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Les Jeux olympiques d'hiver 2006 à Turin vont se terminer sur de très bons résultats pour la Suisse et le Canada, excepté le hockey masculin. "Calamity on ice" titrait un journal canadien après la défaite contre la Suisse. Les prochains jeux d'hiver auront lieu à Vancouver et Whistler en 2010. L'emblème sélectionné étant en relation avec le patrimoine autochtone, nous vous en donnons un aperçu avec quelques explications intéressantes, qui ont été données à ce sujet.
« Pendant des siècles, les peuples inuits de l'Arctique canadien ont édifié des structures de pierre appelées inuksuit, destinées à servir de points de repère aux voyageurs parcourant les vastes espaces du Grand Nord. Au fil des ans, l'inukshuk est devenu un symbole d'espoir et d'amitié, l'expression éternelle de l'hospitalité d'une nation qui accueille les peuples du monde entier à bras ouverts.
L'emblème des Jeux olympiques d'hiver de 2010 à Vancouver est l'interprétation contemporaine de l'inukshuk traditionnel. On observe ces structures rocheuses caractéristiques partout au Canada, au sommet des montagnes, en bordure de mer, et aussi bien dans les petites villes que dans les grandes cités. L'emblème porte le nom d'« Ilanaaq », qui signifie « ami » en inuit.
Ilanaaq transmet le message de bienvenue d'une nation façonnée par sa riche diversité culturelle et naturelle. Ses couleurs reflètent celles des paysages du Canada et de la région hôte : le bleu représente l'océan, le ciel et les montagnes côtières, le vert correspond aux forêts, le rouge à la feuille d'érable du drapeau canadien, tandis que l'or évoque les levers de soleil qui embrasent la silhouette de la ville et les sommets enneigés des montagnes, de Vancouver à Whistler.
À l'image des athlètes et des Jeux, la force d'Ilanaaq repose sur le travail d'équipe et la collaboration. Chaque pierre prend appui sur les autres et contribue au tout, mais c'est la cohésion de l'ensemble qui lui confère un équilibre immuable. Traditionnellement, les inuksuit étaient le fruit du travail d'un groupe oeuvrant dans un but commun en vue de léguer un héritage durable à la postérité.
L'emblème a été sélectionné par un jury d'experts internationaux parmi plus de 1600 propositions, dans le cadre du Concours de design de l'emblème olympique de Vancouver 2010. »
Et pour ceux que cela intéresse, vous pouvez vous référer au site officiel: www.vancouver2010.com, cité également en lien. Ces jeux seront-ils l'occasion d'apporter des améliorations sociales, économiques et environnementales durables ? Le comité d'organisation en a pris l'engagement en choisissant trois aspects: le rendement environnemental, la participation autochtone et l'inclusion des quartiers défavorisés. Vous pouvez vous en faire une idée en consultant la rubrique "durabilité" du site.
Cet article est aussi l'occasion de tirer un très grand coup de chapeau au Maire de Vancouver, élu en novembre dernier. Sam SULLIVAN, 46 ans, est quadraplégique, en fauteuil roulant depuis l'âge de 19 ans, suite à un terrible accident de ski. Après une période de dépression profonde, il reprit goût à la vie et se passionna pour de nombreux projets. Titulaire d'un diplôme en business administration, il parle plusieurs langues, dont le cantonais. C'est à lui qu'il appartient de porter, selon la tradition, le drapeau olympique lors de la cérémonie de clotûre des jeux de Turin. Il le fera d'ailleurs lui-même après avoir adapté son fauteuil roulant pour la circonstance.
Rendez-vous dans quatre ans !!!