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Dans les universités suisses, les historiens font de la politique de gauche
L'historien suisse Oliver Zimmer est professeur à Oxford. Dans un entretien à la Basler Zeitung, il regrette que les séminaires d'histoire des universités suisses soient dominés par l'idéologie de gauche.
Traduction (Claude Haenggli) : Oliver Zimmer: Il y a quinze ans environ, j'ai participé à Londres à un séminaire au cours duquel débattirent l'historien vedette Eric Hobsbawn et mon directeur de thèse Anthony D.Smith. Bien qu'ils fussent d'avis différent dans des questions fondamentales, ils s'entendirent parfaitement et respectèrent leurs opinions divergentes. Pourquoi cela ne serait-il pas possible en Suisse ? La gauche, qui prétend détenir la vérité et représenter le sommet de l'esprit scientifique, domine les séminaires d'histoire depuis le milieu des années nonante. Beaucoup de professeurs considèrent l'histoire comme un combat politique avec d'autres armes. Les points de vue divergents ne bénéficient que d'une représentation marginale. On ne s'émeut pas du manque de diversité des opinions. C'est admis comme parfaitement normal.
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Claude Haenggli, 20.10.2017