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Au XIXe siècle, le village de Salvan dans la vallée du Trient était une destination internationale du bien-être à la montagne. Lors d’un séjour de cure, le physicien et inventeur italien Guglielmo Marconi (1874-1937) y teste la transmission d’ondes. Il se base sur les travaux de Heinrich Rudolf Hertz, effectués sept ans auparavant. Leurs découvertes permettront par la suite au monde entier de communiquer à distance.
Un village valaisan pour une découverte mondiale
Pour son expérience, Marconi se positionne avec un récepteur sur le haut d'un bloc erratique du nom de Pierre Bergère, à cinq mètres de haut de l'émetteur. Il augmente graduellement la distance de la liaison télégraphique et se déplace à différents endroits de Salvan jusqu'à atteindre la distance de 1,5 kilomètres.
>> À écouter aussi: Les cailloux avec Thierry Basset: le bloc erratique de Salvan et Guglielmo Marconi dans l'émission "Monsieur Jardinier"
Aujourd’hui, le village accueille un musée de la radio avec une reconstitution de l’invention de Guglielmo Marconi. "Grâce à lui, on apprend que le récepteur du télégramme peut être caché de l’émetteur. S’il n’y a pas de visibilité, cela passe malgré tout. Cette découverte est contraire à toutes les règles de physique de la fin du XIXe siècle", explique Yves Fournier, président de la fondation Marconi. Le musée abrite également de nombreux modèles historiques, comme le "Kleinempfänger", un poste de radio inventé par les nazis.
Des appareils qui sauvent des vies
De son côté, l’entreprise Marconi va sauver des vies en développant des systèmes de communication dans tous les domaines. À son apogée, l’entreprise emploie plus de 40'000 personnes dans le monde entier. "Comme beaucoup de paquebots à l’époque, le Titanic était équipé d’appareils Marconi. Les opérateurs radio étaient d’ailleurs appelés les marconistes. Ces appareils ont permis de lancer le fameux S.O.S. D’autres bateaux sont venus à la rescousse, et 710 personnes ont ainsi pu être sauvées", précise Yves Fournier.
Sujet TV: Raphaël Poncioni
Adaptation web: Myriam Semaani