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"Genève en Marche", le nom choisi par le député genevois Eric Stauffer pour son nouveau parti, fait des remous en France. La République en Marche, la formation du président français Emmanuel Macron, a demandé au politicien de cesser d'utiliser cette appellation.
En cas de refus d'obtempérer, La République en Marche (LRM) menace de saisir les tribunaux. L'information a été révélée mardi par la Tribune de Genève. L'ats a obtenu une copie du courrier envoyé à Eric Stauffer par les avocats genevois du mouvement d'Emmanuel Macron.
Les auteurs de cette lettre reprochent à Eric Stauffer "un parasitisme au sens de la loi contre la concurrence déloyale". Selon eux, le député genevois aurait choisi le nom "En Marche" pour profiter des succès de LRM lors des élections françaises et satisfaire ainsi "ses ambitions électorales".
Le courrier souligne que LRM "a une activité assez intense" en Suisse et particulièrement à Genève. Le mouvement compte 2100 adhérents répartis dans 11 cantons. A travers de cette structure, il cherche à atteindre les 180'000 citoyens français vivant en Suisse, ainsi que les travailleurs frontaliers.
Risque de confusion
"Genève en Marche" pourrait passer, aux yeux d'un public non averti ou peu attentif, pour "l'antenne genevoise ou suisse de La République en Marche ou encore pour un mouvement politique affilié appartenant à une même communauté d'idées et de valeurs", estiment les avocats de LRM. "Il y a manifestement un risque de confusion".
La République en Marche a été créée en février 2016. "Genève en Marche", pour sa part, a été fondé en septembre 2017, soit "trois mois à peine après le formidable engouement populaire rencontré par le mouvement "En Marche" lors des élections présidentielles et législatives françaises de mai et juin 2017", soulignent les avocats.
Eric Stauffer ne va visiblement pas se plier à l'injonction de LRM. "Que les Français se mêlent de leur pays qui est séparé du nôtre par une frontière et qui a suffisamment de problèmes à traiter", a-t-il déclaré à la Tribune de Genève, rappelant que "le département du Léman n'existe plus depuis 200 ans".