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Une conférence téléphonique a rassemblé, mardi, une bonne partie du gotha du sport helvétique. Buts recherchés: agir de manière commune contre la violence et mieux appliquer les mesures de sécurité existantes.
Pour lutter contre la violence dans les stades et les patinoires, les fédérations helvétiques de football et de hockey sur glace ont émis le désir de travailler dorénavant ensemble. En compagnie de l'Association olympique suisse et de l'Office fédéral du sport.
Sous la houlette du directeur de l'Office fédéral du sport, Heinz Keller, une conférence téléphonique a en effet réuni, mardi, le président et le directeur de l'Association olympique suisse, le président central et le directeur de la Ligue nationale de football, ainsi que le président central et le directeur de la Ligue nationale de hockey sur glace.
Forts de la future analyse (par vidéo) des incidents survenus à La Resega, à Lugano, ces mêmes dirigeants se réuniront physiquement le 8 mai, à Berne, pour discuter des éventuelles nouvelles mesures à prendre. Dans cette optique, les dirigeants du football et du hockey se réuniront déjà séparément vendredi.
Reste que les deux fédérations de football et de hockey sur glace ont déjà une série de mesures de sécurité à mieux faire respecter. Il s'agit surtout de les imposer plus sérieusement à tous les organisateurs - les clubs en l'occurrence - responsables des rencontres à venir.
En effet, il ressort de la conférence téléphonique de mardi qu'il faut commencer par être plus efficace dans la mise en application des mesures de sécurité existantes. Comme par exemple, intensifier les contrôles des spectateurs à l'entrée des stades.
Mais, comme aucun incident et ni débordement n'étaient survenus en Suisse depuis bien longtemps - que ce soit dans le football comme dans le hockey sur glace - les mesures de sécurité ont commencé à être moins bien observées et exécutées par les services d'ordre dans les stades et les patinoires.
En tous les cas, conclut Heinz Keller, «tous les participants de cette conférence téléphonique de mardi s'accordent à dire qu'il faut rechercher tous les moyens possibles pour lutter contre la violence dans les temples du football et du hockey en Suisse».
Emmanuel Manzi