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Les plantes transgéniques autorisées sont sûres, estime la Commission fédérale d'experts pour la sécurité biologique. L'organe conseillant le Conseil fédéral invite donc le Conseil des Etats à ne pas prolonger le moratoire sur l'utilisation d'organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l'agriculture.
Le National a décidé en septembre à deux contre un de proroger de quatre ans le moratoire introduit en 2005 et déjà renouvelé jusqu'au 27 novembre 2013. Mais pour la commission unanime, il n'est pas justifié de le faire pour des raisons de sécurité biologique.
Des mécanismes naturels sont à l'origine des différences dans le génome des plantes et la frontière entre celles produites par génie génétique et les plantes sélectionnées traditionnellement est floue, écrivent les experts jeudi dans un communiqué. Dans certains cas, il n'est pas possible de déterminer ultérieurement si une mutation a été obtenue par génie génétique ou non.
Selon la commission, les produits transgéniques autorisés ne présentent pas plus de risques que les produits d'autres méthodes de sélection car seuls sont admis ceux qui sont au moins aussi sûrs que les plantes traditionnelles et ne présentent aucun problème pour la population et pour l'environnement. Le pôle de recherche helvétique doit doit rester attrayant, plaident aussi les experts.
Le Conseil des Etats devrait empoigner le dossier de la politique agricole le 6 décembre. Le moratoire a de bonnes chances d'être prolongé. A l'instar du National, la commission de l'économie du Conseil des Etats recommande par 7 voix contre 2 et 2 abstentions de l'étendre jusqu'à fin 2017.
ATS