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Il y a 300 ans, les mesures genevoises contre la peste
«Les habitants d’une maison dans laquelle sera mort ou tombé malade quelque personne resteront sequestrez pour y faire quarantaine.» «Les Temples, les écoles, et les cours de justice resteront fermées pendant le temps de la contagion.» «La chambre de la santé aura le pouvoir de condanner à des amendes ceux qui contreviendront aux ordonnances». Ces quelques points semblent issus d’un texte de ces dernières semaines. Pourtant, ils datent d’un règlement établi à Genève pour prévenir la peste, en 1720.
Le texte détaille des mesures très concrètes du quotidien: restreindre la circulation, isoler, prévoir l’approvisionnement en nourriture, installer des cabanes à l’extérieur des remparts pour l’accueil des malades, et un contrôle à l'entrée de Genève des personnes et marchandises. Des mesures qui font écho aux mesures actuelles même si les techniques et matériels ont changé.
Pour Alexandre Wenger, professeur de sciences humaines en médecine, une autre similitude tient à la gestion de la peur. «En 1720 comme aujourd'hui, les mesures sont prises pour endiguer une maladie, mais aussi pour rassurer aussi bien les partenaires commerciaux que la population.»
Finalement en 1720, Genève est épargnée de la peste. Le cordon sanitaire déployé en France aura permis d’endiguer la maladie.