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Il Barbiere di Siviglia, L’Italiana in Algeri, Il turco in Italia, La Cenerentola, La gazza ladra, Otello, La donna del lago, Guillaume Tell, … qui n’a jamais entendu l’un de ces titres ?
Il s’agit d’opéras du compositeur italien Gioachino Rossini, décédé le 13 novembre 1868, qui depuis son jeune âge se consacre corps et âme à ce genre musical. Mais tout à coup, à l’âge de 37 ans, sans donner aucune explication et après le succès de Guillaume Tell en 1829, Rossini met fin à sa carrière lyrique. Il ne s’agit pas pour autant de rester inactif. Entre 1830 et 1868, Rossini compose par exemple les Soirées Musicales, le Stabat Mater, une Petite messe solennelle ou encore de légers et amusants Péchés de vieillesse.
La Petite messe solennelle, appelée modestement « petite » par l’auteur, « solennelle » par les éditeurs, dans sa première version avec accompagnement d’harmonium et deux pianos, fut exécutée à Paris le 14 mars 1864, en présence, entre autres, de Meyerbeer, d’Auber et du ténor Duprez. Une note épineuse fut rajoutée par le Cygne de Pesaro lui-même sur la dernière page de la partition autographe, cela peut-être pour prévenir les attaques malveillantes des critiques futurs.
« Bon Dieu, La voilà terminée cette pauvre petite Messe. Est-ce bien de la Musique sacrée que je viens de faire, ou bien de la sacrée Musique ? J’étais né pour l’opéra buffa, tu le sais bien ! Peu de science, un peu de cœur, tout est là. Sois donc béni et acorde-moi [sic] le Paradis. G. Rossini. Passy, 1863 »
À vous de décider de la grandeur de l’œuvre de Rossini à travers une sélection de documents des collections musicales de la BCUL site Riponne.
Et n’oubliez pas de profiter de Medici.tv, accessible sur les postes publics de la BCUL ou à distance par crypto pour les membres de l’UNIL, qui propose une biographie du compositeur ainsi que de nombreux enregistrements vidéo, dont la version orchestrée par Rossini lui-même de la Petite messe solennelle, dirigée par Riccardo Chailly.