Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06974.jsonl.gz/305

Edition enrichie (Introduction, notes, dossier sur l'oeuvre et bibliographie)«Au centre de la pièce, fixéà un chevalet droit, se dressait le portrait en pied d'un jeune homme d'une extraordinaire beauté physique, devant lequel, à peu de distance, se tenait assis le peintre lui-même, Basil Hallward, celui dont, il y a quelques années, la disparition soudaine a, sur le moment, tant ému le public et donné lieu à d'étranges conjectures.»
Or Dorian Gray, jeune dandy séducteur et mondain, a fait ce voeu insensé : garder toujours l'éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et de fait, seul vieillit le portrait où se peint l'âme noire de Dorian qui, bien plus tard, dira au peintre : «Chacun de nous porte en soi le ciel et l'enfer.»
Et ce livre lui-même est double : il nous conduit dans un Londres lugubre et louche, noyé dans le brouillard et les vapeurs d'opium, mais nous ouvre également la comédie de salon des beaux quartiers. Lorsqu'il parut, en 1890, il fut considéré comme immoral. Mais sa singularité, bien plutôt, est d'être un roman réaliste, tout ensemble, et un roman d'esthète - fascinants, l'un et l'autre, d'une étrangeté qui touche au fantastique.
Le célèbre récit d'Oscar Wilde, en VO avec des notes pour faciliter la compréhension
Niveau : avancé
Le fantôme qui hante le manoir de Canterville depuis trois siècles est désespéré! Les nouveaux propriétaires, deriches américains, ne croient pas aux esprits. Vexé, le pauvre fantôme agite ses chaînes et laisse même une trace de sang dans le salon. Parviendra-t-il à prouver son existence en semant la terreur?
Dans l'Angleterre de la fin du XIXe siècle, une aristocrate se plaît à réunir dans sa maison de campagne des invités de conditions diverses. C'est ainsi que Lord Illingworth, promis à une brillante carrière diplomatique, fait la connaissance du jeune Gerald Arbuthnot, à qui il propose bientôt de devenir son secrétaire particulier. Mais ce projet suscite chez la mère de Gerald, Mrs. Arbuthnot, une étrange hostilité.
Derrière son feu d'artifice de mots d'esprit et de paradoxes, la pièce contient une note plus grave : la difficulté pour une mère d'élever seule un enfant sous le regard réprobateur de la société.
En faisant émerger de l'ombre cette femme « sans importance » qu'une vie douloureuse n'a jamais pu détourner de ses convictions profondes, Oscar Wilde affirme sa modernité : une conscience déjà féministe et un goût du scandale.
Plongez en VO dans cette étonnante pièce d'Oscar Wilde. Pour vous aider, des traductions en marge vous permettront de bien comprendre le texte original. Ces textes en VO font partie des lectures imposées pour les classes de Première dans le cadre du nouveau bac de 2020.
Néà Dublin en 1854, Oscar Wilde, esthète et dandy à l'esprit brillant, est l'auteur notamment du Portrait de Dorian Gray.
Il meurt en 1900, déchu et ruiné, à Paris.
Ses Aphorismes, joyeusement cyniques, disent tous les paradoxes d'un auteur de génie qui n'a rien perdu de son caractère scandaleux.
« Une seule chose au monde est pire que de savoir qu'on parle de vous, savoir qu'on ne parle pas de vous. »
Dans Le Fantôme de Canterville, un spectre pourtant rouééchoue à effrayer une famille d'Américains matérialistes et rationnels venus s'installer dans une demeure anglaise hantée. Dans Le Modèle millionnaire, un jeune homme charmant et désargenté confond un peu vite le sujet d'un tableau et le modèle qui pose pour lui. Que ce soit dans la savoureuse parodie d'un récit fantastique ou dans le charmant conte moral, Oscar Wilde passe avec un même brio d'une ironie ravageuse à une extrême délicatesse des sentiments.
Publié en 1891, Le Déclin du mensonge est l'un des plus célèbres essais de Wilde. Sous la forme d'un brillant dialogue entre deux esthètes, à coups de paradoxes et de mots d'esprit, il livre son credo esthétique et moral : l'art ne saurait être jugé d'après des critères extérieurs à lui-même. Loin d'imiter la vie, c'est bien plutôt la vie qui imite l'art. Cet éloge du mensonge, du faux, du voile traduit un effort pour échapper à la réalité sociale de son siècle.
En 1895, Oscar Wilde fut condamné à deux ans de travaux forcés pour « actes grossièrement immoraux » accomplis avec une personne de son sexe. Il purgea sa peine principalement dans la prison de Reading. C'est là qu'en juillet 1896 fut pendu le cavalier Charles Thomas Wooldridge, condamné pour le meurtre de sa jeune femme. Wilde évoque dans ce recueil l'exécution qui attend le cavalier : « Cet homme avait tué la chose qu'il aimait / Et donc il lui fallait mourir ». Il raconte également l'expérience de la prison et les douleurs de l'enfermement. Dans cette édition bilingue, la traduction de Bernard Pautrat met en lumière un poète qui rompt avec toute préciosité et retrouve les accents de Villon pour dénoncer les conditions faites aux prisonniers.
On ne présente plus Oscar Wilde (1854-1900), figure du monde littéraire anglais du XIXe siècle, célèbre tant pour ses oeuvres diverses (Poèmes, Portrait de Dorian Gray, Salomé, etc.) que pour son homosexualité affiché.
HÉRODE
Salomé, Salomé, dansez pour moi. Je vous supplie de danser pour moi. Ce soir je suis triste. Oui, je suis très triste ce soir. Quand je suis entré ici, j'ai glissé dans le sang, ce qui est d'un mauvais présage, et j'ai entendu, je suis sûr que j'ai entendu un battement d'ailes dans l'air, un battement d'ailes gigantesques. Je ne sais pas ce que cela veut dire... Je suis triste ce soir. Ainsi
dansez pour moi. Dansez pour moi, Salomé, je vous supplie. Si vous dansez pour moi, vous pourrez me demander tout ce que vous voudrez et je vous le donnerai. Oui, dansez pour moi, Salomé, je vous donnerai tout ce que vous me demanderez, fût-ce la moitié de mon royaume.
SALOMÉ, se levant.
Vous me donnerez tout ce que je vous demanderai, tétrarque ?
Dernière pièce d'Oscar Wilde, L'Importance d'être constant brille des feux d'un langage habité par la grâce : s'y manifestent la puissance et la modernité de la réflexion de l'auteur sur la fiction, mais aussi son inventivité subversive et satirique, son esprit généreux et étincelant d'élégance et de drôlerie.
Dossier
1. Le théâtre d'Oscar Wilde avant L'importance d'être constant
2. Wilde et ses pairs
3. Wilde et la postérité
Comment résister à la tentation lorsque même notre âme essaie de nous corrompre ? Pour rester auprès de la sirène qu'il aime éperdument, un pêcheur va devoir aller à l'encontre de l'éthique et affronter la noirceur de son âme.
Trois contes emplis de poésie où l'on retrouve les thématiques du Portrait de Dorian Gray et l'ironie mordante de son auteur, qui démontre que tous les contes ne riment pas avec "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants".
Edition enrichie d'Alain Jumeau comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre.
Un mari idéal (1895) est la troisième des comédies d'Oscar Wilde. Créée quelques semaines avant L'Importance d'être constant, elle fut jouée au même moment, et l'auteur triompha sur deux scènes différentes de Londres.
Sir Robert Chiltern semble disposer de tous les atouts : il est riche, sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères, et sa femme voit en lui un mari idéal. Mais son succès repose sur une grave malhonnêteté, dissimulée depuis sa jeunesse. Il sera victime d'un chantage.
La comédie dénonce l'hypocrisie, le culte de l'or qui corrompt la société et l'affairisme qui gagne les milieux dirigeants. Cette visée politique n'empêche nullement Wilde, dans un festival de mots d'esprit, d'aphorismes et de paradoxes frisant l'absurde, de jouer avec le langage, avec l'intrigue et les conventions scéniques, comme pour mieux affirmer sa liberté et sa modernité.
25 mai 1895. Oscar Wilde, dramaturge admiré du Tout-Londres et amant de lord Alfred Douglas, est condamné à deux ans de travaux forcés pour «outrage aux moeurs».
Début 1897, l'écrivain brisé, réduit au sinistre matricule «C.3.3.», obtient enfin du directeur de la prison de Reading l'autorisation d'écrire. La longue lettre qu'il rédige alors à l'intention de Douglas, à qui il reproche de l'avoir abandonné, ne sera publiée, partiellement, que cinq ans après sa mort : récit autobiographique et méditation existentielle sur l'art et la douleur, De profundis est aussi l'un des plus beaux témoignages qui soient sur la passion.
Quant à La Ballade de la geôle de Reading (1898), inspirée d'une histoire vraie, elle retrace les derniers jours d'un soldat exécuté pour avoir égorgé sa femme par jalousie. Ce poème poignant est le chant du cygne de Wilde, qui mourut deux ans après sa publication.
"Autrefois, les livres étaient écrits par les hommes de lettres et lus par le public. Aujourd'hui ils sont écrits par le public et personne ne les lit."
"L'ambition est le dernier refuge du raté."
"La Vie imite l'art, bien plus que l'Art n'imite la vie."
Le sens du paradoxe et la finesse d'analyse d'Oscar Wilde nous invitent à aiguiser, le sourire aux lèvres, notre esprit critique.
Edition enrichie (Présentation, biographie, bibliographie et notes)
Qui est l'énigmatique « Mr. W H. »à qui sont dédiés les Sonnets de Shakespeare parus en 1609 ? La mystérieuse dédicace écrite alors par l'imprimeur a fait couler beaucoup d'encre, et de multiples hypothèses sont encore de nos jours évoquées. Lorsqu'il publie cette première version du Portrait de Mr. W. H. en 1889, Oscar Wilde se fait l'écho de certaines théories existantes, et montre qu'il connaît parfaitement non seulement le contexte élisabéthain des Sonnets, mais le texte des étranges poèmes où le grand dramaturge exprime la flamme subtile et passionnée d'un amour complexe qui se cache et se déploie au détour d'un vers ou d'une rime.
Reste qu'à travers ce petit drame à trois personnages noué autour de deux initiales, Wilde fait oeuvre de romancier en mettant lui-même en scène ses réflexions sur l'art du faux et du mensonge, qui préside, selon lui, à toute oeuvre d'art. Avec l'hypothèse de Willie Hughes, si séduisante qu'on pourrait la prendre pour argent comptant, voire mourir pour la défendre, c'est la fiction que constitue Le Portrait de Mr. W. H. qui devient alors manière de recréer la réalité historique, alors même qu'elle la crée de toutes pièces. Tant il est vrai que, pour Wilde, la beauté d'une théorie vaut à elle seule comme théorie de la beauté.
La célèbre comédie théâtrale de l'inconcournable Oscar Wilde en version blingue.
La série BILINGUE de 12-21 propose :
• une traduction fidèle et intégrale, accompagnée de nombreuses notes
• une méthode originale de perfectionnement par un contact direct avec les œuvres d'auteurs étrangers.
The Importance of Being Earnest est certainement la plus connue, et la plus populaire des pièces d'Oscar Wilde.
C'est un classique, joué aussi bien en Angleterre qu'à l'étranger. Wilde y manie à plaisir tous les ressorts de l'intrigue comique pour construire un étourdissant quiproquo.
Il fait naître, par la magie du langage, de superbes personnages -telle la redoutable Tante Augusta - qui avec un cynisme naïf, ou une naïveté cynique, prennent à contrepied les principes les mieux établis, pour mieux se moquer des turpitudes banales du "beau monde".
On découvre avec cette comédie, ce festival de mots d'auteurs, l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature et de l'humour anglais.
Trois nouvelles du célèbres auteur britannique Oscar Wilde en version bilingue.
La série BILINGUE de 12-21 propose :
• une traduction fidèle et intégrale, accompagnée de nombreuses notes
• une méthode originale de perfectionnement par un contact direct avec les œuvres d'auteurs étrangers.
The Canterville Ghost / Le Fantôme de Canterville
La savoureuse rencontre d'un fantôme très "british" avec une turbulente famille américaine.
The Model Millionaire / Le Milliardaire modèle
Que l'on s'adresse à un clochard ou à un millionnaire, un bienfait n'est jamais perdu.
The Happy Prince / Le Prince heureux
Le sacrifice émouvant de deux créatures hors du commun : un oiseau et un prince
La vertueuse lady Windermere s'apprête à donner un bal pour son anniversaire. Elle est tout à ses préparatifs lorsqu'elle découvre que son époux entretient une femme à la réputation sulfureuse. Sa jalousie explose. Le mari dément. Mais, comble du déshonneur, il lui demande d'inviter cette mystérieuse inconnue le soir même...
Premier grand succès théâtral d'Oscar Wilde, L'Éventail de lady Windermere tourne en dérision les travers d'une société gouvernée par l'hypocrisie et l'argent. Ironie, cruauté et amour se mêlent dans cette comédie parfaitement maîtrisée et d'une drôlerie exquise, où l'auteur, distillant paradoxes et mots d'esprit, questionne aussi le pouvoir et l'inanité du langage.
Virginie Berthemet © Flammarion
© Flammarion, Paris, 2012
VO : Lady Windermere's Fan
Un maître en provocations
Oscar Wilde (1854-1900) reste le maître incontesté du trait cinglant, de la formule assassine et de la maxime meurtrière. Aristocrate de l'esprit, dandy provocateur, il a toujours frappé là où il le fallait, sur la " bonne " société, son hypocrisie et ses masques. Maître du paradoxe, il a passé sa vie à lutter de façon toujours subtile et brillante contre les idées reçues, les convenances ridicules et la bêtise universelle.
C'est à un véritable feu d'artifice de l'esprit que vous convie ainsi ce recueil de pensées, consacré à l'un des hommes les plus captivants de l'histoire de la littérature, qui avait coutume de dire : " Il n'y a qu'une chose au monde pire que de faire parler de soi, c'est de ne pas faire parler de soi. "L'opinion publique est celle de ceux qui n'ont pas d'idées.L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs.Qu'est-ce qu'un cynique ? C'est un homme qui connaît le prix de tout et la valeur de rien.Je vis tellement au-dessus de mes revenus qu'en vérité nous menons, eux et moi, une existence entièrement séparée.
Dorian Gray est un jeune homme d'une très grande beauté. Son ami artiste peintre Basil Hallward est obsédé par cette dernière et en tire toute son inspiration. Sa fascination pour le jeune homme le mène à faire son portrait, qui se révèle être la plus belle oeuvre qu'il ait jamais peinte, et qu'il ne souhaite pas exposer : « J'y ai mis trop de moi-même ». Dorian va faire la connaissance de Lord Henry, dit Harry, un ami de Basil. Conscient de la fascination et de la perversion que ce dernier pourrait avoir pour son idéal de beauté, « cette nature simple et belle », Basil demande à Lord Henry de ne pas tenter de le corrompre. Mais Dorian se laisse séduire par les théories sur la jeunesse et le plaisir de ce nouvel ami qui le révèle à lui-même en le flattant : « Un nouvel hédonisme [...] Vous pourriez en être le symbole visible. Avec votre personnalité, il n'y a rien que vous ne puissiez faire ». Va naître dès lors en lui une profonde jalousie à l'égard de son propre portrait peint par Basil Hallward. Il souhaite que le tableau vieillisse à sa place pour que lui, Dorian Gray, garde toujours sa beauté d'adolescent. « Si le tableau pouvait changer tandis que je resterais ce que je suis ! ».
Assassin ! Assassin ! répéta-t-il comme si la réitération de l'accusation pouvait obscurcir le sens du mot. Le son de sa propre voix le fit frissonner et, pourtant, il souhaitait presque que l'écho l'entendît et réveillât de ses rêves la cité endormie. Il sentait un désir d'arrêter le passant de hasard et de tout lui dire.
L'art n'a pas à être moral, l'artiste n'a pas à s'occuper des conséquences sociales de son chemin vers le beau.Oscar Wilde y laissera la vie. Aura de scandale qui le poursuit toujours.Paru en 1891 dans le Lippincott's Monthly Magazine, c'est une version épurée par la morale d'époque qui paraît en roman, et qui sera traduite en français dès 1895. Il était temps de rebattre les cartes.Un roman du désir. Mais avant tout un conte fantastique, et qui fait mal: le portrait que réalise du jeune Dorian Gray le peintre Basil Hallward serait un tel idéal de la beauté que le tableau devient insupportable à celui qui en fut le modèle.Et s'il était possible que ce soit le tableau qui vieillisse, et que lui, Dorian Gray, garde à jamais ce visage tel qu'il a été transcendé et fixé ? L'incroyable puissance du récit tient à ce noeud, jusqu'au coup de couteau final.Il était temps, plus que temps, de présenter le livre en français dans sa version originale, celle du Lippincott's Monthly Magazine, avant les coupes subies par le roman - le monde anglophone a fait aussi cette révision. L'occasion pour Christine Jeanney de reprendre entièrement un récit universel, et l'aiguiser pour la langue d'aujourd'hui, en exclusivité pour publie.net.FB
Le portrait de Dorian GrayOscar WildeTexte intégral. Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire.Le Portrait de Dorian Gray est un roman d'Oscar Wilde, publié en 1890 (ici en version révisée en 1891) et écrit dans le contexte de l'époque victorienne. Oscar Wilde y inclut des thèmes relevant de l'esthétique tels que l'art, la beauté, la jeunesse, la morale, l'hédonisme, etc. Le roman est fantastique, mais aussi philosophique, et met en lumière la personnalité équivoque du dandy irlandais. C'est également l'unique roman de l'auteur dans toute sa carrière. « Si je demeurais toujours jeune et que le portrait vieillisse à ma place ! Je donnerais tout, tout pour qu'il en soit ainsi. Il n'est rien au monde que je ne donnerais. Je donnerais mon âme ! » Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Portrait_de_Dorian_GrayRetrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/