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Le manuscrit documente différents voyages en Grande-Bretagne, dans les années 1860 et 1862, effectués par Hermann Wedding (1834-1908), plus tard professeur de métallurgie. Wedding entreprit ces voyages comme référent de l'administration minière prussienne. Au cours de son voyage vers l'Angleterre en Belgique, il mit quotidiennement par écrit ses observations sur les installations et sur les procédés de production des usines métallurgiques et minières. Parmi les établissements décrits figurent l'aciérie de Seraing (Belgique), les usines métallurgiques de Galles méridionales, considérées comme particulièrement avancées au milieu du XIXe siècle, ainsi que les premières aciéries utilisant le procédé Bessemer. Les annotations du journal reflètent aussi le réseau de contacts que Wedding entretenait avec les spécialistes de son domaine.
En ligne depuis: 14.12.2017
La Chanson de la Reine Sebile ou Macaire, une œuvre de la fin du XIIe siècle, appartient à la geste française médiévale, plus précisément à celle qui se rapporte à la « biographie poétique de Charlemagne » : à cause d'un complot manigancé par Macaire, qui est amoureux d'elle, la reine Sebile, l'épouse de Charlemagne, a été injustement accusée d'adultère, répudiée et envoyée en exil, pour être finalement innocentée. Plus de 200 alexandrins de cette chanson de geste sont connus, provenant de cinq fragments qui ne faisaient pas partie du même manuscrit d'origine, respectivement conservés à Bruxelles, Bibliothèque royale de Belgique (ms. II 139, ff. 3r-4r : 2 fragments du XIIIe siècle), à Sheffield, University Library (ms. 137 : 2 fragments du XIIIe siècle), et à Sion, Archives de l'Etat du Valais. Le feuillet de Sion a été découvert et extrait d'une ancienne reliure en 1925 par Leo Meyer, bibliothécaire cantonal et archiviste d'Etat. Il a par la suite été édité par Paul Aebischer (1950) qui le date des environs de 1300. Ce fragment, troué à un endroit, comprend 168 vers, copiés sur deux colonnes, avec pour seul ornement des lettrines peintes en rouge en tête de chaque laisse.
En ligne depuis: 10.12.2020
Réalisé en France à la fin du XIVe siècle ou au tout début du XVe siècle, le manuscrit des Six âges du monde apparaît dès la fin du Moyen Age dans l'une des plus importantes bibliothèques valaisannes, celle de la famille Supersaxo, conservée aujourd'hui à la Médiathèque Valais-Sion et (pour ce manuscrit) aux Archives de l'Etat du Valais à Sion. Cet ouvrage est remarquable à plus d'un titre. D'une part, il se présente sous le format peu usité du rouleau, format réservé, entre autres, au genre de la chronique universelle auquel il appartient. D'autre part, il est traversé, tout au long de ses huit mètres, par un arbre généalogique complexe rendant compte de la succession d'Adam à la Nativité du Christ. Accompagnant cet imposant dispositif graphique, de nombreux dessins, que le style rapproche d'œuvres parisiennes, ornent ses colonnes. De plus, cet exemplaire n'est pas unique, puisque la Bibliothèque municipale de Reims possède un rouleau semblable (ms. 61), illustré certainement par le même maître.
En ligne depuis: 22.03.2017
Le manuscrit est le témoin unique du traité culinaire rédigé en 1420 par Maître Chiquart, cuisinier du premier duc de Savoie Amédée VIII (1383-1451); le texte a été dicté à Jehan de Dudens, scribe et notaire d'Annecy. Le manuscrit contient également la description de deux banquets organisés à la cour du duc de Savoie; suivent des sentences, des annotations étymologiques et des gloses. Il appartenait à la bibliothèque de l'évêque Walter Supersaxo (ca. 1402-1482) et de son fils Georges (ca. 1450-1529).
En ligne depuis: 04.11.2010
Ce manuscrit de la bibliothèque de l'évêque de Sion Walter Supersaxo (ca. 1402-1482) et de son fils Georges (ca. 1450-1529) est un recueil de textes littéraires français à tendance moralisante, qui contient le roman de Ponthus et Sidoine, et des textes en vers du XVe siècle. La partie principale du manuscrit (ff. 1r-122r ; initiale peinte rouge, jaune et noir au f. 1r) est occupée par Ponthus et Sidoine, une œuvre qui connut un succès certain aux XVe et XVIe siècles. Cette adaptation en prose du roman anglo-normand de Horn, attribuée parfois à Geoffroi de La Tour Landry, fut écrite en France vers la fin du XIVe siècle ou au début du XVe siècle. Viennent ensuite deux textes d'Alain Chartier (*1385-1395, mort en 1430), secrétaire et ambassadeur des rois Charles VI et surtout Charles VII : aux ff. 122r-131r, le célèbre Bréviaire des nobles (ca. 1422-1426) et aux ff. 131r-136v, le Lay de paix (ca. 1424-1426). La partie suivante (ff. 136v-145r) renferme une œuvre moins répandue, le Songe de la Pucelle, d'un auteur inconnu. A la fin du recueil, aux ff. 145v-149r, se trouvent six ballades a pleysance et de bon advis, anonymes. Ce manuscrit fut transcrit en 1474 à Martigny (du moins la première partie, le roman de Ponthus et Sidoine), par Claude Grobanet, que l'on retrouve comme copiste de deux autres manuscrits de la bibliothèque Supersaxo, le S 99 (Voyages de Mandeville) et le S 100 (statuts de la Savoie). Grobanet était au service d'Antoine Grossi Du Châtelard, seigneur d'Isérables (mort en 1495). Au début du XVIe siècle, la famille de ce dernier connut apparemment des difficultés financières ; leurs biens – et avec eux probablement les trois manuscrits – passèrent alors aux mains de Georges Supersaxo.
En ligne depuis: 22.03.2018
A la fois récit de voyage et livre de géographie, les Voyages de Jean de Mandeville, composés vraisemblablement vers 1355-1357, rencontrèrent un très grand succès au Moyen Âge. Il existe trois versions différentes du texte français ; le manuscrit S 99 se rattache à la version « continentale ». Comme dans d'autres manuscrits de cette version, les Voyages (ff. 1r-122v, avec explicit au f. 123v et un ajout aux ff. 124r-125r) sont suivis de la Preservacion de Epidimie (ff. 122v-123v) ; la véritable identité des deux auteurs fait débat et pourrait même se confondre. Dans l'exemplaire S 99 de la bibliothèque de l'évêque de Sion Walter Supersaxo (ca. 1402-1482) et de son fils Georges (ca. 1450-1529), les marges supérieures sont occupées par le développement ornemental des hastes montantes, qui donnent parfois lieu à des motifs zoo- ou anthropomorphes. La bibliothèque Supersaxo compte encore une autre version des Voyages, le S 94, dans la traduction allemande de Michel Velser. Comme deux autres manuscrits de cette même bibliothèque, le S 97 bis (recueil collectif comprenant notamment le roman de Ponthus et Sidoine) et le S 100 (statuts de la Savoie), le S 99 fut recopié par Claude Grobanet, attesté en 1474 à Martigny, où il était au service d'Antoine Grossi Du Châtelard, seigneur d'Isérables (mort en 1495). Au début du XVIe siècle, la famille d'Antoine Du Châtelard connut apparemment des difficultés financières ; leurs biens – et avec eux probablement les trois manuscrits – passèrent alors aux mains de Georges Supersaxo. L'acte incomplet qui constitue la contre-garde inférieure, de parchemin, mentionne entre autres Martigny, 147[3] et un seigneur d'Ys[érables (?)].
En ligne depuis: 14.12.2017
Le rouleau contient un recueil de 133 recettes de cuisine, qui aurait été utilisé comme source du très fameux Viandier de Guillaume Tirel dit Taillevent. Il appartenait à la bibliothèque de l'évêque Walter Supersaxo (ca. 1402-1482) et de son fils Georges (ca. 1450-1529).
En ligne depuis: 04.11.2010
Dans la Bible de propagande contre le Pape, nommée selon le début du texte „Ascende calve“, images et textes sont placés côte à côte avec une égale valeur. Les textes revêtent la forme de prophéties; le mansucrit de la collection de Vadian en est le plus important témoin textuel. Mais, son importance réside avant tout dans ses images fascinantes, qui sont réalisées en dégradés de gris.
En ligne depuis: 20.05.2009
Recueil de chants de l'organiste de l'Abbaye de Saint-Gall Fridolin Sicher, contenant 49 chants entre trois et cinq voix, en notation mesurée du XVIe siècle, sans les paroles. Parmi les compositeurs figurent entre autres Alexander Agricola, Loyset Compère, Josquin Desprez et Jacob Obrecht. Dans quelques pièces les noms des compositeurs sont indiqués ainsi que le début des paroles (en français, italien, flamand et latin). En règle générale, chaque pièce remplit une double page, plus rarement toutes les voix (trois ou quatre) sont disposées sur une seule page.
En ligne depuis: 23.09.2014
Livre de chants de l'humaniste glaronnais Aegidius Tschudi (1505-1572) du milieu du XVIe siècle. Ce volume contient 215 phrases musicales en notation mesurée de compositeurs contemporains, surtout francophones, néerlandais et allemands, comme Josquin Desprez, Adrian Willaert, Jacob Obrecht, Heinrich Isaac ou Ludwig Senfl. Sur la page de gauche se trouve la partition du soprano, sur la droite celle de l'alto.
En ligne depuis: 09.12.2008
Livre de chants en possession de l'humaniste glaronnais Aegidius Tschudi (1505–1572); il parvint dans la bibliothèque de l'Abbaye de Saint-Gall avec la succession de Tschudi en 1768. Le volume contient, reliés ensemble, des livres de chant pour voix de basse et discantus, 17 motets pour cinq et six voix et des chansons de compositeurs contemporains, tels Josquin Desprez ou Loyset Compère, notés en notation mesurée dans un système sur une portée à cinq lignes. Le livre de chant a été écrit par de nombreuses mains, parmi lesquelles celle de Tschudi lui-même, qui a ajouté sur les fol. 12r–v et 24v–25r des annotations sur les modes (les schémas des modes sur le fol. 25v devraient être de Heinrich Glareanus). Mis à part une pièce, toutes les compositions figurent aussi dans le livre de chant de Tschudi dans le Cod. Sang. 463; il s'agit donc de l'ébauche en vue du recueil définitif.
En ligne depuis: 25.06.2015
Livre de prières de petit format, en parchemin très fin, contenant des prières en latin et quelques-unes en français. Les armes à la p. 3 désignent la famille Montboissier, originaire d'Auvergne, comme commanditaire. En plus d'une Crucifixion qui occupe la moitié d'une page (p. 3), le manuscrit comporte de nombreuses initiales très petites, la plus grande partie ornées de têtes d'animaux et, aux pp. 97-146, de nombreuses miniatures qui occupent quatre lignes du texte, avec des représentations de saints.
En ligne depuis: 13.10.2016
Tablature d'orgue de Fridolin Sicher (1490-1546), organiste de la cathédrale et calligraphe. D'abord élève de l'organiste de Constance, Hans Buchner rassembla, depuis 1512, 176 pièces de 94 compositeurs (notamment Paul Hofhaimer, Hans Buchner, Jacob Obrecht, Josquin Desprez, Matthaeus Pipelaere). Les deux tiers sont des oeuvres vocales religieuses, le reste provient de chansons populaires. La voix supérieure est notée en notation mesurée sur une portée à cinq lignes, les autres voix par des lettres et des signes rythmiques. Certaines de ces compositions ne sont conservées que dans ce livre d'orgue.
En ligne depuis: 09.12.2008
La conception du manuscrit correspond, par son texte et sa disposition, à la tradition parisienne des livres d'heures du début du XVe s. (Maître Boucicaut). Les éléments les plus significatifs de la décoration du livre comprennent sept pages ornées de miniatures. Plusieurs initiales de couleur distinguent les paragraphes secondaires. L'espace rectangulaire réservé aux illustrations des pages ornées de scènes figuratives est encadré de trois côtés par des vrilles décoratives qui se déploient en feuilles dorées, rouges et bleues qui remplissent complètement les larges marges du parchemin. Quatre lignes de texte, s'ouvrant par une initiale en couleur de plus grande taille, sont insérées entre l'espace de l'illustration et le cadre orné. Les débuts des différents offices sont munis de pages ornées de cette qualité. Le livre d'heures ne fait pas partie des plus anciens de la collection de Carl Meyer à la Bibliothèque cantonale d'Appenzell Rhodes extérieures, mais représente l'une des plus belles et des plus précieuses pièces. Le commanditaire est inconnu.
En ligne depuis: 20.05.2009
Le livre d'heures est conçu selon l'usage liturgique des Horae parisiens. A la différence de ceux-ci, il se distingue par un programme pictural plus riche, bien que de qualité inférieure: les péricopes des Evangiles sont ornées chacune d'un portrait de l'auteur; l'Office marial est décoré d'un Cycle complet de l'enfance du Christ. La réception des modèles des célèbres enlumineurs parisiens à travers différents chaînons intermédiaires montre plusieurs désaccords ou modifications originales. Les images sont expressives et originales, et présentent d'audacieuses juxtapositions de couleurs et des raccourcis de perspective extrêmes, qui le sont même pour un regard contemporain formé aux normes esthétiques modernes. Le commanditaire est inconnu.
En ligne depuis: 08.06.2009
L'origine de la région frontalière du nord de la France et de la Flandre résulte de l'analyse liturgique, de la reliure en cuir du manuscrit muni d'une plaque ornée de clous et de l'inscription Robiers Plovrins ainsi que de la comparaison avec des manuscrits de style apparenté. A Claremont, près de Berkeley (USA), est conservé un autre livre d'heures, enluminé par le même artiste. Celui-ci imite, de manière assez fruste, le style très apprécié vers 1500 à Lille du scribe et enlumineur Jean Markant. Le commenditaire est inconnu.
En ligne depuis: 08.06.2009
Le livre d'heures de format étroit et allongé est véritablement un livre de poche, dans lequel les décorations qui encadrent les miniatures avec des socles architecturaux, couronnés de volutes, de putti et de guirlandes, laisse entrevoir l'influence manifeste de la Renaissance. Le livre est orné de 16 miniatures en pleine page et de 21 petites, peintes plus sommairement par une autre main. Une représentation en pleine page dévoile les armoiries du commanditaire: il s'agit de Michel de Champrond (mort le 1er août 1539), seigneur de Ollé, conseiller et trésorier du roi. De cette manière, il devient une personnalité fortunée, mais pas noble, de l'entourage de la cour royale, qui, dans les années 1530, alors que les livres d'heures imprimés étaient déjà répandus, s'est fait fabriquer par un atelier de niveau moyen un livre de prières richement illustré, en partie selon ses propres voeux.
En ligne depuis: 08.06.2009
Le manuscrit en papier – un Liber Amicorum pour Ladislaus von Törring – contient 49 représentations de costumes et quatre d'armes héraldiques : toutes sont des aquarelles de bonne qualité, probablement dues à une seule main. Les costumes montrent principalement des personnes de haut rang, venant surtout de France (Paris), d'Espagne et de Vénétie. Sont également figurés des moyens de transport contemporains comme des bateaux et des chariots. Certaines personnes représentées sont identifiées par des légendes en français et en italien. Des aphorismes et des dédicaces, la plupart en latin, sont ajoutés sur sept pages. Le dédicataire est Ladislaus von Törring (1566-1638), baron de Stein et Pertenstein, recteur de l'Université d'Ingolstadt, parent de la famille royale bavaroise.
En ligne depuis: 19.03.2020
Le fragment en parchemin du Champion des Dames de Martin le Franc (Livre I, v. 3901-v. 4062 + Livre II, v. 4313 – v. 4470) remonte au XVe siècle. Le texte correspond à celui de l'édition Deschaux (1999). Copié soigneusement sur deux colonnes, les différentes strophes du poème sont introduites par des initiales de couleur, alternativement rouge et bleu, et des lettres champies. Le livre II débute par une initiale ornée sur fond or, très abîmée par l'usage de ce fragment au cours du XVIIe comme reliure d'un registre foncier ayant appartenu à Jacques Etienne Clavel, co-seigneur de Marsens, Ropraz et Brenles (fol. 2r).
En ligne depuis: 14.12.2018
Livre d'heures d'après l'usage liturgique romain, en latin, avec un calendrier en français et un choix de saints vénérés à Paris. Il contient 17 miniatures réalisées à Paris en 1408/10 dans l'entourage artistique du Maître de Boucicaut, un des plus influents enlumineurs du début du XVe s. Le Maître de la Mazarine et le Pseudo-Jaquemart qui appartient à la génération précédente d'artistes et dont la collaboration au très célèbre Livre d'Heures du Duc de Berry est reconnaissable, ont également collaboré à la décoration de ce livre. La représentation du roi David sur un double feuillet ajouté peut être attribuée à un successeur du peintre qui a illustré le bréviaire de Jean sans Peur (Jean Ier de Bourgogne).
En ligne depuis: 20.12.2012
Livre d'heures en latin et en français, écrit à Paris dans le deuxième quart du XVe s., mais enluminé seulement vers 1490 à Paris ou peut-être à Tours par différents artistes qui se sont réparti le travail. Deux miniatures, le décor du calendrier et de l'Office des défunts sont l'œuvre d'un artiste de l'entourage de Maître François, un étroit collaborateur du Maître Jacques de Besançon qui témoigne de sa vénération pour Notre-Dame de Paris à travers une vue de la cité (f. 93r). Les couleurs lumineuses et les formes monumentales des autres miniatures témoignent de l'influence de Jean Bourdichon de Tours. Ce dernier peut probablement être considéré comme le superviseur du Maître de la Chronique scandaleuse, qui travaillait encore sous sa direction lors de la réalisation de ce manuscrit.
En ligne depuis: 20.12.2012
Livre d'heures d'après l'usage liturgique romain avec un calendrier en français. Les miniatures sont entourées de bordures composées de plantes, représentées avec une grande précision botanique. Il s'agit d'un exemple entièrement conservé de la dernière période des Livres d'heures français, qui fut enluminé par un important maître de cette phase finale de l'enluminure française, lequel subit l'influence de Claude de France et est connu depuis peu comme le Maître de Boèce Lallemant. Dans les petites images des bordures, il tente de se mesurer à Jean Bourdichon qui, dans les Grandes Heures d'Anne de Bretagne et dans d'autres chefs d'œuvres, a introduit l'ornementation végétale réaliste dans le décor des bordures, bien qu'il s'inspire aussi de l'enluminure flamande de son temps. Sur le f. 1r apparaît le nom d'Agnès le Dieu, la propriétaire du codex en 1605.
En ligne depuis: 20.12.2012
Livre d'heures d'après l'usage liturgique romain, contenant un calendrier et un choix de saints pour Langres. Le manuscrit est daté de 1524 et enluminé par un Maître de Bénigne Serre. Il est connu sous le nom de son commanditaire, un haut fonctionnaire du roi de Bourgogne. Il s'agit d'un peintre jusqu'ici inconnu de l'entourage du groupe de « 1520 Hours Workshop », qui encadrait les miniatures avec des éléments architecturaux de la Renaissance ou peuplait les bordures de fleurs et d'animaux, représentés de façon naturaliste. Le manuscrit contient plusieurs représentations inhabituelles, par exemple pour les laudes de l'Office de Marie, où la rencontre d'Anne et Joachim devant les portes de Jérusalem remplace la scène habituelle de la Visitation. Au XVIIIe s. le manuscrit appartenait à la famille Bretagne de Dijon, dont les membres ont écrit, sur quelques feuillets de papier ajoutés, un « Livre de raison ».
En ligne depuis: 20.12.2012
Deux artistes, actifs vers 1440/50, ont collaboré au décor de ce livre d'heures : le plus ancien, qui a seulement réalisé les trois miniatures des f. 13v, 105v et 140v, appartient au « Goldrankenstil » (style des rinceaux dorés), tandis que le plus jeune se caractérise par une plus grande corporalité et des coloris plus marqués, sans doute influencé par les innovations de la peinture contemporaine des frères van Eyck. Ce deuxième artiste est responsable des finitions du Livre d'heures milanais de Turin en 1440 et a également travaillé au Livre d'heures de Llangattock. En 1813 ce manuscrit fut offert par le prince de Broglie à la prieure du couvent des Bernardines de Audenarde.
En ligne depuis: 20.12.2012
Livre d'heures en latin avec un calendrier qui contient un choix de saints pour Paris et quelques prières en français. Les tableaux sur les jours de fêtes mobiles à la fin du livre commencent par l'année 1460, ce qui laisse supposer que le manuscrit était terminé à cette date. La plus grande partie des miniatures sont l'œuvre du Maître de Coëtivy, qui a probablement aussi réalisé toutes les compositions ainsi que les dessins préparatoires. La main d'un second artiste, que l'on peut identifier comme le Maître de Dreux Budé, se rencontre dans les visages de Marie, dans la représentation de la naissance de Jésus (f. 83v), de l'Adoration des Mages (f. 92v) et du Couronnement de Marie (f. 107r).
En ligne depuis: 20.12.2012
Ce livre d'heures, qui est adressé à une femme, contient une inscription, lisible seulement aux rayons ultra-violets (f. 27v), qui mentionne une Jaquette de la Barre ; celle-ci appartenait probablement à la famille parisienne de fabricants d'orgues, qui réalisa entre 1401 et 1404 les orgues de Notre-Dame. Les miniatures furent réalisées vers 1410 par un éminent maître parisien qui peut être identifié au Maître de la Mazarine, tandis que les bordures du manuscrit furent ajoutées dans un deuxième temps, probablement par une main provençale. Quelques scènes se détachent du programme iconographique habituel: au lieu de la Pénitence de David est représentée la Gloire du Christ au dernier jour (f. 101r), au lieu de la messe des défunts dans l'Eglise se rencontre la Résurrection de Lazare (f. 141r) et la représentation de la prière de Jérôme en habit de cardinal (f. 139v) sort de l'ordinaire.
En ligne depuis: 20.12.2012
Plusieurs artistes ont collaboré à l'enluminure de ce livre d'heures. Les miniatures simples sont l'œuvre d'un artiste qui a étudié dans l'entourage du Maître de Jean sans Peur. Beaucoup de visages de Marie sont exécutés par le Maître de Marguerite d'Orléans, un important enlumineur vers 1430. Le manuscrit appartenait au XVe s. à Guillaume Prevost, comme l'attestent les inscriptions relatives à des baptêmes dans le « Livre de raison » (f. 186v).
En ligne depuis: 20.12.2012
En plus de l'inhabituel codex pour le roi Charles VIII, décrit sous la cote Utopia Cod. 111, il existe un second livre d'heures, peint par le même artiste. Le décor des marges est demeuré incomplet, tandis que toutes les grandes images ne suivent pas le canon habituel pour les livres d'heures, mais présentent des motifs non conventionnels. Le motif de l'arbre d'Adam, qui crée un lien visuel entre les volumes, saute aux yeux dans les deux manuscrits et ne se retrouve pas dans les autres manuscrits réalisés par l'enlumineur. De même, les dimensions quasi identiques des feuilles suggèrent qu'il pourrait s'agir de deux volumes reliés entre eux, réalisés pour le roi à un certain intervalle de temps. La mort prématurée et inattendue de Charles VIII, après un accident dans le château d'Amboise, pourrait contribuer à expliquer pour quelle raison ce second manuscrit n'a pas été achevé.
En ligne depuis: 13.10.2016
Ce livre d'heures constitue un cadeau de l'éditeur parisien Anthoine Vérard au roi de France Charles VIII (1470-1498). Le monarque fut l'une des figures les plus importantes pour le milieu des éditeurs parisiens depuis 1480. Son activité de collectionneur est étroitement liée à la production imprimée de luxe du libraire et éditeur Anthoine Vérard. Il faut surtout remarquer les bordures : la marge de chaque page est décorée de huit petites illustrations dans lesquelles se succèdent des événements de l'Ancien et du Nouveau Testament. La valeur didactique de ce livre d'heures est remarquable, puisque chaque paire d'illustrations est commentée par des vers en moyen français. Au point de vue stylistique, ce codex est étroitement lié avec le Cod. 110, probablement aussi réalisé pour le roi, par le même artiste.
En ligne depuis: 13.10.2016