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L’agriculture de montagne est depuis toujours confrontée à de nouveaux défis: les potentiels de production différents et les exigences de la population entraînent un développement autre que celui des régions de plaine. Traditionnellement, la production laitière était la branche de production la plus importante pour l’agriculture de montagne. Au vu des changements environnementaux et la tendance qui y est liée, à chercher d’autres sources de revenu, on peut se demander quelle direction la chaîne de valeur du lait doit suivre dans les régions de montagne. Du point de vue de la valeur apportée à l’échelon de la production, le lait n’apporte que peu d’avantages. Du point de vue des groupes d’exigences, une préférence claire est accordée à une agriculture productive et concurrentielle. La branche de production revêt alors une importance secondaire. Les deux directions d’activité régionales suivantes peuvent être déduites d’après les potentiels de développement pour la chaîne de valeur du lait : d’un côté, des régions de transformation, qui aspirent à une haute valeur du produit, et d’un autre côté, des régions intéressantes pour la livraison de lait, qui peuvent compenser le léger inconvénient de coût qu’elles ont par rapport aux régions de plaine par une forte densité de lait.
Les 15 parcs suisses, situés majoritairement dans les (Pré-)Alpes et l’Arc jurassien, constituent des pôles d’attraction touristiques en raison de leurs paysages uniques. Cependant, apportent-ils aussi une plus-value économique à l’agriculture locale?
Les exploitations agricoles suisses cèdent leurs engrais de ferme excédentaires à des exploitations ayant des capacités disponibles ou à des installations de compostage ou de méthanisation, afin d’équilibrer leur bilan d’éléments nutritifs. Les volumes d’engrais de ferme et de recyclage transportés, de même que les coûts de transport, ont nettement augmenté entre 2015 et 2022.
Nombre de pays européens observent un recul de l’emploi dans le secteur agricole et plus particulièrement dans celui de l’élevage. Les paiements directs peuvent contrecarrer cette tendance et mener à un renforcement de la main-d’œuvre – principalement féminine – sur l’exploitation.