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13/01/2016
Boeing a reçu une commande de la part de l'US Navy en vue de la conception du futur standard « BlockII » destiné à l’avion de patrouille maritime P-8A « Poseidon ». Le P-8A a été déclaré opérationnel en 2013.
Amélioration de la détection :
Le futur standard « BlockII » doit permettre d’améliorer la capacité de détection des sous-marins et des cibles et des navires de surface. De plus, le système de liaison électronique devra être porté à un niveau de rapidité plus élevé. L’achèvement du programme devrait être effectué à la mi-2018, pour pouvoir être installé durant l’année 2020 sur la flotte de P-8A. L’étape suivante de la mise à jour du « Poseidon » concernera le nouveau radar de surface Raytheon AN/APS-154 (AAS), qui viendra équiper la flotte d’ici 2023. Ce nouveau radar sera nettement plus sensible que l’actuel APS-149 pour identifier et cibler les menaces sur terre et en mer.
Le Boeing P-8A «Poseidon» :
Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et anti-surface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes. Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion peut échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.
Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage.
Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration, avec la quarantaine de drones RQ-4N choisi dans le cadre du programme «Broad Area Maritime Surveillance».
Photos : Boeing P-8A « Poseidon » @ US Navy
Je vous l’annonçais il y a deux jours, cette fois-ci c’est officiel, l’Armée de l’air algérienne a commandé à la Russie 12 bombardiers tactiques Sukhoï Su-34 "Fullback" (version export Su-32). Ces nouveaux avions s’inscrivent dans un effort de modernisation de la flotte aérienne actuelle de l’Algérie.
Le Sukhoi Su-34 «Fullback» :
Le Sukhoi Su-34 peut attaquer des cibles terrestres, maritimes et aériennes, de jour comme de nuit et par tous les temps, en utilisant l’ensemble des types de munitions en service en Russie. En termes de capacités opérationnelles, il s'agit d'un appareil de génération 4+. Son système de sécurité active avec les nouveaux ordinateurs, fournit des capacités supplémentaires pour le pilote et le navigateur, pour effectuer des bombardements précis et à manœuvrer sous le feu ennemi. L’excellente aérodynamique de l’avion, les grands réservoirs de carburant de capacité interne, la nouvelle génération de moteurs plus économe en carburant, doté d’une commande numérique. Font que le Su-34 de bombardement tactique, se trouve très proche de la catégorie de bombardier stratégique de classe moyenne.
Le Su-34 dispose également d’un système de communication et le système d'échange d'informations de type liaison16 (Link16) lui permettant une interface avec des troupes terrestres et des navires de surface, ainsi qu’avec d’autres aéronefs.
Question armement, le Su-34 met en oeuvre des missiles à longue portée air-surface et air-air ainsi que d'armes guidées multicanal. Il est équipé d'un système de contre-mesures de dernière génération. Rappelons que le cockpit est blindé. L'avion peut effectuer des missions à basse altitude de type « by-pass et fly-by». A noter, que les pilotes disposent d’un petit cabinet WC, pour les longues missions. L’avion a des capacités de lutte antinavire et dispose d’un rayon d'action de 4.000 km, sa vitesse maximale.
L'armée brésilienne a commencé à recevoir ses premiers hélicoptères AS565 « Panther » au standard « K2 ». Les travaux de mise à jour ont été réalisés par la société Helibras, filiale d’Airbus Helicoptères sur le site d'Itajuba.
Airbus Hélicoptères et la société brésilienne Helibras ont livré les deux premiers Hélicoptères AS365 «Panther K2» amélioré à l'armée de terre. Ces hélicoptères ont dû réalisés des essais d'évaluations opérationnelles avant leur entrée en service.
Au total se sont 32 hélicoptères AS365 qui seront mis à jour à une norme récemment convenu avec le ministère de la Défense. Les « Panther » brésiliens resteront ainsi en service pendant 25 ans. Les travaux se poursuivront sur le programme de mise à niveau jusqu'en 2021.
La mise à jour des «Panther K2» a été entièrement développée au Brésil par Helibras et ceci dans le cadre d’un contrat de 147 millions de dollars. Les «Panther» sont équipés de nouveaux moteurs Turbomeca Arriel 2C2CG, plus puissants, augmentant la vitesse maximale à 175kt (324 kmh) contre 150kt auparavant et doté d’un FADEC de dernière génération (Full Authority Digital Engine Control). Les autres améliorations comprennent, un cockpit en verre avec un pilote automatique quatre axes et la compatibilité des instruments avec des lunettes de vision nocturne, un nouveau calage altimétrique et l’installation d’un radar météorologique. Les communications sont mises à niveau avec le système Proline21. L'introduction de cette nouvelle interface homme-machine permet de réduire considérablement la charge de travail du pilote.
La flotte de «Panther» a été achetée en 1988 par le gouvernement brésilien, lorsque l'armée brésilienne a créé le 1er Escadron d'aviation de l’Armée de terre (1 º BAvEx) à Taubaté (Sao Paulo).
Photos : AS565K2 Panther @ Guilhermo Wiltgen
12/01/2016
L’Afghanistan a ordonné une nouvelle commande portant sur un lot de 12 hélicoptères MD Helicopters Inc (MDHI) MD-530F « Cayuse » d'attaques.
La Force aérienne afghane (AAF) a commencé a recevoir ses premiers hélicoptères en 2011 (dont un a été perdu dans un accident de formation). A l’origine, la commande comportait l’achat d’hélicoptères destinés à la formation, mais la force aérienne afghane a finalement opté pour une variante armée du MD530. A l’origine, le Hughes MD500 est un hélicoptère civil développé par Hughes Helicopters, sur la base du OH-6 « Cayuse », mais c'est également le nom usuel de la gamme d'hélicoptères légers du même constructeur incluant les MD 500E, MD 520N, et MD 530F.
Le choix de l’équipement :
Pour renforcer la puissance de combat du MD530F, la Force aérienne afghane a opté pour ’intégration de mitrailleuses Herstal HMP de 12,7 mm avec montage en nacelles et de lances roquettes M260 pour les roquettes de 70mm.
Ce type d’arsenal va contribuer renforcer la puissance de feu des MD530F et permet également d’augmenter sensiblement la distance de sécurité à laquelle l'hélicoptère est en mesure d'engager ses objectifs. L’Herstal HMP 12,7 mm a une portée efficace d'environ 1900 m et les roquettes permettent d’engager à une distance 8000 m. En mars de cette année, la Force aérienne afghane (AAF) a commencé a recevoir ses premiers exemplaires de l’hélicoptère MD 530F « Cayuse » armés. Le premier lot de six aéronefs a été livré ce printemps et a été suivi, par six autres hélicoptères au mois de juin. Au total se sont 17 MD530F qui sont en commande, les livraisons devraient être terminées en 2016.
Photos : le MD-530F « Cayuse » de l’AAF@ MDHI
Aujourd’hui, le président d’Airbus Fabrice Brégier, s’est exprimé à Paris pour présenter la situation de l’avionneur comme chaque année. Le constructeur européen a enregistré en 2015 sa treizième année consécutive de croissance et reste le champion des nouvelles commandes.
L’avionneur européen a enregistré des commandes pour avec 1'036 aéronefs et a livré 635 avions remis à 85 clients différents pour une total de 91,6 milliards de dollars au prix catalogue. Airbus reste porté par le succès de ses monocouloirs A320 et A320neo, qui totalisent 897 commandes nettes en 2015 contre 139 pour les gros-porteurs. Fait marquant : l’avionneur a confirmé la signature fin 2015 d’un contrat ferme portant sur trois A380 avec un acheteur qui tient à rester anonyme pour le moment, mais dans le milieu on parle aisément de la compagnie japonaise ANA.
Petits retards :
Chez Airbus on confirme la livraison dans deux semaines du premier A320NEO à la compagnie aérienne Lufthansa qui devait normalement de faire en 2015. Un autre retard pose problème, il concerne l’A350XWB, en effet, l’équipementier Zodiac a des difficultés de production en ce qui concerne les sièges et les toilettes de l’avion. De fait, Airbus a revu à la baisse ses objectifs 2016 de production pour l’A350XWB à 50 appareils soit 10 de moins que prévu. Mais ceci n’entame pas la confiance dans le programme du nouvel avion.
Photo : L ‘A350XWB @ Airbus