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Sur son exercice décalé, qui s'est achevé le 31 avril, le leader mondial de l'habillement a dégagé 760 millions d'euros de bénéfice (792 millions de francs), contre 440 millions d'euros lors du premier trimestre 2021, fortement affecté par l'épidémie de Covid-19.
Ce résultat est légèrement inférieur aux attentes des analystes interrogés par le fournisseur d'informations financières Factset, qui s'attendaient en moyenne à 770 millions d'euros de profits.
D'après Inditex, le chiffre du premier trimestre a été atteint malgré une provision de 216 millions d'euros réalisée à cause de la guerre en Ukraine. Sans cela, le bénéfice aurait atteint près de "940 millions d'euros", souligne le groupe dans un communiqué.
Le géant du prêt-à-porter, propriétaire de huit marques, dont Stradivarius, Bershka et Massimo Dutti, avait annoncé début mars la suspension de son activité dans ses 502 magasins en Russie, l'un de ses principaux marchés après l'Espagne.
Le groupe n'avait alors pas précisé quel serait l'impact de cette décision sur ses ventes. Mais les analystes s'attendaient à de fortes conséquences, Inditex réalisant 10% de son chiffre d'affaires et 8,5% de son résultat d'exploitation en Russie.
Selon Inditex, l'arrêt des ventes en Russie a été compensé par "une forte croissance" de l'activité dans les autres régions, et notamment aux Etats-Unis: les ventes du premier trimestre ont ainsi atteint 6,74 milliards d'euros, en hausse de 36% sur un an.
Les ventes en ligne ont toutefois marqué le coup, avec une baisse de 6% à taux de change constant. Ce chiffre s'explique d'après le groupe par une base comptable défavorable, les ventes sur Internet ayant été très fortes début 2021 en raison du Covid.
Le groupe textile, piloté depuis début avril par Marta Ortega, fille du multimilliardaire et fondateur d'Inditex Amancio Ortega, prévoit que les ventes en ligne atteignent "30% des ventes totales" en 2024.
Marta Ortega, 38 ans, était pressentie depuis plusieurs années pour succéder à son père, mais ce n'est qu'à l'automne que sa nomination a été officialisée, dans le cadre d'une réorganisation orchestrée par Amancio Ortega en personne.
La plus jeune des trois enfants Ortega, qui a remplacé à son poste Pablo Isla, est épaulée par Oscar García Maceiras, ancien du géant bancaire Santander, aujourd'hui directeur général du groupe textile.