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Opposants et partisans du projet de constitution en Egypte faisaient campagne jeudi, à moins de deux jours d'un référendum crucial sur ce texte contesté. Les deux camps ont notamment investi Internet, à grand renfort de vidéos et communiqués.
Après avoir débattu de sa position vis-à-vis du vote dont elle exigeait l'annulation, l'opposition a finalement appelé mercredi à y participer en votant "non". Elle a exigé des garanties, comme la présence d'un juge pour chaque urne ou d'observateurs locaux et internationaux.
Le Front du salut national, une coalition de mouvements en majorité de gauche et libéraux, prévoyait également d'organiser une réunion dans la grande banlieue du Caire jeudi, après en avoir tenu deux la veille à Alexandrie (nord) et Mansoura (delta du Nil), selon l'un de ses responsables.
Une chanson pour la constitution
Les partisans du "oui", menés par la puissante confrérie des Frères musulmans, ont commencé à faire campagne bien plus tôt, en distribuant des prospectus dans la rue et en mettant en ligne des vidéos explicatives en dialecte égyptien.
Une chanson a même été composée pour appeler à appuyer le texte, "afin que les choses se calment et pour la stabilité". "Cette constitution n'est pas mal, elle a été écrite par une commission de héros", lance même le chanteur.
Les islamistes ont aussi posté des partisans, hommes et femmes, sur plusieurs centaines de mètres le long de certaines routes, brandissant des pancartes disant "Oui à la constitution".
Sur deux jours
Le référendum aura lieu les 15 et 22 décembre dans deux zones distinctes du pays. Cette décision pourrait permettre de surmonter le boycott de la supervision du vote par de nombreux magistrats.
L'opposition estime que le texte ouvre la voie à une islamisation accrue de la législation et manque de garanties pour les libertés. Le camp présidentiel assure en revanche que la nouvelle loi fondamentale permettra de doter le pays d'un cadre institutionnel stable, la précédente ayant été suspendue il y a près de deux ans, après la chute du régime Moubarak.
ATS