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Les pistolets à électrochocs sont des armes utiles, auxquelles les corps de police ne devraient pas renoncer. C'est l'avis de la Conférence suisse des commandants de police, qui exige toutefois que l'usage de ces tasers soit limité par des critères uniformes.Ce contenu a été publié le 13 septembre 2008 - 17:06
Ces élargissent la palette des moyens à disposition des policiers, indiqué samedi la Conférence dans un communiqué. Grâce à leur efficacité, ils permettent de limiter l'usage des armes à feu et de réduire les blessures ou les morts par balles.
Trois quarts des corps de police cantonaux utilisent déjà les tasers, rappelle Beat Hensler, président de la Conférence. Les commandants de police aimeraient toutefois que ces armes soient utilisées selon des critères uniformes. Ils ont donc adopté des lignes directrices.
Celles-ci précisent que seuls les policiers membres de troupes d'élite peuvent utiliser les tasers. Et seulement dans les cas où les armes à feu sont permises actuellement.
Certains commandants de police, comme Eric Lehmann dans le canton de Vaud, ont toutefois rejeté l'utilisation des tasers. Selon lui, la police dispose déjà de moyens aussi efficaces qu'adaptés.
Il y un mois, son porte-parole avait fait savoir que le risque de causer des lésions corporelles graves ou la mort de personnes de santé fragile n'était pas acceptable.