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Le Tribunal pénal de la Gruyère a condamné le Gruérien de 55 ans qui, en mars 2011, a abattu l'amant de sa femme à Riaz à huit ans de prison pour meurtre. Il a estimé que les conditions pour retenir le meurtre passionnel (article 113 du Code pénal) n'étaient pas réunies. Une très légère diminution de la responsabilité a été prise en compte, en raison du taux d'alcoolémie au moment des faits. Le Ministère public, par la voix du procureur Philippe Barboni, avait demandé une peine de douze ans de privation de liberté. La défense en demandait six.
Réactions
Maître Bruno Charrière, avocat de la défense: «Je suis soulagé de la manière dont s'est déroulé ce procès. A première vue, c'est une peine qui me paraît juste. Je suis satisfait que mon client ne reste pas enfermé dix ou douze ans, parce que sur le plan humain, il y avait un décalage entre sa personnalité et ce qui a été dit par les parties plaignantes. Il était essentiel que le Tribunal en tienne compte.»
Philippe Barboni, procureur: «Le Tribunal a retenu une légère diminution de la responsabilité, j'aimerais savoir dans quelles proportions et quels éléments ont été pris en compte. Sur le fond, je suis satisfait que le Tribunal ait retenu la qualification juridique de meurtre et non pas de meurtre passionnel.»
Maître Stefan Disch, représentant du père et du frère de la victime: «Je suis rassuré de constater que la qualification juridique retenue ait été celle du meurtre. En revanche, j'aurai besoin de lire les considérants pour comprendre cette peine de huit ans. Pour l'instant, je n'arrive pas à l'expliquer.»