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Le commandant de la police valaisanne Christian Varone, arrêté en Turquie le 27 juillet après la découverte d'une pierre dans ses bagages, a répété vendredi qu'il n'avait pas l'intention de subtiliser un vestige archéologique. M. Varone était confronté au "19:30" de la RTS par une photo de la pierre qu'il aurait ramassée.
L'image, présentée par la télévision alémanique et relayée par la RTS, provient d'une journaliste turco-suisse. Il s'agirait d'un morceau de chapiteau mesurant 17 centimètres sur 10.
"Je peux pas reconnaître cette pierre, je reconnaîtrais une rumeur", a expliqué M. Varone, qui a répété qu'il n'a pas encore eu accès au dossier. Le commandant a ajouté qu'il reconnaîtra la pierre le jour où elle lui sera présentée par les autorités turques.
"Pas intéressante"
La pierre, trouvée en famille, leur a paru jolie mais pas "archéologiquement intéressante". "Je l'ai vue brièvement, je l'ai mise dans le sac et dans la valise".
A ses yeux, l'intention est déterminante: "On prend une pierre hors d'un site sans penser à mal et on la met dans la valise sans rien cacher, sans mauvaises intentions", a-t-il répété.
Le commandant de la police valaisanne a été arrêté à l'aéroport d'Antalya le 27 juillet après la découverte d'une pierre dans ses bagages. Il l'avait ramassée aux abords d'une route au retour d'une visite du site historique de Side. Après cinq jours de détention, il avait pu rentrer en Suisse.
Il est soupçonné de tentative de vol de bien culturel. Son procès en Turquie doit débuter le 25 septembre.
ATS