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Un trait d'union entre le Parlement et le monde
Une activité passionnante, en contact direct avec les parlementaires et des personnalités de l'envergure d'Aung San Suu Kyi et du dalaï-lama: portrait de l'ambassadeur Claudio Fischer, responsable des relations internationales de l'Assemblée fédérale.
Le parcours de Claudio Fischer semble l'avoir conduit presque naturellement à l'activité qu'il exerce aujourd'hui, activité dans laquelle le sens de la diplomatie et les connaissances linguistiques sont indispensables. Né de parents bâlois, le futur ambassadeur grandit au Tessin, puis étudie les sciences politiques à l'Université de Lausanne et aux Etats-Unis. Au début des années 90, il déménage à Berne où il exerce, de 1993 à 1995, la fonction de secrétaire général du Nouveau mouvement européen suisse (NOMES).
En 1995, Claudio Fischer entre à l'administration fédérale, plus précisément au Département fédéral de l'intérieur où, entre autres, les programmes européens de formation relèvent de son domaine de compétences. Entre 1999 et 2002, il s'occupe des questions liées aux sciences et à l'éducation dans le cadre de la Mission de la Suisse auprès de l'Union européenne à Bruxelles. Par la suite, il dirige la coopération bilatérale de recherche et le réseau pour les échanges scientifiques et technologiques swissnex. Depuis 2007, il est à la tête du Service des relations internationales de l'Assemblée fédérale.
Dans le cadre de ses fonctions actuelles, Claudio Fischer gère une équipe qui compte une quarantaine de personnes actives dans des domaines aussi variées que la traduction, l'interprétariat, le secrétariat de langue italienne, le protocole, le secrétariat des commissions de politique étrangère et les relations internationales. Ce dernier secteur requiert un grand investissement de sa part. A ce sujet, il précise : «Nous travaillons en contact direct avec les présidents du Conseil national et du Conseil des Etats. Lorsque des parlementaires se rendent à l'étranger dans le cadre de leurs fonctions officielles, nous leur fournissons, en collaboration avec le Département fédéral des affaires étrangères, les informations nécessaires afin que leur voyage se passe dans les meilleures conditions». Sachant que l'Assemblée fédérale est composée de 246 membres, la charge de travail liée à cette tâche est tout sauf négligeable.
Claudio Fischer est également responsable des visites en Suisse des parlementaires étrangers, cela dès l'instant où ces hôtes de marque posent le pied sur le sol helvétique: «Tout est réglé dans les moindres détails, des salutations officielles au plan de table».
Tout en tenant compte de la séparation des pouvoirs, Claudio Fischer souligne l'importance d'une excellente coordination entre le Parlement et l'administration fédérale: « L'Assemblée fédérale soutient la politique officielle de la Confédération et, souvent, elle en garantit le succès». Il ne faut en effet pas perdre de vue le fait qu'en Suisse comme à l'étranger, les choix du Parlement décident du sort de dossiers importants. Il suffit pour s'en convaincre de se rappeler les discussions récentes autour de la fiscalité.
Lorsque Claudio Fischer, par ailleurs actif politiquement au niveau communal à Berne, mentionne un aspect de son travail qu'il apprécie tout particulièrement, il met en avant la dimension internationale et l'importance des contacts interpersonnels qui lui ont permis de rencontrer des personnalités d'exception comme Aung San Suu Kyi et le dalaï-lama. A cet égard, l'année 2014 s'annonce riche en événements tels que la visite du président de la Douma russe en septembre et l'Assemblée parlementaire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe qui se tiendra à Genève en octobre.
Dernière modification 19.04.2016