Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06942.jsonl.gz/766

Le « rat » fait donc allusion à un rongeur de dimensions troquées, pouvant englober le minuscule rat des moissons (Micromys minutus) et le rat de Gambie (Cricetomys gambianus ), un géant en comparaison. Les traits distinctifs physiques sont très diverss parmi les animaux appartenant à l'ordre des Rodentia mais ce nom vernaculaire est surtout employé pour désigner des rongeurs pourvus d'oreilles rondes et d'une queue relativement longue, généralement annelée. Il s'agit le plus souvent d'un rongeur plus dodu que la souris bien que ce critère ne soit pas primordial puisque le rat des moissons (Micromys minutus) est également dénommé souris naine.
Qu’il s’agisse de l’une ou l’autre des espèces, les rats demeurent pour les hommes des inoculeurs de maladies, singulièrement parmi les plus graves. La maladie à laquelle on associe le plus le rat est, sans doute, la peste, qui est principalement dispensée par le rat et divulguée à l’homme par piqûres de puces d’animaux infectés28. Plus facilement véhiculée par le rat noir, elle s’est répandue dans le monde en de terribles épidémies au cours de l’Histoire29, on pense surtout à la très connue aventure de peste noire du milieu du XIVe siècle. Néanmoins, la leptospirose est parfois désignée la maladie du rat, l'urine du rat ou de la souris semble presque toujours la source directe ou indirecte des infections humaines. D'autres maladies peuvent également être transférées par le rat comme la fièvre par morsure de rat (streptobacillose) (ou fièvre de Haverhill), le Sodoku qui en est une interprétation.
Au-delà de ce point sanitaire, les rats sont des exécrables et ils s’attaquent aux réserves alimentaires qu’ils anéantissent et souillent de leurs déjections. Ils anéantissent les récoltes dans certains pays tropicaux30 et peuvent causer des atteintes écologiques31,32. Pour un grain dévoré par le rat brun, 10 à 15 grains sont barbouillés et rendus immangeables.
En tout cas, du fait de l’arrivée du rat bronzé, du rat noir et du rat polynésien, dans 82 % des archipels mondiaux et au vu de leur caractère invasif, ils occasionnent de nombreux embrouillements dans les écosystèmes insulaires et soutiennent également l'essouchement de certaines espèces animales. Ces trois espèces de rats (Rattus exulans, Rattus norvegicus et principalement Rattus rattus) sont reconnues comme invasives, elles font partie des 100 espèces les plus invasives d’après l’UICN36. Ils peuvent devenir une admonestation pour l’équilibre écologique et les espèces voisines, surtout lorsqu’ils envahissent une île