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Zürich, 09.09.2017
Le procureur général du Brésil, Rodrigo Janot, a accusé vendredi six membres du parti du président centriste Michel Temer d'activité criminelle. Cette nouvelle charge s'inscrit dans le cadre du scandale de corruption Petrobras qui ne finit pas d'ébranler la classe politique brésilienne.
Cinq sénateurs du parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB) font partie des accusés, notamment son président Romero Juca, auxquels s'ajoute l'ancien président brésilien Jose Sarney.
Ils sont soupçonnés d'avoir reçu illégalement 864 millions de réals (265 millions de francs) et d'avoir généré 5,5 milliards de réals de pertes pour la compagnie pétrolière nationale Petrobras, ainsi que 113 millions de pertes pour sa filiale Transpetro. L'ex-président de Transpetro, Sergio Machado, a également été mis en cause.
Outre ces inculpations, le procureur général pourrait publier dans les prochaines semaines de nouvelles accusations contre Michel Temer, dans le cadre de l'enquête sur le système de corruption mis en place entre grands groupes brésiliens et responsables politiques.
Le président brésilien a échappé à des poursuites pour corruption en août, quand la Chambre des députés a voté contre la mise en accusation formulée par le procureur général.
Vendredi, la Cour suprême brésilienne a annoncé qu'elle examinerait la semaine prochaine un recours du président destiné à empêcher Rodrigo Janot d'émettre de nouvelles mises en accusation à son égard.
Le PMDB a estimé dans un communiqué que le procureur général manquait de preuves contre les sénateurs et s'est dit confiant du rejet des accusations par la Cour suprême.
Mardi, le procureur général du Brésil a accusé les anciens présidents Luis Inacio Lula da Silva et Dilma Rousseff d'avoir formé une organisation criminelle avec d'autres membres du parti des travailleurs dans le cadre de l'affaire Petrobras.