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L'Italien Marco Cecchinato, qui n'avait pas gagné un match en Grand Chelem avant Roland-Garros, s'est qualifié contre toute attente pour les demi-finales. Il a dominé l'ancien no 1 mondial Novak Djokovic (22e) en quatre sets (6-3 7-6 (7/4) 1-6 7-6 (13/11)).
Le Sicilien de 25 ans, 72e mondial, est le joueur le moins bien classé à rallier le dernier carré depuis 1999 et l'Ukrainien Andreï Medvedev (100e), battu en finale par l'Américain Andre Agassi.
Cecchinato affrontera en demi-finale l'Autrichien Dominic Thiem (8e), qui a écarté plus tôt le no 3 mondial, l'Allemand Alexander Zverev (6-4 6-2 6-1), diminué par une blessure à la cuisse gauche.
Depuis le sacre d'Adriano Panatta en 1976, l'Italie se désespère de trouver un nouveau champion. Ce n'est pas son no 1 Fabio Fognini (18e), éliminé en huitièmes de finale lundi par le Croate Marin Cilic, qui entretiendra l'espoir, mais un inconnu, qui avait évité en 2016 une suspension de dix-huit mois dans une affaire de matches truqués présumés.
Professionnel depuis 2010, le Palermitain est plus habitué à arpenter les tournois de deuxième division qu'à chercher la gloire dans les épreuves ATP les plus prestigieuses. Mais une nouvelle carrière a peut-être démarré pour lui fin avril à Budapest.
C'est sur la terre battue hongroise que ce supporter de l'AC Milan s'était offert son premier titre ATP... après avoir été repêché à l'issue des qualifications pour pallier un forfait! Juste avant le début des Internationaux de France, Cecchinato avait été éliminé au premier tour du Geneva Open.
Le vrai déclic a eu lieu à Paris quand, dominé deux sets à rien par le Roumain Marius Copil, l'Italien a renversé le match pour s'offrir son premier succès dans un tournoi majeur.
Après trois autres tours franchis, dont deux têtes de série écartées, l'Espagnol Pablo Carreno (11e) et le Belge David Goffin (9e), l'inattendu Italien s'offrait un duel de prestige avec Djokovic.
Suspense à couper le souffle
Les deux joueurs ont l'habitude depuis plusieurs années de s'entraîner ensemble à Monaco, où réside le Serbe. "Il joue le tennis de sa vie", jugeait avant le match le lauréat de 12 trophées majeurs avec l'intention de prendre ce duel "très au sérieux".
Il avait raison car son partenaire d'entraînement, décomplexé, lui a fait vivre l'enfer pendant les deux premiers sets. Porté par un service efficace, le Palermitain a poussé "Djoko" à faire l'essuie-glace tout en faisant admirer sa panoplie de coups (amorties, lobs, volées tranchantes...).
En réussite totale, il s'est même payé de luxe de sauver trois balles de set dans la deuxième manche avant d'empocher la mise au jeu décisif. Djokovic s'est-il simplement remis d'équerre ensuite, malgré des douleurs au cou puis à la jambe droite?
Ou est-ce Cecchinato, à force de cumuler les approximations et de s'agacer, qui a remis en selle le Serbe? Un peu des deux. Mais alors qu'il servait pour revenir à deux manches partout (5-3), Djokovic a balbutié son service, permettant à Cecchinato de reprendre l'ascendant. L'Italien ne s'est pas fait prier, revenant d'abord à égalité puis poussant Djokovic dans un tie-break au suspense à couper le souffle.
Djokovic s'est procuré trois balles de set, sans conclure. Il a expédié la dernière (à 9-8) dans les airs, vraisemblablement gêné par le bruit du public. Cecchinato a conclu la partie sur sa quatrième balle de match après 3h26 de combat.
(ATS / KEYSTONE - EPA - YOAN VALAT)
Wembanyama finit sa démonstration de force en beauté
Victor Wembanyama est plus que jamais favori pour être le no 1 de la prochaine draft NBA.
Encore ultra-dominant, le Français a guidé son équipe des Metropolitans au succès (112-106) jeudi en amical contre la G-League Ignite: il a réussi 36 points, 11 rebonds et 4 contres.
L'Amérique du basket est prévenue, une "Wembamania" se profile bel et bien. Le Français de 18 ans a confirmé tout le bien qu'on pensait de lui pour ses premiers pas aux Etats-Unis, qu'il rêve de conquérir. Le tout devant quelque 200 représentants, managers généraux, recruteurs, des trente franchises NBA, venus le scruter.
Une opération promotionnelle inédite pour un "prospect" (espoir), de surcroit non Américain, qui ajoutait une énorme pression sur ses jeunes épaules, compte tenu des attentes à son endroit. Mais en deux matches, comme autant de démonstrations de force, porté par un talent insolent et des aptitudes physiques hors normes, il a mis tout le monde d'accord, tout en se montrant extrêmement à l'aise et mature face à l'engouement médiatique.
"Cette expérience était unique, magnifique. Je ne sais pas comment ça aurait pu être mieux encore", a commenté Victor Wembanyama en conférence de presse d'après-match, qui était son deuxième en moins de 48 heures. Et constituait une revanche face à l'Ignite, une équipe en partie composée de jeunes talents susceptibles comme lui d'être sélectionnés par une franchise en 2023 et qui s'était imposée (122-115) dans la première manche.
Encore rien accompli
Cette fois, Wembanyama a non seulement brillé de plus belle individuellement, mais il a mené les siens à la victoire. Après ses 37 points et 5 contres réussis mardi, il a fait presque aussi bien offensivement, mais en se montrant plus actif encore des deux côtés du terrain, ajoutant à son escarcelle 4 passes décisives.
Surtout, le Français a été décisif au quatrième quart-temps, marquant 15 points qui ont largement contribué au comeback des Metropolitans. Il suscite d'ailleurs déjà l'admiration des stars de la NBA, notamment de LeBron James qui l'a qualifié d'"extra-terrestre" mercredi soir.
"C'est un honneur de voir des grands joueurs parler de moi de cette manière, mais ça ne change rien. J'ai trouvé ça cool, mais je dois rester focalisé sur mes objectifs. Je n'ai encore rien accompli, je n'ai pas joué un match en NBA, je n'ai pas été drafté", a-t-il réagi, imperturbable après le match.
Le 22 juin 2023 est encore loin, plus de huit mois. Mais pour l'heure sa trajectoire est parfaite: Wembanyama n'a jamais été aussi bien placé et en vue pour devenir le premier Français de l'histoire à être sélectionné en premier.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Daniela Ryf seulement 8e à Hawaii
Daniela Ryf a cédé son titre de championne du monde de l'Ironman jeudi.
Cinq mois après avoir conquis un cinquième titre à St. George dans l'Utah, la Soleuroise de 35 ans a dû se contenter d'une 8e place à Hawaii.
La course féminine a d'ailleurs été le théâtre d'une grosse surprise avec le sacre de Chelsea Sodaro (33 ans), qui disputait simplement le deuxième Ironman de sa carrière après Hambourg début juin (2e place). Sodaro a offert aux Etats-Unis leur premier titre mondial dans la discipline depuis 1996.
Daniela Ryf pointait pourtant en tête au terme des 180,2 km de cyclisme d'une épreuve qui comprend aussi 3,8 km de natation et 42,195 km de course à pied, comme cela avait été le cas lors de ses quatre triomphes consécutifs à Hawaii (2015-2018). Mais elle a flanché sur le marathon.
La Soleuroise a rallié l'arrivée avec plus de 28 minutes de retard sur Chelsea Sodaro, qui l'a dépassée après à peine 7 kilomètres de course à pied. Elle en a sans doute trop fait sur son vélo pour récupérer le retard pris dans l'eau: elle ne pointait qu'au 14e rang à la première transition, à près de 7' de la leader provisoire et future vice-championne du monde Lucie Charles-Barclay.
La course des hommes est programmée samedi à Hawaii. Jan van Berkel sera le seul véritable espoir suisse.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne: la patinoire de la Pontaise migrera au Palais de Beaulieu
La patinoire en plein air de la Pontaise à Lausanne doit céder sa place à une future école dans l'écoquartier des Plaines-du-Loup. La ville souhaite l'installer dès 2024 dans la halle 7 du Palais de Beaulieu. Ouverte en principe d'octobre à fin mars, l'infrastructure devrait accueillir deux fois plus de monde. Elle sera à la disposition des écoles, des clubs et du grand public.
Ce sera une patinoire "ouverte plus largement au public, plus écologique et plus économique", annonce jeudi la municipalité dans un communiqué. Elle comprendra une surface de glace principale et une surface plus réduite de patinage synthétique, toutes deux démontables. Le Conseil communal doit encore donner son aval.
Des patins en location
Dans son préavis, la municipalité détaille le projet. Il est prévu d'installer des tribunes de 300 places, ainsi que des vestiaires et un espace d'accueil. Un service de location de patins sera mis en place, ce qui n'existait pas à la Pontaise. Cette nouvelle offre devrait contribuer à une forte augmentation de la fréquentation, qui pourrait passer de 21'000 à environ 40'000 entrées par saison.
La production de froid sera reprise des installations actuelles près de la Pontaise. Et l'implantation de la patinoire dans une halle déjà existante permettra de réduire l'investissement d'environ 2 millions, pour un montant final estimé à 13 millions de francs.
Cautionnement de la ville
L'investissement sera réalisé par Beaulieu SA, moyennant l'octroi d'un cautionnement solidaire de la ville, propose la municipalité. Compte tenu des incertitudes géopolitiques actuelles et du renchérissement, il est demandé au législatif un cautionnement maximal de 14 millions.
Enfin, la ville estime que le choix de Beaulieu lui permet d'animer le site et d'en faire un lieu prisé de la population. Les lieux sont actuellement en plein développement: le Tribunal arbitral du sport s'y est installé et le théâtre vient de rouvrir après une vaste rénovation. En attendant leur transformation, les halles nord accueillent en outre une série d'activités sportives.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
FC Séville: Lopetegui limogé, arrivée de Sampaoli
Le FC Séville a changé d'entraîneur quelques heures après sa défaite 4-1 à domicile contre Borussia Dortmund en Ligue des champions. Julen Lopetegui a été limogé et remplacé par Jorge Sampaoli.
"Sampaoli a signé jusqu'au 30 juin 2024 et dirigera son premier entraînement ce (jeudi) soir à 18h30", a précisé le club. Le technicien argentin retrouve le banc de Séville qu'il avait déjà occupé lors de la saison 2016/2017 avant de prendre en charge l'équipe nationale argentine.
Sampaoli (62 ans) était libre depuis son départ de l'Olympique de Marseille en juillet dernier. Lopetegui (56 ans) a ainsi payé cash le départ catastrophique du FC Séville cette saison. Le club n'a gagné qu'une fois en sept rencontres de championnat et n'a pris qu'un point en trois matches de Ligue des champions.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Pour Wembanyama, c'est déjà l'Amérique
Les fans américains de basket ne crient pas encore son nom, mais toute la NBA n'a déjà d'yeux que pour Victor Wembanyama. Le Français est le favori pour être le no 1 de la prochaine draft.
Dire que l'engouement est énorme autour du phénomène français âgé de 18 ans est un euphémisme. Plus de 70 médias se sont accrédités pour son tout premier match aux États-Unis mardi soir, perdu (122-115) avec son club des Metropolitans de Boulogne-Levallois contre la G-League Ignite. Une équipe composée de jeunes talents, susceptibles comme lui d'être sélectionnés par une franchise en 2023.
Et ils n'ont pas été déçus du voyage: Wembanyama a déployé son immense talent avec 37 points (7 tirs primés sur 11) et 5 contres, parvenant à élever son niveau dans son duel à distance avec un autre grand espoir, Scoot Henderson, rival désigné dans la lutte au sommet de la draft.
"C'est le plus gros match de l'histoire de la G-League!", s'emballait avant le coup d'envoi, Shareef Abdur-Rahim, patron de cette ligue de développement. "C'est très excitant. Ce n'est pas tous les ans que l'on a deux joueurs qui sont considérés comme les meilleurs espoirs de la draft, sans qu'au moins l'un d'entre eux joue à l'université", soulignait à raison cet ancien ailier-shooteur, champion olympique en 2000 avec Team USA.
En Une de SLAM
Après sa performance retentissante, dans le Dollar Loan Center, une salle de 5000 places remplie de moitié de fans de basket inspirés, qui pourront se targuer d'avoir vu les premiers pas d'un joueur hors norme (2,21 m, 2,43 m d'envergure) appelé à être le futur visage de la NBA, il s'est plié à sa deuxième conférence de presse en deux jours, dans une salle dédiée bien trop petite pour accueillir tous les journalistes.
Wembanyama, qui avait avancé que ce match et la revanche prévue jeudi seraient "les plus importants de (sa) vie sur le plan de l'exposition au niveau mondial", ne s'est pas trompé. Ce qui a précédé - les prises d'antennes sur ESPN, la couverture du magazine référence SLAM, qui avait loué à l'époque l'énorme potentiel de LeBron James lorsqu'il était encore lycéen, les comparaisons avec Kevin Durant, Giannis Antetokounmpo voire Kareem Abdul-Jabbar, ne l'ont pas empêché de rester de marbre.
Wembanyama, accompagné aux États-Unis par ses parents et tout l'état-major de Comsport, l'agence des "Frenchies" évoluant en NBA, est parvenu sans peine à contrôler tout cet engouement et cette pression, avec une décontraction et une confiance en soi confondantes. "Ce qui rend spéciaux les joueurs comme Victor, c'est leur capacité à tout gérer, les attentes, l'excitation qu'ils génèrent. Et une fois que le coup d'envoi est donné, ils parviennent à se focaliser sur le jeu et à être vraiment bons", a souligné Abdur-Rahim. "Sa maturité est impressionnante, pour un garçon de 18 ans. Il sait qui il est, ce qu'il veut et les efforts à accomplir pour l'obtenir", a résumé, admiratif, son entraîneur Vincent Collet.
"C'est le talent"
"Quand on a affaire à des joueurs uniques comme Victor, on ne peut pas être surpris. Il est capable de faire ce que des joueurs normaux ne peuvent pas faire. C'est le talent", a ajouté le sélectionneur de l'équipe de France, finaliste des derniers JO et Euro, qui peut voir avec gourmandise les prochaines échéances internationales avec ce diamant qu'il va s'employer à polir.
Preuve de l'importance que revêt Wembanyama aux yeux de la NBA, c'est elle qui a eu l'idée d'organiser deux matches amicaux impliquant les Metropolitans 92, pourtant déjà engagés en championnat de France. Jamais cela ne s'était encore produit pour un "prospect".
Le tout devant quelque 200 représentants de la ligue, venus le scruter. "Les managers généraux et recruteurs des trente franchises sont tous très excités", affirmait Abdur-Rahim.
Même ceux qui n'ont que peu d'espoir de le sélectionner à la draft du 22 juin 2023, car le premier choix reviendra à une des cinq équipes ayant fini avec les plus mauvais bilans de la saison régulière écoulée. La position préférentielle sera déterminée par un tirage au sort.
Evidemment, il n'y a aucune garantie qu'il devienne assurément le premier Français no 1 de la draft. Et nul ne sait encore quelle casquette d'équipe aura Victor sur le chef, quand il serrera la main d'Adam Silver. Mais l'histoire est bel et bien en marche. Et, avec elle une probable "Wembamania" en Amérique.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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