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Cette méthode permet de déterminer la résistance au pelage d’une fermeture auto-agrippante. Les essais de pelage sur des fermetures auto-agrippantes impliquent des répartitions de contrainte complexes. Lorsqu’une fermeture auto-agrippante est ouverte, les forces associées au pliage des monofilaments et des bandes individuelles, ainsi que la résistance à la rupture des filaments individuels, jouent un rôle dans la contrainte finale.
Une fermeture auto-agrippante est composée de deux bandes étroites de tissu à poils tissées. La bande mâle est composée de fils de chaînes monofilaments agencés de manière à former des éléments de verrouillage en forme de "crochet" ou de "champignon". La bande femelle est composée de fils multifilaments. Lorsque l’on place les deux bandes l’une en face de l’autre, les éléments mâle et femelle s’engagent l’un dans l’autre pour former une fermeture sécurisée qui peut être séparée par une action de pelage depuis l’une des extrémités.
La méthode d’essai EN 12242 permet de tester les bandes de contact d’une fermeture auto-agrippante. Elles sont séparées à vitesse constante par une action de pelage depuis un bord ouvert d’une fermeture préparée. La séparation doit être effectuée progressivement le long de la fermeture, parallèlement à la longueur des bandes formant la fermeture. Cette méthode permet de déterminer le pelage moyen et la résistance au pelage du produit à une vitesse de déplacement donnée.
En principe, les extrémités libres de l'éprouvette d'essai sont maintenues par deux mordaches et pelées sur une longueur donnée à une vitesse de déplacement constante. Pour enregistrer l’essai, il est important d'avoir une cadence élevée d’enregistrement des données d'essai et un débit de transfert vers le PC d'au moins 100 Hz pour recueillir et enregistrer l'ensemble des crêtes et creux.
Nous suggérons l’utilisation de mâchoires pneumatiques équipées de mordaches recouvertes de caoutchouc pour serrer le matériau. Elles sont fixées sur une machine de traction. Bien que les mâchoires manuelles soient efficaces, un grand nombre de nos utilisateurs préfèrent les mâchoires pneumatiques pour leur facilité d'utilisation, leur productivité et leur meilleure répétabilité. Les mâchoires pneumatiques permettent également de régler la pression de serrage, alors que les mâchoires actionnées manuellement dépendent de la force de l’opérateur (qui ne peut pas être aussi répétable). Nous avons constaté que la pression de contact et l’alignement de l’éprouvette étaient très importants pour ces essais. Une pression de contact trop importante peut entraîner des ruptures prématurées, tandis qu’une pression trop faible peut provoquer un glissement de l'éprouvette ou des ruptures au niveau ou à proximité des mordaches. Ces mâchoires sont habituellement fixées à un système à sur table avec un bâti à une colonne ou bicolonne. L’utilisation d’un logiciel d’essai de matériaux, tel que Bluehill® 2, est idéale pour saisir les détails de l’éprouvette, définir le contrôle désiré pour l'essai, calculer automatiquement les résultats et les statistiques souhaités, et produire un rapport d’essai, et tout cela en stricte conformité avec la norme.
Nous suggérons de consulter la norme EN12242 pour comprendre ses exigences.