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Au début de la décennie, le paiement du service de la dette devance les nouveaux crédits dans bon nombre de pays en développement, tandis que, dans les pays industrialisés, les possibilités de débouchés s'amenuisent du fait de la récession. Il en résulte de graves crises de la balance des paiements et de l'endettement et une baisse réelle du revenu par habitant. Des ajustements structurels, c'est-à-dire la réduction des dépenses de l'État et la libéralisation des politiques économiques, sont censés venir à bout de la crise de la dette.
En 1986, le Conseil fédéral soumet au Parlement le 3e message concernant la continuation du financement des mesures de politique économique et commerciale. Celui-ci, se fondant sur l'exemple du commerce, traite en détail la question de l'interdépendance entre les pays industrialisés et les pays en développement. Les principaux instruments demeurent les mêmes: crédits mixtes, aide à la balance des paiements, promotion des échanges et des matières premières, actions de soutien en faveur de l'engagement de moyens privés pour l'industrialisation. Ils sont appliqués individuellement ou conjointement. Près de deux tiers des moyens sont réservés pour les crédits mixtes qui sont investis dans des projets relevant du domaine de l'énergie, des télécommunications ou de l'industrie. Le plafond du revenu par habitant dans les pays bénéficiaires potentiels est relevé de 1000 à 1430 dollars.
L'implication dès les premières phases du projet, notamment par le biais de missions techniques, et des contacts étroits avec les pays bénéficiaires et l'industrie suisse doivent garantir la qualité des projets. Pour la première fois, des conseillers externes à l'administration évaluent certains projets sur la base d'études sur le terrain ou de recherches documentées. Ces états des lieux relatifs à la réalisation des objectifs permettent de tirer des enseignements pour les projets à venir.
Fin 1989, c'est la chute du mur de Berlin; le Conseil fédéral demande un crédit de programme de 250 millions de francs pour financer des mesures d'aide immédiate en faveur des pays d'Europe de l'Est.
De nombreux pays en développement sont toujours en proie à des difficultés notables […]. Sous la pression de ces difficultés, on constate aujourd’hui dans bon nombre de pays une volonté d’entreprendre des réformes. Sans un soutien actif accru de la communauté internationale, le bon déroulement et le succès de ces réformes, qui entraînent des coûts économiques et sociaux élevés durant la période d’adaptation, risquent d’être compromis. Il importe donc d’encourager de tels efforts en établissant de meilleures conditions générales et de les appuyer par des mesures d’ordre financier.
Message du 19 février 1986 concernant la continuation du financement de mesures de politique économique et commerciale au titre de la coopération internationale au développement