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Les Espagnols ont dominé ce 56e Tour d'Espagne, avec Casero comme vainqueur et treize de leurs coureurs parmi les quinze premiers. En revanche, les Suisses ont été discrets, hormis une victoire d'étape de Beat Zberg.Ce contenu a été publié le 30 septembre 2001 - 23:30
Ce Tour d'Espagne s'est terminé par la victoire de l'Espagnol Angel Casero. Qui a délogé le dernier jour son compatriote Oscar Sevilla, depuis onze jours en jaune. Quant à la dernière étape, Madrid-Madrid, un contre-la-montre de 38 kilomètres il a été remporté par le Colombien Santiago Bottero.
A noter que Casero s'est imposé grâce à sa régularité. Le voilà donc entré dans le cercle des vainqueurs de grand tour sans avoir remporté d'étapes. Ainsi les Espagnols ont outrageusement dominé sur leur terre. Seuls l'Américain Levi Leipheimer (3e à 2'59'') et le Danois Klaus Möller (9e à 7'13'') ont sauvé l'honneur des étrangers qui ont tout de même remporté quatorze des 21 étapes. Et parmi eux le Suisse Beat Zberg.
Les Suisses ont perdu le tiers de leurs coureurs
Pour neuf participants au départ de Salamanque, les Suisses ont perdu le tiers de leurs coureurs en route, soit Markus Zberg, Oscar Camenzind, Mauro Gianetti. Si le Tessinois était appelé à travailler pour son leader espagnol, on pouvait attendre du cadet des Zberg, voire de Camenzind quelques bons résultats.
Hélas, tombé le troisième jour, l'Uranais a été contraint à l'abandon en rasion d'une clavicule cassée. Venu en vue de l'échéance de la course sur route des Championnats du monde, dimanche 14 octobre à Lisbonne, le Schwytzois s'est contenté... de s'entraîner. A Vinaros, au soir de la 14e étape il rentrait au pays.
Toutefois, les atouts suisses reposaient surtout sur les frères Beat et Markus Zberg et, dans une moindre mesure, Fabian Jeker, le vainqueur du Tour du Portugal. A la sortie, l'aîné des Zberg a tiré son épingle du jeu. Vainqueur de la 13e étape à Port Aventura, 4e à Murcia (16e étape), il pointe à la 31e place à plus de cinquante minutes (53'57'') de Casero.
Lorsque «Rabobank» - son équipe hollandaise - offrait le rôle de leader à Beat Zberg, le citoyen de Silenen restait prudent quant au but à atteindre. Et de rappeler: «Je suis surtout venu pour savoir si je peux encore jouer un rôle dans un grand Tour et tenir la distance. Mais aussi pour préparer le Mondial de Lisbonne».
Au soir de la 9e étape, la veille du jour de repos, Beat Zberg pointait à 8'20'' du leader Beloki. Tirant un premier bilan il se trouvait devant un choix: jouer le classement général ou axer ses efforts sur une victoire d'étapes. «Je mesure le travail qu'il me reste à faire contre-la-montre pour jouer les premiers rôles. Je me rends compte également de mes limites dans les ascensions rapides».
Son discours laissait prévoir de son choix: il allait privilégier l'option «victoire d'étape» et sa sélection pour Lisbonne.
Bilan global mitigé
Le bilan global des Suisses reste à tirer. Pour Jean-Claude Leclercq, entraîneur et sélectionneur national qui a suivi le Tour depuis la Suisse:«Pas besoin de s'étendre sur les points positifs. Beat a rempli son contrat, tout comme Camenzind dans l'optique de sa préparation pour Lisbonne. Après le bilan est plus terre à terre. J'ai vu des coureurs à la peine, pas dans le rythme pour faire la course».
Et d'ajouter: «Pour Jeker, le bilan est en demi-teinte. On l'a vu quelques fois se lancer dans des situations où l'on sentait son potentiel pour influer sur le déroulement de la course. Pour le reste, Aebersold et Gianetti n'étaient pas à leur meilleur niveau».
Reste pour Leclercq à établir sa sélection pour Lisbonne, soit douze noms. Ce sera chose faite lundi en soirée.
Pierre-Henri Bonvin
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