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Des erreurs politiques font couler l'assurance-chômage
A l'ombre de la débâcle de l'assurance-invalidité, l'assurance-chômage (AC) coule sans faire beaucoup de bruit. L'an passé, l'AC a produit une fois de plus un lourd déficit, 1,9 milliard de francs,...
(UDC) A l'ombre de la débâcle de l'assurance-invalidité, l'assurance-chômage (AC) coule sans faire beaucoup de bruit. L'an passé, l'AC a produit une fois de plus un lourd déficit, 1,9 milliard de francs, qui augmente d'autant la dette fédérale. Les raisons de ce développement ne sont pas simplement conjoncturelles. Le principal problème réside dans une hypothèse erronée inscrite dans la loi sur l'assurance-chômage qui part d'un chômage-socle de quelque 100 000 personnes. Il y a un an déjà, l'UDC a demandé une rapide révision de la LAC pour éviter des hausses automatiques des cotisations.
Le taux de chômage a presque doublé en Suisse entre 2001 et 2005 alors qu'il a baissé durant la même période dans bon nombre de pays de l'OCDE comme la Finlande, l'Italie, la Grèce, l'Espagne et le Japon.
Selon la statistique de l'OCDE, un couple dont un seul partenaire travaille et qui a deux enfants touche en Suisse en cas de chômage 81% de son dernier salaire (2004, après impôt). Ce même couple ne reçoit que 61% en Tchéquie, 57% en Slovaquie, 54% en Pologne et 58% en Irlande. On ne sera guère étonné dans ces conditions d'apprendre que 42% des chômeurs en Suisse sont des étrangers.
Dans l'AC comme dans d'autres assurances sociales, les abus représentent un problème important. La Confédération soutient de surcroît les cantons qui ne parviennent pas à contrôler le chômage chez eux et augmente le nombre maximal d'indemnités journalières (cf. communiqué du seco du 8.12.2006).
Les prestations sociales excessivement élevées en Suisse par rapport à la moyenne de l'UE exigent aujourd'hui un nivellement par le bas. Il s'agit donc de concrétiser rapidement les propositions de l'UDC (cf. intervention parlementaire du 16.12.05) et de lancer une révision de la LAC. Il faut avant tout intervenir au niveau des dépenses de l'assurance-chômage afin de couper court aux abus. En revanche, il n'est pas acceptable de charger encore davantage les PME par une augmentation des contributions salariales.
Berne, 21 décembre 2006