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Glorieuse Nativité de notre Seigneur Jésus Christ.
En ce jour de l’an 5501 après la création du monde selon la tradition de notre sainte Eglise naquit notre Seigneur Jésus Christ, le Verbe incarné, selon la chair de la très sainte Vierge Marie. En effet, selon la volonté divine, en ces jours-là, parut un édit de l'empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre. Pour cette raison Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David. Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu'ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L'ange du Seigneur s'approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d'une grande crainte, mais l'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. »
Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu'à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, et que le Seigneur nous a fait connaître. » Ils se hâtèrent d'y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph et Salomé, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Le lieu était très illuminé et ils comprirent donc la véracité de ce qui leur avait été annoncé. Ils adorèrent l’enfant et repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé. Ils proclamaient ce dont ils avaient été témoins.
En ce jour-là s’accomplirent les prophéties concernant la naissance du Seigneur d’une vierge. En effet le prophète Isaïe avait proclamé : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, et on l'appellera Emmanuel. Ezéchiel parle de ce grand mystère en disant : Le Seigneur me dit : Ce porche sera fermé. On ne l'ouvrira pas, on n'y passera pas, car le Seigneur, le Dieu d'Israël, y est passé. Aussi sera-t-il fermé. Daniel aussi parlait de cette nativité lorsqu’il disait : Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d'homme ; il parvint jusqu'au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et toutes les langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite. Quant au prophète Jérémie il avait dit : Voici venir des jours, déclare le Seigneur, où je donnerai à David un Germe juste : il régnera en vrai roi, il agira avec intelligence, il exercera dans le pays le droit et la justice. Sous son règne, le royaume de Juda sera sauvé, et Israël habitera sur sa terre en sécurité. Voici le nom qu'on lui donnera : « Le-Seigneur-est-notre-justice ».
Nous devons donc concentrer nos pensées vers cette crèche de Bethléem où était couché le Fils de Dieu fait chair à sa naissance. Contemplons avec le calme et le silence qui conviennent le mystère de l’incarnation de Dieu, de Sa naissance dans une mangeoire pour notre Salut. Sachons qu’en faisant ceci, Il nous enseignait à mépriser le monde et toutes ses vanités et nous incitait à l’humilité, l’amour du prochain et la recherche de son bien. Nous devons vivre dans la vertu, la piété selon les principes chrétiens et ne jamais oublier le grand honneur qui nous a été fait par ce mystère.
Comme nous nous sommes conformé au jeûne qui vient de se terminer et que nous sommes parvenus à cette glorieuse fête, nous devons faire tout ce qui est bon. Tendons nos mains vers nos frères les faibles et ceux qui sont dans le besoin. Maintenons la paix et la concorde parmi nos frères comme l’a fait notre Seigneur qui par son incarnation nous a apporté la paix éternelle.
Implorons le Tout-Puissant d’être compatissant envers nous, de nous remettre les péchés, de bénir nos assemblées et de préserver la vie de notre père le grand-prêtre Abba … , pape d’Alexandrie et patriarche de la prédication de saint Marc et qu’Il le maintienne sur son trône de nombreuses années paisibles et heureuses, et lui permette de constater la paix de l’Eglise et l’évolution de la vertu de ses fidèles. Que nous revivions cette glorieuse fête en étant comblés de la grâce de notre Seigneur et notre Sauveur Jésus Christ qui s’est incarné pour notre Salut.
A Lui est due toute gloire et tout honneur pour les siècles des siècles. Amen !