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FANG: RITUEL D'ENSEMBLE A 4 PHASES FANG NGUMBA
LE GRAND RITUEL D'ENSEMBLE NGUMBA A 4 PHASES
(provenance: village de Abang Minko, Cameroun)
Un seul et même artiste réalisa toutes les oeuvres destinées à ce rituel.
C'était une grande idée, une idée forte, concrétiser cet ensemble demanda beaucoup d'ingéniosité et de sacrifices.
En Afrique Equatoriale, les chefferies sont hiérarchisées; ainsi, la chefferie pouvant concevoir un rituel s'imposant parmi les plus puissants avait indiscutablement au moins un avantage sur les autres sinon un ascendant.
COMPARAISON DES DEUX STATUES
LA GRANDE STATUE DE LA PREMIERE PHASE
LA STATUE DE LA SECONDE PHASE
La statue de l'avant-garde, de l'apaisement et du rassemblement. Sa fonction: favoriser la venue des esprits dans un emplacement en l'assainissant.
C'est la statue de la première partie du rituel.
Sa fonction: intermédiaire entre les vivants et les esprits dans le but d'établir une collaboration efficace permettant de résoudre les conflits de la chefferie (conciliation et solution).
C'est la statue de la seconde partie du rituel.
Ces deux statues, utilisées séparément, étaient indispensables au bon déroulement des deux premières phases du grand rituel
Le rituel débutait lorsque la chefferie vivait des moments dramatiques, la mort d'un notable, des désaccords parmi les gens; il s'agissait d'un rituel imprévu, distinct de la cérémonie annuelle vouée à l'alimentation des crânes.
Le rituel avait lieu dans la chefferie. Les deux premiers jours, les notables faisaient une assise autour de la statue Byeri sans tombeau mobile, afin de savoir si la cérémonie était possible et comment l'organiser. Les deux jours suivants, les gens chantaient, dansaient, mangeaient, buvaient du vin aux effets puissants; ils sacrifiaient des animaux dont le sang était déposé à un endroit prévu à l'intention des génies.
La seconde partie durait 24 heures et se déroulait en présence de la statue Byeri sur tombeau mobile dont la puissance était telle qu'elle permettait de résoudre les conflits de la collectivité.
Lors de la troisième phase, les notables (sorciers) devaient vérifier si leur esprit était libre de toute influence néfaste. Ils faisaient cete vérification en frottant les plaques de bois accrochées aux paniers.
Le grand byeri de la dernière phase du rituel, comportant 2 grandes statues et 4 petites. Cette oeuvre intervenait dans les situations très difficiles.
Ce pot, d'une conception très complexe, d'un niveau artistique abouti, se devait d'être très efficace pour communiquer avec les ancêtres. Il contenait un grand nombre de reliques, qui étaient celles de notables très importants.
Dés le moment où les esprits des participants aussi bien que les lieux où devait se dérouler la cérémonie étaient libérés de toutes les influences malfaisantes, l'assise des notables, en présence du grand pot, pouvait commencer.
C'est lors de cette phase, la quatrième, que les problèmes les plus importants devaient être résolus avec l'aide des ancêtres en présence de la communauté.