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Le gouvernement et le Parlement veulent renouveler la flotte des avions de combat des Forces aériennes pour un montant de 6 milliards de francs. Mais cette décision a été combattue avec succès par référendum. Le peuple est invité à trancher lors des votations fédérales du 27 septembre.Ce contenu a été publié le 15 septembre 2020 - 15:28
De quoi s’agit-il? Les avions de combat F/A-18 des Forces aériennes suisses arriveront en fin de carrière en 2030. Le Conseil fédéral a donc soumis l’acquisition de nouveaux avions au Parlement sous la forme d’une décision de planification. Cette question était soumise à un référendum facultatif, qui a été saisi par la suite.
Les électeurs ne se prononceront que sur le principe du crédit d’achat. S’ils l’acceptent, le Conseil fédéral décidera ultérieurement quel appareil acheter. Quant à l’acquisition d’un nouveau système de défense antiaérienne au sol, elle a été placée dans un dossier à part qui n’est pas soumis à référendum. Cet achat se fera via la procédure habituelle d’acquisition d’armements.
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Que disent les opposants? Les 50'000 signatures nécessaires à l’aboutissement du référendum ont été obtenues sous la conduite du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA). L’organisation est soutenue par le Parti socialiste et les Verts.
Les opposants affirment que les nouveaux avions sont trop chers, écologiquement discutables et inutiles pour la Suisse. Les capacités de police aérienne de la Suisse pourraient également être assurées par des alternatives moins coûteuses.
Que disent les partisans? Pratiquement tous les autres partis politiques sont favorables au renouvellement de la flotte. Pour eux, il s’agit d’une décision fondamentale: si aucun nouvel avion n’est acheté, on risquerait de voir la fin de l’existence d’une défense aérienne indépendante.
Les partisans argumentent que l’achat et l’exploitation des nouveaux avions seraient exclusivement financés par le budget normal de l’armée. L’argent ne serait donc pas pris ailleurs. En outre, de nouveaux avions reviendraient moins cher que les services achetés à l’extérieur pour les services de défense et de police aérienne.
Quelle est la controverse? Après l’échec du vote sur le Gripen, en 2014, l’armée et le Conseil fédéral ont revu leur copie: aujourd’hui, le débat ne porte pas sur un type d’avion en particulier, mais sur l’avenir des Forces aériennes elles-mêmes. Les préparatifs ont été plus complets, la communication est plus professionnelle et le message est clair: c’est tout ou rien. La Suisse pourrait se retrouver sans armée de l’air à partir de 2030.
Cette nouvelle manière de présenter les choses est nettement plus difficile à combattre pour la gauche et les rangs de la droite se sont resserrés. De plus, le Département fédéral de la défense est désormais dirigé par Viola Amherd, qui est non seulement populaire mais aussi membre du Parti démocrate-chrétien (PDC / centre droit). C’est la première fois depuis longtemps que le département n’est plus entre les mains de l’Union démocratique du centre / UDC droite conservatrice).