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Bonheur, où te caches-tu?
Le bonheur. Qu’est-ce que c’est?
À quoi associez-vous le terme «bonheur»? Le bonheur est-il le fruit du hasard? Ou simplement une sensation? Être heureux s’apprend-il ou avons-nous peut-être généralement perdu le sens du bonheur? Voici quelques éléments de réponse.
- Étymologiquement, le mot bonheur vient de l’expression «bon eür». «Eür» est issu du latin augurium, qui signifie «accroissement accordé par les dieux à une entreprise». Du point de vue de l’étymologie, le bonheur est donc l’aboutissement d’une construction, qui ne saurait être confondue avec une joie passagère.
- Le bonheur est souvent mis en relation avec le hasard. Lorsque le hasard nous donne la belle part, nous parlons de «chance». Un hasard malencontreux s’appelle «destin». Mais le véritable bonheur repose sur les deux aspects: le succès et l’échec.
- Le bonheur se cache aussi dans l’échec. Difficile à croire? Un échec nous offre en effet une opportunité de grandir grâce à lui. Chaque défaite nous apporte les «outils» nécessaires pour faire mieux la prochaine fois.
- Les émotions nous montrent le chemin. Nous aimons les sensations liées au bonheur. Mais aussi la tristesse, la colère et la peur sont des indicateurs importants dans nos vies. Bien entendu, nous préférons tous les émotions positives. Les experts estiment que dans une vie saine et équilibrée, le rapport entre émotions positives et négatives devrait correspondre à la proportion 3:1.
- Un «Atlas du bonheur», indiquant où vivent les personnes les plus heureuses, est établi et publié chaque année. Pour le concevoir, ses auteurs interrogent des personnes au sujet de leur bien-être actuel et de son évolution par rapport aux années précédentes (S’est-il amélioré ou détérioré?). Cette impression n’est cependant pas un indicateur particulièrement fiable. En effet, le bien-être subjectif est influencé par les derniers événements survenus ainsi que par l’humeur. Cela ne suffit pas pour déterminer si une personne est heureuse à long terme ou non.
- Le fait que nous soyons des personnes plus ou moins heureuses dépend à 50% de nos gênes. Ces derniers règlent par exemple le transport de messagers tels que la sérotonine ou l’ocytocine, lesquelles sont étroitement liées au sentiment de bonheur.
- Le bonheur repose sur des petits moments, appelés «Peaks», ou temps forts, lesquels sont éphémères. La nature l’a voulu ainsi, afin que nous ne fassions pas preuve de paresse: les moments de bonheur ne durent pas, pour que nous soyons sans cesse à la recherche de quelque chose susceptible de nous rendre heureux.
- Le bonheur durable s’appelle satisfaction. Sur le plan cognitif, la satisfaction est la sœur du bonheur. De nombreux chemins mènent à la satisfaction. Le psychiatre Viktor Frankl en a cité trois particuliers: adopter une attitude positive, atteindre ses objectifs et être contemplatif.
- Le bonheur implique que nous soyons authentiques.
- Ce que l’homme recherche en réalité, ce sont des raisons d’être heureux. Lorsqu’il les trouve, le bonheur vient de lui-même.
«La véritable poursuite du bonheur est ce qui le met en échec.»
Viktor Frankl, neurologue et psychiatre (1905-1997) – (traduction libre)
Aus: netdoctor.at
Le bonheur comme discipline d’enseignement
Ernst Fritz-Schubert, un ancien directeur d’école, a proposé en 2007 l’enseignement de la discipline du «bonheur» dans son école d’Heidelberg. Aujourd’hui, dans son institut pédagogique, il transmet son concept à d’autres enseignants.
Du bonheur des petites choses
Le moine et auteur à succès Anselm Grün parle des chemins qui mènent au bonheur personnel.