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Les célèbres Mémoires de Casanova, dans une nouvelle édition établie d'après le manuscrit original acquis par la BnF, accompagnée d'un appareil critique et renouvelé.
Cette nouvelle édition, remaniée en profondeur, de l'Histoire de ma vie est entièrement fondée sur le manuscrit acquis par la BnF en 2010. Elle en respecte le découpage et procure pour la première fois un texte fiable, corrigé des erreurs de transcription de la précédente édition Brockhaus-Plon de 1960 (reprise dans la collection " Bouquins " par Francis Lacassin en 1993). Ce premier volume reproduit les tomes 1 à 3 des Mémoires, depuis l'enfance de Giacomo jusqu'à son évasion de la prison des Plombs, en novembre 1756. Une nouvelle préface présente un Casanova éloigné des clichés pour faire apparaître l'importance de l'écrivain et du penseur. L'appareil critique, lui aussi renouvelé et enrichi, se concentre sur le travail d'écriture de Casanova : il restitue l'histoire de la langue, éclaire son choix d'écrire en français sans renoncer à l'italianité (" La langue française est la soeur bien-aimée de la mienne ; je l'habille souvent à l'italienne ", écrit-il) et retranscrit dans la mesure du possible les passages biffés sur le manuscrit. Ce volume 1 reproduit trois variantes importantes : les différents projets de préface de l'auteur, les deux versions du premier séjour parisien (1750-1752), et le récit de l'évasion publié en 1788 sous le titre Histoire de ma fuite des Plombs. Enfin, on y trouvera plusieurs documents permettant de mieux comprendre le monde de Casanova : évaluation de ses revenus, tables de conversion des monnaies européennes, règles de jeux comme le pharaon, cartes illustrant les déplacements du Vénitien (monde méditerranéen, quartiers de Venise et de Paris).
" Bouquins " propose une nouvelle traduction des récits de Stefan Zweig, dont l'oeuvre continue de susciter un engouement considérable.
Retraduire est une donnée nécessaire et paradoxale. Nécessaire parce que toute traduction vieillit et doit s'adapter aux époques et à la langue qui évolue. Paradoxale parce que, si l'oeuvre originale vieillit aussi, elle échappe par nature à toute tentative ou tentation de modification. En 2013, une très grande partie de l'oeuvre de Zweig tombe dans le domaine public, événement d'une grande importance littéraire et éditoriale, puisqu'il permet d'engager de nouvelles traductions, souvent pour le plus grand bénéfice de l'oeuvre. Celle de Stefan Zweig est déjà largement traduite en français, ce qui en fait l'un des auteurs de langue allemande les plus lus en France. Mais certaines traductions remontent à plus de quatre-vingts ans - quelques-unes ont même été publiées du vivant de l'auteur - et beaucoup méritaient d'être rafraîchies ou adaptées aux critères d'aujourd'hui. Cette édition regroupe la quasi-totalité des récits de Zweig, un genre littéraire dans lequel il excellait. Ses meilleurs écrits sont, en effet, des formes brèves. Ces 35 récits, confiés à une équipe de huit traducteurs sous la direction de Pierre Deshusses, sont présentés ici, pour la première fois, de façon chronologique, ce qui permet de mieux saisir l'évolution de l'écriture de Zweig et les répercussions de la maturité sur l'analyse des problèmes qu'il traite, parfois très actuels. Certains de ces textes, pratiquement inconnus, comme Rêves oubliés, Deux solitudes, Une jeunesse perdue, La croix... vont révéler au lecteur des aspects nouveaux de l'auteur. On retrouvera aussi les oeuvres les plus connues : Amok, La Confusion des sentiments, Le Joueur d'échecs... L'ensemble évoque, sur un mode souvent aux antipodes du naturalisme, les destinées le plus souvent tragiques de créatures fragiles et menacées, la puissance démoniaque de la passion. L'intérêt pour la psychologie des profondeurs de celui que Romain Rolland disait un " chercheur d'âme " est tel qu'on l'a souvent considéré comme un émule de Freud. Cette affirmation mérite d'être nuancée, mais il est vrai que Zweig attache plus d'importance au caractère de ses personnages qu'au milieu dans lequel ils s'inscrivent. Il nous offre ce qu'on appelle une " typologie des formes de la passion ".
Le premier dictionnaire consacré aux femmes mystiques du monde entier, de l'Antiquité à nos jours, et qui intègre des figures appartenant à toutes les traditions religieuses et hors de celles-ci.
Destinée à un large public, cette somme s'impose d'abord par le nombre et la qualité des spécialistes réunis ici pour la première fois pour parler du sujet. Quatre-vingts auteurs théologiens, philosophes, écrivains, journalistes, historiens d'art, universitaires, chercheurs nous livrent un éclairage nouveau sur la vie de ces femmes et leur expérience mystique et/ou spirituelle. L'ouvrage s'impose aussi par la richesse des angles retenus : théologique, philosophique, psychologique, scientifique et artistique. L'ouvrage répertorie ainsi cinq cent dix-sept femmes majoritairement issues des cinq grandes traditions que sont le christianisme (catholicisme, protestantisme, orthodoxie), le judaïsme (hassidisme, kabbale), l'islam (soufisme), le bouddhisme (tibétain, chan ou zen) et l'hindouisme (vishnouisme, shivaïsme, krishnaïsme et autres courants), puis du chamanisme, du shintoïsme, du taoïsme et autres courants traditionnels et spirituels (théosophie, occultisme), ainsi que des agnostiques et des athées. S'y croisent donc des moniales, des recluses, des saintes, des bienheureuses et des béguines, des stigmatisées, des extatiques, des visionnaires et des prophétesses, religieuses ou laïques, des philosophes et des théologiennes, des poétesses, des écrivains, des musiciennes, des danseuses, des mères de famille, des grandes amoureuses, etc. Parmi elles, on compte des figures historiques anciennes comme Marie-Madeleine, Yashodharâ, Rabi'â al-Adawiyya, Mîrâ Bâî, Thérèse d'Avila et Madame Guyon, qui appartiennent à une religion ou une sagesse particulière, ainsi que des figures plus récentes, comme Thérèse de Lisieux, Khandro Tsering Paldrn, Simone Weil, Marthe Robin, Malek Jân Ne'Mati et Édith Stein ; des femmes agnostiques ou athées, comme Virginia Woolf ; et des figures contemporaines, parfois encore vivantes, comme Tatiana Goritchéva, Amma, Bettina Sharada Bäumer, Chân Không et Lydie Dattas, qui appartiennent à des contextes socioculturels très divers dans lesquels la mystique est toujours à l'oeuvre. Puisqu'il ne s'agit pas d'enfermer la mystique dans une définition unique ni dans un système de pensée, cet ouvrage donne à voir la multiplicité des expériences authentiques et personnelles des femmes avec Dieu ou l'absolu, tout en nous permettant de mieux comprendre la spécificité de la mystique féminine.
Voici un " livre ressources " sur l'univers initiatique de la franc-maçonnerie, appelé à faire autorité.
L'art royal (expression courante pour désigner la pratique maçonnique) intrigue toujours, répondant au goût d'un vaste public pour les secrets et supposés complots. Face à tant de fascination irrationnelle, parfois de méfiance, peut-on prétendre à une certaine objectivité historique ? La Franc-maçonnerie tente de répondre à cette interrogation, en offrant une source vive d'information et de références. L'ouvrage s'adresse aux profanes comme aux initiés, aux historiens comme aux curieux venus de tous les horizons de la pensée, à tous ceux qui veulent comprendre, au-delà des peurs et des fantasmes habituels. Il propose des pistes de réflexion, des débats d'idées, des dossiers, des documents historiques sur un sujet qui n'a cessé, depuis plusieurs siècles, de susciter des commentaires passionnés. Ces 1 200 pages présentent non seulement un historique de la démarche initiatique, de ses origines hypothétiques à aujourd'hui, mais aussi des diverses obédiences et des rites pratiqués, des symboles utilisés, de l'évolution des tempéraments, des ambitions et des pratiques. Cette entreprise monumentale s'appuie sur le concours d'auteurs émérites, pour la plupart initiés, appartenant à des obédiences et des rites d'origines diverses. Cherchant à éviter les partis pris et l'esprit de caste, tout en laissant libre chaque auteur d'exprimer ses interprétations et ses spécificités, le livre donne à entendre les résonances profondes d'une certaine pensée maçonnique plutôt que de se crisper sur des positions politiciennes tranchées ou sur des idéologies réductrices. Une volonté d'éclectisme " éclairé et ordonnée ". Cet ouvrage comprend sept chapitres (en symbolique maçonnique, le nombre sept est celui des sept officiers qui rendent la Loge " juste et parfaite " et représente aussi l'âge du maître), qui rendent compte de cette formidable épopée spirituelle à travers plusieurs siècles. Les Annexes offrent au lecteur quelques textes fondateurs, un dictionnaire des frères et soeurs " célèbres ", un lexique des outils symboliques et d'autres termes spécifiques, sans omettre une bibliographie générale la plus explicite possible.
Pour honorer les anniversaires de Verdi et de Wagner, particulièrement fêtés en 2013, la collection " Bouquins " propose un dictionnaire inédit et unique en son genre dont l'ambition est de faire le tour complet du genre lyrique.
Les quelque 2 000 entrées qui composent L'Univers de l'opéra, dirigé par Bertrand Dermoncourt, sont consacrées aux principales oeuvres du répertoire, aux différents genres de l'art lyrique (Grand Opéra, opéra-comique, opérette, musical américaines...), à ceux qui font l'opéra (compositeurs, auteurs, chanteurs, metteurs en scène...), aux pays, villes et festivals qui accueillent des représentations, aux termes techniques (relatifs à la voix, aux costumes, aux décors, aux bâtiments...), aux grandes synthèses historiques, mythologiques et sociologiques. L'ouvrage fait également la part belle à la réception et à la postérité des oeuvres (enregistrements, captations, publications et cinéma notamment). Ce dictionnaire complète Tout l'opéra, de Gustave Kobbé, un classique de " Bouquins " régulièrement réédité depuis 1980.
Dans ce texte inédit, Marc Fumaroli invite le lecteur à se promener dans la langue française comme dans un cabinet de curiosités.
Qu'est-ce qu'une métaphore ? Venu du grec ancien, le terme désigne le transfert purement mental d'un mot, ou d'une expression, de son sens premier, ou propre, à un sens second, ou figuré. Ces glissements de sens ressemblent à de vraies métamorphoses : le feu de cheminée se change le moment venu en feu de la passion, ou en feu de la conversation, ou en feu de l'éloquence, aussi naturellement que la baguette de la fée change à minuit le carrosse de Cendrillon en citrouille. La feuille d'arbre se change en feuille de papier, et la feuille de papier en page de journal imprimé. De ce pouvoir métamorphique du transport métaphorique, le langage reçoit son côté joueur, poétique et même sorcier. Les poètes et les grands écrivains s'en jouent avec art ; mais tout un chacun, dans son usage quotidien et quasi machinal, soit en parlant, soit en lisant, a affaire abondamment à cette propriété du langage, le plus souvent sans même s'en rendre compte. Notre langue, poète à notre place, a mémorisé, accumulé et augmenté au cours des siècles son propre trésor de métaphores, par transmission orale le plus souvent. Ce livre veut donner une idée aussi complète que possible de la présence si ancienne de cette figure dans la langue française. L'auteur a choisi de ranger ces très nombreuses fleurs par lieux (le corps, la ferme, le château, la chasse, la guerre, la marine, etc.), au lieu de les soumettre à un ordre alphabétique qui les aurait écrasées, invitant ainsi le lecteur à un voyage à travers une France quasi disparue, mais dont subsistent des mots qui se laissent humer comme le flacon de Baudelaire, d'où jaillit toute vive une âme qui revient.
" Bouquins " propose un ouvrage inédit et unique en son genre, faisant le tour complet de l'homme et de son oeuvre à l'occasion du bicentenaire de la naissance du compositeur Giuseppe Verdi (1813-1901).
Dans sa préface à ce Tout Verdi, Dominique Fernandez présente le compositeur en " Victor Hugo de la musique " : un homme engagé, qui a cherché à rendre sa dignité à la musique européenne en en faisant le reflet des grandes questions de son temps. Le choeur des exilés dans Nabucco a donné le signal : avec Verdi, l'opéra a cessé d'être un divertissement futile pour devenir un élément actif dans la lutte patriotique. Impossible, dès lors, de dissocier les passions verdiennes, ses élans généreux et ses indignations, de celles portées par son oeuvre.Tout Verdi s'ouvre donc sur le roman de sa vie, racontée par Sylvain Fort. Cette histoire du fils d'un aubergiste de la plaine du Pô est riche en péripéties de toutes sortes, en trahisons et en rebondissements. La bibliographie verdienne est ici enrichie par un événement éditorial : la traduction d'une vaste anthologie des Lettres de Verdi. Celles-ci, en partie inédites en français, sont présentées et annotées par Marc Lesage, et viennent compléter le portrait de Verdi. La publication de ces Lettres va permettre d'affiner notre connaissance de ce compositeur au coeur entier : il n'était pas seulement préoccupé d'enchanter l'auditeur par son art, il voulait surtout le bouleverser. L'ardeur de son style musical et les passions farouches de ses personnages d'opéra se retrouvent dans sa correspondance et donnent en outre un éclairage passionnant sur un génie au travail et sur son univers bouillonnant. Verdi a transcrit sur les scènes lyriques la quintessence du romantisme littéraire, donnant vie à des histoires souvent funestes et des personnages farouches, héroïques et bouleversants. L'étude de leurs caractères et des enjeux qui sont les leurs se trouve au centre de l'analyse de l'OEuvre musicale que propose également ce volume. Les opéras y sont présentés par ordre chronologique, avec, pour chacun d'entre eux, un résumé de l'intrigue, les circonstances de la composition, une analyse du livret, de la partition, et de sa réception. Des indications discographiques et vidéographiques complètent ces études, ainsi qu'un très utile tableau des rôles verdiens. On trouvera également un guide de la musique chorale, de chambre et des oeuvres de jeunesse, riches, comme dans le cas des opéras, en découvertes. Après ces approches de l'homme et de son oeuvre, un Dictionnaire se propose de passer en revue les personnes, lieux et thèmes liés à Verdi et, ainsi, de faciliter la lecture de l'ensemble, tout en ouvrant des perspectives inédites : il synthétise un siècle et demi d'histoire culturelle. Comme Victor Hugo, Verdi touche les publics ; artiste populaire, il sait toucher les amateurs les plus exigeants, car son art est universel. Cet ouvrage vise aussi à réhabiliter et mieux faire connaître un grand compositeur qui n'est pas toujours reconnu à sa juste valeur, comme le souligne Dominique Fernandez dans le vibrant plaidoyer qu'il lui consacre.
Un corpus exceptionnel : la première anthologie de textes autobiographiques de femmes du XVIIIe siècle.
Ce volume embrasse tout le siècle des Lumières, du journal de voyage de Rosalba Carriera, jeune peintre à Paris pendant la Régence, aux souvenirs de Victoire Monnard, petite employée sous la Révolution, en passant par le journal de Germaine de Staël ou les Mémoires particuliers de Manon (ou Jeanne-Marie) Roland. Une artiste italienne en France, une actrice anglaise célèbre en visite à la cour de Versailles, une Française inconnue, fille d'artisan, établie en Suisse, côtoient une religieuse limousine dans sa province ou la princesse de Parme mariée à l'héritier du trône autrichien. Toutes ont livré par écrit leurs pensées, leurs sentiments, leurs craintes, leurs joies, leurs espoirs, comme un envers de la " grande histoire ". Leurs textes sont très divers dans leur forme, leur contenu, leur longueur mais témoignent du développement d'une véritable culture de l'écriture personnelle. Lieux de repli sur soi ou d'élan vers l'autre, de confiance ou d'aveu, ces souvenirs, Mémoires et journaux mettent en évidence les réalités de la vie au XVIIIe siècle. Écrire, pour ces femmes attachantes, pleines d'esprit, généreuses, qui s'affirment tout en doutant d'elles-mêmes, a été le moyen de conquérir un espace, au moins symbolique, à soi, un espace où livrer des maximes valables pour tous, mais aussi où enchâsser les confidences les plus secrètes, un espace où être elles-mêmes. Précédé d'une longue introduction, rassemblant une majorité de textes inédits ou indisponibles dans le commerce, ce volume révèle un pan inconnu de l'histoire des mentalités et permet d'aborder aussi bien les débuts de l'écriture de l'intime que l'émergence de la littérature féminine moderne. Textes de : Rosalba Carriera (1675-1757) - Marguerite-Jeanne de Staal-Delaunay (1684-1750) - Suzanne Necker (1737-1794) - Françoise-Radegonde Le Noir (1739-1791) - Isabelle de Bourbon-Parme (1741-1763) - Félicité de Genlis (1746-1830) - Jeanne-Marie Roland (1754-1793) - Mary Robinson (1758-1800) - Charlotte-Nicole Coquebert de Montbret (1760-1832) - Adélaïde de Castellane (1761-1805) - Germaine de Staël (1766-1817) - Marie-Aimée Steck-Guichelin (1776-1821) - Victoire Monnard (1777-1869).
Ce volume réunit trois romans Renaissance d'Alexandre Dumas et/ou de son atelier. Ils forment le pendant de la trilogie composée de La Reine Margot, La Dame de Monsoreau et Les Quarante-Cinq, qui met en scène la fin des Valois.
Ces trois romans (Ascanio, Les Deux Diane et L'Horoscope, inachevé, qui se déroulent respectivement sous François Ier, Henri II et François II) font partager au lecteur la fascination pour la Renaissance éprouvée par Dumas et par les romantiques. André Maurois affirmait que Dumas, pourvu de la même énergie physique que les hommes de la Renaissance, se sentait plus proche d'eux que des bourgeois de la Restauration. Alors, écrit en effet l'écrivain, " toutes les sensations étaient franches et se traduisaient franchement, la joie par le rire, la douleur par les larmes ". C'est d'abord cette extraordinaire vigueur du jeune XVIe siècle qui est livrée à notre admiration : que ce soit celle de l'orfèvre et sculpteur florentin Benvenuto Cellini, figure sublimée de l'Artiste (Ascanio), ou celle du Chevalier par excellence qu'est Gabriel de Montgommery (Les Deux Diane). Cependant, ce côté lumineux possède sa contrepartie sombre, hantée par les guerres de Religion. Extrême raffinement et infinie sauvagerie, dépravation et courage, beauté surhumaine et monstrueuse laideur, propres à inspirer admiration, horreur ou dégoût, tels sont les traits communs aux trois opus de ce volume. Par ailleurs, cette édition permet de lever un coin du voile recouvrant la paternité de Dumas dans les romans signés de son nom et écrits en collaboration. Pour Ascanio et Les Deux Diane, le collaborateur n'est pas l'habituel Auguste Maquet, mais Paul Meurice, qui appartint au cercle de Victor Hugo. C'est d'ailleurs dans la maison Victor-Hugo, place des Vosges à Paris, qu'est conservé, sous le titre L'Hôtel de Nesle, son manuscrit préparatoire d'Ascanio - nous en reproduisons quelques chapitres en annexe. Toutes les versions manuscrites de Maquet semblant avoir été détruites, ce manuscrit est une rareté qui constitue un document nécessaire, sinon suffisant, pour qui veut mesurer la part de Dumas dans les romans issus de son atelier d'écriture.Exclusivement dans la version numérique : le dictionnaire des personnages
Le Dictionnaire des personnages recense, par époque et par ordre alphabétique, les figures que Dumas a mises en scène dans ces " Romans de la Renaissance " : héros fictifs, ou héros historiques auxquels l'écrivain prête des actions fictives qui s'entremêlent à celles consignées par l'Histoire. Là où le roman l'emporte sur l'Histoire, la fiction sur la réalité, le Dictionnaire permet d'identifier l'écart et d'apprécier l'art du romancier.
Pour la première fois, un dictionnaire explore tous les aspects de cette institution et société militaire d'exception.
Singulière à plus d'un titre, la Légion étrangère occupe une place à part dans l'armée française depuis sa création en 1831. Longtemps objet de la curiosité inquiète du public ou de l'hostilité de certains pays pourvoyeurs d'engagés volontaires, elle a réussi à surmonter toutes les crises menaçant son existence. Le halo de mystères qui l'entourait à l'origine a laissé le champ libre à un imaginaire que la presse, la littérature et le cinéma ont largement contribué à diffuser jusqu'à nos jours. Si l'histoire occupe la première place de ce volume, elle n'est pas pour autant confinée aux seuls récits des combats, batailles et conflits au cours desquels les volontaires des régiments étrangers se sont illustrés : les travaux les plus récents permettent d'éclairer le lecteur sur la sociologie de cette société masculine et de mieux cerner le profil complexe du légionnaire. Les grandes figures, mieux connues aujourd'hui grâce aux biographies qui leur ont été consacrées, côtoient la foule " des hommes sans nom ", ces " héros subalternes " et anonymes aux destins contrastés. Les articles consacrés aux maladies et aux pathologies, aux plaisirs (l'alcool, les femmes, le bordel militaire de campagne), à l'acculturation apportent des éclairages inattendus, nouveaux à plus d'un titre, sur la vie quotidienne du légionnaire au temps des colonies. Le lecteur est plongé dans ce microcosme, le plus souvent imaginé et imaginaire depuis la fin du XIXe siècle. Nul ne s'étonnera de la place dédiée à la littérature (souvenirs ou mémoires, journaux et romans), à la presse, aux représentations en général (la chanson, le théâtre, l'opérette) et au cinéma en particulier. La ligne de partage entre le mythe littéraire et la réalité rapidement franchie, le lecteur est invité à déchirer le voile et à mieux connaître cette société jugée impénétrable. L'engouement marqué du public pour la littérature de guerre ou sur la guerre, qui a conduit les chercheurs à en comprendre les ressorts et à dégager les lignes de force d'une culture militaire originale, justifie pleinement la place tenue par les articles consacrés à la mémoire et aux traditions. Les aspects les plus neufs relèvent de l'histoire des relations internationales, plus exactement des relations franco-allemandes marquées par des crises et des tensions qui ont jalonné le premier XXe siècle (1900-1962). Le dictionnaire est précédé d'un texte - " Étrangers au service de la France " - sur la " préhistoire " de la Légion étrangère et comprend, outre une chronologie comparée, une bibliographie inédite, les premières discographie et filmographie sur la Légion, des cartes, plans et croquis, ainsi que des tableaux accompagnant divers documents et planches d'insignes. Une courte anthologie fait de surcroît découvrir l'âme sensible qui se cache derrière le légionnaire anonyme. Le public dispose désormais d'un outil de travail inégalé à ce jour.
Pour la première fois, la série des grandes villes du monde dans la collection " Bouquins " est consacrée à une métropole française. Ce livre paraît l'année où Marseille a été choisie comme " capitale européenne de la culture ".
La deuxième ville de France est aussi la plus ancienne. Son architecture actuelle est le reflet de deux mille six cents ans d'histoire. Entre la Méditerranée d'un côté et les collines de l'autre, Marseille est une ville mais aussi un terroir. Riche d'un patrimoine exceptionnel, cité d'accueil et d'immigration du berceau méditerranéen, Marseille bénéficie d'une culture plurielle et sans cesse enrichie par des apports multiples où se mêlent influences italiennes, provençales, maghrébines et celles d'immigrés du monde entier. En dépit des controverses et de la montée de la xénophobie suscitée par la situation dans certains quartiers difficiles, beaucoup de Marseillais se souviennent que fin août 1944, ce sont les tirailleurs algériens et musulmans du 7e RTA qui ont libéré le sanctuaire culte de Marseille : celui de Notre-Dame de la Garde... Ville de culture et grande métropole méditerranéenne, Marseille a aussi ses côtés noirs : la prostitution et le proxénétisme ; la drogue et le grand banditisme, qui en ont longtemps fait la capitale du " milieu ". Mais elle doit être aussi replacée, comme l'écrit l'auteur, " au coeur de ce qu'elle est depuis deux mille six cents ans : l'un des centres majeurs de la culture, de la richesse, des échanges - économiques, religieux et culturels - de l'Humanité ". Le livre de Michel Vergé-Franceschi n'est pas seulement le premier dictionnaire exhaustif consacré à l'histoire de cette ville. C'est aussi, comme il le déclare dans sa préface, " une histoire d'amour, une histoire de famille ", ce qui confère à cette entreprise un ton personnel et presque affectif. Ce volume contient 3 parties : o Une première partie est consacrée à ceux qui font ou ont fait Marseille : personnages mythologiques, souverains ou hommes politiques, historiens ou écrivains, danseurs ou encore footballeurs. o La deuxième partie est réservée aux lieux, notamment les quartiers, monuments, promenades et hôpitaux. o La troisième partie s'attache à la vie quotidienne, abordant l'art de vivre, la gastronomie, la musique, le parler marseillais, mais également les grandes épidémies, les migrations, le " milieu ".
Pour la première fois, un dictionnaire est exclusivement consacré à l'univers de la gourmandise, à cette facette de notre patrimoine gastronomique qui ne cesse de s'enrichir au fil du temps, alliant harmonieusement traditions et innovations.
De l'Antiquité à nos jours, l'histoire des pâtisseries et des friandises - à partir du miel, du sucre, puis du chocolat - s'est construite peu à peu. Cette évolution et son universalité se décryptent à travers les témoignages des chroniqueurs, les observations des voyageurs, les remarques de gourmets célèbres, les souvenirs d'écrivains, les coutumes festives... Autant d'éléments épars ici rassemblés pour reconstituer un vaste puzzle, recenser les douceurs appréciées aux quatre coins du monde ainsi que les traditions qui les accompagnent, et, surtout, en révéler l'origine, souvent inattendue, parfois insolite, toujours passionnante. Pour disposer d'une vision globale du monde sucré - et de la notion de plaisir qui s'y est progressivement associée -, des articles de fond retracent l'éclosion de la confiserie, jusque-là inexplorée, l'âge d'or de la biscuiterie, quelque peu oublié, la lente structuration de la pâtisserie, largement méconnue. Bonbons, chocolats, gâteaux, biscuits, entremets, glaces... Le lecteur découvre ainsi les multiples aspects de l'univers gourmand, d'hier et d'aujourd'hui. Ce périple au coeur des secrets des sucreries et des pâtisseries qui ont enchanté notre enfance ou accompagné les grandes occasions de notre existence se propose de raviver des saveurs, de réveiller des parfums, de ranimer notre mémoire. La rigueur de l'information propre au dictionnaire s'allie ici à un style vivant et convivial, qui invite lui-même à la gourmandise.
Les quatre tomes du Guide des films réunis dans une édition numérique inédite ! Depuis sa première édition, en 1990, le Guide des films de Jean Tulard s'est imposé comme un ouvrage de référence. Il a été actualisé à chaque réimpression : les deux volumes de l'édition d'origine sont ainsi devenus quatre, totalisant plus de 17 000 références et couvrant toute l'histoire du cinéma depuis les frères Lumière jusqu'à 2010. Chaque notice contient un générique détaillé, un résumé du scénario et un jugement critique. Un index général à la fin du volume recense tous les films référencés. Ainsi dispose-t-on d'un répertoire de tout ce qui a compté depuis l'invention du cinéma.