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La pandémie: une vague en suit une autre, un vaccin en suit un autre. Le Covid-19 fait bien moins peur qu'il y a deux ans. Or, le virus n'a pas disparu. Les expert(e)s craignent une nouvelle vague d'infections durant l'automne et l'hiver. «Entre-temps, le Covid-19 ne constitue plus un problème de santé publique. On ne craint plus que les institutions médicales et hospitalières soient surchargées par un afflux de personnes gravement malades. Mais le virus reste un problème économique, car de nombreuses personnes tombent malades et ne peuvent pas aller travailler», explique Silke Schmitt Oggier, médecin-cheffe chez santé24.
Pourquoi une nouvelle campagne de vaccination? Selon les autorités, 97 % de la population a déjà été en contact avec le virus et dispose des anticorps correspondants.
Silke Schmitt Oggier: «Certes,de nombreuses personnes sont entrées en contact avec le virus, mais cela ne signifie pas pour autant qu'elles ne peuvent plus s'infecter. La protection immunitaire acquise après une maladie ou un vaccin diminue en effet avec le temps. On recommande donc de renouveler cette protection temporaire quelques mois après la maladie ou le dernier vaccin; la réponse immunitaire la plus élevée vous protégera par conséquent pendant environ trois mois de plus. C'est pour cette raison que la campagne débute en octobre. Le virus se répandra à nouveau bien plus durant l'automne et l'hiver, car les gens passeront à nouveau plus de temps dans des espaces fermés.»
Cet automne, qui devrait procéder à un rappel du vaccin contre le Covid-19?
«La décision de recevoir une dose de rappel – chez certaines personnes, il s'agit de la troisième, de la quatrième, voire de la cinquième dose – est individuelle et dépend en premier lieu des circonstances privées et professionnelles. Ce rappel est largement recommandé aux personnes de plus de 65 ans et aux personnes qui souffrent de gros problèmes de santé comme une grave insuffisance cardiaque chronique, une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et un fort surpoids ou un diabète avec taux de glycémie élevé à long terme ainsi que les personnes atteintes de trisomie 21 ou enceintes. Ces personnes à risque doivent se protéger contre une évolution probablement grave de la maladie et les complications de celle-ci. C'est pourquoi, la recommandation s'applique également aux proches et au personnel soignant.»
Les personnes jeunes sans maladies préexistantes n'ont donc pas à craindre de tomber gravement malades?
«Les variants Omicron qui circulent actuellement sont certes si contagieux qu'il est toujours possible d'être infecté après la dose de rappel. Mais, contrairement aux variants précédents, ils ne causent pas de symptômes graves et n'entraînent pas d'hospitalisation, surtout chez les personnes déjà vaccinées.
Les personnes de plus de 16 ans et de moins de 65 ans sans maladies préexistantes peuvent décider d'elles-mêmes si elles souhaitent prendre le risque de s'infecter et de souffrir pendant une à deux semaines de symptômes considérés comme légers sur le plan médical, mais très désagréables. Sans compter les absences au travail qui en découlent. La population non vaccinée court toujours un risque plus élevé de souffrir d'une forme grave de la maladie ou du Covid long.»
Le rappel contient-il un nouveau principe actif contre Omicron?
«À la fin août, Swissmedic a autorisé un vaccin mRNA bivalent, qui contient une protéine Spike efficace contre les sources de Wuhan et contre Omicron. Le vaccin administré dépend des disponibilités et du lieu. Il devrait être possible de vérifier ce point au préalable avec son médecin traitant. L'efficacité future dépend aussi des mutations éventuelles du virus à court terme.»
Les personnes qui ont eu le Covid-19 il y a peu devraient-elles attendre pour recevoir leur dose de rappel?
«Oui, il faudrait attendre au moins quatre mois après avoir été infecté par le virus ou s'être fait vacciner contre le Covid-19, par exemple pour un voyage à l'étranger.»
Ces derniers mois, de nombreuses personnes ont certainement eu le Covid-19 sans s'en rendre compte. Peuvent-elles recevoir une dose de rappel ou est-ce déconseillé?
«Les personnes qui pensent juste avoir été atteintes, sans disposer de preuve concluante, peuvent tout à fait se faire vacciner. Si la maladie remonte à peu de temps, le vaccin peut avoir des effets secondaires plus importants. Mais il n'y a aucune inquiétude à avoir!»
19.09.2022
COVID-19 : recommandation de vaccination pour l’automne 2022
Les recommandations de vaccination sont donc adaptées pour l’automne, afin de réduire les formes sévères de la maladie et de limiter la charge pour le système de santé. Il s’agit en particulier de protéger les personnes vulnérables:
- Personnes 65+
- Personnes présentant un risque individuel accru de maladie (16 à 64 ans)
- Femmes enceintes
Le rappel doit être administré au moins quatre mois après la dernière vaccination ou la guérison. Toutes les vaccinations qui correspondent aux recommandations de l’OFSP et de la CFV sont gratuites.