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Laude-Camille Chanton, qui témoigne à visage découvert dans Le Nouvelliste et contactée par la RTS, évoque "une agression physique et verbale", ses "non n'ayant pas été respectés".
Les faits remonteraient à mardi dernier, dans un bar de Monthey. Yannick Buttet serait aviné. Laude-Camille Chanton affirme que le président de Collombey-Muraz tient des propos déplacés et la touche à plusieurs reprises malgré ses refus, jusqu'à ce qu'elle quitte la table. S'en suit une dispute avec le compagnon de la plaignante, également élu PLR.
Yannick Buttet n'a pas répondu aux sollicitations de la RTS. Dans Le Nouvelliste, il donne toutefois sa version des faits: il reconnaît une soirée "passablement arrosée". Mais parle d'"échanges cordiaux" avec Laude-Camille Chanton. Il n'a pas constaté avoir été si insistant, "probablement à tort" – concède-t-il.
Une "instrumentalisation politique"
Pour le président de Collombey-Muraz, cette affaire ressemble à de "l'instrumentalisation politique" en vue des élections communales d'octobre. Un argument qui fâche Laude-Camille Chanton. Si elle témoigne, c'est "au nom de ses valeurs de femme" et non en tant qu'élue PLR. Elle souhaite "briser le silence".
Cette affaire fait écho au passif de Yannick Buttet et à d'autres témoignages – anonymes - de femmes et d'élues nationales qui avaient éclaté en 2017, alors qu'il siégeait sous la Coupole fédérale. Elle résonne également avec la plainte de son ancienne maîtresse qui lui a valu une condamnation en 2018. Yannick Buttet promettait alors de soigner sa "consommation problématique d'alcool".
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Des suites politiques à venir
Laude-Camille Chanton veut se laisser le temps de la réflexion concernant une éventuelle plainte et se contente de témoigner dans les médias.
L'affaire reste donc pour l'instant au stade politique: le PDC de Collombey-Muraz, qui n'a pas encore désigné officiellement ses candidats, se réunira cette semaine pour empoigner le sujet en présence de Yannick Buttet qui devra s'expliquer.
Si les faits sont avérés, l'épisode ne restera pas sans conséquences, explique le président de la section, Pascal Knubel. En attendant, comme en 2017, il maintient son soutien à son élu.
Le président du PLR de Collombey-Muraz, Thomas Birbaum, estime lui que le "PDC doit prendre ses responsabilités et ne pas tomber dans le fanatisme".
D'autant que selon Daniel Schmid, à la tête du Parti socialiste local, les agissements de Yannick Buttet sont de "notoriété publique" et montre que l'homme "ne s'est toujours pas soigné". A ses yeux, "le PDC, en relançant Yannick Buttet à la présidence, devient complice de ses agissements".
Julie Rausis/ebz