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Deux illustrations ce matin dans mon quotidien préféré. La première est en page 3, c'est une infographie. Elle montre l'emplacement de la future Maison Servette à Balexert. La seconde est en page 6. Elle illustre sur quatre colonnes la victoire de Servette face à Bienne devant des gradins vides du Stade de Genève. Enfin il y avait tout de même 4614 spectateurs ce qui n'est pas mal, toute chose égale par ailleurs.
Deux images pour quelle Genève?
La première image est parlante non par la Maison Servette, que je souhaite voir bâtie rapidement, ce qui, aujourd'hui à Genève, se compte en années et non en mois, mais par l'environnement qui l'entoure. Des villas et des jardins familiaux. A deux pas de Balexert et à côté d'une nouvelle ligne de tram. Autant dire un scandale urbanistique. Une partie de la zone (classée en zone 3 grands immeubles hachures oranges dans l'image ci-dessous) est promise au développement de la ville depuis trois générations. L'autre partie (en jaune) est en zone 5. Une zone villa, qui est un non sens si prêt de la ville. C'est là d'ailleurs, entre la Servette et Cointrin, que les urbanistes de l'EPFL et le projet GVA Cube proposent de construire la ville et non à Bernex ou à Saint-Julien.
Pour cela il faudrait offrir aux propriétaires des villas de les reloger autour des villages genevois, dans des maisons villageoises. Comme on a délocalisé les agriculteurs de la Praille quand, dans les années 40, on a construit la gare aux marchandises - qu'il faut aujourd'hui établir à Colovrex - sur les meilleures terres maraîchères du canton. Il n'y avait alors par de Verts pour brandir le cardon épineux argenté de Plainpalais AOC contre les bâtisseurs de la ville en ville comme c'est le cas aujourd'hui dans la Plaine de l'Aire.
Pour cela, il faudrait aussi modifier les règles d'urbanisme et construire quelques tours d'habitations autour de la Maison Servette. Pour cela, il faudrait régler la question de la plus-value foncière d'une manière bien plus radicale que la loi qui a été enfin adoptée après des mois de glaciation libérale.
La seconde image renvoie à la dynamisation du stade de Genève. Bien sûr, si Servette revient dans l'élite nationale, ce qu'on lui souhaite, le club grenat verra augmenter son audience à 10 ou 15 mille spectateurs. A peine la moitié de la capacité du stade. Seul un club jouant dans un championnat plus grand peut espérer remplir l'enceinte. J'espère donc que, malgré l'échec de la première tentative de faire jouer les ex-Croix-de-Savoie à la Praille, le propriétaire Riboud du club Evian n'a pas abandonné le projet de faire jouer Evian à la Praille et d'associer la ville des eaux internationalement connues à celle de Genève.