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Berne - Les avocats américains de Roman Polanski exigent qu'une commission d'enquête indépendante examine les erreurs de procédure depuis le début de cette affaire. Elle devrait aussi se pencher sur le refus des autorités américaines de remettre des documents à la Suisse.
Ces éléments de preuve ne sont pas de petits détails techniques, estime le cabinet d'avocats "Manatt, Phelps and Phillips" dans un communiqué mardi soir. Et le refus des autorités américaines de les remettre à la Suisse n'est pas un hasard, ajoute-t-il.
Il s'agit des déclarations de l'ancien procureur dans l'affaire. Il a déclaré sous serment que le juge avait donné en 1977 au cinéaste l'assurance que les 42 jours de détention déjà effectués représentaient l'intégralité de la peine qu'il devait exécuter.
Les déclarations du procureur prouveraient que la demande d'extradition présentée par les Etats-Unis se base sur des affirmations fausses et incomplètes, affirme le cabinet.
Pendant l'examen de la demande d'extradition, la Suisse a demandé que le procès-verbal de cette audition lui soit transmis. Lundi, la ministre suisse de la justice Eveline Widmer-Schlumpf a notamment justifié la remise en liberté de Roman Polanski par le fait que les Etats-Unis ont refusé de le faire.
Les avocats de M. Polanski demandent maintenant qu'une enquête indépendante sur l'ensemble de l'affaire soit conduite par une tierce partie indépendante.
Roman Polanski est libre depuis lundi et a quitté son chalet de Gstaad (BE) au terme d'une saga de dix mois, la Suisse ayant finalement refusé de l'extrader vers les Etats-Unis. Le cinéaste est poursuivi pour avoir abusé en 1977 d'une adolescente de 13 ans.
ATS