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Le monde entier connaît L'Hôtel des Invalides. Pour son architecture, ses collections ou pour le tombeau de Napoléon... en oubliant généralement que, derrière ses murs, l'Hôtel continue, trois siècles après sa fondation, de soigner et d'héberger les blessés, victimes de leur dévouement à la patrie. Premier souverain français à se préoccuper des misères de ses vieux soldats, Louis XIV ordonne, en 1670, la construction d'un magnifique hôtel afin d'y abriter les derniers jours des malheureux vétérans de son armée. Véritable ville dans la ville, avec son administration, son clergé, ses manufactures et son gouverneur, l'Hôtel des Invalides constitue un microcosme, vivant reflet de trois siècles d'histoire de France. On y rencontre Louis XIV incognito, Louvois en maître d'oeuvre, le tsar Pierre le Grand et l'empereur Joseph II en touristes ; Parmentier dans son laboratoire et... l'étonnante Angélique Brulon, première femme décorée de la Légion d'honneur. On y vit les premières heures de la Révolution et on observe l'ascension de Napoléon ; on assiste au retour des cendres de l'Empereur et, plus tard à celui de l'Aiglon, tandis que Voltaire, Montesquieu, Chateaubriand, Victor Hugo, Balzac ou Berlioz font revivre l'épopée glorieuse d'un des plus beaux monuments de Paris.
Romantique et candide, il est élu roi de Pologne à vingt-sept ans mais il perd son trône aussi vite qu'il l'a conquis. Stanislas Leszczynski (1677-1766) entame alors une vie errante d'exilé permanent, ballotté entre les coups de chance et les catastrophes.
Le destin lui fait signe en 1725, le jour où le tout-puissant roi de France, Louis XV, décide d'épouser sa fille, Marie Leszczynska. Huit ans plus tard, la chance se confirme en l'aidant à remonter sur le trône en 1733, mais le trahit de nouveau en le faisant tomber après vingt-quatre jours de règne...
Réfugié en France, il a soixante ans quand son gendre lui confie, en 1736, la souveraineté sur les duchés de Lorraine et de Bar : un viager aux pouvoirs limités, en attendant le rattachement de ces territoires à la couronne de France. Mais le " pion " de Louis XV ne l'entend pas de cette oreille. Il gagne le coeur des Lorrains par sa bienfaisance et les amuse par sa passion pour les fêtes qui illuminent son château de Lunéville. La belle histoire va durer vingt-neuf années et permettre aux duchés de conquérir une place brillante dans l'Europe des Lumières.
Protecteur attentif des arts, lettres et sciences, Stanislas invente une architecture festive unique en son genre. Féru d'urbanisme, il s'entoure des meilleurs architectes pour offrir à Nancy un exceptionnel ensemble monumental, digne d'une vraie capitale. Soucieux des pauvres, il crée des fondations pour venir en aide aux démunis et veille à l'éducation de ses sujets, fondant à Nancy une académie, une bibliothèque publique et donnant à son université ses lettres de noblesse.
Pacifiste et réformateur, utopiste et théoricien du bonheur, il est également l'auteur de travaux littéraires qui conjuguent pragmatisme, esprit des Lumières et traditions chrétiennes.
Il demeure l'une des figures éminentes les plus attachantes du XVIIIe siècle européen.
Historienne, Anne Muratori-Philip est grand reporter au Figaro et responsable de la rubrique histoire au Figaro littéraire. Elle est notamment l'auteur d'une histoire de l'hôtel des Invalides (1989) et d'une biographie de Parmentier (1994).
Marie-Thérèse Charlotte, « Madame Royale », voit le jour le 19 décembre 1778. Hélas, pour la fille aînée de Louis XVI et Marie-Antoinette, les bonheurs d'enfance s'effondrent avec la Révolution. Le 13 août 1792, la famille royale est emprisonnée dans l'horrible forteresse du Temple. Le 4 janvier 1793, on guillotine le roi ; sa soeur et la reine le suivent quelques mois plus tard. Madame Royale est épargnée mais séparée de son petit frère, l'éphémère Louis XVII, qui mourra de mauvais traitements sans jamais la revoir. Isolée, privée de tout, terrorisée, la jeune princesse s'enfonce dans un long enfer. Fin 1794, les fureurs révolutionnaires s'apaisent et le peuple de Paris s'attendrit sur cette adolescente qui devient l'héroïne des gazettes. Dans le même temps, les cours d'Europe se la disputent. Au terme de longues négociations, faussement secrètes et parfois scabreuses, « Madame Royale » est libérée le 18 décembre 1795. Elle a tout juste dix-sept ans.Accueillie à Vienne par sa famille maternelle, la fille de Louis XVI pourrait se libérer de son terrible passé. Mais elle ne veut pas renoncer à la France. Encore moins à sa filiation ! Ne serait-ce que pour contrôler les ambitions royales de son oncle, le futur Louis XVIII, dont elle a découvert les manigances... À partir de mémoires et de souvenirs d'époque, Anne Muratori-Philip retrace avec brio et minutie les épisodes tragiques, mais aussi romanesques et politiques de la prisonnière du Temple, avant qu'elle ne devienne duchesse d'Angoulême.
Anne Muratori-Philip est docteur en sociologie de l'information, diplômée en Sciences politiques, Histoire et Histoire de l'art. Ancien grand reporter au Figaro, membre correspondant de l'Institut, elle est l'auteur d'ouvrages historiques et de plusieurs biographies, notamment Parmentier (Plon, 2006), Marie Leszczynska (Pygmalion, 2010) et Le roi Stanislas (Fayard, 2000).
Dans l'histoire de la France, les femmes, et avant tout les reines, ont souvent régné sur le coeur et l'esprit de leur peuple, bien qu'elles n'aient pas toujours exercé le pouvoir.
Pendant quinze siècles, certaines ont joué un rôle prépondérant en se montrant plus lucides, plus préoccupées du bonheur de leurs sujets sinon plus attentives au rayonnement de la monarchie. Si les rois ont fait la France, on peut dire que les rein l'ont sans doute aimée davantage. Le 5 septembre 1725, Louis XV épouse Marie Leszczynska. Pour cette princesse inconnue, fille du roi de Pologne en exil, Stanislas Ier, ce mariage inattendu est un cadeau du destin.
La gentillesse de la charmante Polonaise et l'amour du jeune roi balaient les préjugés. Mais le conte de fées ne dure qu'une dizaine d'années, le temps de donner naissance à huit filles et à deux garçons, dont l'un meurt en bas âge. Puis le "Bien-Aimé" se met à collectionner les favorites. La reine, tout en se tenant à l'écart de la politique, continue d'assumer ses tâches avec dignité et dévoile son vrai visage qu'Anne Muratori-Philip révèle ici dans tout son éclat.
De la fabrication d'un pain à base de pomme de terre à sa plantation dans les Sablons, Parmentier ne refusa aucun défi pour prouver les vertus de la pomme de terre. Cet ouvrage propose de suivre la formidable aventure de la pomme de terre, depuis les Incas jusqu'à nos jours.
À la fois légume et féculent préféré des Français, la pomme de terre est aujourd'hui un grand classique de la gastronomie de notre pays. Très rapidement découverte par les Conquistadors espagnols, c'est à ces derniers que l'on doit son introduction
en Europe. Pourtant elle ne fut pas tout de suite appréciée par les Français. Elle doit son succès
à l'acharnement d'Antoine-Augustin Parmentier qui ne cessa jamais de la promouvoir. Brillant apothicaire, il mit tout son talent au service des défavorisés utilisant les qualités de la pomme de terre pour lutter contre la famine.
De la fin du XIXe siècle aux années 1960, l'automobile a vecu ses plus grandes heures. Elle a mis la terre entière sur quatre roues, fait naitre des villes géantes, réveille les campagnes et même gagne des guerres ! Moins de soixante-dix ans pour bouleverser le monde et passer de l'ère des pionniers a celle des industriels...
Les douze modèles choisis pour illustrer cette extraordinaire épopée sont tous entrés dans l'Histoire : du tricycle Benz de 1888 a la Volkswagen de 1935, du taxi Renault, complice des poilus de 1914, à la Jeep de 1941, de la Ford T de 1908 à la Morgan de 1936, de la 2 CV de 1948 à la DS de 1955, de la Ferrari 166 de 1949 a la Mini de 1959, sans oublier la mythique Rolls-Royce Silver Ghost de 1909 et l'inaccessible Bugatti Royale de 1926. Les voitures les plus folles aff rontent les plus sages, les plus impressionnantes defient les plus petites, les plus majestueuses toisent les plus populaires. Concues par des personnages hors du commun dont la passion et l'imagination defiaient les réalites, parfois jusqu'a la démesure, elles se relaient pour conter une époque revolue, ou l'automobile vivait encore de ses rêves.
Création Studio Flammarion Berline de voyage Bugatti Royale Type 41, 1931 © Car Culture / Getty Images
Un historique de ce monument conçu par Louis XIV pour ses valeureux soldats et réagencé par Napoléon Ier, dont on restaure actuellement le dôme et les fresques.