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Huit exploitations et 30 observations de branches de production ont servi à comparer les recettes et les coûts complets de sept groupes de travaux en régie, afin d’en déterminer la rentabilité. Les travaux en régie, effectués pour des tiers à l’extérieur de la ferme, comprenaient notamment des travaux de production végétale, de transport/ logistique ou encore de service de déneigement. A l’exception du pressage des balles, toutes les branches de production ont permis une valorisation du travail horaire, nettement supérieure aux coûts d’opportunité qui s’élèvent à 28 fr. de l’heure, ce qui est en général le signe d’une bonne rentabilité. Les principaux facteurs d’influence sont le degré d’utilisation des machines, ainsi que la part représentée par les temps de préparation et de trajet dans le temps de travail total. A l’exception de la moisson et du battage, on a pu constater une structure des coûts comparable, sachant que les coûts fixes des machines représentent 40 % et la maind’œuvre ainsi que les autres coûts variables chacun 30 %. Bien que les machines étudiées soient utilisées à environ 50 % pour les travaux en régie ou la location, elles ne sont exploitées qu’à 83 % de leurs capacités, si l’on se réfère aux valeurs indicatives du Rapport coûts-machines (Gazzarin et Lips 2013).
Les mesures politiques visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre issues de l'agriculture sont plus efficaces et plus efficientes si elles sont définies au niveau de la région plutôt qu'au niveau de l'exploitation. Elles peuvent aider à atteindre les objectifs climatiques en optimisant la rentabilité.
La disponibilité des denrées alimentaires dans le monde devrait rester stable à moyen terme. En Suisse, la sécurité alimentaire est mise à l’épreuve par la diminution de la surface agricole par habitant, la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes et une pression accrue des organismes nuisibles.
A la frontière des langues entre Suisse romande et Suisse allemande, l’intensité d’application des mesures agro-environnementales en faveur de la biodiversité est variable. Des incitations politico-économiques pourraient atténuer ces différences d’origine culturelle.