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La "question de l'asile" et la panique, réelle ou feinte (ou, pour le dire autrement, pathologique ou calculatrice) face à la "plus grande vague migratoire en Europe depuis la Deuxième Guerre Mondiale") ne pouvait pas ne pas s'inviter dans la campagne électorale : selon le "baromètre électoral" de la SSR, en septembre, la migration serait même le problème le plus urgent que les élus de dimanche prochain, et les élus de ces élus lorsqu'il s'agira pour le parlement fédéral de déterminer la composition du gouvernement, auront à traiter. On sait déjà comment l'UDC entend traiter le problème : en piétinant le droit d'asile et en dégradant les conditions d'accueil et d'hébergement des requérants -elle a d'ailleurs lancé un référendum contre la révision de la loi d'asile, pour le seul motif qu'au terme de cette révision, dont plusieurs points sont d'ailleurs contestables du point de vue de la défense du droit d'asile, les requérants auraient droit à une assistance juridique gratuite. Pour le reste, l'UDC demande que la Suisse sorte du système des accords de Schengen et de Dublin, c'est-à-dire mène une politique migratoire solitaire dans un contexte de migration mondiale. Les blochériens ne croyant pas eux-mêmes à la pertinence de leurs propres propositions, on devrait se dire qu'aucun poisson, si stupide que puisse être un poisson, ne le serait au point de mordre à un tel hameçon -mais le "pessimisme de la raison" balançant l'"optimisme de la volonté", on se dit aussi que rien n'est impossible dans un pays où près d'un-e citoyen-ne sur trois est persuadé que la Suisse est une exoplanète exorbitée, voire une galaxie, à elle toute seule.