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17/02/2017
L'éducation a ceci d'avantageux financièrement sur la culture qu'elle est totalement prise en charge par la collectivité publique. Institutionnalisé depuis le XIXème siècle, l'accès à l'école est gratuit donc démocratisé, et les esprits de l'ensemble de la population sont élevés. La culture, qui poursuit les mêmes fins que l'éducation dans une démocratie, à savoir une capacité de raisonnement critique et d'ouverture d'esprit, est soutenue partiellement par la collectivité publique. Pourtant, la culture, elle, n'est pas gratuite. Pour les mêmes fins, les moyens divergent.
Pourquoi ne pas imaginer alors une politique d'incitation où chaque franc investi (ou dépensé, selon le point de vue que l'on adopte) dans les services culturels serait déduit des impôts? Cette déduction enverrait un signal fort: l'éducation ne s'arrête pas à l'obtention d'un diplôme remis par une quelconque filière, elle trouve sa prolongation dans la culture et ce, quelles qu'en soit sa nature; la démocratisation des savoirs est scolaire et culturelle.
Une telle incitation fiscale - dans un modèle où l'État serait actionnaire - aurait probablement pu infléchir, si ce n'est éviter, l'hécatombe de la presse romande et permettre le renforcement de la pluralité des opinions si chère à notre système démocratique.