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|Intégrations des données|

Les données brutes permettent de calculer la complexité du système et sa participation à la complexité de son environnamant. Elle permettent également de calculer les différents types de capitaux (capital interne, capital externe, participation aux capitaux de l'environnement,...). L'intégration en cascade est la technique de calcul qui permet de déterminer l'impact du système analysé sur son environnement. Outre l'impact sur les systèmes composant l'environnement, il est possible de déterminer l'impact spécifique sur des régions géographiques définies ou sur un espace géographique définit, sans qu'il ne constitue un système différencié (familial, local, régional, national, international), ainsi que sur des valeurs culturelles, sur les états différenciés des systèmes, sur les niveaux hiérarchiques ou sur la cohérence des systèmes.
La complexité est une mesure de la décentration des systèmes dans l'espace des phases composé des quatre types d'interaction. La complexité peut être mesurée à l'intérieur ou à l'extérieur du système. C'est la raison pour laquelle nous réalisons des mesures de flux en interne (affectation des ressources), et en externe.
La complexité interne permet de définir la stabilité interne et la capacité interne à se développer et à gérer les ressources dont dispose les systèmes. Elle détermine à long terme l'efficacité à transformer les flux en capitaux, puis les capitaux qui servent à leur tour à produire des flux. Elle correspond donc au produit des quatre phases. En effet, si une phase est faiblement présente, le système manquera de cohérence si il s'agit de la phase L, ou de spécialisation (D) ou d'organisation (H) ou enfin d'identité (R). La meilleure situation en interne est un équilibre entre les quatre phases. Le produit maximum s'obtient lorsque les phases sont toutes à 25 % (25 x 25 x 25 x 25 = 390625).
Complexité interne = (flux interne R) x (flux interne D) x (Flux interne H) x (flux interne L)
Complexité interne exprimée en % du maximum = Complexité interne / 390625 x 100
Le rapport entre les flux qui complexifient le système et ceux qui décomplexifie l'environnement est une bonne mesure de la capacité interne au développement, plus précisément de la performance au développement. Pour intégrer cette variable on peut multiplier la complexité interne au rapport : flux complexes / flux entropiques.
Nous rappelons ici que ces valeurs n'ont qu'un sens comparatif. Cependant, il n'est pas exclu de pouvoir déterminer des valeurs absolues pour la complexité. En effet, les flux sont des transferts de capitaux, et que les capitaux ou les ressources sont eux même des systèmes complexes dont on peut calculer la valeur. La mesure de cette complexité n'est pas dépendante de l'échelle de valeur sociale qui mesure les capitaux.
La complexité externe à pour objectif, non pas la gestion des ressources, mais son acquisition. Celle-ci s'effectue par des flux de type hiérarchiques. Ainsi, le système va chercher à maximiser ses capitaux en s'intégrant dans un ensemble de systèmes qui a une complexité maximum donc une capacité de développement dans le long terme maximum. Cet ensemble de système peut être considéré comme un macro-système dans lequel on mesure son intégration. Elle définit qualitativement l'intégration du système dans son environnement. Le calcul de la complexité externe à pour objectif de définir la complexité des relations entre le système et l'environnement dans lequel il évolue. La complexité externe, telle que nous venons de la définir est à différencier de la complexité de l'environnement qui est la complexité d'un macro système dans lequel on est intégré. Plus cet environnement sera complexe, plus il aura une capacité de développement dans le long terme et donc une capacité à assurer des ressources pour ses éléments. Complexité interne et externe se calculent toujours sur des valeurs obtenues en premier niveau d'intégration.
La complexité, qui est maximum lorsque la décentration des système est proche de zéro, est en concurrence avec la constitution des capitaux. En effet, nous verrons par la suite que les capitaux sont maximums lorsque les flux du système sont important alors que ceux de l'environnement sont faible. Autrement dit, par exemple, le capital identitaire d'un système est d'autant plus fort que son environnement en est dépourvu. Il en résulte que les capitaux sont maximum dans des systèmes fortement décentré. Nous rejoignons ici l'approche théorique qui propose un mécanisme de réaction en chaîne vers la complexité, cette réaction en chaîne ayant pour objectifs de produire des capitaux afin d'immobiliser dans le temps l'énergie - matière (minimisation des contraintes spatiales). La constitution des capitaux mobilise des biens ou des valeurs qui échappent momentanément à la dégradation entropique et libère lentement le produit des capitaux, c'est-à-dire les flux que nous mesurons, en dégradant progressivement le capital.
La complexité générale est le produit de la complexité externe, tel qu'elle est définie ci-dessus et qui mesure la complexité de l'environnement dans lequel le système puise ses ressources, et de la complexité interne qui mesure la capacité à gérer efficacement des ressources dans le long terme.
Nous avons déjà abondamment parlé de la relation existant entre les capitaux qui produisent les flux, et les flux qui engendrent les capitaux. Partant de cette constatation nous pouvons calculer le capital actuel en fonction des flux que le système produit. Les quatre capitaux associés aux quatre types d'interactions sont obtenus en élevant au carré la valeur du flux externe. La somme de ces quatre capitaux partiels donne le capital actuel du système.
Capitaux et flux sont un couple semblable par exemple à celui de l'énergie et de la matière, ou à celui de la statique et de la dynamique. Les capitaux sont constitués de flux en latence et les flux sont des mouvements de capitaux. Les capitaux sont statiques puisqu'ils ont pour objectifs d'immobiliser des flux. La construction de la complexité, est étroitement liée à la construction des capitaux. La valeur complexe du capital est sa capacité à immobiliser des flux, à retarder leur écoulement et à travers cela à produire ou à catalyser d'autres flux. Le capital s'use et se consume avec le temps, de sorte que sa valeur décroît dans le temps. Ainsi sa capacité à produire des flux décroît également dans le temps. Le capital peut ainsi être calculé à travers les flux qu'il est capable de produire. Le capital peut produire plus de flux, en terme de valeur, qu'il n'a fallu pour le constituer, mais cela sur une certaine durée. En terme d'énergie ou de matière, il ne peut restituer que ce qu'il a re�u ou un peu moins en raison de l'usure, c'est-à-dire de la dissipation de l'énergie - matière. Ce décalage dans le temps des flux permet de produire de l'utilité qui est un capital permettant d'immobiliser, d'accumuler, de construire d'autres capitaux dans une réaction en chaîne qui construit la complexité. La complexité est ainsi cette plus value dans le temps, cette capacité à freiner l'écoulement des flux, à immobiliser les éléments pour construire des structures qui figeront à leur tour d'autres éléments. La nature n'aime pas les hétérogénéité spatiale mais également temporelle. Si l'entropie cherche à homogénéiser des éléments dans l'espace, la complexité cherche à l'homogénéiser ces éléments dans le temps. L'entropie a besoin de flux pour équilibrer ses variables spatiales alors que la complexité immobilise les flux pour équilibrer ses variables temporelles. L'immobilisation de valeur sociales (capital financier, machine, outil, stock,�) permet une production de valeur sociale plus élevée mais étalée dans le temps. Ainsi, le temps devient lui-même une valeur sociale puisque moins vite il s'écoule, au yeux de l'usure du capital, plus il est complexifiant. La valeur du capital étant équivalente aux flux qu'il pourra produire durant son existence, nous avons choisi arbitrairement de multiplier le flux par lui-même pour obtenir le capital, comme si la valeur du temps était égale à celle du flux. En réalité, rien ne nous permet de justifier ce choix si ce n'est qu'elle produit des variations cohérentes des différentes grandeurs impliquées dans les calculs. Il en découle que la valeur du capital et par voie de conséquence la complexité, est proportionnelle au carré du temps. Nous ne cherchons pas à justifier ce choix car nous utilisons les données pour les comparer entre elle et ne cherchons pas ici à définir une valeur absolue pour le capital. Cependant, nous pouvons facilement justifier le caractère non linéaire et donc exponentiel de l'évolution des capitaux. Par exemple, les intérêts composés basés sur un taux fixe évoluent à la puissance du temps qui s'écoule. La puissance est dépendante du taux d'intérêt. Ainsi, la puissance va dépendre de l'efficacité des flux à produire du capital. Cette valeur pourra être différente pour chaque système et chaque capital. La valeur moyenne du carré semble être raisonnable, quoiqu'il faudrait de plus larges études pour le confirmer.
La valeur du flux varie en fonction du temps. Elle diminue puisque le capital s'érode si il n'est pas entretenu, c'est-à-dire si l'intérêt n'est pas additionné au capital. Nous estimons à priori que le temps peut prendre la valeur du flux de sorte que :
Le capital potentiel est difficile à déterminer. Il dépend du capital interne, du capital de l'environnement et de nombreux facteurs contingents. Pour augmenter son capital, un système peut soit modifier son environnement en intégrant ou en quittant des systèmes partenaires, soit réaffecter ses ressources différemment. Dans tout les cas, pour la définition de ce potentiel, il est indispensable de travailler avec des chiffres plus précis et de définir un potentiel en relation avec une action précise ou un objectif précis (changer de système ou investir différemment ses ressources). La mesure du capital de l'environnement dans lequel est intégré le système est un bon indicateur pour déterminer le capital potentiel.
Le capital de l'environnement du système est le capital des systèmes partenaires auquel souscrit le système étudié en raison des interaction qu'il entretien avec eux. Le capital de l'environnement est égal à la somme des capitaux partiels de chaque phases et de chaque système partenaire, dans la proportion de sa participation aux flux du système partenaire. L'intégration est partielle, c'est-à-dire réalisée pour chaque phase indifféremment. La somme de ces intégrations partielles produit le capital de l'environnement du système.
Le capital interne est calculé de la même manière que le capital externe. Cependant, chaque phase est composée des flux entropiques et des flux complexes. Pour tenir compte de cela nous calculons le capital avec la formule suivante :
Nous estimons que les flux complexes sont plus importants que les flux entropiques. Nous estimons que les flux entropiques sont indispensables. Nous voulons que le calcul du capital interne soit dans la même échelle que celui du capital externe ou de l'environnement. La somme maximum étant 15 fois supérieur au capital actuel, nous avons divisé le résultat par 15.
La maximisation des capitaux peut avoir pour objectif l'accumulation des ressources (H), la constitution d'un réseau social pour bénéficier d'une sécurité (L), une reconnaissance sociale à travers une domination identitaire (R) ou une capacité à la différence, à l'innovation (D). Les ressources sont de quatre types puisque pour fonctionner les systèmes doivent posséder les quatre phases. Les unes peuvent engendrer les autres. Les ressources physiques peuvent se transformer en ressources biologiques ou sociales. L'acquisition des ressources qui est indispensable à entretenir le système, se fait à travers les phases verticales qui sont constituées de flux unidirectionnels (R et H). Si cette acquisition de ressource est un préalable, elle n'est pas suffisante pour permettre le fonctionnement des systèmes autonome dans le long terme.
L'intégration en cascade permet de connaître l'effet engendré d'un système sur son environnement au-delà des systèmes partenaire directs. Les systèmes ont des effets en cascade les uns sur les autres. Cette méthode d'analyse permet de mettre à jours ces effets qui renforcent parfois certaines logiques ou qui les affaiblit.Un programme de calcul, qui prend les information dans le questionnaire, intègre en casade les différents systèmes partenaires. La répartition des flux des systèmes partenaires intervient ainsi pour moitié dans le résultat de l'intégration en cascade. Nous prenons ainsi en compte pour moitié le système de niveau n+1 et pour moitié les systèmes n+2. Ainsi le niveau n+1 intervient pour 50%, le n+2 pour 25%, le n+3 pour 12,5%, le n+4 pour 6,25% et ainsi de suite.
Pour pratiquer l'intégration en cascade, il faut disposer d'un questionnaire pour les systèmes partenaires, ainsi que pour les partenaires des partenaires. Ces informations peuvent être de moins en moins précises au fur et à mesure que l'on s'éloigne du système à étudier puisque qu'ils interviennt pour des parts de moins en moins importante.