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Par ats - Mis en ligne le 21.09.2012 à 11:19
|Christoph Mörgeli perd son poste de conservateur du Musée d'histoire de la médecine de l'Université de Zurich. La haute école libère le conseiller national UDC zurichois de ses fonctions avec effet immédiat et le licencie avec un délai de six mois.|
Christoph Mörgeli a "gravement porté atteinte au principe de loyauté" envers l'Université de Zurich, a invoqué vendredi le recteur Andreas Fischer face aux médias. Le professeur "a détruit de manière grave et irrémédiable le rapport de confiance" qui le liait à son employeur.
L'alma mater zurichoise reproche au politicien les propos dont il s'est fait l'auteur depuis dix jours dans les médias au sujet de l'Université de Zurich. Il a notamment attaqué verbalement son supérieur direct, le professeur Flurin Condrau, et accusé l'Université de mobbing.
"Un retour du professeur Mörgeli à sa place de travail est inimaginable", estime la haute école. L'historien de la médecine a donc été libéré de ses fonctions avec effet immédiat alors que le licenciement prendra effet dans six mois. M. Mörgeli peut faire recours dans les 30 jours.
Mobbing démentiLe recteur a vivement rejeté les reproches de mobbing et a affirmé que l'appartenance de M. Mörgeli à l'UDC n'a joué aucun rôle dans les décisions prises.
A l'origine de l'affaire, il y a les mauvaises notes données par une commission d'experts à M. Mörgeli pour son travail de conservateur du Musée d'histoire de la médecine, ainsi que ses prestations scientifiques. Les conclusions de la commissions lui ont été communiquées oralement en octobre 2011, selon l'UZH.
Lors d'un entretien d'évaluation, le 10 février 2012, des objectifs d'amélioration ont été convenus. Le délai pour les atteindre était fixé à ce vendredi, jour auquel un nouvel entretien était agendé. Si les buts n'étaient pas atteints, un sursis de six mois allait être fixé, comme le requiert la loi sur le personnel.