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Le Parlement polonais dominé par les conservateurs a approuvé mardi soir l'introduction d'un nouvel impôt sur les banques et les assureurs. Celui-ci doit contribuer à financer les promesses électorales du parti de Jaroslaw Kaczynski.
Soutenu par 284 députés, contre 157 et une abstention, le nouvel impôt a été fixé à un taux annuel de 0,44% des actifs des banques et des sociétés d'assurances. L'impôt entrera en vigueur le 1er février. Selon les opposants, il risque de faire augmenter les frais du crédit, des dépôts bancaires et des assurances, ou même de déstabiliser le système financier du pays.
Il doit apporter dans les caisses de l'Etat plus de 4 milliards de zlotys (1 milliard de francs) supplémentaires, selon les calculs officiels. Le parti Droit et Justice (PiS, au pouvoir) compte réaliser sa promesse électorale d'allocations mensuelles de 500 zlotys (130 francs) par enfant. Son coût annuel est estimé à environ 20 milliards de zlotys.
Abaisser l'âge de la retraite
D'autres promesses prévoient l'introduction d'une rémunération horaire minimale, un relèvement substantiel du montant des revenus exonérés d'impôt et la distribution gratuite de médicaments pour les plus de 75 ans.
Il est aussi envisagé d'abaisser l'âge de la retraite à 65 ans pour les hommes et à 60 ans pour les femmes, après que le gouvernement libéral précédent l'avait fait reculer progressivement à 67 ans.
La loi des finances pour 2016 table sur une croissance de 3,8% du PIB, un déficit des finances publiques de 2,8% du PIB et une inflation de 1,7%.
ATS