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Le stockage de l'eau radioactive devient problématique à Fukushima
Le 11 mars 2011, un tsunami géant s'abattait sur la cote nord-est du Japon à la suite d'un séisme de magnitude 9, détruisant notamment une partie de la centrale nucléaire de Fukushima.
Huit ans après, un hommage national a été rendu aux victimes à Tokyo, en présence du prince Akishino, le fils cadet de l'empereur Akihito, du Premier ministre Shinzo Abe, de plusieurs membres du gouvernement et des familles des victimes. Une minute de silence a été respectée à 14h46, heure à laquelle le tremblement de terre s'était produit au large. Des hommages ont aussi été rendus près de la centrale endommagée.
220 tonnes d'eau radioactive en plus chaque jour
A Fukushima, où un accident nucléaire de plus grande envergure encore a été longtemps redouté, la situation s'est améliorée, mais l'opérateur de la centrale, Tepco, confie qu'il peine à empêcher les fuites radioactives et que le stockage de l'eau contaminée devient de plus en plus problématique
La radioactivité reste en effet partout présente dans et autour de la centrale, en premier lieu dans les trois réacteurs dont les coeurs ont fondu au moment de l'accident, mais aussi dans les sous-sols gorgés d'eau.
Chaque jour, 220 tonnes d'eau contaminée utilisée pour refroidir les réacteurs doivent être entreposées dans un millier de réservoirs. Plus le temps passe et plus le stock de cette eau augmente et il se monte désormais à un million de tonnes.
Tepco vient de reconnaître que ses systèmes de décontamination fonctionnent mal et que 85% de cette eau demeure trop radioactive. Il faudra donc la filtrer une deuxième fois, ce qui prendra deux ans.
Un démantèlement qui prendra 40 ans
Et le plus difficile reste à faire, à savoir évacuer les coeurs fondus des trois réacteurs. Un robot a constaté que le combustible a perforé les cuves des réacteurs, compliquant encore le travail. Démanteler la centrale prendra ainsi au moins 40 ans et son coût total est estimé à 190 milliards de dollars, soit 20% du budget annuel du pays.
Le gouvernement veut aussi impérativement que la région dévastée fasse bonne figure lors des Jeux olympiques de Tokyo en 2020, et promet d'accélérer les chantiers.
Toutefois, cette volonté, qui suppose le retour d'habitants chassés de chez eux par les radiations, inquiète les organismes de défense des droits de l'Homme qui craignent pour la santé à long terme des enfants.
boi avec Georges Baumgartner et afp
Publié le 11 mars 2019 à 11:26 - Modifié le 11 mars 2019 à 11:29