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L'aventurier bernois Thomas Ulrich, 39 ans, a été secouru samedi soir par un hélicoptère. Il dérivait sur un morceau de banquise dans le Grand Nord russe.
Son projet – la traversée du Pôle Nord en 100 jours, de la côte russe au Canada - s'achève donc à peine commencé.
En fâcheuse posture dans l'Arctique, l'aventurier bernois Thomas Ulrich a été secouru samedi soir par un hélicoptère russe.
Il se trouvait dimanche en sécurité dans une station météorologique en Sibérie, a précisé à l'AP son équipe de soutien basée à Interlaken. Il ne souffre pas de gelures et se porte bien.
Thomas Ulrich a rencontré des difficultés liées à une couche de glace insuffisante dès le début de son expédition, commencée mercredi. Le Bernois, âgé de 39 ans, prévoyait de traverser en solitaire le pôle Nord depuis le cap Arktitcheski (archipel Severnaïa Zemlia) jusqu'à l'île canadienne de Ward Hunt, soit un périple de 1725 kilomètres qu'il souhaitait boucler en 100 jours.
Il était avait équipé d'un téléphone satellitaire, d'un bateau gonflable et de réserves de nourriture qu'il tirait sur un traîneau.
Mais jeudi déjà, il a lancé un message de détresse après avoir perdu une partie de son matériel. Les opérations de sauvetage n'avaient pas pu démarrer vendredi en raison des conditions météorologiques.
Mike Horn en route
Peu avant l'arrivée du printemps, de nombreux aventuriers tentent d'atteindre le pôle Nord, à ski ou sur des traîneaux tirés par des chiens.
Une Franco-finlandaise, Dominick Ardouin, avait péri en entreprenant une expédition analogue en solitaire en 2004. En juin 2005, les sauveteurs de Taïmyr ont évacué deux touristes américains sur cet itinéraire.
Par contre, rappelons que l'aventurier sud-africain Mike Horn, suisse d'adoption depuis de nombreuses années, ainsi que le Norvégien Borge Ousland, en sont au 49ème jour de leur expédition «North Pole Winter Expedition»; ils sont partis du cap Arktitcheski le 21 janvier dernier pour rallier le Pôle Nord, dans l'obscurité permanente de la nuit polaire...
Guide, charpentier et photographe
Thomas Ulrich vit à Interlaken. Il est marié et père de trois enfants. Charpentier de métier, il figure aussi parmi les aventuriers-photographes les plus renommés au monde. Plusieurs de ses reportages ont été publiés dans le magazine «National Geographic».
Depuis quatre ans, ce guide de montagne est également actif en tant que caméraman et producteur de film. Pour la télévision suisse, il a notamment filmé sur l'Eiger et sur l'Everest.
swissinfo et les agences
Faits
Thomas Ulrich vit à Interlaken (canton de Berne)
Il a 39 ans, est marié et père de trois enfants.
Sa profession: charpentier, guide de montagne et photographe.
Depuis quatre ans, il est également actif en tant que caméraman et producteur de film.
Pour la télévision suisse, il a notamment filmé sur l'Eiger et sur l'Everest.