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Au moment où les structuralistes ont essayé d'appliquer les principes de la linguistique structurale à l'étude de phénomènes culturels très divers, la "révolution génératrice" fût place en linguistique", boulversant les techniques d'analyse en vigeur. En effet au niveau technique les stucturalistes procédaient par identification et définition de principes abstraites qui leur permettaient de dégager de leur objet d'analyse en général, et de textes, en particulier, certains éléments analytiques. Ces éléments étaient ensuite organisés dans des structures qui par construction (il s'agit du simple combinatoire) ne pouvaient être que linéaires. Cette méthodologie les prévenaient entre autres, de traiter aisement des structures complexes, hiérarchisés et récursives et d'expliquer la capacité humaine de former constamment des phrases nouvelles. Ainsi l'avènement des automates mathématiques, outil préféré de la linguistique génératrice, élégantes et faciles à utiliser, porta un coup aux méthodes structuralistes.
Le coeur du formalisme d'une grammaire génératrice sont les "règles de reécriture" qui permettent la génération d'un nombre infini de phrases, tout en ayant recours à un nombre fini de règles. L'avantage des règles de reécriture est qu'elles permettent de définir des élements (comme des catégories syntaxiques) comme capables de généer eux-mêmes d'autre éléments jusqu'à ce qu'on arrive aux éléments terminaux, c'est-à-dire les éléments de l'objet à décrire, (comme les mots du texte par exemple). Ainsi une catégorie analytique générale comme "phrase" peut être décomposée jusqu'à ce qu'on parvienne aux éléments terminaux, c'est-à-dire les mots (ou dans un récit les événements simples). Inversement ces éléments analytiques terminaux (comme les mots ou les éléments narratives) peuvent être "reécrits" en éléments synthétiques plus abstraits. Dans la grammaire de Thorndyke un épisode du récit (une catégorie assez générale et abstraite) est par exemple composé d'un sous-but, d'une tentative et d'un résultat. Le principe de récursivité - le fait qu'un élément d'une grammaire qui se contenir lui-même - permet de définir de manière très élégante des structures complexes, comme c'est illustré dans la règle suivante: La "tentative" d'un episode peut ou bien correspondre à une ou plusieures actions simples, ou bien à un nouvau episode.
EPISODE -> SOUS-BUT + TENTATIVE* + RESULTAT TENTATIVE -> \'ev\'enement* -> EPISODE
Figure 4.1: La grammaire de Thorndyke (77)
Le principe de compétence de la linguistique génératrice - l'aptitute d'un individu à produire et à reconnaître des phrases grammaticales - a également été transformé par l'analyse des récits en une capacité de produire et de reproduire des récits. En simplifiant, une telle capacité de compétence génératrice est une capacité de pouvoir utiliser des mécanismes cognitives pour produire un récit bien formé. Ces capacités cognitves peuvent être décrites par une grammaire génératrice comme celle de Thorndyke présenté dans la fig. 9 ("la grammaire de Thorndike"). Imbriquée dans un automate ou un programme une telle grammaire simulerait de manière plus directe cette capactié génératrice. Avoir une capacité génératrice signifie aussi d'avoir une capacité de compréhension. Le fait de pouvoir reconnaître la forme d'un objet comme le récit perment sa compréhension.
Cette petite introduction à quelques principes formelles de la linguistique géenératice et à l'analyse du récit qui s'inspire de cette tradition a montré que l'effort principal est investie à la découverte de principes plutôt syntaxiques qui sont à la base des phrases et des textes. Ceci est une limitation qui à son tour a provoqué beaucoup de critiques. L'essence de ces attaques dit que c'est le sens du langage et non pas sa forme qui doit être au centre de l'intérêt d'analyse. Toutefois tous le monde est d'accord sur le principe que forme et essence dépendent l'une sur l'autre. Mais en pratique il s'avère qu'il est très difficile de savoir de quel genre de forme on aura besoin pour dégager le sens d'un objet. D'autres disent que les grammaires génératrices sont belles, que la linguistique génératrice est peut-être la seule vraie science du langage, mais qu'elle a raté l'objet qui est l'analyse de structures de sens. Toutefois dans ce chapitre en ne va entrer trop dans ce débat. D'abord les grammaires qu'on va discuter ont un curieux statut quelquepart entre la syntaxe et la sémantique. Deuxièmement la question principale pour nous est l'évaluation de leur utilité pour l'analyse de textes politiques. Comme elles constituent un formalisme qui fonctionne et qui est élégente - ce qu'on ne peut pas dire des grammaires structuralistes - cette priorité me semble être correcte. Par contre, on discutera en détail le principe de schéma développé dans ces recherches. La notion de schéma est très large. Dans cette section on examinera surtout la notion de schéma de récit présenté par les chercheurs utilisant ces grammaires génératrices.