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Depuis le 11 avril 2019, Julian Assange est emprisonné à la prison de haute sécurité de Belmarsh dans l’est de Londres. Tout d’abord parce qu’il n’a pas respecté les conditions de sa libération sous caution et s’est enfuit à l’ambassade. Actuellement, il est également détenu en raison de la demande d’extradition des Etats-Unis. Ceci après neuf ans de poursuites, parce qu’il a osé révéler les crimes de guerre des Etats-Unis. Julian Assange a été arrêté il y a sept mois à l’ambassade de l’Equateur à Londres, où il s’était enfui il y a sept ans. Il a été inculpé aux Etats-Unis pour avoir publié des documents secrets sur les guerres en Afghanistan et en Irak et pour avoir violé la loi anti-espionnage. S’il est extradé vers les Etats-Unis, il risque jusqu’à 175 ans d’emprisonnement en cas de condamnation (cf. «Horizons et débats» n° 12 du 27 mai, n° 13 du 10 juin, n° 14 du 24 juin et n° 15 du 8 juillet 2019).
Le 21 octobre 2019, une audience publique s’est tenue devant le Tribunal de Première instance [Magistrates’ Court] de Westminster à Londres. Clairement marqué par les conditions de détention misérables, Julian Assange a comparu devant le tribunal. Il avait demandé un report de l’audience, mais le tribunal avait refusé. L’audience principale de la procédure d’extradition est prévue pour la fin février de l’année prochaine. Assange et ses avocats avaient demandé davantage de temps pour se préparer au procès. La juge Vanessa Baraitser leur a accordé seulement deux mois. Elle décidera dans le procès principal si Assange sera extradé vers les Etats-Unis. Quiconque désire se faire une idée du déroulement révoltant de l’audience du 21 octobre peut prendre connaissance des rapports de deux observateurs éminents ayant participé à l’audience (John Pilger sur www.nachdenkseiten.de/?p=56074 et Craig Murray sur www.nachdenkseiten.de/?p=55887).
Dans sa déclaration (cf. ci-dessous), le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, le Suisse Nils Melzer, appelle une fois de plus la communauté internationale à se réveiller et à prendre connaissance de l’état dangereux et potentiellement mortel dans lequel se trouve Julian Assange. Le récit de la journaliste britannique Sara Chessa (cf. ci-dessous) décrit l’action courageuse de l’ancien ministre islandais de l’Intérieur Ögmundur Jónasson. Il a expulsé du pays les agents du FBI venus sur l’île en 2011 pour piéger Julian Assange. Kristinn Hrafnsson, l’ancienne porte-parole et actuelle rédactrice en chef de Wikileaks, vit actuellement en Islande, à Reykjavik. M. Jónasson est donc un modèle prouvant que les politiciens disposent de nombreux moyens lorsqu’ils se sentent responsables pour la protection de la démocratie et des droits de l’homme, pour des engagements éthiques et la dignité humaine.
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Pro memoria février 2012: Publication de 5 millions de courriels de la «société de sécurité» texane Stratfor, un service secret privé travaillant en étroite collaboration avec les services américains et israéliens. Dans un courriel, le vice-président de Stratfor, Fred Burton, affirme: «Nous avons une ‹plainte secrète› [sealed complaint] contre Assange.» («Horizons et débats» n° 12 du 27 mai 2019)
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