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Lors de la cérémonie, le quadriréacteur, livré devant plus de 500 personnes
(salariés d'Airbus, de Singapore Airlines et de journalistes) doit rouler mais pas voler.
Lundi matin à Toulouse, Tom Enders, PDG d'Airbus, a remercié "les ingénieurs,
techniciens et membres du personnel" ainsi que les clients et les sous-traitants.
"Nous sommes reconnaissants du soutien qu'ils ont apporté à Airbus et de leur fidélité
pendant les moments difficiles."
L'A380 doit partir mardi pour Singapour, d'où il effectuera son premier vol commercial
le 25 octobre en ralliant Sydney. Les places de ce vol aller-retour, mises aux enchères sur
eBay, ont rapporté 1,3 million de dollars qui seront reversés à des oeuvres caritatives.
L'A380 pourra transporter 525 passagers en aménagement standard,
et jusqu'à 853 en charter. Il totalise à ce jour 189 commandes fermes et engagements
d'achat émanant de 16 clients, principalement de la région du Golfe, d'Asie et d'Europe.
La livraison de cet avion très attendu, rival annoncé du Boeing 747
(450 places, seul super jumbo dans les airs depuis 1970) a été repoussée à cause
des problèmes d'industrialisation, notamment dans l'assemblage des câblages électriques.
Ces difficultés ont mis en lumière le manque d'intégration entre les différentes
composantes d'Airbus et conduit à la simplification de la direction franco-allemande.
Les charges liées au retard de l'A380 ont pesé pour 2,5 milliards d'euros
dans l'exercice 2006 d'Airbus, en perte de 572 millions d'euros.
La facture totale de la crise devrait dépasser 6 milliards d'euros d'ici à 2010.