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Actimétrie
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Instrument d’évaluation objective de l’activité motrice réalisée en ambulatoire généralement sur plusieurs semaines à l’aide d’un actimètre, appareil de la taille d’une montre, fixé au poignet non dominant ce qui donne une indication des phases d’activité et de repos. Les résultats de cet examen ont été comparés à des polysomnographies et il a été démontré qu’il donne des résultats crédibles pour déterminer les phases de sommeil. Il est en règle général comparé à un agenda de sommeil.
Agenda de sommeil
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Instrument d’évaluation subjective des périodes de veille et de sommeil. C’est un recueil quotidien de toutes les informations concernant le sommeil et l’éveil (horaire, durée, qualité, somnolence, sieste…) et les médicaments utilisés.
Alpha-sleep
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Surcharge de rythme alpha (caractéristique de la veille) persistant dans le sommeil. Il peut être associé à une impression de sommeil non-reposant ou à une non-perception du sommeil.
Apnée du sommeil
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Diminution pendant un minimum de 10 sec du flux nasal. Cette diminution doit être d’au moins 90% en comparaison avec le flux nasal normal. Ceci quelque soit la répercussion sur la saturation en oxygène ou le sommeil.
L’apnée peut être :
- soit obstructive s’il y a persistance de mouvements respiratoires thoraco-abdominaux
- soit centrale en l’absence de mouvements respiratoires thoraco-abdominaux
- soit mixte lorsque la partie initiale de l’apnée se déroule sans mouvements respiratoires thoraco-abdominaux et se termine en présence de ces mouvements.
CAP : Cyclic alterning pattern / Trace alternant cyclique)
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Dans le sommeil SL il est possible d’identifier un état de sommeil instable et stable. Le sommeil instable, qui peut être présent à tous les stades, se reconnaît par la présence de micro-éveils répétés correspondant à des allègements transitoires (10-15 sec) du sommeil. Ces micro-éveils répétés constituent le CAP (cyclic alterning pattern) ou tracés alternant cycliques. Dans le sommeil stable, les micro-éveils sont rares ou absents et le tracé EEG revêt un aspect uniforme privé d’aspects cycliques (non-CAP). Le tracé CAP est une composante naturelle du sommeil physiologique, indispensable aux changements de stades et aux mouvements corporels spontanés. Les valeurs normales du pourcentage de CAP varient avec l’âge selon une courbe en U. À l’intérieur de ces limites, le sommeil est continu et récupérateur. Un excès de pourcentage de CAP implique au contraire un sommeil fragmenté et de mauvaise qualité. Les sujets insomniaques non traités ont des pourcentages de CAP supérieurs aux valeurs physiologiques normales (30%).
Référence :
Les bases neurophysiologiques de l’insomnie : le rôle des tracés alternant cycliques (CAP)
M.G. Terzano, L. Parrino, A. Smerieri
Rev Neurol (Paris) 2001 ; 157ss
CPAP: pression positive continue (PPC)
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Procédé thérapeutique permettant de traiter un SAOS par un appareil permettant de maintenir une pression positive au niveau des voies aériennes supérieures empêchant leur collapsus et donc les événements respiratoires obstructifs (RERA, hypopnées, apnées).
Désaturation
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Chute de la saturation en oxygène de plus de 3%.
Efficacité du sommeil
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Eveil survenant après l’instauration d’un sommeil stable. Normalement ne dépasse pas 5% du temps de sommeil.
Eveil persomnique
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Chute de la saturation en oxygène de plus de 3%.
Hypopnée
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Diminution pendant un minimum de 10 sec du flux nasal. Cette diminution doit être d’au moins 50% du flux nasal normal. Si cette diminution du flux nasal est < à 50 %, elle doit être associée à une désaturation >3% ou à un micro-éveil pour être validée. L’hypopnée peut être soit obstructive soit centrale en fonction de la persistance ou non des mouvements respiratoires thoraco-abdominaux.
Index d’apnée-hypopnée (IAH)
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Lors de la PG, il correspond au nombre d’évènements respiratoires anormaux totaux (apnées ou hypopnées) par heure d’enregistrement.
Lors d’une PSG, il correspond au nombre d’évènements respiratoires anormaux totaux (apnées, hypopnées ou RERA) par heure de sommeil.
Un IAH>5 permet, en association avec une clinique évocatrice, de poser le diagnostic de syndrome des apnées du sommeil.
Insomnie
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Perception subjective d’une difficulté à obtenir le sommeil (s’endormir), de maintenir la continuité du sommeil (éveils persomniques), d’un sommeil raccourci ou non reposant.
Latence d’endormissement
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Temps écoulé entre l’extinction des lumières et le début du sommeil repéré habituellement par le début du stade 1 ou le début du stade 2 ou de tout autre stade (à condition de le préciser).
Latence de SP
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Temps écoulé entre le début du sommeil et le début du 1er épisode de SP. La latence d’apparition de SP chez l’adulte sain est de l’ordre de 90 à 120 min. Cette latence est très raccourcie après les privations de sommeil, la narcolepsie et les dépressions sévères.
Levée d’atonie
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Durant le sommeil paradoxal il y a une inhibition très forte de toutes les activités musculaires (hormis les muscles oculomoteurs et ceux de la respiration) appelée atonie. Chez certains patients il y a une augmentation durable du tonus musculaire appelée levée d’atonie qui est en relation avec le trouble du comportement durant le sommeil paradoxal.
Micro-éveil
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Diminution de la profondeur du sommeil d’une durée > à 5 sec et < à 15 sec qui peut être spontané (notamment dans le cadre du CAP) ou lié à un événement pathologique (apnée, hypopnée, RERA, mouvement des jambes).
Non-dipper
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Au cours de la nuit la tension artérielle (TA) en règle générale diminue de 20% entre le soir et le matin. Ceux chez lesquels la TA suit cette règle sont appelés « dippers ». Les personnes chez qui il n’y a pas de baisse de la TA au cours de la nuit sont appelés « non dippers ». Il s’agit d’un facteur de risque vasculaire élevé.
Référence :
Quelles sont les implications cliniques de la pression artérielle nocturne M. Burnier. Revue médicale suisse No 3124
L’adresse de cet article est : revue.medhyg.ch/article.php3?sid=32537
Parasomnie
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Trouble du comportement durant le sommeil. On distingue les anomalies survenant durant le SL (par exemple somnambulisme) de ceux survenant durant le SP (trouble du comportement durant le sommeil paradoxal TCSP).
PLM: Syndrome des mouvements périodiques des membres durant le sommeil / Periodic legs movement syndrome
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Mouvements stéréotypés, pseudo-rythmiques et épisodiques survenant pendant le sommeil consistant en un mouvement d’un ou plusieurs membres le plus souvent une extension du gros orteil et une dorsi-flexion du pied, avec parfois une association de flexion du genou et de la hanche. Ils peuvent être asymptomatiques. On ne parle de syndrome que s’ils sont à l’origine de micro-éveils fragmentant le sommeil, souvent associé à un SJSR, responsable d’une insomnie et de fatigue ou d’hypersomnie.
Polygraphie (PG)
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Examen ambulatoire pratiqué toute une nuit permettant de détecter la plupart des troubles respiratoires nocturnes. Le polygraphe mesure avec des capteurs la position dans le lit, le flux nasal par transduction de pression, les mouvements thoraciques et abdominaux, la saturation en oxygène et la pulsation cardiaque.
PSG: polysomnographie
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Examen complet du sommeil se passant au laboratoire du sommeil comprenant:
- l’enregistrement de l’activité électroencéphalographique (EEG), de l’électro-oculogramme (EOG) (des mouvements oculaires) et de l’électromyogramme (EMG) du menton, les trois mesures qui permettent de caractériser les stades du sommeil.
- l’enregistrement du flux nasal par un capteur de transduction de pression, des mouvements du thorax et de l’abdomen, du pouls et de la saturation en oxygène par l’intermédiaire d’un oxymètre de pouls. Le tout permettant de déterminer et de quantifier les événements respiratoires.
- l’électromyogramme des muscles jambiers antérieurs.
- Un enregistrement vidéo (en infra-rouge) et du son qui permet d’observer le comportement du patient lors de l’enregistrement.
- Un suivi en continu de l’enregistrement par un(e) technicien(ne) du sommeil.
RERA: Respiratory related arousal
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Evénements respiratoires anormaux d’une durée d’au moins 10 sec mais ne remplissant pas les critères d’une apnée ou d’une hypopnée. Ces évènements sont terminés par un micro-éveil et une reprise de la respiration normale.
Respiration de Cheynes-Stokes
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Respiration périodique régulière et stable pour une période rencontrée pendant la veille et le sommeil. Elle est caractérisée par une augmentation progressive de l’amplitude de la ventilation suivie d’une diminution progressive aboutissant à des apnées ou hypopnées centrales. Elle peut causer des insomnies sévères à cause de multiples micro-éveils apparaissant surtout au moment d’hyperpnées. Elle est surtout présente en cas d’insuffisance cardiaque congestive, d’hémorragie intracérébrale, de tumeurs intracérébrales ou d’encéphalite.
Respiration périodique
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Respiration composée de cycles respiratoires de grande amplitude alternée avec des cycles respiratoires de faible amplitude. Elle peut être due à diverses pathologies notamment circulatoires mais peut être physiologique à l’endormissement ou lors de respiration en altitude.
saCS: Syndrome d’apnée-hypopnée centrales du sommeil
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Variété de SAH caractérisé par des événements respiratoires anormaux (hypopnée, apnée) d’origine centrale (arrêt de la commande cérébrale).
SAH: Syndrome d’apnée-hypopnée du sommeil
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Maladie caractérisée par une symptomatologie de troubles du sommeil (souvent fatigue et somnolence diurne) due à la modification pathologique de l’activité respiratoire au cours du sommeil. Il y a une progression de la gravité : RERA, hypopnée, apnée . Les événements respiratoires pathologiques peuvent être d’origine obstructive ou centrale par absence de commande respiratoire cérébrale. La maladie est caractérisée par la fréquence horaire des évènements respiratoires anormaux : IAH. Il y a une progression de la gravité du SAH :
- Syndrome léger : 5-15 événements respiratoires par heure
- Syndrome modéré : 15-30 événements respiratoires par heure
- Syndrome sévère : 30 – 45 événements respiratoires par heure
- Syndrome très sévère : > à 45 événements respiratoires par heure
AASM Manual for the scoring of sleep and associated events 2007, p45-48
saOS: syndrome d’apnée-hypopnée obstructives du sommeil
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Variété de SAH caractérisé par des événements respiratoires anormaux (RERA, hypopnée, apnée) d’origine obstructive.
SJSR: Syndrome des jambes sans repos
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Trouble du sommeil caractérisé par la présence à l’éveil d’une sensation désagréable induisant un mouvement d’un ou des deux membres inférieurs de façon périodique. Il est responsable d’insomnie d’endormissement ou de fragmentation du sommeil. Le SJSR est associé à 80% avec les PLM. Ses caractéristiques sont :
- Augmentation en fonction de l’heure jusque dans le milieu de la nuit (suit la courbe de température corporelle), généralement minimum ou nul le matin.
- Ne survient que lors de l’immobilité et disparaît lors de la marche.
- La sensation est suivie d’un mouvement involontaire.
- Souvent associé à la recherche d’un refroidissement des pieds (sortir le pieds de la literie, marcher sur des sols froids, bains froids)
SRAVAS: Syndrome de résistance augmentée des voies aériennes supérieures
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Maladie caractérisée par une symptomatologie de troubles du sommeil (souvent fatigue et somnolence diurne) due à une obstruction des voies aériennes supérieures (VAS) insuffisante pour créer des apnées, des hypopnées et des désaturations, mais suffisantes pour perturber la microstructure du sommeil en augmentant l’effort respiratoire. En théorie, le diagnostic se fait sur l’élévation transitoire de la pression œsophagienne au cours du sommeil. En pratique, il est déterminé par l’apparition d’un plateau inspiratoire au niveau de la mesure du flux respiratoire aboutissant à un micro-éveil (RERA) avec un index de RERA > 15.
Syndrome d’avance de phase
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Trouble du sommeil lié au glissement anti-horaire du besoin de dormir, sans qu’il y ait d’anomalies propres du sommeil. Il est caractérisé par une courte latence d’endormissement suivie d’un sommeil normal en qualité et durée et d’un éveil précoce.
Syndrome de retard de phase
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Trouble du sommeil lié au glissement horaire du besoin de dormir, sans qu’il y ait d’anomalies propres du sommeil. Il est caractérisé par une longue latence d’endormissement suivie d’un sommeil normal en qualité et durée.
Test OSler (Oxford sleep resistance test)
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Technique d’évaluation de maintient de la vigilance. Le patient est assis dans la pénombre et a pour consigne de réagir à une stimulation lumineuse toutes les 3 secondes. Le test dure 40 minutes ou prend fin lorsque le sujet omet de répondre à 7 stimulations consécutives.
Son indication est la vérification du maintient d’une vigilance adéquate chez les patients traités pour un SAOS.
Référence
The Oxford Sleep Resistance Test une mesure simplifiée de la somnolence diurne excessive.
S. Mazza, J.-L. Pépin, P. Lévy
Médecine du Sommeil Volume 1, numéro 2 pages 39-42 (décembre 2004)
TILE: Test itératif de latence d’endormissement
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Test standardisé permettant de mesurer objectivement la propension au sommeil. Il consiste en un enregistrement polysomnographique de 20 min répété 4 fois au cours de la journée et destiné à mesurer chez un sujet allongé dans l’obscurité la latence d’entrée en sommeil avec la consigne de « se laisser aller au sommeil ». La limite inférieure de la norme se trouve à 8 min et la latence d’endormissement est jugée anormale si elle est de 5 minutes ou moins.
La principale indication du TILE est la suspicion de narcolepsie.
TIME: Test itératif de maintien de l’éveil
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Test standardisé permettant de mesurer objectivement la résistance au sommeil. Il consiste en un enregistrement polysomnographique de 40 min répété 4 fois par jour avec la consigne de « résister au sommeil ». Une latence moyenne d’endormissement au cours des 4 tests < à 13 min est considéré comme pathologique et est le signe d’une somnolence diurne excessive.
Les principales indications du TIME est la suspicion d’une hypersomnie idiopathique ou l’évaluation de la somnolence résiduelle chez un patient présentant un SAOS efficacement traité par CPAP.
Trouble du comportement durant le sommeil paradoxal
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Variété de parasomnie survenant durant le sommeil paradoxal au cours de laquelle l’atonie normalement associée au SP diminue ou disparaît ce qui permet au dormeur de bouger ou de d’exprimer par les gestes et la parole le contenu du rêve.