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CANTON DE VAUD TRIBUNAL ADMINISTRATIF Arrêt du 18 février 2003 sur le recours formé par X.________, ressortissant roumain, représenté par l'avocat Christophe Tafelmacher, à Lausanne, contre la décision du Service de la population (ci-après SPOP) du 2 mai 2002, refusant de lui délivrer une autorisation de séjour. * * * * * * * * * * * * * * * * Composition de la section: M. Pierre-André Marmier, président; Mme Dina Charif Feller et M. Pierre Allenbach, assesseurs. Greffier: M. Gilles-Antoine Hofstetter. constate ce qui suit en fait et en droit : vu l'entrée en Suisse du recourant le 25 novembre 1981 et l'octroi à celui-ci de l'asile le 1er avril 1982, vu la décision des autorités tessinoises de police des étrangers du 27 octobre 2000, confirmée par l'instance de recours le 6 février 2001, de ne pas renouveler le permis de séjour du recourant et lui impartissant un délai pour quitter le territoire cantonal, vu la requête d'autorisation de séjour adressée le 12 décembre 2001 au SPOP, vu la décision du 9 janvier 2002 de l'Office fédéral des étrangers (ci-après : OFE) étendant l'ordre de départ cantonal à l'ensemble du territoire suisse, vu l'annulation par l'OFE le 11 avril 2002, sur recours formé le 8 février 2002, de la décision d'extension précitée, vu la décision du SPOP du 2 mai 2002 refusant de délivrer une autorisation de séjour au recourant, vu le recours formé le 23 mai 2002, vu la décision incidente du 30 mai 2002, accordant l'effet suspensif au recours, vu les déterminations du SPOP du 12 juin 2002 proposant le rejet du recours, vu les observations du 29 juillet 2002 du recourant, vu la révocation du 16 octobre 2002 par l'Office fédéral des réfugiés (ci-après: ORD) de l'asile octroyé au recourant et le recours interjeté le 19 novembre contre ladite décision, vu les pièces du dossier; considérant que, conforme aux exigences posées par l'art. 31 LJPA, le recours est recevable à la forme; considérant que, selon l'art. 36 LJPA, le pouvoir d'examen du Tribunal administratif s'étend à la violation du droit, y compris l'excès ou l'abus du pouvoir d'appréciation (litt. a), à la constatation inexacte ou incomplète de faits pertinents (litt. b), ainsi qu'à l'inopportunité si la loi spéciale le prévoit (litt. c), cette dernière hypothèse n'étant pas réalisée en l'espèce, que l'abus de pouvoir, en droit suisse, peut consister en un détournement de pouvoir (on désigne ainsi l'acte accompli par l'autorité dans les limites de ses attributions, mais pour des motifs étrangers à ceux dont elle doit s'inspirer) ou, compris plus largement, en un comportement arbitraire ou recouvrant une violation manifeste de certains droits ou principes constitutionnels (voir notamment TA, arrêts PE 96/0443 du 19 janvier 1999, PE 99/0339 du 14 avril 2000, PE 00/0301 du 22 mars 2001 et PE 00/0632 du 3 décembre 2001); considérant qu'aux termes de l'art. 1er de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (ci-après LSEE), tout étranger a le droit de résider sur le territoire suisse s'il est au bénéfice d'une autorisation de séjour et d'établissement, qu'à teneur de l'art. 16 LSEE, les autorités doivent tenir compte, pour les autorisations, des intérêts moraux et économiques du pays ainsi que du degré de surpopulation étrangère, qu'ainsi les ressortissants étrangers ne bénéficient normalement d'aucun droit à l'obtention d'une autorisation de séjour; considérant que le recourant invoque l'art. 60 al. 1 de la Loi sur l'asile (ci-après: LAsi), lequel prévoit que quiconque a obtenu l'asile en Suisse a droit à une autorisation de séjour dans le canton où il séjourne légalement, qu'aux termes de l'art. 41 al. 1 de l'Ordonnance 1 sur l'asile relative à la procédure (ci-après: OA 1), les conditions de résidence d'une personne qui a obtenu l'asile en Suisse sont réglementées par le canton auquel cette personne a, une fois entrée en Suisse, été attribuée, qu'il apparaît ainsi que le réfugié ne peut se prévaloir du droit à l'autorisation de séjour conféré par l'art. 60 LAsi que dans le canton auquel il a été attribué en tant que requérant d'asile, que, s'agissant des autres cantons, il a lieu d'appliquer non pas la LAsi, mais les dispositions valables pour les étrangers en général, qu'en l'espèce, le recourant, qui a été attribué lors de son entrée en Suisse au canton du Tessin, ne peut donc pas se prévaloir de l'art. 60 LAsi à l'appui d'une demande d'autorisation de séjour déposée dans le canton de Vaud; considérant en outre que le recourant prétend que les dispositions de la LAsi ne peuvent pas exactement s'appliquer à son endroit car il est entré en Suisse à une époque où le système de la répartition cantonale n'existait pas encore; il n'y aurait donc pas, en l'occurrence, de canton répondant à la définition de l'art. 41 OA 1, qu'il sied de rappeler néanmoins que lorsqu'une nouvelle législation affecte des relations administratives en cours, notamment des relations résultant de décisions ayant des effets continus, périodiques ou ayant créé une situation de fait durable, la nouvelle règle s'applique après son entrée en vigueur (cf. à ce sujet Blaise Knapp, Précis de droit administratif, Bâle 1991, p. 116 n°555), qu'ainsi, force est d'admettre que le nouveau droit en vigueur, en particulier l'art. 41 OA 1, s'applique au recourant et, par voie de conséquence, qu'il revient aux autorités tessinoises et non aux autorités vaudoises de réglementer les conditions de séjour de celui-ci lorsqu'il se prévaut de son statut de réfugié; considérant qu'à titre principal le SPOP oppose aux recourants l'art. 10 al. 1 litt. a et b LSEE aux termes duquel un étranger peut être expulsé de Suisse ou d'un canton s'il a été condamné par une autorité judiciaire pour crime ou délit ou si sa conduite, dans son ensemble, et ses actes permettent de conclure qu'il ne veut pas s'adapter à l'ordre établi dans le pays qui lui offre l'hospitalité ou qu'il n'en est pas capable, qu'en l'espèce, comme l'a relevé l'autorité intimée, le comportement du recourant a donné lieu, entre 1987 et 2000, aux plaintes et condamnations suivantes: - en 1987/1988, 87 et 60 jours de prison pour des motifs qui ne ressortent pas clairement du dossier, - en 1989, 6 mois d'emprisonnement, pour des infractions à la LStup notamment, - en 1991, 7 mois d'emprisonnement, pour des infractions à la LCR et à la LFStup, - entre fin 1991 et 1992, diverses condamnations allant de 3 à 90 jours d'emprisonnement, pour des motifs semblables, - le 30 mars 1994, 90 jours d'emprisonnement, pour des motifs semblables, - en août 1995, 74 jours pour divers vols, - en février 1996, 25 jours, pour des infractions à la LFStup, - en février 1998, 6 mois, pour infractions à la LFStup et pour vol, - en janvier 1999, 15 jours, pour infraction à la LFStup et à la LCR, - en juillet 1999, 90 jours, pour vol, violation de domicile, infraction à la LCR ainsi qu'à la LFStup, - en novembre 1999, 20 jours, pour vol et infraction à la LFStup, - en décembre 1999, 30 jours, pour vol, infraction à la LCR et à la LFStup, violence contre un policier, - en février 2000, 90 jours, pour vol, infraction à la LCR et à la LFStup, que force est dès lors de constater que le recourant a enfreint l'ordre public à de multiples reprises, qu'il s'avère d'ailleurs que les autorités tessinoises ont été amenées, en raison dudit comportement, à révoquer le permis de séjour de celui-ci, qu'en définitive, le SPOP était fondé, sur la base de ce qui précède, à refuser de délivrer une autorisation de séjour au recourant; considérant en conclusion que, le SPOP n'ayant pas abusé de son large pouvoir d'appréciation, le recours doit être rejeté, que, vu le sort du pourvoi, il y a lieu de mettre à la charge du recourant, qui succombe, un émolument de justice de 500 francs, montant compensé par l'avance de frais opérée, qu'enfin, un nouveau délai de départ doit lui être imparti. Par ces motifs le Tribunal administratif arrête: I. Le recours est rejeté. II. La décision du SPOP du 2 mai 2002 est confirmée. III. Un délai échéant le 20 mars 2003 est imparti au recourant pour quitter le territoire vaudois. IV. Un émolument de justice de 500 (cinq cents) francs est mis à la charge du recourant. Lausanne, le 18 février 2003 Le président: Le greffier: Le présent arrêt est notifié : - au recourant, par l'intermédiaire de Me Christophe Tafelmacher, avocat à Lausanne, sous pli recommandé; - au SPOP Annexe pour le SPOP : son dossier en retour

CANTON DE VAUD

CANTON DE VAUD TRIBUNAL ADMINISTRATIF

TRIBUNAL ADMINISTRATIF Arrêt du 18 février 2003

Arrêt du 18 février 2003 sur le recours formé par X.________, ressortissant roumain, représenté par l'avocat Christophe Tafelmacher, à Lausanne,

sur le recours formé par X.________, ressortissant roumain, représenté par l'avocat Christophe Tafelmacher, à Lausanne, contre

contre la décision du Service de la population (ci-après SPOP) du 2 mai 2002, refusant de lui délivrer une autorisation de séjour. la décision du Service de la population (ci-après SPOP) du 2 mai 2002, refusant de lui délivrer une autorisation de séjour. * * * * * * * * * * * * * * * *

* * * * * * * * * * * * * * * * Composition de la section: M. Pierre-André Marmier, président; Mme Dina Charif Feller et M. Pierre Allenbach, assesseurs. Greffier: M. Gilles-Antoine Hofstetter.

Composition de la section: M. Pierre-André Marmier, président; Mme Dina Charif Feller et M. Pierre Allenbach, assesseurs. Greffier: M. Gilles-Antoine Hofstetter. constate ce qui suit en fait et en droit :

constate ce qui suit en fait et en droit : vu l'entrée en Suisse du recourant le 25 novembre 1981 et l'octroi à celui-ci de l'asile le 1er avril 1982,

vu l'entrée en Suisse du recourant le 25 novembre 1981 et l'octroi à celui-ci de l'asile le 1er avril 1982, vu la décision des autorités tessinoises de police des étrangers du 27 octobre 2000, confirmée par l'instance de recours le 6 février 2001, de ne pas renouveler le permis de séjour du recourant et lui impartissant un délai pour quitter le territoire cantonal,

vu la décision des autorités tessinoises de police des étrangers du 27 octobre 2000, confirmée par l'instance de recours le 6 février 2001, de ne pas renouveler le permis de séjour du recourant et lui impartissant un délai pour quitter le territoire cantonal, vu la requête d'autorisation de séjour adressée le 12 décembre 2001 au SPOP,

vu la requête d'autorisation de séjour adressée le 12 décembre 2001 au SPOP, vu la décision du 9 janvier 2002 de l'Office fédéral des étrangers (ci-après : OFE) étendant l'ordre de départ cantonal à l'ensemble du territoire suisse,

vu la décision du 9 janvier 2002 de l'Office fédéral des étrangers (ci-après : OFE) étendant l'ordre de départ cantonal à l'ensemble du territoire suisse, vu l'annulation par l'OFE le 11 avril 2002, sur recours formé le 8 février 2002, de la décision d'extension précitée,

vu l'annulation par l'OFE le 11 avril 2002, sur recours formé le 8 février 2002, de la décision d'extension précitée, vu la décision du SPOP du 2 mai 2002 refusant de délivrer une autorisation de séjour au recourant,

vu la décision du SPOP du 2 mai 2002 refusant de délivrer une autorisation de séjour au recourant, vu le recours formé le 23 mai 2002,

vu le recours formé le 23 mai 2002, vu la décision incidente du 30 mai 2002, accordant l'effet suspensif au recours,

vu la décision incidente du 30 mai 2002, accordant l'effet suspensif au recours, vu les déterminations du SPOP du 12 juin 2002 proposant le rejet du recours,

vu les déterminations du SPOP du 12 juin 2002 proposant le rejet du recours, vu les observations du 29 juillet 2002 du recourant,

vu les observations du 29 juillet 2002 du recourant, vu la révocation du 16 octobre 2002 par l'Office fédéral des réfugiés (ci-après: ORD) de l'asile octroyé au recourant et le recours interjeté le 19 novembre contre ladite décision,

vu la révocation du 16 octobre 2002 par l'Office fédéral des réfugiés (ci-après: ORD) de l'asile octroyé au recourant et le recours interjeté le 19 novembre contre ladite décision, vu les pièces du dossier;

vu les pièces du dossier; considérant que, conforme aux exigences posées par l'art. 31 LJPA, le recours est recevable à la forme;

considérant que, conforme aux exigences posées par l'art. 31 LJPA, le recours est recevable à la forme; considérant que, selon l'art. 36 LJPA, le pouvoir d'examen du Tribunal administratif s'étend à la violation du droit, y compris l'excès ou l'abus du pouvoir d'appréciation (litt. a), à la constatation inexacte ou incomplète de faits pertinents (litt. b), ainsi qu'à l'inopportunité si la loi spéciale le prévoit (litt. c), cette dernière hypothèse n'étant pas réalisée en l'espèce,

considérant que, selon l'art. 36 LJPA, le pouvoir d'examen du Tribunal administratif s'étend à la violation du droit, y compris l'excès ou l'abus du pouvoir d'appréciation (litt. a), à la constatation inexacte ou incomplète de faits pertinents (litt. b), ainsi qu'à l'inopportunité si la loi spéciale le prévoit (litt. c), cette dernière hypothèse n'étant pas réalisée en l'espèce, que l'abus de pouvoir, en droit suisse, peut consister en un détournement de pouvoir (on désigne ainsi l'acte accompli par l'autorité dans les limites de ses attributions, mais pour des motifs étrangers à ceux dont elle doit s'inspirer) ou, compris plus largement, en un comportement arbitraire ou recouvrant une violation manifeste de certains droits ou principes constitutionnels (voir notamment TA, arrêts PE 96/0443 du 19 janvier 1999, PE 99/0339 du 14 avril 2000, PE 00/0301 du 22 mars 2001 et PE 00/0632 du 3 décembre 2001);

que l'abus de pouvoir, en droit suisse, peut consister en un détournement de pouvoir (on désigne ainsi l'acte accompli par l'autorité dans les limites de ses attributions, mais pour des motifs étrangers à ceux dont elle doit s'inspirer) ou, compris plus largement, en un comportement arbitraire ou recouvrant une violation manifeste de certains droits ou principes constitutionnels (voir notamment TA, arrêts PE 96/0443 du 19 janvier 1999, PE 99/0339 du 14 avril 2000, PE 00/0301 du 22 mars 2001 et PE 00/0632 du 3 décembre 2001); considérant qu'aux termes de l'art. 1er de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (ci-après LSEE), tout étranger a le droit de résider sur le territoire suisse s'il est au bénéfice d'une autorisation de séjour et d'établissement,

considérant qu'aux termes de l'art. 1er de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (ci-après LSEE), tout étranger a le droit de résider sur le territoire suisse s'il est au bénéfice d'une autorisation de séjour et d'établissement, qu'à teneur de l'art. 16 LSEE, les autorités doivent tenir compte, pour les autorisations, des intérêts moraux et économiques du pays ainsi que du degré de surpopulation étrangère,

qu'à teneur de l'art. 16 LSEE, les autorités doivent tenir compte, pour les autorisations, des intérêts moraux et économiques du pays ainsi que du degré de surpopulation étrangère, qu'ainsi les ressortissants étrangers ne bénéficient normalement d'aucun droit à l'obtention d'une autorisation de séjour;

qu'ainsi les ressortissants étrangers ne bénéficient normalement d'aucun droit à l'obtention d'une autorisation de séjour; considérant que le recourant invoque l'art. 60 al. 1 de la Loi sur l'asile (ci-après: LAsi), lequel prévoit que quiconque a obtenu l'asile en Suisse a droit à une autorisation de séjour dans le canton où il séjourne légalement,

considérant que le recourant invoque l'art. 60 al. 1 de la Loi sur l'asile (ci-après: LAsi), lequel prévoit que quiconque a obtenu l'asile en Suisse a droit à une autorisation de séjour dans le canton où il séjourne légalement, qu'aux termes de l'art. 41 al. 1 de l'Ordonnance 1 sur l'asile relative à la procédure (ci-après: OA 1), les conditions de résidence d'une personne qui a obtenu l'asile en Suisse sont réglementées par le canton auquel cette personne a, une fois entrée en Suisse, été attribuée,

qu'aux termes de l'art. 41 al. 1 de l'Ordonnance 1 sur l'asile relative à la procédure (ci-après: OA 1), les conditions de résidence d'une personne qui a obtenu l'asile en Suisse sont réglementées par le canton auquel cette personne a, une fois entrée en Suisse, été attribuée, qu'il apparaît ainsi que le réfugié ne peut se prévaloir du droit à l'autorisation de séjour conféré par l'art. 60 LAsi que dans le canton auquel il a été attribué en tant que requérant d'asile,

qu'il apparaît ainsi que le réfugié ne peut se prévaloir du droit à l'autorisation de séjour conféré par l'art. 60 LAsi que dans le canton auquel il a été attribué en tant que requérant d'asile, que, s'agissant des autres cantons, il a lieu d'appliquer non pas la LAsi, mais les dispositions valables pour les étrangers en général,

que, s'agissant des autres cantons, il a lieu d'appliquer non pas la LAsi, mais les dispositions valables pour les étrangers en général, qu'en l'espèce, le recourant, qui a été attribué lors de son entrée en Suisse au canton du Tessin, ne peut donc pas se prévaloir de l'art. 60 LAsi à l'appui d'une demande d'autorisation de séjour déposée dans le canton de Vaud;

qu'en l'espèce, le recourant, qui a été attribué lors de son entrée en Suisse au canton du Tessin, ne peut donc pas se prévaloir de l'art. 60 LAsi à l'appui d'une demande d'autorisation de séjour déposée dans le canton de Vaud; considérant en outre que le recourant prétend que les dispositions de la LAsi ne peuvent pas exactement s'appliquer à son endroit car il est entré en Suisse à une époque où le système de la répartition cantonale n'existait pas encore; il n'y aurait donc pas, en l'occurrence, de canton répondant à la définition de l'art. 41 OA 1,

considérant en outre que le recourant prétend que les dispositions de la LAsi ne peuvent pas exactement s'appliquer à son endroit car il est entré en Suisse à une époque où le système de la répartition cantonale n'existait pas encore; il n'y aurait donc pas, en l'occurrence, de canton répondant à la définition de l'art. 41 OA 1, qu'il sied de rappeler néanmoins que lorsqu'une nouvelle législation affecte des relations administratives en cours, notamment des relations résultant de décisions ayant des effets continus, périodiques ou ayant créé une situation de fait durable, la nouvelle règle s'applique après son entrée en vigueur (cf. à ce sujet Blaise Knapp, Précis de droit administratif, Bâle 1991, p. 116 n°555),

qu'il sied de rappeler néanmoins que lorsqu'une nouvelle législation affecte des relations administratives en cours, notamment des relations résultant de décisions ayant des effets continus, périodiques ou ayant créé une situation de fait durable, la nouvelle règle s'applique après son entrée en vigueur (cf. à ce sujet Blaise Knapp, Précis de droit administratif, Bâle 1991, p. 116 n°555), qu'ainsi, force est d'admettre que le nouveau droit en vigueur, en particulier l'art. 41 OA 1, s'applique au recourant et, par voie de conséquence, qu'il revient aux autorités tessinoises et non aux autorités vaudoises de réglementer les conditions de séjour de celui-ci lorsqu'il se prévaut de son statut de réfugié;

qu'ainsi, force est d'admettre que le nouveau droit en vigueur, en particulier l'art. 41 OA 1, s'applique au recourant et, par voie de conséquence, qu'il revient aux autorités tessinoises et non aux autorités vaudoises de réglementer les conditions de séjour de celui-ci lorsqu'il se prévaut de son statut de réfugié; considérant qu'à titre principal le SPOP oppose aux recourants l'art. 10 al. 1 litt. a et b LSEE aux termes duquel un étranger peut être expulsé de Suisse ou d'un canton s'il a été condamné par une autorité judiciaire pour crime ou délit ou si sa conduite, dans son ensemble, et ses actes permettent de conclure qu'il ne veut pas s'adapter à l'ordre établi dans le pays qui lui offre l'hospitalité ou qu'il n'en est pas capable,

considérant qu'à titre principal le SPOP oppose aux recourants l'art. 10 al. 1 litt. a et b LSEE aux termes duquel un étranger peut être expulsé de Suisse ou d'un canton s'il a été condamné par une autorité judiciaire pour crime ou délit ou si sa conduite, dans son ensemble, et ses actes permettent de conclure qu'il ne veut pas s'adapter à l'ordre établi dans le pays qui lui offre l'hospitalité ou qu'il n'en est pas capable, qu'en l'espèce, comme l'a relevé l'autorité intimée, le comportement du recourant a donné lieu, entre 1987 et 2000, aux plaintes et condamnations suivantes:

qu'en l'espèce, comme l'a relevé l'autorité intimée, le comportement du recourant a donné lieu, entre 1987 et 2000, aux plaintes et condamnations suivantes: - en 1987/1988, 87 et 60 jours de prison pour des motifs qui ne ressortent pas clairement du dossier,

en 1987/1988, 87 et 60 jours de prison pour des motifs qui ne ressortent pas clairement du dossier, - en 1989, 6 mois d'emprisonnement, pour des infractions à la LStup notamment,

- en 1989, 6 mois d'emprisonnement, pour des infractions à la LStup notamment, - en 1991, 7 mois d'emprisonnement, pour des infractions à la LCR et à la LFStup,

- en 1991, 7 mois d'emprisonnement, pour des infractions à la LCR et à la LFStup, - entre fin 1991 et 1992, diverses condamnations allant de 3 à 90 jours d'emprisonnement, pour des motifs semblables,

- entre fin 1991 et 1992, diverses condamnations allant de 3 à 90 jours d'emprisonnement, pour des motifs semblables, - le 30 mars 1994, 90 jours d'emprisonnement, pour des motifs semblables,

- le 30 mars 1994, 90 jours d'emprisonnement, pour des motifs semblables, - en août 1995, 74 jours pour divers vols,

- en août 1995, 74 jours pour divers vols, - en février 1996, 25 jours, pour des infractions à la LFStup,

- en février 1996, 25 jours, pour des infractions à la LFStup, - en février 1998, 6 mois, pour infractions à la LFStup et pour vol,

- en février 1998, 6 mois, pour infractions à la LFStup et pour vol, - en janvier 1999, 15 jours, pour infraction à la LFStup et à la LCR,

- en janvier 1999, 15 jours, pour infraction à la LFStup et à la LCR, - en juillet 1999, 90 jours, pour vol, violation de domicile, infraction à la LCR ainsi qu'à la LFStup,

- en juillet 1999, 90 jours, pour vol, violation de domicile, infraction à la LCR ainsi qu'à la LFStup, - en novembre 1999, 20 jours, pour vol et infraction à la LFStup,

- en novembre 1999, 20 jours, pour vol et infraction à la LFStup, - en décembre 1999, 30 jours, pour vol, infraction à la LCR et à la LFStup, violence contre un policier,

- en décembre 1999, 30 jours, pour vol, infraction à la LCR et à la LFStup, violence contre un policier, - en février 2000, 90 jours, pour vol, infraction à la LCR et à la LFStup,

- en février 2000, 90 jours, pour vol, infraction à la LCR et à la LFStup, que force est dès lors de constater que le recourant a enfreint l'ordre public à de multiples reprises,

que force est dès lors de constater que le recourant a enfreint l'ordre public à de multiples reprises, qu'il s'avère d'ailleurs que les autorités tessinoises ont été amenées, en raison dudit comportement, à révoquer le permis de séjour de celui-ci,

qu'il s'avère d'ailleurs que les autorités tessinoises ont été amenées, en raison dudit comportement, à révoquer le permis de séjour de celui-ci, qu'en définitive, le SPOP était fondé, sur la base de ce qui précède, à refuser de délivrer une autorisation de séjour au recourant;

qu'en définitive, le SPOP était fondé, sur la base de ce qui précède, à refuser de délivrer une autorisation de séjour au recourant; considérant en conclusion que, le SPOP n'ayant pas abusé de son large pouvoir d'appréciation, le recours doit être rejeté,

considérant en conclusion que, le SPOP n'ayant pas abusé de son large pouvoir d'appréciation, le recours doit être rejeté, que, vu le sort du pourvoi, il y a lieu de mettre à la charge du recourant, qui succombe, un émolument de justice de 500 francs, montant compensé par l'avance de frais opérée,

que, vu le sort du pourvoi, il y a lieu de mettre à la charge du recourant, qui succombe, un émolument de justice de 500 francs, montant compensé par l'avance de frais opérée, qu'enfin, un nouveau délai de départ doit lui être imparti. qu'enfin, un nouveau délai de départ doit lui être imparti. Par ces motifs le Tribunal administratif arrête:

Par ces motifs le Tribunal administratif arrête: I. Le recours est rejeté.

I. Le recours est rejeté. II. La décision du SPOP du 2 mai 2002 est confirmée.

II. La décision du SPOP du 2 mai 2002 est confirmée. III. Un délai échéant le 20 mars 2003 est imparti au recourant pour quitter le territoire vaudois.

III. Un délai échéant le 20 mars 2003 est imparti au recourant pour quitter le territoire vaudois. IV. Un émolument de justice de 500 (cinq cents) francs est mis à la charge du recourant.

IV. Un émolument de justice de 500 (cinq cents) francs est mis à la charge du recourant. Lausanne, le 18 février 2003

Lausanne, le 18 février 2003 Le président: Le greffier:

Le président: Le greffier: Le présent arrêt est notifié :

Le présent arrêt est notifié : - au recourant, par l'intermédiaire de Me Christophe Tafelmacher, avocat à Lausanne, sous pli recommandé;

- au recourant, par l'intermédiaire de Me Christophe Tafelmacher, avocat à Lausanne, sous pli recommandé; - au SPOP

- au SPOP Annexe pour le SPOP : son dossier en retour

Annexe pour le SPOP : son dossier en retour