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Le magazine VSD a été condamné jeudi par le tribunal de grande instance de Nanterre à verser 4000 euros (environ 4800 francs) à Dominique Strauss-Kahn et 10'000 euros (environ 12'000 francs) à Anne Sinclair de dommages et intérêts. Le journal a été reconnu coupable d'atteinte à la vie privée et au droit à l'image.
La première chambre civile du tribunal a estimé qu'Anne Sinclair et Dominique Strauss-Kahn ont "subi l'étalage public de l'intimité de leur vie conjugale et de leurs sentiments ainsi, en ce qui concerne Dominique Strauss-Kahn, que de son état psychologique, dans une publication constituée à partir de rumeurs".
Dans son édition du 17 au 23 novembre 2011, VSD avait fait paraître en couverture deux photographies, pour l'une d'Anne Sinclair et pour l'autre de son époux, présentées accolées mais séparées par une trace de déchirure.
Sous le portrait de la journaliste, le journal titrait: "Anne Sinclair va-t-elle le quitter ? Argent, travail, elle pourrait envisager son avenir sans lui." Sous celui de DSK, on pouvait lire: "DSK est-il malade ? Pour la première fois il reconnaît souffrir d'addiction sexuelle."
Avocats satisfaits
Le tribunal a par ailleurs noté que "les limites de leur vie privée, de par l'actualité à laquelle ils se sont trouvés mêlés, avaient déjà été largement repoussées".
A l'origine, DSK et Anne Sinclair réclamaient chacun 100'000 euros (environ 120'000 francs) de dommages et intérêts à VSD.
Contacté, l'avocat de Mme Sinclair et de M. Strauss-Kahn, Me Richard Malka s'est "réjoui" de cette décision "protégeant" la vie privée de ses clients "qui n'a été que trop bafouée jusqu'à aujourd'hui". "Nous continuerons à poursuivre tous ceux qui essaieront d'en tirer un bénéfice cyniquement mercantile", a-t-il ajouté.
ATS