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Dans les années qui suivirent la chute du mur de Berlin et la fin de la Guerre froide, les États-Unis se retrouvèrent en situation de toute-puissance, sans contre-pouvoir. Mais rien n’est jamais gagné : leur PIB vient d’être dépassé par celui de la Chine. La faiblesse de l’Union européenne (dont le PIB dépasse même celui de la Chine) n’est due qu’à ses problèmes internes provisoires. S’ils se résolvaient, ils feraient de l’UE un concurrent dangereux pour l’hégémonie des USA. Et avec un Poutine dominateur et un pétrole cher, la Russie avait retrouvé une certaine puissance.
Dans ces conditions, la stratégie des Américains est clairement inspirée des méthodes commerciales les plus agressives : faute de pouvoir rester les meilleurs, il convient de saboter toute concurrence.
Il est temps d’ouvrir les yeux sur le fait que, vis-à-vis de la Russie, les intérêts des Américains diffèrent fondamentalement de ceux des Européens. Et cela, avant que s’installe sur notre continent un chaos comparable à celui qui règne désormais au Moyen-Orient, par l’effet de stratégies dans lesquelles plusieurs pays européens se laissèrent entraîner par les États-Unis.
Dans la période cruciale qui s’annonce pour l’avenir de l’Occident, il est plus important que jamais que la Suisse conserve strictement sa neutralité. À cet égard, les compromis dictés par des arrière-pensées économiques ne pourraient que se révéler désastreux à moyen terme.
24 heures - Réflexion. L'invité (16 mars 2015)