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La Société fut fondée sur l'initiative d'Auguste Gillard, vétérinaire cantonal, le 7 février 1909, au Café des Alpes à Neuchâtel. La Société s'est fixé le but « de faciliter les rapports entre vétérinaires et de contribuer à l'amélioration de leur profession ».
Après Auguste Gillard, 17 personnalités se sont succédés à la présidence. M. Marc Jacot-Guillarmod a été président pendant deux périodes, au total pendant 21 ans. A sa fondation, la société comptait 10 membres, en 1963 18 membres et aujourd'hui 38 membres. Jusqu'en 1963, la majorité des vétérinaires géraient des cabinets mixtes. Les postes de vétérinaire cantonal, des directeurs des abattoirs de Serrières et de La Chaux-de-Fonds étaient des postes à plein temps. Plusieurs vétérinaires étaient chargés à temps partiel des contrôles auprès des bureaux de douane des Verrières, du Col-des-Roches et des passages de frontière pour le bétail dans le cadre du Pacage Franco-Suisse. Il faut aussi mentionner les abattoirs de frontière du Col-des-Roches (subventionnés par la Confédération), où un grand nombre de bétail étranger a été abattu et puis plus tard le centre d'insémination au Crêt-du-Locle et pendant de longues années à Pierre-à-Bot.
Pendant la Deuxième guerre mondiale, la moitié des membres de la SNV étaient des officiers vétérinaires, astreints pendant de longues périodes au service actif. Les charges civiles étaient alors assumées par ceux qui restaient, surtout par des confrères à la retraite. Leurs problèmes principaux étaient le manque de médicaments et de benzine, ainsi que les abattages illégaux. Il faut ici mentionner le grand travail des femmes des vétérinaires, non seulement pendant la guerre, mais pendant toutes ces décennies, où les assistantes vétérinaires n'existaient pas encore.
Le SNV a invité les membres de la Société des Vétérinaires Suisses aux Journées Vétérinaires Suisses à Neuchâtel (1952 et 1971) et à La Chaux-de-Fonds en 1987.
Le sujet principal de la formation permanente était la lutte contre la tuberculose et Pavortement épizootique. L'engagement pour l'éradication de ces maladies et de la fièvre aphteuse après la guerre était exemplaire. Cette lutte a été dirigée par le vétérinaire cantonal Jean Staehli, qui a créé "des instruments très efficaces tels que pour l'identification des animaux, pour le contrôle du trafic des animaux et pour les analyses au laboratoire.
Les problèmes internes entre les vétérinaires ont toujours été traités d'une façon discrète, autrefois par le comité, aujourd'hui par le conseil de l'ordre. La facilitation des rapports entre eux, comme l'exigent les statuts, a souvent eu lieu à Auvernier au cours du traditionnel plat de bondelles, puis et jusqu'à aujourd'hui lors de voyages en commun dans un but de formation mais aussi avec un aspect social.
Stephan Häsler (31 mars 2011)
* vétérinaire praticien
(Mobilisés comme officiers vétérinaires: le maj Urfer, les cap Schaefer, Egli, Maeder, Fleury et le plt Witschi)