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Dürrenmatt, l'imaginaire à l'assaut du conformisme (5/5)
Décédé à Neuchâtel, sa ville d'adoption, le 14 décembre 1990, l'écrivain et peintre bernois a élaboré une œuvre marquée par les grandes préoccupations morales de notre dernière modernité.
Ni absurde, ni expressionniste, ni brechtien, son théâtre tente de penser par le grotesque un monde dénué de perspective où l'ordre est désormais en butte au chaos.
Les sources de l'écriture
Fils de pasteur devenu très jeune critique dramatique puis écrivain, Dürrenmatt a pensé son environnement helvétique pendant la guerre comme une grande métaphore de l'incarcération. On sait que cette image allégorique sera à nouveau présente dans son discours en l'honneur de Vaclav Havel en 1990, quelques semaines avant son décès à Neuchâtel, le 14 décembre. Dix ans plus tard, sa  ville d'adoption inaugurait le Centre Dürrenmatt pour y présenter également l'importante œuvre picturale du dramaturge.
Dürrenmatt à l'heure de son soixantième anniversaire par Patrick Ferla ("Magazine Info", La Première, 5 janvier 1981). Michel Simon sur le tournage du film d'après Dürrenmatt "Ça s'est passé en plein jour" (Radio-Lausanne, 1er juin 1960)
Par Christian Ciocca et Alexandre Davoine