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La députée socialiste au parlement tessinois et éducatrice sociale Lisa Bosia Mirra a été reconnue coupable jeudi à Bellinzone d'incitation répétée à l'entrée illégale. Elle avait fait passer la frontière italo-suisse à 24 immigrés clandestins en août 2016.
Le tribunal de police de Bellinzone a ainsi confirmé le mandat de répression auquel l'accusée s'était opposée. Celui-ci prévoyait une peine pécuniaire de 80 jours-amende avec sursis pendant deux ans.
Le juge Siro Quadri a longuement motivé sa décision. Il a reconnu la bonté des intentions humanitaires de Lisa Bosia Mirra, qui avait intensément œuvré en faveur des clandestins érythréens et syriens bloqués en gare de Côme (I) durant l'été 2016. Il a cependant souligné que la loi sur les étrangers a été violée par l'accusée.
"Les faits ont été admis par l'inculpée qui a agi pendant deux semaines avec l'aide de complices et a organisé un réseau d'aide au séjour et à l'entrée illégale de ces 24 clandestins. Ceux-ci, dont nous reconnaissons la tragique situation, ne se trouvaient pas dans un pays à risque, mais en Italie, et auraient pu être aidés sur place", a encore relevé le juge.
Il a ajouté que Lisa Bosia Mirra étant membre du parlement tessinois avait pleine conscience d'enfreindre la loi, "même pour la bonne cause". Et d'ajouter que des circonstances atténuantes ont été reconnues à la prévenue par la procureure dans son mandat de répression, la peine prévue pour l'entrée d'un seul clandestin étant déjà de 20 à 30 jours-amende.
Au terme du procès, Mme Bosia Mirra a assuré à l'ats qu'elle entendait recourir contre sa condamnation. Elle a également souligné qu'elle ne démissionnerait pas de ses fonctions institutionnelles tant que le jugement ne deviendrait pas effectif.