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Abstract
En Suisse, l’anxiété est l’une des maladies psychiques les plus fréquentes à l’âge adulte. Les troubles anxieux font également partie des maladies psychiques les plus répandues chez les enfants et les adolescents. L’anxiété aux tests se différencie par le fait qu’elle se manifeste dans une situation ou un contexte spécifique et plus particulièrement en situation évaluative, mais également lorsque la performance est jugée ou évaluée par des tiers. Le concept de distorsions cognitives est considérablement présent dans la littérature scientifique sous des aspects liés à la compulsion aux jeux, ainsi qu’aux agressions sexuelles sur adultes et sur enfants. Les distorsions cognitives sont également liées à des recherches sur la dépression et l’anxiété. Ces distorsions incluent des domaines académiques, sociaux et athlétiques et se déclinent en quatre dimensions : catastrophisme, surgénéralisation, personnalisation et abstraction sélective. Notre étude a impliqué 200 étudiantes et étudiants en deuxième et troisième années de Bachelor à la Haute École Pédagogique de Lausanne. Notre recherche poursuivait trois buts : prouver qu’il existe un lien positif entre la composante cognitive de l’anxiété aux tests et les distorsions cognitives académiques littéraires et scientifiques, montrer qu’il existe un lien entre les distorsions cognitives académiques et les performances et enfin montrer l’existence d’un lien inverse entre l’anxiété aux tests et les notes. Nous n’avons pas pu prouver l’existence d’un lien entre anxiété aux tests et distorsions cognitives académiques, ni entre distorsions cognitives académiques et performances. Cependant, nous avons tout de même pu mettre en évidence un lien entre anxiété aux tests et performances. Nous avons également montré que les femmes sont plus sujettes à l’anxiété aux tests et qu’elles ont tendance à faire plus de distorsions cognitives académiques que les hommes.