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Dans « La construction de Jésus », (2009, éditions H & O), Bart Ehrman procède à une analyse des textes « canoniques » du christianisme (le Nouveau Testament) qui revient à leur contester toute qualité qui justifierait qu’on les prenne plus au sérieux que les textes dits « apocryphes ». Le point de vue de l’historien des religions américain est simplificateur, voire simpliste. Il découle assez logiquement de la thèse dominante, qu’il fait sienne, selon laquelle les évangiles sont le produit de la tradition orale de communautés diverses, en compétition les unes avec les autres. On fait comme si les évangiles avaient été fabriqués grâce à un service de récollection des « gazouillis » de la Palestine du premier siècle de notre ère. Avec des « gazouillis » on produit du cafouillis, pas du texte. Or il est possible de repérer dans le Nouveau Testament une stratégie d’écriture qui ne manquait pas de grandeur, jusque dans ses falsifications.
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Un éclairage sur la méthode
"Autrefois, on utilisait au Japon des lanternes faites de bambou et de papier, avec des bougies à l'intérieur. Un aveugle qui se trouvait un soir chez un ami se vit proposer une lanterne pour rentrer chez lui.
Je n'en ai pas besoin, dit-il, pour moi, la lumière et l'obscurité sont identiques.
Je sais que tu n'as pas besoin d'une lanterne pour trouver ton chemin, répondit son ami, mais si tu n'en as pas, on peut te bousculer.
L'aveugle se mit en route et, à peine avait-il fait quelques pas, quelqu'un le heurta brutalement.
Regarde où tu marches, dit l'aveugle à l'étranger, ne vois-tu pas ma lanterne ?
Ta bougie est éteinte, mon frère, répondit l'étranger."
in Le Zen en chair et en os, P. REPS
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