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26/01/2009
FMI/Crise financière: "très peu a été fait" depuis le G20, selon DSK
Le directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn a déploré lundi que "très peu" avait été fait contre la crise financière depuis la réunion des principaux pays industrialisés et en développement du G20 il y a deux mois.
"Nous nous sommes réunis ici à Washington à la mi-novembre pour dire que nous allions recapitaliser les banques, révéler leurs pertes, mettre en place des plans de relance", a-t-il rappelé lors d'une conférence à l'université de Georgetown à Washington.
"Très peu a été fait. Je ne dis pas que rien n'a été fait. Mais cela bouge très, très lentement", a-t-il regretté.
"Au FMI, nous avons l'expérience de 22 crises bancaires dans le monde (...) Mais il y a une constante: tant que toutes les pertes n'ont pas été révélées (...), tant que toutes les banques n'ont pas été nettoyées, on ne peut pas trouver un chemin de sortie" à la crise, a-t-il expliqué.
"Ce qui a été bien géré, je pense, au niveau mondial est la question de la liquidité, avec la coordination mondiale entre les banques centrales", a poursuivi M. Strauss-Kahn.
"Concernant la restructuration du secteur financier et la politique de relance, cela a soulevé beaucoup de passion en faveur d'une coordination. Mais parfois, vous avez vu exactement le contraire", selon le dirigeant de l'institution multilatérale.
"Un pays agissait pour protéger ses nationaux, ce qui est politiquement compréhensible, mais à l'évidence ne contribue pas à résoudre la crise", a-t-il relevé.
"Souvenez-vous de ce qui s'est passé avec les Irlandais il y a quelques mois (quand l'Irlande a décidé fin septembre de garantir sans limite les dépôts dans ses banques, ndlr): ce type de politique est exactement le contraire de ce dont nous avons besoin. Donc il n'est pas exact de dire que la coopération et la coordination sont au mieux", a précisé M. Strauss-Kahn.
A quoi pense DSK ? D’une part le FMI donne des leçons à ceux qui ont (plus ou moins) les moyens de relancer l’économie et d’autre part, le FMI exige exactement le contraire aux pays qui n’ont pas de moyens propres et sont obligés de faire appel au FMI. Cela démontre une fois de plus l’incohérence de cette institution. Pour mémoire, L’Argentine n’a commencé à voir le bout du tunnel que lorsque elle a «viré » les experts du FMI et s’est prise en charge. De cette façon cette nation va retrouver une santé économique. Le cas de l’Irlande est particulier. Ce pays a pris un risque insensé en garantissant « ses » banques sans consulter les autres pays. Je ne suis pas sur que la garantie Irlande ait suffit à protéger les banques de ce petit pays. Au contraire, cela aurait risqué de les pousser plus vite à la faillite. Heureusement pour l’Irlande, les autres pays européens, ne voyant qu’une concurrence déloyale se sont empressés de donner des garanties similaires. C’est ce qui a failli couler l’UBS. La Suisse, pays de culture bancaire, a choisi une autre voie, beaucoup moins risquée pour notre pays, que la voie européenne. La Suisse, au niveau fédéral, n’a pris que des risques qu’elle a le moyen, difficilement je le concède volontiers, d’assumer. Ce n’est pas le cas de bien des pays de l’UE. Ce sera peut-être la prochaine crise. Il est à noter que les pays de la zone EURO, qui se sont fait un point d’honneur de respecter les accords de Maastricht, sont les dindons de la farce. Les grandes nations, Allemagne et France en tête, ne respectent plus ce traité.