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Notre organisme est constamment exposé à des agents microbiens, dont certains peuvent être dangereux. Nous pouvons heureusement répondre à ces agressions grâce à un système de défense sophistiqué, comprenant notamment des cellules immunitaires appelées lymphocytes, spécialisées dans la défense contre les pathogènes. Chacune de ces cellules est capable de détecter la signature d’un agent pathogène particulier, en général une molécule très spécifique à la surface du pathogène. Les lymphocytes compensent leur relatif petit nombre en se multipliant rapidement lorsqu’ils rencontrent la molécule signature qu’ils ont pour mission de combattre. Ce phénomène est contrôlé très strictement, vu qu’une activation exagérée pourrait entraîner une réaction inadéquate et attaquer par exemple des organes sains (maladie auto-immune). Une activation excessive des lymphocytes peut également conduire à une prolifération anarchique et tumorale de ces cellules, provoquant un cancer appelé lymphome.
Ce projet ambitionne de valider l'utilité thérapeutique d'un inhibiteur de l'activité des lymphocytes MALT1, en observant l'impact d'une inactivation de cette protéine sur les modèles de maladies cutanées chez la souris. En effet, les résultats préliminaires encourageants, obtenus en culture de cellules, suggèrent que l'inhibition de MALT1 pourrait représenter une nouvelle approche thérapeutique pour les patients atteints de maladies cutanées ou de lymphomes. Une telle approche novatrice est d'autant plus importante que les traitements actuels de certaines de ces maladies ne permettent que trop rarement une guérison complète.