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08/08/2008
L'UDC menace de torpiller les crédits militaires
L'UDC ne relâche pas la pression sur Samuel Schmid. Elle menace de torpiller les crédits militaires tant que le conseiller fédéral bernois reste à la tête du Département fédéral de la défense (DDPS), a-t-elle fait valoir à Berne.
Pour Samuel Schmid, les exigences de l'UDC concernant l'avenir du Département fédéral de la défense relève du "chantage politique". Dans une déclaration à la presse, il dénonce une tactique qui prend "en otage" le DDPS et l'armée.
"Si les dysfonctionnements au sein du DDPS persistent et si Samuel Schmid reste chef de ce département, l'UDC proposera au Parlement de biffer toutes les dépenses militaires inscrites au budget 2009 qui ne sont pas indispensables à l'exécution du mandat de défense constitutionnel", a indiqué l'UDC.
Sont dans son collimateur les engagements à l'étranger et les engagements subsidiaires en Suisse, par exemple pour la protection des ambassades ou lors de manifestations. Comme de coutume, les activités de relations publiques et de communication, ainsi que certains collaborateurs des états-majors sont aussi visés.
L'UDC exige par ailleurs que le Parlement suspende l'examen du programme d'armement et des crédits de construction militaire. "Elle ne s'y oppose pas d'emblée comme les Verts. Mais si la suspension est refusée, elle étudiera la possibilité de rejeter ces enveloppes, a souligné le chef du groupe parlementaire, Caspar Baader (BL), devant la presse.
Si ce scénario se réalise, le ministre de la défense risque de vivre la même mésaventure qu'en mars 2005. Refusant tous les deux l'achat de deux avions de transport, l'UDC et le camp rose-vert avaient réussi pour la première fois a couler un programme d'armement. M. Schmid avait alors dû présenter une nouvelle mouture, limitée aux éléments non contestés.
Samuel Schmid est mal barré. Il a probablement perdu sa place au sein du Conseil fédéral et risque de se voir contraint de démissionner puisqu’il ne pourra plus mener son département de manière crédible (le pouvait-il encore après l’histoire NEF ?). Le plus drôle, c’est que les verts et les socialistes vont se retrouver « complice » de l’éviction de Samuel Schmid……..