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Le principe de ce dispositif est la diffusion des gaz de propulsion à la sortie du canon.
Il les renvoie de côté et à l'arrière de ce dernier, ce qui tend à propulser l'arme vers l'avant et ainsi s'opposer au recul.
En effet, le frein de bouche, qu'il soit à simple ou à double étage, absorbe de 10 à 50 % de l'énergie cynétique due au tir et donc ralenti d'autant le recul du canon. Il est devenu indispensable quand le calibre et la longueur des canons ont augmentés.
Quelques exemples :
le Sherman américain avec son canon court de 75mm n'a pas de frein de bouche, donc ses freins de tirs sont assez puissants.
Par contre la version 76mm long britannique dite Sherman "Firefly" est, elle, bel et bien dotée d'un frein de bouche.
Inconvénients :
Les deux inconvénients les plus évidents des freins de bouche sont, d'une part, le volume sonore supérieur perçu par le tireur ou les servants des pièces, et d'autre part l'augmentation de l'effet de souffle à l'extrémité du canon.
Le son, le flash de lumière et l'onde de pression redirigée en partie en direction du personnel, peuvent provoquer des traumatismes acoustiques importants.
L'autre inconvénient sérieux est que les gaz redirigés peuvent soulever des nuages de poussière et de débris, qui gênent la visibilité des servants et peuvent révêler la position de l'arme. (Pour y remédier, les troupes mouillent souvent le sol devant les canons anti-chars).
Les freins de bouche sont aussi assez volumineux, allongeant et alourdissant les canons où ils sont installés. Comme exemple, le Jagdpanther G1 avait un premier frein de bouche pesant 60 kg ! Remplacé par un plus petit en 1944 ne pesant "plus" que 35 kg...
Frein de bouche ? Oui, frein de bouche ! Mais à quoi ça sert finalement ?
En voici une explication simple.
Kristan de la Ruche 2013
Fond d'écran, peinture de Terence Cuneo