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Abstract
Cette étude traite des croyances des étudiants suisses romands et québécois à l’égard du fonctionnement du cerveau et plus particulièrement des neuromythes. Le terme neuromythe a été désigné par l’Organisation de coopération et développement économiques (OCDE, 2002) Le terme neuromythes peut être défini comme étant « des convictions non vérifiées ou fausses sur le fonctionnement cérébral et son rôle dans l’apprentissage » (Tardif & Doudin, 2011). Ces dérives sont le fruit d’une mauvaise compréhension des informations qui émanent de scientifiques sur le fonctionnement du cerveau. Dès lors, les individus ont des croyances qui ne sont pas toujours basées sur des faits scientifiques et qui peuvent amener certains dangers comme l’étiquetage des élèves. Ce mémoire s’intéresse aux croyances à l’égard des neuromythes des étudiants suisses romands et québécois en enseignement primaire et en enseignement spécialisé et aux différentes sources possibles de ces croyances. Ainsi, il est question en premier lieu de définir ce que sont des croyances. Puis, un bref exposé de divers concepts tels que la préférence hémisphérique, l’approche VAK (learning styles) et le Brain Gymqui sont considérés comme des neuromythes est proposé. Ce dernier tente d’expliquer quels sont les buts, les fondements de la méthode et la ou les raisons pour lesquelles cette dernière est considérée comme étant un mythe. Par la suite, une analyse quantitative des données recueilles par le biais d’un questionnaire en ligne a été effectuée. Les étudiants ayant accepté de répondre à cette étude proviennent de la HEP et de l’Université du Québec à Trois- Rivières. A l’issue de l’analyse des données, il semblerait que les étudiants québécois sont plus enclins à croire aux neuromythes que les suisses romands, et que ces croyances pourraient en partie provenir de leur formation. De plus, un mythe semble être particulièrement présent chez les répondants, à savoir le mythe lié à l’approche VAK. Aussi, ces données mettent en avant la nécessité d’institutionnaliser un cours en neurosciences pour l’ensemble des futurs praticiens.