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Vous trouverez ci-dessous les questions qu’on nous pose régulièrement sur nos activités et notre financement. Vous ne trouvez pas de réponse à votre question ? Contactez-nous !
1. Pourquoi la redevance est-elle plus chère en Suisse ?
Particularité helvétique, la SSR produit des émissions en trois et même quatre langues. Elle a pour mandat de proposer une offre équivalente dans toutes les langues, ce qui augmente le coût. On estime que si la SSR produisait des émissions en une seule langue, la redevance serait d’environ Fr 265.-, tout à fait dans la moyenne européenne.
2. Pourquoi la redevance n’est-elle pas perçue à travers l’impôt ?
30% des ménages ne paient pas d’impôt. En outre, la loi prévoit que les cantons, qui sont chargés de la perception, retiennent 17% des montants. Il faudrait trouver une solution pour compenser ces manques.
A noter : la perception par l’impôt impliquerait que les montants alloués à la SSR soient discutés au Parlement, potentiellement chaque année. Cela pourrait ouvrir la porte à une évaluation politique des revenus de la SSR.
3. Pourquoi faut-il payer pour écouter la radio ou regarder la télévision ?
La radio et la télévision de service public est… un service public justement, au même titre que l’eau, la sécurité ou l’école. L’audiovisuel de service public met à la disposition de tous des contenus de qualité, indépendamment du lieu, des revenus ou de l’âge. A noter : la redevance contribue également au financement des radios et télévisions locales qui bénéficient d’une concession, dans certains cas jusqu’à de 70% de leur budget.
4. Pourquoi la SSR n’est-elle pas financée uniquement par la publicité ?
Le financement dual (75% redevance et 25% publicité) permet de maintenir la redevance à un niveau raisonnable. Sans publicité, il faudrait augmenter la redevance ou diminuer les prestations. A l’inverse, le marché publicitaire suisse, à fortiori le marché romand, est trop petit pour financer à lui seul une chaîne généraliste de service public. A noter : une diminution de la publicité sur les chaînes de la SSR profiterait avant tout aux fenêtres publicitaires de TF1, M6, RTL, etc.
5. Pourquoi diffuse-t-on des séries américaines à la RTS ?
La programmation d’une chaîne tv de service public est un art délicat, qui doit associer des rendez-vous connus et des nouveautés, des choses attendues et des découvertes. Les séries, américaines ou européennes, sont plébiscitées par une partie importante du public, dont les goûts et les attentes sont aussi pris en compte par la RTS. A noter : une série originale produite en Suisse coûte environ 100 fois plus cher qu’une série achetée à l’étranger.
6. Pourquoi ne pas économiser sur le sport et proposer plus de culture ?
La RTS a une politique de programme généraliste, c’est-à-dire qu’elle s’efforce de proposer des contenus intéressants pour chacun. C’est le mandat de la SSR, établi par le Conseil fédéral, qui précise l’étendue des prestations que nous devons fournir.
7. Pourquoi ne pas payer uniquement le contenu que l’on consomme ?
C’est une idée coûteuse pour le public. Un match ou un film coûtent aujourd’hui Frs 3.- à Frs 7.- en pay per view. Qui regarde un de chaque par semaine paie donc Frs 500.- par année, sans infos, sans magazines, sans internet et sans radio. A noter : payer ce qu’on consomme relève d’une philosophie différente de celle du service public, qui met toute son offre à disposition de tous, et qui a pour mission de faire découvrir toutes sortes de sujets et points de vue, même minoritaires. A noter aussi : lors de l’Euro de foot, la RTS diffusait tous les matches ; en France, 40% des matches n’étaient disponibles qu’en pay per view.
Si l’on additionne la consultation de contenus RTS sur les supports radio et tv traditionnels, sur internet, sur les app mobiles, les plateformes tierces (Facebook, YouTube, etc.), les réseaux sociaux et les archives, 94% des Suisse romands sont au contact de contenus de la RTS.