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Le syndrome d’Alagille est une maladie génétique regroupant un ensemble de symptômes. Elle est causée par une modification chromosomique du gène JAG1, sur le chromosome 20, ou du gène NOTCH2, sur le chromosome 1.
Cette maladie rare touche 1 enfant sur 100 000 naissances.
Comment se transmet-elle ?
La mutation peut soit se produire pendant la période embryonnaire et, dans ce cas, elle sera considérée comme acquise, soit être transmise par l’un des parents.
L’analyse génétique permet donc de confirmer le diagnostic.
Quels sont les symptômes ?
Une jaunisse (ictère) prolongée chez le nouveau-né est souvent la première forme de présentation de la maladie. Cet ictère est lié à une cholestase néonatale (rétention biliaire) due à un faible réseau biliaire.
La diminution du nombre de canaux biliaires à l’intérieur du foie conduit également à une accumulation de bilirubine « dite conjuguée » dans le sang.
En plus de la jaunisse, l’enfant peut présenter aussi des démangeaisons (prurit), qui sont causées par ce taux élevé de bilirubine conjuguée.
D’autres symptômes ou signes sont retrouvés de manière variable dans le syndrome d’Alagille comme :
Comment le diagnostic est posé ?
Devant des signes évoquant ce syndrome, l’analyse génétique permet donc de confirmer le diagnostic puisque les mutations des gènes ont été identifiées.
Quels sont les traitements ?
Le traitement dépend des symptômes, lesquels peuvent être variables. Certains patients n’ont essentiellement que des problèmes cardiaques.
Dans le cas d’une jaunisse persistante, il convient alors d’adopter des mesures diététiques pour éviter les déficits en vitamines et assurer une bonne croissance. Le prurit peut être diminué par un médicament, la rifampicine.
Une transplantation hépatique est indiquée si le prurit n’est pas soulagé par le traitement médicamenteux ou si la maladie évolue vers de graves complications hépatiques.