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Notre médecine occidentale s'est orientée vers le monde microscopique, avec beaucoup de réussite. On sait décrire avec précision ce qui se passe au niveau cellulaire, lors d'une réaction métabolique, lors de l'attaque d'un virus ou d'une bactérie.
Mais en prenant ce chemin, elle est devenue de plus en plus pointue et aujourd'hui, on s'est rendu compte qu'il est difficile de connaître correctement toutes les fonctions de tous les systèmes composant notre corps, ainsi que leurs interactions.
D'où la spécialisation à outrance, qui pousse les médecins à devenir très pointus sur un système particulier; ceux-ci perdent la vue d'ensemble. Le patient est réduit au système pour lequel le médecin s'est spécialisé.
Or, aujourd'hui, les personnes ne veulent plus être réduites à une partie de leur corps. Elles veulent être vues en tant qu'individus uniques et entiers.
De ce point de vue, la médecine chinoise n'a jamais segmenté le malade, mais l'a toujours vu d'un point de vue holistique, c'est-à-dire dans son ensemble.
Je crois que les deux médecines peuvent s'entraider. D'une part, une vision pointue sur le(s) système(s) qui dysfonctionne(nt), d'autre part, une discipline qui englobe tout l'individu.
C'est ainsi que les personnes souffrantes peuvent être le mieux soignées.
Un acupuncteur ne pourra jamais dire : « je vais vous guérir du cancer, ou du diabète ». En revanche, il pourra aider à mieux supporter un traitement, à moins souffrir des effets indésirables.
C'est dans cette optique que les deux médecines peuvent collaborer. L'acupuncteur ne remplace pas le médecin, mais apporte un regard différent.
Les traitements sont reconnus et remboursés en partie par les caisses maladies complémentaires.