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Historique
Le plateau de Veyras - le plus marquant sans aucun doute de la Noble Contrée -, allait rapidement attirer un peuplement de plus en plus significatif.
A partir du XV ème siècle, le lieu est apprivoisé par des nomades issus de la Vallée d'Anniviers. A l'est du village, devait se trouver une construction fortifiée. Le grand-châtelain du Dizain, bien à l'abri dans ses murs, rendait la justice non seulement pour les gens du lieu mais pour ceux de Sierre et ceux de la Noble-Contrée.
Avant 1589, il est attesté que le grand châtelain recevait également les serments de fidélité de Lens, Grône et Chalais. Il rendait aussi la justice au nom de ces trois communautés. La châtelline devait être dissoute en 1839.
Comme partout ailleurs, on allait assister à l'affirmation des bourgeoisies face au pouvoir souvent disproportionné exercé par le seigneur en place. Une salle bourgeoisiale est attestée en 1624; elle abrite de nos jours encore, les réunions des bourgeois, domiciliés ou non domiciliés.
Sur le plan paroissial, Veyras racheta toutes les dîmes dues à l'église de Muzot, en 1600. Lorsque le curé de Muzot fut transféré à Venthône, Veyras ne se fit pas faute de faire valoir ses droits. Mais Veyras n'allait pas encore obtenir sa propre paroisse. Elle dépendit de la paroisse de Saint-Maurice de Laques dont elle se détacha en 1884, pour s'unir à celle de Miège.
Un nouvel édifice, la chapelle Saint-François d'Assise fut érigée en 1676 au centre du village. De style baroque, elle fut peu à peu délaissée, jusqu'à la construction de l'église actuelle.
Etrangement, si Veyras abrita le grand-châtelain, il ne possède plus de tours ou de maisons fortes, insignes habituels du pouvoir et de la domination. Toutefois, demeurent sur les armes du village, le soleil et le chevalier, bien en pied et en armes, veillant sur toute une part de notre ancien dizain. Du Moyen Age et des Seigneurs, ne subsiste que ce vigoureux symbole.
En 1947/48,sous l'égide de Monsieur le Curé Monnay, Veyras édifia une église moderne. Elle est agrémentée par des fresques du peintre Cini, de peintures murales du peintre Delpretti, de vitraux signés G. Thévoz et d'un Chemin de Croix sculpté par Sello.
Veyras, petite commune mi-rurale, mi-vigneronne, domine la ville du Soleil : Sierre, pays des étés transparents, des automnes dorés. Le nom de Sierre vient du mot latin "Sidus" l'astre. Il est bien clair qu'il ne peut s'agir que du roi des astres, de ce soleil, sans qui les choses ne serait que ce qu'elles sont !
Veyras possède une aire de 145 ha dont 130 ha en sol productif. La majeure partie du territoire appartient aux vignobles (78 ha). Veyras était peuplé de 78 habitants en 1880. On en comptait 1078 en 1983, 1500 en septembre 2000 et plus de 1700 en janvier 2012.
Veyras a été le lieu et demeure le lieu privilégié des artistes. Après le poète Rilke, le peintre Olsommer, les écrivain Corinna Bille et Chappaz tous disparus, voici maintenant les Palézieux, Dominko, etc…
Et pourtant, ce village, faussement petit et compact, ne laisse pas deviner son identité de premier abord. Sous son calme patriarcal, une vie intense se traduit grâce à vingt groupements animant la vie culturelle de Veyras : ils ont noms de Chœur mixte de Muzot, de club de Pétanque, de Corps de Dieu, de la Gym-Dames, de la Gym-Enfantine, de la Gym-Hommes, du Groupe folklorique de Muzot, du Groupe scout St-François d'Assise, du Ski-Club, de la Société de Développement, de la Société de Tir "la Vuarda" , du Tennis-Club, du Karaté-Club, de la Confrérie "In Vino Veritas ", de l'Association des Jeunes, du Conseil de communauté, du FC Riondaz, de l'Association Charles-Clos Olsommer et l'Association des vignerons-encaveurs.