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Il semble que l’intérieur d’Uranus et de Neptune serait composé de trois couches : un noyau rocheux intérieur, une couche intermédiaire de glaces formées d’eau, de méthane et d’ammoniac et d’une couche externe d’hydrogène-hélium de composition solaire.
Depuis des décennies, expériences et calculs suggéraient que, dans ces géantes, à plus de 10.000 kilomètres de profondeur, le méthane (CH4) subissait une transformation conduisant à la synthèse de diamants.
Une démonstration solide de ce phénomène vient d’être apportée en comprimant un polymère à hautes pressions et hautes températures à l’aide d’un laser. L’objectif des chercheurs états-uniens et allemands du Helmholtz-Zentrum Dresden-Rossendorf n’était pas simplement de reproduire les conditions de pression et de température régnant à l’intérieur des planètes géantes, mais aussi de recréer les réactions chimiques qui s’y produisent.
Tout indique qu’à l’intérieur de planètes géantes comme Uranus et Neptune, les diamants formés pouvent atteindre des poids de plusieurs millions de carats. Au cours de milliers d’années, ces diamants doivent s’enfoncer lentement dans les couches de glace entourant le cœur rocheux des planètes géantes. Au final, de véritables couches de diamants doivent très probablement se former autour du cœur de ces géantes, à partir de pluies de diamants se formant à 10.000 kilomètres sous la surface d’Uranus et de Neptune.