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Introduction
On peut trouver des micro-organismes dans tous les types d'aliments pour animaux (matières premières, additifs, aliments composés). Selon la situation, ils sont souhaités ou non ou peuvent être prônés ou non. Agroscope en donne un aperçu.
Matières premières contenant des micro-organismes inactivés
Certaines matières premières sont obtenues par fermentation. Certains micro-organismes génétiquement modifiés peuvent même être utilisés à cet effet. Les micro-organismes génétiquement modifiés doivent toutefois être conformes au chapitre 6 de l'ordonnance sur les aliments pour animaux (OSALA, RS 916.307) et être inactivés après la fermentation, de sorte qu'il n'y ait plus de micro-organismes vivants. Ces matières premières particulières ne sont pas autorisées de manière globale, mais sont énumérées dans la partie C, chapitre 12 de l’annexe 1.4 de l'ordonnance sur le Livre des aliments pour animaux (OLALA RS 916.307.1).
Matières premières contenant des micro-organismes vivants (matières premières fermentées)
«Les matières premières des aliments pour animaux qui ne sont pas mentionnées dans la partie C, chapitre 12, annexe 1.4 OLALA et qui ont été produites par fermentation et/ou qui contiennent naturellement des micro-organismes peuvent être mises en circulation avec des micro-organismes vivants, à condition que l'utilisation prévue des matières premières et des aliments composés pour animaux en contenant
- ne concerne pas la multiplication des micro-organismes et
- ne soit pas liée à une fonction d'un ou de plusieurs micro-organismes selon l'annexe 6.1 de l'OLALA.
La présence de micro-organismes et les éventuelles fonctions qui en découlent ne peuvent pas être alléguées sur les matières premières et les aliments composés pour animaux qui en contiennent».
Micro-organismes indésirables dans les matières premières et aliments composés pour animaux - Qualité microbiologique
La présence de micro-organismes impliqués dans la fermentation et d'autres micro-organismes vivants n'est pas toujours souhaitable et peut avoir un impact négatif sur la santé et/ou les performances des animaux nourris avec ces aliments. La VDLUFA (Verband Deutscher Landwirtschaftlicher Untersuchungs- und Forschungsanstalten) a développé depuis des décennies des valeurs d'orientation qui sont reconnues par la Suisse et les États membres de l'UE. On distingue 7 types de microorganismes (bactéries typiques au produit, bactéries indicatrices de l'altération, Streptomyces, moisissures et champignons noirs typiques au produit, moisissures indicatrices de l'altération, Mucorales et levures). Selon la matrice et les valeurs détectées par rapport à la valeur d'orientation, l'aliment est classé comme normal, légèrement diminué, fortement diminué ou avarié. Les valeurs d'orientation sont disponibles sur le site d'Agroscope.
Micro-organismes vivants en tant qu'additifs
Les catégories et les groupes fonctionnels des additifs pour l'alimentation animale se trouvent dans l'annexe 6.1 de l'OLALA. On trouve des micro-organismes vivants dans diverses catégories d'additifs, principalement dans la catégorie 1 (additifs technologiques), groupe fonctionnel k «additifs pour l'ensilage» (annexe 2 OLALA), mais aussi dans la catégorie 4, «additifs zootechniques», groupes fonctionnels a «améliorateurs de digestibilité» et b «stabilisateurs de la flore intestinale» (listes 2.4a et 2.4b des additifs autorisés selon l'art. 22 OSALA). Ces souches de levures, bactéries et champignons sont définies et listées nommément et avec des numéros de souches. Les souches non répertoriées ne sont ni autorisées, ni homologuées en tant qu'additifs pour l'alimentation animale.
Homologations - Autorisations - Adaptations des ordonnances
Selon leur catégorie, les additifs pour l'alimentation animale doivent être soit homologués (catégories 1 à 3), soit autorisés (catégories 4 et 5). Les demandes d’homologation et d'autorisation d'additifs doivent être adressées à la Commission européenne à Bruxelles. Les demandes sont évaluées entre autres par l'EFSA (European Food Safety Authority). En raison de l'équivalence de la législation sur les aliments pour animaux, les homologations (catégories 1 à 3) d'additifs dans l'UE sont également reprises par la Suisse avec un décalage dans le temps (art. 20 OSALA).
Conformément aux art. 22 et 26 de l’OSALA, les additifs des catégories 4 et 5 sont autorisés sur demande d'une entreprise/personne suisse et de manière spécifique à l'entreprise, c'est-à-dire que les autorisations de l'UE ne sont pas reprises automatiquement.
La législation sur les aliments pour animaux est donc adaptée en permanence à l'évolution de l'UE; des homologations et des autorisations pour lesquelles aucune demande de renouvellement n'a été déposée à l'expiration de la validité sont alors supprimées. Les adaptations sont communiquées sur le site du contrôle officiel des aliments pour animaux (bases légales - Adaptations de l'OLALA).
Conclusion
Les aliments pour animaux doivent être sûrs.
Les matières premières et les aliments composés fermentés peuvent être mis sur le marché tant qu'ils sont sûrs (p. ex. qualité microbiologique, art. 7 OSALA) et qu'ils ne sont pas associés à des fonctions (annexe 6.1) ou qu'ils ne prônent pas d'autres fonctions qui pourraient en résulter.