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Après avoir montré du doigt le Liechstenstein, l´Union européenne et la Suisse notent les efforts de la principauté dans sa lutte contre le crime organisé. Mais la justice genevoise attend toujours des réponses aux demandes d'entraide envoyées à Vad
Il y a un an, les services secrets allemands (BND) accusaient la Principauté du Liechtenstein d'accueillir des clans sud-américains de la drogue, et des mafieux italiens et russes. Résultat: la communauté internationale mettait le Liechtenstein au banc des accusés. Quant à la Suisse, elle estimait qu'il n'était pas dans son intérêt qu'une place financière utilisant le franc suisse ne soit pas «propre».
Aujourd'hui, la Chancellerie allemande s'excuse. L'Union européenne souligne les efforts entrepris par Vaduz. Et, lors de sa dernière visite sur place, le président de la Confédération Adolf Ogi a carrément loué la lutte menée par le Liechtenstein contre le crime organisé et le blanchiment d'argent sale.
Les espions allemands se seraient-ils totalement trompés? L'année dernière, ils accusaient Hans Brunhart, ancien Premier ministre du Liechtenstein, d'avoir organisé «des rencontres avec des managers financiers du clan sud-américain de la drogue». A présent, la Chancellerie fédérale allemande affirme que les accusations formulées dans le rapport du BND étaient «totalement infondées».
Déjà en septembre, Florence Parly, la secrétaire d'Etat française au Budget, s'était déclarée «satisfaite des efforts entrepris par le Liechtenstein» et relevait «la qualité de la coopération instaurée». De leur côté les Quinze, réunis à Luxembourg en octobre, considéraient que le Liechtenstein «avait déjà fait des progrès en vue d'un meilleur respect des règles internationales».
Cette accumulation de louanges étonne. D'autant plus que la Principauté, contrairement aux promesses faites par le ministre liechtensteinois de la Justice en janvier 2000, est toujours restée sourde aux commissions rogatoires internationales adressées par la France et par la Suisse.
Ainsi, en charge de l'affaire Elf, le magistrat genevois Paul Perraudin a envoyé depuis 1998 sept demandes d'entraide judiciaire à la Principauté. Mais toutes sont restées, jusqu'à présent, sans réponse.
Ian Hamel