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Le Concordia, qui s'est échoué en janvier en Italie faisant 32 morts, est devenu rapidement ingouvernable en raison de la grande quantité d'eau embarquée. Des experts au procès de Grosseto estiment que le capitaine aurait dû avertir l'équipage.
"Trois minutes à peine après le choc, le commandant Schettino a la certitude d'avoir un trou dans la coque et d'avoir embarqué tellement d'eau qu'elle empêche l'accès à la salle des machines", selon un rapport d'experts cité par les médias italiens. Le document a été au centre d'une deuxième audience technique consacrée à l'accident.
Le commandant Francesco Schettino, mis en cause pour naufrage, homicides par imprudence et abandon de navire, aurait dû informer immédiatement l'équipage pour "lui permettre d'affronter la situation d'urgence et coopérer pour assurer la sécurité des passagers", ont estimé les experts.
Dix personnes - Schettino, six membres d'équipage et trois dirigeants de Costa Crociere, propriétaire du navire et filiale du groupe américain Carnival - font l'objet d'une enquête pour le naufrage le 13 janvier du paquebot de croisière Concordia.
Les audiences techniques servent à établir les responsabilités et éléments de preuve avant un renvoi en justice formel, qui n'est pas attendu avant la fin de l'année.
"Bouc émissaire"
L'audience a aussi été l'occasion d'analyser un rapport de la capitainerie du port de Livourne montrant que Costa Crociere n'a alerté les garde-côtes que 51 minutes après la collision en violation des règles maritimes.
"Même quand le contact a été établi, la situation n'était pas conforme à ce que le capitaine avait relaté", selon le rapport cité par l'agence Ansa.
Lundi, lors de la première audience technique, la pression était montée sur la compagnie quand des avocats de victimes avaient estimé que Schettino n'était que "le bouc émissaire" de Costa qui voulait éluder ses propres responsabilités. La défense de Costa Crociere a continué mardi à rejeter l'essentiel de la faute sur le commandant.
ATS