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Darius Rochebin a réalisé une interview de François Hollande, que certains ont peut-être vue sur la rts. 6 minutes de langue de bois et de regard vide: Fanfrelande s’est surpassé. A se demander s’il ne possède pas une sorte de filtre qui hypnotise celui qui s’en approche. Darius ne fit pas honneur à son glorieux prénom: aucune question incisive, de celles qui dérangent, par exemple sur les propos guerriers de membres de la majorité de gauche contre le coffre-fort helvétique, et le mépris affiché pour notre pays.
Darius semblait atteint d’une crise de xénophillie hollandienne aiguë!
Fanfrelande a donc servi des réponses tièdes à des questions tièdes. Il s’est surpassé en condescendance paternaliste envers la Suisse, qu’il qualifie par deux fois de «pays riche». Quand on sait qu’il affirmait ne pas aimer les riches, le message est on ne peut plus clair: «Je n’aime pas la Suisse». Bravo pour l’hypocrisie.
Sa connaissance de l’Helvétie est par ailleurs assez limitée. Parlant de notre pays, et pour tenter de faire ami-ami, il mentionne notre «langue commune». Il faudrait peut-être lui apprendre que le français n’est la langue que d’environ 1/5e de la Suisse...
Sur un ton qui semble vouloir signifier à chaque mot: «Tout va bien, rien de grave, pas d’inquiétude, tout est sous contrôle», Hollande a fait la démonstration qu’il ne sait pas parler normalement. Quelle est donc sa pathologie pour faire usage d’une phonétique si maniérée? Ne peut-il parler comme tout le monde? Que soigne-t-il en permanence? On se souvient du Hollande d’antan: débit rapide, haché, mots avalés, comme s’il avait peur de ne pas avoir le temps de parler. Une manière de petit enfant stressé.
Depuis il a suivi un coaching pour apprendre former ses phrases différemment. Son rythme bizarre est une technique pour ralentir son débit et pour paraître réfléchi, pesant et sérieux. Un rôle de composition chez lui.
Vouloir éviter les sujets qui fâchent, faire comme si tout allait bien et que nous nous aimions bien, c’est exactement de l’hypocrisie. Le mot signifiant: faire baisser la crise, faire semblant de rien.
Ou cacher la merde au chat.
Le plus grave chez Fanfrelande, ou désastreux, ou pathologique, c’est son regard. Plus cela va, moins il exprime. On y cherche une petite étincelle, une expression, le miroir de sa passion ou de son âme: il n’y a plus que des yeux de cabillaud mort. Vides. Désespérément vides. Sans aucune expression. Du Chirac de fin de règne.
Fait-il un effort monumental pour se protéger des autres? Est-il à ce point débordé par sa fonction qu’il ait besoin de se cacher? Met-il toute son énergie à neutraliser les contradictions dans lesquelles il se trouve? Est-il déjà prisonnier de l’image de normalité qu’il s’est construite pour gagner les élections? Ou est-il à ce point dénué de vie intérieure?
La «normalité» de Fanfrelande semble aujourd’hui être une maladie.