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Los Angeles - Les procureurs américains chargés de l'affaire Polanski ont annoncé jeudi qu'ils s'opposaient à une requête de la défense qui réclamait la publication de documents susceptibles de freiner l'extradition du cinéaste. Ils critiquent une "campagne de relations publiques".
"La défense, qui est à l'évidence à court de solutions pour éviter une extradition, porte des allégations absolument infondées et téméraires apparemment orchestrées dans le cadre d'une campagne de relations publiques plutôt que fondées sur des bases légales ou factuelles", écrit David Walgren, procureur adjoint du district de Los Angeles, dans une pièce portée à la connaissance de la justice.
Selon la défense, les autorités suisses n'ont pas accès à toutes les informations nécessaires pour prendre une décision en connaissance de cause. Ils ont demandé la semaine dernière la publication d'une déposition sous scellés d'un ancien procureur de Los Angeles.
Ils affirment que ce document serait de nature à annuler la procédure d'extradition en prouvant "de façon concluante que la demande d'extradition des Etats-Unis au gouvernement suisse est fondée sur des affirmations fausses et matériellement incomplètes". Leur requête doit être examinée lundi par un juge de Californie.
Dans un texte publié dimanche sur internet et dans plusieurs journaux, le cinéaste affirme lui aussi que la demande d'extradition qui le frappe "est basée sur un mensonge".
Roman Polanski, qui est âgé de 76 ans, se trouve en résidence surveillée dans son chalet de Gstaad (BE) dans l'attente de l'examen de la demande d'extradition formulée par les Etats-Unis. La justice américaine veut le juger pour abus sexuel sur une mineure de treize ans en 1977.
ATS