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Les élections municipales et régionales espagnoles ont vu les socialistes (mais l'étaient-ils encore?) subir leur plus lourde défaite depuis le rétablissement de la démocratie, il y a bientôt quarante ans. Le PSOE a perdu les mairies de Barcelone (au profit des catalanistes), de Séville, de Saint-Jacques de Compostelle, de La Corogne, de Leon, et presque toutes les régions qu'ils dirigaient : les Asturies, la Manche, l'Aragon, les Baléares, etc... Pour l'opposition de droite, c'est une victoire, mais une victoire par défaut : on a moins voté pour eux que contre le PSOE. Les deux grands partis espagnols totalisent désormais moins des deux tiers des votes, à peine plus du tiers en Catalogne, à peine plus du quart au Pays Basque, et le vainqueur des élections de dimanche ne doit sa victoire qu'à la démobilisation massive de l'électorat de gauche. Un électorat qui s'est sans doute plus retrouvé dans les campeurs « indignés » de la Puerta del Sol que dans les candidats aux élections, pour une défaite socialiste qui n'est finalement que le prix des renoncements socialistes.