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Grâce à Blue Note Records, le pianiste suisse Thierry Lang acquiert une notoriété internationale.Ce contenu a été publié le 18 août 2002 - 13:07
Et dire qu'une note bleue ne tient parfois qu'à deux rencontres.
Thierry Lang est avantagé par sa belle gueule. Mais cela ne fait pas tout.
Après avoir enregistré ses premiers disques - une trentaine au total mais une dizaine en artiste principal - chez l'éditeur helvétique spécialisé dans le jazz, Plainisphare, puis chez TCB, le Japon lui fait les yeux doux pour commercialiser sa musique.
En 1995, en effet, Thierry Lang se voit décerné le Prix du meilleur album de jazz de l'année au pays du Soleil Levant pour son CD «Private Garden».
Deux hommes pour un contrat
Mais il se méfie des propositions mercantiles nippones. Alors il se tourne vers une connaissance anglaise de Montreux, Jim Beach, producteur de Queen, qui est aussi l'ami du président de Blue Note, Bruce Landwal.
Jim Beach aime la musique du pianiste suisse. Il devient son manager et organise alors à Montreux un concert privé de Thierry Lang en trio devant tous les sous-directeurs des succursales de Blue Note Records.
A l'issue de sa performance, Thierry Lang est engagé dans l'un des deux plus prestigieux labels de jazz au monde. La vie du pianiste bascule.
Depuis lors, Thierry Lang a sorti trois CD, en prépare deux autres, et n'arrête pas de donner des concerts aux quatre coins de la planète. Tout en étant marié et père de deux enfants à Ollon, dans le canton de Vaud.
swissinfo/Emmanuel Manzi