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Pourquoi a-t-il fallu 5 ans à l’OMS pour commencer ses études et son aide sur le terrain après la catastrophe de Tchernobyl ?
Pourquoi 3 délégués de l’OMS ont-ils donné leur accord, en juin 1989, à la révision à la hausse en multipliant par 2 ou 3 les niveaux de contamination admis en ex-Union soviétique, condamnant ainsi des centaines de milliers de personnes à vivre en territoires contaminés ?
Pourquoi, après Tchernobyl, l’OMS n’a-t-elle pas retenu comme thème de recherche prioritaire les atteintes du génome comme le recommandait son groupe d’étude (1957) au lieu d’étudier la sécheresse de la bouche et les caries dentaires ?
Pourquoi le compte-rendu de la Conférence Internationale de l’OMS ayant rassemblé 700 médecins à Genève (20.11.95) sur le thème « Les conséquences de Tchernobyl sur la santé », document promis pour mars 1996, n’a-t-il jamais été publié ?
Pourquoi l’OMS n’est-elle pas intervenue contre un projet européen autorisant la présence de substances radioactives dans nos biens de consommation ?
Pourquoi l’OMS est-elle absente du dossier crucial des seuils à partir desquels des matériaux contaminés issus du démantèlement des installations nucléaires pourront être recyclés dans notre environnement ?
Pourquoi l’OMS n’est-elle jamais intervenue pour empêcher les industriels et les gouvernements d’utiliser et de disséminer dans l’environnement de l’uranium dit « appauvri », toxique tant sur le plan chimique que radiologique ?
Pourquoi l’OMS a-t-elle attendu le 1er février 2001 pour « lancer un programme de recherche sur 4 ans et demi pour 22 millions de dollars » sur les effets de l’uranium appauvri utilisé en Irak et dans les Balkans, alors que les Américains ont publié en 1990 déjà un rapport – accessible à la presse – démontrant l’extrême dangerosité de ce matériau radioactif et le qualifiant « d’inacceptable politiquement » ?
Pourquoi l’OMS a-t-elle gardé le silence alors que l’explosion des munitions à uranium appauvri condamnait les populations des zones bombardées à vivre désormais dans un environnement contaminé ?
Combien ce silence est pesant quand on sait que ce sont les enfants, nés et à naître, qui sont les plus exposés, les plus vulnérables, ceux qui payeront le plus lourd tribut.