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Le commandement militaire américain du Pacifique a affirmé que ce nouvel essai de tir nord-coréen ne représentait aucune menace pour l'Amérique du Nord (archives).
KEYSTONE/AP/LEE JIN-MAN(sda-ats)
La Corée du Nord a mené samedi un nouvel essai de missile balistique, sans succès, a annoncé l'armée sud-coréenne. Le tir survient alors que les pressions notamment de la part de la Chine, principal allié du régime nord-coréen, et des Etats-Unis sont croissantes.
Le missile, lancé dans la direction nord-est depuis la région de Bukchang, au nord-est de Pyongyang, a atteint une altitude de 71 kilomètres avant de se désintégrer après quelques minutes de vol, a annoncé l'Etat-major sud-coréen. Il s'agit d'un missile balistique de moyenne portée, de type KN-17 qui n'a pas quitté le territoire nord-coréen, complètent des sources gouvernementales américaines.
Le commandement militaire américain du Pacifique a par ailleurs affirmé que cet essai ne représentait aucune menace pour l'Amérique du Nord. Le tir a eu lieu à 21h33 (en Suisse).
Il s'agit du quatrième essai de missile consécutif à avoir échoué depuis mars en Corée du Nord. Et celui-ci survient quelques heures après une réunion exceptionnelle du Conseil de sécurité.
Condamnations
Le Japon a condamné le tir, le jugeant totalement inacceptable et contraire aux résolutions des Nations unies, par le biais du secrétaire général du gouvernement Yoshihide Suga. Il a également fait "une protestation formelle" auprès du régime de Pyongyang, après avoir réuni son Conseil de sécurité nationale.
"La Corée du Nord a manqué de respect aux souhaits de la Chine et de son président hautement respecté lors du lancement d'un missile aujourd'hui, quoique sans succès. Mauvais!", a déclaré Donald Trump sur Twitter après l'annonce du tir.
Son chef de la diplomatie Rex Tillerson, qui avait présidé la réunion du Conseil de sécurité, venait de quitter New York vendredi soir, après avoir exhorté ses partenaires à contrer une "menace nucléaire" nord-coréenne qui aurait des "conséquences catastrophiques". Il avait surtout pressé la Chine d'isoler Pyongyang économiquement et diplomatiquement.
Ce nouvel essai nord-coréen, qui défie les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, survient alors que la situation est déjà à "un seuil critique", selon les termes employés vendredi à l'Onu par le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi.
ATS