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Selon lui, l'argent ne peut pas constituer une source de motivation essentielle. Ce n'est pas elle qui va déterminer la vocation. L'objectif serait plutôt de trouver des moyens pour que les enseignants conservent le feu sacré qui les a amenés à choisir cette carrière, et cela passe par l'autonomie et d'autres marques de reconnaissance.
Les systèmes de bonus n'engendrent que très peu de satisfaction chez ceux qui les obtiennent (sentiment de normalité), mais ont un impact négatif certain sur ceux qui en sont frustrés, ce qui est d'autant plus inévitable lorsque les leviers pour les obtenir ne sont pas pleinement entre leurs mains. Si on prend le cas d'une prime pour l'accueil d'élèves difficiles, ce n'est en général pas l'enseignant qui va choisir lui-même de les intégrer ou non dans sa classe.
A ceci s'ajoute les coûts engendrés pour effectuer les contrôles en vue de la distribution de ces bonus qui pour un canton comme Zurich peuvent facilement représenter 5 emplois à plein temps. Cet argent ne serait-il pas mieux investi en engageant des enseignants supplémentaires ?
Vous pouvez retrouver l'intégral de l'émission à l'adresse suivante : http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/en-ligne-directe/6699168-en-ligne-directe-du-21-04-2015.html