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Chung Mong-joon, vice-président du Comité exécutif de l'instance
dirigeante, a déclaré que la politique d'alternance était
abandonnée avec effet dès la Coupe du monde 2018. Chung a expliqué
que toutes les fédérations nationales pourraient faire acte de
candidature à condition que leur confédération n'ait pas accueilli
l'une des deux dernières éditions.
La décision a été confirmée par le vice-président de la FIFA
représentant les associations britanniques, Geoff Thompson, qui a
profité de l'occasion pour déclarer que l'Angleterre envisageait de
poser sa candidature pour 2018. «Nous saluons cette décision prise
par le Comité exécutif de la FIFA et nous allons désormais nous
pencher sur notre situation», a-t-il dit.
Une abolition réclamée par l'Europe
Le nouveau cap fixé par l'instance dirigeante du football
mondial signifie que n'importe quel pays mis à part une nation
africaine ou sud-américaine pourra déposer sa candidature pour
l'organisation de la Coupe du monde 2018. L'Afrique du Sud, pays
organisateur en 2010, a été le premier pays à bénéficier de la
politique de l'alternance des continents, suivi du Brésil, seul
candidat encore en lice pour 2014 qui devrait mardi devenir
officiellement pays hôte.
Les pays européens réclamaient depuis plusieurs années le retrait
de ce principe de rotation, considérant qu'en tant que principale
terre de football dans le monde, le continent européen méritait
plus qu'une Coupe du monde tous les 24 ans. Le président de la FIFA
Sepp Blatter avait été l'un des ardents défenseurs de l'alternance
avant de se prononcer récemment contre cette règle favorisant les
candidatures de pays émergents.
agences/jab
Le Brésil 64 ans après
Le président brésilien Lula, qui doit arriver mardi à Zurich pour l'événement, et 190 millions de ses compatriotes devraient pouvoir faire la fête. Il leur faudra ensuite travailler d'ici 2014 pour mettre leur pays en adéquation avec les promesses du dossier dont on ne connaît, pour le moment, que les grandes lignes.
Dix-huit villes du pays sont candidates pour accueillir des matches, alors qu'il ne devrait en rester qu'entre 8 et 13 dans le projet final. Une certitude: 64 ans après le Maracanazo (finale officieuse avec défaite du Brésil au Maracana) du Mondial 1950, le légendaire stade de Rio de Janeiro fera peau neuve pour accueillir des matches et la finale.