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L’IFSN a examiné le rapport final sur la désaffectation du réacteur de recherche de l’Université de Bâle et s’est assurée que l’ancien réacteur ne présente plus de source de danger radiologique. De l’avis de l’IFSN, toutes les conditions nécessaires au déclassement de l’installation de la législation sur l’énergie nucléaire sont donc remplies, à une condition près.
C’est la première fois, dans le cadre de la législation actuelle sur l’énergie nucléaire, que l’IFSN a expertisé un rapport final sur la désaffectation d’une installation nucléaire. Après l’achèvement des travaux de démantèlement du réacteur de recherche de l’Université de Bâle et l’approbation par l’IFSN de la levée de la zone contrôlée, l’Université de Bâle a remis, en tant qu’exploitant, le rapport final sur la désaffectation. L’IFSN a maintenant publié le rapport d’expertise correspondant. Selon l’IFSN, la centrale peut être déclassée de la législation sur l’énergie nucléaire.
En 1958, l’Université de Bâle a acheté le réacteur de recherche AGN-211-P, qui était exposé sous l’Atomium à l’Exposition universelle de Bruxelles, et a monté l’installation dans l’ancienne cave à charbon de l’Institut de physique de la Klingelbergstrasse à Bâle. Un an plus tard, le réacteur était mis en service.
En raison de sa conception ouverte, le réacteur piscine d’une puissance nominale maximale de 2 kW était adapté à la formation des étudiants. En outre, il a également été utilisé par le Laboratoire cantonal pour des expériences d’irradiation.
Après le réacteur de recherche SAPHIR situé à l’actuel Institut Paul Scherrer et son réacteur jumeau AGN-201-P à l’Université de Genève, le réacteur de Bâle était donc le troisième réacteur de recherche en Suisse.
Depuis 1959, plus de 1000 étudiants en physique et en chimie ont été formés à l’utilisation et à la manipulation de la radioactivité sur le réacteur. Le réacteur d’enseignement AGN-211-P de l’Université de Bâle était en service pour la dernière fois en octobre 2013. Après le retrait et le transport des éléments combustibles en 2015, l’Université de Bâle a demandé à l’IFSN la mise hors service définitive. Le projet de désaffectation présenté en 2017 a été expertisé par l’IFSN et en 2019, le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication DETEC a délivré la décision de désaffectation. Les travaux de démantèlement qui ont suivi ont été contrôlés par l’IFSN au moyen d’inspections et de discussions techniques.
Le démantèlement a été réalisé selon la planification et sans incident
Le démantèlement du réacteur de recherche s’est déroulé selon la planification et sans incident. Seule la pandémie a quelque peu retardé les travaux. Le démantèlement a montré que les plus de 50 ans d’exploitation de l’installation n’avaient pratiquement pas activé les structures environnantes et qu’il n’y avait aucune contamination. Par conséquent, le démantèlement n’a entraîné qu’une faible exposition du personnel de démantèlement aux rayonnements directs.
Une dose significativement plus élevée a été détectée chez le personnel de démantèlement en raison du radon présent naturellement. Les niveaux élevés de radon dans les locaux doivent donc également être pris en compte dans toute utilisation ultérieure par l’Université de Bâle.
Enseignements pour d’autres projets de désaffectations
Après l’achèvement réussi des travaux de démantèlement et la levée de la zone contrôlée approuvée par l’IFSN, l’Université de Bâle a préparé le rapport final sur le démantèlement. C’est la première fois qu’un tel rapport a été préparé dans le cadre de la législation actuelle sur l’énergie nucléaire.
Le rapport permet notamment de s’assurer que les travaux de démantèlement sont documentés en détail et qu’il est possible de retracer la quantité de déchets produits et ce qu’il en est advenu. En outre, un chapitre important du rapport final est constitué par les enseignements et les expériences acquises, qui sont ainsi accessibles au public et aux autres exploitants d’une installation nucléaire.
Archivage des documents à l’IFSN
L’IFSN juge le rapport final de manière positive. Dans son expertise, l’IFSN ne pose qu’une seule demande de condition à l’attention du DETEC. Il s’agit de la remise de la documentation de l’ancien réacteur de recherche à l’IFSN.
En effet, la loi sur l’énergie nucléaire stipule que tous les documents doivent être remis à l’IFSN pour un archivage à long terme une fois la désaffectation achevée. Cela permet de garantir que la documentation d’une installation nucléaire soit conservée de manière aussi complète que possible en un seul endroit et que les générations futures, en particulier les historiens, puissent également y avoir accès.
Le DETEC décidera dans le courant de l’année du déclassement du réacteur de recherche de la législation sur l’énergie nucléaire et publiera une décision à cet effet.