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Lahti: triomphe scandinave et bonnes performances suisses
Avec la Tessinoise Natascia Leonardi et le Zurichois Reto Burgmeister, les Suisses sont entrés dans le «Top 20» des fondeurs mondiaux. Ce sont de bons résultats au terme des épreuves d'ouverture sur 15 kilomètres. De fait les espoirs de Michel Antzemberger, le patron de l'équipe suisse, sont comblés.
Le Zurichois Reto Burgmeister 19e et la Tessinoise Natascia Leonardi 20e des épreuves d'ouverture des Championnats du monde de Lahti: les Suisses pouvaient-ils rêver mieux?
«Si nous plaçons un athlète dans les vingt premiers de chaque course, nous aurons réussi notre entrée», avait dit Michel Antzemberger, patron des fondeurs suisses avant l'ouverture de ces Mondiaux.
Quelques tours d'horloge plus tard, Natascia Leonardi cédait 3'42'' à la Norvégienne Bente Skari Martinsen et Reto Burgmeister 1'54'' au Suédois Per Elofsson, les deux premiers champions du monde sacrés à Lahti.
«Je ne réalise pas encore ma bonne course au terme de ce 15 kilomètres», assure la Tessinoise, championne de Suisse de la distance à Längis. «Je m'étais fixé pour objectif d'entrer dans les 30 premières. D'autant qu'en Coupe de Suisse, dimanche passé, à Campra, j'ai perdu 25'' sur Laurence Rochat (qui à Lahti termine 28e à 4'28'')».
«Comme le dit mon mari c'est de la chance cet accident en début de saison à Beitostölen, relève Natascia Leonardi, non sans humour. Je me suis moins entraînée. Aujourd'hui je me suis présentée au départ avec des réserves. Certes, si je suis restée inactive un mois, j'ai tout de même beaucoup travaillé dans l'eau pour la rééducation».
«Ma bonne performance, je la dois également à mon entourage, poursuit la Tessinoise. Les préparateurs m'ont farté d'excellents skis. Et tout au long de la course j'ai été renseignée sur mes temps. Ce qui m'a permis de bien gérer mon effort. Je suis donc confiante pour les relais et le 30 kilomètres, en fin de semaine prochaine».
28ème, Laurence Rochat, la jeune Vaudoise de La Vallée de Joux (21 ans), lâche dans un grand soupir: «C'était horrible, tant cette neige était dure à skier. Il fallait constamment pousser sur les bâtons. Il y avait peu de secteurs de récupération. Certes, je n'ai jamais été dans le rouge. Et je ne crois pas avoir commis d'erreur. J'ai bien géré ma course, toujours dans le rythme. Mais l'écart (4'28'') est important».
«Honnêtement aujourd'hui je ne pouvais faire mieux. Je sentais qu'il me manquait quelque chose sans pouvoir dire quoi... J'ai pourtant pris le départ de ma première course en Coupe du monde sans la moindre pression», conclut Laurence Rochat.
Quant à Reto Burgmeister, il tient un peu le même discours que la Tessinoise du SC Bedretto: «L'opération à laquelle je me suis soumis en début de saison a certes retardé ma préparation, mais aujourd'hui j'ai de la réserve. Il est vrai que dans cette neige difficile à skier, j'avais un excellent ski. Il crochait bien dans les montées et avait une bonne glisse».
Et d'enchaîner: «Je manque encore d'agressivité. J'ai besoin de beaucoup de courses pour trouver mes sensations. Finalement 19e c'est bien. J'espérais entrer dans les quinze. C'est vrai j'ai fini fort sur les cinq derniers kilomètres. Mais je suis probablement parti sur un rythme trop lent...».
Quant au Lucernois Beat Koch, sa 37e place à 3'37'' de Per Elofsson est quelque peu modeste en regard de son potentiel. Vendredi les fondeurs vont céder le terrain aux spécialistes de combiné. Où les chances des Suisses sont quasi nulles d'approcher des accessits. Il est fini le beau temps des Kempf (champion olympique à Calgary), Schaad, Glanzmann et autre Cuendet, habitués des premiers rôles et des podiums.
Pierre-Henri Bonvin
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