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25/03/2016
5H du matin. Des sonneries retentissent de diverses recoins obscurs de la chambre tandis que les duvets semblent prendre vie. Les recrues se traînent pitoyablement jusqu'à la salle de bain commune pour y mutiler rituellement leur pilosité et faire couler le premier sang. Elles échangent quelques regards hébétés et murmures inaudibles, l'esprit anéanti par la privation quotidienne de sommeil. Puis, elles tentent péniblement d'enfiler 7 couches ridiculement fines de vêtements disgracieux (mais réglementaires) afin de limiter la morsure du froid et la violence du vent auxquelles on les soumet généralement pendant de nombreuses heures. Il faut contrôler rigoureusement le contenu des poches, la rectitude du port du vêtement (le col, toujours le col) et enfiler les broyeuses de pieds. Enfin, toutes les affaires de la nuit sont précautionneusement planquées dans divers sacs, car l'ordre décoratif militaire doit régner et seuls quelques habits soigneusement sélectionnés ont le droit d'apparaître à certains endroits bien définis. La tyrannie commence dans les choses simples de la vie.
5H30 Un premier sous-officier fait son apparition. 5 minutes plus tard, les recrues descendent se mettre en file dans l'escalier où elles sont comptées (les recrues sont comptées environ 20 à 30 fois par jour, l'armée tenant à son bétail et craignant probablement la désertion, bien compréhensible, de ses troupes). La première attente de la journée commence pour les recrues affamées. De 5H45 à 6H25, les recrues se nourrissent (de manière réglementaire) au grand réfectoire et préparent leur matériel. A 6H30, elles se regroupent en colonnes sous le regard attentif des sous-officiers. Ces derniers les emmènent ensuite sur la place d'arme (vaste étendue de béton, symbole de la vacuité militaire) pour les premiers exercices inutiles de la journée (comment bien s'aligner en lignes et se tenir au garde-à-vous) et quelques démonstrations stériles de patriotisme (montée du drapeau, chant hésitant de l'hymne nationale, etc.).
Entre 7H15 et 12H, les recrues sont entièrement sous contrôle des sous-officiers et exécutent les tâches qui leur sont demandées. Vers 12H Les recrues se sustentent et vers 13H elles se remettent au travail. De 13H à 18H30, elles effectuent à nouveau les tâches qui leur sont demandées. De 18H30 à 19H30 elles mangent et préparent le matériel. De 19H30 à 23H30, les recrues sont de nouveau au travail. Vers minuit, après une douche sprintée, elles s'effondrent misérablement sur quelques petits centimètres de matelas d'un lit minuscule et s'endorment pour quelques pauvres heures.
Ceci est une journée classique pour une recrue de l'armée suisse. Pendant 15 heures, les conscrits travaillent sans relâche et quasiment sans pause sous le contrôle total des sous-officiers. Ils n'ont pas de temps libre et leur temps de sommeil tourne autour de 5 heures par nuit. Chaque heure de travail est rémunérée à la hauteur de 6 francs et les conditions de travail sont elles-mêmes d'une dureté extrême (exécute l'ordre ou subis une sanction, accepte la sanction ou va en prison). Moralement, l'armée suisse est, sous sa forme actuelle, répugnante et grotesque. Ce qui s'y trame est une sinistre farce que la société civile, le peuple suisse, a toléré trop longtemps. Puisqu'une majorité de citoyens se refuse à la supprimer, il est nécessaire d'envisager une réforme drastique de cette institution autour de deux piliers qui sont la revalorisation des conditions de travail et l'introduction de formes participatives de prise décision. A défaut, l'armée suisse restera ce qu'elle est actuellement : une armée d'esclaves.
Recrue Faure
20/03/2016
Ce week-end de permission (d'environ 40 heures, si on inclut les déplacements de la caserne à chez moi), j'observe un phénomène intéressant et inattendu : le recouvrement des sens. Tout me paraît plus vif, plus vivant, plus réel, plus présent. Les couleurs sautent à mon visage et s'agrippent à mes yeux avec voracité, les sons explosent à mes oreilles en une formidable symphonie urbaine, l'architecture me dévore la face, la sensation sur mon corps de mes habits civils s'apparente à un pur ravissement tactile et le moindre raclement de gorge prend une saveur exquise. Le monde est raffiné, élégant, agréable à contempler et à croquer.
Mais qui dit recouvrement des sens dit aussi : perte des sens. Comment un tel phénomène est-il possible ? Considérons quelques instants l'environnement militaire pour mieux saisir ce phénomène.
Le monde militaire est essentiellement et fondamentalement gris, ou peut-être, si on est charitable, gris-vert. Gris du béton, gris des murs, gris de la place d'armes, gris des armes, grises mines du matin. Le monde militaire est uniforme, d'un égalitarisme totalitaire : chacun à sa place, chacun son statut, chacun ses vêtements, chacun ses étiquettes et sa fonction, par la grâce de l’État-major tout puissant. L'apothéose de l'uniformisation du monde c'est l'univers de caserne (Mao ne fait pas le poids face à l'armée suisse).
L'esthétique civil, libre et autonome, s'opposant à celui, contraint, de la chose militaire, est celui du raffinement, de la diversité, de la multiplicité, de la liberté de choix. C'est, trivialement énoncé, l'opposition entre l'uniforme et la liberté vestimentaire.
L'univers militaire est aussi celui du contrôle centralisé de l'espace (il faut se déplacer uniquement selon l'itinéraire autorisé), des sons (il y a les sons autorisés et les sons non autorisés), du langage (certains mots sont obligatoires, d'autres interdits), de la prise de parole (fermement réglementée), des attitudes et des comportements (abandonnez toute fantaisie vous qui entrez en ce lieu de discipline, l'armée ne souhaite que votre obéissance aveugle et non la sophistication de votre verbe). La société civile au contraire est un magma bouillonnant de vie, une fermentation formidable de mutations individuelles, une galaxie de choix variés gigotant en tout sens. C'est la vie à l'état pur.
Face à l'univers de caserne, l'esprit se recroqueville, blessé, il se referme comme une huître et se met en hibernation. Il ne capte le monde qu'à travers un filtre, le filtre de la hiérarchie et du commandement autoritaire. L'esprit est comme atomisé et les sens perdent de leur acuité. C'est l'occultation des sens, la mort de l'âme.
Allez chers lecteurs, à bientôt, moi je retourne en caserne !
Recrue Faure
19/03/2016
Chers lecteurs,
Ayant survécu à ma première semaine de service militaire, j'ai décidé de vous parler de cette expérience que seuls 50% des jeunes Suisses vivent de nos jours. Premièrement, sachez que j'ai été incorporé à l'infanterie comme canonnier lance-mines (comprenez : je suis censé apprendre à utiliser un mortier) dans une caserne à Bière (qui est un village dans le canton de Vaud). Ma section comporte 44 autres recrues, toutes fort braves et fort sympathiques.
Qu'est ce que l'école de recrue ? Qu'est ce que l'armée ?
Je pensais répondre à ces questions en rédigeant une longue diatribe à l'encontre de l'armée, mais je serai davantage contrasté.
A priori, je m'attendais à faire du sport, pratiquer les arts martiaux et apprendre le maniement des armes. Cela sera probablement - au moins en ce qui concerne le sport et le maniement des armes - le cas prochainement, mais, durant cette première semaine, il a surtout été question d'apprendre à se mettre en garde-à-vous, en position de repos (pas si reposante que ça, promis), à saluer de différentes façons (un peu tout le temps, tous ceux qui sont plus gradés que moi, c'est à dire tout le monde), à marcher en colonnes, à se disposer dans diverses formations en groupe, à réciter les grades (il y en a 24 différents), à connaître toutes sortes de règles, etc.
Il a aussi passablement été question de rangement, car, oui, l'armée est profondément maniaque. Il faut préserver un certain ordre (assez stricte) concernant le contenu de ses poches, sa tenue (gare au col inadéquat), le contenu de son sac de combat, et surtout, l'ordre de sa chambrée (nous y dormons à 14 recrues) qui très très fermement surveillé (gare aux sanctions, car en cas de non respect de l'ordre de la chambre, ses habitants se retrouveront à passer la nuit dehors). Notre matériel est aussi contrôlé assidûment lors de longs contrôles (plusieurs heures parfois à vérifier le matériel).
La hiérarchie est présente, et souvent, pesante, voire parfois étouffante (je ne donnerai pas de noms), bien que les cadres en charge la formation de ma section sont plutôt bons pédagogues. Le temps pour se doucher (à 45 dans une douche de 6 places) est limité, le temps pour manger plutôt réduit (parfois nous n'avons que 15 à 20 minutes pour dîner), mais la nourriture est bonne. Le gros problème est le manque de sommeil. Chaque nuit, je n'ai eu comme temps pour dormir qu'entre 3 et 5 heures de lundi à samedi. Je vous laisse imaginer dans quel état la troupe se trouve le vendredi soir et le samedi matin... Le cerveau et le corps souffrent durement du manque de sommeil et nos capacités s'en trouvent largement réduites, provoquant une baisse de la concentration importante avec les risques que cela implique (il y a d'ailleurs eu plusieurs blessés durant cette première semaine) et les difficultés à suivre sa formation de manière adéquate (par exemple, j'ai souvent été dans l'incapacité de suivre une présentation théorique). Il me semble que cette limitation drastique du temps de sommeil met en danger la santé des recrues (et des cadres qui dorment encore moins que les recrues) et notre capacité à suivre les ordres et à nous former convenablement (je ne suis capable de rédiger ce billet que parce que j'ai fait une longue sieste en rentrant à Genève par le train de 6h18).
Un autre problème réside dans les longues phases (l'une d'entre elle a duré 2 heures) où les recrues restent debout, immobiles, lors d'inspections ou lors de cérémonies rituelles patriotiques comme le lever du drapeau suisse avec chant de l'hymne nationale - parfois en portant des poids. De telles phases d'immobilité ne sont probablement pas très saines pour la bonne santé du corps (et du dos). Enfin, je souffre de l'absence total de temps libre pour lire ou écrire, et de l'impossibilité d'écouter de la musique. Adieu arts et lettres, bonjour armes et canons...
Qu'est ce que l'armée donc ? L'esprit de camaraderie et de solidarité est l'élément le plus positif de l'armée. Les recrues se soutiennent, s'entraident, et font face aux ordres de manière soudée. Mais dans les pires moments, l'armée ressemble à une prison et la troupe à un troupeau d'esclaves. Parfois, je me dis que nous participons tous à un grand (et fort coûteux) jeu de rôle.
Qu'est ce qu'une recrue ? Un citoyen ? Un Homme libre ? A-t-il encore des droits ? Au fond, l'armée est une économie planifiée, la quintessence de l'organisation bureaucratique, l’État sous sa forme la plus pure, le gouvernement parfaitement centralisé et hiérarchisé, l'opposé total du fonctionnement d'une économie de marché libre.
Voilà mon rapport à la société civile, c'est à dire à vous, chers lecteurs. Dans la mesure du possible, je le poursuivrai chaque semaine. Le corps des citoyens, en tant qu'autorité politique et légale suprême du pays, est responsable de son armée et responsable de l'envoi de la moitié de la jeunesse dans cette institution. Je considère qu'il est en conséquence de mon devoir, en tant que détenteur privilégié de cet espace de publication publique sur la blogosphère de la Tribune de Genève qu'est mon blog, de l'informer de la forme que prend le service militaire et des structures de son armée, puisque j'ai l'occasion, bon gré mal gré, d'y être plongé.
Salutations citoyennes,
Recrue Faure
14/03/2016
Il est minuit et quarante-neuf minutes quand j'entreprends la rédaction de ce billet. La journée du lundi 14 mars commence donc depuis quarante-neuf minutes et à 14h30 mon service militaire débutera.
Je me dois en conséquence d'avertir le lecteur que je risque fort de manquer de temps durant les cinq prochains mois et que mes publications se feront, malheureusement, au compte-goutte.
Les raisons qui me poussent à effectuer mon service militaire plutôt que d'emprunter une voie alternative sont les suivantes.
Premièrement, je suis curieux de voir la réalité de la chose militaire de l'intérieur et je pense que le service militaire peut représenter une expérience qui n'est pas dénuée d'intérêt.
Deuxièmement, le service civil est vraiment très long. Ce qui le rend vraiment bien moins attractif que le service militaire.
Troisièmement, se faire réformer coûte cher. Je ne suis en effet pas particulièrement motivé à payer la taxe militaire pendant des années.
Voilà donc en quelques lignes pourquoi je serai moins présent ces prochains mois.
Adrien Faure
08/03/2016
Mots de printemps
A tous ces jeunes qui comme moi s'embrasent un peu trop vite,
amateurs de subversion, ennemis de l'Ennui, provocateurs publics,
aux idéalistes acharnés, aux romantiques et aux passionnés,
aux dandies subtils, aux communistes maudits, aux poètes et aux fous,
à vous mes amis, vivez.
L'idéal est à saisir, le présent à vivre,
la Révolution est un état d'esprit plus qu'un état de fait.
Alors envolez-vous et ne vous tourmentez plus.
Voyagez et vibrez au rythme de la vie.
Mais n'oubliez toutefois jamais la suprême maxime :
« L'individu doit être passionnant ou ne pas être*. »
Car la passion est le sel de la vie.
_______________________________________________
*La maxime est de Guy Debord. (1967)
07/03/2016
Et nous accueillons sur le blog un quatrième témoignage.
Bonne lecture !
Adrien Faure
Acte I. CANNABIS Bonneval, juillet 2006.
Comme beaucoup je pense, ma première expérience avec la drogue se fit avec du cannabis, sous forme de résine. Habitant à l'époque dans une ville de 4500 habitants, cela vous situe la qualité du produit... Aujourd'hui, je n'ose imaginer avec quoi cette chose avait été coupée.
Par une après-midi de juillet 2006, je fêtais l'obtention de mon bac avec plusieurs amis. J'ai suivi trois d'entre eux dans une voiture, garée sur le terrain de la maison appartenant aux parents de mon meilleur ami. Fenêtres fermées, sur fond d'un rap français des plus navrants, un pétard commence à circuler, pour finalement atterrir entre mes mains. Moi qui avait toujours refusé de fumer, et ce même dans des états lamentables, je ne me suis cette fois posé aucune question. J'avais croqué dans la pomme, celle qui devait me transformer instantanément... en un double de Raoul Duke...
Aujourd'hui, je fume quasi-quotidiennement, et cela ne m'empêche pas de vivre même si je dois reconnaître que trouver un juste équilibre entre consommation et travail n'est pas toujours évident, la faute à des cycles de sommeil perturbés.
Acte II. COCAÏNE Paris, le 31 décembre 2007.
Mon meilleur ami, qui me vantait depuis des mois les mérites de la cocaïne, est parvenu à me convaincre d'en consommer lors du réveillon organisée chez sa soeur, dans le XVe arrondissement. Nous avons donc rendez-vous chez une proche, afin de nous procurer deux grammes d'une came de soi-disant d'excellente qualité.
La prise du premier rail - par snif - est particulièrement désagréable. On m'avait bel et bien parlé du goût immonde de la cocaïne, mais à ce point, non... Les effets ne tardent cependant pas à se manifester. Je me sens immédiatement plus énergique, plus éloquent, plus sûr de moi. J'ai fait d'excellentes rencontres et me suis beaucoup amusé ce soir-là. Après avoir consommé la moitié du sachet au cours de la soirée pour me maintenir dans cet état, je me couche finalement à 14h.
Le réveil et la journée qui ont suivi furent... "compliquées". On ne m'avait absolument pas parlé du "Blues de la descente"...
Aujourd'hui, j'en consomme très rarement (environ une fois par an). Je ne me fixe aucune limite mais la rencontre de l'occasion (rare) et de l'envie (plus rare encore) se fait très rarement.
Effets positifs : confiance en soi exacerbée, résistance à l'alcool décuplée.
Effets négatifs : descente désagréable.
Acte III. 3MMC Bonneval, été ou automne 2014
Je me trouve dans la maison récemment acquise par ma petite soeur, accompagné du meilleur ami de cette dernière. L'individu est un consommateur régulier et fin connaisseur de drogues synthétiques. Il me propose alors d'essayer la 3MMC, qui est présentée comme un substitut de la méphédrone. On est en plein dans le jeu sans fin du chat (l'État) et de la souris (les chimistes qui synthétisent de nouvelles molécules, légales, ayant des effets semblables à ce de molécules interdites).
Après avoir passé la nuit à vider ses stocks, je ne sens rien de particulier. Je me sens juste détendu, sans pour autant pouvoir sentir le moindre décollage. N'en ayant consommé qu'une fois, je serais incapable d'évaluer la qualité de l'échantillon en question.
Effets positifs : sentiment de détente, confiance en soi augmentée.
Effets négatifs : effets faibles, très faibles.
Acte IV. MDMA Paris, septembre 2015
Je suis avec ma petite amie à la Bellevilloise en soirée de clôture de la Techno Parade 2015. Après une première expérience de la MDMA mitigée en avril (la quantité consommé étant trop faible pour me faire ressentir le moindre effet), nous avons cette fois prévu de ne pas nous retrouver en situation de pénurie... J'ai avalé un premier parachute juste avant d'arriver sur la piste de danse.
Après 30 minutes d'un relatif ennui, je commence à ressentir un bien-être profond. La musique devient douce, je parviens à distinguer la complexité de morceaux a priori simples et ressent une satisfaction immense à chaque note. J'éprouve un sentiment de bienveillance envers tous ceux qui m'entourent, comme si je me retrouvais connecté à autrui par une force supérieure. Rien de divin ici, je ne parle que d'empathie, du sentiment de ne faire qu'un avec l'autre... Nécessairement, un tel état de bien-être n'est pas sans conséquence. J'ai dansé toute la nuit contre ma douce, enchaînant les déclarations d'amour enflammées. Je n'ai pas ressenti le moindre besoin de consommer de l'alcool au cours de cette soirée - ce qui ne doit d'ailleurs pas manquer de soulever certaines questions auprès des tenanciers de discothèques... et n'ai bu que de l'eau fraîche.
Malheureusement, aucune drogue n'ayant que des effets positifs, la descente fut assez difficile, similaire à celle de la cocaïne.
Aujourd'hui, j'en consomme rarement, en me fixant une limite d'une consommation par mois.
Effets positifs : sentiment de bien-être immense, sens décuplés, soirée au rapport qualité/prix imbattable.
Effets négatifs : descente difficile mais pas insurmontable.
Acte V. LSD Paris, 31 décembre 2015
Toujours avec ma petite amie, je fête le réveillon au Glazart pour une soirée psytance/goa. Bien entendu, ce genre de musique ne s'apprécie pas pleinement sans être sous l'emprise de drogues. Nous avons donc consommé de la MDMA toute la soirée, pour rentrer chez nous à 9 heures du matin. Sachant que je devais gérer les réseaux sociaux pour le compte d'un client deux heures plus tard, je décide de ne pas me coucher. Ma petite amie me propose donc de consommer le LSD qu'elle avait acheté avec la MDMA, sous prétexte qu'elle n'avait aucune idée de la stabilité de la molécule, et donc du temps de vie du produit. Sans réfléchir*, je me saisis du cachet et l'avale avec un fond d'eau...
Quelques minutes plus tard, je sens clairement une modification de ma perception sensorielle. Je vois les fameuses couleurs vives du LSD, bien que mes yeux soient fermés. Je commence à avoir des hallucinations visuelles, auxquelles je réagis bien dans la mesure où je comprends rapidement qu'elles sont l'oeuvre d'un cerveau désoeuvré.
À 11 heures, c'est dans un état professionnellement inacceptable que je prends la main sur les comptes de mon client de mon lit, tout de même... et l'heure d'animation fut des plus laborieuses. Je ne pense pas avoir expérimenté le LSD dans les meilleures conditions, mais cette expérience m'a permis de me faire une petite idée...
Effets positifs : un voyage sensoriel.
Effets négatifs : des hallucinations visuelles qui peuvent être mal vécues par certains.
Pour résumer, je dirais que la consommation de drogues fait partie de mon chemin de vie. Elles m'ont tantôt aidé à me faire accepter plus facilement au sein d'un groupe, tantôt permis d'exprimer des émotions que je garde parfois en moi, par pudeur. J'y vois également une forme de rebellion contre l'oppression d'une société que je n'ai choisi à aucun moment mais qui s'arroge le droit de décider à ma place de ce qui est bon pour moi.
Bien qu'étant un fervent abolitionniste, j'ai un rapport relativement nuancé avec les drogues. J'estime que la liberté de consommer des drogues ne peut être décorrelée des responsabilités individuelles qu'elles impliquent. Un esprit sain - jamais lors des périodes de faiblesse émotionnelles propre à la nature humaine et une approche parcimonieuse font les piliers d'une consommation récréative et responsable.
Guillaume (27 ans)
* En fait, si... Sur le moment, je me suis dit que ce serait drôle de dire à mes petits-enfants que papy a bossé sous LSD.
06/03/2016
Où Ariel Zerh se prête à l'exercice de la taxinomie. Bonne lecture !
Adrien Faure
ATTENTION ce billet est TOTALEMENT FICTIF je n'ai JAMAIS pris la moindre drogue parce que la drogue c'est MAL et ILLEGAL et il ne faut RIEN FAIRE d'illégal sinon tu vas aller en PRISON, donc tout les effets décrits ici ont été purement IMAGINES ou alors c'est d'autres gens qui ont pris de la drogue qui m'ont raconté et du coup j'ai décidé d'écrire là dessus. C'est bien compris ? Je suis un homme qui RESPECTE LA LOI et même si un jour j'avais fait quelque chose d'illégal je ne serais JAMAIS allé sur internet le raconter. Hors je n'ai RIEN FAIT d'illégal, vu que, je le répète, cet article est totalement FICTIF.
Si jamais vous décidez de tester un de ces produits, ce que vous ne devriez pas faire car c'est ILLEGAL, soyez sûrs de pratiquer la Réduction des Risques, de nombreuses ressources sur internet existent dans ce cadre. Si vous avez un doute, contactez moi, je ne me suis JAMAIS drogué mais je sais quand même comment réduire les risques au maximum.
Ceci étant dit. Voilà mon classement personnel des meilleures drogues [de ce que j'en imagine d'après ce qu'on m'a raconté]
Dans l'ordre, des meilleures jusqu'aux pires :
LSD : Je t’appelle affectueusement la Reine des Molécules. Ma passion, mon aventure, mon amour. Pas d’addiction, pas d’overdose possible, pas de mauvaise descente. Tu m’as ouvert à un monde où l’humain n’est jamais censé pénétrer, et j’ai nagé dans des paradis que je n’aurais jamais pu explorer de mon vivant. Tu es mon jouet favori autant que je suis le tiens, et notre relation continuera, je l’espère pour toujours, dans sa beauté éthérée.
Champignons : Mes autres amours. Comme le LSD, vous n’apportez ni addiction ni risque d’overdose. Vous m’avez aidé à prendre des décisions difficiles, vous m’avez éclairés et montré la voie plus d’une fois quand j’étais perdu. Vous êtes mon remède le plus précieux, celui qui soigne mon âme, celui qui me montre le chemin à prendre. Je ne serais pas la même personne aujourd’hui sans vous. Vous me donnez des nausées, et votre goût est ignoble, mais c’est un petit prix à payer pour la sagesse que vous apportez. Vous êtes mes guides spirituels et je suis en partie votre création.
MDMA : Tu transcendes ma nature humaine et tu fais de moi un être de pur amour extatique. Tu es la chimie de l’amour distillée dans mon cerveau. Si seulement il n’y avait pas ce dur prix à payer à chaque fois… Parce que je sais que, trois jours exactement après que tu m’aies prise, tu me feras souffrir. Une partie du bonheur que tu m’auras apporté se transformera en son opposé et m’accablera pour une bonne demi-journée.
25B-Nbome : Cousin du LSD, tu es presque aussi bon que lui, tu m’en fais littéralement voir de toutes les couleurs, tu m’as montré toi aussi des choses incroyables, et je t’en remercie encore. Les mêmes remerciements pour tes petits frères, 25C et 25I, presque aussi bons dans votre art psychédélique.
4-HO-MET : Clone chimique des champignons, tu prends et tu donnes à peu près les mêmes éléments à mon esprit, même si je sens qu’il te manque quelque chose par rapport à ton pendant naturel.
Kétamine : Tu m’as allongé sur un lit, et tu m’as fait enchaîner les orgasmes pendant presque deux heures. Tu es une amante extraordinaire, même si notre amour fut bref.
Méthoxetamine : Tu me prends dans tes bras comme une mère, tu me couches au lit et tu m’enveloppe dans ton bien-être. Tu me consoles et me fait oublier mes chagrins. J’ai un petit surnom affectueux pour toi : Méthomaxétamine, en souvenir de mon ami brisé que tu arrivais si bien à réconforter.
MDAI : Petite sœur de la MDMA… Ta grande sœur est une femme fatale, mais toi je te vois plutôt comme une amie précieuse. Tu m’apportes énormément de bonheur, ta présence me fait un bien monstrueux. Mais tu fais payer le même prix.
4FA : Tu es comme un barman amical : Je viens vers toi avec le sourire, tu m’offres de la bière et un bon moment. Je t’apporte mon bonheur, tu le multiplies et me le renvoies.
Antidépresseurs : Un ami de longue date, qui t’apporte du soutient dans les coups durs. Il n’est pas particulièrement passionnant, mais il sait te réconforter.
Benzodiazépines : Mon pote rasta. Sa présence me détend et m’apaise de mes angoisses. Il me rassure sur le présent et le futur quand l’inquiétude me prend à la gorge.
Cocaïne : Tu es un ami complètement instable. Tu peux être très bon un jour, très mauvais l’autre, au petit bonheur la chance. Sortir en ta compagnie coûte une blinde. Tu m’emmène parfois haut, tu me boostes, me donne de l’énergie, tu me motives et tu me donnes confiance. Sauf qu’après avoir passé un bon moment avec toi, tu refuses qu’on se sépare, et tu peux alors devenir très violent, jusqu’à ce que j’accepte de continuer la soirée, et ainsi tu peux m’entraîner dans un cycle infernal. Même si je te fréquente occasionnellement, je me méfie de toi, parce qu’au fond tu es un pervers narcissique, et tu as réduit plus d’un homme en esclavage.
Buphedrone/Pentedrone : Les amphétamines, les petits frères de la cocaïne. Au moins, avec vous, je sais à quoi m’attendre. Mais vous avez la fâcheuse tendance vous aussi à vouloir me contrôler. Plus d’une fois, en descente, vous avez eu la maîtrise presque totale sur ma volonté. Vous m’avez appris à être humble, parce que vous avez temporairement été plus fortes que moi. J’avais confiance en ma capacité à toujours garder le contrôle, vous m’avez prouvé que je pouvais avoir tort.
Cannabis : Ta présence est agréable, mais sans plus. Et avec toi, on bouffe comme des porcs, et ça c’est malsain pour mes troubles alimentaires.
Alcool : On te prend pour un gars inoffensif mais je te sais extrêmement toxique, au fond. Tu as bon goût et tu es un bon ami à petites doses… Mais nos abus ensemble coûtent très cher le lendemain, le corps entier ne s’en rappelle que trop bien. C’est pourquoi je ne te fréquenterai plus que par petites doses.
Graines de LSA (hawaiian woodrose, morning glory) : Vous êtes toxiques, vous donnez la nausée, vous rendez malade. Vous êtes des personnages très intéressants, vous êtes capables de m’apprendre beaucoup, mais vraiment, vous m’en demandez trop
PB22 : Cannabinoïde synthétique. J’admets t’avoir un peu malmené, j'ai été imprudent avec toi. Mais quand même, tu m’as violé, avec violence, sans amour et sans sentiments. Je ne veux plus jamais te revoir, connard.
Tabac : Tu es extrêmement addictif. Tu es toxique. Tu défonces un peu. Je ne vois pas d’intérêt à ton amitié.
Ariel Zerh (28 ans)
Son site : ici
04/03/2016
J'ai le plaisir d'accueillir un troisième témoignage sur mon blog.
Bonne lecture !
Adrien Faure
Tout a commencé une nuit de janvier 2015 dont je me souviendrai toute ma vie. Je suis à un gros événement de musique électronique dans la banlieue parisienne. J’ai passé des dizaines d’heures à faire des lectures et recherches sur les effets et risques de la MDMA, et ce soir c’est bon : je me lance enfin. A 1h30 du matin, les 130mg de MDMA que j’ai avalé plus tôt commencent à faire effet. Ca commence par un sentiment de bien être : soudainement, je suis d’humeur inhabituellement positive. Je ferme les yeux. Une bouffée indescriptible de chaleur monte dans mon corps. Inspiration, expiration… 2 minutes passent, je me sens toujours aussi bien physiquement, et là une vague extrêmement puissante de bonheur surgit de l’intérieur : je réouvre les yeux et je suis obligé de sourire. La MDMA a déclenché le flot de sérotonine qui se déverse dans mon cerveau, et l’effet est au delà de tout ce que j’avais pu imaginer : un bonheur à l’état pur m’a complètement envahi.
Je suis heureux, heureux, heureux d’être là, à cette glorieuse soirée, en compagnie d’amis, avec de la bonne musique, un show lumineux fascinant. Je me mets à réfléchir, et des pensées toutes plus heureuses et optimistes les unes que les autres me viennent à l’esprit : ma vie est merveilleuse. Plus j’y pense, et plus j’ai une chance incroyable de vivre dans un pays riche, avec une famille et des amis qui m’aiment, avec un job que j’apprécie et des collègues sympas… Mon appartement est génial ! Je suis aux anges. Je me sens reconnaissant envers tous les événements et personnes qui ont contribué à cette situation incroyablement chanceuse dans laquelle je suis. Sortant de mes pensées, plus souriant que jamais, je me mets à regarder les gens autour de moi, et c’est peut-être là l’effet le plus incroyable de la MDMA : je suis rempli d’amour et d’intérêt pour *toutes* les personnes autour de moi. Je ne peux m’en empêcher : il faut que je fasse un énorme calin à mon ami qui est là avec moi ce soir. Je le remercie d’être présent dans ma vie, d’être venu avec moi ce soir, je suis reconnaissant de tout ce qu’il m’a apporté, et je suis si heureux de pouvoir profiter de cette amitié dont il me fait grâce. Regardant autour de moi, je suis plus fasciné que jamais par l’effet de la MDMA : à chaque visage d’étrangers que je regarde, je suis envahi d’amour et d’intérêt. Je veux en savoir plus sur chacune des personnes autour de moi, qui me semblent toutes plus intéressante les unes que les autres, chacune dans leur individualité. Je les aime, et je veux les rencontrer, apprendre à les connaître. Approcher quelqu’un est d’une facilité déconcertante : comment ai-je pu être réticent à aller parler à une jolie fille ? Ma légère anxiété sociale a complètement disparu. Il y a une fille plutôt mignonne à ma gauche : trouver des mots justes et sympas pour l’aborder sans être lourd, c’est extrêmement facile. Si facile ! Quelles bêtise ces constructions sociales qui font qu’on n’ose pas aller vers les autres.
La soirée continue et se termine de la même manière : bonheur et amour des autres. On pourrait croire que ces effets, bien que très positifs, ne durent que pendant les 6h après une prise de MDMA, mais rien ne pourrait être plus faux. Il y a cette phrase en anglais que j’aime bien : what has ben seen can’t be unseen. Ce regard positif et optimiste sur ma vie que la MDMA m’a montré, cet intérêt pour autrui et la bêtise de l’anxiété sociale, ces effets là m’ont été durables, ça a indéniablement changé ma vie. Concernant la MDMA en elle même, je ne suis pas devenu addict, je n’en consomme que 3 à 4 fois par an pour des occasions très spéciales, afin que ce merveilleux produit chimique garde son effet magique.
Une autre substance psychoactive a eu un effet très positif et durable sur ma vie, il s’agit du 2C-B. Parler de cette drogue méconnu a toujours été quelque chose de bien plus compliqué, car ses effets sont difficilement descriptibles à l’aide de mots, mais je vais tenter de faire de mon mieux pour décrire. A dose raisonnable (mois de 25mg), on est plongé dans un état qui paraît proche de celui de sobriété : on peut réfléchir, intéragir avec autrui et son environnement de manière tout à fait normal. Le 2C-B rend plus léger, on se sent bien dans son corps, mais l’effet le plus notable et intéressant et celui sur le mode de pensée. Le point de vue est différent : le 2C-B change le prisme qu’on a sur la réalité. Il déconstruit toutes sortes de schémas mentaux préfaits qu’on possède : des choses qui paraissaient évidentes ne le sont plus du tout. Le 2C-B fait prendre du recul sur ce qu’on voit, et ce à quoi on pense. On sort du cadre de pensée qu’on a habituellement, et on peut regarder les choses sous une autre lumière, une lumière plus neutre, plus analytique, avec des préjugés bien moindres. C’est cette lumière différente qui à mon sens rend le 2C-B tout à fait merveilleux dans son genre (au delà du fait que c’est une substance peu toxique).
Pour prendre un exemple tout à fait concret, j’ai eu une période de chômage. Un soir où j’avais pris du 2C-B pour une soirée en club, une fois rentré chez moi je me suis mis à réfléchir sur ma vie. C’est alors que j’ai cessé de me voiler la face, que j’ai osé à regarder la vérité en face : mon hygiène de vie n’était pas saine. Je me complésais dans cet état de chômage, je ne faisais pas vraiment d’effort pour trouver du travail. Je n’avais pas de rythme de vie ordonné… Et je perdais le sens des priorité. Ce soir le 2C-B m’a mis une claque : il m’a fait sortir de ce confort intellectuel flemmard dans lequel je m’étais installé.
J’ai ici chosi d’insister sur l’aspect de développement personnel : utilisées avec précaution, dans le respect des mesures de sécurité, et avec parcimonie, des drogues comme la MDMA ou le 2C-B peuvent réellement produire des effets bénéfiques durables. On est ici bien loin de ces préjugés qui veulent que les drogues transforment leurs utilisateurs en zombies asociaux et dépendant.
Doud17 (pseudonyme)
(24 ans)
02/03/2016
Aujourd'hui Ariel Zerh reprend la plume et poursuit son récit.
Bonne lecture !
Adrien Faure
On peut distinguer 5 niveaux de "puissance" d'un trip psychédélique. Pour information, ces niveaux ont d'abord été détaillés par Timothy Leary dans son livre "L'expérience psychédélique : un manuel basé sur le livre des morts tibétain". Ils ont par la suite été repris dans la communauté des drogués, notamment sur Erowid Vault (le plus grand recueil de témoignages d'expériences sur la drogue) et The Shroomery (site de référence sur les champignons hallucinogènes). Je vous propose donc aujourd'hui une traduction de ces cinq niveaux.
Niveau 1
Ce niveau procure un effet "défonce" moyen, avec quelques améliorations visuelles (couleurs plus vives, etc). Quelques anomalies dans la mémoire à court terme. La communication entre les hémisphères du cerveau change, ce qui fait que la musique semble "plus profonde". Ce niveau peut être atteint avec des doses moyennes de MDMA et Cannabis, ou avec des doses légères de champignons ou autres psychédéliques.
Niveau 2
Des couleurs plus claires, et des visuels (par exemple, les objets commencent à bouger et respirer). Des figures en deux dimensions deviennent visibles en fermant les yeux. Les pensées sont confuses. Des souvenirs peuvent jaillir. Des changements dans la mémoire à court terme font qu'on est continuellement distraits par un enchaînement de pensées. La créativité augmente, car le cerveau arrête de filtrer les pensées. Ce niveau peut être atteint avec de fortes doses de cannabis, de MDMA [NDT : Attention, je rappelle que la MDMA peut être dangereuse à forte dose], des doses légères ou moyennes de psychédéliques (LSD, champignons, mescaline...)
Niveau 3
Visuels évidents, tout semble courbé et/ou tordu. On voit des figures et des kaléidoscopes sur les murs, les visages, etc. Présence d'hallucinations légères, comme des visions de rivières qui coulent dans les nœuds d'une surface en bois, ou bien des visions de "perles nacrées" sur d'autres surfaces. Les hallucinations visibles en fermant les yeux sont maintenant en trois dimensions. Les sens sont confus, synesthésie possible (on peut voir les sons en couleur, etc). Le temps se distord, avec des "moments d'éternité". Ce niveau peut être atteint avec des doses moyennes de psychédéliques, ou avec de très fortes doses de cannabis.
Niveau 4
Les hallucinations sont fortes (par exemple, les choses fusionnent entre elles). Destruction ou division de l’ego (les objets commencent à vous parler, ou vous vous rendez compte que vous ressentez des émotions contradictoires de manière simultanée). Perte partielle de réalité. Le temps n'a plus de valeur. Dissociation entre l'esprit et le corps (voyage astral). Mélange des sens. Ce niveau peut être atteint avec de fortes doses de psychédéliques.
Niveau 5
Perte totale de connexion visuelle avec la réalité. Les sens ne fonctionnent plus de façon normale. Perte totale d’ego. Fusion avec l'espace, les objets, ou l'univers. La perte de réalité devient tellement sévère qu'elle est impossible à expliquer. Les niveaux précédents sont relativement faciles à expliquer en terme de changements mesurables dans la perception et la façon de penser. Ce niveau est différent puisque l'univers dans lequel ces choses sont normalement perçues arrête d'exister. On atteint une "illumination totale".
En ce qui me concerne, mon chat n'a atteint le niveau 5 qu'une seule fois dans sa vie, et pour ça il lui a fallu prendre 5 fois la dose moyenne en champignons hallucinogènes. C'était... intéressant.
Attention, si vous voulez atteindre un nouveau palier, n'oubliez pas :
-De choisir un produit safe, sans overdose possible (mon conseil : les champignons hallucinogènes sont parfaits pour ça. Sinon, le LSD, mais attention il faut ABSOLUMENT le tester avant pour vérifier qu'il s'agit bien réellement de LSD et non pas d'un substitut, potentiellement létal en cas d'overdose ! Plus de 50% du LSD vendu en France n'est pas du LSD !).
-De suivre à la perfection les règles de sécurité*.
-D'avoir une personne sobre et responsable avec soi.
Bonne chance, psychonautes en herbe.
Ariel Zerh
(28 ans)
Son site : ici
*Qui seront prochainement détaillées sur ce blog. AF