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La compagnie aérienne allemande est sur le point de finaliser la reprise du transporteur suisse en difficultés.Ce contenu a été publié le 22 mars 2005 - 01:37
Lundi soir, la commission compétente du Parlement a donné son feu vert au Gouvernement - plus gros actionnaire de Swiss - pour approuver la transaction.
Le Parlement n'a pas à se prononcer sur l'offre de reprise de la compagnie aérienne Swiss faite par Lufthansa. La décision appartient au seul Conseil fédéral (gouvernement).
Telle est la conclusion à laquelle est parvenue lundi soir, après un long débat, la Délégation des finances, commission permanente commune aux deux Chambres fédérales.
L'instance à même de décider du sort de la part majoritaire de 20,4% du capital-actions détenue par la Confédération est pourtant source de litige. D'entente avec l'Office fédéral de la justice, l'administration fédérale des finances est d'avis que le Conseil fédéral est seul compétent.
Mais un avis de droit commandé par le Parti socialiste au professeur fribourgeois de droit public Thomas Fleiner soutient que le Parlement doit avaliser la décision du gouvernement. L'avis de droit a été soumis lundi au Conseil fédéral et à la Délégation des finances, qui ne lui a donc pas reconnu de validité.
Cours de l’action suspendu
Dès que les accords nécessaires auront été obtenus, Lufthansa, a l'intention de soumettre aux petits actionnaires de Swiss, qui détiennent près de 14% du capital, une offre correspondante au cours moyen de ces dernières semaines.
A côté de la Confédération, les autres grands actionnaires de Swiss sont les grandes banques UBS (10,4% du capital) et Credit Suisse (10%) ainsi que le canton de Zurich (10,2%).
Le modèle élaboré conjointement par les deux compagnies doit encore être adopté mardi par le Conseil de surveillance de la Lufthansa, par le conseil d'administration de Swiss et par les actionnaires importants de la compagnie helvétique.
D'ici là, Swiss a demandé à la Bourse suisse la suspension du négoce de ses actions, afin d'éviter l'insécurité sur le marché des valeurs. Sur ce dernier, Swiss est actuellement évaluée à quelque 500 millions de francs.
Survol de l'Allemagne à renégocier
Le conseil d'administration de Swiss s'efforce de trouver la meilleure solution possible, a expliqué lundi son président Pieter Bouw à la télévision zurichoise TeleZüri. Tant les employés que les fournisseurs auront de meilleures perspectives si Swiss est placée sous la direction de Lufthansa. L'aéroport de Zurich-Kloten conservera un rôle central.
Le projet de reprise prévoit une concentration des forces vives des deux compagnies tout en préservant au maximum l'autonomie de Swiss.
Cette dernière devrait rester une société suisse avec sa propre direction. La solution Lufthansa devrait également permettre de renégocier avec les autorités allemandes la question du survol du Sud de l'Allemagne. Le gouvernement zurichois a en tout cas formulé lundi cet espoir.
swissinfo et les agences
En bref
- A la mi-mars, Swiss et Lufthansa ont admis publiquement mener des négociations de fusion. La compagnie allemande a l’intention d’intégrer les vols Swiss dès l’entrée en vigueur de l’horaire d’hiver.
- Lufthansa a donné aux gros actionnaires de Swiss un délai au mardi 22 mars pour se déterminer.
- Avec 20,4% du capital, la Confédération est l’actionnaire principal de la compagnie. Sa décision sera donc déterminante.
- Cette décision doit être communiquée ce mardi. Du côté des autres gros actionnaires, l’acceptation de la transaction ne semble faire aucun doute.
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