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Le groupe s'attend à économiser à partir de 2025 500 millions d'euros par an dans les services hors production et 200 millions de plus à partir de 2027 sur le site de Ludwigshafen, a-t-il indiqué dans un communiqué.
"La compétitivité de la région européenne" de BASF "souffre de plus en plus d'une réglementation excessive", impliquant de longues "procédures d'agrément" et surtout des "coûts élevés pour la plupart des facteurs de production", selon son PDG Martin Brudermüller.
Dans le détail, BASF annonce la fermeture de l'une de ses deux unités d'amoniac, celle produisant du caprolactame, un composant servant à produire du plastique et des fibres, ainsi que d'unités d'engrais associées. Une autre usine de caprolactame située à Anvers, en Belgique, est suffisante pour répondre à la demande interne et celle sur le marché européen, explique le groupe.
Un autre site pour produire le précurseur du plastique TDI va également fermer à cause des coût élevés d'énergie et d'une sous-utilisation. D'autres sites dans le monde, aux Etats-Unis et en Chine, livreront les clients de ce composant.
L'Allemand ferme en outre une unité d'acide adipique à Ludwigshafen, précisant que la production du même composant via une co-entreprise en France avec Domo à Chalampé va se poursuivre.
D'autres unités produisant de cyclohexanol (liquide) et de cyclohexanone (huile) ainsi que de la soude lourde vont également fermer.
Ces mesures vont conduire à supprimer environ 700 emplois dans la production à Ludwigshafen, sur un site gigantesque qui compte près de 39.000 salariés.
Ces emplois devraient "pour la plupart" pouvoir être recasés dans d'autres unités, selon M.Brudermüller.
Le groupe va par ailleurs supprimer 2.600 emplois dans des services centraux et la recherche, principalement en Allemagne.
BASF a confirmé vendredi ses résultats pour l'année 2022, annoncés de manière préliminaire en janvier. Les ventes ont augmenté de 11% à 87 milliards d'euros et le résultat opérationnel s'est élevé à 6,9 milliards d'euros avant mesures exceptionnelles.
La déconsolidation des activités russes de sa filiale dans l'énergie Wintershall Dea a entraîné des charges de 6,3 milliards d'euros et le groupe a aussi subi l'arrêt du gazoduc Nord Stream A de la Russie vers l'Europe, dont il est un des propriétaires.
Cela lui a valu une perte nette de 627 millions d'euros, moins forte que le solde négatif d'1,37 milliard d'euros annoncé initialement.