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Dans notre prière, nous nous souvenons de M. Karl Gorsatt, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 22 janvier 2007 à la Clinique Sainte-Claire à Sierre, dans la 91e année de son âge et la 73e de sa profession religieuse.
Charles Gorsatt est né à Termen (près de Brigue) le 3 août 1916. Trois jours plus tard, le 6 août, jour de la fête de la Transfiguration, il est baptisé dans son église paroissiale. Charles est le dixième d’une famille de quinze enfants. Son père Grégoire est employé aux Chemins de fer fédéraux (CFF) comme surveillant du tunnel du Simplon. Sa maman, Anne, veille sur sa famille.
C’est en fréquentant les écoles primaires de Brigue, école dirigée par les religieux marianistes, que le jeune Charles entend l’appel de Dieu. A 16 ans, il entre au postulat de Martigny, à 17 ans, au noviciat à Saint-Remy-Signeulx (Belgique). A l’âge de 18 ans, le 23 mars 1934, frère Charles se consacre à Dieu en faisant alliance avec Marie.
Deux ans durant, Monsieur Gorsatt reste à Saint-Remy pour recevoir une formation comme frère ouvrier. En 1936, les supérieurs envoient le jeune frère à l’école d’agriculture, dirigée par les Marianistes à Grangeneuve (près de Fribourg). Le 20 novembre 1938, frère Charles s’engage pour toujours dans la Société de Marie.
Trois champs d’action permettent au jeune Gorsatt de se passionner pour la nature. Après neuf ans d’activité comme magasinier, Charles devient chef d’exploitation à l’école d’agriculture. En 1953, les religieux marianistes de France remettent l’école au canton de Fribourg et quittent le domaine agricole fribourgeois. Monsieur Gorsatt est envoyé à Martigny. Les supérieurs lui confient le jardin où il se perfectionne à tel point que de nombreuses personnes viennent acheter des plantons et des fleurs, prendre des conseils auprès de frère Charles. Durant ses quelque quarante ans d’activité, il se lie d’amitié avec les responsables des grandes exploitations jardinières de la région de Martigny.
En 1990 notre vaillant jardinier est atteint dans sa santé; il subit une intervention chirurgicale. Puis, il demande d’aller passer ses dernières années à Sion. La passion du jardin ne le quitte pas. Il s’occupe des fleurs du parc, de la HEVs qui occupe les bâtiments de l’école normale que dirigeaient ses confrères de 1876 à 1987. Le 25 septembre 2001, jour de la fête de saint Nicolas de Flue, patron de la Suisse, marque un nouveau tournant dans sa vie. Frère Charles est renversé par une voiture. Il ne se remettra jamais de cet accident, même de retour en communauté, mais il gardera toujours son humour. Il a de plus en plus de la peine à se déplacer et à respirer, se plaignant parfois de sa grande peine à marcher.
Ces derniers mois, ses déplacements devenaient encore plus difficiles, mais à coup de grands efforts et de volonté, frère Charles se rend dans divers locaux pour prier et manger. Le jour de Noël 2006, les jambes ne le portent plus. Dans l’après-midi voulant encore se rendre au réfectoire, il fait une chute. Il est hospitalisé à Sion, puis à Sierre. Jeudi 18 janvier, il est transféré à la Clinique Ste-Claire en attendant d’aller à la Maison St-François à Sion. Ce transfert a été fatal pour sa santé. Samedi 20 janvier, il fait un malaise dont il ne se remet pas. Le jour où nous célébrions le bienheureux Guillaume-Joseph Chaminade, fondateur des Marianistes, frère Charles Gorsatt s’en est allé dans la Maison du Père, à trois heures, l’heure du rendez-vous des membres de la Famille marianiste.