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Le docteur Stéphane Delajoux a évoqué vendredi, lors d'un procès en diffamation contre l'ancien producteur de Johnny Hallyday, le rôle que l'alcool aurait joué dans les complications qui avaient suivi l'opération du chanteur fin 2009. Il réclame 145'000 euros (environ 175'000 francs) de dommages et intérêts au producteur.
A la barre, le chirurgien a expliqué qu'après avoir été opéré à Paris, Johnny n'avait "pas voulu respecter (ses) consignes". "Il était très alcoolisé" et voulait à la suite de l'opération retourner à la Maison du caviar pour y boire de la vodka, a-t-il affirmé. "C'était impossible" de le retenir, a-t-il expliqué.
Le chirurgien a regretté de ne pas avoir pris de mesures comme une anesthésie générale, pour empêcher le patient de quitter la clinique, ce qui lui aurait évité d'avoir été la cible des attaques qui l'ont visé par la suite.
Quelques jours après l'opération à la clinique Monceau à Paris, Johnny avait dû être de nouveau opéré à Los Angeles. Le docteur Delajoux a expliqué que Johnny avait "décidé de ne plus boire d'alcool" pendant sa convalescence aux Etats-Unis.
"Très dur moralement, horrible"
Mais dans les "48 premières heures", "un syndrome de sevrage s'est installé", a-t-il affirmé, évoquant "sudation", "tremblements" et "manque". Le médecin poursuit l'ancien producteur de Johnny, Jean-Claude Camus, pour diffamation et injure, pour avoir notamment dit que les médecins américains avaient dit "que son opération était un massacre", ou qu'ils l'appelaient "the butcher", le boucher.
M. Delajoux explique qu'il était "abasourdi" par les déclarations du producteur, qui tranchaient avec les échanges qu'il avait pu avoir avec Laetitia, la femme de Johnny Hallyday. Il s'était alors dit que Jean-Claude Camus "ment pour protéger quelque chose", a expliqué le médecin.
Il a rappelé le contexte de l'époque, expliquant qu'il était alors "accusé d'avoir massacré l'idole nationale". "Ça a été très dur moralement, ça a été horrible", a déclaré le docteur Delajoux.
ATS