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Zürich, 22.09.2017
Il faut développer la filière de recyclage des films en polyéthylène, car c'est la solution la plus judicieuse sur le plan écologique. Le Conseil fédéral a adopté vendredi un rapport de l'OFEV sur la récupération des feuilles usagées.
D'après cette étude, qui répond à un postulat de l'ancien conseiller national Sep Cathomas (PDC/GR), le volume de déchets de films en polyéthylène d'origine industrielle, artisanale ou agricole est évalué à 110'000 tonnes par an, soit 14% des déchets plastiques produits en Suisse.
Les films en polyéthylène sont notamment utilisés comme matériau d'emballage dans l'agriculture, l'industrie et l'artisanat. Or les quantités de déchets de ces films ont beaucoup augmenté ces dernières années. Environ 70% des films usagés sont utilisés dans des usines d'incinération des ordures ménagères pour produire de l'énergie, 24% sont recyclés et 6% transformés en combustible de substitution dans les cimenteries.
Meilleur écobilan
Le recyclage des films en polyéthylène et la substitution du charbon par les polyéthylènes comme combustible dans les cimenteries constituent les meilleures solutions sur le plan écologique. Elles présentent un meilleur écobilan que l'élimination dans des usines d'incinération des ordures ménagères. L'impact environnemental est nettement plus faible: il est possible d'économiser jusqu'à 80% d'énergie non renouvelable.
Le rapport de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) recommande donc de développer la filière de recyclage des films, "pour autant qu'il existe des utilisations pour les granulés en polyéthylène recyclé".
Financement volontaire
Selon les experts, jusqu'à 50% des films issus de l'industrie, de l'artisanat ou de l'agriculture pourraient faire l'objet d'une collecte séparée et d'une valorisation matière. Mais pour qu'une collecte sélective s'établisse durablement, toutes les parties concernées doivent pouvoir en tirer un bénéfice, et la logistique doit être efficace.
Les systèmes de collecte sont souvent financés sur une base volontaire - par une contribution de recyclage anticipée ou une taxe d'élimination anticipée."Un tel système volontaire de financement devrait être organisé dans un premier temps par le secteur lui-même", suggère le rapport. La priorité est ainsi donnée à des mesures librement consenties par l'économie. Si elles devaient se révéler insuffisantes, la Confédération pourrait introduire une obligation de collecte.