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Les traitements de calcium et/ou de vitamine D sont préconisés en prévention de l’ostéoporose fracturaire dès 50 ans. Cependant, les patients ambulatoires ont un risque fracturaire plus bas que ceux institutionnalisés, posant la question du bénéfice de ces traitements dans cette population. Les auteurs sélectionnent 33 études randomisées comprenant 51 145 patients ambulatoires, qui comparent l’effet d’un traitement de calcium et/ou vitamine D contre un placebo sur l’incidence de fracture. Les critères d’exclusion comprennent l’ostéoporose cortico-induite, l’utilisation d’anti-ostéoporotiques et d’analogues de la vitamine D (calcitriol) et les études avec action sur les apports alimentaires calciques. Les résultats ne montrent pas de différence significative sur le risque de fracture de hanche entre le traitement de calcium et/ou vitamine D et un placebo (risk ratio 1,53 versus 1,21), ni sur le risque fracturaire global, et cela dans tous les sous-groupes étudiés (posologie, taux basal de vitamine D,…). Ces résultats parlent donc en défaveur d’une prescription de routine de calcium et/ou vitamine D chez les patients ambulatoires.
Commentaire : Cette étude présente plusieurs limitations ne permettant pas de généraliser ce type de pratique. De nouvelles études sont nécessaires pour confirmer ces résultats, et pour évaluer le rôle du degré de fragility des patients sur la réponse à ce type de traitement. De plus, il serait intéressant d’étudier l’impact d’un traitement anti-ostéoporotique avec et sans supplément en calcium et/ou vitamine D dans cette même population.