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27/12/2009
Le Conseil fédéral et le Parlement ont gagné 7 votations sur 8
Le peuple suisse s'est prononcé sur huit objets en 2009. A l'exception de la votation anti-minarets, il a toujours suivi les recommandations du Conseil fédéral et du Parlement.
Le 29 novembre, l'interdiction de construire de nouveaux minarets a été acceptée par le peuple et les cantons, contre l'avis de l'exécutif et du législatif. En revanche, l'initiative contre l'exportation de matériel de guerre a été balayée comme le préconisaient les autorités fédérales.
Ces dernières ont également été suivies lors des votations contre l'élargissement et la poursuite de la libre circulation des personnes, contre le passeport biométrique, pour les médecines complémentaires, pour le financement additionnel de l'assurance invalidité, pour la suppression de l'initiative générale et pour le financement spécial du trafic aérien. Le "oui" l'a emporté à chaque fois.
Depuis plusieurs années, le bilan des votations gagnées par le Conseil fédéral et le Parlement est positif. En 2004 seulement, le rapport de force s'est inversé, le souverain ayant infligé huit camouflets à ses autorités sur treize votations.
Au niveau des partis, le PLR et le PDC ont été entièrement fidèles aux autorités. A l'inverse, l'UDC s'est distancée à cinq reprises avec son "non" à la libre circulation, au passeport biométrique, aux médecines complémentaires et au financement additionnel de l'AI, ainsi qu'avec son "oui" à l'initiative anti-minarets.
Le PS a de manière générale suivi le Conseil fédéral sauf pour le passeport biométrique et l'initiative contre l'exportation de matériel de guerre. Même bilan pour les Verts, auquel il faut ajouter le "non" au financement spécial du trafic aérien, objet pour lequel le PS a laissé la liberté de vote.
Contrairement au titre de cette dépêche, c’est le peuple, comme toujours, qui a remporté les votes. Le résultat de cette statistique montre simplement que le gouvernement et le parlement représentent souvent, presque toujours, le peuple. Le problème est dans la divergence entre l’avis du Gouvernement et le parlement d’une part et le peuple de l’autre part. C’est à ce moment que le gouvernement et le parlement font fausse route. Au nom d’une prétendue « bien-pensance », il aurait fallu rejeter l’initiative de l’UDF et de l’UDC. Pourquoi ? Pour paraître « gentil » tolérant à l’égard de ceux qui ne le sont pas ? Admettre pour les autres ce l’on n’admet pas des « nôtres ».
Non, le souverain a su dire stop. Nos représentants doivent maintenant se ranger derrière le peuple.