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Un groupe de travail dirigé par Caspar Baader, l'ancien chef du groupe UDC aux Chambres fédérales, a élaboré trois variantes, qui seront "discutées de la manière la plus large possible durant les prochaines semaines", a-t-il dit devant les délégués réunis à halle polyvalente de la caserne de Berne.
Les délégués de l'Union démocratique du centre (UDC) doivent pour leur part donner leur feu vert au projet d'initiative le 24 juin à Lausen (BL). La récolte de signatures doit être lancée durant la seconde moitié de l'année.
Trois variantes possibles
La "variante la plus simple" consiste à résilier l'accord de libre circulation des personnes en vigueur avec l'Union européenne (UE). L'article constitutionnel stipule que cette démarche doit être effectuée dans les six mois qui suivent l'acceptation de l'initiative. En raison de la clause guillotine, cela pourrait entraîner l'annulation des six autres accords bilatéraux. L'accord avec l'Association européenne de libre-échange (AELE) ne serait pas touché.
La deuxième variante va encore plus loin. Elle ajoute une interdiction générale de conclure des nouveaux accords internationaux qui permettent une libre circulation à un nombre non défini d'étrangers. On s'assurerait ainsi qu'après la dénonciation de l'accord de libre circulation des personnes, celle-ci "ne sera pas réintroduite par une autre voie".
La troisième variante se différencie des deux autres par le fait qu'elle renonce délibérément à la dénonciation de l'accord existant. Elle interdit en revanche par principe la libre circulation des personnes entre la Suisse et l'Union européenne. Cette interdiction serait prioritaire par rapport à tous les accords en vigueur et les nouveaux accords.
Cette troisième variante part de l'hypothèse que la situation en lien avec le Brexit pourrait évoluer de telle manière que la Suisse trouverait une solution avec l'UE pour la suppression de la libre circulation sans passer par une dénonciation de l'accord. Il est dans "le propre intérêt" de l'UE de conserver les six autres accords, en particulier ceux sur les transports terrestres et aériens, a dit Caspar Baader.
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ats/kkub
Oskar Freysinger: "Je vis encore"
Son évocation du succès historique de l'ASIN il y 25 ans avec le non à l'Espace économique européen (EEE) a été interrompu à plusieurs reprises par des applaudissements nourris.
Près de deux mois après son éviction du gouvernement valaisan, Oskar Freysinger, membre du comité de l'ASIN, a quant à lui reçu des applaudissements d'encouragement et une ovation debout lorsqu'il est monté au pupitre de l'orateur.
"Je vis encore", a-t-il dit sous les rires de l'assemblée, avant de se lancer dans un plaidoyer pour la démocratie directe et la défense de l'"exception suisse". "Nous sommes ici parce que nous croyons à la Suisse."
Pour rappel, M. Freysinger s'était muré dans le silence durant plusieurs jours après sa non-réélection au Conseil d'Etat.