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L’œcuménisme en Suisse est la collaboration entre des Églises qui diffèrent par leurs pratiques théologiques et leurs façons de croire et de prier. Dans notre pays, la coopération interecclésiale est très avancée. Les Églises offrent aux chrétiens la possibilité de collaborer, tout en conservant leurs traditions propres. Elles y sont soutenues et encouragées par le fait que leurs organes de direction se rencontrent aussi régulièrement et publiquement.
La communauté de travail nationale œcuménique a la chance de réunir autour d’une table en son comité des personnalités dirigeantes des exécutifs des Églises suisses. Ce n’est pas la règle en Europe.
Qui est la communauté de travail des Églises Chrétiennes en Suisse CTEC?
La CTEC est la seule plate-forme œcuménique oeuvrant au niveau national. Dix Églises en sont membres (voir point 3). C’est une association au sens de l’art. 60 CC. Elle a été fondée le 21 juin 1971.
La CTEC réunit des personnalités dirigeantes de la Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS), de la Conférence des évêques suisses, de l’Église catholique-chrétienne de Suisse, de l’Église évangélique méthodiste en Suisse, de l’Alliance des paroisses baptistes de Suisse, de l’Armée du salut, de l’Alliance des Églises évangéliques luthériennes en Suisse et dans la principauté du Liechtenstein, du Diocèse orthodoxe de Suisse du patriarcat œcuménique de Constantinople, de l´Église orthodoxe-serbe en Suisse, et de l’Église anglicane en Suisse.
La CTEC est membre associé du Conseil œcuménique des Églises à Genève, et collabore avec les communautés de travail des Églises chrétiennes en Europe.
Le 23 janvier 2005, toutes les Églises membres ont signé la Charte œcuménique à Saint-Ursanne (voir 3 A («La Charta Oecumenica»).
La Charte œcuménique énonce des convictions fondamentales œcuméniques et en déduit des engagements que les Églises doivent prendre elles-mêmes dans ce domaine. Elle est fondée sur la conviction que la confession à l’œcuménisme et l’affiliation à des organisations œcuméniques doivent être reconnaissables dans l’attitude de l’Église concernée.
Les engagements cités dans le document touchent à l’attitude des Églises entre elles (points 2 à 6), envers la société (points 7 à 9), et vis-à-vis d’autres religions et conceptions du monde, en particulier le judaïsme et l’islam (points 10 à 12).
@AGCK