Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/219641

<h2>SubmittedText<h2><p>Dans le cadre de la réforme des apprentissages de commerce, la Conférence suisse des branches de formation et d'examens commerciales prévoit de supprimer l'enseignement obligatoire d'une deuxième langue nationale. Ce projet ouvre la voie à un nouveau conflit linguistique dans le domaine de la formation et risque de créer des difficultés supplémentaires pour l'accès à la maturité professionnelle MP2.</p><p>- Ce projet de réforme ne va-t-il pas à l'encontre de la stratégie du Conseil fédéral consistant à encourager l'apprentissage d'une deuxième langue nationale ?</p><p>- Le Conseil fédéral a-t-il l'intention d'intervenir ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>C'est à la demande des organisations du monde du travail que les ordonnances portant sur la formation professionnelle initiale sont édictées par le Secrétariat d'État à la formation, à la recherche et à l'innovation (SEFRI). Ces organisations du monde du travail définissent les contenus des plans de formation - y compris l'enseignement des langues - en fonction des besoins du marché du travail.</p><p>La réforme "Employé/e de commerce 2022", menée par la Conférence suisse des branches de formation et d'examens commerciales, n'est pas encore à son terme. À l'heure actuelle, l'organisation du monde du travail compétente n'a pas encore pris de décision. Elle réfléchit à la mise en oeuvre des compétences linguistiques.</p><p>Les pistes de réflexion actuelles offrent ainsi une flexibilité accrue aux entreprises formatrices. Ceci correspond à une certaine évolution du marché du travail. Mais rien n'indique pour l'instant que la deuxième langue ne serait pas une langue nationale. Pour les entreprises formatrices actives sur le marché intérieur, l'apprentissage d'une autre langue nationale gardera toute son importance.</p><p>Concernant l'accès à la Maturité professionnelle, les employés de commerce restent privilégiés par rapport à certains CFC, qui ne prévoient pas l'apprentissage d'une autre langue.</p><p>Étant donné que ce projet est en cours, il n'est pas nécessaire pour l'instant que le Conseil fédéral s'y implique. Cependant, la Confédération restera attentive, durant tout le processus, à ce que la promotion du plurilinguisme et l'enseignement des langues nationales reste des priorités. Le Conseil fédéral rappelle l'importance qu'il accorde au plurilinguisme et à l'apprentissage des langues nationales. Dans le message culture, il a notamment mis une priorité aux échanges linguistiques dans la formation professionnelle.</p>