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Health
Des travaux publiés dans le «British Medical Journal» confirment que les femmes prenant une contraception orale oestroprogestative ont moins de risques de développer un cancer des ovaires de moins que celles qui ne prennent pas la pilule.
On l'a souvent accusée d'augmenter le risque de cancer du col de l'utérus, du foie ou du sein. Mais pour le cancer des ovaires, la pilule combinée (qui contient à la fois un progestatif et un oestrogène) aurait l'effet inverse. C'est ce que confirme une étude publiée fin septembre dans le «British Medical Journal» (BJM). Selon ces travaux, le risque de développer un cancer des ovaires serait 21% plus faible chez celles qui prennent une pilule oestroprogestative que chez celles qui ne prennent pas de contraception orale.
Cette étude a été menée sur des données récoltées au Danemark entre 1995 et 2014, sur près de 2 millions de femmes âgées de 15 à 79 ans. Les chercheurs ont découvert que plus la pilule combinée est prise longtemps, plus le risque de développer un cancer des ovaires est bas. Les pilules ne contenant qu'un progestatif (aussi appelées «minipilules») n'auraient pas le même effet protecteur que la combinée, notent les chercheurs.
Déjà en 2008
Ce n'est pas la première fois que des recherches mettent en évidence un lien entre pilule oestroprogestative et réduction du risque de cancer des ovaires. En 2008, une large étude internationale avait déjà établi cette conséquence bénéfique, et ce même chez les femmes ayant arrêté la contraception orale depuis de nombreuses années. Cinq ans plus tard, une nouvelle étude reprenant les travaux publiés sur le sujet confirmait une diminution du risque.
La nouvelle étude publiée dans le «BJM» démontre que l'effet protecteur reste le même avec les pilules combinées mises récemment sur le marché.