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Le ressort Règlements de la Commission des arbitres est responsable de l’établissement des règlements dans tous les domaines de l’arbitrage. Il publie chaque année les Règles de jeu (RDJ) et le Règlement des arbitres (RA). Il édicte également toutes les directives et interprétations basées sur les règlements susmentionnés. Avec le groupe spécialisé dans les règlements, qui lui est rattaché, et en collaboration avec d’autres organes de la Commission des arbitres et de swiss unihockey, le ressort Règlements examine aussi l’application des règles de jeu et édicte au besoin de nouvelles lignes directrices et priorités.
Le ressort Règlements de la Commission des arbitres transmet aux arbitres les instructions suivantes, à appliquer avec effet immédiat :
.: Gestion des tentatives de voies de fait
La question de comment gérer, respectivement sanctionner les tentatives de voies de fait a été posée à plusieurs reprises récemment.
Par « tentatives de voies de fait », on entend des infractions définies dans la règle 6.17.4 mais qui n’aboutissent pas à un contact corporel avec l’adversaire, par exemple le fait de cracher en direction d’un adversaire sans l’atteindre ou d’essayer de lui donner un coup de poing sans parvenir à le toucher.
Un joueur qui se rend coupable de tentative de voie de fait doit également être sanctionné d’une pénalité de match III, conformément à la règle 6.17.4. En outre, le juge disciplinaire de swiss unihockey traite de tels cas de manière similaire.
Pourquoi ? L’intention d’un joueur de commettre une voie de fait est toujours basée sur des motifs tels que l’intimidation, la menace ou la vengeance, à savoir des motifs qui n’ont absolument pas leur place dans le sport. Dans de nombreux cas, le joueur qui veut commettre une voie de fait n’a que peu d’influence sur le fait que son acte aboutira ou que sa tentative n’atteindra pas sa cible.
Par conséquent, ce qui est déterminant, c’est que le joueur qui commet un tel acte est conscient, respectivement doit être conscient qu’il enfreint les règles de jeu de manière délibérée et en prenant le risque de blesser un tiers, et qu’il place ainsi son intérêt personnel et égoïste au-dessus de l’intérêt commun des joueurs et des règles de jeu.
Attention : le but de cette information n’est pas de provoquer une « avalanche » de pénalités de match, mais simplement de clarifier la manière dont il convient de gérer de telles situations.
.: Rapport en cas de pénalités de match
Dans tous les cas de pénalités de match, donc pas uniquement lors de tentatives de voies de fait mentionnées ci-dessus, le rapport de l’arbitre est un élément central pour le verdict que rendra le juge disciplinaire. Merci de respecter les règles de base suivantes lorsque vous remplissez un tel rapport :
- L’arbitre rapporte ce qu’il a constaté et qui l’a amené à prononcer une pénalité de match.
- D’éventuels éléments dont il aurait eu connaissance ultérieurement sur la base de déclarations de joueurs, d’images vidéo, etc. ne doivent pas figurer dans le rapport.
- Décrivez uniquement le déroulement exact de l’action en rapport direct avec la pénalité de match, et ce de manière précise. Il est important que l’on puisse déterminer clairement sur la base de votre rapport s’il s’agissait d’un acte commis par réflexe ou de manière totalement délibérée.
- Les éventuels antécédents qui auraient eu lieu au cours du match (lors d’autres phases de jeu), les interprétations des arbitres, la description des circonstances générales du match, etc. sont des éléments qui ne doivent pas figurer dans le rapport.
- Pour communiquer d’autres points de vue ou fournir d’éventuels éléments à décharge sur la base d’images vidéo disponibles, le joueur, respectivement le club sanctionné a la possibilité de rédiger une prise de position en cas de pénalité de match III. Ce n’est pas votre tâche de consigner de telles informations dans votre rapport.
Ces instructions vous sont transmises en accord avec la Commission disciplinaire et visent à garantir une manière de procéder uniforme dans de telles situations.
.: Confirmation/annulation de buts signalés comme marqués, en particulier à la fin d’un tiers ou durant la prolongation
Voilà également un sujet qui a été source d’incertitude dans un passé récent. En particulier, il semblerait qu’il ne soit pas clair si et comment un but signalé comme marqué peut encore être annulé à la fin d’un tiers ou durant la prolongation.
Formellement, les arbitres ont – autant durant le temps réglementaire qu’en cas de but marqué à la fin d’un tiers ou durant la prolongation – la possibilité de revenir sur leur décision après avoir signalé un but marqué, s’ils sont convaincus que malgré leur signalisation initiale, le but n’a pas été marqué de manière conforme au règlement. Dans un tel cas, la procédure à respecter est la suivante :
1. L’arbitre qui a constaté le but signale le but marqué.
2. L’arbitre qui doute de la conformité du but marqué interrompt le match par un triple coup de sifflet et fait le signe « time-stop » (signe 801).
3. Les arbitres se réunissent pour discuter de la situation.
4. a. Si le but marqué est conforme au règlement : coup de sifflet et signe correspondant en direction du point central (signe 810), puis :
i. durant un tiers : bully au point central.
ii. à la fin d’un tiers : envoyer les équipes au vestiaire (pas de bully).
iii. durant la prolongation : fin du match (pas de bully).
b. Si le but marqué n’est pas conforme au règlement : coup de sifflet et signe « but annulé » (signe 811), puis :
i. durant un tiers & durant la prolongation : reprise du jeu par la situation standard que doit entraîner la raison pour laquelle le but a été annulé.
ii. à la fin d’un tiers : envoyer les équipes au vestiaire.
En cas de questions, le ressort Règlements demeure à votre disposition à l'adresse suivante : <email-pii>
Vous trouverez les informations relatives au test des règles dans les directives pour les examens.
Les règles de l’unihockey ne peuvent ni ne doivent être différentes d’un pays à l’autre. Au contraire, si tous les pays ont les mêmes bases au niveau des règlements, cette discipline sportive gagnera en transparence, ce qui est extrêmement important pour son acceptation auprès des médias et des spectateurs.
Par conséquent, la Suisse, comme toutes les autres nations de l’unihockey, reprend les Règles de jeu de l’International Floorball Federation (IFF) dans leur intégralité. Dans le cadre de sa représentation au sein du « Rules Group » - le groupe international des règles -, elle peut en revanche soumettre des propositions au niveau des règles de jeu et des interprétations.
Le groupe spécialisé dans les règlements est constitué d’un mélange d’arbitres d’élite, d’entraîneurs, de joueurs et d’autres personnalités se trouvant au cœur de l’unihockey. Ce groupe analyse la situation sur les terrains de Suisse, l’évolution du sport, les arbitres et leur qualité, et établissent au final des propositions d’amélioration pour faire face aux problèmes rencontrés. Il planifie alors les modifications des Règles de jeu et des interprétations dans le but d’offrir aux arbitres une base optimale et adaptée aux tendances actuelles du sport.
L’hétérogénéité de ce groupe est censée garantir le fait qu’un règlement n’est pas conçu uniquement par des arbitres pour des arbitres, mais qu’il est bien ancré dans le sport.
Ce groupe est actuellement constitué des personnes suivantes :
Le remaniement des Règles de jeu de l’International Floorball Federation (IFF) est inscrit dans un cycle de quatre ans. Le règlement actuel date de 2014, un nouveau entrera en vigueur le 01.07.2018.
Dans cet intervalle de quatre ans, les pays membres de l’IFF sont priés de soumettre leurs propositions de modifications des règlements. Les modifications particulièrement importantes peuvent dans un premier temps être appliquées en phase de test, afin d’évaluer les effets produits. Puis, sur la base des informations données par les pays ayant testé ces modifications, l’IFF décide de leur adoption définitive.