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"Je pense que ce qui compte à présent, c'est que je vais tout faire pour battre Donald Trump", a également affirmé M. Sanders. (archive).
KEYSTONE/FR170079 AP/CLIFF OWEN(sda-ats)
D'un seul mot et du bout des lèvres, le sénateur Bernie Sanders a admis vendredi qu'il voterait pour sa rivale Hillary Clinton lors de l'élection présidentielle de novembre. Il ne mettra pas pour autant un terme à sa campagne pour une "révolution politique".
"Oui", a-t-il répondu sur la chaîne de télévision MSNBC, à la question de savoir s'il voterait pour Mme Clinton. L'ancienne Première dame l'a battu dans les primaires démocrates et devrait être désignée comme la candidate officielle du parti en juillet à la convention de Philadelphie. Elle affrontera le 8 novembre le républicain Donald Trump.
"Je pense que ce qui compte à présent, c'est que je vais tout faire pour battre Donald Trump", a expliqué M. Sanders. Il a de nouveau répété ses critiques d'un candidat républicain qui a fait de "l'intolérance" la "pierre angulaire" de sa campagne.
Mais le sénateur de 74 ans, qui a récolté 13 millions de voix aux primaires démocrates et quelque 1900 délégués pour la convention, a ajouté qu'il n'avait pas l'intention de suspendre sa campagne. "Pourquoi voudrais-je faire ça?" a-t-il dit, quelques heures avant un nouveau meeting à Syracuse, dans l'Etat de New York.
Nettement plus à gauche que sa rivale, il a expliqué qu'il était en train de négocier avec le camp Clinton pour obtenir "le meilleur programme possible" pour le parti à la convention démocrate. Je "veux être sûr que le parti démocrate devienne un parti qui représente les gens qui travaillent, et non pas Wall Street", a insisté ce grand pourfendeur des marchés financiers, de l'"establishment" et des inégalités.
"Révolution politique"
M. Sanders a galvanisé les jeunes électeurs durant sa campagne en prêchant pour une "révolution politique". Il a été très actif ces derniers jours. Le sénateur du Vermont a donné plusieurs interviews télévisées et tenu un meeting jeudi soir à New York devant des supporteurs survoltés.
Il a également déclaré vendredi sur CBS qu'il n'avait pas officiellement apporté son soutien à Hillary Clinton, "car je ne l'ai pas entendue dire les choses qui, je pense, doivent être dites". Il a mentionné l'université publique gratuite pour tous, le salaire minimum à 15 dollars (14,5 francs) et l'accès universel à la santé. Trois thèmes qu'il avait martelés durant toute sa campagne.
Sénateur "socialiste-démocrate" revendiqué du tout petit Etat du Vermont (nord-est), Bernie Sanders a été tout autant une surprise dans cette campagne présidentielle américaine que Donald Trump côté républicain. Peu connu, pas spécialement charismatique, il avait démarré sans un sou. Les experts prédisaient son élimination rapide.
sda-ats