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Une vente importante d’avions et d’hélicoptères de combats serait-elle « enfin » en finalisation entre Téhéran et Moscou ? S'adressant à l’agence de presse iranienne Tasnim, le vice-ministre de la Défense, le général de brigade Mahdi Farahi, a déclaré que des plans avaient été finalisés pour que les avions de combat Sukhoi Su-35, des hélicoptères d'attaque Mil Mi-28 et les avions d'entraînement Yak-130 rejoignent les unités de combat des forces armées iraniennes.
La situation en Iran
L'Iran dispose de deux escadrons de MiG-29 (19) et un seul escadron de chasseurs d'attaque Su-24M (23) qui forment ses seules acquisitions d'avions de quatrième génération depuis les années 1970. Pour le reste le pays dispose d’une flotte atypique composée de Grumman F-14 (26), de McDonnell F-4 (63), Northrop F-5 (24), Mirage F-1EQ/BQ (12 ex-Iraq), Shenyang F-7 (17) ainsi qu’une dizaine de Saqueh et Kowsar dérivés du F-5.
Le Su-35 doit venir remplacer les anciens F-4D « Phantom » en service fournis par les États-Unis à l’époque du Shah et fourniraient un complément beaucoup plus lourd et surtout bien plus moderne. Cette acquisition de Su-35 intervient, alors que le pays est sous la menace d’opérations étrangères qui auraient pour cible les infrastructures nucléaires du pays et d'autres cibles militaires.
Les faits
L'Iran semble avoir finalisé des accords avec la Russie concernant un lot d'avions militaires. L’achat de Su-35 dans le cadre d’un ensemble plus large d’équipements militaires est attendu depuis longtemps. L’éventuel accord a été discuté à plusieurs reprises au cours des dernières années jusqu’à ce qu’en septembre 2022, les médias iraniens rapportent que le chef de l’armée de l’air, Hamid Vahedi, avait déclaré que l’achat du Sukhoi Su-35 à la Russie était « envisagé » par l’armée de l’air iranienne.
Cet accord plus large avec Moscou, doit voir le transfert vers la Russie de centaines de drones SHAHED 131 et 136 et d'autres drones largement utilisés dans le contexte de la guerre d'Ukraine. Cet accord, en fait, a encore renforcé le partenariat stratégique entre la Russie et l'Iran, déjà forgé grâce à l'opération de "sauvetage" de la Syrie d'Assad et son renforcement ultérieur. Plus tôt cette année, Shahriar Heidari, membre de la Commission de sécurité nationale et de politique étrangère du Parlement iranien, a déclaré que Téhéran travaillait à l'acquisition d'une série d'autres équipements militaires auprès de la Russie, notamment des systèmes de défense aérienne, des systèmes de missiles et des hélicoptères. À l’époque, la livraison des avions était annoncée comme imminente : quelques mois seulement ; peut-être mars 2023, début de l’année iranienne.
Les médias iraniens ainsi que les comptes X du pays (ex-twitter) semblent confirmer également l’information d’un accord sur ces trois aéronefs.
Plus de Yak-130
Moscou a livré deux exemplaires de l’avion école et d’attaque au sol légère de de type Yakovlev YAK-130 « Mitten » à l’Iran en septembre dernier. Les appareils se trouveraient sur la base aérienne d'Ispahan. Le nombre total de Yak-130 destinée à l’Iran n’est pas connu.
La livraison de YAK-130 à l’Iran a confirmé à l’époque l’intérêt de Téhéran en direction d’avions de combat d’origines russes. De plus, l’appareil va permettre de moderniser considérablement la formation des pilotes iraniens et permettre une transition en direction du Sukhoi Su-35 « Flanker-E.
Des Su-35 déjà en Iran ?
Ce printemps une information laissait entendre que des Su-35 auraient pu être transférés en Iran. Une photographie OSINT montrait ce qui semblait un modèle de l’appareil sur une base aérienne proche de Téhéran. Transfert ou préparatif en vue d’une intégration au sein des installations ? La question subsiste encore aujourd’hui encore.
Photo: Sukhoi Su-35 @ UAC