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Among the 22 scientific projects carried out during the expedition, one focuses on waves. It aims at collecting an uninterrupted set of wind, wave, and surface current data throughout the entire expedition. Alessandro Toffoli, associate professor at the University of Melbourne and ocean wave expert, explains the project’s goals to Bastien Confino, embedded journalist, reporting for the Swiss radio and television (RTS).
L’un des 22 projets scientifiques menés durant l’expédition se concentre sur les vagues. Son but est de collecter un flux ininterrompu de données sur celles-ci, ainsi que sur les vents et les courants de surface, ceci sur l’ensemble du périple. Alessandro Toffoli, professeur associé à l’Université de Melbourne et spécialiste des vagues, en explique les tenants et aboutissants à Bastien Confino, journaliste embarqué pour le compte de la Radio television suisse (RTS).
– Alessandro Toffoli, why did you feel it was important to study waves here in the Southern Ocean?
As a result of climate change, temperatures are rising, winds are getting stronger, and, consequently, waves are getting bigger. This is especially true in the Southern Ocean, which already has the highest waves on the planet. When these waves hit the Antarctic ice sheet, they break up the ice and expose the underlying seawater to the sun’s rays, which makes the seawater heat up faster. If the ice disappears, it can no longer serve as the Earth’s refrigerator.
– Alessandro Toffoli, pourquoi est-ce important de venir étudier les vagues dans l’océan Austral ?
Avec les changements climatiques, les températures augmentent, les vents deviennent plus forts et par conséquent, les vagues sont plus grosses. En particulier dans l’océan austral où les vagues sont déjà les plus hautes de la planète. Et lorsqu’on s’approche du continent, ces vagues vont pénétrer dans la banquise et la morceler. L’océan refait surface et absorbe les rayons du soleil, accélérant le réchauffement de l’eau. Quant à la glace qui disparait, elle ne joue plus son rôle de réfrigérateur pour la planète.
– So do waves act like CO2 pumps?
Exactly. Look at what’s happening during this storm. The waves are creating lots of tiny bubbles when they break. These bubbles are what enable the ocean to capture CO2, which then dissolves in the seawater. And the bigger the waves, the more CO2 is captured, making the ocean more acidic. Waves are a key interface between the ocean and the atmosphere. So understanding them better is crucial for the future of our climate.
– Les vagues agissent-elles comme une pompe à CO2 ?
Absolument, regardez la tempête qui sévit actuellement. Les vagues, en se cassant, génèrent plein de petites bulles. À travers ces bulles, l’océan capture le CO2 qui se dissout dans l’eau. Ce phénomène s’accentue avec les vagues devenant plus grosses, rendant les océans plus acides. Les vagues représentent donc une interface majeure entre l’océan et l’atmosphère. Mieux les comprendre est fondamental pour l’évolution de notre climat.
– What is the goal of your research?
If we can better understand the physics behind the waves in the Southern Ocean – the most complicated waves in the world – we can improve our models. That will reduce risks in the offshore oil and gas industry, help us build sturdier ships, and make ocean travel safer.
– Quel est le but de votre démarche ?
Si l’on comprend la physique qui se cache derrière les vagues de l’océan Austral, les plus complexes du monde, alors nous pourrons affiner nos modèles de prédiction. C’est essentiel pour réduire les risques de l’industrie offshore (gaz et pétrole), aider à construire des bateaux plus robustes et assurer une navigation plus sûre.
– How do you collect the data you need?
We use ships’ radars. Or more specifically, the “noise” from the radars. The ships’ navigation system picks out the radar signals that correspond to boats and icebergs, but throws out those corresponding to waves. We recuperate those signals to calculate the waves’ average height, direction, and frequency.
– Comment obtenez-vous les données nécessaires à votre recherche ?
Nous utilisons le radar du bateau. Ou plutôt les nuisances de ce radar. La timonerie extrait du signal la présence d’icebergs ou de bateaux, mais rejette le signal correspondant aux vagues. Nous le récupérons pour calculer la hauteur moyenne, la direction ou la fréquence de ces vagues.
Bastien Confino