Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07252.jsonl.gz/22

Un traumatisme crânio-cérébral survient lorsque le tissu cérébral est détruit ou ne fonctionne plus de façon adéquate, suite à un choc entre le cerveau et la boîte crânienne. Il peut également être causé par une fracture ouverte, un objet pénétrant ou par un mécanisme d’accélération ou de décélération rapide.
Les accidents de la route sont responsables de plus de 70% des cas de traumatisme crânio-cérébral. Ils peuvent aussi être occasionnés par les chutes à domicile, les accidents sportifs, les traumatismes par armes à feu et la violence domestique.
Le traumatisme crânio-cérébral provoque une perturbation de l’état de conscience. Selon la gravité du traumatisme, celle-ci va de la simple confusion momentanée jusqu’au coma profond. Ce changement d'état de conscience peut être de très courte durée ou se prolonger pendant plusieurs jours ou même plusieurs mois. Quelle que soit la gravité du traumatisme, les répercussions ne sont jamais les mêmes d’une victime à l’autre.
Lorsqu'une victime de traumatisme crânio-cérébral présente des signes de troubles neurologiques ou neuropsychiques, il doit aussitôt être orienté vers notre service. Une fois ses fonctions vitales assurées, il sera examiné au moyen de l’imagerie cérébrale (IRM, CT-scan, radiographie standard).
Cette évaluation permettra ensuite de déterminer la gravité du traumatisme crânio-cérébral. Des examens électrophysiologiques complémentaires (électroencéphalogramme, potentiels évoqués) pourront être prescrits. Idéalement, on procèdera en outre à un examen neuropsychologique, afin de déterminer le degré d’atteinte au niveau cognitif (la mémoire, le langage, la perception, l’attention, etc.).
Lorsque le traumatisme est léger, l’évolution est relativement simple: en général tout rentre dans l’ordre sans aucune séquelle. Une surveillance clinique est néanmoins effectuée: toutes les heures pendant 24 heures, l’état de conscience du patient est vérifié.
En cas de traumatisme modéré à sévère, les patients doivent parfois être hospitalisés dans le Service des soins intensifs adulte ou de pédiatrie s'il s'agit d'un enfant. Une intervention chirurgicale peut être réalisée par l'équipe de neurochirurgie, par exemple lors de constitution d'un hématome dans ou autour du cerveau (immédiatement ou après quelques heures, jours ou même mois), car celui-ci va comprimer le cerveau et entraîner des symptômes neurologiques. Il faut alors avoir recours à la chirurgie décompressive, réalisée en urgence. Une surveillance clinique, complétée ou non par une imagerie radiologique (CT-scan ou IRM), permettra de dépister les éventuelles complications.
Le traumatisme crânien peut en outre être associé à une lésion plus ou moins grave de la colonne vertébrale au niveau du cou (rachis cervical). Il est primordial de ne pas aggraver une telle lésion, car cela pourrait entraîner une paralysie. On peut opérer ou effectuer une traction pour stabiliser la lésion ou alors immobiliser la nuque lorsqu’une fracture est détectée.
Dans les mois qui suivent un traumatisme crânien, une grande fatigue peut apparaître, parfois accompagnée de maux de tête. Si ces maux de tête sont violents ou persistent, il faut consulter un médecin.