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Troubles du sommeil
Anamnèse et diagnostic
Des troubles du sommeil sont fréquemment rapportés parles patients post-COVID et peuvent fluctuer sur plusieurs mois. Il peut s’agir d’hypersomnie (augmentation des périodes de sommeil ou du besoin de dormir), somnolence diurne excessive, de difficultés à s’endormir, de réveils nocturnes et de difficultés à se rendormir. Le sommeil peut également être perturbé par des cauchemars ou des rêves étranges. Les troubles du sommeil liés à la respiration doivent être considérés dans le diagnostic différentiel.
L’indice de gravité de l’insomnie (ISI) (8) est recommandé pour évaluer le niveau de gravité de l’insomnie. Une évaluation de la fatigue est recommandée en cas de troubles du sommeil, ainsi que des tests de dépistage des troubles neurologiques et psychiatriques qui peuvent se manifester par des troubles du sommeil.
Prise en charge
En règle générale, l’insomnie est gérée en revoyant les mesures d’hygiène du sommeil :
- Éviter les stimulants tels que les boissons à la caféine (thé, café et soda) dans les 4-6 heures qui précèdent le coucher, éviter de fumer et de boire de l’alcool au repas du soir.
- Éviter les températures extrêmes (froid, chaud) dans la chambre.
- Pratiquer une activité physique régulière (en tenant compte du niveau d’énergie et en prévenant le malaise post-effort).
- Prévenir la clinophilie (tendance à maintenir une position allongée) en ne se mettant au lit que pour dormir ou avoir des relations sexuelles.
- Dîner légèrement.
- Favoriser les activités de relaxation au moins 1 heure avant le coucher.
- Éviter de regarder des écrans juste avant de se coucher et éteindre la messagerie du téléphone pendant la nuit.
- Utiliser la chambre à coucher uniquement pour dormir (ne pas travailler ou regarder la télévision, etc. dans la chambre), garder la chambre à coucher calme et sombre.
Tout comme dans l’insomnie non spécifique au COVID, la thérapie cognitivo-comportementale, les exercices de relaxation ainsi que la méditation de pleine conscience ou l’hypnose peuvent améliorer le sommeil. Quand l’insomnie n’est pas associée à un trouble psychiatrique, des traitements tels que la phytothérapie (p. ex., valériane, avena sativa, passiflore), la mélatonine ou un traitement pharmacologique (p. ex. hydroxyzine, trazodone) peuvent être utilisés en plus des mesures d’hygiène du sommeil. Les benzodiazépines à demi-vie courte (p. ex. alprazolam, oxazépam) peuvent être prescrits dans le traitement des troubles du sommeil pendant une courte période, afin d’éviter les effets secondaires cognitifs et la dépendance. Quand l’insomnie est associée à un trouble psychiatrique, il convient de prendre en compte ce dernier et de le traiter selon les recommandations d’un psychiatre (cf. troubles psychiatriques). Si ces mesures s’avèrent insuffisantes, une consultation spécialisée du sommeil (polysomnographie, test de vigilance) est indiquée.