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Le cas de Frieda Keller marque le système de justice pénale suisse
“Le cas de Frieda” est un drame social basé sur des faits réels. Après que Frieda Keller, une couturière de 24 ans, a tué son fils de cinq ans en 1904, un procès spectaculaire pose la question de savoir quelle part de victime se cache dans la coupable. Un cas profond qui a influencé de manière déterminante les débats sur les droits des femmes et une société plus juste ainsi que l’évolution du système de justice pénale en Suisse. Aux côtés de Julia Buchmann, Max Simonischek joue le jeune avocat Arnold Janggen qui, au début, ne voit pas beaucoup de succès dans la défense de sa cliente. Stefan Merki incarne le procureur et directeur de prison Walter Gmür, fidèle à la loi, qui vit avec sa femme Erna, jouée par Rachel Braunschweig, un mariage sans enfant non désiré. Sous la direction de Maria Brendle, qui a été nominée en 2022 pour un Academy Award dans la catégorie Best Live Action Shortfilm pour son court-métrage “Ala Kachuu”, le tournage se poursuivra jusqu’au 6 septembre 2023 dans des lieux originaux à Winterthur, Saint-Gall ainsi qu’en Thurgovie.
Le cas de Frieda | Synopsis
Victime d’un viol, Frieda Keller, une couturière de 25 ans, tue en 1904 son fils Ernstli, l’enfant de son bourreau, et enterre le corps de l’enfant de cinq ans dans la forêt saint-galloise de Hagenbuch. Peu après, le corps est retrouvé et la mère désespérée, à la fois victime et coupable, avoue le crime. Outre les autorités et sa propre famille, la loi misogyne de l’époque est également dirigée contre elle : “Une personne de sexe féminin”, selon les termes du jugement, “doit supporter elle-même les conséquences de son immoralité”. Malgré les vives protestations de la population, Frieda Keller est d’abord condamnée à mort à l’issue d’un procès public dans la salle du Grand Conseil de Saint-Gall devant des centaines de curieux, puis ‘graciée’ par une peine de réclusion à perpétuité en isolement. Ce n’est pas seulement la grâce bigote qui était une honte, mais aussi le fait que son violeur, Carl Zimmerli, qui était marié, n’a jamais été appelé à rendre des comptes. La loi de l’époque protégeait les personnes mariées qui s’en prenaient aux femmes.