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Greenpeace accuse l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et les autres instances internationales, OMS comprise, d'«étouffer les conséquences» de la catastrophe de Tchernobyl, le 26 avril 1986, et de sous-estimer gravement ses conséquences sur la santé humaine.L'ONG a présenté le 18 avril à la presse un rapport de plus de cent pages sur la question, selon lequel le nombre total de victimes de cancers imputables à la catastrophe ne devrait pas être de 4000 personnes, comme l'estiment les agences onusiennes, mais plutôt de 100 000 ou davantage, sans compter les maladies non cancéreuses (The Chernobyl Catastrophe, Consequences on Human Health, publié sur www.greenpeace.org).Une cinquantaine de scientifiques, notamment russes, biélorusses et ukrainiens ont participé à la rédaction du rapport, parmi lesquels plusieurs responsables d'instituts à l'Académie nationale de médecine d'Ukraine. Selon ses éditeurs, le rapport présente pour la première fois au lecteur anglophone l'importante littérature scientifique publiée sur le sujet en russe uniquement.Ce pavé s'oppose aux estimations réalisées par les agences onusiennes, d'abord de façon parallèle, puis en commun. En 2003, l'AIEA, l'OMS, la FAO, d'autres agences onusiennes, ainsi que les autorités biélorusses, ukrainiennes et russes, se sont réunies dans un «Forum Chernobyl», afin de «clarifier les conséquences radiologiques de l'accident de Tchernobyl sur l'environnement et la santé» et d'élaborer des stratégies.Le chiffre de 4000 cancers mortels apparaît dans les conclusions provisoires de ce forum, publiées en septembre 2005 (Chernobyl's Legacy : Health, Environmental and Socio-Economic Impacts, 2e edition, disponible sur www.iaea.org).