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"Gun a une caméra avant, une caméra arrière, je peux filmer à 360 degrés", explique l'appointé Guillaume, maître-chien à la gendarmerie vaudoise dans le 19h30 de la RTS. "À tout moment, je peux rappeler le chien via une radio, le stopper, lui demander de regarder des points particuliers."
Avant d'en arriver là, il a fallu d'abord lui apprendre des ordres pour qu'il se déplace dans l'espace. "Gauche", "droite", "en arrière", au total le chien Gun comprend une trentaine d'ordres.
Ensuite, le chien a été exercé à évoluer sans être en contact visuel ou auditif avec son maître. "Une fois qu'il est dirigeable à la voix, on va passer à la radio, il faut que le chien s'habitue à avoir quelque chose qui parle à côté de son cou", détaille son maître.
Reconnaissance, recherche de personnes ou d'explosifs
Le chien sera utilisé pour des missions de reconnaissances, de recherche de personnes ou de détection d'explosif. "Il n'y a aucun autre outil qui permette de remplacer la dextérité et la mobilité du chien lorsqu'il doit se déplacer dans un bâtiment pour prendre de l'imagerie ou amener du matériel, c'est un robot multifonction, mais qui dispose d'atouts naturels", affirme Christophe Ehinger, chef de la brigade canine à la Gendarmerie vaudoise.
Car oui, Gun a du flair. Il sait par exemple repérer les matières explosives ou rechercher des gens. Sa formation est désormais terminée et il est prêt à intervenir. À terme, d'autres chiens pourraient être équipés d'un dispositif plus léger, qui embarquerait uniquement des caméras.
Léandre Duggan