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L'histoire des manuscrits de Kafka aurait dû ne pas ressembler à celle qui leur arrive.
Car l'écrivain avait indiqué à son ami Max Brod -auquel il avait remis ses dispositions testamentaires- qu'il souhaitait que l'ensemble de son oeuvre soit brûlée.
Or Brod n'a pas suivi la volonté de Kafka.
Ainsi a-t-il à son tour et à sa mort, légué cet héritage à sa secrétaire.
Avant de mourir en 2007, celle-ci avait vendu quelques pièces dont le manuscrit du Procès que l'Allemagne avait racheté chez Sotheby's en 1988 pour près de 2 millions de dollars.
Comme le testament de Max Brod précisait que les oeuvres étaient destinées à être confiées gratuitement à des archives publiques, l'Allemagne pourrait bien se voir contrainte de remettre ses acquisitions à la Bibliothèque Nationale d'Israël.
Car ce dimanche, un tribunal israélien a exigé que les archives détenues par la fille de la secrétaire défunte de Max Brod soient remises à la Bibliothèque Nationale d'Israël.
Kafkaïenne, l'histoire de ces manuscrits ne l'est pas encore. Mais pourrait être en passe de le devenir selon que les parties concernées s'accorderont ou non.
Par la volonté de Max Brod contre celle de Franz Kafka, le manuscrit de son Procès a échappé au feu. Par la lutte juridique susceptible d'opposer Israël à l'Allemagne, c'est le tribunal qui risque de s'enflammer.
http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20121015.OBS5756/affaire-kafka-l-allemagne-va-t-elle-rendre-a-israel-le-manuscrit-du-proces.html