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Une solution militaire en Corée du Nord serait "suicidaire"
Alors que la Maison Blanche a publié dans la nuit de dimanche à lundi un communiqué qui n'exclut pas le recours à l'arme nucléaire contre la Corée du Nord, Gabriel Galice indique lundi dans la Matinale de la RTS que le principe de la dissuasion nucléaire, tel qu'il existait au moment de la Guerre Froide, ne fonctionne plus de la même façon actuellement.
En effet, une sorte de "démocratisation de l'arme nucléaire" a eu lieu, causant une prolifération de ce type d'armes et un changement de paradigme. De plus, le chercheur rappelle que les conditions de l'accord-cadre qui existait entre la Corée du Nord et les Etats-Unis depuis 1994 ont été en premier transgressés par ces derniers, causant une dégradation continue de la situation nord-coréenne.
Un programme nucléaire comme "assurance-vie"
"Ensuite, la Corée du Nord a considéré que la seule assurance-vie qu'elle avait, c'était le développement de son arme nucléaire, parce qu'elle a vu qu'elle était avec l'Iran et l'Irak sur l'Axe du Mal." Et Gabriel Galice poursuit en indiquant que la Corée du Nord ne se livre pas à de la provocation, mais à un comportement "rationnel".
>> Voir un extrait de l'interview de Gabriel Galice dans la Matinale
Le président de l'Institut international de recherches pour la Paix souligne aussi le rôle essentiel de la Chine, en quelque sorte le "parrain de la Corée du Nord", qui subirait des dommages collatéraux très importants en cas de frappe américaine, et "ne laisserait pas faire n'importe quoi".
Au final, pour Gabriel Galice, s'engager dans une solution militaire serait une "solution suicidaire", dont il serait impossible de contrôler les tenants et aboutissants.
>> Ecouter aussi les explications techniques du nouvel essai nord-coréen:
ebz
Publié le 04 septembre 2017 - Modifié le 04 septembre 2017
Ne pas confondre Etat et chef de l'Etat
Le chercheur souligne la place prise par les Etats et leur administration, déjà en place au moment de l'arrivée de Kim Jong-Un ou de Donald Trump au pouvoir.