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Elizabeth Loftus et les illusions de la mémoire
Pour le cinquième rendez-vous des Grandes conférences organisées dans le cadre du 450e anniversaire de l’Université, l’UNIGE a accueilli Elizabeth Loftus, le mardi 1er septembre à Uni Dufour. Connue du grand public américain pour avoir cerné, puis conceptualisé le phénomène des «faux souvenirs», cette psychologue travaille sur la nature de la mémoire individuelle et sur la manière dont nous archivons les faits vécus, montrant, expériences à l’appui, comment de faux souvenirs peuvent être implantés dans l’esprit des gens.
ENREGISTREMENT VIDÉO DE LA CONFÉRENCE DISPONIBLE DÈS MERCREDI 2 SEPTEMBRE
Elizabeth Loftus mène des expertises, au niveau scientifique, dans le domaine juridique et intervient fréquemment, aussi sous l’angle éthique, dans le débat public aux Etats-Unis. Ses travaux ont notamment mis en lumière la nature de faux témoignages dans les cas d’abus sur des enfants, montrant que, dans certains cas, les souvenirs d’abus sexuels étaient faux. Cela a valu à Elizabeth Loftus l’animosité d’une partie du public américain, l’accusant d’apporter de l’eau au moulin des abuseurs.
Elizabeth Loftus a reçu de nombreuses distinctions. En 2002, elle occupait le 58e rang, et le 1er rang en tant que femme, d’une liste des plus éminents psychologues du XXe siècle établie par la «Review of General Psychology». Plusieurs de ses ouvrages sont traduits en français, notamment «La mémoire» (1992) et «Le syndrome des faux souvenirs» (1998), en collaboration avec Katherine Ketcham.19 août 2009
2009