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CANCER DE LA VESSIE
Qu’est ce que le cancer de la vessie ?
Le cancer de la vessie se présente initialement sous forme de petits polypes qui vont croître et éventuellement infiltrer la paroi vésicale. Il représente 3% des tumeurs malignes et touche environ 50 personnes sur 100'000, principalement entre la 5ème et la 6ème décennie. Les hommes sont trois fois plus fréquemment touchés que les femmes.
Le tabac est le facteur de risque principal, des substances chimiques employées dans l’industrie du caoutchouc, des colorants ou du textile peuvent également favoriser l’apparition du cancer de la vessie. La bilharziose (infection par schistosome) représente un élément favorisant cette pathologie en Afrique et en Asie. Les porteurs de sondes urinaires à demeure peuvent également développer des formes particulières de ce cancer.
Comment est il diagnostiqué ?
Dans 80% des cas, le cancer se manifeste par un saignement qui apparaît dans l’urine, sans douleur. Des irritations ou une envie fréquente d’uriner sont également des signaux d’alarme. A un stade plus avancé, il peut se manifester par une perte de poids, une anémie et des douleurs du flanc.
Etant donné que la totalité de l’arbre urinaire est tapissé par la même couche cellulaire, le cancer de la vessie peut également intéresser l’urètre ou l’intérieur des reins. En cas de présence de sang dans l’urine ou d’autres symptômes, on procèdera à une cystoscopie. Cet examen consiste à introduire une mini-caméra à l’aide d’un tube souple (le cystoscope) dans la vessie afin d’en évaluer la muqueuse. Un scanner des reins et des uretères permet de compléter le bilan en évaluant le haut appareil urinaire.
Les traitements du cancer de la vessie
Le traitement consiste à exciser le ou les polypes à l’aide d’un instrument électrique muni d’une anse de résection en passant par l’urètre, comme lors d’une cystoscopie. L’analyse des fragments réséqués au microscope nous indique le type de tumeur et la profondeur de l’atteinte de la paroi vésicale.
Pour certains types de tumeur superficielles, on peut proposer après la résection complète des instillations intravésicales d’un produit favorisant une inflammation locale qui, en mobilisant les défenses immunitaires de l’organisme, réduit le risque de réapparition de ces polypes.
En cas de cancer envahissant la paroi vésicale, il est parfois nécessaire de procéder à l’ablation totale de la vessie. Dans ce cas de figure, il est possible de reconstruire une vessie à l’aide d’un segment d’intestin grêle. La chimiothérapie peut éventuellement être associée au traitement chirurgical et sera administrée avant ou après l’intervention selon la situation. Les patients sont suivis de manière régulière après l’intervention.