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Le philosophe Aristote suggérait que le bonheur réside dans la contemplation. Suivons son conseil et pendant deux heures, laissons-nous aller, contemplons la musique. Prenons un peu de hauteur et gravitons dans la jazzosphère de [g]Sputnik Muzik[/g]. Voilà un satellite d'alémaniques en orbite. La guitare d'[g]Othmar Bruegger[/g] s'imprègne des percussions suaves de [g]Willy Kotoun[/g] créant un champ stellaire propice à l'anche boisée du saxophone d'[g]Albin Brun[/g] (Pilatus suite). A cette altitude, on voit le monde, ses musiques qui s'influencent mutuellement et qui s'entrecroisent. On entend le chant d'un muezzin, on voit le nuage de Django (qui papote avec Jimi Hendrix), on sent l'épice des danses sahariennes. Sputnik Muzik invente des plages sonores panoramiques, laissant ici ou là quelques oursins farceurs, histoire de mettre du piquant dans ce coin de paradis. Aristote avait raison. Sputnik Muzik aussi.