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Selon l’OIT, l'IA crée plus d'emplois qu'elle n'en supprime
L'intelligence artificielle ne conduira probablement pas à faire disparaître des emplois, mais plutôt à les réorganiser en prenant en charge certaines tâches. C'est ce que révèle une étude de l'Organisation internationale du travail. Les femmes ainsi que les pays aux revenus plus élevés devraient être davantage affectés par l'utilisation de l'IA en tant qu’outils d'automatisation.
L'intelligence artificielle va-t-elle anéantir le monde? Difficile à dire. L'IA générative va-t-elle détruire des emplois? Probablement pas… C'est du moins la conclusion à laquelle est parvenue l'Organisation internationale du travail (OIT). Dans le cadre d'une récente étude, l’agence spécialisée de l'ONU a examiné dans quels domaines professionnels les grands modèles linguistiques de type GPT pourraient avoir le plus d'influence sur certaines activités.
Les employés de bureau sont les plus touchés
Les employés de bureau sont en tête de liste des professions les plus impactées. L'utilisation de l'IA toucherait fortement près d'un quart de ces emplois. Dans tous les autres domaines professionnels, le nombre de métiers fortement affectés varie entre 1 et 4%.
Selon l'étude, l'IA a le potentiel de réorganiser (et non de remplacer) des fonctions en prenant en charge certaines tâches (assistance), partout dans le monde. Dans les pays à faible revenu, la technologie pourrait assister environ 26 millions d'emplois, soit 10,4% de tous les emplois. Dans les pays à revenu moyen inférieur, la part est de 12,8% (156 millions d’emplois), et dans les pays à revenu moyen supérieur, de 13,5% (166 millions d'emplois). Dans les nations à revenu élevé, le nombre d’emplois pour lesquels l’IA serait une aide atteint les 79 millions (13,5%).
Plus d'automatisation dans les pays riches
En matière de métiers automatisés par l’IA, davantage de disparités s'observent. Ainsi, la technologie ne pourrait remplacer qu'environ un million d'emplois (0,4 %) dans les pays pauvres. Dans les pays les plus riches, le potentiel d'automatisation est plus prononcé, avec une part de 5,1% (30 millions d'emplois). La part mondiale étant de 2,3% (75 millions d'emplois).
Fossé entre hommes et femmes
Il existe également de grandes différences en fonction du genre. Au niveau mondial, l'IA pourrait automatiser 1,4% de tous les emplois occupés par des hommes (27 millions). La part correspond à 3,7 % chez les femmes (48 millions). Dans les pays les plus riches, l'écart est encore plus important: l'IA pourrait prendre en charge 2,9% de tous les emplois occupés par les hommes et 7,8 pour cent des emplois occupés par les femmes. Les auteurs de l’étude attribuent ce résultat à la proportion nettement plus élevée de femmes dans les emplois de bureau.
L'étude complète peut être consultée ici (PDF).