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Le comité central de Syriza a approuvé jeudi la proposition du premier ministre grec Alexis Tsipras d'organiser un congrès extraordinaire du parti. Il a toutefois rejeté l'idée d'un vote des militants sur la stratégie à suivre envers les créanciers de la Grèce.
Alexis Tsipras, également dirigeant de Syriza, avait fait cette proposition dans la matinée, à l'ouverture de la réunion du comité central de la formation, à la suite des profondes divisions apparues au sein du parti de la gauche radicale.
Le chef du gouvernement doit faire face à la fronde de l'aile gauche de son parti face aux mesures d'austérité qu'il a été contraint d'accepter le 13 juillet dernier sous la pression des créanciers pour éviter une sortie de la Grèce de la zone euro.
"Une majorité a voté en faveur de la tenue d'un congrès extraordinaire en septembre", a indiqué Costas Zachariades, membre du comité central, composé de 201 membres. La date exacte de la réunion n'a pas encore été précisée.
Dizaine de démissions
Après plus de douze heures de séance, le comité central du Syriza a accepté la proposition du premier ministre en rejetant celle de "la plate-forme gauche", un courant influent de gauche dur au sein du Syriza ainsi que celle d'autres groupes dissidents, qui s'opposent à l'accord avec les créanciers.
Les dissidents souhaitaient un congrès le plus tôt possible avant même la finalisation de l'accord avec les créanciers. Plus d'une dizaine de membres du comité central ont démissionné à l'issue de la réunion du comité central, selon Costas Zachariades.
"J'appelle chacun de vous à partager la responsabilité politique pour l'unité du parti", a lancé Alexis Tsipras lors de son intervention devant le comité central jeudi matin.
Les 15 et 22 juillet, une trentaine des 149 députés Syriza avaient voté contre les premières réformes demandées par les créanciers et le premier ministre ne dispose plus de la majorité de 151 députés (sur 300) pour appliquer le nouvel accord sans le soutien de trois partis d'opposition.
Cet accord doit être mis sur pied d'ici le 20 août et des équipes des créanciers se trouvent cette semaine à Athènes pour négocier avec les responsables grecs.
La décision du comité central du Syriza intervient en pleines négociations entre le gouvernement grec et les hauts représentants des créanciers, UE, BCE et FMI, qui sont arrivés cette semaine à Athènes pour finaliser le nouveau prêt international au pays.
ATS