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L’intolérance au glucose induit un risque élevé de développer un diabète ainsi que ses complications, généralement tardives (délai de 20-30 ans). Les modifications de style de vie permettent de retarder l’apparition du diabète mais les conséquences sur les atteintes vasculaires et la longévité sont mal étayées car elles nécessitent un suivi prolongé. Cette étude observationnelle s’intéresse au devenir d’un collectif de 540 personnes, présentant en 1986 une intolérance au glucose et ayant participé à cette date à une étude d’une durée de 6 ans. Dans cette étude, les patients étaient randomisés soit dans un groupe contrôle, soit pour l’un des trois groupes d’interventions suivants : modification du régime alimentaire, exercice physique ou l’association des deux. Après 30 ans, les bénéfices de l’ensemble des groupes d’interventions par rapport au groupe contrôle sont significatifs : apparition du diabète retardée d’une médiane de 3,96 ans, réduction de 26% des maladies cardiovasculaires, de 35% des complications microvasculaires, de 33% des décès dus aux maladies cardiovasculaires, de 26% des décès toutes causes confondues et augmentation moyenne de l’espérance de vie de 1,44 an.
Commentaire : Plus que la perte de poids, modeste dans cette étude, il semblerait que le changement de régime alimentaire et une activité physique accrue soient à l’origine de ces résultats. Un style de vie à encourager au plus tôt afin de lutter contre la progression mondiale du diabète de type 2 !