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Ce mardi, à 8 heures du matin, heure locale, le Canada affronte la Chine. En hockey sur glace. Aux JO d'hiver de Pékin. L'équipe chinoise n'a pas vraiment sa place dans cette compétition. D'ailleurs, elle n'a été admise que parce qu'elle est l'équipe hôte. Avant les Jeux, la fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) a même envisagé de l'exclure du tournoi. Mais ça, c'était avant que la Chine ne parvienne à convaincre tout le monde qu'elle avait constitué une équipe semi-compétitive en intégrant des joueurs d'autres pays, dont le Canada et les Etats-Unis.
La manœuvre a nécessité une certaine créativité. Et pour cause: la Charte olympique stipule que les athlètes doivent être «ressortissants» du pays qu'ils représentent. Du coup, il est assez courant qu'une nation importe un athlète en lui offrant une double nationalité.
Mais la Chine ne reconnaît pas la double nationalité. Ainsi, comme l'explique le Wall Street Journal, il semble qu'elle ait bénéficié d'une clause de la charte permettant au CIO d'accorder des exceptions à ses règles en matière de nationalité.
Mais ce n'est que la moitié du problème. L'IIHF exige qu'un athlète qui change de nationalité participe pendant au moins deux saisons aux «compétitions nationales» de son nouveau pays avant d'être autorisé à jouer pour lui.
La Chine n'a pas sa propre ligue professionnelle de hockey. Mais elle a une équipe dans la KHL, la ligue basée en Russie, qui est sans doute la meilleure du monde en dehors de la NHL. La Chine a donc eu l'idée ingénieuse de recruter, à partir de 2019, des Nord-Américains pour jouer au Kunlun Red Star, étant entendu qu'ils pourraient porter les couleurs de la Chine aux Jeux olympiques de Pékin.
Certains de ces hockeyeurs, comme l'ancien joueur de NHL Brandon Yip, sont d'origine chinoise. D'autres ne le sont pas, comme Jake Chelios. C'est ainsi que vous pouvez voir le fils de la légende de NHL Chris Chelios dans l'équipe de Chine de hockey sur glace.
D'ailleurs, Chelios senior décrit la famille comme «grecque de mon côté et écossaise, allemande et irlandaise du côté de ma femme». Ne cherchez pas non plus Jake Chelios sur la liste officielle des athlètes à Pékin. Pour ces Jeux olympiques, il s'est fait rebaptisé avec un nom à consonance un tout petit peu plus chinoise. Son nouvel avatar? «Jieke Kailiaosi». Que dire...
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