Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06897.jsonl.gz/727

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Nanterre - Le parquet de Nanterre a requis un non-lieu en faveur de l'ancien président français Jacques Chirac dans l'une des deux enquêtes sur des emplois présumés de complaisance à la ville de Paris au bénéfice de son parti. Un procès est prévu à Paris en avril-mai 2011 dans la seconde enquête.
Dans cette seconde enquête, Jacques Chirac, âgé de 77 ans, est renvoyé devant un tribunal pour "détournement de fonds publics" et "abus de confiance" pour 21 emplois présumés fictifs qui auraient bénéficié à son parti lorsqu'il était maire de Paris, avant 1995.
A Nanterre, le procureur Philippe Courroye a expliqué que le parquet considérait "qu'il n'existait pas un système connu de M. Chirac destiné à financer de façon occulte le RPR", ancêtre de l'actuel parti présidentiel UMP.
"Après avoir examiné les sept emplois pour lesquels M. Chirac a été mis en examen pour prise illégale d'intérêt (en décembre 2009, NDLR), le parquet constate qu'il n'y a pas d'éléments suffisant pour remettre en cause la bonne foi de M. Chirac", a-t-il ajouté.
Désormais, un juge d'instruction de Nanterre doit décider de renvoyer ou non l'ancien président (1995-2007) devant un tribunal correctionnel. S'il décide de poursuivre la procédure, Jacques Chirac devrait lui être jugé pour les deux affaires en même temps, au printemps à Paris.
La semaine dernière, le conseil municipal de Paris, désormais dirigé par les socialistes, a formellement entériné un accord indemnisant la Ville à hauteur de 2,2 millions d'euros, dont 1,65 million versé par l'UMP (Union pour un mouvement populaire) et 550 000 euros par Jacques Chirac lui-même.
En échange, la Ville a informé le tribunal qu'elle retirait sa constitution de partie civile, ce qui mettra Jacques Chirac dans une position plus favorable. Au cours de son procès, il fera face à un banc des victimes déserté, en plus d'une accusation passive, le parquet ayant aussi requis un non-lieu dans cette procédure.
ATS