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Les vacances de février arrivent comme une évidence. Dans le Canton de Genève, cette pause annuelle est relativement récente. Cette semaine de congés entre Noël et Pâques n’a pas toujours existé. La dernière modification du calendrier des vacances scolaires remonte à 1976.
En 1972, une motion proposait d’instaurer une semaine de vacances entre celles de Noël et de Pâques, déduite des vacances d’été. Selon l’étude Les vacances scolaires à Genève réalisée par Alexandre Jaunin pour la République et Canton de Genève et le Service de Recherche en Education: Les vacances scolaires de février sont les vacances les plus récentes, avec une semaine de congé introduite en 1976. Cette introduction répondait à une motion déposée en 1972 qui proposait d’introduire une semaine de vacances en février déduite des vacances d’été.
Des classes de neige aux vacances d’hiver
En 1973, expliquait à l’époque Le Journal de Genève, le Canton disposait d’un calendrier sensiblement différent. En l’absence de congés après les fêtes de fin d’année, les petits Genevois pouvaient s’aérer à la montagne grâce aux séjours scolaires. Près de 4800 jeunes et plus de 700 accompagnants partaient entre janvier et avril dans des maisons d’accueil des Pré-Alpes vaudoises et fribourgeoises ou en Valais. Ces séjours remportaient un franc succès. L’idée germa de généraliser ce temps de pause propice aux séjours en montagne.
Le fruit d’une longue consultation
Au préalable, une consultation avait été menée en 1974 auprès des familles par le service de la recherche sociologique (SRS). Une analyse du point de vue des familles sur une nouvelle répartition des vacances scolaires fut effectuée. Les familles étaient alors favorables à l’introduction d’une semaine de vacances en février, et dans une moindre mesure à une semaine complète en automne. Cette introduction d’une semaine de vacances en février était particulièrement souhaitée par les familles appartenant à un milieu socialement favorisé. Une commission fut alors mise en place et une nouvelle répartition des vacances scolaires fut adoptée, pour une période d’essai de trois ans, en 1976 : passage d’une demi-semaine à une semaine entière en automne, introduction d’une semaine en février, réduction des vacances de Pâques de deux semaines à une semaine et demi et réduction des vacances d’été d’une semaine. Cette nouvelle organisation perdure actuellement. Depuis lors, les vacances scolaires correspondent environ à 13,5 semaines par année.
Ecoutez les explications d’Alexandre Jaunin, chercheur au Service de la Recherche en Education:
Une adhésion immédiate
En 1979, le DIP avait mené une consultation auprès des parents d’élèves et des enseignants. Après plusieurs années de mise en place, 78% d’entre eux s’étaient déclarés satisfaits de ce nouveau congés hivernal qui avait eu pour conséquence de réduire les vacances de Pâques de 15 à 10 jours. Les vacances de février s’étaient immédiatement imposées dans les habitudes des Genevois comme le soulignait le Journal de Genève.
Coronavirus – Jusqu’à 86 millions d’enfants supplémentaires menacés de pauvreté
Au total, ce serait ainsi 672 millions d’enfants touchés par la pauvreté, soit une augmentation de 15% par rapport à l’année précédente, précisent les deux organisations dans un communiqué mercredi. Près des deux tiers de ces enfants vivent en Afrique sub-saharienne et en Asie du sud.
L’augmentation du nombre d’enfants touchés par la pauvreté à cause de la pandémie se réaliserait surtout en Europe et en Asie centrale, selon l’étude qui s’appuie sur des projections de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international et des données démographiques dans une centaine de pays.
« L’ampleur des difficultés financières auxquelles sont confrontées les familles menace les progrès obtenus depuis des années dans la réduction de la pauvreté des enfants et de les priver de services essentiels », estime Henrietta Fore, directrice de l’Unicef, citée dans le communiqué.
Avec une action immédiate et efficace, « nous pouvons contenir la menace de la pandémie pesant sur les pays les plus pauvres et certains des enfants les plus vulnérables », juge de son côté Inger Ashing, patronne de Save the Children. Ils sont « très vulnérables à des périodes de faim même courtes et à la malnutrition qui peuvent les affecter durant toute leur vie », avertit-elle dans le communiqué.
Les deux organisations demandent notamment aux gouvernements d’étendre rapidement leurs systèmes de couverture sociale et l’alimentation dispensée dans les écoles pour limiter les effets de la pandémie.
Les exécutifs genevois ont prêté serment
Une prestation de serment historique selon la chancellerie d’Etat. Pour la première fois dans l’histoire de Genève, la cérémonie s’est déroulée à huis clos. Des mesures sanitaires drastiques ont été observées en la Cathédrale Saint-Pierre. En fin de journée, 137 élus communaux portant l’écharpe de soie jaune et rouge ont été accueillis par le Conseil d’Etat.
Je jure ou Je promets solennellement
Avec une pointe d’humour et de réalisme, il a ajouté « votre quotidien vous paraîtra parfois tristement trivial. L’ordre du jour de vos réunions portera plus souvent sur une pétition en faveur du wakeboard, sur des collecteurs d’égout, sur des crédits d’engagements pour renouvellement routier que sur des grands enjeux sanitaires, sociaux, climatiques, culturels ou encore sportifs qui ont peut-être et certainement encore mobilisé votre électorat. Mais il n’y a pas de petites ou de grandes politiques, toutes les préoccupations, tous les intérêts des habitants de ce canton sont légitimes. »
Un dispositif sanitaire et un calendrier rigoureux
Avant la cérémonie, des bandes jaunes avaient été disposées sur le parvis pour que les élus se placent à une distance sociale de deux mètres les uns des autres. La désinfection des mains était obligatoire avant d’entrer dans la cathédrale. A l’intérieur, les élus étaient installés à au moins deux mètres les uns des autres. Alors que les rassemblements de 300 personnes seront possibles en juin, le calendrier politique ne pouvait pas autoriser le report de la cérémonie au delà la fin du mois.
Les théâtres peuvent rouvrir le 6 juin, mais peu le feront
Les théâtres vont pouvoir rouvrir le 6 juin. Mais tous ne le feront pas, annonce d’emblée Thierry Luisier, secrétaire général de la Fédération romande des arts de la scène (FRAS) mercredi à l’issue de la conférence de presse du Conseil fédéral sur la 3e phase de déconfinement. Le mois de juin représente la fin de la saison pour beaucoup d’entre eux.
« Nous sommes ambivalents, a relevé pour sa part Khany Hamdaoui, comédienne et directrice du théâtre Montreux Riviera, sur les ondes de la RTS. Qu’allons-nous présenter puisque les spectacles que nous pouvons proposer ne respectent pas pour la plupart les règles sanitaires? se demande-t-elle.
Avec cette possibilité de réunir 300 personnes dès le 8 juin, des festivals de théâtre en plein air pourraient revenir sur leurs décisions et faire de nouvelles propositions, avance toutefois le secrétaire général. D’autant plus que le Conseil fédéral devrait annoncer un nouvel assouplissement dans 15 jours permettant des rassemblements allant jusqu’à mille personnes.
Avec la fin de l’état d’urgence le 19 juin, la Confédération repasse la main aux cantons. « Les théâtres retrouvent ainsi leurs partenaires habituels, c’est-à-dire les communes et les cantons », a poursuivi le secrétaire général. Il espère toutefois qu’il y aura une coordination entre les cantons pour éviter une trop grande cacophonie.
Si l’on revient dans les salles, celles-ci pourraient être remplies à 25%, selon les recommandations de la branche publiée récemment dans un volumineux document de 54 pages en allemand. Mais en s’inspirant d’autres secteurs comme celui de l’aviation, les théâtres commencent à les imaginer remplies presque jusqu’à 100% avec des spectateurs masqués.
Le problème de la scène reste lui entier: sur celle-ci, les acteurs sont sommés de ne pas se toucher et de rester à deux mètres les uns des autres.
Navigation à vue
Les théâtres naviguent également à vue ne sachant pas avec précision les montants sur lesquels ils peuvent compter pour compenser la fermeture depuis la mi-mars. L’appel de la FRAS lancé lundi a mis en lumière une différence de traitement selon les cantons dans le versement des aides à la culture en lien avec le Covid-19.
Dans ce cadre, les comédiens avec des contrats à durée déterminée et les apprentis ont été admis au chômage partiel grâce aux RHT. Mais un rétropédalage est survenu dans le canton de Vaud où le chômage partiel n’est finalement accordé qu’au prorata de la part non subventionnée. À l’inverse, des théâtres tout aussi subventionnés ont obtenu l’entier des RHT dans le canton de Fribourg, a souligné Thierry Luisier.
De plus, peu d’acteurs culturels ont déjà touché de l’argent du fonds spécial d’indemnisation débloqué par la Confédération, d’un montant de 280 millions de francs. « Difficile de se projeter quand la base financière n’est pas claire », selon le secrétaire général.
Lundi, la FRAS, qui regroupe une cinquantaine de théâtres romands sur un total de 400 en Suisse, a adressé une lettre au conseiller fédéral Alain Berset et à plusieurs conseillers d’Etat romands responsables de la culture. La réouverture des théâtres « doit être accompagnée du maintien des aides sur une période prolongée », plaide-t-elle. Elle demande encore la création d’un plan de soutien « ambitieux » du domaine des arts de la scène tenant compte des répercussions de cette crise sur les trois années à venir ».
Fin de l’état de situation extraordinaire en Suisse
Les cantons vont reprendre un peu d’autonomie. Le Conseil fédéral a décidé mercredi de lever l’état de situation extraordinaire. Dès le 19 juin, la situation sera à nouveau considérée comme particulière.
Lorsque l’état actuel a été décidé mi-mars, la Suisse comptait plus de 1000 infections au Covid-19 par jour. Il y en désormais une dizaine à une vingtaine par jour, s’est réjouie devant la presse la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga.
« C’est réjouissant », a-t-elle commenté. On peut mettre le virus en échec, en respectant les règles d’hygiène et de distance. La population peut s’adapter à une nouvelle normalité. La question n’est plus de savoir si on peut faire quelque chose, mais comment on peut le faire.
Les récoltes de signatures dans l’espace public seront de nouveau possibles à partir du 1er juin, moyennant la mise en oeuvre d’un plan de protection. Un modèle est à la disposition des comités d’initiative et de référendum. La suspension des délais applicables aux initiatives populaires fédérales et aux demandes de référendum au niveau fédéral s’étend jusqu’à la fin du mois de mai.
Le déconfinement suisse est plus rapide que prévu
Le Conseil fédéral met le turbo pour le déconfinement. Les rassemblements allant jusqu’à 30 personnes seront autorisés dès samedi et la réouverture de cinémas, théâtres, zoos, remontées mécaniques, campings, piscines et écoles postobligatoires suivra le 6 juin.
Le Conseil fédéral avait déjà assoupli les mesures prises pour protéger la population contre le coronavirus les 27 avril et 11 mai Or, ces deux étapes n’ont pas entraîné de reprise de l’épidémie, d’où le large assouplissement décidé pour le 6 juin.
Tous les établissements et manifestations concernés devront toutefois appliquer des plans de protection. Les règles d’hygiène et de distance restent impératives. Si l’espacement ne peut être respecté, il faut garantir la possibilité de retracer les contacts personnels rapprochés en cas d’infection, par exemple en établissant des listes de présence.
300 personnes le 8 juin
L’interdiction de rassemblement dans l’espace public, notamment sur les places publiques, les chemins ou dans les parcs entame la marche samedi. La nouvelle limite de 30 personnes sera remplacée dès le 8 juin par un plafond de 300 personnes.
Cela concerne les réunions familiales, les salons, les concerts, les représentations théâtrales ou encore les séances de cinéma, mais aussi les rassemblements politiques et de la société civile.
Le 24 juin, le Conseil fédéral tranchera sur les manifestations réunissant entre 300 et 1000 personnes et d’autres assouplissements possibles. Les manifestations de plus de 1000 personnes restent interdites jusqu’à fin août.
Assouplissements pour le sport
Les compétitions de sport impliquant un contact physique étroit et constant, comme la lutte, le judo, la boxe ou la danse de salon devraient rester interdites jusqu’au 6 juillet. Mais les entraînements sont de nouveau autorisés à partir du 6 juin, sans restriction relative à la taille des groupes, y compris pour les sports qui supposent un contact rapproché.
Toutefois, pour ces sports-là, les entraînements doivent avoir lieu dans des équipes fixes et la liste des personnes présentes doit être dressée. Les camps de vacances pour la jeunesse sont possibles dès le 6 juin.
Attractions touristiques
Le 6 juin, les remontées mécaniques, les campings et les attractions touristiques telles que pistes de luges d’été ou parcs d’accrobranche pourront rouvrir. Tous les établissements de divertissement et de loisirs tels que casinos, parcs de loisirs, zoos et jardins botaniques peuvent à nouveau accueillir du monde, tout comme les piscines et les centres de bien-être.
À partir du 6 juin, les salons érotiques pourront également reprendre leurs activités et les services de prostitution être proposés.
Restauration
À partir de la même date, la limitation des groupes à quatre personnes dans les restaurants sera levée et les activités telles que billard et autres animations musicales seront de nouveau possibles. Les établissements devront garantir la possibilité de retracer les contacts en collectant les données d’un client par table pour chaque groupe de plus de quatre personnes.
Les consommations et les repas continueront à être exclusivement pris à table. Les restaurants doivent fermer à minuit, tout comme les discothèques ou les boîtes de nuit, qui doivent en outre tenir des listes de présence et ne pas admettre plus de 300 personnes par soirée.
Ecoles postobligatoires
L’enseignement présentiel dans les écoles postobligatoire est autorisé dès le 6 juin mais ce sont les cantons qui fixeront les modalité. Ils peuvent organiser l’enseignement de manière flexible et continuer à exploiter l’enseignement à distance.
La troisième étape d’assouplissements des mesures prises pour lutter contre la maladie était très attendue. Le Conseil fédéral avait déjà été plus rapide que prévu en incluant dès le 27 mai la réouverture des bars et restaurants ainsi que celle des musées et des bibliothèques. Le feu vert aux offices religieux a également été avancé la semaine dernière à ce vendredi.
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