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Yonca Bassoy remporte la meilleure thèse et la couverture d'EMBO: cancer et contacts ER-mito
Esen Yonca Bassoy, qui a récemment eu sa thèse avec mention très bien du jury, pour ses études effectuées dans le groupe de Denis Martinvalet en novembre dernier, a remporté le prix «Meilleure thèse de 2016» de l'École doctorale de médecine biologique de l'Université de Genève.
Le travail de thèse de Yonca a porté sur l'analyse des cellules souches du cancer du glioblastome (GSC), un cancer du cerveau agressif dont le type de cellules tumorales sont résistantes à la chimiothérapie. Dans une première publication dans Plos One, Yonca a constaté que les GSC sont plus susceptibles d'être tuées par des cellules spéciales du système immunitaire appelées cellules T cytotoxiques ou «cellules tueuses», qu'un type de cellules tumorales cérébrales étroitement lié, appelé GDC. Ces résultats impliquent que les immunothérapies qui stimulent l'activité des cellules T tueuses peuvent être une alternative efficace à la chimiothérapie contre ce type de glioblastome agressif. Dans une étude de suivi, publiée ce mois-ci dans le Journal de l'EMBO et intitulée «ER–mitochondria contacts control surface glycan expression and sensitivity to killer lymphocytes in glioma stem‐like cells,», Yonca a montré que la susceptibilité accrue à l'abattage immunogène était liée à la quantité réduite de certains types de sucres, appelés glycans, trouvés à la surface des GSC. Elle a en outre démontré que cette réduction des sucres superficiels s'est produite parce que la GSC a fragmenté les mitochondries et un nombre réduit de contacts entre le réticulum endoplasmique (ER) et les mitochondries, respectivement les principaux compartiments sécrétoires et métaboliques de la cellule. Ces résultats révèlent plusieurs nouvelles facettes importantes de la biologie des cellules cancéreuses. Tout d'abord, les auteurs ont identifié une nouvelle fonction des sites de contact des ER-mitochondries, de minuscules structures qui permettent la communication entre ces deux compartiments ou organelles et dont la mauvaise régulation a été liée à plusieurs autres types de maladies. Deuxièmement, ils suggèrent que la composition du sucre de la surface des cellules cancéreuses est un déterminant majeur dans le fait qu'elle peut être reconnue par le système immunitaire, une découverte ayant des implications plus poussées pour la conception de nouvelles immunothérapies. Ces découvertes passionnantes ont été décrites dans la couverture du Journal EMBO de ce mois-ci ainsi que dans un article de News and Views dans le même numéro.
Bravo Yonca! Nous lui souhaitons qu'elle découvre beaucoup de nouveaux phénomènes au cours de son nouveau post-doctorat au département de pathologie et d'immunologie de l'Université de Genève
Posté par: S. Ljubicic and P. Nunes-Hasler8 juin 2017
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