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Les deux héros du dernier roman de Flaubert ne se sont pas frottés à la «science» de l’évaluation immobilière dans leurs périgrinations encyclopédiques. Ils y auraient pourtant trouvé au moins autant de sottises que dans toutes les connaissances de l’humanité qu’ils ont étudiées et expérimentées. Pedrazzini et Micheli comblent cette lacune dans le présent ouvrage. Flaubert avait songé à un sous-titre pour Bouvard et Pécuchet : Du défaut de méthode dans les sciences. Les exégètes s’accordent pour dire que la cible de Flaubert était la bêtise humaine. Mais ils se querellent aujourd’hui encore pour savoir s’il critiquait la science elle-même ou bien l’usage qui en est fait. S’il est évident que ses deux copistes sont de piètres usagers, l’opinion de Flaubert sur la science est moins transparente. Une chose pourtant est claire : aucune méthode scientifique ne survit aux expériences des deux héros.