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02/10/2013
Avons-nous besoin du marxisme en 2013 ?
Il me semble que cette question est extrêmement pertinente aujourd'hui.
J'aimerais pouvoir dire que le socialisme non marxiste pourrait tout aussi bien faire l'affaire, mais ce n'est pas possible. Le socialisme non marxiste existe certes, Castoriadis en est la preuve, mais il n'est pas représenté par un courant suffisamment développé (qu'on me dise si je fais erreur) pour représenter une véritable alternative.
Qui plus est, c'est justement parce qu'ils ont abandonner le marxisme que les partis social-démocrates ont fini par abandonné le socialisme tout court pour embrasser le social-libéralisme et le micro-réformisme minimaliste...
Alors on me dira qu'il y a certes l'anarchisme (le socialisme et le communisme libertaire), mais malheureusement ces courants sont pour le moment assez mal organisés (pas d'organisation politique sur Genève par exemple), et en sus de cela traversés par des tendances quelque peu sectaires ou coupés de la lutte des classes (pas de présence dans les syndicats, ni de formation de syndicats révolutionnaires, obsession autour de questions auxiliaires).
Et puis, il faut savoir saisir le sens de l'histoire.
La quasi-totalité de la jeunesse militante contemporaine radicalisée s'est tournée vers le marxisme, non vers une autre forme de socialisme. Aujourd'hui, c'est Marx et Engels que l'on lit et que l'on redécouvre. Et ce retour aux sources est sûrement nécessaire pour reconstruire les fondements théoriques, culturelles, et in fine politiques, de nos mouvements.
Nous n'avons pas forcément besoin d'être marxistes. Mais nous avons besoin du marxisme. Et d'un marxisme critique qui plus est.
« Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire » disait l'autre.