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L'ex-chef du gouvernement israélien Ehud Olmert a été condamné pour corruption lundi à une peine d'un an de prison avec sursis et à une amende de 75'300 shekels (environ 18'000 francs), a indiqué une source judiciaire. Cette mesure ne l'interdit pas d'activité politique.
"Je quitte le tribunal la tête haute", a déclaré Ehud Olmert à la presse. L'ex-chef de file du parti centriste Kadima, première formation de l'opposition, a toutefois exclu de revenir sur la scène politique. "Ce n'est pas fini", a promis le procureur Eli Abravanel, après l'énoncé du verdict de lundi.
La sentence du Tribunal de district de Jérusalem est en deçà des réquisitions du parquet qui réclamait six mois de travaux d'intérêt général, mais pas de privation des droits civiques.
Le 10 juillet, ce même tribunal avait reconnu M. Olmert coupable de corruption dans l'affaire dite du "Centre d'investissement", organisme officiel à l'aide duquel il a favorisé, en tant que ministre du Commerce et de l'Industrie (2003-2006) des prêts et des garanties officielles au profit de sociétés gérées par Ouri Messer, son ex-associé dans un cabinet d'avocats.
A ce titre, il encourait jusqu'à trois ans de prison. Agé de 66 ans, il est également jugé pour des faits liés à un projet immobilier alors qu'il était maire de Jérusalem, fonction qu'il a exercée de 1993 à 2003. Le tribunal l'avait en revanche acquitté dans deux autres dossiers de corruption plus graves, les affaires Talansky et Rishon
L'ex-chef du gouvernement, soupçonné de corruption dans une série d'affaires, a renoncé à ses fonctions en 2008 alors qu'il tentait de négocier un accord de paix avec l'Autorité palestinienne. Condamné pour népotisme en juillet, il a en revanche été acquitté dans le cadre d'affaires plus graves.