Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06953.jsonl.gz/325

Publiée récemment dans le JAMA, une étude sur l’hypothyroïdie infraclinique a montré que le risque d’événements cardiovasculaires et de mortalité coronarienne était presque deux fois plus élevé dès lors que le taux de thyrotropine (TSH) atteint 10 mU/L.
Menée par un groupe de recherche international, sous la direction du Dr Nicolas Rodondi, Privat- Docent et médecin adjoint à la Policlinique médicale universitaire (PMU) de Lausanne, la recherche a rassemblé les données de plus de 55 000 individus provenant de onze cohortes sur cinq continents.
Le but des chercheurs était de clarifier les méthodes de dépistage et de traitements de l’hypothyroïdie infraclinique, une affection qui touche 4 à 10% des adultes âgés de plus de 50 ans et qui se caractérise par un taux de TSH élevé avec des taux de thyroxine (T4) normaux. En comparant les taux de TSH avec la présence de maladies et de mortalité cardiovasculaires chez 55 287 individus, l’équipe internationale du Dr Rodondi a pu déterminer que le risque augmentait lorsque le taux de TSH atteignait 10 mU/L.
Pour vérifier l’efficacité du traitement de l’hypothyroïdie infraclinique et clarifier les recommandations pour son dépistage, les chercheurs planifient maintenant des essais cliniques randomisés.