Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06968.jsonl.gz/1211

Vainqueur du Tour de Romandie 1998, 3e au printemps passé, Laurent Dufaux aborde le triptyque: épreuve romande, Giro et Tour de Suisse avec des ambitions déclarées. Pour quelle épreuve son coeur penche-t-il?
swissinfo: Dans quel état d'esprit abordez-vous ce Tour de Romandie?
Laurent Dufaux: Je l'aborde sereinement après un gros travail hivernal. J'ai débuté la saison plus tard que d'habitude faisant l'impasse sur le Tour Méditerranéen.
- Pour quelles raisons?
LD: Je n'apprécie pas autrement cette course. C'est un peu l'ouverture de saison en Europe. Des coureurs arrivent fringants. Tout le monde est un peu nerveux. Les arrivées sont souvent synonymes de sprints massifs. Il y a beaucoup de chutes. Il y a trop de stress. Et si vous avez des ambitions en vue d'objectifs précis dans la saison, vous laissez trop d'énergie.
- L'impasse sur cette épreuve n'a-t-elle pas porté préjudice à votre préparation?
LD: Je ne crois pas. J'ai débuté la saison par le Tour de Valence. Le peloton est déjà rodé. C'est une épreuve plus montagneuse. Elle me convient mieux.
- Avec l'enchaînement Tour de Romandie, Giro, Tour de Suisse sur quelle course placez-vous vos ambitions?
LD: Le Tour de Romandie a une place à part. Je cours dans mon jardin. Je vais l'aborder avec une pensée pour le Giro. Depuis 1995 je n'ai plus couru le Tour d'Italie. J'ai beaucoup investi en vue de ce Tour.
- Le Tour de Suisse?
LD: J'en rêve. Pour un coureur suisse gagner le tour national représente quelque chose. J'aimerai bien l'épingler à mon palmarès avant la fin de la ma carrière. La saison helvétique comprend trois grandes courses. J'ai déjà gagné le Tour de Romandie et le Championnat de Zurich, une épreuve Coupe du monde
- Cette victoire d'étape au Trentin, bon pour la confiance?
LD: Certainement. Je n'avais plus gagné depuis le Championnat de Zurich. Elle m'a surtout conforté dans la progression de ma forme. De jour en jour je sentais de bonnes sensations monter. Et puis, cette victoire, à la veille du Tour de Romandie, c'était un vrai déclic.
Pierre-Henri Bonvin