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Les autorités de Los Angeles ont évacué un campement de sans-abri près du stade SoFi, où se déroulera le Super Bowl dans trois semaines. Cette décision a suscité de nombreuses réactions outrées de la part de groupes de défense des droits de l'homme et des résidents vivant dans la rue qui ont été déplacés bien malgré eux.
Dawn Toftee, 57 ans, qui vivait dans le campement qui a été évacué, a déclaré qu'elle avait perdu le canapé sur lequel elle dormait pendant l'opération de nettoyage et qu'elle dormait désormais sur une couverture dans une rue voisine où elle se sentait moins en sécurité:
Cette opération controversée intervient alors que les élus de Los Angeles multiplient les fermetures de campements pour faire face à l'aggravation de la crise humanitaire. Comme le rapporte The Guardian, on estime que 48 000 personnes vivaient dans les rues du comté de Los Angeles au début de la pandémie, selon le dernier décompte.
D'après les critiques, la stratégie de ratissage a donné la priorité à l'esthétique et aux plaintes des voisins, conduisant les personnes vivant dans des communautés de tentes établies à être dispersées dans des conditions de vie plus dangereuses.
Du côté des organisateurs du Super Bowl, silence radio, ils refusent pour le moment de répondre aux médias. Quel courage.
Treize semaines, c'est peu. Le 15 janvier prochain, le caucus de l'Iowa dégoupillera officiellement la sélection du candidat républicain pour la présidence américaine. Dans l'histoire, jamais un lièvre n'a pu, à ce stade du processus, bénéficier de l'avance détenue actuellement par Donald Trump dans les sondages. C'est sans doute l'une des raisons qui font naître un débat précoce et animé sur l'identité de son vice-président potentiel. Trump, lui, joue la montre et s'amuse régulièrement avec cette question, en semant autant le doute que des indices.