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Dénonçant les ambitions "totalitaires" de l'homme fort du pays lors d'un entretien accordé à la chaîne NTV, le chef du Parti républicain du peuple (CHP, social démocrate), principale formation d'opposition au parlement a précisé: "cette transition ne se fera pas sans que coule le sang et je le répète : nous descendrons dans la rue pour nous opposer à une telle éventualité qui détruira la démocratie en Turquie".
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Recep Tayyip Erdogan, premier chef de l'Etat à avoir été élu, réclame une modification de la Constitution pour transférer l'essentiel des pouvoirs exécutifs du Premier ministre au président.
"Discipline nord-coréenne"
Kemal Kiliçdaroglu a aussi dénoncé "la discipline nord-coréenne" au sein du Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir.
"Debout, assis, pleure, applaudis: il font tout", a-t-il grincé, en parlant d'un congrès de l'AKP lors duquel les cadres et militants ont écouté debout et en silence un message du président lu par le ministre de la Justice.
afp/pym
"Tout le nécessaire"
Majoritaire au Parlement avec 317 sièges, l'AKP ne dispose pas de la majorité des deux tiers (330) pour organiser un référendum sur une réforme constitutionnelle. Mais il pourrait être renforcé par la levée vendredi de l'immunité de dizaines de députés prokurdes, exposés à des poursuites judiciaires.