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Résumé
Pour esquisser les rapports entre la linguistique et la philosophie l’auteure se demande si la pluralité des perspectives et les voisinages avec d’autres disciplines qui caractérisent les études contemporaines sur le langage sont une nouveauté, et une nouveauté qui sépare à jamais la linguistique de la philosophie et, deuxièmement, lesquelles entre les philosophies du langage contemporaines sont capables d’éclairer les noeuds théoriques qui depuis toujours ‘tracassent’ qui s’occupe du langage. La réponse à la première question passe par l’examen de trois grands tournants de la linguistique : ses origines à la fin du XVIIIème et au début du XIXème siècles, la constitution de la linguistique générale et, finalement, la naissance des sciences du langage. Pour répondre à la deuxième question l’auteure part du tournant linguistique de la philosophie du XXème siècle pour évaluer les réponses données par les différents courants philosophiques ont aux grandes questions théoriques posées par les études sur le langage et leur attitude envers la linguistique en tant que discipline autonome. La réponse qu’on donne ici à ces questions c’est que la complexité qui appartient à la réalité du langage, des langues, et de leurs usages peut encore s’accorder à une forme de connaissance telle que la philosophie, qui n’a pas d’objet à proprement parler, mais qui peut accompagner toutes les formes de savoir en tant qu’épistémologie et philosophie des sciences.
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