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Même si la totalité des cantons n'a pas encore pris position, une chose est déjà sûre: tous veulent éviter les fermetures à grande échelle. La plupart d'entre eux pourraient en revanche s'accommoder de la 2G - mais parfois, avec une certaine retenue. Voici ci-dessous un récapitulatif des mesures envisagées et de leur évaluation:
Le Conseil d'Etat argovien soutient les mesures plus strictes proposées par le Conseil fédéral. Lors de la consultation, il s'est prononcé en faveur d'une règle 2G généralisée. En principe, le canton soutient une règle 2G pour les restaurants. Il s'oppose toutefois à une règle 2G avec obligation de porter un masque et de s'asseoir sans consommer aux places assises.
Le canton de Bâle-Ville soutient en principe la règle 2G obligatoire proposée pour les établissements de restauration et autres institutions ouvertes au public, dans lesquels il est obligatoire de porter un masque et/ou de s'asseoir. Les clubs pourraient rouvrir, à la seule condition d'appliquer la règle «2G-plus» (être vacciné/guéri ET testé). Bâle-Ville irait ainsi dans le sens des gérants de clubs du canton. Elle estime en outre que les personnes ayant reçu un booster ne devraient pas passer de test supplémentaire. Le gouvernement souhaite accorder une exception à la règle des 2G pour «les animations en milieu ouvert» pour les enfants et les jeunes.
Le gouvernement fribourgeois est sceptique face à la 2G et l'obligation de porter un masque, ou la «2G-plus» sans obligation de porter un masque dans les restaurants. Cette proposition n'est «ni viable économiquement, ni compréhensible pour les personnes vaccinées». Vaud refuse également le principe 2G-plus.
Le canton de Glaris est favorable à la «règle globale des 2G», moyennant quelques restrictions, afin d'éviter une charge supplémentaire pour le système hospitalier.
Le canton des Grisons ne souhaite pas que le port du masque soit obligatoire lors des événements appliquant la règle des 2G.
Le Conseil d'Etat schwytzois a soutenu le passage de la 3G à la 2G proposé par le Conseil fédéral, y compris dans les restaurants. Il refuse toutefois d'aller plus loin dans les mesures.
Le Conseil d'Etat de Soleure s'est prononcé en faveur d'une règle 2G globale. Selon lui, la règle 2G est nécessaire de toute urgence afin d'éviter la surcharge des hôpitaux et la fermeture des établissements. Il estime également «judicieuse» la règle 2G-plus pour les domaines sans possibilité de port de masque ou d’obligation de s'asseoir.
Les gouvernements cantonaux de Suisse centrale, c'est-à-dire Lucerne, Uri, Obwald et Nidwald soutiennent la règle 2G avec obligation de porter un masque et de s'asseoir - mais avec une certaine réserve. On demande des exceptions pour les restaurants. Tant à Nidwald qu'à Uri, on s'engage à ce que la 3G reste en vigueur dans les restaurants. En revanche, le Conseil d'Etat lucernois souligne dans son communiqué que la 2G devrait aussi être appliquée dans les restaurants.
Le canton d'Argovie s'est expressément prononcé en faveur de l'obligation du télétravail. Cette obligation entraînerait une réduction de la mobilité, ce qui serait actuellement extrêmement important.
La réponse des Grisons à ce sujet semble quelque peu résignée. En principe, on est favorable à cette obligation, «mais il faut s'attendre à ce que de nombreux employeurs n'appliquent pas l'obligation de télétravailler de manière adéquate».
Le Conseil d'Etat soleurois soutient l'obligation de travailler à domicile. Le canton de Vaud est favorable à l'obligation de télétravail, mais demande au Conseil fédéral d'analyser la possibilité d'exempter de cette obligation les personnes qui peuvent présenter un passeport 2G.
Les exécutifs de Suisse centrale sont divisés sur l'obligation de travailler à domicile. Le gouvernement d'Obwald estime qu'une telle obligation ne devrait s'appliquer qu'aux personnes qui ne sont ni vaccinées ni guéries. Le gouvernement de Nidwald estime que la recommandation actuelle pour le télétravail est suffisante, tandis que les conseils d'Etat d'Uri et de Lucerne soutiennent l'obligation de télétravailler.
Les autorités vaudoises demandent au Conseil fédéral d'examiner l'option qu'en dessous de dix personnes, le certificat Covid ne soit pas exigé. Fribourg est aussi pour un plafond de 10.
Le canton de Glaris est favorable à ce que les réunions privées ne soient pas limitées à cinq personnes, mais à dix.
Le Conseil d'Etat schwytzois s’oppose aux restrictions dans le domaine privé. Celles-ci ne seraient ni contrôlables, ni applicables.
Le canton de Soleure a donné son accord pour les restrictions imposées aux personnes non-immunisées pour les rencontres privées à l'intérieur.
Les cantons de Suisse centrale sont divisés. Concernant les restrictions lors de réunions privées à l'intérieur, l'exécutif lucernois se prononce pour une recommandation urgente. Les exécutifs de Nidwald, Obwald et Uri rejettent les restrictions pour les personnes non-immunisées lors de réunions privées à l'intérieur. En effet, cette disposition ne serait pas contrôlable. En revanche, ils en appellent à la responsabilité individuelle.
Le Conseil d'Etat du canton d'Argovie se prononce en faveur d'un port obligatoire du masque dès l'école primaire. Le canton prévoit de rendre le port du masque obligatoire à partir de la 1ère année d'école primaire dès la rentrée scolaire de l'année prochaine, constate-t-il. Une réglementation identique dans toute la Suisse serait la bienvenue.
Bâle-Ville connaît déjà l'obligation de porter un masque pour les élèves à partir de la 5ème année d'école primaire. Le gouvernement ne s'oppose donc pas à de telles mesures. Il envisage toutefois de réduire l'obligation de porter un masque aux niveaux scolaires inférieurs.
Glaris ne veut pas d'obligation du port du masque dans les écoles primaires. En revanche, Soleure soutient l'obligation du port du masque dans les écoles.
L'exécutif schwytzois se prononce contre le port obligatoire du masque dans les écoles à l'échelle nationale. Une telle mesure violerait la souveraineté des cantons en matière d'éducation.
Le Conseil d'Etat du canton d'Argovie se prononce en faveur de l'enseignement à distance dans les universités et les Hautes écoles.
Le canton de Glaris se prononce en faveur du maintien de l'enseignement présentiel dans les Hautes écoles. En effet, un passage à l'enseignement à distance aurait de graves conséquences, compte tenu des examens à venir.
Le Conseil d'Etat lucernois est d'accord pour que l'enseignement à distance soit à nouveau organisé dans les universités et les Hautes écoles.
À Glaris, on rejette les fermetures partielles, proposées comme deuxième variante par le Conseil Fédéral.
Le Conseil d'État schwytzois se prononce clairement contre les fermetures partielles.
Le canton de Soleure privilégie la règle 2G-plus aux fermetures. Toutefois, si la situation épidémiologique devait continuer à se dégrader, notamment en raison du variant Omicron, les fermetures de certaines entreprises devront être envisagées, comme le précise le Conseil d'Etat.
Le canton de Nidwald - ainsi que toute la Suisse centrale - s'oppose «strictement» à des fermetures partielles ou à un renforcement de la règle 2G. Le Conseil d'Etat lucernois a déclaré que l'objectif devait être d'empêcher une fermeture partielle ou même la fermeture de certains secteurs. (yam/ats)
Traduit de l'allemand par Anne Castella
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