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La lésion de structures méniscales et ligamentaires est causée par une violence venant de l’extérieur et se produit souvent avec une entorse. Sur les ménisques précédemment endommagés, il peut se produire des fissures sournoises sans qu'il y ait d'événement de caractère aigu.
Les ruptures du ménisque se produisent souvent en même temps qu'une entorse ou une rupture du ligament au genou. Comme ces lésions ne peuvent se voir de l'extérieur, leur examen exhaustif requiert, à côté de méthodes d'imagerie, le cas échéant, une arthroscopie.
La lésion de structures articulaires saines suppose l'intervention d'une certaine violence. Sur les ménisques endommagés, il peut en plus se produire des fissures sournoises sans qu'il y ait d'événement de caractère aigu. Il existe plusieurs formes de lésions des ménisques et des ligaments (fig. b et d).
Les ligaments et les ménisques sont des éléments passifs pour le fonctionnement de l'articulation. La stabilisation active du genou est tout aussi importante grâce au manteau de muscles et de tendons qui l'entoure. Ce dernier s'étend depuis la cuisse jusqu'à la jambe en rendant possible les mouvements, le fait de pouvoir se plier et de se tendre tout en subissant en même temps des charges.
Chaque mouvement met mécaniquement à contribution les ligaments et les ménisques en leur faisant subir alternativement des tensions et des pressions. Les causes des dommages structurels sont les suivants:
Entre la lésion du ménisque et l'arthrose, il existe une relation réciproque. L'arthrose de l'articulation du genou peut être la séquelle d'une lésion précédente du ménisque, mais aussi la cause d'une rupture du ménisque spontanée.
Les blessures des ménisques et des ligaments peuvent survenir de manière isolée, mais tout aussi souvent en diverses combinaisons. Comme „unhappy triad“ on désigne la rupture simultanée de ligament croisé avant, du ligament latéral interne et du ménisque interne (voir illustration d). Un signe d'une lésion multiple ou combinée est la perte immédiate de la stabilité. Autre cas possible, une lésion de ligament simultanée avec une fracture, en particulier avec une fracture du plateau du tibia (fracture de la tête du tibia), un arrachement de la tête du péroné ou l'arrachement d'un ligament croisé avec des débris d'os collés, etc.
Enflure et douleurs rendent au début plus difficiles ou impossibles l'évaluation précise des lésions à l'intérieur du genou. Sans examens radiologiques il n'est guère possible de découvrir l'état exact du genou, car „tout fait mal“, l'examen et le simple fait de toucher sont douloureux. Les signes de soupçon d'une lésion récente du ménisque ou d'un ligament sont:
Au bout de quelques jours ou quelques semaines la phase aiguë de la lésion est surmontée et les dommages de longue durée se font remarquer.
Pour les premiers secours, on peut se rappeler le mot anglais „epic“ (quand il faut se montrer aussi héroïque que possible), formule dont l’application permet de gagner du temps pour réfléchir aux prochaines mesures.
Les remèdes de famille peuvent toujours s'appliquer en cas de blessures récentes, par ex. appliquer un enveloppement à base de séré ou de feuilles de choux cuites.
D’autres remèdes de famille se trouvent dans le livre „Du bon usage des remèdes de famille“ (ISBN 978-3-033-01335-3), qu’on peut commander ici.
Quand la première phase douloureuse décline, on peut débuter la physiothérapie. Des exercices et des mouvements pour fortifier la musculature sont importants avec ou sans opération. Le but consiste à conserver la stabilité et la mobilité du genou de manière optimale. La bicyclette et le crawl sont d'excellents exercices pour améliorer les mouvements. Il vaut mieux renoncer aux positions accroupies et aux activités qui transmettent aux articulations les effets des coups, des poussées ou des rotations, en particulier des sports avec des changements rapides de direction ou des arrêts brusques: la course et le jogging sur un terrain inégal, le tennis, le football, d'autres jeux d'équipe, les sports de combat, etc.
L'évaluation de l'ampleur des blessures relève de la compétence du médecin. En cas de fortes douleurs, il n'est guère possible de poser un diagnostic définitif sans examens à l'aide d'appareils. La radiographie permet de vérifier s'il s'agit d'une fracture. Les ménisques et les ligaments peuvent donner des images grâce à la tomographie par résonance magnétique (TRM) et les ultrasons. L'arthroscopie permet une analyse encore plus précise, le cas échéant suivie simultanément de la thérapie définitive.
La poursuite du traitement dépend de nombreux facteurs. Il faut bien se rendre compte qu'après des blessures multiples aucune méthode ne saurait rétablir l'état anatomique initial. Des défauts vont subsister (reste de ménisque par rapport à un ménisque intact, etc.), les cicatrices ou des transplants ne présentent pas les mêmes qualités physiques au point de solidité et élasticité que l'ancien ligament, non lésé.
Plus les blessures seront complexes (par ex. la rupture simultanée de toutes les structures mentionnées) et que les exigences fonctionnelles seront élevées (sport de compétition), il sera indispensable de procéder à une opération de reconstruction. Sous quelles conditions, à quel moment et quel genre d'opération faut il, oui ou non envisager – repose sur une évaluation individuelle. Les facteurs qui vont influencer la prise de décision sont:
Exemple: Après une lésion de ligament isolé, il est possible d'atteindre un résultat satisfaisant sans opération, quand il n'y a pas d'urgence et qu'on ne pratique pas un sport de compétition. La condition sera dans ce cas un entrainement intensif de la musculature, car la musculature contribue à la stabilité de l'articulation et peut même compenser en partie la déficience d'un ligament. Si le résultat n'est pas satisfaisant, on peut toujours choisir le moment d'une opération.
Toutes les interventions peuvent se faire sous anesthésie péridurale (anesthésie de la moelle épinière) ou sous anesthésie complète. Le standard technique est l'intervention par arthroscopie.