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Non-policy communicative behaviour of political parties during electoral campaigns, Switzerland and Germany, 2009-2015
Actuellement chargée de cours en relations internationales et statistiques à l’Université de Groningen, Eugenie de Saint Phalle a soutenu sa thèse le 20 novembre 2023 sous la direction de la Prof. Anke Tresch et la co-direction de Lionel Marquis, Maître d’Enseignement et de Recherche, à l’Institut d’études politiques.
Cette thèse plaide pour une prise en compte systématique de l’image du parti pour la compréhension des stratégies électorales. Les cas étudiés et comparés sont deux élections en Suisse (2011-2015) et Allemagne (2009-2013). Les données sont issues du projet FNS « Stratégies des partis et dynamiques de la compétition électorale dans les démocraties multipartites ». La thèse analyse comment les partis, pendant les campagnes, conjuguent communications sur des propositions de politiques publiques (réformes et/ou régulation de l’appareil d’Etat) et communications sur eux-mêmes et leurs adversaires. La thèse propose le concept d’ « image de parti » pour encapsuler ces différent comportements communicationnels non-programmatiques, et applique la théorie de l’aversion au risque (Kahneman & Tversky 1979) pour comprendre ces comportements, comment les partis se présentent aux électeurs et les facteurs influençant ces décisions. La théorie prédit que les partis adaptent leurs stratégies d’image de manière comparable à d’autres organisations : leur sensibilité au risque serait différente s’ils se trouvent dans un schéma de « gain » ou de « perte ». Pour se faire, la thèse analyse des facteurs spécifiques au parti tels que du leur statut d’incumbent, leur taille, leur “momentum”, leur position idéologique, et les différents canaux de communication, spécifiquement les programmes et les communiqués. La thèse formule trois ensembles d’hypothèses en relation avec les dimensions de l’image, la présence d’attaques et la relation cumulative entre les deux : le « score de risque ». La thèse ne traite que les données et images textuelles et applique les méthodes à la fois quantitatives (analyse de contenu, régressions logistique et ordinale) et qualitatives (analyse d’entretiens avec les directeurs de campagnes). Les résultats de l’application de la théorie de l’aversion au risque sont contrastés, mais confirment certaines hypothèses. La thèse contribue aux champs de la compétition électorale et de la communication politique.
La thèse examine les stratégies électorales des partis politiques en Suisse et en Allemagne, mettant en lumière l’importance de l’image de parti dans la compréhension de ces stratégies. Elle introduit le concept d’« image de parti » pour analyser les comportements communicationnels non-programmatiques des partis, en appliquant la théorie de l’aversion au risque pour évaluer comment les partis se présentent aux électeurs. L’étude utilise des méthodes quantitatives et qualitatives, telles que l’analyse de contenu et des entretiens, pour analyser les données issues du projet FNS. Bien que les résultats soient variés, ils confirment certaines hypothèses, contribuant ainsi aux domaines de la compétition électorale et de la communication politique.