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Prise de position sur la revitalisation des cours d'eau
L'énergie hydroélectrique est une énergie renouvelable; cela ne signifie pas pour autant qu'elle n'a aucun impact sur l'environnement. Les captages des aménagements hydro-électriques privent les torrents de leurs eaux, modifient le transport de sédiment, fragmentent le lit en érigeant des obstacles infranchissables pour les poissons, etc.
Le WWF est favorable à l'énergie hydraulique, à la conditions que les bases légales soient respectées.
L'assainissement des cours d'eau
Selon les articles 80 et suivants de la Loi fédérale sur la protection des eaux, les cantons doivent assainir les cours d'eau sensiblement influencés par des prélèvements jusqu'en 2012 s'ils ne sont pas au bénéfice d'une concession délivrée après 1992.
En Valais, 90 % des rivières sont captées pour produire de l'électricité. Malheureusement, l'Etat du Valais rechigne à imposer aux sociétés des forces hydrauliques un assainissement correct des cours d'eau, en particulier l'obligation de laisser un peu d'eau dans la rivière, car cela se répercute sur une diminution des redevances hydrauliques aux communes et au canton. Le WWF estime que la diversité des espèces et la protection du paysage ne peuvent être entièrement sacrifiés sur le compte de la production hydroélectrique. Notre section s'engage activement à ce que la loi soit appliquée et que des débits résiduels "économiquement supportables" soient rendus aux cours d'eau. De même les mesures permettant au cours d'eau de retrouver une dynamique et une morphologie plus proches de l'état naturel doivent être prises.
Protection des cours d’eau
Le WWF s'engage avec conviction pour un Rhône vivant. Dans le cadre de la consultation du futur plan d'aménagement de la troisième correction du Rhône, le WWF a salué le projet présenté par le Canton du Valais. Il a toutefois demandé que tout au long du Rhône depuis sa source au glacier du même nom jusqu'à son embouchure dans le Rhône quinze grandes zones d'élargissement soient aménagées afin de revitaliser le lit, les berges riveraines et les milieux annexes (bras morts, plages, etc.) du fleuve.
Conflit avec l'agriculture:
Le monde agricole craint de perdre les meilleures terres agricoles du canton. En réalité, on constate que depuis 1995, le Valais perd environ 500 hectares de surfaces agricoles chaque année! La moitié est due à la progression de la forêt et l'autre moitié (env. 245 ha) sont vendues chaque année à la zone industrielle et à bâtir. Les quelque 380 hectares que l'Etat du Valais prévoit de prendre sur une durée de trente ans pour la sécurisation du Rhône sont des broutilles par rapport à l'immense gaspillage de sol qui prévaut dans le canton depuis une vingtaine d'années.