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La faiblesse musculaire :
Elle est plus ou moins masquée par la spasticité, mais elle existe réellement. Les fonctions antigravitaires sont altérées du fait de l'exagération du
réflexe myotatique et de l'hypertonie (tonus musculaire trop élevé) des muscles extenseurs des membres inférieurs (pieds, jambes, cuisses) qui correspondent aux muscles antigravitaires.
Les masses musculaires sont peu développées, et le soutien du poids du corps demande un effort permanent, la fatigabilité en est
donc augmentée. Les douleurs de types "courbatures" sont fréquentes dès que l'effort musculaire fournit a été un peu supérieur au niveau habituel. Et une amyotrophie accompagne cette faiblesse musculaire de façon
très variable.
Déficit de la croissance des muscles
en longueur :
Alors que la croissance osseuse se poursuit à peu près normalement les muscles spastiques ne s'allongent
pas du fait de leur contraction permanente. En effet, la croissance normale de l'os est due à l'association d'une bonne vitalité du tissu osseux et d'un certain nombre de contraintes qui vont le modeler. Le cartilage initial va s'ossifier en
fonction des contraintes données par la pesanteur et les muscles ; d'une part le tronc va s'appuyer dessus et va ainsi modeler ce cartilage, et d'autre part cette ossification dépendra des tensions musculaires reçues.
Chez l'enfant IMC, l'os est de bonne qualité en général mais c'est l'équilibre des muscles qui tirent dessus qui pose problème.
Le muscle ne va pas assez grandir, ni assez bouger car il sera trop contracturé ; il va donc donner de mauvaises informations à l'os qui lui est solidaire et dont la croissance sera alors perturbée. De ce fait, le muscle est moins
sollicité, et les articulations ainsi mises en place sont de mauvaise qualité biomécanique. Il s'agit par conséquent d'un véritable cercle vicieux.
Ceci veut dire qu'il existe un risque non négligeable de déformations secondaires puisque sans intervention, des raccourcissements relatifs des muscles par rapport au squelette peuvent
intervenir et s'aggraver jusqu'à la fin de la croissance : pieds varus équins, flexum de genou, déformation voire luxation de la hanche… Mais en général, un tel travail s'effectue dès la néonatalogie,
pour éviter dans la mesure du possible ces déformations et l'installation de mauvaises postures.
Les troubles du mouvement :
Ces troubles
sont complexes et variables en intensité ; ils associent des difficultés à commander le mouvement, à l'organiser et à le contrôler. Il s'en suit, du fait de l'hypertonicité musculaire, une mauvaise coordination
du mouvement et une limitation de la mobilité.
Ainsi, au niveau du membre supérieur, on peut observer
un léger tremblement, une maladresse et une lenteur dans la réalisation de mouvements fins demandant une bonne coordination oculo-manuelle et bi-manuelle*.
Coordination oculo-manuelle : Capacité d'ajuster ses mouvements en fonction d'une cible visuelle (exemple : lancer un
objet sur une cible).
Coordination bimanuelle : Capacité d'utiliser les deux mains simultanément pour
atteindre un objectif commun (exemple : déchirer une feuille de papier).
De plus on retrouve un déficit de la sensibilité kinesthésique et proprioceptive, perturbant de toute évidence le mouvement.