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Quels sont vos sentiments pour vos grands-parents ? Ou pour vos petits-enfants ? La naturalisation facilitée des jeunes de la 3e génération sur laquelle nous voterons le 12 février est un projet très modeste. Presque scandaleusement modeste. Si les grands-parents sont venus en Suisse il y a longtemps, leurs petits-enfants doivent pouvoir maintenant se faire naturaliser plus facilement. Juste en passant : le grand-père de Donald Trump s'est aussi rendu en son temps d'Allemagne aux États-Unis.
La naturalisation facilitée n'est pas synonyme de naturalisation automatique. Celle ou celui qui veut se faire naturaliser devra toujours remplir toutes les conditions posées. Il faut qu'il y ait une demande, l'intégration doit être réussie et les impôts payés. Mais si ces conditions sont remplies, le nouveau droit fédéral prévoira un droit à la naturalisation. Comme c'est par exemple aujourd'hui le cas pour les conjoints de Suisses ou Suissesses. Pour quelle raison devrait-on traiter les petits-enfants moins bien que les conjoints de Suisses ou Suissesses ?
Et pourtant, nous sommes aujourd'hui face à un comité UDC qui mène une campagne de dénigrement contre la naturalisation facilité à coups d'affiches représentant une femme en burqa. Or cette dernière n'a strictement rien à voir avec l'objet de la votation. Cette campagne haineuse est donc aussi un test: jusqu'à quel point le comité de l'UDC peut-elle prendre les citoyen(ne)s pour des idiots ?
Concernant l'intégration de personnes venues en Suisse depuis longtemps, notre pays est très avancé, sous l'angle tant économique que social. Il est désormais temps de se rapprocher aussi encore un peu plus de cette réalité aussi en matière de naturalisation.