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Les Etats-Unis ont obtenu, mercredi, devant la justice britannique une extension de leur appel contre le refus d'extrader le fondateur de Wikileaks Julian Assange. Ils veulent le juger pour une fuite massive de documents.
Selon les soutiens de Julian Assange, l'appel accordé aux Etats-Unis n'était initialement limité qu'à des questions «techniques».
Mais à l'issue d'une audience de procédure devant la Haute Cour de Londres, les magistrats britanniques ont accordé à Washington une victoire d'étape en étendant le champ de l'appel, après que les Etats-Unis ont mis en cause la fiabilité d'un expert qui avait témoigné en faveur du fondateur de Wikileaks.
Le juge Tim Holroyde a souligné que la justice devait être «en mesure de répondre sur l'impartialité d'un témoin expert». Il a, en conséquence, estimé «défendable qu'une considération plus détaillée et critique aurait dû être donnée à la raison pour laquelle la réaction humaine compréhensible (du professeur) avait donné lieu à un rapport trompeur».
A l'issue de l'audience, Stella Moris, en larmes, a souligné que la vie de Julian Assange se trouvait «menacée de manière permanente» depuis 10 ans:
Pendant l'audience, des dizaines de partisans d'Assange, munis de pancartes «Dix ans, ça suffit !», «Libérez Assange», se sont rassemblés devant la Haute Cour de Londres 👇.
«Clairement, le gouvernement américain a l'intention de poursuivre cette affaire jusqu'au bout», a regretté Rebecca Vincent, de l'organisation Reporters sans frontières, à la sortie de l'audience. Mais «à tout moment l'administration Biden pourrait y mettre un terme».
«C'est un journaliste dont le seul crime a été de révéler les affaires sales et pourries de ce monde», a affirmé Mario Mantilla, 58 ans, portant un costume représentant la Statue de la liberté maculée de faux sang. (jah/ats)
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