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Historique du village
Autrefois, Ferlens ne formait qu’une seule commune avec Servion. Sous la domination bernoise, la dîme de Ferlens-Servion se partageait entre le château d’Oron, les chartreuses de la part-Dieu et Monsieur De Crousaz de Corsier.
Le 3 juin 1816, à la suite de nombreux différents notamment sur le partage du bois, le Grand Conseil décréta que le hameau de Ferlens soit détaché de la commune de Servion. Le décret devint effectif officiellement le 11 septembre 1819. Tous les biens communaux : forêts, champs, haies, caisse à graviers, furent partagés en fonction de la population de chacune des deux nouvelles communes.
C’est ainsi que Servion se retrouva avec 835 âmes et Ferlens avec 377 habitants.
Suite à cette division, les deux communes ont adopté en 1923 des armoiries très semblables. Alors que Servion retirait intégralement les armes attribuées aux anciens chevaliers du lieu, Ferlens remplaçait la bande par un fer de lance, se donnant ainsi des armes parlantes. Au lieu-dit « La Rappettaz », furent trouvé un grand nombre de squelettes humains. à la suite d’une bataille qui aurait ravagé ce coin du pays à une époque qu’on ne peut préciser. On a également découvert un fer de lance dont en a découlé l’armoirie de la commune.
En 1950, seule une exploitation agricole possédait un tracteur, les autres attelaient 2 chevaux, ou même une paire de bœufs. Les dévestitures étaient en très mauvais état, notamment des prés humides et passablement de haies. La moyenne des surfaces des parcelles ne dépassait guère 60 ares.
En 1951, la moitié des propriétaires possédant la majorité de la surface, décidèrent de créer un syndicat d’amélioration foncière. A cette date, il y avait 22 paysans exploitants. Certains avaient des champs dispersés sur tout le territoire. Après le regroupement en 1957, les domaines se retrouvaient avec un maximum de 3 parcelles.
Par la suite, en 1958, la mise en place des collecteurs d’eau claires et le bétonnage de 3,7 kilomètres de chemins ont permis une nette amélioration des conditions de travail. Le coût de ces travaux s’élevait en moyenne à CHF 1080 par hectare après déductions des subsides cantonaux et fédéraux.
Soucieuses de conserver à notre petit village son caractère campagnard, les autorités de l’époque ont été très restrictive dans l’élaboration du plan des zones en 1972. En 1976 la population était donc de 140 habitants.
Cependant, avec le développement démographique que connait le canton de Vaud et notamment notre région, la population a fortement augmenté. La fusion avec les communes de Mézières et Carrouge a également joué un rôle dans cette évolution. La construction de villas individuelles ou jumelées a permis d’atteindre aujourd’hui le chiffre de 450 habitants ce qui donne au total dans la commune de Jorat-Mézières environs 2815 résidents (état au 31 décembre 2016).
Évolution de l’exploitation
En 1991, le domaine comptait 17,5 hectares à la suite de reprise de terrain suite à la retraite d’agriculteur. En 1994 le nombre d’hectares étaient de 33 hectares. Depuis 2000, deux exploitations ont été reprises en fermage, ce qui a augmenté la surface agricole à 92 hectares à ce jour.
- Jusqu’en 2004: traite en système canadiens pour la laiterie du village (215’000 kg de quotas)
- 2004-2009: Association avec un autre éleveur : 400’000 kg de lait produit avec une moyenne de troupeau de plus de 10’000 kg
- 2009-2011: Réinstallation de la traite à Ferlens après la fin de l’association.
- Après une révolte paysanne et une grève du lait, arrêt de la production laitière sur la ferme.
- 2011-2015: Engraissements en tout genre (vaches et genisses de races mixtes). Lancement du concept de la vente directe.
- Juillet 2015 : Reprise d’un troupeau de salers dans le but de se reconvertir à la vache allaitante et au bio.