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Berne - La suppression de l'aide sociale aux requérants d'asile déboutés est efficace. Seuls 15% d'entre-eux continuent en effet de toucher l'aide d'urgence au bout d'une année. La majeure partie a donc quitté la Suisse, selon une étude.
Les bénéficiaires qui ne partent pas bien qu'ils ne bénéficient plus que de l'aide d'urgence se concentrent surtout dans les cantons à forte densité démographique et ceux où se trouvent de grandes agglomérations, révèle l'étude de l'Office fédéral des migrations.
Depuis 2008, une fois leur délai de départ échu, les requérants d'asile déboutés ne perçoivent plus l'aide sociale, mais uniquement l'aide d'urgence. Le but de cette mesure est d'inciter ces personnes à quitter la Suisse. La Confédération et les cantons ont commandé cette étude pour comprendre pourquoi certains requérants restent tout de même dans ces conditions.
Pour une minorité de requérants déboutés, l'aide d'urgence représente un scénario moins rebutant que le retour dans leur pays d'origine, analyse le rapport de l'ODM. D'autres facteurs expliquent que des requérants restent longtemps en Suisse, par exemple la difficulté pour la Confédération de renvoyer des personnes dans certains pays.
La durée de séjour est aussi plus élevée chez les personnes âgées et les femmes, de même que chez les couples et les familles.
ATS