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A propos de l'article : Huber-Gieseke T, Perin M, Narring F. Quelle surveillance médicale des adolescents sous antipsychotiques de deuxième génération ? Rev Med Suisse 2014;10:1302-7.
Il me semble que quelques imprécisions se sont glissées dans l’article de Huber Gieseke et coll. au sujet notamment de l’Abilify.1 En effet, l’aripiprazole fait partie des neuroleptiques atypiques mais contrairement à certains d’entre eux, notamment l’olanzapine et la clozapine, il n’induit pas de prise de poids.2 Il en est de même pour d’autres antipsychotiques tels que l’amisulpiride et la ziprasidone.3 Le tableau 4 doit donc être rectifié ainsi que le tableau 6 : la clozapine et l’aripiprazole (du fait de son action agoniste sur les récepteurs dopaminergiques D2) stimulent peu ou pas la sécrétion de prolactine contrairement à d’autres antipsychotiques tels que l’amisulpiride.4 En cas de symptômes de type aménorrhée-galactorrhée ou de baisse de la libido apparus sous neuroleptiques, on a donc le choix entre diminuer la posologie du neuroleptique (par exemple rispéridone), modifier le traitement (remplacer l’amisulpiride par de la clozapine ou de l’aripiprazole) ou encore ajouter un agoniste dopaminergique tel que la cabergoline, sachant que le risque d’exacerbation de la psychose est faible.5