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La plupart d’entre nous sommes porteurs du virus du zona. Il provient donc du » réveil » du virus de la varicelle ayant persisté après la primo-infection, au moment de la petite enfance.
Lors de ce premier contact avec la varicelle, le virus encapsulé (de la famille des Herpès Viridae) pénètre dans les voies aériennes supérieures puis dans le sang pour arriver enfin sur la peau. Il induit une éruption sous forme de gouttelettes. Celles-ci ayant disparues, le virus s’installe dans les ganglions nerveux sensitifs où il demeure latent. Sa réactivation est souvent liée à un déficit immunitaire général et à l’âge. Le zona peut aussi survenir après un traitement de radiothérapie ou de chimiothérapie visant à détruire les cellules.
Contrairement à la varicelle qui se présente sous forme d’éruption généralisée, celle du zona est très localisée et constituée de lésions érythémateuses (rouges) puis vésiculeuses et crouteuses situées le long du trajet d’un nerf (dermatome). La topographie est très différente selon les formes que prend cette maladie mais on considère que 90% des cas sont atteints d’un zona Intercostal (partant du rachis en ceinture autour du thorax d’où l’origine grec de zona signifiant ceinture) le long d’une ou plusieurs côtes. Cependant, il existe des zonas céphaliques visant les nerfs crâniens (5 à l0%) où le nerf ophtalmique est principalement atteint ainsi que celui de l’oreille et de la langue…
Les problèmes de lésions cutanées ne sont pas les seuls symptômes de cette affection. Les douleurs provoquées par le zona sont intenses et peuvent précéder, accompagner ou succéder à l’éruption (appelées dans ce cas les post zostériennes). Ces douleurs sont présentes dans 95% des cas et précèdent dans 80% l’éruption. Cela débute généralement par des sensations de brûlures, de picotements ou de décharges électriques sur une bande de peau le long d’un nerf infecté souvent sur une seule moitié du corps. Ceci est suivi d’une rougeur diffuse sur cette même région. de l’apparition de vésicules liquidiennes semblables aux boutons de varicelle provoquant des démangeaisons disparaissant au bout de 2.3 semaines. la douleur s’intensifie ensuite jusqu’à prendre l’apparence de véritables brûlures intenses par pics de douleur aiguë. En l’absence de traitement, les lésions du zona durent environ 3 semaines. Heureusement elles surviennent rarement plus d’une fois chez un même individu. Toutefois dans certains cas, environ 1%, le virus se réactive à plusieurs reprises.
Chez 20% des personnes atteintes, la douleur persiste après la disparition des lésions cutanées. C’est ce qu’on appelle la névralgie herpétique ou les algies postérieures. Cette douleur serait causée par la détérioration des fibres nerveuses envoyant des faux messages de douleur au cerveau. Dans ce cas, les variations de température et le port de vêtements deviennent insupportables.
Lorsque ce sont les nerfs crâniens qui sont atteints. les complications sont beaucoup plus graves atteinte de la cornée, de l’oreille (entrainant la surdité), lésions orales par atteinte du nerf maxillaire… Quand ce sont les nerfs périphériques, les conséquences peuvent être multiples paralysies musculaires, baisse de la sensibilité (hypoesthésie)… Les atteintes du système nerveux central, c’est à dire du cerveau et de la moeIle épinière aboutissent à des anencéphalies. (altération de l’état de conscience associée à des troubles neurologiques), à des pathologies visant les vaisseaux cérébraux… Retenez cependant que le zona est une maladie à évolution bénigne dans la majorité des cas. Les complications sont rares et les traitements pour combattre le virus existent. L’ attention doit être focalisée sur la prévention de cette affection en évitant tout contact entre porteurs et non immunisés. .