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Genève peut se vanter d’avoir une longue tradition d’action philanthropique: le Théâtre de Neuve en 1783, le Musée Rath en 1825 ou le Conservatoire de Musique en 1858 sont nés de la générosité de citoyens qui ont contribué financièrement au développement de la cité. Ainsi entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, alors que la ville se densifie avec les nuisances qui s’ensuivent, plusieurs notables genevois font don de leur propriété à la municipalité. Ces dernières contiennent de vastes jardins qui sont devenus depuis des parcs publics, tels que le parc La Grange, le Bois de la Bâtie ou le parc Bertrand.
Cette empreinte humaniste et philanthrope a permis la concrétisation d’idées dont la plus marquante demeure la création du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) par le Genevois Henri Dunant en 1864. C’est en 1929, que l’essayiste et romancier Robert de Traz propose la formule «l’Esprit de Genève», pour désigner les valeurs humanistes portées par le canton et sa tradition.
Au fil des ans, s’inscrivant dans cet esprit, de nombreuses fondations se sont implantées en territoire genevois, comme celle d’Hans Wilsdorf en 1945, ou celle d’Ernest Boninchi en 1988. Ces structures participent, par leurs actions au développement et à la vie de Genève depuis des décennies. En 2016, Genève dénombrait 1'143 fondations, se plaçant à la première place des cantons suisses en termes de progression (+40 nouvelles fondations par rapport à 2015, croissance de près de 4%).
Soucieux de faire de Genève une place importante de la philanthropie, le Conseil d’Etat genevois a mis, en 2012, la villa Jeantet à la disposition de l’antenne romande de l’association SwissFoundations. Il développe depuis des années une action qui vise à renforcer la place philanthropique genevoise en co-organisant des événements avec les fondations philanthropiques dans l'objectif d’encourager l’échange et le dialogue.