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Roger Federer ne se laisse pas abattre malgré sa troisième défaite estampillée 2011 face à Novak Djokovic, aux portes de la finale du Masters 1000 d'Indian Wells (6-3 3-6 6-2). Le Bâlois, qui va perdre lundi sa place de no 2 au profit du Serbe, ne cède pas à la frustration, il est simplement déçu.
- Est-ce frustrant de perdre trois fois contre le même joueur en si peu de temps?
ROGER FEDERER: "Ce n'est pas frustrant, c'est juste décevant. Il y a une différence, la frustration est quelque chose de négatif qui tire vers le bas. Non, ces choses là me sont déjà arrivées. Je me souviens avoir perdu contre Murray de façon assez rapprochée (ndlr: quatre défaites consécutives en dix mois de Madrid 2008 à Indian Wells 2009). Cela m'est arrivé contre Nadal (ndlr: cinq défaites en un an de Roland-Garros 2005 à Roland-Garros 2006 et cinq défaites en neuf mois entre Monte Carlo 2008 et l'Open d'Australie 2009). Même moi je l'ai fait contre lui (Djokovic) à la fin de l'année dernière (ndlr: trois victoires en moins de deux mois entre Shanghai et les Masters de Londres). Le Bâlois mène encore dans les confrontations directes (13-8) face au Serbe. [Mike Nelson - Keystone] Cette fois c'est à son tour, c'est comme ça que ça marche. Vous savez, je ne crois pas que j'aurais préféré perdre contre trois joueurs différents et classés hors du Top 50 mondial. Je préfère perdre contre un joueur très bien classé."
- Que faire la prochaine fois pour que vous puissiez battre un joueur comme Djokovic, au sommet de son art?
ROGER FEDERER: "J'ai bien joué à Doha (titre), j'ai bien joué à l'Open d'Australie (demi-finale), j'ai bien joué à Dubaï (finale) et j'ai bien joué ici. Perdre un match de temps à autre ne veut pas dire que je ne joue pas bien. Si je sentais que je jouais mal ou s'il me manquait des outils ou un état d'esprit ou la forme physique pour y arriver, alors là ce serait un problème. Mais ce n'est pas le cas. C'est pour ça que je ne me pose même pas cette question."
- A-t-il été difficile de surmonter la déception de la défaite et de repartir jouer laavec votre compatriote Stanislas Wawrinka?
ROGER FEDERER: "Pas du tout. Cela m'est déjà arrivé avant, je crois que ça m'est arrivé aux jeux Olympiques. Je ne suis pas un gars qui rumine ses défaites très longtemps. Une demi-heure et c'est bon, un quart d'heure parfois... L'important c'est que je sente que j'ai donné 100% de moi-même, je ne peux pas faire plus. Si j'avais le sentiment de ne pas avoir fait tous les efforts possibles, alors ça serait très frustrant et décevant. Mais ce n'est pas le cas. Je sais que j'ai tout donné et du coup je tourne la page rapidement. C'est plus gênant physiquement. Tu sors d'un gros match comme ça et tu refroidis, c'est un peu comme une interruption pas la pluie. Mais ça va, j'ai bien joué en double (ndlr: Federer et Wawrinka, médaillés d'or aux JO-2008, se sont inclinés en finale face au Belge Xavier Malisse et à l'Ukrainien Alexandr Dolgopolov)."
afp/lper