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Il suffit de se balader sur la toile pour comprendre que la discipline du western-dressage reste pour l’instant confinée aux Etats-Unis. Les articles francophones en la matière sont rares, voire inexistants. Pour en comprendre les principes, il faut alors imaginer une fusion entre le western et le dressage. Et pour comprendre cette fusion, se replonger dans l’histoire.
Le dressage, une discipline militaire
L’équitation de dressage apparaît dans la Grèce antique. Obéissantes et malléables, les montures permettent de terrasser l’adversaire lors de combats de guerre. Le commandant grec Xénophon écrit les premiers traités en la matière en 430 avant J.C. Il décrit alors la manière de dresser les chevaux pour la guerre. Le cheval est fier, rassemblé, comme prêt à exploser. Il adopte artificiellement et sur demande une allure de combat et de parade.
Le cavalier a les coudes au corps, le dos droit, et le nombril qui pousse vers les oreilles du cheval. Ses mains sont basses et reçoivent l’impulsion des postérieurs donnée par les jambes, en maintenant un contact constant et léger avec la bouche.
Le cheval est harnaché avec une selle anglaise, c'est-à-dire mixte, classique, ou spécialement conçue pour le dressage. Il est monté en filet simple, ou en bride compète.
Le western, une discipline de confort
L’équitation western se développe à partir du 16ème siècle avec l’arrivée des conquistadores sur le sol américain. Pour s’occuper du bétail, les vaqueros développent petit à petit une équitation qui demande très peu d’attention de la part du cavalier, et qui vise exclusivement à maîtriser le bétail. Le nombre d’heures passé en selle exige en outre que les montures soient endurantes et confortables. La cadence du cheval n’est pas soutenue de manière constante. Sa démarche est souple et naturelle. Le cavalier est assis de manière passive, et suit les mouvements avec ses hanches. Les rênes sont lâches, et n’exercent pas de tension continue sur la bouche du cheval. Les aides des mains, des jambes ou du bassin agissent uniquement pour exiger une action. Finalement, le cheval est monté avec une selle est une bride western.
Le western-dressage
Le western et le dressage s’opposent alors au vu de leur manière d’appréhender l’équitation dans son essence. Si le dressage vise à atteindre un certain esthétisme, la monte western recherche l’efficacité et la praticité. Pourtant, le dressage-western allie les deux. L’attitude recherchée est alors celle que l’on retrouve dans les épreuves de dressage, et le travail du cheval comprend les mêmes étapes.
En premier lieu, la position du cavalier doit être correcte, et ses aides assez efficaces pour exécuter des figures de bases. Le cheval évolue dans le calme et démontre le désir de se porter en avant. Ses foulées sont élastiques et son dos est souple.
Apparaît ensuite la cadence. Le cheval évolue avec impulsion dans un rythme régulier. Le contact avec le mors est constant et léger. Le cheval démontre une meilleure acceptation des aides, il est détendu, à l’écoute, et développe son impulsion et son équilibre.
Commence ensuite le travail du rassemblé et de l’engagement des postérieurs. Le contact sur le mors reste léger, le cheval engage et démontre un certain équilibre latéral.
L’impulsion se développe peu à peu, et le poids se porte d’avantage sur les postérieurs. Le garrot se relève. Le tout, avec un harnachement western, et pourquoi pas un chapeau de cow-boy !
Vous l’aurez compris, le western-dressage tend à obtenir les mêmes résultats que le dressage classique. Si l’accoutrement et l’approche du cheval restent western, le travail s’exécute dans la rigueur, la précision, et l’élasticité de mouvement que requiert la discipline du dressage.
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