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Astor Piazzolla
Astor Piazzolla (Astor Pantaleón Piazzolla),
né le 11 mars 1921 à Mar del Plata et décédé le 4 juillet 1992 à Buenos Aires
Astor Piazzolla est un bandonéoniste et compositeur argentin. Il est considéré comme le musicien le plus important de la seconde moitié du XXe siècle pour le tango.
Il commence à étudier le bandonéon en 1930, puis le piano avec Bela Wilda, élève de Rachmaninov.
De retour en Argentine, il étudie la composition avec Alberto Ginastera et intègre l’orchestre d’Anibal Troilo.
En 1952, il obtient une bourse pour étudier en France avec Nadia Boulanger qui l’encourage à créer sa propre musique. De retour, il crée deux groupes, l’Octeto Buenos Aires et l’Orchestre à cordes, avec lesquels il révolutionne toute la musique de Buenos Aires, s’attirant des critiques acerbes. Boycotté par les médias pour son « tango nuevo », il part travailler comme arrangeur à New York en 1958.
A son retour, il crée son quintette, convaincu que le tango est une musique à écouter et non à danser. Malgré les critiques qu’il subit dans son propre pays, Piazzolla triomphe à l’extérieur.
En 1967, il collabore avec le poète Horacio Ferrer pour l’opéra Maria de Buenos Aires, et en 1969 participe au succès mondial de « Balada para un loco » interprété par Amélita Baltar.
En 1971, il fonde son Noneto avec lequel il conquiert le monde. En 1974, il joue avec Gerry Mulligan, et en 1986 avec Gary Burton. Il écrit des musiques de films et compose énormément.
De santé fragile, très nerveux, dès 1974 il a des problèmes de santé.
De 1979 à 1988, Astor Piazzolla renoue avec son quinteto d’avant avec Pablo Ziegler au piano, Hector Console à la basse, Oscar Lopez Ruiz puis Horacio Malvicino à la guitare et Fernando Suarez Paz au violon.
En 1988, Piazzolla dissout le quintette qui lui donna une notoriété mondiale. Après dix années de concerts et de tournées internationales, il décide de former un groupe qui rappelle l’Octeto Buenos Aires, un sextuor qu’il organise dès 1989.
Une thrombose cérébrale l’alitera de 1990 jusqu’à sa mort le 4 juillet 1992 à Buenos Aires.

La mediaTHEQUE

LE TANGO ET ASTOR PIAZZOLLA
Astor Piazzolla (collection non-classique – collection classique) naît à Mar del Plata le 11 mars 1921. Quelques années plus tard, ses parents partent s’installer à New York. Pour ses neuf ans, son père lui offre un bandonéon acheté d’occasion. Astor se met à l’étudier, quoique sa préférence aille au jazz. Il compose son premier tango à onze ans. A la même époque, c’est aux côtés de Carlos Gardel qu’il tient un petit rôle dans le film « El dia que me quieras » et joue dans l’orchestre qui interprète la bande sonore.
Lorsque ses parents reviennent en Argentine, le jeune Astor manie déjà bien son bandonéon. Il joue dans plusieurs orchestres, d’abord peu connus, ensuite avec Miguel Caló et puis, en 1939, avec Anibal « Pichuco » Troilo. Déjà les prémices de ce qui sera sa révolution, plus musicale et moins dansante, se font sentir dans ses compositions et ses arrangements.
C’est en 1944 que Astor Piazzolla quitte l’orchestre de Troilo et dirige l’orchestre du chanteur Francisco Fiorentino. Puis il crée son propre orquesta típica en 1946, à la base du mouvement » vanguardista ».
En 1954, il remporte le premier prix lors d’un concours où il présente la « Sinfonia Buenos Aires », adorée par les uns et conspuée par les tangueros (amateurs de tango) orthodoxes : « Ce n’est pas du tango ! ». La même année, il se rend à Paris pour y suivre le cours de composition de Nadia Boulanger, élève de Ravel. Celle-ci le convainc de se consacrer au tango. Et Piazzolla en enregistrera d’ailleurs plusieurs (MG6092) lors de ce séjour.
Rentré à Buenos Aires en 1955, il fonde son Octeto Buenos Aires avec, entre autres, Leopoldo Federico au second bandonéon, Enrique Mario Francini au violon, Atilio Stampone au piano… Ils joueront leurs propres compositions et des arrangements de tangos de la Guardia Vieja. Il part à New York en 1958 et travaille comme arrangeur de musiques de films pendant deux ans. Retrouvailles avec le jazz…
Lorsque le Quinteto Tango Nuevo voit le jour en 1960, Piazzolla maîtrise complètement le bandonéon. Sa démarche se veut une exploration sonore qui rappelle celle du free jazz. À partir de cette époque, il jouera principalement son répertoire, se démarquant des rythmes conventionnels du tango à danser, sinon du tango tout court. Piazzolla tentera, dans des créations souvent instrumentales, de concilier le tango, le jazz et la musique « sérieuse ».

la suite sur : la Médiathèque
Astor Piazzolla a joué à Sierre,
le vendredi 11 octobre 1985
(voir affiche J.M. Grand)
Tango de demain (Moustaki/Piazzola)
Ce soir, j’ai retrouvé comme on retrouve un frère
Le tango né dans les faubourgs de Buenos Aires
Celui qui va chercher sa sève et ses racines
Dans la peine et la joie du peuple d’Argentine
Je lui prête ma voix, il m’offre sa musique
Jaillie de ce pays du sud de l’Amérique
Continent millénaire ou bien havre d’exil
À côté du Chili, à deux pas du Brésil
Terre cent fois meurtrie, souvent ressuscitée
Où la vie et la mort s’unissent pour chanter
Où l’amour se danse jusqu’au petit matin
Où l’espoir et le deuil sont du même festin
Ce soir, j’ai retrouvé un frère du Tiers-Monde
L’Amérique latine et l’Orient se répondent
Le tam-tam, la guitare et le bandonéon
Accompagnent l’appel à la révolution
Révolution où tout sera musique enfin
Où n’existeront plus ni la peur ni la faim
Musique qui sera la nouvelle harmonie
D’un monde qui renaît sur un monde fini
Cette musique-là je peux déjà l’entendre
Ce cri en même temps si violent et si tendre
Ce chant presque oublié, ce tango de demain
Ce soir, en l’écoutant, je me sens Argentin