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La Suisse a perdu des points dans la valorisation de ses ressources naturelles, selon le dernier rapport du WEF (photo symbolique).
KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER(sda-ats)
La Suisse a dégringolé au classement de la compétitivité touristique du Forum économique mondial (WEF). En l'espace de deux ans, elle a perdu de sa capacité à attirer les touristes et recule de quatre places pour terminer 10e sur 136 pays.
Sur une échelle de 1 à 7, l'indice helvétique de la compétitivité touristique s'inscrit à 4,9, selon le dernier rapport du WEF publié jeudi. Lors de la précédente édition datant de 2015, la Suisse affichait un score de 5 et le 6e rang sur 141 pays examinés.
La Suisse a surtout perdu des points dans la valorisation de ses ressources naturelles (43e position), explique le WEF. Le pays n'en demeure pas moins numéro un au classement global en matière d'environnement durable.
Comme il y a deux ans, l'Espagne rafle la première place, toujours suivie de la France et de l'Allemagne. De manière générale, l'Asie remonte nettement dans le palmarès. Le Japon s'adjuge ainsi la 4e position (+5 en deux ans), devant le Royaume-Uni et les Etats-Unis. L'Italie occupe le 8e rang. La Chine se hisse à la 15e (+2) place et l'Inde à la 40e (+12).
Ilot de cherté
Pour en revenir à la Suisse, dans le détail des sous-indicateurs, les ressources culturelles (35e) sont aussi moins bien notées qu'en 2015. Et le marketing touristique semble moins efficace (29e). Sans surprise, le niveau des prix confine l'îlot de cherté helvétique en 136e position, même si le pays semble plus abordable qu'il y a deux ans.
Les avantages pour les visiteurs étrangers demeurent la présence de travailleurs qualifiés (3e) ainsi que les infrastructures routières (4e) et aéroportuaires (11e). Les services touristiques, jugés "extrêmement bien développés", se voient décerner la 6e position au classement du WEF.
Plus largement, la compétitivité helvétique a pâti des obstacles à l'embauche de main-d'oeuvre étrangère (61e), et des faibles efforts sur le plan de l'ouverture (30e). Pour les auteurs, la Suisse aurait donc tout à gagner à mieux valoriser ses ressources naturelles et culturelles, et côté pratique, à assouplir sa politique de visas.
Un emploi sur dix
Le secteur touristique mondial génère 10% du produit intérieur brut global, selon le WEF. Il contribue à un emploi sur dix et sa croissance dépasse celle des autres branches. Tandis que le contexte toujours plus protectionniste entrave le commerce international, il n'est pas un frein au tourisme mondial.
A l'aube de la 4e révolution industrielle, la connectivité devient aussi un facteur déterminant au succès d'une destination touristique. Mesurée à sa préparation aux nouvelles technologies, la Suisse obtient une honorable médaille de bronze, derrière Hong Kong et le Danemark.
ATS