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Seven swords
Un film d'arts martiaux asiatique, qui commence à une époque où la plus haute instance décide d'interdire purement et simplement la pratique de cette philosophie sportive, promet, mais hélas, Tsui Hark est en meilleur forme quand il s'adonne à la série B. Bien sûr, tout est bien fait, les combats réglés minutieusement, mais on a la très désagréable impression que le film a été fait pour un public très large et du coup on se retrouve quasiment dans une production à La Disney: pas une goutte de sang déversée malgré les très nombreux affrontements. Et plutôt que de rendre son récit rageur, le cinéaste nous sert une sauce à la Astérix en s'attardant sur un village d'irréductibles qui résiste à la nouvelle loi et tire tout son film en longueurs contemplatives et verbeuse. En gros, ce film aurait plus d'intérêt s'il n'avait été précédé de «Tigre et Dragon» d'Ang Lee ou de «Hero» et «Le secret des poignards volants» de Zhang Yimou. Si vous voulez voir un excellent film de sabre, précipitez-vous sur une autre uvre de Tsui Hark, j'ai nommé le génialissime «The blade», à ne pas confondre avec l'autre chasseur de vampires. Dommage, à la prochaine Tsui. Et en pleine forme, s'il vous plaît.