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Interview Harrison Ford: «Star Wars, non ça suffit!»
L'inoubliable Han Solo et Indiana Jones est actuellement au cinéma dans «L'appel de la forêt», adaptation du roman culte de Jack London.
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Harrison Ford avec notre journaliste Henry Arnaud après notre interview.
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Un homme et son chien en Alaska à l'époque de la ruée vers l'or, à la fin du XIXème, siècle: voilà la toile de fond du long-métrage de Harrison Ford où il partage l'affiche avec Buck, un chien entièrement créé par effets spéciaux. C'est la cinquième adaptation du roman en près d'un siècle de cinéma.
L'acteur a accepté de répondre à nos questions:
Le titre de votre film est «L'appel de la forêt». Quelle est l'importance de la nature dans votre vie?
Je suis né à la campagne et j'ai toujours eu besoin de nature. Je rentre d'ailleurs d'un voyage de 12 jours dans le Grand Canyon et le Colorado avec ma famille (ndlr: Son épouse est l'actrice Calista Flockhart et leurs fils adoptif Liam, 19 ans). Nous avons passé chaque jour et nuit au milieu de la nature entre la rivière, les sites géologiques et le ciel. Je me sens apaisé dans cet environnement. Adapter le livre de Jack London va faire redécouvrir cette aventure entre un homme et son chien à une nouvelle génération.
Justement, le chien Buck de votre film n'existe pas. Il a été ajouté par images de synthèse dans «L'appel de la forêt». Même si vous avez des décennies de pratique avec les films d'effets spéciaux comme «Star Wars», est-ce facile pour vous de faire semblant d'avoir une créature devant vous quand il n'y a rien?
Pour «L'appel de la forêt» j'ai eu la chance d'avoir Terry Notary qui est à la fois cascadeur et un grand artiste dans la capture de mouvements (ndlr: Il a travaillé sur «Avatar», «La planète des singes», «X-Men 2», «Superman Returns», ...) Je n'ai donc jamais eu le chien Buck devant moi. Mais j'avais Terry qui était à quatre pattes et simulait la gestuelle d'un chien. Sa présence m'a permis d'avoir une réelle communication et cela rend l'expression des émotions plus facile pour un comédien.
On annonce votre arrivée dans une série TV en 2021, ce qui serait votre premier feuilleton depuis près de 30 ans. Qu'en est-il?
Cela s'appelle «The Staircase». C'est sur l'histoire d'un homme qui fait le deuil de son épouse, morte en tombant dans les escaliers. Il va se retrouver accusé du meurtre. Pour le moment, j'attends de lire un scénario complet avant de m'engager définitivement mais je serais l'un des producteurs si ce projet voit le jour. Je n'ai jamais été opposé à apparaître sur le petit écran si j'avais un projet de grande qualité.
On parle aussi d'un possible retour de «Indiana Jones»...
Absolument. Le script est en développement et cela prend plus de temps que prévu car nous voulons apporter une expérience nouvelle aux fans d'Indi. Hors de question de faire un nouvel épisode en prenant les mêmes ingrédients que par le passé. Il faut une intrigue originale. Mais je ne veux pas être l'acteur d'un ou deux personnages. La raison pour laquelle une série comme «The Staircase» m'intéresse, c'est justement que cela n'a rien à voir avec les grands films qui m'ont fait connaître dans le monde entier. Je n'ai rien contre Indi, au contraire, mais collaborer avec de grands réalisateurs comme Sydney Pollack ou Mike Nichols a toujours été mon objectif principal. J'aime les drames compliqués. «The Staircase» est basé sur l'histoire vraie de cet homme qui a été condamné à 7 ans de prison avant que sa condamnation soit retiré alors qu'il avait passé tous ces années derrière les barreaux. C'est un drame complexe qui se déroule à Durham, en Caroline du Sud, et une histoire humaine qui me fascine.
Est-ce qu'on ose vous demander si Han Solo pourrait revenir d'une manière ou d'une autre dans un prochain «Star Wars»?
Star Wars, non ça suffit! Je pense être à peu près certain d'en avoir définitivement terminé avec la saga de «La guerre des étoiles» (rires). On ne va pas ressusciter les morts.
De notre correspondant à Hollywood: Henry Arnaud
Créé: 21.02.2020, 07h15