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Lonay
Lonay
Historique
Le nom du village, dont la graphie habituelle remonte à 1262, suggère ses origines romaines probablement, vers le IIIe siècle, du domaine d’un gallo-romain nommé Lausinus ou Lonus dont on n’a malheureusement retrouvé aucun vestige.
Des preuves archéologiques de l’occupation de la contrée à l’époque mérovingienne s’ajoutent aux indications de la toponymie. Des tombes furent mises à jour à Romans-Dessus où se trouvaient divers objets des VI, VII et VIIIe siècles tels que bracelets, épées, vases de terre, petite balance, etc.
On peut admettre que les hameaux de Lonay, Romans, Echichens, Joulens, Bremblens, Echandens, Denges et Préverenges se seraient constitués lentement durant la période des VIe au VIIIe siècles au cours de laquelle le monde gallo-romain et le monde barbare fusionnaient peu à peu et préparaient la civilisation médiévale. Notons que les projets de fusion ne datent pas seulement d’aujourd’hui. La première mention écrite de Lonay apparaît en 1177, Romans en 1198, Montau et Le Pra depuis le XIIIe siècle.
L’existence de la commune de Lonay est attestée depuis la 1 ère moitié du XIVe siècle, époque où elle accapare divers droits appartenant à Louis II de Savoie, sire de Vaud. Ainsi elle est accusée d’avoir usurpé le four de la localité et une vigne de 3 poses qu’elle a plantée en Faclay sur les pâturages du baron et d’avoir en outre nommé annuellement dans le passé un ou plusieurs messeillers (policiers) pour la messeillerie des champs et la garde des vignes de Lonay, ceci pour son propre compte et sans en avoir reçu l’ordre du châtelain de Morges: toutes choses, selon le droit coutumier du pays, qu’elle ne pouvait faire sans l’assentiment de Louis II de Savoie. Les habitants de la Commune supplièrent le sire de Vaud de leur faire grâce spéciale, par piété, pour qu’ils puissent maintenir et augmenter la confrérie du Saint-Esprit créée à Lonay. Et le sire de Vaud se laissa fléchir et accorda le privilège demandé le 14 juin 1342. Toutefois la concession n’est pas de pure charité, les paysans la paient 60 sols et s’engagent à verser un cens annuel de 20 sols (60 sols représentent alors le salaire d’un manœuvre durant 60 jours).
Les habitants avaient un fort caractère d’indépendance et même frondeur, ils avaient également acquis une solide réputation de travailleurs, d’où un surnom « Les fourmis ».
Lonay était aussi le centre de la paroisse qui regroupait également les villages de Bremblens, Denges, Echandens et Préverenges, d’où un autre surnom : « les Branles-Cloches », du fait que celles de la commune sonnaient plus souvent que celles des églises annexes.
Notre village contemporain et son voisinage
A mi-chemin entre la Morges et la Venoge, à quelques dizaines de mètres du Léman, Lonay se trouve sur une pente ensoleillée unissant la petite plaine du Bief au vaste plateau mamelonné qui constitue tout le reste du pays vers le Nord.
Lonay est constitué de plusieurs quartiers qui, au Moyen Age, constituaient autant de hameaux nettement distincts les uns des autres.
C’est à partir du début des années 60, avec « expo 64 » comme moteur régional, que Lonay a beaucoup changé. Il y a eu simultanément la gare de triage Lonay – Denges et l’autoroute Lausanne – Genève qui ont occasionné beaucoup de mouvements, d’activité et de places de travail dans la région. Notre village s’est fortement développé et il est rare de trouver un logement vacant.
Dès les années 80, des industries ont commencé à s’installer. Aujourd’hui les débordements industriels de l’Ouest Lausannois ainsi que la croissance de l’est de Morges ont atteint notre commune.
Notre plan général d’affectation datant de 2001 doit être revu dans sa totalité, en tenant compte du développement cantonal et régional, avec comme référence le plan directeur cantonal et bien évidemment le projet d’agglomération Lausanne–Morges. A cet effet, un préavis a été présenté au Conseil communal en juin 2018 et la révision du PGA a d’ores et déjà commencé.
Notre territoire de 369 ha. dont 36 de vignes, s’étend pratiquement du bord du lac à l’embouchure du Bief (376 m) jusqu’au Crêt Blanc, route de Cossonay (478 m). Cette déclivité vers le lac nous fait bénéficier de l’effet doux de celui-ci du point de vue de la température ; au printemps, la végétation démarre une semaine plus vite au bas du village que sur le plateau du haut.
Sur ce territoire très varié, nous avons des surfaces agricoles, viticoles, maraîchères, une forêt de Faclay avec sa réserve naturelle et le double étang du Bomelet, un petit bois avec sa jolie clairière, un centre du village avec son église, sa cure et sa maison de commune, les quartiers de Montaux, de Roman, du Borduc, des Combes, du Parc, de Vigny, une résidence hôtelière « Le domaine de la Gracieuse », un établissement pénitentiaire, « la prison de la Tuilière », un bâtiment de voirie, un superbe collège des Pressoirs, une part de la gare de triage, un tronçon d’autoroute, un tronçon de la ligne CFF Lausanne – Genève et deux zones d’activité « en Saint-Jean » et « en Carouge » sur la route de Denges.
J’aimerais faire une parenthèse au sujet de la cure qui est une remarquable construction au vaste toit inspiré des fermes de l’Emmenthal, avec des dépendances. Au temps des Bernois et encore dans les années 1800, les récoltes constituaient une part de la pension du pasteur et il fallait le loger. Les dépendances sont devenues le centre paroissial depuis une quarantaine d’années, et la cure elle-même a été entièrement refaite il y a quelques années par l’Etat de Vaud.
Une autre parenthèse à propos de la Tuilière. Pour construire la prison actuelle, les bâtiments de l’ancienne tuilerie de Lonay ont été démolis en automne 1981. Un relevé des constructions existantes a été fait ainsi que diverses investigations qui ont été conduites aux alentours. Leur résultat a été confronté avec les documents d’archives qui concernent cette exploitation. Les vestiges du dernier four, en fonction jusqu’en 1920, ont été dégagés et relevés. Il s’agit d’un four type Hofmann à feu continu et tournant mesurant 27 m sur 8 m. L’existence d’une tuilerie est attestée dès le XVe siècle.
Ces dernières années, Lonay a pu s’embellir par de nouvelles constructions et réfections de bâtiments, plus particulièrement par le quartier du chemin du Franey, ainsi que les constructions en cours de finition au chemin de la Poste et à la route d’Echandens.
Avec ce qui précède, notre population qui va dépasser les 2500 habitants, est très active sur les plans social, culturel, sportif ou associatif, et utilise pleinement les possibilités offertes dans notre commune à savoir : 2 terrains de foot avec buvette, 2 courts de tennis, 1 halle de sports à double salles, 1 « maison de la culture » ou salle des Pressoirs, comprenant trois volumes différents, un centre paroissial, 4 cafés restaurants, 1 boulangerie, 1 épicerie au centre du village et même une « boîte de nuit ».
L’infrastructure en place permet de faire face aux besoins en locaux d’environ 3000 habitants.
Pour le futur, nous devrons développer encore plus la collaboration avec nos communes voisines ainsi qu’avec la région.
Actuellement, nous faisons partie de l’association régionale Cossonay – Aubonne – Morges (ARCAM), de l’épuration morgienne (ERM), de l’Etablissement scolaire de Préverenges, Denges, Echandens, Lonay, transformer en Entente, de la protection civile du district de Morges, d’un service du feu commun avec Denges et Echandens, qui a rejoint le service régional SDIS MORGET, de l’association régionale d’actions sociales Morges – Aubonne – Cossonay (ARASMAC), des transports publics (MBC), de l’association de traitement des déchets Valorsa, du centre de triage forestier d’Apples, du conservatoire de musique de la région ouest lémanique à Morges. Pour la Police, nous collaborons avec la Gendarmerie cantonale. Afin de pouvoir gérer au mieux les relations cantons/communes et tous les aboutissants, nous sommes membres de l’Union des communes vaudoises (UCV) pour laquelle nous avons d’ailleurs organisé la journée des communes le 4 juin 2016. Nous collaborons bien entendu avec les communes de Denges, Préverenges et Echandens pour traiter des problèmes d’aménagement du territoire, de l’enseignement et du transport des élèves.
La vie sociale de Lonay est très active et variée, animée par les nombreuses sociétés locales : L’Abbaye et sa fête triennale (qui a eu lieu cette année au début du mois de juillet), la Gym avec la féminine, les actifs, hommes, parents-enfants, le Football Club (FC Lonay), la société de chant « La Vigneronne », les sociétés de tir « La Mouche », « Les Amis du Tir » et « Lonay-Venoge », le Tennis Club, le club de pétanque « Lonayboules », les Aînés, la société de jeunesse, le DEL Basket, la réserve naturelle du Bomelet, sans oublier la Commission culturelle et la troupe de théâtre « Les Branles-Cloches ».
Lonay et son futur
Pour son futur et comme mentionné déjà auparavant, Lonay revoit son plan général d’affectation (PGA), en tenant compte de toutes les sources influentes et contraignantes (Canton – Région). Un préavis a d’ailleurs été présenté au Conseil communal de juin dans le but de réviser le PGA ces prochaines années et a été accepté.
D’autres projets venant de l’extérieur pourraient surgir sur le territoire de notre Commune et il faut être attentif pour ne pas devoir subir d’autres nuisances que celles déjà existantes.
La législature actuelle souhaite poursuivre dans la continuité des objectifs précédemment fixés en ce qui concerne le développement de notre commune. Cette année a été particulièrement marquée par des grands projets puisque le Centre sports et loisirs En Faclay a été inauguré en date du 7 juillet dernier et que l’UAPE/Cantine scolaire des Pressoirs ouvrira ses portes à la rentrée scolaire d’août 2018.
En 2017, l’administration communale a pris possession de ses nouveaux locaux dans l’ancienne Poste de Lonay.
La déchèterie intercommunale a, quant à elle, été inaugurée en juin 2013.
Conclusion
Je termine ces propos par le sentiment qu’il fait bon vivre à Lonay et qu’ensemble, autorités, concitoyens et concitoyennes, sommes responsables pour donner à notre village, la place qu’il mérite dans le giron des villages vaudois où l’on se sent bien.
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