Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07264.jsonl.gz/707

Une opération risquée en pleine guerre: des médecins militaires ont retiré une grenade non explosée de la cage thoracique d'un soldat ukrainien. L'obus serait resté coincé juste en dessous de son cœur. C'est ce qu'écrit la ministre ukrainienne de la Défense Hanna Maliar dans un post Facebook, selon le Spiegel.
Afin de garantir la sécurité de tous les participants, le travail des chirurgiens aurait été supervisé par deux militaires. La grenade aurait apparemment pu exploser à tout moment, explique Anton Geraschtschenko, conseiller du ministère ukrainien de l'Intérieur, sur Telegram. Comme l'écrit The Guardian en se référant à Geraschtschenko, des militaires auraient désamorcé la grenade à l'issue de l'opération.
Il s'agissait d'une grenade dite VOG. Ce type de projectile est tiré par des lance-grenades portables.
Pour s'assurer que la grenade n'explose pas pendant l'intervention, les chirurgiens auraient dû opérer sans électrocoagulation. Il s'agit d'une méthode qui permet de découper, de détruire et d'enlever chirurgicalement des tissus à l'aide d'un courant alternatif.
Selon le Spiegel, on ne sait pas exactement où le soldat était en mission ni comment il s'est blessé. L'opération terminée, il est en voie de guérison.
Evguenia Slivko, porte-parole du commandant des forces médicales des forces armées ukrainiennes, précise que l'homme est né en 1994 et a donc probablement 28 ans. Elle a en outre écrit que c'était la première fois que les médecins militaires pratiquaient une telle opération. «Je pense que ce cas entrera dans les manuels de médecine.»
Il est considéré comme un proche de Vladimir Poutine. Chose qu'il dément formellement. Mais les Etats-Unis ne l'entendent pas de cette oreille. L’oligarque, détenteur de la double nationalité, est domicilié à Zoug et est placé sous sanctions américaines depuis 2018.