Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07120.jsonl.gz/107

Mats Wilander voudrait y croire mais la raison, dit-il, l'emporte. «Si Daniil Medvedev et Alexander Zverev posent déjà de gros problèmes à Novak Djokovic, comment Roger Federer, lui, pourrait-il battre ces gars dans une année, après avoir arrêté la compétition pendant tout ce temps?»
Le consultant d'Eurosport doute que Federer retrouve sa qualité de déplacement, le timing parfait qu'exige son jeu rapide et précis. Il ne croit même plus aux pouvoirs du Maître et à ses coups de raquettes magiques au service. «Quelle est la puissance d’un service de Federer par rapport à une balle de Zverev ou Medvedev ? C’est là, je pense, que nous touchons aux limites de l'exercice.»
Au fond de lui, Wilander est persuadé que le Bâlois a d'autres motivations profondes que de reprendre sa carrière où il l'avait laissée, comme si de rien n'était. Réussir sa sortie, donner un sens à ses longues séances de physio, s'offrir un dernier frisson, comment connaître ses raisons? Ce qui n'empêche pas d'avoir un avis...
Fort de ses sept titres du Grand Chelem, Wilander croit en sa vieille expérience: «Même avec un style aérien et fluide, qui demande peut-être moins d'efforts, tout devient difficile à 41 ans. Je ne pense pas que Federer jouera beaucoup de matchs sur le circuit. Il n'est pas fou. Il devra être convaincu qu’il a encore une chance de gagner, peut‐être pas un Majeur, peut‐être pas une finale, mais trois ou quatre matchs d'affilée en cinq sets, pour que, dans son esprit, ça vaille le coup de revenir.» (chd)