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1954
Après plusieurs échecs sur le fil, 1954 vit enfin notre équipe fanion s’octroyer la première place de son groupe et sa promotion en 3e ligue. Au début de la saison, et après 15 ans de présidence, Francis Ketterer avait transmis le flambeau à son frère Bernard. Pour sa première année à la direction du club il ne pouvait être mieux comblé. Si nos rencontres étaient suivies avec beaucoup de plaisir, il faut tout de même admettre que celles de la Coupe du Monde (1954), à Lausanne particulièrement, enthousiasmèrent encore davantage les amateurs de football. De là naquit parmi nous l’idée d’une cagnotte en vue de suivre sur place les prochaines joutes mondiales, en Suède (1958), ainsi qu’en Angleterre (1966), ce qui fut fait. Le Chili (1962) était un peu trop loin (voire trop cher). Entre deux, et au vu des disponibilités de cette cagnotte (qui subsiste toujours en vue du Mexique 1970), quelques pointes furent poussées jusqu’à Séville et Berlin.
1955-1957
Notre première saison en 3e ligue se solda très honorablement par une 5e place au classement final. Nos juniors B finirent 3e et nos C 4e; ils méritèrent bien ainsi uno belle sortie à Macolin. Cette saison vit également notre première participation à la Coupe, suisse. En juin 1955, nous quittons le café du Midi et nous nous “installons” au café Vaudois pour nos réunions et nos assemblées.
En 1956, quelques anciens internationaux suisses chevronnés décidèrent de former une équipe pour poursuivre la pratique de leur sport favori. C’est dans ce but que MM. J.P. Friedlander, G. Stuber, N. Monnard, A. Hug, Mosena, Rickli s’adressèrent à la Concordia et que fut ainsi créée notre section de vétérans. L’appui total de ces vedettes du ballon rond nous permit de battre, en Coupe suisse, notamment Bussigny (2e ligne) par 6-1, puis Sierre (1ere ligue) par 3-1, pour ne succomber que devant La Chaux-de-Fonds (ligue nationale A). Nous n’avions jamais encore fait de telles entrées lors de nos rencontres où près de 2000 personnes se pressaient à nos guichets (terrain du FC Malley à Vidy). Et depuis 13 ans déjà, presque chaque samedi, nos “anciens” continuent de se dérouiller les jambes en conduisant le ballon rond vers le fond des buts adverses tout en l’empêchant de pénétrer dans le leur. De plus en plus souvent, jeunes et moins jeunes se retrouvaient loin des stades. Qui, des participants, ne se souvient de nos ébats dans les neiges du Gornergrat, dans les eaux du lac de Champex, ou dans le car nous ramenant d’Annecy?
Au printemps 1956, c’est un voyage de 6 jours aux PAYS-BAS qui enthousiasma une vingtaine de nos membres. Après Cologne, Amsterdam, Rotterdam et La Haye, nous sommes mémorablement reçus, nourris et logés à Dordrecht par les familles de nos futurs adversaires. Les longues marches du lendemain matin à travers la ville, entre autres, ne nous permirent pas de nous présenter en pleine forme sur le terrain; aussi, après avoir résisté une mi-temps, la loi des moins fatigués nous fut imposée. L’année suivante, ce sont les CHATEAUX DE LA LOIRE qui attirèrent plus de vingt Concordiens. Cinq jours durant, on se prélassa joyeusement entre Tours, Orléans et Paris. C’est également à partir de cette époque que l’on pris l”excellente habitude de se réunir autour de beaux morceaux de viande rôtis en plein air. Cette broche est devenue maintenant traditionnelle et, à chaque mois de juin, membres, épouses, enfants, amies et amis se retrouvent toujours plus nombreux pour partager ensemble gigots, rôtis ou poulets. D’abord organisée près de Montherond. elle se fait depuis 1961 à “Bois désert” près de Montricher, après un rallye-auto toujours très animé. Nos juniers également adoptèrent ce genre de sport très vite, et leur broche annuelle au Mont-de-Pully, précédée d’un rallye à pied, ne le cède en rien à celle de leurs aînés. Cette petite fête gastronomico-sportive ne pouvait donc que figurer également parmi les manifestations de notre 50e anniversaire. Toutes ces réussites, hors des terrains de football, prouvent bien que notre sport d’équipe crée de réelles et durables amitiés. Pourtant en 1959 nous devons retirer notre seconde garniture faute de joueurs, alors que les “vieux” (moyenne d’âge 43 ans), que rongeait encore le virus du foot, concluaient un dernier match (pour la plupart) à Dorénaz. Ils y battirent même l’équipe du lieu par 3-1.