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Howard, J.; Huang, A.; Li, Z.; Tufekci, Z.; Zdimal, V.; van der Westhuizen, H.; von Delft, A.; Price, A.; Fridman, L.; Tang, L.; Tang, V.; Watson, G.L.; Bax, C.E.; Shaikh, R.; Questier, F.; Hernandez, D.; Chu, L.F.; Ramirez, C.M.; Rimoin, A.W. Face Masks Against COVID-19: An Evidence Review. Preprints 2020, 2020040203 (doi:10.20944/preprints202004.0203.v1).
Réviseur : Pr Patrick Francioli
Cet article est une revue très complète de la littérature concernant le port de masques dans l'espace public en cas d'infections respiratoires.
Les auteurs notent en particulier :
1) Au plan de la transmission du Covid-19, les données épidémiologiques montrent qu'une proportion substantielle de personnes infectées présentent peu ou pas de symptômes. En conséquence, impossible de ne cibler les mesures que sur les cas cliniques, ou sur la seule distance physique dans les situations où celle-ci est très difficile à respecter.
2) Même si la protection est imparfaite et grevée d'aléas, le port général de masques contribue à réduire la transmission.
3) Si des masques chirurgicaux ne sont pas disponibles, des preuves expérimentales montrent que même les masques en tissu peuvent avoir une certaine capacité de filtration en cas d'infections respiratoires.
4) Les études qui ont cherché à montrer le rôle de l'adhérence au port du masque ont montré qu’il s’agissait d’une mesure qui contribuait à diminuer la transmission. En cas de d'épidémie avec une infection perçue comme "menaçante" (par ex Covid-19), l'adhérence devrait être d'autant meilleure.
5) Les données scientifiques montrent que l'introduction de mesures préventives n'entraîne pas d'augmentation de comportement à risque au niveau d'une population. Ainsi, il n'y a pas de preuves que le port de masques diminuerait le respect de la distance physique. Les données scientifiques suggèrent que ce serait plutôt le contraire, même si des comportements à risque pourraient être induit chez certains individus. Rendre cette mesure obligatoire dans certains contextes aurait d'autant plus d'effet sur l'adhérence.
6) Le port généralisé du masque pourrait agir comme un rappel de la situation épidémiologique (en particulier lors du dé-confinement), et donc de la nécessité de respecter la distance physique et les autres mesures de prévention.
7) les modélisations indiquent que le port généralisé (ou presque généralisé, c'est-à-dire dans toute situation où la distance physique ne peut pas toujours être respectée) de masques devrait permettre de réduire la période de confinement, et prévenir ou atténuer le risque d'une deuxième vague après la levée de celui-ci.
L’ensemble des éléments présentés dans cette revue plaide clairement pour le port du masque.