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Les exportations et les investissements en équipements s'effondrent, mais le gouvernement stabilise la situation.
Au deuxième trimestre, le produit intérieur brut de l'Allemagne a diminué de 9,7% par rapport au trimestre précédent, soit 0,4 point de pourcentage de moins que ce qui avait été annoncé dans les prévisions, mais cette baisse reste la plus importante depuis le début des rapports trimestriels dans les années 1970. La baisse des exportations a été particulièrement sévère, avec moins 20,3% par rapport au trimestre précédent, tandis que les investissements en usines et équipements ont diminué de 19,6%, soit pas moins de 27,9% par rapport à l'année précédente. La consommation des ménages a également chuté de 10,9%, ce qui n'est pas étonnant étant donné que de nombreux magasins, restaurants, etc. ont été fermés.
Le marché du travail s'est avéré étonnamment robuste, grâce à l'allocation de chômage partiel (Kurzarbeit): bien que le volume de travail ait diminué de 10% par rapport à l'année précédente, le nombre d'employés n'a baissé que de 1,3%. Heureusement, les salaires bruts n'ont baissé que de 4,8%, un autre succès du chômage partiel. En revanche, les revenus des entreprises et des investissements ont, sans surprise, chuté de 17,6% par rapport au même trimestre de l'année précédente.
Grâce à la stabilité des revenus, le taux d'épargne a doublé au cours de l'année pour atteindre 20,1%. Outre le manque d'opportunités de consommation, l'anxiété de l'épargne a également joué un rôle majeur, l'avenir incertain de l'économie rendant les ménages prudents. La question intéressante sera de savoir si la réduction de la TVA entraînera une chasse aux bonnes affaires qui surcompensera cette épargne fondée sur la peur.
L'Etat a joué un rôle clairement stabilisateur: ses dépenses de consommation ont fortement augmenté de 3,8% par rapport à l'année précédente.