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Il est à mon sens partiellement exact, ou du moins réducteur, d’affirmer que les théologies dites « libérales » sont apparues en raison d’un élan de liberté. Je m’interroge donc, dans cet article, sur la pertinence de nommer « libérales » ces théologies apparues … Lire la suite
Est-il contradictoire d’affirmer qu’un bébé est à la fois le résultat d’une embryogenèse et un don de Dieu ? Le discours scientifique se réfère à une observation (la grossesse) tandis que le discours religieux repose sur une conviction (la donation divine). … Lire la suite
Renvoyant dos à dos le dualisme et le monisme anthropologique, Paul Tillich défend la thèse de l’unité multidimensionnelle de la vie. Après une analyse des difficultés ontologiques de son principe de progressive actualisation ambiguë d’une essence non-ambiguë, nous interrogerons la portée théorique, dans l’ensemble de sa conception anthropologique, des interactions de la dimension de l’esprit avec les autres dimensions physique et psychique qui la précèdent dans l’ontogénèse. Paul Tillich développe-t-il suffisamment les interactions entre les dimensions de la vie et leurs ambiguïtés ? Si sa théologie systématique organise bien un cadre formel permettant de penser ces interactions, il se garde d’entamer un véritable dialogue avec les disciplines scientifiques qui renvoient les phénomènes de l’esprit à des explications de nature biologique ou psychique. Or, depuis l’époque de Paul Tillich, la dimension de l’esprit apparaît de moins en moins cloisonnée et distincte du reste de l’espace anthropologique. Lire la suite
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Introduction La subsistance du théologique se présente aujourd’hui comme un courant minoritaire de résistance à un mouvement général de désenchantement du croire, de remise en cause et de dilution de ses affirmations dogmatiques, identitaires, confessionnelles, institutionnelles et culturelles. La notion … Lire la suite
Le développement de l’humanité n’est pas linéaire. On ne peut pas identifier des stades qui seraient partout les mêmes, comme par exemple dans le développement d’un embryon. Pourtant, l’histoire humaine est le prolongement de l’évolution des animaux. Elle n’est pas … Lire la suite
Il n’est pas rare d’entendre, aujourd’hui, que certaines intuitions des religions et des philosophies anciennes se trouvent confirmées par les dernières découvertes de la science. Le savoir de l’humanité évoluerait donc vers un grand tout unifié, au-delà des différences de religion et de culture ?
Nous verrons qu’il reste toujours, qu’on le veuille ou non, une part de mythe dans la science, ainsi qu’une part de savoir humain dans la foi. Quelques exemples tirés de la physique et de la biologie nous permettront d’illustrer les débats et les conflits actuels entre la science et la foi.
Conférence donnée à l’Université populaire le 27 novembre 2012 au Musée jurassien d’histoire à Delémont (JU), puis le 30 mai 2013 à la paroisse réformée à Cernier (NE).
Plus que d’offrir une présentation limitée aux théologies libérales, ce qui serait contraire à leur esprit, cet article met en scène l’ensemble du protestantisme, de ses origines à aujourd’hui. Ses diverses tendances apparaissent ainsi dans leurs enchainements et leurs interconnexions. Cette perspective débouche sur un projet “prophétique” adapté à notre temps, articulant les différentes dimensions sociologique, spirituelle, cosmologique et philosophique d’une même problématique. Lire la suite
Si le siècle des Lumières fut celui du rationalisme, au XIXème siècle, toutes les disciplines scientifiques furent marquées par l’approche historique. En géologie, la stratigraphie conduisit à allonger considérablement l’âge de la Terre, en abandonnant définitivement la chronologie biblique. En … Lire la suite
La tendance occidentale à séparer nettement l’homme de la nature est profondément remise en cause dans la culture contemporaine, notamment en lien au mouvement écologique. Il s’ensuit soit une animalisation de l’homme, soit une humanisation de l’animal, alors que le partage des aspects de continuité et de discontinuité entre l’animal et l’homme demeure en débat, et pour longtemps encore ! Lire la suite
Injustices sociales, fraude bancaire, violence conjugale et délinquance, ces faits humains sont bien réels, mais le péché originel, nul ne l’a jamais vu. Par ailleurs, si l’existence d’Adam et Ève est remise en cause par la théorie de l’évolution, peut-on encore parler de péché originel, et comment ? Nous verrons pourquoi la notion de péché originel est importante pour le christianisme, et comment elle renvoie aux mystères de l’origine du mal et de notre condition universelle d’êtres mortels. Si le péché est originel, cela signifie qu’aucun homme n’est entièrement juste par nature, mais que tous sont justifiés par la seule grâce de Dieu, en Jésus-Christ.
Conférence donnée le 1er octobre 2009 à la paroisse de Delémont et le 21 janvier 2010 dans le cadre de la paroisse réformée à Cernier.