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L’Office fédérale de la santé publique (OFSP) surveille de près la situation et est en contact étroit avec les autorités sanitaires internationales. Selon l’OFSP, il n’est pas nécessaire de prendre des mesures particulières, car le nouveau coronavirus ne présente actuellement aucun risque pour la santé publique en Suisse.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé en septembre 2012, l'apparition d'un nouveau coronavirus chez l'homme en Arabie Saoudite et en Jordanie. A ce jour, 40 personnes ont été infectées par ce virus dont 20 personnes sont mortes des suites de la maladie. La grande majorité des personnes infectées, résidaient ou avaient séjourné dans la péninsule arabique (Arabie Saoudite, Qatar, Emirats Arabes Unis) ou en Jordanie avant de développer les symptômes. Plus de la moitié des cas ont été recensés en Arabie Saoudite et quelques cas ont été importés en Allemagne, en Grande-Bretagne et en France.
Selon l'OMS, les malades présentent les symptômes d'une infection respiratoire aiguë et grave avec fièvre, toux, et difficultés respiratoires. Dans certains cas, des symptômes sévères tels qu'une pneumonie, une insuffisance rénale ou d'autres atteintes viscérales sont survenus avec l'évolution de la maladie. Aucun vaccin n'a encore été développé. Le 15 mai 2013, un comité d'experts a proposé d'appeler ce nouveau coronavirus « Middle East respiratory syndrome coronavirus (MERS-CoV) » et l'OMS Europe recommande d'utiliser ce nom à l'avenir.
Les coronavirus font partie d'une vaste famille de virus susceptibles d'être à l'origine d'un large éventail de maladies. Chez l'être humain, ces maladies vont du rhume banal au syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Bien que faisant partie de la même famille, le MERS-CoV est différent du virus à l'origine du SRAS. Ce nouveau sous-type du coronavirus n'avait auparavant jamais été détecté chez les humains.
La source principale d'infection du virus n'a pas encore été clairement identifiée, mais on suppose qu'elle est d'origine animale. Le mode de contamination est en cours d'investigation. Pour quelques cas, les données disponibles indiquent une transmission possible de personne à personne du virus après un contact rapproché et prolongé. En outre, environ un tiers des personnes infectées par le MERS-CoV souffraient simultanément d'autres pathologies ou étaient immunodéprimées.
L'OMS ne recommande à ce stade aucunes mesures particulières telles que des examens médicaux aux postes-frontières ou des restrictions de voyage et commerciales. L'OFSP estime que le MERS-CoV ne représente actuellement aucun danger pour la santé publique en Suisse.