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L'aide auditive, que ce soit l'implant ou l'appareil, est un marché que les spécialistes chiffrent à quelque sept milliards de francs et qui d'ici cinq ans, devrait bondir à dix milliards. La faute à nos modes de vie - le bruit est omniprésent - et, bien sûr, au vieillissement de la population notamment.
Ce marché intéresse désormais l'industrie pharmaceutique. Celle-ci mise sur des produits capables de stopper la dégénérescence de ce qu'on appelle les cellules cillées. Ce sont elles qui, très schématiquement, dans l'oreille interne, captent les vibrations sonores et les transforment en signal électrique transmis au cerveau par le nerf auditif.
Inhibition des pertes d'ouïe
Nawal Ouzren, directrice générale de Sensorion, une biotech qui développe le SENS 401, explique le fonctionnement de son produit: "C'est une pilule qui a des propriétés d'inhibition du processus de mort cellulaire." Ce médicament pourra, "quand vous l'utilisez après un choc acoustique ou après une perte d'audition significative", inhiber le processus de mort cellulaire et "restaure l'audition".
Le SENS 401 - comme les pilules auditives sur lesquelles planchent d'autres biotechs - n'est pas encore commercialisé. Il se trouve en phase d'essais cliniques. Si ces résultats se confirment, les chercheurs parviendraient alors à préserver ces fameuses cellules cillées - des cellules qui, une fois détruites, ne pouvaient pas être encore régénérées. De quoi révolutionner un marché gigantesque - lié à ce que l'organisation mondiale de santé qualifie désormais d'épidémie, la perte de l'audition.
Katja Schaer/ebz