Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06914.jsonl.gz/663

Nul besoin d'un congrès extraordinaire du PS pour savoir si le PS doit rester au gouvernement. En votant lors de son congrès du 30-31 octobre à Lausanne, l'abolition de l'armée, le parti socialiste est devenu de facto un parti de l'opposition.
C'est en 1935 que les sociaux démocrates approuvent la défense nationale et choisissent de rejoindre la collegialité qui leur ouvre les portes du gouvernement jusqu'alors composé de partis bourgeois. Le premier socialiste, Eric Nobs, sera élu au Conseil fédéral en 1943 et la formule magique qui détermine la répartition des sièges au Conseil fédéral entérinera en 1959 la présence du PS au gouvernement aux côtés de l'UDC, du PRD et du PDC.
C'est donc bien lorsque les socialistes se sont ralliés à la logique de la défense nationale qu'ils ont été acceptés au Conseil fédéral. En rejetant cet élément, ils se mettent de fait dans l'opposition.
On peut discuter de la forme de l'armée, mais opter pour sa suppression pure et simple revient à supprimer une des fonctions même de l'Etat (défense nationale). Ce n'est pas digne d'un parti gouvernemental. Le PS vire à gauche toute, qu'il en assume les conséquences et ne présente pas de candidat au Conseil fédéral aux prochaines élections. Quant aux autres partis, qu'ils en tirent également les conséquences en ne réélisant pas un socialiste.