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Don Giulio, jeune prêtre, quitte la petite île où il officiait depuis dix ans. Il vient d'être nommé dans une paroisse de Rome, sa ville natale. Là, il retrouve ses parents et ses vieux amis. Il découvre des gens névrosés, engagés dans des voies de garage aussi diverses les unes que les autres : terrorisme, claustrophobie, mysticisme. Il se tourne alors vers sa famille. Mais elle est désunie et personne ne veut de son aide.
Critique
Auteur et interprète, Nanni Moretti a toujours eu une prédilection pour les personnages qui s'immiscent dans la vie des autres en croyant faire leur bonheur. Il appartient, comme son personnage, à cette génération qui eut 20 ans en 1968. Son film brosse le tableau ironique d'une Italie qui, après la fin de la grand-messe de la gauche radicale, a dû subir la vague brigadiste. Le talent de Moretti, c'est d'avoir su filmer son petit monde à la dérive d'une caméra aérienne, sans effets de virtuosité. Le film s'achève comme il a commencé, sur une scène de mariage où l'assistance se met à danser. Don Giulio, comme Moretti, rêve d'un monde où la messe, ou, si l'on préfère, la fête, ne finirait jamais.
Jacques Siclier, Télérama