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Ne dites pas…
Ne dites pas: «Depuis des millions d’années, l’humanité s’est limitée à deux genres, et le schéma homme-femme repose sur une base scientifique solide.»1 Dites: «Depuis des millions d’années, l’humanité s’est limitée à deux sexes, et le schéma homme-femme repose sur une base scientifique solide.»
Si les propos attribués par 20 minutes à la conseillère nationale UDC zuricoise Barbara Steinemann reflètent réellement ce qu’elle a dit en allemand au cours du débat consacré par le Conseil national au bien-être de ce que la mode appelle les non-binaires, il y a lieu de s’inquiéter.
En effet, les mots ne sont ni innocents ni interchangeables. Adopter la terminologie d’une idéologie que l’on combat revient à entrer dans le jeu de l’adversaire et à adhérer à ses élucubrations. Il y a des «genres» en grammaire; il n’y en a pas en biologie. Que des êtres humains, minoritaires, soient attirés par des personnes du même sexe, se rêvent d’un autre sexe ou ne se sentent d’aucun sexe ne change rien à l’affaire.
Quant au «schéma homme-femme», il repose sur la nature et n’a pas besoin d’une «base scientifique solide». J’ignore s’il y avait déjà des homosexuels ou des gens en mal d’équilibre sexuel à l’époque où l’homme préhistorique chassait le mammouth, mais nos lointains ancêtres n’avaient manifestement pas besoin d’«experts» pour se reproduire le plus instinctivement du monde.
Si tel n’était pas le cas, le Conseil national, qui devrait avoir d’autres chats à fouetter, ne serait pas là pour se pencher sur le triste sort des «non-binaires».
Le pinailleur