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La quote-part fiscale a légèrement augmenté l'an dernier en Suisse. Le rapport entre impôts et produit intérieur brut (PIB) a gagné 0,2 points à 29,4%.
Le montant des impôts et des prélèvements sociaux reste toutefois nettement inférieur à la moyenne des 30 pays de l'OCDE. Seuls le Mexique, la Corée, le Japon et les Etats-Unis ponctionnent moins.
Par quote-part fiscale, on entend le rapport entre la somme des impôts et des taxes prélevés par les administrations publiques et le PIB.
En Suisse, on considère la somme des recettes fiscales de la Confédération, des cantons et des communes ainsi que les contributions obligatoires aux assurances sociales.
Depuis 2003, le calcul est réglé par les normes du système européen de comptes économiques intégrés. C'est pourquoi la quote-part fiscale ne comprend plus les primes de l'assurance-maladie et de l'assurance-accidents obligatoires, ni celles de la prévoyance professionnelle.
En conséquence, le chiffre suisse a reculé d'environ quatre à cinq points de pourcentage par rapport aux évaluations selon l'ancien système.
De plus, la quote-part calculée par l'Administration fédérale des finances prend déjà en considération les chiffres révisés concernant le PIB de la Suisse publiés fin août. Il en résulte de légers écarts par rapports aux données de l'OCDE, fondées sur les valeurs précédentes du PIB.
Pauvres contribuables suédois !
C'est en Suède (50,1%) et au Danemark (49,0%) que la pression fiscale était la plus forte en 2006. Viennent ensuite la Belgique et la France avec 44,8% et 44,5% respectivement.
Les autres pays voisins de la Suisse connaissent également une charge fiscale nettement plus élevée qu'elle: 35,7% du PIB en Allemagne, 41,9% en Autriche et 42,7% en Italie.
swissinfo et les agences
En bref
Selon des projections communiquées au printemps par le Département fédéral (ministère) des finances, les contribuables suisses ont consacré cette année 106 jours de travail au payement de leurs impôts en moyenne. C'est trois jours de moins qu'en 2006.
Certains contribuables sont loin d'avoir atteint le compte après 106 jours, alors que d'autres sont déchargés depuis longtemps. Le système fiscal suisse est en effet largement influencé par le fédéralisme.
Les impôts directs sont prélevés par l'Etat central (la Confédération), mais aussi par les cantons et les communes, sur la base des différentes lois fiscales cantonales.