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Etats-Unis Starliner atterrit dimanche après une mission ratée
La capsule spatiale Starliner du constructeur Boeing a atterri dimanche matin au Nouveau-Mexique après une mission écourtée par un problème technique.
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Starliner, la capsule spatiale de Boeing, sans équipage à bord, a atterri tôt dimanche dans le désert du Nouveau-Mexique aux Etats-Unis après avoir échoué à rallier la Station spatiale internationale (ISS).
Les images retransmises par la Nasa ont montré le retour sur Terre de la capsule, de nuit, après une descente ralentie par trois grands parachutes. C'était une répétition générale avant l'envoi d'astronautes prévue l'an prochain.
La capsule a atterri à 5h58 (12h58 GMT, 13h58 en Suisse) sur la base de White Sands, une minute après l'horaire prévu. Elle a atterri «dans le mille», a rapporté Steve Siceloff, porte-parole de Boeing.
Le bouclier thermique a protégé la capsule pendant la rentrée atmosphérique, lors de laquelle la friction a fait monter la température à l'extérieur du véhicule à plus de 1600°C. Les moteurs de Starliner ont apparemment bien fonctionné pour commencer la descente depuis l'orbite à 250 km d'altitude, quand la capsule filait à plus de 28'000 km/h.
Problème d'horloge
Starliner aurait en réalité dû s'amarrer à l'ISS samedi, mais un problème d'horloge lui a fait rater l'orbite prévue, et Boeing et la Nasa ont écourté la mission qui aurait dû durer huit jours en tout.
La capsule avait été lancée vendredi de Cap Canaveral, en Floride sur la côte atlantique, par une fusée Atlas V, construite par United Launch Alliance.
Peu après la séparation de la fusée, Starliner n'a pas allumé ses propulseurs comme prévu, et elle ne s'est donc pas placée sur la bonne trajectoire pour gagner en altitude et rattraper l'ISS, qui fait le tour de la Terre à 28'000 km/h, à environ 400 km d'altitude.
Le problème est dû au compteur de temps écoulé, qui affichait un temps erroné et a fait croire à la capsule qu'elle était plus tard dans la mission. Agissant automatiquement, elle a tenté de corriger sa position et usé trop de carburant dans la manoeuvre, empêchant la poursuite de la mission.
Boeing et la Nasa ont donc décidé de la faire revenir prématurément, et de profiter des 48 heures en orbite pour tester le plus de systèmes possibles, comme les propulseurs, les batteries, ou encore le système qui chauffe et refroidit l'intérieur de la capsule, conçue pour transporter quatre astronautes.
Le retour apparemment réussi devrait conforter la Nasa si elle décidait de maintenir le calendrier d'un premier vol habité de Starliner début 2020, avec à bord l'astronaute d'essai de Boeing, Chris Ferguson, et les astronautes de la Nasa Nicole Mann et Mike Fincke.
Revers pour Boeing
L'échec partiel de la mission est un revers pour le géant de l'industrie aérospatiale, dont la réputation est ternie par deux accidents en mars de son avion vedette 737 MAX, et pour la Nasa, qui compte sur ce véhicule pour envoyer dès 2020 ses astronautes dans l'ISS, afin de rompre la dépendance envers la Russie, seul pays depuis 2011 à opérer des vaisseaux spatiaux habités, les Soyouz.
L'agence spatiale américaine doit désormais décider si le retour sans dommage de la capsule suffira à prouver que c'est un véhicule sûr pour y placer ses équipages. Le patron de la Nasa, Jim Bridenstine, n'a rien exclu. (afp/nxp)
Créé: 22.12.2019, 16h14