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La compagnie canadienne Teck Resources a annoncé dimanche qu'elle renonçait à demander l'autorisation d'exploiter une mine géante de sables bitumineux en Alberta (ouest). Le gouvernement de Justin Trudeau devait se prononcer d'ici fin février sur ce projet controversé.
Ce projet d'environ 20 milliards de dollars canadiens (14,7 milliards de francs), baptisé Frontier, devait permettre la production de 260'000 barils de pétrole par jour.
Mais son impact sur l'environnement a été dénoncé par les écologistes et les populations autochtones de la région: l'exploitation de la mine aurait généré 4,1 millions de tonnes de CO2 par an, selon l'étude de l'Agence d'évaluation d'impact du Canada.
L'entreprise basée à Vancouver (ouest) a annoncé dans un communiqué qu'elle avait envoyé une lettre au ministre fédéral de l'Environnement pour lui annoncer sa décision.
"Nous sommes déçus d'en être arrivés à ce résultat", a déploré le PDG de Teck Resources, Don Lindsay, dans sa lettre au gouvernement. "Teck avait proposé un projet responsable sur le plan social et environnemental, en pointe dans le secteur et qui avait le potentiel de créer des bénéfices économiques importants pour les Canadiens", a ajouté le dirigeant, expliquant que sa société cherchait à concilier développement économique et respect de l'environnement.
Décision délicate
"Malheureusement", poursuit M. Lindsay, "le débat croissant sur cette question a placé (le projet) Frontier et notre société au coeur de questions bien plus larges auxquelles il reste à apporter des réponses". "Dans ce contexte, il est désormais évident qu'il n'existe pas de possibilité de faire avancer ce projet de façon constructive", a-t-il conclu.
Le gouvernement de Justin Trudeau avait jusqu'à fin février pour annoncer s'il donnait son feu vert ou pas à ce projet, souhaité par les dirigeants de la province pétrolière de l'Alberta qui le jugent essentiel pour la croissance et l'emploi de la région.
La décision s'annonçait donc particulièrement délicate pour le Premier ministre qui s'était engagé, lors de sa réélection fin 2019, à faire du Canada un pays carboneutre d'ici 2050. M. Trudeau avait déjà été vertement critiqué de toutes parts pour avoir nationalisé en 2018 l'oléoduc Trans Mountain dans l'ouest du pays, puis autorisé son agrandissement.
Mirjana Spoljaric Egger, première femme élue présidente du CICR
Une femme va présider le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour la première fois depuis le lancement de l'organisation il y a près de 160 ans. Mirjana Spoljaric Egger prendra ses fonctions en octobre prochain, a annoncé jeudi l'institution à Genève.
Cette diplomate suisse a été désignée par l'Assemblée, organe suprême de l'organisation, pour un mandat de quatre ans renouvelable. Elle remplacera Peter Maurer qui aura passé dix ans à la tête du CICR.
Mentionnant "un honneur", elle relève également la "grande responsabilité" qui l'attend. Elle promet d'"attirer l'attention" sur les défis pour les plus vulnérables et de valoriser les efforts menés par l'organisation.
En quelques années, le CICR aura renouvelé les deux fonctions les plus importantes au sein de l'institution. Robert Mardini était devenu il y a deux ans directeur général.
Actuellement sous-secrétaire générale de l'ONU, Mme Spoljaric Egger est en charge de l'Europe au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Elle fait partie des Suisses les plus élevés au sein du système onusien.
Licenciements récemment
Le CICR a mis longtemps avant d'accueillir des femmes parmi ses collaborateurs. Il a fallu environ 100 ans avant de voir la première déléguée.
Mme Spoljaric Egger va prendre la tête d'une organisation qui n'a cessé de s'étendre ses dernières années pour dépasser les 20'000 employés. Avant de devoir annoncer récemment des coupes de dizaines de postes en raison des effets de la pandémie, provoquant une soixantaine de licenciements.
De son côté, M. Maurer va rester en fonction jusqu'à fin septembre, avant de prendre sa retraite. Il aura mené d'importants changements au sein de l'organisation, l'ouvrant davantage à l'utilisation des nouvelles technologies pour l'assistance humanitaire. Le rapprochement avec des acteurs du secteur privé lui a été régulièrement reproché par ses détracteurs.
Jeudi, il a salué l'"expérience de la scène internationale" de Mme Spoljaric Egger. "Je suis convaincu que grâce à ses qualités et à ses compétences de dirigeante, elle saura défendre avec force et humanité la cause des personnes touchées par les conflits armés et la violence", a-t-il ajouté.
Doté de milliards de francs par an
Avant de rejoindre l'ONU, Mme Spoljaric Egger avait dirigé la Division Nations Unies et organisations internationales au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Elle a également occupé d'autres fonctions au sein de ce département, à Berne, au Caire, à New York et auprès de l'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).
Mme Spoljaric Egger est titulaire d'une maîtrise en philosophie, économie et droit international. Elle est mariée et mère de deux enfants.
Le CICR reçoit plus de 2 milliards de francs par an. Mais il doit régulièrement demander davantage de fonds pour faire face aux nombreuses situations de conflit où il est présent dans différents pays. Et avec la Fédération internationale des sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et l'ensemble des sociétés nationales, il avait notamment appelé il y a quelques mois à près de 2,8 milliards de francs pour aider les populations sur la pandémie.
Dans les coulisses de la découvertes de nouvelles galaxies
Alors qu'il n'était qu'à 5% de sa taille, l'Univers regorgeait de galaxies encore inconnues.
Alors qu’ils étudiaient des données d’observation de galaxies jeunes et lointaines avec le grand réseau millimétrique/submillimétrique d’Atacama (ALMA), des astronomes dirigé-es par l’Université de Genève (UNIGE), l’Université de Waseda et l’Observatoire astronomique national du Japon (NAOJ) ont remarqué des émissions inattendues provenant de régions apparemment vides de l’espace. Ces signaux provenaient de deux galaxies jusqu’alors inconnues, fortement obscurcies par la poussière cosmique. Cette découverte, publiée dans la revue Nature, suggère que de nombreuses autres galaxies de ce type peuvent encore être cachées dans l’Univers primitif, bien plus que ce que l’on pensait jusqu’alors. Pascal Oesch, Professeur assistant au Département d’astronomie de Faculté des sciences de l’UNIGE, fait partie de ces chercheurs, il a expliqué les coulisses de Benjamin Smadja et Laurie Selli
Lorsque les astronomes scrutent le ciel nocturne, ils et elles observent non seulement les corps célestes et les événements actuels, mais aussi ce à quoi l’Univers ressemblait à ses débuts. En effet, la vitesse de la lumière étant limitée, l’étude des galaxies observables les plus lointaines nous permet d’entrevoir des milliards d’années dans le passé, lorsque l’Univers était encore très jeune et que les galaxies commençaient tout juste à former des étoiles.
Le plus surprenant dans cette découverte fortuite est que ces galaxies cachées, qui se sont formées il y a plus de 13 milliards d’années, ne sont pas du tout étranges lorsqu’on les compare aux galaxies typiques de
la même époque. «Ces nouvelles galaxies sont passées inaperçues non pas parce qu’elles sont extrêmement rares, mais uniquement parce qu’elles sont complètement cachées par la poussière», souligne Yoshinobu Fudamoto. «Notre découverte suggère qu’il pourrait y avoir un grand nombre de galaxies non reconnues formant beaucoup d’étoiles cachées derrière une poussière dense et que le télescope Hubble ne parvient pas à détecter.» Les astronomes ont également souligné qu’il était rare de trouver des galaxies aussi ‘poussiéreuses’ dans la période initiale de l’Univers (moins d’un milliard d’années après le Big Bang) et qu'«Il est possible qu’il nous manque encore jusqu’à une galaxie sur cinq dans l’Univers très ancien», selon le chercheur japonais.
La Cour suprême US pas compétente pour juger Nestlé et Cargill
La Cour suprême des États-Unis a rejeté jeudi une action en justice contre la filiale américaine du géant alimentaire Nestlé et le groupe de négoce de matières premières agricoles Cargill.
La plus haute instance judiciaire étasunienne ne s'estime pas compétente à instruire une affaire concernant le travail forcé d'enfants dans des plantations de cacao en Côte d'Ivoire.
Les faits incriminés se sont produits en dehors des États-Unis, et ne tombent donc pas sous le coup de l'Alien Tort Statute (ATS), qui permet de saisir les tribunaux civils américains en cas de violations du droit international.
Par cette décision, la Cour suprême a cassé la décision d'une juridiction inférieure qui avait accueilli favorablement le dépôt d'une plainte contre les deux sociétés il y a plus de quinze ans.
L'action en justice avait été intentée à l'origine par six ressortissants maliens, qui avaient affirmé avoir avoir été capturés dans leur enfance puis maintenus en esclavage dans des plantations ivoiriennes, où les deux multinationales s'approvisionnaient en cacao.
Nestlé et Cargill n'exploitent pas elles-mêmes de fermes de cacao dans ce pays africain, mais elles y achètent du cacao et soutiennent financièrement les fermes, entre autres choses, ont ajouté les juges américains.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Début du sommet Biden-Poutine à Genève
Le président américain Joe Biden et son homologue russe Vladimir Poutine démarrent leur sommet
"La Suisse est heureuse de pouvoir, conformément à sa tradition des bons offices, favoriser votre dialogue et votre compréhension mutuels", a-t-il expliqué. Il a relevé l'"honneur" d'accueillir ce sommet à Genève "ville de paix". Comme prévu, les chefs d'Etat américain et russe ne se sont pas exprimés, mais ils se sont serré la main.
Au début de leur dialogue, M. Biden a relevé l'importance d'un tête-à-tête avec le président russe. M. Poutine a lui souhaité que la réunion soit "productive".
Les deux présidents étaient accompagnés dans un premier temps de leur chef de la diplomatie (P+1), Antony Blinken pour les Américains et Sergueï Lavrov pour les Russes. Le format sera également ensuite élargi au "P+5", avec de nouveaux collaborateurs pour chaque pays.
Avec ATS Keystone
Le président russe Vladimir Poutine a atterri à Genève
Vladimir Poutine est arrivé à Genève
Aucun officiel n'était présent sur le tarmac. Vladimir Poutine avait fait savoir qu'il ne souhaitait pas d'accueil protocolaire.
Les dirigeants américain et russe doivent entamer à 13h00 leur sommet. Dans un premier temps, ils ne seront accompagnés que de leur chef de la diplomatie, Antony Blinken pour les Etats-Unis et Sergueï Lavrov pour la Russie.
Les pourparlers devraient durer entre quatre à cinq heures, selon un haut responsable de la Maison Blanche.
Avec ATS Keystone
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