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Les crédits d’urgence du FMI sont en principe financés au moyen des ressources ordinaires de l’organisation. Ils doivent par conséquent être rémunérés aux conditions du marché. Les institutions financières internationales jugent cependant que la majorité des bénéficiaires potentiels de tels fonds n’offrent en principe pas de garanties de solvabilité suffisantes. Un grand nombre de pays pauvres sont en outre lourdement endettés. C’est pourquoi le Conseil d’administration du FMI a décidé, en janvier 2005, l’octroi de crédits d'urgence au taux réduit de 0,5 %, lorsque de tels pays sont touchés par une catastrophe naturelle. Ce taux est également appliqué dans le cadre de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC).
A l’instar de celle qui est opérée dans le cadre de la FRPC, la réduction du taux d’intérêt des crédits d’urgence sera financée par le biais d’un fonds alimenté par les pays donateurs et géré à titre fiduciaire par le FMI. Compte tenu des besoins résultant du raz-de-marée en Asie du Sud-est, la Direction du FMI estime que 70 à 100 millions de dollars américains seront nécessaires ces cinq prochaines années pour réduire le taux d’intérêt des crédits d’urgence. Les Maldives et le Sri Lanka seront probablement les premiers pays à se voir octroyer de tels crédits d’urgence.
La contribution de la Suisse, d’un montant de deux millions de dollars, doit encore être approuvée par les Chambres fédérales.