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Si nous revenons à la vulnérabilité en fonction de l’âge comme mesure pour le développement de la personne, nous sommes confrontés à une limite absolue : l’entrée et la sortie de la vie biologique, donc la frontière de la naissance et de la mort. Inévitablement se pose la question : y a-t-il quelque chose avant et après, y a-t-il une transcendance ?
Nous voici dans le spirituel, qui, comme Cicely Saunders l’indique, bouleverse la hiérarchie des besoins quand l’être humain est confronté à l’ultime.
Si nous superposons la pyramide de Maslow sur ces courbes, que se passe-t-il ?
Par notre approche à travers la vulnérabilité, nous nous rendons compte que besoins fondamentaux et transcendance, donc spiritualité, se confrontent et se rencontre directement.
Devant l’ultime, le premier et le dernier, l’esprit est inscrit dans le corps et le corps devient spirituel :
Le spirituel, le rapport avec la transcendance, l’absolu, et la question du sens, devant la vie et devant la mort, s’articule dans le corps ; le corps est l’enjeu spirituel, et c’est l’art qui l’art-icule, et ce sont les rites, – et devant la question de l’ultime, les rites religieux -, qui inscrivent l’esprit dans le corps.
Y a-t-il Dieu, dans ce corps ? Et ce corps, que couvre-t-il, et qu’est-ce que c’est, ce qui le couvre, le « pallium » ?
Armin Kressmann 2009