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Les soins palliatifs ont émergé à Londres dans les années 1960, pour proposer spécifiquement une qualité de vie la meilleure possible aux personnes en fin de vie. En effet, à cette époque, les progrès scientifiques spectaculaires donnaient alors une place presque exclusive à la médecine curative et les personnes en fin de vie étaient souvent victimes soit d'abandon, soit d'acharnement thérapeutique, mais n'étaient pas soulagés et accompagnés en fonction de leurs besoins.
En Suisse, les soins palliatifs se sont développés dès les années 80, d'abord dans la région lémanique, puis peu à peu dans les différentes régions du pays, sous des formes différentes (équipes mobiles, services hospitaliers, formations spécifiques, unités spécialisées extra-hospitalières).
Dans notre canton, divers développements et formations issus d'initiatives privées ont eu lieu tant dans le Bas que dans le Haut dès la fin des années 80. En 1990, une motion au Grand Conseil a demandé la création d'unités de soins palliatifs qui aient aussi un rôle de formation.
Il en est résulté que la loi de santé neuchâteloise du 6 février 1995 stipule à son article 35 al 2 « L'Etat veille au développement des soins palliatifs dans le canton ».
Afin de concrétiser cette nouvelle disposition législative, le Conseil d'Etat a proposé au Grand Conseil en 1996 la création d'une unité de soins palliatifs qui ait une double mission de soins et de formation et référence pour tous les professionnels de la santé de notre canton. Un décret a été voté en novembre 1996 à l'unanimité du législatif cantonal, qui acceptait les nouveaux coûts que cela impliquait et les mettait à la charge du compte hospitalier cantonal.
Il s'agissait de transformer un ancien home médicalisé de La Chaux-de-Fonds, « La Paix du Soir », institution qui n'était plus adaptée à sa mission, en unité de soins palliatifs. La Fondation la Paix du Soir reçut donc de l'autorité cantonale, au printemps 1997, la mission de modifier ses buts et de réaliser sous ses auspices la nouvelle institution. Ainsi est née, en 1998, la FONDATION LA CHRYSALIDE. Celle-ci ouvrait, la même année, l'unité de soins palliatifs prévue à la rue de la Paix 99, à La Chaux-de-Fonds.
Au fil des ans, cette institution trouva sa place et une large reconnaissance dans le système de santé neuchâtelois.
En 2006, l'unité de soins palliatifs la Chrysalide fût intégrée dans l'Hôpital Neuchâtelois, au même titre que les hôpitaux de soins physiques de La Chaux-de-Fonds, du Locle, de la Béroche, de Pourtalès, du Val-de-Ruz et du Val-de-Travers.
La FONDATION LA CHRYSALIDE, quant à elle, modifia alors ses buts, avec l'accord du Conseil d'Etat, pour contribuer désormais d'une façon plus large au développement des soins palliatifs dans le canton et la région. Elle reprend notamment celles des missions de l'ancienne institution qui ne peuvent pas être assumées par l'Hôpital Neuchâtelois dans le cadre strict de la LaMAL. Ses buts sont désormais ceux qui figurent à la page précédente de ce site.