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Initiée par une protestation, la Réforme s’est d’abord voulue une rénovation de l’idéal chrétien, un retour aux sources. De fait, elle participera au formidable bouleversement des débuts de la modernité.
En 1517, Martin Luther s’insurge contre les abus de l’Eglise et sans l’avoir voulu, contribue à la fracture du christianisme occidental. Bientôt suivi par d’autres réformateurs dans toute l’Europe, dont Jean Calvin à Genève à partir de 1536, il affirme que la foi du chrétien prime sur ses œuvres, que la grâce dépasse les fatalités les plus invincibles et que la seule autorité du christianisme réside dans l’Écriture biblique. Au cours des siècles suivants, la Réforme accompagnera le lent processus de sécularisation de l’Occident, tout en y résistant parfois comme ce fut le cas avec les Réveils du 19e siècle.
Aujourd’hui, la Réforme constitue une famille contrastée en de multiples courants, des plus conservateurs aux plus libéraux, entre vitalité des mouvements évangéliques et protestantismes historiques confrontés à l’avancée d’un monde désenchanté.