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Claude Autant-Lara est né avec le siècle et le cinéma. Au micro de Blaise Evard, il raconte avec passion les débuts du 7e art. Ceux de sa génération se sont lancés à corps perdu dans cette aventure. La seconde guerre mondiale a été selon lui, une époque bénie pour le cinéma français.
Il est là presque à la fin de sa vie, amer: le cinéma tombe dans la médiocrité. La Nouvelle Vague? une lamentable équipée. Claude Autant-Lara n'apprécie guère la télévision, qui sert selon lui à faire du matraquage politique. Même s'il ne regrette pas d'avoir contribué à la création du cinéma français, il ne choisirait plus cette voie-là.
Claude Autant-Lara nous livre ici sa vision du rôle de réalisateur.
(Source photo: TSR, 1982)
Né en 1901 dans le Val d'Oise dans un milieu artistique, Claude Autant-Lara découvre très tôt le cinéma. Il y fait ses premiers pas comme décorateur pour Marcel L'Herbier, l'un des pionniers du cinéma français. Il tourne son premier film en 1923. C'est après la guerre qu'il connaîtra un véritable succès avec entre autres films Le Diable au corps (1947) et La Traversée de Paris (1956).
Au milieu des années 1950, François Truffaut émet de violentes critiques sur le film Le Rouge et le Noir, tiré du roman de Stendhal, estimant ce cinéma dépassé. Claude Autant-Lara prend alors en grippe l'ensemble du mouvement de la Nouvelle Vague.
L'excès de ses prises de position et les errements politiques vers la fin de sa vie - il est député européen sous la bannière du Front National en 1989 - ont entaché l'image de Claude Autant-Lara. Pourtant ses pairs reconnaissent la force de son oeuvre.
Il est décédé le 17 décembre 2003.
(Source: Wikipédia)
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Journaliste: Blaise Evard