Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06871.jsonl.gz/243

Certains fragments du génome d'une espèce éteinte de corégone du lac de Constance ont persisté chez les espèces actuelles, rapportent des chercheurs de l'Eawag. Cela pourrait aider ces poissons à recoloniser les eaux profondes.
Les services de la pêche du lac de Constance prélèvent depuis un siècle environ des échantillons d'écailles de corégones. Ce travail avait pour objectif de déterminer l’âge des poissons et leurs taux de croissance, a indiqué jeudi l'Institut de recherche sur l'eau Eawag dans un communiqué.
David Frei, du département Ecologie & évolution des poissons de l’Eawag, s’est servi des tissus adhérant aux écailles pour extraire du matériel génétique et analyser le génome de corégones qui peuplaient le lac de Constance il y a 90 ans.
Suite à l’eutrophisation de ce lac au cours des années 1950, l’une des quatre espèces de corégones endémiques a disparu. Les chercheurs ont séquencé le génome de cette espèce - Coregonus gutturosus - ainsi que des échantillons, anciens et actuels, des trois espèces de corégones qui peuplent encore le lac de Constance.
Un tiers des espèces a disparu
Il existait plus de 30 espèces de corégones endémiques aux grands lacs préalpins suisses, mais cette diversité a considérablement diminué avec l’eutrophisation des lacs. Un tiers environ des espèces de corégones alpins a disparu en l’espace de quelques décennies seulement, note l'Eawag.
Les espèces les plus touchées par ces changements furent celles qui se reproduisaient en eaux très profondes, dont C. gutturosus. L’eutrophisation causant un manque d’oxygène dans les profondeurs, leur population n’a cessé de diminuer et l’espèce a été refoulée vers des profondeurs moindres où elle était côtoyée par d’autres espèces.
Le rapprochement des sites de reproduction a pu faciliter des croisements. En conséquence, des espèces qui s’étaient adaptées à différentes niches écologiques et différenciées se trouvèrent génétiquement mélangées, donnant lieu à un phénomène d’inversion de la spéciation. Cette inversion, où deux espèces se fondent en une seule, est précisément un facteur qui peut conduire à l’extinction d’une espèce.
En comparant les génomes des corégones, les chercheurs ont constaté que les différences entre espèces ont fortement diminué suite à l’eutrophisation. Les croisements ayant eu lieu ont cependant préservé des fragments de génome de l’espèce éteinte au sein du génome des espèces encore vivantes de nos jours.
Les chercheurs présument que des adaptations de C. gutturosus aux eaux profondes pourraient, en partie, demeurer parmi ces fragments. Il n'est pas impossible selon les auteurs que l’héritage génétique de C. gutturosus puisse faciliter la reconquête des eaux profondes du lac Constance par les corégones.
Populations hybrides
Grâce aux efforts communs entrepris par les pays riverains dans le domaine de la protection des eaux, la teneur en nutriments du lac de Constance a considérablement diminué et les habitats en eaux profondes sont de nouveau accessibles aux corégones.
Un projet en cours devrait permettre de déterminer si les fragments de génome C. gutturosus jouent un rôle dans la recolonisation du milieu profond. Il s’agira, pour les chercheurs, d’étudier si les corégones vivant en eaux profondes portent des fragments spécifiques au génome de l’espèce éteinte.
Si l’hypothèse se confirme, une reconsidération des approches en matière de protection des espèces s’imposerait: la préservation des populations hybrides serait alors bien plus importante qu’on ne le supposait jusqu’ici, conclut l'Eawag.
Ces travaux, publiés dans la revue Nature Ecology & Evolution, ont été menés dans le cadre du projet "SeeWandel: la vie dans le lac de Constance - hier, aujourd’hui et demain", qui étudie l’impact de la diminution des nutriments, du changement climatique, des organismes invasifs et d’autres facteurs. La présente étude fait partie de treize projets auxquels participent sept instituts de recherche en Allemagne, en Autriche, au Liechtenstein et en Suisse.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Pas de nouveau millionnaire au tirage du Swiss Loto
Personne n'a trouvé la combinaison gagnante du Swiss Loto mercredi soir. Pour empocher le gros lot, il fallait cocher le 13, 14, 28, 30, 37 et 38. Le numéro chance était le 1, le rePLAY le 1 et le Joker le 784978.
Lors du prochain tirage samedi, 8,7 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande.
https://jeux.loro.ch/games/swissloto/
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Transport absurde: Migros épinglée, une entreprise Genevoise saluée (VIDEO)
Migros se voit décerner le prix de la "pierre du diable" pour le transport le plus absurde: un snack pour chiens en provenance de Chine qui parcourt en moyenne 20'280 km. L'entreprise genevoise OVO reçoit de son côté un "cristal de roche" pour l'acheminement de marchandises par vélos cargos.
Chaque paquet de blanc de poulet du snack pour chiens de Migros en provenance de Chine émet plus de 100 grammes de CO2 lors de son transport. Avec du poulet venant de Suisse, les émissions seraient de 8 grammes de CO2 par paquet, a indiqué mardi l'Initiative des Alpes. La "pierre du diable" a été attribuée sur la base du vote de 4200 personnes.
"C'est un non-sens absolu en matière de transport", a déclaré Django Betschart, directeur de l'Initiative des Alpes, lors de la remise de la "pierre du diable" devant le siège social de Migros à Zurich. "Face au changement climatique, il faut renoncer aux transports inutiles".
Vélos cargos
Le "cristal de roche" est attribué à l'entreprise OVO Logistique Urbaine, à Carouge (GE). Elle propose des solutions pour améliorer la logistique du dernier kilomètre grâce à des microdépôts en bordure des centres-villes. Des vélos cargos peuvent ainsi assurer une part importante de la distribution dans les villes, souligne l'Initiative des Alpes.
"Laisser les poids lourds à l'extérieur de la ville est nécessaire pour réduire les nuisances sonores et la pollution et améliorer la qualité de vie des centres urbains", a déclaré Isabelle Pasquier-Eichenberger, membre du comité de l'initiative des Alpes lors de la remise du "cristal de Roche à Ovo.
Avec Keystone-ATS
Comptes WhatsApp piratés: Voici comment vous protéger
La police cantonale valaisanne a été informée de plusieurs cas de piratages de comptes WhatsApp dans la région. Elle appelle à la prudence et conseille "vivement à la population d’activer la double authentification que propose l’application".
Pour commencer, l’escroc installe un compte WhatsApp en utilisant le numéro de téléphone de sa future victime, explique mercredi la police dans un communiqué. L’application transmet alors automatiquement un code unique par SMS au numéro de téléphone lié au compte.
Profitant d’une faille dans le processus de validation, l’escroc parvient à se procurer ce code et à prendre le contrôle du compte WhatsApp, ajoute la police cantonale. Dès cet instant, il activera l’authentification à deux facteurs pour empêcher la victime de le récupérer.
Dans le détail, le processus de validation peut se faire via téléphone, voire via un message laissé sur le répondeur, si personne ne décroche. Mais comme les utilisateurs définissent rarement un nouveau mot de passe après l’installation de leur messagerie vocale, celui-ci est facilement piratable, met aussi en garde le centre national pour la cybersécurité sur son site internet. Pour anticiper cela, activez cette protection avant un escroc.
Ne pas payer
Dans les cas rapportés en Valais, l’escroc a joint tous les contacts enregistrés pour leur demander de l’argent. Il a également exigé une grosse somme d’argent à sa victime en échange de la récupération de son compte WhatsApp, détaille la police qui appelle à ne pas verser d'argent "même si les escrocs vous relancent avec insistance" et à conserver toutes les preuves.
Avec Keystone-ATS
Des étoiles filantes dans le ciel suisse aussi en octobre
Plusieurs courants d'étoiles filantes traversent le ciel en octobre. Certaines sont bien visibles en cas de chute, comme les Draconides capricieuses, entre le 6 et le 10 octobre, ou les Taurides australes, entre le 10 et le 13 octobre, puis autour du 5 novembre.
Le mois d'octobre n'est certes pas connu pour un seul grand flux de météores, comme le mois d'août avec les Perséides, admet mercredi Meteonews. Au lieu de cela, beaucoup de courants plus faibles se superposent, qui font qu'au total il vaut quand même la peine de regarder vers le haut.
Parmi ces courants faibles, les Draconides capricieuses, appelées également Giacobinides car elles trouvent leur origine dans la traînée de poussière de la comète 1P/Giacobini-Zinner, sont relativement lentes et bien visibles en cas de chute.
On indique un taux de chute typique de 10 météores par heure, mais la marge de variation est énorme, précise Meteonews. Pour certaines années, de véritables tempêtes de météores sont documentées, avec des centaines d'étoiles filantes par heure. La dernière a eu lieu en 2011, avec un taux de chute de 300 météores par heure.
Les boules de feu des Taurides
Quant aux Taurides, divisées entre Taurides du Nord et Taurides du Sud, qui trouvent leur origine dans les débris de la comète d'Encke, leur période s'étend de la fin de l'été à la fin de l'automne.
Les Taurides australes ont un maxima entre le 10 et le 13 octobre, et un second autour du 5 novembre. Les taux de chute sont faibles, avec seulement 5 météores par heure, mais avec de la chance, ils peuvent être très spectaculaires. Les Taurides sont en effet connues pour être des boules de feu ou des boules lumineuses.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Décès d'un ancien directeur de Pro Helvetia Urs Frauchiger
Le musicien et auteur bernois Urs Frauchiger, ancien directeur de Pro Helvetia, est décédé le 27 septembre à l'âge de 87 ans, annonce mercredi sa famille. Celui qui a également enseigné le violoncelle au Conservatoire de Bienne a connu un parcours riche et éclectique.
Egalement ancien critique culturel et lauréat de plusieurs prix littéraires, Urs Frauchiger a en outre été chef de service à la radio alémanique DRS de 1970 à 1976, puis directeur du Conservatoire de Berne pendant quatorze ans.
Il a dirigé Pro Helvetia de 1991 à 1997, après avoir été pendant huit ans membre du conseil de fondation. Il a quitté son poste de directeur de l'organisation en déplorant que celle-ci "engloutissait trop d'argent dans son administration et ne faisait pas assez bouger les choses".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Derniers titres
L'info en continu
Pas de nouveau millionnaire au tirage du Swiss Loto
Personne n'a trouvé la combinaison gagnante du Swiss Loto mercredi soir. Pour empocher le gros lot, il fallait cocher le...
Guide Michelin: "avoir un Bib Gourmand, c'est gratifiant"
Il n’y a pas que les étoiles dans la vie d’un restaurant. Le Guide Michelin...
Transport absurde: Migros épinglée, une entreprise Genevoise saluée (VIDEO)
Migros se voit décerner le prix de la "pierre du diable" pour le transport le plus...
Comptes WhatsApp piratés: Voici comment vous protéger
La police cantonale valaisanne a été informée de plusieurs cas de piratages de comptes...