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Daniel Vasella, l'ancien président du géant pharmaceutique bâlois Novartis, a défendu le bonus de départ qui lui avait été initialement octroyé. Dans une interview accordée au "Financial Times", l'ex-patron a estimé que cette somme était justifiée.
"Fondamentalement, je ne crois pas qu'il faille se restreindre (dans une négociation)", c'est au conseil d'administration de décider, a-t-il déclaré au quotidien britannique dans son édition en ligne.
Daniel Vasella a précisé qu'il pensait que cette somme était justifiée au regard des rendements qu'il avait générés pendant qu'il était aux commandes du groupe. Selon lui, ce montant se situe dans la norme de ce que pratiquent ses concurrents.
Le scandale autour cette indemnité de départ "aurait pu être géré différemment", a-t-il encore estimé. La clause de non-concurrence s'apparente à "une interdiction d'exercer ma profession", a-t-il insisté.
Effet d'une bombe
Mis sous pression, Daniel Vasella avait renoncé en février à une clause de non-concurrence à hauteur de 72 millions de francs. Il devait toucher durant six ans au maximum 12 millions de francs par année à titre de dédommagement.
Le contrat prévoyait qu'il ne devait percevoir l'entier de la somme que s'il renonçait à passer à la concurrence. L'annonce de cette indemnité avait fait l'effet d'une bombe, peu avant la votation fédérale sur l'initiative Minder contre les salaires abusifs.
Novartis avait finalement convenu avec l'ancien homme fort du groupe qu'il toucherait la somme de 4,9 millions de francs au titre des services rendus.