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En « démocratie représentative » (aussi appelée "aristocratie élective") le citoyen délègue son pouvoir à des représentants qui incarnent la volonté générale. Ils votent les lois.
Mais les limites de la démocratie représentative sont nombreuses :
Insuffisance de représentativité, les représentants élus ayant tendance à ne pas être représentatifs du corps électoral (niveau des revenus, d'instruction, classes sociales différents). La composition socioprofessionnelle des députés en étant une assez bonne illustration. Dès lors, les intérêts des élus ne coïncident pas nécessairement avec ceux de leurs électeurs.
Il est bien souvent difficile à un candidat de remporter des élections sans se présenter au nom d'un parti politique. Dès lors le représentant politique risque de devoir agir à l'encontre de ses convictions pour être en conformité avec la ligne directrice de son propre parti, même si bien souvent il s'agit de compromis secondaires.
On peut dès lors constater une forte abstention des électeurs et d'une tendance à la concentration des forces politiques et à terme le bipartisme.
Aujourd'hui, libérés des contraintes organisationnelles grâce aux nouvelles technologies, nous pouvons imaginer bien d'autres moyens de recueillir l'opinion des gens et d'en faire bon usage. L'électronique simplifie à la fois le recueil de suffrages et le dépouillement, instantané.
L'internet permet à des groupes de pression citoyens de se constituer pour faire face aux lobbys.
L'initiative citoyenne prend ainsi tout son sens, et la volonté populaire toute sa dimension.
Une réelle démocratie participative nécessite d’être institutionnalisée tout d’abord et surtout en termes de reconnaissance officielle de sa portée, de son rôle.
Il faut que cette institutionnalisation soit manifestée et reconnue constitutionnellement et prévoir les acteurs précis de la démocratie participative :
le pouvoir politique – le pouvoir économique – le pouvoir de la société civile.
Il s’avère nécessaire de prévoir également d’une manière juridique l’articulation entre ces trois piliers de gestion de la société humaine.
Il s’agira donc de la participation à un processus d’élaboration de la décision qui va au-delà de la consultation ou de la concertation. Les deux notions de démocratie "représentative" et/ou "participative" seront au cœur des débats de la nouvelle constitution…
A n’en pas douter !