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Selon un rapport publié lundi à Genève par l'organisation, à la veille de la Journée internationale des femmes, trois femmes sur dix, soit 649 millions de femmes, ne peuvent s'appuyer sur une protection adaptée de la maternité. Une convention de l'Organisation internationale du travail (OIT) impose un congé de trois mois et demi au moins, avec au moins deux tiers du salaire antérieur, financé par l'assurance sociale ou des fonds publics.
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Au total, 82 des 185 pays étudiés n'honorent pas ces règles. Même si des avancées ont été obtenues sur dix ans, au rythme actuel, il faudra au moins 46 ans pour obtenir des droits minimaux en matière de congé de maternité et l'objectif pour 2030 ne sera pas atteint.
La pandémie "nous a montré à quel point les aides à la personne sont importants" pour la société, a affirmé à la presse une responsable de l'OIT. Plus de 2 millions de mères ont quitté le monde du travail en 2020, selon une étude récente de l'OIT et de l'ONU.
Problème, plus de 1,2 milliard d'hommes habitent dans des pays où le congé de paternité n'existe pas, alors qu'il permettrait une meilleure répartition des responsabilités. Lorsqu'il est appliqué, il est de courte durée, neuf jours en moyenne. Et de nombreux hommes n'y recourent pas, notamment parce qu'il leur coûte trop en termes de rémunération.
Appel à des milliards de dollars
Certains travailleurs n'ont pas accès à plusieurs protections. Parmi eux figurent les indépendants, les travailleurs de l'économie informelle, les migrants, les parents adoptifs ou encore les parents LGBTQI+. Dans seulement 40 pays, les femmes enceintes ou allaitantes ont le droit d'être protégées contre les travaux dangereux.
Seuls 53 pays offrent un droit à un congé payé pour les examens médicaux prénataux. Les congés, la sécurité des revenus et les infrastructures pour l'allaitement manquent aussi dans de nombreux pays.
Les besoins en aides de longue durée pour les personnes âgées et les personnes handicapées ont eux largement augmenté en raison du vieillissement de la population et de la pandémie. Mais l'accès aux aides, notamment à domicile, reste inaccessible.
L'institution appelle à investir 5400 milliards de dollars d'ici 2035. Une partie pourrait être compensée par une augmentation des recettes fiscales des revenus et des emplois supplémentaires.