Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07116.jsonl.gz/594

Déjà étudiée pour ses propriétés anticancéreuses, une petite molécule présente dans les légumes crucifères peut également prévenir ou atténuer les effets des radiations atomiques. Une substance qui, de plus, protège les tissus sains mais pas les tumeurs, selon des expériences menées chez le rat et la souris.1
Dans ces expériences, des rats ont été irradiés par des doses létales de rayons gamma, jusqu’à 13 Gy. Les animaux étaient ensuite traités par 75 mg/kg par jour de DIM (3,3’-diindolyméthane) pendant deux semaines. Si tous les rats non traités sont morts en dix jours, 60% des rats traités étaient toujours en vie après 30 jours si la dose était administrée dix minutes après l’irradiation. Si elle était administrée 24 h après, le taux de survie restait assez élevé, avec 30% de survie. Une dose de 7,5 mg/kg injectée 24 heures avant l’irradiation protégeait de plus 55% des rats. Cet effet protecteur a pu être expliqué en partie par des expériences in vitro montrant que DIM active une kinase nucléaire impliquée dans les réponses aux dommages de l’ADN et au stress oxydatif. En revanche, DIM n’a eu aucun effet sur les cellules de xénogreffes de cancers du sein humains chez la souris.
Pour Eliot Rosen, qui a mené l’étude,«DIM pourrait protéger les tissus normaux de patients recevant une radiothérapie pour un cancer, mais également protéger des conséquences d’un accident nucléaire», puisque le début de son administration peut être différé de l’irradiation tout en conservant des effets protecteurs importants.
DIM a l’avantage d’être biodisponible, de ne pas être toxique et de pouvoir être administré aussi bien par voie orale que sous-cutanée.