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Le tabac appartient à la famille des solanacées, tout comme la tomate, la pomme-de-terre et l’aubergine. Il se décline en plusieurs variétés qui sont ensuite transformées en tabacs blancs ou bruns.
Pour produire des cigarettes, les feuilles de tabac sont hachées, puis mélangées à des additifs et des arômes, dont le but est de fidéliser les consommateur-trice-s. Ainsi, avant d’être allumée, une cigarette contient de la nicotine – naturellement présente dans la plante de tabac - et plus de 2'500 produits chimiques (additifs, pesticides, etc.).
Lorsque la cigarette est allumée, la combustion entraîne de nombreuses réactions chimiques. Le nombre de substances contenues dans la fumée du tabac passe alors à plus de 4'000 (3500 gaz et 500 minuscules matières solides). La plupart de ces substances sont toxiques et une soixantaine au minimum sont cancérigènes.
Présente dans les feuilles de la plante de tabac, la nicotine est une substance extrêmement addictive, au même titre que l’héroïne ou la cocaïne.
La nicotine parvient très rapidement au cerveau (7 à 10 secondes) et provoque des effets psychoactifs. La quantité moyenne de nicotine absorbée avec une cigarette et de 1 milligramme. À partir d’une dose de 50 milligrammes, la nicotine prise par voie orale devient mortelle pour un-e adulte. Des doses moins importantes peuvent également causer des intoxications, qui se manifestent par des nausées, des vomissements ou des diarrhées.
La nicotine influe à la fois sur le plan physique et psychique. Sur le plan physique, elle provoque une accélération du rythme cardiaque et une augmentation de la pression artérielle. Elle contribue également sur le plan psychique à apaiser les angoisses, augmenter les perceptions et la mémoire et à diminuer le stress, la douleur et l’appétit.
Le souvenir de ces sensations positives est petit à petit associé à la cigarette dans la mémoire des fumeur-euse-s. La diminution du taux de nicotine dans le sang va provoquer une augmentation du besoin de fumer et des symptômes de manque peuvent alors apparaître. Ce phénomène de dépendance au tabac peut apparaître après quelques cigarettes déjà !
Les goudrons se forment lorsque la cigarette se consume. Ils adhèrent aux voies respiratoires et aux poumons et peuvent même, lorsqu’ils sont de plus petite taille, pénétrer dans le système sanguin et ainsi atteindre l’ensemble du corps humain. Les goudrons peuvent être à l’origine du développement de différents cancers.
Ce sont également les goudrons qui donnent aux dents et aux doigts des fumeurs et fumeuses une couleur jaunâtre.
Le monoxyde de carbone est un gaz toxique qui se forme lors de la combustion de tabac. Aucun filtre ne peut le retenir. Une fois aspiré, il traverse sans encombre la fine paroi qui sépare les poumons de la circulation sanguine.
Le monoxyde de carbone se fixe sur les globules rouges et les empêche de transporter l’oxygène vers les tissus et les organes : un-e grand-e fumeur-euse peut ainsi recevoir jusqu’à 15% d’oxygène en moins. Pour assurer une oxygénation suffisante, le corps produit de nouveaux globules rouges. C’est pour cette raison que le sang des fumeur-euse-s est plus dense et qu’il circule plus difficilement. Le monoxyde de carbone endommage également les vaisseaux sanguins et cause les maladies cardio-vasculaires.
Les gaz irritants endommagent l’épithélium vibratile des bronches, dont le rôle est de filtrer et nettoyer les voies respiratoires. Pour se défendre, l’organisme produit alors du mucus qui va s’accumuler dans les voies respiratoires. Les gaz irritants sont à l’origine de nombreuses maladies : bronchites, asthme, etc
Près de 50 additifs ont été trouvés dans les cigarettes vendues en Suisse. Ces additifs ont pour but d’augmenter l’arôme et le goût des cigarettes afin de fidéliser les fumeur-euse-s. Or ces substances peuvent augmenter la nocivité des cigarettes et accélérer la dépendance.