Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06892.jsonl.gz/45

C'est une affection fréquente chez le jeune animal, avec une prédisposition marquée chez certaines races, comme le cane corso. Improprement appelée « glande de Harder», cette affection se traduit par l'apparition, au niveau de l'œil, d'une masse arrondie et rouge à l'angle interne. Il est possible, par un mouvement de doigts, de remettre cette glande en place mais on remarque qu'elle a tendance à réapparaître et la question du traitement à entreprendre peut se poser.
Un consensus s'est développé depuis quelques année en ophtalmologie vétérinaire : il ne faut pas, en cas de prolaspsus, réséquer la glande nictitante au risque de voir apparaitre un Kératite. Il convient de préserver au maximum cette glande par des techniques chirurgicales de remise en place.
Deux techniques sont aujourd'hui pratiquées avec des résultats identiques.
Traitement médical :
Les collyres anti-inflammatoires antibitiques ne font que réduire dans certains cas la taille de la glande mais ne permettent pas sa mise en place ; ils sont donc palliatifs mais en aucun cas curatifs.
Traitement chirurgical :
Il est acquise que la glande nictitante intervient pour 20 à 60 % dans la secrétion de la phase acqeuse des larmes et, chez des races prédisposées (dont notre bouledogue fait partie) elle peut provoquer une insuffisance lacrymales se manifestant plusieurs années après l'intervention.
Une étude menée a permis de mettre en évidence que, en cas d'exérèse (ablation), presque la moitié des chiens va présenter une insuffisance lacrymale contre seulement 14 % chez un chien pour lequel la pratique de l'enfouissement aura été préférée.
Il est donc clair que le traitement chirurgical de choix est la remise en place de la glande nictitante.

On distingue
1) la technique de fixation au périoste
2) la technique par enfouissement
dans les deux techniques, un traitement antibiotique est instauré pendant quelques semaines.
Ces deux techniques donnent sensiblement les mêmes résultats, à savoir 75 à 79 pour cent de résultats satisfaisants.
Il semble toutefois que dans les races brachycéphales comme le bouledogue ainsi que dans les races de petit format, la technique par suture au périoste orbitaire (tour de l'oeil) donne de meilleurs résultats alors que chez les races molossiïdes, la technique par enfouissement soit préférable.
Dans tous les cas, l'avis est unanime pour constater une diminution de la mobilité de la membrane nictitante quelque soit la technique utilisée.