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Paolo est un jeune garçon sérieux et travailleur qui gagne sa vie comme chauffeur de taxi. Un jour, trois adolescents se font conduire à la mer. Alors que Paolo est en train de se baigner, il entend la sonnerie de l’antivol de son taxi. Il met en fuite les deux garçons qui tentaient de le voler et reste en tête-à-tête avec la fille, la troublante Lina...
Critique
Première apparition à l'écran du duo Sophia Loren-Marcello Mastroianni, Dommage que tu sois une canaille d'Alessandro Blasetti est une petite bombe d'intelligence et d'énergie pure.
Moins connu que ses confrères Rossellini, Bologni, Risi ou encore son ami Visconti, le cinéaste italien Alessandro Blasetti (1900-1987) occupe pourtant une place centrale dans l'histoire du cinéma italien. Couronné d'un Lion d'Or à la Mostra de Venise en 1982 pour l'ensemble de son oeuvre, Blasetti a traversé avec sa caméra les moments clefs de l'Histoire italienne: le fascisme avec lequel le cinéaste s'accommoda fort bien, l'immédiate après-guerre synonyme de néoréalisme puis les transformations économiques et sociales à partir des années 50 qui firent le sel des comédies à l'italienne dont ce Dommage que tu sois une canaille est un modèle du genre.
Face à Loren, Marcello Mastroianni, dix ans de plus mais une carrière encore jeune, démontre un sens comique indéniable. Dans le rôle ingrat du bouffon, il sait forcer le trait pour faire de la caricature un masque qu'il fait tomber quand il veut. Alessandro Blasetti est le premier à avoir réuni le tandem sur grand écran. Loren-Mastroianni deviendra par la suite, le couple mythique du cinéma italien. Il compte 12 films ensemble dont les classiques Mariage à l'italienne de Vittorio de Sica et Une journée particulière d'Ettore Scola.
L'Express