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Auteur : Hiro Arikawa née le 9 juin 1972 est une écrivaine japonaise originaire de la préfecture de Kōchi. Hiro Arikawa remporte le 10e grand prix du roman Dengeki pour écrivains débutants avec Shio no Machi: Wish on My Precious en 2003, et le livre est publié l’année suivante. Le livre est salué pour son histoire d’amour entre une héroïne et un héros séparés par l’âge et le statut social, et pour sa description des structures militaires. Bien qu’elle soit un auteur de light novels, ses titres suivants sont publiés en édition reliée en compagnie d’ouvrages plus littéraires, son éditeur MediaWorks lui réservant une considération appropriée. Shio no Machi est plus tard également publié en édition reliée. Son light novel Toshokan Sensō (The Library War) de 2006 est nommé numéro 1 du Hon no Zasshi pour la distraction pour le premier semestre de 2006, et atteint la 5e place du Honya Taishō pour cette année, en compétition avec des romans ordinaires. Elle écrit souvent à propos des forces japonaises d’autodéfense (JSDF) et ses trois premiers romans relatifs à ses trois branches sont appelés Jieitai Sanbusaku (« la Trilogie SDF »); elle a également écrit sur la fictional Library Forces (?) dans la série Toshokan Sensō. Raintree no Kuni, d’abord paru comme livre au sein d’un livre dans Toshokan Nairan a ensuite été publié par Arikawa comme un dérivé avec un autre éditeur.
Actes Sud Littérature – Lettres japonaises – Juin, 2017 – 336 pages
Résumé : Un chat de gouttière au franc-parler et rompu au langage des humains a pris ses quartiers dans le parking d’un immeuble de Tokyo. Pour rien au monde il ne troquerait sa liberté contre le confort d’un foyer. Mais le jour où une voiture le percute, il est contraint d’accepter l’aide de Satoru, un locataire de l’immeuble, qui le soigne, lui attribue un nom – Nana – et lui offre la perspective d’une cohabitation durable.
Cinq ans plus tard, des circonstances imprévues obligent Satoru à se séparer de Nana. Anxieux de lui trouver un bon maître, il se tourne vers d’anciens camarades d’études, disséminés aux quatre coins du Japon. Commence alors pour les deux compères une série de voyages et de retrouvailles qui sont pour Nana autant d’occasions de découvrir le passé de Satoru et de nous révéler – à sa manière féline – maints aspects de la société japonaise.
Prenant et surprenant, profond et plein d’humour, Les Mémoires d’un chat est un beau roman sur l’adoption, l’amitié, et la force des liens qui unissent l’homme et l’animal.
Mon avis : C’est malin ! J’ai fini en larmes ! J’ai beaucoup aimé cette petite visite du Japon en compagnie d’un chat et de la personne qui l’avait adopté. Une belle histoire de relation humain/animal et aussi une belle description des relations entre les humains vus par un narrateur sensible et attachant, le chat. Très belles descriptions intuitives des comportements humains. Le livre se lit vite ; il y a de la tendresse, de l’amour, de l’humour aussi et beaucoup de complicité. Si vous aimez les chats… je vous le conseille. Cela permet aussi de parcourir la campagne japonaise et d’apprendre au passage sur la vie dans le Japon de nos jours…
Extraits :
Je suis un chat errant pure race, alors l’idée de devenir un chat d’intérieur, franchement non, ça m’avait même pas effleuré.
On dit que les chats avec la queue pliée savent crocheter les petits bonheurs. Où est-ce que j’avais entendu ça, d’ailleurs ? J’ai parcouru mes souvenirs…
Et ne viens pas me faire rire avec les végétariens, s’il te plaît. Ils tuent des plantes parce qu’ils ne les entendent pas crier, voilà tout.
Ce préjugé humain selon lequel les chats ne comprennent pas votre langage est tout simplement idiot.
Il devait être un bon chat, ça va, j’ai compris, mais je vous préviens, si vous continuez à me comparer sans arrêt à un chat mort, vous allez finir par me filer des idées noires.
Pour les dingues de chats, les chatons sont un émollient particulièrement puissant.
La vie familiale est passée pour eux du côté obscur de l’ennui, et apparemment, je n’émets pas la lumière qui leur apporterait le salut.
Remarquez, je suis bien bête d’attendre d’un chaton de quelques mois à peine une conversation sérieuse. À cet âge-là, c’est juste bon à manger, courir et s’endormir n’importe où comme une pile épuisée.
Pour ce qui est de comprendre à l’écoute, les animaux sont polyglottes, mais pour lire les mots écrits, là, on bloque, il faut bien l’admettre. Lire et écrire, c’est une spécificité des humains.
“Grand”, ça veut dire meilleur, c’est évident. Par exemple, un grand chat a plus de facilité dans la vie, c’est clair.
D’ailleurs, les chats ne griffent que dans un environnement qu’ils connaissent et où ils se sentent à l’aise, rarement dans une chambre d’hôtel de passage.
Mais un enfant, c’est comme un chat, qu’est-ce qu’il peut faire quand les adultes ont décidé quelque chose ?
À quoi ça sert de se donner du mal ? Un chat, ça préfère trouver lui-même les choses qu’il aime. Les choses qui sont faites exprès pour lui l’indiffèrent.
— … Il voulait nous quitter avec le sourire, je crois.
Eh oui.
Il vous aimait, tout simplement.
Il vous aimait beaucoup. Beaucoup beaucoup. Et c’étaient vos sourires qu’il voulait emporter avec lui.
Rien de compliqué.
C’est en énumérant les souvenirs de voyage qu’on se dirige vers le voyage suivant. On pense à ceux qui sont déjà partis, à ceux qui viendront ensuite.
(livre choisi pour le « challenge j’ai lu 2018 » ) : Un livre comportant un animal dans le titre