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Depuis des milliers d'années, les zoos offrent aux gens la possibilité d’observer de près des animaux sauvages d’ordinaire difficile d’accès de par leur dangerosité ou leur timidité. En Europe de l’Ouest, les zoos respectent généralement les lois en ce qui concerne la détention d'animaux sauvages tels que les ours, les lions, les tigres, etc. Tous les États membres de l'Union européenne ont pour obligation de respecter la directive sur les zoos (directive relative à la détention d'animaux sauvages dans un environnement zoologique), qui vise à garantir que les zoos contribuent à la conservation de la biodiversité et à l'éducation du public. Les obligations des zoos consistent notamment à répondre aux besoins biologiques des animaux et à contribuer à leur conservation, mais elles consistent également à contribuer à l'éducation et à la recherche.
Malheureusement, les animaux sauvages détenus dans des zoos d'Europe de l'Est sont encore souvent contraints de vivre dans de minuscules espaces et dans des conditions épouvantables. Par conséquent, bien que de multiples autres raisons en soient aussi la cause, les animaux des zoos développent des comportements stéréotypés, aussi appelés stéréotypies, qui ne passent pas inaperçus auprès des visiteurs des zoos. Par exemple, si les animaux effectuent les mêmes mouvements sur un laps de temps relativement long, on peut en conclure que ceux-ci souffrent de troubles du comportement dus à leurs conditions de détention difficiles ou inadaptées. Le stress, l'ennui et le bruit peuvent hélas aggraver ces troubles. Toutefois, l'absence de tels troubles ne signifie malheureusement pas nécessairement que les animaux se trouvent dans de bonnes conditions mentales et/ou physiques. Les grands félins, par exemple, savent souvent très bien dissimuler leurs souffrances. Parmi les conditions d'élevage inadaptées, on retrouve par exemple, un espace limité, un piètre aménagement des enclos, un manque d'enrichissement ou de possibilités de se retirer ou de se cacher ou encore une reproduction incontrôlée des animaux, voire une consanguinité.
Non-respect de la législation et problèmes de permise
Tous les pays d'Europe de l'Est ne font pas partie de l'Union européenne et dans les pays non-membres de l'UE, les normes associées aux détentions d’animaux dans les zoos sont souvent médiocres. Dans l'Union européenne, la directive sur les zoos a été adoptée en 1999. Bien que tous les zoos de l'Union européenne soient tenus de respecter ces directives, celles-ci n'ont toujours pas été appliquées dans tous les États membres, et ce, même des années après leur entrée en vigueur. La plupart des États membres d'Europe de l'Est ont transposé ces directives au niveau national, mais il est rare de voir ces lois correctement appliquées.
Ceci s’explique par le fait que les autorités locales appliquent la législation nationale en vigueur dans leur pays un peu comme ils l’entendent. Souvent, le savoir-faire fait défaut et les possibilités d’évolutions professionnelles ne sont pas offertes au personnel des zoos. Cette situation a déjà conduit de nombreux zoos d'Europe de l'Est à perdre leur permis de détention d'animaux sauvages tels que pour les ours, les lions et les tigres. D’ailleurs, certains zoos qui sont fermés depuis des années y ont laissé les animaux qui, à ce jour, continuent de souffrir. D'autres zoos restent ouverts et continuent leurs opérations sans permis, ou bien ont obtenu des autorisations alors qu'ils ne remplissaient pas les conditions requises normalement nécessaires pour les obtenir.
La Bulgarie, par exemple, bien qu'État membre depuis 2007, échoue systématiquement à faire en sorte que les zoos remplissent les conditions requises. Bien au contraire, le ministère bulgare de l'environnement et de l'eau a délibérément régularisé des établissements inadaptés à la détention d'espèces sauvages en leur accordant un permis de gestion de zoo, sans s'assurer que ceux-ci répondaient bien aux normes d'élevage, de conservation et de pédagogie zoologique. Même les installations illégales ont été autorisées à continuer leurs activités et à détenir des animaux sauvages. Des cas similaires ont été constatés en Roumanie et en Croatie. Les autorités ont simplement autorisé la détention illégale d'animaux sauvages dans des zoos non agréés à poursuivre ces activités ou alors les ont légalisées en leur accordant un permis sans exiger de ces établissements qu'ils remplissent leurs obligations légales. QUATRE PATTES a recueilli des éléments probants qui témoignent des conditions de détention inadaptées au sein de ces zoos opérant avec ou sans licence alors même qu'ils ne remplissent pas les conditions requises. Les animaux se trouvent en mauvais état de santé, leur bien-être n’est pas respecté, et la reproduction des animaux y est abusive.
- Ne visitez pas les zoos et les parcs animaliers à la gestion médiocre.
- Ne participez jamais à des séances de photos avec des animaux sauvages ou bien à des activités où l’on peut les caresser.
- Mettez-vous à la place de ces animaux qui vivent au zoo. Pour vous, c'est une visite qui dure une journée, pour eux, c'est pour la vie.
- Informez-vous des projets de protection des espèces animales sauvages dans leur pays d’origine afin de les soutenir.
- Adressez vos plaintes concernant les conditions de détention inappropriées directement à la direction du zoo et aux autorités compétentes.
- Vérifiez si le zoo prend part à des activités éducatives et de conservations.
- Demandez au Premier ministre bulgare de mettre fin à la réglementation autorisant la détention inappropriée d'animaux sauvages.