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Titre : The collapsing empire
Auteur : John Scalzi
Éditeur : Pan Macmillan 23 mars 2017
Pages : 336
L'Interdépendance est une union de plusieurs dizaines de systèmes planétaires connectés par ce que l'on nomme le flux, un espace incompris de l'univers. Ces systèmes sont unis par une personne, l'Emperox, qui contrôle l'équilibre du pouvoir entre l'Église officielle, le parlement et les guildes marchandes chargées de contrôler le commerce de plusieurs familles. L'Empire est à un point de changement. Le vieil emperox est mourant et son héritière n'était pas censée prendre le pouvoir. Mais Cardenia n'a pas le choix. Elle va devoir prendre le pouvoir et naviguer entre les demandes de plusieurs nobles et grandes familles. Dès son entrée au pouvoir elle apprend que le flux menace de s'effondrer détruisant l'Empire et impliquant la fin de l'humanité sur de nombreuses planètes.
SPOILERS
Je ne connais pas très bien John Scalzi mais j'entends parler de lui de temps en temps. À ma connaissance, ce roman est le premier de sa part que je lis. Si l'on se tient à la quatrième de couverture, nous avons là un roman de space-opera classique et sans surprises. D'une certaine manière c'est vrai. Le système politique n'est pas inattendu ni les problèmes de révoltes sur une planète reculée. Cependant, j'ai bien mieux apprécié ce roman que la plupart des space-opera classiques. L'une des raisons est la peinture du pouvoir comme d'un spectacle. Dès que Cardenia devient l'Impératrice elle comprend que tout ce qu'elle fait à des impacts sur son entourage et le monde. Elle comprend qu'elle doit créer un rôle et le suivre. Cet aspect est rendu plus fort encore par son accès à ses ancêtres qui lui permet de comprendre pourquoi l'Interdépendance a été mis en place.
Ce qui donne à ce roman le petit plus qui permet de le faire sortir de la masse est son thème. Un thème qui, d'ailleurs, n'est encore que survolé puisqu'il existe une suite. On se trouve dans un univers qui fonctionne grâce à quelque chose que peu comprennent. Et cette chose, le flux, risque de ne plus fonctionner. Le roman montre ce que cela implique en ce qui concerne l'humanité et le commerce. La civilisation va chuter et tout le monde va mourir. Ce premier roman montre aussi que plusieurs scientifiques ne sont pas forcément d'accord sur leurs conclusions. Une scientifique pense que le flux va se reformer, poussant une grande maison à tenter de se placer au-dessus des autres. Un autre scientifique pense que le flux va tout simplement disparaitre et qu'il est nécessaire de se préparer immédiatement à la fin de l'Empire. Dans les deux cas, il existe des indices mais qui ne sont pas encore pris au sérieux. Le roman explique aussi à quel point il est important de valider les résultats par le peer review mais aussi ce que cela implique en termes de temps. On aura tous compris, le roman parle de notre époque et du changement climatique. De la nécessité de comprendre les changements et d'agir en conséquence mais aussi de l'inertie du monde politique, économique et scientifique qui empêche des décisions radicales et rapides.
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**** Un premier tome très prometteur qui tente de décrire la fin d'une civilisation. J'espère que la suite continue sur la même voie.
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Image : Éditeur