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Après avoir joué les avant-postes durant quelques saisons en championnat suisse des slaloms, Marcel Maurer semble déterminé à se tourner vers les courses de côte. Il envisage également de participer à quelques courses à l’étranger mais ce n’est pas pour autant que Marcel Maurer tirera une croix définitive sur le slalom.
Sport-Auto.ch a pu s’entretenir avec Marcel Maurer afin de prendre de ses nouvelles.
Sport-Auto.ch : Peux-tu présenter brièvement ?
Marcel Maurer : “Je m’appelle Marcel Maurer, j’ai 32 ans. Je suis marié et père d’une petite fille.”
Comment es-tu arrivé dans le monde du sport automobile ?
“Lorsque j’étais petit, j’accompagnais mon père sur les courses de côte et les slaloms en Suisse. Nos parents nous ont permis, à mon frère et à moi de faire de la course à savon. Cette adrénaline m’a direct plu et j’ai remporté à quatre reprises le championnat Bernois et à quatre reprises le championnat Suisse. En 2010, j’ai fait mes débuts en slalom et en course de côte avec une Corsa A avec la licence régionale. Depuis 2014, je roule en Formule Renault 2000ccm.”
Quelle est ta course favorite ?
“Par le passé, la course de côte de La Roche-La Berra était ma préférée. Je suis vraiment heureux qu’elle soit de retour au championnat suisse de la montagne. C’est une course très fluide et très exigeante. Chaque épreuve du championnat suisse de la montagne est spéciale à mes yeux, elles sont toutes exigeantes d’une manière ou d’une autre.”
Quelles sont les différences entre le slalom et les courses de côte ?
“En slalom, il faut conduire en suivant les trajectoires, il faut attaquer avec modération. Avec une voiture légèrement moins performante comme la mienne, on a une chance de pouvoir suivre le rythme des meilleurs. En course de côte, tu n’auras pratiquement aucune chance contre les voitures plus puissantes. J’apprécie toutefois cette discipline car elle se dispute sur deux jours.”
Quelles sont les principales différences entre une monoplace et une voiture ?
“En très gros, disons que la vitesse en virage est plus élevée et que l’adhérence est meilleure.”
Que penses-tu de la réglementation des points ?
“Je trouve que le règlement des points en slalom est très juste. Ce n’est pas intelligent de se séparer les uns des autres. Toutefois je trouve que la réglementation des points du championnat suisse de la montagne n’est pas bien conçue. Nous n’avons aucune chance contre une formule 3000. C’est dommage.”
Comment définiriez-vous votre relation avec Philip Egli ?
“Philip est un rival et un ami. Nous avons de très bons contacts. Mais dès que nous sommes sur le parcours, la guerre est déclarée. Nous restons toujours en contact. C’est important d’être réuni et de s’amuser.”
Quels sont tes projets pour 2021 ?
“2021 risque de prendre une nouvelle trajectoire. Toutefois rien n’est encore définitif. Je voulais participer à de nouvelles courses notamment à l’étranger afin de comparer face à d’autres concurrents. Je veux aussi prendre part au championnat suisse de la montagne. Je pense également faire quelques apparitions en slalom mais moins que par le passé. La décision finale se prendre certainement cet hiver.”
Crédit photo : Sport-Auto.ch – Baptiste Aebi