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«Je suis une des dernières survivantes de l'enfer»
Noella Rouget, résistante, déportée et passeuse de mémoire honorée par l’une des plus haute récompense de la République française, l'insigne de Grand Croix. Une distinction des mains du Grand Chancelier, représentant le Président Emmanuel Macron.
En 1940, Noëlla Rouget est institutrice. Au moment où la France est envahie, elle décide d’entamer la résistance, en devenant agent de liaison. Mais en 1943, elle est arrêtée avec son fiancé. Ce dernier est fusillé. Elle est déportée au camp de Ravensbrück. Elle échappe par deux fois aux chambres à gaz. La libération intervient en 1945.
Au sortir de tout cela, elle raconte peu. Mais dans les années 1980, avec les premiers propos négationnistes, elle commence à témoigner. Depuis, elle ne s’est pas arrêtée, passant dans les classes et assemblées. C’est ce qui l’honore notamment avec cette distinction. De même que cet acte, datant de 1966. Elle demande alors la grâce de son bourreau au général De Gaulle, car le digintaire nazi était condamné à mort.
La grâce fut accordée par le Général. Celui là même qui avait créé l’Ordre national du mérite.