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Pro Natura invite les paysans à "sortir de l'ombre du lobby agrochimique pour prendre au sérieux les graves problèmes que cause l'utilisation des pesticides de synthèse".
Les déclarations de l'USP "ne résistent pas à un examen approfondi des faits", affirment dansle secrétaire central de Pro Natura Urs Leugger-Eggimann et la secrétaire romande Sophie Michaud Gigon.
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Se référant aux données de l'Office fédéral de l'agriculture et de l'institut de recherche sur l'eau de l'EPFZ, Pro Natura rappelle que 70% des 565 sites d'eau de surface analysés entre 2005 et 2012 contenaient au moins une concentration de pesticides supérieure à la valeur limite légale (0,1 μg/l).
L'organisation contredit aussi l'affirmation de l'USP selon laquelle l'agriculture suisse a fait de gros efforts. L'évolution des quantités de pesticides vendues entre 2006 et 2013 le confirme: +13% pour les fongicides, +40% pour les insecticides, les ventes d'herbicides étant restées stables", selon Pro Natura.
>> Ecouter aussi le débat entre les conseillers nationaux Lisa Mazzone (Verts/GE) et Jacques Nicolet (UDC/VD): L’agriculture suisse peut-elle se passer de pesticides?
ats/sbad
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Comparaison internationale
Or dans l'étude d'Agroscope, Pro Natura ne voit pas trace d'un tel constat. Selon ses propres calculs, l'organisation de protection de l'environnement établit même que l'usage de pesticides dans les grandes cultures et les cultures pérennes en Suisse est bien supérieur à la moyenne mondiale.