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4.11 ViA XVI
Dans une région sans voie navigable avec de surcroit des montagnes à franchir, l’aménagement de chemins et routes de passage s’avère nécessaire.
Le souci de construire des voies rapides et efficaces ne date pas du projet de construction de la Transjurane. A l’époque celtique existait déjà un ensemble de chemins permettant de se rendre d’un point à un autre dans la région. Cette capacité devient même capitale pendant l’Epoque romaine puisqu’elle était essentielle pour le déplacement rapide des troupes et l’acheminement des informations administratives utiles à la gestion d’un Empire s’étendant de la Mésopotamie à la Grande-Bretagne.
A de nombreuses reprises, les fouilles de l’A16 chevauchent des tronçons de voies romaines, particulièrement en Ajoie, où 900 mètres de chaussées répartis sur sept sites ont été dégagés. Comme de nos jours, dans l’Empire romain, on distingue trois catégories de routes : la voie publique, la voie vicinale et la voie privée. Les tronçons de voie publique dégagés, en particulier à Porrentruy-Sous Hermontt et Alle-Noir Bois, montrent une voie de 6,70 m de large limitée de part et d’autre par un fossé de drainage de 70 cm de largeur. Le radier était composé de blocs de calcaire posés de chant de 15 à 20 cm d’épaisseur recouverts d’une charge de 10 cm de gravier.
Les recherches archéologiques ont mis en évidence en bordure de la voie, à Alle-Noir Bois, les vestiges d’un relais routier, créé sous Auguste le long d’un chemin en terre battue, puis agrandi sous Claude au moment de la construction de la chaussée romaine. Il s’agit d’un ensemble d’infrastructures nécessaire à une station routière - comme écurie, hangar, forge, service de restauration et d’hôtellerie - entouré d’une clôture en bois de 70 m de côté.
Voies romaines