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Le 4 mars, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a confirmé ce que les faîtières d’enseignant-e-s suisses dénoncent depuis longtemps : la qualité de l’air dans les salles de classes n’est souvent pas satisfaisante. En effet, les valeurs pour le dioxyde de carbone sont souvent bien supérieures aux valeurs indicatives. Cela affecte non seulement la capacité d'apprentissage des apprenant-e-s, mais a également des effets négatifs sur la santé.
L’étude présentée par l’OFSP a mesuré en continu et sur une plus longue période les facteurs de l'air ambiant. Elle établit clairement que la qualité de l’air intérieur est insuffisante dans la plupart des écoles suisses. Dans plus de 75% des salles de classe ayant fait l’objet de mesures, la qualité de l'air n'était pas satisfaisante. L’étude du l’OFSP indique que, pour de bonnes conditions d’apprentissage, le niveau de CO2 dans les salles de classe devrait être inférieur à 1 400 ppm, les dépassements de 2000 ppm étant inacceptables par rapport à la limite d’hygiène. Les mesures de l’OFSP ont révélé que les valeurs atmosphériques dépassaient 2 000 ppm pendant plus de 10% du temps scolaire.
Dès 2014, les faîtières d'enseignant-e-s suisses, LCH et SER, ont lancé le projet "Santé des enseignants". Plusieurs études et recommandations ont été présentées dans le cadre de ce projet. Le sujet a été discuté au plus haut niveau lors de la Journée suisse de l'éducation de 2017 à laquelle a participé le conseiller fédéral Alain Berset.
Le SER et LCH ont élaboré un catalogue d'exigences. Celles-ci comprennent des mesures régulières des facteurs de climat de la salle de classe, une limitation du nombre d’élèves adaptée à la taille de la salle, le respect des normes légales applicables dans les bâtiments neufs ou rénovés, un responsable de la gestion de la santé sur le lieu de travail dans chaque école et un contrôle cantonal de la santé régulier par les inspecteurs de la santé. La protection de la santé des employés est une obligation légale. Les enseignant-e-s, comme tous les travailleur-euse-s suisses, ont donc droit à une protection efficace de la santé au travail. La Confédération, les cantons et les communes doivent donc s’en charger.