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Dans le cadre d’une enquête, le Center for Philanthropy Studies (CEPS) de l’Université de Bâle a, pour la première fois, analysé la satisfaction des demandeurs/demandeuses ayant soumis un dossier de financement à une fondation ou à une autre organisation donatrice en Suisse. En vue de l’établissement du Grantee Review Report 2020, les chercheurs ont évalué les réponses des 416 demandeurs ayant obtenu une réponse positive et des 252 demandeurs dont le dossier a été rejeté. Le rapport rédigé sur cette base présente une évaluation fondée et indépendante du soutien apporté par sept organismes suisses de financement à but non lucratif, vu par les demandeurs. La SSUP a participé à cette étude parce qu’elle attache de l’importance à la satisfaction des partenaires qu’elle soutient en leur accordant un financement, tout comme à celle des personnes dont elle rejette la demande. Les résultats de l’étude montrent que tous les candidats les grantees (bénéficiaires) et ceux dont la demande n’avait pas abouti ont jugé la coopération avec les organisations donatrices très positive et transparente dans l’ensemble, y compris l’obligation faite de rendre compte des conséquences du financement obtenu.
Les organisations donatrices privées: un moteur de l’innovation
Les fondations ont également reçu de bonnes notes pour la clarté et la transparence de leur stratégie et de leurs objectifs. Les fondations donatrices sont le plus souvent contactées par des personnes souhaitant recevoir de l’aide pour financer des projets innovants et pour lesquels il est difficile d’obtenir des fonds de la part d’institutions publiques, de mécènes ou de donateurs privés. Cela confirme l’hypothèse selon laquelle l’une des fonctions centrales des fondations de financement à but non lucratif est de promouvoir les expériences, les innovations et les projets pilotes. Selon l’enquête, le contact personnel augmente considérablement les chances de recevoir un financement: 76 % des bénéficiaires (79 % dans le cas de la SSUP) ont eu un contact direct avec l’organisation de financement pendant la phase de candidature, alors que ce n’était le cas que de 36 % des candidats non retenus (13 % dans le cas de la SSUP).
Investissement temps raisonnable
Les projets retenus ont, en moyenne, nécessité 63 heures de préparation pour constituer le dossier de demande, alors que pour les projets rejetés, il n’en a fallu qu’un peu moins de la moitié. Parmi les partenaires soutenus par la SSUP et dont la demande a abouti au cours des cinq dernières années, 62 % ont trouvé que le temps nécessaire pour préparer le dossier de demande était approprié. La valeur de référence pour toutes les organisations donatrices est de 60 %. Parmi les candidats dont la demande avait été rejetée, pas moins de 88 % ont trouvé que le temps nécessaire pour constituer le dossier adressé à la SSUP était approprié. Ici, la référence générale était de 63 %.