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Abstract
Le défi de l’intégration et des perspectives inclusives pose de multiples interrogations, notamment celle du rapport entre les intervenant-e-s extérieur-e-s et les enseignant-e-s ordinaires. Partant d’un journal de bord et d’entretiens retranscrits, j’ai cherché à mettre en lumière ces formes de collaborations interprofessionnelles. De cette analyse ont émergé deux niveaux de lecture. Le premier, plus formel, m’a permis d’établir des catégories d’échanges qui composent les entretiens entre les enseignant-e-s ordinaires et les intervenant-e-s extérieur-e-s. Le second niveau analyse la part plus implicite de la communication, et débouche sur l’identification de plusieurs formes de négociations. Le concept d’autopoïésie, présenté dans le cadre théorique, prouve également que le mode d’emploi est à inventer, alors même qu’on y est déjà impliqué. A l’école, les enseignant-e-s et les intervenant-e-s extérieur-e-s négocient pour inventer au fur et à mesure de la collaboration. C’est en donnant du sens à ce qui se passe que mes collègues et moi-même développons tous les jours de nouvelles réponses. En d’autres termes, la collaboration ne répond pas à une définition préalable. Au contraire, pour être efficace, elle s’invente.