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Less'interrogent sur la fascination exercée sur les cinéastes par l'"étranger". Son programme recèle beaucoup d'histoires dont la portée est globale, ont annoncé mardi les organisateurs.
Il en va ainsi de plusieurs des dix films présentés en compétition pour le Prix de Soleure. Huit documentaires et deux fictions se disputent la récompense.
Femmes en force
Dans son long-métrage fictif "I am Truly a Drop of Sun on Earth", Elene Naverian raconte l'amour d'une prostituée et d'un migrant en Géorgie. Une autre Romande, Elise Shub, traite elle aussi de prostitution et de migration dans le documentaire "Impasse".
Trois autres candidates au prix racontent notamment les prisons du Népal et du Nicaragua, les zones de guerre d'Afrique centrale, les tours en béton de Benidorm (E) et le désert californien.
Petra Volpe aura quant à elle les honneurs d'ouvrir le festival avec la fiction "Die göttliche Ordnung" ("L'ordre divin").
ats/olhor
Cornelio Sommaruga dans le jury
Aldi Gugolz s'est intéressé à des habitants d'une rue de Lucerne, de retour en Suisse après avoir vécu à l'étranger. Enfin, Sören Senn expose les troubles générés par le burnout, dans "Weg vom Fenster" ("Hors jeu").
Le Jury du prix de Soleure est formé de l'ancien président du CICR Cornelio Sommaruga, de la réalisatrice Sabine Gisiger et de l'acteur Anatole Taubman. Le film lauréat sera annoncé le jeudi 26 janvier.
"Delamuraz" hors compétition
Deux lauréats des Journées de Soleure sont d'ores et déjà connus. Il s'agit des journalistes Simon Spiegel et Rafael Wolf (RTS). Le premier reçoit le Grand Prix Pathé, doté de 10'000 francs, pour son essai sur le film documentaire "Electroboy". Le second obtient le Prix Pathé "Tout court" pour sa critique du film "Un juif pour l'exemple", diffusée sur Twitter.
Le festival rendra en outre hommage au designer sonore François Musy.