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profession : chasseur de terres
Partageant son temps entre Genève et Cambridge, où il dirige un groupe de recherche sur les exoplanètes, Didiez Queloz a été le premier à mesurer la densité d’une planète rocheuse hors du système solaire.
Issu d’une famille aux lointaines origines jurassiennes et grecques, Didier Queloz naît à Genève le 23 février 1966. Après une maturité scientifique au Collège de Saussure, il intègre la Faculté des sciences de l’Université de Genève où il obtient un master en physique en 1990, puis un diplôme d’études avancées (DEA) deux ans plus tard. Au cours de sa thèse en astronomie, dirigée par Michel Mayor, il démarre un programme de recherche focalisé sur les objets brillants. L’objectif étant de constituer un échantillon de référence. C’est au cours de ce processus qu’il repère une « anomalie » dans ses données. Anomalie qui, après vérification, s’avérera être la première planète jamais découverte en dehors du système solaire.
Auréolé de ce premier succès, Didier Queloz traverse l’Atlantique en 1998 pour rejoindre, deux ans durant en tant que Distinguished visiting scientist, le prestigieux Jet Propulsion Laboratory, entreprise qui est chargée de la construction et de la supervision des vols non habités de la Nasa.
De retour à Genève, où il est successivement nommé maître-assistant (2000), maître d’enseignement et de recherche (2003), puis professeur adjoint (2008) à la Faculté des sciences, le jeune chercheur participe au développement du système PRIMA-DDL ESO/VLTI permettant la détection des orbites planétaires par astrométrie, ainsi qu’à la première détection en transit d’une planète rocheuse effectuée par le télescope spatial Corot.
En 2013, il est recruté par l’Université de Cambridge qui lui propose un poste de professeur au sein de son plus prestigieux laboratoire, le Cavendish Lab, lequel compte pas moins de 12 Prix Nobel dans ses effectifs passés ou présents. Il conserve toutefois un poste de professeur ordinaire à l’UNIGE.
Chargé de diriger un vaste programme de recherche visant à mieux comprendre la formation, la structure et l’habitabilité des exoplanètes, Didiez Queloz est aujourd’hui associé à la plupart des projets tant européens qu’américains visant à découvrir de nouvelles planètes. « Nous n’avons découvert pour l’instant que très peu de petites planètes comparables à la Terre, explique-t-il. Mais je ne peux pas croire que nous soyons la seule forme de vie dans l’Univers. Il y a bien trop de planètes, bien trop d’étoiles et comme la chimie est universelle, la Terre n’est sans doute pas le seul endroit où on peut trouver de la vie. »
Auteur de nombreuses publications scientifiques, Didier Queloz a été récompensé par maintes distinctions outre le prix Nobel qu’il vient de recevoir. Partageant le prix Wolf de physique, le prix de la Ville de Genève et le BBVA Foundation Frontiers of Knowledge Award avec Michel Mayor, il a également reçu le prix Vacheron Constantin pour la meilleure thèse de doctorat en sciences, tandis qu’au cours de l’année 2000, il était sélectionné par la revue Nature en tant qu’auteur d’un des 21 articles ayant changé la science et le monde. L’astéroïde 177415 porte aujourd’hui son nom.