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L'ébonite
Ebonite, ça vous dit quelques chose? La réponse trahira votre âge... L'ébonite, c'est une résine dure, la première inventée, l'ancêtre des résines synthétiques. Elle est noire comme l'ébène, d'où son nom. Elle est fabriquée par vulcanisation du latex naturel, c'est-à-dire par un procédé dans lequel le latex est chauffé en présence de soufre, ce qui introduit des liaisons chimiques entre les molécules du caoutchouc et ainsi le rigidifie. Plus la vulcanisation est poussée, c'est-à-dire plus on ajoute de soufre, plus le caoutchouc devient rigide, jusqu'à produire cette matière très dure qu'est l'ébonite. On peut obtenir des ébonites de couleur en introduisant divers pigments au latex.
La vulcanisation du caoutchouc
La vulcanisation a été découverte en 1839 par l'Américain Charles Nelson Goodyear, né en 1800 à New Haven (la ville où est aussi né l'administrateur de L'Ecritoire design (-: et où se trouve l'Université de Yale, dans le Connecticut) et mort en 1860 à New York. Goodyear n'a cependant pas nommé le processus "vulcanisation" mais "métallisation" du caoutchouc, pour refléter que le caoutchouc devenait dur comme du métal, et il n'a pas été le premier à breveter le processus. Il est devancé de quelques semaines par le britannique Thomas Hancock (1786-1865), qui inspiré par les expériences de Goodyear, dépose le premier un brevet en Angleterre en 1844 et nomme le processus "vulcanisation", du dieu romain des forges. Charles Goodyear a eu des problèmes d'argent toute sa vie et est mort très endetté. En 1898, l'entreprise de pneus Goodyear (Goodyear Tire & Rubber Company) est nommée en son honneur.
Récife et l'ébonite
L'ébonite a été utilisée pour fabriquer par exemple des becs d'instruments à vent (clarinettes, saxophones), des tuyaux de pipe, les premiers disques (78 tours), et des stylo-plumes. Récife reprend cette tradition dans sa collection de stylo-plumes et rollers "vintage fever", montrée ci-dessous avec les magnifiques carnets de "Carnet Numéro".
Voir aussi: "Les Carnets - ET CAHIERS - Numéro", "Carnet Numéro", "Récife, le spécialiste du stylo en habit de fête", "Récife, la petite maroquinerie pas triste", "Monet, par Récife", et "Quelques modèles de stylo-plumes Récife et nouveaux carnets Gmund".
En 1930, Constantin Samard, d'une famille où l'on pratique la sellerie depuis trois générations, crée à Vincennes son propre atelier de fabrication d'articles en cuir, d’abord sellerie et harnachements, puis très vite bagagerie et maroquinerie. En 1987, le petit-fils de Constantin Samard, Stéphan Arnal, s'associe avec Léo Smaga, un copain d'école, et ensemble ils relancent l'entreprise. C'est alors que naissent de nouvelles collections d’accessoires aux couleurs vives, que commence la fabrication d’instruments d’écriture, et que l'entreprise acquiert son nom d'aujourd'hui: Récife Paris!
L'atelier Récife se trouve maintenant à Chaville, tout près de Paris. Récife travaille le métal, avec des guillochages variés, et surtout les résines avec des effets marbrés, nacrés, ou ambrés, mais toujours flamboyants! Ci-dessous, quelques exemples de ces instruments d'écriture en fête, photographiés sur le magnifique papier à lettre de Monsieur Papier.
Voir aussi les billets de blog "Monet, par Récife", "Quelques modèles de stylo-plumes Récife et nouveaux carnets Gmund", "Récife, la petite maroquinerie pas triste", et "De Récife, les stylos tendance rétro".
Gmund est une fabrique de papier indépendante, située dans la vallée de la rivière Mangfall, en Haute Bavière, un peu en amont de Gmund, la ville qui se situe à l'embouchure du Mangfall dans le lac de Tegern (Tegernsee). Elle emploie environ 130 personnes et produit 6000 tonnes de papier sans acide par an.
Gmund est la propriété d'une famille, qui n'a donc pas à satisfaire des actionnaires et qui peut privilégier d'autres valeurs que la profitabilité pure. L'entreprise est certifiée FSC (Forest Stewardship Council) (certificat n° GFA - COC - 001370). En 2000, avec l'aide de la Fondation fédérale allemande pour l'environnement, elle installe sa propre station d'épuration et un système de recyclage de l'eau, ce qui réduit sa consommation d'eau de plus de 50%. Elle génère 75% de son électricité grâce à des turbines actionnées par la rivière et des panneaux photovoltaïques. Ces efforts lui ont valu plusieurs prix: en 2005, la Médaille de l'État bavarois pour les services rendus à l'environnement et à la santé; en 2007, le Prix de l'environnement de la Bavière; et en 2015, le prix de la durabilité décerné par la chambre de commerce du district de Miesbach et le Forum économique de l'Oberland de Bavière.
Ce qui nous plaît chez l'entreprise Gmund: ses valeurs et.... la qualité de ses produits!
Voir aussi "Gmund fête les 100 ans du Bauhaus"
Une courte histoire de l'entreprise Gmund
En 1829, un papetier du nom de Johann Nepomuk Haas rachète un moulin de laminage du cuivre, partiellement incendié, et le transforme en fabrique à papier. A sa mort, l'usine est reprise par Gregor Fichtner, un ami de la famille. L'entreprise est florissante et fournit du papier de haute qualité à la cour du roi de Bavière, à Munich. En 1886, Fichtner mécanise le processus de production en installant une machine à papier, fabriquée par Siegel à Berlin. Cette énorme machine fonctionne encore à plein temps aujourd'hui, ce qui en fait la plus ancienne machine à papier utilisée commercialement en Europe!
En 1895, Fichtner prend sa retraite et vend l'usine à Romuald Brunner, un citoyen de Gmund. Après la mort de Romuald Brunner, en 1903, on découvre que l'entreprise est lourdement endettée. Elle est alors rachetée par Georg Stahl, beau-frère de Romuald Brunner. Georg Stahl n'est cependant pas du métier; il s'associe donc avec deux personnes qui ont de l'expérience dans la papeterie: Ludwig Alois Kohler et Carl Pfannenberg, qui ont les deux travaillé auparavant dans des fabriques de papier. Ensemble ils fondent la "Maschinen- und Büttenpapierfabrik Gmund", ce qui en français donne "fabrique Gmund de papier fait machine et fait main", avec Kohler et Pfannenberg à la tête de la fabrique. A la mort de Stahl, Kohler et Pfannenberg rachètent sa part à ses héritiers.
Kohler meurt en 1921 dans un horrible accident de travail, lorsque le bas de son manteau se prend dans la machine à papier et qu'il est entraîné dans les tambours rotatifs. Il est remplacé d'abord par sa mère puis dès 1924 par son neveu Ludwig Wilhelm Kohler. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Ludwig Wilhelm Kohler et son fils sont au front, mais des travailleurs forcés, qui pendant la domination nazie de la seconde guerre mondiale ont constitué jusqu'à 20% de la force de travail en Allemagne, font tourner l'usine, qui fabrique des produits tels que des filtres pour les masques à gaz ou du papier noir pour les black-outs. (Il faut noter que Gmund est une des rares entreprises qui, sur son site web, d'où l'information de ce texte est tiré, ne passe pas la période de la seconde guerre mondiale sous silence. )
Après la guerre, le fils cadet de Ludwig Wilhem Kohler, Ludwig Maximilan Kohler, lui succède puis, en 1963, Carl Pfannenberg Junior succède à son père Carl Pfannenberg. En 1979, ils installent une deuxième machine à papier pour élargir la gamme de produits et de formats. Ludwig Wilhelm Kohler meurt en 1984 et est succédé par son petit-fils, Florian Kohler. Depuis le départ à la retraite de Carl Pfannenberg Jr. en 1995 et la mort de Ludwig Maximilian Kohler en 2004, Florian Kohler est propriétaire et seul directeur général de l'entreprise.
Les ravissants motifs sur les couvertures des carnets de Monsieur Papier
Monsieur Papier, ça vient du Finistère, c'est à dire de la "fin de la terre", en Bretagne, tout à l'ouest, à la Pointe du Raz, en face à l'île de Sein et au sud de la baie des Trépassés. Là, dans cette région aux noms sauvages, Cécile et Lisa créent les charmants coffrets de correspondance et les carnets A4 ou A5 montrés sur les photos. Il y a de nouveaux motifs (montrés dans le carrousel de photos ci-dessus) décorant les couvertures des carnets. Il y a des coffrets de correspondance avec des feuillets de papier vergé 120 g, des enveloppes, et des stickers assortis. Et il y a aussi la possibilité d'acheter juste des feuillets de correspondance, à mettre dans l'enveloppe de votre choix.
Voir aussi les billets de blog "Nouveau à l' Ecritoire: Monsieur Papier!" et "La rentrée (no 1 sur 7): les carnets "Monsieur Papier"".
Les minimots, c'est une façon de dire des petites choses (invitation à dîner, telle date, telle heure...), ou alors de très grandes choses (je t'aime...). Et pour les minimots, il faut des mini-cartes ! A motifs, ou colorées de Crown Mill, ou les plus originales à n'en pas douter, celles imaginées par "pti pli" et fabriquées artisanalement, en partie au bout de notre rue, chez l'Atelier typo de la Cité: à plier pour leur donner du relief, à remplir (peut-être une lettre/un mot/une couleur/un mini-dessin par surface?), puis à glisser dans le sac, la trousse, la poche, l'agenda, le carnet, le porte-monnaie, une autre idée ?, du destinataire!
Et pour aller avec les minimots, des exemples de mini-crayons, mini-stylo-billes et mini-portemines!
Porsche Design a été créé par Ferdinand Alexander Porsche (1935-2012), le petit fils du fondateur de la maison Porsche. Il entreprend des études de design à Ulm qu'il ne termine pas, et rejoint l'entreprise familiale en 1958, à l'âge de 22 ans. Il dessine plusieurs voitures de sport devenues emblématiques: la Porsche 911, la Porsche 804, une monoplace de Formule 1, et la Porsche 904 Carrera GTS, révolutionnaire par, en autres, sa carrosserie en fibre de verre ultra légère. Cependant, au début des années 1970, l'entreprise Porsche devient une société anonyme et Ferdinand Alexander Porsche perd de son influence. Il fonde alors le Porsche Design Studio à Stuttgart, en 1972, puis le déménage en 1974 dans la petite ville où il a passé une partie de son enfance, Zell am See, en Autriche. Là, il poursuit ses intérêts en créant des objets fonctionnels aux lignes épurées: des accessoires pour hommes (montres et lunettes), des instruments d'écriture, mais aussi des produits industriels. Son indépendance financière lui permet d'être intransigeant dans le choix de ses partenaires industriels et de ses exigences vis-à-vis de la qualité de la production: peu lui importe si les coûts de production sont élevés, et si de ce fait il décourage certains de ses clients. Ce sont le design et la qualité qui priment. En 2015, le studio est renommé Studio F. A. Porsche en mémoire de son fondateur.
Comme on pourrait s'y attendre de la part d'une entreprise issue du domaine de l'ingénierie, Porsche Design crée des instruments d'écriture d'un design industriel et "hi tech". Un petit mouvement sec du poignet et le Shake Pen est prêt pour écrire. Une deuxième secousse, voici la mine rentrée! Le stylo-bille Tec Flex, à l'aspect rigide, se contracte pour faire sortir ou entrer la mine grâce à des fentes presque invisibles découpées au laser dans l'acier inoxydable. Et le stylo-bille Mikado est paré, sur toute sa longueur, de 17 tiges en acier inoxydable poli plaqué platine qui pivotent autour du corps lorsque la mine entre et sort.
La fête des mères, c'est l'occasion pour toutes celles et ceux qui ont une maman de lui montrer qu'on a eu une pensée pour elle. Il suffit d'une carte, d'un joli petit stylo, d'un charmant carnet, ou d'un ravissant bloc-notes. Une de nos petites clientes a choisi un de nos mini-crayons, qu'elle a joliment appelé "un crayon pour les fées". Quelle maman ne voudrait pas un "crayon pour les fées"?
En 1992, un certain Nick Wells, employé de HarperCollins Publishers à Londres, lance à temps partiel une affaire de couvertures illustrées de livres d'art qu'il appelle Flame Tree Publishing. En 1995, il quitte Harper Collins pour développer Flame Tree à plein temps. Flame Tree publie des livres, des calendriers, et, des articles de papeterie. Récemment, en 2018, ils ont lancé Flame Tree Press, qui se spécialise dans les genres science fiction, espionnage, roman policier, et fantastique.
Ce qui nous intéresse ici, ce sont les carnets. Ils ont des couvertures richement illustrées en relief avec des effets miroitants qui changent selon la lumière. Les illustrations sont basées sur des estampes japonaises célèbres, sur des illustrations d'Alfons Maria Mucha, dit Alphonse Mucha, le peintre et graphiste champion du style Art nouveau, ou encore de Romain de Tirtoff , dit Erté, le dessinateur de mode, père des Arts déco. Il y a aussi un dragon par Kerem Beyit, l'illustrateur freelance turc basé à Ankara qui a notamment créé quelques unes des cartes Hearthstone. Et pour les fans des guitares électriques, des images de guitares légendaires, telles la Gibson Les Paul, dont le premier modèle est sorti en 1952, ou la Gretsch White Falcon, sortie en 1955. Et encore Vincent van Gogh, et quelques thèmes fantaisie.
Nous avons trois formats de carnets. Les carnets petit format (14,4 x 10,3 cm) et format moyen (21 x 14,7 cm) ont des feuillets couleur crème et sont lignés, et la majorité d'entre eux ont un système de fermeture magnétique. Les carnets grand format (28 x 21.5 cm) sont des carnets d'esquisses à feuilles très blanches sans fermeture magnétique. Pour ceux d'entre nous qui aiment le ...flamboyant!
La marque Canson est internationalement connue pour plusieurs raisons. Parce que de nombreux artistes, et parmi les plus célèbres (Canson cite Degas, Ingres, Picasso, Matisse, Warhol...), ont utilisé du papier Canson comme support pour certaines de leurs oeuvres. Parce que la papeterie a une histoire de plus de 450 ans, étant issue de la papeterie Montgolfier, qui trace ses origines dans la deuxième moitié du 16ème siècle. Et finalement, parce que deux des membres de la famille Montgolfier, les frères Joseph-Michel (1740-1810), dit Joseph, et Jacques Etienne (1745-1799), dit Etienne, ont inventé la montgolfière, ballon à air chaud dont ils font une démonstration à sa Majesté Louis XVI en 1783, à Versailles, quelques années avant la révolution française.
Les deux frères sont des inventeurs de génie puisqu'à part la montgolfière, on leur doit aussi de nombreuses innovations dans la fabrication du papier: le premier papier Vélin français, mis au point par les deux frères en 1777; l'invention par Joseph du "papier Joseph", papier filtre utilisé dans les laboratoires; l'introduction en France de la "pile hollandaise" en 1780, qui déchiquette efficacement les chiffons et permet ainsi la fabrication de papier très blanc; et en 1792, l'invention par Joseph du bélier hydraulique, une pompe ingénieuse et qui revient à la mode puisqu'elle permet d'élever de l'eau avec la seule force du courant, sans aucune émission de CO2.
Ces progrès, qui font de la papeterie Montgolfier un des fleurons de la manufacture française (elle emploie à l'époque quelques 300 personnes), lui valent d'être déclarée manufacture royale le 19 mars 1784. Et le père de Joseph et Etienne, Pierre Montgolfier, est anobli en reconnaissance des innovations de la papeterie Montgolfier ainsi que de "la belle découverte des machines aérostatiques, entièrement due aux connaissances et aux recherches de ses deux fils", selon les lettres-patentes données par le roi Louis XVIe du nom, au sieur Pierre Montgolfier, en décembre 1783 (cité dans le manuel complet d'aérostation, par Dupuis-Delcourt, p 190-191).
Etienne de Montgolfier, qui devient propriétaire de la papeterie familiale en 1787, a six filles. Il marie l'une d'elles, Alexandrine de Montgolfier, à Barthélémy Barou de La Lombardière de Canson (1774-1859). Deux ans après le décès d'Etienne, en 1799, son gendre, qui continuera brillamment la tradition d'innovation des Montgolfier, lui succède à la tête de l'entreprise. Et c'est ainsi que la manufacture royale Montgolfier devient « Montgolfier et Canson » (1801) puis « Canson-Montgolfier » (1807) et enfin « Canson », la marque au logo qui symbolise une montgolfière.
Voir aussi:
"Le papier à dessin vu par un peintre"
"De l'Abbaye de Fontenay aux Montgolfier au papier aquarelle Fontenay"
Le papier, qu'est-ce que ça représente pour un peintre? Nous avons demandé à Vladimir Carvajal, connu de nos clients parce qu'il crée certaines de nos vitrines de fêtes, ce qu'il en pense. .
Le papier, pour toi, c'est important?
Lorsque je dessine, le papier représente pour moi la terre nourricière sur laquelle je plante des semences, qui vont ensuite prendre vie, grandir, couvrir la surface de façon presque organique!
Tu as souvent utilisé du papier calque: pourquoi?
Là il s'agit de technique. J'aime expérimenter avec des matières différentes. Le papier calque offre beaucoup de possibilités intéressantes. Parfois, je l'utilise tel quel. Son grain est très fin, le trait reste donc très net, avec très peu de diffusion latérale. D'autres fois, je le mouille, puis je le froisse et le laisse sécher. Il acquiert alors une structure en trois dimensions, et la lumière entre dans le papier de façon différente, un peu comme dans un bloc de glace. Le papier calque offre aussi la possibilité de dessiner des deux côtés; le dessin sur l'envers prend une apparence un peu trouble, légèrement opaque, qui contraste avec le trait net sur l'endroit.
Et ce qu'on appelle "papier à dessin"?
C'est souvent du papier qui a un certain grain, ce qui fait que le trait est légèrement diffus. Ce grain permet aussi d'entremêler les couleurs différemment que sur du papier très lisse.
La marquer Canson, ça te dit quelque chose?
Quand je vivais à La Havanne, à Cuba, le papier Canson c'était presque sacré! On ne pouvait pas se l'offrir, mais nous savions que c'était LE papier des peintres, un papier de très haute qualité qui nous faisait rêver.
Voir aussi:
"De Montgolfier aux montgolfières à Canson"
"De l'Abbaye de Fontenay aux Montgolfier au papier aquarelle Fontenay"

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Juillet 2020
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