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Un ouvrage collectif sur l’histoire de la radio et de la télévision aux États-Unis est paru cet été aux éditions Wiley. Intitulé A Companion to the History of American Broadcasting, le livre a été dirigé par Aniko Bodroghkozy, l’un des membres fondateurs du Département des Media Studies de l’Université de Virginie.
Les différentes contributions abordent notamment le rôle de la radio dans la sphère télévisuelle, l’évolution des régulations sur la radio et la télévision ainsi que l’influence culturelle des deux médias. L’ouvrage se propose également de présenter un panorama de l’historiographie sur le sujet de même que d’analyser des textes canoniques qui ont participé à façonner ce champs historique.
Présentation:
« A Companion to the History of American Broadcasting comprehensively evaluates the vibrant history of American radio and television and reveals broadcasting’s influence on American history in the twentieth and twenty-first centuries. With contributions from leading scholars on the topic, this wide-ranging anthology explores the impact of broadcasting on American culture, politics, and society from an historical perspective as well as the effect on our economic and social structures. The text’s original and accessibly-written essays offer explorations on a wealth of topics including the production of broadcast media, the evolution of various television and radio genres, the development of the broadcast ratings system, the rise of Spanish language broadcasting in the United States, broadcast activism, African Americans and broadcasting, 1950’s television, and much more. »
« Figure dominante du monde culturel actuel, l’intellectuel·le médiatique a mauvaise réputation. Capable de parler de tout sans être spécialiste de rien, il ou elle occupe les studios de radio pour y déverser un discours souvent déférent envers toutes formes de pouvoir et acritique face aux idées reçues.
Cette figure récente est le résultat d’une longue histoire. En effet, les intellectuel·le·s ont entretenu dès ses débuts une relation difficile avec la radio, faite d’intérêt et de scepticisme, d’enthousiasme et de crainte. Cette relation se reconfigure tout au long du XXe siècle, en fonction à la fois de l’évolution des pratiques radiophoniques et des redéfinitions du rôle des femmes et des hommes de culture dans la société.
Ce livre pointe quelques-unes des étapes de cette reconfiguration, en s’interrogeant sur l’influence réciproque entre les acteurs intellectuels et le vecteur radiophonique, dans le monde francophone, durant une période qui couvre presque un siècle. »
« From the punch card calculating machine to the personal computer to the iPhone and more, this in-depth text offers a comprehensive introduction to digital media history for students and scholars across media and communication studies, providing an overview of the main turning points in digital media and highlighting the interactions between political, business, technical, social, and cultural elements throughout history. With a global scope and an intermedia focus, this book enables students and scholars alike to deepen their critical understanding of digital communication, adding an understudied historical layer to the examination of digital media and societies. Discussion questions, a timeline, and previously unpublished tables and maps are included to guide readers as they learn to contextualize and critically analyze the digital technologies we use every day. »
Cet ouvrage collectif co-dirigé par Caroline Moine et Christian Delporte réunit les contributions d’historien.nne.s des médias autour de trois parties: le temps idéologies et des engagements, le temps des contestations et des crises, le temps de la démocratisation, de la consommation de masse et de la mondialisation.
L’ouvrage collectif L’Ecran rouge. Syndicalisme et cinéma de Gabin à Belmondo est sorti en mai 2018 aux Editions de l’Atelier sous la direction de l’historien Tangui Perron, spécialiste des rapports entre mouvement ouvrier et cinéma.
« Jean Gabin, cheminot couvert de suie dans La Bête humaine, Simone Signoret et Jean Marais en tête d’un cortège de manifestants, Gérard Philipe et Jean-Paul Belmondo, leaders syndicaux, Jean Renoir, réalisateur d’une Marseillaise financée par une souscription de la CGT, René Clément magnifiant la Résistance dans La Bataille du rail…
Durant ces années de Front populaire, de résistance au nazisme et de Libération, les classes populaires sont à la fois dans les salles et sur les bobines de films, des ouvriers tiennent les premiers rôles, les techniciens occupent les studios, les stars écrivent et distribuent des tracts. Tous descendent dans la rue pour défendre un cinéma français menacé par la déferlante hollywoodienne.
Nelly Valsangiacomo et Alain Clavien, professeur.e.s en histoire contemporaine à l’Université de Lausanne et l’Université de Fribourg, dirigent l’ouvrage collectif Politique, culture et radio dans le monde francophoneà paraître aux Editions Antipodes. Cet ouvrage prolonge le colloque international éponyme qui s’est déroulé à Lausanne les 15 et 16 octobre 2016. Les 12 contributions réunies dans cet ouvrage questionnent les relations entretenues entre intellectuels et radio tout au long du XXe siècle et retracent quelques étapes de leurs reconfigurations.
Résumé:
« Les intellectuel·le·s ont entretenu dès ses débuts une relation difficile avec la radio, faite d’intérêt et de scepticisme, d’enthousiasme et de crainte. Cette relation se reconfigure tout au long du XXe siècle, en fonction à la fois de l’évolution des pratiques radiophoniques et des redéfinitions du rôle des femmes et des hommes de culture dans la société. Cet ouvrage s’interroge sur l’influence réciproque entre les acteurs intellectuels et le vecteur radiophonique, dans le monde francophone, durant une période qui couvre presque un siècle. »
La revue View lance un appel à contributions pour son prochain numéro « Canned Television Going Global? ». Ce numéro revient sur la longue tradition de vente et de distribution internationale des formats « clés en mains » en télévision. Encore trop peu étudiés, ceux-ci s’inscrivent dans les systèmes de production d’une institution télévisuelle nationale et traversent les frontières une fois autorisés à la diffusion à l’étranger. Le territoire européen peut être analysé, à cet égard, dans sa fonction d’importateur de programmes mais également comme plateforme de production et de promotion de genres divers et de contenus originaux.
Sarah Lécossais et Nelly Quemener, maîtres de conférences en sciences de l’information et de la communication aux Universités Paris 13 et Sorbonne Nouvelle – Paris 3, ont récemment fait paraître l’ouvrage En quête d’archives. Bricolages méthodologiques en terrains médiatiques. Publié au sein de la collection « Médias et Humanités » de l’Institut national audiovisuel français (Ina), cet ouvrage fournit des repères utiles à l’étude des archives de l’audiovisuel et du web.
Extrait de la présentation:
« Que reste-t-il du web? De quels documents télévisuels disposons-nous? Comment analyser des archives incomplètes? Comment faire sans les données perdues? Cet ouvrage propose de revenir sur l’ensemble des problèmes soulevés en termes d’analyse et de rechercher par les différentes techniques et temporalités de l’archivage d’un ensemble de médias (radio, télévision, minitel, internet, presse papier, presse numérisée, jeux vidéo).
Il expose les méthodes et « bricolages » développés pour pallier l’incomplétude des sources, contourner ou tirer parti des biais des différentes bases d’archives des médias et constituer des corpus et grilles d’analyse pertinents et efficaces. »
La revue Recherches féministes consacrera en 2020 sa 33ème parution aux « Reproductions et subversions du genre dans les médias d’hier à aujourd’hui », dont on peut consulter l’appel à communication ici (propositions à soumettre avant le 1er octobre 2018)
Extrait de la présentation:
« Le présent appel concerne les textes qui s’intéressent aux luttes, aux contraintes, aux résistances et aux possibilités sexuées liées aux médias francophones d’hier et d’aujourd’hui (écrits, électroniques et numériques). L’objectif est de mettre en lumière les dynamiques genrées, ou leurs dimensions intersectionnelles, au sein des trois moments du processus communicationnel [ production – discours – réception ] qui pourront être abordés séparément ou en interrelation. »
Cette thématique sera également développée lors du 8ème Congrès international des recherches féministes dans la francophonie (CIRFF) qui se déroulera du 27 au 31 août 2018 à l’Université Paris Nanterre. Consulter l’appel à communications (propositions à soumettre avant le 1er juin 2018).
Jérôme Meizoz et François Vallotton, professeurs à l’Université de Lausanne, ont récemment publié un article qui s’intéresse aux émissions littéraires à la radio et à la télévisions suisses romandes dans les années 1960 à 1990.
Intitulée, « L’émission littéraire en Suisse romande (1960-1990) : médiatisation, formats, postures », cette contribution est accessible sur la plateforme Komodo 21, revue en ligne de l’Unité RIRRA21 de l’Université Montpellier3. Elle fait partie d’un dossier sur « L’entretien d’écrivain à la radio » qui propose une douzaine d’autres études.
Présentation du papier de Jérôme Meizoz et François Vallotton:
« Cet article explore un corpus d’environ 160 sons et images sélectionnés dans les archives de la RTS (Radio-télévision suisse romande) à partir de six émissions entre 1960-1990, soit quatre émissions radiophoniques : Découverte de la littérature (1962-1972), La Semaine littéraire (1962-1975), La Librairie des ondes (1974-1982)et Empreintes (1982-1988), et deux émissions télévisuelles : La Voix au chapitre (1971-1980) et Hôtel (1989-1992). Voici donc un premier point de vue comparatif avec les travaux français, illustrant la manière spécifique dont le service public suisse envisage la médiatisation de la vie littéraire, en se référant à la fois à la scène médiatique parisienne (adaptation et démarcation à l’égard d’Apostrophes) et à sa propre tradition médiatique. S’en dégage un souci constant de proposer une médiation de la littérature pour un large public. Pour ce faire, les producteurs de la RTS misent sur l’extrême plasticité et diversité des formats d’émissions (entretien, débat, portrait), ainsi que sur la pluralité des rubriques. Les producteurs recourent à des genres discursifs qui préexistent (entretien, chronique, hommage, billet) et inventent aussi ses formes spécifiques (la création radiophonique, qui n’est pas abordée ici). »