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17/01/2012
8....9.....OUT !
J'avais treize ans , c'était au Café de l'Odéon. En 1960.
M. Seidel, arbitre international de boxe, copain de mon père, revenait des Jeux Olympiques de Rome.
"Germinal..... j'ai vu un jeune américain noir........il s'appelle Clay...........ça va devenir un immense champion......j'ai rarement vu un tel instinct en action sur un ring....."
Cassius Clay venait de remporter la couronne olympique battant en finale un besogneux pologuenais.
En 1964 à Miami, il devenait champion du monde pour la première fois, pulvérisant Sonny Liston. Peu après, suite à une rencontre avec Malcom X, il se convertissait à l'islam et prenait le nom de Muhammad Ali.
J'ai eu la chance de l'approcher, de lui serrer la main dans les couloirs des vestiaires du Hallenstadion à Zürich lors d'un meeting dans lequel "tirait" mon ami, le regretté Eric Nussbaum.
Ces instants très brefs me laissent encore aujourd'hui le souvenir que cet homme était vraiment "habité". Une intense présence dans le regard et en même temps une estranéité complète au lieu, des gestes déliés et machinaux parce que mille fois répétés, entendait-il même, moins d'une heure avant le combat, ce que lui disait le dévoué Bundini qui ne le quittait jamais d'une semelle.
Ce soir-là, l'élégant champion d'Europe Jurgen Blin donna au "Greatest" une honorable réplique le temps de quelques rounds, puis les directs du gauche s'enchaînèrent en rafales ...."I sting like a bee"........ce qu' Ali fit.
Un salut à ce serviteur éclairé et immensément talentueux du noble art. Il fête aujourd'hui ses 70 ans.
"Rendre service aux autres c'est le loyer que l'on paie pour la place qu'on occupe momentanément sur cette Terre" (M.Ali)
....... tout passe ........