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Le cinéaste franco-polonais arrêté le 26 septembre à l'aéroport de Zurich reste en détention en vue de son extradition vers les Etats-Unis. L'Office fédéral de la justice (OFJ) s'oppose en effet à la remise en liberté.Ce contenu a été publié le 06 octobre 2009 - 16:46
Pour l'OFJ, «le risque de fuite est très élevé», a déclaré mardi son porte-parole Folco Galli. Cette prise de position figure dans la réponse de l'OFJ au Tribunal pénal fédéral (TPF) à Bellinzone.
Le TPF a en effet été saisi d'un recours des avocats de Roman Polanski contre le maintien en détention provisoire de leur client. Ils tentaient ainsi d'obtenir sa remise en liberté rapide, même assortie du paiement d'une caution ou d'un placement en résidence surveillée dans son chalet de Gstaad dans l'Oberland bernois.
A travers sa réponse, l'OFJ a également statué sur la demande de réexamen de la mise en détention du cinéaste que ses avocats avaient adressée directement à l'office, a expliqué Folco Galli.
La demande de réexamen est en effet rédigée dans les mêmes termes et repose sur les mêmes arguments que le recours au TPF. L'opposition de l'OFJ va à l'encontre d'une mise en liberté sous caution ou d'autres mesures moins coercitives visant à s'assurer de la présence du cinéaste en Suisse durant toute la durée de la procédure d'extradition.
La décision du TPF sur le maintien en détention est pendante. Lors de son dépôt le 29 septembre dernier, le tribunal avait annoncé que sa décision tomberait dans les semaines suivant les derniers échanges d'écritures.
A Paris, les avocats Hervé Temime et Georges Kiejman ont publié mardi un communiqué assurant que «Monsieur Polanski s'engage à ne pas quitter le territoire suisse durant toute la procédure d'extradition et à respecter toutes les obligations qui pourraient lui être imposées pour garantir cet engagement».
swissinfo.ch et les agences