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Cette technique reproduit en accéléré un processus naturel qui peut prendre plusieurs milliers d'années: la minéralisation du dioxyde de carbone, un gaz à effet de serre produit en masse sur l'île boréale par les transports, l'industrie et... les volcans.
Une fois pétrifié, rien ou presque ne peut mettre en cause le confinement du CO2.
Un stockage de CO2 sécurisé et stable
"S'il y a une éruption volcanique et que la roche est chauffée à une température très élevée, une partie du minéral va se décomposer", prévient Sigurdur Gislason, géochimiste à l'Université d'Islande, avant de tempérer: "Il s'agit de la forme la plus stable et sécurisée de stockage du CO2".
La capture et le stockage du CO2 dans le sous-sol terrestre sont encouragés par le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) pour contenir l'élévation des températures moyennes de 1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle.
afp/ther
>> Voir aussi le reportage de la RTS sur place:
Une méthode gourmande en eau
"C'est le talon d'Achille de cette méthode", admet la géologue Sandra Ósk Snaebjörnsdóttir.
"Mais nous gagnons beaucoup en éliminant définitivement ce CO2 qui, autrement, flotterait dans l'atmosphère", justifie sa collègue Edda Sif Aradóttir.