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Le hameau de Bressonnaz
Commune de Syens (sobriquet Les Coucous)
Certains diront même que Londres c'est Londres, mais que Bressonnaz, c'est Bressonnaz dessus et Bressonnaz dessous...
Dist. Moudon. Cer. Moudon. Lim. Rossenges, Moudon, Vulliens, Vucherens, Hermenches. Alt. c: 598 M. Ait. m: 697 ni. sup. 251 ha. Hab. 109. Riv. La Bressonnaz, le Flon-de-Carrouge.
En 1919, la commune releva le cerf des armes des Cerjat et le fit brocher sur un champ gironné aux couleurs de Moudon, chef-lieu du district.*
Ce village, proche voisin du chef-lieu et de la route cantonale Lausanne-Berne, est bâti sur une éminence dominant le profond ravin de la Bressonnaz. Il fut dès le Xe siècle au centre d'une seigneurie s'étendant sur Rossenges et Bressonnaz. Fief de la famille Cerjat, qui y acquit des droits avant 1403, celle-ci la conserva jusqu'à la Révolution, sauf une longue interruption au XVII siècle. Peu avant, soit en 1795, les communiers de Syens s'étaient affranchis des redevances et des corvées dues à leur seigneur, le tout moyennant une confortable indemnité versée sans coup férir. Trente ans plus tôt, 46 personnes fondaient, l'abbaye de Syens et Rossenges, qui a conservé son drapeau et ses traditions, fêtés bisannuellement. Relevons que le premier capitaine de la compagnie fut le seigneur lui-même, de la famille de Cerjat. Primitivement annexe de Moudon, la paroisse de Syens est devenue autonome au XIX, siècle lors du transfert de la résidence du pasteur dans le village. L'église, bien en évidence, est classée monument historique.
Le pont du Carrouge
Un deuxième pont subsiste encore dans son intégralité, celui sur la Bresonnaz. après son confluent avec le Carrouge (d'où son nom en 1701), sur l'ancienne route Moudon-Vevey par Vulliens. Un pont superbe, tant dans ses proportions que par l'appareillage des pierres. Sérieusement endommagé par manque de prévoyance, il a été consolidé en 1988, mais le revêtement du tablier n'a pas encore été restauré. Il est le dernier pont à notre connaissance à avoir conservé sa stèle au sommet du dos-d'âne, sur le parapet. L'ours de Berne qui surmontait l'inscription a été soigneusement martelé après l'Indépendance vaudoise. Le bandeau en oblique subsiste, mais en creux. L'inscription latine. également un chronogramme (1701) comme au pont voisin sur la Broye, dit toujours: Le pieux et illustre Frisching, questeur de la puissante Berne, a fait heureusement exécuter cet ouvrage sous l'égide et la protection de Dieu.
Un ancien pont avait déjà été construit à cet endroit, après le pont sur la Broye, en 1541. Les travaux furent adjugés le jeudi 13, jour de septembre à un maître maçon de Genolier pour le prix de 225 florins bonne monnaie plus robbe et une part de chausses de la livrée de la ville et un escu au soleil à ses serviteurs... le pont d une seille arche de 25 pied de long et de 15 pieds de large, la maçonnerie en quartiers de theufs. Un an plus tard. le pont était construit.
Quant au troisième pont de Bressonnaz, le pont Morin, situé vers les moulins, il traversait la Bressonnaz à l'usage de la route de Coppet à Faoug, la route de Berne. Sur son emplacement a été construit l'actuel pont en béton.