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Christian Varone a été désigné candidat du PLR valaisan à l'élection au Conseil d'Etat en mars 2013 jeudi à Conthey (VS). Il a raflé la mise au terme d'une soirée houleuse durant laquelle l'ancien Conseiller fédéral Pascal Couchepin a été hué.
Avec 1338 voix, Christian Varone a été élu au premier tour en passant confortablement le cap de la majorité absolue établie à 1086 voix. Sa désignation pour succéder au conseiller d'Etat Claude Roch a été accueillie par de longs applaudissements.
Marc-André Berclaz, président de la direction de la Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO), s'est incliné avec 468 voix. Lise Delaloye, présidente d'Ardon, a récolté 355 voix.
La tension est montée dès le début de cette soirée qui réunissait plus de 2000 membres du PLR valaisan dans une halle polyvalente bondée. Dans une déclaration faite en accord avec le comité du PLR, Christian Varone a évoque l'affaire de la pierre ramassée en Turquie. Il a rappelé avoir pris cette pierre comme "simple souvenir" et a redit regretter son geste.
Il a souligné que son acte d'accusation évoquait une pierre et non plusieurs. Affirmer autre chose est "mensonger et diffamatoire", a-t-il soutenu. "Les yeux dans les yeux je vous le dis, quel que soit le jugement, je prendrai avec le comité la décision qui s'imposera".
Pascal Couchepin hué
Suite à cette déclaration, l'ancien Conseiller fédéral Pascal Couchepin est monté à la tribune. Il a demandé à Christian Varone de dire à l'assemblée qu'il retirera sa candidature s'il est condamné pénalement suite à l'affaire de la pierre, déclenchant du même coup les huées d'une partie de l'assemblée.
Bernard Comby, ancien conseiller d'Etat et ex-conseiller national, a déclaré que le PLR "ne doit pas être victime d'une procédure judiciaire interminable qui pourrait menacer le siège libéral-radical". A l'instar de Pascal Couchepin, il a demandé que l'assemblée "soit renseignée pour voter en connaissance de cause", sous des huées moins copieuses.
Philippe Bender, historien et mémoire vivante du PLR valaisan, a alors exhorté la foule à "la dignité et au sens de l'honneur". "On n'insulte pas un magistrat!", a-t-il lancé avec véhémence.
Siège très convoité
Christian Varone a alors assuré qu'il prendrait ses responsabilités. Il s'est dit étonné que sa présomption d'innocence soit "bafouée". "On a m'a déjà jugé, condamné et exécuté. Je risque le sursis, la condamnation ou l'acquittement", a-t-il lancé. "Je suis quelqu'un d'honneur qui n'a qu'une parole. Je maintiens ma candidature", a-t-il insisté, sous les applaudissements nourris d'une partie de la salle.
Le président Georges Tavernier a tenté de ramener le calme dans la salle chauffée à blanc. Il a assuré que si Christian Varone était élu, le comité serait "très attentif à la suite des événements. Nous aurons toujours dans la ligne de mire les intérêts du parti".
Avant d'être élu, Christian Varone a rappelé combien le siège PLR sera convoité en mars prochain. Il faudra alors "être fort de Goms à St-Gingolph. Je m'engagerai et vous conduirai à la victoire", a-t-il conclu. Si l'UDC se lance dans la course, le commandant de la police aura sans doute face à lui le conseiller national Oskar Freysinger.
ATS