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Le taux d'aide sociale économique (ASE) est le principal indicateur de la statistique des bénéficiaires de l'aide sociale. Il représente la part des bénéficiaires ayant reçu une prestation financière d'aide sociale durant l'année d'enquête, par rapport à l'ensemble de la population résidante permanente.
Taux d'aide sociale et répartition géographique
En 2019, 271 400 personnes ont reçu au moins une prestation financière de l’aide sociale économique. Le taux d’aide sociale reste à 3,2%.
Les disparités du taux d'aide sociale entre les cantons sont liées d'une part à la structure de la population et au tissu économique de chaque région, mais elles s'expliquent également par les diverses prestations sociales cantonales existant en amont de l'aide sociale économique.
Groupes à risque dans l'aide sociale
Le risque de dépendre de l’aide sociale reste plus marqué pour certains groupes tels que les enfants, les personnes de nationalité étrangère, les personnes divorcées. On observe également une augmentation du risque de dépendre de l'aide sociale dans les communes à caractère urbain. Le risque croît parallèlement à la taille de la commune.
Niveau de formation des bénéficiaires de l'aide sociale
Le niveau de formation représente également un facteur de risque important de dépendre ou non de l’aide sociale. Les personnes sans formation professionnelle sont surreprésentées dans l’aide sociale avec 46,8% des bénéficiaires de 25 à 64 ans alors que dans la population résidante permanente elles sont 15,6%. La part des personnes sans formation est donc presque trois fois plus élevée dans l’aide sociale que dans la population.
Plus de la moitié des enfants soutenus par l'aide sociale vivent dans une famille monoparentale
Les enfants et les adolescents se trouvant à l’aide sociale connaissent des situations familiales diverses, mais ils sont généralement soutenus par l’aide sociale en compagnie de leurs parents. Parmi les plus de 79 200 enfants et adolescents bénéficiaires de l’aide sociale, plus de 55% vivent dans une famille monoparentale et 38% avec leurs deux parents. 2,3% des mineurs assistés par l’aide sociale sont considérés dans des dossiers d’une personne et un peu plus de 5% vivent dans des homes, des institutions ou d’autres formes de logement.
Taux de sortie
Le taux de sortie de l'aide sociale se monte à 28,1% (en 2018).
Le taux de sortie indique la part de tous les dossiers d’aide sociale pour lesquels une prestation financière a été octroyée durant une année donnée qui ont pu être clos. Il décrit ainsi la probabilité de sortie de l’aide sociale.
Les parcours des bénéficiaires de l'aide sociale
Des analyses approfondies ont été menées par l’OFS pour comprendre les trajectoires des bénéficiaires de l’aide sociale. La période analysée s’étend de début 2006 à fin 2011. Chacune des nouvelles entrées de 2006 a été observée pendant 60 mois et, suivant la durée du soutien, affectée à des types de parcours distincts. Ceux-ci ont été définis selon des périodes d’octroi de courte ou longue durée ; les éventuels retours à l’aide sociale après un premier départ ont aussi été pris en compte.
- Les bénéficiaires de courte durée : perception de 1 à 12 mois sans interruption de 6 mois ou plus (38,5% des personnes).
- Les bénéficiaires de longue durée :
- Perception de 13 à 36 mois sans interruption de 6 mois ou plus (18,1% des personnes).
- Perception de 37 à 60 mois sans interruption de 6 mois ou plus (6,4% des personnes).
- Les bénéficiaires durablement dépendants : perception de 37 à 60 mois sans interruption de 6 mois ou plus (10,0% des personnes).
- Les retours à l’aide sociale : une ou plusieurs interruptions de l’aide sociale pendant plus de 6 mois (26,9% des personnes).
- Les jeunes adultes (18-25 ans) font plus souvent partie des bénéficiaires qui retournent à l’aide sociale.
- Les bénéficiaires de courte durée sont les plus fortement représentés parmi les personnes âgées de 65 ans et plus (49,7% contre 38,5% en moyenne).
- Le recours durable à des prestations est plus fréquent parmi les personnes de 46 à 55 ans. Les bénéficiaires proches de la retraite (56 à 64 ans) sont à nouveau moins touchés par une prise en charge prolongée (7,0%).
- Une formation post-obligatoire terminée limite le risque d’être bénéficiaire de l’aide sociale, mais aussi celui d’une dépendance prolongée.
- Les demandeurs sans formation post-obligatoire sont plus fréquemment bénéficiaires durables ; ils font aussi plus souvent partie de la catégorie des retours à l’aide sociale.
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