Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/111494

<h2>SubmittedText<h2><p>Le 14 juin 1991, les femmes ont fait la grève en Suisse. Aujourd'hui encore, 19 ans plus tard, peu de choses ont changé dans la répartition du travail rémunéré et du travail non rémunéré. Ce sont toujours les femmes qui accomplissent gratuitement et au quotidien la plus grande partie des tâches ménagères et familiales.</p><p>- Le Conseil fédéral estime-t-il lui aussi qu'une telle répartition du travail rémunéré et du travail non rémunéré constitue un obstacle à l'égalité homme-femme dans le monde professionnel ?</p><p>- Quelles mesures concrètes prend-il pour remédier à ce déséquilibre ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Pour les femmes actives sur le marché du travail, la prise en prise en charge de la plupart des tâches familiales et domestiques réduit leur disponibilité et leur flexibilité, ce qui peut limiter leurs chances dans leur emploi. Le Conseil fédéral n'envisage pas de nouvelles mesures mais il entend poursuivre les mesures déjà en cours. En particulier, le programme d'impulsion en faveur des crèches, tout en tenant compte de la situation financière de la Confédération, est maintenu. Par ailleurs, les aides financières prévues par la loi sur l'égalité ont déjà permis de soutenir plus de 30 projets innovants contribuant à faciliter la conciliation des activités familiales et professionnelles et diminuant de ce fait les obstacles rencontrés sur le marché du travail. Enfin, la plateforme "Conciliation travail et famille" du SECO et de l'OFAS sera prochainement actualisée : une large information aux cantons et communes est prévue, avec le soutien de la Conférence suisse des déléguées à l'égalité.</p>