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Il existe près de 1000 courtiers en assurances en Suisse. Alors que les agents d'assurance vendent les produits d'une seule compagnie d'assurance et sont ainsi «dépendants» et «liés», les courtiers sont «libres», du moins dans le langage courant officiel, et devraient être «indépendants». La désignation de «broker» est également courante.
Obligation des courtiers à se subordonner à la FINMA
Une subordination à l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers FINMA est obligatoire en tant que courtier d'assurance indépendant. Tous les courtiers en assurance peuvent être également consultés dans le portail électronique du registre de la FINMA.
Les courtiers devraient fonctionner comme intermédiaires dans l'intérêt des clients, c'est-à-dire qu'ils proposent les assurances optimales à leurs clients. Cela n'est malheureusement de loin pas toujours le cas, certains courtiers étant avant tout préoccupés par les commissions de distribution qu'ils reçoivent de la part des assurances, sans penser aux clients.
Certains «courtiers» font l'intermédiaire entre leurs clients et quelques rares assurances uniquement et devraient donc être décrits plus exactement par le terme de «multi-agents».
Modèle d'entreprise: commissions
Alors que des services comparatifs indépendants suisses sont indemnisés en premier lieu par la publicité en ligne et les demandes de contact, les courtiers et agents gagnent de l'argent avant tout grâce aux commissions des compagnies d'assurance.
Seules les polices conclues sont indemnisées. Au contraire, les courtiers ne pratiquent actuellement que rarement des honoraires de consultation en Suisse.
Le montant et le type des commissions varient selon le type de prestataire et d'assurance. Les indemnisations suivantes font partie des types de commissions les plus importants en Suisse dans le secteur des assurances:
- Commission de clôture: une indemnisation unique lors de la conclusion d'un contrat. Le montant peut être fixé en pour cent (par ex. 20% d'une prime annuelle) ou de façon absolue (par ex. 300 francs). Explication possible concernant la commission: celle-ci est payée en contrepartie de l’exemption des coûts d'acquisition.
- Commission de portefeuille (nommée également commission de gestion du portefeuille): il s’agit d’une commission récurrente pour un contrat existant avec le client. Elle est généralement payée sur une base annuelle, aussi longtemps que le contrat est valable. Les commissions de portefeuille peuvent également être définies en pour cent du volume de primes (par exemple 15%) ou de façon absolue. Explication possible concernant la commission: celle-ci est payée par l'intermédiaire pour le suivi en cours du client d'assurance.
- Commission de combinaison: bonus lors de la conclusion de plusieurs assurances de la part d'un client auprès de la compagnie d'assurance. Exemple: commission forfaitaire unique de 200 francs lorsque le client conclut l'assurance de base ainsi qu'une assurance complémentaire. Explication possible concernant la commission: un client disposant de plusieurs assurances est plus fidèle et a donc «plus de valeur».
- Supercommission: bonus dépendant du succès. Celle-ci est payée en plus lorsqu’un volume déterminé d'assurances conclues ou un volume de commissions défini a par exemple été atteint. Exemple: une supercommission de 50% en plus des commissions déjà existantes, lorsque l'intermédiaire d'assurance atteint un volume de commission d'au moins 50 000 francs par année. Explication possible concernant la commission: elle est une incitation pour l'intermédiaire à générer le plus possible de conclusions de contrats pour la compagnie d'assurance.
Des combinaisons des différents types de commission sont également possibles. Il existe des assurances qui laissent en outre le choix à l'intermédiaire entre différents modèles de rémunération.
Les supercommissions, objet de critiques
Les supercommissions en particulier sont régulièrement critiquées, les intermédiaires pouvant se mêler dans des conflits d'intérêts. De nombreux courtiers transmettent le plus possible de clients vers une seule ou quelques rares compagnies d'assurance, bien que d'autres assurances seraient le meilleur choix ou le plus avantageux pour les clients.
Courtiers sérieux et douteux
Les brokers peuvent tout à fait disposer d'une plus-value. En fait partie un bon conseil transparent et indépendant qui aide le client à se retrouver dans la jungle des assurances.
Les courtiers peuvent épargner en outre des efforts aux clients. Dans le cas idéal, les preneurs d'assurance ne doivent ainsi pas faire face eux-mêmes à leurs assurances. Certains courtiers ont en outre négocié des rabais spéciaux avec les compagnies d'assurance, dont bénéficient les preneurs d'assurance.
Malheureusement, des moutons noirs et de nombreux moutons gris existent également dans la branche. Les courtiers douteux sont uniquement intéressés par les commissions octroyées par les assurances et ne négocient pas dans l'intérêt de leurs clients.
De tels courtiers collaborent avec de nombreuses assurances seulement sur le papier, pilotent leurs clients vers quelques rares compagnies d'assurance chez qui ils encaissent les commissions les plus élevées. Les intermédiaires qui refilent des assurances superflues à leurs clients ou qui leurs cèdent des longues durées contractuelles sont également douteux.
Droits des clients
En tant que client, vous avez le droit d'exiger la transparence quant à la relation du courtier avec ses compagnies d'assurance. En font partie non seulement les noms des compagnies d'assurance, mais aussi le type et le montant des commissions respectives.
Courtiers numériques et applications de courtage
La numérisation a également envahi le secteur des assurances et leurs canaux de vente. Les assurances ne sont pas les seules à mettre des applications et des classeurs d'assurance numériques à disposition des clients. Les courtiers proposent d'ores et déjà des applications mobiles. En Suisse, de plus en plus de courtiers purement numériques sont à l'œuvre, désirant comptabiliser des points avec leurs applications. En font par exemple partie Knip ou Wefox.
Astuce: ne vous faites pas aveugler par un élégant design en ligne ou de gracieuses applications mobiles. Faites avant tout également attention à l'indépendance et à la qualité du conseil dans le cas de courtiers numériques.
10 conseils pour le choix adéquat du courtier
Veuillez prendre en compte les conseils suivants dans le cas où vous vous décidez pour un courtier:
- Choisissez un courtier qui collabore avec de nombreuses compagnies d'assurance. Demandez avec quelles assurances l'entreprise dispose de contrats et à quoi ressemblen les modèles de commissions.
- Décidez-vous pour un courtier qui informe de manière transparente sur sa manière de travailler et sur la rémunération. Si vous le souhaitez, proposez une forme alternative de commission sur la base d'honoraires.
- Les experts sont mis à contribution. Choisissez un courtier disposant de compétences professionnelles de haut niveau en ce qui concerne les assurances. Votre courtier devrait être également en mesure de répondre aux questions épineuses.
- Vérifiez que le courtier figure dans le registre des intermédiaires d'assurance de la FINMA. La subordination à la FINMA n'est malheureusement en aucun cas suffisante et ne garantit de loin pas une qualité élevée du conseil en matière d'assurance.
- Vérifiez tranquillement les propositions d'assurance du courtier. Faites appel à cet effet à des comparatifs d'assurances indépendants ou questionnez l'assistant financier en ligne Moneyguru de moneyland.ch.
- Fréquemment, les assurances proposées par le courtier ne sont pas les meilleures marché. Dans ce cas, demandez au courtier de manière critique pour quelle raison il n'a pas choisi les assurances en question. Changez de conseiller en assurance si la différence de coûts est marquée par rapport aux prestataires les meilleurs marché.
- Contrôlez les durées des offres d'assurance. De longues durées contractuelles ne sont pas envisageables.
- Ne signez pas sous pression. Un courtier est la plupart du temps douteux s'il devient impatient lors de la signature du contrat.
- Attention lors de questions d'assurance: remplissez-les en tous les cas de manière conforme à la vérité. Les prestations peuvent sinon être supprimées dans un cas d'assurance. Si un courtier ne considère pas les questions comme pertinentes, c'est le signe que vous vous adressez vraisemblablement au mauvais courtier.
- Attention: un contrat de courtage autorise le broker à conclure et à résilier des assurances en votre nom. Dans le cas des applications d'assurance numériques, une première «signature» peut même avoir lieu par le biais de l'appareil mobile. Apposez votre signature uniquement dans le cas de contrats pour lesquels vous êtes parfaitement convaincus de la qualité du courtier.
Votre rédaction moneyland.ch