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Si Mathieu Schneider possède un solide bagage classique, il l'a transcendé au profit d'un style résolument personnel et original. Grâce à un jeu très rythmique ainsi qu'aux effets de voix, cet improvisateur hors pair propose une approche plutôt « musclée » de l'instrument, qui tranche avec les joliesses souvent reprochées aux flûtistes de jazz.
Pédagogue reconnu et apprécié, il est enseignant à l'HEMU, au Conservatoire de musique neuchâtelois, section classique et jazz, ainsi qu'à l' EJMA (Ecole de Jazz et Musiques Actuelles) de Lausanne.
Outre la traditionnelle flûte en do, cet artiste aux multiples talents utilise aussi les flûtes alto et basse. Expérimentateur insatiable, il a été l'un des premiers musiciens en Suisse, dès 1988, à adopter l'EWI (pour Electronic Wind Instrument), une sorte de saxophone électronique qui permet de contrôler par le souffle un synthétiseur.
A l’opposé, sur une plage de Toscane en août 2011, il taille un morceau de roseau avec une pointe de bois et obtient une excellente flûte primitive qui le connecte avec la réalité matérielle et acoustique de la préhistoire. Il fait partager la sonorité organique et envoûtante de cet instrument improbable sur scène et sur le site youtube.