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Communément appelée «syndrome de la tête plate», la plagiocéphalie positionnelle du nourrisson est une asymétrie de la forme du crâne.
On observe typiquement une difformité qui consiste en un aplatissement unilatéral de la partie arrière (occipitale) du crâne et une proéminence frontale du même côté.
Cette déformation pose un problème surtout esthétique et n’entrave généralement pas le développement normal de l’enfant.
Les recommandations internationales de prévention de la mort subite du nourrisson, qui préconisaient de ne pas faire dormir les enfants sur le ventre, ont conduit à une hausse de cette déformation crânienne chez les bébés.
La crâniosynostose figure parmi les malformations congénitales. Il s’agit en l’occurrence d’une soudure prématurée d’une ou de plusieurs sutures crâniennes. Le cerveau ne peut donc pas se développer comme il le devrait, ce qui entraîne des problèmes au niveau du développement de l’enfant. Parmi les thérapies envisageables figure la reconstruction de la voûte du crâne.
Cette difformité de la tête peut avoir une cause prénatale, c.-à-d. être apparue avant la naissance. Le principal facteur responsable dans ces cas-là est la position intra-utérine (position du bébé dans le ventre de la mère).
D’autres cas sont attribués à des causes postnatales; le facteur responsable de la plagiocéphalie est alors apparu après la naissance. Ces facteurs incluent la position allongée (dont la position de sommeil) et le torticolis congénital.
On connaît les facteurs de risque suivants de plagiocéphalie positionnelle:
La pratique de coucher les nouveau-nés sur le dos se répand depuis que l’on sait que cette position réduit le risque de mort subite du nourrisson.
Or, à cet âge, le bébé n’a pas encore l’autonomie de mouvement qui lui permettrait de bouger la tête. Un maintien prolongé du nouveau-né dans la même position peut exercer sur sa tête une pression qui contribue à lui déformer le crâne.
Une plagiocéphalie se présente typiquement comme un aplatissement unilatéral de l’occiput et une proéminence frontale du même côté du crâne.
Le problème posé par la plagiocéphalie positionnelle est essentiellement esthétique. En général, le développement de l’enfant se poursuit normalement.
C’est vers l’âge de 4 mois que cette déformation crânienne est la plus fréquente. Par la suite, elle s’améliore souvent spontanément avant l’âge de 2 ans à la faveur d’une augmentation de la mobilité et du niveau d’activité physique.
Une plagiocéphalie positionnelle peut se diagnostiquer après la 6e semaine de vie. Les difformités crâniennes observées avant cet âge ont souvent des causes obstétriques et se normalisent d’elles-mêmes.
Les mesures suivantes aident à prévenir une plagiocéphalie positionnelle:
Un diagnostic de plagiocéphalie positionnelle ne peut être posé que par le médecin.
L’examen devra en particulier exclure une ossification prématurée des sutures crâniennes (crâniosynostose). Les crâniosynostoses sont rares, mais peuvent entraîner de graves troubles du développement et nécessitent des mesures diagnostiques et thérapeutiques plus poussées.
L’examen physique comprend un test de la mobilité active et passive de la nuque et une évaluation du stade de développement en fonction de l’âge. Le tour de tête, le poids et la taille de l’enfant sont également mesurés, puis contrôlés régulièrement par la suite pour déceler assez tôt d’éventuelles modifications.
Pour une bonne prise en charge, il est très important de bien expliquer aux parents le caractère bénin de la plagiocéphalie positionnelle.
Il est essentiel pour eux de savoir que cette déformation crânienne, dans la plupart des cas, se corrige en grande partie d’elle-même durant les deux premières années – avec ou sans efforts thérapeutiques.
Les possibilités de traitement incluent: