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Le cancer du sein chez la femme jeune, marginal mais en augmentation
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes en Suisse, où plus de 5000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.
Mais si la maladie reste rare chez la femme jeune, son taux d'incidence augmente de 1,8% annuellement pour les femmes de 20 à 39 ans, alors que la hausse annuelle est de 0,5% pour les femmes de 40 à 49 ans, selon une étude de l'Institut national pour l'épidémiologie et l'enregistrement du cancer en 2014, portant sur la période 1996-2009. Cette tendance est aussi observée dans des études européennes et américaines.
Pas une épidémie
"Il faut souligner que cela reste une légère augmentation. Il n’y a pas une épidémie de cancers du sein chez la jeune femme", nuance Alexandre Bodmer, médecin adjoint au service d'oncologie des HUG et l'un des rédacteurs de l'étude en question.
Il n’existe pas de dépistage systématique pour cette tranche d’âge. D’où l’importance pour les jeunes femmes de rester attentives à toute modification qu’elles pourraient remarquer au niveau de leur poitrine, car ces cancers doivent être traités rapidement.
"Il y a une certaine spécificité du cancer du sein chez la femme jeune. Ce sont des cancers souvent plus agressifs, que l’on diagnostique parfois plus tardivement, avec un taille plus grande au moment du diagnostic", précise-t-il.
Chez la femme jeune (...), ce sont des cancers souvent plus agressifs, que l’on diagnostique parfois plus tardivement, avec un taille plus grande au moment du diagnostic.
Taux de survie plus faible chez les jeunes
Ainsi, le taux de survie est légèrement plus élevé pour les femmes de 40 à 49 ans que pour les plus jeunes. Selon l'étude, 93,2% des femmes de 20 à 39 ans sont encore en vie cinq ans après le diagnostic contre 94,3% des 40-49 ans.
L'écart est un peu plus grand pour la survie 10 ans après le diagnostic: 86,1% des 20-39 ans sont encore en vie contre 89% chez leurs aînées. En revanche, le risque de récidive est plus élevé pour les femmes de moins de 35 ans.
Les auteurs de l'étude précisent que des recherches plus poussées doivent être menées pour déterminer les causes de ces observations.
Elsa Anghinolfi/jvia
>> Ecouter les explications du Dr Pierre Chappuis, responsable de l'unité oncogénétique et prévention des cancers:
Publié le 25 octobre 2016 - Modifié le 26 octobre 2016