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L'ancien président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva est déjà accusé de corruption et de blanchiment d'argent dans un volet de l'affaire Petrobras (archives).
KEYSTONE/EPA EFE/SEBASTIAO MOREIRA(sda-ats)
La police brésilienne a présenté mercredi devant le parquet une nouvelle accusation contre l'ex-président Lula pour corruption passive. Il aurait cette fois usé de son influence pour favoriser une entreprise dans des contrats en Angola en échange de pots-de-vin.
"Les preuves recueillies pendant dix mois d'enquête montrent que l'entreprise Odebrecht aurait versé (en 2012) 20 millions de réaux (6 millions de francs) à l'entreprise Exergia", affirme la police fédérale dans un communiqué.
Or, il se trouve qu'un des associés d'Exergia, qui a passé un contrat avec Odebrecht pour des travaux de modernisation de la centrale hydroélectrique Cambambe, en Angola, est Taiguara Rodrigues, un neveu de l'ancien chef d'Etat Luiz Inácio Lula da Silva (2003-2010).
Selon les enquêteurs, ce dessous-de-table de 20 millions de réaux versé par Odebrecht aurait atterri dans la poche de Lula et de son neveu.
Corruption et blanchiment
Les accusations contre l'ancien président se basent sur l'opération Janus, qui enquête sur des irrégularités dans le financement par la banque publique BNDES de chantiers en Angola. D'après l'enquête, Lula, 70 ans, aurait facilité le prêt de BNDES à Odebrecht, le plus grand groupe de construction d'Amérique latine, qui est impliqué dans le tentaculaire scandale politico-financier Petrobras.
Le parquet devra maintenant décider de requérir une condamnation contre Lula ou non devant le juge.
Dans un communiqué, l'institut Lula, qui représente l'ancien président, a indiqué que ce dernier avait toujours agi dans le cadre de la loi.
Le 20 septembre dernier, un juge fédéral avait annoncé que Lula serait jugé pour corruption et blanchiment d'argent dans un volet de l'affaire Petrobras. Lula a toujours rejeté les charges contre lui et dénonce leur caractère politique, qui viseraient, selon lui, à l'éliminer de la course à la présidentielle de 2018.
ATS