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Les avocates et deux journalistes qui se sont joints à la plainte sont tous américains et affirment que l'agence de renseignement a violé leur droit constitutionnel à la protection des conversations privées, en l'occurrence avec Julian Assange, qui est Australien.
Ils assurent que la CIA a travaillé avec une entreprise de sécurité engagée par l'ambassade de l'Equateur à Londres, où Julian Assange s'était alors réfugié, pour espionner le fondateur de WikiLeaks, ses avocats, des journalistes et les autres personnes qu'il rencontrait.
Selon l'avocat Robert Boyle, qui représente les plaignants, ces faits supposés d'espionnage signifient que le droit d'Assange à un procès équitable a «désormais été entaché, sinon réduit à néant», car «le gouvernement connaît désormais le contenu de ces échanges», a-t-il dit à des journalistes.
«Il devrait y avoir des sanctions, jusqu'au rejet de ces charges ou au retrait de la demande d'extradition, en réponse à ces activités si clairement inconstitutionnelles», a-t-il jugé.
La plainte a été déposée par les avocates Margaret Ratner Kunstler et Deborah Hrbek ainsi que les journalistes Charles Glass et John Goetz. Elle vise la CIA, son ancien directeur et ex-secrétaire d'Etat Mike Pompeo, l'entreprise de sécurité Undercover Global et son président David Morales Guillen.
La plainte affirme qu'Undercover Global, qui était sous contrat avec l'ambassade équatorienne, a pour le compte de la CIA récolté des informations sur les appareils électroniques des plaignants, notamment des échanges avec Assange, et placé des microphones dans l'édifice, dont les enregistrements ainsi que les images de télésurveillance ont également été envoyés à l'agence américaine.
Julian Assange a fait appel de la décision britannique d'accéder à la demande d'extradition aux Etats-Unis. Les chefs d'inculpation qui pèsent contre lui pourraient conduire à une peine d'emprisonnement allant jusqu'à 175 ans. (ats/afp)
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