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Le «Message des Eglises sur l'avenir social et économique de la Suisse», est le fruit d'une consultation oecuménique. Remis officiellement aux autorités fédérales et aux partenaires sociaux le 1er septembre, il est l'aboutissement d'une démarche peu banale qui reflète une conception de l'Eglise dans la ligne de Vatican II.
Dire que la religion est l'objet d'une médiation n'a rien d'une affirmation révolutionnaire. La religion s'est toujours transmise par une médiation qu'elle soit orale, écrite, imprimée ou celle aujourd'hui des médias électroniques. L'élément incontestablement nouveau qui caractérise la situation contemporaine est la capacité «des médias modernes d'offrir des moyens illimités de manipulation symbolique au travers d'images et de représentations permettant de renouveler indéfiniment la narration».1 La question qui se pose, dès lors, est de savoir quels effets ont ces moyens illimités ?
Après de longues et difficiles tractations, le pèlerinage du pape Jean Paul II à Athènes s'est réalisé. Dans le cadre de son périple sur les traces de l'apôtre Paul, le pape s'est rendu à l'Aréopage, où l'apôtre des nations avait prêché aux Athéniens. Une visite qui a relevé de l'exploit au vu des relations tendues entre l'Eglise grecque orthodoxe et l'Eglise romaine. Aujourd'hui, grâce à la demande de pardon du pape, on peut dire qu'un dégel s'est amorcé.
Le constat s'impose : depuis quelques années, le fait religieux n'est plus un sujet rébarbatif dans les médias occidentaux. Bien au contraire. La régularité avec laquelle reviennent dans les quotidiens, les magazines et les revues, à la télévision et à la radio les dossiers consacrés aux questions religieuses, au sens large, laisse à penser que celles-ci intéressent un public de plus en plus vaste et qu'elles sont devenues un thème «vendeur». L'apparition d'une page «religion» dans certains quotidiens est également un signe de cette évolution. Le temps où la presse s'attachait à évoquer le «déclin du religieux» (années 60) semble très lointain. Aujourd'hui, elle préfère parler de «retour du religieux», de «réveil spirituel», de «nouvelles spiritualités», voire de «triomphe des religions». Ainsi, en l'espace d'une trentaine d'années, l'appréhension médiatique du fait religieux s'est profondément modifiée. Elle a suivi pour l'essentiel les métamorphoses qui ont caractérisé le champ religieux, mais elle a aussi répondu à des impératifs commerciaux.