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Le ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, Riyad al-Maliki (photo), a déclaré que l'AP renonçait à la présidence de la Ligue arabe. La raison en est le refus de la Ligue arabe de condamner le traité de normalisation des relations d'Israël avec les Émirats arabes unis et Bahreïn.
Le 9 septembre, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue, lors d'une vidéoconférence, ont réaffirmé leur engagement à l'égard de l'Initiative de paix arabe de 2002 visant à établir un État palestinien à l'intérieur des frontières de 1967, avec la capitale à Jérusalem-Est.
Après trois heures de discussion, ils ont rejeté une demande de la partie palestinienne de condamner le traité de normalisation des relations entre Israël et les Émirats arabes unis.
La chaîne de télévision libanaise Al-Mayadin a rapporté qu'au cours de la discussion, les Palestiniens étaient pratiquement isolés. Les États arabes du golfe Persique, l'Égypte, la Jordanie, le Maroc et le Soudan se sont opposés à la résolution qu'ils ont proposée.
Selon la chaîne, le secrétaire général de l'OLP Saib Arikat a informé l'Égypte, la Jordanie et l'Arabie saoudite que l'adoption d'une résolution en faveur de la normalisation entraînerait le retrait des Palestiniens de la Ligue. Le résultat de cette menace a été un communiqué neutre adopté par la Ligue arabe.
Al-Mayadin a noté qu'outre les Palestiniens, seuls la Somalie et le Yémen se sont opposés à la résolution proposée par les EAU. Le Liban, l'Irak, l'Algérie et la Tunisie ont adopté une position neutre sur la question du soutien à la normalisation avec Israël.
Le 15 septembre, le Premier ministre de l'Autorité palestinienne, Muhammad al-Shtaye, a appelé le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à reconsidérer ses relations avec la Ligue arabe. La ligue est devenue un symbole d'échec, a-t-il dit, en ignorant ses propres décisions.