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Le risque de récidive augmente avec le nombre de jugements prononcés, relève une étude de la Confédération qui porte sur près de 9000 personnes ayant un casier judiciaire. Entamer une carrière criminelle avec le trafic de drogues rend aussi la récidive plus probable.
L'étude porte sur la trajectoire délinquante d'un groupe de Suisses nés en 1966, annonce lundi l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans un communiqué. Ces résultats sont tirés de la base de données des condamnations inscrites au casier judiciaire entre 1984 et 2014.
Parmi les personnes composant le groupe étudié par l'OFS, 8690 ont été inscrites au casier judiciaire pour avoir commis un délit ou un crime au code pénal (CP), à la loi sur la circulation routière (LCR) ou à la loi sur les stupéfiants (LStup).
Ce groupe a été suivi pendant neuf ans après le premier jugement rendu par un tribunal pour adultes. Pendant cette période, 3306, soit 38%, ont commis une nouvelle infraction pour laquelle un second jugement a été prononcé, détaille l'OFS.
Ce groupe de 3306 a été suivi pendant une nouvelle période d'observation de neuf ans. L'OFS a alors constaté que 51% d'entre eux ont perpétré une nouvelle infraction qui a entraîné une troisième condamnation.
En outre, plus ces personnes étaient jeunes lorsqu'elles ont commis leur première infraction, et plus les taux de récidive sont élevés. Le taux de la première récidive s'élève à 49% chez les personnes ayant été condamnées à 18 ans. Le taux de seconde récidive se monte à 57%. Chez les jeunes ayant perpétré leur premier délit à 22 ans, ces taux baissent à 33%, respectivement 43%.
Rôle des stupéfiants
Les taux de première et seconde récidive sont par ailleurs plus élevés chez les adultes ayant entamé leur trajectoire criminelle via une infraction à la Lstup (52%, respectivement 61%) que chez les personnes initialement condamnées pour une affaire relative au CP (39% et 54) et à la LCR (38% et 48%), relève encore l'OFS.
ATS