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Avec en couverture une jeune femme souriante et jouant de la guitare et un sous-titre « Cinematamua ». Ce mot valise a été inventé par Heremoana Maamaatuaiahutapu en 2003 (co-fondateur du ciné-club polynésien) et contracte les mots « cinéma » et « matamua » qui en polynésien signifie « premier » au sens de commencement.
Et comme d’habitude on regrettera l’absence d’un index et d’une bibliographie. Ces deux « choses » sont importantes non seulement pour les chercheurs mais aussi pour les simples cinéphiles.
Ce qu’il y a d’intéressant dans ce genre d’ouvrage c’est d’abord le côté recensement, ensuite le côté « people » et enfin un petit côté « couleur locale ». Pour ma part, je me permettrai de regretter un manque d’analyse profonde de l’impact de tout cela sur la Polynésie. Savoir que Maurice Tourneur, Robert Flaherty, W.S. Van Dyke , Friedrich W Murnau ou Richard Thorpe sont venus tourner dans les eaux polynésiennes et qu’ils étaient accompagnés de quelques comédiens et comédiennes célèbres (Douglas Fairbanks, Errol Flynn, Charles Laugton, Marlon Brando ou Mia Farrow) et que par voie de conséquences certains Polynésiens ont accédé à une certaine notoriété est intéressant… Mais qu’en est-il de l’impact de ces visites sur la population locale ?
La télévision moins gourmande en financement a pris le relais du cinéma ou l’a secondé. La présentation/recensement de Marc E Louvat – lui-même réalisateur TV – s’arrête à la fin des années 80. On espère qu’une suite est envisagée…
Bonne lecture.