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Même en cas de recul, les Verts veulent leur conseiller fédéral
Même si les Verts devaient reculer lors des élections législatives fédérales d'octobre, le parti va revendiquer un siège au Conseil fédéral, avertit leur président Balthasar Glättli. L'objectif est cependant toujours de devenir la troisième force politique du pays.
"Si nous devions redescendre à 11,7%, comme l'estiment les sondages, nous aurions confirmé que nous faisons partie de la première ligue des partis" en restant devant Le Centre, déclare le président des Verts dans un entretien diffusé vendredi par la Tribune de Genève et 24 Heures.
M. Glättli dit cependant ne pas croire à la tendance négative des enquêtes d'opinion. "Si on regarde toutes les élections cantonales depuis 2019, notre parti est celui qui a le plus gagné de sièges. Ces résultats sont plus parlants que n'importe quel sondage", assène-t-il. Et l'écologie reste le souci numéro un des Suisses, ajoute-t-il, citant le baromètre de l'UBS.
Manoeuvre du PLR et du Centre
Le conseiller national zurichois réaffirme que les Verts refuseront d'entrer au Conseil fédéral au détriment d'un siège du PS. "Cette décision de principe a été prise par notre groupe. Il l'a confirmée après le retrait de Simonetta Sommaruga", qui a démissionné de l'exécutif fédéral en décembre.
Selon M. Glättli, les déclarations des présidents du PLR ou du Centre expliquant que les Verts doivent attaquer un siège socialiste sont une manoeuvre politique, "pour faire oublier" que le PLR est "surreprésenté" au Conseil fédéral. Et "si nous dépassons à nouveau Le Centre en octobre, alors c'est lui qui devrait nous donner son siège, si l'on s'en tient à la formule magique".
Lors des fédérales de 2019, les Verts sont devenus la quatrième force du Conseil national avec 13,2% des suffrages, derrière l'UDC (25,6%), le PS (16,8%) et le PLR (15,1%), mais devant Le Centre.
ats