Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/53463

<h2>SubmittedText<h2><p>L'accueil réservé au contre-projet relatif à l'initiative Avanti lors de la votation du 8 février 2004 ne laisse planer aucune ambiguïté quant à la volonté populaire concernant la modification de l'article 84 de la Constitution sur la protection des régions alpines. Le problème de la sécurité du tunnel du Saint-Gothard et celui bien connu des liaisons entre le canton du Tessin et le reste du pays n'ont toutefois rien perdu de leur acuité. Je me permets donc de poser les questions suivantes :</p><p>- À partir de quand la route du col du Saint-Gothard sera-t-elle ouverte toute l'année ?</p><p>- Le doublement, à voie unique, du tunnel autoroutier du Saint-Gothard est-il envisageable au nom de la sécurité ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le col du Gothard reste fermé de début novembre au milieu de mai environ, selon la rigueur de l'hiver. Il s'agit là d'une mesure de sécurité prise non pas par manque de moyens techniques de déneigement, mais en raison du danger d'avalanches qui menace la route à plusieurs endroits. Le prix à payer pour mettre cette dernière complètement à l'abri de ce risque - notamment en y réalisant des galeries - serait disproportionné par rapport à l'augmentation potentielle de sa capacité durant la mauvaise saison et, partant, inacceptable. En outre, cet itinéraire est fondamentalement incapable d'absorber la totalité du trafic automobile léger.</p><p>Combinée avec un régime limitant le trafic sur une seule voie dans le tunnel routier existant du Gothard, la réalisation d'un second tube à une voie est en principe envisageable, puisqu'elle n'augmenterait pas la capacité des routes de transit au sens de l'article sur la protection des Alpes. Cette solution améliorerait certes la sécurité, notamment en excluant les collisions frontales. Toutefois, cet avantage entraînerait des investissements extrêmement élevés : les coûts de construction sont estimés à environ 900 millions de francs. Par ailleurs, l'ouverture de la seconde piste du tunnel actuel ne tarderait pas à être exigée en cas de bouchons sur cet axe et ferait l'objet de fortes pressions politiques en Suisse et à l'étranger. Or, l'utilisation de toutes les trois voies serait synonyme d'augmentation de la capacité des routes de transit des régions alpines, et donc anticonstitutionnelle.</p>  Réponse du Conseil fédéral.