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L'ambassadrice américaine au Conseil des droits de l'homme a défendu à Genève le bilan de l'action des Etats-Unis dans cet organe de l'ONU. Selon elle, Washington a pu obtenir "des résultats concrets", comme la création d'un mandat de rapporteur spécial pour l'Iran.
Le mandat de trois ans de Washington au Conseil arrive à son terme en novembre. En cas de victoire des républicains en novembre, l'engagement des Etats-Unis risque d'être remis en cause: l'administration de George W. Bush avait en effet boycotté le Conseil après sa création de 2006 à 2008.
"Nous avons pu maintenir en haut de l'agenda les violations les plus graves des droits humains", a ajouté l'ambassadrice Eileen Chamberlain Donahoe. Les Etats-Unis sont parvenus à faire en sorte que le Conseil "réponde en temps réel aux crises", a-t-elle fait valoir, en mentionnant les sessions spéciales sur la Côte d'Ivoire, la Libye et la Syrie.
Soutien à Carla del Ponte
"La création de la commission d'enquête sur la Syrie a été l'une des rares bonnes nouvelles au sein de l'ONU" face à l'escalade de la violence en Syrie, a déclaré Mme Donahoe. "Au moins, elle a pu procéder à des enquêtes sérieuses pour prévenir l'impunité et assurer que les responsables des atrocités soient poursuivis".
"Le travail fait par le Conseil sur la Syrie a été important", a souligné la diplomate américaine. Elle s'est prononcée pour la prolongation du mandat de la commission d'enquête "pour un an supplémentaire". Washington soutient en outre la candidature de la Tessinoise Carla del Ponte à un poste au sein de cette commission.
Les Etats-Unis ont le droit de présenter leur candidature à un second mandat de trois ans en novembre lors de l'élection d'un tiers des membres du Conseil par l'Assemblée générale de l'ONU. Toutefois, l'élection présidentielle du 6 novembre fait peser une hypothèque sur un nouveau mandat américain au Conseil, en cas de défaite du président Barack Obama.