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Mondiacolor
Secondary Sources
Mareschal, Georges (1954): Les procédés de cinéma en couleurs. In: Technique Cinématographique, 25,147, 1954, pp. 286-313, on p. 300. (in French)
1955
Additive 3 color: Mosaic screen
Chevalier
Mareschal, Georges (1954): Les procédés de cinéma en couleurs. In: Technique Cinématographique, 25,147, 1954, pp. 286-313, on p. 300. (in French)
“Le Mondiacolor
La seconde méthode, proposée par Ducos du Hauron pour obtenir des réseaux trichromes, fait appel aux propriétés de la gélatine bichromatée, et a été reprise et perfectionnée par Chevalier pour la fabrication des films cinématographiques “Mondiacolor”.
Le procédé Chevalier utilise deux trames de photogravure extrêmement fines: la première est constituée par des petits carrés transparents sur fond opaque, la seconde porte des lignes opaques et des espaces transparents.
Le support en triacétate de cellulose, employé maintenant à la fabrication de tous les films cinématographiques, est recouvert sur une de ses faces d’un substratum assurant l’adhérence parfaite d’une couche très mince de gélatine bichromatée.
Cette couche sensible est exposée au rayonnement d’une lampe à vapeur de mercure à haute pression à travers la première trame.
Lorsque l’exposition est terminée, la pellicule est rincée à l’eau courante pour éliminer le bichromate, puis on la dépouille dans une solution de sulfocyanure portée à 26° C. La gélatine, qui a été protégée de l’action de la lumière par les parties opaques de la trame, est restée soluble et s’élimine dans la solution de sulfocyanure.
Après rinçage, on procède à la teinture en rouge des petits carrés de gélatine insolubilisée par la lumière. On obtient ainsi, après un lavage rapide qui enlève l’excès de colorant rouge, un support qui porte des petits éléments rouges et des parties incolores parfaitement transparentes.
On sèche et on recouvre cette face du support d’une très fine couche d’un vernis imperméable, qui joue aussi le rôle de substratum pour permettre l’adhérence d’une deuxième couche de gélatine bichromatée.
La seconde trame, qui porte des lignes opaques et des espaces transparents, est mise en contact avec le support et on procède à une nouvelle exposition à la lumière à travers cet ensemble trame-support. Le lignage porté par cette trame forme un angle bien déterminé avec le bord du film. Quand on a effectué la deuxième exposition, on procède comme précédemment à l’élimination du bichromate en excès et au dépouillement de la gélatine restée soluble. On teint en vert le lignage de gélatine insolubilisée. On a obtenu un ensemble formé de carrés rouges et de lignes vertes.
Il n’y a pas chevauchement de couleurs entre les lignes vertes et les carrés rouges par suite de l’absorption des radiations violettes par les carrés rouges. La gélatine comprise entre les parties chevauchantes des deux trames est restée soluble et a été éliminée au moment du deuxième dépouillement.
Pour terminer le réseau trichrome, on recouvre de nouveau la gélatine colorée en vert avec un vernis imperméable qui joue le rôle de substratum vis-à-vis d’une troisième couche de gélatine bichromatée.
A ce moment, il n’est plus nécessaire d’employer de trame pour faire une dernière exposition à la lumière à travers le support au moyen de la lampe à vapeur de mercure; les éléments colorés en rouge et en vert absorbent les radiations violettes et, après les traitements effectués comme précédemment, il ne reste que des espaces constitués par de la gélatine insolubilisée qui est à son tour teinte en bleu.
Cette méthode permet d’obtenir un réseau trichrome sans chevauchement et sans aucune discontinuité.
La fabrication du film se termine, comme d’habitude, par le couchage d’une émulsion panchromatique.
La très grande finesse des trames de photogravure dont se sert M. Chevalier permet d’obtenir un réseau trichrome particulièrement serré qui se prête bien à la cinématographie (au moins 3.000 éléments par mm).
On a reproché aux procédés qui utilisent des réseaux colorés de donner à l’image un aspect de tapisserie particulièrement visible quand on observe l’écran de projection d’assez près ou quand l’agrandissement est trop important.
L. Dufay a proposé d’éliminer partiellement cet aspect régulier de la trame trichrome en modifiant les planches qui servent à faire les réserves à l’encre grasse. On peut, par exemple, utiliser des planches analogues à celles employées en héliogravure qui portent un pointillé à la place des lignes régulières; on peut aussi combiner les lignes et les points.
Mais une autre critique sérieuse est celle qui considère l’importance de l’intensité lumineuse nécessaire pour projeter les films à réseaux colorés.
L’apparition des films du type “monopack” qui utilisent la méthode de synthèse soustractive a diminué l’intérêt porté il y a une vingtaine d’années aux films à réseaux colorés.
Le monopack a sur le réseau des avantages certains; Il permet de fabriquer des films beaucoup plus sensibles et la gradation continue de leurs teintes permet des agrandissements importants. D’autre part, l’obtention des contretypes et des truquages est moins compliqué avec les films monopack tels que l’Eastman Color, le Gevacolor, l’Anscocolor, etc.”
(Mareschal, Georges (1954): Les procédés de cinéma en couleurs. In: Technique Cinématographique, 25,147, 1954, pp. 286-313, on p. 300. (in French)
Timeline of Historical Film Colors by Barbara Flueckiger is licensed under a Creative Commons Attribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 International License.