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Peu de vignerons émergents de la Côte de Beaune font plus de bruit que Pierre Vincent Girardin, 21 ans. Une visite dans sa cave bien aménagées à Meursault, où évidemment aucune dépense n'a été épargnée pour les dernières presses, cuves d...
Peu de vignerons émergents de la Côte de Beaune font plus de bruit que Pierre Vincent Girardin, 21 ans. Une visite dans sa cave bien aménagées à Meursault, où évidemment aucune dépense n'a été épargnée pour les dernières presses, cuves de fermentation et fûts de plus grand format de la Tonnellerie François Frères, tous logés dans une cave moderne scintillante. Travaillant avec quelque 4,5 hectares de vignobles du domaine qui sont complétés par une vaste gamme d'achats de négociants,
Pierre Vincent Girardin a lancé le marché avec un portefeuille impressionnante qui comprend des appellations emblématiques telles que même Montrachet et Chambertin, et il a tout aussi rapidement trouvé une représentation internationale désireuse avec les principaux importateurs.
Certains cyniques spéculent que l '"éminence grise" derrière ce dénouement rapide est le père de Pierre Vincent Girardin, Vincent, qui a pris sa retraite tôt après la vente de sa maison éponyme à la Compagnie des Vins d'Autrefois, se demandant comment une personne si jeune pouvait s'établir si vite et constatant que nombre des cuvées négociantes de cette nouvelle entreprise sont issues d'appellations anciennement vinifiées par la Maison Vincent Girardin. Mais Pierre Vincent m'assure que le vin coule dans ses veines : il a commencé à vinifier un peu lui-même, me dit-il, à 15 ans, les résultats étant vendus au négoce, et il entretient depuis une passion pour la vinification. Les conseils et les relations de son père, concède-t-il volontiers, l'ont aidé à réaliser l'esthétique qu'il admire. Mais cette esthétique est très différente du style riche et boisé qui caractérisait les vins d'antan de Vincent Girardin. Les blancs de Pierre Vincent sont plus fins et plus réducteurs, et ses rouges sont délicats et fruités, avec un minimum d'extraction et beaucoup de rétention de rafles pour ses appellations Côte de Nuits ironiquement, une esthétique aussi à la mode aujourd'hui que la vinification de son père le style était dans les années 1990 et au début des années 2000. Les pourcentages de chêne neuf, ajoute-t-il, diminueront au fil du temps et il accumule des barriques usagées en interne.
Alors, comment sont les vins ? J'ai goûté les 2017 de Pierre Vincent en bouteille et les 2018 inachevés, et il y a de quoi impressionner. Ses blancs se distinguent avec ses Puligny-Montrachet Folatières et ses cuvées de Corton-Charlemagne qui méritent une mention spéciale. Les rouges de Pierre Vincent sont également immensément charmants et immédiats, et ils se feront beaucoup d'amis. Mais dans certains cas, leur style infusé axé sur les fruits m'a laissé vouloir plus de profondeur, de dimension et de potentiel pour le long terme, mais mon sentiment est que le style maison pour les rouges est moins complètement formé. En résumé, il s'agit d'un début prometteur de l'un des nouveaux producteurs les plus connus de Bourgogne, et j'ai hâte de suivre son évolution au cours des années à venir.
Dr William Kelley Wine Advocate