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Je me gratterais la tête puis lui expliquerais en des termes simples, nullement sophistiqués:
- Celui qui n’a rien et ne veut rien est plus riche que celui qui a tout et qui veut davantage. Être riche, c’est comme être libre. Je ne dois rien à personne et je n’attends rien de quiconque. Le vieillard en bonne santé qui touche une retraite confortable, c’est-à-dire suffisante pour se loger dignement, se nourrir convenablement et se payer de temps à autres un petit voyage pour se changer les idées, est plus riche que le plus riche des milliardaires cloué au lit... dans la plus somptueuse des chambres de la plus magistrale des cliniques. Finalement, tous ces plus ne valent guère plus que des clous. Car tout est dans le ciboulot avant de sombrer dans les poches. Et là encore rien n’est vraiment joué, terminé, classé.
Et, en s’essuyant le front, elle réagirait:
- Méfie-toi du soleil d’ici, on pète parfois les plombs en l’admirant!
Mais, me connaissant trop bien, je contre-attaquerais:
- A force de balayer, on finit souvent par vouloir tout nettoyer voire tout balancer.
Subitement, je passe du conditionnel au présent.
Les absents ont toujours tort, me dis-je. Ils comprennent tout de travers. Comme les politiciens entêtés... Je ferais mieux d’aller plonger...