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La frontière est d'ailleurs floue entre une catastrophe naturelle et un grand incendie né de l'action du foehn. Les catastrophes naturelles décrites depuis le Moyen Age dans de nombreuses sources n'ont pendant longtemps guère éveillé l'attention des historiens. Les études les plus récentes montrent toutefois qu'elles ont déclenché des processus d'apprentissage et fait avancer la modernisation dans des domaines tels que le droit, l'administration et l'intégration nationale. Le trait commun de ces catastrophes est le dénuement dans lequel tombent les victimes.
A la fin du Moyen Age et pendant les Temps modernes, la reconstruction qui suivait une catastrophe naturelle était avant tout l'affaire de la famille et des voisins. Des "patentes de collecte" étaient accordées aux victimes sans ressources, les autorisant à aller d'une maison à l'autre pour récolter des dons. Dans les cas de dommages majeurs, la communauté formait une coopérative pour organiser solidairement une aide sous forme de travail, d'argent ou de produits de première nécessité, basée sur le principe de réciprocité. Il est probable que l'on utilisait aussi le réseau de la communauté de défense qu'était l'ancienne Confédération, en vertu de laquelle les cantons étaient tenus de se prêter assistance; ce fut le cas en 1713, après l'incendie de Stans. [lire la suite
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