Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06898.jsonl.gz/487

Au 18e siècle, le château de Coppet est le théâtre de l’amour passionnel entre Germaine de Staël et Benjamin Constant. C’est le couple le plus éblouissant de la fin du Premier Empire.
Leur amour a des accents de tragédie grecque. Il nous est conté - en des termes extrêmement fleuris - par le journaliste Pierre Cordey, auteur du livre Mme de Staël et Benjamin Constant sur les bords du Léman. L'écrivain est interviewé en 1967 par Claude Mossé dans l'émission En toutes lettres.
Ce sujet est partiellement muet.
Germaine de Staël et Benjamin Constant
Germaine de Staël (1766-1817) est la fille du banquier genevois Jacques Necker. Benjamin Constant (1767-1830) est quant à lui né à Lausanne, bien qu’il s’est toujours fait passer pour un authentique Français. Tous deux se réfugient en Suisse pour fuir le régime de Napoléon. Ce couple brillant a contribué à la naissance du mouvement libéral en France, mais aussi en Suisse. Les idées de Benjamin Constant ont notamment influencé le combat politique du Vaudois Frédéric-César de La Harpe.
C’est dans le décor magnifique des bords du Léman que l’amour de Benjamin Constant pour Madame de Staël a germé en 1794, une passion immédiate. Après une cour "hardie et obstinée", comparée à une "guerre de siège" par l'écrivain Pierre Cordey, leur relation se déroulera au Château de Coppet où Germaine exercera sur son amant un "empire comme aucune femme n’en a jamais exercé".
Après plusieurs épisodes d’éloignement, leur rupture a lieu à la Grande demeure Montani à Lausanne en 1811, aujourd'hui l’Elysée.
-
Journaliste: Claude Mossé