Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06974.jsonl.gz/782

1 Quelles sont les deux comédiennes qui ont créé Les Amants Magnifiques ?
A / Deux amies B/ Deux sœurs C/ Une mère et sa fille D/ Madeleine Béjart E/ Catherine de Brie, F/ Marquise Du Parc, G/ Armande Béjart
2 Qui a créé la tragédie lyrique, forme francisée de l'opéra italien ?
A / Corneille B/ Racine C/ Lully
3 Qui devait danser les rôles de Neptune et d’Apollon ?
A / Pierre Beauchamps B/ Louis XIV C/ Claude Ballon
1 Réponse D et G
Les deux rôles de femmes furent confiés respectivement aux deux sœurs Béjart :
Armande, la jeune épouse de Molière et Madeleine, sa sœur ainée et ex-maitresse.
Toutefois, certains historiens assurent qu’Armande pourrait être réellement la fille de Madeleine…
Son père serait le Comte Esprit de Remond de Modène (bourg proche de Carpentras dans le Comtat Venaissin).
Armande rejoignit la troupe de Molière à Paris en 1658. Elle avait 15 ans. Elle apparait avec certitude sous le nom d’Armande Béjart en 1661 (comme sœur de Madeleine), jouant le rôle de Léonor dans L’École des maris avec sa mère Madeleine pour suivante… Après son mariage elle joue son propre rôle de Mademoiselle Molière.
2 Réponse C
C’est un Italien de naissance, Lully qui, en 1673, compose sa première tragédie en musique Cadmus et Hermione, sur un livret de Philippe Quinault. Il pose ainsi les bases de l’opéra-comique à la française.
La Pastorale des Amants magnifiques est déjà consubstantielle à l’opéra naissant. Le monde des bergers et ses topoï que sont le chant des oiseaux ou le murmure des eaux se prête en effet par essence à la mise en musique.
Pour faire accepter au public français la convention de la continuité musicale, la pastorale a donc joué un rôle décisif.
3 Réponse B
Louis XIV, passionné par la danse devait danser lui-même sous le costume de Neptune, puis sous celui d’Apollon dans les intermèdes du Divertissement royal.
À 31 ans, il y renoncera finalement dans un nouveau souci de dignité. Dès la 2e représentation il est remplacé par le comte d’Armagnac et le Marquis de Villeroy.
Ainsi Robinet revient aussi sur l’assertion qu’il avait émise d’abord dans sa lettre du 8 février, et il écrit le 15 du même mois :
...Notre Auguste Sire
Fait danser et n’y danse point,
M’étant trompé dessus ce point
Quand, sur un livre, j’allai mettre
Le contraire en mon autre lettre.