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Du Congo à la Somalie, du Mali au Soudan du Sud: appareil photo à la main, Dominic Nahr a documenté quelques-uns des grands conflits qui ont frappé le continent africain durant la dernière décennie. Le musée de Winterthur rend hommage au photographe suisse avec une exposition intitulée «Blind Sports», angles morts.
Soudan du Sud, Somalie, Mali et République démocratique du Congo: quatre pays marqués par la violence et l'instabilité, où même les besoins les plus élémentaires de la population restent sans réponse. Quatre pays ciblés par Dominic Nahr, qui pendant des années a photographié les espoirs et les déceptions d'une Afrique oubliée.
Ses images font l'objet d'une exposition organisée au musée de la photographie Winterthur, dans le canton de Zurich. A côté de ses œuvres, une phrase: «L'Afrique n'existe pas». Une citation tirée d’un reportage du journaliste Georg Brunold, qui décrit le travail de Dominic Nahr.
Intitulée «angles morts», l'exposition interroge également sur le rôle de l’image dans les médias: Qu'est-ce qui peut ou doit être montré en un seul clic? Jusqu’à quel point une photographie qui montre un événement terrible peut-elle être belle? Et quelle est la responsabilité des photographes dans la reproduction d’une image négative de l'Afrique?
Dominic Nahr est né en 1983 en Appenzell et a grandi à Hongkong. Après avoir séjourné à Toronto, Berlin, le Caire et Nairobi, il est désormais revenu en Suisse. swissinfo.ch l’a rencontré pour discuter de sa vie et son travail.