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Le photographe suisse Andreas Seibert a parcouru les rives du Huai He, un fleuve de 1000 km séparant le nord et le sud de la Chine. Ce reportage sur l’impact de la folle croissance chinoise fait l’objet d’un livre et d’une exposition au Fotozentrum de Winterthur.
Le Huai He est l’une des principales voies d’eau de Chine. Pour des millions de Chinois, le fleuve est une artère vitale. Mais la libéralisation de l’économie chinoise entamée à la fin des années 70 par Deng Xiaoping – le successeur de Mao Zedong - a entrainé une course débridée au développement et à la prospérité.
C’est l’envers de cette médaille qu'Andreas Seiber a exploré en longeant le Huai He. Le fleuve est aujourd’hui régulé par un vaste système de plus de 5000 barrages, réservoirs et canaux, mais beaucoup de ces ouvrages sont dans un état lamentable et doivent être assainis de toute urgence.
De plus, la pollution du Huai a pris une telle ampleur que les gens, les animaux et les plantes sont intoxiqués par son eau, tombent malades ou périssent.
Les photos prises par Andreas Seiber présentent un arrière-pays pauvre. Elles montrent les gens qui vivent sur la rivière ou à proximité dans un habitat au bord de la destruction.
Ce documentaire photographique est actuellement exposé au Fotozentrum de Winterthur. Un livre - The Colors of Growth /Les Couleurs de la croissance - accompagne l'exposition. (Images: Andreas Seibert)