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"Après des discussions avec le vice-président et des responsables de l'administration, le gouvernement fédéral a accepté ma demande et va commencer à retirer ses agents" à compter du jeudi 30 juillet, a écrit dans un communiqué Kate Brown, gouverneure démocrate de cet Etat du nord-ouest des Etats-Unis.
De son côté, le ministre de la Sécurité intérieure par intérim, Chad Wolf, a souligné que ces agents fédéraux étaient "toujours là" et resteraient "jusqu'à ce que nous voyons que le plan fonctionne et que le tribunal n'est pas perpétuellement attaqué".
Des manifs qui dégénèrent
La mort de George Floyd, quadragénaire noir asphyxié le 25 mai à Minneapolis par un policier blanc, a déclenché dans tous les Etats-Unis d'énormes manifestations antiracistes. La mobilisation s'est considérablement affaiblie, mais des poches de contestation ont persisté, notamment à Portland, nettement marquée à gauche.
Le déploiement d'agents fédéraux, parfois issus des douanes ou de la police aux frontières et arborant toute une panoplie militaire, a eu pour effet de durcir le mouvement dans cette ville à la longue histoire contestataire.
Depuis deux semaines, des rassemblements pacifiques finissent quasi systématiquement par dégénérer en heurts avec les forces de l'ordre.
Des agents dans 3 nouvelles villes
Depuis l'envoi de forces fédérales à Portland, le gouvernement a décidé d'en dépêcher dans d'autres grandes villes du pays, pour la plupart gérées par des démocrates, comme Chicago.
Le gouvernement de Donald Trump a annoncé mercredi l'envoi de ces forces dans trois nouvelles villes (Cleveland, Detroit et Milwaukee), officiellement pour les aider à endiguer une recrudescence de la criminalité.
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afp/lan