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Afin d’éradiquer les causes d’humidité dont les effets insidieux se font de plus en plus sentir dans le bâtiment de l’église orthodoxe russe de Vevey, des travaux ont été entrepris. Ils seront suivis de plusieurs autres étapes, qui devraient permettre ensuite également une réfection intérieure. Les coûts dépassent de loin les ressources de la paroisse, qui lance un appel aux donateurs.
Octobre 2003 – L’église orthodoxe russe Sainte-Barbara fut construite à Vevey en 1878 à l’initiative du comte Pierre Schouwaloff (1827-1889), ambassadeur à Londres. Sa fille, Barbara Orloff, était en effet morte en couches à Vevey en 1872, à l’âge de 22 ans, mettant au monde une fille qui ne lui survécut pas. Pierre Schouwaloff voulait voir Barbara reposer près d’un lieu de culte orthodoxe. L’église fut donc dédiée à sainte Barbara en mémoire de la défunte.
La construction du bâtiment débuta en 1874. La consécration de l’église Sainte-Barbara se déroula le 20 octobre 1878 (calendrier julien, en usage dans l’Eglise orthodoxe russe).
Le vœu à l’origine de ce bâtiment ne fut réalisé que longtemps après la construction de l’église: la municipalité refusa en effet l’inhumation dans le jardin de l’église. En 1950 seulement, les restes de Barbara Orloff y furent finalement transférés, dans un caveau, derrière l’abside, au moment de la désaffection de la tombe au cimetière Saint-Martin.
De même que la cathédrale russe de Genève, l’église russe de Vevey est un édifice qui retient l’attention tant des habitants de la ville que des nombreux touristes de passage. Ce sont en effet les deux seules églises spécifiquement construites à l’usage du culte orthodoxe russe aujourd’hui en activité en Suisse.
Reconnaissant l’importance de l’église Sainte Barbara dans la patrimoine spirituel et culturel de la ville de Vevey, un décret du Conseil d’Etat la classa monument historique en 1977.
D’importants travaux de réfection furent menés en 1928-1930, puis à nouveau en 1959-1960, et enfin en 1976-1978, pour le centenaire de la consécration de l’église.
De gros problèmes d’humidité sont à nouveau apparus. Afin de prévenir de graves détériorations du bâtiment, et bien que ne disposant de loin pas des fonds nécessaires, la paroisse a donc entrepris en septembre 2003 la première tranche d’une nouvelle série de travaux qui devraient garantir l’avenir de ce lieu de culte et édifice marquant du paysage veveysan.
Les insidieux effets de l’humidité se font sentir avec acuité dans le sous-sol: les murs et la voûte sont endommagés. De plus en plus, dans l’église même, les peintures commencent à se dégrader.
Les causes de cette humidité sont multiples et il faut s’attaquer à chacune d’elles, dans le meilleur ordre possible, en fonction des fonds disponibles.
Une fois les causes d’humidité éradiquées et le sous-sol assaini, il sera possible d’entreprendre la restauration des peintures murales avant qu’elles ne subissent des dommages irrémédiables.
Il a donc été décidé de se lancer sans plus tarder dans ces importants et urgents projets, dont le montant global est estimé à 1’600’000 francs au minimum. La Société de l’église orthodoxe russe de Vevey est cependant loin de disposer de cette somme.
Le Comité de soutien fait appel à la générosité non seulement des paroissiens et amis, mais aussi des habitants de Vevey et de la région. Il sollicite également tous ceux qui sont attachés à la préservation de ce témoignage de l’architecture et de la présence orthodoxes russes sur les rives du Léman.