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14/05/2011
Comme ça pourrait être simple !
Trouver un évêque comme Matthias
aujourd'hui
Un évêque, selon Jésus, c’est un pasteur. Un pasteur connaît des ouailles et vice-versa. Un évêque, c’est un successeur des douze apôtres, choisi comme pour Matthias, parmi les disciples, afin de prendre soins des membres du mouvement - les adeptes de la Voie – rassemblés en petites communautés de base, de vie, de partage, de foi. L’évêque peut être membre d’une des communautés tout en étant disponible à toutes. L’évêque doit les visiter, les écouter, les encourager, les guérir, leur parler de Jésus parfois, mais avant tout, l’évêque doit être un frère de tous, il doit être prêt à se mouiller pour faire justice aux petits et aux pauvres s’il veut suivre Jésus.
Si le pasteur évêque disparaît pour une raison ou une autre, le « collège » ou le groupe d’ évêques restants ont le devoir de demander conseil aux fidèles, de choisir avec eux quelqu’un qui serai, lui, confirmé évêque par et pour ses ouailles et par le collège des « onze ».
Après la mort de Jésus, les « onze » apôtres se mirent à chercher un « douzième » afin de combler le vide qu’avait laissé Judas. Aujourd’hui, 14 mai 2011, dans les églises, l’évangile a raconté ce qui s’était passé en lisant les Actes des Apôtres 1,15-17.20-26). On présenta deux disciples qui avaient connu Jésus: Joseph Barsabbas, surnommé Justus et Matthias. Puis l'assemblée fit cette prière : « Toi, Seigneur, qui connais le cœur de tous les hommes, montre-nous lequel des deux tu as choisi. On tira au sort, et le sort tomba sur Matthias, qui fut dès lors associé aux onze Apôtres. »
C’était normal, on n’en fit pas l’éloge, raconte « La Légende dorée ». Matthias se mit à la tâche, ayant reçu en partage la Judée, où il se livra avec ardeur à la prédication, il devait beaucoup se déplacer pour rejoindre les petites communautés chrétiennes dispersées dans toute la région. Il allait son chemin « faisant du bien », comme Jésus.
Avant qu’il fut choisi – tiré au sort – on ne savait quasiment rien de lui. D’autres sources racontent que Matthias était trois ans plus jeune que Jésus, qu’il serait né à Bethlehem, que son nom signifie « Don de Dieu », qu’il aurait été invité aux Noce de Cana et que Jésus l’aurait invité à se joindre au 72 disciples. Mais il resta effacé. Quoiqu’il en soit, c’est dans les Actes des Apôtres qu’il apparaît pour remplacer Juda comme cité plus haut. Et j’aime bien Matthias.
Avec plaisir, j’ajoute qu’en Gruyère, j’entends dire que Matthias est un Saint de Glace et qu’il est le patron des charpentier et des tailleurs.
Mais à l’époque des origines chrétiennes, voilà comment cela se faisait! Point de Hiérarchie, ni d’enquêtes secrètes, « On avait foi et confiance à la prière à l’Esprit saint des petites gens !»
Aujourd’hui, on en est douloureusement témoins, on fait des listes, on les scrute, on les refait. Une deux, trois, je ne sais. Les médias en parlent.
Si on prenait Jésus au sérieux, réellement et vraiment vivant dans le plus petit de nos frères et sœurs, comme cela simplifierait les choses « les modes d’emploi. »
Nous les « ouailles » nous sommes votre raison d’être et vous devrez rendre compte devant le Seigneur de votre Mission envers Jésus qui a dit à Pierre « Pais mes brebis, pais mes agneaux ».
Même s’il faut prendre en considération le développement de l’institution, il existe dans la communauté des chrétiens de notre Eglise locale, régionale, de nombreux « Apôtres » fidèles, aptes, qu’ils soient charpentiers, tailleurs, diacres, journalistes ou porteurs de Bonnes Nouvelles. Nous en connaissons. Pourquoi ne pas prendre le risque de la confiance ! Le risque de la confiance en l’Esprit qui anime chacun !
Vous, qui hésitez depuis de longs mois, répètent des prêtres et des fidèles impatients, vous qui connaissez bien l’honnêteté des fribourgeois, des vaudois, des genevois, vous en connaissez comme nous, peut-être même pas aussi bien que nous, n’ayez pas peur pour forme, pensez aux contenu et appelez-les, tirez au sort. Comme le veut Vatican II : « Retournez à vos origines, Go back to your roots ! », c’est-à-dire à l’Esprit des premières communautés chrétiennes !
Et s’il vous plaît, permettez à ce « serviteur » qui aura été choisi, de prendre place au dernier échelon de l’échelle ecclésiastique. Ils s’y sentiront moins seuls. Et les fidèles aussi. Voir Tribune de Genève.