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Confrontés aux pénuries alimentaires, les Vénézuéliens ont perdu en moyenne onze kilos l'année dernière. Près de 90% d'entre eux vivent désormais dans la pauvreté, selon une étude universitaire portant sur l'impact de la crise économique traversée par le pays.
Plus de 60% des Vénézuéliens interrogés par les intervenants de trois universités ont déclaré s'être réveillés en ayant faim au cours des trois derniers mois. Près d'un quart d'entre eux mangent deux fois ou moins par jour. La même étude réalisée pour 2016 avait montré une perte de poids moyenne de huit kilos.
Après l'élection d'Hugo Chavez en 1999, les indicateurs de pauvreté se sont améliorés, à la faveur notamment d'une distribution plus large de la manne pétrolière. Mais depuis l'élection de son successeur Nicolas Maduro, le pays traverse une grave récession, imputable notamment à la plongée des cours du pétrole qui ne permet plus à l'Etat de financer ses programmes sociaux.
Au cours des douze mois à fin janvier, les prix ont augmenté au Venezuela 4068%, selon des chiffres compilés par l'opposition.
L'étude universitaire publiée mercredi montre quant à elle que le pays, autrefois l'un des plus riches d'Amérique latine, compte 87% de pauvres contre 82% en 2016 et 48% en 2014. Le gouvernement vénézuélien a cessé en 2015 de publier les statistiques de pauvreté.