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Attitudes à éviter
Malgré l'envie de bien faire, il arrive que les proches aient des réactions qui renforcent le comportement de jeu du joueur. La plupart du temps, ces réactions sont liées non pas à de la mauvaise volonté mais plutôt à la méconnaissance de la problématique ou à l'impuissance vécue.
Voici certaines attitudes contre-productives, qu'il vaut mieux éviter :
Le déni
L'entourage peut éprouver des difficultés à reconnaître le problème du joueur et son impact négatif et il peut réagir par de l'indifférence ou de la colère à l'évocation du sujet. Or le déni est une stratégie peu efficace à long terme, le risque étant que chacun reste avec ses illusions sans pouvoir faire face à la réalité.
Un exemple d'attitude de déni : faire la sourde oreille quand le joueur ou les enfants essaient de parler de la situation de vie difficile.
La co-dépendance
La co-dépendance est un processus qui s'installe progressivement et qui se caractérise principalement par des tentatives de contrôle. Les proches ont alors tendance à prendre en charge les responsabilités du joueur, à réparer ses erreurs et à résoudre ses problèmes à sa place. Ils opèrent ainsi un véritable sauvetage afin de préserver le système familial et son fonctionnement.
Quelques exemples d'attitude de codépendance : payer les dettes du joueur, téléphoner à l'employeur pour dire qu'il ne viendra pas travailler, excuser ses mensonges auprès de ses amis.
Le blâme
Les proches ont souvent tendance à blâmer le joueur mais aussi eux-mêmes. Si à très court terme le blâme semble réduire l'anxiété, à terme, ce n'est pas une stratégie efficace. Un joueur confronté à des reproches et à de l'agressivité sera en effet plus enclin à adopter une position défensive, ce qui rendra la communication difficile.
Un exemple d'attitude de blâme : « pourquoi as-tu recommencé à jouer? »