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Des observations d'éclipses permettent de dater des éruptions volcaniques
En observant le ciel nocturne, les chroniqueurs du Moyen Âge ont involontairement consigné certaines des plus grandes éruptions volcaniques de l’histoire. Une équipe internationale de chercheurs et chercheuses, dirigée par l’Université de Genève, s’est appuyée sur la lecture de textes des XIIe et XIIIe siècles, ainsi que sur des carottes de glace et des cernes d’arbres, pour dater avec précision certaines de ces éruptions. L’équipe a été dirigée par Sébastien Guillet, paléoclimatologue à l’Institut des sciences de l’environnement de l’UNIGE.
Sébastien Guillet explique pourquoi il s’est intéressé aux textes des chroniqueurs médiévaux qui ont observé des éclipses : "J’ai réalisé que les éclipses de Lune les plus sombres s’étaient toutes produites environ un an après des éruptions volcaniques majeures. Comme nous connaissons les jours exacts des éclipses, cela nous a donné la possibilité d’utiliser ces observations pour préciser le moment où les éruptions ont dû se produire."
Après une éruption volcanique de très grande ampleur, la quantité de poussières dans la stratosphère est telle que la Lune éclipsée disparaît presque totalement. Cette poussière refroidit également les températures estivales en limitant la quantité de lumière du Soleil qui atteint la surface de la Terre. Ce qui pouvait entraîner la ruine des cultures.
Les résultats de la recherche dirigée par Sébastien Guillet, publiés dans la revue Nature, apportent de nouvelles informations sur l’une des périodes d’activité volcanique les plus intenses, probablement à l’origine du petit âge glaciaire qui a vu l’avancée des glaciers européens. La revue Eos et l’UNIGE ont consacré des articles à cette recherche.
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