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Allergie
Définition
L’allergie est une réaction anormale, excessive et spécifique de l’organisme au contact d’une substance étrangère (allergène). Les substances étrangères n’entraînent en général pas de trouble chez la plupart des personnes.
Pour que l’allergie survienne, il est nécessaire qu’un premier contact ait eu lieu entre l’allergène et l’organisme du sujet (sensibilisation). C’est pourquoi c’est souvent le deuxième contact à l’allergène qui est le plus problématique.
On distingue différentes formes d’allergies ou expressions de l’allergie :
– L’asthme
– Le rhume des foins (rhinite allergique)
– La conjonctivite
– L’urticaire
– Les allergies alimentaires (souvent il s’agit en fait d’une pseudo-allergie = mauvaise digestion)
Comment se déroule une allergie ?
Lorsqu’une personne, présentant un système immunitaire sensible, est exposée à un allergène, une série d’événements se produit :
1. Le corps commence à produire des anticorps (photo ci-dessous) spécifiques, appelés immunoglobulines de type E (IgE), pour lutter contre les allergènes (par différents mécanismes comme la neutralisation).
2. Les anticorps attachés à l’antigène se fixent sur des cellules appelées mastocytes. Ces cellules se trouvent en grand nombre dans les voies respiratoires ainsi que dans le tractus gastro-intestinal, endroits où les allergènes essaient de pénétrer dans le corps.
3. Il s’en suit la libération de molécules comprises dans les mastocytes qui sont responsables de la plupart des symptômes de l’allergie (libération d’histamine), induisant par exemple un nez bouché ou des yeux rouges.
Si l’allergène se trouve dans l’air, la réaction allergique se déroulera dans les yeux, le nez ou les poumons.
Si par contre l’allergène est ingéré, la réaction allergique se passera dans la bouche ou le tractus gastro-intestinal. De même lorsque l’allergène est en contact avec la peau, ceci produira des réactions dermatologiques (eczéma par exemple).
Néanmoins, les réactions allergiques peuvent parfois aller au-delà d’une réaction allergique classique, on parle alors d’une allergie généralisée, ceci peut se traduire par une chute de la pression sanguine, voire une perte de conscience. Ce type d’allergie grave se nomme anaphylaxie et nécessite souvent un traitement d’urgence à vie (par exemple pour les personnes gravement allergiques aux piqûres d’abeilles, elles doivent toujours porter sur elles une piqûre à base d’adrénaline).
Epidémiologie
En France, on estime que 22 millions de Français (sur un total d’environ 65 millions) sont touchés par l’allergie en 2010. Cela représente environ une personne sur trois, c’est beaucoup plus qu’il y a 30 ans par exemple, car en 1980 la prévalence était de 10%.
Il faut remarquer que les enfants américains souffrent de plus en plus d’allergies. Ceux vivant dans les familles les plus aisées sont particulièrement touchés, selon un rapport du gouvernement américain datant d’avril 2013. Les allergies cutanées comme l’eczéma sont celles qui ont connu la plus forte augmentation au cours de la dernière décennie. Elles sont passées de 7,4% en 1997-1999 à 12,5% en 2009-2011, selon le rapport du Centre national des statistiques de santé publique (NCHS) consacré aux enfants âgés de moins de 17 ans. Les chercheurs ayant participé à cette étude ont constaté que la prévalence de l’allergie alimentaire et respiratoire augmente avec le revenu. Le rapport ne note pas de liens significatifs entre les allergies de la peau et les revenus.
Les allergies alimentaires ont également augmenté au cours de cette période, passant de 3,4% à 5,1%. Les taux d’allergies respiratoires, comme le rhume des foins, sont quant à eux restés constants et continuent d’être l’allergie infantile la plus fréquente (17%).
Certains experts estiment que la hausse des allergies aux Etats-Unis et dans d’autres parties du monde développé est le résultat d’une hygiène croissante qui élimine les microbes.
La plupart des allergies sont héréditaires, ce qui signifie qu’elles se transmettent de parents à enfants. Par exemple lorsqu’un parent est allergique, leur enfant a 50 % de l’être également. Lorsque les 2 parents sont allergiques cette probabilité peut monter jusqu’à 75%. Remarquons que les enfants héritent une tendance à l’allergie, mais pas forcément au même allergène.
Causes
Les causes des allergies peuvent être multiples, il s’agit en général d’une réaction excessive à un allergène, ces allergènes peuvent être multiples, comme :
– Du pollen d’arbres ou de graminées (voir aussi rhume des foins)
– Des acariens et des poils d’animaux
– Des moisissures (des traces, des quantités minimes suffisent)
– Certains aliments (ex. cacahuètes, poisson, soja, oeufs, lait, farine, fruits de mer, etc.)
– Le latex et d’autres produits chimiques
– Des médicaments (lire notre dossier sur les allergies aux médicaments), avec notamment les antibiotiques comme la pénicilline
– Des piqûres d’insecte comme de guêpe ou d’abeille
La plupart des allergènes sont inhalés.
Allergie saisonnière
Comme il existe toute une variété d’allergènes, les allergies peuvent être saisonnières ou non. Comme exemple typique d’une allergie saisonnière on peut citer le rhume des foins. Ce dernier débutera et se terminera selon le type de pollen responsable de l’allergie. Ainsi une allergie liée au pollen du bouleau va démarrer à la sortie de l’hiver, vers le mois de février, tandis qu’une allergie au pollen de graminées (herbes) débutera plutôt vers le mois de mai.
Allergie chronique
En ce qui concerne les allergènes non saisonniers, l’allergie peut avoir lieu toute l’année durant, il suffit d’être mis en contact de l’allergène.
La connaissance du type d’allergène responsable de l’allergie est importante pour les mesures d’évitement, c’est le cas notamment des pollens, des poils d’animaux, des allergies alimentaires ou médicamenteuses. Cela peut parfois être problématique, dans le cas du boulanger qui est allergique à la farine ou encore de la fleuriste qui développe une allergie au pollen de fleurs.
L’allergie à la poussière, ou plus précisément aux excréments d’acariens est réellement problématique et plus difficile à éviter.
Pour les allergies aux poils d’animaux, l’allergie provient en réalité de la salive, de l’urine ou encore des cellules épithéliales de l’animal (la peau).
Une étude intéressante a relevé qu’être conçu au début de l’année rendrait davantage allergique. En effet, les enfants conçus en début d’année et dont le premier trimestre dans l’utérus s’achève en pleine saison de certains pollens sont plus susceptibles que les autres de souffrir d’allergies alimentaires.
Personnes à risque
Les personnes les plus susceptibles de développer une allergie sont les personnes suivantes :
– Dont un parent ou les deux parents souffrent d’allergie.
– Les personnes facilement exposées aux allergènes
Les personnes dont un parent souffre d’allergie :
L’allergie a une composante héréditaire. On parle alors de terrain allergique. Le risque est augmenté si les deux parents sont allergiques, quelque soit l’allergie et sa manifestation. L’allergie développée par l’enfant pourra être différente de celle de ses parents, mais de plus, il pourra manifester son allergie autrement, présenter de l’eczéma plutôt qu’une rhinite allergique.
Souffrir d’asthme, y compris avoir des parents atteints de cette maladie, augmente aussi le risque d’allergie.
Les personnes facilement exposées aux allergènes
– Il existe de nombreux allergènes possibles allant du pollen aux poils d’animaux, en passant par la farine et le latex, sans oublier les allergènes contenus dans les aliments. En bref, on peut être allergique à n’importe quoi, vu que lors d’allergie, le système immunitaire répond de manière excessive à des substances qui sont en réalité inoffensives.
– L’exposition à l’allergène peut être évitée plus ou moins évitée. Ainsi, une personne allergique à la farine et devant travailler dans une boulangerie aura beaucoup de mal à éviter l’allergène. Elle devra, comme pour la fleuriste, certainement effectuer une reconversion professionnelle.
Une personne devant manipuler des produits chimiques (laborant, pharmacien, coiffeur, nettoyeur), pourra éviter le contact avec ces éléments allergènes en portant des gants, si son allergie est une allergie de contact (devant toucher la peau pour engendrer la réaction allergique).
Les allergies alimentaires peuvent sembler simples à éviter, vu qu’il suffit souvent d’éviter l’aliment en question. Cependant, avec l’industrialisation de la nourriture, des traces d’oeuf, de noisettes ou d’autres allergènes peuvent être présents dans la moindre sauce et autres préparations. Il faut ainsi être très prudent, même en lisant la notice d’emballage. Le mot “liant” veut souvent dire qu’il y a une présence possible d’oeuf par exemple.
Enfants par rapport aux adultes
Les enfants sont plus à risque de souffrir d’allergie que les adultes.
Symptômes
Les symptômes de l’allergie peuvent varier d’un type d’allergie à l’autre, toutefois nous pouvons distinguer des symptômes légers, modérés et graves.
Il va de soi qu’un symptôme classé sous léger peut être soigné par automédication (demander conseil à votre pharmacien), ce qui n’est pas le cas pour les symptômes modérés et surtout graves qui nécessitent une consultation médicale.
Classification selon la gravité des symptômes de l’allergie :
– Léger : les symptômes légers sont ceux qui affectent un lieu localisé de l’organisme, par exemple un léger eczéma sous forme de rougeur ou de démangeaison, un nez congestionné (dû au rhume des foins par exemple), des yeux rouges et/ou larmoyants. Ces réactions “n’envahissent” pas d’autres parts de l’organisme.
– Modéré : les symptômes dits modérés sont ceux qui peuvent se répandre à d’autres parties du corps. Par exemple une démangeaison générale ou des difficultés respiratoires (asthme).
– Grave : les symptômes dits graves ont déjà été mentionnés plus haut. On parle de réaction ou choc anaphylactique. Celle-ci peut provoquer une chute de tension très importante voire mener jusqu’à une perte de conscience. Cela nécessite de toute urgence une consultation médicale. D’une part pour soigner les symptômes et d’autres part pour éviter que cela se reproduise (prévention).
Diagnostic
Le diagnostic d’une allergie s’effectue par la récolte des symptômes, le contexte, lors de leur survenue (aliment, médicament, exposition à un allergène). Le médecin évaluera la gravité du ou des symptômes mentionnés, afin de proposer le traitement adéquat.
Le médecin s’intéressera notamment à l’histoire allergique de la famille du patient, vu que l’allergie a une composante héréditaire.
Il cherchera à déterminer l’allergène impliqué dans la réaction allergique pour non seulement procéder à des mesures d’évitement si cela est possible ou encore de proposer une désensibilisation, si l’évitement n’est pas possible.
Pour la recherche de l’allergène, le médecin pourra effectuer un test cutané rapide, où il piquera la peau du patient, de manière sous-cutanée avec les allergènes suspectés, ainsi qu’une solution témoin positive et une solution témoin négative. Les résultats peuvent être lus par le médecin dans les 20 minutes.
Le test cutané peut également s’effectuer à l’aide d’un sparadrap appliqué sur la peau et laissé sur le patient durant 48 heures à 72 heures. Ce sparadrap contient à différents endroits répertoriés, les allergènes suspectés. La réaction cutanée permet de connaître l’allergène.
Pour une recherche plus poussée, le médecin pourra demander une analyse sanguine, afin de doser le taux d’IgE spécifiques aux allergènes suspectés.
Pour une bonne identification des allergènes, il est important que la réaction allergique puisse se faire. Ainsi, aucun remède anti-allergique ne doit être pris dans les 4 jours précédents les tests allergiques.
Le diagnostic d’une allergie s’effectue par la récolte des symptômes, le contexte, lors de leur survenue (aliment, médicament, exposition à un allergène). Le médecin évaluera la gravité du ou des symptômes mentionnés, afin de proposer le traitement adéquat.
Le médecin s’intéressera notamment à l’histoire allergique de la famille du patient, vu que l’allergie a une composante héréditaire.
Il cherchera à déterminer l’allergène impliqué dans la réaction allergique pour non seulement procéder à des mesures d’évitement si cela est possible ou encore de proposer une désensibilisation, si l’évitement n’est pas possible.
Pour la recherche de l’allergène, le médecin pourra effectuer un test cutané rapide, où il piquera la peau du patient, de manière sous-cutanée avec les allergènes suspectés, ainsi qu’une solution témoin positive et une solution témoin négative. Les résultats peuvent être lus par le médecin dans les 20 minutes.
Le test cutané peut également s’effectuer à l’aide d’un sparadrap appliqué sur la peau et laissé sur le patient durant 48 heures à 72 heures. Ce sparadrap contient à différents endroits répertoriés, les allergènes suspectés. La réaction cutanée permet de connaître l’allergène.
Pour une recherche plus poussée, le médecin pourra demander une analyse sanguine, afin de doser le taux d’IgE spécifiques aux allergènes suspectés.
Pour une bonne identification des allergènes, il est important que la réaction allergique puisse se faire. Ainsi, aucun remède anti-allergique ne doit être pris dans les 4 jours précédents les tests allergiques.
Complications
Les complications principales lors d’allergie sont :
– Les troubles du sommeil
– Une altération de la qualité de vie
– La rhinite chronique
– L’asthme
– Le choc anaphylactique
Les troubles du sommeil, altération de la qualité de vie
Par ses symptômes (éternuements, démangeaisons, larmoiements), l’allergie peut altérer la qualité du sommeil en empêchant l’endormissement ou en réveillant la personne atteinte d’allergie surtout lorsque l’allergie est due à la poussière ou aux acariens, car c’est dans la chambre à coucher que la personne est le plus exposée à ce type d’allergie. Les troubles du sommeil occasionnés par l’allergie.
La fatigue occasionnée par l’allergie en elle-même, ainsi que par les troubles du sommeil dues à cette même allergie, altère la qualité de vie de la personne allergique, pouvant la rendre somnolente, maussade, inefficace au travail.
La rhinite chronique
La rhinite est un des symptômes en général présent lors d’allergie, surtout lorsque l’allergie est due aux pollens, acariens, poils d’animaux ou poussière. Cette rhinite peut devenir chronique, être présente constamment, même sans exposition à l’allergène. Une polypose nasale peut également apparaître. La polypose nasale est une complication fréquente des infections ou d’une rhinite allergique. Elle se développe au niveau de la cavité nasale ou des sinus. C’est une tumeur bénigne. Elle provoque une hypersécrétion et diminue la qualité de la respiration en occasionnant une obstruction nasale.
L’asthme
L’asthme est une complication fréquente de l’allergie, provoquée par une réaction excessive des bronches à l’allergène. Les difficultés respiratoires se rencontrent dans toutes les formes d’allergie. L’asthme doit être rapidement pris en charge médicalement, car il peut évoluer en un asthme chronique.
Le choc anaphylactique
Le choc anaphylactique est la complication la plus sévère d’une allergie. Le choc anaphylactique est redouté lors d’allergie alimentaire, médicamenteuse, ou aux venins (essentiellement de guêpe).
Elle peut rapidement occasionner la mort par obstruction des voies respiratoires et une altération des voies circulatoires.
Traitements
Différentes classes de médicaments peuvent soigner les symptômes d’une allergie, l’utilisation d’une classe de médicaments et d’une forme de médicaments (comprimé, spray,…) varie en fonction du type de l’allergie.
Les différents traitements pour soigner les symptômes
- Les antihistaminiques (et médicaments combinés)
- Les corticostéroïdes
- Les stabilisateurs des mastocytes
- Les antagonistes des leukotriènes
De plus pour soigner et calmer, voire supprimer l’allergie on peut avoir recours à :
Traitements pour soigner ou apaiser les causes
L’immunothérapie (atténuation de l’allergie, désensibilisation s’effectue en cabinet médical)
L’homéopathie (atténuation possible de l’allergie)
Les antihistaminiques (et médicaments combinés)
C’est vraisemblablement la classe de médicament la plus connue pour soigner les symptômes de l’allergie (notamment l’allergie de saison comme le rhume des foins). On trouve les antihistaminiques sous différentes formes médicamenteuses : gélules, comprimé, spray nasal, collyres, etc.
Comment agissent les antihistaminiques ?
Lors d’une exposition à un allergène, votre système immunitaire doit lutter contre. Les mastocytes libèrent alors entre autre une substance nommée histamine qui provoque de nombreux symptômes de l’allergie. Les médicaments antihistaminiques bloquent les récepteurs à l’histamine (récepteur de type H1) et limitent, voire suppriment les symptômes classiques de l’allergie tels le nez qui coule ou des yeux rouges et irrités.
*Attention : les médicaments mentionnés ci-dessus ne se veulent pas représentatif de l’ensemble des remèdes existants, il s’agit d’un listing en aucun cas exhaustif et à titre purement indicatif. Pour les médicaments, veuillez lire la notice d’emballage et demandez conseil à votre spécialiste.
Quels sont les effets secondaires classiques des antihistaminiques ?
Certains antihistaminiques, notamment ceux de la première génération, peuvent provoquer de la somnolence, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien.
Dans les antihistaminiques on peut aussi inclure les décongestionnants : ces derniers, sous forme de spray, luttent contre une rhinite allergique par exemple (rhume des foins), mais faites attention de ne pas l’utiliser plus de 5 jours.
Remarquons qu’il existe des médicaments composés, c’est-à-dire qu’il y a un antihistaminique mélangé à un décongestionnant ou un bronchodilatateur ou d’autres classes de médicaments.
– Les corticostéroïdes
Les corticoïdes nasaux
Les effets secondaires les plus fréquents seraient des saignements nasaux et cela semble dose-dépendant. Par manque d’étude il n’est pas conseillé de prendre ces remèdes pendant la grossesse.
Les corticoïdes en prise générale (per os en comprimé)
Indication :
Pour les cas d’allergies avancées ou graves, ces médicaments sont dans tous les cas à être prescrits par les médecins.
Effets secondaires des corticoïdes en prise per os (comprimé), ne s’applique par pour les inhalations dans le traitement de l’asthme par exemple :
– Effet de type minéralocorticoide (aldostérone) avec risque d’hypertension mais s’applique surtout pour cortisol.
– Effet glucocorticoides (sur glucose)
– Effets sur les os (diminution de la teneur en calcium soit la rigidité), muscles peau (plus fine, surtout en application cutanée) et croissance.
– Effets gastriques (comme AINS car même mécanisme déclenchant de l’acidité)
– Effets immunosuppresseurs, augmentation de risques d’infection, par exemple muguet (prise pour asthmatique c’est-à-dire par inhalation).
Pour résumer tous ces effets il peut apparaître le nommé syndrome de Cushing.
Interactions
Inducteurs d’enzymes hépatiques
Attention aux vaccins
Antidiabétiques
Conseil sur corticoïdes par prise orale (comprimé, …), ne s’applique par pour les inhalations dans le traitement de l’asthme par exemple
- Dosage : augmenter progressivement les doses jusqu’à l’effet désiré. Lorsqu’il faut arrêter un traitement, abaisser les doses progressivement (à moins d’un traitement d’une semaine) comme suit : abaisser jusqu’à 30 mg d’hydrocortisone par jour. Puis baisser par pallier de 5 à 10 mg sur un mois, ainsi ici temps min. pour arrêter ttt est de 3 mois.
- Moment de prise : il est préférable de prendre la cortisone et ses dérivés le matin (2/3) et le reste (1/3) le soir ou l’après-midi. Cela fait suite au cycle biochimique de la cortisone dans le corps humain, plus de sécrétion le matin.
- Régime à suivre : en vue des effets pharmacologiques décrits ci-dessus, manger principalement des laitages (riche en calcium), de la vitamine D et éventuellement au vue du médicament (effet minéralocorticoide) diminuer l’apport en Na+ pour diminuer le risque d’hypertension.
Les stabilisateurs des mastocytes
Ces médicaments sont moins efficaces que les antihistaminiques classiques ou les corticoïdes nasaux mais s’appliquent bien en cas de grossesse ou pour les enfants. Il faut généralement attendre quelques jours après la prise pour voir l’efficacité de ce médicament.
Les antagonistes des leukotriènes
Antagoniste des récepteurs du leukotriène, malgré le prix élevé ce traitement peut s’avérer efficace, médicament efficace après quelques jours.
L’immunothérapie
L’immunothérapie se déroule en cabinet médical par un spécialiste (immunologue) par exemple premièrement on recherche l’allergène puis on essaie par des répétitions d’ “habituer” le corps à l’allergène pour que le corps ne réagisse plus. Parlez-en à votre médecin ou pharmacien pour plus d’informations.
Homéopathie
L’homéopathie peut être utilisée en début de saison (pays occidentaux du Nord par exemple en début de printemps pour les cas de problèmes de pollen) pour se désensibiliser au rhume des foins. Des produits sont en vente en pharmacie, parlez-en à votre médecin ou pharmacien.
Phytothérapie
Les symptômes d’une allergie peuvent différer selon le type d’allergie. Ainsi, lors d’allergie, en médecine allopathique (traditionnelle, avec des médicaments), on s’attaque aux symptômes développés – est-ce une dermatite (eczéma, prurit, rougeur,…), est-ce une rhinite allergique (rhume, éternuement, larmoiement), etc.
Dans la médecine alternative, il est possible de traiter ces symptômes en utilisant un remède par symptôme, tout en diminuant ou en évitant les effets secondaires d’un médicament allopathique ou en traitant le terrain allergique, dans le cas de l’homéopathie.
Dans le cas par exemple du cardiospermum, une plante utilisée dans l’homéopathie contre les affections de la peau, cette dernière aiderait à diminuer les démangeaisons, l’eczéma. C’est la cortisone naturelle, sans tous ses désagréments.
Lors de congestion nasale, l’utilisation du cyprès est recommandée.
Lors d’asthme, on se tournera vers l’hysope. Rappelons cependant que l’utilisation de l’hysope se fera de manière complémentaire au traitement d’un asthme allergique. Il ne faudra donc jamais utiliser ce remède seul ou du moins sans que l’asthme allergique ait été évalué par un médecin.
Voici quelques plantes médicinales utilisées en phytothérapie contre l’allergie :
– La pétasite (Petasites hybridus), à prendre sous forme de comprimé [aurait la même efficacité que les médicaments à base de cétirizine].
– La feuille d’ortie, à prendre sous forme de tisane, permettrait d’éviter les éternuements, le nez bouché et les démangeaisons [efficacité modérée].
– La camomille vraie (ou allemande), à prendre sous forme de tisane, cette plante pourrait atténuer les inflammations nasales [efficacité modérée].
Huiles essentielles et allergie
Les huiles essentielles sont une bonne alternative lors d’allergie. L’huile essentielle utilisée, différera selon le type d’allergie.
Lors d’allergie liée à la peau, il est conseillé d’appliquer sur la peau 1 goutte d’huile essentielle de camomille romaine 3 fois par jour.
Lors de rhinite allergique, qu’elle soit saisonnière ou annuelle, c’est l’huile essentielle d’estragon qu’il faut privilégier. Cette huile essentielle se prend par voie interne, à raison d’une goutte 3 fois par jour. Comme toute huile essentielle à prendre par voie interne, il est important de la délayer sur du miel (plutôt que sur un sucre, car le sucre est très calorique) ou poser une goutte sur un comprimé neutre que l’on gardera en bouche. Ce procédé permet une meilleure absorption de l’huile essentielle.
Rappelons encore que les huiles essentielles ne doivent généralement pas être utilisées chez les petits enfants, ainsi que chez la femme enceinte ou allaitante. Demandez conseil à votre pharmacien ou médecin.
Homéopathie
Lorsque l’allergie est due aux pollens, il est possible de commencer le traitement homéopathique un mois avant l’arrivée du pollen incriminé, pour éviter ou diminuer la réaction allergique. En général, on prend 1 dose de pollen 15CH 1 fois par semaine, 1 mois avant l’exposition au pollen.
En homéopathie, il est également possible de traiter le terrain allergique. Pour ce faire, il est important d’être suivi par un homéopathe.
Pour plus d’information sur la médecine par les plantes, souvent utilisée en complément d’autres traitements, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien.
Bons conseils
– Retirer les tapis et les rideaux de chez vous (si possible), car ils attirent particulièrement bien le pollen, la poussière et les poils.
– Lorsque l’allergie est due à la poussière, il est conseillé de garder la maison la plus propre possible. Pour éviter le contact avec la poussière, le port de gants ou de masques est utile lors du ménage. L’investissement dans un robot ménager (aspirateur-robot) peut être utile, afin de diminuer au maximum l’exposition à l’allergène.
– Ce même constat peut être fait lors d’une allergie aux poils d’animaux. Dans ce cas précis, il est même déconseillé d’avoir des animaux chez soi, lors d’une allergie connue aux poils d’animaux.
– Si vous devez conduire un véhicule, faites attention ! En effet l’allergie par elle-même ou certains médicaments contre l’allergie peuvent vous rendre somnolent, si vous vous sentez trop fatigué, ne prenez pas le volant !
– En cas de rhume des foins, consultez également notre page spéciale sur les bons conseils lors de rhume des foins.
– Lors d’allergie aux piqûres de guêpes ou d’allergie alimentaire grave, connue, il est essentiel de toujours avoir sur soi un stylo d’adrénaline. Les réactions allergiques dues à ce genre d’allergie sont très violentes et peuvent provoquer un choc anaphylactique, pouvant entraîner le décès si elles ne sont pas prises en charge rapidement. Il est conseillé de bien connaître le mode d’utilisation de ces stylos d’adrénaline. L’entourage proche devrait aussi le connaître, afin de pouvoir réagir rapidement. De plus, il est important de régulièrement contrôler la date de péremption de son stylo d’adrénaline. Ces derniers ont souvent des dates d’expiration assez courte.
Prévention
Pour prévenir les allergies, il est important de connaître l’allergène qui provoque ces allergies, afin d’éviter l’exposition à ce ou ces allergènes.
– Lors de rhinite allergique saisonnière (ou rhume des foins), il est déconseillé de sortir lorsque le taux de pollen est élevé dans l’air (lors de vent, par exemple). Si cela n’est pas possible, il est alors conseillé de porter des lunettes, afin que les pollens ne touchent pas les yeux et provoquent ainsi des larmoiements.
– L’aération de la chambre à coucher est importante, mais elle doit se faire très tôt le matin, moment de la journée où la charge en pollens est plus faible. Maintenez les draps et housses de couette propres, aérez chaque fois que vous le pouvez (si possible pendant un moment chaque jour) en les laissant à l’air libre et au soleil.
– Pour limiter le risque d’allergie, utilisez de préférence des produits de nettoyage naturels plutôt que chimiques pour nettoyer votre maison ou appartement. Pour nettoyer votre maison ou appartement, utilisez de préférence un aspirateur avec si possible un petit filtre à particule pour bien enlever toutes les poussières.
– Il est recommandé de se laver les cheveux fréquemment, afin d’enlever les pollens retenus dans la chevelure.
– Pour les personnes allergiques à certains aliments, il est essentiel qu’elles avertissent leur hôte, si elles sont invitées ou les cuisiniers si elles vont au restaurant.
– Chez les nouveau-nés dont un des parents ou les deux présentent un terrain allergique, il est conseillé de lui donner des laits hypoallergéniques, notés HA, afin que ces derniers ne soient pas exposés aux allergènes dès leur naissance. Ce procédé permet de diminuer le risque de développer une allergie chez ces enfants.
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Sources (références) :
Mayo Clinic