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Fin novembre, la RTS relevait cette pratique de l'Etat civil de Sion, qui stipulait aux parents ayant attribué un prénom mixte que leur choix pouvait être "contraire à l'intérêt de l'enfant". Il conseillait d'ajouter un deuxième prénom qui détermine le genre de l'enfant.
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En réaction, le Conseil d'Etat valaisan a annoncé vendredi que cette pratique "qui n'a plus lieu d'être" allait cesser, acceptant ainsi un postulat co-signé par la députée socialiste Paola Riva Gapany, spécialiste des droits de l'enfant, qui juge cette pratique "totalement choquante".
Ingérence illégale
"Elle représentait une ingérence inacceptable dans les affaires et la sphère familiale", estime-t-elle. "Dès 1994, une révision de l'ordonnance sur l'Etat civil a stipulé que, à cause de la migration et l'agnosticisme ambiant, on renonçait à imposer des prénoms chrétiens ou avec une consonance genrée", raconte-t-elle.
De plus, selon la députée socialiste, cette pratique était illégale. "Le code civil stipule bien que ce sont les parents qui décident librement du nom de l'enfant, et l'Etat n'intervient pas, sauf si ce sont des prénoms complètement ridicules", rappelle-t-elle.
jop avec Romain Carrupt