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"Nous allons avoir 22'000 postes équivalent temps plein en moins au sein du groupe Lufthansa, dont la moitié en Allemagne", a estimé le groupe.
Lufthansa ajoute vouloir éviter, "dans la mesure du possible", des licenciements secs, grâce à des mesures de "chômage partiel" et des accords négociés avec les syndicats.
Le groupe, qui détient également les compagnies européennes Swiss, Austrian, Brussel Airlines et Eurowings, compte 135'000 salariés dans le monde.
Swiss misera sur les retraites
Contactée par la RTS, Swiss indique que sa "priorité absolue" est de mener la compagnie à travers la crise avec "l'ensemble de son personnel". L'entreprise précise que depuis le début de la pandémie, elle a déjà introduit de nombreuses mesures de réduction des coûts telles que le recours au chômage technique, l'arrêt de projets non-essentiels et la renonciation partielle du salaire des dirigeants.
Avec ces mesures, Swiss entend absorber une partie des effets de la crise et mise aussi sur le gel des embauches entrepris depuis le mois de mars et sur les départs à la retraite, précisant toutefois que "dans le futur, Swiss comptera moins d'emplois qu'avant la crise du coronavirus".
Une lente reprise des vols
Dans les prochains mois, Lufthansa va certes monter en puissance après avoir déjà relancé certaines liaisons en juin, mais son offre de sièges ne dépassera pas d'ici septembre 40% de ce qui était prévu avant la pandémie de coronavirus.
"La demande dans le trafic aérien va visiblement reprendre très lentement", estime l'entreprise, qui compte également se séparer de 100 avions, sur les 763 appareils que compte sa flotte.
"Sans une réduction significative des coûts de personnels pendant la crise, nous gâcherons la possibilité d'un meilleur redémarrage, et risquons d'affaiblir Lufthansa", commente Michael Niggemann, responsable des ressources humaines au conseil exécutif du groupe.
Perte de 2 milliards
Comme pour l'ensemble du secteur aérien, la pandémie de coronavirus a eu un fort impact sur l'activité du premier groupe aérien européen. Lufthansa a fait état au premier trimestre 2020 d'une perte nette de 2,1 milliards d'euros.
Pour traverser la crise, Lufthansa a reçu 9 milliards d'euros d'aides publiques et de crédits garantis par l'Etat allemand, moyennant une entrée de l'Etat au capital.
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afp/jfe