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Il s'agit de la deuxième procédure de destitution qui vise le 45e président des États-Unis d'Amérique. Six sénateurs républicains ont rejoint les rangs démocrates pour confirmer que le procès était conforme à la constitution et pouvait se poursuivre.
Les démocrates doivent cependant avoir l'appui d'au moins 17 républicains ultérieurement pour atteindre la majorité des deux tiers nécessaire à l'aboutissement de la procédure de Donald Trump qui est désormais un simple citoyen.
Pour rappel, des milliers de partisans de Donald Trump ont mené le 6 janvier un assaut contre le Capitole après un discours incendiaire de celui qui était alors le locataire de la Maison Blanche, dans lequel l'ex-président a répété ses accusations sans fondement d'une vaste fraude à son détriment lors de l'élection présidentielle de novembre.
Cinq personnes dont un officier de police ont trouvé la mort lors de scènes de chaos sans précédent, les émeutiers ayant attaqué la police, contraint les parlementaires à se précipiter pour se mettre à l'abri et provoqué l'interruption de la certification par le Congrès de la victoire électorale de Joe Biden, lequel a depuis lors été investi à la présidence américaine.
Quatrième procédure de l'Histoire américaine
Il s'agit de la quatrième procédure de destitution ("impeachment") dans l'histoire des Etats-Unis. Le procès s'ouvrant mardi relève de l'inédit: jamais un président n'avait été mis deux fois en accusation par la Chambre des représentants. Donald Trump est aussi le seul à être jugé au Sénat après avoir quitté la Maison Blanche.
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Le procès pourrait donner des indications sur l'orientation choisie par le Parti républicain après la fin du mandat peu orthodoxe de Donald Trump, alors que d'importantes divergences sont apparues entre les fidèles de Trump et ceux souhaitant donner au parti une nouvelle direction.
Les avocats de Donald Trump ont prévu de débuter le procès en contestant le fait que le Sénat a autorité, selon la Constitution américaine, à mener un procès en destitution contre un président n'étant plus en exercice.
Une majorité de sénateurs républicains approuvent l'argument d'un procès anticonstitutionnel, ce qui laisse supposer que les démocrates ne disposeront pas de suffisamment de voix pour condamner Donald Trump. Les démocrates et des experts juridiques ont rejeté cette interprétation de la Constitution.
>> Les explications du correspondant Gaspard Kühn dans le 12h45:
Majorité de deux tiers requise
Les procureurs et la défense disposeront tour à tour de 32 heures, étalées sur quatre jours au maximum, pour présenter leurs arguments. Neuf élus démocrates de la Chambre vont tenir les rôles de procureurs. Ils ont accusé Donald Trump d'avoir trahi le pays et la Constitution américaine en incitant à des actes de violence après avoir déclaré à tort que l'élection présidentielle du 3 novembre lui avait été "volée".
Une majorité qualifiée des deux tiers est nécessaire pour qu'une condamnation soit prononcée au Sénat, composé de 100 sièges. Cela signifie qu'il faudrait qu'au moins 17 sénateurs républicains se joignent aux démocrates pour que Donald Trump soit condamné.
Ce dernier a déjà été visé par une première procédure de destitution, lancée par les démocrates en décembre 2019, en lien avec les pressions exercées sur l'Ukraine pour qu'elle ouvre une enquête sur Joe Biden, alors considéré comme son probable grand rival pour l'élection présidentielle. Donald Trump, qui dénonçait une "chasse aux sorcières", a été acquitté en février dernier par le Sénat.
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reuters/kkub