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Le Plateau suisse, essentiellement occupé par un bassin molassique, couvre environ un tiers de la superficie du pays. Pour la première fois, le Seismic Atlas of the Swiss Molasse Basin présente un modèle géologique en 3D de la structure profonde du sous-sol sous le Plateau, du Lac Léman au Lac de Constance, entre le Jura et les Alpes (Figure 1). Il a été réalisé à partir de l’analyse régionale de plus de 4300 km profils sismiques (Figure 2) et d’une trentaine de forages profonds (Figure 3); la plupart de ces données ont été obtenues par l’industrie pétrolière. Parts 1 and 2 of the animation presenting the two-way travel time (TWT) data from the SASMB.
Part 1 shows an example of interpreted seismic section and an overview of the data for the entire Swiss Molasse Basin.
Part 2 shows the TWT layers for each horizon individually, and gives a more close-up view of respectively the western and eastern part of the Swiss Molasse Basin.
Animation presenting the data from the SASMB in depth. The animation shows an overview of the entire Swiss Molasse Basin, a close-up view of a well (Pfaffnau-1), the depth layers of each seismic horizon individually, as well as a more close-up view of respectively the western and eastern part of the Swiss Molasse Basin.
L’Atlas se compose d’un texte d’environ 80 pages et les résultats qui en découlent sont illustrés dans 24 planches hors-texte. Il contient notamment 13 grandes coupes perpendiculaires au bassin (Figure 4 et 5) et deux selon sa direction principale. Un modèle structural en 3D du bassin a été créé à partir de ces coupes (Figure 6).
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- Fig. 1 Page de titre de l’Atlas. La carte indique la position des grandes coupes verticales à travers le Plateau établies à partir de profils sismiques. Les trois panneaux montrent des extraits des coupes. De gauche à droite : profil sismique brut, profil interprété (avec un forage profond) et profil géologique après conversion en profondeur.
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- Fig. 2 Positions des lignes sismiques en Suisse, au nord des Alpes. Environ 50% de profils situés sur le Plateau ont été utilisés pour établir l’Atlas.
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- Fig. 3 Tableau récapitulatif des principaux forages profonds utilisés pour l’Atlas. Ces forages ont permis de faire le lien entre les profils sismiques et la géologie.
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- Fig. 4 Exemple de coupe géologique située approximativement entre le Lac de Neuchâtel au NW (à gauche) et les Préalpes au SE (à droite). Les sédiments de l’unité tertiaire (Molasse, en jaune) surmontent des sédiments d’âge mésozoïque (bleu à orange) qui eux-mêmes reposent sur des roches d’âge permo-carbonifère (brun clair) ou sur du socle cristallin encore plus ancien (en rose).
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- Fig. 5 Vue synoptique des grandes coupes perpendiculaires au bassin molassique suisse. On observe l’important l’épaississement de la Molasse (en jaune) en direction des Alpes (à droite sur la figure). Les unités d’âge mésozoïque (de couleur bleu à orange) sont plus épaisses à l’ouest (par exemple sur les coupes No. 1 et 3) qu’à l’est (par exemple sur la coupe No. 13).
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- Fig. 6 Aperçu en 3D de trois horizons géologiques cartographiés sous le Plateau suisse : base de la Molasse, sommet de l’unité du Dogger (d’âge jurassique) et base de l’unité d’âge mésozoïque.
La connaissance du sous-sol sous le Plateau, est importante non seulement pour son intérêt scientifique, mais aussi pour ses nombreuses applications pratiques comme par exemple, l’établissement de cartes du risque sismique, l’évaluation des ressources en énergie géothermique, l’identification des circulations profondes de l’eau, la caractérisation des régions favorables pour la séquestration du CO2, la reconnaissance de structures pouvant accueillir des déchets nucléaires ou encore la recherche d’hydrocarbures.
Publié fin 2012 par le Service géologique national (swisstopo), on peut le commander chez toposhop.
L’Atlas a été réalisé des Dr Anna Sommaruga et Urs Eichenberger sous la direction du prof. François Marillier au sein de l’Institut de géophysique de l’UNIL (qui fait maintenant partie du CRET). De nombreuses autres personnes ont aussi contribué à sa réalisation. Il a été édité par le prof. E. Kissling de la Commission suisse de géophysique, commission qui l’a financé avec l’aide de la Faculté des géosciences et de l’environnement.