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Alors que le 1er août, la SSUP dirigeait la cérémonie de Fête nationale au Grütli, son ancienne présidente Annemarie Huber-Hotz est subitement décédée lors d’une randonnée dans la région du Lac Noir dans le canton de Fribourg. Annemarie Huber-Hotz a été la toute première chancelière fédérale de Suisse. Elle a assuré ces fonctions de 1999 à 2007, avant de présider la SSUP de 2007 à 2011. C’est durant la présidence d’Annemarie Huber-Hotz que la SSUP a fêté son bicentenaire, un événement qu’Annemarie avait préparé et réalisé avec le plus grand soin. La stratégie 2010-2020 de la SSUP porte également sa signature. Annemarie Huber-Hotz, au-delà de sa démission de la SSUP, avait conservé des liens étroits avec celle-ci. Elle continuait à assister à des assemblées générales et des cérémonies au Grütli. Présidente de la CRS, elle poursuivait son engagement énergique en faveur des activités bénévoles.
Herbert Ammann, ancien directeur de la SSUP, a rédigé ainsi la nécrologie d’Annemarie Huber-Hotz:
Chère Annemarie,
Lorsque le 16 mars 1971, le droit de vote des femmes est entré en vigueur, tu avais 22 ans et 7 mois. Cet événement a marqué ton parcours. Née le 16 août 1948 à Baar, tu as grandi dans une fratrie de six enfants et une famille à l’esprit politique actif dans le canton de Zoug, alors encore majoritairement rural et catholique. Tu as d’abord fréquenté l’école d’Ingenbohl avant de changer pour l’école cantonale de Zoug. Tes études universitaires à Uppsala et Genève ont façonné ta personne au point que tu t’es par la suite réclamée du mouvement de 68. Non, ce ne fut pas une contradiction au fait que tu étais membre du parti radical-démocratique, le FDP alémanique. En effet, le FDP de Zoug de ton enfance avait été en opposition totale à l’influence dominante du parti démocrate-chrétien (CVP alémanique) du conseiller fédéral Philipp Etter. Et ce ne fut pas un hasard que tu te sois engagée en politique, d’abord au Parlement fédéral, ensuite en tant que chancelière fédérale. Tu t’es sentie une vocation et une mission autant pour ta propre famille, que pour ta famille d’origine, que pour la Suisse, ton pays. Ton image de la Suisse était celle d’une grande variété de femmes et d’hommes à l’esprit démocratique, réussissant sur le plan économique et humanitaire, s’engageant de toutes leurs forces pour le bien-être, le leur comme celui des autres. Avec ton mari Erik, vous avez accueilli dans votre foyer trois enfants venant d’une région pauvre de la planète. Ton fort attachement à la Suisse s’est manifesté en particulier lorsque tu as renoncé à une autre candidature au poste de chancelière fédérale pour te tourner, bien avant l’âge de la retraite, vers des organisations de la société civile d’envergure nationale et internationale où t’investir. Ainsi, tu as conduit la Société suisse d’utilité publique du deuxième au troisième millénaire pour ensuite présider la Croix-Rouge suisse. En plus de ta chaleur humaine et ta volonté de toujours écouter les autres positions, de les respecter ou même les accepter, tu as courageusement promu d’autres personnes, élevé ta voix critique et osé des pas impopulaires. Avec sérénité engagée et confiance dans l’avenir, tu as mis tes efforts au service de la Suisse, ton pays. Nous tous qui avons eu la chance de travailler avec toi, nous venons te remercier pour ton travail désintéressé, réellement d’utilité publique, et pour tous les moments agréables et instructifs que nous avons pu vivre avec toi. Nous te porterons en nos curs, tu ne seras pas oubliée. Et tes efforts continueront de se déployer et de se multiplier grâce aux personnes que tu as côtoyées.