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L'opposant Manuel Rosales a été arrêté jeudi à son retour au Venezuela après six ans d'exil au Pérou. Il y avait fui après avoir été accusé d'enrichissement illicite.
Des agents du renseignement l'ont interpellé dès sa sortie d'avion à Maracaibo, la capitale de l'Etat de Zulia, dont il a été gouverneur. Le parquet vénézuélien a précisé qu'il serait transféré à Caracas et que les procédures judiciaires à son encontre allaient être relancées après avoir été suspendues lors de son départ du pays.
Manuel Rosales ajoute ainsi son nom à la liste des opposants emprisonnés depuis l'arrivée au pouvoir du président Nicolas Maduro.
Après sa défaite à l'élection présidentielle de 2006 face à Hugo Chavez, défunt mentor de Nicolas Maduro, Manuel Rosales a été poursuivi en 2008 pour avoir mal déclaré ses revenus en tant que gouverneur de l'Etat de Zulia et pour avoir été incapable d'expliquer la provenance de certains revenus.
Il est parti au Pérou en 2009 avant la première audience de son procès. Il a ensuite disparu de la vie politique vénézuélienne. Il lui est interdit d'exercer tout mandat public jusqu'en 2022.
"Pire que la prison"
Son avocat a déclaré que Manuel Rosales s'attendait à être arrêté à son retour au Venezuela mais qu'il était tout de même revenu à la demande de sa famille et de ses amis politiques. Il s'est en outre rendu compte que "l'exil est pire que la prison", a dit son avocat.
Ses partisans, dont des centaines s'étaient rassemblés jeudi à Maracaibo, le disent victime d'une chasse aux sorcières orchestrée par le pouvoir.
Des élections législatives sont prévues le 6 décembre au Venezuela. Les sondages indiquent qu'elles pourraient être difficiles pour le Parti socialiste au pouvoir et Nicolas Maduro.
ATS