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« Cela se voit comme le nez au milieu du visage… ».
Cette expression familière reflète parfaitement l’importance du nez et de son esthétique dans l’équilibre d’un visage.
Il est considéré comme harmonieux, lorsqu’il est fin, symétrique, avec une arête rectiligne. Le profil est perçu comme équilibré quand la pointe du menton est en retrait par rapport à la pointe du nez, mais se trouve légèrement en avant de la lèvre. La pointe du nez, constitue une composante du nez à part entière. Elle est aussi un élément singulier du nez.
Pour savoir si un nez est tombant, on mesure l’angle nasolabial. Cet angle est formé par la réunion de la tangente à la columelle à la tangente de la lèvre supérieure. La columelle est le tissu mou situé à l’extrémité du septum nasal. L’angle nasalabial doit être, selon les idéaux classiques, de 90 à 100° chez l’homme et de 110-120° chez la femme.
La pointe de nez est considérée comme plongeante quand cet angle est inférieur aux idéaux classiques. Lorsque cet angle y est supérieur, le nez est dit « retroussé ».
Au regard de ces critères, une pointe du nez tombante ou « plongeante » nécessiterait d’être remontée pour être « plus féminine ».
La pointe du nez est donc considérée intuitivement dans l’appréciation de la féminité et de la sensualité de la personne, mais aussi de son caractère, et de son humeur. Ainsi, un nez dont la pointe est relevée donne une impression de dynamisme et d’ouverture.
A l’inverse, un nez tombant est associé à un caractère mou et apathique.
La pointe de nez est également impliquée dans le sourire et donc dans la sympathie que véhicule la personne. Une pointe de nez tombante peut masquer le sourire et donner un air triste au visage. A l’opposé, un nez dont la pointe est trop relevée et dont les narines sont trop visibles, indique une attitude superficielle.
La pointe du nez forme aussi avec la lèvre supérieure une unité esthétique qui participe à la sensualité de la bouche.
Les causes.
La pointe du nez, devient tombante soit pour une raison d’ordre congénital, soit suite au vieillissement. En effet, avec l’âge, le nez est tombant et semble s’allonger.
Il existe différentes solutions chirurgicales et en médecine esthétique pour améliorer une pointe nasale tombante.
Le choix de la technique varie selon les patients et l’appréciation du médecin qui devra :
– évaluer les mouvements de la pointe du nez lors de la parole et du sourire
– analyser les structures cartilagineuses de la pointe du nez et notamment la rigidité des cartilages de la pointe.
– analyser les structures de soutien de la pointe: cloison nasal ou cartilage alaire
Pour certaines corrections, il n’est pas nécessaire de recourir à la chirurgie et une simple injection de botox ou d’un produit volumateur permettra d’obtenir un résultat très satisfaisant.
L’injection de toxine botulique (botox) est une alternative intéressante pour éviter un geste chirurgical de rhinoplastie.
La pointe du nez a tendance à descendre lorsque l’on parle ou que l’on sourit. Ce phénomène est dû à l’action du muscle “depressor nasi septi”, situé au niveau de la columelle. Le muscle “depressor nasi septi » est le muscle abaisseur de la pointe du nez. Il attire la pointe du nez vers le bas lorsqu’il se contracte. Une simple injection de toxine botulique aura pour effet d’empêcher l’abaissement de la pointe lors des expressions, voire même d’entrainer sa remontée.
Ce geste médical apporte une solution rapide et efficace, lorsque le problème est ciblé.
Il peut être intéressant d’associer une injection de botox à l’injection d’un produit de comblement de type acide hyaluronique ou Radiesse®(hydroxy-apatite de calcium) qui présente un grand intérêt dans l’approche esthétique non invasive du nez.
Les injections par produits volumateurs tels que l’acide hyaluronique et le Radiesse® (hydroxy-apatite de calcium), en comblant les creux, redonnent de la rondeur et donc de la jeunesse aux tissus.
Les produits utilisés sont résorbables et s’éliminent progressivement. Ils ont une efficacité immédiate.
Cet acte extrêmement simple est réalisé en quelques minutes au cabinet, avec une simple anesthésie locale. Le produit peut être injecté à la base du nez, juste au dessus de la lèvre supérieure. Il permet de remonter ainsi la pointe du nez.
Afin de prévisualiser chez soi l’effet d’une telle injection, rien de plus facile ! Regardez vous de profil à l’aide de deux miroirs, et pincez entre le pouce et l’index la base de la zone qui sépare vos deux narines. La pointe de votre nez va remonter, c’est le résultat que vous obtiendrez après cette injection.
Naturellement présent dans notre organisme, l’acide hyaluronique ne risque pas d’être rejeté.
Dans notre peau, l’acide hyaluronique joue un rôle fondamental : il lui donne son maintien, assure son élasticité et sa fermeté et lui procure son aspect lisse et rebondi. Mais avec l’âge, la production d’acide hyaluronique ralentit.
Le Radiesse ou hydroxyapatite de calcium est un produit de comblement qui bénéficie de nombreuses propriétés pour la peau. Une fois injecté sur la zone à traiter il ne migre pas, n’attire et ne retient pas l’eau et est totalement résorbable. Il se positionne comme un vecteur qui va soutenir et retendre la peau, en attirant autour de lui les fibroblastes produisant du collagène.
Les injections présentent de nombreux avantages : c’est une solution rapide, le produit est résorbable, l’acte ne laisse pas de séquelles, ne provoque pas d’éviction sociale, pas d’œdème, pas d’ecchymoses, n’implique pas de pose de plâtre.
En revanche, l‘effet ne dure que 9 mois pour l’acide hyaluronique, de 18 mois pour le Radiesse®.
Si le résultat ne satisfait pas vos attentes, il est toujours possible d’opter pour une solution plus pérenne telle que la rhinoplastie chirurgicale.
Le traitement le plus pérenne pour remonter la pointe du nez reste indiscutablement la rhinoplastie chirurgicale classique.
Plusieurs gestes chirurgicaux de correction peuvent être réalisés, de manière associée ou non mais le principal consiste à greffer des cartilages pour soutenir la pointe du nez.
Un seul point d’injection au sein du muscle à la base du nez, au-dessus de la lèvre supérieure, permet de remonter la pointe du nez. Il s’agit de relaxer le muscle “depressor nasi septi”, par une injection médiane minime de 2 unités de VISTABEL ou de BOCOUTURE à la base de la columelle ou par une injection bilatérale de 1 unité légèrement latéralisé de part et d’autre de la base de la columelle.
L’injection induit un affaiblissement du muscle hyperactif, sans pour autant affecter son fonctionnement normal. L’observation des patients traités avec de la toxine botulique depuis 30 ans a révélé une non-toxicité et les accidents restent très rares.
Cette technique n’est ni dangereuse, ni définitive. La toxine botulique est appréciée car elle très peu toxique et donne un résultat modifiable puisque limité dans le temps.
Ce traitement est surtout indiqué pour les petites remontées de pointe. Un résultat plus important nécessitera le recours à une intervention chirurgicale.
L’acte se pratique en cabinet, sans anesthésie. L’injection n’est pas douloureuse car la seringue contient un anesthésiant.
Le produit redonne du volume en avant de l’angle nasolabial. Il va ouvrir cet angle tout en arrondissant la pointe du nez. Cette poussée de l’intérieur permet de faire notablement remonter la pointe du nez, par élévation des cartilages des ailes du nez, qui vont subir une sorte de déroulement vers le haut.
La séance dure environ 30 mn.
Comme après toute injection, des ecchymoses peuvent apparaître durant quelques jours. Un oedème réactionnel peut survenir durant 48 à 72h. Il correspond à l’inflammation causée par le traumatisme de l’aiguille. Le médecin utilise une canule pour éviter les douleurs, limiter les bleus.
Les effets de la toxine botulique sont temporaires et nécessitent le plus souvent la prise d’anticoagulants.
L’injection d’acide hyaluronique est contre-indiquée pour tous ces cas :
– femme enceinte ou allaitante,
– antécédents d’allergie à l’acide hyaluronique,
– infections cutanées en cours (herpès labial notamment),
– maladies auto-immunes non stabilisées depuis au moins 1 an.
Pour les suites, il est recommandé d’éviter les grimaces et mimiques durant les 24 heures suivant l’acte. Il est conseillé de ne pas porter de lunettes dans les jours qui suivent et d’éviter de pratiquer des sports de combats. Evitez de masser cette zone également.