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une entrevue, pour terminer leurs COTYS DU BOSPHORE. Les médifférents , le fit arrêter au milien d'un dailles nous font connaitre plusieurs repas, et le fit mourir peu de temps princes de ce nom, qui ont régué dans après, l'an 19 de J.-C. On trouve des cette contrée, et sur lesquels les médailles de lui dans les deux ouvra- históricos pe nous ont laissé qu très ges que l'on vient de citer. . C-R. peu de documents. Comme les médail
COTYS , roi de la petite Arménie, les nous indiquent d'une manière poétait fils du précédeni ( Cotys V), et sitive l'époque de leur règne, nous d'une princesse dont les historiens ne pensons qu'il est utile de faire une pous ont pas conservé le nom, et qui mention particulière de chacun de ces était fille de Polemon Ier., roi de Pont rois, en attendant que de nouvelles et du Bosphore. Après le meurtre de découvertes puissent nous procurer son mari( Voy. l'article précédent ), des notions plus certaines sur l'hiselle se rendit à Rome , où elle eut le toire de leur règne. — Cotys Jer, était çourage d'accuser Rhescuporis de ce frère de Mulbridale, qui régnait dans le crime, et de demander sa punition au Bosphore vers l'an 41 de J.-C., et qui sénat. Rhescuporis fut d'abord exilé à descendait, suivant Dion , de MithriAlexandrie , et privé de ses ctats, qui date-le-Grand. Cotys, par ses intrigues furent donnés à Rhæmétalcès son fils, auprès de l'empereur Claude, réussit et aux enfants de Colys V. On ignore à lui rendre suspect son frère Mithriquel fut leur sort; on sait seulement date et à le faire chasser du royaume qu'ils régnèrent quelque temps en pour s'en rendre maître. Il paraît qu'il Thrace, sous la tutele de Rufus Tre- s'y maintiet long-teinps. On a des bellienus; l'un d'eux, Cotys , qui fait médailles de ce prince , depuis l'année le sujet de cet article, obiint de Ca- du Bosphore 342 jusqu'à 365 (l'an ligula le royaume de la petite Ar- 69 de J.-C.), ce qui indique un règne ménie, pour le dédommager de ses d'au moins vingt-trois ans. L'on sait états de la Thrace, dont Rhæmétal- que l'ore du Bosphore correspond à cès resta seul le maître. On a peu de l'an 457 de Rome. ( Voy. Cary, andétails sur la vie de ce privce, qui quel plusieurs des médailles de Cotys continua de régner cn Arménie, sous Jer étaient inconnues.) A cette époque l'empire de Claude. Ce fut sur l'invi- les rois de cette contrée étaient teltation de cet empereur que Colys re- lement dans la dépendance des Rononça à ses prétentions sur la grande mains, qu'au liru de mettre sur leurs Arménie, quoique les grands du pays monnaies leurs propres effigies, ils sc fussent déclarés en sa faveur, au n'y plaçaient souvent que celles des moment où Mithridate l'Ibérien s'y empereurs ou des Césars. On trouve ren lait pour en reprendre possession. sur les médailles de Cotys les porCotys étail du nombre des cinq rois traits de Claude, d'Agrippine, de Ne. qui vinrent visiter Agrippa-le-Grand, ron, etc. ; un monogramme seul indans un voyage qu'il fit à Tiberiade, dique le vom du roi. Les historiens et qui furent obligés de retourner dans ne nous ont presque rien laissé sur le leurs ét: ts sur l'ordie formel d’un rigne de Cotys ls. Il obtint, des biengouverneur de Syric, nommé Marsus, faits d'Adrien, le royaume du Bosqui craignait peut-être que la réunion phore. Arrien en parle dans son P& de tant de rois ne fût nuisible aux in- Tiple , et c'est en envoyant son outérêts de sa palic. T-N. vrage à l'empereur qu'il lui annonce
qui, selon quelques-uns, prouvait sa COUCY (RAOUL, OU RENAUD, noble simplicité, et qui , selon d'au- telain de ), fils d'Enguerrand , frert tres, découvrait plus de vanité que de Raoul Jer. de Coucy, bad de modestie :
vers l'an 1160. Ayant perdu son père Je ne suis rei ne dac, prince ne comte aussi, en 1174, il étudia les belles lettres,
Je suis le sire de Coucy.
et se fit remarquer par ses poésies.
Il était clerc en 1187 : on sait que attribué la suivante : Roi ne puis-je estre ;
ce mot désignait un ecclésiastique, Due ne veux estre,
un savant, un homme-de-lettres, u Si suis li sires de Coucy.
notaire ; mais il est à présumer qui Il mourut d'une manière aussi funes. doit signifier ici un ecclésiastique te que singulière; passant à gué une Parti pour la Terre-Sainte en ung, petite rivière, auprès du château de il trouva la mort sous les murs de la Gersis , son cheval se cabra, le jeta ville d'acre. C'est lui qu'on a désert à la renverse, et son épée étant sortie comme le héros d'une aventure épact du fourreau , il lomba sur la poin- vantable, et qu'ou dit avoir été la te, - Enguerrand laissa deux als, mant d'une dame de Levergier. La Raoul II et Enguerrand IV. Le pre même aventure a été attribnée par mier fut tué en 1250, à la Massour, les Provençaux au Troubadour Cabet en Egypte, près du comte d'Artois : taing, par les Italiens à un prince de frère de S. Louis, qu'il défendit an Salerne, et par les Espagnols un pris de son sang. Le second fut cet marquis d'Astorgas. Elle a été tine Enguerrand qui, ayant trouvé trois d'un conte qui probablement aura ete gentilshommes flamands chassant fait sur la fin du 12°. siècle, et qu'en sur ses terres, les fit arrêter et en- a renouvelé plusieurs fois; car il suite pendre. Le roi irrité le fit con- trouve dans le lai d'Ignaurès (m. duire à Paris, et voulut qu'il fût jugé nuscrit, No.7218), et dans le lai de la par les pairs et les barons. Les juges Chastelaine de Vergi , qui mori per ayant à prononcer sur un parent, se loialement amer son ami (manusrecusèrent et cortirent de l'assemblée erit , No. 6987) qui ont été composes les ups après les autres; le roi resta dans le 13°. siècle. C'est d'après ces seul, et s'aperçut, mais trop tard, qu'il lais, d'après l'histoire des trouban'aurait pas dû sortir le dernier. En- dours , d'après une chronique possé guerrand fut condamné à payer une dée par Fauchet, et surtout d'après soinme qui devait être assez considé- le roman du Chastelain de Court rable, puisqu'elle servit à fonder un et de la dame de Fayel, que les his hôpital à Pontoise , el des écoles pu. toriens ont présenté, comme étant bliques à Paris. Il mourut l'an 1311, et arrivée, l'aventure si connue de ce en lui s'éteignit la branche des Cou. Raoul, sujet de deux tragédies mocy, dont les biens passèrent å ses ne- dernes. Les historiens rapportent que, veus Enguerrand et Jean de Guines, blessé mortellement au siège d'Acre fils d’Alix de Coucy, comtesse de en 1191, Raoul chargea son écuyer Guines. Sa scur fut mariée en pre- de porter , après sa mort, son caut mières noces au roi d'Ecosse, et en à la dame de Fayel qu'il aimait. L'é secondes noces à Jean de Brienne, cuyer, arrivé en France, se mit ea roi de Jérusalem, et depuis empereur devoir d'exécuter les dernières voker d'Occident.
R . tés de son maître. Il se tint quelque