Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07060.jsonl.gz/730

Comme chaque année, le «Verein Jugendberatung» [association de conseil pour les jeunes] de Zurich a organisé au début de la nouvelle année scolaire [en août 2019] une réunion pour les élèves, les parents, les enseignants et les membres. L’association est notamment spécialisée dans le soutien scolaire aux élèves tamouls. Cette année, l’idée de l’aide mutuelle – dans tous les domaines de la vie – était centrale. J’ai été invité à présenter un sujet très actuel: l’idée coopérative. Deux jeunes femmes ont traduit mon exposé en langue tamoule – d’une manière très engagée et vivante – avec l’aide et la participation du public. L’une d’elle, Tarmina, fréquente le lycée de langues vivantes et l’autre, Vanusha, fait un apprentissage d’informaticienne. Des images impressionnantes du Valais et du Sri Lanka encadraient l’exposé. L’intérêt fut grand. La salle du centre de rencontre du quartier de Fluntern était remplie jusqu’à la dernière place en ce beau samedi après-midi – pour cet exposé publié intégralement ci-dessous.
En 2009, Elinor Ostrom a obtenu le prix Nobel des sciences économiques pour son livre intitulé «La gouvernance des biens communs». La professeur en économie et en politique avait mis en évidence que partout dans le monde les êtres humains étaient depuis longtemps déjà devant la tâche de résoudre le problème de la gérance des ressources limitées, dont tout le monde a besoin – tels l’eau, les réserves de poissons en mer ou les prairies pour les bovins.
Ces ressources doivent-elles être distribuées entre des personnes privées ou l’Etat doit-il régler la distribution d’en haut? Mme Ostrom a montré comment tant l’utilité commune que le succès économique sont les plus performants lorsque les citoyens réussissent à résoudre ces problèmes sur place de manière coopérative. Elle a visité de nombreux pays – dont l’Espagne, les Philippines, le Japon, la Californie, la Suisse et aussi le Sri Lanka – et elle s’est entretenue avec les populations et s’est renseignée sur la manière dont les gens ont résolu et résolvent toujours de tels problèmes. Puis, elle a également étudié les raisons des échecs rencontrés.
2012 fut proclamé par l’ONU «Année internationale des coopératives» et a ainsi rendu hommage aux coopératives avec leurs 800 millions de membres dans plus de 100 pays. Apprendre à connaître les coopératives est également l’objectif de cet exposé. Ainsi, il existe aussi dans les villes suisses des possibilités de résoudre des problèmes à l’aide de coopératives: par exemple dans de nombreuses coopératives d’habitations. Un quart des appartements loués en ville de Zurich sont en possession de coopératives.
En Suisse, Mme Ostrom a visité le canton du Valais. La grande vallée principale est située entre des montagnes allant jusqu’à 4600 mètres d’altitude. En bas, au fond de la vallée coule le Rhône, alimenté par un énorme glacier, le Glacier du Rhône. Le Rhône a toujours suffisamment d’eau, si bien que l’approvisionnement en eau dans le fond de la vallée – à environ 500 mètres au-dessus de la mer – ne cause pas de problèmes. Toutefois, les habitants se sont installés également sur les deux versants abrupts de la vallée et dans les vallées transversales – jusque vers 1800 mètres d’altitude. Ils y ont construit de nombreux villages dans lesquels – à première vue – la vie n’est pas facile. Tout est escarpé et peu praticable et il manque souvent de l’eau. Mais ces villages de montagne avaient un grand avantage: la vie y était libre. Leur situation les protégeait contre des attaques des brigands et empêchaient les seigneurs de guerre étrangers d’occuper leur pays. Pour les Valaisans, cela fut très important.
Le Valais est une région très ensoleillée. De nombreux fruits y poussent très bien comme les raisins, les abricots et les légumes. Sur de nombreux alpages, on produit du lait et du fromage. Toutefois, dans les villages de montagne, il y a souvent un manque d’eau. Un tel manque peut créer de gros problèmes notamment pour l’agriculture.
Mme Ostrom a également visité le Sri Lanka. Ce magnifique pays possède une faune et une flore extrêmement riche. Le Sri Lanka est célèbre pour son thé, exporté dans une grande partie du monde. Cependant, la culture du riz est essentielle. Le riz constitue un des aliments de base pour la population. L’eau est ici également un problème. Pour les cultivateurs de riz du Sri Lanka, un approvisionnement suffisant des champs s’avère être tout aussi important que pour les agriculteurs valaisans. Si l’eau manque, leurs champs s’envasent, les mauvaises herbes poussent, risquant ainsi de détruire toute la récolte.
Mme Ostrom s’est informée aussi bien au Valais qu’au Sri Lanka sur la manière dont les agriculteurs réussissent ou non à obtenir un approvisionnement suffisant en eau. Nous l’accompagnons dans son voyage.
Mme Ostrom a visité le village de montagne Törbel, situé à 1500 mètres d’altitude – et à environ 1000 mètres au-dessus du fond de la vallée du Rhône. Elle s’est renseignée auprès des habitants au sujet de leur résolution du problème de l’eau. Il y a bien de l’eau à Törbel, mais elle est gelée dans la glace des glaciers situés loin au-dessus, à 3000 à 4000 mètres d’altitude. Ces glaciers alimentent certains cours d’eau se déversant dans la vallée. Les habitants sont alors confrontés à la difficile tâche de capter cette eau pour la détourner et la répartir équitablement entre les différents hameaux et les vastes pâturages.
Les habitants de Törbel et d’autres villages de montagne ont résolu cette tâche exigeante en construisant de nombreux bisses. C’est le nom des conduites d’eau construites en bois ou creusées dans le sol. Ces canaux d’irrigation courent le long des pentes raides ou sont parfois suspendus à des parois rocheuses verticales. Il est toutefois important de surveiller ces bisses en permanence, car ils se bouchent ou sont souvent détruits suite à un orage ou un éboulement. Pour les contrôler, les habitants ont souvent un dispositif intégré dans les tuyaux créant des cliquetis réguliers. Lorsque l’eau coule, on les entend et les responsables savent que tout va bien. S’ils s’arrêtent, cela signifie que l’eau ne coule plus. Il faut donc immédiatement aller trouver la cause de la perturbation et y remédier.
Mme Ostrom a appris qu’il n’existe en Valais aucune autorité étatique réglementant l’approvisionnement en eau. Les habitants des villages le font eux-mêmes – de manière libre et directe. Ils se réunissent en assemblées communales, discutent des problèmes et font des suggestions sur la façon de les résoudre. Les tâches sont réparties et si possible réalisées par les habitants eux-mêmes. Au printemps, par exemple, toute la population capable de travailler se réunit pour le dit «Gemeinwerk» [travail en commun]. Les nombreux tuyaux et les chemins endommagés en hiver par la neige et le gel doivent être réparés et nettoyés. L’organisation et les règles sont inscrites dans la Constitution communale, que seuls les citoyens eux-mêmes peuvent modifier. – C’est ainsi qu’une coopérative se crée. Il y a beaucoup de discussions, tout le monde a une voix et chacun peut participer au processus de décision. Tous aident et se sentent conjointement responsables – depuis longtemps déjà!
Les habitants de Törbel ont également organisé l’économie alpine de manière coopérative. En été, les paysans conduisent leur bétail jusqu’aux alpages, qu’ils exploitent ensemble. Ici aussi, les problèmes sont résolus de façon similaire à ceux de l’eau. Il y a, par exemple, une règle visant à éviter la surexploitation des alpages: «Un paysan ne peut conduire à l’alpage que le nombre de vaches pouvant être nourri avec son propre foin pendant les mois d’hiver.» La première Constitution communale rédigée à Törbel a plus de 600 ans.
Ostrom a été impressionnée par les structures coopératives qu’elle a trouvées à Törbel et dans d’autres communes. Elle a rédigé un rapport de cinq pages seulement (Ostrom, Elinor. «Verfassung der Allmende». p. 79-85, Tübingen 1999). Elle pouvait être brève et se contenter de signaler que, dans de nombreux endroits, le système coopératif fonctionne parfaitement depuis des siècles – et pas seulement dans le domaine de l’approvisionnement en eau. Nous trouvons des structures et des procédures coopératives également dans la politique suisse. Non seulement dans les communes, mais également au niveau des cantons et de la Confédération, les citoyens peuvent s’exprimer dans les urnes sur les lois et des questions factuelles et peuvent déposer des initiatives populaires.
Mme Ostrom a visité la région de Gal Oya et s’est informée sur le fonctionnement de l’approvisionnement en eau dans cette région (Ostrom, op. cit., p. 204–225). Cette question a une longue histoire. Le pays a été conquis par les Anglais en 1825. Auparavant, les Portugais et les Espagnols étaient déjà venus dans cette région du monde, car cette île dans l’océan Indien a une grande importance stratégique au niveau militaire et économique. Les Anglais ont immédiatement reconnu l’importance du pays et ont rapidement commencé à installer une administration et une infrastructure. Ils ont construit un chemin de fer et ont établi des plantations pour la culture du thé. Ainsi, il y avait de l’argent à gagner. Leurs ingénieurs ont également construit des canaux et des barrages pour les riziculteurs. Ils espéraient que si tout se passait selon leurs plans, les paysans pourraient bien payer leurs impôts grâce à deux ou trois récoltes par an.
Mais de nombreuses choses ne se passèrent pas comme elles avaient été planifiées. Les ingénieurs britanniques ont bien construit des canaux et des barrages. Mais ils ne se soucièrent pas de l’utilisation quotidienne et de l’entretien et de la maintenance essentiels des conduites. Ce n’était plus leur affaire. Cela relevait de la responsabilité d’une autre autorité. Ce n’est donc pas étonnant qu’il y ait eu des problèmes dès le début. La colonisation s’est souvent passée sans prendre en compte les populations locales et leur mode de vie. Les nouveaux maîtres ont organisé beaucoup de choses, mais sans impliquer la population.
Lorsque le Sri Lanka est devenu indépendant en 1948, le système colonial a été maintenu de manière plus ou moins inchangée dans plusieurs régions. Divers pays ont fourni au jeune Etat une aide au développement et à la reconstruction. Il s’agissait notamment d’un vaste projet d’irrigation dans la région de Gal Oya, dont devaient bénéficier quelques 19 000 riziculteurs. Des chefs de projet de l’Université américaine Cornell l’ont accompagné et ont rédigé des rapports. Le Ministère de l’Agriculture de Colombo était responsable de l’approvisionnement en eau et en partie aussi le Ministère des Finances, qui était intéressé à obtenir des impôts. Les représentants du gouvernement ont élaboré des programmes et des plans et ont mis sur pied des comités. Pour la période de la construction, ils ont embauché des fonctionnaires rémunérés pour guider et superviser les paysans. C’était un système similaire à celui des Britanniques. C’est pourquoi cela n’a pas bien marché.
Les agriculteurs ont essayé d’inonder leurs champs autant que possible. Ils pouvaient ainsi éviter que les mauvaises herbes se répandent et ne devaient pas les éliminer par un travail laborieux. Si l’afflux d’eau tarissait complètement, toute la récolte était gâchée. Cependant, quelques riches agriculteurs ont été privilégiés parce qu’ils avaient de bonnes relations avec les comités ou même avec le gouvernement. Cela a empoisonné l’atmosphère et empêché toute coopération efficace entre les paysans. Les conduites d’eau étaient souvent bouchées et les canaux devaient être réparés. Personne ne se sentait responsable. Les rapports décrivaient que les portes pour le réglage de la distribution de l’eau aux différents paysans avaient disparu. Les systèmes de contrôle et de mesure étaient défectueux, de sorte que certains paysans recevaient de l’eau et d’autres pas. Il y avait des voleurs d’eau qui tiraient illégalement de l’eau des canaux intacts. Ils n’étaient généralement pas signalés aux autorités parce qu’ils avaient une connaissance parmi les autorités officielles ou au gouvernement. Il y a même eu des champs individuels irrigués par des canaux construits illégalement sans aucune poursuite par les autorités.
Bientôt, il y eut des tensions entre les différents groupes de la population. Les riziculteurs dans les champs de la plaine étaient souvent des colons parlant le tamoul, tandis que ceux des champs placés plus haut étaient des Cinghalais réinstallés. Si l’écoulement de l’eau du haut vers le bas était perturbé, les champs inférieurs étaient mal approvisionnés. Cela a conduit à des querelles et à de violents affrontements. Dans chaque cas, l’autre était le fauteur. – Il devint évident que la construction d’un système d’irrigation fonctionnant n’avait pas réussi.
Quelles en étaient les causes et que pouvait-on faire? Voilà la question que se sont posés les responsables du projet d’irrigation de Gal Oya. Ils se sont vite rendus compte que l’argent seul ne suffisait pas à résoudre les problèmes. Il était insensé de se contenter d’installer de nouvelles pompes à eau ou de construire de nouveaux canaux. Il fallait réussir à développer une nouvelle culture, où les paysans eux-mêmes assureraient le bon fonctionnement – comme en Valais. Les paysans devaient coopérer volontairement entre eux, car c’était leur affaire. Ils devaient également être prêts à s’y engager de manière bénévole. Mais comment agir quand l’atmosphère entre les paysans est empoisonnée et devient source de querelles? Les autorités doivent-elles créer une nouvelle loi et nommer des fonctionnaires chargés de l’appliquer du haut en bas? Les chefs de projet savaient que ce n’était pas la bonne façon de procéder puisque les Anglais avaient déjà utilisé cette voie. Ils se sont dits: nous devons créer une nouvelle culture dans laquelle les paysans assumeront eux-mêmes les responsabilités. Cette tâche ne peut être transmise aux autorités ayant auparavant mis sous tutelle les paysans. Il faut absolument trouver une nouvelle approche.
Les responsables ont eu une idée: nous cherchons des personnes de la région pour entrer en contact avec les paysans. Nous les formerons et les préparerons à leur tâche. Ils rendront visite aux paysans et leur demanderont ce qui va mal et quels sont les moyens pour y remédier. Ils aborderont les problèmes directement avec eux. Seulement, de telles personnes désireuses et capables de faire ce travail, il faut d’abord les trouver. Le Sri Lanka dispose d’un assez bon système d’enseignement. Les responsables du projet se sont rendus dans des écoles secondaires, des lycées et des collèges pour convaincre les directeurs d’école de leur projet. Ils ont enthousiasmé des jeunes gens et les ont formés et préparés à leur tâche dans un cours de six semaines.
Le plan était ambitieux: les jeunes gens visitent les paysans et cherchent à s’entretenir avec eux. Dans une deuxième étape, ils doivent former des groupes de discussion avec dix à quinze paysans et chercher ensemble des solutions à leurs problèmes. Dès que le contact et la confiance s’établissent entre eux, les premières mesures sont prises pour résoudre les problèmes d’approvisionnement en eau de cette nouvelle manière. Les paysans eux-mêmes assument la responsabilité et s’y engagent volontairement, car c’est leur affaire. Dans une étape ultérieure, des réunions plus importantes seront organisées avec les autorités pour décider des règles valables par tout le monde habitant la région.
Le projet était un début. Il y a eu plusieurs revers. Il n’était donc pas inhabituel que certains des jeunes gens abandonnent cet engagement pour suivre leur propre voie lorsqu’ils avaient trouvé un autre emploi. Les dirigeants n’ont pas perdu courage. Ils étaient convaincus que c’était la seule bonne voie et n’abandonnèrent rien. Le projet allait-il donc être couronné de succès?
Mme Ostrom décrit cela de la manière suivante: «Lors de mon inspection, j’ai observé quinze fermiers tamouls et douze cingalais qui venait de terminer le nettoyage du canal. L’intensité des conflits avait diminué. Les paysans ont déclaré qu’il n’y avait pas eu un seul différend sur la répartition de l’eau. […] Vu dans son ensemble, le projet de Gal Oya représente un revirement impressionnant dans un système n’offrant auparavant que peu d’espoir d’arriver à persuader les agriculteurs de coopérer à la répartition de l’eau et à l’entretien des canaux champêtres. […] Les fonctionnaires du ministère de l’irrigation ont progressivement changé leur attitude envers les agriculteurs. […] L’ancienne élite, les riches agriculteurs disposant de bons contacts politiques, ont renoncé à leur résistance.»
La coopération dans la liberté et l’égalité est l’idée de base de la coopérative. Des personnes ayant des intérêts similaires et étant en contact les uns avec les autres se réunissent. Ils poursuivent un objectif commun – dans notre cas assurer l’approvisionnement en eau pour tous. Ils discutent, cherchent des solutions et réfléchissent à la manière de procéder. Les règles sont décidées de manière démocratique. Chacun dispose d’une seule voix. Le cadre organisationnel est soumis au débat et fixé par écrit. Les différentes tâches sont réparties. Il faut un comité directeur responsable pour les tâches quotidiennes. Il faut un caissier gérant les finances et un réviseur pour contrôler les comptes. Une fois par année, les membres de la coopérative se réunissent en Assemblée générale et approuvent le rapport de gestion. Ils ont le droit de poser des questions et de demander des informations complémentaires. C’est ainsi qu’ils s’aident et se gèrent eux-mêmes, sans être mis sous tutelle par autrui et sans être soumis à un donneur d’ordre exigeant l’obéissance. – Voilà comment est formée une coopérative.
Ce procédé correspond à la nature humaine et a été développé dans de nombreux endroits du monde – pas toujours de la manière identique, mais souvent très similaire. Cependant, il est important de noter que les structures coopératives ne se développent pas d’elles-mêmes – l’exemple de Gal Oya l’a montré. Elle doivent être apprises et cela nécessite parfois une impulsion venant de l’extérieur, car il faut surmonter les obstacles de l’époque coloniale.
Dans son livre, Mme Ostrom montre que la création d’une culture libérale est également possible dans les pays ayant été asservis et opprimés par leurs maîtres coloniaux pendant plusieurs siècles. Toutes formes de domination et de structures de pouvoir sont du poison perturbant ou empêchant l’émergence d’une telle culture. Quiconque à l’habitude que tout soit déterminé d’en haut et que personne ne s’intéresse à leur avis, doit d’abord apprendre à penser pour lui-même et à chercher des solutions de manière démocratique – pour soi-même et pour autrui. Ce n’est pas toujours facile. Les responsables de projet au Sri Lanka en ont fait l’expérience. Mais ils sont restés fidèles à leur idée de base et ne se sont pas découragés. Le succès de Gal Oya leur a donné raison.
L’exemple du Sri Lanka est un beau modèle et fait partie du message transmis au monde, pour lequel Elinor Ostrom a obtenu à juste titre le prix Nobel d’économie de l’année 2009.
* * *
A la suite de cet exposé, de nombreux participants ont pris la parole. Certains pères tamouls suivant de près les évolutions politiques dans leur pays d’origine, ont confirmé le rapport d’Elinor Ostrom. L’exemple positif de Gal Oya est bien connu, ont-ils confirmé, mais il est plutôt rare que des choses semblables se développent. Ils ont évoqué la situation toujours difficile, après une guerre ayant duré plusieurs décennies. De nombreux problèmes doivent encore être résolus et il reste de nombreuses tensions.
Une attention particulière a été accordée au nouveau billet de cent francs émis par la Banque nationale suisse BNS en 133 millions d’exemplaires. L’eau y figure comme sujet principal: au recto du billet, l’eau est représentée comme l’élixir de la vie, ensemble avec la main tendue comme symbole de l’aide humanitaire de la Suisse. Au verso, il y a le dessin d’un bisse de la région d’Ayent (VS). Dans cette région, 80% des champs et des cultures fruitières sont toujours et encore irrigués à l’aide de ces conduites traditionnelles. •
Source: Ostrom, Elinor. Die Verfassung der Allmende. Tübingen 1999. Version française: La Gouvernance des biens communs: pour une nouvelle approche des ressources naturelles. 2010
Unsere Website verwendet Cookies, damit wir die Page fortlaufend verbessern und Ihnen ein optimiertes Besucher-Erlebnis ermöglichen können. Wenn Sie auf dieser Webseite weiterlesen, erklären Sie sich mit der Verwendung von Cookies einverstanden.
Weitere Informationen zu Cookies finden Sie in unserer Datenschutzerklärung.
Wenn Sie das Setzen von Cookies z.B. durch Google Analytics unterbinden möchten, können Sie dies mithilfe dieses Browser Add-Ons einrichten.