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Dans un communiqué, le ministère de la Défense indique que les nouvelles constructions ont été autorisées par le premier ministre, Benjamin Netanyahu (D), et par le ministre de la Défense, Avigdor Lieberman (G) (archives).
KEYSTONE/EPA/ABIR SULTAN(sda-ats)
Le ministère israélien de la Défense a annoncé mardi avoir donné son feu vert à la construction de 2500 nouveaux logements dans les colonies de Cisjordanie. Il s'agit de la deuxième annonce du genre depuis que Donald Trump est devenu président des Etats-Unis vendredi.
Ces nouvelles constructions sont destinées pour la plupart à répondre aux besoins de logement pour "maintenir la vie quotidienne" dans des colonies qu'Israël entend conserver dans le cadre d'un éventuel accord de paix avec les Palestiniens, précise le ministère dans un communiqué. Elles ont été autorisées par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Avigdor Lieberman.
D'après la liste du ministère de la Défense, une centaine des nouveaux logements approuvés mardi sont destinés à la colonie de Beit El.
"La colonie préférée de l'équipe Trump"
Le quotidien israélien Haaretz a décrit Bet El comme "la colonie préférée de l'équipe Trump en Cisjordanie". Selon les médias israéliens, cette implantation a bénéficié par le passé de financements de Jared Kushner, le gendre de Donald Trump.
David Friedman, que le nouveau président américain vient de nommer ambassadeur en Israël, est lui-même l'ancien président de l'association des Amis américains de Beit El, qui a levé des fonds en faveur de la colonie. Celle-ci serait construite sur le site biblique de Béthel, dans les collines au nord de Jérusalem.
C'est la deuxième décision israélienne relative à la colonisation en deux jours, après le feu vert donné dimanche à la construction de 566 logements dans des quartiers de colonisation de Jérusalem-Est, partie majoritairement palestinienne de la ville occupée et annexée par Israël. "Nous construisons et nous allons continuer à construire", a twitté mardi M. Netanyahu.
Condamnation palestinienne
Un porte-parole de Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, a condamné la dernière initiative israélienne et prévenu que celle-ci aurait "des conséquences".
"Cette décision compromettra les efforts visant à restaurer la sécurité et la stabilité, elle renforcera l'extrémisme et le terrorisme et elle placera des obstacles sur la voie de toute initiative visant à relancer un processus de paix", a déclaré Nabil Abou Rdainah.
L'Autorité palestinienne considère la colonisation comme le principal obstacle à la paix et a exclu de participer à de nouvelles négociations tant qu'Israël n'y renoncera pas.
Le numéro deux de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erakat, a de son côté exhorté la communauté internationale à "réclamer immédiatement des comptes à Israël". Selon lui, Israël a été enhardi "par ce qu'ils considèrent comme les encouragements" de M. Trump.
Changement de ton à Washington
Pendant la campagne présidentielle américaine, Donald Trump a indiqué qu'il se montrerait beaucoup moins critique envers la colonisation israélienne que son prédécesseur à la Maison blanche, Barack Obama, dont les relations avec Benjamin Netanyahu étaient notoirement exécrables.
Le Premier ministre israélien s'est réjoui de ce changement de ton à venir. Dimanche, il a indiqué à plusieurs de ses ministres que toutes les restrictions pesant sur la colonisation étaient dorénavant levées. "Nous pouvons construire où bon nous semble, autant que nous voulons", a-t-il dit, selon des propos rapportés par un responsable israélien.
ATS