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Le Tribunal fédéral se penche sur la question de savoir si la mise à disposition par une banque d’une carte de crédit professionnelle à un de ses employés équivaut à lui confier des valeurs patrimoniales, pouvant donner lieu à un abus de confiance au sens de l’art. 138 ch. 1 al. 2 CP. Dans le cas d'espèce, il arrive à la conclusion que oui. Il rappelle par ailleurs que l'art. 126 al. 1 let. a CPP, qui permet de faire valoir des prétentions civiles devant une juridiction pénale, s'applique même lorsque les faits de la cause ne sont pas suffisamment établis.