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Lorsque l’on mesure l’empreinte carbone on mesure en fait la production de gaz à effet de serre en équivalent CO2. Afin d’être comparable d’une société à l’autre, cette mesure est ramenée à la production équivalent CO2 par rapport au chiffre d’affaires.
Dans le cas de la CPPVF les mesures de l’empreinte carbone sont en tonne d’équivalent CO2 produit par million de chiffre d’affaires réalisé. Elles sont fournies par Ethos.
Les gaz à effet de serre sont ceux qui absorbent le rayonnement infrarouge émis par la surface de la terre. L’augmentation de leur concentration contribue au réchauffement climatique. Tous les gaz à effet de serre n’ont pas le même impact; ainsi le méthane a un effet équivalent à plus de 30 fois celui du CO2. On tient compte de cette influence plus forte dans le calcul de l’empreinte carbone en convertissant les gaz à effet de serre produits en production de CO2 ayant un effet « équivalent ».
Lorsque l’on mesure l’empreinte carbone d’une société on considère plusieurs niveaux de production de gaz à effet de serre appelé domaine ou scope en anglais. Actuellement on considère 3 domaines.
Le 1er ou scope 1 mesure la production directe de gaz à effet de serre de l’entreprise.
Le 2nd ou scope 2 inclut en plus la production indirecte des gaz à effet de serre, par exemple une société qui utilise de l’électricité pour son activité ne produit pas directement de gaz à effet de serre, en revanche pour produire l’électricité qu’elle a consommé il y a probablement eu émission de gaz à effet de serre.
Le 3ème ou scope 3 regroupe toutes les autres productions indirectes de gaz à effet de serre en lien avec l’entreprise et le cycle de vie des objets qu’elle produit. En effet, en amont de l’activité de l’entreprise, il y a la production des matières premières, leur acheminement puis, en aval de l’entreprise, l’utilisation des objets produits et finalement, en fin de vie, leur élimination ou leur recyclage. Tout ceci produit des gaz à effet de serre et est couvert par le scope 3.
Dans le cas de la CPPVF, les mesures dont elle dispose s’appuient sur les scopes 1 et 2.
Lorsqu’on élargit l’évaluation d’une entreprise on prend en compte non seulement les aspects financiers (rendement, risque) mais également des aspects extrafinanciers concernant les thèmes de l’Environnement, de Société, et de Gouvernance.
Pour évaluer la notation ESG, tout un ensemble de critères sont examinés conduisant à un certain nombre de points. Les plus haut scores conduisent à la notation A+ puis A-, des valeurs moyennes conduisent à des résultats B+ voir B-, finalement les moins bons scores sont notés C.
Les thèmes d’environnement appréhendent les questions en rapport à l’impact qu’une société a sur l’environnement. Ce sujet ne couvre pas que les aspects climatiques mis au premier plan aujourd’hui, mais plus généralement ceux de gestion durable des ressources, de pollution, etc.
Sous les thèmes de société nous trouvons des valeurs concernant les droits de l’homme, le travail des enfants, le droit et les conditions de travail, la santé et la sécurité, etc.
Sous la question de gouvernance nous trouvons les pratiques de la société, l’éthique des affaires.
Finalement les produits d’une société peuvent égalements être problèmatiques, ils sont dès lors aussi analysés. Ainsi les produits posant des problèmes de sécurité, de durabilité, les armements controversés, conduisent à baisser les scores de la société qui les produit.
Certaines sociétés ont des pratiques ou des activités qui devraient conduire à les exclure d’un portefeuille.
D’autres n’ont pas été évaluées, elles sont peut-être très bonnes ou peut-être pas, les informations à leur sujet sont manquantes.
Dans le cas de la CPPVF, les notations ESG sont celles fournies par Ethos. La caisse dispose par son intermédiaire non seulement de la classification A+, A-, B+, B-, C, Excl et N/A de chaque société, mais également du détail de l’évaluation de chacun des thèmes analysés. Cette notation est régulièrement mise à jour, afin de tenir compte de l’évolution des sociétées analysées.
La transparence d’un portefeuille permet de mesurer le niveau d’information à disposition relatif à l’ensemble des placements de ce portefeuille. Lorsque nous disposons des informations utiles au sujet d’une société, elle est dite transparente. La part qu’elle représente dans un portefeuille est alors prise en compte pour le calcul de la transparence. Ainsi si toutes les sociétés d’un portefeuille disposent d’une évaluation, alors la transparence est complète (100%); si une société n’a pas d’évaluation et que le portefeuille a investi 5% de sa fortune dans cette société alors la transparence est réduite d’autant. Si c’était la seule société pour laquelle il n’y a pas d’information ESG, alors la transparence du portefeuille ne serait plus que de 95%.
L’absence d’évaluation d’une société peut provenir de plusieurs raisons.
Lorsque les investissements sont faits de manière indirecte en utilisant des fonds de placement ou des fonds de fonds, la transparence n’est possible que si le détail du fonds est connu. Comme ce n’est pas toujours le cas, il en résulte alors une certaine opacité.
Dans le cas de la CPPVF, nous cherchons à accroitre le niveau de transparence des placements.
Merci beaucoup pour votre aide !