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La coalition rebelle qui a pris les armes en Centrafrique il y a deux semaines s'est emparée dimanche de l'importante ville de Bambari, soit la troisième localité prise en trois jours. Et ce malgré l'appel à la négociation lancé par les chefs d'Etats d'Afrique centrale.
Bambari, l'une des plus importantes villes du pays et capitale de la région de la Ouaka, constituait l'une des places fortes des Forces armées centrafricaines.
Samedi, la coalition du Séléka, qui regroupe plusieurs rébellions, avait annoncé la reprise des hostilités, malgré sa promesse de "geler les opérations" et l'appel à négocier lancé par le gouvernement. Le Séléka avait alors affirmé avoir pris le contrôle de la ville aurifère de Ndassima (à 18 Km de Bambari) et de celle voisine d'Ippy, dans le centre du pays.
En début de semaine, les rebelles avaient déjà affirmé avoir pris le contrôle de plusieurs villes du nord de la Centrafrique, dont la ville diamantifère de Bria. Le Séléka revendique notamment "le respect" de différents accords de paix signés entre 2007 et 2011, prévoyant un processus de désarmement et de réinsertion des ex-combattants.
Des années d'instabilité
Les chefs d'Etats de la Communauté économique des états d'Afrique centrale (CEEAC) réunis à N'Djamena vendredi, avaient cédé du terrain, acceptant l'idée de renégocier différents accords de paix avec la rébellion. Toutefois, ils avaient demandé "le retrait des rebelles à leur position de départ dans un délai n'excédant pas une semaine".
La République centrafricaine est dirigée par François Bozizé depuis le coup d'Etat du 15 mars 2003 qui l'a porté au pouvoir. Ce pays enclavé de 5 millions d'habitants était engagé depuis 2007 dans un processus de paix après des années d'instabilité, de multiples rébellions, mutineries militaires et putschs qui ont ravagé son tissu économique.
ATS