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Mathématiquement parlant
Durant les 4 premières années de la blockchain, chaque fois qu’un bloc sur la blockchain était créé, 50 bitcoins étaient émis. Chaque 4 ans, le montant de bitcoins pouvant être émis est divisé par deux. Ainsi, les récompenses que reçoivent les mineurs pour leur travail sont constamment ajustées de sorte que la somme des bitcoins perçus comme récompense permette toujours de maintenir ce rythme de division par deux tous les 4 ans.
Entre janvier 2008 et novembre 2012, 10’499’889,80231183 ont été créés. Durant les quatre années suivantes, ce nombre a été réduit à environ 5’250’000, et puis 2’625’000, etc. jusqu’à ce qu’un jour, il ne soit plus possible de créé de nouveaux bitcoins.
Ce jour est déjà programmé, en 2140 environ, ou plus précisément, lorsque 21 millions de bitcoins auront été créés. Étant donné qu’il s’agit d’une limitation mathématique, nous ne pouvons guère faire grand chose à ce sujet. Il serait possible de modifier le code source de Bitcoin pour pouvoir « coder » un nombre possible de bitcoins plus élevé, mais cela risquerait de provoquer une hardfork, ce qui n’est guère souhaitable.
Économiquement parlant
Cela ne représente néanmoins pas une limitation quant à l’usage des bitcoins, puisque les dénominations du bitcoin vont jusqu’au 100 millionième, ce qu’on appelle un satoshi. S’il devait s’avérer nécessaire d’avoir de plus petites unités, il ne serait ni difficile ni destructeur de diviser les bitcoins en des unités encore plus infimes.
L’intérêt d’un nombre limité de bitcoins se situe dans l’impossibilité d’une déflation. En posant un nombre limité de bitcoins dans l’existence, il est impossible d’en diminuer ou d’en augmenter artificiellement la valeur en en créant plus ou en arrêtant la production, comme cela peut être le cas – et a déjà été le cas par le passé – avec les monnaies fiduciaires.