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Alcool : usage, mésusage et dépendance
On distingue l'usage de l'alcool et le mésusage. Entre ces deux, se pose la limite à ne pas dépasser, notamment pour ne pas encourir de risques pour sa santé, mais pas seulement.
L'usage de l'alcool désigne une consommation modérée et occasionnelle entraînant de faibles risques.
Le mésusage désigne une consommation pouvant engendrer des problèmes physiques, sociaux ou/et psychiques.
> Le mésusage comprend lui-même trois catégories :
- la consommation à risque (abus ponctuel)
- la consommation nocive ou l'abus répété
- la dépendance
La dépendance
Elle ne se définit ni par un seuil de consommation, ni par l’existence de dommages induits (même s’ils sont souvent présents). Il s’agit d’un ensemble de manifestations, d'ordre psychique et comportemental.
> Manifestations psychiques :
Désir compulsif de boire de l'alcool qui rend le sujet incapable de maîtriser sa consommation.
> Manifestations comportementales :
- recherche de la consommation d’alcool qui prend le pas sur la plupart des activités
- consommation d'alcool souvent dès le matin, dans l'intention de prévenir ou de supprimer les symptômes de sevrage (le but est généralement atteint en 30 à 45 minutes)
- augmentation de la tolérance amenant le sujet dépendant à consommer des quantités toujours plus importantes d’alcool
- fixation progressive des modalités de consommation de l’alcool, dictée par la nécessité de maintenir une alcoolémie suffisante
|La codépendance, en savoir plus ...|
La consommation « à risque »
D’un point de vue individuel, il est complexe de déterminer quelle consommation est sans danger, notamment parce qu'elle dépend de l'état de santé général de la personne (comorbidités) et des autres facteurs de risques associés (tabac, sédentarité, ect.).
Les différentes maladies induites par la toxicité de l’alcool ne surviennent pas aux mêmes doses chez chacun.
La consommation à risque est une consommation susceptible d’entrainer des dommages à plus ou moins long terme. Ainsi, il n'y a pas de véritable consensus sur ce qu'est une consommation à risque. Ces 10 dernières années, les recommandations ont été revues à la baisse, car de nouvelles pathologies en lien avec la consommation d'alcool ont été mises en évidence (cancer du sein, cancer colorectal).
La consommation nocive
La "gueule de bois" est un signe d'intoxication aiguë: si vous connaissez régulièrement ce genre d'épisodes, votre consommation excessive peut déjà être nocive.
C’est un usage à risque répété dans le temps. Il entraine des dommages physiques et/ou psychiques. Enfin, des conséquences sociales négatives y sont souvent associées.
Références
- Recommandations 2017 d'Addiction Suisse et de la Commission fédérale pour les problèmes liés à l'alcool (CFAL) de l'OFSP.
- Séphora Pasche, Barbara Broers, Thierry Favrod-Coune. Comment y voir clair face à toutes les recommandations relatives à la consommation d’alcool? Rev Med Suisse 2012; volume 8. 1831-1835.[]