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Privé notamment de son titre olympique conquis sur 50 km à Sotchi et suspendu à vie des JO à la suite du scandale du dopage d'état en Russie, Alexander Legkov compte bien se défendre jusqu'au bout.
"Cette médaille est propre", explique le Russe de 34 ans dans un communiqué diffusée par le cabinet d'avocats Wieschemann, qui le représente. "Je vais me battre. La seule chose que je demande, c'est d'être traité de manière équitable par des juges impartiaux et au cours d'une procédure honnête. Auprès du TAS (Tribunal Arbitral du Sport), du Tribunal fédéral suisse ou de la Cour européenne des droits de l'homme", précise Alexander Legkov, qui a également perdu la médaille d'argent glanée en relais à Sotchi.
"J'ai été testée négatif plus de 150 fois" au cours des dernières années. "Et pas à Moscou ou à Sotchi, mais à l'étranger. A Cologne, Lausanne ou Dresde. J'ai gagné le Tour de Ski 2013, dans lequel les contrôles se sont avérés négatifs", poursuit le fondeur russe, qui a déjà déposé un recours auprès du TAS.
Le CIO avait frappé fort la semaine dernière en suspendant Alexander Legkov et son compatriote Evgeni Belov. Les deux hommes sont soupçonnés d'avoir profité du système de dopage d'Etat qui a permis à la Russie d'obtenir de nombreuses médailles à Sotchi. Cette décision se base sur les premiers résultats de la commission d'enquête Oswald, mise en place par le CIO après la publication du rapport du juriste canadien Richard McLaren, qui a établi en juillet 2016 l'existence d'un dopage institutionnalisé en Russie.
ATS