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Seuls 7 Suisses participent à la boucle nationale cette année. Depuis que IAM Cycling est sorti du peloton en 2016 (voir graphique ci-dessous), plus aucun sponsor "rouge à croix blanche" n’a repris d’équipe. "On est loin des années 2000 avec le Post Swiss Team, composé de 80% d’Helvètes", explique Marcello Albasini, ancien directeur sportif adjoint de IAM Cycling. A cette époque, presque 20% du peloton était suisse. Dans les années 30, les coureurs helvétiques étaient même 1 sur 3 à prendre part à l'épreuve.
En 2008, l'équipe BMC ramène des Suisses dans le peloton. Durant les 2 années suivantes, les formations autrichiennes Geroldsteiner et Vorlaberg qui comptent beaucoup de Suisses disparaissent du World Tour. "La meilleure solution pour faire revenir des locaux, ce serait de créer une équipe suisse en Pro Continentale qui pourrait obtenir une wildcard. Je ne pense pas qu'on ait assez de bons coureurs pour créer une équipe sur le World Tour, la relève est encore trop jeune", affirme le père du coureur professionnel Michael Albasini.
Mélanie Beney
Une question de calendrier
"En 2015, quand j'entraînais Matthias Frank, on voulait qu’il fasse un top-10 au Tour de France. Ca voulait dire renoncer au Tour de Suisse. Ca a fait mal, mais l’objectif était atteint, il a terminé 8e", raconte Marcello Albasini.
Cancellara dernier lauréat helvétique
La dernière fois qu'un Suisse a gagné le Tour de Suisse, c’était en 2009 avec Fabian Cancellara. "Des cyclistes comme lui, c’est très rare".
Récemment 16e au Giro, le Valaisan Sébastien Reichenbach aurait ses chances de gagner un Tour de Suisse, "mais être leader, c’est beaucoup de responsabilités et de pression à porter sur ses épaules". Il s'alignera sur la Route du Sud.
Les 7 Suisses au départ auront tout de même l’occasion de se montrer. "Michael Albasini vise la gagne d’étape, tandis que Matthias Frank se voit au sommet du classement".