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Historique
La topographie naturelle du défilé de Saint-Cergue en a fait depuis les origines un lieu de passage. A l'époque romaine, deux chemins, l'un venant de Nyon, l'autre d'Aubonne se rejoignaient à Saint-Cergue. Ils furent employés non seulement par les troupes romaines, mais également pour l'acheminement du sel de la région de Salins.
Au Moyen Age, il est fait mention de la localité pour la première fois dans une charte de l'évêque Gui de Genève en 1110. Dès le haut Moyen Age, la montagne fut traversée à cet endroit par des marchands, des pèlerins et autres voyageurs. En 1299, la construction d'un château, destiné à assurer la protection du passage, fut alors entreprise. Au XVe siècle, une incursion des troupes suisses dans le Pays de Vaud, durant les guerres de Bourgogne, détruisit le château. Saint-Cergue devient alors bernois.
Au temps de Napoléon 1er, la campagne d'Italie montra la nécessité d'une communication française aussi rapide que possible entre Paris et le Simplon via Genève. Le tronçon la Cure - Genève allait ainsi appartenir à la grande voie napoléonienne Paris - Simplon. A la Cure, village-frontière, certaines maisons se trouvent d’ailleurs dans une situation particulière. Traversées par la frontière, elles possèdent un pied en France et l'autre en Suisse.
Saint-Cergue qui s'affiche aujourd'hui comme une station d'été et d'hiver n'a pas toujours été fréquentée par les touristes. Il faudra attendre la seconde moitié du XIXe siècle pour que cette activité commence à s'y développer. Des familles genevoises, encouragées par les vertus du bon air et par la beauté du site, furent les premiers hôtes à être accueillis dans les rares pensions existantes alors. Au tournant du siècle et sous l'impulsion de la direction du Grand Hôtel, Saint-Cergue se taille une réputation qui va bien au-delà de ses frontières
Source : Livre Saint-Cergue, 2000. En vente à l’office du tourisme