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Le président birman sortant Thein Sein a réuni dimanche l'ensemble des partis politiques. Il les a rassurés quant au transfert du pouvoir à l'opposante Aung San Suu Kyi, victorieuse des élections.
"Nous transmettrons le processus (de réformes lancées depuis l'autodissolution de la junte en 2011) à un nouveau gouvernement", a déclaré Thein Sein lors d'une rencontre avec des dizaines de partis ayant concouru aux législatives, sa première sortie publique depuis dimanche dernier.
"Ne vous inquiétez pas pour la transition, nous promettons de la poursuivre", a ajouté Thein Sein dimanche lors de la rencontre à Rangoun, après avoir déjà félicité par écrit l'opposante pour son succès.
Parmi les partis présents, la Ligue nationale pour la démocratie (LND) d'Aung San Suu Kyi, laquelle s'était fait représenter à cette réunion organisée à Rangoun, la capitale économique du pays.
L'opposante a pris dès samedi la route de Naypyidaw, la capitale administrative. Elle espère y avoir la semaine prochaine une entrevue en plus petit format avec le président Thein Sein et le chef de l'armée.
Dimanche, elle a rencontré l'influent président du Parlement. "Elle m'a félicité d'avoir accepté les résultats des élections et m'a réconforté", a indiqué ce dernier sur Facebook. Son message est accompagné d'une photo qui les montre tous deux souriants.
Volonté de réconciliation
Nyan Win, porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie, a souligné la volonté de "réconciliation nationale" du parti d'Aung San Suu Kyi.
La victoire écrasante de la LND (avec 80% des sièges) est à la mesure des aspirations au changement au sein d'une population coupée du monde pendant des décennies de junte militaire.
Et des espoirs placés en Aung San Suu Kyi, icône dans son pays, qui a passé près de 30 ans à lutter contre la junte militaire puis ses héritiers, dont 15 ans en résidence surveillée.
Le raz-de-marée en faveur du parti d'Aung San Suu Kyi ne laisse que des miettes à ses adversaires, notamment le parti au pouvoir, l'USDP, qui avait fait campagne sur les réformes menées par Thein Sein depuis 2011.
Depuis le vote, Aung San Suu Kyi est restée quasi muette, dans l'attente des négociations de la semaine prochaine à Naypyidaw.
Aucune date n'a été précisée pour l'heure pour celles-ci.
ATS