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Villars-le-Terroir
Villars-le-Terroir, commune au cœur du Gros-de-Vaud où il fait bon vivre
Histoire-Géographie
Sis à mi-chemin entre les deux plus grandes villes vaudoises, Lausanne au sud et Yverdon-les-Bains au nord, entouré des communes de Goumoëns, Penthéréaz, Vuarrens, Fey, Montilliez et le chef-lieu de district Echallens, Villars-le-Terroir, avec ses hameaux de Montandrey et Le Buron, s’étend sur une section du plateau suisse doucement vallonnée au cœur du Gros-de-Vaud, entre les cours d’eau du Buron à l’ouest, du Talent au sud et du Sauteruz à l’est. Son point le plus élevé culmine à 667 mètres.
La découverte d’anciennes voies romaines laisse à penser que Villars-le-Terroir était déjà une étape sur la route entre Lousonna et Aventicum.
Le village comporte une chapelle dès 1150, dédiée à Saint Nicolas de Myre.
C’est cependant en l’an de grâce 1222 que le nom de la commune apparaît dans le pouillé de l’Evêché de Lausanne sous le nom de paroisse de Villaret (le pouillé était le registre dans lequel on écrivait les actes concernant les églises et la description de leurs biens). Ce nom était formé, à ce qu’il semble, de villare, tiré du latin villa qui désignait une grande exploitation agricole gallo-romaine couvrant parfois une centaine d’hectares utilisés à la fois pour la culture et l’élevage, et territorium qui doit être pris au sens d’une subdivision territoriale. C’est vraisemblablement la première fois que le nom existe officiellement dans un texte écrit.
En 1228, la chapelle est consacrée en église.
Deux évènements, dont on retrouve une trace, marquent la commune. Le 26 juin 1783, durant la Fête-Dieu, quatre enfants, six femmes et un homme, soit onze personnes au total, décèdent après s’être réfugiées sous le porche de l’église pendant un orage lorsque la foudre frappe le clocher. Le second se produit en hiver 1811. Une épidémie de fièvre nerveuse atteint le village. Le Petit Conseil de l’État de Vaud dépêche un médecin, un pharmacien et des garde-malades pour enrayer cette épidémie.
Accompagnant le développement du village, l’évolution de la paroisse (catholique…) au fil du temps, avec tantôt des statuts d’indépendante ou de filiale de la paroisse d’Echallens, et de son lieu de culte permet de suivre notre histoire autour de l’édifice qui s’élève au centre de la localité.
A fin 2020, notre concitoyen Roger Pittet a publié un livre sur notre commune qui contient de multiples informations complémentaires.
Architectures et bâtiments
L’église, monument architectural principal de la commune, reconstruite en 1908 sur l’emplacement d’une ancienne chapelle détruite par le feu, a été entièrement restaurée pour marquer le passage de l’an 2000. Puis, afin de fêter dignement son centième anniversaire, c’est l’intérieur qui a été repeint en 2008. Par son clocher que vous repérez des quatre points de l’horizon, elle vous invite dès lors à la visite pour vous présenter sa particularité. En effet, dotée de deux chaires, témoins d’un œcuménisme naissant, elle permettait, dès sa construction, la pratique des deux cultes, catholique et réformé, sous un même toit.
Aujourd’hui ce joyau est mis en valeur par le réaménagement de ses alentours. La place rappelle la mosaïque que constituent les champs qui nous entourent colorés par leurs diverses cultures. En effet, ses trois structures gazon vert, béton blanc et ghorr rouge du Beaujolais représentent, au cœur du village, le découpage et les couleurs de notre paysage environnant. Une fontaine fait jaillir la vie en son centre.
En 2018, afin de répondre à la «Vision2020» de l’Association Scolaire Intercommunale de la Région d’Echallens (ASIRE), un nouveau bâtiment scolaire, comprenant des classes et une direction scolaire, a été construit en contiguïté de l’école existante. L’agrandissement du site, portant le nombre de classes de 5 à 15, permet d’accueillir désormais près de 300 élèves de la première à la huitième année Harmos. Ainsi, les enfants de la commune peuvent rester sur place jusqu’à l’âge de douze ans, une chance saisie par les autorités locales. Les élèves des villages voisins bénéficient également de ces structures.
Pour compléter l’offre, une Unité d’Accueil pour Ecoliers (UAPE) a vu le jour sur le même site. Cette structure peut recevoir jusqu’à 60 têtes blondes.
En parallèle, un nouveau bâtiment a remplacé l’ancienne buvette du club de football local. Cette construction comprend un «Resto» qui fait office de réfectoire scolaire pour le repas de midi des écoliers et de nouvelle buvette pour le FC Villars-le-Terroir. Ce local peut également être loué pour des manifestations privées. Dans le même immeuble, on trouve en plus le jardin d’enfants privé «Cric-Crac» qui accueille les plus petits à partir de 30 mois jusqu’à l’âge de l’entrée à l’école ainsi que des psychologues, psychomotriciens et logopédistes scolaires (PPLS).
Début 2020, les aînés ont vu la réalisation d’appartements protégés par une entité privée, la délivrance du permis de construire étant conditionnée à l’établissement d’une convention tripartite entre la commune de Villars-le-Terroir, l’EMS les Châteaux et le promoteur. Cette construction montre ainsi la volonté des autorités de maintenir une diversité des générations sur notre territoire.
Démographie
De 1900 à 2000, la population du village a connu une certaine stabilité, oscillant entre 550 et 600 habitants. De village agricole au siècle passé par sa situation favorisant l’exploitation de son territoire et l’élevage, la commune a dû s’adapter à une évolution démographique galopante ces dernières années pour atteindre les 1300 habitants à ce jour.
Notre commune étant surdimensionnée au sens de la loi sur l’aménagement du territoire (LAT), une zone réservée recouvrant toutes les zones constructibles nous a été imposée par la Direction générale du territoire et du logement (DGTL) dès février 2018. Aucune nouvelle construction ne peut être ainsi envisagée. Les transformations de bâtiments existants restent toutefois possibles moyennant un maintien des gabarits existants.
La prochaine étape, soit la révision du plan d’affectation communal (PaCom) sera à n’en pas douter un point saillant de la prochaine législature.
Sports, loisirs, nature
L’animation sociale et sportive est assurée par les différentes sociétés locales. Que ce soit de la musique (accordéon, chorale), du sport (football, gymnastique, équitation) ou des rencontres (Jeunesse, VisàVi – vivre ensemble), vous trouverez sûrement occupation à votre goût.
La configuration de notre territoire nous a également donné l’opportunité d’accueillir plusieurs castors et de découvrir ainsi les différentes facettes de la protection de l’environnement appliqué.
Perspectives
La situation sanitaire que nous traversons actuellement ainsi que la manière dont nous parviendrons à retrouver une situation plus «normale» seront déterminantes pour rétablir un cadre de vie agréable et nous comptons sur le soutien de chacune et de chacun.
Pour ce qui est de la commune, les deux principaux projets en cours sont le plan d’affectation communal (PaCom) déjà mentionné ainsi que la rénovation de la Grande Salle bâtie dans les années huitante. Sur un plan plus régional, un point saillant sera la nouvelle Association Intercommunale Step Echallens Talent (ASET) regroupant les communes de Cugy, Morrens, Bottens, Montilliez, Fey, Echallens, Oulens, Goumoëns et Villars-le-Terroir, créée dans le but de construire une station d’épuration régionale, capable de traiter les micropolluants, permettant ainsi la suppression de la taxe fédérale de Fr. 9.– par habitants et par année.
En conclusion, les dernières législatures furent particulièrement bien remplies et la suivante qui débute ne le sera guère moins. Villars-le-Terroir est une commune où il fait bon vivre, accessible facilement en transports publiques grâce à l’amélioration de l’offre réalisée au cours des dernières années et en contact direct avec la nature.
N’hésitez pas à nous rendre visite!
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