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Hier, il y a si longtemps, pendant que la femelle humaine s’occupait de sa progéniture, du feu et de la bouffe, le mâle humain allait à la chasse, en risquant parfois sa vie en affrontant des bêtes féroces.
Hier encore, mais il n’y pas si longtemps, pendant que la femme s’occupait des enfants, du ménage et des repas, l’homme se consacrait quasi entièrement à son travail voire à son patron, en risquant parfois sa vie en faisant trop d’heures supplémentaires.
Aujourd’hui, dans de nombreuses régions du monde, dites civilisées ou démocratiques, ou les deux à fois, le couple se tue au boulot pour des multinationales, de plus en plus anonymes tous azimuts. Et la crèche et les services sociaux se préoccupent de leur(s) enfant(s). Pendant que d’autres, les patrons et les actionnaires, font du ski ou se bronzent au soleil, à condition que l’obnubilation du fric n’ait pas trop détérioré leurs petites et mesquines cervelles, bien entendu.
Malheureusement, la marche arrière n’est possible que mécaniquement, dans le domaine de l’automobile.
Donc: quoi inventer pour s’évader de ce bourbier?
Donc, donc, donc... ma mère est son four et mon père à son moulin, plus proche du moulin à prières que celui du meunier.
Je suis debout face de mon far dans son boudoir. C’est-à-dire: face à la gueule enfariné qui a essayé de me reproduire en mieux, mais en vain vu son l’âge, lors de la deuxième partie de sa dernière sieste coupée d’un entracte soit de tout à l’heure.
Et je lui dis:
- Nå eller aldri. (Maintenant ou jamais en norvégien.) ...