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La lecture n'est pas le point fort des ados. Une évaluation internationale des compétences scolaires leur accorde de bons résultats en mathématique.
La Suisse ne brille pas par les compétences scolaires de ses adolescents. Ce fait a été mis en évidence dans le cadre d'une étude internationale, menée l'an dernier dans 32 pays, par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
En comparaison internationale, les jeunes helvètes de 15 ans obtiennent de bons résultats en mathématique. Ils occupent même la 7e place du classement international. Ils se positionnent ainsi en tête des pays européens. En revanche, les performances des ados suisses sont moyennes en science et surtout en lecture.
Difficultés d'intégration dans la vie active
Selon le volet helvétique de l'étude - réalisée conjointement par l'Office fédéral de la statistique (OFS) et la Confédération des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP) - seul 9% des jeunes suisses ont de bonnes aptitudes en lecture.
La majeure partie des jeunes doit se contenter d'une appréciation moyenne. Ce qui relègue la Suisse au 17e rang des pays étudiés.
A la fin de la scolarité obligatoire, un élève sur cinq est à peine capable de comprendre et d'interpréter un texte simple. Parmi ces élèves, un sur seize ne parvient même pas à atteindre ce niveau de lecture.
Ces jeunes sont dès lors incapables de répondre aux exigences de l'apprentissage professionnel. Et ils rencontrent généralement de sérieuses difficultés d'intégration dans la vie active.
Le poids de l'environnement culturel
Le projet de recherche PISA 2000 (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) démontre d'ailleurs que les jeunes Suisses ne s'intéressent pas particulièrement à la lecture. Un tiers d'entre eux ne lit tout simplement pas en dehors de l'école.
PISA 2000 souligne également que l'environnement culturel et social des élèves influence directement leurs aptitudes à la lecture. Et que, dans ce contexte, les jeunes issus de familles immigrées sont les plus défavorisés.
L'étude de démontre la nécessité de revaloriser le rapport au livre, sans pour autant dénigrer les nouvelles technologies. Selon les spécialistes, l'Internet représente une nouvelle manière de s'approprier l'écrit. Mais là non plus la Suisse ne fait pas figure de pionnière. Seul 21% des jeunes utilisent l'ordinateur à l'école contre 35% dans les autres pays.
Plus d'argent
Un retard qui devrait être comblé après la décision du Parlement fédéral de débloquer 1 milliard de francs ces prochaines années pour généraliser l'utilisation de l'Internet dans les écoles.
Afin améliorer globalement le niveau de l'enseignement en Suisse, certains professionnels ne maquent pas de demander l'ouverture d'un débat politique sur le financement de l'éducation. Les pouvoirs publics allouent environ 22 milliards de francs chaque année à ce secteur, soit 5,5% du produit intérieur brut.
Vanda Janka