Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06901.jsonl.gz/1309

Bild © Stefan Wassmer / stadtwildtiere.ch BiologieHomme & AnimalConseilsGalerieCarte Biologie Dans les régions au climat chaud et plutôt sec comme les vallées du Rhin, de l'Elbe, du Danube et de l'Inn, les lézards des murailles ont pu se répandre facilement dans les villes. De nombreuses populations sont probablement dues à des lâchers ou à des importations involontaires, voyageant avec les transports de matériel. Une étude génétique réalisée en Allemagne sur 24 sites a montré que les animaux examinés provenaient de cinq sous-espèces différentes, dont la répartition d'origine est très éloignée de la zone d'étude. Des exemples similaires sont également connus en Autriche et en Suisse. Les sites rudéraux le long des ballasts de chemin de fer (habitat de remplacement des talus d’éboulis) et les jardins ensoleillés avec de nombreux murs riches en crevasses (en remplacement des sites rocheux) sont parfaits pour les lézards des murailles. Ainsi, les lézards des murailles se sont répandus avec succès le long des réseaux ferroviaires. Le climat urbain chaud et sec, combiné à des sites aménagés de manière naturelle, offre des conditions de vie idéales. Entre mai et juillet, les femelles pondent une à trois fois 2 à 9 œufs à la coquille blanche mate dans la terre meuble ou dans les crevasses sablonneuses de murs. Les jeunes éclosent en juillet/août. Les animaux sexuellement matures ont besoin d’une surface de 15 à 60 m² chacun, où ils chassent les araignées, les insectes, les cloportes et autres invertébrés. Dans les zones habitées, le lézard des murailles peut mieux échapper aux chats omniprésents que le lézard agile, plus lent. Signes distinctifs Allure aplatie et élancée, tête longue et pointue, doigts longs et fin. La queue est deux fois plus longue que le corps. Brun, gris ; les jeunes sont bruns. Attention : la queue se casse quand on la touche ! Appartient à lézards Physique Longueur totale 20-25 cm. Confusions possibles Contrairement aux lézards des murailles, les lézards vivipares sont plus petits (max. 15 cm) et ont un corps plus pataud et moins plat. Leur tête est plus arrondie et plus courte, tout comme leur queue (max. 2/3 de la longueur tête-corps). Les lézards vivipares se déplacent plus lentement et on ne les voit pratiquement jamais sur des structures verticales. Degré de menace Non menacé. Contrairement à la plupart des autres espèces de reptiles, le lézard des murailles a connu une expansion de son aire de distribution ces dernières années. D'une part, il a pu coloniser de nouveaux habitats en étant transporté par les trains et d'autre part leur aire de distribution atteint désormais des altitudes plus élevées en raison du réchauffement climatique. Période d’activité Diurne ; de mars à octobre (rarement aussi en février ou novembre). Homme & animal Menaces Perte d'habitat : la destruction et la fragmentation croissantes de l'habitat constituent le plus grand danger pour les lézards des murailles, en particulier la perte de petites structures telles que les murs en pierres sèches. Dans les zones habitées, l'étalement urbain fait des ravages lorsqu’il détruit ou fragmente l’habitat des lézards des murailles. Utilisation de pesticides : L'utilisation de poisons pour les insectes et les plantes détruit la base alimentaire des lézards. Chats domestiques : Bien que les lézards des murailles, habiles grimpeurs, échappent mieux aux chats que leurs parents plus lents, ces prédateurs représentent toujours une menace sérieuse également pour cette espèce, en particulier dans les zones habitées. Mesures de soutien Favoriser le lézard des murailles dans votre quartier Les lézards des murailles peuvent facilement être favorisés dans des endroits exposés au sud et ensoleillés en créant des structures telles que des tas de pierres et de branches. De même, les murs en pierre sèche non scellés sont souvent colonisés par l’espèce. Ces structures doivent être exposées au soleil autant que possible, il faut donc entretenir la végétation alentours. Un mur de jardin ensoleillé avec des cachettes offre un habitat optimal pour les lézards des murailles. Il est également important d'éviter l'utilisation de pesticides dans votre jardin ou dans l'entretien des lotissements, car un jardin naturel favorise les petits animaux dont les lézards ont besoin comme sources de nourriture. Vous n’avez pas de jardin ? Alors, engagez-vous pour l’entretien naturel des murets dans votre quartier. Il faut éviter à tout prix de déplacer des animaux pour les relâcher dans de nouveaux endroits. Ceci est valable non seulement pour le lézard des murailles, mais aussi pour toutes les autres espèces. Ces actions sont non seulement illégales, mais aussi généralement inefficaces et souvent contre-productives. Conseils Des amateurs de soleil peu exigeants Les lézards des murailles ne sont pas très exigeants quant à leur habitat. Cependant, ils préfèrent les habitats secs, chauds, ensoleillés et pierreux, exposés au sud. Dans les villes et les villages, on les trouve le long des routes, des talus de chemin de fer et des murs en pierres sèches. Les lézards des murailles sont également visibles par temps venteux ou très chaud, car ils sont moins sensibles aux conditions météorologiques sous-optimales que les autres reptiles. Des synanthropes qui s’adaptent Les lézards des murailles sont des synanthropes (animaux adaptés aux conditions créées par l’homme) qui colonisent aussi fréquemment les habitats urbains. Grâce à leurs capacités d'escalade, ils peuvent même utiliser des structures verticales et ainsi se protéger des chats domestiques. Dans les zones urbaines, ils ont généralement perdu leur peur des gens et peuvent être facilement observés ou photographiés. Partir à la découverte des lézards des murailles Cherchez-le dans les endroits pierreux exposés au sud. Comme son nom l’indique, il se déplace volontiers à l’horizontale. Il est actif toute la journée ; cherchez-le de préférence par temps calme et ensoleillé. Si la température est inférieure à 15 °C et le soleil absent, il se met à l’abri. Si le temps est favorable, il arrive aux mâles de sortir prendre un bain de soleil même en hiver. Écoutez ! Surpris, il s’enfuit à toute vitesse brassant de ses petites pattes agiles le tapis de feuilles sèches. Attendez-le calmement ! Il va revenir s’exposer au soleil. En effet, l’espèce est peu farouche et s’habitue rapidement à la présence des observateurs. © Threecharlie / WikiCommons Les lézards des murailles se trouvent souvent sur des murs verticaux.