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|Albert Muret, Grand paysage au chasseur, commune de Lens © Robert Hofer|
Entre clairvoyance et cécité
La relation qu’entretient Charles Ferdinand Ramuz avec René Auberjonois et Albert Muret est fort différente : admirative et déférente envers le premier, à qui il rend hommage sous la forme d’un essai, elle est amicale et bienveillante à l’égard du second, à qui il ne consacre pas le moindre feuillet. Avec Auberjonois, Ramuz forme une communauté d’ordre artistique et philosophique. Avec Muret, la communion s’articule autour de la gastronomie et de la chasse. A Auberjonois, Ramuz dédie son seul roman consacré à la peinture; à Muret, son premier roman valaisan. Ramuz évoque Paris et le Louvre avec le premier ; il mentionne le chalet de Lens et les bons repas avec le second. Il traite de la mort et du jugement dernier avec Auberjonois, mais ronchonne à propos de l’incommodité des bus postaux avec Muret. Il voudrait ressembler au premier, cependant qu’il voudrait être plaint par le second. Il aime la peinture d’Auberjonois qui le portraiture à plusieurs reprises; il ignore totalement la peinture de Muret, bien qu’il ait vu maintes fois ses tableaux. C’est précisément cette inégalité de traitement qui sous-tend la présente conférence donnée par Christophe Flubacher, directeur scientifique de la Fondation Pierre Arnaud et commissaire de l'exposition "Le Diable, la plume et le pinceau".
Durée: environ 1h
Tarif: 10.-
Nous vous rendons attentifs au fait que les salles d'exposition ferment à 19h.