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Le Comité de l'USS a discuté aujourd'hui des conséquences du Brexit sur l'économie suisse et sur la mise en œuvre de l'article sur l'initiative contre l'immigration de masse. Il a adopté à l'unanimité une résolution avec les revendications suivantes :
- La BNS doit empêcher que les salaires et les emplois ne soient mis sous pression à cause de l'appréciation du franc. Le franc est massivement surévalué. L'USS attend de la Banque nationale qu'elle stabilise le franc au niveau de 1,10 franc pour 1 euro et qu'elle veille ensuite à maintenir un taux de change qui ne nuise pas à la Suisse, permette de garantir les salaires ainsi que les emplois et évite une désindustrialisation de la Suisse.
- Il faut maintenir les Accords bilatéraux avec l'Union européenne. Ce que l'on nomme la mise en œuvre de l'article constitutionnel 121a doit être en premier lieu réalisé par des mesures non discriminatoires. La protection des salaires, des conditions de travail et des travailleurs et travailleuses âgés doit être améliorée. Il faut en outre introduire des mesures pour améliorer la conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale, ainsi que de meilleures possibilités de formation et de perfectionnement professionnel.
- Il faut refuser la solution unilatérale de " clause de sauvegarde " présentée par le Conseil fédéral. Elle est, d'une part, en contradiction avec les Accords bilatéraux. De l'autre, elle encourage des statuts de séjour et des conditions de travail précaires.
L'USS a en outre annoncé qu'elle combattrait les intentions du Conseil national de réduire les retraites. Elle appelle les travailleurs et travailleuses de Suisse à participer à une manifestation nationale pour de bonnes retraites sous le slogan " Halte à la baisse des rentes - Renforçons l'AVS ", le 10 septembre à Berne. Car le niveau des rentes des futurs retraité(e)s est en grand danger. D'une part, parce que les rentes des caisses de pension sont prises dans les turbulences des marchés financiers et que les taux d'intérêt restent obstinément bas. D'autre part, parce que la nouvelle majorité du Conseil national, à l'inverse du Conseil fédéral et du Conseil des États, ne veut pas maintenir le niveau actuel des retraites. Il refuse de compenser les pertes de rente et souhaite en plus augmenter l'âge de la retraite à 67 ans. Cela, alors que l'on sait que les travailleurs et travailleuses âgés ont déjà de la peine aujourd'hui à conserver un emploi jusqu'à l'âge ordinaire de la retraite à 64 et 65 ans.
Renseignements :
- Daniel Lampart, premier secrétaire de l'USS, 079 205 69 11
- Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74