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Micheline Calmy-Rey estime normal que le conseiller national Christoph Blocher (UDC/ZH) soit venu la voir concernant l'affaire Hildebrand. "Lorsque quelqu'un a des informations de ce type, il doit pouvoir s'adresser à la présidente de la Confédération".
"J'ai immédiatement fait vérifier la plausibilité de ses déclarations. Si elles étaient correctes, on avait un vrai problème. Ce qui s'est avéré. J'ai donc parlé avec M. Hildebrand et informé le Conseil fédéral", raconte l'ancienne conseillère fédérale dans une interview publiée par "Le Matin Dimanche".
Interrogée sur l'éventuelle levée de l'immunité de M. Blocher, Micheline Calmy-Rey relève qu'il l'a informée juste après avoir prêté serment. "Je trouve correct et logique qu'un élu puisse parler à la présidente de la Confédération plutôt qu'à la presse quand il en va de la réputation de la Suisse. C'était ma tâche d'y veiller", dit la socialiste.
Le 3 décembre 2011, l'ancien conseiller fédéral avait reçu chez lui l'informaticien de la Banque Sarasin qui a découvert l'affaire ayant conduit à la démission du président de la Banque nationale suisse (BNS) Philipp Hildebrand, ainsi que l'avocat et député UDC au Parlement thurgovien Hermann Lei.
ATS