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Glace plein gaz
Une belle fin d' année pour les grimpeurs de l' Oberland bernois Ralph Jörg et Peter von Känel: le 31 décembre 2007, ils ont achevé l' ouverture de la cascade de glace du Buchenbach, dans la vallée de Lauterbrunnen. Cotée WI 6+, haute de 420 mètres et partiellement surplombante, il s' agit d' une voie extrêmement difficile; cependant, d' après Peter von Känel, sa difficulté n' est pas comparable à celle d' un itinéraire comme Young Spi- Le ski dans la poudreuse: un plaisir raisonnable, moyennant une préparation sérieuse Photo: EN A/Benjamin Zw eifel ques portant sur les dix dernières années, tous risques confondus, le risque individuel de décès se situe à 17/100 000 par course à ski et à 20/100 000 par descente hors-piste. Des estimations du risque individuel de décès existent également pour d' autres sports, ce qui permet de faire des comparaisons. Ainsi, les activités hivernales hors des pistes balisées sont moins dangereuses que les courses estivales en haute montagne, mais plus dangereuses que l' escalade ou que la randonnée en montagne. Par contre, l' affirmation souvent entendue que la partie la plus périlleuse d' une randonnée à ski est l' accès en voiture est clairement erronée.
Le risque personnel peut être influencé
Les auteurs de cette étude pilote sont conscients du fait que les chiffres obtenus sont relativement peu révélateurs; par ailleurs, dans d' autres domaines également, les taux de risque sont basés sur des estimations et non sur des mesures précises. A l' avenir, il serait intéressant d' élargir les observations à d' autres régions. Ainsi, le risque individuel pourrait être déterminé de façon plus fondée. Il importe de souligner que le risque individuel est une valeur moyenne et qu' on ne saurait le confondre avec le risque personnel. Celui-ci augmente avec le nombre de jours passés en montagne, mais aussi avec un comportement imprudent. Cependant, une formation solide, une bonne dose de prudence, voire la capacité à renoncer parfois à une course, permettent de le réduire massivement. Un skieur qui, par manque d' informa ou délibérément, parcourt régulièrement des pentes « limite » se comporte comme un automobiliste qui dépasse dans des virages sans visibilité: il s' en tirera le plus souvent indemne, mais il court un grand risque. a Philippe Wäger, Université de Berne, et Benjamin Zweifel, E NA ( trad. ) der dans la face nord de l' Eiger, par exemple. La nouvelle ligne, baptisée B.A.S.E, n' a pu être parcourue que grâce à des conditions exceptionnelles, comme on n' en rencontre que toutes les quelques années et durant quelques jours. Le 29 décembre, les deux alpinistes avaient déjà franchi huit des onze longueurs de la cascade, contournant une colonne de glace délicate par le rocher. A part un relais sur spits, la voie a été entièrement parcourue sur broches à glace. L' itinéraire doit son nom – B.A.S.E – à sa proximité avec la ligne de chute des nombreux base jumpers qui sautent du promontoire du « High Nose ». D' après Ralph Jörg, pendant la première ascension, les grimpeurs auraient vu et entendu près de huitante base jumpers passer à côté d' eux en chute libre avant d' ouvrir leurs parachutes. Mais la nouvelle ligne a aussi accueilli des visiteurs plus terre à terre: le 2 janvier 2008, Robert Jasper et Bernd Rathmayr ont répété B.A.S.E en neuf heures. a Christoph Meier ( trad. )