Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07200.jsonl.gz/246

20/01/2011
la "seconde" mondialisation
On parle souvent de « seconde » mondialisation pour désigner le phénomène de la mondialisation des télécommunications. La numérisation des activités humaines par l’industrie informatique couplée aux télécommunications numériques a en effet créé des conditions totalement nouvelles dans les relations humaines, commerciales et industrielles au niveau de la planète tout entière. Internet, le téléphone mobile ont, par exemple, modifié radicalement les distances et le temps. Cette évolution a des conséquences à la fois sur la complexité du monde et sur la transparence de celui-ci. Il est ainsi aujourd’hui quasiment impossible d’échapper à la vigilance de la société civile! Pour les Etats, les entreprises et les organisations de la société civile, ce constat les oblige à une plus grande responsabilité dans leurs actions. Ainsi, la « seconde » mondialisation tend à développer une standardisation des comportements et des activités entrepreneuriales. C’est précisément l’objectif de la norme ISO 26000.
On peut interpréter le phénomène de la « seconde » mondialisation comme un système sociétal intégré de relations multiples qui se généralise au niveau mondial. Qu’il s’agisse de relations de type unilatéral, bilatéral, multilatéral ou encore multistakeholders, elles ont en commun le fait de se complexifier et de s’étendre à toute la planète.
Le système représente alors un ensemble de règles relationnelles qui auraient atteint un tel niveau de complexité qu’il semble ainsi échapper à tout contrôle. On pourrait même penser que ce dernier évolue sans que le politique puisse avoir de prise sur lui, ce qui donne l’impression notamment aux populations que le système et donc la mondialisation sont chaotiques. Pourtant malgré cette situation apparente, le système cherche continuellement de nouveaux équilibres donnant une impression de progrès continu. Cette impression générale qui oscille entre « une bonne marche en avant » et « un fonctionnement aléatoire » tient sans doute à un manque de compréhension du système lui-même.
Tentons ici une explication systémique. Si les systèmes complexes sont caractérisés par le fait qu’ils sont supérieurs à la simple addition de leurs composantes alors il existe bien des règles, des principes d’interaction entre les parties du tout qui font que les systèmes évoluent de manière complexe. Ainsi la seule étude des agissements sectoriels ne peut en aucun cas expliquer les interventions dans leur totalité.
à suivre sous: