Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07006.jsonl.gz/1527

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Les deux candidats du second tour de la présidentielle en Argentine ont participé dimanche soir au premier débat présidentiel télévisé de l'histoire du pays. Un face à face marqué par des échanges parfois agressifs.
Le candidat de droite Mauricio Macri, l'homme des marchés et du FMI, taxé d'être "un danger" pour le pays par son adversaire Daniel Scioli, qu'il accuse à son tour de "mentir" aux Argentins. Le duel retransmis par une dizaine de chaînes argentines a été musclé et a souvent tourné au dialogue de sourds, les candidats répondant peu aux questions posées.
Le favori du scrutin, le conservateur Mauricio Macri, est apparu serein. Les derniers sondages donnent une nette à ce dernier, à la tête d'une vaste coalition allant du centre-gauche à la droite, devant Daniel Scioli, candidat du Front pour la victoire (FPV, gauche), au pouvoir depuis 2003, soutenu par la présidente sortante Cristina Kirchner.
Daniel Scioli, vainqueur de justesse du premier tour le 25 octobre, est depuis passé du statut de favori à celui de challenger. Dimanche soir, comme il l'a fait au cours des deux dernières semaines, il a associé le maire de Buenos Aires aux politiques néolibérales menées durant les années 1990 qui ont conduit l'Argentine à la crise économique de 2001.
Mauricio Macri s'en est défendu, et s'est érigé comme l'homme du renouveau: "tu as choisi la continuité", a-t-il dit à Scioli, "nous sommes le changement que désirent les Argentins".
Verdict le 22 novembre
Pour la première fois depuis la réforme électorale du début des années 1970, un second tour de la présidentielle sera nécessaire pour départager deux candidats, le maire de Buenos Aires Mauricio Macri et Daniel Scioli, le gouverneur d'une province de 16 millions de citoyens.
Avant le premier tour, les six candidats étaient convoqués pour un débat télévisé mais M. Scioli, donné grand favori par les sondeurs, s'était dérobé. Le débat s'était finalement déroulé, avec les cinq autres candidats, le pupitre du candidat du pouvoir resté vide.
Le 22 novembre, les électeurs détermineront qui dirigera l'Argentine, pays de 41 millions d'habitants, pour les quatre prochaines années.
ATS