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Les Mystères Spirituels de la Musique
Les Mystères Spirituels de la Musique
Pythagore, le grand sage de l’antiquité, savait que la santé était le résultat de l’équilibre entre l’âme et le corps, et qu’on pouvait rétablir cet équilibre avec l’aide de la musique. Il considérait, d’ailleurs, que l’univers tout entier était construit sur le principe d’une totale « harmonie des sphères ». Cet idée se trouve confirmée par les théories cosmogoniques actuelles, ce qu’on appelle la « théorie des cordes ». Proposées par les physiciens John Schwarz et Michael Green, on suppose que ces théories peuvent décrire toutes les forces fondamentales, y compris la gravitation, toutes les particules connues ainsi que celles qui seront découvertes. Les recherches récentes ont mis en évidence des correspondances étonnantes entre les fréquences des différentes oscillations cosmiques et les fréquences de l’univers sonore. De ce point de vue, l’Univers serait donc un concert gigantesque, une ineffable symphonie basée sur l’harmonie des vibrations de cordes cosmiques.
La morsure d’une araignée venimeuse peut être guérie par la musique
La musique et la danse ont été utilisées depuis des milliers d’années dans le monde entier dans un but thérapeuthique. À travers des mouvements du corps (rotations, sauts, pirouettes…) ayant une signification très précise, la danse sur certaines musiques peut permettre le rééquilibrage de l’organisme et de la personnalité. Au XVIIe siècle, le médecin allemand Kircher a guéri grâce à la musique quelqu’un qui avait été mordu par une dangereuse araignée, la tarentule (en Europe, on la trouve en Italie et dans le sud de la France). L’effet mortel de la morsure a été annihilé par une danse ininterrompue sur le rythme rapide d’une mélodie particulière, qu’on appelait justement la « tarentelle ». Une telle pratique était également connue dans la tradition populaire roumaine : jusqu’à il y a encore peu de temps, on exécutait auprès des malades une danse traditionnelle appelée « dans al calusului« , considérée comme une véritable « danse de la vie et de la mort ». La croyance populaire dit que cette danse guérit grâce aux qualités curatives qu’on « emprunte » alors au soleil. Les Indiens d’Amérique pratiquaient aussi certaines danses sacrées par lesquelles on cherchait la guérison des malades. Dans les tribus africaines, les sorciers avaient coutume de faire des passes magnétiques sur le rythme magique des tambours. Au Tibet, les sons tirés de certaines récipients, cloches, petites trompettes, ou tambours spéciaux construits dans ce but, sont utilisés d’une façon apparemment irrationnelle – du moins pour les occidentaux non-initiés – afin de guérir les migraines, certaines maladies psychiques, ainsi que des déséquilibres métaboliques.