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Tel est le grave dilemme traité par une lectrice de La Tribune. Pour ce qui me concerne, je suis la première à me traiter de "vieille" sans que cela me dérange le moins du monde. Aucune dénomination, régulièrement changée pour une nouvelle prétendument plus respectueuse, ne modifiera mon âge réel. Je dispense donc mes interlocuteurs de savantes circonlocutions pour essayer de me faire comprendre que je suis un sujet à risque, que les rêveries romantiques ne sont plus de mon âge, que je ferais mieux de surveiller ma tension et mon taux de cholestérol plutôt que d'aller faire le clown sur les planches, etc. Le régime politique du pays où nous vivons actuellement a bien des défauts, mais il laisse encore la liberté aux vieilles et aux vieux d'organiser leur vie comme ils l'entendent... dans les limites, bien entendu, des instructions de nos autorités et des places disponibles à l'hôpital.