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Le film est tout à la fois le récit d'une enfance et d'une histoire d'amour: Belli et son frère, sourd de naissance, vivent avec leurs parents dans une fermette isolée, loin dans les montagnes. Le père s'oppose à tout changement: «J'aimerais mieux le tuer que de le placer dans un foyer». Quant à Belli, les classes finies, elle travaillera à la ferme et s'occupera de son jeune frère. Depuis l'enfance, ils sont inséparables. Ils s'aiment. «Mais qu'ai-je fait au ciel pour avoir des enfants pareils!» soupire la mère lorsqu'ils font des choses pas très «normales». Et c'est ici que l'histoire commence… Si elle s'était passée il y a 100 ans, ce serait une légende.
«J'ai vu "Höhenfeuer" pour la première fois à 23 ans, à l'école de cinéma. Une expérience cinématographique concentrée et mystérieuse avec des images imposantes et sensuelles, presque parfumées et que je ne veux pas oublier. Je me suis alors demandée, confuse, pourquoi je n’avais pas grandi avec des films suisses?! Tout ce que j’avais pu voir à l’époque parmi les fictions venait à 50% d’Amérique, 20% d'Allemagne, 20% d’Angleterre et 10% de France. Où en serions-nous aujourd’hui si la culture du cinéma suisse avait été renforcée dans son identité? Honneur à «Höhenfeuer» et par delà à tous les films suisses non découverts, peut-être non filmés . Parfois, volent-ils encore quelque part dans les airs.»― Carmen Stadler
«When you see a story about limitations, it does not matter if the story takes place in Tehran or in the Alps. There are many things in common between these worlds.»― Shahram Mokri