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Rétrospective : Med Hondo (1936 – 2019)
Connu du public pour son activité de doubleur, Med Hondo est une figure incontournable du cinéma africain et anticolonialiste. Il réalisa au cours de sa carrière trois courts métrages et dix longs métrages.
Né en Mauritanie, descendant d'une famille d'esclaves affranchis, il arrive à Marseille en 1958 où il développe une passion pour le théâtre et le cinéma, et une prise de conscience politique profondément imprégnée de culture marxiste.
Son premier long-métrage, « Soleil Ô » (1971), au budget dérisoire, démontre la maîtrise cinématographique du réalisateur et une réflexion forte sur la désillusion d'un immigrant africain arrivant sur le sol français. Ce film préfigure les thématiques de son œuvre qui questionne les rapports entre les peuples d’Afrique et leurs anciens colonisateurs.
Son cinéma, assez méconnu, met en lumière des thématiques peu abordées dans la production de cette période. Le racisme et la lutte pour l’émancipation y occupent une place centrale. Med Hondo insiste sur les conditions de vie des travailleurs immigrés africains tout en dénonçant les ravages du colonialisme occidental en terre africaine.
Avec la collaboration de Ciné-Archives (fonds audiovisuel du PCF)et de la Film Foundation / Cinemateca di Bologna
Présentation par Osange Silou Kieffer, spécialiste des cinémas du Sud, journaliste, sociologue, historienne de l’art, et membre de la Fédération panafricaine des cinéastes.
Organisée en collaboration avec la Cinémathèque suisse