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Les films
Le film ou pellicule photographique est constitué d’une émulsion de gélatine contenant des grains d’argent sensible à la lumière qui est appliquée sur support souple. En noir et blanc, il ne comporte qu’une seule couche d’émulsion et trois en couleur, sensibles respectivement au bleu, au vert et au rouge.
Dès 1908, les premiers supports transparents constitués de nitrate de cellulose hautement inflammable sont petit à petit remplacés par du film dit «safety» en acétate de cellulose.
Le film ne «voit» pas l’ensemble des couleurs visibles, il est insensible à la lumière rouge qui se traduit par du noir dans l’image. Cette sensibilité spectrale sera étendue sous l’impulsion des recherches pour la photographie en couleur menées notamment par Adolf Miethe et Arthur Traube. Celles-ci donnent naissance dans les années 1920 au film panchromatique, sensible à l’ensemble du spectre visible.
La dimension des grains d’argent détermine la sensibilité du film à la lumière. Plus les grains sont gros, plus le film est sensible, c’est-à-dire qu’il a besoin de moins de lumière pour être exposé, et plus la photographie sera granuleuse. Diverses échelles de mesures de la sensibilité apparaissent dès la fin du 19e siècle pour se standardiser dans les années 1930 avec les normes DIN et ASA. Vers 1950, des sensibilités encore plus importantes seront proposées, tels les 1250 ASA, (aujourd’hui ISO) du Royal X pan de Kodak introduit en 1959.
Le rendu «naturel» des couleurs s’est de tout temps heurté à la très subjective manière dont elles sont considérées par chacun. De multiples enquêtes et études ont été menées par les fabricants dans l’espoir de proposer des émulsions plus adaptées au goût de chacun… en prenant même en compte des aspects culturels et géographiques.
Illustration:
Film noir blanc Ferrania Ultrachromatica et Super Panchro Italie, vers 1950