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Le Premier ministre islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan a lancé samedi sa campagne pour la présidentielle, prévue en août. Il a promis qu'il serait un chef d'Etat doté d'un pouvoir fort, capable d'engager la Turquie dans "un nouveau départ".
Durant ce premier meeting électoral, il a affirmé: "Nous faisons le premier pas vers un nouveau départ". Une foule enthousiaste l'a alors acclamé. Ses partisans agitaient des drapeaux turcs et des bannières du parti.
M. Erdogan a fait un choix symbolique en organisant à Samsun son premier meeting. C'est dans ce port de la mer Noire que le fondateur de la Turquie moderne, Mustafa Kemal Ataturk a engagé la guerre d'indépendance de la Turquie contre les puissances étrangères en 1919.
Agé de 60 ans, le Premier ministre reste l'homme politique le plus populaire et devrait remporter facilement le premier tour de la présidentielle le 10 août. Ses adversaires lui reprochent de vouloir imposer ses valeurs religieuses musulmanes au détriment du régime laïque du pays.
M. Erdogan a rappelé qu'il veut renforcer les pouvoirs du président, qui sera élu en août pour la première fois au suffrage universel. Cette fonction, exercée par le président sortant Abdullah Gul, était jusque-là principalement protocolaire.
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