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Lors d'un discours prononcé le 16 mai 2006 à la Confédération de l'industrie britannique (CBI), M. Blair a déclaré qu'il attendait les résultats définitifs d'une étude sur la politique britannique en matière énergétique, mais avait eu accès à une première ébauche. «Pour l'essentiel, la double pression du changement climatique et de la sécurité énergétique fait que la politique énergétique se positionne aujourd'hui en tête de l'agenda de notre pays et des pays du monde entier», a-t-il déclaré.
M. Blair a ensuite abordé la question du déficit énergétique auquel le Royaume-Uni sera confronté en 2025. «Ces constatations remettent pour de bon à l'ordre du jour le remplacement des centrales nucléaires, la promotion des énergies renouvelables et l'amélioration de l'efficacité énergétique, tant au niveau de l'industrie que des consommateurs.»
Selon le porte-parole officiel du Premier ministre, aucune décision officielle n'a été prise à ce jour, et M. Blair ne faisait qu'exposer les faits tels qu'ils lui apparaissaient - à savoir que si rien n'est fait, le Royaume-Uni deviendra dépendant des importations de gaz étranger. C'était aussi M. Blair qui avait évoqué pour la première fois, en octobre 2005, le projet d'une politique énergétique européenne lors du Conseil européen de Hampton Court.
La Communauté européenne de l'énergie atomique, Euratom, a déjà annoncé des plans en vue de développer des centrales nucléaires de quatrième génération. Selon une annonce faite le 11 mai 2006, elle a formellement adhéré à l'accord-cadre international pour la recherche et le développement collaboratifs sur les systèmes énergétiques nucléaires de quatrième génération GIF.
Source
M.A./C.P. d'après un communiqué de l'UE/Cordis du 18 mai 2006, un discours du Premier ministre britannique du 16 mai 2006 et des conférences de presse du 16 et 17 mai 2006