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Il ne perdra pas sa nationalité suisse que vous soyez séparés ou divorcés.
Techniquement, il est probable que la maison fait partie des acquêts (voir le site sur les régimes matrimoniaux et leur liquidation), et devrait donc entrer dans le calcul du bénéfice à partager en deux. Il peut renoncer à sa part de liquidation.
Il peut aussi renoncer au partage de la LPP, mais sur ce point - à la différence de la liquidation du régime matrimonial -le juge devrait (en principe tout au moins) y regarder de plus près et être convaincu qu'il n'est ainsi pas prétérité.
Le plus simple et le moins cher sera certainement de faire votre divorce par le site (999.- plus les droits de greffe).
Si vous êtes tous les deux officiellement co-propriétaires de l'immeuble, il faut passer par un notaire pour faire changer l'inscription au Registre foncier et devenir seule propriétaire (Monsieur fait une donation de sa part à Madame qui a tout financé).
Si vous préférez ne pas divorcer immédiatement, modifiez au moins votre régime matrimonial et passez en séparation de biens (il faut le faire devant un notaire) et assurez-vous que vous êtes seule inscrite comme propriétaire de la maison. Cela devrait vous rassurer pour ce qui concerne la maison.
Votre situation est atypique en ce sens qu'elle se retrouve plus souvent dans l'autre sens où Madame dépend économiquement de Monsieur. Votre risque est qu'il peut prétendre à la moitié du bénéfice de l'union conjugale et à la moitié de votre LPP accumulée pendat les années de mariage; sans compter une contribution financière à son entretien (article 125 voir le site sous "tout sur divorce" -> conséquence du divorce -> obligation d'entretien du conjoint).
Puisque cette situation vous pèse et vous entraîne dans une déprime, il serait sans doiute plus prudent -d'un point de vue économique - de divorcer et de ne pas attendre qu'il change d'avis (à ce jour, il ne veut pas de contribution, pas de partage LPP etc).
Restent tous les autres aspects ; vous l'aimez encore, il est mal dans sa peau etc
Difficile balance à faire entre les impératifs économiques, votre déprime, l'amour qui reste présent et son mal-être. Vous seule avez toutes les données en mains pour peser le pour et le contre.
Vu de l'extérieur et sans rien connaître de la réalité des choses, il semble préférable de divorcer; quitte à rester proches ou à se donner un long délai pour son départ physique (les questionnaires de divorce.ch prévoient cette éventualité et en tiennent compte pour la convention).
Après tout, rien ne vous empêchera par la suite de ne pas exiger l'exécution de la date de départ, voire .... de se remarier !!
La mise en place d'une convention de divorce, voire le début de la procédure sont parfois un déclic qui permettent aux intéressés de réaliser qu'ils font fausse route et ils décident de ne pas aller à terme.
Nous avons eu 2 cas de ce type depuis juin 2007, date de lancement du site. Ils ont fait la convention et requête par le site, puis décident de ne pas donner suite...
Dernière édition par polo48
le Dim 04 Jan 2009 12:11, édité 1 fois au total.