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L'élu du PDC a créé cinq intergroupes parlementaires - autour des thèmes de la péninsule indienne, du Moyen-Orient, de l'Afrique centrale et orientale, de la Route de la soie, et des objectifs de développement durable de l'ONU - dont il a pris la présidence.
Dans un e-mail daté du 26 septembre, Claude Béglé a informé le Parlement de la création de ces groupes et a indiqué les noms des quatorze élus en charge de la vice-présidence. Seulement, nombre de ces parlementaires disent de pas avoir été avertis de leur participation à ces groupes, ni même de leur nomination à un tel poste.
Carlo Sommaruga exige d'être retiré
Sur les quatorze conseillers nationaux, de droite comme de gauche, certains se souviennent vaguement avoir été approchés par Claude Béglé, mais tous attendaient d'en savoir davantage sur les objectifs des groupes avant d'accepter d'y participer, ou même d'en devenir vice-président.
Le conseiller national du PS Carlo Sommaruga se dit fâché. Dans un e-mail envoyé aux 246 parlementaires, il déclare ne jamais avoir donné son aval pour la constitution d’un tel groupe et encore moins d'avoir accepté une vice-présidence.
Le Genevois a donc exigé d'être retiré de l'intergroupe dans lequel Claude Béglé l'avait nommé. Idem pour son collègue de parti Manuel Tornare, l'UDC Thomas Hurter, et les membres du parti évangélique Marianne Streiff et Nik Gugger.
"C'est faux"
De son côté, Claude Béglé se défend des accusations qui lui sont portées. "C'est faux, ce n'est pas vrai que je ne les avais pas prévenu. On en a parlé avec chacun d'entre eux, dont Carlo Sommaruga, en juin. La discussion s'est faite à ce moment-là. Mais les choses ont été mises par écrit en septembre, c'est donc possible que certains ne se souvenaient pas", assure le conseiller national dans Forum.
"Il y a un point sur lequel je reconnais probablement un manque de précision, c'est la question d'être simple membre ou vice-président de ces groupes. Je n'ai peut-être pas été suffisamment clair", ajoute Claude Béglé.
L'interview de Claude Béglé dans Forum:- (7:48)
Une finalité mise en doute
Carlo Sommaruga reproche par ailleurs à Claude Béglé d'avoir créé un groupe inutile, à savoir celui sur "les objectifs de développement durable de l'ONU" qui ferait doublon avec le groupe "ONU Solidarité internationale" qu’il co-préside.
Dans la même ligne que Carlo Sommaruga, certains élus s'interrogent sur la finalité des intergroupes créés par Claude Béglé. "Est-ce qu'il a besoin d'être président de tous ces groupes pour pouvoir le dire lorsqu'il voyage à l'étranger? Lorsque l'on fait croire qu'on est peut-être une personnalité importante et influente de la Suisse cela peut poser des problèmes diplomatiques", explique la conseillère nationale vert libérale Isabelle Chevalley.
Claude Béglé rejette l’ensemble de ces allégations. Il estime que ses intergroupes sont utiles pour le débat public et qu’ils ont été créés en toute bonne foi.
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