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La lettre de Jacques est la première des épîtres dites « catholiques ». Ces lettres d’enseignement et d’exhortation ne s’adressent pas à une communauté ou à une personne en particulier, mais au grand public (= « catholique » au sens littéral). Dans les années 80 du 1er siècle, quelqu’un utilise la forme artistique de la lettre d’enseignement sapientiale pour exiger avec beaucoup d’insistance un changement de comportement : les riches ne doivent pas mépriser, ni juger ou condamner les pauvres, mais les assister et les accepter comme frères et sœurs dans la foi. Écrite à l’époque pour une classe moyenne urbaine d’Antioche, cette lettre est d’une grande actualité pour nous, chrétiens d’aujourd’hui en Europe centrale. Avec des « anciens de l’Église » et des « enseignants », on peut déjà reconnaître une structuration de la communauté. Le noyau théologique – et aujourd’hui le point de discorde entre les confessions – est 2.18. Selon ce verset, la foi ne naît que des actes. C’est pourquoi Martin Luther qualifie cette lettre d’ »épître de paille ».