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Cette demande parviendrait au Conseil fédéral sous forme de lettre. Selon, la proposition a de bonnes chances d'aboutir au sein de la commission. Des élus du PLR et du Centre la soutiendraient déjà.
"Les conditions pour des ouvertures rapides sont là", assure ainsi la conseillère nationale Daniela Schneeberger (PLR/BL). Selon Leo Müller (PDC/LU), le 19 avril "est peut-être un peu tôt", mais le gouvernement "devrait pouvoir offrir une perspective aux entreprises pour début mai".
L'UDC justifie ses demandes d'assouplissements au vu des principaux indicateurs plutôt favorables, tels l'absence de pénurie de personnel qualifié dans les hôpitaux, l'occupation des lits en soins intensifs ou le nombre de décès.
Malgré une "débâcle" en matière d'approvisionnement en vaccins, la plupart des groupes vulnérables sont désormais vaccinés et il n'est donc plus justifiable que des secteurs entiers de l'économie et une large frange de la population continuent d'être victimes de mesures disproportionnées, estime le parti.
Le PLR directement visé
Le président de l'UDC Marco Chiesa fait directement pression sur le PLR pour obtenir ces assouplissements. "Si les deux conseillers fédéraux PLR n'adoptent pas enfin une ligne politique claire, il y aura des conséquences aux élections fédérales en 2023."
Et si le PLR continue de reculer dans l'électorat en raison de son "alignement constant sur la gauche", il devra compter avec la perte de son deuxième siège au gouvernement, a indiqué le Tessinois dans une vidéo diffusée dimanche sur Twitter. Deux représentants PLR au Conseil fédéral ne seraient arithmétiquement plus justifiés, selon lui.
Politiquement non plus, car le PLR ne représente plus les positions qu'on attend de ce parti dans les dossiers comme la pandémie de coronavirus, l'accord-cadre avec l'UE, la loi sur le CO2 ou le pacte mondial sur les migrations de l'ONU, estime Marco Chiesa.
La réponse directe du PLR
Le PLR a répliqué sans tarder sur Twitter sous la forme d'un "cours de civisme gratuit": "Ce n'est pas l'UDC qui décide de ce qu'est une politique de droite", indique le parti bourgeois.
vkiss, avec l'ats
Les milieux patronaux grondent
En marge de l'UDC, les organisations économiques et patronales elles aussi donnent de la voix. L'Union suisse des Arts et Métiers présentera lundi une liste de revendications pour des réouvertures aussi rapides que possibles.
Mais c'est surtout le président de l'Union patronale, Valentin Vogt, qui a fait parler de lui. Vendredi sur SRF, il a estimé que, grâce à la vaccination des personnes à risque, il sera "possible de vivre avec 20'000 à 30'000 contaminations par jour sans surcharge hospitalière". Un scénario qui a suscité bien des critiques de la part des scientifiques, et un hashtag #Vogtmussweg ("Vogt doit démissionner") a été largement repris sur Twitter.
Interrogée dimanche soir dans Forum, la médecin et bioéthicienne Samia Hürst, vice-présidente de la task force scientifique, explique que cette estimation est farfelue. "Déjà aujourd'hui, avec 2500 cas par jour, les cliniciens indiquent que jusqu'à la moitié des lits de soins intensifs peuvent être occupés par des patients Covid sans facteurs de risque particuliers. Imaginons qu'on enlève l'autre moitié si les personnes à risque étaient toutes vaccinées, même dans ces conditions, on voit bien que si le nombre de cas était multiplié par dix, le système de santé serait submergé".
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Le taux de positivité plus pris en compte
L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a indiqué dimanche que le taux de positivité ne faisait plus partie des valeurs de référence pour juger la situation épidémiologique. Les autotests et les tests de masse faussent en effet cet indicateur, selon l'information du SonntagsBlick confirmée auprès de Keystone-ATS.