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De nouveaux États voient le jour dans le sillage de la décolonisation. Le soutien de leur économie devient une préoccupation internationale.
La Suisse ne voulant pas demeurer à l'écart, elle contribue à hauteur de 1 million de francs au premier programme d'assistance technique des Nations Unies en 1951. Parallèlement, elle dégage plusieurs centaines de milliers de francs pour financer des missions d'experts et des bourses en faveur des pays «sous-développés». L'assistance technique bilatérale dépend alors de l'Office fédéral de l'industrie, des arts et métiers et du travail (OFIAMT, puis OFDE, aujourd'hui intégré au SECO).
Une Commission fédérale de coordination, composée de représentants de l'administration, des milieux scientifiques et de l'économie, définit la politique et surveille sa mise en œuvre. Cette dernière a lieu en étroite collaboration avec d'autres offices fédéraux, dont la Division du commerce (puis OFAEE, aujourd'hui intégré au SECO), les écoles polytechniques fédérales et les associations économiques.
Outre le principe de solidarité universelle et les motifs humanitaires, des arguments économiques et le déploiement de l'aide selon les principes de l'économie de marché sont également avancés pour justifier le bien-fondé de la coopération au développement. Le soutien public est volontairement limité: il doit venir compléter les initiatives privées et améliorer leurs chances à l'étranger ou couvrir les risques connexes. En 1955, l'OFIAMT prend la présidence de la commission de coordination.
Sur le plan économique aussi, la Suisse a tout intérêt à aider à augmenter la productivité de la main-d’œuvre dans les régions sous-développées. Chaque pas dans cette direction équivaut à améliorer le pouvoir d’achat de millions de consommateurs, ce qui signifie des nouveaux marchés pour les producteurs de notre économie, fortement tributaire des échanges mondiaux.
Friedrich Traugott Wahlen, alors directeur de la Division de l’agriculture, puis conseiller fédéral (lors d’une allocution prononcée à l’occasion des célébrations de l’EPFZ, en 1950)