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Contenu et objectifs du travail de recherche
Les risques liés aux maladies infectieuses sont exacerbés chez les espèces sociales (comme les abeilles, les fourmis ou les Humains), car la vie en groupe favorise la transmission de pathogènes.
De nombreuses études théoriques prédisent que la composition d'un groupe (par ex: sa taille, sa composition démographique et génétique) affecte sa résistance aux maladies, mais il est difficile de tester ces prédictions car peu de systèmes expérimentaux permettent de contrôler précisément la composition d'un groupe social.
Ce projet utilisera une espèce atypique, la fourmi clonale Ooceraea biroi pour réaliser une série d'expériences qui nous aideront à comprendre quelles caractéristiques de groupes sociaux les rendent plus (ou moins) résistants aux maladies infectieuses. Dans cette espèce, contrairement à la plupart des autres espèces sociales, la taille de la colonie, ainsi que sa composition génétique et démographique peuvent être contrôlés très précisément. Nous décrirons comment la composition du groupe affecte son réseau d'interactions sociales, et comment ce réseau d'interactions affecte à son tour la propagation de pathogènes. Plus particulièrement, le projet se penchera sur le rôle du comportement individuel et collectif des fourmis, ainsi que de leur système immunitaire dans la défense contre différents types de pathogènes.
Contexte scientifique et social du projet de recherche
Ce projet relève de la recherche fondamentale. Cependant, il permettra de tester les prédictions de modèles théoriques actuellement utilisés en épidémiologie, et nous aidera ainsi à mieux comprendre la transmission de maladies infectieuses au sein de groupes sociaux en général.