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La volatilité des prix des céréales menace la sécurité alimentaire des plus vulnérables. Décryptage.
Comment expliquer l’incidence des prix des matières premières sur la sécurité alimentaire au niveau mondial ? L’exercice paraît difficile, tant les causes en sont multiples dans un système mondialisé devenu incapable de subvenir au besoin le plus élémentaire, celui de se nourrir. Le phénomène touche autant les sphère économique, politique et sociale que les contextes climatique, démographique ou énergétique. Par sa multitude, le web nous donne accès à de nombreuses ressources qui nous permettent d’appréhender le phénomène mais également ce qui est fait pour le combattre.
Abdessalam Ould Ahmed a poursuivi des études en sciences économiques à Tunis puis à Paris avant d’être admis à l’ENA. Il débute sa carrière professionnelle en 1985 au sein du Ministère de l’économie et des finances de Mauritanie puis du Ministère du planning et de l’emploi. De 1992 à 1997, il est conseiller économique auprès du Premier Ministre. Il accède en 1997 au poste de Ministre des pêches. Une année plus tard, il est nommé Commissaire pour les droits humains et la lutte contre la pauvreté. En 2001, Abdessalam Ould Ahmed quitte le monde politique mauritanien pour devenir consultant international en matière de développement. En 2003, il rejoint la FAO en tant que Représentant de l'Organisation au Liban, puis au Togo en 2006. En 2008, il est nommé Représentant adjoint de la FAO pour le Proche-Orient et devient Directeur du Bureau de Liaison à Genève le 1er décembre 2010.
Comment avec votre confrère Lamy à l'OMC pouvez vous cautionner,si peu que ce soit, le transfert de l'agriculture à la production industrielle de carburants???? Et l'autorisation de l'usage d'ogm principal destructeur du premier vecteur de reproduction de la flore... Mettez donc le Brésil et quelques autres au ban de la Sociéé Mondiale.
Bonjour, Aujourd'hui, devant la peur de la pénurie, certains pays achètent, hors de leur frontière, de vastes territoires à des pays trop pauvres en infrastructures pour les rentabiliser (Brésil, Pakistan,...). Est ce que ces transactions et l'exploitation de ces territoires par d'autres pays contribuent à l'augmentation du prix des denrée alimentaire (céréales,...) ? Merci d'avance pour votre réponse. Meilleures salutations.
Bonjour, il est dit dans l'émission que les produits de premières nécessités ne cessent d'augmenter. Comment peut-on expliquer qu'alors que le consommateur souffre de cette hausse des prix, le producteur moyen n'en tire pas plus de profit? L'investissement dans l'agriculture ne devrait-il pas venir de ceux qui exploitent les terres? Dans le cas contraire on peut penser que les investisseurs ne cherchant que le profit, sacrifient et l'intérêt des producteurs et celui des consommateurs. L'agriculture est un marché financier à double tranchant mais aujourd'hui la spéculation semble engendrer une perte aussi bien du côté du producteur que de celui du consommateur. Si tel est le cas, ne pensez-vous pas qu'il serait préférable que la production agricole reste en dehors des jeux financiers? Cordialement.
Derrière la loi simple de l’offre et de la demande, une réalité contrastée. Surtout quand il s’agit de produits de base des populations négociés sur les principales places boursières. Les cours mondiaux des matières premières influencent les politiques nationales. Entre spéculation et régulation, c’est la question d’un rapport de force qui est posée.
En mai 1984, quelques mois après les émeutes de la faim, "Temps présent" se rend en Tunisie, à la rencontre des plus miséreux, pour enquêter sur les raisons profondes de l'insurrection. L'augmentation du prix du pain et de la farine décidée par le gouvernement en janvier a provoqué des émeutes populaires. Ces troubles inciteront les autorités à déclarer l'état d'urgence, puis à annuler les hausses décrétées mais ce sont des revendications politiques et l'inégalité sociale qui sont aux racines de la révolte tunisienne.
Le 22 décembre 1964, une semaine après la clôture des négociations sur le prix des céréales au sein des six pays membres du Marché commun, le Premier ministre Georges Pompidou évoque l’importance d’une politique commune en Europe en matière agricole. Car la fixation des prix devrait s’étendre à d’autres matières premières indispensables aux Européens.