Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/205893

<h2>SubmittedText<h2><p>Pendant que, de diverses manières, on limite le nombre des médecins formés en Suisse, frustrant au passage nombre de vocations, on assiste à une explosion du nombre des diplômes de médecine délivrés à l'étranger (parfois d'ailleurs à des Suisses contraints à l'émigration ...). En 2017, plus de 34 % des praticiens étaient d'origine étrangère. </p><p>N'y a-t-il pas lieu d'inverser ce processus et, si oui, quelles mesures le Conseil fédéral compte-t-il prendre pour augmenter le nombre des médecins suisses ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Conscients du fait que le taux de médecins au bénéfice d'un diplôme étranger et pratiquant en Suisse est très élevé, le Conseil fédéral, les cantons et les hautes écoles suisses conjuguent leurs efforts pour augmenter le nombre de médecins formés en Suisse.</p><p>Les universités ont déjà accru de manière substantielle leurs capacités de formation entre les années 2005 et 2014. Afin d'accélérer encore davantage le nombre de diplômes dans le secteur de la médecine humaine, le programme spécial "Augmentation du nombre de diplômes délivrés en médecine humaine", financé par une enveloppe de 100 millions de francs, a été lancé en 2016 par le Conseil fédéral et le Parlement. Les mesures prises dans le cadre de ce programme spécial - conjuguées aux augmentations déjà décidées par les cantons ces dernières années - permettront de porter le nombre de diplômes annuels en médecine humaine à 1350 d'ici 2025, ce qui correspond à près de 50 % de plus qu'actuellement. Ces mesures contribueront largement à réduire la dépendance de la Suisse par rapport aux médecins étrangers.</p>