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En moyenne sur les 14 villes étudiées, le nombre de dossiers d'aide sociale enregistre en 2019 une baisse de 1,2% par rapport à l'année précédente. Le taux d'aide sociale est stable voire diminue également dans 11 villes sur 14. Cette tendance à la baisse risque fort de marquer un arrêt en 2020 vu la péjoration des indicateurs du marché du travail liée à la crise du coronavirus.
L'Initiative des villes pour la politique sociale procède depuis 20 ans à une comparaison de la situation en matière d'aide sociale dans plusieurs villes. A ce stade, l’étude implique 14 villes qui présentent des caractéristiques très diverses. L'aide sociale y évolue aussi différemment, puisque que le risquede pauvreté dépend de la structure économique, de la composition de la population et de l'accès à d'autres prestations sociales situées en amont (p. ex. aides au logement, soutien aux familles). En moyenne sur les 14 villes impliquées, le nombre de dossiers d'aide sociale marque en 2019 une réduction de 1,2% par rapport à l'année précédente. Cette diminution est constatée dans la plupart des villes où le risque de dépendre de l'aide sociale était jusque-là élevé (Bâle, Bienne, Lausanne, Winterthour). Les chiffres enregistrent une tendance à la hausse dans les villes dont le taux d'aide sociale est traditionnellement plus faible (Uster, Schaffhouse).
Sortie rapide pour la plupart – durée prolongée pour une petite partie des bénéficiaires
L'aide sociale est conçue comme un soutien temporaire dans des situations d'urgence. Et c'est encore vrai aujourd'hui dans la plupart des cas: près de 13% des dossiers ne donnent lieu qu'à un seul versement; près d'un tiers nécessite un soutien pendant une durée allant jusqu'à six mois. La moitié des dossiers peuvent être clos dans un laps de temps de 14 mois.Pour la première fois, il a aussi été possible de montrer que la durée moyenne de soutien n'a pas augmenté dans la grande majorité des cas. Il est néanmoins établi qu’une petite partie des bénéficiaires reste beaucoup plus longtemps à l’aide sociale. Dans la mesure où ces dossiers sont actifs non pas quelques mois seulement mais pendant plusieurs années, ils impactent à la hausse la durée moyenne de soutien, le nombre de dossiers ainsi que les coûts. Il s'agit pour l'essentiel de personnes souffrant de problèmes de santé, dépourvues de formation professionnelle ou issues de la migration en provenance d'Asie ou d'Afrique, ou encore de personnes ayant à charge des enfants. L'aide sociale devient dans ces cas une garantie durable du minimum vital – une tâche pour laquelle elle n'était pas conçue à l'origine.
Les villes, principales actrices de l'aide sociale
Le rapport sur les indicateurs de l'aide sociale dans des villes suisses, élaboré par la Haute école spécialisée bernoise et l'Initiative des villes pour la politique sociale, documente les évolutions actuelles dans 14 villes sur la base de données fournies par l'Office fédéral de la statistique (OFS).