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La plupart des quotidiens francophones, dans les hommages qu’elle a diversement rendus à Alexandre Soljenitsyne, a titré sur « la mort d’un emblème de la dissidence » ou sur la disparition « d’un monument de la dissidence ». La Tribune de Genève, quant à elle, évoquait « l’écrivain dissident » et affirmait inopportunément que « L’ex-dissident est resté muet sur les dérives de Poutine ».
Dissident ? Ce terme manque singulièrement de précision pour un hommage à celui qui avait réussi à déconsidérer l’idéologie communiste et être de ceux qui déracinèrent l’arbre soviétique. Un dissident, rappelons-le, était un intellectuel communiste qui entendait dénoncer les « déviations » staliniennes du pouvoir communiste, tout en demeurant fidèle au marxisme ou du moins à une certaine forme de socialisme.
Dès son premier ouvrage, c’est bien au contraire en opposant au régime communiste et à son idéologie totalitaire que se dresse Alexandre Soljenitsyne. Il a été, avant tout, un ardent anti-communiste. Il a été un opposant total et déterminé du marxisme-léninisme. Ce que n’a jamais été la presse occidentale. Loin s’en faut !