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Les Lieder chantés par Matthias Goerne le 16 décembre 2021 sont arrangés par le pianiste Alexander Schmalcz, qui a déjà accompagné Matthias Goerne à de nombreuses reprises en concert:
Très tôt dans dans sa carrière, Alexander Schmalcz s’est produit avec les chanteurs reputés tels Peter Schreier, Edita Gruberova, Grace Bumbry et Anna Tomowa-Sintow. Parmis les chanteurs de la génération actuelle, comptent en particulier Matthias Goerne, avec lequel il entretient une collaboration de longue date, ainsi que Daniel Behle, Konstantin Wolff, Stephan Loges, Inessa Galante, Eva Mei, Rachel Frenkel et Chen Reiss. Ses partenaires de musique de chambre sont entre autres Céline Moinet, Albrecht Mayer, Dimitri Ashkenazy et Tatjana Masurenko. Outre ses apparitions sur les scènes de festivals tels ceux de Salzbourg, du Schleswig-Holstein, de Tanglewood, du Printemps de Prague ou de Schwetzingen, le très prisé accompagnateur de Lieder Alexander Schmalcz se produit dans les plus importants centres musicaux en Europe, aux Etats-Unis, au Japon et en Corée. Ses tournées de concerts le mènent notamment à la Scala de Milan, l’Opéra de Vienne, l’Opéra de Munich, le Théâtre du Châtelet, l’Amphithéâtre de l’Opéra Bastille, le Concertgebouw d’Amsterdam, la Philharmonie de Cologne, le Gewandhaus de Leipzig, le Wigmore Hall à Londres, le Seoul Arts Center, le Tokyo Opera City Hall et le KIOI Hall à Tokyo. Son vaste répertoire est documenté sur de nombreux CD, ainsi que de nombreux enregistrements pour les chaines de radio et de télévision tels BR, SWR, BBC, ORF, NHK et la radio néerlandaise. À la demande de Matthias Goerne, Alexander Schmalcz a orchestré les Lieder de Franz Schubert. Ses transcriptions ont été maintes fois interprétées avec succès entres autres par l’Orchestre Philharmonique de Berlin (voir vidéo plus bas), aux festivals Mostly Mozart à New York, au Musikverein à Vienne (ORF Concert du printemps de l’Orchestre Philharmonique de Vienne) ainsi qu’à la Frauenkirche de Dresde (Dresdner Kapellsolisten). Alexander Schmalcz a reçu sa première formation musicale et ses premiers cours de piano en tant que chanteur au Kreuzchor de Dresde. Après des études au Conservatoire de Dresde, suivies de deux années au Conservatoire d’Utrecht, il a achevé son cursus à la Guildhall School of Music and Drama à Londres, avec les professeurs Iain Burnside et Graham Johnson. Alexander Schmalcz est Professeur au Conservatoire de Leipzig (Hochschule für Musik und Theater Leipzig), il donne des master-classes dans le monde entier.
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La Société de Musique de La Chaux-de-Fonds a le plaisir de vous inviter à trois événemnets en un seul le dimanche 5 décembre 2021 dans le cadre de sa Série Pallèles.
Tout commencera par une mini-conférence “Gershwin au cinéma” donnée par notre estimé collègue et musicologue François Lilienfeld en introduction du film “Un Américain à Paris” (en VOST) de Vincente Minnelli dès 10h au Cinéma ABC. Celles et ceux qui le souhaitent pourront ensuite déguster un déliceux brunch au café de l’ABC. Site du Centre de culture ABC. Programme complet du cinéma ABC ICI.
Rendez-vous à la Salle Faller du Conservatoire de musique neuchâtelois à 17h où vous pourrez voir et surtout entendre le Trio Eclipse en concert. Une forme de trio pas comme les autres et peu entendue au cours de nos saisons, puisqu’elle a la particularité d’avoir un clarinettiste. Nous nous réjouissons beaucoup d’accueillir le Trio Eclipse qui est lauréat du Concours de musique de chambre du Pour-cent culturel Migros en 2019. Il nous proposera un voyage musical dans le temps et les registres musicaux. Vous aurez l’occasion d’entendre le Trio op. 11 de Beethoven – surnommé « Gassenhauer » signifiant rengaine, le Trio pour clarinette de Brahms, Un Américain à Paris de Gershwin – qui s’inspire de son séjour dans la Ville Lumière – et le Trio pour violoncelle, clarinette et piano de Nino Rota, réputé pour ses compositions pour le cinéma notamment pour les films de Federico Fellini ou encore celles du “Parrain” de Coppola.
Programme du concert du dimanche 5 décembre 2021 à 17h
Lionel Andrey, clarinette Sébastien Braun, violoncelle Benedek Horvath, piano
LUDWIG VAN BEETHOVEN 1770-1827
Trio en si bémol majeur op. 11 (Trio Gassenhauer)
JOHANNES BRAHMS 1833-1897
Trio pour clarinette, violoncelle et piano op. 114
GEORGE GERSHWIN 1898-1937
Un Américain à Paris (arr. Stefan Schröter pour le Trio Eclipse)
NINO ROTA 1911-1979
Trio (1973)
Dimanche 5 décembre 2021 11h Projection du film “Un Américain à Paris”
Introduction à 10h par François Lilienfeld
Un Américain à Paris (1h54/1951), comédie musicale américaine réalisée par Vincente Minnelli, avec Gene Kelly, Leslie Caron, Oscar Levant et Georges Guétary
Le café ABC organise un brunch à l’issue de la projection.
Coup de projecteur sur le Trio Eclipse :
La musique de chambre passionne depuis longtemps les trois lauréats (Lionel Andrey, Sebastian Braun et Benedek Horváth) de concours de solistes nationaux et internationaux. Au sein de leur Trio Eclipse, ils ont d’ailleurs rapidement trouvé une homogénéité sonore remarquable. Les trois musiciens mettent la spontanéité et leur perception personnelle de la musique au même niveau que l’équilibre parfait entre la liberté du soliste et l’homogénéité de l’interprétation.
Les débuts du Trio Eclipse remontent à l’été 2019, au Festival de Lucerne. L’ensemble figure régulièrement au programme de festivals et de séries de concerts, notamment au Label Suisse Festival, au Swiss Chamber Music Festival Adelboden ainsi que sur les ondes de SRF Kultur, d’Espace 2 et de France Musique. Leurs tournées leur ont non seulement permis d’enthousiasmer le public de diverses régions d’Europe et des États-Unis, mais les ont aussi menés en Jordanie, dans le cadre d’une coopération avec le Jordanian Hashemite Fund for Human Development.
Le Trio Eclipse a enregistré Spheres, son premier album, en coproduction avec la radio suisse alémanique SRF et le label Prospero Classical. Disponible dans le commerce depuis avril 2020, le CD propose, entre autres, des œuvres de Gershwin, de Rota et de Schnyder.
Le programme détaillé du concert peut être consulté ICI. Ce concert se fera avec entracte. Le plan de protection de la Société de Musique de La Chaux-de-Fonds est celui appliqué par le CMNE. La présentation du certificat Covid est obligatoire selon les mesures en vigueur. Page dédiée au plan de protection de la SDM.
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François Couperin parle à notre âme
Et notre âme en a bien besoin! En cette époque cauchemardesque, un peu de magie et d’évasion nous fera le plus grand bien. De la magie oui, car l’ombromane Philippe Beau est un véritable magicien du jeu d’ombres, un art rare et méconnu, qui considère d’ailleurs l’ouvrage « L’Art de toucher le clavecin » de François Couperin comme un « vrai manuel de magie » dans lequel on apprend la position du corps et des mains comme si l’on était précisément un apprenti magicien.
Ombromane, spécialiste des ombres chinoises et de l’ombromanie (ballet de mains chorégraphié), Philippe Beau est aujourd’hui l’un des rares artistes qui maîtrise cette technique (ils ne sont que 20 dans le monde!). Depuis plus de 20 ans, il pratique la magie et manipule la lumière pour créer des spectacles (Cirque du Soleil, Gaité Lyrique, Chaillot, Bouffes du Nord, auditorium du Louvre, Opéra de Bordeaux, Crazy Horse (!), etc.). Performeur, créateur et conseiller artistique, il est devenu un spécialiste reconnu. Des metteurs en scène de cinéma, de théâtre et des chorégraphes font régulièrement appel à lui pour élaborer un travail spécifique autour des ombres et de la magie.
Il nous livre une partition à quatre avec un autre magicien, celui des sons, Iddo Bar-Shaï, qui a déjà mis son art à disposition des grands interprètes de ce notre temps parmi eux Menahem Pressler, Martha Argerich, Alisa Weilerstein, Vilde Frang, Anna Prohaska, Sayaka Shoji et bien d’autre encore. Iddo Bar-Shai s’est formé à l’Académie de Musique Rubin (Université de Tel-Aviv) auprès de Bracha Ornan-Margalit, puis de Pnina Salzman – elle-même ancienne élève d’Alfred Cortot à l’Ecole Normale de Musique et Premier Prix dans la classe de Magda Tagliaferro au Conservatoire de Paris. Son dernier CD entièrement consacré aux oeuvres de François Couperin a été jugé comme « aussi fascinant que les Variations Goldberg par Glenn Gould.»
C’est un spectacle exceptionnel (dès 10 ans) qui sera donné à L’Heure Bleue en collaboration avec le Théâtre Populaire Romand. Le théâtre L’Heure bleue est une pièce maîtresse de l’art architectural du 19e siècle, classée au registre des monuments historiques d’importance nationale. Erigé en 1837, c’est aujourd’hui avec celui de Bellinzone le seul théâtre néo-baroque à l’italienne à avoir conservé son aspect d’origine. Sa restauration intégrale terminée en automne 2003 a redonné à la culture de ce coin de pays son plus bel écrin.
Coup de projecteur sur L’Art de toucher le clavecin et l’ombromanie :
L’Art de toucher le clavecin – « Je préfère ce qui me touche à ce qui me surprend »
Couperin a rédigé ce traité, paru pour la première fois en 1716, juste après le Second livre de pièces de clavecin, pour enseigner aux joueurs de clavier la pratique de l’exécution, en particulier pour ses Pièces de Clavecin, notant en préface que les principes en étaient « absolument nécessaires pour parvenir à bien exécuter mes Pièces. » Le regain d’intérêt pour la musique ancienne en a fait une des sources primaires pour le système de doigté au clavier prédominant dans l’Europe de l’époque baroque. Considéré comme l’un des traités survivants les plus significatifs de la musique baroque, cet ouvrage illustre l’ornementation utilisée à l’époque. L’Art de toucher le clavecin est l’un des derniers ouvrages, avec le Second livre de pièces de clavecin, publié en 1719 par Nicolas Siret, à contenir des préludes non mesurés, selon le style ancien. Les signes de rythme et de mètre sont néanmoins donnés à fin d’instruction.
L’ombromanie, l’ancêtre du cinéma
On appelle « ombromanie » ou « ombres chinoises » l’art de créer des ombres avec les mains. Cet art ancestral, fit son entrée sur les scènes du music hall à la fin du 19ème siècle. Peu avant l’invention du cinématographe en 1895 par les frères Lumière, de nombreux illusionnistes présentaient dans toute l’Europe des spectacles d’ombres chinoises avec des procédés de plus en plus perfectionnés et des images toujours plus proches de la réalité. Le public en raffolait. Puis, les appareils de projections complexes remplacèrent progressivement les traditionnels appareils d’éclairage, et la pellicule de cinéma les mains agiles des spécialistes des ombres. Quelques artistes comme le célèbre Trewey continuèrent à présenter leurs spectacles d’ombres mais l’attrait de la nouveauté et le succès du cinéma emportèrent l’adhésion du public. Les spectacles d’ombres n’ont jamais vraiment disparu mais leur nombre a fortement diminué. Philippe Beau ravive cette tradition et l’actualise pour le plaisir de chacun.
Le programme détaillé du concert peut être consulté ICI. Alexandre Tharaud au sujet d’Iddo Bar-Shaï et des Ombres errantes ICI.
Ce concert se fera sans entracte. Le foyer sera ouvert avant et après le spectacle.
Le plan de protection de la Société de Musique de La Chaux-de-Fonds est celui appliqué par le CMNE. La présentation du certificat Covid est obligatoire selon les mesures en vigueur. Page dédiée au plan de protection de la SDM.
Merci à nos partenaires culturels le CMNE, le Centre de culture ABC, le Club 44 et le TPR, ainsi que nos partenaires médias RTS Culture, ArcInfo, Kultur-Tipp et Resmusica pour leur collaboration.
Nous tenons aussi à remercier de tout cœur nos abonnés et nos membres ainsi que nos partenaires institutionnels et privés pour leur précieux soutien et leur fidélité. Page partenaires.
Vivez des moments d’exception dans une salle à l’acoustique légendaire à prix attractifs! Les réductions sont affichées. Places à 10.- pour les étudiants et les moins de 16 ans. L’AG culturel est valable. Les étudiants préprofessionnels du CMNE bénéficient de la gratuité de tous les concerts lorsqu’ils retirent leurs places le soir-même.
Les abonnés bénéficient d’une place gratuite et les membres de 2 places à -50% sur un concert de leur choix.
Nous nous réjouissons énormément de vous accueillir à L’Heure Bleue et de partager ces moments avec vous.
Le Nash Ensemble of London est devenu une institution de la musique de chambre au Royaume-Uni. Fondé en 1964 par la violoniste Amelia Freedman, le collectif a vu se succéder plusieurs générations de musiciens et est établi depuis dix ans en résidence au Wigmore Hall à Londres. Le violoncelliste Adrian Brendel, membre régulier de l’ensemble depuis 2014, se fait le porte-parole du quintette qui se produira à La Chaux-de-Fonds (…)
Adrian Brendel, qu’est-ce qui rend cette formation du Nash Ensemble si spéciale?
Le Nash Ensemble a été l’un des premiers collectifs de musique de chambre à être créé et s’est imposé au fil des années comme l’ambassadeur de la musique de chambre au Royaume-Uni. Il se déploie sous plusieurs formations et a accumulé un large répertoire d’œuvres depuis une cinquantaine d’années. On est une grande équipe et on se doit de faire prospérer l’héritage du Nash. C’est cette réputation de la musique de chambre britannique qu’on essaie de porter à chaque concert, peu importe la formation avec laquelle on joue.
(…) De manière générale, nous travaillons dans un esprit très collégial. Chaque musicien a une voix qui compte. C’est un échange mutuel au travers duquel on apprend les uns des autres. Vu qu’on a un répertoire assez large, l’important, quand on intègre l’Ensemble, c’est d’être rapide dans l’apprentissage et de savoir écouter la musique de ses collègues.
Intéressons-nous au programme. Vous interpréterez des pièces d’Igor Stravinsky et d’Antonin Dvorák dans la première partie du concert, puis conclurez avec Dimitri Chostakovitch. Quelle atmosphère cherchez-vous à créer en combinant ces trois compositeurs?
Les pièces de Stravinsky sont assez avant-gardistes et offrent des couleurs musicales flirtant avec l’extrême. Nous les avons choisies pour marquer le début du concert par des sonorités qui «élèvent» le spectateur. Dvorák n’a pas grand-chose en commun avec Stravinsky, mais il était si talentueux pour écrire des mélodies que ç’en est presque révoltant. En guise de clôture, nous jouerons une des pièces les plus connues de Chostakovitch qui raconte une histoire très mélodique. Pour un musicien, à chaque fois qu’on joue cette pièce, ça devient un événement. C’est ça qu’on essaie de transmettre au public.
Y a-t-il un élément fondamental que vous gardez à l’esprit quand vous jouez, écoutez et enseignez la musique?
L’un des éléments fondamentaux dans la musique, c’est la manière d’écouter, mais aussi la manière dont on accepte la musique des autres. C’est une magnifique métaphore de la vie au final, et c’est bien de se rappeler ce genre de choses quand le monde va mal (rire). La musique de chambre nous apprend à adopter les idées des autres par l’écoute et à travailler. C’est une merveilleuse aventure que je recommande à mes élèves de commencer le plus tôt possible!
Unique date de concert du Nash Ensemble of London en Suisse
The Times – Wigmore Hall
« The Nash Ensemble is still the best champion that any composer could hope to have. »
Le 21 novembre 2021, nous recevrons pour la première fois à la Salle de musique le Nash Ensemble of London, formation de chambre à géométrie variable, constituée de musiciens des plus grandes institutions anglaises dont l’un d’eux n’est autre que le fils d’Alfred Brendel.
« For me the secret of their success is the joy they impart to whatever music they lay their hands on ». (Sir Simon Rattle)
Le Nash Ensemble of London a été fondé par la directrice artistique Amelia Freedman. Depuis 1995, elle est directrice artistique du Festival Mozart de Bath et du Festival Bach depuis 2011. Le ministre français de la culture lui a décerné le titre d’Officier dans l’ordre des Arts et des Lettres. Le Nash Ensemble est l’orchestre de chambre résident du véérable Wigmore Hall depuis 2010. Le vaste répertoire de cet ensemble aux formations variables s’étend du classique au contemporain.
Le Nash Ensemble compte jusqu’à présent plus de 300 premières mondiales, dont plus de 115 furent composées sur commande.
Ce concert aurait dû être donné en mars 2020 dans une formation légèrement différente. Retrouvez l’interview d’Adrian Brendel dans Arc Info (FR) en cliquant ICIet dans Classicpoint.ch (DE) ICI.
Programme du concert du dimanche 21 novembre 2021 à 17h :
NASH ENSEMBLE OF LONDON SIMON CRAWFORD-PHILLIPS piano BENJAMIN NABARRO violon MICHAEL GUREVICH violon LAWRENCE POWER alto ADRIAN BRENDEL violoncelle
IGOR STRAVINSKY 1882-1971
Trois Pièces pour quatuor à cordes (1914/1918)
ANTONIN DVOŘAK 1841-1904
Quatuor avec piano en mi bémol majeur op. 87
DIMITRI CHOSTAKOVITCH 1906-1975
Quintette avec piano en sol mineur op. 57
Le concert du 21 novembre sera enregistré par notre partenaire RTS Espace 2.
La Société de Musique de La Chaux-de-Fonds a appris avec un immense chagrin ce matin la disparition du pianiste brésilien Nelson Freire, personnalité exceptionnelle du piano qui a été à de nombreuses reprises son invité au cours des dernières années:
On évoquera notamment l’inauguration de la Salle de musique rénovée, fêtée en ouverture de saison 2015-2016 par un récital de Nelson Freire, mais aussi d’invitations en 1997, 2011, 2012 et 2019.
Dernier enregistrement d’un concert de Nelson Freire… à la Salle de Musique
Au cours de la Saison 2018-2019
9 avril 2019 , 19 h 30
W.A. MOZART (1756-1791)
Sonate en la majeur KV 331
LUDWIG VAN BEETHOVEN (1770-1827)
Sonate au clair de lune op. 27 n° 2
Extrait d’un article de ce jour paru dans Le Monde:
“Nelson Freire, géant du piano, est mort
Le musicien brésilien, enfant prodige devenu l’un des plus grands de son époque et ami de Martha Argerich, est mort dans la nuit du 1er novembre, à son domicile de Rio de Janeiro, à l’âge de 77 ans.
Par Marie-Aude Roux
La nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre, lundi 1er novembre, jour de la Toussaint : l’immense pianiste brésilien Nelson Freire s’est éteint dans la nuit de dimanche à lundi, à l’âge de 77 ans, à Rio de Janeiro (Brésil). Le musicien, victime d’une chute en pleine rue dans la ville brésilienne, où il s’était fracturé l’épaule droite en 2019, avait disparu depuis deux ans des scènes internationales, où il se produisait régulièrement. Il n’avait pas récupéré, au point de devoir renoncer à siéger au jury du dernier concours Chopin de Varsovie, au côté de son amie, Martha Argerich, laquelle s’était également désistée pour aller lui rendre visite.
Comme elle, le musicien avait le trac ; comme elle, il se demandait si chaque concert ne serait pas le dernier. Personnalité discrète, mais charismatique, adulé depuis toujours par ses pairs, Nelson Freire, qu’une périphrase a longtemps désigné comme « le secret le mieux gardé du piano », a soudain connu la notoriété au début des années 2000 avec deux enregistrements Chopin (2002) et Schumann (2003), gravés pour Decca, après quelque vingt-cinq ans passés volontairement loin des studios.
Virtuosité aérienne
Noblesse et simplicité, densité sans lourdeur, souplesse et sensualité, virtuosité aérienne, le jeu de Nelson Freire est unique. Un art à la fois solaire et solitaire, avec la suprême élégance de qui offre la musique, et elle seule. Les mains sont celles d’un géant enfant, rondes et potelées, pattes de félin capables de vie ou de mort sur Beethoven, Chopin, Debussy, Brahms, Schumann. Tout juste tanguent-elles davantage aux tournures chaloupées qui rythment les pièces de Villa-Lobos, enregistrés pour Telefunken dès 1974, puis en 2012 et 2017 pour Decca.”
Nous saluons la mémoire de cet immense pianiste à qui nous devons des moments inoubliables à La Chaux-de-Fonds.