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L’endométriose est une maladie gynécologique fréquente, souvent douloureuse et évolutive.
Elle se définit par la présence anormale de cellules de l’endomètre - tissu qui tapisse normalement l’intérieur de l’utérus et qui est éliminé sous forme de règles - en dehors de la cavité utérine. Ces cellules s'implantent et croissent sur d'autres organes pour finalement y provoquer des lésions.
Bien qu’il existe plusieurs théories pouvant expliquer la survenue de l’endométriose, aucune ne fait l’unanimité à l’heure actuelle. Dans une situation normale, le sang menstruel se trouvant dans l’utérus s’écoule par le vagin. La théorie de la « régurgitation tubaire » ou « menstruations rétrogrades », qui postule que du sang reflue pendant les règles par les trompes utérines dans la cavité abdominale formant alors des lésions d’endométriose, est celle qui est le plus fréquemment citée.
Certains facteurs de risque ont été identifiés. On peut citer :
L'endométriose concerne environ 10 à 15% des femmes en âge de procréer, 25 à 40% des patientes avec des douleurs chroniques pelviennes et environ 50% des patientes présentant des troubles de la fertilité.
Il s’agit d’une maladie complexe et souvent évolutive, les symptômes sont relativement variables. L’endométriose est parfois soupçonnée en cas d'infertilité et/ou lorsque la patiente évoque des symptômes typiques. Ceux-ci restent toutefois très variables en fonction de l’atteinte des organes et également d’une patiente à l’autre. Ce sont:
La qualité de vie des patientes peut être particulièrement diminuée par cette maladie.
La suspicion d’endométriose peut déjà être évoquée lors de l’anamnèse (renseignements fournis par la patiente sur l’histoire de sa maladie) ou lors de l’examen gynécologique de routine. Différents examens complémentaires sont utiles en cas de suspicion. L’échographie gynécologique permet de visualiser des kystes d’aspect typique et l’imagerie par résonance magnétique (IRM) révèle entre autres la présence des nodules profonds. Ces éléments sont parfois suffisants pour poser le diagnostic.
Toutefois, la laparoscopie (intervention qui permet d'examiner l'abdomen ou le bassin à l'aide d'un laparoscope) est parfois nécessaire pour confirmer la suspicion d’endométriose. Il s’agit d’une intervention chirurgicale réalisée sous anesthésie générale. Après avoir pratiqué de petites incisions au niveau abdominal, une caméra est utilisée pour inspecter la cavité abdominale.
En présence de lésions, celles-ci seront prélevées pour réaliser un examen au microscope. Cette technique offre également la possibilité de traiter les lésions (ablation chirurgicale de l’endométriose).
A noter que des tests rapides salivaires ont été développés et sont encore en cours d’évaluation. D’autres études sont encore nécessaires pour valider leur efficacité.
L’endométriose peut avoir un impact sur la fertilité.
Différents mécanismes peuvent expliquer un problème de fertilité dû à de l’endométriose : une inflammation des organes, une modification de l’anatomie (adhérences), une diminution de la fonction des ovaires.
En cas de diagnostic d’endométriose, le traitement qui vous sera proposé tiendra compte d’un éventuel désir de grossesse.
Dans certains cas, la réalisation d’une intervention chirurgicale pourra-être proposée, dans le but d’améliorer les chances de tomber enceinte. Dans d’autres situations, le recours à des techniques de procréation médicalement assistée s’avérera nécessaire.