Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06929.jsonl.gz/571

Contenu externe
Le Canada a décroché à Moscou son 26e titre de champion du monde en battant la Finlande 2-0 en finale. La médaille de bronze est revenue à la Russie qui a balayé les Etats-Unis 7-2.
Les grands rendez-vous sont propices à l'avènement de grands joueurs. Annoncé comme la nouvelle merveille du hockey mondial, Connor McDavid s'était jusque-là contenté de distribuer huit assists. A la 12e, c'est pourtant lui qui a ouvert le score de fort belle manière en utilisant toute son intelligence de jeu. Le numéro 97 est devenu le plus jeune joueur à avoir remporté le titre M18, M20 et chez les grands. Car ce but de l'Ontarien aura finalement été le seul d'une finale extrêmement tactique où le Canada a maîtrisé le jeu de bout en bout en asphyxiant parfois des Finlandais sans solution.
La Finlande, inspirée la veille contre la Russie, a eu nettement plus de peine à prendre en défaut la défense de la sélection à la feuille d'érable. C'est que le Canada est passé en mode finale avec une implication permanente des cinq joueurs sur la glace. Pour avoir une idée de la force canadienne, il suffit de se dire que les Finlandais n'ont pu tirer que deux fois lors des neuf premières minutes du dernier tiers.
L'année passée à Prague, le Canada avait laminé la Russie grâce à une équipe de très haut calibre. Malgré un contingent moins clinquant cette année, le résultat est le même. Cela prouve la domination canadienne sur le hockey mondial. Avec un forechecking intense et des hommes patinant tous dans le même sens, le Canada est clairement le modèle à suivre. Les vedettes se mettent au service du collectif et le talent fait le reste.
Comme la Suisse en 2013 à Stockholm, les Finlandais n'auront ainsi perdu qu'un seul match au cours de la quinzaine: le dernier. Futur coach de Berne, Kari Jalonen n'a jamais trouvé la solution face au casse-tête créé par Bill Peters qui permet à son pays de conserver son titre de champion du monde. Corey Perry devient au passage le 27e joueur à intégrer le Triple Gold Club, ce groupe select qui regroupe ceux qui ont remporté la Coupe Stanley, les Jeux olympiques et le Championnat du monde.
La Russie bronzée
La pilule est un peu moins dure à avaler pour la Russie. Eliminée vingt-quatre heures plus tôt par la Finlande, la formation d'Oleg Znarok s'est reprise de la plus belle des manières en allant chercher avec la manière la médaille de bronze face aux Etats-Unis. Alors on le sait, les Américains ne visent que l'or dans un tournoi. Ceci explique sûrement leur nonchalance dans cette partie. Repli défensif défaillant, attaques tête baissée, les joueurs de John Hynes n'ont pas franchement accordé une immense importance à ce dernier match.
Tout le contraire des Russes qui ont vu une occasion de satisfaire leur public en battant l'ennemi politique par excellence. Même si la guerre froide est terminée depuis longtemps, la fierté russe se gargarise de tout succès sur les "vilains" Américains. Encore une fois discret, Alex Ovechkin a dû céder la vedette à Panarin, Mozyakin, Telegin et Datsyuk. Le joueur des Chicago Blackhawks a notamment inscrit un superbe but sur le 5-1.
La Suisse termine au 11e rang final de ce Championnat du monde. On ne sait en revanche toujours pas dans quel groupe et donc dans quelle ville se trouvera la sélection nationale. Ce qui est certain c'est que la France évoluera à Paris et l'Allemagne à Cologne.
ATS