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Le peuple ne votera pas sur une réglementation plus stricte de la Banque nationale suisse (BNS), des engagements de l'armée et des caisses de pension. Trois initiatives populaires en ce sens ont échoué, alors que le délai fixé pour la récolte des signatures était fixé à mercredi prochain.
L'enseignant bâlois Marc Meyer, président du comité d'initiative, n'a pas réussi à réunir les 100'000 paraphes nécessaires, a-t-il indiqué mercredi, confirmant une information du quotidien "Blick". Il n'a pas souhaité préciser combien il en a récolté.
L'argent a manqué et les médias ne l'ont pas assez soutenu, a-t-il affirmé. Marc Meyer a financé lui-même la campagne. Cet économiste et politologue a été membre de l'UDC durant moins d'une année, mais son comité se disait "indépendant et au-dessus des partis".
Approbation des investissements
Du point de vue de leur contenu, les trois initiatives lancées en janvier 2011 n'avaient rien à voir les unes avec les autres. La première, intitulée "la Banque nationale nous appartient à tous", exigeait que les investissements de la BNS à l'étranger soient approuvés par l'Assemblée fédérale.
Les parlementaires auraient aussi été censés fixer le montant des réserves de la BNS et élire le conseil de banque.
La deuxième initiative demandait que toute décision du Conseil fédéral sur un engagement de l'armée en Suisse ou à l'étranger avec des munitions de guerre soit prise par au moins cinq voix.
La troisième, intitulée "Halte à l'utilisation abusive de nos caisses de pension!", exigeait que les institutions de prévoyance obligatoire exercent leurs droits d'actionnaire selon la volonté des assurés, notamment via des sondages représentatifs.
ATS