Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/65976

<h2>SubmittedText<h2><p>Les 8 et 9 mai 1945 marquent la fin du régime totalitaire nazi, mais aussi le début de la terreur et de la souffrance de la population ayant vécu sous la domination de l'Armée rouge, des Pays baltes à Berlin en passant par la Hongrie. C'est par une grande parade militaire que la Russie entend célébrer, le 9 mai 2005 à Moscou, les 60 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cependant, les présidents des deux anciennes républiques soviétiques d'Estonie et de Lituanie ne participeront pas aux célébrations russes. Ils évoquent comme cause de leur refus la souffrance incommensurable infligée par l'Armée rouge aux populations d'Europe centrale et orientale à la suite de la "libération".</p><p>Le Conseil fédéral se sent-il tenu de prendre part aux cérémonies qui auront bientôt lieu à Moscou ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le 9 mai prochain, des présidents et chefs de gouvernements d'Europe et d'ailleurs vont se réunir à Moscou pour commémorer la mort de citoyens soviétiques et russes qui ont disparus par millions durant la Deuxième Guerre mondiale. Il s'agit de rappeler le prix humain dramatique qu'ont également payé ces peuples pour libérer l'Europe du nazisme.</p><p>Ce jour de commémorations vise ainsi à rappeler, après les commémorations de la libération d'Auschwitz-Birkenau, que de tels événements ne doivent plus jamais se produire.</p><p>La Suisse s'associe aux hommages rendus aux innombrables victimes de la Deuxième Guerre mondiale. Le président de la Confédération participera donc à ces commémorations du souvenir.</p>