Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07260.jsonl.gz/1308

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Silvio Berlusconi a estimé dimanche que l'ancien président français Nicolas Sarkozy était une personne "dont l'arrogance l'emporte sur l'intelligence". Il a estimé que "les Français l'ont puni pour son arrogance" en ne le réélisant pas en mai dernier.
Dans les colonnes du quotidien Il Giornale, "Il Cavaliere" se livre aussi à une attaque en règle des politiques menées par son successeur, le technocrate Mario Monti arrivé au pouvoir sans élection en pleine tourmente économique marquée par une flambée des taux d'intérêt sur les emprunts italiens.
"Fâché contre moi"
M. Sarkozy "était fâché contre moi", a déclaré l'ex-président du Conseil italien dans une interview réalisée par le directeur du quotidien "Il Giornale" qui appartient à la famille Berlusconi. Il a expliqué la mauvaise humeur de M. Sarkozy par la nomination de l'Italien Mario Draghi à la tête de la Banque centrale européenne (BCE).
Paris avait soutenu la candidature de M. Draghi en remplacement du Français Jean-Claude Trichet à la tête de la BCE mais attendait en retour de l'Italie qu'elle obtienne le départ de Lorenzo Bini Smaghi de son directoire pour laisser un siège libre à un Français.
Cet accord avait été décidé entre MM. Sarkozy et Berlusconi lors d'un sommet franco-italien à Rome en avril 2011, mais M. Bini Smaghi a refusé jusqu'en novembre de démissionner, créant une tension entre les deux pays.
Mais l'actuel président français François Hollande n'a pas non plus les faveurs de Silvio Berlusconi. Le magnat de la communication a estimé dans la même interview qu'"avec un gouvernement de gauche, la France finira rapidement comme nous", faisant allusion à la récession qui frappe la péninsule.
ATS