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Critique
Autant DELTA, voilà deux ans, nous avait fasciné, autant le dernier opus du réalisateur hongrois nous a frustré, parce qu’il nous promène beaucoup pour pas grand-chose. Le scénario est inspiré du roman de Mary Shelley, l’idée étant de faire réfléchir sur ce qui fait un monstre. Dans un grand immeuble délabré qui a connu des jours meilleurs, un cinéaste procède à des auditions en vue de trouver des acteurs: derrière une caméra vidéo, il demande aux candidats de mimer des émotions («au cinéma, on pleure et on rit»). Survient un tout jeune homme, Rudi, qui semble faire l’affaire mais disparaît après avoir étranglé sa partenaire. Dans la même nuit (de Noël...), il trucide encore une femme dont il s’avère qu’elle était sa mère, ainsi que le père de la jeune fille. On apprend alors que le père de Rudi n’est autre que le cinéaste... Celui-ci accompagne le monstre qu’il a engendré et essaie de le conduire vers la rédemption.
D’une lenteur excessive, se complaisant dans le sordide, le film est tuant à tous points de vue...
Daniel Grivel