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Présenté en France par le photographe et physicien Adolphe-Alexandre Martin (1824-1896) en 1852, le ferrotype est une épreuve positive sur plaque de métal. Une plaque de fer blanc très fine est enduite d’un vernis foncé qui, une fois sec, est recouvert de collodion (préparation obtenue par la dissolution de nitrate et de cellulose dans un mélange d’éther et d’alcool) ou, dès le XXe siècle, de gélatino-bromure d’argent. La plaque est ensuite sensibilisée au nitrate d’argent. Après la prise de vue, la plaque est développée, puis fixée. Elle est ensuite vernie afin d’éviter les abrasions.
Si le ferrotype appartient à la catégorie des positifs, l’image produite est en réalité un négatif. Cet effet résulte des grains d’argent qui forment l’image : plus clairs que la couche de vernis noir devant laquelle ils sont placés, ils donnent au ferrotype l’apparence d’un positif.
Contrairement au daguerréotype, le ferrotype est un procédé rapide, facile d’utilisation et bon marché. Il était donc particulièrement prisé des marchands ambulants pour des portraits ; certains le considèrent ainsi comme l’ancêtre du photomaton. Sous l’appellation anglaise « tintype », le ferrotype était très répandu aux Etats-Unis entre 1856 et la fin du XIXe siècle.
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