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«www» pour World Wide Web. Un acronyme qui mène à toutes les découvertes et dont le code source a été tenu secret pendant plus de 30 ans. Mais ça, c'était avant. Mercredi 30 juillet, après une semaine de vente aux enchères en ligne, ce dernier a été cédé à plus de 5 millions de francs.
Le lot, mis aux enchères sous forme de NFT, comprenait une version animée des presque 10 000 lignes de code ajoutés à une lettre de l'auteur, qui se trouvait sur les terres helvètes lors de la création.
En 1989, le Britannique Tim Berners-Lee, physicien employé du centre de calcul du CERN près de Genève, devait permettre à des scientifiques d'accéder à des données, où qu'ils se trouvent dans le monde. Il baptise alors son nouveau réseau «World Wide Web».
Décidé à faire de cette toile un espace ouvert, le Britannique ne brevète pas son programme et le met gratuitement à la disposition de tous. C'est ce qui contribuera à sa diffusion exponentielle et planétaire, notamment à d'autres concepts qu'il inventera, comme l'd'URL (adresse Internet), le HTTP (qui permet de retrouver un site) et le HTML (le langage informatique type pour créer des pages Internet).
Mercredi, à l'issue de cette enchère, Tim Berners-Lee va recevoir une partie des richesses incalculables générées. Il compte cependant reverser l'intégralité des recettes à des œuvres de charité.
(ats/mndl)