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Le Français Sébastien Bourdais s'est imposé à St Petersburg en IndyCar, comme en 2017. Il a ainsi signé son 37e succès dans le championnat de monoplaces le plus populaire aux Etats-Unis.
Mais ce succès est peut-être l'un de ses plus improbables ou chanceux: le pilote de l'écurie Dale Coyne a en effet pleinement profité d'une fin course riche en rebondissements. "C'était une course complètement folle", a admis, tout sourire, Bourdais.
Il y a d'abord eu deux drapeaux jaunes dans les cinq derniers tours qui ont réduit à néant l'avance du Canadien Robert Wickens. Auteur de la pole position la veille et en tête pendant 69 des 110 tours, le "rookie" a ensuite raté son départ et s'est retrouvé sous la menace de l'Américain Alexander Rossi.
A deux tours de l'arrivée, Rossi (Andretti) a tenté une manoeuvre de dépassement osée et a accroché Wickens, ce qui a fait les affaires de Bourdais qui s'est envolé vers la victoire. "On avait raté nos qualifications, mais le plateau est tellement relevé que tout est possible en course et que la place sur la grille de départ n'est finalement pas si importante", a constaté Bourdais.
"J'espère que l'histoire va se répéter au moins jusqu'à Indianapolis", a poursuivi le Français, sacré quatre fois en ChampCar. La saison dernière, Bourdais (39 ans) avait dominé le début de saison, avant un terrible accident lors des qualifications des 500 miles d'Indianapolis.
Victime de multiples fractures du bassin et d'une fracture de la hanche droite, il avait manqué l'essentiel de la saison 2017 avant de revenir pour les trois dernières courses. Neuf mois plus tard, il est de nouveau en tête du Championnat IndyCar, après son succès devant Graham Rahal (Rahal Letterman Lanigan) et Rossi (Andretti) dans cette manche d'ouverture.
ATS