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Ignorant les exigences des ravisseurs, l'armée philippine poursuit les recherches des trois employés du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) enlevés le 15 janvier.Ce contenu a été publié le 20 janvier 2009 - 09:41
Pas question de relâcher la pression militaire, a dit le général Alexander Yano. Une attitude de fermeté que salue Peter Sutter, ambassadeur suisse à Manille.
De son côté, Anna Nelson, porte-parole du CICR aux Philippines, confirme mardi que l'organisation a pu entrer quatre fois en contact téléphonique avec le Suisse Andreas Notter, l'Italien Eugenio Vagni et la Philippine Mary-Jean Lacaba depuis leur enlèvement. Ils ont affirmé être en bonne santé et ne pas avoir été séparés.
Par contre, le CICR n'a pas été en contact jusqu'à présent avec les ravisseurs et n'est pas en mesure de les identifier. L'organisation ne se prononce donc pas sur les informations des médias locaux, qui ont notamment fait état d'une demande de rançon de cinq millions de dollars.
Des responsables militaires philippins soupçonnent le groupe islamiste armé Abu Sayyaf d'être à l'origine de l'enlèvement. Le groupe Abu Sayyaf, accusé par Manille et Washington de liens avec Al-Qaïda, est spécialisé dans les enlèvements avec demande de rançon, en particulier d'étrangers.
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