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Né à St-Maurice en 1808, Maurice Barman était fils de Joseph-Antoine Barman et de Marie-Angélique Cheseaux de Saillon. En 1835, il devint président (maire) de Saillon, poste qu'il occupa jusqu'à sa mort sauf pendant son exil.
Partisan de la Jeune Suisse et du radicalisme, champion de l'indépendance bas-valaisanne, le 6 avril 1840, il mène à la victoire les troupes du Bas contre le Haut, il préside le Conseil d'Etat du Valais en 1841, mais en 1844 il est battu par la Vieille Suisse lors du combat du Trient et doit s'exiler.
Il peut revenir en Valais après la victoire des radicaux lors de la Guerre du Sonderbund (1848) et il marque de son empreinte la politique de son canton comme préfet du district de Martigny (1850 à 1853) et comme conseiller national de 1848 à 1857 et surtout comme Conseiller d'Etat de 1848 à 1857. Tribun renommé et populaire, visionnaire mais réaliste, il est l'initiateur de grands projets concernant le trafic alpin, l'agriculture et l'instruction que réaliseront ses successeurs.
Fort de la victoire du Sonderbundet des idées libérales-radicales, il réforme les institutions valaisannes et entre autres innovations, il met en place un Conseil d’Etat permanent avec des départements.
Quand les conservateurs reprennent le pouvoir en Valais aux élections de 1857, il se retire à Saillon. C'est à cet homme, qui aimait tellement le vin, la vie, et qui prit, paraît-il, des cuites mémorables avec Gustave Courbet dans sa fameuse cave, qu'on doit l'arrivée de l'eau à Saillon par le vertigineux bisse de la Salentze. Il fut juge, vigneron, mécène, buraliste postal.
Il décède le 5 août 1878 à Saillon. Sa stèle funéraire, une colonne en marbre cipolin, qui gênait l'agrandissement de l'église a été déplacée en face du porche.