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Soyez toujours prêt à filer
À chaque arrêt provoqué par un incident de la circulation, vous vous mettez d’avance en première, prêt à filer.
Cette méthode du “toujours prêt” s’impose aussi au cas d’un simple ralentissement.
Prenez tout de suite une combinaison de vitesse inférieure sans attendre les événements.
Souvent, le conducteur qui avait ralenti devant vous s’élance.
Et si vous n’avez pas déplacé d’avance votre levier de vitesses, vous n’obtenez qu’une reprise faiblarde.
Ainsi vous perdez une ou deux secondes.
Si votre boîte à vitesses n’est pas suffisamment synchronisée pour permettre de descendre d’une vitesse, apprenez le double-embrayage.
Cela en vaut la peine surtout si votre allure est encore vive.
Dès qu’une centaine animation règne dans la rue, vous avez d’ailleurs avantage à vous trouver continuellement sur une vitesse inférieure.
Il est aussi très pratique de maintenir votre pied gauche au dessus de la pédale de débrayage.
Lorsque vous avez fréquemment à modifier votre allure.
Effleurez simplement cette pédale, pour être prêt à filer et pour éviter un patinage qui fatiguerait les organes.
Qu’un changement de vitesse ou un rapide coup de frein s’impose, votre pied gauche sera prêt.
Encore une seconde ou une demi-seconde de gagné.
Prêt à filer en faisant patiner l’embrayage
Le patinage de l’embrayage est souvent utile et pas seulement en première.
En seconde, vous avez fortement ralenti et vous voulez repartir.
Mais votre allure est déjà trop basse pour que votre moteur reprenne vigoureusement.
Et pourtant, vous roulez encore trop vite pour que la première accepte de passer.
Voilà une situation bien délicate.
Ou vous ralentissez encore pour pouvoir prendre la première, et vous perdez du temps ou vous forcez sur le levier.
Cela au prix d’un affreux grincement.
La plus belle manoeuvre consiste à rester en seconde mais débrayer partiellement et réembrayer en accélérant.
Vous repartirez fermement.
Les voitures dont les pédales de frein et d’accélérateur se trouvent au même niveau et près l’une de l’autre sont fort commodes.
Le pied appuyé sur l’extrémité du talon pivote rapidement de l’une à l’autre sans qu’une fraction de seconde soit perdue.
En tout cas, dès que la présence d’un obstacle ou l’approche d’un endroit difficile vous fait cesser l’accélération, ne vous endormez pas.
Soyez toujours attentif et prêt à filer sans attendre.
Les circonstances de votre pied qui effleure le frein
Si les circonstances vous permettent de repartir sans freiner, vous perdrez peut-être un tiers de seconde pour ramener votre pied sur l’accélérateur.
Mais sans conséquences très sérieuses.
Au contraire, des accidents sont parfois évités grâce à l’infime parcelle de temps gagnée en se préparant d’avance au freinage.
À l’instant critique, si votre pied effleure déjà le frein, vous économisez le tiers de seconde qu’il vous aurait fallu pour aller le chercher à côté.
Et ce tiers de seconde, c’est trois mètres, voilà ce qui compte.
Dans une agglomération, cela suffit quelques fois pour éviter un malheur.
Remarquez qu’il n’est pas ici question de vitesse, de réflexes ni d’éfficacité des freins.
Il s’agit simplement de s’organiser, quelles que soient les qualités de la voiture et celles du conducteur.
C’est vraiment à la portée de tout le monde.