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Dans l'essentiel des chalets on abandonnait la fabrication du fromage. Cela tient à l'amélioration des chemins, l'achat de véhicules motorisés par les amodiateurs, et la possibilité en conséquence de mener deux fois par jour le lait aux laiteries de village. D'autre part il devenait de plus en plus difficiles de trouver de bons fromagers qui préféraient reprendre des laiteries en bas que de monter au chalet pour des paies non à convenance.
Dans quelques chalets, plutôt que de descendre le lait, on le centrifugeait sur place, et ce n'est que la crème que l'on descendait. Ici non à quelque laiterie, mais à la gare du Pont, ou du Sentier ou du Brassus, à destination de Lausanne, Centrale laitière ou Centrale du beurre.
La crème n'était descendue qu'une fois par jour, le matin, après la première traite, la crème du jour précédent ayant été mise au frais à la chambre à lait.
Tout un petit trafic s'installait. En même temps c'en était fini avec les fabrications de fromages, toutes les odeurs en conséquence désormais perdues et que l'on ne retrouverait jamais.
↓ (PDF) 48. La centrifugeuse et la boille