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Boris Johnson, l'inénarrable ministre britannique des affaires étrangères est à la pointe du délire nationaliste et historique qui s'est emparé des brexiteurs.
Il n'est pas le seul.
On se souvient de la parade sur la Tamise, organisée en juin 2016 par Nigel Farage (alors Ukip) qui rejouait la bataille de Trafalgar
Lui modeste, endossant juste les habits de ...l'amiral Nelson.
Theresa May elle même avait choisi de donner son discours-réponse aux européens à Florence ville des anciens échanges bancaires internationaux au sortir du moyen-âge. Dans la Toscane du libre-échange...à la Renaissance. Douche écossaise !
On entend ça et là les brexiteurs annoncer que le Royaume-Uni va s'en sortir seul en renouant ses liens juste avec ....l'Empire britannique....Lequel régnait à l'époque sur tous les océans.
Problème: à l'époque !
Pour le convaincre, il fait référence juste au
Soit, le plus vieux traité diplomatique du monde signé entre l'Angleterre et le Portugal, une alliance militaire.
Qui fait suite à l'alliance anglo-portugaise de 1373.
(citation presse GB)"Speaking to reporters after talks with Portuguese counterpart Augusto Santos Silva in Lisbon, Mr Johnson appealed to the 1386 Treaty of Windsor to suggest Portugal help in unblocking Brexit negotiations.
He said: “In the Treaty of Windsor, if you read it very carefully, somewhere I’m sure, there is a clause that says ‘if one side is involved in some very difficult European negotiations, it is the duty of one side to come to the aid of the other.”
Mr Johnson also brought up he Duke of Wellington’s role in chasing Napoleon’s troops out of Portugal in the early 19th century.
In addition, he mentioned the fact that British fictional super spy James Bond had been “conceived, at least intellectually, in Estoril,” a Lisbon beach suburb."
CRISE PASSEISTE
Le Royaume-Uni est carrément pris en otage intellectuel par un Boris Johnson, bonimenteur cabré, juste en retard de... sept siècles sur la réalité de son île.
Et par plusieurs de ses compères, tous en actuel total délire de grandeur historique passée qui resurgit à propos de la sortie de l'UE.
L'illusion de croire et de faire croire aux citoyens que, une fois la sortie effective, l'Empire revient !
Décadent. Le brexit sent la naphtaline. C'est la course au "plus vieux".
Qui s'accompagne sur le terrain de relents xénophobes.
Grand saut à pieds joints du grand blond souvent décoiffé, dans....le passé.
Au risque de ...son pays.
Les brexiteurs n'ont pas compris leur réalité.
Selon Michel Barnier, la transition ne fera pas de "sur mesure". Selon Pascal Lamy, ancien dirigeant de l'OMC, "organiser le brexit n'est pas marchander mais limiter les dégâts";
De facto, le Royaume-Uni qui entend quitter doit comprendre qu'il s'installe dans une position structurelle de faiblesse.
Alors la partie théatrale des matamores Johnson, Hammond, David est surannée.
Un grand délire s'est emparé d'une partie conservatrice de la classe politique britannique, positionnement idéologique que je qualifie de "national-historique".
Par des "conservateurs" au sens étymologique pur et dur du terme : la conserve.
Sylvie Neidinger
(INFO SUITE)
Annexe: (wiki) citation
Traité anglo-portugais de 1373
Il fut renforcé tout au long de l'histoire, en particulier en 1386, 1643, 1654, 1660, 1661, 1703, 1815 et par une déclaration secrète en 1899. Il fut reconnu dans les traités d'arbitrage au XXe siècle entre le Royaume-Uni et le Portugal en 1904 et 1914.
Le traité fut temporairement mis en sommeil pendant l'Union ibérique de 1580 à 1640, lorsque les monarchies d'Espagne et le Portugal étaient dans une union dynastique. Cependant, avec la restauration de l'indépendance du Portugal, l'alliance reprit et prit une nouvelle importance pendant les guerres napoléoniennes, lorsque les Britanniques envoyèrent leur meilleur général, le duc de Wellington, saper les armées de Napoléon dans la guerre d'indépendance espagnole.
Il fut réactivé au cours de la Seconde Guerre mondiale, en vertu duquel les Portugais restèrent neutres, en accord avec la Grande-Bretagne, laquelle ne voulait pas étendre la guerre à la péninsule Ibérique, jusqu'en 1943, quand il fut entièrement réactivé par le gouvernement d’union nationale de Winston Churchill et le Portugal. La Grande-Bretagne, après trois mois de négociations, reçut l’autorisation d’utiliser l’aérodrome et les installations maritimes des Açores pour l’aider à combattre la menace des U-Boots. Les Britanniques citèrent également le traité au cours de la guerre des Malouines, en 1982.
(crédit images =capture site cité en lien)
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SUNDERLAND et le mythe de la grandeur passée !