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Le Conseil fédéral décide de s'associer aux sanctions contre la junte birmane et les talibans. La Suisse se rapproche ainsi à sa manière de l'ONU et de l'Union européenne.
Sans être membre des Nations Unies ni de l'Union européenne, la Suisse s'efforce de plus en plus d'accorder les grandes lignes de sa politique étrangère aux positions de la communauté internationale.
Elle vient d'en fournir une nouvelle illustration en décidant de renforcer les restrictions appliquées depuis 1996 à la Birmanie, où le gouvernement militaire de Rangoun continue de faire fi des libertés fondamentales des citoyens et d'empêcher par la force la moindre tentative d'expression de mécontentement populaire. Dorénavant, les fonds des membres de la junte seront gelés en Suisse, et la fourniture d'équipements pouvant être utilisés pour la répression est interdite.
Dans la foulée, les autorités helvétiques ont décidé de se joindre aux sanctions convenues par le Conseil de sécurité de l'ONU en 1999 contre les talibans afghans, à la suite de leur refus d'extrader Oussama ben Laden, accusé de terrorisme par Washington. Sans doute de telles sanctions ne permettent-elles pas de résoudre le fond des problèmes. Mais en l'occurrence, la décision de Berne témoigne d'une volonté politique de ne pas s'isoler totalement de ses voisins immédiats et de contribuer à faire respecter les principes démocratiques dont se réclame la Suisse.
Claude Levenson