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La carrière de Mark Streit en NHL pourrait bien avoir pris fin ce vendredi.
Placé en ballottage par le Canadien de Montréal, le défenseur bernois de 39 ans n'a été appelé par aucune autre équipe.
En théorie, Streit devrait jouer avec l'équipe-ferme du Canadien, le Laval Rocket en AHL. Mais il est peu probable que cela arrive. Il est plus vraisemblable que le Bernois demande la dissolution du contrat qui le lie à la franchise de NHL. Les spéculations en Amérique du Nord envoient le routinier en Suisse, où il tenterait de forcer les portes de l'équipe nationale en vue des Jeux olympiques de Pyeongchang en février. Mais Streit a plusieurs fois répété que la National League n'était pas une option. On ne peut donc pas exclure qu'il mette fin à sa carrière.
Mark Streit, grâce à sa persévérance, a été le premier joueur de champ suisse à percer dans la meilleure ligue du monde. Il a donc joué un rôle de précurseur. Il a imprégné l'image du hockey suisse en NHL comme aucun autre, a dit Roman Josi. A mi-juin, Streit avait vécu l'un des plus beaux moments de sa carrière avec le gain de la Coupe Stanley au sein des Pittsburgh Penguins. Même s'il n'avait disputé aucun match de la finale.
A la fin du mois de juin, le Canadien de Montréal, qui avait lancé sa carrière en NHL en 2005, lui avait offert un contrat d'une année pour 700'000 dollars (sans bonus maximal de 300'000 dollars). Il avait été engagé pour ses qualités dans le jeu de puissance, pour compenser le départ d'Andreï Markov à AK Bar Kazan. "Je n'aurais pu rêver mieux pour moi", avait alors déclaré Streit.
Le désenchantement est vite arrivé. Certes, il a disputé les deux premiers matches de la saison du Canadien mais il n'a marqué aucun point et a quitté la glace avec un bilan de -2. Il a ensuite été deux fois surnuméraire avant que Montréal essaie de s'en "débarrasser" en le proposant au ballottage. Et aucune équipe n'a voulu le prendre même gratuitement...
ATS