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Thérapie épigénétique
L’épigénétique
Expression créée au XIXe siècle, redéfinie par Conrad Waddington en 1942 dans son sens actuel, l’épigénétique désigne l’étude des influences de l’environnement cellulaire ou physiologique sur l’expression de nos gènes. L’ADN ne fait que porter le code génétique. L’épigénétique donne les moyens à la cellule de l’interpréter le mieux possible. © Peter Artymiuk.
L’épigénétique est apparue pour combler la brèche entre l’inné et l’acquis.
Les adaptations épigénétiques influencent nos gènes et modifient donc nos comportements.
Inné et acquis :
L’inné est ce dont un être dispose à sa naissance. Ce concept se rapporte ainsi à la nature. Par opposition, ce qui est acquis concerne les transformations intervenues après la naissance, les apprentissages par l’éducation et tout ce qui est de l’ordre de la culture.
La génétique renvoie à l‘écriture des gènes. L’épigénétique renvoie à la lecture des gènes.
La neuroplasticité
Se définit comme étant l’ensemble des manifestations traduisant la capacité des neurones à se modifier et se remodeler tout au long de la vie.
Tous ces mécanismes contribuent à une adaptation des neurones à un environnement moléculaire, cellulaire et fonctionnel extrêmement changeant et par voie de conséquence à des modifications fonctionnelles. Notre cerveau se modifie en fonction des expériences affectives, psychiques, cognitives que nous vivons. C’est un processus physiologique d’adaptation du système neuronal soumis à l’influence de facteurs environnementaux, génétiques ou épigénétiques.
La Méthode Noguès© permet de repérer chez une personne ses inadaptations qui rendent silencieuse une part de son inné, au regard de ses expériences et de ses comportements, et ainsi de révéler ce que son cerveau a appris qui ne serait plus adapté à ses besoins d’aujourd’hui.
L’objectif de la méthode est de créer de nouveaux réseaux afin d’optimiser son infrastructure cérébrale et d’être le mieux adapté à ses besoins et son environnement.
Sens de l’adaptation épigénétique
Le profilage épigénétique
L’histoire familiale d’une personne ne se limite pas à un ou plusieurs événements, pas plus qu’à la problématique de la personne. Le tableau est bien plus complexe.
En effet, la finalité de l’accompagnement de la Méthode Noguès© n’est surtout pas de se limiter à retrouver des évènements qui auraient eu lieu dans la lignée, et qui pourraient servir d’alibi au dysfonctionnement d’une personne en y donnant une causalité.
L’hérédité ne peut être niée, cependant pour ne pas rester enchaînée à son histoire familiale, il est important pour une personne qui désire évoluer, de se réapproprier sa propre problématique, ses propres comportements inadaptés, en lien avec son vécu du moment, afin d’en modifier son inadaptation. La Méthode Noguès© vise à se dégager du poids de l’empreinte familiale, lorsque cela paraît nécessaire, et à permettre les apprentissages refondateurs. Il serait pénalisant qu’une descendance reste prisonnière des évènements passés : ce serait l’inverse de l’évolution.
Le but de la transmission est de porter à la connaissance l’histoire de ce qui s’est passé ainsi que les adaptations pour l’évolution mais pas de transmettre la peur que cela se reproduise.
Il s’agit d’une réaction exagérée due à ces adaptations de survie inappropriées, à l’instar de l’allergie qui est une réponse d’immunité excessive de l’organisme. Les dysfonctionnements d’ordre psychologique, physiologique ou comportemental, ne sont pas le résultat d’un seul facteur, et ne sont pas systématiquement en lien avec un évènement traumatique particulier, comme on a souvent tendance à le supposer. Il s’agit plutôt d’une succession de facteurs imbriqués, résultant de fonctionnements inadaptés et inconscients, soumettant la personne à des stress particuliers et excessifs.
La mémoire
Le cerveau va contredire dans un premier temps les acquisitions préalables, mais va permettre, dans un deuxième temps, la modification des perceptions et des comportements, afin de donner une nouvelle réponse, mieux adaptée à une situation précise.
Les apprentissages
*Stress : « façon menaçante dont la personne perçoit l’événement et la signification que l’individu donne aux éléments de l’environnement », d’après Richard Lazarus (professeur de Psychologie à l’université de Californie), pionnier de la théorie du stress.
*Stress : « la réaction neurovégétative à l’agression permet la fuite ou la lutte », d’après Walter Cannon (physiologiste américain).
*Cerveau reptilien : Il est responsable des comportements primitifs assurant nos besoins fondamentaux. Il assure la survie de l’individu et de l’espèce.
*Système limbique : siège des émotions et zone de l’encéphale qui met en mémoire les expériences que l’on fait.
*Neurogénèse : Développement de nouveaux neurones fonctionnels.
La Pratique Epigénétique
Les comportements et la façon de ressentir son vécu résulteraient, implicitement, d’adaptations environnementales, de stratégies gagnantes de survie, et de ce qui a été transmis et appris.
Chaque individu est unique, face à ses expériences, (souffrances, stress intenses ou des difficultés sociales, personnelles ou relationnelles). Il développe des réactions qu’il puise dans son capital inné, et dans son capital acquis.
Le fait que ses réactions s’avèrent avoir des conséquences inadaptées, témoigne d’une carence ou d’une suradaptation de ses acquis, entrainant des peurs et des blocages non fondés.
Exemple : Lorsque les conditions de vie ont été difficiles et qu’il a fallu lutter au quotidien, le cerveau de l’enfant a pu apprendre implicitement que la vie est un combat au jour le jour.
Au résultat, adulte, la personne aura le profil de devoir lutter, pour des situations qui n’impliquent pas de combat.
Pour lui devoir lutter, est une deuxième nature.
LA MÉTHODE NOGUÈS® ET LES NEUROSCIENCES
Le cerveau est structuré pour nous permettre d’apprendre ce dont nous avons besoin pour notre survie.Notre évolution nous permet également de développer ce qui nous est nécessaire pour une meilleure qualité de vie.
Deux régions cérébrales se révèlent capitales dans la prise de décision :
- le lobe frontal (pensée intelligente, capacité d’agir, de planifier, d’organiser…).
- le système limbique (siège des émotions et des peurs).
Les récentes découvertes dans le domaine des neurosciences démontrent que notre cerveau est doté de neurogénèse* et que tout individu est apte à l’apprentissage tout au long de son existence par sa plasticité cérébrale*. Le cerveau garde la trace de tout ce qui a été vécu. On sait aujourd’hui que le cerveau peut apprendre et désapprendre. Notre infrastructure est malléable et se modifie en fonctions de nos expériences.
L’épigénétique permet de corriger les inadaptations, d’identifier les voies d’apprentissage à solliciter et d’ établir avec la personne:
- ses nouveaux besoins
- ses nouveaux comportements
- son nouveau discours
- ses nouvelles perspectives
Ceci éclaire notre futur d’une nouvelle gestion de nos ressources potentielles et laisse augurer d’une meilleure qualité de vie, et d’une meilleure adaptation pour notre évolution.
*L’étymologie nous indique: « neuro » vient du terme « neurones » qui désigne les cellules du cerveau et le mot « plasticité » vient du grec plastikos qui veut dire modelage ce qui est malléable, en fait, la neuroplasticité est la faculté du système nerveux à se réorganiser quand il subit un changement.
La pratique épigénétique Méthode Noguès© est loin de tout réductionnisme et de tout dogmatisme, les profils sont toujours imbriqués les uns aux autres et ne peuvent pas être utilisés pour donner une définition automatique de solutions universelles.
Les profils servent à la compréhension d’une situation et à la préparation des stratégies du futur de l’individu.