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Un alibi de Tariq Ramadan mis à mal par un témoignage
Une des trois femmes qui ont porté plainte contre l'islamologue, désignée sous le pseudonyme de Christelle, affirme avoir été violée l'après-midi du 9 octobre 2009 à Lyon, en marge d'une conférence.
En réponse, les premiers avocats de Tariq Ramadan, qui se sont retirés du dossier, avaient produit une note mentionnant une réservation de billet d'avion pour une arrivée à Lyon à 18h35 le même jour en provenance de Londres.
Version contredite
Or, au cours d'une audition, l'actuel président de l'Union des jeunes musulmans (UJM) a contredit cette version.
"Il était prévu que monsieur Ramadan arrive au terminal 1 de l'aéroport de Saint-Exupéry (de Lyon) le 9 octobre 2009 à 11h15. Moi-même et un collègue (...) avons récupéré monsieur Ramadan vers 11h35-11h40 à l'intérieur de l'aéroport", a affirmé aux enquêteurs Yassine Djemal, à l'époque responsable des séminaires à l'UJM.
Il a ajouté qu'ils avaient déposé le théologien à l'hôtel Hilton, où les faits décrits par "Christelle" se seraient produits, "aux alentours de 12h15".
afp/pym
Publié le 26 mars 2018 à 09:55 - Modifié le 26 mars 2018 à 11:29
Trois plaignantes
Début mars, une troisième femme a porté plainte, affirmant avoir subi de multiples viols entre 2013 et 2014 en France, à Bruxelles et à Londres.
Bataille d'avocats
"On ne peut plus croire Tariq Ramadan. C'est la faillite pas seulement d'un système de défense mais aussi d'un système de vie à mille lieues de toute vérité. Tout n'était que mensonges, artifices et abus", affirme pour sa part Me Eric Morain, l'avocat de Christelle.