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Notre monde du travail
Buenos Aires, un matin de 2005. Un homme, la cinquantaine, se réveille, se lève, se brosse les dents, salue la grand-mère, se prépare du thé, compte ses piécettes, s'engueule avec sa femme, tente de parler avec son fils, part au travail à pied puis en bus puis dans le camion de l'entreprise de démolition qui s'arrête devant le bâtiment à détruire. L'ouvrier entre et l'explore, parvient dans un bureau, il y trouve un homme qui refuse de le quitter.
Le récit se construit autour de cette rencontre entre Osvaldo Lazzari, l'ouvrier responsable de la démolition de l'usine, et Alberto Luna, défenseur de cette même usine où il travaille depuis 40 ans. Osvaldo doit faire sortir Beto; il veut le ramener dans la réalité, lui ouvrir les yeux. Ainsi, les deux hommes d'abord s'opposent. Puis, le récit de leur vie les rapproche. Tous deux font face à la grande métaphore de la démolition, celle du bâtiment, celle de leurs propres vies - de l'ambition, de l'emploi, du couple. Toutefois, cette compréhension simultanée n'entraîne pas une réaction similaire. Les cris et les chants des manifestants, qui bientôt prennent possession de l'usine, parviennent à Beto. Il éclate d'un rire étrange. Osvaldo, lui, sort de l'usine. Il lui reste à chercher un nouvel emploi. Le quotidien, la vie, difficile et précaire, continue. LA DEMOLICION s'inscrit dans ce qu'il est convenu d'appeler la nouvelle vague du cinéma argentin.