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Plus de 68'000 signatures à l'appui du référendum contre la révision de la loi sur l'aménagement du territoire (LAT) ont été remises à la Chancellerie fédérale mercredi. Elles ont été déposées par l'Union suisse des arts et métiers (Usam) un jour avant la fin du délai référendaire. Diverses organisations estiment que la LAT est un "texte équilibré".
Depuis fin juin, 68'397 signatures ont été récoltées par la plus grande faîtière économique de Suisse. L'Usam estime que la révision partielle de la LAT proposée par le Conseil fédéral est "ratée" et "particulièrement hostile à la propriété". Le référendum a reçu un large soutien de la part du Valais, et le nombre de signatures récoltées s'est révélé "supérieur aux attentes" dans les cantons de Vaud et de Bâle-Campagne.
Le directeur de l'Usam Hans-Ulrich Bigler a relevé que l'avenir de l'aménagement du territoire touchait et préoccupait fortement la population. "Le transfert de compétences des communes et des cantons à la Confédération se heurte à un important refus des citoyens", a-t-il ajouté.
Dans un communiqué commun, diverses associations, telles que la Société suisse des ingénieurs et des architectes ou Pro Natura, jugent équilibrée la révision de la LAT adoptée par le Parlement à titre de contre-projet indirect à l'initiative pour le paysage. Elle "permettra de préserver la qualité des paysages de la Suisse, de se ménager des marges de manoeuvre pour le développement économique et de garder suffisamment de sols cultivables pour la production agricole".
Compromis torpillé
Pour les Verts, le référendum torpille le compromis trouvé au Parlement. "Ce faisant, l'Usam et les partis et associations qui la soutiennent semblent rester sourds aux signaux clairs émis par la population lors de l'adoption de l'initiative fédérale sur les résidences secondaires".
Lancée par 16 organisations de défense de la nature, l'initiative populaire "De l'espace pour l'homme et la nature (initiative pour le paysage)" demande de geler durant 20 ans la surface des zones constructibles et de séparer strictement zones à bâtir et zones non constructibles. L'objectif est de lutter contre la dispersion des constructions et de mieux protéger les terres agricoles. Les initiants ne retireront leur texte que si le contre-projet entre en vigueur. En cas d'aboutissement du référendum, les Suisses devraient donc être appelés à voter sur les deux objets.