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Le Tribunal administratif fédéral (TAF) a donné son feu vert à la variante aérienne du projet de ligne électrique à très haute tension entre Chamoson et Chippis. Il a débouté sur ce point plus d'une vingtaine d'opposants, dont la commune de Salins et la bourgeoisie de Sion.
Le TAF confirme pour l'essentiel la décision prise par l'Office fédéral de l'énergie (OFEN) du 30 juin 2010. Il oblige toutefois Alpiq à présenter un nouveau projet apportant des modifications techniques aux pylônes.
Long de 27,5 km, le tracé controversé comprend la construction d'une nouvelle ligne de 380 kilovolts (kv), mais aussi la mise sur support commun de plusieurs lignes existantes, en particulier la ligne de 220 kv reliant déjà Chamoson à Chippis.
Protection de l'environnement
Partisans d'un enfouissement total ou partiel de la ligne, les adversaires de la variante aérienne invoquaient principalement des arguments relevant de la protection de l'environnement, de la nature et du paysage.
Selon les juges de Saint-Gall, une mise en câble intégrale de 27,5 km doit être écartée en raison des difficultés techniques et opérationnelles qu'elle entraînerait.
"Si les câbles souterrains existent dans notre pays depuis 80 ans essentiellement sur le réseau à moyenne et basse tension, seuls quelques tronçons de ligne à haute tension sont enfouis en Suisse", relève le TAF.