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Vouloir cette libre circulation des personnes...
Vouloir cette libre circulation des personnes, c'est vouloir nuire à la Suisse
Entre fin 2011 et fin 2012, la population suisse a augmenté de 82 300 personnes. Ce chiffre comporte 17 500 nouveau-nés qui ont généré un excédent de naissances. 64 800 personnes représentent le "solde migratoire" selon la statistique officielle de la Confédération. Cela signifie que la population suisse augmente tous les deux ans de l'équivalent de la ville de Berne.
Une population qui augmente achète plus, mange plus, consomme plus. A lui seul le produit de la TVA se développe conformément aux vœux du gouvernement et de l'administration qui évoquent avec enthousiasme une croissance économique qui remplit leurs caisses sans qu'ils n'aient à bouger le petit doigt. On est pourtant loin d'une croissance qualitative.
L'UE – donc cette organisation de pays avec lesquels nous pratiquons cette libre circulation des personnes prétendument si avantageuse pour nous – est devenue au fil des ans un authentique fossoyeur d'emplois. En fait, tout ce qu'elle a fait à la jeunesse européenne en appliquant ses recettes socialistes et internationalistes devraient être puni par un tribunal. Mais en réalité, aucun des responsables européens ne devra jamais s'exposer au moindre reproche, même pas aux questions critiques de la presse. La notion de "génération perdue" est devenue une sorte de slogan, mais en réalité rien ne permet d'affirmer que les choses iront mieux pour la génération suivante. En moyenne européenne, près d'un quart des jeunes sont au chômage. Les chiffres provenant des pays en crise de la zone euro sont encore bien plus effrayants: en Grèce, près de 60% des jeunes sont sans travail. Viennent ensuite l'Espagne avec 56%, le Portugal avec 42% et l'Italie avec 38,2%.En Suisse aussi, il y a des jeunes au chômage, mais les conditions dans notre pays sont quasi paradisiaques par rapport à celles de l'UE. Cependant, est-ce vraiment intelligent de s'attaquer à ce problème avec un fonds pour les places d'apprentissage, comme cela se fait dans le canton de Zurich, et d'ouvrir en même temps les frontières en permettant à chacun de venir?
La situation économique de l'UE ne s'améliorera pas à moyen terme. Comment peut-on contester sérieusement les avantages de la non-appartenance de la Suisse à cette organisation? Mais en même temps notre pays s'expose à la jalousie et aux pressions internationales. Et comme on ne peut pas faire confiance au Conseil fédéral, il faut bien que le souverain prenne les choses en main et veille à ce que la Suisse retrouve le contrôle de l'immigration, qu'elle décide à nouveau qui peut entrer et rester en Suisse et qui ne le peut pas.
Personne ne veut bloquer les frontières. Un parti aussi favorable à l'économie que l'UDC le souhaite moins que tout autre. Mais il y a des choses plus importantes pour notre pays que le profit à court terme de quelques branches.
Celles et ceux qui sont pour la liberté et qui veulent éviter des dommages à la Suisse ne peuvent que soutenir l'initiative populaire contre l'immigration de masse. L'unique but de cette initiative est de redonner à la Suisse des instruments qui vont de soi pour un Etat souverain, c'est-à-dire de contrôler indépendamment son immigration.
Newsletter eMail du 05 juillet 2013