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Le projet de loi déposé jeudi soir par le gouvernement québécois pour briser le mouvement de grève des étudiants instaure des amendes de 1000 à 125'000 dollars canadiens (930 à 116'500 francs). Il a été reçu comme une douche froide par les étudiants et l'opposition.
Un individu seul, par exemple, encourrait une amende de 1000 à 5000 dollars canadiens. Une association d'étudiants qui organiserait un tel rassemblement ou lancerait le mot d'ordre de bloquer l'accès à une université risquerait de devoir payer de 25'000 à 125'000 dollars, le double en cas de récidive.
Le projet de loi prévoit également que les organisateurs de manifestations doivent déclarer aux autorités, au moins huit heures avant le départ, la date, l'heure, la durée, le lieu et l'itinéraire du cortège.
"Loi ignoble"
La présidente de l'opposition officielle et dirigeante du Parti Québécois, Pauline Marois a fait la même analyse. Elle a parlé d'une "loi ignoble", "une violation grave des droits fondamentaux", "une attaque frontale contre les associations étudiantes" et demandé au gouvernement de retirer son projet de loi.
Pendant que les députés discutaient le projet de loi à l'assemblée nationale, des milliers de manifestants défilaient, pour la 14e soirée consécutive à Montréal et à Québec. Il expriment ainsi leur opposition à la hausse de 82% des frais de scolarité sur sept ans.
ATS