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Le chiffre d'affaires 2021 a bondi de 40% par rapport à 2020, atteignant 11,994 milliards de dollars (11,09 milliards de francs) contre 8,566 milliards un an plus tôt, relève Rusal dans un communiqué sur ses résultats. Le bénéfice net est lui passé de 759 millions à 3,225 milliards en devise américaine.
Pour 2022, le mastodonte de l'aluminium ne se montre guère optimiste, se disant incapable de prédire l'ampleur des effets des sanctions internationales qui frappent l'économie russe donc le groupe.
"L'effet quantitatif de ces évènements ne peut être estimé de manière fiable actuellement", a dit le géant fondé par l'oligarque Oleg Deripaska.
L'entreprise dit qu'elle risque de devoir reporter des projets d'investissements faute de pouvoir "potentiellement s'approvisionner en certains équipements".
D'autres défis s'annoncent, comme la probable nécessité de lever de la dette en roubles plutôt qu'en devises occidentales, ou encore le taux d'intérêt de 20% fixé par la Banque centrale de Russie pour lutter contre l'inflation et la dépréciation de la monnaie russe.
Rusal dit aussi s'attendre à "un effet négatif sur (sa) profitabilité" en raison de la décision du gouvernement russe de fixer le prix des métaux sur le marché domestique.
Le groupe relève qu'il a dû arrêter sa raffinerie d'alumine dans la région de Mykolaïv en Ukraine.
Enfin, Rusal est affecté par la décision de l'Australie de ne plus exporter d'alumine vers la Russie, or celle-ci représente 20% de la demande du groupe russe.