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Une équipe dirigée par Walter Oelert crée pour la première fois des atomes d’antihydrogène, dans l’Anneau d’antiprotons de basse énergie (LEAR) du CERN. Neuf de ces atomes sont produits par des collisions entre antiprotons et atomes de xénon, sur une période de trois semaines. Chacun d’entre eux a existé pendant environ 40 milliardièmes de seconde et voyagé à une vitesse proche de celle de la lumière sur dix mètres, avant de s’annihiler au contact de matière ordinaire. C’est ce phénomène d’annihilation qui produit le signal indiquant la création d’antiatomes.
Pour la première fois, des particules d’antimatière sont assemblées pour former des atomes complets, ce qui marque le début d’un programme visant à effectuer des mesures précises sur l’antihydrogène.
L’atome d’hydrogène est le plus simple de tous, car il est formé d’un proton autour duquel tourne un électron. L’hydrogène représente environ trois quarts de la matière ordinaire de l’Univers, et l’atome d’hydrogène est l’un des systèmes les mieux compris en physique. Le comparer avec l’antihydrogène ouvre la voie vers une meilleure connaissance de l’asymétrie matière-antimatière dans l’Univers.