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Suite à l'enterrement réussi de l'initiative de mise en œuvre, les syndicats lancent maintenant une offensive de naturalisations. L'USS, qui compte parmi ses membres un grand nombre de migrantes et de migrants, invite tout particulièrement les jeunes étrangers de seconde génération, les secondas et les secondos, à sérieusement se poser la question de la naturalisation.
La netteté du NON à l'initiative de mise en œuvre a permis d'empêcher que les personnes qui vivent en Suisse, sans toutefois en posséder la nationalité, ne soient privées de leurs droits. Mais même ainsi, leur situation reste inconfortable. Des tours de vis successifs ont été donnés ces 20 dernières années. Même sans initiative de mise en œuvre, les personnes qui ont grandi ici sans passeport suisse risquent non seulement une condamnation pénale pour des délits, comme tous les autres, mais en plus l'expulsion dans un pays qu'ils ne connaissent probablement pas. C'est la raison pour laquelle l'USS lance un appel à tous les étrangers de deuxième génération à sérieusement se poser la question de la naturalisation.
Le président de l'USS, Paul Rechsteiner a invité les parents qui n'ont pas la citoyenneté suisse " à faire tout leur possible pour que leurs enfants acquièrent la nationalité suisse dès qu'ils en rempliront les conditions. " Paul Rechsteiner a aussi demandé aux villes et aux communes d'agir en conséquence. La collectivité doit adopter une attitude positive à l'égard de la naturalisation de jeunes personnes étrangères qui ont grandi ici et " les inviter à devenir des citoyens et des citoyennes de ce pays. "
Il est dans l'intérêt d'une démocratie de convaincre autant d'habitants et d'habitantes d'un pays que possible de devenir des citoyens et des citoyennes majeurs et actifs ", estime pour sa part Vania Alleva, la présidente d'Unia. Et pourtant : " La Suisse a des règles très strictes en matière de naturalisation et des procédures de naturalisation différentes selon les communes. Elle devrait au moins se soucier que le plus grand nombre possible de personnes qui remplissent les sévères critères en vigueur se fassent effectivement naturaliser et renforcent ainsi la société civile ", a ajouté Vania Alleva, qui en tant que présidente d'Unia est à la tête de la plus grande organisation de migrants et de migrantes de Suisse.
Pour Manuel Avallone, vice-président du Syndicat des transports SEV, l'intégration n'est pas une voie à sens unique. Elle exige un partenariat entre les immigrés et immigrées d'un côté et les Suisses et les Suissesses de l'autre. Ces derniers ne devraient pas tout faire pour la rendre difficile, mais au contraire créer les conditions pour réussir une intégration optimale. Bien que la Suisse officielle ne lui ait jamais donné l'impression d'en faire partie, il veut maintenant se faire naturaliser. " Je ne suis plus disposé à être otage de la politique xénophobe de l'UDC en raison de ma nationalité ", a déclaré Manuel Avallone.
Renseignements:
- Paul Rechsteiner, président de l'USS, 079 277 61 31
- Vania Alleva, présidente d'Unia, 079 620 11 14
- Manuel Avallone, vice-président du SEV, 079 434 46 71