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L'échelle à trois paliers de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le traitement de la douleur cancéreuse reste d'actualité pour s'opposer aux douleurs nociceptives. Au premier palier, les inhibiteurs sélectifs des cyclooxygénases sont venus élargir le choix du praticien bien qu'aucune étude ne soit disponible pour conforter cette utilisation. Les inhibiteurs sélectifs de la COX-2 provoquent moins d'effets secondaires digestifs et l'absence d'effet antiagrégant plaquettaire peut être un avantage utile chez les patients souffrant d'une thrombopénie tumorale ou toxique. De plus, leur utilisation devrait être préférée aux AINS classiques chez les patients pour lesquels le maintien d'une prévention secondaire cardiovasculaire par l'acide acétylsalicylique est justifié. Bien que quelques évidences expérimentales et cliniques suggèrent un effet antitumoral potentiel dans certaines situations, leur utilité comme traitement préventif ou adjuvant oncologique reste à confirmer. Enfin, en présence de comorbidités cardiovasculaires, rénales ou hépatiques ou de certaines comédications, d'autres médicaments comme le paracétamol ou des opioïdes devraient être préférés.