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La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a déclaré que l'Allemagne ne bloquerait pas l'exportation de chars Leopard de pays tiers vers l'Ukraine. «Pour l'instant, la question n'a pas encore été posée. Cependant, si on nous la posait, nous ne ferions pas obstacle», a déclaré la politicienne Verte à Darius Rochebin sur la chaîne française LCI.
Le présentateur suisse lui avait demandé ce qu'il se passerait si la Pologne livrait les fameux chars Leopard que l'Ukraine réclame depuis des semaines à cor et à cri. Normalement, pour cela de telles livraisons, le pays a besoin d'une autorisation du gouvernement fédéral, car le char est de fabrication allemande. La Suisse connaît, pour rappel, un régime similaire en bloquant la réexportation vers l'Ukraine d'armes produites sur le sol helvétique.
Notre Darius Rochebin, visiblement surpris, a voulu être bien certain d'avoir saisi, car le dossier est extrêmement sensible (lire ci-dessus ☝️). Il a relancé l'Allemande: «J'ai bien compris que vous disiez que si les Polonais exportaient ce char, vous ne le bloqueriez pas?» Baerbock lui a répondu: «Vous m'avez bien compris».
Dans un entretien à la télévision allemande ARD, le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a affirmé de son côté quasiment au même moment que «la décision (...) dépend de beaucoup de facteurs et est prise à la chancellerie». Pistorius, social-démocrate comme le chancelier Scholz, n'a pas été interrogé sur les déclarations de sa collègue Baerbock.
Ce n'est pas la première fois que les ministres Verts du gouvernement, en particulier Baerbock, affichent une ligne plus volontariste que le chancelier sur le sujet du soutien militaire à l'Ukraine. Plusieurs figures des écologistes ont réclamé avec insistance, ces dernières semaines, qu'Olaf Scholz approuve les livraisons de tanks à Kiev. Lors d'une réunion vendredi sur la base américaine de Ramstein en Allemagne, les alliés occidentaux de l'Ukraine ont repoussé toute décision sur ce sujet, suscitant l'irritation de Kiev qui a critiqué leur «indécision». (jah avec ats)
L'Europe a connu en 2023 un nombre record de jours de «stress thermique extrême», ont indiqué l'observatoire européen Copernicus et de l'OMM lundi. Le «stress thermique extrême» correspond à une température ressentie dépassant l'équivalent de 46 degrés celsius.