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Dès la fin du XVIIIe siècle et jusque dans les années 1940, l’idée d’une académie suisse des beaux-arts se développe sans que le projet n’aboutisse dans son plan initial. Cette situation a favorisé la mobilité des artistes helvétiques, contraints de s’exiler pour faire carrière.
En prenant pour exemple le parcours de l’artiste suisse Hans Jakob Oeri (1782-1868), formé à Paris à l’École des beaux-arts et dans l’atelier de Jacques-Louis David, puis peintre de cour et professeur de dessin à Moscou et à Kazan durant plusieurs années, avant de rentrer à Zurich pour y créer une petite académie d’art avec un cercle d’artistes, l’ouvrage de Valentine von Fellenberg (Section d’histoire de l’art) offre une nouvelle approche de l’historiographie de l’art suisse.
L’auteure montre les rapports entre art, politique, mobilité des artistes et réception des œuvres et propose une conception de l’art suisse qui dépasse les frontières géographiques du pays.
Valentine von Fellenberg, Grenzüberschreitungen und Akademiefiasko. Hans Jakob Oeri und das Schweizer Kunstschaffen im 19. Jahrhundert, Berlin, De Gruyter, 2017.