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Ce plébiscite a un fort accent germanique: sur les 4,6 millions Européens qui ont participé à la consultation lancée par Bruxelles, 3 millions - les deux tiers - sont allemands.
Selon les médias du pays, plus de 80% des participants veulent en finir avec le changement d'heure. Et quant à savoir s'ils veulent conserver l'heure d'été ou l'heure d'hiver, une majorité opterait pour la première.
La Suisse au diapason avec ses voisins
Du côté de Bruxelles, les autorités européennes sont prises de court. La Commission européenne voulait d'abord discuter à l'interne de ces résultats - et notamment de la suite de la procédure. Au cas où l'Union européenne décidait de ne plus changer d'heure au printemps et en automne, les pays membres pourraient décider de conserver l'heure d'été, comme le souhaite la majorité des sondés, ou plutôt l'heure d'hiver.
Et la Suisse? Quel que soit le scénario retenu, le pays des montres continuera de régler les siennes sur Bruxelles. A l'Institut fédéral de la métrologie, où tournent les horloges du temps officiel, on imagine un scénario harmonieux, où le temps helvétique continuera d'être le même que dans ses pays voisins. Le Conseil fédéral dispose d'ailleurs d'une base légale qui précise que l’heure d’été en Suisse est arrimée sur celle de l’Union européenne.
Impact sur la santé
Ce texte permettra d'éviter le décalage horaire vécu au début des années 1980, quand le continent s'était mis à l'heure d'été alors que la Suisse rechignait à franchir le pas. La Suisse agricole, surtout, qui ne voulait pas imposer ce décalage horaire au bétail.
Aujourd'hui, les adversaires du changement d'heure le combattent au nom de l'impact qu'il aurait sur les humains: stress, fatigue, troubles du sommeil et de l'alimentation.
Simon Corthay/kkub