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Oui, il faut reconnaitre que pouvoir arborer une médaille Fields, dans le domaine des mathématiques doit être une source de bien être. Cette médaille est remise par un jury, tous les 4 ans et en 2022, c’est à Helsinki en Finlande (et non pas à Saint Petersbourg, comme cela était prévu et on comprend bien pourquoi) que les récompenses ont été attribuées.
4 lauréats dont 2, ont des liens étroits avec la Suisse
On pourrait penser, de manière assez égoiste, que travaillant dans un pays qui a mis au centre de son drapeau le signe mathématique +, c’est assez logique de pouvoir revendiquer de gagner ce type de récompense. Disons plus prosaïquement, que le centre du drapeau helvétique est occupé par une croix et que par ailleurs, ce n’est pas tant le signe + qui donne de la valeur, mais les élements qui l’encadre.
La probabilité d’une médaille pour une femme est plus faible que pour un homme. C’est les mathématiques qui le disent
C’est l’EPFL qui nous donne l’information des lauréats. Avec une légitimité certaine, car la lauréate 2022, il s’agit en effet d’une femme, y travaille. « A 37 ans, Maryna Viazovska, titulaire de la Chaire d’arithmétique à l’EPFL, décroche la récompense suprême : la Médaille Fields est souvent considérée comme le Prix Nobel des mathématiques (discipline que l’Académie suédoise ne prime pas). Maryna Viazovska, après Maryam Mirzakhani en 2014, est la deuxième femme à recevoir la prestigieuse distinction sur plus de 60 mathématiciens récompensés à ce jour. La Médaille Fields récompense la résolution par la jeune professeure, spécialiste de la théorie des nombres, du problème de l’empilement des sphères dans les dimensions 8 et 24. » Vous pouvez lire sur le site de l’EPFL le profil de la jeune chercheuse qui dans son domaine enchaine et accumule les récompenses et donne déjà par rien que par cet aspect une idée assez concrêtre de la théorie des empilements.
L’autre lauréat se nomme Hugo Duminil-Copin, 36 ans. France Info nous le décrit comme : un professeur qui consacre ses travaux à la branche mathématique de la physique statistique. Nommé professeur à l’âge de 29 ans, le mathématicien probabiliste partage son temps entre l’Institut des Hautes Etudes Scientifiques, près de Paris, et l’Université de Genève. Il a été récompensé pour avoir résolu plusieurs « problèmes de longue date dans la théorie probabiliste des transitions de phase », ce qui a permis d’ouvrir « plusieurs nouvelles directions de recherche », selon le jury.
Il ne faut pas passer trop de temps à cogiter sur ses dossiers de recherche, car la médaille Fields est une distinction qui n’est attribuée, que tous les quatre ans, depuis 1936, lors du Congrès international des mathématiciens, et cela pour des chercheurs/chercheuses qui doivent avoir moins de 40 ans.
Les deux autres lauréats 2022 sont :
- L’Américain June Huh, de l’Institut des études avancées de Princeton, qui se voit décerner la médaille Fields 2022 pour ses travaux en géométrie combinatoire, connectant la géométrie et la combinatoire (la science du dénombrement des objets, qui s’étend à la théorie des graphes).
- James Maynard, de l’université d’Oxford, lui, se voit remettre la médaille Fields 2022 pour ses contributions en théorie des nombres, qui ont conduit à des avancées importantes dans la compréhension de la structure des nombres premiers et les approximations diophantiennes (qui consistent à approximer des nombres réels par des nombres rationnels).
Si ils veulent venir en Suisse, on les accueillera avec plaisir. Cela fera un quatuor de spécialistes des mathématiques tirés à quatre équations. Ils pourront discuter avec d’éminents spécialistes, comme par exemple, Alessio Figalli, professeur à l’ETH de Zürich qui a reçu cette même médaille en 2018 lors de l’avant dernière remise de ce prix prestigieux. D’ailleurs à quelques kilomètres au carré TGVLyria, de là, à Paris, certains s’inquiètent de voir s’éloigner définitivement la possibilité d’une telle récompense.
En savoir plus sur : Pour la Science . Vous avez aussi un papier du Monde ou sur Swissinfo sur ce sujet.