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Berne - Les paysans et les consommateurs soutiennent la règle des 80% dans le projet de label "Swissness" du Conseil fédéral. Garantir un taux élevé de matières premières helvétiques dans les produits alimentaires estampillés suisses permettra à l'agriculture de devenir plus concurrentielle, selon l'USP.
Les exceptions prévues par "Swissness" offrent assez de flexibilité pour que le chocolat et les biscuits suisses, ainsi que la viande des Grisons, puissent continuer à être produits dans ce pays, précisent vendredi dans un communiqué l'Union suisse des paysans (USP), l'association alémanique de défense des consommateurs Konsumentenforum (KF) et les petites entreprises de transformation.
Pour le KF, il s'agit aussi de protéger le consommateur contre la tromperie. "Lorsqu'un fromage porte la croix suisse, on s'attend à ce que du lait suisse ait été utilisé pour sa fabrication", souligne Franziska Troesch-Schnyder, présidente de l'organisation.
Selon le projet que le Conseil fédéral a transmis au Parlement, 80% du poids d'un produit alimentaire doit être composé de matières premières indigènes pour que ce dernier puisse être commercialisé sous le label "Swissness". S'agissant des produits industriels, "swissness" peut être utilisé à partir d'un taux de 60%.
ATS