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La Belgique, une grande nation du chocolat
Le chocolat belge est synonyme d’excellence, il est à juste titre l’un des symboles de la Belgique. Grande industrie depuis le XIXe siècle, la production de chocolat occupe aujourd’hui une place importante dans l’économie et la culture du pays.
Si les matières premières utilisées dans la fabrication du chocolat ne sont pas originaires de Belgique, le pays est associé au produit dès le début du XVIIe siècle. L’industrie s’est massivement développée au XIXe siècle, acquérant une réputation internationale et devint, avec les Suisses, l’un des plus importants producteurs européens. Bien que l’industrie soit réglementée par la loi depuis 1894, il n’existe pas de norme officielle pour désigner un chocolat labellisé en Belgique. La norme la plus communément admise stipule que la production effective du chocolat doit avoir lieu en Belgique.
Chocolat Belge : une histoire vielle de plusieurs siècles
L’association de la Belgique avec le chocolat remonte à 1635, lorsque le pays était sous l’occupation espagnole peu après que le chocolat ait été importé en Europe. Au milieu du XVIIIe siècle, le chocolat était extrêmement populaire dans les milieux bourgeois et aristocratiques, notamment sous forme de chocolat chaud. Parmi eux, Charles-Alexandre de Lorraine, gouverneur autrichien du territoire, était connu pour être un grand fan de chocolat. Dès le début du XXe siècle, le pays a pu importer de grandes quantités de cacao via sa colonie africaine, le Congo belge.
Contrairement à la croyance populaire, les colonies belges n’ont cependant pas joué un rôle important dans la création de l’industrie chocolatière belge. En 1900, le chocolat devient de plus en plus abordable pour la classe ouvrière belge.Selon une étude, la Belgique a commencé à exporter plus de chocolat qu’elle n’en importait dans les années 1960, avec une croissance exponentielle des exportations de “chocolats belges” depuis 1980.
La praline est une invention de l’industrie chocolatière belge, tout comme le ballotin, une sorte d’emballage associé à un chocolat de haute qualité que l’on retrouve notamment aux mariages.
Le chocolat belge est réglementé
La composition du chocolat belge est réglementée par la loi depuis 1894, date à laquelle une teneur minimale de 35 % de cacao pur a été imposée afin d’empêcher la falsification du chocolat avec des graisses de mauvaise qualité.
Les tentatives d’introduction de la normalisation industrielle n’ont guère abouti. Une tentative de la Communauté économique européenne (CEE) d’introduire des normes minimales pour la quantité de substituts du beurre de cacao en Europe a conduit à des négociations prolongées, mais la législation finalement promulguée en 2003 a été jugée excessivement indulgente en Belgique. En 2007, une norme de qualité volontaire (auxquelle adhèrent environ 90 % des chocolatiers du pays) a été instaurée par l’Union européenne, qui a fixé certains critères pour qu’un produit soit considéré comme du “chocolat belge”. En vertu de ce “Code belge du chocolat”, le raffinage, le mélange et le conchage doivent être effectués en Belgique.
Beaucoup d’entreprises fabriquent des chocolats de manière artisanal, ce qui explique la prédominance des petits magasins de chocolat indépendants, qui sont populaires auprès des touristes. A ce titre, de célèbres entreprises chocolatières suivent rigoureusement les recettes traditionnelles (et parfois secrètes) de leurs produits.
Le chocolat belge est un moteur économique
Le chocolat joue un rôle important dans l’économie belge et le pays compte plus de 2 000 chocolatiers. petits et
Aujourd’hui, le chocolat est très populaire en Belgique, avec 172 000 tonnes produites chaque année et largement exportées. La Côte d’Or est probablement la plus grande marque commerciale, avec ses produits disponibles dans presque toutes les épiceries du pays.