Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/217820

<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est chargé de prendre les mesures nécessaires afin que toute personne qui vit les derniers moments de sa vie puisse bénéficier d'un droit à être accompagné-e par un proche de son choix. La seule exception envisageable à ce droit seraient les restrictions indispensables pour protéger les tiers avec lesquelles la ou le mourant-e titulaire du droit serait contraint-e de séjourner.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>En raison de la pandémie de coronavirus, les établissements de santé ont mis en place des règles de visite strictes afin de réduire le risque de propagation. Pour les proches, cette situation a parfois été très contraignante. Cependant, l'accompagnement des personnes en fin de vie revêt une grande importante pour le Conseil fédéral. La plupart des gens ne souhaitent pas mourir seuls, et de nombreux proches désirent pouvoir faire leurs adieux à la personne mourante.</p><p>Comme déjà indiqué dans le rapport rédigé en réponse au postulat 18.3384 " Améliorer la prise en charge et le traitement des personnes en fin de vie ", le Conseil fédéral entend s'engager pour que les patients arrivés à la dernière phase de leur vie bénéficient d'un traitement et d'un accompagnement adaptés sur le plan médical et en accord avec leurs souhaits et leurs besoins spécifiques ; l'objectif est de maintenir, voire d'améliorer leur qualité de vie jusqu'au bout. À cette fin, il s'agit également de permettre aux personnes mourantes d'être accompagnées par leurs proches.</p><p>En conséquence, l'Office fédéral de la santé publique indique dans ses Informations et recommandations pour les institutions médico-sociales telles que les homes et les EMS (valables dès le 26.10.2020) que des exceptions sont possibles, par exemple pour la visite des personnes en fin de vie.</p><p>Il incombe cependant aux cantons, aux institutions et aux professionnels de permettre aux patients de mourir dans la dignité. Cela inclut la présence des proches. Le Conseil fédéral attend des institutions et des cantons qu'ils créent les possibilités correspondantes dans toute la mesure du possible. Le Conseil fédéral estime donc que les mesures qu'il peut prendre dans le cadre de la répartition des compétences cantons-Confédération ont déjà été prises et que l'objectif de la motion est ainsi atteint. </p>  Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.