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Monaco se trouve en position favorable pour atteindre les demi-finales de la Ligue des champions. Le club de la Principauté s'est imposé 3-2 à Dortmund contre le Borussia.
On attendait des buts entre ces deux équipes très offensives, et il y en a effectivement eu. Au lendemain de l'attaque contre son bus, le Borussia a fait face et a su réagir après une première mi-temps ratée. Monaco a marqué par Mbappé (19e/79e) et un autogoal de Bender (35e), les Allemands répliquant grâce à Dembelé (57e) et Kagawa (84e).
Les visiteurs, s'appuyant sur une bonne organisation défensive et des transitions très rapides vers l'avant, ont dominé d'emblée un adversaire déboussolé avant la pause. Le Borussia a éprouvé passablement de peine à contenir la vitesse de Mbappé, ainsi qu'à mettre sur orbite ses attaquants.
Buts litigieux
En plus, Dortmund n'a pas vraiment été chanceux: les deux premiers buts monégasques auraient en effet pu (ou dû) être annulés. Sur le premier, Mbappé se trouvait en position illicite sur le centre de Lemar. Sur le deuxième, un autogoal de Bender, le défenseur allemand a vainement réclamé une faute préalable de Falcao.
Roman Bürki avait auparavant vu avec soulagement un penalty botté par Fabinho passer à côté du cadre du but qu'il défendait (16e). En face, le Borussia s'est procuré deux occasions par Aubameyang (11e) et surtout Kagawa (31e), mais tous deux tiraient à côté.
Changements bienvenus
Thomas Tuchel procédait à deux changements à la reprise. L'entrée de Pulisic redynamisait le secteur offensif du BVB et changeait la physionomie des débats. Les Allemands, revigorés, mettaient beaucoup plus d'intensité dans leurs actions, et Dembelé finissait par logiquement réduire le score (57e).
Dominés, les visiteurs devaient attendre la 76e pour à nouveau se montrer dangereux sur un contre. Falcao évitait la sortie de Bürki, mais n'arrivait pas ensuite à cadrer. Trois minutes plus tard. Mbappé chipait un ballon mal donné dans l'axe et s'en allait seul battre le portier suisse. Kagawa parvenait ensuite à réduire l'écart, mais au final ce résultat laisse l'ASM en position très favorable pour se qualifier.
Le football ne se joue pas qu'avec les pieds. L'aspect psychologique est très souvent déterminant. Et dans cette optique, il faut bien reconnaître que l'équipe allemande n'était pas dans les dispositions mentales idéales pour aborder une rencontre d'une telle importance, moins de 24 heures après les événements qui avaient provoqué le report du match. Sa réaction après le thé n'en est que plus admirable.
ATS