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Clause de sauvegarde: le Conseil fédéral se couche - le marché du travail sera submergé
(UDC) Le Conseil fédéral a décidé aujourd'hui de renoncer à invoquer ladite clause de sauvegarde. Durant la campagne de votation sur la libre circulation des personnes, cette disposition a été...
(UDC) Le Conseil fédéral a décidé aujourd'hui de renoncer à invoquer ladite clause de sauvegarde. Durant la campagne de votation sur la libre circulation des personnes, cette disposition a été fréquemment citée - notamment par le PS - pour argumenter contre les réserves de l'UDC. Il s'avère maintenant que cette clause restera lettre morte, car le gouvernement se couche une fois de plus devant l'UE et n'a pas le courage de tirer le frein de secours face à une immigration incontrôlée. Le gouvernement rate ainsi une chance réelle de lutter contre l'augmentation constante du chômage.
Malgré la crise économique mondiale l'immigration en Suisse n'a baissé que de manière négligeable en 2008. Parallèlement, le taux de chômage dans la population étrangère a augmenté d'environ 50% durant les mois écoulés en raison de l'arrivée massive de travailleurs mal qualifiés: 4,6% des étrangers vivant en Suisse étaient au chômage en septembre 2008, 6,8% en avril 2008. Il va de soi que ces chômeurs ne rentrent pas immédiatement dans leur pays, mais commencent par profiter des assurances sociales très généreuses de la Suisse. Il suffit en effet qu'une personne travaille un jour en Suisse pour qu'elle puisse vivre pendant cinq ans aux frais du système social suisse. C'est dire que les œuvres sociales et le marché du travail de notre pays subissent de fortes pressions.
Bien que toutes les conditions soient réunies pour invoquer la clause de sauvegarde, le Conseil fédéral a décidé d'y renoncer cette année également. Une fois de plus, il cherche à se concilier les bonnes grâces de l'étranger - notamment de l'UE - au lieu de défendre les intérêts des citoyens suisses. En février 2009 encore, les eurofanatiques avaient avancé la clause de la sauvegarde pour écarter l'argument de l'UDC que l'immigration incontrôlée apporterait de gros problèmes en période de récession. Aujourd'hui le Conseil fédéral refuse de réintroduire le contingentement pour éviter d'envoyer "un signal négatif à nos partenaires européens, ce qui n'est guère souhaitable dans le contexte politique actuel". Le gouvernement ignore délibérément que plusieurs Etats de l'UE (la Grande-Bretagne et l'Allemagne, notamment) limitent l'accès à leur marché du travail et prennent des mesures de protection correspondantes.
Pendant que le PS et les syndicats restent les bras croisés devant cette immigration incontrôlée et se contentent de réclamer bruyamment des contrôles supplémentaires à l'intérieur du pays - prétendument pour empêcher le dumping salarial ou le travail au noir - l'UDC, elle, veut s'attaquer à la racine du mal. L'invocation de la clause de sauvegarde aurait posé un jalon important. Faut-il donc rappeler au gouvernement qu'il a promis au peuple que cette disposition permettrait, en des temps économiquement difficiles, d'atténuer les effets négatifs de l'immigration sur le marché du travail et les œuvres sociales? L'UDC est de toute évidence le seul parti à défendre sans concession les salariés et les œuvres sociales suisses. Elle demande donc un débat urgent sur le thème de l'immigration incontrôlée.
Berne, le 20 mai 2009