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De Bleu, de blanc, de rouge
Les peintures françaises du XIXesiècle du MAH
Gros plan sur une œuvre
La Mort de Socrate
Socrate dispense un enseignement purement oral, visant à stimuler la réflexion chez ses disciples plutôt qu'à leur fournir des formules toutes faites. Sa remise en question des valeurs religieuses et morales lui vaut la condamnation à mort et il doit boire la ciguë, poison utilisé à Athènes pour les exécutions capitales. Le sage est placé au centre de la composition, entouré de ses élèves éplorés. Avant de porter la coupe fatale aux lèvres, dans une attitude sereine empreinte de dignité, il poursuit sa réflexion philosophique, ainsi rigoureusement fidèle à ses principes en cet ultime instant. Il incarne un exemple de cette "virtus" tant exaltée par la sensibilité néoclassique. Cette toile, résultant d'une commande du grand collectionneur genevois Jean-Gabriel Eynard, est manifestement une réponse au célèbre tableau de Jacques-Louis David, « La Mort de Socrate » (1787, Metropolitan Museum, New York).