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Les dernières recherches en IRM fonctionnelle effectuées par M Trulsson 1, S T. Francis, R Bowtell, F McGlone (2010) [Activations du cerveau en réponse à une stimulation vibrotactile : une étude psychophysiologique réalisée à l'IRMf (IRM fonctionnelle) J. Neuro-physiol 104: 2257-2265] (cf chapitre "recherche fondamentale) appellent le commentaire suivant du Prof. Hartmann :
"A la réflexion, ce n'est plus le serrement (clenching) fort mais plutôt le serrement des dents durable qui interviendrait sur le plan pathologique: en fait un "clenching" constant et fréquent à basse fréquence. La fatigue matutinale serait la simple conséquence mécanique et physiologique de l'effort constant musculaire d'un "strong clenching" (serrement sévère) [ou "hard clenching, Ndr.] nocturne. Ce ne serait que dans les moments de '"mild clenching" (serrement doux) [ou "soft clenching, Ndr.] que les différentes projections des afférences dentaires dans les territoires éloignés produiraient leurs effets délétères. La projection des dents dans le cortex insulaire montre à l'évidence que le patient sur le fauteuil dentaire possède un pouvoir de discrimination hautement élevé. Toute obturation, toute prothèse fixe placée dans le cabinet de l'odonto-stomatologiste doit être perçue comme confortable par le patient. La moindre gêne ne saurait être tolérée par celui-ci. Dire à son patient: "ça va s'adapter" est une imposture neurophysiologique.
Prof. Hartmann
En l'absence d'une statistique dûment documentée, il paraît difficile d'établir la prévalence d'une forme de clenching sur l'autre (hard clenching versus soft clenching). Cependant, l'expérience clinique (plus de 2'000 cas sur 10 ans) nous fonde à penser, au vu des divers ressentis du patient, qu'ils sont tous deux concomitants, mais dans des formes et intensités variable. Ainsi :
De ces quelques constatations, il est permis d'émettre l'hypothèse que hard et soft clenching soient apparemment concomitants. Il apparaît qu'en cas de hard clenching nocturne, la présence d'un soft clenching diurne est une évidence. Le contraire est cependant moins sûr, un soft clenching diurne n'est pas forcément accompagné d'un hard clenching nocturne. La malocclusion n'étant pas seule en cause, l'importance d'événements psycho-sociaux et l'intensité d'un stress éventuel restent difficiles à évaluer et leurs conséquences peuvent varier fortement d'un patient à l'autre.
Pour conclure :
incitent à présenter comme hypothèse de travail le "Soft Clenching Syndrome (SCS)" qui signe dans un certain pourcentage de cas une origine dentaire à cette maladie systémique qu'est la fibromyalgie.
En effet, dans le cas précis où il peut être mis en évidence que le patient fibromyalgique est sujet au serrement des dents (clenching), ce diagnostic devrait être purement et simplement écarté.
cf. tableau ci-dessous (volontairement simplifié).
hypothèse physiopathologique - jean-claude crottaz