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Alors qu'apparemment, le coronavirus n'a pas trop freiné le potentiel de production, les «effets secondaires» financiers de la pandémie constituent un sérieux problème, même pour la BCE.
- Le compromis adopté par les Démocrates et les Républicains en liaison avec le plan d'investissement de Joe Biden a bien été accueilli sur les marchés. Tout d'abord, ce plan doit être voté par le Congrès. Parallèlement, Joe Biden poursuit ses efforts nécessaires à la mise en place de ses programmes sociaux.
- Dans la zone euro, les investissements et l'emploi se développent beaucoup mieux que prévu. La croissance potentielle n'a donc pas autant souffert que pendant la crise financière. Il ne faut cependant pas oublier le revers de la médaille, une augmentation de l'endettement. Alors qu'apparemment, le coronavirus n'a pas trop freiné le potentiel de production, les «effets secondaires» financiers de la pandémie constituent un sérieux problème, même pour la Banque centrale européenne (BCE).
Joe Biden adopte un compromis dans son plan d'investissement d'un volume de 597 milliards de dollars. La semaine dernière, ce compromis conclu entre les Démocrates et les Républicains a reçu un écho avant tout positif, les deux parties s'étant mises d'accord au milieu: Pour les mesures d'amélioration infrastructurelles absolument nécessaires, les preneurs de décision ont vu large. En même temps, le risque d'une surchauffe conjoncturelle a été éliminé en définissant un volume nettement inférieur aux plans gouvernementaux d'origine. Ainsi, la pression exercée sur la FED a également diminué. Entre-temps, la situation politique à laquelle le plan d'investissement devra faire face, est particulièrement complexe. Joe Biden vise haut en associant son accord à la signature parallèle du programme social de 1 800 milliards de dollars destiné à soulager les familles. La décision de Joe Biden de miser davantage sur la redistribution que sur les investissements, semble confirmer les doutes de Larry Summer quant à l'orientation économique de l'administration Biden. Selon Larry Summer, les «Bidenomics» ne constituent pas un instrument adéquat pour lutter contre la stagnation économique sur le long terme.
En attendant, dans la zone euro, les données économiques offrent une image en grande partie positive. Par conséquent, les économistes sont plus optimistes dans leur évaluation des conséquences de la pandémie sur le long terme. Pendant la crise financière, le secteur privé ne s'est remis des effets du désendettement que grâce aux programmes de relance nationaux conclus uniquement par nécessité et à la protection quasi inexistante de la BCE. Les effets de la crise financière sur le potentiel de croissance étaient énormes. Inversement, pendant la pandémie, les entreprises et l'état ont accumulé une nouvelle montagne de dettes quasi du jour au lendemain afin de boucher les trous causés dans les finances nationales et les bilans des entreprises par la «perte de la performance économique». Jusqu'à présent, cette politique s'est avérée très efficace pour protéger la capacité de production dans la zone euro. Les investissements et l'emploi ont moins souffert qu'après la crise financière, si bien que le PIB potentiel aussi a moins diminué que prévu.