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Cette décision va dans la droite ligne de l’engagement de la Suisse en faveur des victimes civiles des conflits armés. Amnesty International avait l’an dernier déjà appelé le Parlement à franchir le pas de la ratification.
Amnesty International invite maintenant le Conseil fédéral à ratifier rapidement la Convention d’Oslo et à mettre en œuvre les obligations qui en découlent. La destruction des stocks de bombes à sous munitions en possession de notre armée devrait en particulier démarrer cette année déjà.
Les bombes à sous munitions tuent chaque année des centaines voire des milliers de personnes, pour la plupart des civils, et ceci pas uniquement dans le cadre de conflits armés. En effet, dès lors qu’une partie des sous munitions n’explosent pas, de larges zones de territoire se trouvent ainsi « polluées » pendant de longues années après la fin des combats, ce qui entraine de lourdes conséquences sur le plan social et économique également.
L’armée suisse, du fait de son mandat axé sur la défense de notre territoire, n’aurait pas pu utiliser ces munitions à l’étranger. Leur usage aurait été réservé à l’intérieur de nos frontières et aurait donc menacé en première ligne notre propre population.
La Convention internationale sur l’interdiction des bombes à sous munitions, appelée communément Convention d’Oslo, a été signée à ce jour par 111 Etats et ratifiée par 65.