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Services Secrets :
Les services de renseignement sont des organisations gouvernementales ou, plus rarement, privées, qui procèdent à la recherche et à l’interprétation d’informations politiques, militaires et économiques en Suisse et à l’étranger.
Les services secrets fournissaient déjà des renseignements à la Confédération avant 1848, notamment par le biais de la surveillance des frontières et de l’interrogation des réfugiés et déserteurs qui arrivaient en Suisse pour fuir les nombreuses guerres européennes.
Après 1848, les services devenus fédéraux, comme les représentations diplomatiques ou les fonctionnaires des postes ou des chemins de fer, prêtèrent main forte aux services de renseignements, mais ils demeuraient très peu dotés et efficaces.
C’est l’affaire des colonels de 1916 qui, en faisant scandale auprès de l’opinion publiques et des milieux politiques, a véritablement fait prendre conscience de l’importance de services de renseignements bien structurés, bien dotés et efficaces.
La Seconde Guerre mondiale contribua à l’essor des services de renseignements Suisse, par la menace d’une invasion étrangère d’une part, et par le fait que la Suisse demeurait le seul pays d’Europe en paix d’autre part. Ce dernier point fit d’elle un véritable « nœud » dans l’Europe en guerre et les services de renseignements contribuèrent activement à faire de la Suisse un intermédiaire entre les puissances, notamment à la fin de la guerre en 1945 où les services de renseignement opérèrent la médiation qui permis la reddition des forces allemandes en Italie du Nord (opération Sunrise).
La Guerre Froide mena à la création d’un service de renseignement extraordinaire en 1977 au sein du Département militaire fédéral concentré sur la recherche d’information « à haut risque ». Il fut cependant dissout en 1990 après sa révélation au public lors de l’affaire des fiches.
« En 2000, après diverses réorganisations, le Conseil fédéral décida de détacher le Service de Renseignement Stratégique (SRS) de l’état-major général pour en faire une organisation civile du Département fédéral de la Défense, de la Protection de la population et des Sports (DDPS). Ayant succédé au service de renseignement extérieur, le SRS transmet aux autorités politiques et militaires des informations importantes pour la sécurité de la Confédération. Son travail est complété au sein de l’état-major de conduite de l’armée, par celui du renseignement militaire (ancien service de renseignement de l’armée) et du service de renseignement des forces aériennes (responsable de l’utilisation militaire de l’espace aérien).
Après diverses réorganisations, le service de renseignement intérieur passa en 2001 dans les attributions du Service d’Analyse et de Prévention (SAP) du Département fédéral de justice et police. En 2009, le SAP a réintégré le DDPS, et depuis 2010, il a été réuni au SRS pour former le Service de Renseignement de la Confédération (SRC). » (Senn, 2011).
Ainsi, il n’existe plus que le SRC qui siège à Berne et qui a pour mandat l’acquisition d’informations à l’étranger sur des questions de politique et de sécurité extérieure, et sur le territoire national pour les questions de sécurité intérieur comme la menace terroriste ou les attaques sur les infrastructures, et le Service de Renseignement Militaire rattaché à l’état-major et qui est chargé de recueillir et d’analyser toute information qui pourrait avoir un intérêt purement militaire.