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Phases de construction de la ligne Lausanne – Echallens – Bercher LEB
Sitôt la première concession octroyée en 1872, le premier coup de pioche pour la construction de la ligne Lausanne-Chauderon à Cheseaux fut donné et l’inauguration de ce tracé eut lieu le 4 novembre 1873. Une deuxième concession fût accordée et permit la construction de la section Cheseaux-Echallens, inaugurée en 1874.
Le 1er juillet 1886, les chambres fédérales octroient par arrêté une concession à une nouvelle compagnie, le Central-vaudois, pour le tronçon Echallens – Bercher. Cette décision est surtout été motivée par le trafic de marchandises lié à la condenserie Nestlé à Bercher et estimé à 10 000 tonnes par année. Ce tronçon fut inauguré le 24 novembre 1889. La société Nestlé y participe par une subvention importante sur le plan financier de l'entreprise.
Il fallut attendre le 28 mai 2000 pour voir la prolongation de la ligne jusqu'au Flon, lieu de départ du L-O (Lausanne-Ouchy).
En novembre 1872, avant même que la ligne du Lausanne – Échallens ne soit mise en exploitation, un comité chargé d'étudier des extensions à cette ligne se forme. Plusieurs tracés sont proposés :
- Un premier dit « rive droite de la Menthue » de 35 kilomètres passe par Sugnens, Poliez-le-Grand et Thierrens pour arriver à Cugy-Monthey.
- Le tracé suivant est dit « rive gauche de la Menthue ». Il relie lui aussi Échallens à Cugy-Montet en passant par Sugnens, Fey, Bercher, Vuissens et aboutissant à Payerne.
- Le projet d’Echallens à Yverdon devait passer par Essertines pour une longueur de 15 km.
- Le dernier tracé partant d'Échallens pour rejoindre La Sarraz est prévu ainsi qu'un autre à destination de Moudon.
Le comité d'initiative alors formé le 24 novembre 1872 convoque une assemblée le 24 février 1878 pour débattre sur les deux tracés joignant Cugy-Montet, mais les choses ne vont pas bouger jusqu'en 1884 où le comité se réactive. Il est remplacé le 14 mai 1885 par un comité d'exécution.
Électrification
Dès le début des années 1920, le conseil d'administration du LEB prévoit d'étudier sérieusement l'électrification de la ligne à cause, notamment, de la gêne de la vapeur de plus en plus marquée sur la partie urbaine du trajet. La première automotrice roule dès 1935 et elle est alimenté par une tension de 1 500 V à courant continu.
De 1966 à 1972, l'exploitation du funiculaire reliant Cossonay-Gare à Cossonay-Ville est gérée par le LEB. Ce funiculaire est actuellement géré par la société MBC.
Le LEB passe sous le giron des tl en 2013
En décembre 2013, le LEB est repris pour la partie opérationnelle par les transports publics de la région lausannoise ( tl ). Le personnel a donc été repris par sa grande sœur lausannoise et dès juillet 2015, ils ont le même uniforme que les tl.
La Brouette ! Pourquoi ce surnom ?
Le premier projet a envisagé le système français Larmanjat afin de rester économique. Guidé par un rail unique noyé dans la chaussée, il n'entrave pas le trafic routier et peut même atteindre les dix-neuf kilomètres par heure en vitesse de pointe. Mais, au dire d'un ingénieur qui a vu circuler ce train, la locomotive abandonne fort souvent la voie pour courir à droite et à gauche, telle une brouette, surnom que l'on donne toujours au LEB.
Le Grand Conseil octroya en 1872 à la nouvelle compagnie du Lausanne-Echallens une concession pour la construction un chemin de fer à deux rails et à voie étroite. Le L-E est donc le premier chemin de fer de Suisse à voie métrique.
Anecdote :
Lors des huit premiers mois d'exploitation, un sapeur, surnommé le nègre fédéral, doit marcher en avant-coureur, muni le jour d’un drapeau et la nuit d’un falot, devant le train à l’Avenue d’Echallens en criant à tue-tête : « Gare, voici le danger !»