Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07077.jsonl.gz/709

23.05.2023
Les 60 places des trois nouveaux e-bateaux sur la Limmat se remplissent de plus en plus vite grâce au temps doux. Ils ressemblent beaucoup à leurs prédécesseurs Felix, Regula et Turicum. Mais les connaisseurs de Zurich peuvent toutefois remarquer une différence : les nouveaux bateaux glissent silencieusement sur l'eau. La raison en est la propulsion électrique, qui leur permet de rouler sans impact sur le climat. La décision de ne pas utiliser de diesel est toutefois aussi liée aux coûts.
SeM: Dans le communiqué de presse, il est dit à propos de l'acquisition qu'"un bateau fonctionnant au diesel (...) n'est pas rentable à bien des égards". Pouvez-vous être plus précis ?
ZSG: Dans le cadre du projet, on a comparé une transformation des bateaux existants, avec une nouvelle construction fonctionnant au diesel et une nouvelle construction électrique.
Sur l'ensemble de la durée d'utilisation de 30 ans, les coûts d'acquisition et d'exploitation étaient les plus bas pour un bateau électrique. Ceci est également dû au fait que la capacité des bateaux électriques est plus élevée et que la part des recettes est donc plus importante que pour les deux autres concepts.
La transformation de la coque existante aurait été nettement plus coûteuse que la construction d'une nouvelle coque. Un gain d'efficacité pouvant atteindre 20% par rapport à la coque actuelle a également plaidé en faveur de la nouvelle construction. Les coûts d'exploitation sont moins élevés en raison de la réduction des frais d'entretien des moteurs d'entraînement et de la suppression de divers systèmes périphériques tels que les filtres à particules, les installations hydrauliques, etc.
SeM: Pouvez-vous décrire la situation de chargement à Wollishofen?
ZSG: Les bateaux sont chargés pendant la nuit sur le chantier naval. Le chargement s'effectue à l'aide d'une prise CEE disponible dans le commerce avec un maximum de 63 ampères à 400 volts par bateau, soit 43 kW au maximum. Sur le chantier naval de Wollishofen, il n'y a qu'un seul transformateur d'isolement par bateau pour la séparation galvanique du courant de quai et du courant du bateau. Les chargeurs sont directement installés sur les bateaux, ils fonctionnent de manière bivalente et fournissent le réseau de bord de 400 volts pendant la navigation.
SeM: Envisagez-vous d'acheter d'autres bateaux électriques ? Avez-vous envisagé de convertir les autres bateaux à la propulsion électrique?
ZSG: D'autres acquisitions sont prévues dans les dix prochaines années. Mais pour l'instant, nous nous concentrons sur l'électrification de nos trois bateaux de trois cents places "Albis", "Pfannenstiel" et "Uetliberg".
SeM: Quelles réactions avez-vous reçues des médias, des bateliers et des passagers?
ZSG: Nous avons reçu quelques réactions de nos passagers et de notre personnel. Tout le monde n'apprécie pas la nouvelle disposition des sièges.
En interne, nous recueillons tous les feedbacks tout au long de la saison afin de pouvoir procéder à d'éventuels ajustements ou optimisations pendant l'hiver.
SeM: Prévoyez-vous de partager vos connaissances sur les eBoats à l'avenir?
ZSG: Nous échangeons activement au sein de la branche.
SeM: Merci beaucoup pour cette interview !