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Un condamné à mort américain, préférant mourir par électrocution que par injection létale, a été exécuté sur la chaise électrique jeudi dans le Tennessee. Sa mort a été prononcée à 19h26 (01h26 vendredi en Suisse) dans le pénitencier de haute sécurité de Nashville.
La chaise électrique, qui n'est plus autorisée que dans neuf Etats, n'avait pas servi depuis 2013 aux Etats-Unis.
Les derniers mots de l'homme de 63 ans furent: "C'est parti", a déclaré son avocate, en décrivant comment son corps avait été sanglé pour éviter qu'il ne se dresse pendant l'électrocution. "Il a reçu un choc violent avec le courant électrique", a-t-elle ajouté, en précisant que des éponges imbibées d'eau salée avaient été placées sur ses chevilles pour faciliter le passage du courant.
L'homme avait été condamné à la peine capitale en 1984 dans le Tennessee, pour avoir égorgé deux hommes qu'il avait attirés en promettant de leur vendre de la drogue. Après 34 ans dans le couloir de la mort, il devait être exécuté en octobre par injection létale, mais, à la dernière minute, il avait demandé à passer plutôt sur la chaise électrique.
Pieds de cochon
En cas d'injection, "les 10 à 18 dernières minutes de sa vie seront une horreur absolue", alors que s'il est électrocuté, il ressentira "une douleur insoutenable, probablement pendant 15 à 30 secondes", avaient écrit ses avocats dans leur requête.
Le Tennessee autorisant les personnes condamnées avant 1999 à choisir entre ces deux modes d'exécution, le gouverneur de l'Etat Bill Haslam lui avait accordé un répit pour laisser aux services pénitenciers le temps de préparer la chaise électrique. L'appareil, qui n'avait alors pas servi depuis 2007 dans cet Etat, a été testé le 12 octobre.
Pour son dernier repas, le condamné avait commandé les pieds et la queue d'un cochon, selon les services pénitenciers.
Selon un sondage réalisé en 2015, 54% des Américains jugent que la chaise électrique est une méthode d'exécution "cruelle et inhabituelle". Elle a été progressivement abandonnée après que des exécutions ont mal tourné, la tête d'un détenu s'étant notamment enflammée en Floride en 1997.
Les injections létales sont la méthode d'exécution la plus fréquente aux Etats-Unis. Mais elles sont vivement contestées en raison de défaillances possibles de la drogue utilisée pour anesthésier les condamnés.