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Montserrat Caballé, qui nous a quittés tout récemment, était l'une des dernières divas qui osait encore afficher sa corpulence. Aujourd'hui, les chanteuses d'opéra soignent leur ligne et leur voix ne semble pas en pâtir.
Le linguiste humoriste Claude Gagnière, dans son livre Pour tout l'or des mots (Robert Laffont, 1996), a choisi la célèbre soprano comme thème pour l'un de ses sujets, l'homophone. Ce terme signifie calembour et n'a rien à voir avec l'homophobe.
Voici comment il illustre cette figure de style:
""Cette diva espagnole cache le trésor de sa voix au sein du coffre… fort d'une généreuse poitrine. Elle est une véritable tour… de chant et, dans le microcosme impitoyable de l'art lyrique, on lui applique cette métaphore qui a déjà servi pour d'autres: "un éléphant qui aurait avalé un rossignol". Lorsque l'on demandait à Maria Callas, sa grande rivale, comment, d'obèse qu'elle était, elle avait pu devenir cette sylphide, elle répondait: "Mon médecin m'a rrrecommandé de fairrrre beaucoup de sporrrt. Alorrrs chaque matin, je fais trrrois fois le tourrr de Montserrat Caballé."
C'est drôle, mais est-ce méchant?