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Il est important de comprendre l’immunité acquise contre SARS-CoV-2 en vue du développement vaccinal, pour comprendre la pathogenèse de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19), et pour la calibration des mesures de contrôle de la pandémie.
Quelques milliers de bases ARN, une quinzaine de gènes, mais quelle efficacité, ce petit virus ! Il sème le désordre non seulement dans la biologie des humains mais aussi dans les sociétés, les cultures, les politiques. Il déplace les enjeux géostratégiques, reconfigure les besoins et les désirs, bouscule les modes de consommation, ébranle le commerce, frappe de stupeur les industries, obsolétise ce qu’on croyait quasiment éternel. Les pouvoirs vacillent, les foules se réveillent et les troubles latents – racisme, sexisme, inaction environnementale – se cristallisent en manifestations. 15 gènes suffisent donc à rouvrir l’avenir, en une immense et angoissante perte de maîtrise.
Cette étude parue avant la pandémie de Covid-19 a examiné l’émission d’aérosols lors de la parole en utilisant un montage expérimental permettant de standardiser les mesures et de déterminer la quantité et la taille des particules émises par différents individus lors de la respiration ou parlant différentes langues à différents niveaux d’intensité.
Les premières études venant de Chine suggèrent que le COVID chez l’enfant est moins sévère et les symptômes pourraient être différents. Cette revue confirme une sévérité moins marquée ainsi que des symptômes cardinaux moins fréquents. Toutefois 3 décès sont déjà rapportés.
Il est bien établi que l’azithromycine induit une réponse antivirale dans les cellules bronchiques épithéliales. L’azithromycine mais pas l’érythromycine ou la teilithromycine augmente les interférons du groupe 1 et 3 au niveau de l’ARN et des protéines (V.Gielen et al. Eur Respir J 2010; 36: 646).
Le présent article démontre à nouveau que l’azithromycine augmente les interférons dans les cellules épithéliales des asthmatiques aussi bien que chez des souris asthmatiques. Ceci parait important car il y a un meilleur contrôle de la charge virale ce qui peut être important pour le covid-19 mais pas encore étudié. Cet article montre que le mécanisme d’action implique le MDA5 comme récepteur pour les rhinovirus testés.
L’étude a quantifié la présence de coronavirus humains saisonniers, du virus de la grippe et de rhinovirus dans l’air expiré par des enfants et des adultes souffrant de maladies respiratoires aigües. Les masques chirurgicaux ont réduit la présence d’ARN du virus de la grippe dans les gouttelettes et de l’ARN des coronavirus dans les aérosols. Les résultats laissent penser que le port de masques pourrait empêcher la transmission par des personnes symptomatiques.
L’azithromycine est largement utilisée depuis quelques années en pneumologie pour prévenir les crises d’asthme, ou de BPCO ou encore réduire la mortalité des ARDS sur exacerbations de maladies interstitielles (P. Zimmermann et al. The Immunomodulatory Effects of Macrolides ; frontiers in Immunology 13 March 2018 doi:10.3389/fimmu. 2018.00302). Dans le présent article l’azithromycine et non les autres macrolides est montrée réduire de façon très nette la production d’IL-1B dans un modèle murin de sepsis par endotoxine. Il est démontré qu’il y a inhibition de l’axe inflammasome / IL-1b impliqué dans de nombreux processus inflammatoires amenant entre autre à des orages de cytokines.
Il existe dans la littérature des rapports de cas individuels indiquant la forte possibilité de transmission du COVID-19 provenant d’une personne sans symptômes, mais qui en ont développés par la suite. Etude portant sur 7 clusters chinois.
La course aux traitements s’accélère. Parmi les molécules retenues, on trouve le Remdsevir. Que faut-il en penser ?
Il s’agit d’une étude non randomisée utilisant une approche d’immunothérapie par l’injection de sérum provenant de patients convalescents.
Un des grands enjeux, fortement discuté, dans les propositions efficaces conseillées pour maitriser l’évolution de la pandémie actuelle, est celui du port du masque. Comment éviter la propagation de la maladie ? Toutes les mesures prises (confinement, fermeture des frontières, fermeture des écoles quarantaine etc.) l’ont été dans le but d’éviter la contamination de personne à personne.
La pandémie actuelle du Covid-19 impose une stratégie diagnostique pour la prise en charge des patients. La performance du frottis nasopharyngé avec analyse par PCR peut être estimée sur la base des premières données bibliographiques. Celles-ci, certes de qualité faible, montrent une sensibilité de 56 à 83 % pour la PCR Covid-19.
Et après ? C’est la question à des milliers de milliards de dollars, aux graves soucis sanitaires s’ajoutent les énormes bouleversements dans l’économie. « Vous vouliez la décroissance, eh bien vous l’avez », a dit sur un mode martialement critique, le 19 mars sur La Première, une personnalité politique vaudoise.