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Les pays de l'Union européenne se sont mis d'accord lundi matin pour imposer un embargo pétrolier graduel contre l'Iran, a indiqué une source diplomatique. Ils vont aussi sanctionner sa banque centrale afin d'assécher le financement de son programme nucléaire.
"Un accord de principe pour un embargo pétrolier contre l'Iran a été trouvé" lors d'une réunion des ambassadeurs des pays de l'UE à Bruxelles, a dit à l'AFP cette source. Il doit être formellement entériné dans la journée à l'occasion d'une réunion des ministres européens des Affaires étrangères.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a dénoncé lundi les "sanctions unilatérales" contre l'Iran. "Si on a mis en place au sein du Conseil de sécurité de l'ONU des sanctions collectives, il faut que tout le monde respecte ces décisions sans rien ajouter ni soustraire", a-t-il poursuivi.
La Russie, qui a jusqu'ici souscrit à quatre séries de sanctions du Conseil de sécurité contre l'Iran, a fait savoir tout comme la Chine qu'elle s'opposait à de nouvelles sanctions.
Maintenir l'approvisionnement
Il est prévu que d'autres pays producteurs, dans le Golfe notamment, prenne le relais de l'Iran pour maintenir l'approvisionnement des pays européens dépendants.
Au total, l'Iran vend environ 20 % de son pétrole aux pays de l'Union européenne. L'essentiel de ses ventes est réalisé en Asie. Les Européens et les Etats-Unis s'efforcent en parallèle de convaincre les pays asiatiques, comme l'Inde, de réduire leurs importations d'hydrocarbures iraniens.
ATS