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Les républicains affirment que la couverture proposée par l'Obamacare est trop coûteuse pour les employeurs et dénoncent une ingérence trop importante de l'Etat fédéral dans le secteur de la santé. "La priorité sera de tenir notre promesse en révoquant l'Obamacare", a déclaré Mike Pence.
KEYSTONE/EPA/MICHAEL REYNOLDS(sda-ats)
Le vice-président élu Mike Pence a promis mercredi que la révocation de l'Obamacare serait "la priorité" de la future administration Trump. De son côté Barack Obama s'est déplacé au Capitole pour appeler les élus démocrates à défendre son héritage en matière de santé.
Malgré l'opposition de l'ensemble des sénateurs démocrates et du républicain Rand Paul, le Sénat a approuvé l'ouverture d'un débat sur le projet de révocation de la réforme de santé voulue par le président sortant. Cette réforme a permis à 20 millions d'Américains de bénéficier d'une couverture maladie.
Les républicains ont toujours dit qu'ils remettraient en cause la mesure emblématique de Barack Obama mais ils n'ont toujours pas, à ce jour, proposé d'alternative. "Le projet des républicains de réduire la couverture maladie ne rendra pas sa grandeur à l'Amérique", a commenté mercredi le chef de file du groupe démocrate au Sénat, Chuck Schumer, en allusion au slogan de campagne de Donald Trump.
Les républicains affirment que la couverture proposée par l'Obamacare est trop coûteuse pour les employeurs et dénoncent une ingérence trop importante de l'Etat fédéral dans le secteur de la santé. "La priorité sera de tenir notre promesse en révoquant l'Obamacare et en la remplaçant par une réforme de santé qui réduira le coût de l'assurance maladie sans renforcer le poids du gouvernement", a déclaré Mike Pence pendant une conférence de presse.
Le vice-président a assuré que l'administration Trump travaillerait de concert avec les leaders républicains au Congrès pour parvenir à ce résultat. Ni lui, ni les chefs de la majorité républicaine à la Chambre des représentants, Paul Ryan, et au Sénat, Mitch McConnell, n'ont toutefois de précisions sur leurs intentions en la matière.
Les républicains n'ont pas l'intention de "léser qui que ce soit" et ont "un plan" et "plein d'idées", s'est contenté de dire Paul Ryan devant la presse.
"Doutes"
Interrogé sur ce flou, le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, a émis des doutes à ce sujet.
"Un des républicains les plus articulés au Capitole est le président de la Chambre des représentants. Et il a tenu aujourd'hui une conférence de presse pendant laquelle il a été incapable d'expliquer pourquoi les républicains n'ont pas présenté de projet alternatif", a-t-il dit.
En supprimant l'Obamacare, les républicains prendront le risque de semer la pagaille dans le secteur de l'assurance santé et potentiellement de payer un prix politique élevé, lors des élections de mid-term, dans deux ans, si leur politique échoue.
Mike Pence a néanmoins assuré que cela ne ferait pas reculer l'administration Trump. "L'architecture de la loi qui remplacera l'Obamacare se dessinera dans les semaines ou les mois qui viennent", a-t-il assuré.
ATS