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Fonction des actifs
Les actifs de la Banque nationale remplissent d’importantes fonctions sur le plan monétaire. Ils sont formés principalement de l’or et des placements en monnaies étrangères et, pour une petite partie, d’actifs financiers en francs. Leur montant et leur composition dépendent du régime monétaire en vigueur et des besoins de la politique monétaire. La loi sur la BNS (LBN) confie à la Banque nationale la tâche de gérer les réserves monétaires (art. 5, al. 2), dont une part doit consister en or, conformément à l’art. 99, al. 3, de la Constitution fédérale. La Banque nationale détient ses réserves monétaires essentiellement sous forme de placements de devises et d’or. Les réserves monétaires englobent également la position de réserve au FMI et les moyens de paiement internationaux. La Banque nationale a besoin de réserves monétaires pour disposer en tout temps de la marge de manœuvre qui est nécessaire sur le plan monétaire. Ces réserves contribuent en outre à renforcer la confiance et servent à prévenir et à surmonter d’éventuelles crises.
Structure des actifs
Les actifs de la Banque nationale s’établissaient à 499 milliards de francs fin 2012, contre 346 milliards un an auparavant. Leur accroissement de 153 milliards s’explique principalement par l’évolution des réserves monétaires. Celles-ci ont en effet augmenté de 171 milliards, passant à 485 milliards de francs. Leur expansion a découlé des achats de devises, mais aussi, pour une petite part, de plus-values enregistrées sur les réserves monétaires. Par contre, les actifs ne comprenaient plus, fin 2012, de devises provenant de swaps. Les actifs en francs ont fléchi, étant donné que, à la fin de l’année, la BNS ne détenait plus aucune créance en francs résultant de pensions de titres. Le prêt au fonds de stabilisation a continué à diminuer à la suite de remboursements, de paiements d’intérêts et de cessions. Il s’élevait à un peu plus de 4 milliards de francs fin 2012, contre 8 milliards un an auparavant. Il est formé de montants libellés en diverses monnaies et rémunérés au Libor à un mois de la monnaie concernée, majoré de 2,5 points.
Catégories de débiteurs et instruments
Fin 2012, les portefeuilles d’obligations (placements de devises et obligations en francs) étaient constitués de titres émis par des Etats, des établissements paraétatiques, des organisations supranationales, des collectivités locales, des établissements financiers (essentiellement des lettres de gage) et d’autres entreprises. Une partie des devises était placée sur des comptes auprès de banques centrales étrangères et à la Banque des Règlements Internationaux. Les portefeuilles d’actions se composent d’actions de moyennes et de grandes entreprises de pays industrialisés. Dans la gestion des actions également, la Banque nationale s’efforce de ne pas influer sur le marché. Elle ne se considère pas non plus comme un investisseur stratégique. Les actions sont par conséquent gérées de manière passive et conformément à des règles découlant d’une référence stratégique qui consiste en une combinaison d’indices d’actions dans différentes monnaies.