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Le 16 mai 2012, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hong Lei a tenu une conférence de presse.
Hong Lei : La 12e réunion du Conseil des Chefs d'Etat des pays membres de l'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) se tiendra les 6 et 7 juin à Beijing. Présidée par le Président Hu Jintao, elle sera l'occasion pour les dirigeants des pays membres et observateurs de l'OCS, les invités du pays hôte et les responsables des organisations internationales concernées de discuter des moyens pour renforcer davantage la coopération d'amitié entre les pays membres dans le nouveau contexte, d'échanger leurs vues sur la situation internationale et régionale et de faire une planification globale du développement ultérieur de l'OCS.
Q : Récemment, la Commission des Limites du Plateau Continental a rendu publique sa décision sur la limite extérieure du plateau continental du Japon, notamment concernant l'atoll Okinotori. Précédemment, les médias japonais avaient affirmé, citant le Ministère japonais des Affaires étrangères, que la Commission aurait entériné les revendications japonaises sur 310 000 km2 de plateau continental extérieur, y compris le Bassin de Shikoku au nord de l'« île Okinotori ». Selon eux, le fait que l'« île Okinotori » que la Chine qualifie de « rocher ou atoll » a été reconnue comme un point de base pour définir l'étendue du plateau continental prouve qu'elle a été reconnue comme une « île ». Quels sont vos commentaires là-dessus ?
R : Selon les informations qu'elle a publiées, la Commission des Limites du Plateau Continental (CLPC) a rendu sa décision sur la délimitation du plateau continental extérieur du Japon. Les revendications japonaises en matière de plateau continental basées sur l'atoll Okinotori n'ont pas été approuvées par la CLPC. L'allégation japonaise sur la reconnaissance de l'atoll Okinotori comme une « île » par la Commission est absolument infondée.
En réalité, les revendications japonaises sur la limite extérieure de son plateau continental soumises à la CLPC portent sur une zone de 740 000 km2, dont seulement 310 000 km2 ont été reconnus par la CLPC. Dans la partie non approuvée par la Commission on trouve la zone Kyushu-Palau Ridge qui, d'une superficie de 250 000 km2, était basée sur l'atoll Okinotori.
Comme l'a mentionné la partie japonaise, la Commission a reconnu le Bassin de Shikoku au nord de l'atoll Okinotori comme faisant partie du plateau continental japonais, mais en fait, cette zone lui a été attribuée à partir de territoires terrestres japonais sans lien aucun avec l'atoll Okinotori.
Après que le Japon a présenté sa soumission à la CLPC, la Chine et la République de Corée ont adressé plusieurs notes au Secrétaire général des Nations Unies pour rappeler qu'au regard du droit international, l'atoll Okinotori qui ne se prête pas à l'habitat humain ne doit pas avoir de zone économique exclusive, ni de plateau continental et demander à la Commission de ne pas approuver les revendications japonaises basées sur l'atoll Okinotori, revendications qui sont illégales et d'ailleurs contestées par beaucoup d'autres pays. La décision de la Commission concernant l'atoll Okinotori est juste et raisonnable et en conformité avec le droit international. Elle a permis de préserver les intérêts communs de la communauté internationale. La Chine l'accueille donc favorablement.
Q : Quels sont vos commentaires sur la situation actuelle autour de l'île Huangyan ? Envisagez-vous de prendre de nouvelles mesures ?
R : Notre position sur la situation actuelle autour de l'île Huangyan est très claire. Nous réitérons que l'île Huangyan fait partie intégrante du territoire chinois, que la Chine possède une souveraineté indiscutable sur cette île et que la partie philippine doit respecter effectivement la souveraineté territoriale de la Chine. Dans le même temps, la position chinoise consistant à trouver une solution à la situation actuelle par voie de consultations diplomatiques n'a pas changé.
Q : Quelle est l'importance des consultations de haut niveau sur les affaires maritimes entre la Chine et le Japon. Durant les présentes consultations, les deux parties vont-elles se mettre d'accord sur la question des îles Diaoyu ?
R : Aujourd'hui, les premières consultations de haut niveau sur les affaires maritimes entre la Chine et le Japon se sont ouvertes à Hangzhou. Nous espérons que l'instauration de ce mécanisme fournira une plate-forme permanente pour les échanges et le dialogue sur les diverses questions maritimes entre les deux pays.
Q : Selon certaines sources, l'Iran et l'AIEA ont repris les négociations sur le dossier nucléaire à Vienne. Quels sont vos commentaires là-dessus ?
R : Un dialogue et une coopération actifs entre l'AIEA et l'Iran contribueront à trouver une solution diplomatique appropriée à la question nucléaire iranienne. Dans le contexte actuel, nous espérons voir l'AIEA renforcer davantage le dialogue et la coopération avec l'Iran pour résoudre les questions non résolues concernant le programme nucléaire iranien.
Q : Selon nos informations, la Chine fournira un prêt au Sud-Soudan dans le cadre de l'aide au développement. Veuillez le confirmer. Dans quels domaines ce prêt sera-t-il utilisé?
R : A l'heure actuelle, les besoins en matière de développement au Sud-Soudan sont énormes. En tant que pays ami, la Chine est prête à fournir à ce pays des aides dans la mesure du possible pour promouvoir son développement socio-économique.