Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07033.jsonl.gz/865

Les céphalées (ou maux de tête) représentent l'une des affections du système nerveux les plus répandues. Les céphalées dites primaires, c'est-à-dire non provoquées par une maladie sous-jacente, sont largement majoritaires et incluent les migraines, les céphalées tensionnelles ainsi que les algies vasculaires de la face. Si les migraines sont généralement confinées à l'une des moitiés du crâne, pulsatiles, exacerbées par la lumière et le bruit, associées à des nausées et/ou vomissements et classiquement déclenchées par le stress, certaines odeurs ou aliments, les grincements de dents ou un problème de vue, les céphalées tensionnelles sont le plus souvent "en casque", constrictives, sans élément manifeste associé et volontiers favorisées par un contexte de stress.
Les algies vasculaires de la face, correspondent à des maux de tête unilatéraux, très intenses, survenant en crises et, élément clef, associés à des symptômes tels qu'un oeil rouge, un larmoiement oculaire, une obstruction et/ou un écoulement nasal limité à une seule narine.
Par opposition aux céphalées primaires, les céphalées dites secondaires sont quant à elles l'expression de lésions telles les AVC, les hémorragies cérébrales ou les tumeurs. Elles peuvent également refléter une augmentation anormale de la pression intracrânienne ou encore être consécutives à un problème cervical.
Enfin, les "névralgies", correspondent à des douleurs lancinantes, souvent sous forme de décharges électriques, concernant le plus fréquemment la face (névralgie du trijumeau) ou la partie arrière du crâne (névralgie d'Arnold).
Compte-tenu de leurs nombreuses causes, la prise en charge des céphalées nécessite une approche personnalisée, souvent basée sur plusieurs axes pouvant être combinés, médicamenteux (antalgiques classiques, triptans, antiépileptiques ou anti-dépresseurs, etc.), non médicamenteux (acupuncture, physiothérapie, hygiène de vie, etc.), à l’aide d’infiltrations ou encore neurochirurgicale concernant le cas particulier des névralgies résistantes au traitement médicamenteux bien mené.
Afin de conforter l'hypothèse d'une céphalée primaire et de ne pas négliger la possibilité d'une céphalée secondaire, l'imagerie cérébrale et plus particulièrement l'IRM cérébrale se révèle un outil précieux chez les patients dont les maux de tête sont nouvellement apparus ou inhabituels dans leurs caractéristiques, fréquence ou durée.