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Né en 1943, R.L. Stine est un auteur américain ayant écrit des dizaines de livres mêlant le comique, le fantastique et l’horreur, destinés à la jeunesse. Il est souvent décrit, par les autres et par lui-même, comme un "Stephen King pour enfants". Son univers est peuplé de monstres en tous genres, certains violents et gratinés, baroques ou drôles, et ses histoires font penser, par exemple, à des films comme Les Goonies (Richard Donner, 1985) ou surtout Gremlins (Joe Dante, 1984).
Goosebumps (littéralement "Chair de poule", du nom de l’une de ses célèbres collections littéraires) n’est pas l’adaptation de l’un ou de plusieurs de ses romans. L’idée de départ du scénario, plus complexe, est surprenante et amusante : comme si Stephen King lui-même était malgré lui parachuté héros de Simetierre (Mary Lambert, 1989) ou de Misery (Rob Reiner, 1990), R.L. Stine (interprété par Jack Black) vit avec sa fille dans une petite maison dont il interdit jalousement l’accès à tous les visiteurs. Sur les rayons de sa bibliothèque, les manuscrits de chacun de ses romans, dans des livres cadenassés. En effet, si l’on ouvre un de ces ouvrages, le monstre qui y est décrit sortira des pages et arrivera dans le monde. Lorsque deux adolescents ouvriront accidentellement l’un de ces livres, la réaction en chaîne libérera tous les monstres issus de l’imagination de l’auteur. Alors que nos héros sont poursuivis par une joyeuse meute composée de robots, d’un pantin ventriloque, d’une mante religieuse géante, d’un monstre des marécages, d’un gigantesque blob ou d’une armée de nains de jardins diaboliques, l’auteur doit se dépêcher d’écrire un nouveau roman qui les fera disparaître.
Le style à la fois joyeux, féerique et terrifiant de l’histoire plaira aux enfants qui, comme avec les livres de Stine, adorent à la fois rire et avoir peur. L’histoire met un peu trop de temps à démarrer, mais la mise en scène ingénieuse et les effets spéciaux réussis font de ce film un moment ébouriffant et plutôt sympathique. Le film propose également des passages de poésie et de tendresse qui équilibrent l’ensemble. Si les jeunes acteurs sont assez mous et inexpressifs, Jack Black est génial dans le rôle de l’auteur dépassé par ses personnages et propose une interprétation pleine de drôlerie. Le happy end obligatoire fait de Goosebumps un film que la jeunesse adorera et que les parents suivront avec bonne humeur.
Philippe Thonney
|Nom||Notes|
|Philippe Thonney||13|
|Geneviève Praplan||12|
|Nadia Roch||12|