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Alors que 42% de la population suisse est en surpoids ou obèse, une étude inédite utilisant une approche géospatiale fine met en lumière une prévalence de l'obésité et de la consommation de boissons sucrées en excès dans certains quartiers de Genève. Elle vient d'être publiée dans le Journal Nutrition & Diabetes.
Cette étude a été menée entre 1995 et 2014, sur 15'767 personnes de 20 à 74 ans résidant dans le canton de Genève, grâce au recueil de données effectué dans le cadre de l'étude Bus Santé. Elle est le résultat de la collaboration entre les chercheurs du laboratoire GIRAPH (Geographic information and analysis in population health) des HUG, de l'EPFL, de l'UNIGE et du CHUV.
En Suisse, en moyenne, 80 litres de boissons sucrées sont consommés par an et par personne (sodas, jus aromatisés, thé ou café sucré ou encore boissons énergétiques). Outre le gain de poids, ces boissons peuvent aussi entraîner des risques pour la santé, en faisant un véritable problème de santé publique.
Si les causes de l'obésité sont multiples et complexes, plusieurs études internationales avaient déjà pointé du doigt le rôle de la consommation de boissons sucrées, mais avaient été controversées. Cette étude est la première à illustrer sans ambiguité le lien entre indice de masse corporelle élevée, lieu de résidence et consommation de boissons sucrées. Elle pourrait permettre d'imaginer des mesures de prévention plus ciblées.