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«Même si aujourd’hui les images les plus fréquentes de la Grande Muraille sont celles de remparts de pierre, dans l’Antiquité, la construction était en terre et ne mesurait pas plus de 4,5 mètres de haut. Ce qui était impressionnant, c’était surtout sa longueur. Si l’on met bout à bout tous les tronçons construits en deux mille ans, elle atteint 21 000 kilomètres. Elle a été bâtie pour protéger la population contre les attaques nomades mongoles. Pour mener à bien de tels travaux, pas besoin de pelles mécaniques ni de grues; il faut surtout beaucoup d’ouvriers et d’heures de labeur. Des milliers de paysans, d’artisans, de soldats et de prisonniers ont été engagés pour extraire la terre argileuse le long du parcours et construire simultanément des tronçons de murs sur plusieurs fronts.Question coin des enfants
Si l’on met bout à bout tous les tronçons la Grande Muraille atteint 21 000 kilomètres.
Certains creusaient et transportaient la terre, d’autres construisaient des échafaudages, d’autres malaxaient une mixture d’argile et d’eau avec leurs pieds, d’autres enfin moulaient cette argile dans des cadres en bois. Après avoir posé trois niveaux de briques crues, on déposait une couche de végétaux, puis à nouveau des briques et ainsi de suite. Chaque empereur a fait ensuite consolider les murailles et même construire de nouveaux tronçons sur des tracés plus efficaces.
Aux XVIe et XVIIe siècles, on commença à utiliser des blocs de pierre taillée
Aux XVIe et XVIIe siècles, on commença à utiliser des blocs de pierre taillée. Cette technique ne nécessite pas non plus de machines de chantier modernes: quelques cordes et poulies, des échafaudages sommaires, des ouvriers habiles et des tailleurs de pierre expérimentés suffisent. Ainsi que beaucoup de patience et de temps.»