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Genève
Ingénierie et Architecture
Face aux changements climatiques, des solutions basées sur la nature sont requises pour séquestrer le CO2. Les mares ont été reconnues comme ayant un potentiel élevé pour le stocker et peuvent facilement être aménagées sur les toits. Ce projet mené par Beat Oertli et Marine Decrey de HEPIA et soutenu par le programme SPARK du FNS vise à évaluer le potentiel à piéger le CO2 de mares déjà existantes sur les toitures de plusieurs grandes villes suisses.
Les zones urbaines se développent rapidement, offrant ainsi de nombreuse surfaces sur les toitures. Celles-ci sont parfois végétalisées et hébergent occasionnellement des mares. Ces mares, en raison de leur situation élevée à plusieurs mètres du sol et de leur exposition au soleil, pourraient séquestrer efficacement le carbone via la végétation et le phytoplancton qui s’y développent et qui s’accumulent ensuite dans les sédiments.
L’objectif sera d'étudier, pour la première fois, le potentiel de ce type de plans d’eau pour séquestrer le carbone. De plus, nous identifierons les conditions permettant de l’optimiser. Des relevés seront effectués dans une quarantaine de mares, notamment à Genève, Lausanne et Bâle.
Sur un plus long terme, après une caractérisation complète du flux de carbone prenant en compte également les émissions de gaz à effet de serre, le développement d'un prototype de mare pourra être envisagé et proposé comme solution basée sur la nature pour contribuer à la séquestration du CO2 et à la mitigation des impacts négatifs des changements climatiques.