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Hallucinations auditives dans la Schizophrénie
De par l’activation des aires cérébrales impliquées dans la perception du discours (aires auditives primaires et aires d’association du langage) au cours des hallucinations auditives, diminuer l’excitabilité du cortex temporo-pariétal (CxTP) par la rTMS à basse fréquence est apparu comme étant un axe de recherche thérapeutique intéressant pour le traitement des hallucinations auditives résistantes. (niveau C*)
Migraines
La migraine est un trouble fréquent qui peut causer un handicap significatif et diminuer la qualité de vie. Les attaques aiguës de migraine avec ou sans aura peuvent être traitées par Stimulation Magnétique Transcrânienne, pendant les crises, ou entre les crises en traitement préventif.
La cause présumée des migraines avec aura est une dépolarisation lente du cortex cérébral trouvant son origine la plupart du temps dans le cortex visuel. La rTMS appliquée au cortex visuel permettrait de stopper le développement de cette dépolarisation.
Les migraines sans aura pourraient aussi bénéficier de cette approche, car un processus de dépolarisation du cortex semble également impliqué.
Les résultats d’une étude récente semblent confirmer ce mécanisme: en appliquant un protocole novateur de stimulation magnétique répétitive, une équipe allemande a pu réduire de 84% la fréquence des attaques migraineuses sur un échantillon de 10 patients.
Nombre de crises migraineuses sur une année, avec ou sans rTMS, pour 9 patients.
(Extrait de Milnik et al. (2013))
Des protocoles classiques de stimulation utilisés dans des études plus anciennes n’avaient pas pu démontrer d’efficacité de la rTMS dans le traitement de la migraine. Cette nouvelle approche est donc prometteuse, et appelle à plus de recherche sur les paramètres de stimulation permettant un traitement optimal
Aux États-Unis le premier traitement rTMS a été approuvé par la FDA (Food and Drug Administration; Autorité de régulation des denrées alimentaires et des médicaments) en 2008. En Europe le traitement MagVita TMS™ a obtenu la certification CE en 2011, ce qui le rend applicable également en Suisse.
Ce traitement peut être proposé avec ou sans antidépresseur(s) concomitant(s). Inutile donc d’interrompre un traitement pharmacologique pour commencer la rTMS. Les effets du médicament peuvent éventuellement être améliorés. En accord avec le médecin, la dose pourra être alors lentement diminuée, ce qui aidera finalement à atténuer l’intensité de leurs effets secondaires.
La rTMS diminue également les idées suicidaires de 67% dans les 2 premières semaines chez les patients à risque.
Malgré leur action potentiellement bénéfique, les approches somatiques (antidépresseurs, stimulation magnétique ou ECT) ne suffisent pas toujours à guérir les causes de la dépression. Il est parfois nécessaire de modifier les schémas de pensées pour éviter les rechutes. C’est pourquoi un traitement somatique est souvent accompagné d’une psychothérapie. Suivez les conseils de votre médecin.
Maladie de Parkinson
Effet antiparkinsonien possible de la rTMS (niveau C*) à haute fréquence sur les aires motrices bilatérales (M1).
Fibromyalgie
Effet antalgique de la rTMS motrice/préfrontale gauche à haute fréquence. Les études portant sur une centaine de patients au total ont rapporté une amélioration de la douleur et de la qualité de la vie de 30%.
Acouphènes
Effet possible de la rTMS à basse fréquence sur le cortex auditif contralatéral au tinnitus ou sur le cortex temporo-pariétal. (niveau C*). Une étude de 2016 semble démontrer que la stimulation sur 3 cibles corticales successivement pendant la même séance aurait des effets supérieurs.
Troubles anxieux
Effet possible de la rTMS à haute fréquence du cortex préfrontal dorsolatéral droit sur les états de stress post-traumatiques (niveau C*).
Addictions et craving
Effet possible sur le craving à la cigarette et la consommation (niveau C*) – Stimulation à haute fréquence du cortex préfrontal dorsolatéral gauche. Une étude récente a montré des résultats impressionnants sur le craving à la cocaïne. Ce traitement commence à être proposé en Suisse.
Une étude de 2017 montre également des résultats positifs contre l’addiction à la methamphétamine. D’autres études de 2017 montrent des résultats positifs sur l’addiction au jeu.