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J’ai toujours aimé les trompe-l’oeil et les effet visuels qui sortent du cadre logique. Il y a comme une collision entre le connu, le rationnel, et autre chose. De plus ils ont une valeurs philosophique.
L’oeil reconstitue une image partielle en une fraction de seconde. De l’image de gauche par exemple, il fait un carré. A partir de bribes il reconstruit ce qui lui semble le plus proche et le plus plausible. Sans se soucier de la réalité.
Sur la troisième figure on imagine à priori deux carrés l’un devant l’autre, légèrement décalés. La géométrie des formes nous y incite. Pourtant, il peut y avoir bien d’autres possibilités.
Le cerveau construit en partie, compose, tente de rendre cohérent ce que l’oeil voit. Pour cela il fait appel à des images approchantes, faisant fi du doute légitime qu’il devrait préserver dans la mesure où la partie cachée ou manquante du carré du fond n’est pas accessible à son observation.
Combien de fois voyons-nous du réel ce que nous projetons sur lui? Combien de fois entendons-nous ce que notre oreille et notre mémoire recompose? Combien de fois comprenons-nous ce qui est déjà dans notre esprit sans savoir si c’est bien ce qu’on a voulu nous dire?
Que voyons-nous vraiment? Qu’entendons-nous vraiment?
Et comment est vraiment le monde au-delà de la recomposition que nous en faisons?
Au fait, nos otages regardent au loin si l'avion qui doit les ramener chez eux est aussi une illusion. Après plus d'un an, les yeux fatiguent...