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Il s'agit de personnes vivant en Suisse soupçonnées d'avoir téléchargé de la pornographie infantile sur ou depuis leur ordinateur via des fournisseurs d'accès internet américains, qui sont obligés de dénoncer aux autorités les cas présumés de pédopornographie.
Les premiers signalements transmis par le FBI à l'Office fédéral de la police (Fedpol) remontent à 2014. Cette année-là, le FBI avait transmis 484 annonces à la Suisse, contre plus de 2000 l'année suivante. Ce chiffre n'a cessé de croître pour s'établir à 5404 en 2017 puis 9000 en 2018.
Pas plus de criminels, mais plus de transmissions
"Cette hausse ne veut pas nécessairement dire qu'il y a de plus en plus de pédocriminels", précise Cathy Maret, cheffe de la communication à Fedpol. "Selon les spécialistes, le nombre de pédocriminels dans la population est plus ou moins stable. C'est la consommation sur internet qui augmente", ajoute-t-elle.
Les fournisseurs d'accès annoncent aussi davantage de cas au FBI. Les filtres qu'ils utilisent sont larges et entraînent "beaucoup de déchets", poursuit Cathy Maret. Et d'expliquer que sur les quelque 9000 annonces reçues l'an passé, fedpol en a transmis après analyse moins de 10% aux autorités cantonales compétentes.
Fedpol, qui transmet aussi des annonces basées sur ses propres recherches, ne dispose pas encore de statistique finalisée sur le nombre qui ont été transmises en 2018. En 2017, l'instance fédérale en a fait parvenir 150 aux cantons, 149 un an plus tôt. La majorité des annonces relayées par fedpol concerne toutefois l'étranger: 847 cas en 2017, 599 en 2016.
ats/jvia