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«À l’état sauvage et en tant qu’herbivore, le cheval était une proie! La position de leurs yeux sur le côté de la tête (position latérale) leur donne une vision panoramique, bien plus que celle de leur cavalier: ils peuvent ainsi voir avec chaque œil depuis leur croupe jusqu’à l’avant, ce qui est très pratique pour surveiller leur environnement et échapper aux prédateurs.
Vers l’avant, les chevaux voient avec les deux yeux. Ils ont ainsi une vision binoculaire dite stéréoscopique, qui leur permet d’estimer la distance des objets, ce qui est bien pratique par exemple pour galoper. Leur vision est par contre monoculaire (avec un seul œil) sur le côté, ce qui est suffisant pour surveiller l’arrivée d’un prédateur.
Beaucoup de proies ont, comme les chevaux, des yeux latéraux leur conférant une vision panoramique
La position latérale des yeux et le long museau du cheval ont par contre comme effet de créer ce qu’on appelle une zone aveugle, ou angle mort, vers l’avant et sur les premiers mètres. Un peu comme si tu mettais tes mains à 50 cm devant tes yeux: tu vois ce qui est au loin mais les objets devant toi sont «invisibles». Ce qui peut expliquer pourquoi le cheval doit tourner la tête pour nous voir, si on est juste devant lui, tout près.
La vision des animaux est en règle générale bien adaptée à leur mode de vie: les chats ont une vision nocturne de chasseur de la nuit, les aigles voient de très loin et de jour pour chasser de haut, et beaucoup de proies ont, comme les chevaux, des yeux latéraux leur conférant une vision panoramique.»