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Cette conception est loin d''être partagée par toute la planète où dans la plupart des cas, le groupe a priorité sur l''individu et, pour ce qui est du pouvoir, l''exclusivité, l''occulte, l''arbitraire, etc. l''emportent sur la pluralité et le droit. Il s''agit donc, dans cet ouvrage, de questionner les représentations du monde, les valeurs, les institutions et les pratiques sociales qui sont à l''origine du modèle politique occidental et les confronter avec d''autres représentations, d''autres valeurs, d''autres modes d''organisation sociale et politique.
C''est un questionnement de l''intérieur qui cherche le sens caché des actions collectives et de leurs motivations. Ce type d''interrogation est frappé d''interdit de nos jours. Le discours universaliste dominant et les politiques qui lui sont associées nient la présence des différences culturelles de fond. L''argument massue évoqué pour étayer cet interdit est l''exploitation politique de cette problématique par les courants réactionnaires et xénophobes en Occident ou les dictateurs dans les autres contrées du monde.
C''est dire l''assujettissement de la recherche et de la politique à des raisonnements qui devraient leur être étrangers, surtout à la première. Car les différences, avec leurs cohortes de défis scientifiques et politiques sont bel et bien là. Leur occultation conduit les chercheurs et les politiques à des situations souvent intenables. Le clivage entre discours privé et discours public est en soi malsain.
En définitive, cette occultation les empêche de poser les questions de fond et d''y faire face.