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La canicule de juillet a entraîné plus de 400 décès supplémentaires en Belgique et causé "un pic de mortalité intense", a révélé l'Institut scientifique de santé publique (ISP). Mais le ministre en charge du dossier conteste ce constat.
"Entre le 30 juin et le 5 juillet, les températures élevées et les importantes concentrations d'ozone dans l'air ont engendré une surmortalité de la population belge estimée à 26%", a affirmé l'institut dans un communiqué. Il s'agit d'un niveau plus élevé "que lors des pics estivaux précédents", a-t-il mis en garde.
Quelque 410 décès supplémentaires ont été enregistrés sur cette période (210 hommes et 200 femmes). Tous les groupes d'âge ont été concernés, selon l'institut. Même si, sans surprise, les personnes de 85 ans et plus ont payé le plus lourd tribut avec 33% de surmortalité, le taux de surmortalité chez les moins de 85 ans s'est établi à 24% en moyenne.
Avec une telle surmortalité, "la Belgique a connu un pic de mortalité intense mais de courte durée. L'ampleur du pic de mortalité en Belgique est comparable à celle observée dans des pays voisins comme la France et les Pays-Bas", a souligné l'institut.
Il n'exclut pas que cet excès de mortalité soit compensé par une mortalité plus faible au cours des prochains mois, car la plupart des décès surviennent souvent chez les personnes déjà affaiblies, en cas de chaleur intense.
Causes non identifiées
Cette évaluation a été contestée par le ministre wallon de la santé et de l'action sociale, Maxime Prévot. "Les causes de décès n'ont pas été identifiées" par l'ISP, a-t-il affirmé vendredi, selon des propos rapportés par l'agence de presse belge Belga.
Le plan vague de chaleur et pics d'ozone a "bien été mis en oeuvre en Wallonie", a-t-il dit. "De plus, aucun dispositif d'urgence hospitalier spécifique canicule n'a dû être mis en place", a insisté le ministre.
ATS