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Cette exposition est le résultat de l’expérience de l’artiste Yannick Lambelet en résidence à Buenos Aires grâce à une bourse de six mois attribuée par la ville de La Chaux-de-Fonds de juillet à décembre 2016. Son projet de recherche s’accentue autour de l’exploration d’Epecuen. Ville dans la province de Buenos Aires qui fut totalement submergée par son lac salé depuis novembre 1985. La faute à une crue importante. Le niveau de l’eau qui a commencé à redescendre à partir de 1993, n’a laissé qu’une ville fantôme, des amas de ruines, des cadavres d’arbres marqués par le sel, et un silence omniprésent.
«Ça m’a rappelé de nombreuses histoires bibliques qui ont bercé mon enfance et adolescence au sein des Témoins de Jéhovah»
«Lorsque je suis arrivé dans cette ville, j’ai eu une impression de déjà-vu comme lorsque Jim (Cilian Murphy), se réveille dans un Londres totalement déserté, dans le film «28 jours plus tard» de Danny Boyle. Cette sensation, je l’avais également vécue en passant des centaines d’heures à jouer à des jeux vidéos de type survival horror tel, que la saga des «Resident Evil» sur Playstation. Ce paysage post-apocalyptique argentin pourrait être le décor parfait pour un film de George A. Romero, où un zombie pourrait surgir à chaque coin de rue. Epecuen et son scénario catastrophe de destruction par les eaux salées me rappelle de nombreuses histoires bibliques qui ont bercé mon enfance et adolescence au sein des Témoins de Jéhovah. Il y a la purification de la terre par les eaux lors du déluge, la destruction de la ville de Sodome et Gomorrhe, la femme de Loth qui se retourna et fut changée en statue de sel, et évidemment la prophétie des quatre cavaliers de l’apocalypse qui annoncent les derniers jours avant Armageddon, le jugement dernier de Dieu.»
Certaines de ces thématiques font partie de la recherche artistique de l’artiste depuis plusieurs années. Notamment en 2014 où il a lancé un projet collaboratif, en invitant trois jeunes peintres figuratifs romands (Michael Rampa, Sebastien Mettraux et David Weishaar) à se réapproprier la figure des quatre cavaliers de l’apocalypse, dont les symboliques de chaque cheval sont en étroite relation avec l’approche picturale de chaque peintre en question. On se souvient aussi, en 2016, lorsqu’il débute la série «Love Me Baby», une série de portraits de zombies issus principalement de la culture populaire cinématographique (mais pas que).
» Au Quartier Général; 122, rue du Commerce, La Chaux-de-Fonds (NE), jusqu’au 9 décembre et sur yannicklambelet.com