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Lausanne - Le microbiologiste Jan Roelof van der Meer, de l'Université de Lausanne, et ses collègues allemands Hauke Harms et Mona Wells se voient récompensés pour le développement d'un détecteur d'arsenic dans l'eau potable. Ils reçoivent le prix Erwin-Schrödinger 2010, doté de 50'000 euros.
La pollution de l'eau potable par l'arsenic touche des millions de personnes, principalement dans le sud-est asiatique, a indiqué mardi la communauté des centres de recherche allemands Helmholtz. Due aux conditions géologiques ou à l'extraction minière, elle peut provoquer de graves maladies de la peau, des reins, du foie ou encore le cancer.
Jusqu'ici, de coûteuses analyses de laboratoire étaient nécessaires pour déterminer le degré de pollution. Le nouveau procédé mis au point par les trois chercheurs arrive au même résultat en deux heures et il est utilisable par des profanes. Chaque test coûte 1,5 dollar, selon le communiqué.
Le principe, développé à Lausanne, fait appel à des bactéries modifiées génétiquement et qui deviennent luminescentes au contact de l'arsenic. Le test a été breveté et les scientifiques veulent créer un société afin de commercialiser ce produit en kit, dès 2011. Parmi les clients potentiels figurent les organisations d'aide internationale.
ATS