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Dans leurs expertises pénales, il arrive que les psychiatres recommandent un suivi psychothérapeutique, en prison ou en ambulatoire. L’un des enjeux médico-légaux est de réduire les risques de récidive. Cette recommandation n’est pas sans poser des difficultés pratiques.
Dans le canton de Vaud, Pierre-Bernard Schneider (1916-2005) dirige la Policlinique psychiatrique universitaire depuis sa création en 1948. Familiarisé avec l’expertise, il s’intéresse aux thérapies adéquates pour traiter les délinquants et cherche à savoir ce qui se pratique en Suisse. En 1961, il publie les résultats de son sondage : vingt psychiatres seulement interviennent dans l’ensemble des pénitenciers suisses, soit l’équivalent de l’activité d’un psychiatre à plein temps.
Voir : Pierre-Bernard Schneider, «Etat actuel du traitement psychiatrique et psychothérapeutique des délinquants en Suisse», Revue internationale de criminologie et de police technique, 1961, p. 210-214.
Dans ces conditions, les suivis «psychothérapeutiques» en prison se limitent le plus souvent à surveiller les risques et à résoudre les difficultés de l’enfermement par la médication.