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Cette photo du stade "cercaire" d'un ver trématode parasite vivant dans le Léman est mieux connu sous le nom de "puce de canard". La forme nageuse se trompe parfois d'hôte et provoque des démangeaisons auprès des baigneurs.
Avec les cestodes ou "vers solitaires", les trématodes constituent la majorité des vers plats. Ces deux groupes, composés uniquement de vers parasites, comprennent plusieurs espèces problématiques, voire dangereuses pour les humains. Heureusement la "puce de canard", dont le nom scientifique est Trichobilharzia, n’appartient pas à cette catégorie et entre plutôt dans celle des nuisances bénignes.
Tous les vers plats ont des cycles de vie complexes au cours desquels une succession de larves doivent trouver des hôtes appropriés pour poursuivre leur développement.
Chez les trématodes, une larve particulière, la cercaire, qui se développe dans un escargot, s’enkyste généralement sur un support avant d’être mangée. Chez Trichobilharzia cependant, les choses se passent un peu différemment: la cercaire ne s’enkyste pas mais va activement pénétrer à travers la peau de son hôte définitif, normalement un oiseau aquatique, pour se transformer en adulte.
Guidée par des signaux chimiques, elle nage donc vers celui-ci, entre en contact, laisse sa queue à l’extérieur et pénètre dans les tissus. Il arrive cependant parfois que la cercaire se trompe de cible et s’attaque à un baigneur... Dans ce cas, les défenses de notre organisme vont tuer la cercaire égarée, mais au prix de démangeaisons et de réactions cutanées.
Le lac Léman n’est pas seulement le plus grand lac d’Europe occidentale. S’il est parfois appelé "Lac de Genève", c’est aussi parce qu’il porte en son coeur l’histoire de la ville. Des Romains aux multiples formes qui le composent, il se livre à celles et ceux qui trouvent en lui une expression de leur vivant.