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09/12/2015
Conseil fédéral - que faire ?
Petit déjeuner avant l'élection au Conseil fédéral. Chacun peut s'imaginer ce qu'il aurait fait s'il devait voter ce matin au Palais fédéral. Quelques réflexions au débotté mais sans les informations que donnent les auditions et les contacts directs aux Chambres :
L'idée d'élire une représentation tessinoise est tentante, Gobbi semble avoir de bonnes dispositions "gouvernementales" mais son parti, la Lega, son journal gratuit et son incapacité à se distancier de certaines postures nauséabondes sont gênantes. Veut-on avoir un ministre et par la suite un Président de la Confédération à ce point marqué par son passé ?
Un troisième Romand, certes sympathique mais tellement vaudois, rond et semble-t-il handicapé linguistique, est-il une option intéressante ? Je crains que non.
Le jeune Aeschi a de l'énergie et de la compétence, il a voyagé et il connait les défis de l'économie. Le "procès en consultance" qu'on lui intente est assez ridicule. Par contre, son inexpérience et son absence d'indépendance par rapport à la tendance blochérienne sont inquiétantes. C'est donc un pari risqué, mais pas sans intérêt.
Mais il y a une clause qui m'insupporte au plus haut point : l'exclusion automatique par l'UDC de tout élu issu de ses rangs qui ne serait pas officiellement investi. C'est un ukase qui n'est pas acceptable. Si j'avais eu à voter ce matin, j'aurais refusé cela.
Comme premier parti de Suisse, l'UDC a certainement un droit mathématique à un second conseiller fédéral. Mais cette manière d'être à la fois gouvernemental et en position d'opposition permanente est très néfaste pour la Suisse. Uli Maurer est déjà un conseiller fédéral médiocre, il est important pour la Suisse que le premier parti du pays se montre plus constructif tant au Conseil fédéral qu'aux Chambres fédérales, en plénière et en commissions.
Posté à 9h20.