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J'avoue être très en mode type A en ce moment... Qu'est-ce que ça veut dire? Je pars en vrille, en mode stress total, le coeur qui tape, le cerveau qui fonctionne à cent à l'heure. Je me mets un maximum de pression, je n'arrive pas, ou très mal, à me détendre. Ca m'arrive assez souvent pour être honnête. J'y travaille beaucoup, mais ça n'est toujours pas totalement gagné. La définition du type A, vous la trouvez ici. Il semble que ça soit un concept plus répandu dans les milieux anglo-saxons, ce qui fait qu'une majorité de sites sont en anglais. Mais, en résumé, un type A, c'est :
La personnalité de type A a été définie par Meyer Friedman (en) et Ray Rosenman en 1959 comme une conduite caractérisée par une hyperactivité, un sentiment d'urgence, un énervement facile, ou un hyper-investissement professionnel.L'individu au comportement de type A se caractérise par le besoin de contrôler son environnement afin de réduire son incertitude1 . Ces attitudes augmentent les risques de vivre des conflits interpersonnels. Souvent, il place la barre haut: il a des exigences élevées tout en manifestant un sens de l'autocritique très poussé par rapport à ses accomplissements. On dénote des attentes irréalistes de perfection incompatibles avec le droit à l'erreur (croyance irrationnelle établie par Ellis). Source Wikipedia.Voilà... c'est un peu, assez, beaucoup moi, même si il semble que ça peut passer assez inaperçu dans mon entourage. J'avais envie d'écrire ce billet pour tenter de désamorcer le truc, essayer d'en rire à l'avenir. Vous verrez donc ici ou là dans mes billets une référence à ce trait de personnalité et j'aimerais beaucoup être capable de me dire : Mireille, c'est ton type A qui frappe là! De mettre des mots sur ce phénomène me semble déjà énorme. Ca met de la distance. Ca externalise le problème d'une certaine façon... Je le trouve tout-de-suite moins compliqué à gérer.
Comment je le gère d'ailleurs? C'est un équilibre assez difficile à trouver. J'aime avoir des buts, y travailler. Ma difficulté première est de m'arrêter, de dire "c'est bon, c'est assez"! Ici, c'est toujours du work in progress, mais à ce stade, j'ai découvert deux-trois choses qui fonctionnent assez bien pour moi:
- Je ralentis. Quand j'ai pris conscience de mon emballement (nervosité, tensions, impatience, agressivité... du stress quoi!), je ralentis. M'arrêter serait est idéal, mais un idéal justement. Irréaliste et trop stressant pour moi à ce moment-là. Ralentir est un bon compromis. Je réduis le nombre de choses sur ma todo liste et m'octroie des plages de repos : relaxation, série télé en pleine après-midi sont de simples mais bons outils.
- Je choisis des activités recentrantes, presque méditatives comme le crochet et le dessin. Toutes les activités qui demandent une légère concentration et qui permettent à l'esprit de se focaliser sur une chose simple et ainsi de se calmer.
- Je prends le temps de m'organiser soigneusement, de prévoir ces temps de repos, de tenir compte de mes besoins du moment, d'être très vigilante à la masse "de choses à faire". Je m'oblige à procrastiner consciemment et à remettre à plus tard ce qui peut l'être.
Je ne terminerai pas sans préciser que si je souffre parfois de ce type A quand tout cela s'emballe, je dois reconnaître que, sous contrôle, j'ai le sentiment d'avoir un superbe moteur à l'intérieur. Il me pousse à explorer de nouveaux territoires, me donne de l'énergie et de l'élan, une forme d'audace, l'envie de toujours apprendre et découvrir. Et ça, c'est infiniment précieux.