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Plus de 1000 personnes se sont rassemblées samedi à Berne devant le Palais fédéral pour dénoncer notamment le Traité de libre-échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis (TTIP). Elles réclament l'arrêt des négociations en cours.
"Le monde n'a pas besoin de davantage de commerce, mais d'un commerce plus équitable", est-il écrit dans une résolution adoptée lors de la manifestation. L'objectif ne doit pas être de déréguler encore plus, mais d'assurer des standards environnementaux et sociaux élevés.
Les protestataires ont également dénoncé l'accord sur le commerce des services (TISA) et rappelé que la Suisse participe directement aux négociations. Celui-ci vise à déréglementer l'ensemble du secteur des services, y compris les services publics.
Ce dernier menace en outre la protection des données et des consommateurs, ainsi que la diversité culturelle, critiquent-ils. Concernant le traité de libre-échange transatlantique (TTIP), une possible intégration de la Suisse dans les négociations est en discussion.
Quoi qu'il en soit, "ce sont avant tout les grands groupes d'entreprises actifs sur le plan mondial qui profiteront de ces accords", dénoncent les organisateurs dans un communiqué. "Au moyen de tribunaux d'arbitrage opaques, ces trusts peuvent empêcher l'introduction de lois qui leur déplaisent ou déposer plaintes contre ces dernières".
Démocratie mise à mal
Résultat, ils pourraient réclamer à la Suisse des dédommagements de plusieurs milliards de francs. "Ces démarches annulent ainsi l'Etat de droit, la souveraineté étatique et la démocratie".
Environ 20 organisations sont à l'origine de la mobilisation. Parmi elles figurent par exemple Alliance Sud, Greenpeace, des syndicats, mais aussi des partis politiques comme le PS ou les Verts. D'après les organisateurs, près de 5000 personnes ont participé à la manifestation.
L'accord de libre-échange est aussi rejeté par plusieurs pays européens. Des centaines de milliers d'opposants ont ainsi défilé le 17 septembre dans sept villes allemandes pour dénoncer le projet. Le texte est soutenu par la chancelière Angela Merkel.