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C'est le hit-parade le moins glamour de la planète. Il permet néanmoins d'envisager, le temps d'une étude très sérieuse, les patrons successifs de la plus grande puissance mondiale comme de vulgaires prétendants au concours de Mister Univers. Comme en 2015 et en 2018, l'American Political Science Association a fouillé dans le bilan des 45 présidents des Etats-Unis pour en tirer un classement qui offre quelques surprises. (Oui, Joe Biden est bien le 46ᵉ président, mais Grover Cleveland étant le seul à avoir été élu pour deux mandats non consécutifs, on n'allait pas le compter à double).
Comme dans toute étude, d'autant plus lorsque des experts s'amusent à donner des notes comme à l'Eurovision, ce classement est à prendre avec quelques pincettes. Pour deux raisons majeures: non seulement un expert, aussi rigoureux soit-il, ne peut faire abstraction de ses accointances personnelles, mais nous avons surtout une fâcheuse tendance à moins facilement oublier les bourdes des présidents récents (et vivants).
Ceci étant dit, la méthodologie de cette puissante association va bien plus loin qu'un bête griffonnage sur un coin de table. Sans dérouler une biographie ronflante, sachez simplement que l'APSA est la plus dense réunion d'historiens, dans le domaine de la politique présidentielle. Du 15 novembre au 31 décembre 2023, pas moins de 525 membres et anciens membres de l'association ont été mitraillés de questions, afin de dresser le tableau le plus représentatif des locataires de la Maison-Blanche.
L'éternel vainqueur, assassiné en avril 1865 à l'âge de 56 ans, est l'homme de l'abolition de l'esclavage, son élection déclenchera la guerre de Sécession et il sera le tout premier président sous les couleurs républicaines. Oui, Abraham Lincoln. Theodore Roosevelt (prix Nobel de la paix, etc...) et George Washington (esclavagiste, premier président de l'histoire américaine, etc...) le talonnent une nouvelle fois de près. Rien de bien surprenant. Surtout, rien qui ne permette de faire apparaître le moindre esclandre parmi les observateurs. Contrairement à Clinton, Obama, Biden, Trump ou encore les Bush, autrement dit les plus récents.
Si l'on prend le cas de Barack Obama, que les ultraconservateurs accusent toujours d'être le «président secret» (derrière la «marionnette» Joe Biden), il y a autant d'observateurs qui le considèrent trop bien et trop mal placé, avec sa 7e position. Le démocrate, élu une première fois en 2008, a gagné neuf places depuis la même étude publiée en 2015. Autrement dit, deux ans avant la fin de son deuxième mandat. Le temps est un allié, disait l'autre.
Forcément absent du classement en 2018, l'actuel président des Etats-Unis et candidat à sa réélection fait une entrée remarquée à la 14e position, derrière Woodrow Wilson, mais devant John Adams, Ronald Reagan et Ulysses Grant. Pour l'anecdote, sachez qu'Adams, deuxième président de l'histoire, élu en 1797, fut le tout premier à emménager à la Maison-Blanche, qui fut inaugurée en 1800. Faisant du même coup de Washington la capitale fédérale. (Vous pourrez frimer à l'apéro.)
Est-ce sa gestion de la pandémie, de la guerre contre l'Ukraine ou sa volonté de retaper les infrastructures du pays qui le catapultent directement dans le Top 15? Rien de tout cela. Selon la plupart des historiens interrogés, le fait d'armes le plus notable de Joe Biden a été d'éjecter Donald Trump du Bureau ovale. On ne sait pas si ce détail plaira au nouvel arrivant. Mais comme le rappelle notamment le New York Times, c'est (enfin) une bonne nouvelle pour le démocrate, qui «bénéficie actuellement d'un taux d’approbation inférieur à celui de tous les présidents depuis à Dwight D. Eisenhower».
L'étude prend évidemment en compte la couleur politique des historiens interrogés. S'ils sont tous du même avis en ce qui concerne le trio de tête, ça commence à dégénérer à partir de daddy Bush. Et le fossé se creuse définitivement à propos du fiston. Les experts démocrates classent George W. Bush à la 30e position, alors que les républicains le hissent à la 19e place. Le seul président récent à ne pas susciter le moindre remous partisan, curieusement, c'est le centriste Bill Clinton.
Et Donald Trump dans tout ça? Même s'il doit se ficher éperdument de l'avis d'une bande d'universitaires, ses partisans sont fâchés tout rouges. Et pour cause: le 45e président des Etats-Unis croupit au sous-sol de ce classement fomenté par l'American Political Science Association. Une dernière place qui ne surprend pas les non-MAGA, étant donné que les Américains n'ont toujours pas oublié son attitude en 2020 à l'élection de Biden et l'assaut, quelques semaines plus tard, du Capitole, de ses plus fervents supporters.
Plus surprenant, peut-être, la petite dixième place de JFK. Lui, le plus populaire, le plus hollywoodien, le plus étudié. Même si, selon les historiens qui ont mené l'enquête, «les victoires militaires, la croissance économique, les assassinats et les scandales ont affecté les évaluations des experts sur la performance présidentielle».
C'est sur un groupe Facebook que Mickey Richardson, un Anglais originaire de Bournemouth, dans le Dorset, a participé au tirage au sort. Bingo: il remporte le gros lot. Un détecteur de métaux de haute qualité. Sans grande expérience, l'homme de 63 ans entame des recherches pour savoir où aller promener son appareil. Il entend parler d'Ansty, près de Dorchester, où un champ aurait abrité un village du temps des guerres napoléoniennes. S'attendant à découvrir peut-être quelques pièces de cuivre, il demande l'autorisation au propriétaire.