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|Atelier Energies et Santé - "Stratégies pour une santé optimale"|
"Une société qui tire le quart de ses revenus économiques de la maladie, poursuivra, diffamera et, finalement, mettra hors d'état de nuire quiconque voudrait apprendre à ses concitoyens à vivre en bonne santé."
(Gunther Schwab)
"Le vrai médecin est le médecin intérieur. Malheureusement, la plupart des médecins ignorent cette science qui, pourtant, fonctionne si bien."
Dr Albert Schweitzer
Les associations alimentaires
Chaque famille d'aliments est différente.
Certains aliments sont très proches et peuvent s'associer, d'autres sont carrément incompatibles et leur association peut provoquer d'importants troubles de la santé.
Sur le plan digestif, chaque aliment se caractérise par trois paramètres :
- le temps de digestion,
- le milieu acido-basique nécessaire.
- l'énergie nécessaire à la digestion
1 - Le temps de digestion des aliments
Est très différent selon les familles d'aliments. Il peut varier de quelques minutes pour les jus de fruits, les fruits, le sucre, le miel, à environ une demi-heure pour les légumes verts et jusqu'à cinq heures pour les légumineuses (lentilles et légumes secs en général).
2 - Le milieu acido-basique digestif (Voir plus d'informations sur la page "équilibre acide-base")
Cet équilibre "acide / base" se mesure sur une échelle de valeur allant de 1 à 14 :
pH 1 = ACIDE pH 7 = neutre pH 14 = BASIQUE
Très schématiquement, de 1 à 7 la situation est acide, de 7 à 14 la situation est basique, et l'équilibre idéal entre les acides et les bases se situe à 7.
Rappel : le pH du sang est de 7,35, légèrement basique, le pH urinaire varie de 5 à 9 selon les heures de la journée et l'état de santé de la personne, le pH de la peau est de 5,2.
Ce qui est important, c'est de savoir que la digestion se fait dans des milieux d'équilibre acido-basiques qui peuvent être TRÈS différents suivant l'aliment ingéré.
3 - L'énergie nécessaire :
On ignore (ou on oublie) trop souvent que la digestion nécessite une mobilisation d'énergie importante, et que le capital d'énergie nécessaire pour la digestion-assimilation sera totalement différent selon les aliments ingérés, et qu'il peut être considérable pour certains.
Or, la capacité de digestion-assimilation est directement liée au potentiel d'énergie, de vitalité de chacun, et ce potentiel est variable selon les personnes, au cours de la vie, au cours des saisons et même au cours d'une journée.
Le Taux de Vitalité générale d'une personne (plus d'informations sur la page "énergétique") est fonction de divers paramètres et entre autres de son hygiène de vie physique, mentale et alimentaire.
Si cette hygiène est défectueuse, ce potentiel de vitalité personnel sera diminué et certaines fonctions en souffriront.
- Cela peut être la fonction musculaire entraînant l'apathie,
- la fonction thermique donnant des sensations de froid aux extrémités du corps,
- la fonction d'évacuation des selles donnant la constipation,
- la fonction mentale et émotionnelle impliquant une augmentation du stress, des troubles de mémoire...,
- la fonction digestive avec colite, diarrhées,
- la fonction d'assimilation avec la maigreur,
- la fonction d'élimination des graisses avec une surcharge pondérale,
- la fonction sexuelle entraînant un manque de désir,
- la fonction de reproduction avec la difficulté à être enceinte,
- la fonction d'élimination toxinique cellulaire enclenchant des symptômes de maladie.
Si une personne à faible vitalité consomme des aliments "lourds" à digérer, il y aura obligatoirement une carence d'énergie dans les fonctions digestives, et ces aliments, au lieu d'apporter de l'énergie, vont stagner dans l'estomac et dans les intestins beaucoup trop longtemps, et vont provoquer un processus de fermentation et de putréfaction.
Non seulement l'objectif de départ, qui était nutritionnel, ne sera pas atteint, mais, à la place, nous aurons une situation d'empoisonnement par fabrication de toxines impropres à l'état de santé générale.
Les principaux signes cliniques en sont une langue blanche chargée, une haleine fétide, des selles irrégulières, collantes, nauséabondes, une urine foncée, malodorante.
Il est donc très important que les personnes à faible vitalité évitent absolument certains aliments trop lourds.
Les sucres lents
On les appelle aussi féculents, glucides lents, hydrates de carbone.
Ce sont les pommes de terre, le riz, les pâtes, le pain, le quinoa, le millet, le sarrasin, la semoule de couscous (toutes les céréales en général).
Ils subissent une première phase digestive dans la bouche, en milieu basique, grâce à la mastication et à la salive qui est basique (pH 7 à 8).
Ce travail de transformation chimique continue dans l'estomac, toujours grâce à ce suc salivaire basique.
L'aliment ainsi travaillé et broyé passe ensuite dans le haut de l'intestin grêle (le duodénum).
D'autres sucs digestifs pancréatiques (pH 7 à 8) vont continuer et finir ce travail de digestion basique avant assimilation par les parois de l'intestin.
La digestion des féculents se fait donc en milieu basique et principalement dans la bouche et le duodénum.
La digestion des céréales provoque une dépense d'énergie considérable pour "brûler" le sucre en excédent.
De ce fait, l'ensemble cardio-pulmonaire est mis à rude épreuve lors de l'utilisation de ces sucres qui arrivent massivement. Pour éviter les sensations de chaleur excessive dans le corps, le surmenage du pancréas chargé de maintenir le taux de sucre dans le sang et l'usure plus rapide du système cardio-pulmonaire, les sédentaires doivent éviter la consommation de céréales (pour les asthmatiques, elle est fortement déconseillée, dans ce cas, leur préférer les pommes de terre).
Pour les travailleurs physiques, les sportifs, une consommation modérée (une fois par jour) de céréales leur apportera largement le sucre et les nutriments nécessaires à leurs activités.
Les protéines
Elles sont contenues dans la viande, le poisson, les oeufs, le yaourt, les fromages, le soja, les noix, les noisettes et les amandes (oléagineux).
Elles ne subissent pas d'action chimique buccale.
Après mastication, ces aliments parviennent dans l'estomac.
Dans ce dernier, l'organisme libère de l'acide chlorhydrique (HCI) d'un pH 2 à 4, donc très acide.
Une fois transformées en acides aminés, les protéines passeront dans l'intestin grêle pour être à leur tour assimilées sous forme d'acides aminés. La principale transformation chimique des protéines se fait dans l'estomac en milieu acide.
On voit donc que le mélange féculent-protéine est incompatible : nous n'avons qu'un seul estomac et on ne peut réclamer à celui-ci un milieu à la fois basique d'un pH 7 à 8 pour les féculents et un milieu acide d'un pH 2 à 4 pour les protéines.
Ceci va à l'encontre de la démarche alimentaire actuellement très courante, qui est d'associer presque systématiquement poisson ou viande avec riz, jambon avec purée, steak avec frites, etc...
Viandes et poissons
Pour les inconditionnels, la viande et le poisson apportent des protéines nobles.
Oui, mais ces aliments apportent également beaucoup de déchets appelés purines, urée et acide urique.
Consommer quotidiennement de la viande et / ou du poisson est un excès regrettable et favorable au dépôt d'acide urique dans les articulations. La porte est ainsi ouverte à un grand nombre de maladies comme : arthrite, arthrose, poly- et périarthrite, goutte, rhumatisme... (liste non exhaustive)
Un cocktail quotidien de viande + produits laitiers devient explosif au fil des années.
Pour les grands "mangeurs de viande", en ramener la consommation à trois ou quatre fois par semaine, dans un premier temps, sera une étape transitoire, nécessaire à une diminution de leur toxémie et donc un pas vers la santé.
Pour les végétariens, la consommation de soja et d'oléagineux (noix, noisette, amande) remplacera favorablement la viande et le poisson.
Et pour ceux qui prennent conscience de la nécessité de supprimer ces aliments, la transition peut se faire en utilisant les viandes blanches, poulet, dinde, de meilleure qualité (si élevage "bio" dans de bonnes conditions) que la viande rouge car elles contiennent moins de purines au départ.
Le poisson "sauvage" (non issu d'élevage) est de meilleure qualité biologique (mis à part la présence éventuelle de mercure et autres "métaux lourds") car il n'a pas reçu d'antibiotiques, de vaccins, d'hormones de croissance ni de nourriture inadaptée à son espèce (comme c'est le cas pour un grand nombre d'animaux et poissons d'élevage).
Mais il a un inconvénient majeur : c'est un aliment qui rentre très vite en décomposition et fabrique rapidement des poisons. Son ultra-fraîcheur avant consommation est obligatoire.
Sa surconsommation entraîne les mêmes problèmes que la viande car le taux de protéines est équivalent.
Les légumineuses
Elles comprennent les lentilles, le soja, les haricots blancs et rouges (légumes secs en général).
Elles sont très riches à la fois en protéines et en féculents.
Malgré leur apport nutritionnel important, ces aliments sont difficiles à digérer car féculents et protéines sont incompatibles entre eux.
Les légumineuses ne sont pas conseillées aux personnes à faible vitalité.
Les lipides
Très importants dans l'alimentation, il faut y apporter une attention particulière.
Voir la page Huiles et acides-gras
Les huiles végétales, le beurre, la crème fraîche, le saindoux, l'avocat sont souvent en surcharge avec les protéines, car ces dernières contiennent déjà des lipides (la viande de porc, classée en protéine, est très grasse, très lipidique).
Les légumes verts de saison
Ce sont les rois de l'alimentation. Ils sont tous très compatibles entre eux.
On peut les consommer crus ou cuits.
Exemples : salade composée avec laitue, radis, concombre ou soupe de légumes poireaux-carottes-navets.
Leur point fort est d'être compatible avec toutes les autres familles d'aliments : protéines, féculents, lipides.
On DOIT en consommer TOUS LES JOURS !!!
Les fruits
De digestion très rapide, contenant beaucoup de sucres rapides, ils sont quasiment incompatibles avec toutes les autres familles d'aliments sauf avec les fruits secs sucrés : les raisins secs, dattes, figues, abricots secs, pruneaux, et les protéines maigres acides : yaourt, petit suisse, lait caillé.
Les fruits, bien que considérés comme essentiels, peuvent devenir dangereux consommés en mauvaise association.
C'est le cas du fruit (et des traditionnelles salades de fruits) en fin de repas : son transit dans l'intestin est bloqué au niveau de l'estomac par la présence des autres aliments, quelle que soit leur nature (et a fortiori les féculents).
Le fruit contenant beaucoup de sucre rapide, ce dernier va fermenter et sera transformé en alcool. Je rappelle que c'est à partir de pommes que l'on fabrique le cidre et le calvados, à partir du raisin que l'on fabrique le vin, l'eau-de-vie, etc.
Fruits et salades de fruits ne devraient JAMAIS être consommés en dessert.
Nous retrouvons parfois des personnes âgées qui n'ont jamais bu une goutte d'alcool de leur vie, et qui présentent une cirrhose du foie !
Elles n'avaient pas besoin de boire puisqu'elles avaient transformé leur estomac en alambic pendant des dizaines d'années en consommant régulièrement des fruits en fin de repas.
Une association très répandue, particulièrement désastreuse pour les enfants et qui provoque des désordres ORL importants et récidivants, comme les otites, rhinites, bronchites, bronchiolites, angines : un repas de féculents (riz ou purée par exemple) et un yaourt sucré en dessert.
Le mélange féculent / yaourt (protéine acide) est incompatible et le mélange féculent / sucre du yaourt (sucre rapide) est également incompatible. Cela nous donne une double incompatibilité majeure et des rendez-vous réguliers chez le pédiatre.
Les boissons
Les jus de fruits, le vin, la bière, le thé, les tisanes, le café sont à classer parmi les aliments à cause de leur composition. Exemples : la bière est faite à partir de céréales, le vin à partir du raisin, quant au café, il contient beaucoup d'acide urique.
Ces liquides ne sont pas anodins dans l'alimentation.
Un verre de jus d'orange ou de vin, par son acidité, bloque la digestion basique des féculents consommés au même repas.
Par contre, avec un repas de protéines qui se digèrent en milieu acide, l'association sera plus acceptable.
La boisson chaude en fin de repas retarde la digestion car elle dilue les sucs digestifs présents.
Quant aux boissons froides, ou glacées, elles créent un choc thermique dans l'organisme. Elles doivent être consommées à température ambiante, surtout l'été.
Il est rappelé que les jus de fruits sont à classer dans les aliments plutôt que dans les boissons de par leur teneur importante en sucres et vitamines. Ces deux derniers éléments sont très énergétiques et à adapter à l'activité du corps.
Pour certaines personnes sensibles, il est déconseillé de boire un jus de fruits après 18 heures car il risque de perturber gravement leur sommeil.
Toutes ces boissons correspondent plus à un besoin culturel que physiologique.
La seule boisson véritablement adaptée à notre organisme est l'eau, source de toute vie.
(voir page Que boire ?)
Alors, quoi manger ?
- Les fruits doivent être consommés en dehors des repas, au moins un quart d'heure avant le repas, ou bien dans la matinée ou encore l'après-midi.
- Les légumes verts sont importants et indispensables. Ils devraient être présents à chaque repas, en crudités et/ou cuits à la vapeur. Les fruits et les légumes sont les seuls aliments qui drainent et qui nourrissent le corps sans l'encrasser.
De plus, ce sont les seuls aliments dont le bilan final est basique pour l'organisme, contrairement à tous les autres aliments qui sont acidifiants.
- Les légumineuses sont compatibles avec les légumes.
Exemple : une assiette de crudités avec un plat de lentilles cuisinées avec oignons et carottes.
- Les huiles végétales de première pression à froid et le beurre frais (lipides) sont compatibles avec les légumes et les féculents.
À noter : citron, vinaigre, tomate et vin sont incompatibles avec les féculents et compatibles avec les protéines.
Sur les deux repas principaux de la journée, déjeuner et dîner,
un repas sera composé de crudités + féculents + légumes vapeur,
et l'autre repas : crudités + protéines + légumes vapeur
En fait, il faut impérativement respecter les associations alimentaires sur chaque repas, et penser "équilibre alimentaire" sur la totalité de l'alimentation de la journée, mais aussi de la semaine.
Bien sûr, ces indications sont générales et théoriques, et il est important de les adapter à chaque personne, c'est-à-dire suivant son potentiel d'énergie, sa toxémie et ses goûts.
(voir aussi la page régime crétois)
Les aliments acides et les aliments acidifiants
Il ne faut pas les confondre.
Certains aliments ont un bilan final acide dans l'organisme, même si leur digestion s'est faite en milieu basique.
D'autres, bien qu'acides au goût, ont un bilan final basique.
La viande fabrique de l'aide urique, elle est donc acidifiante.
Les oranges, citrons, pamplemousses, oseille, épinards sont acides au goût mais sont alcalinisants (rendent basique) en finalité.
Le riz, la semoule, le quinoa sont doux au goût mais acidifiants au final car ces aliments contiennent aussi des protéines (malgré leur digestion en milieu basique).
(voir la page liste des aliments)
ATTENTION :
Si votre organisme est très chargé en toxines, cette manière de vous nourrir agira dans un premier temps de façon thérapeutique en créant des symptômes d'élimination.
Divers troubles d'auto-nettoyage peuvent alors apparaître :
- perte de poids,
- langue chargée, haleine fétide,
- urine jaune foncé,
- pouls plus rapide,
- variations dans la qualité/quantité/régularité des selles,
- sensation de froid aux extrémités, etc...
Ces signes doivent être analysés positivement.
L'organisme profite en fait de ce «répit alimentaire» pour mettre en marche la fonction d'élimination toxinique cellulaire.
Quant aux personnes en bonne santé, bonne vitalité, faible toxémie, leurs capacités de fonctionnement quotidien vont s'accroître. Elles dormiront un peu moins et seront en pleine forme pour affronter toute l'animation de la vie quotidienne, familiale, professionnelle, culturelle.
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