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Les étudiantes et étudiants argoviens vont devoir s'endetter pour financer leurs études (photo symbolique).
KEYSTONE/GAETAN BALLY(sda-ats)
Les étudiantes et étudiants argoviens ayant besoin d'une aide financière devront s'endetter pour financer leurs études. Les citoyens ont largement accepté dimanche par 61,1% de transformer une partie des bourses d'études en prêts.
Selon la modification de la loi cantonale sur les bourses d'étude, l'aide financière cantonale d'au maximum 16'000 francs par année doit désormais être prise à hauteur d'un tiers sous forme de crédit sans intérêt, les deux autres tiers restant sous forme de bourse. Le taux de participation s'est élevé à 48,78%.
L'introduction de ce modèle dit de "splitting" était controversée. Le peuple a suivi l'avis de la droite bourgeoise qui y voit un moyen d'économiser 3 millions de francs.
La gauche a en vain fait valoir que, comme le montrent les expériences faites dans d'autres cantons, les jeunes préfèrent prendre un job d'étudiant plutôt que de s'endetter. Cela prolonge leurs études et représente au final un surcoût pour la manne publique. Le modèle de splitting est déjà en vigueur dans les cantons de Berne, Lucerne, Thurgovie et Uri.
L'Argovie a révisé sa loi sur les bourses d'études dans le cadre du concordat sur les bourses qui vise à harmoniser les pratiques dans ce domaine en Suisse. Le modèle de splitting n'entre pas dans ce cadre, mais a été ajouté aux autres points voulus par le concordat, eux incontestés.
Il s'agit par exemple de l'obtention de bourse pour les détenteurs de permis B ou d'un durcissement du règlement pour les personnes changeant de voie d'études.
ATS