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Jusqu’à présent, la neuroimagerie associait la dyslexie à une activité amoindrie dans les régions pariéto-temporale et occipito-temporale gauches du cerveau. Ces zones sont impliquées dans le déchiffrage et proches du cortex auditif. Chez les dyslexiques, une masse moins importante de matière grise dans la partie postérieure du cerveau est également observée. Or, il semble que ces données ne concernent que les pays utilisant des alphabets, soit des mots nécessitant de relier des lettres entre elles à la lecture. Car chez les Chinois, qui utilisent des idéogrammes, ce ne sont pas les mêmes zones qui sont touchées. Des IRM fonctionnelles effectuées chez seize enfants dyslexiques, en comparaison avec seize enfants contrôles, ont montré un volume de matière grise et une activité inférieure dans le gyrus frontal moyen gauche.1 Cette structure est impliquée dans le travail de mémorisation et proche du cortex moteur. Les zones postérieures gauches en revanche étaient normales.
Selon les auteurs, le traitement de la dyslexie des enfants chinois devrait donc passer par des tâches sensorimotrices et de mémorisation, et non uniquement par l’orthophonie. Il se pourrait aussi qu’un enfant chinois dyslexique ne présente pas de difficulté à lire avec notre alphabet, et inversement.