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23/02/2015
Washington, le contrat permettant à Israël d'acheter un second lot de 14 Lockheed-Martin F-35A a été signé la semaine dernière dans la capitale américaine.
Le ministère de la défense israélienne avait voulu au départ acheter 31 F-35A, mais une forte opposition au sein du cabinet israélien a limité ce nombre à 14. Le prix de l’avion étant la raison principale à ce refus. Chaque F-35 en cours d'acquisition a un coût unitaire, estimé à près d'environ 110 millions de dollars sans armement, selon la dernière évaluation du ministère de la défense israélien.
Le nouveau contrat comprend également des options pour le 17 avions supplémentaires, en plus du financement pour les infrastructures, comme les simulateurs et l’établissement de la capacité d'effectuer certaines activités d'entretien en Israël. Il couvre également les préparatifs pour l'installation de systèmes israéliens supplémentaires dans l’avion. En effet, Israël est le seul pays ayant reçu l’autorisation de modifier et de doter ses F-35 de systèmes indigènes.
L’industrie israélienne dans le F-35 :
La participation industrielle israélienne dans le programme F-35 comprend la fabrication d'ailes par Israel Aerospace Industries et la participation de Elbit Systems dans la production du système d'affichage monté sur casque avec Rockwell Collins.
Mais en ce qui concerne la version israélienne du F-35, des systèmes de guerre-électronique différents seront ajoutés à l’avion.
Rappel :
Ce nouveau chiffre confirme que l’Etat Hébreu a sérieusement revu à la baisse le nombre de F-35A qui équipera son aviation. A l’origine, la H'eil Ha'Avir désirait se doter d’une flotte de 75 F-35A avec la possibilité d’en acquérir 15 à 20 supplémentaires. La H'eil Ha'Avir devra se contenter pour l’instant de 33 F-35A avec peut-être une option plus tard pour 17 aéronefs additionnels, mais on parle déjà d’une éventuelle réduction de ce chiffre.
L'armée de l'air israélienne a déjà obtenu l'approbation nationale pour l’achat d’un lot initial de 19 F-35A pour 2,75 milliards de dollars. Ordonné dans le cadre du huitième lot du programme américain à faible taux de production initial, les deux premiers avions de ce lot arriveront en Israël au début de 2017, les autre suivront à partir de 2018.
Les préparatifs pour introduire le F-35A sont déjà en cours au sein de la base aérienne de Nevatim dans le sud d'Israël.
Photos : 1 F-35A de l’US Air Force 2 Aux couleurs israéliennes @ Lockheed-Martin
24/03/2013
Mitsubishi Heavy Industries (MHI) se prépare à investir des milliards de yens pour construire une ligne d'assemblage pour soutenir sa production sous licence du Lockheed-Martin F-35A «Lightning II».
Selon plusieurs sources d’agences de presse japonaises le Japon se prépare à produire le F-35 en collaboration avec Lockheed-Martin comme ce fut le cas avec le Mitshubishi F-2 dérivé du F-16. L’objectif étant de disposer d’une chaine de fabrication d’ici 2016 afin de produire le premier appareil de type F-35 destiné à la Japan Air Self-Defence Force.
Rappel :
Nous sommes le 16 décembre 2011, le Japon vient d’opter pour le F-35 de Lockheed-Martin, comme nouvel avion de combat, il remplacera les bons les vieux F-4EJ Phantom. Les deux autres appareils qui étaient en compétition sont l’EADS Eurofighter Typhoon II et le Boeing F/A-18 E/F Super Hornet.
Selon l’objectif fixé par le cahier des charges, il s’agit de remplacer deux escadrons de Phantom soit un total de 40 appareils. Le coût total pour l’acquisition de 40 F-35 serait de 8 milliards de dollars (coût du F-35 par unité entre 140 à 150 millions de dollars). L’appareil choisit doit pouvoir contrer les menaces croissantes dans la région de la Chine et de la Russie. Le marché des avions de combat est actuellement, très actif dans la région du fait, non seulement du vieillissement des flottes mais également d’une crainte d’insécurité croissante.
Pour le constructeur américain Lockheed-Martin, il s’agit là d’une belle victoire pour son appareil qui est non seulement le plus cher mais également très critiqué, quant à sa mise au point qui engendre de nombreux surcoûts ainsi que des retards. Les F-35A devraient être assemblés sous licence au Japon par Mitshubishi Aerospace. Les livraisons pourraient débuter en 2016.
Ce choix risque à terme de sonner le glas de l’industrie indigène en matière d’avion de combat, combien même celle-ci avait construit le Mitshubishi F2 en collaboration avec Lockheed-Martin sur la base d’une cellule de F-16, l’industrie aéronautique nipponne pouvait se targuer de développer ses propres systèmes. Il y a d’ailleurs fort à penser que le projet japonais d’avion de combat 5e génération va être abandonné.
Rappel sur le F-35 :
A la fois furtif et relativement léger (20 tonnes en combat), le F-35 Lightning II, nommé ainsi en hommage au légendaire P-38, sera essentiellement employé pour des missions d’attaque, même si, il dispose de capacité air-air appréciables. Cependant, son développement a pris au moins 4 ans de retard sur le calendrier initial, en raison de problèmes liés à la complexité de sa conception.
Le programme JSF doit déboucher sur la production de trois variantes d’un même appareil, ayant environ 80% de communalité de structure et pièces et pratiquement 100% au niveau avionique :
- F-35A : appareil à décollage classique destiné à l’US Air Force, remplaçant les F-16 et A-10 et devant épauler le F-22 Raptor
- F-35B : appareil à décollage court et atterrissage vertical (STOVL), remplaçant les Harrier et F/A-18 A/B du Marines Corps
- F-35C : appareil devant opérer sur porte-avions classique, remplaçant les F/A-18 Hornet de première génération A/B, en complément des Hornet C/D et E/F Super Hornet.
Ces trois versions ont pour points communs d’être furtives, l’appareil possédant une soute à armements capable de loger principalement deux bombes guidées et deux missiles air-air AMRAAM, de bénéficier d’une autonomie importante et d’une manœuvrabilité comparable aux F-16 de première génération. A noter que le F-35 peut recevoir de nombreux armements sur 7 pylônes externes, sacrifiant la furtivité au profit de la capacité d’emport, qui peut aller jusqu’à 9 tonnes de charges diverses (réservoirs, bombes guidées, missiles de croisière et missiles air-air). Avec le F-35, l’Amérique confirme son grand retour, comme l’un des principaux fournisseurs d’avion de chasse en Occident et ceci à la manière dont le même constructeur à l’époque (General Dynamic) avait remporté le contrat de l’OTAN avec la fourniture de l’avion F-16 Fighting Falcon.
Photos : 1 F35A en vol 2 Chaine de fabrication @ Lockheed-Martin
09/01/2012
Pour le constructeur américain Lockheed-Martin, l’année 2012 s’annonce remplie de défis en ce qui concerne son F-35 «Lightining II». Une année de plus, remplie d’écueils devrais-t-on dire pour un programme très critiqué et dont les coûts continuent à alimenté la polémique.
D'abord, Lockheed-Martin va devoir affronter l’examen de la de la Commission américaine de Defense et Acquisition qui pourrait trouver à redire sur l’éternel optimisme du constructeur en ce qui concerne la justification des coûts unitaires moyens d'approvisionnement (APUC). Puis, il reste à savoir ce qui restera de la prochaine commande du Pentagone face aux réductions massives du budget de la défense américain, voulue par le Président Obama. En effet, des coupes nettes dans l’acquisition finale pourrait bien remettre en question les calculs des coûts unitaires de l’appareil.
Problèmes de conception :
En effet, su la question du prix de l’avion est déjà synonyme d’inquiétude, des problèmes de conceptions ont été relevés, soit 13 au total! Bien que l’étude n'a pas identifié de risques de conception fondamentaux, elle a énuméré 13 sujets de préoccupation. Seulement deux d'entre eux avaient déjà été diffusés préalablement et concernaient des problèmes avec la stabilité du réseau électrique et l'affichage du viseur de casque.
Mais, trois problèmes plus importants viennent d’être rendu public : un risque d'incendie avec le sous-système de carburant, la crosse d'appontage du F-35C annule la furtivité de celui-ci ! Des problèmes concernant le vol transsonique, la performance de manoeuvre, la fatigue prématurée de la cellule et des problèmes divers durant les tests qui à l’avenir peuvent se transformer en problèmes majeurs.
Le rapport a noté que les "marges de poids sont extrêmement serrées" et que la maturité de certain systèmes était faible et qu’il faudrait reconsidérer sérieusement la planification de la production.
Négociations pour la production limitée :
Ces séries d’ennuis ont poussé Lockheed-Martin à accepter une renégociation sur la fabrication d’une cinquième pré-séries de 30 appareils dont il a accepté pour la première fois de partager les coûts. Cette pré-série, aura une production réduite de deux appareils afin de payer les coûts de dépassement, il d’ailleurs déjà prévu que la sixième pré-production sera également amputée de deux aéronefs.
Selon la dernière programmation la production pour le marché américain serait ramené à 300 unité au lieu des 423 prévues initialement.
Retard en matière de formation :
Dans un autre rapport à l'automne dernier, le directeur des essai opérationnel et d’évaluation (DOT & E) a déclaré qu'il ne pouvait pas approuver le début de la formation initiale des pilotes
sur les appareils déjà livré à Eglin AFB et ceci tant qu’une série d’essais supplémentaire ne sera pas organisée. Pour l’USAF il faudra certainement dépassé les 1.100 heures d’essais.
Au chapitre des « petites bonnes nouvelles» :
Un petit ballon d’oxygène est tout même venu réchauffer l’atmosphère du programme en ce début d’année avec avec la décision de la commission exécutive des industries de défense turque qui a annoncé la commande avec Lockheed-Martin de deux prototypes de l’avion F-35. A terme, la Turquie devrait acquérir une centaine de F-35 à partir de 2015 et ceci pour autant que les coûts ne continuent pas à grimper, sans quoi ce nombre pourrait être revu à la baisse.
Les déboires de la 5e génération :
Aux Etat-Unis pour l’instant la 5e génération d’avions de combat à un goût amer, le F-22 trop sophistiqué pour permettre son exportation vient de cesser d’être produit (article 14.12.11) car si l’avion est exceptionnel, son coût aura finalement fait capoter de nombreux espoirs, l’US Air Force comptait acquérir près de 750 appareils. Les limitations quant à son exportation ainsi que les frais de développement additionné à ceux de la production ont fait grimpé le coût unitaire de l’avion à un peu moins de 380 millions de dollars. Un surcoût intolérable pour l’Administration américaine.
Le F-35, certes, moins technique se retrouve malmené comme nous venons de le voir plus haut. Mais un autre élément moins avouable joue également en défaveur de cette génération d’avion, l’ efficacité en matière de furtivité est quasi rendue nulle face un à appareil doté d’un radar AESA couplé à une optronique. Autrement dit, les choix européens que sont le Rafale, l’Eurofighter et le Gripen E/F de la génération 4++ offrent un rapport coût/efficacité bien plus raisonnable !
Photos : 1 & 3 F-35 2 Cockpit @ Lockheed-Martin