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Le bilan initial établi par les autorités faisait état de quatorze morts, dont onze mineurs et trois secouristes, ainsi que de trente-cinq mineurs et trois secouristes disparus. Dans la soirée, il a été brutalement revu à la hausse. «Selon des informations préliminaires, personne n'a survécu dans la mine. Cinquante-deux personnes sont mortes», a déclaré une source citée par l'agence officielle TASS.
L'accident s'est produit vers 08h35 (heure locale, 02h35 en Suisse) jeudi dans la mine de Listviajnaïa dans la ville de Gramoteïno, dans la région sibérienne de Kemerovo, où sont situées de nombreuses mines de charbon.
Le Comité d'enquête russe, chargé des principales affaires dans le pays, a ouvert une enquête pour «violation des normes de sécurité», et a annoncé dans la soirée l'arrestation du directeur de la mine, de son adjoint, ainsi que du responsable de la zone où l'accident a eu lieu. La mine appartient à la société SDS-Ugol, l'un des plus gros producteurs de charbon de Russie.
Les opérations de recherches, qui ont duré toute la matinée, ont été suspendues dans l'après-midi à cause d'un risque d'explosion.
Un accident dans la mine de Listviajnaïa avait déjà eu lieu en octobre 2004, lorsqu'une explosion de méthane avait tué treize personnes. Selon les médias russes, une explosion y avait tué cinq personnes en 1981, à l'époque soviétique.
Les accidents dans les mines de Russie, comme ailleurs en ex-URSS, sont souvent liés au laxisme dans l'application des normes de sécurité, à une mauvaise gestion ou à des équipements vétustes remontant à l'époque soviétique. (ats)
Un membre présumé du commando impliqué dans l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, en 2018 à Istanbul, a été interpellé, mardi matin, à l'aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle et placé en rétention judiciaire.