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Le côlon, ou gros intestin, a pour fonction d’épaissir les résidus alimentaires et de les transporter vers l’anus. Les selles sont stockées dans la dernière partie du côlon, le rectum, jusqu’à ce qu’elles soient évacuées. Le cancer du côlon se développe le plus souvent dans cette partie terminale ; c’est pourquoi on parle aussi de carcinome colorectal.
A noter que le carcinome colorectal est parfois aussi qualifié simplement de « cancer de l’intestin », les autres segments de l’intestin (intestin grêle, anus) étant rarement touchés par des tumeurs.
Facteurs de risque
Les facteurs ci-après augmentent le risque de cancer de l’intestin :
- certaines maladies héréditaires de l’intestin : cancer colorectal héréditaire sans polypose et polypose adénomateuse familiale (PAF), p.ex. ;
- des maladies de l’intestin (polypes intestinaux) chez les parents proches : père, mère, frère(s), sœur(s) ;
- des antécédents de polypes intestinaux ;
- des affections inflammatoires chroniques de l’intestin : colite ulcéreuse ou maladie de Crohn, p. ex.
Prévention et dépistage
Une bonne hygiène de vie contribue à réduire le risque de cancer de l’intestin.
Il existe deux méthodes pour dépister le cancer de l’intestin : le test de sang occulte dans les selles et la coloscopie. Lorsque le cancer colorectal est décelé à un stade débutant, les perspectives de guérison sont généralement bonnes.
Troubles et symptômes
Le cancer du côlon ne provoque souvent aucun symptôme pendant une période prolongée. Les troubles ci-après peuvent être de premiers signes d’alerte :
- des troubles du transit intestinal soudains, p. ex. diarrhée et/ou constipation, ou une alternance de diarrhée et de constipation ;
- un faux besoin d’aller à selle ;
- une perte de poids inexpliquée ;
- du sang dans les selles, qui peuvent prendre une coloration rougeâtre ou noirâtre ;
- des saignements rectaux ;
- du mucus dans les selles ;
- des douleurs abdominales inconnues et persistantes, des ballonnements, une perte d’appétit et d‘énergie.
Diagnostic
Pour établir le diagnostic, le médecin procède à une coloscopie. Il introduit un tube souple (endoscope) équipé d’une caméra par l’anus afin de visualiser l’intérieur de l’intestin. Des échantillons de tissus peuvent être prélevés simultanément à l’aide d’instruments spéciaux. L’analyse de ces prélèvements permet de confirmer ou d’exclure la présence d’un cancer.
Traitement
Le traitement du cancer du côlon est toujours planifié de façon individuelle et adapté à chaque cas particulier. Il dépend de plusieurs facteurs : localisation et taille de la tumeur, type de tumeur et stade de la maladie, notamment.
Les principales méthodes de traitement du cancer du côlon sont :
- la chirurgie (opération) ;
- les traitements médicamenteux : chimiothérapie, traitements par anticorps ;
- la radiothérapie.
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