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Il y a étudié le droit et obtenu un doctorat de l’Université de Genève. Entré au sein de la banque privée Pictet & Cie il en deviendra l’un des associés. Mais Jean-Jacques Gautier ne s’est pas contenté d’une belle carrière professionnelle. Il a, durant toute sa vie, démontré son engagement très profond pour les idéaux humanitaires et particulièrement pour le sort des personnes les plus démunies.
La première campagne d'Amnesty International pour l'abolition de la torture en 1973 l’aura profondément marqué. Guidé par sa foi et inspiré par une mobilisation grandissante contre la torture, il décidera de prendre une retraite anticipée et de consacrer sa vie à la lutte contre la torture. De fait, il considérait la torture comme « l'arme absolue au service des puissances du mal, la honte de notre siècle ».
Après avoir réfléchi de façon systématique et approfondie, Jean-Jacques Gautier se fera porteur d’une idée à la fois simple et forte : une nouvelle idée - ouvrir les portes de tous les lieux de détention à un contrôle extérieur et indépendant - avec un objectif bien précis: prévenir les actes de torture.
"Les banquiers humanistes existent, c'est même une tradition genevoise dont je me réclame".
Pour en savoir plus, lire: La "proposition Gautier"