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La BNS détient plus de 54 milliards de dollars en actions américaines
La valeur et le nombre d'actions américaines détenues par la BNS ont plus que doublé depuis le troisième trimestre 2013, passant de moins de 25 milliards de dollars à plus de 54, selon un document officiel publié ce mercredi.
Cet exercice de transparence est exigé depuis 2013 par la SEC, le gendarme boursier américain, de tous les investisseurs institutionnels dont la masse d'actifs américains sous gestion dépasse les 100 millions de dollars.
1,5 milliard en actions Apple
A elles seules, les dix principales actions de sociétés cotées aux Etats-Unis détenues par la BNS au 31 mars 2016 avaient une valeur dépassant les 8 milliards de dollars.
Apple reste en tête de ce classement, avec plus de 14 millions d'actions dont la valeur dépassait 1,5 milliard de dollars, suivi par Microsoft (1 milliard) et Exxon (928 millions).
Ces investissements américains de la BNS représentent désormais plus de 10% du total des actifs de la BNS, excepté l'or, qui s'élevait à la fin de l'année 2015 à 521,7 milliards de francs.
Marc Renfer
Publié le 04 mai 2016 - Modifié le 04 mai 2016
Des centaines de millions dans l'armement
Les producteurs d'armement ne sont pas en reste, et leur valeur ne fait qu'augmenter dans le bilan de le BNS: 85 millions pour Northrop Gumnman , 201 millions pour Boeing, 91 millions pour Raytheon ou encore 210 millions pour United Technologies (210 millions).
Alors que la BNS détenait pour plus de 113 millions d'actions Lockheed Martin, la première firme mondiale de défense n'apparaît plus dans son bilan depuis le 4e trimestre 2015.
La firme israélienne Elbit, productrice des drones que devrait acquérir l'armée suisse apparaît également dans le portfolio, avec 3,5 millions de dollars investis.
La BNS assure s'abstenir d'acheter "des actions d'entreprises qui produisent des armes prohibées par la communauté internationale, qui violent massivement des droits humains fondamentaux ou qui causent de manière systématique de graves dommages à l'environnement".
Pas de gestion active
"Une gestion active du portefeuille d'actions pourrait envoyer des signaux indésirables aux marchés et entraîner une politisation des décisions de placement. Il pourrait en résulter un conflit avec la politique monétaire", avait-elle ainsi expliqué.