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Une seule arme a été utilisée dans la tuerie de Chevaline
Une seule arme a été utilisée dans la tuerie de Chevaline dans les Alpes françaises qui a coûté la vie à quatre personnes, a indiqué lundi une source proche de l'enquête, confirmant une information de la chaîne de télévision M6.
Près de 25 douilles avaient été retrouvées sur la scène du massacre, laissant supposer dans un premier temps que plusieurs armes avaient été utilisées pour tuer trois membres d'une famille britannique et un cycliste français. Deux fillettes ont réchappé au crime.
L'arme utilisée est un pistolet automatique de calibre 7,65 mm, un calibre moyen considéré comme ancien par des experts, "quasi désuet", selon le président de la Chambre syndicale des armuriers Yves Gollety.
La conclusion d'une seule arme résulte des premiers examens balistiques, réalisés au microscope, et qui doit encore être approfondie et formellement confirmée. Les démineurs ont été appelés sur place. [Max Nash - AFP]
Evacuation momentanée
Par ailleurs, l'enquête se poursuit en Grande-Bretagne. Les abords de la maison familiale des Al-Hilli ont été évacués lundi matin à Claygate par mesures de sécurité. Des substances considérées comme "potentiellement explosives" avaient été découvertes dans un cabanon dans le jardin et des démineurs avaient été appelés sur place.
Les substances se sont finalement révélées "non dangereuses", a indiqué la police du Surrey dans un communiqué.
L'élargissement du cordon de sécurité, mis en place au départ autour de la maison de Claygate avant d'être étendu aux maisons voisines, "a maintenant été levé et les habitants qui ont été évacués peuvent désormais retourner chez eux", selon la même source.
Un cordon de sécurité demeure autour de la maison située à une quarantaine de kilomètres au sud de Londres, tandis que la perquisition se poursuit, ajoute encore la police du Surrey.
afp/lan
Les gendarmes sur les lieux de la tuerie
La route forestière menant à la scène de crime sur environ 3 km a été interdite aux piétons dans l'après-midi, et le restera "pour quelques jours", a-t-il précisé. Elle avait déjà été fermée à la circulation depuis plusieurs jours et pour un mois.
Par ailleurs, des experts en sciences du comportement de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) doivent apporter leur concours aux enquêteurs français. "Ils interviennent comme dans toutes les grosses affaires pour apporter un regard extérieur qui peut nous permettre d'affiner le profil du ou des tueurs: homme, femme? Professionnel, non professionnel?", a indiqué lundi le procureur de la République d'Annecy Eric Maillaud.