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C'est une nouveauté: pour la première fois, les candidats au Conseil national, les partis ainsi que les autres acteurs qui dépensent plus de 50 000 francs durant la campagne électorale doivent divulguer leur budget. La date limite était fixée au 7 septembre. Les données sont désormais presque complètes. Malgré quelques pièges, il est possible de dresser un tableau relativement fiable des dépenses de chaque parti pour les élections du 22 octobre 2023.
Il s'avère que la formation qui a le plus d'électeurs n'a pas le plus gros des budget. Le parti le plus dépensier est, en effet, le PLR. Selon nos calculs, son budget s'élève à environ 12,9 millions de francs. Le parti national en supporte 2,5 millions. Le reste provient des partis cantonaux, des fédérations et – ce qui est particulièrement important pour le PLR – des différents candidats. Ce sont manifestement des collecteurs efficaces. Ainsi, le conseiller national zurichois Andri Silberschmidt a à lui seul dévoilé un budget de 280 000 francs.
L'UDC dispose d'un budget d'environ 11,8 millions de francs. Son plus grand donateur individuel est Christoph Blocher. Il participe à la campagne à hauteur de 550 000 francs. Le parti national, quant à lui, dispose d'un budget de 4,8 millions de francs, c'est davantage que tout autre parti national.
Le PS et le centre se trouvent dans le groupe des poursuivants avec 7,2 millions de francs. Pour les socialistes, il est frappant de constater qu'une grande partie du financement passe par les partis cantonaux. Le PS Suisse a un budget de 1,7 million de francs, le Centre Suisse de 2,1 millions de francs.
Les Verts, grands vainqueurs des élections de 2019, disposent eux de 3,8 millions de francs, contre 2,9 millions pour les Vert'libéraux.
Cette liste présente, toutefois, un inconvénient: les campagnes interpartis ne peuvent pas être attribuées à un seul parti. C'est le cas, par exemple, avec l'alliance des organisations paysannes et économiques qui, avec sa campagne «Perspective Suisse», appelle à l'élection d'un parlement favorable à l'économie. Cette campagne dispose d'un budget de 2,2 millions de francs.
Le même problème se pose pour les campagnes de l'éventail des partis de gauche – par exemple, celle de l'Alliance pour l'environnement (161 000). L'Alliance pour le climat, qui a appelé à une manifestation pour le climat à la fin du mois, a également dépensé 337 000 francs. L'Union syndicale suisse (USS) avait renoncé à publier les dépenses pour la manifestation sur le pouvoir d'achat du week-end dernier.
Traduit et adapté par Noëline Flippe
La Suisse est huitième au classement Pisa, nous révèle l'étude publiée mardi. En détail, on apprend que les élèves suisses restent bons en mathématiques, mais qu'il est en revanche stable en sciences et en lecture, bien qu'un quart des élèves n'atteint pas le niveau minimal en lecture. Le niveau est toutefois supérieur à la moyenne OCDE dans ces trois matières.