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Age légal : 7 ans
Age conseillé : 14 ans
Version originale ; choix des sous-titres : français, allemand, anglais.
Suppléments : Interviews.
A la radio, dans les années soixante, Boubacar Traoré dit «KarKar» réveille chaque matin le Mali en chantant l'indépendance. Comme la musique ne lui remplit pas les poches, il pose sa guitare et commence à travailler comme tailleur et commerçant pour nourrir sa famille. Frappé par le décès de sa femme bien-aimée quelques années plus tard, il s'exile en France où il travaille dans le bâtiment. Au Mali, on le croit disparu à jamais lorsqu'un produshow morecteur de disques découvre un vieil enregistrement. «Boubacar Traoré ne parle jamais de lui, ou alors toujours au second degré. Tout ce qu'il a d'important à dire passe par ses chansons. Pour le film, nous avons donc suivi un itinéraire en rapport avec sa vie et ses chansons. Pour le reste, les anecdotes, son histoire personnelle, je suis allé voir les gens: son meilleur ami, un photographe qui avait écrit sur lui et un chef d'orchestre qui avait connu son frère. En revanche je ne voulais pas interviewer de Blanc. Ce devait être un film d'Africains qui parlent d'Africains. Quand j'ai proposé à Boubacar Traoré de faire un film avec lui, l'idée l'intéressait. Il ne paraissait pas surpris par ma proposition. Peu de choses semblent le surprendre. Il a conscience de ce qu'il représente, tout en étant d'une grande humilité. Sa musique c'est vraiment du blues, dans tous les sens du terme. Il chante la souffrance, et surtout la douleur que lui a causé la mort de sa femme, le grand amour de sa vie.» (Jacques Sarasin)