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Les tâches bureaucratiques sont la principale cause du stress et de l’épuisement.
Près d’un dixième des membres du SSP a participé à notre sondage en ligne sur la charge de
travail dans les services publics. Les résultats présentés aujourd’hui au Congrès du SSP à Saint-Gall sont clairs: une majorité des personnes sondées sont trop épuisées après une journée de travail normale pour exercer une quelconque activité.
Le problème est surtout dû aux exigences inacceptables liées à des tâches annexes, qui sont source de stress.
Voici les résultats les plus importants en détail: sur les près de 3500 personnes qui ont répondu à notre enquête, 68% sont «globalement satisfaites» de leur situation au travail et 76% sont plus ou moins en bonne santé. Néanmoins, les deux tiers (67%) des répondant-e-s se sentent stressés au travail. Et 74% ont répondu par l’affirmative concernant une augmentation de la charge psychique sur le lieu de travail au cours des 4 dernières années.
Il ressort clairement de cette enquête que ni le personnel, ni les supérieur-e-s, sont la cause de cette situation alarmante: 94% des personnes sondées ont répondu qu’elles s’entendent bien avec leurs collègues sur leur lieu de travail, et 61% estiment que leur supérieur-e fait bien son travail et que leurs demandes sont entendues par ce dernier ou cette dernière. Par contre, 84% constatent que la paperasserie administrative a augmenté ces 4 dernières années. (Cela représente aussi le seul énoncé de l’enquête pour lequel la réponse «Tout à fait d’accord» a reçu plus de suffrages que la réponse «Plutôt d’accord».) L’affirmation du questionnaire «Je n’ai pas assez de temps pour effectuer mes principales tâches professionnelles» a été
plébiscitée par 63% des personnes sondées, tandis que 60% se plaignent d’un morcellement excessif de leur travail. Une petite majorité de 50% prétend même ne plus pouvoir accomplir son travail «comme je me le représente et comme je l’ai appris».
Cette charge de travail a des conséquences sur le temps libre: 66% des répondant-e-s avouent être incapables d’exercer une quelconque activité après une journée normale de travail. Donc, trop fatigués pour le cinéma, les concerts ou pour aller danser.
Le SSP juge ce constat accablant, d’autant plus que l’enquête laisse penser que l’épuisement ne résulte pas de l’activité professionnelle principale, mais surtout des tâches en amont, en aval et annexes, ainsi que d’une mauvaise organisation du travail, de programmes informatiques non aboutis ou d’exigences bureaucratiques inacceptables.
Résultats en ligne