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Critique
"Un cinéaste né en 1977 au Liban, émigré en Suède dix ans plus tard, ayant réalisé une cinquantaine de courts métrages avant son vingtième anniversaire, habitué à travailler avec de tout petits budgets, ça donne un premier long métrage rafraîchissant, tourné en vidéo numérique dans l'esprit de Dogma.
On est au ras des pâquerettes: les ""héros"" vivotent comme employés des parcs et promenades, évacuant les crottes de chiens et curant les mares à canards. Mans est un Suédois coincé, qui n'arrive pas à satisfaire sa petite amie, malgré ses tentatives inabouties de recourir à l'arsenal proposé par un sex-shop. Roro, lui, est un Libanais immigré, follement épris d'une jeune autochtone, mais qui se voit contraint, au nom de la tradition, d'épouser une compatriote. On devine le résultat de l'imbroglio...
Pochade sympathique poussée par une musique dynamique, démonstration du fait qu'un film n'a pas besoin de gros moyens pour gagner son public, JALLA! JALLA! mérite un coup de pouce."
Daniel Grivel