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Dans mes sélection sur Flipboard, je tombe, 24 h après la publication de mon précédent post, sur un article de The Verge qui relate un projet de publier le blog de sa rédaction directement dans Facebook: Circuit Breaker.
Avec Instant articles, Facebook invite ce printemps les journaux à publier l'intégralité de leurs articles directement sur sa plate-forme en leur promettant de partager les recettes publicitaires. A quoi bon entretenir une escouade d'informaticiens pour maintenir un site si Facebook le fait gratuitement (La Tribune et bien d'autres médias ou FAI - fournisseurs d'accès internet - offrent gratuitement l'hébergement des blogs).
Mais le projet de Facebook est d'une toute autre dimension.
Le plus grand réseau ambitionne-t-il de bâtir le réseau routier universel de l'information, le seul réseau, un réseau de service public donc, qui assurerait la libre circulation des informations, sans bouchons ni exclusions (sauf que sa police, pour la paix des ménages, y bannirait les images à connotation sexuelle et d'autres contenus illégaux), garantissant un accès gratuit aux réseau primaire et secondaire, mais sans doute pas aux autoroutes de l'information qu'il faudra payer comme on paie les autoroutes réelles dans la plupart des pays.
La fin des Etats dans la régulation? Ou l'internationalisation inévitable à terme de Facebook sous l'égide de l'UIT ou de l'OMPI? Le dictateur éclairé que serait Zuckerberg vaudrait-il pas mieux qu'une assemblée "démocratique" bloquée par de sourdes divergences comme le sont la plupart des OI politiques?
C'est l'immense Churchill qui disait que la démocratie est le pire des système à l'exception de tous les autres. A ce sujet on ajoutera la réflexion de John Goetelen.
Et quid des rédactions dans ce jeu mondialisé?