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Une approche globale maximise les opportunités de diversification en identifiant les titres et stratégies présentant une faible corrélation.
On attribue à l'économiste Harry Markowitz la phrase suivante: «la diversification est le seul cadeau (free lunch) du monde de l’investissement». Concrètement, cela signifie qu’en combinant des classes d’actifs et des stratégies qui affichent une performance attendue positive, mais dont les performances n’évoluent pas de concert, nous pouvons réduire la volatilité globale du parcours et améliorer la performance ajustée du risque.
La corrélation étant une mesure de la force des relations entre différentes variables, il s'ensuit que si un portefeuille doit être diversifié, il doit contenir des titres présentant une corrélation faible ou négative entre eux. La corrélation est généralement comprise dans une fourchette de +1 (corrélation positive parfaite lorsque deux actifs évoluent identiquement dans la même direction sur une période donnée) à -1 (corrélation négative parfaite lorsque deux actifs évoluent dans des directions opposées) et une valeur égale à zéro indique l'absence de relation.
Pour autant, les corrélations ne se comportent pas toujours comme prévu, ce qui signifie que les investisseurs doivent tenir davantage compte de ce qui pourrait les affecter. Un échantillon large ne signifie pas nécessairement une bonne diversification. Nous en sommes venus à attendre que les emprunts d'État et les actions affichent une corrélation négative, c'est-à-dire que, lorsque l'un s'apprécie, l'autre baisse, et vice versa. Ceci est généralement vrai parce que les bénéfices déterminent avant tout les cours des actions et que les taux d'intérêt déterminent en premier lieu les cours des obligations.
et du régime de volatilité.
Lorsque les conditions économiques se détériorent, les banques centrales tendent à abaisser leurs taux d'intérêt et les cours des obligations progressent, mais les actions reflètent encore la faiblesse des bénéfices. Pourtant, alors que nous entrons dans la phase de reprise, les actions commencent à réagir positivement à la baisse des taux d'intérêt. A l'inverse, lorsque l'économie et les bénéfices sont robustes, les actions se portent bien et les banques centrales relèvent généralement leurs taux afin d'éviter une surchauffe de l'économie. Dans la mesure où elles sont directement sensibles aux fluctuations des taux d'intérêt, les obligations sont généralement les premières à en pâtir, mais à un moment donné, la remontée des taux commence à affecter les actions lorsque les marchés anticipent un ralentissement économique. Toutefois, la corrélation dépend au final à la fois de l'environnement et du régime de volatilité.
Il pourrait sembler qu'un portefeuille obligataire – concentré sur une classe d'actifs – ait du mal à générer de la diversification, mais cela serait ignorer la nature diversifiée de la classe d'actifs. A y regarder de plus près, de nombreux sous-secteurs du marché obligataire affichent souvent des performances différentes sur la même période; Par exemple, les obligations à taux variable ou les obligations indexées - dont les coupons augmentent avec la hausse des taux d'intérêt ou de l'inflation - se comportent différemment des obligations à taux fixe. De même, des divergences peuvent survenir d'un pays à l'autre: en 2018, les détenteurs de la dette souveraine australienne ont signé une performance de 5,3% en devise locale, tandis que les détenteurs d'obligations souveraines italiennes ont subi une baisse de 1,4%1.
Avoir la liberté d'aller d'un pays à l'autre permet aux investisseurs sans contraintes de tirer profit des écarts de courbes de rendements entre les pays. Le graphique ci-dessous montre comment, sur deux ans seulement, les courbes de taux peuvent évoluer dans des directions très différentes. La courbe des taux américains s'est aplatie, les États-Unis ayant poursuivi le resserrement monétaire, tandis que les courbes des taux dans la zone euro sont restées pentues, reflétant des taux négatifs. Dans le même temps, en Nouvelle-Zélande, les taux d'intérêt ont sensiblement baissé par rapport à des niveaux qui reflétaient une évaluation trop optimiste de l'économie.
Évaluer où un pays se situe dans le cycle économique et du crédit a des répercussions importantes sur le choix des régions dans lesquelles nous souhaitons investir, suivant que nous souhaitons ou non prendre un risque de taux d'intérêt ou un risque de crédit. Un cycle général présente également des mini-cycles, au cours desquelles les rendements pourront temporairement augmenter ou diminuer, ou les spreads de crédit pourront s'élargir ou se resserrer, indépendamment de ce que l'on peut attendre du cycle. Cela est souvent déclenché par des chocs, notamment des statistiques économiques inattendues, des événements politiques, des surprises sur les politiques des banques centrales ou des particularités liées à un émetteur. Une approche active permet aux gérants d'exploiter, de façon tactique, les situations au fur et à mesure qu'elles surviennent.
Dans l'ensemble, une approche globale nous permet de maximiser les opportunités de diversification et de rechercher des titres et des stratégies présentant une faible corrélation entre eux. La construction de portefeuille est un élément essentiel afin de s'assurer qu'ils sont soigneusement mélangés et pour pouvoir gérer notre exposition à des scénarios susceptibles de modifier les taux de corrélations.