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S. 97 / Nr. 17 Einleitung zum ZGB (f)
BGE 78 II 97
17. Arrêt de la Ire Cour civile du 18 mars 1952 dans la cause D. et C.
Ziegenbalg contre Ziegenbalg.
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Regeste:
Art. 8 CC.
Cette disposition légale prescrit uniquement l'obligation de prou. ver les
faits générateurs du droit allégué, mais non pas l'obligation d'alléguer ces
faits (changements de jurisprudence, RO 71 II 127).
Art. 8 ZGB.
Diese Gesetzesbestimmung stellt lediglich die Verpflichtung auf, die das
behauptete Recht erzeugenden Tatsachen zu beweisen, nicht dagegen auch die
Verpflichtung, diese Tatsachen zu behaupten (Änderung der Rechtsprechung, BGE
71 II 127).
Art. 8 CC.
Questo disposto legale prevede unicamente l'obbligo di provare i fatti da cui
deriva il diritto allegato, ma non anche l'obbligo di allegare questi fatti
(cambiamento della giurisprudenza RU 71 II 127).
Extrait des motifs:
Les recourants allèguent que la cour cantonale aurait violé l'art. 8 CC en
tenant compte, sans que les parties les aient allégués, des faits dont elle
déduit la caducité de l'engagement pris par Ziegenbalg, soit comme promesse de
remplir une obligation alimentaire (condictio ob finitam causam), soit comme
promesse de donner (art. 250 al. 2 CO). Ils admettent, sans doute, que le
défendeur, dans sa réponse, a allégué les faits d'où il conclut à l'abus du
droit et à la caducité de la promesse de donner. Mais, disent-ils, le juge
avait mis ces allégations hors de cause par des motifs de procédure.
Dans son arrêt SA Fabrique d'articles en métal, du 5 juin 1945 (RO 71 II 127),
le Tribunal fédéral a jugé que l'art. 8 CC impose implicitement aux parties
l'obligation d'alléguer les faits dont elles déduisent leur droit. Mais il
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s'est, depuis lors, écarté plusieurs fois de cette jurisprudence, qui ne
saurait être maintenue. Car une telle interprétation de l'art. 8 CC lierait
les cantons à un système de procédure civile où le juge ne pourrait tenir
compte que des faits expressément articulés par celle des parties qui en
déduit son droit (Verhandlungsmaxime) Le législateur n'a pu vouloir empiéter
de la sorte sur la souveraineté cantonale en matière de procédure civile,
d'autant moins que cela n'était nullement nécessaire pour l'application
efficace du droit fédéral et que le système inverse, donnant pouvoir au juge
de rechercher librement les faits (Offizialmaxime), gara mit au moins aussi
bien cette application. Dans le domaine des actions d'état, en particulier,
qui touchent à l'intérêt public, on ne saurait admettre que le législateur
fédéral ait entendu soumettre le juge au bon vouloir des parties en ce qui
concerne les allégations de fait. Le texte de l'art. 8 CC, du reste, ne
s'oppose nullement à cette interprétation. Il est vrai qu'au moment où il a
été rédigé, on admettait presque partout que le juge ne pouvait tenir compte
que des faits allégnés par les parties. Cela s'est marqué dans la formule
adoptée; le législateur a considéré ce principe comme généralement admis. Mais
il ne l'a pas statué. Il n'a fait que répartir le fardeau de la preuve et n'a
rien prescrit d'autre que l'obligation de prouver les faits générateurs du
droit allégué. L'art. 8 CC n'est donc pas violé dès lors que chacune des
parties a eu la charge de prouver les faits dont découle sa prétention et a
été déboutée dans la mesure où elle n'a pas fait la preuve qui lui incombait.
Il suit de là, dans la présente espèce, que, même si le juge cantonal avait,
d'office, pris en considération, pour débouter les demandeurs, des faits que
le défendeur n'avait pas allégués, le droit fédéral n'aurait pas été violé.
Seule la loi cantonale de procédure aurait pu l'être, mais ce grief ne saurait
être soumis au Tribunal fédéral par la voie du recours en réforme. C'est
pourquoi la Cour de céans n'a pas à examiner si, comme l'allèguent les
recourants, le juge
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cantonal, après avoir dit que «la seule demande détermine le cadre du litige»
et que «les faits générateurs de droit qu'elle contient peuvent seuls servir
de base au jugement», aurait néanmoins tenu compte d'allégations contraires,
contenues dans la réponse. Au surplus, la Cour d'appel fribourgeoise,
considérant que la réponse n'avait pas été produite en temps utile, a jugé que
les conclusions de cette réponse étaient irrecevables, mais elle n'a pas jugé
de même en ce qui concerne les allégués de faits contenus dans la réponse.
Elle a, au contraire, laissé cette question ouverte.