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Ce rapport livre des chiffres inédits sur les impacts économiques de la publicité, qui montrent l’incompatibilité du modèle actuel avec les objectifs de sobriété et de transformation écologique. Il formule également des recommandations, notamment de politiques fiscales volontaristes qui portent sur les dépenses de communication commerciale.
S’appuyant sur une étude universitaire, ce rapport montre notamment qu’en France, le haut niveau de dépenses publicitaires et de marketing promotionnel des annonceurs a conduit, entre 1992 et 2019, à une augmentation cumulée de 5,3 % de la consommation.
Il recommande une taxe à 8 % ciblée sur les dépenses de publicité des grands annonceurs, à l’instar de celles sur les dépenses promotionnelles dans le secteur pharmaceutique, mais dont seraient exemptés les secteurs particulièrement stratégiques pour la transformation écologique de l’économie, tels que l’agriculture biologique, le secteur réemploi ou des énergies renouvelables par exemple.
À l’inverse, les produits ou activités particulièrement nocifs pour l’environnement ou la santé publique, tels que les voitures individuelles thermiques, les voyages en avion ou les produits alimentaires de Nutri-score D ou E, devraient être simplement interdits d’accès au marché publicitaire.