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Critique
Kate ne voulait pas que Jake aille pour un an à Londres en vue de se former comme courtier en bourse. Il insiste et oublie sa dulcinée. Treize ans plus tard, il est le roi de Wall Street et pète dans la soie, au prix d'un rythme de travail démentiel. Un soir de veille de Noël, il empêche un black allumé de braquer un épicier. Le malfrat se révèle être un drôle d'ange qui le projette dans la vie qu'il aurait pu partager avec Kate. Le matin de Noël, il se réveille dans un lit qui n'est pas le sien, un chien lui léchant la figure et une gamine lui sautant dessus. Abandonnant le minable pavillon de banlieue, il se rue vers son immeuble huppé, dont le gardien ne le reconnaît pas; au bureau, son nom ne figure plus sur la plaque et le portier l'empêche de passer; il tombe sur le black au volant de sa Ferrari... Pris au piège, il va devoir découvrir la vie de famille, ses amis aux plaisirs simples, son job de vendeur de pneus.
Ça commence de manière prometteuse, on s'attend à un gorillage de la médiocrité états-unienne, et puis ça sombre dans une fable simplette. Téa Leoni est bien jolie, Nicolas Cage passe aisément d'un personnage à l'autre, mais on reste sur sa faim.
Daniel Grivel