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Le procès en appel pour homophobie de l'idéologue d'extrême droite Alain Soral s'est ouvert, mercredi après-midi, devant le Tribunal cantonal à Lausanne. En première instance, il avait été condamné pour diffamation.
«L'essayiste» – comme on l'appelle parfois – franco-suisse comparaît à la suite de l'appel déposé par le ministère public en février dernier contre le jugement du Tribunal d'arrondissement de Lausanne du 16 décembre 2022. Ce dernier ne l'avait pas condamné à trois mois de prison ferme pour homophobie, comme le soutenait alors le Parquet.
En première instance, il avait été condamné pour diffamation à l'encontre d'une journaliste, mais pas pour discrimination et incitation à la haine. Il avait toutefois écopé de 30 jours-amendes à 50 francs et été condamné à verser 500 francs pour tort moral à la plaignante et à payer ses frais d'avocat fixés à 7000 francs.
Alain Soral, de son vrai nom Alain Bonnet, 64 ans et domicilié à Lausanne depuis octobre 2019, est jugé à la suite d'une vidéo où il attaque une journaliste de La Tribune de Genève et de 24 heures ayant publié un article à son sujet en août 2021 qu'il estime à charge.
Dans cette vidéo, publiée sur le site internet de son association, Egalité et Réconciliation (E&R), il a notamment traité la journaliste de «grosse lesbienne» et «militante queer», insinuant que ce dernier terme voulait dire «désaxé». Celle-ci a déposé une plainte pénale en septembre 2021.
En première instance, le Tribunal d'arrondissement de Lausanne a estimé que dans le contexte précis de l'affaire, il n'était «pas évident qu'il y ait un état de détestation contre la communauté homosexuelle». Pour sa présidente, il s'agissait plutôt d'une «atteinte ciblée et réactionnelle» à l'encontre d'une journaliste.
La juge avait aussi rappelé que les propos litigieux n'occupaient qu'une minute d'une vidéo de 13 minutes environ. Elle avait encore relevé que les commentaires injurieux ou haineux sur le site, postés a posteriori de la publication de la vidéo, n'étaient pas le fait de Soral. (jah/ats)
Lorsque l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a finalement publié les contrats avec les fabricants de vaccins Moderna, Pfizer, Astra Zeneca et autres après des retards en août 2022, la déception a été grande. Des informations importantes sont restées caviardées, comme le prix ou les dispositions en matière de responsabilité pour les vaccinations contre le coronavirus.