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La COO Kate Clifford a quitté la banque sur fond d’enquêtes, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier.
La numéro 2 de Deutsche Bank aux Etats-Unis a quitté la banque, qui est actuellement une des firmes clés dans les enquêtes des élus démocrates sur les finances du président Donald Trump et de sa famille, a indiqué mardi à l’AFP une source proche du dossier.
Kate Clifford, entrée chez Deustche Bank en septembre 2014 après des postes chez Bank of America et JPMorgan Chase, avait été élevée au rang de directrice des opérations (COO) pour la région Amériques en mars 2018.
Selon son profil LinkedIn, elle était également «la cheffe des relations entre l’établissement et les régulateurs» américains, dont la Réserve fédérale (Fed).
Elle rendait directement compte au directeur général Amériques Tom Patrick, nommé en 2017 et le troisième patron de la région en 18 mois.
Son successeur n’a pas encore été trouvé, affirme le Wall Street Journal, qui a révélé l’information.
Contactée par l’AFP, Deutsche Bank s’est refusée à tout commentaire.
Le départ de Kate Clifford coïncide avec une actualité mouvementée pour Deutsche Bank aux Etats-Unis.
La banque est, avec Capital One, une des institutions financières à qui les parlementaires démocrates - s’intéressant aux activités du président Trump et de ses enfants - ont demandé des documents sur différentes transactions financières du magnat de l’immobilier.
Deutsche Bank est l’une des rares grandes banques à avoir continué à prêter de l’argent à Donald Trump après une série de dépôts de bilan durant les années 1990.
Fin mai, le New York Times avait rapporté que la direction de Deutsche Bank avait étouffé des signalements émanant de ses propres salariés concernant Donald Trump et son gendre, Jared Kushner.
Selon le journal, des employés de l’établissement allemand auraient recommandé en 2016 et 2017 que plusieurs opérations impliquant des entités juridiques contrôlées par Donald Trump ou Jared Kushner soient signalées au Trésor américain, comme déclarations de soupçons de blanchiment.
Mais les dirigeants de la banque auraient rejeté ces recommandations, ce que Deutsche Bank a démenti lundi auprès de l’AFP.
Deutsche Bank aux Etats-Unis est par ailleurs sujette à beaucoup de départs ces derniers temps, en raison d’une situation financière délicate.
La banque, qui a renoncé récemment à fusionner avec sa compatriote Commerzbank, prévoit de tailler dans son département de banque d’investissement (Bfi), dont des effectifs importants sont aux Etats-Unis.