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Aération manuelle: Contrôle de la teneur en CO2
Les virus peuvent se propager via des gouttelettes et d'aérosols dans l'air ambiant. Le niveau de CO2 peut être utilisé pour estimer si la concentration d'aérosol est potentiellement dangereuse. Des mesures de ventilation appropriées peuvent réduire le risque de transmission.
Recommandations
Pour les bâtiments et les pièces ne disposant pas d’une ventilation mécanique, on recommande globalement de créer manuellement des courants d’air beaucoup plus souvent, même si cela doit diminuer le bien-être les jours de froid. Il faut ainsi aérer les appartements par des circulations d’air entre trois et cinq fois par jour pendant cinq à dix minutes, selon les recommandations de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Les pièces dans lesquelles plusieurs personnes séjournent de manière prolongées (p. ex. espaces de travail, zones de séjour ou salles de classe) devraient même être bien aérées plus fréquemment respectivement toutes les deux heures pendant cinq à dix minutes. Cela permet de garantir que la concentration de CO2 dans l’air ambiant ne dépasse pas 1000 ppm et que la charge en aérosols n’atteint pas un niveau considéré comme risqué. Selon les recommandations REHVA, il faut veiller à ventiler de manière intensive avant d’atteindre 1400 ppm. Il est conseillé d’utiliser des appareils de mesure du CO2 pour en surveiller la concentration de CO2.
État des connaissances
Dans les bâtiments et les pièces ne disposant pas de ventilation mécanique, les utilisateurs doivent recourir à une aération manuelle pour rester en dessous des valeurs critiques de concentration des aérosols. Le Centre pour la technique intégrale du bâtiment de la Haute école de Lucerne a rassemblé des données sur l’aération par les fenêtres en temps de pandémie de Covid-19.
Les appareils de mesure du CO2 constituent un complément utile du fait de la corrélation entre les concentrations de CO2 et d’aérosols. Ils indiquent en permanence à l’utilisateur si une pièce doit être aérée. En l’absence de référence technique, on sait par expérience que les personnes aèrent souvent trop tard, car elles s’habituent vite à un air de mauvaise qualité. Ce phénomène est très clairement démontré, notamment dans une étude de l’OFSP sur la qualité de l’air dans les écoles en Suisse.
Dans l’idéal, les appareils de mesure du CO2 renseignent sur la qualité de l’air à l’aide d’un système à feux multicolores et émettent un avertissement sonore ou visuel si la concentration maximale de CO2 (entre 800 et 1000 ppm) est dépassée.
Rappelons aussi que des personnes peuvent être infectées de loin, même pour des concentrations de CO2 inférieures à 800 ppm. Ce scénario se réalise notamment lorsque de l’air contaminé est expiré puis véhiculé d’une personne à l’autre sur plusieurs mètres sous une forme relativement peu diluée en raison de mauvaises conditions de circulation de l’air.
Cet article a été publié dans «Coronavirus et ventilation» des séries transfer.
transfer 1/2021 «Coronavirus et ventilation. Un guide pour la planification CVC en temps de pandémie». Allemand et français, CHF 19.– (hors frais de port). Commander la publication.
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