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05/06/2013
Portraits de candidats: Rémy Burri
Rémy Burri (Parti Libéral-Radical), 50 ans.
Lorsque l'on rencontre Rémy Burri, la première chose que l'on retient est sa bonne humeur inébranlable, doublée d'un optimisme apparemment sans faille, ou du moins une incapacité à se prendre la tête.
Jurassien d'origine, il a vécu toute sa jeunesse à Moutier, vivant de très près le contexte de l'indépendance du Jura en 1979. C'est cet épisode important de l'histoire suisse qui l'amena à s'intéresser à la politique, sans toutefois qu'il songe à rejoindre un parti.
Débarquant à Genève en 1985, il mène une vie active dans le monde associatif (il est entre autres Président de l'Union Genevoise des Musiques et des Chorales). En tant qu'homme de Foi, il voit en Dieu une véritable source d'inspiration dans tout ce qu'il fait. Sa formation d'employé de commerce l'a amené à travailler notamment comme expert fédéral en systèmes de transports collectifs; il est actuellement responsable opérationnel chez UNIRESO.
Consensuel et pragmatique, Rémy Burri est aussi un patriote, fier de la Suisse et de son parcours. Il a toujours essayé d'apporter sa pierre à l'édifice de la société, avant de se rendre compte que, pour influer véritablement sur les problèmes de la société, il fallait entrer en politique. Ayant régulièrement affaire à des élus qui le laissaient sans voix ("ils ne comprennent rien!"), il sentait qu'il fallait qu'il se lance en politique, afin de corriger le tir. Mais dans quel parti?
En 2006, choisit le Parti Radical, qui correspondait le mieux à ses valeurs personnelles. Il fut impressionné par le charisme de ses leaders, Pierre Maudet et François Longchamp qui redonnaient des couleurs aux valeurs radicales, se matérialisant dans une phrase qui le marquera à jamais: "liberté individuelle et justice sociale".
En 2007, on le convainc de se porter candidat aux élections municipales, ce qu'il accepte parce qu'on lui assure que personne n'est élu la première fois. Mais les Genevois l'élisent à sa grande surprise. Passant par le rôle de chef de groupe et de membre du Bureau du Conseil Municipal, il est réélu en 2011, mais sous la bannière du PLR. La fusion entre les libéraux et les radicaux (2009), Rémy Burri la vit très naturellement, estimant que la richesse d'un parti réside dans la diversité de ses membres.
Cette année, il veut porter sa contribution de Conseiller Municipal au niveau supérieur, fort d'une bonne maîtrise des outils municipaux et du système, car il estime être trop limité dans le pouvoir d'influencer sur la vie de la société au seul niveau de la Ville. Il accepte, en cas d'élection (même s'il ne cache pas le fait que les places seront chères), la charge supplémentaire de travail, considérant que le Grand Conseil ne doit pas être laissé aux seules personnes qui ont tout le temps nécessaire à y consacrer, mais qui sont déconnectées de la réalité de l'élu-citoyen.
Vu son parcours professionnel, les domaines de prédiléction de Rémy Burri sont principalement des sujets "géographiques", la mobilité tout d'abord, les constructions et l'aménagement du territoire ensuite. En priorité, il souhaite permettre aux transports publics de se déplacer à une vitesse digne de ce nom et renforcer l'équité des transports (pour lui, un tram vaut bien 100 voitures, vu le nombre de passagers), s'atteler enfin aux défauts de la loi sur les constructions, qui n'arrive pas à faire aboutir les projets immobiliers, malgré des zones à construire abondantes.
Interrogé sur sa vision du monde politique actuel, il aborde tout d'abord la question de ses adversaires politiques; il reconnaît être opposé aux dogmatismes de gauche (principalement matérialisés chez les partis Ensemble à Gauche et le Parti Socialiste, mais aussi chez les Verts, malgré la fibre écologique que Rémy Burri reconnaît avoir), mais également au MCG, considérant que le PLR doit être capable de s'en démarquer clairement. Au moins, l'Alternative (Ensemble à Gauche - PS - Verts) a un vrai programme, contrairement au MCG qui "fait tout au bol".
Ceci ne l'empêche pas de considérer que le travail politique actuel a un bilan assez positif, notamment en ce qui concerne le développement des transports, les bons résultats en matière de gestion du chômage et des personnes dans le besoin, le fait que le volet "constructions" soit de moins en moins sujet à l'inertie... Il existe cependant un point négatif: Rémy Burri n'est pas sûr que l'on ait anticipé une baisse durable des recettes fiscales, avec le danger que représente la baisse de la compétitivité et de la maîtrise du savoir-faire en termes de formation des jeunes et des travailleurs.
Enfin, il présente sa vision de Genève: "c'est un paradoxe: sur plein d'aspects, c'est une métropole, mais sur d'autres, on dirait un grand village. Genève est en quelque sorte une métropole à dimension humaine".
Pour conclure ce portrait, ne ne peux que vous encourager à suivre la campagne de Rémy Burri, principalement sur Facebook ou en allant à sa rencontre au Conseil Municipal de la Ville de Genève.