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Hier l'UDC tirait une nouvelle fois à boulets rouges contre l'aide au développement suisse. Une croisade non dénuée d'intérêt politiques évidemment, mais que les autres partis auraient tort de rejeter d'un revers de la main.
Un bilan social, économique et politique de l'aide au développement s'impose à l'heure de la mondialisation, où des pays comme le Brésil reviennent dans le club des nations créditrices nettes.
Moins de fonctionnaires de la DDC sur le terrain et plus de subventions aux œuvres d'entraide privées, ce n'est pas forcément une mauvaise idée.
Plus de déductions fiscales pour ceux qui donnent à des organismes privés est acceptable dès lors que l'Etat dresse régulièrement la liste des institutions éligibles et que ces institutions se soumettent à des contrôles externes indépendants et publics.
Mais l'aide au développement made in UDC serait plus crédible si le parti de l'extrême-droite, qui garde de ses origines une large audience dans les milieux agricoles, proposait d'ouvrir complètement le marché suisse aux produits alimentaires des pays du sud.
Les 1,3 milliards que la Confédération consacre par année à l'aide au développement ne représente qu'un sixième des montants que les Suisses dépensent en impôts et en prix élevés à l'agriculture suisse. Le crédit pourrait donc être sans peine augmenté à au moins 0,7% du PNB.
Chiche, Messieurs de l'UDC!