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Abstract
Il existe plusieurs méthodes d’apprentissage dont par exemple relire la matière ou souligner les parties importantes d’un texte à retenir. Hélas, ces méthodes sont les plus utilisées des élèves et ils n’ont pas forcément conscience qu'elles sont de faible efficacité. Une méthode qui consiste à se remémorer une information sans aucune aide extérieure a été investiguée par les chercheurs. Ses effets positifs ont été démontrés sur la mémoire à long terme, tant en laboratoire que dans des conditions réelles chez les enfants en âge primaire, les jeunes adultes et adultes. Cette technique ayant le pouvoir d’améliorer la mémorisation est appelée pratique de récupération (retrieval practice en anglais). Nous avons réalisé une étude sur des adolescents en dernier cycle de l’école obligatoire qui n'ont fait l’objet que de peu de recherches jusqu’à présent. Notre étude vise à enquêter sur cette technique d’apprentissage dans les conditions scolaires suisse. Ce travail aborde deux questions : 1. Peut-on influencer le choix de stratégie des élèves vers la pratique de récupération ; 2. Est-ce que la pratique de récupération produit une meilleure mémorisation à long terme ? Nous avons tenté d'expliquer la technique de récupération à l’aide d’une vidéo à un groupe d’élèves qui a constitué le groupe expérimental. Un autre groupe d’élèves, dit de contrôle n’a pas eu d’explication concernant la pratique de récupération. Les deux groupes d’élèves ont appris un vocabulaire hongrois-français lors d’une première phase et ont ensuite été testé sur ce même vocabulaire durant une seconde phase. Lors de la première phase, ils étaient entièrement libres dans leurs choix de stratégies d’apprentissage afin d’être capable de restituer le plus de mots possibles lors de la deuxième phase la semaine suivante. Grâce à cette étude, nous avons pu observer que les filles et les élèves en voie prégymnasiale se retestaient plus souvent lors de la première phase et étaient meilleurs au test final se déroulant une semaine après. Mais ces résultats ne nous permettent pas de confirmer les bénéfices de la pratique de récupération sur la mémoire à long terme chez les adolescents. Nous n’avons également pas réussi à influencer le choix des élèves envers cette stratégie pourtant si efficace.