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Bien que couverte de pustules, cette figure féminine agenouillée dénote une certaine élégance. Comme elle est légèrement penchée en arrière et que son regard est tourné vers le haut, son centre de gravité s’en trouve déplacé. Elle porte un cache-sexe allongé, fixé à une ceinture. Son bras gauche, se terminant brusquement au coude, semble avoir été volontairement amputé au moment où il a été sculpté. Ce genre de mutilation intentionnelle du corps humain se retrouve dans d’autres figures du corpus. La surface de cette sculpture doit sa sècheresse et sa rugosité au fait qu’elle n’a pas été recouverte d’engobe avant la cuisson. L’analyse tomodensitométrique par scanner à rayons X a révélé qu’une pastille d’argile a été appliquée sous la poitrine de cette sculpture après la cuisson. Celle-ci obture le canal qui mène à son estomac. Grâce au scanner, de telles cavités ont été observées à l’intérieur de nombreuses sculptures du DIN, sans que l’on puisse déterminer la nature des substances que ces dernières auraient pu recevoir, certaines peut-être à vertus médicinales. La sculpture agenouillée présentée ici pourrait nous aider à élucider cette question. En effet, le scanner de son estomac montre la présence de substances diverses et de densités différentes. On discerne, par exemple, deux petites boules incrustées dans la masse d’une autre substance. Des recherches approfondies sont nécessaires pour définir ce que la cavité contient précisément et quand ces substances y ont été placées. De plus, il serait nécessaire d’établir, d’après le corpus, si ce cas précis correspond à une anomalie ou une pratique répandue.