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Lors d'une conférence de presse, le Sindacato Indipendente studenti e apprendisti (SISA) a présenté les données recueillies par le biais d'un questionnaire dans le cadre de la campagne "École et santé mentale : en parler ne suffit pas", qui a été lancée entre janvier et mars. Le but de l'enquête ? Prendre un instantané de l'état de santé mentale de la population étudiante et comprendre le rôle que jouent les écoles dans le bien-être du corps étudiant.
Le questionnaire a touché 800 élèves, principalement issus des écoles secondaires du canton. Les données recueillies font froid dans le dos, mais ne sont pas surprenantes : 1/3 de la population étudiante rapporte la présence de symptômes dépressifs sévères à très sévères ! Ce n'est pas surprenant, car le résultat est en accord avec une étude de l'Université de Bâle de novembre 2020 - selon laquelle 29% des jeunes présentent des symptômes dépressifs sévères - et une autre plus récente d'UNICEF Suisse, dans laquelle le même pourcentage a été trouvé.
Si, par conséquent, le problème de la dépression est un problème large, social et structurel qui nécessite une transformation sociale profonde, le système scolaire n'est pas un monde à part, une "bulle" sociale. Elle doit être considérée comme faisant partie du problème et de la solution, et ne pas vouloir intervenir signifie mettre en danger la vie et le bien-être de la population étudiante.
Dans une section du questionnaire, un étudiant a déclaré : "Vous nous tuez et vous ne vous en rendez même pas compte". Il s'agit d'un message fort et convaincant qui résume la douleur et la colère qu'une partie de la population étudiante ressent au quotidien. C'est pourquoi SISA demande un changement dans l'école, tant au niveau des raisons de ce climat scolaire "malade" qu'au niveau de la gestion des situations de détresse.