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"Le procès est reporté au 10 jusqu'au 13 août", a déclaré le juge Piet Koen lors d'une courte audience en ligne.
Il avait repris lundi, mais les avocats de Jacob Zuma avaient plaidé que leur virtualité privait leur client de ses droits constitutionnels, notamment celui de pouvoir consulter son équipe de défense. Ils avaient demandé un report pour que l'audience puisse se dérouler en "présentiel".
"Toutes les parties sont invitées à déposer une liste d'arguments" sur cette question d'ici la reprise, a ajouté le juge mardi.
La fondation Zuma a salué ce report, affirmant que "la Constitution a gagné enfin!". "Il ne peut y avoir AUCUNE audience pénale virtuelle en l'absence de l'accusé qui de ce fait ne peut consulter ses avocats", ajoute ce tweet.
Troisième vague meurtrière du Covid
De nombreux procès en Afrique du Sud sont menés de façon virtuelle ces dernières semaines, en raison des restrictions imposées par une troisième vague meurtrière de coronavirus.
Mais l'accusation avait clairement indiqué que s'agissant du procès Zuma, c'était surtout pour éviter davantage de "perturbations" après une semaine d'émeutes déclenchées dans le pays par une autre affaire judiciaire concernant l'ancien président et qui ont fait 215 morts.
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Les partisans de Jacob Zuma sont accusés d'avoir fomenté le chaos de ces derniers jours, que le président actuel, Cyril Ramaphosa, a qualifié de tentative "planifiée" de déstabiliser le pays.
Fraude, corruption et racket
Après de multiples reports et rebondissements, s'étalant désormais sur des décennies, l'ancien chef de l'Etat, surnommé le "président Teflon" pour son habileté à échapper à la justice, doit répondre de seize chefs d'accusation de fraude, corruption et racket liés à l'achat, en 1999, de matériel militaire auprès de cinq sociétés d'armement européennes, alors qu'il était vice-président.
afp/oang