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Session spéciale vendredi au Conseil des droits de l'homme
La communauté internationale va se pencher à Genève sur la situation au Soudan après le coup d'Etat de la semaine dernière. Une session spéciale du Conseil des droits de l'homme aura lieu vendredi, a affirmé mardi l'ONU.
Cette réunion sera la 32e sous ce format au sein de l'instance onusienne. Les sessions spéciales se sont multipliées ces dernières années, de la Birmanie au Bélarus en passant par l'Afghanistan.
Lundi, l'ambassadeur britannique Simon Manley avait officiellement demandé l'organisation d'une telle rencontre sur le Soudan dans une lettre à la présidente du Conseil. Cette requête est appuyée par plusieurs dizaines d'Etats, dont plus d'un tiers des membres actuels de l'instance comme requis.
Au moins 12 personnes ont été tuées parmi les opposants au coup d'Etat du général Abdel Fattah al-Burhane. Celui-ci avait déclaré l'état d'urgence et dissous les institutions il y a une semaine, deux ans après une révolte démocratique qui avait abouti à un nouveau gouvernement dans ce pays. Il était depuis mai 2019 à la tête du Conseil provisoire qui aurait dû remettre le pouvoir aux civils dans deux semaines, avant des élections dans trois ans.
Efforts de médiations
Depuis le coup d'Etat, les autorités ont bloqué à plusieurs reprises le réseau téléphonique et Internet. L'aéroport de Khartoum a lui également été en partie fermé. Des efforts de «médiations» sont en cours, avait déclaré lundi l'émissaire de l'ONU dans ce pays, alors que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Norvège sont eux notamment à la manoeuvre.
Le Premier ministre Abdallah Hamdok est en résidence surveillée. Lundi, il a demandé le rétablissement de son gouvernement. Plusieurs dirigeants civils arrêtés lors du coup d'Etat sont toujours introuvables, a affirmé de son côté leur avocat. Il s'inquiète de leur santé et de possibles poursuites judiciaires.
sn, ats