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L'"initiative 99%" de la Jeunesse socialiste est dangereuse pour les petites et moyennes entreprises et elle est mal construite. Un comité économique a fait valoir mardi ses arguments contre le texte sur lequel le peuple se prononce le 26 septembre.
L'initiative "alléger les impôts sur les salaires, imposer équitablement le capital" veut imposer à 150% les parts du revenu du capital, tels que les intérêts, les dividendes, les bénéfices réalisés sur les actions, les gains en capital ou les loyers, supérieures à un certain montant.
Les Jeunes socialistes n'articulent pas de chiffre dans leur initiative. Mais ils proposent 100'000 francs pour éviter de toucher les petits épargnants. Ainsi, un contribuable avec 200'000 francs de revenus de capital ne serait imposé que sur la deuxième tranche de 100'000 francs.
Pour le comité des milieux économiques contre "l'initiative 99%", mené par plusieurs politiciens du camp bourgeois, le texte est dangereux car il ne précise pas ce qui doit être taxé. Ce sera au Parlement de le faire, ce qui ouvre la porte à toutes sortes d'interprétations, a expliqué Fabio Regazzi, président de l'Union suisse des arts et métiers (USAM). Cette approche n'est pas correcte.
Tous ceux qui ont économisé de l'argent ou acheté une maison seront concernés, a ajouté le conseiller national tessinois du Centre. Toute personne dirigeant une entreprise, possédant une exploitation agricole ou ayant une participation dans une start-up devra payer plus d'impôts à cause de cette initiative.
Double imposition à éviter
"La Jeunesse socialiste affirme que les PME seraient épargnées, mais c'est un mensonge éhonté", a renchéri la conseillère nationale Diana Gutjahr (UDC/TG). Les entrepreneurs sont déjà lourdement et doublement taxés. Un chef d'entreprise qui détient des actions dans sa société paie des impôts en tant que personne privée et en tant que personne morale.
La gauche vise une fois de plus l'imposition partielle des dividendes, alors qu'avec l'impôt sur la fortune, les revenus du capital sont déjà fortement imposés en Suisse. Toutes les sociétés, sociétés anonymes et sociétés à responsabilité limitée, sont concernées. On compte plus de 200'000 entreprises de ce type, toutes des PME, a relevé Mme Gutjahr.
L'initiative frappera en outre les PME qui veulent lancer un plan de succession. La majorité des passages de témoins sont conclus contre un paiement. La nouvelle taxe aura des effets sur le prix de vente de l'entreprise qui devra être augmenté et qui sera donc moins attrayant.
Attractivité en jeu
La Suisse perd de son attractivité depuis des années, a poursuivi la conseillère nationale Jacqueline de Quattro (PLR/VD). "L'initiative 99%" l'affaiblira encore davantage. Le capital est très volatile. S'il est taxé davantage, il migrera à l'étranger. Les recettes fiscales vont diminuer en conséquence. Et les investisseurs étrangers ne s'intéresseront plus à racheter des entreprises suisses.
De plus, l'argent est aujourd'hui déjà redistribué sous diverses formes: AVS ou réductions de primes. Il n'est pas nécessaire de procéder à une nouvelle redistribution, selon Mme de Quattro. Après la crise sanitaire, l'économie n'a pas besoin de charges supplémentaires. Pour pouvoir investir dans l'innovation, les entreprises doivent pouvoir bénéficier des meilleures conditions cadres, selon la Vaudoise.
Start-up lésées
La Suisse est connue pour sa force d'innovation et dispose d'un environnement sain propice aux créations d'entreprises. Avec l'initiative, son attrait pour les start-up va faiblir, a ajouté la conseillère nationale Kathrin Bertschy (PVL/BE).
Les fondateurs de ces entreprises espèrent pouvoir vendre un jour leur société à de plus grands groupes. Ils ont souvent renoncé à leur salaire et investi des fonds privés. Avec l'initiative, ils devront vendre leur entreprise plus cher, ce qui dissuadera les investisseurs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Pétition pour que l'UNIL retire le doctorat honorifique à Mussolini
Une pétition en ligne a été lancée lundi pour que l'Université de Lausanne (UNIL) révoque le doctorat honoris causa octroyé en 1937 au dirigeant fasciste italien Benito Mussolini. Elle demande aussi de "rendre honneur" au professeur Jean Wintsch, qui s'était opposé à cette décoration à l'époque.
"A l'époque des faits, le régime fasciste a 15 ans d'existence et est marqué par la destruction de la démocratie représentative, la répression des oppositions politiques, la violence coloniale en Ethiopie et la violence politique généralisée", rappelle dans un communiqué le Comité pour la révocation du doctorat honoris causa à Mussolini, nouvellement créé. "Ce ne sont là que quelques-unes des nombreuses manifestations du fascisme."
Les pétitionnaires soulignent qu'il ne s'agit pas "d'effacer une décision de l'UNIL", mais plutôt de la "réétudier". "De saisir le contexte politique qui l'a rendue possible, d'appréhender ce qui nous précède afin de mieux comprendre d'où nous venons et surtout, de saisir dans quelle société nous évoluons aujourd'hui et quelles sont les valeurs que nous partageons." L'université est exhortée à entreprendre un travail de mémoire et à le rendre public.
A l'époque, le titre honorifique avait été décerné au Duce "pour avoir conçu et réalisé dans sa patrie une organisation sociale qui a enrichi la science sociologique et qui laissera dans l'histoire une trace profonde". Mussolini a passé près de deux ans en Suisse au tout début du 20e siècle et il a fréquenté pendant quelques mois la Faculté des sciences sociales et politiques de l'UNIL.
Doctorat "horroris causa"
"Le but, c'est de remettre cette question au centre du débat démocratique", a déclaré à Keystone-ATS Joaquim Manzoni, l'un des artisans de la pétition et par ailleurs membre du comité de la section lausannoise du Parti ouvrier populaire (POP). Pour ce petit-fils d'un immigré italien qui a fui son pays en 1944 "avec une valise en carton", l'attribution de ce doctorat qu'il qualifie d'"horroris causa" était un acte de propagande.
Joaquim Manzoni a indiqué que la pétition allait être remise à l'UNIL "le plus rapidement possible". Il n'a pas formulé d'objectifs quant au nombre de signatures espérées. Lundi en fin d'après-midi, une septantaine de paraphes avaient été récoltés.
Le Comité pour la révocation du doctorat honoris causa à Mussolini regroupe une quinzaine de personnes, dont des membres d'associations antifascistes et des politiciens. La députée au Grand Conseil vaudois Elodie Lopez en fait partie. L'élue de la gauche radicale a déposé en mars un postulat allant dans le même sens que la pétition.
"Malaise" reconnu par l'UNIL
Interrogé fin février sur le sujet dans l'émission Forum de la RTS, le nouveau recteur de l'UNIL Frédéric Herman avait reconnu que ce titre créait "un malaise" et était "regrettable". Le recteur avait estimé qu'un retrait de la distinction à titre posthume serait compliqué. L'UNIL a créé un groupe d'experts internes qui examine la question et devrait terminer son travail ce printemps. Le but est d'avoir une position institutionnelle claire, selon M. Herman.
https://revoca-laurea-mussolini.ch/fr/
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Campagne lancée contre les mégots qui polluent le Léman
Encore trop de mégots sont jetés au bord du Léman. Pour la deuxième année de suite, une campagne est lancée afin de sensibiliser les fumeurs.
"La fréquentation estivale des plages exerce une forte pression sur le lac et ses rives", expliquent lundi dans un communiqué conjoint la Commission internationale pour la protection des eaux du Léman (CIPEL) et la Summit Foundation et l'Association pour la sauvegarde du Léman (ASL), à l'origine de l'action. Les restes de cigarettes constituent les déchets les plus souvent retrouvés lors d'opérations de ramassage.
Des panneaux pour sensibiliser à l'impact des mégots sur la qualité des eaux du Léman seront installés par les communes vaudoises, genevoises, valaisannes et françaises ayant rejoint l'initiative, grâce à un financement de la CIPEL. Elles sont au nombre de trente-sept, soit seize de plus qu'en 2021.
Cette année, des actions plus opérationnelles sur le terrain viennent compléter la campagne avec l'organisation de journées de nettoyage au bord du lac, des jeux ou encore la distribution d'Ecobox, des cendriers de poche en fer blanc recyclé, fabriqués en Suisse.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Faut-il s'inquiéter de l'arrivée de la variole du singe ?
Après la découverte ce week-end d'un premier cas de variole du singe sur sol suisse, faut-il s'inquiéter ? Entretien avec le médecin cantonal vaudois.
Le canton de Berne a détecté le premier cas helvétique de variole du singe. Il a été décelé sur un habitant du canton, exposé à ce virus à l'étranger. Il est suivi en ambulatoire et se trouve en isolement à son domicile. Tous ses contacts ont pu être informés.
Une maladie cousine de la variole, mais jugée moins dangereuse, et modérément transmissible à l’être humain selon l’OFPS. Le médecin cantonal vaudois, Karim Boubaker, ne semble d’ailleurs pas inquiet à ce stade :
L’OFSP recommande aux personnes revenant d’un voyage dans une zone à risque, telle que l’Afrique de l’Ouest et centrale, de surveiller leur état de santé et consulter un médecin en cas de symptômes. Quels sont, justement, les symptômes ? On retrouve Karim Boubaker :
Traçage et transmission
On le disait, selon l'OFSP, cette variole du singe serait moins dangereuse qu'une variole "classique", et moins transmissible que d'autres maladies, tel le Covid.
Le traçage des contacts a été souvent mis en avant durant la pandémie de Covid. La réactivation de cet outil dans le canton de Berne ne doit cependant pas inquiéter. Karim Boubaker, médecin cantonal vaudois :
La communauté scientifique juge possible que la transmission augmente en cas de contact sexuel avec une personne infectée. Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes semblent présenter un risque supplémentaire d’infection.
A noter encore que, face à la multiplication des cas de variole du singe en Europe, dont un confirmé en Suisse, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) examine la possibilité de se procurer un vaccin.
Il n'y a pour l'instant pas lieu de s'inquiéter, a indiqué la vice-directrice de l'OFSP. Il n'existe pas de vaccin spécifique contre la variole du singe, mais les vaccins antivarioliques de première et deuxième génération sont efficaces contre la maladie, selon elle.
Robin Jaunin avec Keystone-ATS
Deuxième rappel pour les personnes fortement immunosupprimées
L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) et la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV) recommandent un deuxième rappel de vaccin anti-Covid aux personnes fortement immunosupprimées. Aucun rappel n'est nécessaire pour l'instant pour le grand public.
Les patients fortement immunosupprimés continuent à courir un risque important de développer une forme grave de la maladie s'ils contractent le Covid-19. Ils ne parviennent pas à constituer une bonne protection immunitaire malgré plusieurs vaccinations, indique lundi l'OFSP dans un communiqué.
Une deuxième vaccination de rappel avec un vaccin à ARN messager est donc conseillée à ce groupe de personnes. Mais à condition que leur médecin traitant la juge prometteuse, précise l'OFSP.
Pas le grand public
L'OFSP rappelle qu'il n'est pas nécessaire que le grand public reçoive une vaccination de rappel supplémentaire dans la situation actuelle. Selon les données disponibles, les personnes entièrement vaccinées ou vaccinées et guéries sont encore bien protégées contre les formes graves du Covid-19.
"D'ici les vacances d’été, la population sera informée des recommandations de vaccination pour l'automne et l'hiver 2022/23", poursuit l'OFSP. Pour l'automne, plusieurs scénarios sont possibles.
L'OFSP ne s'avance pas à ce stade. Il se peut qu’une vaccination de rappel supplémentaire soit recommandée aux personnes vulnérables, à savoir les personnes de plus de 65 ans et celles souffrant de certaines maladies chroniques, mais il est aussi possible qu’elle soit prévue pour toute la population.
Voyages à l'étranger
Pour les personnes qui ont besoin d'une vaccination de rappel pour un voyage, la Confédération évalue les possibilités pour qu'elles puissent y avoir accès à temps. Comme par le passé, des certificats sont émis à la suite d'une vaccination (immunisation de base, rappels), lorsqu'un test PCR atteste une guérison du Covid-19 ou sur présentation du résultat négatif d’un test.
La Confédération continue de surveiller la situation. Le système de déclaration obligatoire des infections (nombre de cas, tests, taux de positivité) reste en place et est complété par des données provenant du système de déclaration Sentinella.
Le monitorage des eaux usées a été beaucoup renforcé, indique encore l'OFSP. Il permet de suivre activement la propagation du virus parmi plus de 70% de la population et de détecter rapidement de nouvelles flambées d'envergure. La surveillance génomique met l'accent sur l’identification de variants susceptibles de provoquer une évolution grave de la maladie et de nombreuses hospitalisations.
Parallèlement, la Confédération observe l’immunité au sein de la population. Elle obtient ainsi des indications sur le nombre de personnes qui ont déjà contracté le virus ou qui sont complètement vaccinées et ont développé des anticorps.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Une tentative de braquage se termine par une arrestation
La police genevoise est intervenue, lundi en fin de matinée, pour une tentative de braquage à la rue du Rhône, une rue où s'alignent les boutiques de luxe. Selon un communiqué du Ministère public genevois, un des auteurs présumés des faits a été interpellé.
Aucune précision n'a été donnée sur l'enseigne qui a été victime de cette tentative de braquage. Selon la Tribune de Genève, les malfrats auraient eu des visées sur un immeuble abritant une salle d'exposition qui se vante sur internet de proposer des pièces exceptionnelles d'horlogerie, de bijouterie et d'art contemporain.
L'enquête a été confiée à la brigade de répression du banditisme de la police genevoise. La procédure a été placée sous la conduite de la procureure Maria Vinogradova. Le Ministère public genevois a indiqué qu'il ne fera aucun autre commentaire sur l'affaire.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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