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Italie (?), 2e moitié du XVe siècle
Plaques de fer sur toile, rivetées, restes de mi-soie rouge
L 56 cm
Inv. 1874.102.
La veste de mailles, ou brigandine, se compose d'un système de plaques de fer recouvertes d'étain se chevauchant comme les tuiles d'un toit et fixées en groupes de trois sur une base de toile avec des rivets à tête striée. La veste était originellement doublée en mi soie rouge; les restes subsistent sous les têtes des rivets. Cette brigandine ne survit donc que partiellement puisque de ses trois couches, les plaques de fer, la base de toile et la doublure, il manque la dernière. A l'arrière des plaques on a estampillé le motif de l'Agneau de Dieu qui est soit la marque du fabricant, soit un signe destiné à protéger le porteur de la veste. Comme les costumes florentins de l'époque, la brigandine est ajustée à la taille et ouverte sur le devant; elle vient vraisemblablement d'Italie, peut être de Milan qui était le centre de production de ce type de vestes de mailles. Elles servaient non seulement à protéger mais étaient aussi en faveur auprès de la noblesse comme vêtement cérémonial. Cette pièce fut conservée dans l'armurerie bâloise au XVIIIe siècle comme prétendue armure du duc Charles de Bourgogne, une attribution qui la sauva vraisemblablement de l'oubli.