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Une question d'apparence anodine, mais dont la réponse est hasardeuse. En effet, les chiffres manquent et les contours de la profession sont poreux. Qui doit-on compter: les personnes se désignant comme "historien·ne·s", les membres de la Société suisse d'histoire? Que faire des historien·ne·s de formation qui travaillent comme journalistes, diplomates, archivistes, etc? Un rapide tour d'horizon des (rares) données disponibles amène néanmoins quelques repères utiles.
En se basant sur les recensements fédéraux, le Bureau fédéral de la statistique compte les personnes formées en histoire (et en archéologie) et celles qui déclarent être actives dans ces deux domaines (merci à Urs Meier de l'OFS pour ces informations précieuses!).
Comme on le voit, ces chiffres fragmentaires n'épuisent pas la question et nous restons très mal informés sur l'évolution de notre profession en Suisse. Il serait en effet intéressant de mieux saisir le profil de la profession. A titre de comparaison, aux Etats-Unis, l'historien Peter Townsend publie régulièrement pour le compte de l'American Historical Association (14'000 membres), des enquêtes sur la profession et l'emploi des historien·ne·s académiques.
On attend donc avec impatience le questionnaire de la SSH…