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C'est l'heure de la démission pour Jean-Pascal Delamuraz, après quatorze années passées au Conseil fédéral. Non sans humour, il l'annonce à la presse, devant laquelle il lit sa lettre adressée au président de la Confédération.
Affaibli par la maladie, Jean-Pascal Delamuraz s'était décidé à quitter la magistrature suprême. Il sera remplacé au gouvernement par Pascal Couchepin.
Fils du syndic de Paudex, Jean-Pascal Delamuraz est né le 1er avril 1936. Licencié en sciences politiques de l'Université de Lausanne, il s'engage dans l'organisation de l'Exposition nationale de 1964, poste qui lui permet d'être remarqué par les chefs du parti radical. Il est chargé ensuite d'organiser le secrétariat permanent du parti radical vaudois, avant d'en prendre la direction. En 1966, il est élu conseiller communal de Lausanne et, trois ans plus tard, à la municipalité.
Durant toute sa carrière, Jean-Pascal Delamuraz a incarné le radicalisme vaudois. En 1983, lorsque s'ouvre la succession de Georges-André Chevallaz au Conseil fédéral, la candidature de Delamuraz s'impose. Il est élu sans difficulté et siégera au gouvernement jusqu'en mars 1998, occupant d'abord le poste de chef du Département militaire fédéral puis celui de l'Economie publique.
Jean-Pascal Delamuraz est un des architectes des relations entre la Suisse et l'Europe qui doivent, à son sens, d'abord passer par l'adhésion à l'Espace Economique Européen puis par l'adhésion à la Communauté européenne. Il sera désavoué par la votation populaire du 6 décembre 1992.
Affaibli par la maladie, il est contraint à la démission le 30 mars 1998, après quatorze ans passé au gouvernement. Il meurt six mois plus tard, le 4 octobre.
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Journaliste: Pierre-François Chatton