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Genève - Le Tribunal de police de Genève a refusé d'ajourner le procès d'Abba Abacha. Contrairement aux avocats du fils du dictateur nigérian, il a estimé que les débats pouvaient se dérouler en l'absence de l'accusé et malgré la défection de certains témoins.
Pierre et Bruno de Preux, les avocats d'Abba Abacha, avaient plaidé lundi le report du procès. Pour eux, dans une affaire aussi importante, l'accusé devrait au minimum avoir la possibilité de pouvoir s'expliquer devant ses juges. Le fils de Sani Abacha n'a pas pu venir à Genève, faute d'avoir obtenu son visa à temps.
Après une nuit de réflexion, le Tribunal de police a rejeté ces considérations et ordonné la poursuite du procès. Abba Abacha est accusé d'avoir participé au pillage des caisses publiques du Nigeria lorsque son père Sani Abacha tenait les rênes du pays. Il doit répondre de participation à une organisation criminelle.
Entre 1994 et 1998, des milliards de francs ont été détournés par toute sorte de méthodes au profit du dictateur, de sa famille et de ses proches. L'argent public a ensuite été transféré sur des comptes bancaires à l'étranger et notamment en Suisse, où plus de 2 milliards de francs ont été déposés.
ATS