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Dans le British Medical Journal (BMJ) daté du 16 septembre, un groupe d'experts britanniques vient de mettre en garde les femmes d'Albion et les autres contre la tentation de reporter après 35 ans leur(s) grossesse(s). Ils expliquent en substance cette vérité encore trop mal connue et qui veut que le fait d'«ignorer l'horloge biologique» conduit les femmes à devoir de plus en plus fréquemment faire appel à des méthodes de fécondation artificielle aux résultats incertains et les exposent elles et leur progéniture à différents risques médicaux et obstétricaux.On sait que le nombre des grossesses de femmes âgées de plus de 35 ans augmentent dans les pays occidentaux ; les grossesses chez les femmes de plus de 40 ans ont doublé en dix ans en Grande-Bretagne. On sait aussi que les taux d'infécondité augmentent au-delà de 35 ans, et de manière spectaculaire après 40 ans, comme le rappellent dans les colonnes de l'hebdomadaire médical britannique les Drs Susan Bewley (St Thomas's Hospital) et Melanie Davies (University College hospital) et le Pr Peter Braude, le chef du département de la santé féminine de St Thomas' Hospital.Ces spécialistes dressent la liste des complications liées aux grossesses tardives, comme la prééclampsie ou l'augmentation du risque de fausses couches et de grossesses extra-utérines, les malformations génétiques ou ftales, les hémorragies, les naissances prématurées, et les cas de morts-nés.Ils ajoutent que la fertilité masculine diminue également avec l'âge et que les enfants conçus par des pères âgés seraient exposés à un risque plus élevé de schizophrénie et de malformations génétiques.L'existence de traitement de fécondation in vitro peut selon eux conduire les femmes à reporter le moment de fonder une famille. Il s'agit alors pour elles de trouver le temps pour identifier un partenaire sinon «idéal» du moins acceptable tout en «se concentrant sur leurs carrières et l'obtention de la sécurité et d'un niveau de vie confortable». Les obstétriciens «sont témoins des tragédies qui résultent» de «l'épidémie» de grossesses recherchées après 35 ans, osent encore écrire les auteurs de la publication du BMJ qui précisent que les femmes qui se concentrent sur leur carrière semblent mal informées de ces risques.De nombreuses célébrités, comme Madonna, ou la femme du Premier ministre britannique Tony Blair, Cherie Booth Blair, ont certes eu des enfants après 40 ans. Mais ce ne sont pas des cas à montrer en exemple. «Reporter l'âge d'avoir des enfants, c'est jouer à la roulette russe. Si vous gagnez, vous vous sentez intelligents, mais dans le cas inverse, vous le regretterez» avertit le Dr Bewley. Quel médecin, ailleurs qu'au Royaume-Uni, ose tenir un tel langage ?