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<h2>SubmittedText<h2><p><span style="background-color:white;color:#1E1E1E;">Un an après le décès de la Kurde Mahsa Amini, la situation des droits de l’homme en Iran reste très problématique et risque même de s’aggraver.&nbsp;</span></p><p><span style="background-color:white;color:#1E1E1E;">Selon la presse</span>, <span style="color:#131313;">environ 250&nbsp;Iraniens dont la demande d’asile a été rejetée vivent en Suisse. Ils devraient donc quitter le pays. Une procédure d’asile est en cours pour 900&nbsp;autres ressortissants iraniens.</span>&nbsp;</p><ul style="list-style-type:disc;"><li><span style="background-color:white;color:#1E1E1E;">Le Conseil fédéral est-il prêt à admettre à titre provisoire les ressortissants iraniens qui sont déjà en Suisse, tant que les mollahs sont à la tête de l’Iran et que les droits de l’homme sont violés&nbsp;?</span></li><li><span style="background-color:white;color:#1E1E1E;">Est-il prêt à trouver des solutions politiques en faveur des personnes particulièrement vulnérables (femmes, familles, membres d’un groupe victime de persécution, etc.) afin que leur autorisation de séjour en Suisse puisse être prolongée et qu’ils puissent travailler et se former&nbsp;?&nbsp;</span></li><li><span style="background-color:white;color:#1E1E1E;">En Suisse, comment peut-on garantir la protection et la sécurité des ressortissants iraniens vulnérables (programme de réinstallation de l’ONU par exemple)&nbsp;?</span></li><li><span style="background-color:white;color:#1E1E1E;">Quel est le taux de protection&nbsp;</span><span style="color:#131313;">des Iraniens qui ont obtenu l’asile en Suisse ou qui sont admis provisoirement&nbsp;?</span></li><li><span style="color:#131313;">Des rapatriements vers l’Iran ont-ils lieu en ce moment&nbsp;?</span></li><li><span style="color:#131313;">Concernant les personnes déboutées hébergées par des particuliers, peut-on trouver d’autres solutions pour remplir l’obligation de collaborer que de se rendre à l’ambassade d’Iran&nbsp;?</span></li></ul><h2>FederalCouncilResponseText<h2><div><p style="margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; line-height:150%; widows:0; orphans:0; font-size:11pt"><span style="font-family:Arial">1. L’art. 83 al. 4 de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration (LEI ; RS 142.20) prescrit que l'exécution du renvoi ne peut être raisonnablement exigée si ce renvoi ou l'expulsion de l'étranger dans son pays d'origine ou de provenance le met concrètement en danger. Cette disposition s'applique en premier lieu aux «</span><span style="font-family:Arial">&#xa0;</span><span style="font-family:Arial">réfugiés de la violence</span><span style="font-family:Arial">&#xa0;</span><span style="font-family:Arial">», soit aux étrangers qui ne remplissent pas les conditions pour la reconnaissance de la qualité de réfugié parce qu'ils ne sont pas personnellement persécutés, mais qui fuient des situations de guerre, de guerre civile ou de violence généralisée (cf. ATAF 2014/26 consid. 7.3 à 7.10 ; ATAF 2011/50 consid. 8.1 à 8.3).</span></p><p style="margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; line-height:150%; widows:0; orphans:0; font-size:11pt"><span style="font-family:Arial">Le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) suit l’évolution de la situation en Iran attentivement. En dépit des tensions qui y règnent depuis quelques mois, et compte tenu de la situation actuelle au Moyen-Orient, on ne saurait conclure que ce pays est confronté à une situation de guerre, de guerre civile ou de violence généralisée qui conduirait à devoir considérer que tous les ressortissants iraniens sont confrontés à une mise en danger concrète nécessitant qu’une admission provisoire leur soit octroyée. </span></p><p style="margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; line-height:150%; widows:0; orphans:0; font-size:11pt"><span style="font-family:Arial">2. La situation des personnes vulnérables, qui ne se sont pas vu reconnaître la qualité de réfugié aux termes de la procédure d’asile, fait l’objet d’un examen minutieux sous l’angle de l’exécution du renvoi. Dans ce cadre, le SEM détermine si une admission provisoire doit leur être accordée car l’exécution de leur renvoi n’est pas licite (contraire aux dispositions du droit international public), pas raisonnablement exigible (par exemple en raison de leur situation personnelle ou de leur état de santé) ou pas possible. </span></p><p style="margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; line-height:150%; widows:0; orphans:0; font-size:11pt"><span style="font-family:Arial">Les personnes qui ont été définitivement déboutées de leur demande d’asile, et en l’absence d’obstacle à l’exécution de leur renvoi, sont tenues de quitter la Suisse. L’article 14 al. 2 de la loi sur l’asile (LAsi ; RS 142.31) dispose que, sous réserve de l’approbation du SEM, le canton peut octroyer une autorisation de séjour à une personne qui lui a été attribuée aux conditions suivantes : elle séjourne en Suisse depuis au moins cinq ans à compter du dépôt de la demande d’asile, son lieu de séjour a toujours été connu des autorités, elle remplit les conditions du cas de rigueur grave en raison de son intégration avancée et elle ne tombe pas sous le coup d’un motif de révocation au sens de la LEI. En outre, la personne doit justifier de son identité en produisant des documents de légitimation valables délivrés par son pays d’origine (art. 13 al. 1 LEI et art. 31, al. 2 de l’ordonnance relative à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité lucrative [OASA ; RS 142.201]). L’examen de ces conditions s’effectue au cas par cas.</span></p><p style="margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; line-height:150%; widows:0; orphans:0; font-size:11pt"><span style="font-family:Arial">3. Le programme de réinstallation en cours (2022-2023) est suspendu depuis le 1</span><span style="line-height:150%; font-family:Arial; font-size:7.33pt; vertical-align:super">er</span><span style="font-family:Arial"> avril 2023 en raison de la pression qui s’exerce sur le système d’asile suisse. Le programme pour la période suivante (2024-2025), adopté par le Conseil fédéral en juin 2023, prévoit l’admission d’un contingent de 1600 réfugiés au plus. Il vise principalement les personnes en provenance des foyers de crise du Proche-Orient et celles qui ont emprunté les routes migratoires passant par la Méditerranée centrale. Le programme ne sera toutefois activé que si la situation s’améliore sensiblement en matière d’hébergement et d’encadrement des personnes qui relèvent du domaine de l’asile et permet d’accueillir des réfugiés à réinstaller. Dès lors, le SEM déterminera les pays de premier asile concernés par le programme. </span></p><p style="margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; line-height:150%; widows:0; orphans:0; font-size:11pt"><span style="font-family:Arial">4. Ces dix dernières années, le taux de protection (part des octrois d’asile et des admissions provisoires sur le nombre total de décisions sans radiation) pour les ressortissants iraniens a varié entre 25% et 51%. Pour l’année 2022, il s’est élevé à 48% et pour l’année 2023, à 37% (état au 30 septembre 2023).</span></p><p style="margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; line-height:150%; widows:0; orphans:0; font-size:11pt"><span style="font-family:Arial">5. L’Iran n’établit des documents de voyage de remplacement que pour les personnes qui veulent retourner dans le pays. Un départ non volontaire ne peut être organisé que si la personne concernée dispose d’un passeport. Depuis 2019, cinq personnes ont été rapatriées en Iran.</span></p><p style="margin-top:0pt; margin-bottom:0pt; line-height:150%; widows:0; orphans:0; font-size:11pt"><span style="font-family:Arial">6. À l’échéance du délai prévu pour l’hébergement d’une personne dans un centre fédéral pour requérant d’asile (soit 140 jours au plus), il revient aux autorités cantonales chargées de l’exécution du renvoi de pourvoir à l’hébergement des requérants déboutés. En cas de décision de renvoi exécutoire, les personnes concernées sont légalement tenues de collaborer à l’obtention de documents de voyage valables (art. 8, al. 4, LAsi), ce qui peut impliquer qu’elles prennent contact avec les autorités de leur pays d’origine.</span></p></div>