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La consommation électrique du CERN est maximale lorsque son accélérateur le plus puissant, le Grand collisionneur de hadrons (LHC), est en fonctionnement. En effet, la consommation de celui-ci représente environ la moitié de celle du Laboratoire. La consommation annuelle type du CERN est d’environ 1,2 térawattheure (d’après la consommation de l’année 2012 lorsque le LHC était en service). Ce chiffre représente environ un tiers de la consommation électrique du canton de Genève.
Graphique montrant la consommation électrique du CERN entre 2010 et 2014. La période d’arrêt de la machine est une longue période où tous les accélérateurs du CERN sont mis hors service principalement pour des travaux de maintenance.
Une grande partie de la consommation électrique du LHC sert à maintenir les aimants supraconducteurs de l’accélérateur à leur température de fonctionnement (-271°C pour la majorité des aimants). Grâce à cette propriété supraconductrice, la consommation d’énergie du LHC est semblable à celle du Grand collisionneur électron-positon (LEP), son prédécesseur, qui fonctionnait depuis les années 1980, même si le LHC est bien plus puissant.
Environ 135 tonnes d'hélium liquide sont nécessaires pour maintenir le LHC à très basse température. L’hélium est stocké dans un circuit fermé. Lorsque la machine est à l’arrêt, une partie du gaz est stockée dans des réservoirs spéciaux et une autre renvoyée aux fournisseurs.