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Dans la foulée de la victoire de l'ANC aux élections du 7 mai, le président Jacob Zuma a été reconduit mercredi par les députés à la tête de l'Afrique du Sud. Il sera investi samedi pour un second mandat, mais l'incertitude reste sur sa future orientation politique.
Le Congrès national africain (ANC) a reculé aux législatives, mais le parti qui pour de nombreux Sud-Africains a vaincu le régime ségrégationniste de l'apartheid a tout de même obtenu une majorité de 249 sièges sur 400 à l'Assemblée nationale. La reconduction de son leader pour diriger le pays n'était qu'une formalité.
La réélection de M. Zuma a été d'autant plus vite expédiée, sans réel vote, que l'opposition n'avait présenté personne contre lui. Elle conteste pourtant la personnalité de celui qui dirige le pays depuis 2009.
M. Zuma est critiqué pour la corruption et les gaspillages de son gouvernement, et plus récemment pour avoir fait rénover sa résidence privée aux frais du contribuable pour 17 millions d'euros. Mais il tient l'appareil du parti et a survécu à tous les scandales.
Entrée en scène fracassante
Seul fait majeur de la journée, le parti du jeune leader populiste Julius Malema a fait une entrée en scène fracassante. Après avoir dansé devant le Parlement et entonné des chants, les 25 élus des "Combattants pour la liberté économique" ont prêté serment, entièrement vêtus de rouge et en bottes d'ouvriers - contrairement à leurs collègues en tenues traditionnelles africaines, tailleurs ou costumes-cravates.
Dans un Etat dont la population active augmente bien plus vite que le nombre d'emplois, la question pour Jacob Zuma est maintenant de savoir s'il va agir avec plus de fermeté pour déplacer plus le centre de gravité économique vers la majorité noire, qui vit toujours dans la pauvreté vingt ans après la fin de l'apartheid.
Gages donnés
Conscient de l'impatience alimentée par le chômage, les mauvais services publics, les bas salaires et l'inflation, Jacob Zuma a déjà donné des gages avant les élections.
Mais dans le même temps, le Plan de développement national (NDP), document d'inspiration libérale contesté par les syndicats et la gauche du parti, continue d'être présenté comme la priorité au sein du programme de l'ANC.
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