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Posté au perchoir du Grand Conseil, j'apprends le décès d'Andrée Dayer, ancienne députée PDC, avec qui j'ai siégé entre 1985 et 1988. A cette époque, l'on pouvait réellement parler d'ostracisme à l'égard du mouvement patriotique Vigilance dont j'étais l'un des élus. Je garde de cette époque le souvenir d'un large fossé séparant le groupe vigilant d'avec le reste du Parlement. Il fallait quelque courage pour le franchir. Madame Dayer et quelques rares autres députés aimaient suffisamment la politique et la liberté d'opinion pour briser le joug de l'hostilité générale qui prévalait alors. Je l'ai côtoyée à de nombreuses reprises et je garde en mémoire son amabilité et ses positions pleine d'intelligence sur nombre de sujets et plus particulièrement ceux concernant sa profession : la santé. Je garde aussi en mémoire que le vendredi 19 juin 1987, à la veille de mon mariage, je siégeais au Grand Conseil. Pour ne pas changer. Ma future femme aurait du se méfier... J'ai été surpris de trouver sur ma place une petite plante verte avec une carte de visite, sur laquelle étaient écrit des vœux de bonheur pour l'avenir de mon couple. Vous avez évidemment deviné qui était l'auteur de ce geste amicale. De ceux que l'on oublie jamais, ni le geste, ni l'auteur.