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Jean-Luc Addor saisit la Cour européenne des droits de l'homme
Condamné pour discrimination raciale par le tribunal fédéral en 2020, le conseiller national Jean-Luc Addor (UDC/VS) fait recours auprès de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). Il estime que sa liberté d'expression a été bafouée.
Les faits pour lesquels Jean-Luc Addor a été condamné remontent au 22 août 2014. Ce jour-là, une fusillade à la mosquée de Saint-Gall fait un mort. Quelques minutes après, l'élu fédéral écrit "On en redemande!" sur ses comptes Twitter et Facebook.
Condamné en 2017 par le tribunal d'arrondissement de Sion pour discrimination raciale à une peine pécuniaire de 60 jours-amende avec sursis, l'élu fera appel au tribunal cantonal, puis au tribunal fédéral. Les deux instances confirmeront la condamnation en 2020.
Jean-Luc Addor, n'excluait alors pas de recourir à Strasbourg. Contacté par Keystone-ATS vendredi au terme du délai imparti, l'élu confirme saisir la CEDH: "Dans mon recours, j'invoque principalement la liberté d'expression. Je m'inspire aussi des considérants de l'arrêt Perinchek, dans lequel les juges de Strasbourg ont donné raison au politicien turc, estimant que sa liberté d'expression avait été violée, désavouant du même coup la Suisse."
Le recours à Strasbourg d'un membre de l'UDC, parti à l'origine de l'initiative "Le droit suisse au lieu de juges étrangers", rejetée par le peuple en 2018, semble détonner. "Je suis avocat et mon devoir dans mon travail est d'utiliser les voies de droit à disposition. J'utilise tous les moyens légaux pour défendre ma liberté d'expression; c'est ma philosophie", souligne Jean-Luc Addor.
ats