Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07008.jsonl.gz/853

La situation peut changer continuellement. Des informations actualisées et des réponses aux questions fréquemment posées sur le coronavirus sont disponibles sur le site de l'OFSP.
L'OFSP a mis en place des lignes téléphoniques pour les questions :
Déclaration de la commission des affaires cliniques (status au 20.09.2022)
Selon l'état actuel de nos connaissances, il n'y a aucune raison pour les patients d'interrompre leur traitement de base tant qu'il n'y a pas de suspicionune d'une infection active par le coronavirus (par exemple, toux, essoufflement et/ou fièvre ≥ 38ºC).
Selon la Recommandations relatives à la vaccination de rappel avec un vaccin à mRNA (état au 05.07.2022) une vaccination de rappel contre le COVID-19 est recommandée aux personnes suivantes complètement vaccinées contre le COVID-19 pour améliorer la protection directe et indirecte contre les formes graves de la maladie, notamment chez les personnes âgées, ainsi que contre les formes bénignes fréquentes dans tous les groupes d’âge :
Pour les personnes âgés de > 12 ans présentant une immunodéficience sévère, ainsi que pour les personnes ≥ 80 ans, compte tenu de la situation épidémiologique actuelle avec une forte augmentation des cas avec les variants BA.4 et BA.5 de Omicron, une vaccination de rappel (4e vaccination) est recommandé afin d’augmenter la protection contre les formes graves de la maladie. Ce renouvellement de la vaccination (off-label) est recommandé dans cette population seulement si selon le médecin traitant, on peut en attendre une protection de courte durée contre l’apparition d’une forme grave de la maladie chez la personne. À l’heure actuelle, la CFV et l’OFSP ne recommandent pas de nouvelle dose de rappel pour la population en générale.
Cette recommandation relative au renouvellement de la vaccination de rappel est indépendante d’une éventuelle recommandation de renouvellement en automne 2022, qui est en cours d’élaboration. Il est probable qu’un nouveau rappel sera recommandé à l’automne 2022 aux groupes à risques. Les nouvelles recommandations de vaccination entreront en vigueur le 10 octobre 2022. Jusque-là, les recommandations existantes font foi.
La vaccination de rappel est recommandée au plus tôt quatre semaines après une infection et quatre mois après l’immunisation de base. Les doses de rappel administrées dans les six mois suivant l’immunisation de base le sont en dehors de l’autorisation délivrée par Swissmedic (utilisation off-label). Il est important de se conformer au devoir d’information et, le cas échéant, les règles habituelles de responsabilité s’appliquent (cf. OFSP – utilisation hors étiquette ou off-label use).
Définition primovaccination : 2 doses de vaccin, 3 doses pour les personnes présentant une immunodéficience sévère.
La vaccination de rappel n’est actuellement pas recommandée pour les 5 à 11 ans. Les données sur les bénéfices de la vaccination de rappel pour ces personnes sont encore très limitées.
Les présentes recommandations prévoient l’administration d’un vaccin à mRNA (Comirnaty® / Spikevax®) pour la vaccination de rappel contre le COVID-19. En principe, le vaccin de rappel peut être administré avec un autre vaccin à mRNA que celui utilisé pour la primovaccination (également hors étiquette).
Pour effectuer la vaccination de rappel contre le COVID-19, la dose recommandée est identique à celle utilisée pour la primovaccination dans le cas du Comirnaty® (30 μg = 0,3 ml). Lors d’une vaccination de rappel avec le vaccin de Moderna des personnes présentant une immunodéficience sévère, il est recommandé d’administrer le Spikevax® (Moderna) avec une dose de 100 μg ou 0,5 ml (au lieu de 50 μg). Cela semble améliorer la réponse vaccinale dans ce groupe de patients. Cette recommandation est hors autorisation de mise sur le marché (off-label).
Pour les personnes âgées de 12 à 29 ans, une vaccination de rappel est recommandée de préférence avec le Comirnaty®, peu importe que la primovaccination ait été réalisée avec le Comirnaty® ou avec le Spikevax®.
Pour les jeunes âgées de moins de 16 ans qui ne sont pas atteints de maladies chroniques limitantes selon la liste des catégories de personnes vulnérables, il n’existe pas d’autorisation de Swissmedic pour une vaccination de rappel avec le Comirnaty®; elle est cependant recommandée ’off-label’.
Une vaccination de rappel ’off-label’ avec un vaccin à mRNA est également recommandée aux personnes qui ont reçu une primovaccination avec le Vaccin de Janssen (ou 1 dose de Janssen et 1 dose d’un vaccin à mRNA) il y a plus de 4 mois afin d’améliorer la réaction immunitaire par rapport à un rappel avec le COVID-19 Vaccine Janssen®.
Les personnes à partir de 18 ans qui, pour des raisons médicales, ne peuvent pas recevoir un vaccin à mRNA ou qui le refusent peuvent bénéficier d’une vaccination de rappel hétérologue avec le COVID-19 Vaccine Janssen® ou avec le vaccin Nuvaxovid® (Novavax) au plus tôt 4 mois après l’administration de la dernière dose. Il s’agit d’une utilisation hors étiquette (‘off-label’).
Les coûts des analyses réalisées pour déterminer la présence d’anticorps contre le SARS-CoV-2 sont pris en charge uniquement pour les personnes présentant une immunodéficience sévère (voir L’administration d’une 3ème dose de vaccin à mRNA contre le COVID-19 en cas d’immunodéficience sévère). Selon l’ordonnance actuelle, les coûts de ces analyses ne sont plus pris en charge pour la population générale, sauf si elles sont ordonnées par l’autorité cantonale compétente (Recommandations de vaccination avec des vaccins à ARNm contre le COVID-19, état au 23.05.2022).
Selon les recommandations de vaccination avec des vaccins à ARNm contre le COVID-19 (état au 23.05.2022), les personnes qui sont sous un traitement immunosuppresseur léger (p.ex. biologiques bloquant une cytokines), développent en général des anticorps protecteurs après une vaccination complète.
Pour les personnes qui sont sous un des traitement immunosuppresseurs suivants au moment de la vaccination contre le COVID-19 sont considérés potentiellement sévèrement immunosupprimés :
ainsi que pour les personnes
Personnes sévèrement immunosupprimés âgées de 30 ans et plus : il est recommandé de recevoir trois doses du même vaccin à mRNA pour la primovaccination (doses de 30 μg pour Comirnaty® et de 100 μg pour Spikevax®), en respectant un intervalle d’au moins 4 semaines entre chaque dose, indépendamment des valeurs obtenues lors de dosages antérieurs d'anticorps.
Personnes sévèrement immunosupprimés âgées de 12 à 29 ans : il est recommandé d’utiliser de préférence le Comirnaty®. S’agissant des personnes immunodéficientes de ce groupe d’âge qui ont déjà reçu une ou deux doses de Spikevax®, il est possible, après avis d’un médecin-spécialiste et selon l’évaluation individuelle du rapport bénéfice/risque, d’achever la primovaccination par une dose de Comirnaty®, en respectant un intervalle minimal de 28 jours entre la 1re et la 2e dose ou entre la 2e et 3e dose.
Enfants sévèrement immunosupprimés âgés de 5 à 11 ans : il est recommandé d’effectuer un test sérologique quatre semaines après l’injection de la 2e dose. Si le titre d’anticorps vaccinaux anti-SARS-CoV-2 est clairement positif, une 3e dose de vaccin n'est pas nécessaire. Les titres d'anticorps vaccinaux positifs à la limite de la norme doivent être considérés comme négatifs. Si le titre d’anticorps est négatif, il est recommandé d’administrer une 3e dose pour compléter la primovaccination, en respectant un intervalle minimal de quatre semaines après la 2e dose.
Lorsque la 2e dose a été administrée il y a plus de quatre semaines, la 3e injection doit être effectuée le plus tôt possible. Le moment idéal pour l’administration de la 3ème dose doit être discuté avec les spécialistes qui sont en charge du patient (intervalle minimal de 4 semaines après la 2ème dose). En général, l’immunosuppression doit être aussi faible que possible au moment de la vaccination, si le traitement de la maladie le permet. Dans le cas des thérapies qui déplètent les cellules B, il faut veiller à ne pas administrer le vaccin à un moment où les cellules B sont totalement supprimées : pour les personnes sous rituximab, etc., la 3e dose du vaccin mRNA devrait idéalement être administrée 4 à 5 mois après la dernière dose du médicament, mais au moins 4 semaines avant la prochaine dose de celui-ci, afin de permettre la meilleure réponse possible des cellules B, car la réponse immunitaire humorale au vaccin est fortement corrélée avec le nombre de lymphocytes B. Toutefois, il faut également se rappeler que l'absence de réponse immunitaire humorale ne signifie pas une absence totale d'immunité contre le SRAS-CoV-2. En effet, même en l'absence de lymphocytes B et sans anticorps vaccinaux contre le SRAS-CoV-2, les patients sont capables de développer une réponse immunitaire cellulaire spécifique contre le SRAS-CoV-2, ce qui devrait les protéger au moins partiellement d'une évolution sévère de la maladie COVID-19.
Une détermination des anticorps doit être généralement réalisée 4 semaines après la 3e dose. Les personnes qui n'ont pas formé d'anticorps vaccinaux après trois doses de vaccin, doivent être informées que malgré les vaccinations, elles doivent respecter les autres mesures de protection (maintien de la distance, port du masque et hygiène des mains) encore plus systématiquement que les autres personnes vaccinées avec une immunodéficience, même si ces mesures de protection sont assouplies pour la population générale. La vaccination de tous les contacts proches est particulièrement importante.
L’indication d’une 3e dose de vaccin à mRNA, et la détermination subséquente du titre d’anticorps, s’adresse uniquement au groupe spécifique des personnes présentant une immunodéficience sévère. La détermination des anticorps n’est pas recommandée pour une population en bonne santé. Les coûts des analyses des anticorps anti-SARS-CoV-2 sont pris en charge uniquement pour les personnes présentant une immunodéficience sévère.
En cas d’infection au SARS-CoV-2, il convient d’envisager un traitement par anticorps monoclonaux pour ces patients, indépendamment du statut vaccinal (voir Policy brief on the reduction of Covid-19-associated mortality by drug therapies).
Les traitements par anticorps monoclonaux contre le COVID-19 peut prévenir une évolution sévère du COVID-19. Ils sont disponibles pour traiter les patients atteints d’un COVID-19 confirmé et présentant un risque élevé de développer une forme sévère de la maladie. Toutes les préparations ne sont pas efficaces contre les nouvelles variantes du SRAS-CoV-2 (comme Omicron) ; le choix de la préparation doit être adapté individuellement, en fonction de la variante du SRAS-CoV-2 présente.
En cas d’infection au SARS-CoV-2, il convient d’envisager un traitement par anticorps monoclonaux pour les personnes présentant une immunodéficience sévère, indépendamment du statut vaccinal (voir Policy brief on the reduction of Covid-19-associated mortality by drug therapies).
Pour le traitement, suivez les recommandations de la Société Suisse d’Infectiologie (SSI) concernant le traitement précoce et la prophylaxie du COVID-19.
Selon les recommandations de la Société Suisse d’Infectiologie (SSI) concernant le traitement précoce et la prophylaxie du COVID-19, du 14.09.2022, il est recommandé en l’absence de contre-indications, de prescrire Nirmatrelvir [PF-07321332]/Ritonavir (Paxlovid®) comme thérapie de choix pour le traitement précoce des patients ambulatoires présentant un risque élevé de développer une forme grave de la maladie au COVID-19.
Nirmatrelvir [PF-07321332]/Ritonavir (Paxlovid®) est le seul antiviraux à action directe (AAD) par voie orale disponible et autorisé en Suisse. Si le Paxlovid® est contre-indiqué (la plupart du temps en raison d’interactions nocives avec d’autres médicaments, consulter le COVID-19 drug interactions checker [Liverpool website]), alors le Remdesivir i.v. (200 mg - 100 mg - 100 mg sur trois jours) peut être prescrit pour une indication similaire.
Paxlovid se compose de deux principes actifs contenus dans deux préparations séparées, le Nirmatrelvir [PF-07321332] et le Ritonavir. La préparation combinée Paxlovid doit être utilisée le plus rapidement possible après la constatation d'une infection au Covid-19 et dans les cinq jours suivant l’apparition des symptômes (sauf pour les personnes immunodéprimées).
Pour les personnes sévèrement immunodéprimées, avec une réponse immunitaire insuffisante ou inexistante à la vaccination Covid, un traitement d'immunisation passive (prévention) avec des anticorps monoclonaux contre le SRAS-CoV-2 doit être envisagé (Position paper on the use of monoclonal antibodies against SARS-CoV-2 as passive immunisation treatments in severely immunocompromised persons in Switzerland SSI und EKIF).
Les indications des traitements d'immunisation passive devraient être évaluées par un spécialiste des maladies infectieuses et leur utilisation devrait être limitée à des centres spécialisés (hôpitaux universitaires et hôpitaux cantonaux).
Pour la prophylaxie, suivez les Recommandations de la Société Suisse d’Infectiologie (SSI) concernant le traitement précoce et la prophylaxie du COVID-19.
Le médicament Evusheld® est composé de deux substances actives : le Tixagevimab et le Cilgavimab. Il s’agit de deux anticorps monoclonaux qui agissent spécifiquement contre le virus du SARS-CoV-2. Le médicament réduit le risque d’infection au coronavirus SARS-CoV-2. On parle également de vaccination passive ou d’immunisation passive. Actuellement, on part du principe qu’une prise unique, composée de deux doses administrées simultanément, confère une protection pendant six mois et doit ou peut être répétée tous les six mois en fonction de la situation épidémiologique (COVID-19).
Evusheld® ne remplace pas la vaccination contre le COVID-19 chez les personnes pour lesquelles celle-ci est recommandée. Evusheld® ne doit pas être administré aux enfants de moins de 12 ans ou aux personnes de moins de 40 kg.
La Confédération prend en charge les coûts d'Evusheld® pour les patients ambulatoires tant que ce médicament n'est pas remboursé par l'assurance maladie obligatoire. La Société suisse d'infectiologie et la Commission fédérale pour les vaccinations recommandent l'utilisation d'Evusheld® chez les personnes appartenant au groupe à risque susmentionné en Suisse. La dose recommandée est régulièrement contrôlée et peut différer des doses appliquées dans les études cliniques, car Evusheld® n'a pas la même efficacité sur tous les variants viraux.
De plus amples informations sont disponibles sur le site de l'OFSP et dans la lettre d'information Evusheld® pour l’immunisation passive contre le COVID-19.
L'efficacité d'une administration de deux doses de vaccins à mRNA a été établie à 95.0%, avec un intervalle de confiance de 95% entre 90.3% et 97.6%. Mais comme pour de nombreux essais cliniques, qu'il s'agisse de médicaments ou de vaccins, toutes les sous-groupes n'ont pas été représentées dans la population inclue, entre autre les personnes immunodéprimées. Les patients souffrant de maladies autoimmunes vaccinées dans le cadre des études vaccinales ne semblent pas avoir eu plus de complications que la population générale.
Le vaccin COVID-19 Vaccine Janssen® ainsi que le vaccin protéique Nuvaxovid® sont moins efficace que les vaccins à mRNA.
La stratégie vaccinale menée par la Suisse contre le COVID-19 continue de s’appuyer sur les vaccins à mRNA, car ils sont plus efficaces que le vaccin COVID-19 Vaccine Janssen® (vecteur viral non-répliquant) ou le vaccin protéique Nuvaxovid® de Novavax. La recommandation consiste à vacciner le plus possible avec les vaccins à mRNA. En particulier pour les personnes immunodéficientes, la vaccination avec un vaccin à mRNA reste fortement recommandée. En effet, il est possible que l’efficacité du vaccin COVID-19 Vaccine Janssen® soit réduite chez ces personnes. Ce vaccin ne doit donc être envisagé que si le rapport bénéfice/risques individuel (efficacité, tolérance) reste favorable par rapport à une vaccination avec un vaccin à mRNA.
L’administration des vaccins COVID-19 Vaccine Janssen® et Nuvaxovid® n’est pas recommandée non plus aux femmes enceintes. Le manque de données disponibles actuellement à ce sujet conduit à recommander exclusivement le recours aux vaccins à mRNA dans de cette population.
Sur la base des propriétés vaccinales et leur autorisation par Swissmedic, l’OFSP et la CFV recommandent l’utilisation du vaccin COVID-19 Vaccine Janssen® et le Nuvaxovid® chez les personnes suivantes :
Le vaccin COVID-19 peut également être donné aux personnes souffrant d'allergies. Toutefois, la prudence est de mise pour les personnes qui ont des antécédents de réactions graves à des vaccins ou à des médicaments injectés, auquel cas il est nécessaire de consulter un médecin spécialisé en allergologie et immunologie clinique. Conformément à la recommandation de vaccination à mRNA, état au 23.05.2022 (annexe 2), les critères suivants sont considérées comme des contre-indications relatives à l’administration de vaccins à mRNA (voir chap. 2.3.1) :
Le consensus des experts nationaux et internationaux en rhumatologie, immunologie et maladies infectieuses est que les patients atteints d'une maladie à médiation immunitaire devraient si possible bénéficier du vaccin COVID-19. Malgré le risque que ces patients n'aient pas une réponse vaccinale aussi robuste que les personnes sans pathologie immunitaire, une vaccination COVID-19 est recommandée car "un certain degré d'immunité est préférable à aucun degré d'immunité" (Prof. Anthony Fauci). La vaccination est également recommandée pour les contacts étroits des patients immunodéprimés.
A signaler qu’une vaccination durant les moins 4 mois qui suivent une administration de rituximab ou pendant un traitement de Prédnisone > 20 mg/j ne permet souvent pas une réponse vaccinale significative. Dans cette situation particulière, nous recommandons si possible de retarder l’administration du rituximab pour faire le vaccin rapidement. Il est recommandé d’attendre au moins 2 semaines après la deuxième vaccination COVID-19 avant d’administrer le rituximab. En cas d'infiltration cortisonée (par exemple dans les articulations), il est recommandé d'attendre au moins 24 heures après l'infiltration avant une vaccination COVID-19.
Les patients immunodéprimés en raison de leur traitement (voir "Recommandations de vaccination pour les patients atteints d'une maladie rhumatismale inflammatoire") ne devraient pas recevoir de vaccins vivants atténués. Cependant, aucun vaccin vivant-atténués pour COVID-19 n'est actuellement disponible en Suisse. Les vaccins à ARNm sont considérés comme sûrs pour les patients atteints de maladies à médiation immunitaire ou sous thérapies immunomodulatrices (c'est-à-dire les vaccins COVID-19 de Pfizer/BioNtech ou Moderna), ainsi que les vaccins à vecteur viral non-répliquant (p.ex. AstraZeneca/Oxford - AZD1222 ou Janssen-Cilag AG). Le vaccin COVID-19 Vaccine Janssen® est désormais également disponible en Suisse.
Par ailleurs, il n'existe actuellement encore aucune donnée sur une éventuelle amélioration de l'efficacité du vaccin COVID-19 avec une interruption temporaire de l'immunosuppression. Chez les patients dont la maladie est bien contrôlée (rémission ou faible activité de la maladie), des experts conseillent parfois une courte interruption (2 semaines) des immunosuppresseurs tels que le méthotrexate, l'abatacept ou les inhibiteurs des Janus kinases pour améliorer la réponse vaccinale.
Pour les deux vaccins à mRNA de Pfizer/BioNtech ou Moderna, ainsi que pour le vaccin protéique de Novavax, l'administration de deux doses est nécessaire. Si la deuxième dose de vaccin est retardée, la première administration n'a pas besoin d'être répétée. Pour l’immunisation de base, une dose unique de vaccin est recommandée pour le vaccin de Janssen-Cilag.
On peut conseiller aux patients de consulter la page web de la Ligue suisse contre le rhumatisme de l'ACR ou de l'EULAR sur ce sujet, qui contient beaucoup d’information actualisées et vérifiées sur la vaccination COVID-19.
Selon les recommandations de vaccination avec des vaccins à ARNm contre le COVID-19 (état 23.05.2022), pour les personnes âgées de 12 ans ou plus avec une infection confirmée au SARS-CoV-2, une seule dose de vaccin contre le COVID-19 est recommandée dans les trois mois après l’infection (intervalle minimum de 4 semaines). Font exception les personnes vulnérables (PV) âgées de 12 ans ou plus présentant une immunodéficience sévère, qui doivent recevoir, dans les trois mois après l’infection, 2 doses de vaccin à quatre semaines d’intervalle.
Swissmedic a délivré une autorisation pour l'utilisation du vaccin COVID-19 produit par Pfizer/BioNTech, par Moderna et par Janssen-Cilag AG.
Vous trouverez ici les informations professionnelles concernant le vaccin Comirnaty de Pfizer/BioNTech.
Vous trouverez ici les informations professionnelles concernant le vaccin Spikevax® de Moderna.
Vous trouverez ici les informations professionnelles concernant le COVID-19 Vaccine Janssen® de Janssen-Cilag AG.
Vous trouverez ici les informations professionnelles concernant le vaccin Nuvaxovid® de Novavax.
S’agissant de la responsabilité lors de la vaccination, veuillez tenir compte des règles énoncées dans l’article Vaccin contre le COVID-19: responsabilités et droits des patients et, en particulier, de ce qui concerne l’information aux patients.
Il est fortement recommandé aux patients immunodéprimés ou sous traitement antirhumatismal de base de se faire vacciner contre la grippe. Le vaccin contre la grippe ne protège que contre la grippe (influenza), pas contre le COVID-19 et pas non plus contre le rhume. La vaccination contre la grippe peut être administrée en même temps que, avant ou après la vaccination par COVID-19. Aucun intervalle minimum entre une vaccination à l'ARNm et les autres vaccinations n'est désormais recommandé.
Les personnes souffrant de maladies ou subissant des thérapies qui affaiblissent le système immunitaire font partie des personnes particulièrement vulnérables. Cela est particulièrement le cas pour ceux qui prennent des médicaments qui suppriment le système de défense immunitaire (comme l'utilisation à long terme de glucocorticoïdes, d'anticorps monoclonaux, de cytostatiques, etc.).
Selon le courrier de l'OFSP du 8 juin 2020, I‘approvisionnement en hydroxychloroquine pour les patients chroniques s’est stabilisée et ne pose plus de difficultés actuellement. Au vu de l’évolution favorable de la situation, les recommandations et les mesures d'accompagnatrices (utilisation du formulaire de commande) sont donc levées avec effet immédiat.
L’hypothèse selon laquelle l’Actemra® serait efficace en cas d’infection au COVID-19 est toujours discutée, car les études publiées à ce jour sont contradictoires.
L'utilisation d'Actemra® pour les infections COVID-19 n'est actuellement plus recommandée (https://ssi.guidelines.ch/guideline/3352). La recommandation de la SSR du 24.03.2020 que les patients rhumatologiques recevant l’Actemra® par voie intraveineuse passent à une administration sous-cutanée est donc révoquée.