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L'Insediamento del mese di luglio è una versione sintetica del rilevamento apparso nella pubblicazione ISOS Vallese, volume 1.1 Bas-Valais A-M (disponibile solo in Francese).
Evolution de l'agglomération
Le nom du site trouve très vraisemblablement son origine dans l'ancien français "Fontenelle" ou petite fontaine, lui-même tiré de "fons, fontis", indiquant une source. Le nom de Fontanelle figurant sur la carte Siegfried, dérivé du latin populaire "fontana", semble surtout prouver de la part des géographes de l'époque une volonté de renouer avec des racines classiques, sans doute de manière abusive. Cette étymologie est corroborée par l'existence de deux torrents qui encadrent étroitement l'agglomération. Ils alimentent toute une série de fontaines dont les vasques, creusées dans des blocs de rochers, constituent un type original propre au site et, plus généralement, à la vallée. La présence d'eau, autrefois très recherchée, associée à une situation en surplomb du fond de la vallée, explique le choix d'une colonisation du site par l'homme qui pourrait être très ancienne. Elle se justifie également par un ensoleillement exceptionnel qui garantit une fonte rapide des neiges. Si notre connaissance de l'histoire de Fontenelle est très lacunaire, nous savons que, suite à une levée d'impôt extraordinaire décrétée par le comte de Savoie Amédée V, la localité comptait 15 contribuables en 1313. Représentant autant de feux, ce chiffre correspond à une population d'environ quatre-vingt habitants, qui diminua de près de moitié au cours des épidémies de peste qui se succédèrent au 14e et au 15e siècle. Par la suite, la population revint progressivement à son niveau antérieur, puisque le site comptait 102 habitants au début du 20e siècle.
Au cours du siècle qui suivit la première édition de la carte Siegfried, le site, si l'on excepte la création de la route en lacets rejoignant Verbier, qui tangente Fontenelle d'en Haut à l'ouest, n'a pratiquement pas subi de modifications de son image en plan - et sans doute pas davantage au niveau de sa substance construite. Les noyaux anciens sont toujours entièrement cernés par les terrains agricoles et les prés. Ils se présentent comme des sortes d'îlots pris dans le versant, dont l'image historique a bravé le temps et nous replonge dans une époque entièrement préindustrielle, exclusivement agraire.
Ce n'est qu'au cours des deux dernières décennies que le site a connu un développement modeste à l'intérieur de ses noyaux historiques (transformations de constructions, goudronnage des voies et des espaces intermédiaires, etc.). Et à la périphérie se sont implantées plusieurs habitations individuelles et résidences secondaires à l'ouest et au sud; heureusement, à une exception près (0.0.10), celles-ci sont nettement détachées des constructions anciennes.
Les deux ensembles
L'agglomération, composée de deux noyaux superposés dans la pente, reliés par des vergers et des jardins, s'inscrit sur un léger renflement de terrain flanqué de deux cours d'eau étroits, au débit très variable selon les saisons. Cette implantation sur une sorte de dôme explique que les deux noyaux historiques (> 1 et 2) tendent à s'ouvrir en éventail, ce qui renforce la valeur de la silhouette principale du site que souligne une topographie escarpée.
Fontenelle d'en Haut (> 1) est raccordé à la route de transit par une voie d'accès dédoublée, dont les deux tronçons sont implantée parallèlement aux courbes de niveau, puis se ramifient en une série de cheminements qui se confondent étroitement avec les espaces intermédiaires. Les constructions, dont les pignons sont orientés au sud, face à la vallée, sont regroupées à l'intérieur d'une structure très concentrée, typique de la région par la volonté d'économiser au maximum le précieux terrain agricole.
La majorité des constructions sont réalisées en bois, même les habitations, ce qui tend à constituer une exception dans la région, commune aux sites implantés sur le versant nord-est de la vallée surplombant Le Châble, le long de la route menant à Verbier, entre autre à cause de la qualité de l'ensoleillement.
Les espaces intermédiaires, fortement réduits du fait de la densité du tissu, présentent une échelle très fine et tendent à conserver leur caractère rural, malgré un asphaltage largement entamé. La plupart des constructions paraissent remonter au 17e et au 18e siècle et ont subi un nombre réduit de transformations depuis leur création, essentiellement à caractère vernaculaire.
Elles se caractérisent par l'absence presque totale de détails ornementaux (frises, etc.). Au cours des deux dernières décennies, de nombreuses couvertures en dalles de pierre traditionnelles ont été remplacées par de l'Eternit. Certains bâtiments ont été dotés de balcons en béton avec garde-corps pastichant.
L'école (1.0.1), en tant que seul bâtiment à fonction collective du site, marque fortement son image; de même, son architecture, frappée du sceau d'un éclectisme modeste, avec ses chaînes d'angle peintes et ses linteaux en briques, la distingue des autres bâtiments, tandis que son volume simple et son toit en ardoises l'apparentent aux autres constructions.
Fontenelle d'en Bas (> 2) présente les mêmes caractéristiques générales que Fontenelle d'en Haut; son tissu, à l'exception d'une habitation ancienne (2.0.4) et d'une dépendance récemment transformée (2.0.6), est composé exclusivement de constructions en bois, essentiellement disposées en rangées parallèles aux courbes de niveau, mais de manière très organique.
Les constructions les plus importantes sont situées en amont de la voie de desserte principale, la rangée aval étant plutôt composée de dépendances: granges-écuries, raccards, greniers.
Un ou deux bâtiments en madriers ont été habillés partiellement de murs en maçonnerie, au détriment de leur image d'origine. Globalement, l'abandon presque total de l'activité rurale historique se traduit par un état d'entretien plutôt médiocre de nombreuses constructions; il explique le glissement en cours vers l'agglomération- dortoir et l'occupation en résidence secondaire.
Les environnements
Les terrains escarpés reliant les deux noyaux historiques sont plantés en vergers et cultivés en jardins (> I). Ils se prolongent sans rupture par la portion du versant (> III) délimitée de part et d'autre par les deux cours d'eau encadrant le site, dont le tracé est souligné par un rideau irrégulier d'arbres (0.0.11). Deux groupes de constructions récentes, l'un situé juste en contre-haut de la voie d'accès à Fontenelle d'en Bas (> II) et l'autre nettement en contrebas (0.0.8), sur une voie en cul-de-sac accessible depuis un lacet inférieur de la route de Verbier, constituent certes une menace globale pour le site, mais ne concurrencent pas, du fait de leur taille réduite et de leur moindre densité, les noyaux historiques.
Nous recommandons
Nous qualifions
*** Qualités de la situation
*** Qualités spatiales
**/ Qualités historico-architecturales
Qualités de la situation
Le hameau de taille réduite, caractérisé par sa structure binucléaire très affirmée, occupe une situation peu construite sur le versant sud de la vallée. Ses qualités prépondérante résultent aussi bien de son ensoleillement que de la vue qu'on découvre depuis le site, avec une silhouette principale sud-ouest tout à fait exceptionnelle. S'ajoutent à cela des qualités paysagères élevées, liées à l'occupation d'un renflement de terrain s'ouvrant en éventail et bordé de part et d'autre par un cours d'eau.
Qualités spatiales
Le site présente des qualités spatiales prépondérantes, aussi bien à l'intérieur de chacun des noyaux historiques caractérisés par un tissu très dense que dans les vergers et les jardins qui les relient, marqués par une échelle très fine. Le compartiment paysager défini par les deux cours d'eau, ainsi que le rideau d'arbres et de buissons qui les accompagnent renforcent encore ces qualités.
Qualités historico-architecturales
Les qualités historiques et architecturales sont plus qu'évidentes dans les deux noyaux composant le site, tout particulièrement à Fontenelle d'en Bas, dans la mesure où, à ce jour, son tissu a conservé pour l'essentiel son aspect rural d'origine. Elles sont moins liées à la présence de bâtiments d'exception qu'à un tissu vernaculaire de qualité dans lequel, hormis quelques habitations en maçonnerie, dominent les constructions en madriers.
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