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La mine était un endroit gigantesque, une sorte de caverne avec mille galeries et des centaines de tunnels. C'était comme un immense labyrinthe tout noir. Un jour, dans son jardin, Léa-Léon avait découvert, en soulevant une grosse pierre, une fourmilière ; c'était, dans la terre, des tas de chemins minuscules où grouillaient des milliards de fourmis, portant sur leur dos des petites miettes de pain. Eh bien la mine c'était pareil, sauf que ce n'était pas des fourmis, mais des hommes, pas des miettes de pain, mais du charbon.
Marie courut, tête baissée, vers sa soupente. Elle farfouilla dans un petit coin sombre. Soudain, elle poussa un petit cri de joie. Je l'ai trouvée ma petite souris ! Marie savait que, dans un trou minuscule de la chambre, une petite souris grise était morte. Elle prit la queue de l'animal tout fripé. Je sais que c'est sale, j'm'en fous. se dit-elle. Elle arriva, les mains derrière le dos, devant le fils des Vidal impatienté.
Le directeur de l'usine m'a donné une gifle et s'est moqué de moi, en me traitant d'épouvantail à moineaux, à cause de mes habits trop courts. Sur la place, tout le monde riait et moi, bien sûr, j'étais rouge de honte. En les voyant rire de moi, je me suis senti vraiment humilié, et dès que le directeur m'a lâché l'oreille, j'ai décidé de me venger.
Autrefois, les enfants travaillaient autant que les adultes. Histoires vraies raconte leurs métiers à travers une aventure imaginaire, suivie d'un petit documentaire. Armel a quitté Arles et sa famille quand il avait huit ans, pour apprendre le métier de berger au mas de monsieur Borelly. Guillaume, le maître-berger, lui a confié son premier troupeau et, dans un mois, tous les moutons et les bergers partiront là-haut, dans les Alpes. Cette fois, Armel en est sûr, il sera du voyage...
Lorsque le crochetier vit le malheureux Gilles passer en courant, il crut avoir affaire à un voleur : il l'empoigna par le collet et le maintint en l'air. Halte-là garnement ! Où te sauves-tu comme ça ? Tu n'aurais pas chipé quelque chose par hasard ? dit-il de sa grosse voix. Gilles le supplia : Je vous en prie, laissez-moi partir, sinon quelqu'un risque d'apercevoir ma bourse dans la charrette et la voler ! Enfin le crochetier finit par le lâcher, et Gilles tomba lourdement sur le sol.
Faut que vous preniez des forces parce que demain, on commence à s'entraîner dur dur, surtout toi, mon petit Marco. Jeudi, c'est ton grand jour. Tu jongleras devant un vrai public. Tu verras, au début, ça fait très peur, après tu peux plus t'en passer. Ta vie, c'est ton public. Jeannot avait parlé à son fils, comme à un grand, il s'aperçut que Marco avait l'air inquiet. Alors, il lui fit une grimace, qui déforma tellement son visage que tout le monde éclata de rire. Même le chien Miko. - Toi, t'es un vrai clown ! s'écria Gilda en reprenant son souffle.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Qu'on soit gai, qu'on soit triste, c'est toujours le bon moment pour lire les poètes qui font rire et sourire.