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Washington - L'administration Obama a attaqué mardi en justice l'Etat de l'Arizona en raison de sa nouvelle législation sur l'immigration. Les nouvelles lois en question durcissent la répression des travailleurs sans papiers.
Cette législation controversée enjoint aux policiers de l'Arizona et fédéraux d'enquêter sur le statut d'immigré de quiconque sera "raisonnablement" soupçonné d'être un sans papiers.
Les détracteurs de cette législation, qui entrera en vigueur le 29 juillet, estiment qu'elle est contraire à la Constitution et s'élèvent contre le risque d'une multiplication des "contrôles au facies".
Le Congrès de l'Arizona, dominé par les républicains, a voté cette mesure pour tenter d'enrayer le flux de clandestins mexicains qui franchissent illégalement chaque mois la frontière, ainsi que le trafic de drogue.
Approche plus globaleLes poursuites engagées mardi s'inscrivent dans l'approche plus globale de Barack Obama, pour qui les questions d'immigration relèvent de l'Etat fédéral et non de chaque Etat individuellement. Environ 10,8 millions de clandestins seraient présents sur le sol américain.
La procédure lancée mardi constitue toutefois un pari politique, puisque 59% des Américains soutiennent la loi adoptée en Arizona, selon un sondage. Cette loi "interfèrerait avec les intérêts vitaux de politique étrangère et de sécurité nationale en perturbant les relations des Etats-Unis avec le Mexique et d'autres pays", dit le document de 25 pages du département de la Justice.
La plainte a été déposée devant un tribunal fédéral de l'Arizona et demande une ordonnance provisoire puis permanente pour annuler la loi. Cette procédure intervient par ailleurs à quatre mois des élections de mi-mandat, qui s'annoncent difficiles pour les démocrates au pouvoir. Les républicains tentent de séduire les électeurs hispaniques, plutôt enclins à voter démocrate habituellement.
ATS