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Chavornay autrefois
Chavornay
Armoirie
Ses armoiries se lisent comme suit:
« Parti d'argent et de gueules, a une couronne royale rodolphienne au naturel d'or gemmée d'azur, et de sinople»
Histoire
Chavornay, dont l'altitude moyenne est de 457 mètres, est situé dans le district Jura Nord-vaudois. Son territoire se trouve dans la plaine de l'Orbe et sur les pentes occidentales qui entourent le Gros de Vaud. Il est traversé par le cours inférieur du Talent.
Ce grand village est situé au pied des collines sur la route d'Orbe (3 1/2 km), à Echallens (11 km). Chavornay est station de la ligne CFF de Lausanne à Yverdon et point de départ du chemin de fer privé qui aboutit à Orbe.
Chavornay se trouve sur l'ancienne route romaine qui conduisait d'Entreroches à Yverdon. La chaussée actuelle suit sensiblement, sans doute, le même tracé. On a retrouvé dans la contrée différents débris de cette époque (mosaïques, monnaies, etc.). Près du village, on a trouvé, sur la voie romaine, un milliaire érigé en l'honneur de l'empereur Septime-Sévère et de Marc-Aurèle.
Avant J. C.
Chavornay fut, semble-t-il, une cité lacustre, de l’âge du bronze et une quantité de fers à mulets trouvés sur son périmètre pourrait plaider en faveur d’une station de relais entre le Mauremont et le Vicus eburodunensis des premiers Helvètes. Il est tout de même bizarre qu’elle soit située en dehors des deux voies connues qui longeaient le marécage : celle d’Essert-Pittet et celle de l’antique Urba.
Chavornay serait donc vraisemblablement une station de marais, à base surélevée reposant sur une fondation de troncs entrecroisés, comme on en a découvert aux environs de Bex (…) ».
Après J. C.
On dit, mais sans avoir de preuve certaine, que Chavornay fut donné, en 867, par le roi carolingien Lothaire à son épouse Theutberge. Vingt ans plus tard, il devint la propriété des rois de Bourgogne transjurane. Les rois y habitaient quelquefois, mais on ne trouve plus de traces de leur résidence. C’est ainsi qu’en 927, l’élection de Libon, évêque de Lausanne, fut confirmée par le roi Rodolphe qui tenait alors ses assises au village de Chavornay (in villa Cavorniaco). Le roi était accompagné de l’archevêque de Besançon et de l’évêque de Belley. Ce dernier présida à la cérémonie du sacre. La tradition veut que le château de Chavornay se trouvât au lieu dit « Sur la ville », où les travaux des champs ont mis à jour des débris carbonisés.
Plus tard, Chavornay devint la propriété de l’église de Lausanne ; en 1397, l’évêque y percevait la dîme, soit 16 muids de froment, 25 muids d’avoine et 10 livres de cire ; le Chapitre, de son côté, avait le patronat de l’église paroissiale.
Le village de Chavornay a donné son nom à une famille dont on trouve des traces du XIe au XVe siècle. Le plus ancien serait le chevalier Sichardus de Chavornay, ou Otton de Chavornay (1096). Nicolas et Jean de Chavornay furent, vers 1234 et 1254, chanoines de Lausanne. Frédéric de Gingins mentionne Vienot de Chavornay en 1278. Le dernier cité est François de Chavornay, en 1488.
Chavornay possédait des franchises qui furent supprimées par les commissaires bernois en 1536.
Le premier pasteur fut Jean Tissot, ancien cordelier de Grandson qui, après s’être signalé par ses violences contre les réformés de cette localité, finit par se marier et passer à la Réforme.
A l’époque bernoise, Chavornay formait une châtellenie avec une cour de justice composée d’un châtelain et 12 justiciers. La communauté était administrée par un conseil de 12 membres ».
Corcelles-sur-Chavornay
Armoirie
Histoire
Les origines
Le village de Corcelles-sur-Chavornay a certainement vu le jour au début du Moyen âge, au VIe ou VIIe siècle. En effet, les noms de lieu composés sur cor ou cour désignent à l'époque burgonde une cour entourée de bâtiments, soit une ferme, et corcelles en est le diminutif, signifiant "petite ferme". La première mention attestée du village remonte à 887. Le nom figurait sur un document aujourd'hui disparu. En revanche, un parchemin conservé et daté de 1177 comporte la plus ancienne écriture de Corcelles, dans le texte d'une dotation au monastère de Montheron. A cette époque, une partie des terres de Corcelles appartient à l'évêque de Lausanne, l'autre est intégrée à la seigneurie d'Orbe, capitale de la Bourgogne transjurane.
Bavois, Corcelles et Suchy
Au milieu du XIIe siècle, les terres bourguignonnes des trois villages sont détachées d'Orbe et confiées aux sires de Joux qui construisent le château de Bavois. Le seigneur de Corcelles est donc celui de Bavois, jusqu'au XVIe siècle. Aux fils de Joux succèdent les Gléresse, par mariage des héritières. Parmi les habitants du village, les familles les plus anciennes sont les Girard, Milloud, Léonard, Magnin et Charles, tous de modestes paysans qui peu à peu vont se constituer en communauté organisée et gérer quelques biens, bois et pâturages.
Le château
C'est en 1507 que la seigneurie est partagée entre trois héritiers et que Bernard de Gléresse devient ainsi le premier seigneur de Corcelles uniquement. Dès lors, la modeste maison seigneuriale joue son rôle de château, siège de la justice, tout en restant avant tout une grosse maison rurale rarement habitée par ses propriétaires qui se succèdent au rythme des ventes et faillites. Seul César Lentulus laissera un souvenir marquant de sa présence au village: il agrandit le château, y appose ses armoiries au-dessus de la porte et la date de 1643. Il regroupe également la plupart des fiefs qui constituaient le territoire du village.
L'église
Les Bernois ayant imposé la Réforme, le premier pasteur fut un moine cordelier converti chargé d'officier dans les trois paroisses de Chavornay, Corcelles et Suchy. Le temple fut reconstruit en 1754 par l'architecte Gabriel Delagrange: "Il s'agit d'une oeuvre originale qui reflète une élégance et une finesse de composition rare dans les églises de campagne de cette époque", selon Marcel Grandjean, spécialiste de l'histoire des monuments.
La commune
La Révolution vaudoise de 1798 abolit l'Ancien régime. Les hommes de Corcelles rejoignent les Bourla-Papeys et, le 8 mai 1802, se rendent à Orbe pour réclamer les registres fiscaux qu'ils découvrent cachés chez le meunier. Dès lors la commune est constituée. C'est Abram Charles qui est élu premier syndic.
Essert-Pittet
Armoirie
Ses armoiries se lisent comme suit:
« De gueules à trois glands d'argent. »
Histoire
Au XIIIe siècle, le village d'Essert-Pittet faisait partie de la seigneurie de Belmont. Il fut érigé en seigneurie de Belmont. Il fut érigé en seigneurie particulière avant 1430, date à laquelle il est attesté comme fief de la famille noble de Baulmes. Puis il passa dans les mains de diverses familles et fut finalement acquis en 1573 par Nicolas de Hennezel, dont la famille conserva la seigneurie d'Essert-Pittet jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. Les armes des Hennezel ont été reprises intégralement par la commune en 1925.
Film de la Commune : Vidéo de l'époque