Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07065.jsonl.gz/386

Les préjugés
Chacun dispose d’une aptitude naturelle plus ou moins forte à connaître les autres qui augmente tout au long de sa vie sur la base de ses expériences. Cela s’applique surtout aux individus qui sont en charge d’autres personnes. Toutefois, notre connaissance des autres est souvent influencée par de la sympathie et des préjugés.
La sympathie et les préjugés peuvent tromper
La connaissance des autres est soumise à de nombreux facteurs de perturbation. On y succombe facilement parce qu’ils opèrent sous forme inconsciente. Si, par exemple, une personne nous semble particulièrement sympathique, nous avons tendance à lui concéder de nombreuses propriétés positives. A l’inverse, nous allons considérer une personne peu sympathique comme ayant globalement des caractéristiques négatives.
Une autre grande source d’erreur dans l’appréciation des autres individus est constituée des préjugés. Les préjugés typiques sont par exemple: les hommes ne savent pas écouter, les femmes ne savent pas se garer, les habitants du sud ont la vie facile et vivent bruyamment, les gros sont agréables, les professeurs sont distraits et les étudiants sont tous de gauche.
Mais certains préjugés peuvent être largement justifiés et utiles.
Exemple: un touriste qui se rend en Angleterre part automatiquement du principe que les gens y parlent parfaitement l’anglais. Il va donc communiquer avec eux dans leur langue nationale sans s’assurer au préalable des connaissances d’anglais de ses interlocuteurs. Ce «préjugé» sera largement logique et utile.
Mais la projection peut être Trompeuse
Une source d’erreur largement répandue et sournoise est la «tromperie projectrice».
Nous avons tendance à allouer des propriétés similaires à une personne qui ressemble à une autre personne connue par sa présentation et sa situation sociale. Les propriétés de la personne connue sont «projetées» dans la personne similaire, mais étrangère.
Madame Legrand rencontre, lors d’une soirée, Monsieur Lepetit qui lui rappelle, dans sa présentation, son âge et ses gestes, son ex-mari qui était violent, cynique et autoritaire. Le danger est grand que Madame Legrand projette sur Monsieur Lepetit les propriétés de violence, de cynisme et d’autorité.
Monsieur Durand, cinquante ans, avocat, porte un costume sombre qui lui donne une image de quelqu’un digne de confiance et d’extrêmement fiable. Lors d’une manifestation, il rencontre M. Louis, également dans les cinquante ans, avocat et qui porte un costume sombre. Là aussi, le risque est grand que Monsieur Durand juge automatiquement Monsieur Louis comme quelqu’un de très fiable et de parfaitement digne de confiance. Le mieux est de former votre connaissance des autres lorsque vous êtes en contact avec les autres.
Le mieux est de former votre connaissance des autres lorsque vous êtes en contact avec les autres.
- Ne jugez pas les étrangers de manière trop précipitée. Observez-les et laissez-vous le temps de mieux les connaître
- Libérez-vous des préjugés en considérant d’abord les étrangers sous forme neutre et en leur accordant une chance
- Veillez, lorsque vous trouvez une personne sympathique ou pas sympathique, à éviter de tomber dans le piège de porter des lunettes roses (ou grises)
- Essayez de savoir pour quelle raison vous trouvez quelqu’un d’antipathique. Observez attentivement cette personne. Qui vous rappelle-t-elle, pour quelle raison avez-vous cette sensation?
- Essayez de lire sur le visage de votre interlocuteur en considérant les messages inconscients de ses mimiques, de sa gestique, de sa voix et de sa façon de parler
- Essayez d’affecter quelqu’un à une typologie déterminée (voir l’article «typologie» dans cette Newsletter). Mais veillez ici à ne pas juger sous forme hâtive et à ne pas le «catégoriser»
- Ayez conscience que chaque individu est unique avec ses propres caractéristiques et sentiments qui ne peuvent pas être compris au premier regard