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Ils font fort! En plein supermarché. A la cantine. Crac, sans prévenir: Hallelujah! C’est la flashmob de Noël.
Vous croyez aller faire vos courses banalement. Vous vous retrouvez aux loges V.I.P. du concert. C’est ça, effet Georg Friedrich Handel. Et pourtant...
«George Frideric Handel, dont l'art définit la grandeur et la majesté en musique, était, dans sa personne, obèse, d'apparence négligée, glouton, bancal, d'esprit lourd et pouvant souvent être vu titubant dans les rues de Londres, tout en marmottant en allemand, tel un clochard ivre. Il était perçu comme étant un peu fou; des études modernes révèlent des indications quant à la présence de dépression maniaque, dont un symptôme serait à l'origine de ses frénésies créatrices bizarres. Toutefois, à la fin d'une carrière qui a connu des hauts extravagants et des bas précipités, Handel en est venu à représenter, pour son temps ce qu'il représente pour le nôtre: un des génies qui sont les gloires de notre race.
Alors comme maintenant, cette réputation était et est principalement basée sur une seule œuvre d'une popularité sans précédente, Messiah (le Messie). Ce magnifique oratorio, que l'on retrouve partout, a failli éclipser tout le reste de son œuvre. Ce chef d'œuvre n'était pas un coup de hasard mais simplement l'œuvre la plus inspirée de la part d'un artiste qui dépendait, plus que tout autre, sur l'inspiration de sa muse. Son contemporain, Bach, était le grand architecte du son de son époque; Handel en était son grand improvisateur.»
Hallelujah. C’est ici: