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Dans le but d’accroître la valeur et l’attrait des collections grecque, étrusque et romaine du Musée d’art et d’histoire, l’Association constitue au fil du temps sa propre collection, qu’elle met à la disposition dudit Musée. Les acquisitions d’intérêt majeur sont destinées à y être exposées, les autres restant dans les réserves en qualité d’instruments d’étude.
Selon les statuts, les antiquités entrées au Musée grâce à l’Association demeurent sa propriété exclusive. L’échange ou la revente sont possibles s’il s’agit de substituer une pièce à une autre, dans l’intention de renforcer la cohérence ou la qualité de la collection.
Si l’Association venait à disparaître, toutes les antiquités qu’elle détient seraient remises à une autre association poursuivant un but analogue ou, à défaut, au Conseil administratif de la Ville de Genève, l’autorité de tutelle du Musée.
L’Association constitue sa collection (à ce jour, environ 700 pièces) grâce aux dons et legs qui lui sont faits. Elle procède aussi par achat. Dans ce cas, l’Association se tourne vers le marché officiel. Toute décision d’acquisition est prise par le Comité, à l’unanimité, sur présentation d’un dossier établi par les trois membres qui ont la responsabilité de la collection sur le plan scientifique (Jacques Chamay, Fiorella Cottier et Frederike van der Wielen).
Bien entendu, la politique d’acquisition de l’Association est mise en œuvre dans le respect du devoir de diligence, selon la législation en vigueur : la Convention de l’UNESCO du 14 novembre 1970 ; la Loi fédérale sur le transfert international de biens culturels du 20 juin 2003, entrée en vigueur le 1er juin 2005 ; les Accords conclus entre le Conseil fédéral suisse et les gouvernements de pays exposés au pillage (Grèce, Italie, Chypre, Egypte…), conformément à la loi citée plus haut ; le Code de déontologie de l’ICOM, particulièrement l’article 7.1.