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Procès de Fabrice A. «Je me suis masturbé en regardant une scène de viol»
Le deuxième jour du procès de Fabrice A. s'est ouvert sur un interrogatoire à propos des expertises psychiatriques.
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Le procureur général Olivier Jornot a pris la parole, ce matin, à l'ouverture du deuxième jour du procès de Fabrice A.
Face aux questions du Ministère public, celui qui a tué sa sociothérapeute de la Pâquerette, à Genève en 2013, s'est contenté de réponses évasives, disant souvent «ne pas se se souvenir» ou «ne pas être certain» de ce qu'il avait confié aux experts psychiatres, dans les mois ayant suivi son terrible acte.
Excité sur Irréversible
Faisant référence à des extraits des rapports psychiatriques, Olivier Jornot a soulevé le caractère sexuel des films violents visionnés par l'accusé en prison. Une affirmation sur laquelle Fabrice A. a tenu à faire une précision: «Je me masturbais sur l'un de ces films seulement, a-t-il assuré. Il s'agit d'«Irréversible» et plus précisément, de la scène de viol.»
«Pas un acte prémédité»
Quant au projet d'égorgement, le prévenu a insisté qu'il ne s'agissait pas d'un acte prémédité. «Le fait de penser à l'acte ne veut pas dire que je l'ai projeté de le commettre, a souligné Fabrice A. J'ai eu une pulsion. Celle de lui ôter la vie.» (Le Matin)
Créé: 16.05.2017, 09h57