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23/06/2015
Georges Haldas....évidemment et très subjectivement !
Quel geste plus symbolique que celui de donner le nom d'une rue,d'une place de notre ville à un homme, une femme qui a fait briller le nom de Genève ?
Mais s'il vous plait pas une ruelle cachée derrière une artère à grand trafic comme c'est le cas pour Michel Simon.
Une place agrémentée d'enseignes de bistrot ...dont l'une afficherait "Chez Saïd", un boulevard avec des terrasses....par exemple le tronçon d'une artère de Plainpalais entre la Rue de l'Ecole de Médecine et la rue des Bains qui s'appellerait "parcours Georges Haldas". Le Conseiller aux Etats, géologue-paléontologue Carl-Vogt s'effacerait à peine deux hectomètres pour permettre que fût posée une plaque bleue sur laquelle on lirait en son honneur :
Parcours Georges Haldas
écrivain, chroniqueur, poète genevois,
arpenteur de bistrots
1917-2010.
J'y vois trois raisons :
- Son épouse fut ma maîtresse d'école en 3e primaire à l'école Micheli-du Crest.
- Il écrivit des lignes émouvantes sur mon père à propos du football... "et voilà mon Germinal qui s'avance de sa démarche faussement maladroite en se dandinant comme un un canard......(il faut que je retrouve l'intégralité de cette page....je cite de mémoire).
- Il tint de façon répétée des paroles d'encouragement généreuses envers l'alors jeune poète Claude Tabarini dont je vous engage vivement à acquérir l'un des opuscules " Tel un renard drapé de nuit".
Trois raisons ni nécessaires ni suffisantes dirait un féru de mathématiques... et j'en conviens...... parfaitement subjectives.
Alors il faudrait souligner d'Haldas son instinct pour L'Etat de poésie, évoquer son amour de l'humanité, la précieuse et précise simplicité de ses descriptions, son ancrage urbain et sa silhouette familière aux quartiers de Genève. D 'autres le feront bien mieux comme ce conseiller municipal socialiste dont je soutiens la proposition qu'il émet élégamment ce mercredi dans la Tribune version papier.
J'en termine en citant l'écrivain :
"...mon père, tout grec qu'il fût ne mettait jamais les pieds au café. Sauf pour aller faire une partie de billard. Ma mère non plus d'ailleurs. Aux yeux de qui les cafés sont des lieux de perdition. Et peut-être est-ce pour cela - effet tonique, souvent, des interdits ! - que j'aime les cafés et les fréquente. Mieux : que j'en ai besoin. " (La légende des cafés)
.....tout passe.....