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Washington - Le général américain désigné à la tête des opérations militaires au Moyen-Orient et en Asie Centrale a indiqué mardi que le début du retrait des troupes d'Afghanistan en 2011 se ferait en fonction des conditions. Il a refusé tout "passage d'une patate chaude" aux Afghans.
Le général James Mattis, nommé pour remplacer le général Petraeus à la tête des troupes américaines en Irak et en Afghanistan, a prévenu que les forces de l'OTAN vont faire face à "des mois de combats difficiles".
La décision du début du retrait, fixé à juillet 2011 par le président Barack Obama, se prendra "quand nous aurons atteint les conditions permettant une passation de pouvoirs responsable", a-t-il dit à une commission du Sénat.
"Donc c'est une date à laquelle un processus débute, ce n'est pas le passage d'une patate chaude", a-t-il ajouté.
Le général James Mattis a été nommé en remplacement du général David Petraeus à la tête du commandement des troupes américaines en Irak et en Afghanistan. Il doit encore obtenir l'approbation du Sénat avant d'accéder à ses fonctions.
Il a reconnu par ailleurs que les forces internationales avaient perdu en crédibilité dans les régions du sud de l'Afghanistan, dominées par le Talibans.
Interrogé sur la désaffection des Afghans envers le gouvernement d'Hamid Karzaï, James Mattis a aussi estimé que les forces de l'OTAN avaient prouvé qu'elles pouvaient gagner le soutien de la population quand elles restaient dans les zones reprises aux talibans.
Mais il a admis qu'"avoir les mauvaises personnes aux commandes nous a desservis en termes de crédibilité".
ATS