Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07169.jsonl.gz/877

21/04/2016
Selon l’US Air Force Global Strike Command (AFGSC), soit l’unité de commandement des missions nucléaires des Etats-Unis, les besoins en ce qui concerne la dotation en bombardiers stratégiques seraient de 175 à 200 appareils.
Actuellement, l’AFGSC prépare la publication d’une analyse de ses besoins en ce qui concerne la future flotte combinée de bombardiers stratégiques et conventionnels. Le groupe de travail, a par ailleurs, confirmé cette semaine que le nombre définitif de bombardier sera basé autour d'une exigence opérationnelle "minimum" portant sur 100 Northrop-Grumman B-21, soit le nouveau bombardier stratégique de l’US Air Force.
La situation aujourd’hui :
L’US Air Force compte actuellement, un total de 159 bombardiers dans son inventaire qui comprend les flottes de B-1B, B-52H et B-2A.
Le B-21, future épine dorsale :
L’entrée en service du futur Northrop-Grumman B-21 se fera progressivement à partir de 2025, si tout va bien. Il remplacera en priorité les Boeing B-52H « Stratofortress » et les Rockwell B-1B et finalement l’actuel Northrop B-2.Mais, avant d’en arriver là, le B-21 volera avec un mélange des aéronefs actuellement en service.
Rappel :
Le programme du B-21 LRS-B prévoit de mettre au point une nouvelle génération de bombardier stratégique furtif, capable d’emporter des armes conventionnelles et nucléaires. Il doit venir compléter le nouveau dispositif de l’USAF qui comprend l’arrivée du F-35, des nouveaux ravitailleurs KC-46A et la modernisation des F-15. Le programme LRS-B a été officiellement lancé en 2012. Le projet LRS-B est considéré, comme prioritaire, pour la stratégie militaire américaine future dans le Pacifique Occidental et le Moyen-Orient. Le budget estimé pour le développement et la production du B-21 s'élève à 33,1 milliards de dollars pour la période 2015-2024. Le coût unitaire estimé est 606 millions.
La problématique des coûts :
A travers cette étude, l’US Air Force Global Strike Command prépare lentement, mais sûrement la dure réalité, que celle des coûts du futur programme de bombardier B-21. En effet, le budget actuel de l’Air Force permettra tout juste de construire 100 B-21. Hors, pour espérer pouvoir disposer de 175 à 200 nouveaux bombardiers et remplacer complètement les trois aéronefs en service, l’Air Force aura besoin de près de 80 milliards de dollars, uniquement pour ce projet. Les initiant de ce groupe de travail compte donc sur le temps pour obtenir les fonds nécessaires à l’objectif. En effet, il faudra du temps pour fabriquer B-21 en plus d'organiser et de former le personnel navigant et la maintenance. L’objectif principal est de s’assurer pour l’instant que les exigences du commandement central des États-Unis en vue de la modernisation de la flotte de bombardement seront possibles.
Photos : 1 Rockwell B-1B 2 B-21 @ Northrop-Grumman 3 B-52H @ USAF
18/10/2015
La flotte de Boeing B-52 devrait bientôt être dotée d’une nouvelle munition à forte pénétration. Boeing devrait selon toute vraisemblance recevoir prochainement un contrat pour sa nouvelle bombe non-nucléaire, la GBU-57 Massive Ordnance Penetrator (MOP).
La GBU-57 Massive Ordnance Penetratorest une bombe de13 600 kg anti-bunker guidée avec précision. Livrée à partir de 2011, elle est presque 6 fois plus lourde que les munitions anti-bunker de la génération précédente, comme la GBU-28 de 2 270 kg. La GBU-57 est actuellement en service sur les bombardiers furtifs de type B-2. Elle devrait prochainement être montée sur les B-52G de l’US Air Force.
L’objectif étant pour l’US Air Force de renforcer un peu plus sa capacité de frappe lourde, contre les sites nucléaires souterrains par exemple.
Photo : Essais de tir d’une MOP depuis un B-52 @ USAF
23/06/2015
C’est le retour marquant du « bon vieux » Boeing B-52 en Europe. Trois bombardiers stratégiques américains B-52 ont largué des bombes d'entraînement en Lettonie et sur le littoral suédois.
Ces exercices de bombardement n’avaient plus eu lieu, sur le vieux continent depuis la fin de la guerre froide. C’est dans le cadre d’exercices militaires
Baltops 2015 et Saber Strike 2015, que trois bombardiers stratégiques américains B-52 ont largué des bombes d'entraînement sur des cibles conventionnelles en Europe.
Le retour de la puissance US en Europe :
L’objectif de ces manœuvres est destinée à montrer la capacité des Etats-Unis à effectuer des bombardements au moyen d’armes conventionnelles dans cette région et de marqué son retour dans la région. Le bras de fer avec la Russie se poursuit un peu plus.
Le retour de l’increvable bombardier en Europe, n’est pour l’instant que limité dans le temps. Cependant, la crise en Ukraine et la demande du président américain Barack Obama d’alloué pour l’année 2015 un budget d’un milliard de dollars pour renforcer la présence militaire américaine sur le vieux continent, n’est peut-être qu’un prélude à un retour plus long des B-52G en Europe. En effet, le plan de redéploiement des unités américaines sur le vieux continent, précise qu’un certain nombre d’avions « stratégiques » (le type d’avion n’est pas connu) sont concernés.
Du côté de la Maison Blanche on confirme vouloir non seulement stationner de nouvelles Forces en Europe, mais également augmenter la fréquence d’exercices entre alliés de l’Otan en Europe dans un proche avenir, dans un but de notamment de parfaire les réactions, face à une variété de menaces et situations possibles.
07/11/2013
OKLAHOMA CITY, Boeing va continuer à augmenter l'efficacité et la polyvalence du bombardier B-52 en vertu d'un nouveau contrat de l'US Air Force. L’objectif concerne l’accroissement de l’emport d’armes intelligentes de l’ordre de 50%. Le contrat est estimé à 24,6 millions de dollars,
Boeing va s’employer à modifier les lanceurs d'armes existantes en soute, afin de permettre l’usage d’armes à guidage automatique en phase terminale. Pour l’US Air Force l’intérêt consiste à allié le temps de vol particulièrement long du B-52 avec la capacité de disposer d’un système d'armes efficace et polyvalent. Cette extension de capacité d'armes se joint au programme CONECT, qui concerne la mise à niveau globale des systèmes de communication en cours d'installation sur la flotte de B-52.
Boeing va mettre au point trois lanceurs prototypes pour des évaluations. Le programme prévoit que les premiers B-52 puissent recevoir le nouvel équipement à partir du printemps 2016. Les B-52 seront alors capables de transporter 24’500 livres de munition de type Joint Direct Attack (JDAM) ou 20 JDAM de 2000 livres. Les phases ultérieures permettront d’ajouter l’antimissile ainsi que des engins Air-to-Surface Standoff, (JASSM) et sa variante de longue portée (JASSM-ER).
Photo : Boeing B-52 @ USAF