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Je regarde régulièrement les mails et les posts sur les médias sociaux des élus et des militants des partis de gauche. Il m'arrive souvent de froncer les sourcils. Par exemple, Cédric Wermuth (co-président du PS) a écrit sur Facebook qu'il avait récemment payé la TVA pour son café. "Pourquoi les entreprises ne devraient-elles plus payer de droit d'émission ?", a-t-il demandé en substance. Comparaison n'est pas raison. Ce n'est pas parce que l'on verse de l'argent d'un compte bancaire sur un compte d'entreprise pour une augmentation du capital-actions que cela a créé en soi une valeur ajoutée. Ce qui est décisif, c'est par exemple de savoir si cette augmentation de capital crée des emplois.
C'est pourquoi le raisonnement de Cédric Wermuth est absurde. De manière polémique, on pourrait lui demander si on devrait payer un impôt lorsqu'on verse de l'argent sur son compte d'épargne ? La suppression du droit d'émission, sur laquelle nous voterons le 13 février 2022, simplifie la constitution de nouveaux capitaux. C'est un signal juste, surtout en période de crise. Un signal que l'Etat ne veut taxer personne en plus, simplement parce qu'il veut renforcer la base de capital et donc l'entreprise. Le fait que le chef du PS veuille gagner la votation avec des comparaisons inutiles en dit long sur le niveau d'exigence argumentative qu'il a atteint.
Andri Silberschmidt, vice-président du parti et conseiller national ZH