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Région: Valais.
Point de départ: Plan-d'Agy (1915 m).
Accessible en transport publics: Oui.
Point culminant: Le Sérac (2816 m).
Dénivelé positif: 1070 m.
Distance: 12.5 km.
Temps de marche: 06h15.
Difficulté: Randonnée T4.
Date de la course: 19 octobre 2018.
Prendre l'autoroute A9 jusqu'à la sortie Conthey, puis suivre les indications pour Sion / Conthey. Dans le village de Conthey bifurquer à gauche en direction de Derborence / Sanetsch quand indiqué. La route, d'abord à deux voies, se transforme rapidement en route sinueuse où il n'est pas toujours possible de croiser.
L'idée est de parquer sur le bord de la route sans gêner le trafic vers le Plan-d'Agy, par exemple dans le virage en épingle (à environ 1910 mètres d'altitude) ou sur le côté dans d'une des deux routes d'alpages qui quittent la route. En haute saison, ou si les rares places indiquées sont déjà prises, continuer jusqu'au parking de Dorbagnon (vers 1960 m).
Le col du Sanetsch est desservi par des cars postaux qui partent depuis Sion (avec changement à Chandolin-près-Savièse). Descendre à l'arrêt Savièse, Plan-d'Agy.
Veuillez noter qu'il y a très peu de correspondances et les horaires ne donnent pas énormément de marge pour faire cette course tranquillement en une journée.
Depuis nos voitures, laissées dans le virage en épingle vers 1910 m d'altitude, nous avons suivi une sente à vaches à travers les pâturages et rejoint la route d'alpage qui monte presque à plat vers La Crêta. Une cinquantaine de mètres avant les maisons, bifurquer à gauche et suivre une sente qui gravi une pente raide à droite d'une petite falaise (ou suivre le chemin qui traverse le hameau, ça revient au même). Continuer ensuite sur le chemin qui traverse les pentes herbeuses à flanc de coteau.
Quelques centaines de mètres plus loin le chemin rattrape à nouveau la route d'alpage par laquelle on rejoint rapidement les chalets de Chaux de la Lé. À côté quelques arbres avaient déjà des belles couleurs d'automne.
Suivre ensuite le sentier qui remonte dans le vallon de la Nétage. Le chemin traverse des pâturages et mène au pied d'une petite barre rocheuse que l'on remonte sans problèmes particuliers. Au-dessus il faut ouvrir un peu les yeux car le chemin se perds dans l'herbe… Poursuivre en restant plus ou moins à la même altitude jusqu'à retrouver des traces de balisage blanc–rouge–blanc.
Continuer à suivre le sentier jusqu'à rejoindre un replat à environ 2425 m d'altitude. On y trouve une grosse pierre avec des traces de balisage blanc–rouge–blanc et un petit cairn par-dessus (pour être complètement honnête, il y a juste deux cailloux côte à côte). C'est le moment de quitter le sentier et de remonter en direction W / WNW dans les Lapis de Tsa di Faye. Le plus simple c'est de viser la gauche d'une petite pointe (P. 2612).
La traversée des lapis est superbe (j'adore ça!), mais il faut faire attention à où on pose les mains car cette roche calcaire, sculptée par le ruissellement des eaux, peut être particulièrement coupante. De plus elle est très abrasive et use particulièrement les semelles des chaussures (et la peau), alors évitez d'y aller avec des souliers neufs! Par-ci et par là mon attention est attirée par des formes particulières dessinées dans la roche (et par des vieux obus).
Rejoindre et passer la faille au pied de P. 2612 puis partir SW sur la large arête en direction du Sérac. Notre but initial était de remonter la face N et rejoindre le sommet sans détours. Hélas au-dessus de 2720 m la pente, encore dans l'ombre, était blanchâtre: une fine couche de givre recouvrait dalles et cailloux et la suite de la voie directe était très (trop) glissante.
Pour éviter toute dégringolade nous avons déviés à flanc de coteau en direction SW où nous avons retrouvé le soleil et un terrain sec. Par la même occasion nous avons retrouvé une sente qui rejoint l'arête E. De là il n'y a plus qu'une belle traversée sur l'arête sommitale.
Depuis le sommet du Sérac suivre la sente empruntée à la montée. Quelques cairns permettent de dévaler facilement les pentes jusqu'à 2650 m d'altitude environ. Partir ensuite plein N jusqu'à rejoindre une large fracture qui n'est rien d'autre que la prolongation de la faille rencontrée au pied de P. 2612 à la montée.
Descendre dans cette cassure (en direction W) en suivant le parcours balisé par plusieurs cairns. Cette fracture permet de franchir facilement la falaise NW du Sérac. Bien que le passage ne soit pas techniquement compliqué, le passage d'une petite vire pourrait poser des problèmes aux personnes sujettes au vertige…
Traverser le replat au-dessus des Grand Gouilles sur lequel vous venez de prendre pied. Remonter ensuite la face E de l'épaule du Sublage, en suivant plus ou moins une direction W, jusqu'à gagner la large l'arête. Là-haut, repérer le cairn le plus proche. Le parcours jusqu'au sommet du Sublage est très agréable et ne comporte aucune difficulté technique. Je conseille néanmoins de bien suivre le balisage cairné qui contourne brillamment les multiples fractures et petites falaises parsemées sur cette épaule.
La voie la plus rapide pour retourner aux voitures est de passer par une petite cheminée exposée mais apparemment facile à désescalader qui permet de franchir la falaise sud du Sublage. Ayant dans le groupe des personnes pas très à l'aise avec le vide et les raides couloirs, nous avons laissé tomber cette voie.
Nous avons préféré revenir sur nos pas le long de l'arête jusqu'à P. 2690, avec un cairn relativement grand au sommet. Partir à droite (plein E) sur une épaule latérale mi caillouteuse mi herbeuse qui permet de descendre sans peine jusqu'au col entre Le Sérac et Le Sublage (P. 2563).
Depuis le col, partir en direction S et suivre le fond du petit vallon entre les deux sommets. Vers 2470 mètres d'altitude quelques cairns indiquaient de se diriger plein E. De notre côté nous avons préféré suivre un chemin plus direct en dévalant en direction SSE jusqu'à rejoindre le haut d'une longue barre rocheuse.
Jusqu'à ce point, la randonnée peut se coter T3 car, mis à part devoir savoir s'orienter pour trouver le parcours, il n'y a pas vraiment de difficultés techniques. Or, la suite prend un degré de difficulté supplémentaire (T4) car il faut dévaler des pentes assez exposées où il faut avoir obligatoirement un pied très sûr.
En effet, après avoir contourné la large barre rocheuse par la gauche vers 2400 mètres, il faut dévaler presque 400 mètres de dénivelé sur des pentes herbeuse bien raides. En plus de la déclivité, l'interminable sécheresse de l'été a rendu le sol dur comme du rocher: trouver des bons appuis pour les pieds était encore plus difficile que d'habitude.
Tant bien que mal nous avons réussi à rejoindre une route d'alpage vers 2040 m. Les jambes commençaient à être fatiguées, nous avons donc suivi la route jusqu'à un long bâtiment de ferme, puis nous avons coupé à nouveau à travers les pâturages (où la pente était plus douce) pour rejoindre la voiture.
À posteriori nous nous sommes dit qu'à la sortie du vallon entre les deux sommets nous aurions dû suivre les cairns qui partaient plein . Vraisemblablement ils mènent en contrebas du sommet du Sublage où une sente, visible de loin, dévale le long de l'arête S de celui-ci. J'imagine que par cette sente la descente doit être bien plus sympa…