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Le Conseil fédéral tire les leçons de l'affaire Bellasi
Le Service du renseignement stratégique (SRS) sera détaché de l´état-major général de l´armée dès l´an prochain. Le Conseil fédéral a décidé mercredi de suivre les recommandations du rapport Brunner et de «démilitariser» ce service.
Le SRS restera au Département fédéral de la défense, de la protection de la population et du sport (DDPS) mais sera détaché du domaine de la défense. «Il n'est pas question que ce service soit soumis directement au chef du DDPS», affirme Adolf Ogi. Les pannes surviennent régulièrement dans un service de renseignement et il n'appartient pas à un conseiller fédéral d'en porter seul la responsabilité, estime le ministre de la Défense.
Le renseignement militaire ne sera pas abandonné pour autant puisque l'armée conserve ses propres services de renseignements. Selon Adolf Ogi, «le service du renseignement militaire sera réorienté pour répondre aux besoins spécifiques dans ce domaine».
Différentes variantes sont à l'étude concernant la subordination du Service de renseignement stratégique. D'ici à ce qu'une solution soit trouvée, le SRS sera soumis à un secrétaire général.
A plus longue échéance, il pourrait par exemple être affecté à un secrétariat général pour la politique de la sécurité. Dans le cadre de la réforme du gouvernement, le modèle à deux niveaux prévoit que chaque conseiller fédéral soit épaulé par deux ministres délégués. Au DDPS, l'un d'eux pourrait s'occuper des renseignements.
Pour mémoire, la démilitarisation du SRS figurait parmi les principales recommandations du rapport Brunner, publié en février dernier. Il s'agissait du cinquième document publié sur les renseignements à la suite de l'affaire Bellasi.
Le gouvernement table sur les ressources actuelles du Service de renseignements pour mener à bien cette réorganisation. Mais des crédits supplémentaires seront sans doute nécessaires pour la mise en place des nouvelles structures. Ils seront discutés au cas par cas.
swissinfo avec les agences
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