Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07260.jsonl.gz/53

18/12/2016
S'il est intéressant de réfléchir à la forme que devrait prendre une société idéale, il me semble de plus en plus important de réfléchir à la transition nécessaire pour parvenir, ou simplement progresser, de la situation actuelle à l'idéal recherché. Notamment parce que je suis de plus en plus convaincu qu'il y a un ordre souhaitable à suivre dans cette transition (on ne peut pas désétatiser le monde n'importe comment). Ceci m'amène à réfléchir sur le rôle de l’État libéral, du gouvernement libéral, pour mener à bien cette transition. Ce dernier se doit d'être un gouvernement de réformes visant un progrès (c'est à dire un gouvernement portant des réformes libérales) et non un gouvernement conservateur (défendant le statu quo) ou un gouvernement réactionnaire (en faveur d'une régression vers une société moins libérale). Quels sont ses rôles, ses fonctions principales, dans la transition ?
1. Établir la justice : abolir les privilèges
Le rôle premier de l’État libéral c'est d'établir la justice. C'est à dire de supprimer les privilèges et les rentes et de redistribuer les richesses par le marché en brisant les monopoles légaux et en supprimant les transferts de ressources étatiques allant des plus pauvres aux plus riches. Les professions et métiers protégés doivent être ouverts à la concurrence, les subventions aux grandes entreprises doivent être supprimées et les réglementations corporatistes abolies.
2. Protéger les plus pauvres
L’État libéral doit assurer un revenu minimum décent aux plus pauvres.
3. Supprimer la pauvreté
L’État libéral doit supprimer la pauvreté. En établissant la justice, le gouvernement libéral supprime un grand nombre de freins à l'enrichissement des plus pauvres et de facteurs les maintenant dans la pauvreté, mais ce n'est pas suffisant. Le gouvernement libéral doit mettre fin aux ponctions touchant les plus pauvres : imposition minimale, TVA, taxes diverses et variées touchant la consommation d'autres biens ou services, ponction finançant les médias d’État et taxe militaire.
Les trois principales dépenses des ménages étant le logement, la santé et le transport, le gouvernement libéral doit réduire les coûts de ces trois dépenses. Par la dérégulation du marché immobilier, avec notamment la suppression des zones agricoles et villas et la suppression des limitations de construire à la verticale. Par la libéralisation du marché des assurances, avec la suppression de l'obligation de s'assurer et l'ouverture du marché à la concurrence étrangère. Par la libéralisation des transports, avec notamment la suppression des limitations à la concurrence avec les transports d’État.
En outre, le gouvernement libéral doit mettre fin aux politiques protectionnistes pour faire baisser les prix des biens et des services pour les plus pauvres (comme pour le reste de la population).
Enfin, on supprimera tout financement étatique des partis et organisations politiques, des sports, des arts, des médias, et aussi des entreprises ou associations dont les élus sont collaborateurs, dirigeants, propriétaires ou membres. On pourra convertir ces réductions de dépenses en baisses d'impôts pour les bas et les moyens revenus.
4. Réformer le système de formation (le système éducatif)
Le gouvernement libéral doit renforcer le libre-choix des élèves et de leurs parents (pour les plus jeunes d'entre eux). Une des mesures les plus simples consiste dans cette logique à rendre facultatifs certains cours (par exemple au niveau de la formation post-obligatoire), en commençant par n'exiger que l'élève ne suive qu'une introduction à tel ou tel cours. L'école obligatoire devrait en outre avoir à cœur de donner aux élèves les outils pour apprendre par eux-mêmes (il faut enseigner des méthodes et pas seulement des connaissances).
5. Libéraliser les mœurs
Le gouvernement libéral supprime le contrôle de l’État sur les mœurs et respecte le principe que chaque individu est propriétaire de son corps et qu'il a donc le droit d'en faire ce qu'il veut.
6. Assurer la sécurité
L’État libéral protège les individus des agressions intérieures et extérieures.
Petite conclusion : Ces points demandent évidemment un développement. Mais ils donnent déjà une idée de ce que pourrait être un gouvernement libéral, en transition vers une société plus libre. S'il s'agit des premières réformes que pourrait réaliser un gouvernement libéral, d'autres réformes suivraient pour approfondir la transition vers la liberté.
08/12/2016
Voilà bien, je crains, un terme extrêmement négativement connoté que celui de libéralisme économique. En général, on entend certains dire qu'il faut distinguer le libéralisme comme philosophie, le libéralisme politique, le libéralisme en matière de mœurs, et le vil, très méchant, très vilain, libéralisme économique, que l'on qualifiera ensuite bien souvent de ultra ou néo ou turbo libéralisme (histoire de bien mettre l'accent sur sa spécificité diabolique par rapport aux autres possibles usages du mot libéralisme). Et pourquoi cela ? Car le libéralisme économique est associé à l'idée de « moins d'impôts pour les riches ». Et c'est vrai, baisser les impôts des plus riches est effectivement partie prenante du libéralisme économique. Les conséquences d'une telle politique ont en outre des conséquences positives pour l'ensemble de la société, y compris les plus pauvres.
Toutefois, je dirais que l'on peut proposer un libéralisme économique qui vise en priorité à améliorer les conditions de vie des plus pauvres et des classes moyennes plutôt que d'améliorer en priorité celles des plus riches (même si, in fine, à moyen terme, toute politique libérale finit par profiter à l'ensemble des membres de la société). Nous pouvons donc constater ici le fameux clivage sur les priorités que l'on se donne en tant que libéraux et qui est particulièrement flagrant en matière de politique économique et donc du type de libéralisme économique que l'on défendra.
Je souhaite à présent énoncer un ensemble de mesures politiques qui forment un possible début de programme d'un libéralisme économique en faveur des plus pauvres (et des classes moyennes). Cette liste est évidemment non exhaustive, ce ne sont là que quelques éléments auxquels je peux penser sur le vif. J'y mets plutôt des mesures cantonales (axées sur Genève), mais j'y adjoins aussi quelques mesures fédérales et municipales (axées sur la Ville de Genève). Voyez plutôt :
- Supprimer (ou réduire) la TVA.
- Supprimer (ou réduire) l'imposition minimale des plus pauvres.
Objectif de ces deux mesures : Accroître le pouvoir d'achat des plus pauvres et des classes moyennes .
- Supprimer (ou réduire) la taxe militaire.
Objectif : Comme cette taxe concerne les jeunes, qui ont en général statistiquement un revenu plus bas que le reste de la population, la supprimer améliorera le niveau de vie de catégories de la population peu aisées.
- Supprimer la taxe Billag et privatiser les médias étatiques (publics).
Objectif : Accroître le pouvoir d'achat des plus pauvres et des classes moyennes. On notera que les jeunes, catégorie à bas revenus, sont aussi la catégorie qui consomment le moins les médias étatiques et qui créent le plus de médias fondés sur des nouveaux modèles de financement (comme Tipeee sur Youtube).
- Déréguler le marché immobilier : supprimer les zones agricole et villas en permettant aux propriétaires de ces biens fonciers immobiliers de vendre aux constructeurs de logements (et bureaux), mais aussi supprimer les limitations à la construction à la vertical (à la sur-élévation des immeubles et autres constructions).
Objectif : accroître l'offre de logements et faire baisser les prix pour les consommateurs.
- Déréglementer l'accès aux métiers et aux professions protégées par la loi et l’État (quelques exemples plutôt classiques dans ce débat : les taxis, les avocats, les juristes, les médecins, les enseignants, les instituteurs, les notaires, etc.).
Objectif : ouvrir le marché à davantage de gens et faire baisser les prix de ces services pour les consommateurs (c'est à dire supprimer les rentes). En passant, cela implique de légaliser Uber.
- Étendre les horaires d'ouverture légales des boîtes, des bars, des cafés et des restaurants.
Objectif : Accroître l'offre, créer des emplois, répondre à la demande, créer un cadre attractif en termes de loisirs (et oui le marché des loisirs fait partie des conditions-cadres permettant d'attirer des talents).
- Supprimer l'obligation d'avoir une patente pour les boîtes, les bars, les cafés et les restaurant.
Objectif : Réduire les coûts sur ces marchés, et donc réduire par la concurrence les prix pour les consommateurs et favoriser la création de nouvelles entreprises sur ces marchés.
- Supprimer l'interdiction de vendre de l'alcool après 21h.
Objectif : Permettre aux consommateurs de se fournir plus facilement, fluidifier la distribution de la demande dans le temps.
- Légaliser le fait de fumer la shisha dans les bars à shisha (les parlementaires sont probablement si vieux qu'ils ne connaissaient pas l'existence de bars à shisha lorsqu'ils ont voté l'interdiction généralisée de fumer dans les bars).
Objectif : Permettre aux patrons des bars à shisha d'accueillir leurs clients à l'intérieur lorsqu'il fait froid ou lorsqu'il pleut, augmenter leur chiffre d'affaire et embaucher des collaborateurs. Un patron genevois d'un bar à shisha me disait qu'avec la loi il avait dû licencier ses deux employés et réduire ses horaires d'ouverture... Bien joué le parlement !
- Décriminaliser le commerce de drogues, en commençant par les plus populaires, le cannabis et l'ecstasy. Objectif : Une production de produits dont la consommation n'est pas dangereuse pour les consommateurs, des conditions de travail décentes pour les producteurs et les distributeurs, des conditions d'achat adéquates pour les consommateurs avec une vraie concurrence informée entre producteurs, la fin des mafias sur ce marché, la fin de la vente de produits à haut risque sanitaire, la suppression des coûts de répression assumées par la police (et donc au final par la société), la mise en place d'une activité commerciale innovante et concurrentielle créatrice d'emplois.
- Supprimer toute mesure protectionniste en place.
Objectif : Réduire les prix des biens et services pour les consommateurs.
- Supprimer les limitations légales à l'import de produits étrangers par les consommateurs.
Objectif : Réduire les prix des biens pour les consommateurs.
- Supprimer le Service du Commerce.
Objectif : Empêcher l’État de réprimer et de criminaliser des activités commerciales. Baisser les coûts des activités commerciales et de l'entrepreneuriat. Accroître l'offre et les emplois.
- Étendre les horaires d'ouverture légales des commerces.
Objectif : Accroître l'offre, créer des emplois, répondre à la demande.
- Baisser les impôts des bas et moyens revenus.
Cette baisse peut se financer de la façon suivante :
- Suppression des rentes à vie pour des politiciens ayant été élus par le passé.
- Baisse des salaires des élus dans les exécutifs.
- Baisse des salaires des élus dans les législatifs.
- Suppression (ou réduction) des subventions aux partis politiques.
- Suppression des subventions aux entreprises, associations ou ONG dont des élus sont collaborateurs, actionnaires ou membres.
- Réduction des dépenses militaires.
- Privatisation du stade de Genève (avec redistribution des recettes de la vente aux citoyens).
- Réduction des subventions aux sports et aux associations sportives.
- Réduction des subventions aux paysans et à l'agriculture.
- Réduction des subventions à la culture, aux arts et aux artistes.
- Privatisation du Grand Théâtre (avec redistribution des recettes de la vente aux citoyens).
- Privatisation de musées (avec redistribution des recettes de la vente aux citoyens).
- Refus de payer la péréquation en faveur des autres cantons (la péréquation est une prime à l'inefficacité et à la mauvaise gestion).
- Réduction de l'aide étatique aux médias et à la presse.
Objectif de toutes ces mesures : Accroître le pouvoir d'achat des plus pauvres et des classes moyennes .
- Suppression de la Banque Nationale Suisse et création d'un marché libre des monnaies en concurrence.
Objectif : Stabilité monétaire et suppression de l'inflation artificiellement créée pour des raisons politiques.
- Réduire la durée minimale légale des études pour devenir instituteur.
Objectif : Gain de temps et réduction des coûts pour les étudiants et la société.
- Réduire la durée du collège d'une année.
Objectif : Permettre aux élèves de finir le collège à 18 ans au lieu de 19 ans. Gain de temps dans leur vie. Gains pour la société.
- Rendre l'étude de certaines matières entièrement ou partiellement facultative au collège.
Objectif : Gain de temps pour les collégiens qui peuvent l'utiliser pour se former dans d'autres domaines. Gains pour la société.
- Proposer au collège une option apprentissage des langues séparée de l'apprentissage de la littérature.
Objectif : Permettre une spécialisation technique dans les langues plutôt qu'une connaissance technique et littéraire pour les élèves qui le souhaitent.
Notez enfin que : augmenter les revenus des plus pauvres et des classes moyennes c'est accroître leur consommation, leur indépendance économique et leur capacité à créer, épargner et investir. Il s'agit donc une vaste politique de création de richesses, d'augmentation des emplois, de réduction de la pauvreté, de croissance de l'offre, de réduction de prix et d'augmentation de l'entrepreneuriat.
Et voilà. Rien qu'en réfléchissant un peu je trouve déjà pas mal de mesures. Elles dessinent les contours d'un libéralisme économique en faveur des plus pauvres et des classes moyennes. Vous voulez en savoir plus ? Je vous invite à lire et écouter l'économiste ricardien Jean-Marc Daniel. Vous trouverez plein de bonnes vidéos avec lui sur Youtube et vous pouvez lire ses derniers ouvrages, dont l'excellent « Socialisme de l'excellence ». Concluons sur quelques mots :
La liberté c'est la prospérité.
La liberté c'est la suppression des privilèges.
La liberté est révolutionnaire.
Adrien Faure
02/12/2016
1. Est-il possible d'émettre un jugement moral objectif et universel sur les actions des individus et l'organisation de la société (la forme que prend une société, les institutions qui la composent) ?
Peut-on réfuter le relativisme, le subjectivisme et le nihilisme en éthique ?
Si l'on ne sait pas si (ou à quelles conditions et dans quelle mesure) un jugement moral est objectif et universel, alors la volonté d'agir sur la forme que prend le monde social et les interactions entre les individus semble vide de sens. Si la valeur d'un jugement moral est relative à la subjectivité individuelle (subjectivisme) ou, pire, si un jugement moral est un non sens (nihilisme), alors l'action des individus n'est pas évaluable et tout acte se vaut (le meurtre comme la bienveillance envers autrui).
Si la valeur d'un jugement moral est relative à une période ou à un contexte donné, alors il est possible que des régimes comme celui de la Corée du Nord vaille autant qu'une démocratie occidentale. Évidemment, la délimitation d'un contexte spatial ou temporel dans lequel un jugement moral fait sens semble profondément difficile à déterminer et arbitraire.
2. Quelle forme doit prendre un jugement moral objectif et universel pour être valable ? Quelle théorie morale est-elle la plus valable parmi les différentes variantes de l'utilitarisme, du déontologisme, de l'éthique des vertus, du contractualisme, du jusnaturalisme, etc. ?
Répondre à cette question sans avoir résolu la précédente laisse un doute sur la validité de la réponse trouvée. Une théorie morale peut sembler plus cohérente et plus juste que les autres, mais cela ne nous avance pas à grand chose si tous les jugements moraux se valent ou sont des non sens.
3. Quelle taille devrait avoir l’État ? L'existence même de l’État est-elle justifiée ? Le philosophe Robert Nozick pense que c'est la question fondamentale de la philosophie politique (d'un autre côté il part de deux prémisses sans les argumenter : il y a des jugements moraux objectifs et la théorie morale la plus juste est le jusnaturalisme) et il y répond par sa théorie de l’État minimal spontané (naissant à travers un processus de type de la Main Invisible).
On ne peut répondre à cette question que si l'on sait s'il est possible d'émettre des jugements moraux objectifs et quelle forme ils devraient prendre. La philosophie politique est donc pyramidale, on ne peut y accéder qu'en ayant d'abord réglé des problèmes plus fondamentaux, des problèmes de philosophie morale (et l'on voit bien ainsi que la philosophie politique est une partie de la philosophie morale et n'en est pas indépendante). Certains penseurs pensent que l'on peut pratiquer la philosophie politique sans passer par la morale. Habermas et le second Rawls (celui qui met l'accent sur le libéralisme politique et le consensus par recoupement) cherchent par exemple à s'autonomiser de la morale, mais y parviennent-ils véritablement ? Après tout leurs théories présupposent toujours qu'il y a des éléments qui ont une valeur qu'il s'agit de maximiser, de préserver ou de favoriser (il me semble, non ?). Et du moment qu'il y a valeur, alors on retombe dans la morale/l'éthique (je ne vois pas de distinction entre ces deux mots, mais je sais que certains aiment en faire une, à creuser).
Toutes sortes de gens font de la politique. Ont-ils répondu à ces questions, même de manière intuitive ? La politique porte sur la question de la taille de l’État, du périmètre d'intervention de l’État/de l'autorité politique. Quelle taille de l’État est-elle justifiée ? Une telle question présuppose qu'on connaisse le type de théories permettant de justifier la taille de l’État (l'usage de la coercition sur les individus par une institution/un groupe de gens possédant un monopole dit légal sur l'usage de la force). Un pur opportuniste/carriériste n'a toutefois pas besoin de se poser ces questions, il pioche ce qui arrange ses intérêts dans les programmes (ou sur le marché des idées/mesures politiques à la mode).
La plupart des gens qui font de la politique sont probablement des opportunistes/des carriéristes. Si cela est vrai il faut trouver un moyen d'intéresser ces gens à ces questions ou bien trouver un moyen d'obtenir un changement politique malgré eux (cf. Les théories de Rothbard sur le changement social).
Petit arrêt : ces trois grands problèmes (grandes questions) sont fondamentaux et immenses. Le troisième point résume-t-il carrément l'ensemble des questions en philosophie politique ? Probablement pas. Il y a des questions qui se posent indépendamment de l’État, comme la question de la valeur de la démocratie, ou les différentes théories autour du marché et de la propriété (et sûrement d'autres éléments que je n'ai pas en tête au moment où j'écris ces lignes).
4. On peut ajouter que l’œuvre de John Rawls est si fondamentale et si influente de nos jours dans la philosophie politique académique qu'elle demande (mérite ?) une lecture et une critique/une évaluation.
5. Les théories de la propriété légitimes (Locke, Henry George, Rothbard, Proudhon, Carson, Marx, etc.) forment un petit champs de la philosophie politique (et économique ?) qui demande une attention certaine. C'est une question (partiellement ?) indépendante de celle portant sur le périmètre légitime de l'action de l’État.
Petit appendice : quelle est la différence entre la philosophie sociale et la philosophie politique ? Kevin Mulligan fait cette distinction en parlant d'ontologie sociale (ontologie des objets sociaux) pour désigner (une part de ?) la philosophie sociale. Quelle est la différence entre la philosophie politique et la philosophie économique ? Il semble que l'école autrichienne d'économie (la praxéologie) soit axiomatique et déductive, comme la philosophie (et les mathématiques ?), cela ne fait-elle pas d'elle une philosophie (économique) ? D'autres méthodes pour étudier (ou analyser, comprendre, parler de) l'économie sont inductives et empiriques, comme le reste des sciences (naturelles ou sociales).
Note conclusive : logiquement, ce sont les deux premiers points qui doivent trouver une réponse aussi claire et ferme (solide) que possible en priorité.