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Présentation
Qu’est-ce que c’est ?
L’augmentation mammaire, aussi appelée mammoplastie ou plastie mammaire d’augmentation, est une opération chirurgicale qui consiste à remodeler la forme des seins afin de leur faire gagner en taille et en volume. Elle peut être motivée par des raisons esthétiques, pour rectifier une asymétrie, une malformation ou un sous-développement, pour corriger des seins tombants faisant suite à une perte de poids, à une grossesse, au vieillissement ou réparatrices pour diverses raisons telles qu’une mastectomie suite à un cancer, autres maladies et anomalies ou un accident. C’est un acte bien connu du domaine de la chirurgie plastique, une des interventions esthétiques les plus pratiquées en France et outre-Atlantique.
Les premiers actes d’augmentation mammaire
Les débuts de la mammoplastie remontent au tout début du XXè siècle. Déjà en 1889 a eu lieu une première injection de paraffine sur un homme souffrant de castration bilatérale. En 1903, la même technique est proposée pour la reconstruction mammaire à l’aide d’un mélange d’huiles. En parallèle, à partir de 1917, diverses méthodes de greffes graisseuses font leur apparition. Malheureusement, ces premiers actes présentaient souvent des complications, parfois létales. La technique des prothèses fermées de silicone est proposée en 1953 et est appliquée avec succès sur les premières patientes en 1962 par les chirurgiens Gerow et Cronin. La technologie alternative ou complémentaire de lipofilling continue d’être développée en parallèle. Depuis, les modèles de prothèses se perfectionnent et se multiplient, mais n’ont réellement commencé à être règlementés qu’à partir de 1992 en France par l’AFNOR et aux Etats-Unis par la FDA.
Pourquoi le faire ?
La décision de se faire faire une mammoplastie doit être mûrement réfléchie et le chirurgien plasticien a un rôle déterminant d’information, puis de suivi post opératoire. On peut y avoir recours pour raisons esthétiques :
- répondre à des critères personnels de beauté ;
- rectifier une malformation, dont une asymétrie ;
- corriger la forme générale d’une poitrine tombante due à la grossesse, à l’âge ou à une perte de poids importante.
Ou à fins correctrices et réparatrices :
- après une mastectomie (après un cancer) ;
- après un accident ;
- en cas d’hypoplasie des seins (sous-développement) ;
- toute maladie ou anomalie ou tout évènement ayant causé une déformation des seins.
Les questions les plus fréquentes sur l’augmentation mammaire
Pour éclairer les potentielles sujettes (voire sujets) à cette opération, nous expliquerons dans la suite de cet article les détails les plus importants à savoir. Surtout, n’hésitez pas à consulter un spécialiste et informez-vous ici. Il existe 2 méthodes pour effectuer la plastie d’augmentation mammaire : le lipofilling et l’injection de prothèses.
L’injection de lipides ou lipofilling
Le transfert de lipides ou lipofilling mammaire est une technique qui consiste à prélever du tissu graisseux de la propre patiente pour l’injecter au niveau de sa poitrine. C’est une technique qui a un double intérêt, car la première étape de liposuccion permet de retirer un peu de gras à des parties du corps localisées et choisies, puis la deuxième étape permet à proprement dit d’augmenter le volume mammaire. Cette technique est particulièrement intéressante pour combler un vide graisseux ou pour gagner modérément en volume, pas plus d’un bonnet. Cependant, il faut savoir qu’une partie des lipides, variable d’une patiente à l’autre, se résorbera et il faudra donc prévoir une petite correction supplémentaire. Par ailleurs, cette méthode ne convient pas aux femmes fines, n’ayant pas de réserve graisseuse exploitable.
La pose d’implants
La pose d’implants ou prothèses mammaires est la seconde technique d’augmentation. Cette technique consiste en l’insertion de prothèses fermées à base de gel de silicone chirurgical et/ou de solution saline, celles en silicone étant beaucoup plus fiables et offrant un résultat plus proche de l’élasticité naturelle des seins. Il existe 2 types de prothèses : les prothèses anatomiques, dessinées de façon à reproduire la forme naturelle, et les prothèses rondes qui donnent un rendu final des seins plus rond. Ces dernières sont les plus couramment utilisées. La pose d’implants mammaires permet une augmentation plus grosse que le lipofilling, mais en tenant compte impérativement de l’élasticité de la peau et de la morphologie de la personne pour avoir un résultat harmonieux et durable. Pour les 2 méthodes, l’examen du chirurgien plasticien est primordial et, en outre, il est possible de les combiner.
Comment se déroule chaque méthode d’opération ?
Le lipofilling mammaire se fait souvent sous anesthésie locale, mais l’étape de liposuccion peut nécessiter une anesthésie générale selon la zone concernée. Le tissu gras est prélevé à une ou plusieurs zones du corps en fonction de l’excès graisseux, généralement le ventre, les poignées d’amour, la culotte de cheval ou les cuisses, puis il est purifié, avant d’être injecté dans la poitrine. La pose de prothèses mammaires se fait sous anesthésie générale. Une incision est faite par le chirurgien dans le sillon sous-mammaire ou dans la partie axillaire. Ensuite, la prothèse est glissée, soit sous la glande mammaire, ce qui permet un mouvement plus naturel du sein, soit sous le muscle pectoral, ce qui permet d’adoucir les contours de l’implant et offre une meilleure palpabilité du sein. Dans les deux cas, l’acte chirurgical dure environ entre 1 et 2 heures.
Quelle taille choisir ?
Le choix de la taille et de la méthode à appliquer doit se faire en concertation avec le chirurgien, qui conseillera en fonction du volume demandé par la patiente, sa morphologie et le niveau d’élasticité et de relâchement de sa peau pour obtenir le rendu le plus harmonieux. Une simulation en 3D est par ailleurs faite pour avoir un aperçu du rendu final.
Où le faire ?
Pour un maximum de garanties et de suivi en France, il est important de faire appel à un médecin chirurgien plasticien dont on peut vérifier les qualifications, qui saura vous conseiller avant l’opération, qui aura tout le savoir-faire approprié pour l’effectuer dans les conditions optimales, et qui sera présent pendant votre hospitalisation et assurera le suivi post opératoire, notamment lors d’éventuelles complications. Cependant, faites attention au tourisme de la chirurgie esthétique. Pour des raisons principalement de coût, des femmes peuvent envisager de subir l’opération dans une clinique à l’étranger par un chirurgien dont elles n’ont aucune traçabilité.
Combien ça coûte ?
Le coût d’une augmentation mammaire est très subjectif. Il dépend directement de l’auto-évaluation et de la notoriété du médecin, de la ville, de la clinique ou l’hôpital. Une pose d’implants coûte à titre indicatif entre 4 000 et 6 500 €, tandis qu’un lipofilling mammaire coûte entre 6 000 et 10 000 €. Dans le cas d’une réparation ou d’une reconstruction, l’opération peut être remboursable.
Le résultat est-il garanti ?
Des résultats définitifs
Que ce soit à la suite de l’une ou de l’autre des 2 méthodes de mammoplastie, les résultats sont immédiatement visibles après l’opération. Cependant, la forme définitive de la poitrine ne sera visible qu’après 3 mois environ, après résorption d’une partie du gras dans le cas d’un lipofilling ou après assouplissement de la poitrine dans le cas d’implants. Eventuellement, des sur-corrections mineures par lipofilling peuvent être ajoutées. Après l’effacement total des cicatrices, admirez votre nouvelle poitrine.
Quels sont les risques ?
Les risques existent, mais sont généralement minimes et maîtrisés. On peut observer des œdèmes, des prothèses qui se déplacent ou tournent, du gras asymétriquement résorbé. Le chirurgien esthétique saura prendre les mesures préventives et correctives adaptées. En outre, une opération faite avec sérieux et minutie présentera le minimum de risque, voire aucun.