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Après des études de psychologie, le cinéaste américain originaire de Brooklyn Theodore dit «Ted» Melfi aurait, selon différentes sources, tenté sa chance à Hollywood en tant que scénariste, mais il se serait retrouvé cuisinier dans un restaurant italien, puis videur dans un cabaret. Son abnégation semble finalement avoir payé! Après «St. Vincent», une comédie banale diffusée sur Netflix, Melfi connaît aujourd’hui le sacre d’une distribution mondiale grâce à son adaptation du livre de Margot Lee Shetterly intitulé «Hidden Figures», qui signifie littéralement «personnages cachés».
En 1961, dans l’Etat de Virginie, Dorothy Vaughan, Katherine Johnson et Mary Jackson, trois jeunes femmes afro-américaines respectivement douées en mathématiques, informatique et physique, sont engagées par la Nasa pour participer à la conquête spatiale américaine, un projet urgent étant donné que les Soviétiques viennent d’envoyer Laïka en orbite. Tandis que la ségrégation raciale est encore en vigueur, les discriminations subies par ces femmes au sein de la Nasa freinent les avancées scientifiques. Heureusement, le chef Al Harrison (Kevin Costner) est plus ouvert que ses pairs. Arrivera-t-il à lancer l’astronaute John Glenn dans l’espace en abolissant les toilettes pour les gens de couleur?
Minutieusement reconstitués à l’aide de vieilles Cadillac et d’images d’archives, ces événements rendent la patine fantasmée de toute une époque, d’autant mieux que la musique en restitue l’atmosphère, grâce à quelques notes tirées de «Kind of Blue» et une bande originale composée par Pharrell Williams et Hans Zimmer. Bref, un mélodrame très, voire trop classique, qui rend hommage à des femmes de l’ombre réhabilitées sous Obama. raphaël chevalley