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Historique
- Fin du 19ème - début 20ème
- 1936 - Premier registre des membres
- 1943 - Premier pasteur
- 1999 - Nouveaux locaux actuels
- 2007 - Création de la FREE
A propos de nous
Sans que nous ayons des indications très précises, c’est vers la fin du 19ème – début du 20ème siècle- que nous pouvons situer les débuts de notre communauté. En effet, suite au réveil dit de Genève (début du 19ème), et en raison du rationalisme qui avait cours au sein de l’Eglise officielle, quelques personnes ont commencé à se réunir, d’abord chez des particuliers, et assez rapidement dans une salle. Il est vite apparu que ce groupe allait constituer une nouvelle communauté en marge de l’Eglise Nationale. Les frères jules et Alfred Jeannet allaient être, parmi d’autres, les chevilles ouvrières de cette nouvelle communauté. Il est d’ailleurs à noter que ces mêmes frères ont également eu partie liée avec l’Eglise Libre de Neuchâtel.
C’est avant la première guerre mondiale que ce groupe de personnes s’est constitué en Eglise, et a pris le nom d’ « Evangélisation Populaire ». Historiquement parlant, il faut noter le passage de la « Mère Commune » des Montagnes Neuchâteloises, comme dans d’autres endroits d’ailleurs, de John Alexander, père. Il s’en est suivi une scission au sein de l’Evangélisation Populaire. Ce fut, au Locle, la naissance de « L’Alliance Biblique », devenue plus tard « L’Action Biblique », avec laquelle nous avons maintenant une bonne collaboration. Une partie des membres de la communauté n’a pas pu, ni voulu se rallier à ce nouveau mouvement. Ils ont alors quitté le rassemblement et continué à se rassembler dans les locaux de la Stadtmission, en sous-location. C’est cette assemblée qui est restée « Evangélisation Populaire ». Ces évènements se situent vers 1925-1926.
Après cela, tirant la leçon de ces évènements douloureux, l’Eglise s’est assez rapidement mieux structurée, en se dotant, entre autres, de statuts dont un ou deux exemplaires existent encore.
Historique
En parcourant les procès-verbaux de l’époque, on peut noter des éléments intéressants. En particulier le fait que dans les débuts du nouveau départ, les sœurs ont joué un rôle important. Et durant un certain nombre d’années, deux ou trois d’entre elles ont fait partie du conseil de direction de l’assemblée. On note aussi que c’est déjà en 1936 qu’un registre des membres est constitué.
On y découvre encore qu’au début des années trente on cherche un local plus spacieux. C’est en 1937 que l’assemblée s’installe, à la rue Daniel-JeanRichard 33. Il faut attendre le début des années quarante pour trouver une réflexion à propos de l’engagement d’un pasteur. Jusque-là, en effet, les frères se sont répartis les tâches. Ils ont souvent fait appel à des ministères extérieurs, tels ceux de Paul Tissot, Paul Perret, Daniel Bourquin, Henri Weber...plus quelques autres. Finalement, c’est en 1943 que l’Eglise fait appel au pasteur Georges Vuilleumier revenu de Belgique à cause de la guerre. C’est aussi à cette époque que « L’Evangélisation Populaire » devient « Eglise Evangélique Libre » et qu’elle entre dans la Fédération. En 1949, Georges Vuilleumier et son épouse ont vu leur chemin de retourner en Belgique. C’est alors Gaston Christinat, avec sa famille, qui prend le relais jusqu’en 1954.
Arrive alors au Locle un jeune pasteur, Jacques Dubois, qui y restera huit ans. C’est durant son ministère ici qu’il s’est marié. Deux ans après leur départ pour Paris, en 1964, l’Eglise fait appel à Samuel Dind qui arrive avec femme et enfant. Son ministère se poursuivra jusqu’à sa retraite en 1998.
En novembre 1980 l’Eglise emménage dans des locaux au rez-de-chaussée de l’immeuble Banque 7, au centre-ville, et ceci jusqu’en 1999. C’est alors qu’un nouveau tournant est pris. La communauté prendra ses nouveaux quartiers en dehors du centre ville, cette fois-ci, dans l’ancien foyer Tissot, à la rue de Beau-Site 27. Des locaux spacieux et confortables, rénovés en partie par les membres de l’Eglise.
C’est à cette même époque qu’un successeur est trouvé à Samuel Dind en la personne de Roger Sewell. En provenance de Villefranche s/Saône - France, il s’installe au Locle en compagnie de son épouse et de ses trois enfants. En novembre 2006 le projet de fusion entre les Assemblées et Eglises Evangéliques en Suisse Romande (AESR) et les Eglises de la Fédération des Eglises Evangéliques Libres (FEEL) abouti et donne naissance au 1er janvier 2007 à la Fédération Romande d’Eglises Evangéliques (FREE).
Suite au départ de Roger Sewell et de sa famille pour l’église FREE de Meyrin en août 2009, l’église libre vivra une période de vacance pastorale jusqu’en mai 2010 date de l’arrivée, en provenance de Moutier, de Daniel Salzmann, de son épouse et de leurs 4 enfants. Depuis 2016, suite au départ de la famille Salzmann à la fin de leur mandat, c’est Thierry Wirth, également pasteur à l’église libre de Boudry, qui officie en tant que pasteur.
L’EEL du Locle est une Eglise de petite à moyenne importance. Accroître le nombre des membres n’est pas facile. En effet, en raison d’une situation économique stagnante, puis fortement en crise, les jeunes sont régulièrement partis de la région, à part quelques heureuses exceptions. Mais c’est la raison pour laquelle la moyenne d’âge est plutôt élevée. Nous pouvons reprendre la remarque de l’un de nos prédécesseurs : « Nous travaillons pour l’exportation ! ». A ceci , nous pouvons ajouter que si l’exportation est bonne, alors c’est aussi un sujet de reconnaissance pour nous, et une invite à l’humilité pour les communautés des localités plus centrées qui voient leur rang grossir par cet apport des régions périphériques. Un de nos grands sujets de reconnaissance est le fait que nous avons vu se lever plusieurs jeunes qui se sont formés puis engagés dans un service pour le Seigneur.
Par la grâce seule de Dieu, l’Eglise Evangélique Libre du Locle poursuit son chemin. Puisse-t-elle le faire dans une fidélité renouvelée à son Seigneur
Le Locle, mars 2017