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La phase de sommeil paradoxal permettrait de reposer particulièrement l’amygdale, le centre émotionnel du cerveau (Current Biology 2011, édition en ligne du 23 novembre). Les émotions de la veille seraient ainsi ressenties de façon amoindrie.
Trente-quatre adultes en bonne santé ont été répartis en deux groupes. Chaque participant devait observer et évaluer l’intensité émotionnelle, croissante, se dégageant de 150 images, et les regarder à nouveau après une nuit de sommeil pour le premier groupe, et douze heures de veille diurne pour les autres. L’activité cérébrale était mesurée à chaque fois par IRM fonctionnelle.
Chez les individus ayant dormi, la réponse émotionnelle aux images était amoindrie, ce qui n’était pas le cas dans l’autre groupe. Cette réponse corrélait avec la diminution de l’activité amygdalienne mesurée par EEG durant le sommeil paradoxal.
Ces résultats, qui doivent être approfondis, pourraient expliquer pourquoi les personnes ayant un sommeil paradoxal anormal sont plus émotives.