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Le 10 janvier 2012, l’agence de presse nationale de Corée du Nord, KCNA, a annoncé qu’une amnistie aurait lieu en l’honneur de Kim Jong-il, mort en décembre 2011, et de son père, Kim Il-sung.
Aucune information n’a été révélée quant au nombre ou à l’identité des prisonniers qui bénéficieront de cette amnistie, et l’on ignore de quel type de structure de détention ils seront libérés.
Selon les estimations d’Amnesty International, pas moins de 200 000 personnes seraient détenues dans des camps pour prisonniers politiques disséminés dans toute la Corée du Nord. On pense que ces camps seraient en activité depuis les années 1950. Pourtant, à la connaissance de l’organisation, très peu de personnes sont parvenues à s’en échapper et à quitter la Corée du Nord.
En mai 2011, Amnesty International a rendu publics des images satellite et de nouveaux témoignages illustrant les conditions de détention épouvantables régnant dans le réseau nord-coréen de camps pour prisonniers politiques.
Les images satellite révélaient l’emplacement et la taille de ces camps, ainsi que les conditions qui y prévalent.
Amnesty International s’est entretenue avec un certain nombre de personnes, y compris d’anciens détenus et d’anciens gardiens de ces camps, et a découvert que les prisonniers sont forcés de travailler dans des conditions proches de l’esclavage, dans ces structures où sont pratiquées la torture et les exécutions publiques; des prisonniers meurent de malnutrition ou à cause des conditions de travail dangereuses, et des milliers de personnes seraient détenues pour «culpabilité par association».