
Les pétards avaient déjà été interdits dans la métropole entre 1993 et 2005. Dans l'ensemble de la Chine, ils sont interdits dans 444 villes et réglementés dans 764 autres, selon le ministère de la Sécurité publique.
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