Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06994.jsonl.gz/753

Le 7e art fait son apparition à Tramelan en 1902 lors d’une représentation ambulante de quatre courts métrages à la halle de gymnastique du village.
Tramelan compte deux salles de cinéma dès 1915. L’une, le « Cinéma-Palace », est éphémère et prend place dans la grande salle d’un restaurant du lieu, l’autre, le « Cinéma-Théâtre » est construite spécialement à cet effet par Georges Bersot-Hermann. C’est d’ailleurs dans cette dernière que se trouve « Le Cinématographe » d’aujourd’hui.
C’était alors l’époque du cinéma muet. L’engouement pour cet art nouveau était quasi général. Les représentations du jeudi et du samedi faisaient pratiquement salle comble. La projection était accompagnée d’une musique jouée par un pianiste du village. Les premiers films sonores sont à l’affiche dès les années 30.
En 1949 et 1953, le bâtiment est transformé puis agrandi. En 1967, un bar à café ouvre au sous-sol pour pallier au manque à gagner dû à l’abandon progressif de la salle par la population, la télévision étant passée par là.
Le « Cinéma-Théâtre » reste propriété de la famille Bersot jusqu’en 1980. En octobre de cette même année, l’exploitation du bar et du cinéma sont repris par M. Francis Rossel, qui rebaptise ce dernier « Cosmos ».
En automne 1988, après 73 d’activité continue, le cinéma de Tramelan ferme ses portes, vaincu par le manque de rentabilité. L’événement ne fait pas grand bruit puisque les salles de quatre villages alentour ont toutes déjà été fermées pour les mêmes raisons dans une indifférence presque générale.
Toute la région est ainsi occupée par le petit écran… Toute ? Non ! Un village peuplé d’irréductible amoureux des salles obscures décident de résister à l’envahisseur…
C’est ainsi que naît début 1989 la « Coopérative du Cinématographe », destinée à faire revivre le cinéma de Tramelan. Forte d’un soutien populaire inespéré, la société rachète la salle, qui est rénovée et ouverte à l’exploitation en novembre 1989.
En 1999, la rénovation du Royal à Tavannes et le rapprochement avec le Groupe Cinéma de Tavannes mène à une fusion, la COOPERATIVE CINEMATOGRAPHE-ROYAL est née.