Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06919.jsonl.gz/301

D’où vient l’expression «un nom à coucher dehors» ?
« Un nom à coucher dehors» est un patronyme très compliqué qu’il est difficile de garder en mémoire avec exactitude.
L’origine de cette expression se situe au Moyen Age. Quand les auberges étaient pleines, leurs propriétaires étaient contraints de choisir leurs clients sur le critère social. Le rang primait. Et pour le connaitre les aubergistes se fiaient aux noms des clients. Ceux qui étaient nobles (et qui portaient donc une particule) ou ceux dont le nom était celui d’une profession de haut rang social se voyaient plus facilement attribués une chambre. Il en allait de même pour ceux dont le nom avait clairement une résonance chrétienne.
Les autres dormaient avec les chevaux et ceux encore bien moins lotis en raison de leur nom n’avaient plus comme solution que de coucher dehors.
L’expression a traversé les siècles tout en conservant son caractère péjoratif.
L'administrateur a désactivé l'accès en écriture pour le public.
Quelle est l’origine de l’expression « la croix et la bannière » ?
On peut dire d’une tâche ardue qu’elle est « la croix et la bannière ». Cette expression sert à désigner une difficulté à accomplir un acte. Son origine est italienne et date du moyen-âge. Elle est une référence directe aux nombreuses difficultés rencontrées lors de l’organisation de défilés religieux.
Ceux en charge de la préparation de ce type d’évènements devaient respecter les innombrables règles qui en dictaient le déroulement ; et en particulier l’ordre des participants lors des processions.
La croix, toujours placée en tête de cortège, étaient suivies par les porteurs de bannières, dont le rôle était de signifier la présence ou la représentation d’institutions ou de personnes, telles les paroisses, congrégations ou notables. De rigoureuses règles qui étaient largement dominées par le statut accordé à chaque participant.
La complexité de l’organisation de telles processions en raison des exigences protocolaires étaient de surcroit accentuée par les aspirations et prétentions individuelles.
L’usage de l’expression devenu commun s’est par la suite propagé au langage courant. Mais il faut attendre le 19ème siècle pour en noter une utilisation écrite.
L'administrateur a désactivé l'accès en écriture pour le public.
Le bourrichon est « la tête » en langage familier.
On doit les expressions « monter le bourrichon » et « se monter le bourrichon » (dont les sens sont légèrement différents) à Gustave Flaubert.
« Se monter le bourrichon » signifie « se monter la tête » ou encore « se faire des illusions ». On trouve cette expression pour la toute première fois dans la lettre de Gustave Flaubert à Louis Bouilhet : « Oh ! Comme il faut se monter le bourrichon pour faire de la littérature ! Et que bien heureux sont les épiciers ! »
Quant à « monter le bourrichon » à un tiers, cela consiste à lui donner des illusions. Flaubert encore en 1860 : « il faut que je monte joliment le bourrichon à mon public : il faut que je fasse baiser un homme, qui croira enfiler la lune, avec une femme qui croira être baisée par le soleil ».
A noter enfin que le bourrichon vient de la « bourriche », un panier sans anses servant à transporter différents produits.
L'administrateur a désactivé l'accès en écriture pour le public.
Pourquoi dit-on un «bouc émissaire» ?
Un bouc émissaire est une personne à qui on attribue injustement la responsabilité d’une faute.
Les origines de cette expression sont religieuses.
Durant Yom Kippour, le jour du pardon chez les juifs, le grand prêtre d’Israël devait tirer au sort un bouc pour permettre à la population d’évacuer ses péchés. L’animal était alors envoyé dans le désert d’Azazel, portant symboliquement le fardeau de toutes les mauvaises actions.
Le nom de ce bouc en latin donna « caper emissarius » ou « le bouc envoyé ».
Dès lors celui qui porte la responsabilité pour les autres alors qu’il n’a rien fait subi le même sort que cet animal.
Georges Clemenceau dira dans le cadre de l’affaire Dreyfus : « Tel est le rôle historique de l’affaire Dreyfus. Sur ce bouc émissaire du judaïsme, tous les crimes anciens se trouvent représentativement accumulés. ».
On trouve cette expression dès le dictionnaire de Furetière au XVIIe siècle.
L'administrateur a désactivé l'accès en écriture pour le public.
D’où vient l’expression «treize à la douzaine» ?
L’expression « treize à la douzaine » signifie en grand nombre. Elle est utilisée de nos jours souvent péjorativement dans le cas d’une trop grande quantité. Deux explications ont cours.
Selon la première, l’expression aurait une origine médiévale. Au 13ème siècle en Angleterre, pour lutter contre la fraude le roi Henri III décida que les boulangers auraient pour obligation d’ajouter un article supplémentaire pour toute douzaine vendue. L’objectif de cette loi nommée «The Baker’s Dozen » était de compenser une tromperie souvent pratiquée par les boulangers qui consistait à réduire la taille des pains sans en changer le prix ni en informer l’acheteur. Une pratique qu’il faut espérer révolue.
La seconde explication est beaucoup plus optimiste sur la nature humaine y compris marchande. L’expression daterait du milieu du 18ème siècle, une époque à laquelle les commerçants offraient souvent un treizième produit pour tout achat de douze.
Contenus sponsorisés
Regarder des vidéos sur le même sujet :
L'administrateur a désactivé l'accès en écriture pour le public.
D’où vient l’expression « passer au crible » ?
« Passer au crible » consiste à examiner avec soin pour distinguer le vrai du faux, analyser quelque chose en détail.
On trouve la première trace de cette expression dans la Bible. Lors de la Cène, dans le chapitre 22 de l’Evangile de Luc, Jésus utilise l’image du crible, c’est-à-dire un instrument de travail des paysans; une sorte de tamis permettant de trier la terre, la farine ou le blé. Le crible sert notamment à conserver à séparer les grains à conserver de tous les parasites et résidus comme la paille. Cette métaphore est utilisée pour rendre accessible la notion de bien et de mal.
Ainsi Jésus indique à Pierre, un des apôtres, que Satan allait «les passer au crible comme le froment». Il allait donc les examiner en détail avant de les soumettre à la tentation. Cette épreuve déterminerait quel type de grain est Pierre.
L’expression est progressivement sortie du seul domaine religieux pour gagner le langage courant.
L'administrateur a désactivé l'accès en écriture pour le public.
Pourquoi souhaite-t-on bonne chance en disant “Merde” ?
L’interjection « merde » est d’abord un juron. Connue comme « le mot de Cambronne », elle fait référence à un passage très précis du roman de Victor Hugo, Les Misérables. L’auteur y relate un évènement survenu lors de la bataille de Waterloo. Le général Pierre Cambronne aurait ainsi eu recours au mot « merde » lorsque le général britannique Charles Colville lui intima l’ordre de rendre les armes.
Quant à sa signification relative à la chance, il n’y a aucune certitude quant à son origine. Cependant il est communément admis qu’elle vit le jour dans le monde du théâtre à la fin du 19ème siècle. En effet utiliser les termes « bonne chance » était alors censé porter malheur. Il fallut trouver une astuce et on eut recours à une expression de substitution.
A cette époque on pouvait juger du succès d’une pièce par le nombre de fiacres et donc d’attelages de chevaux attendant les spectateurs à la sortie du lieu de spectacle. Aussi le nombre de crottins était proportionnel au succès d’une pièce. Souhaiter de la merde signifiait par conséquent souhaiter plein succès à une pièce.
A noter que l’acteur à qui un « merde » est adressé ne doit pas, selon la tradition, exprimer de remerciements en retour.
Du monde du théâtre l’usage de l’expression s’est ensuite progressivement répandu dans la société.
L'administrateur a désactivé l'accès en écriture pour le public.
Quelle est l’origine de l’expression « se saigner aux quatre veines » ?
Si quelqu’un se saigne aux quatre veines pour un tiers cela signifie qu’il se sacrifie, se prive au profit d’autrui. Il fait tout son possible, surtout financièrement.
Cette expression utilise une image facilement compréhensible. Même si on ne peut pas certifier totalement son origine nous possédons tous au niveau de chaque poignet une veine et une artère. Donc en tout quatre « veines » vitales pour la vie. Se couper ces quatre veines revient donc à se suicider, c’est-à-dire faire le plus grand des sacrifices, montrer la plus grande abnégation quand ce geste est réalisé au bénéfice d’une autre personne.
L’expression est relativement récente et semble venir d’une autre locution plus ancienne : « se faire saigner aux quatre membres » qui avait pour signification le fait de perdre ses biens. On trouve cette expression notamment sous la plume de Guy de Maupassant dans « Bel ami » en 1885.
L'administrateur a désactivé l'accès en écriture pour le public.
Pourquoi dit-on « à la six quatre deux » ?
Quand un tâche est réalisée « à la six quatre deux » elle est bâclée, faite à la va vite.
Cette expression remonte au milieu du 19ème siècle mais son origine reste énigmatique.
Selon certains auteurs cette énumération dans le sens inverse des trois premiers chiffres pairs, correspondrait à la dénomination d’un jeu de hasard. Par extension une action réalisée sur le même mode, c’est-à-dire au hasard, serait réalisée de façon rapide et sans soin.
Selon une autre explication, cette expression viendrait du domaine de la peinture. Les trois chiffres superposés permettraient en effet de représenter schématiquement un visage. Un peintre peignant une toile à la six quatre deux travaillerait à son tour de façon schématique, sans détail.
Enfin certains affirment que l’origine de l’expression est à trouver dans le vocabulaire musical. Une mesure à six-quatre y est une mesure rapide à deux temps. On retrouve l’idée de rapidité et donc par extension d’absence de souci du travail bien fait.
L'administrateur a désactivé l'accès en écriture pour le public.
Quelle est l’origine d’« en baver des ronds de chapeaux » ?
« En baver des ronds de chapeaux » signifie endurer quelque chose de difficile, subir une épreuve dure à surmonter et se donner beaucoup de mal pour y parvenir.
A l’origine, c’est à dire au 19ème siècle, « en baver » est utilisé pour exprimer une grande admiration. Puis au siècle suivant il désigne l’état de quelqu’un qui supporte malgré lui une situation pénible. Le sens de « en baver » se fixe alors sur cette une idée de peine et de souffrance subies.
Quant aux ronds de chapeaux, Claude Duneton propose une explication liée aux modistes, les personnes qui confectionnent ou vendent des chapeaux de femme. Les ronds de chapeau étaient des ronds de plomb lourds qui, disposés sur les chapeaux, leur donnaient leur forme.
L’expression ferait donc référence au poids de ces ronds. Il s’agirait non seulement d’en baver, mais de surcroit en baver lourdement.
L'administrateur a désactivé l'accès en écriture pour le public.
Pourquoi dit-on « au four et au moulin » ?
Le plus souvent utilisée dans sa forme négative cette expression signifie « ne pas pouvoir être partout en même temps », « être dans l’incapacité d’exécuter plusieurs tâches à la fois ».
Elle est apparue à l’époque féodale, quand les paysans utilisaient le moulin et le four du seigneur pour faire leur pain, contre paiement d’une redevance « sur fours, moulins et pressoirs » justement. Cette taxe fut abolie à la Révolution par l’Assemblée constituante le 15 mars 1790.
Les deux tâches, moudre le grain dans le moulin puis faire cuire le pain dans le four, devaient être exécutées successivement. Il était impossible de les réaliser en même temps. Puisque chaque opération devait être réalisée distinctement, il était impossible d’être à la fois au four et au moulin.
Malgré la tradition strictement orale de transmission de cette expression on sait aujourd’hui qu’elle apparut dans le langage courant à partir du 17ème siècle
L'administrateur a désactivé l'accès en écriture pour le public.
D’où vient l’expression « habillé comme l’as de pique » ?
D’une personne mal vêtue, on peut dire qu’elle est «habillée comme l’as de pique».
Au 17ème siècle on utilisait cette expression pour désigner quelqu’un d’idiot ou de ridicule. On la trouve par exemple chez Molière qui dans sa pièce Le dépit amoureux, utilise «as de pique» pour insulter, qualifier d’imbécile.
Mais pourquoi donc un as de pique ? Il semble que cette carte ait été retenue non pour sa valeur en cartomancie, c’est-à-dire la mort, mais parce que l’as de pique fait penser au croupion d’une volaille. C’est en tous cas ce qu’explique Delphine Gaston dans Nos 500 expressions préférées (éd. Larousse).
Comparer l’aspect physique de quelqu’un à un as de pique revient donc à le comparer métaphoriquement à un croupion. Il a l’air d’un imbécile qui ne ressemble à rien si ce n’est à un trou du cul.
De nos jours l’expression est surtout appliquée en lien avec des vêtements choisis sans goût.
L'administrateur a désactivé l'accès en écriture pour le public.
D’où vient l’expression « avoir un poil dans la main » ?
« Avoir un poil dans la main » signifie être fainéant ou paresseux. L’image est aisément compréhensible. Tel individu est un si grand oisif qu’il utilise peu ses mains. A tel point que l’absence de frottements a permis à des poils d’y pousser.
L’origine exacte de l’expression n’est pas attestée. Mais il est certain que le poil y symbolise la paresse coupable. Même si la composition du corps humain empêche la réalisation physique de cette expression, elle a bel et bien vu le jour dès le 19ème siècle.
Depuis le langage parlé comme la littérature l’utilisent largement. Comme Catherine Challandes, dans L’escarlopette publié en 1990 : « Lui, on ne le voyait pour ainsi dire jamais, il devait avoir un poil dans la main, ce qui lui permettait d’écouter la radio à longueur de journée. ».
Dans certaines régions de France le poil est remplacé par un palmier pour accentuer l’effet comique.
J'adore cette expression....
L'administrateur a désactivé l'accès en écriture pour le public.
Famissimo.ch utilise des cookies pour la validation de vos points. Si nous n'activez pas les cookies, vos points ne seront pas comptabilisés. Détails dans les conditions générales d'utilisation (CGU) en cliquant sur l'image bleue "information" à droite. privacy policy