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Il y a cent ans, Maurice Zundel prêtre et théologien mystique né à Neuchâtel en 1897 et décédé à Ouchyen 1975, était ordonné prêtre.
A seulement 22 ans, il est envoyé comme vicaire à Genève, dans la paroisse de Saint-Joseph des Eaux-Vives. Souvent incompris et mis à l’écart par sa hiérarchie, il y resta six ans, avant d’être envoyé à Rome pour des études.
Dans une biographie de Maurice Zundel par lui-même, il raconte ainsi ces années :
« Enfin je suis sorti prêtre le 20 juillet 1919 ; j’étais très jeune, j’avais vingt-deux ans et demi.
J’ai été nommé vicaire dans la ville de Genève et j’ai reçu une charge sur l’autre. J’étais aumônier d’un pensionnat de jeunes filles et aussi d’un hôpital, je devais faire le catéchisme aux enfants, donner des leçons de doctrine chrétienne aux collégiens, donner des cours à l’Université et aider les pauvres. Enfin, j’étais accablé de travail, surchargé à n’en plus pouvoir.
Souvent, je disais mon bréviaire à minuit et à 2 heures, et parfois à 4 heures du matin, je préparais mes classes. Je dormais peu, trop peu, deux heures! Il fallait lire en toute hâte, en diagonale, sans aucune profondeur, les livres qu’il fallait réfuter.
Je menais une vie activiste au suprême degré. J’étais accablé d’un travail insensé, impossible, où je me vidais de toute substance spirituelle, qui me mettait à bout de nerfs et m’obligeait à vivre à la surface ».
Jugé trop original par son évêque, il est exilé et envoyé en Italie, en France et en Angleterre. En 1939, il se rend au Caire où, retenu par la guerre, il sert comme aumônier du couvent de Matarieh tout en côtoyant l’Islam et le Coran. Dès 1946, il est nommé prêtre-auxiliaire à Lausanne, où il restera jusqu’à sa mort le 10 août 1975.1
Sa conception d’un Dieu pauvre et fragile, son ouverture spirituelle attire aujourd’hui de nombreuses personnes en quête d’une authentique vie spirituelle.
Découvrez Maurice Zundel dans cette vidéo réalisée par le portail catholique suisse cath.ch à l’occasion des quarante ans de sa mort, après une courte maladie qui le priva de l’usage de la parole durant les six derniers mois de sa vie.
(Photo: Fondation Maurice Zundel)