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en se rappelant le sujet de sa douleur. Secondez-moi , dit-il, dans la juste vengeance que je veux tirer du meurtre de mon fils. Le roi d'Égine répondit : Je ne puis souscrire à votre demande ; Athènes n'a point d'amis et d'alliés plus fidèles que nous. Minos se retire avec chagrin, en répliquant : Votre alliance vous coûtera cher. Mais il trouve plus à propos de menacer ce prince de la guerre que de la lui faire, et d'épuiser contre lui des forces qui lui sont nécessaires ailleurs.
F A BL E X I I.
Céphale vient de la part des Athéniens
renouveler leur alliance avec Éacus.
Les Crétois étoient à peide sortis du port d'Égine , que l'on у
vit aborder Céphale à la tête des ambassadeurs athéniens : ils venoient renouveler avec leurs anciens amis l'alliance conclue autrefois. Ce héros respectuble, qui conservoit encore des traces de son ancienne beauté,, entre dans le palais , une branche d'olivier à la main et accompagné de Clyton
rapporte l'al
et de Butės, tous deux fils de Pallas. Télamon et ses frères avoient reconnu d'abord Céphale, quoiqu'ils ne l'eussent pas vu depuis longtemps. Ils lui avoient présenté leurs mains, et c'étoient eux qui le conduisoient à leur père.
Céphale parle le premier au nom de Pata tique : il demande du secours, il liance faite autrefois par leurs pères entre les deux peuples, et ajoute que Minos ne menace pas seulement. Athènes, mais qu'il prétend à l'empire de toute la Grèce.
Après qu'il eut exposé avec éloquence le sujet de son ambassade, Éacus , portant la main sur son sceptre, répondit : Ne me demandez point du secours, 0 Athéniens, mais prenez-le vous-mêmes ; toutes mes forces sont à vous, et vous pouvez en disposer à votre gré. Je ne manque point de soldats ; j'en ai plus qu'il ne m'en faut pour mes amis et pour moi. Graces aux dieux, mon état est florissaat, mon peuple nombreux, et je serois inexe cusable si je vous refusois.
Puisse le nombre de vos sujets croître encore! répondit Céphale. J'ai ressenti une joie bien vive à mon arvixée, lorsque j'ai vu vening
au devant de moi cette belle jeunesse. Je ne retrouve pas cependant plusieurs seigneurs de votre cour que je me souviens d'avoir vus la première fois que je vips dans votre isle. .
Éacus reprit en soupirant: Le ciel m'a d'abord accablé pour me relever ensuite. Je voudrois pouvoir vous raconter par ordre notre disgrace : tout ce que je puis, c'est de vous rapporter sans aucune suite ces tristes événemens. Mais pour ne vous pas tenir longtemps en suspens, apprenez
d'abord ceux dont vous parlez et que vous redemandez, ne sont plus que cendre et poussière ; et c'étoit cependant la moindre partie des suus jets que j'ai perdus.
que tous
JUNON, irritée contre cette isle , qui portoit le nom de l'amante de Jupiter, y envoya une ) peste affreuse. On y opposa des remèdes, tant que cette maladie parut naturelle ; mais le mal étoit plus fort que tous les secours. D'a