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Généralement, un problème se résout via un processus inférentiel : reconnaissance du problème, détermination de la solution, résolution du problème en appliquant la solution. Cependant, dans le contexte d’une exposition comme celle au WallRiss, les travaux exposés (ici) n’opèrent pas dans une suite inférentielle claire. Ainsi, la manière habituelle de résoudre un problème n’est plus applicable. Dans la confrontation des oeuvres, le spectateur doit reconsidérer la manière dont l’art peut résoudre un problème. Seven Problems Solved se déroule autour d’une question centrale : qu’est-ce que c’est pour l’art de résoudre des problèmes ?
La proposition de John Tremblay est organisée avec sept peintures réparties dans l’espace. Chaque oeuvre est construite autour d’une pièce centrale en métal, étendant chaque fois la largeur de l’oeuvre à l’exception de Punch in the Face qui contient entièrement le métal. Dans l’un cas comme dans l’autre, l’objet métallique, aplati, s’intègre dans le tableau comme une ligne qui est à la fois frontière et passage. En tant que frontière, il scinde les deux parties monochromes du tableau dans une séparation visible. Cependant, incorporé comme ligne, il rencontre la surface du tableau, se place sur le même plan que la surface des tableaux. Dans chaque oeuvre, les bords irréguliers du métal rencontrent le tableau dans leur propre manière. Le métal, partageant le même plan que le pigment, est ainsi considéré non seulement comme matériau, mais aussi comme couleur. Il rend le spectateur attentif à ce qui est la transition d’une couleur à une autre et à notre processus de réconciliation visuelle de ces couleurs quand nous considérons le tableau comme un travail unifié.
Seven Problems Solved n’est pas la résolution de son propre problème comme une exposition d’art : les travaux présentés au WallRiss prennent leur autonomie sur la structure classique de résolution de problèmes. Enfin, sans la possibilité de ce processus inférentiel, c’est au moment où l’art découvre ses problèmes qu’il les résout.