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La pollution des sols est plus problématique que celle de l’eau et de l’air, car les polluants restent en contact avec la terre pendant des périodes relativement longues, et par conséquent ils ont le temps de se dégrader et de modifier l’aspect chimique des sols.
Ces déchets nocifs sont des éléments chimiques, ils ne se dégradent pas une fois libérés dans l'environnement. Ils s'accumulent ainsi dans les plantes et les algues, puis dans les animaux qui mangent ces végétaux, et enfin dans le corps humain...
Chaque parcelle de terre que l’homme a foulée est polluée, c’est un constat de tous les jours.
Les polluants métalliques pouvant être trouvés dans les différents types de verre rencontrés lors d'une dépollution des sols :
Le plomb, le fer, le cuivre, le zinc, l'étain, l'arsenic, le potassium, le bore, le magnésium, le sodium, l'aluminium, l'antimoine, l'argent et l'or.
Les verres de tous les temps
Le squelette du verre est formé par des oxydes formateurs comme le silicium et le bore, qui par leur seule combinaison avec de l’oxygène à très haute température, peuvent former du verre. On les combine avec d’autres éléments dits oxydes modificateurs que sont les fondants, qui abaissent la température de fusion des oxydes formateurs nécessaires à l'obtention du verre, et les stabilisants qui modifient les propriétés physiques du verre atténuées par l’addition du fondant et bien-sûr des colorants.
1- Les oxydes formateurs (les vitrifiants)
La silice : (dioxyde de silicium SiO2)
C’est le composant principal du verre qui représente environ 70% de la masse. Si l’on augmente sa quantité, on augmente la dureté du verre. Son point de fusion se situe à 1730°C. Elle entre dans la fabrication sous forme de sable dont les plus purs en contiennent 99,5 % (les sables quartzeux). Plus le pourcentage de silice est élevé, plus le coefficient de dilatation est faible; donc, plus le verre est résistant.
L’anhydride borique : (le bore ou borax anhydre B2O3)
Le plus connu des verres borosilicates est le Pyrex (1915), qui possède une bonne résistance aux chocs thermiques. On en fait des ustensiles de laboratoire et de cuisine (résistance à la chaleur et aux agents chimiques). Il sert aussi pour l'isolation (fibres de verre) et le stockage de déchets radioactifs. Il diminue le coefficient de dilatation et améliore la résistance aux chocs thermiques. Il est aussi plus résistant à l’eau. Son point de fusion se situe à 2300°C. Il possède aussi les propriétés d’un fondant.
Exemple de composition : Silice (80%) + anhydride borique (13%) + soude (sodium 4%) + alumine ( Aluminium 3%)
2- Les oxydes modificateurs
Les fondants : (oxydes alcalins)
La silice permet d'obtenir du verre, mais son point de fusion est très élevé (1730°C). En ajoutant des fondants, on abaisse cette température à 1400°C (économie d’énergie) et on facilite les possibilités de travail. Les fondants sodiques et potassiques ont été utilisés conjointement dès le Moyen Age. Un même verre peut associer plusieurs fondants : soude et chaux (verre sodo-calcique), soude et plomb (cristal).
- L’oxyde de sodium (la soude Na2O) donnera des verres sodocalciques, il entrait autrefois dans la composition sous forme de cendres de plantes marines (ex : la salicorne) ou de nitre (grec = nitron). Il abaisse le point de fusion, augmente l’éclat du verre et sa résistance aux agents atmosphériques, ainsi que le coefficient de dilatation. C'est le plus commun des verres, il est plus utilisé pour l'industrie que pour le verre soufflé, car il doit être constamment réchauffé lors du façonnage. Il est utilisé pour la fabrication des verres plats et creux, des ampoules électriques et en bouteillerie.
- L’oxyde de potassium (K2O) : Il entrait autrefois dans la composition du verre sous forme de cendres de plantes terrestres comme la fougère ; aujourd’hui, on utilise du salpêtre (nitrate de potassium KNO3). Il abaisse le point de fusion, augmente l’éclat du verre et le rend doux à la taille, mais il diminue sa résistance chimique. Il avantage le soufflage du verre, car il augmente le temps de travail lors du façonnage.
- L’oxyde de magnésium (MgO) : Il est utilisé sous forme de dolomite (calcium+magnésium). Il n’est pas indispensable pour tous les verres, sauf le verre flotté, le verre à vitre et en gobeleterie. Il abaisse la température de fusion et augmente la résistance aux agents chimiques.
Les stabilisants : (oxydes alcalino-terreux)
- L’oxyde de plomb (PbO) : Il entre dans la composition du verre de cristal. On l'appelle cristal si la teneur en oxyde de plomb est supérieure à 24 %. Il abaisse également le point de fusion en stabilisant la composition. Il rend le verre plus éclatant tout en lui conférant une légère teinte jaunâtre. Il est plus agréable à couper et à travailler.
Exemple de composition : Silice (62%) + oxyde de plomb (21%) + potasse (Potassium 7%)
Il sert en gobeleterie et en verrerie d'art, pour les téléviseurs et en électronique. Le cristal est limpide, très sonore, très résistant à la dévitrification (attention : sa matière n'a rien de cristallisé). En élevant la teneur en plomb (60%), on obtient un verre dense utilisé pour la protection des rayons X.
Le verre contient du plomb s'il noircit lorsqu'on le chauffe au chalumeau.
- L’oxyde de zinc (ZnO) : Il augmente l’éclat et l’élasticité.
- L’oxyde de fer (Fe2O3) : (c’est un stabilisant et un colorant) souvent contenu dans les roches naturelles, il donne une teinte verdâtre. Il faut donc procéder à une décoloration de cette teinte. Pour cela, on peut ajouter du bioxyde de manganèse.
- L’oxyde de calcium (CaO) : se trouve sous forme de chaux (qui est le stabilisant le plus employé) ou de dolomie (lorsque le verre doit contenir de la magnésie). Il augmente la résistance chimique du verre, son éclat et diminue sa solubilité, mais à l'excès il provoque une dévitrification. Il était utilisé au Moyen Age pour les verres sodiques.
3- Les colorants
Il existe néanmoins une distinction entre les verres colorés naturellement, du fait de leurs composants de base, et les verres de couleur volontairement teintés dans la masse à l'aide d'oxydes métalliques.
Les verres naturellement colorés sont souvent des productions régionales populaires réalisées à partir de matériaux locaux : la matière siliceuse donne une légère coloration au verre, les sols ferrugineux donnent des verres verts.
Pour colorer volontairement le verre, il faut ajouter des colorants chimiques, souvent des oxydes ou sels métalliques ajoutés pendant la fusion. La tonalité et l'intensité d'une coloration dépendent de la nature et de la quantité des colorants ainsi que de la composition du verre lui-même.
Exemples de colorants de verre:
Le bleu est obtenu par l'adjonction d'oxyde de cobalt
Le violet par l'adjonction d'oxyde de manganèse
Le rouge par le protoxyde de cuivre
Le jaune par l'oxyde d'argent
Le pourpre ou « rubis d'or » par l'oxyde d'or
Le vert par l'oxyde de cuivre, de fer et le bichromate de potasse
Le noir par l'oxyde de cuivre, de fer et de manganèse
Pour obtenir l'imitation de la porcelaine (verre blanc opaque), les verriers vénitiens utilisaient l'oxyde d'étain et les oxydes d'antimoine et d'arsenic.
Bien-sûr nos appareils ne détectent pas ces différents types de verres, mais lors d'excavation de déchets nous pouvons visuellement en déceler et ainsi les extraire de nos terres.
La pollution des sols est plus problématique que celle de l’eau et de l’air, car les polluants restent en contact avec la terre pendant des périodes relativement longues, et par conséquent ils ont le temps de se dégrader et de modifier l’aspect chimique des sols.
Ces déchets nocifs sont des éléments chimiques, ils ne se dégradent pas une fois libérés dans l'environnement. Ils s'accumulent ainsi dans les plantes et les algues, puis dans les animaux qui mangent ces végétaux, et enfin dans le corps humain...
Chaque parcelle de terre que l’homme a foulée est polluée, c’est un constat de tous les jours.
Les polluants plastiques que nous rencontrons lors de nos actions de dépollution des sols :
Cette liste ne comporte que les sources de polluants que l'association peut traiter, car pour chaque type de polluants, il existe beaucoup d'autres sources de contaminations de l'environnement.
Sources : les bouteilles, les sacs plastiques, les emballages alimentaires, les appareils électriques, les ustensiles...
Description : on distingue deux grandes familles de plastiques : les thermoplastiques et les thermodurcissables. Les thermoplastiques, sous l'action de la chaleur, fondent et reprennent leur rigidité en refroidissant. Cette propriété permet de les recycler sous forme de matière première.
Les thermoplastiques représentent 80 % du tonnage des déchets plastiques, il en existe de différents types qui sont particulièrement utilisés dans la fabrication des emballages :
Le polychlorure de vinyle (PVC)
Le polyéthylène (PEhd et PEbd)
Le polypropylène (PP)
Le polystyrène (PS)
Le polyéthylène téréphtalate (PET)
Ceux-ci sont généralement utilisés dans les applications techniques.
L'acrylonitrile butadiène styrène (ABS)
Les polyamides
Les polycarbonates
Les polyacryliques
Le polyuréthane (PU)
Les thermodurcissables sont infusibles et ne peuvent donc pas être recyclés sous forme de matière première. Leur valorisation se limite à l'incinération et, de façon très ponctuelle, à une utilisation comme charges dans les résines vierges. Il s'agit des polyesters insaturés, du polyuréthane réticulé et de la bakélite. Les thermodurcissables représentent 20 % du tonnage des déchets plastiques.
Recyclage :
Les déchets plastiques sont valorisables par récupération d'une partie importante de la matière (recyclage et régénération) ou par utilisation de leur pouvoir calorifique. La diversité des plastiques entraîne souvent des difficultés techniques dans les opérations de recyclage ou de régénération.
Le recyclage mécanique des thermoplastiques : ce mécanisme consiste à refondre la matière pour fabriquer des produits commercialisables. Les déchets sont lavés, broyés, puis directement transformés en produits finis ou bien en granulés alors commercialisés en concurrence avec les granulés de résine vierge. Ce mécanisme est extrêmement simple quand les plastiques sont constitués d'une seule résine. Les déchets sont broyés puis ajoutés aux granulés de résine vierge avant la plastification. Mais le recyclage pose des problèmes quand les plastiques sont de compositions différente, puisqu'ils ne sont généralement pas compatibles entre eux. Les températures de transformation sont en effet différentes et le mélange de plusieurs plastiques entraîne une diminution de la qualité des caractéristiques mécaniques du produit final.
Le recyclage chimique consiste à décomposer les macromolécules constitutives des polymères, en matières premières réutilisables. Les matières plastiques sont dépolymérisées sous l'effet de la chaleur et/ou d'un composé chimique. Selon le procédé utilisé, la valorisation permet de revenir au monomère de départ ou aux produits pétrochimiques de base.
La valorisation énergétique : le pouvoir calorifique des plastiques est identique à celui du fioul et du charbon. Ce sont donc des matières combustibles tout à fait intéressantes pour les usines d'incinération d'ordures ménagères et les cimenteries, sous réserve de la mise en œuvre d'équipements spécifiques à la récupération d'énergie et au traitement des fumées dégagées.
Voir les détails du recyclage du PET à Genève
Gestion des déchets à Genève
Avec 1 tonne de plastique recyclé, c'est 1 tonne de pétrole et 60% d'énergie de production d'économisés, et 3 tonnes équivalent CO2 de rejet en moins dans l'atmosphère.
Composition du papier
Pour connaitre sa composition il suffit de déchire le coin d’une feuille de papier et de regarder la déchirure de près. On voit de petites fibres. Il y en a des millions dans une feuille de papier. Ce sont des fibres de cellulose qui proviennent des arbres et d’autres plantes. On fabrique ainsi le papier avec du bois et des plantes composées de longues fibres de cellulose, tel le coton.
Une part importante du papier est fabriquée avec la pulpe des conifères, tels le pin et l’épicéa. Une fois les arbres abattus, l’écorce et les petites branches sont enlevées. Les troncs sont envoyés dans les fabriques de papier où ils sont broyés et lessivés pour donner une pâte.
Divers produits chimiques sont ajoutés afin d’obtenir une pâte lisse et blanche. Puis la pâte est pressée, séchée et découpée en feuilles qui sont alors rangées en balles. La pâte est ensuite lavée avec de l’eau dans un tambour où des lames coupantes broient finement les fibres. Des teintures sont ajoutées si l’on veut colorer le papier. Puis la pâte est versée dans la machine à papier. Elle s’égoutte sur un treillis et passe dans un train de rouleaux dont la pression chasse l’eau. La fine bande de papier est enfin séchée complètement sur des rouleaux chauffants. En bout de machine, elle est enroulée en bobines.
Mais aussi les chiffons de coton et de lin peuvent être réutilisés, ou recyclés, pour faire du papier. Ces chiffons sont détissés et les fibres séparées les unes des autres. Les fibres sont alors mélangées avec de l’eau pour faire une pâte. Quand la pâte est pressée, les fibres s’accrochent ensemble et donnent du papier. Les Chinois furent les premiers à fabriquer du papier de cette façon, il y a plus de 2000 ans. Aujourd’hui, nous utilisons des chiffons pour faire un papier très résistant, comme celui des billets de banque.
La décomposition du papier
Qu'il soit recyclé ou non recyclé, la décomposition du papier est fonction des conditions météorologiques et géographique, donc suivant la chaleur et l'humidité, la cellulose sera décomposée par des micro-organismes du sol en un mois dans des conditions favorables ou en 6 mois en conditions défavorables en milieu tempéré.
De plus l'oxydation du papier par la lumière le "cassant en morceaux plus petits" participera à accélérer le processus de décomposition en réduisant la surface à décomposer.
Bien sûr dans les milieux avec une vie organique très faible (désert, pôles) le décomposition bactérienne sera très ralentie voir inexistante.
Le temps de décomposition des différents papiers peut prendre plusieurs mois.
Mouchoir en papier : 1 à 3 mois
Papier toilette : 2 semaines à 1 mois
Papier journal : de 6 à 12 mois
Boîtes en carton : de 6 à 12 mois
Nature des rejets de la production de papier
Les effluents peuvent contenir :
- des fibres, des copeaux de bois, des écorces fines, de la cendre...
- des additifs (argile,
carbonate de calcium...)
- des matières organiques (majoritairement dissoutes et créant une demande biochimique et chimique en oxygène provenant du bois ou, pour une plus faible
part, des additifs)
- des composés inorganiques (métaux, sels provenant du bois ou des additifs)
- des traces de BPC, qu'on trouve dans les effluents de certaines fabriques utilisant des fibres recyclées
- des hydrocarbures provenant surtout des pertes de lubrifiants; des acides gras et résiniques provenant du bois
- des composés phénoliques provenant du bois
- des composés organochlorés tels que les
dioxines et les furannes chlorés, que l'on trouve dans les effluents
des fabriques qui blanchissent le papier avec un produit chloré
- des substances nutritives, composées d'azote et de phosphore, ajoutées au traitement secondaire pour le maintien de la vie bactérienne.
Les eaux de procédé non traitées des fabriques produisant de la pâte sont généralement toxiques. On entend ici que plus de 50 % des truites immergées dans ces eaux non diluées, pendant 96 heures, sont mortes.
Les rejets atmosphérique peuvent contenir:
- les particules
- les composés de soufre réduit totaux
- le dioxyde de soufre
- les oxydes d’azote
- les
hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)
- les composés organiques volatils (COV)
Lorsque les niveaux sont élevés, les particules peuvent occasionner les problèmes suivants :
- présence de quantités de poussières dans les zones de fabriques
- dommages aux matériaux, tels que la
décoloration des peintures, la corrosion des surfaces métalliques ou
l'abrasion de certains matériaux
- hausse des maladies respiratoires
- odeurs très incommodantes
- des précipitations acides
Composition des encres
Distillats ou huiles de pétrole 30-70 %
Pigments 10-30 %
Résines dures 5-50 %
Résines alkydes 0-15 %
Additifs 0-15 %
La composition des encres dépend de l’utilisation finale du produit. Par exemple une affiche publicitaire n’aura pas les mêmes exigences qu’un emballage destiné à être réchauffé et soumis à de hautes températures, ou encore que des étiquettes de bouteilles frottant les unes contre les autres. Leur utilisation les contraint à respecter un certain nombre de caractéristiques comme la résistance à la lumière, aux produits chimiques, aux frottements, à la chaleur...
Toutes ces conditions (mode d’impression, support, conditions d’utilisation finale du produit imprimé), font que les fournisseurs d’encres formulent des gammes d’encres adaptées à chaque produit ou usage déterminé, rendant plus ou moins facile sa dégradation dans le milieu naturel.
Législation
Des restrictions législatives (réglementation concernant les matières premières interdites dans la composition des encres) poussent tout de même les fournisseurs d’encres à rechercher toujours plus de solutions respectueuses de l’environnement et des conditions de travail de l’homme dans ce milieu.
Le CEPE (Conseil Européen de l'Industrie des Peintures, des Encres d'Imprimerie et des Couleurs d'Art), regroupant des membres de ces différents secteurs, a élaboré une "Liste d'exclusion" de matières premières, qui, selon un accord commun, ne sont pas employées dans les encres et produits annexes.
Sur la base de la directive européenne sur les substances dangereuses 67/548/EEC, ces membres ont opté pour une exclusion des produits cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction ainsi que les produits toxiques et très toxiques.
Par ailleurs sont écartés également les colorants et pigments composés d’antimoine, d'arsenic, de cadmium, de chrome, de plomb, de mercure, de sélénium. Des travaux en cours de réalisation sont susceptibles de faire évoluer cette liste ainsi que les critères d'exclusion.
D'autre part, il est intéressant de noter que les thèmes qui dominent les discussions actuelles sont principalement liés à l'origine des matières premières et surtout à leur caractère renouvelable. Beaucoup de questions portent donc sur le remplacement des huiles d'origine pétrolière par des huiles végétales.
Les autres thèmes portent sur les COV (composés organiques volatils), mais les encres offset, tant qu'elles ne sont pas portées à de hautes températures, ne sont pas une source d'émission de COV. Par contre, dans les sécheurs des machines heatset où les encres sont chauffées, les distillats pétroliers qui sont évaporés émettent des COV.
La pollution des sols est plus problématique que celle de l’eau et de l’air, car les polluants restent en contact avec la terre pendant des périodes relativement longues, et par conséquent ils ont le temps de se dégrader et de modifier l’aspect chimique des sols.
Ces déchets nocifs sont des éléments chimiques, ils ne se dégradent pas une fois libérés dans l'environnement. Ils s'accumulent ainsi dans les plantes et les algues, puis dans les animaux qui mangent ces végétaux, et enfin dans le corps humain...
Chaque parcelle de terre que l’homme a foulée est polluée, c’est un constat de tous les jours.
Tous les déchets présentés, ont été trouvé sur le canton de Genève.
Les polluants métalliques que nous rencontrons lors de nos actions de dépollution des sols :
Cette liste ne comporte que les sources
de polluants que l'association peut traiter, car pour chaque type de
métaux, il existe beaucoup d'autres sources de contamination de
l'environnement.
Aluminium
Sources : Canettes de boissons, boîtes de conserve, casseroles et ustensiles, emballages alimentaires, cosmétiques, tubulures...
Description : Abondant dans l'environnement urbain et familial, l'aluminium est considéré depuis 1921 comme un puissant neurotoxique. Il est surtout absorbé par la peau, les poumons et les intestins. La toxicité de l'aluminium semble affecter les os, (causant la fragilité ou l'ostéoporose), les reins, l'estomac et le cerveau. Les recherches suggèrent qu'il peut aussi contribuer à la maladie d'Alzheimer, de Parkinson, la démence et d'autres troubles neurologiques.
Plomb
Sources : Munitions, ustensiles, décors, piles électriques, batteries, contenants de produits corrosifs, cosmétiques, teintures à cheveux, peintures, glaçures de poterie, soudures, mégots de cigarette, tuyauterie...
Description : Le problème le plus connu de toxicité causé par les munitions militaires et de chasse est celui qui est induit par le plomb. Ce métal a été le plus utilisé pour la fabrication de projectiles depuis 4 siècles. Responsable du saturnisme, sa toxicité vise surtout le système nerveux, les reins, les os, le coeur et le sang, et constitue un plus grand risque pour les bébés, les jeunes enfants et les femmes enceintes. La toxicité du plomb peut affecter le développement foetal, retarder la croissance et aussi causer un déficit de l'attention, des troubles d'apprentissage, des problèmes de comportement et d'autres problèmes de développement.
Cuivre
Sources : objets militaires, appareils et fils électriques, militariat, tuyauterie, ustensiles, bijoux, ustensiles de cuisine, décorations de meubles...
Description : Sa forme toxique est celle du cuivre oxydé, le vert-de-gris. C’est cette forme que l’on retrouve bien-sûr dans nos terres qui lui fournissent humidité et air nécessaire à son oxydation. Contrairement à de nombreuses autres matières premières, le cuivre est recyclable à l'infini, sans altération ni perte de performances. Le processus de recyclage permet une économie d’énergie jusqu’à 85% par rapport à la production de cuivre primaire. D'autre part, le recyclage émet moins de gaz à effet de serre. «La seule production de cathodes à partir de cuivre recyclé permet d’économiser près de 700 000 tonnes de CO2 chaque année».
En 2008, 2,5 millions de tonnes de cuivre recyclé ont été utilisées en Europe, soit 43% de l’utilisation totale sur la période.
Fer
Sources : outils, machines agricoles, objets militaires, clôtures, alliages...
Description : il ne contient pas de toxicité naturelle pour l’homme, mais ses propriétés physico-chimiques lui donnent les capacités de fixer les métaux lourds se trouvant sous terre. En se chargeant de ces particules nocives, le fer devient lui aussi toxique pour l'homme et l’environnement.
Cadmium
Sources : Piles électriques, glaçures de céramique, mégots de cigarette, objets militaires, peintures, alliages...
Description : L'exposition au cadmium peut se faire par inhalation ou par ingestion dans des lieux ou des situations où des produits de cadmium sont utilisés, manufacturés ou ingérés. Les mégots de cigarette sont la source la plus importante pour la toxicité du cadmium, qui semble d'abord affecter les poumons, les reins, les os et le système immunitaire. Cette toxicité peut conduire au cancer des poumons, de la prostate, aux maladies de coeur et causer le jaunissement des dents et l'anémie. Le cadmium semble aussi contribuer aux maladies auto-immunes de la thyroïde.
Mercure
Sources : Baromètres, piles électriques, cosmétiques, amalgames dentaires, poissons d'eau douce (tels que perche et truite), laxatifs, peintures, thermomètres, thermostats...
Description : Un dangereux poison, le mercure se trouve dans notre environnement sous des formes diverses et aussi dans de nombreux produits domestiques. Souvent, le mercure imprègne le sol sur lequel nous marchons et on en trouve aussi aujourd'hui comme agent de conservation dans certains vaccins pour enfants. Le mercure des amalgames dentaires est la principale source d'exposition toxique et, sous forme de vapeur, compte pour la plus grande part de toutes les expositions (par inhalation). La toxicité du mercure peut affecter le système nerveux central, les reins et le foie. Les recherches suggèrent que ce métal lourd contribue aussi à l'autisme et à la sclérose en plaques.
Thallium
Sources : appareils électriques, cristaux photosensibles, cellules photoélectriques, semi-conducteurs, alliages...
Description : Le thallium est un métal lourd toxique sans fonction biologique connue. Le corps humain absorbe le thallium très naturellement, spécialement à travers la peau, les organes respiratoires et l'appareil digestif. Lors d'une accumulation de thallium dans l'organisme, il peut y avoir des effets chroniques tels que de la fatigue, des maux de tête, des dépressions, un manque d'appétit, des douleurs aux jambes, des pertes de cheveux et une perturbation de la vue. Chez l'embryon, un empoisonnement au thallium peut provoquer des désordres congénitaux.
Nickel
Sources : objets militaires, appareils électriques, soudages, équipements bateaux, piles électriques, bijoux, alliages...
Description : Ses effets écotoxiques sont peu étudiés, bien que ce métal présente une forte affinité pour les cellules de l'homme. Les moules zébrées d'eau douce peuvent ainsi en accumuler une quantité considérable dans leur coquille. Elles sont elles-mêmes mangées par les canards et cygnes de notre région.
Zinc
Sources : pièces moulées pour automobiles, équipements ménagers, pièces industrielles, couverture des immeubles, gouttières...
Description : Ses effets écotoxiques sont peu étudiés, bien que ce métal présente une forte affinité pour les cellules de l'homme.
Arsenic
Sources : mégots de cigarettes, produits de verre, agents de conservation du bois...
Description : Poison inodore et incolore, l'arsenic peut pénétrer dans le corps par la bouche, les poumons et la peau. La toxicité de l'arsenic semble affecter surtout la peau, les poumons et le système gastro-intestinal et peut causer des troubles nerveux, une détérioration de la coordination motrice, des affections respiratoires, des dommages aux reins aussi bien que des cancers de la peau, du foie, de la vessie et des poumons.
Pourquoi le recyclage ?
Lorsqu’on fabrique 1 tonne d’acier à partir d’acier recyclé, on économise 1 tonne de minerai de fer, 0,5 tonne de charbon et d’un point de vue énergétique, 120 kg de pétrole brut l’équivalent de 9 mois de consommation énergétique d’un habitant et 6 mois de consommation en eau d’un habitant.
Lorsqu’on fabrique 1 tonne d’aluminium à partir d’aluminium recyclé, on économise 2 tonnes de minerai de bauxite, l’équivalent d’1 an de consommation énergétique et de 5 mois de consommation en eau d’un habitant.
Logos respectifs des matières toxiques, des matières mutagènes et cancérigènes, dangereux pour l'environnement; pouvant être attribués à tous ces déchets métalliques.
Les différents types de pollutions engendrées par le trafic routier
Pollution visuelle
Impacts directs des routes sur
l'environnement :
- consommation d'espaces forestiers, agricoles, naturels et urbains
- destruction des habitats par les opérations de terrassement, et d'extraction de matériaux pour la fabrication du bitume
- augmentation de la mortalité animale
- fragmentation écologique des habitats naturels
- modification locale du microclimat au-dessus et en bordure des routes
- augmentation de la turbidité et pollution des eaux de ruissellement
Pollution sonore
Les transports aériens, routiers et ferroviaires sont responsables de pollutions sonores intenses, et ont des répercutions sur la santé : stress, source de plaintes et de conflits, perturbation du sommeil et, au-delà d'un certain seuil, maladies cardiovasculaires et risque de décès cardiorespiratoire chez les sujets résidant à proximité d'un axe routier.
Pollution lumineuse
Induite par l'éclairage des routes mais aussi par celui des véhicules, elle résulte de l'augmentation du nombre de points d'éclairement et de l'absence de prise en compte de son impact sur l'environnement.
- impact direct en provoquant des perturbations biologiques sur les êtres vivants
- impact indirect, en étant à l'origine d'un gaspillage énergétique considérable
Pollution atmosphérique
L'impact environnemental le plus connu est la pollution atmosphérique due aux gaz d'échappement, qui causent des maladies respiratoires et contribuent au réchauffement de la planète. Avec les appareils de chauffage domestique, l'automobile est devenue la principale responsable des smogs urbains. Selon les agences de sécurité sanitaire environnementale, les rejets polluants du trafic routier sont liés, pour près d'un tiers, à la pollution atmosphérique, et serait responsables chaque année du décès de centaines de milliers de personnes dans le monde.
Les principaux rejets des pots d'échappement automobiles sont :
les gaz :
- Le monoxyde de carbone (CO), qui provoque des migraines, vertiges, troubles de la vision et diminue l'oxygénation du sang.
- Les oxydes d'azote (Nox): ces gaz irritants qui, chez l'homme, diminuent les défenses immunitaires et altèrent les fonctions pulmonaires. Ils sont les précurseurs à la formation d'ozone dans les basses couches de l'atmosphère, par leur décomposition en présence du rayonnement solaire. L'ozone est un gaz irritant, et toxique à forte concentration.
- Les hydrocarbures imbrûlés (HC). Chez l'humain, ils provoquent des affections des voies respiratoires et des allergies. Également précurseurs à la formation de l'ozone.
les poussières :
Les particules en suspension, liées à la combustion dans les moteurs, accroissent le risque de maladie respiratoire et de cancer.
- Le dioxyde de soufre SO2est l'un des principaux responsables des pluies acides dans les pays où le taux de soufre des carburants est peu ou pas limité.
- Du plomb. Dans les pays et régions où l'adjonction de plomb dans l'essence n'est pas interdite, 75% des enfants vivant dans les zones à risque seraient intoxiqués au plomb de manière chronique. L'introduction de l'essence sans plomb dans les pays développés s'est rapidement traduite par une diminution de 50% de la plombémie chez les adultes citadins.
- Du benzène, dont les transports
routiers sont les plus gros émetteurs, et on a constaté en Europe
un lien direct entre la baisse de la teneur maximale en benzène dans
les carburants (divisée par deux en 2000), et une baisse de la
concentration de fond de benzène dans l'atmosphère.