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Un quart des personnes actives en Suisse se disent très stressées dans l’exercice de leur profession. Malgré d’importantes répercussions sur la santé, les autorités sanitaires semblent pourtant fermer les yeux sur ce phénomène.
A quel moment le stress devient-il vraiment néfaste pour la santé? Comment ce phénomène, pourtant physiologique, peut-il se transformer en arme de destruction massive pour notre organisme? Pour répondre à ces questions, imaginez une scène – coutumière peut-être – dans laquelle votre chef vous appellerait séance tenante dans son bureau sur un ton peu amical, voire carrément désagréable, alors que vous vous trouvez tranquillement à votre poste de travail. Passé la première onde de choc – mais qu’ai-je donc fait de mal? Que me veut-il? – et face à ce stimulus stressant, votre organisme va se mettre instinctivement en mode «mobilisation générale». Un subtil mécanisme de réaction en chaîne va dès lors s’enclencher, régulé par le système nerveux et les glandes endocrines. Première étape: les glandes surrénales libèrent de l’adrénaline, afin de permettre au corps de réagir immédiatement. Les réflexes, la force musculaire ou encore les perceptions sont décuplés, tout l’organisme est dans un état de grande vigilance. C’est ce que certains scientifiques appellent la fight or flight response.