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Biographie d' Hubertine Heijermans
L'artiste définit son art ainsi: il est essentiel de s'engager sur les chemins de l’émotion, mais l'enthousiasme de la jeunesse cèdera à une maturité du regard et à un simple rendu, apparemment réalisé sans effort. Mais la maîtrise de son pinceau sur la matière a été acquise durant un demi-siècle de travail.
A 60 ans elle recommence un apprentissage en Espagne auprès d'un maître vivant, qui introduit le blanc de plomb sur sa palette, dans le but d'une plus grande solidité de sa pâte, ainsi que plus de luminosité des couleurs. l'Artiste passe ainsi 3 hivers à Alicante chez maestro Jesus Peñarreal jusqu'en 2008.
Hubertine Heijermans - née à Amsterdam en 1936 - obtient en 1957 une bourse d'étude à la Rijks Akademie d'Amsterdam après un stage préparatoire de 3 ans chez le peintre Jos Rovers. Le Professeur Gé Röling enseigne le dessin d'après modèle vivant dans le but d'aboutir au Prix de Rome.
Herman Heijermans, son grand-oncle imprégnait son enfance par des pièces de théâtres et sa grande-tante Marie Heijermans gagnait un prix en peinture au Salon de Paris en 1897. Du coté de sa mère elle connait l’artiste-peintre Marcel van Sijben né à Roermond en Hollande.
Pendant ses études à l'Académie d'Amsterdam Hubertine fait connaissance avec son futur mari, qui habite en Suisse Romande. Après son mariage en septembre 1958 elle le suit à Lausanne, où elle réprend ses études chez Paul Froidevaux. Elle expose des toiles comme 'Tea-room' et 'St.Tropez'. En 1963 une exposition a lieu à Morges et en 1964 à Scheveningen aux Pays-Bas.
Florence (Firenze): son mari l'encourage de s'inscrire pour des stages à une American Highschool, où elle se spécialise en gravure en taille-douce chez Nicholas Kraczyna. Elle participe à un concours de peinture et gagne le Premio Brunellesco 1972 avec 7 portraits d'une Haitienne. Elle rencontre le peintre Florentin, Pietro Annigoni, qui lui montre sa recette de la 'tempera grassa'. Entretemps elle loue un appartement dans le quartier de Santo Spirito, qu'elle occupe de 1970-1972. Ensuite elle rejoint son fils à Villars s/Ollon en Suisse, près du Collège 'Beau Soleil'.
Expositions dans la Galerie Farel à Aigle en 1973, 1974 et en 1976. Suivi par Fribourg, Sion et la Galerie Etraz à Lausanne en 1977. A Porrentruy elle expose en 1978 dans la Galerie 'Terre d'Aube' et en 1979 à Bulle et à Villars en 1980.
En 1981 elle retrouve l’Italie et suit à Valdottavo les cours de l'Américain Luis Camnitzer et apprend la technique de l'héliogravure avec des plaques sensibilisées à la lumière ainsi que de la photo-gravure sur plaques multiples: la gravure en couleur devient ainsi possible et l’artiste s’intéresse ainsi à l'art conceptuel. Sa gravure ‘Bonjour’ imprimée sans encre en est un example.
En 1984 elle participe à l’exposition 'Bex et Arts' quand les sculpteurs partageaient encore leurs oeuvres avec les artistes-peintres. Mais les artistes de la région font plus et participent au sauvetage du Château de la Roche à Ollon, dont le toit s'était effondré. En 1987 une vente aux enchères a lieu à Ollon, réunissant André-Paul Zeller, René Pedretti et Daniel Bolle, Wil Burdet ainsi que Coutaz, Rouge, Bauty, André Raboud et Hubertine Tellander. 'Le Chablaisien' relate cet événement le 14 mai 1987.
Participation au 'Concours de la Bâtiaz' à Martigny avec une eau-forte de 31x39cm en 6 couleurs. Beaucoup plus tard M. Léonard Gianadda de la Fondation Pierre Gianadda à Martigny s'en aperçoit, et obtient le livre du Parcours d'Hubertine, où l'événement est répertorié.
Aux Pays-Bas l'artiste expose à Delft et à Leiden en 1986. Entretemps elle a installé sa propre presse à papillon, fabriquée par Bendini de Bologna d'un poids de 200kg. Elle est inscrite aux archives du R.K.D. de la Haye et son oeuvre est documentée aux Archives du Dominican University Illinois USA, tandisque les archives du SIKART Zürich mentionnent son nom depuis 1998. Documentation Universitaire Suisse-sur l'Etude de l’art. (BCUL)
En 1994-1995 une centaine d'oeuvres partent pour Singapour. Mais après le retour de Singapour l''artiste se trouve partagée entre La Hollande, où elle passe ses étés-et l'Espagne, où elle a l'habitude d'hiverner. Jesus Peñarreal l'envoit à des expositions de l’impressionist Joaquin Sorolla à Valencia et l'offre un livre sur le peintre Catalan Mir, un expressioniste. Hubertine subit l’influence de ces peintres du 19me siècle et expose en 2004 et 2006 à Aubonne, mais elle y rajoute ses toiles de la 'Haute-Couture’ et portraits de mannequins d'Yves St.Laurent, de Christian Lacroix et de Jean-Paul Gaultier. En 1998 déjà Hubertine avait vu Carla Bruni. Entretemps elle immortalise le Cirque Knie par une série de toiles de Mary.José et sa fille Géraldine Katharina Knie, ainsi que de Frédy Knie Sr et ses éléphants.
En 2006 l'artiste découvre Bages, petit port de pêche dans le Département de l'Aude. Elle ‘croque' les pêcheurs d'anguilles et leurs bateaux de pêche tirés sur la plage ou alignés dans le petit port. N’oublions pas qu’en 1905 des peintres comme Matisse, Vlaminck, Picasso, Dérain venaient peindre pas loin de Bages à Collioure connu pour son joli port de pêche et pas loin de la frontière Espagnole.
Edition: Hubertine Heijermans: Parcours d'une artiste-peintre -2009/ISBN 2970024047, Pierre-Alain Genillard, 200 exemplaires.
- Achat par la Commune d'Ollon de la toile 'En Verneyre', aujourd'hui accrochée dans la Salle Communale de Villars (2005 - Boyard no.13)