Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06993.jsonl.gz/857

Les ARN interférents, une solution à l’alcoolisme ? Les rats en tout cas profitent déjà de ce complément aux traitements médicamenteux ou psychologiques, selon une étude publiée dans PNAS (2011;108:4465-70). La vulnérabilité à s’initier et à s’adonner au binge drinking – soit atteindre en deux heures une alcoolémie ≥ 0,8 g d’alcool par litre de sang – serait associée à deux récepteurs : GABA, qui produit une sensation de calme et d’euphorie, et TLR4, impliqué dans les mécanismes de l’immunité innée. Chez des rats rendus dépendants à l’alcool, l’introduction dans le noyau central de l’amygdale de vecteurs viraux porteurs d’ARNi inhibant soit la synthèse des GABA, soit l’activation des TLR4, a supprimé pendant plusieurs jours le besoin d’alcool. La dépendance a ensuite repris progressivement, parallèlement à la néosynthèse des récepteurs GABA, dont le nombre pourrait être la condition impliquant TLR4 dans le binge drinking.