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L’ ajout de corticoïdes au traitement de la pneumonie acquise en communauté (PAC) fait l’objet de plusieurs études, qui postulent que la baisse de la réponse inflammatoire diminuerait les complications et la mortalité, mais dont les résultats restent contradictoires. Une étude multicentrique en double aveugle a randomisé en deux groupes des patients adultes avec un diagnostic de PAC : le premier recevait le traitement standard plus 50 mg de prednisone par jour pour sept jours et le second, le traitement standard plus placebo. Les critères d’exclusion étaient une immunosuppression, une mucoviscidose ou une tuberculose active. Le critère d’évaluation principal était le temps jusqu’à la stabilité clinique, définie par la stabilité de différents paramètres (température, fréquences cardiaque et respiratoire, TA, saturation en oxygène, prise per os de l’antibiotique, absence de confusion) pendant plus de 24 heures. Sur les 785 patients inclus entre 2009 et 2014, l’âge moyen était de 74 ans avec 62% d’hommes. Dans le groupe ayant reçu la prednisone, le temps moyen jusqu’à la stabilité clinique était significativement plus court (3 versus 4,4 jours) que dans le groupe placebo. Le temps jusqu’à la sortie était aussi plus court d’un jour dans le groupe corticoïdes. Les complications et effets indésirables étaient similaires à 30 jours dans les deux groupes, à l’exception du taux plus élevé d’hyperglycémies sous prednisone. Les auteurs concluent que les corticoïdes ont un effet favorable dans les PAC, pour les patients mais aussi en termes de coût, puisqu’ils accélèrent le retour à la stabilité clinique et diminuent le temps d’hospitalisation.
Commentaire : Cette étude ne porte que sur des patients hospitalisés, pour la plupart âgés et polymorbides. Avant d’intégrer les corticoïdes dans le traitement des PAC, des études incluant des patients ambulatoires et dont les critères d’évaluation principaux comprennent des paramètres tels que le taux de complications ou la mortalité semblent être nécessaires.