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Situation géographique et historique
Description de la tour

Au 19e siècle, le Ballios avait alors trois étages en bois, pas de cuisine, les étages étaient reliés par des échelles ou des escaliers en bois. La tout mesurait à la base 5,08 x 6,13 m avec des murs épais de 0,64 m. Les deux étages inférieurs étaient en maçonnerie. La cave du rez-de-chaussée encore conservée, est voûtée en berceau. Elle était indépendante des autres étages et en partie enterrée, car elle se trouvait à flanc de coteau. On y accède par une porte avec un arc en plein cintre, en descendant trois marches. Une petite meurtrière à côté de cette porte est la seule source de lumière de ce côté. Sur la paroi opposée de la cave, s’ouvrait un soupirail, en partie pris dans la voûte.
Au-dessus de la cave, une seconde pièce maçonnée dont une partie des murs subsiste sur une hauteur de deux mètres. Les restes d’encorbellement indiquent que cet étage devait être aussi voûté. Cette partie en dur était surmontée de trois étages en bois et un demi-étage dans le toit. Ces étages étaient dotés de galerie du côté sud comme le montre le dessin d’Émile Wick daté de 1865. Des échelles reliaient ces galeries.
Le Baillos ne devait pas dépasser 14 m de hauteur. Le toit peu incliné, à deux pans, était recouvert de bardeaux. Il semble y avoir eu peu d’ouvertures, sauf sur les galeries.
Sur une photographie de 1878, on en voit aucune au nord-ouest et probablement une sur la façade est au dernier étage. Sans vouloir affirmer que le Ballios du XIIIe siècle ait subsisté tel quel jusqu’en 1880, on peut être certain que, malgré quelques modifications, il avait conservé les dispositions générales primitives.
Signification du terme ballios
Selon Louis Blondel, le terme de ballios ou barlioz désigne une maison forte. Son nom serait issu du mot latin ballium. Si l’on s’en réfère au glossaire de Charles du Fesnes Ducange (le Glossarium ad scriptores mediae et infimae latinitatis), ce mot désignerait au Moyen Âge un type de d’ouvrage de défense (propugnaculi species).
Bibliographie :
BLONDEL (L.), «La tour de bois et le bourg de Vissoie », Annales valaisannes, 29, 1954, p. 169-182.
Bibliographie :
BLONDEL (L.), «La tour de bois et le bourg de Vissoie », Annales valaisannes, 29, 1954, p. 169-182.