Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06920.jsonl.gz/1584

"Les marges sont si infimes !" A la veille de défendre ses deux couronnes de Champion d'Australie, Roger Federer a rappelé une évidence: rien, absolument rien n'est joué d'avance en tennis.
"Denis Istomin est un joueur qui peut être redoutable sur un revêtement aussi rapide que celui de Melbourne, poursuit le Bâlois à l'évocation de son premier tour devant l'Ouzbek agendé lundi à 21.00 (11.00 en Suisse). Je n'oublie pas ce qu'il a fait à Djokovic il y a deux ans ici. Il l'a battu après avoir livré un très grand match. Si je peux gérer 30 % du +problème+ avec mon jeu de jambes, mon service et mon mental, il reste 20 % à aller chercher pour gagner un match de tennis, en sachant que remporter 49 % des points peut parfois suffire..."
Roger Federer ne veut pas regarder plus loin que ce premier tour malgré le fait d'être invaincu depuis... 57 matches à ce stade de la compétition dans un tournoi du Grand Chelem. Il refuse par ailleurs le costume de favori que peut lui conférer son statut de double tenant du titre. "Novak Djokovic sera l'homme à battre après toutes les victoires qu'il a remportées depuis six mois, affirme-t-il. Je suis toutefois très heureux d'aborder cette quinzaine avec de grandes sensations. Je me sens vraiment très bien. Maintenant, il faut trouver cet esprit de vainqueur qui doit me permettre d'être en position de gagner le tournoi."
Mais rien ne saurait être possible pour Roger Federer sans ce travail de fond auquel il s'astreint chaque mois de décembre à Dubaï. "Ce qui arrive à Andy Murray, contraint de mettre un terme à sa carrière parce que son corps a dit stop, me rappelle combien j'ai pu, quelque part, être très chanceux, avoue Roger Federer. Ainsi, je n'ai jamais été blessé en fin d'année à l'instant de conduire la préparation d'avant-saison qui conditionne tout. En décembre dernier à Dubaï, je n'ai pas raté une seule séance que mon équipe et moi avions programmée. J'ai même, je crois, travaillé plus dur que je ne l'aurais espéré."
A l'arrivée, le Bâlois a livré et gagné dans le cadre de la Hopman Cup quatre rencontres au cours desquelles il a laissé une formidable impression. Présents tous deux à Perth pour diriger respectivement Serena Williams et Angelique Kerber, Patrick Mouratoglou et Rainer Schüttler ont ainsi été littéralement soufflés par la forme affichée par l'homme aux vingt titres du Grand Chelem. "Mais comment diable fait-il pour être toujours aussi fort à plus de 37 ans ?", s'interroge ainsi Rainer Schüttler.