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Il était une fois quelques personnes de bonne volonté, à la recherche de leur idéal et soucieux de le faire partager à d’autres. Ils étaient intrépides, tenaces et volontaires, avaient un esprit de pionnier. Ils s’appelaient Raoul Hoffmann et Jean Schumacher, docteurs; M. Minder et Melle. Voumard Marie-Rose. Nous étions en l’an de grâce 1923 quand ils décidèrent de s’unir, avec quelques autres compères, pour fonder un nouveau club sportif, à l’image de ceux existant dans la région, à savoir Mt Soleil, La Neuveville, Porrentruy et Tavannes. Le Tennis-Club de Tramelan était né.
C’est donc en 1923 que l’on commença à rouler deux courts sur l’emplacement de la patinoire.
Les premiers statuts de la société sont signés le 2 mai 1924. Ils portent la signature de 19 membres.
Parmi les premiers procès-verbaux d’assemblées tenues au sein du club, je ne résiste pas à la tentation de vous lire celui-ci, datant du 7 mai 1926. Je cite:
« Le président, M. le Dr. Raoul Hoffmann, ouvre la séance à 8 h 45. Onze membres sont présents. Le caissier s’étant fait excuser, il est remplacé pour la séance par M. Hoffmann, qui nous annonce une bonne nouvelle: 140.- fr en caisse !
Les bons ministères cherchent à être le moins longtemps au pouvoir. Mais la volonté populaire sait à l’occasion et dans son intérêt les y maintenir. C’est pour la même raison que la démission de notre président est refusée.
M. Aurèle Béguelin, chef du matériel et, entre parenthèses, victime des mots croisés, se désintéresse quelque peu de son poste. Comme « aux âmes bien nées la valeur n’attend pas le nombre des années », M. Courvoisier, fils, accepte très aimablement de le remplacer. D’autre part, comme le filet de M. Aurèle Béguelin a toujours servi à la société, celle-ci décide de le lui acheter. La science médicale diagnostique une sérieuse maladie de notre deuxième court. L’assemblée décide de remédier au plus vite à cet état de choses. Un voeu est émis: celui de fixer des heures de jeu. L’assemblée refuse, étant persuadée que tous les membres connaissent les règles de l’urbanité française. Les membres présents sont généreux. Ils pensent aux ouvriers qui gagnent leur vie en fabriquant des balles de tennis.
Aussi demandent-ils à tous les joueurs un petit effort individuel: celui de changer chaque année ses trois balles. Il y aurait bien mauvaise grâce à refuser!
Enfin, dans son intérêt financier, disons-le bravement, l’assemblée décide de faire une active propagande par voie de presse pour convier les jeunes à se joindre à notre club. A 9 h 45 le président lève la séance ». (fin de citation)
Les maladies diagnostiquée se révélèrent finalement plus graves que prévues ce qui obligea la société, sous la présidence de M. Pierre Etienne, à choisir un nouvel emplacement, parmi trois possibilités, et à construire un nouveau court à La Violette (coût 3.000.- Fr). Il est inauguré le 1 er septembre 1928.
En remplacement de M. Etienne est nommé alors M. Aurèle Béguelin puis, en 1930, M. Henri-Robert Tissot remplacé en 1931 par M. Maurice Châtelain. Une année plus tard c’est au tour de M. Albert Voumard de prendre la présidence, son prédécesseur ayant quitté la localité.
La période de 1933 à 1939 fut une époque glorieuse pour le TCT puisque l’équipe tramelote composée de MM. Bürmann, Jean, Albert et Bertrand Voumard remporta plusieurs fois la coupe jurassienne et que Bertrand Voumard conserva pendant 7 ans le titre de champion jurassien. L’activité du club fut très réduite au début de la guerre. Ce n’est qu’en 1943 que, sous la présidence de M. Pierre Girod, la société reprit vie.
Avec un tout petit peu de retard, le club fête son 25 ème anniversaire le 26 février 1949. Une soirée – bal est organisée dans les Salons de l’Hôtel de la Gare avec apéritif, banquet, bal, jeux, polonaise, buffet froid pour la somme de 7.50 fr + 4.- fr pour l’entrée au bal avec cotillon offert. Le club est alors présidé par M. André Jeandupeux.
La place de jeu de La Violette devenant trop étroite, on songea dès lors à édifier deux nouveaux courts modernes. Après plusieurs années d’étude et de vicissitudes ( il y eut 11 projets!), la construction fut entreprise en 1951 sur l’emplacement actuel des Reussilles par les soins de la maison Sutter. Les courts sont inaugurés le samedi 18 août 1951 et au programme du dimanche figurent les finales du tournoi local et un match exhibition. Cette réalisation audacieuse fut le point de départ d’un heureux développement du TCT.
Il était pourtant urgent d’adjoindre un vestiaire à ces deux places de jeu aussi un pavillon est érigé en bordure des courts. Nous sommes alors en 1957, le club compte 55 membres actifs et 22 juniors. Son président est M. André Rossel, instituteur.
Comme une suite logique, l’éclairage artificiel, novateur et performant pour l’époque, est installé en 1965 puis remplacé en 1999.
C’est MM. Roland Rossel puis Paul Cossavella qui se succédèrent ensuite à la présidence du club.
Je n’ai pas trouvé trace d’une quelconque manifestation marquant les 50 ans du club par contre, sous l’impulsion d’un dynamique comité présidé par Paul Cossavella, sera construit le premier court couvert de l’ensemble du groupement jurassien des clubs de tennis.
Cette réalisation formidable pour l’époque et pour les finances d’un club dynamisera ce dernier. Inaugurée le samedi 1er octobre 1977, munie d’un revêtement encore provisoire, elle permettra de poser des bases solides pour l’extension du club. Construite simplement, sans chauffage, sans doublage, sans vestiaire elle constitue les temps héroïques du tennis hivernal à Tramelan puisque parfois on pouvait voir des joueurs pratiquer leur sport, avec, en plus du matériel indispensable et un bon training, jouer avec des gants et un bonnet de laine sur la tête.
Les lacunes précitées seront comblées peu à peu sans pour autant négliger les autres réalisations à savoir, en bref:
changement des grillages;
changement des surfaces de jeu en terre battue (1986)… et surtout….. en 1990, la préférant à la construction d’un troisième court extérieur, agrandissement du couvert pour arriver au bâtiment qui nous abrite actuellement avec vestiaires et nouvelles surfaces de jeu, d’un coût dépassant le million de francs.
en 1997, il fallu encore procéder au renforcement de la charpente du court initial.
J.-L.Maire