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Actualités sur le dépistage et la prévention des infections à VPH dans le cadre des cancers du col utérin
Rev Med Suisse
2015;
1999-2003
Résumé
La relation causale entre les virus du papillome humain (VPH) et le cancer du col utérin impacte sa prévention et son dépistage.Les bénéfices du vaccin préventif contre le VPH apparaissent dans la population générale. Son absence de dangerosité est établie. Aussi, ce vaccin est proposé aussi bien aux filles qu’aux garçons. La commercialisation d’un vaccin nonavalent va majorer son activité préventive.Dès à présent, des sociétés savantes proposent un test VPH en première ligne du dépistage du cancer du col utérin après 30-35 ans à la place de la cytologie. Lors de test négatif, l’espacement des dépistages irait jusqu’à cinq ans. Lors de test positif, la cytologie est utilisée pour le triage des patientes, mais d’autres tests sont en cours d’évaluation.Cependant, au vu de l’efficacité vaccinale, les modalités futures et surtout le rapport coût/bénéfice du dépistage devraient être remis en question.
IntroductionIl est clairement établi actuellement que les cancers du col utérin (ci-après cancer du col) sont induits dans l’immense majorité des cas (plus de 97% des cas)1 par une infection à un papillomavirus humain (VPH) oncogène. Les principaux VPH oncogènes sont représentés par le type 16 en priorité puis le type 18. Ces deux types de VPH sont retrouvés dans environ 80% des cancers du col.2 Cependant, plus occasionnellement, d’autres VPH peuvent être impliqués dans la genèse de ces cancers : les types 31, 33, 56, 58, 72…Les mécanismes de cancérogenèse en relation avec les VPH, bien que pour le moment incomplètement élucidés, font intervenir, dans un premier temps, une contamination par un VPH oncogène, essentiellement à l’occasion de rapports sexuels. Après cette phase d’infection, il existe une phase de latence parfois trè...