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Berne - Christoph Blocher estime que les problèmes engendrés par le fichage de dizaines de milliers de personnes sans contrôles d'usage ne sont "pas si graves". Les erreurs - comme le fait que des personnes décédées soient restées enregistrées - peuvent être corrigées, souligne l'ancien conseiller fédéral.
Christoph Blocher, à la tête du Département fédéral de justice et police (DFJP) pendant la période en cause, élude les reproches selon lesquels le gouvernement n'a pas assez bien maîtrisé la situation.
S'exprimant pour la première fois sur les agissements du Service d'analyse et de prévention dans son émission sur internet "TeleBlocher", il explique qu'il veut analyser dans le détail le rapport de la délégation des Commissions de gestion avant de prendre position. Selon le président de cette dernière, Claude Janiak (PS/BS), alors qu'il était en fonction, Christoph Blocher avait connaissance des problèmes mais n'a pas cherché à les résoudre.
Christoph Blocher critique le fait que la délégation ne l'ait pas auditionné quand il était encore en fonction. Et s'en prend directement à Claude Janiak. Aux yeux du vice-président de l'UDC, ce dernier veut détourner l'attention de l'affaire libyenne.
ATS