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Toute cette zone fut domminée dès 1563 par le château de beauregard.il
surplombait bien avant le chemin de fer (1860), tout ce site occupé par des plantages,
vignes et vergers.
C'est en 1900 que Suchard construisit, sur l'emplacement de l'ancien cimetière
désaffecté en 1869, des bureau assez éloignés des fabriques avec, peut-être,
l'arrière-pensée que toute la surface libre serait convertie en ateliers de fabrication
des produits Suchard.
La construction du pont Berthier, terminée en 1810, devait contribuer à donner
un essor à toute cette région.
Pont Alexandre Berthier.
Construction décidée en 1786
Projet présenté par M. Cézard, ingénieur de la route du Simplon (1789)
Début des travaux : 1807
Coût : 103'380 livres
Durée de construction : 2 ans.
Sous la srveillance des Quatre-Ministraux.
Dessin de Wirz, 1840.
Le pont fut un sujet de prédilection pour les nombreux peintres et dessinateurs.
Dessin de Baumann, 1823.
1900 Le pont Berthier, a cette époque est déja centenaire.
Cette photo, à voir l'environnement, date du début du siècle et y il avait un trottoir de chaque côté, donc suffisament de place pour les piétons et le circulation restreinte de l'époque.
Cette maman pouvait sans crainte se promener avec son enfant.
A noter qu'à gauche du cliché l'ancienne poste n'existait pas encore.
Les bureaux Suchard, à l'arrière-plan, sont implantés sur une partie
de l'ancien cimetière
Comme les usines se trouvent au fond du vallon, la publicité se fait par les toits afin d'être visible du train car à cette époque Suchard était déja très connu et devait être identifiable.
Dessin de Baumann, 1823.
1939 Les trams sont en attente devant les fabriques pour prendre en charge le personnel; c'est bienôt la fin de leur utilisation car l'on parle serieusement de leur remplacement par un nouveau moyen de transport en commun, il s'agit des trolleybus.
Le moment était peut-être mal choisit, mais il fallait aller avec son temps.
En 1940 les trolleybus font leur apparition sur cette ligne et la guerre est là, proche, avec ses problèmes de ravitaillement...en pneus par exemple.
Faute de moyens de locomotion, tout le monde était pressé
d'aller manger le repas de midi, pas toujours très près de l'usine.
Les horaires continus n'étaient pas encore d'actualité en ce temps-là.
Sortie de fabrique en 1914
Dans cette rue de Tivoli, près de ces fabriques, où tant de générations
de travailleurs se sont côtoyées et bousculées,
non pas tellement pour y entrer mais à coup sûr pour en sortir.
Et bien! En 1990 l'on aperçoit un fantôme qui s'est égaré et est peut-être à la recherche d'un passé pourtant proche.
La "Silencieuse" dénommée ainsi à cause de sa cloche de bois
C'était paraît-il une cloche sans résonance pour ne pas concurrencer celle de l'école.
Cette maison abritait le dispensaire tenu par une infirmière Suchard pour les premiers soins à apporter en cas d'accident ou de malaises.
Elle visitait également les malades à domicile et aidait les mamans en cas de necéssité
1926
Au même endroit fut construit un important complexe de production pour Suchard
qui sera utilisé de 1965 à 1989, soit pendant 24 ans seulement.
Ce complexe comprenait la fabrication de la confiserie, le conditionnement, la fabrication du Suchard-Express, le stockage des produits, l'expedition et l'administration de la production.
Les bureaux Suchard de Tivoli ont vu le jour en 1900
après arrachage d'une vigne et mise hors service de l'ancien cimetière.
Le tram date de 1899 et la rue de Tivoli n'est pas encore asphaltée.
Par contre un large trottoir longe le bâtiment, alors qu'actuellement il y a le péristyle de l'entrée et une large zone de verdure tout au long de la maison
La rue a donc été élargie du coté nord.
1926
Mêmes bureaux réhaussés, qui abritaient il y a peu Chocolat Suchard
puis Jacobs Suchard-Tobler.
Après un passge à vide, ils reprennent vie en 1994 tout le bâtiment est occupé par l'administration cantonal et les FTR
Les trolleybus, eux aussi, ont changé.
Ils sont articulés, donc d'une grande contenance.
1990
A la limite du Serrières d'autrefois, coté est, donc entre la ville et Serrière
il y avait encore des territoirs couvert de vignes
vergers et somptueuses villas.
Dans l'angle formé par Port-Roulant et Grise-Pierre se situait la villa Laureville appartenant a Frtz de Rutté directeur de Chocoléat Suchard.
1911
Cette magnifique villa "Laureville" fut vendue et démolie
pour faire place à un complexe de bâtiments dont la première tour de Serrières
qui fut construite en 1970.
Elle se situe près du pont de Maillefer.
Chemin des Amandiers reliant la rue de Tivoli à la gare de Serrières en longeant les pentes abruptes du vallon de la Serrière, là où autrefois, se concentrait toute l'activité des industries.
1989
Vers 1950, il existait encore tout près du village,
en dessous de la gare des marchandises,
un secteur de jardins ou de plantages, comme on disait,
mis à la disposition des familles du village
pour leur bonheur.
Au fond, le quartier de Maillefer-Tivoli.
Dès 1952 Suchard construisa de nouvelles fabriques, signant ainsi la disparition des plantages.
Cette ligne fut mise en service en 1860 mais les industries du village
n'en était pas moins oubliées.
En 1892, soit 32 ans plus tard, on mis en exploitation le funiculaire
reliant le niveau des fabriques à celui de la voie du train.
Dès lors, la gare des marchandises pris de l'importance.
Un coup d'oeil sur le réseau CFF à Serrières.
Après un essor considérable, grâce aux papeteries, à la chocolaterie,
à la fabrique de caisses Martenet et aux Fabriques de Tabac Réunies,
cette gare retombe dans l'oubli et voit passer encore
140 convois par jour dont le TGV
Aujourd'hui, il n'y a plus de gare marchandises et les CFF vendent le terrain.
Seul la station voyageur subsiste encore.
Photo de 1990.
La dénomination " Beauregard" a son origine dans le nom donné à une vigne
qui s'appelait en 1503 "vigne de la Clavenière" puis "Bel Regard".
Elle est acquise par la famille de Merveilleux qui fait construire, en 1563, le château.
Vu loin à la ronde, le château de Beauregard domine la gorge de la Serrière et le village.
Il est situé au pied de la colline de l'ancien gibet
A noter qu'il ne fut jamais féodal et que les propriétaires étaient des gens fortunés.
Décor en arcade commandé par la famille Sandoz-Rollin.
Printemps 1994. Vue depuis la rue de Beauregard.