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Des sources médiatiques officielles russes ont confirmé que les services de renseignement turcs avaient informé les membres de la coalition de l'opposition syrienne qu'ils devaient quitter le territoire turc avant la fin de cette année.
Cette communication faisait suite à une décision politique prise récemment en Turquie dans le contexte d'un rapprochement avec le régime syrien sous l'égide de la Russie, selon l'agence.
Le chef des services de renseignement du régime syrien, Ali Mamlouk, a eu une nouvelle rencontre avec son homologue turc, Hakan Fidan, tandis que le ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Miqdad, a déclaré lors d'une conférence de presse qu'il a tenue aux côtés du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, le 23 août, que le régime syrien ne posait pas de conditions pour le retour de ses relations avec la Turquie, présentant des demandes à Ankara, qu'il a décrites comme un "prélude" au retour des relations à ce qu'elles étaient avant 2011.
Le gouvernement du président Recep Tayyip Erdogan a décidé de fermer tous les bureaux de la "coalition de l'opposition" en Turquie, et de cesser de financer ses membres selon un calendrier précis qui se termine au maximum d'ici la fin de cette année.
Les sources ont déclaré: "Un certain nombre de membres de la coalition de l'opposition syrienne ont été informés par les services de sécurité turcs de la nécessité de trouver un autre lieu pour pratiquer l'activité politique de (l'opposition syrienne), à condition qu'elle soit en dehors du territoire turc, et de mettre fin à toutes les activités politiques et médiatiques liées à cette coalition d'ici la fin de l'année au plus tard.
Au cours des dernières années, Ankara avait ouvert des bureaux spéciaux pour la soi-disant "Coalition de l'opposition syrienne" sur son territoire, en plus d'attribuer à ses membres des salaires mensuels en plus d'un ensemble d'autres privilèges.
Les sources ont ajouté que "les membres de la coalition ont déjà commencé à chercher d'autres options pour leur ouvrir des bureaux dans certains pays du Golfe".
Al-Maslat, le chef de la Coalition nationale des forces de la révolution et de l'opposition syriennes, avait démenti
Au début de ce mois, le chef de la Coalition nationale des forces de la révolution et de l'opposition syriennes, Salem Al-Maslat (photo ci-contre), avait démenti les informations circulant sur la demande d'Ankara faite à la "Coalition de l'opposition syrienne".
Mais l'agence (iranienne) "Tasnim" a affirmé que "la semaine dernière, un responsable turc avait rencontré Salem al-Maslat, chef de la Coalition nationale syrienne d'opposition", affirmant, selon ses sources turques, qu'"Ankara est totalement déterminé à restaurer ses relations avec Damas, et l'opposition syrienne doit s'adapter à cette réalité. Dans ce contexte, l'opposition doit chercher à trouver un pays alternatif pour s'installer, et cesser toutes ses activités politiques et médiatiques à l'intérieur de la Turquie.