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Il y a de l'oxygène dans l'atmosphère de la comète Tchouri, alias 67P Tchourioumov-Guérassimenko. L'Agence Spatiale Européenne (ASE), via la sonde Rosetta, a en effet détecté du dioxygène, donc des molécules composées de deux atomes d'oxygène, en analysant les gaz libérés par le noyau de la comète. Avec la vapeur d'eau, le monoxyde et le dioxyde de carbone, il s'agit du quatrième élément le plus commun dans l'atmosphère de Tchouri. Le gros souci, car il y en a toujours un, c'est que selon les théories qui prédominent actuellement, il ne devrait pas y en avoir autant. Plusieurs scénarios ont été avancés pour tenter de savoir pourquoi. Les glaces de la comète pourraient avoir piégé le dioxygène qui se trouvait autour lors de sa formation. En ce cas, le gaz aurait environ 4 milliards d'années et remonterait ainsi avant la naissance du système solaire. Peu probable, selon les scientifiques. Autre possibilité, l'oxygène se serait formé directement sur la comète et sous l'influence des rayons du soleil. De l'eau aurait par ce biais pu être transformée en dioxygène. Mais cela devrait générer des traces d'ozone. Or il n'y en a pas. En résumé, après environ sept mois de mesures diverses pour établir que les molécules ne proviennent en tout cas pas de la sonde elle-même, les spécialistes n'ont pas vraiment d'explication. On patientera...
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Dürrenmatt en famille. Cliché rare, baigné d'une certaine quiétude. Reflet d'un écrivain plus secret, entouré des siens dans un intérieur confortable et vert, même si le noir et blanc ne le montre pas. Image granuleuse, rappelant ces photographies d'antan que l'on retrouve parfois en ouvrant quelque boîte. Dürrenmatt, mari et père. C'est lui et ce n'est pas lui. Talent, reconnaissance, génie ou style, il ne sera pas question dans le documentaire de Sabine Gisiger, Dürrenmatt - Eine Liebesgeschichte, centré autour de sa vie amoureuse (et de son épouse), comme le rappelle le sous-titre allemand de ce portrait au classicisme relatif. Qu'y apprend-on? Rien de nouveau, mais l'approche, quant à elle, est novatrice. Et montre in fine un Dürrenmatt méconnu, souvent adapté, à la télévision, au cinéma, plus fréquemment joué que lu (encore que...), commenté par ses enfants et sa soeur, sans réelle distance, avec un regard tranquille et bienveillant. Un montage habile tire profit des nombreuses archives, filmiques comme photographiques, dénichées par la réalisatrice zurichoise.
Dürrenmatt - Eine Liebesgeschichte est actuellement à l'affiche en salles.
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Deux femmes dos à dos, la plus jeune concentrée, peut-être en train de jouer du piano, la plus âgée visiblement recueillie, ce que son costume de religieuse fait évidemment plus que suggérer. Leurs regards s'opposent et ne se croisent pas, et pourtant, l'impression de dialogue, et pourquoi pas de communion, est clairement présente ici. Plus curieux, et sans doute pas anecdotique, le motif de la croix se trouve répété plusieurs fois dans cette image. Il y en a une logiquement portée par la religieuse et une autre sur le mur du fond. Mais les deux fenêtres qui se trouvent dans le champ font également apparaître une croix. Rien d'artificiel dans cette composition, les fenêtres étant ici conçues et construites sur un modèle classique. En revanche, le choix du cadrage n'est probablement pas aléatoire. Il y a, dans La Passion d'Augustine de Léa Pool, un soin tout particulier dans la conception des plans, souvent étudiés, attentifs, mais jamais dans un but esthétique. Il s'agit d'être juste, question regard, et pas seulement de faire joli. La facture classique de la mise en scène n'est d'ailleurs pas le seul atout d'un film aussi modeste que son auteur.
La Passion d'Augustine est actuellement à l'affiche en salles.