Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07152.jsonl.gz/1164

Octobre 2020
Cette fête porte aussi les noms de fête des Huttes, des Cabanes ou des Tabernacles. Elle fait référence au séjour du peuple d’Israël dans le désert. Pour les juifs, c’est le temps où Dieu, après avoir libéré son peuple, l’a mis à l’épreuve et lui a donné la Torah.
Durant la fête, les croyant-e-s habitent sept jours dans une hutte de branchages, en souvenir des tentes de l’Exode. La semaine se termine par la fête de Simhat Torah (joie de la Torah), lors de laquelle les rouleaux de la Torah sont portés en une procession chantante et dansante autour de la synagogue.
L’année hindoue connaît quatre séries de neuf nuits (navaratra) propices au culte (puja) de la Déesse. Celle de l’automne est la plus propice de toutes et de nos jours, la plus célébrée. Au Bengale c’est à la déesse Durga – celle à qui tous les dieux confient la périlleuse mission de tuer le démon-buffle Mahisasura – que l’on rend hommage. Pendant plusieurs jours, la Déesse, représentée dans sa forme guerrière, fait l’objet de célébration dans les nombreuses structures (pandals) temporaires qui accueillent son image divine. Lors de la «victoire du dixième jour» (vijayadashami), cette dernière est portée au point d’eau (l’étang ou le Gange) le plus proche où elle est immergée sous les acclamations : «Victoire à la mère!».
Célébrée depuis le XVIIe siècle, la fête de la Réformation commémore un acte traditionnellement considéré comme fondateur du protestantisme. C’est le 31 octobre 1517 que le moine Martin Luther aurait affiché, sur les portes de la chapelle du château de Wittenberg en Saxe (Allemagne), ses thèses contre les abus de l’Église. Il y dénonçait notamment les indulgences – une sorte de remise de peine censée favoriser l’accès au paradis – que le pape accordait alors aux fidèles. Les dons ainsi récoltés servaient à financer la construction de la basilique Saint-Pierre de Rome (Vatican). Luther, convaincu que le salut est un don de Dieu, condamnait ce qu’il considérait, à la lumière des évangiles, comme un marchandage contraire à la foi chrétienne. C’est la thèse centrale du protestantisme: seule la grâce divine sauve du péché, comme le soulignent les textes bibliques lus en ce jour de fête par bon nombre de luthériens et réformés.
Dans une grande partie du monde musulman, la piété populaire a engendré et préservé des fêtes auxquelles l’islam traditionaliste s’est toujours opposé. Il en va ainsi de la célébration de la naissance du prophète Muhammad lors de Mawlid al-Nabi (Mouloud). D’une part, il n’y a aucune mention de cette fête dans le Coran et la sunna (la tradition prophétique). D’autre part, les gardiens de l’orthodoxie musulmane craignaient, et craignent encore qu’elle n’entraîne, à la manière du Noël chrétien, une forme de divinisation du prophète Muhammad alors que, pour l’islam, celui-ci n’est qu’un homme, tout comme Jésus. Célébrée dès le XIe siècle, tant chez les sunnites que chez les chiites, et légitimée par des théologiens des divers courants de l’islam, cette fête s’est profondément enracinée dans l’islam sunnite, malgré l’opposition des traditionalistes.
La pratique anglo-saxonne d’Halloween s’est exportée vers l’Europe à la fin des années 1990. Véritable phénomène de société, dont l’ampleur est un peu redescendue depuis, l’évènement a d’emblée pris une connotation fort mercantile. Associé aux cultes chrétiens («All Hallows’ Eve», à l’origine du mot «Halloween», signifie «veille de la Toussaint»), il aurait des racines celtes.
Le soir du 31 octobre, portant des costumes évoquant la mort ou l’horreur, les enfants font du porte-à-porte, allant quémander des friandises. En cas de refus, ils lancent: «Trick or treat!» («des bonbons ou un sort!»). Pour éclairer leur chemin, on dispose des citrouilles (jadis des navets) évidées, découpées en forme de visage spectral et dans lesquelles on place une bougie.