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Dans la continuité de ce début de semestre, je poursuis mon exploration de la lumière naturelle et de ses déplacements, créant
des ombres elles aussi mobiles au gré des jours et des minutes. Cette fois-ci, je me pose la question suivante: est-il possible de
"contrôler", de "capturer" un rayon de lumière afin de mieux l'observer, l'étudier, le contempler..
En ces mots, fruits de ma première réflexion, nous pouvons déjà relever un paradoxe avec lequel nous devrons composer dans
ce projet. Effectivement, j'énonce la volonté de "capturer" un rayon de soleil mais peut-on capturer quelque chose qui, par
définition, est mouvant?
Mon intuition est donc d'utiliser l'ombre pour amincir un rayon sans pour autant interrompre sa profondeur infinie, poursuivant
son chemin après celui de l'ombre qui, quant à lui, se termine plus ou moins loin selon la hauteur du soleil.
« Même une pièce qui doit être obscure a besoin au moins d’une petite fente pour qu’on se rende compte de son obscurité. Mais
les architectes qui aujourd’hui dessinent des pièces ont oublié leur foi en la lumière naturelle. Assujettis à la facilité d’un
interrupteur, ils se contentent d’une lumière statique et oublient les qualités infinies de la lumière naturelle grâce à laquelle
une pièce est différente à chaque seconde de la journée. »
Cette citation du grand architecte Louis Kahn résume parfaitement la direction donnée à mon projet et mes planes. Tout d'abord,
le thème de la lumière naturelle, « la seule qui fasse l’architecture être architecture », est au centre de mes préoccupations. Celle-ci
nous offre une lecture différente à chaque instant.
Ensuite, c'est par une fine ouverture, une fente, que j'ai séparé mes deux plans verticaux, créant ainsi un fil de lumière dans l'ombre
de ces derniers. Ceux-ci sont orientés selon les angles du lever et du coucher du soleil au 3 décembre, jour de la prochaine critique.
Rolex Learning Center, EPFL, SANAA
Church of light, Osaka, Tadao Ando
Colin Stauffer, ouverture spaciale, Camogli
Dernier point à développer dans mon projet, le choix des matériaux. En raison de son rapport à la lumière, le plâtre me semblait
la meilleure option. Par comparaison au bois, qui a une réaction plus neutre (bien qu'il aurait été plus facile à mettre en oeuvre que
le plâtre.)
ESSAI 1
Pour mes premiers planes, j'ai composé avec la fragilité du plâtre et la difficulté que représente un système d'accroche à la
protostructure. Autre problématique, la mise en place d'un système me permettant de joindre mes planes de part et d'autre des
noeuds. J'ai tenté de résoudre ces problèmes à l'aide d'articulations en bois. Cependant, l'encastrement entre mes pièces est resté
fragile et imprécis.
Planes - version 1 système d'accroche
ESSAI 2
Ma deuxième tentative est la suite logique de la première. La seul réelle modification se trouve dans l'amélioration du système
d'encastrement, qui, cependant, s'est avéré encore une fois pas assez précis.
Planes - version 2
ESSAI 3 - VERSION FINALE
Pour mon troisième et dernier essai, coïncidant avec le début de la phase gardens, j'ai été amené à repenser l'encrage de mes
planes dans le sol. Jusqu'alors, ces derniers étaient uniquement "posés" sur le terrain (situé à 2.4 cm sous les noeuds), ce qui,
structurellement parlant, n'est pas suffisant pour maintenir un plan vertical. De ce fait, j'ai pris la décision de prolonger les
parties inférieures de mes planes jusqu'au sol de la protostructure, ceci offrant la stabilité désirée.
La dernière modification de mon projet se traduit par un nouveau système d'encastrement, cette fois-ci efficace.
Planes - version finale
Planes et protostructure - version finale
DESSINS
projection de monge et axonométrie
perspective détail de l’emboitement