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Le PCC n'a pas l'habitude de faire dans la dentelle. Alors forcément, quand il s'agit d'adopter la troisième résolution de son histoire, le parti devait choisir ses mots.
Le texte, rendu public jeudi par l'agence de presse officielle de Chine, annonce pompeusement que le PCC a écrit «l'épopée la plus magnifique de l'histoire de la nation chinoise sur des millénaires».
Outre consacrer «les grandes réussites» du mouvement (qui a été fondé en 1921), Xi Jinping a profité de cette résolution pour se présenter en héritier incontestable du régime.
Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, «le socialisme à la chinoise est entré dans une nouvelle ère», selon un extrait de la résolution diffusé par l'agence de presse officielle.
La «pensée» du président chinois «est la quintessence de la culture et de l'âme chinoises», poursuit le texte. La présence de Xi Jinping au «coeur» du parti au pouvoir «est d'une importance décisive (...) pour promouvoir le processus historique du grand renouveau de la nation chinoise». Rien que ça.
Xi Jinping est souvent qualifié de plus puissant dirigeant chinois depuis le fondateur du régime, Mao Tsé-toung (1949-76). A l'instar de celle de Mao, sa «pensée» a également été inscrite dans la constitution.
Durant son siècle d'existence, le PCC n'avait jusqu'à présent adopté que deux résolutions sur son histoire:
Chaque résolution a eu lieu avant l'ouverture d'une nouvelle page politique. En faisant adopter ce troisième texte, Xi Jinping met ses pas dans ceux de ses deux prédécesseurs, afin de mieux ouvrir une nouvelle page à son nom.
Le président chinois n'a cessé de prendre du pouvoir depuis son accession au poste de secrétaire général du PCC en 2012. Son ascension s'est accompagnée d'un tour de vis envers toute forme de contestation.
En 2013, il est devenu président de la République populaire de Chine.
En 2018, il a fait modifier la constitution pour pouvoir rester à la tête du pays au-delà de la limite de deux mandats.
Il ne fait guère de doute que Xi Jinping sera reconduit à l'automne 2022 pour un troisième mandat (du jamais vu depuis la fin de l'ère Mao), même s'il vient d'atteindre l'âge limite de 68 ans traditionnellement imposé aux dirigeants chinois. Plusieurs d'entre eux devraient en revanche prendre leur retraite, dont le Premier ministre Li Keqiang.
Une nouvelle équipe dirigeante entrera en fonction l'an prochain, lors du prochain Congrès. Le pouvoir de Xi Jinping pourrait s'en retrouver renforcé. En effet, le comité permanent du Bureau politique du Parti pourrait passer de sept à cinq membres.
Selon le politologue dissident Wu Qiang, cela «accroîtrait encore l'autorité de Xi» au sein de ce cénacle qui détient la réalité du pouvoir. (ats/mbr)
«Je veux vraiment changer le pays», a déclaré dimanche Monsieur Albanese, qui doit prendre ses fonctions lundi et s'envoler peu après pour Tokyo. Il participera mardi au sommet du Quad (Etats-Unis, Japon, Inde, Australie) et rencontrera séparément ses homologues indien Narendra Modi et japonais Fumio Kishida, ainsi que le président américain Joe Biden.