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Le 1er juillet 1884, le grand hôtel le plus moderne des Alpes ouvrit ses portes à Maloja. Le comte belge Camille de Renesse invita la haute-finance et la noblesse à l’inauguration de son palace couronné d’une coupole. Cinq mois plus tard, il était en faillite et la «Société anonyme de l’Hôtel-Kursaal de la Maloja» devait être dissoute. D’après le pouvoir d’achat d’aujourd’hui, 100 millions de francs suisses furent perdus. Des bruits se répandirent aussitôt: le comte se serait précipité dans le vide sous l’effet enivrant du Champagne, l’endroit serait contaminé par la malaria, l’énorme bâtiment se serait affaissé sur ses assises marécageuses, l’installation de chauffage aurait explosé, l’ozonateur aurait soufflé des vapeurs troxiques dans les chambres, la maison serait un tripot... Que s’était-il vraiment passé? Peter Böckli, le professeur de droit et avocat bâlois renommé, cherchant à éclaircir le cas historiquement, est tombé sur de surpenants documents qui apportent les preuves de ce que Renesse planifia réellement et les raisons de l’échec de son grand dessein. L’auteur trace expressivement le drame d’une manière prenante. Sa présentation est complétée de riches documents et illustrations historiques.