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Résumés d’articles
Résumé:
Cette étude a pour objectif d’évaluer l’innocuité et l’efficacité d’une suspension d’insuline porcine purifiée destinée au traitement du diabète sucré non compliqué chez le chien. Cinquante-trois chiens ont été traités pendant 60 jours après une période de détermination de la dose initiale. Les moyennes des glycémies mesurées lors des courbes réalisées sur 12 heures ainsi que les glycémies moyennes au nadir ont été relevées avant le début de l’insulinothérapie, (temps 0), à la fin de la période détermination de la dose initiale (temps 1) 30 jours après le temps 1 (temps 2) et 60 jours après le temps 1 (temps 3). Pour chaque point la présence éventuelle d’une polyurie, polydypsie et d’une cétonurie a été notée. L’évaluation du contrôle de l’hyperglycémie est effectuée sur la base des courbes de glycémies sur 12 heures et de l’amélioration des paramètres cliniques (résultats des examens cliniques, historique, polyuro-polydypsie et cétonurie). L’innocuité est évaluée au moyen d’un questionnaire, par l’examen clinique, la numération formule sanguine, l’examen biochimique, et l’analyse urinaire. La moyenne des glycémies sur 12 heures de courbe de glycémie, et la moyenne des valeurs au nadir pour tous les chiens aux temps 1, 2 et 3 sont significativement plus faibles qu’au temps 0 (P<0,0001). On observe une diminution du nombre de chiens présentant une polyuro-polydypsie et une cétonurie : respectivement 82, 86 et 80 %. Tous les chiens ont un contrôle de la glycémie satisfaisant au temps 1, 66% au temps 2, 75 % au temps 3. Au temps 3, 66% des chiens nécessitent une injection d’insuline toutes les 12 heures. En dehors de l’hypoglycémie, aucun autre effet secondaire important n’a été observé suite à l’administration d’insuline. Cette insuline est donc sûre et efficace dans la réduction de l’hyperglycémie et des signes cliniques chez les chiens atteints de diabète sucré.
Davison LJ, Ristic JME, Herrtage ME, Ramsey IK and Catchpole B.(2002)
Anti-Insulin Antibodies in Diabetic Dogs Treated With Two Different Insulin Preparations.
Proceedings 12th ECVIM-CA/ESVIM Congress 19-21 September 2002 Munich Germany, J vet Int Med 16(5):636-637
Résumé :
Les anticorps anti-insuline (AIA) ont été documentés chez le chien diabétique après insulinothérapie. Leur signification clinique reste floue. L’objectif de cette étude était de mesurer les AIA chez le chien diabétique traité par insuline bovine hétérologue ou par une préparation d’insuline porcine homologue (Caninsulin®, Vetrinaria AG).
Aucune différence de concentration en AIA n’a été identifiée entre les chiens non-diabétiques et les chiens diabétiques traités par Caninsulin®.
Dans le groupe traité par l’insuline bovine, on a néanmoins détecté des anticorps anti-insuline bovine et porcine dans 53 cas sur 90 (limite de détection du dosage >0,3 µg/ml). Dans les groupes contrôlés et traités par Caninsulin®, le résultat est différent : 5 cas sur 90 et 12 cas sur 90, respectivement, étaient positifs en anticorps anti-insuline bovine et anti-insuline porcine (p<0,01).
Cette étude suggère que l’insuline bovine est plus immunogène que Caninsulin® dans le traitement du chien diabétique.
Résumé:
Des informations clinique s et des échantillons de sang ont été recueillis sur 253 chiens présentant un diabète sucré survenu naturellement. Plus de la moitié d’entre eux étaient des labradors, des colleys, des yorkshire-terriers ou des chiens de races croisées et chez environ 80 % d’entre eux, le diagnostic a été établi entre cinq et douze ans. La majorité des chiens ont reçu une insulinothérapie une fois par jour mais chez les chiens recevant des injections d’insuline deux fois par jour, une tendance à la réduction des concentrations de fructosamine sérique a été observée, suggérant un meilleur contrôle de la glycémie. La proportion de femelles diabétiques était inférieure à celle observée dans des études précédentes. La maladie a été diagnostiquée plus couramment pendant les mois d’hiver, un schéma saisonnier également observé chez l’être humain diabétique, ce qui suggère que des facteurs environnementaux similaires pourraient être impliqués dans la maladie.
Résumé :
Dix chiens souffrant de diabète sucré spontané ont reçu des injections d’une suspension de zinc et d’insuline porcine hautement purifiée à une dose adaptée en fonction de leurs besoins spécifiques. Les concentrations en insuline et glucose plasmatiques ont été mesurées à des intervalles de deux heures au cours des 24 heures suivant l’injection.
On a observé soit un, soit deux pics de concentration insulinique plasmatique : un à environ 4 heures (moyenne 4,3 +/-1,3 [écart type, SD] et un autre à environ 11 heures (moyenne 11 +/- 1,85) suite à l’injection. Le second pic insulinique a été observé chez huit chiens uniquement.
Les concentrations insuliniques plasmatiques élevées persistantes ont perduré entre 14 et 24 heures (moyenne 17,4 +/- 3,65).
Ces résultats sont favorablement comparables à ceux publiés sur d’autres préparations insuliniques semi-retard utilisées dans le traitement du diabète sucré canin et suggèrent que cette préparation bénéficie de propriétés utiles pour une prise en charge réussie d’un grand nombre de cas de diabète canin.
Résumé :
Essai pour l’évaluation de la durée d’action de Caninsulin® (une suspension de zinc et d’insuline) chez des cas de diabète sucré canin d’apparition spontanée et du caractère adéquat de son administration une fois par jour.
Huit chiens souffrant de diabète sucré ont été inclus dans une étude pilote prospective. La totalité des chiens a été traitée par Caninsulin® pendant une durée minimum de 2 mois, lesquels ont été considérés comme suffisamment stabilisés sur le plan clinique.
Les chiens ont été hospitalisés pendant une période de 24 heures. Un prélèvement sanguin a été effectué toutes les 2 heures par sonde veineuse à demeure pour détermination de la glycémie.
L’administration de Caninsulin® une fois par jour n’a pas réussi à entraîner une maîtrise de la glycémie pendant plus de 13 heures chez cinq chiens sur huit. Des concentrations en glucose sanguin acceptables ont été maintenues pendant 22 h et pendant plus de 24 h chez deux autres chiens.
Les résultats obtenus chez l’un des chiens n’ont pas été pris en compte, l’animal ayant souffert d’un état de choc au cours de son hospitalisation.
On a conclu qu’une administration de Caninsulin® deux fois par jour était sans doute nécessaire chez la plupart des chiens diabétiques pour l’obtention d’une maîtrise satisfaisante de leur glycémie. Néanmoins, son administration une fois par jour est potentiellement adéquate chez certains animaux.
Australian Veterinary Journal 78(12):831-4.
Résumé :
Correspondance rédigée en référence à l’article clinique publié dans le numéro de décembre 2000 du Australian Veterinary Journal sur l’utilisation d’une suspension d’insuline-zinc chez le chien souffrant de diabète sucré (Horn B and Mitten RW Evaluation of an insulin zinc suspension for control of naturally occurring diabetes mellitus in dogs. Australian Veterinary Journal 78(12):831-4.)
D’après l’expérience des auteurs, environ 70 % des chiens sont stabilisés et les signes cliniques résolus par un traitement de Caninsulin® une fois par jour. Ils suggèrent que d’autres facteurs devraient être pris en compte dans l’évaluation de l’essai clinique de 2000, tels que les critères de sélection des patients et l’évaluation de la résolution des signes cliniques par un traitement de Caninsulin® une fois par jour.
Horspool LJI, Martin GJW and Rand JS(1999)
The efficacy of 40 iu/ml porcine lente insulin for the treatment of feline diabetes mellitus.
9th Annual Congress of the European Society of Veterinary Internal Medicine 14-16 October 1999, Perugia, Italy:186
Résumé :
Caninsulin®, préparation vétérinaire d’insuline lente porcine, est couramment utilisé dans le traitement du diabète sucré chez le chien et le chat dans un grand nombre de pays. Une étude détaillée sur son efficacité chez le chien a été menée, mais on ne connaît aucun rapport détaillé sur l’utilisation de l’insuline porcine lente chez le chat. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité de Caninsulin® chez 25 chats souffrant de diabète sucré apparaissant naturellement sur une période de traitement d’1 an.
Les cas ont été recrutés suite à leur orientation à L’Hôpital Universitaire pour Animaux de Compagnie du Queensland (The University of Queensland Companion Animal Hospital). Les chats ont tout d’abord été stabilisés par insuline en une semaine. Une réévaluation après sortie initiale de l’hôpital a été effectuée aux semaines 2, 4, 8, 12, 26 et 52 et plus si nécessaire. La posologie d’insuline a pu être ajustée en fonction des dosages sériés de la glycémie effectués toutes les 2 heures sur une période de 12 ou 24 heures. Les paramètres cliniques surveillés incluaient le poids corporel, la condition corporelle et l’ingestion d’aliments et d’eau. Les paramètres clinicopathologiques surveillés étaient la glycémie moyenne, l’index glycémique « J », la fructosamine sérique, le beta-hydroxybutyrate, la cholestérolémie, les triglycérides dépourvus de glycérol libre, le glucose urinaire, les corps cétoniques urinaires et la densité urinaire.
Tous les chats ont montré une amélioration clinique importante suite au traitement. L’insulinothérapie a été interrompue chez 7 chats sur 25, lesquels ont connu une rémission diabétique au cours de l’étude. Trois chats sont morts ou ont été euthanasiés au cours de l’étude (2 pour raisons non liées au diabète, 1 pour raison inconnue). On a observé une amélioration des paramètres cliniques et clinicopathologiques au cours de l’étude. Une administration de Caninsulin® deux fois par jour à un débit de dose d’environ 0,6 IU/kg deux fois par jour (amplitude 0,1-1,9 IU/kg deux fois par jour) était nécessaire chez tous les chats. Le pic d’activité de Caninsulin® sur la glycémie a été observé environ 5 heures après l’injection.
Une injection deux fois par jour de Caninsulin® est un traitement sûr et efficace du diabète sucré félin. Les débits de dose doivent être titrés en fonction de chaque chat, selon les dosages sériés de la glycémie obtenus.
Résumé :
Introduction
La présente étude a été menée afin de procéder au calcul de la pharmacocinétique de 40 IU/ml d’insuline porcine lente chez le chat diabétique.
Matériels & Méthodes
Le devenir plasmatique de 40 IU/ml d’insuline porcine lente (Caninsulin®, Vetrinaria AG) a été déterminé 3 jours (n=10) après un début de stabilisation et après 4 semaines (n=4) ou 8 semaines (n=6) de traitement. Caninsulin® a été administré par voie sous-cutanée selon le débit de dose déterminé pour chaque chat en fonction des courbes sériées de la glycémie obtenues. Les concentrations plasmatiques en insuline ont été déterminées à l’aide d’un dosage radio-immunologique disponible dans le commerce. Les paramètres pharmacocinétiques ont été calculés selon des méthodes non-compartimentales.
Résultats
Les pics plasmatiques de Caninsulin® ont été observés à 1,7±0,2 heures (moyenne±SEM). L’aire sous la courbe de la concentration plasmatique par rapport au temps (AUC) était de 257±34 µU.h/ml et l’aire sous la courbe du premier moment (AUMC) de 982±173 µU.h2/ml. La durée de séjour moyenne (MRT – mean residence time), une estimation quantitative de la persistance de Caninsulin® chez chaque chat, était de 3,7±0,3 heures. Le temps moyen d’absorption (MAT- mean absorption time), calculé par comparaison entre la MRT après administration i.v. d’insuline porcine ordinaire et la MRT de Caninsulin®, était de 2,8±0,3 heures. Aucune différence statistiquement significative entre les paramètres pharmacocinétiques calculés au Jour 3 (n=10) et aux Semaines 4 et 8 (n=10) n’a été observée. La concentration glycémique la plus faible a été observée à 4,0±0,4 heures après administration de Caninsulin®. Les concentrations insuliniques ont retrouvé leurs valeurs de baseline après 8,8±0,7 heures. La durée d’activité de Caninsulin® était de 10,5±0,3 heures chez le chat. La biodisponibilité de Caninsulin®, par rapport à de l’insuline porcine ordinaire administrée par voie intraveineuse, était de 46±6 %.
Discussion/Conclusion
La durée relativement courte d’activité de Caninsulin® signifie que le produit doit être administré deux fois par jour chez le chat diabétique.
Résumé :
Caninsulin®, préparation vétérinaire d’insuline lente porcine, est couramment utilisé dans le traitement du diabète sucré chez le chien et le chat dans un grand nombre de pays. Une étude détaillée sur son efficacité chez le chien a été menée, mais on ne connaît aucun rapport détaillé sur l’utilisation de l’insuline porcine lente chez le chat. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité de Caninsulin® chez 25 chats souffrant de diabète sucré apparaissant naturellement sur une période de traitement d’1 an.
Les cas ont été recrutés suite à leur orientation à L’Hôpital Universitaire pour Animaux de Compagnie du Queensland (The University of Queensland Companion Animal Hospital). Les chats ont tout d’abord été stabilisés par insuline en une semaine. Une réévaluation après sortie initiale de l’hôpital a été effectuée aux semaines 2, 4, 8, 12, 26 et 52 et plus si nécessaire. La posologie d’insuline a pu être ajustée en fonction des dosages sériés de la glycémie effectués toutes les 2 heures pendant 12 ou 24 heures. Les paramètres cliniques surveillés ont inclus le poids corporel, la condition corporelle et l’ingestion d’aliments et d’eau. Les paramètres clinicopathologiques surveillés étaient la glycémie moyenne, l’index glycémique « J », la fructosamine sérique, le beta-hydroxybutyrate, la cholestérolémie, les triglycérides dépourvus de glycérol libre, le glucose urinaire, les corps cétoniques urinaires et la densité urinaire.
Tous les chats ont montré une amélioration clinique importante suite au traitement. L’insulinothérapie a été interrompue chez 7 chats sur 25, lesquels ont connu une rémission diabétique au cours de l’étude. Trois chats sont morts ou ont été euthanasiés au cours de l’étude (2 pour raisons non liées au diabète, 1 pour raison inconnue). On a observé une amélioration des paramètres cliniques et clinicopathologiques au cours de l’étude. Une administration de Caninsulin® deux fois par jour à un débit de dose d’environ 0,6 IU/kg deux fois par jour (amplitude 0,1-1,9 IU/kg deux fois par jour) était nécessaire chez tous les chats. Le pic d’activité de Caninsulin® sur la glycémie a été observé environ 5 heures après l’injection.
Une injection deux fois par jour de Caninsulin® est un traitement sûr et efficace du diabète sucré félin. Les débits de dose doivent être titrés en fonction de chaque chat, selon les dosages sériés de la glycémie obtenus.
Martin GJ and Rand JS(2001)
Pharmacology of a 40 IU/ml porcine lente insulin preparation in diabetic cats: findings during the first week and after 5 or 9 weeks of therapy.
Journal of Feline Medicine and Surgery 3(1):23-30
Résumé :
L’objectif de cette étude était la mesure de la pharmacocinétique et de la pharmacodynamie d’une préparation à 40 IU/ml d’insuline porcine lente injectée par voie sous-cutanée (Caninsulin®, Vetrinaria AG, Pays-Bas) chez le chat diabétique. Les propriétés pharmacologiques de l’insuline chez des chats faiblement suivis, contrôlés ou non-traités ont été comparées à celles de chats ayant suivi plusieurs semaines de traitement afin de déterminer si une stabilité diabétique améliorée avait une influence sur la pharmacologie de l’insuline. On a mesuré, en outre, les propriétés pharmacologiques de l’insuline porcine ordinaire à 100 IU/ml injectée par voie intraveineuse.
Une série d’échantillons plasmatiques a été prélevée après injection sous-cutanée d’insuline porcine lente chez 25 chats diabétiques au cours de la première semaine d’admission à un essai de 12 mois sur le traitement du diabète. Des échantillons ont également été prélevés après 4 ou 8 semaines de traitement chez les chats n’ayant pas connu de rémission diabétique à cette période de l’essai. A cette même période, on a également procédé au prélèvement d’une série d’échantillons plasmatiques chez ces mêmes chats après injection intraveineuse d’insuline porcine ordinaire. Les échantillons plasmatiques ont été dosés pour détermination de la concentration en glucose ; les anticorps anti-insuline ont été extraits par test au PEG et les échantillons ont été dosés pour détermination de la concentration en insuline par dosage RIA de faible sensibilité à l’insuline féline endogène mais à haute sensibilité pour l’insuline porcine exogène dans le plasma félin.
Caninsulin® injecté par voie sous-cutanée à des chats diabétiques a entraîné une concentration plasmatique maximum en insuline après 1,7+/-0,1 h et un nadir de la glycémie après 4,1+/-0,3 h. Les concentrations en insuline et en glucose ont retrouvé leurs valeurs de baseline au cours d’une période de 12 h. Aucun changement significatif n’a été observé dans l’apparition ou la durée de l’activité de Caninsulin® entre la première semaine de traitement et après 5 ou 9 semaines de traitement. L’insuline porcine ordinaire injectée par voie intraveineuse a montré un pic insulinique à 0,36+/-0,03 h et un nadir de la glycémie à 1,9+/-0,3 h. L’insuline et le glucose ont retrouvé leurs valeurs de base au cours d’une période de 6 h.
On a conclu que Caninsulin® injecté par voie sous-cutanée montre des propriétés pharmacologiques adéquates pour un traitement deux fois par jour du diabète sucré chez le chat. En outre, on a observé que l’insuline porcine ordinaire injectée par voie intraveineuse montre des propriétés pharmacologiques adéquates pour une injection toutes les 4-6 h chez le chat diabétique.
Michiels L.on behalf of the European Feline Diabetes Study Group (2000)
A clinical study of the efficacy and safety of Caninsulin® in cats with uncomplicated diabetes mellitus: Preliminary results
In, Proceedings of the European Society of Veterinary Internal Medicine 10th Congress 14-16 September 2000, Neuchatel, Switzerland:pp. 32
Résumé :
Un essai non aveugle, multicentrique et sur le terrain a été mené pour évaluer l’efficacité et la tolérance de Caninsulin® (Intervet International B.V., Pays Bas) chez le chat souffrant de diabète sucré non compliqué (UDM – uncomplicated diabetes mellitus).
On a inclus des chats souffrant de glycosurie, à la concentration glycémique pré-thérapeutique supérieure à 15 mmol/l et à la concentration en fructosamine supérieure à 380 mmol/l. Les chats montrant une suspicion de pancréatite, d’affection endocrinienne, d’insuffisance organique majeure ou d’infection ou ayant récemment subi un traitement par corticostéroïdes ou progestagènes ont été exclus. Les chats ont été évalués cliniquement à la semaine 0 (Jours 0-2) et aux semaines 1, 3, 6, 9 et 12 (Jour 1). A leur admission, on a procédé à des examens hématologiques, des examens de biologie clinique (notamment l’évaluation des concentrations en thyroxine sérique, fructosamine, triglycérides et cholestérol), à un examen des urines, ainsi qu’à une culture bactérienne urinaire. Les concentrations en fructosamine, protéines totales, albumine, lipase, triglycérides et cholestérol ont été mesurées à chaque réévaluation. Une courbe du glucose sur 12 heures a été établie lors de chaque examen. Caninsulin® a été administré à une dose non supérieure à 0,5 IU/kg de poids corporel deux fois par jour avec une dose de départ maximum de 2 IU par chat au cours des 3 premières semaines. Des ajustements de la posologie ont été standardisés à l’aide d’un algorithme. On a défini un chat diabétique stable comme étant sain et répondant aux divers stimuli à la maison, présentant un appétit normal, au poids corporel stable, à l’ingestion en eau <100 ml/kg/jour, à la concentration en glycémie de 4,5-26 mmol/l, en fructosamine <500 mmol/L, souffrant ou non de glycosurie et ne présentant aucune cétonurie.
Quinze chats sont arrivés au terme de la période initiale de 12 semaines. Un chat a cessé de recourir à l’insuline après 9 semaines de traitement, tandis que 14 cas ont été considérés comme traités de manière réussie, dont 3 chats seulement ont été classés comme stables, conformément à la définition du protocole. Tous les chats étaient sains et répondaient aux divers stimuli à la maison. Douze chats présentaient un appétit normal et un poids corporel stable. Neuf chats montraient une ingestion en eau <100 ml/kg/jour, 9 montraient une concentration glycémique de 4,5-26 mmol/l et quatre une concentration en fructosamine <500 mmol/L. Tous les cas présentaient une glycosurie persistante et une absence de cétonurie.
Bien que la glycosurie et une concentration élevée en fructosamine étaient persistantes chez les chats traités de manière réussie, il apparaît que Caninsulin® constitue un traitement sûr et efficace du diabète sucré non compliqué chez le chat.
Michiels L.on behalf of the European Feline Diabetes Study Group (2002)
The efficacy and safety of Caninsulin® in cats with uncomplicated diabetes mellitus: Preliminary results
Journal of Small Animal Practice 43:xi
Résumé :
Un essai non aveugle, multicentrique et sur le terrain a été mené afin d’évaluer l’efficacité et la tolérance de l’insuline porcine lente chez le chat souffrant de diabète sucré non compliqué (UDM – uncomplicated diabetes mellitus) (sans affection concomitante significative). Les chats (n=34) souffrant de glycosurie, montrant une glycémie avant traitement supérieure à 15 mmol/litre et une concentration en fructosamine supérieure à 380 micromol/litre ont été évalués avant (semaine 0, jours 0 et 2) et après (semaines 1, 3, 6, 9 et 12 à 16, jour 1) traitement par insuline porcine lente (Caninsulin®; Intervet International B.V.). L’insuline a été administrée à un débit de dose inférieur ou égal à 0,5 IU/kg de poids corporel deux fois par jour (= 2 IU/dose/chat au cours des semaines 1 à 3). Des ajustements de la posologie ont été effectués sur la base d’un algorithme. A la semaine 0, on a procédé à des examens hématologiques, des dosages de la thyroxine totale, des analyses biologiques cliniques (notamment des dosages de protéines totales, albumine, lipase, fructosamine, triglycérides et cholestérol), un examen des urines et une culture bactérienne urinaire. On a procédé à des analyses biologiques cliniques et on a établi une courbe du glucose sur 12 heures lors de chaque examen. Une rémission clinique du diabète a été observée chez 5 chats au cours des 12 à 16 semaines initiales. Suite aux 12 à 16 semaines initiales, 90 pour cent des chats montraient une ingestion en eau inférieure à 100 ml/kg/jour, 83 pour cent montraient un appétit normal et un poids corporel stable, 55 pour cent présentaient des concentrations en glycémie comprises entre 4,5 et 26 mmol/litre, et 37 pour cent montraient des concentrations en fructosamine inférieures à 500 micromol/litre. De manière assez attendue, la glycosurie était présente chez un certain nombre de chats. Aucun événement indésirable majeur n’a été observé au cours du traitement. Caninsulin® semble constituer un traitement à la fois efficace et sûr dans le traitement du diabète sucré non compliqué chez le chat.
Résumé :
L’administration d’insuline et la gestion du régime alimentaire sont toujours les éléments fondamentaux du traitement des chats diabétiques. Un contrôle satisfaisant de la glycémie inverse l’effet d’un taux de glucose élevé sur les cellules bêta (toxicité du glucose) et augmente les chances de rémission du diabète. Nous commençons généralement par une insuline zinc de porc à action intermédiaire (Caninsulin®) deux fois par jour. La durée nécessaire jusqu’à une régulation adéquate est d’environ 1 à 3 mois. Dans une étude multicentrique, 72 % des chats traités par Caninsulin® ont été considérés comme bien régulés et chez 17 %, une rémission du diabète a été observée à la fin d’une période d’étude de 4 mois. Récemment, des analogues d’insuline ont été développés afin d’améliorer les propriétés pharmacodynamiques, par exemple, l’absorption. L’insuline glargine humaine, un analogue d’insuline synthétique à longue durée d’action, est censée être une insuline à longue durée d’action (> 24 heures) ne présentant pas d’effet de pic. L’insuline glargine semble avoir une durée de vie plus courte chez le chat que chez l’être humain et l’administration 2 fois par jour est généralement nécessaire. L’insuline glargine ne semble pas présenter d’avantages évidents par rapport à Caninsulin® et n’est par conséquent pas utilisée comme insuline de première intention dans notre hôpital. Plusieurs études montrent que la mise en place d’un régime à teneur élevée en protéines et à faible teneur en hydrates de carbone entraîne un meilleur contrôle clinique et une augmentation des taux de rémission du diabète. Au cours des années précédentes, notre taux de rémission était de 15 à 25 % en utilisant un régime alimentaire riche en fibres. Nous avons pu récemment augmenter le pourcentage de rémissions à 45-50 % en passant à un régime alimentaire à teneur élevée en protéines et à faible teneur en hydrates de carbone.
Le diabète sucré est une maladie chronique qui nécessite un soin médical continu et une formation des maîtres pour empêcher des complications aiguës et pour permettre une qualité de vie adéquate. Jusqu’à une époque récente, le traitement à long terme des chats diabétiques reposait sur l’observation par les maîtres des signes clinique s et sur une évaluation périodique réalisée par un vétérinaire. Les chats qui mangent et boivent normalement et ne perdent pas de poids ont un diabète généralement bien régulé. Les concentrations en glucose sanguin chez les chats chez lesquels le diabète est bien régulé évoluent la plupart du temps entre 15 mmoles/l (avant insuline) et 5 mmoles/l (nadir), la fructosamine se situe alors dans l’intervalle normal ou à un niveau modérément à légèrement élevé (jusqu’à 450 micromoles/l). Les courbes sérielles de la glycémie (CGS) sont nécessaires pour évaluer l’efficacité de l’insuline, le nadir de la glycémie, le temps de l’effet maximal de l’insuline, la durée de l’effet de l’insuline, le degré de fluctuation des concentrations en glucose dans le sang (GS) et pour reconnaître le phénomène de Somogyi. Jusqu’à une époque récente, la grande majorité des CGS a été réalisée à l’hôpital car la plupart des propriétaires d’animaux domestiques ne pouvaient pas recueillir les échantillons de sang par ponction veineuse. A l’hôpital, les CGS peuvent être difficiles à interpréter ou peuvent même s’avérer inutiles. Depuis 1999, la mesure de la glycémie capillaire (surveillance domestique, SD) fait partie du protocole de routine pour le traitement à long terme des chats diabétiques dans notre clinique . Les maîtres sont formés à la SD environ 3 semaines après le début du traitement. Environ 70 % des propriétaires de chat sont désireux de réaliser une SD et savent le faire. Lorsque des courbes de la glycémie sanguine générées à la maison et à l’hôpital ont été comparées eu égard aux décisions de traitement, dans environ 60 % des cas, les décisions de traitement était les mêmes. Dans 40 % des cas, les décisions étaient différentes, dans certains cas, elles étaient même totalement contraires. Nous basons généralement nos décisions de traitement sur les courbes générées à la maison. Le succès de la SD dépend largement de la bonne préparation et formation des maîtres. L’un des avantages majeurs de la SD est qu’elle permet la production fréquente de CGS. Dans les cas compliqués, on peut donc effectuer plusieurs courbes à la maison avant d’opter pour un traitement.
Monroe W, Laxton DJ and Robertson JL.(2001)
Efficacy and Safety of Caninsulin®, Purified Porcine Insulin for Treating Diabetic Dogs
19th ACVIM Forum Denver, Colorado, 23-26 May 200: Journal of Veterinary Internal Medicine 15:pp. 309 (#150)
Résumé :
L’objectif de cette étude était de déterminer l’efficacité et la tolérance de Caninsulin®, insuline porcine purifiée produite par Vetrinaria AG. dans le traitement du chien diabétique.
Cinquante-trois chiens ont été traités par Caninsulin® pendant 60 jours après une période de détermination de la dose initiale. Afin d’évaluer l’efficacité du produit, on a déterminé la concentration glycémique moyenne de la population à l’étude à partir de courbes du glucose sur 12 heures (glucose déterminé toutes les 2 heures) obtenues au temps 0 (avant le début de l’insulinothérapie), au temps 1 (fin de la période de détermination de la dose), au temps 2 (30 jours après le temps 1) et au temps 3 (60 jours après le temps 1). Le nadir moyen de la glycémie aux temps 0, 1, 2 et 3 a également été évalué. Les cliniciens ont jugé qu’une hyperglycémie du patient était sous maîtrise adéquate de la glycémie lorsqu’on observait une amélioration des signes cliniques du diabète (polyurie (PU), polydipsie (PD) et cétonurie) et une évaluation des courbes du glucose sur 12 heures établies aux temps 1, 2 et 3 a été comparée au temps 0 de l’étude. La tolérance a été évaluée sur la base d’une série d’études de l’anamnèse, d’examens physiques, d’hémogrammes, d’examens des profils biologiques sériques et d’examens des urines.
La concentration glycémique moyenne sur 12 heures au temps 0 était de 370 mg/dl. Elle a diminué à un taux de 151 mg/dl, 181 mg/dl et 183 mg/dl aux temps 1, 2 et 3. Le nadir moyen de la glycémie était de 307 mg/dl au temps 0. Ce taux a atteint les 92 mg/dl, 120 mg/dl et 119 mg/dl aux temps 1, 2 et 3. Par rapport à l’incidence au temps 0, une résolution de la polyurie a été observée dans 96 % (47/49), 82 % (40/49) et 94 % (46/49) des cas et une résolution de la polydipsie a été observée dans 96 % (48/50), 86 % (43/50) et 96 % (48/50) des cas aux temps 1, 2 et 3.
On a observé une réduction considérable de la concentration glycémique moyenne sur 12 heures et du nadir moyen de la glycémie et on a jugé que la majorité des patients étaient sous maîtrise clinique adéquate aux temps 1, 2 et 3 par rapport au temps 0. Aucun événement indésirable inattendu lié au traitement n’a été observé.
Capillary blood sampling from the ear of dogs and cats and use of portable meters to measure glucose concentration.
J Small Anim Pract. 2000 Feb;41(2):60-6
Résumé :
Description de deux nouvelles méthodes de prélèvement de sang capillaire dans l’oreille du chien et du chat pour évaluation de la concentration glycémique à l’aide de lecteurs de glycémie portables. La première méthode utilise un stylo à lancette après réchauffement préalable de l’oreille, tandis que la seconde emploie un dispositif d’aspiration. Les deux méthodes ont permis d’obtenir des gouttes de sang de taille adéquate, bien que la dernière méthode ait montré des résultats plus rapides et plus simples à obtenir. L’exactitude des résultats obtenus par les deux lecteurs de glycémie a été évaluée de manière clinique et statistique. Bien que l’évaluation de l’exactitude statistique ait révélé des différences entre les lecteurs de glycémie et la méthode de référence, toutes les mesures par lecteurs de glycémie étaient comprises dans des amplitudes cliniquement acceptables. La mesure de la glycémie capillaire est facile à obtenir, peu onéreuse et rapide. Elle peut être utilisée par les propriétaires d’animaux domestiques afin de déterminer la glycémie sanguine de leurs compagnons à domicile et peut constituer un nouvel outil pour la surveillance du diabète chez le chat et le chien.
Measurement of capillary blood glucose concentrations by pet owners: a new tool in the management of diabetes mellitus. J Am Anim Hosp Assoc. 2002 May-Jun;38(3):239-45
Résumé :
Une description récente d’une nouvelle méthode de prélèvement de sang capillaire dans l’oreille du chat et du chien a permis la mesure de la concentration en glucose par utilisation de lecteurs de glycémie portables. Les auteurs de ce rapport ont évalué la pertinence de cette méthode pour une utilisation par les propriétaires d’animaux domestiques, ainsi que les divers problèmes techniques possibles. On a demandé aux propriétaires de sept chiens sains et de sept chats sains d’établir deux courbes du glucose (mesure de la concentration en glucose sanguin toutes les 2 heures sur une période totale de 12 heures). Tous les propriétaires de chiens et ceux de trois chats ont réussi à établir une courbe du glucose sanguin fiable. Les problèmes les plus fréquemment rencontrés étaient : la formation inadéquate d’une goutte de sang due à une pression digitale excessive sur le pavillon de l’oreille, entraînant le retrait répété du piston du stylo à lancette au lieu d’entraîner la formation lente d’une pression négative et l’échec à faire monter le sang sur la bandelette jusqu’au repère. Les auteurs en concluent que ces étapes de la procédure doivent être explicitées au cours de la démonstration technique et qu’une surveillance à domicile des concentrations en glucose sanguin est susceptible de constituer un nouvel outil dans la prise en charge du chien et du chat diabétiques.
J Am Vet Med Assoc. 1990 Dec 1;197(11):1504-8
Les données médicales issues de 333 chats souffrant de diabète sucré ont été étudiées de manière rétrospective, à l’aide de méthodes épidémiologiques afin de déterminer l’incidence et les facteurs de risque liés au diabète sucré chez cette espèce. Des Résumés ont été rédigés suite au Programme de Données Médicales Vétérinaires (Veterinary Medical Data Program) réunissant 17 établissements universitaires des Etats-Unis et du Canada. Une population de référence de 135 651 chats a été recrutée à partir de la population issue des mêmes hôpitaux concernés et selon le même calendrier (de juillet 1980 à juin 1986). On a déterminé l’incidence du diabète sucré chez le chat comme étant de 2,45 cas/1 000 chats par année de risque au cours des 6 ans de période d’étude. La race n’a pas eu d’effet décelable sur le risque de diabète sucré. A l’inverse, le poids corporel, l’âge, le sexe et la castration montraient un effet significatif (P inférieur ou égal à 0,01). Le poids corporel des chats a été classé par catégories selon qu’il était inférieur ou supérieur ou égal à 6,8 kg. Le poids corporel le plus élevé, probablement indicateur d’obésité, a contribué à une augmentation du risque par 2,2, même après ajustement en fonction de l’âge et du sexe (rapport de cotes ajusté). La fraction étiologique de poids corporel élevé était de 3,8 %, suggérant qu’environ 3,8 % des cas de diabète sucré étaient attribuables à ce seul facteur. Plus de 50 % des chats diabétiques étaient âgés de plus de 10 ans et la fraction étiologique d’un âge supérieur à 7 ans uniquement était de 73,5 %. L’âge a constitué, seul, un facteur de risque significatif (P inférieur à 0,001) et le plus important facteur de risque dans l’apparition de l’affection chez le chat, avec des rapports de cotes ajustés de 8,3 et de 14,4 pour des âges compris entre 7 et 10 ans et supérieurs à 10 ans, respectivement.