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Il est actuellement en résidence surveillée au monastère zen Thanh Minh, à Ho Chi Minh-Ville, où il est retenu depuis 2003. Il a été proposé neuf fois pour le prix Nobel de la paix. Amnesty International le considère comme un prisonnier d'opinion.
Thich Quang Do est le patriarche de l’Église bouddhique unifiée du Viêt-Nam (EBUV), interdite par les autorités en 1975 lors de l’instauration d’une nouvelle église bouddhique contrôlée par l’État. Depuis lors, les membres de l’EBUV ont à plusieurs reprises subi des actes de répression liés à leurs activités pacifiques, y compris, parfois, en raison de leur participation à des projets d’aide sociale ou lorsqu’ils contestent les violations des droits humains commises par les autorités vietnamiennes.
En 1995, Thich Quang Do a été arrêté alors qu’il portait secours aux victimes des inondations dans le delta du Mékong. Il a passé trois ans en prison avant d’être libéré à la suite de pressions internationales. En février 2001, il a rédigé son « Appel à la démocratie au Viêt-Nam », un plan en huit points pour un changement démocratique pacifique. Il a ensuite été de nouveau interpellé et condamné à deux ans de détention administrative. En octobre 2003, il a été arrêté alors qu’il rentrait à Ho Chi Minh-Ville après avoir assisté à une réunion de l'EBUV dans une autre province. Des responsables des services de sécurité l’avaient alors informé qu’il avait été placé en détention administrative pour une durée indéterminée.
Revendications de l'action terminée
Monsieur le Premier ministre,
Thich Quang Do, un moine bouddhiste de 81 ans, éminent intellectuel et écrivain, a passé la plupart des 30 dernières années en résidence surveillée ou derrière les barreaux en raison de ses appels incessants à la liberté religieuse, au respect des droits humains et à la démocratie. Il est actuellement en résidence surveillée au monastère zen Thanh Minh, à Ho Chi Minh-Ville, où il est retenu depuis 2003. Il a été proposé neuf fois pour le prix Nobel de la paix. Amnesty International le considère comme un prisonnier d'opinion.
Je suis très préoccupé·e par cette situation et vous demande, Monsieur le Premier ministre, la libération immédiate et sans condition du prisonnier d'opinion Thich Quang Do, placé en résidence surveillée.
Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Premier ministre, en l’expression de ma haute considération.
Cette lettre fait partie des Lettres contre l’oubli d'août 2010.
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