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Le Norvégien, champion olympique du 400m haies après avoir explosé le record du monde (45''94) mardi, a toujours affirmé que sa plus grande peur n'était pas de perdre, mais de ne plus s'améliorer.
Karsten Warholm gagne encore, progresse toujours: il est heureux même si ça ne s'est pas vu tout de suite, mardi en finale du 400m haies masculin, lorsque le Norvégien a déchiré son maillot sitôt après avoir franchi la ligne dans un état second (mais en première position).
L'image restera pour toujours dans l'histoire olympique, parce qu'elle est magnifique, c'est vrai, mais surtout parce qu'elle incarne l'un des plus grands exploits de l'athlétisme moderne: le hurdler norvégien a brisé la barrière des 46'' pour établir un nouveau record du monde à 45''94.
Deuxième en 46''17, l'Américain Rai Benjamin a également fait nettement mieux que l'ancien record (46''70), ce qui a sans doute eu pour effet de pousser le Norvégien de 25 ans dans ses derniers retranchements, lui qui a senti le souffle de son rival durant toute la course.
Titré aux Européens de Berlin 2018, aux Mondiaux de Doha 2019 et désormais aux Jeux olympiques de Tokyo, Karsten Warholm n'arrête plus de gagner, mais surtout de progresser, ce qui est l'élément le plus essentiel à ses yeux. Il l'a répété dans plusieurs entretiens ces dernières années: il redoute de ne plus faire mieux, de ne plus devenir une meilleure version de lui-même.
Cela signifie qu'il cherchera encore à améliorer son record du monde, ce qui est une excellente nouvelle pour le public, mais une terrible pour ses adversaires.