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Cinq mois après les élections fédérales, la vague verte se confirme à Genève. Dimanche, lors des élections générales des 45 communes du canton, les Verts ont gagné des sièges.
Au premier tour, les Verts placent un second magistrat au Conseil administratif de la Ville de Genève, selon les résultats anticipés basés sur près de 95% des votants. Le socialiste Sami Kanaan, unique magistrat sortant de la première ville du canton à se représenter, arrive en tête de l'élection à l'exécutif, sans pour autant obtenir la majorité absolue.
Il est suivi par ses trois colistiers, la socialiste Christina Kitsos et les Verts Frédérique Perler et Alfonso Gomez. Le PLR Simon Brandt décroche la cinquième et dernière place. Pour l'heure, il permet à la droite de conserver son unique siège à l'exécutif de la Ville de Genève, détenu jusqu'à présent par le PDC Guillaume Barazzone qui ne se représentait pas à cause de l'affaire des notes de frais.
Alliances élargies?
Les candidats écologistes se réjouissent de la confirmation de la vague verte, qui "ne s'est est pas faite au détriment du PS". Selon Alfonso Gomez, les Verts auraient gagné de nouveaux électeurs. Les quatre candidats en tête souhaitent repartir ensemble au second tour. Une alliance avec l'extrême gauche dépendra de son résultat au délibératif.
Afin de contrer ce bloc, le PLR Simon Brandt appelle à une alliance de la droite élargie pour soutenir sa candidature et celle de la PDC Marie Barbey, qui pointe à la sixième place. Mais le PDC refuse de s'allier avec le MCG et l'UDC. Distancée à la dixième place, la PDC Alia Chaker Mangeat se retire et invite à soutenir sa colistière.
La Vert'libérale Susanne Amsler parvient à la septième place. Elle est suivie par Maria Perez, du Parti du Travail, et Pierre Bayenet, d'Ensemble à Gauche, qui souhaite une alliance élargie de la gauche au second tour. Quant aux MCG Luc Barthassat, ex-conseiller d'Etat PDC, et Daniel Sormanni, ils arrivent en onzième et douzième position.
Les assemblées générales des partis décideront des stratégies pour l'élection au second tour des exécutifs, qui aura lieu le 5 avril. Le délai pour le dépôt des listes est fixé à mardi midi.
Délibératifs plus verts
La vague verte touche aussi le Conseil municipal de la Ville de Genève, où les Verts passent de 8 à 18 sièges, selon les résultats anticipés. Ils deviendraient ainsi le deuxième parti du délibératif - qui compte 80 élus - après le PS (19) et avant le PLR (15), qui conservent leurs sièges. L'autre gagnant de ce scrutin serait l'UDC. Pour l'heure, le parti passe de 6 à 8 sièges.
Le MCG et le PDC perdent chacun 4 de leurs 11 sièges. L'extrême gauche perd aussi 4 sièges. Avec 7,48% des suffrages, Ensemble à Gauche parvient à dépasser le quorum fixé à 7% et à obtenir 6 sièges, tandis que le Parti du travail frôle les 4%. Si ces résultats se confirment, la majorité du Conseil municipal de la Ville de Genève basculera à gauche.
Les Verts estiment avoir plus que doublé leur représentation dans les délibératifs par rapport à 2015. Ils gagnent des sièges dans une quinzaine de communes, dont 10 en Ville de Genève et 4 à Carouge. Souvent alliés au PDC, les Verts'libéraux confirment leur bon résultats des élections fédérales de l'automne en entrant dans les délibératifs de huit communes.
PLR et MCG perdants
Toujours ébranlé par l'affaire Maudet, le PLR continue à perdre des voix. Le premier parti du canton recule dans les délibératifs d'une vingtaine de communes, dont Anières, Chêne-Bougeries, Onex et Prégny-Chambésy. Quant au MCG, il perd une trentaine d'élus et disparaît des délibératifs de Carouge et de Thônex.
Les Verts devraient aussi réussir à décrocher des sièges dans les exécutifs d'autres communes. A Chêne-Bourg, le trio de tête est composé d'un Vert, d'une PLR et d'un PS, au détriment des autres candidats de l'Entente (PLR-PDC). A Versoix, une Verte arrive en seconde position, détrônant un magistrat sortant PLR.
Genève: Accès à la vaccination dès 16 ans à partir de mercredi
Genève va ouvrir l'accès à la vaccination contre le Covid-19 à toute la population dès 16 ans à partir de mercredi. Les autorités sanitaires, qui se réjouissent d'une certaine détente sur le plan épidémiologique, encouragent toutes les catégories d'âge à s'inscrire dès à présent pour se faire vacciner.
"La vaccination qui est très efficace est au rendez-vous pour nous faire sortir de cette crise", a indiqué vendredi Adrien Bron, directeur général de la santé. Grâce à d'importantes livraisons de doses, le canton pourra ouvrir plus tôt que prévu la vaccination à toute la population. La semaine dernière, le canton misait sur la fin du mois.
Les 62'000 personnes de moins de 45 ans qui sont déjà inscrites sur le site https://ge.covid-vaccin.ch/ recevront des rendez-vous ces prochains jours. Le dispositif de vaccination mis en place par le canton est prêt et robuste pour une montée en charge, a assuré M.Bron. Actuellement, 15% de la population bénéficie d'une couverture vaccinale complète.
Avec en moyenne moins de 100 nouveaux cas par jour, la situation se détend dans le canton. Mais le variant indien, identifié à Genève la semaine dernière chez deux personnes revenant de voyage, préoccupe les autorités. Une quinzaine de cas ont été répertoriés cette semaine chez des personnes qui n'ont pas voyagé, a relevé Aglaé Tardin, médecin cantonale.
Ce variant, qui est plus contagieux, circule donc à Genève. La surveillance des contacts ainsi que des contacts des contacts a été renforcée. Des questions sur l'efficacité du vaccin contre ce variant demeurent. Toutefois, la médecin cantonale relève que le vaccin protège efficacement contre les formes graves de la maladie même pour le variant indien.
A Meyrin, le feu dévale la façade d'un immeuble par les balcons
Un incendie a éclaté jeudi sur le balcon d'un appartement situé tout en haut d'un immeuble de quatre étages, à Meyrin (GE). Le feu s'est rapidement propagé à toute la façade du bâtiment, descendant de balcon en balcon par les stores en fusion. Huit personnes ont été incommodées par les fumées, dont une a été hospitalisée.
L'alerte a été donnée peu avant 16h00. Les pompiers sont intervenus en force avec 26 hommes et 10 véhicules, a indiqué Frédéric Jaques, lieutenant-colonel au Service d'incendie et secours (SIS). Les hommes du feu professionnels ont été aidés par les pompiers de Meyrin.
Les flammes ont détruit les meubles et les frigos qui étaient entreposés sur les balcons situés au-dessous de l'appartement d'où le feu est parti. Une enquête de police a été ouverte. Elle devra déterminer les causes de l'incendie, a fait savoir le lieutenant-colonel Jaques.
L'opération "La nuit est belle" de retour dans le Grand Genève
Organisée pour la première fois en 2019 à l'échelle du Grand Genève, l'opération "La nuit est belle" prend de l'ampleur. Au total, 290 communes suisses et française s'engagent à éteindre leur éclairage public vendredi 21 mai.
Cette initiative inédite en Europe a pour but de sensibiliser la population aux méfaits de la pollution lumineuse. Cette deuxième édition qui aura lieu en même temps que la Fête de la Nature mettra l'accent sur la biodiversité nocturne en proposant de nombreuses activités pour découvrir la faune.
La date du 21 mai n'a pas été choisie au hasard. Elle correspond à une lune aux trois-quarts pleine, en plein printemps, réunissant ainsi les conditions favorables à l'observation de la faune. "Tout le monde adhère à cette idée qui est simple: appuyer sur off", a relevé Antonio Hodgers, chef du département du territoire (DT). Il se réjouit de ce moment où la "magie naît de la contemplation".
L'extinction des lumières se fera toute la nuit, alors qu'en 2019 elle était limitée jusqu'à minuit. L'opération, qui avait réuni 45 communes genevoises, 25 vaudoises et 79 françaises en 2019, a séduit bien au-delà pour cette deuxième édition. En effet, ce sont 290 communes, dont 97 romandes, qui se mobilisent. En France, l'initiative sera suivie jusqu'en Haute-Marne et autour du Grand Lyon.
Les habitants, les commerçants et les entreprises sont aussi encouragés à éteindre leur éclairage. En modifiant le cycle jour/nuit, la pollution lumineuse impacte les rythmes biologiques de la faune et de la flore, dégrade les habitats naturels, provoque des risques pour la santé humaine. Frédérique Perler, cheffe du Département de l'aménagement de la Ville de Genève a appelé à la sobriété énergétique.
Genève veut ouvrir la vaccination à tous d'ici fin mai
Genève devrait ouvrir la vaccination contre le Covid-19 à toute la population d'ici fin mai. Contrairement à de nombreux cantons, Genève privilégie la vaccination des personnes les plus à risque avant d'élargir l'accès aux vaccins aux plus jeunes.
"On fait le plus utile et le plus urgent", a déclaré vendredi Adrien Bron, directeur général de la santé. Cette stratégie est totalement justifiée en fonction des doses à disposition, a-t-il ajouté. Elle a été payante eu égard au nombre d'hospitalisations en baisse chez les seniors. Le canton demande encore un peu de patience aux plus jeunes.
Actuellement, la vaccination est ouverte aux plus de 45 ans ainsi qu'aux autres catégories de personnes prioritaires. Par la suite, il n'y aura pas d'ouverture par pallier, a assuré la pharmacienne cantonale genevoise Nathalie Vernaz-Hegi. Les plus de 16 ans pourront recevoir le vaccin Pfizer. Dès 18 ans, les deux vaccins homologués en Suisse seront injectés.
Le canton compte dix centres de vaccination ainsi que deux pharmacies-pilote. Les grands centres M3 de Palexpo et des Eaux-Vives resteront ouverts pendant les jours fériés à venir. Selon les derniers chiffres disponibles, 73'153 personnes ont reçu deux doses et 137'786 une première dose.
Les soignants réclament une revalorisation salariale immédiate
A Genève, les soignants réclament une revalorisation salariale immédiate de deux classes. Infirmiers, aides soignants, physiothérapeutes, techniciens en radiologie ou encore nettoyeurs attendent une vraie reconnaissance de l'évolution des métiers.
"Cela fait plus de quinze ans que le personnel des métiers des soins et d'entretien attend une revalorisation de ses salaires", a déclaré jeudi devant les médias Sandra Froidevaux, secrétaire syndicale au Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs (SIT), à proximité des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Au préalable, une quinzaine de personnes a sifflé le Conseil d'Etat, sous la pluie.
La demande de revalorisation figurait dans une pétition du SIT et du Syndicat des services publics (SSP) adressée fin septembre au gouvernement et munie de plus de 4500 signatures. Or le Conseil d'Etat estime que des demandes doivent être faites par secteurs. "Cette réponse est comme une gifle au personnel", a dénoncé Mme Froidevaux.
"Importance structurelle"
Selon les syndicats, la démarche prendrait des années, vu le nombre de fonctions concernées. De plus, le système d'évaluation des fonctions ne prend pas en compte les compétences relationnelles, la pénibilité liée aux horaires ou encore la charge émotionnelle. Quant au nouveau projet de grille salariale, il va prendre du temps avant d'aboutir. La réflexion sur le précédent, finalement abandonné, avait bloqué toute réévaluation pendant dix ans.
Afin que les salaires soient à la hauteur des exigences de prise en charge et de formation dans les métiers de la santé, les syndicats exigent une augmentation immédiate de deux classes. "La crise sanitaire est une occasion de rappeler l'importance structurelle de ces métiers pour la société", a plaidé la secrétaire syndicale. D'où la nécessité de les rendre attractifs auprès des jeunes.
"Ignoré voire méprisé"
Plusieurs personnes ont ensuite témoigné. En larmes, une infirmière à l'Institution genevoise de maintien à domicile (Imad) a indiqué que son salaire mensuel n'a augmenté que de 100 francs en dix ans, alors que son métier est "usant physiquement et psychiquement". "Le personnel se sent ignoré voire méprisé", a-t-elle souligné.
Un infirmier a relevé le manque de personnel dans des métiers fatigants. A 55 ans, plus de la moitié des infirmiers ont quitté la profession, a-t-il rappelé. Or les salaires des employés à temps partiel, souvent des femmes, ne permettent pas de vivre à Genève, a relevé une technicienne en radiologie aux HUG. "Les applaudissements, on ne s'en contentera plus", a-t-elle déclaré.
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