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Un handicapé mental, dont le retard intellectuel avait été attesté par de nombreuses expertises psychiatriques, a été exécuté mardi en Géorgie, aux Etats-Unis. L'homme de 54 ans avait été condamné à la peine capitale après avoir tué un prisonnier avec une planche à clous en 1990.
Il purgeait déjà à ce moment-là une peine de réclusion à perpétuité pour le meurtre, cinq ans plus tôt, de sa compagne. Il a été déclaré mort par injection létale à 19h55 (01h55 mercredi en Suisse) au pénitencier de Jackson, a déclaré une porte-parole des prisons de Géorgie.
Ultime rempart pour arrêter une exécution, la cour suprême avait, par sept voix contre deux, donné son feu vert à l'exécution un peu plus d'une heure avant sa mort. Elle avait pourtant, en 1986, interdit l'exécution des personnes démentes, en vertu du huitième amendement qui proscrit "le châtiment cruel et inhabituel".
QI de 70
Mais chaque Etat dispose de lois différentes pour reconnaître le retard mental. La Géorgie est l'un des Etats les plus stricts du pays, estimant que le handicap d'un condamné doit être établi "au-delà d'un doute raisonnable" pour échapper à l'exécution. Sans commentaire mardi, la haute cour a manifestement laissé le libre arbitre aux Etats.
Le condamné était doté d'un QI de 70. Le bureau des grâces de Géorgie avait aussi refusé mardi de commuer sa peine en réclusion criminelle à perpétuité.
Plusieurs expertises psychiatriques, y compris par des médecins désignés par l'Etat de Géorgie, avaient attesté du retard intellectuel de l'homme depuis son enfance.
ATS