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Pierre Eckert, expert scientifique du centre régional de MétéoSuisse pour la Suisse romande.
«La pluie provient de l’évaporation de l’eau présente sur la surface de la Terre, qu’il s’agisse des lacs, des mers, des rivières ou même de l’eau contenue dans la végétation. Tu ne t’en rends pas compte, mais même lorsqu’on ne la voit pas, de l’eau est présente dans l’atmosphère, sous forme gazeuse. On peut d’ailleurs en mesurer la quantité par le taux d’humidité contenu dans l’air. Pour que la vapeur se condense (c’est-à-dire que l’eau passe de l’état gazeux à l’état liquide) et donc qu’elle devienne visible, certaines conditions doivent être remplies. L’air doit gagner en altitude et donc se refroidir: cela arrive par exemple lorsque le vent pousse l’air contre une montagne et le force ainsi à monter. Lorsque l’air se refroidit, la vapeur se transforme en minuscules petites gouttelettes qui, ensemble, constituent un nuage. Les gouttelettes sont tellement petites qu’elles ne tombent pas et que le nuage reste dans le ciel.
Pour que les nuages se transforment en pluie, il faut qu’ils entrent en mouvement. Poussées les unes contre les autres, les gouttelettes deviennent alors de plus en plus grandes. Un peu comme les gouttes qui glissent le long d’une vitre lorsqu’il pleut: deux gouttes se rencontrent, en forment une plus grande et coulent de plus en plus vite. Lorsque les gouttelettes sont suffisamment grandes, elles tombent vers le sol et forment la pluie.
Puis elles rejoignent les rivières, les lacs, les mers et les océans, avant d’à nouveau s’évaporer dans l’atmosphère et retomber une nouvelle fois sous forme de pluie. C’est ce qu’on appelle le cycle de l’eau.»