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Le 8 mars dernier, Bernard, mon grand-père quittait notre monde, et me laisse dans le plus grand des désarroi.... Aujourd'hui, jeudi 13 mars, était venu le temps de lui dire aurevoir à l'église de Saint-Aubin Sauges, là-même ou je fus baptisé, et ou nous fîmes nos derniers adieux à Jaqueline, en août 2010. L'hommage fût à la hauteur de la vie de mon grand-père : digne et remarquable. Née en 1920, il a toujours été un homme de la terre. Travaillant dur à la ferme de la Béroche, et reprenant l'exploitation familiale dès 1937, à la mort de son père, tué tragiquement lors d'un accident en tombant sur une fourche. Ils seront donc 3 frères : Edmond, Freddy et Bernard. Edwige, mon arrière-grand-mère a vécu jusqu'au 2 avril 1983. Dès 1939, mon grand-père est appelé par la Suisse, pour faire face au Nazisme. La Mob' le mobilisera jusqu'en 1944, année de naissance de ma tante Janine. Lors de son école de recrue, il montera régulièrement à cheval, animal qu'il affectionnera particulièrement. Il assistera aux concours hippiques dès que les occasions se présenteront. En pleine guerre, il épousera Jacqueline, qui lui restera fidèle jusqu'au bout. L'exploitation grandit, et il rachète au fur et à mesure les terrains. Il travaille les vignes comme viticulteur. Le raisin est envoyé alors, aux Caves de la Béroche. Il s'occupe aussi des fenaisons avec toute la famille, fait des eaux de vie avec les fruits que son domaine lui offre : cerises, prunes, raisin. Aimant la chanson, il chantera durant près de 30 ans dans la chorale "L'Helvétienne" de Gorgier, et lorsqu'il ne peut chanter en chorale, c'est auprès des vaches qu'il chantera. Durant des décennies, il travaillera dur, aux champs comme à la ferme. Naissent ainsi en 1944 Janine, puis en 1949 André, mon père. "Bernard était un père droit, juste. Mais il deviendra tendre, affectif et joueur dès la naissance de ses petits-enfants. L'image de Bernard poussant une brouette avec Nathalie et Anthony dedans le prouvera...." Mon grand-père a aidé sa femme jusqu'à la fin, et à son décès, c'est une partie de lui qui s'en alla également...
Aujourd'hui, j'en garde un souvenir très ému. Une absence terrible ! alors, après l'enterrement, revenir sur ses terres, dans sa maison, sans sa présence fût une épreuve troublante et douloureuse ! Petit à petit, la maison se videra. On part avec quelques clichés, quelques objets. Ici, dans la grange, le temps semble s'être arrêté.... et pourtant, je l'imagine revenir et s'apprêter à aller bricoler. Quelle belle vie a-t-il eu ! Aimé par les siens, travailleur, habitant la maison familiale, entouré d'animaux qu'il aimait tant.....Tu me manquera cher Grand-papa, et aujourd'hui avec ton départ, c'est une page, un chapitre qui se ferme définitivement. Bientôt, nous dirons au revoir à la maison, cette maison que tu as tant aimé, cette maison ou tu es né, cette maison qui t'a vu grandir jour après jour....Je n'ose y penser. Mais ainsi va la vie....De là-haut, Jaqueline doit être heureuse de retrouver son mari pour toujours.... A bientôt Grand-papa !
mercredi, mai 09, 2012
Non, Vallorbe ne sera plus tout à fait comme avant....A mon grand regret ! Ma tante Yvonne a quitté la commune pour rejoindre un EMS sur les hauts de Ballaigues. Son appartement vidé, c'est tout mes souvenirs d'enfance qui se sont envolés. Vallorbe, mon havre de paix durant toutes mes vacances d'été, et parfois celles d'hiver. J'y ai fait tant de bêtises, tant de ballades le long des voies CFF longeant la ligne Lausanne-Paris ! Le Pont Suisse, Le Pont Français, l'ancienne ligne de Jougne avec ses mystères et ses drames.. Vallorbe. Cité de mes vacances, de ma jeunesse. Les longues soirées d'été avec mes amis, Chrystel, Jérôme, Denis et mon frère, à jouer à Intervilles, aux bombes à eau, au badminton....Les orages rafraîchissants les soirées de juillet.... La découverte des Grottes, après une longue ballade le long de la tranquille rivière; l'Orbe; qui chemine depuis le Crêt des Allouettes....Le jardinage, les matins, dans le petit jardin d'Yvonne. Ahhh sa rhubarbe, ses salades, ses pommes de terre ! Que j'ai tant aimé mes vacances, dans cette bâtisse de la rue du tercasset 26. Les moutons broutant l'herbe du terrain sous le balcon, le sifflement au loin du train de la Vallée de Joux, Madame Bolomey et ses histoires de jeunesse....Sans oublier les visites de mon petit cousins Philippe et sa soeur Valérie. Qu'avons nous fait comme bêtises, comme potion magique dans de veilles bassines, de crasses à cette pauvre Yvonne découvrant nos chambres dans un état pas possible ! Nous allions aussi, une journée dans la Vallée. Généralement au Rocheray ou au Pont, et à Mont-la-Ville, rendre visite à ma tante Annie et son mari Paul, dans leur vieille maison. Le long voyage en car postal était pour moi un moment extraordinaire ! Enfin malgré son âge, Yvonne a toujours cuisiné comme une cheffe ! Le repas était servi à midi pile, au moment même ou la Radio Suisse Romande diffusait les nouvelles. Non, je n'oublierai jamais.
vendredi, février 10, 2012
Ici, un poisson ballon ( qui gofle en cas d'agression, un papillon tout jaune, et un banc de poissons...)
Némo, le poisson clown, photographié par Jeff en apnée !
Idole des Maures ( l'un de mes favoris avec le Baliste Picasso )
Poisson Perroquet
Un Baliste Picasso
Le Diagramme Oriental
Un poisson Chirurgien ( nageoires coupantes comme un scalpel ! )
Si l'hiver 2011 ne fût pas particulièrement marqué, ce mois de février lui, restera dans les annales, de par ses températures sibériennes, et la bise tempétueuse ! Mais, je ne suis guère là pour vous parler de ce phénomène, que les médias relatent chaque jour, mais pour vous faire part de mon voyage aux Maldives, au coeur de l'hiver.
Parti depuis Paris, avec la compagnie Oman Air, Jeff et moi sommes donc partis une semaine aux Maldives; dont la capitale est Malé; sur l'Ile de Diffushi, qui est elle-même dans l'Atoll Ari, tout au sud des Maldives.
Le voyage se compose de plusieurs étapes. Paris-Mascate ( 6h ); je me souviens tout particulièrement d'un orage de nuit vraiment somptueux survolé au large de Bagdad, puis Mascate-Malé. Enfin, de Malé, dernier vol à bord d'un appareil à hélices, de la compagnie Fly-Me, compagnie locale. Ce vol nous permets vraiment d'apercevoir la beauté des Maldives ! Des îles à perte de vue, une eau transparente, aux multiples bleus : azur, roi, foncé, clair, noir....bref !!! Extrême beauté !
L'air est chaud et très humide ! Il nous tarde de poser nos habits hivernaux, mais surtout de découvrir notre île, et notre bungalow... Nous logeons à l'Hôtel Holiday Resort & spa. L'île mesure 40x700m. Le sable fin est balayé par le doux ronronnement des vagues, et les palmiers se balancent au gré du vent chaud.
Durant ces quelques jours, notre activité principale sera le snorkeling ( plongée avec masque et tuba ). Et si la première ne s'est pas très bien passée pour moi, Jeff a lui, profité un max. Mais qu'importe ! Je me suis bien rattrapé le lendemain, et tout les autres jours. Si les deux premiers jours nous profitions de la sortie organisée pas l'hôtel, nous avons pas la suite effectué nos plongées à Sun Island, île proche de quelques kilomètres, et reliée par une navette gratuite ( un Dhoni, bateau de la région ). Et là, le spectacle fût vraiment très spectaculaire, et je vous laisse juger par vous même en observant nos photos ! Sun Island est une île de taille supérieur, avec la plus grande piscine des Maldives, dont nous avons aussi profité. En effet, toutes les installations de Sun Island était gratuite, pour tout les hôtes de Holiday Resort ( même groupe hôtelier ).
Les ìles se ressemblent beaucoup. Végétation luxuriante, palmiers splendides, quelques oiseaux.... Parlons mondes aquatique à présent ! La mer grouille d'une multitude de poisson, dont voici quelques noms : Baliste Picasso, Raie Manta, requin à pointes noires, poisson chirurgien, poisson perroquet, poisson-coffre et ballon, Diagramme Orientale, Idole Maures,Poisson Papillon. Et pour les reconnaître, cela n'est pas difficile.
- Les poissons Baliste se reconnaissent par le bouche très avancée, et leurs yeux assez en arrière. De couleurs très variées, le Picasso est mon préféré !
- Les poissons papillon, reconnaissables par leur bouche qui ressemble à une paille, et aux couleurs très vivees, souvent du jaune.
- Les poissons coffres ou ballons, à l'aspect de parping ( très carré )
- Le diagramme, aux lignes bleues et aux points bleus sur les nageoires
- Les poissons perroquets, reconnaissables à leur bouche massive, pouvant casser les coraux.
Alors, plus que des explications, voici quelques clichés !
lundi, août 29, 2011
Après un vendredi classé tempétueux, c'est un week-end extraordinaire qui m'attendait, avec des amis. Les amis de Jeff sont donc venus passer quelques jours dans notre beau pays. Un programme très intéressant nous attendait.
Le vendredi soir, j'accueillais Fanny et Manu, qui arrivaient de Nice par un vol Esay-Jet. Ils n'ont pour commencer, pas apporté le beau temps, mais de violents orages, mettant un terme à une série de jours caniculaires ! Jeff ne rentrant de Kiev que tard dans la soirée, nous partîmes nous restaurer au café du "Petit-Ouchy", ou des spécialités suisses furent servies.
Ce n'est que lorsque la tempête se calma, que nous rejoignions Jeff à la gare de Lausanne, sur le coup des 22h30. La soirée continua bien tardivement....
Samedi matin, un ciel très nuageux nous attendais. Au loin, nous pouvions entendre les avions de collection, survoler l'aérodrome de la Blécherette, à l'occasion de ses 100 ans. Fabrice arriva vers les midis, et prit le brunch, que nous avions commencé plutôt dans la matinée. Après quelques courses, départ au meeting d'aviation, pour y admirer un Spitfire, un Catalina, un Morane-Saulnier, qui évoluaient sous un ciel devenant plus ensoleillé. Nous prîmes enfin la route jusqu'à Visp pour un petit goûter, avant de repartir pour Mörel-Breiten, localité proche de Brigues, ou Jeff avait loué un appartement en attique pour notre week-end valaisan.
A notre grande surprise, nous pûmes profiter de la piscine jacuzzi mise à disposition des clients du bâtiment ! Un vrai plaisir, une vraie détente, de bons rires !
La soirée se prolongea au restaurant du coin.
Dimanche matin, le soleil pointait son nez. Une balade grandiose était prévue, avec les magasins "Nature et découverte". Découverte du glacier d'Aletsch ! Notre petit groupe de 9 personnes, était guidé par Jean-Luc, guide de montagne. Montée en téléphérique, jusqu'au sommet de l'Eggishorn, à 2900m. Puis journée découverte.
J'y ai appris énormément de choses ! Le Glacier pourrait offrir de l'eau durant 6 ans à chaque habitant de notre planète. Sa profondeur est de 800m environ, pour 23km de long. Chaque jour, il avance de 30cm, soit 150m par an ! Nous avons pu découvrir à quel point ce-dernier fondait vite ! Jugez-en avec les photos !
A notre retour, nous avons même traversé un tunnel piétonnier d'une longueur de 1km !
Encore quelques brasses dans la piscine au retour, et fin de soirée de Lausanne à la pizzeria....Un week-end chargé, mais vraiment génial !
mercredi, juillet 20, 2011
De la montée du nazisme à la reconnaissance nationale d'un village martyr, le village d'oradour-sur-Glâne est resté le témoin de la période de la dernière guerre. Sa visite est bouleversante, et un silence de plomb règne malgré la présence de nombreux visiteurs.
C'est le 10 juin 1944, qu'une division de SS remonte de Limoges. Elle a reçu l'ordre de détruire tout ce qu'elle trouvera sur son passage. En ce samedi 10 juin, par un beau soleil, le village d'Oradour est encerclé sur le coup des 14h. En l'espace de 3h, 642 habitants seront assassinés dans l'horreur la plus totale.
Les hommes sont acheminés sur le Champ de Foire, et les femmes et les enfants conduits dans l'église. Les hommes seront ensuite conduits dans les granges, puis fusillés. L'église sera brûlée avec ses 400 habitants à l'intérieur. L'enfant le plus jeune a tout juste 3 jours, la femme la plus vieille près de 90 ans.
Puis, les maisons seront toutes incendiées, une par une. Les SS fêteront cela, au centre du village en y buvant les vins et en mangeant les animaux des fermes !
En 1945, le Général de Gaule décidera qu'Oradour sur Glâne sera un témoin de la barbarie nazie.
Aujourd'hui, on découvre le village. Ses autos, ses maisons avec ses quelques vestiges d'une vie passée : sommier calcinés, cheminée, instruments de travail, machines à coudre.... La visite est pesante, et l'on ressent un malaise. Enfin, la découverte s'achève par le cimetière et le centre de Mémoire.
Sur mes clichés, vous découvrirez les vestiges d'Oradour-Sur-Glâne. Sa gare, sa poste, ses commerces, sa voie de tramway et ses caténaires encore fixés. A découvrir, pour ne jamais oublier.