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Le prince n'a pas fini d'être poursuivi par les démons de l'affaire Epstein: depuis le mois d'août, il est visé par une plainte civile pour «agressions sexuelles».
Elle a été déposée, à New York, en août, par Virginia Giuffre. Cette Américaine affirme avoir été agressée sexuellement par le prince et Jeffrey Epstein en 2001, quand elle avait 17 ans.
Selon Giuffre, le second fils de la reine Elizabeth l'aurait agressée à trois reprises il y a plus de 20 ans chez Jeffrey Epstein et sa compagne Ghislaine Maxwell à New York, aux îles Vierges américaines, et à Londres.
Cette action au civil vise à obtenir des dommages et intérêts d'un montant inconnu. Elle n'a rien à voir avec une procédure pénale. Andrew, qui a toujours nié «catégoriquement» ces allégations, n'est pas pénalement poursuivi pour crimes sexuels.
Un accord pourrait effectivement permettre à Andrew de tirer de cette situation délicate: lundi, la justice fédérale à New York a rendu public un règlement – jusqu'ici confidentiel – de dédommagement financier. Il a été scellé en 2009 entre Jeffrey Epstein et Virginia Giuffre.
Selon les termes de cet accord, Giuffre s'engageait à ne pas porter plainte contre Epstein, ni contre d'«autres accusés potentiels» de son entourage. Une formulation un peu imprécise.
Quoi qu'il en soit, ce règlement a permis à Virginia Giuffre de toucher 500 000 dollars.
Depuis six mois, les avocats du prince font tout pour bloquer la plainte déposée par Virginie Giuffre. Ils affirment que ce fameux accord conclu 2009 empêche une action en justice, car elle ne serait pas fondée en droit.
Le 31 décembre, une demande en nullité d'Andrew a déjà été rejetée par le juge. Le prince revendiquait le fait que Virginia Giuffre ne pouvait pas agir en justice aux Etats-Unis, car elle «réside» en Australie.
Le sort judiciaire du prince pourrait se conclure mardi. Une audience en visio-conférence entre le juge fédéral de Manhattan, Lewis Kaplan, et les avocats des deux parties, pour savoir s'il convient d'écarter la plainte, doit se tenir à dix heures (seize heures en Suisse).
Si tous les recours d'Andrew échouent, un procès civil pourrait se tenir «entre septembre et décembre» 2022, avait laissé entendre à l'automne le juge Kaplan.
La relation entre Andrew et Virginia Giuffre est bien avérée. En attestent plusieurs photos: l'une d'elles montre Andrew et Virginia Giuffre se tenant par la taille, tout sourire, avec Ghislaine Maxwell en arrière-plan. Andrew a toujours «catégoriquement» démenti les accusations et a même émis des doutes sur l'authenticité de cette photo.
D'autres photos largement diffusées au Royaume-Uni, confirment les liens étroits entre Andrew, Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell et Virginia Giuffre. Par exemple, une image datant de 2000 montrant le financier américain, la mondaine britannique et le prince à une partie de chasse au domaine de Sandringham (est de l'Angleterre).
Cette amitié compromettante avec le sulfureux couple Epstein-Maxwell a plongé le prince dans la tourmente et l'a contraint à se retirer de la vie publique.
La prochaine épreuve pour le prince? Produire un certificat médical attestant que son corps ne peut pas transpirer et qu'il n'est jamais «en sueur».
En effet! C'est la demande, à première vue bizarre, des avocats de Virginia Giuffre, soumise la semaine dernière.
En effet, dans sa dernière interview à la BBC en novembre 2019, jugée calamiteuse, il avait nié avoir dansé «en sueur» avec Virginia Giuffre dans une boîte de nuit de Londres il y a plus de 20 ans, comme la plaignante l'avait raconté. Le prince avoir affirmé souffrir d'une impossibilité de «sudation» depuis la guerre des Malouines en 1982, où son organisme aurait produit trop d'adrénaline.
Après deux semaines de débats, le Parlement français a définitivement adopté le projet de loi de «Renforcement des outils de gestion de la crise sanitaire», visant à faire muter le pass sanitaire vers un pass vaccinal. Il entrera en vigueur le lundi 24 janvier, comme l'a annoncé le Premier ministre Jean Castex lors d'une conférence de presse jeudi.