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(Essais et réglages en février/mars 2020)
Il y a plus de deux mille ans, Denys d’Halicarnasse disait: «Le plus sûr moyen de ruiner un pays est de donner le pouvoir aux démagogues». Beaucoup plus tard, Shakespeare constatait: «Ils sont beaucoup ceux qui ont flatté le peuple sans l’aimer». Aujourd’hui, ces deux affirmations sont toujours d’actualité.
Dans la vie de tous les jours, lorsqu’on n’est pas d’accord avec un adversaire, on le traite volontiers de populiste ou de démagogue. De même, les partis politiques se voient accusés de faire du populisme ou de la démagogie chaque fois qu’ils se réclament des préoccupations du peuple ou qu’ils font des promesses difficiles à tenir.
Où commencent et où finissent le populisme et la démagogie? Y a-t-il une frontière visible entre ces deux termes? Nous avons posé ces questions à des politiciens et à des journalistes. Mais le débat reste ouvert et toutes les contributions des lecteurs de l’Essor sont les bienvenues. Elles peuvent nous être adressées jusqu’au 19 septembre 2006