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La Suisse remonte en 5e position sur 63 pays étudiés (6e en 2021), la place qu'elle occupait en 2019 avant que la pandémie n'affecte l’ensemble des économies.
L'IMD, Institute for Management Development à Lausanne, publie aujourd'hui son classement mondial de la «compétitivité numérique». Les résultats de la Suisse seront détaillés ce soir lors du Digital Competitiveness Summit 2022, organisé par digitalswitzerland, l'IMD et l'EPFL de 17h50 à 21h00 sur le campus de l'IMD à Lausanne. La Suisse remonte en 5e position sur 63 pays étudiés (6e en 2021), la place qu'elle occupait en 2019 avant que la pandémie n'affecte l’ensemble des économies.
Dans le top 10, le Danemark prend la première place, tandis que les États-Unis (2e) perdent la première place pour la première fois depuis la création du «IMD World Digital Competitiveness Ranking» en 2017. La Suède reste à la 3e place, alors que Singapour gagne une place avec la 4e position, et les Pays-Bas gagnent également une place en 6e position (contre la 7e l’année précédente).
La progression de la Suisse dans le classement est due à ses bons résultats en ce qui concerne le facteur connaissance, que le World Competitiveness Center définit comme «le savoir-faire nécessaire pour découvrir, comprendre et développer de nouvelles technologies». Ce facteur est l'une des trois catégories principales selon lesquelles les chercheurs classent les résultats des études. Les deux autres facteurs sont la future readiness et la technologie.
La Suisse se classe parmi les 10 meilleures économies pour tous les sous-facteurs du domaine de la connaissance avec la 2e place pour les talents, toujours la 8e pour la concentration scientifique et également 8e pour l'éducation et la formation.
Dans le domaine de la technologie, la position de la Suisse reste inchangée pour les sous-facteurs capital (12e place) et cadre technologique (11e place), alors que le cadre réglementaire s'est légèrement amélioré par rapport à l'année précédente (8e place en 2022 contre 9e en 2021).
Le classement montre clairement que les capacités numériques de la Suisse peuvent être améliorées: la disponibilité des compétences numériques est jugée moins positivement par les cadres qu'il y a un an; ce critère a reculé à la 18e place (de la 11e place).
Les scores restent également relativement bas en ce qui concerne les diplômés en sciences (26e), les femmes diplômées de l'enseignement supérieur (30e), le nombre de femmes actives dans la recherche (31e) et la productivité de la recherche et développement (R&D) mesurée par le nombre de publications (35e), malgré des améliorations dans la plupart de ces domaines.
Dans l'ensemble et selon les experts, les résultats mettent en lumière les facteurs qui aident les gouvernements et le secteur privé à améliorer leurs capacités à protéger l'infrastructure numérique contre les cyberattaques. Ils montrent, notamment, comment cela peut favoriser l'adoption et la diffusion des technologies numériques.
La Suisse se classe 27e sur 63 pour ce qui est de la capacité des gouvernements en matière de cybersécurité, 15e pour ce qui est de l'importance de la cybersécurité pour les dirigeants («Dans quelle mesure la cybersécurité est-elle correctement prise en compte par les entreprises?»), 18e pour ce qui est de la cyberparticipation et 16e pour ce qui est de l'e-gouvernement (mise à disposition de services publics en ligne afin d'améliorer l'accès et l'inclusion des citoyens).
«L'ambition de digitalswitzerland est d'ancrer la Suisse comme lieu d'innovation numérique de premier plan», explique Marc Walder, fondateur de digitalswitzerland. «Le fait que la Suisse ait pu se hisser à la 5e place du classement mondial de la compétitivité numérique démontre qu’elle reste forte. En même temps, ce classement mondial nous permet d’identifier dans quels domaines notre pays doit s'améliorer».
«La Suisse est en passe de devenir une nation numérique pleinement développée, avec une infrastructure et une réglementation numérique, une gouvernance des données et des attitudes numériques satisfaisantes», poursuit Arturo Bris, directeur du World Competitiveness Center de l’IMD. «Un facteur de succès pour l'avenir sera toutefois l'introduction d'un programme d'identité numérique dans le pays. Les nations en tête du classement, comme le Danemark et Singapour, montrent déjà la voie dans ce sens».
«L’intérêt principal de ces rankings est de nous permettre d’identifier les aspects où il reste une bonne marge de progression. Au-delà de son rôle important dans la formation des diplômés suisses, l’EPFL continue ainsi à contribuer à l’implication des femmes dans l’éducation et la recherche scientifique», explique Martin Vetterli, président de l’EPFL.