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L'«Hydre», car au sens étymologique, elle signifie l'eau, l'aspect changeant, houleux. En mythologie, l'Hydre de Lerne est une créature grecque, un serpent d'eau avec parfois un corps de chien ou de dragon possédant plusieurs têtes. Ses têtes se régénéraient doublement lorsqu'elles étaient tranchées et l'haleine soufflée par les multiples gueules exhalait un poison.
En sciences, l'hydre est un petit animal primaire et aquatique de 15 millimètres qui se multiplie par bourgeonnement, connue pour son exceptionnelle capacité de régénération: elle peut faire repousser n'importe quelle partie de son corps.
Le travail de la compagnie visera à s'intéresser à tout ce qui touche la métamorphose de l'être humain, la limite entre l'homme et l'animal, le travestissement, la monstruosité, l'être considéré comme «inclassable» aux yeux de la société. Certaines femmes portent la ligne inspiratrice de L'Hydre Folle comme Carole Martinez et son Coeur cousu, Zouc (corps-montagne aux multiples
personnages), la marionnettiste Ilka Schönbein ou encore les artistes Phia Ménard ou Diane Arbus, et la plasticienne genevoise Muriel Décaillet. Toutes en lien avec la terre, le corps et la recherche d'une identité forte, d'un sens vital.