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L'allongement de la durée de vie constitue un défi pour l'ensemble des systèmes de prévoyance professionnelle. L'espérance de vie à la naissance augmente de près d'un trimestre par an en Suisse. Elle a atteint 83,4 ans en à la fin 2017. Elle n'était que de 67,3 ans en 1947, lors de la création de l'AVS.
Pour les caisses de prévoyance, cette évolution se traduit par une diminution du nombre d'actifs par rapport à celui des retraités. La CPEG compte environ 72'500 assurés dont 24'500 retraités, soit un peu moins de deux actifs pour un bénéficiaire de pension. En 1979, on comptait sept actifs pour un retraité à la Caisse de prévoyance du personnel enseignant de l'instruction publique et des fonctionnaires de l'administration du canton de Genève, la plus grande des deux caisses qui ont fusionné pour créer la CPEG en 2014.
Les tables de calcul utilisées pour déterminer les engagements et le financement de la CIA et de la Caisse étaient en décalage avec la réalité. Elles l'étaient également, dans une moindre mesure, à la Caisse des établissements hospitaliers (CEH), qui a fusionné avec la CIA.
C'est pourquoi la CPEG avait un taux de couverture de ses engagements de 57,3% à sa création, le 1er janvier 2014. Cette situation aurait été acceptable avant 2012, lorsque la loi autorisait une caisse publique en capitalisation partielle à présenter un taux de couverture de 50%. Mais le nouveau droit fédéral prévoit que ce taux atteigne 80 % en 2052.