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La numérisation et la réglementation croissantes renforcent la tension de la situation de l'emploi, selon une enquête de la SFAA.
Selon une enquête de la SFAA, les perspectives d'emploi dans le secteur financier s'assombrissent. La numérisation et la réglementation croissantes renforcent la tension de la situation de l'emploi. Une formation continue ciblée et l’adaptation flexible aux innovations continues contribuent à préserver les opportunités sur le marché du travail.
Le climat concernant les perspectives d'emploi pour l'ensemble du secteur financier s'est détérioré par rapport à l’année précédente. C'est ce que confirme une enquête menée par la Swiss Financial Analysts Association SFAA auprès de 340 spécialistes financiers qui a été réalisée pour la deuxième fois en 2019. Seulement 64% des participants estiment que les perspectives sont neutres à bonnes (75% l'année précédente). Pour les banques, 79% s'attendent à un développement plutôt pauvre à neutre. Pour les compagnies d'assurance, les fonds de pension et la gestion de fortune, ce chiffre varie entre 71 et 73%. L'automatisation et de nouvelles exigences réglementaires sont citées comme les causes les plus importantes. Il n’est pas surprenant que plus de 70% des voix témoignent de l'importance croissante dans les domaines de la régulation/compliance, de l’IT et du Fintech. En même temps près de 90% y attribuent des perspectives d’emploi plutôt bonnes, contre 85% l'année précédente.
L'évaluation des perspectives salariales est presque identique à celle de l'année précédente. En Suisse alémanique, 73% s'attendent à une tendance stable, voire légèrement à la baisse, tandis que les Romands sont plus pessimistes (82%). Dans les deux régions du pays, la majorité s'attend à ce que les paiements de primes diminuent légèrement ou, au mieux, restent inchangés. Comme l'année précédente, près des 80% des répondants (249 réponses) ont indiqué que la sécurité d'emploi demeurerait inchangée ou diminuerait légèrement.
Une formation ciblée et l’adaptation flexible aux conditions en évolution permanente contribuent à maintenir intactes les perspectives d'emploi et de salaire. Il n'est pas surprenant de constater que 288 des 311 répondants ont évalué l'impact de la formation continue sur les perspectives d'emploi et de carrière comme positif ou plutôt positif. Seules 23 réponses indiquent qu'il n'y a pas de corrélation positive entre la formation continue et les perspectives de carrière.
La demande la plus forte, avec 51% des réponses, concerne la formation continue dans le cadre d'événements thématiques individuels ou de cycles de séminaires (317 sur 625 réponses multiples). 42% des personnes interrogées ont cité la formation avec un diplôme reconnu, que ce soit dans le cadre de la formation professionnelle supérieure, d’une haute école spécialisée ou d’une université. Une forte orientation pratique et la compatibilité avec l'emploi sont essentielles pour toutes les formations, tandis que les coûts sont moins importants.
Dans la plupart des cas, l'initiative de la formation continue est prise par l'employé et concrétisée avec l'employeur. Généralement, l'employeur assume une partie (52% des réponses) ou même la totalité (38%) des coûts. Les frais totaux ne sont à la charge de l'employé que pour 34 d’entre eux. Andreas Jacobs, CEO de la Swiss Financial Analysts Association SFAA, recommande de «discuter les souhaits de formations avec l’employeur, car les avantages ne s'accumulent pas seulement au niveau des employés, c’est également l’entreprise dans son ensemble et, par conséquent la place financière qui en profitent».