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, publiée lundi, démontre, tests à l'appui, ces pics de pollution, qui ne sont pas pris en compte lors des tests d'homologation.
Les chercheurs ont analysé les émissions de deux modèles de voitures particulièrement populaires en Europe, une Nissan Quashquai et une Opel Astra. Ces modèles ont été homologués selon les nouvelles normes européennes en termes de rejets polluants et donc jugés plus propres.
1000 fois plus de particules
Pourtant, ces véhicules émettent régulièrement des records de particules toxiques, a expliqué dans La Matinale Jens Müller, à la tête de la division qualité de l'air à l'ONG Transport et Environnement: "Ces voitures sont équipées de filtres à particules qui doivent être nettoyés tous les 400 à 500 kilomètres. Pendant cette régénération des filtres, un nombre élevé de particules sont émises d'un coup. Ce qui mène à un pic de rejets toxiques mille fois supérieur à celui d'une voiture en usage normal".
Cette phase de régénération du filtre, qui s'accomplit automatiquement, sans même que le conducteur ne s'en rende compte, s'étend sur une quinzaine de kilomètres avec des rejets maximaux. Puis, sur une trentaine de kilomètres encore, avec des émissions de particules toujours supérieures à la normale.
Au total, selon Transport et Environnement, en Europe, plus de 45 millions de voitures diesel sont équipées de ces filtres, provoquant ainsi un total de 1,3 milliard de régénérations par an.
Katja Schaer/lan