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Réalisateur de Amin
Né en 1958 au Maroc, Philippe Faucon aborde le cinéma comme régisseur stagiaire auprès de Leos Carax, Jacques Demy et René Allio. Il passe à la réalisation en 1990 avec L’amour, un premier long-métrage de fiction qui décrit les premiers émois adolescents. Avec Sabine (1992), sur une fille-mère fugueuse, il jette les bases d’un cinéma humaniste et pétri de réel, le plus souvent centré sur une figure féminine. Philippe Faucon accède à la notoriété avec Muriel fait le désespoir de ses parents (1995), l’un des plus beaux portraits d’adolescente de toute l’histoire du cinéma. Après Samia (2000), qui décrit la rébellion d’une jeune maghrébine des quartiers nord de Marseille, le cinéaste tourne en 2005 un film essentiel sur la guerre d’Algérie (La Trahison) avant d’évoquer la radicalisation religieuse de jeunes Français musulmans dans La Désintégration (2011). Quatre ans plus tard, il réalise Fatima, où il met en lumière le destin anonyme d’une femme de ménage élevant seule ses deux filles. Aussi sensible que nuancé, ce portrait d’une héroïne invisible remporte les César de la Meilleure adaptation et du Meilleur film en 2016, tandis que son interprète principale, Zita Hanrot, décroche celui du Meilleur espoir féminin. Au FFFH, Philippe Faucon vient présenter Amin (2018) qui a été sélectionné à Cannes, à la Quinzaine des réalisateurs.