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"Il y a eu l'an dernier à Brisbane la millième victoire. Aujourd'hui, la 300e dans un Grand Chelem. Ce sont des chiffres qui n'ont pas fini de me surprendre", dit-il comme s'il avait de la peine à mesurer tout le chemin qu'il a pu accomplir depuis seize ans.
"En 1998, je suis venu ici à Melbourne disputer le tournoi juniors. Mon rêve était alors de jouer un jour les qualifications d'un tournoi du Grand Chelem ou pourquoi pas d'entrer dans le tableau principal. J'ai eu la chance de bénéficier d'une wild card à Roland-Garros et à Wimbledon en 1999. En 2000, ce dont je me souviens du match contre Michael Chang (réd: quand il a fêté sa 1ère victoire en Grand Chelem à Melbourne), c'est notre marche d'approche vers le court. J'étais derrière lui. J'ai vu qu'il y avait son nom sur ses chaussures. J'avais trouvé cela cool et même un peu fou..." Comme quoi Roger Federer a bien grandi.
"J'apprécie beaucoup David Goffin"
Le Bâlois sait que tout ne fut pas parfait lors de cette 300e victoire. "Je n'avais pas un feeling extraordinaire, avoue-t-il. Mais gagner dans ces conditions est plutôt gratifiant, glisse-t-il. Je suis heureux de ma réaction après la perte du deuxième set. J'ai été surpris par l'efficacité de Dimitrov au service. Heureusement, sa première balle n'a plus aussi bien fusé sur la fin."
Dimanche, il affrontera un joueur dont il est un grand fan. "J'apprécie beaucoup David Goffin. J'apprécie sa personnalité, son jeu, son souci d'être toujours à l'intérieur du court et le calme qu'il démontre sur le terrain", souligne-t-il. 2016 pourrait être une grande année pour lui. Je pensais déjà qu'il allait connaître une belle année 2015. Mais ce ne fut pas exactement le cas même s'il a réussi de belles choses en Coupe Davis." A l'entendre, ce huitième de finale n'est pas joué d'avance. Cette prudence n'est pas de façade. Il fera effectivement face à un certain péril face au Belge.
ats/adav
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