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Autres appellations US :
Animal Liberation Front (A.L.F.)
(Etats-Unis/Europe) Mouvement radical de type « ► antispéciste » actif en principalement aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Belgique. Il est composé entre autres d’anarchistes et d’activistes écologiques organisés de manière souple et décentralisée, fonctionnant davantage en réseau que dans le cadre de hiérarchies strictes. Sa philosophie s’exprime comme suit :
« (…) si nous devons choisir entre la vie d’un être humain et celle d’un autre animal, nous devons choisir de sauver celle de l’humain ; mais il peut aussi y avoir des cas particuliers où le contraire sera vrai, quand l’être humain en question ne possède pas les capacités d’un être humain normal. Une telle position n’est pas spéciste, bien qu’elle puisse le paraître à première vue.
La préférence pour la vie d’un être humain normal sur celle d’un animal dans les cas où ce choix se pose — se fonde sur les caractéristiques que cet être humain normal possède réellement, et non sur sa simple appartenance à notre espèce. C’est pourquoi lorsqu’il s’agit des membres de notre espèce qui n’ont pas les caractéristiques normales d’un être humain, nous ne pouvons plus affirmer que leurs vies sont toujours à préférer à celles d’autres animaux. » ► Peter Singer
Le FLA agit essentiellement par intimidation, en adressant des menaces de mort par lettre ou par téléphone.
Les attentats du FLA, utilisent largement l’incendie et les bombes et sont le plus souvent dirigés contre des installations et des immeubles, par exemple, l’incendie d’un restaurant McDonald’s à Puurs, en Belgique (29 août 1998). Toutefois, en 1993, durant la période précédant Noël, le FLA a disposé 9 bombes incendiaires dans de grands magasins de Chicago. En Belgique, une part importante des actions du FLA est dirigée contre les chaînes de restauration rapide (McDonald’s).
En Grande-Bretagne, en 1994, il a engagé une campagne de lettres piégées qui a fait quatre blessés. Il aurait également expédié au Prince Charles d’Angleterre des lettres contenant des lames de rasoirs imprégnées de poison ou de sang infecté par le virus du SIDA.
Aux Etats-Unis, les actions du FLA sont organisées de manière très professionnelle. La planification est généralement approfondie et, après l’action, les traces sont soigneusement effacées. Certaines opérations ont été menées par des commandos spécialement formés pour la circonstance : « ALF — Special Operations » et « ALF - Frank Tasco Commando Division ».
En 2002, le FLA a entrepris 100 opérations illégales en Amérique du Nord — dont 48 aux Etats-Unis, soit une baisse de 30% par rapport à 2001. Les opérations de libération d’animaux ont été de 48 en 2002 (72 en 2001) et 53 opérations ont été menées conjointement avec le Front de Libération de la Terre et d’autres organisations anti-OGM(1) ou anti-développement. En 2002, l’essentiel des actions du FLA a été placé dans le cadre de la campagne contre la firme américaine Huntingdon Life Sciences (HLS) — et ses partenaires — accusée par le FLA de pratiquer des expérimentations animales (vivisection). Cette campagne a notamment conduit à la rupture du soutien de la compagnie d’assurance Marsh envers HLS (18 décembre 2002).
En 2008, le FLA est présent — outre les pays anglo-saxons — en Belgique, en France, en Suisse, en Allemagne et en Italie. La violence de ses actions s’est accrue dans ces pays depuis le début des années 2000, mais leur nombre et leur qualité ont globalement diminué en raison de l’adoption de mesures anti-terroristes et du manque de professionnalisme des militants en Europe.
(1)Organisme Génétiquement Modifié