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La session du Conseil des droits de l'homme sera annulée pendant une journée vendredi en raison une grève du personnel de l'ONU à Genève (archives).
KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI(sda-ats)
La session du Conseil des droits de l'homme et d'autres rencontres importantes à l'ONU à Genève vont être annulées pendant une journée. Les fonctionnaires internationaux ont décidé d'une grève pour vendredi pour protester contre les coupes de leurs rémunérations.
Organisé jeudi, un vote dans six bureaux a massivement soutenu le scénario d'un débrayage. Plus de 1000 personnes ont approuvé la grève, soit plus de 89%, contre 120 oppositions et trois votes non valides ou blancs.
Après ce résultat, "les réunions de la session du Conseil des droits de l'homme vont être annulées", a indiqué à l'ats un porte-parole de celui-ci. Les discussions pourraient être reprogrammées lundi ou mardi en plus de celles prévues. Et celles organisées par des Etats ou des ONG en marge du Conseil vendredi ne seront pas affectées.
En revanche, "d'autres réunions importantes ont été annulées", a expliqué à l'ats le président du Conseil de coordination des associations de personnel de l'ONU et de ses agences à Genève, Ian Richards. Ce soutien "montre à quel point le personnel de l'ONU a perdu confiance" dans la manière dont ses conditions ont été décidées, selon lui.
Il a aussi déploré un courriel d'intimidation de la part de la direction, qui aurait convaincu certains d'approuver ce débrayage. La grève n'est prévue pour le moment que pour un jour. Mais le dispositif pourrait s'étendre si la Commission de la fonction publique internationale (CFPI) n'aborde pas les coupes salariales lors de sa réunion la semaine prochaine à New York.
Négociations collectives exigées
Les fonctionnaires internationaux à Genève ont protesté à plusieurs reprises contre les coupes prévues de 5,1% de leurs rémunérations, malgré un compromis trouvé l'année dernière avec l'organe technique sur une réduction de 3%. Ils contestent une décision prise en s'appuyant sur une adaptation controversée du coût de la vie dans la région.
Mais désormais, ils ne luttent pas uniquement pour leurs salaires. "Nous voulons une réforme du système et des négociations collectives", avait affirmé récemment la présidente du syndicat des employés de l'Organisation internationale du travail (OIT).
Dans une résolution adoptée récemment, les employés exigent une évaluation de la structure de la CFPI et demandent aux organisations de suspendre leur collaboration avec elle. Ils réclament un report des décisions prises sur les coupes des rémunérations. Ils sont favorables à un mécanisme qui rassemblerait la CFPI, les employés et les gouvernements. Des procédures légales pourraient également être prises.
ATS