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Dans le cadre de la procédure de consultation relative à la révision partielle de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages (loi fédérale sur la chasse LChP), le CAS a donné sa prise de position à la fin du mois de novembre 2016. Le Club est confronté de plus en plus souvent à la législation sur la chasse, car ses activités sont de plus en plus réglementées ou restreintes par les zones de tranquillité et les districts francs fédéraux qui découlent de ces textes.
Le CAS était particulièrement concerné par la mise en œuvre du projet de Motion Landolt (« remplacement du terme de "district franc fédéral" par celui de "zone fédérale de protection de la faune" ») (voir aussi Les Alpes 08-2016). Le Club demande que le changement de nom n’introduise pas une extension des clauses de protection visant à réduire le libre accès pour les sports de montagne et d’autres sports de plein air (notamment les sports estivaux de montagne). Cette demande se justifie doublement : par les expériences faites s’agissant des sports d’hiver d’une part, et par le fait que durant les autres saisons, le potentiel de conflit entre tourisme doux et protection de la faune sauvage est nettement plus faible. Le CAS demande aussi que les groupes d’utilisateurs soient intégrés suffisamment tôt et que des moyens de recours soient prévus pour les délimitations, les suppressions et les remplacements de districts francs. Cette exigence émane du transfert partiel du district franc fédéral de Huetstock du domaine skiable du Titlis à la zone de randonnée de la Bannalp, effectué en 2013. Il ne faut pas que cet exemple puisse faire école. Or, l’on sait qu’il existe d’autres district francs pourvues d’infrastructures largement utilisées. Dans la perspective de la révision de l’Ordonnance concernant les districts francs fédéraux (ODF), le CAS demande encore diverses modifications qui visent à permettre une règlementation distincte pour les sports d’hiver et à assurer la participation des milieux concernés.
Le CAS s’est aussi exprimé sur d’autres articles de la loi sur la chasse, au sujet des deux thématiques de la biodiversité et de la régénération des forêts (la régénération s’observe dans de larges pans de la forêt suisse, en raison des fortes populations d’ongulés). Le CAS demande notamment que les intérêts forestiers soient pris en compte dans la planification de la chasse.
S’il n’a pas commenté la question centrale du dossier, la régulation facilitée de la population des loups selon Motion Engler, le CAS a critiqué le projet de régulation du lynx : les dégâts que ce félin cause chaque année sur les animaux de rente sont très limités et cet animal ne constitue en rien une menace pour l’homme. Surtout, le rôle qu’il joue dans l’écosystème est un rôle positif pour la régénération et la biodiversité de la forêt. Finalement, le CAS a recommandé que le tétras lyre et les lagopèdes soient retirés de la liste des espèces pouvant être chassées, ou à tout le moins que la pression que la chasse exerce sur ces deux espèces soit réduite : cette chasse ne se justifie guère écologiquement (menacés par le changement climatique, les lagopèdes voient leur population diminuer).