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Commencer est facile
Le Seigneur Jésus enseigna que tout chrétien qui embrasse la foi a une autre œuvre à faire aussi importante que la première : « Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. » Matthieu 24 : 13. Jésus accorde autant d’importance à persévérer jusqu’à la fin que lorsqu’on commence à vivre la foi. Et c’est logique, aucune entreprise ne peut prospérer s’il n’y a pas de persévérance. Tout le monde peut commencer quelque chose dans la vie, soit grand ou petit, mais si on ne persévère pas à cultiver ce qui a été planté, le résultat sera un échec.
La caractéristique de l’être humain est de capituler quand une certaine résistance apparaît dans les questions de la vie. On voit déjà cette tendance dans l’enfance. Les enfants commencent un jeu ou une tâche et soudain ils abandonnent tout pour faire autre chose. Combien de parents m’ont dit en se plaignant : “Mon enfant ne persévère pas à pratiquer le piano, à étudier, à faire ses devoirs, etc.”. Les parents devraient les aider à surmonter cette inclination et leur faire comprendre que sans persévérance il n’y a pas de bons résultats.
Persévérer ouvre des portes
Dans le monde séculier, les grands hommes savent que la persévérance est la base de leur succès. Citons quelques cas de personnages célèbres. On dit qu’Abraham Lincoln entreprit une affaire à l’âge de 21 ans et que cela tourna à l’échec ; à 22 ans, il échoua dans la carrière en droit ; à 24 ans, il échoua encore dans les affaires ; à 26 ans, il souffrit beaucoup du décès de sa fiancée ; à 27 ans, il eut une dépression nerveuse ; à 34 ans, il fut battu aux élections pour le Congrès ; à 45 ans, il fut battu aux élections pour le Sénat ; à 47 ans, il essaya de devenir vice-président des Etats-Unis, mais il échoua. A 49 ans, il fut battu à nouveau aux élections pour le Sénat et à 52 ans, il devint président des Etats-Unis d’Amérique du Nord ; il fut le seizième après des grands hommes comme George Washington, Thomas Jefferson et autres. De nombreux historiens ont considéré Abraham Lincoln comme l’un des meilleurs présidents des Etats-Unis d’Amérique. Mais que se serait-il passé si Abraham Lincoln n’avait pas persévéré dans son objectif ? Il n’aurait sûrement jamais été président d’une des nations les plus puissantes du monde.
Thomas Alva Edison était partiellement sourd et il est dit qu’il alla à l’école pendant trois mois, après quoi l’enseignante dit aux parents du garçon de le retirer de l’école parce qu’il était “trop stupide pour apprendre”. La mère d’Edison l’éduqua à la maison et lui enseigna à persévérer, si bien qu’Edison est considéré comme l’un des inventeurs les plus importants dans l’histoire de l’humanité. L’une de ses inventions les plus appréciées fut l’ampoule électrique ; mais Edison racontait qu’il avait essayé mille fois afin de développer son invention. Quand Edison fit connaître au monde le processus qu’il avait suivi pour créer l’ampoule, il dit : “Je n’ai pas manqué. Je viens de trouver 10 000 façons qui ne fonctionnent pas”. Quel exemple de persévérance !
William Shakespeare, le célèbre écrivain anglais, considéré comme l’un des plus célèbres de la littérature mondiale, déclarait : “Si l’homme serait constant, ce serait parfait”.
L’inconstance dans la persévérance
Si la persévérance dans la vie séculière est nécessaire, combien plus dans la vie de la foi. Dans la parabole que Christ présenta à propos d’un semeur, on y trouve plusieurs sortes de personnes et de réactions. Nous trouvons ceux qui, au bord du chemin reçurent la semence (Matthieu 13 : 19). Ce sont ceux qui entendent la parole de Dieu, mais n’y prêtent pas beaucoup d’intérêt, ils sont plus axés sur les plaisirs de ce monde, ils entendent l’offre du salut, mais ne la comprennent pas, ni même croient qu’elle est pour eux, ils laissent passer l’opportunité précieuse que le ciel leur offre. Dans ce cas, nous ne pouvons parler de persévérance parce que l’individu ne commence même pas à marcher sur le chemin de la foi. Il y a malheureusement beaucoup de personnes de ce genre.
Ceux qui ont reçu la semence sur des endroits pierreux, entendent la parole et la reçoivent avec joie (Matthieu 13 : 20). Mais que se passe-t-il par la suite ? Comme la graine est tombée sur un sol pierreux, elle ne peut pas faire de racines profondes et meurt rapidement. Comme nous l’avons dit au début : Accepter la foi est plus facile que de persévérer dans la foi. L’auditeur « endroits pierreux » éprouve de la joie dans son cœur à recevoir la vérité. Il fait rapidement des plans pour changer sa vie, devient rapidement excité et enthousiasmé par le nouveau chemin ; il est convaincu, il a l’air heureux ; mais comme il ne fait pas d’efforts décidés afin de subjuguer sa nature pécheresse, comme il ne montre pas une communion réelle avec Dieu, comme il ne persévère pas pour rester uni à Christ, sa foi sèche au soleil des difficultés et des problèmes.
L’auditeur « parmi les épines » reçoit aussi la parole, mais il ne persévère pas non plus, parce que les plaisirs de ce siècle, la tromperie des richesses l’étouffent et il ne porte pas de fruits (Matthieu 13 : 22). Et pour terminer enfin nous avons l’auditeur « bonne terre ». Cette classe de personnes non seulement entend la parole, la comprend, la fait sienne et persévère en produisant des fruits abondants (Matthieu 13 : 23). Un arbre ne pourrait pas produire ses fruits sans persévérer dans le processus de la maturation ; ce mécanisme naturel a été implanté par Dieu. Une grossesse ne peut arriver à son terme s’il n’y a pas neuf mois de gestation. Un ver ne peut devenir un beau papillon s’il ne subit pas le processus de la métamorphose. Un homme ou une femme, de nature pécheresse, ne peut devenir un vrai chrétien que si il ou elle ne persévère sur le chemin de la foi, parce que leur nature les pousse naturellement au découragement, à l’inconstance.
La Bible est riche en exemples qui confirment cet enseignement. Rappelons-nous le cas de beaucoup de disciples du Christ, qui s’étaient enrôlés dans les rangs des disciples du Maître, mais quand ils entendirent certains enseignements qui étaient contre leurs intérêts, ils abandonnèrent Jésus, ils ne persévérèrent pas : « Dès ce moment, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui. » Jean 6 : 66.
La persévérance qui triomphe
Jésus enseigne que nous devons persévérer pour être sauvés (Matthieu 24 : 13). Il est intéressant de noter qu’il parle de « persévérer jusqu’à la fin. » Qu’est ce que cela signifie ? En réalité, si cette fin concerne la seconde venue du Christ, elle ne s’applique pas, car depuis que Jésus a dit ces paroles, des milliers de croyants sont déjà morts sans que la fin n’arrive. Cette « fin » est la fin de notre vie, ou la fin du temps de grâce, si nous sommes vivants quand cela arrivera.
La vie est une course à laquelle nous sommes autorisés à participer. Les coureurs sportifs sont très bien préparés pour pouvoir arriver au but. Mais il ne sert à rien d’arriver au but si ce n’est pas pour arriver le premier, ou tout au plus le deuxième ou le troisième ; le reste ne compte pas, c’est comme s’ils n’avaient pas couru. Cependant, dans la course de la foi, tous reçoivent la récompense de la vie éternelle, s’ils persévèrent pour atteindre le but, peu importe quand, à quelle heure, ou le chemin parcouru, si c’est peu ou beaucoup, s’ils boitaient, s’ils traînaient les pieds ou rampaient sur le sol ; ce qui compte c’est qu’ils sont arrivés par la grâce de Dieu et ont franchi la ligne d’arrivée.
L’apôtre Paul dit : « Je cours vers le but. » Philippiens 3 : 14. Dans une autre version, celle de Darby, il est écrit : « Je cours droit au but. » Cela nous donne l’idée de ne pas nous arrêter, de ne pas nous décourager devant les obstacles, de ne jamais abandonner la course chrétienne.
La caractéristique du vrai croyant de nos jours nous la trouvons dans Apocalypse 14 : 12, dans le cadre du triple message angélique, où il est écrit : « C’est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus. »
Ce verset clarifie ce en quoi devraient persévérer l’homme et la femme de foi : Etre fidèles à Dieu, en gardant ses commandements et la foi de Jésus. Accepter Jésus comme Sauveur personnel conduit la personne à obéir à sa loi sainte du fait qu’il est devenu le Seigneur de sa vie. C’est la grande différence entre ceux qui prétendent aimer le Christ mais ne respectent pas sa loi parce qu’ils soutiennent que le salut est par grâce et non par les œuvres, et ceux qui montrent leur amour pour Dieu en observant ses commandements par le pouvoir de la grâce du Christ. (Jean 14 : 15)
Le fait est que l’observation des commandements résulte de la persévérance dans notre communion avec Dieu par les mérites du Christ. Il opère en nous à la fois le vouloir et le faire selon son bon plaisir (Philippiens 2 : 13). Si nous persévérons à connaître Dieu et à le servir, nous grandirons dans la sainteté, perfectionnant notre service et notre amour.
Paul continue à nous parler de la course chrétienne et dit que nous devons continuer à courir avec patience, nous dépouillant de tout fardeau et du péché, mais il y a une condition indispensable à atteindre qui est au-dessus de celle de persévérer, c’est d’avoir les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi (Hébreux 12 : 1, 2). De Moïse, on dit qu’il fut soutenu au milieu des pires circonstances parce qu’il se montra ferme comme voyant l’invisible (Hébreux 11 : 27). Les Israélites mordus par des serpents venimeux pouvaient être guéris du poison mortel s’ils regardaient le serpent de bronze que Moïse avait élevé et qui représentait le Christ. Ce regard de la foi était un symbole d’avoir les regards sur Jésus en tant que Sauveur personnel, la foi en son sang expiatoire sauvait le pécheur.
Cela ne sert à rien d’accepter la vérité et de persévérer, si à la fin nous détournons nos regards de Jésus, parce que nous nous décourageons. Il est le seul à pouvoir donner un sens à notre vie et à nous aider à rester dans la course de la foi. Jésus est le seul qui peut nous fortifier et nous rendre capables de persévérer jusqu’à la fin dans notre alliance d’amour avec Dieu. Nous ne savons pas quand le temps viendra pour nous de mourir ou quand le temps de grâce prendra fin ; ce que nous savons, c’est que nous devons persévérer jusqu’à la fin, qui arrivera quand Dieu le voudra. Cette œuvre est l’œuvre du Seigneur en nous par son Saint-Esprit. Demandons donc avec ferveur que notre merveilleux Dieu nous aide à persévérer et que les paroles bibliques s’accomplissent en nous : « Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ. » Philippiens 1 : 6.
Cher lecteur, je vous encourage à persévérer sur le chemin de la vie chrétienne. Que Dieu vous bénisse.
Pasteur José V. Giner
Juillet 2018