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Jorat-Mézières
Jorat-Mézières
Commune née de la fusion des communes de Carrouge (district de la Broye), Ferlens et Mézières (district de Lavaux–Oron) entrée en vigueur au 1er juillet 2016. Cette Commune n’a pas encore sa propre histoire mais a la chance de pouvoir compter sur l’histoire de trois villages joratois.
Carrouge
Des vestiges de l’époque romaine… Les restes de poteries et des pièces de monnaies indiquent que ce lieu était déjà habité dès l’ère romaine. Du dernier quart du XIIIe jusqu’à la fin du XVe siècle, la terre de Carrouge appartenait à la seigneurie de Vulliens. Après la conquête du Pays de Vaud par les Bernois, la seigneurerie de Carrouge passe en 1544 à la famille de Lenzbourg de Fribourg, puis elle est acquise en 1634 par la famille de Graffenried qui va faire construire en 1709 la chapelle par le maître artisan de l’époque Samuel Nicolas, bourgeois de Carrouge et charpentier de son état. Enfin, Bernard de Diesbach en devient propriétaire en 1769 jusqu’à la révolution de 1798.
Des conflits de frontières sont consignés au cours des siècles dans les archives, des différends entre le seigneur et ses sujets sont également fréquents, ainsi en 1671, un procès oppose les communiers de Mézières au seigneur de Carrouge au sujet des corvées de cure.
Ferlens
En 1180, Ferlens s’écrivait Fellens. Sous la domination bernoise, la dîme de Servion–Ferlens se partageait entre le château d’Oron, les chartreuses de la Part-Dieu et M. Crousaz de Corsier. Il a été trouvé au lieu dit « La Rappettaz », un grand nombre de squelettes humains de très grande taille, couchés en terre. La tradition a gardé le souvenir d’une bataille qui aurait ravagé ce coin du pays à une époque qu’on ne peut préciser. Il a également été découvert un fer de lance qui figurait sur l’armoirie de la commune. Autrefois, Ferlens ne formait qu’une seule commune avec Servion, mais suite à de nombreux différends, notamment le partage des bois, Ferlens adressa une pétition au Conseil d’état demandant la séparation des 2 bourgs. Le 3 juin 1816, le Grand Conseil décida le partage, mais il ne devint effectif qu’en 1820. Tous les biens communaux : forêts, champs, haies, caisse à graviers, furent partagés en fonction de la population de chacune des deux nouvelles communes. Tous les ressortissants de l’ancienne commune ont dû choisir pour toujours leur bourgeoisie dans l’un ou l’autre village. C’est ainsi que Ferlens se retrouva avec 377 inconditionnels et Servion avec 835 âmes. Les deux communes ont adopté en 1923 des armoiries très semblables.
Mézières
1161, Maseres ; 1180, Maisières. Chef-lieu du cercle où l’on a trouvé les restes d’une importante villa gallo-romaine et des sépultures burgondes. Au Moyen Age, Mézières fait partie de la seigneurerie de Vulliens. Vers 1400, Catherine de Vulliens en apporta en dot une partie à son mari, Jean de Blonay. Après les de Blonay, la coseigneurie passa dès le XVIe siècle aux Lenzbourg, aux Mayer, aux Molin, aux Grafenried puis aux Diesbach. L’autre moitié de la seigneurerie ayant passé, dès le XVe siècle, aux mains des seigneurs d’Estavayer, dont les Cerjat héritèrent au début du XVIIIe siècle. De 1536 à janvier 1798, les habitants de Mézières et du Jorat, comme ceux de l’ensemble du futur canton de Vaud, deviennent « loyaux sujets de LL. EE. de Berne ». L’autorité est exercée par le bailli de Moudon.
Le pasteur Martin qui assure son ministère de 1779-1792, se permet en 1790, à la sortie d’une séance du Consistoire (sorte de tribunal des mœurs) d’affirmer que la pomme de terre était un légume et non une céréale, la dîme n’en était dès lors pas due (impôt égal à un dixième des récoltes). Ses propos furent immédiatement transmis au Sénat de Berne. Une accusation de haute trahison fut aussitôt décrétée contre le pasteur. Soumis à une enquête sévère, il vit pourtant son innocence reconnue et proclamée. Après 4 mois de détention, le retour du pasteur Martin, les 11 et 12 avril 1791, fut un véritable triomphe.
Premiers pas d’une commune
Plusieurs constatations ont amené les trois communes de Carrouge, Ferlens et Mézières à entamer un processus de fusion : une forte croissance de trois communes, une gestion communale toujours plus complexe, la multiplication des collaborations intercommunales (on en recensait plus de 14 fin 2015, impliquant tout ou partie des trois communes) ainsi que parfois la difficulté à recruter des candidats aux Municipalités ou aux Conseils communaux. Un état de fait dû, on le sait, à la lourdeur des tâches, à la complexité croissante des procédures et au manque chronique de temps à disposition.
Toutes les démarches ont abouti pour former depuis le 1er juillet 2016, la commune de Jorat-Mézières.
Notre Commune compte actuellement un peu moins de 3000 habitants et peut offrir à ses citoyens une administration plus accessible et optimisée correspondant à leurs besoins. Au sein des autorités et du personnel, chacun travaille pour l’avenir de Jorat-Mézières, avec ouverture d’esprit, motivation et bonne entente.
La Commune peut s’enorgueillir de compter sur son territoire Le Théâtre du Jorat « La Grange sublime », mais aussi un cinéma, une ferme-musée, une galerie, des bâtiments classés, des grottes, un parcours « Vita »… Ce sont en outre plus de 40 sociétés locales qui offrent à la population une multitude d’activités, tant culturelles que sportives. Elles animent la vie locale et créent des occasions de rencontre conviviales. Malgré la fusion, chaque localité a conservé son identité, sa personnalité, ses us et coutumes, ainsi que ses sociétés locales.
Grâce à nombre de commerces de proximité et à la présence du Centre médical du Jorat, tous les besoins de première nécessité sont couverts, sans avoir à faire plusieurs kilomètres. Pour tous les autres besoins, nous pouvons compter sur les transports publics dont les fréquences se sont considérablement développées ces dernières années, pour la plus grande satisfaction des habitants.
Côté scolaire, Jorat-Mézières fait partie de l’Association scolaire intercommunale du Jorat (ASIJ), issue de la fusion des établissements de Savigny–Forel et de l’ancien groupement de Mézières et environs. L’ASIJ compte plus de 1500 élèves dont 400 proviennent de Jorat-Mézières.
Il tient à cœur à la Municipalité en place de poursuivre le développement harmonieux de la commune dans les mêmes valeurs que celles qui ont été si bien mises en pratique par les Autorités précédentes.
Carrouge, la maison de Commune et l’église
L'ESSENTIEL
CE QU'IL FAUT SAVOIR