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La commission nationale de prévention de la torture (CNPT) relève de graves lacunes matérielles dans le quartier de haute sécurité du pénitencier de Bochuz (VD) où se trouvait Skander Vogt, mort asphyxié dans sa cellule en mars 2010. Elle salue toutefois les améliorations réalisées depuis.
"Les conditions matérielles de détention au sein de la division d'attente et de sécurité présentaient de graves lacunes qui confinaient les détenus à un isolement strict", écrit dans un rapport publié lundi la CNPT. Cette dernière a visité en avril 2011 le pénitencier de Bochuz, afin d'examiner les conditions de détention des personnes faisant l'objet d'une mesure thérapeutique ou d'un internement.
La CNPT a constaté les efforts entrepris depuis le drame de 2010. Le quartier de haute sécurité a été réaménagé et doté d'un local pour le sport et d'un atelier-bibliothèque. "Les autorités vont dans la bonne direction. Elles ont cassé cette division inacceptable. De deux cellules, on en a fait une", a relevé Jean-Pierre Restellini, président de la CNPT.
Ces conditions de détention sont "plus propices, à condition que les détenus n'y croupissent pas pendant dix ans", a averti le président. Selon la CNPT, les autorités paraissent déterminées à mettre fin aux mesures prolongées d'isolement strict.
ATS