Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07012.jsonl.gz/546

Quelques dates de référence dans l'histoire des relations de la Suisse avec la Société des Nations (SDN) et les Nations Unies (ONU) de 1919 à 2002.Ce contenu a été publié le 31 janvier 2002 - 11:43
1919
Le 28 avril, la Conférence de Paris adopte le Pacte fondateur de la Société des Nations. Genève est choisie pour abriter le siège de première organisation pour la paix et la sécurité internationales. La SDN y tient sa première assemblée générale le 15 novembre.
1920
e 16 mai, 56% des citoyens suisses disent oui à l'adhésion de la Suisse à la Société des Nations. Les cantons l'acceptent également, mais d'extrême justesse (un seul canton de différence.
1925
En octobre, l'Assemblée de la SDN adopte le «Protocole de Genève». Ce document qui restera sans suite prévoyait qu'en cas de litige les États se soumettraient à un arbitrage plutôt que de recourir à la guerre.
Le même mois, une conférence internationale se réunit à Locarno. Elle s'achève sur la signature de plusieurs accords dont le Pacte rhénan qui garantit les frontières franco-allemande et germano-belge.
1929
Le 7 septembre, pose de la première pierre du Palais des Nations. La SDN, quittant le Palais Wilson, s'y installera en 1936. Son Conseil s'y réunira pour la dernière fois en décembre 1939 alors que la seconde guerre mondiale a déjà commencé.
1945
Le 26 juin, à San Francisco, signature de la Charte des Nations Unies par les représentants de 50 États. La Suisse, pays neutre, n'est pas invitée à la conférence fondatrice de l'ONU.
1946
28 avril: la Société des Nations est officiellement dissoute. Quelques mois plus tard, à Genève, le Palais des Nations reprend vie sous le nom d'Office européen des Nations Unies.
25 mai: la Suisse signe, avec les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, l'Accord de Washington qui normalise ses relations avec les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale.
La Suisse n'entre pas aux Nations Unies. Sa politique étrangère se conjugue désormais sur le mode "neutralité et solidarité", formule lancée par Max Petitpierre, chef du Département politique du gouvernement fédéral.
1955
En juillet, pour la première fois depuis 1945, les «Quatre Grands», vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, se réunissent à Genève sous les auspices de l'ONU. Eisenhower, Eden, Faure et Boulganine y parlent désarmement, sécurité européenne, réunification de l'Allemagne et amélioration des relations Est-Ouest.
1979
La Conférence du désarmement devient l'institution multilatérale unique pour les négociations dans le domaine du désarmement. Elle succède à d'autres instances de négociation qui avaient eu aussi leur siège à Genève. La Suisse en fera partie dès 1996.
1986
16 mars: les citoyens suisses refusent à une très large majorité (75% de non) l'arrêté fédéral sur l'adhésion de la Suisse à l'ONU. Tous les cantons le rejettent également, sans aucune exception.
1988
Le 13 décembre, l'Assemblée générale des Nations Unies se réunit spécialement à Genève pour pouvoir entendre Yasser Arafat, chef de l'OLP, interdit d'entrée aux États-Unis. Le leader palestinien annonce qu'il reconnaît à Israël «le droit d'exister dans la paix et la sécurité».
1992
17 mai: les citoyens suisses, avec 56% de oui, acceptent l'adhésion de la Suisse aux institutions de Bretton Woods (FMI et Banque mondiale.
1994
12 juin: les citoyens suisses, avec 57% de non, rejettent le projet de loi fédérale sur l'engagement de Casques bleus suisses dans les opérations de maintien de la paix de l'ONU.
1995
5 juillet: Genève célèbre les 50 ans de l'ONU en présence notamment de Boutros Boutros-Ghali, Jacques Chirac, Frederik de Klerk, Yasser Arafat et Kaspar Villiger, président de la Confédération.
24 octobre: Jakob Kellenberger, alors secrétaire d'État, représente la Suisse au Sommet des chefs d'État et de gouvernement organisé à New York à l'occasion du 50e anniversaire de la Charte de l'ONU.
1998
8 septembre: un comité interpartis lance une initiative populaire pour l'adhésion de la Suisse à l'ONU. Elle sera déposée à la Chancellerie fédérale le 6 mars 2000 munie de 124'772 signatures.
2000
En juin, Geneva 2000: l'Assemblée générale des Nations Unies tient session spéciale au Palais des Nations. A l'ordre du jour, le bilan de cinq années après le Sommet social de Copenhague. Parallèlement, la Suisse organise un vaste forum ouvert à toutes les composantes de la société civile.
Le 4 décembre, le Conseil fédéral transmet au Parlement son message sur l'initiative en faveur de l'adhésion à l'ONU.
2001
5 octobre: les deux Chambres du Parlement fédéral approuvent l'arrêté fédéral sur l'initiative en faveur de l'adhésion à l'ONU. Le 24 octobre, le Conseil fédéral fixe la date de la votation au 3 mars 2002.
2002
Le 7 janvier, les adversaires de l'adhésion de la Suisse à l'ONU, emmenés par l'ASIN (Action pour une Suisse indépendante et neutre) lancent la campagne du non pour la votation du 3 mars.
Le lendemain, trois conseillers fédéraux - Joseph Deiss, Kaspar Villiger et Samuel Schmid - donnent ensemble les arguments du gouvernement en faveur du oui à l'ONU.
Bernard Weissbrodt
Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: <email-pii>