Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07112.jsonl.gz/1348

Dans un quartier de l'ouest de Berne, entre les HLM qui barrent le paysage, le football féminin a pris un vrai essor. Le nom du quartier: Bethlehem. Ses étoiles: les équipe féminines qui y brillent depuis 1984.
Lorsqu'on demande à des filles juniors pourquoi elles ont choisi le football, la réponse fuse: «Parce que ça nous plaît!» Avant de s'inscrire au club, elles n'avaient pu expérimenter les joies du ballon rond que dans le préau de l'école. Mais il a suffi que l'une se décide à passer dans une «vraie» équipe pour que les autres suivent...
Les entraîneurs ont constaté depuis longtemps que le fait de jouer au football dans une véritable équipe n'est pas juste une manière de contourner le spleen de l'adolescence, mais que ce sport suscite un véritable engouement chez les filles.
Les entraînements sont fréquentés avec beaucoup de discipline. Pendant les périodes de championnat, les samedis sont réservés aux matches.
A noter que la pratique d'un sport par des enfants a aussi un effet direct sur les loisirs des parents... qui sont fortement sollicités! Ils amènent les enfants sur les lieux des matchs et constituent évidemment le plus gros des supporters!
Ecole de vie
Le football est une importante école de vie pour ces jeunes filles. Le combat pour le ballon renforce leur confiance en soi. Sur le terrain, elles apprennent à s'imposer.
Mais elles apprennent aussi les règles du fair-play. En cas de non-respect, elles savent qu'elles seront sanctionnées. Elles apprennent à travailler en équipe, à accepter les critiques, et de temps en temps, les décisions erronées des arbitres!
Les entraînements réguliers renforcent bien évidemment la condition physique des joueuses, mais aussi leur mental. Ce qui peut leur être utile même en dehors du terrain de foot.
Succès grandissant
Pour la saison en cours, aucune équipe féminine adulte n'a pu être constituée, ce qui était une première dans l'histoire du club féminin de Bethlehem. En revanche, depuis les championnats du monde en Allemagne en 2006, le nombre de juniors ne cesse de progresser.
La deuxième équipe de juniors, les juniors C, a pu être formée il y a deux ans. En 2007, une troisième équipe a vu le jour, les Juniors-D.
Seule difficulté: au vu de ce succès, il faut suffisamment d'entraîneurs et d'entraîneuses. Et ils ne sont pas toujours faciles à trouver. Le job nécessite beaucoup d'engagement et de temps, sans qu'on y gagne pour autant beaucoup d'argent ou de visibilité...
Quoi qu'il en soit, pour l'heure, les juniors filles de Bethlehem continuent à courir après le ballon avec beaucoup de passion!
swissinfo, Ruth Widmer
(Traduction et adaptation de l'allemand: Ariane Gigon)
FC Bethlehem
Le FC Bethlehem masculin a été fondé en 1964 sous le nom FC Kickers 3027.
Depuis 1984, des équipes féminines jouent aussi sous la bannière du FC Bethlehem.
Quatre équipes féminines s'entraînent: les actives, qui reprendront du service lors de la saison 2008/2009, après une année de pause, et trois équipes juniors.
L'entraîneur d'une équipe junior «gagne» 300 francs par année.
FOOTBALL FEMININ
Le football féminin est en pleine progression en Suisse: même s'il demeure un sport minoritaire, il trouve toujours plus d'adeptes. Depuis 2003, le nombre de joueuses avec licence a doublé et est passé à près de 18'000.
Le football pourrait bientôt devenir le sport d'équipe le plus apprécié des femmes en Suisse.
Les Suissesses ont du succès: l'équipe nationale des moins de 20 ans a participé pour la première fois au championnat du monde en 2006. Lors de la saison 2005-2006, le SC LUwin.ch a été la première équipe suisse à atteindre la 2e phase de la Women's Cup de l'UEFA.
Le jeu féminin professionnel prend de l'ampleur et les grands tournois sont retransmis par les télévisions.