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Cette revue systématique visait deux objectifs. Le premier était de déterminer la précision diagnostique de la clinique pour l’obstruction des voies urinaires basses chez les hommes souffrant de prostatisme. Les auteurs ont recherché les études comparant les symptômes de prostatisme, pris individuellement ou compilés en questionnaires (le plus utilisé étant l’International Prostate Symptom Score, IPSS) à l’examen de référence, le bilan urodynamique. Le deuxième objectif était de déterminer la précision de l’ultrason pour mesurer le volume urinaire résiduel. Parmi les neuf cohortes identifiées, les cinq qui étaient de qualité acceptable (niveau 3) ont montré l’absence de corrélation significative entre les symptômes et l’obstruction des voies urinaires basses, que ce soit avec le questionnaire (score IPSS ≥ 20, rapport de vraisemblance positif 1,5 ; IC 95% : 1,1-2) ou des symptômes individuels (jet intermittent et égouttement terminal). Selon une étude de moindre qualité, l’anamnèse de diminution du jet augmente la probabilité d’obstruction alors que l’absence de nycturie la rend moins probable. Les auteurs précisent que, selon leurs critères d’inclusion, ils n’ont retrouvé aucune étude comprenant le toucher rectal ou la percussion de la vessie. Par ailleurs, l’ultrason est fortement corrélé aux volumes urinaires mesurés par sondage.
Commentaire : Une clinique très évocatrice ne suffirait donc pas à diagnostiquer une obstruction des voies urinaires basses, voire une hyperplasie bénigne de la prostate. Les principales limites de cette revue systématique sont la qualité et le nombre des études retrouvées. Il manque également une étude sur l’utilité de l’examen clinique, notamment le toucher rectal, qui est pourtant recommandé.