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Au fil des siècles, le Château de Gingins a fait de nombreuses rencontres.
De grands seigneurs aux collectionneurs d’art, il s’est nourri d’une histoire riche et passionnante qui a su forger sa personnalité.
Au fil des siècles, le Château de Gingins a fait de nombreuses rencontres.
De grands seigneurs aux collectionneurs d’art, il s’est nourri d’une histoire riche et passionnante qui a su forger sa personnalité.
Afin de mieux comprendre de quelles inspirations le Château de Gingins tient-il ses premiers traits, il est intéressant de rappeler ses origines.
Au début du XVe siècle, Jean II de Gingins, seigneur à la riche carrière militaire et descendant d’Etienne, fondateur de l’Abbaye de Bonmont, devient Châtelain de Rivoli.
C’est en 1441 qu’il fait construire le Château de Gingins, alors baptisé « Forteresse ».
Le château, certainement inspiré de l’architecture militaire du nord de l’Italie aurait d’abord connu des traits propres aux édifices médiévaux fortifiés. La légende raconte qu’il serait relié par un couloir souterrain à l’abbaye de Bonmont.
En 1659 le château trouve un nouveau maître après plus de deux cents ans d’appartenance aux de Gingins. Pendant 182 ans le château passe alors de familles en familles tels que les Quisard, Boutel de Montpellier Schafisheim, La Fléchère et Roguin.
Il faudra attendre jusqu’en 1841 pour qu’un Gingins en reprenne possession, et tel un témoignage de son retour aux sources, le château restera propriété de ce dernier jusqu’au décès de son dernier descendant qui le lèguera à sa nièce Mme Béatrice de Watteville.
Commence alors une nouvelle ère pour le château. Sa nouvelle propriétaire fera honneur à son digne héritage et fera preuve de dévotion et de soins pour ce château afin de lui rendre son élégance originelle. De nombreuses restaurations et améliorations sont alors entreprises autant à l’intérieur du château qu’à son extérieur. C'est en 1953 que les Chabloz, une famille locale distinguée deviendra propriétaire et donnera à Gingins deux syndics.
Traversant les époques, Le Château de Gingins connaît de nombreux aménagements qui, progressivement, dessinent son apparence actuelle.
Ces travaux de rénovation ou de modernisation furent entrepris par les descendants directs et lointains de la famille Gingins pendant plusieurs siècles.
Au XVIe siècle, ils donnèrent notamment naissance à la remarquable tour d’escaliers, mais aussi aux plafonds à la française ainsi qu’à la façade occidentale du corps de logis.
Au XIXe siècle, le Château prend un caractère davantage néo-médiéval tout en conservant ses charmes authentiques. C’est à cette époque qu’apparaissent les superbes écuries et l’annexe nord.
Au XXe siècle, la demeure ajoute à sa personnalité une nouvelle sensibilité culturelle et artistique.
Tout d’abord avec Béatrice de Watteville, et son importante collection de tableaux du peintre russe Nicolas Gay, qui décide d’ouvrir les portes du Château au public le dimanche. Puis, plus récemment, grâce aux collections d’art du couple Lotar et Vera Neumann.
Depuis 1963, le Château appartient à la Famille Neumann qui l’a rénové entièrement, puis toujours maintenu à jour et en excellent état. La collection d’art des Neumann, particulièrement d’Art Nouveau mais aussi d’Old Masters et d’artistes suisses comme Ferdinand Hodler, était de très haute qualité.
Pendant dix ans, la Fondation Neumann a pu montrer au public la collection Art Nouveau de renommée mondiale de Lotar et Vera Neumann et organiser trois expositions différentes par année dédiées à des artistes de l’époque 1900, donnant à Gingins un important rayonnement et plaçant le Château sur la carte culturelle de Suisse romande
Habiter le Château de Gingins, c’est prendre part à son histoire et avoir l’honneur d’en écrire les prochaines lignes.