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Lorsqu'on la regarde depuis le lac, on y voit son vignoble, avec les pieds dans l'eau, de Saint-Saphorin à Corseaux, jusqu'au village, jusqu'à la forêt, cordon boisé au-delà duquel on trouve la pente raide, enviée, convoitée par tous ceux qui rêvent d'y construire la maison de leur vie, face au sud, face aux montagnes de Savoie.
Encore plus haut, c'est la pente douce, avec les prés qui s'étirent jusqu'au sommet du Mont-Pèlerin, culminant à 1081 m. Le philosophe vaudois Charles Secrétan écrivait dans les "Paysages vaudois", en 1895, à propos du Pèlerin : "le charme du Pèlerin vient de ce que ce n'est pas une vue, mais une succession de vues très variées, bien que séparées, dont quelques-unes n'ont pas un seul élément commun avec quelques autres. Et ce n'est pas seulement ces vues, c'est le sol où l'on pose les pieds qui vous réjouit. De petits déserts, une succession d'accidents toujours gracieux dont de fréquentes visites n'épuisent pas le nombre et qu'il serait impossible de décrire".