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Aujourd’hui, le tabac est un fléau responsable de près de 6 millions de décès chaque année dans le monde. Ce chiffre très inquiétant a conduit certains organismes à financer les recherches biomédicales dans le but de réduire les problèmes associés au tabac. Qui sont donc ces acteurs qui financent ces recherches ?
Le Programme de recherche sur les maladies liées au tabac (TRDRP)
Depuis son existence, le TRDRP appuie la recherche pour établir une base de preuves scientifiques. Pour cela, il met en place des interventions, des recommandations cliniques, des politiques et des règlements qui aident à diminuer les souffrances associées à l’usage commercial du tabac. La toute première étude sur les cigarettes électroniques a été financée en 2011. Et dès lors, le nombre de subventions pour les cigarettes électroniques ne cesse d’augmenter.
En 2011, le TRDRP a financé au total 92 études centrées sur les cigarettes électroniques, globalisant en tout près de 50 millions de dollars d’aide. À ce jour, le TRDRP a financé 27 institutions pour mener des recherches sur la cigarette électronique, avec 50 subventions dans des institutions de l’Université de Californie (UC).
Le TRDRP à travers ses recherches a pour objectif d’aider à prévenir et traiter la dépendance à la nicotine. Ensuite, il espère contrer les stratégies de l’industrie du tabac et mieux comprendre et trouver des traitements pour les maladies liées au tabac. Ces différentes recherches se reflètent dans le portefeuille de cigarettes électroniques du TRDRP. Cela représente environ 40 % d’études sur la cigarette électronique dans les sciences sociales et 60 % dans les sciences biomédicales et l’exposition environnementale et la toxicologie.
Les gouvernements
Les États-Unis règlementent les cigarettes électroniques en tant que produit du tabac depuis 2016. Dès lors, le gouvernement américain a financé 800 études sur la cigarette électronique. Les résultats de cette étude montrent que le vapotage est nocif, mais pas plus que le tabagisme. De plus, il peut faire fumer les jeunes, mais pourrait également aider à ne plus fumer.
Certains gouvernements réglementaient les cigarettes électroniques en 2018 tout en contrôlant la commercialisation, l’emballage et la fabrication. Mais certains pays comme l’Argentine, l’Arabie saoudite et Singapour ont interdit les cigarettes électroniques. Par contre, certains pays comme le Royaume-Uni considèrent les cigarettes électroniques comme solution de réduction des risques pour la santé publique.
Les industries de tabac
Les sociétés telles que JUUL Labs, Altria investissent énormément dans ce domaine. En 2018 JUUL Labs a reçu un investissement de 12,8 milliards de dollars de la part d’Altria, un géant fabricant de cigarettes. Peu de temps après l’investissement d’Altria, JUUL Labs a utilisé des stratégies pour influencer la recherche sur le vapotage. JUUL Labs a alors mis en place JLI Science, début 2019, dans le but déclaré de « mieux comprendre les effets et l’impact des produits de vapotage à long terme, tout en décourageant les nouveaux utilisateurs et en partageant ces résultats avec la communauté scientifique ». Cependant, les travaux de recherche de JUUL Labs sur le vapotage doivent être considérés avec prudence et évalués pour les impacts potentiels sur la santé publique.