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The Program
Stephen Frears et les histoires vraies, c'est souvent un bon mélange. The Deal et The Queen, consacrés à Tony Blair, en sont un bon exemple, tout comme Philomena. On attendait donc avec impatience son nouveau long métrage, The Program, qui raconte l'histoire controversée de Lance Armstrong, le champion du cyclisme auquel on enleva ses différents titres suite à la découverte de sa participation active dans un programme de dopage.
Le film s'inspire d'un ouvrage du journaliste David Walsh, le premier qui s'intéressa sérieusement au côté obscur d'Armstrong. Sauf que The Program n'est pas structuré comme une enquête journalistique: dès le début, il n'y a aucun doute sur la culpabilité du cycliste américain. Un choix intéressant mais aussi plutôt faible, car c'est justement l'élément journalistique qui est la partie la plus vivante du scénario, et c'est dommage de voir Walsh, joué par le comédien irlandais Chris O' Dowd, presque transformé en figurant.
Et Armstrong? L'acteur Ben Foster arrive à bien nous montrer sa détermination et son énergie: lorsqu'il est en vélo, avec l'aide de la caméra de Frears, on arrive pas facilement à distinguer les scènes de fiction des images d'archives. Hélas, ce très bon comédien n'arrive pas à aller au-delà du côté "méchant" d'Armstrong, ce qui en fait un personnage quasiment banal. Ce qui était toujours présent dans les autres films du réalisateur est donc absent ici: l'élément humain.