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Lorsque la surface d’ouverture de la valve aortique diminue, on parle de sténose aortique. Maladie valvulaire la plus fréquente, elle est le plus souvent d’origine dégénérative (vieillissement et calcification progressive d'une partie de la valve), ou congénitale. Elle peut aussi être, dans de très rares cas, d’origine rhumatismale.
Elle forme un obstacle à l’éjection du sang entre le ventricule gauche et l’aorte. Dans les formes sévères, elle entraîne une insuffisance cardiaque. Parfois les symptômes peuvent manquer alors que la valve est déjà fortement atteinte, raison pour laquelle une intervention chirurgicale peut être proposée en l’absence de symptômes.
Selon le degré d’obstruction, on distingue une sténose aortique légère, modérée ou sévère.
Les patients peuvent rester longtemps asymptomatiques. Lorsque la sténose aortique devient sévère, on observe les symptômes suivants:
Le diagnostic s’établit le plus souvent par:
Les médicaments sont utilisés pour soulager temporairement la situation et pour éviter certaines complications. Cependant, le seul traitement efficace est le remplacement de la valve par une opération chirurgicale ou une intervention mini-invasive.
L’opération la plus souvent réalisée est celle pratiquée «à cœur ouvert» par les chirurgiens cardiaques: ils arrêtent dans un premier temps le cœur. Pendant ce temps, une machine cœur-poumon (circulation extracorporelle) prend le relais afin de faire circuler le sang. L'aorte, juste au-dessus de la valve, est ouverte et la valve malade est ainsi accessible. Les chirurgiens la coupent et la remplacent par une prothèse mécanique (en métal) ou biologique (en tissus d’animaux traités).
Si la valve mécanique a une durée de vie supérieure à celle de la valve biologique (d'une quinzaine d'années), elle nécessite cependant un traitement anticoagulant à vie. Elle est recommandée chez les jeunes patients. Avec une valve biologique, en revanche, le traitement anticoagulant n'est pas forcément nécessaire, ou temporaire.
Il existe également des procédures chirurgicales mini-invasives telles que l’implantation d’une valve aortique, sans ouvrir le thorax (procédure TAVI). Les patients qui présentent un risque opératoire élevé se voient proposer cette petite intervention au sein de notre Unité de cardiologie interventionnelle.
Elle consiste à placer par une mini ouverture (par une artère de la jambe ou dans la cage thoracique) une nouvelle prothèse qui écrase la valve aortique malade. De cette façon, la nouvelle valve prend le relais immédiatement.