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Bratislava - Les électeurs slovaques sont invités à élire samedi les 150 députés du Parlement unicaméral. Ce scrutin est à haut risque pour la coalition actuelle menée par le parti de gauche Smer-SD du Premier ministre Robert Fico.
Quelque 2400 candidats représentant 18 partis sont en lice pour les législatives slovaques. Ouverts à 07h00, les bureaux de vote le resteront jusqu'à 22H00.
Le Smer-SD est en tête des derniers sondages, avec quelque 30% des intentions de vote. Mais ses deux partenaires de coalition, le LS-HZDS populiste et le Parti national slovaque (SNS) xénophobe semblent loin d'être assurés de franchir la barre de 5%, requise pour entrer au Parlement.
La position du parti de M. Fico était également fragilisée par des soupçons de financement illégal, surgis quelque jours avant ces législatives. La presse s'interroge aussi sur le récent don de 17.000 euros provenant des fonds d'urgence, fait par M. Fico à un mannequin, championne de fitness, alors que le pays fait face aux conséquences d'inondations dévastatrices ayant fait trois morts et des centaines d'évacués.
Le parti du Premier ministre sortant est suivi dans les intentions de vote par le principal parti d'opposition l'Union démocratique et chrétienne slovaque (SDKU-DS) et une autre formation d'opposition, les libéraux de "Liberté et Solidarité" (SaS).
Ces partis espèrent pouvoir former une coalition de centre-droite, avec les chrétiens-démocrates (KDH) et deux partis représentant l'importante minorité hongroise (10% de la population), le SMK (Parti de la coalition hongroise) et Most-Hid ("pont" dans les deux langues).
Les relations tendues entre la Slovaquie et la Hongrie ont été l'un des thèmes dominants de la campagne avant ces législatives. Mercredi, le gouvernement slovaque a accusé le gouvernement et le Parlement hongrois d'avoir des projets révisionnistes, à l'occasion du 90e anniversaire du Traité de Trianon qui a fait perdre à la Hongrie les deux-tiers de son territoire. Cette accusation a été aussitôt rejetée par Budapest.
ATS