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Traduction assistée par ordinateur (TAO)
Utilisée à grande échelle dès les années 90, cette technologie fonctionne en deux étapes : une segmentation du texte, qui est généralement un découpage en phrases, suivie d’une pré-traduction, qui consiste en une comparaison des segments source avec les segments déjà stockés dans une base de données appelée mémoire de traduction. Les segments s’approchant (ayant en commun un certain nombre de mots) du segment original sont alors proposés comme variantes de traduction (repetitions, 100% ou fuzzy matches), que le traducteur peut valider ou corriger.
Concrètement, l’utilisation d’une mémoire de traduction signifie qu’une phrase déjà traduite (correctement et à la main par le traducteur) ne devra pas l’être une deuxième fois.
La TAO est spécialement adaptée pour les projets de traduction de grand volume, et lorsque des passages se répètent souvent où sont légèrement modifiés, comme par exemple :
- catalogues et rapports annuels
- listings d’hôtel ou d’agence immobilière
- manuels d’utilisateur
- etc.
La mémoire de traduction se présente comme une liste de segments bilingues (une mémoire par langue de traduction) dans un fichier au format TMX, XLIFF ou XLS.
Bien mené, le recours à une mémoire de traduction permet de réduire drastiquement les coûts de traduction et d’assurer une bonne cohérence dans l’usage de la terminologie. C’est un outil tout simplement incontournable pour certains projets.
Traduction automatique
Il s’agit de traduction sans intervention humaine. Différentes approches sont développées depuis les années 70, dont l’approche grammaticale et l’approche statistique basée sur la mémoire de traduction.
Les systèmes de traduction automatique se rencontrent sous deux formes :
- En ligne sur des plate-formes d’accès gratuit comme Google Translate, Bing translator, Reverso, etc.
- Sous formes de logiciels payants tels que Systran, Promt, etc.
Les services gratuits sont souvent associés à une version payante destinée à l’usage professionnel. A noter que seule cette dernière forme peut garantir un traitement confidentiel des documents.
L’intérêt des logiciels de traduction automatique (statistique) réside dans leur capacité à s’entraîner au fur et à mesure que le corpus de traduction augmente, ce qui, à terme, peut permettre d’économiser des ressources sur certains projets. Par ailleurs, une étape de post-édition par un traducteur humain permet d’améliorer grandement les résultats.
Les plate-formes gratuites, elles, n’offrent aucune sorte de garantie de qualité et, si elles sont très utiles pour prendre connaissance d’un texte, ne peuvent pas produire à l’heure actuelle des traductions de qualité. La traduction automatique est selon nous carrément irritante lorsqu’elle est imposée, comme dans le cas de la traduction automatique des avis d’utilisateurs sur Google Maps et Google Search dans la langue du système d’exploitation.