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Le 5 mai 2015 « Santé Sexuelle Suisse » a lancé l’ « Alliance pour une éducation sexuelle » en Suisse qui réunit près d’une quarantaine d’organisations qui s’engagent à diffuser les standards de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en la matière auprès de la société civile. L'Alliance comprend notamment Pro Juventute, le Conseil Suisse des Activités de Jeunesse, l'association suisse des pédiatres, le Syndicat des Enseignants Romands (SER), la Fondation de la protection de l'enfant et Pro Familia Suisse. Les Standards de l’OMS recommandent, entre autre « la masturbation enfantine précoce ». À partir de 9 ans les enfants sont éduqués à l’acceptation de la diversité en matière de sexualité et d’orientation sexuelle ainsi qu’à l’usage efficace d’un préservatif. A l’âge de 12 ans les « garçons et filles commencent à découvrir s’ils préfèrent les jeunes du sexe opposé ou du même sexe (orientation sexuelle) ». La nouvelle alliance est lancée juste au moment où une pétition nationale demande au Conseil fédéral de prendre en compte, dans le rapport d'experts qui doit être publié sur le développement sexuel de l'enfant et de l'adolescent, les avis de spécialistes indépendants de la fondation Santé Sexuelle Suisse (SSS), qui rejettent ses thèses et supports pédagogiques douteux pour des raisons scientifiques.
Fin 2014, le conseiller national tessinois Fabio Regazzi a déposé un postulat dans lequel il demande au Conseil fédéral une étude scientifique indépendante sur le travail de la fondation idéologique Santé Sexuelle Suisse (SSS). Cette fondation, qui est la seule à conférer des titres de spécialistes en pédagogie sexuelle en Suisse, est financée par l'État et fait partie du lobby international de la sexualisation IPPF. Et c’est aussi l’IPPF qui a rédigé les Standards qui sont propagés – depuis 2011 – sous couvert de l’OMS. Curieusement, le parlement a accepté ce postulat. Pour qu'il aboutisse, il faudra néanmoins que le Conseil fédéral prenne également en considération les avis des experts critiques vis-à-vis de la fondation SSS.
Ces experts sont nombreux et réputés. Par exemple, le pédiatre Remo Largo se demande sérieusement si la thèse défendue dans les « Standards OMS pour l'éducation sexuelle en Europe », selon laquelle l'enfant est un être sexuellement actif, est vraiment tenable. Selon lui, ce sont « souvent des spécialistes autoproclamés » qui « interprètent arbitrairement et abusivement dans un sens sexuel » la manière dont l'enfant investit son corps. De même, le psychiatre Christian Spaemann porte un jugement tranché sur les Standards OMS dont s'inspire la fondation SSS, qui déterminent déjà en grande partie le programme scolaire en Romandie : au lieu de prendre en compte le cadre de la sexualité basé sur le désir ardent des jeunes d'avoir une relation stable et de fonder une famille, il nous est suggéré qu'il n'y a « pas de différence de valeur entre l’utilisation d’un sex toy dans les toilettes d'un train et l'union pleine d'amour de deux personnes qui partagent leur vie ».
Signez maintenant la pétition « Pour en finir avec l’éducation sexuelle douteuse » :