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Par Laurent Probst - Le 12 décembre, 2014
Avant de devenir vigneronne en autodidacte et par passion, Irène Grünenfelder qui est originaire de l’Albula (Grisons) aura été enseignante à Arosa et journaliste à Genève. C'est au cours d'un voyage en Bourgogne et d'une visite chez Hubert Lignier, propriétaire du Clos de la Roche à Morey St-Denis dans les Côte-de-Nuits, qu'elle se passionne pour le Pinot Noir.
C’est avec l'aide de son époux, originaire de Jenins, et de sa belle famille, propriétaire sur la commune, qu’elle devient vigneronne en 1993. Elle plante ses premiers ceps sur une surface de 3000 mètres carrés sur une parcelle qu'elle qualifie de saine avec un sol calcaire et lourd, dans le bas du vignoble de Jenins. La première récolte est donc issue de vignes jeunes en 1996.
Après un début de carrière marqué par le scepticisme de certains, Irène Grünenfelder est désormais respectée et reconnue. Son domaine s'est agrandi, elle possède 3,5 hectares de vignes, auquels s'ajoutent un demi hectare en location et elle achète l’équivalent de 2 hectares en raisin.
Les terroirs de ses vignes sont situés pour une partie à Fläsch, où le schiste domine ; et l’autre à Jenins, où les sols sont plus lourds. La méthode de culture du domaine est raisonnée (production intégére) ; mais la vigneronne réalise des essais en bio depuis l'an passé.
Le pinot noir domine très largement avec 70 % de la surface totale, ce qui n'étonnera personne. La vigneronne en produit trois vins, dont la cuvée "Eichholz", qui est sa cuvée phare. Elle réalise six autres vins. Un crémant (assemblage de Chardonnay et de ...Pinot Noir), un Blanc de noir, trois vins blancs, de Pinot Blanc, de Sauvignon Blanc et de Chardonnay. Enfin, elle vinifie également un vin muté, tel un Porto, à partir du cépage Diolinoir. « Et le Completer? » lui a-ton demandé, « il reste un rêve » nous répond-elle.
La dégustation des vins nous a permis de découvrir une production magnifique commentée plus en détails sur Vins Confédérés.
La météorologie reste le défi le plus compliqué à gérer pour la vigneronne, qui nous dit humblement que la nature a toujours le dernier mot. Elle rappelle que la maturité des raisins est lente dans les Grisons, mais qu'une brêve période de foehn peut bouleverser les équilibres en faisant monter les degrés de sucres au-delà de ce qui est recherché et souhaité.
Avec l'arrivée prochaine de son fils au domaine l'avenir est déjà assuré et Irène Grünenfelder peut continuer de sourire.