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Psychotropes et poids
Rev Med Suisse
2018; volume 14.
605-609
Résumé
Les psychotropes peuvent faire prendre du poids et induire un syndrome métabolique réduisant ainsi la qualité de vie et l’espérance de vie des patients. La prise de poids est également responsable d’une mauvaise adhésion aux traitements et donc de rechutes des maladies psychiques. Cette prise de poids et le syndrome métabolique sont insuffisamment traités pour les patients obèses souffrant de troubles psychiques. Des recommandations existent.
IntroductionLe surpoids et l’obésité sont devenus des épidémies mondiales et les patients souffrant de troubles psychiatriques sont à plus haut risque que la population générale.1 Le surpoids et l’obésité peuvent entraîner un syndrome métbolique impactant la qualité de vie et l’espérance de vie. L’obésité est également un risque pour d’autres maladies comme des troubles respiratoires, ostéoarticulaires ou néoplasiques.2 En plus des complications somatiques, le surpoids et l’obésité peuvent provoquer des souffrances en lien avec l’image corporelle, affaiblir la confiance en soi et diminuer les interactions sociales.2 Dans les maladies psychiatriques, les psychotropes sont souvent pointés du doigt pour leur impact sur la prise de poids pouvant mener à l’obésité. Ces molécules peuvent également agir de façon moins visible sur d’autres composantes du syndrome métabolique comme l’intolérance au glucose, le diabète et la dyslipidémie.3 Les patients souffrant de troubles psychiatriques g...