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Le cancer du sein demeure la principale cause de mortalité liée au cancer chez les femmes en Suisse. Environ un tiers des patientes meurent en raison de rechutes sous forme de métastases. Afin de diminuer la mortalité, il est essentiel de prévenir ou de traiter efficacement les métastases. Les rechutes se produisent avec des pics à 1-2 ans et 4-5 ans après thérapie, suggérant une période de dormance avant la reprise de la croissance rapide.
Dans ce projet, nous proposons d'étudier les mécanismes de dormance des métastases du cancer du sein. Nous avons récemment démontré que la chimiothérapie peut induire une dormance immunologique. Nous avons identifié les cellules inflammatoires de type monocytaire (globules blancs) en tant que régulateurs de la dormance. Cependant, leur fonction exacte et leur contrôle restent insaisissable. Dans ce projet nous allons étudier la fonction de ces cellules dans la dormance, comment elles sont affectées par les thérapies, et comment les utiliser à des fins thérapeutiques. Pour atteindre ces objectifs, nous utiliserons des modèles expérimentaux associés à des études clinique et des analyses de données cliniques et épidémiologiques, en collaboration avec des cliniciens et des biostatisticiens.
Les résultats obtenus fourniront d’une part des informations importantes sur les mécanismes de la dormance des métastases, et d’autre part pourraient ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques. Le but de ces recherches est de développer des nouvelles stratégies pour maintenir les cellules disséminées dans un état de dormance prolongée, en alternative aux thérapies cytotoxiques actuelles, ceci afin d’améliorer la qualité de vie et la survie des patientes atteinte de cancer du sein.