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Lance Armstrong n'a pas commenté les lourdes accusations de dopage le visant mais le septuple vainqueur du Tour de France a concédé vivre des temps "difficiles". Il a tenu vendredi ses premiers propos depuis le rapport le décrivant comme un tricheur et un intimidateur.
En dix jours, l'Américain a été officiellement accusé par l'Agence américaine antidopage (Usada) d'avoir joué un rôle majeur dans le "programme de dopage le plus sophistiqué jamais vu dans l'histoire du sport", a été lâché sans ménagement par des sponsors majeurs, dont Nike, et a démissionné de la présidence de sa fondation Livestrong.
"Ces deux dernières semaines ont été intéressantes, elles ont été difficiles pour moi et ma famille, mes amis et cette fondation", a déclaré Armstrong à Austin au Texas, où il a trouvé un peu de réconfort auprès des 1500 invités du gala marquant les quinze ans de cette organisation de lutte contre le cancer qu'il a créée en 1997 après avoir vaincu la maladie.
Pendant cinq minutes d'un discours d'ouverture fermé à la presse mais mis en ligne sur YouTube, il a surtout parlé de la création de Livestrong, de sa croissance phénoménale, du soutien de ce qu'il a appelé son "équipe" et a soigneusement évité d'évoquer les nuages noirs qui menacent son horizon.
Plusieurs combats
"Notre mission (de lutte contre le cancer) doit absolument se poursuivre. Merci pour votre soutien inestimable", a souligné Armstrong, qui a ajouté, comme s'il défiait le cancer autant que les autorités antidopage: "On ne nous arrêtera pas, nous continuerons à avancer et à servir les 28 millions de (malades du cancer) autour du monde qui ont besoin de nous."
La Fédération internationale de cyclisme (UCI) doit trancher lundi sur le sort de l'Américain et de ses sept Tours de France (1999-2005). Après une longue enquête, l'Usada l'a déjà radié à vie et privé de ses titres, après un rapport explosif débordant de témoignages accablants, mais seule l'UCI a la possibilité d'étendre ces sanctions au plan international.
ATS