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La libre circulation des personnes a influencé le taux d'immigration en Suisse. L'Office fédéral du logement OFL observe les effets de ces changements structurels et quantitatifs sur le marché du logement au moyen d'un monitoring actualisé chaque année.
Les résultats pour l'année 2019 montrent que les profonds déséquilibres observés sur le marché suisse du logement, non seulement entre le marché de la location et celui de la propriété, mais encore entre les régions, se confirment.
La tendance déjà constatée en 2018 sur le marché du logement en Suisse s’est poursuivie en 2019. L’évolution du nombre des ménages, qu’ils soient indigènes ou d’origine étrangère, et de l’offre de logements est à peu près comparable à celle de l’année précédente. En d’autres termes, le nombre de logements proposés a continué à croître davantage que celui de ménages.
Les déséquilibres se sont encore amplifiés du fait de la concentration durable de l’activité de construction sur le secteur locatif ainsi que d’une immigration en nette baisse par rapport au milieu de la décennie. Tandis que l’offre est nettement excédentaire sur certains marchés dans le domaine de la location, la situation reste extrêmement tendue dans celui de la propriété. Pour cette raison, le marché du logement considéré globalement apparaît tendu à Zurich, en Suisse centrale, dans la région lémanique ainsi que, dans une moindre mesure, dans l’Espace Mittelland, alors qu’on observe une détente générale dans les autres régions.
Sous l’effet de la baisse de l’immigration, notamment, la situation s’est décrispée dans le secteur locatif en 2019. Les ménages étrangers, locataires pour 87 % d’entre eux, ont contribué pour encore un tiers à la croissance du nombre de ménages en Suisse. À l’exception de la région de Zurich, tous les marchés sont au moins équilibrés. Toutefois, les segments de prix inférieurs de la location subissent la pression de la demande à Zurich, dans la région lémanique, en Suisse centrale et dans l’Espace Mittelland, et sont asséchés. En revanche, l’offre est excédentaire en Suisse du Nord-Ouest, en Suisse orientale et au Tessin. Dans ces régions, la détente se manifeste dans tous les segments de prix de la location (supérieur, moyen et inférieur). En Suisse orientale, les ménages étrangers ont un effet stabilisant en contribuant à plus de 50 % de la croissance du nombre des ménages.
Le marché de la propriété est pour sa part caractérisé par une demande croissante et une forte pression sur les prix. Il connaît un niveau de pénurie atteint pour la dernière fois en 2014. Les seules différences entre régions, et encore, se situent au niveau des prix. De même, il n’y a plus guère de différences perceptibles entre les segments de prix. Cet état de fait s’explique par une croissance insuffisante de l’offre, alors que la demande de logements en propriété se maintient. Malgré la forte demande, le taux de propriétaires parmi les ménages suisses n’a pas progressé en 2019 par rapport à l’année précédente, une stagnation qui s’explique par les prix élevés et les obstacles importants mis au financement d’un objet en propriété.
Dernière modification 08.02.2021