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Barack Obama lors de son dernier discours public mardi soir au "McCormick Place" de Chicago
KEYSTONE/AP/PABLO MARTINEZ MONSIVAIS(sda-ats)
"Je quitte la scène encore plus optimiste au sujet de ce pays que lorsque j'ai commencé", a déclaré mardi soir Barack Obama en prenant congé des Américains lors d'un discours à Chicago. Mais il les a mis en garde contre le racisme et le changement climatique.
"Vous avez fait de moi un meilleur président et un meilleur homme", a entamé le 44e président des Etats-Unis, dont le second mandat arrive à son terme. Dans dix jours, c'est le président élu Donald Trump qui prendra sa place dans le bureau ovale de la Maison Blanche.
L'audience du "McCormick Place", au coeur de la grande ville de l'Illinois, a accueilli le président sortant en scandant une invitation à prolonger sa présidence de quatre ans. "Je ne peux pas faire cela", a simplement répondu M. Obama, sourire en coin.
"L'Amérique est meilleure et plus forte que quand nous avons commencé", a-t-il assuré, après huit ans de présidence.
Il a souligné que son administration avait permis d'"inverser la récession, de relancer l'industrie automobile, d'entraîner la plus longue période de création d'emplois de l'histoire" américaine, mais avait aussi ouvert "un nouveau chapitre" dans les relations avec Cuba, mis fin au programme nucléaire iranien "sans ouvrir le feu" et éliminé Oussama Ben Laden, le "cerveau du 11-Septembre" .
Racisme et climat
Il a également attiré l'attention sur l'importance du respect de la démocratie "qui nécessite un sens commun de solidarité". "Tous ensemble, quel que soit notre parti, nous devrions nous attacher à reconstruire nos institutions démocratiques", a-t-il martelé, insistant sur "le pouvoir des Américains ordinaires comme acteurs du changement".
Il a eu un mot sur les tensions raciales aux Etats-Unis, appelant ses concitoyens à l'unité "quelles que soint les différences".
Sur le changement climatique, il a affirmé que le nier revenait à "trahir les générations futures". "Nous pouvons et devons débattre de la meilleure approche pour s'attaquer à ce problème. Mais le nier revient à trahir l'essence de l'esprit d'innovation et de résolution pratique des problèmes qui ont guidé nos fondateurs", a-t-il dit.
Ode à Michelle
Barack Obama a enfin laissé échapper une larme lorsqu'il a rendu hommage à sa femme, Michelle, et à ses deux filles, Malia et Sasha.
Le public de Chicago a longuement ovationné Michelle Obama, lorsque le président a salué "la grâce, la persévérance, le style et la bonne humeur" de son épouse.
"Tu as fait de la Maison Blanche, un lieu qui appartient à chacun. Une nouvelle génération élève ses standards car elle te prend pour modèle", a-t-il affirmé à son égard.
"Yes we did"
Le président sortant cèdera sa place à Donald Trump le 20 janvier, alors que tout laisse à penser que les deux hommes ne s'apprécient guère.
"Dans dix jours, le monde assistera à une nouvelle étape dans notre démocratie: la transition pacifique du pouvoir d'un président élu librement au suivant", a assuré M. Obama qui s'est engagé à ce que son administration assure "la transition la plus douce qui soit."
"Yes we did" (Oui, nous l'avons fait), un clin d'oeil au slogan "Yes we can" (Oui, nous le pouvons) de sa première campagne électorale, ont été les derniers mots du président Obama avant un tiré de rideau sous des applaudissements nourris.
ATS