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En plus des séismes, les inondations comptent parmi les événements naturels qui contribuent de façon déterminante au risque global des centrales nucléaires. Les installations en Suisse doivent maitriser des inondations telles qu’il s’en produit une fois tous les 10 000 ans.
Après l’accident nucléaire de Fukushima, les centrales nucléaires suisses devaient démontrer qu’elles maitrisent une inondation d’une période de retour de 10 000 ans. L’IFSN l’a requis. Cette démonstration a été apportée par toutes les installations en automne 2011.
« En tant qu’autorité de surveillance compétente de la Suisse, l’IFSN a réagi rapidement et de façon appropriée aux événements de Fukushima. » C’est à cette conclusion qu’aboutit le rapport de la Commission fédérale de sécurité nucléaire (CSN) sur les mesures de suivi en Suisse.
Selon les informations communiquées par les exploitants dans le cadre du test de résistance de l’UE, les centrales nucléaires suisses disposent de marges de sécurité supplémentaires pour la maîtrise de la crue des 10 000 ans. Malgré tout, l’IFSN ne renonce pas à poursuivre l’étude du dossier «Obstructions». Les centrales nucléaires de Gösgen et de Mühleberg sont ainsi mises dans l’obligation de fournir des informations supplémentaires sur les obstructions possibles de goulets d’étranglement sur les fleuves qui pourraient influencer les événements en cas de crue.
A la suite de l’accident de Fukushima, l’IFSN a exigé des exploitants de centrales nucléaires de Suisse d’apporter à nouveau la preuve de la maîtrise des conséquences de la crue dite des 10’000 ans. Les exploitants ont satisfait à la demande de l’IFSN. Mais à la fin septembre, Markus Kühni a reproché à l’IFSN que cette preuve n’était pas établie, car elle violait la réglementation nationale et internationale. L’IFSN prend à présent position sur cette critique.
L’IFSN a réceptionné les mesures de rééquipement de la centrale nucléaire de Mühleberg (CNM) pour les prélèvements d’eau de refroidissement et donné son feu vert à la mise en service. La réserve que l’IFSN avait formulée début septembre concernant la preuve de la maîtrise des crues à Mühleberg est ainsi levée. On a en même temps rempli l’une des conditions de l’IFSN pour le redémarrage de l’installation après l’arrêt pour révision.
Toutes les centrales nucléaires suisses sont en mesure de faire face à des crues extrêmes, telles qu’elles peuvent survenir une fois tous les 10’000 ans en moyenne. Les installations peuvent être sécurisées même si l’alimentation électrique externe tombe en panne en même temps. Toutes les installations respectent clairement les valeurs limites en vigueur.
Suite à l’accident du réacteur de Fukushima, l’IFSN a décidé le 1er avril 2011 que les exploitants des centrales nucléaires suisses avaient jusqu’à fin juin 2011 pour apporter la preuve de la maîtrise d’une crue extrême fortement improbable. Les rapports ont été remis dans les délais. L’IFSN publiera ses prises de position à ce sujet début septembre.