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Epidémie de grippe et fermeture des classes en 1919
Tuberculose et mesures à l’école
«Les autorités peuvent exercer une influence bienfaisante dans ce domaine par leur action directe sur la jeunesse des écoles, en obligeant par exemple les architectes à l’observation des mesures d’hygiène dans la construction ou la transformation des bâtiments d’école. Cette action sera plus sensible et plus efficace, si elle est transmise, si elle est exécutée par les soins du médecin scolaire.
En effet, son rôle ne devrait pas seulement consister dans la surveillance des élèves et des bâtiments; son action devrait aussi s’étendre à un examen médical sérieux de tout le personnel enseignant. Il arrive encore souvent que des classes sont confiées à des maîtres et des maîtresses manifestement atteints de tuberculose. Ceux-ci, souvent par ignorance, parfois par négligence, souillent le plancher de leurs expectorations, ou infectent les locaux en projetant par la parole, sans le savoir, des parcelles de crachats chargés de bacilles de Koch.»
Epidémie de rougeole et publicité pour des pastilles en 1928
«Vous m’avez adressé un tube de pastilles de Formitrol que j’ai pu utiliser immédiatement. Précisément à cette époque régnait dans la contrée une épidémie de rougeole qui nécessita la fermeture de trois écoles voisines. J’exigeai sur le champ des parents l’usage des pastilles de Formitrol, si bien qu’aucun cas de maladie ne s’est déclaré dans notre école et pourtant les enfants n’avaient pas interrompu leurs leçons.»
Epidémie de grippe et gymnastique respiratoire
«Il est établi par la statistique, dans notre beau pays, où l’air est si pur, les affections des organes respiratoires sont proportionnellement celles qui occasionnent le plus grand nombre de décès. C’est ainsi que de 1906 à 1910, elles ont entraîné 14,2%; de 1911 à 1915, 13,9% et de 1916 à 1920, 22,1%. Il est vrai que ces 22,1% rentrent dans la période d’épidémie de grippe. Mais il est certain, à mon avis, que bien des gens auraient supporté la grippe beaucoup plus facilement s’ils s’étaient livrés précédemment à une gymnastique respiratoire exécutée rationnellement. Combien n’y a-t-il pas de malheureux qui, de nos jours, sont hors d’haleine et ne peuvent “ravoir leur souffle” dès qu’il leur faut faire la moindre ascension, ne fût-ce que celle de quelques marches d’escalier, combien d’asthmatiques ne voit-on pas en proie aux plus grandes angoisses, à des accès de suffocation qui vont jusqu’à l’évanouissement! C’est alors qu’on se rend compte des dangers auxquels on peut s’exposer en négligeant de prendre soin de ses organes respiratoires, écrivait récemment M. E. Bohren, dans l’Employé.
Espérons que dans un avenir assez rapproché, l’art de respirer profondément, joint à des mouvements spéciaux destinés à développer la cage thoracique deviendra dans nos écoles une branche obligatoire. C’est alors seulement, j’en ai la conviction, qu’on pourra peu à peu réduire le nombre des sanatoria, au lieu d’être dans la nécessité de l’augmenter sans cesse, comme c’est aujourd’hui le cas.»
Hygiène et tuberculose
«Dans ce domaine il y a lieu de relever que le projet de loi prévoit une organisation complète de la surveillance de l’état sanitaire des enfants des écoles primaires. Cette surveillance exercée par le médecin et le dentiste scolaires, le service médico-pédagogique, l’infirmière visiteuse et le service de radiophotographie travaillant tous en collaboration avec les ligues antituberculeuses s’assurera que les enfants recevront tous les soins que réclame leur état de santé; elle permettra entre autres de lutter avec efficacité contre les ravages inquiétants que fait encore chez nous le terrible fléau de la tuberculose.»
La grippe de 1918-1919 : documents d’histoire valaisanne par Michel Salamin
«Du centre de l’Asie, la grippe passe en Chine et au Japon […]. Dès le mois de mai [1918], elle atteint la Suisse. Elle se manifeste à Lausanne, à Genève et dans le Valais avant de s’étendre à tout le pays. 748232 cas sont annoncés aux offices gouvernementaux des cantons. Le nombre des décès s’élève à 24977.
L’arrêté du Conseil d’Etat du 25 octobre 1918
En vertu des plains-pouvoir qui lui ont été accordés par le Grand Conseil, le 11 novembre 1914, le Conseil d’Etat, soucieux d’enrayer l’épidémie, promulgue l’arrêté du 25 octobre 1918 concernant les mesures à prendre contre l’épidémie de grippe. Il est publié dans le Recueil des lois, décrets et arrêtés du canton du Valais de 1917 à 1920. […]
Art. 2. – Les écoles primaires, publiques et privées resteront fermées jusqu’à nouvel ordre; celles qui sont ouvertes actuellement seront fermées. Cependant, à titre d’exception, et sur préavis favorable du médecin du district, les communes restées indemnes pourront être autorisées par le Conseil d’Etat, sur le préavis du département de l’Instruction publique, à rouvrir leurs écoles avant la date de la rentrée générale des classes.» […]