Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06974.jsonl.gz/480

Qu'est-ce qui est nécessaire pour vivre ? Quel doit être le montant d'un revenu d'existence, soit un Revenu de Base Inconditionnel suffisant pour vivre ?
On retombe régulièrement sur la notion de besoins fondamentaux. Nous allons voir ici comment ils se définissent.
Lors d'une discussion j'ai une personne qui m'a dit: "Alors dans mes besoins de base, j'ai besoins d'une grosse bagnole, donc il faut ajuster le niveau du Revenu de Base Inconditionnel sur ce niveau".
Il est donc temps de définir correctement ce qu'est un besoin fondamental. La bagnole n'est fait à priori pas forcément partie. (Il y a des centaines de génération d'humain qui ont vécu sans jamais avoir vu une bagnole, donc logiquement ce n'est pas un besoin fondamental humain pour vivre !)
Les besoins ne sont pas tous au même niveau. Il est nécessaire de combler en premier les besoins les plus fondamentaux, pour ensuite combler les suivants. C'est ainsi qu'on la forme pyramidale qui est utilisée comme métaphore.
En premier on comble les besoins pysiologiques, puis de sécurité, d'appartenance et d'amour, ensuite d'estime et enfin pour les chanceux, le besoin d'accomplissement de soi.
Ce modèle est connu, mais quand on veut entrer dans le détail, c'est beaucoup plus flou. Qu'est-ce qu'un besoin d'estime de soi `?
Jusqu'à quelle niveau un revenu d'existence devrait assurer les besoins ? Est-ce tout simplement possible de façon monétaire de combler des besoins de l'ordre de l'appartenance ?
Donc personnellement je préfère un autre modèle de définition des besoins fondamentaux que je trouve plus clair et précis.
Le 14 besoins selon Virginia Henderson
Virginia Henderson était infirmière. Elle a vécu jusqu'au grand âge de 98 ans. Elle a donc certainement pu très bien gérer ses besoins et surtout ceux de ses patients.
Elle a eu l'occasion de s'occuper de nombreuses personnes qui justement ne peuvent plus assurer seuls leurs besoins et nécessitent donc une aide. Elle a ainsi pu catégoriser les 14 besoins fondamentaux des humains.
Voici donc ces besoins dans l'ordre du plus fondamental au moins fondamental:
Respirer
Boire et manger
Éliminer (pipi, caca !)
Se mouvoir et maintenir une bonne posture
Dormir, se reposer
Se vêtir et se dévêtir. (l'habit étant aussi une forme d'identité)
Maintenir sa température corporelle (les habits + le chauffage)
Être propre et protéger ses téguments (cheveux, poil, peau, ongles, etc..)
Éviter les dangers
Communiquer avec ses semblables
Agir selon ses croyances et ses valeurs
S'occuper en vue de se réaliser
Se récréer
Apprendre
On voit donc clairement ici les besoins fondamentaux de façon plus explicite qu'avec la pyramide de Maslow.
Il est évident que toute personne qui ne respire pas, ne vas pas vivre bien longtemps.
Nécessite une aide (médicale) permanente
Puis les autres besoins mis en rouge, sont fondamentaux. Si un de ces besoins ne fonctionne pas bien il faudra demander de l'aide ou parfois même recourir à des moyens médicaux.
On retrouve les personnes âgées et le petits enfants dans la catégories personnes qui ont besoin de l'aide de la communauté pour combler les besoins en rouge. C'est probablement ce qui organise fondamentalement notre société humaine.
Dans mon expérience des camps scouts, j'observe que la réussite du camp tient à peu de chose, et quasiment pas aux activités !
Si la nourriture est bonne (besoin 2), que les toilettes sont bien conçues (besoin 3), que le sommeil n'est pas mauvais, donc dans une tente au sec et sans grosse bosse juste sous le dos (besoin 5), alors le camp est à 80% réussi.
Pour le reste, la météo influe beaucoup. Si l'on peut vivre sous tente sans avoir trop froid et qu'il est possible de se nettoyer sans se geler dans la rivière, c'est nettement mieux. Mais là on parle déjà de la catégorie suivantes des besoins.
Autonome, mais dans un bon habitats
Pour les besoins entre 6 et 9, (en orange) on est plus dans le physiologique, mais on peut y porter atteinte. Notamment s'il fait trop froid ou trop chaud. Il y a à chaque canicule des personnes âgées qui décèdent de déshydratation.
Il y a une notion d'hygiène et de prévention dans ces besoins. C'est par la propreté et vivre dans un habitats sain que l'on va combler ses besoins.
Seuil du Revenu de Base Inconditionnel
Je pense ici à un SDF qui ne peut assurer d'avoir tous les jours un habitat et une hygiène lui garantissant de rester en bonne santé. Sans santé risque de facilement se dégrader. Un revenu de base inconditionnel me semble ici intéressant pour totalement couvrir ce genre de besoin.
Si l'on a pas de domicile, une hygiène et des habits repoussant ça va être une entrave pour communiquer avec ses semblables (besoin 10) et faire société.
C'est ici que je place une limite entre des besoins très fondamentaux et des besoins humains que l'argent ne peut pas forcément combler. Donc c'est ici que je place le seuil pour calculer le montant d'un Revenu d'Existence.
La métaphore du vélo permet de bien comprendre. Je place les 9 premiers besoins pour composer ma roue avant de vélo et mes 5 derniers besoins pour composer ma roue arrière de vélo. Puis je m'élance dans une pente. Si la roue avant ne tourne par rond.. je vais pas faire long.
Mais si ma roue arrière ne tourne pas rond. Mon parcours sera chaotique, mais je pourrait quand même avancer dans la vie.
Le monde de la grande distribution est en pleine mutation. Après 60 ans de domination du modèle des supermarchés, il est fort probable que ceux-ci disparaissent tout bientôt. Nous allons voir pourquoi.
C'est lorsqu'un seigneur impose sa monnaie via l'impôt, que ses sujets doivent s'organiser pour gagner de la monnaie. Auparavant la monnaie n'est pas nécessaire pour vivre. Le don dans une communauté de confiance suffit à assurer l'abondance.
Quand la monnaie devient nécessaire pour vivre, chaque personne va chercher à vendre des biens et des services. Elle doit donc signifier à la communauté ce qui est disponible. Ce qui est sur le marché.
La place de marché est donc ainsi créée.
Tous les producteurs se réunissent au même endroit, en même temps pour présenter leur offre.
Le marché répond à un besoin d'efficacité. De plus les producteurs se spécialisent. Ils augmentent ainsi leur efficacité. Tout est fait pour ramener le plus de monnaie possible. La technique se développe et se met au service des moyens de production pour augmenter les rendements.
Puis, la caste des commerçants émerge. Le commerçant n'est pas le producteur, il est un intermédiaire entre le producteur et l'acheteur final, le consommateur. C'est encore une fois une manière d'augmenter l'efficacité à capter de la monnaie sur le marché pour la rendre au seigneur.
Naissance du marketing
L'énorme avantage de l'économie de marché, c'est de fournir tout ce qui imaginable, de combler tous les besoins.
Quand un besoin semble comblé, il suffit de susciter un nouveau désir, et hop.... un nouveau besoin apparait.
Tout le monde a besoin d'un menhir dans son salon ! Surtout par ce que les voisins en ont déjà un !
Afin de vendre toujours plus. Le marketing crée l'hyper-segmentation du marché. Il existe une sorte de shampoing pour chaque type de personne, les hommes, les femmes, les enfants, les cheveux longs, les cheveux courts, les cheveux lisses ou bouclés, les cheveux bruns, blond ou bleus....
Le marché de la place du village se transforme en marché couvert, en épicerie, en supérette, puis en super-marché et en hyper-marché. C'est la naissance des grandes surfaces. Car il en faut de la surface pour présenter toute les variations d'un même produit.
Naissance du supermarché
Après des tâtonnement, c'est surtout dans les années 1960 que les supermarchés poussent comme des champignons.
Le principe est simple. Il y a tout au même endroit, en libre service.
Le public est habitué à se fournir dans plusieurs établissements. Pour le formage, c'est chez le fromager, pour le pain, c'est à la boulangerie, pour le poisson chez le poissonnier, les légumes sur la place du marché, et plein d'autres denrées, parfois dites: coloniales, s'achètent à l'épicerie.
Pour faire ses courses, il est nécessaire de faire le tour du quartier dans des commerces de proximités.
Le supermarché chamboule tout. Comme les surfaces dans les villes sont déjà occupées. Le super, puis l'hypermarché se construit à l'extérieur des villes. (dans une grosse boite de conserve sans fenêtre qui jouxte un énorme parking) Il est nécessaire de s'y rendre non plus à pied, mais en voiture. (si possible avec un grand coffre).
Le supermarché se caractérise par des produits en libre service. Fini le comptoir du boucher ou de l'épicerie. Fini les files d'attentes pour dicter sa liste de course.
Au supermarché, on rempli soit même son caddie dans des allées de produits en libre service. Puis on passe à la caisse.
Tout est donc présenté sous forme de produits standardisé. Le formage est déjà emballé sous forme de morceaux de différentes tailles: l'emballage familial, l'emballage individuel, l'emballage de dégustation, etc.
En France, c'est Leclerc qui est le fer de lance du modèle du supermarché. En Suisse, c'est Migros qui révolutionne le commerce de détail.
Mi-Gros signifie que l'on est à cheval entre le commerce de détail et le commerce en gros, ce qui offre le promesse de prix plus bas.
Durant les 30 glorieuses, le modèle du supermarché fait des émules, il attire les foules dans le rituel familiale de la visite au centre commercial, avec un pic le samedi.
Pendant ce temps les épiceries de quartier disparaissent, comme de nombreux commerces de proximité. Surtout en raison des prix cassés qu'offre les supermarchés, ainsi que le côté pratique de tout avoir au même endroit, sous le même toit. On peu acheter toute sa nourriture de la semaine, ses vêtements, du vin, des livres et des appareils électroménager dans le même magasin. Un gain de temps certain !
Le déclin des mammouths et autres mastodontes
C'est connu, les dinosaures ont disparus, trop grands, trop patauds, ils n'ont pas su s'adapter au changement.
Une des constantes du capitalisme, c'est de grandir le plus possible. L'économie de marché permet d'acheter de tout, et donc aussi d'autres commerces.
Les petits deviennent donc toujours plus gros et toujours moins nombreux. Le capitalisme de connivence favorise les monopoles.
Et c'est en général quand il ne reste plus qu'un seul joueur que la partie de Monopoly s'arrête.
C'est là que la biodiversité pousse à l'émergence d'autres modèles qui rendent obsolète les mastodontes du passé.
On entend le fracas de l'arbre qui tombe, mais pas le bruit de la forêt qui pousse.
Le modèle de l'hypermarché est en train d'imploser sous son propre poids, mais personne ne le voit.
Quelle est donc cette forêt qui pousse ?
Hypermarchés, la chute de l'empire
C'est le titre d'un documentaire Arte. Ce documentaire nous montre les coulisses de la négociation entre les mastodontes de la grande distribution comme Carrefour, et des producteurs.
Le but étant de briser les jambes des producteurs. Une fois au sol, on commence à négocier. Sympa !
Ce chantage n'a qu'un seul but, baisser les prix au maximum, afin d'attirer les clients.
Mais là on touche une limite. Ce documentaire nous montre que malgré les offres spéciales pour attirer le chaland. Le public boude de plus en plus les hypermarchés hors des villes, au profit du commerce de proximité – sous la même enseigne – à taille plus humaine et au centre ville.
Les hypermarchés sont devenu des charges pour les grands groupes comme Carrefour. Trop gros, trop de surface, donc trop cher. Trop loin, trop de temps perdu à déambuler dans la grande surface pour juste acheter un produit.
La cause du déclin: le commerce en ligne qui a pris le dessus pour le non-alimentaire. Les vêtements, l'électroménager, les chaussures, voilà sur quoi un hypermarché fait sa marge. Alors que l'alimentaire pas cher, c'est juste pour attirer le consommateur en quête du prix le plus bas.
Mais quand le commerce en ligne vol le marché, et les marges de l'hypermarché. Le mastodonte implose. Il attire des clients, mais ne tourne pas. Il baisse encore ses prix, détruit ses fournisseurs, mais ne change toujours pas la situation.
C'est alors que Carrefour a imaginé un circuit diabolique pour subventionner ses hypermarché: la vache à lait des franchisés.
85% des enseignes Carrefour sont en fait des franchisés. Des commerçants autonomes qui veulent profiter de la marque et des procédures de fonctionnement éprouvées pour bien faire tourner leur commerce.
Le soucis, c'est que la franchise impose également une centrale d'achat. Les prix pratiqués par cette centrale sont prohibitifs. C'est ainsi que Carrefour taxe les magasins qui vont bien – plutôt à taille humaine et au centre ville – pour renflouer les hypermarchés virtuellement morts.
Ce cannibalisme n'est pas durable. Il suffit d'un coup dur, d'un grain de sable qui grippe la machine et tout risque de s'effondrer.
Covid, confinement, télétravail, inflation, augmentation du prix de l'énergie, du carburant, pénuries...
Le grain de sable est là..... Non ?
Marges pratiquées dans le commerce de détail
La source de revenu d'un commerce provient de ses marges.
C'est essentiellement la différence entre le prix d'achat au fournisseur et le prix de vente au client.
Le revenu d'un commerçant, c'est ça.
Avec ce revenu il paie ses charges, essentiellement les salaires, les loyers, le coûts de l'énergie, les frais divers.
Techniquement il y a tout un jargon, on parle de marge brute, de marge commerciale, de marge nette, de marge bénéficiaire brute....
Mais malgré le jargon, le principe reste toujours le même, ce que je gagne - ce que je dois... après on peut le voir en % en absolu, avec le prix en TVA ou non. On peut calculer la marge pour un seul produit ou pour l'ensemble à partir du chiffre d'affaire....
Si j'ai bien compris dans la grande distribution la marge brute et la marge commerciale c'est la même chose !
Marge = prix de vente HT - coût d'achat HT.
En France, il y a chaque année un rapport parlementaire qui décrit les marges des commerces de détail.
En Suisse, nous n'avons pas ce genre d'information. C'est tenu secret ! .... mais parfois il y a des fuites !... quand des données sont piratées, on y reviendra plus tard....
Marges nécessaires pour tourner
Quelles marges faut-il pour qu'un commerce puisse raisonnablement vendre ses produits et faire un peu de bénéfices ?
Dans le documentaire Arte: Hypermarchés, la chute de l’empire, on apprend qu'en 1963, lors de l'ouverture du premier hypermarché de Carrefour, le chiffre d’affaires attendu par la direction pour 1970 était de 1 milliard de francs pour une marge brute de 15 % et des frais généraux de 10%.
Selon des chiffres avancés par la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), une chaîne de magasins bien gérée devrait se satisfaire d'une marge brute globale de 25% de son chiffre d'affaires pour couvrir ses frais (personnel, loyers, administration, publicité, amortissement des machines et autres).
Marges constatées par des études sur les grands distributeurs
Selon une étude relayée en 2017 par la Schweiz am Sonntag, Coop et Migros sont les commerçants de détail qui dégagent les plus grandes marges brutes d'Europe.
Suivent le groupe allemand Rewe (25,5%) et les chaînes de magasins françaises Auchan (23,5%) et Carrefour (20,9%). Les marges les plus basses sont britanniques, avec Tesco (5,2%) et Morrisons (3,8%).
Dans le dossier de la FRC, il est cité une mention dans la NZZ d'une mise à jour pour 2021 des chiffres concernant Migros et Coop:
Les marges au niveau du groupe Migros s’élevaient à 39% l’an dernier (2021) et celles de Coop à 32%. Une différence entre ces deux acteurs qui peut s’expliquer par la part importante de produits distributeur qui lui sont propres et fabriqués par des sociétés que Migros détient.
Le documentaire nous mentionne que pour ne pas perdre d'argent, ce magasin doit avoir une marge globale de 20%. (ce qui correspond avec les chiffres vu plus haut pour Carrefour)
On constate que la majorité des produits ont une marge qui est inférieure à 20%. On peut donc dire qu'ils sont vendus à perte. L'idée c'est d'être un prix d'appel pour faire venir les clients. Ce derniers sont ensuite inciter à acheter des produits avec une plus grande marge. Ici, les tomates, le concombre et le fromages.
Mais la principale source de revenu du supermarché, ce n'est pas la nourriture. C'est plutôt les vêtements. Un secteur avec des fortes marges.
.... mais la concurrence du commerce en ligne est rude... et l'alimentaire ne permet pas de compenser.
Un piratage révèle les marges sur les produits laitiers
A partir des données des LRG, nous avons analysé 77 produits vendus sur les étals des grandes enseignes. Résultat: les marges brutes atteignent en moyenne 57% chez Coop, 46% chez Migros, 35% chez Aligro et 34% chez Manor.
Pour parvenir à ces pourcentages, nous avons comparé le prix auquel les distributeurs achètent les produits aux LRG aux prix de vente dans leurs magasins. Cette démarche a été possible parce que les données concernent les prix actuels, tels que négociés entre mars et avril notamment. Les détaillants commercialisant moins de dix produits, comme Denner ou Volg, ont été exclus de l'échantillon.
La comparaison des marges est limitée par le fait que le panier de produits n'est pas identique entre les détaillants. Il s'agit de marges brutes, qui mesurent la différence entre le prix d'achat et le prix de vente sans tenir compte des coûts. Selon les experts consultés, ce critère reste le plus pertinent pour comparer les distributeurs.
Le même produit n'est pas obtenu au même prix par différents distributeurs, puis la marge n'est pas forcément la même et donc le prix de vente est souvent différents. Voici quelques exemples de produits fabriqués ou revendus par les laiteries réunies.
Les flans TamTam au chocolat sont achetés moins cher par Migros que par Coop, mais le prix est presque similaire, mais ainsi la marge est respectivement de 58% et 39%.
Ci-dessus on évoque le fait que le producteur est écrasé. Surtout avec le cas du lait qui ne permet pas de vivre en le vendant.
Mais c'est pareil pour le maraichage. Il y a de nombreuses exploitations (le mot est juste parfait) qui est emploient des saisonniers étrangers pour diminuer les coûts de la main d'oeuvre.
Quand au consommateur, il a un pouvoir énorme. C'est lui qui "vote" à chaque achat sur ce qu'il veut voir exister ou non comme système économique.
Coluche résumait ceci avec cette phrase:
Quand on pense… Qu'il suffirait que les gens ne les achètent plus pour que ça se vende pas !
Mais en fait, les désirs des consommateurs sont tellement éclatés, le consommateur est tellement individualisé, qu'en fait il ne représente pas un réel pouvoir de décision.
Plus haut nous avons parlé de marketing. La segmentation du marché fait que toutes sortes de catégories de consommateurs vont venir dans le même supermarché, mais consommer un segment marketing différent.
Les gammes, classic, MBudget et fine food reflètent bien ce phénomène. Donc il y a des gens qui seront préoccupé par leur budget et d'autres par la qualité des produits. Puis encore certains par des labels fairtrade et/ou des produits bio.
Donc le consommateur n'est jamais fédéré sous une même bannière. Il a des intérêts parfois opposés. Le distributeur sait s'adapter pour répondre aux besoins de chacun.
Finalement le consommateur ne fait qu'acheter ce qu'on lui propose. Il n'a pas trop le choix. Il a un choix factice entre les différentes gammes de produits. Mais ne décide pas réellement.
Ceci est un peu paradoxal dans le cas de Migros et Coop, qui sont des coopératives appartenant aux clients !!
Donc qui détient le pouvoir ?
Le pouvoir est chez le distributeur.
Le distributeur est l'acteur qui a accès à tout le monde. Il peut faire pression sur le producteur pour référencer son produit et lui garantir un volume de vente.
Le client ne voit que le distributeur pour se fournir. Ce serait trop long et fastidieux de se fournir chez chacun des producteurs.
Migros et Coop représentent à eux deux 70% du marché de la distribution en Suisse. Voir même 80% si l'on tient compte du fait que Migros est actionnaire majoritaire (70%) de Denner.
Migros et Coop étant des coopératives, les bénéfices ne peuvent aller dans la poche d'actionnaires. Ainsi les deux géants oranges sont obligés de réinvestir les bénéfices en interne, souvent pour bouffer les concurrents et agrandir encore le duopole.
Migros et Coop sont en concurrence entre eux et se copient largement l'un l'autre.
Le pouvoir est chez le distributeur. On a le même schéma qu'avec Google qui est l'intermédiaire entre les créateurs de contenus et les internautes à la recherches d'un contenu.
Google à su se placer en intermédiaire, autant pour la recherche générale. Son moteur de recherche est au top depuis deux décennies. C'est long dans l'histoire du web. De plus Google a su consolider sa place en investissant le terrain de la vidéo, avec Youtube.
On retrouve également le même schéma, avec Apple qui se place comme intermédiaire distributeur d'applications pour iPhone. Apple est l'intermédiaire entre le producteur qui cherche à se faire connaitre le consommateur qui cherche une solution. Et au passage Apple prélève sa marge.... 30% !
Encore une fois Google s'est inspiré du principe en fournissant un système d'exploitation pour smartphone: Android. Puis en devant le fournisseur officiel d'applications.
Donc si tu veux le pouvoir, devient distributeur.
Reprendre du pouvoir dans la distribution alimentaire
On l'a évoqué ci-dessus, le monde de la grande distribution ne respecte pas les producteurs. Le consommateur a un pouvoir limité.
Donc que faire pour agir selon ses valeurs ? Si l'on veut respecter les producteurs ?
J'aime observer le grand livre de la nature pour comprendre le monde qui m'entoure.
L'univers est en expansion ! Depuis le big-bang jusqu'à nos jours les galaxies et étoiles s'éloignent les unes des autres comme si elles étaient dessinées sur un ballon de baudruche que l'on gonfle.
Qu'en est-il...
du règnes animal ?
du règne végétal ?
du règne minéral ?
sans oublier les champignons qui sont encore un autre règne !
Les champignons grandissent. Ils étendent leur mycélium.
Les plantes en tous genres et les arbres grandissent. De la graine jusqu'au ciel.... ou presque.
L'arbre est composé à plus de 99% d'air. C'est du CO2 et de l'Hydrogène.
Qu'en est-il du règne minéral ? Tu va me dire que Non... là les pierres ne sont pas vivantes, elles ne grandissent pas !
Et bien si, le vivant est très important pour la formation géologique. Le calcaire, c'est des coquilles de mollusques qui se sont entassées au fond des mers.
Le joli escargot avec une coquille qui grandit selon une spirale dorée, devient une roche !
D'une manière générale, toutes les roches sédimentaires s'empilent – comme la paperasse sur mon bureau – le vivant produit de nouvelles couches. Quand les archéologues font des fouilles, il remontent le temps en creusant. Ils remontent dans le mille feuille des couches géologiques.
Et les roches qui ne sont pas sédimentaires ?
Les cristaux grandissent aussi. Souvent très lentement, mais parfois très rapidement, comme on peut le voir ici en vidéo avec une chaufferette qui dégage de la chaleur suite à une transition de phase d'une solution aqueuse saturée en acétate de sodium en surfusion.
Un petit choc déclenche la transformation d'un fluide en cristal solide.
Pour les animaux, et du coup pour les humains, ça semble clair, nous en avons tous une expérience personnelle. Venons au monde petit et nous grandissons jusqu'à notre taille adulte.
Et la Terre ? Selon le consensus actuel, elle s'est formée et conserve la même taille depuis toujours.
Ce modèle théorique a été constitué à partir du concept de dérive des continentsdéveloppé par le météorologue Alfred Wegener. Ce dernier a présenté sa théorie en 1912. Il n'est pas pris au sérieux.
C'est quoi ce météorologue et un peu astronome qui veut s'occuper de géologie?
C'est seulement à partir de 1965 que Edward Bullard publie une reconstitution du puzzle géant des continents à l'aide de calculs réalisés par ordinateur et là, la communauté scientifique se dit que peut être Wegener avait raison !
La communauté scientifique prend beaucoup, beaucoup de temps à faire consensus. Car déjà plusieurs cartographes et scientifiques (et plein de gosses) avait déjà remarqué les étranges coïncidence entre les côtes africaines et sud-américaine. Est-ce qu'elles ne s'emboiteraient pas ?
La plus ancienne mention qu'on connait c'est celle du cartographe Abraham Ortelius qui fait cette observation dès 1596.
Alfred Wegener est aussi l'inventeur du concept de Pangée. Le super continent qui rassemble toute les terres actuelles, avant la dérive des continents.
Moi ce qui me frappe en regardant ces cartes c'est que j'ai l'impression qu'on a fait qu'une partie du puzzle, mais pas tout !
Pourquoi on ne fait pas correspondre encore d'autres bouts ?
Suivant la représentation faite, la projection de la "sphère" terrestre à plat, on voit ou non l'évidence de terminer le puzzle.
Un puzzle en 3D
Si on fait abstraction des siècles qui précèdent, il a fallu 50 ans pour que l'idée de Wegenerde dérive des continents depuis la Pangée jusqu'à l'état actuel soit acceptée. Mais surtout il a fallu l'informatique qui permet de modéliser et calculer le puzzle.
Avec les outils informatique actuels, nettement plus performant qu'en 1965, on devrait pouvoir pousser l'idée un peu plus loin et finir le puzzle, mais en 3D !
Le soucis, c'est qu'en repliant encore les continents ça ne marche plus avec la courbure actuelle.
Donc l'astuce c'est de modifier la courbure. Pas simple à faire sur une carte. Mais avec un ordinateur c'est plus simple.
Voici la décomposition des étapes de cette animation.
Alors t'en penses quoi ?
Les preuves géologiques
50 ans après avoir fait consensus autour de la théorie des plaques tectoniques pour expliquer la dérive des continents, on a beaucoup plus de données sur la Terre.
Notamment on a une cartographie de l'age des fonds marins.
Ce que je constate c'est que les fonds marins les plus vieux sont dans la méditerranée entre l'Egypte, la Turquie et la Grèce.
Les parties les plus jeunes sont les dorsales océaniques composées de volcans souvent au centre des océans. Je vois que c'est particulièrement dans le Pacifique qu'il y a des large étendues de fonds marins tout neufs.
On a donc une polarité entre le lieux le plus vieux du monde et le lieu le plus récent du monde. Entre l'Egypte et l'ile de Pâques ?!
Passer du "ou" au "ET"
Pourquoi opposé la théorie de la tectonique des plaques et la théorie de l'expansion terrestre. Dans les deux cas il y a un puzzle géant des continents. Dans les deux cas on a des dorsales océaniques avec des volcans qui cicatrisent les plaies.
C'est juste le moteur du mouvement qui est différent. Pourquoi est-ce que les deux ne seraient pas possibles simultanément ?
Les limites de la croissance
Tout comme un arbre qui grandit ne va pas grandir indéfiniment jusqu'au ciel, un enfant qui grandit va lui aussi plafonner.
Donc on a une croissance sous forme d'exponentielle décroissante qui va vers une asymptote. Comme dans la charge d'un condensateur.
On a un croissance très rapide au début, puis plus lente jusqu'à n'avoir plus de croissance,
La taille d'un nouveau né s'approche d'une coudée royale, soit 52,36cm pour un poids qui s'approche de π en Kg, soit ~3,14Kg. (c'est un bon moyen mnémotechnique pour se souvenir des ces ordres de grandeur.)
Puis vers 3 ans l'enfant atteint une taille de ~1 mètre.
Vers 15 ans on a déjà quasiment la taille adulte. A 20 ans, la croissance en taille s'arrête.
Est-ce que ce ne serait pas pareil pour la Terre ? Dans son jeune âge elle a grandi rapidement, puis la croissance ralenti au point qu'actuellement, il ne reste plus que le phénomène de tectonique des plaques.
A méditer.
Conséquences d'une terre plus petite dans le passé
Si la Terre était plus petite dans le passé. Il y a des grandes chances que sa masse soit également plus petite.
Ça laisse imaginer qu'il est plus facile de voir des animaux et des plantes gigantesques, ainsi que l'émergence d'animaux volant.
C'est exactement ce qu'on voit apparaitre au carbonifère. Il y avait des araignées de 60cm d'envergure, des libellules de 30cm et des fougères géantes de plusieurs mètres de haut.... Avec les temps, ces fougères se sont transformées en houille. C'est le charbon tant décrié quand on le brûle de nos jours.
Les dinosaures ont pu devenir si grand, car la terre était plus petite, et donc avec une gravité moindre.
A méditer,
D'où vient cette nouvelle masse ?
On a là un soucis de taille. D'où vient toute cette nouvelle masse ?
Par analogie, un arbre capte l'air ambiant, le CO2 et l'hydrogène pour le "cristalliser" sous forme de tronc de branche et de feuille.
La Terre pourrait elle capter quelques chose dans son environnement ?
Il y a un bombardement permanent de rayonnement cosmique, de neutrino et autres leptons qui pourraient fournir de la matière/énergie à la Terre pour grandir.
Einstein nous l'a montré avec sa célèbre formule E=mC^2, la masse c'est de l'énergie.
Peut être est-il possible d'extraire de l'énergie du vide quantique, comme avec l'effet Casimir ?
Je n'ai pas de réponse à cette question. C'est ce qui coince avec cette théorie.
Si l'on prend l'analogie d'une pomme qui pousse sur un arbre ou d'un foetus qui grandi dans le ventre de sa mère. Il y a un cordon ombilical, un tige qui va se charger d'acheminer de la matière.
Est-ce qu'on peu trouver ce nombril du monde ?
Le nombril du monde
Est-ce qu'il existe un point central qui est ancien, qui n'a pas vraiment bougé et autour duquel le reste du monde a "gonflé" ?
L'endroit le plus ancien
Comme mentionné plus haut, la méditerranée est le lieu des plus vieux fonds marins.
L'intersections des plus grandes lignes du monde
Comme je l'ai mentionné dans une vidéo, il y a un point central du monde sous de nombreux aspects.
C'est l'intersections des 3 plus grandes lignes droites du monde pour un marcheur à pied:
la plus grande ligne sur Terre en suivant une latitude
la plus grande ligne sur Terre en suivant une ligne orthodromique. (le chemin le plus court sur une sphère) 🌍
la plus grande ligne sur Terre en suivant une ligne loxodromique. (Le déplacement à la boussole 🧭 sur une sphère, ou le chemin le plus court sur une carte 🗺 en projection Mercator)
Ce point c'est le plateau de Gizeh en Egypte.
Le centre des Terres émergées habitables
Si l'on calcule le centre de gravité des terres émergées habitables (donc sans l'Antarctique couvert de glace) on trouve encore une fois cette même région. L'Egypte, le plateau de Gizeh.
Une structure géométrique qui sous tend la croissance terrestre
Mais bien avant, l'astronome Kepler avait déjà montré un système solaire composé de polyèdres imbriqué pour marquer les orbites.
Johannes Kepler est connu pour avoir découvert les lois de Kepler qui servent à calculer les orbites.
Les planètes du système solaire décrivent des trajectoires elliptiques, dont le Soleil occupe l'un des foyers.
Des aires égales sont balayées dans des temps égaux.
Le carré de la période sidérale P d'une planète (temps entre deux passages successifs devant une étoile) est directement proportionnel au cube du demi-grand axe a de la trajectoire elliptique de la planète : , avec k constant.
Ce qui est moins connu, c'est que Kepler était un passionné de géométrie sacrée. C'est en étudiant l'étonnante apparition du nombre d'or entre les orbites de la Terre et de Vénus qu'il a découvert ses fameuses lois.
Kepler a aussi donné son nom au triangle de Kepler. Le triangle rectangle qui a des côtés dont la longueur suit la progression géométrique de raison dorée.
C'est le triangle rectangle qui fait le profil de la pyramide de Khéops. (jaune + vert + bleu)