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La naissance du mythe (du grec mythos, « parole qui a un sens »), selon de nombreux savants, va de pair avec la naissance du langage. Giambattista Vico, le fondateur de la philosophie de l’histoire a écrit dans La science nouvelle (1725) que les mythes, qui avaient été « des histoires véritables », n’étaient plus qu’« altérés et corrompus » dans les poèmes homériques, les plus anciens textes de la littérature grecque parvenus jusqu’à nous. D’où la tentative sans cesse renouvelée de les interpréter, d’en atteindre le sens le plus profond.
En Grèce, à la grande époque de la démocratie athénienne, Eschyle, Sophocle et Euripide atteignirent des sommets insurpassés en retravaillant les mythes anciens dans leurs créations poétiques, les tragédies. On les jouait au cours des grandes fêtes religieuses, dont elles étaient indissociables. Dans un monde qui s’est écarté du polythéisme et de ses dieux, les mythes continuent à jouer un rôle exemplaire.
Le public invité est celui intéressé par la littérature antique, qui ne perd jamais sa fraîcheur, et par la discussion des questions existentielles et sociales que soulèvent les grands tragiques. Le cycle de conférences se déroulera sur une année de l’automne 2020 au printemps 2021. Il sera articulé autour de neuf sessions sous la direction du prof. Matteo Campagnolo