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Une culture d'entreprise favorable aux familles, un avantage lors du recrutement et de la rétention du personnel. Une manifestation de la section «Égalité des chances DFAE et questions globales relatives au genre».
La manifestation organisée par le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), qui a d'ailleurs attiré un public nombreux, s'intitulait «Hommes et travail à temps partiel». Le public était composé d'hommes et de femmes de toutes les Directions et de différents niveaux hiérarchiques. Le secrétaire-général du DFAE, Markus Seiler, a souligné dans son allocution d'ouverture qu'il ne s'agissait pas de définir des valeurs cibles, mais qu'il serait souhaitable d'avoir des conditions semblables pour les deux sexes en matière de travail à temps partiel.
Dans son exposé liminaire, Margret Bürgisser, chercheuse en sciences sociales, a constaté qu'il y a comparativement peu de travail à temps partiel au DFAE par rapport à la moyenne suisse (en Suisse: 17,5 % d'hommes ; 58,6 % de femmes). Sur la base d'une statistique allemande, elle a souligné les motifs différents pour le travail à temps partiel des femmes et des hommes. Tandis que 78 % des mères travaillent à temps partiel pour des raisons de famille, ce n'est la motivation que de 29 % des pères. 19 % des hommes, qu'ils aient ou non des enfants, fondaient leur travail à temps partiel sur une formation, tandis que seules 3 % des femmes les suivaient. En Suisse, lorsque les enfants sont malades, 4 fois sur 5, ce sont les mères qui restent à la maison. Lors de la table ronde qui a suivi, animée par Barbara Schedler Fischer, la discussion a porté sur les défis, les chances et le potentiel du travail à temps partiel des hommes d'un point de vue scientifique, opérationnel et personnel.
Gian Andrea Badrutt, chef-adjoint de la DR, a expliqué dans sa conclusion que l'administration fédérale, et particulièrement la DFAE et ses différentes trajectoires, devraient avoir à cœur de pouvoir attirer les meilleures forces vives du pays. Beaucoup de candidates et de candidats potentiels sont à disposition pour relativement peu de postes dans les carrières internationales. Mais il en va autrement dans les services spécialisés. Surtout dans le domaine informatique, le recrutement des meilleurs éléments est un défi. Une culture d'entreprise favorable aux familles représenterait une partie importante de la solution.