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Induction du travail
Le déclenchement artificiel du travail est aussi appelé induction. Une fois que le travail a commencé, le reste de l’accouchement se déroule souvent normalement. En général, l’induction est planifiée avant l'accouchement et vous devriez avoir été informée pourquoi chez vous, il faut déclencher artificiellement le travail.
Il existe différents moyens pour induire le travail, notamment par amniotomie (provoquer la rupture de la poche des eaux) ou l’administration d’hormones qui stimulent le travail. Toutes les méthodes reposent en principe sur la stimulation de l'activité de l'utérus. Certains hôpitaux combinent plusieurs méthodes.
Comme le travail artificiel peut être plus douloureux que le travail naturel, l’utilisation de méthodes antidouleur est plus fréquente. En outre, la probabilité qu’il faille utiliser des mesures supplémentaires comme une anesthésie péridurale ou un accouchement au forceps augmente. C'est particulièrement vrai pour celles qui ont leur premier enfant, chez qui l’induction artificielle du travail débouche plus souvent sur une césarienne d’urgence. Pendant l’induction, on surveille attentivement le pouls de la mère et de l’enfant.
La stimulation du travail désigne le fait de renforcer un travail existant, mais insuffisant (travail prolongé). Cette méthode consiste à renforcer les contractions faibles ou faiblissantes par une perfusion d’ocytocine ou de Syntocinon. On l’utilise car les mères qui restent trop longtemps en couches peuvent subir des complications telles qu’une pyrexie (fièvre). Pendant l’induction du travail aussi, la mère est surveillée constamment.
Newsticker
L'induction diminue le taux de césariennes: Jusqu’ici, on supposait que l’induction du travail augmentait forcément le risque d’accouchement par césarienne. Mais ce n’est pas le cas. Au contraire: le dépouillement de 157 études impliquant plus de 31’000 femmes enceintes a démontré que la probabilité d’une césarienne est 12% moins élevée après induction du travail par rapport au groupe de contrôle où on ne provoque pas le travail; dans les grossesses sans complications et arrivant au terme calculé, la probabilité était même 19% moins élevée. L’induction aux préparations de prostaglandines donnait de meilleurs résultats que l'administration d’ocytocine ou l’amniotomie. Ce n’est que chez les femmes enceintes ayant des naissances prématurées que la différence n’était pas significative. (swissmom Newsticker, 24/06/2014)
Last update : 08-04-20, BH