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Pompéi, an 79 de notre ère.
Ville multiculturelle, bruyante, agitée par les excès, les jeux de pouvoir et les rivalités sentimentales. Là se croisent Glaucus le Grec fougueux, Arbacès l'Égyptien austère et sournois, la belle Ione, objet de toutes les convoitises, ainsi que les adorateurs d'une religion naissante. Mais, non loin de là, le Vésuve s'éveille et tout ce petit monde est loin d'imaginer que la cité vit alors ses dernières heures...
Edward George Bulwer-Lytton est un écrivain et homme politique anglais. Les Derniers Jours de Pompéi, publié en 1834, est un succès l'année de sa parution et devient une oeuvre largement adaptée, au théâtre notamment, à l'opéra, et bien sûr au cinéma, par le grand Sergio Leone.
Sergio Leone, célèbre par le western spaghetti et son style inimitable, en fera une adaptation libre en 1959.Avec en toile de fond la tragédie du Vésuve - l'une des plus grandes catastrophes naturelles de l'Antiquité.Format professionnel électronique © Ink Book édition.
Edward George Earle Bulwer-Lytton (25 mai 1803, Londres - 18 janvier 1873, Torquay), 1er baron Lytton de Knebworth, membre du conseil privé du roi, est un homme politique, poète, dramaturge et romancier britannique du XIXe siècle. Extrait : À mesure que je me rapprochais de la lumière, le gouffre s'élargissait, et je vis enfin, avec un étonnement que je ne puis vous décrire, une grande route unie au fond du précipice, illuminée, aussi loin que l'oeil pouvait s'étendre, par des lampes à gaz placées à des intervalles réguliers, comme dans les rues de nos grandes villes, et j'entendais au loin comme un murmure de voix humaines. Je sais parfaitement qu'il n'y a pas d'autres mineurs que nous dans ce district. Quelles étaient donc ces voix ? Quelles mains humaines avaient pu niveler cette route et allumer ces lampes ? La croyance superstitieuse, commune à presque tous les mineurs, que les entrailles de la terre sont habitées par des gnomes ou des démons commençait à s'emparer de moi. Je frissonnais à la pensée de descendre plus bas et de braver les habitants de cette vallée intérieure. Je n'aurais d'ailleurs pu le faire, sans cordes, car, de l'endroit où je me trouvais jusqu'au fond du gouffre, les parois du rocher étaient droites et lisses. Je revins sur mes pas avec quelque difficulté. C'est tout.
C'était au commencement du mois d'avril ; le jour touchait à sa fin ; deux dames étaient assises à la fenêtre ouverte d'un cottage du Devonshire. La pelouse qui s'étendait devant elles était parsemée d'arbres verts, dont le sombre feuillage était égayé par les premières fleurs et le frais gazon du printemps. A l'horizon la mer, qu'on apercevait à traversune éclaircie des arbres, bornait la vue, et contrastait avec les aspects plus rapprochés et plus paisibles du paysage.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Texte intégral révisé suivi d'une biographie d'Edward Bulwer-Lytton. "Les Derniers Jours de Pompéi" restent, près de deux siècles après leur parution, un exemple littéraire unique. Roman d'amour et de passion à la fois historique - voire archéologique - sur l'Antiquité, et roman ancré dans la réalité littéraire de son temps - le romantisme -, son succès ne s'est jamais démenti. Centré sur la destruction de Pompéi lors de l'éruption du Vésuve en 79 après J.-C., "Les Derniers Jours de Pompéi" sont un hymne à l'eau et au feu. Pompéi, la belle cité baignée par les eaux protectrices et dominée par le feu du Vésuve, devient le symbole de la destinée humaine qui roule sans cesse entre les eaux calmes et les feux ardents des passions.
Edward Bulwer-Lytton (1803-1873)"Je suis né à ***, dans les États-Unis d'Amérique. Mes aïeux avaient émigré d'Angleterre sous le règne de Charles II et mon grand-père se distingua dans la Guerre de l'Indépendance. Ma famille jouissait donc, par droit de naissance, d'une assez haute position sociale ; comme elle était riche, ses membres étaient regardés comme indignes de toute fonction publique. Mon père se présenta une fois aux élections pour le Congrès : il fut battu d'une façon éclatante par son tailleur. Dès lors il se mêla peu de politique et vécut surtout dans sa bibliothèque. J'étais l'aîné de trois fils et je fus envoyé à l'âge de seize ans dans la mère patrie, pour compléter mon éducation littéraire et aussi pour commencer mon éducation commerciale dans une maison de Liverpool. Mon père mourut quelque temps après mon vingt et unième anniversaire ; j'avais de la fortune et du goût pour les voyages et les aventures ; je renonçai donc pendant quelques années à la poursuite du tout-puissant dollar, et je devins un voyageur errant sur la surface de la terre.Dans l'année 18.., me trouvant à ***, je fus invité par un ingénieur, dont j'avais fait la connaissance, à visiter les profondeurs de la mine de ***, dans laquelle il était employé.Le lecteur comprendra, avant la fin de ce récit, les raisons qui m'empêchent de désigner plus clairement ce district, et me remerciera sans nul doute de m'être abstenu de toute description qui pourrait le faire reconnaître.Permettez-moi donc de dire, le plus brièvement possible, que j'accompagnais l'ingénieur dans l'intérieur de la mine ; je fus si étrangement fasciné par ses sombres merveilles, je pris tant d'intérêt aux explorations de mon ami, que je prolongeai mon séjour dans le voisinage, et descendis chaque jour dans la mine, pendant plusieurs semaines, sous les voûtes et les galeries creusées par l'art et par la nature dans les entrailles de la terre." Le narrateur, lors d'une expédition souterraine, fait la rencontre d'une civilisation vivant au fin fond de la Terre. Les Ana, tel est leur nom, vivent sans guerre et sans crime et maîtrisent une certaine énergie appelée Vril. Serait-ce la société idéale ? pas si sûr...
Ernest Bulwer-Lytton (1803-1873) "À quatre milles environ de l'une de nos villes manufacturières du nord s'étendait, en l'année 18.., une lande vaste et désolée. Il est impossible d'imaginer un endroit plus triste : quelques chétives touffes d'herbe y poussaient çà et là, sur un sol noir et pierreux. On n'apercevait pas un arbre sur toute cette aride étendue. La nature elle-même semblait avoir déserté cette solitude, comme si elle en eût été chassée par le bruit mugissant des forges du voisinage ; et même l'art, qui tire parti de toutes choses, avait dédaigné de mettre à contribution ces stériles régions. Il y avait quelque chose de fantastique et de primitif dans l'aspect de ce lieu, surtout lorsque, dans les longues nuits d'hiver, on y voyait flotter les reflets rouges et irréguliers de ces feux lointains qui donnent aux abords de certaines manufactures une si étrange apparence. On avait peine à s'imaginer, tant ce désert semblait abandonné des hommes, que des feux humains seuls en illuminassent la morne et stérile solitude. Sur une étendue de plusieurs milles on n'apercevait nul vestige d'habitation ; mais en se rapprochant du côté de la ville, on découvrait, à peu de distance de la route qui traversait la lande, une misérable petite cabane isolée." Le jeune Ernest Maltravers se perd dans la nuit et parvient jusqu'à une chaumière dont l'occupant n'est guère engageant. Malgré tout, Ernest est invité à se restaurer et à passer la nuit. Mais quelles sont les véritables intentions de son hôte ? A suivre : "Alice, ou les mystères".
Edward Bulwer-Lytton (1803-1873)"C'était au commencement du mois d'avril ; le jour touchait à sa fin ; deux dames étaient assises à la fenêtre ouverte d'un cottage du Devonshire. La pelouse qui s'étendait devant elles était parsemée d'arbres verts, dont le sombre feuillage était égayé par les premières fleurs et le frais gazon du printemps. À l'horizon la mer, qu'on apercevait à travers une éclaircie des arbres, bornait la vue, et contrastait avec les aspects plus rapprochés et plus paisibles du paysage. C'était un lieu écarté, solitaire, éloigné des affaires et des plaisirs du monde ; et c'était là ce qui en faisait le charme aux yeux de celle qui l'habitait.La plus jeune des deux dames assises à la fenêtre était la maîtresse de la maison. À son apparence, on ne lui eût guère donné que vingt-sept ou vingt-huit ans, quoiqu'elle dépassât de quatre ou cinq ans cette époque critique de la beauté. Elle était petite et délicate de taille et de proportions, et ses traits étaient charmants, quoique, par suite de leur air de douceur et de repos (accompagné d'une certaine mélancolie), les gens d'un goût superficiel ou peu délicat les eussent trouvés dénués d'expression. Car il y a dans l'aspect des personnes qui ont éprouvé des émotions profondes, un calme qui trompe les yeux du vulgaire : elles sont semblables à ces rivières souvent tranquilles et profondes à mesure qu'elles s'éloignent des sources qui les agitaient et les gonflaient au commencement de leur cours, et qui, bien qu'invisibles, n'en continuent pas moins à les alimenter."Suite de "Ernest Maltravers".
Les derniers jours de Pompéi
Edward G. E. Bulwer-Lytton
Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail d'édition en vue d'une édition numérique.
24 août 79 avant Jésus-Christ. Une petite ville romaine située près de Naples et du Vésuve vit, sans le savoir, ses dernières heures. Le volcan se réveille... Un classique de la littérature qui retrace la civilisation pompéienne retrouvée figée par les archéologues.
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L'auteur peint un tableau saisissant de la vie sociale et amoureuse de la société romaine juste avant l'explosion du volcan. L'intrigue déroule sans aucun temps mort et nous entraîne aussi bien dans les palais pompéiens que dans les arènes voire les bas-fonds de la ville.