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Un coeur sain pompe à la minute 5 à 6 litres de sang dans l’organisme. Si le muscle cardiaque endommagé ne réussit plus cette puissance et n’arrive plus à fournir un effort supplémentaire en cas de besoin, l’organisme n’est plus suffisamment approvisionné en sang, en oxygène et en nutriments et la capacité de l’organisme à fournir des efforts diminue. Le muscle cardiaque s’adapte à ces circonstances dans la mesure du possible, mais il travaille de plus en plus de manière non-économique et avec le temps sa force fléchit. Au plan médical, on parle d’insuffisance cardiaque qui est le terme technique de la faiblesse du muscle du coeur. Celle-ci peut se manifester de manière aiguë ou selon une évolution progressive.
L’insuffisance cardiaque est une des maladies les plus répandues dans le monde. Selon les indications de la „Fondation Suisse de Cardiologie“, environ 100'000 personnes en sont affectées et tous les ans, ce sont 20'000 personnes qui s’y ajoutent et pas seulement à cause du vieillissement de la population. Les coûts pour le système de santé sont de ce fait très importants et vont encore augmenter parce que l’hospitalisation sera très souvent inévitable.
La plupart des maladies cardiaques subissent à leur stade final une insuffisance cardiaque.
Dans la population suisse, on estime à 20% le risque de faire une fois dans sa vie une insuffisance cardiaque. La cause d’une maladie cardiaque peut se situer dans le muscle cardiaque comme tel avec son système d’innervation, dans les valvules et les artères coronaires, mais le coeur peut aussi subir des dommages venant de l’extérieur:
Ils dépendent avant tout de la structure du coeur concernée ainsi que du degré de gravité de l’insuffisance. Au stade initial, on ne remarque pratiquement rien de la maladie. Ce n’est que peu à peu que l’on constate
Une classification des degrés de gravité reconnue au niveau international est la „classification NYHA“ (dénommée ainsi d’après la New York Heart Association).
Un changement de mode de vie permet de diminuer les symptômes existants; on peut retarder l’évolution de la maladie.
Des examens ont démontré que des préparations à base d’aubépine peuvent calmer les troubles cardiaques. Cela est valable pour une insuffisance cardiaque à ses débuts, mais également en cas de symptômes venant du coeur qui apparaissent en cas de surmenage nerveux ou psychique. On suppose que la préparation à base d’aubépine peut également avoir un effet de prévention. Comme toujours, les remèdes à base de plantes déploient leurs effets que très lentement. Le plein effet ne peut être espéré qu’au bout de plusieurs mois de prise régulière du remède.
Le moindre soupçon de faiblesse cardiaque nécessite un contrôle médical. En ce qui concerne le diagnostic et la thérapie, de grands progrès ont été réalisés ces dernières années. Un traitement bien adapté et entrepris à temps est indispensable à cause des complications toujours menaçantes et les séquelles.
Si l’insuffisance cardiaque est connue, la consultation s’impose lorsque le poids corporel augmente ou diminue en quelques jours de plus de 2 kilos ou lorsque l’état général se détériore (nettement). Si les symptômes de l’insuffisance cardiaque qui se manifestaient auparavant seulement en cas d’efforts physiques, apparaissent déjà au repos, si la tension monte et baisse de manière subite ou que l’on remarque une accélération top importante ou une irrégularité du pouls, il s’agit d’un cas d’urgence.
Diagnostic: Pour établir un diagnostic précis, on se sert de l’ECG (électrocardiogramme), de la radiographie, d’analyses du sang, d’explorations au moyen de cathéter (cathétérisme cardiaque) en contrôlant aussi, le cas échéant, le fonctionnement des poumons. Les acquis de la technologie moderne permettent de nos jours d’examiner le coeur en utilisant les ultrasons, l’échographie cardiaque et la tomographie cardiale à résonance magnétique. Grâce à ces procédés, il devient possible de visualiser le fonctionnement de la musculature du coeur et des valves, l’irrigation et la vitalité des tissus sans intervention chirurgicale invasive, tout en permettant de choisir le traitement le mieux approprié.
Thérapie: Il faut tout d’abord bien informer le patient et ses proches afin que le plan de traitement soit consciencieusement respecté.
Les principaux objectifs:
La thérapie médicamenteuse est très complexe et s’oriente d’après les causes et les symptômes (voir plus haut).
L’intervention chirurgicale: Si le début d’une insuffisance cardiaque est dû à une atteinte de la valvule cardiaque, à une irrigation sanguine insuffisante suite au rétrécissement d’une coronaire ou d’un trouble du rythme cardiaque non maîtrisable, il existe dans certains cas précis des possibilités chirurgicales (remplacement de la valvule, opération de pontage, stimulateur cardiaque „opérations peu invasives“ grâce au cathéter). Ces interventions ont naturellement de meilleurs résultats si le muscle cardiaque n’a pas subi de dommage irréparable. Une transplantation du coeur peut être envisagée si l’insuffisance cardiaque grave ne peut pas être traitée autrement, en particulier chez des sujets jeunes.
La prévention consiste avant tout à éviter les maladies causales susmentionnées qui prédisposent à cette insuffisance: