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Point 1: Le PL serait-il une prime à l’illégalité?
L’entreprise de la Sablière du Cannelet exerce son activité de recyclage depuis 34 ans sur le terrain qui lui a été désigné par les autorités communales de l’époque. L’activité n’est pas illégale au sens où elle serait nocive pour l’environnement et la santé des humains ou exercée à l’insu de tous depuis toutes ces années. C’est tout le contraire.
En 1986, l’Etat de Genève a donné une autorisation provisoire à l’entreprise pour qu’elle puisse exercer une activité inscrite dans la Constitution et fidèle aux principes d’ECOMAT sur l’économie circulaire (“Les déchets des uns deviennent les matières premières des autres”). En 1996, L’Etat fait un pas de plus en accordant une exceptionnelle (et maladroite) autorisation de construire sans déclassement de zone. Les oppositions ont fusé de partout et le Conseil d’Etat a été contredit par le Tribunal fédéral. En 2010, une motion parlementaire a sommé le Conseil d’Etat de s’occuper correctement de ce dossier.
Le PL 11976 concrétise ce qui aurait dû être réalisé depuis longtemps : doter Genève d’infrastructures qui lui permettent de préserver concrètement ses ressources naturelles en diminuant l’extraction de matériaux nobles dans les sablières et les carrières en promouvant les activités de recyclage, capitales pour construire un futur durable.