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Le collège de Tercier
Il se trouvait dans le bâtiment de l’Hôpital, soit l’actuelle droguerie. En 1799, l’école comptait soixante-deux élèves pour la première régence, et cinquante-quatre pour la seconde régence. Le 6 août 1801, tout le village de Tercier brûlait. La Commune reçoit sa part de la collecte générale pour les sinistrés, soit 71 florins et 2 sols. La reconstruction eut lieu en 1802 ; le bâtiment comprenait une forge au rez, l’école au premier et des appartements au deuxième étage pour les pauvres et les régents. Ce même bâtiment devait abriter encore les abattoirs jusqu’en 1971.
Les salles étaient chauffées par les bûches que devait apporter chaque écolier et chaque jour d’hiver. A défaut, les parents devaient payer 10 batz par hiver, ce qui était publié au son de la caisse dans tous les hameaux. En 1835, le régent Magnin, à qui l’on reproche de ne pas chauffer sa salle, expose que celle-ci est très petite et se trouve au-dessus de la forge et que la cheminée traverse la salle.
En 1837, le préfet fait observer qu’il ne peut être logé de pauvres dans la maison d’école.
En 1839, la commune charge l’architecte Gunthert de faire un projet d’aménagement du bâtiment. Ce projet est fort intéressant : au rez-de-chaussée, il est prévu une salle de couture et un appartement pour la maîtresse de couture. Au premier étage, deux classes : l’une pour soixante-trois élèves, avec neuf bancs de trois mètres vingt, soit sept élèves par banc. Devant, se trouve la « tribune » du maître. Directement derrière cette tribune, à droite les armoires et à gauche un petit local, la « prison », pour les élèves récalcitrants. Au deuxième étage, des appartements pour les régents. Les lieux d’aisance se trouvent dans une annexe extérieure. Il faut croire que cet aménagement était trop luxueux car la commune l’a trouvé trop cher et l’a refusé. En 1872, la commune demande à l’Etat de pouvoir faire une coupe à la forêt des Pautex pour la construction d’un nouveau collège. Malgré le refus de l’Etat, le crédit est voté par le Conseil communal pour l’achat du bâtiment de la pension Mojonnier à Cojonnex. Un nouveau collège est inauguré en 1873 dans ce bâtiment transformé.
L’ancien collège de Tercier est vendu en 1946 à Georges Vuadens, architecte, qui le remet en état pour y installer l’actuelle droguerie.
Le bâtiment sera racheté par la commune.