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Le 9 mai 2019, l'assemblée générale a été marquée par un tournant dans l'histoire de notre parti politique puisque le comité a présenté les nouveaux statuts incluant le changement de nom du parti, ce qui a été accepté par les membres présents.
Le Parti Radical Social Démocratique de Vouvry (PRSDV) se nomme désormais Parti Libéral-Radical de Vouvry (PLR).
Pour mémoire:
L’histoire du parti libéral-radical spécifique qu’est le PRSDV s’est construit à travers ses présidents de commune, car ils furent tous à la tête de la collectivité, mais ils ont été aussi les présidents de leur parti.
Le premier président fut Alexandre Fumey dont nous ne connaissons pas forcément l’histoire, mais qui fut très actif dans son village et sa commune de 1850 à 1854.
Hyppolite Pignat, né en 1813, par son engagement politique déterminé à divers titres au niveau de la jeune Suisse, après la fin du Sonderbund, accède au Conseil d’Etat le 11 janvier 1848 et au Conseil des Etats en 1856.
A Vouvry, en 1843, après avoir été secrétaire du conseil, il fait construire la maison de commune et en 1855, il est nommé président de Vouvry et ceci jusqu’en 1877. Cette présidence libérale-radicale a vu la création de l’école enfantine et celle de la société de secours mutuel de Vouvry.
En 1861, il procède à l’assainissement de la plaine, à la construction de chalets dans les alpages, à l’établissement des vignobles, l’implantation de laiteries et à l’édification d’une salle de gymnastique pour laquelle il fait un don personnel pour un montant substantiel. Il ordonne que l’excédent de la somme non utilisée à la construction soit distribué aux citoyens défavorisés sans distinction de courants de pensées de sa commune de Vouvry. Il décède le 15 janvier 1885.
Son fils Emile lui succéda à la présidence. Il fut lui aussi un grand président pour Vouvry et fut député au Grand Conseil. Il développa l’industrie et l’agriculture et fit rayonner Vouvry dans de larges mesures dans le canton et dans diverses contrées de la Suisse. Sa présidence s’étendit de 1875 à 1919.
En 1919, la présidence est prise par Alfred Pot, cet autre président tombé dans la marmite politique dès son plus jeune âge. Il fit faire pour sa commune des travaux de protection importants avec la correction des torrents afin de protéger le village. Député au grand conseil et humaniste, mais aussi capitaine à l’armée et un très fin guidon, Il fut l’âme du développement des sociétés locales et le fer de lance de la pensée mutualiste. Il fut président jusqu’en 1924.
Poursuivre l’histoire et la conter, c’est aussi suivre les pas d’Emilien Pot né en 1894 et président Vouvry de 1925 à 1960, accédant à la présidence à l’âge de 25 ans.
Sa présidence fut marquée par le sceau de la simplicité de l’administration et de la courtoisie. Son sens de la rigueur et de l’intégrité est à relever, mais aussi celui de l’efficacité adaptée toujours aux nécessités de l’heure, pas si simple dans les années de chômage et de mobilisation, puis les années de haute conjoncture.
Toujours dirigé par ses convictions et une probité morale, il s’éleva au-dessus des rivalités locales et de luttes partisanes y compris politiques, pour donner à Vouvry le rayonnement propice et le bien-être pour tous les citoyens de sa commune.
Parler de ses oeuvres est fastidieux, car elles ont marqué des générations de Vouvryens et de Vouvryennes. Pour les citer quelques unes, nous pourrions relever la transformation et l’agrandissement de l’asile des vieillards et nécessiteux ainsi que dans le domaine de l’instruction publique et des œuvres à but social, l’institution dans les années 1950 déjà de l’assurance infantile obligatoire, la gratuité complète du matériel scolaire et l’aide à l’orientation professionnelle.
Jamais doctrinaire dans la pensée radicale, il fut ardent à défendre et à rechercher à bien faire, avec comme seul souci celui de trouver des solutions justes et humanistes. Emilien Pot quitte sa terre Vouvryenne en 1966. Vouvry en deuil honore un grand président.
Poursuivre vers demain, poursuivre une idée forte pour amener sa collectivité avec la conviction voilà les hommes qui peuplent la mémoire du parti libéral radical
L’histoire à ses tournants, mais Vouvry avec des capitaines de la même obédience politique va marcher toujours vers des développements positifs pour sa population.
Vouvry c’est un creuset, qui à travers les siècles montre une volonté et une force. C’est le lieu où les femmes et les hommes oeuvrent pour la défense d’un idéal, dans le pur respect de l’humain et de ses différences, qui sont nature à l’enrichissement de la pensée, pour servir au bien commun d’une communauté.
L’histoire n’est que l’histoire. Par contre les traces et le sillon que laisse l’histoire resteront inscrits à jamais.
La poursuivre et l’inscrire dans le temps, c’est évoquer Bernard Dupont président de Vouvry de 1961 à 1990.
Ce dernier commença sa vie de labeur par un apprentissage de mécanicien. Mais cet esprit brillant, ce visionnaire et ce travailleur acharné pour le bien commun força la porte d’un cloisonnement d’un métier et se lança dans des études de sciences économiques et commerciales à Lausanne, Hambourg et Oxford qui furent couronnées de succès.
Il devint secrétaire communale de Vouvry, fonction qu’il exerça de 1957 à 1960. Les citoyens de la commune le portèrent à la présidence lors des élections de 1960 et il fut le président de Vouvry jusqu’à son décès le 4 décembre 1990.
Sa vision pour Vouvry fut celle d’un développement positif par l’industrialisation, la revivification de l’artisanat. La nature fut aussi un de ces défit par la sauvegarde du site de Taney.
Député au Grand Conseil, créateur de traits d’union par-dessus le Rhône, il mit sur les fonts baptismaux l’association du Chablais, cette région économique et de pensée, à cheval sur deux cantons et deux pays.
Président apprécié et créatif, mais aussi rassembleur, le parti radical valaisan passant son électorat de 18 à 25 %, Il fut conseiller national de 1975 à 1987. Et président de la commission des affaires étrangères du parlement suisse.
Européen convaincu de la première heure, il devint secrétaire en 1968 et président en 1974 de l’Association suisse pour le conseil des communes d’Europe, membre de l’assemblée parlementaire du conseil de l’Europe à Strasbourg, il va diriger la délégation suisse à la conférence des pouvoirs locaux et régionaux dès 1970 et la présider en 1980.
Mais Bernard Dupont, c’est aussi l’engagement pour l’économie et le social. Il fut membre du conseil d’administration de la Caisse d’épargne de Giovanola SA. Il présidera aussi la SSM de Vouvry et la Mutuelle Valaisanne.
Bernard Dupont, c’est une foule de réalisations, c’est de multiples projets, des idées, mais aussi un esprit et un cœur ouvert aux autres, car pour lui il ne faut jamais laisser quelqu’un aux bords du chemin, qui qu’il soit et ceci sans distinction de couleurs politiques, de race et encore moins de classes sociales et économiques.
Bernard Dupont, c’est l’exemple de la pensée humaniste et de la fraternité vécue et non de façade.
Il fut le moteur de l’industrie locale : Chavalon, Aisa, Ceta, Assucra, Mann. Mais aussi celui de l’agrandissement des structures sociales pour l’accompagnement de la personne âgée avec la création et la transformation de l’asile en l’EMS Riond-vert, la création du foyer de jour et des premiers appartements protégés, mais aussi la mise sur pied du CMS
La jeunesse et les sociétés étaient pour lui des lieux d’intégrations et de développement. Il oeuvra pour le soutien aux sociétés sportives, foot, tennis, gym et fit le nécessaire pour la mise à disposition d’infrastructures de qualités.
L’aide aux sociétés culturelles et le développement de la culture ne furent pas oubliées.
Il mit aussi de l’ardeur pour l’aide à la formation et le soutien à la mise en place de services intercommunaux, le centre scolaire régional en est un exemple.
Rassembler pour gagner, associer pour vaincre, expliquer pour convaincre, respecter et être tolérant, écouter pour comprendre.
Il appartient à chacun de s’ouvrir à l’autre et à d’autres dimensions, sans perdre son identité, sans imposer son propre modèle, ceci afin de trouver celui qui est le meilleur possible et le plus harmonieux.
C’est avec une infinie tristesse, mais avec une profonde reconnaissance que le peuple de Vouvry ressentit son départ vers un monde dit meilleur un jour de décembre 1990.
Continuer son œuvre n’était pas si simple, mais Vouvry a de tout temps et en toutes circonstances dans ses bagages des personnalités aptes à relever les défis.
Celui qui succéda à Bernard Dupont fut Albert Arlettaz, président dès 1991.
Homme rodé au pouvoir puisque il a été un ancien vice-président. Confronté à des temps difficiles, Albert Arlettaz a pu démontrer ces forces de gestionnaire hors paires et de négociateur éclairé. Directeur du CO et député au Grand Conseil, il fut le président de la commission des finances. il apporta une pierre d’angle à l’édifice Vouvryen de par ses grandes compétences.
De par sa force de gestionnaire et par ses actes il a laissé des finances saines à celui qui est son successeur ceci pour le bien de sa collectivité et de ses habitants.
Il a mis en place et donné l’impulsion et l’opportunité de la valorisation du château de la Porte du Scex avec l’arrivée en ses murs du musée du Chablais.
Il a été le président de sa commune jusqu’en 2008.
Le corollaire de tous ces présidents de notre commune de Vouvry, c’est qu’ils furent présidents du parti radical.
Le « s » ajouté et celui de l’essence sociale du radicalisme primaire de 1845 / 1848, il démontre aussi qu’un parti a toujours un éventail de sensibilités articulé autour d’une pensée centrale, ce qui fait sa force et sa diversité et l’enrichit dans le partage des idées.
Ceci n’est qu’une étape de Vouvry, PLR Vouvry, nous espérons avec vous tous encore écrire de merveilleuses pages de cette histoire d’amour, qui unit Vouvry et notre parti.
Aidez nous à l’écrire pour qu’ensemble nous puissions «Construire demain »