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Chez le rat comme chez l’homme, un dysfonctionnement des neurones producteurs d’orexines, hormones impliquées notamment dans la vigilance et l’éveil, jouerait un rôle dans les désordres paniques : épisodes d’anxiété sévère récurrents, accompagnés d’une réponse cardiorespiratoire augmentée (Nature Medicine, 2010;16 :111-5).
Dans le modèle du rat, l’induction d’un état d’anxiété par inhibition de la synthèse gabaergique dans l’hypothalamus va de pair avec l’activation des neurones producteurs d’orexine. Le comportement redevient normal lorsque le gène codant pour l’orexine est réprimé, ou si le récepteur de l’orexine est bloqué.
Or, chez des patients atteints d’anxiété panique (n=53), non traités médicalement, et présentant également des tendances suicidaires, le liquide cérébrospinal contient des concentrations anormalement élevées d’orexine.
Ces résultats suggèrent que les antagonistes des récepteurs de l’orexine constituent une nouvelle approche thérapeutique pour le traitement des attaques de panique.