Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07248.jsonl.gz/812

Le UNHCR a récemment mis à jour sa position sur les retours vers le sud et le centre de la Somalie. Le UNHCR souligne que de nombreux ressortissants somaliens venant du sud et du centre de la Somalie qui demandent une protection internationale sont des réfugiés au sens de la Convention de Genève.
Document « UNHCR Position on Returns to Southern and Central Somalia (Update I) », May 2016, disponible en cliquant ici ou sur l’image ci-dessous.
Lors de l’évaluation d’une alternative de fuite interne, les recommandations du UNHCR (1) doivent être prises en considération. En particulier, le UNHCR précise qu’une alternative de fuite interne à Modagiscio n’est en principe pas envisageable pour des demandeurs de protection craignant d’être persécutés par des acteurs étatiques. Une alternative de fuite interne n’est de manière générale pas envisageable non plus pour des demandeurs de protection craignant d’être persécutés par Al-Shabaab, en dépit du fait que la ville est contrôlée par des forces gouvernementales soutenues par des troupes de l’AMISOM. Même si une alternative de fuite interne devait exceptionnellement entrer en considération, il faudrait examiner dans chaque cas individuel si elle est raisonnablement exigible. Il faudrait notamment examiner si les demandeurs de protection peuvent recevoir un soutien réel de leur famille ou de leur clan, sans quoi ils pourraient se retrouver dans une situation similaire à celle des personnes déplacées internes.
Compte tenu de la situation actuelle dans ces régions de la Somalie, le UNHCR continue d’appeler les Etats à ne pas effectuer de renvois forcés vers les zones touchées par les expulsions forcées et la fuite, qui sont restées peu sûres et instables suite aux actions militaires, ou qui restent partiellement sous le contrôle de groupes armés non étatiques. Un renvoi forcé vers le centre et le sud de la Somalie peut porter atteinte aux obligations relatives au principe de non-refoulement contenues dans les traités des droits de l’homme. Le retour volontaire de Somaliens du Kenya vers la Somalie ne signifie pas que les Somaliens ne nécessitent plus de protection internationale. De même, le soutien du UNHCR aux Somaliens qui souhaitent un retour volontaire ne doit pas mener à une interprétation erronée quant à l’évaluation de la situation en Somalie. Le retour volontaire et le renvoi forcé sont fondamentalement différents et impliquent des responsabilités différentes pour les acteurs concernés.
(1) « International Protection Considerations with Regard to People Fleeing Southern and Central Somalia », 17 janvier 2014, disponible ici