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L'Institut français de veille sanitaire vient de présenter les dernières données de surveillance de la lymphogranulomatose vénérienne rectale (LGV), infection sexuellement transmissible à Chlamydia trachomatis de sérotype L2. Ces données indiquent que l'épidémie demeure active en France et en Europe et qu'elle sévit exclusivement dans la communauté homosexuelle masculine.Cette infection a été signalée en Europe en janvier 2004. Elle a touché depuis au moins 142 personnes en France, qui appartiennent toutes à la communauté homosexuelle masculine. La très grande majorité (94%) d'entre elles vit en région parisienne. Parmi elles, 21 ont été infectées en 2002/2003, 104 en 2004 et 17 lors des deux premiers mois de l'année 2005.En France, la surveillance et le dépistage de la maladie reposent sur la réalisation de prélèvements rectaux chez tous les patients masculins présentant des signes d'ano-rectite (se manifestant principalement par un écoulement anal, des douleurs ano-rectales, des ulcérations, etc.).L'Institut de veille sanitaire a mis en place en avril 2004, un réseau de surveillance sentinelle reposant sur des laboratoires de microbiologie et de dispensaires antivénériens. Chaque souche rectale de Chlamydiae isolée dans ces centres de surveillance est envoyée au Centre national de référence des infections à Chlamydia à Bordeaux pour génotypage de la souche. Tous les cas diagnostiqués en France sont donc des cas certains.En Europe, les Pays-Bas, premiers à avoir signalé la maladie, ont fait état de 136 cas au 28 février 2005. La notification des premiers cas de LGV rectale en Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne durant le second semestre 2004 confirme la diffusion de l'infection dans la communauté homosexuelle d'Europe occidentale. Cette observation est à rapprocher de l'augmentation du nombre des cas d'infections sexuellement transmissibles dont la syphilis dans cette même communauté où l'on note une nette tendance à la reprise de comportements sexuels à haut risque.