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Présenter la version originale de 1869, c’est rencontrer un tsar, un personnage ambivalent, à la fois homme de pouvoir et homme malheureux. Moussorgski ne compose pas qu’un opéra mais un drame musical populaire. Sur une toile de fond, en partie véridique et décrite par Pouchkine, Moussorgski tisse les fils d’un drame national qui, par la magie d’une langue aussi vraie que belle, se mue en grandiose tragédie universelle. D’autres compositeurs comme Rimski-Korsakov et Chostakovitch ont revisité Boris. La version de 1869 (en 7 scènes), par sa noirceur, sa concision et la violence du propos, semble la plus originale pour évoquer l’infortune d’un tsar considéré comme usurpateur, grâce à une partition sauvage et flamboyante.