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Cette première est très attendue par les amateurs de course à pied, pressés de savoir si le Genevois, pas toujours à son avantage sur piste, a les moyens de matérialiser ses énormes qualités sur la légendaire distance des 42,195 km.
Ses deux records d'Europe sur route - 59'13 sur semi-marathon et 27'13 sur 10 km - montrent qu'il peut prétendre sur sa valeur à descendre sous les 2 h 05'.
Mais l'intéressé évite de s'emballer: «Un premier marathon représente toujours une part d'inconnu. Je préfère rester prudent et faire parler mes jambes», lâche Julien Wanders, qui vise «officiellement» un temps entre 2 h 06' et 2h10' (le record suisse de Tadesse Abraham est de 2 h 06'40, réalisé en 2016 à Séoul).
«Je n'ai pas peur de la distance car j'ai réalisé les entraînements qu'il faut», déclare-t-il depuis sa base au Kenya, d'où il s'est envolé pour Paris en milieu de semaine. L'athlète de 26 ans prendra le départ avec deux de ses partenaires d'entraînement kényans et des «lièvres maison». Le fait que ce marathon soit organisé par son équipementier (Asics) facilitera la collaboration avec les meneurs d'allure.
Julien Wanders prévoit de partir prudemment, au sein probablement d'un deuxième groupe, histoire de ne pas se «griller» au rythme des leaders d'un peloton dans lequel figureront six ou sept athlètes ayant déjà couru en moins de 2 h0 5'. Dont le vainqueur du marathon de Chicago l'an passé, l'Ethiopien Seifu Tura.
Paris ne fait pas partie des marathons les plus rapides. Par rapport à Berlin, Chicago ou Dubaï, on peut estimer que les chronos y sont en général à peu près une minute en deça, en raison notamment des petites ondulations du parcours. «Cela ne me dérange pas. J'aurai plus de marge de progression pour les suivants», glisse Julien Wanders.
L'athlète du Stage Genève, sous la conduite de son vénérable et réputé coach italien Renato Canova (77 ans), qui a succédé à Marco Jäger, a passablement changé sa préparation. «Canova ose davantage que Marco. Avec lui, il m'arrive d'effectuer des séances de 20 km sur piste. Au début, cela m'a un peu effrayé mais maintenant, ce n'est plus un souci», dit Wanders.
Le triple vainqueur de la Course de l'Escalade a réalisé récemment une séance impressionnante en altitude au Kenya: 38 km à une vitesse moyenne de 3'12'' par kilomètre, proche du rythme d'un marathon. Ajoutée au fait que Wanders est désormais parfaitement guéri de la blessure aux ischio-jambiers qui l'avait freiné aux JO de Tokyo l'an passé (21e du 10 000 m) et à son bon test le mois dernier au semi-marathon de Naples (1 h 00'28), cette sortie le conforte dans ses ambitions.
Après Paris, le Genevois fera le point. Mais son intention, d'ores et déjà, est de continuer à courir sur piste parallèlement à sa nouvelle carrière sur marathon. (ats/Olivier Petitjean)
Située au bas de l'échelle européenne, la Super League est considérée comme un tremplin et un championnat formateur. C'est aussi sa vocation. Alors souvent, ses meilleurs joueurs partent vers des ligues plus prestigieuses. Lors du mercato hivernal, synonyme de reprise économique post-Covid, le phénomène a été particulièrement marqué, avec les départs de sept cracks.