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Il y a eu d'abord eu l'affaire des subventions dans l'unité CarPostal, révélée par L'Office fédéral des transports (OFT) en octobre 2018. Puis les irrégularités constatées dans la comptabilité du groupe ferroviaire BLS. Enfin, en 2020, ce sont les entreprises de transport lucernoises qui sont passées à l’inspection, pour avoir perçu trop de subventions pour les transports publics.
L'OFT a découvert trois autres cas d'irrégularités:
Sur le plan politique, le cas le plus délicat est celui des Transports publics fribourgeois, qui s’est étalé sur les dix dernières années. Et cela pourrait s’expliquer par le fait que l'actuel directeur des CFF, Vincent Ducrot, a été directeur général de cette entreprise de transport entre 2011 et 2020.
Les irrégularités dans les subventions versées aux TPF s’élèvent à un montant total de cinq millions de francs. En résumé, l'entreprise de transport n'aurait pas comptabilisé les recettes publicitaires du trafic régional dans le budget de ce dernier, servant pourtant de base donnant droit aux subventions. Les recettes publicitaires auraient été comptabilisées dans les comptes de la holding et dans d'autres secteurs. L’entreprise a ainsi perçu de la Confédération et du canton des subventions plus élevées que celles auxquelles elle aurait dû avoir droit.
Cette pratique comptable a perduré pendant plus d'une décennie. Ni les responsables financiers internes ni les organes de révision externes ne l'ont remarquée. Ni même le canton de Fribourg. L’OFT ne l’a découvert que dans le cadre d’une révision ordinaire en février 2021.
Mais à ce moment-là, les TPF avaient déjà lancé un audit externe, poussés par les questions critiques du syndicat d'agglomération fribourgeois.
Les pratiques comptables des TPF ne sont pas considérées comme pénalement répréhensibles: on suppose qu'il s'agit d'irrégularités ou d'erreurs. La question se pose néanmoins de savoir si Vincent Ducrot, l'actuel directeur des CFF et ancien directeur général des TPF, aurait pu découvrir les comptabilisations erronées.
Comme Vincent Ducrot n'a jamais été interrogé personnellement et qu'il ne faisait pas partie de la procédure de l'Office fédéral des transports, on suppose qu'il n'a pas de responsabilité directe. Il a déclaré à CH Media:
Il ajoute:
Les Transports publics fribourgeois font acte de repentance. Pierre Jenny, responsable de la communication des TPF a déclaré: «Ces dernières années, les TPF ont comptabilisé par erreur des recettes publicitaires et des recettes d'assurances d'environ cinq millions de francs dans des secteurs ne donnant pas droit à des indemnités.»
«Avant même la fin de l'enquête de l'Office fédéral des transports, les TPF ont décidé de modifier immédiatement leur pratique comptable. Ils ont remboursé au plus vite les indemnités trop élevées aux commanditaires», a-t-il poursuivi.
S'il n'y a pas eu de conséquences pénales dans l'affaire des TPF, il devrait en être autrement pour l’entreprise Bus Ostschweiz. Cette entreprise de transport de la vallée du Rhin saint-galloise se présente sous les marques des bus Sarganserland Werdenberg, RTB Rheintal Bus et WilMobil. Elle emploie 210 personnes et transporte 8,4 millions de passagers par an.
L'entreprise aurait vendu à une filiale des bus qui étaient déjà amortis, avant de les relouer par la suite à la société-mère à des prix excessifs. Il est reproché à l'entreprise Bus Ostschweiz AG d'avoir ainsi obtenu des subventions illicites.
Le montant s'élèverait à plus de cinq millions de francs au cours des sept dernières années. Hans Koller, responsable du marché de Bus Ostschweiz, confirme la procédure: «Nous sommes en train de faire le point», a-t-il déclaré. «Nous donnerons des informations mercredi 8 décembre».
Face à ces deux affaires, le funiculaire qui relie Saint-Imier (828 mètres d'altitude) au Mont Soleil (1179 mètres) est un cas mineur. Les irrégularités constatées par l’OFT s'élèvent à moins d'un million de francs.
L'Office fédéral des transports n'a pas souhaité se prononcer sur ces trois cas avant la communication officielle. (bzbasel.ch)
La perte, qui s'élevait à 617 millions de francs en 2020, s'est fortement réduite, a relevé mardi devant les médias la présidente du conseil d'administration des CFF Monika Ribar. En effet, l'ex-régie indique n'avoir perdu «que» 325 millions de francs en 2021. Cette baisse de 47,3% par rapport à 2020 a été obtenue grâce au soutien des pouvoirs publics, à des recettes plus élevées et à des mesures d'économie. Les subventions sont passées de 277 millions à 330 millions.