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La vigne sauvage est une liane poussant en lisières sur des arbres à plusieurs mètres de hauteur. Les premières traces de ceps de vigne cultivée ont été relevées sur les flancs du Caucase, dans l’actuelle Géorgie et datent d’il y a plus de 7000 ans. La première représentation du procédé de vinification est le fait des Égyptiens, au IIIe millénaire av. J.-C. sur des bas-reliefs représentant des scènes de pressurage et de vendange et datant de 2500 av. J.-C.
Partie du Caucase, «Vitis vinifera sylvestris», la vigne à vin sauvage, gagne la Mésopotamie puis la Phénicie et l’Egypte. La viticulture se diffuse en Crète à Chypre en Asie Mineure en Grèce puis vers l’Italie du Sud, l’Étrurie et la Gaule celtique. Les vins sont transportés dans des vases importés de Corinthe ou d’Athènes. Pline l’ancien, signale l’apparition dans les régions gauloises proches des Alpes d’un singulier récipient conçu normalement pour la bière ou l’eau, le tonneau de bois… Ce tonneau va ensuite transporter du vin.
À la fin du Xe siècle, Bordeaux, seule région viticole à ne pas être sous influence de l’Église, commence à se développer. Le Grand-Duché́ d’Aquitaine, uni à la couronne d’Angleterre, remplit les flottes anglaises de Clairet dont les Anglais raffolent. Le vignoble bordelais prend son véritable essor à la fin du XIIe siècle.
En Suisse, on recense près de 240 cépages cultivés; toutefois seuls 75 sont illustrés dans les statistiques de l’OFS. Les quatre principaux sont le Pinot Noir, le Chasselas (indigène), le Gamay et le Merlot. Ils représentent 72% des cultures. Les cépages indigènes qui font la richesse et contribuent à l’identité du vignoble suisse représentent 36% des cultures. Il s’agit du Chasselas avec ses 27% associés aux Gamaret, Garanoir, Arvine, Amigne et bien d’autres encore qui eux représentent 9% des cultures.