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Le pilote d'Uetendorf Martin Bürki a de nouveau remporté le titre de slalom en 2021. Bien que la saison n'ait permis qu'un mini-championnat. Auto Sport Suisse s'est entretenu avec le vainqueur en série.
En raison de la pandémie de Corona, le championnat suisse des slaloms 2021 restera dans les livres d'histoire comme le plus court. Seules trois manches ont été disputées. Deux d'entre elles ont eu lieu le même week-end à Ambri. Le fait que Martin Bürki, le pilote qui a remporté les six derniers titres en série, se retrouve au sommet n'est pas une grande surprise. Mais cette fois encore, le vétéran a dû tout donner pour gagner. Auto Sport Suisse s'est entretenu avec l’homme qui a remporté huit fois le titre de champion des slaloms.
Tu as remporté ton huitième titre dans des circonstances particulières. Est-ce que la joie est la même que d'habitude?
Martin Bürki: Bien sûr, c'était une saison exceptionnelle – exceptionnellement courte surtout. Mais je pense que l'essentiel est que nous ayons roulé. En ce sens, c'est un titre comme un autre. Et dans quelques années, personne ne demande combien de courses nous avons faites.
Est-ce que c’était plus difficile de devenir champion avec seulement trois courses?
Oui, on peut dire ça. Il n'y avait pas de résultat à biffer. Tu n'avais pas le droit à l'erreur. Et à Ambri, où les deux manches ont lieu directement l'une après l'autre, rien ne peut arriver. Lors de mon premier manche j'ai eu des problèmes de freinage. Je me suis dit que c'était fini.
Tu es devenu champion parce que a) tu as gagné toutes les courses et b) tu avais plus d'adversaires dans ta catégorie comme d’autres.
C'est vrai. Mais je te le dis: lorsque nous nous sommes inscrits à Ambri en tant qu'équipe MB Motorsport, il y avait déjà sept inscriptions dans ma classe. Le fait que de nombreux membres de mon équipe aient spontanément dit que nous te soutenions, toi et ta mission de champion, et que nous nous inscrivions également, m'a bien sûr fait très plaisir.
Tu n'as donc pas dû mobiliser spécialement tes coéquipiers?
Non, et c'est justement ce qui me réjouit. Nous avons une si bonne cohésion au sein de l'équipe qu'il n'y a pas eu besoin de mots dans une telle situation. Les gars se sont simplement inscrits. Bien sûr, nous avons amené une voiture supplémentaire à Ambri. Et un pilote a même pris une licence spécialement pour Ambri. Mais cela montre aussi que nous sommes une équipe, selon la devise «Un pour tous, tous pour un!»
Comment as-tu vécu la double manifestation à Ambri?
Je trouve que c'est une bonne idée. Et le fait que l'organisateur, l'Equipe Bernoise, fasse de même en 2022, je ne peux que m'en féliciter. En tant que chef de MB Motorsport, j'ai toujours dit aux jeunes pilotes de mon équipe: profitez du samedi lorsque les LOC roulent. Et mettez ensuite en pratique ce que vous avez appris le dimanche lors des NAT. À Ambri, ils ont pu participer deux fois à la NAT en un week-end. C'est génial!
Si tu regardes vers l'avenir: quel est ton pronostic pour 2022?
Je pars du principe que nous pourrons à nouveau courir dans des conditions normales l'année prochaine. Nous devons sortir de cette crise. Mais nous n'y parviendrons qu'ensemble. En ce qui me concerne, je serai certainement de retour en 2022.
Depuis cette année, Sportec Racing a un chef sportif de premier plan en personne de Marcel Fässler. Celui-ci peut se targuer d'une saison réussie en GT2 European Serie et en Porsche Sports Cup Suisse.
«Nous avons pu remporter de nombreuses victoires et monter sur le podium dans plusieurs séries de courses», explique Marcel Fässler, triple vainqueur du Mans, qui tient depuis cette année les rênes de Sportec Racing en tant que Head of Motorsport. «Avant tout, le titre de champion de la nouvelle série SRO GT2 European a bien sûr été le point fort absolu de cette saison. Cela n'a fonctionné que grâce à une performance exceptionnelle de l'équipe et des pilotes et se reflète finalement dans les résultats.»
Sur les dix courses disputées, Sportec Racing, avec son pilote Christoph Ulrich, a terminé six fois à la première place et est monté neuf fois sur le podium au total. Il est clair que l'on défendra le titre la saison prochaine et que l'on confirmera ainsi le succès. Fässler: «Les cockpits sont encore inoccupés à ce jour. Les négociations avec d'éventuels pilotes sont en cours.» Ainsi, pour la mission de défense du titre en 2022, on peut à nouveau compter sur une équipe performante dans la classe Fanatec GT2.
En Porsche Sports Cup Suisse l'équipe de Bülach avec les deux frères Ricardo et Gregor Burkard, a terminé neuf fois sur le podium en douze courses sur six circuits différents. L'équipe est donc dans les clous et a rempli les objectifs définis en début de saison. «Ce succès aussi n'est dû qu'à une performance constante de l'équipe», explique Fässler. «Une performance sur laquelle il est possible de s'appuyer. Notre objectif doit être d'avoir également notre mot à dire dans l'attribution du titre de la Porsche Sports Cup Suisse.»
Le simracing est en plein essor. Le pilote de DTM Nico Müller le sait également et est depuis cette année chef d'équipe de Nianco, sa propre équipe de simracing.
Pour la communauté du simracing, la crise de Corona est comme un engrais pour le jardin. A l'époque de Covid-19, le nombre de centres de simracing a plus que doublé, de manière presque explosive. De nombreux pilotes professionnels (issus du «real racing») ont également découvert un nouveau monde. Parmi eux, Nico Müller. Cela ne veut pas dire que le pilote Audi ne s'était jamais assis dans un simulateur auparavant. Mais pendant Corona, il s'est intéressé de près à ce sujet. Et entre-temps, il est même devenu chef d'équipe de sa propre équipe de simracing.
Dans le cadre du «World eX», une série de simracing créée par Mike Rockenfeller, un collègue de Müller chez Audi, le Bernois entretient sa propre écurie de course baptisée Nianco (qui signifie «Ni» «and» «Co»). Nianco est l'une des neuf équipes de «World eX». Des grands noms comme Romain Grosjean, le recordman du Mans Tom Kristensen ou l'ex-champion DTM Frank Biela ont également pris une licence (pour trois ans). «Même Williams comme écurie de Formule 1 est présente avec sa propre équipe», dit Müller.
En tant que pilotes, outre le chef d'équipe, Thomas Schmid, champion suisse de simracing, Patric Niederhauser et Alain Valente se relaient dans l'équipe de Müller. «Nous avons également engagés deux jeunes simracer», explique Nico. «Ce qui est important pour nous, c'est l'échange au sein de l'équipe. Nous pouvons tous apprendre les uns des autres.»
Müller est convaincu que le simracing gagnera encore en popularité en Suisse dans les années à venir. «Beaucoup de choses sont déjà très réelles aujourd'hui», dit Müller. «Et on peut l'appliquer 1:1 dans le sport automobile réel. Personnellement, la conduite virtuelle m'aide à développer et à affiner mes compétences de pilote de course.»
On a constaté lors d’une demande de licence que le certificat de capacité médical comporte des irrégularités. Ce cas a donc été examiné par la Commission de discipline.
Lors d’un contrôle et contrôle subséquent, le secrétariat de la Commission sportive nationale (CSN) d’Auto Sport Suisse (ASS) a constaté que la demande de licence 2021 au nom de Charles Riesen, Gelterfingen, présente des irrégularités au niveau du certificat de capacité médical.
Comme la modification ultérieure d’un certificat de capacité médical constitue en l’occurrence une infraction au Code sportif international, respectivement au Règlement sportif national (entre autres art. 12.1, pénalités), la Commission sportive nationale (CSN) a transmis ces infractions à la Commission de discipline (CD) pour évaluation du cas.
La Commission de discipline considère que le comportement de l’accusé correspond à une tentative délibérée d’acquérir de manière illégale une licence. Il s’agit par conséquent d’une escroquerie qui nuit aux intérêts du sport automobile (Art. 12.1.1c CSI). Elle a toutefois réduit la peine compte tenu du fait que l’accusé a fait preuve de compréhension et s’est excusé. A propos du jugement: on refusera à Riesen l’obtention d’une licence nationale et international jusqu’au 31.12.2022. De plus, il doit s’acquitter d’une amende d’un montant de 1500.- CHF et payer les frais de procédure de 1000.- CHF.
La dernière course de la saison des Swiss Simracing Series 2021 a été difficile à égaler en termes de suspense. Dans la catégorie reine, le champion de l'année dernière, Thomas Schmid, s'est imposé avec seulement deux points d'avance.
La course de la cat. PRO était entièrement placée sous le signe du duel Leonard Heidegger contre Thomas Schmid. Les deux protagonistes ne se sont pas fait de cadeaux et la fin de la course a été très serrée pour Schmid. La troisième place ne lui a finalement suffi que parce qu’ il a également obtenu les trois points supplémentaires pour le meilleur tour de la course. Schmid a ainsi remporté la catégorie reine avec deux points d'avance et 101 points au total, devant Leonard Heidegger (99) et Enrico Di Loreto (66).
La situation avant le finale n'était pas moins passionnante dans la cat. AM. Ici aussi, ce sont les points supplémentaires pour le meilleur tour de course qui ont fait la différence. Avec seulement un point d'avance, Clemens Moonen (87 points) a remporté le titre devant Gilbert Denzer (86) et Reinhard Hauri (78).
Dans le classement Ladys, Danica Brönnimann s'est imposée de manière souveraine. Elle a remporté le championnat pour la deuxième fois devant Bettina Buess. Nadia Brülisauer s'est classée troisième à seulement un point derrière elle.
La wild card tant convoitée pour la saison 2022 a été obtenue par Simon Benoit lors de la course des rookies.