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60. Chavannes-le-Veyron.
Nous n'avons pas connu Gustave Rochat. Par contre nous avons souvent rencontré son successeur, Georges Gaudin, ne serait-ce que pour aller lui racheter quelques vacherins alors que nous étions en manque. Il nous introduisait alors dans une bonne petite cave qu'il avait au village, en dehors de la laiterie. Il semblait qu'il y avait là un climat tout à fait propice au mûrissement de vacherins de qualité. Quelque part, elle nous faisait envie, cette bonne petite cave !
On découvre sur une facture de 1972 que le dit Georges Gaudin, un grand salut à lui s'il tombe par hasard sur cette rubrique, nous vendit 1200 planchettes à vacherin à 0.20 cts et 150 planchettes à 0.40 cts. Il faut comprendre par cette opération qu'alors l'affineur de Chavannes-le-Veyron passait des planchettes aux grandes planches où vous mettez douze petits sur le même espace, et que nous-mêmes en étions restés aux foncets traditionnel sur lesques vous mettez un gros vacherin sur les planchettes carrées, et deux petits vacherins sur les planchettes rectangulaires.
Les deux systèmes d'affinage, planchettes et grandes planches, ont donc cohabité pendant près de vingt ans, avant ces dernières ne soient imposées suite aux problèmes que l'on sait qui ponctuèrent les années 1985 à 1990 environ.
Ce commerce d'affinage à Chavannes-le-Veyron a depuis longtemps déjà quitté le village. Un moins très certain pour l'activité économique de celui-ci.