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Près de la moitié des sites naturels victimes de braconnage ou de trafic
Ces sites constituent parfois les derniers habitats pour des espèces menacées: c'est le cas pour le rhinocéros de Java en Indonésie ou le marsouin de Californie, espèce du golfe du Mexique.
Près d'un tiers des tigres à l'état sauvage et 40% de tous les éléphants d'Afrique vivent dans ces sites.
Estimation difficile
D'après le rapport du WWF, le braconnage des espèces vulnérables et menacées, au premier rang desquelles les éléphants, les rhinocéros et les tigres, est signalé dans au moins 43 sites du patrimoine mondial, tandis que des cas d'exploitation forestière illégale d'espèces végétales précieuses, comme le bois de rose et l'ébène, sont recensés dans 26 sites.
Quant à la pêche illégale, elle est rapportée dans 18 des 39 sites marins et côtiers actuellement définis.
L'organisation non gouvernementale souligne toutefois que l'estimation de l'ampleur des activités concernées est rendue difficile par leur nature illicite.
agences/fb
Publié le 18 avril 2017 - Modifié le 18 avril 2017
Economie locale en péril
Le WWF estime que le braconnage de l'éléphant prive chaque année le continent africain de 25 millions de dollars de recettes touristiques (25,1 millions de francs).
Quatrième rang mondial
Quant au commerce illégal de bois d'oeuvre (bois destiné à tout emploi autre que le chauffage), responsable à lui seul de 90% de la déforestation enregistrée dans les grands pays tropicaux, il est valorisé à hauteur de 30 à 100 milliards de dollars par an par le WWF.