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Critique
"Laura Siprien (Monica Bellucci, ici plus ""souris grise"" que Cléopâtre...) est interprète, car elle parle russe couramment. Elle adopte - tiens, tiens... - un tout petit garçon qu'elle va chercher dans un orphelinat en Sibérie. Liu-San a été trouvé déposé devant la porte de l'établissement, avec pour seul signe distinctif une pendeloque portant son nom. L'enfant grandit, et un climat étrange s'installe entre lui et sa mère: une marque mystérieuse se développe sur son torse, ils font simultanément des cauchemars semblables, des personnages inquiétants s'intéressent à eux.
Il apparaît que Liu-San (Nicolas Thau), à l'image de dalaï-lamas enfants, est l'élu qui sauvera une obscure tribu d'Asie centrale dont la population a été décimée par les retombées d'un laboratoire secret de recherches nucléaires. Des initiés ont conquis le pouvoir de se transformer en animaux et s'apprêtent à réunir un concile singulier en vue de dominer le monde.
Le film est une adaptation simplifiée d'un roman homonyme (à l'origine un scénario, d'ailleurs) de Jean-Christophe Grangé, dont d'autres œuvres ont passé à l'écran, comme LES RIVIERES POURPRES et L'EMPIRE DES LOUPS. L'envoûtement escompté ne marche pas et l'on ne tarde pas à bâiller devant cet amphigouri mystico-chamano-policier. Seules curiosités: Monica Bellucci non maquillée, sans bijoux ni fringues de luxe, cheveux courts, et Catherine Deneuve en méchante capable de se muer en ourse..."
Daniel Grivel