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Nous avons tous connus ces moustiques qui la nuit durant nous harcèlent, la lumière allumée, plus rien, grand silence ! On se recouche et un vrombissement sonore autour des oreilles nous alerte; une femelle assoiffée de sang qui nous joue la parade nuptiale pour attirer un mâle.
Alors finalement, pourquoi ne pas tous les éradiquer ? La question est sensible. Il y a bien les moustiques OGM , specicide ou comment éliminer une espèce. Au Brésil, on a déjà essayé dans les années 1950 et 1960 d’éradiquer l’espèce Aedes Aegypti et la tentative a essuyé un échec retentissant. 450'000 mâles transgéniques Aedes Aegypti ont été relâchés durant 27 mois dans la région de Jacobina au Brésil. Le gène modifié devait engendrer, la mort de la progéniture ou son incapacité à se reproduire. Contre toute attente, les moustiques se sont reproduits et ont retransmis le gène à d’autres populations de moustiques. Une deuxième tentative avec une nouvelle souche de moustiques croisés cubain-mexicain ont donné d’aussi mauvais résultats.
L'étude de l'Université de Yale montre que les moustiques se sont reproduits et que la population de moustiques de Jacobina est maintenant un mélange génétique entre la population initiale, les moustiques Aedes Aegypti, et la souche mexico-cubaine. L'étude révèle que, au contraire, les moustiques se sont reproduits présentant un mélange génétique sur les deux groupes test et que cela a conduit à former des populations plus robustes encore. Après un déclin, on a assisté à un rebond 18 mois après. Echec technique et fracassant partout où se développent ces tests, mais succès économique, le moustique transgénique sait piquer et faire de l’argent et c’est pour cela que les essais continuent, que les rapports sont faussés, les résultats nuls, mais la machine à faire de l’argent est lancée et plus rien ne l'arrêtera sur les terres de prédilection comme l'Afrique.
En 2019, le Burkina Faso est devenu un nouveau terrain d’essai après le Brésil. Un lâcher monumental de 10'000 moustiques OGM sur un village proche de Bobo-Dioulasso, Sourkoudiguin, encouragé par la firme Target Malaria, - un consortium qui réunit 130 personnes de 14 institutions de différents pays, financé par la Fondation Bill & Melinda Gates et Open Philantropy Project Fund à hauteur de 75 millions de dollars. Un pays qui avait déjà subi le raté de Monsanto sur son coton BT en voyant les plants susceptibles de développer un insecticide, mais de nouvelles pathologies apparurent et des parasites encore plus résistants. Certaines ONG font référence à du terrorisme scientifique où les manipulations génétiques sont encore du domaine des sciences incertaines » Avant l’expérience, Target Malaria a bien fait signer les villageois dont encore nombreux sont analphabètes un document de « consentement éclairé » ceux pour qui la traduction d’OGM en Dioula est illusoire ? Les ONG ne veulent plus que le Burundi soit un terrain d’expérimentation des OGM. Programmés à l’Imperial College de Londres, les essais sont craints, de nombreux pays africains ont émis l’hypothèse que la stérilisation des moustiques pouvaient entraîner celle des humains. En 2016, 160 organisations mondiales appellent, à Cancun, un moratoire sur le forçage génétique obtenu par génie génétique et démontre la menace sur la diversité écologique et sociale et la biodiversité.
Qu’arriverait-il si nous pouvions éliminer les moustiques y compris ceux qui donnent la malaria, la dengue, la fièvre jaune, Zika, chikungunya, et tant d’autres maladies ? Les scientifiques sont hésitants sur la question. Ils savent les moustiques utiles pour les écosystèmes et la chaîne alimentaire ; ils nourrissent une quantité infinie de batraciens, de poissons, de lézards, d’oiseaux, de chauve-souris de libellules. Ils sont pollinisateurs, ils participent au cycle de l’azote. Pourtant aucun prédateur ne dépend entièrement d’eux, or, aucun scientifique ne peut garantir le rôle précis que les moustiques jouent dans notre environnement. Pourtant ces petites choses volantes et vrombissantes sont l’animal le plus meurtrier pour l’homme, on recense des millions de décès par an. Mais en l’occurrence, les insecticides utilisés pour les tuer seraient plus nocifs que les moustiques eux-mêmes.
Certains scientifiques finissent en désespoir de cause par conclure que l’humain est le plus dangereux pour sa propre espèce et la nature. En attendant, qu’on comprenne à quoi ils servent véritablement, mieux vaut les laisser bourdonner et nous pourrir encore un peu la vie, mais toujours moins que la façon dont nous pourrissons la nôtre et cette planète.
Belles nuits d’été au son du bzzzzzzzzzzzzz...........bzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzBzzzzzzzzzzzzz...............bzzzzzzzzzzzOzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz bzzzzzzzzzzzzzzNzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzNzzzzzzzzzzzzzzzzEzzzzzzzzzzzzzzzzzzz ...................bzzzzzzzzzNzzzzzzzzzzzzzzzzUzzzzzzzzzzzzzIzzzzzzzzzzzzzzzTzzzzz!!!
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