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La plus grande épine dans la vie de Beethoven fut la surdité qui accompagne un caractère déjà enclin à des excès émotifs, des extravagances et des changements émotionnels. Le compositeur prend conscience en 1798 déjà que cette infirmité lui interdira d’exprimer son talent d’interprète. Heureusement, sa vitalité créatrice n’en souffre pas. Beethoven se consacre alors à la composition avec une grande force de caractère et il surmonte les épreuves en célébrant dans sa musique le triomphe de l’héroïsme et de la joie.
La joyeuse Deuxième Symphonie date de 1801-1802, l’héroïque Troisième de 1802, la célèbre Neuvième, évocation musicale du triomphe de la joie et de la fraternité sur le désespoir, de 1824.
A propos de la création de sa Neuvième Symphonie, une anecdote nous raconte que le 7 mai 1824, le compositeur, malgré sa surdité totale depuis 4 ans déjà, partage le pupitre avec le maître de chapelle Michael Umlauf dans la direction de l’orchestre. La symphonie fut un triomphe. Le public applaudissait, criait, mais Beethoven ne s’en apercevait pas ayant les yeux collés sur la partition étant en retard de quelques mesures. Alors, la contralto Caroline Unger s’approcha de lui, lui prit la main et le fit tourner pour recevoir les acclamations du public. A cette exultation sensationnelle et générale, Beethoven, embarrassé, remercia avec une révérence.
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Federica, responsable Musicologie, site RiponneVoir la sélection