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Avion et hélicoptère

Dans le bleu du ciel, le bruit se déploie
Pour le bruit des avions, la protection contre le bruit concerne principalement le trafic aérien autour des aéroports et des aérodromes, mais les manœuvres de vol individuelles à l'écart de ces installations peuvent également entraîner des problèmes de bruit. En particulier, les vols à basse altitude au-dessus des zones densément peuplées et des zones de loisirs sont gênants.

Fig. 1 : Hélicoptère au-dessus de montagnes enneigées. Le bruit de l'air se répand comme un tapis sur le paysage.
Outre le décollage et l'atterrissage, les avions commerciaux volent généralement à une altitude de croisière d'environ 10 000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le bruit des avions à cette altitude ne dérange que très peu.
Cependant, les petits avions et surtout les hélicoptères volent généralement en dessous de cette altitude de croisière. Les raisons en sont multiples. Alors que les vols de sauvetage de la Rega et les opérations de police rencontrent généralement la compréhension du public, le vol d’acrobatie et l’hélicoptère font l'objet de discussions controversées.

Informations de base sur le bruit des différents avions
Les bruits dont la source se trouve en altitude peuvent se propager sans entrave dans le paysage. C'est pourquoi les survols individuels par des avions et des hélicoptères peuvent également devenir pertinents pour la protection contre le bruit. Contrairement au bruit des installations de trafic aérien selon l’ordonnance sur la protection du bruit (OPB), il n'y a pas de valeurs limites d'exposition pour le bruit des avions individuels. Pourtant, le principe de précaution de l'article 11 de la loi sur la protection de l'environnement (LPE) s'applique à tous les aéronefs. Cet article stipule que les émissions doivent être limitées, à titre préventif, dans la mesure que permettent l’état de la technique et les conditions d’exploitation et pour autant que cela soit économiquement supportable. Pour l'aviation civile, ce principe est précisé à l'article 7 de l'ordonnance du DETEC concernant les règles de l’air applicable aux aéronefs. Cette disposition stipule qu’il est interdit de causer avec un aéronef davantage de bruit que celui résultant d’un comportement respectueux et d’un emploi approprié.

Forces armées
Les opérations des Forces aériennes suisses peuvent être commandées à toute heure du jour et de la nuit. Ces missions comprennent des vols de recherche et de sauvetage, le service de police aérienne, la défense aérienne, des vols de drones pour surveiller « la frontière verte » et le soutien aux forces de police. Ces opérations sont généralement menées en réponse à un besoin urgent, c'est pourquoi la protection contre le bruit ne peut être envisagée que dans une mesure limitée. En termes d'intérêt public, la pollution sonore résultant de ces opérations est généralement justifiable.
Opérations commerciales par hélicoptère
Les possibilités d’application pour les vols commerciaux par hélicoptère ont très larges. Ils sont souvent utilisés pour transporter des marchandises vers des endroits inaccessibles. Les autres domaines d'application sont l'agriculture et la sylviculture, ainsi que l'inspection visuelle des infrastructures.
Atterrissages en dehors des aérodromes
En principe, les avions décollent et atterrissent dans les aéroports et les aérodromes. Les hélicoptères, en revanche, ont la possibilité d'atterrir en dehors de l'aéroport, sur des terrains appropriés. Les autorisations sont délivrées par l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC), qui fait la distinction entre les vols à des fins privées et les vols commerciaux.
Vol touristique et pratique de l’héliski
Le plaisir pour quelques uns, le vacarme pour tous les autres. De nombreuses entreprises proposent des vols en hélicoptère et des petits avions pour les particuliers. Les vols à basse altitude, au-dessus de zones densément peuplées et de paysages naturels préservés, sont décisifs pour la protection contre le bruit. Mais ces derniers, en particulier, sont extrêmement attractifs pour les touristes.
Vols d’acrobatie
Certains sont fascinés par les loopings et les vrilles des pilotes de voltige, d'autres ne les voient que comme une simple source de bruit. Chaque année, les vols acrobatiques donnent lieu à de nombreuses plaintes auprès de l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC). C'est pourquoi l'OFAC, en collaboration avec l'Association suisse de voltige aérienne (ASA) et la fédération suisse de vol à moteur (FSVM), a élaboré le code "Fascination de la voltige aérienne" et l'a publié sous forme de brochure technique. L'objectif est de réduire au minimum la pollution sonore pour la population, grâce à des temps de vol limités et à un entraînement au vol stationnaire, dosés localement et dans le temps.

En principe, l'autorité locale concernée est responsable du bruit des avions individuels au sens du bruit quotidien (bruit sans valeurs limites) ; dans les grandes municipalités et villes, c'est généralement l'autorité de construction (bruit des bâtiments et installations) ou l'autorité de sécurité et la police (bruit des activités humaines).
Liste des communes en Suisse
La plupart des municipalités fixent les règles en matière de bruit dans le cadre d’une ordonnance municipale ou de police.
L'OFAC est responsable des valeurs limites d'émission des aéronefs et de l'autorisation des atterrissages en campagne. En outre, l'autorisation de la municipalité concernée est requise pour les atterrissages en dehors des aérodromes.
Les Forces aériennes suisses et leur unité spécialisée dans les plaintes relatives au bruit des avions sont responsables du bruit des avions militaires et des hélicoptères.
Base légale
Décisions des tribunaux fédéraux et administratifs sur le bruit des avions
La section "Droit et législation" contient un recueil de décisions des tribunaux fédéraux et administratifs sur différents types de bruit. La liste est régulièrement mise à jour.

Fédération
Verbände und Organisationen