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Lorsque Madeleine Fontannes aperçoit Jean Desvernes, bel Officier qui défile lors de la Fête-Dieu, elle comprend que c’est l’homme de sa vie. Ce coup de foudre se transforme en un grand amour auquel s’oppose le Président, père de Madeleine qui interdit à sa fille de fréquenter ce braconnier sans le sou, d’autant plus qu’il destine sa fille à Jules Prabé.
Jean s’enfuit dans la montagne où va le rejoindre Françoise qu’il avait écartée. Celle-ci utilise le mensonge pour le reconquérir. Désespéré, Jean cède et l’épouse. Apprenant cette trahison, Madeleine tombe gravement malade. Mais un jour, en regardant une image du Christ, elle comprend le sens de la souffrance et le prix de la vie rachetée par la croix. Elle épousera Jules Prabé, acceptera une vie de sacrifice, sans amour, d’où le titre du roman : le cœur inutile….
Ce premier roman fut salué par une critique unanime. Ramuz félicite Maurice Zermatten d’avoir « osé être vrai » dans ce livre « tout gonflé de richesse verbale », Léon Savary y voit un chef d’œuvre, début d’ «une rénovation artistique» et le critique renommé de la Neue Zürcher Zeitung, Edouard Korrodi s’exclame « Habemus poetam » !
En 1938 Maurice Zermatten reçoit le Grand Prix Schiller pour son roman Le Coeur Inutile. Il le recevra une seconde fois en 1956.
En 1957, il fait partie du Conseil de Surveillance de la Fondation Schiller en qualité de délégué du Conseil fédéral.