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Que se passe-t-il pour un blogueur confiné à Genève en pleine crise du coronavirus?
Il retranscrit un rêve.
Il faisait beau, le ciel était bleu clair et le soleil dardait encore de faibles rayons sur le jour finissant. J'entrai dans le hall depuis la terrasse, toutes les portes-fenêtres de la véranda étant ouvertes. Je fus accueilli par Oona, qui m'embrassa en me félicitant pour mon habillement. D'un air entendu, ce qui m'étonna. J'appris par la suite que le complet que je portais m'avait été offert par elle, pour, soi-disant, pallier mes tenues de "paysan"! Je me rendais tout de même à son mariage! De nombreuses personnes devisaient autour de tables hautes, en buvant du champagne, du vin ou des alcools forts et en avalant des petits fours. Nous discutâmes un moment, puis elle m'emmena, sa main saisissant mon bras, vers la salle où aurait lieu le repas de mariage. Nous nous assîmes à une table. Des amis d'Oona étaient déjà là, et une femme, sa sœur, approcha un landau dans lequel se trouvait un bébé qu'Oona prit dans ses bras. Elle me le présenta, me dit son nom. J'étais heureux, j'étais comme dans un cocon. J'aurais voulu que cet instant durât toute la vie. Or, au final, j'avais oublié presque tout ce qu'elle m'avait dit.
Plus tard, j'errais dans l'enfilade des salles et des pièces qui constituaient le bâtiment ou avait lieu la cérémonie, une ancienne usine. Je vis une tache de vin rouge sur la manche de mon veston, et cherchai des toilettes afin de la nettoyer. J'en trouvai à l'étage inférieur, mais je dus attendre un certain temps car elles étaient bondées. Quand enfin j'en sortis, je tâchai de retrouver la salle où j'avais laissé Oona et le bébé. Or, quelque chose me retenais. Je n'avais en effet que très peu envie de rencontrer le mari. En route, je tombai opportunément sur plusieurs amis et personnes connues, avec lesquels je discutai pendant un temps qui me sembla bref, mais qui fut en réalité fort long.
A un moment donné, je me dis qu'il fallait tout de même que je parte retrouver Oona. Je quittai le groupe avec lequel je me trouvais, et marchai vers la salle des fêtes, non sans me perdre plusieurs fois en route. Je me souviens avoir vu une pièce où des couples dansaient, une autre qui servait de vestiaire, une autre encore qui abritait un bar, et où je m'arrêtai pour boire un verre. Quand enfin j'arrivai dans la salle, celle-ci était quasiment vide.
Une femme, une amie commune, m'expliqua qu'Oona était partie avec des proches continuer la fête dans une boîte de nuit en ville. Elle me dit qu'elle s'y rendait également, avec sa voiture, et me proposa en riant d'y aller avec elle, comme j'étais à pied!
Je compris à ce moment que le mari, c'était moi, et que j'étais le père de l'enfant.
Puis je me suis réveillé.
Sur ce, un peu de musique! J'ai choisi aujourd'hui de vous présenter des morceaux acoustiques d'Eric Clapton, qui valent sacrément le coup! Tout d'abord, Can't Find My Way Home, de Blind Faith, avec Stevie Winwood au chant (1969), puis Easy Now (1970), Layla (1993, orignal électrique 1970), Mean Old World, avec Duane Allman (1970), Signe (1993), Nobody Knows You When You're Down And Out (1993), Over The Rainbow (2001), Tears In Heaven (1999), Love In Vain (2004) et Broken Hearted (1997).
Bonne écoute!
Suite au prochain épisode.