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Le bandonéon fut créé en Allemagne au 19e siècle pour remplacer l’orgue dans les paroisses modestes ou celle cherchant un instrument d’accompagnement des cérémonies religieuses en extérieur. Ce sont ces racines que la voix (Anne Magoüet ) et la viole de gambe (François Joubert-Caillet) veulent révéler en invitant le bandonéon (Jean-Baptiste Henry) à se joindre à elles dans la musique d’orgue de J.S. Bach, adaptant les chorals de l’Orgelbüchlein pour cette formation inouïe, d’un naturel étonnant, aux sonorités intemporelles.
Orgelbüchlein – le petit livre d’orgue
Vers le milieu du xvie siècle s’instaure chez les luthériens une tradition de prescrire chaque dimanche un ou deux chorals en lien direct avec l’évangile du jour. Des organistes, comme Pachebel, s’attachèrent alors à créer un annuaire de ces chorals par ordre de l’année liturgique. Bach ne pouvant ignorer l’importance des cantica de tempore, fit de même. Les chorals de l’Orgelbüchlein, dont le premier autographe appartint à Felix Mendelssohn, ont été publiés de manière dispersée avant d’être intégrés dans un recueil à part par la Bach Gesellschaft. Leur qualité est unanimement reconnue. C’est une œuvre qui fait partie de l’apprentissage de tout organiste en conservatoire à travers le monde. (wikipedia, 2022)
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