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Aquifère: roche perméable et suffisamment poreuse pour contenir temporairement ou en permanence de l’eau souterraine.
Bassin versant: Surface fermée pouvant inclure un mètre carré de prairie, toute une vallée ou une unité politique comme la Suisse. Les précipitations qui s’abattent sur un bassin versant s’écoulent sous l’effet de la gravité – à moins que celles-ci s’évaporent ou soient temporairement stockées sous forme de neige, de glace, d’eau souterraine ou dans un lac. Lorsque le débit d’un cours d’eau est mesuré à un certain endroit, le bassin versant constitue toute la surface dont les précipitations doivent s’y écouler tôt ou tard.
Bilan hydrologique: Débit = précipitations moins évaporation moins changement de réserves (voir réservoirs). La formule du bilan hydrologique est une description simplifiée de l’état d’un bassin versant donné. Elle ne donne pas d’informations sur les flux vers les eaux souterraines, ni des quantités d’eau ressortant des sources et encore moins sur la part des précipitations qui a été recyclée, c’est-à-dire l’eau qui s’est évaporée du bassin versant (par exemple la Suisse) pour y retomber une nouvelle fois.
Bisses: Canaux d’irrigation historiques du Valais. Ils transportent l’eau des torrents alpins – en partie de manière aventureuse – vers les prairies sèches, les champs, les vignes ou les vergers. Le Valais est la région la plus sèche de Suisse, ce qui explique qu’on y trouve la plupart des bisses de Suisse.
Centrale à pompage-turbinage: Il existe deux types de centrales produisant de l’électricité par l’utilisation de la force de l’eau : les centrales „au fil de l’eau“ et à accumulation. La plupart des centrales se trouvent le long de nos rivières (au fil de l’eau) et mettent à profit la force de l’eau qui s’y écoule. Les centrales à accumulation comportent un lac de retenue et exploitent la hauteur de chute de l’eau entre le barrage et la centrale située plus bas. Si l’eau peut être pompée à nouveau vers le lac de retenue, on parle de centrales de pompage-turbinage.
Coefficient de Pardé: Ce coefficient porte le nom d’un hydrologue français renommé. Il s’agit d’un quotient qui s’obtient en divisant les débits mensuels moyens par le débit annuel moyen pour une période donnée. Il permet de comparer les régimes d’écoulement de différents bassins versants entre eux.
Cours d’eau: ruisseaux, torrents, rivières, fleuves, etc. aménagés ou à leur état naturel.
Débit: Volume d’eau (m3) par seconde traversant une section prédéfinie d’un cours d’eau.
Débit spécifique: Correspond au débit (souvent en litres par seconde) par km2 pour un bassin versant donné.
Eau bleue: eau propre s’écoulant dans les torrents et les rivières ou se trouvant dans les lacs ou le sous-sol et qui rejoindra la mer un jour ou l’autre. L’eau de fonte de la neige et des glaciers peut aussi constituer de l’eau bleue.
Eau consommée: eau captée (de manière publique ou privée) et qui est souillée (eau grise) par sa consommation, qui s’évapore ou qui s’infiltre dans le sol (irrigation).
Eau grise: eau faiblement polluée (sans matières fécales) pouvant être réutilisée directement ou indirectement (traitement en petit circuit sans détour par une station d'épuration).
Eau noire ou eau usée: eau qui a été souillée à un tel point par son utilisation qu'elle ne peut plus être utilisée à d’autres fins. Elle doit être traitée dans une usine de traitement des eaux usées (ou station d'épuration).
Eau potable: eau propre distribuée (après traitement si cela est nécessaire) aux ménages et aux autres consommateurs par les canalisations publiques.
Eau souterraine: eau sous forme liquide se trouvant dans le sous-sol (eau d’infiltration et nappes d’eau souterraine, par exemple dans les aquifères karstiques du Jura ou les aquifères poreux du Plateau). Près de 80 % des réserves d’eau souterraine se trouvent entre 100 et 1000 m de profondeur dans les régions calcaires des Préalpes et du Jura. L’eau souterraine dite renouvelable est celle qui se renouvèle naturellement et qui peut être utilisée sans entraver ni sa quantité ni sa qualité. Cette part varie selon les régions (en moyenne 10 % de l’eau souterraine disponible) et dépend principalement de la géologie du sous-sol et de la présence de cours d’eau. Le terme de « nappe phréatique » [phréatique : du grec ancien signifiant « puits »] est utilisé pour l’eau souterraine à faible profondeur qui alimente les puits et les sources en eau potable.
Eau verte: eau de pluie stockée dans les sols et utilisée par les plantes.
Eau virtuelle: eau nécessaire à la production étrangère de biens industriels ou de denrées alimentaires (production de matières premières et transformation) consommés en Suisse. On fait la distinction entre eau virtuelle verte, bleue et grise.
Ecomorphologie: (du grec οἶκος [oikos]: maison ou ménage, μορφή [morphé]: figure ou forme et λόγος [logos]: étude, science) Science qui se penche sur la structure des cours d’eau, leurs rives et leurs interactions avec les plantes et les animaux (biodiversité). Les sections des cours d’eau portent différents noms selon la profondeur de l’eau et la vitesse d’écoulement: mouille (pool), radier (riffle), plat (glide), chenal lotique (run).
Ecoulement de surface: Part des précipitations qui s’écoule à la surface du sol sous l’effet de la gravité.
Eutrophisation: Si de grandes quantités de substances nutritives (souvent des nitrates ou des phosphates contenus dans les engrais agricoles ou les eaux usées) se retrouvent dans les eaux, cela peut conduire à une prolifération des algues et de ce fait à une baisse de la teneur en oxygène de l’eau, mettant à mal la biodiversité (en particulier celle des poissons). Certains petits lacs de régions à forte exploitation agricole doivent être aérés artificiellement pour éviter leur collapse (par exemple lac de Sempach).
Evapotranspiration: De l’eau s’évapore continuellement à la surface des étendues d’eau (mer, lacs, cours d’eau), mais aussi des sols (humidité du sol). De plus, les plantes (par exemple les arbres) transpirent durant le processus de photosynthèse au sein de leurs feuilles. La vapeur d’eau ainsi dégagée (gaz invisible) peut à nouveau former des gouttelettes d’eau ou des nuages (par exemple du brouillard) si l’air se refroidit.
Intensité (des précipitations): Les précipitations (pluie, neige, grêle, etc.) peuvent être plus ou moins fortes (par exemple bruine ou forte averse lors d’un orage estival). Leur intensité dépend de la situation météorologique et de l’altitude. Les unités souvent utilisées pour décrire l’intensité des précipitations sont les litres d’eau s’abattant sur une surface de 1 m2 pendant 10 minutes, une heure ou encore un jour entier.
Interception: Part des précipitations qui n’atteint pas directement le sol, mais qui est d’abord retenue par la végétation (feuillage, branches, tronc, etc.). L’eau interceptée s’écoule ainsi au ralenti vers le sol ou s’évapore à nouveau.
Précipitations: voir précipitations annuelles ou intensité (des précipitations).
Précipitations annuelles: Quantité moyenne de précipitations mesurée à un endroit précis pendant une année. L’unité usuelle est le millimètre. Sur le Plateau, on enregistre en moyenne 1000 mm de précipitations par année. Cela correspondrait à une couche d’eau de 1 m de profondeur (= 1000 litres d’eau par m2) s’il n’y avait ni écoulement de l’eau, ni évaporation durant une année entière.
Régime d‘écoulement: Répartition moyenne des débits d’une rivière au cours des saisons.
Renaturation (ou revitalisation): Les cours d’eau de Suisse ont été fortement modifiés ces dernières décennies (rectifications, canalisations, mises sous terre), entravant la flore (par exemple les plantes rares des zones humides) et la faune (en particulier les poissons) dans et aux abords de ceux-ci. Par le passé, ces interventions ont souvent été considérées comme des mesures de protection contre les crues. Aujourd’hui, on se rend compte que les risques ont même en partie augmenté par une élévation de la vitesse d’écoulement. Pourtant, il est possible d’allier protection contre les crues et mesures de renaturation : les cours d’eau sont élargis et peuvent à nouveau former des méandres. Un plus pour l’homme et son environnement.
Régimes d'éclusées: Après le turbinage de l’eau dans les centrales hydroélectriques, on observe une élévation rapide du niveau d’eau. Lorsque les besoins en électricité sont moindres (la nuit ou en week-end), le turbinage est stoppé et le débit en aval baisse rapidement. Ces régimes d'éclusées posent problèmes pour les écosystèmes aquatiques.
Réservoirs: Unités hydrologiques pouvant stocker de l’eau sur le court (manteau neigeux, humidité du sol, eau souterraine) ou le long terme (lacs, eau souterraine, glaciers).
Ressources en eau: L’homme ne peut pas influencer les quantités de précipitations, elles nous sont offertes par la nature. Une partie de celles-ci s’évapore à nouveau, une autre reste stockée temporairement (par exemple sous forme de neige). Le reste finalement alimente nos rivières, nos lacs et renouvèle l’eau souterraine : ce sont nos ressources en eau.
Sources d‘humidité: Les régions desquelles s’évaporent de grandes quantités d’eau qui forment par la suite des nuages déversant leurs précipitations en Suisse.
Variabilité (des précipitations ou des débits): Les précipitations annuelles varient d’une année à l’autre, c’est pourquoi une moyenne sur 30 ans est généralement calculée. La variation des valeurs annuelles (par exemple la différence entre l’année la plus humide et l’année la plus sèche) représente la variabilité des précipitations annuelles. Cette analyse peut aussi être effectuée pour les débits d’un cours d’eau.