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Monteverdi (1567-1643)
Le maître des effets
Le compositeur et son œuvre
En composant neuf livres de madrigaux entre 1587 et 1638, Monteverdi construit un pont qui relie la Renaissance à la période baroque.
Les premiers livres de madrigaux incarnent l’idéal d’équilibre de la Renaissance. Cinq voix d’hommes et de femmes chantent sans instruments les poèmes des grands poètes italiens (Tasso, Pétrarque, Rinuccini) ou d’auteurs anonymes. La musique, pure polyphonie, prime sur le texte, mais elle en décuple l’impact.
Dès le cinquième livre (1605), des instruments et des chants de solistes apparaissent, la polyphonie s’estompe, la dimension théâtrale, les effets spectaculaires et imagés augmentent. C’est désormais la musique qui est au service du texte. Tout est prêt pour la naissance de l’opéra (Monteverdi compose le premier chef-d’œuvre du genre, L’Orfeo, en 1607).
L’œuvre religieuse et morale de Monteverdi est le pendant de l’œuvre profane. Héritier de l’esprit de Moyen Âge, il passe de l’une à l’autre avec le plus grand naturel. La lamentation d’Ariane devient Les pleurs de la Madone, Les Vêpres de la Vierge sont organisées comme un opéra.
Au programme
Madrigaux des neuf livres, œuvres de la Selva morale e spirituale, Les Vêpres.
Comparaison avec d’autres compositeurs de la Renaissance italienne et jeux d’écoute