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Des doses quotidiennes de 150-300 mg de topiramate peuvent réduire la sensation de craving et le taux de rechute chez les patients dépendants à l’alcool, mais des effets secondaires constatés à cette posologie mènent fréquemment à l’arrêt du traitement. Dans cette étude, des chercheurs ont randomisé 90 patients dépendants à l’alcool qui ont effectué un protocole de sevrage hospitalier de sept à dix jours, associé à un essai ouvert d’un traitement à faible doses de topiramate (jusqu’à 75 mg par jour) (n = 30) ou sans traitement médicamenteux (n = 60). Après le sevrage, tous les patients ont bénéficié d’une thérapie cognitivo-comportementale de quatre à six semaines. Les participants ont été évalués à trois reprises durant le traitement hospitalier et remplissaient des auto-évaluations de leur consommation d’alcool de manière hebdomadaire pendant seize semaines après leur sortie.
• Les scores liés à la dépression, à l’anxiété et à la compulsion à boire étaient significativement plus bas dans le groupe des patients ayant bénéficié du traitement de topiramate que dans celui du groupe contrôle.
• Le taux de rechute (quel que soit le type de consommation) seize semaines après la sortie était plus bas dans le groupe des patients ayant bénéficié du traitement de topiramate (67%) que dans celui du groupe contrôle (86%) (hazard ratio 0,52 ; p = 0,014).
• Les effets secondaires les plus fréquents dans le groupe des patients ayant bénéficié du traitement de topiramate étaient des vertiges (20%), une somnolence (23%), un ralentissement psychomoteur (13%) et des nausées (17%). Seule la somnolence différait de manière significative par rapport au groupe contrôle.
Commentaires : Dans cette étude ouverte effectuée durant un programme de traitement intensif, de faibles doses de topiramate semblent diminuer, pendant une courte période, les symptômes liés à des troubles de l’humeur et la rechute de la consommation d’alcool. Bien que le topiramate à faibles doses puisse potentiellement être inclus dans le traitement de la dépendance à l’alcool, des études plus importantes en double aveugle chez des patients ambulatoires, avec un suivi plus long et des comparaisons avec d’autres médicaments, sont nécessaires.