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Jan Dismas Zelenka est né dans le royaume de Bohême en 1679. Il meurt à Dresde en 1745. Il est sans doute, le compositeur thèque le plus important de la période baroque.
Fils d’un organiste, il est formé à Prague par des jésuites et travaille dans sa ville natale jusqu’à 1709. Ayant étudié avec des compositeurs de la taille d’Antonio Lotti, Johann Joachim Quantz ou encore Johann Joseph Fux, il est engagé à Dresde où il reste jusqu’à la fin de sa vie.
Rappelons que Dresde, capitale du richissime royaume de Saxe, rayonne dans l’Europe toute entière. Elle est alors reconnue comme un des principaux bastions de l’opéra italien. Auguste II, grand connaisseur et amateur de musique, est de confession luthérienne. Mais pour se rendre éligible au trône de Pologne, il se convertit au catholicisme. Dresde possède à cette époque deux chapelles : l’une luthérienne et l’autre catholique. C’est pour cette dernière que Zelenka travaille, jouissant de beaucoup de moyens et d’une grande liberté créatrice.
Jan Dismas Zelenka, appelé par certains analystes « le Bach de Prague » (grâce peut-être à la richesse de son inspiration et à la rigueur de son style), est inconnu de nos salles de concerts jusqu’il y a quelques années où quelques pièces de musique instrumentale sont jouées. Mais avec la vague qui nous aide à redécouvrir la musique ancienne, ce grand compositeur est heureusement à nouveau mis en lumière.
De ses six « missae ultimae » seulement trois ont pu être récupérées. Mais des musicologues s’accordent à dire que ces œuvres comptent parmi les plus grandes constructions de la musique baroque.
Représentant parfaitement le style baroque tardif, Zelenka est tout de même assez original, non seulement par ses thèmes vocaux plutôt étirés (alors que ses contemporains façonnaient des motifs courts), mais aussi par ses progressions harmoniques et son usage du chromatisme (que vous pourrez ici remarquer facilement dans le Kyrie). Une autre caractéristique de sa musique est la combinaison des styles antico et moderno.
Autrement, l’écriture vocale de Zelenka demande une grande virtuosité et la complexité du contrepoint est très exigeante.
Le mot « votiva » vient du latin « votivus », ce qui veut dire « promis en vœux » ou encore « désiré, voulu ». Alors nous pourrions traduire le nom de « missa votiva » par « messe promise » ou « messe souhaitée ».
D’après nos recherches, nous pensons que cette œuvre n’a jamais été jouée en Suisse romande.
ENSEMBLE LUX TEMPORE
ORCHESTRE
Violons : Amandine SOLANO et Vanessa MONTEVENTI
Violon alto : Mathurin BOUNY
Violoncelle : Marieanne LEE
Contrebasse : Noelle REYMOND
Hautbois : Vivian BERG et Seung-Kyung LEE
Basson : Xavier MARQUIS
Orgue : Laura MENDY
CHŒUR
SOPRANES :
- Lina LOPEZ (soliste)
- Cindy FAVRE-VICTOIRE
- Florence GRASSET
ALTOS :
- Anthea PHICHANICK (soliste)
- Christophe CARRÉ
- Myriam DJEMOUR
TENORS :
- Tiago OLIVEIRA (soliste)
- Akinobu ONO
- Bastien COMBE
BASSES :
- Matthias GEISSBÜHLER (soliste)
- Geoffroy PERRUCHOUD
- Alvaro ETCHEVERRY
DIRECTEUR
Julian VILLARRAGA