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Hécatombe Une infection décime les pigeons de Berne
Le paramyxovirus est apparu le 9 novembre et jusqu'à aujourd'hui, ce sont 77 oiseaux qui sont morts, en particulier autour de la cathédrale, de la Schlosshalde et du parc Dählhölzli. Une campagne de vaccination a été entreprise.
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L'agent pathogène pPMV1 (pigeon Para Myxo Virus 1) est apparenté à celui de la maladie de Newcastle, sans être identique. Cette maladie a été décelée pour la première fois dans les années 80. Il se transmet par les excréments, la salive, le plumage et la nourriture, avec une période d'incubation de 3 à 10 jours.
Les reins sont attaqués, de même que le système nerveux central. La maladie se traduit par un port de tête altéré et une quantité d'urine inhabituelle. Une paralysie des pattes et des mouvements rotatifs du corps, des culbutes et une marche à l'envers sont d'autres symptômes. La plupart des pigeons en meurent, mais pas tous.
Tandis que Berne soigne ses pigeons, les autorités biennoises lancent une campagne d'affichage pour rappeler aux habitants qu'il est interdit de les nourrir, pas plus que les autres animaux sauvages. Argument invoqué: "Trop de nourriture ne correspond pas au mode de vie naturel des animaux et entraîne des maladies, des salissures et d'autres nuisances".
Ce message s'adresse en particulier à ceux qui donnent du pain aux oiseaux. Chez les pigeons, cet apport de nourriture entraîne une reproduction excessive. Au lieu de deux à quatre oeufs, les femelles vont pondre jusqu'à huit oeufs. "Une colonie trop grande engendre maladie et stress", précisent les autorités.
Créé: 20.11.2014, 16h19