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L’estime de soi, une richesse que l’on fait fructifier tout au long de sa carrière professionnelle, diminue rapidement lorsque l’on se retrouve à la retraite. C’est ce que démontre une étude menée conjointement par des chercheurs suisse, américains et canadiens.
Les psychologues ont exploité les données d'une étude américaine, au cours de laquelle 3617 hommes et femmes de 25 à 104 ans ont été interrogés quatre fois pendant 16 ans. Ils ont été questionnés sur leur amour-propre, mais aussi sur leur revenu, leur formation ou leur santé notamment, a précisé l'association américaine des psychologues APA.
Selon les conclusions d'Ulrich Orth, psychologue de l’université de Bâle, et de ses collègues citées dans le «Journal of personality and social psychology», l'estime de soi est la plus basse chez les jeunes adultes. Elle monte ensuite continuellement, atteint son apogée vers 60 ans environ, puis chute rapidement.
Selon les chercheurs, plusieurs théories peuvent expliquer cette chute. Au milieu de leur vie, la plupart des gens construisent une famille et obtiennent des postes toujours plus importants, explique Richard Robins de l'Université de Californie à Davis. Avec la vieillesse, les rôles s'inversent. Leur logement se vide soudainement, leur travail devient superflu et leur santé se dégrade. Tout ceci détériore leur amour-propre.
La formation, le revenu, la santé, la position professionnelle et la vie de couple influencent également l’estime de soi. Dans la plupart des classes d'âge, les femmes ont moins confiance en elles que les hommes, révèle également l'étude.
swissinfo.ch et les agences