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Installation de la machine et matérialisation des plans :
Tension des fils
Noeud et plans
Installation de la machine et matérialisation des plans :
Tension des fils
Noeud et plans
On bâtit la structure entièrement en bois ; joints à enfourchement, chevilles, taquets et noeuds de cabestan :
Cette structure est un outil pour étudier le paysage : entièrement démontable, elle peut être facilement transportée sur n'importe quel site puis orientée dans différentes directions, retournée, et l'horizontale réglée à différentes hauteurs. Il suffit ensuite de tendre les fils pour faire descendre ou monter le noeud. On obtient ainsi l'intersection d'une infinité de plans, perpendiculaires ou obliques.
Barbara Hepworth, Pelagos, 1946
Le bois représente la baie de Saint Yves en Cornouailles qui enserre la mer ; les fils symbolisent les relations de l'observateur au paysage. Ces sculptures sont également révélatrices d'un aspect intangible du paysage ; ce qu'il provoque chez l'Homme.
Les plans structurent le paysage. Ils sont de l'ordre du ressenti, de l'expérience de chacun.
Sur le site, le premier plan qui s'impose est l'altitude du Rolex Learning Center.
"Plan Vertical. Plan Perpendiculaire à l'horizontale du lieu"
Codex, Planes
Ensuite apparaît l'axe verticale du bâtiment CM prolongé par la route séparant Centre Est et Centre Midi ;
Ces deux plans se rencontrent en un point que l'on ressent comme étant le centre de l'espace de transition, constitué d'une pente douce et d'un réseau de circulation.
Rendre visible cette intersection matérielle, c'est révéler une lecture du paysage et étudier la relation entre ses plans : confrontation, transition, dialogue ?
Cette première maquette montre un rapport de force entre les plans, une intersection dure ; il semblent néanmoins se mettre en valeur l'un l'autre par le contraste. Ils se soutiennent.
Le mur fixe l’espace contenu entre la pente et lui.
Il se dresse à la verticale contre son mouvement
et créé un interstice, un volume figé unique
au milieu de la proto-structure
à peine en contact avec le sol.
Cet espace de retenu forme un
soubassement, un vide que
l’on peut mesurer grâce à ses limites.
Le plâtre saisit naturellement
ce vide puisque s’écoulant naturellement suivant
la pente jusqu’à rencontrer une contrainte.
-Moulage de l'espace contenu par le mur-
-La mesure est devenue un objet-
-Le vide est visible et manipulable-