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Glyphosate dans les denrées alimentaires: pas de risque pour les consommateurs
Berne, 09.05.2018 - Le Conseil fédéral a adopté, lors de sa séance du 9 mai 2018, le rapport sur les effets du glyphosate en Suisse. Ce rapport est une réponse au postulat de la commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national. Les résultats de l’étude menée à ce sujet par l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) se recoupent avec ceux des évaluations des risques réalisés par des organisations internationales: les résidus de glyphosate dans les denrées alimentaires analysées ne présentent pas de risque de cancer. En conséquence, aucune mesure ne s’impose sous l’angle sanitaire.
Ces dernières années, plusieurs groupes d'experts internationaux, dont l'Autorité européenne de sécurité des aliments, avaient considéré que le glyphosate n'était pas cancérigène. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), pour sa part, était arrivé, en 2015, à la conclusion que le glyphosate était vraisemblablement cancérigène pour l'homme. La dangerosité potentielle avait cependant été évaluée indépendamment de la dose ingérée.
La présence de résidus de produits phytosanitaires dans la chaîne alimentaire peut sans doute être due à l'utilisation de ces substances. Mais c'est la concentration de résidus qui est déterminante pour évaluer le risque pour la santé du consommateur. Le glyphosate est le produit phytosanitaire le plus souvent utilisé en Suisse et ailleurs dans le monde. Actuellement, 70 produits contenant cet herbicide sont autorisés en Suisse. Le Conseil fédéral a demandé un rapport à l'OSAV sur les effets du glyphosate en Suisse pour déterminer le risque de ce produit pour la santé du consommateur. Ce rapport est une réponse au postulat (15.4084) de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil national.
Les résultats de l'étude sont rassurants
Dans le cadre de cette étude, 243 échantillons de denrées alimentaires ont été prélevés dans le commerce de détail en Suisse et analysés. Il s'agissait principalement d'aliments dans lesquels on s'attendait à trouver des résidus de glyphosate, à savoir les produits céréaliers et les légumineuses.
60% de ces échantillons ne contenaient pas de glyphosate. Les échantillons restants en contenaient mais dans des concentrations très faibles et bien inférieures à la limite maximale admise. Par conséquent, ces aliments ne présentent pas de danger pour la santé. Ces résidus seraient dangereux pour la santé si l'on consommait par exemple 72 kg de pâtes, 655 kg de pain, 10 kg de pois chiches ou 1600 litres de vin par personne et par jour.
Contrairement à d'autres pays, la Suisse interdit le traitement des champs avec du glyphosate juste avant la récolte. Comme on s'y attendait, les produits suisses étaient contaminés mais dans une mesure bien moindre. L'étude a montré en outre des concentrations élevées dans les produits céréaliers importés comme les pâtes à base de blé dur et les légumineuses. Mais même dans ces aliments, la teneur en résidus était inférieure aux concentrations maximales admises et ne présentait donc pas de danger pour la santé.
Le Conseil fédéral estime que des mesures ne sont pas nécessaires
Vu l'évaluation globale réalisée par l'OSAV, le Conseil fédéral est d'avis qu'aucune mesure ne s'impose sous l'angle sanitaire. Les concentrations mesurées sont si faibles qu'elles ne présentent pas de danger pour la santé du consommateur. Le Conseil fédéral partage donc l'avis de l'UE et d'autres autorités internationales. Fin novembre 2017, les Etats membres de l'UE ont prolongé de cinq ans l'autorisation du glyphosate.
Adresse pour l'envoi de questions
Office fédéral de la sécurité alimentaire et
des affaires vétérinaires (OSAV)
Service médias
Tél. 058 463 78 98
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Dernière modification 25.08.2016