Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07059.jsonl.gz/653

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
A la tribune du Parlement sénégalais, le président français François Hollande a solennellement proclamé vendredi la fin de la Françafrique et sa foi en l'avenir du continent noir, de son économie et de sa jeunesse. Il a assuré vouloir entretenir avec l'Afrique une relation "sincère".
"Le temps de la Françafrique est révolu: il y a la France, il y a l'Afrique, il y a le partenariat entre la France et l'Afrique, avec des relations fondées sur le respect, la clarté et la solidarité", a-t-il lancé devant l'Assemblée nationale à Dakar, ajoutant avoir l'ambition de "renouveler" cette relation.
Comme son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, qui s'y était essayé avec un succès mitigé, François Hollande compte bien refermer la longue parenthèse de ces réseaux d'influence qui, depuis les années 1960, mêlaient politique, affaires et affairisme dans les relations entre Paris et ses anciennes colonies africaines.
Sans le dire, le président Hollande a pris aussi le contre-pied du "discours de Dakar" prononcé cinq ans plus tôt par M. Sarkozy qui avait outré ses hôtes en affirmant que le "drame de l'Afrique" était "l'Homme africain (qui) n'est pas assez entré dans l'histoire".
Liste des "valeurs"
A l'inverse, le chef de l'Etat a célébré une Afrique, "berceau de l'humanité", mis en avant une "histoire belle, rebelle, cruelle" avec le Sénégal.
M. Hollande a dressé la liste des "valeurs" que la France et l'Afrique doivent selon lui avoir en partage: "le respect des droits de l'homme, l'égalité devant la loi, la garantie de l'alternance, les droits des minorités, la liberté religieuse". François Hollande, très applaudi par les députés, a érigé la démocratie sénégalaise en "exemple" pour le reste de l'Afrique.
Le président sénégalais Macky Sall a été élu en mars dernier face à Abdoulaye Wade, battu après douze ans au pouvoir. Il avait lui-même battu en 2000 le président Abdou Diouf, successeur du premier président du Sénégal devenu indépendant de la France en 1960, le poète Leopold Sedar Senghor.
ATS