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Hong Sangsoo en mode mineur. Comme toujours, en fait. Une jeune actrice qui se remet en question et traverse le champ en multipliant les questionnements avec ceux et celles qu'elles rencontrent. Rien n'oblige à trouver le personnage sympathique, et d'ailleurs il ne l'est pas vraiment. Rien n'oblige non plus à penser que ce que raconte le film est essentiel, et de fait, ça ne l'est pas. Petite musique apposée sur un métrage aux ambitions discrètes, nouvelle pièce d'un puzzle composant une géographie de l'intime dans la filmographie de son auteur, On the Beach at Night Alone, pierre supplémentaire dans l'oeuvre de Hong Sangsoo, métrage de l'entre-deux, ai-je envie d'ajouter, probablement tourné très vite, le précédent film du coréen ayant été montré en clôture du Festival tous Ecrans en novembre 2016 alors que l'antépénultième avait remporté le Léopard d'or à Locarno en 2015, souffre peut-être de cette précipitation. Peu probable qu'on en reparle au palmarès.
Cet homme et son cheval en difficulté dans une rivière sont filmés par un Brésilien, Marcelo Gomes, dont on ne savait pas grand chose avant ce Joaquim concourant à Berlin. Film historique, reconstitution des désillusions d'une colonie portugaise dans le Brésil du XVIIIe siècle et dans le milieu violent des chercheurs d'or. Plutôt habile, très tenu, le film a le mérite de l'enseignement, mais ne révèle en aucun cas une patte de cinéaste. Le rapport au monde et à la nature ne se trouvent nullement transcendés par une caméra ne sachant trop où se poser, même si la rugosité de l'ensemble paraît juste. Peu probable qu'on en reparle tout court.