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Les essieux se séparent entre les essieux moteurs, essieux accouplés et essieux porteurs. Les essieux se composent de l'axe et de deux roues, chassées à la presse sur l'axe. Les clavettes des essieux moteurs et accouplés ne servent qu'au guidage lors de l'assemblage, pour obtenir le bon angle de calage. Les essieux moteurs des locomotives à trois ou quatre cylindres sont coudés afin de permettre la transmission de la force de la vapeur (mouvement intérieur).
Les roues sont presque exclusivement construites sous forme de roues à rayons. Pour recevoir les manetons de roues motrices et accouplées, les roues sont pourvues de moyeux spéciaux, dans lesquels les manetons sont chassés à la presse. De plus, elles possèdent des contrepoids pour compenser les masses alternatives. Le maneton de roue motrice est pourvu d'une clavette pour le guidage de la contre-manivelle qui y est rapportée afin de garantir le bon angle de calage, comme sur les axes d'essieux moteurs ou accouplés.
A cause de l'usure du pourtour de la roue, ces-dernières sont pourvues de bandages en acier résistant à l'usure, rapportés à chaud sur le corps de la roue sur lequel ils se rétractent en refroidissant. Les bandages sont assurés contre un glissement latéral par rapport au corps de la roue, qui pourrait se produire lors de rupture ou de désolidarisation de bandage, par une bague de blocage, appelée aussi cercle-agrafe, cercle de retenue ou cercle de sûreté. Le profil du bandage comprend, en plus du boudin, qui limite la surface de roulement vers l'intérieur et empêche la roue de quitter le rail, une surface de roulement arrondie ou conique assurant le centrage.
Corps de roue d'un essieu moteur et fixation du bandage
Laurent Voisin - www.voisin.ch (repris du fabuleux travail d'Andreas Schäfer - www.dlok.de)