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Le procès mammouth des responsables présumés de la débâcle de la Banque cantonale de Genève (BCGe) au début des années 2000 pourrait devoir repartir de zéro. Le Tribunal fédéral, plus haute instance judiciaire du pays, a accepté le recours de la défense, qui demandait la récusation du président de la Cour correctionnelle.
Les accusés dénonçaient une violation de la garantie d’un juge indépendant. Ils estimaient que le tirage des jurés n’avait pas été le fait du hasard et relevait d’une sélection fondée sur la disponibilité, ce qui avait abouti à un nombre anormalement élevé de fonctionnaires parmi les jurés.
Malgré les incertitudes liées à une éventuelle récusation du président de la Cour, le procès de la Banque cantonale de Genève avait débuté le 4 octobre. Il est prévu que les débats se poursuivent en novembre.
Cinq personnes, trois anciens dirigeants de la banque et deux ex-réviseurs, doivent répondre de faux dans les titres et gestion déloyale aggravée. Ils sont accusés d'avoir embelli durant trois exercices à la fin des années 90 le bilan de la banque, mettant ainsi l'établissement en péril.
Au bord de la faillite en l'an 2000, la BCGe avait été sauvée du naufrage par l'Etat de Genève, grâce à une fondation chargée de reprendre cinq milliards de francs de crédits douteux.
swissinfo.ch et les agences