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Logo et identité — version 0.1
L’identité de la Fondation Guignard est basée sur une réflexion sur les écritures — manuscrites, inventées, graphiques, digitales, collectives, secrètes, à plusieurs mains… Le projet de cette identité est de constituer une écriture multiple qui intègre et archive des graphies de personnes gravitant autour de la Fondation: les graphistes commissionnées pour l’identité mais également les artistes soutenu·e·s par celle-ci ou encore ses collaborateurs et collaboratrices. Une sorte de cadavre exquis typo·graphique qui s’enrichit avec le temps, et qui requestionne les hiérarchies, les expertises et les savoir-faire, les normes, les habitudes, les lisibilités…
Les deux typographies de base de cette identité sont la Coconat, que vous lisez ici, une typographie dessinée par Sara Lavazza dont le dessin caligraphique légerement évasé a des courbes non-conventionnelles, et la DINdong dessinée par Clara Sambot, une ré-interprétation « crapuleuse » de la typographie DIN qui interroge son caractère normé et normatif. Ces deux typographies sont publiées sous licence libre, ce qui signifie qu’elles peuvent être modifiées et que ces changements peuvent être partagés à leur tour. Les typographies libres font ainsi partie d’un écosystème qui favorise les projets collaboratifs et ouverts.
Fondation Guignard en une ligne:
Variante du logo en deux lignes:
Variante en trois lignes:
Variante en quatre lignes:
Autres variantes:
Au fur et à mesure, des lettres manuscrites seront ajoutées au logo et aux typographies.
Inspirations
Cette identité s’inspire de plusieurs objets, pratiques et figures, entre graphisme, art, cryptographie et spritisme.
La médium suisse Hélène Smith (1861-1929) pratiquait la médiumnité visuelle, auditive, typtologique (par coups frappés) et la glossolalie (langue ayant l’aspect d’une langue étrangère, inconnue ou incompréhensible). Elle écrit de grands cycles où elle revêt des personnalités différentes (cycles martien, ultramartien, hindou ou oriental, royal). Elle recueille notamment des textes en martien qu'elle transcrit en français, développant ainsi une forme d'écriture automatique, ou psychographie.
Same Time (série, 2015-), Seffani Jemison, qui s’inspire de James Hampton, artiste outsider afro américain, et faisant référence à l’oralité créative d’Édouard Glissant.
What Can’t Be Read, How Bethany Collins, Steffani Jemison, Adam Pendleton and Kameelah Janan Rasheed are using the tradition of black radical poetry to examine questions of subjectivity and race — https://www.frieze.com/article/what-cant-be-read
Le travail du typographe belge Fernand Baudin qui accordait beaucoup de valeur aux écritures manuscrites, et a étudié l’histoire de la typographie par le prisme des rapports entre bouleversements technologiques et l’implication des corps dans la composition typo·graphique, notamment les écritures au stylo à billes.
Amy Suo Wu, A Cookbook of Invisible Writing, 2019
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