Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07167.jsonl.gz/639

Files
Abstract
Durant nos pratiques professionnelles en enseignement, nous avons relevé une apparente démotivation chez les élèves rencontrant des difficultés en mathématiques qui se confirme dans de nombreuses études (Chouinard, 2001 ; Chouinard & Roy, 2008 ; Gurtner et al., 2009 ; Jacobs et al., 2002 ; Leblond, 2012 ; Watt, 2004). Sachant que la motivation est fortement liée à la réussite de l’apprentissage (Chouinard, 2001), il s’avère qu’un des facteurs importants pour pallier, du moins partiellement, à ce constat se situe au niveau du sentiment d’efficacité personnelle, une composante importante de la dynamique motivationnelle, qui correspond à la croyance personnelle en ses propres capacités à réussir dans un domaine ou une tâche précise. Par conséquent, il nous semble important d’étudier l’évolution du sentiment d’efficacité personnelle dans les différents domaines mathématiques au cycle secondaire car un tel travail pourrait fournir des informations utiles à la réflexion sur l’enseignement des mathématiques. Dans cette étude, nous avons essayé de cerner l’évolution du sentiment d’efficacité personnelle lors d’une séquence d’enseignement sur les grandeurs et mesures dans une classe de 11H niveau 1 au moyen d’un questionnaire liée à une tâche spécifique effectuée par les élèves. L’analyse des résultats indique une augmentation contenue du sentiment d’efficacité personnelle qui s’expliquerait principalement, selon nous, par les connaissances emmagasinées et par des feedbacks positifs centrés sur le travail de l’élève. Par ailleurs, des différences de sentiment d’efficacité personnelle entre filles et garçons apparaissent et pourraient s’expliquer par différents facteurs tels que les expériences familiales et sociétales liées aux stéréotypes, ainsi que le comportement différenciée des enseignants – interactions, attentes et feedbacks différents selon le genre de l’élève. De plus, ces différences de sentiment d’efficacité personnelle ne semblent pas varier sur la séquence, ce qui pourrait signifier que les messages stéréotypés affecteraient autant les garçons que les filles (Watt, 2004). Enfin, nous proposons également une analyse de quelques dimensions retenues pour l’étude afin de mieux comprendre les résultats relatifs à l’évolution du sentiment d’efficacité personnelle.