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Secteur 5 – Les échanges
L'indépendance dans l'interdépendance
Le secteur des échanges met en balance les richesses de la Suisse par rapport aux importations afin de souligner le rayonnement mondial de l'économie helvétique aussi libre que libérale.
«Dans le secteur des Echanges, les Suisses s'exposent au sein de l'Europe.» Une référence plus économique que politique. Le mot d'ordre «indépendant dans l'interdépendance», supposé «programme originel des Suisses» s'impose et s'appuie sur la forme architecturale et le recours à la «Globovision» comme moyen de communication révolutionnaire. Le message: dire que la Suisse de demain sera ouverte sur le monde, responsable et apte à la planification.
Le secteur met au service de ce message toutes les sections dont le rôle didactique est fort appuyé. Il s'agit d'expliquer les bienfaits de la politique monétaire, des banques, des assurances, des échanges internationaux ou des foires. A tout moment, la notion de liberté est rappelée mais dans son acception économique. Pour la liberté de circulation des travailleurs, il faudra attendre.
Le rôle des travailleurs étrangers, italiens et espagnols en tête, est toutefois rappelé: «la Suisse manque de bras» résonnent les hauts-parleurs... Selon les mots du directeur Paul Rucksthul: «nous ne pouvons plus parler du travail helvétique sans leur reconnaître la part qu'ils y ont prise».
Si, toutefois, il reste dans la mémoire collective un élément du secteur, c'est sans doute la composition de Rolf Liebermann connue sous le nom de symphonie «les échanges». 156 machines à écrire, électroniquement dirigées, constituent un orchestre inhumain symbolisant le jeu d'ensemble de l'économie. La main invisible du libéralisme?