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Pour son premier tournoi du Grand Chelem, au bout d'un long tunnel de blessures, Tim van Rijthoven va enfin baigner en pleine lumière : celle d'un huitième de finale à Wimbledon contre Novak Djokovic.
Invité par les organisateurs du tournoi londonien, le Néerlandais, 104e mondial, a battu le Géorgien Nikoloz Basilashvili (ATP 26) 6-4, 6-3, 6-4. Depuis 2000, il n'est que le septième joueur à rallier le stade des huitièmes de finale pour une première participation à un Majeur.
La performance est d'autant plus remarquable que Wimbledon n'est que le troisième tournoi disputé sur le circuit principal par Van Rijthoven qui a connu notamment cette année des défaites contre Henri Laaksonen, Alexander Ritschard et Dominic Stricker. A 25 ans, le droitier n'avait jusque là fait qu'une brève apparition au tournoi de Winston-Salem en 2016 avant, le mois dernier, son titre surprise à domicile sur le gazon de Hertogenbosch, auréolé d'une victoire en finale sur Daniil Medvedev.
Six années à patienter
Ces six années à patienter dans des tournois Challengers et Futures, l'antichambre de l'élite du tennis, s'expliquent par une succession de pépins depuis ses 18 ans, entre des blessures à l'aine, au poignet, des spasmes au dos et une opération réalisée afin de soigner une thrombose dans son bras. Ces blessures, a-t-il précisé, «ont duré près de trois ans, j'ai été opéré du poignet et de l'artère. Je me suis fait un +golfer's elbow+ en jouant au tennis. Il a fallu neuf mois pour régler ce problème.»
Avec 53 aces réussis et seulement trois breaks concédés en trois tours au All England Lawn Tennis Club, Van Rijthoven savoure: «Je suis juste heureux d'être à l'endroit où je suis en ce moment. J'espère y rester pour de nombreuses années.»
«Je n'aurais jamais cru que je commencerais avec une série de huit victoires consécutives sur le circuit ATP», a-t-il lancé. Son succès contre Basilashvili a succédé à celui glané au tour précédent contre l'Américain Reilly Opelka (no 18) et son service monstrueux. «Évidemment, c'est un très gros gain de confiance. Le gazon me convient vraiment, il convient vraiment à mon jeu. Je suis juste en train de surfer sur la vague en ce moment, on verra bien où elle s'arrêtera.»
Face à Djokovic, qui a balayé son compatriote serbe Miomir Kecmanovic en trois manches 6-0, 6-3, 6-4, le Néerlandais de 25 ans aura l'opportunité d'inscrire un peu plus ses rêves dans la réalité. «Avant le début du tournoi, c'était un rêve pour moi de l'affronter, a-t-il souri. Alors, pouvoir avoir cette chance et peut-être même jouer sur le Centre Court ou le Court 1, c'est magnifique et magique.»
ats