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Les débouchés professionnels
Les débouchés professionnels liés à une formation de type juridique sont nombreux et appelés à se multiplier. Les mutations rapides de notre société, liées à l'évolution fulgurante des nouvelles technologies, rendent plus que jamais indispensable l'adoption de règles juridiques permettant d'assurer un certain cadre au sein duquel les individus et les Etats peuvent coexister et prospérer.
La formation de base achevée, l'étudiant-e peut choisir diverses voies qui - sans s'exclure mutuellement - conduisent à des carrières variées.
Tout d'abord, l'étudiant-e peut vouloir embrasser la carrière d'avocat, ce qui présuppose la poursuite d'un stage de deux ans dans une étude puis la réussite du brevet d'avocat. Dans le même ordre d'idée, la profession de notaire implique, quant à elle, de suivre un stage de quatre à cinq ans dans une étude de notaire, avant de pouvoir se présenter au brevet de notaire.
Pour devenir magistrat (juge, ou procureur), il faut, en principe, être titulaire du brevet d'avocat puis être appuyé par un parti politique, lors d'une élection judiciaire.
L'étudiant-e peut également envisager une carrière dans l'administration (fédérale, cantonale ou communale) qui emploie de nombreux cadres à formation juridique, dans des domaines aussi variées que la justice et la police, les finances, l'économie publique, l'aménagement du territoire, l'environnement, le commerce extérieur, la santé, les finances, la sécurité sociale, l'agriculture, etc.
Les organisations internationales ont également un grand besoin de juristes (droit humanitaire, droit de l'homme, droit des télécommunications, droit de la propriété intellectuelle, droit du commerce international, droit des réfugiés, droit de l'environnement, droit de l'énergie, pour ne citer que ces domaines). De ce point de vue Genève, qui accueille sur son territoire un nombre très important d'organisations internationales ou non gouvernementales (ONU, CICR, OMPI, OMS, OIT, OMC, UIT, HCR, etc.) est particulièrement bien positionnée.
De leur côté, les entreprises, confrontées à la multiplicité des règles applicables (tant nationales, internationales que supranationales) font de plus en plus appel à des juristes en tant que conseillers. Les domaines concernés sont non seulement le droit des affaires au sens large (droit commercial, droit de la concurrence, droit bancaire, droit fiscal, droit de la poursuite, notamment), mais aussi, des secteurs plus spécialisés appelés à un profond développement avec la convergence de nouveaux médias (droit des télécommunications, droit de l'informatique, droit de la propriété industrielle).
Les mutations fondamentales de la société (internationalisation, mondialisation), parallèlement au développement technologique, provoquent aussi de nouveaux défis aux juristes et des besoins importants en protection des individus. Le droit voit ainsi ses domaines d'investigation constamment élargis à de nouvelles branches (assistance judiciaire et administrative internationale, protection des données, génie génétique, droit des médias), à des institutions nouvelles (trust, instruments dérivés, franchises) et se caractérise par une nette tendance à l'internationalisation (droit pénal international, droit international privé, droit du commerce international, droit fiscal international, droit communautaire).
A côté des modes traditionnels de résolution des litiges (procédure pénale, civile ou administrative contentieuse), qui conservent leur rôle de premier plan, on constate l'émergence de régimes alternatifs de solution des litiges (médiation, arbitrage) qui sont promis à un brillant avenir. Genève peut d'ailleurs s'enorgueillir d'une réputation mondiale dans le domaine de l'arbitrage international.
Enfin, intéressé par la recherche, l'étudiant-e peut, après la licence, briguer un poste d'assistant-e qui lui permettra d'approfondir ses connaissances et, pourquoi pas, soutenir avec succès une thèse de doctorat. Nul doute, d'ailleurs, que d'ici là de nombreux autres domaines juridiques encore inexplorés seront susceptibles de passionner le chercheur.
En définitive, quelle que soit la carrière que l'étudiant-e choisit d'adopter, après les études de droit, il ou elle sera solidement armé-e pour comprendre et appréhender les règles et les défis qui attendent le monde dans lequel nous vivons.