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La deuxième phrase est correcte, bien que la première soit de plus en plus acceptée également.
Cette expression trouve son origine dans la pratique militaire. Elle renvoie à la locution « au temps », que l’on énonçait lorsqu’un soldat n’était pas dans le temps pour exécuter une action et que, pour éviter tout chaos, l’opération devait alors être reprise depuis le début. L’expression a ensuite, au sens figuré, pris la signification de reconnaître que l’erreur vient de soi. L’Académie française explique ce glissement sémantique par l’idée que, lorsqu’on admet sa faute, on sous-entend qu’on va reconsidérer les choses depuis le début. Ou, plus simplement, si l’on se met dans la peau d’un militaire à qui l’on crie « au temps », dire « au temps pour moi », c’est assumer la paternité de l’erreur. Certains grammairiens pensent toutefois que la bonne orthographe a toujours été « autant » et les deux variantes sont aujourd’hui acceptables.
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