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Une septantaine de personnes ont manifesté lundi devant Dubois Dépraz au Lieu (VD). Elles demandent la réintégration d'un délégué syndical. L'entreprise affirme pour sa part avoir licencié un employé pour faute grave et dénonce une récupération politique.
Dans son communiqué, Unia, qui a compté "plus de cent personnes", exige la réintégration du délégué syndical licencié il y a deux semaines. Il souligne que le président de l'Union syndicale suisse (USS), Pierre-Yves Maillard, est venu apporter son soutien au mouvement.
Selon le syndicat, "les erreurs reprochées au délégué ne justifient en aucun cas un licenciement". Il s'agit en fait de la volonté de l'entreprise "de trouver à n'importe quel prix des raisons" de se séparer d'un délégué syndical, dont l'action aurait dérangé.
Cet argumentaire fait bondir la direction de Dubois Dépraz, qui emploie 370 personnes dans la conception, la fabrication et l'assemblage de mécanismes horlogers à complications. Elle affirme avoir licencié un collaborateur "pour faute professionnelle grave" qui a entraîné "une perte totale de confiance" à l'égard de cette personne.
Une réintégration de l'employé "n'entre pas en considération", explique l'entreprise dans son communiqué. Elle dénonce "la récupération à des fins politiques" pratiquées par Unia. Le syndicat voudrait "monter l'affaire en épingle" alors que les partenaires sociaux doivent prochainement débattre de la protection des représentants du personnel.