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Refusant de politiser un débat qui ne l'est pas, j'avais été le rapporteur de l'initiative genevoise interdisant la fumée passive dans les lieux publics. Il est important de rappeler que cette initiative n'était pas acte de prohibition, mais uniquement une action efficace de santé publique. Les premières études le prouvent.
Dix-neuf mois après son entrée en vigueur, les hospitalisations pour des problèmes respiratoires ont baissé de 19%. Les infarctus du myocarde et les angines de poitrines sévères ont diminué de 7%.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) précise dans sa Convention-cadre : « Il est clairement établi, sur des bases scientifiques, que l'exposition à la fumée de tabac entraîne la maladie, l'incapacité et la mort. » En Suisse, chaque année, un millier de personnes mouraient à cause de la fumée passive. Selon la Ligue suisse contre le cancer, ces morts s'ajoutaient aux 8000 décès causés par le tabagisme.
Dans l'Union européenne, le tabac est responsable de quelque 650'000 décès chaque année. Et le tabagisme passif a des conséquences fatales pour 80'000 personnes supplémentaires. Selon les experts, en Europe, 25% de tous les décès par cancer et 15% de l'ensemble des décès pourraient être attribués tabac. Le tabac tue par le cancer, mais aussi à travers les maladies cardio-vasculaires et pulmonaires. Cette initiative sauve la vie d'êtres humains. Bravo à toutes celles et tous ceux ayant soutenu cette proposition bénéfique pour le bien-être de la population.