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Le président congolais Joseph Kabila a déclaré qu'il s'en remettrait au peuple pour juger son "bilan" fin 2016, quand s'achèvera son mandat. La Constitution lui interdit de se représenter à l'issue de celui-ci.
"J'ai confiance dans la maturité du peuple congolais, qui jugera de mon bilan à la fin de l'année 2016", a déclaré M. Kabila devant une assemblée de notables du Katanga réunis dans sa ferme de Kashamata, à une dizaine de kilomètres au sud de Lubumbashi, la capitale de cette province du sud-est de la République démocratique du Congo.
Ce qui avait été annoncé comme une réunion destinée à assurer "l'unité du Katanga", où le président doit faire face à une contestation inhabituelle, s'est transformé en un monologue du chef de l'Etat d'environ 50 minutes. Deux des principaux poids lourds de la province, le gouverneur Moïse Katumbi et le président de l'assemblée provinciale, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, étaient absents.
A moins de deux ans de la prochaine présidentielle, la rencontre s'est déroulée dans un climat politique tendu après le retour triomphal de M. Katumbi à Lubumbashi fin décembre, et alors que l'opposition soupçonne le chef de l'Etat de chercher par tous les moyens à se maintenir en poste après 2016.
La dite réunion a eu lieu à huis clos, mais la présidence a fourni à la presse un enregistrement sonore du discours du chef de l'Etat.
Doute maintenu
Le gouvernement a en outre déposé un projet de loi pour organiser les élections prévues pour les deux ans à venir, et le président, âgé de 43 ans, a laissé planer une nouvelle fois le doute sur ses intentions. Il l'avait déjà fait en décembre devant le Parlement, alors que l'opposition lui demande d'annoncer publiquement qu'il quittera ses fonctions à la fin de son mandat.
Refusant de s'"abaisser" à polémiquer avec quiconque, M. Kabila a tenu à rappeler que c'était lui "le chef de l'Etat", ajoutant en avoir assez de la "distraction" induite par ceux qui s'obstinent à ne parler que de "l'élection présidentielle de 2016".
Au pouvoir depuis 2001, M. Kabila a été élu président en 2006 lors des premières élections démocratiques du pays depuis son indépendance de la Belgique en 1960, puis réélu en 2011 lors d'un scrutin contesté par la communauté internationale et l'opposition.
ATS