Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07170.jsonl.gz/67

L'armée proposera 1200 places pour demandeurs d'asile d'ici fin décembre et non 2000 comme demandé par le Conseil fédéral. Les prescriptions en matière de sécurité, ainsi que l'opposition des cantons et communes ralentissent la recherche de tels logements.
Au début de l'été, le gouvernement est intervenu pour pousser le Département de la défense (DDPS), réticent, à proposer des places pour des requérants d'asile. Le Conseil fédéral a fixé à 2000 le nombre de places à mettre à disposition jusqu'à la fin de l'année.
Cet objectif ne pourra toutefois pas être atteint. "Selon une estimation, nous devrions vraisemblablement pouvoir mettre à disposition 1200 places", a indiqué Peter Minder, porte-parole du DDPS, confirmant une information du journal dominical alémanique "Der Sonntag".
Protection contre les incendies
Quelques cantonnements de l'armée ont certes été mis à disposition, mais il ne sera pas possible de proposer les 2000 places exigées. Ce nombre devrait pouvoir être atteint "au début de l'été 2013".
Ce contretemps résulte notamment des prescriptions de sécurité, par exemple la protection contre les incendies, qui restreint le nombre de requérants pouvant être logés dans la même pièce. "Les 1200 places destinées à des demandeurs d'asile permettraient de loger 2300 militaires", a souligné M. Minder.
La quête de places à disposition est ralentie également par l'opposition affirmée de communes et cantons. Jusqu'ici, ces derniers avaient été amenés à négocier avec l'armée sur ce dossier. Pour sortir de l'impasse, le Parlement a tranché lors de sa dernière session.
Diminuer les coûts
Il a autorisé la Confédération à transformer ses bâtiments, généralement militaires, en centres pour l'hébergement des requérants sans devoir obtenir l'aval des cantons ou des communes. La loi prévoit aussi la possibilité de créer des centres spécifiques pour les requérants récalcitrants.
La Confédération a besoin de places d'accueil supplémentaires pour éviter de devoir attribuer les requérants d'asile aux cantons dès les premières phases de la procédure. Cela devrait raccourcir les délais de traitement, garantir une exécution rapide des décisions et réduire les coûts.