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PIERRE WISSMER, VIRTUOSE DE L’ORCHESTRE
Né à Genève, Pierre Wissmer (1915-1992) étudie la musique au Conservatoire de sa ville natale, avant de partir en 1935 pour Paris où il travaille tout d’abord auprès de Roger-Ducasse, puis se perfectionne avec Daniel-Lesur. Parallèlement à sa carrière de créateur, le musicien accomplit une importante activité de pédagogue qui l’amène à enseigner l’écriture, l’orchestration et la composition à la Schola Cantorum (Paris), au Conservatoire du Mans, dont il deviendra le directeur, et au Conservatoire de Musique de Genève. Tels Aloÿs Fornerod ou Jean Dupérier, il fait partie des musiciens suisses romands tournés résolument vers la France et se situant, chacun à sa manière, dans le sillage de Fauré, Debussy, Ravel ou Roussel. Le style de Pierre Wissmer – empreint d’un néoclassicisme qui revendique également l’influence de Stravinsky – s’orientera au fil des années vers une relation plus distancée avec la tonalité et vers un langage plus introspectif, comme en témoignent notamment ses dernières symphonies.
Maître de l’instrumentation, il excelle dans le jeu du dialogue soliste/orchestre et cultive – à l’instar d’un André Jolivet ou d’un Henri Tomasi – le genre du concerto avec délectation. S’il en consacre trois au piano, trois au violon, et quatre aux instruments à vent (clarinette, flûte, hautbois, trompette), il se tourne également vers des combinaisons plus rares : Concerto pour guitare, Symphonie concertante pour flûte, harpe et orchestre, ou concerto pour orchestre (Concerto valcrosiano).
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Orchestre de Douai - Région Hauts-de-France
Fondé en 1971, à l’initiative d’Henri Vachey, l’Orchestre de Douai - Région Hauts-de-France regroupe aujourd’hui près de 70 musiciens professionnels issus de la région. Sous la direction de Jean-Jacques Kantorow ou de chefs invités renommés comme Georges Prêtre, Gianandrea Noseda, Laurent Petitgirard, Nicolas Giusti, Olivier Grangean, et avec le concours de concertistes réputés, l’Orchestre ne cesse d’affirmer sa vocation d’ambassadeur culturel. Ainsi s’est-il produit, au fil de plus de 1’500 concerts, dans 200 communes de sa région mais également dans de nombreux pays européens : Belgique, Allemagne, Royaume-Uni, Autriche, Italie, Espagne, Pologne. Chaque année, ce sont donc près de 30’000 auditeurs qui assistent à ses concerts.
Parmi ces derniers figurent de nombreux écoliers, collégiens et étudiants (au total plus de 15’000 jeunes), en direction desquels l’Orchestre mène, en collaboration étroite avec l’Education Nationale, des actions éducatives. Prix d’Honneur de la Ville de Vienne, Premier Prix de la Ville de Stresa, l’Orchestre s’est exprimé à de nombreuses reprises sur les ondes de Radio France ainsi que sur les principales chaînes de télévision nationales.
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Jean-Jacques Kantorow, direction
Après des études au Conservatoire de Cannes, Jean-Jacques Kantorow entre à 13 ans au Conservatoire de Paris, où il obtient un an plus tard le 1er Prix de Violon.
Entre 1962 et 1968, il remporte une dizaine de prix internationaux, dont les Prix Carl Flesch (Londres), Paganini (Gènes), le 1er Prix du Concours International de Genève, et obtient en 1970 une bourse de la Fondation Sacha Schneider.
Avec le pianiste Jacques Rouvier et le violoncelliste Philippe Muller, il forme un trio qui remporte le 1er Grand Prix du Concours de Musique de chambre de Colmar (1970).
Sa carrière de concertiste l’a depuis lors amené à se produire sur les plus grandes scènes internationales (Etats-Unis, Canada, Europe de l’Est, Inde, Japon, Afrique), donnant plus de cent concerts par an. Poursuivant une double carrière de soliste et de chambriste, Jean-Jacques Kantorow aborde aussi la direction d’orchestre.
Invité de nombreuses formations étrangères, dont le Tapiola Sinfonietta, il a été auparavant Directeur musical de l’Orchestre d’Auvergne, de l’Orchestre de chambre d’Helsinki et de l’Ensemble Orchestral de Paris.
En tant que soliste comme en tant que chef, Jean-Jacques Kantorow a effectué un grand nombre d’enregistrements pour Denon, EMI, Erato, CBS, BIS, dont plusieurs ont recueilli des récompenses internationales.
Jean-Jacques Kantorow a enseigné le Violon au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.
Il est depuis 2013 Chef principal et Directeur musical de l’Orchestre de Douai – Région Hauts-de-France.
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Paul Meyer, clarinette
Depuis ses débuts fulgurants, en remportant les prestigieux concours de l’Eurovison et Young Concert Artists à New-York en 1982 à l’âge de 17 ans, Paul Meyer n’a cessé de surprendre.
Considéré dès son plus jeune âge comme un instrumentiste exceptionnel, son parcours est jalonné des plus belles rencontres musicales : Benny Goodman, Isaac Stern, Rostropovitch, Jean-Pierre Rampal, Martha Argerich, Yuri Bashmet, Gidon Kremer, Yo-Yo Ma, Emmanuel Ax partenaires avec lesquels il a joué dans les salles de concerts les plus réputées au monde.
Toujours à la recherche de sensations musicales extrêmes, il s’oriente très vite vers la direction d’orchestre, tout en développant son jeu qui lui confère une place unique comme clarinettiste reconnu dans le monde entier.
Après avoir créé l’orchestre de chambre d’Alsace, il est de plus en plus sollicité pour diriger des orchestres. Très vite, la reconnaissance de son travail, basé sur une compréhension et une expérience de la pratique orchestrale, lui ouvre les portes de la direction des plus grands orchestres symphoniques et de chambre en Europe, Asie et Amérique du Sud.
Sa rencontre avec Pierre Boulez et Luciano Berio - ce dernier lui dédia sa pièce pour clarinette Alternatim – fut déterminante dans la place qu’il occupe dans le développement du répertoire de son instrument grâce aux créations de concertos écrits pour lui par des compositeurs contemporains.
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Thibault Cauvin, guitare
Thibault Cauvin est né avec une guitare, celle que lui a tendue son père, lui-même musicien. De là, tout s’est enchaîné avec un parfait naturel. Il étudie au conservatoire de Bordeaux puis au Conservatoire National Supérieur de Paris, d’où il sort avec les honneurs. Aimant le jeu, il est pris de passion pour les concours internationaux, tremplin inévitable dans la vie d’un artiste qui souhaite faire carrière. Sa jeunesse, sa fougue et sa créativité impressionnent, il enchaîne les victoires et, à seulement 20 ans, il devient le guitariste le plus titré au monde, avec 36 prix obtenus dont 13 premiers.
Voilà maintenant 15 ans que Thibault voyage avec sa guitare, incessamment, des scènes les plus prestigieuses aux théâtres les plus étonnants. Le jeu universel de Thibault et sa personnalité attachante charment et rassemblent tous les publics. Les médias spécialistes et généralistes sont unanimement séduits par le « phénomène Cauvin ». Un artiste classique a rarement autant été exposé en France. « Le Petit Prince » a grandi et son rêve d’enfant de jouer des notes capables de toucher tous les coeurs semble se réaliser.