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Sur ces 149 nouvelles victimes, 65 ont subi des attaques directes utilisant ces armes, toutes en Syrie, alors que 84 ont fait les frais de restes d'armes à sous-munitions, dont 15 en Syrie, précise l'observatoire dans son rapport rendu public jeudi.
Il s'agit d'une diminution importante par rapport à 2016, quand 971 victimes avaient été recensées, note le document. Une diminution principalement due à l'évolution du conflit syrien. Mais ce bilan reste très préoccupant: 99% des victimes des armes à sous-munitions sont en effet des civils.
Au moins 38 attaques à l'arme à sous-munitions ont eu lieu en Syrie entre juillet 2018 et juin 2019. Depuis mi-2012, quand l'utilisation de ces engins y a été observée pour la première fois, l'Observatoire a enregistré au moins 674 attaques d'armes à sous-munitions dans le pays.
Comme chaque année depuis 2012, la majorité des nouvelles victimes ont été recensées en Syrie (53%). Ce bilan est certainement en dessous de la réalité compte tenu des obstacles pour accéder aux zones concernées et les difficultés pour recueillir les informations, relève le rapport.
Menace à long terme
Alors que jusqu'à 40% de ces armes n'explosent pas à l'impact, les attaques engendrent une lourde contamination aux restes de sous-munitions. Elles posent une menace mortelle et à long terme pour les populations locales.
En 2018, le Yémen a enregistré le plus grand nombre de victimes de restes de sous-munitions (31). Au Laos, 40 ans après le conflit, des victimes continuent aussi d'être enregistrées (21). Au total, 26 Etats et trois territoires sont contaminés par les restes de sous-munitions dans le monde.
ats/ebz
Conférence à Genève début septembre
La conférence des Etats parties à la Convention d'Oslo se tiendra du 2 au 4 septembre prochains à Genève. Handicap international appelle les Etats à appliquer le droit international et à systématiquement condamner l'utilisation de ces armes.