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Il s'agit d'abord de 28 oeuvres d'art dont la provenance a pu être retracée, écartant ainsi la piste d'une éventuelle spoliation par le régime nazi, indique vendredi le Musée des beaux-arts. L'institution culturelle conserve également 246 oeuvres qui proviennent des membres de la famille Gurlitt ayant exercé une activité artistique.
Le musée conserve 1091 autres oeuvres dont la provenance entre 1933 et 1945 n'a pas pu être formellement établie. Après des recherches, il n'existe toutefois pour ces toiles ni preuve de spoliation par les nazis ni circonstances suspectes.
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En revanche, le Musée des beaux-arts cède 38 oeuvres. Neuf d'entre elles ont déjà été restituées par l'Allemagne à leurs propriétaires légitimes en concertation avec l'institution bernoise. Il s'agissait de toiles dérobées par les nazis. Sur les 29 restantes, cinq iront en Allemagne et deux autres à des familles juives.
Ce sont donc encore 22 oeuvres qui restent au musée bernois dans l'attente des résultats des recherches pour retrouver leur parcours. L'institution se dit toutefois prête à les rendre à l'Allemagne à certaines conditions. Il ne doit y avoir ainsi plus aucune revendication de la part d'éventuels propriétaires.
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Le Musée des beaux-arts annonce d'ores et déjà une vaste exposition sous le titre "Gurlitt: un bilan". Il souhaite ainsi donner un aperçu le plus complet de l'ensemble de la collection.
C'est le 7 mai 2014, au lendemain du décès du collectionneur allemand Cornelius Gurlitt que l'affaire secoue la Suisse: le Musée des beaux-arts de Berne est désigné comme légataire universel dans le testament. Cornelius Gurlitt possédait des centaines d'oeuvres héritées de son père, négociant privilégié du régime nazi.
ats/cab