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Monsieur Kessler, si votre étude montrait que la fonction vésicale des personnes atteintes de lésion médullaire peut être en grande partie conservée grâce à la neuromodulation, qu’est-ce que cela signifierait pour les personnes concernées à l’avenir ?
Les troubles de la fonction vésicale comptent parmi les principaux problèmes auxquels les patients atteints de lésion médullaire sont confrontés.
Les infections des voies urinaires sont une des complications les plus fréquentes dans le cadre la lésion médullaire : 59 % des personnes touchées en souffrent. Les bactéries intestinales remontant dans l’urètre et la vessie depuis de la zone de l’orifice urétral en sont la principale cause. En cas d’infections sévères, l’infection peut monter jusqu’au bassinet du rein en passant par l’uretère.
Chez un individu sain, la vidange vésicale est contrôlée par les voies nerveuses qui prennent leur origine dans le cerveau et la moelle épinière. Les voies nerveuses réagissent de façon étroitement liée et une série d’arcs réflexes les relient. Lorsqu’une lésion médullaire survient, la complexe régulation des réflexes est interrompue. Une étude de SwiSCI examine si des dommages irréversibles à la vessie peuvent être évités.