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La seule mention de son nom, Bella Ciao, suffit à vous mettre la célèbre chanson révolutionnaire en tête pour le reste de la journée? Redevenue à la mode avec la série espagnole La casa de papel, elle a récemment été chantée en persan par une Iranienne en signe de résistance aux violences qui secouent l'Iran. Mais à part la fredonner à tue-tête pendant des heures, connaissez-vous réellement son origine?
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, Bella Ciao n'a pas toujours été un hymne de résistance, comme le rappellent plusieurs médias. A l'origine, il s'agit d'un chant ouvrier dont la datation précise est difficile. C'est les mondines, ouvrières saisonnières piémontaises qui travaillaient dans les rizières italiennes de la plaine du Pô à la fin du 19e, qui l'auraient chanté en premier.
En effet, si on regarde les paroles de la version originale, elles disent:
Les femmes protestaient à l'époque contre leurs conditions de travail difficiles: courbées toute la journée, de l'eau jusqu'aux genoux, elles devaient désherber les rizières d'Italie du Nord et repiquer des plants de riz, le tout sous surveillance.
L'origine de la mélodie, en revanche, fait encore débat. Cesare Bermani, historien et Carlo Pestelli, musicologue, avancent l’idée d'une origine française. Un chant français qui daterait du XVIe siècle aurait circulé jusqu’au Piémont italien. Autre origine possible, une partie de la mélodie pourrait aussi venir d’un chant yiddish de 1910.
On raconte ensuite que la seconde version de la chanson, celle dite des partisans, serait née en 1943 lors de la guerre civile italienne. Inspirée par la version des mondines, les paroles sont différentes et beaucoup plus politiques. Il règne toutefois un nouveau flou: cette version de l'histoire serait, en réalité, un mythe. En effet, la chanson était, à l'époque, très peu connue. Ce serait surtout les résistants présents dans les Abruzzes, la brigada Maiella, qui la fredonnaient. Les autres résistants italiens lui préféraient le chant Fischia il vento.
Nous arrivons enfin à la version de Bella Ciao telle qu'on la connaît. Elle aurait vu le jour en 1964, sous l’impulsion du parti communiste. Alors très puissant en Italie, il voyait dans cette chanson de paysannes exploitées devenue un chant de partisans, la parabole parfaite du renouveau du pays.
Malgré les zones d'ombres qui entourent son origine, ce qui importe, c'est sa signification, comme le souligne le dessinateur de BD Baru à BFMTV:
Une chose est sûre, en revanche, de la Casa de Papel à la résistance iranienne: nous n'avons pas fini de fredonner «Bella Ciao, Bella Ciao, Bella Ciao Ciao Ciao». (ag)
Faire l'objet de 34 actes d'accusation, risquer dix ans de taule, tout en aspirant à diriger le monde libre? La perspective a de quoi causer quelques nuits blanches. Pas étonnant que Donald Trump, alors que son procès pénal historique s'ouvrait ce lundi à Manhattan, ait profité de la sélection des jurés pour rattraper quelques heures de sommeil. On précise: aurait profité. Car, en fait, nous n'en savons rien. La «rumeur» est partie d'une chroniqueuse judiciaire du New York Times, assise dans la salle d'audience.