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A part une averse au petit-déjeuner, il a fait doux hier à Okotoks. 25° l’après-midi. C’est que malgré ses 1055 m d’altitude, la ville est assez au sud. 50° de latitude. La hauteur de Bruxelles. Plus haut, tout près, en ligne droite: Calgary. A 670 km à l’ouest, Vancouver. Des courants humides et tempérés en viennent. Ils passent les premières Rocheuses et versent leur eau dans la Turner Valley ou la Sheep River, qui traverse Okotoks, prend sa source. On est en Alberta, dans l’ouest du Canada.
La Sheep River, ou rivière des moutons, traverse la ville dans un vaste lit. A sa largeur on devine la force des crues. Il est tapissé de galets. Okotoks, en langue des indiens pied-noir, signifie rocailleux. Ce nom indique un passage à gué dans la rivière.
Après avoir été portée par la ruée vers l’or noir au début du 20e siècle, la ville, d’environ 20’000 habitants, s’est assagie. Aujourd’hui elle est une ville-dortoir de Calgary. Sa curiosité est un bloc erratique, Big Rock, à l’ouest.
Samedi elle a connu à nouveau son heure de gloire. La télé internationale, CNN, tout le monde cherchait à parler au maire ou à un responsable. Ils voulaient savoir si c’était vrai: on annonçait que le satellite UARS s’était écrasé par là. Un écho radar météo l’aurait même repéré. La police de la ville a été assaillie de coups de téléphone. Tout le monde sur place en parlait.
Mais non: aucun débris n’a été retrouvé à Okotoks et dans ses environs. Selon la presse locale:
«C'est un canular, a indiqué à l'Agence QMI Caroline Letang, porte-parole de la Gendarmerie Royale du Canada, samedi en fin d'après-midi. Aucun débris n'est tombé en Alberta, selon ce qu'on nous a rapporté.»
Très tôt samedi, des messages publiés sur Twitter avaient fait état de débris - vraisemblablement des morceaux du satellite - tombés sur Okotoks, une petite municipalité située au sud de Calgary.»
La Nasa, qui n’a pas pu localiser précisément le point de chute, doute.
«Il y avait beaucoup de gens qui surveillaient l'arrivée d'UARS sur la côte ouest américaine et dans le sud-ouest du Canada, a expliqué Nicholas Johnson, spécialiste des débris orbitaux à l'agence américaine, en conférence de presse, samedi. Rien n'a finalement été confirmé, ce qui porte à croire que son entrée s'est plutôt effectuée avant d'atteindre les côtes nord-américaines, et que la plupart des débris sont tombés dans le Pacifique.»
Des vidéos tournent sur le net, toutes affirmant avoir filmé la chute d’UARS. Aucune n’a pu être authentifiée et les localisations ne sont pas indiquées. Mais alors, où donc tombe cet objet? Si ce n’est pas UARS sa rentrée dans l’atmosphère serait assez semblable: