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Des règles strictes contre la propagation du coronavirus sont entrées en vigueur au Kosovo. Les adultes ne sont autorisés à sortir que seuls et durant maximum 90 minutes par jour. Dans les lieux publics, le port du masque est obligatoire. Toute personne qui enfreint ces règles peut se voir infliger une amende pouvant aller jusqu'à 2000 euros. En parallèle, le système de santé ne dispose pas des équipements de protection nécessaires et l'approvisionnement en médicaments essentiels n'est pas garanti. Dans cette situation difficile, Solidar Suisse soutient le personnel de santé, les personnes diabétiques et les écoliers et écolières.
Vullnet Sapo travaille au poste frontière de Hani i Elezit, entre le Kosovo et la Macédoine. Le médecin généraliste vérifie la présence de COVID-19 chez les frontaliers. Il est équipé d'un thermomètre, de gants et d'un simple masque et travaille en service continu depuis fin février.
Le système de santé au Kosovo n'était pas du tout préparé à la pandémie : il manque des instruments de travail et des équipements de protection. "Au début, le personnel de la santé a reçu l'instruction de trouver le moyen de se procurer lui-même le matériel nécessaire", explique Vullnet Sapo.
Solidar Suisse a alors organisé la fourniture d'équipements de protection pour le personnel de santé dans des lieux particulièrement fréquentés. Pour Vullnet Sapo, cela a facilité son travail, mais la lutte contre le virus reste un défi majeur : "Le fait qu'une partie de la population ne croit pas à l'existence du virus rend notre travail encore plus difficile.
DE L’AIDE POUR LES PERSONNES SOUFFRANT DE DIABÈTE
Emal Hysenaj (19 ans) vit avec ses deux frères et sœurs et ses parents dans la petite ville de Peja. Il y a quatre ans, on lui a diagnostiqué un diabète. Depuis, Ermal doit suivre un traitement quotidien par injection d’insuline. Lorsque la pandémie de coronavirus a éclaté, l'hôpital a informé sa famille que la commune n'avait plus les moyens d’acheter de l'insuline. "Ce fut un choc. Mon frère est dépendant de l'insuline, mais personne ne pouvait nous dire combien de temps durerait la pénurie", explique sa sœur Laurenta. "Heureusement, l'association des diabétiques de Peja nous a aidés. Elle a réussi à s’approvisionner en insuline".
L'association des diabétiques est une organisation partenaire de longue date de Solidar Suisse. Après des discussions avec l'hôpital, il a été convenu que Solidar Suisse financerait l'insuline manquante pendant deux mois. Nous avons ainsi pu garantir l'approvisionnement en insuline de 70 autres enfants et adolescent-e-s.
DES PROJETS D‘AVENIR – MÊME EN TEMPS DE CRISE
Erona Ceku (14 ans) est en 9e année et est sur le point d'entrer à l'école professionnelle ou au gymnase. Solidar Suisse soutient les élèves et les enseignant-e-s des écoles publiques et facilite la transition vers la formation professionnelle en offrant un encadrement. Pendant la crise du coronavirus, l'orientation professionnelle est suspendue en raison de la quarantaine. "J'étais très stressée et je me sentais un peu perdue", raconte Erona. "Ma professeure m'a conseillé de prendre contact avec le projet de Solidar ". Solidar Suisse a organisé les ateliers et les sessions de formation par le biais de séances sur Zoom et les sessions de coaching hebdomadaires du programme de mentorat ont également eu lieu en ligne. Lendita Kukeli, l'enseignante d'Erona, est également soulagée : "Beaucoup de choses dépendent du choix d’une carrière professionnelle, notamment la satisfaction que l'on éprouve dans la vie.