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Yersin joue les prolongations de l'Exposition universelle de Paris en effectuant un voyage en Normandie du 2 au 11 septembre 1889, voyage d’initiation à la mer et à la vie des pêcheurs, où il se réfère
plusieurs fois au Léman et à ses barques.
Il écrit: « … du côté du Tréport, je me suis couché dans l’herbe au sommet de la falaise qui domine de cent mètres la mer et j’y
suis resté près d’une heure à écouter le bruit des vagues et à respirer».
Rentré à Paris il décrit son escapade avec une précision scientifique, se déclare « amoureux
de la mer » et dévore « Pêcheurs d’Islande » de Pierre Loti en précisant à sa mère:« …c'est si vrai et si bien décrit. J'en ai presque le spleen de la mer, que tu ne confondras pas
avec le mal de mer ».