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Appel à la paix
- Religion et croyances
- Vidéo 12 min.
11 avril 1965
Présence catholique
En 1965, alors que le concile Vatican II touche à sa fin, l'abbé Jean Nicod, en collaboration avec l'abbé Butty, aborde les questions que se pose l'Eglise catholique devant la fragilité de la paix dans le monde.
Pour l'Eglise, la haine entre les hommes est la source des conflits armés et la société a le devoir d'instituer un arbitrage reconnu par tous.
Lancé dans l'esprit de Jean XXIII, le Concile Vatican II devait poser les bases de l'aggiornamento de l'Eglise, c'est-à-dire de l'adaptation de ses institutions traditionnelles aux nécessités du monde moderne. Le concile devait également permettre à l'Eglise de définir son attitude en face des apports positifs de la pensée contemporaine. Enfin, il avait une orientation fondamentalement oecuménique et devait préparer la réunion de tous les crétiens.
2540 pères conciliaires se réunirent à Rome, en plusieurs sessions, entre 1962 et 1965. Deux tentances s'affirmèrent au sein du concile: l'une conservatrice qui regroupait la plupart des cardinaux de la curie romaine et de nombreux évêques italiens et espagnols, l'autre progressiste qui était représentée par les pères français, allemands, belges et par ceux du tiers monde.
Un bureau de presse est créé pour communiquer des informations quotidiennes et des laïcs sont invités à participer comme auditeurs, parmi eux Jean Guitton. Quatre sessions se sont tenues et c'est le pape Paul VI, élu le 21 juin 1963, trois semaines après la mort de Jean XXIII, qui conclut le concile, le 8 décembre 1965. Le concile promulga quatre constitutions, dont une sur la rénovation de la liturgie et une sur l'Eglise dans le monde moderne.
L'esprit du concile fut souligné par plusieurs gestes significatifs de Paul VI au cours des «intersessions», ainsi que par la création d'un groupe de travail mixte avec le Conseil oecuménique des Eglises et la levée des anathèmes réciproques entre les Eglises catholique romaine et orthodoxe.
Dans l'esprit de nombreux catholiques, un des faits le plus marquant du concile est l'autorisation de l'emploi des langues locales, au détriment du latin, pour la célébration de la messe.