Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07082.jsonl.gz/1453

Mai 2018
Son origine remonte à la fin du XIXe siècle. Aux États-Unis, un mouvement social revendique alors la journée de huit heures. Certains patrons l’acceptent, d’autres non. Grèves et manifestations s’enchaînent; notamment, à partir du 1er mai 1886, à Chicago où la confrontation avec les forces de l’ordre finit dans le sang, le 4 mai. En souvenir, la IIe Internationale socialiste décide en 1889 d’instaurer chaque 1er mai comme date de manifestation en faveur de la journée de huit heures. Dès 1890, la mobilisation est suivie dans de nombreux pays. Après la Première Guerre mondiale, sous l’impulsion de l’URSS, la fête du Travail devient un jour férié national dans beaucoup de pays.
Instituée par le Conseil européen en 1985, cette journée commémore la déclaration du 9 mai 1950, aussi appelée «Déclaration Schuman», qui est considérée comme le texte fondateur de la construction européenne. Ce jour-là, Robert Schuman, alors ministre français des affaires étrangères, propose dans un discours historique prononcé à Paris une nouvelle forme de coopération politique pour l'Europe, qui rendrait impensable toute guerre entre les nations du continent. Son ambition était de créer une institution européenne qui rassemblerait et gérerait la production de charbon et d’acier. Un an plus tard, le 18 avril 1951, est signé le Traité de Paris, qui fonde la Communauté européenne du charbon et de l'acier.
Chaque année, pour célébrer l'anniversaire de l'Union européenne, les institutions proposent des activités informatives et ludiques pour que les citoyens puissent découvrir leur fonctionnement. Visites, concerts, expositions, conférences et animations sont organisées dans plusieurs pays d'Europe, mais surtout en Belgique et en France.
Comme la Pentecôte, l’Ascension repose sur la seule base des écrits attribués à Luc (Luc 24,50-53 et Actes des Apôtres 1,1-12). Le quarantième jour après Pâques, un jeudi, a donc été consacré à la commémoration de la fin du ministère terrestre de Jésus et à sa montée au ciel pour régner «à la droite du Père».
La fête de l’Ascension ne comporte guère de traditions populaires spécifiques, exceptées peut-être les rogations (du latin rogatio, demande). Au cours de ces processions, on demande la bénédiction divine pour que les cultures et les entreprises humaines s’accomplissent. officiellement, ces rogations ont disparu dans l’Église catholique au début des années soixante. Néanmoins, elles subsistent encore localement, surtout dans le monde rural, où il est d’usage de faire bénir les champs par un prêtre.
Chez les Grecs, puis chez les Romains, une fête religieuse printanière rendait hommage à la figure maternelle. Des formes de fêtes des Mères ont existé çà et là au Moyen-Âge.
Dans sa forme actuelle, l’évènement est apparu au début du XXe siècle aux États-Unis (Mother’s Day), puis s’est répandu dans de nombreux pays. D’une manière générale, cette fête est un jour de l’année où enfants comme adultes célèbrent leur mère, la plupart du temps en lui offrant un cadeau ou une attention (bricolage confectionné à l’école, fleurs…).
Le jeûne du ramadan correspond au 9e mois du calendrier hégirien. Prescrit dans le Coran (notamment sourate 2, v. 185), il constitue l’un des cinq piliers de l’islam.
Le jeûne du ramadan requiert de toutes et tous les musulmans adultes et en bonne santé de s’abstenir de toute nourriture et boisson, de n’absorber aucune substance (fumée comprise) et de ne pas avoir de relations sexuelles de l’aube au coucher du soleil. Des dispenses ou des renvois à une période ultérieure sont prévus pour les voyageurs, les femmes enceintes et naturellement les malades.
De fait, les musulmans se retrouvent couramment à la tombée de la nuit pour rompre le jeûne en partageant du lait et des dattes; ils poursuivent par un repas auquel il est recommandé d’associer les plus pauvres en signe de solidarité entre membres de la même communauté. Le ramadan est pour les fidèles un effort sur soi-même qui associe corps, cœur et esprit dans le souci de marquer la priorité que l’on doit à Dieu. La privation de nourriture ne vaut pas pour elle-même mais pour la place qu’elle laisse au rappel de Dieu, créateur de toutes choses et miséricordieux pour celles et ceux qui se tournent vers lui.
Pour beaucoup de musulmans, le mois de ramadan est également l’occasion de fréquenter les mosquées pour y effectuer des prières durant la nuit. Il s’achève par la fête de la rupture du jeûne (Aïd al-Fitr), où les musulmans aiment à se retrouver dans la joie de l’effort réalisé pour Dieu.
Elle est célébrée en principe le cinquantième jour après la Pâque, d’où le nom de Pentecôte (= cinquantième en grec) qui est déjà utilisé pour la désigner à l’époque de Jésus. À l’origine, elle était la fête des moissons lors de laquelle on offrait à Dieu la première gerbe de blé; plus tardivement, elle est devenue l’occasion de célébrer l’Alliance au Sinaï (don de la Torah par l’intermédiaire de Moïse).
Sept semaines après la Pâque, les juifs fêtent Chavouot (les semaines, en hébreu) ou, dans le judaïsme hellénistique, pentèkostè (le cinquantième [jour], en grec). D’abord agraire, cette fête a aussi un sens historique: elle commémore le don de la Torah à Moïse sur le mont Sinaï.
Selon le Nouveau Testament, c’est lors de la Pentecôte juive que les apôtres ont reçu le Saint-Esprit et commencé leur mission: l’Église, dès le IVe siècle, a donc commémoré à cette date sa propre fondation et la «Nouvelle Alliance» entre Dieu et les disciples du Christ. Réinterprétées à la lumière de l’Évangile, les fêtes juives, dites de «l’Ancienne Alliance» par les chrétiens (la Pâque juive ou Pessah: fête de la libération d’Égypte, et Chavouot: fête du don de la Loi), sont devenues celles de la Nouvelle Alliance (Pâques: fête de la résurrection, et Pentecôte: fête du don de l’Esprit).
Comme pour l’Ascension, il n’y a pas de traditions populaires notables rattachées à Pentecôte.
Dans les pays de tradition theravada, on célèbre conjointement la naissance, l’éveil et le parinirvana du Bouddha lors de la fête de Vesak. La communauté bouddhiste se réunit ce jour-là pour méditer sur les trois Joyaux: le Bouddha, le dharma (son enseignement) et le sangha (communauté des pratiquants). Si les coutumes diffèrent d’un pays à l’autre, la lumière joue invariablement un rôle central dans la fête de Vesak. Ainsi, au Sri Lanka, pour représenter l’éveil du Bouddha, on allume des lampions dans toutes les maisons, alors qu’en Corée les fidèles les disposent dans les arbres. En Thaïlande, des processions aux lanternes sont organisées par les laïques qui tournent trois fois autour des pagodes. Vesak est d’abord une fête religieuse; mais elle est aussi pour les familles l’occasion de se retrouver. C’est particulièrement vrai en Europe, là où de nouvelles communautés bouddhistes issues de l’immigration commencent à s’installer. Ces populations, autrefois séparées par les distances et les frontières, trouvent ainsi l’occasion de se rencontrer autour d’une même célébration.
Traditionnellement célébrée un jeudi, elle a été instituée au XIIIe siècle pour honorer le sacrement de l’Eucharistie par lequel le pain sans levain (hostie) et le vin, consacrés durant la messe, deviennent «présence réelle» du Christ. La Fête-Dieu, selon sa dénomination la plus populaire, est ainsi appelée, dans la liturgie catholique, «fête du Saint-Sacrement du corps et du sang du Christ». Une messe solennelle est célébrée en ce jour. Cette fête se manifeste aussi par des processions publiques durant lesquelles les fidèles accompagnent, avec des chants et des prières, le Saint-Sacrement eucharistique (une hostie consacrée) en général porté par un prêtre, abrité sous un dais (petit baldaquin d’étoffe). Des enfants précèdent parfois le cortège en déposant des pétales de fleurs sur son chemin. À certaines étapes, et en fin de procession, l’ostensoir contenant le sacrement eucharistique est exposé à l’adoration des fidèles sur un autel fleuri (reposoir). Durant ce rituel, l’officiant encense alors le Saint-Sacrement et bénit l’assistance avec l’ostensoir tenu entre ses mains.