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Les bouffées de chaleur sont plus fréquentes chez les femmes. Elles se caractérisent par une vague de chaleur transitoire qui envahit la personne au niveau de la tête, du cou et du thorax, et peut provoquer des sueurs puis des frissons liés à l’écart soudain de température, lorsque celle-ci redescend. Les manifestations nocturnes des bouffées de chaleur sont les sueurs nocturnes.
Si les femmes sont davantage concernées, c’est qu’une des causes de ce trouble provient de la diminution de production d’oestrogènes. C’est le cas lors de la ménopause, de la grossesse ou après l’ablation des ovaires.
Chez l’homme, la baisse du niveau de testostérone peut également provoquer des bouffées de chaleur, au moment de l’andropause.
Mais d’autres causes sont également possibles : allergies, intolérances alimentaires, hypoglycémie, hyperthyroïdie, stress, …
Concrètement, ce sont les capillaires présents dans le derme qui subissent une vasodilatation. Ces petits vaisseaux, qui alimentent la peau, se dilatent ce qui provoque un plus grand afflux sanguin. Normalement, ce processus tout à fait normal permet une régulation thermique du corps. Cependant, dans le cas des bouffées de chaleur, le corps démarre son programme d’adaptation thermique sans cause environnementale extérieure.
Alors, si la cause n’est pas externe, que se passe-t-il à l’interne ?
Le conflit de la femme qui débute une ménopause
Comment nomme-t-on une femelle qui est fertile, dans le monde animal ? Elle est en chaleurs. Ce mot nous vient du latin « oestrus » (oestrogènes) lui-même emprunté au grec « oîstros » qui veut dire fureur, désir, passion.
Le terme chaleurs est utilisé pour décrire une femelle qui est dans une période de fécondité.
Les bouffées de chaleur surviennent chez la femme qui termine sa vie féconde. Ne serait-ce pas un dernier sursaut de fureur, de désir et de passion avant que ce corps fertile ne cesse à jamais son activité de reproduction ?
La première piste de conflit serait donc à aller rechercher dans un besoin inconscient de manifester encore sa capacité à se reproduire, avant qu’il ne soit trop tard. La femme est prise de chaleurs qui la poussent à se dévêtir pour rechercher du frais.
Il peut y avoir des peurs liées au fait de vieillir, de perdre son utilité reproductrice, sa fonction de femme.
D’ailleurs, une autre piste à explorer lors de bouffées de chaleur est celle du besoin de réchauffer pour redonner la vie. Ainsi, elles peuvent survenir chez des personnes qui sont bloquées dans un processus de deuil à l’étape dite de la négociation ; au moment où l’on pense qu’il serait encore possible de faire quelque chose, d’agir pour tromper la mort.
Donc si l’on cumule un conflit de ménopause avec une mémoire de deuil en phase de négociation, le corps utilisera avec d’autant plus de ferveur les bouffées de chaleur comme une tentative de résoudre ce qui fait conflit.
Cette explication psychobiologique fait également tout son sens en reprenant les autres causes des bouffées de chaleur, notamment l’hyperthyroïdie et l’hypoglycémie.
Bouffées de chaleur et hyperthyroïdie
Dans le cas de l’hyperthyroïdie, le conflit est celui de faire passer le temps plus vite pour obtenir enfin ce que l’on désire ardemment. Un désir ardent est un désir qui brûle, et cela revient à la question de la chaleur.
Bouffées de chaleur et hypoglycémie
Il est aussi question de chaleur lors d’hypoglycémie. Le sucre est un carburant (calories) qui brûle et permet de donner de l’énergie et de la chaleur au corps. Lorsque tout est brûlé (hypoglycémie), il n’y a plus de réserves de chaleur. Ce manque subit de carburant entraîne une réaction des surrénales et provoque des bouffées de chaleur. Comme si le corps envoyait urgemment le message de son besoin vital. Ce sont les conflits de répugnance et de peur qui sont à la base de l’hypoglycémie. La personne est dépendante dans un contexte où elle résiste. Il y a un ressenti de sur-stress et d’épuisement. La chaleur, l’amour manquent et il faut fonctionner sans l’aide et l’apport d’autrui. S’apporter du carburant à soi-même, en puisant dans ses réserves.
En conclusion, le décodage des bouffées de chaleur ne sera pas le même en fonction des causes. Cependant, la notion d’apporter de la chaleur est le point commun et doit être ainsi replacé dans le contexte de la personne sujette à ces manifestations.