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L'initiative Ecopop a essentiellement été perçue comme un instrument de limitation de l'immigration, constate la dernière analyse VOX. Les visées environnementales de l'objet, refusé par le peuple par 74,1% le 30 novembre 2014, sont passées largement inaperçues.
La décision de vote sur Ecopop a été moins influencée par les facteurs politiques que la décision de vote sur l'initiative contre l'immigration de masse du 9 février, souligne cette analyse de l'institut gfs.bern et du Département de science politique et relations internationales de l'Université de Genève, publiée mercredi.
La volonté de limiter l'immigration et le sentiment qu'il y a assez/trop d'étrangers en Suisse est la principale motivation avancée par les personnes qui ont accepté l'initiative Ecopop. La volonté de limiter/stopper la croissance de la population apparaît plus secondaire.
Enfin une petite proportion des partisans a voulu confirmer son soutien à l'initiative contre l'immigration de masse et maintenir la pression sur le Conseil fédéral. Les considérations de nature économique et la nécessité de pouvoir recourir à la main-d'œuvre étrangère ont en revanche joué un rôle important pour le "non".
Soutien aux arguments
Malgré le net rejet du texte, certains arguments ont fait mouche et le peuple suisse continue de percevoir de manière critique les effets de l'immigration. Ainsi, une (courte) majorité de votants est d'accord que "l'immigration incontrôlée conduit au surpeuplement et nuit à l'environnement".
L'initiative sur l'or, rejetée par 77,3%, a posé des problèmes de compréhension aux citoyens: plus d'un tiers des répondants n'ont pas sur décrire correctement le contenu de l'initiative.
L'initiative pour l'abolition des forfaits fiscaux a bénéficié d'un fort soutien parmi les votants situés à la gauche de l'échiquier politique. Environ deux tiers des sympathisants du PS ont accepté l'initiative, alors que les sympathisants des autres partis l'ont tous rejetée. L'objet avait été rejeté par 59,2 % de la population.
ATS