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Le président iranien Hassan Rohani a estimé lundi que l'accord sur le nucléaire va permettre au monde de réaliser qu'une concertation avec l'Iran est plus avantageuse qu'une confrontation. Il s'exprimait lors d'une rencontre avec le chef de la diplomatie britannique.
"Nous considérons cet accord comme le début d'un mouvement visant à créer une meilleure situation dans les relations régionales et internationales", a déclaré M. Rohani cité par l'agence officielle Irna.
L'accord du 14 juillet entre l'Iran, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Russie, la Chine et l'Allemagne prévoit de limiter au domaine civil le programme nucléaire iranien en échange d'une levée des sanctions internationales imposées à l'Iran depuis 2006.
"Rétablir la confiance"
Philip Hammond, premier chef de la diplomatie britannique à venir en Iran depuis 2003, a rouvert dimanche l'ambassade de son pays à Téhéran, fermée depuis près de quatre ans après avoir été saccagée par des militants hostiles au renforcement de sanctions contre l'Iran.
Il a reconnu à cette occasion "des désaccords profonds" avec l'Iran, estimant cependant que la réouverture des ambassades des deux pays à Londres et Téhéran était l'un des moyens de "rétablir la confiance".
Un sentiment partagé par M. Rohani, qui en dépit de l'histoire houleuse entre son pays et le Royaume Uni, a estimé qu'on "ne doit pas rester dans le passé, mais regarder vers l'avenir".
La Grande-Bretagne et les Etats-Unis ont notamment été accusés par l'Iran d'avoir renversé le régime nationaliste du Premier ministre nationaliste Mohammad Mossadegh en 1953.
Vers une levée des sanctions
Dans un entretien à l'agence Reuters, M. Hammond a par ailleurs estimé que la levée des sanctions internationales contre l'Iran pourrait débuter dès le printemps 2016, une fois que l'accord sur le nucléaire aura été entériné par Téhéran et le Congrès américain.
Il a précisé que les négociations commerciales avec Téhéran pourraient débuter "bien avant" la levée effective des sanctions, un "travail préparatoire" étant selon lui nécessaire pour permettre une reprise rapide de l'investissement étranger en Iran.
Saluant la volonté de dialogue affichée par M. Rohani, M. Hammond a par ailleurs souligné que les pays occidentaux étaient entrés dans une "nouvelle phase" des discussions concernant la Syrie, avec une implication croissante de l'Iran et de la Russie. Il a par ailleurs répété que le président Bachar al Assad ne faisait "pas partie de l'avenir de la Syrie".
ATS