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Importance de l'auto-contrôle et de l'éducation des patients
- On estime que 50% des diabétiques ignorent qu'ils le sont.
- En Suisse, environ 6% de la population est diabétique.
- Ce chiffre monte à plus de 10% chez les hommes de plus de 40 ans.
Avec l’augmentation spectaculaire du nombre de diabétiques dans le monde (30 millions en 1985, 350 millions en 2013), le diabète représente une part toujours plus importante des coûts de la santé des pays. Selon une étude menée par le « National Conference of State Legislatures », les dépenses dues aux soins médicaux directement liés au diabète aux USA en 2012 s’élevaient à US$ 176 milliards (US$ 116 milliards en 2007) et les frais pour le diabétique lui-même sont 3 fois supérieurs à celui qui ne souffre pas de cette maladie.
Les coûts directs liés au diabète en France s’élèvent à 12,5 milliards d’euros, à 80 milliards d’euros en 2011 pour l’Europe des 5, à savoir la France, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Espagne et l’Italie.
Une étude menée pour le Canton de Vaud, basée sur des chiffres de 2009 et de 2010, estime à près d’un demi-milliard de francs le coût annuel du diabète en tenant compte des coûts directs de santé et des coûts indirects liés à la perte de productivité causée par l’incapacité de travailler.
En général, les coûts directs du diabète représentent entre 2,5 et 15% des budgets annuels de santé, selon la prévalence locale et la sophistication des traitements disponibles. Ce sont les complications liées à la maladie (problèmes cardio-vasculaires surtout) qui représentent les coûts les plus élevés. Avec une information efficace du corps médical et du patient lui-même, ces problèmes peuvent être évités.
Le dilemme est que le diabète est une maladie silencieuse pour la grande majorité des cas (diabète type-2) et que 5 à 10 années peuvent s’écouler avant de réaliser qu’on est soi-même diabétique ! De manière générale, un diabétique qui gère bien sa maladie et se contrôle bien, peut éviter ces complications. Ainsi une amélioration de l’auto-traitement et une meilleure éducation des patients permettraient de réduire grandement les coûts de la santé liés au diabète. Cette baisse représenterait un montant de CHF 250 millions pour la Suisse, selon un communiqué de presse de FASMED (Technologie Médicale Suisse) daté de 2010.
Dans ce sens, la Fondation va soutenir un projet, développé aux HUG par le Dr Philippe Klee et la Drsse Valérie Schwitzgebel, qui consiste en la création d’une application pour smartphone qui aidera les jeunes diabétiques (dès 10 ans) à bien doser leur insuline grâce à un calculateur d’hydrates de carbone, mais surtout qui permettra aux parents de surveiller à distance les glycémies de leurs enfants. En effet, l’innovation principale de ce projet est qu’il permet la synchronisation automatique des données de l’enfant sur un nombre illimité d’appareils dès qu’on entre dans une zone Wifi ou 3G (pas besoin de se connecter par prise). L’équipe médicale peut aussi avoir accès aux données (glycémie) de leurs patients entre les consultations et peut adapter les schémas de traitement à distance, par «télémédecine». Le Dr Klee et la Dresse Schwitzgebel viendront présenter l’avancement de leur projet lors de la prochaine Journée Romande du Diabète.