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Avant de devenir une république soviétique, l'Ukraine faisait partie de l'empire russe depuis des siècles. C'est lors de l'éclatement de l'URSS, en 1991, que le pays a obtenu son indépendance. Il décide alors de se débarrasser de son héritage impérial russe, notamment afin de forger des liens plus étroits avec l'Occident.
Avec l'arrivée au pouvoir de Viktor Ianoukovitch, c'est un véritable retournement de situation. En 2010, le nouveau président ukrainien, de formation politique pro-russe, rejette l'association du pays avec l'Union européenne (UE). Son but? Solidifier les rapports avec le Kremlin.
La décision de Ianoukovitch provoque des manifestations de masse qui le démettent de ses fonctions de dirigeant le 22 février 2014. Moins d'un mois plus tard, Vladimir Poutine réagit en annexant la Crimée – une péninsule située au sud de l'Ukraine – à la Russie. A partir de ce moment, deux clans émergent:
Le 5 septembre 2014, L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) intervient en Ukraine orientale pour mettre fin à la guerre. Elle met en place un protocole intitulé «les accords de Minsk» afin d'instaurer un cessez-le-feu entre la Russie et les régions séparatistes ukrainiennes. Mais cet accord échoue dans son objectif.
L'Ukraine veut préserver sa souveraineté. Pour ce faire, le pays a un objectif clair: rejoindre l'Otan.
Aujourd'hui, l'Ukraine n'est qu'un partenaire de cette alliance. Si le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a exprimé son soutien à la pleine adhésion du pays à l'organisation, le président américain Joe Biden s'est, quant à lui, montré plus ambigu sur la question.
La Russie veut maintenir sa puissance. Pour cela, elle estime qu'il faut éviter que l'Ukraine et d'autres anciens pays soviétiques ne rejoignent l'Otan.
En décembre 2021, le Kremlin a formulé cette demande dans une lettre soumise aux Etats-Unis. Le gouvernement de Vladimir Poutine a par ailleurs exigé l'arrêt de tout exercice de l'Otan près de la frontière russe. Ces sommations, parmi une ribambelle d'autres, les Etats-Unis les ont toutes refusées.
En mai 2018, Poutine a présidé l'inauguration d'un nouveau pont reliant directement la Crimée à la Russie. Conçu pour réduire l'isolement de la péninsule annexée, le pont a été vivement critiqué par les puissances occidentales. Pour ces dernières, ce dispositif ne fait qu'intensifier les tensions entre les deux camps.
Gazprom a «complètement arrêté ses livraisons de gaz» à la Finlande, dévoile le géant russe dans un communiqué. L'échéance du 20 mai est arrivée et le pays nordique n'avait toujours pas payé en roubles (monnaie russe), si bien que la sanction est tombée.