Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07027.jsonl.gz/936

Ces armoiries, adoptées en 1919, ont repris la figure d’un ancien sceau, acquis par la commune en 1783, utilisé pour signer quelques actes de 1784 à 1816, mais qui a disparu depuis 1832. Ce sceau portait un griffon passant sur un champ de sable; vu la mauvaise qualité des empreintes subsistantes, cet animal a été confondu avec le dragon des nobles de Leydier, cités dans la région au XVe siècle.
D’azur au griffon d’or, armé et lampassé de gueules.
Historique
Les eaux du Léman, du Rhône et de l’Eau-Froide sont les frontières naturelles respectivement Nord, Ouest et Est du territoire communal de Noville, étendu à travers la basse plaine du Rhône. Au sud, elle jouxte les Communes de Chessel, Roche et Rennaz et a une superficie d’environ 10 km2. Trois canaux d’assainissement parallèles au Rhône, le Grand- Canal, le canal du Haut-Lac et le canal de Praz-Riond traversent les terres pratiquement plates, où la dénivellation la plus importante n’est que de 20 mètres au-dessus du niveau du lac. D’origine géologique incertaine, ces « crêts » seraient des moraines médianes ou un soulèvement du sol provoqué par l’éboulement d’une partie de la montagne avoisinante.
Des archives communales, dont le document actuellement le plus ancien date de 1412, l’on extrait « qu’après la chute du Mont Tauretunum – il s’agirait d’une partie de la Suche, montagne surplombant la Porte-du-Scex à l’Ouest de Chessel – le pays entre Roche et la Porte-du-scex devint un marais demeuré inculte pendant plus de 500 ans. » L’assainis-sement de la région préoccupe les gouvernements de tous les temps et les dernières oeuvres en date sont les améliorations foncières de 1918 à 1922, ainsi qu’une station de pompage dans les années septante.
Les origines de Noville et son Hameau Crebelley, sis au milieu de la plaine, remontent à l’an 1100, époque à laquelle la Maison de Savoie inféoda les terres de la région. Quelques habitants de Villeneuve s’installèrent alors à Noville. Citée pour la première fois dans une bulle du pape Alexandre III en 1177, l’église de Noville donna naissance à une paroisse dont le pasteur officia également à Chessel.
A cette époque, Villeneuve et Noville décidèrent du partage de leur bien commun et convinrent de laisser en indivision quelques bois du Mont d’Arvel.
Lorsqu’en 1475 les Bernois firent la conquête d’Aigle avec l’appui de la population, les habitants de Noville s’y joignirent et, libérés de la tutelle savoyarde, devinrent « sujets de Leurs Excellences ». Villeneuve tomba sous domination bernoise en 1536, ce qui engendra de longs conflits et procès quant aux droits respectifs des deux communes.
Aujourd’hui, les 1’200 personnes domiciliées sur notre commune se répartissent principalement entre les hameaux de Crebelley, des Grangettes, le village de Noville et les Fourches. L’augmentation de la population est due pour l’essentiel à l’apport de gens venus à Noville pour y construire une maison individuelle ou acquérir un appartement dans le nouveau quartier des Fourches – Les Malliez-, dans une région qui leur permet de profiter des avantages de la vie à la campagne, tout en restant très proches des villes que sont Aigle et Montreux
A futur, un nouveau quartier à proximité des transports publics est prévu dans le secteur Saviez-Mouniaz, le long de la RC 780. Il comportera des habitations pour environs 500 personnes, des commerces et des activités dans le secteur tertiaire.
Noville est également doté de trois ports de plaisance pour 150 bateaux.
Un camping fort prisé se trouve dans la réserve des Grangettes et peut accueillir en été jusqu’à 1’500 personnes.
L’activité principale des personnes travaillant sur le territoire de la commune est liée aux travaux de la terre. Si les agriculteurs propriétaires de bétail sont toujours moins nombreux, ils sont remplacés par des maraîchers qui profitent d’un sol alluvial riche en minéraux dans un climat modéré dû à l’influence du Léman.
En 1956 déjà, Noville a ressenti les conséquences de la protection de la nature par l’instauration d’un plan protégeant environ 600 hectares de terrain. Cette première mesure étant aujourd’hui remplacée par un nouveau plan d’affectation cantonal (PAC 291). Ce plan qui régit les deux tiers du territoire de notre commune est entré en vigueur en 1997.
Toutefois, l’aménagement du camping des Grangettes et la restauration de la ferme de l’Essert, (bâtiment construit entre 1718 et 1767) situé à l’intérieur du périmètre concerné ont pu être menés à terme.
Monographie Noville-Rennaz
La monographie « Noville-Rennaz », ouvrage édité en 2004, est disponible au greffe municipal.
Prix : Fr. 70.-