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LE VIELLISSEMENT CÉRÉBRAL
Nouveaux aspects de l’activité et du potentiel préventif et
thérapeutique de dérivés hormonaux
Conférence du prof. Etienne Baulieu
11 mars 2002
Contrairement à la plupart des espèces, l’être humain survit longtemps après la période de la reproduction, biologiquement utile à la sélection naturelle. Au cours du siècle dernier, la longévité moyenne des hommes et des femmes des pays industrialisés a augmenté de plus de 25 ans. Par exemple, depuis 1970 en France, l’espérance de vie s’est accrue de presque une année tous les 4 ans. Cette augmentation de la longévité se répercute directement sur la taille de la population. De 1900 à 2100, le monde sera passé de 1,5 à environ 11,5 milliards d’individus, et au cours du 21ème siècle, on assistera à l’émergence d’une population de plus de 65 ans, représentant plus du quart de l’humanité. Enfin, dans les pays industrialisés, on prévoit qu’un enfant sur deux qui naît actuellement deviendra centenaire.
Longévité et vieillissement
Le vieillissement transforme un sujet adulte en bonne santé en un individu fragile, dont la compétence et les réserves d’énergie diminuent au niveau de la plupart des fonctions physiologiques. Le processus du vieillissement est aujourd’hui encore mystérieux dans la mesure où l’on ne sait pas dans quelle direction il faudrait à coup sûr orienter les recherches pour en définir les causes premières et éventuellement y remédier. Aucune autorité génétique ne semble, à ce jour, capable d’identifier un gène ayant une fonction fondamentale, primitive et spécifique pour régler la durée de l’existence d’un organisme.