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Critique
"Première loi: un robot ne fera jamais de mal à un homme et ne permettra pas qu'on fasse du mal à celui-ci.
Deuxième loi: un robot doit obéir aux ordres de l'homme, sauf s'ils sont contraires à la première loi.
Troisième loi: un robot doit protéger sa propre existence, pour autant que cela n'entraîne pas de conflit avec la première ou la deuxième loi.
Tels sont les commandements énoncés par Isaac Asimov, grand auteur de science-fiction dont l'œuvre a inspiré Alex Proyas, réalisateur australien de THE CROW et de DARK CITY. I, ROBOT projette le spectateur dans la Chicago de l'an 2035, où travaille l'inspecteur Del Spooner (Will Smith), nostalgique du XXe siècle. Lui-même ""réparé"" de (presque) toutes pièces, il n'apprécie guère les nombreux robots domestiques qui épargnent aux humains toutes les corvées fastidieuses et rebutantes; il les considère comme des ouvre-boîtes ambulants.
Une firme toute-puissante, U. S. Robotics, s'apprête à lancer un nouveau modèle d'ADA (assistant domestique automatisé) hautement perfectionné et performant. La mort suspecte du concepteur, le professeur Lanning, ami de l'inspecteur, met celui-ci sur une piste inquiétante: les robots dernier cri semblent ne plus être programmés pour obéir aux trois lois fondamentales... Avec l'aide de l'un d'entre eux, doté de sentiments humains, il tentera de déjouer le plan machiavélique.
Le film, émaillé d'effets spéciaux très réussis - les androïdes sont troublants à souhait -, se laisse voir. Revers de la médaille, les scènes d'action prennent le pas sur l'étude psychologique qui aurait pu être plus approfondie. Mais la vision d'un monde froid, tout d'inox, de plexiglas et de puces, fait espérer que l'être humain saura toujours maîtriser les progrès de la science et de la technique. Rabelais, reviens!"
Daniel Grivel