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P39
Poster
Utilisation du SDAT, dans une équipe mobile de soins palliatifs extra-hospitalière
G. Spring1, E. Rochat1 (1Lausanne)
Contexte
Introduction
Le Spiritual Distress Assessment Tool SDAT (1,2) est un outil qui qualifie la détresse spirituelle d’un patient sur la base d’un entretien semi structuré. Cet instrument permet aussi de produire des recommandations pour la prise en charge globale des patients. Le SDAT est utilisé depuis quatre ans par une accompagnante spirituelle (AC) au sein d’une équipe mobile de soins palliatifs (EMSP) extra-hospitalière de la région lausannoise.
Objectif
Le but de ce projet est d’évaluer comment les transmissions des recommandations émises par l’AC utilisant le SDAT ont été perçus lors des colloques hebdomadaires interprofessionnels.
Méthode
Méthode
Un questionnaire a été établi évaluant l’intelligibilité et la pertinence des recommandations émises par l’AC ainsi que leur utilité concernant l’élaboration du projet de soin du patient. Chacune des dimensions était évaluée à l’aide d’une échelle de Likert allant de « pas du tout », à « très ». Ce questionnaire a été distribué aux membres de l’EMSP à la fin de six colloques entre septembre et octobre 2019.
Résultats
Résultats
Au cours de cette période l’AC a donné des recommandations à 30 reprises. Trois médecins, six infirmières et une psychologue ont complété 33 questionnaires.
Les recommandations de l’AC ont été jugées :
- 8 fois « compréhensibles » et 18 fois « très compréhensibles » (7 données manquantes)
- 10 fois « pertinentes » et 16 fois « très pertinentes » (7 données manquantes)
- 7 fois « utiles » et 13 fois « très utiles » (13 données manquantes).
Les médecins ont tendance à juger plus utiles les recommandations pour l’élaboration du projet de soin du patient que les autres professionnels.
Discussion
Discussion
Les résultats montrent que le SDAT semble être un instrument approprié et apprécié pour travailler en interprofessionnalité. Cependant, les recommandations générées par l’utilisation du SDAT ne sont pas suivies d’effets concrets dans la prise en charge, du moins pas de manière documentée. D’autres recherches doivent être effectuées pour comprendre ce phénomène.
Conclusion
Conclusion
Si les membres de l’équipe trouvent les recommandations de l’AC compréhensibles, pertinentes et utiles, ils ne les utilisent pas au sens d’éléments potentiellement utiles pour adapter la prise en charge globale des patients et de leurs proches.