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Voilà bien un domaine où les news ne cessent de se contredire d'un communiqué à l'autre. Il y a quelques mois, on nous assurait que le nombre de galaxies comportant des civilisations capables de conquête interstellaire, sur 100 000 d'entre elles (ce qui est fort peu), était égal à zéro. Il y a deux jours, une étude attestait que le nombre de planètes habitables dans notre galaxie était de plusieurs millions. En apparence, ces deux constats semblent se contredire. Il n'en est rien. Car habitable ne signifie pas habitée, et des galaxies sans traces de civilisations développées ne sont pas forcément inhabitées pour autant. Mais voyons plutôt comment une nouvelle étude, publiée au début de cette année dans Science Express, pourrait infléchir la tendance consistant à penser que les exoplanètes habitables ne sont pas légion. Pour cela, une équipe de chercheurs a observé les exoplanètes qui orbitent autour de naines rouges ou oranges, c'est-à-dire de petites étoiles. Ils ont ensuite déduit que les planètes situées dans la zone habitable de ces étoiles - distance qui permet de supposer l'existence d'eau liquide - subissaient un verrouillage gravitationnel. En d'autres termes, qu'elles ne présentent toujours qu'une même face à leur étoile (comme la lune par rapport à la Terre) en tournant sur elles-même. Et auraient ainsi un côté surchauffé et un autre glacé. Et donc seraient inhabitables.
Mais d'autres calculs révèlent que ce n'est peut-être pas le cas. Et que la pression atmosphérique provoquant cette rotation entraîne un effet de friction qui fait que les exoplanètes ne subissent plus ce verrouillage gravitationnel. Et donc qu'elles connaissent bien, comme sur terre, une succession de jours et de nuits. Cette légère modification dans les paramètes et les calculs augmente considérablement le nombre potentiel d'exoplanètes habitables. Qui approcherait dès lors des 100 millions. Quant à savoir si elles abritent de la vie ou pas, c'est une autre affaire. Améliorer la puissance des télescopes terrestres ou spatiaux permettra peut-être d'y répondre. Quant à y aller voir, non non, n'y songez même pas. La probabilité que nous puissions communiquer avec d'autres civilisations, pour autant qu'elles existent, demeure même à peu près nulle. Affirmation à laquelle j'ai déjà consacré plusieurs billets ici-même et dont je reparlerai tôt ou tard.