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On savait que la toxoplasmose latente pouvait avoir une influence négative sur la durée de la grossesse ou sur l'élimination naturelle d'embryons défectueux. Il semble maintenant que ce parasite puisse tout de même avoir un effet positif sur la viabilité des embryons mâles.1 Le rapport garçons-filles à la naissance, ou sex-ratio secondaire, est de 105 garçons pour 100 filles environ. Tout en sachant qu'à la conception, ce rapport est de 130 à 170 garçons pour 100 filles (sex-ratio primaire). La différence entre les deux rapports est liée notamment à la vulnérabilité prénatale des embryons mâles, mais aussi à certaines réactions immunitaires de la mère contre ces embryons. Or, il semble que les femmes enceintes d'un garçon mais contaminées avant la grossesse par Toxoplasma gondii aient plus de chances que les autres de mener leur grossesse à terme. C'est ce que révèle une étude réalisée sur plus de 1800 naissances prenant en compte l'âge de la mère, la concentration plasmatique d'anticorps anti-Toxoplasma, le nombre d'accouchements ultérieurs et les fausses couches éventuelles. La probabilité d'accoucher d'un garçon est montée jusqu'à 0,72 dans le groupe de 111 mères ayant le titrage d'anticorps le plus élevé. Il était en revanche semblable entre les femmes ayant une faible titration, correspondant à une infection très antérieure au début de la grossesse, et les femmes Toxoplasma-négatives. Les auteurs mettent en avant l'influence de l'immunosuppression induite par le parasite, qui diminuerait le risque d'élimination de l'embryon mâle en empêchant la réaction du système immunitaire maternel contre les antigènes mâles HY. Une expérimentation animale est encore nécessaire pour confirmer ces observations.1 Kanková S, et al. Women infected with parasite Toxoplasma have more sons. Naturwissenschaften 2006 ; en ligne.