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Les éoliennes offshore suffiraient à alimenter toute la planète en énergie
Dans certaines zones océaniques, affirment les chercheurs, ces installations pourraient produire jusqu'à trois fois plus d'énergie que les éoliennes sur terre ferme. "Le principal avantage, c'est qu'il y a des courants très réguliers qui permettent une production d'énergie régulière", a rappelé Daniel Favrat, professeur honoraire à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), dans l'émission Tout un monde mercredi.
L'étude de Stanford va plus loin et révèle un phénomène limitant la production d'électricité dans les parcs éoliens continentaux. En effet, chaque rang de turbines récoltant une part de la force du vent, celle-ci diminue - parfois de moitié - d'une installation à l'autre.
Des zones particulièrement propices
Les scientifiques ont également observé un deuxième phénomène grâce à une modélisation. "Certaines régions de l'océan (Atlantique Nord par exemple, ndlr) produisent de la chaleur, ce qui crée de forts contrastes en termes de températures", explique Ken Caldeira, coauteur de cette recherche, dans une vidéo mise en ligne par l'université.
Et de préciser que ces différences thermiques accentuent la probabilité de tempêtes et d'activités cycloniques: "Cela attire ainsi de l'énergie produite par le vent plus haut dans l'atmosphère. Dans nos simulations, nous avons observé que les installations sur terre récoltent l'énergie produite à un niveau atmosphérique plus bas que les installations offshore, qui profitent de la colonne atmosphérique".
Obstacles économiques
Pourquoi ne développe-t-on pas davantage d'éoliennes offshore? "Toutes les constructions sont coûteuses. Il faut des lignes à haute tension pour ramener l'électricité sur terre", relève Daniel Favrat.
Les chercheurs de Stanford se disent conscients de ces obstacles. Ils estiment que leurs conclusions mettent d'abord en évidence l'immensité d'un potentiel encore inexploité pour des raisons économiques et technologiques.
Katja Schaer/hend
Publié le 11 octobre 2017 - Modifié le 11 octobre 2017