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Y a-t-il encore des publicitaires dans les agences ? Je me pose la question car deux "pubs" télévisées on retenu récemment mon attention : la première émane de Swisscom qui matraque le télespectateur pour leur vendre "les milliers de films sur pression d'une touche". Le texte final dit en substance à la fin de la présentation : "Tout y est, et plus encore...". Depuis je n'arrête pas de m'interroger sur ce que peut bien contenir le "plus encore" dès lors que tout y est déjà...
Changeons de registre et arrêtons-nous aux "arts ménagers". La respectable société Schulthess, bien connue dans le secteur des machines à laver le linge nous abreuve depuis quelques temps avec un spot ou une jeune femme - téléphone à la main - passe devant un bébé qui lève les yeux vers elle. tout en disant : "je pourrais la regarder pendant des heures". Bien sûr elle parle de son bébé ! Et bien vous avez tout faux ! Il s'agit simplement de sa machine à laver Schulthess, bien sûr. Schulthess parce que vous lavez bien...Quant au bébé. on ne sait pas comment il l'avale. De travers, sans doute.
Hôte de la Radio Suisse Romande il y a deux jours je crois, Daniel Vasella, grand prêtre de Novartis, s'est évidemment vu demander si ses revenus mirobolants et les attaques qui en étaient la conséquence lui posaient un problème. Et M. Vasella de répondre : j'encaisse.
Du point de vue des encaissements, on peut lui faire confiance...
A la suite d'une crise de rangement, j'exhume deux petits bouquins - en allemand - intitulés "Radio Eriwan antwortet" et "Neues von Radio Eriwan". Publiés chez Lichtenberg Verlag, Munich, en 1969, soit 20 ans avant la chute du mur de Berlin.
Constitués de "witz" consacrés à la vie en URSS, ils étaient à l'époque - pour les Allemands de l'Ouest - probablement une manière de mieux supporter, par la dérision, une désunion souvent mal ressentie.
Quelques exemples :
Frage an Radio Eriwan:
Gibt es bei uns in der Sowjetunion eine Pressezensur?
Radio Eriwan antwortet:
Im Prinzip nein. Es ist uns aber leider nicht möglich, auf diese Frage näher einzugehen.
Frage an Radio Eriwan:
Ich habe gehört, Nixon und Breschnew hätten einen Wettlauf rund um die Mauer des Kreml gemacht, bei dem Nixon gewann. Stimmt das?
Radio Eriwan antwortet:
Im Prinzip ja. Nixon und Breschnew nahmen an einen internationalen Wettlauf teil. Breschnew belegte einen ehrenvollen zweiten Platz. Nixon wurde Vorletzter.
Frage an Radio Eriwan:
Im Radio höre ich immer, dass unsere Produktion von Butter, Milch, Fleisch und Eier ständig gesteigert wird. Aber mein Kühlschrank ist immer leer. Können Sie mir einen Rat geben?
Radio Eriwan antwortet:
Ja, stecken Sie den Kühlschrank-Stecker in die Radio-Steckdose.
Frage an Radio Eriwan:
Ich habe gehört, das in der Deutschen Demokratischen Republik eine Fabrik einTransparent entfernen musste, auf dem die an sich doch begrüssenswerten Worte standen: "Wir arbeiten lieber für zehn Russen als für einen Amerikaner." Wie ist das zu erklären?
Radio Eriwan antwortet:
Wir sind diesen rätselhaften Sache nachgegangen. Die Erklärung ist sehr einfach. Es handelt sich um eine Sargfabrik.
Bonne fin de journée à tous et désolé pour ceux qui ne comprennent pas bien la langue de Goethe.
Alinghi a donc perdu. Ils ont bu la coupe jusq'à la lie. Et maintenant ils ont un coup dans l'aile. J'ignore s'ils ont, tout de même, bu du champagne. lls y auraient peut-être découvert où se trouvait la bulle.
Maintenant que les joujoux à 100 millions sont rentrés au port, peut-être pourra-t-on, de nouveau, parler de sport. Pour le plaisir du plus grand nombre et non pour l'ego surdimensionné de quelques-uns.
Les marins n'ont pas besoin d'avocats pour naviguer et ceux-là n'ont pas besoin de marins pour mettre les voiles...
Si j'en crois la Tribune de Genève de ce jour - et j'ai envie de la croire - Pascal Décaillet n'aurait guère (c'est un euphémisme) apprécié d'être brocardé dans le revue des élus.
Il semblerait que seuls les journalistes aient le droit et le devoir de dénoncer ce qui va bien ou mal dans la république. Le sieur Décaillet ne s'en prive pas. Toujours d'ailleurs dans un bel emballage : langue élégante, vocabulaire recherché, style très académique. Peut-être aussi un tantinet prétentieux par la manière subtile dont il fait étalage de ses connaissances.
Et puisqu'il convient de faire étalage de ses connaissances, permettez-moi de faire prononcer à Pascal Décaillet le mot de Cyrano (de Bergerac, donc) à propos des "folles plaisanteries" du vicomte : " Je me les sers moi-même, avec assez de verve, mais je ne permets pas qu'un autre me les serve." C’est ce qu’il a dû penser en entendant ou lisant le texte de la revue susmentionnée.
M. Décaillet possède un très riche vocabulaire et il en fait état dans chacun de ses papiers. Il lui manque cependant trois mots qu’il lui siérait d’intégrer dans ses chroniques : humour, modestie et dérision.
Je fais un pas de plus pour terminer. M. Décaillet me fait - parfois - penser à Talleyrand dont son illustre empereur aurait dit de lui : « c’est de la merde dans un bas de soie ». Là s’arrête toute comparaison. M. Décaillet n’est pas un bas de soie. Ce n’est pas de la mer.. non plus.