Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07040.jsonl.gz/990

Pro Single Suisse rejette la solution proposée par les organisations faîtières nationales Travail.Suisse, la Confédération suisse des syndicats et l’Union patronale suisse pour adapter la LPP.
La communauté d’intérêts des célibataires se réfère en particulier à ce qui suit:
• Introduction d’un nouveau type de prime pour le financement de la garantie de bonne fin: la LPP est conçue selon le principe du dépôt. Pro Single Suisse rejette l’introduction d’un système de redistribution sans rapport avec le système. Les personnes célibataires participent déjà de manière disproportionnée au financement des fonds de pension. Elles sont moins avantagées que les couples mariés ou les couples cohabitants, bien qu’elles paient les mêmes cotisations.
Chaque année, les caisses de pension accumulent entre 500 millions et 1 milliard de francs de «capital de prévoyance libéré» provenant de cotisations versées par des personnes seules sans enfants. Il serait déraisonnable pour une personne seule d’avoir à financer une prime supplémentaire.
• Complément de pension: les faibles pensions sont, d’une part, une conséquence des bas salaires et, d’autre part, elles sont directement liées aux faibles charges de travail. Les femmes et les mères, en particulier, travaillent à temps partiel parce qu’elles se consacrent à l’éducation de leurs enfants et au ménage. Le travail de formation est pris en compte avec le crédit de formation de l’AVS.
Etant donné que la répartition du travail rémunéré/familial pendant et après la phase des enfants est un accord privé entre les époux, il n’est guère possible de déterminer par la suite si le faible niveau d’activité professionnelle de l’épouse était voulu ou non. Souvent, les mères ne retournent pas au travail après la phase d’enfance parce que le revenu est assuré par le partenaire. C’est pourquoi Pro Single estime que le complément de pension dans le système Giesskann devrait être limité à une phase transitoire d’une durée maximale de dix ans.
• Vérifier les droits: le catalogue des prestations ne cesse de s’étoffer, même si les conditions-cadres sociales ont changé. Deux reliques d’antan ont besoin d’être révisées d’urgence:
(1) A l’avenir, les nouvelles pensions de veuve ne devraient être accordées qu’aux femmes ayant des responsabilités familiales. On peut s’attendre à ce que les femmes qui n’ont pas à s’occuper de leurs enfants paient pour leur propre subsistance.
(2) Les rentes pour enfants en complément des rentes de vieillesse ne sont plus justifiables. Si un homme âgé devient père, on peut supposer que la mère de l’enfant est encore en âge de travailler et qu’elle peut générer un revenu, y compris les allocations familiales, en plus de la rente AVS et 2e pilier du mari. Si le couple décide de renoncer aux revenus du travail, c’est une affaire privée qui ne devrait pas être financée par le public.
• Pourcentages salariaux: en acceptant la facture de la RFFA, les pourcentages salariaux augmentent en faveur de l’AVS. Les pourcentages salariaux supplémentaires ne sont pas acceptables à l’heure actuelle.
• Crédits de vieillesse: Pro Single Suisse soutient l’adaptation proposée des crédits de vieillesse.
• Déduction de coordination: Pro Single Suisse accepte de réduire de moitié la surtaxe de coordination.
Sylvia Locher, présidente
Pro Single Suisse