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Étatisation du logement
Toujours dans le cadre de l'élaboration de notre nouvelle initiative fédérale JSS, voici quelques mots en faveur de l'étatisation du logement.
« La propriété privée nous a rendus si stupides et si bornés qu'un objet n'est nôtre que lorsque nous le possédons. » Karl Marx
Je soutiens que le logement devrait être propriété de la collectivité à travers l’État, et que ce dernier devrait le gérer et répartir de manière égalitaire.
Pourquoi aurions-nous besoin de posséder un logement de manière privée ?
Ne pouvons-nous pas nous satisfaire d'en être propriétaire à travers la société ?
Notons que à Genève, seule 20% de la population a la propriété privée de son logement.
La propriété collective, sociale, du logement, permettra d'en finir avec les grandes inégalités entre individus concernant l'accès à un logement décent qui leur permette de vivre dans de bonnes conditions.
Nous pourrons partager équitablement le logement, et ne pas laisser des familles de 5 personnes s'entasser dans un trois pièces, alors que certains individus privilégiés vivent dans de vastes logements personnels. De même, nous pourrons régler le problème des jeunes qui galèrent longuement pour trouver un logis à des prix abordables.
L'étatisation du logement, via expropriation et indemnisation, est donc la solution à la crise du logement.
La propriété collective du logement est la solution égalitaire pour que tout le monde puisse vivre dans de bonnes conditions.
Pour toutes et pour tous, sans privilèges !
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Étatisation du logement
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Le lac de Coase : le capitalisme vert en action !
Coase a imaginé comment régler la crise écologique en utilisant les logiques mêmes qui l'ont produites, à savoir les logiques du capitalisme.
Son idée était que en privatisant (en marchandisant) la nature, alors cette même nature serait préservée de toute nuisance. Dans le capitalisme en effet tous les individus font des choix rationnels (une hypothèse osée sur la nature humaine sur laquelle est basée notre économie contemporaine), et ainsi, tout propriétaire d'un bien privé le gérera de manière à en tirer le plus grand profit. Il est donc dans l'intérêt du propriétaire d'un bien privé que ce bien ne perde pas de sa valeur. De même, si il s'agit d'un moyen de production, il sera dans l'intérêt du propriétaire de ce moyen de production d'en assurer la pérennité afin que sa rente de propriétaire ne se tarisse point.
Prenons donc l'exemple d'un lac.
Plusieurs pêcheurs pêchent du poisson dans ce lac, et ils en tirent un revenu qui leur permet de vivre. Ce lac est un moyen de production naturel qui n'appartient à personne, donc dont la propriété est commune (c'est un bien collectif). Mais les pêcheurs ne sont pas assez rationnels pour se rendre compte que si ils pêchent trop de poissons il n'y en aura plus (que si ils exploitent Mère Nature au-delà de ses capacités régénératives alors Mère Nature dépérira).
Coase propose donc de privatiser ce lac pour le préserver.
Le lac devient la propriété d'un seul pêcheur. En tant que propriétaire (rationnel) de ce lac, il veut en assurer la pérennité, et donc il limite le nombre de pêcheurs qui en ont l'accès. Pour cela il instaure un droit de péage pour accéder à son bien. Les autres pêcheurs vont donc devoir lui payer une certaine somme pécuniaire qui correspond à une partie de la valeur marchande de leur production. On peut aussi dire que les pêcheurs doivent travailler plus longtemps pour obtenir le même revenu qu'ils pouvaient obtenir quand le lac n'était pas le propriété privée d'un seul pêcheur. On voit ici le principe de l'expropriation capitaliste : le possesseur des moyens de production (des capitaux) dérobe une partie de la valeur du travail du travailleur simplement parce qu'il possède les moyens de production.
Cette démonstration de la théorie de Coase amène le constat suivant : la privatisation de la nature peut certes amener à préserver dans une certaine mesure la nature (mais pas à régler la crise écologique puisque celle-ci découle d'une logique inhérente au capitalisme, à savoir le productivisme, le toujours plus), mais elle provoque en échange l’accroissement des inégalités et donc une précarisation croissante.
La crise écologique ne se résoudra pas à coup de baguette magique capitaliste à privatiser le monde.
Elle ne se réglera que par la refonte de nos sociétés contemporaines sur une logique d'auto-limitation, c'est à dire par un apprentissage collectif à distinguer l'essentiel du futile. Toute auto-limitation induit nécessairement le partage. Et c'est ce partage que redoute les classes dominantes et qui les enferme dans des délires à la Coase.