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Aujourd'hui commence la session principale du Conseil des droits de l'homme. A chaque nouvelle session les questions fondamentales se reposent: l'effectivité et l'universalité des droits de la personne humaine.
Une des questions essentielles dans cette période relativiste de l’histoire - qui met en doute l’universalité des droits de la personne humaine - est celle de savoir comment fonder les droits de l’homme sur une base solide, une base qui soit acceptable pour tous, et qui ne se borne donc pas à une culture ou région du monde. Il semble que la notion de dignité humaine est utile dans ce sens. En effet, il existe un consensus sur le fait que l’être humain détient une dignité spéciale et que, en raison de cela, il est titulaire de droits. Ces droits sont des facultés pour jouir des biens indispensables à la réalisation de ses potentialités, et donc pour parvenir à son plein développement, par exemple le droit à l’éducation pour développer une vie culturelle.
Selon les instruments internationaux des droits de l’homme « tous les hommes naissent libres et égaux en dignité et droits doués comme ils sont de raison et de conscience» (art. 1 DUDH). Selon cet article, la dignité humaine résulte de la rationalité et de la conscience morale. La philosophie occidentale a retenu ces caractéristiques de la personne comme marquant la différence entre l’homme et les autres êtres : animaux et végétaux. Ainsi Francisco de Vitoria, qui est considéré comme l’un des fondateurs du droit international, disait déjà : « La nature a donne à l’homme la raisons et la vertu pour sa défense et son perfectionnement alors qu’il a donnée aux autres êtres vivants des moyens purement corporel. ». Et dans un autre texte : « L’homme a été créé en liberté. Par droit naturel tous les hommes sont libres. La liberté est plus utile que tout autre bien privé »