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Les taupins, les larves des élaterides, causent de plus en plus des dégâts dans les grandes cultures, particulièrement dans les pommes de terre. Une cause possible est la régulation insuffisante par des populations naturelles de champignons. Pour examiner cette hypothèse en vue d’une lutte biologique à l’aide de champignons entomopathogènes, nous avons étudié des sols provenant de terres labourées et de prairies permanentes de huit localités du canton de Berne. Pour prouver la présence des champignons nous avons utilisé des milieux sélectifs et la méthode d’appât à l’aide de Galleria. Les résultats démontrent la présence de champignons entomopathogènes de l’espèce Metarhizium anisopliae dans tous les sols examinés. Ce champignon attaque plusieurs espèces d’insectes y inclus les taupins et cause la maladie nommée « muscardine verte ». Les sols des terres labourées contenaient dans tous les cas moins de M. anisopliae que ce soit concernant la densité (colonies/g sols) soit la fréquence (pourcentage d’échantillons de sol avec M. anisopliae). Ces différences significatives, qui sont probablement dues à l’usage de fongicides et d’insecticide, peuvent expliquer au moins partiellement le problème des taupins. Un autre champignon entomopathogène, Beauveria bassiana, a été trouvé à des densités basses.
Agroscope a développé un système de points pour la protection des végétaux dans les cultures maraîchères. Le but est d’inciter à réduire l’emploi des produits phytosanitaires et les risques environnementaux et à promouvoir les mesures préventives et non chimiques.
De nombreux produits de consommation contiennent du charbon (actif). Celui-ci peut être contaminé par des substances nocives tels les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Agroscope a montré que les méthodes d’analyse et bases légales actuelles sont lacunaires.
Lors d'étés secs, jusqu'à 25 % de la production totale de fourrage en Suisse peut être perdue. En effet, les rendements des prairies sont fortement corrélés à la sécheresse estivale. C'est ce que montre une nouvelle analyse d’Agroscope et de l'Union suisse des paysans.