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Dernière modification: 4 Novembre 2020
Satan, plus généralement le diable, a toujours endossé le rôle de la figure du mal dans l'histoire de l'humanité.
Dans les religions monothéistes (judaïsme, christianisme et islam), il est la représentation du mal, contraire du bonheur des êtres humains et de Dieu lui-même. Pour le bien et le mal, on est dans la même réalité qu’avec une pièce de monnaie pile ou face.
Satan vient d’un mot araméen puis hébreu et arabe - sheitan - qui donne une identité au diable et lui confère d’être le prince des démons, des diables.
Le mot "diable" vient de diabolos "diviseur" ; c'est le contraire du symbolos, le symbole qui permettait à deux personnes de se reconnaître, en portant les deux pièces d'un même puzzle ou d’une même poterie, portées par les personnes devant se reconnaître et qui s’assemblent parfaitement.
Mais la vie n'est pas aussi simple et tranchée entre le Bien et le Mal. Il y a souvent des nuances !
La figure de Satan est attirante : on rencontre parfois des personnes qui ont un look gothique, satanique voire vampirique : habits noirs, éventuellement rouges, maquillage blanchâtre, lentilles de contact qui déforment la pupille ou dentitions aux canines proéminentes... un aspect physique travaillé et étudié auquel on peut trouver un certain romantisme et qui a l’avantage d’être immédiatement reconnaissable. C’est comme les membres disséminés d’un groupe international avec ses propres codes.
Ces personnes souhaitent-elles pour autant le mal des autres ? La plupart du temps, c’est plutôt une manière de se démarquer, de montrer une différence voulue et assumée, de ne pas « faire comme tout le monde », de revendiquer la liberté que le diable peut représenter vis-à-vis d'une autorité étouffante - comme une forme de rébellion contre le pouvoir. Comme l’habit ne fait pas le moine, le noir ne fait pas le diable.
Tout changement dans l’attitude ou l’apparence d’un proche doit éveiller des questions, pas pour que ce proche revienne à son apparence première, mais pour avoir la certitude qu’il ou elle est libre et bien consciente de son souhait de paraître autrement. Ça peut être l’occasion d’une discussion enrichissante.