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L'ancien Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, 62 ans, est devenu président de la Commission européenne en novembre 2014 (archives).
Keystone/EPA/PATRICK SEEGER(sda-ats)
Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a annoncé samedi dans un entretien à la radio allemande qu'il ne briguerait pas de second mandat en 2019. Il occupe ce poste depuis le 1er novembre 2014. Son mandat est de cinq ans, renouvelable une fois.
En 2014, "ce fut une belle campagne électorale. Mais il n'y en aura pas de seconde car je ne me porterai pas candidat une seconde fois", a-t-il affirmé sur les ondes de Deutschlandfunk, une station de radio publique.
L'ancien premier ministre luxembourgeois, âgé de 62 ans, était devenu président de la Commission européenne en novembre 2014, après avoir longtemps présidé l'Eurogroupe qui réunit les ministres des Finances. Il avait été élu sans grand panache. Désigné le 27 juin 2014 par 26 chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE sur 28, il avait obtenu 422 voix contre 250, avec 47 abstentions et 10 bulletins nuls. La majorité absolue se situait à 376 voix sur 751 députés.
C'était la première fois que la candidature du président de la Commission européenne était soumise au vote du Parlement européen en vertu du Traité de Lisbonne. Il avait succédé à José Manuel Barroso au poste le plus puissant des institutions européennes.
Des doutes "justifiés" et "grands"
Dans cet entretien distribué à l'avance mais qui ne sera diffusé que dimanche, M. Juncker a dressé un sombre portrait de l'Europe. "Est-ce que le moment est venu où l'Union européenne (UE) des 27 doit montrer de l'unité, de la cohésion et de la cohérence?", s'est-il interrogé. "Oui, je dis oui s'agissant du Brexit ou de Trump (...). Mais j'ai quelques doutes justifiés que cela arrive vraiment", a-t-il ajouté.
Pour M. Juncker, l'UE évolue dans des directions différentes selon les pays, des directions difficilement compatibles entre elles. "Les Hongrois et les Polonais veulent-ils exactement la même chose que les Allemands ou les Français? J'ai de grands doutes", a-t-il souligné.
Le président de la Commission européenne a aussi fait part de ses craintes de voir la Grande-Bretagne tenter de diviser l'UE en faisant des promesses différentes à chaque pays membre lors des négociations sur le Brexit. "Les 27 autres pays de l'UE ne le savent pas encore mais les Britanniques savent parfaitement comment ils doivent s'y prendre (...) Ils peuvent promettre une chose à un pays A, une autre chose à un pays B et encore une autre à un pays C dans le but qu'il n'y ait pas de front uni européen", a-t-il dit.
ATS