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Dimanche 4 décembre 2022 à 17 h 00 au Temple du Locle
La soprano italo-suisse Laurence Guillod se produit régulièrement sur les scènes internationales, tant à l’opéra qu’en concert. Son parcours l’a menée au Teatro Bellini de Catane, au Concertgebouw d’Amsterdam, à l’Opéra de Toulon, ainsi qu’en Suisse au Theater Basel, à l’Opéra de Lausanne, au Munot de Schaffhouse, à l’Opéra de Fribourg, au Théâtre du Passage à Neuchâtel.
Dans le répertoire religieux, elle interprète notamment le Deutsches Requiem de Brahms, le Requiem de Fauré, la Messe en mi bémol de Schubert, la Messe en ut de Mozart, la Petite Messe solennelle de Rossini, la Passion selon St Jean de Bach, le Messie de Haendel.
Diplômée au plus haut niveau de la Haute École de Musique de Lausanne, Laurence obtient le prix Max-D. Jost récompensant de brillantes études et passe ensuite une saison au sein de l’Opéra Studio de Bâle. Elle reçoit plusieurs récompenses dont une bourse de la Fondation Colette Mosetti et un prix d’études du Pour-cent culturel Migros. En 2014, elle gagne le prix spécial Claudio Abbado ainsi que le deuxième prix du Concours international Umberto Giordano (IT).
Né en 1991, Thomas Kientz est lauréat de plusieurs concours internationaux : le concours Olivier Messiaen (Lyon 2019), le 8e concours d’orgue de Saint-Maurice (Suisse 2015), le « Grand Prix Florentz » de l’Académie des Beaux-Arts (Angers 2016), le concours André Marchal/Gaston Litaize (2017), le concours Schnitger d’Alkmaar (Pays-Bas, 2017).
Dès lors, il mène une carrière internationale de concertiste et improvisateur à l’orgue. Il est l’invité de prestigieux festivals en Europe, en Russie, au Royaume-Uni ainsi qu’aux États-Unis où il était artist in residence à la cathédrale de la Nouvelle- Orléans (Louisiane).
Thomas Kientz a étudié au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris auprès d’Olivier Latry, Michel Bouvard, Thierry Escaich, Philippe Lefebvre, Yves Henry, Pierre Pincemaille, Laszlo Fassang.
Sur le plan discographique, Thomas Kientz compte plusieurs enregistrements labellisés, dont son intégrale des chorals pour orgue d’Homilius. Elle est saluée par la critique, obtient cinq diapasons et cinq étoiles dans Classica.
Thomas Kientz est également compositeur. Son œuvre Dominus Illuminatio mea pour grand-orgue est lauréate du concours de composition de Saint-Sulpice à Paris. Il obtient également un 3e prix du concours de la Société Suisse de musique contemporaine avec son œuvre pour chœur « O Virgo Splendens ».
Thomas Kientz est organiste titulaire des orgues de l’Abbaye de Saint-Maurice et enseigne l’improvisation à l’orgue à la Haute École de Musique de Lausanne (HEMU).
Le Programme
« Nun komm, der Heiden Heiland » est un chant de l’Avent de Martin Luther (1483-1546) qui remonte à l’hymne de l’église primitive Veni redemptor gentium d’Ambroise de Milan (339-397). Nous entendrons ici deux versions du choral composé par Bach.
Les cantates 61 et 36 ont été composées également pour le 1er dimanche de l’Avent.
Né à Buenos Aires, Pablo Ortiz étudie la musique à l’Université catholique argentine à Buenos Aires avant de partir à 27 ans pour New York étudier auprès de Mario Davidovsky à l’Université Columbia. En 1996, il reçoit le prix Charles-Ives de l’American Academy of Arts and Letters. Il est actuellement professeur à l’Université de Californie à Davis. La pièce « Nativity » de Pablo Ortiz est une commande de l’orchestre Musique des Lumières en 2021 pour le BRODSKY ALBUM qui sortira en juin 2023. La transcription pour orgue est de Pablo Ortiz lui-même.
Œuvre de jeunesse de Olivier Messiaen composée en 1928, Le Banquet céleste est une méditation pour la fête du Saint-Sacrement. Cette pièce, d’un tempo lent, crée en nous un sentiment d’éternité.
Au sujet des Quatre mélodies sacrées : « Le choix de la voix aiguë, en dialogue avec un orgue aux sonorités la rejoignant souvent dans un même registre, afin de nous offrir une musique à la fois cristalline, délicate et assumée, écrite sur des textes fondamentaux et précieux de la vie chrétienne, fait des « Quatre mélodies sacrées » un lieu du répertoire musical d’aujourd’hui, où certes le temps fuit, mais où la réalité demeure et nous emporte. C’est tout l’art de cette composition audacieuse et originale. » (extrait de la préface de Jean Scarcella, Abbé de Saint-Maurice).
La version Papier :