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CABINET D'HYPNOTHERAPIE
Neurofeedback
"Le neurofeedback ou biofeedback électroencéphalographique (EEG) est le même principe que le biofeedback. A l'aide d'un électroencéphalogramme (EEG), l'activité électrique des neurones dans le cerveau peut être mesurée, enregistrée et retournée seconde par seconde à la personne. Ce retour (feedback) du fonctionnement des neurones (neuro) permet à la personne de voir en temps réel l'activité de son cerveau. Le neurofeedback ouvre donc la possibilité à la personne d'apprendre à réguler le fonctionnement de son propre cerveau"
(Association Suisse de neurofeedback)
Une analyse informatique poussée de l’EEG:
l’électroencéphalographie quantitative (EEGq) permet de suivre milliseconde par milliseconde l’activité des ondes cérébrales. De plus, son logiciel peut convertir cette activité en une carte couleur, faisant ressortir les fréquences les plus hautes et les plus basses dans des zones clefs du cerveau.
L’EEGq peut aussi montrer la qualité de consommation ou de collaboration entre différentes aires cérébrales. Il existe plusieurs grandes bases de données d’EEGq de profils «normaux» et
«anormaux», ce qui permet de comparer l’EEGq d’un patient avec ceux d’un millier d’autres.
Les travaux du Dr Von der Kolb et de son équipe lui permettent de faire une découverte renversante dans le monde la psychiatrie. Je cite:
«L’EEGq apporte des preuves irréfutables des limites arbitraires des catégories diagnostiques du DSM (il s’agit d’un catalogue qui recense toutes les pathologies de type psychiatriques reconnues. Considérée comme la bible du psychiatre, elle est utilisée pour poser un diagnostic). Les appellations données aux troubles mentaux dans le manuel ne correspondent pas à des types d’activation cérébrale particuliers. Or, les états psychiques communs à plusieurs diagnostics – confusion, agitation, etc. – sont associés à des motifs bien définis sur l’EEGq».
Les ondes cérébrales et notre comportement
Chaque ligne d’un électroencéphalogramme (EEG) correspond au tracé de l’activité d’une zone du cerveau. L’EEG se compose de mesures de hauteurs (amplitudes) et d’ondes (fréquences) différentes. La fréquence désigne le nombre d’oscillations d’une onde par seconde et se mesure en hertz (Hz) ou en cycle par secondes (cps).
Toutes ces fréquences de l’EEG sont pertinentes pour comprendre et soigner un traumatisme.
Les ondes delta (0,5 à 3Hz), fréquences les plus lentes, apparaissent le plus souvent dans le sommeil. Le cerveau fonctionne alors au ralenti et l’esprit est tourné vers lui-même. Si on a trop d’ondes lentes quand on est réveillé, on a l’esprit brumeux, des difficultés à juger des situations et on contrôle mal ses impulsions. Par exemple, 80 pour cent des enfants atteints d’un TDAH de même que des victimes de traumatismes ont un excès d’ondes lentes dans leurs lobes frontaux.
Les ondes thêta (de 4 à 7 Hz) dominent à la lisière du sommeil, comme dans un état de «flottement». C’est un état à la limite de la perte de conscience, caractéristiques des transes hypnotiques, bien que pas toujours efficaces en thérapies. D’où l’importance des capacités de l’hypnothérapeute à reconnaître ces états afin de les utiliser en thérapie. Ces ondes créent un état d’esprit non contraint par la logique et les exigences de la vie et donc, à même de produire des associations nouvelles. Un des traitements particulièrement efficaces en neurofeedback est l’entrainement alpha-thêta qui utilise cette qualité pour libérer des associations figées (nos fameuses routes ou circuits neuronaux) et faciliter un nouvel apprentissage.
Les ondes alpha (8 à 12 Hz) s’accompagnent d’un sentiment de paix et de calme. Elles sont bien connues des gens qui ont appris à méditer. On peut pratiquer un entrainement par ondes alpha pour aider des personnes trop prostrées ou trop agitée à atteindre un état de relaxation concentrée.
Les ondes bêta sont les fréquences rapides (13 à 20 Hz). Quand elles dominent, l’esprit est tourné vers le monde extérieur. Elles permettent de se concentrer lorsqu’on exécute une tâche. La fréquence bêta, lorsqu’elle est supérieure à 20 Hz, est toutefois associée à un état d’agitation, à l’anxiété et à la tension physique, à un état d’alerte où l’on regarde toujours autour de soi.
Voir son cerveau fonctionner pour en prendre le contrôle
Les patients trouvent très utile de pouvoir situer et visualiser les modes d’activité électrique dans leur cerveau. Cette technique permet de leur montrer ceux qui semblent causer leurs difficultés à se concentrer ou leur manque de contrôle émotionnel. Ils peuvent ainsi voir pourquoi et comment entraîner certaines zones de leur cerveau.
Cela les aide à ne plus culpabiliser quand ils tentent de maîtriser leur comportement et, partant, à apprendre à traiter les informations autrement.
Avec le neurofeedback, les résultats sont rapides, puisque le patient peut faire le lien entre l’activité de son cerveau et ce qu’il fait sur le moment. Par exemple, si j’essaie d’aider quelqu’un à augmenter sa capacité à être présent, je peux observer immédiatement comment il s’en sort. C’est très stimulant de pouvoir sentir la manière dont on pense influer sur l’activité du cerveau.
Comment un choc émotionnel, un traumatisme ou un environnement stressant altère-t-il les ondes cérébrales ?
Pour ces patients, leur EEGq montre une activité intense de leur lobe temporal droit – le centre de la peur – associée à un excès d’ondes lentes dans leur lobe frontal. Cela signifie que leur cerveau émotionnel surexcité domine leur vie mentale.
Les recherches ont montré que calmer leur centre de la peur réduit leurs symptômes liés à l’angoisse, comme l’hyperactivité, l’insomnie, la perte de mémoire et de concentration ou la consommation
excessive d’alcool, pour ne citer que quelques dysfonctionnements majeurs. Les fonctions exécutives augmentent, favorisant une plus grande clarté mentale et une capacité à être moins perturbé par des provocations mineures.
Certains patients présentent des traces d’hyperactivité dès qu’ils ferment les yeux. Lorsqu’ils ne peuvent voir ce qui se passe autour d’eux, ils paniquent et leurs ondes cérébrales s’emballent. Dans ces cas, nous les entraînons à produire les ondes qui prévalent dans un état d’esprit plus détendu. D’autres encore surréagissent aux sons et à la lumière, signe que leur thalamus a du mal à éliminer les informations non
pertinentes. Dans ces cas, nous nous employons à changer les modes de communication à l’arrière du cerveau.
Burn-out et neurofeedback
Dans mon cabinet, je fais surtout appel au neurofeedback pour réduire les problèmes d’hyperactivité, surexcitation, de confusion et de concentration lié au stress. Ainsi, après quelques séances d’entrainement, le calme commence déjà à revenir et la personne peut commencer à reprendre le contrôle de ses émotions et non se laisser emporter par elles. Peu à peu, elle réussit à faire des choix dans sa vie qui ne sont désormais plus guidés par l’impulsion ou l’irritabilité mais par ce qu’elle les juge
pertinents.
Performances sportives !
Lorsque le Dr Von der Kolb s’intéresse à cette technique en 2014, il constate que le département de médecine du sport de l’université de Boston est le seul à être au fait de cette pratique. Il semble
que jusqu’en 2014, cette méthode était sans doute beaucoup plus utilisée pour améliorer les prouesses sportives que les états psychiques. En Italie, l’entraîneur du Milan AC l’a utilisé pour aider ses joueurs à rester détendus et concentrés en regardant des vidéos de leurs erreurs. L’optimisation de leur
forme s’est révélée payante quand certains d’entre eux ont participé à la victoire de l’Italie en Coupe du monde en 2006 et que le Milan AC a remporté le Championnat d’Europe l’année suivante. Un plan de financement conçu pour aider le Canada à dominer les Jeux Olympiques d’hiver de 2010, a aussi fait appel au neurofeedback. Les Canadiens ont gagné nettement plus de médailles d’or que lors des précédents Jeux.
Les performances artistiques
En Angleterre, un jury du Royal College of Music a jugé qu’après dix séances de neurofeedback, la qualité de jeu d’un groupe d’élèves s’était amélioré de 10 pour cent par rapport à celle de leurs condisciples.
TDAH
Vu la capacité du neurofeedback à augmenter la concentration, il n’est guère étonnant que les spécialistes du TDAH s’y soient intéressés. Plus de trente-sept études ont montré que ce procédé pouvait être un traitement efficace pour le TDAH. Une fois le cerveau entraîné à produire différents types de communication électrique, aucune autre thérapie n’est nécessaire, contrairement aux médicaments, qui ne changent pas fondamentalement l’activité cérébrale et n’agissent plus dès qu’on cesse de les prendre.
Mais aussi…
Cette méthode a donné de bons résultats pour de nombreuses affections qu’il serait illusoire de lister ici faute de place. Comme, par exemple, elle peut calmer les céphalées de tension, améliorer le fonctionnement cognitif après une lésion cérébrale traumatique, diminuer les crises d’angoisse et de panique, approfondir les états de méditation, traiter certains troubles de la sphère autistique, réduire les crises d’épilepsie, favoriser l’autorégulation dans les troubles de l’humeur, etc..
Le neurofeedback quasi inexistant dans les thérapies en Suisse
En 2013, 17 hôpitaux militaires américains utilisaient cette technique. A cette période, les soldats fraîchement démobilisés commencent juste à être évalué. Frank Duffy, directeur des laboratoires de
neurophysiologie clinique et développementale à l’hôpital pour enfants de Boston déclare : « La littérature scientifique, qui ne compte aucune étude négative, suggère que le neurofeedback joue un rôle thérapeutique majeur dans de nombreux domaines. J’estime qu’un traitement ayant témoigné d’un
spectre d’efficacité aussi vaste doit être universellement reconnu et largement utilisé ».
C’est sans réserve que je partage ses propos. Et j’espère que d’autres thérapeutes suivront. Se former en permanence évite de s’endormir sur son divan. Et apprendre permet de nouvelles connexions
neuronales. Si dans la foulée, on peut éviter Alzeimer, on aurait tort de s’en priver !
L’utilisation de l’EEGq et de l’hypnose en thérapie me permet d’affirmer sans aucune réserve à celui qui veut guérir qu’on ne peut faire plus efficace en 2019.
Voir son cerveau fonctionner en temps réel pour en prendre le contrôle. Cela s’appelle l’entrainement par neurofeedback.
Quel intérêt ?
Lorsque j’accueille des clients dans mon cabinet, ils sont souvent surpris de ne pas trouver de canapé confortable dans lequel ils s’imaginaient déjà détendus et somnolents pendant que je leur raconterais des trucs qui les rebouterais quasi instantanément.
C’est vrai quoi ! Faites un tour sur Youtube ce ne sont pas les enregistrements audio qui manquent : arrêt du tabac, perte de poids, sortir d’un deuil. Bref, serions-nous alors stupides au point qu’une séance d’hypnose allongé sur un canapé règlerait des années de galère !
Ah ! Bien entendu, parfois, la pensée magique fonctionne. Arrêter de fumer en est un bon exemple mais c’est rare et c’est probablement cet effet « miracle » qui fait qu’on en parle autant. Attention, je ne dis pas que la pensée magique est une illusion. Au contraire, la pensée est fondamentale ! Nous sommes
en grande partie ce que nous pensons - ce que nous nous racontons. Si vous vous sentez bien dans votre tête, alors ça se voit ! Souriez et on vous sourira en retour. CQFD !
Le pouvoir créateur de la pensée
La pensée, c’est le truc le plus dingue et spectaculaire jamais inventé. Et oui ! Un robot peut faire le malin au jeu de go mais il restera en plan si vous lui demandez de réaliser une mayonnaise. En effet, une intelligence artificielle (IA) doit être programmée. Comment ? En éliminant des possibles. Un humain qui choisit un œuf ne perd pas son temps à se dire « ok ! alors ce n’est pas carré, ni triangulaire, il n’est pas noir, vert, bleu, etc.. ». Un humain sait qu’il s’agit d’un œuf sans éliminer tout ce qu’il n’est pas pour le savoir.
Vous voyez alors se dessiner un problème majeur de l’IA. La planète n’a pas assez d’énergie pour
supporter des milliards de pages de programmation pour que le robot sache qu’il tient un œuf et non une balle de golf. Et ce ne serait que le début, puisqu’une mayonnaise se fait avec des œufs frais et non pourris.
En l’état actuel de nos connaissances, j’éviterais d’aller dîner chez une IA ! Imaginez une belle cassolette de champignons cueillis et mijotés par Monsieur Robot. Laissons Monsieur Robot gagner au jeu de go, ça consomme moins d’énergie. D’ailleurs, pour notre cerveau c’est pareil. Il consomme plus d’énergie à faire un nœud de cravate qu’à réaliser des opérations mathématiques complexes.
L’IA ne peut pas remplacer l’homme simplement parce que c’est l’homme qui crée l’IA. Donc, les
Robots ne pensent pas, ils exécutent. Et franchement, c’est déjà pas mal.
Vous pouvez dès lors vous détendre pendant que Monsieur Robot passe l’aspirateur.
Mais restons cependant vigilants, car le risque qui plane sur nos jolies têtes n’est pas de savoir si
le robot va nous dépasser. Mais bien quand nous deviendrons des robots. Rappelons-nous un principe de base : la survie de notre espèce nous la devons à notre capacité d’adaptation hautement créative. Demandez à votre PC de s’adapter à votre demande. On est d’accord, ça ne va pas le faire !
A la bonne heure ! On parle enfin de notre cerveau. Evidemment, c’est somme toute assez étonnant de constater que nous avons un cerveau et, plus encore, qu’il est responsable de nos pensées et de nos actions.
Fabriquer des pensées
La pensée est ainsi produite par des circuits, soit des connexions entre neurones. Imaginez votre cerveau comme une carte géographique. Vous y voyez des routes, des montagnes, des lacs, des fleuves etc.. Et bien, dans le cerveau, une pensée est le résultat de connexions entre neurones qui forment une route.
La pensée « cul-de-sac »
Par exemple, ruminer c’est comme prendre une route sans issue puis, arrivé au bout, rebrousser chemin et recommencer encore et encore.
Résultat: le sillon est si profond que le cerveau va systématiquement prendre cette route et
donc produire la même pensée. Dans la réalité, une route trop souvent empruntée va devenir si large et profonde qu’elle finira par envahir tout le cerveau si bien qu’elle occupera tout l’espace de votre être jusqu’à provoquer des pathologies étranges. Quand une pensée prend toute la tête, elle s’installe
comme une habitude. On peut prendre des médicaments, mais ils provoqueront dans la grande majorité des cas de nouveaux problèmes.
Donc, changer sa pensée devient carrément urgent. Mais comment faire ? Il ne s’agit pas de "tourner la page". On ne tourne jamais la page. Non! On transforme le vécu. L'amnésie est une pathologie
et certainement pas un choix.
Et pour ceux qui s’adonnent à cet exercice, je n’ai pas de bonnes nouvelles. Même si vous
réussissez à vous convaincre que votre problème ne vous concerne plus, soyez assurés que votre inconscient se chargera, bien entendu à votre insu, d'orienter tous vos choix. Notre passé détermine ce que nous faisons aujourd'hui et les conséquences se verront demain.
Appliquer les neurosciences pour rétablir les circuits du cerveau ?
La fonction principale des neurosciences aujourd'hui, en thérapie, peut se résumer en un mot: métacognition. Il s’agit de connaître le fonctionnement de son cerveau afin d’en prendre le contrôle. Cette étape préliminaire à tout processus de guérison m'apparaît absolument incontournable. Rester allongé à écouter un enregistrement ne vous renseignera pas sur la manière dont vous pouvez orienter
et modifier vos pensées. Ce qui importe pour aller bien, c’est de pouvoir prendre le contrôle.
Un psychiatre curieux !
Les travaux du docteur Bessel von der Kolb, grand spécialiste américain depuis une quarantaine d’années du syndrome de stress post traumatique (SSPT), sont d’une rare pertinence. Ses études ont permis d’identifier, parmi les thérapies existantes sur le marché, celles qui obtiennent les meilleurs résultats sur des personnes souffrant de stress post traumatique. Comme thérapies efficaces : l’utilisation de l’hypnose, l’IFS (Internal Family System) dont je vous parlerai dans un prochain blog et ce qui retiendra notre attention, le neurofeedback.
Quel rapport avec le stress post-traumatique ?
Dans le langage courant, le stress post-traumatique est compris comme les conséquences d’un énorme choc sur les capacités cognitives. La déviance langagière réside dans ce que l’on classe comme
« choc énorme ». C’est complètement subjectif, ainsi que nous allons le voir.
Le « cerveau émotionnel » est le premier à interpréter une information entrante. L’information sensorielle sur l’état du corps et de l’environnement – reçue par les yeux, les oreilles, le toucher, la
kinesthésie, converge vers le thalamus, où elle est traitée puis retransmise à l’amygdale, qui interprète sa signification émotionnelle.
Cela se passe à la vitesse de l’éclair. Si une menace est détectée, l’amygdale envoie des messages à l’hypothalamus, pour qu’il sécrète encore plus d’hormones du stress pour nous défendre contre le danger.
Le neuroscientifique Joseph LeDoux appelle ça, la « voie haute », soit celle qui part du thalamus et gagne, via l’hippocampe et le cortex cingulaire antérieur, le cortex préfrontal – le « cerveau rationnel », afin qu’il interprète l’information de manière consciente et bien plus raffinée. Cela prend quelques millisecondes.
Si l’amygdale attribue une trop grande importance à la menace et/ou si le système de filtrage des zones supérieures du cerveau est trop faible, comme cela arrive quand on est stressé, on ne maîtrise plus les
réactions d’urgence automatique, comme l’alarme prolongée ou les explosions d’agressivité.
En revanche, si on est détendu, les lobes frontaux peuvent rétablir l’équilibre en nous aidant à comprendre que l’on réagit à une fausse alarme, et couper la réponse de stress.
Tant que les lobes frontaux marchent bien, on ne risque pas de s’énerver à chaque fois qu’un serveur se fait attendre ou qu’un répondeur nous fait patienter. Quand ce système tombe en panne, on devient
comme un animal conditionné : dès qu’on détecte un danger, on se met automatiquement en mode fuite ou lutte.
Que le stress ait été généré par un choc traumatique d’une rare violence ou par une accumulation de travail, les symptômes sont les mêmes. Pour ces motifs, il m’est apparu comme évident que l’utilisation des outils thérapeutiques dans la gestion du SSPT pouvaient trouver une application efficace dans mon travail.