Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07118.jsonl.gz/397

Le Gallois, Thomas Geraint, remporte mercredi la 11e étape du Tour de France et s'empare ainsi du maillot jaune. Le...18.07.2018 18:14
Geraint Thomas (Sky) semble bien être le patron du Tour de France. Le Gallois a conquis une deuxième victoire consécutive en s'imposant sous les sifflets au sommet de l'Alpe d'Huez, renforçant ainsi son maillot jaune.
Cette 12e étape, la dernière dans les Alpes entre Bourg-Saint-Maurice et l'Alpe d'Huez (175 km), a permis de constater que l'équipe Sky restait la plus forte. Mais son leader habituel, le quadruple vainqueur Chris Froome, n'est peut-être plus désormais son meilleur atout.
Geraint Thomas (32 ans), qui est devenu le premier Britannique à s'imposer au sommet de la mythique ascension, a cependant répété une nouvelle fois que la hiérarchie demeurait inchangée au sein de la Sky. "Je l'ai dit hier (mercredi), 'Froomey' reste le leader", a déclaré le maillot jaune, qui s'est comporté d'ailleurs en lieutenant dans la montée de l'Alpe d'Huez après un gros travail du néophyte mais très prometteur Egan Bernal (21 ans), pépite du cyclisme colombien.
Autorité impressionnante
La dernière ascension a donné lieu à quelques passes d'armes entre les favoris, mais aussi à plusieurs temporisations. La victoire s'est finalement jouée dans un sprint à cinq, que Thomas a maîtrisé avec une autorité impressionnante.
Le maillot jaune a finalement précédé Tom Dumoulin de 2'', Romain Bardet de 3'' et Froome de 4''. Durant l'ultime montée, le récent lauréat du Giro a essuyé insultes, sifflets et même un coup donné par un spectateur. Froome, visage fermé, n'a pas voulu s'exprimer après l'arrivée.
Vincenzo Nibali a lui perdu 13'', après une chute. L'Italien a été jeté à terre dans la confusion, apparemment provoquée par des motos et le public. Le Sicilien a pu toutefois remonter sur le vélo et a franchi la ligne avec une poignée de secondes de retard sur le groupe de tête. "La route s'est rétrécie devant moi", a tenté d'expliquer Nibali, qui s'est plaint de douleurs au dos. Le vainqueur du Tour 2014 a passé des radios qui ont montré une suspicion de fracture vertébrale.
Au général, Thomas possède désormais 1'39 d'avance sur Froome et 1'50 sur Dumoulin. Nibali est 4e à 2'37.
Longue échappée
Les démarrages successifs entre les prétendants au podium dans le final ont condamné la longue échappée du Néerlandais Steven Kruijswijk, parti de loin dès la Croix-de-Fer, la deuxième des trois grandes ascensions du jour. Kruijswijk (4e du Giro 2016) s'est intégré dans une longue échappée formée sur les premières difficultés de la Madeleine, le premier grand col.
Il a distancé ses derniers compagnons à mi-pente de la Croix-de-Fer, à 68 kilomètres de l'arrivée. Au sommet, le Néerlandais a basculé avec plus de 6 minutes d'avance sur le groupe des favoris mené le plus souvent par l'équipe de Froome et de Thomas, relayés partiellement par les hommes de Bardet et de Quintana.
Abandons
La journée a aussi été marquée par l'abandon de nombreux sprinters. Fernando Gaviria et Dylan Groenewegen, qui ont tous deux gagné deux étapes, ainsi qu'Andre Greipel ont jeté l'éponge.
Tony Gallopin, l'un des coéquipiers de Bardet, a aussi renoncé au cours d'une étape disputée sous une grosse chaleur.
Vendredi, la 13e étape mènera le peloton de Bourg d'Oisans à Valence (169,5 km).