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Migration Le système d'intégration suisse est efficace
Les conclusions d'un rapport valident l'orientation suivie par la politique suisse et louent l'accélération récente des procédures d'asile.
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Selon un rapport adopté vendredi par le Conseil fédéral, les mesures ne rendent pas le pays plus attractif et ne freinent pas un retour au pays. Ne pas intégrer les nouveaux arrivants coûterait très cher.
Les conclusions valident l'orientation suivie par la politique suisse, se félicite le gouvernement. En particulier l'accélération au printemps des procédures d'asile et la mise en oeuvre de l'agenda sur l'intégration qui vise à intégrer rapidement les personnes admises à titre provisoire et les réfugiés sur le marché du travail.
Les évolutions géopolitiques des dernières années laissent penser que les personnes en fuite seront de plus en plus nombreuses à rester à moyen ou à long terme en Suisse. Grâce à la procédure accélérée, les personnes en quête de protection savent très vite si elles peuvent demeurer en Suisse.
D'un point de vue économique et pour la cohésion sociale, il est judicieux d'occuper et de former également les personnes dont la durée de séjour est incertaine. Une bonne partie risque de rester en Suisse, même si l'objectif est un retour ultérieur.
Situation du pays d'origine
La situation dans le pays d'origine est en effet décisive pour un retour dans le pays des personnes ayant demandé l'asile en Suisse. Le Conseil fédéral évoque l'exemple du Kosovo. Après la guerre, de nombreux Kosovars sont retournés volontairement dans leur pays, mais la situation générale là-bas en a encouragé une partie à repartir.
L'intégration réussie en Suisse ne fait pas forcément obstacle à un retour. Elle peut même le favoriser car les compétences acquises peuvent être mises à profit dans le pays d'origine. Une grande sécurité du titre de séjour, de meilleures possibilités financières et une coordination accrue des initiatives aboutissent à des projets plus prometteurs que le transfert de fonds à des ménages privés.
Les mesures d'intégration sont bénéfiques pour les concernés, mais aussi pour l'économie. Selon les études de la littérature spécialisée, les travailleurs migrants sont largement complémentaires de la population active suisse.
Pas au détriment des Suisses
Ils permettent de combler des manques éventuels et n'ont dans l'ensemble quasiment pas d'influence négative sur le chômage ou le niveau de salaire de l'ensemble de la population. Dans les secteurs où l'immigration entraîne des difficultés, la Confédération et les cantons ont mis en place des mesures pour promouvoir le potentiel de main-d'œuvre local.
Une éviction des travailleurs suisses est peu probable. Si la main-d'oeuvre étrangère devait créer une situation de concurrence, ce serait très vraisemblablement avec des personnes peu qualifiées, typiquement des travailleurs étrangers présents dans le pays.
Des programmes d'occupation sont organisés principalement dans des branches souffrant d'un manque de main-d'œuvre comme l'agriculture, l'environnement, l'énergie, ou l'informatique. Ils structurent la journée des personnes attendant une décision d'asile et visent à augmenter leurs chances de réintégration en cas de retour dans leur pays.
Mais la Suisse y a aussi un grand intérêt. Des études montrent que plus la durée d'inoccupation des personnes relevant du domaine de l'asile est longue, plus la probabilité d'exercer par la suite un travail rémunéré diminue, ce qui occasionne des coûts importants. Le rapport du Conseil fédéral fait suite à un postulat du National issu des rangs de l'UDC. (ats/nxp)
Créé: 20.12.2019, 13h57