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Traité de Lausanne
Dernier des grands traités de l’après Première Guerre Mondiale, le Traité de Paix dit de Lausanne est signé au Palais de Rumine le 24 juillet 1923.
Le 25 juillet 1923, soit au lendemain de la signature du Traité de Lausanne, le Secrétaire général de la Conférence transmit une copie au Syndic de la Ville, comme «cadeau de remerciement». Le Syndic ne manqua pas d’assurer que ledit «document sera[it] conservé avec soin dans nos archives».
Introduction
Il aura fallu deux cycles de négociations intenses entre le 21 novembre 1922 et le 4 février 1923 puis entre le 23 avril 1923 et le 24 juillet 1923 pour que la Conférence de Lausanne sur les affaires du Proche-Orient aboutisse à la signature d’un traité.
Les parties prenantes et signataires sont les Puissances alliées (l’Empire britannique, la France, l’Italie, le Japon, la Grèce, la Roumanie et l’État serbe-croate-slovène) d’une part et la Turquie de l’autre.
Ce Traité, qui a pris le nom de la Ville où il fut signé, est négocié entre des États souverains. Les parties prenantes à la négociation ont trouvé un accord qui a fixé les frontières actuelles de la Turquie et a permis l’instauration d’une certaine stabilité politique dans la région. Il a aussi redessiné des lignes historiques, géopolitiques ou nationales, déplacé des populations, généré des déséquilibres et des incertitudes pour l’avenir. Le Traité n’a pas satisfait l’ensemble des populations et des nations qui ont été impactées, directement ou indirectement, et qui n’avaient pas toutes une place à la table des négociations.
Aujourd’hui, ce Traité est un enjeu d’histoire et de mémoire(s), au regard de la situation géopolitique dans la région autant que pour les différentes communautés impactées par les décisions actées à l’époque.
Relations internationales de la Ville
Secrétariat général de la Direction Culture et développement urbain
Escaliers du Marché 2
Case postale 6904
1001 Lausanne