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451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres, dont la détention est interdite pour le bien collectif.
Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement poursuivi par une société qui désavoue son passé.
« Le pays d'octobre...
... ce pays où tout se transforme toujours en fin d'année. Ce pays où les collines sont brouillards et où les rivières sont brumes ; où les midis disparaissent rapidement, où les crépuscules et la pénombre s'attardent, où les minuits demeurent. Ce pays, essentiellement constitué de caves, de cryptes sous les caves, de coffres à charbon, de cabinets, de mansardes, de placards et de garde-manger orientés à l'opposé du soleil. Ce pays dont les habitants sont gens d'automne, aux pensées uniquement automnales, aux pas qui évoquent le bruit de la pluie quand ils arpentent les rues vides la nuit... »
« Il retira sa chemise et la roula en boule. De l'anneau bleu tatoué autour de son cou jusqu'à la taille, il était couvert d'Illustrations.
"Et c'est comme ça jusqu'en bas", précisa-t-il, devinant ma pensée. "Je suis entièrement illustré. Regardez !" Il ouvrit la main. Sur sa paume, une rose. Elle venait d'être coupée ; des gouttelettes cristallines émaillaient ses pétales délicats. J'étendis ma main pour la toucher, mais ce n'était qu'une image.
"Mais elles sont magnifiques ! m'écriai-je.
- Oh oui, dit l'Homme Illustré. Je suis si fier de mes Illustrations que j'aimerais les effacer en les brûlant. J'ai essayé le papier de verre, l'acide, le couteau... Car, voyez-vous, ces Illustrations prédisent l'avenir." » Dix-huit Illustrations, dix-huit histoires à fleur de peau par l'un des plus grands poètes du fantastique et de la science-fiction.
Deux chevaliers en armure suffiront-ils pour vaincre l'effroyable dragon qui sévit dans la région? Quelle rencontre magique peut-on faire sur une plage de la côte basque, par un beau jour d'été? Que feriez-vous si vous deviez partager avec cinq autres personnes un splendide costume couleur glace à la vanille? Votre femme comprendrait-elle si vous lui annonciez qu'est enfin arrivée pour vous l'heure du grand départ? Qui saura trouver le mal mystérieux dont souffre Camillia Wilkes, quel est donc le meilleur remède à la mélancolie?
Les vingt-deux nouvelles qui composent ce recueil nous présentent toutes les facettes du talent de Ray Bradbury. Tantôt tendre, tantôt cruel, souvent poétique et émouvant, il n'a pas d'égal pour, en quelques pages, nous transporter ailleurs
Pour Halloween, Tom Skelton se déguise en squelette et parcourt la ville avec ses copains, en quête de friandises. Mais cette année, le jeune Joe Pipkin ne les accompagne pas. Où peut-il bien être? Un homme inquiétant finit par leur ouvrir sa porte et va les entraîner dans un bien curieux voyage, de l'Égypte ancienne en Irlande, en passant par Paris et le Mexique, à la découverte des mystères de cette fête des morts. Ainsi, peut-être Tom et ses amis retrouveront-ils leur copain Joe et perceront-ils les secrets de l'Arbre d'Halloween?
On retrouve dans L'Arbre d'Halloween, conte fantastique et poétique, tout l'univers de Ray Bradbury : l'enfance, les voyages, l'automne, la mort. On retrouve également le talent qui en a fait l'un des plus grands auteurs du XXe siècle.
"Douglas se sentait comblé par ces voix qui ne cessaient jamais et q'ui le rassuraient ; les mots ruisselaient en murmures sur son corps, sur ses paupières fermées, et s'infiltraient dans ses oreilles engourdies, à jamais"Le Vin de l'été, c'est le vin de pissenlit que Douglas, double de l'auteur, met en bouteilles chaque année avec son grand-père. Dans la nature chaude et enchanteresse de l'Illinois, cet été n'est pourtant pas le même que les autres, il a une saveur particulière, c'est le dernier de ses étés d'enfant.
Bercé par la douce ivresse du vin, le narrateur observe les êtres et les choses dont les contours semblent soudain différents. Magie et synesthésie envahissent cette nature lumineuse. C'est la métamorphose, la fin de l'innocence, le début de l'adolescence. Le Vin de l'été est un roman à part dans l' oeuvre du génie de l'anticipation. Un récit poétique, comme les fragments d'une mémoire éclatée, tentant de retrouver l'émerveillement de l'enfance, les souvenirs évanouis.
Blonde, rousse, brune, ingénue, exotique, impertinente, docile... elle est toutes les femmes, elle est celle dont tous les hommes rêvent et qu'ils aimeraient avoir dans le meilleur des mondes possibles ! Ray Bradbury, grand maître de l'imaginaire, nous entraîne dans son univers où le fantastique et la poésie se rejoignent.
Un capitaine fou, tel Achab, à la poursuite d'une terrifiante comète.
Une locomotive à vapeur qui entre en gare, en tractant de noirs wagons MGM, Warner Brothers aramount, RKO, NBC ; est-ce Hollywood qu'on enterre ? Un romancier hémophile dont les ennemis affûtent les objets de la vie courante... Un homme, M. Smith, qui sombre dans le coma et dont corps se transforme lentement, sa peau devenant si dure qu'on ne peut y enfoncer l'aiguille d'une intraveineuse ; mais quelle peut bien être la destination de cette métamorphose ? Dans ce recueil rassemblant vingt-cinq textes écrits entre 1946 et 2003, dont " La chrysalide ", récemment porté à l'écran par Tony Baez Milan, Ray Bradbury aborde tous les genres de l'imaginaire : de la chronique estivale, mélancolique, à la science-fiction poétique en passant par le fantastique horrifique.
Et si un monstre marin répondait à l'appel lancinant d'une corne de brume ? Et si se promener seul dans votre ville vous valait des problèmes avec la police ? Et si vous receviez la visite de la sorcière d'avril ? Et si vous deviez partir demain pour Mars ? Et si vous tuiez un homme à mains nues ? Et si vous étiez l'inventeur d'une étrange machine volante ? Et si vous étiez confronté à un assassin de téléphones et autres télévisions ? Et si votre fusée faisait route vers le soleil ? Et si.
Tout l'art de Ray Bradbury est concentré dans Les pommes d'or du soleil, recueil comprenant vingt-deux nouvelles : autant de perles mêlant la science-fiction, le fantastique et l'absurde, et nous faisant passer du rire aux larmes.
Dans la grande tradition des littératures de l'imaginaire, « Folio SF », laboratoire des possibles, propose des textes de science-fiction, de fantasy et de fantastique. Douglas Adams, Isaac Asimov, Serge Brussolo, Orson Scott Card, David Gemmell, Robert Heinlein, M. John Harrisson, Robert Holdstock, Lovecraft, Christopher Priest, Norman Spinrad, Bruce Sterling, Jack Vance, Stefan Wul, Roger Zelazny y sont parmi les auteurs les plus représentés. La mythique collection « Présence du futur » (600 titres depuis 1954), cèdant son fonds et laissant place en 2000 à « Folio SF », a largement contribué à la constitution de son catalogue (récemment le Guide du voyageur galactique, H2G2, de Douglas Adams) ; la collection d'inédits « Lunes d'encre », chez Denoël, également (récemment avec Michael Moorcock, par exemple, publié dans les deux collections).
Mais « Folio SF » a également publié plus de quinze inédits (Le Travail du furet de Jean-Pierre Andrevon, La Voie du sabre de Thomas Day, La Fontaine pétrifiante de Christopher Priest ; traduction inédite de Psychohistoire en péril de Donald Kingsbury, l'un des auteurs de hard science les plus ambitieux du genre ; premières traductions françaises de Franck M. Robinson, avec Le Pouvoir, ou de L'Appel de Mordant de Stephen R. Donaldson), des éditions révisées et augmentées (Jardin virtuel de Sylvie Denis.) et des textes d'éditeurs tiers, comme l'Atalante, les Editions du Bélial' (Thierry Di Rollo, Pour Anderson), Mnemos, Rivages, A.M. Metailié... A noter également, la publication d'un essai inédit sur les Transfictions, dû à Francis Berthelot : Bibliothèque de l'Entre-Mondes.
La SF dans « Folio » ? Façon d'affirmer que le « genre » n'est ni marginal ni mineur.
Orphelin abandonné sur le seuil d'un vieux manoir, le jeune Timothy a été recueilli par une bien étrange famille composée de vampires, gargouilles, momies et autres créatures monstrueuses.
En grandissant, il décide de raconter les aventures de ces immortels. Au fil de son récit, apparaissent des personnages attachants et sensuels dont les histoires enchantent et fascinent Timothy à une époque où il est dangereux d'être différent. Car les vrais monstres ne sont peut-être pas dans le manoir, mais à l'extérieur où un dictateur haineux et intolérant vient de s'emparer du pouvoir...
Un couple de vieillards dont la seule préoccupation est de se débarrasser définitivement l'un de l'autre, un curieux psychanalyste tout droit sorti du fond des mers, un détective qui enquête sur l'étrange disparition de trois enfants en se prenant pour Sherlock Holmes, une bibliothécaire capable de faire vivre les personnages des livres, tels sont les héros de ces aventures qui mêlent humour et merveilleux.
Loin de Fahrenheit 451 et de Chroniques martiennes, Ray Bradbury nous entraîne dans un univers en apparence familier et pourtant surprenant.
Un roman poétique et contemplatif avec lequel Ray Bradbury clot sa trilogie autobiographique en dévoilant une nouvelle facette de son écriture.
En 1953, Ray Bradbury est appelé dans les environs de Dublin par John Huston pour écrire le scénario de Moby Dick. Celui qui n'est encore que l'auteur relativement obscur des Chroniques martiennes, de Farenheit 451 et d'un certain nombre de nouvelles se trouve confronté à deux monstres : l'un, monstre sacré du cinéma, homme truculent à l'humeur fantasque, et l'autre monstre qu'est l'animal mythique imaginé par Melville. Mais ce voyage est aussi l'occasion pour lui de découvrir un pays où le merveilleux et le loufoque sont toujours prêts à surgir de la grisaille du quotidien.
Des histoires de fantômes prétextes à des jeux interdits oú les enfants rient pendant que leurs parents pleurent.
Les studios de la m. g. m. maquillés en usine d'armement pour abuser l'ennemi en 1940. d'étranges tours de cartes dans un train de nuit en direction de cincinnati. un bien curieux voleur qui s'empare des vieilles lettres d'amour d'une femme de quatre-vingt-deux ans. une famille qui a acquis un broyeur à ordures d'un type tout nouveau, rugissant comme un lion dès qu'on lui donne à manger. camouflage, illusion, gémellité, bradbury renverse les rôles et retourne le gant en vingt et un récits espiègles et tendres.
1949, Venice, Californie. Une série de meurtres étranges perturbe le quotidien de la ville, et en particulier le narrateur, un jeune écrivain en mal de succès. Par une nuit d'orage, dans un tramway bringuebalant, une voix avinée murmure cette phrase énigmatique à son oreille : « La solitude est un cercueil de verre. » Quand il se retourne, le tram est vide. Et, en contrebas dans l'eau sale du canal, le corps d'un vieillard se balance, enfermé dans une cage aux lions. Persuadé d'avoir entendu l'assassin, le narrateur commence sa propre enquête. Il interroge les habitants de Venice, des personnages étranges et décalés : la vieille dame qui vend des canaris inexistants, l'ancienne star du muet, le directeur du cinéma sur l'eau ou encore la tenancière du stand de tir.
Mettant à l'épreuve son imagination fertile de jeune auteur, le détective amateur débrouillera l'énigme et découvrira l'insolite mobile du tueur.
Dans les années 50, un jeune scénariste ambitieux est embauché par l'un des plus grands studios d'Hollywood. Entouré d'une équipe aussi farfelue que talentueuse, le jeune homme se croit dans un rêve ! Et ce projet de film autour des monstres et du surnaturel l'enchante.
Mais le rêve tourne vite au cauchemar lorsqu'il se retrouve nez à nez avec le fantôme du précédent patron des lieux, mort vingt ans plus tôt dans un accident de voiture. Il faut préciser que les bureaux jouxtent justement un cimetière... Un vent de panique et de folie souffle alors sur les studios.
Dans des décors aussi fabuleux qu'inquiétants, les disparitions et les événements étranges s'enchaînent, et la liste des cadavres s'égrène comme un chapelet. Notre narrateur se trouve pris au milieu d'une enquête qui dépasse de loin tous les scénarios qu'il aurait pu imaginer...
Par une nuit de tempête, un romancier en panne d'inspiration reçoit l'étrange visite de Constance Rattigan, une actrice mythique. Elle se sent persécutée. Pour preuve, ce «livre des morts» déposé devant chez elle et dans lequel sont énumérées les personnalités défuntes qu'elle a connues autrefois, ainsi que le nom de morts à venir. Elle figure sur cette liste...
Afin de venir en aide à son amie et de percer ce mystère, l'auteur plonge dans le passé de la star, convoque le fantôme de ses producteurs, de ses partenaires connus et inconnus, ressuscitant ainsi l'univers légendaire du Hollywood de la grande époque.
À la fois satire et célébration d'un univers perdu, Il faut tuer Constance, manière d'autobiographie imaginaire, achève le cycle dédié à Constance Rattigan initié par La solitude est un cercueil de verre et prolongé par Le fantôme d'Hollywood.
Voici dix-huit nouvelles récentes signées du maître Ray Bradbury, parues
en revues mais jamais réunies en volume, auxquelles s'ajoutent sept
inédits. Nouvelliste prolifique, ce prodigieux artiste propose ici un florilège
de ses thèmes de prédilection : la douce innocence de la jeunesse, la
sagesse ou, au contraire, l'inconséquence de la vieillesse, la nostalgie des
mystérieux étés évanouis, des amours trahies, des lieux abandonnés, à la
faveur de récits étranges, intensément dialogués, de personnages attendrissants
et de décors dépaysants, le tout assaisonné d'humour discret.
Si la science-fiction qui a fait sa gloire reste présente ici (Laurel et Hardy
apaisant la nostalgie des colons humains qui ont essaimé dans l'espace),
il est surtout question du passé qui s'éloigne et revient parfois hanter ceux
qui le regrettent. Un homme s'émeut ainsi de voir son défunt père lui
apparaître au bord d'un terrain de golf ; ou encore un écrivain construit
une machine à voyager dans le temps pour retourner convaincre un de
ses ex-protégés de continuer à écrire car il a du génie... Un savoureux
cocktail de tendresse et de fantaisie, par l'un des plus grands auteurs
américains, dont la réputation a dépassé depuis longtemps les strictes
frontières de la littérature de genre.
" Qu'est devenu l'artiste ? - Elle est retournée dans l'avenir.
Je ne plaisante pas. C'était une vieille femme qui vivait dans une petite maison au milieu du Wisconsin, quelque part près d'ici. Une vieille petite sorcière qui avait l'air d'avoir mille ans à certains moments, et vingt l'instant d'après. Mais elle disait qu'elle pouvait se déplacer dans le temps. J'ai ri. Je m'en garde bien à présent. " Il me raconta comment il l'avais rencontrée. Il avait vu son enseigne peinte, au bord de la route : Illustrations sur la peau ! Illustrations, et non tatouages ! Bien tourné ! Il était resté assis toute une nuit, tandis que ses aiguilles magiques dardaient sur lui des piqûres de guêpes mordantes et d'abeilles délicates.
Au matin, il avait l'apparence d'un homme tombé sous une presse d'imprimerie, polychrome, d'où on l'aurait retiré tout enluminé et coloré. " Je la cherche chaque été depuis cinquante ans, dit-il en étendant les bras. Quand j'aurai retrouvé cette sorcière, je la tuerai. ".
Dans une société futuriste cauchemardesque, les pompiers n'éteignent plus les incendies, mais sont chargés de brûler les livres et les bibliothèques. Un jour, l'un d'entre eux, Guy Montag, découvre le plaisir de la lecture...
Une contre-utopie en forme d'hommage à la littérature, et un grand roman de science-fiction, qui pousse à réfléchir sur le pouvoir des médias et sur les dangers de la censure.
Dossier pédagogique de Marie-Emilie Papet.