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Le kitesurf ne sera plus interdit sur les lacs suisses. Avec la bénédiction de la conseillère fédérale Doris Leuthard, le Conseil national a transmis vendredi par 143 voix contre 31 une motion en ce sens du Conseil des Etats.
La levée de l'interdiction de cette nouvelle discipline olympique était soutenue par des parlementaires de tout bord politique. Actuellement, les planches à voiles tirées par des cerfs-volants ne sont autorisées que dans des zones couvertes par une autorisation administrative.
Cette restriction avait été motivée par des raisons de sécurité et de protection de la nature. Mais la discipline a énormément évolué: les consignes de sécurité sont rigoureuses et la formation est dispensée dans des centres spécialisés.
Pour la majorité, il n'y a pas de raison de discriminer le kitesurf par rapport aux autres sports nautiques comme la planche à voile qui n'est pas soumise à une telle réglementation. Selon l'auteur de la motion, le kitesurf n'est pas plus dangereux et son impact environnemental est plus faible que celui des sports en bateau à moteur.
Danger de collision
Une minorité de gauche a plaidé en vain pour le statu quo. Selon elle, la suppression des zone interdites aux kitesurfs entraînera une surcharge de travail considérable. En outre, ce sport est plus dangereux que les autres sports nautiques en raison des sauts et le risque de collision avec d'autres bateaux, notamment de ligne est important, a illustré Edith Graf (PS/TG).
Selon la ministre de l'aménagement du territoire, la motion ne changera pas grand chose dans les faits. Les cantons pourront toujours définir des zones d'exception. C'est ce que font déjà Uri ou Berne, par exemple.
ATS