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Le Covid-19 peut causer une maladie très sévère dont les conséquences à long terme sont inconnues. Cette étude chinoise décrit les conséquences à 6 mois du Covid-19 chez 1733 patients, hospitalisés entre le 7 janvier et le 29 mai 2020. Ceux-ci ont été stratifiés selon la sévérité de la maladie :
activités de la vie quotidienne non perturbées ;
activités perturbées ;
hospitalisation sans oxygène ;
hospitalisation avec oxygène ;
hospitalisation avec ventilation non invasive ; et
hospitalisation avec ventilation invasive. L’âge médian était de 57 ans (47-75) et les hommes représentaient 52 % des patients. Le temps médian du suivi était de 186 jours (175-199).
Trois-quarts des patients avaient au moins un symptôme persistant à 6 mois, parmi lesquels les plus fréquents étaient la fatigue ou une faiblesse musculaire (63 %), les troubles du sommeil (26 %) et l’anxiété ou la dépression (23 %). Les participants avec un stade de sévérité 5-6 avaient plus de risques de présenter des troubles de diffusion pulmonaire, de l’anxiété ou une dépression, et de la fatigue ou de la faiblesse musculaire que les participants avec un stade 3. Les participants avec un stade 4 présentaient plus de fatigue ou de faiblesse musculaire que ceux avec un stade 3. Le pourcentage d’amélioration de l’atteinte pulmonaire (score) à 6 mois était plus élevé chez les participants avec un stade 4 et 5-6 que chez ceux de stade 3, mais l’atteinte pulmonaire en phase aiguë était plus importante chez ceux avec un stade plus élevé. L’analyse multivariée a également montré que le genre (féminin) et l’âge (avancé) étaient associés aux troubles de diffusion pulmonaire et à la fatigue ou la faiblesse musculaire. D’autre part, les anticorps neutralisants avaient diminué de façon significative à 6 mois.
Commentaire : cette étude montre que la majorité des patients avec Covid-19 présentent une persistance de symptômes et souligne l’importance d’un suivi pluridisciplinaire, même à distance de l’épisode aigu.
La sécurité des AINS, corticoïdes et antihypertenseurs agissant sur le système rénine-angiotensine lors d’infection à COVID-19 est mise en question. Les AINS pourraient interférer avec le processus de défense face à une infection virale ; ils sont donc plutôt à éviter. Les corticoïdes systémiques n’ont pas montré de bénéfice lors d’infections virales, y compris à d’autres coronavirus ; ils sont à éviter, sauf si prescrits pour une autre indication.
Les patients atteints de maladies autoimmunes (MAI) présentent classiquement un risque accru d’infections, qui est attribué à la maladie en tant que telle, mais aussi aux traitements immunosuppresseurs (IS) et aux comorbidités. Durant l’épidémie COVID-19, l’attitude à adopter par rapport à ces maladies et à leur traitement reste incertaine.