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Le carnaval de rue de Sao Paulo annulé
La mairie de Sao Paulo, plus grande métropole d'Amérique Latine, a annoncé jeudi l'annulation de son carnaval de rue en raison de la reprise des contaminations au Covid-19 au Brésil. Rio de Janeiro et Salvador de Bahia ont également annulé ces festivités.
Comme à Rio, qui a annoncé l'annulation de son carnaval de rue mardi, les autorités paulistes ont néanmoins prévu de maintenir les défilés emblématiques des écoles de samba.
«Nous allons rencontrer les écoles de samba pour établir un protocole sanitaire. Si ce protocole est respecté, les défilés auront bien lieu au Sambodrome», a déclaré en conférence de presse le maire Ricardo Nunes.
Ces défilés fastueux, avec des chars monumentaux, se déroulent dans une enceinte où il est plus facile de contrôler le public et d'exiger éventuellement un passe sanitaire ou un test négatif de Covid-19, comme dans un stade de football.
Mais de nombreuses villes brésiliennes sont également connues pour leur carnaval de rue, avec les «blocos», cortèges de fêtards rassemblés par milliers pour suivre des groupes musicaux. Dans certaines villes, des «blocos» commencent déjà à défiler plusieurs semaines avant les dates officielles du carnaval, fin février.
Annulations en série
Avant Sao Paulo, les autres villes brésiliennes les plus connues pour leurs carnavals de rue avaient déjà annulé ces cortèges. Lundi, c'était le cas de Salvador de Bahia (nord-est), où 16,5 millions de personnes avaient fait la fête dans la rue, un record, lors de la dernière édition, en février 2020.
Mercredi, c'était au tour d'Olinda, autre ville du Nordeste, célèbre pour ses cortèges avec des «bonecos» – géants qui ressemblent à ceux du carnaval de Dunkerque – d'annuler son carnaval de rue, qui avait rassemblé 3,6 millions de personnes il y a deux ans.
Le nombre de cas de Covid-19 est reparti à la hausse ces derniers jours au Brésil, avec les fêtes de fin d'année et l'arrivée du variant Omicron. Le dernier bilan du ministère de la Santé, datant de mercredi soir, fait état de 27'267 contaminations en 24 heures, du jamais vu depuis le 30 septembre.
ATS