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Friedrich Merz, rival et ennemi juré de la chancelière allemande Angela Merkel au sein de son parti conservateur CDU, entend se porter candidat à la présidence du mouvement. Il est partisan d'un coup de barre à droite de la CDU, après les années de politique centriste.
Il se place sur les rangs deux jours après la décision de la présidente actuelle du parti Annegret Kramp-Karrenbauer (AKK) de jeter l'éponge, ont annoncé mercredi des médias allemands.
Le prochain président de la CDU sera en même temps candidat à la chancellerie en vue des prochaines élections législatives prévues au plus tard à la fin 2021 et, à ce titre, bien placé pour succéder à Angela Merkel à la chancellerie, après plus de 15 ans au pouvoir. Il y a une vingtaine d'années, elle l'avait battu à plate couture.
Elections anticipées
La CDU reste en tête au plan national des sondages sur les intentions de vote, bien qu'en baisse. Si Friedrich Merz, un avocat d'affaires de 64 ans, devait être élu dans les prochains mois à la tête de la CDU, il serait difficile pour la chancelière allemande de se maintenir au pouvoir jusqu'à la fin de son mandat en 2021 avec un tel adversaire à ses côtés. Ce qui pourrait relancer la piste d'élections anticipées, estime la presse allemande.
AKK, celle qui était jusqu'ici considérée comme la dauphine désignée de Angela Merkel, a tiré lundi les conséquences de la crise politique qui ébranle l'Allemagne depuis une semaine après que des élus conservateurs se sont alliés à l'extrême droite lors d'un scrutin régional, en Thuringe, en annonçant sa démission.
Le contentieux de Friedrich Merz avec Angela Merkel remonte à une vingtaine d'années, lorsqu'elle lui avait damé le pion, en 2002, pour le poste stratégique de la présidence du groupe parlementaire CDU puis, finalement pour prendre la tête du parti. Ces derniers mois, il a reproché à Angela Merkel un «leadership défaillant». (ats/nxp)