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Retrouvez ici les informations médicales de la semaine à retenir en fonction des dernières études scientifiques, communications officielles et congrès médicaux, article créé en partenariat avec Creapharma.ch.
SEMAINE 13/2019 (mise à jour le 03 avril 2019)
27 mars 2019
Viande rouge, aliment malsain (étude)
Une nouvelle étude a montré que manger de la viande rouge ou de la viande transformée, même en petite quantité, semble augmenter le risque de décès par toutes causes confondues, en particulier cardiovasculaire. Cette étude devrait conforter les végétariens et montre à nouveau que la viande diminue l’espérance de vie et s’avère mauvaise pour la santé. Pour Saed Mastour Alshahrani, auteur principal de l’étude de l’Université Loma Linda en Californie, qui s’exprimait dans un communiqué de presse en mars 2019, des études précédentes avaient comparé une consommation plutôt élevée de viande rouge avec ceux ne consommant pas de viande mais il manquait une étude prenant en compte une consommation modérée de viande. Pour arriver à ces conclusions, les scientifiques américains ont étudié une cohorte prospective (Adventist Health Study-2) d’environ 96’000 hommes et femmes vivant aux États-Unis où Canada membres de l’Eglise Adventiste du 7ème Jour (une grande église évangélique globale connue pour donner des conseils alimentaires à ses fidèles). Les Adventistes sont une population unique, car environ 50% sont végétariens et ceux qui consomment de la viande le font avec modération (faible dose). Cette étude a analysé la mort de 7’900 personnes sur une période de 11 ans. L’alimentation des participants était évaluée par un questionnaire. Parmi les participants consommant de la viande, 90 % mangeaient seulement 57 g (2 ounces) ou moins par jour de viande rouge. Environ 2600 participants décédés dans la période analysée sont morts de maladie cardiovasculaire et 1800 d’un cancer. Les résultats ont montré que la consommation de viande rouge et de viande transformée (ex. salée, fumée) était associée à un risque relativement élevé de tous les cas de décès (cardiovasculaires, cancer). Cette étude a été publiée le 14 mars 2019 dans le journal scientifique Nutrients (DOI : 10.3390/nu11030622).
25 mars 2019
Ebola au Congo
En République démocratique du Congo, plus de 1000 personnes sont tombées malades du virus Ebola, depuis le début de l’épidémie. Le nombre exact de cas est de 1009, dont 944 ont été confirmés en laboratoire, a annoncé le ministère congolais de la Santé dimanche 24 mars 2019. Selon le ministère, 629 personnes sont mortes d’Ebola à ce jour, dont 564 cas ont été confirmés en laboratoire. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le risque de propagation du virus Ebola reste très élevé. La maladie est provoquée par le virus Ebola, un virus à ARN appartenant à la famille des filovirus. Plus de 11’000 personnes ont perdu la vie en Afrique de l’Ouest dans l’épidémie d’Ebola de 2014/2015, la plus grave à ce jour au niveau mondial. [avec notre site partenaire Pharmapro.ch et des informations de l’agence suisse ATS, Pharmapro est client]
Plus d’informations sur Ebola
Plan de vaccination suisse 2019
En Suisse, depuis mars 2019 les autorités de santé (OFSP) conseillent d’effectuer la première injection du ROR à 9 mois et la deuxième à 12 mois. Cela permet d’assurer une protection plus précoce de tous les nourrissons, selon l’OFSP (avant mars 2019 l’OFSP conseillait d’effectuer la première injection du vaccin ROR à 12 mois, puis la 2ème injection entre 15 et 24 mois). Un autre changement concerne le passage d’un schéma de vaccination à 4 doses à un schéma à 3 doses contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite, l’Haemophilus influenzae de type B et l’hépatite B. La vaccination contre ces six maladies est effectuée avec un seul vaccin hexavalent. Les 3 doses sont désormais administrées à 2, 4 et 12 mois. La dose supplémentaire qui était donnée auparavant à 6 mois, est supprimée. La situation épidémiologique suisse et les données d’efficacité ont permis cette simplification déjà appliquée dans de nombreux pays.
[Sources : communiqué de presse de l’OFSP du 25 mars 2019]
Plus d’informations sur la rougeole
23 mars 2019
Cystite
Le test de dépistage d’une infection des voies urinaires ne devrait pas être réalisé de manière systématique par les médecins. En effet, les symptômes les plus courants comme l’odeur de l’urine et la confusion chez les personnes âgées sont habituellement causés par d’autres maladies et la bactériurie asymptomatique est assez fréquente. C’est ce que recommande les lignes directrices mises à jour sur la bactériurie asymptomatique (BA), publiées par l’Infectious Diseases Society of America (IDSA) et relayées le 21 mars 2019 dans le journal Clinical Infectious Diseases (DOI : 10.1093/cid/ciy1121).
Lire davantage sur cette étude
Le 03 avril 2019. Sources : voir sur les liens de Creapharma.ch si les sources ne sont pas mentionnées dans les paragraphes ci-dessus. Crédits photos : Adobe Stock