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Un accord de principe a été trouvé cette semaine à Genève avec le gouvernement et l'opposition vénézuélienne pour une mission de l'Union interparlementaire (UIP). La Turquie a également accepté un tel scénario chez elle, a dit jeudi la présidente de l'organisation.
"Je ne peux pas garantir" que la visite au Venezuela, demandée depuis cinq ans par l'UIP, aura lieu, a admis devant la presse la sénatrice mexicaine Gabriela Cuevas, en marge de l'Assemblée interparlementaire. Mais un accord a été trouvé sur "90%" des requêtes pour une mission qu'elle-même dirigerait.
Toutefois, il faut encore une approbation des visites auprès des parlementaires détenus en raison de la crise politique dans le pays. "Je suis très confiante", a insisté Mme Cuevas qui dit vouloir une mission "dès que possible" et qui soit "très étendue". Une lettre sera envoyée lundi prochain au ministre vénézuélien des Affaires étrangères pour finaliser les modalités.
Deux députés vénézuéliens ciblés
Mardi, la partie de la délégation vénézuélienne proche du gouvernement avait dit vouloir dénoncer auprès de l'UIP les cas de l'ex-président du Parlement, désormais en exil, et d'un député d'opposition détenu. Le régime les accuse d'avoir participé à une tentative d'attentat contre le président Nicolas Maduro. "Nous n'en avons pas parlé", a dit jeudi Mme Cuevas.
Or, le Comité des droits de l'homme des parlementaires à l'UIP mène des investigations sur ces deux parlementaires. Mais sur les violations dont ils auraient pu être victimes. L'UIP ne reconnaît pas l'Assemblée nationale constituante qui a été lancée pour verrouiller l'Assemblée nationale vénézuélienne contrôlée elle par l'opposition.
La présidente de l'organisation a également rencontré celui du Parlement turc, l'ex-Premier ministre Binali Yildirim. Celui-ci s'est engagé à collaborer avec le Comité des droits de l'homme des parlementaires et à accepter une mission qui sera également dirigée par M. Cuevas.
Deux Corées ou migrations
Ces deux pays rassemblent la majorité des dénonciations auprès de ce Comité, environ 125. "Nous menons des investigations sur toutes les plaintes", a affirmé le secrétaire général de l'UIP Martin Chungong.
Autre situation, les parlementaires des deux Corées se sont à nouveau rencontrés pour une discussion bilatérale à Genève. Ils ont réitéré leur engagement pour contribuer au rapprochement entre leurs Etats. Un bureau commun a même été établi récemment à Kaesong en Corée du Nord.
Parmi les mesures lors de l'Assemblée, un appel à une action cruciale contre le changement climatique a été lancé à la demande de représentants législatifs d'Etats insulaires. Les parlementaires ont aussi décidé de renforcer leur collaboration sur les migrations,
Au total, environ 1500 personnes ont participé à l'Assemblée. Dont une moitié de parlementaires parmi lesquels 56 présidents ou présidentes et un tiers de femmes.