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Tout comme l'ail et le curcuma, et contrairement à la majorité des plantes, le gingembre a perdu la faculté de se reproduire sexuellement (par la semence) et ne se multiplie que végétativement (par le rhizome), ce qui indique généralement que la plante est domestiquée depuis fort longtemps. Tout le gingembre du commerce est donc constitué de clones issus d'une poignée de cultivars très anciens, datant peut-être des débuts de l'agriculture, il y a 12 000 ans... Ces cultivars sont résistants à pratiquement tout ce qui est maladie et insecte, à défaut de quoi ils n'auraient tout simplement pas traversé les millénaires. D'un point de vue écologique, c'est l'idéal puisque leur production n'exige pas de fongicides ou de pesticides.
De nos jours, on cultive le gingembre dans toutes les régions chaudes de la planète. Tributaires des conditions climatiques, de la nature du sol et des méthodes de culture, la composition et la qualité des rhizomes varient considérablement d'un pays à l'autre, si bien qu'on en est venu à établir une sorte de carte des crus :
- le jamaïcain, réputé pour son arôme délicat et qui se sert surtout frais, dans la cuisine et pour aromatiser diverses boissons. C'est celui-là qu'on est le plus susceptible de trouver dans nos épiceries;
- l'australien, à saveur nettement sucrée et citronnée, que l'on réserve pour les confiseries;
- l'africain du Nigeria et du Sierra Leone, plus corsé, possède une puissante saveur camphrée qui en fait un produit de choix pour la production d'huile essentielle et d'oléorésine, dont on tire des arômes employés en cuisine, en parfumerie ou dans les médecines de l’Extrême-orient;
- l’indien, à la saveur agréablement citronnée : on le destine surtout à l'exportation, si bien que la plus grande partie de la production de ce pays est déshydratée;
- le chinois, produit en très grande quantité, mais dont les rhizomes sont généralement écartés de nos marchés du fait qu'ils sont traités au dioxyde de soufre.
Des textes indiens datant de l'an 1000 avant notre ère prescrivaient cette plante pour des maux allant de l'asthme aux hémorroïdes. Les médecins asiatiques l'utilisent toujours.
Plusieurs études sur l'homme mettent en évidence des propriétés antiémétiques. Une synthèse de recherches médicales confirme l'efficacité du gingembre dans le soulagement de la nausée postopératoire.
Le gingembre a été proposé comme un anti-migraineux n'ayant pas d'effet négatif.
Plusieurs études sur l'homme mettent en évidence des propriétés antiémétiques. Une synthèse de recherches médicales confirme l'efficacité du gingembre dans le soulagement de la nausée postopératoire.
Le gingembre a été proposé comme un anti-migraineux n'ayant pas d'effet négatif.
- On lui reconnaît également le soulagement de la cinétose ou maladie des transports, les marins chinois en mâchaient pour la prévenir.
- Les femmes chinoises consomment traditionnellement de la racine de gingembre pendant la grossesse pour combattre la nausée du matin.
- Effet protecteur sur la muqueuse gastrique.
- Combat les insuffisances biliaire et pancréatique.
- Fait baisser les taux de cholestérol, de triglycérides sanguins, d'acides gras et de phospholipides.