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Les êtres humains d'abord
Affirmation : Tant qu'il y a tant de misère humaine sur terre, il est irresponsable de gaspiller notre énergie sur des questions au sujet du bon traitement des animaux. D'abord, il faut résoudre des problèmes beaucoup plus importants qui concernent l'être humain. Ensuite seulement on peut aborder des questions quant au bon traitement des animaux.
- Celui qui ne se donne pas la peine de connaître la vraie situation des animaux, c'est-à-dire les fait pertinents à ce sujet, n'est pas en mesure de juger s'il s'agit de problème de moindre importance que ceux concernant l'être humain. (Peter Singer)
- En regardant les hommes qui insistent justement sur la plus grande importance des problèmes humains, on constate que cette argumentation ne sert que de prétexte et d'excuse de ne pas s'engager ni pour les être humains ni pour les animaux. (Peter Singer)
- Dans le domaine des engagements bénévoles et solidaires, le partage des tâches est sensé et naturel. De fait, personne ne reprochera à une société de musée de s'occuper uniquement des arts historiques et non pas des personnes âgées. (Gotthard M. Teutsch) Ainsi il est non seulement légitime, mais absolument nécessaire qu'il y ait des gens qui s'occupent des problème concernant les animaux.
- Une priorité absolue qui prescrirait que la réalisation des valeurs subordonnées ne pourrait commencer qu'après avoir réalisé l'ensemble des valeurs maîtres ou prioritaire est insensée, inhumaine et immorale. Selon cette argumentation de la priorité absolue, il serait alors immoral de s'engager pour les animaux tant qu'il existe encore un être humain souffrant; par conséquent, un médecin ne pourrait soigner plus que les personnes gravement malades, les profs n'auraient le droit d'enseigner plus que les enfants fragiles, et la justice ne s'occuperait plus que des crimes capitaux. En outre, nous n'aurions le droit d'aider les étrangers qu'après avoir satisfait tous les besoins de l'ensemble de notre famille, nos voisinages et de nos connaissances. (Gotthard M. Teutsch) «Négliger les affaires de seconde importance jusqu'à ce que l'ensemble des choses de prime importance soient résolues, ce serait la fin de toute culture.» (Robert Spaemann)
- Il ne s'agit pas que de priorités abstraites, mais notamment de la manière dont nous abordons l'injustice et la souffrance à un niveau concrèt. De fait, il serait bien bizarre d'arriver à un lieu d'accident et de nier l'aide aux personnes blessées en disant : «Autre part, il y a encore des choses plus importantes à faire.» (Exemple d'après Mary Midgley) En revanche, nous sommes confrontés chaque jour à des problèmes quant aux animaux : Chaque fois que nous mangeons de la viande, nous soutenons un meurtre de masse quotidien cruel et insensé sur des animaux innocents.
Ceci est un extrait du livre de poche rororo «Leichenschmaus – Ethische Gründe für eine vegetarische Ernährung» par Helmut F. Kaplan, ISBN 3-499-19513-5, pp. 200ff. Autres propositions de lecture.
Page web de l'auteur : Tierrechte & Ethik.