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Pendant les premiers mois de la crise liée au COVID-19, l’Unité d’épidémiologie populationnelle a entrepris une enquête sur l'immunité des travailleuses et travailleurs non-confinés.
Les salariés contactés était ceux et celles qui, du fait de leur métier essentiel à la population, n’ont pas pu bénéficier des mesures de confinement ou d’aménagement du poste de travail (télétravail par exemple) pendant le semi-confinement de mars à juin 2020. Cela concernait les personnes exerçant dans les domaines suivants: la santé, la grande distribution, les pharmacies, l'éducation, la police, les prisons, les pompiers, les pompes funèbres, la protection civile, les transports, les indépendants, l'armée, la vente dans les services essentiels, la Poste et les banques.
L’étude cherchait à préciser quelle proportion de cette population avait été exposée au nouveau coronavirus (SARS-CoV-2) pendant la première vague de l’épidémie en Suisse.
Au début de l’épidémie, la Suisse ne disposait pas de suffisamment de tests pour effectuer un dépistage par frottis nasopharyngé de toutes les personnes avec ou sans symptômes. Nous ne connaissions pas le nombre de personnes effectivement exposées au virus. Nous ne connaissions pas non plus quelle proportion présentait des symptômes graves, légers ou aucuns, ni même la mortalité réelle liée à l’infection par ce virus. La compréhension de l’épidémie et l’évaluation des mesures nécessaires pour la contrôler était donc difficiles.
Dans ce contexte, l’étude SEROCoV-WORK+ visait à déterminer les personnes exposées au virus grâce à un test sérologique par prélèvement sanguin. Lorsqu’une personne a été exposée au virus, elle produit des anticorps, que l’on peut retrouver dans son sang. Ils sont un signe que son système immunitaire s’est battu contre ce virus. Certains de ces anticorps (appelés «IgG») peuvent même être détectés des années après l’infection. Leur détection permet donc de savoir qui a déjà été infecté par le SARS-CoV-2.
L’étude a notamment permis d’observer un taux d’infection de travailleurs non-confinés de 9.8%, légèrement supérieur à celui de la population générale en âge de travailler (7.9%) à la même époque. L’étude a souligné en revanche des différences considérables entre secteurs d’activité sur le bassin genevois : les professions de la santé, le personnel des EMS, de ménage et de cuisine ont été plus touchées par le COVID-19 que la moyenne générale.
- Formulaire de consentement
- Questionnaire à remplir
- Prélèvement d'échantillons de sang des participants pour détecter les anticorps
Sites de prélèvements
Cette étude est réalisée en collaboration entre les Hôpitaux universitaires de Genève, l'hôpital de La Tour, la clinique de La Colline et la clinique des Grangettes du groupe Hirslanden, ainsi que l’école polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève (CCIG).
Elle est financée par une Fondation privée genevoise, la Fondation des Grangettes et la Fondation privée des HUG.