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Les manifestations en Afrique du Sud – qui ont commencé initialement en soutien à l’ancien président Jacob Zuma, incarcéré et accusé d’avoir fait obstruction à une enquête judiciaire sur des allégations de corruption durant son mandat (il a été chef d’État de 2009 à 2018) – ont rapidement évolué en émeutes, pillages et violences commises par des groupes d’autodéfense (mise à jour hebdomadaire de Crisis Group). L’armée a été déployée pour rétablir la paix et l’ordre. À Phoenix, près de Durban, des cas de « tensions raciales » ont été signalés. Les dégâts sont significatifs et la population locale n’a pas attendu les autorités pour commencer à nettoyer. Sur Twitter, deux hashtags ont été massivement utilisés (#CleanUpSa et #ProtectSouthAfrica) et relayés par le compte twitter de la Présidence sud-africaine pour soutenir les communautés locales agissant pour protéger les infrastructures économiques clés (comme les centres commerciaux locaux, les commerces et les propriétés).
Le 16 juillet 2021, le président Cyril Ramaphosa a fait le point sur la situation sécuritaire dans le pays, dans lequel il a décrit les événements comme une attaque délibérée, coordonnée et bien planifiée contre l’ordre constitutionnel de l’Afrique du Sud. Il a autorisé le déploiement de 25 000 soldats pour stabiliser le pays, sécuriser les fournitures et infrastructures essentielles, ainsi que le transport de marchandises. Le 19 juillet 2021, le procès de Zuma a repris.
Pour CD4Peace, cette situation démontre le besoin crucial d’assurer une forte cohésion sociale et le respect de la diversité culturelle. CD4Peace recommande que la reprise soit basée sur les communautés locales et sur la liberté des populations locales comme l’illustrent les différents exemples de solidarité et d’actions locales.