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Le don d’organe par des personnes vivantes constitue une situation médico-éthique particulière: une personne en bonne santé accepte de subir une intervention chirurgicale pour donner un organe, ou une partie d’organe, à une autre personne. Les directives «Don d’organes solides par des personnes vivantes» (2023) abordent les questions médico-éthiques connexes et apportent une aide au personnel médical, tout particulièrement en ce qui concerne l’évaluation psychosociale des donneurs.euses et le suivi post-don.
Dans le cas de dons d'organe par des personnes vivantes, les donneurs.euses mettent un de leurs organes à disposition pour une transplantation. L’intervention chirurgicale, pratiquée sur une personne en bonne santé en faveur d'une tierce personne (généralement un.e proche), est liée à des enjeux éthiques particuliers.
L’ASSM a publié en 2008 déjà des directives médico-éthiques à l’intention des médecins, du personnel soignant et des autres professionnel.le.s impliqué.e.s. La révision de la loi fédérale sur la transplantation d’organes, de tissus et de cellules (LTx) et les développements survenus en médecine et dans la société ont imposé une actualisation de ces directives. La version révisée a été publiée en août 2023.
Don de rein croisé
Les directives révisées traitent nouvellement des aspects éthiques et pratiques du don d’organe croisé par des personnes vivantes, aussi appelé don crossover. Ce qui signifie que deux paires de personnes, ou plus, échangent un rein de manière croisée, parce qu’une incompatibilité immunologique à l’intérieur des paires empêche le don direct. Les directives recommandent de vérifier au cours de l’évaluation psychosociale que le ou la donneur.euse a bien compris et accepte les particularités psychosociales d’un don selon le programme de transplantation croisée.
Dons en provenance de l’étranger
Les directives de l’ASSM traitent également de l’évaluation de donneurs.euses potentiel.le.s issu.e.s d’autres cultures ou résidant à l’étranger. Les recommandations sont conformes aux résolutions de Conseil de l’Europe. Les mêmes règles s’appliquent à toutes les personnes qui souhaitent faire don d’un organe, indépendamment de leur pays de domicile: elles doivent être informées par oral et par écrit dans un langage compréhensible pour les profanes en médecine. Toutefois, la vérification de certains aspects peut se révéler difficile. C’est pourquoi les directives apportent une aide pour procéder à l’évaluation dans les situations complexes.
Adaptation à la prochaine révision de la loi
Les directives entrées en vigueur en 2023 sont conformes aux bases légales actuelles. La loi sur la transplantation est toutefois en cours de révision. Dès que la version révisée, avec notamment les articles sur le don croisé, entrera en vigueur (probablement en 2025), les présentes directives seront adaptées en conséquence. Les brochures ne seront imprimées qu’après cette mise à jour. S’il ne s’agit pas de modifications substantielles, il n’y aura pas de nouvelle consultation publique.
Toutes les directives de l’ASSM sont disponibles dans le menu Publications.