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Laviau – série
Laviau – détail
Laviau – bois
maquette 1/10
protofigure 1/300
coupe et élévation 1/30
coupe 1/10
détail 1/5 – 1/2
plan (issu de ELEMENTS et PLANES) des deux projets et de la connexion, échelle 1:20
axonométrie éclatée, échelle 1:5
connexion des maquettes, échelle 1:33
"En général, la recherche non-dialectique part d'une petite partie et en établit les connexions en vue de reconstruire le tout plus large. A l'inverse, la recherche dialectique commence par le tout, le système ou autant de celui-ci que l'on comprend à ce stade, pour ensuite examiner la partie afin de voir comment elle s'imbrique et comment elle fonctionne, ceci menant éventuellement à une compréhension du tout plus complète qu'au point de départ."
La dialectique mise en œuvre, le processus d'abstraction dans la Méthode de Marx, Bertell Ollman, éd. syllepse, 2005, p. 15
Fragment, échelle 1:3
La dalle, conçue durant la phase ELEMENTS, génère un plan dans l'espace, en-dessous du plan visible, celui de l'eau. Elle ouvrait une infinité de possibles en laissant une totale liberté au regard, qui pouvait atteindre n'importe quel point à l'horizon. En dissimulant une partie du paysage, le plan horizontal n'est plus maître ; il doit céder une partie de l'espace à un nouvel élément vertical, qui s'y inscrit en tant que condition.
Le mur de briques est filtre ; il filtre la lumière, la canalise et la répand sur le sol de la dalle, au-travers de l'eau, comme un kaléidoscope. Il filtre aussi les vents, qui jouent avec les interstices, qui s'y faufilent ou les évitent. Le mur est filtre du paysage, aussi ; l'œil n'entrevoit qu'une petite partie de ce qu'il y a derrière et est éternellement insatisfait, paradoxalement à notre imagination qui elle, grâce à cet écran semi-opaque, se nourrit de tous les possibles en assemblant et désassemblant indéfiniment les fragments de réalité qu'elle reçoit.
Enfin, le mur filtre et canalise l'espace, il établit une relation entre l'ouverture et la fermeture, entre ce qui est étendu et ce qui est confiné. Il se sépare lui-même progressivement de la dalle, prend son élan pour dessiner au sol son propre tracé, tout en légèreté. Du plan horizontal au plan vertical, les briques se prolongent au-delà de la dalle grâce au mur.
Mur et dalle sont intimement liés ; ils se doivent des concessions, ils offrent et prennent ; ils créent une nouvelle relation entre notre corps et l'espace.
Détail de connexion entre le mur et la dalle (vue en coupe et en plan), échelle 1:5 ;
plan (issu de ELEMENTS) et courbes de niveaux, échelle 1:20
Plan en Monge, échelle 1:50
Perspective, à 1m70 au-dessus de la dalle (échelle du plan et de la coupe 1:50)
Détail des angles du mur, couche par couche, échelle 1:5 ;
détail (vue en élévation et axonométrie) du mur de briques, échelle 1:5
Fabrication du moule du mur, détail des joints
Fabrication du moule de la dalle et de l'interstice pour le mur
Maquette coulée (plâtre Edelweiss), association mur et dalle, échelle 1:33
Les briques a pour réputation de séparer. En se dressant côte à côte, elles forment un rempart opaque, et peut importe sa hauteur, elles créent obstacle que notre corps perçoit.
Nous voulions contrer cette sensation d'écran infranchissable, et donner une apparence légère et discrète à ce matériau. En créant une dalle à quelques centimètres sous la surface de l'eau, cette dernière dissimule la brique, et ne la révèle que si nous sommes réellement attentifs. Les vagues, mais aussi le sable contribuent à la modification incessante de la condition que nous avons imposé au paysage ; les premières déforment les lignes rectilignes de briques, le second en recouvre une partie. Les deux ensemble nous laissent imaginer ce que nous ne pouvons pas voir ; à l'image des rayographies de Rayman, notre œil ignore où sont réellement les limites de la dalle, mais il peut construire sa propre réalité en fonction de ce qu'il sait et de ce qu'il pense savoir.
La brique est un élément composant notre élément. Elle devient l'unité définissant les dimensions, elle devient le sens en suivant la prise de nos mesures ; et enfin, elle devient la direction en nous invitant à descendre sur cette dalle, à élargir son champ de vision sur les montagnes qui nous font face. Sans s'imposer, la brique instaure une nouvelle perception de cet espace.
Rendu du matériau sur le site : changement de couleur, intégration dans l'environnement, influence de l'environnement sur le matériau (recouvrement par le sable, déformation optique par l'eau).
Plan et courbes de niveau, échelle 1:10 ; brique-unité, échelle 1:1
Coupes 1 à 5, échelle 1:10
Axonométrie, échelle 1:20 ; plan, échelle 1:10
Préparation du moule pour le plâtre, dimensions 103.8x26x14 cm, échelle 1:3
Photo : Valérie Anne Maillard