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Aujourd'hui, Jésus nous parle d'un renversement. Un pharisien, un « juste », qui après sa prière se retrouve injuste. Un publicain, un pêcheur, un collaborateur, un traître à son peuple, qui après sa prière se retrouve juste.
L'un s'est présenté à Dieu fort de tous ses mérites, l'autre avec le poids de son péché, et c'est ce dernier qui a été justifié.
Que comprendre ? Qu'une prière peut justifier, tandis qu'une autre condamne ? « Qui s'élève sera abaissé, qui s'abaisse sera élevé » (Lc 18, 14).
Il n'y a de vraie prière que lorsque je commence à saisir la sainteté, l'amour absolu de Celui devant qui je me présente, et alors je suis bien obligé de reconnaître combien je suis encore loin de Lui : « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis » (13).
Il y a une vraie prière, celle qui a conscience de qui Il est et de qui je suis. Il y a une fausse prière, celle où, sous prétexte de m'adresser à Lui, je ne pense en fait qu'à moi-même.
Le « Je confesse à Dieu » du début de la Messe n'est pas qu'un simple rite. Il est la condition sine qua non, sans laquelle ma prière n'est qu'une autoglorification ou un catalogue d'exigences et de demandes. La confession, le sacrement de la réconciliation, n'est pas une obligation pénible imposée par l'Eglise, elle est une nécessité absolue pour que ma relation à Dieu soit vraie.