Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07196.jsonl.gz/1178

Nous sommes à Rome, en 1976. Valerio, dix ans, aime se retirer dans son propre monde imaginaire. Un jour, devant la maison où il habite avec sa famille, éclatent des tirs. Son père, vice-président de la police, est la cible d’une attaque terroriste à laquelle il survit, blessé. Valerio est témoin d’une partie de l’incident. Pourtant ses parents pensent qu’il n’a rien vu, et font tout pour le préserver de cet événement.
"Si le réalisateur romain Claudio Noce, 46 ans, a choisi d'adopter le point de vue de Valerio, c'est parce que ce film est inspiré de sa propre histoire: son père, préfet, a lui aussi été la cible d'un attentat quand la péninsule était le théâtre d'attentats à la bombe perpétrés par l'extrême droite et d'enlèvements et assassinats revendiqués par des formations d'extrême gauche comme les Brigades Rouges. Raconter cette histoire intime a été "un parcours long et douloureux", confie le cinéaste, car elle "avait été effacée au sein de notre famille pendant des années". A travers Padrenostro (Notre-Père en français), il a voulu donner une place à "cette génération qui a subi et baigné dans ces événements", à "ces enfants qui une fois au lit n'existaient plus alors qu'il écoutaient derrière les portes"." AFP, France24
Le film a été sélectionné à la Mostra de Venise en 2020 et l'acteur Pierfrancesco Favino y a été couronné de la Coupe Volpi de la meilleure interprétation masculine, pour son rôle dans le film.