Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/182193

<h2>SubmittedText<h2><p>Face à la famine qui menace des dizaines de millions de personnes en Afrique et au Yémen, l'ONU a besoin de 4,4 milliards de francs pour un soutien d'urgence. La Suisse a annoncé qu'elle verserait 15 millions de francs, une somme modeste au regard de son budget et du montant nécessaire à l'ONU.</p><p>- De quelle marge de manoeuvre dispose la Suisse pour libérer des moyens conséquents en urgence ?</p><p>- En particulier, le Conseil fédéral peut-il utiliser des montants supplémentaires au budget de l'aide humanitaire ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le fonds d'urgence de l'Aide humanitaire de la Direction du développement et de la coopération (DDC) permet à la Suisse de financer des opérations d'urgence lors de crises ou de catastrophes majeures. Les 15 millions de francs proviennent de ce fonds d'urgence. Ce montant vient s'ajouter aux activités en cours de la DDC au Soudan du Sud, en Somalie, au Nigeria et au Yémen. En prévision de cette catastrophe qui s'annonçait, la DDC avait jusqu'à présent régulièrement augmenté son engagement dans les pays susmentionnés pour un budget total, en 2017, de 50 millions de francs. Une grande partie de cet argent est destinée à des projets de sécurité alimentaire et de nutrition pour lesquels les besoins sont très élevés dans ces pays. Au total, l'engagement de la Suisse s'élève à 65 millions de francs. C'est par ailleurs également dans ces pays que la Suisse travaille sur des questions de migration et s'engage dans l'assistance et la protection des réfugiés et déplacés internes.</p><p>Les efforts de la Suisse font le lien entre l'aide humanitaire et l'aide au développement. Cette complémentarité est indispensable dans la lutte contre la famine dont les causes ne peuvent être combattues uniquement par des solutions d'urgence. En parallèle à l'aide immédiate, il faut appuyer sur le long terme les structures, les capacités et les mécanismes locaux afin de renforcer la résistance des populations confrontées à des aléas climatiques comme la sécheresse. Cependant, il convient de mettre en évidence le facteur humain à l'origine de cette crise. Les pays en question sont en proie à des conflits qui s'enlisent. Dans le but de contribuer à une solution politique de ces conflits, la Suisse est aussi engagée dans la promotion de la paix et les questions liées à la sécurité humaine.</p><p>Sur le plan multilatéral, les partenaires principaux de la Suisse dans la lutte contre la faim sont le Programme alimentaire mondial de l'ONU et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture. Le Programme alimentaire mondial reçoit également l'appui des experts du Corps suisse d'aide humanitaire dans ses opérations. La Suisse fait tout son possible pour apporter une aide au plus grand nombre avec des moyens qui sont, par définition, limités.</p>