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|SOMMAIRE

CARTES
Région
Site de Pompéi
| Les
spectacles de théâtre jouissaient d’une grande popularité.
Au début de l’Empire romain, peu de pièces littéraires
étaient représentées ; les spectateurs préféraient
les farces et les pantomimes. Pompéi possédait deux théâtre
: l’un de plein air pour les grandes représentations et l’Odéon
qui était un petit théâtre couvert où avaient
lieu des concerts et des joutes orales publiques.

Le Grand Théâtre
Les Pompéiens aménagèrent leur théâtre (200-150 av. J.-C.) dans une dépression naturelle de la colline, à l’instar des modèles grecs, face à un très beau panorama sur la vallée du Sarno et les monts Lattari. Plus tard, le théâtre fut adapté au goût romain ; on ajouta la galerie supérieure et des tribunalia au-dessus des deux entrées latérales de l’orchestre, portant ainsi la capacité totale à 5000 places.
Le public prend place en fonction de son rang ; les pullati (mendiants, prostituées, esclaves et affranchis) en haut, le peuple au milieu, les collèges sacerdotaux et membres des corporations en bas. Au pied de ces gradins, trois autres degrés, également séparés des précédents par une balustrade, constituent le balteus, réservé aux magistrats, édiles, notables de la cité et personnages de marque ; devant eux, sur le pourtour de l’orchestra, des sièges mobiles sont destinés aux sénateurs et chevaliers. Le portique couvert couronne la cavea et sert de promenoir. A l’extérieur, au niveau de l’attique, des rangées de consoles reçoivent de grands mâts à l’extrémité desquels un système de poulies et de cordages sert à manier le velum qui protège les gradins du soleil ou de la pluie.
La scène (proscoenium) ne domine l’orchestre
que de 1,20 m env. Elle est précédée d’une tranchée
cachée par un muret (pulpitum). Là est logé le rideau
qui se lève pendant les entractes. Sous le plancher, doté
de trappes, une savante machinerie permet divers aménagements du
décor.
Destiné aux auditions musicales et
aux spectacles de mimes, cet odéon (couvert à l’origine)
date des années 80-75 av. J.-C. Pouvant accueillir 800 à
900 spectateurs, il est demeuré dans son harmonie première
et représente ainsi l’un des meilleurs exemples de l’architecture
théâtrale antique. Romain dans sa structure et dans sa forme,
il présente certains détails de décoration typiques
du théâtre grec.
L’amphithéâtre de Pompéi fut commencé vers l’an 80 av. J.-C. C’est donc le plus vieil amphithéâtre romain que nous connaissions. Il se différencie des constructions impériales de ce type par l’absence de souterrains et de fosses, sous le niveau de l’arène, pour le logement et la sortie des bêtes, ainsi que par les escaliers extérieurs à double rampe, moins commodes que les accès intérieurs qui apparaîtront plus tard sous l’Empire.
Mesurant 135 m sur 104, l’amphithéâtre pouvait recevoir 12 000 spectateurs. Suivant un décret d’Auguste, les femmes étaient reléguées à la galerie supérieure. En raison du manque de place, l’ellipse s’appuie contre le rempart.
Les spectacles violents
Les combats de gladiateurs remontent certainement aux Etrusques, le puissant peuple d’Italie centrale qui gouverna Rome un certain temps. La mode s’étendit ensuite aux Samnites, peuple des environs de Pompéi. Ces duels tiraient leur origine des rites funéraires consacrés aux guerriers morts à la guerre : l’âme d’un Etrusque tombé avant son temps était apaisée par le sang d’un ennemi vaincu qui devait mourir en combattant. De telles luttes à mort excitaient vivement les spectateurs progressivement attirés par le désir de voir le sang ; on en donnait dans toute l’Italie.
Sous l’Empire, outre les esclaves et les criminels condamnés à mort, les affranchis et même des hommes libres, mais pauvre, combattirent comme gladiateurs. Un combattant habile pouvait l’emporter et vivre très confortablement avec sa famille, tout au moins pendant quelques temps. Les meilleurs combattants étaient adulés par le public au point qu’on a trouvé à travers tout l’empire une quantité de terres cuites bon marché où étaient modelés les portraits des plus célèbres gladiateurs.
Comme dans beaucoup d’autres cités, on apprécie beaucoup les courses de chars et les combats de gladiateurs. Après le défile solennel, à l’issue duquel les combattants saluaient l’empereur de leur célèbre formule : « Ave Caesar, morituri te salutant » (Salut César, ceux qui vont mourir te saluent), les combats s’engageaient. Lorsqu’un homme était à terre, le public surexcité pouvait décider de son sort. Si tous, le doigt levé, criaient « Renvoie-le ! », la mort lui était épargnée. Si, au contraire, ils tendaient le poing, le pouce vers le bas en hurlan « Egorge-le ! » le vainqueur ou un esclave l’achevait.
Un autre divertissement montrait de véritables
chasses aux fauves : tigres, panthères, lions, taureaux étaient
mis à mort par un gladiateur après un long combat. Les exécutions
publiques faisaient partie des jeux du cirque et étaient organisées
comme de véritables spectacles, les condamnés étant
jetés aux fauves devant un public insatiable de divertissements
sanglants.