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La justice égyptienne a condamné à cinq ans de prison l'ancien ministre du Tourisme pour dilapidation de fonds publics, a-t-on appris mardi de sources judiciaires. Elle a aussi prolongé de quinze jours la détention préventive du président déchu Hosni Moubarak.
Le ministre a été déclaré coupable d'avoir délivré illégalement des licences d'activités dans le secteur dont il avait la charge. Il fait partie des nombreux membres de l'ancien régime poursuivis pour corruption depuis le renversement de Hosni Moubarak, le 11 février.
Le procureur général a de son côté "ordonné la détention préventive de l'ex-président Moubarak pour 15 jours qui commencera à la fin de sa période de détention actuelle" le 12 mai, selon un communiqué. Un porte-parole du Parquet a précisé que des enquêteurs s'étaient rendus mardi à l'hôpital de Charm el-Cheikh, où se trouve M. Moubarak, pour poursuivre les interrogatoires.
Les deux fils aussi emprisonnés
Fin avril, le parquet général, s'appuyant sur un avis médical, a estimé que l'état de santé de M. Moubarak était stable et que l'ancien raïs pouvait être transféré à l'hôpital Mazra'a de la prison de Torah au Caire, dès que cet établissement sera prêt à le recevoir.
M. Moubarak, âgé de 82 ans, a été hospitalisé le 13 avril, le jour même où le parquet ordonnait son placement en détention provisoire dans l'attente de son audition dans des enquêtes sur des affaires de corruption et sur la répression sanglante des manifestations qui ont abouti à son départ du pouvoir le 11 février dernier. Ses deux fils ont également été placés en détention provisoire et sont en prison au Caire.