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Histoire de la vigne en Valais.
En ce qui concerne le Valais, le premier document écrit qui atteste de la présence de vigne est «le registre d'Anniviers », datant du 17 février 1313. Cet acte de vente porte sur une vigne située près de Granges, dont il est écrit qu'elle est « une vigne abondante en grappes, qui mûrit bien, plantée de Noir, d'Humagne et de Rèze (de Neyrum, de Humagny et de Regy) ». Le Neyrum (de nigrum = noir) indique qu'il doit s'agir du « rouge du pays » ou cornalin alors que les deux autres cépages sont blancs puisqu'on est sûr qu'il s'agit de la Rèze et de l'Humagne.
Au XVIIe siècle
Dès le XVIIe siècle, le commerce du vin en Suisse était devenu florissant, encouragé par les goûts de la population et les avantages financiers qui en résultaient. A tel point qu'une mauvaise année entraînait immédiatement un renchérissement du coût de la vie. Durant la guerre de Trente Ans, le vin était si cher que le niveau de vie de toute la population en a souffert.
Les vins de l'époque devaient êtres durs, acides et certainement assez grossiers car les méthodes de vinification n'étaient pas très développées. Cependant le vin était une boisson intéressante car elle avait la faculté de bien se conserver contrairement à d'autres comme le lait, la bière, et même l'eau. On essayait de l'améliorer avec du miel et des épices; on a même essayé l'eau, le sel et la bouillie d'avoine ou la farine rôtie dans du beurre !
Les bouleversements dus aux fléaux
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, sont apparus en Europe des fléaux jusque-là inconnus. Ainsi, le phylloxéra, amené d'Amérique par bateau, est une sorte de puceron qui pique les racines de vignes provoquant ainsi la mort des ceps. Autres agents dévastateurs, les champignons du mildiou et de l'oïdium qui, par leur développement sur les feuilles de vigne, empêchent la vie de la plante.
De 1877 à 1957, la surface viticole suisse passe de 33'000 à 12'500 hectares . Il a fallu introduire le greffage et les traitements chimiques pour reconstituer peu à peu les domaines viticoles.
Au XXe siècle
Dès le début du XXe siècle, la viticulture se professionnalise et la mécanisation permet de rationaliser les travaux difficiles. Le rendement est régularisé par l'utilisation de sélections plus productives, par l'enrichissement des sols à l'aide d'engrais et par des modes de culture adéquats. Il s'agissait, à l'époque, d'une nécessité économique. Ces méthodes, qui avaient fait progresser la viticulture, produisent peu à peu des effets négatifs et créent des problèmes nouveaux, l'érosion des vignes, la surproduction au détriment de la qualité, les excédents de vin et la chute des prix.
Actuellement, la démarche est donc inverse. On cherche à limiter les rendements en choisissant des sélections moins productives, une taille appropriée et en redonnant aux sols un nouvel équilibre. Sur le plan de la culture, on évite au maximum les traitements chimiques violents au profit de la production intégrée qui vise le développement harmonieux de la plante à travers une approche globale des problèmes.
(Source : connaissance des vins suisses ODF communication, Genève)