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Bon nombre d'entre-eux ne deviennent pas scaphandriers par vocation mais par nécessité. La plupart sont marins et apprennent le métier sur le tas. Il faut des hommes capables de travailler sous l'eau, peu importe leur formation d'origine pourvu qu'ils soient de bons ouvriers et qu'ils sachent rapidement utiliser un scaphandre. Les entreprises travaillant aux renflouements sont souvent rémunérées sur dépenses contrôlées, plus un bénéfice, ce qui incite à étudier de près les salaires des personnels, et notamment ceux des scaphandriers. Parallèlement, se crée un syndicat de scaphandriers, revendiquant des augmentations de salaire mais également une réglementation des conditions de travail. Suivant les ports, une véritable surenchère des salaires suscite l'inquiétude des commissions locales. Il devient pas conséquent, urgent d'adopter une réglementation au niveau national afin d'éviter la dissociation permanente des équipes de renflouement. Les scaphandriers sont jeunes pour la plupart, pratiquant le métier parce qu'il est bien rémunéré et n’hésitent pas à quitter leurs employeurs pour rejoindre des ports où les salaires sont plus élevés. C'est la loi de l'offre et la demande, le travail à effectuer est considérable et il y a peu de candidats, comme nous l'a confié l'un d'eux: "on quittait une boîte un jour, on entrait dans une autre le lendemain !" A partir de 1945, des conventions voient le jour entre les entreprises, les scaphandriers et les employés œuvrant aux renflouements, d'autre part. Par la suite ces conventions sont adoptées par les ministres de la Marine, du travail et des travaux publics.