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L'Union suisse des paysans (USP) dresse un bilan 2012 contrasté. Les rendements et la qualité des récoltes ont été "normaux à bons" mais les marchés du lait et de la viande de porc sont qualifiés de "désastreux".
Hormis un mois de février extrêmement froid, les précipitations ont été régulières et les températures moyennes douces. Elles ont eu d'heureux effets sur les cultures, notamment fourragères, qui se sont bien développées sans toutefois battre des records, souligne un rapport de l'USP publié vendredi.
Dans l'ensemble, la pression des maladies a été élevée et les pluies abondantes du début de l'été ont rendu difficiles les récoltes des céréales, des baies et des cerises.
Achats transfrontaliers
Fait étonnant, la production de framboises et de fraises a dépassé le niveau des bonnes récoltes de 2011, alors que les prix se maintenaient au niveau de l'année précédente.
La marché des produits maraîchers a retrouvé un certain calme, après une année 2011 difficile. Toutefois, le faible taux de change de l'euro et les achats transfrontaliers ont "constamment et fortement" pesé sur les prix.
Bon millésime en vue
L'année viticole est qualifiée de normale par l'USP. En moyenne, les quantités récoltées se situent 5 à 10 % sous celles de l'année précédente. Mais la qualité du raisin fait augurer d'un bon millésime 2012.
Sur le marché de la viande, 2012 aura été catastrophique pour les engraisseurs de porcs. Ils ont dû faire face à une production en hausse dépassant de 1,7% la quantité de 2011 ainsi qu'à une surproduction de porcelets. Et les journées pluvieuses de juin et de juillet, normalement favorables aux grillades, n'ont pas permis d'augmenter la consommation de porc.
La pression sur le prix de lait s'est renforcée en 2012, notamment en raison d'une tendance à la baisse en Europe, du taux de change défavorable qui a aussi encouragé les achats transfrontaliers. Or, dans le même temps, la production helvétique a poursuivi sa croissance.
ATS