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Le révisionniste valaisan René-Louis Berclaz a écopé d'une nouvelle condamnation pour avoir mis en doute l'existence des chambres à gaz nazies. Il a été condamné à une peine pécuniaire de 140 jours-amende sans sursis.
Jugé le 4 octobre par le tribunal de Sierre, le procureur avait requis 140 jours-amende avec sursis et 1000 francs d'amende pour discrimination raciale. Le juge n'a pas accordé le sursis, a-t-il indiqué lundi à l'agence Keystone-ATS, revenant sur une information en ligne du Nouvelliste. Il a en conséquence renoncé à l'amende.
L'accusé avait soutenu sur son site internet que les chambres à gaz nazies étaient un point controversé de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale. Il n'avait pas retiré les propos de son site.
L'homme, actuellement retraité, avait déjà défrayé la chronique dans les années 2000. Secrétaire de l'association révisionniste "Vérité et justice", il est condamné à quatre mois de prison avec sursis en 1998 pour incitation à la haine raciale. En 2002, il écope d'une nouvelle condamnation à huit mois de prison, fermes cette fois.
A fin 2003, l'accusé joue les filles de l'air et quitte la Suisse pour la Serbie. Sa cavale prend fin une année plus tard. Sous le coup d'un mandat d'arrêt international, il se rend à la justice suisse qui le condamne à trois mois de prison de plus.