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Dépistage auditif
Un enfant sur 1000 est sourd à la naissance et un enfant sur 100 souffre d’une déficience auditive de degré plus ou moins grave. Afin de garantir un traitement optimal de ces enfants, la thérapie devrait débuter pendant le sixième mois au plus tard. Si ce n'est pas le cas, le risque que bébé ne pourra pas apprendre à parler correctement augmente.
Malheureusement, les parents ne constatent souvent qu’à partir de l’âge de deux ans seulement que le développement du langage est ralenti. On ne peut apprendre à écouter et à parler que si l’on peut entendre. Plus de 90 pour cent du langage appris par les bébés provient des discussions entendues par hasard. Jusqu’à ce que l’appareil auditif soit adapté, on perd du temps précieux, ce qui signifie souvent un retard du développement du langage impossible de rattraper. Ces enfants restent sévèrement handicapés au niveau de la communication verbale, durant toute la vie.
Ce test permet d’évaluer l’ouïe du nouveau-né quelques jours après la naissance déjà. L'examen prend environ deux minutes, il ne fait pas mal du tout et peut être exécuté durant le sommeil du nouveau-né. Une sonde fine émettant des clics de faible intensité est introduite dans l’oreille. Les oreilles saines réagissent avec des « émissions otacoustiques ». Ce sont des signaux acoustiques émis par les cellules ciliées de l’oreille interne. Ceux-ci sont enregistrés et mesurés par l'instrument de mesure connecté. Sans réactions mesurables, le test est répété, car il peut y avoir des influences innocentes, comme des restes de liquide amniotique dans l’oreille, qui pourraient produire un résultat anormal erroné. Ou alors des potentiels des nerfs et du cerveau sont dérivés, les potentiels à évocation auditive. Ils permettent de mesurer si la transmission des signaux sonores vers le cerveau fonctionne.
Depuis mai 1999, le dépistage auditif général est réalisé comme projet de pilotage dans les premiers hôpitaux de Suisses. Selon une enquête de 2008 dans les 118 maternités du pays, un dépistage auditif a été réalisé auprès de plus de 80% des nouveau-nés en Suisse. 2% des enfants n’ont pas réussi le dépistage et ont dû être aiguillés vers un examen supplémentaire d’audiologie infantile. Il nous peine de constater que 20% des nouveau-nés ne sont toujours pas examinés! Une condition pour la réalisation globale de dépistage auditif en Suisse est la prise en charge des coûts de l'examen en tant que prestation obligatoire des caisses maladie (assurance de base).
L’examen a lieu le deuxième ou troisième jour de vie, à la maternité. Le dépistage est réussi si au moins une oreille présente des valeurs normales. Si, par contre, durant ce premier examen, des émissions otacoustiques insuffisantes sont constatées sur les deux oreilles, un deuxième examen est recommandé le même jour ou le lendemain. La fonction peut être entravée notamment par le processus de la naissance, et seulement un tiers des déficiences auditives initialement constatées chez les nouveau-nés sont effectivement confirmées par un examen approfondi. Si le deuxième examen des deux oreilles ne produit pas d’émissions otacoustiques suffisantes, le test est considéré comme un échec. Dans ce cas, on conseille aux parents de s'adresser à un centre d'audiologie infantile compétent pour un examen approfondi durant les trois premiers mois de vie.
Même dans des cas de déficiences auditives particulièrement graves, de bons résultats sont possibles moyennant un traitement adéquat. Non seulement les appareils auditifs mais aussi les implants cochléaires peuvent être appliqués très rapidement. Les enfants qui grandissent avec un appareil auditif dès un très jeune âge ne présenteront plus tard guère de différences par rapport à leurs contemporains.
Mais les parents devraient contrôler périodiquement si leur enfant entend bien, même si tous les résultats des tests semblent normaux. Une déficience n'est pas nécessairement un problème congénital, il peut être le résultat d’une infection. La liste de contrôle globale se présente comme suit:
- Durant le 3e à 4e mois de vie, les bébés devraient commercer à rire, babiller et diriger le regard vers un bruit.
- Durant le 6e à 7e mois, ils devraient produire les premiers sons à deux syllabes et écouter de la musique.
- À 10 à 12 mois, les bébés devraient réagir à des sons doux à une distance de 1 m environ.
Häufige Frage zum Thema
Bien sûr, les enfants de moins de huit mois n'appartiennent pas à côté de la "Guggenmusik", puisque leur réflexe stapédien ne peut pas encore être déclenché. Ce réflexe protège naturellement nos oreilles des bruits forts. Par la contraction d'un muscle de l'oreille, la chaîne de conduction du son et...vollständige Antwort lesen
Last update : 04-11-19, BH