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Nicolas Flamel (vers 1330 ou 1340, peut-être à Pontoise – 1418 à Paris), est un bourgeois parisien du xive siècle, écrivain public, copiste et libraire-juré1. Sa carrière prospère, son mariage avec une veuve ayant du bien, et ses spéculations immobilières lui assurèrent une fortune confortable, qu'il consacra, à la fin de sa vie, à des fondations et constructions pieuses. Cette fortune, que la rumeur amplifia, est à l'origine du mythe qui fit de lui un alchimiste ayant réussi dans la quête de la Pierre philosophale permettant de transmuter les métaux en or. À cause de cette réputation, plusieurs traités alchimiques lui furent attribués, de la fin du xve siècle au xviie siècle, le plus célèbre étant Le Livre des figures hiéroglyphiques paru en 1612. Ainsi, « le plus populaire des alchimistes français ne fit jamais d'alchimie ».
Source (et suite) du texte : wikipedia
Bibliographie :
- Écrits alchimiques, Les Belles Lettres, coll. « Aux Sources de la Tradition », 1993
Etude :
Nicolas Flamel - Le Livre des figures hiéroglyphiques. Le sommaire philosophique. Le désir désiré, avant-propos de René Alleau, étude historique par Eugène Canseliet, texte revu et annoté par Maxime Préaud, Denoël, 1970
Autres études : wikipedia
En ligne (sur le site de herve delboy) :
- Les Figures Hiéroglyphiques
- Le Testament et le Bréviaire de Nicolas Flamel
- Le Livre d'Abraham le Juif
Planche 6 du Livre d'Abraham le Juif
Les Figures Hiéroglyphiques.
Avant propos.
(...) Finalement je trouvais ce que je désirais, ce que je reconnus aussitôt par la senteur forte. Ayant cela j'accomplis aisément le magistère : aussi sachant la préparation des premiers agents, suivant en après la lettre mon livre, je n'eusse pu faillir encore que je l'eusse voulu. Donc la première fois que je fis la projection, ce fut sur du mercure, dont j'en convertis demi-livre ou environ, en pur argent, meilleur que celui de la minière, comme j'ai essayé et fait essayer plusieurs fois. Ce fut le 17 de janvier un lundi environ midi, en ma maison présente Perrenelle seule, l'an de la restitution de l'humain lignage mille trois cent quatre-vingt-deux. Et puis après, en suivant toujours de mot à mot mon livre, je la fis avec la pierre rouge, sur semblable quantité de mercure, en présence encore de Perrenelle seule en la même maison, le vingt-cinquième jour d'avril suivant la même année, sur les cinq heure du soir, que je transmuai véritablement en quasi autant de pur or, meilleur très certainement que l'or commun, plus doux, et plus ployable. Je le peux dire en vérité. Je l'ai parfaite trois fois avec l'aide de Perrenelle, qui l'entendait aussi bien que moi, pour m'avoir aidé aux opérations, et sans doute, si elle eût voulu entreprendre de la parfaire seule, elle serait venue à bout. (...)
Figure 8
Chapitre IX.
Ce champs violet et obscur représente que la pierre a obtenu par l'entière décoction, les beaux vêtements entièrement citrins et rouges, qu'elle demandait à saint Pierre qui en était vêtu, et que sa complète et parfaite digestion (signifiée par l'entière citrinité) lui a fait laisser sa vieille robe orangée. La couleur rouge de laque de ce volant lion, semblable à ce pur et clair écarlatin du grain de la vraiment rouge grenade, démontre qu'elle est maintenant accomplie en toute droiture et égalité. Qu'elle est comme un lion, dévorant toute nature pure métallique, et la changeant en sa vraie substance, en vrai et pur or, plus fin que celui des meilleures minières. Aussi elle emporte maintenant l'homme hors de cette vallée de misères, c'est-à-dire, hors des incommodités de la pauvreté, et infirmité, et avec ses ailes le soulève glorieusement hors des croupissantes eaux d'Égypte (qui sont les pensées ordinaires des mortels) et lui faisant mépriser la vie et richesses présentes, le fait nuit et jour méditer en Dieu, et ses saints, habiter dans le Ciel empyrée, et boire les douces sources des fontaines de l'espérance éternelle. Loué soit Dieu éternellement, qui nous a fait la grâce de voir cette belle, et toute parfaite couleur purpurine, cette belle couleur du pavot sylvestre du rocher, cette couleur tyrienne étincelante et flamboyante, qui est incapable de changement, et d'altération, sur laquelle le Ciel même, et son Zodiaque ne peut plus avoir domination ni puissance, dont l'éclat rayonnant et éblouissant semble comme quasi communiquer à l'homme quelque chose de sur-céleste, le faisant (quand il la contemple et connaît) étonner, trembler, et frémir en même temps. O Seigneur, fais-nous la grâce que nous en puissions bien user, à l'augmentation de la foi, au profit de notre âme, et accroissement de la gloire de ce noble royaume. Ainsi soit-il.
Extrait de : Le livre des figures hiéroglyphiques de Nicolas Flamel, dans : Écrits alchimiques
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Source du texte : herve.delboy