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Entre avril et juillet 2017, une opération archéologique a été réalisée sur la commune d’Auneau (Eure-et-Loir), en amont d’un projet de lotissement. Située au niveau de la confluence de l’Aunay et de la Voise, la commune d’Auneau est connue pour être occupée dès le Paléolithique. Cependant la rive droite de la vallée de l’Aunay est encore peu connue, une fouille a donc été prescrite sur une surface de 15 000 m² au lieu-dit des Nonains. Elle a permis la mise au jour de quelques éléments protohistoriques et d’un habitat rural antique.
Les vestiges protohistoriques sont matérialisés par un nombre restreint de structures en creux. Ces dernières, localisées dans l’est du site, ne permettent pas d’affirmer la présence d’une occupation à proprement parlé.
L’occupation antique est présente sur l’ensemble de l’emprise et est datée du Ier au IIe siècle de notre ère. Il s’agit d’un habitat rural constitué d’un enclos maçonné et de plusieurs bâtiments. L’un de ces bâtiments correspond à une habitation à galerie de façade dont plusieurs états ont été identifiés, dont l’un avec ajout d’une pièce chauffée sur hypocauste.
Les autres bâtiments, dont trois sont accolés à l’enclos maçonné, correspondent à des bâtiments d’exploitation. Un bâtiment situé en face du bâtiment principal peut être interprété comme un porche. Les bâtiments sont de structure simple (une pièce) à l’exception d’un. En effet, une grange a pu être mise en évidence au sud-est de l’emprise, près d’une petite voie. Le bâtiment est composé d’un espace principal rectangulaire, flanqué de deux pavillons à l’ouest de ce dernier.
A l’intérieur de cet habitat, d’autres structures ont pu être mises au jour, telles que des fours, des puits, une potentielle aire de battage et des structures de combustions dont la fonction n’est pas encore identifiée. Ces dernières sont localisées dans la partie est du site et sont réparties en deux ensembles, un de quatre structures et un de six. Ces batteries ont été mises au jour sous des bâtiments agricoles et n’ont livrées aucun mobilier ni aucun indice quant à leur fonction et leur datation.
La démolition du bâtiment résidentiel et de ses bâtiments d’exploitation signe l’abandon de l’occupation.
Adélaïde Hersant