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Published: 15 December 2021
Babatunde J. Abiodun, Romaric C. Odoulami, Windmanagda Sawadogo, Olumuyiwa A. Oloniyo, Abayomi A. Abatan, Mark New, Christopher Lennard, Pinto Izidine, Temitope S. Egbebiyi & Douglas G. MacMartin
Résumé
La plupart des activités socio-économiques en Afrique dépendent des bassins fluviaux du continent, mais la gestion efficace des risques de sécheresse sur les bassins en réponse au changement climatique reste un grand défi.
Alors que des études ont montré que l'injection d'aérosols stratosphériques (SAI) pourrait atténuer les impacts du changement climatique liés à la température sur l'Afrique, il y a un manque d'informations sur la façon dont l'intervention SAI pourrait influencer les caractéristiques de la sécheresse et la gestion des risques de sécheresse dans les bassins fluviaux.
La présente étude examine donc les impacts potentiels du changement climatique et de l'intervention SAI sur les sécheresses et la gestion des sécheresses dans les principaux bassins fluviaux d'Afrique. Des ensembles de données de simulation climatique multiensemble provenant du projet GLENS (Stratospheric Aerosol Geoengineering Large Ensemble) ont été analysés pour cette étude.
L'indice standardisé d'évapotranspiration des précipitations (SPEI) et l'indice standardisé de précipitation (SPI) ont été utilisés pour caractériser les limites supérieures et inférieures de la gravité des sécheresses futures, respectivement, dans les bassins. Le SPEI est une fonction des précipitations et de l'évapotranspiration potentielle, tandis que le SPI est uniquement une fonction des précipitations, de sorte que la différence entre les deux indices est influencée par la demande évaporative atmosphérique.
Les résultats de l'étude montrent que, bien que l'intervention de l'ISC, telle que simulée dans GLENS, puisse compenser les impacts du changement climatique sur la température et la demande évaporative atmosphérique, le niveau d'ISC qui compense le changement de température surcompenserait les impacts sur les précipitations et imposerait donc un déficit du bilan hydrique climatique dans les tropiques.
L'indice SAI réduirait les écarts entre les projections SPEI et SPI sur les bassins en réduisant la fréquence des sécheresses SPEI grâce à la réduction de la température et de la demande d'évaporation atmosphérique, tout en augmentant la fréquence des sécheresses SPI grâce à la réduction des précipitations.
La réduction de cet écart diminue le niveau d'incertitude concernant les changements futurs de la fréquence des sécheresses, mais a néanmoins des implications pour la gestion future des sécheresses dans les bassins, car si l'indice SAI abaisse la limite supérieure de la contrainte de sécheresse future, il augmente également la limite inférieure de la contrainte de sécheresse.