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Selon le président du PDC, il vaut mieux régler la question du port de la burqa dans la loi plutôt que dans la Constitution (archives).
KEYSTONE/ANTHONY ANEX(sda-ats)
Une majorité du groupe parlementaire PDC soutient l'interdiction de la burqa, a dit Gerhard Pfister, président du parti, lundi dans une interview de l'Aargauer Zeitung. Mais il estime préférable de régler la question dans la loi plutôt que dans la Constitution.
Un sondage de la section lucernoise du parti montre par ailleurs que la base est clairement favorable à une interdiction de la burqa, ajoute-t-il. Pour M. Pfister, une dissimulation du visage "n'est pas compatible avec les valeurs de notre société".
En juillet 2016, quelques mois après avoir repris les rênes du PDC, il évoquait dans la presse alémanique "un nouvel article constitutionnel sur la religion", par exemple dans le cadre d'un contre-projet à l'initiative contre le port de la burqa, lancée par la droite dure. Cette initiative vise un problème particulier, alors que la discussion est plus générale, déclarait-il.
Droite dure
Déposée en septembre, l'initiative populaire "Oui à l'interdiction de se dissimuler le visage" a récolté le nombre de signatures nécessaires à la mi-octobre. Elle a été lancée par le comité d'Egerkingen, sous la houlette du conseiller national UDC Walter Wobmann, également à l'origine de l'initiative anti-minaret.
Le texte anti-burqa prévoit que personne ne devrait avoir le droit de dissimuler son visage dans l'espace public, dans des lieux accessibles à tous (excepté les lieux de culte) ou dans lesquels sont fournies des prestations accessibles à tout un chacun. Il serait aussi interdit de contraindre quelqu'un à se dissimuler le visage en raison de son sexe.
Un comité interpartis a été créé par le conseiller aux Etats Andrea Caroni (PLR/AR) pour lutter contre l'initiative du comité d'Egerkingen. Le Tessin a dit "oui" à une interdiction de la burqa en 2013. En mai, la Landsgemeinde de Glaris a refusé d'interdire le port de la burqa.
ATS