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Le ministre de la défense Guy Parmelin veut un crédit de 10 millions de francs pour étudier l'achat d'un nouvel avion de combat. Le Parlement devrait se pencher sur cette demande début 2017. En attendant, l'armée doit continuer à voler avec les deux avions actuels.
Un nouvel avion de combat est nécessaire pour assurer la défense de l'espace aérien suisse, insistent les experts mandatés par le gouvernement dans un rapport intermédiaire. Le rapport définitif devrait paraître au printemps 2017, trop tard pour la demande de crédit d'étude pour un nouveau jet de combat, note le Département fédéral de la défense.
Eviter une lacune
Le calendrier prévoit une décision sur le type de jet de combat d'ici 2020, afin que le Parlement puisse statuer sur le crédit d'acquisition en 2022. Les premiers avions seraient livrés à partir de 2025 et la flotte serait opérationnelle en 2030.
Or, les F/A-18 arrivent à échéance en 2025. Pour éviter une lacune sécuritaire, Guy Parmelin veut permettre à l'armée de continuer à voler avec la flotte actuelle, les F/A-18 et les F-5 Tiger.
Le ministre de la défense aimerait utiliser plus longtemps les F/A-18 en les remettant à niveau, pour des coûts ne dépassant pas 490 millions de francs. Ces crédits devraient être inclus dans le programme d'armement en 2017, au plus tard en 2018.
Prématuré, sans plan B, mépris de la volonté populaire: les opposants à l'armée ne sont pas tendres envers le projet du ministre de la défense. Le Groupe pour une Suisse sans Armée (GSsA) veut tout faire pour que le peuple ait le dernier mot.
Pour le GSsA, l'annonce de Guy Parmelin concernant un crédit de 10 millions de francs pour étudier l'achat d'un nouvel avion de combat, et sur lequel le Parlement devrait se pencher début 2017, est pour le moins prématurée et incongrue, fait-il savoir lundi dans un communiqué. Les conclusions du groupe d'experts ad hoc ne sont attendues qu'au printemps 2017, argue le groupe.
Guy Parmelin ne prend pas en compte le «non» du peuple au Gripen et ne respecte pas les délais qu'il s'est lui-même fixés pour le plan d'acquisition. «Le GSsA portera toute son attention sur le processus d'acquisition de ces avions et se mobilisera pour garantir que les droits des citoyennes et des citoyens soient respectés», dit Amanda Gavilanes, secrétaire du GSsA, citée dans le communiqué.
swissinfo.ch avec la RTS et les agences (Téléjournal du 21.11.2016)