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250 CEO, dont celui de JPMorgan Jamie Dimon, craignent qu’une hausse de la taxation dans l’Etat de New York puisse «compromettre» la reprise économique.
Un groupe de 250 grands patrons et représentants de PME, dont les dirigeants de JPMorgan Chase, Pfizer et Revlon, se sont opposés mardi à une augmentation imminente des impôts dans l’Etat de New York qui pourrait, selon eux, «compromettre» la reprise économique.
Le récent plan de soutien de 1’900 milliards de dollars adopté à Washington prévoit des fonds pour les collectivités locales, justifient-ils dans une lettre adressée au gouverneur Andrew Cuomo et aux chefs de fil démocrates au Sénat et à la chambre des Représentants de l’Etat.
Une fois que la reprise sera bien entamée, «il y aura peut-être besoin de lever plus de revenus pour combler les trous dans les systèmes d’éducation, de santé ou de protection sociale», écrivent-ils.
Mais pour le moment, des hausses importantes de l’impôt sur les sociétés et les particuliers, telles que proposées par des responsables de l’Etat de New York, «rendront beaucoup plus difficile le redémarrage du moteur économique», avancent-ils.
Alors que les bureaux sont seulement occupés «à environ 10%», une hausse de la taxation pourrait notamment dissuader les New-Yorkais partis s’installer dans des contrées aux taux d’imposition moins élevés durant la pandémie de revenir, arguent les responsables économiques dans la missive initiée par l’association Partnership for New York City.
Les entreprises pourraient devoir «délocaliser leurs activités là où les talents veulent vivre et travailler», ajoutent-ils.
La publication de cette lettre intervient au moment où des questions se posent sur la façon dont le gouvernement américain peut financer d’ambitieux projets d’infrastructures.
Au cours de la campagne présidentielle, Joe Biden avait proposé d’augmenter le taux d’imposition des sociétés de 21% à 28% et d’élever les impôts des particuliers gagnant plus de 400’000 dollars par an.
Le président démocrate ambitionnait initialement de présenter son programme d’investissements comprenant des projets d’infrastructures dès février. Mais cet objectif a été rapidement écarté, l’adoption du plan de sauvetage de 1’900 milliards de dollars se heurtant pendant plusieurs semaines à l’opposition des républicains.
D’après la presse américaine, les conseillers économiques de la Maison Blanche pourrait soumettre cette semaine à Joe Biden un ensemble de mesures de 3’000 milliards de dollars.