Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06856.jsonl.gz/763

Saga de la famille Hewitt
L'affaire ImhotepEnfance d'Anne
Anne était née en 1974. Elle faisait partie de l'élite. Son père, le professeur Montnoir était, comme on le sait déjà, un nutritionniste célèbre qui avait amassé beaucoup de Monnaie. Il avait connu un grand nombre des personnes de l'élite. Souvent Anne et sa sœur Oriane avaient vu des savants, des hommes politiques, des hommes d'affaires, des acteurs célèbres venir chez leur père.
Anne n'avait jamais connu sa mère, morte d'un cancer (maladie fréquente à l'époque) quand elle avait 3 ans. Dans son souvenir erraient quelques réminiscences d'un son de voix et d'un visage qu'elle avait idéalisé depuis. Elle ne savait plus si ces réminiscences lui appartenaient en propre ou si elles provenaient des souvenirs des autres. La sœur de sa mère, Jacqueline de Bussy, femme du futur ministre de la Santé, avait tenté de remplacer cette maman à jamais perdue et s'était beaucoup occupée d'Anne puis d'Oriane. Oriane était née de la rencontre de Montnoir avec une jeune infirmière qui depuis avait épousé un jeune professeur en stomatologie. Oriane voyait de temps en temps sa mère mais sans plaisir, par convention sociale réciproque.
Peu à peu, Anne avait tenu un rôle de maîtresse de maison et participait aux réceptions de son père. A 20 ans, en 1994, elle était considérée comme une femme dont on enviait les dons et les charmes. Plusieurs personnages de l'élite avaient voulu la séduire et, contrairement à la plupart des femmes vivant en ce temps-là, elle cherchait à cacher avec quels hommes elle avait des rapports sexuels. Femme prudente, elle portait toujours sur elle une provision de ces poches qu'on enfilait à l'époque sur le sexe mâle pour éviter le Sida, maladie aujourd'hui disparue. Cette maladie n'en était alors qu'au début de sa progression dans le monde puisqu'elle allait être une des causes de la Grande Hécatombe entre 2025 et 2030. Souvent les hommes avec qui Anne avait des rapports sexuels ne pouvaient s'empêcher de trahir le secret si bien que l'on savait, comme cela est normal, le nombre et la qualité de ces rapports. Les hommes trouvaient que dans leur rapport avec Anne, il manquait toujours quelque chose qu'à l'époque ils avaient du mal à définir.
Quoiqu'il en soit Anne était considérée comme une femme plutôt froide et sexuellement décevante. Il était évident que ses psychotransmetteurs étaient bloqués: ses ondes Roco étaient dirigées vers elle-même et non vers les autres, ce qui est pourtant leur rôle. C'est pourquoi elle était capable de s'emballer pour une idée pourvu qu'elle fut nouvelle et de la partager avec d'autres, le temps qu’elle y trouve une satisfaction personnelle. Mais son enthousiasme retombait aussi vite qu'il était apparu.
En 1997, à 23 ans, elle n'avait toujours pas trouvé d'homme ou de femme avec qui vivre un certain temps et n’avait pas voulu avoir d’enfant. Elle en souffrait de plus en plus .
° Anne était un exemple assez typique d’une utilisation détournée des psychotransmetteurs vers l'égocentrisme. Et on sait que ce phénomène très répandu empêchait de plus en plus la cohésion sociale.. 60 ans plus tard, un passage au neuroanalyseur aurait permis de déceler ses insuffisances hormo-neuronales et une légère intervention lui aurait permis de s'épanouir à partir de son ECB (Etat Cérébral de Base) et de participer à la cohésion sociale par une émission rétablie dans leur cours normal de ses psychotransmetteurs. Cela lui aurait surtout permis d'éviter les mésaventures dans lesquelles elle allait entraîner elle-même et Mao-Tza.
En raison de la quantité de Monnaie accumulée par son père, Anne n'avait pas besoin de se procurer de Monnaie pour vivre. Elle avait choisi de faire du "journalisme". Ses reportages avaient toujours pour but de satisfaire sa curiosité et de se montrer à elle-même ce dont elle était capable. Contrairement à la plupart de ses confrères, elle n’écrivait jamais d’article à sensation mettant en cause les côtés pervers ou mesquins des hommes politiques, des vedettes, des membres de l’Elite, ce qui contribuait à accélérer le mouvement de destruction de la Cohésion Sociale.
Ce qui lui plaisait dans son travail avec Mao-Tza, c’est qu’elle créait des histoires et des personnages sans rapport avec l’actualité immédiate et qui sortaient de son imagination.
Depuis son retour d'Egypte, elle avait acquis une célébrité médiatique que beaucoup lui enviaient: non seulement comme auteur de l'histoire d'Imhotep sous forme d'articles de journaux et comme créatrice des personnages, mais aussi et surtout comme femme d'affaires.
Son ambition n’avait désormais plus de bornes.
Ses Roco étaient presqu’entièrement détournés vers elle-même et son egocentrisme.
Sommaire