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Comme à son habitude, Fabian Cancellara s'est emparé du maillot jaune du Tour de France dès le contre-la-montre d'ouverture. Le Bernois a enlevé samedi le prologue à Rotterdam, devant une foule énorme. Lance Armstrong, 4e à 22'', a aussi fait forte impression.
Mis en cause par une vidéo qui le suspectait d'avoir utilisé un vélo à moteur électrique lors de ses victoires au Tour des Flandres et à Paris-Roubaix, Cancellara a mis un point d'honneur à s'imposer par la marge la plus nette, 10 secondes sur l'Allemand Tony Martin, 20 secondes sur le Britannique David Millar, au terme des 8,9 km.
Derrière ce trio, Armstrong a fait mieux, pour 5 secondes, que le vainqueur sortant, l'Espagnol Alberto Contador, désavantagé par le parcours très roulant, qui termine sixième. A 38 ans, le Texan, septuple vainqueur du Tour, a justifié ses ambitions de maillot jaune pour sa dernière participation à l'épreuve, le jour où le quotidien américain Wall Street Journal a diffusé de nouvelles accusations de dopage à son encontre de son ancien coéquipier Floyd Landis.
En cette chaude journée, au cours de laquelle un scanner a été utilisé pour la première fois pour contrôler les vélos, suite aux suspicions provoquées par l'histoire du moteur électrique, quelques candidats au podium ont perdu plus de temps qu'espéré. L'Italien Ivan Basso a cédé 55 secondes par rapport à Cancellara. Soit une de moins que le Britannique Bradley Wiggins et le Russe Denis Menchov, deux de moins que le Luxembourgeois Frank Schleck.
Déjà vainqueur des prologues de Liège en 2004 et de Londres en 2007, ainsi que du contre-la-montre d'ouverture à Monaco l'an passé, Cancellara a revêtu pour la quatrième fois le maillot jaune dès le début du Tour.
Le Bernois, la référence dans le contre-la-montre dont il détient les titres olympique et mondial, a bouclé les 8,9 km à 53,400 km/h. La quatrième moyenne la plus rapide de l'histoire du Tour malgré pas moins de sept virages à angle droit sur le parcours tracé dans les rues du grand port néerlandais.
Après la course, Cancellara est revenu sur l'histoire de la vidéo du moteur électrique, dont le rappel l'avait passablement irrité les jours précédents. «J'ai dit à mes coéquipiers, le matin, que la batterie allait durer 10 minutes. Mais ce n'est pas une batterie, ce sont mes jambes. Le moteur, c'est moi», a déclaré le Bernois dont le vélo, comme d'autres, a été passé au scanner.
swissinfo.ch et les agences