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Le gouvernement de Mario Monti a obtenu vendredi la confiance des parlementaires italiens. Fort de ce soutien, il s'est immédiatement préoccupé de l'Europe en annonçant un sommet informel avec Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ainsi qu'une visite à Bruxelles pour discuter de la zone euro.
Son gouvernement, qui n'a pas été élu, est maintenant doté de la légitimité accordée par les deux chambres, à 556 voix contre 61 pour les députés vendredi, à 281 voix contre 25 pour les sénateurs jeudi. Seule la Ligue du Nord, le parti d'Umberto Bossi, a refusé de le soutenir.
Dans son discours de politique générale devant la Chambre des députés, le successeur de Silvio Berlusconi a souligné qu'il entendait gouverner jusqu'au terme de l'actuelle législature, en 2013.
En Italie comme à l'étranger, on soupçonne une partie de la classe politique italienne, contrainte par les marchés financiers d'accepter ce gouvernement de technocrates, de vouloir se débarrasser de Mario Monti avant cette échéance.
Mario Monti veut mettre à profit ce laps de temps pour réformer en profondeur le système des retraites, la fiscalité et le marché du travail italien.
"Confiance vigilante"
Aux députés, le nouveau chef du gouvernement a déclaré que le succès de l'entreprise dépendrait du soutien des parlementaires. "Je ne vous demande pas une confiance aveugle. Nous vous demandons une confiance vigilante", leur a-t-il dit.
La veille, dans son discours de politique générale au Sénat, Mario Monti a exposé les grandes lignes de son programme bâti autour de trois axes: la rigueur budgétaire, la croissance économique et l'équité sociale.
Le parti de Silvio Berlusconi, le Peuple de la liberté (PDL), a souligné qu'il pourrait retirer son soutien au gouvernement si celui-ci créait, comme il l'envisage, une taxe sur le patrimoine.
A propos du mini-sommet de Strasbourg, "ce sera une rencontre très informelle, de travail. Il n'y a pas d'ordre de jour", a-t-il précisé.
ATS