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La biodiversité dans les agro-écosystèmes diminue de manière inquiétante. Toutefois, nos champs doivent rester productifs, pour contribuer à l’approvisionnement alimentaire de la population. Contrairement aux cultures fourragères, les grandes cultures se concentrent sur la récolte d’un organe défini de la plante cultivée, dont la croissance peut être favorisée par des techniques culturales spécifiques. Ce sont donc les cultures pures qui offrent la plus haute exploitation du rendement potentiel réalisable. Pour trouver des compromis convaincants entre biodiversité et productivité, tous les niveaux de biodiversité doivent être pris en compte: au sein de la variété, du champ, des bordures de champ et du paysage. Grâce à la diversité génétique, on peut minimiser le besoin de protection des plantes et augmenter le rendement réalisable au sein de la variété et de l’espèce. Mais les systèmes actuels d’utilisation des terres limitent les possibilités de maintenir une diversité des organismes à l’intérieur du champ comparable à celle de l’agriculture prémoderne. Des opportunités ont été identifiées et des programmes de promotion ont été mis en place pour favoriser la biodiversité de manière ciblée en bordure de champ et dans les paysages environnants. Ces nouvelles pistes doivent reposer sur les connaissances des sciences socioéconomiques et naturelles et nécessitent une évolution des mentalités. C’est seulement ainsi que nous pourrons établir des règles qui permettront à la fois d’augmenter notre production agricole tout en développant des écosystèmes à haut degré d’autorégulation et des paysages culturaux durables.
La promotion de la biodiversité dans l’agriculture au moyen de programmes axés sur les résultats exige l’utilisation d’indicateurs pertinents. Un résumé des indicateurs proposés et utilisés recense les développements et les défis actuellement observés.
Les aliments d’origine animale sont-ils nos amis ou nos ennemis? Cela dépend des besoins des consommatrices et consommateurs et des conditions de production locales, comme le montre une vaste étude de synthèse à laquelle Agroscope a participé.
Dans les cultures maraîchères, il est courant de laisser les résidus de récolte sur la parcelle. Or, si on les enlève, le lessivage de l'azote diminue nettement. C'est ce que montrent des mesures réalisées par Agroscope.