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Comment l'excès d'État diminue la prospérité
ÉTUDE. L'activisme public impacte négativement le bien-être économique de multiples façons. L'expérience empirique l'illustre, tandis que la théorie en explique les raisons.
La relation entre le poids de l'État et la prospérité fait partie des débats d'économie politique les plus controversés. Cette étude de référence de l'Institut Constant de Rebecque constate d'abord que le poids de l'État, en dépit des perceptions, n'a cessé d'augmenter en Suisse : depuis 1960, il a doublé de 17,3% à 31,4% du produit intérieur brut ; en incluant toutes les assurances sociales et autres charges obligatoires, il atteint même 50,2% du PIB.
Se fondant sur les travaux les plus vastes analysant le lien entre le poids de l'État et la prospérité l'étude observe ensuite que la relation négative entre le poids de l'État et la prospérité est avérée au plan empirique : en observant un grand nombre de pays sur une longue durée, ce constat n'est guère réfutable.
Sur la base de la logique économique, l'étude trouve que six implications principales du poids de l'État expliquent sa relation adverse avec la prospérité : (1) l'extraction de ressources, qui inclut les impôts et leur prélèvement, l'endettement, l'inflation et la réglementation, (2) l'inefficacité du secteur étatique en raison de l'absence du signal des prix et de la mesure du profit, (3) la substitution au secteur privé, auquel les dépenses de l'État livrent une concurrence déloyale, (4) les mauvaises incitations liées aussi bien à la fiscalité qu'aux dépenses, (5) l'inhibition de l'innovation que cause la rigidité des structures et des processus étatiques et (6) l'affaissement moral qu'implique la dépendance sociale ainsi que la violation des choix personnels et des droits légitimes de propriété.
Finalement, l'étude conclut que, dans la plupart des domaines, y compris ceux les moins évidents, les alternatives à l'État existent. Le marché libre et la société civile, c'est-à-dire les personnes directement touchées par les décisions qui les concernent, peuvent non seulement produire les biens et les services nécessaires à leur bien-être, mais peuvent le faire mieux et moins cher.
Lire l'étude :
Comment le poids de l'État diminue la prospérité
(25 pages, PDF)
Septembre 2006