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Ceci s'explique en grande partie par le déblocage d'uranium à bas prix provenant de stocks dont les gouvernements des Etats-Unis et de la Russie n'ont plus besoin à des fins militaires.
Telle est l'une des principales conclusions du rapport qui vient de paraître sous le titre "Uranium 1999: Ressources, production et demande" (mieux connus sous le nom de "Livre rouge") établi par l'Agence de l'OCDE pour l'énergie nucléaire (AEN) et par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Ce rapport se fonde sur des informations officielles provenant de 49 pays et reflète la situation au 1er janvier 1999. A cette date, les ressources récupérables à un coût de 130 dollars/kg d'uranium s'élevaient à quelque 4 millions de tonnes, les ressources raisonnablement assurées récupérables à 80 dollars/kg d'uranium atteignaient 3 millions de tonnes, et l'ensemble des ressources classiques connues récupérables à 40 dollars/kg d'uranium était chiffré à 1,25 million de tonnes. La production mondiale d'uranium a été de 35'000 tonnes d'uranium en 1998, en baisse de 5% par rapport à 1997. En 1998, les besoins annuels mondiaux en uranium étaient estimés à environ 59'000 tonnes. D'après les projections, ces besoins devraient se situer entre 54'400 et 79'800 tonnes d'ici à 2015. Sur le plan international, on note une tendance à fermer des mines de moindre importance aux coûts de production élevés pour en ouvrir de nouvelles présentant un grand potentiel d'extraction et des coûts spécifiques faibles.
Source
M.E./C.P. d'après un communiqué de l'AEN du 11 juillet 2000