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Sous bonne escorte, les époux ont pris un vol commercial pour New York depuis l'aéroport de Tokyo-Haneda, sans dire un mot aux nombreux journalistes qui étaient présents pour l'occasion.
Mako et Kei Komuro, tous deux âgés de 30 ans, se sont mariés fin octobre à Tokyo, sans les fastueux rites impériaux et en renonçant aussi à une indemnité financière de l'Etat accordée normalement aux femmes quittant la maison impériale: un cas unique dans l'histoire du Japon de l'après-guerre.
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Depuis l'annonce de leurs fiançailles en 2017, Mako et Kei Komuro avaient fait l'objet d'une intense couverture médiatique majoritairement négative au Japon, du fait d'un contentieux financier entre la mère de M. Komuro et l'ancien fiancé de celle-ci.
Cette querelle avait fait scandale dans le pays, où un comportement irréprochable est attendu des membres de la famille impériale et de leur entourage.
Figure symbolique
L'empereur du Japon n'a plus aucun rôle politique depuis l'après-guerre mais demeure une importante figure symbolique de la nation.
Face à la polémique, le jeune couple avait reporté ses noces et Kei Komuro était parti en 2018 aux Etats-Unis pour y poursuivre ses études de droit.
Mako a souffert de stress post-traumatique en raison de la pression médiatique autour de son projet de mariage, a récemment révélé l'Agence de la maison impériale.
Après son mariage, Mako a confié lors d'une conférence de presse avoir ressenti "peur, tristesse et douleur" à cause des allégations parues dans les médias sur elle et la famille de Kei Komuro, qu'elle a qualifiées de "rumeurs infondées".
La pression médiatique a continué après leur mariage, les médias nippons s'étant ensuite attardés sur le fait que M. Komuro a raté le concours d'entrée du barreau de New York.
Il a obtenu plus tôt cette année un diplôme en droit aux Etats-Unis et travaille actuellement dans un cabinet juridique à New York.
Mako quant à elle a étudié l'art et le patrimoine culturel à l'International Christian University de Tokyo, où elle avait rencontré son futur époux, et a passé un an à l'université d'Edimbourg. Elle est également titulaire d'une maîtrise en études muséales de l'université britannique de Leicester.
Réticences des traditionalistes
Au Japon, le trône impérial ne peut être transmis qu'aux hommes. Par ailleurs les femmes de la maison impériale épousant des roturiers perdent leurs titres et leur descendance est également exclue de la famille impériale.
Cet été, un groupe d'experts a proposé que les femmes de la famille impériale puissent rester en son sein après leur mariage.
Cependant, toute réforme du système risque d'être longue à venir face aux vives réticences des traditionalistes au Japon.