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Ce survivant de l'attaque de Guernica s'est exprimé, 80 ans après le drame, pour appeler à l'arrêt des bombardements dans le monde.
KEYSTONE/AP/ALVARO BARRIENTOS(sda-ats)
Quelque 200 personnes ont rendu hommage à Guernica, au Pays basque espagnol, aux victimes du bombardement de la ville par l'aviation nazie il y a 80 ans jour pour jour, a constaté un journaliste de l'AFP. La tragédie inspira la toile "Guernica" de Pablo Picasso.
A 16h30, heure à laquelle les avions de l'Allemagne nazie bombardaient 80 ans auparavant la petite ville basque, des représentants d'institutions et d'associations ont déposé des couronnes de fleurs au cimetière Zollo.
"Une pluie de feu, de sang et de mort nous est tombée dessus", a rappelé un survivant de l'attaque de 91 ans. Il s'est exprimé devant 200 personnes qui se sont recueillies dans le cimetière où est érigé un monument dédié aux victimes.
Il a appelé à l'arrêt des bombardements dans le monde. Il a évoqué les récentes menaces nucléaires de la Corée du Nord et la guerre en Syrie.
"Un devoir pour qui vit ici"
Plus tôt, à l'heure où les premiers avions avaient survolé la ville, les sirènes antiaériennes et les cloches de la ville ont retenti, comme celles qui avertirent les habitants, le 26 avril 1937, du drame qui approchait.
"Je crois que c'est un devoir pour qui vit ici" de venir, a déclaré une institutrice de 63 ans arrivée d'un village voisin. "C'est important que l'on s'en souvienne pour les générations suivantes, afin que ce genre de choses n'arrive pas à nouveau".
D'autres sites de la ville ont vu des gens se rassembler pour se rappeler l'une des premières attaques dirigées contre les civils, en pleine guerre civile espagnole (1936-1939). Selon les historiens, l'attaque a causé la mort de 150 à 300 personnes.
La mairie de Guernica (Gernika-Luso en basque), ville de 17'000 habitants, a organisé une semaine d'activités en lien avec ces commémorations, avec conférences-débats ou manifestations artistiques sur le thème de la paix et des migrations forcées.
Dans la matinée, la ville a décerné un prix de la paix au président colombien Juan Manuel Santos et au leader de la guérilla marxiste des Farc Rodrigo Londoño - en leur absence - pour l'accord de paix conclu en novembre 2016 après des décennies de conflit.
ATS