Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07260.jsonl.gz/125

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Katanga Mining a annoncé vendredi la suspension de ses activités de traitement de cobalt en plus de celle de ses activités de cuivre rendue publique par sa maison mère. Il s'agit de la filiale congolaise du groupe de négoce de matières premières suisse Glencore.
Dans un communiqué publié par sa direction après des entretiens avec les autorités congolaises à Kinshasa, la société, qui exploite la mine de Kamoto, près de Kolwezi, dans la province du Katanga (sud-est de la République démocratique du Congo) précise qu'elle maintient son plan d'investissement prévu de "880 millions de dollars" destiné à améliorer ses infrastructures de production et sa rentabilité.
La suspension du traitement du cuivre et du cobalt, à partir d'une date non communiquée, "est prévue pour une durée pouvant aller jusqu'à 18 mois" pendant la durée de ces travaux. "La société cherche à minimiser les effets de cette suspension sur ses employés et conservera au moins 80% de la main-d'oeuvre existante", affirme le communiqué.
Frappée par la chute des cours des métaux, Glencore a dévoilé lundi une série de mesures pour réduire son endettement, parmi lesquelles la suspension de sa production de cuivre à Kamoto.
Premier producteur de cobalt
Mercredi, un conseiller du Premier ministre congolais Augustin Matata Ponyo avait déclaré que le gouvernement demandait "à Glencore de respecter ses engagements en matière d'investissement et d'emploi" à Kamoto.
La RDC est le premier producteur mondial de cobalt et dispute à la Zambie la place de sixième producteur mondial de cuivre.
Katanga Mining affirme avoir produit plus de 77'000 tonnes de feuilles de cuivre (cathodes) et près de .800 tonnes de cobalt au premier semestre. Il s'agit respectivement de 16% et 5% de la production nationale de ces deux métaux, estimée par la Chambre des mines congolaise pour la même période.
Moteur de croissance
Selon l'Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE), dont la RDC est membre, la mine de Kamoto a représenté 20% des recettes perçues par l'État congolais en provenance du secteur minier en 2013.
Les mines sont le moteur principal de la forte croissance économique que connaît depuis quelques années la RDC, pays parmi les moins développés au monde et dont les autorités espèrent faire une nation émergente d'ici à 2030.
Katanga Mining ambitionne de devenir la première société productrice de cobalt au monde et de cuivre en Afrique.
ATS