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Lors d'une réunion qui s'est tenue à Londres en février, des responsables politiques internationaux, des ministres des finances de plusieurs pays du G7, des représentants d'institutions financières internationales et d'agences d'aide au développement se sont accordés pour créer un fonds visant à encourager le développement et la mise en uvre de traitements destinés aux enfants des pays en voie de développement (Lancet 2001 ; 357 : 697).L'initiative fait partie de plusieurs projets qui ont été annoncés pour aider un enfant sur quatre qui vit dans la pauvreté dans le monde. Les participants à la réunion ont insisté sur le fait que les nations prospères et développées doivent aider le milliard deux cent millions de personnes qui vivent avec moins d'un dollar par jour.Gordon Brown, le Chancelier de l'Echiquier britannique, a également annoncé la première déclaration jointe du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale, de l'OCDE et des Nations unies en vue d'atteindre les buts que les Nations unies se sont fixés pour 2015. Ces buts incluent : diminuer de moitié le nombre d'enfants vivant dans la pauvreté, donner accès à l'école primaire à tous les enfants et réduire les taux de mortalité des bébés et des enfants des deux tiers.Pour recueillir l'argent de ce fonds pour la santé, le ministre italien du Trésor, Vincenzo Visco, a adressé un appel aux mille entreprises les plus grandes du monde pour que chacune donne au moins 500 000 dollars, une somme que les gouvernements des pays industriels égaleraient alors «avec l'objectif d'atteindre une cible totale d'un milliard de dollars».Le président de la Banque mondiale, John Wolfensohn, a rappelé que le soutien au développement ne relève pas de la charité mais d'un investissement dans la paix et la sécurité globales. «Il est hypocrite de diminuer la dette d'un côté et de l'autre de ne pas donner la capacité aux pays pauvres de sortir de la pauvreté, a-t-il poursuivi».Saluant l'établissement de ce fonds multilatéral, le directeur général de l'entreprise pharmaceutique multinationale GlaxoSmithKline, Jean-Pierre Garnier, a dit : «GlaxoSmithKline s'est d'ores et déjà engagé à vendre ses médicaments antiviraux à des prix fortement réduits à de tels fonds et nous pressons les gouvernements d'autres pays développés de se joindre à cette initiative».