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Genève - L'aide fait cruellement défaut à la Birmanie, a affirmé le coordinateur humanitaire de l'ONU en Birmanie Bishow Parajuli. Le financement insuffisant ralentit les efforts de reconstruction deux ans après le cyclone Nargis.
La Birmanie est délaissée par les donateurs. Ce pays a le niveau le plus bas d'aide publique au développement sur les 50 pays les moins avancés, inférieur à ce que reçoit la Corée du Nord, soit trois dollars par habitant par année.
Sur un appel de 691 millions de dollars lancé début 2009, l'ONU a reçu pour ses projets humanitaires seulement 180 millions de dollars, a précisé Bishow Parajuli, de passage à Genève pour "secouer" la communauté internationale.
Environ 100'000 familles, soit un demi-million de personnes, n'ont toujours pas de logement décent, deux ans après le cyclone. Ils survivent dans des abris temporaires, vulnérables aux intempéries, alors que des inondations dans le nord du pays la semaine dernière, ont fait plus de 60 morts et 25'000 déplacés.
Le responsable du Programme alimentaire mondial pour la Birmanie Chris Kaye a fait remarquer que, malgré les lenteurs bureaucratiques, il est possible de distribuer de l'aide de manière efficace en Birmanie. Les autorités n'empêchent pas la distribution de l'aide internationale, a-t-il expliqué.
"Nous sommes en mesure de travailler en Birmanie", a renchéri Bishow Parajuli. Pour lui, les donateurs manquent d'informations et sont motivés par des considérations politiques.
ATS