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Pour marquer le 400e anniversaire de l’Escalade, Genève commémore exceptionnellement son événement historique depuis le 1er juin jusqu’en décembre. Le spectacle «Sur les ailes du temps» marque le point culminant des célébrations de l’Escalade.
Ce grand spectacle se donne du 14 au 23 août, dès 21h30, au parc des Bastions de Genève, face au fameux mur symbolique de la Réformation, qui tient lieu de décor principal. Il est interprété par la Compagnie 1602.
C'est en effet la bataille de l'Escalade dans la nuit du samedi 1602 qui est le centre de la fresque. Mais aussi la montée du calvinisme à Genève jusqu'au traité de St-Julien garantissant l'indépendance de la cité.
Il s'agit d'une création originale sons et lumières. 300 figurants, dont 25 rôles principaux, en costumes d'époque et sur des chevaux, miment les scènes, alors que l'histoire est racontée par une bande-son, de la musique classique, deux projecteurs d'images et un jeu de lumières.
Indépendance genevoise
Patrick Meyer, responsable des relations publiques du comité d'organisation des festivités de l'Escalade, commente: «L'Escalade a permis aux Genevois de sauver leur indépendance».
«Cet événement historique a aussi permis aux habitants de Genève de se rapprocher des autres confédérés helvétiques, puis d'installer une forme de paix avec la France voisine».
«Dans les jours qui suivirent la bataille de l'Escalade, le peuple genevois a célébré d'abord religieusement, puis de manière plus festive la délivrance, jusqu'en 1605.
L'influence de Calvin
A partir de cette année-là, Jean Calvin a fait interdire les démonstrations de joies laïques, car le réformateur les jugeait contraires à son interprétation de la Bible.
Ce n'est qu'à la fin du 19e siècle que l'on revoit des Genevois célébrer de façon festive l'Escalade. Depuis 1923, l'Escalade est fêtée tous les ans, grâce à une association devenue La Compagnie 1602.
Vision savoyarde
Le spectacle est tiré d'un texte écrit par le Savoyard Jean-Pierre Spilmont. La mise en scène est assurée par un autre Savoyard d'origine italienne, Jean-Pierre Anchisi.
«C'est sans doute l'une des premières fois, précise Patrick Meyer, que l'Escalade adopte une vision savoyarde de l'Escalade».
Machine volante
Elément central du décor: une machine volante, fortement inspirée de celle de Léonard de Vinci. Ce sont d'ailleurs ses ailes qui ont donné le nom au spectacle.
Et à chacun de ses battements d'aile, le spectacle passera d'un épisode à l'autre. Il y a cinq actes et 15 tableaux.
Il est à noter qu'il est également possible de suivre «Sur les Ailes du temps» en anglais (casques). «Car Genève, précise Patrick Meyer, tient à promouvoir ses valeurs d'accueil et d'intégration».
swissinfo/Emmanuel Manzi