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L'organisation internationale se met au vert pour contribuer à lutter contre le changement climatique. Elle réduira sa consommation d'énergie en utilisant l'eau du lac pour la climatisation et le chauffage de ses bâtiments genevois.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a décidé de montrer l'exemple en réduisant les émissions de CO2 de l'organisation. En janvier, les services de l'ONU ont saisi l'offre des Services industriels de Genève (SIG) et signé le contrat.
Les nouvelles installations seront opérationnelles progressivement en 2009, au Palais des Nations, et dans les autres organisations, comme le CICR, le BIT, l'OMS, a expliqué le directeur des SIG, Philippe Durr, en présentant ce projet écologique au Club suisse de la presse. L'Hôtel Intercontinental y a aussi adhéré.
L'entreprise Merck Serono utilise déjà ce système qui consiste à pomper l'eau du lac à 30 mètres de profondeur et à 300 mètres du rivage pour refroidir ou chauffer les bâtiments. A Lausanne, l'Ecole polytechnique fédérale (EPFL) l'a également expérimenté depuis plusieurs années. «Mais jamais ce système n'a été développé avec une telle ampleur pour tout un quartier», a indiqué Philippe Durr. L'eau du lac sera aussi utilisée pour l'arrosage.
«Le prix de l'eau du lac sera stable et ne va pas augmenter comme le prix du pétrole», a souligné Philippe Durr. Il espère que les SIG pourront rentrer dans leur investissement de 35 millions d'ici une dizaine d'années. Dans le même temps, l'ONU va passer au gaz naturel et installer des panneaux solaires, a précisé le chef des services centraux de l'ONU, Anatoli Kondrachov.
Le Palais des Nations, achevé en 1936, est vétuste, mal isolé, mais le système d'éclairage et de canalisation d'eau a déjà été renouvelé. Près de 4000 employés travaillent dans 2800 bureaux au Palais des Nations. Chaque année, près de 28'000 délégués utilisent ses 34 salles de conférence et plus de 100'000 personnes le visitent.