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Le Valais est la première région de production de fruits en Suisse. Avec 2’095 ha, le Canton alpin occupe le 30 % des surfaces du pays. La zone de production est essentiellement concentrée entre Sierre et St-Maurice dans la plaine du Rhône et sur le coteau de la rive gauche pour les abricots. La région du coude du Rhône à Martigny regroupe les plus importantes surfaces.En savoir plus
Le Valais est une des régions les plus septentrionales à pratiquer la culture de l’abricot.
Un microclimat extraordinaire. Un coteau sur la rive gauche exposé au nord qui retarde la floraison et prévient un gel précoce. Une région peu touchée par la grêle. Un pays très ensoleillé et plutôt sec. La possibilité ancestrale, d’irriguer les coteaux, grâce aux bisses amenant l’eau des glaciers. Toutes ces conditions font que le Valais cultive 96% des surfaces d’abricots suisses.
La zone de production s’étale sur les coteaux de la rive gauche jusqu’à plus de 1000m et dans la plaine du Rhône. Trente communes possèdent des surfaces, dont les principales : Saxon, Nendaz, Martigny et Sion. La moitié des surfaces est située sur le coteau entre Chalais et Bovernier et l’autre dans la plaine de Leuk à Vernayaz. La rive droite très exposée au soleil est réservée à la culture de la vigne, la floraison trop précoce de l’abricot entraînerait un gel systématique.
L’abricot (Prunus armeniaca) originaire des hautes régions montagneuses du Nord-Est de la Chine (Mandchourie) où il aurait été domestiqué, il y a plus de 4 000 ans par les Tadjiks ou par un autre peuple ancien, qui sélectionnèrent des variétés particulièrement riches en sucre.
Ce sont les grecs et les légionnaires romains qui l’introduiront sur le pourtour méditerranéen en Italie vers la fin du 1er siècle. On l’importa d’Italie en France dès le milieu du 15ème siècle, mais c’est seulement à la Renaissance (18ème siècle) qu’il se fait connaître et que la culture des 15 variétés d’abricots connues à cette époque se développe dans ce pays.
A cette période, il est importé à Bâle et en Allemagne. En Valais, c’est en 1812 que l’abricot est signalé pour la première fois, sur le coteau de Sion-Nendaz avec des variétés comme le Bourbon et le Blanc Rosé puis le Paviot et le Montplaisir. La culture de l’abricot se développera dans les vergers de Saxon grâce notamment à Joseph Sablier, qui importe les variétés cultivées dans la région de Lyon notamment le Luizet vers 1875. Au début du 19e la culture se développe fortement et avec elle la conserverie de Saxon la DOXA.
Jusqu’au début des années 1990 le Luizet reste la variété cultivée en Valais. Mais ce dernier pose des problèmes de conservation et de transport. Dans un marché toujours plus exigeant, ce talon d’Achille engendra le développement de nouvelles variétés, la profession entreprit de renouveler les cultures. Avec le concours de la Confédération et du Canton du Valais, on procéda à un renouvellement important du verger. Aujourd’hui le Luizet a laissé sa place à de nombreuses variétés comme l’Orangered, Bergeron, Flopria, Bergarouge, etc. Plus de huitante variétés sont cultivées de juin à septembre. Le mois de juillet concentrant l’essentiel de la cueillette.
Le Valais est une des régions les plus septentrionales à pratiquer la culture de l’abricot grâce à son micro-climat ensoleillé et plutôt sec. La possibilité ancestrale d’irriguer les coteaux grâce aux bisses amenant l’eau des glaciers et ainsi que l’eau de la nappe phréatique dans la plaine du Rhône restent des atouts majeurs.
La zone de production s’étale sur les coteaux de la rive gauche du Rhône jusqu’à plus de 1000m et dans la plaine du Rhône. Trente communes possèdent des surfaces dont les principales : Saxon, Nendaz, Martigny et Sion. La moitié est située sur le coteau entre Chalais et Bovernier et l’autre dans la plaine de Leuk à Vernayaz. La rive droite très exposée au soleil est réservée à la culture de la vigne, la floraison trop précoce de l’abricot entraînerait un gel systématique.
En 1881 dans le cadre de l’exposition d’agriculture de Lucerne la poire Bon-Chrétien Williams figure parmi les fruits valaisans présentés. Près de 150 ans plus tard, elle reste la principale variété du verger valaisan de poire avec 30 % des surfaces totales.
Sur les 138 ha que compte la Suisse, 94 ha sont cultivés en Valais, ce qui en fait la principale région de production de cette variété ancienne aux qualités gustatives reconnues de longue date.
Environ 3’800 tonnes sont produites annuellement en poire de table ou destinée à la transformation. Très appréciés en cuisine, elle est la variété exclusive pour la confection de Eau-de-vie de poire du Valais AOP .
Origine : Parents inconnus, déjà connue vers 1770 à Aldermaston en Angleterre, dénommée d’après son propagateur, Williams de Turnham Green, basé près de Londres,.
Description : Fruit de taille moyenne. Peau lisse, légèrement bosselée, verdâtre à jaune or, parfois le côté ensoleillé est légèrement rouge. Lenticelles nombreuses, auréolées vertes. Chair blanche-jaunâtre, fondante, fine, juteuse, sucrée, parfum typique, arôme prononcé.
Utilisation : Poire de table, cuisine, distillation, transformation
Période de récolte : précoce de mi-août à mi-septembreEn savoir plus
Les premières traces dans l’histoire qui font mention de pommes en Valais remontent au début du 15e siècle vers 1420 sous l’appellation d’une variété dénommée Barberine dans un manuscrit dicté par le cuisinier du Duc de Savoie, selon le « patrimoine culinaire suisse ».
Aujourd’hui le Valais cultive près de 1’000 ha dans la plaine du Rhône. Deuxième canton de production derrière la Thurgovie et ses 1’145 ha, le Valais offre une belle diversité de cultures avec une soixantaine de variétés cultivées. Les principales variétés sont : Gala, Golden, Braeburn, Pink Lady et Jazz, à elles seules ces 5 variétés représentent plus du 70 % des surfaces.
Avec 45 ha le Valais offre la plus grande surface de la variété Reinette du Canada sur le Pré-verger à Bramois sur la commune de Sion.
Issu de ce contexte de production favorable, le Valais concentre plusieurs PME activent dans la commercialisation et la transformation des fruits et tout particulièrement des pommes.
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