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DIMANCHE 29 JANVIER 2023
Quatuor Américain, en Fa Majeur et Quintette en La Majeur
interprétés par le Quatuor Terpsycordes et le pianiste Nicolas Le Roy
Le Quatuor Terpsycordes est formé de Girolamo Bottiglieri (premier violon), Raya Raytcheva (second violon), Florestan Darbellay (violoncelle) et Caroline Cohen Adad (alto)
ANTONÍN DVOŘÁK
Antonín Dvořák est né le à Nelahozeves (royaume de Bohême, situé en Europe centrale dont la plupart des territoires se trouvent actuellement en Tchéquie. ) et mort le à Prague. Compositeur prolixe, simple et patriotique, il est héritier du romantisme musical allemand et introduit dans son langage musical des éléments évoquant la nature et la culture tchèque et slave.
Il occupe pendant une dizaine d’années le poste d’alto solo à l’orchestre du Théâtre de Prague et découvre le répertoire lyrique et symphonique européen, sous la baguette de chefs d’orchestre prestigieux tels que Richard Wagner, Hans von Bülow, Franz Liszt ou encore Bedřich Smetana.
Grâce à son amitié avec Johannes Brahms , Leoš Janáček et Hans von Bülow, ses œuvres sont diffusées en Europe, en Angleterre, puis aux Etats-Unis où il dirige le Conservatoire national de New York jusqu’en 1895.
La nostalgie de son pays le fait revenir dans sa Bohème natale, où il se consacre dans ses dernières années au poème symphonique et à l’opéra. L’œuvre de Dvořák a su donner ses lettres de noblesse à la musique populaire slave en l’introduisant dans les grandes formes classiques (symphonies, concertos, quatuors etc…) sans en détruire l’essence.
Dvořák écrit le Quatuor à cordes no 12 en fa majeur, B. 179 (op. 96) « Américain », pendant l’été de 1893 à Spillville dans l’Iowa où les agriculteurs tchèques immigrés appréciaient avec nostalgie sa musique. Dans cette oeuvre, ce n’est pas seulement l’Amérique qui est évoquée, mais également l’Europe centrale.
Les quatre mouvements (respectivement Allegro ma non troppo, Lento, Molto vivace et Finale vivace ma non troppo) furent esquissés en moins d’une semaine et la composition de l’ensemble prit à peine quinze jours. Dvořák travailla non seulement dans un sentiment d’euphorie mais également avec beaucoup de facilité. Comme si les impressions exotiques des espaces américains s’étaient accordées idéalement, pendant ce beau mois de , avec son tempérament ‘slave’.
Le Quintette pour piano no 2 en la majeur a été composé entre août et lors de son séjour à Vysoká en Bohême. Il fait partie des pièces les plus connues pour cet ensemble et il s’agit de la deuxième et dernière fois que le compositeur s’essaye dans ce genre. Le quintette a été créé le à l’occasion d’un des concerts organisés par l’association d’artistes « Umělecká beseda », au Rudolfinum de Prague. L’œuvre est dédicacée à Bohdan Neurether, professeur d’université et grand mécène des jeunes musiciens de Prague, et a été publiée chez Simrock l’année même de sa création.
QUATUOR TERPSYCORDES
Récompensé lors de nombreux concours internationaux, dont un Premier Prix à Genève en 2001, ce carré d’archets a su faire rayonner un talent multiple de quatre, homogène et complémentaire dans l’alchimie des musiciens, radical et audacieux dans la lecture des œuvres ; tout en gardant toujours à l’oreille le souffle de la muse Terpsichore, fille de musique qui relie le geste et l’esprit: Terre, psy, cordes.
Fondé en 1997, basé à Genève, le Quatuor Terpsycordes a suivi l’enseignement de Gábor Takács-Nagy, avant de se perfectionner auprès des membres des quatuors Budapest, Hagen, Lasalle et Mosaïques, entre autres. Galvanisés par le contraste de leurs origines (Italie, Bulgarie et Suisse), ses membres éblouissent régulièrement le public des grandes salles comme le Concertgebouw d’Amsterdam, la Salle Gaveau de Paris, la Tonhalle de Zurich, le Victoria Hall de Genève.
Fêtant ses 25 ans, cette année, les Terpsycordes prônent toujours l’éclectisme.