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Le projet de loi étend le financement via la redevance au-delà de la radio et de la télévision à des acteurs purement numériques et présuppose un affaiblissement de la position des journaux indépendants et de leurs propres offres numériques, selon Pietro Supino (archives).
KEYSTONE/MELANIE DUCHENE(sda-ats)
Le président des éditeurs alémaniques et de Tamedia Pietro Supino accuse l'Etat et le législateur de ne pas soutenir les médias indépendants. Le projet de loi sur les médias électroniques affaiblit la diversité de la presse et des opinions, écrit-il dans une tribune.
Le projet de loi étend le financement via la redevance au-delà de la radio et de la télévision à des acteurs purement numériques et présuppose un affaiblissement de la position des journaux indépendants et de leurs propres offres numériques, écrit M. Supino dans une colonne du Tages-Anzeiger, un des journaux appartenant à sa maison d'édition.
Promulguée dans cette version, "la loi serait néfaste." Le patron de presse, âgé de 52 ans, critique en outre que l'aide étatique directe aux médias fait concurrence aux offres financées par le secteur privé et réduit de fait son attrait pour les investisseurs privés. Cette tribune réaffirme la position des éditeurs face à la nouvelle loi sur les médias audiovisuels.
Le Conseil fédéral veut avec cette nouvelle loi redéfinir l'avenir du paysage audiovisuel. La manne issue de la redevance ne sera pas uniquement perçue par les télés et les radios mais pourra également être obtenue par des médias offrant du contenu numérique.
Dans son commentaire, Pietro Supino fait de vertes réprimandes à la politique. Il laisse entendre que la politique des médias manque de vision d'ensemble. Le projet de loi est, selon lui, un concept "incompréhensible", sens et objectifs restant complètement ouverts. La politique veut-elle faire converger le monde médiatique ou non, demande-t-il ainsi en substance.
ATS