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Réunis en assemblée générale extraordinaire, les actionnaires du groupe suisse d´aluminium ont donné leur aval lundi aux propositions du conseil d´administration. La fusion ne se fera pas avant octobre.Ce contenu a été publié le 17 juillet 2000 - 18:59
Sans surprise, les quelque 490 personnes présentes à Zurich ont approuvé tous les points à l'ordre du jour. Les actionnaires ne votaient pas directement sur le projet de fusion, mais sur les conditions de l'offre publique d'échange (OPE) faite par Alcan.
Cela dit, selon Martin Ebner, président du conseil d'administration d'Algroup, ce oui est un pas vers le succès de l'OPE. L'entreprise suisse devrait bientôt entrer dans le giron du géant canadien. Une opération souhaitée depuis longtemps par les dirigeants du groupe suisse.
Une première tentative d'alliance avec le groupe allemand Viag avait échoué. Par la suite, le projet à trois entre Alcan, Algroup et Pechiney n'avait pas abouti non plus. Il s'était heurté au refus de la Commission européenne. Finalement, Pechiney avait été écarté.
La nouvelle offre est plus alléchante. Par rapport au projet de fusion à trois, elle a été améliorée de quelque 5 pour cent. Les actionnaires d'Algroup doivent recevoir 17,1 actions Alcan pour chacun de leurs titres. Elle prévoit encore un versement en espèces de 90 francs suisses et un dividende spécial de 135 francs pour chaque action Algroup, soit 225 francs au total.
Pour concrétiser cette offre, les actionnaires ont voté lundi le remboursement du capital et le versement du dividende spécial. Un dividende conditionnel à l'échange de 67 pour cent au moins des titres Algroup en actions Alcan.
A fin août, le groupe canadien présentera son OPE aux actionnaires d'Algroup. Si les conditions sont remplies dans les semaines qui suivent, la transaction devrait aboutir en octobre. Les actionnaires d'Algroup détiendront 34 pour cent de la nouvelle entité et ceux d'Alcan les 66 pour cent restants.
Avec 53 000 salariés et un chiffre d'affaires de 12,4 milliards de dollars, le nouveau groupe sera numéro deux mondial, derrière le géant américain Alcoa/Reynolds, lui aussi en cours de fusion.
swissinfo avec les agences
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