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Le premier ministre Benjamin Netanyahou et le chef de l'opposition Shaul Mofaz ont provoqué une énorme surprise en scellant un accord d'union qui permet d'éviter des élections anticipées. Il place également M. Netanyahou à la tête de la plus large coalition de l'histoire d'Israël.
MM. Mofaz et Netanyahou ont secrètement négocié un accord en vue d'un gouvernement d'union nationale, alors que la Knesset avait déjà voté lundi soir un projet de loi de dissolution de la Chambre en première lecture, qu'elle s'apprêtait à voter en deuxième et troisième lectures.
En vertu de l'accord, M. Netanyahou a renoncé à des élections législatives anticipées et M. Mofaz doit devenir vice-Premier ministre et ministre sans portefeuille. Aucune autre personnalité de Kadima n'entrera au gouvernement mais plusieurs doivent obtenir des postes importants, notamment à la puissante commission parlementaire des affaires étrangères et de la défense, et à celle des affaires économiques.
Loi Tal modifiée
Les deux dirigeants ont notamment convenu qu'un nouveau texte plus égalitaire remplacerait d'ici l'été la controversée "loi Tal" exemptant de service militaire les juifs religieux orthodoxes. M. Mofaz, un ancien général, militait pour un changement de cette loi, à laquelle s'opposent les partis laïcs.
L'accord prévoit aussi une relance du processus de paix avec les Palestiniens et assure le vote du budget de l'Etat pour le prochain exercice fiscal. Il doit être approuvé mardi par la Knesset et permettra à M. Netanyahou de s'appuyer sur une écrasante majorité de 94 députés sur 120.
"Menteur"
Shaul Mofaz, qui jurait ses grands dieux qu'il ne rejoindrait jamais le gouvernement d'un "menteur" en parlant de M. Netanyahou, s'est engagé à demeurer au sein de la coalition jusqu'à la fin de la législature en octobre 2013.
Ce coup de théâtre a déclenché la fureur de l'opposition de gauche, très minoritaire.
ATS