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Charles-Ferdinand Ramuz (1878-1947)
C.-F. Ramuz est né à Lausanne le 24 septembre 1878, dans une famille de commerçants. Après une licence en lettres classiques à l’Université de Lausanne, il enseigne au collège d’Aubonne (Vaud), puis est précepteur à Weimar (Allemagne). Mais l’enseignement ne le satisfait pas; dès l’âge de douze ans, il veut devenir écrivain.
En 1903, il part pour Paris, il y séjourne jusqu’en 1914, avec de fréquents retours au pays. Ramuz publie ses premiers textes en 1903. L’année suivante, il est l’un des fondateurs de La Voile latine avec les écrivains C.A. Cingria et Gonzague de Reynolds et le poète Henry Spiess, qui veulent défendre la latinité contre la germanisation larvée de la langue française, retrouver l’âme et le corps du pays par une nouvelle conception des arts et des lettres. Dans ses premiers textes, écrits lors de sa période parisienne, Ramuz développe ses grands thèmes: solitude de l’homme face à la nature, poésie de la terre. Les romans de cette période sont centrés sur un personnage.
En 1914, Ramuz retourne en Suisse où il mènera une vie relativement retirée. En 1914 également, Ramuz fonde, avec Edmond Gilliard et Paul Budry, les Cahiers vaudois, qui succèdent à la Voile latine, disparue en 1910. L’expression de Ramuz se fait dès lors de plus en plus personnelle. La fin des années 20 et le début des années 30 voient Ramuz atteindre la pleine maturité. Les personnages y incarnent les grands projets mythiques de l’homme. Le courant lyrique et poétique y est au service d’une vision tragique de l’homme pour qui seule la mort est au bout de la quête.
La dernière période de la vie de Ramuz, marquée par la tragédie de la Seconde Guerre mondiale, laisse une grande place à la rétrospection et aux souvenirs. Il est mort en 1947, à Pully, près de Lausanne. Une fondation et un prix littéraire porte son nom.