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En, les ont augmenté de 2 degrés lors des 150 dernières années, soit beaucoup plus que la moyenne mondiale qui se situe à 0,9 degré.
Comment expliquer une telle différence? Premier élément de réponse: les océans. Ils recouvrent 70% de la surface terrestre et ont le pouvoir formidable d'avaler la chaleur puis de l'envoyer dans les couches océaniques plus profondes.
Selon ce principe, plus un territoire est loin d'un océan, plus son climat se réchauffe. C'est le cas de la Suisse, qui n'a aucun océan à proximité. Les montagnes, contrairement à ce qu'on entend souvent, n'y sont pour rien dans la hausse des températures. La progression de 2 degrés s'observe aussi bien à Davos qu'à Genève ou à Aarau. C'est uniforme.
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Une question de latitude
Toutes les régions proches de la Suisse, que ce soit le nord de l'Italie, le sud de l'Allemagne ou l'est de la France observent une hausse absolument identique, car ces territoires se situent tous sur la même latitude.
La vitesse du réchauffement est en effet également influencée par la situation sur la surface du Globe. Plus on se dirige vers les Pôles, plus l'augmentation des températures est forte. La fonte de la banquise en est une preuve.
En se rapprochant de l'équateur, le réchauffement ralentit. Ainsi depuis 150 ans, laprend plus de degrés qu'un pays situé sur la ligne de l'équateur, mais moins que le Groenland par exemple.
La proximité d'un océan et la place sur l'axe nord-sud influent donc sur la vitesse du réchauffement d’un territoire. Ainsi dans les pays du sud de l'Europe, proches de l'océan, comme le Portugal ou l’Espagne, le climat se réchauffe moins vite qu'en Suisse.
Orages, canicules, sécheresses
Mais qu'en sera-t-il dans les décennies à venir? La Confédération a élaboré divers scénarios. Le premier: les Etats arrivent à respecter les Accords de Paris en contenant l'augmentation de la température moyenne mondiale à 2 degrés. En Suisse, il fera plus chaud mais modérément. En été, au milieu de siècle, il faudra compter avec une augmentation comprise entre 0,9 et 2,5 degrés par rapport à aujourd'hui.
Dans le second scénario, les pays n'arrivent pas à prendre des mesures fortes pour endiguer les émissions de gaz à effet de serre. Ce même été 2050, les températures moyennes en Suisse auront encore pris l'ascenseur. Elles pourraient progresser de 2,3 à 4,4 degrés. Et apporter plus souvent des précipitations violentes, davantage de canicules et d'épisodes de sécheresse.
Aujourd'hui, perspective peu rassurante, nous nous dirigeons vers le second scénario, vu l'incapacité des Etats à respecter leurs objectifs de réductions des émissions de C02.
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Céline Fontannaz/pwa