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«Amnesty International salue le fait que les deux Suisses ne soient plus détenus au secret et aient pu retourner à l'ambassade suisse à Tripoli. C'est déjà un progrès immense en matière de respect de leurs droits fondamentaux et un soulagement pour eux-mêmes et les familles», a déclaré Manon Schick, porte-parole de l'organisation en Suisse.
Amnesty International ne dispose pas d'élément sur les conditions de détention des deux Suisses. Le fait d'être détenu au secret s'apparente à une torture psychologique, à la fois pour les personnes détenues et pour leur famille. Ces personnes auront sans doute besoin d'une assistance psychologique pour se remettre d'un tel traumatisme.
«Notre secrétariat international n'a pas encore reçu de réponse à sa lettre envoyée lundi dernier aux autorités libyennes. Nous ne savons donc pas si notre intervention a contribué d'une manière ou d'une autre à cette libération, mais toutes les interventions auprès des autorités libyennes ces dernières semaines ont certainement contribué à cette décision de libérer les deux otages», a ajouté Manon Schick.
Le retour à l'ambassade des deux Suisses n'est bien sûr qu'une première étape. Amnesty International demande qu'ils puissent regagner leur liberté de mouvement, donc qu'ils aient le droit de rentrer en Suisse dans la mesure où ils n'ont pas été inculpés d'un quelconque délit par les autorités libyennes.
Communiqué de presse publié le 9 novembre 2009, Berne / Lausanne.
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