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Un américain, John Gottman, est célèbre pour avoir prévu les divorces de personnes nouvellement mariées avec un taux de réussite d’environ 90%. Sa méthode est toutefois critiquée.
John Gottman se fonde sur l’analyse des expressions faciales.
«Le code de Gottman s'appuyait sur un système de reconnaissance faciale : lorsque l'on est « faussement timide, espiègle, que l'on cherche à séduire », par exemple, les commissures des lèvres sont souvent tombantes - « on a l'impression que la personne s'efforce de ne pas sourire », écrit-il. A l'inverse, « plusieurs types de 'sourires' relèvent les commissures de nos lèvres, mais ils trahissent souvent des affects négatifs ». L'extrême précision de l'analyse permit à Gottman de conceptualiser la « réciprocité d'affect négatif » (negative affect reciprocity), et ce parce qu'il était en mesure d'étudier, image après image, l'ensemble des cercles vicieux émotionnels caractéristiques des querelles de ménage.»
Pourquoi pas? Notre visage exprime des émotions parfois cachées et des modes d’interactions non explicités.
Une observation attentive pourrait «voir» les tensions non dites susceptibles de mettre le couple en échec. Il faudrait pour cela faire des études à large échelle et valider ou non les observations par le statut des couples, après des années, puis de recommencer les enquêtes en anticipant le résultat, qui sera révélé après plusieurs années. Il semble que Gottman n’ait pas procédé de la sorte, c’est la principale critique qui lui est faite.
Toutefois cela ne fonctionnerait pas avec des couples fondés sur une éthique clairement définie. Par exemple, dans un couple dont l’éthique privilégie la durée sur le ressenti du moment, il y aura volonté de dépasser les conflits ou malentendus. Ces couples ne devraient pas entrer dans les statistiques de Gottman.
Car tous les couples ne sont pas simplement objets de leurs émotions ou de leurs insatisfactions, mais savent aussi se tracer une ligne de vie à deux et s’y tenir.
PS: Une pensée pour Max Göldi.