Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07038.jsonl.gz/358

A la simple évocation du mot « chocolat », notre esprit prend contact avec un souvenir ou nous projette dans un futur proche et gourmand. Cette vision produit immédiatement un surplus de salive, une envie de chocolat. Un bel exercice de visualisation. Neuf personnes sur dix affirment aimer le chocolat, la dixième ment !
Originaire des bassins de l’Amazone, le cacaoyer aurait été domestiqué pour la première fois par les Mayas, il y a au moins 3000 ans. Les Mayas, de même que leurs successeurs, les Toltèques et surtout les Aztèques, attachaient une grande importance aux fèves de cet arbre, qu’ils utilisaient comme monnaie d’échange, mais aussi pour fabriquer une boisson amère et épicée, le xocoatl.
Pour les Aztèques, le cacahuaquahuilt, était un don du dieu Quetzalcoalt, représenté sous forme de serpent à plumes. Selon la légende, il devait revenir un jour parmi eux pour rapporter aux hommes tous les trésors du paradis et récupérer son royaume. Lorsque le premier conquistador Hernan Cortés accosta sur la côte du Mexique, l’empereur Aztèque Montezuma II, fut convaincu d’avoir devant lui le descendant de Quetzalcoalt et l’accueillit comme un dieu, en lui offrant des plantations et du chocolat dans un gobelet incrusté d’or.
Les premières cargaisons de cacao arrivèrent en Espagne en 1582. La boisson consommée il y a plusieurs millénaires par les peuples d’Amérique centrale, était fort différente du chocolat que l’on connaît aujourd’hui. On grillait et broyait les fèves pour extraire la pâte de cacao, on y ajoutait de l’eau et des épices, du poivre, du piment. Puis on chauffait la pâte pour faire remonter le beurre de cacao à la surface et on battait ensuite le tout pour obtenir une boisson mousseuse et épaisse consommée froide.
Les Européens ont adopté ce procédé mais ont rapidement remplacé les épices par le sucre pour réduire l’amertume. Le chocolat venait ainsi d’acquérir sous goût divin, une boisson unique par son pouvoir d’attraction et sa capacité à susciter la gourmandise. Quand, en 1753 le botaniste Linné proposa de baptiser le cacaoyer « Théobroma cacao », qui veut dire « nourriture des dieux », il n’y eut aucune objection !
Parmi le vaste choix de préparations, le chocolat noir contenant 70% de cacao au moins, suscite un intérêt grandissant dans le domaine de la santé. Il serait bénéfique, notamment pour le système cardio-vasculaire, dans la prévention du cancer, et en diminuant l’apport de sucre dans l’alimentation.
L’ingestion d’une quantité modérée de cacao, 20 gr par jour, augmente rapidement la capacité antioxydante du sang, diminuant ainsi la formation des plaques athéromateuses. Il contribue à réguler les fonctions des plaquettes, réduisant les risques de formation de caillots.
Des résultats encourageants permettent d’envisager que les composés phytochimiques du cacao pourraient posséder des propriétés anticancéreuses, comme le curcuma ou le thé vert. Ces composés agiraient directement sur la croissance de la cellule cancéreuse et sur l’angiogenèse – faculté des cellules cancéreuses à créer de nouveaux vaisseaux sanguins afin de recevoir davantage de nutriments destinés à sa croissance.
Ces effets préventifs seront accentués si le chocolat noir permet de réduire l’apport en sucreries et autre confiseries ne possédant aucun antioxydant, mais qui sont, au contraire, pro-inflammatoires, et favorisent les maladies et le surpoids.
Au départ, le chocolat avait la réputation d’éloigner la fatigue. L’empereur Aztèque Montezuma II pouvait en boire jusqu’à 50 gobelets par jour. Une quantité énorme, mais qui devait certainement le soutenir dans l’exercice de ses fonctions…il avait tout de même un harem de 600 concubines !… Cette histoire est d’ailleurs à l’origine de la croyance sur les vertus aphrodisiaques du chocolat. Bien que cela ne soit pas démontré, mon petit doigt me dit que derrière toute légende, il y a une part de vérité.
Catia D’Amore, Consultante TRIBUNES ROMANDES et thérapeute agréée APTN & ASCA
Copyright © TRIBUNES ROMANDES - Tous droits réservés
Les experts de la prévention, les professionnels de la santé ou du social, tous s’accordent sur un point : il faut parler du suicide. Mais la thématique est délicate, et il faut la traiter avec prudence, sans banalisation ni stigmatisation. Du 1er au 12 novembre,... A lire..
Si la définition de l’artiste pouvait se dessiner, alors sous les traits de Didier Mouron naîtrait Didier Mouron. Didier Mouron. Didier Mouron. Didier Mouron. Qui est Didier Mouron ? Un artiste, certe... A lire..
Tout au long de son histoire, la Chine a toujours été une superpuissance d’Asie. Et pas seulement question richesse et force: la diversité culturelle et géographique a toujours été unique et les Chinois ne vivent pas sur... A lire..
C’est la grande mode du moment, parler de l’alimentation « saine ». On tente de bannir de nos assiettes la graisse, le sel, le sucre, mais pour les remplacer par quoi ? Je ne vais ... A lire..
Alors que tout le monde se précipite dans les salles obscures pour découvrir le nouveau film de Tate Taylor, La couleur des sentiments (The Help en version originale), moi, je me bouche les oreilles et je plonge dans le roman qui l’a inspiré. Co... A lire..
Je souhaite acquérir un appareil électroménager par internet et je suis tombé sur un site qui me propose une réduction de 40%. Comment puis-je être certain que ce site n'est pas un leurre? Existe-t-il un organisme européen (ce site de vente n’est pas basé en suisse) que je peux contacter afin d'avoi... A lire..
Violaine Martinella-Grau, appointée à 80% à la gendarmerie vaudoise, a fait de son expérience de terrain un riche terreau qu'elle cultive avec passion. Psychologue du travail, formatrice pour adultes et professeur vacata... A lire..