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Dans la prévention du cancer du col de l’utérus, le coût élevé des vaccins joue comme souvent un rôle limitant. Est-il possible de réduire le nombre de rappels préconisés ?
Une étude réalisée à l’Université de Vancouver vient de montrer que la vaccination précoce (à 9-13 ans) avec deux doses de vaccin contre le papillomavirus est aussi efficace qu’une vaccination plus tardive (à 16-25 ans) avec trois doses, à 36 mois. Ces résultats prometteurs nécessitent cependant plus de données quant à la protection à long terme avant qu’une diminution des doses puisse être recommandée. En effet, cette étude révèle également que la réponse vaccinale à 36 mois est tout de même moindre pour deux génotypes viraux chez les petites filles vaccinées par deux doses, par rapport à celles du même âge ayant reçu trois doses. Ces données ont été obtenues chez plus de 500 fillettes âgées de 9 à 13 ans ayant reçu soit deux doses de vaccin quadrivalent à 0 et 6 mois, soit trois doses à 0, 2 et 6 mois, et chez environ 300 jeunes femmes âgées de 16 à 26 ans, vaccinées également par trois doses. Les taux d’anticorps ont été mesurés à 0, 7, 18, 24 et 36 mois dans les trois groupes. A 36 mois, ces taux étaient comparables pour les quatre génotypes entre le groupe de jeunes femmes et le groupe des fillettes n’ayant reçu que deux doses. Mais chez ces dernières, la réponse immunitaire était moins bonne que chez les petites filles ayant reçu les trois doses : le titrage des anticorps était nettement plus faible à 24 mois pour le VPH-18, et à 36 mois pour le VPH-6.