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Par Archimi Meghan, Baeriswyl Florian, Beyeler Zora, Duchamp Lise, Enciu Mihaela, Frederik Dahlqvist, Genin Julien, Jeddi Youssef, Mehmeti Albin, Ouassini Ghita, Reynolds Miranda, Rickli Quentin, Rognon Justine, Roxane Li Sen Lié, Seppey Matthieu, Simonin Emma, stephane grandgirard, Vuillemin Sibylle , Wegener Alexander, 05/11/17
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Le Galicien continue son tracé sur l'ensemble du site. Toujours dans un caractère structurel, une légère fissure y est dessinée rappelant cette idée de temporalité, telle que l'érosion, ainsi que la faible agitation à la surface de la nappe, frontière entre air et eau.
projection de monge 1:66
perspectives 1:132
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"Le véritable lieu urbain est celui qui nous modifie, nous ne serons plus en le quittant celui que nous étions en y pénétrant."
Poetique de la ville - Pierre Sansot
Réflexion :
Qu’est-ce qu’un ballet urbain ? Est-il de l’ordre du mesurable ?
Ballet, nom masculin (italien balletto, de ballo, bal) : Composition chorégraphique destinée à être représentée en public, avec ou sans musique, interprétée par un ou plusieurs danseurs.
LAROUSSE
Urbain, adjectif (latin urbanus) : Qui appartient à la ville
LAROUSSE
Ballet urbain :
Ces mots a priori opposés : Le ballet fait référence à la légèreté, la vitesse des gestes et une certaine harmonie entre les danseurs, ce qui n'a pas forcément sa place lorsque nous entendons le mot « urbain ». Pourtant ces mots nous sont apparus naturellement liés. Un ballet urbain est donc un ballet appartenant à la ville. Une composition chorégraphique publique qui mettrait en scène non pas des danseurs mais des acteurs urbains : des personnes, des aménagements, des édifices, des axes routiers ou ferroviaires…
Dans le cadre de notre étude, nous nous sommes retrouvées face à une mise en scène étonnante qui nous a menées à voir un rond point comme un ballet urbain, de part la présence de chevaux de bois placés dans une sorte de légèreté au milieu d'un lieu de trafic dense. Nous avons voulu mettre en avant une harmonie où la plupart des gens n'y prêtent pas attention dans leur quotidien. La question du mouvement nous a accompagnée tout au long de cette phase « measures » car c'est ce que nous avons cherché à faire ressentir lors de nos expérimentations. Ce ballet urbain auquel nous nous sommes intéressées est mis en mouvement par l'agitation quotidienne des habitués qui empruntent cet axe routier. Ils donnent ainsi vie à ce ballet par un mouvement cirulaire. Un mouvement auquel nous avons accordé une attention particulière car il nous permet d'exprimer la danse et la légèreté que l'on a cherché à transmettre.
"La danse, c’est de l’architecture en mouvement."
Jérôme Touzalin
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La mesure, comme étalon fixe et universel ne contraint-elle pas la poésie derrière un projet? En effet, c'est en sortant de cet étalon que nous pouvons faire ressortir les détails et mettre en relation les différentes dimensions et objets qui composent l'élément étudié.
Un concept artistique, architectural et purement mental se retrouve en un sens bradé par la notion de mesure, lié à la réalité extrêmement concrète. Une idée surgissant directement de l'esprit humain est, durant la réalisation de l'oeuvre architecturale, comme projeté du plan cognitif, intellectuel vers le monde sensible, la réalité du bâtiment. L'imagination projetée dans le monde extérieur devient espace, comme l'objet réel projeté sur une feuille devient plan.
Quel est le moteur de cette transition? Il se retrouve dans la mesure.
Cette dernière traduit le concept en image; l'idée comme pur mouvement de la conscience prend la forme de longueurs, hauteurs, angles et proportions. Cette totale projection permet de sortir de l'état d'esquisse, et amène vers l'objet sensible qui définit non plus un concept abstrait mais un espace concret prenant alors tout son sens dans une réalité sensible.
Ce mouvement orchestré par la mesure menant de l'esprit vers la terre, le sol se fait également dans l'autre sens. La mesure prise sur le sol peut être extrapolée et élevée en créations conceptuelles purement intellectuelles donc totalement détachées de toute réalité sensibles par la même méthode, le même mouvement que celui suivi pour passer de l'idée à l'espace physique.
La mesure agit ainsi à la manière d'un traducteur, transformant les idées en mesures et vice-versa par projection et délimitation (limite à partir de laquelle la chose prise comme objet d'étude sors de sa définition), comme un processus contenant un IMPUT et un OUTPUT, une grande interrogation planant sur ce qui se passe entre les deux.
En effet, tout comme un poème de Baudelaire traduit dans une autre langue perdra sa poésie, de sa structure et de son harmonie, la transition entre idées et mesures n'est-elle pas victime des mêmes défauts? Ces deux dernières sortent de mondes complètement différents et souffrent d'une certaine incompatibilité. Ainsi ce qui se trouve possible dans le monde des idées peut être totalement irréalisable dans le monde sensible et vice versa.
Ainsi, le concept architectural intelligible original peut notamment tout à fait mettre en relation sur le même plan d'importance un détail de l'ordre de quelques centimètres cubes avec une immense surface de plusieurs hectares et s'affranchir complètement des contraintes dont souffrirait une telle relation si elle se retrouvait transposée sur le plan de l'espace physique réel.
Il est donc parfois nécessaire de s'affranchir de ce traducteur rigide qu'est la mesure pour faire ressortir l'idée de la construction comme un tout modelable, apparaissant alors dans toute sa puissance conceptuelle désirée à l'origine.
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