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Selon la théorie de Dirac, un fermion et un antifermion doivent avoir une parité opposée. Il est possible de le vérifier expérimentalement d'une manière simple, en étudiant la désintégration du Positronium.
Un électron et un positron peuvent former un état lié, le Positronium, analogue à l'atome d'hydrogène. Le Positronium n'est pas stable, il se désintègre en produisant deux photons, dont les plans de polarisation doivent être perpendiculaires dans le cas d'une parité négative.
La polarisation des photons peut être mesurée en utilisant les propriétés de la diffusion par effet Compton: lorsqu'un photon pénètre dans la matière, il peut interagir avec les électrons. Si le photon est polarisé, la diffusion n'est pas isotrope. Comme la diffusion doit se faire préférentiellement dans le plan perpendiculaire au plan de polarisation, on doit s'attendre à un taux de comptage plus élevé lorsque les plans de diffusion sont perpendiculaires que lorsqu'ils sont parallèles.
Il s'agit donc de mesurer le nombre de coïncidences entre deux compteurs de gammas diffusées à angle droit, en fonction de l'angle entre les deux plans de diffusion.
Les positrons sont émis par une source radioactive de Na22, ensuite ils sont freinés dans l'aluminium et peuvent former du Positronium avec les électrons du métal. Les deux photons issus de la désintégration du Positronium, à cause de la conservation de l'impulsion, sont émis dans des directions opposés, sortent du blindage de plomb par des collimateurs et font une diffusion sur des cibles de scintillateurs plastiques. Les photons après diffusion sont détectés grâce à deux scintillateurs de NaI. A chaque scintillateur est associé un PM, dont le signal émis est envoyé au système électronique, qui décide s'il s'agit d'une bonne coïncidence ou pas. L'ensemble des données mémorisées pourra être analysé et le résultat comparé à la prédiction théorique.