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De 1917 à 2017: De la Révolution d’Octobre à l’agenda du «genre» de l’ONU. Une brochure allemande de la fondation Futur CH explique les relations étroites entre la révolution marxiste et l’idéologie du «genre».
La chute quasi mondiale du communisme en 1990 semblait démontrer que l’idéologie du marxisme-léninisme ne tenait pas la route et était dépassée. Cette vue domine aujourd’hui la pensée courante. Le communisme a échoué au niveau de la politique, de l’économie et au niveau humanitaire. Pourtant, il exerce une influence importante et destructrice dans la pensée anthropologique, sous forme d’idéologies hostiles à la famille comme la Théorie critique de l’École de Francfort, le féminisme et l’idéologie du «genre». Le but de l’abolition de la famille trouve ses racines chez Karl Marx. La lutte mondiale et agressive contre le mariage et la famille est appelée une «guerre mondiale» par le pape François.
L’abolition de la famille
Pour Marx et Engels, les fondateurs du marxisme, la victoire sur la société capitaliste de classes était obligatoirement liée à l’abolition des familles bourgeoises respectivement naturelles. Pour abolir le mariage, il faut selon Marx collectiviser l’éducation des enfants et abolir la propriété privée. On détruirait ainsi les fondements du mariage: la femme ne serait plus dépendante de l’homme et les enfants ne seraient plus dépendants des parents. Marx et Engels écrivent dans le Manifeste du Parti communiste: «Les différences d’âge et de sexe n’ont plus de valeur sociale pour la classe ouvrière. Il n’y a plus que des instruments de travail dont le coût varie suivant l’âge et le sexe.»
Le féminisme moderne fait de même: il exige une éducation des enfants dans des crèches, une formation de la personnalité des jeunes par l’État et une activité professionnelle à plein temps des mères.
La Russie a été le premier pays à légaliser l’avortement, en 1920. Le divorce a été déclaré être un simple acte administratif. Une haute fonctionnaire communiste, Alexandra Kollontai, opposait l’amour-camaraderie – une préfiguration du concept moderne de polyamour – au mariage monogame.
Le néo-marxisme et ses descendants
La révolution du prolétariat n’a pas conquis l’Europe occidentale malgré les prévisions de Marx. Du coup, dès 1923, des marxistes allemands ont créé un marxisme adapté, la «Théorie critique». Au lieu de transformer l’économie, ils voulaient désormais transformer la culture – au lieu de faire appel au prolétariat, ils cherchaient à influencer les intellectuels. Le mouvement étudiant de mai 68 en était le fruit. Ils atteignaient les futurs dirigeants intellectuels, les leaders d’opinion au plan politique et médiatique. La scène médiatique, culturelle, scientifique, pédagogique est aujourd’hui sous leur domination. Le principe du mérite ou de la performance a été remplacé par le principe du plaisir. L’éducation sexuelle est maintenant une éducation de la diversité.
La transformation du langage – entreprise par les féministes et les promoteurs du «genre» – est un moyen pour transformer la réalité. La révolution culturelle postmoderne considère l’individu comme un créateur libre de son propre destin et d’un nouvel ordre de la société. Les droits des enfants sont opposés aux droits des parents. Les enfants s’occupent eux-mêmes de leur éducation (voire la notion anglaise de «Peer Education»). Les adultes peuvent uniquement les accompagner sur ce cheminement. Aux enfants, il n’est plus transmis de savoir objectif, mais des compétences, c’est-à-dire des techniques pour réclamer leurs droits et atteindre un maximum de bien-être. La ressemblance avec les nouveaux plans d’étude est évidente.
Le rôle de l’ONU et des ONG
Lors de la chute du communisme en 1989 et 1990, beaucoup de personnes attendaient un nouvel ordre mondial sous la conduite de l’ONU et des grands organismes non-gouvernementaux (ONG) avec leur «compétence» socio-économique. La génération de mai 68, occupant entre-temps les positions clés à l’ONU et dans les ONG, a réussi à mettre en œuvre l’agenda néo-marxiste sans opposition. L’ONU a choisi ces ONG comme partenaires, diminuant ainsi l’influence démocratique des pays membres.
Dans les années 1990, une série de conférences mondiales de l’ONU sur des sujets comme par exemple l’éducation, le développement social, les droits humains, a servi de moyen pour déclarer l’idéologie néo-marxiste et postmoderne comme étant le nouveau consensus global.
En 1995, la conférence mondiale sur les femmes, tenue sous l’égide de l’ONU à Pékin, a déclaré la mise en œuvre de l’idéologie du «genre» comme une thématique qui doit marquer toutes les mesures et toutes les instances. Les ONG ou groupes d’«experts» contrôlent les États au nom de l’ONU et formulent des recommandations. Ces recommandations servent de moyen de pression pour la mise en œuvre de l’agenda idéologique.
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Résumé réalisé par David Gysel. La brochure allemande peut être commandée chez Futur CH / Zukunft CH: <email-pii> / 052 268 65 00