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Les cellules souches embryonnaires humaines sont des cellules précurseurs non-différenciées qui possèdent la capacité de se développer en toutes les cellules « mûres » susceptibles de reprendre les fonctions des divers tissus et organes. De plus, les cellules embryonnaires peuvent se séparer à loisir et sont donc disponibles en assez grande quantité. Pour ces raisons, elles se prêtent particulièrement bien aux applications médicales. L’objectif à long terme de la recherche consiste à développer des cellules corporelles à partir de cellules souches humaines (telles que les cellules cardiaques) qui pourront par la suite remplacer les cellules défectueuses des patients (p. ex., ceux qui ont subi un infarctus). La recherche n’étant pas assez avancée, les cellules souches humaines ne peuvent pas encore, à l'heure actuelle, être utilisées à des fins thérapeutiques. Mais tout porte à croire, à juste titre, qu’elles pourront être utilisées dans quelques années pour le traitement de certaines maladies.
La recherche sur des cellules souches embryonnaires humaines est contestée du point de vue éthique, car les cellules sont généralement prélevées sur des embryons humains qui, du fait de cette opération, sont détruits. Pour cette raison, en Suisse, les cellules souches ne peuvent être prélevées que sur des embryons « en surnombre ». Ces embryons issus d’une fécondation artificielle ne pouvant être utilisés pour induire une grossesse n’ont aucune chance de survie.