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Armée – Forces navales :
«
L’Armée suisse utilise des patrouilleurs sur les lacs frontaliers de Constance, Léman, de Lugano et Majeur, mais aussi sur d’autres plans d’eau, les vedettes pouvant être transportées sur semi-remorque. Mis en œuvre par la Compagnie de canots à moteur 10, ces patrouilleurs servent également dans des missions de soutien aux autorités civiles (gardes-frontière, police). » (Wikipédia, 2020a).
« L’Armée suisse est opérationnelle dans les airs, sur terre et sur l’eau. Le savoir-faire relatif à l’exploration, la protection et la défense sur l’eau et son pourtour est concentré au sein de la compagnie de canots à moteur 10. L’appui subsidiaire de la compagnie est très souvent sollicité par les organisations d’urgence civiles. » (Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports, s. d.).
Histoire de la Compagnie de canots à moteur 10
- Seconde guerre mondiale
« Au début de la Seconde Guerre mondiale, l’armée suisse n’avait aucun navire de guerre. Ce n’est qu’après l’utilisation des hydravions par la Wehrmacht allemande lors des invasions de la Norvège et des Pays-Bas en 1940 que le commandement de l’armée suisse a commencé à équiper des bateaux privés réquisitionnés sur divers lacs avec des mitrailleuses.
À partir de 1941, les premiers détachements de bateaux de combat, de transport maritime et de liaison maritime sont introduits. En 1942-43, une flotte militaire a été créée. La flotte militaire se composait d’un total de 10 bateaux de patrouille armés de fusils de char et de mitrailleuses et 50 navires privés réquisitionnés. » (Wikipédia, 2020a).
- Après-guerre
« En 1947, les 13 détachements de bateaux à moteur ont été regroupés dans la nouvelle Motorboat Company 1. L’effectif de la compagnie était de 13 officiers, 37 sous-officiers et 280 soldats. Il s’agissait d’une unité d’évacuation avec des miliciens de la francophonie, du Tessin et de la Suisse alémanique qui étaient mobilisés avec leurs bateaux sur 11 sites différents. L’équipement comprenait 55 bateaux à moteur et l’armement, y compris les armes personnelles, se composait de 77 mitrailleuses.
Avec la Réforme de l’Armée 95, les 3 compagnies de bateaux à moteur (Mot Boot Kp 15 Lake Geneva, Mot Boot Kp 43 Bodensee, Mot Boot Kp 96 Lago Maggiore et Lake Lugano) ont été mandatées pour soutenir les divisions territoriales et les gardes-frontières et effectuer des opérations maritimes telles que la surveillance et le contrôle des navires. » (Wikipédia, 2020a).
Organisation actuelle de la Compagnie de canots à moteur 10
La réforme de l’armée XXI a conduit à une réduction du nombre de compagnies de bateaux à moteur à une seule. La Compagnie de bateaux à moteur 10 a été utilisée à plusieurs reprises dans le service d’assistance à la police, comme en 2002 sur les lacs du Jura pour l’Expo.02 (6ème exposition nationale suisse) , pour le sommet du G8 à Évian-les-Bains en 2003 sur le lac Léman et en 2010 pour le Sommet de la Francophonie à Montreux.
Tâches et engagements de la Compagnie de canots à moteur 10
« Pour remplir sa mission, la compagnie de canots à moteur 10 de l’armée dispose de fusiliers de bord et de quatorze canots patrouilleurs 16. Ses tâches sont les suivantes:
- Protection des eaux frontalières ;
- Surveillance des eaux intérieures par tous les temps ;
- Appui au Corps des gardes-frontières et aux organisations de police civiles dans le cadre d’engagements subsidiaires, avec possibilité limitée de transporter des formations militaires et des civils ;
- Appui général aux militaires engagés dans des activités dans ou sur l’eau. » (DDPS, s. d.).
Patrouilleur
L’armée suisse utilise des patrouilleurs. « Un patrouilleur est un bateau mis en œuvre par une marine militaire, douane, garde-côtière, police ou administration civile d’un État pour assurer différentes missions de souveraineté notamment dans ses eaux intérieures ou son domaine maritime. Elles incluent des fonctions aussi variées que la police des pêches et de la navigation, la surveillance et la lutte anti-pollution, la répression de la piraterie, de la contrebande et des trafics illicites, la régulation de l’immigration, la recherche et le sauvetage en mer, ainsi que la lutte contre les activités armées de faible intensité, telles que la guérilla maritime ou le terrorisme. Du fait de cette polyvalence, des particularités géographiques, climatiques et géopolitiques, mais aussi de l’évolution de la technologie, des pratiques et de la législation, la conception d’un patrouilleur varie beaucoup à travers les pays et l’histoire. N’étant pas dévolue au combat naval ou à l’action vers la terre, ils sont généralement moins armés que les différents types de navires de guerre et d’un déplacement inférieur, bien que certaines unités dépassent les 3 000 tonnes. Selon les spécificités nationales, ils sont parfois enregistrés sous la dénomination de vedette, cotre, corvette ou encore frégate. Par ailleurs, la fonction de patrouilleur peut également être assurée par d’autres petits bâtiments militaires comme les navires d’attaque rapide (lance-missiles ou torpilleurs), et plus rarement des navires de guerre des mines. Certains sont aussi des bateaux à usage privé, comme des chalutiers, convertis occasionnellement pour un usage militaire. » (Wikipédia, 2021).
Nouveaux canots patrouilleurs sur les eaux suisses
« L’Armée suisse a acquis quatorze nouveaux canots-patrouilleurs. Les anciens étaient en fin de vie et nécessitaient sans arrêt des réparations » (DDPS, 2019).
« Conçus pour les activités de surveillance, de reconnaissance, de patrouille et de sauvetage, ces bateaux peuvent atteindre une vitesse de 65 km/h. Selon l’adjudant-major, ils sont parfaits pour les principaux secteurs d’engagement de sa formation, à savoir les lacs frontaliers et le Rhin. » (DDPS, 2019).
« Parmi les quatorze bateaux, dix sont remis à la Compagnie de canots à moteur 10. Le renouvellement de la petite flotte suisse doit arriver à terme en 2020. Le programme d’armement prévoit un budget de 49 millions de francs pour cette acquisition. » (DDPS, 2019).