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Bettens
Entre ville et campagne, Bettens a l’ambition d’offrir qualité de vie et services de proximité
Un peu d’histoire
Adossé à la douce pente qui monte de la vallée de la Venoge en direction du Jorat, à l’extrémité nord-est de l’ancien district de Cossonay, le village de Bettens, à l’aube du second millénaire chrétien dans un Gros-de-Vaud encore très forestier, était déjà une petite agglomération. Ses premiers habitants furent vraisemblablement les Burgondes dont on a retrouvé quelques tombes.
Durant tout le Moyen Age, une poignée d’hommes forts allait fournir une lignée de Chevaliers de Bettens qui gravitèrent tout d’abord autour des puissants barons de Grandson-La Sarraz. Au XIVe siècle, les nobles de Bettens entrèrent dans l’hommage des sires de Cossonay qui devint leur lieu de refuge en cas de détresse. Par la suite, leur petite seigneurie passa dans les mains de plusieurs familles pour parvenir enfin aux Mannlich, aux Saussure, et aux Mercier qui la conservèrent jusqu’à la révolution de 1798. A cette époque, fût édifié un château dont la silhouette se dresse. Aujourd’hui encore au milieu du village.
On peut mentionner qu’il a existé une famille féodale du nom «Bettens» qui possédait une propriété importante. Elle remonte à Richard de Bettens qui vivait vers l’an 1100. Le drapeau communal actuel porte les armes de cette famille.
En ce qui concerne l’étymologie de Bettens, le nom vient de deux mots allemands, il signifie «Maison de prière».
Le plus vieux document que nous possédons date du XVIe siècle et atteste de l’existence d’une chapelle à Bettens. Elle est mentionnée dans les comptes communaux de 1660 et de 1702 qui font état de réparations. La chapelle se trouvait déjà à l’emplacement de l’église actuelle. Point haut du village, cet emplacement était tout désigné pour y recevoir un lieu de culte. Entourée d’un petit cimetière, cette chapelle remplit son office jusqu’au début du XVIIIe siècle.
Bettens a longtemps fait partie du District de Cossonay dans lequel elle était la première commune, … selon l’ordre alphabétique, bien entendu. Suite à la réorganisation territoriale du canton de Vaud, la commune fait partie du District du Gros-de-Vaud depuis le 1er janvier 2008. Il est un fait que le Bourg d’Echallens, de par sa proximité, a toujours exercé une certaine attirance.
Bettens offre un privilège à ses habitants: être sans souci face à l’au-delà; le cimetière ne se situe-t-il pas au lieu-dit «Le Paradis»? C’est sans nul doute ce qu’avait compris un notable vivant au XIXe siècle; sa pierre tombale, encastrée dans le mur du cimetière, porte encore l’inscription suivante: «Ici repose Charles Emile Constant Fornerod, ancien Conseiller fédéral, 1819-1899.»
Selon le livre des villages vaudois, les habitants de Bettens sont surnommés «Les Grands-Pantets». C’est en effet pour avoir continué à porter les habits à longues basques longtemps après les citoyens des autres communes, qu’ils ont été affublés de ce sobriquet par des voisins railleurs.
Topographie
De par sa situation géographique qui n’est du reste pas unique, Bettens appartient à deux bassins versants; en effet, ses eaux se séparent et s’écoulent vers le Rhône par la Venoge et vers le Rhin par le Talent.
Des histoires d’eau, la Commune de Bettens n’en manque pas. Elle compte en effet sur son territoire au sud de la localité, les sources de la Molombaz qui lui fournissent une bonne partie de son eau de consommation. Ces sources sont issues directement d’une importante nappe phréatique qui occupe une bonne partie du territoire. En 1906, un droit d’eau a été vendu aux communes de Daillens, Penthalaz et Bussigny. La somme encaissée – à l’époque Fr. 10’000.–, a permis d’équiper la Commune de Bettens d’un réseau d’eau potable. A l’heure actuelle, il reste encore une petite portion du réseau de l’époque qui est encore en activité.
Population
La courbe de la population a connu une nette évolution à la hausse ces dix dernières années. On dénombrait 177 habitants en 1950, 203 en 1980, 345 en 2010 et ce n’étaient pas moins de 626 Grands-Pantets qui étaient recensés auprès du contrôle des habitants de la Commune en 2021.
Plusieurs facteurs sont à l’origine de cette augmentation: l’arrivée d’une nouvelle mouture de la LAT en 2014, qui a incité plusieurs propriétaires du village à réaliser leur bien, un PGA ne laissant que peu de place à la construction de villas en favorisant la densification avec des habitats groupés et la proximité de Lausanne qui a dû séduire plus d’un nouvel arrivant.
L’augmentation de la population de Bettens se traduit donc dans la répartition des tranches d’âges par une forte proportion du groupe 20-40 ans, qui représente 37.26% de la population en 2020 (moyenne cantonale 24.45%) avec comme corollaire, les besoins spécifiques à cette tranche d’âge: accueil de la petite enfance, scolarité, etc…
De petit village agricole, Bettens a donc entamé une mue en un village un peu plus urbain. Malgré tout, on dénombre encore sept exploitations agricoles occupant une dizaine de personnes. Le village compte également un restaurant, un garage, une garderie et une station de traitement de graviers, offrant pour l’ensemble une vingtaine de places de travail.
Projets de société
Après cette dernière décennie de développement avant tout axée autour d’une augmentation de la population, il est temps aujourd’hui de penser au développement de divers services de manière à répondre aux besoins et attentes de la population du village et pourquoi pas aussi à des projets plus régionaux.
Le plan général d’affectation (PGA) dont la révision a été initiée à la fin de la dernière législature, va avoir une influence certaine sur la physionomie de la Commune, avec des enjeux en matière d’aménagement du territoire communal pour les quinze prochaines années. Un des grands enjeux de la législature actuelle consistera à mettre en valeur une des dernières parcelles constructibles du village propriété de la commune. Si le potentiel de développement en termes de population est aujourd’hui très limité à cause des nouvelles règles que le Canton nous impose, il est toujours possible d’imaginer mettre en valeur cette parcelle en créant des locaux destinés à des services à valeur ajoutée pour les habitants de Bettens et de la région: épicerie, centre de soin, logements protégés ou artisanat pourraient voir le jour à moyen terme.
Vision personnelle et conclusion du syndic
Il est particulièrement motivant de relever les défis liés au développement de notre Commune. La compréhension des attentes des habitants du village et sa traduction au travers de différents projets est un travail de tous les jours. Elle passe par la communication et l’écoute. Les outils permettant de partager et communiquer sont aujourd’hui légions. Malheureusement mal utilisés, ou utilisés de manière partisane, ils peuvent aboutir au contraire du but recherché en favorisant la désinformation.
Une bonne entente au sein du collège communal est à mon sens essentielle si l’on souhaite parvenir à atteindre les objectifs que l’on se fixe. Je suis heureux de constater aujourd’hui une convergence de vue au sein de la municipalité vis-à-vis des importants projets que l’on s’est fixés pour cette législature.
Je profite de cette tribune pour remercier mes collègues municipaux pour leur engagement en faveur de la Commune et me réjouis de pouvoir partager avec eux des moments constructifs et de bonne entente.
Municipalité, de gauche à droite: Laurent Magnin (Syndic), Laurence Larghi, Sébastien Pache, Gianfranco Colaone, Alexandre Fontannaz (Vice-Syndic).
L'ESSENTIEL
CE QU'IL FAUT SAVOIR