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Officiellement, la construction des deux tranches avec réacteurs à eau sous pression de 912 MW du type ex-soviétique VVER-1000 a commencé il y a 15 ans maintenant. Des problèmes politiques et financiers, mais aussi la nécessité d'amener les installations aux normes de sûreté occidentales, ont entraîné des retards considérables et de gros surplus de coûts. La première tranche pourrait maintenant être couplée au réseau en mai 2001, et la deuxième en novembre 2002. Or la demande en électricité est tellement stagnante depuis quelque temps dans le pays que dans l'état actuel des choses, la production de Temelin devrait être exportée. Par ailleurs, des syndicats du secteur charbonnier tchèque, des écologistes et le voisin autrichien exercent de fortes pressions politiques pour que Temelin soit abandonnée. Le gouvernement, divisé sur la question, a donc chargé un groupe indépendant d'élaborer un rapport sur toutes les questions litigieuses. Ce rapport a été livré au gouvernement début mars et certains passages ont été rendus publics. D'après ces extraits, il n'y a véritablement pas besoin, du point de vue de la sécurité de l'approvisionnement, de l'énergie électrique de Temelin. La baisse de la demande a même poussé la compagnie nationale d'électricité CEZ à geler l'agrandissement prévu d'une centrale au charbon. Mais la CEZ pense par ailleurs que l'exportation de l'électricité produite à un coût relativement bon marché à Temelin permettrait d'assurer le financement des investissements effectués. Selon des sondages, 45% des Tchèques seraient favorables à la mise en service de la centrale, et 25% seulement contre.
Source
P.B./C.P. d'après NucNet des 9, 19 et 24 mars 1999