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Renato Salvi: les portraits d’architectes d’hier et d’aujourd’hui
Après le gymnase, il entre à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich où il obtient son diplôme d’architecture en 1981. Il part ensuite pour Rome suivre les cours de restauration en monuments historiques à la Sapienza, avec l’idée d’y rester. Durant ces cinq années, il travaille en parallèle dans l’atelier de Madame F. Ruchat et devient, en 1985, son assistant pendant deux ans à l’ETH de Zurich avant de remporter ensemble le concours de l’autoroute La Transjurane. Il assumera ensuite seul le dessin de l’autoroute, qui sera terminée en 2016. Après dix ans essentiellement dédiés aux chantiers de l’autoroute, l’architecte entame la production d’une série de bâtiments qui se verront publiés et primés à de nombreuses reprises. «Le paysage magnifique me permettra de réaliser par la suite des objets dans des sites incroyablement beaux. Le Jura aura été une terre d’accueil».
Ses réalisations apportent une vision novatrice de l’architecture dans le Jura. Suite à l’enseignement qu’il dispense auprès du professeur Vincent Mangeat de 1997 à 1999 à l’epfl, Renato Salvi est nommé professeur invité à la chaire Cluster de l’Université de Barcelone de 1999 à 2000. Il participe alors à de nombreux jury de concours en Suisse et en 2011, le Gta de l’EPFZ lui consacre une exposition.
Être nommé architecte de la ville de Sion en avril 2011 lui permet d’oeuvrer pour le développement de la région: par le biais des concours, par des mandats à de jeunes bureaux d’architecture, par le lancement d’études parallèles pour le développement de la ville de Sion. ●
Trois questions personnelles
Pourquoi êtes-vous devenu architecte?
Le métier d’architecte s’est imposé sans trop savoir ce qu’il impliquait.
Que signifie l’architecture pour vous?
L’architecture pour moi est fondamentalement liée à ma vie. Ce n’est pas un métier, mais une façon d’être.
Quelles sont vos sources d’inspiration?
On ne peut pas construire le futur si on n’a pas un regard vers le passé.