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LA MONTEE DES EAUX, UN PHENOMENE GLOBAL
Depuis 25 ans, le niveau des océans ne cesse de monter, et cela à un rythme de plus en plus rapide. Depuis 1880, le niveau est monté de 25cm environ, dont ⅓ au cours de ces deux dernières décennies. Le processus est exponentiel et va s’accélérer dans les années à venir.
L’élévation du niveau de la mer est principalement dûe à deux facteurs liés au réchauffement climatique. Le premier est lié à la fonte des glaciers et des calottes glaciaires, le deuxième à l’expansion de l’eau de mer à mesure qu’elle se réchauffe. Alors que l’accord de Paris sur le Climat promettant de plafonner mondialement les émissions de gaz à effet de serre est signé en 2015, la température globale continue de se réchauffer et des résultats concrets se font encore attendre. Les eaux continuent de monter.
Il est difficile de savoir aujourd’hui de combien de mètres le niveau de l’eau va monter, mais le scénario dans lequel nous sommes engagé actuellement (3°C de réchauffement) prédit une montée des eaux considérable (plus de 7m dans les zones les plus à risque).
LE CAS DE LONDRES
Londres a toujours été vulnérable à la mer, car la Tamise est soumise aux marées hautes. À cause des vents et des marées, l’eau est amenée vers la terre et ce phénomène, en addition avec un niveau croissant de l’eau (+1,5m depuis 1780), devient de plus en plus préoccupant. Ce phénomène est encore amplifié par l’affaissement des terres constituant le Sud de l’Angleterre.
En 1953, un raz-de-marée catastrophique détruit la ville de Londres. Plus de 300 personnes y perdent la vie et 50 millions de livres doivent être payés pour réparer les dégâts. Le gouvernement ne peut accepter qu’un événement aussi tragique ne se passe à nouveau et quelques années plus tard, un système de défense contre les inondations est construit au travers de la Tamise dans les années 80. D’une longueur de 520m, d’une hauteur de plus de 20m, les imposants piliers ancrés dans l’eau protègent la ville des intempéries. Cependant, cette imposante barrière n’a pas été conçue pour résister à une montée des eaux dûe au changement climatique, et elle ne résistera pas aux 6m de montée des eaux prévue d’ici la fin du siècle. La structure, bien que solide et résistante, ne suffira bientôt plus et tirera sa révérence en 2070.
Aujourd’hui, il est difficile de prévoir à quel point l’eau montera dans les rues de la capitale, ce phénomène dépendant d’une multitude de paramètres différents. Si le gouvernement britannique propose une stratégie de lutte contre les eaux sur les prochaines décennies, comportant notamment la construction de nouveaux barrages, on ne peut assurer aujourd’hui quelle sera l’issue exacte à long terme des actions qui vont être entreprises. Personne ne peut aujourd’hui assurer que Londres ne sera pas victime de pluies diluviennes, d’ouragans ou d’inondations en tout genre.
Notre projet mise ainsi sur une stratégie fondamentalement résiliente, où l’architecture proposée prend en compte les pires scénarios climatiques (+7,5m) tout en assurant le fonctionnement de celle-ci dans les conditions actuelles.
sources : https://www.climate.gov/news-features/understanding-climate/climate-change-global-sea-level / https://climate.nasa.gov/vital-signs/sea-level/ / https://www.touteleurope.eu/actualite/climat-4-ans-apres-l-accord-de-paris-quel-bilan-pour-l-union-europeenne.html / https://www.leparisien.fr/environnement/le-rechauffement-climatique-sera-beaucoup-plus-fort-que-prevu-17-09-2019-8153628.php / https://sealevel.climatecentral.org/uploads/research/Global-Mapping-Choices-Report.pdf / https://www.carbonbrief.org/risk-and-uncertainty-calculating-the-thames-barriers-future / https://www.open.edu/openlearn/nature-environment/environmental-studies/sea-level-rise-london-uk