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Etrange comme ce résultat tombe à point nommé, juste avant le G8. Cette nouvelle a-t-elle eu une influence sur les décisions des grands de ce monde ? En tout cas, il semble évident qu'ils ont cédé à l'alarmisme ambiant. Ainsi les glaces arctiques fondent à vitesse grand V. Cet article résume bien la manière dont ces données sont présentées :
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/banquise-arctique-le-satellite-icesat-met-en-evidence-une-fonte-rapide_19846/
L'article rappelle que certains annoncent une disparition de la glace en été en 2012 déjà, participant ainsi à l'alarmisme général ! Cet article se prétend scientifique mais en relayant de pareilles absurdités, il se discrédite déjà... Bref, comparons maintenant les indications de cet article avec le graphique de la surface glacée de l'Arctique.
On voit que chaque année, la surface glacée entre l'hiver et l'été varie fortement. La glace restante en été constitue la glace persistante. Et que voit-on d'autre ? Oui entre 2005 et 2007, une diminution claire de l'étendue glacée s'est produite en hiver. Et au cours de l'été 2007 ce qui devait arriver est bien arrivé : les glaces persistantes ont cédé et l'extension des glaces a fortement diminué. Cette nouvelle n'avait bien sûr pas manqué d'être relayée par la presse du monde entier. Et même si la situation semble être en train de s'améliorer, on continue à nous dire que l'Arctique va bientôt être libre de glace. En effet, aucun compte n'est tenu de l'année passée et de l'année en cours. Car ce qu'on peut voir, c'est que les hivers de ces deux années, si elles ne marquent pas un total retour à la normale, montrent que la glace se reconstitue lentement. Et même si la glace formée en hiver est fragile, (elle a malheureusement en grande partie fondu l'été passé) il n'en reste pas moins que la situation est en train d'évoluer de manière positive. Pour se prononcer sur l'état des glaces cet été, il faudra encore attendre le mois de septembre, traditionnel minimum d'extension des glaces.
Toutefois, le résultat est déjà connu. Car quel que soit le minimum d'extension des glaces arctiques cette année, on nous dira que les glaces persistantes ont diminué. Car, et c'est là la manipulation, il ne suffit plus que la glace soit conservée durant l'été pour être considérée comme persistante ! La notion de glaces multi-annuelles a en effet été introduite. Cela permet de s'assurer que la glace créée depuis 2007 ne soit pas considérée comme de la glace persistante...
Et mieux, si on compare le pic de 2004 avec celui de 2008, ils sont pratiquement identiques. Cet article en rend-il compte ? Absolument pas. Mais il se garde bien de mentir. Au contraire on ne nous parle que de l'épaisseur de la glace, celle-ci étant forcément moins épaisse compte tenu de l'évènement qui s'est produit entre ces deux années et qui a fortement fragilisé la glace. On nous dit aussi que la surface de glace jeune a augmenté. Ce qui devrait être considéré comme une bonne nouvelle puisque ça montre une reconstitution partielle de la banquise est ainsi transformé en catastrophe...
Bref, les alarmistes n'arrêtent pas de dire qu'il ne faut pas tenir compte de périodes trop courtes car les évènements climatiques courts ne sont pas représentatifs. Pourtant quand ça les arrange, ils sont capables de présenter des données de manière à influencer les conclusions tirées par le lecteur. Une seule chose positive, les auteurs de cette étude affirment que ces changements sont dûs au réchauffement de de l'atmosphère et à des modifications de la circulation des glaces à la surface de l'océan. Tout cela est sans doute exact et ils se gardent bien de faire le lien avec le CO2. Car si le réchauffement est réél, cela ne veut pas dire que l'homme en soit totalement responsable ! D'autres causes, mal connues, peuvent aussi entrer en ligne de compte et essayer de faire croire que la science climatique est parfaitement connue est un mensonge. Toutefois, il est évident que la manière alarmiste avec laquelle sont présentées ces données et le hasard du calendrier a bien dû jouer un rôle dans les décisions prises par le G8.