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La hausse des prix à la consommation a reculé en octobre de 0,7 point de pourcentage par rapport au mois de septembre, qui affichait 4,5%, a indiqué dans un communiqué l'institut, qui a ainsi confirmé de premières estimations publiées fin octobre. Cette baisse est essentiellement due à une forte détente sur les prix de l'énergie et à la fin d'un effet lié à une réduction sur le prix des transports mise en place l'an dernier.
Néanmoins, le taux d'inflation «reste élevé en comparaison à une période plus longue dans le passé», a déclaré Ruth Brand, présidente de Destatis. Surtout, «les prix élevés des denrées alimentaires et de l'énergie sur fond de période prolongée de guerre et de crise se font ressentir chez les consommateurs», a-t-elle relevé.
Ces prix marquent toutefois un recul. Ceux de l'énergie ont baissé de 3,2% en comparaison annuelle, contribuant au repli de l'inflation globale en octobre. Le tableau est contrasté: si le prix du gaz a diminué de 13% sur un an, celui de l'électricité a encore grimpé de 4,7%.
L'inflation alimentaire ralentit également, mais reste au niveau élevé de 6,1%, contre 7,5% en septembre. Avec là aussi des différences notoires dans le panier des courses: le prix du beurre fond de 28%, quand celui de l'huile d'olive flambe de 38%, sur un an. Servant de référence pour les comparaisons européennes, l'indice des prix harmonisé progresse de son côté de 3,0% sur un an, s'approchant de l'objectif de la Banque centrale européenne, situé à 2%.
Ces données sont publiées sur fond de faiblesse générale de l'économie allemande. A Berlin, le gouvernement s'attend à une baisse de 0,4% du produit intérieur brut de l'Allemagne en 2023. D'après le Fonds monétaire international (FMI), l'Allemagne sera le seul pays du G7 en récession cette année.