Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/65895

<h2>SubmittedText<h2><p>Début février 2005, la reine serbe du turbofolk "Ceca", une sorte de "Madonna" des Balkans, a donné un concert dans une discothèque de Rümlang. Svetlana "Ceca" Raznatovic est la veuve d'"Arkan", un des paramilitaires les plus cruels de la guerre des Balkans de 1991 à 1995. On sait qu'il a été largement impliqué en particulier dans le massacre qui a eu lieu à l'hôpital de Vukovar, en Croatie, et qu'il a commis des crimes de guerre particulièrement atroces à Sanski Most, en Bosnie, en 1995. "Ceca", récemment encore présidente d'honneur du parti fasciste "Parti de l'Unité serbe" (SSJ), entretient toujours des liens avec les plus hauts dirigeants de la mafia serbe. Elle est soupçonnée par ailleurs d'avoir été impliquée dans l'assassinat, le 12 mars 2003, du premier ministre Zoran Djindjic, partisan de la réforme. Dans ce contexte, je trouve choquant que "Ceca" ait obtenu sans problème un visa pour la Suisse. À mon sens, l'octroi de visas à des personnes provenant du milieu des criminels de guerre devrait être traité avec beaucoup de circonspection. Je pose au Conseil fédéral les questions suivantes :</p><p>1. Le DFAE était-il informé de la venue en Suisse de Madame Raznatovic ?</p><p>2. Existe-t-il des instruments permettant de garantir que les visas sont octroyés dans le respect des principes définis par la Suisse en matière de droits de l'homme ?</p><p>3. Le Conseil fédéral entend-il prendre des mesures pour qu'à l'avenir les politiciens de l'ex-Yougoslavie qui ne collaborent pas avec le tribunal de l'ONU pour les criminels de guerre n'obtiennent plus de visas pour la Suisse, en conformité avec la politique adoptée par l'UE en matière de droits de l'homme ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La réponse du Conseil fédéral n'existe qu'en allemand.</p>