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Elisabeth 2 est heureuse, JP II est presque saint et Ben Laden est mort. En trois jours, trois actualités fortes*. Laquelle retiendra l'histoire? Dans l'immédiat sans doute l'annonce dimanche soir (heure locale) par Barak Obama de la mort de l'ennemi public numéro un va renvoyer au champ des anecdotes le mariage princier britannique et la béatification du pape polonais.
La mort du terroriste saoudien reclus dans les montagnes de la frontière afghano-pakistanais ouvrira-t-elle une période de paix nouvelle dans le monde? Il est certainement trop tôt pour le dire. Il est malheureusement fort probable que le label Al-Qaida a déjà survécu à son chef, dont on entendait plus parler depuis quelque temps déjà.
A l'évidence, les raisons de la colère qui ont alimenté et risquent d'alimenter l'action des terroristes demeurent. Et la démocratie - qui n'est que le pire des systèmes à l'exclusion de tous les autres - est loin d'avoir gagné la partie dans le monde arabe.
La démocratie est un régime politique qui implique un minimum de cohésion sociale, un espoir relatif mais sûr que tous pourront profiter de la prospérité économique dont l'avènement n'est pas un corollaire automatique, l'établissement d'un état de droit, beaucoup de ténacité et de patience et sans doute un ciment social qui est d'une autre nature que purement politique. Le contrat social est une belle idée, mais l'homme ne vit pas que d'idéaux...
* A noter me dit le site www.idboox.com que Google n'a pas retenu hier la fête du travail pour illustrer son logo au graphisme vagabond, mais la première exposition universelle de Londres de 1851. Qui, d'une certaine manière, marque le début de l'ère coloniale moderne et de l'apogée de l'empire britannique.