Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07145.jsonl.gz/611

La mise en oeuvre de l'initiative sur les résidences secondaires pourrait coûter de 6000 à 14'000 emplois dans l'arc alpin d'ici à 2015. Mais la demande touristique devrait augmenter à long terme et l'industrie touristique traditionnelle pourrait même faire partie des gagnants.
Ces conclusions viennent de deux études mandatées par le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). Comparée à un refus de l'initiative, une loi calquée sur l'ordonnance adoptée en août 2012 par le Conseil fédéral ferait baisser le nombre de personnes actives occupées dans l'Arc Alpin de 8600, soit 0,8% d'ici à 2015. Mais une application stricte de l'initiative excluant toute exception pourrait coûter 14'000 postes.
La situation devrait ensuite s'améliorer, mais quel que soit le scénario d'application retenu, un déficit de 1600 postes devrait rester. Immobilier et construction seraient les plus touchés. Ces secteurs employant de nombreux saisonniers souvent venus de l'étranger, le chômage sera toutefois partiellement exporté.
Tourisme gagnant
Sur les 513'000 résidences secondaires recensées en 2010, 247'000 se trouvaient dans les communes de l'Arc alpin ayant dépassé le quota de 20% fixé par l'initiative. Dans le scénario le plus fidèle à l'ordonnance du Conseil fédéral, l'arrêt des constructions de pied-à-terre dans ces communes signifierait un recul des dépenses de construction de 9,3% en termes nominaux.
Mais la demande touristique ne devrait pas être durablement affaiblie et augmenter à long terme (+26 millions en 2025). Sa nature devrait toutefois évoluer avec une désaffection des résidences secondaires particulières en faveur des hôtels et locations de vacances. L'hébergement professionnel devrait faire partie des gagnants.
Initiative supportable
Résidences secondairesPour le SECO, les conséquences de l'initiative devraient être globalement supportables à terme pour l'économie nationale.
Les cantons de montagne et le secteur de la construction voient leurs craintes confirmées quant aux conséquences de l'initiative Weber. Ils réitèrent leur demande d'une interprétation souple du texte et attendent de la Confédération qu'elle compense les pertes économiques qu'ils encourent.