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Avant le début du sommet des "Nouvelles routes de la soie" à Pékin, Ueli Maurer défend le méga-projet chinois controversé. Selon le président suisse, les milliards investis de par le monde créent des emplois et de la sécurité. Et prospérité rime avec stabilité.
Avec cette initiative la Chine sert certainement aussi ses propres intérêts, affirme le ministre des Finances de 68 ans lors d'un entretien avec la Neue Zürcher Zeitung, diffusé vendredi. Si l'on ne peut le contester, on ne peut non plus le reprocher à la Chine. Car c'est le cas pour toutes les grandes économies nationales, complète-t-il.
Chefs d'Etats et de gouvernement ainsi que représentants d'une centaine de pays sont attendus ce vendredi à Pékin pour le deuxième sommet dédié aux "Nouvelles routes de la soie". Le projet vise à améliorer les liaisons commerciales entre l'Asie, l'Europe, l'Afrique et au-delà. Elle prévoit la construction de ports, de lignes ferroviaires, d'aéroports ou de parcs industriels pour plus de 1000 milliards de dollars. Les sceptiques soulignent les risques d'endettement pour les pays plus pauvres qui bénéficient de prêts ainsi que d'alignement politique avec la Chine.
Ueli Maurer, qui s'est envolé lundi pour Pékin avec des représentants des milieux de l'économie et de la finance, estime que les critiques des Etats-Unis, de la France et de l'Allemagne à l'égard de ce projet sont légitimes. "Mais la Suisse est un Etat neutre et indépendant. Nous agissons en suivant ce qui nous paraît juste".
Maurer veut influencer le projet
Il est bon de critiquer, explique le conseiller fédéral UDC. "Mais seulement critiquer ne peut pas être la solution. A un moment donné, il faut se demander si l'on veut empêcher un développement économique ou si l'on veut y prendre part et exercer une influence. Et je pense qu'il vaut mieux s'impliquer et vouloir changer un projet d'une manière positive".
Lors du sommet, il est prévu que la Suisse et la Chine signent une déclaration d'intention concernant la coopération sur les marchés tiers. Cet accord a pour objectif de développer la collaboration des deux Etats en matière de commerce, d’investissement et de financement de projets dans des pays situés le long des nouvelles route de la soie.
Selon ses propres dires, Ueli Maurer compte recommander à la Chine de respecter cinq principes chers à la Suisse : capitaux privés pour les projets privés, responsabilité sociale, critères de protection de l'environnement, transparence et gestion durable de la dette.
Enfin, le Zurichois appelle à ne pas avoir des attentes exagérées de ce sommet. "Je ne placerais pas la barre trop haut. Jusqu'à présent, l'initiative chinoise officiellement appelée "la Ceinture et la Route" s'est limitée à être une grande idée. C'est d'ailleurs probablement le plus gros projet d'investissement de notre siècle. Cette idée devient simplement plus concrète."
(KEYSTONE-ATS)
Le rythme de la pandémie s'accélère encore
Le rythme de propagation du Covid-19 continue à s'accélérer dans le monde, avec le seuil des 18 millions de cas franchi dimanche. Un million de nouvelles contaminations a été détecté en moins de 4 jours. Plus de la moitié des cas a eu lieu sur le continent américain.
Depuis que l'apparition de la maladie en Chine a été signalée en décembre, au moins 18'011'763 cas de contamination au Covid-19 ont été officiellement enregistrés, selon un comptage réalisé par l'AFP dimanche à partir de sources officielles. Ces cas incluent 687'941 décès.
Les contaminations les plus nombreuses se trouvent aux Etats-Unis (4'657'693), au Brésil (2'733'677) et en Inde (1'750'723). Dimanche, les Etats-Unis ont encore enregistré 47'508 cas supplémentaires de contamination.
En nombre de décès, les pays les plus lourdement touchés sont les Etats-Unis avec 154'834, dont 515 au cours des dernières 24 heures. Viennent ensuite le Brésil (94'104 morts), le Mexique (47'746), le Royaume-Uni (46'193) et l'Inde (37'364).
"Nouvelle phase" aux Etats-Unis
Les Etats-Unis sont entrés dans une "nouvelle phase" de l'épidémie, a déclaré dimanche Deborah Birx, conseillère spécialisée auprès de la Maison-Blanche. Le virus "s'est extraordinairement répandu. Il est présent aussi bien dans les zones rurales qu'urbaines", a averti Mme Birx sur CNN.
Elle a prévenu "tous ceux qui vivent en zone rurale que vous n'êtes pas à l'abri ou protégé contre ce virus", mentionnant ainsi le coeur de l'électorat du président américain Donald Trump.
L'Amérique latine et les Caraïbes, avec plus de 201'000 morts, sont à présent la deuxième région la plus touchée après l'Europe, qui compte plus de 210'000 morts.
En Argentine, le ministère de la santé a annoncé dans la soirée de dimanche que les 200'000 cas de contamination avaient été dépassés. Les réunions sociales seront interdites dans tout le pays à partir de lundi.
Quarantaine stricte au Venezuela
La Bolivie a décidé dimanche que l'année scolaire, qui devait se terminer en décembre, prenait fin immédiatement en raison de la pandémie. Ce pays de onze millions d'habitants compte plus de 78'700 contaminations et plus de 3000 morts.
Au Venezuela, le président Nicolás Maduro a ordonné dimanche une quarantaine stricte dans tout le pays, au moment où le nombre des contaminations enregistrées vient de dépasser les 20'000.
Le Venezuela était soumis depuis juin à un régime d'alternance: certaines régions étaient sous quarantaine stricte pendant une semaine, à laquelle succédait une semaine de "flexibilisation" où certaines activités économiques essentielles pouvaient reprendre.
Le nombre de contaminations ne reflète qu'une part du nombre réel de cas, de nombreux pays n'utilisant les tests que pour le traçage ou ne disposant pas de ressources suffisantes pour mener de larges campagnes de dépistage.
SpaceX a ramené sur Terre deux astronautes pour la première fois
Deux astronautes américains sont revenus sains et saufs sur Terre dimanche à bord d'une capsule de SpaceX après deux mois dans l'espace. Cette fin de mission réussie ouvre la voie à des vols habités réguliers avec ce nouveau véhicule spatial pour la Nasa.
En moins d'une heure, à bord du Dragon de SpaceX, Bob Behnken et Doug Hurley sont passés d'une vitesse de 28'000 km/h en orbite à une vitesse de 24 km/h au moment de l'amerrissage, quatre grands parachutes s'étant ouverts comme prévu après la brûlante rentrée atmosphérique. Ils ont amerri au large de Pensacola dans le golfe du Mexique, site choisi pour éviter une tempête tropicale dans le secteur.
"Bienvenue sur Terre, et merci d'avoir volé sur SpaceX", a annoncé le directeur de vol aux astronautes, qui vont bien et ont répondu. "C'était un honneur et un privilège", a dit Doug Hurley.
Fin du monopole russe
L'aller-retour réussi vers la Station spatiale internationale (ISS) met fin au monopole russe pour l'accès à l'ISS depuis que les Américains ont mis au garage leurs navettes spatiales, en juillet 2011. La Nasa utilisera la capsule Dragon de l'ordre de deux fois par an pour envoyer quatre astronautes à la fois, dont des non-Américains, un Japonais et l'Européen Thomas Pesquet étant prévus pour les prochaines missions.
La mission peut sembler un pas modeste dans l'exploration spatiale: "Bob" et "Doug" ne sont allés ni sur la Lune ni vers Mars, seulement dans la vieille station spatiale, à 400 km de la Terre, où Russes et Américains et d'autres vont et viennent depuis 1998.
La Nasa, pourtant, y voit une "révolution", car SpaceX va redonner aux Etats-Unis un accès à l'espace, moins cher que ses programmes précédents. Pour trois milliards accordés depuis 2011 dans le cadre d'un contrat à prix fixe, SpaceX a entièrement développé un nouveau taxi spatial et promis six allers-retours vers l'ISS. Auparavant, l'agence spatiale commandait un véhicule spécifique aux géants de l'industrie, et assumait tous les dépassements budgétaires.
Exploit
Le 30 mai, la société d'Elon Musk, également patron des véhicules électriques Tesla, avait réussi un premier exploit en acheminant Bob Behnken et Doug Hurley jusqu'au laboratoire orbital, accomplissant pour des humains ce qu'elle faisait régulièrement pour le cargo depuis 2012.
Donald Trump avait assisté en personne au décollage depuis la Floride, et il avait fait applaudir le patron de SpaceX. "Le lancement d'aujourd'hui démontre que l'avenir appartient à l'industrie spatiale privée", avait déclaré le président américain.
Après deux mois dans l'ISS, et plusieurs sorties dans l'espace, les deux hommes avaient fait leurs adieux samedi aux trois autres membres d'équipage russes et américain, et quitté la station sans accroc autour de 23H34 GMT. Ils ont passé la nuit à bord, sans incident, puis ont enfilé leurs combinaisons spatiales pour la rentrée atmosphérique et la fin du voyage, phase la plus périlleuse de la mission.
Tempête tropicale
L'agence spatiale américaine avait décidé de maintenir leur retour malgré la tempête tropicale Isaias, qui charrie des vents violents et de fortes pluies sur la côte est de la Floride. Elle a seulement renoncé au premier site envisagé, situé sur la côte Atlantique plus exposée.
Un navire de SpaceX, GO Navigator, est sur la zone et doit récupérer l'équipage, qui subira immédiatement des examens médicaux avant d'être ramené sur la terre ferme. La capsule Dragon Crew sera, elle, transportée sur un site de SpaceX en Floride pour une inspection de six semaines destinée à vérifier qu'elle pourra de nouveau servir de taxi de l'espace, en l'occurrence pour la mission du printemps 2021 avec Thomas Pesquet à bord.
Vaud, Valais et Genève en zone rouge par la Belgique
La Belgique a élargi samedi la liste des régions d'Europe où les voyages touristiques ne sont désormais plus autorisés en raison du rebond de Covid-19. La région lémanique en Suisse en fait nouvellement partie. Indignés, plusieurs politiciens ont prié Berne de réagir.
Les cantons de Vaud, du Valais et de Genève sont concernés, est-il précisé sur le site du ministère belge des affaires étrangères. Les personnes rentrant en Belgique en provenance de ces cantons doivent se soumettre à un dépistage et une quarantaine.
Incompréhension
"Cette décision est incompréhensible et choquante", a réagi dimanche le conseiller d'Etat valaisan en charge de l'économie Christophe Darbellay sur les ondes de la RTS. "Le canton du Valais maîtrise bien le Covid-19. La situation à Genève est beaucoup plus alarmante".
M. Darbellay a précisé être intervenu samedi soir déjà auprès de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). "J'ai bon espoir que cette situation soit réglée rapidement", a-t-il ajouté. Pour le conseiller national Matthias Bregy (PDC/VS) aussi, la décision est incompréhensible. Il en appelle au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).
Le canton de Vaud demande également au Conseil fédéral d'intervenir rapidement auprès du plat pays, afin qu'il révise cette mesure sans attendre. Sur les 14 derniers jours, le taux de nouvelles infections est de 23 pour 100'000 habitants dans le canton de Vaud et de 10 en Valais.
Ce chiffre monte à 44 en Belgique. Vaud est pratiquement à la moitié du taux d'infection belge, fait remarquer Philippe Leuba, ministre vaudois de l'économie à Keystone-ATS. "On ne sait pas sur quels critères la Belgique se base", a déclaré à la RTS sa collègue en charge de la santé, Rebecca Ruiz.
Le DFAE est déjà entré en contact avec la Belgique avant l'entrée en vigueur de la mesure, indique-t-il dimanche à Keystone-ATS. Il a notamment demandé quels critères épidémiologiques étaient utilisées. Le DFAE est également en contact avec d'autres autorités européennes afin de réagir rapidement si des décisions touchent le pays, précise-t-il.
Des Belges étonnés
Le classement de la région lémanique en zone rouge aussi suscité quelques étonnements en Belgique. Ainsi dimanche sur Facebook, le député bruxellois Emmanuel De Bock (DéFI) s'interroge: "La Belgique met 20% de la Suisse en zone rouge le jour de leur fête nationale"
Et de poursuivre, "elle prend en otage tous les Belges qui devaient y passer une partie des vacances d'août alors que la Suisse compte quatre fois moins de contaminations par habitant que la Belgique. A ce compte-là, on devrait mettre toute la Belgique en zone rouge et nous-mêmes ne plus sortir de sa région", ironise-t-il.
Le ministre des affaires étrangères, Philippe Goffin, a rappelé dans l'émission Forum de la RTS que la Belgique avait confié à un organisme indépendant l'analyse de la situation des régions d'Europe. Des experts étudient, en toute objectivité, le taux de contamination, le taux de test ainsi que les mesures imposées par la région concernée.
Les Belges doivent trouver des mesures sanitaires similaires à celles en vigueur en Belgique dans le pays où ils passent leurs vacances, a précisé le ministre. "En Suisse, les boîtes de nuit sont accessibles, contrairement à la Belgique." Et cet élément pèse aussi dans la balance.
La décision n'a rien d'inamical, a assuré M. Goffin. Le choix est purement sanitaire. Le ministre s'est toutefois dit ouvert à revoir la situation.
Autres régions concernées
Mi-juillet, la Belgique avait temporairement considéré le Tessin comme une zone à risque. Après des protestations de ce canton auprès du DFAE, Bruxelles avait fait marche arrière.
Les autres régions rajoutées sur la liste des endroits où la Belgique n'autorise plus les voyages touristiques sont la Mayenne, en France, tout comme plusieurs parties de la Bulgarie (Severoiztochen, Yugozapaden) ainsi que plusieurs zones de Roumanie (Centre, sud-est, Sud-Munténie en Sud-ouest Olténie.
En Espagne, la Navarre est désormais elle aussi sur liste rouge où elle côtoie l'Aragon, et les régions de Barcelone et Lleida en Catalogne.
En France, plusieurs départements intègrent la liste orange où les voyageurs sont invités à faire preuve d'une vigilance accrue. Il en est ainsi pour la région du Nord (Nord-Pas de Calais), le Haut-Rhin, et la Haute-Savoie qui rejoignent donc l'Ile de France (excepté le département de Seine-et-Marne qui repasse en vert) et le Pays de la Loire qui étaient déjà et restent en zone orange.
Le déclin des abeilles sauvages est une menace pour les cultures
Les abeilles sauvages jouent un rôle plus important que ce qui était connu jusqu'à présent pour l'agriculture en Amérique du Nord, selon une étude publiée mercredi. Le déclin de ces pollinisateurs menace la production de secteurs cruciaux de l'agriculture.
"Nos recherches montrent que le déclin des pollinisateurs pourrait se traduire directement par une baisse des rendements ou de la production pour la plupart des cultures étudiées et que les espèces sauvages contribuent de manière substantielle à la pollinisation de la plupart des cultures étudiées, dans des régions agricoles majeures", soulignent les auteurs de cette étude, publiée dans la revue Proceedings of the Royal Society B.
Les chercheurs se sont penchés sur des cultures de fruits, de légumes et de fruits à coque dépendant de la pollinisation, par des abeilles sauvages et domestiques, aux Etats-Unis et au Canada. Il ressort de leurs travaux que les abeilles sauvages jouent un rôle important, "même dans des régions d'agriculture intensive".
1,5 milliard de dollars par an
Ils calculent ainsi que la valeur de la production annuelle liée aux pollinisateurs sauvages dépasse 1,5 milliard de dollars (1,4 milliard de francs), contre 6,4 milliard pour les abeilles domestiques.
Dans le cas des citrouilles, de pomme, de certaines cerises, de myrtilles et de melons d'eau, les abeilles sauvages déposent en moyenne plus de pollen par fleur que les abeilles domestiques.
Les chercheurs en concluent que l'agriculture gagnerait peu à investir dans des pesticides et des engrais, sans s'attaquer au déclin des pollinisateurs, par exemple, en permettant la présence de fleurs sauvages.
Près de la moitié des espèces d'insectes, essentiels aux écosystèmes comme aux économies, sont en déclin rapide dans le monde entier, selon une étude parue en 2019, qui met en garde contre un "effondrement catastrophique" des milieux naturels.
Le nombre de cas augmente, tout comme les restrictions
La pandémie de coronavirus, qui a fait plus de 650'000 morts, poursuivait inexorablement son accélération lundi. Toujours plus de pays durcissaient les mesures sanitaires, notamment en Europe où restrictions de voyages et dépistages se multiplient.
Si l'Amérique latine et les Caraïbes sont devenues la région la plus touchée, devant l'Amérique du Nord, l'inquiétude est mondiale face à l'épidémie qui continue de se répandre à travers la planète avec plus de cinq millions de nouveaux cas détectés depuis le 1er juillet, soit plus d'un tiers du nombre total de cas déclarés.
En Belgique, un des pays qui compte le plus grand nombre de morts du Covid-19 par rapport à sa population (85 pour 100'000 habitants), le gouvernement a encore durci les mesures sanitaires. A partir de mercredi, et pour quatre semaines, le nombre de personnes que les Belges sont autorisés à voir dans le cadre de leur "bulle de contact" passe de 15 à 5 personnes. Les événements publics sont limités à 100 personnes à l'intérieur (contre 200) et 200 à l'extérieur (contre 400).
Le ministre de la Santé allemand Jens Spahn a lui annoncé lundi qu'il allait imposer des tests de dépistage pour les voyageurs revenant de régions à risques, face à une augmentation récente des cas d'infections dans le pays.
Londres a de son côté décidé de soumettre depuis dimanche les passagers en provenance d'Espagne à une période d'isolement. Cette décision a suscité une vive réaction des autorités de ce pays, deuxième destination touristique mondiale.
Plages fermées
Certaines stations balnéaires de cette zone, comme Benidorm, comptent jusqu'à 40% de clients britanniques. En France, alors que la saison des vacances bat son plein, les autorités inquiètes là aussi d'un rebond des contaminations ont ordonné la fermeture de lieux de rassemblements comme les plages, les parcs et les jardins publics la nuit dans la ville touristique de Quiberon, sur l'Atlantique.
D'autres villes littorales, comme La Rochelle, ont imposé le masque en plein air dans les quartiers les plus fréquentés. "Les mesures de restriction de voyage doivent être prises en conjonction avec d'autres mesures", a tempéré Dr Michael Ryan, directeur des situations d'urgence à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Michael Ryant: "seules en tant que telles, elle ne sont pas efficaces pour limiter les mouvements du virus, qui est partout".
Au total, la pandémie a fait au moins 650'011 morts dans le monde, sur un total de 16'323'558 cas déclarés, selon un bilan établi lundi par l'AFP.
Le hajj en format réduit
Pour la première fois de l'histoire moderne, le grand pèlerinage à La Mecque, en Arabie saoudite, se fera à partir de mercredi avec un nombre de fidèles très réduit. Seuls 10'000 Saoudiens et résidents étrangers du royaume sont autorisés cette année à effectuer le hajj, contre 2,5 millions l'an dernier.
L'Asie elle aussi s'inquiète d'une résurgence de l'épidémie. Le port du masque en public est devenu obligatoire à Hong Kong, où les rassemblements en public de plus de deux personnes vont être interdits. Et la Chine a fait état lundi de 61 nouveaux malades en 24 heures, la plus importante augmentation journalière depuis mi-avril.
Les Etats-Unis, pays le plus touché au monde, comptent pour leur part près de 4,230 millions de contaminations et près de 150'000 morts.
Jeunes mais pas "invincibles"
Le gouvernement américain s'est engagé à porter à jusqu'à près d'un milliard de dollars au total son soutien au développement d'un potentiel vaccin mis au point par la société américaine de biotechnologie Moderna, et qui s'apprête à entrer dans la dernière phase de son essai clinique.
Le Brésil, pays latino-américain le plus touché, a recensé dimanche près de 25'000 cas supplémentaires, pour un total de 2,4 millions. Il déplore plus de 87'000 morts.
Au Canada, les adultes de moins de 39 ans constituent désormais une nette majorité des nouveaux cas de Covid-19 recensés, ont averti dimanche les autorités sanitaires en appelant les jeunes à ne pas se sentir "invincibles".
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