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Delémont, le 3 septembre 2013
Le canton du Jura, via le travail des infirmières scolaires du Service de la santé publique, a participé à l'analyse en transmettant les données de 668 enfants de 3ème année Harmos de l'année scolaire 2010/11. Egalement concerné par le surpoids et l'obésité, le canton du Jura présente toutefois des valeurs inférieures à la moyenne suisse.
A intervalles réguliers, Promotion Santé Suisse publie un rapport de monitoring IMC (indice de masse corporelle) destiné à fournir un aperçu complet de l'importance et de l'évolution du surpoids chez les écoliers suisses. Pour la deuxième fois après celui de 2010, le rapport présente des résultats basés sur les données de différents cantons et villes et les compare, dans la mesure du possible, avec les résultats antérieurs. Les données du rapport ont été collectées au cours des années scolaires 2010/11 à 2012/13 par les services de santé publique et de médecine scolaire locaux et cantonaux et mises à disposition de Promotion Santé Suisse pour l'analyse.
Au niveau national:
- 17% des enfants et adolescents doivent être considérés en surpoids ou obèses, tous niveaux scolaires confondus. Cette proportion n'a pas changé depuis le rapport précédent (2008/09) ;
- de manière générale, il ressort que le surpoids est un peu plus répandu dans les grandes villes et les cantons dits urbains que dans les régions dites rurales.
D'autres résultats sont également présentés en prenant en compte le sexe des enfants, la nationalité, l'origine sociale et le niveau d'éducation.
Pour le canton du Jura, 15.6% des enfants et adolescents de 3ème année Harmos sont considérés comme étant en surpoids ou obèses contre 14.2% pour l'année 2008/09. Les filles de cette classe d'âge sont légèrement plus touchées (16.7%) par le surpoids et l'obésité que les garçons (14.5%). Ce constat était déjà valable lors de l'enquête précédente.
Le canton du Jura dispose également des données au niveau du secondaire I (10ème année Harmos). Pour l'année 2010/11, 18.0% des enfants et adolescents sont touchés par le surpoids et l'obésité contre 16.2% pour l'année scolaire 2008/09. Une augmentation du pourcentage de surpoids et d'obésité à travers les niveaux scolaires est donc observée. Cette même tendance s'observe au niveau de l'ensemble du pays.
Les jeunes Jurassiens sont globalement donc moins concernés par les problèmes de surpoids, et cela est d'autant plus vrai pour les très jeunes. Il est donc important d'apporter une attention particulière aux informations et programmes dans ce domaine afin de conserver cet avantage comparatif au fil du temps et de l'avancée en âge de nos jeunes têtes blondes.
La Fondation O2, par son programme cantonal alimentation & activité physique, met en place annuellement des projets destinés aux enfants et adolescents jurassiens. Parmi ces projets figurent Youp'là bouge, Eveil corporel, le Pédibus, le concours d'hiver ou encore le soutien aux camps sportifs. Ces projets étant relativement récents, il est encore un peu tôt pour établir un lien formel de causalité avec les relativement bons résultats cités ci-avant. Toutefois, les observations faites dans le rapport, comme le pourcentage important d'enfants et d'adolescents concernés par le surpoids et l'obésité en Suisse et l'augmentation de ce pourcentage à travers les niveaux scolaires - du moins pour le canton du Jura - montrent l'importance de développer des projets dans les domaines de l'alimentation et de l'activité physique pour cette population. Au niveau des enfants concernés par le surpoids ou l'obésité, un programme intitulé AmStramGram est organisé également avec la Fondation O2. Il s'agit cette fois d'un accompagnement des élèves concernés et de leurs parents. Les propositions de participation à ce programme novateur sont souvent faites suite à la visite de santé de 3H ou lors des permanences des infirmières de santé scolaire. La collaboration entre les parents, le monde de l'éducation et de la formation, ainsi que les professionnels de santé (infirmières, médecins, psychologues, diététiciens, etc.) est donc essentiel au niveau de la prévention d'une part, mais aussi pour une prise en charge efficace de ces problématiques de santé publique.