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«Dans le sillage de cette avancée positive, nous exhortons les autorités du Myanmar à remettre en liberté tous les prisonniers d’opinion qui se trouvent encore derrière les barreaux, immédiatement et sans condition», a indiqué Isabelle Arradon, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International.
Cofondateur du réseau Défenseurs et promoteurs des droits humains, U Myint Aye avait été condamné à la détention à perpétuité en 2008 en raison de ses activités politiques non violentes.
En 2008, les autorités avaient retiré sa licence d’avocat à Saw Kyaw Kyaw Min, défenseur des droits humains, lui interdisant ainsi la pratique du droit, pour outrage à magistrat ; il avait par la suite été condamné à une peine de six mois de prison, le 29 août 2012.
Vers un mécanisme global de révision?
Le 18 novembre 2012, le gouvernement du Myanmar a annoncé qu’il organiserait des consultations intergouvernementales d’ici le mois de décembre pour réexaminer les accusations et les peines prononcées contre les prisonniers toujours incarcérés.
«Amnesty International salue cette décision. Elle invite les autorités à faire en sorte que cela débouche sur la mise en place d’un mécanisme global de révision, chargé de déterminer pourquoi les personnes encore emprisonnées se sont retrouvées là, a déclaré Isabelle Arradon.
«Des représentants des Nations unies et de la société civile doivent prendre part à ce processus, afin de garantir son indépendance, son impartialité et sa crédibilité.