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La Suisse de 2050 comptera beaucoup de dépendants et bien peu d'actifs. Les dernières projections démographiques de l'Office fédéral de la statistique (OFS) pour 2025 et 2050, à paraître début novembre, prévoient un rapport de dépendance total le nombre de personnes de moins de 20 ans ou de plus de 64 ans pour 100 personnes de 20 à 64 ans situé entre 79 et 88 en 2050, à comparer avec les 61,1 mesurés en 2004.Fait remarquable : contrairement à d'autres grandeurs examinées, ce rapport de dépendance varie peu suivant les scénarios envisagés par l'OFS. Il est déterminé avant tout par la structure actuelle de la pyramide des âges et, dans une mesure moindre, par l'évolution de l'espérance de vie. Les enfants nés de 1975 à 2004, en période de faible natalité, assisteront les vieillards du «baby-boom». Ni l'immigration, ni une subite et improbable hausse de la fécondité ne semblent pouvoir y changer grand-chose. Cette tendance ne dépend plus désormais que de l'évolution de la mortalité.La Suisse de 2050 pourrait ainsi renouer avec des rapports de dépendance totaux qu'elle n'avait plus connu depuis la fin du XIXe siècle ou le début du XXe. En 1890, cette grandeur s'élevait en effet à plus de 90. Mais à cette époque, le rapport de dépendance des jeunes le nombre de personnes de moins de 20 ans pour 100 personnes de 20 à 64 ans dominait largement le rapport de dépendance total. La société d'alors avait la charge des jeunes, celle de 2050 aura celle des aînés.