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Philippe Burrin, personnalité de la Genève internationale, laisse sa place de directeur de l'IHEID et livre, dans son discours de départ, sa vision de Genève comme ville-monde. On peut trouver son discours in extenso sur le site d'Heidi News et c'est passionnant !
Il débute son propos en citant Dostoïevski, un temps résidant genevois et qui en dresse un portrait pour le moins contrasté où l'on reconnait assez peu la Genève actuelle. L'arrivée de la Société des Nations (SDN) change bien évidemment ce portrait et insère Genève - et la Suisse ! - dans le concert des nations après la 1ere Guerre mondiale, ce qui ne s'est pas démenti depuis. P. Burrin cite à bon escient l'influence de Paul Otlet, père de la documentation et universaliste de renom, voyant dans Genève, la future capitale du monde (la Cité mondiale).
Ce projet n'aboutit pas, mais après 1950, l'ONU installe son agence européenne, et 184 organisations internationales voient le jour, occupant quelque 25 000 fonctionnaires internationaux...
Et enfin, pour citer Philippe Burrin lui-même : "La ville tient une place de premier plan dans le système de gouvernance globale parce qu’elle est à la fois une enceinte de négociation multilatérale et un centre d’opérations qui s’étendent au monde entier (travail, migrations, santé etc). Elle est à la fois l’une des plus petites villes mondiales et l’une des plus importantes, sinon la plus importante par rapport à sa population."
Jean-Philippe Accart