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lundi, 23 avril 2012
Selon les résultats du premier tour des élections présidentielles françaises, François Bayrou obtient moins de 10 % des voix et termine en cinquième position, derrière la candidate de l'extrême-droite et celui de l'extrême-gauche. C'est une défaite aussi amère que cinglante.
François Bayrou paie hélas aujourd'hui encore le prix de son refus de se rallier à Nicolas Sarkozy en 2007. Cette année-là, il était arrivé en troisième position derrière la candidate socialiste, avec un score de plus de 18 %.
Il avait alors deux cartes à jouer : celle de la cohérence partisane, en renonçant à donner une recommandation au 2ème tour et en donnant rendez-vous aux Français aux élections législatives, et celle de la cohérence politique, en recommandant à ses électeurs, dont il ne faut pas oublier qu'ils sont plus proches de la droite que de la gauche, de voter pour Nicolas Sarkozy au 2ème tour.
Malheureusement, François Bayrou a alors fait un choix qui l'a mené à l'isolement. Il s'est contenté de dire qu'il ne voterait pas pour le candidat de l'UMP et s'est retrouvé au milieu d'un débat télévisé contre Ségolène Royal. Par la suite, son parti, l'UDF, a implosé et le MoDem qu'il a créé dans la foulée n'est jamais parvenu à l'égaler dans les urnes.
Aujourd'hui, mon favori du premier tour, que j'ai toujours considéré comme le plus suisse des candidats aux élections présidentielles depuis 2002, est âgé de 63 ans. Il s'agissait donc probablement de sa dernière campagne à une élection présidentielle. Toutefois, il dispose encore d'une influence telle, que sa décision en vue du 2ème tour sera décisive pour l'avenir de la France.
Espérons que son choix se portera cette fois-ci sur Nicolas Sarkozy, dont il partage le souci de redresser les finances publiques et l'économie de la France, et qui en dépit de ses défauts, a fait preuve d'une réelle stature de chef d'Etat sur la scène européenne et internationale. On peut difficilement en dire autant du candidat socialiste, qui a autant de charisme que de cheveux sur la tête et dont le programme enterrerait la France pour de bon.