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A Lausanne, quelque 4500 jeunes ont défilé dans le centre-ville, selon la police, 10'000 selon les organisateurs. C'est deux fois moins que lors de la dernière manifestation.
Cette baisse de la mobilisation peut s'expliquer par la période des examens qui approchent et un certain essoufflement puisqu'il s'agit du cinquième rassemblement depuis le début de l'année.
Sur les différentes pancartes brandies par un cortège composé essentiellement de jeunes, on pouvait lire: "The snow must go on", "Bats-toi pour le climat" ou "On ne nique pas sa mer". En queue de défilé, des adolescents portant des gants ramassaient et triaient les déchets qu'ils trouvaient.
Le slogan qui les rassemble n'a, en revanche, pas changé. Les manifestants ont ainsi entonné en choeur "On est plus chaud, chaud, chaud que le climat" sous un large soleil.
2500 personnes à Genève
A Genève, le cortège a rassemblé quelque 2500 personnes, contre 5000 lors de la précédente grève du climat du 15 mars.
Le pont du Mont-Blanc a été bloqué pendant 17 minutes, afin de marquer le fait que la Suisse, ayant épuisé ses ressources naturelles, vit à crédit depuis 17 jours.
La paume de la main recouverte de peinture rouge et dirigée vers le haut, les grévistes ont scandé "UBS, Credit Suisse, tous complices", à la hauteur des sièges des deux établissements, presque à la fin du parcours. Ils ont laissé des traces rouges et noires de leurs paumes sur les façades des deux banques pour dénoncer leurs investissements nocifs pour le climat, notamment dans les énergies fossiles.
Cinquième mobilisation nationale
En Suisse romande, des marches se sont également déroulées à Neuchâtel, Bienne, Fribourg ou encore Delémont. Côté alémanique, la plus forte affluence a été enregistrée à Zurich où, selon la police, plus de 10'000 personnes ont manifesté.
Au niveau suisse, il s'agit déjà de la cinquième mobilisation en faveur de l'environnement depuis le début de l'année, la troisième à se dérouler un vendredi sous la forme d'une "grève" du climat après celles du 18 janvier et du 15 mars. Deux manifestations qui avaient respectivement attiré quelque 22'000 et 50'000 personnes dans tout le pays.
Depuis janvier, en Suisse et ailleurs en Europe, les jeunes se mobilisent suite à l’appel de la jeune Suédoise Greta Thunberg à faire la "grève du climat".
De nombreux enseignants participaient à la deuxième grève mondiale pour le climat:
>> Interview de Sébastien Bertrand, professeur de sociologie à l’école de culture générale Jean-Piaget à Genève, dans l'émission Forum:
lan avec ats
Une grève suivie au niveau mondial
"L'activisme fonctionne. Alors, agissons", a lancé l'adolescente de 16 ans dans une vidéo postée sur son compte Twitter. "Si nous vivons comme nous le faisons maintenant, nous aurons besoin chaque année de 4,2 planètes Terre", a souligné celle qui a été proposée pour le Prix Nobel de la paix 2019.