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51. - X. (Loiret), 31 août 1909.
Il m'est venu un mal au bras à la suite d'un coup. Je le fis voir au médecin qui me dit que j'avais un très mauvais mal. Et, en effet, je ne dormais plus et je souffrais horriblement. Alors j'eus la pensée d'appliquer sur mon bras une relique de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus. Quelques heures après que la relique l'eut touché, je sentis un mieux extraordinaire ; je passai une très bonne nuit, et le lendemain j'étais complètement guérie.
En reconnaissance je veux faire connaître ma bienfaitrice et la prier tous les jours de ma vie.
M. D.
52. - Communauté de C. (Eure-et-Loir), 15 septembre 1909.
Depuis quelques mois j'avais un larmoiement perpétuel et douloureux de l'œil gauche ; la glande lacrymale s'était enflammée et rendait de l'humeur.
Notre Mère m'envoya alors chez l'oculiste qui me dit que souvent cette inflammation amenait un flegmon, et commença à me soigner en m'enfonçant dans l'œil une sonde qui me fit très mal. Sur ma demande s'il aurait à y revenir il me répondit : « C'est toujours très long; il faut parler au moins de 14 ou 15 fois, en venant trois fois par semaine. »
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Je me résignai et retournai le surlendemain ; il prit une sonde un peu plus grosse et, après avoir examiné mon œil qui me faisait beaucoup souffrir, il parla de 20 sondages. C'était jeudi dernier, 9 septembre.
Le vendredi l'écoulement continuait et la douleur aussi; c'est alors que j'ai eu la pensée de m'adresser à Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus et que je vous ai écrit pour demander des prières. Mais, ma Révérende Mère, votre petite sainte ne les a pas attendues pour m'exaucer car, à partir du moment où j'ai fait cette démarche, je n'ai plus souffert et je n'ai plus eu 'à l'œil le plus petit suintement. Dès le lendemain, samedi, je retournai chez l'oculiste; il m'examina et parut positivement stupéfait de me voir si bien et si rapidement guérie contre toutes ses prévisions.
Sr X.
53. - Piacenza, Italie. 25 septembre 1909.
Notre petite Henriette, Agée de 11 ans, était depuis deux ans malade d'entérite aiguë opiniâtre. Tous les remèdes employés avaient été impuissants à la guérir, même à l'améliorer.
Elle demeura un mois à l'hôpital, soumise aux traitements des médecins les plus distingués, mais le mal ne faisait qu'empirer. Nul aliment ne pouvait s'arrêter dans l'intestin et la pauvre petite malade en était venue à un affaiblissement extrême. Emaciée, décolorée, elle n'avait qu'à fermer les yeux au sommeil de la mort. On lui prescrivit les bains de mer, les bains de salsemaggiore ; rien ne lui profita. Le médecin frappait du pied en voyant l'insuccès de la science.
Affligés, découragés, nous ne songions plus désormais ni à médecins, ni à remèdes. Ce fut alors qu'on nous remit providentiellement un objet ayant appartenu à une religieuse carmélite : Thérèse de l'Enfant-Jésus. Une neuvaine fut commencée et le dernier jour la guérison était parfaite.
Aujourd'hui, après deux mois, notre petite Henriette se porte aussi bien que si elle n'avait jamais été malade; pas de rechute, pas de menaces de rechute. C'est un miracle pour nous, car la longue durée et la gravité du mal, la guérison soudaine au moment où la maladie semblait s'aggraver, c'est là un fait que nous ne saurions expliquer par notre courte raison humaine.
X. X.
54. - S., Angleterre, 13 octobre 1909.
Je prends la liberté de vous écrire pour vous raconter la guérison merveilleuse que la chère petite « Fleur de Jésus » a opérée en ma faveur.
Je suis une Pénitente et désirais beaucoup entrer dans la communauté des Madeleine, mais je tombai malade. En juillet, une névrite se déclara au bras droit : les douleurs que je souffrais la nuit étaient intolérables, il m'était impossible de dormir. Le docteur me donna des remèdes très énergiques, mais rien ne me soulageait.
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Le 4 septembre, j'allai voir la Mère maîtresse des Pénitentes, qui me donna un feuillet de la chère « Petite Fleur » en me disant de lui faire une neuvaine. Je commençai le soir même, cessant tout remède.
Dès le troisième jour je ne ressentis plus aucune douleur; j'étais guérie.
A. C.
55. - Barcelone, Espagne, 14 octobre 1909.
J'étais atteinte depuis douze ans de douleurs à la jambe gauche. Pendant 18 mois elles furent intolérables malgré les soins que l'on me prodiguait. Notre Révérende Mère Supérieure me fit conduire alors chez un spécialiste. A la vue de ma jambe qui se desséchait, celui-ci déclara la gravité du mal, ordonna du repos et dit qu'il fallait craindre une paralysie.
J'en étais là, quand une religieuse de notre communauté me prêta une relique de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, m'engageant à la prier avec une confiance absolue. Je lui fis alors une neuvaine et cessai tout traitement, n'attendant du secours que de notre chère sainte. Les sept premiers jours les douleurs augmentèrent; j'étais tentée de me décourager, mais une voix intérieure que je ne saurais rendre me disait : « Tu guériras ».
Le huitième jour je me sentis grandement soulagée, mais ma guérison n'était pas encore complète; alors je fis une seconde neuvaine et la chère petite sainte me prit en pitié.
Depuis un an, non seulement je n'ai donné aucun soin à ma jambe ; mais je remplis une charge qui me force à marcher ou à me tenir debout la plus grande partie de la journée, sans prendre jamais une heure de repos. Quelle reconnaissance je garde à Sr Thérèse pour une guérison si inespérée !
Sr J. D.
56. - X., Angleterre, 15 octobre 1909.
Depuis onze ans, Mme D. souffrait de douleurs presque incessantes, causées par le développement d'une tumeur qui poussait de profondes racines visibles jusque sur le dos de la malade.
A mesure que le temps s'écoulait, les douleurs devenaient plus intenses et la tumeur plus volumineuse. Durant les trois dernières années avant la guérison, la malade n'eut pas une heure de répit ; elle passait des nuits blanches, rongée par la douleur incessante, ne dormant jamais plus de sept minutes de suite.
En 1909, son médecin lui conseilla de se faire opérer; mais plusieurs chirurgiens l'ayant examinée, la déclarèrent inopérable, la tumeur affectant tous les organes du corps.
A partir de ce moment, elle ne cessa de s'affaiblir; et, durant les dix dernières semaines qui précédèrent sa guérison, elle ne put boire que de l'eau gazeuse, additionnée d'alcool, ou un peu de glace sucrée. Cette
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alimentation si légère lui causait des crises de vomissements. La tumeur, devenue énorme, pesait sur les organes intérieurs et en paralysait toutes les fonctions.
Sa vie semblait toucher au terme et on était sur le point de lui administrer de nouveau les derniers sacrements.
Bien des neuvaines avaient été faites pour obtenir sa guérison ; mais une de ses amies lui ayant fait connaître Sr Thérèse « La Petite Fleur de Jésus », une neuvaine fut commencée le dimanche 22 août, en l'honneur de l'angélique sainte.
Durant les trois premiers jours la malade baissa rapidement, et le jeudi on s'attendait à ce qu'elle mourût dans la nuit. Ses douleurs étaient aiguës, ses yeux voilés.
A onze heures du soir elle eut un vomissement qui l'épuisa complètement, puis elle s'endormit et, pour la première fois depuis bien des années, reposa paisiblement jusque vers cinq heures et demie du matin. Elle fut réveillée par un léger attouchement sur les épaules, comme si quelqu'un se penchait sur elle; elle sentit en même temps une douce chaleur, telle qu'une respiration, et comprit qu'il y avait auprès d'elle une présence invisible...
Toute douleur, toute souffrance avait disparu.
Mme D. ne dit rien à personne du miracle dont elle venait d'être favorisée; elle attendait la visite du docteur pour qu'il s'en rendît compte lui-même. Pendant une heure, il l'examina, la palpa et avoua que tous les organes fonctionnaient bien; que l'enflure et la tumeur avaient disparu, ne laissant qu'une petite grosseur sur le côté, telle qu'une petite bille, comme pour prouver que la tumeur avait existé. Il ne restait plus trace de ces racines qu'on avait constatées auparavant jusque sur le dos de la malade.
Quand, à la fin de cet examen, une des filles de Mme D. rentra dans la chambre, elle trouva le docteur — un protestant — la tête dans ses mains, stupéfait : « Après tout, lui dit-il, je crois en Dieu ; je sais qu'il peut faire des miracles : certes, en voici un ! »
X.
Suit le certificat du médecin.
57. - X. (Maine-et-Loire), 15 octobre 1909.
Depuis de longues années, ma domestique souffrait de malaises d'estomac allant toujours s'aggravant. Finalement, le docteur dit : « Il n'y a plus qu'une chance de prolongement de vie : l'opération. »
La malade, ne pouvant plus se nourrir, s'y résigna. Il y avait rétrécissement et affection grave au pylore. C'était l'affaire de quelques jours, de quelques semaines au plus.
L'opération eut lieu un vendredi. Le dimanche j'allai voir la malade que je trouvai dans un état épouvantable. Des vomissements de sang à pleine cuvette l'avaient réduite à ce qu'il y a de pire : physionomie sans vie, yeux ternes. Comme voix, un souffle à peine perceptible, inconscience presque complète. Comme nourriture, une seule chose possible : de la glace trempée dans du lait. On croyait si bien à sa mort, que les
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démarches étaient faites auprès des municipalités pour obtenir les pièces nécessaires à l'inhumation.
Mais la fille de la malade m'avait envoyé une petite relique de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, me demandant avec instance de la faire appliquer à sa mère. Je la confiai à la religieuse qui la soignait et elle lui fut appliquée.
A partir de ce moment, je reçus chaque jour des nouvelles de plus en plus rassurantes. Au cours de la neuvaine, la malade avait considérablement repris. Elle mourait de faim et avait grand'peine à s'en tenir au régime exigé.
Quinze jours après je la ramenai chez moi. Depuis longtemps elle a repris son travail, ne sent point de malaises, mange bien, en un mot se sent guérie.
L'abbé B., curé
58. - X., Turquie d'Asie, 18 octobre 1909.
Je soussigné, pour la plus grande gloire de Dieu et la glorification de ses saints, déclare ce qui suit :
Au mois de juin dernier, ma belle-sœur, se trouvant dans son cinquième mois, reçut un sérieux coup de la part de son premier enfant âgé de deux ans qui, tout en s'amusant, se précipita sur elle. Il s'ensuivit des douleurs tellement vives que le docteur, appelé en toute hâte, déclara qu'il y avait à craindre sur l'heure un terrible accident ou bien que l'enfant naîtrait estropié.
Je recommandai aussitôt la chère malade et son enfant aux prières des religieuses carmélites de cette ville, qui demandèrent à Dieu la guérison de la mère en même temps que le parfait état de l'enfant, par l'intercession de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, morte en odeur de sainteté au Carmel de Lisieux. En même temps elles me remirent pour la malade un morceau de vêtement de la dite sainte.
Aussitôt que la relique fut appliquée sur le mal, les douleurs cessèrent et la mère se leva le lendemain pour reprendre ses occupations habituelles.
Depuis, tout marcha bien et jamais plus douleur ne reparut. La mère était sauvée... Restait à examiner l'état de l'enfant.
Ce fut une fillette qui vint au monde le 13 octobre, dans un parfait état de santé et nullement estropiée, au grand étonnement du docteur. En signe de reconnaissance, toute la famille a décidé à l'unanimité que l'enfant portera le nom entier de « Thérèse de l'Enfant-Jésus ».
Abbé X. Aumônier du Carmel de X.
59. - Rome. 30 octobre 1909.
En lisant la brochure des faveurs attribuées à l'intercession de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, j'ai pensé qu'un petit chapitre y manquait : celui de ma guérison spirituelle qui, à mon avis, est un grand miracle. Je vais vous le dire le plus brièvement possible :
Ma pauvre âme répondait en tout au portrait de ce qu'on pourrait
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appeler d'une manière générale, l’âme moderne : ténèbres de l'esprit et sentimentalité maladive et non moins pénible du cœur.
J'avais reçu une de ces formations si communes de nos jours, où tout est superficiel, où, comme le disait un religieux éminent, l'on croirait trouver l'élément du semi-pelligianisme. C'est une étude continuelle, énervée de soi, et un oubli complet de la grâce. Il arrive alors que les meilleures volontés succombent, se croyant seules à lutter contre la mauvaise nature.
Il faut connaître cet état par expérience, ma Révérende Mère, pour pouvoir s'en faire une idée exacte. Aujourd'hui que Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus a donné la paix à mon âme, je puis jeter un regard sur ce passé et en comprendre toutes les misères.
Ce que j'ai souffert pendant ma première année de noviciat, je renonce à vous en parler. Je crois tout dire en vous assurant que ce fut un martyre perpétuel.
Le scrupule avait formé en moi comme une seconde nature, mon esprit voyait tout en noir. C'était la nuit, nuit horrible, nuit que je sentais et que je me voyais impuissant à éviter. On ne marche pas impunément dans les ténèbres, dans un chemin composé d'une suite de précipices; aussi ma pauvre âme tomba à diverses reprises dans des abîmes de misères. Jésus le permit sans doute pour mieux manifester un jour la puissance de sa petite épouse, car le salut devait me venir par elle.
Je souffrais toujours beaucoup lorsque « l'Histoire d'une âme » arriva providentiellement dans notre monastère. Je voulus la lire à mon tour, et cette lecture produisit en mon esprit une telle impression qu'un rayon d'espérance vint éclairer les ténèbres de mon âme.
Sachant que je ne pouvais garder le livre, je m'empressai de prendre des notes car je crus voir là comme l'aurore de ma délivrance. C'était bien cela en effet. Cette petite « reine » venait d'étendre son royaume jusque dans ma pauvre âme et elle agit en vraie souveraine dans le royaume qu'elle venait de conquérir. Elle commença en moi un travail de transformation qui, en peu de temps, allait remplacer une vie de trouble et de souffrances, en une autre toute de paix et de joie sainte.
La première parole qui sortit des lèvres de mon vénéré Père Abbé, en constatant par lui-même l'action toute divine de cette élue de Dieu sur moi, fut un conseil pressant de vous le faire savoir afin que cela put servir à la gloire de celle que j'appelle ma libératrice, la vraie mère de mon âme...
Rd P. X.
60. - N. (Aube), 2 novembre 1909.
Le 2 août dernier, mon petit garçon, âgé de cinq ans, fut atteint d'une péritonite à la suite de la rougeole. Malgré les soins du médecin, l'enfant s'affaiblissait de jour en jour de sorte qu'on craignait pour la poitrine. Il avait une forte fièvre, un point douloureux au côté et était devenu d'une extrême maigreur.
Au bout de deux mois, le médecin ayant déclaré qu'il n'y avait ni médecin, ni médicament capable de le guérir, on eut recours à un
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spécialiste qui ne fit que confirmer le diagnostic du docteur, ne nous cachant pas que l'enfant était perdu, et que la seule chose à tenter était le grand air et la suralimentation. Nous comprenions qu'un miracle seul pouvait le sauver.
Madame la Supérieure du Carmel de X. nous conseilla de faire une neuvaine à Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, dont elle avait éprouvé pour elle-même la puissante intercession.
Dieu nous a exaucés ! Le huitième jour de notre neuvaine le cher enfant se lève, l'appétit revient, et l'obstruction intestinale disparaît, c'est une véritable résurrection.
Quelle reconnaissance ne devons-nous pas à Sr Thérèse ! Que Dieu nous accorde sa prompte béatification afin qu'elle soit connue et aimée de tous !
A. R.
Suit le certificat du médecin.
61. - Carmel de V. (Espagne), 7 novembre 1909.
Pour comprendre combien je suis redevable à votre chère petite Sainte, vous devez savoir de quel mal elle m'a guérie; je vous confierai donc mon secret afin que vous rendiez grâces à Dieu qui seul peut opérer de pareils changements.
Depuis plus de six années, je souffrais d'une tentation terrible qui semblait vouloir empoisonner toute ma vie religieuse. Si heureuse pourtant dans ma vocation, je me demandais souvent si je ne m'étais pas trompée et à quoi me servirait ma vie austère de Carmélite, si je n'avais en perspective qu'une éternité de tourments, car je croyais déjà mon arrêt de damnation prononcé !... Ces suggestions entravèrent mes élans vers Dieu que je n'osais plus regarder comme mon Père mais comme un juge terrible et irrité.
Pendant cette dernière année 1909, à cet état d'àme si pénible vinrent se joindre des souffrances physiques continuelles qui rendaient les épreuves morales encore plus insupportables. C'est alors que je commençai une neuvaine à Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus pour obtenir ma double guérison.
Au matin du deuxième jour, je la sentis près de moi, infusant dans mon âme, avec cette paix qui surpasse tout sentiment, un ardent désir de ma sanctification, une volonté ferme de ne plus vouloir que celle de Dieu. Ma céleste libératrice opérait en moi une transformation telle que, depuis lors, l'ombre même de la défiance ne m'a plus effleurée.
Cette grâce ne peut s'exprimer.
Sr X.
62. - S. M., Portugal, 14 novembre 1909.
Au commencement du mois de mai, mon frère s'est fait mal à la jambe et la blessure, d'abord insignifiante, devint de plus en plus grande et prit un aspect horrible : elle allait du genou au pied. Il souffrait de
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grandes douleurs et tous les jours le mal devenait plus grave. Ce qui nous faisait perdre courage c'était l'exemple de notre oncle, affligé, depuis bien des années, d'une semblable blessure qu'on n'a jamais pu guérir...
Je me suis alors tournée avec confiance vers Sr Thérèse de l'Enfant Jésus. Nous fîmes trois neuvaines de suite, et, à la dernière, la jambe fut guérie.
J. M. de B.
63. - D., Sénégal, 18 novembre 1909.
Vers la mi-janvier 1909, je fus pris d'un chagrin immense, d'une tristesse et d'un abattement insupportables.
J'avais perdu tout appétit, toute gaieté, je maigrissais à vue d'oeil, le temps me paraissait ne pas s'écouler; et, ne prenant de plaisir absolument à rien, la neurasthénie vraiment horrible qui m'étreignait me rendait l'existence d'une amertume que pourront comprendre seuls ceux qui ont subi les effets de cette mauvaise maladie...
Je m'adressai au Sacré-Cœur de Jésus, à Notre-Dame de Lourdes, les suppliant de faire cesser cet état de découragement si profond et cette lassitude dont je ne pouvais m'affranchir.
Pendant quatre longs mois, le ciel sembla demeurer sourd à mes prières et à mes supplications, et je songeais à me faire rapatrier du Sénégal, quand vers les premiers jours du mois de Marie, je me pris à rougir de mon manque d'énergie, je me sentis pris d'un grand courage pour réagir contre mon état mental, cause de tous les maux dont je souffrais. Les forces me revinrent avec l'appétit : la neurasthénie avait totalement disparu. La vie me réapparut pour ainsi dire belle et pleine de charmes.
Le 17 mai, je reçus de ma famille une lettre où l'on m'annonçait que l'on avait commencé et même terminé, à mon intention, une neuvaine en l'honneur de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, carmélite, morte en 1897, en odeur de sainteté, au Carmel de Lisieux.
Je dois dire que mes souffrances morales ont pris fin vers les premiers jours de mai, c'est-à-dire précisément au moment où commençait la neuvaine en l'honneur de la sainte carmélite.
Je délivre cette attestation en reconnaissance de la faveur obtenue.
O. B., officier.
64. - N. (Alpes-Maritimes), 21 novembre 1909.
Très Révérende Mère,
Je viens accomplir un devoir bien doux que m'impose ma conscience en vous écrivant ces quelques lignes.
Atteint depuis plus de vingt ans d'une maladie d'estomac, je croyais être au terme d'une longue durée de souffrances, car, au mois de juillet dernier, mon mal empira d'une façon inquiétante et mon docteur ne conservait qu'un bien faible espoir. Les médications n'opéraient plus et
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ne m'apportaient aucun adoucissement. L'appétit était nul et je n'avais plus de sommeil. Les professeurs et élèves devaient partir, vers le 8 juillet, en colonie de vacances, et j'avais depuis longtemps renoncé au plaisir de les suivre tant j'étais épuisé, puisque mon pauvre estomac ne pouvait plus supporter la moindre nourriture, même quelques gorgées de lait.
Je reçus alors la visite d'un jeune séminariste qui me parla, en termes très émus, de la dévotion à Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus; il me proposa de m'associer à une neuvaine de prières faites au Carmel pour ma guérison. Je priai avec toute la confiance que m'avait inspirée mon ami, et le 6 juillet, au soir, je demandai à la « petite reine » de pouvoir dormir jusqu'au lendemain, cinq heures.
Moi qui ne dormais plus, je ne me réveillai le lendemain qu'à l'heure fixée. Mieux encore : l'appétit était revenu et le 8 juillet, au matin, je partis pour un long voyage.
Quinze jours après je pus suivre une excursion et faire 40 km. à pied dans une seule journée ! Bien des amis qui m'avaient vu si prés de la mort, témoigneraient volontiers aujourd'hui du miracle de ma guérison.
Je fais des vœux pour que Sr Thérèse soit connue, vénérée et bientôt glorifiée sur nos autels.
A. H., professeur.
65. - A., 9 décembre 19 9.
Ma Révérende Mère,
Je suis chargée par une de mes amies, de vous écrire le fait suivant.
Avant de commencer permettez-moi de vous donner quelques détails pour vous la faire connaître :
Mme X. est protestante; sa fille mariée à un Hollandais catholique a fait son abjuration et sa première communion depuis son mariage; ce jeune ménage habite Buenos-Ayres.
Au commencement de cette année, mon amie vous écrivit, vous demandant un livre de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, car elle voulait faire une neuvaine à cette petite sainte; elle avait appris que sa fille était malade et, en même temps, elle recevait la nouvelle que son gendre se disposait à revenir en Hollande pour recevoir un dernier adieu de son père mourant.. Cette pensée était pour elle une véritable épreuve, sachant loin d'elle sa fille restée seule et malade.
Chaque jour de la neuvaine Mme X. lisait un chapitre de la vie de Sr Thérèse. Or, un jour qu'elle venait d'achever sa lecture, après avoir senti plusieurs fois une odeur de fleurs et d'encens, elle voit tout à coup devant elle une mer bleue, sur laquelle voguait un bateau qu'elle reconnut pour être un de ceux de la Compagnie hollandaise; en même temps elle entendit comme des bruits de cloches et des voix célestes -qui la ravissaient. Cela dura quelques instants, puis tout cessa... « Qu'est-ce que ceci ? !... » se dit-elle.
Elle ne parla d'abord à personne de ce qui venait de lui arriver; mais au bout de quelques jours elle dit à son mari : « Nous avons la certitude
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que notre pendre est en route; mais si toute la famille revient, notre gendre, notre fille, notre petit-fils, je puis te dire que mes idées religieuses seront changées : je croirai à la communion des saints, car voilà ce que, pendant ma neuvaine, j'ai vu et entendu. »
Les choses s'étant réalisées à la lettre, Mme X. a tenu sa promesse, elle croit maintenant à la communion des saints.
Elle-même veut signer cette lettre que je vous écris en son nom.
Veuillez, etc..
C. Th. de G
Après avoir lu la lettre de mon amie, j'affirme que c'est la vérité.
D. B.- P.
66. - L. (Calvados), 16 décembre 1909.
Voilà quinze jours, une jeune parente, Agée de vingt-deux ans, descendait chez moi pour se faire opérer d'une fistule. Je lui donne à lire les faveurs attribuées à votre petite sainte; et, profondément touchée de ces guérisons, elle se recommande elle-même avec confiance à votre chère sœur.
Nous commençons ensemble une neuvaine et, le jeudi 9 novembre, la malade voulut faire un pèlerinage sur sa tombe. A mesure que nous priions il nous semblait qu'un petit oignon de fleurs sortait de terre; la malade le prend et, rentrée à la maison, je l'appliquai avec une grande foi sur la fistule qui était grosse comme un œuf.
Le dernier jour de la neuvaine, cette jeune fille était complètement guérie. Depuis elle fait de longues marches sans se fatiguer et ne souffre plus du tout. Nous ne savons comment exprimer notre reconnaissance à la chère Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, si puissante auprès du bon Dieu.
V. L.