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Figure légendaire du football mondial pendant plus d'un demi-siècle comme joueur, entraîneur et dirigeant, Franz Beckenbauer est décédé dimanche à l'âge de 78 ans, a annoncé lundi la fédération allemande (DFB). L'Allemagne et la Bavière sont orphelines de leur "Kaiser".
"Franz Beckenbauer était définitivement le plus grand footballeur allemand de tous les temps, et par-dessus tout un homme formidable, que j'ai appris à connaître", a déclaré dans un communiqué Hans-Joachim Watzke, vice-président de la DFB.
Depuis plusieurs années, Beckenbauer s'était retiré à Salzbourg, ville autrichienne voisine de sa Bavière natale. Fatigué par la maladie, il avait progressivement réduit ses apparitions publiques.
Pour ses 75 ans à la fin de l'été 2020 en pleine pandémie de Covid-19, Beckenbauer avait évoqué la mort, et sa propre disparition, dans un documentaire de la télévision publique allemande ARD.
"La question est là: +Quand arrive ce moment où l'on disparait dans une autre sphère?+. Ou quelque part d'autre et on ne sait pas exactement où. Le monde est assez grand, il y a suffisamment de cachettes où l'on peut atterrir. Mais cette incertitude me préoccupe".
Début janvier 2023, le "Kaiser" avait dû renoncer à se rendre au Brésil pour les obsèques du "Roi" Pelé, avec qui il avait disputé une saison sous le maillot du Cosmos de New York. En août de la même année, il avait manqué le traditionnel rassemblement annuel des champions du monde allemands de 1990.
Le Bayern en fil rouge
A chaque fois, c'était pour des raisons de santé qu'il avait été contraint de décliner les invitations. Opéré à plusieurs reprises pour des pontages coronariens, il avait perdu la vue de l'oeil droit il y a quelques mois.
La dernière fois qu'il est apparu à l'Allianz Arena pour y voir un match de "son" Bayern Munich, c'était à la fin août 2022 pour un match de championnat contre le Borussia Mönchengladbach. Quelques semaines plus tôt, il avait fait un détour dans le nord de la Bavière à Herzogenaurach, pour soutenir les joueuses allemandes en pleine préparation pour l'Euro 2022.
Enfant de l'Après-guerre - il est né en septembre 1945 - dans le quartier ouvrier de Giesing dans le sud de Munich, Beckenbauer a appris à jouer au foot dans le club local du SC 1906 Munich avant de se tourner vers le Bayern, après s'être refusé au rival munichois de 1860.
Le Bayern aura été le fil rouge de sa carrière, plus de cinq décennies dans le monde du football au cours desquelles il aura vécu trois vies, une première de joueur dans les années 1960 et 1970, une deuxième d'entraîneur dans la seconde moitié des années 1980, et une dernière de dirigeant dans les années 1990 et 2000, couronnées de succès et conclues sur des soupçons de corruption.
Image un temps écornée
Vainqueur de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1974, 1975, et 1976 avec le Bayern, champion d'Europe en 1972 et du monde en 1974 avec la Mannschaft, Ballon d'Or en 1972 et 1976 (une rareté pour un défenseur), Beckenbauer a remporté tous les trophées possibles pour un joueur.
Mais il a aussi construit sa légende sur des revers, comme cette demi-finale du Mondial 1970 perdue contre l'Italie, restée comme le "match du siècle", qu'il finit le bras en écharpe après s'être cassé la clavicule droite.
Sur le banc d'entraîneur, il a aussi connu la gloire d'un titre de champion du monde en 1990, et des moments plus difficiles comme son éphémère passage à l'Olympique de Marseille de Bernard Tapie.
Sa carrière de dirigeant débuta très logiquement au Bayern, en occupant l'un des trois sièges de la direction pendant près de deux décennies. Le "conte de fées" de l'été 2006 avec le Mondial dont il décroche l'organisation pour l'Allemagne sera son point d'orgue, grand manitou de l'événement planétaire, côtoyant les dirigeants du monde. Mais une dizaine d'années plus tard, son image sera un temps écornée par des soupçons de corruption pour obtenir l'organisation, accusations qu'il a toujours niées.
Chroniqueur pendant 34 ans dans le quotidien populaire Bild jusqu'en 2016, star des plateaux télé et des spots publicitaires pendant et après sa carrière, le "Kaiser" Franz se sera invité dans le quotidien des Allemands pendant un demi-siècle et laisse un vide béant.
Un "Kaiser" aux multiples facettes
Champion du monde en tant que joueur (1974) puis sélectionneur (1990), président du Bayern et grand organisateur du Mondial 2006: pendant plus d'un demi-siècle Franz Beckenbauer a rythmé le quotidien des Allemands devenant le "Kaiser" aux multiples facettes de l'Allemagne de l'après-guerre.
C'est une histoire que Franz Beckenbauer, décédé dimanche à l'âge de 78 ans, aimait raconter, une anecdote qui a influencé ses choix futurs. A 12 ans, le gamin du quartier populaire et ouvrier d'Obergiesing, dans le sud de la capitale bavaroise, découvre le foot depuis quelques années au SC 1906 Munich.
A l'été 1958, dans un tournoi de jeunes, il affronte le grand club munichois de 1860, qu'il doit rejoindre plus tard. Il a maille à partir pendant la rencontre avec l'un des joueurs des "Löwen", Gerhard König, qui lui met une gifle.
Après la rencontre, Beckenbauer prévient: il refuse d'aller dans "ce club de bagarreurs" et s'engage fièrement avec le rival, le Bayern. Le début d'une très longue histoire entre le Bayern et le jeune Franz, qui va devenir en quelques années le "Kaiser" (l'empereur) allemand.
Né en septembre 1945 dans les ruines de l'Allemagne d'après-guerre, fils d'un directeur de bureau de poste, Franz Beckenbauer rejoint le Bayern en 1964 alors qu'il n'a pas encore 19 ans, et y passe la majeure partie de sa carrière. Il se crée sur mesure un poste adapté à son talent: libéro, évoluant derrière sa défense mais venant régulièrement faire le surnombre en milieu de terrain, d'où il a marqué la majorité de ses plus beaux buts.
Ce joueur racé et élégant, au port toujours altier, s'est bâti un palmarès exceptionnel: quatre titres de champion et autant de Coupe d'Allemagne, deux Ballons d'Or, trois succès d'affilée en Coupe d'Europe des clubs champions, l'ancêtre de la Ligue des champions.
Le bras en écharpe
Avec la sélection, il a réalisé le doublé Championnat d'Europe (1972) et Coupe du monde (1974). Cerise sur le gâteau, le sacre planétaire a lieu chez lui, dans le stade olympique de Munich, à quelques encablures de sa maison natale.
Plus encore que Gerd Müller ou Sepp Maier, ses coéquipiers au sein de la Nationalmannschaft et du Bayern Munich, Franz Beckenbauer a incarné la puissance du football allemand dans les années 1970.
Une photo est restée dans la légende, symbole de son abnégation: Beckenbauer, le bras droit en écharpe, continuant jusqu'au bout et malgré la douleur d'une clavicule cassée la demi-finale du Mondial 1970 perdue contre l'Italie (4-3 en prolongation), dans ce qui est resté le "Match du siècle".
Il joue ses dernières saisons entre New York et Hambourg, avant de raccrocher en 1983 et d'entamer une carrière d'entraîneur, lui qui affirmait comme joueur qu'il n'en avait pas la moindre intention.
Appelé au chevet de la Mannschaft à l'été 1984 après un Euro en France manqué, il hisse la sélection allemande en finale du Mondial 1986, perdue contre l'Argentine de Maradona, avant de prendre sa revanche quatre ans plus tard, contre cette même Argentine, à Rome.
Beckenbauer s'inscrit ainsi dans la légende, devenant le deuxième homme champion du monde comme joueur et sélectionneur, après le Brésilien Mario Zagallo. Le Français Didier Deschamps, qui comme le Kaiser a soulevé le trophée de la Coupe du monde à domicile en 1998, a rejoint ce club très fermé en 2018.
"Sommermärchen" 2006
Peu attiré par le banc d'entraîneur, Franz Beckenbauer rend son tablier de sélectionneur au sommet, et d'entraîneur après un court passage à Marseille. C'est en revanche tout logiquement qu'il prend les rênes de "son" Bayern au début des années 1990, au sein d'un triumvirat aux côtés de Karl-Heinz Rummenigge et Uli Hoeness. Il double parfois sa casquette de président avec celle d'entraîneur intérimaire à deux reprises, avec succès.
Sollicité de toutes parts, il siège au comité exécutif de la FIFA, et l'Allemagne lui confie la mission d'obtenir l'organisation de la Coupe du monde 2006, qu'il décroche en 2000 lors d'un vote serré aux dépens de l'Afrique du Sud (12 à 11).
Le "Sommermärchen", un conte de fées d'été, de 2006 tourne toutefois une décennie plus tard au cauchemar, lorsque des soupçons de corruption viennent écorner un temps l'image du Kaiser.
"Les Allemands souhaitaient obtenir le Mondial, y compris moi. Et nous étions contents d'avoir un Franz Beckenbauer. Il y a un peu d'hypocrisie, on devrait nous tous s'auto-accuser", a récemment estimé l'ancien ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer (Verts).
Beckenbauer sera également suspendu pendant 90 jours par la FIFA de toute activité dans le football (sanction levée au bout de 14 jours), lui l'ancien vice-président de l'instance entre 2007 et 2011 au moment de l'attribution polémique du Mondial 2022 au Qatar en décembre 2010.
Omniprésent dans les médias et à la télévision, star de la publicité pendant et après sa carrière de joueur, Beckenbauer a vu son image, seulement un temps, écornée par ces soupçons.
Avec Keystone-ATS
Une - très - mauvaise affaire pour le FC Lucerne
Le Lausanne-Sport a joué un tour pendable au FC Lucerne. Contraints au nul 0-0 par les Vaudois, les Lucernois ont perdu deux points très précieux dans la course pour le top 6.
Trois jours après le 3-3 renversant contre le FC St. Gall, la formation de Ludovic Magnin n’a rien volé à la swispoarena. Même si Karlo Letica a sorti trois arrêts magnifiques dont une double parade devant Thibaut Klidje et Max Meyer à la demi-heure, elle aurait pu s’imposer. Noë Dussenne, qui fêtait ce dimanche ses 32 ans, a, ainsi, imposé à trois reprises son jeu de tête dans la surface adverse pour trouver la transversale à la 2e minute.
Avec ce nul. Le FC Lucerne est revenu à la hauteur du FC St. Gall, qui occupe cette fameuse 6e place et qui reçoit les Young Boys cet après-midi. Quant au Lausanne-Sport, il compte 7 points d’avance sur les Grasshoppers, barragistes et qui se déplacent à Yverdon ce dimanche.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
3e défaite de suite pour Servette battu par le FC Zurich
Devant 12'677 spectateurs, le Servette FC a subi sa 3e défaite consécutive face au FC Zurich (0-1) samedi à la Praille.
Malgré une excellente seconde mi-temps, les Servettiens ont encore perdu samedi soir devant leur public. Ils ont subi leur troisième défaite consécutive en l'espace d'une semaine à chaque fois par un but d'écart. Entré pour la dernière demi-heure, l'attaquant japonais Takima Nishimura a joué de malchance avec deux envois sur la barre transversale. Ce manque de réussite pénalise lourdement les joueurs de René Weiler. Ceux-ci restent cependant deuxièmes du classement après le match nul du FC Lugano à Winterthour (2-2) samedi après-midi.
Une entame réussie pour la Suisse
La Suisse a entamé de belle manière le tour préliminaire de "son" Euro 2025. A Zurich au Letzigrund, elle a battu la Turquie 3-1. Elle livrera son prochain match mardi en Azerbaïdjan.
Devant 5490 spectateurs, les Suissesses ont eu le bonheur de marquer à trois reprises de la tête, par Viola Calligaris (30e et et 79e) et par Luana Bühler (52e). Les réussites des deux défenseuses illustrent leur emprise sur le plan athlétique. Les protégées de Pia Sundhage ont signé un succès vraiment probant dans la mesure où elles n’ont cessé de porter le danger devant la cage adverse.
Ramona Bachmann demeure l’atout maître de cette équipe de Suisse. La future joueuse de Houston fut dans tous les bons coups pour rappeler qu’il faudra toujours miser sur elle l’an prochain malgré son exil et le poids des ans.
Promotion en vue pour l'Equipe de Suisse
On rappellera que la Suisse est, bien sûr, déjà qualifiée pour l’Euro 2025. Mais elle peut par le biais de ce tour préliminaire retrouver une place dans le groupe A de la Ligue des Nations qu’elle vient de quitter. Elle se doit ainsi de remporter son groupe qui comprend également la Hongrie, tenue en échec (1-1) par l’Azerbaïdjan.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Servette battu à domicile par le Stade Lausanne!
Piégé par le Stade Lausanne, le SFC s'est incliné (1-2) à la Praille pour la première fois depuis plus de six mois.
Servette a perdu des points précieux mercredi soir à la Praille face à la lanterne rouge. Les joueurs de René Weiler se sont une nouvelle pris les pieds dans le tapis à quelques jours d'intervalle. C'est leur deuxième défaite en l'espace de quatre jours après celle subie à Winterthour (0-1).
But de l'ex-grenat Ajdini
Battus pour la première fois à domicile depuis début septembre, ils ont singulièrement peiné face à une formation stadiste disposée en 5-4-1 ultra défensif. Très souvent pris au piège du hors-jeu, ils ne se sont presque pas créé d'occasion de but en première mi-temps. De plus, ils ont été piégés sur l'une des rares contre-attaques des visiteurs conclue par - qui plus est - un ancien junior grenat Alban Ajdini.
Efforts vains
En seconde mi-temps, malgré de très nombreuses opportunités de marquer, ils ne sont pas parvenus parvenus à renverser la vapeur. Certes, Jeremy Guillemenot, l'attaquant grenat le plus remuant, est parvenu à remettre les deux équipes à égalité. Mais les Servettiens qui cherchaient le but de la victoire ont une nouvelle fois été pris de cours sur un nouveau contre conclu par le Moldave Damascan qui avait relayé Ajdini pour le dernier quart du match. Une soirée à oublier pour le onze grenat...
Quoi qu'il en soit les Servettiens ont largement dominé territorialement en première mi-temps, puis au niveau des occasions de but en seconde période. On peut se demander comment ils ont fait pour perdre ce match.
Autre interrogation: ont-ils perdu le rythme après la pause de l’équipe nationale?
C'est le genre de défaite qui doit nous faire réfléchir à nos prestations. Steve Rouiller
Depuis plusieurs semaines, on évoque la possibilité d'un titre de champion de Suisse; n'est-on pas allé plus vite que la musique?
Servette est clairement un candidat au titre. Ricardo Dionisio
Si le défenseur axial bas-valaisan et ses coéquipiers ne crient pas sur tous les toits leurs ambitions de titre national, leurs adversaires eux ne voient pas les choses de la même façon. Pour le coach stadiste R. Dionisio, les Servettiens restent plus que jamais candidats au titre de champions.
Un succès sans prix pour Lausanne
Lausanne enchaîne ! Deux semaines après leur succès contre les Young Boys, les Vaudois se sont imposés 1-0 au Letzigrund devant les Grasshoppers.
Ce succès sur une pelouse où Lausanne n’avait plus gagné depuis dix ans efface l’"horrible" 5-0 du 2 décembre face à ce même adversaire. Il n’a, surtout, pas de prix pour Ludovic Magnin et ses joueurs. Il leur permet de se hisser à la huitième place du classement, devant Yverdon et Bâle, pour creuser un écart de 5 points sur les Grasshoppers, qui occupent la place peu enviable de barragiste.
Sans son capitaine Noé Dussenne suspendu, Lausanne a construit son succès en première période avec le but inscrit de la tête par le défenseur Berkay Dabanli qui a surgi sur un corner d’Olivier Custodio. Cette victoire ne souffre aucune discussion même si la pression adverse fut pressante en fin de rencontre. Mais au niveau de la jouerie, il n’y avait pas vraiment photo entre les deux équipes.
A St. Gall, Lucerne a arraché le point du nul (1-1) dans le temps additionnel grâce à Lars Villiger à la réception d’un centre d’Ardon Jashari. Une défaite aurait placé les Lucernois dans une situation bien inconfortable dans la lutte pour la sixième place. Avec ce résultat, ils restent à 3 points de la barre.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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