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Bagdad - Les dirigeants irakiens ont trouvé mercredi soir un accord sur le partage du pouvoir. Cet accord ouvre la voie à une résolution de la crise politique qui paralyse le fonctionnement des institutions depuis huit mois. Le Kurde Djalal Talabani a été réélu chef de l'Etat irakien et le chiite Nouri al-Maliki devrait être reconduit comme premier ministre.
En outre, le parlement à sa présidence le député sunnite Oussama al-Noujaifi. Ce dernier est issu du bloc Irakia, dont la décision de participer au gouvernement a permis de sortir l'Irak de l'impasse politique huit mois après les élections législatives.
M. al-Noujaifi est un des députés sunnites membres du Bloc irakien, la liste de l'ex-chef du gouvernement Iyad Allawi qui a devancé la liste du Premier ministre Nouri al-Maliki lors des élections du 7 mars.
Son élection à la présidence du Parlement devrait ouvrir la voie à la reconduction à la présidence de la République par les 325 députés du chef kurde Jalal Talabani, qui lui-même désignera le Premier ministre chargé de former le gouvernement.
La porte-parole du Bloc irakien, Intissar Allawi, a confirmé qu'un accord avait été trouvé mercredi lors des négociations entre les différents partis politiques à Bagdad mais n'a pas donné plus de détails. "Les dirigeants du Bloc irakien doivent se réunir aujourd'hui, avant la session du Parlement prévue à 15h00", a-t-elle simplement indiqué.
Washington satisfait
L'administration Obama a salué mercredi cet accord. "L'accord vraisemblable pour former un gouvernement est un grand pas en avant pour l'Irak", a déclaré dans un communiqué Antony Blinken, conseiller pour la sécurité nationale du vice-président Joe Biden.
ATS