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La fécondation in vitro ou FIV englobe un ensemble de traitements qui ont pour but de féconder en laboratoire les cellules reproductrices de la femme (ovules) par les cellules reproductrices de l’homme (spermatozoïdes).
La fécondation in vitro se pratique notamment dans certains cas d’infertilité, lorsque les trompes de Fallope de la femme sont obstruées ou inexistantes, lors d’endométriose ou d’infertilité masculine sévère. La FIV peut également être une solution en cas d’infertilité dont la cause n’a pu être décelée.
Le taux de succès de la FIV varie entre 20% et 50%, selon la clinique et le pays. Les techniques associées à la FIV telles que méthodes de fertilisation, de culture, de testing des embryons et de cryo-conservation influencent ce taux. La qualité du laboratoire et le nombre de traitements effectué par an ont une importance considérable.
Le choix de sa clinique et du pays est donc délicat et il faut savoir poser les bonnes questions afin d'obtenir les informations les plus précises.
Le tarif de la FIV oscille entre CHF 2'000 et CHF 20'000 selon le pays et la clinique.
En Suisse, le tarif de la FIV est d'environ CHF 10'000 et celle-ci n'est pas remboursée par l'assurance maladie.
Le processus :
Le processus de FIV débute par une stimulation hormonale de la femme, nécessaire à l’obtention d’un plus grand nombre d’ovules que lors d’un cycle d’ovulation naturel.
Cette période de stimulation est contrôlée de près par plusieurs examens échographiques.
Lorsqu’un grand nombre d’ovules est arrivé à maturité, ils sont prélevés par ponction des follicules, sous anesthésie générale et sous contrôle échographique.
En règle générale, le prélèvement du sperme du partenaire s’effectue le même jour que la ponction des follicules. Le sperme peut également provenir d’un échantillon congelé ou d’un don.
Les ovules ponctionnés sont alors fécondés, en laboratoire, par les spermatozoïdes. Les embryons ainsi créés sont cultivés in vitro, pendant plusieurs jours, et observés quotidiennement.
A la suite, un (deux) embryon(s) (ou deux) de qualité est (sont) transféré(s) dans l’utérus de la femme.
Les embryons de qualité non utilisés peuvent être congelés et conservés pour un éventuel traitement ultérieur.
La stimulation : Sur la base des différents taux hormonaux de la femme (analyses qui peuvent être prescrites par le gynécologue habituel), le médecin de la Clinique établira un protocole de stimulation adapté.
La stimulation ovarienne dure de 10 à 14 jours. Durant cette période, des gonadotrophines sont administrées quotidiennement par injection sous-cutanée. La phase de stimulation doit être étroitement contrôlée par échographie. En général, le but est d’obtenir de 6 à 12 follicules.
La ponction des ovules : Les ovules sont prélevés par aspiration des follicules, sous anesthésie générale légère. Cette intervention dure environ vingt minutes.
La fécondation des ovules : Deux méthodes de fécondation existent : la fécondation in vitro classique et la fécondation par injection des spermatozoïdes dans l’ovule (ICSI). Au préalable, les spermatozoïdes peuvent, au besoin, être sélectionnés par PICSI, IMSI et MACS.
La culture des embryons : Les embryons créés lors de la fécondation sont cultivés pendant 2 à 6 jours dans des incubateurs spéciaux, conçus pour « imiter » au mieux l’environnement naturel du corps de la femme. Leur développement est suivi méticuleusement.
La culture prolongée des embryons jusqu’à 5 ou 6 jours et leur observation permettent de déterminer ceux qui auront le plus de chance de résulter en une grossesse. Cette technique permet d’éviter, dans certains cas, le transfert de plusieurs embryons et ainsi diminue le nombre de grossesses gémellaires risquées pour la femme.
Le transfert embryonnaire : Le transfert embryonnaire est sans douleur et ne dure que quelques minutes (pas d’anesthésie). Selon l’âge, la problématique et le désir du couple, un ou deux embryons sont introduits dans l’utérus de la femme sous contrôle échographique.
La cryoconservation : Les embryons créés et non utilisés lors du premier transfert peuvent être conservés dans de l’azote liquide à moins 196°C. Ces embryons pourront être cryo-conservés pour un éventuel transfert ultérieur. Le taux de réussite de la congélation/décongélation dépend du laboratoire et des ses équipement.