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Abstract
Contexte : La population mondiale vieillit, les maladies chroniques progressent, et la prévalence de déficit cognitif augmente chez les personnes âgées. Les individus se font plus souvent institutionnaliser. Avec la démence, viennent souvent des symptômes comportementaux et psychologiques de la démence (SCPD) qui rendent les soins difficiles, épuisent les soignants, les proches et abaissent la qualité de vie des personnes âgées. De nouvelles thérapies complémentaires, dont la zoothérapie, sont étudiées afin d’atténuer ces symptômes. But : Évaluer la pertinence de l’utilisation de la zoothérapie et de l’animal dans la prise en soin de personnes âgées atteintes de démence et souffrant de symptômes comportementaux et psychologiques de la démence dans les établissements médicaux sociaux (EMS). Méthode : Effectuer une revue de la littérature autour de trois concepts centraux : les EMS, les SCPD et la zoothérapie. Établissement d’équations de recherche à l’aide de mots clés relatifs aux concepts centraux. Utilisation des bases de données CINHAL et PubMed. Sept études ont été sélectionnées et analysées et les résultats de ces études ont été mis en perspective avec le modèle des besoins insatisfaits d’Algase. Résultats : Les études de cette revue donnent peu de résultats significatifs concernant l’utilisation de la zoothérapie. Nonobstant, ils démontrent de légères différences entre les groupes contrôles et les groupes d’interventions et aucun effet délétère de la présence d’animaux. Les améliorations suivantes peuvent être observées : une amélioration de la communication et des habiletés fonctionnelles, une augmentation de la sensation de plaisir et une baisse ou stabilisation des symptômes de dépression et des symptômes d’agitation. Il en découle aussi une amélioration de la coopération des résidents. Ainsi la qualité de vie des résidents augmenterait avec la zoothérapie. Conclusion : La zoothérapie semble être une bonne option non pharmacologique à la gestion des SCPD. Des études plus longues et avec de plus grands échantillons seraient pertinentes pour affirmer ses effets chez la personne âgée atteinte de démence.