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Il peut y avoir entre les mots des rapports de hiérarchie et d’inclusion, comme ceux qui lient les termes fauteuil et meuble. Le second est un terme plus général qui inclut le premier. Meuble est l’hyperonyme – ou mot-étiquette ou encore mot générique – de fauteuil considéré comme un hyponyme ou encore mot spécifique.
Table est aussi un hyponyme de meuble. Il n’a aucune implication avec fauteuil mais partage le même hyperonyme (meuble). On dira que fauteuil et table sont co-hyponymes.
La majorité des mots appartiennent à une classe de référents et même à plusieurs classes qui peuvent s’emboiter les unes dans les autres: banane, ananas, goyave, noix de coco sont des co-hyponymes du mot générique fruits exotiques, lui-même hyponyme d’un terme plus général encore: fruits.
Un hyperonyme peut toujours être employé à la place d’un hyponyme: Je vois une hirondelle voler > Je vois un oiseau voler mais l’inverse, en revanche, n’est pas possible. Cette propriété est à mettre en relation avec le fait que le terme générique est riche dans le sens où il désigne potentiellement tous les référents possibles (dans cet exemple, tous les oiseaux) mais il est à noter qu’il est sémantiquement plus pauvre.
N.B. La capacité à classer des termes dans des rubriques plus générales renvoie aux activités de catégorisation des objets du monde qui sont déterminantes pour l’organisation du lexique. Cette hiérarchisation entre les catégories et leur emboitement les unes dans les autres devient explicite et permet aux élèves de comprendre (et donc d’écrire) des définitions de dictionnaire qui procèdent en allant, en principe, du général au particulier, du genre à l’espèce.