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Loin de moi l'idée de remettre en cause le réchauffement climatique. Même si la tempête de neige que j'ai affrontée en redescendant de Zermatt était assez inhabituelle pour un vendredi saint. Il paraît évident que d'importants bouleversements climatiques sont à l'oeuvre. Tellement importants qu'ils dépassent peut-être le pouvoir de nuisance de l'influence humaine, mais cela ne signifie certainement pas que nous devons nous abstenir d'essayer d'agir, bien au contraire.
Non, mon propos est simplement de souligner une fois de plus combien certains journalistes, politiquement corrects, se croient autorisés à écrire n'importe quoi, dès lors que c'est dans le sens du vent. Et combien ils sont peu surveillés par leur hiérarchie, les compétences scientifiques et la qualité de réflexion logique étant choses assez mal répandues dans les rédactions.
Une fois encore, c'est l'ats qui est en cause. Il faut dire que la bible de la presse helvétique les accumule dans un certain nombre de domaines bien précis que sont au moins l'automobile, le réchauffement climatique et la Colombie.
Exemple reproduisant la fin d'une dépêche de ce matin :
« La fonte accélérée des glaces de l'Antarctique - plus de 13.000 km2 de banquise ont disparu en cinquante ans - pourrait contribuer de façon importante à la montée du niveau des océans. Selon certaines projections au rythme actuel (3 mm par an de 1996 à 2006), les océans pourraient avoir gagné 1,40 mètre d'ici la fin du siècle ».
D'abord, c'est du niveau de physique d'un gamin de 12 ans, un glaçon qui fond ne fait pas monter le niveau de l'eau dans un verre. Parce qu'une partie du glaçon flottait déjà sous l'eau et que le reste est une question de densité. Archimède l'avait déjà compris.
Les 3 mm d'élévation annuelle du niveau des Océans sont dus à la glace qui fond sur le continent Antarctique ou sur le Groenland et c'est un problème. Un gros. Mais la banquise n'y est pour rien. Quand au rédacteur de l'ats, il n'est pas seulement nul en physique, mais aussi en arithmétique. Ou en français, c'est selon. Parce qu'en bon français, 3 mm d'élévation par année, projetée sur un siècle, ça fait 300 millimètres, soit 30 centimètres. Pour que cela fasse 1,40 mètres, il faudrait attendre 466 ans et quelques mois... A moins bien sûr de changer de rythme...
C'est précisément ce qui pourrait bien être en train de se produire.