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Née en France en 1941, Babette Mangolte étudie le cinéma à Paris avant de s'installer à New York en 1970. Deux ans plus tard, elle réalise avec Chantal Akerman son premier film "La Chambre".
L'artiste franco-américaine s'est toujours intéressée au corps et au mouvement. Elle a documenté les performances de l'avant-garde artistique new-yorkaise en suivant le travail d'artistes et chorégraphes comme Trisha Brown, Yvonne Rainer, Philip Glass ou encore Lucinda Childs.
Trisha Brown répète "Line Up" dans son loft de Broadway avec, de gauche à droite, Wendy Perron, Judith Ragir, Trisha Brown, Mona Sulzman et Elizabeth Garren, 1977. [Babette Mangolte - Rencontres d'Arles. Avec l'aimable autorisation de Babette Mangolte]
La photographie pour apprendre à voir
"J’ai toujours pensé que la photographie m’aidait à apprendre à voir, indique l'artiste franco-américaine interrogée par la RTS. Je ne prenais pas des photos en suivant la musique, j’essayais de ne pas écouter le son, pour une composition visuelle qui était particulièrement étonnante, C'est ça qui, je pense, différencie mes photographies de celles d'autres photographes".
Un travail autour de la danse et du mouvement qui lui vaut cette année le prix Women in motion pour la photographie décerné par les Rencontres d’Arles, qui lui consacrent également une exposition intitulée "Babette Mangolte, capter le mouvement dans l'espace".
Une manière de "rendre hommage à l’une des figures majeures de notre temps", indique la manifestation.
Sujet TV: Marie-Emilie Catier
Adaptation web: aq
"Babette Mangolte, capter le mouvement dans l'espace", Rencontre photographies d'Arles (France). A voir jusqu'au 25 septembre 2022.