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Samuel Schmid a commis une «erreur lourde de conséquences» en choisissant Roland Nef comme chef de l'armée. C'est ce qui ressort d'un rapport de la commission de gestion de la Chambre Basse du Parlement, qui s'en prend durement au ministre de la Défense démissionnaire.Ce contenu a été publié le 28 novembre 2008 - 16:36
Samuel Schmid a mal évalué l'importance de l'existence d'une procédure pénale en cours contre Roland Nef pour contrainte à l'égard de son ex-compagne et n'a pas agi avec le soin nécessaire, souligne le rapport publié vendredi.
Selon la commission, le ministre de la Défense aurait dû exiger d'en savoir plus pour pouvoir évaluer si le candidat disposait des caractéristiques personnelles requises (intégrité, résistance au stress) pour un futur chef de l'armée.
Le ministre de la défense «porte la responsabilité principale du fait que tous les signes sur la procédure pénale en cours ont été négligé». La responsabilité de Samuel Schmid n'est en rien amoindrie par les tentatives de Roland Nef de minimiser les accusations à son encontre. Un tel excès de confiance relève d'un «manque de diligence».
Roland Nef et son prédécesseur Christophe Keckeis ne sont pour autant pas épargnés par le rapport. Christophe Keckeis est critiqué pour avoir sous-estimé les implications potentielles de la procédure contre Roland Nef et de lui avoir témoigné un excès de confiance.
Quant à Roland Nef, le devoir d'information et de loyauté auraient exigé qu'il informe lui-même Samuel Schmid ou Christophe Keckeis des accusations exactes à son encontre avant d'être nommé chef de l'armée, souligne le rapport.
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