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L’Église méthodiste en Afrique grandit : une nouvelle structure s’impose
4. Juni 2019
Dans certaines régions d’Afrique, l’Église méthodiste grandit très vite et doit donc être réorganisée. Les modifications structurelles prennent forme. Leur financement est encore incertain.
Sur le continent africain, le travail de l’Église méthodiste est actuellement organisé en trois Conférences centrales. Une nouvelle conférence devrait venir s’y ajouter, ce qui implique une modification des structures existantes. Le nombre d’évêques doit en outre être augmenté, pour passer de 13 à 18. Cette proposition a été adoptée par le « Comité permanent pour les questions liées aux Conférences centrales » de l’Église Méthodiste mondiale lors de la session qui s’est achevée la semaine dernière à Manille, aux Philippines.
La décision se concrétise
Dans certaines régions d’Afrique, l’Église méthodiste grandit très vite. En 2016, la Conférence générale, la plus haute instance de l’Église, a autorisé à partir de 2021 l’élection de cinq évêques supplémentaires pour l’Église méthodiste active dans les Conférences centrales africaines. Pour ce faire, les Conférences ont dû être réorganisées en fonction de nouveaux critères, comme le nombre de communautés et de pasteurs ordonnés, la taille des territoires épiscopaux et le nombre de Conférences annuelles (synodes). Les délibérations et analyses qui se sont ensuivies ont conduit au résultat présenté ci-après.
Une nouvelle Conférence centrale, cinq nouveaux évêques
Le nouveau modèle élaboré pour l’Afrique propose quatre Conférences centrales, réparties comme suit : l’actuelle Conférence centrale du Congo, qui s’appellera désormais « Conférence d’Afrique centrale ». Elle comprendra la République démocratique du Congo, le Congo-Brazzaville, la Zambie, la Tanzanie et la République centrafricaine. L’Église méthodiste de cette région connaissant une croissance très forte, le nombre d’évêques passera de deux à six.
L’actuelle Conférence centrale d’Afrique, composée de deux régions géographiques distinctes, sera divisée en deux Conférences centrales. D’un côté, il y aura la nouvelle Conférence centrale d’Afrique de l’Est, qui englobera l’Éthiopie, le Burundi, le Kenya, le Rwanda, le Sud-Soudan et l’Ouganda et sera dotée d’un évêque supplémentaire, ce qui portera à deux le nombre d’évêques responsables de cette région ; et de l’autre, la Conférence centrale d’Afrique australe, qui regroupera l’Angola, le Botswana, le Malawi, le Mozambique, la Namibie, le Zimbabwe, l’Afrique du Sud et le Swaziland. L’évêque sera dorénavant épaulé par quatre confrères.
Le territoire de la Conférence centrale d’Afrique de l’Ouest restera inchangé puisqu’il demeurera constitué du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Cameroun, du Libéria, du Mali, du Niger, du Nigéria, du Sénégal et du Sierra Leone. Cette Conférence centrale bénéficiera toutefois d’un évêque supplémentaire, ce qui accroît le nombre de ceux-ci à cinq.
Les restrictions budgétaires génèrent des incertitudes
Le droit de constituer de nouvelles Conférences centrales incombant à la Conférence générale, la recommandation sera soumise aux membres de la Conférence générale de 2020, qui siégera à Minneapolis, dans l’État fédéral américain du Minnesota. Si la création de nouvelles Conférences centrales requiert une majorité des deux tiers des délégués, la détermination du nombre d’évêques ne nécessite qu’une majorité simple.
Une fois la recommandation confirmée par la Conférence générale, il relèvera de la responsabilité des Conférences centrales de définir les limites de leurs territoires épiscopaux et de procéder à l’élection et à l’affectation des évêques. Le « Comité permanent pour les questions liées aux Conférences centrales » recommande toutefois d’instaurer deux nouveaux territoires épiscopaux, à savoir le Nord-Katanga et le Sud-Congo. Il propose également de créer un nouveau territoire épiscopal comprenant le Burundi, le Zimbabwe et le Nigéria.
Selon les informations disponibles, le financement des cinq évêques supplémentaires n’est pas encore assuré en raison des restrictions budgétaires annoncées pour toutes les commissions, secteurs d’activité et institutions de la Conférence générale. Il est possible que les neuf postes d’évêque soient mis en place au fil du temps.
D’après les derniers documents statistiques, le nombre des membres de l’Église méthodiste sur le continent africain a atteint 5,4 millions de personnes. La restructuration proposée vise à tenir compte de la croissance de l’Église et à permettre un travail et une mission plus efficaces.