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11/02/2015
Berne, le Conseil fédéral a adopté le message sur l’acquisition de matériel d’armement 2015 ( programme d'armement 2015 ) à l'attention du Parlement. Avec le programme d'armement 2015, il propose aux Chambres fédérales de réaliser trois projets pour un montant de 542 millions de francs, dont l’achat du nouveau drone de type Hermes 900. Entrée en service prévue en 2016.
Le but :
Le système de drones de reconnaissance servira à sauvegarder la capacité d'exploration en vue de l'obtention de l'image de la situation et de la reconnaissance d'objectifs, après la réforme du système de drones de reconnaissance 95 actuellement en service. L'exploration pour l'obtention de l'image de la situation est un instrument de soutien aux organes de conduite militaires et civils appelés à prendre des décisions, tandis que la reconnaissance d'objectifs sert principalement à la conduite de l'appui de feu en cas de défense contre une attaque par un adversaire armé.
L'acquisition porte sur 6 drones, y compris les composantes au sol, le simulateur et la logistique.Le système de drone peut être engagé sur l’ensemble du territoire suisse à partir d’un aérodrome. Il est prévu de le stationner en priorité sur l’aérodrome militaire d’Emmen, mais l’exploitation est aussi possible à partir d’autres aérodromes militaires ou civils. L’appareil peut décoller et atterrir de manière entièrement automatique,
même en cas de faible visibilité. Il est commandé à partir de la station de contrôle au sol par un pilote de drone, au moyen d’une liaison radio ou satellite cryptée. Comme l’ADS 95, l’ADS 15 est équipé d’une caméra fonctionnant à la lumière diurne et à l’aide de l’imagerie thermique (caméra EO/IR). Une telle caméra fournit
de nuit comme de jour des images offrant la résolution requise. Il est dûment tenu
compte de la protection des données personnelles, conformément à la loi fédérale du 3 octobre 2008 sur les systèmes d’information de l’armée1.
Comme avec l’ADS 95, les images de la caméra EO/IR sont transmises en temps réel à la station au sol au moyen d’une liaison radio cryptée, puis mises à disposition du destinataire final, par exemple une centrale d’engagement civile ou le poste de commandement d’une formation militaire. Il est par ailleurs possible d’enregistrer les prises de vue dans le drone.
Adaptation du drone à l’avenir :
Le système ADS 15 Hermes 900 pourra plus tard être équipé d’autres capteurs pour des applications supplémentaires, comme un radar à synthèse d’ouverture pour obtenir l’image de la situation au sol, ou des moyens d’exploration électronique. Des appareils de mesure de l’air (p. ex. de la radioactivité) peuvent être intégrés pour couvrir des besoins de la Centrale nationale d’alarme (CENAL). L’utilisation du drone comme station de relais pour des réseaux de télécommunications est également possible.Le système est doté d’une avionique (électronique de bord) des plus modernes, redondante et remplissant les exigences de l’aviation civile. Il est ainsi possible de respecter les procédures de vol civiles, ce qui simplifie l’intégration dans l’espace
aérien suisse utilisé conjointement par les aéronefs civils et militaires. L’Hermes 900 dispose par ailleurs d’un ensemble de systèmes de sécurité allant jusqu’à l’intégration d’un parachute de sauvetage. De plus, un système détectant automatiquement les autres aéronefs («Sense & Avoid (S&A)») sera intégré. Ce système initialise une manoeuvre d’évitement en cas de risque de collision entre le drone et un autre aéronef. Le drone doit en effet
pouvoir être engagé dans tous les espaces aériens sans être escorté par un aéronef avec pilote. Il n’existe pas encore, aujourd’hui, de système S&A disposant d’une homologation internationale pour les drones. Les démonstrations effectuées jusqu’ici avec la participation de l’Office fédéral de l’aviation civile et de Skyguide ont toutefois toutes donné des résultats positifs, et les travaux progressent conformément au calendrier.
Intégration en Suisse :
Vu la longue expérience dont disposent le Commandement drones 84 ainsi que ses pilotes et ses opérateurs, la reconversion sur l’Hermes 900 sera rapide. Grâce au simulateur d’engagement du drone de reconnaissance, une instruction adéquate et respectueuse de l’environnement ainsi qu’un entraînement efficace et une assurance qualité systématique sont possibles. Des systèmes d’entraînement à la mise en oeuvre des procédures ainsi que des logiciels d’apprentissage sont à disposition pour la formation du personnel. L’Hermes 900 sera exploité par l’organisation professionnelle des Forces aériennes. La reconversion, sur le nouveau système, du personnel qui procède actuellement à la maintenance sera assurée par l’industrie. Vu la modernité et la simplicité d’entretien du système ainsi que le petit nombre d’exemplaires à acquérir (6 drones), un centre de compétences pour le matériel (CCM) réduit sera mis en place pour la maintenance par l’industrie. Les tâches du
CCM seront l’analyse approfondie des erreurs, le service des modifications, la documentation et la gestion des pièces de rechange. Le personnel proviendra principalement de RUAG et du fournisseur du système.
Les tâches et les responsabilités de maintenance sont fixées dans le concept de
gestion du système et vérifiées périodiquement par la Base logistique de l’armée.
L’Hermes 900 :
Le nouveau drone se classe dans une catégorie très supérieure à l’actuel ADS 95 « Ranger», soit la catégorie Multi-rôle, Moyenne Altitude Longue Endurance (MALE). Ce type de drone peut voler de manière autonome pendant près de 40 heures et venir se poser automatiquement sur n’importe quel aérodrome militaire. L’Hermes 900 a été conçu comme un dérivé de la famille Hermès d’Elbit Systems, il a effectué son premier vol en décembre 2009. Il est un dérivé de la famille «Hermes» 180 & 450. Dérivé du Hermes 450, le 900 hérite des blocs de construction fiables, de l'équipement de soutien au sol, des charges utiles et des contrôles de mission au sol, tout en élargissant l'enveloppe de vol et de l'endurance à des niveaux supérieurs. Le décollage et l’atterrissage sont entièrement automatiques.
Parmi les fonctionnalités clés offertes par ce drone, on trouve l'endurance, l'altitude de vol de 30.000 pied et une capacité de charge utile importante (jusqu'à 350 kg). Contrairement de nombreux concurrents, l'Hermes 900 est conçu avec une baie de 2,5 mètres de long pour la charge interne, il est capable d'accueillir jusqu'à 250 kg et permettant l'installation rapide de charge utile modulaire et le remplacement. L’avionique est innovante ainsi que ses systèmes électroniques, il dispose d’ un moteur ROTAX à faible bruit, le train d’atterrissage est escamotable.
L’Hermes 900 emploie une station au sol pour le contrôle, la liaison de données. Basé sur l’expérience de du modèle 450, le nouvel aéronef bénéficie de la logistique et de la réduction des coûts opérationnels.
Un ensemble de capteurs comprend la charge utile de base EO DCoMPASS, ou Stand off EO/IR/Système laser, tels que les AMPS du constructeur Elop. Différentes missions de surveillance de la zone peut être réalisées en parallèle à des charges utiles EO, il s'agit notamment des systèmes radars différents, tels que le SAR/GMTI et le radar de recherche. Deux modules de mission spécifiques de détection sont mis en place pour le drone : la cartographie électro-optique et les systèmes d'enquête de numérisation de zone (LASSO) de type hyperspectrale.
La taille du drone permet le déploiement d'autres capteurs comme par exemple la communication sécurisée SIGINT qui inclut le COMINT Skyfix / DF et Skyfix-G COMINT et les systèmes GSM.
Pour la configuration d'attaque électronique le drone comprend un système de brouillage SKYJAM pour les communications et AES 210 V/V2 ESM (ELINT) pour les systèmes électroniques.
L’Hermes 900 utilise un ensemble de données intégrées de communication par satellite permettant de lier les opérations au-delà de la ligne de mire et dans les zones montagneuses, où la ligne de visée UAS SATCOM est restreinte. En outre, il peut décoller de terrain peu aménager à proximité du théâtre d’opération.
Pour la petite histoire :
Le drone Hermes 900 a été utilisé en opérations par l’aviation israélienne pour la première fois au-dessus de la Syrie en 2012. Il a permis de repérer des armes chimiques tombées en mains des milices du « Daech » (Etat Islamique) et du Hezbollah, puis a coordonné les images permettant l’intervention des commandos israéliens du Sayeret Matkal qui les ont neutralisées de manière définitive.
Photos : Drone Elbit Systems Hermes 900 lors de l’évaluation à Emmen @ P.Kümmerling
L'US Air Force (USAF) va déployé a nouveau le célèbre chasseur de chars Fairchild-République A-10 « Thunderbolt II » en Europe dans le cadre d'un package de sécurité de théâtre (TSP) en vue de l'appui de l'opération « Resolve Atlantique ».
Le déploiement a été annoncé par l'US Air Force en Europe (USAFE) le 10 Février. Douze avions et environ 300 membres du personnel du 355e Fighter Wing, basée à Davis-Monthain Air Force Base (AFB) en Arizona, seront affectés à la 52e Escadre de chasse sur les installations de la base aérienne de Spangdahlem en Allemagne. Tous les actifs devraient être en place d'ici la fin de Février.
Ces appareils devront notamment, une fois pleinement opérationnels, pouvoir être déployé au sein des pays européens de l'OTAN de l'Est.
Historique :
Le 6 mars 1967, l’US Air Force proposa à 21 constructeurs de lancer une étude pour son programme Attack-Experimental ou AX d'avion d’attaque peu coûteux. Six compagnies répondirent à l'appel, dont Fairchild et Northrop, qui reçurent des contrats pour construire des prototypes. Le premier vol du prototype YA-10A de Fairchild a eu lieu le 10 mai 1972. Le 10 janvier 1973 le A-10 est déclaré vainqueur de la compétition face au Nothrop A9 Les premiers A-10A ont été livrés en octobre 1975 à la base de l’USAF de Davis-Monthan, dans l’Arizona. 714 appareils (dont un biplace) furent construits pour l’USAF entre 1975 et 1984. L’A-10 Thunderbolt II a cependant été assez mal accueilli dans les forces aériennes américaines, les autorités avaient plus confiance dans les F-16 et F-15.
Photo : Le Fairlchil A-10 « Thunderbolt II » @ USAF
La famille A320NEO se porte à merveille, elle vient de recevoir une lettre d’intention de la compagnie Asiana Airlines pour l'achat de 25 appareils A321NEO monocouloirs, dans le cadre de son programme de modernisation de la flotte.
Les appareils seront configurés avec 180 passagers dans un aménagement à deux classes, le nouvel avion sera exploité sur les services régionaux du transporteur, ainsi que sur les lignes intérieures sélectionnées. Asiana prendra une décision en ce qui concerne le choix de la motorisation à une date ultérieure. L'A321NEO se joindra à la flotte existante d'avions de la famille A320 exploité par Asiana Airlines.
Asiana Airlines exploite actuellement 33 Airbus, soit 15 gros-porteurs A330-300 et deux A380 à double plateforme. En plus de son engagement récemment annoncé pour l’A321neo, la compagnie aériennea des commandes en cours pour quatre A380 supplémentaires et 30 tout nouveaux A350 XWB.
Photo : A321NEO aux couleurs d’Asiana @ Airbus Group
10/02/2015
Il y a quelques jours, la nouvelle version du chasseur iranien Saegheh (Tonnerre) a été dévoilée lors d’une cérémonie de livraison à l’armée de l’air iranienne. Le Saegheh II est un jet supersonique à biplaces fabriqué par les experts de l'industrie aérospatiale du Ministère de la Défense iranien en collaboration avec l’armée de l'air.
Le HESA Saegheh II sera utilisé pour les missions de logistique, dans le cadre des missions tactiques et d'entraînement de pilotage. Selon les responsables iraniens, l’avion dispose d’un système électronique amélioré de conception et de fabrication 100%, iranienne. Les avions de chasse Saegheh II devraient satisfaire, pour le moment, aux besoins de l'armée de l'air iranienne et "ils seront transformés et modifiés en fonction des exigences", a déclaré un haut responsable de l'armée de l'air.
Ce bon vieux Northrop F-5 :
Le Saegheh I de première génération et le Saegheh II sont directement issus des avions de combat américain Northrop F-5 qui avaient été livrés dans les années septante à l’Iran, soit à l’origine 140 aéronefs. Ils ont reçu deux stabilisateurs verticaux au lieu d'un et ceci à la manière du F/A-18. Le premier Saegheh a été testé avec succès le 20 septembre 2006.
L'Iran a annoncé que le Saegheh est un avion de combat qui dispose de grandes capacités de manœuvre et qui peut bombarder des cibles terrestres se trouvant à courte portée. Le chasseur-bombardier a un rayon d'action de 3’000 kilomètres, peut rechercher des avions ennemis et être équipé d'un grand nombre d'armes et de munitions.
En septembre 2010, l'Iran a présenté le premier escadron d'avions de chasse Saegheh I lors d'un salon de l'aéronautique.
En septembre 2012, l'armée de l'air iranienne a déclaré que la nouvelle génération d'avions de chasse Saegheh, produite sur le territoire national, est plus performante que la précédente et qu'elle a été optimisée par des spécialistes iraniens. Le nouvel appareil peut être équipé de munitions plus puissantes, de bombes intelligentes et de systèmes électroniques modernes.
La petite phrase :
Selon le général Attaollah Salehi commandant en chef de l'armée iranienne: « Le Saegheh II est similaire au chasseur américain F/A-18, mais ses performances techniques et tactiques sont meilleures. »!!
Photos : Le HESA Saegheh II @ Agence Irna
Montréal, Bombardier Avions commerciaux a annoncé hier en fin de journée qu’American Airlines, Inc. filiale en propriété exclusive d’American Airlines Group Inc., a signé une commande ferme de 24 biréacteurs régionaux CRJ900 NextGen. Cette commande avait été annoncée le 30 décembre 2014 et suivait l’exercice par American de 24 des 40 options qu’elle avait réservées antérieurement sur des avions CRJ900 NextGen. Les options avaient été acquises initialement dans le cadre de l’importante commande de biréacteurs régionaux par American annoncée en décembre 2013. Comme l’annonçait précédemment Bombardier, au prix courant de l’avion CRJ900 NextGen, la commande ferme est estimée à quelque 1,14 milliard $ US.
En incluant cette dernière commande, Bombardier a enregistré des commandes fermes pour 1’ 858 avions de la série CRJ, dont 384 biréacteurs CRJ900 et CRJ900 NextGen. À l’échelle mondiale, des avions de la série CRJ sont en service auprès de plus de 60 sociétés aériennes et plus de 60 clients exploitent des variantes d’entreprise de ces avions dans plus d’une cinquantaine de pays sur six continents. Les avions de la série CRJ ont transporté plus de 1,5 milliard de passagers et accumulé plus de 41 millions d’heures de vol et plus de 34 millions de cycles de décollage et atterrissage.
Photo : CRJ900 American Airlines @ Bombardier Aviation