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Insémination artificielle et d'autres methodes
Attendre un enfant qui tarde à venir n'est plus une fatalité. Grâce aux fabuleux progrès de la science, il existe aujourd'hui différentes méthodes de procréation médicalement assistée pour vous offrir la joie de tenir un jour dans vos bras ce bébé tant désiré.
Détecter l'origine du problème, une première étape
La stérilité touche environ 10 % des couples en âge de procréer. Vous envisagerez l'infertilité de votre couple lorsque vos tentatives pour tomber enceinte se seront avérées vaines pendant au moins 1 an si, en tant que femme, vous avez moins de 35 ans et pendant 6 mois si vous avez dépassé 35 ans. Cependant les couples qui rencontrent des difficultés pour concevoir un enfant ne sont pas tous confrontés aux mêmes problèmes. Les traitements de stérilité devront être adaptés à chacun et s'effectueront ainsi à travers différentes méthodes.
L'équipe médicale commencera tout d'abord par détecter l'origine du problème car une simple médication hormonale peut souvent conduire à la restauration de la fertilité. Si ce procédé n'est pas adapté ou s'il a échoué, il peut alors être envisagé d'autres schémas thérapeutiques de procréation médicalement assistée.
Le traitement par hormone
Plusieurs traitements hormonaux sont en mesure de traiter la stérilité féminine. Ils se présentent sous la forme de pilules et d'injections. Ce sont les traitements les moins coûteux par rapports aux autres méthodes de traitement de fécondation.
Le traitement par hormone est une stimulation ovarienne simple, à différencier de celle proposée dans le cadre de la PMA (insémination artificielle, fécondation in vitro ou l'injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde).
Le procédé par stimulation s'adresse aux femmes souffrant d'absence ou de dysfonctionnement d'ovulation. Les médecins prescrivent dans un premier temps une médication à base de citrate de clomifène par voie orale. Sans résultat après 6 ou 9 cycles, ils prescriront des gonadotrophines administrées par voie injectable pour stimuler directement les ovaires. Des échographies folliculaires et des dosages hormonaux réguliers permettront de vérifier que les ovaires répondent bien à la stimulation.
Ces traitements fécondostimulants sont cependant susceptible de multiplier les probabilités de grossesse multiples (jumeaux ou triplés) et leur prescription exige une surveillance médicale accrue pour interrompre le traitement ou l'ajuster afin de limiter ce risque pluri-embryonnaire.
L'Insémination artificielle
Cette méthode consiste à placer dans l'utérus des spermatozoïdes qui ont été préalablement sélectionnés parmi un échantillon. Le laboratoire est chargé de préparer le sperme qui sera injecté directement par les voies naturelles en séparant les gamètes mobiles des autres composants que sont le plasma séminal ou les autres cellules.
Deux solutions sont possibles:
- L'utilisation de sperme frais ou congelé du conjoint ou partenaire. La semence recueillie est congelée si l'homme ne peut se rendre disponible le jour de l'insémination. Il est conseillé de prévoir une période d'abstinence de 3 à 5 jours avant.
- Le recours à un don via une banque de sperme si l'homme n'est pas en mesure de produire du sperme ou tout au moins, un sperme correct. Dans ce cas, le choix du donneur est réalisé par le médecin afin qu'il corresponde au plus près aux caractéristiques, notamment physiques, du conjoint.
Pour optimiser la réussite de grossesse, les ovaires sont soumis quelques jours avant, à une stimulation hormonale avec un contrôle de l'ovulation pour déterminer le moment opportun pour pratiquer l'insémination. L'ovulation est vérifiée avec la surveillance du pic d'hormone lutéinisante (LH).
Elle nécessite pour la femme :
- Un examen clinique
- Un bilan hormonal
- Une sérologie pour évaluer l'immunité à différentes maladies
- Une hystéroalpingographie pour vérifier la perméabilité des trompes utérines
Pour l'homme :
- Un examen clinique
- Une sérologie
- Un spermogramme et un spermocytogramme qui sont une analyse du sperme et une évaluation du pourcentage de spermatozoïdes de forme normale.
La fécondation in vitro ou FIV
Un long chemin a été parcouru depuis la naissance de Louise Brown, le premier bébé éprouvette né par fécondation in vitro en Grande-Bretagne en juillet 1978 ! La Fécondation in vitro est une fécondation des ovules par des spermatozoïdes, réalisée hors du corps de la femme. Il est ainsi recréé, en laboratoire, un terrain de culture en tous points semblable à celui présent dans les trompes féminines. Le principe est de recréer en laboratoire, l'alchimie qui se produit généralement in vivo dans le corps féminin. Une stimulation hormonale est préalablement nécessaire pour favoriser la production de plusieurs ovocytes. Ils feront l'objet d'une ponction folliculaire pour être fécondés hors du corps. Les ovocytes sont alors placés dans des récipients et mis en présence de spermatozoïdes. Deux jours après vient l'étape du transfert embryonnaire des ovules qui ont été fécondés. Ils seront insérés dans l'utérus. S'il existe plusieurs embryons de bonne qualité ils peuvent être congelés en vue d'une éventuelle future FIV.
L'injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde
Il s'agit d'une technique de procréation médicalement assistée et variante de la FIV. Elle est surtout indiquée dans le cadre de traitement de stérilité masculine, notamment en cas d'insuffisance spermatique sévère, d'oligospermie (manque de spermatozoïdes), de tératospermie (spermatozoïdes mal formés) ou d'asthénospermie (spermatozoïdes peu mobiles). Le principe est de stimuler les ovaires afin de récupérer les ovules par ponction folliculaire puis de pratiquer directement à l'intérieur de l'ovule une micro-injection de spermatozoïde. L'appareil appelé micro-manipulateur va perforer la paroi de l'ovule, aspirer un peu de cytoplasme pour réinjecter le tout avec le spermatozoïde dans l'ovule. Le procédé revient à réaliser de manière artificielle tout ce qui se passe lors d'une fécondation naturelle. Le résultat est mis en culture avant que soient transférés dans le corps féminin, sous 48 heures les embryons qui ont déjà commencé leur processus de division. On estime à environ 20 % le taux de réussite par fécondation in vitro et à environ 35 % celui par injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde, pour une femme de moins de 37 ans.