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Le répondant qui voulait parler pour ne rien dire
Résumé : dans un récent arrêt, non destiné à la publication, le Tribunal fédéral réaffirme un certain nombre de principes qu’il a développés par le passé en matière de droit de réponse. C’est l’occasion, pour l’auteur de la présente contribution, de reprendre certaines questions choisies afin de montrer les limites du droit de réponse, questions qu’il a déjà abordées dans le cadre de sa thèse de doctorat1, et de les mettre en lumière à l’aune de l’arrêt du Tribunal fédéral 5A_357/2019.
I. Les faits
Le 24 février 2017, A., membre d’un parti politique, a posté sur sa page Facebook une réaction spontanée extrêmement virulente à l’encontre d’un post de la veille, aussi publié sur Facebook, par la Présidente d’un parti politique. La Présidente appelait les membres de son parti à rester unis, plus précisément à ne pas tracer le nom de la candidate sortante au Conseil d’état, pour favoriser, ce faisant, le colistier au détriment de la candidate sortante. Dans ce post, A. s’en prend au colistier en question en disant notamment que, pour ce dernier, « ce sera direct une balle dans la nuque avec facture de ladite balle à la famille (TVA comprise) […] ». Le même jour, A. poste une seconde publication sur sa page Facebook en précisant en substance que le contexte de sa première publication est « […] clairement celui de la satire...
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