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Samedi prochain, 13 avril, et pour la première fois, Lancy va fêter la solidarité internationale à l’Espace Palettes*. En 2019, le montant alloué par la commune à la solidarité internationale en 2019 est de 820'000 CHF, y compris 20'000 CHF pour l’aide d’urgence. C’est le soutien accordé à plus de soixante projets dans une cinquantaine de pays. Les associations bénéficiaires y présenteront leurs actions sur le terrain.
Lancy a une longue tradition de solidarité avec les pays du sud. En 1960 déjà, la commune a commencé à soutenir l’hôpital Albert Schweitzer de Lambaréné au Gabon, cela à hauteur de 5'000 CHF. Dans l’inventaire de l’aide apportée par les communes genevoises - dressé par la Fédération Genevoise de Coopération - FGC en 1985 - Lancy annonce un budget de 298'500 pour cette année-là. Trente ans plus tard, en 2015, elle consacre 760'000 CHF à la solidarité internationale. Des montants proches des 0,7% du budget annuel de fonctionnement de la municipalité.
Au fil des années, Lancy, comme d’autres collectivités publiques par un geste librement consenti, a rendu collective la solidarité internationale pour lutter conte le mal-développement. En ce qui concerne le montant et la nature des projets soutenus, les autorités communales se sont référées à diverses entités. Dans les années soixante, en répondant à l’appel de la « Déclaration de Berne» de 1968. Plus tard en se référant à la Déclaration finale de la conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement durable tenue à Rio de Janeiro de 1992. Plus récemment à la Charte (1994), puis l’Engagement (2004) d’Aalborg des Villes européennes pour la durabilité. Elle confirme sa volonté d’octroyer un montant de 0,7% de ses dépenses de fonctionnement annuel en faveur de la solidarité internationale. En 2015, la Ville de Lancy s’est dotée d’une Charte en matière de solidarité internationale. La même année elle a signé une Convention-cadre avec la FGC.
En ce qui concerne les peuples autochtones en 2018, Lancy, par l’intermédiaire de la FGC, a soutenu un projet du Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI en faveur des Mapuche du sud de l’Argentine qui s’organisent pour récupérer leurs terres. En 2017, l’association genevoise « Appui aux Yanomami d’Amazonie -AYA, a reçu une subvention de Lancy en faveur de son partenaire le « Service et Coopération avec le peuple Yanomami – SECOYA de Manaus. AYA présentera le film réalisé par la compagnie parisienne « Le jour se lève » sur les 25 ans d’activité de SECOYA. Il est prévu de projeter ce documentaire (23 min). quatre fois dans la journée, à 10h, 11h45, 13h30 et 15h15.
AYA et le MCI remercient la Ville de Lancy et ses habitants pour l’appui apporté leurs projets dont les destinataires sont des Peuples premiers qui luttent pour conserver leur cadre de vie. Un environnement dont l’utilité est planétaire.
*73 Av. des Communes-Réunies / 1212 Grand Lancy
Voir le programme ci-dessous :
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PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".
Cette note sera publiée dans « AYA Info » No 126, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2
Pendant le mois de février, à diverses reprises, la chaîne de TV genevoise « Léman Bleu » a diffusé un bref reportage dans lequel des Yanomami du Rio Marauiá s’expriment sur le contexte dans lequel ils vivent. Ils sont particulièrement conscients de l’importance de maintenir leur identité culturelle. L’un d’eux compare celle-ci à « La mère [qui] mastique la nourriture dans sa bouche. Elle donne cette bouillie à l’enfant pour qu’il puisse grandir… La langue transmet les noms des arbres, des rivières, des pierres… ».
Les images ont été rapportées par Aurélien Stoll, le secrétaire du Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI. Ce documentaire est le reflet d’un projet porté* par cette ONG genevoise, en collaboration avec le « Service et Coopération avec le Peuple Yanomami – SECOYA » de Manaus, pour la formation de « Multiplicateurs interculturels ». Le rôle de ceux-ci est de permettre aux communautés yanomami de relever les défis découlant du contact avec la société environnante. Ce programme est soutenu par la Fédération Genevoise de Coopération – FGC qui, pour cette action, a reçu un financement de plusieurs collectivités publiques genevoises.
Le reportage est diffusé dans le cadre de l’émission « Esprit solidaire » animée, depuis fin août 2018, par la journaliste Priscilia Chacón. Cette série est le fruit d’un partenariat Léman Bleu/FGC, qui a reçu le soutien de la Direction du Développement et de la Coopération (Confédération), de dix-huit communes genevoises, du Canton et de la Ville de Genève. Chaque mois « Esprit solidaire » présente un projet d’une organisation membre de la FGC.
PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources permettent d'en "savoir plus".
Cette note sera publiée dans le prochain « AYA Info » No 126, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 13, rue des Bossons - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2
Le collectif « Grito»*, composé essentiellement de Brésiliennes et de Brésiliens vivant en Suisse, organise une soirée d’information sur la situation des Peuples autochtones de leur pays d’origine.
Au programme : plusieurs prises de parole, quelques brèves vidéos en provenance du Brésil et, surtout, un contact par vidéo-conférence avec Sônia Guajajara, la coordinatrice de l’Articulation des Peuples Indigènes du Brésil - APIB. L’Articulation a invité les Peuples et organisations indigènes du pays à manifester le 31 janvier dernier contre les mesures prises**, dès le 1er janvier dernier, par le Gouvernent de Jair Bolsonaro, le nouveau Président de la République.
Cette soirée aura lieu : Mardi 26 janvier, 18h15 à Uni Mail, 40 Bd du Pont d’Arve, Genève, salle MR070 RDC
Ci-dessous, l'annonce publiée par "Grito". Cliquer sur l'image pour en agrandir la taille.
PS 1 : Sur la TV locale « Léman Bleu », l’émission « Esprit solidaire » de ce mois de février est consacrée à un projet que le Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI, en collaboration avec le « Service et Coopération avec le peuple Yanomami – SECOYA » de Manaus, développe auprès des Yanomami du Rio Marauiá, dans l’État brésilien d’Amazonas. Un projet soutenu par la Fédération Genevoise de Coopération– FGC.
PS 2 : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".
Difficile de trouver Tabuleiro sur la carte*. C’est un Xapono** (un village) yanomami, en pleine forêt amazonienne, sur la rive du rio Marauiá, un affluent du rio Negro, dans la commune brésilienne de Santa Isabel do Rio Negro - SIRN. C’est là qu’a eu lieu, du 29 octobre au 4 novembre, un cours auquel ont participé quarante-quatre « Multiplicateurs interculturels » venus de dix-sept xapono. Trois d’entre eux venaient du rio Demini, un autre affluent du rio Negro. Dans leurs communautés, les participants sont des leaders, hommes ou femmes, professeurs des écoles indigènes, Agents Indigènes de Santé (AIS) ou Agents Indigènes de l’Assainissement (AISAN).
Le rôle des « Multiplicateurs interculturels » est double. D’une part, ils représentent leurs communautés dans diverses instances officielles comme le « Conseil de District de Santé Indigène - DSEI». Ou, encore, dans les réunions de préparation du « Plan de Gestion Territorial et Environnemental – PGTA » en cours d’élaboration pour l’ensemble de la Terre Indigène Yanomami (TI-Y). Il s’agit d’un document, par lequel les Yanomami définissent la manière dont ils entendent conduire leur avenir et gérer leur territoire. Cela, maintenant, dans un contexte politique inquiétant. D’autre part, ils doivent restituer à leurs mandants les décisions prises dans ces structures. Ils ont besoin d’une double connaissance : celle de la culture Yanomami et celle du cadre culturel, social, économique et législatif plus large dans lequel ils vivent. Une société environnante qui a un impact sur leur quotidien, par exemple l’usage du téléphone portable, etc. Leur qualification donne plus de poids et plus d’autonomie à leur association, la Kurikama.*** Ces réunions sont également l’occasion d’aborder les problèmes liés aux relations entre les xapono : les territoires de chasse, les conséquences de la sédentarisation, etc...
Le cours a été animé par Samuel Kohito Yanomami, le Coordinateur de la Kurikama et par Silvio Cavuscens, le secrétaire du « Service et Coopération avec le peuple Yanomami – SECOYA » de Manaus. C’était le troisième module d’un projet porté par Terre des Hommes Suisse et le Mouvement pour la Coopération Internationale - MCI. Ce dernier est appuyé financièrement par plusieurs collectivités publiques (Canton et Ville de Genève, Ville de Carouge et la Direction du Développement et de la Coopération de la Confédération), cela par l’intermédiaire de la Fédération Genevoise de Coopération - FGC. Le MCI remercie chaleureusement ces entités.
C’est la première fois qu’un membre du MCI – Aurélien Stoll – a eu la possibilité de participer à un tel événement. Outre le contenu du cours et la participation très active des leaders, il a particulièrement relevé les problèmes de logistique à résoudre - et qui ont un coût - pour organiser ce type de rencontre dans un tel lieu. Une petite partie de la nourriture est trouvée sur place (par des chasseurs), mais l’essentiel et le matériel nécessaire doivent être apportés par bateau de Manaus, ville située à près de 780 km en aval de SIRN, (souvent 3 jours de navigation). Puis, tout transborder sur une ou des pirogues**** pour remonter le cours du rio Marauiá. Pour rejoindre Tabuleiro (à une cinquantaine de km en amont), il faut compter, selon la saison et la puissance du moteur, environ 5 à 6 heures de navigation. "Détail" non négligeable : il y a quatre « cachoeiras » (rapides) à franchir. Pour chaque franchissement, il faut décharger le matériel et le carburant pour le retour, faire passer – parfois porter - les embarcations avant de les recharger en amont… La coopération peut recouvrir des réalités singulières !
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*Géolocalisation : 0°15’23.0 N, 65°02’52.0’’ W / **Prononcer « Chapono » / *** Fondée en octobre 2013 / **** Dont une offerte en 2013 par la commune de Vandoeuvres (GE) par l’intermédiaire de l’association AYA - Appui aux indiens Yanomami d’Amazonie.
C'est depuis 1967 - voilà cinquante ans - que la Ville de Genève inscrit régulièrement à son budget un montant pour la solidarité internationale. Un jubilé malheureusement célébré par une coupe de 340'000 CHF sur ce poste, décidée le 28 avril 2017 par la majorité du Conseil municipal. On connaît la suite : l'aboutissement d'un référendum, une votation prévue le 24 septembre 2017 (1), annulée et reportée à ce prochain 4 mars.
Genève est connue dans le monde entier, notamment en raison du nombre d'organisations internationales qui y ont leur siège. C'est un secteur économique à part entière. En 2016 (2), plus de 29'000 emplois; près de 6 milliards de CHF de dépenses dont la moitié en Suisse. Plus de 2'800 réunions auxquelles ont participé près de 220'000 délégués et experts. Récemment, en septembre 2017, Genève a encore accueilli le Secrétariat de la Convention de Minamata sur le Mercure. Ce secteur public international est profitable à Genève. Une toile de fond à rappeler aux citoyens appelés à se prononcer le 4 mars.
À rappeler également la pratique genevoise en matière de solidarité internationale. Les collectivités publiques soutiennent des projets d'ONG locales dans lesquelles s'engagent de nombreux bénévoles. Il est facile pour le citoyen lambda d'accéder aux sites de ces organisations pour connaître l'usage qui est fait des deniers publics. Dans son "Rapport 2016", la "Délégation Genève Ville Solidaire" détaille les projets qu'elle a soutenus (3). Par exemple, elle a accordé une subvention, via la Fédération Genevoise de Coopération – FGC à un projet soutenu par le Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI en faveur d'un programme de l'Organisation Indigène d'Antioquia – OIA en Colombie (4). Il s'agit d'inclure l'éducation des jeunes et des adultes indigènes dans un système bilingue particulier (embera et castillan), géré et administré par l'OIA et progressivement financé par le gouvernement colombien. Pour atteindre cet objectif, il faut standardiser la langue embera, produire des documents dans cette langue, former les enseignants et développer des relations avec l'administration de l'enseignement public de la province. En 2016, ce sont 32 ateliers de formation qui ont été organisés dans les différentes zones du projet, touchant 40 professeurs et 635 étudiants, jeunes et adultes. L'OIA a travaillé avec la Faculté d'éducation de l'Université d'Antioqia pour élaborer une pédagogie spécifique dite de la "Madre Tierra" (la Mère Terre) avec une licence propre reconnue par le Ministère colombien de l'Éducation. La formation dispensée correspond à la culture du peuple Embera qui entend défendre la Mère Terre. À souligner que ces activités se déroulent dans une zone où la violence est malheureusement encore très présente. La contribution de la Ville de Genève s'est élevée à 61'000 CHF en 2016 et 2017. Au début de ce mois de février, le secrétaire du MCI était à Medellín (voir photo) où il a rencontré les responsables de l'OIA. Les visites sur le terrain font partie du suivi indispensable à la bonne réalisation d'un programme.
Dans le village global qu'est notre Planète, c'est avec notre voisin que nous échangeons des gestes de solidarité. Ces peuples indigènes sont les meilleurs protecteurs de la nature. Avec un tel projet, nous, Genevois, contribuons modestement à ce qu'ils gardent leur culture et leur cadre de vie. Un environnement qui est aussi le nôtre.
Réduire les crédits destinés à la solidarité internationale, c'est réduire l'appui à des initiatives comme celle mise en œuvre par l'OIA. Le MCI, comme la FGC appelle à voter "Non" à la réduction des crédits pour la coopération internationale !
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(1) Voir sur ce blog la note du 17 septembre 2017.
(2) Office cantonal de la statistique / Informations statistiques No 21 – Septembre 2017.Site : https://www.ge.ch/statistique/tel/publications/2017/informations_statistiques/autres_themes/is_oi_21_2017.pdf
« La solidarité dans tous ses états! Soutenir là-bas - Accueillir ici » Les 24 et 25 février, la commune de Plan-les-Ouates organise pour la troisième fois une manifestation * pour rendre compte à ses habitants, et au public en général, de l’usage qui est fait des crédits qu’elle consacre à la solidarité. Au programme : une exposition, des débats, un film et diverses animations. Les associations bénéficiaires des subventions communales – près d'une trentaine - seront présentes.
À deux reprises, cette municipalité a marqué son soutien au peuple Yanomami** par l'intermédiaire de l'association genevoise "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie – AYA" et son partenaire brésilien, l'ONG "Service et Coopération avec le peuple Yanomami – SECOYA" de Manaus. AYA tiendra un stand lors de ce rendez-vous et, samedi après-midi, participera au rallye organisé à l'intention des familles. Les projets soutenus par Plan-les-Ouates concernent la promotion de la santé, en particulier celle des enfants Yanomami trop souvent atteints de dénutrition.
Aucune loi n'oblige les communes genevoises à consacrer une part de leur budget à la coopération internationale. Et pourtant toutes le font, comme le montre la récente publication éditée par la Fédération Genevoise de Coopération – FGC. Plan-les-Ouates depuis 1979. Ce geste librement consenti, cette solidarité collective fait consensus. Cette manière de procéder, permet aux associations de coopération comme AYA, d'avoir accès à des financements sans devoir organiser de chronophages et coûteuses opérations de collectes de dons. Frais annexes qui ne vont pas aux réalisations sur le terrain. Les personnes qui, dans les ONG s'engagent, souvent bénévolement, à mettre en forme et à suivre les projets peuvent ainsi mieux se consacrer à cette tâche.
Au nom des jeunes - et moins jeunes - bénéficiaires amazoniens de ces soutiens, AYA tient à exprimer sa vive gratitude aux autorités et aux habitants de Plan-les-Ouates pour leur geste de solidarité.
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* Cliquer sur le lien hypertexte pour accéder au programme complet. Il est possible de suivre la préparation du Forum sur Facebook. La manifestation aura lieu à "l'Espace Vélodrome", 60 Ch. de la Mère Voie, 1228 Plan-les-Ouates, dès 17h vendredi 24 février. Elle se terminera samedi 25 février à 16h.
** Voir sur ce blog, les notes du 18 novembre 2016 et du 28 août 2015.
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PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, permettent d'en "savoir plus".
Cette note sera reprise sous un autre forme dans le prochain « AYA Info » No 115, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2
C'est dans la fraîcheur de l'air conditionné que le Musée d'Ethnographie de Genève - MEG présente, depuis ce 20 mai, une exposition temporaire* consacrée à l'Amazonie sous le titre évocateur : "Le chamane et la pensée de la forêt". Une immersion dans la culture et l'histoire des peuples amazoniens facilitée par la présentation attractive d'objets, d'images, d'enregistrements rapportés par des voyageurs, des ethnologues, des photographes au fil des ans. Un ensemble qui constitue la très riche collection du musée.
Emouvante, la vitrine consacrée à Paul Lambert, l'auteur du film "Fraternelle Amazonie", on y voit son sac à dos, sa machine à écrire, son enregistreur… alors que dans le "xabono" voisin, il est possible de visionner des vidéos enregistrées, par des indigènes eux-mêmes, à l'aide de smartphones… L'Amazonie du 21e siècle n'est pas oubliée.
Une installation interactive montre comment des organisations indigènes de l'Amazonie péruvienne s'organisent pour la défense de leurs territoires affectés par l'extraction de bois, d'or et de pétrole. Des "observateurs" indigènes vont sur le terrain, prennent des photos géoréférencées qui alimentent une base de données leur permettant de dénoncer cette situation auprès des autorités politiques. La formation de ces observateurs est le résultat d'un partenariat entre la Fédération des Communautés Natives du Haut-Tigre – FECONAT et le Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI, une ONG genevoise qui a reçu l'appui de la Confédération et de collectivités publiques genevoises par l'intermédiaire de la Fédération Genevoise de Coopération – FGC**.
Toujours dans le "xabono", la série de vidéos "Donner la parole" est le résultat d'un projet participatif initié par le MEG et le MCI. Deux jeunes membres de la Coordination des Organisations Indigènes de l'Amazonie Brésilienne – COIAB (Manaus) ont interviewé dix-huit leaders indigènes brésiliennes et brésiliens et cinq péruviens qui font part de leurs préoccupations en rapport avec la destruction de leur environnement et le non respect de leurs droits.
Depuis l'enregistrement de ces témoignages, avec les récents événements politiques qui agitent le Brésil, les menaces qui pèsent sur les droits territoriaux des peuples indigènes, non seulement amazoniens, mais de l'ensemble du pays, se font plus précises.
L'exposition du MEG devrait rappeler cette actualité !
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*Cette exposition a été réalisée sous le patronage de la Commission Suisse pour l'UNESCO. Elle est ouverte jusqu'au 8 janvier 2017. De nombreux "événements" sont prévus dans le cadre de cette exposition : voir "Totem" No 71, le bulletin du MEG sur son site Internet.
** Outre le MCI, Terre des Hommes Suisse (Genève), et bien sûr AYA entretiennent des partenariats avec organisations indigènes amazoniennes.
PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, souvent en portugais, permettent d'en "savoir plus".
- Cette note sera publiée dans le prochain "AYA Info" No 110, le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2
À Iquitos (Pérou), entre le 20 janvier et le 16 février, le Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI(Genève)* a organisé un séminaire de "Partage des savoirs" destiné à des représentants de différents peuples indigènes avec lesquels il est en contact depuis plusieurs années. Certains participants s'étaient déjà rencontrés, à Genève en octobre 2012, à l'occasion du séminaire organisé dans le cadre du 50e anniversaire du MCI. Le lieu de la rencontre ne doit rien au hasard : Iquitos abrite le siège de la Fédération des Communautés Natives du Haut Tigre – FECONAT, qui est un des partenaires du MCI. Les participants venaient d'Argentine, du Chili, de Colombie et, bien sûr, du Pérou. En Argentine, le Consejo Asesor Indígena – CAI est engagé dans un processus de récupération de terres des Mapuche. La cartographie des terres revendiquées ou déjà récupérées est utile. Il existe également des projets de prospection et d'exploitation minière qu'il est utile de localiser. Toujours sur les terres des Mapuche, mais au Chili, il y a des projets d'ouvrages hydroélectriques, aussi des projets d'exploitations minières et des entreprises pratiquant la monoculture forestière. En Colombie, les organisations indigènes sont confrontées à la violence armée et à l'exploitation minière.
Outre l'échange sur les pratiques des uns et des autres face aux réalités propres à chaque pays, une partie de la rencontre a été consacrée à un apprentissage plus technique. Les organisations péruviennes ont partagé leur savoir en matière de surveillance territoriale. Depuis plusieurs années, des indigènes ont été formés pour contrôler les installations pétrolières, notamment dans la région du rio Tigre. Ils ont révélé, aux autorités et à l'opinion publique, l'existence de dizaines de sites pollués suite à des fuites ou des ruptures d'oléoducs. Equipés de smartphones avec GPS et appareils de photos, des "observateurs" alimentent des bases de données qui permettent de préparer des dénonciations et exiger le nettoyage des terres et des rivières polluées.
Cette documentation est également utilisée pour informer les communautés sur les risques encourus. Par l'intermédiaire des réseaux sociaux, elle pourra être aussi échangée entre les organisations indigènes. Plus récemment, l'organisation indigène des Wampis a utilisé ces techniques pour dénoncer l'orpaillage illégal sur le rio Santiago. Lors de la rencontre, un des leaders de cette communauté a présenté une brève vidéo (mise en ligne sur YouTube) enregistrée lors d'une manifestation contre la présence des orpailleurs. Le recours à ces techniques a grandement facilité la mise en place de politiques publiques pour l'ensemble de l'Amazonie péruvienne.
Au début de ce mois de mars, le gouvernement péruvien a signé un accord – dit accord de Lima - avec les organisations indigènes des bassins des rios Pastaza, Tigre, Corrientes et Marañón de la région de Loreto. Les autorités ont créé un fonds de 45 millions de "Nuevo Soles" (environ 16,3 millions de US$ ou 15,6 millions de CHF) pour réduire les problèmes environnementaux. Cet accord, qualifié d'historique, est le résultat des pressions exercées par les organisations indigènes depuis des années pour la préservation de leur cadre de vie.
Pour rappel, en 2006, les indigènes avaient occupé les installations pétrolières de la compagnie Pluspetrol. Depuis il y a eu d'autres mobilisations comme en 2009 et 2012. En 2013, le gouvernement a dû déclarer l'état d'urgence environnemental dans la région de Loreto**. Une commission officielle intersectorielle alors mise en place a abouti à l'accord du 10 mars dernier.
Le patient travail de documentation et de dénonciation entrepris par les organisations indigènes a fini par "payer". Reste encore à veiller à l'application du récent accord.
Il est souhaitable que toutes les organisations indigènes présentes au séminaire d'Iquitos obtiennent, elles aussi, des résultats conformes à leurs vœux.
C'est maintenant d'une pirogue neuve, équipée d'un moteur de 15 CV, dont dispose le Service et Coopération avec le peuple Yanomami – SECOYA pour son travail avec les communautés Yanomami de l'État d'Amazonas. Il y a moins d'un an, notre association, Appui aux Indiens Yanomami d'Amazonie – AYA* a reçu un don de la commune genevoise de Vandœuvres permettant à la SECOYA faire cet investissement en remplacement d'un ancien matériel usagé.
La pirogue a été achetée directement chez le fabricant. Il a été demandé à ce dernier d'apporter des modifications au matériel standard pour répondre aux besoins de SECOYA : ajouter trois paires de poignées latérales pour faciliter le transport du bateau quand il faut passer les "cachoeiras" (les rapides); renforcer la quille et, sur la poupe, renforcer le support du moteur. Ces aménagements spéciaux ont retardé la livraison de plusieurs mois. La pirogue a été peinte. Elle porte le logo de SECOYA et les armoiries de Vandœuvres.
Construite à Manaus, elle a été transportée par barge à 780 km de là, à Santa Isabel do Rio Negro où elle est stationnée. Cette petite ville se trouve près de l'embouchure du rio Marauiá. C'est dans cette région que la SECOYA développe l'essentiel de ces programmes dans les domaines de la santé, de l'éducation, de citoyenneté et de développement durable. Les rivières sont les principaux moyens d'accès aux communautés Yanomami.
Au nom de son partenaire brésilien, AYA tient à remercier les autorités et les habitants de Vandoeuvres pour ce geste de solidarité envers les Yanomami.
Selon le relevé effectué par la Fédération Genevoise de Coopération en 2010 (pp. 142 -143), cette commune de 2'600 habitants avait consacré 1,5% de son budget de fonctionnement pour la coopération au développement, soit une contribution de près de 49 CHF par habitant. Une générosité à remarquer.
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* Appui aux Indiens Yanomami d'Amazonie – AYA est une petite ONG genevoise
PS : L'activation des liens hypertextes (en bleu) renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Ces sources, souvent en portugais, permettent d'en "savoir plus".
- Cette note sera publiée dans le prochain AYA Info (No 87), le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2
Elles font la une des médias, les "Offshore Leaks", les "fuites extraterritoriales" révélées, dès le 4 avril, par le Consortium International pour le Journalisme d'Investigation – ICIJ. Ces informations décrivent l'ampleur du phénomène et les mécanismes par lesquels, les revenus et les fortunes de personnes physiques ou morales et les bénéfices d'entreprises, peuvent être soustraits aux administrations fiscales des pays de résidence ou d'activité pour aller s'abriter dans les paradis fiscaux. On y trouve également les noms de ceux qui ont collaboré à ces opérations.
Pour l'heure, à partir de ces révélations, il n'est pas possible de se faire une idée du préjudice causé par de telles opérations sur les pays en développement. Les journalistes qui étudient cette documentation seraient bien inspirés de mettre en lumière cet aspect du problème.
Les thèmes de la corruption, de l'évasion et de l'optimisation fiscales ont été abordés par Bernard Bertossa, l'ancien Procureur général du Canton de Genève, dans un débat organisé le 28 mars 2012 par le Mouvement pour la Coopération Internationale – MCI à l'occasion de son 50e anniversaire. Il a rappelé comment ces sujets sont essentiels : "Ils devraient être lourdement traités par les ONG de coopération pour que celles-ci ne soient pas seulement le service après vente du business qui continue à se faire… impunément au détriment des pays du sud".
Les débats organisés l'an dernier par le MCI avaient pour objet de porter un regard sur le cadre dans lequel s'est exercée et s'exerce encore son activité et surtout de mieux choisir les projets qu'il entend favoriser à l'avenir. Les projets à soutenir en priorité sont ceux portés par les partenaires du sud qui, à partir leur activité concrète sur le terrain, se mettent en réseau avec d'autres organisations pour proposer et s'assurer de la mise en oeuvre de politiques publiques pouvant profiter à une population beaucoup plus large que les bénéficiaires du projet initial. Par exemple, que les organisations qui interviennent dans le domaine de l'éducation et le soutien à des écoles s'organisent avec d'autres ONG impliquées sur le même terrain, pour la mise en place d'un Ministère de l'éducation capable d'assurer une scolarisation de qualité pour tous les enfants du pays. L'objectif final – peut-être encore utopique – étant de rendre l'appui financier devenir inutile tout en ouvrant plus largement la porte à des partenariats d'échanges intercontinentaux et interculturels enrichissants.
La proposition du MCI est résumée et argumentée à l'aide d'exemples dans la vidéo récemment mise en ligne sur YouTube et que l'on peut voir au bas de cette note. Sa durée (27' 23") facilite son utilisation en classe. Sur ce même support, ou sur le DVD "Un nouvel avenir pour la coopération" que l'on peut se procurer au MCI*. En guise de "Bonus", il est également possible de voir des extraits des débats qui ont eu lieu à Genève en mars - avril 2012 et du séminaire d'octobre.
Le premier débat (21 mars 2012) avait pour titre principal : "Nations Unies, Nations Désunies ?" Et pour sous-titre : "Apports et limites du "système" des Nations Unies". L'intervention de Mme Cécile Molinier a porté sur le rôle du Programme des Nations Unies pour le Développement – PNUD et ses relations avec les ONG. M. Yves Berthelot a retracé l'évolution des Nations Unies, l'apport de la société civile et le rôle des ONG de coopération internationale. Mme Pierrette Birraux a expliqué l'option originale choisie par les Peuples autochtones pour faire entendre leur voix aux Nations Unies.
Le deuxième débat (28 mars 2012) est celui qui a attiré le plus de public. Il avait pour titre : "La Suisse, Genève, leurs secrets et la coopération ? Et pour sous-titre : "Rôle de la Suisse et de Genève dans la Coopération Internationale". La parole a été donnée à M. Peter Niggli qui a rappelé de travail de la coalition "Alliance Sud" en rapport avec la politique étrangère de la Suisse. M. Olivier Berthoud a parlé de la Genève internationale, celle des organisations gouvernementales et aussi de la Genève internationale locale, celle la solidarité internationale des ONG et des collectivités publiques genevoises. Le troisième intervenant était M. Bernard Bertossa dont il est question au début de cette note. Il a parlé du rôle de la Suisse et de Genève dans l'économie et la finance internationales.
Le troisième débat (19 avril 2012) avait pour titre : Révolution, libération, coopération ? Et pour sous – titre : L'actualité de Bandung. Il s'agissait de rappeler la conférence de 1955 qui a donné un essor à l'indépendance de nombreux États encore sous domination coloniale et au mouvement des "Non alignés" à l'un ou l'autre des deux blocs qui se partageaient la planète. En réponse à ce mouvement d'émancipation du Sud, de nombreuses ONG sont nées dans le Nord pour manifester leur solidarité avec ce "Tiers Monde". Le MCI est né à cette époque. Là encore trois intervenants. M. Darwis Khudori a rappelé ce qu'a été cette conférence organisée par des États et comment, maintenant, il s'agit de promouvoir un Bandung des peuples. Mme Lily Razafimbelo a montré, à l'aide d'exemples pris à Madagascar et en Inde quelles initiatives locales il faut soutenir de préférence. Dans son intervention, M. Cruz Melchor Eya Nchama a rappelé comment, une bonne information des élus des communes genevoises, peut faciliter l'appui à des projets de soutien aux initiatives de la société civile du sud qui veut des changements sociaux. En 2010, la commune genevoise du Grand-Saconnex, où il est conseiller municipal, a consacré 0,76% de son budget pour la coopération avec les pays du sud.
En octobre 2012, le MCI a invité ses partenaires à Genève pour un séminaire d'une semaine. Les participants ont travaillé dans trois ateliers. Ils ont aussi eu à mettre au point une "Déclaration", une sorte de "Feuille de route" pour les années à venir. Les résultats de ces travaux ont été rendus publics le 19 octobre lors d'une soirée ouverte à tous. Ils ont également mis en ligne (en espagnol) sur YouTube. Un groupe a travaillé sur l'économie solidaire. Un autre sur les Peuples autochtones et un troisième sur la formation. Enfin la "Déclaration" adoptée par tous les participants a été lue par un membre du MCI.
Un "Tiré à part" sur le MCI et son action a été publié le 6 avril 2013 dans le quotidien genevois "Le Courrier". Ce document contient la version écrite de la "Déclaration" dont il est question ci-dessus. Le MCI, en rendant public ce DVD et sa version Youtube, veut montrer l'importance de la coopération internationale des ONG et dans quel sens travailler pour la rendre plus efficace.
Le Canton de Genève n'a pas encore adopté son budget et l'on ne sait pas quel sort sera réservé au financement de la solidarité internationale. Cette note est donc aussi un appel aux membres du Grand Conseil genevois. C'est une manière de les inciter à ne pas réduire ces crédits déjà en dessous des engagements légaux. C'est à eux qu'il est demandé de ne pas compromettre ce nouvel avenir de la coopération.
* Le DVD peut être demandé à l'adresse suivante : Mouvement pour la Coopération Internationale / c/o Maison des Associations / Rue des Savoises, 15 / CH – 1205 Genève / Tél. : 00 41 (0)22 320 29 02 / Courriel : <email-pii>
PS : L'activation des liens hypertextes renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note.
Une version réduite de cette note sera publiée dans le prochain AYA Info (No 82), le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2