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Le médecin légiste, ayant autopsié le corps de Michael Jackson, a réfuté mardi la thèse de la défense, selon laquelle le "roi de la pop" se serait auto-administré le médicament qui a provoqué sa mort. Il s'exprimait lors du procès du médecin de la star à Los Angeles.
Le témoignage du docteur Christopher Rogers, médecin légiste à l'institut médico-légal du comté de Los Angeles, s'est accompagné de la projection par l'accusation d'une photo du cadavre nu de la star, allongé sur la table d'autopsie.
Le Dr Rogers a réaffirmé que la mort de Michael Jackson était due à "une grave intoxication au propofol", un anesthésiant que le chanteur utilisait comme somnifère. Son médecin, le Dr Murray, a reconnu lui en avoir administré le matin de sa mort.
Interrogé par le procureur sur sa décision de qualifier la mort de la pop-star d'homicide, le Dr Rogers a affirmé que "les circonstances ne peuvent appuyer l'auto-administration" du propofol. Il a ainsi rejeté la thèse de la défense, qui assure que le chanteur a pris une dose supplémentaire de l'anesthésiant en l'absence de son médecin.
"Le Dr Murray a dit qu'il avait quitté la chambre de Michael Jackson pendant deux minutes, après lui avoir administré le propofol et qu'à son retour il ne respirait plus", a rappelé le Dr Rogers.
Erreur de dosage
Pour s'auto-administrer une dose, "il aurait fallu que Michael Jackson se lève, alors qu'il était déjà sous l'influence du propofol".
Cette hypothèse lui semble "moins probable" qu'une erreur dans le dosage de l'anesthésiant. "Pour faire dormir Michael Jackson, le Dr Murray aurait dû lui donner, à intervalles réguliers, (l'équivalent de) deux ou trois cuillers à soupe de propofol par heure", a-t-il expliqué. Selon lui, il n'y avait dans la chambre aucun appareil de dosage exact.
ATS