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Pour son avenir, la Suisse doit miser sur les énergies renouvelables et l'efficacité électrique. Tant du point de vue économique que du point de vue écologique, ces solutions sont plus avantageuses que de gros investissements dans le nucléaire, clame une étude présentée lundi à Berne.
Selon les prévisions, le pays aura besoin de 30 térawattheures (TWh) d'électricité supplémentaires en 2035. Pour répondre à cette demande, des milliards de francs devront être investis, relève l'étude menée par les instituts de recherche Infras et TNC pour le compte des cantons de Bâle-Ville et de Genève, d'Energie Wasser Bern et d'organisations de protection de l'environnement.
Les auteurs de l'étude ont comparé deux scénarios, le premier misant sur l'efficacité et les énergies renouvelables et le second sur les grandes centrales nucléaires. Ils arrivent à la conclusion qu'en privilégiant le premier, un tiers des besoins de 2035 pourra être couvert par les énergies renouvelables (photovoltaïque, éolien, biomasse) et deux tiers par une utilisation rationnelle du courant.
«Les investissements dans l'efficacité électrique et les énergies renouvelables sont rentables et créent plus de richesses et d'emplois en Suisse», a déclaré Rolf Iten, auteur de l'étude, devant la presse.
Le scénario prévoyant la construction de grandes centrales nucléaires s'est en revanche avéré «peu rentable». «Les centrales nucléaires mènent tout droit à une impasse tant sur le plan écologique, qu'économique», indique l'étude.
La réaction du lobby nucléaire ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué, l'Action pour une politique raisonnable de l'énergie (AVES) a sévèrement critiqué l'étude. Selon elle, c'est une erreur de croire qu'une sortie du nucléaire se fera sans «lourdes conséquences sur le plan économique».
swissinfo.ch et les agences