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L' analyse de l'invité du jour de la TdG est limpide et éclairante: il n'était pas dans la vocation de la Ville de Genève d'investir des millions pour développer Naxoo et son réseau face à la concurrence des géants et il cite: Swisscom, Cablecom ou la Migros. Quand on se prétend socialiste et qu'on défend les Biens publics statégiques car nécessaires à tous et à toutes d'une manière égale, comme l'eau, l'électricité, les transports publics, et donc les réseaux publics pour les nouvelles technologies et qu'il faut vendre pour des raisons économiques et rationnelles, on vend à son partenaire naturel, un partenaire public à savoir Swisscom.
En effet, on apprend que la Ville est propriétaire de deux réseaux: celui de Naxoo 52% et celui des SIG 30%, partagé avec Swisscom. La rationnalité économique, puisque l'on nous parle de Genferei, de gaspillage des ressources et même de schizophrénie de service public, pour un gouvernement de gauche aurait été de vendre à Swisscom, qui est déjà partenaire de la ville de Genève pour le réseau des SIG et une synergie vertueuse pouvait s'enclancher au bénéfice de tous.
Le mystère dans cette sinistre farce de privatisation c'est pourquoi une majorité de gauche a préféré vendre à UPC Cablecom qui est la propriété de " Liberty Global" une multinationale ayant son siège à Denver Colorado, l'antre des stratégies USA de communication et donc de leur contrôle.
Il pourrait être sain et même peut-être nécessaire, que la Cour des Comptes se penche sur l'affaire pour savoir comment les transactions et les contrats de base ont été conclus, quand UPC Cablecom a montré son museau et a commencé à acheter quelques actions de Naxoo.
Certaines entreprises privées yankees sont des as de la corruption publique quand il s'agit de pénétrer de nouveaux marchés. Comme par exemple en Egypte, l'exemple des entreprises privées d'armement yankee qui sont à la base de certaines grosses fortunes d'oligarques planqués en Suisse après la fin du nassérisme, dès les années 70.
Pierre Pittet.