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Le président de Marc Jacobs accusé d'humiliation
Une plainte déposée la semaine dernière à New York met la société Marc Jacobs International (MJI), membre du groupe LVMH, dans l’embarras. Celle-ci provient de Patrice Lataillade, ancien chef d’exploitation licencié en septembre 2010 et hétérosexuel, qui affirme que son départ est dû à ses critiques par rapport à «l’environnement de travail hostile» induit par le comportement du président Robert Duffy (à gauche sur la photo, en compagnie de Marc Jacobs et Lorenzo Martone). Selon les dires de Lataillade, ce dernier aurait notamment «obligé les employés à regarder du porno gay dans son bureau, fait circuler un livre contenant des photos de collègues nus ou dans des positions sexuelles et exigé qu’un employé fasse du pole dance pour lui».
Tout aussi grave quoique moins sulfureux, l’ex-employé affirme que Duffy «utilisait l’argent de la compagnie pour ses dépenses personnelles» et agissait «comme s’il n’avait aucune obligation de suivre les règles de conduite du groupe LVMH ou la loi». Il demande donc des dommages et intérêts pour «la discrimination, les représailles, l’angoisse et l’humiliation» dont il aurait fait l’objet. Pour l’instant, la compagnie fait bloc derrière son président en affirmant que cette plainte est infondée et souligne que le licenciement de Patrice Lataillade avait trait à «choses sérieuses» en rien connectée à ses allégations.