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Petite guimbarde genggong en métal et son étui en bois sculpté épousant sa forme, auquel une cordelette est attachée. L’instrument provient du Timor indonésien, où il fut recueilli durant la seconde moitié du 20e siècle auprès d’un musicien d’origine Atoni.
D’après Geneviève Dournon-Taurelle, citant les informations recueillies par le donateur d’un instrument semblable conservé au Musée du quai Branly, dans certaines régions du Timor, l’usage de la guimbarde en métal nago besi prévaudrait sur celui de la guimbarde faite d’une fine lamelle de bambou, qui domine partout ailleurs en Indonésie.
Par sa facture et le matériau dans lequel elle est fabriquée, cette guimbarde rappelle les instruments occidentaux. L’étui en bois qui la protège est fait d’un réceptacle arrondi et d’un couvercle.
L’ensemble est surmonté d’une sculpture en forme de tête, avec un trou percé au niveau du cou pour y enfiler la corde servant à relier réceptacle et couvercle, et à suspendre l’étui à la manière d’un médaillon.
Traditionnellement l’on garde ces petits instruments sur soi. Les filles autant que les garçons jouent en privé, pour charmer et séduire un cœur à prendre.