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Le candidat de gauche à la présidentielle, Fernando Haddad, a déclaré mardi qu'il lutterait jusqu'au bout pour la démocratie, pour empêcher que "le fascisme s'installe au Brésil". Le dernier sondage lui accorde 43% des voix contre 57% pour Jair Bolsonaro.
"La force de la démocratie m'a mis au deuxième tour et la force des démocrates peut empêcher l'installation du fascisme au Brésil", a ajouté le candidat du Parti des Travailleurs (PT) lors d'une conférence de presse à Rio de Janeiro. Mais le poulain de l'ex-président Lula n'a à ce jour reçu que le "soutien critique" du PDT de centre gauche de Ciro Gomes, arrivé troisième au 1er tour avec 12,5% des voix, et de l'écologiste Marina Silva.
Exemple du Venezuela
Fernando Haddad a lancé en outre une mise en garde contre le risque de "course aux armements" en Amérique du Sud, au cas où le candidat d'extrême-droite Jair Bolsonaro serait élu dimanche et déciderait de s'allier aux Etats-Unis pour renverser le gouvernement de Nicolas Maduro au Venezuela.
"Le Brésil n'a pas de vison impérialiste. Il a toujours eu une attitude de coopération avec ses voisins. Nous devrions penser à la manière de sortir le Venezuela de la crise plutôt que de choisir un camp pour renverser des gouvernements", a-t-il souligné. Le Brésil n'a pas connu de conflit armé avec ses voisins depuis un siècle et demi.
Fernando Haddad a été la cible de nombreuses critiques en raison du soutien du Parti des Travailleurs (PT) aux gouvernements de gauche du Venezuela et il ne s'est pas lui-même démarqué d'une administration Maduro de plus en plus isolée. Dans sa campagne, Jair Bolsonaro utilise souvent l'image d'un Venezuela ayant sombré dans la crise politique et économique comme repoussoir.
Fort rejet
L'enquête d'opinion publiée mardi soir par l'institut Ibope crédite le candidat de gauche de 43% des intentions de vote, contre 57% pour M. Bolsonaro. Fernando Haddad gagnerait ainsi deux points par rapport aux précédents sondages.
Le nombre de personnes interrogées qui ont déclaré qu'elles ne voteraient en aucun cas pour le candidat du PT a chuté de 47% à 41%, tandis que le rejet qu'inspire son adversaire a augmenté de 35% à 40%.