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Pluviolessivats, remontées biologiques et pH du sol
Les pluviolessivats sont l’eau de pluie qui atteint le sol après avoir ruisselé sur le feuillage et l’écorce des branches et des troncs. Lors de ce ruissellement, elle s’enrichit en diverses substances minérales et organiques, dont des anions et des cation minéraux et organiques. Dans un écosystème terrestre, c’est une composante importante du cycle des éléments chimiques.
Les pluviolessivats ont un effet sur le pH du sol. Divers mécanismes chimiques font intervenir les anions et les cations des pluviolessivats, en interaction avec ceux présents dans l’humus. Dans un sol zonal (c’est-à-dire : développé sur un substrat de composition granitique ou proche, en position topographique horizontale, ne recevant comme eau que les précipitations à sa surface, non engorgé, et qui a atteint un stade de développement relativement stable) soumis à un fort drainage climatique, il en résulte un humus moins acide que les horizons situés au dessous. Cela provient d’un déplacement de cations alcalins et alcalino-terreux des horizons profond vers l’humus, lié à une acidification en profondeur.
Sous l’effet de la pollution atmosphérique, la composition des pluviolessivats est affectée. C’est souvent une acidification à partir des émissions humaines de SO2 et de NOx dans l’atmosphère. Cela affecte les processus qui se déroulent dans l’humus et le sol en général. Les anions sulfates particulièrement, quittent le sol entraînés par les eaux de percolation ; avec eux ils entrainent des cations, nécessairement Ca2+, Mg2+, K+ et Na+. Le sol s’appauvrit en CA&AT à mesure que des ions sulfate quittent le sol, alors que ces mêmes ions sulfate avaient apporté au sol des H+. Il en résulte une acidification du sol au delà de ce qui se produit en milieu naturel.