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La traversée du lac et son complément obligatoire qu'est l'autoroute de contournement "est" fait partie des priorités de notre gouvernement cantonal pour cette législature: non pas que ces infrastructures seront réalisées en quatre ans - « 'faut pas rêver » - mais plutôt que les études et la communication entrent dans une phase plus soutenue. Nous devons tous - et notamment les habitants de la région d'Arve et Lac, ainsi que de Thônex tout particulièrement - nous en réjouir. Certaines grandes lignes semblent déjà déterminées: ce sera probablement un pont immergé en faible profondeur (cliquez ici) - juste ce qu'il faut pour le tirant d'eau des bateaux de la CGN - fait de caissons conçus pour intégrer le rail au moment opportun: c'est apparemment la solution la moins chère, à laquelle pourra en outre adhérer les partisants du rail raisonnables, qui acceptent la nécessité et l'inévitabilité de la mobilité individuelle et de la mixité des transports voulue par les genevois, ainsi que les habitants de Cologny et Collonge-Bellerive qui ne veulent pas « défigurer la rade » ou qui craignent le bruit du trafic en cas de pont. Le tracé semble aussi défini dans les grandes lignes: le Vengeron, la Pointe-à-la-Bise, la Palenterie et Mon-Idée.
C'est après qu'il y a des divergences entre ceux qui voudraient aboutir à Thônex-Vallard et ceux qui privilégient Etrembières. La première option aurait l'avantage d'être une route « 100% en Suisse ». Mais les désavantages semblent peser plus lourd: les français cherchent à déclasser l'actuelle autoroute A 411 (Etrembières-Vallard) pour en faire une « route urbaine »; puis, emprunter un bout de parcours de ce qui doit être avant tout une « pénétrante » n'est pas une solution idéale. Le tracé qui aboutirait à Etrembières et qui a ma faveur nécessite par contre une coordination étroite avec la France pour la réalisation de la partie française (de Pierre-à-Bochet ou Mon-Idée à Etrembières). Mais les « Périmètres d'aménagement coordonné d'agglomération » (sic) ou PACA doivent justement servir à ça plutôt qu'à des rencontres « discours et petits fours ». Quel que soit le tracé privilégié, il faut le définir rapidement, car le travail qui sera ensuite nécessaire pour l'expliquer à la population et la convaincre sera, quand à lui, long. Par ailleurs, Berne n'entrera pas en matière tant qu'il y a pas de tracé définitif, c'est en effet notre boulot et pas le sien.
Ci-après, un extrait du discours de Saint-Pierre, prononcé par M. François Longchamp le 7 décembre 2009
"Enfin, les études en vue d’une traversée autoroutière du lac devront être lancées par la Confédération. Si des éléments déterminants de sa réalisation et de son financement dépendent de Berne, un point essentiel se décide dans notre seule République: réunir un accord politique large et une adhésion populaire, à l’instar de ce qui vient d’être obtenu pour le CEVA. Nous réunirons cette adhésion autour d’une double vision: d’abord la nécessité d’une traversée du lac, mais aussi la volonté de réduire drastiquement le trafic pendulaire et de transit en ville. C’est à notre gouvernement que reviendra la mission de vous en convaincre, durant cette législature."