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Loi Netflix
Bien sûr que le résultat d'une votation populaire est respecté. 2222.ch reste cependant hostile à des augmentations incessantes, ces derniers temps, du coût des accès aux chaînes, séries et films.
Nous constatons que la majorité du peuple suisse a voulu imposer aux fournisseurs étrangers de consacrer une part de leur chiffre d'affaire à la création suisse et européenne. Soit. Mais ne peut-on dès lors pas économiser en fermant un peu d'autres robinets?
Les ménages et les entreprises paient une chère redevance par Serafe (Billag), on paie notre fournisseur de télévision (UPC, Swisscom, Netplus, etc.), on paie pour le replay pour pourvoir parfois sauter une publicité souvent débile, on pour mettre la pause en recevant un téléphone, on paie dorénavant pour les créations suisses dans nos abonnements tels que Netflix ou Disney+ ou myCanal, et bien sûr on continue de payer des impôts dont une partie finance aussi la création suisse.
La création suisse bénéficie dorénavant de multiples sources de financement et il est temps de se poser de nouvelles questions: est-ce le rôle d'un service public d'offrir 7 chaînes de télévision et de près de 20 chaînes publiques de radio? De toutes manières, les programmes sont interrompus par de la publicité et nous recevons tout plein de chaînes commerciales, elles aussi soumises à une obligation d'investissements en Suisse. Ne serait-il pas sain de redimensionner le mammouth SSR et alléger le porte-monnaie des ménages? Une redevance à 200 CHF serait déjà importante. Plus, c'est trop. Et on pourrait penser à fortement limiter la publicité diffusées sur les ondes publiques, à l'instar d'une chaîne formidable comme arte qui n'a pas de publicité et mais dont le replay est aussi payant (par exemple sur myCanal), ce qui démontre l'absurdité du système.
Il pourrait être nécessaire de redéfinir la taille de la SSR et le nombre de ses chaînes, de définir des priorités (comme l'information et la culture). On peut souhaiter une privatisation des deuxièmes chaînes de la SSR (des trois régions). En matière de radios, en plus des chaînes de la SSR, on reçoit tous des chaînes régionales qui bénéficient aussi de la redevance. On peut imaginer que la SSR plafonne à une dizaine le nombre de ses chaînes radio et privatise les autres. L'initiative pour la suppression de la SSR était trop radicale mais la Lex Netlfix et ses nouveaux canaux de financement modifie le paysage: il faut étudier la question des financements croisés et se montrer novateurs, sans remettre en cause le soutien à la création suisse, mais en tenant compte du fait que la télévision linéaire perd toujours plus de terrain.
06.04.2022: myCanal : plus de replay sur arte pour ne pas sauter la publicité qui n'existe pas
Discrètement, le replay a disparu des chaînes RTS et des chaînes françaises de la TNT sur myCanal. Jusqu'alors, les huit dernières heures étaient disponibles.
Cela est d'autant plus désagréable que myCanal ne dispose pas d'un service de programmes à l'appel pour les chaînes suisses ou pour TF1 ou M6, par exemple. Encore plus surprenant: le replay reste sur Canal+ mais disparait de C8, C Star et C News, qui font partie du même groupe.
Encore plus fou: la disparition du replay (pour ne pas pouvoir sauter les pubs) a aussi lieu sur arte... hors, cette chaîne n'a pas de publicité.
En attendant, la fonction de replay sur 7 jours sur toutes les chaînes est toujours disponible sur Zattoo, alors que le premier prix d'abonnement est de 12 CHF par mois.
Tout ceci chatouille la patience des cochons de payants que sont devenus les téléspectateurs. Jusqu'à présent, on payait pour ce qu'on voulait. Maintenant, on paie aussi pour ce qu'on ne veut pas. L'objectif est de nous obliger à regarder des publicités débiles pour docilement devenir bien gras. Tout ceci essentiellement parce que la SSR est devenu un monstre audio-visuel trop gros pour la Suisse: 7 chaînes télé, 17 chaînes radio, des salaires de fonctionnaires, des dépenses mal contrôlées.
Ce qui se passe pourrait être la goutte de trop. Dans le contexte actuel, la publicité obligatoire sur les chaînes linéaires pourrait même devenir l'objet d'un appel à boycott, à tout le moins sur les chaînes financées par la redevance.
La SSR doit diminuer son train de vie et se consacrer prioritairement à l'information, au sociétal et au culturel. On peut imaginer que la privatisation de RTS2, SF2 et RSI La2 serait une bonne chose.
On peut aussi penser à ne garder qu'une ou deux stations de radio par région linguistique. Des chaînes comme Radio Melody et Radio Nostalgie plaisent aux Romands car il n'y a pas besoin de la SSR pour diffuser des chansons de la belle époque.
Enfin, des opérateurs privés pourraient être contraints de rallumer les principaux émetteurs TNT, avec obligation de reprendre les chaînes SSR restantes, ce qui mettrait un terme au psycho-drame de l'extinction de la diffusion TNT ou/et FM.
Au final, le téléspectateur sera gagnant, vu qu'il y a de toutes manières de la publicité partout. La redevance à 200 CHF pourrait en être le premier pas.