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Zurich - Le solde de la balance des transactions courantes de la Suisse a retrouvé en 2009 un niveau proche de celui d'avant la crise grâce au revirement observé dans les revenus de capitaux. L'excédent a atteint l'an dernier 64 milliards de francs, contre seulement 10 milliards en 2008.
Les répercussions de la récession mondiale se sont fait sentir de manière particulièrement sensible dans les échanges de biens avec l'étranger. Les exportations ont fléchi de 13%, et les importations de 14%, a indiqué jeudi la Banque nationale suisse (BNS). Jamais un recul aussi sensible n'avait été observé depuis la création de la statistique en 1947.
L'industrie des machines et des métaux a été la plus touchée par le phénomène. Grâce à des ventes accrues de produits pharmaceutiques, la chimie, première branche exportatrice, a pu maintenir ses livraisons à l'étranger au niveau de l'année précédente.
Suite au fléchissement plus prononcé des importations, le solde actif des échanges de biens a augmenté d'un milliard pour s'inscrire à 20 milliards de francs, ce qui constitue un record, précise la BNS.
La crise a eu un impact plus limité sur les échanges de services. Les exportations n'ont fléchi que de 5%. Les services financiers des banques, le commerce de transit et les services en matière de transport ont subi les contractions les plus marquées. Les importations ont elles augmenté de 9% en raison principalement de paiements plus élevés pour l'utilisation de licences et brevets.
De leur côté, les revenus de capitaux se sont soldés par un excédent de recettes de 32 milliards de francs, alors qu'un solde passif exceptionnel de 28 milliards avait été essuyé en 2008.
Le passage a un solde positif est dû à la forte progression des revenus tirés des investissements directs à l'étranger, qui ont bondi de plus de 44 milliards à 52 milliards de francs. Les pertes subies par les filiales des banques helvétiques (notamment l'UBS) à l'étranger avaient lourdement pesé sur ces revenus en 2008.
ATS