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En été, les températures sont plus élevées de plusieurs degrés en ville que dans les régions rurales environnantes. Les multiples surfaces imperméabilisées absorbent le rayonnement solaire et réchauffent l’environnement. Plus d’espaces verts, de zones ombragées, d’éléments d’eau en mouvement et le recours à certains matériaux de construction permettent d’atténuer ce phénomène, appelé effet d’îlot de chaleur. L’Office fédéral de l’environnement (OFEV) et l’Office fédéral du développement territorial (ARE) ont élaboré un rapport présentant un grand nombre de mesures pour réduire les îlots de chaleur en ville.
La présence d'arbres permet d'éviter le réchauffement excessif des routes, des parkings et des zones d'attente aux arrêts de transports publics. L'ombre qu'ils fournissent peut en effet entraîner une diminution de température allant jusqu'à 7 degrés par rapport aux lieux directement exposés au soleil. L'effet rafraîchissant est en outre renforcé par l'évapotranspiration des végétaux, qui peut atteindre plusieurs centaines de litres d'eau par jour et par arbre.
Avec la densification croissante des villes, les espaces verts risquent de disparaître. Si la place disponible se révèle insuffisante, des systèmes de végétalisation verticaux, tels que les façades végétalisées ou les parcs verticaux, peuvent être aménagés. Ainsi, pour ce qui est des bâtiments hauts, les façades végétalisées sont plus efficaces pour réguler la température au niveau de la route que les doits végétalisés qui seraient trop éloignés pour produire l'effet escompté. Ces derniers sont davantage appropriés pour les bâtiments bas occupant une grande surface, comme les halles commerciales.
Ruisseaux, plans d'eau et fontaines
L'eau exerce un effet positif sur le climat en ville, l'évaporation des étendues d'eau permettant de rafraîchir l'atmosphère. L'eau vive possède un fort pouvoir refroidissant; par conséquent, les ruisseaux, les plans d'eau et les fontaines constituent d'importantes mesures d'atténuation des îlots de chaleur, en particulier lorsqu'ils sont accessibles au public. Ces solutions peuvent facilement être combinées avec d'autres mesures de planification. En cas de canicule, les espaces verts dotés de coins d'ombre et d'éléments d'eau en mouvement constituent d'importants lieux de détente pour la population citadine.
Perméabilité des sols et gestion de l'eau de pluie
Les surfaces imperméabilisées sont l'une des principales causes de l'effet d'îlot de chaleur dans les villes. Certains matériaux, comme les dalles alvéolées et les revêtements spéciaux tels que ballast et gravier, permettent de redonner aux sols une part de leur perméabilité. En outre, l'évaporation des sols contribue à rafraîchir l'air. Des revêtements routiers de couleur claire permettent également de limiter la chaleur.
L'eau de pluie ruisselant le long des toits, des rues et des chemins couvre, du moins en partie, le besoin d'eau accru des arbres et des espaces verts. Elle peut être stockée dans des citernes souterraines, ce qui permet également, en cas de précipitations abondantes, de diminuer le risque d'inondations en ville, particulièrement important du fait de l'imperméabilisation des sols.
La publication « Quand la ville surchauffe – Bases pour un développement urbain adapté aux changements climatiques », élaborée conjointement par l'OFEV et l'ARE, s'adresse aux autorités dans les cantons, les agglomérations, les villes et les communes ainsi qu'à des investisseurs et à toutes les personnes intéressées par la thématique. Elle présente les bases existantes, les approches stratégiques ainsi que des exemples de bonnes pratiques en Suisse et en Europe. Elle fournit également un schéma aidant à la prise de décision, les possibilités d'intégrer les mesures dans la planification concrète de projets ainsi qu'une liste des facteurs de réussite. Le projet a été soutenu par le canton de Bâle-Ville et la ville de Zurich.