Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06916.jsonl.gz/173

Critique
Shin-ae s'installe avec son fils à Miryang, ville natale de son mari mort dans un accident de la circulation. La transition avec Séoul est rude: le bourg provincial offre un environnement étriqué. L'arrivée est marquée par une panne de voiture, qui fait faire connaissance à Shin-ae du garagiste local, célibataire sympathique mais un peu encombrant qui se décrète son guide. En vue de faciliter son intégration, la jeune femme décide d'ouvrir une école de piano, mais sa vie est bouleversée par un nouveau drame personnel.
Peu à peu, on s'attend à une romance entre deux êtres solitaires. Mais Shin-ae, secouée par ce qui lui est arrivé, se pose des questions sur la souffrance et sur l'existence d'une puissance supérieure. Elle se laisse convaincre par un couple de pharmaciens de rejoindre une assemblée évangélique de type charismatique; un temps, elle en apprécie le soutien et l'intercession mais, déçue par un comportement inadéquat, rompt brutalement.
Le film est porté par Jeon Do-yeon, qui mérite bien son Prix d'interprétation féminine, elle qui craignait de ne pas faire le poids aux côtés de Son Kang-ho, vedette de THE HOST. Il porte un regard sensible sur la solitude, le deuil, le pardon.
Ancien membre