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L’identification des variétés de céréales et partiellement des espèces dans les récoltes est très difficile, voire impossible. La séparation électophorétique des protéines de réserve (gliadines) est d’une aide appréciable. La grande diversité des gliadines génère un séquençage spécifique à chaque variété ou espèce. Dans cette étude, les variétés de céréales de la liste suisse des variétés et des lignées de sélection avancées du programme de sélection suisse ont été analysées au niveau des différences de séquençage des gliadines par électrophorèse en gel polyacrylamide. En ce qui concerne le blé, 26 séquençages différents ont pu être mis à jour sur les 28 variétés examinées. Les variétés de blé sont donc bien différenciables par la méthode A-PAGE. Les 12 variétés d’orge indiquaient 9 séquençages différents. Alors que le séquençage des gliadines était différent pour les 4 variétés d’avoine, toutes les variétés d’épeautre ou presque montraient le même modèle. Les variétés de seigle, en raison de leur fécondation croisée, n’offrent pas de modèle homogène. Les espèces de céréales présentent toutes un séquençage spécifique. Les espèces diploïdes, telles que l’orge, l’avoine et le seigle présentent un modèle plus simple que les espèces hexaploïdes, telles que le blé, le triticale et l’épeautre. La méthode A-PAGE nécessite un grand investissement en temps et en travail. C’est pourquoi une seconde méthode d’électrophorèse a été employée, la focalisation isoélectrique (IEF). Par la méthode IEF, les gluténines, des fragments de protéines de réserve, ont été séparées. Les 28 variétés de blé n’ont montré que 11 différents séquençages des gluténines. La méthode IEF constitue cependant une alternative efficace pour la différenciation des espèces de céréales, en particulier celles dont les glumes disparaissent déjà lors du battage.
Production végétale
Stucky T., Hochstrasser M., Meyer S., Segessemann T., Ruthes A. C., Ahrens C. H., Dahlin P., Pelludat C.
Le nématode cécidogène des racines Meloidogyne incognita cause des dégâts non seulement dans les cultures en plein champ, mais aussi sous serre. Les chercheuses et chercheurs d'Agroscope ont développé un nouveau test de dépistage pour identifier les bactéries capables de lutter contre ces ravageurs.
La méthode de fertilisation CULTAN consiste à injecter de l'azote dans le sol sous la forme d’une solution d’ammonium. Des essais menés par Agroscope sur plusieurs années montrent que ce procédé réduit le lessivage de l'azote de 38 % en moyenne sans pour autant affecter les rendements.
Tuta absoluta est l'un des ravageurs les plus destructeurs des solanacées. Agroscope a développé un modèle statistique permettant de reconstruire la dynamique de population du ravageur et de l'un de ses parasitoïdes et d’optimiser la planification des interventions.