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TW: Torture, meurtres
Il y a plusieurs mois, Oliver Queen était confronté à Damien Dark. Ce dernier souhaitait protéger une petite partie de l'humanité tout en détruisant la Terre grâce à un objet capable de prendre le contrôle de toutes les ogives nucléaires du monde. Heureusement, son plan a échoué mais avec la perte d'une ville entière. Finalement, l'équipe Arrow a réussi à confronter Dark, avec l'aide de la population, et à le tuer supprimant définitivement sa menace. Mais cet épisode a créé des tensions dans l'équipe. Laurel Lance, aka Black Canary, est morte, Thea décide de ranger son costume tandis que Diggle recherche à nouveau un sens à sa vie en retournant dans l'armée. En ce qui concerne Oliver, il est nommé maire par intérim. Plusieurs mois plus tard, il est toujours maire mais sa popularité est extrêmement basse. En effet, il s'occupe non seulement de son poste mais aussi de son rôle de Green Arrow, seul. Tout le monde est d'accord, il est temps de réunir une nouvelle équipe capable de seconder Oliver Queen aussi bien sur le terrain qu'à la mairie.
SPOILERS
Arrow est une série de la CW avec une qualité en dent de scie. La première saison plaçait l'intrigue et devenait meilleure au fil du temps. La seconde saison était très réussie car elle prenait en compte les deux parties de la série, passé et présent, pour expliciter l'intrigue. Les deux saisons suivantes sont bien moins intéressantes, sans être véritablement ratées. La série passait outre l'identité des personnages principaux, des héro-ïne-s dans un milieu urbain confronté à des problèmes socio-économiques, pour s'intéresser à la magie et au mysticisme. Cette saison 5 revient à l'identité de base d'Oliver Queen en le plaçant non seulement face aux conséquences de son passé mais aussi dans la chaise du maire. Malheureusement, ses actions de maire ne sont pas très bien mises en scène. On ne voit que rarement Oliver Queen tenter de sauver sa ville par des actions à grande échelle, de temps en temps il parle à des milieux privés pour recevoir des dons en faveurs d'une aide sociale quelconque. La série semble penser que le rôle de l’État n'est pas d'agir mais de réguler les actions privées. L'absence de véritable propos politique rend cet aspect moins intéressant et, parfois, crée des épisodes entièrement ratés. C'est le cas, par exemple, de l'épisode qui pose la question du droit à porter des armes dans le but de se défendre. Il y a un refus de prendre position qui se traduit par la création d'une loi capable de lier les souhaits des camps pro et anti armes à feu. Mais jamais cet éclair de génie n'est explicité ! En ne souhaitant pas s'aliéner une partie de son audimat en s'intéressant à des sujets importants la série échoue à les traiter d'une manière adéquate. Mais c'est un problème récurrent dans les séries des États-Unis (pensez à l'avortement qui est rarement discuté comme choix possible par les personnages des séries provenant des États-Unis).
Heureusement, la série contrebalance cet échec en réussissant sur la seconde partie de l'intrigue. En effet, outre recréer une équipe Oliver Queen doit s'occuper d'un nouveau vilain nommé Prometheus. On pourrait penser que ce n'est qu'un nouveau personnage lambda mais son intérêt est d'être inscrit dans le passé d'Oliver Queen et de remettre en question les actes commis par son alter ego. En effet, lors de la première saison on nous montrait un homme capable de tuer et de torturer. Ceci était confirmé par les flash-back qui construisent un homme de plus en plus dangereux et capable d'horreur, parfois sous l'instigation d'autres personnes. Mais ces actes ne sont que rarement condamnés. Pire, ils sont parfois justifiés sous l'idée de justice ou de nécessité en faveurs du bien commun et de la sécurité. C'est un aspect dérangeant de la série qui peut poser de gros problèmes, même si ce n'est pas la seule ayant justifié des actes de torture au nom de la sécurité. Prometheus est créé par Oliver Queen lors de l'un de ses meurtres. Le personnage a ensuite tout fait pour connaitre Oliver Queen dans tous ses aspects. Son but n'est pas simplement de tuer ou de détruire mais de révéler à tout le monde qu'Oliver Queen n'est rien d'autre qu'un monstre. Les flash-backs nourrissent cette intrigue en montrant un Oliver Queen qui crée son alter ego afin de pouvoir tuer et torturer sans se sentir coupable, ce qui est promptement dénoncé comme impossible par l'un de ses amis de la mafia russe. Bref, ce qui rend cette saison meilleure que les deux précédentes est non seulement son inscription dans le passé d'Oliver Queen mais aussi de créer des conséquences pour ses actes passés qui sont un peu rapidement balayés sous le tapis dès la seconde saison.
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**** Une saison mieux construite et plus intéressante que les deux précédentes qui a la bonne idée de juger les actes de son personnage, ce que j'attendais depuis longtemps.
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Image : Allociné