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Titre : The consuming fire (The Interdependency 2)
Auteur : John Scalzi
Éditeur : Pan Macmillan 18 octobre 2018
Pages : 336
L'impératrice Grayland II a annoncé au public la fin du système naturel qui permet les communications et le commerce entre les planètes qui constituent l'Interdépendance. Les effets furent mitigés. Personne ne la croit vraiment et le statu quo reste établi. Grayland décide donc d'agir sur un second levier à sa disposition : elle prend le titre de prophétesse et annonce des visions. Cela n'est jamais vu depuis la création de l'Interdépendance. Face à ces visions le monde politique entier est secoué. Rapidement, plusieurs mouvements différents se mettent d’accord : il est nécessaire de déposer cette impératrice qui souhaite absolument détruire leur pouvoir.
SPOILER
Ce second tome reprend immédiatement après le premier. Grayland II annonçait préparer un mensonge afin de permettre d'aider à la transition entre l'Interdépendance et le futur. Dans ce contexte il n'était pas forcément utile de continuer la description de cet univers. Celui-ci étant déjà établi. Pourtant, l'auteur a décidé de nous offrir quelques informations plus importantes sur le passé et le fonctionnement physique de ce qui permet les voyages et commerces entre systèmes. Sans nous donner trop d’éléments, on comprend mieux de quelle manière l'Interdépendance et la Terre se sont trouvés séparés et qui en est responsable.
Tout comme le premier tome, ce second volume est en premier lieu politique. Les combats spatiaux sont très rares mais assez intéressants. En effet, la question principale concerne la réaction des personnes les plus puissantes face à la volonté de l'Impératrice de changer les choses afin de se préparer à la chute de la civilisation. Là où elle souhaite des changements majeurs ses ennemis souhaitent le statu quo. L'auteur nous montre que cela ne découle pas d'un refus de mettre en question la réalité de ce qui approche mais du souhaite de garder le contrôle et les richesses le plus longtemps possibles. Il est difficile de ne pas faire le lien avec notre monde actuel. Alors que le changement climatique est un fait scientifiquement avéré les décisions pour s'y préparer sont lentes, souvent soumises aux besoins de l'économie et donc d'un système stable le plus longtemps possibles, au prix de l'avenir.
Image : Éditeur