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<h2>SubmittedText<h2><p>Fin août 2019, plusieurs médias annoncent la mise en service, à l'Hôpital universitaire de Zurich, d'une station d'isolement destinée à accueillir les cas de maladies hautement contagieuses, telles que la maladie à virus Ebola (<a href="https://www.tagesanzeiger.ch/zuerich/region/neue-isolierstation-fuer-ebolafaelle-am-unispital-zuerich/story/16602697">https ://www.tagesanzeiger.ch/zuerich/region/neue-isolierstation-fuer-ebolafaelle-am-unispital-zuerich/story/16602697</a>). Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont reçu un mandat de prestations similaire de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS). Selon les propos du responsable du laboratoire de microbiologie des HUG, le centre de soins genevois ne peut prendre en charge que deux patients à la fois. En 2014, c'est une équipe de soins comptant plus de 20 personnes qui s'est occupée sans relâche d'un patient atteint du virus Ebola. La prise en charge de ce type de cas, conditionnée par des mesures de sécurité particulières, nécessite beaucoup de personnel.</p><p>Le Conseil fédéral est prié de répondre aux questions suivantes :</p><p>1. Quel est le scénario envisagé par la CDS dans sa planification ? Combien de patients doivent pouvoir être pris en charge simultanément ?</p><p>2. Selon la Confédération, combien de centres sont nécessaires dans la situation actuelle ?</p><p>3. La planification prend-elle en compte le fait que les symptômes n'apparaissent qu'après un certain temps d'incubation et que, par conséquent, un voyageur de retour en Suisse établira en premier lieu des contacts avec le système de santé dans le canton où il réside ?</p><p>4. Comment la Confédération coordonne-t-elle l'implantation et le soutien aux centres de soins en question dans les différents cantons ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>1. Selon le concept "Coordination des prestations et financement dans le traitement de maladies du type Ebola", développé par la CDS et l'OFSP, au maximum cinq personnes peuvent être traitées en même temps en Suisse.</p><p>2. Dans les cas de type Ebola, il est nécessaire de concentrer les prestations dans un nombre restreint d'établissements. Cette mesure permet de protéger le personnel et la population d'une infection par un agent pathogène dangereux et, parallèlement, de garantir la meilleure prise en charge possible. C'est la raison pour laquelle le mandat de prestations a été attribué aux Hôpitaux universitaires de Genève et de Zurich. Ils disposent du personnel nécessaire tout en remplissant les exigences particulières d'infrastructure pour un traitement sûr et efficace. Les travaux de transformation nécessaires ont lieu actuellement à Zurich. La Confédération et les cantons estiment que les capacités ainsi créées suffiront.</p><p>3. Il est peu probable que des voyageurs contractent le virus Ebola à leur insu dans une région touchée par une épidémie puis provoquent une flambée menaçant le personnel médical et infirmier à leur retour en Suisse. L'évolution de la plus grande flambée connue jusqu'ici (de 2014 à 2016 en Afrique de l'Ouest) et de l'épidémie qui sévit actuellement en République démocratique du Congo l'a montré. Ce constat s'applique également au niveau mondial. Toutefois, en cas de suspicion fondée, la personne concernée serait immédiatement transférée dans l'un des hôpitaux désignés et, si nécessaire, traitée après avoir subi les examens requis.</p><p>Il existe des procédures à appliquer en cas d'évacuation médicale d'une personne infectée (par ex. collaborateurs d'ONG engagés sur le terrain). En 2014, le transport depuis la Sierra Leone jusqu'en Suisse d'un médecin infecté par Ebola, puis son traitement à Genève, ont montré que les procédures prévues sont sûres et opérationnelles.</p><p>4. Outre les Hôpitaux universitaires de Genève et de Zurich, aucun autre établissement permettant de traiter des patients de type Ebola n'est nécessaire ni prévu.</p>  Réponse du Conseil fédéral.