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Aide d’urgence dans les régions reculées du Nord Kivu
Aide d’urgence dans les régions reculées du Nord Kivu
Au Congo, la population des territoires de Walikale, Masisi, Rutshuru et Lubero, situés dans la province du Nord-Kivu, font largement les frais des conflits armés d’origine ethnique. Comme la région est très difficile d’accès, elle est souvent délaissée par les organisations humanitaires. L’EPER aide les habitantes et les habitants à réhabiliter les voies d’accès et fournit une aide d’urgence à environ 230 000 personnes.
La population de la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo, est marquée par des conflits armés pour le contrôle des ressources minières, exacerbés par des tensions ethniques. Fournir une aide humanitaire dans cette région pose de nombreux défis. Les populations vulnérables victimes du conflit sont difficilement joignables car les voies d’accès sont en très mauvais état, voire impraticables. L’EPER s’est donc spécialisée dans l’assistance des personnes déplacées ou des populations autochtones les plus vulnérables ayant peu ou pas d’assistance humanitaire dans ces zones reculées. Le service d’aide humanitaire et de protection civile de la Commission européenne (ECHO) a mandaté l’EPER pour faciliter l’accès de la zone aux autres ONG actives dans la région. Pour ce faire, la première étape a consisté à réparer les routes, avec le financement de l’Office of U.S. Foreign Disaster Assistance (OFDA) d’USAID. L’EPER a aidé la population à remettre en état des voies d’accès afin de permettre le passage de véhicules et d’apporter une aide d’urgence. Elle facilite également la pacification ethnique dans la région. Les travaux ont été effectués par 1920 familles pendant dix jours, en échange d’un salaire de $25 destiné à subvenir à leurs besoins les plus urgents. Maintenant, il s’agit de rouvrir les liaisons routières entre Bambu et Katsiru, ainsi que l’axe humanitaire Singa/Kashalira dans la chefferie de Bwito. 3850 ouvriers non qualifiés, qui toucheront le même salaire, sont recrutés pour cette tâche.
HEKS
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Restaurer les routes pour atteindre les plus vulnérables
Le mauvais état des axes routiers principaux est en grande partie responsable de l’effondrement de l’économie locale et du manque de débouchés pour les produits agricoles cultivés dans la région. Cette situation a entraîné une augmentation massive de la criminalité, de l’enrôlement forcé d’enfants, d’adolescents et d’adultes dans les groupes armés, du travail forcé et de la perception illégale d’impôts. La population a un besoin urgent de nourriture et de produits de première nécessité. D’autres besoins doivent encore être couverts comme les soins médicaux, l’accès à l’eau potable et les installations sanitaires. Les enfants ont par ailleurs besoin d’une protection particulière et d’un accès à l’éducation.
230 000 bénéficiaires
Depuis le début de l’été 2020, l’EPER facilite l’accès de la population du Nord-Kivu aux services de base tels que l’eau, l’hygiène, l’assainissement, la sécurité alimentaire, la protection, l’éducation et la formation. Le projet bénéficie à environ 230 000 personnes vivant dans les régions touchées. Environ 97 000 personnes bénéficient d’un soutien financier via un programme d’assistance monétaire sans conditions spécifiques. Il s’agit principalement de foyers accueillant des orphelins ou constitués de personnes handicapées, âgées, souffrant d’une maladie chronique ou ayant de très faibles revenus.
Assainissement et accès à l’eau potable
L’EPER aide également les communautés à construire des infrastructures pour l’accès à l’eau potable, la promotion de l’hygiène et l’assainissement. Elle installe notamment des latrines dans les zones à forte concentration de personnes déplacées. Toutes ces activités créent des emplois pour la population locale.
Fournir des moyens d’existence durable
L’EPER soutient la relance de la production agricole pour les populations vulnérables ayant perdu leurs semences et outils en raison des conflits et des déplacements multiples. L’objectif est de fournir des moyens d’existence sûrs et fiables et de renforcer ainsi la capacité de résilience des communautés ciblées. L’amélioration des conditions de production et de l’accès aux marchés entraîne un renforcement de l’économie locale. Elle crée ainsi les bases d’une cohabitation pacifique. Le projet bénéficie à environ 90 000 personnes vivant dans un contexte sécuritaire fragile dans les chefferies de Bwito, Wanyanga et de Bashali/Mokoto, dans le Nord-Kivu. L’objectif principal de l’action de l’EPER est de protéger les personnes les plus vulnérables au sein des populations autochtones et déplacées et de leur apporter une aide d’urgence.