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En tenant compte des conclusions scientifiques les plus récentes, l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a défini aujourd’hui de nouvelles prescriptions concernant l’aléa sismique propre aux centrales nucléaires suisses.
Etant donné que les séismes contribuent dans une large mesure au risque global couru par les centrales nucléaires et que la science a réalisé de grands progrès dans le domaine de l’évaluation du risque sismique, l’organisme ayant précédé l’IFSN, à savoir la Division principale de la sécurité nucléaire (DSN), en était arrivé à la conclusion au milieu des années nonante que les analyses de risque sismique disponibles pour les centrales nucléaires suisses ne correspondaient plus à l’état actuel des connaissances sur tous les points.
Pour répondre à la demande de la DSN, les exploitants de centrales nucléaires ont passé commande du projet PEGASOS (analyse probabiliste du danger sismique pour les sites nucléaires de Suisse). Les résultats de PEGASOS comportaient de nombreuses incertitudes et généraient donc un aléa sismique significativement plus important. Afin de réduire les incertitudes à l’aide de données supplémentaires (comme des forages par exemple) et de nouvelles connaissances, le projet PEGASOS Refinement Project PRP a été lancé en 2008.
Les exploitants de centrales nucléaires ont remis fin 2013 leurs données sur l’aléa sismique dans le cadre de PRP. Ces données ont été contrôlées par l’IFSN.
En tenant compte des conclusions scientifiques les plus récentes, l’IFSN a défini en 2016 de nouvelles prescriptions concernant l’aléa sismique propre aux centrales nucléaires suisses. Les exploitants des centrales doivent à nouveau démontrer en trois étapes jusqu’à la fin 2020 que leurs installations résistent aussi à un fort tremblement de terre extrêmement rare.