Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07165.jsonl.gz/703

À l’aide d’un modèle structurel agricole, le projet SULAPS permet de prévoir le développement de l’agriculture de montagne dans deux régions du Mittelbünden (GR) sur les 10 à 15 prochaines années. Deux des scénarios proposés se basent sur les hypothèses d’une libéralisation forcée des marchés agricoles et d’une diminution de moitié des paiements directs. Dans le scénario « Libéralisation avec offre suffisante de postes de travail », l’économie locale offre davantage de possibilités de gains supplémentaires ou complémentaires aux agriculteurs. Dans ce scénario, le changement structurel se fait au changement de génération. Le scénario « Libéralisation avec manque de postes de travail » se caractérise, lui, par une diminution du nombre de places de travail offertes jusqu’alors hors du secteur agricole. Dans ce scénario, on constate un doublement du taux de cessation d’entreprise par rapport au premier scénario. Ces abandons permettent aux exploitations restantes de s’agrandir. Ces extensions ne compensent cependant pas totalement la diminution des revenus des ménages engendrée par la baisse des activités non agricoles.
Les 15 parcs suisses, situés majoritairement dans les (Pré-)Alpes et l’Arc jurassien, constituent des pôles d’attraction touristiques en raison de leurs paysages uniques. Cependant, apportent-ils aussi une plus-value économique à l’agriculture locale?
Les exploitations agricoles suisses cèdent leurs engrais de ferme excédentaires à des exploitations ayant des capacités disponibles ou à des installations de compostage ou de méthanisation, afin d’équilibrer leur bilan d’éléments nutritifs. Les volumes d’engrais de ferme et de recyclage transportés, de même que les coûts de transport, ont nettement augmenté entre 2015 et 2022.
Nombre de pays européens observent un recul de l’emploi dans le secteur agricole et plus particulièrement dans celui de l’élevage. Les paiements directs peuvent contrecarrer cette tendance et mener à un renforcement de la main-d’œuvre – principalement féminine – sur l’exploitation.