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IRON YAYA
— L'Iron YaYa
J'ai participé à deux reprises au triathlon de Nyon. Cela n'a pas été facile compte tenu de mon handicap qui m'empêche de me mouvoir comme tout le monde. Lorsque je nage, je ne peux pas utiliser mes jambes, j'ai beaucoup moins de force dans mes bras, je roule en vélo tandem et je ne peux que marcher, et encore, à allure modérée.
Je n'ai jamais voulu renoncer à me fixer des objectifs sportifs. Mon baptême au triathlon a eu lieu en 2018, c'était un semi. Pour la première fois depuis 10 ans, je réalisais un effort physique. J'ai aimé participer à l'événement, j'étais fier d'être parvenu à accomplir cet exploit, mais je ne voulais pas m'en contenter et faire les choses à moitié.
On m'a dit qu'un demi, c'était déjà bien, mais je voulais me prouver que j'étais capable d'en faire plus et je me suis inscrit sur la distance olympique l'année suivante. Si ma première compétition m'a offert le plaisir de l'effort, lors de la seconde, j'ai retrouvé le plaisir de m'entraîner avec un objectif derrière. Août 2019, je terminais ainsi mon premier triathlon en 11 heures, 29 minutes et 55 secondes. Evidemment, j'étais le dernier à franchir la ligne d'arrivée, mais j'ai surtout ressenti un immense sentiment de fierté.
Dans cette optique, je ne pouvais pas en rester là. Je voulais immédiatement retrouver cette adrénaline qui m'a transporté durant toute la course, tout en me fixant un challenge encore plus élevé. Le Covid ne m'a pas permis d'avancer dans mes projets, mais dans ma tête, à germer la volonté de réaliser une performance sur la distance d'un Ironman 70.3.
A l'automne 2020 a alors été lancé l'Iron Yaya. Plusieurs mois ont été nécessaires à l'affinement du projet qui s'est teni le weekend du 19 et 20 septembre 2021. La performance s'est déroulée dans et autour du Lac Léman, avec une arrivée jugée à Nyon. Entre la natation (2 km), le vélo en tandem (90 km) et la marche (21 km).
Un truc de malade!