Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06996.jsonl.gz/1185

La pilote automobile suisse sans doute la plus rapide de ces dernières années, Simona De Silvestro, revient en Europe. A côté de son travail de pilote d'essai et de développement en Formule E chez Porsche, cette pilote originaire de Thoune prendra le départ à l'ADAC GT Masters. De Silvestro partagera dans la série que son compatriote Patric Niederhauser a remporté cette année une Porsche 911 RSR avec l'Autrichien Klaus Bachler dans l'équipe de l'ancien pilote d'usine Porsche Timo Bernhard.
Pour De Silvestro, la plupart des pistes seront nouvelles. Agée de 31 ans, elle n'a passé qu'un an en Europe (2005 en Formule Renault italienne) avant d'émigrer en Amérique à 17 ans. Là, elle s'est classée quatrième au classement général lors de la première année de Formule BMW. Elle a ensuite passé trois ans en Formule Atlantique (3e place en 2009) avant de devenir la première femme suisse à prendre pied dans la série IndyCar. Son meilleur résultat remporté là-bas est une 2ème place à Houston en 2013.
Sa carrière a ensuite peiné à progresser. En 2014, «Swiss Miss» espérait remporter une place en Formule 1, mais la collaboration avec Sauber en tant que «Affilated Driver» a pris fin après quelques mois seulement. Après un nouveau détour par l'Indy 500 avec Andretti Autosport 2015 (P19), De Silvestro a disputé une saison de Formule E pour la même équipe. Mais cette aventure n’a pas été couronnée de succès. En dix courses, elle n’a remporté que deux neuvièmes places. De Silvestro a ensuite émigré en Australie où elle a piloté une Nissan de la série V8 Supercars pendant trois ans. Meilleur résultat: une septième place à Auckland en 2019.
En 2020, un autre défi attend donc maintenant De Silvestro. Simona n'a pas beaucoup d'expérience en sport GT. En 2019, elle est passée tout de même sur une Honda NXS GT3 dans une équipe exclusivement féminine aux 24h de Daytona.
La saison débutera pour la pilote suisse à Oschersleben du 24 au 26 avril.
«Toc Toc Toc – qui frappe à notre porte ce soir? Saint-Nicolas!
Mais au lieu de mandarines, pains d’épices et de poires,
il sort de son sac un nouveau site web pour parfaire notre gloire.»
Pour être honnête: ce n'est pas Saint-Nicolas qui nous a apporté notre nouvelle page web. Mais la date à laquelle nous avons mis en ligne notre nouveau site est bel et bien le 6 décembre. Depuis plus d'un an, nous travaillons sur ce nouveau look. Maintenant le chat est sorti du sac, ce qui nous ramène au sujet de Saint-Nicolas...
Le look de notre nouveau site web est clair et soigné. Nous avons opté pour une optique résolument moderne. En plus de ce relookage, le nouveau site Web est à la fine pointe de la technologie. Nous avons mis l'accent sur un guidage intelligent de l'utilisateur et une qualité élevée en termes de convivialité, de compatibilité du navigateur et de vitesse de chargement.
Un autre aspect important pour nous a été la conception du site Web dans ce qu'on appelle le «Responsive Web Design». Cela signifie que le nouveau site Web s'adapte automatiquement aux affichages et aux résolutions d'écran, que vous soyez assis devant votre PC ou que vous utilisiez votre smartphone ou votre tablette en déplacement.
Même après la relance, le travail continuera pour nous. Au cours des prochains mois, nous optimiserons continuellement le contenu, ajouterons de nouvelles fonctions et fonctionnalités et incorporerons vos commentaires.
Nous espérons que vous apprécierez notre site Web et attendons vos commentaires avec impatience!
Le sport automobile marque une pause hivernale. La troisième manche du championnat du monde d`endurance à Bahreïn (avec Buemi, Rebellion et Cool Racing) mise à part, il n`y aura pas de spectacles à admirer avant Noël. Mais il reste encore une manifestation passionnante à ne pas manquer et de surcroît avec la participation de pilotes suisses. Du vendredi au dimanche, le Rallye-Show annuel aura lieu à Monza. Sera également présent: le champion suisse Ivan Ballinari.
Avec son copilote Andrea Togni sur sa Skoda Fabia, le Tessinois affrontera pas moins de 58 autres R5. La superstar Valentino Rossi ne prendra pas le départ cette année. Il ne figure en tous les cas pas sur la liste de départ. Mais Ballinari peut aussi compter sur d`autres stars internationales. Andreas Mikkelsen (CMR-4), Dani Sordo (CMR-8), Craig Breen (CMR-14) et Niclas Grönholm (fils de Marcus Grönholm) comptent entre autres parmi les participants.
Outre Ballinari, Aron et Mirko Puricelli sont deux autres pilotes tessinois à prendre le départ. Vous trouverez plus d`informations sur le Monza Rally Show sur le site www.monzarallyshow.it
Mais est-ce donc déjà Noël? Pour Patric Niederhauser, c`est apparemment le cas. Après avoir remporté le titre ADAC GT Masters, le Bernois a été nommé pilote d`usine par Audi-Sport-customer-racing. «Pour moi, c`est un rêve qui se réalise», déclare Nidi, 27 ans, dont la carrière a atteint cette année un point culminant provisoire avec le titre dans la «Ligue des voitures de super sport».
Niederhauser fait donc désormais partie d`un pool de pilotes Audi qui sont intégrés dans le programme client au niveau mondial. En clair, cela signifie que Niederhauser sera à la disposition d`Audi pour des courses importantes, telles que les 24h de Daytona, les 24h de Bathurst, les 24h du Nürburgring ou les 24h de Spa. «L`endroit et le moment où je serai engagé restent à déterminer. Mais je suis vraiment heureux de cette opportunité. C`est ce à quoi je travaille depuis des années.»
En plus des engagements d`usine, Niederhauser veut bien sûr aussi, si possible, participer à toutes les courses d`un championnat en 2020. «J`aimerais défendre le titre dans l`ADAC GT Masters avec mon équipe HCB Rutronik Racing», déclare Niederhauser. Mais le dernier mot n`a pas encore été dit.
En plus de son statut de pilote d`usine, Niederhauser a un autre avantage. Alors que ses collègues comme Mattia Drudi, Christopher Haase, Pierre Kaffer, Christopher Mies, Frank Stippler, Dries Vanthoor, Frederic Vervisch, Markus Winkelhock et Mirko Bortolotti ont tous le statut platine ou or, Niederhauser restera également un pilote argent en 2020. Cela le rend particulièrement intéressant dans la composition des équipes clients d`Audi.
Sur la scène de la course automobile internationale, Louis Delétraz est considéré comme un espoir suisse. Il y a un an, le pilote genevois de 22 ans avait déjà goûté à l`air de la Formule 1 lors des essais de HaasF1. Au service de Ferrari et Dallara, il a passé environ 30 jours dans le simulateur la saison dernière. Son intention pour cette année (dans l`équipe de champions Carlin) était de remporter le championnat de Formule 2. Mais Delétraz a raté cet objectif. Lors de la finale à Abu Dhabi, il s`est hissé à la huitième place grâce à deux résultats dans le top 6. Mais il n`a pas réussi à faire plus. Le champion de F2 Nyck de Vries a récolté 174 points de plus que lui. «J`ai eu à dix reprises zéro point cette année», explique Delétraz. «Avec cela, impossible de se battre pour le titre.»
Beaucoup de ces zéros relèvent de la responsabilité de l`équipe ou de l`organisateur. Pas moins de trois fois, l`électronique a pris feu, un défaut qui relève de la responsabilité du fabricant et non de l`équipe. Une fois le système de réduction de la traînée DRS a dysfonctionné et une fois les freins ont lâché. En fin de compte, cela a coûté environ 80 points à Delétraz. Une place dans le top 5 aurait été possible.
Pour Delétraz, c`était la troisième saison de Formule 2 et, si l`on y ajoute celle dans la Renault 3.5 (2016), Louis attend sa chance depuis quatre ans dans l`antichambre de la Formule 1. Il est monté trois fois sur le podium cette année. Mais il n`a jamais réussi à monter tout en haut du podium en Formule 2. C`est à Monaco que Delétraz a approché le plus la victoire. Au sprint, il a eu un retard de 0,059 seconde sur le vainqueur Anthoine Hubert qui devait décéder quelques mois plus tard à Spa. A Silverstone aussi, il a semblé longtemps que Louis allait remporter à coup sûr la victoire. Mais il a finalement dû céder la place au Britannique Jack Aitken. «Si tout avait joué, nous nous serions montés sur le podium ou aurions tout au moins été près du podium», constate Delétraz. «Malheureusement, il y a eu trop de week-ends où quelque chose a mal tourné.»
La manière dont Delétraz compte poursuivre ses activités en 2020 est encore incertaine. Dans l’écurie HaasF1, il a encore un pied à l’étrier. Louis suit également de près la Formule E et le Championnat du monde d`Endurance. Et une quatrième année en Formule 2 pourrait également être envisagée. Étant donné que l’année prochaine, la Formule 2 passera à des pneus de 18 pouces et qu`elle aura donc une année d`avance sur la Formule 1, Delétraz pourrait acquérir une expérience précieuse pour 2021.
Le calendrier du Championnat suisse Rallye Junior est maintenant connu. Cinq rallyes figurent au programme, les mêmes que dans le Championnat suisse des Rallyes. La saison commencera les 17/18 avril avec le Critérium Jurassien qui sera suivi par le Rallye du Chablais (28-30 mai) avant que les pilotes suisses de rallye se rendent au Tessin les 19-20 juin pour participer au Rallye del Ticino.
Le Rallye du Mont-Blanc qui aura lieu du 3 au 5 septembre est nouveau dans le calendrier. La finale aura comme d’habitude lieu à la mi-octobre avec le Rallye du Valais.
Seront admis au Championnat suisse Rallye Junior 2020 les pilotes nés après le 1er janvier 1992.
Cette saison aussi, cinq courses ont eu lieu. Avec quatre victoires et une deuxième place, le Valaisan Jonathan Michellod et son co-pilote Stéphane Fellay ont remporté le titre.
Ces prochains jours, nous allons envoyer aux pilotes qui ont possédé une licence en 2019 les demandes de licence pour 2020. Cette expédition a lieu sur la base des indications en provenance de l’année en cours.
Nous nous tenons naturellement avec plaisir à votre entière disposition pour toute question en rapport avec les innovations prévues en 2020.
Ces prochains jours, nous allons envoyer aux pilotes qui ont possédé une licence en 2019 les demandes de licence pour 2020. Cette expédition a lieu sur la base des indications en provenance de l’année en cours.
Nous nous tenons naturellement avec plaisir à votre entière disposition pour toute question en rapport avec les innovations prévues en 2020.
Le samedi passé, la remise des prix du Championnat suisse de karting de cette année s’est déroulée dans les halles «d’autobau erlebniswelt» à Romanshorn.
uto Sport Suisse a envoyé les invitations et presque tous sont venus. Samedi soir, on a rendu hommage aux meilleurs pilotes de karting de Suisse dans «l’autobau erlebniswelt» à Romanshorn.
En dehors des nombreuses coupes, l`élite suisse du karting a également eu droit à des prix de 30`000 francs suisses sponsorisé par le TSC ainsi qu`à des montres du partenaire Formex d`une valeur totale de 6`000 francs suisses.
Les animateurs Fredy Lienhard junior et sénior ont créé l`ambiance idéale dans le cadre de «l’autobau erlebniswelt». Tous ceux qui le souhaitaient pouvaient participer par ailleurs à une visite guidée de la plus grande collection de voitures de course de Suisse avant la cérémonie de remise des prix. Nombreux ont été les juniors à rêver à la vue de différentes voitures de Formule 1. Pour de nombreux pilotes de karting, l`objectif est en effet de pouvoir faire carrière un jour dans la compétition internationale. En tant que sponsor du Championnat suisse de karting, autobau apporte sa contribution pour les y aider. Sachez qu`en 2020, chaque pilote qui s`inscrit pour toute la saison de karting pourra à nouveau profiter de deux «courses gratuites» grâce à «l’autobau erlebniswelt». Cela correspond à 600 francs par pilote , ce qui est beaucoup d`argent dans un sport où il n`est souvent pas facile pour les jeunes de trouver les fonds nécessaires.
Mais revenons à la cérémonie de remise des prix. Tout a commencé comme d`habitude avec les plus jeunes, les Super Minis. Cette année, c`est un Valaisan qui a remporté le titre, à savoir Roy Alan Shaw, qui pilote pour l`équipe KartBox.ch. Derrière Shaw, Elia Pappacena et Loris Achermann ont terminé 2e et 3e, mais il n`y avait pas que des coupes pour les 3 premiers. Auto Sport Suisse a remis des trophées jusqu`à la 10ème place. De plus, deux autres prix ont été décernés dans cette catégorie: Pappacena a été honoré comme la meilleure recrue. Et pour son comportement exemplaire lors d`une collision à Levier, Cédric Malk s`est vu remettre le trophée Fair Play par Andreas Michel, président de la CSN.
Dans la catégorie OK Juniors, celle des deuxièmes plus jeunes participants, le trophée pour la 1ère place est allé à Elia Sperandio. Le pilote saint-gallois (également de KartBox.ch) s`est imposé face à Sebastian Kraft, qui était absent à Romanshorn. Troisième dans cette catégorie, Hugo Giraud devance Florent Panès, vainqueur dans la sous-catégorie «OK Junior Academy». La meilleure recrue parmi les juniors a été le champion Sperandio.
Seulement neuf points séparent les trois premiers dans la catégorie X30 Challenge Suisse. Savio Moccia a remporté ce combat à trois excitant. Le pilote bernois de 17 ans de l’équipe MH Racing s`est donc réjoui de la coupe et a annoncé qu`il allait défendre le titre l`année prochaine. Rafael Aguiar s`est classé deuxième dans le groupe qui compte le plus grand nombre de participants. Au final, il ne lui a manqué que quatre points par rapport à Moccia. La 3ème place est revenue à Léna Bühler, qui a également remporté la catégorie féminine dans le Championnat suisse de karting. Le titre de «Rookie de l’année» a été attribué à Rafael Aguiar.
Parmi les plus anciens, les OK Seniors, Pascal von Allmen s`est finalement classé en tête après avoir remporté deux vice-championnats. La 2ème place derrière le pilote du Kart Club bernois est allée au champion de l`an dernier Patrick Näscher, qui n`avait terminé que cinq des six courses. La 3ème a été remportée par Timo Moser. La meilleure recrue (Samuel Sätteli) a terminé 6ème dans cette classe.
Dans la catégorie KZ2 des karts avec boîte de vitesses, le Kart Club bernois compte deux pilotes qui ont performé . Mike Müller a gagné souverainement devant Isabelle von Lerber. Vincenzo Alvaro a terminé troisième, suivi de près par Samir Ben, le nouveau venu le plus fort. Müller a ainsi remporté le titre dans toutes les catégories dans lesquelles il a concouru et cela toujours à un rythme bisannuel. Le Bernois envisage son avenir dans l`ADAC Kart Cup en 2020. «J`ai hâte de relever ce défi», déclare Müller. «Le but est de continuer ma série. Mais j`espère qu`il ne me faudra pas deux ans pour remporter le titre en Allemagne.»
Avis à tous ceux qui comptent participer au Championnat de karting de l`année prochaine: il recommencera le 5 avril 2020 à Franciacorta/Italie. Auto Sport Suisse se réjouit d’ores et déjà de pouvoir les y accueillir à nouveau.
Super Mini
1. Roy Alan Shaw, KartBox.ch
2. Elia Pappacena, Spirit-Racing.ch
3. Loris Achermann, Exprit Kart Team
Bester Rookie: Elia Pappacena, Spirit-Racing.ch
OK Junior
1. Elia Sperandio, KartBox.ch
2. Sebastian Kraft, Team Dieter Kraft
3. Hugo Giraud, Team Nicolas Giraud
Bester Rookie: Elia Sperandio, KartBox.ch
OK Junior Academy
1. Florent Panès, Team Daniel Panès
2. Mateo Lai, Team Danilo Lai
3. Valentin Steiger, Spirit-Racing.ch
Bester Rookie: Keine Preisvergabe
X30 Challange
1. Savio Moccia, MH Racing GmbH
2. Rafael Aguiar, Karting Team Saeba
3. Léna Bühler, Spirit-Racing.ch
Bester Rookie: Rafael Aguiar, Karting Team Saeba
OK Senior
1. Pascal von Allmen, Berner Kart Racing Club
2. Patrick Näscher, Team Näscher
3. Timo Moser, Moser Racing
Bester Rookie: Samuel Sätteli, Kart Republic
KZ
1. Mike Müller, Berner Kart Racing Club
2. Isabelle von Lerber, Berner Kart Racing Club
3. Vinzenco Alvaro, GS Karting
Bester Rookie: Samir Ben, Berner Kart Racing Club
Damen-Wertung
1. Léna Bühler, Spirit-Racing.ch
2. Isabelle von Lerber, Berner Kart Racing Club
3. Ekaterina Lüscher, Exprit Kart Team
https://www.facebook.com/AutoSportSchweiz/
https://motorsport.ch/de/kart/galerie
Le week-end dernier, Auto Sport Suisse a récompensé les champions automobiles suisses et les vainqueurs des coupes à l`hôtel Bellevue Palace à Berne.
Vendredi soir dernier, près de 150 invités ont assisté à la cérémonie de remise des prix aux champions d`Auto Sport Suisse au vénérable Hôtel Bellevue Palace à Berne. Les gagnants des championnats automobiles de cette année ont été honorés dans neuf catégories. Lukas Studer, animateur sportif de la SRF, et Brice Zufferey, promoteur du Championnat suisse des Rallyes Junior et du Trophée Clio RT3 Alpes, ont animé le programme complet de la soirée.
À l`exception de deux pilotes de la fraction Rallye, tous les pilotes des différents championnats (rallye, slalom, montagne) ainsi que des coupes (coupe de montagne, coupe de rallye) étaient présents. Ils ont reçu leurs prix du président de la Commission sportive nationale (CSN), Andreas Michel, et de Mlle Yokohama, Kylie Raymund.
Martin Bürki a reçu deux prix en même temps. Ce pilote d`Uetendorf a remporté le Championnat suisse des slaloms pour la septième fois (et la sixième fois consécutive !). De plus, Bürki, presque 52 ans, s`est assuré la deuxième place de la Coupe suisse de la montagne derrière Philipp Krebs. Ce dernier a été ravi par cette distinction: « Jamais auparavant, un pilote n’a réussi à remporter ce classement avec un véhicule de coupe », a déclaré M. Krebs. « C`est la raison pour laquelle ce titre compte tant pour moi ». Hanspeter Thöni (deuxième en slalom) et Christian Darani (troisième) ont aussi fièrement accepté leurs coupes. Tous deux n`ont jamais été aussi bien classés dans le championnat suisse des slaloms. Et Thöni de dire : « Je suis heureux d`avoir pu prouver qu`on a aussi de bonnes chances avec une petite voiture ».
La performance d`Ivan Ballinari est sortie du lot dans la catégorie rallye. Le champion de rallye, qui a défendu avec succès son titre à partir de 2018, a fièrement agité un drapeau de son canton natal, le Tessin. Bien avant la fin de la saison déjà, on savait qu`il allait remporter pour la deuxième fois le titre. Néanmoins, « Bally » l`a célébré avec beaucoup d`enthousiasme. « Le sentiment n`est pas le même qu`en 2018, le premier titre a suscité plus d’émotions. Cette année, nous avons commencé la saison avec moins de pression. Mais je suis naturellement ravi que nous ayons ramené à nouveau le titre au Tessin. »
C’est aussi pour la première fois que Jean-Marc Salomon et son copilote David Comment sont montés sur le podium du Championnat suisse des rallyes. Les deux avaient remporté la deuxième place grâce à une performance extrêmement régulière pendant toute la saison. La 3e place est revenue à Michael Burri, le fils du vainqueur valaisan Olivier Burri. Christophe Parriaux/Bryan Villat étaient également sur le podium pour la première fois. Les Jurassiens ont pris la 3e place chez les juniors derrière Jonathan Michellod/Stéphane Fellay et Sacha Althaus/Lisiane Zbinden. Les autres vainqueurs sont les suivants : Marc Valliccioni/Marie-Josée Cardi (Rallye Historiques) et Cédric Betschen/Mirjam Betschen (Swiss Rally Cup).
Dans le Championnat suisse de la Montagne, le titre est allé à Eric Berguerand pour la sixième fois. Celui qui a dominé toute la saison passée a décroché son premier titre en 2005. Après cela, il a été intouchable de 2013 à 2016. Compte tenu de sa forme actuelle, il sera sans doute difficile pour ses concurrents d`écarter le Valaisan du trône en 2020. Lors de la cérémonie de remise des prix à Berne, Berguerand a averti : « En ce moment, je suis au sommet - c`est vrai. Mais en sport automobile, le vent peut tourner rapidement. C`est pour cette raison que je profite du moment et que j`attends la prochaine saison avec impatience. »
Derrière Berguerand, Marcel Steiner et Robin Faustini ont reçu leurs channes en argent pour les places 2 et 3. Si Steiner, en tant que multiple champion suisse, connaît très bien ce sentiment de gloire, c`était une première pour le jeune Faustini. « Mon objectif pour la saison était de remporter la troisième place », a déclaré modestement l’ Argovien. « Et j’ai atteint mon but. » Pour les amateurs de sport automobile suisse, la troisième place de Faustini semble prometteuse pour l`avenir. Beguerand lui-même a été heureux de voir ce nouveau pilote monter sur le podium. « C`est réjouissant de constater que la relève ne manque pas « , a dit le champion.
La famille Feigenwinter a également assuré une première. Pour la première fois, le père et le fils sont montés ensemble sur le podium du Championnat de la montagne. Jusqu`à présent, cela n`a été le cas que pour le Championnat suisse des rallyes. « Je suis fier d`être sur le podium avec mon fils Raphi », a déclaré Andy Feigenwinter, dont la Lotus Exige victorieuse se trouvait à l`entrée de l`hôtel Bellevue. Et son fils Raphaël d`ajouter : « Pour moi, il y a deux raisons d`être heureux : d`une part parce que je suis ici avec mon père et d`autre part parce qu`aucun pilote d`une voiture de deux litres ne s`est retrouvé dans le top 3 avant moi.
Il y avait aussi de la joie parmi les juniors des courses de côte. Le vainqueur Rico Thomann a été entouré de trois pilotes : Pascal Siegrist (2e) et Gianluca Forcella et Michael Müller (classé ex aequo troisièmes)
Le prix du meilleur pilote international a été décerné à Sébastien Buemi. Le champion du monde d’endurance avec Toyota et vice-champion de Formule E (Nissan e-dams) a remporté le Swiss Auto Sport Award pour la troisième fois après 2007 et 2014.
Coupe suisse de la Montagne
1. Philipp Krebs, RCC/Renault Clio
2. Martin Bürki, IS/VW Polo
3. Stefan Schöpfer, IS/Audi 50
Championnat suisse des Slaloms
1. Martin Bürki, E1/VW Polo
2. Hanspeter Thöni, ISN/Peugeot 106
3. Christian Darani, E1/Fiat X1-9
Coupe suisse des Rallyes Historiques VHC
1. Marc Valliccioni/Marie-Josée Cardi, J2/BMW M3
2. Alain Röthlisberger/Sarah Junod, I/Ford Escort
3. Eddy Bérard/Frédéric Rausis, J2/BMW M3
Coupe suisse des Rallyes
1. Cédric Betschen/Mirjam Betschen, N/Renault Clio Ragnotti
2. Laurent Bérard/Charlène Greppin, A/Honda Civic Type R
3. Patrick Aubort/Bruno Dos Santos, N/Renault Clio
Championnat suisse des Rallyes Junior
1. Jonathan Michellod/Stéphane Fellay, R2/Peugeot 208
2. Sacha Althaus/Lisiane Zbinden, R2/Peugeot 208
3. Christophe Parriaux/Bryan Villat, R2/Citroën C2
Championnat suisse des Rallyes
1. Ivan Ballinari/Giusva Pagani, R5/Skoda Fabia
2. Jean-Marc Salomon/David Comment, R5/Ford Fiesta
3. Michael Burri/Anderson Levratti, R5/Skoda Fabia
Championnat suisse de la Montagne Junior
1. Rico Thomann, SS/Toyota GT86 Race
2. Pascal Siegrist, SS/Toyota GT86 Race
3. Gianluca Forcella, SS/Toyota GT86 Race
3. Michael Müller, SS/Toyota GT86 Race
Championnat suisse de la Montagne des voitures de tourisme
1. Andy Feigenwinter, SSC/Lotus Exige
2. Roger Schnellmann, E1/Mitsubishi Lancer
3. Raphael Feigenwinter, SS/Honda Integra
Championnat suisse de la Montagne des voitures de course
1. Eric Berguerand, E2-SS/Lola FA99
2. Marcel Steiner, E2-SC/LobArt LA01
3. Robin Faustini, E2-SS/Reynard K01
https://www.facebook.com/AutoSportSchweiz/
https://motorsport.ch/de/automobil/galerie
Un grand honneur est fait à Sébastien Buemi. Pour la troisième fois (après 2007 et 2014), le pilote suisse romand de 31 ans a reçu le très convoité Auto Sport Award lors du «Diner des Champions», la cérémonie officielle des champions.
Chaque année, l`Autorité suisse du sport automobile (ASS) et sa Commission sportive nationale (CSN) décernent l`Award du sport automobile en reconnaissance de services exceptionnels rendus au sport automobile suisse. Le jury l’a attribué à Buemi parce qu’il a remporté à nouveau le Championnat du Monde d`Endurance et gagné la légendaire course des 24 Heures du Mans.
Buemi commente ce prix comme suit: «C`est pour moi un grand honneur de recevoir ce prix pour la troisième fois déjà, il est très important à mes yeux, car c`est le prix le plus important qui existe en Suisse. J`aurais aimé recevoir le prix personnellement à Berne. Mais malheureusement, l`ouverture de la saison de Formule E m`en empêche.»
Avec ses coéquipiers Fernando Alonso et Kazuki Nakajima, Buemi a remporté cinq des huit courses du Championnat du Monde d`Endurance 2018/2019 sur sa Toyota TS050 Hybride dont justement aussi les 24 heures du Mans. Avec deux autres deuxièmes places, le trio s`est assuré souverainement le titre. Il s`agissait déjà du deuxième titre de Buemi au Championnat du monde d`endurance (WEC) après celui de 2014.
Buemi a fait sa première course de karting en 1994 à l`âge de six ans déjà. Son plus grand succès en karting fut le vice-championnat d`Europe de karting junior 2002 dans la classe ICA. En 2004, il est passé à la course de formule et a participé pour la première fois à la Formule BMW allemande. En 2006, Sébastien est passé à la Formule 3 Euro Series; l`année suivante à la GP2. En 2008, il était sixième au championnat avec deux victoires. La récompense de son bon travail a été un contrat de pilote d`essai de Red Bull en Formule 1.
En 2009, Buemi a reçu un cockpit de Formule 1 auprès de la Scuderia Toro Rosso, l`équipe sœur de Red Bull. Il est devenu ainsi le premier Suisse depuis Jean-Denis Délétraz en 1995 à disputer un Grand Prix de Formule 1. Déjà à son premier Grand Prix en Australie, Buemi a réussi à marquer deux points en septième position.
Buemi a conduit pour Toro Rosso pendant trois ans avant de passer à Toyota pour le Championnat du Monde d`Endurance. Il y est déjà depuis sept ans et a remporté 16 victoires. En 2018 et 2019, il remporte les 24 Heures du Mans. Parallèlement, Buemi mise sur la série électrique depuis la naissance de la Formule E. Son bilan impressionnant se résume en 13 victoires, un titre (2015/2016) et trois vice-championnats.
Aperçu des gagnants de l’Award
2007 Sébastien Buemi et Ulrich Giezendanner
2008 A1 Team Switzerland
2009 Fabio Leimer
2010 Peter Sauber
2011 Marcel Fässler
2012 (pas de prix)
2013 Fabio Leimer
2014 Sébastien Buemi
2015 Stefano Comini
2016 Neel Jani
2017 Paul Gutjahr et Daniel Fausel
2018 Mario Illien
2019 Sébastien Buemi
https://www.facebook.com/AutoSportSchweiz/
Neel Jani est le quatrième Suisse à prendre le départ dans une course de Formule E. Mais en réalité, il n`est pas un débutant pour autant. En 2017, ce pilote du Seeland a disputé le doublé à Hong Kong pour Dragon Racing. Mais la coopération n`a pas duré longtemps. Jani et le Dragon avaient des points de vue différents et Jani, qui travaillait déjà à l`époque pour Porsche, a quitté l`équipe après une seule course.
Aujourd`hui, le vainqueur du Mans de 2016 revient en Formule E en tant que pilote d`usine pour Porsche. Ce sera un gros défi. Les exigences sont élevées. Même si on cherche à ne pas se faire trop d`illusions au sein de l`équipe. Mais Porsche ne participe pas pour finir deuxième.
Les essais de conduite ont montré qu`il faudra au début se contenter de petits exploits. Avec Jani et André Lotterer, un pilote expérimenté en Formule E, Porsche s`est retrouvé constamment en fin du milieu du groupe. «Nous ne nous étions pas préparés à ce résultat», explique Jani, «Mais Porsche est une nouvelle venue. Et les autres équipes ont beaucoup plus d`expérience. C`est pourquoi il ne faut pas s`étonner des résultats du test.»
Les deux accidents des nouveaux venus n`ont pas été programmés non plus. Jani a déformé la Gen2 de l`équipe de Zuffenhausen dès le premier jour et Lotterer a causé le deuxième jour une collision. Mais Jani estime malgré tout que cela leur a permis de récolter beaucoup de données. «Nous avons trouvé les réponses à de nombreuses questions. C`est probablement le logiciel qui comporte encore la plus grande partie du potentiel.»
Jani et Lotterer se connaissent parfaitement. Les deux pilotes concourent ensemble au Mans depuis trois ans et se sont croisés aussi à d`autres occasions à plusieurs reprises. «Le courant passe», disent les deux à l`unisson et Jani pourra le cas échéant encore tirer plus de bénéfices de Lotterer que l`inverse. «C`est naturellement un atout pour nous d`avoir quelqu`un comme André dans l`équipe. Depuis deux ans, il roule aux côtés du champion de Formule E Jean-Eric Vergne, ce qui lui a permis bien entendu d`acquérir beaucoup d`expérience.»
Jani n`a pas d`objectif concret pour la saison. Sa devise initiale sera la suivante: Arriver, apprendre et marquer des points régulièrement. Mais s’inspirer seulement de l`idée olympique ne suffira sans doute pas. L`enjeu est trop important pour Porsche. Avec Mercedes, BMW et Audi, toutes les autres marques premium allemandes sont représentées dans la série électrique. Or c`est Porsche qui a le moins d`expérience. «Nous avons eu 15 jours de tests et nous verrons où nous en sommes vendredi après la première course à Riyad», déclare Jani.
https://www.facebook.com/AutoSportSchweiz/
Karen Gaillard est la gagnante du «Young Driver Challenge AutoScout24 et CUPRA» de cette année. La Fribourgeoise de 18 ans a convaincu le jury composé des entraîneurs Fredy Barth et Nico Müller et s`est ainsi rapprochée encore un peu plus de son rêve de faire carrière dans la course automobile. «Je suis bouleversée», déclare Gaillard, qui a participé cette année au Championnat suisse de karting (catégorie X30). «Pendant des années, j`ai rêvé d`une carrière professionnelle dans la course automobile. Cette victoire et le soutien des sponsors me rapprochent sensiblement de cet objectif.»
«Mon grand objectif est de pouvoir vivre un jour du sport», a déclaré Gaillard lors d`une interview accordée lors des qualifications nationales du Challenge en mai dernier. C’est un objectif ambitieux qui exige courage, volonté et persévérance, caractéristiques que la jeune femme possède incontestablement selon le juré et ancien pilote de course, Fredy Barth: «Karen est très ambitieuse et a connu un fort développement ces derniers mois. D`une part, elle l`a prouvé dans ses performances au volant, où elle n`a cessé de s`améliorer et toujours su appliquer les conseils de l`équipe et des entraîneurs. D`autre part, Karen a aussi évolué sur le plan personnel et est devenue plus mature.»
Les jurés du «Young Drive Challenge AutoScoute 24 et Cupra» ont pu directement comparer ses performances à celles de l`année dernière car Gaillard n`a pas participé à ce défi pour la première fois. L`année dernière déjà, elle avait affronté la concurrence et terminé parmi les 10 meilleurs. Un échec pour Karen: «J`étais déçue, mais dans ces moments-là, il faut garder la motivation pour revenir plus fort. Aujourd`hui, je suis consciente que je suis devenue plus forte et que cette nouvelle participation valait vraiment la peine.»
Gaillard a remporté la finale contre Mario Anderegg de Wald ZH et James Bischof de Staad SG. Barth a également trouvé des mots élogieux pour les deux: «Même si Mario et James n`ont pas remporté la victoire, ils ont prouvé qu`ils sont de bons pilotes en s`imposant devant plus de 1000 participants.»
Après Sébastien Buemi, Edoardo Mortara est le pilote suisse de Formule E le plus expérimenté. Le pilote genevois fait partie intégrante de l`équipe Venturi depuis 2017 et a remporté la première victoire de l`équipe monégasque à Hong Kong la saison passée. Avec 52 points, «Edo» occupe la 14ème place au classement général. «Il existe encore un potentiel d’amélioration», constate Mortara. Il a maîtrisé sur de longues distances son coéquipier Felipe Massa, l`ancien pilote de Formule 1, sur lequel il ne tarit pas d’éloges.
Pour la saison à venir, Venturi a des projets plus ambitieux. Un partenariat avec l`équipe Mercedes-Benz EQ doit l’aider à les réaliser. L`étendue des échanges techniques est énorme. Venturi a repris la chaîne cinématique du géant allemand de l`automobile ainsi que le système de refroidissement, le châssis arrière, la suspension arrière, les amortisseurs, le logiciel, l`électronique embarquée et les faisceaux électriques.
Et cela ne s`arrête pas là. Mortara a participé activement au développement de la Mercedes Silver Arrow 01. Les connaissances qu’il y a acquises permettront également à Mortara d`optimiser les performances de sa Venturi. Avec l`expérience de Venturi, qui est à bord depuis la naissance de la Formule E, il ne serait pas étonnant que l`équipe autour de la patronne Susie Wolff fasse mieux que l`équipe d`usine Mercedes, du moins au début.
Les tests officiels à Valence ont en tous les cas confirmé cette impression. Au niveau des chronos, Mortara et Massa ont toujours été au milieu du groupe, tandis que l`équipage de l`usine Mercedes (de manière semblable à Porsche) était parmi les retardataires. Mortara déclare: «Nous avons beaucoup essayé à Valence et il reste encore beaucoup de travail à faire. Mais j`étais satisfait de ce que nous avons accompli car nous nous sommes améliorés de jour en jour.»
L`expérience de Mortara en tant que spécialiste des parcours routiers est un grand atout. Il a déjà triomphé six fois à Macao et remporté également le DTM et la Formule 3 au Norisring. Il est donc grand temps pour lui de faire une percée en Formule E.
https://www.facebook.com/AutoSportSchweiz/
Pour l’année 2020, le Comité Karting lance au nom de la CSN un nouvel appel d’offres pour la livraison des pneus de l’autobau Championnat Suisse de Karting pour les catégories Super Mini, Iame X30 Challenge Switzerland, OK Senior/Junior et KZ2.
Veuillez-trouver ci-joint les informations correspondants.
Auto Sport Suisse est à disposition pour tous les questions supplémentaires.
Le calendrier des championnats suisses 2020 est désormais connu. Voici un aperçu des dates.
Calendrier courses de côte
21 juin, Hemberg (SG)
28 juin, Reitnau (AG)
12 juillet, Massongex (VS)
26 juillet, Ayent-Anzère (VS)
16 août, Les Rangiers (JU)
30 août, Oberhallau (SH)
13s septembre, Gurnigel (BE)
20 septembre, Les Paccots (FR)
Calendrier Slaloms
5 avril, Interlaken (BE)
26 avril, Frauenfeld (TG)
17 mai, Bière (VD)
24 mai, Bure (JU)
21 juin, Romont (FR)
28 juin, Chamblon (VD)
27 septembre, Drognens (FR)
11 octobre, Ambri (TI)
Calendrier Rallyes
17/18 avril, Critérium Jurassien (JU)
28-30 mai, Rallye du Chablais (VD/VS)
19/20 juin, Rallye Ronde del Ticino (TI)
3-5 septembre, Rallye Mont-Blanc (France)
15-17 octobre, Rallye International du Valais (VS)
Calendrier Karting
29 mars, 7-Laghi (Italie)
10 mai, Mirecourt (France)
7 juin, Levier (France)
28 juin, Château Gaillard (France)
23 août, 7-Laghi (Italie)
12 septembre, Wohlen (AG)
Pour les deux courses en Italie, nous n’avons pas encore reçu l’autorisation par l’ACI/CSAI (club d’automobilistes italien). Pour des raisons de coûts, on renoncera l’année prochaine à une course à Lignières.
Loin de la Suisse, plusieurs équipes et pilotes suisses sont entrés en action ce week-end. Mais ils n’y ont pas tous eu l`occasion de jubiler. L`un d`eux a été Edoardo Mortara. Ce Genevois espérait une nouvelle victoire à Macao, mais il a dû enterrer tout espoir dans la course qualificative déjà. Percuté par son équipier Maro Engel, Mortara a été contraint d’abandonner la course sans que ce soit moindrement sa faute. Dans la course principale, Mortara est parti de la 14e position et, malgré une intervention de voiture de sécurité, il a réussi à se hisser à la 6e place. «Je suis naturellement très déçu», a déclaré Mortara, qui a déjà fêté six victoires (quatre en voitures de tourisme et deux en Formule 3) dans l`ancienne colonie de la couronne portugaise. «Que j`ai pu décrocher le 6e rang tient déjà du miracle.»
La victoire en Coupe du Monde GT de la FIA est revenue à Raffaele Marciello. Ce natif de Zurich, qui vit au Tessin, mais qui court pour l’Italie, a non seulement gagné les qualifications, mais aussi la course principale.
Alexandre Imperatori n`a pas non plus eu de chance dans la ville des joueurs. Ce Fribourgeois, qui vit à Shanghai, s`est créé une bonne position de départ avec une 6e place dans la course qualificative. Mais lorsqu’il a fallu jouer le tout pour le tout, il a été battu par un adversaire.
Le pilote Jenzer Arjun Maini a connu le même sort en Formule 3. Le pilot indien de l`équipe d`Andreas Jenzer est parti de la 8e position sur la grille de départ et s’est déjà classé en 6e position lorsque sa voiture s`est retournée dans le premier virage. Pour les deux autres pilotes Jenzer, les débuts de l`équipe suisse à Macao se sont terminés en 19e (Hon Chio Leong) et 20e position (Andreas Estner). La victoire est allée contre toute attente au Néerlandais Richard Verschoor.
L`équipe de l`Autorama a eu plus de raisons de faire la fête aux 24h d`Austin/Texas. Jérôme Ogay, Yannick Mettler, Constantin Kletzer, Roberto Ferri et Alberto Vescovi ont également remporté le titre par équipe au classement général TCE des Continents 24H SERIES grâce à leur troisième place sur le Circuit des Amériques après avoir remporté le titre européen.
Au Brésil, on a également jubilé. L`ancienne équipe Sauber a obtenu le meilleur résultat de la saison avec les places 4 (Kimi Räikkönen) et 5 (Antonio Giovinazzi). Une course avant la fin de la saison, l`équipe Alfa autour du patron Fred Vasseur a ainsi consolidé sa huitième place au Championnat du monde. Si l`équipe d’Hinwil réussit à nouveau un tel exploit lors de la finale à Abu Dhabi, elle pourrait même décrocher la septième place au Championnat du monde (actuellement 10 points de retard).
Nico Müller spécule sur la Formule E depuis un certain temps déjà. En tant que pilote d`essai et pilote de remplacement pour l`équipe d`Ingolstadt, il se tient prêt depuis deux ans. Il n`a pas encore eu d’engagement, même pas cette année à Berne lors de sa course à domicile. Or les perspectives de faire partie de l`équipe Audi ne semblent pas meilleures pour cette sixième saison qui débutera vendredi prochain en Arabie Saoudite. Le Brésilien Lucas di Grassi est fermement en place. Il en va de même pour Daniel Abt, fils du chef d`équipe Hans-Jürgen Abt, raison pour laquelle Müller a cherché ailleurs et il a trouvé un cockpit libre auprès de Dragon Racing. Audi lui a donné le feu vert.
Müller n`a pas encore d`expérience en Formule E. C`est pourquoi il reconnaît ouvertement qu`il est un peu nerveux avant la première course à Riyad. «Cela fait six ans que je participe au championnat allemande des voitures de tourisme DTM», dit Müller. «Je sais donc entre-temps ce qui compte dans cette discipline. En Formule E, je suis en revanche un novice qui a encore beaucoup à apprendre.»
Les chances de Müller sont toutefois assez bonnes. Bien que Dragon n`ait pas de véritable fabricant derrière lui, la passion n’y fait pas défaut. L`équipe appartient à Jay Penske, le fils du légendaire pilote américain Roger Penske. Il a gagné toutes les séries auxquelles il a participé jusqu`à présent. Lors des tests officiels à Valence, Müller a déjà marqué les esprits. Après trois jours, le pilote de l`Oberland bernois s`est classé troisième. Seuls Pascal Wehrlein et le prédécesseur de Müller chez Dragon Racing, Maximilian Günther, étaient plus rapides. «Les tests se sont mieux déroulés que prévu», déclare le vice-champion DTM. «Notre base semble être excellente. Je pense que le plus grand potentiel se situe au niveau du logiciel et des réglages. Comme les capacités des pilotes du groupe sont toutes très proches, ce sont les détails qui décideront finalement de la victoire et de la défaite.»
Le fait que Müller et l’écurie Dragon n’ont pas accordé priorité à la qualification lors des essais les rend particulièrement confiants. De plus, Müller jouit d`une excellente réputation dans les cercles des véhicules électriques. Ce spécialiste en Audi est en effet réputé avoir une sensibilité particulière pour les bolides qui ne sont pas faciles à conduire. Son pronostic pour la saison à venir semble en tous les cas prometteur: «Nous avions beaucoup de questions avant les essais à Valence et nous y avons trouvé réponse à toutes.»
Dans le duel bernois interne qui l’opposera à Neel Jani qui prendra le départ pour Porsche, Müller semble mieux préparé pour l`ouverture de la saison. On verra si cela se confirme par la suite. Ce qui est drôle, c`est que Jani a fait ses débuts en Formule E auprès de Dragon Racing il y a deux ans et après une seule course, il a abandonné...
https://www.facebook.com/AutoSportSchweiz/
Dans une semaine débutera la sixième saison de Formule E en Arabie Saoudite. Alors qu’aucune course de Formule E n’est prévue dans notre pays, pas moins de quatre pilotes suisses y prendront le départ, à savoir Sébastien Buemi, Edoardo Mortara, Neel Jani et Nico Müller. Auto Sport Suisse vous présente le quatuor individuellement. Commençons par Buemi, le roi de la Formule E.
Ce Romand âgé de 31 ans est le pilote de Formule E le plus titré. Il a obtenu le titre en 2016. En 2015, 2017 et 2019, il a été à chaque fois vice-champion. Au niveau des victoires (13) et des pole positions (14), ce père de deux enfants, domicilié à Aigle, est également en tête. Buemi fait une fois de plus partie des favoris de cette année. Son équipe Nissan e.dams a connu une saison difficile. Le décès du chef d`entreprise Jean-Paul Driot a laissé des traces, même si la saison passée, Driot n`était plus aussi activement impliqué dans les affaires quotidiennes qu`il l`était au début de la Formule E.
L`équipe de Buemi a également dû constamment affronter des hostilités au cours de l`année écoulée. Nissan a récemment utilisé ce qu`on appelle un bimoteur, ce qui a déplu aux autres équipes. Sur le papier, l`équipe de Buemi était pourtant conforme aux règles. Sa voiture a été homologuée en août 2018 comme toutes les autres. La principale pierre d`achoppement était le manque de clarté au niveau de l`utilisation des deux unités MGU. Selon le règlement technique, l’unité moteur/génératrice ne peut être utilisée que pour convertir l`énergie, mais pas pour la stocker. Mais c`est exactement ce qui s`est passé chez Nissan.
En fin de compte, la FIA s`est prononcée contre le bimoteur. Nissan a donc dû se rééquiper pour cette saison. Reste à voir quelle sera l`ampleur de ce désavantage. Mais, grâce à l`expérience et à l`ambition de Buemi, Nissan va sans doute très rapidement se hisser de nouveau au sommet. Comme signe d`un «nouveau départ», Nissan a présenté peu après les essais officiels à Valence des voitures Gen2 dans une nouvelle robe rouge-noir-blanc qui, vue d’en haut, ressemble à un kimono.
Buemi, qui avait terminé deuxième du championnat lors de la dernière course de la saison (à New York), ne se contente en tous les cas pas d`attendre avec impatience le début de la nouvelle saison. Ce pilote qui participe également pour Toyota au championnat du monde des voitures de sport et qui a toujours été d`une grande aide dans le simulateur de Red Bull ces dernières années, est impatient prendre le départ dans le désert: «C`était épatant de remporter la deuxième place à la dernière seconde l`an dernier», constate Buemi. «Mais cette année, je vais clairement me battre pour remporter le titre.»
https://www.facebook.com/AutoSportSchweiz/
Il en a terminé avec le Rallye International du Valais. Mais cela n`empêche pas Olivier Burri de se concentrer sur d`autres rallyes. L`un d`eux est le Rallye Monte-Carlo. Burri y participera pour la 22e fois du 20 au 26 janvier 2020, c`est ce qu`il a révélé à swissrally.ch.
Mais qu`est-ce qui attire Burri dans ce qui est probablement le rallye le plus légendaire de tous les temps? «La complexité de l’épreuve», a déclaré le pilote jurassien à swissrally.ch. «C’est quand même la course qui est la plus difficile d’approche. Ce qui m’attire c’est que tu te retrouves dans des situations incroyables. Il faut donc être un peu stratège et analyser.»
Burri ne misera pas comme la dernière fois sur une Skoda Fabia. Pour son 22e «Monte» le vainqueur du «Valais» conduira une VW Polo R5. «C’est aujourd’hui la meilleure voiture dans certaines conditions. Elle a le meilleur châssis, sous réserve que tu sois parvenu à le régler correctement, mais pas forcément le meilleur moteur même s’il est très performant. La différence se fait par le châssis et, pour le Monte-Carlo, c’est un atout indéniable.»
Jusqu`ici, Burri a vu le drapeau à damier 16 fois dans ses 20 courses du Rallye Monte-Carlo. Ses meilleurs résultats ont été deux septièmes places au classement général en 1993 et 1997, ainsi qu`une septième place en 2009, mais le Rallye Monte-Carlo n`avait alors que le statut IRC et non de Championnat du monde. Le quadruple champion suisse des rallyes s`est déjà classé six fois dans le top dix du «Monte». En guise de préparation, le pilote de 56 ans de Belprahon participera au Rallye du Devoluy (près de Gap/F) du 13 au 15 décembre.
Partie 7 de notre série «Portrait des champions suisses»:
Il a jadis été champion cantonal zurichois de tir à l`arbalète. Cette année, il a encore frappé dans le mille: Rico Thomann est devenu champion suisse junior de montagne.
Ses deux prédécesseurs sont devenus Champions Juniors de la Montagne sans perdre aucun point. Cette saison, Rico Thomann n`a pas réussi cet exploit. Lors de la finale aux Paccots, le pilote de Winterthur a dû se contenter du troisième rang. Comme ses prédécesseurs Thomas Schmid (2018) et Rolf Reding (2017), Thomann a toutefois lui aussi marqué le Championnat Junior de son empreinte. Il a gagné trois courses sur quatre. Sa performance à Oberhallau a été particulièrement impressionnante. Il y est retombé à la cinquième place au classement intermédiaire après avoir fait une erreur de freinage dans la deuxième manche et il ne lui restait plus qu`une seule manche pour restaurer l`ordre hiérarchique. Mais la troisième manche a été la bonne pour l`ancien champion d`arbalète. Thomann a gagné et s`est rendu avec le maximum de points à la finale à Châtel-St.Denis.
Thomann n’y a pas donné les gaz à fond. Il s’agissait d’une part de la piste qu`il connaissait le moins et de l’autre, ce charpentier de formation a prévu une marge de sécurité. «J`avais impérativement besoin de faire des points dans la dernière course. Si j`avais eu un accident à l`entraînement et si cela m’avait ensuite empêché de prendre le départ, je n`aurais pas marqué assez de points. Je ne voulais pas prendre ce risque. C`est pourquoi j`ai ralenti à l`entraînement et que ne suis pas allé jusqu`à mes limites.»
Néanmoins, la 3e place lui a amplement suffi pour remporter le Championnat Junior avec une avance de dix points sur Pascal Siegrist. Pour Thomann, cela a été un succès auquel il ne s`attendait pas nécessairement. «Cette année, les performances ont été très élevées. Je ne me voyais pas comme un favori en début de saison. Ce n`est qu`après la victoire à Oberhallau que j`ai réalisé que je pouvais remporter le titre.»
Thomann a participé pour la première fois lors à l`observation de la «Swiss Race Academy» en janvier. Au cours des deux années passées, il a suivi l`évolution du Championnat junior de la montagne. «Comme j`ai été séduit par ce projet, je m’y suis inscrit cette année.» Six autres candidats se sont également qualifiés pour la saison 2019 au Driving Centre de Seelisberg. Mais aucun ne pouvait égaler Thomann.
Ce pilote d`une vingtaine d`années, qui désigne la Nordschleife comme son circuit favori, s`est enthousiasmé très tôt pour la course automobile et en particulier pour les courses de côte. «J`ai accompagné à l’époque mes parents aussi à des courses sur les circuits de Hockenheim et de Dijon.» Au fil du temps, il s`est toutefois concentré sur les courses de côte. Thomann affectionnait particulièrement la course des Rangiers qui compte pour le Championnat d`Europe.
Ce Zurichois qui va avoir 26 ans le 11 novembre est venu à la compétition automobile comme la plupart des autres pilotes par le biais du karting. Cependant, il mettait l’accent avant tout sur le «fun». «Mon père possédait un kart et à un moment donné, il y en a eu un pour moi aussi sous le sapin de Noël. Ensuite, nous nous sommes entraînés trois ou quatre fois par an. Avec l`argent que j`ai gagné lors de mon apprentissage, j`ai acheté un kart avec boite de vitesses. Puis j`ai voulu savoir ce que c`est que de participer à une course automobile.»
Thomann a participé au Vega Trofeo et y a immédiatement remporté sa première victoire lors de son premier week-end de course. L`année dernière, il a décidé de conduire une saison entière. Il s`était fixé pour objectif d`atteindre le rang 5. C`est finalement la 6e place qu`il a décrochée. Rico constate «Il me manquait deux points. Mais j`étais satisfait de ce que j`avais accompli.»
Mais il a commencé à faire ses comptes et a vite réalisé qu`avec l`argent qu`il investissait dans le karting, il pouvait aussi participer à des courses de côte. En fin de compte, ce ne sont pas seulement les raisons financières qui ont poussé Thomann à passer des courses sur circuit aux courses de côte, mais c`est bel et bien sa fascination de longue date qui l`a incité à franchir ce pas. «Sur le circuit, on passe de nombreuses fois au même endroit. Si on fait une erreur, on n’a pas la possibilité de la compenser par la suite. En course de côte, tout doit jouer. On doit se concentrer comme avant une course de ski. Cela me fascine.»
Il ne sait pas encore s`il aura la possibilité de continuer à s’adonner à sa passion en 2020. Ses ressources limitées et la perspective d`un perfectionnement professionnel risquent en effet fort de limiter son programme l`année prochaine. Mais Thomann ne compte pas abandonner pour autant. «Cette saison m’a donné un tel plaisir qu`il serait dommage que je ne puisse pas continuer.»
Rico Thomann
Titre: Champion suisse junior de la montagne
Âge: 26 ans
Origine: Rikon dans le Tösstal (ZH)
Véhicule: Toyota GT86
2014 1re course (Slalom de Frauenfeld sur Suzuki Swift)
2015 Kart (Trophée Vega)
2016 Kart (KZ2, Champion du Kartclub Seeland)
2017 Kart (KZ2, 12e place au classement général Vega Trophy)
2018 Kart (KZ2, 6e place au classement général Vega Trophy)
2019 Champion junior de la montagne sur Toyota GT86
https://www.facebook.com/AutoSportSchweiz/
https://motorsport.ch/de/automobil/galerie
Lors de la troisième manche du Championnat du Monde d`Endurance à Shanghai, ce n`est pour une fois pas Toyota qui a remporté la victoire dans cette course de 4 heures, mais c`est Rebellion Racing. Après une victoire héritée à Silverstone l`an dernier, l`équipe suisse autour d`Alexandre Pesci et Bart Hayden a remporté par ses propres moyens sa première victoire en WEC. Les deux Toyota affaiblies par le système de handicap ont dû se contenter de la 2ème (Sébastien Buemi) et de la 3ème place et ont ainsi subi leur première défaite sur la piste depuis Austin en 2017.
Le trio de l`équipe Rebellion composé de Bruno Senna, Gustavo Menezes et Norman Nato était déjà leader de la classe en qualifications. Dans la course, le pole-setter a d’abord pris du retard. Mais à partir de la moitié de la course, Rebellion s`est emparé du sceptre et a célébré avec exubérance la première «vraie» victoire.
«C`est un triomphe historique pour Rebellion Racing», déclare le directeur l`équipe Pesci. «Un grand merci à Toyota, qui nous a encouragés à nous surpasser constamment pour suivre le rythme. Malgré un départ non optimal dû à un problème de pneu, la course a ensuite connu un déroulement optimal pour nous. Un grand compliment à toute l`équipe!»
Le champion du monde en titre, Sébastien Buemi, a critiqué à Shanghai la nouvelle réglementation. Après 2,74 secondes de retard sur la voiture de Rebellion en qualifications, le pilote d’Aigle a déclaré: «Avec le lest à bord, j`ai parfois même du mal à dépasser les véhicules GT.» Mais la deuxième place à Shanghai a tout de même permis à Buemi de prendre la tête du classement général. Après trois des huit courses, Séb et ses coéquipiers Kazuki Nakajima et Brendon Hartley sont 62 points devant Toyota avec le numéro de départ 7 (59 points). Team Rebellion suit en troisième place avec 43 points.
Team Cool Racing n`a pas eu de chance en Chine en LMP2. Les pole setters avec les pilotes Nicolas Lapierre, Antonin Borga et Alexandre Coigny ont dû abandonner la course à cause d`un faisceau de câbles défectueux.
La prochaine course du WEC aura lieu à Bahreïn le 14 décembre.
La première édition de la Suzuki Swiss Racing Cup dans le cadre du Championnat suisse de slalom a été un succès sur toute la ligne. Avec près de 40 participants par manifestation, les attentes ont été dépassées. «Nous ne nous attendions pas à autant de pilotes prenant le départ», déclare Jürg Näf, responsable du marketing chez Suzuki Suisse. «A Ambri, l`espace disponible a été déjà assez serré pour un tel groupe.»
Näf s`attend à un intérêt similaire en 2020. «Nous comptons avec 40-45 participants. Beaucoup de ceux qui ont participé cette année vont probablement revenir l`année prochaine.» Aucun changement majeur n`a été nécessaire après la première saison. Suzuki a toutefois procédé à quelques retouches.
1. Le système de points sera affiné en 2020. Le vainqueur recevra 50 points, le deuxième 49, le troisième 48 et ainsi de suite. Jusqu`à présent, les premiers 15 ont obtenus des points échelonnés. A partir du rang 16, il y avait deux points pour chacun, qu`il soit 16ème ou 38ème.
2. Le calendrier passe de huit à neuf manifestations. Toutes les courses du Championnat suisse de slalom forment toujours le cadre. Il y aura également une manche supplémentaire (le 29 août) à Anneau du Rhin (F). Comme cette année, la saison débutera par la course à Interlaken (4 avril).
3. Cette année, toutes les courses ont été comptées. En 2020, il y aura un résultat à biffer.
4. Techniquement, la voiture reste inchangée. On est en revanche en droit de modifier le son. Ceux qui le souhaitent peuvent commander directement chez Suzuki un système d`échappement complet d`Inoxcar. Cet achat n`est pas obligatoire. Mais celui attache de l`importance au son de course, ne devrait pas se montrer avare....
5. En 2020, un plus grand nombre de pilotes bénéficieront également des primes en cas de victoire. Cette saison, les 10 premiers pilotes ont reçu une prime et en 2020, les 15 premiers seront dans ce cas. Le gagnant (5000.- jusqu`à présent), ne recevra plus «que» 4000.- CHF l`année prochaine.
Toute personne souhaitant s`inscrire pour 2020 peut le faire sur la page d`accueil de Suzuki Suisse (www.suzukiautomobile.ch/suzuki-swiss-racing-cup) depuis début novembre. Vous y trouverez également le calendrier et le règlement détaillé.
https://www.facebook.com/AutoSportSchweiz/
Nico Müller, Neel Jani et Patric Niederhauser sont des coureurs automobiles suisses expérimentés. Müller a remporté cette année le titre de vice-champion du DTM et démarre maintenant aussi en parallèle en Formule E. Jani a été champion du monde des 24 heures du Mans et champion du monde de voitures de sport en 2016. En tant que pilote d`usine Porsche, il misera également sur la série électrique en 2019/2020. Après deux ou trois années difficiles, Niederhauser a remporté cette saison avec brio le titre dans l`ADAC GT Masters. Le trio ne manque donc pas d`expérience. C`est pourquoi Auto Sport Suisse a demandé aux trois figures de proue suisses de nous faire part de leurs conseils pour la relève. Voici ce qui en est ressorti:
Lorsque tu as affaire à un(e) pilote de kart talentueux/euse qui a des moyens financiers modestes, que lui conseilles-tu de faire?
Nico Müller: «Si la personne a l’enthousiasme et la passion, elle devrait faire tout ce qui est en son pouvoir pour se constituer un réseau afin de réunir les ressources financières nécessaires. Elle devrait également consacrer chaque minute libre à ce sport. Cependant, les obligations scolaires ne doivent pas être négligées pour autant.»
Neel Jani: «Je pense que c`est une bonne idée de créer un réseau et de chercher par ce biais le financement nécessaire. Je pense aussi qu’il est souhaitable de chercher à se faire admettre à un programme pour jeunes talents. Il ne faut pas nécessairement avoir pour objectif de rouler en Formule 1. Il y a aussi de bons programmes de soutien qui visent les courses GT.»
Patric Niederhauser: «Je pense qu`il est important de ne jamais perdre de vue son objectif. Mais il ne faut pas rêver au-delà de ses possibilités. Il importe de rester réaliste. Et un autre conseil: ne puisez pas dans votre fortune personnelle!»
Quelles astuces t`ont aidé à progresser dans ta carrière?
Nico Müller: «Ce ne sont pas des astuces, mais il est important de trouver les bonnes personnes. Si vous n`avez pas une formation en sport automobile, c`est plus compliqué. La question de savoir à qui faire confiance a aussi été un thème récurrent dans ma carrière. Il importe de savoir que l`on peut aussi tirer des enseignements des mauvaises expériences. Je pense qu`il est primordial de ne pas hésiter à demander conseil à des conducteurs expérimentés.»
Neel Jani : «La persévérance est importante. Il faut toujours donner son maximum. Il est également important d`être au bon endroit au bon moment. Mais là il s’agit moins d’un conseil que d’un fait.»
Patric Niederhauser: «Le plus important est de ne jamais abandonner et de faire preuve d’endurance même quand les choses ne vont pas bien. Il faut toujours faire tout ce qui est en son pouvoir pour atteindre son but. Cela ne veut naturellement pas dire qu’il faut mettre sa maison en gage. Mais il faut continuer à perfectionner sa technique, en faisant du sport et de la course automobile aussi souvent que possible, pendant que les autres rencontrent des collègues et sortent s`amuser.»
Nombreux sont ceux qui rêvent d’une carrière de pilote de Formule 1. Mais ce rêve est-il encore réaliste de nos jours?
Nico Müller: «Il serait triste qu`on ne puisse plus rêver du but ultime en sport automobile. Bien sûr que c`est difficile, raison pour laquelle il faut être en mesure d`estimer le plus tôt possible jusqu`où on est capable d’aller. Le sport automobile offre également d`autres options que l`on ne devrait pas perdre de vue.»
Neel Jani: «La Formule 1 a tendance à être une discipline réservée aux fils de riches. Mais je pense qu`il y a encore une chance pour les pilotes talentueux d`atteindre cet objectif.»
Patric Niederhauser: «Ce n`est pas impossible. J`ai également affronté de nombreux pilotes qui sont ou étaient en Formule 1 aujourd`hui. Mais il faut se rendre à l’évidence : sans argent, la Formule 1 restera un rêve.»
Que ferais-tu différemment dans ta carrière avec les connaissances actuelles si tu avais une deuxième chance?
Nico Müller: «Il n`y a pas grand-chose que je ferais différemment. J`aurais probablement dû me diriger vers les voitures de tourisme un an plus tôt parce que les courses de formule sont en effet extrêmement coûteuses. Mais en définitive, je m`y prendrais en grande partie de la même façon.»
Neel Jani: «En fait, pour moi aussi, ma façon de procéder s’est avérée payante en bien des points. Rétrospectivement, je m’y prendrais probablement autrement en ce qui concerne la Formule 1. Mais c`est aussi exactement ce qui m`a finalement amené chez Porsche. Le chemin est donc le but.»
Patric Niederhauser: «Je ferais beaucoup différemment. Mais je suis d`accord avec mes deux collègues suisses sur un point : c`est parce que j`ai fait toutes ces erreurs que je suis arrivé là où je suis aujourd`hui. Mais voici un dernier conseil qui me semble très important: ne vous ruinez pas pour pratiquer la course automobile, notamment pas pour les courses de formule 1 ! J`aurais dû l`abandonner et m`intéresser aux voitures de tourisme/GT bien avant.»
Le 26 septembre dernier, Freddy Sinner, ancien membre de la CSN, est décédé à l`âge de 73 ans. Le service funèbre et les funérailles ont eu lieu dans le cercle restreint de la famille et des amis à Winterthur.
Sinner était membre de l`ACS depuis 1972 et actif dans la Commission sportive de la section thurgovienne depuis 1990. Christof Papadopoulos, directeur de l`ACS Thurgovie, se souvient: «Freddy a été directeur de course des deux premières éditions des Journées de course automobile de Frauenfeld en 2000 et 2001, avant d`occuper les fonctions de porte-parole et de commissaire sportif jusqu`à la fin.»
La direction d`Auto Sport Suisse se souvient elle aussi bien de Sinner. «Freddy a rejoint la CSN en tant que président de la FRC», déclare Paul Gutjahr. «Il y a travaillé de 1986 à 1989, la dernière fois que je l`ai rencontré, c`était au e-Prix à Zurich. Mais il était déjà mal en point à ce moment-là.» Et Daniel Fausel d`ajouter: «Freddy était un membre très actif de la CSN – très engagé et toujours très actif.»
Avant de rejoindre la Commission sportive de l`ACS Thurgovie, Sinner a été le dernier président du CO de l`ancienne course de côte de Hemberg. Lors de la première édition de la course en 2012, après une pause de douze ans, Sinner s`est exprimé dans le Tagblatt de l`Ostschweizer en ces termes: «Les personnes qui ont de nouveau relancé la course de côte de Hemberg se sont donné beaucoup de mal. Comme vous pouvez le constater, ils ont réussi: la manifestation a été un succès. (...) Les foules énormes de spectateurs me surprennent, mais elles montrent à quel point les courses automobiles ont manqué aux gens de Hemberg. Je travaille aujourd`hui ici en tant porte-parole, bien que j`aie dit en 1990 que je ne reviendrais plus jamais ici. Après tout, ils m`ont privé à l’époque de ma course de côte.»
Sinner a également beaucoup contribué au succès de la course de côte d`Oberhallau.
Auto Sport Suisse exprime ses sincères condoléances aux amis et parents de Sinner.
Les pilotes suisses sont repartis les mains vides lors des premiers FIA Motorsport Games à Rome. La délégation de quatre personnes n`a pas été en mesure à rééditer les bons résultats obtenus lors des séances d`entraînement libres et a dû céder la place à d`autres nations, notamment à la Russie, qui avec sa victoire en voitures de tourisme et sa 3e place en Kart Cup et Drift Cup, a remporté la victoire générale devant l`Italie (vainqueur de la Formule 4 Cup) et l`Australie (vainqueur du Simracing).
Patric Niederhauser et Christoph Lenz ont représenté la Suisse dans la GT Cup. Le duo Lamborghini a occupé les places 17 et 3 dans les deux manches préliminaires, tandis que dans la course principale du dimanche après-midi, Lenz a pris le relais dans le premier tour. Malheureusement, il a quitté la piste et a remis la voiture à Niederhauser avec quelques dommages, de sorte que «Nidi» a été contraint d’abandonner la course. Niederhauser a constaté avec regret: «Dommage, nous avons occupé les positions 1 et 2 lors des entraînements libres et nous avons également terminé troisièmes lors de la deuxième séance de qualification. Une médaille aurait donc été possible.» D`autres ont par conséquent pu faire la fête. La victoire en GT-Cup a été remportée par l`équipe du Japon. La Pologne est arrivée deuxième, l`Australie troisième.
Yves Meyer n`a pas non plus eu de chance à Rome. En huitième position, le spécialiste de la dérive s`est certes qualifié aisément pour la finale où il a perdu contre le deuxième au classement parce que la direction assistée de sa BMW M2 a lâché. Au lieu de la Suisse, l`Ukraine, la République tchèque et la Russie se sont donc retrouvées sur le podium.
Fredy Eugster a également bien commencé le week-end. Le champion suisse de Simracing a égalé les meilleurs coureurs à l`entraînement, même s’il n’a pas connu la catégorie «Gran Turismo» par coeur. Au cours des 10 minutes de qualifications qui ont suivi, les choses ne se sont en revanche pas bien passées. Eugster avait eu du traffic et n`a donc pu aborder la finale qu’au milieu du groupe. «Malheureusement, la P13 n`a pas suffi», dit Eugster. «C`est pourquoi je suis toujours contrarié par cette mauvaise qualification.» Le vainqueur des Sim-Racers a été l`Australien Cody Nikola Latkovski.
Vous trouverez tous les résultats des premiers FIA Motorsport Games sur le site www.fiamotorsportgames.com
Plus de photos sur: https://www.facebook.com/AutoS...
Le 2 octobre, Edi Kofel, ancien membre de la CSN, est décédé à l`âge de 82 ans. Cet hôtelier de formation a rejoint la CSN en 1980 et a également fait partie de la commission de formation. «Edi était un instructeur et un commissaire sportif très engagé», se souvient Paul Gutjahr, compagnon et membre de la direction de l`association Auto Sport Suisse S.à.R.l, qui compte trois membres.
En tant qu`ancien pilote automobile, Kofel a été au cœur même des courses et il a apporté ses nombreuses années d`expérience à la CSN. Avec Peter Zbinden, également membre de la CSN jusqu`en 2004, Kofel a participé à diverses courses d`endurance. Le Zurichois misait en général sur une Porsche 911 qu`il utilisait dans le groupe 4. Zbinden: «Nous avons passé beaucoup de temps ensemble et cela sur et en dehors des circuits de course. Edi était un homme sympathique bon vivant. Je me souviens encore que nous avons apprécié un bon repas après chaque course. C`était une habitude typique pour Edi – comme il était du métier, il était un fin gourmet et savait ce qui était bon.»
Kofel a été membre de la CSN pendant plus de 25 ans. Il a démissionné en 2007 parce que sa femme Marlies était tombée malade. Après sa mort, l`ancien tenancier du restaurant Ochsen à Wetzikon s`est retiré de plus en plus de la course automobile. Peter Sauber, qui connaissait Kofel par son collègue Harry Blumer, se souvient: «J`ai rencontré Edi lors d`un slalom à Lodrino. Il neigeait alors en abondance. Au niveau du sport automobile, nous n`avons pas eu souvent affaire l`un avec l`autre. Mais nous sommes souvent allés skier ensemble. Edi a été très actif en tant que commissaire sportif et il était aussi un bon pilote. Il a participé à de nombreuses courses d`endurance – de Monza à Silverstone. Quand il ne s`adonnait pas sa deuxième occupation favorite, manger de la bonne chère, il pensait constamment à la course automobile pendant qu’il pratiquait activement ce sport.»
Partie 6 de notre série «Portrait des champions suisses»:
Il a fait ses premières expériences en slaloms et courses de côte. Dans sa cinquième saison, Jonathan Michellod a remporté avec brio le titre de champion junior de rallye.
Si le Rallye du Valais n’existait pas, Jonathan Michellod ne serait probablement pas devenu pilote de rallye. Mais comme ce rallye suisse le plus connu se déroule devant sa porte, le jeune homme de 25 ans est entré très tôt en contact avec cette discipline sportive. «Je crois que je n`ai pas manqué un seul rallye du Valais depuis que je suis né», s’exclame Michellod en riant.
Il a hérité du virus de son père Laurent. Michellod sénior a lui-même disputé le championnat suisse sur Mitsubishi Galant et Lancia Delta, mais «seulement» en tant que copilote de Jean-Laurent Girolamo. Contrairement à son père, Michellod junior a toujours voulu piloter lui-même. A l`âge de 18 ans, dès l’obtention de son permis de conduire, il a acquis sa première expérience dans les slaloms et courses de côte organisés sur le plan local. Mais Jonathan se passionnait avant tout pour le rallye. C`est pourquoi il a participé pour la première fois au Rallye du Valais en 2014 et cela d`emblée avec succès. Michellod a mené la Renault Twingo empruntée à la 3ème place dans la catégorie junior. Un succès d’estime qui l`a encouragé à continuer. Michellod fait le constat suivant: «Si nous avions été éjectés dans le premier virage, nous aurions probablement jeté l`éponge. Mais il était clair que si nous pouvions réunir l`argent, nous continuerions.»
Michellod y est parvenu et il a acheté la Twingo avec laquelle il a conduit sa première saison junior complète en 2015. En 2016, il a ajouté une année supplémentaire pour terminer finalement troisième sur le podium. En 2017, il a changé de véhicule. La Twingo a été remplacée par une Peugeot 208 R2. Deux fois de suite, il est devenu vice-champion. Depuis son passage à Peugeot, le copilote de Michellod est Stéphane Fellay. Ce dernier est considéré comme vieux briscard. «Stéphane a déjà participé à plus de 40 rallyes», explique Michellod. En 2012, il est déjà devenu champion junior aux côtés de Thomas Joris.
Michellod a remporté quatre des cinq rallyes figurant au calendrier junior en 2019. Ce n`est qu`au Tessin qu`il a manqué la victoire et cela pour de bonnes raisons. La deuxième place au Rallye du Tessin a suffi au jeune Valaisan pour décrocher le titre. «Nous n`avons pas voulu prendre trop de risques au Tessin», explique Michellod. «Nous voulions coûte que coûte décrocher le titre et attaquer à notre meilleur niveau lors du match à domicile en Valais.» Ce plan s`est réalisé. Michellod et Fellay ont clôturé une saison réussie en remportant dans le Rallye du Valais une nouvelle victoire qui a été une véritable cerise sur le gâteau.
Michellod est mécanicien automobile qualifié et responsable de la flotte d`une entreprise à Fully, près de Martigny. «Je dois m`occuper des voitures et des camions», dit-il. Pendant ses loisirs, il peaufine sa Peugeot 208 avec l`aide d`une petite équipe d`amis et de collègues. L`un d`eux est Joël Volluz, pilote de course de côte. Michellod ne tarit pas d`éloges à son sujet. «Quand il s`agit de la géométrie du véhicule et des réglages de suspension, Joël est le meilleur. Je lui suis très reconnaissant de m`aider.»
«Jo» n`a pas beaucoup de temps pour les loisirs. En hiver, il skie. Mais la plupart du temps, il passe son temps dans la fosse des mécaniciens. Je n`ai même pas le temps de regarder la télé», constate Michellod en riant. Mais cela ne l’empêche pas d’y suivre les rallyes. En tant que grand fan de Subaru, il a été fasciné par Colin McRae et Petter Solberg. C`est surtout l`habileté au volant de McRae, qui est malheureusement mort beaucoup trop tôt, qui l`a inspiré. Michellod est également un habitué du Rallye de Monte-Carlo. «J`ai aussi participé au Rallye d`Alsace et au Rallye de Finlande», déclare le nouveau champion junior fraîchement couronné.
Il est logique que Michellod rêve de prendre le départ dans un championnat du monde. Quel pilote de rallye n`en rêve pas? Mais ses moyens financiers sont modestes. Et Michellod les engage de manière très ciblée. «Il faut bien calculer», dit le pilote dans la vingtaine, qui vit désormais à Lourtier, au fond du Val de Bagnes. «Heureusement, en Valais, on trouve toujours de petites et moyennes entreprises qui vous soutiennent.»
Il n`a pas encore de projet définitif pour 2020. Il ne pourra plus conduire dans la catégorie juniors. Une fois qu`on est champion, il faut faire de la place pour la génération suivante. «Mais il reste encore quelques trophées intéressants et j`aimerais aussi participer à quelques rallyes à l`étranger.» Une chose est déjà certaine: en tant que vainqueur du Rallye Junior, il pourra participer au Rallye du Chablais sur une Renault Clio en 2020.
Lorsqu`on lui demande s`il a pu avoir un entretien avec la star mondiale du drift américain Ken Block au Rallye du Valais, Michellod secoue la tête. « Je ne l`ai vu qu`une seule fois très brièvement. C`était une bonne chose pour le rallye qu`il soit là. Mais personnellement, je n`y ai accordé pas vraiment d`importance.»
Jonathan Michellod
Titre: Champion Suisse Junior Rallye
Âge: 25 ans
Origine: Verbier (VS)
Véhicule: Peugeot 208 R2
2014 1. Rallye (troisième au RIV)
2015 6e au classement général chez les juniors sur Renault Twingo (avec Didier Rappo)
2016 3e au classement général chez les juniors sur Renault Twingo (avec Didier Rappo)
2017 2e au classement général chez les juniors sur Peugeot 208 (avec Stéphane Fellay)
2018 2e au classement général chez les juniors sur Peugeot 208 (avec Stéphane Fellay)
2019 Champion junior sur Peugeot 208 (avec Stéphane Fellay)
Jeu, set et match: l`ancien champion Jean-Paul von Burg a remporté le Porsche GT3 Cup Challenge et la Porsche Sports Cup Suisse (PSCS) avec une place de leader dans la première des deux courses de sprint sur le circuit mondial Marco Simoncelli. Le pilote expérimenté s`est imposé face à son challenger Antonio Teixeira, âgé de 18 ans seulement, qui a immédiatement pris sa revanche au volant de sa 911 GT3 Cup et a remporté le deuxième tour. «La première course a été une course parfaite avec la pole position, une victoire de bout en bout et le meilleur tour, ce qui a déjà été suffisant pour remporter le titre», a déclaré Jean-Paul von Burg, qui est maintenant neuf fois champion. «Au deuxième sprint aussi, j`ai mené jusqu`à ce que, à cause de l`abrasion des pneus, la force de freinage soit trop forte sur les roues arrière et que mon véhicule se retourne. La course de rattrapage s`est malheureusement terminée par un petit accrochage bien involontaire. Je suis vraiment désolé pour Andreas Corradina.»
Dans la catégorie Porsche 718 Cayman GT4 Clubsport, également très disputée au sein du PSCS, le nouveau champion s`appelle Linus Diener, bien que son rival Laurent Misbach à Misano ait tout essayé pour remporter encore le titre avec un maximum de points engrangés. «C`était une course contrôlée vers le championnat sur une piste que je ne connaissais pas auparavant», a constaté Diener. «Dans la première course, je ne voulais pas risquer un incident et j`ai pris la deuxième place lorsque les voitures devant moi sont entrées en collision. Dans la deuxième course aussi, je savais qu’il n’était pas judicieux d’attaquer et j`ai joué la sécurité. Cela en valait la peine, maintenant ma joie est immense.»
Dans le Porsche Driver`s Challenge Suisse (PDC), Andreas Ritzi a fêté sa troisième victoire consécutive et Massimo Salamanca le titre de champion.
Dans la course nocturne de deux heures – le point culminant et la fin de la saison PSCS – Paul Kasper et Martin Ragginger ont pris la première place dans une 911 GT3 Cup devant Benno Oertig et Vincent Capillaire sur 911 GT2 RS CS par des conditions météorologiques de fin de l`été.
Pour remporter le titre, il fallait obligatoirement gagner la dernière course et il n`a pas manqué cette occasion: Jasin Ferati (16 ans) est le nouveau champion DEKM annoncé sur le plan international qui est la première et la seule série de karting électrique au monde. Après un début de saison aux résultats peu spectaculaires, le débutant de Winterthour a réussi à améliorer constamment ses performances avec sa révolutionnaire Rotax-E-Kart-Thunder. Une impressionnante course de rattrapage lui a permis de remporter la victoire lors de la finale mondiale Rotax Max à Sarno. Avec une victoire de bout en bout, il a chassé in extremis Luka Wlömer du haut du classement par quatre points.
«Ce titre signifie beaucoup pour moi», dit Ferati. «Bien que l`écart au milieu de la saison ait été énorme, tout le monde autour de moi pensait que je pouvais encore y arriver après la quadruple victoire inattendue à Genk. Je suis fier et satisfait d`avoir réussi à y parvenir malgré la pression toujours croissante. Je savais avant la dernière course que, quelle que soit la performance de Wlömer, j`avais besoin d`une victoire pour devenir champion. Réussir le départ était donc primordial pour moi. Je devais impérativement être en tête après le premier virage pour pouvoir contrôler la course et c`est exactement ce qui s`est passé. Bradley Barrett a certes été à plusieurs reprises à côté de moi, mais il n`a pas réussi à me dépasser.»
Le week-end prochain, les FIA Motorsport Games se dérouleront à Rome – il s`agit d`une sorte de Jeux Olympiques de course automobile. La FIA a annoncé six coupes différentes: la GT Cup, la Touring Car Cup, la Formule 4 Cup, la Drifting Cup, la Karting Slalom Cup et la Digital Cup.
La délégation suisse y participera avec quatre pilotes dans trois disciplines. Patric Niederhauser et Christoph Lenz participeront à la GT Cup. Le duo conduira une Lamborghini Huracan GT3 préparée par Raton Racing. 22 nations seront en compétition. Parmi les noms les plus connus figurent à côté de Niederhauser, les frères Roda d`Italie, Jim Pla (France), Nico Verdonck (Belgique) et Marchy Lee (Hong Kong). «Il est difficile d’évaluer nos chances de succès», déclare Niederhauser. «Mais je pense que nous figurerons parmi le tiers le plus rapide.»
Yves Meyer y prendra également le départ. Le pilote de Schwytz, bien connu à travers son Drivingcenter EventSeelisberg, affrontera 23 autres pilotes de drift du monde entier. L`année dernière, Meyer a non seulement fait la une des journaux en tant que finaliste de la Coupe Intercontinentale de Drifting de la FIA, mais il se classe également parmi les meilleurs dans son domaine dans le Championnat d`Europe et de l`Oman International Drift Series. Âgé de 28 ans, il conduit une BMW M2 aux couleurs de la Suisse.
Fredy Eugster est le quatrième pilote suisse. Le champion Sim Racing 2019 est à la recherche de médailles dans la Digital Cup, mais avec 30 concurrents, il devra affronter le groupe avec le plus grand nombre de participants. «J`attends cette compétition avec impatience, mais je ne me fais pas de faux espoirs en ce qui concerne mes chances de remporter une médaille», dit Eugster. «La concurrence est forte. Surtout le représentant allemand, Mikail Hizal. Je ferai de mon mieux, mais je ne suis pas un spécialiste confirmé de Gran Turismo. Mais il va de soi que je me suis encore entraîné intensivement.»
Les disciplines de slalom karting, de Formule 4 et de voitures de tourisme se dérouleront sans la participation de la Suisse. Jürg Schori a retiré sa candidature pour la Touring Car Cup.
Pour tous les Suisses qui ne peuvent pas participer, mais s’intéressent aux Jeux FIA Motorsport Games 2021, nous énumérons ci-après les particularités des catégories individuelles:
GT3: Deux pilotes – l`un avec le statut de médaille d’argent, l`autre avec le statut de médaille de bronze. Coûts: 10`000 Euros par équipe. Temps de piste env. 6 heures
Formule 4: format «Arrive and Drive». Un conducteur par nation. Ne pas avoir piloté pendant plus de deux ans dans un championnat F4 soutenu par la FIA. Coût: 25`000 Euros par équipe. Temps de piste env. 3 heures
Voitures de tourisme: Un pilote par nation. Ce pilote peut au mieux avoir le statut de médaille d’argent et il ne doit pas avoir complété une saison complète en WTCC ou WTCR au cours des trois dernières années. Coûts: 7500 Euros par équipe. Temps de piste env. 3 heures
Karting: La FIA équipe toutes les nations avec des karts électriques identiques. Les courses se dérouleront en «slaloms parallèles». Chaque nation a besoin de deux pilotes (hommes et femmes) âgés de 14 à 18 ans – sans expérience en course. Coût: 500 Euros par nation
Drift: Les voitures doivent être conformes aux normes de sécurité de la FIA. Un conducteur par nation. Aucune exigence concernant l`expérience. Coût: 2000 Euros. Temps de piste env. 8 heures
Simracing: On roule «sur» Gran Tursimo. Les pilotes ne doivent pas avoir une véritable expérience de la course. Coût: 1000 Euros par nation
Fredy Eugster a 35 ans et est policier cantonal de profession. Le Saint-Gallois ne connaît les circuits de course de ce monde «que» par ouï-dire, ce qui ne l`empêche pas d`être l`un des pilotes de course les plus rapides de Suisse – du moins le pilote suisse le plus rapide sur simulateur.
Personne n’a pu égaler les performances d’Eugster lors de la première édition du Swiss Sim Championship. Pas même de «vrais» pilotes, ce qui soulève immédiatement la question suivante: Eugster n`est-il donc pas un «vrai» pilotes? «Je ne me considère pas comme un pilote de course, car piloter une voiture de course hors de prix sur une piste de course est tout de même autre chose que d`être simplement assis dans un simulateur» , explique Eugster.
Les simracers sont des pilotes de course numériques qui utilisent leurs simulateurs pour essayer de se rapprocher le plus possible du sport automobile réel. Alors que les jeux de course populaires comme «Gran Turismo», «F1 2019» ou «Project Cars» sont axés sur le facteur divertissement, les Simracers comme pratiquant «iRacing» ou «Asseto Corsa» se concentrent sur la simulation la plus réaliste possible. «J`ai commencé à pratiquer le Grand Prix 2 à la fin des années 80. Quand je compare notre situation actuelle avec celle de l`époque, je constate que nous nous sommes réellement rapprochés beaucoup de la réalité.»
Il existe néanmoins des différences. Le risque de se blesser en simulant une course est – disons – minime. Il n`est pas non plus possible de simuler les forces centrifuges agissant sur un pilote dans une vraie voiture de course. Il existe certes des simulateurs qui peuvent simuler des mouvements. Cela aide à l`immersion, mais ne rend pas le Simracer plus rapide, et le mouvement dans le simulateur n`égale pas les forces dans une voiture de course. Une autre différence est l`aspect financier. «Comme beaucoup de choses sont si réalistes aujourd`hui, il est possible de commencer une carrière en sport automobile dans un simulateur», constate Eugster. «Un bon exemple est celui de l`Allemand Maximilien Benecke. Il a récemment remporté les 24h virtuels de Spa avec Max Verstappen et Lando Norris. Il peut maintenant participer à un test d`observation aux États-Unis et espérer faire carrière chez Aston Martin.»
Pour Eugster, «c`est trop tard. Je suis déjà trop vieux pour ça. Mais pour la jeune génération, le Simracing pourrait bientôt représenter une alternative économiquement avantageuse pour entamer une carrière de coureur automobile professionnel.»
En tant que vainqueur du premier championnat suisse de Simracing, Eugster pourra néanmoins vivre un «trackday» avec le partenaire officiel du championnat Porsche. Reste à voir jusqu`à quel point Eugster pourra se rapprocher de ses chronos réalisés sur le simulateur. Mais ce pilote d`Oberbüren représentera d’abord les couleurs suisses aux FIA Motorsport Games la semaine prochaine à Rome. Là, il affrontera 30 autres Simracers du monde entier. Nous vous donnerons de plus amples informations à ce sujet la semaine prochaine.
https://youtu.be/28Bp5rhphyw
Le Championnat suisse officiel de Simracing entame son deuxième tour. Après une première année réussie avec 180 participants, la RacingFuel Academy se prépare pour la deuxième saison. Elle commence déjà par un prologue dans le cadre de l`exposition «Auto Zürich», qui aura lieu du 31 octobre au 3 novembre.
Les organisateurs autour de Wani Finkbohner ont apporté quelques innovations pour la deuxième saison. En plus du classement standard, il y aura également une catégorie « Dames » et une catégorie « Plus de 40 ans » en 2020. De plus, six épreuves de qualification sont prévues contre 4 dans la première saison. Le calendrier provisoire est actuellement le suivant:
10 janvier, RacingFuel Academy Horgen (ZH)
8 février, Shopping Mall Berne
7 mars, PZ Genève (dans le cadre du Salon de l`auto de Genève)
3 avril, A Plus Simracing Lounge Hinwil (ZH)
4 avril, Tivoli Shopping Mall Spreitenbach (AG)
21 mai, Fantasy Basel
Si vous souhaitez avoir un avant-goût d`une telle séance de qualification, nous vous conseillons de visiter l`exposition «Auto Zürich»: Les six premiers qualifiés de chaque jour de ce salon s`affronteront à 19 heures le soir et à 17 heures le samedi et le dimanche.
Lors des épreuves qualificatives proprement dites (à partir du 10 janvier), les 3 premiers se qualifieront pour la grande finale, comme ils l`ont fait cette année. De plus, il y aura la pilote la plus rapide et le ou la pilote âgé(e) de plus de 40 ans le/la plus rapide de chaque épreuve.
Pour participer au Championnat suisse de Simracing, il faut avoir au moins 15 ans, être domicilié en Suisse et avoir une taille d`au moins 1,60 m. Le droit d`inscription est de 50 francs, y compris une épreuve de qualification de 25 minutes. Le vainqueur (en 2019, Fredy Eugster d`Oberbüren, dans le canton de Saint-Gall) recevra un prix en argent et pourra participer aux Jeux FIA Motorsport.
Vous trouverez de plus amples informations sur: www.simracingseries.ch
Partie 5 de notre série «Portrait des champions suisses»:
Ivan Ballinari a remporté le championnat suisse des rallyes pour la deuxième fois depuis 2018. Le Tessinois s`est débarrassé de la sorte définitivement de son image d`éternel numéro 2.
Ivan Ballinari avait été le premier pilote tessinois à remporter le championnat suisse des rallyes en 2018. Sa joie avait été immense. Un rêve s`est enfin réalisé, a-t-il dit à l’époque. Et aujourd`hui? Un an plus tard, le pilote âgé de 42 ans, originaire de Vernate près de Lugano, a été couronné pour la deuxième fois champion suisse des rallyes. Cette fois-ci, il a déjà remporté le titre avant la fin de la saison. C`est pourquoi il a déjà été longuement fêté à l`occasion du Rallye du Tessin, le rallye à domicile de Ballinari. Le grand Ivan constate: «L’émotion n`est pas la même. Le premier titre a été plus émouvant. Cette année, nous avons commencé la saison avec moins de pression. Mais je suis naturellement ravi que nous ayons non seulement rapporté le titre au Tessin, mais que nous l`ayons également défendu avec succès.»
Avec le recul, «Bally» a du mal à croire d`avoir remporté le titre. «Quand j`ai gagné le classement de la Coupe en 2004 avec une Peugeot 206, c`était incroyable. Jamais je n`aurais pensé à l`époque de pouvoir figurer en tête de liste des résultats.»
Il a fallu des années à Ballinari pour y parvenir. Il y a eu constamment des années où il n`a participé qu`à un seul rallye. En 2006, par exemple ou en 2008, 2010, 2013 ou 2015. Ballinari était autant de fois vice-champion, à savoir à cinq reprises. En 2009, Florian Gonon lui a fait de l`ombre. En 2011, c’était Laurent Reuche et en 2012 Nicolas Althaus. Et quand tout a vraiment démarré en 2016 avec la Ford Fiesta, Sébastien Carron l`a empêché de gagner pendant deux ans. Le Tessinois a failli être taxé d’éternel numéro 2, mais 2018, après la départ de Carron, il a enfin eu les coudées franches.
Ballinari a hérité très jeune du gène du sport automobile. Le Père Giorgio a disputé des courses de côte et des slaloms sur une Simca Rallye 3: «J`ai aussi gagné mes premiers galons lors de slaloms et de courses de côte locales», se souvient Ballinari, qui était également copilote au début de sa carrière de rallye. «Mais ce n`était pas mon truc. J`ai guidé mon père dans une Peugeot 106 N2 préparée par moi-même et j`ai vite réalisé qu`il me manquait quelque chose: le volant! Nous avons donc doucement persuadé notre père de prendre sa retraite pour que je puisse prendre le volant.»
Quand la 106 est arrivée au terme de sa carrière, Ballinari s`est intéressé à une voiture 206 Cup. Déjà à cette époque, un certain Giusva Pagani était assis à ses côtés. Cette année, il l`a guidé lors des rallyes du Jura et du Tessin. Dans les autres rallyes, Marco Menchini ou Paolo Pianca était assis le siège du copilote. «Je pense être le premier champion suisse à avoir piloté dans une année avec trois copilotes différents. Mais cela montre aussi que nous sommes une équipe bien rodée et que le succès ne dépend pas d`une seule personne.»
Quand «Bally» évoque son équipe, il ne parle toutefois pas seulement de ses copilotes. «Sans la Scuderia Lugano, Roger Tuning, mes fans et bien sûr ma femme Laura et mon fils Jules, tous ces succès seraient impossibles. Il remercie aussi Signore Dellacasa qui lui donné la possibilité de conduire des voitures de rallye plus puissantes il y a quelques années. Et bien sûr Andrea Togni, responsable du fan club, sponsor principal et ami.
Ballinari ne compte pas se reposer sur ses lauriers. Il pense aussi à l`avenir du rallye suisse qui le préoccupe. «Huit R5 étaient au départ en début de saison. Au quatrième tour, il n`y en avait plus que deux. Ce n`était pas une bonne publicité pour le sport et nous devrions corriger d`urgence le tir.» Ballinari avait déjà formulé une suggestion lors d`un entretien avec ASS au milieu de l`année. «Pourquoi ne pas retourner aux voitures R2? Elles ne sont certes pas aussi spectaculaires, mais nous aurions des groupes de coureurs plus fournis parce qu`elles sont moins chères que les précédentes.»
En dehors du circuit, Ballinari mène une vie de famille ordinaire. «Bally» accepte (pour l`instant encore) avec un sourire que son fils montre déjà des signes d`un futur pilote de course. «Quand il joue, c`est souvent avec un engin doté d`un volant ou de quelque chose qui s`en approche», constate son papa avec fierté. «Peut-être qu`il a hérité de mes gènes. Mais je ne le pousserai en aucun cas. Il est en droit de décider lui-même de ce qu`il veut faire plus tard.» Ballinari travaille chez AMAG depuis son apprentissage. C`est pourquoi il est particulièrement fier d`avoir remporté ses deux titres avec une Skoda. Et qui sait: il réalisera peut-être même un troisième titre d`affilé en 2020!
Ivan Ballinari
Titre: Champion suisse des rallyes
Age: 42
Origine: Vernate (TI)
Véhicule: Skoda Fabia R5
2001 1er rallye en tant que copilote de son père sur une Peugeot 106 N2
2002 4e au Peugeot 206 Cup avec Giusva Pagani
2003 14e au Classement général sur Peugeot 206 Cup (2e dans la Coupe avec Pagani)
2004 4e au Classement général sur Peugeot 206 Cup (Champion de coupe avec Pagani)
2005 7e au Classement général sur Renault Clio + Peugeot 306 Gr.A
2006 17e au Classement général sur Renault Clio S1600 (premier rallyes avec Paolo Pianca)
2007 4e au Classement général sur Renault Clio S1600 (avec Pianca)
2008 20e au Classement général sur Renault Clio S1600 (avec Pianca)
2009 2e au Classement général sur Renault Clio S1600 + Peugeot 207 (avec Pianca)
2010 31e au Classement général sur Skoda Fabia S2000 (avec Pianca)
2011 2e au Classement général sur Peugeot 207 S2000 (avec Pianca)
2012 2e au Classement général sur Peugeot 207 S2000 (avec Pianca)
2013 26 au Classement général sur Skoda Fabia S2000 (avec Pianca)
2014 4e au Classement général sur Peugeot 207 S2000 (avec Pianca)
2015 20e au Classement général sur Ford Fiesta (avec Pianca)
2016 2e au Classement général sur Ford Fiesta (avec Pianca/Pagani)
2017 2e au Classement général sur Ford Fiesta (avec Pianca/Pagani)
2018 Champion sur Skoda Fabia (avec Pianca/Pagani)
2019 Champion sur Skoda Fabia (avec Pianca/Pagani/Menchini)
https://www.facebook.com/AutoSportSchweiz/
https://motorsport.ch/de/automobil/galerie#
Le sport motorisé est captivant et exerce une fascination incroyable sur le public comme quasiment aucune autre discipline sportive. Mais il est (malheureusement) aussi très coûteux. De nombreux coureurs, qu`ils soient nationaux ou internationaux, doivent se serrer la ceinture pour réaliser leur rêve. Sans sponsors et mécènes, il est de nos jours quasiment impossible de pratiquer la course automobile.
Mais où trouver des sponsors? Et comment séduire un mécène? L`entreprise bernoise «I believe in you» (Ibiy) propose une alternative. La première plate-forme de crowdfunding pour le sport suisse est active depuis 2014 et a déjà encadré avec succès près de 2000 projets. Chez ibelieveinyinyou.ch, tout le monde, des jeunes talents aux sportifs professionnels, peut collecter de l`argent pour son projet sportif, de manière semblable que pour une course sponsorisée, simplement sur Internet.
Un nouveau partenariat entre Auto Sport Suisse et «I believe in you» devrait maintenant permettre de générer d`autres projets dans le cadre du karting et de course automobile.
Patrick Falk , directeur d’Auto Sport Suisse, déclare: «Nous sommes ravis de travailler avec «I believe in you». Grâce à Ibiy, plus de 14,5 millions de francs suisses ont été investis dans le sport suisse ces dernières années, dont une partie aussi dans le sport automobile. Cela nous réjouit et nous espérons qu`à l`avenir, de nombreux projets passionnants de la scène automobile suisse pourront être réalisés grâce à Ibiy.»
Vous trouverez de plus amples informations et des détails sur la manière de démarrer un projet sur le site www.ibelieveinyou.ch ou en téléphonant directement au 031 544 35 20.
13 ans après sa dernière victoire en Valais, Olivier Burri remporte pour la neuvième fois le Rallye International du Valais (RIV). Après 18 étapes et 213,8 kilomètres, Burri a eu exactement 30 secondes d`avance sur le pilote indigène Mike Coppens. Le troisième était le fils d`Olivier, Michaël Burri, qui a résisté avec succès aux attaques de Cédric Althaus le troisième jour.
Olivier Burri a pris la tête dès la première étape et y est resté jusqu`à la fin. Bien que ca routinier de 56 ans n`ait réalisé «que» trois meilleurs temps, il a su parfaitement contrôler ce qui se passait au sommet. Mais sa neuvième victoire au «Valais» va probablement été sa dernière. À l`arrivée, un Burri émouvant a déclaré: «C`était mon dernier Rallye du Valais. Je l`ai promis à ma femme le matin du troisième jour.»
Au Valais, l’adversaire le plus redoutable de Burri a été Mike Coppens. Sur sa «piste à domicile» de Sarreyer à Croix de Coeur en SP3, il a devancé Burri de 3,4 secondes. Quatre autres meilleurs temps ont suivi. «J`ai beaucoup appris et j`ai déjà hâte de faire ce rallye l`année prochaine», déclare le pilote Skoda Fabia de Verbier. «Lors des essais après Anzère, nous avons pensé que la piste serait plus humide. Mais elle a été presque sèche. Cela nous a fait perdre du temps. Et sur les spéciales de la caserne de Sion, j`ai loupé un virage en épingle à cheveux. Ça a pris dix secondes de plus. Sinon, je suis content de la 2e place.»
Michaël Burri n`a pas seulement complété le succès familial en décrochant la 3e place. Il a aussi assuré un triple succès de Skoda et de Roger Tuning. Bien que ce résultat n`ait pas suffi à éjecter encore Jean-Marc Salomon de la deuxième place du championnat, Burri jr. s’est dit satisfait de la fin de la saison. «Je suis heureux d`avoir pu de nouveau monter sur le podium avec mon père après 2018.» Il a commenté la décision de son père d’arrêter les rallyes, en ces termes: «Je pense que ce rallye lui a demandé beaucoup d’énergie et pour se battre comme il l’a fait il n’a plus envie.»
Pour Salomon, le RIV a terminé à la onzième place. «Les conditions n`ont pas été faciles», a déclaré le pilote jurassien polyvalent. «Et je ne voulais pas prendre trop de risques. Je suis heureux que nous ayons pu remporter le titre de vice-champion de cette façon. C`est la première fois que nous remportons montons si haut dans le classement.»
La 4e place de la finale de la saison est revenue au pilote VW Polo Cédric Althaus, qui a eu à l’arrivée un retard de 20 secondes sur Michaël Burri. Derrière lui, un autre jeune pilote suisse Federico della Casa. Le meilleur pilote étranger a été le Belge Joachim Wagemans en sixième position sur une Skoda Fabia R5.
Parmi les jeunes, Jérémie Toedtli a réalisé une belle performance. Bien qu`un défaut électrique dans la troisième étape l`ait écarté de la course à la victoire, le Neuchâtelois s`est battu pour revenir avec huit meilleurs temps et il est considéré comme un pilote très prometteur. Pas de chance en revanche cette fois-ci pour Ivan Ballinari, qui a déjà été sacré champion. Le Tessinois a pris dû abandonner la course après un accident au début de la troisième journée. «Nous avons voulu garder le bon rythme du vendredi», a dit «Bally». «Mais j`ai perdu le contrôle de la voiture dans un endroit glissant.»
Parmi les juniors, la victoire est revenue à Jonathan Michellod, qui avait déjà été sacré champion junior avant le rallye du Valais. Le Valaisan a su tirer son épingle du jeu à domicile et remporter le titre devant Sacha Althaus (Peugeot 208) ainsi que devant Christophe Parriaux (Citroën C2) et Guillaume Girolamo (Peugeot 208), qui ont obtenu le même nombre de points.
Dans la Renault R3T Alps Trophy, Ismaël Vuistiner remporte son deuxième titre après 2017 avec une belle performance et sa deuxième victoire de la saison. Le Français Styve Juif, qui menait jusque-là, a subi un accident sur l`étape après Anzère et a dû abandonner le rallye. La 2e place est allée à Nicolas Lathion. La troisième place en Valais a été remportée par Thomas Schmid. Dans le premier Trophée Michelin Suisse, c’est Aurélien Devanthéry qui a remporté la victoire sur une Peugeot 208 Le titre a été remporté par Sébastien Berner (Citroën DS3).
Dans le groupe des véhicules historiques, Christian Blanchard s’est imposé sur une Ford Escort RS1800 contre Bruno Rizzi (Ford Mk1) et Guy Troillet (Porsche 911). Marc Valliccioni a remporté le titre malgré une élimination en Valais, devant Eddy Bérard, qui a renoncé à prendre le départ en Valais, et Alain Röthlisberger.
Pour de plus amples informations sur le Rallye du Valais, prière consultez le site suivant www.riv.ch
Emil Frey Racing n`a pas seulement remporté le classement par équipe lors de la finale du GT Open à Monza, les pilotes de l’équipe Lamborghini de Safenwil ont également remporté les positions 1 et 2. Auto Sport Suisse s`est discuté avec Lorenz Frey des succès remportés en 2019.
À Monza, vous n’avez remporté qu`une seule place sur le podium, mais c`était suffisant pour le classement des équipes et des pilotes. Cela vous a ravit-il?
En effet, nous nous en réjouissons énormément. Samedi déjà, après la première course, nous avons réussi à gagner le classement par équipes. Il était également clair que nous avions gagné le classement des pilotes. Nous avons toutefois cherché à triompher sur toute la ligne avec les pilotes remportant les places 1 et 2. Il a donc fallu attendre la fin de la deuxième course. À la fin, tout s`est bien passé.
Quel titre est le plus important à vos yeux: celui de 2018 en Blancpain Series ou celui de 2019 en GT Open?
Les deux séries sont très différentes. La série Blancpain mise sur les courses d`endurance, le GT Open sur les courses de sprint. Cela exige des approches différentes. Le développement des voitures a lui aussi été différent. Dans la Blancpain Series, nous avons développé beaucoup nous-mêmes sur notre Jaguar et cela jusqu`au dernier moment. Dans le GT Open, nous avons engagé des voitures d`usine Lamborghini. En plus, il y a aussi des différences dans le concept du véhicule et au niveau des fournisseurs de pneus. C`est pourquoi il difficile de dire quel titre est le plus précieux.
Cette saison, vous êtes passés de Lexus à Lamborghini. Ça semble s`être bien passé.
Oui, nous avons d`emblée gagné et en sommes très fiers, d`autant plus que le changement a été effectué très tard et que nous n`avons pas eu beaucoup de temps pour les essais. Nous ne pouvions plus utiliser la Jaguar parce que son homologation avait expiré.
Sans les arrêts obligatoires dans le GT Open, vous auriez gagné encore plus de courses. Pouvez-vous expliquer comment fonctionnent ces pénalités stop-and-go?
C`est effectivement difficile à comprendre. Si vous gagnez, on vous imposera à la prochaine course un temps d’arrêt de 15 secondes lorsque vous changez de pilote. Si vous finissez deuxième, c`est dix secondes, et si vous êtes troisième, c`est cinq secondes. Cela signifie que si vous gagnez deux fois de suite, vous devez vous arrêter pendant 30 secondes dans les stands. Vous ne vous débarrasserez de ces pénalités que lorsque vous ne montez plus sur le podium. Le but de l’opération est évident: on cherche à empêcher de la sorte une équipe de voler de victoire en victoire.
Vous avez d’emblée remporté les deux titres. Dans ces conditions, il n`existe pour vous que les deux options suivantes pour 2020: défendre le titre ou changer la série de courses.
Nous sommes actuellement en train d`évaluer les possibilités avec Lamborghini. Notre objectif est de continuer à rouler en Europe, le marché principal d`Emil Frey SA. Nous avons donc le choix entre les trois championnats suivants : GT Open, Blancpain et ADAC GT Masters. J`espère qu`au cours des prochaines semaines, nous prendrons une décision quant à la direction à prendre.
Vos capacités vous permettraient-elles aussi de participer à plusieurs compétitions à la fois?
Oui, nous avons déjà utilisé trois voitures en 2018 et nous acceptons constamment des missions – de la F1 en passant par les 24h de Spa jusqu’à la LMP2.
C`était la première année qu`Emil Frey Racing n`avait pas de pilote suisse. Cela est-il appelé à changer la saison prochaine?
Ce serait souhaitable. Nous nous faisons un plaisir de promouvoir les pilotes suisses. Mais parfois le classement de la FIA ne le permet pas ou nous avons dû réduire le nombre de pilotes de neuf à quatre comme cette année, dont l`un, Giacomo Altoé, a été désigné par Lamborghini. Ce jeune n`avait que 18 ans quand il est venu nous rejoindre, mais il a fait un excellent travail.
Jusqu`en 2017, tu as conduit toi-même. As-tu définitivement renoncé à la course?
Oui et ce n`était pas de gaité de coeur. Je ne me suis assis dans une voiture de course qu`une seule fois cette année – pour un essai de freins... En fait, je suis de plus en plus impliqué dans l`entreprise. Cela ne me laisse plus le temps de m`entraîner. Mais je trouve aussi la course passionnante dans l`optique du spectateur. C’est juste dommage qu’en tant que chef d`équipe, je sois encore plus nerveux que dans le cockpit!
Partie 4 de notre série «Portrait des champions suisses»:
Le champion de slalom Martin Bürki est un modèle de constance et de travail consciencieux. Six titres consécutifs en disent long sur ce pilote pour qui le sport automobile est bien plus qu`un simple hobby.
Ceux qui souhaitent pratiquer le sport automobile en Suisse ne vont pas pouvoir passer à côté de Martin Bürki au propre comme au figuré. Ce pilote âgé de prèsque 52 ans, originaire d`Uetendorf près de Thoune, est le champion suisse de série par excellence. Bürki a remporté pas moins de douze titres au cours des neuf dernières années – plus que tout autre au cours de la même période. Il ne lui manque que deux championnats pour égaler Jo Zeller, détenteur du record et il compte bien les gagner encore. Mais tous ceux qui le connaissent savent qu`il ne se contentera probablement pas de ces deux titres. Sa déclaration «Si je remarque que je ne peux plus le faire, alors j`arrêterai» est certainement à prendre au sérieux. Mais les concurrents ne doivent pas se réjouir trop tôt. «Dinu» n`a pas la moindre intention d`arrêter de si tôt la course automobile.
Pour Bürki, le sport automobile est bien plus qu`un simple hobby. Personne ne se prépare aussi consciencieusement que ce pilote de la Polo VW vert grenouille. Et personne ne connaît le règlement aussi bien que lui. Bürki ne fait pas seulement partie du championnat suisse, il le vit littéralement et cela depuis 1992. A l`époque, âgé alors de 24 ans, il avait participé à sa première course pour le Championnat Suisse à Anzère. «Cette année, mon mécanicien m`avait donné un jeu de pneus neufs. Auparavant, je conduisais toujours avec des pneus d`occasion, car je ne pouvais pas m`en offrir des neufs», se souvient le multiple champion.
Il a commencé sa carrière comme vendeur de pièces détachées automobiles chez VW. Il a ensuite effectué un deuxième apprentissage: de nouveau chez VW, cette fois en tant que mécanicien. Grâce aux courses, Bürki a trouvé des clients intéressés par le sport automobile. «C`est comme ça que j`ai monté mon entreprise», dit le pilote moustachu. Il n`est pas rare que Bürki doive préparer des voitures pour ses adversaires. Mais cela ne l’embête nullement. «Je sers mes clients comme je le voudrais l`être moi-même. Préparer la voiture d`un concurrent pour qu`il puisse éventuellement me battre ne me pose aucun problème.»
Bürki est également chef d`équipe depuis 15 ans. Son équipe MB Motorsport compte désormais 25 pilotes. Non seulement ils apprécient le service, mais ils font aussi partie d`une grande famille. «C`est la course automobile qui me motive bien sûr», constate Bürki. «Mais les relations humaines ont pris de plus en plus d`importance pour moi au fil des ans.»
Pour beaucoup de personnes, Bürki semble à première vue être un homme rigoureux. Et quand il rabat sa visière, cela correspond à la réalité. Mais Bürki a le cœur tendre. Un jour, lorsqu`un concurrent n`arrivait pas à faire rouler sa voiture juste avant le départ, il lui a spontanément donné une bougie d`allumage. Quand ce dernier était ensuite plus rapide qu`un membre de l`équipe Bürki, il a dû expliquer à son collègue de MB Motorsport pourquoi il avait agi de la sorte. La réponse de Bürki était sans équivoque: «Si tu as un problème avec ça, il te faudra simplement accélérer davantage la prochaine fois!»
Bürki compte sur sa Polo depuis longtemps. Mais le Bernois est rapide sur tout ce qui a quatre roues. Cela inclut également les voitures de sport et les voitures de formule. Il aime piloter une ancienne GP3 sur des circuits permanents. Il ne faut pas s’étonner qu`il montre de la sorte aussi à certains jeunes conducteurs les limites physiques. Il lui est déjà arrivé de dépasser avec un Suzuki quelques Ferrari. «Ce sont les moments où je rentre chez moi un sourire aux lèvres....»
Il n`a jamais eu assez d`argent pour faire une carrière à l`étranger. Bürki et son épouse Heidi ont eu leurs enfants très jeunes. Les filles Nicole et Mélanie ont respectivement 33 et 31 ans, le fils Mike a 26 ans et participe occasionnellement à des slaloms dans l`équipe de son père. Bürki sr. ne connaît pas la peur – pas même en montagne. «Avec l`expérience, vous minimisez le danger», constate le garagiste VW, qui connaît les itinéraires du calendrier suisse comme aucun autre. «Je sais quelle est la trajectoire qui sèche le plus vite et je connais aussi les dangers lorsqu’on conduis en dehors de la ligne idéale.» Bürki est l`un des premiers à inspecter les parties nouvellement asphaltées d`une piste. Il constate que cela peut être une bonne idée que d`inspecter de près la piste du Gurnigel sous la pluie deux semaines avant la course.
Le record de Zeller mis à part, Bürki a encore un autre objectif: il aimerait participer une fois à un rallye. «J`adorerais faire le Rallye du Valais», annonce spontanément le grand supporter de Walter Röhrl. Il y a fort à parier qu`il y ferait également une bonne performance!
Martin Bürki
Titre: Champion suisse de slalom
Age: 51
Origine: Uetendorf (BE)
Véhicule: VW Polo MB
86-91 Slaloms non licenciés
1992 Première course de côte à Anzère
2006 Champion OPC Astra Challenge
2011 Champion de Slalom
2013 Champion OPC Astra Challenge
2014 Champion de slalom et Champion de coupe de la montagne
2015 Champion Slalom et Champion Coupe de la montagne
2016 Champion de slalom
2017 Champion de slalom
2018 Champion de slalom et Champion Coupe de la montagne
2019 Champion de slalom
https://www.facebook.com/AutoSportSchweiz/
https://motorsport.ch/de/automobil/galerie
Le Rallye International du Valais (RIV) représente depuis des années la finale du Championnat suisse des Rallyes. Cette saison aussi, chacun se réjouit à l'avance d'assister à ce rallye qui est l'un des plus traditionnels. 16 voitures de la classe d'élite R5 y sont inscrites. L'invité vedette américain Ken Block se joindra pour enchanter les fans du RIV avec ses talents de drifteur pendant le programme-cadre.
Le titre du Championnat suisse des Rallyes étant déjà attribué depuis le Rallye del Ticino, les pilotes pourront donner des gaz à leur guise au Valais. La conduite tactique ne sera en effet pas une priorité pour la plupart des 89 participants (dont 19 dans la classe historique) et les fans en seront ravis. Mais la question primordiale que tout le monde se pose est la suivant: les jeunes vont-ils gagner ou l'expérience va-t-elle triompher? «La situation est très excitante», constate Ivan Ballinari, le pilote Skoda, qui a été sacré champion pour la deuxième fois consécutive avec trois victoires cette saison. «Je prévois une course avec Olivier Burri et le jeune Jérémie Toedtli en tête. Derrière eux, je me vois moi-même et Mike Coppens, qui, comme Burri et Toedtli, a une bonne connaissance des pistes.»
Si on se fie aux statistiques, c'est l'ancien champion Olivier Burri qui est clairement le favori. Le Jurassien a déjà remporté le RIV huit fois. La dernière fois en 2006, à cette époque sur une Subaru Impreza WRX STi. Mais il est intéressant de constater que Burri subira une petite pression. Comme aucun vainqueur valaisan entre 2007 et 2018 ne prendra le départ, seul Burri pourra empêcher un nouveau vainqueur. «Je suis très motivé», annonce Burri, dont le fils Michael est aussi l'un des prétendants au podium. «Pour moi, gagner le Valais, c'est comme gagner le championnat suisse. Ce rallye est d'un haut niveau. Lorsque j'ai participé au Monte-Carlo cette année, j'ai été assis à la même table que les meilleurs pilotes du monde. Et chacun d'eux s'est enthousiasmé pour le RIV.»
Alors que Burri, âgé de 56 ans, ne participera qu'au Rallye du Valais, Toedtli âgé de 25 ans a déjà participé au Rallye du Chablais cette saison. Le Neuchâtelois a terminé deuxième derrière le vainqueur Sébastien Carron, qui sera absent en Valais. Cependant, Toedtli y a conduit une Skoda Fabia R5. Au Rallye du Valais, il prendra pour la première fois place dans une VW Polo GTI R5. «C'est un honneur pour moi d'être l'un des favoris», déclare Toedtli. «Mais je ne pourrai probablement dire que mercredi, après le premier test dans la nouvelle voiture, quelles sont mes chances. Mais je suis d'accord avec Ballinari sur un point: Ça va être difficile de battre Burri.»
Mike Coppens a l’avantage d’effectuer cette course à domicile. Le quadragénaire de l'équipe du triple vainqueur valaisan Philippe Roux connaît très bien les pistes. C'est surtout sur la troisième étape, une session nocturne de 20 kilomètres menant de Sarreyer à la Croix de Cœur, que le pilote Skoda devrait avoir l'avantage.
La question de savoir qui remportera le titre de vice-champion reste ouverte. Jean-Marc Salomon a les meilleures cartes en main. Le polyvalent pilote jurassien est, avec Ballinari, le seul pilote de haut niveau à avoir non seulement effectué tous les rallyes, mais aussi à avoir toujours marqué des points. Son avance sur Michael Burri est de 33 points. Burri Junior devra donc être deuxième au moins pour avoir une chance de rattraper Salomon.
Derrière le top 3, Jonathan Michellod est toujours 4e – à égalité de points avec Ismaël Vuistiner. Alors que Michellod a déjà remporté le classement junior, Vuistiner se bat toujours avec le Français Styve Juif pour le titre de la Renaul Clio R3T Alps Trophy. Cette année, Thomas Schmid, champion junior de 2018, participera lui aussi pour la première fois au RIV.
Le rallye débutera au Valais le jeudi à 13 heures sur l'aire de la caserne de Sion. Au total, 18 étapes figurent au programme. Plus de 200 kilomètres doivent être parcourus. La dernière étape aura lieu le samedi après-midi à 16h à Savièse. La cérémonie de remise des prix de la 60e édition du Rallye International du Valais se déroulera ensuite à Sion à 20h.
Partie 3 de notre série «Portrait des champions suisses»:
Philipp Krebs a réalisé cette année ce que personne avant lui n`avait réussi: en tant que premier pilote de Coupe, il a remporté la Coupe de la montagne. Sans compter qu`il a aussi remporté pour la deuxième fois depuis 2002 la Renault Classic Cup.
En matière de places sur le podium, Philipp «Phippu» Krebs peut rivaliser avec presque tous les grands noms du sport automobile. Depuis qu`il a acheté sa Renault Clio actuelle en 2007, le Bernois est monté 72 fois sur le podium. 31 victoires, 31 deuxièmes places et 10 troisièmes places représentent en effet un palmarès impressionnant. Il a célébré son dernier triomphe aux Paccots avec trois courses les plus rapides. La récompense: deux titres à la fois. En 2019, Krebs n`est pas seulement champion de la Renault Classic Cup, il a également remporté pour la première fois la Coupe de la montagne, un triomphe dont il est fier. «Je n`ai jamais vu un pilote de la Coupe gagner ce trophée avant. C`est ce qui rend ce succès si précieux à mes yeux.»
L`an dernier, Krebs était deuxième derrière Martin Bürki et s`était imposé devant le champion de la série des slaloms réputé presque imbattable cette saison. «C’est pourquoi je goûte encore plus ce succès», constate Krebs et souligne la bonne relation avec Bürki. «Dinu a été le premier à me féliciter et a été heureux pour moi, ce qui a été important pour moi.» Le hasard veut qu`ils viennent tous les deux d`Uetendorf sur le lac de Thoune. Krebs constate en riant: «Il semble que le climat y soit particulièrement favorable au sport automobile.»
«Phippu» a commencé le sport automobile à l`âge de sept ans. Avec son père, il a assisté à l`époque à la course de côte du Gurnigel. «C’est là que j’ai eu le déclic», constate Krebs. Il a toutefois fallu des années avant que le mécanicien automobile qualifié s`intéresse sérieusement à ce sport. Au début des années 2000, il avait pratiqué le karting avec du matériel de seconde classe. Puis il a fait une suggestion audacieuse à son collègue de karting Toni Brunner: échanger leurs karts. Si Krebs était plus rapide que Brunner avec la voiture empruntée, ce dernier mettrait à niveau gratuitement son kart. Krebs a gagné – et Brunner a transformé le véhicule de Krebs en véritable fusée. En 1989, «Phippu» a remporté le championnat suisse de karting en C85. Sa carrière était lancée.
Avec l`achat de la Toyota MR2 de Jürg Dürig, Krebs est passé à la compétition automobile. Mais le championnat avait perdu de son importance. «Après avoir gagné la course du Gurnigel en étant le seul participant dans ma catégorie, je me suis dit: cela ne m’arrivera plus jamais!» Krebs est passé à la Clio Cup et y a fait régulièrement partie des meilleurs sur un nombre allant jusqu`à 50 concurrents parfois. Après une pause de quatre ans, Krebs y a pris un nouveau départ – dans la Renault Mégane Cup. C`est là qu`il est devenu champion pour la première fois en 2002 dans la Renault Classic Cup. 17 ans plus tard, il a répété ce succès. «C`était une longue traversée du désert», annonce Krebs. «Même si je suis généralement tout sauf obsédé par les titres, cela m`a pris soudainement cette année. Je voulais coûte que coûte devenir champion.»
Mais ce n`était pas une entreprise facile. Krebs a renoncé à quatre courses en circuit à Hockenheim et a eu la chance que la concurrence directe n`y ait pas réussi à convaincre. «Ils ont en quelque sorte tous servi mes intérêts», plaisante Krebs, qui a ensuite volé d`une victoire à l`autre dans sa discipline préférée, la course de côte. Ce n`est qu`aux Rangiers qu`il a dû se contenter du 2e rang. «J`avais fait le mauvais choix de pneus et je m’était mis à travers la piste dans les bois à deux reprises.»
«Phippu» est loin de songer à s`arrêter. «Tant que je m`amuserai et que je serai en bonne santé, je continuerai.» Mais ce n`est pas seulement la conduite elle-même qui le motive. La Renault Classic Cup est pour lui comme une famille. «Lors d`un week-end de course, les courses restent bien entendu le point culminant», dit Krebs. «Mais l’ambiance est aussi importante. C`est pourquoi j`arrive souvent sur place le mercredi déjà, si mon travail le permet.» Pour son travail, Krebs se trouve aussi souvent derrière le volant. Cet homme de 57 ans travaille pour le Conseil d`État bernois depuis 33 ans. «Je suis chauffeur du Conseil d`État du canton de Berne», déclare Krebs, qui se rend à ton travail en Smart, un véhicule plutôt atypique pour un pilote de course.
Pendant ses loisirs, Krebs se maintient en forme en skiant et en pratiquant le kick-boxing. Ce dernier aiguise les réflexes, constate «Phippu». De temps en temps, le participant le plus ancien au cours s`exerce aussi au kick-boxing dans un simulateur. Mais rien ne vaut le «real racing».
Krebs constate que les voitures de tourisme l`ont fasciné depuis son enfance. «Je n`ai jamais été un grand fan de Formule 1», annonce le pilote qui compte Marc Surer et Walter Brun parmi ses modèles. «Mon rêve est de conduire un jour un TCR. Malheureusement, je n`en ai pas les moyens financiers.» Mais il n`a pas abandonné ce rêve pour autant. Dans le sport automobile, on a déjà vu tant d’histoires incroyables. Et c`est la conviction intime de Krebs qui espère que son rêve se réalisera un jour.
Philipp Krebs
Titre: Vainqueur de la coupe de montagne et champion de Renault Classic Cup
Âge 57
Origine: Uetendorf (BE)
Véhicule: Renault Clio
1989 Champion suisse de karting dans la catégorie C85 (karts avec boîte de vitesses)
2000 Première course de côte avec une Toyota MR2
2002 Champion de Renault Classic Cup sur une Renault Mégane
2007 1er départ avec la Renault Clio dans la Renault Classic Cup
2018 Deuxième en Coupe de montagne
2019 Champion de Renault Classic Cup et Champion de coupe de la montagne
https://motorsport.ch/de/automobil/galerie
https://www.facebook.com/AutoSportSchweiz/
Le sport automobile et les Jeux Olympiques ne vont pas ensemble. Par le passé, on a toujours essayé d`organiser au moins une course de Formule 1 dans le cadre des Jeux Olympiques afin que la discipline reine ait aussi son champion olympique. Mais à ce jour, ces plans n`ont jamais été finalisés. La raison en est simple: aux Jeux Olympiques, l`athlète est au centre de l`attention – les disciplines avec équipement motorisé ne sont pas autorisées.
Toutefois, il y a eu une exception: aux Jeux Olympiques d`été de 1900 à Paris, il y a eu diverses «compétitions automobiles». Or le vainqueur de l`une d`entre elles, une course à longue distance Paris-Toulouse aller-retour, n`est autre que Louis Renault.
Pour que les pilotes de course puissent aujourd`hui profiter d`une touche de flair olympique, la plus haute autorité automobile a créé les «FIA Motorsport Games». En 2018, l`événement a eu lieu à Bahreïn. Mais l`activité de course s’est alors limitée à une course de GT3. Cette année, la FIA organisera ses jeux de sport motorisé du 1er au 3 novembre à Vallelunga, au nord de Rome. Les six disciplines ou coupes différentes suivantes sont annoncées : karting, Formule 4, voitures de tourisme, GT, drifting et Sim-Racing.
Les pilotes suisses Fredy Eugster (Digital Cup), Yves Meyer (Drift Cup) ainsi que Christoph Lenz et Patric Niederhauser vont y participer. Ces derniers vont affronter dans la GT Cup 21 nations. L’équipe suisse sera représentée par Raton Racing. Le champion de l’ADAC-GT-Master Patric Niederhauser et son collègue d’équipe Christoph Lenz miseront sur une Lamborghini Huracan GT3.
Les Suisses ont naturellement aussi d`excellentes chances de remporter une médaille dans la Drift Cup. Yves Meyer de l`Eventcenter Seelisberg a remporté la deuxième place de la Coupe Intercontinentale de Drifting FIA 2018 et Lukas Eugster est le champion suisse en titre des Sim Racers.
La finale du championnat suisse de slalom à Ambri a tenu ses promesses. La dernière course de la saison n`aurait pas pu être plus palpitante. Il était certes prévisible que Martin Bürki, le pilote expérimenté, remporterait le titre à la fin. Malgré des points égaux, le pilote d`Uetendorf avait déjà les meilleures cartes en main avant la course, car il a battu la plupart de ses adversaires au cours de l`année. Mais se rappelant du dicton qui dit qu`il ne faut pas vendre la peau de l`ours avant de l`avoir tué, il lui a d`abord fallu à lui aussi faire ses deux courses sans commettre aucune erreur.
«Ce n`était pas si facile», dit Bürki. «Si vous effectuez une course normalement, vous êtes pleinement concentré et vous savez dans quoi vous vous embarquez. Dès que vous conduisez en redoublant de prudence, vous risquez davantage de faire des fautes d`inattention, parce que vous n`avez pas l`habitude de conduire avec une telle retenue.» Malgré son mode de conduite défensif, Bürki a réussi à terminer correctement les deux courses de sa classe E1 jusqu`à 1600 cm3 et il a remporté sa huitième victoire de classe dans la huitième course, ce qui signifie qu`après 2011 et 2014-2018, il sera champion suisse des slaloms pour la septième fois en tout.
Derrière Bürki, Hanspeter Thöni de la classe N/ISN s`est assuré la deuxième place au classement général. Le pilote de Brienz ne pouvait pas vraiment se permettre une conduite très défensive. Son avance sur Tom Gal, deuxième, n`était «que» de 2,5 secondes à l`arrivée. Thöni clôture la saison pour la première fois dans le Top 3. «Je voulais faire partie du top 5», explique Thöni. «Maintenant, je me retrouve deuxième. Cela me ravit bien évidemment.»
Avant la course à Ambri, Philip Egli à Ambri était troisième au général. Le Glaronnais avait remporté toutes les victoires journalières jusqu`à présent et souhaitait continuer sur cette lancée également au Tessin. Mais lors de l`entraînement déjà, Egli n`a pas réussi à prendre de la vitesse sur la piste raccourcie de 370 mètres. «J`ai changé le rapport de vitesse pour les courses», dit Egli. «Mais cela n’a pas été mieux. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais il m’a été impossible de réaliser les chronos de Marcel Maurer et Lukas Eugster.»
Avec sa Ligier JS53, ce dernier a été en tête après la première manche devant Maurer. Dans la deuxième manche, il a encore amélioré son temps. Néanmoins, le chrono de 1:22,84 min n`a pas suffi pour que le pilote de Herisau gagne sa première victoire journalière. Sur sa Formule Renault, Maurer a battu le record en un temps sensationnel de 1:22,38 min. «Je ne sais vraiment pas comment Marcel s`y est prix», s`est interrogé Eugster. «J`étais à la limite. Je n`aurais pas pu faire beaucoup mieux.»
Maurer a donc réitéré sa victoire de l`année dernière à Ambri. Et avec sa première victoire journalière en 2019, il est également en lice pour la troisième place au général. Egli n`ayant terminé que deuxième de sa catégorie derrière Maurer, c`est finalement le pilote qui a remporté tous les slaloms précédents cette année qui a manqué le podium. «Je suis un peu contrarié par la défaite de cette journée», dit Egli. «Ça aurait été sympa si j`avais gagné les huit slaloms cette saison. Mais j`ai toujours insisté sur le fait que la concurrence est très forte. Cette fois, elle a été plus forte que moi. Mais je suis quand même heureux. C`était ma meilleure saison. Je n`ai jamais gagné autant de fois.»
Maurer, le vainqueur du jour, qui n`a pas pu disputer toutes les courses cette saison en raison d`une panne moteur à Hemberg, s`est réjoui du succès de la fin de la saison, mais il a également eu des mots consolateurs pour Egli. «Nous nous sommes affrontés pendant des années. Philip est un vrai sportif. Cette défaite est certes douloureuse pour lui, mais nous sommes généralement aussi contents pour l`autre quand il remporte un succès.»
Le héros local Christian Darani a su tirer profit de la mésaventure d`Egli. Le pilote de la Fiat XI/9 blanche comme neige était classé 4e avant la finale et s’est imposé dans la classe E1 des voitures avec une cylindrée jusqu`à 2000 cm3 devant Reto Steiner. Le Tessinois a fait preuve de nerfs d`acier. Dans la première manche, il s`est retourné. Darani a donc dû tout miser sur une seule carte dans la deuxième manche. Et il a brillamment réussi. En 1:34,06 min, Darani a pris la tête de la course, ce qui lui a valu la troisième place au classement général.
Le pilote de voiture de tourisme ou de GT le plus rapide à Ambri a été Sandro Morros sur une Porsche 991 II GT3 Cup. Il y a eu un nouveau gagnant dans l`Interswiss. Marco Geering (Opel Kadett), qui n`a jusqu`à présent participé qu`à Frauenfeld, a devancé les pilotes chevronnés Manuel Santonastaso (BMW 320) et Christoph Zwahlen (Porsche 997 GT3).
Marcel Muzzarelli a performé lui aussi dans la Suzuki Swiss Racing Cup. Le Grison, qui vit en Thurgovie, se serait contenté d’une 14e place à Ambri si son concurrent Fabian Eggenberger avait gagné la course. Mais Muzzarelli n`aurait même pas songé en rêve de pouvoir remettre en question son bilan presque parfait. Avec le meilleur temps de la deuxième manche, il a remporté sa quatrième victoire journalière cette année. La 2e place du championnat a été remportée par Eggenberger, qui a terminé à Ambri 3e derrière Simeon Schneider. Les deux poursuivants ont le même nombre de points dans le compte final. Mais Eggenberger l’emporte en raison du plus grand nombre de victoires (2:1).
Les résultats d`Ambri sont disponibles sur l`internet à l`adresse www.equipebernoise.ch
Avec sa troisième victoire de la saison, Nico Müller a remporté le titre de vice champion lors de la finale du DTM à Hockenheim. Müller ne s`est pas laissé décourager par la pluie persistante du dimanche et a opté pour la bonne stratégie après une première course décevante le samedi. Müller s`y était arrêté aux stands juste au moment où la direction de course a envoyé la voiture de sécurité. Comme l`arrêt de Müller n`était pas officiellement validé, Müller a dû revenir. Qu`il ait été condamné dans ces circonstances encore à une pénalité de drive-in pour «excès de vitesse» était en fait sans importance. «Je suis vraiment fâché», a déclaré Müller après avoir terminé 17ème de la première course. «Il n`y avait pas de drapeaux jaunes. Ils ont directement envoyé la voiture de sécurité.»
Le dimanche, son moral a en revanche été au beau fixe. Entouré de ses parents et de ses nombreux amis, Müller a fêté sa 2ème place dans le championnat européen des voitures de tourisme. «La façon dont nous avons perdu le titre au Nürburgring nous a fait mal», a déclaré Müller. «C`est pourquoi la victoire dans la dernière course à Hockenheim était une sorte de réparation.» Pour Müller, les choses se poursuivront presque sans discontinuer après le DTM. Le Bernois disputera la Formule E avec Dragon Racing, dont le signal de départ sera donné les 22 et 23 novembre en Arabie Séoudite. Mais auparavant, des essais de conduite figurent encore au programme.
Ce week-end, Müller n`a pas été le seul à offrir à la Suisse un succès. Sébastien Buemi a célébré sa première victoire WEC de la saison à Fuji, au Japon. Buemi et ses coéquipiers Kazuki Nakajima et Brendon Hartley ont terminé avec plus d`une demi-minute d`avance sur la voiture sœur de Toyota portant le numéro de départ 7 – malgré un drive-through. Après deux courses, les deux équipages Toyota sont à égalité de points à l`avant du peloton. La prochaine course aura lieu le 10 novembre à Shanghai.
Eric Berguerand a couronné sa saison presque parfaite par un nouveau triomphe. Le Valaisan s`est imposé dans la course de côte de Mickhausen en Allemagne devant son rival permanent Marcel Steiner. Steiner a réalisé le meilleur temps dans les deux premières courses. Dans la troisième manche, il n`a toutefois pas réussi à rééditer cet exploit. «Il a commencé à pleuvoir et avec les pneus de pluie, j`ai fait preuve de trop de prudence,» dit Steiner. En additionnant les trois courses, Steiner a eu 1,8 seconde de retard sur le vainqueur du jour, Berguerand. Steiner constate à regrets: «C`est dommage, j`aurais bien aimé terminer sur une victoire avant de faire une pause hivernale.»
Au cours des dernières semaines, trois jeunes talents ont pu participer grâce au prix qu’ils ont remporté à une course TCR Allemagne dans le cadre du «AutoScout 24 and Cupra Young Driver Challenge». Cela a commencé par Karen Gaillard, 18 ans. La pilote de karting fribourgeoise est la première femme à entrer dans le top 3 de la YDC. Et elle a fourni une performance remarquable au Nürburgring, notamment dans la deuxième course qui a dû être annulée en raison de fortes pluies. «La fin de la course a été certes quelque peu décevante», a déclaré Gaillard, qui occupait la neuvième place au moment où le drapeau rouge a été hissé. «Mais j`ai appris de mes erreurs lors de la première course et j`ai fait preuve de sang froid dans des conditions difficiles.»
Comme c’était le cas du Nürburgring pour Gaillard, le Hockenheimring a aussi été une expérience nouvelle pour Mario Anderegg. Bien que le finaliste de 20 ans, originaire de Wald dans le canton de Zurich, connaissait la piste en tant que spectateur, il ne l`avait jamais pratiquée auparavant. Anderegg a franchi la ligne d`arrivée dans les deux courses. «J`ai été 17e dans la première course et 16e dans la seconde. Grâce aux conseils de l`équipe, je m`en suis sorti assez rapidement», explique Anderegg. «Je suis fier d`avoir su garder la tête froide dans certaines situations délicates et d`avoir ainsi obtenu ces bons résultats.»
Le troisième finaliste, James Bischof (18 ans), a pu prouver ses capacités le week-end dernier au Sachsenring. Une tâche difficile. Le Sachsenring est par nature le plus sélectif de ces trois circuits. Des conditions qui changent constamment et une mauvaise visibilité ont rendu la tâche ardue au pilote saint-gallois. Néanmoins, il a également réussi à convaincre lors de sa première course automobile en remportant les 15e et 18e places. «J’ai réussi à améliorer encore ma performance dans la deuxième course», a constaté Bischof. «J`ai même été capable d`interférer dans des duels.»
Le choix de l`un des trois jeunes pilotes aura lieu dans les prochaines semaines lorsque l`équipe du projet et les entraîneurs Fredy Barth et Nico Müller auront évalué le comportement des trois pilotes sur et hors piste. Le nom du gagnant du Challenge sera annoncé en novembre. Grâce au soutien dont il a bénéficié, Julien Apothéloz, vainqueur de l`année dernière, a démontré cette année par de solides performances ce qui est possible. Au Nürburgring, il a été sur la troisième marche du podium. Au Sachsenring, il a terminé les deux courses à la septième place. Dans sa saison, le jeune Zurichois a terminé huitième au classement général. Dans la lutte pour le titre junior, il a été dépassé de justesse par la pilote allemande Michelle Halder.
Qu`adviendra-t-il de la YDC après 2019? «Nous négocions actuellement avec nos partenaires», déclare l`initiateur Fredy Barth. «A l`origine, le projet devait durer trois ans. Mais j`espère naturellement que nous pourrons le continuer.»
Pour en savoir plus sur le YDC, consultez le site www.youngdriverchallenge.ch
Le week-end prochain, la finale du Championnat Suisse des Slaloms aura lieu à Ambri (TI). Trois pilotes sont éligibles pour le titre: Martin Bürki, Hanspeter Thöni et Philip Egli. Avant cette huitième et décisive course, chacun de ce trio a un maximum de 140 points. Si les trois gagnent également dans leur catégorie au Tessin, c`est le nombre d`adversaires qu`ils ont battus au cours de l`année qui sera déterminant. A cet égard, Bürki devance clairement Thöni et Egli. Le premier aura aussi le plus grand nombre d`adversaires à Ambri. Dans sa classe E1 jusqu`à 1600 cm3, onze véhicules seront en compétition. Thöni roulera contre six concurrents dans le groupe N/ISN, cinq adversaires attendront Egli.
Le héros local Christian Derani n`est qu`à cinq points du trio. Le pilote de la Fiat XI/9 blanche a manqué la victoire dans sa catégorie par sept centièmes de seconde au slalom de Frauenfeld. Derani ne pourra donc entrer dans le top 3 à Ambri que si l`un des trois premiers échoue. L`écart de Derani montre à quel point les écarts se resserrent dans le Championnat suisse des slaloms 2019. Une petite erreur peut chambouler le résultat. La tension est donc garantie sur le circuit de l’aéroport d`Ambri.
Cependant, les trois prétendants au titre ne sont pas du tout nerveux. «Je n’ai pas moindrement le trac», déclare Egli, le pilote de F3, qui vise la huitième victoire du jour au huitième slalom d`Ambri. «Compte tenu de la forte densité de performances de cette année, je dois gagner impérativement dans ma classe pour rester troisième du championnat. Sur tout le reste, je ne peux exercer aucun impact.» Dans sa VW Polo, Bürki reste également de glace devant la situation de départ serrée: «Je suis dans le sport automobile depuis 1986. Il en faudrait donc plus pour me rendre nerveux. Ma préparation est par conséquent la même que d`habitude.» Même Thöni dans la Peugeot 106 «prend les choses comme elles viennent». Pas la moindre trace de nervosité, même si le pilote de Brienz a des chances de remporter le titre pour la première fois. «J`ai hâte de participer à la finale et je veux simplement faire deux bonnes courses», dit Thöni.
Dans la lutte pour la victoire du jour, trois autres candidats s’ajoutent à la liste en dehors d’Egli. Outre Tiziano Riva, vainqueur du record Ambri dans sa Reynard 92D F3000 (dernier vainqueur d`étape en 2015), Lukas Eugster, qui participe déjà à la Lotus Exige Cup samedi, et aussi Marcel Maurer comptent aussi parmi les prétendants à la victoire. Ce dernier a défié Egli à plusieurs reprises dans le passé. «J`aime le slalom d`Ambri», dit Maurer, qui a gagné la journée l`an dernier et en 2016. «C`est un parcours très rapide. Dommage, la piste n`est plus comme avant. Mais je suis toujours optimiste.»
En fait, les 343 participants au total devront se familiariser avec une nouvelle piste. En raison d`un chantier à l`aéroport d`Ambri, le slalom n`a pas seulement été réduit de 3,56 à 3,19 kilomètres (52 au lieu de 55 portes). Il va maintenant aussi dans le sens des aiguilles d`une montre. Cela signifie que, contrairement à l`année dernière, la piste ne tourne plus à droite après le départ, mais passe en ligne droite vers le virage en épingle à cheveux.
Pour les fans que nous espérons nombreux, les catégories LOC débuteront le samedi 5 octobre, à 8 heures du matin. Le champion de la Suzuki Swiss Racing Cup sera désigné avant la pause déjeuner. Il y aura aussi trois pilotes dans la course au titre. Cependant, la position de départ est en l’occurrence plus claire. Le leader Marcel Muzzarelli peut aborder la course sereinement. Avec 16 points d`avance, une 14ème place sera suffisante pour le Thurgovien – à condition que son rival Fabian Eggenberger remporte la finale à Ambri. Au vu des résultats obtenus jusqu`à présent, il est presque impensable que Muzzarelli passe le flambeau. Cette année, le jeune homme de 38 ans n`a en effet jamais été moins bien classé que la 2e place....
La décision concernant le championnat suisse suivra dimanche, les entraînements ayant lieu le matin (à partir de 9 heures) et les deux manches de classement l`après-midi (à partir de 13h45). Dès 17 heures environ, nous saurons qui est le champion suisse des slaloms 2019.
Pour de plus amples informations sur le Slalom d`Ambri, prière de consulter www.equipebernoise.ch
Part 2 de notre série «Les champions suisse en portrait»:
Après une deuxième place l`an dernier, Andy Feigenwinter a remporté le titre de champion de la montagne dans les voitures de tourisme après avoir fait une brillante saison. Son fils Raphaël étant troisième, le triomphe des Feigenwinter est complet.
Il se qualifie lui-même comme un oiseau de paradis et c`est en effet ce qu`il est et un particulièrement rapide de surcroît. Andy Feigenwinter apporte de l`originalité dans un championnat. Son apparence est souvent un peu criarde. Avec son dialecte bâlois, il agace parfois le public. Mais Feigenwinter est sur toute la ligne un coureur. Il adore les voitures. De Ferrari en passant par Porsche jusqu`aux Cobras. «La course m`a fasciné dès l`enfance», dit Feigenwinter, et tous ceux qui le connaissent savent qu`il est tout simplement impossible d`en douter.
Feigenwinter a déjà attrapé le virus des courses dans les années 70. Son oncle René Eugster, ancien pilote de Renault 5 Cup, possédait un magasin de karting à Schaffhouse qui attirait le petit Andy comme par magie. Dans la combinaison usée de son oncle, il se mettait déjà derrière le volant. A l`âge de 11, 12 ans, il a même été soutenu par Zipp, un fabricant de châssis de l`époque. «Mais la personne à l`origine de ce soutien est malheureusement décédée», se souvient Feigenwinter et de se demander: «Que serais-je devenu si cela n`avait pas été le cas?»
Feigenwinter a trouvé son chemin dans le sport automobile malgré tout. Avec des détours et une volonté de fer. Lors d`une visite à Modène en 1987, Feigenwinter, alors âgé de 20 ans, s`est juré qu`il posséderait lui-même une Ferrari avant la 50e édition de la manifestation. Aussitôt dit, aussitôt fait. Feigenwinter s`est acheté une 308 jaune – «qui a englouti toutes mes économies». Et il a rejoint le «Club Suisse» pour accélérer avec son bolide jaune sur le circuit. Il n`était pas rare qu`il devance des gars conduisant de puissantes V12. «Je crois que c`est là que j`ai réalisé que j`avais un certain talent.»
La 308 a été suivie d`une Challenge 355. Puis la «Ferrari zébrée» comme l`appelle Feigenwinter. Une voiture dont l`ancien pilote de GP Arturo Merzario était l`un des anciens propriétaires. «J`adorais ces Ferrari. Mais plus elles sont devenues modernes, plus elles comportaient un nombre élevé de pièces en fibre de carbone. C`est devenu très coûteux.» Pour satisfaire ses ambitions dans le sport automobile, Feigenwinter a piloté une Lotus Exige en 2009 et est devenu Champion de British Sportscar. L`année suivante, il est passé aux prototypes et a remporté deux fois de suite le Sports Car Challenge avec Pedrazza Motorsport. «C`était un temps béni avec une vraie équipe», constate Feigenwinter.
Avant que Feigenwinter ne fasse les gros titres du championnat suisse, il a remporté en 2012 et 2013 la Crosslé Cup, un championnat avec des voitures de la fin des années 60. Mais comment Feigenwinter a-t-il découvert sa passion pour le Championnat suisse de montagne? «J`ai assisté à quelques courses en 2016. Mais cela n`a pas été le facteur décisif. Quand j`ai appris qu`Yves Meyer et son équipe Seelisberg planifiaient un concours de jeunes talents pour 2017, je l`ai annoncé à mon fils Raphael. Il a immédiatement été enthousiasmé et s`y est inscrit. En 2017, j`étais donc proche de l`action - et tout à coup, j`ai eu un déclic moi aussi.»
La question s`est alors posée de savoir quel type de voiture conviendrait le mieux. «Il fallait qu`elle soit légère et rapide», dit Feigenwinter. «Une Ferrari aurait été ma préférée.» Mais le choix s`est finalement porté sur une Lotus Exige. Feigenwinter a roulé avec elle en 2018 dans la catégorie SuperSérie. S`il avait eu partout les concurrents nécessaires pour pouvoir marquer le maximum de points, Feigenwinter serait déjà devenu le champion en 2018. Finalement, il s`est classé 3e. «Une belle réussite. Mais je voulais faire mieux.»
Au cours de la dernière saison, le nombre de participants et la performance étaient parfaits. Feigenwinter est devenu souverainement champion des voitures de tourisme. A l`exception d`Anzère, il a pulvérisé tous les records. «Le fait d`avoir effacé le record datant de six ans de Toni Bühler à Oberhallau m`a rempli de fierté», déclare Feigenwinter. Mais il est encore plus fier de la performance de son fils Raphaël. Dans la dernière course, il a réussi à terminer troisième sur le podium général. «Père et fils dans le top 3, c`est du jamais vu auparavant dans le championnat suisse», dit Feigenwinter sr.
Ce pilote de 52 ans est encore loin d`envisager de s`arrêter. «La course, c`est ma vie. Tant que je m`amuserai et que je pourrai faire partie des meilleurs, je continuerai.» Défendre le titre de champion de Suisse est un vrai défi pour lui. Une chose est certaine: l`oiseau de paradis Feigenwinter est un enrichissement pour tout championnat.
Andy Feigenwinter
Titre: Champion suisse de la montagne Voitures de tourisme
Age: 52
Origine: Reinach (BL)
Véhicule: Lotus Exige 430
1990-2008 Divers Championnats de clubs
2009 Champion British Sportscar sur Lotus Exige
2010 Champion Sports Car Challenge avec Pedrazza
2011 Champion Sports Car Challenge avec Pedrazza
2012 Champion Crosslé Cup
2013 Champion Crosslé Cup
2017 3e rang au Endurance Champions Cup sur Radical V8 Proto
2018 3e rang au Championnat suisse de la montagne chez es voitures de tourisme sur Lotus Exige
2018 2e rang au Historic 12 heures à Sebring sur Lola T165
2019 Champion suisse de la montagne chez es voitures de tourisme sur Lotus Exige
Photo: Jürg Kaufmann/Peter Wyss, AutoSprintCH
Zur Galerie: www.motorsport.ch/de/automobil/galerie
Philip Egli a dominé le Championnat Suisse des slaloms de cette année. Sur les sept courses disputées jusqu`à présent, il a été le vainqueur incontesté six fois. Egli n`aurait échoué qu`une seule fois, à savoir à fin juin à Chamblon. Là, le Glaronnais aurait commis une erreur de but, qui a conduit à une pénalité de dix secondes, respectivement un recul à la place 2 dans le SCRATCH.
Egli ne s`en est toutefois rendu compte qu`après l`expiration du délai de protestation si bien que le pilote de Formule 3 n`a plus eu la possibilité de faire appel sur place. Egli étant toutefois certain de ne pas avoir commis d`erreur de porte, il a fait appel, conformément à l`article 14.1 du Code Sportif International – avec une vidéo embarquée en guise de preuve.
Ce nouvel élément (de preuve) a été déclaré valide par les commissaires sportifs. Comme la vidéo montre clairement que la porte numéro 60, prétendument renversée par Egli, était en réalité déjà tombée par terre avant le passage de Philip, le résultat vient d`être corrigé. Cela signifie qu`avec un temps de course de 2:57,542 min, Egli est le vainqueur du jour à Chamblon et devant Lukas Eugster, qui avait temporairement hérité de la 1ère place.
Egli a remporté par conséquent tous les slaloms précédents de cette saison. S`il gagne également ce week-end à Ambri, Egli sera le premier pilote de l`histoire du slalom à remporter toutes les courses en une saison.
Patric Niederhauser avait déjà été sacré champion avant la finale de l`ADAC GT Master au Sachsenring. Mais lui et son coéquipier, le Sud-Africain Kelvin van der Linde, n`en avaient manifestement pas assez. Lors de la deuxième course du dimanche, l`équipe Audi a non seulement remporté une brillante troisième victoire de la saison, Niederhauser/van der Linde ont également remporté la victoire au classement par équipe pour leur écurie HCB Rutronik Racing. «Kelvin a décroché la pole position de manière sensationnelle le matin», explique Niederhauser. «J`ai ensuite pu prendre le contrôle de la voiture avec une avance d`environ sept secondes. Il était donc important pour moi de maintenir le rythme, ce que j’ai réussi à faire. J`ai même légèrement augmenté l`avantage. Ce n`était pas aisé. Hors de la ligne idéale, la piste était très sale. Il a fallu beaucoup de concentration pour ne pas commettre d`erreurs. Le fait que nous ayons gagné le classement par équipe ainsi que celui des pilotes est la cerise sur le gâteau. Maintenant, pour la première fois, nous avons vraiment des raisons de fêter cela.»
Ricardo Feller n`était quant à lui pas nécessairement d`humeur festive. L`Argovien s`était rendu au Sachsenring en étant troisième au classement général et leader au classement Junior. Mais la 12ème place et quatre points dans la première course n`ont pas suffi pour défendre ces positions. Le titre chez les juniors est allé à l`Autrichien Max Hofer. Feller est tombé à la 5e place au classement général. La principale raison du titre manqué est évidente. Audi a remplacé avant la dernière course le collègue d’équipe de Feller. A la place de Dries Vanthoor, engagé à Barcelone auprès de la Blancpain Series, c’est Frédéric Vervisch qui a conduit au Sachsenring. Selon Feller, «il a certes fait de son mieux», mais l’équipe n’était définitivement pas assez rodée. Voici les positions des autres coureurs suisses: 10e Rolf Ineichen, 19e Jeffrey Schmidt, 22e Nikolaj Rogivue.
Louis Delétraz a remporté un succès en Formule 2: lors de la première course à Sotchi, le Genevois s`est hissé de la 7e place sur la grille de départ en position 3 et est donc monté sur le podium pour la troisième fois de la saison. Dans la deuxième manche, Delétraz a déclenché une réaction en chaîne avec une vrille peu après le départ, qui a abouti à une collision entre deux concurrents et à une interruption assez longue de la course. Dans la course de sprint raccourcie qui a suivi, Louis a dû se contenter de la 14e place et Ralph Boschung a terminé 14e et 12e en Russie. Nyck de Vries (NL) a déjà été désigné champion avant la finale à Abu Dhabi.
Fabio Scherer joué de malchance sur toute la ligne lors de la finale de Formule 3: le Lucernois domicilié à Engelberg a dû abandonner les deux courses lors de ses débuts en Russie. Le fait qu`au classement général il soit avec sa 17e position mieux placé que ses deux collègues de l`équipe n`est pas une consolation pour Scherer qui annonce: «Je me concentre déjà sur 2020.»
Grégoire Saucy a fait les gros titres de la Formule 4 de l`ADAC. Avec sa deuxième place sur le podium cette saison (3e place dans la course de samedi), il sa encore réussi à se hisser au neuvième rang du championnat.
Un coureur suisse a encore pu fêter u titre à Barcelone: Adrian Amstutz a défendu avec succès son titre en Coupe AM avec son coéquipier russe Leo Machitski lors de la finale de la Blancpain Series sur le Circuit de Catalogne.
La Formule E n`organisera pas de course en Suisse en 2019/2020. Avec quatre pilotes, la Suisse fournira en revanche le contingent le plus important. Simona De Silverstra va rejoindre Sébastien Buemi (Nissan), Neel Jani (Porsche), Edoardo Mortara (Venturi) et Nico Müller (Dragon). La pilote Thoune, qui a participé à la série australienne de supercars V8 au cours des trois dernières années et qui y occupe actuellement la 20e place, ne sera pas seulement une pilote d`essais et de développement chez Porsche. De Silvestro se tiendra également à la disposition de la nouvelle Formule E pour des essais de conduite en cours de saison.
«C`est pour moi un grand honneur de travailler pour cette marque prestigieuse», déclare De Silvestro. «J`attends avec impatience mon nouveau rôle de pilote d`essais et de développement pour l`équipe TAG Heuer Porsche Formula E. J`ai acquis beaucoup d`expérience en Formule E ces dernières années et je ferai de mon mieux pour permettre à Porsche de persévérer sur la voie du succès.»
De Silvestro a commencé sa carrière dans le karting avant de partir en Amérique à l`âge de 18 ans. Elle y a pris le départ en 2006 en Formule BMW USA, qu`elle a terminée à la quatrième place. Elle a ensuite participé au championnat de l`Atlantique et à la série Indycar. En 2010, elle a été élue meilleure recrue aux 500 milles d`Indianapolis, en 2013, elle est montée sur le podium avec une deuxième place à Houston. En 2014 a suivi une saison sans succès en Formule 1 en tant que «Pilote Affiliée» de l`équipe de F1 Sauber de l`époque.
Pour Thomas Schmid, une longue attente se termine. Champion junior des rallyes de 2018, il pourra participer au Rallye International du Valais du 17 au 19 octobre. Schmid y conduira une Renault Clio R3T dans le cadre du Clio Trophy.
Au Rallye du Valais, tu pourras échanger le prix que tu as gagné en tant que champion junior. La longue période d`attente est donc terminée.
Oui, beaucoup de temps s`est écoulé depuis le dernier rallye et je suis d’autant plus heureux de pouvoir participer au Rallye du Valais. Je me réjouis d`être enfin de nouveau assis dans une voiture de rallye.
Mais entre-temps, tu n`as pas chômé et, en vrai touche-à-tout, tu as plusieurs engagements à ton actif.
C`est vrai. J`ai participé entre autres à quatre manifestations de Formula Student. C`était un truc très cool. Ces voitures pèsent environ 160 kilogrammes, mais ont une puissance infinie. J`ai également participé au premier Championnat Suisse de Sim Racing et je l`ai terminé dans les huit derniers. Puis j`ai fait des courses de taxis, ce qui a également été une expérience passionnante. Une fois, j`ai même pris place dans une WRC. Mais ce n`était pas un vrai test.
Comment tu as réussi à participer à une Formula Student?
Mon frère y avait participé il y a des années. Et je leur ai demandé s`ils avaient besoin d`un pilote. Il y a eu une petite sélection que j`ai gagnée.
Jusqu’à quel point l`expérience dans le championnat de Sim Racing était-elle importante à tes yeux? Envisages-tu d`entrer dans le monde virtuel du sport automobile?
Non, j`ai beaucoup pratiqué le Simracing par le passé et je me disais: pourquoi ne pas m`inscrire? Mon objectif était de terminer dans le top 10 et je l`ai atteint.
Comment te prépares-tu maintenant au Rallye du Valais?
Le samedi 5 octobre, je participerai au Rallye du Pays du Montbéliard. C`est un rallye dans le Jura français. J`y piloterai pour la première fois la R3T et j`espère pouvoir acquérir le plus d`expérience possible.
Pour monter ensuite sur le podium du Rallye du Valais?
Ce serait mon objectif. Mais ça va être difficile. La compétition du Clio Trophy est dure. Et comme je l`ai dit, je n`ai jamais piloté cette voiture avant. Je dois aussi retrouver d`abord le rythme d`un rallye.
As-tu déjà des projets pour 2020?
C`est une question de budget. J`aimerais bien entendu conduire à nouveau régulièrement. Mais le sport de rallye est coûteux.
Tout dépendra-t-il du résultat remporté au Rallye du Valais?
Non. Mais un bon résultat me serait certainement utile pour attirer l`attention sur moi en 2020.