Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06900.jsonl.gz/17

Il n'y a, selon la police, aucune trace d'effraction. L'assassin et l'arme du crime sont introuvables. Trois jours avant le drame, Henry, le voisin de palier, étrange et psychologiquement fragile, entend, pour la première fois, un bruit suspect provenant de l'autre côté du mur. On frappe quelqu'un.
Dans le même immeuble vivent Frida et Henning, deux enfants qui vont dans la même école. Souffre-douleur de ses camarades de classe, Henning se renferme progressivement sur lui-même.
Frida, témoin des mauvais traitements infligés au garçon, n'ose pas s'en mêler, malgré l'étrange fascination qu'il suscite en elle.
La relation qui se noue entre les enfants devient tout aussi troublante que la ressemblance physique et mentale entre Henning et Henry. L'auteur joue habilement des parallèles.
Au fil des pages, le lecteur découvre les obsessions et autres troubles du comportement dont les personnages en souffrance sont victimes.
Il se retrouve ainsi entraîné sur une pente vertigineuse qu'un sentiment d'impuissance rend encore plus angoissante. Johan Frisk offre au lecteur un roman fort et passionnant servi par une structure narrative à chronologies multiples. L'auteur s'interroge sur la réelle responsabilité d'un crime : le meurtrier est-il toujours l'unique responsable de ses actes ? Publié en Suède en avril 2002, La Première Fois était un mercredi est le premier roman de Johan Frisk.
Né en 1968, l'auteur vit près de Göteborg où il exerce le métier de journaliste indépendant.