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Régulation sur le nouveau génie génétique: Notre Position
- FOCUS : LES MICROBES GM VONT-ILS BIENTÔT ENVAHIR LES CHAMPS ?
Brochure d'information de Friends of the Earth (2020) sur les risques des sprays à ARN (en anglais)
CRISPR - premier bébé singe chimérique né
La création de cette chimère de singe née vivante a été précédée de nombreuses tentatives infructueuses. Image : Shutterstock
Pour la première fois en Chine, un être hybride (chimère) est né à partir de deux embryons de macaque de Java (Macaca fascicularis) ayant des origines génétiques différentes. Jusqu'à présent, cela n'avait été possible que chez des rats et des souris, mais pas chez des animaux plus grands ou des primates. Le groupe dirigé par Zhen Liu du centre de recherche Cebsit de l'Académie chinoise des sciences à Shanghai parle d'une percée et espère que des chimères de singes créées de manière ciblée pourraient faciliter diverses recherches dans le domaine biomédical.
Selon Liu, les résultats de la recherche publiés dans la revue spécialisée Cell devraient apporter de nouvelles connaissances sur les cellules souches pluripotentes chez les primates. Les cellules souches pluripotentes ont le potentiel de se développer en tous types de cellules dans le corps et sont également un sujet de recherche important chez l'hêtre humainomme - qui fait également partie des primates.
Micro-organismes GM pour la production de vitamines et d'additifs
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Des souches de levure génétiquement modifiées produisent des glycosides de stéviol pour les édulcorants. L'emballage ne mentionne pas le processus. Image : Shutterstock
L'industrie utilise de plus en plus d'organismes génétiquement modifiés pour produire des vitamines et d'autres additifs tels que des édulcorants ou des acides aminés.
Selon une recherche d'Inf'OGM, 273 demandes d'autorisation pour des molécules produites par des micro-organismes génétiquement modifiés (MGM) et utilisées dans l'agriculture ou l'alimentation ont été identifiées dans l'UE entre 2005 et mi-2023. Si la majeure partie des demandes examinées par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) concernait des enzymes, les MGM sont également utilisés dans la production d'autres substances. Ainsi, une trentaine de demandes d'autorisation ont été déposées pour des vitamines ou d'autres additifs.
Les pétunias bioluminescents arrivent sur le marché américain
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La start-up américaine Light Bio a reçu l'autorisation de vendre des pétunias lumineux aux États-Unis. Les pétunias génétiquement modifiés devraient être mis sur le marché dès le début de l'année 2024. L'Inspection de la santé animale et végétale (APHIS) du ministère de l'Agriculture (USDA) a jugé que ces pétunias génétiquement modifiés ne présentaient probablement pas de risques accrus de dommages par rapport à d'autres pétunias cultivés et qu'il ne fallait pas s'attendre à ce qu'ils se propagent en tant que mauvaise herbe. Par conséquent, il n'est pas soumis aux réglementations strictes de la législation sur le génie génétique et peut être cultivé et élevé aux États-Unis sans autres conditions.
Adieu le principe de précaution et la liberté de choix ?
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Si l'on en croit le Conseil fédéral, le projet de la Commission européenne visant à réglementer les nouvelles techniques de génie génétique devrait être repris tel quel avec des mécanismes de contrôle. Les premiers avis de droit montrent pourtant que la révision prévue de la législation européenne viole un des principes centraux du droit européen : elle est contraire au principe de précaution.
Le Conseil fédéral a été chargé par le Parlement de présenter des propositions de réglementation des nouvelles techniques de génie génétique. Le Conseil fédéral en a discuté les premières options aujourd’hui. Il propose d'adapter le projet de l'UE en y intégrant certains mécanismes de contrôle.
Pour l’Alliance suisse pour une agriculture sans génie génétique, il est clair que ce mécanisme ne peut être que l’évaluation complète du risque. C’est le seul moyen d’assurer le principe de précaution, central dans le droit suisse (art. 2 Loi sur le génie génétique). Le principe de précaution garanti que l’Etat prenne des mesures pour éviter des dommages potentiels en l’absence de certitude scientifique. C’est précisément le cas pour les nouvelles techniques de génie génétique.
UE : Problèmes non résolus lors de l'évaluation des risques des plantes transgéniques
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- Risques sanitaires
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Dès 2021, Testbiotech a publié un rapport sur les lacunes dans l'évaluation des risques des plantes transgéniques. Image : Shutterstock
Depuis 2019, l'UE a accordé deux douzaines de nouvelles autorisations d'importation et de commercialisation de plantes transgéniques. A chaque fois, contrairement à la position du Parlement européen qui s'est prononcé à une large majorité contre ces autorisations. La Commission européenne n'a pas tenu compte d'une seule de ces résolutions dans ses décisions. Il n'y a pas eu non plus d'efforts pour améliorer les normes de sécurité des tests d'autorisation.
Récemment, le Parlement européen a adopté deux autres résolutions contre l'importation de certaines lignées de maïs génétiquement modifié. L'une de ces lignées a été rendue résistante à plusieurs herbicides et produit divers insecticides. Dans ces résolutions, le Parlement critique à nouveau l'évaluation insuffisante des risques par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).
Génie génétique et consensus scientifique - Qui diffuse la désinformation ?
Les milieux proches de l'industrie mènent une campagne de désinformation pour déréglementer les nouvelles technologies génétiques. Image : Shutterstock
Les lobbies industriels aiment discréditer les personnes qui critiquent les OGM et les assimilent aux conspirationniste qui refuse la réalité du changement climatique. Ils les accusent de diffuser des informations erronées qui s'écartent d'un "consensus scientifique" largement soutenu. C'est également ce qu'affirme un article publié l'année dernière dans la revue GM Crops and Food par le lobbyiste en chef de l'Alliance for Science, Mark Lynas, à propos des OGM.
Lynas et ses coauteurs affirment également que ce type de "désinformation" sur les OGM est largement diffusé par les médias - proportionnellement plus que pour d'autres sujets scientifiques controversés. Ce flux de "désinformation" serait à l'origine de l'attitude négative du public à l'égard des OGM et des systèmes de réglementation excessivement stricts qui en découlent.
Une nouvelle publication dans la revue Environmental Sciences démonte ce document douteux et révèle des affirmations fausses et trompeuses, ainsi que des analogies boiteuses.