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Malgré les tendances à la crise dans la zone euro et la force du franc, l’économie suisse s’est montrée robuste ces dernières années. Bien qu’il n’y ait aucune certitude qu'elle continuera à se développer positivement, le niveau élevé de l’activité économique actuelle et la bonne position des indices internationaux d’innovation et de compétitivité indiquent que la Suisse sera en mesure de s’affirmer comme une nation économique forte.
Dans ses scénarios de développement pour les décennies à venir, l’OFS prévoit donc une légère augmentation de la participation à l’économie, qui passera de 4,9 millions de personnes actives en 2015 à 5,3 millions en 2045. Tandis qu’il ne faut pas s’attendre à des glissements majeurs entre les sexes, l’augmentation du nombre d'actifs sera probablement attribuable principalement aux travailleurs étrangers. En raison du vieillissement général de la population, le taux d’emploi (proportion de la population exerçant une activité lucrative) des plus de 15 ans devrait passer de 68,6% actuellement à 60,7% d’ici à 2045. Le taux d’emploi de la population âgée de 15 à 64 ans devrait en revanche être stable (2015: 84,0%; 2045: 83,9%).
Il est donc probable que les conditions-cadres économiques du développement du sport ne changeront pas fondamentalement: une grande partie de la population continuera d’exercer une activité lucrative et ne disposera donc que d’un temps limité à consacrer aux activités sportives et à d’autres loisirs. Inversement, la majorité de la population active sera susceptible d’avoir un revenu qui lui permettra d’avoir des dépenses de consommation durant son temps libre. Cela profitera également au sport qui, dans la plupart des cas, est tributaire d’équipements (skis, vélo, etc.) et de vêtements (chaussures, vêtements de plein air) et entraîne souvent des dépenses supplémentaires (droits d’entrée, frais d’abonnement, etc.).
D'autres informations sont disponibles dans un document PDF (en allemand) distinct.
Sources
- Office fédéral de la statistique (2015): Scénarios de l’évolution de la population de la Suisse 2015–2045. Neuchâtel: OFS (figures A et B).
- Office fédéral de la statistique (plusieurs années): Tableaux détaillés de l’enquête sur le budget des ménages (EBM) 2006-2014. (https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/situation-economique-sociale-population/revenus-consommation-et-fortune/budget-des-menages/depenses-des-menages.assetdetail.1400624.html, état: 9.1.2017).
Dans les «Scénarios de l’évolution de la population», l’Office fédéral de la statistique OFS estime l’évolution future de la population résidante suisse sur la base de diverses hypothèses. Trois scénarios différents sont élaborés: «Le scénario de référence est le scénario [...] qui prolonge les évolutions observées au cours des dernières années. Le scénario «haut» [...] combine un choix d’hypothèses plus favorables à la croissance démographique, alors que le scénario «bas» [...] combine un choix d’hypothèses moins favorables à la croissance démographique.» (OFS 2015, p. 6).
C'est le scénario de référence qui est retenu ici.
D'autres informations sont disponibles dans un document PDF (en allemand) distinct.
Les analyses complémentaires révèlent par ailleurs les faits suivants:
- Essor du niveau d’éducation: selon les scénarios de l’OFS, l’évolution démographique devrait avoir davantage de répercussions sur l’éducation que sur la participation au marché du travail. Si environ un tiers de la population suisse est actuellement titulaire d’un diplôme universitaire, cette proportion devrait atteindre près de 60% au cours des trois prochaines décennies. Etant donné que les personnes ayant un niveau d’éducation plus élevé ont tendance à faire plus de sport que celles présentant un niveau d’éducation plus faible, cette évolution devrait avoir un effet positif sur l’activité sportive.
- Dépenses pour le sport: étant donné que le niveau d’instruction est corrélé positivement au niveau de revenu, les revenus disponibles auront probablement tendance à augmenter à l’avenir, ce qui aura un impact positif sur la consommation spécifique au sport.
- Politique sportive: rien n’indique actuellement que la politique suisse sera moins favorable au sport. Toutefois, il n’est pas exclu que la construction et l’entretien d’installations sportives puissent donner lieu à des litiges de plus en plus nombreux en raison des restrictions financières et de la raréfaction des ressources en terrains à bâtir.