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A. A.G. à Chézard a déposé le 24 février 1992 une demande de prestations complémentaires à l'assurance-invalidité pour sa fille S.G., née en 1971. Dans le formulaire qu'il a rempli, l'inté- ressé a indiqué que l'assurée disposait d'une fortune de 5'493 francs, que celle-ci produisait un revenu annuel de 295 francs et que son loyer s'éle- vait à 895 francs par mois. A compter du 1er janvier 1992, S.G. a été mise au bénéfice de prestations complémentaires calculées sur la base notamment des montants susindiqués. Le 5 novembre 1996, S.G. a rempli une demande de révision desdites prestations complémentaires. A cette occasion, elle a annoncé une fortune mobilière de 10'000 francs et précisé qu'elle faisait ménage commun avec ses parents. L'agence communale AVS de Chézard-St- Martin a mentionné, au pied du formulaire, que l'assurée avait été taxée en 1996 sur une fortune effective de 35'000 francs. A la demande de la Caisse cantonale neuchâteloise de compensation (CCNC), la même agence a précisé que la valeur d'estimation cadastrale de l'immeuble où se situe le logement de l'intéressé était de 616'000 francs et que la valeur locative dudit logement, occupé par trois personnes, était de 18'000 francs par année. La CCNC a recalculé les prestations complémentaires auxquelles S.G. avait droit du 1er janvier 1995 au 31 août 1997, en pre- nant en considération une fortune de 39'000 francs au 1er janvier 1995 et de 35'000 francs par la suite, ainsi qu'un loyer net sans charges de 500 francs par mois. Par décision du 5 août 1997, la caisse de compensation a réclamé à l'assurée restitution de 19'845 francs pour les prestations complémentaires versées en trop durant cette période. B. S'adressant à la CCNC par courrier du 20 août 1997, A.G. a allégué que la fortune de sa fille S.G. se montait à 11'433.60 francs à fin 1996. Il a soutenu aussi que le loyer retenu par le fisc pour son appartement était trop faible. Il a sollicité de la caisse de compensation une reconsidération de la situation de l'assurée. La CCNC a requis de nouveaux renseignements fiscaux sur cette dernière et invité celle-ci à lui remettre des relevés de tous ses comptes bancaires depuis le 1er janvier 1992. Une fois le dossier complété par ces renseignements, la caisse de compensation a écrit à A.G. la lettre suivante le 9 octobre 1997 : "Nous accusons bonne réception des documents annexés à votre lettre du 11 septembre 1997 et vous en remercions. Après un examen attentif du dossier de votre fille, suite à notre décision de demande de restitution du 5.8.1997, nous pouvons prendre position comme suit : Fortune La prise en compte de la fortune a comme base l'imposition fiscale, qui se présente comme suit : 1995, fortune fr. 39'000.- 1996, " fr. 35'000.- 1997, " fr. 31'000.- Nous ne pouvons donc pas prendre en considération le montant de 10'000 francs indiqué dans la demande de révision du 5.11.1996. Loyer Pour modifier le loyer pris en compte dans notre dernière décision, nous devrons tenir compte de la nouvelle taxation du revenu locatif de votre appartement, sans le garage, la grange et le bureau. Nous attendons avec intérêt votre prise de position et res- tons à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire." Le 21 octobre 1997, A.G. a derechef manifesté son oppo- sition auprès de la caisse de compensation. Il a soutenu que la fortune de sa fille n'a jamais dépassé 11'000 francs et que la valeur locative de son appartement s'élevait à 2'700 francs par mois. C. Le 30 octobre 1997, la CCNC transmet au Tribunal administratif, avec sa décision du 5 août précédent, les courriers de A.G. des 22 août et 21 octobre 1997, estimant que ceux-ci sont constitutifs de re- cours. Dans ses observations du 25 novembre 1997, la caisse de compen- sation relève que la fortune de l'assurée au 31 décembre 1996 s'élevait, selon le fisc, à 31'000 francs, ce qui devrait conduire à reconnaître à l'intéressé un droit à des prestations complémentaires de 77,20 francs - et non pas de 55 francs seulement - par mois à partir du 1er janvier 1997. Pour le surplus, la CCNC conclut au rejet du recours. C O N S I D E R A N T en droit 1. a) Conformément à un principe général du droit des assurances sociales, l'administration peut reconsidérer une décision formellement passée en force de chose jugée et sur laquelle une autorité judiciaire ne s'est pas prononcée quant au fond, à condition qu'elle soit sans nul doute erronée et que sa rectification revête une importance notable. Ce- pendant, l'administration n'est pas tenue de reconsidérer les décisions qui remplissent les conditions fixées; elle en a simplement la faculté et ni l'assuré ni le juge ne peuvent l'y contraindre (ATF 122 V 368, 21 cons.3a et les références). Avant que soit écoulé le délai pour recourir contre une décision, l'administration peut revenir sur celle-ci sans que soient remplies les conditions susmentionnées (ATF 122 V 369 cons.3 in fine et les références). Toutefois, lorsque l'administration entre en ma- tière sur une demande de reconsidération et examine si les conditions en sont remplies, avant de statuer au fond par une nouvelle décision de re- fus, celle-ci est susceptible d'être attaquée par la voie d'un recours. Le contrôle juridictionnel dans la procédure de recours subséquente se limite alors au point de savoir si les conditions d'une reconsidération (inexac- titude manifeste de la décision initiale et importance notable de la rec- tification) sont réunies (ATF 119 V 479 cons.cc et les références). Si, au contraire, l'administration entre en matière, instruit la demande et rend une nouvelle décision au fond, celle-ci peut faire l'objet d'un recours pour des motifs de fond. b) En l'espèce, la lettre de A.G. du 20 août 1997, qui a fait suite à la décision formelle de la caisse de compensation du 5 août précédent, est intervenue dans le délai de 30 jours utile pour attaquer ce prononcé (art.20 LCPC). De son contenu, il ressort qu'elle avait été précédée d'un contact téléphonique entre un représentant de la caisse de compensation et son auteur, lequel a manifesté clairement son désir de voir ladite décision reconsidérée sur le vu de la liasse de pièces qu'il a jointe à son courrier. Le 3 septembre 1997 - alors que le délai de recours susmentionné n'était toujours pas venu à échéance -, la CCNC a invité A.G. à lui faire parvenir "les détails des écritures de tous les comptes bancaires de (sa) fille". Ce faisant, la caisse de compensation a complété l'instruction de la cause au fond et, par ce fait même, est en- trée en matière sur une demande de reconsidération de sa décision du 5 août 1997. Après examen, elle n'a toutefois pas rendu un nouveau prononcé. Elle s'est limitée, le 9 octobre 1997, à prendre position sur le montant de la fortune qui devait être retenu et elle a indiqué à son interlocuteur à quelles conditions elle modifierait le loyer à considérer. Dans ces circonstances, le Tribunal administratif ne saurait tenir le courrier de A.G. à la CCNC du 20 août 1997 pour un re- cours et entrer en matière, car la procédure de réexamen de la décision du 5 août 1997 a été ouverte par la caisse de compensation, comme cela a été relevé ci-dessus. Il se justifie d'autant moins pour la Cour de céans d'entrer en matière qu'à teneur de la jurisprudence rappelée plus haut elle n'aurait pas eu le pouvoir de contraindre la caisse de compensation à ce réexamen et ne peut donc pas - même par économie de procédure - se substituer à elle pour trancher la cause au fond. Par ailleurs, la lettre du 9 octobre 1997 de la CCNC au père de l'assurée ne peut être tenue pour une décision formelle qui aurait clos la procédure de reconsidération, à mesure que son auteur y invite A.G. à donner une fois de plus son avis sur la cause. D'ailleurs, cet acte ne comporte ni le terme de "décision" ou le verbe "décider", ni l'indication des voies de recours. Au demeurant, dans ses observations, la CCNC reconnaît qu'il y a lieu, sur la base des nouveaux éléments de fait qu'elle recueillis, de modifier la décision en question. Ainsi, ni l'écriture de A.G. du 20 août 1997 - qui cons- titue une demande de réexamen -, ni celle du 21 octobre 1997 - qui n'est qu'une prise de position sur les intentions de la caisse de compensation - ne réunissent les conditions nécessaires pour former un recours valable. 2. Cela étant, il incombera à la CCNC de rendre une nouvelle déci- sion formelle après avoir achevé l'instruction de la procédure de réexamen qu'elle a ouverte. A défaut, elle commettrait un déni de justice formel (ATF 114 V 147 cons.3a). Il est statué sans frais, la procédure étant en principe gra- tuite (art.85 al.2 litt.a LAVS en corrélation avec l'art.7 LPC). Il n'y a en outre pas lieu à allocation de dépens. Par ces motifs, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 1. Refuse d'entrer en matière et retourne la cause à la Caisse cantonale neuchâteloise de compensation. 2. Dit qu'il est statué sans frais ni dépens. Neuchâtel, le 23 janvier 1998

A. A.G. à Chézard a déposé le 24 février 1992 une demande

A. A.G. à Chézard a déposé le 24 février 1992 une demande de prestations complémentaires à l'assurance-invalidité pour sa fille

de prestations complémentaires à l'assurance-invalidité pour sa fille S.G., née en 1971. Dans le formulaire qu'il a rempli, l'inté-

S.G., née en 1971. Dans le formulaire qu'il a rempli, l'inté- ressé a indiqué que l'assurée disposait d'une fortune de 5'493 francs, que

ressé a indiqué que l'assurée disposait d'une fortune de 5'493 francs, que celle-ci produisait un revenu annuel de 295 francs et que son loyer s'éle-

celle-ci produisait un revenu annuel de 295 francs et que son loyer s'éle- vait à 895 francs par mois. A compter du 1er janvier 1992, S.G. a été mise au bénéfice de prestations complémentaires calculées sur la base notamment des montants susindiqués. vait à 895 francs par mois. A compter du 1er janvier 1992, S.G. a été mise au bénéfice de prestations complémentaires calculées sur la base notamment des montants susindiqués. Le 5 novembre 1996, S.G. a rempli une demande de

Le 5 novembre 1996, S.G. a rempli une demande de révision desdites prestations complémentaires. A cette occasion, elle a

révision desdites prestations complémentaires. A cette occasion, elle a annoncé une fortune mobilière de 10'000 francs et précisé qu'elle faisait

annoncé une fortune mobilière de 10'000 francs et précisé qu'elle faisait ménage commun avec ses parents. L'agence communale AVS de Chézard-St-

ménage commun avec ses parents. L'agence communale AVS de Chézard-St- Martin a mentionné, au pied du formulaire, que l'assurée avait été taxée

Martin a mentionné, au pied du formulaire, que l'assurée avait été taxée en 1996 sur une fortune effective de 35'000 francs. A la demande de la

en 1996 sur une fortune effective de 35'000 francs. A la demande de la Caisse cantonale neuchâteloise de compensation (CCNC), la même agence a

Caisse cantonale neuchâteloise de compensation (CCNC), la même agence a précisé que la valeur d'estimation cadastrale de l'immeuble où se situe le

précisé que la valeur d'estimation cadastrale de l'immeuble où se situe le logement de l'intéressé était de 616'000 francs et que la valeur locative

logement de l'intéressé était de 616'000 francs et que la valeur locative dudit logement, occupé par trois personnes, était de 18'000 francs par

dudit logement, occupé par trois personnes, était de 18'000 francs par année. La CCNC a recalculé les prestations complémentaires auxquelles

année. La CCNC a recalculé les prestations complémentaires auxquelles S.G. avait droit du 1er janvier 1995 au 31 août 1997, en pre-

S.G. avait droit du 1er janvier 1995 au 31 août 1997, en pre- nant en considération une fortune de 39'000 francs au 1er janvier 1995 et

nant en considération une fortune de 39'000 francs au 1er janvier 1995 et de 35'000 francs par la suite, ainsi qu'un loyer net sans charges de 500

de 35'000 francs par la suite, ainsi qu'un loyer net sans charges de 500 francs par mois. Par décision du 5 août 1997, la caisse de compensation a

francs par mois. Par décision du 5 août 1997, la caisse de compensation a réclamé à l'assurée restitution de 19'845 francs pour les prestations

réclamé à l'assurée restitution de 19'845 francs pour les prestations complémentaires versées en trop durant cette période. complémentaires versées en trop durant cette période. B. S'adressant à la CCNC par courrier du 20 août 1997, A.G. a allégué que la fortune de sa fille S.G. se montait à 11'433.60 francs à fin 1996. Il a soutenu aussi que le loyer retenu par le fisc pour son appartement était trop faible. Il a sollicité de la caisse de compensation une reconsidération de la situation de l'assurée. La CCNC a requis de nouveaux renseignements fiscaux sur cette dernière et invité celle-ci à lui remettre des relevés de tous ses comptes bancaires depuis le 1er janvier 1992. Une fois le dossier complété par ces renseignements, la caisse de compensation a écrit à A.G. la lettre suivante le 9 octobre 1997 :

B. S'adressant à la CCNC par courrier du 20 août 1997, A.G. a allégué que la fortune de sa fille S.G. se montait à 11'433.60 francs à fin 1996. Il a soutenu aussi que le loyer retenu par le fisc pour son appartement était trop faible. Il a sollicité de la caisse de compensation une reconsidération de la situation de l'assurée. La CCNC a requis de nouveaux renseignements fiscaux sur cette dernière et invité celle-ci à lui remettre des relevés de tous ses comptes bancaires depuis le 1er janvier 1992. Une fois le dossier complété par ces renseignements, la caisse de compensation a écrit à A.G. la lettre suivante le 9 octobre 1997 : "Nous accusons bonne réception des documents annexés à votre

"Nous accusons bonne réception des documents annexés à votre lettre du 11 septembre 1997 et vous en remercions. lettre du 11 septembre 1997 et vous en remercions. Après un examen attentif du dossier de votre fille, suite à

Après un examen attentif du dossier de votre fille, suite à notre décision de demande de restitution du 5.8.1997, nous

notre décision de demande de restitution du 5.8.1997, nous pouvons prendre position comme suit :

pouvons prendre position comme suit : Fortune

Fortune La prise en compte de la fortune a comme base l'imposition

La prise en compte de la fortune a comme base l'imposition fiscale, qui se présente comme suit :

fiscale, qui se présente comme suit : 1995, fortune fr. 39'000.-

1995, fortune fr. 39'000.- 1996, " fr. 35'000.-

1996, " fr. 35'000.- 1997, " fr. 31'000.-

1997, " fr. 31'000.- Nous ne pouvons donc pas prendre en considération le montant

Nous ne pouvons donc pas prendre en considération le montant de 10'000 francs indiqué dans la demande de révision du

de 10'000 francs indiqué dans la demande de révision du 5.11.1996.

5.11.1996. Loyer

Loyer Pour modifier le loyer pris en compte dans notre dernière

Pour modifier le loyer pris en compte dans notre dernière décision, nous devrons tenir compte de la nouvelle taxation

décision, nous devrons tenir compte de la nouvelle taxation du revenu locatif de votre appartement, sans le garage, la

du revenu locatif de votre appartement, sans le garage, la grange et le bureau. grange et le bureau. Nous attendons avec intérêt votre prise de position et res-

Nous attendons avec intérêt votre prise de position et res- tons à votre entière disposition pour tout renseignement

tons à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire."

complémentaire." Le 21 octobre 1997, A.G. a derechef manifesté son oppo-

Le 21 octobre 1997, A.G. a derechef manifesté son oppo- sition auprès de la caisse de compensation. Il a soutenu que la fortune de

sition auprès de la caisse de compensation. Il a soutenu que la fortune de sa fille n'a jamais dépassé 11'000 francs et que la valeur locative de son

sa fille n'a jamais dépassé 11'000 francs et que la valeur locative de son appartement s'élevait à 2'700 francs par mois. appartement s'élevait à 2'700 francs par mois. C. Le 30 octobre 1997, la CCNC transmet au Tribunal administratif,

C. Le 30 octobre 1997, la CCNC transmet au Tribunal administratif, avec sa décision du 5 août précédent, les courriers de A.G. des 22

avec sa décision du 5 août précédent, les courriers de A.G. des 22 août et 21 octobre 1997, estimant que ceux-ci sont constitutifs de re-

août et 21 octobre 1997, estimant que ceux-ci sont constitutifs de re- cours. cours. Dans ses observations du 25 novembre 1997, la caisse de compen-

Dans ses observations du 25 novembre 1997, la caisse de compen- sation relève que la fortune de l'assurée au 31 décembre 1996 s'élevait,

sation relève que la fortune de l'assurée au 31 décembre 1996 s'élevait, selon le fisc, à 31'000 francs, ce qui devrait conduire à reconnaître à

selon le fisc, à 31'000 francs, ce qui devrait conduire à reconnaître à l'intéressé un droit à des prestations complémentaires de 77,20 francs -

l'intéressé un droit à des prestations complémentaires de 77,20 francs - et non pas de 55 francs seulement - par mois à partir du 1er janvier 1997. et non pas de 55 francs seulement - par mois à partir du 1er janvier 1997. Pour le surplus, la CCNC conclut au rejet du recours.

Pour le surplus, la CCNC conclut au rejet du recours. C O N S I D E R A N T

C O N S I D E R A N T en droit

en droit 1. a) Conformément à un principe général du droit des assurances

1. a) Conformément à un principe général du droit des assurances sociales, l'administration peut reconsidérer une décision formellement

sociales, l'administration peut reconsidérer une décision formellement passée en force de chose jugée et sur laquelle une autorité judiciaire ne

passée en force de chose jugée et sur laquelle une autorité judiciaire ne s'est pas prononcée quant au fond, à condition qu'elle soit sans nul

s'est pas prononcée quant au fond, à condition qu'elle soit sans nul doute erronée et que sa rectification revête une importance notable. Ce-

doute erronée et que sa rectification revête une importance notable. Ce- pendant, l'administration n'est pas tenue de reconsidérer les décisions

pendant, l'administration n'est pas tenue de reconsidérer les décisions qui remplissent les conditions fixées; elle en a simplement la faculté et

qui remplissent les conditions fixées; elle en a simplement la faculté et ni l'assuré ni le juge ne peuvent l'y contraindre (ATF 122 V 368, 21

ni l'assuré ni le juge ne peuvent l'y contraindre (ATF 122 V 368, 21 cons.3a et les références). Avant que soit écoulé le délai pour recourir

cons.3a et les références). Avant que soit écoulé le délai pour recourir contre une décision, l'administration peut revenir sur celle-ci sans que

contre une décision, l'administration peut revenir sur celle-ci sans que soient remplies les conditions susmentionnées (ATF 122 V 369 cons.3 in

soient remplies les conditions susmentionnées (ATF 122 V 369 cons.3 in fine et les références). Toutefois, lorsque l'administration entre en ma-

fine et les références). Toutefois, lorsque l'administration entre en ma- tière sur une demande de reconsidération et examine si les conditions en

tière sur une demande de reconsidération et examine si les conditions en sont remplies, avant de statuer au fond par une nouvelle décision de re-

sont remplies, avant de statuer au fond par une nouvelle décision de re- fus, celle-ci est susceptible d'être attaquée par la voie d'un recours. Le

fus, celle-ci est susceptible d'être attaquée par la voie d'un recours. Le contrôle juridictionnel dans la procédure de recours subséquente se limite

contrôle juridictionnel dans la procédure de recours subséquente se limite alors au point de savoir si les conditions d'une reconsidération (inexac-

alors au point de savoir si les conditions d'une reconsidération (inexac- titude manifeste de la décision initiale et importance notable de la rec-

titude manifeste de la décision initiale et importance notable de la rec- tification) sont réunies (ATF 119 V 479 cons.cc et les références). Si, au

tification) sont réunies (ATF 119 V 479 cons.cc et les références). Si, au contraire, l'administration entre en matière, instruit la demande et rend

contraire, l'administration entre en matière, instruit la demande et rend une nouvelle décision au fond, celle-ci peut faire l'objet d'un recours

une nouvelle décision au fond, celle-ci peut faire l'objet d'un recours pour des motifs de fond. pour des motifs de fond. b) En l'espèce, la lettre de A.G. du 20 août 1997, qui a

b) En l'espèce, la lettre de A.G. du 20 août 1997, qui a fait suite à la décision formelle de la caisse de compensation du 5 août

fait suite à la décision formelle de la caisse de compensation du 5 août précédent, est intervenue dans le délai de 30 jours utile pour attaquer

précédent, est intervenue dans le délai de 30 jours utile pour attaquer ce prononcé (art.20 LCPC). De son contenu, il ressort qu'elle avait été

ce prononcé (art.20 LCPC). De son contenu, il ressort qu'elle avait été précédée d'un contact téléphonique entre un représentant de la caisse de

précédée d'un contact téléphonique entre un représentant de la caisse de compensation et son auteur, lequel a manifesté clairement son désir de

compensation et son auteur, lequel a manifesté clairement son désir de voir ladite décision reconsidérée sur le vu de la liasse de pièces qu'il a

voir ladite décision reconsidérée sur le vu de la liasse de pièces qu'il a jointe à son courrier. Le 3 septembre 1997 - alors que le délai de recours

jointe à son courrier. Le 3 septembre 1997 - alors que le délai de recours susmentionné n'était toujours pas venu à échéance -, la CCNC a invité

susmentionné n'était toujours pas venu à échéance -, la CCNC a invité A.G. à lui faire parvenir "les détails des écritures de tous les

A.G. à lui faire parvenir "les détails des écritures de tous les comptes bancaires de (sa) fille". Ce faisant, la caisse de compensation a

comptes bancaires de (sa) fille". Ce faisant, la caisse de compensation a complété l'instruction de la cause au fond et, par ce fait même, est en-

complété l'instruction de la cause au fond et, par ce fait même, est en- trée en matière sur une demande de reconsidération de sa décision du 5

trée en matière sur une demande de reconsidération de sa décision du 5 août 1997. Après examen, elle n'a toutefois pas rendu un nouveau prononcé. août 1997. Après examen, elle n'a toutefois pas rendu un nouveau prononcé. Elle s'est limitée, le 9 octobre 1997, à prendre position sur le montant

Elle s'est limitée, le 9 octobre 1997, à prendre position sur le montant de la fortune qui devait être retenu et elle a indiqué à son interlocuteur

de la fortune qui devait être retenu et elle a indiqué à son interlocuteur à quelles conditions elle modifierait le loyer à considérer.

à quelles conditions elle modifierait le loyer à considérer. Dans ces circonstances, le Tribunal administratif ne saurait

Dans ces circonstances, le Tribunal administratif ne saurait tenir le courrier de A.G. à la CCNC du 20 août 1997 pour un re-

tenir le courrier de A.G. à la CCNC du 20 août 1997 pour un re- cours et entrer en matière, car la procédure de réexamen de la décision

cours et entrer en matière, car la procédure de réexamen de la décision du 5 août 1997 a été ouverte par la caisse de compensation, comme cela a

du 5 août 1997 a été ouverte par la caisse de compensation, comme cela a été relevé ci-dessus. Il se justifie d'autant moins pour la Cour de céans

été relevé ci-dessus. Il se justifie d'autant moins pour la Cour de céans d'entrer en matière qu'à teneur de la jurisprudence rappelée plus haut

d'entrer en matière qu'à teneur de la jurisprudence rappelée plus haut elle n'aurait pas eu le pouvoir de contraindre la caisse de compensation à

elle n'aurait pas eu le pouvoir de contraindre la caisse de compensation à ce réexamen et ne peut donc pas - même par économie de procédure - se

ce réexamen et ne peut donc pas - même par économie de procédure - se substituer à elle pour trancher la cause au fond. substituer à elle pour trancher la cause au fond. Par ailleurs, la lettre du 9 octobre 1997 de la CCNC au père de

Par ailleurs, la lettre du 9 octobre 1997 de la CCNC au père de l'assurée ne peut être tenue pour une décision formelle qui aurait clos la

l'assurée ne peut être tenue pour une décision formelle qui aurait clos la procédure de reconsidération, à mesure que son auteur y invite A.G. à donner une fois de plus son avis sur la cause. D'ailleurs, cet acte ne comporte ni le terme de "décision" ou le verbe "décider", ni l'indication des voies de recours. Au demeurant, dans ses observations, la CCNC reconnaît qu'il y a lieu, sur la base des nouveaux éléments de fait qu'elle recueillis, de modifier la décision en question. procédure de reconsidération, à mesure que son auteur y invite A.G. à donner une fois de plus son avis sur la cause. D'ailleurs, cet acte ne comporte ni le terme de "décision" ou le verbe "décider", ni l'indication des voies de recours. Au demeurant, dans ses observations, la CCNC reconnaît qu'il y a lieu, sur la base des nouveaux éléments de fait qu'elle recueillis, de modifier la décision en question. Ainsi, ni l'écriture de A.G. du 20 août 1997 - qui cons-

Ainsi, ni l'écriture de A.G. du 20 août 1997 - qui cons- titue une demande de réexamen -, ni celle du 21 octobre 1997 - qui n'est

titue une demande de réexamen -, ni celle du 21 octobre 1997 - qui n'est qu'une prise de position sur les intentions de la caisse de compensation -

qu'une prise de position sur les intentions de la caisse de compensation - ne réunissent les conditions nécessaires pour former un recours valable. ne réunissent les conditions nécessaires pour former un recours valable. 2. Cela étant, il incombera à la CCNC de rendre une nouvelle déci-

2. Cela étant, il incombera à la CCNC de rendre une nouvelle déci- sion formelle après avoir achevé l'instruction de la procédure de réexamen

sion formelle après avoir achevé l'instruction de la procédure de réexamen qu'elle a ouverte. A défaut, elle commettrait un déni de justice formel

qu'elle a ouverte. A défaut, elle commettrait un déni de justice formel (ATF 114 V 147 cons.3a).

(ATF 114 V 147 cons.3a). Il est statué sans frais, la procédure étant en principe gra-

Il est statué sans frais, la procédure étant en principe gra- tuite (art.85 al.2 litt.a LAVS en corrélation avec l'art.7 LPC). Il n'y a

tuite (art.85 al.2 litt.a LAVS en corrélation avec l'art.7 LPC). Il n'y a en outre pas lieu à allocation de dépens. en outre pas lieu à allocation de dépens. Par ces motifs,

Par ces motifs, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF

LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 1. Refuse d'entrer en matière et retourne la cause à la Caisse cantonale

1. Refuse d'entrer en matière et retourne la cause à la Caisse cantonale neuchâteloise de compensation. neuchâteloise de compensation. 2. Dit qu'il est statué sans frais ni dépens.

2. Dit qu'il est statué sans frais ni dépens. Neuchâtel, le 23 janvier 1998

Neuchâtel, le 23 janvier 1998