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Michelle Gisin s'est offert le deuxième podium de sa carrière en super-G dimanche à Cortina. L'Obwaldienne a pris la 3e place d'une course remportée par l'Italienne Elena Curtoni et marquée par la chute de Sofia Goggia.
Week-end à oublier pour Gut-Behrami
Derrière Michelle Gisin, une deuxième Suissesse est parvenue à se glisser dans le top 10. Quatrième en descente la veille, Corinne Suter s'est classée 5e à 0''20 du podium. La Schwytzoise espérait certainement mieux, mais elle confirme sa montée en puissance à deux semaines des JO de Pékin.
Lara Gut-Behrami, fâchée après sa 9e place de la veille en descente, a également manqué son affaire en super-G. Devancée de 0''83 par Elena Curtoni, la Tessinoise (13e) déplore ainsi une troisième contre-performance de suite dans sa discipline fétiche après son élimination à St-Moritz et sa 10e place à Zauchensee.
Vilaine chute de Goggia
Victorieuse samedi en descente, Sofia Goggia a été victime d'une nouvelle terrible cabriole, sa deuxième en à peine plus d'une semaine. L'Italienne, qui avait déjà chuté lourdement lors de la descente de Zauchensee alors que la victoire lui tendait les bras, semble souffrir du genou gauche.
Cette mésaventure tombe au plus mauvais moment pour Sofia Goggia, qui avait obtenu samedi son 17e succès en Coupe du monde. La championne olympique en titre de descente avait déjà dû faire l'impasse sur les Mondiaux 2021 en raison d'une blessure au genou droit.
Andri Ragettli a vite oublié sa déception du Big Air (7e) aux X-Games à Aspen. Le Grison s'est en effet imposé en slopestyle dans la station américaine et a donc obtenu la médaille d'or.
Ragettli (23 ans) a devancé le Canadien Max Moffatt et l'Américain Alex Hall. Le Suisse a ainsi remporté une quatrième médaille dans le cadre des X-Games, une deuxième en or après celle du Big Air l'an dernier. Ce succès va lui donner un gros moral avant les Jeux olympiques de Pékin.
Samedi, il avait dû se contenter de la 7e place en Big Air, après n'avoir réussi qu'un seul de ses six sauts. Ragettli disputait simplement sa deuxième compétition depuis sa grave blessure à un genou subie en mars 2021, à Aspen justement. Il avait cueilli la victoire en Coupe du monde à Font Romeu le week-end dernier pour son retour.
Sofia Goggia, championne olympique en titre de la descente, souffre d'une entorse au genou gauche après sa chute dimanche à Cortina. Elle espère pouvoir défendre son titre lors des JO (4-20 février).
La skieuse âgée de 29 ans souffre d'une "entorse au genou gauche, avec une lésion partielle du ligament croisé déjà opéré en 2013" et d'une "petite fracture du péroné", a précisé la Fédération italienne. Elle souligne que Goggia va immédiatement débuter son "parcours de soins avec l'objectif d'être au départ de la descente féminine de Pékin 2022 programmée le mardi 15 février".
"Je suis désolée, c'est un coup d'arrêt mal venu à un moment aussi important de la saison, mais dès les prochaines heures je vais commencer la physiothérapie pour essayer de défendre le titre olympique dans la discipline que j'aime le plus", a déclaré "SuperSofia", cité dans ce communiqué diffusé à l'issue d'examens menés dans une clinique de Milan.
Goggia a de nouveau lourdement chuté dimanche matin lors du Super-G de Cortina d'Ampezzo, huit jours seulement après une spectaculaire sortie de piste lors de la descente de Zauchensee, en Autriche. Elle s'était rapidement relevée et avait pu rejoindre l'aire d'arrivée sur ses skis, mais en se plaignant d'une douleur au genou.
Le Lausanne HC a souffert dimanche lors du match marquant le 100e anniversaire du club.
Mais les hommes du coach John Fust ont évité l'humiliation face à Ajoie, s'imposant 5-4 devant la lanterne rouge de National League grâce à un doublé de Damien Riat.
Formé à Genève-Servette, Damien Riat a notamment inscrit le but de la victoire - la cinquième pour Lausanne dans ses six dernières sorties - à 35 secondes de la fin d'un match au scenario complètement fou. L'attaquant de 24 ans s'est également fait l'auteur du 3-3, à la 52e minute.
Incapable de gagner la moindre partie depuis le 19 novembre, Ajoie a pourtant vendu chèrement sa peau dimanche. Le promu, qui a trouvé à deux reprises la faille en supériorité numérique, a mené trois fois au score. Mathias Joggi a même permis aux Jurassiens de prendre une dernière fois l'avantage (4-3) à 3'01'' de la fin.
Mais Lausanne n'a rien lâché, inscrivant le 4-4 à peine 20 secondes plus tard sur une réussite de Jiri Sekac (2 buts et 1 assist dimanche). Ajoie n'a donc pas pu éviter sa 15e défaite consécutive et égale donc le triste record en la matière, propriété du... LHC version 1995/96 et de La Chaux-de-Fonds (2000/2001).
Gregor Deschwanden a manqué de peu une place dans le top 10 lors du concours Coupe du monde à Titisee-Neustadt. Le Lucernois, 15e samedi, a pris le 11e rang dimanche après des sauts de 127 et 133,5 m.
Gregor Deschwanden a manqué de peu une place dans le top 10 lors du deuxième concours Coupe du monde à Titisee-Neustadt. Le Lucernois, 15e samedi, a pris le 11e rang dimanche après des sauts de 127 et 133,5 m.
Comme la veille, la victoire est revenue au leader de la Coupe du monde, l'Allemand Karl Geiger (131/143 m), grâce à un saut phénoménal en finale. Il a précédé le Slovène Anze Lanisek et un autre Allemand, Markus Eisenbichler. Le trio gagnant a ainsi été identique à celui de samedi.
En tête après la première manche, le Japonais Ryoyu Kobayashi (135/131,5 m) a manqué son affaire en finale et reculé au 4e rang. Simon Ammann n'a pas réussi à se qualifier pour la finale. Le vétéran a ainsi dû se contenter de la 35e place.
Bordeaux a gagné le match qu'il fallait pour que Vladimir Petkovic reste sur le banc. Les Girondins ont en effet battu Strasbourg 4-3 lors de la 22e journée de Ligue 1.
Ce succès, obtenu contre un adversaire qui restait sur une excellente série, va faire du bien au moral des Bordelais. Il porte la signature du Coréen Hweng, auteur d'un magnifique triplé (17e/39e/90e). Elis (21e) a inscrit l'autre but de son équipe. Strasbourg a réagi en vain avec un doublé de Gameiro (43e/57e) et une réussite tardive de Waris (97e).
Grâce à ces trois points bienvenus, les Girondins sortent de la zone dangereuse et se retrouvent au 17e rang avec un point d'avance sur Metz, trois sur Lorient et huit sur Saint-Etienne, très mal en point.
Liverpool ne perd pas l'espoir dans la course au titre. Les Reds ont gagné 3-1 à Londres contre Crystal Palace, ce qui leur permet de revenir à neuf points de Manchester City avec un match en moins.
Les visiteurs ont dominé en première mi-temps et marqué par van Dijk (8e) et Oxlade-Chamberlain (32e). Après le thé, les Eagles ont mis leurs adversaires en difficulté et Alisson a dû sauver à plusieurs reprises. Edouard a réduit l'écart (55e), mais Liverpool a fini par assurer son succès grâce à un penalty transformé par Fabinho (89e).
Ryan Regez a frappé fort ce week-end à Idre Fjäll.
Le Bernois a remporté les deux épreuves organisées en Suède, cueillant les cinquième et sixième succès de sa carrière pour prendre la tête de la Coupe du monde. Solide, le Vaudois Romain Détraz a terminé 7e puis 5e.
Impérial samedi en finale, Ryan Regez s'est imposé grâce à un finish spectaculaire dimanche. Le Bernois de 28 ans a devancé sur le fil le Suédois David Möbarg (2e), la photofinish ayant été nécessaire pour départager les deux hommes. Romain Détraz a quant à lui remporté la petite finale dimanche pour s'offrir son troisième top 8 de l'hiver.
Sandra Näslund a elle aussi signé un doublé, décrochant sur "sa" neige ses huitième et neuvième victoires de la saison en dix courses. En l'absence de Fanny Smith qui soigne une contusion osseuse, Sanna Lüdi a signé les meilleures performances helvétiques chez les dames en se classant 9e puis 8e.
Beat Feuz a apporté la plus belle des réponses à Kitzbühel.
Modeste 8e vendredi, le Bernois a triomphé pour la troisième fois en descente sur la Streif dimanche, lui qui avait triomphé à deux reprises l'an dernier. La Suisse a même réussi un doublé, Marco Odermatt terminant 2e à 0''21.
Privée de podium vendredi pour la première fois depuis février 2020 en descente, l'équipe de Suisse a donc parfaitement réagi. En premier lieu Beat Feuz. En souffrance vendredi, l'Emmentalois a forcé la décision dans le schuss final dimanche pour s'offrir un 16e succès en Coupe du monde, le 13e dans la discipline-reine.
Le quadruple détenteur du Globe de la spécialité débloque ainsi son compteur en cette saison 2021/22, quelques jours après la naissance de sa deuxième fille. Il avait même laissé échapper la victoire lors des neuf précédentes descentes de Coupe du monde, son dernier succès remontant justement à Kitzbühel l'an dernier.
Toujours aussi impressionnant, Marco Odermatt s'offre lui son 11e podium de l'hiver en 17 courses disputées, le troisième en descente. Déjà 2e à Bormio puis lors de la première descente de Wengen, le prodige nidwaldien aurait même pu fêter son premier succès dans la discipline-reine sans une petite faute commise dans la traverse.
Beat Feuz et Marco Odermatt ont ainsi permis à la Suisse de fêter son premier doublé sur la Streif depuis 1992, lorsque Franz Heinzer, Daniel Mahrer et Xavier Gigandet avaient signé un triplé helvétique. Le dernier doublé suisse dans la discipline-reine remontait au mois de novembre 2018, à Beaver Creek (Feuz devant Mauro Caviezel).
Feuz et Odermatt ont même écrasé la concurrence dimanche après-midi. Troisième, l'Autrichien Damiel Hemetsberger a ainsi concédé 0''90 à Beat Feuz, qui se replace par ailleurs au 2e rang du classement de descente à seulement huit longueurs du leader Aleksander Aamodt Kilde (6e dimanche).
Sébastien Loeb (M-Sport Ford) est devenu dimanche le pilote le plus âgé à gagner en championnat du monde (WRC).
Le Français, qui aura 48 ans le 26 février, a remporté le Rallye Monte-Carlo avec 10''5 d'avance sur Sébastien Ogier (Toyota).
Avec sa nouvelle copilote Isabelle Galmiche, Sébastien Loeb s'est offert une 80e victoire en WRC et un 8e Monte-Carlo. Le nonuple champion du monde égale ainsi le record de succès en Principauté détenu par son compatriote Sébastien Ogier, malheureux 2e après une crevaison dans l'avant-dernière spéciale.
Olivier Burri (Polo GTI) a par ailleurs terminé au 20e rang de ce Rallye Monte-Carlo, qui marquait l'ouverture du championnat du monde 2022. Le pilote jurassien, associé au Français Anderson Levratti, a concédé 22'53''0 à Sébastien Loeb.
La première grande sensation dans le simple messieurs de l'Open d'Australie porte la griffe de Denis Shapovalov (no 14). Le Canadien s'est offert le scalp d'Alexander Zverev.
Champion olympique à Tokyo et vainqueur du Masters de Londres, l'Allemand, tête de série no 3 du tableau, était considéré, après le forfait de Novak Djokovic, comme l'un des deux grands favoris du tournoi avec Daniil Medvedev. Mais face à Denis Shapobalov, Alexander Zverev est apparu bien amorphe. Battu 6-3 7-6 (7/5) 6-3, il a laissé passer sa chance lorsqu'il a servi à 5-3 pour le gain du deuxième set. Mais incapable de conclure, il ne devait alors plus que subir la domination de son adversaire.
En quart de finale, Denis Shapovalov, finaliste au printemps dernier du Geneva Open, affrontera Rafael Nadal. Le Canadien reste sur trois défaites contre le Majorquin.
Kevin Fiala a a été l'un des grands artisans du succès 5-3 de Minnesota devant Chicago. Le Saint-Gallois a inscrit son dixième but de la saison pour obtenir la troisième étoile de la soirée.
A Saint-Paul, Kevin Fiala a arraché la prolongation avec son 27e point de l'exercice à 2'04'' de la sirène dans une phase de jeu à 6 contre 5. Dans l'"overtime", Marcus Foligno a terminé le travail pour permettre au Wild de battre une seconde fois en l'espace de 24 heures les Blackhawks. Avec ce succès, Minnesota est vraiment en passe d'accrocher le bon wagon pour les play-off. Le Wild possède, en effet, un matelas confortable de 9 points sur la barre.
A Newark, Nico Hischier a délivré un assist lors du succès 7-4 de New Jersey devant le Carolina de Nino Niederreiter. Le capitaine a comptabilisé son 24e point de la saison (8 buts/16 assists).
A noter enfin que Roman Josi, victorieux 4-1 avec Nashville contre Detroit, et Timo Meier, battu 7-1 avec San Jose par Tampa Bay, sont restés, pour une fois, "muets". Le fait est assez rare pour être signalé...
Rafael Nadal (no 6) disputera les quarts de finale de l'Open d'Australie. Le Majorquin s'est qualifié à la faveur de son succès 7-6 (16/14) 6-2 6-2 devant le Français Adrian Mannarino (ATP 69).
Tout s'est évidemment joué dans un tie-break du premier set long de 30 points et qui a duré près d'une demi-heure. Rafael Nadal l'a remporté sur sa septième balle de set après en avoir écarté quatre dont l'une sur le service du Français. "Bourreau" de Hubert Hurkacz et d'Aslan Karatsev aux tours précédents, Adrian Mannarino n'avait plus les ressources physiques pour continuer à regarder son adversaire les yeux dans les yeux.
Victorieux de l'un des deux tournois ATP 250 organisés avec cet Open d'Australie, Rafael Nadal est invaincu en huit rencontres cette année. Il entend, bien sûr, poursuivre sur cette lancée mardi contre le vainqueur du choc entre Alexander Zverev (no 3) et Denis Shapovalov (no 14).
Lucien Favre bientôt de retour sur les terrains ? L'entraîneur vaudois le laisse entendre dans une interview accordée à Keystone ATS.
Après la fin de son aventure à Dortmund en décembre 2020, Lucien Favre a éprouvé le besoin impérieux de recharger ses batteries. Aujourd'hui, le Vaudois entend reprendre le fil d'une carrière qui reste comme la plus belle jamais accomplie par un entraîneur suisse. A 64 ans, la passion qu'il nourrit envers le football reste entière.
"Je vais très bien", assure le Vaudois depuis son repaire de Saint-Barthélemy. L'homme a besoin de bouger, de faire du sport quotidiennement. Celui qui fut un demi à la technique raffinée adore aussi jongler dans son jardin. La suite est écrite. Le coach qui compte plus de 300 rencontres de Bundesliga vécues sur la ligne de touche est prêt à reprendre du service dans un grand championnat.
Lucien Favre, quels sont vos souhaits pour la nouvelle année ?
"Revenir à la normalité. J'aimerais que l'on puisse tourner la page de cette pandémie. Le football vit des heures difficiles. Les joueurs et les entraîneurs souffrent terriblement de l'absence du public. Nous devons faire attention à ne pas perdre le plaisir de jouer."
Qu'est-ce que cette pandémie a changé dans le football ?
"Le coronavirus est un immense facteur. Ainsi, les stades sont pleins en Angleterre, mais pratiquement vides en Allemagne. Des clubs perdent des millions lors de chaque rencontre. On joue seulement pour respecter les contrats de télévision. Oui, les effets de cette pandémie auront été néfastes pour tout le monde, quel que soit votre travail, que vous ayez été infectés ou pas."
Vous vous êtes accordé une longue pause depuis décembre 2020. Etait-elle nécessaire après vos deux ans et demi à Dortmund ?
"Je me suis souvent accordé un break après mes expériences en Allemagne. Ce fut le cas après la première au Hertha Berlin et également après mes cinq ans à Mönchengadbach. Avant Dortmund, il y a eu les deux ans à Nice. Il fallait vraiment que je me régénère. Mais cela ne veut pas dire que je suis resté inactif. J'ai voyagé. J'ai découvert d'autres cultures dans le foot. J'ai rassemblé des idées nouvelles. C'est une sorte de formation continue."
Et vous avez pu aussi retrouver votre tissu social...
"Bien sûr. J'ai pleinement retrouvé ma famille. Mes amis aussi. J'en avais vraiment besoin. Lorsque vous dirigez une équipe qui joue pratiquement tous les trois jours, il n'est pas évident de soigner vos relations familiales et sociales."
Oui, mais parfois le football vous pousse encore à partir. N'étiez-vous pas dernièrement à Bilbao ?
"Oui. Je suis resté une semaine à Bilbao pour regarder l'Athletic. J'ai eu des échanges fructueux avec l'entraîneur Marcelino. J'ai pu m'imprégner de l'atmosphère de ce club. Comprendre son modèle. L'évolution du football m'intéresse toujours autant."
Revenons en arrière: avez-vous mis du temps pour digérer la fin de votre aventure à Dortmund ?
"Que veut dire longtemps ? On doit accepter les choix qui ont été arrêtés. A un moment donné, le sort est jeté. Tout à coup, il n'y a plus d'autre alternative. La vie d'un entraîneur est faite de ces situations. Bien sûr, j'ai regretté cette décision. Je me sentais capable de permettre à l'équipe de surmonter cette mauvaise passe. Mais vous savez, rester deux ans et demi à Dortmund n'est pas donné à tous les entraîneurs. Je veux croire que mon bilan à Dortmund a été bon."
N'avez-vous pas le sentiment que le respect qui doit s'attacher à un entraîneur se perd de plus en plus ?
"Les temps ont changé. Tout est exagéré dans notre métier. Il convient en tant qu'entraîneur de mieux se protéger. Il faut pouvoir s'appuyer sur un staff dans lequel on nourrit une confiance pleine et entière. Si je dois retravailler, je m'attacherai particulièrement à cet aspect. Beaucoup plus que par le passé."
Aujourd'hui, vaut-il mieux être un entraîneur doublé d'un grand communicateur plutôt que d'un grand tacticien ?
"Seules les victoires comptent. Celui qui gagne a toujours raison. Mais il est évident que la communication, à tous les étages, doit toujours fonctionner. Mais cela vaut dans les deux sens."
L'été dernier, vous aviez tout de suite signifié que le poste de sélectionneur ne vous intéressait pas lorsque la question de la succession de Vladimir Petkovic s'est posée. Quel regard portez-vous aujourd'hui sur l'équipe de Suisse ?
"Murat Yakin a fait un travail remarquable. Comme joueur, il sentait déjà admirablement les choses, il savait anticiper les situations. Avec Okafor, Vargas et Imeri, il a su insuffler un nouvel élan à l'équipe. La qualification directe pour le Qatar a validé les choix qui ont été opérés. Mais n'oublions pas qu'elle s'est jouée sur un rien. Je pense bien sûr aux deux penalties ratés par l'Italie."
N'avez-vous jamais regretté un seul instant ce choix de ne pas briguer le poste de sélectionneur ?
"Non. Pour une question de timing aussi. Et surtout parce que je suis un entraîneur qui éprouve le besoin d'aller chaque jour sur le terrain. Je ne pourrais pas faire un job qui veut que tu joues un match en novembre et le suivant en mars..."
Que vous inspire la proposition émise par la FIFA d'organiser la Coupe du monde tous les deux ans ?
"Je ne suis pas un fan de cette idée. Amener un tel sujet sur la table n'était pas nécessaire. En 2026, on va organiser une Coupe du monde aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique avec... 48 équipes. Pratiquement tout le monde y sera. On y perdra déjà une certaine magie."
On revient à votre avenir. Votre nom a circulé autour de plusieurs clubs. Ainsi, Crystal Palace ne vous avait-il pas proposé l'été dernier une très belle offre ?
"Oui, c'est vrai. Mais le timing n'était pas le bon."
Quand vous verra-t-on à nouveau sur un banc ?
"Je ne sais pas. Mais tout peut aller très vite. Je veux entraîner à nouveau. Je me sens encore très frais dans ma tête. Par ailleurs, je suis en bonne santé. J'ai rechargé mes batteries. Je veux encore travailler pendant quelques années."
Aviez-vous ce même état d'esprit au lendemain de votre départ de Dortmund ?
"Il est évident que l'on se pose des questions. Tout cela a-t-il encore un sens ? A-t-on toujours l'énergie voulue ? Mais très vite, j'ai compris que j'en voulais encore. J'ai besoin du terrain, de mordre dans le ballon, de respirer le foot, de ressentir l'adrénaline."
On dirait que vous êtes en manque ?
"Oui, en quelque sorte. Je suis prêt à revenir dans le jeu. Mais je ne le ferai que si je suis convaincu à 100 % par le projet. Si je peux aussi avoir à mes côtés des personnes que j'aurai choisies. Pour une question de confiance."
Un retour en Suisse est-il envisageable ?
"Comme entraîneur en Super League ? Non."
Fribourg-Gottéron a remporté le match au sommet de National League en écartant Rapperswil 3-2 ap. Julien Sprunger a signé un doublé dont le but en prolongation.
Il a beau avoir 36 ans, Julien Sprunger demeure un joueur d'exception. Quand les Dragons ont besoin d'un sauveur, ils savent qu'ils peuvent allumer le "bat-signal". Sauf que ce n'est pas une chauve-souris qui apparaît dans le ciel, mais bien le numéro 86.
Mené au score dès la 13e sur une réussite d'Eggenberger, Fribourg avait renversé la vapeur en un peu plus de 30 secondes entre la 26 et la 27e grâce à Rossi et Sprunger. Mais les Lakers ont égalisé en tout début de troisième tiers par Mitchell et on a senti que les jambes étaient lourdes des deux côtés.
Si Gottéron a finalement pu faire la différence et conserver sa place de leader, c'est en négociant bien le power-play en prolongation. Il restait une seconde à Marco Lehmann sur le banc des pénalités quand Gunderson a armé un tir de la bleue que Sprunger a habilement dévié. Selon les statisticiens, il s'agit du 17e goal en prolongation pour le capitaine fribourgeois.
Genève-Servette connaît un tout petit peu plus de mal pour gagner ses matches dernièrement, mais les Aigles trouvent souvent la voie. Menés 2-1, les Grenat ont nivelé la marque à la der. Daniel Winnik aurait pu devenir le vilain petit canard en écopant d'une pénalité stupide à la 57e. Il a été célébré en héros en égalisant à la 60e.
Puis dans le temps supplémentaire, Jooris et Vatanen ont uni leurs forces pour donner un point de plus à leurs couleurs
Genève s'était manifesté en premier avec l'ouverture du score d'Arnaud Riat dans un angle très fermé. Le petit frère de Damien a expédié le puck au-dessus de l'épaule droite de Joren van Pottelberghe.
L'égalisation seelandaise est tombée durant la deuxième période (29e) sur un power-play très bien négocié. C'est Toni Rajala qui a envoyé un missile pour battre Dominic Nyffeler. Les Biennois ont ensuite pris les devants en toute fin de tiers médian à l'issue d'une action somptueuse conclue par Damien Brunner après une succession de passes précises qui ont su mettre l'arrière-garde servettienne sur les talons. Mais cela n'a pas suffi.
Au classement Genève repasse devant Lausanne et n'est plus qu'à quatre points de Davos, défait 3-2 à Ambri, ou à 0,1 point si l'on prend les tabelles au point par match.
Revenu des Columbus Blue Jackets, Grégory Hofmann a marqué de son empreinte la rencontre de Zoug face à Langnau. Le Jurassien bernois s'est fait l'auteur d'un quadruplé dans la victoire 8-2 du champion face à l'avant-dernier.
Dans le dernier match de la soirée, Lugano a eu besoin des tirs au but pour dominer Berne 3-2. Cette défaite bernoise couplée à la victoire d'Ambri fait que les Léventins sont désormais 10es et donc qualifiés pour les pré-playoff.
Southampton a réussi l'exploit de tenir Manchester City en échec 1-1 lors de la 23e journée de Premier League. Les Citizens restaient sur 12 succès consécutifs en championnat.
Les Saints ont pris l'avantage dès la 7e par Walker-Peters. Logiquement, les visiteurs ont ensuite mis une grosse pression sur la défense de Southampton, qui a tenu le choc. City a quand même égalisé sur une tête de Laporte (65e), mais n'a pas réussi à arracher la victoire malgré plusieurs occasions nettes.
Les hommes de Pep Guardiola demeurent cependant en position très favorable pour conserver le titre. Ils comptent 12 points d'avance sur Liverpool, mais les Reds ont joué deux rencontres de moins. Ils se rendront dimanche à Londres pour y affronter Crystal Palace, avec l'obligation de s'imposer.
La fédération suisse – Swiss Ice Hockey – n'a pas encore reçu l'attribution des Mondiaux 2026. Mais sa candidature a été déposée auprès de la Fédération internationale (IIHF). Seul concurrent: le Kazakhstan. Mais ce pays a connu récemment une situation politique instable, qui rend irréaliste l'organisation d'un tel événement. La décision sera prise durant le congrès qui se tiendra pendant les Mondiaux 2022, en mai en Finlande.