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Le projet d'un bâtiment de mille mètres de haut à Dubaï nous rappelle le mythe de la tour de Babel. Selon le texte de la Genèse (11, 1-9) vieux de 2'500 ans, les hommes ont voulu construire une tour gigantesque pour atteindre le ciel. Leur arrogance a fini en disputes, l'ouvrage n'a pas pu être achevé et il est tombé en ruines.
La tour de Dubaï nous rappelle aussi les statues de l'île de Pâques dont l'érection a sonné le glas d'un peuple aux abois qui a consacré ses dernières forces à la construction de ces statues géantes pour démontrer sa puissance, avant de disparaître par épuisement des ressources de l'île.
Ces tours sont inutiles, elles sont gaspilleuses d'énergie et elles créent des espaces artificiels qui coupent leurs habitants de leurs bases naturelles. Elles sont le produit de l'arrogance d'une humanité qui gaspille ses richesses dans un luxe aberrant, sur la même planète où des millions de miséreux manquent de tout.
Aveuglée par les progrès de la connaissance scientifique et la puissance que lui donne le développement technologique, l'espèce humaine élimine toute transcendance, néglige la nature et se veut seule maîtresse du monde. Son comportement irresponsable provoque des déséquilibres majeurs qui conduisent à l'épuisement des ressources, à la destruction de la nature, et à une pauvreté extrême pour un tiers de l'humanité. Revenons sur terre, à davantage de modestie, de retenue, de simplicité et de partage.
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