Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07266.jsonl.gz/1090

Aviel Cahn, futur directeur du Grand Théâtre de Genève
Après l’ouverture des candidatures en octobre 2016, un processus approfondi de sélection a été mené par le groupe de recrutement qui s'était adjoint plusieurs experts externes.
La nomination d'Aviel Cahn a été validée ce jour par le Conseil administratif de la Ville de Genève de manière unanime. Aviel Cahn succèdera ainsi, dès juillet 2019, à Tobias Richter qui dirige l'institution depuis 2009.
À la tête de l'Opéra des Flandres depuis 2009, Aviel Cahn défend un art lyrique et chorégraphique ouvert sur la Cité. Né à Zurich, fort d'une solide formation musicale et titulaire d'un doctorat en droit, Aviel Cahn quitte la Suisse à 26 ans pour gérer les relations internationales de l’Orchestre symphonique de Beijing, puis se charge du casting à l’Opéra de Finlande avant de diriger l’Opéra de Berne et l'Orchestre de chambre de Zurich. À 34 ans, il est nommé directeur (Intendant) de l’Opéra des Flandres à Anvers et Gand. Il conjugue ainsi une expérience helvétique et une forte expérience internationale.
Sous la direction d'Aviel Cahn, l'Opéra des Flandres est devenu une référence dans le monde des institutions lyriques et a réussi à conquérir de nouveaux publics, tout en nouant des liens solides avec d'autres formes d'art et des artistes innovants. Sous la direction d'Aviel Cahn, l'Opéra des Flandres a remporté de nombreux prix prestigieux et a été le seul opéra à avoir été nominé trois fois parmi les six meilleures maisons d'opéra du monde aux International Opera Awards de Londres.
Pour Lorella Bertani, présidente du Conseil de fondation du Grand Théâtre de Genève, ce choix répond pleinement au profil recherché par le Conseil de fondation : « Nous sommes ravis de ce choix. Aviel Cahn nous a présenté une vision artistique claire et ambitieuse. Il montre un sens marqué pour une analyse pertinente des situations ainsi que des options pour agir. Il dispose d'un large réseau en Suisse et à l'étranger. Il a prouvé sa capacité à diriger une maison d'opéra, à faire face aux défis budgétaires et à négocier avec toutes les parties prenantes. Nous sommes certains qu'il saura séduire le public actuel et attirer de nouveaux publics. »
Sami Kanaan, Conseiller administratif en charge du Département de la culture et du sport de la Ville de Genève, confirme : « Ce qui m’a séduit, c’est notamment la proposition d’Aviel Cahn de travailler, dans sa programmation artistique, sur l’identité, l’histoire et la réalité genevoises. Je suis persuadé que le Grand Théâtre de Genève et l’art lyrique doivent s’inscrire au cœur de notre Cité. Aussi, je me réjouis de sa volonté de collaborer avec les autres acteurs culturels, au-delà des frontières et des genres artistiques. »
Aviel Cahn est enchanté de venir à Genève : « Je connais le Grand Théâtre depuis mon enfance, au temps de Hugues Gall, et j’y suis évidemment souvent venu depuis lors. Je suis très conscient de l’importance de la tradition de la maison et je me réjouis d’emmener les équipes vers un futur riche et plein de créativité ». Il est aussi ravi de revenir au pays natal après dix ans à l’étranger. Aviel Cahn est conscient du défi : « Genève a le plus grand théâtre de Suisse, qui sera encore plus beau après les travaux de rénovation. Avec le système stagione nous avons la possibilité de créer des productions spectaculaires et uniques d’un niveau artistique élevé. Genève a une influence internationale et a besoin d’un opéra qui marque le monde ».
Aviel Cahn est également impatient de travailler avec l’Orchestre de la Suisse Romande (OSR) et son directeur musical et artistique Jonathan Nott. Il est convaincu que leur partenariat musical sera inspiré et inspirant, ce qui permettra au Grand Théâtre d'atteindre des objectifs ambitieux au plan musical.
Pour Aviel Cahn, il est primordial de lier fermement le Grand Théâtre aux autres acteurs culturels genevois et romands : « L’opéra doit tendre la main et utiliser la force de l’art comme levier vers l’universel. J’aime voir naître une forme d’art qui inclut plutôt qu’un art exclusif ».
Quant au Ballet du Grand Théâtre, Aviel Cahn débutera rapidement son dialogue avec Philippe Cohen sur la meilleure manière de conserver la singularité et la richesse de la Compagnie tout en cherchant à créer des liens plus forts avec l’opéra : « Ma collaboration rapprochée pendant ces dernières années avec le Ballet Royal des Flandres et, en particulier, avec son directeur artistique Sidi Larbi Cherkaoui, m’a montré combien le dialogue entre ces deux formes d’art peut être exaltant. J’aimerais beaucoup continuer à explorer cette affinité créative dans mon travail à Genève. »