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Une traduction d’un poème composé en 1957 par Joseph Brodsky, poète russe, lauréat du Prix Nobel.
Adieu,
oublie
et ne me blâme pas.
Brûle les lettres
comme les ponts.
Courageuse soit ta voie,
qu’elle soit droite et bonne.
Que dans la nuit
les poussières brillent
pour toi,
que l’espoir réchauffe ses mains
à ton bois.
Qu’il y ait des tempêtes,
des orages bêtes
et des incendies,
que la fortune te sourie
plus souvent qu’à moi.
Que ton cœur batte
au puissant combat.
Je suis heureux
pour ceux
qui peut-être
sont avec toi.