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"J'ai osé toucher Dieu !" Yannick Noah sait parfaitement pourquoi le public de Palexpo l'a accueilli sous les huées à son entrée sur le court avant la cérémonie protocolaire.
"J'ai dit que Roger Federer avait gagné dix-huit tournois du Grand Chelem et qu'il devrait jouer un peu plus la Coupe Davis, explique-t-il. Et cela a été bien tourné. Donc, je me suis fait huer. Il ne manquait plus que les bananes et c'était parfait."
Le Champion de Roland-Garros 1983 en a, heureusement, vu d'autres au cours de sa riche carrière de joueur et de chanteur aussi. "Il n'y a pas de soucis. On gère. Tant que cela est sur moi, je gère, poursuit-il. Cela dit, les matches se sont bien passés." Pour éviter une nouvelle polémique, Yannick Noah a précisé qu'il n'y était pour rien dans le "coup" de la guêpe. "Ce n'est pas moi qui l'ai envoyé, sourit-il. C'est fantastique, il y a vraiment tout en Suisse."
Le capitaine tricolore se montre très optimisme pour dimanche. Il se dit pleinement rassuré par le niveau de jeu de ses deux joueuses. Il pense que son homologue procédera sans doute à un changement dimanche. "Je vais mettre des micros dans les chambres des Suisses, s'amuse-t-il. On a vu une joueuse très éprouvée sur sa fin de match (ndlr: Timea Bacsinszky). Mais maintenant, il y a des tactiques fantastiques. On te met entier dans la glace et tu te réveilles le matin en pleine forme !"
ATS