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Dans les années à venir, il est question de donner une nouvelle orientation à la politique fédérale du marché du lait et de la viande. Le présent article étudie les conséquences de plusieurs scénarios politiques au moyen de simulations. Les résultats montrent clairement que la réduction du soutien du marché laitier sans modification du système des paiements directs se traduirait par une diminution de l’effectif de vaches laitières et, par conséquent, par un recul de la production de lait et de viande bovine. L’introduction de contributions UGBFG pour vaches laitières permettrait d’atténuer la baisse de la production laitière même en cas de suppression complète des mesures de soutien du marché laitier. Les revenus de l’agriculture, et notamment ceux des régions de montagne, diminueraient cependant beaucoup plus nettement en cas d’abolition du soutien du marché laitier et de l’introduction de contributions UGBFG qu’en cas de réduction partielle ou de maintien du système des paiements directs.
Les mesures politiques visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre issues de l'agriculture sont plus efficaces et plus efficientes si elles sont définies au niveau de la région plutôt qu'au niveau de l'exploitation. Elles peuvent aider à atteindre les objectifs climatiques en optimisant la rentabilité.
La disponibilité des denrées alimentaires dans le monde devrait rester stable à moyen terme. En Suisse, la sécurité alimentaire est mise à l’épreuve par la diminution de la surface agricole par habitant, la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes et une pression accrue des organismes nuisibles.
A la frontière des langues entre Suisse romande et Suisse allemande, l’intensité d’application des mesures agro-environnementales en faveur de la biodiversité est variable. Des incitations politico-économiques pourraient atténuer ces différences d’origine culturelle.