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Critique
"Sept personnes, pour des raisons diverses, veulent à tout prix participer à la fête d'anniversaire de Gus, producteur new-yorkais de films à succès. FULL FRONTAL explore les relations complexes entre ces sept amis qui s'interrogent - deux à deux - sur les liens fragiles qui les unissent. L'action se situe à Los Angeles et dure 24 heures. Le tournage a été bouclé en dix-huit jours mélangeant technique vidéo numérique et cinéma classique. Si l'ensemble rappelle un peu SEXES, MENSONGES ET VIDEO qui valut à Soderbergh une Palme d'Or à Cannes en 1989, ici le résultat est plutôt navrant.
Bâti comme une succession de sketches à deux personnages, FULL FRONTAL se définit comme une comédie, mais ne fait rire personne. Quelques rares séquences parviennent à toucher quelque chose de profond: le personnage de Carl est le seul à offrir une certaine consistance. Le reste tient de l'essai cinématographique compliqué et brouillon. Soderbergh d'ailleurs avoue: ""Je ne voulais aucun équipement professionnel, je voulais toutes les contraintes qu'aurait eues un amateur et trouvais cela essentiel"". Quant à la réflexion sur l'impossible mélange des couleurs de peau dans les scènes d'amour au cinéma, elle ne parvient aucunement à donner cohérence à ce qu'il faut voir sans doute comme le petit caprice d'un réalisateur célèbre."
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