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New Orleans - Le géant pétrolier BP et les autorités américaines étaient désespérément en quête de solutions lundi pour stopper l'hémorragie de brut dans le golfe du Mexique. Ils n'excluaient plus certaines méthodes farfelues après l'échec de la pose d'un vaste "couvercle".
BP, exploitant de la plateforme dont le naufrage le 22 avril a provoqué la catastrophe et qui en a accepté la responsabilité, craint désormais de devoir assumer un désastre écologique encore plus important que prévu si tous ses efforts pour stopper l'écoulement de brut échouent.
Le groupe britannique a annoncé que la marée noire lui avait déjà coûté 350 millions de dollars. La somme, qui va certainement enfler devant les tribunaux où une série de plaintes ont été déposées par des pêcheurs et des commerces locaux, pourrait s'évaluer en milliards au final.
BP avait placé tous ses espoirs dans la pose d'une sorte d'entonnoir d'acier de douze mètres de haut et une centaine de tonnes, afin de récupérer le pétrole qui se répand au rythme de 800'000 litres par jour au fond du golfe, à 80 km des côtes de Louisiane (sud des Etats-Unis).
Mais le groupe a été contraint samedi de retirer cette chape en raison de la présence de cristaux similaires à de la glace, qui se sont formés sous l'effet combiné du gaz et de l'eau.
Du coup, BP envisage d'autres solutions plus étonnantes et va jusqu'à solliciter les idées de "M. Toulemonde" sur le site deepwater horizonrespeonse.com et via un numéro vert.
BP n'est pas le seul à recourir à des méthodes inédites face à la catastrophe. L'association www.matteroftrust.org a ainsi eu l'idée de récupérer des cheveux aux quatre coins des Etats-Unis pour remplir des bas qui seront utilisés comme éponges à pétrole.
ATS