Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07145.jsonl.gz/231

L'Écosse connait une importante crise d'overdoses
Le dernier rapport annuel du NRS (National Records of Scotland) est inquiétant: 1'187 personnes seraient décédées suite à une consommation de drogues en 2018 . La grande majorité des décès s'expliquerait par une prise de plusieurs drogues, dont principalement des opiacés et des benzodiazépines. L'Écosse possède ainsi le taux de mortalité le plus élevé d'Europe, notamment dû à une augmentation de décès dans la tranche d'âge allant de 35 à 55 ans (constituant le 2/3 des cas). Cette crise place la nation dans une situation comparable à celles observées en Amérique du Nord.
Cet échec en matière de santé publique serait, pour certains, dû au manque de soutien du Gouvernement britannique concernant des projets de réduction des risques. Harm Reduction International faisait aussi remarquer qu'en 2016, le principal projet d'échanges de seringues à Glasgow avait été abandonné malgré une forte utilisation. Le Gouvernement écossais avait également demandé l'autorisation au Royaume-Uni en 2018 d'ouvrir une salle de consommation sécurisée qui a été refusée. Récemment, un groupe de représentants de plusieurs partis politiques, mais également de responsables de la police ont transmis une lettre au Home office afin de demander un changement de position et l'ouverture de locaux.
La réduction des risques, l'ouverture de salle de consommation à moindre risque, la décriminalisation ou la lutte contre la précarité et la stigmatisation sont les points cruciaux d'une politique drogues efficaces, comme le rappelle justement la BBC. Malgré le fait que la guerre à la drogue a été un échec en termes de droits humains et de santé publique, le manque de volonté politique d'envisager des alternatives semble encore criant, dénonce Simon Jekins dans le Guardian.