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Moule à cierges
Le moule à cierges était utilisé au cours du 19e siècle pour la fabrication des bougies par le personnel d’église. Il fallait disposer les mèches dans le moule en bois avant de le refermer à l’aide de charnières, le placer verticalement et verser la cire dans les interstices. Une fois que la cire était refroidie, il suffisait d’ouvrir le moule et d’en sortir les dix cierges. Au tournant du 20e siècle, il est souvent remplacé par des moules en fonte.
Initialement, les cierges étaient, comme leur nom l’indique, en cire. Jusqu’au 19e siècle, la plupart d’entre eux étaient conçus en cire d’abeille selon des procédés complexes (à la cuillère ou à la main). Ces bougies offraient l’avantage de se consumer lentement et de sentir bon, contrairement aux populaires chandelles en suif (graisse animale), qui étaient salissantes et malodorantes. Mais cette cire d’abeille était coûteuse et, de ce fait, était principalement réservée à la noblesse et au clergé. Encore plus onéreuse, la cire de spermaceti (ou blanc de baleine) était employée principalement dans les pays anglo-saxons.
Apparaissant tour à tour dans les années 1820-1830, les bougies stéariques (initialement en suif débarrassé d’oléine) et les bougies en paraffine (cire minérale) dégageaient moins de fumée que les chandelles. En outre, elles étaient pourvues d’une mèche torsadée et traitée, qui mettait fin à l’ancestral mouchage. Malgré ces qualités, il faudra attendre le début du 20e siècle et de nombreuses optimisations pour qu’elles supplantent les chandelles et les bougies en cire d’abeille.
Ce moule à cierges a ainsi pu accueillir de la cire d’abeille, de la stéarine, de la paraffine ou des mélanges de différentes cires. Il est possible également qu’il ait servi à donner une seconde vie aux cierges qui n’étaient pas totalement consumés et dont les restes étaient refondus.
Photo : Mathieu Bernard-Reymond © MCAH