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Etude de l'EPFZ: L'électricité en 2050
Ils estiment que celui d'une demande «moyenne» est ambitieux mais réaliste et correspondrait à des besoins de production d'électricité de quelque 70/75/79 térawattheures pour les années 2020/2035/2050. Cela se produirait en cas de réduction des énergies fossiles d'environ 15/38/64 % par rapport à 2010 dans le secteur de la production de chaleur et de la mobilité compatible avec les conditions climatiques. Il faut s'attendre à un glissement plus important du pétrole vers le gaz naturel.
En 2050, on estime que le portefeuille devra continuer de comprendre 50 % issus de l'énergie hydraulique. En l'absence d'énergie nucléaire, les 40 térawattheures manquants devront être compensés de la manière suivante:
- Photovoltaïque (autrement dit les cellules solaires): 15 à 20 % des besoins en électricité
- Biomasse indigène et énergie provenant des déchets: jusqu'à 10 %
- Géothermie: 0 jusqu'à 10 %
- Développement de l'énergie hydraulique: 5 %
- Energie éolienne: moins de 5 %.
Selon l'évolution effective à long terme, il faudrait couvrir en 2050 10 à 15 % des besoins en électricité (c'est-à-dire 8 à 12 térawattheures) par le biais de centrales à gaz et/ou par des importations plus importantes en provenance de l'étranger (électricité d'origine éolienne et solaire, de préférence). Selon les indications fournies dans l'étude de l'EPFZ, des centrales à cycle combiné devraient être équipées, dès le milieu des années 2020, d'installations permettant de séparer le CO2 et de l'entreposer, ce qui nécessite des travaux supplémentaires de recherche et de développement.
Conclusion: La production d'électricité
L'énergie hydraulique est un élément central de la production future d'électricité. Il sera nécessaire d'investir dans une production supplémentaire avant tout ainsi que dans la construction de centrales hydroélectriques à pompage-turbinage. Par ailleurs, le développement des énergies renouvelables constitue un second pilier, important lui aussi, de la sécurité de l'approvisionnement. Enfin, l'aspect essentiel de la nouvelle politique d'électricité est l'efficacité énergétique grâce à laquelle on espère de réaliser d'importantes économies d'énergie.Et les sources d'énergies fossiles?
Si ces mesures ne suffisent pas, il faudra avoir recours à la production d'électricité à partir d'énergies fossiles, ce qui n'est pas idéal en raison des émissions de CO2 qu'elle implique.Des défis gigantesques
Globalement, la sortie progressive du nucléaire laisse suffisamment de temps pour transformer le système d'approvisionnement en énergie qui existe actuellement. Il faut toutefois réorienter la stratégie énergétique de la Suisse, ce qui est un immense défi. La dépendance aux importations d'électricité subsistera et il faudra réaliser rapidement la transformation des réseaux d'acheminement et en construire de nouveaux. De même, il sera également nécessaire de transformer les réseaux de distribution afin d'assurer un raccordement optimal au réseau européen.
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