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Les effets physiques et psychiques de la cocaïne et leurs risques.
La cocaïne bloque la recapture de certains neurotransmetteurs comme la dopamine, la noradrénaline et la sérotonine. Lorsqu’elle est sniffée, passant ainsi par les muqueuses nasales, elle produit son effet après 3 minutes environ, tandis que celui-ci se manifeste en quelques secondes lorsqu’elle est fumée ou injectée (flash). La durée de la phase euphorique (high) varie aussi en fonction du mode de consommation: cela va de quelques instants avec le crack et jusqu’à 30 à 60 minutes lorsque la cocaïne est sniffée. La cocaïne a essentiellement une action stimulante sur les plans physique et mental.
Les effets physiques provoqués par sa consommation incluent :
Les effets psychiques provoqués par sa consommation incluent :
Particulièrement lorsqu’il s’agit de doses faibles ou moyennes, les effets psychologiques de la cocaïne sont étroitement liés aux attentes individuelles, à l’ambiance générale et au contexte dans lequel la consommation a lieu.
La cocaïne peut entraîner des problèmes physiques et psychiques. Le risque de devenir dépendant est grand. Les produits de coupe sont un danger pour la santé!
Lorsque les effets de la cocaïne s’estompent, un sentiment de creux (crash) peut se produire. Il se manifeste par :
La consommation durable et intensive de cocaïne peut entraîner des modifications physiques ou psychiques.
Modifications psychiques
Les atteintes physiques résultant de la consommation durable et intensive de cocaïne peuvent comprendre
La cocaïne est généralement coupée avec diverses substances : des produits avec effet pharmacologique, comme le Levamisole et la Phénacétine, ou des produits sans effet pharmacologique comme le lactose, l’amidon ou la cellulose. Outre les risques liés à la cocaïne elle-même, ces produits peuvent entraîner différents risques pour les consommatrices et les consommateurs. Le Lévamisole est par exemple un médicament vermifuge utilisé en médecine vétérinaire. Un usage prolongé peut entraîner des effets secondaires incluant des vomissements, des diarrhées, des réactions allergiques, des troubles du système nerveux, mais aussi un affaiblissement du système immunitaire et des nécroses de la peau.
Tant chez les débutant-e-s que chez les consommatrices et consommateurs chroniques, un surdosage ou une intolérance individuelle peuvent conduire à une intoxication et à la mort. Le risque mortel ne dépend pas uniquement de la dose et de la tolérance individuelle, mais aussi de mélanges avec d’autres drogues et de la vitesse d’absorption du produit par l’organisme.
Les effets de la cocaïne sont puissants et ne durent pas très longtemps. Lorsque la brève sensation d’euphorie liée à l’augmentation du taux de dopamine s’estompe, un besoin compulsif pour une nouvelle dose peut apparaître. S’il n’est pas comblé, des sentiments opposés vont apparaître durant le » coming down » (descente): irritabilité, sentiment d’échec, état dépressif.
L’usage répété de la drogue peut ainsi devenir rapidement un réflexe contraignant, qui se transforme alors progressivement en une dépendance psychique forte. Celle-ci se manifeste par un besoin impérieux de combler le manque (craving).
Fumer ou s’injecter de la cocaïne et, plus encore, ses dérivés (crack et freebase), peut aussi induire une dépendance physique. Le sevrage provoque alors des symptômes comme des insomnies, des vomissements et des diarrhées.
Du fait de la constriction des vaisseaux sanguins consécutive à la consommation de cocaïne, le fœtus peut souffrir d’un manque d’oxygène et de substances nutritives.
La drogue passe aussi dans l’organisme de l’enfant à naître au travers du système circulatoire de la mère, ce qui peut occasionner de graves malformations chez le nouveau-né ainsi qu’une arriération mentale.
La consommation de cocaïne peut également entraîner une naissance prématurée, des saignements ou une fausse couche chez la mère.
La consommation de cocaïne entraîne une surestimation de la capacité à conduire, alors qu’en réalité les capacités sont réduites. La concentration et l’attention diminuent, l’irritabilité, l’agressivité et la désinhibition augmentent. Les pupilles se dilatent et rendent difficile l’adaptation à une lumière vive (éblouissement). Lorsque les effets de la substance se dissipent, ils font place à de la fatigue, voire de l’épuisement. Il est donc déconseillé de prendre le volant après avoir consommé de la cocaïne, même plusieurs heures après la consommation. Le mélange de substances (par exemple cocaïne et alcool) présente un danger particulièrement élevé vu que leurs effets croisés sont largement imprévisibles
La cocaïne: une plante sacrée, un remède "miracle" et une drogue à la mode.
Limites pour l'alcool et tolérance zéro pour les drogues illégales
(Site web)
(Site web en allemand et anglais)
Information à l'intention des personnes qui consomment de la cocaïne occasionnellement (PDF)
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