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Histoire de notre école, 5e épisode : cette Formation aux métiers qu’il a fallu toute inventer.
L’école étant devenue obligatoire depuis 1850, on se trouva très vite avec des cohortes d’enfants instruits à conduire vers une profession. Cela ne se fit pas sans tâtonnements car il n’existait alors aucun modèle.
Auparavant, les enfants de familles aisées pouvaient poursuivre leurs études à l’extérieur (la ville de Neuchâtel disposait depuis 1701 d’un Collège latin) et les autres étaient directement mis au travail ou se formaient chez un artisan, sans qu’aucun contrôle ne s’exerce sur leur apprentissage.
En 1853, une nouvelle loi cantonale instaura la possibilité pour les communes de créer des « collèges industriels », au début simples écoles primaires supérieures puis écoles professionnelles. C’est ainsi qu’on ouvrit une école d’horlogerie à La Chaux-de-Fonds en 1865 puis l’année suivante au Locle.
En 1873, une nouvelle loi fixa les programmes de l’école secondaire (français, maths, allemand, physique, chimie); les apprentis, eux, devaient y suivre dix heures de cours par semaine. La loi énumérait aussi de nombreuses matières pour l’école industrielle, parmi lesquelles les communes étaient libres de choisir selon les besoins locaux
1876 : Collège industriel
L’école industrielle connut un tel essor qu’elle essaima ici et là avant de pouvoir s’établir en 1876 dans le nouveau Collège industriel, qui abritait en outre les musées, la bibliothèque publique et l’arsenal des cadets.
Ah les cadets… corps militaire pour les jeunes garçons, créé par Fritz Couvoisier en 1850, il était armé de fusils à piston belges et doté d’« une musique pourvue au début d’un parasol chinois et de cimbales (sic) ». Aux yeux des autorités, « les exercices militaires de la jeunesse, dirigés selon de sages principes, contribuent au développement physique et intellectuel en même temps qu’ils fortifient dans de jeunes coeurs l’amour du sol natal ».
Les filles, elles, apprenaient les travaux à l’aiguille et la peinture sur émail. On leur dispensait aussi des cours d’instruction civique dont on peine à imaginer le contenu.
Mais qui enseignait tout cela ?
(A suivre)