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Selon l’Office fédéral de la santé publique, environ 15% de la population est touchée par le PVH. 70 à 80% des femmes et des hommes sexuellement actifs sont infectés au moins une fois dans leur vie par ce virus et la classe d’âge la plus touchée est celle des 16 à 25 ans, motivant la mise en place depuis 2007 d’un programme de vaccination de toutes les filles entre onze et quatorze ans, ainsi qu’une vaccination de rattrapage pour les jeunes femmes de moins de 26 ans. L’objectif est d’éviter la morbidité/mortalité en lien avec les lésions (pré-)cancéreuses dans cette population. Un tel programme aurait-il le même intérêt pour les hommes ? Une étude publiée en 2011 dans le N Engl J Med s’est penchée sur la question. De 2004 à 2008, 4065 jeunes hommes en bonne santé habituelle, âgés de 16 à 26 ans, provenant de dix-huit pays et ayant eu de un à cinq partenaires sexuels au cours de leur vie, ont participé à cette étude randomisée en double aveugle. Sur la population per protocole de 2805 patients, la moitié d’entre eux ont reçu trois doses (à J1, 2 mois et 6 mois) d’un vaccin quadrivalent anti-PVH (actif contre les types 6, 11, 16 et 18), et l’autre moitié le placebo. Les résultats montrent que l’administration prophylactique du vaccin anti-PVH est efficace pour prévenir l’apparition de lésions cutanées des régions génitales. Dans la population per protocole, la vaccination a réduit de 90,4% l’incidence des lésions génitales dues aux quatre types de PVH étudiés comparativement à la population placebo, avec une réduction de 85,6% de l’incidence des lésions persistantes dues à ces virus. L’emploi de ce vaccin semble être sûr, les auteurs n’ayant rapporté aucun effet indésirable sérieux.
Commentaire : La vaccination quadrivalente anti-PVH semble être prometteuse pour réduire l’incidence des lésions génitales dans la population des jeunes hommes, et consécutivement diminuer la transmission du virus à leurs partenaires sexuels. L’impact substantiel d’une telle intervention sur leur morbidité physique et psychique n’est pas négligeable au vu des taux de traitements infructueux ou de récidives restant élevés pour ce type d’infections.