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François Keller débute ses activités professionnelles à la fin des années 1970, à Genève, dans le secteur de la jeunesse. Il s’implique dans le montage de nouvelles structures d’accueil et y développe des activités éducatives et socio-culturelles.
Au début des années 1980, il entreprend sa formation professionnelle à l’Institut d’études sociales de Genève, où il obtient un diplôme en éducation spécialisée. Il intervient alors dans des institutions qui accueillent des personnes demandant à ce qu’un autre horizon se dessine pour elles, comme après un séjour effectué en psychiatrie
L’hospitalité est pour lui un aspect à penser et à travailler de façon continue.
Face au malaise dans la culture et aux questions qui se posent dans les institutions, il suit des cours à la Faculté des Sciences de l’éducation de l’Université de Genève. Ce cursus l’amène à l’obtention d’une licence dans le secteur de la formation des adultes.
En 1990, il débute des conversations avec Claire-Lise Grandpierre, psychanalyste à Lausanne, fondatrice du Collectif de recherche pédagogique et psychanalytique en 1974, puis de l’Association Le chiffre de la parole en 1988.
Il devient protagoniste de cette organisation qui a pour originalité d’aborder ce qui se dit de particulier dans un acte de parole, et propose une approche non discriminatoire d’impasses que des individus rencontrent dans leur vie. Il contribue au développement d’une clinique de la parole, où le récit, la narration, la conversation, l’écriture de l’expérience, la valorisation de la mémoire, sont des aspects centraux.
En 1994, en collaboration avec la maison d’édition Spirali, qui publie de nombreux textes de dissidents, il organise le congrès La charte intellectuelle au Palais des Nations, à Genève. Au fil d’échanges qui se nouent à cette occasion avec l’économiste Emilio Fontela, François Keller cueille les notions de brainworker et de brainworking.
Ces notions, le brainworking, le brainworker, avaient alors déjà été relevées par des experts de la Coopération européenne dans le domaine de la recherche scientifique et technique (COST) en 1988, comme des nouveautés concernant travail intellectuel de chacun. Cela pointe entre autres les transformations à venir quant aux services à la personne et aux nouvelles technologies de communication.
Le projet de constituer un institut de brainworking a abouti en 2006. Il a pris forme autour de trois axes d’activités qui en font sa spécificité : l’édition, la formation continue et l’insertion professionnelle.
L’Institut, présidé par François Keller, est devenu une entreprise associative qui développe une gamme de services avec des porteurs et des responsables de projets. Il s’adresse à des ingénieurs, des entrepreneurs et des artistes. Il intervient spécialement dans la production de récits, réunis dans des ouvrages thématiques, et destinés à constituer une bibliothèque d’entretiens à disposition de chacun.
L’ensemble des programmes sont ouverts à des personnes en phase de structuration ou de relance de leur activité professionnelle qui effectuent des mesures des assurances sociales, en faveur de l’emploi.