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Etats-Unis La Cour suprême refuse la limite du droit d'asile
Vendredi, la Cour suprême des Etats-Unis a rejeté les nouvelles mesures de Donald Trump restreignant le droit d'asile.
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La Cour suprême des Etats-Unis a rejeté vendredi la demande de l'administration Trump sur la mise en oeuvre de nouvelles mesures restreignant le droit d'asile pour les personnes entrées illégalement sur le territoire américain.
Par cinq voix contre quatre, les magistrats de la plus haute juridiction américaine ont refusé la demande de l'administration Trump de suspendre une décision rendue le 19 novembre par un juge californien. Une cour d'appel de San Francisco saisie par l'administration fédérale avait déjà refusé d'annuler ce jugement.
Le gouvernement fédéral souhaite que les personnes ayant franchi la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis en ne passant pas par un poste-frontière ne puissent pas bénéficier du droit d'asile. Cette politique vise à rendre plus difficiles l'entrée et le séjour de migrants arrivés illégalement aux Etats-Unis.
Le président de la Cour suprême, le juge conservateur John Roberts, a joint sa voix à celles des quatre juges considérés comme libéraux. Les deux juges Brett Kavanaugh et Neil Gorsuch, nommés sur la proposition de Donald Trump, ont voté avec le camp conservateur.
Des juges pas assez conservateurs
Cette décision constitue un revers politique pour Donald Trump qui se sert de la question migratoire et identitaire comme argument électoral. Ce sujet a été très présent lors des différents meetings auxquels il a participé lors de la campagne pour les élections de mi-mandat.
Le choix du juge John Roberts de pencher en faveur des libéraux fait suite à des critiques formulées par M. Trump contre la haute juridiction qu'il estimait insuffisamment en phase avec sa politique conservatrice.
«Nous ne sommes pas les juges d'Obama, les juges de Trump, les juges de Bush ou les juges de Clinton», avait déclaré le juge Roberts lors d'une intervention publique très inhabituelle.
L'arrêt de la Cour suprême intervient alors qu'un bras de fer est engagé entre Donald Trump et le Congrès qui pour l'instant refuse d'approuver un projet de loi prévoyant un budget de cinq milliards de dollars afin de financer le mur que le président américain veut ériger à la frontière mexicaine. Ce mur présente une valeur hautement symbolique car il était la promesse phare faite à sa base électorale lors de la campagne présidentielle de 2016. (ats/nxp)
Créé: 21.12.2018, 23h40