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"Rester silencieux n'est pas une option" sur l'Ukraine selon Scholz
"Rester silencieux n'est pas une option" sur l'Ukraine, selon le chancelier allemand Olaf Scholz. Lors de la réunion en ligne du WEF, celui qui préside cette année le G7 a affirmé mercredi que les frontières européennes "ne peuvent être bougées par la force".
"Le droit doit régner", a affirmé le chancelier, qui s'exprimait pour la première fois devant le Forum économique mondial (WEF) comme chef du gouvernement. M. Scholz, qui doit rencontrer jeudi le président de la Confédération Ignazio Cassis, estime prématuré de savoir si les discussions actuelles pourront aboutir à une désescalade.
Les Occidentaux reprochent à la Russie d'avoir massé des dizaines de soldats au moins à la frontière orientale de l'Ukraine. Dans deux projets de traité soumis à l'OTAN, Moscou demande une diminution des forces de l'Alliance atlantique de son voisinage et une garantie que l'Ukraine et la Géorgie ne rejoindront pas cette organisation.
Mardi, M. Scholz s'en était pris directement à Moscou, alors que la cheffe de sa diplomatie Annalena Baerbock se trouvait en Russie. Comme d'autres dirigeants occidentaux avant lui, il avait averti qu'une invasion russe en Ukraine serait sanctionnée par "des coûts élevés".
Vaccins et climat
Outre l'Ukraine, M. Scholz a ajouté mercredi que sa présidence du G7 serait notamment consacrée à étendre les infrastructures de santé et production de vaccins dans les pays en développement pour anticiper les prochaines pandémies. Il a affirmé que de "nouveaux variants" de coronavirus continueraient à seraient observés tant qu'une immunisation plus équitable n'est pas atteinte.
Le chancelier allemand veut également appliquer davantage de collaboration à la lutte contre le réchauffement climatique. Il souhaite établir "un club du climat" pour collaborer et qui sera ouvert à tous. "Nous n'attendrons plus les plus lents" et les moins actifs, a-t-il ajouté, appelant à des règles minimales communes pour maintenir le réchauffement à 1,5°C et à une politique d'investissements sur l'hydrogène vert. Les pays riches devront aider financièrement les Etats moins aisés, a-t-il affirmé.
ats