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Le glissement de terrain qui s'est produit samedi à Las Tejerias (centre-nord du Venezuela) a fait une «centaine» de morts selon les autorités.
Le précédent bilan faisait état de 36 morts et 56 disparus. Un deuil national de trois jours avait été décrété dimanche.
La vice-présidente Delcy Rodriguez a précisé qu'une grande partie de la ville était désormais à nouveau alimentée en électricité et que les communications téléphoniques étaient rétablies.
Quelque 3000 secouristes continuaient mardi les recherches sur le site de la coulée de boue mais ne se faisaient plus d'illusions:
Cinq pompiers tentent de déblayer la boue avec des pelles. «Le chien a fait des signes ici, dans cette zone de ce qui était le salon et la cuisine. Ça coïncide avec l'indication donnée», explique un pompier. Malgré les efforts, la recherche est vaine.
A quelques mètres de là, une autre équipe travaille sur le site d'une maison emportée par la rivière en crue. Les voisins ont essayé de reconstituer un plan de l'habitation pour aider les secouristes.
«On est guidé par l'odeur (de décomposition des corps) et aujourd'hui on a senti cette odeur dans plusieurs maisons», expliquait un pompier, également sous couvert d'anonymat.
Lundi en fin de journée, les secouristes se montraient déjà pessimistes:
Le Venezuela a connu une saison des pluies peu commune, qui s'est prolongée pratiquement toute l'année en raison du phénomène La Niña. Le mois de septembre a été un mois record en précipitations et ces derniers jours des pluies diluviennes, attribuées en partie au passage de l'ouragan Julia plus au nord, se sont abattues sur le pays. Ces trois dernières semaines, 13 personnes sont mortes ailleurs dans le pays en raison d'inondations ou de glissements de terrain.
A Las Tejerias, «il a plu en huit heures ce qu'il pleut en un mois», a indiqué dimanche la vice-présidente. La rivière, dont le niveau est monté de plus de six mètres, a tout emporté sur son passage: arbres, rochers, voitures, lampadaires, pylônes téléphoniques et des pans entiers de maisons, dont beaucoup étaient construites dans des zones à risques. La ville de 50'000 habitants déborde sur les flancs des montagnes.
Le glissement de terrain de Las Tejerias est la pire catastrophe naturelle du Venezuela depuis le début du siècle. En 1999, un important glissement de terrain dans l'Etat de Vargas, au nord du pays, avait tué quelque 10 000 personnes.
Les autorités ont mis en place des hébergements pour sinistrés à Maracay, capitale d'Aragua, l'Etat où se trouve Las Tejerias, et ont annoncé la distribution de 300 tonnes de nourriture. Des centres de collecte ont également été mis en place dans tout le pays pour recueillir les dons. (ats/jch)
Lundi 27 novembre au soir, à sa descente du TGV à Lyon, où il réside, Aziz Senni, un chef d’entreprise français d’origine marocaine, nourrissait un brin d’«appréhension». Il raconte: