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Nouveaux enseignants 2018-2019
ALTO | Máté Szücs
Máté Szücs est un altiste hongrois diplômé de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth et lauréat du Concours Reine Elizabeth en 2009. Sa carrière débute en 2003 comme musicien d'orchestre et altiste principal et on le retrouve alors à la Koninklijke Filharmonie van Vlaanderen d’Anvers, au Bamberger Symphoniker, à la Staatskapelle de Dresde, au Frankfurt Radio Symphony Orchestra, à la Deutsche Kammerphilharmonie Bremen (alto solo de 2008 à 2012) et au Berliner Philharmoniker.
Récompensé par de nombreux prix de renom tel que l’International Violin and Viola Competition de Liège, finaliste de l’International Viola Competition Jean Françaix de Paris et lauréat de l’International Music Competition Tenuto de Brussels, Máté Szücs se produit avec divers ensemble de musique de chambre. Il joue notamment avec le Mendelssohn Ensemble, le Trio Dor, l’Enigma Ensemble et le Fragments Ensemble.
De septembre 2011 à août 2018, il est le premier alto solo de l'Orchestre philharmonique de Berlin. Máté Szűcs se produit en concert dans toute l'Europe comme soliste et comme chambriste et il enseigne aussi au Thy Chamber Music Festival au Danemark.
VIOLON | Aline Champion
Aline Champion choisit le violon à l’âge de 5 ans. À 11 ans, elle est acceptée en classe supérieure au Conservatoire de musique de Genève, aujourd’hui la Haute école de musique de Genève, et la même année, elle fait ses débuts de soliste au Victoria Hall. Puis, elle poursuit sa formation chez Tibor Varga et Yehudi Menuhin, passe son diplôme de soliste à Utrecht, rejoint l’Orchestre de Radio Cologne (violon-solo) avant de devenir, en 2000, premier violon de l’Orchestre philharmonique de Berlin.
Aline Champion a plusieurs cordes à son archet. Elle donne régulièrement des masterclasses pour de jeunes artistes. Elle fait partie des «Schweizer Philharmoniker», les membres suisses de son orchestre berlinois. On la retrouve à Lucerne, Salzbourg, Baden-Baden, Paris, Londres sans parler des tournées qu’effectue chaque année la Philharmonie en Asie et en Amérique du Nord.
VIOLONCELLE | David Pia
Né en 1982 en Suisse dans une famille musicale et active sur le plan culturel, David Pia grandit à Bâle et commence à jouer très jeune du violoncelle. Il suit les cours d’Antonio Meneses, d'abord en privé puis au sein de l'Académie de musique de Bâle. Meneses a eu une grande influence sur David Pia non seulement en ce qui concerne la recherche de la perfection instrumentale, mais surtout dans l'expression musicale. Pia a ensuite étudié avec Clemens Hagen au Mozarteum Salzburg, ce qui a encore élargi sa perspective de la musique.
En plus des concerts en tant que soliste, qui sont au cœur de son travail, David Pia nourrit un amour particulier pour la musique de chambre. Outre son ancien mentor de musique de chambre Gérard Wyss, Claudio Abbado, Bobby McFerrin et Kit Armstrong font partie des rencontres qui ont eu une influence durable sur lui. En 2006-2008, David Pia a également joué comme violoncelle solo dans l'Orchestre de la Radio de Munich. En 2007, il est lauréat du Concours Tchaïkovski à Moscou, en 2010 il donne son premier récital au Festival de Lucerne et, en 2015, il reçoit le Prix de l'Ambassadeur de Suisse et enregistre son premier CD.
Pour en savoir plus:
Site internet personnel de David Pia
HARPE | Sandrine Chatron
Sandrine Chatron est une harpiste curieuse, défricheuse et aux multiples facettes. Elle occupe le poste de harpe solo depuis 2009 au Nederlands Philarmonisch Orkest et a enseigné au Conservatoire d'Amsterdam depuis 2012. Diplômée du Conservatoire National Supérieur de musique de Paris en 1994 en harpe et en musique de chambre, Sandrine Chatron est lauréate des Concours Louise Charpentier (1998), de musique de chambre d’Arles (1999), et de la Fondation Banque Populaire (2000). Elle a étudié avec Gérard Devos, Marie-Claire Jamet, Frédérique Cambrelig et Germaine Lorenzini.
Elle défend avec ardeur un large répertoire, de la harpe à simple mouvement à la création contemporaine. Elle est membre de l’Ensemble Calliopée et du Trio Polycordes. En tant que soliste, elle s’est produite dans le cadre du festival Présences, au Théâtre des Champs-Elysées, au Musée d’Orsay, à Radio France et au Concertgebouw d'Amsterdam.
Elle a créé de nombreuses œuvres, dont celles de Pierre Boulez, Krystof Maratka, Susumu Yoshida, Ricardo Nillni, Frédérick Martin, Luis Naon, Alexandros Markeas, Robin De Raaf, Fabien Cali...
Avec le Trio Polycordes elle a publié deux CDs en 2017 et 2018 pour le label La Follia –Madrigal.
Soucieuse de défendre un répertoire inédit ou méconnu, elle a signé plusieurs albums solo remarqués par la critique, pour Naïve- Ambroisie, Aparté : André Caplet et ses contemporains (2005), Le Salon de musique de Marie-Antoinette (2009) et A British Promenade (2017), et a une importante discographie en musique de chambre et en orchestre.
Elle collabore avec l’Ensemble Intercontemporain, l’Ensemble Klangforum-Wien, le Royal Concertgebouw Orchestra, l’Orchestre National de France, les Berliner Philharmoniker et le Lucerne Festival Orchestra et a joué sous la direction de chefs tels Claudio Abbado, Ricardo Muti, Georges Prêtre, Sir Simon Rattle, Pierre Boulez, Daniele Gatti.
Pour en savoir plus:
Site internet personnel de Sandrine Chatron
HARPES ANCIENNES | Maria CHRISTINA Cleary
Originaire d’Irlande et de ses traditions musicales en harpe, Maria Christina Cleary est considérée internationalement comme une virtuose au toucher particulièrement sensible et beau. Elle est une des rares spécialistes en harpe médiévale qui promeut des techniques nouvelles, notamment de pédales utilisées exclusivement sur les harpes à simple mécanisme. Celles-ci lui ont permis de développer une manière nouvelle d’interpréter les œuvres médiévales et de la Renaissance. Elle s’est formée à Dublin, Londres, La Haye et Bruxelles auprès de Susanna Mildonian, ainsi qu’à l’Université de Leiden aux Pays-Bas. Elle a de nombreux prix à son palmarès tels que la Utrecht Early Music Competition, la Nippon International Harp Competition ou encore la Dutch National Harp Competition.
Maria Christina Cleary enregistre régulièrement des CDs tels que So mach’ die Augen zu, le premier CD de Louis Spohr avec les instruments originaux et les techniques musicales de l’époque. Elle réalise un autre CD Le Grazie del Violino avec son duo Arparla qui présente des œuvres de compositeurs italiens du XVIIe siècle tels que Frescobaldi, Merula, Uccellini et Rossi dans lequel elle utilise exclusivement la harpe comme accompagnement ou instrument solo.
Elle enseigne la harpe médiévale, l’improvisation et la musique de chambre avec les harpes anciennes et actuelles, dans des institutions telles que la Guildhall School of Music de Londres, les Conservatoires de Singapour, Brisbane, Venise et Padoue, l’Académie de musique de Cracovie, l’Académie Sibelius d’Helsinki, l’Urbino Summer Music Festival et la Julliard School de New York.
Pour en savoir plus:
Biographie de Maria Christina Cleary sur le site du duo Arparla
MUSIQUE DE CHAMBRE AVEC PIANO | Diana Ketler
Encouragée par son père, baryton d'opéra bien connu, et sa mère, chef de chœur et professeur de chant, Diana Ketler a étudié à l'école de musique spécialisée Emils Darzins et à l’Académie de musique lettone Jazeps Vitols à Riga, puis à l'Université Mozarteum de Salzburg et à la Royal Academy of Music de Londres. Elle a commencé à se produire en tant que soliste dès son plus jeune âge, faisant ses débuts avec l'Orchestre symphonique national letton sous la baguette de Vassily Sinaisky.
Sa vie de concertiste l’a emmenée en tant que soliste et chambriste dans de nombreux grands centres musicaux d'Europe, d'Asie et des Etats-Unis. Elle est régulièrement invitée aux grands festivals internationaux et ses concerts ont été diffusés à la télévision et à la radio. Elle a enregistré cinq CDs primés pour Solo Musica de Munich. Elle s'intéresse vivement au répertoire contemporain et a travaillé avec des compositeurs tels que Peteris Vasks, Arvo Pärt, Franco Donatoni ou György Ligeti. Elle aime la musique de chambre et a collaboré avec de nombreux artistes, dont Wolfram Christ, Konstantin Lifschitz, Frans Helmerson, Gilles Apap, Alexander Zemtsov, Vladimir Mendelssohn, Mihaela Martin, Boris Brovtsyn, Alina Pogostkina, Philippe Graffin, Vilde Frang, Juliane Banse, Marc Padmore et beaucoup d'autres.
Diana Ketler est membre fondateur de l'Ensemble Raro, l'un des ensembles de musique de chambre les plus renommés et les plus acclamés d'Europe. Avec l'altiste Razvan Popovici, elle a fondé le Festival Chiemgauer Musikfrühling en Bavière, dont la 15e édition a lieu en 2018, et le Festival SoNoRo à Bucarest qui est devenu au fil des années l'un des festivals de musique de chambre les plus passionnants et les plus importants d'aujourd'hui. Diana est la directrice artistique de ces deux festivals.
Elle est également co-fondatrice d'un programme international de musique de chambre qui se déroule en Roumanie, en Italie et en Allemagne et accorde des bourses à de jeunes musiciens talentueux pour étudier et se produire avec leurs collègues plus expérimentés.
Diana est professeur de piano à la Royal Academy of Music de Londres. Elle a reçu le Latvian Great Music Award, la plus haute distinction lettone dans le domaine de la musique classique.
En 2016, Diana a été élue "Fellow" de la Royal Academy of Music de Londres.
Pour en savoir plus:
Biographie de Diana Ketler sur le site de l'Ensemble Raro
CONTREPOINT | Niels Berentsen
Niels Berentsen est chanteur, chercheur et professeur. Il dirige L'Ensemble Diskantores et se produit régulièrement comme ténor soliste dans des cantates et des oratorios avec des ensembles vocaux tels que The Ascoli Ensemble de La Haye et Capella Sancta Maria d’Amsterdam. Niels Berentsen fait ses débuts à l'opéra en 2015, en tant que Grimoaldo dans une production de Rodelinda de Georg Friedrich Händel.
Depuis 2011, Niels Berentsen enseigne la théorie et l'interprétation de la musique médiévale et de la Renaissance au Conservatoire Royal de La Haye. Récemment, il a dirigé l'Ensemble Renaissance de cette même institution dans une interprétation du Requiem d'Antoine de Févin. En tant que chercheur, il a étudié les techniques d'improvisation polyphonique des XIVe et XVe siècles.
Niels Berentsen obtient son doctorat de l'Université de Leiden en 2017 et donne des cours et masterclasses sur l'improvisation polyphonique à l'Académie de musique russe Gnessin de Moscou, au Conservatoire d’Israël de Tel-Aviv en, au Conservatoire d'Amsterdam, à l'Institut Kodály de Kecskemét en Hongrie et à la Maison de la polyphonie de Louvain en Belgique.
Pour en savoir plus:
Biographie de Niels Berentsen sur le site de l'Ensemble Diskantores
BASSON BAROQUE Carles Cristobal
Né près de Barcelone en 1976, Carles Cristobal débute ces études musicales avec la flûte à bec puis le basson moderne au Conservatoire de Badalona. En 2000, il reçoit une bourse du gouvernement Catalan pour étudier le basson historique à la Schola Cantorum Basiliensis avec Claude Wassmer et Donna Agrell.
Après son diplôme en 2003, il collabore avec des ensembles tels que le Balthasar-Neumann-Ensemble (Thomas Hengelbrock), Hesperion XXI et Le Concert des Nations (Jordi Savall), Les Talents Lyriques (Christophe Rousset), l’orchestre de chambre de Bâle, le Freiburger Barockorchester, le Venice Baroque Orchestra (Andrea Marcon), le Collegium Vocale de Gand et l’Orchestre des Champs-Élysées (Philippe Herreweghe), La Petite Bande (Sigiswald Kuijken), Al Ayre Español (Eduardo Lopez Banzo), Vox Luminis, Café Zimmermann, Il Complesso Barocco (Alan Curtis), Il Pomo d'oro, La Cetra, l’Insula Orchestra (Laurence Equilbey), Le Concert Français (Pierre Hantaï), Gli Angeli (Stephan Mcleod), le Dunedin Consort (John Butt), l’Ensemble Pygmalion (Raphael Pichon) et l’Orquesta Barroca a de Sevilla.
Son répertoire s'étend de la polyphonie du XVIe siècle aux symphonies et opéras de la fin du XIXe siècle, et de la dulciane au basson romantique.
Carles Cristobal alterne ses activités entre concerts, enregistrements et recherche. Il donne également un cours au sein du programme doctoral de l’Université Libre de Bruxelles et du Conservatoire royal de Bruxelles sur les cantates baroques pour dulciane et voix de Juan Manuel de la Puente (Jaén, 1692-1753).
Il est professeur de basson historique depuis 2007 à l’aula de Musica Antiga de Girona (Espagne) et professeur de dulciane à la Schola Cantorum Basiliensis depuis 2017.
RHYTMIQUE Florence Jaccottet
Née en 1989 à Lausanne, Florence Jaccottet s’initie dès son plus jeune âge à la rythmique Jaques-Dalcroze au Conservatoire de sa ville natale. En parallèle, elle étudie dans le même Conservatoire le piano dans la classe d’Helena Maffli, dont le cursus s’achève en 2008 avec un Prix d’excellence.
Portée par tout ce qui touche à l’expression corporelle et musicale, elle s’engage ensuite dans la filière Musique et mouvement de la HEM Genève où elle obtient en 2011 un Bachelor of Arts, récompensé par le Prix de pédagogie Marguerite Croptier Lange. Deux ans plus tard, elle complète sa formation avec un Master of Arts en pédagogie Jaques Dalcroze, dont le travail est couronné par le Prix de l’Institut Jaques Dalcroze. Florence Jaccottet est actuellement lauréate d’une bourse d’études pour l’obtention d’un Diplôme Supérieur, cursus durant lequel elle reçoit le Prix pour l'excellence de son enseignement du Solfège et dont la création « Entrée en matières », présentée en 2017 en duo avec le percussionniste Michael Chapon, s’est vue attribuée le Prix de la Fondation Alethéia.
En 2015, Florence Jaccottet reçoit de l’Institut Jaques-Dalcroze le titre de Professeure titulaire de rythmique Jaques-Dalcroze. Une méthode qu’elle enseigne aux adultes et aux enfants dans divers cadres depuis 2011 et qu’elle ne cesse d’approfondir en participant à de nombreuses masterclasses à l’étranger. Enseignant depuis 2015 la technique et composition du mouvement ainsi que la création au sein de la HEM, elle est nommée en 2018 chargée de cours de rythmique au sein de l’institution.
Entre enseignement et expression artistique, l’activité de Florence Jaccottet s’articule également autour de sa passion pour la danse dont elle expérimente les diverses formes depuis de nombreuses années. Dans ce domaine, elle se concentre notamment depuis 2013 sur la danse contemporaine et l’improvisation aux côtés d’Emilio Artessero Quesada. Placée au cœur de sa recherche artistique, l’expression du rythme et de la musicalité du mouvement fait de sa danse un langage contemporain singulier. Une particularité qui lui vaut d’être invitée à présenter aussi bien ses performances artistiques que les techniques qu’elle développe pour les futurs rythmiciens en Suisse et, plus récemment à l’étranger, notamment au Japon ou encore en Corée du Sud.