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Dans l’affaire de l’attentat contre l’autocar de l’équipe nationale togolaise de football à Cabinda, le tribunal de grande instance de Paris a condamné à 5 ans de prison ferme André Rodrigues Mingas, citoyen français, d’origine cabindaise, pour son implication dans l’attaque du convoi de ladite sélection à Cabinda en 2010. L’attentat, revendiqué à l’époque par Rui Mingas qui s’était autoproclamé chef d’état-major du FLEC-PM, avait fait 2 morts et 13 blessés parmi lesquels le gardien des buts Kodjovi Obilalé ainsi que des éléments de la police angolaise qui escortaient l’autocar.
Reconnu coupable d’« actes préparatoires au terrorisme », de « participation à une organisation criminelle » et de « revendication d’attentat », Rodrigues Mingas a été condamné d’autre part au paiement d’un 1 euro symbolique à l’État angolais et au versement d’une indemnité de 440’000 euros à l’ancien gardien togolais blessé dans l’attaque, et de 60’000 euros à son ex-femme et à son fils.
L’avocat du joueur avait demandé une indemnité 3 600 000 euros pour son client victime de l’attaque, qui l’a contraint à mettre définitivement fin à sa carrière de footballeur et 100 000 euro en dommages-intérêts à son ex-femme pour dommages moraux.
L’affaire, jugée le 4 et 5 mai deniers par la 16eme chambre correctionnelle, a – pour rappel – été portée devant le Tribunal par le ministère public français, ainsi que par le gardien togolais Kodjovi Obilalé et le gouvernement angolais, qui a requis une condamnation pour « apologie du terrorisme » et à ce que l’Angola soit reconnue en tant que victime.|Jossart Muanza (AEM)