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Le Makran expose l’un des plus grands complexes d'accrétion actifs, au-dessus de la zone de subduction Omanaise. Cet ensemble fait partie, de la zone de convergence entre les plaques arabique et eurasienne depuis au moins la fin du Crétacé. Le prisme d’accrétion du Makran est essentiellement constitué de sédiments turbiditiques dont nous avons ré-établi la stratigraphie de l’Eocène à l’Holocène. Ces sédiments se sont accumulés et empilés tectoniquement pendant la subduction de la lithosphère océanique du golfe d'Oman sous l’Iran et le Pakistan. Nous en étudions la partie iranienne. Notre projet vise à résoudre les questions cruciales telles que l'anatomie et la mécanique du prisme. Ces questions concernent d’abord la formation de ce système tectonique, dès le Crétacé, dans un contexte géodynamique mal connu ; elles concernent aussi l'influence des processus de surface sur les modes de déformation pendant l’évolution géologique du prisme. Nos études expérimentales ont testé les effets de la sédimentation et de l’érosion syntectoniques sur la répartition des masses dans le prisme avec toutes leurs conséquences géométriques et mécaniques. Cependant, ces expériences analogiques et les modèles numériques expliquent mal la géométrie des dépôts syntectoniques, leur relation aux chevauchements et l'influence qu'exercent ces structures sur la dynamique du prime. Ce projet intègre une modélisation numérique tectonique avec géologie de terrain en appliquant les différentes techniques de datation et l’analyse de la provenance sédimentaire pour élucider le couplage, à long terme, entre les processus tectoniques et la stabilité de la surface terrestre dans un système de subduction. Ces résultats ont une application immédiate sur l’évaluation des risques séismiques et les risques de tsunamis dans une région côtière de plus en plus peuplée, ce rappelant que le dernier tsunami sur les côtes du Golfe d’Oman date de 1945.