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Son père en possédait une, une machine à vapeur miniature acquise en 1936 chez Matthey jouets à Vallorbe, un objet technique qui, dans les jeunes années de François Viret divertissait père et fils.
Par la suite, le jouet fut relégué au galetas parmi bien d’autres objets hétéroclites. Puis un jour le souvenir de ces moments ludiques refait surface, et la machine à vapeur sort de l’oubli pour amuser et stimuler les prémices d’intérêt de François Viret et son fils Benoît.
C’est dans la période des années 80, qu’il découvre chez un antiquaire une vieille machine à vapeur très mal en point, et de décider de l’acquérir afin de tenter de la remettre en état de fonctionner.
Après cette expérience passionnante et réussie, l’envie d’acquisition de machines à vapeur anciennes se fait jour, particulièrement à ses débuts pour pratiquer la restauration de ces engins rugissants, afin de leur redonner vie.
De fil en aiguille, la passion se fait plus forte, et débouche sur la recherche de trouvailles opportunes, et l’achat de nouvelles pièces découvertes de brocantes en marché «internet» permet de compléter au cours du temps une collection étonnante. Un nombre de machines à vapeur qui avoisine actuellement une huitantaine de pièces, qui va de la locomotive au rouleau compresseur et une quantité de machines à vapeur de toutes sortes, réparties de manière exubérante dans toute la maisonnée.
Les premières machines à vapeur miniaturisées n’étaient pas des jouets, mais utilisées pour faire la démonstration de l’utilisation de la force vapeur chez les industriels. Très rapidement la branche du jouet a trouvé un créneau, qui a permis de développer les trains miniatures, voir des rouleaux compresseurs, et, naturellement les machines à vapeur pour faire fonctionner toutes sortes d’objets techniques.
Les marques principales sont : Doll, Falk, Mecano, Märklin et Plank. Les premières machines à vapeur fabriquées étaient à chaudière verticale, ensuite, vers 1920, la formule de chaudière horizontale est venue plus à la mode.
François Viret avoue qu’il est toujours plus difficile de trouver de nouvelles pièces de qualité qui sortent de l’ordinaire, avec la quantité d’objets déjà recueillis ; il se retrouve fréquemment avec des découvertes qui représentent des «doublons», de plus les prix du marché dans le domaine ont pris l’ascenseur.
A cet effet, il a pris l’option de se lancer dans la création et fabrication de machines à vapeur pour étoffer sa collection (photo), certaines créations lui ont demandé plus de cent heures de travail. Dans cet engouement, il a, avec son fils Benoît, acquis et mis en fonction une locomotive à vapeur autrichienne de 1900 «Krauss» qui paraît petite, mais avec une force de traction pour un convoi de six enfants.
Actuellement, le duo père et fils se lance dans la construction d’une nouvelle locomotive deux fois plus conséquente, et François Viret de dire d’un air malicieux, l’avenir est assuré pour bien quelques heures d’occupation captivante.
Photo Alain Michaud