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Description
Créer la cité harmonieuse et parfaite où tous les hommes pourraient vivre dans une idyllique fraternité a toujours été le grand rêve des théoriciens de l’utopie : Platon, Thomas More, Campanella ou Saint-Simon… Les uns préconisaient un communisme de caserne, d’autres un socialisme autogestionnaire, d’autres encore l’anarchie. Au XIXe siècle, devant la misère née de la révolution industrielle, des milliers d’hommes décidèrent de réaliser ce rêve en créant de petites colonies appelées, selon eux, à essaimer rapidement par la contagion de l’exemple. Partisans de Owen, de Fourier, de Cabet et autres prophètes utopistes édifièrent ainsi en Europe, mais surtout en Amérique, terre de pionniers, plusieurs dizaines de communautés, ancêtres de nos « communes hippies ». Commencées dans l’enthousiasme, ces expériences s’achevèrent le plus souvent dans d’affreuses convulsions.
La vie quotidienne de ces communautés, que retrace ici Jean-Christian Petitfils, à partir d’une documentation abondante mais peu connue, est la chonique d’un espoir intense, la quête d’un monde exaltant et absolu, une sorte de raccourci de la destinées humaine en ce qu’elle peut avoir de tragique et de pathétique.