Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07010.jsonl.gz/696

En tête avant le 1500 m du décathlon des championnats d'Europe, Simon Ehammer a décroché la médaille d'argent. L'Appenzellois a battu son record de Suisse avec 8468 points. Le titre est revenu à l'Allemand Niklas Kaul, impérial au javelot et sur le 1500 m.
Il n'a pas manqué grand-chose pour qu'on le surnomme MC Ehammer. Car oui, «Simi» a bien joué les maîtres de cérémonie en Bavière. Impérial lors de la première journée avec notamment 8m31 à la longueur, Ehammer a finalement cédé lors des deux dernières épreuves.
Le médaillé de bronze à la longueur des Mondiaux de Eugene avait idéalement lancé cette deuxième journée en remportant le 110 m haies en 13''75 pour récolter 1007 points. Talon d'Achille du jeune athlète de Suisse orientale, le disque a encore une fois confirmé être sa nemesis. Le lancer rikiki à 34m92 ne lui a rapporté que 562 points, alors que son record personnel établi en mai à Ratingen est de 39m13.
Heureusement, Ehammer a su se resaisir à la perche, épreuve critique s'il en est. Après avoir eu besoin de deux essais à 4m70, il a effacé 4m90, 5m et 5m10 à sa première tentative. Il a ensuite franchi 5m20 à son deuxième essai pour battre sa meilleure marque personnelle en obtenant au passage 972 points. Après un lancer du javelot poussif avec 53m46, l'Appenzellois a dû se battre comme un fou sur un 1500 m décisif face à un Niklas Kaul revenu de nulle part et face à l'Estonien Janek Öiglane.
Ehammer : «Un grand accomplissement»
C'est passé contre Öiglane, mais cela n'a pas suffi face à un Kaul galvanisé par la foule. Le champion du monde 2019 a coupé la ligne en 4'10''04. Ehammer a lui terminé en 4'48'72.
C'est avec un sourire éclatant qu'Ehammer a accueilli cette médaille d'argent. «C'est incroyable, a-t-il simplement lancé au micro de la RTS. C'est un grand accomplissement. Et ce n'était pas simple après Eugene, je le savais. Mais c'était la bonne décision de faire la longueur aux Mondiaux et le décathlon ici à Munich. L'atmosphère est hallucinante, il y avait tellement de bruit et de bonheur des Allemands pour la victoire de Niklas.»