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Kynaston McShine, Joseph Cornell, MoMA, 1980
Catalogue published on the occasion of Joseph Cornell's retrospective exhibition at the Museum of Modern Art, New York, from November 1980 to February 1981.
Cornell is known for his small-scale box constructions, in which he juxtaposes familiar but unrelated objects, pasted papers and reproductions, to portray his private visions of tangible and imaginary worlds. The show, curated by Kynaston McShine, gathered about 200 constructions and 75 collages.
Edited by Kynaston McShine, with essays by Dawn Ades, Carter Ratcliff, P. Adams Sitney and Lynda Roscoe Hartigan. Contains overs 300 reproductions.
Robert Lebel, Sur Marcel Duchamp, mamco, 2015
Comment le ‘Nu descendant un Escalier’, banni des Indépendants de 1912 devient l’année suivante, à l’Armory Show de New York, le tableau le plus célèbre de l’époque ? Comment Marcel Duchamp, recherché et fêté en Amérique, vit indifférent à tout succès commercial ? Comment ayant travaillé huit ans à son œuvre monumentale le ‘Grand Verre’, il cessa de peindre sans renoncer pour autant à exercer son influence décisive ? Autant de problèmes brûlants sans l’élucidation desquels l’Art Moderne ne saurait être vraiment compris et qui étaient, jusqu’ici, demeurés sans réponse.
Ce livre de Robert Lebel — le premier qui soit publié sur Marcel Duchamp — est une initiation à l’œuvre et à la personnalité d’un artiste unique mais il est aussi une reconsidération de la situation du peintre dans la société contemporaine et une analyse approfondie des mobiles de l’activité créatrice. Il est complété par des textes de Marcel Duchamp, d’André Breton et de H. P. Roché, par une bibliographie et un catalogue raisonné de toutes les œuvres de Duchamp ainsi que par de très nombreuses illustrations en noir et en couleurs.
Cet ouvrage est fac-similé de l’édition originale en français de Sur Marcel Duchamp de Robert Lebel publié en 1959 à Paris par Trianon Press qui fut rééditée en 1996 par le Centre Georges-Pompidou et les éditions Mazzotta (Milan). La mise en page du livre et la jaquette sont de Marcel Duchamp et Arnold Fawcus.
Eduardo Kohn, Comment pensent les forêts, Zones Sensibles, 2017
Comment pensent les forêts. Vers une anthropologie au-delà de l'humain.
Les forêts pensent-elles ? Les chiens rêvent-ils ? Dans ce livre important, Eduardo Kohn s’en prend aux fondements même de l’anthropologie en questionnant nos conceptions de ce que cela signifie d’être humain, et distinct de toute autre forme de vie. S’appuyant sur quatre ans de recherche ethnographique auprès des Runa du Haut Amazone équatorien, Comment pensent les forêts explore la manière dont les Amazoniens intéragissent avec les diverses créatures qui peuplent l’un des écosystèmes les plus complexes au monde. Que nous l’admettions ou non, nos outils anthropologiques reposent sur les capacités qui nous distinguent en tant qu’humains ; pourtant, lorsque nous laissons notre attention ethnographique se porter sur les relations que nous tissons avec d’autres sortes d’êtres, ces outils – qui ont pour effet de nous aliéner du reste du monde – se révèlent inopérants. Comment pensent les forêts entend répondre à ce problème. Cet ouvrage façonne un autre genre d’outils conceptuels à partir des propriétés étranges et inattendues du monde vivant lui-même. Dans ce travail revolutionnaire, Eduardo Kohn entraîne l’anthropologie sur des chemins nouveaux et stimulants, qui laissent espérer de nouvelles manières de penser le monde, monde que nous partageons avec d’autres sortes d’êtres.
Première édition : University of California Press, 2013. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Grégory Delaplace pour la présente édition.
Jean Dubuffet, Asphyxiante culture, Les éditions de minuit, 1986
Lorsqu’en 1968 parut cet écrit, Jean Dubuffet ne prenait pas en marche le train de la mode. Ses positions étaient anciennes, exprimées dès 1946 dans son Prospectus aux amateurs de tous genres. Car pendant plus de quarante années, Jean Dubuffet a construit son œuvre sur des données différentes de celles qui avaient conventionnellement cours. Dans le même temps, il s’est passionné pour ce que lui-même a dénommé l’Art Brut, lequel s’épanouit en plein champ, du délire parfois, et partout sur les chemins d’ici et d’ailleurs. Il s’agit, en effet, d’échapper à cette sorte de violence exercée par le pouvoir intellectuel – allié du pouvoir social – au moyen d’un excès d’informations dites culturelles qui tendent à faire accroire à tout un qu’il participe à la créativité, qui devrait être le propre de l’art, et qu’il jouit ainsi de cette liberté dont celui-ci est indéparable.
Où en sommes-nous en 1986 ? Le combat n’a pas pris fin entre-temps. Asphyxiante culture demeure d’actualité. Ayant compris que l’ordre social est l’émanation de l’ordre culturel – et non le contraire (et qui veut contrôler l’un doit préalablement s’assurer de l’autre), chaque pouvoir – celui-ci comme celui-là – n’a-t-il pas continué à empêcher d’éclore les œufs nouveaux pondus. De sorte que la culture, institutionnalisée, publicitaire, prévaut toujours dans l’attente de cette autre, souhaitée par Jean Dubuffet, qui désignerait “ l’actif développement de pensée individuelle ”.
Jean Dubuffet, Bâtons rompus, Les éditions de minuit, 1986
Au cours du second semestre 1976, Jean Dubuffet eut de nombreuses conversations sur son travail avec Marcel Péju, lequel en établit ensuite une transcription. Mais Jean Dubuffet s’opposa à sa publication : dans son esprit, il s’agissait seulement d’une ébauche en vue de la préparation d’entretiens plus élaborés. Cependant, il autorisa en 1980 Jacques Berne à mettre ces textes au net et, quelques mois plus tard, il s’en inspira pour rédiger lui-même une série d’entretiens fictifs. Ce sont ces pages, regroupées à l’origine sous le titre Questionnaire à bâtons rompus qui constituent les cent quatre premiers numéros du présent volume.
À la mort de Jean Dubuffet, en mai 1985, on trouva le manuscrit sur sa table, pourvu du titre, abrégé, de Bâtons rompus et augmenté, selon sa propre expression, d’un “train de rallonge”, rédigé en mai 1983 et en avril 1984.
Bruno Munari, Design e comunicazione visiva, Editori Laterza, 1970
Che cosa è la grafica? Chi sono i designer? Come funziona la loro logica creativa? Quale uso fanno delle techiche e dei materiali? Un maestro del design italiano ha scritto il più divertente manuale per comprenderne i principii, le leggi e le possibili realizzazioni.
What is design? Who are the designers? How does their creative logic work? How do they use technics and materials? A master of Italian design has written this entertaining guide to understand the principles, the laws and the possible realizations in contemporary design.
Contains many illustrations.
Coll., Gentrifications, Éditions Amsterdam, 2016
Hipsters, bobos, yuppies, gentrifieurs… Les termes ne manquent pas pour qualifier les nouvelles populations qui s’approprient les quartiers centraux anciens de certaines métropoles au détriment des habitants populaires. Mais cette profusion empêche de comprendre le phénomène : comment dépasser les oppositions binaires entre gentrifieurs et gentrifiés ? Quels sont les moteurs, les logiques et les enjeux de la gentrification ? Est-elle vraiment inéluctable ?
Ancrée dans des contextes précis – historiques et géographiques, économiques et politiques –, elle s’incarne dans des bâtiments, des commerces, des groupes sociaux, des pratiques et des esthétiques propres aux lieux dans lesquels elle se déroule. Pour cette raison, elle est irréductible à une mécanique simple et identique d’une ville à l’autre, d’un quartier à l’autre. À travers l’exploration de la diversité des formes, des lieux et des acteurs de la gentrification dans une dizaine de villes européennes (parmi lesquelles Paris, Montreuil, Lyon, Grenoble, Roubaix, Barcelone, Lisbonne, Sheffield) cet ouvrage se propose donc de définir l’« ADN » de la gentrification : un rapport social d’appropriation de l’espace urbain, mettant aux prises des acteurs et des groupes inégalement dotés.
Avec des textes de Marie Chabrol, Anaïs Collet, Matthieu Giroud, Lydie Launay, Max Rousseau et Hovig Ter Minassian.
Manuela Ammer, Achim Hochdörfer, David Joselit, Painting 2.0. Expression in the Information Age, Prestel, 2016
This catalogue is published on the occasion of the exhibition Painting 2.0: Expression in the Information Age at mumock, Vienna, from June 4 to November 6, 2016, curated by David Joselit and Achim Hochdörfer with Manuela Ammer.
The exhibition places our sustained interest in contemporary painting and the continuous expansion of digital technologies within a surprising historical context. It goes back to the dawn of the information age in the 1960s and shows how painting already then developed in productive friction with mass culture and its media. From the arrival of television to the so-called internet revolution, painting has consistently succeeded in integrating the mechanisms that seemed to herald its own death.
With more than two hundred artworks by more than one hundred artists, Painting 2.0 tells the multifaceted story of painting from the 1960s to the present. Painting is seen as a form of practice that—contrary to canonical accounts—in no way shies away from increasing media realities, but rather faces the challenges head on. One driving force in this development is the collision of visual codes of the spectacle with the traces of painterly expressivity. Painting 2.0 shows that the expressive gesture was again and again connected with the desire to reintegrate the virtual world of the information age into the material realm of the human body. In painting over the last fifty years, the contrary domains of the human and the technological, and the analog and the digital have proven to be intrinsically intertwined.
Seth Siegelaub, Beyond Conceptual Art, Verlag der Buchhandlung Walther König, Stedelijk Museum, 2016
Seth Siegelaub was a man of many talents, many of which remain unknown to the general public. The exhibition catalogue Seth Siegelaub: Beyond Conceptual Art explores Siegelaub’s colorful life on the basis of an extensive chronology. Containing several essays and other unpublished material including interviews, archival materials and images, the catalogue offers an original survey of Siegelaub’s work and of his vast and varied career.
The exhibition and catalogue have been compiled by Leontine Coelewij and Sara Martinetti. The catalogue contains contributions by Julia Bryan-Wilson, Jo Melvin, Götz Lankau and others, and is designed by Irma Boom.
Franco "Bifo" Berardi, The Soul at Work: from Alienation to Autonomy, Semiotext(e), 2009
In this, his newest book, Franco "Bifo" Berardi—key member of the Italian Autonomist movement and a close associate of Félix Guattari—addresses these new forms of estrangement. In the philosophical landscape of the 1960s and 1970s, the Hegelian concept of alienation was used to define the harnessing of subjectivity. The estrangement of workers from their labor, the feeling of alienation they experienced, and their refusal to submit to it became the bases for a human community that remained autonomous from capital. But today a new condition of alienation has taken root in which workers commonly and voluntarily work overtime, the population is tethered to cell phones and Blackberries, debt has become a postmodern form of slavery, and antidepressants are commonly used to meet the unending pressure of production. As a result, the conditions for community have run aground and new philosophical categories are needed. The Soul at Work is a clarion call for a new collective effort to reclaim happiness.
Arnaud Lambert, Also Known As Chris Marker, Le Point du Jour, 2013
De Chris Marker, on connaît généralement les grands films phares (Le Joli Mai, La Jetée, Le fond de l'air est rouge, Sans soleil) et parfois la légende : l'amour des bêtes, l'indépendance farouche, l'engagement politique, le goût du secret et des images. Né le 29 juillet 1921 et décédé quatre-vingt-onze ans plus tard, jour pour jour, Chris Marker a influencé nombre d'artistes et de cinéastes à travers le monde. Son œuvre est une réflexion en acte sur les pouvoirs de l'image au cours du second XXe siècle.
Composé de vingt-deux notices à la fois historiques et analytiques, ce livre prend en compte l'ensemble du corpus markerien à des premiers articles dans la revue Esprit aux films célèbres et méconnus, en passant par les photographies, les objets multimédias, les textes de toute nature. Cette forme ouverte a paru la plus à même de restituer la diversité du « phénomène » Marker, ses complexités comme ses cohérences. Also known as Chris Marker (« Connu aussi sous le nom de Chris Marker ») est moins le portrait d'un homme et d'un artiste qu'un récit suggestif, une traversée des signes qui en tracent les possibles visages. Cette nouvelle édition du livre, paru initialement en 2008, propose notamment une liste des œuvres et une bibliographie actualisées.
Wolfgang Tillmans, What's wrong with redistribution, Verlag der Buchhandlung Walther König, 2016
Wolfgang Tillmans’ Truth Study Centre has been a fixed component of his exhibitions since he first showed a version of the multipart tabletop installation in 2005. The scope and complexity of this project become apparent for the first time through this book, the second—following Manual (2007)—dedicated to this set of works. Over the span of 320 pages (printed using a high-resolution technique), Tillmans presents an alternative chronology of the present. Far exceeding his original and main medium of photography, he juxtaposes a variety of contrary opinions, statements and comparisons on recurring table formats. The dimensions of the wooden tables, which he designed himself, are not arbitrary: they are built using standard British door panels, 78 inches long, and with one of four different standard widths. This book gives an overview, through lavish reproductions, of this new form of collage, in which picture, text and object "are only kept in place by their own weight," as the photographer puts it.
o/w Fine EUR 180 ORDER
N. T. Mgaloblishvili, T. Kvirkveliya, Архитектура Советской Грузии / Architecture of the Soviet Georgia, Mockba, 1986
Contains a variety of old and modern architectural landmarks and sites in the former Soviet Georgia, including buildings, tourist attractions, religious centers, cultural attractions, government/political establishments, etc. Text in Russian with plates descriptions also in English.
Eyal Weizman, À travers les murs. L'architecture de la nouvelle guerre urbaine, La Fabrique, 2008
Lors de la réoccupation des villes de Palestine au printemps 2002, l’armée israélienne a utilisé une tactique inédite : au lieu de progresser dans les rues tortueuses des vieux quartiers ou des camps de réfugiés, les soldats passaient de maison en maison, à travers murs et planchers, évitant ainsi de servir de cibles aux résistants palestiniens. Cette méthode, «conceptualisée » sous le nom de « géométrie inversée » par des généraux qui aiment à citer Debord, Deleuze et Guattari ou Derrida, représente un tournant postmoderne dans la guerre des villes. Les territoires occupés sont ainsi devenus un laboratoire spatial pour de nouvelles techniques d’attaque, d’occupation et de contrôle de populations, qui sont ensuite exportées aux frontières où se livre la guerre globale. Et inversement, la réflexion sur l’urbanisme est largement passée dans des centres de recherche où des militaires travaillent sur l’art de construire / détruire en s’appuyant sur de pseudo-concepts philosophiques.
Mais Eyal Weizman montre que ces idées nouvelles – substrat d’une querelle des Anciens et des Modernes dans l’armée israélienne – n’ont pas été étrangères au fiasco libanais de l’été 2006.
Dénètem Touam Bona, Fugitif, où cours-tu ?, puf, 2016
« Tant que les lions n’auront pas leurs historiens, les histoires de chasse tourneront toujours à la gloire du chasseur », dit un proverbe bantou. C’est précisément le point de vue du lion que défend ici Dénètem Touam Bona en mettant en lumière, à travers la question du marronnage, l’action et la créativité des colonisés. Entre carnet de voyage, enquête anthropologique et méditation littéraire et philosophique, il narre l’histoire occultée des fugues, celles du « gitan » nomade, du soldat déserteur, du migrant « clandestin » et de tous les réfractaires à la norme, au contrôle ou à la domestication.
Foucault l’a bien vu, « la visibilité est un piège ». Art de la disparition, le marronnage est plus que jamais d’actualité. Déjouer les surveillances, les profilages, les traçages marketings et policiers ; disparaître des bases de données ; étendre l’ombre de la forêt l’espace d’un court-circuit. Dans notre monde cybernétique où le contrôle en temps réel de l’individu est sur le point de devenir la norme, le nègre marron apparaît comme une figure universelle de résistance.
Ramaya Tegegne, WAGES FOR WAGES AGAINST, auto-publié, 2017
"They say it is love. We say it is unwaged work."
WAGES FOR WAGES AGAINST is a campaign that aims for the general payment of artist fees by non-profit art institutions within Switzerland. This publication gathers transcripts of interviews on artist fees conducted by Ramaya Tegegne with Judith Welter, Balthazar Lovay, Bea Schlingelhoff, Harry Burke and Lise Soskolne.
Produced in conjuction with the exhibition Speak, Lokal at Kunsthalle Zürich, March 4 - May 7, 2017.
http://wagesforwagesagainst.org/
Ed Sanders, The Family: The Story of Charles Manson's Dune Buggy Attack Battalion, E. P. Dutton, 1971
In August of 1969, during two bloody evenings of paranoid, psychedelic savagery, Charles Manson and his dystopic communal family helped to wreck the dreams of the Love Generation. At least nine people were murdered, among them Sharon Tate, the young, beautiful, pregnant, actress and wife of Roman Polanski. Ed Sanders' unnerving and detailed look at the horror dealt by Manson and his followers is a classic of the true-crime genre. The Family was originally published in 1971 and remains the most meticulously researched account of the most notorious murders of the 1960s. Using firsthand accounts from some of the family's infamous members, including the wizard himself, Sanders examines not only the origins and legacy of Manson and his family, but also the mysteries that persist.
"One of the best-researched, best-written, thoroughly-constructed, and eminently significant books of our times…. A masterpiece."
Great book.
Kirsten Grimstad, Susan Rennie, The New Woman's Survival Catalog, Berkeley Publishing Company, 1973
The New Woman's Survival Catalog is a guide book for what was the burgeoning feminist movement. The editors concieved the catalog as a tool for developing an "alternative woman's culture." The book is similar in style to the Whole Earth Catalog and numerous other movement builing tools published at this time, but it is directed at specifically feminist infrastructure projects. The editors highlight women-run presses, bookstores, law firms, credit unions, and media outlets, as well as books and art made by and for women. Chapters include: Communications, Art, Self-Health, Self-Defense, Work and Money, Building the Movement, and Getting Justice. In each chapter, descriptions with addresses and contact information are included so that a reader may contact their desired resource. Today this provides an historical document of the reach, diversity and scope of the second wave feminist movement. For instance, there are a handful of feminist women's health centers in operation today, but the Self-Health chapter includes addresses and descriptions of feminist health initiatives in several parts of the United States.
Samir Boumediene, La colonisation du savoir. Une histoire des plantes médicinales du « Nouveau Monde », 1492–1750, Les éditions des mondes à faire, 2016
Tabac, coca, quinquina, cacao, gaïac, peyotl, poisons, abortifs… De 1492 au milieu du XVIIIe siècle, les Européens s’approprient en Amérique d’innombrables plantes médicinales. Au moyen d’expéditions scientifiques et d’interrogatoires, ils collectent le savoir des Indiens ou des esclaves pour marchander des drogues, et élaborent avec elles les premières politiques de santé. Dans le même temps, inquisiteurs et missionnaires interdisent l’usage rituel de certaines plantes et se confrontent aux résistances des guérisseurs. Botanique, fraudes et sorcellerie : entre les forêts américaines et les cours du Vieux Monde, ce livre raconte l’expansion européenne comme une colonisation du savoir.
Coll., Film Implosion! Experimental Cinema in Switzerland, Revolver Publishing, 2017
La création de films expérimentaux en Suisse est prolifique et riche en surprises. Nombreux sont les créateurs qui ont rompu avec les méthodes appliquées habituellement lors de la réalisation d’un film en expérimentant directement sur le film, en produisant des films documentaires non-conformistes, des œuvres politiques ou féministes, des fictions et des installations vidéo. Pour eux, dont Dieter Meier, Fredi M. Murer ou Pipilotti Rist, le film expérimental marqua souvent le début d’une carrière qui allait se retrouver dans d'autres catégories de films ou d'art.
Catalogue publié à l'occasion de l'exposition Film Implosion! à Fri Art, Fribourg (21 novembre 2015 - 21 février 2016) et à Museum für Gestaltung, Zürich (3 février - 9 avril, 2017) qui lève le voile sur un pan méconnu de l'histoire de l'art helvétique en proposant la première exposition entièrement consacrée au cinéma expérimental en Suisse. Celle-ci présente un large panorama des pratiques d'expérimentation dans les médiums du cinéma en particulier, mais également de la vidéo, depuis les années 1960.
Édité par François Bovier, Balthazar Lovay, Sylvain Menétrey et Dan Soblach.