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Le Parti Libertarien de Genève est favorable à une concurrence libre et ouverte, qui ne serait pas déséquilibrée par les privilèges accordés par l’État (libéralisme et non capitalisme de connivence). L'intervention de l’État dans l'économie se fait, intentionnellement ou non, au profit de petits groupes d'intérêt corporatistes et au détriment des consommateurs. De plus, il n'appartient pas aux politiques de déterminer ce que les individus devraient faire de leur argent et seuls ceux-ci doivent disposer du fruit de leur travail comme ils l'entendent.
Le Parti Libertarien de Genève s'engage à réduire drastiquement les impôts et
les taxes dont les classes moyennes sont victimes et vise leur suppression. La
suppression des charges patronales qui mettent un frein à l'embauche et à
l'investissement est une priorité pour le parti. L'instauration d'une flat tax
(impôt à taux unique sur le revenu) qui remplacerait les impôts communaux,
cantonaux et fédéraux est également une priorité pour le parti. L'impôt
progressif, ne respectant pas le principe d'égalité face à la loi, doit être
supprimé. Nous affirmons en outre notre attachement au secret bancaire, qui
selon nous est inhérent au droit à la propriété privée et qui fait partie du
patrimoine historique de notre pays.
Concernant le travail, le Parti Libertarien de Genève se bat pour une non-intervention de l’État dans les contrats qui lient les employés aux employeurs
et considère qu'il convient de laisser une liberté totale à ces acteurs quant à la
détermination des salaires, des heures de travail et des congés. Afin de
garantir la paix du travail, nous sommes favorables à l'existence de syndicats
indépendants, conformément au principe de libre-association des individus.
Le parti s'engage également pour un assouplissement des règles qui encadrent
le travail, ce qui faciliterait les embauches. Supprimer l'assurance chômage
inciterait les travailleurs à s'assurer à des assurances syndicales ou à créer
leurs propres assurances privées, ce que le parti tient à soutenir.
Le parti demande un désengagement de l’État du capital de toutes les
banques et une suppression de la garantie d’État pour les dépôts bancaires.
Attaché au principe de responsabilité, le Parti Libertarien s'oppose au
sauvetage des banques ou tout autre type d'entreprises dites too big to fail qui
ne servent qu'à entretenir un système dans lequel les dirigeants ne paient pas
pour leurs erreurs.
Le parti demande également une suppression du monopole de l’État sur la
monnaie, car nous sommes favorables à un système de libres monnaies en
concurrence. De plus, nous pensons que l’État doit se désengager du capital
de la banque nationale.
A chaque fois que c'est possible, des organismes privés en concurrence
remplaceront les fonctions assurées aujourd’hui par des administrations
communales, cantonales ou fédérales. L'autorité publique n'a pas la mission
de produire des biens ou des services que des sociétés commerciales sauraient
produire mieux et moins cher pour le pays, pour le canton, pour la commune.
Le parti relève l'existence de trois solutions à la vente ou à la cession de biens
de l’État. La première consisterait en une privatisation de ceux-ci. La
deuxième viserait une socialisation des biens où chaque citoyen devient
actionnaire et reçoit une portion égale des biens de l’État. La troisième
reviendrait à donner une priorité aux employés lors de la vente ou de la
cession d'un bien de l’État. En tous les cas, le parti ne souhaite pas remplacer
un monopole public par un monopole privé.
Concernant la Poste, nous soutenons un désengagement de l’État de son
capital. En outre, cette dernière ne devrait plus bénéficier d'une situation de
monopole concernant l'acheminement des lettres de moins de 100 grammes.
En matière d'agriculture, le libre-échange est le seul système qui permette un
développement de l'agriculture suisse. Sa survie ne sera assurée que par l'abolition des droits de douane et des quotas, qui mettent un frein à la
satisfaction de la demande des consommateurs. La mise en concurrence des
agriculteurs du monde entier ne signifierait pas la mort de l'agriculture suisse,
mais doit être vue comme un moyen efficace pour préserver une production
de qualité.
Une ouverture des marchés de biens et de services est aussi nécessaire pour
assurer à la Suisse un avenir prospère. Cela permettrait une baisse des prix
pour les consommateurs et un encouragement à l'augmentation de l'efficacité
et de la production de biens à haute valeur ajoutée pour les producteurs.