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Conférencière: Astrid Ruffa, historienne de la littérature et collaboratrice scientifique de la Section de français, UNIL
Proposer un « langage universel » était l’une des aspirations du mouvement surréaliste. André Breton, son fondateur, concevait en effet la révolution surréaliste comme une révolution de la pensée impliquant tout d’abord un langage fait et entendu par tous, libéré de ses conventions et de son utilitarisme. La conférence explore, en particulier, la révolution du langage conçue par Breton, dans le domaine littéraire, et par Magritte dans le domaine de la peinture. Ces deux approches des signes (mots et images), tout en étant bien distinctes, s’inscrivent dans les théories linguistiques de l’époque. Elles seront ainsi mises en perspective par rapport aux notions qui ont été élaborées par Ferdinand de Saussure et qui faisaient partie du bagage culturel du groupe surréaliste.