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La Chine s'est déclarée mardi "opposée à la politisation de la question des droits de l'homme" en Corée du Nord. Elle a vivement répondu au président d'une commission d'enquête de l'ONU qui a comparé lundi à Genève les crimes du régime nord-coréen à ceux des nazis et des Khmers rouges.
"Nous maintenons qu'en matière de droits de l'homme les problèmes doivent être résolus par un dialogue constructif et la coopération", a déclaré Hong Lei, porte-parole de la diplomatie chinoise. Pékin a également rejeté "toute ingérence dans les affaires intérieures de quiconque, sous le prétexte des droits de l'homme".
Meurtre, torture et viol
Il réagissait aux déclarations faites lundi devant le Conseil des droits de l'homme à Genève par Michael Kirby, chef d'une commission d'enquête sur les droits de l'homme en Corée du Nord.
Le juge australien a appelé à la saisine de la Cour pénale internationale (CPI) après avoir documenté dans le pays reclus exterminations, meurtres, travail forcé, torture, emprisonnements, viols, etc.
"Il est de notre devoir" d'affronter "les violations des droits de l'Homme et les crimes contre l'humanité perpétrés" en Corée du Nord, avait affirmé M. Kirby.
Entrave à toute enquête
La Chine, principal soutien de Pyongyang dans le monde, se voit régulièrement reprocher d'entraver les tentatives internationales pour sanctionner le régime nord-coréen pour ses violations des droits de l'homme, notamment au Conseil de sécurité de l'ONU où elle dispose d'un droit de veto en tant que membre permanent.
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