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Un citoyen de Malibu a admis avoir soustrait au fisc de son pays au moins un million de dollars, avec l'aide d'UBS et d'un avocat suisse. Quelque jours après la conclusion de l'accord entre la Suisse et les Etats-Unis sur le litige fiscal autour de la grande banque, la justice californienne publie son témoignage sur Internet.Ce contenu a été publié le 17 août 2009 - 09:25
John McCarthy a accepté de plaider coupable d'avoir omis sciemment de déclarer au fisc de son pays l'argent qu'il détenait sur ses comptes auprès d'UBS. Selon son témoignage, il avait ouvert en Suisse chez UBS un compte au nom d'une société de Hong Kong dont il était le bénéficiaire et sur lequel il a transféré plus d'un million de dollars provenant de ses affaires aux Etats-Unis, «ce que savait UBS».
Ce compte, ajoute le document, «avait été établi avec l'aide d'un avocat suisse qui avait été conseillé au prévenu par des représentants d'UBS. D'autres fonds appartenant au prévenu ont été virés sur d'autres comptes suisses d'UBS à partir d'un compte contrôlé par le prévenu dans une banque des îles Caïman».
«Dans la gestion de son compte aux Caïman, le prévenu a reçu les conseils de représentants d'UBS qui lui ont indiqué que nombre de leurs clients américains ne déclarent pas leurs revenus et les font simplement disparaître».
John McCarthy a également reconnu avoir rencontré en personne ou communiqué par téléphone, fax, ou courrier électronique avec des représentants d'UBS et son avocat suisse de 2003 jusqu'à 2008 «pour discuter» de ses comptes «ouverts chez UBS et des fonds qu'ils renfermaient».
Mercredi dernier. La Suisse et les Etats-Unis ont annoncé un accord extra judiciaire sur le différend qui oppose la grande banque helvétique au fisc américain. Les termes n'en ont toujours pas été révélés, mais il paraît certain qu'UBS acceptera de livrer les noms de quelques milliers de ses clients à la justice américaine.
Parallèlement, les autorités américaines encouragent les fraudeurs à se dénoncer, comme ils sont nombreux à l'avoir déjà fait. John McCarthy sera entendu par une Cour fédérale dès le 14 septembre. Il risque un maximum de cinq ans de prison et 250'000 dollars d'amende.
swissinfo.ch et les agences