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Des archéologues ont repéré des fragments du Parthénon que l'on croyait perdus a annoncé jeudi la directrice de la restauration du site. Les éléments avaient en fait été réutilisés pour réparer les murailles de l'Acropole, le sanctuaire qui domine Athènes.
Ces éléments architecturaux du temple dédié à Athéna, la déesse tutélaire de la cité, ont été repérés grâce à des prises de vue à la verticale des murailles de l'Acropole hautes de 20 mètres en utilisant un ballon météo bricolé, a expliqué Mme Mary Ioannidou à l'AFP.
Selon elle, "on savait depuis longtemps que des éléments du Parthénon et d'autres monuments avaient été inclus dans les murailles" de la forteresse antique, dans l'enceinte de laquelle avait été édifié le Parthénon il y a 2500 ans à l'initiative de Périclès.
"Personne ne sait combien il y en a. Mais maintenant nous les avons presque à portée de main", s'est enthousiasmée Mme Ioannidou.
Certains de ces éléments architecturaux pourraient être une partie des "métopes" --frises sculptées en haut-relief-- qui ornaient les frontons du temple richement décoré.
Il semble qu'ils ont été récupérés au XVIIIème siècle comme matériaux pour réparer les murailles de l'Acropole, utilisée comme forteresse pendant des siècles. Il s'agissait là d'une pratique courante aussi bien au cours de l'Antiquité que durant l'occupation ottomane.
Le Parthénon a subi d'importants dégâts durant sa longue histoire. Il a plus particulièrement souffert d'une explosion au XVIIème siècle lors d'un siège par les Vénitiens de la ville alors aux mains des Ottomans.
Au début du XIXème siècle, l'ambassadeur britannique Lord Elgin a emporté une partie importante des frises du temple, aujourd'hui exposées au British Museum. Athènes en réclame en vain la restitution.
"A l'origine, on a pensé qu'Elgin avait emporté la totalité (des frises). A ce qu'il semble, ce n'est pas le cas", a commenté Mme Ioannidou.