Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07078.jsonl.gz/263

A leur manière deux partis suisses «adhèrent» à l'Union européenne. Le Parti suisse du travail/Parti ouvrier populaire s'associe aux travaux d´un groupe du Parlement européen. Le Parti socialiste se prépare à en faire autant.
Jusqu'à présent, quand des députés suisses se rendaient à Strasbourg, c'était généralement pour siéger à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Désormais le Parlement européen entrouvre la porte à certains d'entre eux.
Première étape, la participation ce mardi du conseiller national vaudois Josef Zisyadis aux travaux du groupe confédéral comprenant la gauche unitaire européenne et la gauche verte nordique, fort de 42 députés. Le Parti suisse du travail/Parti ouvrier populaire a obtenu d'y être représenté au même titre que des partis norvégien et chypriote.
Selon Josef Zisyadis, «il est très appréciable pour des parlementaires suisses d'être ainsi associés à un groupe politique européen». L'occasion de s'informer sur les dossiers de l'Union, mais aussi de donner des indications sur la situation suisse. Les députés européens s'intéressent en particulier aux scénarios de succession d'Adolf Ogi au Conseil fédéral, avec la possible entrée d'un membre de l'aile dure de l'UDC au gouvernement.
Stellan Hermansson, secrétaire général adjoint du groupe confédéral, confirme l'intérêt des «contacts avec les forces progressistes en Europe». Il précise toutefois que le représentant suisse n'aura pas le droit de vote.
Le Parti socialiste suisse souhaite, pour sa part, devenir membre du Parti socialiste européen (PSE), afin notamment de participer aux travaux du groupe au Parlement. Selon la porte-parole du Parti socialiste suisse, Ursula Dubois, le projet devrait se concrétiser durant ces prochains mois.
Thierry Zweifel, Bruxelles