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Le bracelet électronique connaît un succès fulgurant, également en Suisse. Le recours à ce dispositif de surveillance permet de libérer des places dans les prisons sur le long terme mais pas à court terme.
On constate en effet un allongement de la durée des peines de prison du moment où les juges savent que tout ou partie de la sanction pourra être purgée sous surveillance électronique. L'assignation à résidence ne semble pas mieux empêcher la récidive que la prison, mais elle ne l'augmente pas non plus.
Dans sa thèse défendue jeudi à la Faculté de droit de l'Université de Neuchâtel, Ludivine Ferreira Broquet examine l'introduction de cet outil en Suisse, son usage, ainsi que les développements de ce dispositif porté au poignet ou à la cheville pour surveiller les déplacements d'un condamné.
Surpopulation carcérale
Le bracelet électronique a été utilisé pour la première fois aux Etats-Unis où il s'agissait de réduire le risque de suicide chez les mineurs en offrant une alternative à la prison. Puis, des considérations financières sont entrées en jeu suite aux problèmes posés par la surpopulation carcérale. La foi en la technologie a fait le reste pour populariser la surveillance électronique, relève l'auteure de cette thèse.
Pour l'auteure de la thèse "Le bracelet électronique en Suisse: hier, aujourd'hui et demain", l'assignation à résidence avec un bracelet électronique ne devrait pas seulement être considérée comme un outil sécuritaire de contrôle permanent. Cette sanction devrait aussi contribuer à socialiser ou à resocialiser au mieux les personnes détenues ou condamnées.
ATS