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Montricher
Montricher, commune forestière et rurale, propice au tourisme
Bref historique
(Extrait d’une monographie à disposition au bureau communal)
Le bourg de Montricher est attesté dès 1049 et tire son nom du château édifié sur la colline qui surplombe le centre du village. Ce château nommé Monrichari, fût bâti au XIe siècle par le Seigneur Rodolphe, fils d’Adalbert II de Grandson. A cette date, et selon le dictionnaire historique suisse, les moines de Romainmôtier se plaignent au pape Léon IX que Rodolphe avait bâti ledit château sur leurs terres, ce qui engendrait la perte d’une part de leurs revenus.
Les propriétés de la seigneurie étaient étendues, elles comprenaient le bourg de Montricher, les villages de Torclens et d’Echno aujourd’hui disparus, et les villages voisins de Villars-Bozon, Pampigny, Sévery, Cottens, Bussy, Vufflens-le-Château, Lussy, Apples, Reverolle, Clarmont, Bussy-Chardonney et Monnaz.
Le dimanche 8 octobre 1615, un garçon d’écurie descendu à la cave, laissa dans le coin une chandelle allumée ; elle communiqua le feu à la paille voisine et ensuite aux bâtiments du château qui furent réduits en cendre.
Le château fût reconstruit, mais en octobre 1770, un nouvel incendie détruisit une grande partie du bourg et endommageât le château, faisant une victime.
En 1778, le baron von Pöllnitz met en vente la baronnie de Montricher. L’acte de vente du château et certaines de ses terres fût signé à Lyon le 21 octobre 1779 en faveur de M. Mayor de Lully qui devient alors le Baron de Montricher.
Le 24 janvier 1798 marque la fin de la Seigneurie de Montricher. Le noble et généreux Seigneur Baron devint à nouveau le citoyen Mayor.
La vie du château va définitivement se terminer en 1828. Un nouvel incendie toucha encore le bourg et certainement le château et c’est à cette époque que les ruines furent démontées.
Aujourd’hui, il ne reste que l’église, unique dans le canton à posséder un clocher rond.
Après la vie des seigneurs, notre commune élût un syndic en 1803, nous dénombrons 18 syndics jusqu’à ce jour et le système démocratique, encore d’actualité, vit le jour avec un Conseil général et en 1894 le législatif devint un Conseil communal de 45 membres ramené à 35 aujourd’hui.
Géographie, démographie et vie sociale
Accrochée au flanc du Jura, avec un panorama imprenable sur le Lac Léman, la chaîne des Alpes et son Mont-Blanc, la commune s’étend sur 2564 hectares et un dénivelé de 1000 mètres sépare la gare du sommet du Mont Tendre à 1679 mètres d’altitude qui est le point culminant du Jura Suisse.
Notre commune était rattachée à l’ancien district de Cossonay jusqu’au nouveau découpage du canton au 1er janvier 2008, dès lors Montricher se situe dans l’axe médian du district de Morges, ce qui pourrait nous permettre d’être modestement baptisée Montricher sur Morges.
Aujourd’hui, la population frise le millier, mais la commune a connu un exode rural important durant les deux décennies d’après-guerre, 619 habitants sont recensés en 1950, 535 en 1960, 683 en 1990, alors qu’ils étaient 727 au début du siècle passé.
Diverses sociétés locales, toutes très actives, animent notre village. Citons, dans l’ordre établi sur le site de la commune : L’USL, la société d’Abbaye les Amis Réunis, qui a organisé en 2018 le Grand tir des Abbayes Vaudoises et qui, tous les 4 ans, rassemble sous sa magnifique cantine des Ages ses membres et invités pour couronner le roi du tir. C’est aussi l’occasion d’un grand moment de convivialité pour la commune. Le Chœur d’hommes Montricher–Mont-la-Ville, qui accueille à cœur joie ceux qui ont de la voix. Les Cuivres du Mont-Tendre pour celles et ceux qui jouent d’un instrument. La F.S.G Aurore très active pour les jeunes et les moins jeunes gymnastes. La société de Jeunesse qui a coordonné le Giron 2016 et fait vibrer chaque année, par son bal du 30 décembre, un millier de jeunes de la région. Les Paysannes Vaudoises, qui accompagnent la sortie des aînés et organisent un repas des aînés ainsi que d’autres activités pour leurs membres. Pied du Jura Expo qui ouvre ses portes chaque printemps à environ 5000 visiteurs. Le club de pétanque « La boule du Lion d’Or », bon pour la détente et l’habileté. Le Ski-Club Rizel organise bien évidemment des sorties à skis. La société de Tir, stimulée par son président et dotée d’un magnifique stand de tir communal, reconstruit après un malheureux incendie en 2017. Ses membres se classent parmi les meilleurs tireurs de Suisse ou sont souvent les meilleurs. Le Groupement du Vol à Voile s’est installé en 1971 sur la plaine du Veyron. La commune offre un vol à chaque jeune terminant sa scolarité. Montraid’Union organise des randonnées pédestres, des tables régionales et accompagne les aînés au Ciné-Séniors de Cossonay et pour la vie culturelle, une troupe théâtrale les Lézards scéniques, poussée par ses fans assoiffés d’humour et de gamaret, nous propose un spectacle printanier. Pour être comédien, il faut avoir de la voix et jouer la comédie !
Nos sociétés locales contribuent et entretiennent le tissu social villageois et nous permettent de dire qu’il fait bon vivre dans notre cher village. Nous profitons, en tant qu’autorités de les remercier et de les assurer de notre soutien.
Activités économiques
L’agriculture est très présente et reste l’activité principale. Un espace nommé « Fromagerie Gourmande » a été inauguré le 29 mai 2015. Cette nouvelle structure est un outil de travail très performant avec ses 4,7 millions de kilos de lait produits et transformés en gruyère par 23 fermes laitières de la région. C’est un lieu touristique très apprécié comprenant un magasin, un restaurant et le suivi de toutes les étapes de fabrication du Gruyère AOP à travers une visite ludique pour mettre en éveil vos cinq sens .
Onze exploitations agricoles avec du bétail laitier ou d’engraissement estivent leurs bêtes sur six pâturages communaux et un alpage propriété d’agri-culteurs. En 1935, 101 chevaux, 720 bovins et 530 porcs occupaient le territoire avec 102 propriétaires. Aujourd’hui, 11 propriétaires soignent environ 1200 bovins, quelques chevaux de balade et une dizaine de porcs.
Une vigne communale située sur la commune de Chexbres offre la possibilité aux habitants de boire un bon verre de blanc communal.
Dans le secteur primaire encore, nos 1495 hectares de forêts occupent un garde forestier, deux bûcherons et une apprentie ainsi que quelques entreprises privées, en 1960 trois gardes forestiers et douze bûcherons étaient au service forestier, la capacité de coupe annuelle est de 5950 m3. Ce secteur d’activité a permis d’exonérer les habitants de leurs impôts communaux jusqu’en 1980. Actuellement nous devons couvrir un important déficit. 115 hectares sont en réserve totale et 241 soumis à des interventions particulières. L’adhésion au Parc naturel régional Jura vaudois en 2010, nous a permis une réhabilitation des alpages, ainsi que de faire un usage optimum des ressources en eau et de reconstruire le mur de crête de parts et d’autres du sommet du Mont-Tendre.
Nous avons d’autres PME, ateliers mécaniques, un commerce de bois, fabrication artisanale de pain, de flûtes. Le centre du village est occupé par une épicerie, une banque, une bibliothèque communale gérée par des bénévoles, un collège rattaché à l’ASIABE, et un hôtel restaurant communal, réputé pour son excellente gastronomie.
Culture
Un édifice perché sur les hauteurs du village en lisière de forêt surprend le visiteur de passage, La Fondation Jan Michalski pour l’écriture et la littérature est abritée sous une canopée, sorte de toit en béton percé d’une mosaïque de formes laissant passer la lumière. Cette petite cité héberge une vaste bibliothèque, un auditorium, un hall d’exposition et des cabanes suspendues qui accueillent des écrivains venus du monde entier, dans un cadre champêtre propice à l’inspiration. Après une fondue à la « Fromagerie Gourmande » ou un repas gastronomique au restaurant des Deux Sapins, ne manquez pas la visite d’une exposition et de la bibliothèque de La Fondation Jan Michalski.
Dans la commune encore, une magnifique Galerie propose des expositions tout au long de l’année.
Actualités et conclusion
Nous sommes confrontés à l’entrée en vigueur de la LAT qui nous oblige à redimensionner notre surcapacité de zones à bâtir légalisées par un nouveau plan d’affectation communal. Un autre thème morose est un sujet de préoccupation, les transports publics. Malgré notre généreuse participation en faveur du canton, l’éloignement de notre gare nous oblige à avoir une desserte financée par la commune.
Pour la partie ensoleillée, nos travaux d’assainissement des conduites d’eau sont réalisés tout comme la réfection des captages, nous sommes ravitaillés en eau de consommation par des captages en forêt et une nappe phréatique.
Après la création d’un parking souterrain au centre du village l’année dernière, nous poursuivons par la rénovation de notre grande salle qui avait coûté cinq cents mille francs à sa construction en 1957, ainsi que d’autres projets tels qu’un nouveau concept d’éclairage public, une chaufferie à bois déchiqueté pour nos bâtiments communaux, un accueil parascolaire, des locaux artisanaux et des appartements. D’une manière générale, il nous faut assurer un développement harmonieux du village afin que nos habitants puissent encore longtemps admirer les Alpes et le lac Léman depuis ce merveilleux coin du monde ou rappelons-le encore une fois, il fait bon vivre.
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