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Dans 80 % des cas, l’eau potable est prélevée des eaux souterraines et de source. Les eaux souterraines entrent fréquemment en contact avec les eaux superficielles par infiltration de ces dernières. L’association des distributeurs d’eau SSIGE estime que les eaux superficielles ont un impact direct sur près de 12 % des eaux souterraines utilisées comme source d’eau potable. Il est donc indéniable que la charge en pesticides manifestement élevée dans les petits cours d’eau aura tôt ou tard également un impact sur les eaux souterraines, si aucune mesure n’est prise. L’association des distributeurs d’eau SSIGE considère comme particulièrement critique et inacceptable le fait qu’il s’agisse non seulement de substances isolées, mais également de cocktails entiers de substances dont les effets ne peuvent guère être évalués avec certitude.
L’eau potable est la denrée alimentaire la plus importante: jusqu’à présent, elle est disponible à faible en coût et en permanence et peut généralement être distribuée sans traitement important. Les consommateurs s’attendent à ce que l’eau potable soit une denrée alimentaire naturelle et, de ce fait, qu’elle soit exempte de corps étrangers. Toutefois, pour les distributeurs d’eau, il devient de plus en plus difficile de fournir suffisamment d’eau propre pour l’approvisionnement en eau potable. En tant que gardienne de la qualité de l’eau potable, la SSIGE se doit de renforcer la protection des ressources et d’attirer l’attention sur les carences en la matière. En raison des résultats alarmants, la SSIGE demande une fois de plus de réduire significativement l’utilisation de pesticides et l’apport en substances nutritives afin de protéger les ressources ainsi que l’approvisionnement durable en eau potable.
L’étude NAWA SPEZ actuelle confirme très clairement les résultats antérieurs de pollution élevée en pesticides provenant de l’agriculture dans les petits cours d’eau. Parmi les 217 pesticides analysés, les scientifiques ont détecté 145 substances actives dans les ruisseaux analysés. Ces derniers ont tous présenté des critères de qualité qui n’étaient pas respectés, aussi bien en exposition aiguë que chronique. En moyenne, les chercheurs ont mesuré un cocktail de quelque 34 substances actives, et ce, souvent sur une période prolongée.
Durant au moins la moitié de la période d’analyse, une substance active au minimum ne respectait pas l’objectif de qualité en exposition chronique. Les concentrations élevées en pesticides ne se limitaient pas uniquement aux principales périodes d’application, à savoir au printemps et en été, mais apparaissaient jusque tard en automne. Les auteurs concluent que la concentration élevée en pesticides représente un problème fréquent de la qualité des eaux de surface, qui ne se limite pas aux eaux analysées.
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