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La presse est surnommée le 4ème pouvoir car elle regroupe tous les moyens de communication qui peuvent servir de contre-pouvoir au législatif, à l’exécutif et au judiciaire. Lorsqu’une presse est suffisamment puissante, elle est susceptible d’ébranler un pouvoir en place. Le milliardaire américain George Soros, connu pour avoir joué un rôle dans les révolutions colorées dans les anciens pays communistes, l’a bien compris. C’est pourquoi, il a massivement investi dans le secteur des médias, et tout particulièrement dans cette région du monde.
Radio Free Europe
Lorsque les pays communistes se sont effondrés après 1989, tout a été remis à plat dans le secteur des médias. Avant cette date, les médias étaient presque entièrement sous contrôle des pouvoirs en place. Pour obtenir une information qui n’était pas validée par les autorités, les citoyens se tournaient vers des médias étrangers qui parvenaient à émettre leurs émissions jusqu’à chez eux. Durant la période de la guerre froide, le média le plus connu et le plus utilisé par le pouvoir américain pour des moyens de propagande était Radio Free Europe. Ce média, créé par la CIA en 1951, a été, depuis, rebaptisé Radio/Free Europe/Radio Liberty. Il est actuellement financé par le Congrès des Etats-Unis. Ce groupe émet dans 21 pays en 28 langues et il est basé à Prague en République tchèque. Après la chute du communisme, on aurait pu se dire que cet organe de propagande n’avait plus aucune raison d’être. Mais il a continué à émettre des émissions dans le monde entier, notamment pour déstabiliser le gouvernement irakien de Saddam Hussein ou d’autres régimes qui ne conviennent pas à Washington. Dès 1994, la radio était en contact avec George Soros pour effectuer sa privatisation et son déménagement de Munich à Prague et obtenir un financement de la part du milliardaire.
Transitions Online
Il existe également une autre organisation qui s’occupe de la formation des journalistes et qui est liée à George Soros. Transitions Online se présente comme une « organisation à but non lucratif, chargé de renforcer le professionnalisme, l’indépendance et l’impact de l’industrie des médias dans les pays post-communistes d’Europe centrale et de l’ancienne Union Soviétique. » Elle effectue son travail à travers une série de programmes et à l’aide de la publication du magazine Transitions Online.
Parmi les donateurs, on retrouve l’International Visegrad Fund, une organisation internationale fondée par les gouvernements du groupe de Visegrad, le Ministère des Affaires étrangères de la République tchèque, Le National Endowment for Democracy (Fondation nationale pour la démocratie), fondée sous le gouvernement Reagan, ainsi que l’Ambassade américaine à Prague.
Sur son site internet, on apprend que TOL avait également bénéficié de l’aide financière de l’Open Society Foundations de George Soros à ses débuts en 1999. Par ailleurs, elle bénéficie toujours du support financier de l’organisme de Soros, via un programme de soutien à l’éducation.
Compte tenu de ses sources de financement, qui viennent en grande partie des USA et de Soros, on peut déjà réfuter l’hypothèse d’un organisme qui soutient de manière équitable l’indépendance du journalisme à travers le monde. On ne s’étonnera pas de voir, sur le site de TOL, des articles qui critiquent la Russie de Poutine. Outre la nécessité de former des journalistes critiques à l’égard de la Russie, qu’est ce qui pourrait bien motiver George Soros à investir de l’argent dans ce domaine?
L’immigration
L’immigration est un thème qui est traité de manière différente en Europe occidentale et en Europe centrale. La quasi-totalité des médias institutionnels en Europe occidentale abordent le thème de l’immigration avec des accents droit-de-l’hommiste et plaident en faveur d’une politique plus libérale en la matière. C’est beaucoup plus disparate dans les anciens pays communistes. Il y a certes des éditorialistes pro-immigration dans ces pays, mais ils sont loin de faire l’unanimité et il existe de nombreux journalistes qui proposent un point de vue alternatif. Le but de George Soros pourrait être celui de renverser cet équilibre et de mettre en place des journalistes à sa botte à tous les postes clés, comme c’est le cas en Occident. Si les opinions publiques occidentales et leurs élites sont plus favorables à l’immigration qu’ailleurs, c’est aussi parce que la presse sous contrôle atlantiste y exerce une influence considérable.
Pour repérer les personnes ou les organismes financés par George Soros, il suffit de faire attention à certains mots-clés. Lorsque les mots « démocratie » et « droits de l’homme » sont prononcés de manière répétitive, on peut soupçonner que le milliardaire américain sponsorise ce discours.
Alimuddin Usmani