Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07066.jsonl.gz/1173

Activities Capacity Building Système d'information côtière pour le Liban
En 1999, le GRID~Europe a travaillé sur le développement d'un projet de télédétection/SIG dans la région méditerranéenne orientale. Ses partenaires comptaient le CEDARE (Centre for Environment and Development in the Arab region and Europe) qui est une organisation intergouvernementale basée au Caire (Egypte) et l'unité de coordination du Plan d'Action pour la Méditerranée (PAM) du PNUE, basée à Athènes. Ce travail entre dans le vaste cadre des efforts entrepris par le PNUE pour surveiller et contrôler les sources terrestres de la pollution marine ainsi que dans le cadre du programme de renforcement des capacités du DEWA, le programme ENRIN (Environment and Natural Resources Information Networking).
Après une mission préparatoire au Liban en juillet 1999, une présentation du projet, intitulée " Capacity Building in GIS and Remote sensing : a Coastal Information System for Lebanon ", a été préparée. Les détails du programme de travail ont été négociés avec tout un ensemble d'organisations nationales partenaires dont : le Conseil libanais pour le développement et la reconstruction, l'Observatoire libanais pour l'environnement et le développement (LEDO), qui fait partie du Ministère de l'environnement, et le Centre national de télédétection. L'objectif immédiat du projet est de développer un système d'informations côtières pour le Liban en intégrant des informations géographiques sur la zone côtière et des données sur la qualité de l'eau de mer, obtenues grâce à l'analyse d'images satellites. Le projet souhaite aussi contribuer à trouver une solution à d'autres problèmes plus spécifiques qui incluent :
- réduction de la pollution des eaux côtières,
- gestion améliorée de l'accès public aux plages et
- contrôle de l'érosion côtière.
En 2000, le GRID~Europe a fourni une formation en télédétection au personnel du LEDO.
En 2002, le GRID~Europe a continué à développer en partenariat avec le Centre National de Télédétection libanais le projet Costal Zone Information System for Lebanon (CZISL), avec pour but la cartographie des sources terrestres de pollution marine le long de la côte libanaise, ainsi que la création d’un système d’information pour la zone côtière afin d’en assister la gestion. (cliquer ici pour télécharger le rapport en format pdf - 2.09 Mb)
Les données de la concentration de chlorophylle mises en relation avec des données de la température de surface des océans constituent un bon moyen pour déterminer les zones pouvant être atteintes par la pollution. En effet, la croissance du phytoplancton est limitée par la disponibilité des nutriments (phosphates, nitrates, silicates). Ceux-ci se trouvent de manière naturelle dans les eaux froides issues d’upwellings, mais aussi dans les apports pollutifs terrigènes et anthropiques. Dans le premier cas, une forte concentration de chlorophylle sera liée à une basse température de surface des océans, alors qu’aucun lien de la sorte ne pourra être mis en évidence dans le second cas.
L’acquisition et le traitement d’une trentaine d’images issues du capteur SeaWiFS (Sea-viewing Wide Field-of-view Sensor) à bord du satellite OrbView-2 nous a permis de suivre l’évolution de la concentration de la chlorophylle dans la Méditerranée Orientale entre mai 2000 et juin 2001. Les atouts majeurs de SeaWiFS sont ses bandes spectrales dédiées à l’étude particulière de la couleur des océans, des données quotidiennes et gratuitement accessibles par internet ainsi que la possibilité de les traiter à l’aide d’un logiciel spécialement conçu à cet effet, SeaDAS (SeaWiFS Data Analysis System), lui aussi gratuitement disponible sur internet. Le point faible de ce capteur est sa résolution maximale de 1 km, qui reste relativement grossière en fonction de l’étude effectuée.
Si cette méthode s’est avérée efficace pour l’obtention de données de la chlorophylle ainsi que d’autres paramètres, elle s’est en revanche révélée peu appropriée pour les données de la SST, ces dernières étant calculées par un algorithme de SeaDAS sur la base de données moyennes mensuelles issues du capteur AVHRR (Advanced Very High Resolution Radiometer). Des données ponctuelles concordants avec le moment de l’acquisition de celles de la chlorophylle sont nécessaires pour mettre en relation ces deux paramètres.
Les résultats obtenus mettent en évidence la persistance de certaines zones de concentration de chlorophylle élevée parsemées tout au long de la côte libanaise, plus particulièrement dans la région de Beyrouth et de Tripoli, et ce tout au long de l’année, en dépit des variations saisonnières de la température de surface des océans. Du fait de leur grande taille, ces zones à forte production phytoplanctonique semblent avant tout liées à des upwellings côtiers. Néanmoins, certains panaches plus petits (dans la baie de Beyrouth, par exemple) pourraient être dus à des sources terrigènes de nutriments (rejets d’eaux usées, par exemple).
Une comparaison avec les patrons de réflectance de Landsat TM, limitée pour le moment à la date du 21 mai 2000, montre que ces derniers sont complexes et difficiles à interpréter (effets de fond et de surface).
Pour consulter la présentation en PowerPoint "Télédétection
de la couleur de l’eau en Méditerranée Orientale
- Un outil pour le suivi de la pollution ?", cliquez
ici.
Pour consulter le rapport en français (pdf, 2.09Mb), cliquez ici.