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Au début du siècle dernier, l’espérance de vie moyenne d’un nouveau-né en Suisse était inférieure à cinquante ans – en raison, notamment, d’une forte mortalité infantile. Grâce à une amélioration de l’hygiène et du niveau de vie ainsi qu’à une prise en charge médicale de bonne qualité, l’espérance de vie a connu une progression importante au cours des cent dernières années. En 2017, elle était à la naissance de 85.4 ans pour les femmes et de 81.4 ans pour les hommes. L’écart qui s’était creusé dans la deuxième moitié du XXe siècle entre l’espérance de vie féminine et masculine a diminué ces dernières années. Au début des années 1990, les femmes avaient encore une espérance de vie d’environ sept ans plus longue que celle des hommes. En 2017, l’écart était encore de quatre ans.
On observe la même évolution pour l’espérance de vie à l’âge de 65 ans: celle-ci s’est fortement allongée pour les deux sexes depuis 1900, l’accroissement s’accélérant à partir des années 1940. En 2017, l’espérance de vie d’une femme de 65 ans était de 22.5 ans, soit plus du double de ce qu’elle était vers 1900. Là encore, l’écart entre les sexes a légèrement diminué après avoir atteint un record d’environ quatre ans dans les années 1990. En 2017, il était de moins de trois ans.
On calcule l’espérance de vie moyenne en supposant que le taux de mortalité des personnes nées une certaine année ne va pas se modifier au cours de leur vie. Mais comme l’histoire montre que le progrès médical et un mode de vie plus sain sont en mesure de faire baisser notablement la mortalité, on peut supposer que les personnes nées en 2017 vivront encore plus longtemps que l’espérance de vie moyenne calculée.