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Les Mapuche se battent depuis des années pour la récupération de leurs terres ancestrales au Chli. Leur représentante auprès de l'ONU n'a pas obtenu l'asile en Suisse (archives).
KEYSTONE/AP/LUIS HIDALGO(sda-ats)
La représentante du peuple Mapuche auprès de l'ONU, à Genève, Flor Calfunao Paillalef, pourra être renvoyée au Chili. Le Tribunal fédéral administratif (TAF) a confirmé le rejet de sa demande d'asile en Suisse.
Les Mapuche se battent depuis des années pour la récupération de leurs terres ancestrales au sud du Chili. Dans un arrêt publié mardi, le TAF est arrivé à la conclusion qu'ils n'étaient pas exposés à une persécution collective dans ce pays sud-américain.
Un individu ne doit pas craindre que sa seule appartenance à cette population entraîne une haute probabilité d'être poursuivi. Appelés à se prononcer sur la décision du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) de refuser l'asile à Flor Calfunao Paillalef, les juges ne voient par ailleurs aucune raison qui s'exposerait au renvoi de cette personne.
Le TAF n'en estime pas moins que les confrontations entre les Mapuche et les autorités chiliennes vont se poursuivre. Une hausse de la répression étatique et paramilitaire est même établie.
Flor Calfunao Paillalef a immigré illégalement en Suisse en 1996. Elle a déposé une première demande d'asile en 2008, qui a été repoussée en 2010. Une seconde requête a été déposée en 2013, avec un dossier enrichi de nouvelles pièces. Le SEM a de nouveau dit "non" en mai 2017. La représentante mapuche s'est alors tournée vers le TAF. La décision de cette instance est définitive.
ATS