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Printemps 2010, la société Petrosvibri entrepose 677 tonnes de déchets et de boues dans la décharge du Bouillet près de Bex.
Ces boues peuvent-elles être à l'origine des symptômes de pollution observés dans la rivière durant l'été 2010?
En provenance du forage de Noville qui a permis la découverte de "tight gas" sous le lac Léman, ces boues sont composées d'eau, d'argile et d'un certain nombre de produits chimiques.
Elles s'avèrent parfois nocives pour l'environnement et devraient faire l'objet d'un soin tout particulier lors de leur mise en décharge.
Or, dans le cas de Noville, toutes les précautions n'ont peut-être pas été prises. Si, à l'heure actuelle, aucun lien n'a été prouvé entre les pollutions observées et le dépôt des déchets au Bouillet, il n'en reste pas moins vrai que des zones d'ombres subsistent.
Pourquoi les autorités n'ont-elles reçu qu'une information partielle sur la composition de ces boues?
Est-il normal que l'organisme en charge du suivi environnemental soit mandaté et rémunéré par les maîtres d'œuvres?
La Suisse, réputée irréprochable sur sa gestion de l'environnement, est-elle finalement si exemplaire?