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Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta a maintenu sa "confiance" au général John Allen, chef de la coalition internationale en Afghanistan. Il a mis en garde contre une interprétation hâtive des actions prises contre l'officier dans le cadre du scandale sexuel impliquant David Petraeus.
L'enquête interne visant John Allen et la décision de retarder sa nomination comme chef de l'OTAN sont des mesures de prudence prises "jusqu'à ce que les faits soient éclaircis, ce qui sera le cas", a déclaré le secrétaire à la Défense lors d'une conférence de presse à Perth, en Australie.
"Personne ne devrait tirer de conclusion hâtive. Le général Allen fait un excellent travail à l'Isaf (Force internationale d'assistance à la sécurité), en dirigeant ces forces", a-t-il ajouté. "Il continue assurément de bénéficier de ma confiance pour diriger nos troupes et poursuivre le combat." M. Allen a aussi reçu le soutien du président américain Barack Obama et du secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen.
Le général Allen fait l'objet d'une enquête après la découverte par le FBI de sa correspondance nourrie - entre 20'000 et 30'000 messages entre 2010 et 2012, selon la police fédérale américaine - avec Jill Kelley, la femme à l'origine de la révélation de la relation extraconjugale de David Petraeus, directeur démissionnaire de la CIA.
Petraeus s'expliquera sur Benghazi
M. Petraeus participera finalement en personne jeudi aux auditions du Congrès sur l'attaque du consulat américain de Benghazi en Libye, a indiqué mercredi le sénateur John McCain, confirmant une informations diffusée plus tôt par les médias américains.
Depuis plusieurs jours des élus des deux partis réclamaient son témoignage direct, d'autant plus éclairant qu'il se serait rendu lui-même en Libye pour enquêter sur les circonstances entourant l'attaque du consulat le 11 septembre, dans laquelle l'ambassadeur Christopher Stevens et trois autres Américains ont été tués.
ATS