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Toutes les denrées alimentaires contiennent des micropolluants détectables dans l'eau, et donc dans l'eau potable également, grâce aux technologies modernes.
On désigne par le terme "micropolluant" des substances anorganiques et organiques présentes dans l'eau à une concentration de l'ordre du microgramme par litre (10-6 g/l = 0,000001 g/l), nanogramme par litre (10-9 g/l = 0,000000001 g/l) ou à un niveau encore inférieur. Les autorités sanitaires et environnementales ainsi que les distributeurs d'eau s'occupent depuis longtemps de la présence des micropolluants dans l'eau.
La détection d'une (plus grande) quantité de micropolluants ne donne aucune information sur les risques pour la santé. Si l'on craint ou identifie formellement des problèmes pour l'homme et l'environnement, des mesures appropriées sont élaborées et mises en œuvre (avec par exemple l'adaptation des zones de protection, l'arrêt des installations de captage d'eau, des étapes d'épuration supplémentaires dans les stations d'épuration, etc.).
Les progrès des analyses en laboratoire permettent de détecter de plus en plus de substances chimiques, souvent à des concentrations extrêmement faibles. Les obligations des distributeurs d'eau potables concernant ces micropolluants sont régies par l'Ordonnance du DFI sur l'eau potable et l'eau des installations de baignade et de douche accessibles au public (OPBD) et le Guide de l'OFSP "Gestion de substances étrangères non réglementées présentes dans l'eau potable."
Les distributeurs d'eau partent à la chasse aux impuretés les plus microscopiques dans l'eau potable
Parmi les micropolluants indésirables, on peut citer les résidus de produits phytopharmaceutiques, de substances hormonales issues de la médecine humaine et vétérinaire et de produits de nettoyage. Ces substances devront faire l'objet d'une attention particulière, car elles peuvent avoir un effet néfaste sur la qualité de l'eau potable même à très faible dose.
D'autres micropolluants, comme l'arsenic, l'uranium, le radon et le fluor, se trouvent à l'état naturel dans l'environnement. Toutefois, dans des concentrations élevées, ces composants peuvent également nuire à la santé des êtres humains. Le fer et le manganèse sont également des minéraux présents en grandes quantités dans le sol. S'ils se retrouvent dans l'eau potable, ils peuvent troubler l'eau, en modifier le goût et lui donner une teinte jaune.
Les quantités mesurées sont incroyablement faibles, souvent de l'ordre du nanogramme. On est ainsi capable de détecter un grain de sel dans une piscine de 50 m (soit 1 ng/l). Autre exemple: pour absorber l'équivalent d'un comprimé d'aspirine de 500 mg, il faudrait boire tous les jours pendant 7000 ans 2 litres d'eau présentant une concentration d'aspirine de 100 ng/l.
Selon les connaissances actuelles, les concentrations détectées dans l'eau potable sont aujourd'hui sans effet nocif sur l'homme. En effet, la démontrabilité de la présence d'une substance ne donne aucune information sur les risques qu'elle comporte.
Nanogramme? Milligramme ou simplement gramme par litre. La quantité des plus grandes concentrations admissibles de substances dans l'eau est difficile à appréhender de manière pratique. Parfois, des comparaisons d'un morceau de sucre dans un lac ou d'un morceau de 2 mm de côté dans un mètre cube nous aident. L'animation tente de représenter cela. Mais l'ordre de grandeur ne dit encore rien de la toxicité effective.