Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/182105

<h2>SubmittedText<h2><p>"Générations futures" a publié des résultats inquiétants d'analyses sur l'exposition des français aux perturbateurs endocriniens. Toutes les personnes testées avaient dans le corps des traces de pesticides, bisphénols et phtalates : un véritable cocktail de 36 à 68 produits par personne.</p><p>- Y a-t-il des études scientifiques sur notre exposition en Suisse et sur l'impact de ces mélanges ?</p><p>- Que fait le Conseil fédéral pour réduire l'exposition de la population à un tel cocktail de substances néfastes ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le Conseil fédéral est conscient des risques engendrés par l'exposition aux produits chimiques pour la population et les générations futures. À l'heure actuelle, la Suisse ne dispose pas de données représentatives sur ce phénomène. Le Conseil fédéral examinera prochainement l'opportunité de lancer un projet pilote de biosurveillance humaine de la population adulte en Suisse. La communauté internationale étudie actuellement les effets des cocktails de produits chimiques et notamment les effets synergiques. Toutefois, aucune recommandation réglementaire à caractère général ne peut être tirée des résultats obtenus jusqu'à présent.</p><p>Le Conseil fédéral a déjà pris plusieurs mesures pour réduire l'exposition de la population à certains produits chimiques particulièrement préoccupants ; celles-ci visent à limiter ou à interdire l'utilisation de certains phtalates. Une interdiction relative au bisphénol A a été prononcée (biberons) et une autre est en discussion (tickets de caisse). Dans le domaine des produits phytosanitaires, des mesures venant s'ajouter à l'obligation d'autorisation et aux limitations d'application sont étudiées dans le cadre d'un plan d'action pour réduire l'exposition de la population.</p><p>Dans l'Union européenne, des discussions intensives se déroulent à l'heure actuelle dans le but de définir les perturbateurs endocriniens de manière réglementaire. Le cas échéant, le Conseil fédéral évaluera l'opportunité de reprendre ces dispositions réglementaires.</p>