Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06968.jsonl.gz/427

Le symptôme de vaginisme a été décrit dans la littérature scientifique depuis le milieu du XIXe siècle. On a débattu très tôt de son origine psychique. Tandis que les psychanalystes interprétaient le vaginisme comme un symptôme de conversion, les thérapeutes d'inspiration cognitive/béhavioriste avançaient la théorie d'un réflexe appris, causé par une expérience douloureuse, réelle ou fantasmée. Le vaginisme se définit comme un spasme réflexe involontaire des muscles pelviens entourant le vagin. Les études épidémiologiques sur la fréquence de ce symptôme sont rares ; la littérature la situe entre 12 et 18%. Pour la plupart des patientes, la thérapie comportementale donne de bons résultats. Néanmoins, pour nombre de femmes, les résultats du traitement sont assez décevants. Notre expérience montre qu'il est important de discuter en détail les objectifs du traitement avec la patiente. Souvent, le désir d'avoir des relations sexuelles provient du partenaire, et la patiente elle-même souhaite avant tout gagner en autonomie et prendre conscience de sa propre valeur.