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Guerre économique: le Conseil fédéral sous-estime gravement la situation
(UDC) Le Conseil fédéral a annoncé aujourd'hui qu'il allait renégocier les accords de double imposition, notamment celui conclu avec les Etats-Unis. De toute évidence, le Conseil fédéral n'a...
(UDC) Le Conseil fédéral a annoncé aujourd'hui qu'il allait renégocier les accords de double imposition, notamment celui conclu avec les Etats-Unis. De toute évidence, le Conseil fédéral n'a toujours pas compris qu'une guerre économique était déclenchée. L'UDC l'invite donc une fois de plus avec insistance à adopter une stratégie claire - un dispositif de défense - pour défendre les intérêts nationaux de la Suisse et renforcer la place économique suisse au lieu de l'affaiblir sans cesse.
Le Conseil fédéral n'a toujours pas établi un plan de mesures pour répondre aux pressions internationales. Bien au contraire, il persiste dans son attitude d'obéissance anticipée en cédant aux chantages des gouvernements étrangers. Nulle trace d'une réelle défense des intérêts de la Suisse.
Ce comportement indique clairement que le Conseil fédéral est toujours incapable d'évaluer correctement la situation actuelle. La Suisse est en pleine guerre économique et l'étranger tente par tous les moyens de renforcer ses positions. Et si on peut affaiblir sans peine la partie adverse - la Suisse - on continuera forcément de le faire. Le gouvernement doit donc présenter sans tarder une stratégie de la manière dont il entend empêcher de nouveaux chantages et un affaiblissement supplémentaire de l'économie suisse. Il faut une stratégie globale pour défendre les intérêts de la Suisse et non pas une stratégie américaine. Il serait temps aussi que les autres partis interviennent auprès de leurs conseillers fédéraux pour les faire assumer enfin leurs responsabilités et prendre des mesures concrètes.
Ou, pour reprendre l'image déplacée du ministre allemand des finances: si les "Indiens" du gouvernement actuel n'ont pas la force de défendre rigoureusement les intérêts de la Suisse, ils doivent faire place aux vrais "chefs" qui ne s'aplatissent pas devant la cavalerie verbale de l'UE et des Etats-Unis et qui savent s'engager pour leur pays et leurs citoyens.
Berne, 19 mars 2009