Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07069.jsonl.gz/1135

Au sein de la section Radioactivité de l'environnement, Thomas Marti s'occupe entre autres des mesures de la radioactivité de l'air, des précipitations, des cours d'eau, des sols et de certaines denrées alimentaires. Il nous explique cela sur un toit enneigé, alors que son assistant et lui s’affairent sur un appareil servant à mesurer la pollution de l'air. Six filtres de ce type équipent des collecteurs d’aérosols répartis sur le territoire suisse. Ils collectent hebdomadairement 150m3 d'air chacun et doivent être changés chaque semaine.
L'Office fédéral de la santé délègue l'analyse de ces filtres à différents laboratoires suisses tels que ceux de l'Institut Paul Scherrer de Würenlingen, du Laboratoire Spiez, de l’Office fédéral de la protection de la population et de l'Institut universitaire de radiophysique appliquée.
Après avoir changé un filtre et pris en compte les variations météorologiques, Thomas Marti est immédiatement en mesure de déterminer si l’atmosphère est plus ou moins chargée en particules. L'évaluation de la radioactivité, elle, ne peut être effectuée qu’en laboratoire, nous explique-t-il alors qu'il amène le produit de sa récolte hebdomadaire de particules aux scientifiques de l’Office fédéral de la protection de la population.
Le travail de Thomas Marti prend tout son sens quand on sait que, dans les cas d'accidents nucléaires comme celui de Fukushima, les retombées radioactives peuvent s’étendre jusqu’à la Suisse. A l’occasion de la catastrophe survenue dans l’archipel nippon, des taux de radioactivité cent fois plus élevés que la normale ont été relevés en Suisse. La concentration de particules radioactives est cependant restée cent mille fois inférieures à la limite autorisée, ne représentant ainsi aucun danger pour la population.
Dans les cas d’accidents graves, la communication des mesures de radioactivité revêt une importance toute particulière. En effet, il est indispensable d'établir une comparaison avec les données enregistrées précédemment pour transmettre à la population des informations aussi précises que possibles sur la situation effective.
Captivante, cette tâche requiert un mélange équilibré de compétences techniques et humaines. Au moment de quitter son travail, alors qu'il s’apprête à monter sur son vélo, Thomas Marti nous explique qu'un emploi à 70 % lui laisse beaucoup de temps pour ses activités extraprofessionnelles. C’est, selon lui, la raison pour laquelle son potentiel de développement après quatre ans d’activité au sein de la section Radioactivité de l’environnement demeure aussi élevé qu’à ses débuts.
Dernière modification 20.04.2016