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Titre : Le monde des villes au Moyen Âge
Autrice : Simone Roux
Éditeur : Hachette Supérieur 15 juillet 2004
Pages : 256
Nous connaissons bien les villes. Nous sommes nombreux à vivre au sein de ces structures. Mais celle-ci ont une histoire que, personnellement, je ne connais que peu. Je sais que durant la fin de l'antiquité les villes ont perdu en puissance au profit des campagnes pour des raisons socio-politiques. Mais les villes sont aussi restées importantes à cause de la puissance de l'Église et des évêques. Ce petit livre se veut une introduction à l'histoire médiévale des villes. Il fonctionne de manière chronologique du XIème au XVème siècle.
La première partie se concentre sur les XIème au XIIIème siècles. Deux chapitres permettent de définir ce que l'on entend par ville durant la période médiévale. Un se concentre sur une définition globale basée sur le nombre d'habitant-e-s mais aussi la (re)création de villes. Un second nous montre la diversité des villes en se concentrant sur trois pôles et plusieurs exemples : le monde méridional, le monde flamand, le monde germanique et les grands royaumes en cours de formation soit l'Angleterre et la France. En dehors de ces deux chapitres, l'autrice essaie de nous expliquer le fonctionnement d'une ville. En particulier, elle montre leur place dans un monde basé sur la terre et le lien avec une seigneurie. Les villes, dans cet univers, reçoivent des droits et des devoirs particuliers qui leur permettent d'être des entités parfois proches de l'indépendance.
La seconde partie se concentre sur le XIV siècle. L'autrice se concentre sur les problèmes posés par les villes. Bien que celles-ci aient des droits une partie de leur population souhaite un changement politique. Cependant, l'autrice montre que ces changements n'impliquent pas forcément de révolution. Il est demandé plus d'intégration de catégories externes mais la prise de pouvoir est immédiatement suivie d'une fermeture de la ville aux externes. Ces révoltes ne sont pas acceptées par les souverains qui répriment fortement les villes et bourgeois révoltés en leur supprimant des droits ou par un contrôle militaire. Ces échecs des révoltes dépendent aussi du souhait de paix et de calme d'une partie de la population.
Les deux dernières parties se concentrent sur le XVème siècle et la fin de la période médiévale. Ces périodes sont celles d'une forme de pacification mais aussi d'une importance grandissante des villes. Elles deviennent des lieux de savoirs et de communications de ces savoirs. Les villes se transforment pour se rendre plus belles, suivant les modes de l'époque. Les universités se construisent, gagnant leur droit à être géré directement par la papauté. Mais ce sont aussi des moments de changements socio-politiques. Les marchands sont de plus en plus nombreux dans le milieu de la banque. De plus, la pauvreté est de moins en moins acceptée. Elle est vue comme un danger social. Les pauvres sont aussi considérés comme méritant leur condition. Seuls certains pauvres mériteraient une aide tandis que les autres sont expulsés.
Ce petit livre ne fait qu'effleurer un large sujet. L'autrice nous offre une bibliographie importante qui permet d'aller plus avant dans les différents points qu'elle soulève. Elle ajoute aussi un grand nombre de documents en fin de chapitres qui permettent d'illustrer certains points précis. J'ai aussi apprécié les différents plans qui illustrent les chapitres, malheureusement la résolution est très mauvaise rendant difficile une bonne lecture. Je déplore aussi un certain nombre de coquilles.
Image : Éditeur