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L'ex-président Lula restera en liberté jusqu'à son procès en appel, selon un document judiciaire (archives).
KEYSTONE/AP/ERALDO PERES(sda-ats)
L'ancien président brésilien Luis Inacio "Lula" da Silva a été condamné mercredi à neuf ans et demi de prison dans la première des cinq affaires de corruption pour lesquelles
L'ex-président brésilien va faire appel de sa condamnation à près de dix ans de prison pour corruption devant la justice brésilienne et l'ONU, a annoncé mercredi l'un de ses avocats.
L'ancien chef de l'Etat reste très populaire et faisait jusqu'à présent figure de favori pour la présidentielle de 2018. Sa condamnation est la plus spectaculaire depuis le début de l'affaire Petrobras, du nom de la compagnie pétrolière publique, qui empoisonne la vie politique brésilienne depuis trois ans.
Le juge Sergio Moro l'a reconnu coupable d'avoir accepté 3,7 millions de reals (un million d'euros) de la part de l'entreprise OAS sous la forme de travaux de rénovation d'un appartement situé dans la station balnéaire de Guaruja en remerciement de son intervention pour l'attribution de contrats avec Petrobras.
Le fondateur du Parti des travailleurs (PT), qui a été président de 2003 à 2011, est soupçonné d'avoir mis en place un système de rétrocommissions. Ses avocats, qui parlent d'un règlement de compte politique, ont fait savoir qu'ils feraient appel s'il était condamné. Aucun d'entre eux n'a pu être contacté pour le moment.
Selon la sénatrice Gleisi Hoffmann, présidente du PT, la condamnation de Lula a pour but de l'empêcher de briguer à nouveau la magistrature suprême, ce qu'il a l'intention de faire.
Trou sur la scène politique
Il faudra au moins huit mois pour qu'il soit rejugé en appel. S'il ne peut pas se présenter à la présidentielle, la gauche aura du mal à trouver une candidature alternative.
"L'absence de Lula laisse un trou béant sur la scène politique, c'est un vide énorme à gauche. Nous sommes entrés dans une situation d'extrême tension politique. C'est même au-delà du chaos que nous avons connu ces dernières années", a commenté le politologue Claudio Couto, de la fondation Getulio Vargas, selon lequel la condamnation sera confirmée en appel.
Plus de 90 hommes d'affaires et responsables politiques ont déjà été inculpés et des dizaines de parlementaires ainsi qu'un tiers des membres de l'administration de Michel Temer, dont l'actuel chef de l'Etat lui-même, sont sous le coup d'une enquête.
ATS