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Je sais ce qu'il se passe, par exemple lorsque Donald Trump vient en Suisse, car je regarde souvent le journal télévisé avec mes parents. Mais l'émission "10 vor 10" passe trop tard, je suis déjà couchée à cette heure-là. Je parle aussi de l'actualité avec mes grands-parents et à l'école. Mes parents sont abonnés au "Tages-Anzeiger" et à la "NZZ am Sonntag", mais si je lisais le journal le matin, j'arriverais en retard à l'école ou j'oublierais de prendre mon petitdéjeuner. Par contre, j'écoute la radio: SRF 3 ou Energy, par exemple.
À l'école, nous avons commencé à lire des journaux et des livres à la fin de la classe, notammentle "Tages-Anzeiger", la "NZZ", le "Thalwiler-Anzeiger" et même le "Blick". C'est bizarre, car le professeur nous a justement dit qu'on ne devrait pas le lire.
J'ai mon propre téléphone et je suis Energy sur Instagram, par exemple. Je regarde aussi les mèmes. Une fois, la police est venue à l'école nous expliquer que l'on n'a pas le droit de poster n'importe quoi, des photos, etc., et que l'on peut même être hors la loi. J'ai aussi parlé avec mes parents des choses auxquelles il faut faire attention sur Internet.
Lorsque j'écris sur mon blog, sur travelistas. info, je parle des endroits où je suis allée avec ma famille, comme la Colombie, il n'y a pas longtemps. Nous sommes allés à Bogota, à Medellín, au bord de la mer, sur une île où nous avons observé des baleines, dans une mine d'émeraudes et dans la jungle. J'écris ensuite des articles sur ces voyages. Quand il me manque des informations, je vérifie sur Internet.
Dans mon blog, j'explique pourquoi j'écris: "Parfois, les adultes n'ont aucune idée de ce qui plaît aux enfants. Je vous raconte donc ici ce que j'ai trouvé vraiment chouette pendant ces voyages. Vous pourrez alors en parler à vos parents.
«Parfois, les adultes n'ont aucune idée de ce qui plaît aux enfants»
Bien que ses parents soient abonnés à des journaux, elle les lit à peine: Nora Biedermann, blogueuse de voyage, a déjà un pied dans le journalisme.
Je sais ce qu'il se passe, par exemple lorsque Donald Trump vient en Suisse, car je regarde souvent le journal télévisé avec mes parents. Mais l'émission "10 vor 10" passe trop tard, je suis déjà couchée à cette heure-là. Je parle aussi de l'actualité avec mes grands-parents et à l'école. Mes parents sont abonnés au "Tages-Anzeiger" et à la "NZZ am Sonntag", mais si je lisais le journal le matin, j'arriverais en retard à l'école ou j'oublierais de prendre mon petitdéjeuner. Par contre, j'écoute la radio: SRF 3 ou Energy, par exemple.
Propos recueillis par Artur K. Vogel
«Je ne lis que rarement les journaux imprimés»
Intéressée par la politique, l'étudiante Alix Vogel recherche des informations récentes provenant de sources les plus variées possible. Avec son budget d'étudiante, elle ne peut toutefois pas se permettre de s'abonner à des journaux.
Je m'informe via Facebook et Twitter, où je suis di¬ érents médias comme "Le Matin", "Le Temps", "Le Figaro", "Le Monde", le "Washington Post" et le "New York Times", et via konbini.com. Je consulte aussi régulièrement des médias plutôt alternatifs, comme "Vice" et "Charlie Hebdo". Je lis également l'édition électronique de "20 Minuten", en allemand. Je ne lis qu'exceptionnellement les journaux imprimés. J'utilise Instagram et Snapchat surtout pour me divertir. Je ne regarde pas la télévision et j'écoute occasionnellement la radio, RTS et Canal 9.
Alix Vogel, 22 ans, étudiante en sciences politiques, Lausanne.
«Je recherche des informations hétérogènes»
Jürg Halter s'informe grâce aux quotidiens et à la radio, mais aussi sur Internet. Pour ne pas s'enfermer dans une "bulle de filtres", il consulte également des médias qui ne correspondent pas à ses positions politiques.
Je lis tous les jours les journaux, soit l'édition papier au café ou bien l'édition en ligne: le "Bund" ou le "Tages-Anzeiger", en fonction de l'endroit où je me trouve, et tout ce qui va de la "Wochenzeitung" au "Spiegel" en passant par "Die Zeit". Je lis aussi régulièrement la NZZ, qui vient de changer de ligne - j'attends de voir la suite des événements. J'ai également des liens vers le "Guardian" et le "New York Times".
À la radio, j'écoute l'"Echo der Zeit", mais pas de musique de fond. Je veux écouter la musique consciemment, sans me laisser simplement abreuver. Je lis également des articles intéressants transmis via Twitter. Je trouve important de ne pas m'enfermer dans une bulle de filtres, de trouver des informations provenant de sources politiquement hétérogènes. Quand je m'exprime en public, je sais de quoi je parle et ce à quoi je me réfère.
Je reproche aux journaux d'accorder trop d'attention aux chroniques: elles expriment des opinions, mais laissent peu de place aux lecteurs pour se forger leur propre point de vue sur la base d'informations. C'est la raison pour laquelle j'aimerais lire davantage d'articles de fond. Je voudrais également que les médias traitent plus de sujets de manière contradictoire et invitent des intervenants extérieurs à discuter.
Jürg Halter, 37 ans, écrivain et artiste performer, Berne.
«Je suis un lecteur de journaux classique»
Thomas Kleber lit un mélange éclectique de médias quotidiens, hebdomadaires, mensuels et spécialisés. Il a lui-même eu des "expériences très di érentes" avec les journalistes.
Je suis un lecteur de journaux classique: je lis régulièrement le "Tages-Anzeiger", la NZZ et la "Sonntagszeitung". J'ai aussi les applications correspondantes. Ma femme étant Munichoise, nous avons également accès à l'application du "Süddeutsche Zeitung". Parmi les médias spécialisés, je m'intéresse naturellement à l'"Hotelier " et à l'"HTR Hotel Revue". Je regarde régulièrement "10 vor 10" sur SRF ainsi que des chaînes allemandes. En voiture, j'écoute beaucoup la radio, surtout SRF 3 et Radio 24.
En tant que directeur d'un groupe hôtelier, lesmédias me sollicitent souvent pour entendre ma position. Dans ce contexte, j'ai eu des expériences très di¬ érentes. J'ai pu nouer de nombreuses relations positives et même amicales avec des journalistes qui m'accompagnent depuis plus de 10 ans dans mes di¬ érentes étapes hôtelières. Mais les articles qui en ont émergé n'étaient pas toujours beaux et véridiques: une fois, mes propos ont été totalement déformés et j'ai eu des problèmes au travail. C'est pourquoi je fais preuve depuis longtemps d'une certaine prudence vis-à-vis des médias.
Je n'ai pas de problème avec la critique, dans la mesure où elle est objectivement correcte. Il y a un an, alors que j'étais encore directeur général du Steigenberger Belvédère à Davos, une blogueuse a critiqué nos prix pendant le forum économique mondial, sans se préoccuper des énormes coûts supplémentaires que nous impose le WEF. Près de 50 médias ont repris son article sans filtre et sans le vérifier. Savez-vous qui m'a donné l'opportunité de m'exprimer par écrit et en vidéo? "20 minutes", justement!