Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06994.jsonl.gz/190

Julia Marino, à gauche, après avoir remporté l'argent en Slopestyle avec une planche Prada qui lui vaudra de se retirer de l'épreuve suivante.Image: twitter
Jeux olympiques
La star américaine Julia Marino dénonce une «farce» de la part des dirigeants olympiques qui l'auraient forcée à abandonner en cours de compétition.
17.02.2022, 03:3917.02.2022, 08:29
Une snowboardeuse américaine vient de révéler les détails de la dispute qui l'a conduite à se retirer soudainement de l'épreuve féminine de snowboard «Big Air» aux Jeux olympiques d'hiver de Pékin.
Dès le début des Jeux, Julia Marino a remporté la première médaille pour son pays, en décrochant l'argent dans l'épreuve féminine de Slopestyle, sur une planche portant un logo Prada rouge et blanc. Le problème est que la maison de haute couture n'est pas un sponsor officiel du Comité international olympique (CIO), l'organe dirigeant des JO, dont le siège se trouve à Lausanne.
On vous avait parlé de Julia Marino et de son équipement hors du commun ici:
Un logo «non-conforme»
Les problèmes ont commencé lors d'un tour d'entraînement avant la première compétition: les organisateurs des JO auraient demandé, discrètement, à l'athlète de recouvrir de ruban adhésif le logo Prada sur son casque, mais pas sur sa planche.
Mais ce n'est qu'après la victoire, qui a d'ailleurs engendré une explosion des ventes de snowboard de la marque italienne en seulement quelques heures, que le CIO a dit à la Team USA que la jeune femme de 24 ans avait deux options, selon le média Front Office Sports:
- Soit, peindre le logo afin qu'il ne soit plus visible;
- Ou alors, utiliser une autre planche.
La riposte de Team USA
Comme le rapporte Fox Sports, dans une lettre adressée au CIO, le comité olympique et paralympique américain (USOPC) a fait valoir que l'utilisation de la planche Prada était identique à celle des autres concurrents utilisant des snowboards, tels que Burton et Roxy, qui ne sont pas non plus des sponsors officiels des JO.
«...Recouvrir le logo n'est pas une option réalisable. Le logo est moulé sur la planche et le modifier entraînerait une résistance et interromprait la surface destinée à la glisse. Pour ces raisons, nous demandons au CIO de reconsidérer sa position et d'autoriser Julia Marino à utiliser la même planche que celle utilisée lors de l'épreuve de snowboard Slopestyle.»
Dean Nakamura, vice-président de l'USOPC
La réponse du CIO à cette lettre a été sans équivoque: «La ligne Linea Rossa de Prada n'est pas une marque sportive légitime.» En d'autres termes: c'est non.
Sur Instagram, dans une publication ayant mystérieusement disparu, Julia Marino, dont la bio indique qu'elle est une «athlète Prada», a publiquement critiqué le CIO, affirmant que la sécurité des athlètes n'était pas leur priorité:
«Pour tous ceux qui se posent la question, la nuit avant le Big air, le CIO m'a dit qu'ils n'approuvaient plus ma planche même (si) ils l'ont approuvée pour le Slopestyle ... Ils m'ont dit que je serais disqualifiée si je ne recouvrais pas le logo et m'ont obligé à dessiner sur la base de ma planche. Quoi qu'il en soit, je me suis laissée tomber dans le saut pour voir comment le coccyx se sentait après avoir pris un slam (un plateau) l'autre jour à l'entraînement et après que ma base ait été modifiée. Je n'avais aucune vitesse pour le saut et je n'ai pas été capable de le franchir plusieurs fois. Je me sentais juste épuisé physiquement et mentalement par cette distraction et le slam que j'ai pris. J'étais super excitée par mon résultat en Slopestyle, mon épreuve principale, et j'ai décidé de ne pas risquer de me blesser davantage, même si cela ne semblait pas être la priorité absolue du CIO.»
En attendant, le CIO n'a pas encore commenté publiquement ce différend et la snowboardeuse américaine a déjà quitté Pékin, sûrement en route vers d'autres cieux.
Le FC Lugano affronte Saint-Gall dimanche en finale de Coupe de Suisse à Berne (14h00). A sa tête, un technicien de 40 ans originaire de Chiasso, nommé dans la gabegie totale l'été dernier, qui a su redresser l'équipe grâce à ses qualités humaines. Portrait.
Le FC Lugano défiera le FC Saint-Gall dans le cadre de la finale de la 97ème édition de la Coupe de Suisse, ce dimanche à 14h00. Une compétition que les Tessinois n'ont plus remportée depuis 1993. À leur tête, on retrouve un «Chiassesi» (originaire de la ville rivale de Chiasso), qui a su se faire apprécier par tout un canton grâce à son travail mais également ses qualités humaines. Retour sur le parcours d'un joueur humble et d'un coach passionné.