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La pollution atmosphérique a fortement augmenté ces derniers jours à Athènes à cause surtout de l'envolée du chauffage au bois, moins cher par temps de crise que le fioul. Alors que le niveau d'urgence est établi à 50 mg/m3, la concentration des particules atmosphériques ces deux derniers jours a atteint 150 mg/m3.
La situation est particulièrement critique dans la banlieue nord et ouest de la capitale, selon le ministère de l'Environnement.
Cette pollution est redevenue visible, comme le "néfos" qui a fait pendant des années suffoqué la capitale grecque, entourée de montagnes, avant une modernisation de son parc automobile et de ses transports en commun.
Problèmes respiratoires
"La brume qui apparaît surtout le soir est composée de particules polluantes et dangereuses qui provoquent de problèmes respiratoires", a indiqué Evangélos Gerassopoulos, directeur de l'Institut de l'Environnement de l'Observatoire d'Athènes.
Selon ce physicien "ce nuage polluant résulte de la combinaison du manque de vent avec la combustion de bois, qui est plus élevée que d'habitude en raison de la cherté du fioul domestique".
De nombreux ménages en Grèce ont renoncé cette année au chauffage au fioul après l'alignement depuis octobre de la taxation de ce carburant sur celle de l'essence, dans le cadre de la cure de rigueur et redressement administrée au pays surendetté.
Une étude de l'université de Salonique, deuxième ville grecque dans le nord, a également mis en garde vendredi contre une hausse de la pollution atmosphérique dans la ville du fait du chauffage au bois.
Analyse prévue
L'observatoire d'Athènes doit effectuer "une analyse détaillée du 10 janvier au 10 février sur la substance du nuage, qui outre du dioxyde de soufre ou du monoxyde de carbone, pourrait contenir des hydrocarbures aromatiques cancérogènes", selon M. Gerassopoulos.
La crise économique subie par la Grèce depuis 2010 avait dans un premier temps contribué à réduire la pollution atmosphérique à Athènes, en réduisant le trafic automobile.
ATS