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Contenu
Structures techniques du tableau
Matériel, méthodes de fabrication et état de conservation
Le support du tableau consiste en une simple structure d’un épais tissu de toile de lin tissé dense. Les fils de chaîne du tissu sont alignés de façon horizontale relatif au format du tableau, et sont plus fins et denses que les fils de trame plus forts. Le tableau est peint sur une seule pièce de lin, sans coutures ni bouts de tissu attachés.
Le système de tension, en très bon état, est constitué par un châssis avec une traverse horizontale et trois barres courtes verticales.
La couche de peinture
Sur un fin fond blanc à base de chaux et colle produite commercialement, l’artiste a marqué une première ébauche avant l’application de la peinture en employant des spatules et des pinceaux.
Les différents champs de couleur ont été appliqués en une à deux couches, la plupart en utilisant des spatules de 5 à 8 cm, et il s’agit surtout de pâtes pigmentées. Seuls peu de champs, comme par exemple les bleus et verts, ont été peint à couches fines et à coups de pinceaux. Souvent une couche en recouvre un autre, créant ainsi des champs de couleurs.
Selon la tonalité de couleur on peut observer des niveaux différents de craquelures. Ce phénomène est particulièrement perceptible dans les parties jaunes et orange sur le côté droit du tableau. Les craquelures se redressent de la couche de fond au long de leurs bords en formes concaves. Par ailleurs, des fissures et des pertes de couleur mesurant jusqu’à 3 mm de largeur sont clairement visibles dans les parties orange. Pour conclure, dans les parties jaunes nous constatons la formation de bulles. Un autre phénomène particulier dans la surface de ce tableau est la formation de rides, de petites ondulations dans les parties jaunes et orange. Et, en certaines parties, la couche colorée s’est rétrécie en des formes vermiformes, accompagnées par des décolorations brunâtres mais non associées à des questions de vernis.
La couche couvrante
Selon le rapport de restauration de 1979, le vieux vernis crasseux fut dilué. Là où dans des concavités il y avait des parties de couleurs particulièrement pâteuses nous remarquons des restes de vernis épais devenus brunâtres.
En plus, dans ces endroits se trouvent aussi des concentrations de poussière. Par contre, sous les bords collés avec du ruban adhésif de papier d’emballage, employé traditionnellement en France pour les versos des cadres, il n' y a pas de traces de vernis, et là les couleurs apparaissent plus mates et plus claires, avec seul le rose qui fait exception et qui est plus lumineux à cause du fait qu’il a été bien protége sous le ruban adhésif.
Ces observations indiquent que le vernis dilué et «crasseux» n’était pas celui en fait employé à l’origine par Robert Delaunay, mais qu’il a dû être appliqué plus tard, probablement en France avant 1950 et lors de l’application du ruban adhésif qui entoure l’envers de l’oeuvre.