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Partie 1 : comprendre les vraies causes
Introduction
De plus en plus de gens se plaignent d’une fatigue cérébrale, chez certaines personnes les pensées peuvent devenir moins claires et les gens ont l’impression que leur cerveau est dans le brouillard (brain fog). Certains spécialistes parlent de troubles cognitifs, ce terme englobent des problèmes de mémoire, une difficulté à se concentrer et même une sorte de ralentissement des processus de la pensée. Une personne peut se sentir épuisée après une activité intellectuelle banale que ce soit au travail, en étudiant ou même en lisant.
Ces troubles cognitifs finissent souvent par être accompagnés d’une perte de résilience au stress, par un état d’anxiété, voire de dépression. On peut penser qu’il s’agit des conséquences de problèmes psychologiques toutefois des découvertes récentes de la neuroscience nous montrent que ces symptômes sont souvent directement liés à des dysfonctionnements des neurones qui sont soit endommagés, soit enflammés et qui ne communiquent plus de façon correcte entre eux (1,2).
Comprendre les dysfonctionnements des cellules cérébrales
Nous allons voir qu’un certain nombre de dysfonctions au niveau de la cellule cérébrale est responsable de la plupart des troubles qui affectent notre cerveau. Ainsi, la fatigue cérébrale, le manque de résilience au stress, le brain fog, l’anxiété et la dépression peuvent trouver leur origine dans des dysfonctionnements cellulaires dues à une neuro-inflammation ou encore une perméabilité au niveau de la barrière hémato-encéphalique ainsi qu’un dysfonctionnement des mitochondries cérébrales.
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Neuroinflammation et stress oxydatif
La neuroinflammation se situe souvent au niveau des cellules du cerveau de la microglie. Les cellules de la microglie sont des cellules importantes de nettoyage du cerveau qui peuvent être amenées à relâcher des composés inflammatoires en réponse à des agressions telles que des toxines, un stress chronique, une hypoxémie, un excès de sucre (glycation) mais également par suite d’une perturbation du rythme circadien et du sommeil ainsi qu’une inflammation systémique au niveau du corps.
Si ces situations deviennent récurrentes, cela peut provoquer une inflammation chronique et un stress oxydatif agressif sur les cellules cérébrales avec comme conséquence une excitotoxicité des neurones ainsi qu’une dysfonction des mitochondries du cerveau se traduisant cliniquement par une fatigue cérébrale et des troubles cognitifs (3). Au long cours, cette activation de la microglie associée à une neuro-inflammation et à un stress oxydatif va être responsable de dépôts de plaque amyloïdes et favoriser l’apparition dans le temps de processus neurodégénératifs du cerveau tels que la maladie d’Alzheimer.
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Le leaky gut du cerveau
Pour protéger le cerveau, nous avons une barrière entre le système sanguin et le cerveau que l’on appelle la barrière hémato-encéphalique. Cette barrière empêche l’entrée de pathogènes et de toxines et laisse pénétrer ce qui est utile pour son fonctionnement comme le glucose, certains acides aminés, des vitamines ou encore certaines hormones.
Dans certaines conditions, cette barrière peut devenir plus perméable à des particules étrangères ou à des pathogènes. Les conséquences peuvent être importantes provoquant des lésions des neurones, une neuro inflammation, une activation excessive des cellules de la microglie et finalement une perte de communication entre les neurones avec comme conséquence une fatigabilité du cerveau ainsi que des troubles cognitifs pouvant aller jusqu’à la dépression (4).
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La dysfonction des mitochondries du cerveau
La mitochondrie est un générateur d’énergie qui permet tous les processus de vie de la cellule. Toutefois lorsque la mitochondrie se trouve dans un milieu agressif ou toxique, elle se met en mode de défense et réduit au minimum sa production d’énergie. Par exemple, lorsqu’une personne se trouve dans un état de stress chronique ou sous l’influence de toxines, elle peut se mettre en mode de survie et réduire sa production d’énergie au niveau du cerveau. Cela peut expliquer des états de fatigue cérébrale et des troubles psychologiques comme la dépression suite à un stress chronique prolongé (2).
Les causes sont souvent à chercher dans nos modes de vie et notre environnement
Il est nécessaire de rechercher les causes qui ont amenés les dysfonctionnements des cellules du cerveau si l’on veut espérer trouver des stratégies adéquates pour prendre en charge des symptômes handicapants tels que la fatigue cérébrale, les troubles cognitifs, le brain fog ou même des troubles de l’humeur. En effet, la stratégie la plus efficace est en premier lieu d’éliminer les causes qui ont amené les dysfonctions des cellules cérébrales et ensuite de récupérer un meilleur donctionnement de la cellule du cerveau en guérissant la mitochondrie, en réduisant la neuro-inflammation, en réparant la barrière hémato-encéphalique ainsi qu’en régulant notre microglie.
Il existe effectivement de nombreux facteurs qui peuvent impacter notre cerveau tels que des toxines de l’environnement, des médicaments, un stress psychologique, un mauvais sommeil, un trauma affectif, des problèmes d’intestin (leaky gut), des problèmes de dysglycémies, des infections etc. Nous allons voit ci-dessus quelques causes fréquentes et importantes qui peuvent impacter notre cerveau.
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Mauvais sommeil et/ou perturbation du rythme veille-sommeil
Il existe de nombreux mécanismes qui expliquent comment une perturbation de notre rythme veille/sommeil peut être responsable de troubles cognitifs et d’un état de fatigue.
Un sommeil perturbé va en effet affaiblir nos mitochondries, réduire nos capacités d’autophagie, diminuer nos capacités de stockage d’énergie cérébrale, perturber nos neurotransmetteurs et l’équilibre de nos hormones etc. De nombreuses études ont confirmé l’association entre une rupture du rythme veille-sommeil et la baisse des fonctions cognitives et les troubles de l’humeur (5).
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Une alimentation inflammatoire et des hypersensibilités alimentaires
Une alimentation qui favorise un état inflammatoire de bas grade peut à la longue inhiber la fonction des mitochondries et réduire ainsi la production d’énergie (6). De plus, cela peut conduire à une perméabilité de la barrière hémato-encéphalique, causer une neuro inflammation et perturber les neurotransmetteurs. C’est pourquoi, une diète anti-inflammatoire est une des premières stratégies à mettre en place pour contrôler une inflammation de bas grade.
De plus, le simple fait de manger en excès promeut un état inflammatoire de bas grade, une résistance à l’insuline, une augmentation du stress oxydatif ainsi qu’une accumulation de graisse qui a aussi un effet pro-inflammatoire (7). Tous ces facteurs réduisent la production d’énergie par les mitochondries du cerveau.
D’autre part, les hypersensibilités alimentaires peuvent représenter une cause de fatigue cérébrale et de troubles cognitifs ou de l’humeur. Les intolérances alimentaires les plus fréquentes sont celles impliquant le gluten, la caséine, les levures, les additifs alimentaires (carrageenan), les œufs ou les aliments riches en histamine. Les personnes qui réagissent négativement à certains de ces aliments vont provoquer une réaction immunitaire conséquente impactant négativement la production d’énergie des mitochondries du corps et du cerveau.
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L’exposition aux toxines
De nombreux produits chimiques ont montré une capacité à perturber nos mitochondries et favoriser un état de fatigue. Le Dr David Bushcer (Northwest center of environmental medicine), estime que 70% de ces patients qui souffrent d’une fatigue chronique ont eu un déclencheur chimique par exemple en déménageant dans une nouvelle maison ou à la suite de l’exposition avec des pesticides.
De nombreuses publications ont démontré les effets délétères des métaux lourds sur les cellules du cerveau mais ces toxines ne représentent qu’une petite partie des toxines. Les toxines les plus impliquées sont les métaux lourds, le bisphenol, les pesticides, les polluants d’intérieur et les produits organochlorés utilisés comme désinfectant, les additifs alimentaires, les médicaments et les mycotoxines (8). Il existe au moins des dizaines de produits chimiques avec lesquelles on a pu démontrer qu’une exposition régulière provoquait une toxicité sur les cellules humaines, les mitochondries et les cellules cérébrales.
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Le stress chronique et le système des endocannabinoïdes
Il faut savoir qu’un stress chronique en plus de perturber nos neurotransmetteurs et notre système neurovégétatif, va également progressivement épuiser notre production endocannabinoïdes. Les endocannabinoïdes semblent jouer un rôle majeur dans la modulation des fonctions cognitives et de nombreuses fonctions physiologiques. (9). Les endocannabinoïdes nous permettent de maintenir un niveau d’énergie alerte, de réguler l’inflammation, de réduire les sentiments de peurs et d’anxiété, de réguler les neurotransmetteurs.
Des études ont confirmé qu’une déficience des endocannabinoïdes jouait un rôle dans la migraine, la fibromyalgie, le côlon irritable etc (10). Les endocannabinoïdes jouent également un rôle primordial au niveau du cerveau pour combattre les effets négatifs du stress et permettre de le dépasser (11). Toutefois un stress chronique va épuiser à la longue notre production endocannabinoïdes et quand ce système est épuisé, nous perdons la capacité d’éteindre les effets du stress.
C’est pourquoi reconstruire notre système endocannabinoïdes est une des étapes importantes pour stopper la spirale négative du mode « stress » ainsi que de réduire la neuro inflammation et l’excitotoxicité dans le cerveau.
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La surcharge sensorielle
La surcharge sensorielle se produit lorsque vous recevez plus de données de vos cinq sens que votre cerveau peut trier et traiter. Une des causes les plus fréquentes de surcharge sensorielle est l’exposition aux lumières scintillantes de nos téléphones, ordinateurs ou télévision.
Les milliers d’images scintillantes envoyées sont souvent plus rapides que ce que nos yeux sont capables de détecter, sans que nous nous en rendions compte, cela entraine une fatigue pour notre cerveau qui a de la peine à traiter toutes ces informations. La pollution sonore, surtout la nuit pendant que vous êtes en train de dormir a également un effet négatif profond sur notre cerveau.
Globalement une surcharge d’informations sensorielles va entrainer une fatigue de notre cerveau favorisant l’installation de troubles cognitifs.
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La baisse du tonus du nerf vague et la théorie poly vagale
Le nerf vague est le nerf le plus important du système nerveux parasympathique impliqué dans la détente, la récupération et la régénération de l’organisme. Une baisse du tonus du nerf vague peut entrainer une constellation de symptômes tels qu’un état de tension et d’anxiété, des ruminations nocturnes, une faible résistance au stress, des problèmes digestifs, une urination fréquente, des niveaux élevés de cortisol ou d’adrénaline, des problèmes de tension artérielle et de glycémie etc.
Les causes les plus fréquentes d’une baisse du tonus du nerf vague sont :
- Un stress chronique (12)
- Un trauma affectif du passé
- Une dysbiose intestinale perturbant l’axe intestin-cerveau (13).
Diverses recherches ont confirmé le rôle des psycho biotiques dans les troubles cognitifs et le brain fog (14). Je vous invite également à relire mon article publié récemment sur ce sujet (https://www.lanutrition-sante.ch/axe-intestin-cerveau-troubles-du-sommeil/).
- Une vie trépidante sans rituels de recharge
- Une mauvaise génétique ou épigénétique
Il existe un modèle ancien qui nous explique que le système nerveux autonome est divisé en 2 parties, à savoir : le système nerveux sympathique impliqué dans la réaction au stress et qui nous permet de libérer l’énergie nécessaire pour faire face à un danger soit en combattant soit en fuyant et le système nerveux parasympathique qui est impliqué dans la capacité de notre organisme de se détendre, dans les processus de régénération de l’organisme ainsi que dans la régulation de notre fréquence cardiaque, notre respiration, notre digestion etc.
La théorie poly vagale
Il existe plus récemment un nouveau model explicatif : la théorie poly vagale issues des recherches en neuroscience qui permet à la pratique clinique de s’ancrer sur une réalité physiologique. Globalement notre système nerveux joue l’interface entre les perceptions intérieures mémorisées et l’extérieur :
- Soit le système nerveux se sent en sécurité alors tout fonctionne correctement, la personne se sent détendue, avec une bonne énergie et cela entraine un bon engagement social,
- Soit la personne se sent intérieurement en danger, cela provoque un état d’hypervigilance, une activation du système sympathique avec mobilisation des réactions de fuite ou d’attaque (colère, anxiété, inquiétudes),
- Soit encore le système nerveux s’est programmé pour une impression de menace pour sa vie et dans ce cas la personne est en hypervigilance, dans un état d’immobilisation (dépression, manque d’énergie, fatigue), cet état est souvent associé à un ancien trauma affectif.
C’est pourquoi, de nombreux thérapeutes pensent que derrière de nombreux états de fatigue chronique peut se cacher un trauma affectif de l’enfance. Nous verrons ultérieurement comment ce modèle donne accès aux ressources de guérison de notre corps et permet de guérir de blessures émotionnelles anciennes.
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Les troubles de la glycémie
Les personnes qui ont tendance à faire de l’hypoglycémie se plaignent de baisses d’énergie, d’étourdissements lorsqu’ils retardent ou sautent un repas, ils peuvent se plaindre d’épisodes de vision trouble, de troubles de la mémoire, se sentant quelques fois nerveux ou agités. Ils ont souvent des compulsions pour le sucre et le fait de manger améliore leur fatigue. Les études montrent clairement qu’une hypoglycémie récurrente a un effet négatif sur les fonctions cérébrales et les troubles cognitifs (15). Les diabétiques sont souvent les plus touchés par des hypoglycémies sévères liées à un contrôle excessif de leur traitement avec des conséquences importantes sur leur cerveau (16), sans oublier que la persistance chez eux d’une glycémie chroniquement trop élevée (diabète) va avoir un effet toxique sur les cellules du cerveau.
Sans en arriver jusqu’au diabète, de nombreuses personnes, par une alimentation trop riche en glucides, fluctuent entre des périodes d’hyperglycémie et d’hypoglycémie, ce qui a aussi tendance à perturber les neurotransmetteurs du cerveau et par conséquent les performances cérébrales, d’où l’importance de bien contrôler par l’alimentation (chrono nutrition) sa glycémie afin d’éviter ces fluctuations. La pire des stratégies pour compenser ces coups de pompe est d’utiliser chroniquement des stimulant sous forme de caféine. La prise quotidienne de nombreux cafés à tendance à réduire notre niveau d’énergie de base et les performances de notre cerveau, ce qui crée une addiction au café pour maintenir un niveau de performance cérébrale et une impression de fatigue cérébrale si l’on ne consomme pas de café (16).
Dans la deuxième partie de cet article, nous allons voir quelles sont les stratégies les plus efficaces pour prendre en charge une fatigue du cerveau, des troubles cognitifs et des troubles de l’humeur tels qu’un état d’anxiété ou une dépression. Nous allons en premier lieu aborder l’importance du réquilibrage de nos neurotransmetteurs qui déterminent notre capacité d’adaptation de notre cerveau à son environnement.
Dr Antonello D’oro
Références
- Michael Van Elzakker “Neuroinflammation and Cytokines in Myalgic Encephalomyelitis/Chronic Fatigue Syndrome (ME/CFS): A Critical Review of Research Methods” Front Neurol 2018;9:1033
- Eva Morava “ Mitochondria and the economy of stress mal adaptation” Neuroscience and Biobehavioral Reviews, vol 37,, Issue 4, may 2013
- Omdal “ The biological basis of chronic fatigue: neuroinflammation and innate immunity” Curr Opin Neurol, 2020 Jun 33 (3):391-396
- Michael MAes “ The gut-brain barrier in major depression: intestinal mucosal dysfunction with an increased translocation of LPS from gram negative enterobacteria (leaky gut) plays a role in the inflammatory pathophysiology of depression” Neuro Endocrinol Lett 2008 Feb;29(1):117-24
- Laura M Lyall “Association of disrupted circadian rhythmicity with mood disorders, subjective wellbeing, and cognitive function: a cross-sectional study of 91 105 participants from the UK Biobank” Lancet Psychiatry,2018 Jun;5(6):507-514
- Tamara E. Lacourt “The High Costs of Low-Grade Inflammation: Persistent Fatigue as a Consequence of Reduced Cellular-Energy Availability and Non-adaptive Energy Expenditure” Front Behav. Neurosci 26 April 2018
- Un Ju Jung “ Obesity and its metabolic complications: The role of adipokines and the relationship between obesity, inflammation, insulin resistance, dyslipidemia and fatty liver disease” 2014 Apr 11
- Jianghong Liu “ Environmental toxicity and poor cognitive outcomes in children and adults” J Environ Health Jan-Feb 2014;76(6):130-8
- Hui-Chen Lu “ Review of the Endocannabinoid System” Biol Psychiatry Cogn Neurosci Neuroimaging, 2021 Jun;6(6):607-615
- Steele Clarke Smith “Clinical endocannabinoid deficiency (CECD) revisited: can this concept explain the therapeutic benefits of cannabis in migraine, fibromyalgia, irritable bowel syndrome and other treatment-resistant conditions?” Neuro Endocrinol Lett 2014;35(3):198-201
- Maria Morena “ Neurobiological Interactions between stress and the endocannabinoid system” Neuropsychopharmacology 2016 Jan;41:80-102
- Fiona D Souza “ The relationship between perfectionism, stress and burnout in clinical psychologists” 01 February 2012
- Ana Agusti “ Interplay between the gut-brain axis, obesity and cognitive function” Front Neurosci. 16 march 2018
- Amar Sarkar “ Psychobiotics and the manipulation of bacteria-gut-brain signals” Trend Neurosci. 2016 Nov,39 (11):763-781
- McNay “ Mini-review: impact of reccurent hypoglycemia on cognitive and brain function” Physiol BEhav, 2010 Jun 1;100(3):234-8
- Ebadi SA “Hypoglycemia and cognitive function in diabetic patients” Diabetes Metab Syndr, 2018 Nov:12(6):893-896
- James JE “ Effects of caffeine on performance and mood: withdrawal reversal is the most plausible explanation”
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