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Une petite hésitation à l'approche d'une palanque a empêché Steve Guerdat de frapper d'emblée un grand coup en finale de la Coupe du monde à Paris.
Tout espoir n'est toutefois pas perdu pour le Jurassien, onzième de cette chasse inaugurale sur Bianca.
On le dit souvent de la chasse (une épreuve qui se joue au temps, chaque faute étant synonyme de quatre secondes de pénalité): on ne peut pas y gagner le titre, mais on peut perdre celui-ci. Dans cet ordre d'idée, Guerdat et sa jument suédoise de 12 ans n'ont esquivé ce premier piège que partiellement.
Sur la piste de Bercy, le Jurassien a signé un excellent 63''80, soit le sixième meilleur temps de la soirée. De quoi alors quand même susciter les regrets du double vainqueur de l'épreuve (2015 et 2016) qui, sans sa faute, aurait figuré au cinquième rang avant les deux dernières épreuves (vendredi et dimanche).
Au classement général, Guerdat accuse onze points de retard sur l'Américaine Beezie Madden, impeccable sur Breitling et lauréate devant l'Allemand Daniel Deusser (Cornet d'Amour) et un autre cavalier US, Devin Ryan (Eddie Blue). Le format des deux prochains sauts (un barème A avec barrage le vendredi et un barème A en deux manches le dimanche) et de la compétition est de nature à brasser les cartes. Mais, pour jouer la gagne, le champion olympique 2012 n'aura plus le droit à l'erreur.
Paul Estermann, l'autre Suisse en lice à Paris, a terminé vingt-troisième sur Lord Pepsi, après avoir fauté sur le deuxième obstacle puis, plus tard, dans le triple.
ATS