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Paris - L'actrice britannique Charlotte Lewis accuse à son tour Roman Polanski d'avoir abusé sexuellement d'elle dans les années 1980. Un des avocats du cinéaste, déjà poursuivi aux Etats-Unis pour une affaire de moeurs avec une mineure, a menacé de la poursuivre en justice.
Charlotte Lewis, 42 ans, a indiqué qu'elle avait été "abusée sexuellement de la pire façon possible" par le cinéaste à l'âge de 16 ans. "M. Polanski savait que je n'avais que 16 ans quand il m'a rencontrée et m'a forcé (à avoir des relations sexuelles) dans son appartement à Paris", a-t-elle déclaré.
La comédienne a précisé qu'elle se manifestait aujourd'hui dans l'espoir de peser sur la décision des autorités suisses concernant l'extradition de Roman Polanski.
Le réalisateur est actuellement assigné à résidence dans son chalet de Gstaadt (BE) dans l'attente d'une éventuelle extradition, après son arrestation en septembre dernier sur mandat américain pour une affaire de "relations sexuelles illégales" avec une mineure de 13 ans survenues en 1977.
Interrogé par la chaîne de télévision française i]TELE, l'avocat du cinéaste s'est déclaré "absolument ahuri par les déclarations" de Charlotte Lewis. Il a estimé "assez troublant" qu'elle ait tourné dans un film de Polanski, "Pirates", en 1986, c'est-à-dire près de trois ans après avoir été, selon elle, "abusée sexuellement" par le cinéaste.
Vendredi, la présidente de la Confédération Doris Leuthard a reçu un appel téléphonique de son homologue français Nicolas Sarkozy, qui s'est enquis entre autres de l'état d'avancement du dossier Polanski.
De nombreuses personnalités du cinéma ont apporté leur soutien au cinéaste. Plusieurs cinéastes présents à Cannes ont signé une pétition appelant les autorités suisses à ne pas extrader Roman Polanski.
L'acteur américain Michael Douglas, présent sur la Croisette, a quant à lui fait savoir qu'il ne signerait. En tant qu'Américain, il a dit estimer qu'il "n'est pas juste" de signer une pétition en faveur de quelqu'un qui a transgressé la loi.
ATS