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La présence d’un chat dès la naissance aggraverait-il le risque de développer un eczéma chez des individus génétiquement prédisposés à cette maladie ? Il semble en tout cas que la diminution, liée à une déficience génétique, des barrières épidermiques combinée à la présence d’un chat coïncident avec l’apparition d’un eczéma chez les enfants en bas âge.1
La mutation du gène codant pour la filaggrine (FLG), une protéine impliquée dans la protection de la peau contre la perte d’eau et contre toute exposition dangereuse – allergènes, agents infectieux ou chimiques – est en elle-même un facteur d’eczéma. Pour savoir si cette défaillance peut augmenter la sensibilité à certains facteurs environnementaux comme la présence d’animaux domestiques, des chercheurs danois et anglais ont analysé des données concernant près de 900 enfants, de mère asthmatique ou non.
Ils ont observé que 80 d’entre eux étaient porteurs de mutations du gène codant pour la FLG. Ils ont ainsi pu vérifier que porter une mutation pour ce gène doublait les risques de développer un eczéma durant la première année de vie, mais ont surtout mis en évidence que ce risque était encore augmenté si l’enfant avait vécu dès sa naissance avec un chat. La possession d’un chien en revanche n’aurait aucune incidence.
Ces résultats doivent toutefois être confirmés et approfondis, car d’une part les enfants concernés n’ont pas développé d’allergie réelle aux chats, puisqu’aucun n’a présenté d’anticorps spécifiques et, d’autre part, le nombre d’enfants dans cette étude présentant à la fois les mutations et un chat à domicile était très restreint (seize en tout).