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Si Christine et Mène dans le Bouclier d’or incarnent l’amour maternel, c’est de l’amour paternel qu’il s’agit dans ce roman. Martin a renoncé à la soutane et a épousé Estelle qui lui donne une fille, Marguerite. À la mort d’Estelle, Marguerite ne tarde pas à s’émanciper et profite de l’amour inconditionnel de son père : il se ruine pour payer les folles dépenses et les dettes de sa fille et noie dans le vin le chagrin qu’elle lui cause. Lorsqu’il apprend que sa fille vit avec Alexandre, un riche parvenu qui la maltraite, il demande à Louis, l’amoureux transi de Marguerite de l’aider à délivrer sa fille. Louis va dynamiter la maison d’Alexandre dans laquelle se trouve Marguerite. Martin, voulant la sauver est écrasé par les éboulis ; mais il a fait son devoir, et a eu le courage de pardonner, ce qui lui a été dicté lors de son « Jardin des Oliviers »….
Dans son Journal du 20 mars 1949, Maurice Zermatten écrit à propos de ce roman : « Les déchirements d’un père. De quoi je me mêle ? Voici que je m’engage chaque jour un peu plus profond dans les orties et les ronces de la vie… »