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Les poissons qui nagent en bancs ont un clair avantage énergétique. C'est ce qu'indique une simulation informatique réalisée à l'EPFZ, dont les conclusions sont publiées dans la revue PNAS.
Jusqu'ici, les interactions complexes dans les bancs de poissons n'avaient été étudiées qu'à l'aide de modèles fortement simplifiés, a indiqué mercredi l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) dans un communiqué. Cette nouvelle recherche en revanche a eu recours au superordinateur suisse "Piz Daint" du Centre suisse de calcul scientifique à Lugano.
Les scientifiques ont également utilisé un programme d'intelligence artificielle basée sur l'apprentissage par renforcement. Cet algorithme permettait d'entraîner les poissons virtuels à adopter un comportement natatoire optimal.
Résultats: pour économiser de l'énergie, les poissons ont tendance à nager dans les tourbillons produits par leurs devanciers, même lorsqu'il leur serait possible de se mouvoir dans des eaux plus tranquilles. En outre, ils se positionnent de manière légèrement décalée par rapport au congénère qui les précède.
Selon les chercheurs, cela permet à chaque poisson de profiter de l'élan fourni par le tourbillon sans ravir de l'énergie à celui qui le produit.
Ce type d'algorithmes pourrait trouver des applications dans les robots autonomes nageurs ou volants, drones par exemple. Ils pourraient également être utiles en aéronautique pour faire économiser du carburant aux avions volant en formation, note l'EPFZ.