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Les Irlandais ont approuvé à 60,3% des suffrages exprimés le pacte budgétaire européen soumis à référendum jeudi, a annoncé la responsable des opérations de dépouillement Riona Ni Flanghaile. Le "oui" a remporté 955'091 suffrages, contre 629'088 pour le "non".
Lors de ce scrutin, le Premier ministre Enda Kenny avait appelé à voter en faveur du pacte. "Il s'agit d'un fort vote de confiance (...). Ce sera vu ainsi à l'étranger", a immédiatement réagi la ministre de la Protection sociale Joan Burton, directrice de la campagne référendaire au sein du parti travailliste, membre de la coalition gouvernementale.
L'Irlande est le seul pays de l'Union européenne à avoir soumis à référendum le pacte budgétaire européen, qui prévoit des règles strictes en matière de déficit, sous peine de sanctions. Tous les sondages réalisés avant le scrutin donnaient un vote favorable au traité européen, mais avec un bon tiers d'indécis.
Selon des estimations de la télévision irlandaise, seule la moitié des 3,1 millions d'électeurs ont déposé leur bulletin dans les urnes. Une faible participation a favorisé le "non" dans les référendums précédents en Irlande.
L'UE salue le vote
Le président de l'UE Herman Van Rompuy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso ont salué vendredi le "oui" des Irlandais. "Grâce à ce vote, le peuple irlandais s'est engagé en faveur de l'intégration européenne", a indiqué M. Van Rompuy dans un bref communiqué. "Ce résultat est un pas important vers la reprise et la stabilité", a-t-il conclu.
Une victoire du "non" n'aurait pas empêché l'application du texte, qui doit être ratifié par douze pays pour entrer en vigueur, mais aurait envoyé un signe très négatif alors que la zone euro s'enfonce dans la crise.
Les pays qui ratifient ce texte pourront obtenir des fonds de l'UE en cas de difficulté financière, via le Mécanisme européen de stabilité (MES) qui entrera en vigueur en juillet. L'Irlande bénéficie déjà d'un plan de sauvetage du Fonds monétaire européen (FMI) et de l'UE de 85 milliards d'euros depuis fin 2010.
ATS