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Lex Greensill sera devant des députés britanniques mardi prochain et l’ex-premier ministre et conseiller de la société financière en faillite se présentera jeudi.
Lex Greensill, fondateur de la société financière en faillite Greensill, et l’ex-premier ministre David Cameron seront auditionnés la semaine prochaine par une commission parlementaire britannique, qui cherche à faire la lumière sur ce scandale et les pratiques de lobbying au sommet de l’Etat.
M. Greensill apparaîtra en face des députés mardi, tandis que M. Cameron se présentera jeudi, selon un communiqué vendredi de la puissante commission du Trésor du Parlement britannique.
«La commission est déterminée à répondre à la question de savoir si le Trésor a répondu de manière appropriée au lobbying pour le compte de Greensill Capital, y compris celui porté par David Cameron», explique le député conservateur Mel Stride, son président.
L’objectif sera également de tirer les enseignements de la faillite de Greensill et ses conséquences sur le fonctionnement du système financier.
La société financière était spécialisée dans les prêts à court terme aux entreprises pour qu’elles paient leurs fournisseurs.
Mais des doutes sur ses montages financiers ont conduit Greensill à sa perte. La branche opérationnelle a déposé le bilan au Royaume-Uni en mars, tandis que la maison-mère enregistrée en Australie a été liquidée en avril.
L’affaire a eu des retombées politiques au Royaume-Uni et a ravivé le débat sur les liens étroits dans les hautes sphères politico-financières.
Une enquête indépendante a par ailleurs été lancée par le premier ministre Boris Johnson.
David Cameron est en particulier vertement critiqué pour ses activités de lobbying auprès du gouvernement britannique pour le compte de Greensill, dont il était conseiller.
Le ministre des Finances Rishi Sunak a lui admis avoir «fait pression» sur ses équipes pour examiner la requête de M. Cameron pour le compte de Greensill, qui cherchait à bénéficier de subsides gouvernementales dédiées à aider les PME face à la crise, mais in fine sans succès.
Le scandale Greensill a également eu des conséquences directes sur ses clients, au premier rang desquels GFG, l’empire des métaux du milliardaire indo-britannique Sanjeev Gupta.
Son groupe doit désormais des milliards de dollars à Greensill, et cherche désespérément de nouveaux fonds, notamment pour éviter des fermetures d’usine chez son bras sidérurgique Liberty Steel.
Une source proche du dossier a d’ailleurs confirmé à l’AFP vendredi que Liberty Steel au Royaume-Uni était sur le point de conclure un prêt de 200 millions de livres fournis par la société d’investissement White Oak.
Cet argent devrait représenter une bouffée d’air frais pour le groupe de sidérurgie et lui permettre d’éviter pour l’heure la faillite. Le gouvernement avait précédemment refusé de lui prêter des fonds, évoquant le caractère «opaque» de GFG.
Interrogé par l’AFP, GFG n’a pas souhaité commenté cette information, révélée notamment par la BBC et le quotidien The Guardian.