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L'expérience a montré que, en équipe nationale, le meneur de jeu était capable plus que n'importe qui de bousculer le destin d'une rencontre. Mais comment confier le destin d'une sélection à un joueur qui ne semble être présent que lorsqu'il est physiquement et mentalement disposé à l'être?
"Beaucoup de choses ont été écrites, des choses fausses, a-t-il évacué en conférence de presse lundi. J'ai toujours tout donné lorsque je suis venu en équipe de Suisse. Je n'ai jamais eu de problème mental." Autre question: comment se reposer sur un élément qui ne joue jamais ou presque en club?
Petkovic laisse planer le doute
Même s'il n'a pas confirmé sa titularisation, Vladimir Petkovic a préparé le match en fonction de sa présence. Avec quelles implications? Un exemple: le pressing désormais recherché par la Suisse suggère une certaine discipline sans ballon. Shaqiri y est-il apte? A-t-il le coffre suffisant pour le faire?
Alors faut-il tout jeter aux oubliettes pour Shaqiri? Faut-il s'adapter à son retour? Faut-il abandonner le 3-4-3 qui avait plutôt bien fonctionné sans lui, pour un 3-5-2 plus protecteur et dans lequel il se fondait assez bien à l'époque de ses dernières apparitions?
Ce sera à Petkovic d'y répondre. Lundi, celui-ci a regretté le "manque de courage pour être encore plus haut" de son équipe en Espagne. Et si la présence sur le terrain de Shaqiri transcendait ses coéquipiers, leur donnait ce supplément de confiance?
ats/alt