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- Le Jugement du 13 janvier 2003 de la Chambre pénale de Genève
- un jugement accablant pour Ragnar Rylander!
- Recours au Tribunal fédéral!
-
Hearing of Monday, 13 January 2003
- Le Temps 14 janvier 2003
- Le Courrier 14 janv.2003
-
- Tribune de Genève 14 janvier 2003
CIPRET-Genève et OxyGenève - «Affaire Rylander» - Communiqué du 13 janvier 2003
La Cour d'appel a rendu son arrêt lundi 13 janvier 2003. Nous notons que l'amende qui nous avait été infligée par le Tribunal de police a été réduite considérablement (de 4000 francs elle passe à 1000 francs). Par ailleurs, M. Rylander avait été débouté de toutes ses conclusions en dommages intérêts contre nous par le Tribunal de police et nous sommes heureux de constater que cet aspect de la décision a été confirmé, car le montant considérable qu'il nous réclamait (plus de 60'000
francs) n'aurait pas manqué de poser des obstacles considérables à la poursuite de notre tâche d'intéret public.
Nous sommes renforcés dans notre conviction que les griefs que nous avons fait valoir contre M. Rylander sont pleinement fondés car nous constatons avec grande satisfaction que la Cour d'appel a confirmé la vérité de ces griefs dans leur totalité. Elle considère comme prouvé que Rylander «était secrètement employé par Philip Morris», et comme prouvé aussi qu'il était «l'un des consultants les plus grassement payés de Philip Morris». La Cour juge que Rylander «n'a pas hésité à tromper le public afin de se montrer favorable au cigarettier qui le rémunérait.». Elle conclut que son étude sur les enfants et les maladies respiratoires «apparaît comme frauduleuse». La seule chose que la Cour d'appel nous reproche est d'avoir exagéré en suscitant «l'impression que toute la carrière de l'intimé n'aurait été qu'une vaste tromperie.» La Cour nous attribue en la matière des propos qui n'ont jamais été les nôtres et qui sont même contredits dans l'acte d'accusation formulé par le Procureur Général.
Nous allons examiner l'arrêt de manière approfondie avec nos avocats et nous nous proposons de faire trancher par le Tribunal fédéral la question de savoir si une sanction, même aussi insignifiante qu'une amende, doit vraiment nous être infligée alors que nous n'avons fait qu'attirer l'attention de la communauté scientifique, de l'Université et de l'opinion publique sur les financements occultes par l'industrie du tabac des travaux de scientifiques complaisants.
Nous abordons donc avec confiance et détermination la dernière phase de cette procédure, qui a déjà permis de démasquer les agissements de M. Rylander comme ils devaient l'être.
Enfin, nous ne doutons pas que l'enquête approfondie qui va être menée par la Commission d'intégrité de la Faculté de médecine de l'Université de Genève va apporter une lumière supplémentaire sur cette affaire, notamment en recourant aux informations dont l'Université dispose sur les travaux de Rylander, en particulier les protocoles de ses études, ses déclarations à la commission d'éthique, ses données et notes de recherche, et en les comparant aux informations qu'il fournissait à Philip Morris et celles qu'il présentait aux rédacteurs des revues dans lesquelles ses études ont été publiées. Nous avons déjà indiqué pour notre part que nous sommes pleinement disponibles pour partager avec cette Commission l'intégralité des informations à notre disposition.
Jean-Charles Rielle, Médecin responsable, CIPRET-Genève
Pascal A. Diethelm, Président, OxyGenève
Quelques extraits du Jugement de la Chambre pénale du 13 janvier 2003...
page 14
page 15
page 16
- Le Soir - Belgique - 13 janvier 2003

Deux résultats significatifs de recherches sur le site de PM.|
- INBIFO a remis à Rylander au cours de sa carrières au minimum 1411 rapports scientifiques (sans compter ceux qui n'ont pas encore été mis sur le site).
- Dans les années 80, INBIFO a livré à Rylander 330 rapports scientifiques touchant à la fumée secondaire.
Même s'il y a quelques doublons, les chiffres sont énormes. Rylander était vraiment la personne la mieux informée au monde sur les effets de la fumée passive.
La face cachée des subventions de la recherche par les cigarettiers
Pascal A. Diethelm
Ce document porte sur échange de correspondance entre hauts cadres de la société Philip Morris. Il s'agit de deux lettres qui fournissent
une illustration frappante de la façon dont l'industrie du tabac utilisait dans les années 70 le financement de projets de recherche pour exercer
une pression sur les chercheurs suisses et tenter d'orienter leurs résultats.
Document ultra confidentiel rédigé par le Dr Helmut Wakeham pour être présenté à New York en novembre 1961 à la commission R&D
de Philip Morris. Pour mémoire, H. Wakeham est la personne qui a signé le contrat d'engagement de Rylander chez Philip Morris. On note:
P.1 L'énorme quantité de gas émis par la fumée secondaire (celle que respire les
non-fumeurs) et le fait que la fumée de cigarette contient plus de 400 substances déjà connues en 1961, dont 50 ont été identifiées pour la première
fois dans les laboratoires de PM (naturellement, sans que le consommateur en soit informé). Aujourd'hui, la liste des substances s'élève à plus de 2000.
P. 6 Sous "statistical evidence" notez "These associations suggest that smoking may be a causative factor". Notez aussi sous Physiological
"tests in which animals treated with smoke condensate , extracts, or compounds therefrom, suffer from increased tumor frequency."
P. 9 Notez la
"liste partielle des constituant de la fumée de cigarette aussi identifié comme substances cancérogènes", qui comprend 40 substances.
P. 10 "present evidence suggests that smoking has stronger tumor-promoting than tumor-initiating effect" Notez l'idée de créer une cigarette médicalement
acceptable (ce qui implique que la cigarette courante ne l'était pas).
P. 17 L'élimination des substances cancerogènes pose problème,
car chaque on les trouve dans chacune des catégories de composants de la fumée de cigarette. Ce document est la preuve que PM n'ignorait rien
de la toxicité de ses produits déjà en 1961. On peut conclure que PM a dissimulé les résultats des recherches conduites à INBIFO afin que cette
toxicité ne soit pas mise en évidence et dans le but de feindre l'ignorance à ce sujet.

Tribune de Genève 24 septembre 2002
Consultant agreement
Contrat du 7 décembre 1972
entre Ragnar Rylander et Dr H. Wakeham,
Vice President - Research & Development, Philip Morris
Version *.pdf
Directement sur le site de Philip Morris
cf. plainte pénale du 19 avril 2001
page 9 paragraphe b) ... je n'ai jamais été l'employé de Philip Morris USA dont je n'ai pas non plus été secrètement "à la solde".
Lettre de Ragnar Rylander au Dr Martin McKee,
Editor in Chief European Journal of Public Health
"Il est important de déclarer que je n'ai jamais été un consultant formel de Philip Morris
- aucun contrat n'a été signé,...

Ragnar Rylander, commentaires soumis à l’Agence américaine pour la protection de l’environnement (EPA), août 1990.

«Si, en se basant sur des données scientifiques insuffisantes dans la littérature, nous conseillons à une mère dont l’enfant souffre d’infections
respiratoires répétitives d’arrêter de fumer, alors que la recommandation appropriée est que l’enfant doit être mieux nourri, les efforts
de santé publique auront échoués.»
Rylander a soumis ses commentaires en tant que « scientifique indépendant » et au nom du département de médecine environnementale de l’Université de Göteborg, en omettant de mentionner que ces commentaires avaient été élaborés sous la haute supervision de Philip Morris et avaient été en partie rédigés par les avocats de la multinationale.
Pour plus de détail, voir le document ci-joint.
Documents sur le site de Philip Morris
(ndlr: Les phrases ont été mises en gras par nous.)
"Merci pour ces mots encourageants. En ce qui concerne la préparation du procès à Genève,
j'ai demandé à Rick si c'était possible de recevoir une quelconque assistance de Philip Morris pour copier les quelques 16'000 pages
(!) de vos dossiers où je suis cité. Je crains qu'il me faille consulter tout cela pour trouver des arguments de défense.
Si cela n'est pas possible, je trouverai une autre solution." 3 juin 2001, Ragnar Rylander à Loreen Carchman (*.pdf)
(ndlr: On note avec intérêt que Rylander parle de trouver des arguments pour sa défense, alors que c'est lui qui attaque. Lapsus révélateur?)
"Finalement, je vous ai indiqué que Ragnar poursuit en justice deux types du contrôle du tabac en Suisse pour diffamation et m'a demandé de témoigner pour lui.
J'en ai informé les avocats et puisqu'il travaillait
pour moi au service de la compagnie, j'ai accepté de le faire." 4 septembre 2001, Richard Carchman
"L'industrie du tabac a-t-elle changé?". Dans le procès qu'il intente aux compagnies de tabac américaines, le Department of Justice des USA a demandé
à ces compagnies d'exprimer leur position officielle sur une nombre de questions précises. Les réponses des compagnies ont été soumises par écrit
en avril 2002. Elles sont édifiantes. Le chef de file du parti démocrate, le membre du Congrès Henry A. Waxman, a compilé les réponses des cinq
plus grandes compagnies dans un rapport rendu public le 17 septembre 2002 (*.pdf) . Non seulement il démontre que ces compagnies n'ont pas évolué
et campent dans l'ensemble sur leur attitude de déni, mais aussi il indique que ces compagnies ne diraient pas la vérité et donc se parjuraient,
puisque les documents montrent qu'en interne, leur connaissance et leurs pratiques sont différentes de celles qu'elles déclarent officiellement
à la justice américaine.
La question du tabagisme passif occupe un rôle central dans cette politique de déni. C'est la seule question sur laquelle les cinq compagnies
sont unanimes. En ce qui concerne la position de Philip Morris sur le tabagisme passif, la réponse donnée (*.pdf) correspond exactement
à l'approche et aux thèses défendues au cours des ans par leur consultant, le Dr Ragnar Rylander. Ces thèses ont été compilées pour la première
fois dans le compte-rendu du Symposium Rylander de 1983 qui s'est tenu à l'Université de Genève. Lorsque nous dénonçons ces thèses comme étant
le résultat d'une fraude scientifique, c'est en fait toute l'argumentation de Philip Morris, et au delà d'elle, de l'industrie du tabac, que
nous remettons en cause. On comprend dès lors l'acharnement de la partie civile, car l'enjeu va bien au delà de la réputation et de l'honorabilité
d'un simple chercheur. Le membre du Congrès Waxman a d'ailleurs pris contact avec nous et attend avec grand intérêt les conclusions du tribunal genevois.

- APPEL - Troisième Audience - Cour de Justice Chambre pénale - Genève
- Lundi 23 septembre 2002 à 10h
- Procès-verbal d'audience
-
- Le Courrier 24 septembre 2002
- Tribune de Genève 24 septembre 2002
- La Liberté 24 septembre 2002
- Audition du Dr Martin McKee
- Editor-in-Chief European Journal of Public Health
- London School of Hygiene and Tropical Medicine
-
- Lettre de Ragnar Rylander à The Editors European Journal of Public Health
- "Aucune partie de la recherce présentée n'a été financée par des ressources
- qui auraient pu conduire à un conflit d'intérêt."
-
- Lettre de Ragnar Rylander au Dr Martin McKee,
- Editor in Chief European Journal of Public Health
- "Il est important de déclarer que je n'ai jamais été un consultant formel de Philip Morris
- - aucun contrat n'a été signé, je n'ai jamais reçu de rétribution régulière en tant que
- consultant (seulement des frais de voyages et des indemnités "per diem")
"
- et je n'ai jamais participé aux développements de produit ni à des discussions sur
- la politique scientifique de la compagnie.
- Consultant agreement - Contrat du 7 décembre 1972
- entre Ragnar Rylander et Dr H. Wakeham, Vice President - Research & Development, Philip Morris
- Version *.pdf - Directement sur le site de Philip Morris
- cf. plainte pénale du 19 avril 2001
- page 9 paragraphe b) ... je n'ai jamais été l'employé de Philip Morris USA
- dont je n'ai pas non plus été secrètement "à la solde".
- Lettre accompagnant le contrat du 11 décembre 1972,
- de T.S. Osdene, Director of Research, Philip Morris, à Ragnar Rylander
Etude sur les habitudes alimentaires des femmes non-fumeuses qui vivent avec des fumeurs ou des non-fumeurs
- Article publié dans le European Journal of Public Health (EJPH) - Vol. 9 1999 No 2
Correspondance Martin McKee – Rylander (au sujet de l’article traité ci-dessus)
Epilogue: Le Prof. McKee a soumis l'affaire décrite ci-dessus au Committee on Publication Ethics (Comité d'éthique de la publication), qui regroupe les éditeurs en chef des revues médicales les plus prestigieuses, telles que le British Medical Journal et le Lancet. L'affaire a été présentée sans mentionner le nom de Ragnar Rylander, l'anonymat étant requis par le comité dans ce genre de situation. Le comité a été très critique au sujet de l'action de l'auteur anonyme, qu'elle a qualifié d'injustifiable, et a donné son entier soutien à McKee pour la façon dont il avait traité cette affaire. Décision a été prise de saisir le Comité suédois de la fraude scientifique.
- Conclusions du comité d'éthique des publications (COPE).
- Refus de donner des précisions sur un conflit d’intérêt (MM)
- Le COPE fait partie du groupe du British Medical Journal.
- Lettre d'accompagnement du 25 janvier 2002
- Les Conclusions
Traduction française
- Ré-Audition du Professeur Thomas Zeltner, Directeur de l'Office fédéral de la santé publique
- Membre suisse du Comité exécutif de l'Organisation mondiale de la santé OMS
- Président du Committee of Experts on Tobaccco Industry Documents
- Ré-Audition du Professeur Théo Abelin
- ancien Directeur de l'Institut de médecine sociale et préventive de Berne
-
- Tages Anzeiger 12. Oktober 1990 Prof. Dr Med. Theodor Abelin
- The Wall Street Journal Oct. 23. 1979

Etude genevoise de Ragnar Rylander sur les enfants
... Après avoir fait des corrections dans la base de données, il n'y a plus maintenant de corrélation entre l'exposition à la fumée de tabac environnementale et la fréquence des infections respiratoires... Document réalisé par Pascal Diethelm avec liens directs sur le site de Philip Morris USA
L’étude genevoise sur les enfants de Ragnar Rylander
Manipulation des données et résultats contradictoires - Résumé - Extraits
La même étude 1991-1992! Qui a raison? Mme Mégevand ou le Professeur Rylander?
30 août 1991
Lettre du 30 août 1991 de Rylander à Osdene : Au travers de contacts que j'ai eu
avec Bob et Don, je comprends que nous allons tous nous rencontrer à Richmond
vers la fin septembre. Le programme de mes déplacements prévoit que j'arriverai
le dimanche 29 septembre avec un départ dans l'après-midi du mardi 1er
octobre. Ci-joint veuillez trouver un résumé des différents projets que je
pense être d'un intérêt pour cette réunion. Je n'ai pas encore envoyé des
copies à Bob [Robert Pages] ou à Don [Donald Hoel de SH&B] car
je voudrais d'abord avoir votre approbation concernant le contenu et l'étendue
de ces projets. Merci de bien me faire savoir quels sont les ajustements et les
additions nécessaires et je les ferai et je correspondrai directement avec Bob
et Don. (PM
2023533682) Rylander soumet sans apparente résistance son travail au double
contrôle de Philip Morris Richmond (Osdene) et des avocats de Kansas City
(Hoel).
Le résumé des projets qui accompagne la lettre précédente est un document de deux
pages listant six activités différentes. Le projet genevois y est traité en
bonne place: L'étude genevoise sur les habitudes alimentaires de l'enfant,
les infections et l'exposition à la fumée ambiante a été terminée dans sa
première phase et les résultats sont en cours d'évaluation. Une corrélation
a été trouvée entre le nombre de cigarettes fumées par la mère et l'incidence
de bronchite, mais une corrélation plus forte a été trouvée entre la même
maladie et la consommation de certains légumes. […] Le projet semble
très prometteur car les premières données suggèrent que les facteurs
alimentaires peuvent être d'une importance égale ou même plus grande pour les
maladies respiratoires infantiles que la fumée de tabac environnementale. (PM
2023533683/3684)
2 novembre 1991
2 Novembre 1991 -"Les données de l'étude sur les enfants commencent maintenant à paraître extrêmement intéressantes. Après avoir fait des corrections dans la base de données, il n'y a plus maintenant de corrélation entre l'exposition à la fumée de tabac environnementale et la fréquence des infections respiratoires."
(PM 2023533345)
Ragnar Rylander’s Geneva study on children and respiratory diseases - Pascal Diethelm
2 November 1991 - The data from the child study now start to look extremely interesting. After corrections in the data base, there is now no correlation between ETS exposure and the frequency of upper respiratory infections.
(PM 2023533345)
26 mars 1992
En regardant plus attentivement, on s'aperçoit qu'à Lausanne, en mars 1992,
c'est apparemment Mme Mégevand qui présente (son nom est souligné dans l'Abstract). Il est dit notamment
"Les résultats préliminaires nous ont permis de trouver une corrélation entre la fumée passive chez les enfants et la fréquence des bronchites;...".
26 mars 1992 - Abstract à la 17è Réunion de l'ADELF à Lausanne - Posters Thème B
Abstract complet
Extraits
17-20 mai 1992
A l'International Conference de l'American Thoracic Society, en mai 1992,
c'est apparemment le Professeur Rylander qui présente (son nom est souligné dans l'abstract).
Il est notamment dit "There were no significant relationships between ETS exposure and any of the respiratory disease."
May 17-20 1992 - Abstract American Thoracic Society - International Conference
Abstract complet *.pdf
Extraits
May 17-20 1992 - Report from AMERICAN THORACIC SOCIETY International Conférence
Report complet *.pdf
Extraits page 10 du Report
Lettre du 22 juin 1992 de Ragnar Rylander au Dr Wolf Reininghaus - Inbifo - qui accompagne le Report *.pdf

Date: dim. 08.09.2002 23:03 - Objet: Affaire Rylander, nouveau procès

Cher Jean-Charles, et collègues,
Félicitations pour votre persévérance. Selon les informations sur votre site,
les premiers témoignages confirment ce que vous avez affirmé depuis longtemps.
Je suis très étonné de ne pas lire plus sur votre procès dans la presse, habituellemnt si prompte à dénoncer et à crier au scandale.
Est-ce que la fraude scientifique dans le domaine de la santé publique serait moins importante que la tricherie des fiduciaires de Emron etc.?
Merci de votre travail et de votre patience, le public suisse (et ses universités) ont visiblement besoin de beaucoup de temps pour ouvrir
les yeux et voir les choses en face, mais le chemin à parcourir est long et pénible surtout pour vous,
qui êtes les cibles dans un procès dont l’intention a comme but de détourner l’attention des vrais coupables.
Il serait pas étonnant de constater que la prise de conscience dans le domaine de la prévention du tabagisme en Suisse
aura fait un grand pas en avant grâce à votre perspicacité, votre intelligence et l’endurance que vous avez de ne pas lâcher
et de mettre toute l’information ouvertement à disposition de tout le monde.
Avec mes salutations et toute ma sympathie:
Dr Rainer M. Kaelin, Pneumologie FMH, Morges, Vice-président Ligue pulmonaire suisse.
- Autres Messages

- APPEL - Deuxième Audience - Cour de Justice Chambre pénale - Genève
- Lundi 26 août 2002 à 14h
- Ré-Audition du Dr Hubert S. Varonier sur l'étude SCARPOL
- et sur l'étude du Dr Rylander sur les enfants genevois
- Audition du Dr Paul Bouvier Président de la
- Commission d'éthique de la recherche en épidémiologie et santé publique
- Audition du Dr Bill Farone Research and Development
Department - Philip Morris - 1976-1984
- Procès-verbal d'audience
- Rylander Case - Geneva Court of Justice - Session of 26 August 2002 - Status report
-
Le Courrier 27 août 2002
- Consultant agreement - Contrat du 7 décembre 1972
entre Ragnar Rylander
- et Dr H. Wakeham, Vice President - Research & Development, Philip Morris
- cf. plainte pénale du 19 avril 2001
- page 9 paragraphe b) ... je n'ai jamais été l'employé de Philip Morris USA
- dont je n'ai pas non plus été secrètement "à la solde".
- Lettre accompagnant le contrat du 11 décembre 1972,
- de T.S. Osdene, Director of Research, Philip Morris, à Ragnar Rylander
- Tribune de Genève 27 août 2002
- Téléjournal Télévision suisse romande (TSR1) 27 août 2002 19h30
- Journal Léman Bleu Télévision 27 août 2002

NYHETER, 2002-08-26

"Rylander har villigt erbjudit sina tjänster"
Karl-Eric Tallmo, a Swedish journalist, has written an extensive account on the Rylander case in the Swedish science magazine Dagens Forskning (Today's Science), No. 12, 10-11 June 2002, entitled "Philip Morris assigned secret grants to Swedish professor". Rylander replied to the article, denying most of its claims. His extensive comments were printed in issue No. 15, 12-13 August, of Dagens Forskning.
Rylander's line of defence involved, among other things, questioning the professionalism of the journalist. Dagens Forskning has given Karl-Eric Tallmo space for an extensive reply to Rylander's comments.
His answer has been printed in issue No. 16, 26-27 August. An English translation is now available on Karl-Eric Tallmo's web site at:
”Ragnar Rylander has willingly offered his services”
This is fascinating reading and is a breakthrough in Sweden, where, before this series of articles in Dagens Forskning, a kind of "law of silence" seemed to surround Rylander's special activities at the service of the tobacco industry.
See also Karl-Eric Tallmo's first article at http://www.nisus.se/archive/020610e.html
- 3 documents intéressants tirés du site internet de Philip Morris (*.pdf):
15 juin 1999 - Email d'Edward Sanders à Cathy Ellis L. Subject: Chinese Study
Courrier électronique interne à Philip Morris entre Ted Sanders, "principal scientist" et assistant du directeur à Cathy Ellis, "senior vice-president", Worlwide Scientific Affairs, Philip Morris. "L'étude chinoise cas-témoins ne peut pas être financée par le CIAR [l'organisation écran de l'industrie du tabac qui a été abolie par la justice américaine dans le cadre de Master Settlement Agreement]. [Nous] pensons qu'il y a de nombreuses raisons pour lesquelles cette étude doit aller de l'avant et j'ai examiné les possibilités que cela puisse se faire. Du point de vue des scientifiques chinois qui participent à ce projet, nous en avons déduit qu'ils auraient des difficultés à accepter de l'argent venant directement des compagnies de tabac. Toutefois, Ragnar Rylander a été impliqué - en tout cas d'une manière marginale - dans le projet lors de sa phase pilote, qui est, come vous le savez, terminée, et il serait plus que disposé à être utilisé, lui même ou l'Université de Göteborg, comme sponsor de l'étude, le financement en étant assuré par Philip Morris." On voit que Philip Morris envisage un mécanisme consistant à utiliser l'Université de Göteborg comme institution écran pour "blanchir" son argent et ainsi contourner l'obstacle causé par le sens de l'éthique des chercheurs chinois, mécanisme qui repose sur la complicité de Ragnar Rylander, qui dans l'esprit des hauts cadres de Philip Morris apparaît comme acquise sans l'ombre d'une hésitation.
Fax du 26 septembre 1999 de Ragnar Rylander à Laureen McAlpin, Scientific Affairs,
Philip Morris USA
Rylander soumet une version révisé de son budget. Il observe qu'il a supprimé les coûts relatifs à une conférence sur les poussières organiques car "quelqu'un pourrait remettre en question l'utilité d'une telle conférence pour Scientific Affairs [branche de Philip Morris USA] en regard du niveau de détail des différentes activités que nous devons maintenant mettre dans les budgets." Cette remarque révèle le critère qui dicte le choix du financement : "l'utilité pour Scientific Affairs", c'est-à-dire pour Philip Morris, des projets considérés, et non leur utilité sociale ou de santé publique. L'utilisation du "nous" dans "nous devons mettre dans les budgets" est aussi révélatrice du niveau d'intégration de Rylander au sein de Philip Morris. Il parle comme s'il faisait partie de la maison, ce qui n'est pas surprenant après 30 années de bons et loyaux services - il est probablement l'un de plus anciens collaborateurs de la multinationale.
Fax du 21 décembre 1999 de Ragnar Rylander à Rick Solana, Scientifc Affairs,
Philip Morris USA
Rylander indique qu'il a soumis un budget pour la poursuite en 2000 de son travail de consultant et ses déplacements - confirmant par la même qu'il travaille comme consultant pour la multinationale. Il confirme que son étude genevoise sur les enfants est bien financée par Philip Morris (alors qu'aucune mention de ce financement n'est indiquée dans l'article sur cette étude publié dans Archives of Environmental Health). Rylander rappelle que Philip Morris a soutenu financièrement ses activités scientifiques à Genève depuis l'année 1974. Sans le financement de Philip Morris, il ne sera pas capable de payer les salaires de son personnel à Genève dans deux semaines (c'est à dire en janvier 2000). Le personnel est donc dans une situation de précarité dont l'issue dépend entièrement des arrangements financiers "occultes" (mot utilisé par le Tribunal de police dans son jugement) entre Rylander et Philip Morris. Finalement, on apprend que Rylander a commencé une nouvelle étude et qu'il a déjà recruté 250 personnes sur le terrain pour y participer.
- Le Temps août 2002
- Article dans le BMJ
- Affaire Philip Morris-Nicorette
Dimanche.ch 30 juin 2002