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Le pneumothorax primaire est un pneumothorax qui survient spontanément, c’est-à-dire sans facteur déclenchant, sur un poumon globalement sain. C’est une affection qui touche surtout les individus jeunes, plus souvent les hommes que les femmes.
La cause est souvent la rupture spontanée d’une petite bulle périphérique apicale. Ces bulles siègent le plus souvent à l’apex (au sommet) du poumon. Le pneumothorax spontané survient plus souvent chez des fumeurs que chez les non-fumeurs.
Ceci provoque une symptomatologie très variable allant d’une sensation de gêne thoracique, en passant par des douleurs, à une dyspnée (souffle court). Le pneumothorax peut être de petite taille, c’est-à-dire que seul le sommet du poumon est décollé de la paroi, comme il peut être complet, signifiant que le poumon est complètement collabé (dégonflé).
Le traitement initial dépend de l’importance du pneumothorax. Lorsqu’il est peu important, il suffit de s’assurer de sa résolution spontanée et complète qui survient en quelque jours, voire une ou deux semaines. S’il est plus important, on procédera à la mise en place d’un drain dans l'espace pleural, geste qui peut se faire en anesthésie locale au lit du malade. La plupart du temps, ce geste permet de régler le problème en quelques jours.
Lorsqu’un pneumothorax est survenu pour la première fois, il y a environ une chance sur cinq de récidive. Lors d’un deuxième épisode (première récidive), le risque de récidive est d’environ un sur deux. Le risque est d’environ quatre sur cinq lors du troisième épisode (deuxième récidive). De ce fait, on propose en général un traitement chirurgical lors du deuxième épisode (première récidive). L’opération (pleurectomie) est relativement simple et consiste à réséquer la bulle responsable (ce qui emporte une quantité de poumon) et à faire un geste qui «colle» le poumon à la paroi - en général on irrite mécaniquement la plèvre par simple abrasion. Cette opération se fait le plus souvent par thoracoscopie. Le séjour hospitalier post-opératoire est en général de 2 à 3 jours.
Les cas où l’on propose un traitement chirurgical lors d'un premier épisode de pneumothorax sont ceux où le drain ne permet pas de venir à bout du pneumothorax après quelques jours et ceux où la survenue d’un pneumothorax représente un danger particulier pour le patient (personnel de l’aviation et plongeurs professionnels notamment). En effet, si à chaque respiration il y a toujours un peu plus d’air qui entre dans la cavité pleurale et qu’il ne peut en sortir, il se constitue peu à peu un pneumothorax sous tension qui comprime et déforme les grosses structures veineuses à l’intérieur du thorax, empêchant le retour du sang au cœur. Il y a alors danger pour la vie du patient si le pneumothorax n’est pas drainé immédiatement.
Le pneumothorax secondaire a une cause identifiable.
Ce peut être une maladie ou une lésion du poumon comme un emphysème sévère, une lymphangioléiomyomatose (maladie congénitale touchant les femmes et qui occasionne la formation de kystes du poumon) ou une tumeur pulmonaire.
Cependant les traumatismes représentent la cause la plus fréquente de pneumothorax secondaires.
Enfin, il arrive parfois que ce soit le médecin qui blesse le poumon lors d’une ponction thérapeutique (pose de voie veineuse central, c’est-à-dire la pose d’un cathéter dans une grosse veine à la base du cou) ou diagnostique (ponction d’un épanchement pleural par exemple).
Le traitement du pneumothorax secondaire peut être une simple observation en milieu hospitalier s’il est peu important, la pose d’un drain pleural ou parfois une intervention chirurgicale.