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10/03/2017
Titre : Carpe Jugulum (Discworld 23, Witches 6)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 10 octobre 2013
Pages : 416
Le royaume de Lancre se prépare à prendre part à de sérieuses réjouissances. En effet, le roi et la reine ont une enfant. La petite n'a pas encore de noms mais ce petit problème fait partie du rituel normal. Le roi a même demandé à un prêtre d'Om de venir baptiser sa fille. La reine, elle, a décidé de donner le nom de Granny Weatherwax à l'enfant. Bref, tout ira bien alors que les riches mangent de petits plats avec de l'alcool et que les pauvres s'amusent avec de la bière et de la vraie nourriture! Malheureusement, le roi a plein d'idées pour aider Lancre. Et l'une de ces idées est d'inviter les voisin-e-s d'Uberwald pour fêter la naissance. Bien que, diplomatiquement parlant, ce pourrait être une bonne idée le roi a oublié que la famille dirigeante d'Uberwald est composée de vampires. Il ne faut pas plus de quelques heures pour que les vampires prennent le contrôle de Lancre. Malheureusement pour elleux, les sorcières décident de s'intéresser aux vampires... un intérêt qui pourrait bien être mortel.
Encore une fois, les sorcières réussissent à me plaire (malgré un tome précédent un peu faible...). Il se passe beaucoup de choses dans ce livre. Pratchett se moque beaucoup des vampires tout en essayant d'expliquer pourquoi il est important de rester classique. Je pense aussi que le thème principal de Pratchett, dans ce tome, est la foi. Et, plus précisément, la foi en l'importance religieuse de certains objets et rituels. Ainsi, les vampires du livre réussissent à passer outre leur foi que certains objets peuvent leur faire du mal. Oublier leur croyance en la puissance de ces objets leur permet d'y survivre. En parallèle, le prêtre d'Om montre un voyage différent. Oats est un homme d'Eglise qui doute car il en sait trop. Bien qu'il connaisse les rituels et les objets il n'arrive pas à différencier la vérité des mensonges. Ce n'est qu'en oubliant l'importance des objets qu'il retrouve une forme de certitude puis de foi. Personnellement, je trouve ce personnage intéressant et j'aimerais bien le retrouver plus tard.
On retrouve aussi la question de Granny Weatherwax. Lors du dernier tome du cycle, j'avais l'impression que l'identité de Granny allait rapidement se poser à nouveau. Ce nouveau livre me donne raison. Terry Pratchett place son personnage face à ce qu'elle est vraiment. Granny est-elle une personne fondamentalement mauvaise ou fondamentalement bonne? Les décisions qu'elle prend sont-elles mauvaises ou bonnes? À plusieurs reprises, Granny est confrontée à ces questions et au poids que cela implique pour son esprit. Au final, Granny fait partie de ces personnages qui ont conscience de leur tendance à vouloir faire du mal. Ces personnages savent quelle est leur identité et décident de placer tous leurs efforts pour éviter de tomber dans ce qu'illes considèrent comme mauvais. Ce qui permet à Granny d'expliquer à partir de quel moment débute la mal. Et je suis d'accord avec elle.
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***** Encore un livre du cycle des Sorcières que j'apprécie!
Image: Site officiel
25/02/2017
Titre : Maskerade (Discworld 18, Witches 5)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 6 juin 2013
Pages : 384
Que faire lorsque l'on s'ennuie? Il existe plusieurs réponses à cette question selon la personne à laquelle elle est posée. Agnes Nitt, par exemple, décide de se faire nommer Perdita X et de se rendre à Ankh-Morpork. Elle y découvre un lieu destiné exclusivement à l'opéra. Heureusement pour elle, il se trouve qu'elle est une très bonne chanteuse. Elle décide, naturellement, d'entrer dans l'opéra et de tenter sa chance. Mais elle n'est pas aussi populaire qu'une autre chanteuse bien qu'elle soit bien meilleure. Pire encore, il semble que l'opéra soit hanté par un fantôme qui apprécie particulièrement les meurtres. En ce qui concerne Granny Weatherwax, elle cherche à passer outre l'ennui. Et pour cela elle décide que les affaires des autres la concernent. Par exemple, pourquoi ne pas redresser une injustice financière commise par un éditeur d'Ankh-Morpork? Et si, par la même occasion, elle décide de s'occuper d'un fantôme ce ne serait que coïncidence.
J'ai apprécié une grande partie du cycle des Sorcières. Elles ont toutes une personnalité attachante qui fonctionnent assez bien. Le cycle est particulièrement réussit car les sorcières sont simplement des personnes un peu plus intelligentes que les autres qui utilisent une bonne dose de ruses pour arriver à leurs fins. Mais, ce roman ne fonctionne pas aussi bien que les autres. Les situations me semblent un peu trop faciles comme si Pratchett se contentait de laisser les personnages fonctionner sans trop se poser de questions. Mis à part cela, je pense que la parodie est assez facile à comprendre.
Cela dit, j'ai l'impression que le thème de ce roman pourrait avoir des répercussions plus lointaines. En effet, à mon avis, ce qui importe dans ce tome est l'idée d'identité. Le fantôme n'est qu'une identité qui se révèle au monde. La personne qui se trouve derrière me masque n'est pas identique à la personne qui le porte. D'une certaine manière, le masque est ici un révélateur de vérité. Parallèlement, il semble que Granny ait des problèmes avec son identité. Elle devient, progressivement, l'un des personnages les plus puissants de l'univers du Disque-Monde. Granny en est consciente et se rend compte qu'il lui serait facile de punir et agir dans l'impunité. Mais elle souhaite rester Bonne tout en souhaitant être Mauvaise. Je me demande comment son personnage va tourner dans les futurs tomes.
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*** Un tome intéressant mais que j'ai moins apprécié
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Image : Site officiel
09/02/2017
Titre : Lords and Ladies (Discworld 14, Witches 4)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 14 février 2013
Pages : 400
Les Sorcières de Lancre sont parties en voyage détruire les contes de fée. Après près de 8 mois la rumeur s'amplifie. Les trois sorcières sont de retour! Le roi Verence II ne perd pas de temps et explique à Magrat que leur mariage est déjà organisé. Cette dernière n'a qu'une seule chose à faire: devenir une reine. Cette quête est facilitée par son abandon de la carrière de Sorcière. Mais être reine n'est, peut-être, pas exactement ce qu'elle imagine. D'autant que son futur mari ne semble pas réellement savoir ce qu'il veut. Les deux autres Sorcières, Nany Ogg et Esme Wheatherwax, rentrent tranquillement et décident de reprendre leur vie normale. Mais elles apprennent rapidement que de nouvelles Sorcières vivent à Lancre. Non seulement elles sont jeunes, portent du vernis à ongle noir et se croient plus éduquées mais, en plus, elles dansent nues la nuit. Ce pourrait être acceptable si leur danse n'avait pas lieu près d'un lieu magique connu pour son lien avec les elfes.
Que dire ce quatorzième tome? Je l'ai dit auparavant, j'aime bien les histoires des Sorcières. Elles sont plus drôles que la moyenne et particulièrement bien écrites. Il fallait bien que je sois déçu à un moment donné. Ce tome avait tout pour plaire. Il prend pour thème principal les elfes et, en tant que fan de Tolkien, je ne peux qu'aimer que l'on parodie un peu ces êtres. En effet, chez Tolkien les elfes sont des êtres immortels d'une grande sagesse et d'une grande force aussi bien physique que guerrière. Ce sont, en tout, nos supérieurs mais ils n'agissent pas ainsi. Pratchett décide d'aller dans un autre sens. Il garde l'idée de l'immortalité et de la beauté mais il en conclut que les elfes auraient une psychologie très différente. En effet, pour Pratchett les elfes se savent supérieurs et donc agissent avec les autres êtres pensant en tant que chasseurs qui aiment le plaisir de la douleur. En quelque sorte, se savoir être supérieur implique de voir toutes les autres personnes comme des inférieures. De plus, l'immortalité est considérée, par l'auteur, comme un problème. Loin de permettre la sagesse celle-ci implique une forme d'enfance permanente.
Un second thème concerne le rôle d'une personne et, plus précisément, d'une femme. Magrat est une Sorcière. Mais, dans ce tome, elle abandonne rapidement son travail. Cependant, Magrat découvre que le métier de reine est très différent. Elle n'aide pas les personnes qui ont besoin d'elle. Au contraire, elle tente, difficilement, de s'occuper tout en sachant que son destin sera d'élever des enfants. Pour mieux créer le contraste, elle est entourée de personnages qui sont, elleux, fortement impliqué-e-s dans un métier (au point d'en être ridicule). Il est intéressant que ce n'est que tardivement que Magrat se découvre un rôle et ce en décidant de faire le contraire de ce qui est attendu. Bien que ce livre soit intéressant il ne m'a, malheureusement, pas autant plus que les autres tomes. Il manque un je ne sais quoi pour le rendre bon et me faire rire.
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*** Je n'ai pas réussi à m'impliquer dans ce livre malgré de bonnes idées.
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Image : Site de l'auteur
29/01/2017
Titre : Witches Abroad (Discworld 12, Witches 3)
Auteur : Terry Pratchett
Éditeur : Corgi 14 février 2013
Pages : 368
Les sorcières sont censées être de vieilles femmes. Il est donc peu étonnant que la profession n'attire pas vraiment de jeunes talents. Il est encore moins étonnant de savoir que les sorcières ont une tendance à mourir bien qu'elles s'y préparent puisqu'elles ont la malchance de connaître le moment de leur mort. L'avantage c'est que l'on évite les conflits familiaux et entre ami-e-s puisque la défunte peut envoyer les biens qu'elle souhaite léguer en avance. C'est exactement ce qu'une sorcière a fait dans le petit royaume de Lancre. Mais ce bien n'est pas une simple pendule. Non, c'est une baguette. Une baguette qui désigne la personne qui la reçoit comme une marraine la fée. Et la personne qui a reçu cette baguette est la plus jeune sorcière du coin: Magrat. Et, rapidement, elle apprend qu'une jeune fille a besoin d'elle dans un royaume magique et lointain. En effet, on essaie de la marier de forcer à un prince.
Le premier thème, le plus important, de ce livre est l'importance des histoires. Ce douzième tome est rempli de références aux contes que nous sommes nombreux et nombreuses à connaître. Pratchett en rit à de nombreuses reprises alors qu'il nous illustre les problèmes de ces histoires et des clichés qui en sortent. Mais Pratchett semble aussi nous expliquer qu'il ne faut pas sous-estimes l'importance et la force d'une bonne histoire. Car celle-ci peut très bien devenir plus importante que la réalité. C'est une mise en garde que l'on doit garder en tête aussi bien face aux journalistes que face aux politiques.
Un second thème, à mon avis, est la liberté. Ou, plus précisément, le libre arbitre. Une partie des dialogues des Sorcières concerne l'usage de la magie. Alors que Magrat souhaite l'utiliser pour améliorer le monde les deux autres, plus âgées, ne veulent pas utiliser la magie. Selon ces dernières, la magie ne peut pas aider. Pour mieux expliquer cette idée Pratchett construit un royaume magique tenu par une Sorcière qui essaie de rendre absolument tout le monde heureux en leur offrant une vie parfaite et une fin heureuse. La ville est magnifique et propre mais surtout elle est remplie de gardes. Ainsi, Pratchett nous montre que même les souhaits les plus bénins, rendre les gens heureux, peuvent devenir mauvais si l'on refuse le libre arbitre à ces même personnes.
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***** Encore un tome sur les Sorcières que j'apprécie bien plus que le reste!
Image : Site de l'auteur