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Le Groupe de Théâtre antique de l'Université de Neuchâtel (GTA) a été fondé en 1989. Il est formé d'étudiants et d'assistants de l'Université de Neuchâtel, provenant en particulier du domaine des Sciences de l'Antiquité. Son but est la défense et l'illustration des littératures grecque et romaine, à travers la traduction et le montage de pièces de théâtre.
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Isabelle Huppert a incarné Médée dans la Cour d'honneur du Palais des Papes à Avignon. Elle a mis en évidence la densité psychologique du personnage, déjà présente le texte d'Euripide. Le metteur en scène a renoncé à montrer une Médée sauvage et barbare pour mieux mettre en évidence cette femme qui avait tout sacrifié pour son époux et que ce dernier laissait tomber pour un parti plus jeune et plus noble. Le discours avait ainsi des accents plus contemporains. Jean-Quentin Châtelain a campé un Jason qui ne doutait pas de lui.
Le décor était bien imaginé: une grande partie de l'espace scénique était occupé par un plan d'eau. D'un côté, il y avait une plage sur laquelle on voyait l'entrée d'une grotte, la maison de Médée. De l'autre côté, on apercevait un rocher et un débarcadère. Une barque amarrée permettait aux personnages venant du palais de Créon d'arriver chez Médée. L'eau symbolisait l'abîme qui existait entre Médée, la femme abandonnée, et ceux qui faisaient partie de la noblesse (Créon, Jason). Les costumes s'inspiraient de l'Asie centrale.
La traduction était à la hauteur du spectacle. Elle avait été confiée à des membres de l'école philologique de Lille (Myrto Gondicas et Pierre Judet de la Combe). On peut saluer l'initiative du metteur en scène de faire faire une nouvelle traduction et d'approcher pour cela de véritables professionnels. On peut cependant regretter que les traducteurs soient parfois restés trop proches du texte original. Le texte de la traduction est disponible aux Editions Comp'Act.
Quelques regrets cependant: la fin du spectacle était un peu faible. Dans la version originale, Médée, après avoir tué ses enfants, s'en va sur un char ailé, emportant les cadavres avec elle. Dans la mise en scène, elle quittait la maison à pied devancée par les "âmes" de ses deux enfants, en fait les deux enfants vêtus en blanc et le visage peint en blanc également, ce qui donnait presque l'impression d'un "happy end". Globalement d'ailleurs les enfants étaient trop présents sur la scène. Le choeur n'était représenté que par un coryphée. Cela était d'autant plus dommage qu'il est formé des femmes de Corinthe qui venaient assister Médée dans ses tourments.
27/07/00
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Le doit-on au film Gladiator? Toujours est-il que le Colisée, après 1500 ans de silence, retrouve le son des applaudissements. En effet, un cycle autour du poète Sophocle a été organisé dans le lieu où se déroulaient autrefois les combats de gladiateurs. Un festival, sous l'égide du Ministère du patrimoine culturel, offre à quelques centaines de spectateurs trois pièces de Sophocle, du 19 juillet au 6 août. Les pièces sont jouées par le Théâtre national grec et le Centre d'Arts dramatiques de Téhéran.
27/07/00