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La Convention du patrimoine mondial
L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) contribue à la paix grâce à la coopération internationale dans les domaines de l’éducation, des sciences et de la culture.
Historique
L'UNESCO, Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture, vise à établir la paix en favorisant la coopération internationale en éducation, science et culture, et contribue aux objectifs de développement durable de l'Agenda 2030. Elle émane de la Conférence des ministres alliés de l'éducation (CAME) en 1942, durant laquelle les pays européens, alors confrontés à l'Allemagne nazie. L’idée s'est rapidement étendue et universalisée, aboutissant à la Convocation d'une Conférence des Nations Unies pour la création d'une organisation éducative et culturelle (ECO/CONF) à Londres en novembre 1945. Celle-ci rassembla 44 pays. La convention fut lancée une fois la Seconde Guerre mondiale terminée.
Objectifs de la convention
Cette convention réunit des notions de protection de la nature et préservation des biens culturels, reconnaissant ainsi l’interaction entre l’être humain et la nature, et le besoin fondamental de préserver l’équilibre entre les deux. La Convention du patrimoine mondial a été adoptée en novembre 1972 par la Conférence générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture, réunie à Paris pour sa 17ème session.
Convention
50ème anniversaire
Le 11 novembre 2022, l’UNESCO a fêté le 50ème anniversaire de la Convention du patrimoine mondial. L’occasion de s’interroger sur l’évolution et les transformations de notre monde et d’ouvrir la réflexion sur une adaptation de la convention.
Un sondage a ainsi été réalisé auprès de tous les Etats parties et gestionnaires de sites, et auprès de divers experts. Au total, 243 réponses ont été reçues. Elles ont été analysées et résumées. Le rapport est disponible ici.
Biens inscrits
Au total et à ce jour, ce sont 1199 biens à travers le monde qui sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, dont:
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933 sites culturels
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227 naturels
Tous les sites inscrits sont à découvrir ici :
Outils d’aide à la gestion des patrimoines
Des critères précis ont été élaborés pour l’inscription de biens sur la Liste du patrimoine mondial. Tous ces critères se trouvent dans un document intitulé « Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial ». Les Orientations sont révisées régulièrement pour tenir compte des décisions du Comité du patrimoine mondial et pour intégrer de nouveaux concepts ou connaissances.
Articles et définitions :
- Paysages culturels (Art. 47)
Les paysages culturels inscrits au patrimoine mondial représentent la combinaison du travail humain et de la nature. Ils illustrent l'évolution de la société, notamment face aux changements environnementaux. Les paysages culturels sont choisis sur la base de leur valeur universelle exceptionnelle (VUE) et selon leur représentativité en termes de région géoculturelle, reflétant des éléments distincts desdites régions. La préservation de ces paysages permet de protéger la biodiversité et les techniques modernes de développement tout en conservant leurs caractéristiques naturelles.
- La Valeur Universelle Exceptionnelle (VUE) (art. 49 à 53)
La valeur universelle exceptionnelle (VUE) signifie une importance culturelle et/ou naturelle tellement exceptionnelle qu’elle transcende les frontières nationales et qu’elle présente le même caractère inestimable pour les générations actuelles et futures de l’ensemble de l’humanité. A ce titre, la protection permanente de ce patrimoine est de la plus haute importance pour la communauté internationale tout entière. Le Comité définit les critères pour l’inscription des biens sur la Liste du patrimoine mondial.
- Authenticité et intégrité (art. 79 à 95)
Pour qu’un monument, un ensemble ou un site soit inscrit soit considéré comme ayant une Valeur Universelle Exceptionnelle (VUE) et puisse être inscrit au patrimoine mondial, il doit répondre à au moins un des critères d’authenticité. Cela comprend notamment un critère d’authenticité pour ce qui est de sa conception, de ses matériaux, de son exécution ou encore de son environnement. Et dans le cas d’un paysage culturel, de son caractère ou de ses composants distinctifs.
Tous les biens proposés pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial doivent en outre répondre aux conditions d’intégrité. Il s'agit d'une appréciation d’ensemble et du caractère intact du patrimoine naturel et/ou culturel et de ses attributs. Sont pris en compte notamment le fait que le bien possède tous les éléments nécessaires pour exprimer sa VUE, qu'il est d’une taille suffisante pour permettre une représentation complète des caractéristiques et processus qui transmettent son importance ou encore la question des effets négatifs liés au développement et/ou au manque d’entretien.
- Système de gestion (art. 108 à 118)
Chaque bien proposé pour inscription devrait avoir un plan de gestion adapté ou un autre système de gestion documenté qui devra spécifier la manière dont la VUE du bien devrait être préservée, de préférence par des moyens participatifs. Le but d’un système de gestion est d’assurer la protection efficace du bien proposé pour inscription pour les générations actuelles et futures.
- Suivi des biens inscrits (art. 199 à 210 et art. 169 à 176)
Les États parties doivent présenter des rapports périodiques à l'UNESCO via le Comité du patrimoine mondial sur leurs actions pour appliquer la Convention, y compris la préservation des sites du patrimoine mondial sur leur territoire. Ces rapports sont rédigés de manière autodéclarative et impliquent la collaboration des États parties de chaque région.
Le suivi réactif lui consiste en des rapports sur l'état de conservation de biens menacés, soumis par le Secrétariat, d'autres secteurs de l'UNESCO et les Organisations consultatives au Comité. Les États parties doivent aussi fournir des rapports spécifiques en cas de circonstances exceptionnelles ou de travaux impactant la valeur des biens. Le suivi réactif s'applique également aux biens en péril ou en cours de retrait de la Liste du patrimoine mondial.
Source: « Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial »
EOH Toolkit 2.0
Entre fin-2019 et mi-2020, l’association Lavaux Patrimoine mondial (LPm) a travaillé conjointement avec la Confédération et le Canton de Vaud pour préparer la révision de son Plan de gestion et les grands axes de travail, sur la base de la méthodologie EOH toolkit (Enhancing Our Heritage). Cette méthodologie est le fruit d’un projet de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) et de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en collaboration avec le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) et le Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICCROM). Elle permet d’analyser les forces et les manquements du système de gestion du site. Pour Lavaux, elle a servi principalement à cadrer la présente révision du plan de gestion et d’en prévoir l’évaluation future de manière régulière et efficace.
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