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Bangkok - L'état d'urgence, imposé en avril en Thaïlande pendant les manifestations des "chemises rouges" antigouvernementales, a été levé mardi dans trois provinces du Nord. La mesure reste toutefois en vigueur à Bangkok, la capitale.
Le gouvernement a annoncé que les provinces de Lampang, Roi Et et Sakon Nakhon ne seraient plus soumises à cette mesure, qui interdit les rassemblements de plus de cinq personnes et permet à la police et à l'armée de détenir un suspect pendant trente jours sans mandat de la justice.
"Il n'y a pas de mouvements politiques dans ces trois provinces et les responsables locaux pensent contrôler la situation", a expliqué Supachai Jaismut, porte-parole adjoint du gouvernement.
Cette levée représente le premier assouplissement de l'état d'urgence imposé jusqu'à présent dans la capitale et environ un quart du pays depuis la grave crise politique qui a fait 90 morts et 1900 blessés. Il reste désormais en vigueur dans seize provinces.
Le numéro trois du Département d'Etat américain, William Burns, avait appelé la semaine dernière le gouvernement thaïlandais à lever "dès que possible" l'état d'urgence, dont le maintien n'est "pas sain dans un système démocratique".
La crise du printemps (14 mars-19 mai) a mis au jour des blessures à vif entre élites de Bangkok gravitant autour du palais royal, et masses rurales du nord et du nord-est du pays qui s'estiment exclues du pouvoir politique et économique.
ATS