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Le Conseil des Etats dit oui à l'achat d'alcool sur les autoroutes suisses
La plupart des accidents dans lesquels l'alcool joue un rôle surviennent dans les localités et non sur les routes nationales, rappelait la commission du Conseil des Etats.
La Chambre des cantons a accepté la motion du National par 26 voix contre 14, estimant qu'il en va de la responsabilité individuelle des conducteurs, et ceci sur tous les réseaux routiers.
Qui veut acheter de l'alcool aujourd'hui y parvient facilement, a relevé Werner Hösli (UDC/GL) au nom de la majorité de la commission. Il n'y a donc pas de raison apparente pour continuer d'en interdire la vente sur les autoroutes. Et de proposer un parallèle avec les voitures, qui selon cette logique d'interdiction, devraient être bridées à 120 km/h.
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Les restoroutes pénalisés, selon les sénateurs
L'argument de la libre concurrence a également pesé dans le débat: la majorité des sénateurs considère que le droit en vigueur (qui remonte aux années 1960) y est contraire.
Les restaurants comme les boutiques situés sur les aires d'autoroute s'en trouvent fortement pénalisés, selon eux, car les stations-services et restaurants que l'on trouve directement après les sorties d'autoroute sont autorisés à vendre et à servir de l'alcool.
La ministre des Transports Doris Leuthard a soutenu la motion. Elle a relevé que les comportements vis-à-vis de l'alcool ont évolué, notamment suite à la baisse de la limite légale d'alcoolémie au volant, et indépendamment de la disponibilité du produit qui a peu influé sur les habitudes.
"Un accident est toujours un accident de trop"
Au nom de la minorité, Claude Hêche (PS/JU) a tenté en vain de combattre le texte, arguant qu'un accident est toujours un accident de trop. A la responsabilité individuelle, il a opposé la responsabilité collective, celle de l'Etat qui est de protéger le citoyen "qui se trouvera peut-être sur la route d'un chauffard".
Par ailleurs, l'argument de la libre concurrence est trompeur selon le Jurassien: les restoroutes ne se trouvent pas en mains familiales, mais appartiennent à de grands groupes qui disposent d'autres avantages ou quasi-monopoles par leur situation.
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ats/tmun
Publié le 12 septembre 2017 - Modifié le 14 septembre 2017