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Une fois n’est pas coutume : c’est à l’unanimité que le Grand Conseil zurichois a adopté un nouveau mode de répartition des sièges lors des élections cantonales. Un système plus précis et plus juste, soutenu même par les formations politiques qui y perdront des plumes.
Un arrêt du Tribunal fédéral mettant en question le découpage électoral par trop inégal de la ville de Zurich (DP n°1558) a conduit à cette réforme. Car les cercles électoraux du canton, les districts, sont également très inégaux. Alors que dans certains districts, une liste doit obtenir vingt pour cent des voix pour décrocher un siège de député, dans d’autres, peuplés davantage, il suffit d’atteindre six pour cent des suffrages. Par conséquent, les petits partis n’ont aucune chance d’obtenir un siège dans les districts les moins peuplés.
Une répartition plus juste
Le nouveau mode de répartition permet de conserver les districts. Mais, dans un premier temps, le canton constitue une seule circonscription et chaque parti se voit attribuer un nombre de sièges proportionnel aux voix obtenues. Dans un second temps, ces sièges sont répartis entre les districts. Cette clé de répartition sera utilisée dans les villes de Zurich et de Winterthur ainsi que dans dix autres communes.
Au niveau fédéral, le système proportionnel souffre de la même imprécision. Les cantons, qui forment les circonscriptions électorales, sont démographiquement très disparates. Les moins peuplés d’entre eux disposent d’un nombre trop restreint de sièges au Conseil national pour que soit respectée la représentation proportionnelle. Pour la première répartition, il faudrait réunir régionalement les plus petits cantons. Puis, comme à Zurich, les sièges obtenus par les partis seraient attribués aux cantons. L’écologiste zurichoise Ruth Genner a déposé un postulat dans ce sens au Conseil national au mois de juin de cette année.