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Abstract
Résumé en français: La participation des 13 pays Arabes membres de l'OMC est faible aux principales fonctions de l'organisation : mise en œuvre des Traités, négociations et règlement des différends. Ce niveau est faible par rapport à d'autres pays en développement d'Asie et d'Amérique latine. Cependant, 2017 a marqué un tournant dans la participation des pays arabes au système de règlement des différends de l'OMC (ORD). De nombreux pays arabes sont devenus plaignants et défendeurs pour la première fois. De toute évidence, le fait que les pays de la région arabe renforcent leur participation a un impact sur le niveau d'implication des autorités des pays concernés, par rapport à la pertinence d'une plus grande participation dans l'ORD de l'OMC. Des expériences comparables de pays en développement, en particulier d'Amérique latine, suggèrent que les pays arabes sont au début de leur courbe d'apprentissage et sont au stade où se trouvaient ces pays il y a deux décennies. Le manque de capacité ne suffit pas à expliquer les faibles niveaux de participation des pays arabes à l'OMC. Cette thèse a exploré l'hypothèse selon laquelle, le faible niveau de participation serait dû à une préférence des pays arabes pour d'autres régimes commerciaux. Il a été constaté que les engagements des pays arabes varient, mais que les engagements au niveau de l'OMC sont dans une position intermédiaire entre ce qui peut être considéré comme des engagements « forts» pris dans le cadre des ALE stratégiques avec les États-Unis et l'UE, et des engagements moins importants en vertu des Accords GAFTA et Agadir. Les pays arabes sont probablement dans un "moment de thérapie de choc", qui les incite à s'organiser davantage institutionnellement et légalement vis-à-vis de l'OMC. Cette thèse suggère que les pays arabes saisissent cet élan et consolident les arrangements institutionnels naissants et les consultations avec le secteur privé et les autres acteurs clés afin de mieux servir leurs intérêts nationaux et optimiser leur participation à l'OMC. La thèse se termine par quelques suggestions pour l'avenir. English Summary: The participation of the 13 Arab member countries of the WTO is weak in the main functions of the organization: implementation of Treaties, negotiations and settlement of disputes. This level is low compared to other developing countries in Asia and Latin America. However, 2017 marked a turning point in the participation of Arab countries in the WTO Dispute Settlement System (WTO DSS). Many Arab countries became Claimants and Respondents for the First time. Clearly, the fact that countries from the Arab region are enhancing their participation and gaining experience either as parties or third parties is having an impact in convincing reluctant capital-based authorities of the value of engaging further in the WTO DSS. Views based on the comparable experiences of developing countries, particularly from Latin America, suggest that Arab countries are at the beginning of their learning curve and are at the stage that Latin American countries found themselves two decades ago. As capacity is not enough to fully explain the low levels of participation by Arab countries. The dissertation explored if Arab countries have more of a preference for other trade regimes. It was found that Arab countries commitments vary but overall WTO commitments are in an intermediary position between what can be considered “strong” commitments made through the strategic FTAs with the US and EU, and the other, weaker, commitments made through GAFTA or the Agadir Agreement. Arab countries are probably in a "shock therapy moment". This is to say that 2017 marked a turning point for many Arab countries' engagement with the WTO. These countries have started further organizing themselves institutionally and legally vis-à-vis the WTO. This thesis suggests that Arab countries seize this momentum and consolidate emerging institutional arrangements and consultations with the private sector and other stakeholders in order to better serve their national interests and optimize their participation in the WTO. The thesis ends with some suggestions going forward.