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En Suisse, les vélos se font trop souvent dépasser à une distance insuffisante. Plus de deux cyclistes sur trois estiment être régulièrement dépassés de trop près ! Nous demandons qu’une distance latérale minimale de 1.5m soit inscrite dans la loi. Écart par égard!
En plus de représenter un manque de civilité, le dépassement à une distance insuffisante d’un cycliste est un acte dangereux. Les 10% des accidents de vélo ont lieu lors du dépassement d’un vélo par un autre véhicule. Il est temps de légiférer afin que cela change.
1.5m lors des dépassements de vélos!
Le conseiller national PLR Rocco Cattaneo prône une distance de dépassement minimale et a soumis une motion allant dans ce sens le 14 décembre 2018. Dans sa réponse du 27 février 2019, le Conseil fédéral a toutefois refusé la motion. Le même sort avait été réservé à l'interpellation déposée par le conseiller national PS Matthias Aebischer le 14 février 2018. Dans ses deux réponses, le Conseil fédéral affirme erronément qu'il n’est pas possible de mesurer la distance latérale de dépassement. La motion du CN Cattaneo doit maintenant être examinée par le Parlement.
Dans sa réponse (14.02.2018) à une interpellation du Conseiller national PS Matthias Aebischer (4.12.2017), le CF souligne qu‘il n’estime pas nécessaire de modifier la loi sur la distance latérale de dépassement.
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Le Conseil fédéral est conscient que les cyclistes sont particulièrement vulnérables.
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Le Conseil fédéral estime que la réglementation actuellement en vigueur, qui prévoit que celui qui dépasse doit avoir particulièrement égard aux autres usagers de la route, notamment à ceux qu'il veut dépasser, est suffisante (art. 35 de la loi fédérale du 19 décembre 1958 sur la circulation routière LCR; RS 741.01).
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Le Tribunal fédéral s'est déjà saisi à plusieurs reprises de la question des distances latérales de sécurité lors du dépassement de cyclistes. La jurisprudence ne définit pas non plus concrètement de distance minimale. Le Conseil fédéral considère que cela est judicieux, d'autant plus qu'il serait difficile de contrôler le respect de celle-ci. La distance adéquate lors du dépassement de cycles doit être appréciée au cas par cas en tenant compte des circonstances concrètes.
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Le Conseil fédéral est d'avis que le marquage de la largeur minimale des bandes cyclables permet de sensibiliser les usagers de la route au danger d'un dépassement de trop près. Le marquage visuel attire l'attention de ces derniers sur la distance minimale à respecter.
Si la réponse 4 est correcte, régardez notre vidéos:
Aidez-nous à garantir une distance de dépassement minimale !
Cette campagne a été lancée par PRO VELO Thurgovie et bénéficie du soutien de PRO VELO Suisse ainsi que de nombreuses autres organisations. En automne 2017, les délégués de PRO VELO Suisse ont adopté une résolution dans laquelle ils demandent une distance minimale de dépassement latérale de 1.5m. La résolution exige que cette distance soit inscrite dans la loi. Toutefois, cet objectif est loin d’être atteint : c’est pourquoi nous vous sommes reconnaissants pour vos contributions financières ainsi que pour toute autre forme de soutien.
Avec l’argent collecté, nous nous engageons non seulement en faveur d’une loi plus contraignante, mais aussi afin que le mot d’ordre « La distance c’est le respect !» soit entendu et bientôt appliqué dans tout le pays. Pour cela, il est nécessaire de produire du matériel d’information et d’attirer l’attention des médias, ce qui est impossible sans ressources financières.
Pourquoi 1.5m?
La distance de dépassement idéale dépend de conditions telles que la vitesse des véhicules ou l’état de la chaussée. L’écart de 1.5m s’avère être une bonne distance moyenne et doit par conséquent servir de point de référence. Ce qui importe réellement, ce n’est pas d’imposer une distance minimale censée valoir dans tous les cas de figure, mais plutôt de sensibiliser les usagers de la route aux besoins des cyclistes. Par notre initiative, nous voulons minimiser le risque pour les cyclistes d’être touchés lors du dépassement par une voiture.
À titre de comparaison : une distance de 1.2m correspond à notre « distance personnelle ». Si la présence d’une autre personne à l’intérieur de ce périmètre peut être perçue comme une intrusion, cela est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit d’un véhicule lancé à 80km/h. La distance c’est le respect !
Pourquoi une loi?
En comparaison avec d’autres pays, où une distance minimale de dépassement est inscrite dans la loi, en Suisse on constate une tendance à dépasser les vélos avec un écart insuffisant. La loi helvétique en vigueur, selon laquelle il faut respecter une distance « suffisante » lors des dépassements, est lacunaire. Entre autres, cette loi ne permet pas de sanctionner les situations dans lesquelles un accident aurait été frôlé, car il est impossible de prouver que la distance de dépassement latérale, estimée qui plus est à l’aune d’un sentiment de sécurité personnel, était insuffisante. La conséquence ? De nombreux usagers de la route se sentent en danger et renoncent en bloc à la pratique du vélo. Encore une fois, l’objectif de notre initiative n’est pas de générer un plus grand nombre de sanctions pénales, mais de sensibiliser les automobilistes. Ce qui est écrit dans la loi est automatiquement enseigné dans les écoles de conduite et peut être convenablement contrôlé par la police.
Action avec frites de bain pour plus de sécurité lors des dépassements, 27. avril 2019
Un convoi de cyclistes munis de frites de bain colorés plaide pour une distance de dépassement entre véhicules motorisés et vélos allant de 1 à 1.50 mètre. «La Suisse est un pays en voie de développement. Ce qui est possible dans nos pays voisins, devrait l’être chez nous aussi», déclare Matthias Aebischer, président de PRO VELO Suisse.