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23 mars 1814, laissant son armée sur place, le Feldmarschalleutnant autrichien Ferdinand Graf von Bubna und Littitz quitta Genève. Ainsi que l’écrivit François Ruchon : « Les Genevois le virent partir sans beaucoup de regrets ; très populaire au début, Bubna indisposa très vite la population par ses réquisitions et le Conseil par ses tracasseries, par ses ruses, par la regrettable affaire des canons ». Mais, comme le dit le proverbe : tout est bien qui finit bien. Le 10 juillet 1815, Bubna fut admis à la bourgeoisie d’honneur de Genève par des autorités qui jouèrent à fond la carte de la diplomatie, de l’apaisement et surtout de la brosse à reluire ! ( on ne sait jamais...). Bubna se vit décerner cet honneur : « pour l’appui qu’il a donné à notre Gouvernement naissant ; pour la discipline qu’il a maintenue parmi ses troupes, pour la protection paternelle qu’il a accordée à nos personnes et à nos propriétés et pour la fermeté avec laquelle il a préservé notre ville de l’invasion des troupes françaises. » Aujourd'hui, seul le Passage De-Bubna presque oublié des Genevois reliant le Boulevard Helvétique à la rue des Glacis-de-Rive rappelle cet épisode contrariant de notre histoire.
Claude Bonard