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L'une des études les plus vastes sur ce sujet au niveau mondial a été présentée le 15 mars par le National Radiological Protection Board (NRPB) britannique. Un résultat à noter est que pendant la période étudiée, le nombre de décès et de cancers parmi les personnes professionnellement exposées aux radiations a été nettement plus faible que parmi la population moyenne.
L'étude se fonde sur le "National Registry for Radiation Workers" (NRRW), registre qui a été établi par le NRPB avec l'aide du Département britannique de la santé et de l'industrie. Le NRRW rassemble des informations sur les personnes exposées aux radiations dans l'exercice de leur profession, par exemple sur la dose d'irradiation reçue, sur les décès éventuels et sur les causes de décès. Sur les quelque 125'000 personnes recensées, à peine 13'000 sont décédées jusqu'à présent, chiffre qui correspond à 82% seulement de la mortalité statistiquement escomptée. En d'autres termes: le nombre de décès auquel il faut s'attendre dans un groupe de personnes de la même importante et pendant la même période de temps atteint en Grande-Bretagne presque 16'000 en moyenne. Ce "Healthy Worker Effect" confirme les résultats d'une étude antérieure de 1992. La fréquence des cancers est elle aussi globalement plus faible parmi les personnes professionnellement exposées aux radiations que parmi la moyenne de la population. Davantage de cas qu'escompté ont toutefois été enregistrés pour le cancer de la plèvre. Ce phénomène, qui est connu de par les industries lourde et électrique, est imputé au contact avec des fibres d'amiante.
Ce "Healthy Worker Effect" est souvent constaté dans les statistiques médicales sur les groupes professionnels. Pour les personnes professionnellement exposées aux radiations, l'effet est attribué en partie à la sélection des employés et en particulier aux exigences sanitaires sévères qui sont posées pour exercer la profession. Afin de mieux évaluer le danger sanitaire de faibles doses, les chercheurs ont étudié s'il existait un lien entre la dose accumulée et le risque de cancer. Un tel lien a été découvert pour la leucémie, à l'exception de la leucémie lymphoïde chronique, quoique dans des proportions de faible signification statistique. Cette tendance est encore moins nette pour toutes les autres formes de cancers réunies.
Selon le NRPB, les résultats de cette étude concordent avec les expériences recueillies avec les explosions de bombes atomiques. Les évaluations de risque de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR) et du Comité scientifique des Nations Unies pour les effets des radiations atomiques (UNSCEAR), évaluations sur lesquelles se baseront les futures normes de radioprotection de la Grande-Bretagne, ont également été confirmées, précise le NRPB.
Source
M.S./C.P. d'après un communiqué de presse du NRPB du 15 mars 1999