Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06884.jsonl.gz/698

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
L'ex-Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra a été interdite vendredi de vie politique pour cinq ans, quelques heures après avoir été inculpée pour corruption. Ces annonces risquent de remettre le feu aux poudres entre ses partisans et la junte militaire.
L'Assemblée nationale, composée de membres nommés par les auteurs du coup d'Etat de mai 2014, a voté cette interdiction de vie politique, par 190 voix pour, 18 contre et 8 abstentions. Il s'agit d'une première dans l'histoire du royaume.
Quelques heures plus tôt, le parquet a annoncé sa prochaine inculpation pour "corruption" dans un programme de subvention aux riziculteurs qui avait conduit son gouvernement à acheter le riz jusqu'à 50% au-dessus du prix du marché. Il a assuré que cette coïncidence de calendrier était "fortuite". Yingluck Shinawatra risque jusqu'à dix ans de prison.
"La démocratie est morte aujourd'hui en Thaïlande, en même temps que le respect des lois", a déclaré l'ex-Première ministre dans un communiqué. Elle a également dénoncé une volonté de la "détruire" elle, après l'annulation de sa conférence de presse en raison de la loi martiale, qui interdit les rassemblements politiques depuis le coup d'Etat de mai 2014.
Provocation dénoncée
Après le vote, sur la chaîne satellitaire Peace TV, Jatuporn Prompan, président du puissant mouvement pro-Shinawatra des Chemises rouges, a dénoncé une "provocation destinée à faire sortir les Chemises rouges" dans la rue. Il a toutefois appelé ses partisans à rester chez eux.
Le commandant en chef de l'armée, le général Udomdej Sitabutr, est intervenu à la radio pour appeler la population à respecter la décision de l'Assemblée.
Mme Yingluck avait témoigné devant l'Assemblée, la veille de ce vote, pour clamer son innocence. Elle avait souligné que cette interdiction n'était fondée sur "aucun texte de loi", la junte ayant révoqué la Constitution.
ATS