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Le message suit un jeu durant lequel la première personne doit échanger quelque chose contre un trombone puis, la personne suivante doit échanger ce qu’elle a reçu lors du premier échange contre autre chose et ainsi de suite. En conclusion, constatation est faite que les échanges n’ont été que matériel. Personne n’a pensé échanger un sourire ou autre de non matériel.
Textes lus : 1 Rois 17.7-16 ; Mt 25. 31-46.
Dans Matthieu, nous voyons que les gens à qui il a été donné quelque chose, sont les pauvres, les prisonniers, les malades. Il leur a été donné de la nourriture, des vêtements, de la considération, etc. Nous vivons déjà un peu de cela au travers de notre complémentarité. Nous avons tous des dons et des besoins différents. En donnant, nous pouvons palier aux besoins des uns et des autres. Nous sommes parfois donneurs et parfois receveurs. Nous avons tous des compétences et/ou de l’argent et/ou du temps, etc. à donner et/ou à partager.
A qui donner ?
C’est aux pauvres, aux prisonniers, aux malades, aux étrangers, etc. qui sont souvent des anonymes que nous avons à donner.
Les justes comme les méchants sont étonnés de ce qui leur est dit. C’est comme pour nous dire que les justes n’ont pas agi pour une cause, même si cette cause pourrait être Dieu. Ils ont agi par amour, pour répondre à des besoins, sans rien attendre en retour.
Dans le récit de la veuve de Sarepta, celle-ci reçoit Elie. Il est étranger et manque de tout. Alors qu’elle prépare son dernier repas, elle s’interrompt pour l’écouter, croit aux promesses qui lui sont données. Elie en veut toujours plus. Elle dit ne pas pouvoir donner ce qu’il réclame, à savoir : être servi en premier. Il l’amène ainsi dans le risque de ne plus rien avoir, pas même ce dernier repas. Il lui donne une promesse de la part de Dieu : « Tu ne manqueras de rien… ». Elle croit, donne à Elie ce qu’il demande. La promesse se réalise, elle ne manquera de rien durant toute cette période de famine. Chacun est gagnant, celui qui donne et celui qui reçoit.
Nous gérons notre temps, notre argent, etc. Donner, c’est oser sortir de cette gestion, c’est aussi lâcher prise, c’est même accepter le risque du manque de temps, d’argent, etc.
Expérience
Alors que nous étions en voyage à vélo en Albanie, des gens pauvres nous ont apporté des corbeilles de pêches sachant que nous ne pourrions rien leur donner en échange.
Le mot de la fin
Le partage n’est pas diviser du bien entre des gens mais multiplier du bien entre les gens.
Questions
- Qu’est-ce que je pourrais donner ou échanger ?
- A qui est-ce que je ne peux ou ne veux pas donner quelque chose ?
- Qu’est-ce qui pourrait m’empêcher d’être généreux ?
- Comment faire la différence entre l’amour qui vient du cœur et aimer l’autre au nom de Dieu ?