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Après la Corée du Nord, c'est au tour du Venezuela de faire face à la rhétorique belliqueuse du président américain Donald Trump, ici en compagnie vendredi de son chef de la diplomatie et de la représentante des Etats-Unis à l'ONU.
Keystone/AP/PABLO MARTINEZ MONSIVAIS(sda-ats)
Le président américain Donald Trump a évoqué vendredi une "possible option militaire" au Venezuela. Le pays est traversé par une grave crise politique sur fond de reprise en main des institutions par le gouvernement du président Nicolas Maduro.
"Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible option militaire si nécessaire", a-t-il affirmé, sans autre précision. "Nous avons des troupes dans le monde entier qui sont parfois très loin. Le Venezuela n'est pas très éloigné et les gens souffrent et les gens meurent", a-t-il ajouté.
Appelé à donner des précisions sur cette annonce, le président américain est resté évasif: "Nous n'en parlons, mais une option militaire est assurément une voie que nous pourrions suivre".
La menace d'une intervention militaire proférée par Donald Trump est un "acte de folie", a déclaré dans la foulée le ministre de la Défense du Venezuela, Vladimir Padrino à la télévision nationale. Le ministère des Affaires étrangères vénézuélien prépare un communiqué rejetant cette menace, a annoncé le porte-parole du gouvernement de Nicolas Maduro, Ernesto Villegas.
"Avec les armes à la main"
Jeudi, Nicolas Maduro avait affirmé souhaiter "une conversation" avec son homologue américain qui a pris des sanctions contre son pays. Il souhaite que cette discussion ait lieu par téléphone ou qu'elle se fasse à New York à l'occasion de l'assemblée générale des Nations unies le 20 septembre.
Tout en disant souhaiter avoir des relations "normales" avec les Etats-Unis, il a averti M. Trump que son pays répondrait "avec les armes à la main" à une éventuelle agression. "Le Venezuela ne se rendra jamais (...) l'empire américain devrait le savoir", a-t-il lancé.
Le même jour, le président vénézuélien avait consacré l'Assemblée constituante comme la plus haute instance du pays lors de sa première apparition devant ce nouveau "parlement bis". L'élection le 30 juillet des 545 membres de l'Assemblée a déclenché des condamnations internationales, de nombreux pays jugeant qu'elle usurpait l'autorité du parlement, où l'opposition est majoritaire.
Le chef de l'Etat avait présenté l'élection comme le seul moyen de résoudre la crise politique qui agite le pays, après quatre mois d'une vague de contestation qui a fait plus de 120 morts.
ATS