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Étude fallacieuse: pas de souffrance psychique après l’avortement??
Des carences méthodologiques causent des résultats «biaisés»!
Le 12 janvier 2020, un groupe de chercheurs de l’Université de Californie a présenté les résultats d’une nouvelle analyse dans le cadre d’une étude à long terme sur les suites de l’avortement. Selon elle, seul un très petit nombre de femmes regrettent d’avoir avorté. Cette étude accuse toutefois d’énormes faiblesses et ne peut donc pas être considérée comme représentative.
Dès qu’on lit le nom du groupe de celles qui ont mené cette étude et des fondations l’ayant cofinancée, il devient clair qu’il peut y avoir là un problème quant à l’impartialité. Ces femmes sont rattachées au «groupe collaboratif de recherche ‹Pour la promotion de nouveaux standards dans la santé reproductive›» de l’Université de Californie. Ce groupe fait incontestablement partie du lobby pro-avortement aux USA. Cette étude a reçu un soutien financier par diverses fondations qui, elles aussi, suivent un agenda pro-avortement. Face à un tel arrière-plan idéologique, on peut manifestement nourrir des réserves vis-à-vis des résultats de l’étude en question!
En plus, des experts y ont également constaté de graves carences méthodologiques qui confirment lesdites réserves. Concrètement: la constitution du groupe de femmes étudié dépendait trop peu du hasard. Dans de tels cas, des résultats éloignés de la réalité sont préprogrammés. Cette étude analyse les affirmations de femmes qui ont avorté et ont été ensuite interrogées onze fois en tout par téléphone: une semaine après l’avortement, puis, pendant cinq ans, une fois tous les six mois. Pour chaque interview, les femmes recevaient en dédommagement des bons d’achat pour une valeur de 50 dollars.
MAJORITAIREMENT, LES FEMMES QUI SOUFFRENT N’ONT PAS PARTICIPE
Dans 30 cliniques d’avortement des USA on a demandé à un total de 3045 femmes de participer à cette étude (cf. graphique ci-dessous: 100 %). Mais seules 1132 d’entre elles acceptèrent, et un certain nombre s’en allèrent dès avant les premières questions. Ainsi, cette étude a été commencée avec 956 des femmes approchées à l’origine. Au terme des cinq ans, il n’y en avait même plus que 667. En résumé, donc, sur ces femmes sollicitées, c’est presque quatre sur cinq (78,1 %) qui n’ont pas participé ou se sont retirées. Les résultats présentés le 12 janvier n’ont analysé que les affirmations des femmes restées jusqu’à la fin!
Ceci dit, il est très vraisemblable que les femmes ayant accepté de participer étaient plus convaincues de leur décision d’avorter, que celles qui ont refusé leur participation. Ceci «biaise» les résultats de l’enquête, la rendant ainsi partiale et fallacieuse. On constate le même phénomène pour la proportion de femmes qui avaient d’abord accepté mais ne pouvaient plus être jointes ensuite ou se retiraient au cours des cinq années. Ici aussi, il est hautement probable que les femmes s’étant retirées de l’enquête aient plus souffert psychiquement après l’avortement, que celles qui sont restées jusqu’à la fin.
LA SOUFFRANCE EST SCIENTIFIQUEMENT PROUVÉE!
Cette étude des partisans de l’avortement ne conserve donc pour ainsi dire aucune once de pertinence. Les femmes qui l’ont menée peuvent bien dire qu’elles «n’ont rencontré aucun indice selon lequel dans les cinq années postérieures à l’avortement, celui-ci produisait des sentiments négatifs»; ou qu’«une forte proportion (95 %) de ces femmes» avait ressenti l’avortement «durant toutes les cinq années comme étant la bonne décision»: si le groupe considéré manque de représentativité, le résultat est loin de la réalité… et l’étude, bonne pour le déchiqueteur! Hélas, la plupart des médias aux USA – et aussi en Europe – parlent des «résultats» de l’étude, mais non des graves carences méthodologiques exposées ici!
Il y a déjà, venant de diverses parties du monde, un bon nombre d’études prouvant scientifiquement la souffrance psychique consécutive à un avortement. Il existe une relation étroite entre dépressions, angoisses, risque suicidaire, addictions etc. et un infanticide prénatal. Il s’écoule parfois certainement des années – ou même des dizaines d’années – jusqu’à ce que dans la vie d’une femme, la mort par avortement de son bébé soit perçue comme un stress traumatique. Les femmes ont le droit d’être informées sur ces risques pour leur santé!