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Dans ce dialogue empli de sagesse, Caton est désigné comme l'avocat de la vieillesse contre quatre chefs d'accusation : elle empêcherait de briller dans la vie publique, affaiblirait le corps, interdirait les plaisirs et ferait sentir l'approche de la mort. Pour Caton au contraire, la vieillesse est l'âge le plus propice aux oeuvres accomplies de l'esprit, le corps étant délivré de la servitude des sens. Elle prépare l'âme à la libération totale procurée par la mort. Caton suggère une attitude exemplaire et loue l'expérience. Celui qui n'attend que de lui-même n'a rien à craindre des lois de la nature : "La faiblesse convient à l'enfance ; la fierté à la jeunesse ; la gravité à l'âge mûr ; la maturité à la vieillesse : ce sont autant de fruits naturels qu'il faut cueillir avec le temps."
Né en 106 av. J.-C., mort en l'an 43, Cicéron put très jeune démontrer ses talents d'orateur, devenir grand avocat de Rome et connaître la gloire, lors du procès qui conduisit à la condamnation de Caius Verrès, gouverneur concussionnaire de la Sicile. Consul, il écrivit des oeuvres de philosphie politique (De oratore, De re publica et De legibus) et un Brutus. Défenseur d'un idéal de formation universelle, il est souvent placé à l'origine de l'humanisme tel que conçu à la Renaissance.
Conférence fictive, ce recueil traite autant de la mort, de la douleur, du chagrin, des affects ou du bonheur qui promet la vertu. En deuil de sa fille, Cicéron s'exhorte lui-même à surmonter la mort et la peine par la réflexion et la maîtrise de soi. Souffrance physique et souffrance morale étant étroitement liées, nous proposons ici une nouvelle traduction du livre III des fameuses Tusculanes. En disciple des stoïciens, le célèbre orateur prône la fermeté et la force de caractère pour nous dire que la philosophie reste la meilleure médecine de l'âme.
À son ami Brutus, auquel sont dédiés ces paradoxes, l'auteur confie les avoir énoncés par jeu. Cicéron se donne pour règle d'exposer comme des lieux communs des idées dont les Stoïciens peinent à convaincre de la véracité. L'honnêteté, la vertu, la beauté morale, la sagesse, la liberté et la richesse sont ainsi discutées à travers six paradoxes : la beauté morale est le seul bien ; il suffit d'être vertueux pour être heureux ; il en va des fautes comme des bonnes actions : elles sont toutes égales ; sans la raison nous ne sommes que folie ; tous les sages sont libres et tous les insensés sont esclaves ; seul le sage est riche. Il s'agit paradoxalement, pour Cicéron, de rendre probables des opinions qu'il juge vraies. Débutant chacun de ses commentaires par une affirmation qui ne semble souffrir nulle discussion, Cicéron souhaite qu'elle soit accessible à tous afin d'emporter l'adhésion.Ludiques, ces paradoxes sont aussi pamphlétaires. Rédigés en 46 av. J.-C., alors que la république est menacée, ils permettent à Cicéron de se rendre utile à la cité, en inoculant dans l'esprit des citoyens romains les vertus stoïciennes, en érigeant la philosophie en arme de combat. C'est donc sur la place du forum elle-même que l'auteur souhaite voir débattues les questions qu'il y soulève. Et ce, littéralement, contre la doxa.
« Que poursuit la Nature comme la chose la plus désirable de toutes ? Que fuit-elle comme le pire des maux ? » Pour répondre à ces questions et tenter ainsi de déterminer la Fin de l'homme, seule garante de la « vie heureuse », Cicéron convoque dans son premier traité éthique (45 av. J.-C.) les philosophies post-aristotéliciennes, confronte leurs « arts de vivre », et juge leur aptitude respective à assurer le bonheur. La forme dialoguée fait saisir sur le vif comment des éthiques si différentes (en particulier épicurienne et stoïcienne) ont été construites à partir de la « tendance première » des êtres vivants - un principe dont le choix constitue une innovation souvent méconnue. Ce texte offre, sur la période hellénistique et les dernières années de la République romaine, un témoignage d'autant plus exceptionnel que les oeuvres des auteurs mentionnés sont perdues. Et, parce qu'il met au coeur des débats la notion d'honestum, insiste sur le « métier » d'homme et défend la « société » universelle, Cicéron se révèle « premier avocat de l'idée d'humanité » (Stefan Zweig). Cette traduction du De finibus bonorum et malorum est la première complète en français depuis les années 1930.
Invitation pour le lecteur à méditer sur le thème du destin. Au lecteur de partir à la recherche de l'opinion du philosophe dans les méandres des théories évoquées, ornées du style sans égal d'un des plus grands noms de la culture antique.
Ce traité de Cicéron est le manifeste le plus talentueux que l'Antiquité nous ait légué en faveur de l'Académie sceptique. Il est en effet une source indispensable pour l'histoire de la philosophie grecque : sans lui, nous ne saurions presque rien de philosophes aussi importants qu'Arcésilas, Carnéade, Philon de Larissa et Antiochus d'Ascalon. Mais il est non moins intéressant par l'acribie, et parfois la passion, avec laquelle Cicéron défend le « scepticisme » de la Nouvelle Académie face aux arguments des dogmatiques en faveur de la « perception » objective des phénomènes. Loin de se contenter d'exposer le statut des diverses questions d'après des doxographies, Cicéron tente de cerner les véritables enjeux philosophiques et scientifiques des positions académiciennes face à celles des Stoïciens.
La présente traduction française de cette édition bilingue est la première traduction complète depuis les années 1930.
Le Traité des devoirs (De Officiis) a été écrit en 44 avant J.-C., juste après la mort de César. Testament philosophique et politique adressé à son fils Marcus, qui étudiait alors la philosophie grecque à Athènes, il est le dernier ouvrage de Cicéron (106-43 avant J.-C.). Ce dernier s'inspire notamment du Traité sur le devoir de Panétius de Rhodes, philosophe stoïcien qui cherchait à concilier le stoïcisme et la philosophie de Platon. Impressionné par sa tentative de synthèse, Cicéron décide d'aller encore plus loin dans cette voie, que l'on peut qualifier d'éclectisme philosophique. Il propose à Marcus l'examen des principales théories morales contemporaines (stoïciens, épicuriens, sceptiques, platoniciens, etc.). Comme souvent chez cet auteur, son ouvrage est en réalité plus pratique que théorique : il s'agit de préceptes pour bien agir en toutes circonstances et d'une méthode. Cet essai de philosophie morale et politique se divise en trois livres. La première partie traite de l'honestum (le bien, le juste) et du decorum (principes éthiques grâce auxquels un homme peut, dans les diverses facettes de la vie civile, distinguer ce qu'il doit faire de ce qu'il ne doit pas faire) ; la seconde traite de l'utile (de la manière dont les hommes peuvent bénéficier du consensus et de la gloria dès qu'ils s'accordent avec l'honestum) ; la troisième traite de l'opposition toujours possible entre l'honnête et l'utile, il développe l'idée d'une opposition entre l'intérêt particulier et l'intérêt collectif, en précurseur de Rousseau. Traduction du latin par Henri Joly.
Ce livre numérique présente Toutes les Oeuvres Majeures de Cicéron avec une table des matières dynamique et détaillée.Cicéron (en latin Marcus Tullius Cicero), né le 3 janvier 106 av. J.-C. à Arpinum en Italie et assassiné le 7 décembre 43 av. J.-C. à Formia, est un homme d'État romain et un auteur latin. Orateur remarquable, il publia une abondante production considérée comme un modèle de l'expression latine classique, et l'intermédiaire qui nous transmit une partie de la philosophie grecque. Cicéron est considéré comme le plus grand auteur latin classique, tant par son style que par la hauteur morale de ses vues. La partie de son oeuvre qui nous est parvenue est par son volume une des plus importantes de la littérature latine.Contenu du livre:De l'AmitiéDe l'InventionDe la VieillesseDes suprêmes biens et des suprêmes mauxDu DestinPremiers Académiques, LucullusRhétoriqueTusculanes
Cit. "Pour moi, il me semble que si le Destin, et mieux encore l'aveugle fatalité, la nécessité absolue de toutes choses, ont un défenseur, et la liberté un ennemi, c'est bien ce philosophe qui déclare qu'on ne peut échapper à la fatalité qu'en recourant à cette déclinaison chimérique. "Un essai profondément moderne car construit sur la revendication victorieuse du libre pouvoir humain contre les dogmes, les superstitions et le hasard.Cicéron, de son véritable nom Marcus Tullius Cicero, fut un orateur de talent et joua un rôle politique majeur dans la vie publique de Rome. Il est aussi l'auteur de nombreux traités philosophiques d'inspiration stoïcienne, dont son "Traité sur le destin" qui constitue peut-être son oeuvre la plus importante par les idées de volonté, d'individualisme ou de libre arbitre qu'elle dresse contre le fatalisme et la croyance aveugle au Fatum (destin).Texte établi et traduit par M. Nisard.Format professionnel électronique © Ink Book édition.
Ce volume contient les Oeuvres complètes de Cicéron.Cicéron (en latin Marcus Tullius Cicero), né le 3 janvier 106 av. J.-C. à Arpinum en Italie et assassiné le 7 décembre 43 av. J.-C. (calendrier julien) à Gaète, est un homme d'État romain et un auteur latin. (Wikip.)Version 2.3INTRODUCTION
Table des Traductions
Avant-propos.
Vie de Cicéron.
Vie de Cicéron par Plutarque
Tableau synchronique des événements qui se rattachent à la vie de Cicéron.
Tableau et analyse des lois citées dans les ouvrages de cicéron.
Tableau de l'ancien calendrier romain
RHÉTORIQUE
-85 : Rhétorique à Hérennius
-85 : De l'invention oratoire
-55 : Les trois dialogues de l'orateur
-48 : Les paradoxes des Stoïciens
-46 : Les partitions oratoires
-46 : Du meilleur genre des orateurs
-46 : Brutus
-46 : L'Orateur
-44 : Les Topiques
DISCOURS
-81 : Plaidoyer pour P. Quintius
-80 : Plaidoyer pour Sext. Roscius d'Amérie
-76 : Plaidoyer pour Q. Roscius le comédien
-70 : Discours contre Q. Cécilius (la Divination)
-70 : Contre Verrès (les Verrines)
-69 : Pour M. Tullius (Fragment)
-69 : Plaidoyer pour Cécina
-69 : Plaidoyer pour Fontéius
-66 : Discours pour la loi Manilia
-66 : Plaidoyer pour Cluentius
-63 : Discours sur la loi agraire
-63 : Discours pour C. Rabirius
-63 : Catilinaires
-63 : Plaidoyer pour Muréna
-62 : Plaidoyer pour Sylla
-62 : Plaidoyer pour Archias
-59 : Plaidoyer pour Flaccus
-57 : Discours au sénat après son retour
-57 : Discours au peuple après son retour
-57 : Discours de Cicéron pour sa maison
-56 : Discours sur la réponse des aruspices
-56 : Plaidoyer pour Plancius
-56 : Plaidoyer pour Sestius
-56 : Contre Vatinius
-56 : Plaidoyer pour Cælius
-56 : Discours sur les provinces consulaires
-56 : Plaidoyer pour Balbus
-55 : Contre Pison
-54 : Plaidoyer pour Rabirius Postumus
-54 : Plaidoyer pour Scaurus (Fragment)
-52 : Plaidoyer pour Milon
-46 : Plaidoyer pour Marcellus
-46 : Plaidoyer pour Ligarius
-45 : Plaidoyer pour Deiotarus
-44 : Philippiques
OEUVRES PHILOSOPHIQUES
-54/-51 : De la république
-52/-51 : Des lois
-45 : Des suprêmes biens et des suprêmes maux
-45 : Académiques
-45 : Tusculanes
-45 : De la nature des dieux
-44 : Du Destin
-44 : De la vieillesse
-44 : De l'amitié
-44 : De la divination
-44/-43 : Des devoirs
RELIQUAT
Fragments de Timée, Protagoras » l'Économique,.
Fragments des ouvrages en prose
Fragments des poésies.
-64 : DE LA DEMANDE DU CONSULAT
CORRESPONDANCE (Lettres à Atticus, Lettres à des familiers, Lettres à Quintus et Lettres à Brutus organisées en ordre chronologique.)
TEXTES EN LATIN (Non exhaustifS)
VOIR AUSSI
Vie de Cicéron par Plutarque Traduction Ricard, 1840
Cicéron (Marcus Tullius) dans la Biographie universelle ancienne et moderne de Louis-Gabriel Michaud
Cicéron et ses amis, Gaston Boissier, 1905.Les livrels de lci-eBooks sont des compilations d'oeuvres appartenant au domaine public : les textes d'un même auteur sont regroupés dans un eBook à la mise en page soignée, pour la plus grande commodité du lecteur. On trouvera le catalogue sur le site de l'éditeur.
I.... Sans cette vertu(), Duillius, Régulus, Métellus n'auraient point affranchi Rome de la terreur de Carthage ; les deux Scipions n'auraient point éteint dans leur sang l'incendie à peine allumé de la seconde guerre punique ; Fabius n'eût point amorti, Marcellus n'eût point étouffé ce fléau réveillé plus terrible ; et Scipion, l'arrachant de nos portes, ne l'eût point refoulé tout entier dans les murs de nos ennemis. Caton, que nous tous, ambitieux de la même gloire, suivons comme le premier guide dans la route du talent et de la vertu, Caton, d'abord homme nouveau et inconnu, était libre de jouir, à Tusculum, d'un agréable repos, dans une retraite salutaire et peu éloignée ; mais cet homme, insensé, s'il faut en.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Texte intégral révisé en latin et en français, précédé d'une introduction et suivi d'une biographie de Cicéron. "De Fato" (en français: "Sur le Destin" ou "Traité du Destin") est un petit traité philosophique composé par Cicéron en l'an 44. Il est considéré comme la suite de ses deux précédents livres: "De Natura Deorum" ("Sur la Nature des Dieux") et "De divinatione" ("Sur la Divination"). L'ouvrage se présente sous la forme d'un dialogue entre Aulus Hirtius, à qui il est dédié, et lui-même. Cicéron, continuant à dissiper les superstitions et les préjugés religieux de ses concitoyens romains, y discute des rapports entre le destin et le libre arbitre. Empruntant à la philosophie néo-académique (notamment Carnéade) un certain nombre d'arguments propres à mettre en échec la conception stoïcienne sur le sujet, son argument principal est fondé sur la distinction entre causalité et nécessité. Il soutient la liberté de la volonté humaine qui réussit à se soustraire au destin. Le texte original ne nous est parvenu qu'en partie et reste donc lacunaire.
En 45 avant J.-C., de retour à Rome, après les déconvenues politiques et les exils que lui a causés la guerre civile entre César et Pompée, Cicéron se tient à l'écart de la vie publique et consacre ses loisirs forcés à la philosophie. Au soir de sa carrière d'homme politique et d'orateur, il s'interroge sur le bonheur dans son traité De Finibus Bonorum et Mal arum. Dans le livre I, il compile les conceptions développées par Épicure, avant de les discuter.
Son étude constitue une somme d'informations sur des écoles dont le détail des doctrines serait aujourd'hui perdu s'il ne les avait rédigées. Car il ne subsiste que trois lettres et quelques fragments de l'oeuvre d'Épicure. Cicéron, qui souhaita ardemment que la culture héritée des Grecs, longtemps suspecte à Rome, se diffuse, réussit parfaitement, au-delà de son siècle, à nous transmettre une remarquable synthèse de la philosophie du Jardin.
À une époque douloureuse de sa vie (divorce à venir, maladie de sa fille, partisan d'un Pompée défait par César...), au moment même où César transforme la République romaine en une dictature dans laquelle les libertés sont étouffées, Cicéron rédige d'une traite les Paradoxes des Stoïciens. Il s'agit pour lui de faire en sorte que les vertus romaines antiques soient préservées malgré tout ; il veut encourager ses concitoyens, désorientés par l'instauration de la dictature, et les exhorter à la vertu et à la sagesse. Contre l'opinion courante ("para doxa" = chose qui étonne), Cicéron va développer des arguments tirés de l'éthique stoïcienne selon lesquels "seule la beauté morale est un bien", "la vertu suffit au bonheur", "toute faute est condamnable, toute bonne action est juste", "seul le sage ne délire pas, est libre, citoyen et riche"... La poursuite du bonheur, de l'indépendance, d'une véritable richesse, d'une patrie avec laquelle s'identifier en des temps difficiles, voilà tout le programme de cette oeuvre à la fois engagée et pédagogique. Cicéron transmet la doctrine des stoïciens à ses contemporains en même temps qu'il salue tous ceux qui ne veulent pas voir mourir un certain idéal politique et un certain art de vivre.