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Le titre, Im Dunkeln sieht man die Licht, propose une réflexion sur des dualités fondamentales : lumière et obscurité, doute et vérité, flous – voire ratés, et exactitude. La lumière est la condition de l’apparition des choses, comme l'information peut être un matériau premier de la connaissance. Il s’agit probablement de souligner aussi que l’information peut occulter par sa présence, une autre réalité de valeur peut-être équivalente. L’information présente – la lumière – empêcherait dès lors un accès aux éléments qui, restés hors de la zone de focalisation, seraient considérés comme mineurs, voire entièrement déniés. Il s'agirait aussi d’attirer notre regard sur le conditionnement même de celui-ci, en dehors de tout objet. La deuxième partie du XXe siècle a démontré qu’une histoire des expositions succédait, voire supplantait, une histoire de l’art qui avait été celle des œuvres avant tout. Aussi Liesman ne mettra-t-il pas en scène les œuvres dans un souci d'autonomisation de celles-ci mais en fonction de leur capacité à générer une façon de décor, capacité qui ferait office de principe d’organisation.
AVEC LE SOUTIEN DE Loterie Romande, Coriolis Promotion, Canton de Fribourg, Pour-cent culturel Migros, Pro Helvetia.