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Le président birman Thein Sein a annoncé mardi une "seconde vague de réformes" qui porteront essentiellement sur le développement économique après une année de "réformes politiques et de réconciliation nationale".
Le chef de l'Etat a pris ses fonctions en mars 2011 dans le cadre d'un transfert des pouvoirs de la junte militaire à un régime civil, cependant toujours dominé par l'armée. Les réformes engagées ont notamment conduit à la libération de l'opposante Aung San Suu Kyi, élue au parlement en avril après de nombreuses années de détention.
"Au cours de sa première année au pouvoir, le gouvernement national a oeuvré rapidement en faveur de réformes politiques et d'une réconciliation nationale", a déclaré Thein Sein dans une allocution télévisée destinée à exposer un plan quinquennal.
Développer le pays
"A partir de cette année, nous travaillons à une seconde vague de réformes qui mettra particulièrement l'accent sur le développement de notre pays", a poursuivi cet ancien membre de la junte militaire, se fixant pour objectif de tripler le PIB par habitant d'ici 2015-2016.
"En parallèle, nous allons continuer à oeuvrer à la réconciliation nationale, ainsi qu'à la paix, à la stabilité, à l'état de droit et à la sécurité." Le président s'est prononcé pour le maintien des pouvoirs publics dans les secteurs des télécommunications, de l'électricité, de l'énergie, de l'exploitation forestière, de l'éducation, de la santé et de la finance.
"La privatisation qui fait partie de la deuxième phase des réformes entreprises par le gouvernement ne signifie pas que nous allons les démanteler et les vendre", a souligné Thein Sein.
"Quand on observe les pays développés, (on remarque que) le budget de l'Etat ne suffit pas à lui seul à atteindre leurs objectifs de développement (...) qui diminuent la pauvreté, ce qui suppose des prêts internationaux, de l'aide et une expertise technique", a-t-il ajouté.
ATS