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Vision Agriculture a fait réaliser une étude sur la manière dont la politique soutient indirectement sept styles alimentaires différents – de « végétalien » à « à dominante carnée ». En résumé : les aliments des différents styles alimentaires sont soutenus de manière très inégale. En fin de compte, il y a un transfert de plusieurs centaines de francs par personne et par an des styles alimentaires « végétalien » et « optimisé environnement » vers ceux « riche en protéine » et « à dominante carnée ».>> Lire la newsletter complète en PDF
Comme l'a souligné Vision Agriculture dans une étude réalisée il y a six mois, l'agriculture et la nutrition suisses sont loin d'être "fidèles aux coûts". Compte tenu de la législation environnementale et des objectifs climatiques, cela devient de plus en plus un problème. Dans un nouveau document, Vision Landwirtschaft montre donc à quoi pourrait ressembler la voie vers un secteur agricole et alimentaire durable au regard des objectifs climatiques officiels et des autres objectifs du gouvernement fédéral. La restructuration des subventions dans le sens du principe du pollueur-payeur et de la vérité des coûts joue un rôle de premier plan.
>> Document de réflexion "Réalité des coûts dans l'agriculture et l'alimentation"
(VL) Qui doit supporter les coûts de production des biens et des services ? En principe, la réponse est claire et largement acceptée : Celui qui génère les coûts est celui qui doit payer, en l’occurrence, le consommateur. Si c'est le cas, on parle de "vérité des coûts". Dans l'agriculture et l'alimentation, ce principe est aujourd'hui bouleversé. Les méthodes de production et les modes de consommation nuisibles à l'environnement sont massivement favorisés par l'État. Les biens produits de manière non durable deviennent ainsi beaucoup trop bon marché, tandis les biens durables demeurent trop chers. Le problème n'est donc pas le consommateur qui n'est pas prêt à payer beaucoup plus cher pour une alimentation durable, mais un système de politique agricole qui fausse les prix en faveur d'une consommation néfaste pour l’environnement et qui entrave donc systématiquement les modes de consommation durables. Une nouvelle étude de Vision Agriculture quantifie pour la première fois l'ampleur de ce déséquilibre. Afin d'atteindre les objectifs de la politique agricole dans le domaine de l'environnement et de la sécurité alimentaire, il sera essentiel de réorienter fondamentalement le système actuel pour tenir compte de la vérité des coûts.
A l’instar des statistiques «coûts et financement des transports » publiées par la Confédération, Vision Agriculture a, dans une nouvelle publication, répertorié pour la première fois l'ensemble des coûts de l'agriculture suisse et les a répartis entre les unités de coûts "consommateurs", "contribuables" et "collectivité" selon des critères transparents. Les résultats sont détonants et déterminants pour les prochaines décisions en matière de politique agricole