Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07143.jsonl.gz/1330

Zone d'identification
Type d'entité
Forme autorisée du nom
Forme(s) parallèle(s) du nom
Forme(s) du nom normalisée(s) selon d'autres conventions
Autre(s) forme(s) du nom
Numéro d'immatriculation des collectivités
Zone de description
Dates d'existence
Historique
C'est en mars 1977, deux mois après la création de la Charte 77, que le CSSOPE a été fondé à Genève. Il s'engageait à défendre et à soutenir, au nom des principes du socialisme démocratique, l'ensemble des opposants et des victimes de la répression dans ces pays, tout en soutenant en priorité les militants proches du mouvement ouvrier (syndicalistes, militants de mouvements socialistes de diverses tendances , opposants communistes, etc.). Il s'est donné pour objectif d'intervenir publiquement en faveur du respect des droits de l'homme en Europe de l'Est, de permettre aux opposants de faire connaître leur point de vue et de susciter un débat pour amener le mouvement ouvrier à prendre en charge ce combat.
Les militants étaient attachés à la lutte pour une société socialiste et considéraient "que l'une des caractéristiques fondamentales d'une telle société, et une condition de sa survie, est non seulement la propriété collective des principaux moyens de production, mais aussi la possibilité pour les travailleurs de gérer effectivement leurs institutions politiques et économiques". (Extrait de la déclaration de principe).
Au cours des treize années de son existence, le CSSOPE a été porté par des militant(e)s du Parti socialiste genevois (notamment Jeanne-Marie Perrenoud et Dan Gallin) agissant pour leur propre compte (au début, sans une décision formelle du PS genevois), des militant-e-s de la Ligue marxiste révolutionnaire, devenu Parti socialiste ouvrier en 1980 (notamment Karl Grünberg, Gaston Gremaud, Nina von Heydebrand) et des indépendants (notamment Hans Peter et Isabelle Graf).
Ses premières actions ont consisté dans des lettres et télégrammes de soutien ainsi que des pétitions en faveur de militants de la Charte 77 en Tchécoslovaquie, de Jacek Kuron et d'autres membres du KOR (Comité de défense des ouvriers) en Pologne et du SMOT (Union interprofessionnelle libre des travailleurs) en Union soviétique.
Dans son périodique "Samizdat" et par son service de coupures de presse, le CSSOPE a fait connaître la "chronique de la répression" et les idées portées par les opposants de diverses origines, et cherché à stimuler la réflexion et l'action en Suisse. Il a aussi organisé des meetings et des actions directes (par ex. occupation des bureau d'Aeroflot). Dès le début de 1980, il s'est étendu à Lausanne et au Jura.
Dès août 1980, le CSSOPE s'est engagé à fond dans le soutien au syndicat libre polonais "Solidarnosc". À l’occasion de diverses manifestations pour la paix et contre le réarmement, en 1983, 1984 et 1985, le CSSOPE est intervenu en diffusant des informations sur les mouvements pacifistes indépendants (et réprimés), en URSS ("Groupe pour l'établissement de la confiance entre l'Est et l'Ouest"), en Pologne et en RDA.
Avec la chute du mur de Berlin, une page était tournée. Le CSSOPE saluait le processus démocratique pleinement engagé, tout en regrettant que "tous les objectifs définis dans notre déclaration de principes ne se trouvent pas réalisés à ce jour". Il s'est réuni une dernière fois le 17 novembre 1990 pour célébrer les changements survenus en Europe de l'Est et annoncer sa dissolution.