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20/07/2007
De Tamins Reichenau à Ilanz
Parcours très agréable. Celà débute par une montée jusqu'à deux-cent mètres au-dessus du Rhin antérieur. Une vue grandiose sur la vallée sillonnée par ce cours d'eau depuis quinze-mille ans. Les atteintes apportées par l'humain sont relativement modestes sur ce secteur.
Après trois heures de marche avec vue depuis les hauteurs je replonge dans le canyon et c'est sur sa rive droite que je poursuis sa remontée. Il y a bien des blocs de pierre qui ont été déversés. Ils arrivent à se faire discrets au point de passer presque inaperçus.
J'arrive à Castrisch et retrouve un mur sur chaque rive. Il y a une carrière, ceci explique probablement celà.
Arrivé à Ilanz en fin d'après-midi et avant de me rendre à mon hébergement du soir, je me désaltère sur une terrasse où le bruit du trafic m'agresse de plein fouet.
Une fois dans ma chambre, je profite d'un poste de télévision pour voir quel temps envisage notre météo nationale. J'apprends que de fortes précipitations se sont abattues sur l'Oberland Bernois alors qu'ici tout est sec.
Le plus édifiant pour moi sont les dégats récurrents causés par ces ruisseaux, torrents et nants, que l'homme s'ingénie à placer entre deux murs d'un tracé rectiligne.
Mais l'eau qui circule sur de si belles autoroutes ne peut que se griser par la vitesse. Tout comme avec nos véhicules, le facteur vitesse est déterminant en cas d'accident.
Un cours d'eau libre s'aménage différents lits. L'un pour son régime habituel, un autre pour ses crues annuelles, décennales, tricennales ou centennales.
Pour quelle raison l'homme continue-t-il de bâtir dans la zone de vie des cours d'eau?
Est-ce pour être une victime potentielle ou une simple raison de fric à court terme? En tous les cas, les cours d'eau entre deux murs, sans vie ou presque et qui peuvent devenir dangereux, sont foison.
A demain soir.