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La justice genevoise n'ouvrira pas d'enquête sur le double meurtre suivi d'un suicide qui avait endeuillé la Garde suisse du Vatican le 4 mai 1998. Le Tribunal fédéral (TF) a confirmé la décision du procureur genevois Daniel Zappelli de classer l'affaire.
Les juges de la Cour suprême ont rejeté un recours de Muguette Baudaz, la mère de Cédric Tornay. Selon la version officielle, le jeune garde, qui avait 23 ans au moment des faits, aurait agi par vengeance en tuant le commandant Aloïs Estermann et son épouse avant de se suicider.
La mère du meurtrier présumé conteste cette thèse. Défendue par les avocat Luc Brossolet et Robert Assaël, elle estime que les autorités de poursuite suisses ont le devoir d'enquêter sur la mort d'un citoyen helvétique à l'étranger.
Un point de vue récusé par la Chambre d'accusation genevoise et le TF en dernière instance. Dans un arrêt diffusé mercredi, les juges rappellent le principe de territorialité, qui veut qu'un acte soit poursuivi là où il a été commis.
Des exceptions à cette règle ne sont admises que très restrictivement. Rien ne permet de suivre les avocats de Muguette Baudaz, lorsque ceux-ci affirment le contraire, d'autant que «les autorités ne disposent d'aucune indication sur l'auteur potentiel de l'éventuelle infraction dénoncée».
Après la découverte des corps de Cédric Tornay, d'Aloïs Estermann et de son épouse, une enquête avait été ouverte par le juge d'instruction du Vatican. Elle avait été classée le 5 février 1999 et avait exclu l'intervention d'une tierce personne.
Muguette Baudaz a toujours contesté la thèse officielle. Selon elle, son fils a été éliminé parce qu'il serait devenu un témoin gênant. Il aurait vu ou entendu quelque chose qu'il n'aurait pas dû savoir, a toujours affirmé la mère du jeune homme.
swissinfo.ch et les agences