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Le Conseil de sécurité est l'organe le plus important des Nations Unies (ONU). Il se compose de cinq membres permanents avec droit de veto (États-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie et Chine) ainsi que de dix membres non permanents. Les membres non permanents sont élus pour un mandat de deux ans.
Selon la Charte des Nations Unies, la responsabilité principale du Conseil de sécurité est le maintien de la paix et de la sécurité au niveau international. Il décide des mesures à prendre lorsque la paix est menacée ou rompue ainsi que lorsqu’un État agit de manière agressive.
Alors que d'autres organes de l'ONU ne peuvent que formuler des recommandations, le Conseil de sécurité peut prendre des décisions et des mesures qui sont contraignantes pour tous les États membres de l'ONU.
En règle générale, les membres non permanents sont composés de telle sorte que trois viennent d'Afrique, deux d'Asie, deux d'Amérique latine, un d'Europe orientale et deux d'Europe occidentale ou du reste du monde occidental (Canada, Australie ou Nouvelle-Zélande).
Depuis 2011, la Suisse a réaffirmé à plusieurs reprises son intérêt pour un siège au Conseil de sécurité pour la période 2023/24.
Un siège au Conseil de sécurité est juridiquement compatible avec la neutralité de la Suisse, comme l'indique un rapport publié en 2015.
Au Conseil de sécurité, la Suisse peut apporter ses forces en tant que médiatrice entre les Etats ainsi que représenter plus efficacement ses intérêts en matière de sécurité.
Siéger au sein du Conseil de sécurité apporterait à la Suisse une importante reconnaissance et prouverait aux autres Etats l'engagement crédible de notre pays en faveur de la paix et de la coopération.
Les États qui siègent au Conseil de sécurité ne peuvent plus prétendre à une position neutre. Un siège au Conseil de sécurité va donc à l'encontre de la conception traditionnelle de la neutralité de la Suisse.
L'ONU n’est pas impartiale, car les décisions du Conseil de sécurité de l'ONU sont souvent soumises à des jeux de pouvoir de majorités politiques.
La Suisse ferait mieux d'investir son engagement et ses ressources dans d’autres projets de développement ou de l’ONU que pour une candidature, voire même un siège, au Conseil de sécurité.