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En 2013, les dépenses de protection de l'environnement des entreprises se sont élevées à environ 2,3 milliards de francs. Par rapport à 2009, les investissements pour prévenir les pollutions ont augmenté, tandis que ceux pour les traiter a posteriori ont reculé.
Cette évolution démontre l'intérêt accru des entreprises pour des processus de production plus propres, relève mardi l'Office fédéral de la statistique (OFS). Entre 2009 et 2013, le total des dépenses est resté stable.
Selon les chiffres détaillés, les entreprises des secteurs secondaire et tertiaire ont consacré 2,264 milliards à la protection de l'environnement dont 537 millions pour prévenir ou traiter la pollution. Par rapport à 2009, l'affectation des fonds a légèrement changé.
Alors que la part des investissements prévue pour la prévention est passée de 65% à 77% et celle du traitement des pollutions a diminué, passant de 35% à 23%. Cette évolution traduit entre autres un intérêt accru des entreprises pour les technologies de production plus propres, qui permettent de diminuer toujours mieux le risque de pollution.
Entre 2009 et 2013, la part des dépenses de protection de l'environnement affectée à la gestion des déchets, comme celle destinée à la gestion des eaux usées, sont restées stables (46% respectivement 25% en 2013). Celle consacrée à la protection de l’air et du climat a reculé de 14% à 11%, tandis que la part attribuée aux autres domaines de l'environnement comme la lutte contre le bruit ou la protection des sols, a augmenté de 15% à 18%.
Pas pénalisée en comparaison européenne
En 2013, les dépenses en matière d'environnement de l'industrie uniquement s'élevaient à environ 1 milliard de francs, soit près de 6% de moins qu’en 2009 et 16% de moins qu’en 2003 à prix courants. La charge financière que représentaient ces dépenses pour l’industrie suisse est passée de 1,2% de la valeur ajoutée brute en 2003 à 0,8% en 2013. Dans l'UE, cette charge s'élevait à 2,3% en 2013.
Ce recul en Suisse ne signifie pas que ce secteur s'engage moins en faveur de la protection de l'environnement. Il peut aussi s’expliquer par des changements structurels en faveur d’activités moins polluantes, par l’adoption de processus de production plus propres ou encore par des traitements moins coûteux de la pollution générée, relève l'OFS.
ATS