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D'anciens membres accusent la fédération britannique de gymnastique de mauvais traitement. Cette dernière reconnait ses erreurs dans une lettre ouverte.
Ce n'est pas la première fois que des affaires de harcèlement physique et psychologique éclatent dans le monde de la gymnastique. En 2018, la fédération américaine a reconnu avoir fermé les yeux sur les abus sexuels commis par le médecin Larry Nassar sur 159 athlètes.
Mardi, c'est au tour du président de la fédération britannique, Mike Darcey, de présenter ses excuses. Il a reconnu que l'instance avait «laissé tomber» ses adhérents, à la suite d'une procédure juridique entamée à leur encontre.
En effet, elle est poursuivie par 37 anciens gymnastes, parmi lesquels trois médaillés olympiques, qui expliquent avoir été victimes d'abus physiques et psychologiques.
« Alors que nous restons sur de grands moments lors des Jeux olympiques de Tokyo, nous devons aussi reconnaître que notre organisation a, sur plusieurs aspects, échoué à grandir de la même façon» commence Mike Darcey dans une lettre publiée mardi sur le site de la fédération.
«Le conseil d'administration a procédé à un inventaire au cours des derniers mois. Il est évident que la direction et le conseil d'administration ont échoué à être suffisamment proches des gymnastes pour comprendre vos inquiétudes, et notre engagement à ce sujet n'a pas été à la hauteur», poursuit le texte.
Le dirigeant a également admis que la culture de l'entraînement autour de la gymnastique devait changer pour garantir un environnement moins toxique aux sportifs.
(ats/fag)