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La conférence gouvernementale de Suisse orientale a invité jeudi les présidents des principaux partis politiques à une séance pour tenter de les convaincre en vue d'une prochaine élection au Conseil fédéral.
Alors que trois Romands et deux Bernois siègent au Conseil fédéral actuellement, les gouvernements des sept cantons de Suisse orientale se sentent oubliés. Ils n'ont plus de représentant depuis que le Vaudois Guy Parmelin a remplacé la Grisonne Eveline Widmer-Schlumpf. Or, la Constitution exige un certain équilibre, comme le rappelle le conseiller d'état PDC saint-gallois Benedikt Würth, qui préside la conférence des gouvernements de Suisse orientale.
Un septième de la population suisse
"Nous représentons un septième de la population suisse, et un huitième de la force économique du pays. Nous avons toujours eu un membre au gouvernement sauf pendant les années 1960, et notre région doit aussi être représentée équitablement au Conseil fédéral."
A l'exception du PLR et du PS, les présidents de tous les partis gouvernementaux ont répondu présents à cette réunion, organisée en marge de l'ouverture de la foire agricole de l'Olma à Saint-Gall. Le PLR était représenté par le sénateur Andrea Caroni, lui-même originaire de Suisse orientale, et donc candidat potentiel si Johann Schneider-Ammann venait à démissionner prochainement.
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Nombreux facteurs
"L'appel a certainement été entendu, mais finalement, c'est aussi une question de constellation, de quel parti c'est le tour, quels candidats se présentent... Il y a beaucoup de facteurs. En même temps, une autre région a aussi des intérêts similaires", nuance Andrea Caroni.
La Suisse centrale n'a en effet plus d'élu au Conseil fédéral depuis 13 ans. Sans parler du Tessin, qui espère aussi l'élection de l'un des siens depuis le départ de Flavio Cotti en 1999.
Rouven Gueissaz/kkub