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Le marché du travail est une interface essentielle entre l'économie et la société. Le manque de travail, s'il perdure, est potentiellement source de problèmes financiers, d'insatisfaction, voire de déqualifications et d'isolation sociale. Cet indicateur traduit également des différences dans les perspectives sur le marché du travail entre les divers groupes de population (ressortissants suisses ou étrangers, personnes qualifiées ou non qualifiées, etc.). D'un point de vue macro-économique, il représente également un potentiel de force de travail inexploité.
Etat au 7 novembre 2019
Principaux résultats
Au 2e trimestre 2019, la part des personnes actives manquant de travail était de 11,6% (571'000 personnes). Ce taux était en recul par rapport au trimestre correspondant de 2017 (11,9%). Depuis 2004, il a évolué au gré de la conjoncture. Au 2e trimestre 2019, 4,2% des personnes actives étaient au chômage au sens du BIT (sans travail, en recherche d'emploi et disponible pour travailler) et 7,4% étaient en sous-emploi (en emploi à temps partiel, souhaitant travailler davantage et disponible pour exercer un travail à un taux d'occupation plus élevé).
Contexte
Le taux de chômage au sens du BIT est légèrement plus élevé chez les femmes que chez les hommes (4,4% contre 3,9%). La différence entre les sexes est beaucoup plus marquée en matière de sous-emploi: les femmes sont trois fois plus touchées que les hommes (11,9% contre 3,4%).
Le niveau de qualification demeure l'un des facteurs déterminants pour l'intégration sur le marché du travail. Au 2e trimestre 2019, le taux de chômage au sens du BIT était de 6,7% chez les personnes sans formation post-obligatoire, contre 4,4% chez les personnes ayant achevé une formation du degré secondaire II (maturité, apprentissage) et 3,1% chez les personnes au bénéfice d'une formation supérieure (universitaire ou équivalente). La transition entre la formation et le monde du travail est un moment souvent décisif pour la suite de la vie professionnelle; la lutte contre le chômage des jeunes est par conséquent l'une des priorités des politiques du marché du travail. Au 2e trimestre 2019, le taux de chômage au sens du BIT était de 6,2% chez les 15 à 24 ans. Ce taux, bien que plus élevé que le taux pour l'ensemble de la population active, reste particulièrement bas en comparaison internationale. Les personnes de nationalité étrangère sont bien plus exposées au chômage que celles de nationalité suisse (taux de chômage au sens du BIT de 7,3% contre 3,0%). Au sein de la population étrangère, on note une grande différence entre les ressortissants de l'UE/AELE (5,1% de chômeurs au sens du BIT) et les ressortissants de pays tiers (12,8%).
Comparaison avec des données subjectives
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Comparaison internationale
|%|
|Suisse||12,0|
|Italie||13,2|
|France||14,2|
|Allemagne||6,2|
|Autriche||8,2|
|Etats-Unis||--|
|UE (28 pays)||10,2|
|Total OCDE||--|
Tableaux
Définitions
Définition de l'indicateur
L'indicateur réunit l'ensemble des personnes devant faire face à une situation de manque de travail. Les personnes en manque de travail sont réparties dans deux sous-groupes: les chômeurs au sens du BIT (Bureau international du travail), à savoir les personnes sans travail, en recherche d'emploi et disponibles pour travailler, ainsi que les personnes en sous-emploi, à savoir les personnes travaillant à temps partiel, souhaitant travailler à un taux d'occupation supérieur à leur taux actuel et disponibles (dans les 3 mois) pour le faire. Le nombre de personnes en manque de travail est rapporté à la population active (personnes actives occupées et chômeurs au sens du BIT) afin de calculer le taux de manque de travail.
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