Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06919.jsonl.gz/860

Vague de froid en vue ?
Certaines sorties de modèle laissent entrevoir, à partir du milieu de la semaine prochaine, l'arrivée en Suisse d'une masse d'air polaire continental en provenance d'Europe centrale. Une telle configuration pourrait donner lieu à une vague de froid. Qu'en est la probabilité à l'heure actuelle ?
L'image ci-dessus est tirée de la prévision du modèle européen IFS haute résolution et correspond aux champs de pression et de température à 850 hPa (1500 m environ) pour la journée de dimanche 27 janvier à 00 UTC. Le chiffre encadré (-15) est la température prévue à cette échéance et à cette altitude. La flèche bleue représente un vent de nord-est (bise) d'une vitesse moyenne de 15 kt (environ 28 km/h).
Voyons tout d'abord quelle est la probabilité qu'une telle configuration synoptique se présente.
Les deux images ci-dessous représentent la configuration des pressions à 500 hPa, soit environ 5500 m (médiane de la prévision d'ensemble du centre européen), ainsi que la dispersion de ces prévisions. En très bref, plus la plage de couleur tire vers le mauve (cf. légende), plus la prévision est incertaine.
On voit dans les deux exemples ci-dessous les prévisions respectives pour le dimanche 20 janvier à 12 UTC et le dimanche 27 janvier à 12 UTC.
Pour le 20 janvier, la prévision sur l'Europe montre un vaste système dépressionnaire allant de l'Afrique du nord à la Scandinavie, avec une confiance plutôt bonne pour le sud et l'Est de l'Europe, mais une incertitude, plutôt modérée, déjà présente pour les îles britanniques et les pays scandinaves. Lorsque la dispersion est faible (absence de plages mauves), cela signifie que la plupart des membres des ensembles montrent la même chose.
Pour le 27 janvier, la configuration générale des pressions n'a pas fondamentalement changé dans la médiane des ensembles, avec toujours une crête de haute pression sur l'Atlantique et un vaste système dépressionnaire sur l'Europe. La dispersion s'est en revanche nettement accentuée, en particulier sur l'Atlantique, les îles britanniques et les pays scandinaves. Cela signifie qu'un grand nombre de variantes existent dans les membres des ensembles pour cette échéance.
Si l'on considère la probabilité d'avoir pour telle ou telle échéance une certaine température, la dispersion de la prévision peut être illustrée par une carte semblable à celles ci-dessus, mais également par ce qu'on appelle en anglais des "plumes" pour un point donné.
La prévision mensuelle peut de son côté donner une indication supplémentaire sur la probabilité d'avoir des températures inférieures aux normes, mais elle ne dira rien sur la valeur absolue de ces températures.
Conclusion
Toutes ces informations pointent dans la même direction : à ce stade, on peut dire qu'à partir du milieu de la semaine prochaine, les températures devraient être plutôt froides, c'est à dire proches ou inférieures aux normes. Il est par contre quasiment impossible pour l'instant de quantifier ces températures. Au fil des jours, il sera intéressant de voir si les prévisions d'ensemble s'alignent sur le modèle à haute résolution, pour l'heure très pessimiste et proche des valeurs extrêmes inférieures, ou si au contraire le modèle à haute résolution fait amende honorable et revient à de meilleures sentiments.
Affaire à suivre donc...