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Le mystère nous aura tenus en haleine une grande partie de l'année. Soit depuis février, mois durant lequel je consacrais mon premier billet à Cérès, et surtout aux mystérieuses lumières captées par la sonde Dawn sur la surface de cette planète naine du système solaire, planète dont l'orbite se situe entre Mars et Jupiter. L'énigme est désormais résolue par des scientifiques de l'Institut Max Planck qui en publient une étude dans la revue Nature. En collectant différents éléments, ils ont ainsi pu déduire la présence d’un certain type de sel, l’hexahydrite (forme de sulfate de magnésium hydraté), mélangé à des rochers et de l’eau gelée. Ce sont ces sels qui reflètent la lumière du soleil. Sous l’effet des rayons solaires, la glace passerait directement de l’état solide à l’état gazeux, et l’évaporation de l’eau laisserait derrière elle une sorte de brume (également repérée par Dawn) ainsi que ces sels expliquant la présence des étranges taches blanches et lumineuses. La composition de Cérès elle-même ressort de tout cela. Elle serait donc formée d’une couche de glace contenant une forte proportion de sels. Cette saumure gelée serait recouverte de rochers et de poussières. Et lorsque des astéroïdes heurtent Cérès, ils creusent des cratères laissant apparaître cette couche glacée que les rayons du soleil reflètent. On peut également en déduire que les zones géologiques observées sont plutôt récentes. Dans le cas contraire, la totalité de l’eau contenue dans les zones brillantes se serait déjà évaporée. Tout cela offre un scénario cohérent et oblige à renoncer à l’hypothèse – ô combien plus séduisante, pourtant - d’une éventuelle base extraterrestre sur la surface de Cérès. Néanmoins, ce phénomène de vaporisation tel qu’observé sur Cérès était jusque là plutôt l’apanage des comètes. Ce qui soulève de nombreuses autres questions auxquelles Dawn répondra peut-être bientôt.