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Pour réussir dans le monde de l'après-pandémie, les investisseurs doivent se positionner dans l'optique de la relance et de la croissance structurelle.
Les marchés financiers connaissent un retour de balancier qui va certainement se poursuivre. Prévue et annoncée depuis plusieurs mois, la rotation sectorielle au profit des secteurs restés à la traîne l'an dernier a été amplifiée par l'adoption du plan de relance budgétaire de 1900 milliards de dollars aux Etats-Unis. Des secteurs comme l'énergie et la finance ont enregistré un rebond substantiel. La hausse des rendements obligataires a contribué à la belle performance des valeurs décotées par rapport aux valeurs de croissance et aux valeurs technologiques.
Ce pari sur un retour de balancier signifie que les principales tendances à court terme sur les marchés sont à contre-courant des tendances à long terme qui perdurent depuis une décennie. D'où les interrogations suivantes pour les investisseurs: jusqu'où ira ce retour de balancier? Les tendances de long terme restent-elles intactes? Tentative de réponses pour différents pans du marché.
La reprise économique conjuguée à la posture conciliante de la Réserve fédérale implique des taux d'intérêt plus élevés et des courbes des taux plus raides. Le marché le reflète déjà en partie et il ne s'arrêtera probablement pas là.
axé sur les valeurs technologiques.
Dans son scénario de référence, la Recherche d’UBS table sur un rendement de 2% pour les bons du Trésor américain à dix ans en fin d'année. Néanmoins, à plus long terme, elle ne croit pas à une sortie du régime de taux durablement bas à l'échelle mondiale, du moins à ce stade.
Dans l'immédiat, la rotation vers les valeurs décotées et vers les valeurs cycliques devrait se poursuivre. Elle est alimentée par l'accélération de la croissance et l'augmentation des rendements obligataires. Les secteurs de l'énergie et de la finance devraient signer une belle performance dans cet environnement.
Les petites capitalisations pourraient encore surperformer les grandes et le pétrole mérite attention. En cas d'entrée dans un nouveau paradigme, caractérisé par un rebond durable de la croissance nominale et des rendements obligataires, le retour en grâce des valeurs décotées pourrait durer pendant des années.
Néanmoins, comme déjà mentionné, le régime de taux durablement bas reste intact pour le moment, même si les investisseurs feraient bien de s'exposer dans une certaine mesure aux valeurs décotées. Ceci aussi bien pour profiter de leur performance à court terme que pour se couvrir contre un éventuel changement de régime de marché.
L'augmentation du rendement des bons du Trésor américain à dix ans a pénalisé les valeurs technologiques, qui sont des actifs à duration longue dont la valorisation souffre de la hausse des rendements nominaux. La sous-performance est particulièrement marquée pour les jeunes entreprises, qui ne sont pas encore bénéficiaires, et la correction de leur cours de Bourse risque de se poursuivre. Cela dit, ce n’est certainement pas le début de la fin pour l'investissement axé sur les valeurs technologiques.
a continué de se déplacer de l'Occident vers l'Orient.
Dans les cinq prochaines années, les bénéfices des entreprises technologiques internationales devraient enregistrer un taux de croissance annuel composé de l'ordre de 15%. Les accès de volatilité à court terme sont une occasion de constituer des positions à plus long terme sur les valeurs technologiques. La Recherche d’UBS entrevoit des opportunités dans le domaine de l'économie des services digitaux par abonnement et dans les entreprises exposées à son thème d'investissement «La prochaine grande opportunité».
Entre le 18 février et le 18 mars, l'indice chinois CSI 300 a cédé 11,5% et les actions chinoises semblent désormais survendues à court terme. Même si le Premier ministre Li Keqiang a fixé pour cette année un objectif de croissance économique légèrement supérieur à 6%, la Recherche d’UBS table sur une croissance du PIB chinois de 9%, portée par la consommation et l'investissement. Elle s’attend en outre pour cette année à une croissance du bénéfice par action des valeurs asiatiques de 22% en monnaie locale et de 28% en dollar américain.
Pendant la pandémie, le centre de gravité de l'économie mondiale a continué de se déplacer de l'Occident vers l'Orient. D'un point de vue stratégique, afin de diversifier un portefeuille et de faire en sorte qu'il s'apprécie sur le long terme, il est indispensable de l'exposer à l'Asie et notamment à la Chine.
En bref, pour réussir dans le monde de l'après-pandémie, les investisseurs doivent notamment se positionner dans l'optique de la relance et de la croissance structurelle, ainsi que guetter les opportunités en Asie.