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Actares mise sur le dialogue avec les entreprises afin de favoriser la compréhension mutuelle et faire évoluer les comportements. Mais ce que les entreprises entendent par «dialogue» est une autre histoire.
Que ce soit dans les contacts directs, les échanges de lettres, à l’occasion des assemblées générales, Actares pratique le dialogue. La manière de le faire varie selon ces trois catégories d’interventions. Il y a également de grandes différences d’une entreprise à l’autre.
L’absence de réponse est une réponse
En cours d’assemblée générale, les réponses les plus exhaustives concernent la plupart du temps des questions qu’Actares n’a pas posées. Dans les échanges de courriers, des entreprises font, avec légèreté, l’impasse sur une partie des questions. Le fait de numéroter les questions a apporté une amélioration. De nombreuses réponses restent pourtant confuses. Actares en déduit que les juristes de l’entreprise gomment toute expression qui les engagerait.
Le dialogue direct peut être fructueux
Lors d’un dialogue direct, Actares obtient des informations qui ne seraient pas données par écrit. Parfois un regard sur des documents internes est accordé. Pouvoir réagir aussitôt si une réponse est insatisfaisante constitue un élément positif. En revanche, les informations orales n’engagent pas les entreprises.
Dialogue ou relations publiques?
Actares s’est adressée à différentes entreprises, en 2014, pour les interroger sur la crédibilité de leur communication. Une entreprise est peu crédible lorsqu’elle affirme simplement que tout va pour le mieux ou ne réagit à la critique que par des dénégations. Le dialogue direct est donc nécessaire, non seulement avec Actares, mais aussi avec des organisations plus incisives dans leurs critiques.
Les techniques de défense usuelles
Les trois D - Deny, Delay, Dominate (nier, repousser les délais, dominer) – constitue la stratégie la plus répandue: d’abord l’entreprise commence par contester le plus possible les faits; ensuite, elle avance la nécessité d’un examen détaillé; finalement, elle tente d’orienter la discussion dans une autre direction. Elle sème le doute en invalidant quelques aspects choisis du document critique. Elle évite ainsi de parler du cœur du problème posé. Le rôle d’Actares est de reconnaître ces stratégies, de les démasquer et d’insister, jusqu’à ce qu’une discussion substantielle ait lieu.