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Après Les beaux gosses, qui n'avait pas soulevé notre enthousiasme quand bien même il avait reçu le César du meilleur premier film, Riad Sattouf, Breton d'origine proche-orientale et bédéaste, porte à l'écran sa vision de Cendrillon. C'est ainsi que, en République démocratique et populaire de Bubunnie, les hommes, dûment voilés, sont confinés au MMM (marmite, moutards, mosquée) tandis que les femmes commandent et portent l'uniforme, sous la férule de la Générale (Anémone), avatar féminin de Ceaucescu. Le langage est donc influencé par la mentalité régnante: les mots autoritaires et importants sont féminisés par une terminaison en -erie; le masculin est dévalorisé par un diminutif en -in. Le jeune Jacky (Vincent Lacoste) fantasme à mort sur la Colonelle (Charlotte Gainsbourg), fille de la dictatrice; il est prêt à tout pour obtenir un carton d'invitation au grand bal au cours duquel la jeune femme choisira son époux parmi des centaines de prétendants voilé de blanc et munis d'une laisse...
La critiquerie sera courte. Malgré une distribution comprenant un certain nombre de vedetteries, la longue métragerie n'est qu'une succession de sketchins et fait penser à un délayage du Groland de Canal +. On peut sans regrets laisser de côté cette cucuterie potache, tout en se demandant quelle mouche a bien pu piquer Charlotte Gainsbourg pour qu'elle se compromette dans un tel nanar.
Pierre-Andre Vullioud
|Nom||Notes|
|Daniel Grivel||0|
|Anne-Béatrice Schwab||3|
|Philippe Thonney||0|