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Les six ateliers d’écoute Un idéal nommé Sonate présentent l’évolution et les déclinaisons d’une seule forme. Vaste construction instrumentale en plusieurs mouvements, héritière de la polyphonie de la Renaissance, de l’opéra et de la suite baroque, la forme Sonate s’affirme à la période classique, dès la seconde moitié du 18e siècle, avec Haydn, Mozart et Beethoven.
Idéal de liberté, née au siècle de la Révolution, la forme Sonate affranchit les instruments de la tutelle de la voix et la musique de la tutelle des mots. La Symphonie affirme la primauté de l’harmonie sur la mélodie, le Concerto la singularité du soliste face à l’orchestre, la musique de chambre instaure l’alternance des rôles, la Sonate de soliste consacre l’autonomie du piano.
Idéal de raison, née au siècle des Lumières, la forme Sonate, au plan très codifié, contraint autant qu’elle libère. Au 19e siècle romantique, Schubert, Schumann, Brahms, Liszt et Bruckner augmentent les tensions harmoniques et élargissent la palette des couleurs. Au 20e siècle, avec Ravel, Bartók, Prokofiev et Chostakovitch, la forme devient le support du son, des timbres, d’une énergie.
Durée d’un atelier: 3 heures. Les ateliers d’écoute sont accessibles à tous et ne demandent aucune connaissance musicale.