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copies d'écran des sites de l'IPGP ainsi que d'un compte rendu de l'Académie de Dijon
Le séisme a été estimé autour de 8,9 à 9 sur l'échelle de Richter et s'inscrit dans la logique du déplacement de la plaque Pacifique de 8,5 à 9 mètres par an vers l'Ouest. L'île de Honshu se situe à la jonction de 4 plaques tectoniques: la plaque Pacifique (zone de subduction, sur le document joint), la plaque Eurasiatiques à l'ouest, la micro-plaque d'Okhotsk au nord et celle des Philippines au sud. Le séisme du 11 mars a duré près de 3 minutes. Pour approfondir, vidéo de l'IPGP. On a peu de renseignements sur les destructions dues au séisme en raison des dégâts résultant du tsunami. Les vibrations sismiques disponibles sont enregistrées à la fois par les sismographes mais aussi par les GPS (le satellite mesure les vibrations au sol). Les conséquences de ce séisme sont : le déplacement de la région de Tôhoku vers l'Est d'environ 2,5 mètres, le tsunami (animation de sa propagation dans tout le Pacifique par le NOAA). Les sismologues craignent le déclenchement futur d'un séisme majeur au Sud-Ouest de Tokyo (là où la compression demeure).
Prévoir les risques en milieu littoral devient un enjeu pour notre XXIe s. En effet, plus de 50 % de l'humanité se concentre sur 1% de la superficie de la planète- soit les 200 Km terre/mer. Pays en développement comme industriels sont menacés par ces phénomènes naturels.
Aujourd'hui, 16 % de l'électricité mondiale est d'origine nucléaire soit autant que tous les barrages hydroélectriques. (Bertrand Barré, Atlas des énergies, Autrement 2007)
L'électronucléaire au Japon répond aux besoins d’énergie de son industrie pour 43 %, des transports 24 %, le secteur tertiaire 15 % et sa consommation domestique 13 %. En 2000, l'électricité nucléaire couvrait 29,5 % des besoins, elle a régressé depuis pour se fixer autour de 24 à 25 %. Le Japon est le troisième producteur mondial d'électricité nucléaire. 65,6 % de son électricité est d'origine thermique, 10 % d'origine hydroélectrique et de manière marginale pour la géothermie. (Philipppe Pelletier, « Atlas du Japon », Autrement, 2008)
Les centrales ne sont pas localisées dans le « Japon de l'endroit », espace mégapolitain, pour des soucis de sécurité et de contrainte d'espace. Cependant, il faut pour refroidir les réacteurs, de l'eau en grande quantité que seule la mer procure (absence de puissant fleuve au Japon). Ainsi à Fukushima Daiichi fonctionne avec des réacteurs à eau bouillante. La capture d'écran reprend le principe in situ.
Les réactions de la population révèlent une société nippone solidaire. Aujourd'hui, la structure de la population japonaise vieillissante (près d'un Japonais sur 3 aura plus de 60 ans en 2030) conditionne d'autres secours. De nombreux survivants âgés ne nécessitent pas les mêmes soins et conditions de relogement que le reste de la population. Certains ce sont laissés mourir après avoir échappé au 11 mars. Loin des clichés des PID, les solidarités se sont renforcées par des gestes ou le choix de réduire les repas pour redistribuer les vivres vers les régions nord. Des structures d'accueil adaptées devront être construites mais là, un autre enjeu, celui de la reconstruction, risque d'échapper à l'Etat débordé comme certains le dénoncent.