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Les trois tapisseries d'Aubusson qui ornent les murs de leurs gaies pastorales étaient déjà dans le château du temps de Necker.
Le mobilier doré, signé des meilleurs ébénistes français du XVIIIème était celui de Necker à Paris; il est recouvert de soieries lyonnaises. Une superbe commode de Boulle illumine la pièce de ses importants motifs en laiton, "à la Bérain", sur fond d'écaille rouge et d'ébène, et de ses bronzes dorés, tandis qu'une autre commode marquetée est l'oeuvre de Kemp, qui fut l'ébéniste de la reine Marie-Antoinette.
Une paire de consoles en bois richement sculptées et dorées supporte d'importants vases couverts de Chine à décor Imari, rapportés par les vaisseaux de la Compagnie des Indes, dont Necker fut un temps l'un des directeurs.
Un beau portrait de Jean-Jacques Rousseau par Ramsay rappelle que la première oeuvre éditée de Mme de Staël en 1788 a été la Lettre sur le caractère et les écrits de J.J. Rousseau. Entre les fenêtres on peut voir les portraits de deux de ses enfants, Auguste et Albertine. Enfin deux bustes de Buffon, l'un par Houdon, l'autre par Pajou, témoignent de l'amitié qui l'unissait au ménage Necker.
Par la porte-fenêtre, la vue s'étend sur les toits du village, sur les eaux du lac et les sommets lointains des Alpes françaises.
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Bibliographie