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LE VALAIS
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Vendredi Saint
Bonjour,
L'article sur les jours fériés paru dans le Dictionnaire historique de la Suisse, disponible en ligne, nous apprend ceci :
"Les jours fériés en Suisse sont généralement d'origine ecclésiastique; certains remontent à des traditions préchrétiennes. Ils suivent un calendrier qui aujourd'hui encore varie selon les confessions et les régions. Les fêtes chrétiennes se fixèrent peu à peu, au fil des siècles. Le dimanche prit avant le IVe s. déjà son caractère festif (rappel du dimanche de Pâques). Au IVe s. apparurent les fêtes pascales réparties sur quatre jours, dans un souci de fidélité au récit évangélique (jeudi, vendredi et samedi saints, dimanche de Pâques). (...)
Le nombre élevé des fêtes de saints incita les réformateurs à ne conserver que les fêtes se référant au Nouveau Testament. Une réglementation stricte fut introduite à Zurich par le mandat de 1530. Au XIXe s., le Vendredi saint devint la fête religieuse la plus importante dans nombre de régions protestantes.(...)
Le calendrier liturgique catholique fut allégé par le pape Pie V en 1570, mais ensuite il s'étoffa de nouveau. Le pape Pie X réduisit radicalement le nombre des jours fériés en 1911. Contrairement aux protestants, les catholiques ne considéraient généralement pas le Vendredi saint comme jour férié; ils affectionnaient la Fête-Dieu et ses pompes baroques, en l'honneur du saint sacrement. (...)
Selon la loi fédérale sur les fabriques de 1877, chaque canton peut désigner huit jours par année qui sont considérés comme des dimanches. Cette disposition, reprise dans la loi sur le travail après la Deuxième Guerre mondiale et intégrée aux diverses législations cantonales, explique les divergences entre cantons, voire entre communes d'un même canton, sur le nombre de jours fériés."
Selon l’ouvrage sur les Vies des saints et des bienheureux, disponible à la Médiathèque Valais - Sion, le canton du Valais a commencé depuis longtemps à réduire une longue liste de jours fériés qui paralysaient son activité économique. "En 1798 déjà, Monseigneur Joseph-Antoine Blatter demande une première réduction des fêtes chômées. L’autorité civile en place après les révolutions de 1798 avait insisté pour qu’il obtienne de Rome une diminution des jours chômés. Cette année-là, de nombreuses fêtes sont supprimées en Valais. Il reste alors 20 fêtes chômées, plus les fêtes patronales.
En 1870, Monseigneur Pierre-Joseph de Preux est informé par le Saint-Siège, que des nouvelles fêtes sont supprimées en tant que préceptes. Il ne reste que 15 fêtes chômées, plus les fêtes patronales.
En 1911, le Pape Pie X supprime de nouvelles fêtes préceptes : la Chandeleur, les fêtes de la Nativité et de l’Annonciation de la Sainte Vierge, Saint Maurice et les fêtes patronales des paroisses.
Le Conseil d'Etat du Canton du Valais a, le 11 février 1919, arrêté ce qui suit :
Art. 1. Sont déclarés jours fériés et soumises aux dispositions de la loi du 30 novembre 1882, les fêtes suivantes : la Circoncision (Nouvel-An), l'Epiphanie (les Eois), S. Joseph, l'Ascension, la Fête-Dieu, SS. Pierre et Paul, l'Assomption, la Toussaint, l'Immaculée Conception et Noël.
Art. 2. Les fêtes chômées pour les fabriques sont les mêmes que celles énumérées ci-dessus, moins celles de l'Epiphanie et de S. Joseph."
Meilleures salutations,
La Médiathèque Valais