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Financement des partis politiques suisses
Dans la belle démocratie suisse, le financement des partis politiques en Suisse est un tabou. Mais il y a quand même des grands principes que l’on connait.
Les partis de gauche se financent via les cotisations de leurs membres, puis quand ils ont des élus par une rétrocession d’une partie des jetons de présence des élus. (voir des salaires pour les élus professionnels)
Les partis de droites se financent beaucoup par les entreprises.
L’UDC est connu pour avoir à sa tête des milliardaires qui financent une bonne partie de ses besoins.
Les banques financent les partis de droite (surtout PLR et PDC)
Selon le sondage réalisé par Actares sur le financement des partis en Suisse: « Pour 2012, deux sociétés font état de sommes plutôt élevées. Credit Suisse et UBS mettent chacune un million de francs par an à disposition de l’ensemble des partis«
En 2007 UBS ne voulait pas donner de chiffres mais précisait: « UBS soutient des partis qui s’engagent pour l’économie de marché et un environnement favorable à l’activité économique »
=> Cette indication nous précise que « L’ensemble des partis » ne concerne certainement pas les partis de gauche…
En 2013-2014:
UBS a fait des dons à des partis politique pour un montant total de CHF 1.8 millions aux partis suivants: PBD, PLR, PDC, PEL et UDC.
Quand à Crédit Suisse:
« Credit Suisse considère le soutien financier de partis politiques comme une part de « son engagement dans la société ». L’entreprise exige que le parti remplisse les conditions pour constituer un groupe parlementaire dans l’assemblée fédérale, et qu’il en fasse lui-même la demande. En revanche, l’orientation politique d’un parti ne joue aucun rôle. Dans les années 2013 et 2014, chaque fois jusqu’à près d’un million de francs ont été distribués, selon une clé de répartition basée sur le nombre de mandats cantonaux et fédéraux. Les partis les plus soutenus ont ainsi reçu jusqu’à 200’000 francs. »
Des investissement rentables pour UBS
Ces investissements de la part d’UBS sont rentables. Ainsi comme on le voit, c’est grâce au conseiller fédéral Kaspar Villiger que la loi a officialisé le fait que l’Etat n’a pas le droit de se financer sans intérêts, mais doit passer par des banques commerciales.
A la fin de son mandat au conseil fédéral Kaspar villiger s’est retrouvé président du conseil d’adminstration d’UBS. Coïncidence ou récompense ?