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Le ministère néerlandais du Changement écologique (Mitego) a annoncé que Berkeley Energía, qui possède des succursales en Espagne et en Australie, avait été informée que sa demande de construction d’une installation de fabrication de concentré d’uranium à Retortillo, dans la province de Salamanca, avait été rejetée.
L’autorité espagnole de sûreté nucléaire, le Consejo de Seguridad Nuclear (CSN), s’était déjà opposée au projet dans le cadre d’une décision contraignante en juillet 2021. Berkeley Energía avait alors déclaré regretter beaucoup cette décision et étudier des options pour défendre ses intérêts. L’entreprise avait ensuite soumis un rapport complémentaire dans lequel elle corrigeait l’ensemble des critiques formulées et demandait une nouvelle évaluation de la demande.
«Comme nous l’avons déjà signalé, Berkeley rejette fermement l’évaluation du CSN. Du point de vue de l’entreprise, la décision de l'autorité est arbitraire, les aspects techniques invoqués pour justifier le rapport négatif étant insuffisants tant au plan technique que légal», a déclaré l’entreprise suite à la décision du Mitego.
La mine de Salamanca est la plus grosse mine de ce type en Europe. D'après des informations de Berkeley Energía, Salamanca aurait la capacité de produire jusqu’à 4,4 millions de livres d’uranium par an durant les 14 années d’exploitation prévues.
En octobre 2018, le président du comité de Berkeley Energía de l'époque, Paul Atherley, avait expliqué aux investisseurs que l’entreprise était à nouveau «bien décidée», à mener à son terme le projet Salamanca. Il avait toutefois concédé que les investissements dépendraient de la remise de l'autorisation pour le lancement des travaux.
Source
M.A./C.B. d’après un communiqué de presse du Miteco du 26 novembre 2021