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Le Privilège du Phénix ; Ce roman paru en 1989 sous le vrai nom de yasmina khadra, Mohammed Moulessehoul, revient à l'actualité littéraire qui a porté l'auteur à la célébrité internationale avec notamment, a quoi rêvent les loups ? et son écrit autobiographique l'écrivain. Le récit à pour cadre, l'Algérie aux premières années de la conquête coloniale. Il se construit sur une énigme du personnage Flen qui n'a plus que ses pas errants à travers le pays déstructuré, Liaz un nain, s'emploie à lui faire retrouver la dignité du nom. Le lecteur familier de l'écriture photographique de khadra retrouvera, dans cette odyssée du tragique et du beau, la langue allégorique de moulessehoul.
Ce recueil de nouvelles de Mohammed Moulessehoul, entièrement consacré aux rêves impossibles de l'enfance algérienne dans les premières années de la conquête coloniale, est gorgé de poésie qui fouille et recouvre, peint et dénonce les désastres affectifs contenus dans la nouvelle qui donne son titre au recueil La Fille du pont. Garçons de ferme, khemmas, joueur de flûte, les jeunes protagonistes découvrent l'amour, l'amitié et la beauté dans un monde d'expropriation et de violence. L'allégorie qui construit l'univers du Privilège du Phénix partage ses espaces, dans La fille du pont, avec la réalité historique. Le Privilège du Phénix, La fille du pont et El Kahira ou La Cellule de la mort constituent une fresque de la terre algérienne, de la conquête coloniale à la guerre de libération.
Avec El Kahira, cellule de la mort, Mohammed Moulessehoul (Yasmina Khadra) a construit son héros un nationaliste condamné à mort aux premières heures de la révolution algérienne - à partir de plusieurs témoignages recueillis auprès d'anciens locataires des cellules CAM(condamnés à mort).Il pénètre l'univers morbide des geôles coloniales et le sadisme des gardiens. Dans cet enfer, les condamnés apprennent à résister à la guillotine non pour y échapper mais pour y aller en restant homme. Kateb Yacine, dans sa préface à l'un des témoignages de Abdelhamid Benzine, la montagne et la plaine : « Ces écrits aussi courts que simples, ont toute la force du vécu.Ils éclatent comme des coups de feu et ils vont droit au but. Ils font revivre en un éclair ces hommes et ces femmes sans lesquels l'Algérie ne serait pas venue au monde, les obscurs militants toujours sortis de la nuit noire et qui passent d'une nuit à l'autre : les mille et une nuits de la révolution ». Khadra a réussi a restitué le langage morbide de ces gardiens qui ne jurent que par la guillotine.