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Accusés de gestion déloyale aggravée, l'ancien président de la BCGE, Dominique Ducret, et l'ex-directeur général de la banque, Marc Fues, ont été auditionnés mercredi par le Tribunal de police de Genève. Ils ont rejeté les charges qui pèsent sur eux.
M. Ducret a affirmé n'avoir eu, dans les années nonante, qu'une connaissance superficielle du dossier de la Rente immobilière (RISA). Les crédits accordés au promoteur Carlo Lavizzari et à son groupe remontent à une époque antérieure à 1994, année de la création de la Banque cantonale de Genève (BCGE), a-t-il rappelé.
La BCGE a hérité de ce dossier et le comité de banque a essayé de l'assainir au mieux des intérêts de l'établissement, a poursuivi M. Ducret. L'ancien conseiller national a souligné qu'il a pu faire des erreurs, mais qu'en aucun cas ses choix de président de la BCGE ont été dictés par des considérations partisanes ou personnelles.
Un ami sans plus
M. Ducret a déclaré ne pas être un ami proche de Carlo Lavizzari. "Je le tutoie et j'éprouve de la sympathie pour lui", a-t-il simplement précisé.
Marc Fues a approuvé les propos tenus par M. Ducret devant le Tribunal de police. Il est revenu longuement sur son arrestation "théâtrale" en mars 2002. L'ancien directeur général de la BCGE a été interpellé en pleine rue par des policiers en civil, alors qu'il se rendait au volant de sa voiture à l'hôpital.
Transparence
Comme Dominique Ducret, Marc Fues a souligné que jamais la direction générale de la BCGE, le comité de banque et le conseil d'administration "n'ont cherché autre chose que l'intérêt de la banque". Concernant le dossier RISA, l'ancien dirigeant a relevé avoir agi en toute transparence depuis le début.
Carlo Lavizzari, Marc Fues et Dominique Ducret sont accusés d'avoir, grâce à d'ingénieux tours de passe-passe, dissimulé l'endettement du groupe RISA auprès de la BCGE. La banque a pu ainsi s'éviter de constituer les provisions nécessaires sur cette affaire à risque pour pouvoir présenter des comptes bénéficiaires.
ATS