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A Genève et dans le Pays de Vaud, au Moyen Age et à l'époque moderne, le terme de mandement s'appliquait non seulement à une instruction pastorale, mais se référait aussi à une seigneurie. A Genève, jusqu'à la Réforme, les mandements désignaient depuis le XIIIe s. les territoires que l'évêque possédait en toute propriété, formés à partir de donations et de saisies au détriment des couvents de la région dès le XIe s. et d'acquisitions au XIIIe s. Ils étaient au nombre de trois: Peney, auquel s'ajoutaient les villages de Céligny et Genthod, Jussy et Thiez. Les châtelains, représentants du pouvoir épiscopal, résidaient dans les châteaux qui constituaient le centre administratif et judiciaire de ces seigneuries. Après 1536, la République de Genève se substitua à l'évêque; les habitants des deux mandements restés genevois (Thiez est définitivement savoyard en 1539) conservèrent le statut de sujets jusqu'en 1793.
Dans le Pays de Vaud, entre 1475 et 1798, le gouvernement (soit bailliage) d'Aigle était formé des trois mandements de la Plaine (Aigle, Bex et Ollon) et de celui de la Montagne (les Ormonts). Il fut le premier bailliage romand de Berne.
Bibliographie
– M. de La Corbière et al., Terres et châteaux des évêques de Genève, 2001, 25-48
Auteur(e): Martine Piguet