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Paul Ruckstuhl
Aux commandes du programme de l’Expo 64 et de ses finances
En 1959, le Comité d’organisation de l'exposition nationale de Lausanne confie à Paul Ruckstuhl la fonction de directeur des finances et des exposants. Il met sur pied le programme général.
Né en 1923 à Lausanne, c’est donc à 36 ans qu’il se porte candidat au poste de directeur général de l’Exposition. Fils d’un imprimeur lausannois, il est alors père de deux enfants de 9 et 8 ans.
Licencié en sciences économiques et sociales, il soutient sa thèse de doctorat sur la gestion dans l’imprimerie.
Son parcours professionnel l’amène à travailler entre 1949 et 1957 dans l’imprimerie familiale dont il devient directeur commercial et administrateur. Entre 1955 et 1957, Paul Ruckstuhl se fait connaître en tant que commissaire général de Graphic 57, exposition internationale des industries graphiques à Lausanne.
Dès le mois de septembre 1958, il est nommé directeur adjoint au Comptoir suisse. Conseiller communal à Pully, il est alors président de l’Union nationale démocratique. Le 20 mars 1959, le Comité d’organisation, prêt à tenter l’expérience d’une direction collégiale, lui confie la fonction de directeur d’exploitation vite dénommé directeur des finances et des exposants. Entré en fonction le 1er avril 1959, il travaille immédiatement au budget et au programme de la future exposition.
Avec l’appui crucial des chefs de secteurs, son activité est déterminante pour coordonner les teams d’exposants dans une confrontation difficile avec architectes et graphistes.
A l’issue de l’Expo 64, Paul Ruckstuhl en défenseur de l’œuvre collective, ne manque pas de fustiger les critiques immédiates: du côté des exposants «On nous reprocha […] le fait que notre programme prévoyait une systématique fondée sur les besoins du visiteur et non sur les activités des groupes d’exposants. […]. D’autres milieux, politiques notamment, nous firent des procès d’intention.
[…] ils nous accusèrent d’avoir une tournure d’esprit de technocrates, de faire profession d’avant-gardisme, de minimiser la valeur de la tradition. Même nos modestes affirmations sur la solidarité de la Suisse à l’égard de l’Europe et du monde, notre désir d’affirmer la volonté de la Suisse sur le plan international provoquèrent des suspicions fort désagréables».