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L'Université de Fribourg dernière en Suisse au classement de Quacquarelli Symonds
Le classement Quacquarelli Symonds a octroyé la dernière place en Suisse à l'Université de Fribourg, entre le 571e et le 580e rang sur 1418 institutions académiques dans le monde. L'Ecole polytechnique de Zurich est à la 9e place mondiale.
ATS/ZL/MRZ
L’Université de Fribourg est classée entre le 571e et le 580e rang (561-570e) dans cette large étude, la plus grande jamais réalisée, qui regroupa 1418 institutions académiques réparties sur 100 sites, indique un communiqué mercredi de la société d'analyse du secteur de l'enseignement supérieur QS Quacquarelli Symonds. Loin devant, à la 9ème place puisqu’elle a perdu un rang, l'Ecole polytechnique de Zurich (EPFZ) reste la seule université non anglophone à figurer parmi les dix meilleures.
Quant aux autres lieux de formation suisses, l'Ecole polytechnique de Lausanne (EPFL) recule du 14e au 16e rang et l'Université de Zurich passe de la 70e à la 83e place. Toutes les autres universités suisses se retrouvent au-delà du 100e rang: celle de Berne est 120e (119e en 2022), celle de Genève 125e (105e) et celle de Bâle 136e (138e). Plus loin, on trouve l'Université de Lausanne à la 203e place (176e), l'Università della Svizzera Italiana à la 240e place (=), l'Université de St-Gall au-delà de la 501e place (459e).
Le classement est encore une fois largement dominé par les universités américaines et britanniques. Pour la onzième année de suite, le Massachusetts Institute of Technology (USA) arrive en tête. Il est suivi par l'Université de Cambridge (GB) et celle de Stanford (USA). Le classement Quacquarelli Symonds se base sur divers indicateurs, notamment les statistiques des publications spécialisées. Des sondages parmi les scientifiques ou les employeurs sont également pris en compte.
Rectrice de l’Université de Fribourg, Astrid Epiney rappelle que les «rankings» universitaires comme celui de Quacquarelli Symonds se fondent sur les informations que les hautes écoles sont en mesure de fournir. «Certaines d’entre elles emploient des équipes de 7 ou 8 personnes pour compiler ces données», explique-t-elle. Fribourg ne dispose pas d’une telle force de frappe.
Elle ajoute que le nombre et l’importance des publications académiques figurent parmi les critères principaux pour établir ces classements. Or les publications en langue anglaise sont privilégiées par les sociétés comme Quacquarelli Symonds, affirme la rectrice. Le fait d’avoir une importante Faculté des Lettres – c’est le cas de Fribourg – peut donc devenir un désavantage lorsqu’on se situe hors de la sphère anglophone.
Astrid Epiney n’en concède pas moins que l’Université de Fribourg va devoir s’améliorer. «Nous allons mieux présenter nos données. Des moyens ont été prévus pour cela dans notre planification pluriannuelle.» Elle rappelle aussi qu’un autre «ranking», celui de Times Higher Education, a récemment placé Fribourg dans le top 100 des universités les plus internationales au monde sur un total d’environ 17’000 établissements.