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Il y avait la place pour passer ! Battu en cinq sets - 7-6 (7/1) 3-6 6-4 4-6 6-0 - par Novak Djokovic en demi-finale de l'Open d'Australie, Stan Wawrinka peut nourrir bien des regrets.
Contraint de courir après le score après la perte d'un premier set qui aurait très bien pu lui sourire - il a mené 4-3 service à suivre -, Stan Wawrinka a pris un ascendant physique sur son adversaire au cours de cette rencontre en raison, bien sûr, de sa puissance en fond de court. Seulement, le no 1 mondial possède cette faculté de contraindre l'adversaire à frapper un coup de plus, souvent un coup de trop, pour gagner le point. Il ne faut pas aller chercher plus loin les raisons du déchet conséquent accusé par Stan Wawrinka dans ce match (69 fautes directes au total).
Le... quatrième cinquième set de rang entre les deux hommes a malheureusement tourné court. Mené très vite 4-0, le Vaudois s'était pourtant procuré la première balle de break de cette manche décisive. Il sortait son revers sur "la" balle qui aurait pu lui permettre de prendre enfin les commandes de la partie. Le tenant du titre laissait passer sa troisième et dernière chance. La première fut ce jeu de service très mal négocié au premier set. La deuxième, ce manque de résolution sur la fin d'un troisième set qu'il perdait sur un break concédé un peu trop "légèrement" à 5-4.
Après cette victoire, Novak Djokovic se profile bien sûr comme le candidat no 1 à la succession de Stan Wawrinka. Le Serbe sera le favori de la finale qui l'opposera dimanche à Andy Murray. Les deux hommes se retrouvent pour la troisième fois à ce stade de la compétition à Melbourne. Les deux premières étaient revenues à Djokovic en 2011 et 2013. La troisième ne devrait pas lui échapper.
Cette élimination aura bien sûr des conséquences pour Stan Wawrinka, qui a marqué 1280 points de moins cette année à Melbourne. La sanction est "lourde" dans la mesure où le Vaudois n'occupera plus que la neuvième place du prochain classement de l'ATP. Mais on veut croire que cette situation n'est que provisoire. A Melbourne, le Vaudois a démontré, en effet, qu'il est toujours l'un des cinq meilleurs joueurs du monde. Les erreurs qu'il a pu commettre l'an dernier après son sacre en Australie ont été retenues. Son année 2015 s'annonce, malgré la perte de ce titre à Melbourne, aussi exaltante que 2014.
ATS