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Historique
Gimel est l'une des 62 communes du district de Morges.
La communauté Gimelane se serait développée à partir de deux fermes jumelles. Le territoire gimelan est occupé en majeure partie, par des forêts.
Au XIe siècle, le nom de "Gimellis" apparaît dans une donation faite par un seigneur de Grandson au couvent de Romainmôtier. En 1139, une bulle du pape Innocent II confirma à Romainmôtier la possession de ses terres de Gimel. L'église de Gimel fut vraisemblablement construite par les moines. Les premières fondations remontent au XIIIe siècle.
"Gimelz, Gemez, Gemella", ces diverses appellations dérivent d'un patronyme: on trouve dans un parchemin du XVe, un certain Guillaume de Gimel, qui lègue un pré à l'église pour le repos de son âmes.
Nos armoiries rappellent ce passé: deux jumeaux d'argent sur fond de gueules.
Au temps de la Savoie, la communauté gimelane relève de la seigneurie d'Aubonne. Elle possède déjà des droits d'alpage sur les Amburnex, versant nord du Marchairuz. C'est une longue source de conflits, d'abord avec l'Abbaye de Bonmont, puis avec les communes du pied du Jura, devenues copropriétaires. Il faudra l'intervention des Bernois, alors maîtres du pays, pour que ces querelles cessent enfin. En 1670, lors du partage, Gimel reçoit la montagne de la Sèche.
A cette époque, la commune dirigée par un Conseil de douze membres, avait droit également à une Cour de justice. Vers la fin du régime bernois, Gimel obtient la concession enviée de tenir des foires. Il y en aura trois par an, fort fréquentées et signalées longtemps dans l'Almanach du Messager boîteux.
Révolution vaudoise: comme d'autres, on plante un arbre de la liberté mais les réquisitions, les frais suscités par la présence française, représentent pour 1798 et 1799, le quart des dépenses de la commune.
En 1803, naissance du canton, la population de Gimel est de 623 habitants. Ils seront 856, deux générations plus tard. En 1862, construction de l'Hôtel de l'Union, on approche de la fin du siècle; Gimel joue alors la carte du développement touristique. De nombreuse pensions s'ouvrent à Gimel.
Deux trams électriques relient notre village à la ligne Lausanne-Genève: l'un montant de Rolle, l'autre d'Allaman via Aubonne.
Une société lance l'Hôtel des Bains en 1897, pour lequel on crée l'avenue de la Rosière, et l'on commercialise une "Eau de Gimel". Hélas, cette belle aventure prendra fin avec la Première Guerre mondiale. Racheté par l’État, l'Hôtel des Bains deviendra l'Hôpital psycho-gériatrique de la Rosière. La commune en acquiert les sources en 1976; l'"Eau de Gimel" se mêle définitivement au réseau général.
En 1998, marronniers et tilleuls ayant fort vieilli, l'avenue est entièrement replantée.
En date du 26 juin 1993, notre commune a eu le plaisir de signer en Pacte d'amitié avec Gimel-les-Cascades, pittoresque village de Corrèze (France). En 2003, les 10 ans de ce Pacte d'amitié ont été fêtés à Gimel. Les habitants de Gimel-les-Cascades sont venus présenter un spectacle de toute beauté au Collège du Marais, et plusieurs festivités ont eu lieu.
Notre village essentiellement à vocation paysanne, est devenu un centre artisanal important. Commerçants, maîtres d'état, comme on disait jadis, font bon ménage avec la nouvelle génération d'agriculteurs aux exploitation largement mécanisées.
Pour ceux qui désireraient en connaître plus sur le village de Gimel, M. Rémi Renaud, ancien syndic et archiviste, s'est attaché à retracer une partie de cette époque dans son livre "Si Gimel m'était conté".
Les derniers exemplaires de ce livre sont vendus au prix spécial de CHF 50.00 (+ frais de port) et peuvent être commandés par téléphone au 021 828 00 80 ou par E-mail ou encore en remplissant le formulaire ci-dessous.