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L’Institution de Lavigny soigne des personnes souffrant d’épilepsie ou ayant des lésions cérébrales nécessitant une réhabilitation neurologique. Elle accueille également des enfants de 4 à 18 ans en difficulté de développement et d'apprentissage.
Le nouveau quartier est constitué de logements à louer (dont certains sont destinés à des résidents de l’Institution), d’un internat et d’un centre d’activités.
Le projet consiste à réunir les bâtiments de manière à former un grand espace de jardin commun. Le vide ainsi créé offre l'opportunité de créer des liens. Au sein du quartier, le jardin partagé est un lieu de rencontre pour les habitants des logements, les résidents et les enfants de l’Institution. Plus largement, il pourra accueillir des manifestations ouvertes à l’ensemble du village de Lavigny.
Les deux immeubles de logements forment la façade nord de cet espace. Les appartements sont traversants. Les pièces de jour forment une coulisse qui se prolonge sur une loggia s’ouvrant au sud sur le jardin. Huit studios accueillent des résidents de l’Institution.
L’internat est implanté à l’est. Les chambres et les salons s’organisent «en moulin» au premier étage. Le plan permet de séparer l’étage en deux pour des groupes de huit enfants. Les espaces, comme des maisons dans la maison, sont définis par des hauteurs et des volumes différents, trouvant parfois des hauts jours dans le toit. Au rez-de-chaussée se trouvent la salle à manger et deux appartements indépendants ayant aussi un accès de plain pied au jardin.
A l’ouest, l’ancien rural est réaménagé pour accueillir un centre d'activités. Un restaurant et une salle polyvalente occupent le corps central du bâtiment. Des salles de réunion et l’administration sont aménagées dans l’aile Est. Un balcon et un escalier donnant accès à l’appartement du premier étage composent la façade sur le jardin. Des ateliers et des salles de cours occupent la nouvelle aile Ouest donnant sur la place du Marronnier.
Les grands volumes de tuiles des bâtiments reprennent le langage architectural et les systèmes constructifs des bâtiments ruraux du site. En jouant avec les volumes, la modénature aléatoire des tuiles plates de différentes longueurs unit le toit et les façades.
Les façades sur le jardin laissent apparaître l’ossature en bois. Elle supporte la toiture et les balcons des logements. Le rythme serré des poteaux forme un filtre offrant l’intimité nécessaire entre les espaces privés et l’espace commun.