Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07270.jsonl.gz/187

Des Américains et des Européens expatriés au Brésil, à Rio, vivent quelques mésaventures dans leurs recherches personnelles du plaisir ou de la justice sociale. De la haute société carioca aux favelas… Des destinées vues par un cinéaste qui connait le Brésil et sait faire rire des avanies subies par ses semblables.
Critique
"Que fait-on pour soi et que fait-on pour les autres ? s'interroge le cinéaste.Où est la ligne de partage entre narcissisme et philanthropie ? Je ne vois autour de moi et en moi-même que des contradictions, voire de l'hypocrisie." Si son nouveau film prend des allures de farce foutraque et désopilante, c'est aussi pour alléger un propos plutôt sombre... Charlotte Rampling, dans le rôle d'une virtuose de la chirurgie esthétique, tente de décourager les Brésiliennes de se faire intégralement refaire, tandis que, dans les favelas, un tour-opérateur propose une pause photo aux côtés d'un gangster à kalachnikov."Ce film est avant tout une comédie, mais travaillée par des questionnements politiques, reconnaît Jonathan Nossiter. Par le passé, on achetait son salut grâce aux indulgences que vendait l'Église. Aujourd'hui, certains utilisent l'action sociale."
Florence Colombani, Le Point