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Les peintures d’Edward Hopper sont indissociables de la culture américaine d’après-guerre. Ses interprétations austères et intimes de la vie quotidienne sont “des drames minimaux imprégnés de puissance maximale”. Il influença largement les œuvres de géants tels qu’Alfred Hitchcock, Mark Rothko ou encore Ed Ruscha.
Le Whitney Museum Of American Art de New York reçu, après la mort de l’artiste, un leg de plus de 3 000 œuvres.
Hopper est depuis longtemps devenu à la fois un classique et une icône américaine. Peintre d’une importance capitale, son travail est considéré comme l’expression d’un génie singulier. Pourtant la peinture n’est pas venue facilement à Edward Hopper. Chaque toile représente une longue gestation morose. Il n’y a jamais eu chez lui de coups de pinceau rapides ni de main fiévreuse. Il réfléchit, épure ses idées pendant des mois avant d’étaler la première goutte de peinture sur sa palette.
Hopper a créé plus de 800 peintures, aquarelles et gravures connues, ainsi que de nombreux dessins et illustrations. Les meilleurs d’entre eux sont des distillations étranges de villes de la Nouvelle-Angleterre et des architectures de New York City. Il n’y a ni foule ni sirène dans ses villes. Tout est silence. D’ailleurs, il serait peu plausible d’entrer dans un Hopper et d’entendre le son réel.
Edward Hopper a défini le réalisme du XXème siècle avec ses scènes austères et étranges, traduisant l’aliénation et l’isolement de la vie moderne. Les personnages d’Hopper, même lorsqu’ils sont peints en groupe, semblent déconnectés et perdus dans leurs pensées.
“Si vous pouviez le dire avec des mots, il n’y aurait aucune raison de le peindre.” - Edward Hopper