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Les grands États industrialisés contrôlent encore le commerce mondial. Mais les pays émergents rattrapent rapidement leur retard dans le domaine des transports – en particulier en Asie.
La Suisse profite de l'essor en Extrême-Orient.
L'ensemble du monde a une croissance de plus en plus forte. Selon les dernières statistiques de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), les pays n'ont jamais échangé autant de biens. Malgré la crise économique mondiale, la valeur du commerce mondial des marchandises a augmenté entre 2004 et 2011 de 3,7 % en moyenne. Elle a donc augmenté plus rapidement que la performance économique mondiale, qui affiche 2,3 % de croissance. L'un des facteurs les plus importants pour le développement est sans aucun doute l'existence de plus de 400 accords de libre-échange dans le monde.
Les pays asiatiques surtout, outre qu’ils s'intègrent de plus en plus dans le flux global des marchandises, échangent également de plus en plus entre eux. Bien que l'Occident domine toujours le commerce mondial, environ la moitié de toutes les exportations trouvent leur origine en Amérique du Nord ou en Europe, selon l'OMC. Mais les choses changent: « Les Asiatiques et autres pays en voie de développement vont fortement changer la forme et la direction des itinéraires de transport mondiaux », estiment les experts en logistique de la société de conseils PricewaterhouseCoopers. « Les routes entre l'Asie et l'Afrique, l'Asie et l'Amérique du Sud et à l’intérieur de l’Asie vont devenir d'importantes voies pour la chaîne d'approvisionnement mondiale. » À l'avenir, 40 % du commerce mondial pourraient se situer en Asie, selon les estimations des experts.
La Suisse surfe sur la tendance mondiale – elle aussi a continué d'augmenter ses activités commerciales au cours des dix dernières années. Selon l'Administration fédérale des douanes, elle a augmenté depuis 2002 ses exportations de 4 % en moyenne et ses importations de 3,7 %.
Au-delà des frontières, les Suisses fournissent principalement des biens de consommation; près de la moitié de leurs produits se retrouvent à l'étranger chez le consommateur final. Ces derniers temps, c'est l'horlogerie qui a connu un essor particulier. En effet, elle a augmenté ses exportations d'un tiers au cours des cinq dernières années. Toutefois, les combustibles, les matières premières et les produits semi-finis doivent être importés. Ils représentent à eux seuls un tiers de toutes les importations. En définitive, avec environ 24 milliards de francs, c'est un gros plus dans la balance commerciale.
Les principaux partenaires commerciaux de la Suisse sont l'Allemagne, la France, l'Italie et les États-Unis. Mais pour la Suisse également, l'Asie est de plus en plus importante. Ces dernières années, ce sont en effet surtout les exportations vers la Chine qui ont augmenté: depuis le changement de millénaire, la Suisse a multiplié par dix la valeur de ses exportations vers la République populaire de Chine.