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«Si le taux de changement au sein de l'entreprise est inférieur au taux de changement à l'extérieur, c’est que l'entreprise connaît de sérieuses difficultés.»
Cette déclaration émane de Jack Welsh, ancien PDG du conglomérat américain General Electric, qui s'est fait connaître pour sa gestion d'entreprise cohérente ainsi que pour ses méthodes de gestion radicales. Le point le plus important est que la plupart des erreurs stratégiques sont commises en période de prospérité et non pas lorsqu'une entreprise se porte mal. Parce que lorsque l'entreprise va bien, que ses carnets de commandes sont pleins et que ses capacités sont exploitées au maximum, il est difficile pour beaucoup de gens de discerner les changements. En même temps, il est encore plus difficile de prendre des mesures stratégiques qui sont aujourd'hui perçues comme dérangeantes, voire douloureuses, même si elles visent à assurer une compétitivité à long terme.
Une crise stratégique vient toujours en premier, mais n'est souvent reconnue que très tard dans la pratique, par exemple lorsque les bénéfices s'effondrent voire que la liquidité est en danger et donc que l'entreprise entière est en jeu. Dans ce cas, il est généralement déjà trop tard, car le champ d'action pour corriger la tendance n'est plus que faible. L’étude 2018 sur les PME examine donc les opportunités et les risques pour les PME suisses à la suite de ces changements.