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Les dits horlogers s'assemblèrent en 1749 dans le but d'établir une maîtrise, ce qu'ils firent après la concession de février de la même année accordée par LL.EE. Les règlements, aussi visés par les mêmes, datent de 1751. Dès lors la maîtrise put aller son petit bonhomme de chemin, les procès-verbaux tous enregistrés par le Juge Nicole lui-même, c'est dire qu'ils ont une forme parfaite.
Ce registre, en l'espace de plus de vingt ans, permet de découvrir la totalité des horlogers de notre contrée qui obtinrent la maîtrise. Cette liste, encore à faire, est d'une utilité évidente pour qui veut plonger dans l'histoire horlogère du XVIIIe siècle.
Cependant le feu couva sous la braise très tôt. On voulait supprimer la dite maîtrise, sous prétexte qu'elle était une entrave à la liberté de commerce. C'était certes le cas, mais en même temps on procédait à l'apprentissage d'horlogers qui avaient pour tâche, afin d'obtenir leur maîtrise, de créer une montre de toutes pièces. C'était certes là un rude exploit, cinq ans derrière un établi et sous le regard d'un maître, mais l'on était sans aucun doute, à la fin de ce laps de temps, formé en bonne et due forme.
Cette sorte d'apprentissage répugnait. On voulait pouvoir se livrer sans contrainte à la fabrication de pièces détachées, à la série, pourrait-on dire. D'où les attaques de plus en plus régulières contre la maîtrise qui finit par se saborder elle-même en 1776.
Ce fut une histoire fascinante de 27 ans. Son terme est raconté ici selon les documents de l'époque.
↓ (PDF) Fin de maîtrise