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Un déluge a touché l’Est de l’Australie. Des orages très dangereux avec de la grêle géante, des vents destructeurs et des pluies très intenses s’y sont déversés. Par endroit, l’eau est montée jusqu’à un niveau de seize mètres, inondant jusqu’au haut des bâtiments. Plus de deux cent mille personnes ont été évacuées (le Temps). D’autres habitants, surpris, se sont réfugiés sur les toits et les secours ont circulé plusieurs jours, récupérant les sinistrés.
Les années La Nina apportent souvent des inondations. Celle-ci a été causée par une rivière atmosphérique qui a apporté d’immenses quantités d’eau au-dessus du Queensland. Un courant d’air froid à 8’000-10’000 km d’altitude a rencontré de l’air des tropiques, chaud et humide. La chercheuse australienne Kimberley Reed (citée par le Guardian) estime que ce type d’événements deviendra plus fréquent. Les rivières atmosphériques pourraient descendre plus au Sud de l’Australie, où elles rencontreront de l’air humide, et cela causera de fortes précipitations.
L’atmosphère contient plus d’humidité, 7% de plus par degré de réchauffement. Cela amplifie la montée de la vapeur d’eau des océans. De plus, leur surface est aussi plus chaude ce qui favorise l’évaporation. S’il est bien prévu que l’humidité augmente, les changements da la circulation atmosphérique se sont pas suffisamment compris.
La région a été touchée par des graves inondations en 2011. L’événement avait alors été décrit comme centennal (attendu une fois par siècle seulement). Dix ans après, des inondations plus graves encore surviennent. Selon les statistiques actuelles, elles devraient se produire tous les cinq cent ou mille ans, mais il est évident que ces prévisions ne sont pas fiables. Les événements extrêmes sont plus graves que prévu. Scott Morrison, le Premier Ministre australien, a déclaré que la vie en lAustralie devient de plus en plus difficile de vivre à cause des catastrophes naturelles. Il est à noter qu’il s’en est rendu compte alors que le gouvernement Australien a longtemps nié le réchauffement climatique. Peut-être acceptera-t-il enfin d’agir.
NB: Les immenses feux de forêt (article, photos) qui ont mis en danger la faune Australienne (article) et tué un tiers des koalas étaient aussi dus au réchauffement: blog et les experts les attendaient seulement vers 2100. Les survivants ont obtenu des tribunaux en 2021 que l’autorité de protection environnementale de leur région prenne des mesures contre le changement climatique (lien).
L’année 2021 a été fortement frappée par la grêle en Europe. Le laboratoire européen d’orages violents, ESSL, étudie ces manifestations et publie des statistiques et des prévisions. Il rapporte plus de cinq mille événements de grosse grêle de plus de 2 cm survenus jusqu’en octobre, ainsi que vingt neuf événements de grêle géante de plus de 10 cm (lien).
Ces chiffres sont bien supérieurs à ceux des années précédentes. Un nombre de rapports très important a été soumis pour certains jours, comme le 24 juin ou le 8 juillet. Ces jours-là des grands orages ont ont parcouru l’Europe et la grêle a touché de très nombreuses villes. En Suisse, je n’ai jamais vu autant de grêle de ma vie, et Météosuisse rapporte des chutes de grêles massives dans son bulletin climatologique été 2021, à des nombreux endroits avec des grêlons jusqu’à 7 cm de diamètre. Ils ont causé des dégâts aux vitres, véhicules et aux cultures agricoles. ESSL et Météosuisse rapportent que les nombre de jours de grêle n’a pas augmenté. Cependant, une journée d’orage a occasionné des manifestations plus impressionnantes. La surface touchée et les dégâts occasionnés se sont accrues.
J’ai demandé au directeur de l’ESSL, Peter Groenemeijer, si les épisodes de grêle ou de tornades s’aggravent, et quels sont les risques pour l’avenir. Selon lui, les grosses grêles deviennnent plus fréquentes.
Il est par contre difficile d’établir des statistiques sur les tornades, qui sont rares. L’année passée, en Europe, les statistiques font état de 936 tornades et trombes d’eau, essentiellement sur les mers, près des côtes. Les terres ont été touchées par 352 tornades. Peter Groenemeijer a d’abord cité le chiffre de 240 tornades jusqu’en automne, et a déclaré qu’il le considère comme normal. Il a ensuite corrigé par le nouveau compte de tornades en Europe en 2021, qui est de 352, sans commenter ce chiffre, plus élevé que la moyenne. Il remarque par contre que les épisodes de tornades en Italie ont été exceptionnellement abondants cet automne, avec notamment une série de 7 tornades en Italie du Nord en septembre 2021, et une autre série de 14 tornades en Sicile en novembre 2021.
Il a aussi déclaré que l’instabilité atmosphérique ainsi que l’humidité augmentent, et les grosses grêles surviennent plus souvent. Une étude de l’ESSL montre que probabilité de gros orages, et en particulier de très grosse grêle augmentera au cours de ce siècle. Nous pouvons nous attendre aussi à des bourrasques plus fortes.
Dans le Ouest et le Sud-Ouest de l’Europe, le nombre d’orages demeurera stable mais pourraient s’avérer plus violents.
J’estime que l’ESSL est très prudente dans ses conclusions, mais cela signifie aussi que ses informations que je vous communique ici sont très bien vérifiées. Par contre l’évolution future du nombre de tornades et de trombes d’eau reste inconnue.
European Severe Storms Laboratory: lien
International center for Waterspout Research: lien
Image de couverture Turquie @mehmetgokyigit
Les pluies intenses et les inondations ont énormément augmenté, partout dans le monde. Cette semaine, la Colombie-Britannique, au Canada a essuyé des précipitations exceptionnelles. Elles ont déclenché des nombreux glissements de terrain qui ont coupé la ville de Vancouver du reste du Canada. Le ministre local de la sécurité publique a déclaré que ces intempéries étaient indubitablement liées au réchauffement climatique, qui a déjà exposé cette région à une vague de chaleur de 49.6°C cet été.
L’humidité atmosphérique s’accroît de 7% par degré de réchauffement, selon la relation de Clausius-Clapeyron (C-C). Cependant, le rapport du GIEC relève que les pluies intenses augmentaient plus vite, de 7 à 14% par degré (en tenant compte des valeurs mesurées jusqu’en 2018; IPCC_AR6_WGI_Chapter_11).
Le chercheur Prein a étudié la formation des orages dans le climat présent et futur. Il s’est penché sur les grands orages (MCS) dans le centre des Etats-Unis. Ils sont déjà plus longs, plus fréquents et plus graves .
Dans le Futur, toutes les régions du monde connaîtront probablement une augmentation de la fréquence de ces grandes tempêtes (lien). Ces intempéries sont parfois accompagnées de grosse grêle et de tornades.
Les orages seront plus grands, si l’énergie potentielle convective augmente et leur permet de s’étendre. Ce sera probablement le cas, car la couche limite sera plus chaude, et contiendra plus d’humidité (Prein et al). L’auteur mentionne que ces résultats recoupent ceux d’études antérieures.
L’intensité des pluies augmentera particulièrement. Les événements horaires de précipitations extrêmes, tels que la pluie intense qui a inondé Lausanne en moins de 30 minutes en 2018, devraient augmenter considérablement dans presque toutes les régions terrestres d’Amérique du Nord. Des augmentations des fréquences extrêmes allant jusqu’à 400 % sont prévues par cet auteur.
Les pluies très intenses et très rapides doivent être traitées par un aménagement adéquat des villes. Il faut savoir aussi si ces forts orages peuvent être accompagnés de tornades, de grêles, ou de vents très forts.
D’autres études suggèrent que le réchauffement climatique, et que la diminution d’aérosols aussi favoriseront la formation des rivières atmosphériques, porteuses de pluies abondantes (Beak and Lora, Nature Climate Change).
Des pluies très importantes se produisent ces dernières années à plusieurs endroits qui globe. Carbon Brief rapporte qu’en Australie, les pluies intenses ont augmenté trois fois plus vite que l’humidité atmosphérique en 2013 déjà (lien).
D’autre part, des précipitations très intenses semblent s’être produites dans le passé terrestre. Un article que j’ai trouvé par Futura Sciences semble montrer que lors de la période de réchauffement PETM, la quantité de lithium dans les mers a baissé, ce que les auteurs expliquent par un grand afflux d’argiles dans les océans, une forte érosion et un fort flux de sédiments. D’immenses pluies ont peut-être provoqué ces écoulements. Elles auraient ensuite permis la réaction du CO2 atmosphérique de réagir avec les roches mises à nu , et la stabilisation du climat (Science Advances; Futura Sciences). D’autres auteurs décrivent d’immenses rivières du passé (Mike Benton), ou d’immenses orages dans des périodes géologiques plus lointaines et plus chaudes (lien).
Excusez-moi de fournir ainsi des éléments épars. Le fait est que les pluies deviennent des déluges, et cette tendance pourrait continuer, les dégâts seraient alors décuplés. Je dois faire une analyse en détail, et proposer une estimation des événements futurs, futures, mais cela nécessite plus de temps.
Cet été nous avons vu des événements climatiques inouïs, la vague de chaleur du Canada, de nombreuses inondations et en Europe Centrale, de nombreux forts orages avec grosses grêles et tornades. J’ai demandé encore une fois à un climatologue si ces catastrophes indiquaient que le réchauffement climatique se produisait plus vite que prévu, et qu’il dépassait les prévisions du GIEC. Ce n’est pas certain. Comme d’autres l’ont dit avant lui, Il relève que tels événements extrêmes sont présents dans les modèles officiels, mais si j’ai bien compris, ils apparaissent parfois, leur probabilité est jugée assez faible et ils ne sont donc pas inclus dans l’évolution la plus probable du climat terrestre. Les modèles qui calculent l’évolution du climat sont des versions simplifiées de la réalité, qui incluent la compréhension et la description humaine, arbitraire, de la réalité. Ils varient un peu, les scientifiques sélectionnent les événements les plus vraisemblables. Les conclusions du rapport du GIEC portent sur l’évolution des moyennes de température et les catastrophes prédites de façon fiable par plusieurs modèles. Il présente les événements probables, à plus de 66%, et donne des moyennes de températures.
Nous devons être conscients qu’en plus des événements présentes dans le rapport du GIEC; il y en aura d’autres. Certaines villes dans le monde seront frappées par des catastrophes exceptionnelles. Sur un million de villes dans le monde et quatre-vingt ans, il y aura de nombreux événements qui sont qualifiés de rares ou d’exceptionnels.
Nous avons besoin de connaître ces risques. Je vis en Suisse, dans une société sûre, où les maisons ne s’effondrent pas, et les bus et les trains n’ont quasiment jamais d’accidents. Tout cela a été obtenu par des règles de sécurité rigoureuses. Je ne vis pas dans une maison ‘likely to stand’, qui aurait deux chances sur trois de rester debout. Vous imaginez une ville ‘likely to stand’ où moins d’une maison sur trois, disons une maison sur quatre s’effondre? Les normes de constructions sont bien plus stringentes. La probabilité d’accident de toutes les constructions est surveillée et réduite au minimum, à des fractions infimes de pour-cent. Jusqu’à maintenant.
Je crois que les architectes et les ingénieurs doivent absolument connaître les risques d’événements extrêmes à probabilité estimée à 1% ou 0,1% et les intégrer dans leurs projets. Par exemple, nous pourrions construire seulement des bâtiments prévus pour résister à pour une période d’ouragans et d’inondations, avec des solutions pour 50°C.
Nous avons besoin d’un outil différent du rapport du GIEC pour la gestion du risque. Nous avons besoin d’un catalogue exhaustif d’événements extrêmes possibles, pas de moyennes de température, mais toutes les vagues de chaleur séparées, et toutes les pluies intenses.
Les climatologues pourraient prendre tous les modèles et faire un catalogue complet de tous les événements extrêmes, ou de cataclysmes plus graves encore, qui pourraient par exemple causer la mort d’un million de personnes. Ou alors ils pourraient choisir les modèles qui collent le mieux à notre réalité actuelle, qui ont prévu les événements récents, et établir une liste de risques à partir de ceux-là. Certains modèles ont prédit les inondations, par exemple le climatologue belge Fettweis, a prévu les événements de cet été et leur retour d’ici dix à vingt ans, en réalisant un développement détaillé des prévisions du GIEC.
Les autorités nationales et l’organisation de préventions de risque de catastrophes de l’ONU (UNDRR) devraient disposer de cette liste de risques pour préparer des plans d’évacuation, ou des aménagements qui nous permettraient d’y faire face. Nous devons connaître les risques, au moins l’éventualité d’une pluie de plus d’un mètre d’eau, ou de plusieurs mètres d’eau, d’une vague de chaleur au dessus de 45 degrés mais peut-être de 55°C, de tornades, d’événements capables de détruire une ville entière.
Les scientifiques sont inquiets car les ordinateurs dont dispose le GIEC ne semblent pas suffisants pour prédire chaque catastrophe. Comme le rapporte BBC News, ils demandent un super centre de calcul, à l’échelle du CERN, pour calculer ces événements individuels (BBC). Mais d’autre part, des cataclysmes plus graves que les événements extrêmes actuels apparaissent déjà parfois dans le modèles existants, et il faut récupérer ces informations. Enfin, ils pourraient choisir quelques bons modèles réalistes, et établir une liste de dangers possibles à partir de ceux-là.
Ensuite, il faut élaborer des plans pour une vague de chaleur de 50°C ou une grave inondation. Nous serons probablement prévenus par les météorologues deux jours avant. Des constructions adéquates pourraient être prévues et réalisées dès maintenant pour pallier aux événements graves, et des plans d’évacuation d’urgence ou des survie doivent exister pour tous ces événements extrêmes.
Une représentation géographique pourrait aussi montrer toutes les zones exposées aux catastrophes, une carte de la Terre couverte de points noirs qui indiquerait tout de même les zones les plus sûres, et servirait de base à la construction de nouvelles villes dans ces endroits sûrs.
Addendum le 20 septembre: Les modèles calculent parfois des catastrophes qui ne sont pas inclues dans les prévisions consensuelles. Une solution serait de faire la liste de tous les événements potentiels pour une l’année, p.ex 2030, en sachant bien sûr qu’ils sont peu probables mais que leurs conséquences seraient graves.
Depuis quelques années je vois des articles sur des vents étonnement forts qui se produisent à plusieurs endroits du globe. Dans une ville après l’autre, un vent très fort se lève et cause des dégâts inouïs.
J’ai près de cinquante ans, et je n’avais jamais vu d’arbre cassé par le vent, de tornade ni de grêle. Je n’ai même jamais entendu d’informations mentionnant des tornades en Europe. Je considère donc ces événements comme exceptionnels. Nous sommes d’accord, ils sont clairement rares, n’est-ce pas? Ils se sont produits près de chez moi cet été. La tempête a déraciné un arbre devant l’école de ma fille à un kilomètre, il y a eu des dizaines d’orages et des petits grêlons sont tombés sur ma vitre. Ils se multiplient énormément. J’ai aussi remarqué la nouvelle érosion du sol dans les forêts de montagne, due certainement à une alternance de chaleur et de sécheresse et de pluies intenses de ces dernières années.
Depuis quelques années, les articles rapportant des vents très forts qui cassent des arbres dans les villes s’accumulent. Ils semblent apparus après le réchauffement rapide de 2015 et 2016. La Terre a alors quitté le climat dans lesquelles l’Humanité a toujours vécu, et l’Organisation Météorologique Mondiale a averti que des phénomènes climatiques nouveaux peuvent se produire.
En 2016 ou 2017, quelques tempêtes étonnamment fortes se sont abattues sur Varsovie en Pologne et la Russie. En Pologne, en tout cas, il s’agissait d’événements exceptionnels, tout à fait étonnants et nouveaux pour les habitants. Les arbres ont été déracinés, sont tombés sur des voitures, qui ont été soulevées.
Le début des jeux Olympiques de Corée du Nord a aussi été bloqué par un souffle extrêmement fort (lien).
Et cette même année des forts orages, appelées pluies tropicales, ont provoqué une inondation à Lausanne et à plusieurs endroits en France.
Depuis, des articles de journaux mentionnant des vents forts et des arbres arrachés se multiplient sur internet. Ce sont clairement des événements exceptionnels, qui arrivent dans une ville après l’autre. D’autres images montraient des grues de chantier cassées et frappant les vitres d’un immeuble, au Canada et en Allemagne.
En 2019 il y a eu quelques tempêtes assez fortes en Suisse, au début de l’année, et une forte bourrasque a fait tomber le mur de Trump entre les Etats-Unis et le Mexique (lien).
En 2020, je relève la tempête Petra à Aigle (lien). En été, un fort orage a déraciné une cinquantaine d’arbres dans les parcs de Genève (lien, blog). C’était aussi un événement rare. A cette même période, le Iowa aux Etats-Unis a essuyé un vent violent, un Derecho, qui a cassé des milliers d’arbres, de poteaux électriques et a laissé les habitants d’une grande région sans électricité , sans route practicable et sans secours pour plusieurs jours dans la chaleur (blog).
Et cette année, la presse californienne a rapporté un vent étonnamment fort (lien), la Chine a été impitoyablement balayée pendant plusieurs jours (vidéo). J’ai vu de toits d’immeubles arrachés à Manaos (vidéo), en Amazonie Brésilienne et en Russie (vidéo).
Nous avons aussi eu un ciel totalement orange, martien, quand le Sable du Sahara a été amené au-dessus de nos montagnes. Ce phénomène s’est produit plusieurs fois cette année à différents endroits du globe.
La preuve de l’augmentation des vents n’est apparemment pas évidente techniquement. J’utilise personnellement le critère du nombre d’arbres cassés, subjectif, pour tenir le compte des fortes tempêtes qui apparaissent dans les médias. Cela pourrait être une base de calcul pour un article scientifique, mais le nombre d’arbres n’est pas fixe, et surtout l’année prochaine, ils pourraient ne plus être là, alors qu’ Eole reviendra. Des statistiques pourraient aussi être effectuées sur le nombre de poteaux de feux de circulation pliés dans le monde par année, ou sur les toits arrachés.
L’augmentation des pluies intenses est beaucoup plus visible depuis que les précipitations sont comptabilisées par heure, et non pas par jour. Pour le vent, j’ai reçu la réponse que des épisodes très forts se sont toujours produits. Un changement de critère est peut-être nécessaire pour mesurer correctement ces nouveaux phénomènes. Il faut peut-être faire un calcul sur l’intensité du souffle en plaine, sans tenir compte du sommet des montagne, ou mesurer la vitesse ou la puissance sur une certaine surface minimale. Ils pourraient placer 10’000 poteaux standardisés partout dans le monde et les remplacer s’ils se facturent. Les instruments de mesure actuels sont peut-être trop sensibles. Ecoutez, franchement, il se passe quelque chose! Les statisticiens ont en tout cas montré une aggravation des ouragans et des orages, et l’augmentation de la température devrait favoriser ces phénomènes. Selon l’expert Stefan Rahmstorf la météo actuelle est surtout étonnante par sa persistance, qui pourrait être due au réchauffement de l’Arctique et aux changements de vents qui en découlent (lien).
Regardez les vidéos catastrophique que je mets en lien. Je suis convaincue que nous verrons ces événements, plus intenses arriver ici. Je demande que nous ne construisions plus rien qui ne puisse résister aux ouragans.
Cet été a apporté des semaines d’orages violents sur l’Europe Centrale, plusieurs tornades, et des dizaines de chutes de grêle, grosse de plusieurs centimètre ou abondante, s’accumulant en congères sur le sol. Les événements ont débouché sur des inondations, et des glissements de terrain en Suisse (article Temps). Les inondations sont bien plus fortes ailleurs, en ce moment en Chine et en Inde.
J’ai trouvé une étude concernant l’Est des Etats-Unis, qui fait état d’orages plus forts au cours des dernières décennies. Elle estime que le réchauffement climatique va y causer des orages encore plus intenses, propices aux tornades (avec une forte augmentation de jours à CAPE > 4’000 J/kg; Robust increases in severe thunderstorm environments in response to greenhouse forcing’).
De plus, il peut y avoir une différence importante entre ce que le consensus du GIEC prévoit et l’intensité de phénomènes réels, d’un phénomène qui sera très destructeur.
Hier, James Hansen ne m’a pas du tout rassuré. Il a appelé la période allant de 2016 à 2021 une pause du réchauffement (lien). J’espère vivement que nous n’allons pas vivre encore une augmentation de température d’un demi-degré Celsius en un an, comme en 2015-2016. Je crois qu’alors l’intensité des phénomènes atmosphériques serait décuplée, qu’ils deviendraient vraiment dangereux. Nous devons nous y préparer des maintenant.
Nous vivons maintenant le début de la destruction de l’Europe par les phénomènes climatiques.
Addendum le 21 juillet: tempête étonnamment forte à Chihuahua au Mexique https://www.youtube.com/watch?v=pVfAHfUbMnM
Des forts orages touchent l’Europe, notamment l’Espagne, la France et la Belgique. Ils ont provoqué des rafales de vent, des tornades et des grosses grêles. Des pluies très intenses ont amené des inondations. Les météorologues alertaient sur ces risques (lien), et les événements prévus avec un ou deux jours d’avance se sont réellement produits.
Ce weekend une quantité d’eau très importante est tombée sur Paris en quelques minutes. TF1 a rapporté de nombreux dégâts dans la région Parisienne ainsi qu’autour de Rheims, inondé par un orage super cellulaire.
Samedi, la France a été touchée par 37 000 éclairs.
Des fortes rafales ont provoqué des dégâts dans le Sud-Ouest.
Des grêlons géants ont été signalés à Vercel-Villedieu-le-Camp, dans le Doubs. La météo franc-comtoise rapporte que le village a été détruit, je dirais plutôt endommagé, environ 80% des habitants ont subi des dégâts de toiture ou de véhicules. Lien Météo Franc-Comtoise
FR3 rapporte aussi ce phénomène (lien), ainsi qu’une commune dans l’Aisne dont 100% est sinistré (lien). Plusieurs épisodes de grêle sont rapportés en France, particulièrement impressionnante à Noyers-sur-Serein, Bourgogne.
Guillaume Schroeter de l’Association Suisse des risques naturels a partagé deux événements de grêle en Suisse, à Morgins et à Vallorbe. C’est assez normal, au fond, que les nuages qui ont touché la Bourgogne et le Doubs en France ne se soient pas arrêtés à la frontière, et qu’ils aient aussi affecté la Suisse.
D’autres petits tourbillons ont été photographiés en Turquie (lien) et à Malte (lien) le 16 juin. Combien y en a-t-il eu en Europe ces derniers jours? Là je trouve encore ça en Allemagne le 16 juin (lien) et au Nord de l’Espagne ce weekend (lien).
L’Association suisse des risques naturels alerte aussi sur des forts orages aujourd’hui (dimanche). Ceux-ci pourront s’accompagner de rafales et de précipitations très extrêmes, et de grêle (post Facebook). Je suis généralement d’accord avec leurs publications climatiques et météorologiques.
Je voulais présenter en détail une étude scientifique qui analyse des pluies intenses des années 2000-2009. Elle about à la conclusion que des statistiques horaires, par endroit précis, donnent des meilleures prévisions de pluies intenses, parfois très courtes, que des moyennes journalières (lien). Les inondations sont parfois dues à des courtes et violentes pluies d’une heure. L’inondation de Lausanne, de 2018, a résulté d’un tel phénomène bref. Les précipitations augmentent encore, intenses et dangereuses en l’espace de dix ou vingt minutes.
Les orages deviennent plus dangereux. Ils apportent le risque des inondations, de grêle, de vents forts et destructeurs et même de tornades. Le risque d’électrocution due aux éclairs s’accroît aussi. Il faudrait penser à s’abriter avant l’orage, et à faire fermer les lieux de travail et les écoles pour une après-midi dans les villes particulièrement menacées.
Les tempêtes s’aggravent vite. J’aimerais trouver des meilleurs modèles météorologiques des tempêtes du Futur, peut-être faut-il des groupes de recherche à l’EPFL dédiés à ce sujet. Je crois qu’elles pourraient amener énormément de destructions.
Combien de bâtiments seront-il détruits par les tempêtes de l’été dans dix ans? Dans vingt ans? Devons-nous reconstruire ou passer aux bunkers?
Dimanche 20 juin, des grêlons de plusieurs centimètres ont aussi touché Grenoble et la Gruyère en Suisse, de nombreux arbres ont été cassés par le vent ou une tornade dans le région d’Alès, le Sud-Est de la France (lien).
Le train est un moyen de transport rapide, confortable et écologique. Cependant, les inondations et les glissements de terrain s’aggravent à mesure que le réchauffement progresse. Elles menacent aussi les infrastructures ferroviaires. La Chine est particulièrement frappée par des nombreux événements climatiques extrêmes (blog1, blog2), qui touchent aussi les voies de chemin de fer. Au cours des trente-cinq récentes années, entre 1981 et 2016, près de mille catastrophes ont interrompu le traffic ferroviaire. Elles étaient causées par les pluies intenses, et en particulier par des débris emportés par la pluie. D’autres perturbations ont été provoquées par les inondations de voies, et les glissements de terrain.
Une étude chinoise prévoit que ces interruptions se multiplieront à mesure que le réchauffement climatique aggravera les pluies extrêmes. La proportion de l’infrastructure ferroviaire très exposée aux catastrophes passerait de 1,1% actuellement à 12% autour de 4°C de réchauffement planétaire. C’est un réel problème dans les montagnes et en bord de rivière. Mais ces prévisions suggèrent aussi que l’essentiel des lignes supporterait même ces conditions extrêmes. Des températures aussi élevées causeraient de nombreuses et impressionnantes catastrophes et les nombreuses initiatives climatiques en cours partout dans le monde nous éviteront probablement une telle évolution.
Le réchauffement climatique accroît cependant déjà les interruptions et les dommages causés à certaines lignes ferroviaires exposées. Il faut en être conscients. Certains tracés devront probablement être transformés ou abandonnés. Cependant, en général, les lignes les plus importantes ne suivent pas de chemins tortueux en montagne, et elles ne devraient pas être affectées.
Le train reste le moyen de transport écologique de choix. Il nous permettra d’éviter les immenses catastrophes qui détruiraient nos villes et nos récoltes. Il est très pratique et confortable, le trajet Genève – Paris est plus simple en train qu’en avion. Je suis ravie de voir les retour des trains de nuit, il est essentiel de préserver et de subventionner les moyens de transport durables.
Le chien de fer innove aussi. Les prototypes actuels à suspension magnétique se déplacent à 600 ou 800 km/h. Il faudrait bien sûr vérifier l’innocuité du magnétisme fort pour les passagers et le personnel, mais il est possible qu’à l’avenir, les trajets deviennent extrêmement rapides, et nous permettent de rejoindre toutes les villes d’Europe en une heure ou deux. Un train souterrain fulgurant pourrait bientôt traverser le Pacifique.
Face à l’avenir climatique, je suggère d’abandonner quelques petites lignes de chemin de fer les plus exposées et de les remplacer par des bus. Les dommages seront probablement répétitifs. Les lignes importantes devraient par contre être développées, et sécurisées en cas de besoin. Elles pourraient être suspendues par sécurité les jours de plus fortes pluies.
Heureusement, la prévision des glissements de terrain progresse aussi, le modèle SSAFE permet d’alerter sur les risques des mois ou des années à l’avance. Il serait judicieux de calculer la stabilité du terrain en cas de pluies et de neiges beaucoup plus importantes que les mesures actuelles. Des nouveaux records tombent tous les jours et une aggravation est prévue. Il vaut mieux y être préparés.
Image de couverture par WikiImages de Pixabay
Howey Ou est venue en Suisse et s’est jointe au défenseurs de la colline du Mormont. Arrêtée lors de l’évacuation de la ZAD, elle a été détenue 34 heures dans un commissariat suisse et été condamnée à 2 mois de prison. Elle a entamé une grève de la faim car elle estime que les défenseurs de l’environnement ne devraient pas être poursuivis. C’est une idée intéressante, un principe important. Ils luttent pour sauvegarder nos conditions de vie sur Terre, et évitent des morts et des catastrophes dans le Futur. Ils considèrent donc que leur action est justifiée.
Hier, Howey Ou en était à son 9ième jour de grève de la faim, avec Robin, un jeune français. Apparemment la cimenterie Holcim a retiré sa plainte.
Article du Temps: Howey Ou
Je me penche en particulier sur les catastrophes climatiques en Chine et sur les risques futurs:
La ville natale de Howey Ou, Guilin, a subi des inondations l’année passée. Selon elle, la population s’entraidait et se portait secours en bateau. L’armée est aussi intervenue pour les aider. Les logements ont été dégradés, les meubles emportés par les eaux, une couche de boue couvrait les rues et les habitants n’ont pas reçu de compensation pour remplacer les pertes.
Son action en Chine semble terriblement justifiée et urgente. Ce pays est touché par des nombreuses catastrophes. Le réchauffement climatique en est la cause, et une aggravation est prévue, mais le public chinois n’est pas suffisamment informée à ce sujet.
Le rapport du GIEC 2014 prévoit une augmentation des inondations en Chine, des inondations fluviales, côtières et urbaines qui causeront des dommages étendus, un risque accru de mortalité lors de vagues de chaleur et de sécheresses.
Dans les montagnes chinoises, en Himalaya, les inondations pourraient tripler à cause de la fonte des glaciers (article ) .
L’été 2020, la Chine a été touché par d’immenses inondations qui ont provoqué l’évacuation de 2 millions de personnes (blog). Les pluies record ont été provoquées par la température élevée de la surface des océans, et le réchauffement pourrait aggraver ce phénomène (lien). Le changement climatique accroît la mousson et la rend plus chaotique (lien).
La vallée du Yangtze est très menacée. Le barrage des Trois -Gorges était au maximum de ses capacités l’été passé, et pourrait se rompre et inonder la vallée et les villes adjacentes.
Les métropoles de Guangzhou, Dongguan, Shenzen et Zanhjiang subiront des dégâts considérables à cause de la montée du niveau de la mer (Banque Mondiale; Will Nichols, Verisk Maplecroft). Ces prévisions et les dégâts résultants pourraient être recalculées à la hausse si la fonte des glaces du Groenland et de l’Antarctique s’accélère.
Plusieurs métropoles chinoises ont aussi des graves problèmes de pollution de l’eau, ou courant un risque de pénurie d’eau.
Il y a deux semaines, la Chine a été touchée par des vents très forts et des tornades, à Wuhan et près de Shanghai. Il y a une semaine, plusieurs sportifs ont péri lors d’un marathon en montagne, pris dans une fort orage imprévu. Ce pays pourrait subir une aggravation imprévue des tempêtes et d’événements météo (blog Wuhan).
Une centaine de rivières et fleuves chinois a déjà atteint le niveau d’alerte, et la Chine s’attend à des inondations majeures en été 2021, comme l’année passée.
Le ciment est une des causes importantes d’émissions de CO2 (Prof Schellnhuber, PIK), et nous ne pouvons plus nous permettre d’augmenter celles-ci. Il faut réduire fortement la production de ciment.
Aujourd’hui, Howey Ou entame probablement son dixième jour de grève de la faim à Lausanne. J’espère qu’elle va toujours bien.
Biden face à la réalité climatique
Le président américain lance un grand plan pour l’emploi à hauteur de 2,3 billions de dollars. Ces investissements sont destinés au renforcement des infrastructures face au réchauffement. Ils déclarent que « chaque dollar dépensé pour la reconstruction des autoroutes, des aéroports, des systèmes d’eau etc sera utilisé ” prévenir, réduire et résister aux impacts de la crise climatique. “
Le nouveau président américain semble faire face à la réalité. Il serait très intéressant de savoir quelles mesures ont été prévues pour que les infrastructures résistent au changement climatique. Elles doivent être adaptées à l’urgence climatique.
Le changement climatique provoquera probablement des inondations croissantes, des ouragans plus forts des glissements de terrain, des vagues de chaleur, des feux de forêt et la montée du niveau de la mer (GIEC).
Des vents plus forts, et des grands orages, s’étendant sur plusieurs pays semblent aussi se produire depuis quelques années. Ils pourraient apporter des grosses grêles, de tornades et des foudres très nombreuses ou intenses.
Inondations
De nombreux dégâts se produisent déjà: Le nombre et la gravité des inondations augmentent. Elles inondent les sous-sols, détruisent les possessions dans les appartements et les stocks dans les entrepôts. Ce danger est très répandu, un rapport américain estimait que la moitié des bâtiments des Etats -Unis sont en danger d’inondation. La petite catastrophe de Lausanne de 2018, a déjà causé des dommages coûteux dans de nombreux sous-sols. En 2020, la Chine a été touchée par d’immenses inondations, qui ont couvert des villes entières. Elles sapent et emportent des bâtiments entiers. Plus d’un million de personnes ont été évacuées, et un nombre comparable a été employé dans l’aide aux victimes. Le danger d’inondation a été relativement bien annoncé par le GIEC, même si les précipitations sont parfois plus intenses que prévu. La fonte de la glace Arctique et le dérèglement du courant-jet pourraient créer des perturbations atmosphériques supplémentaires, et amener des fortes précipitations dans l’hémisphère Nord.
Glissements de terrain
Des glissements de terrain inhabituels se produisent suite au dégel du permafrost boréal et de montagne. Les chutes de pierre dans le Massif du Mont-Blanc se sont surtout produit depuis 1990, et augmentent ces dernières années, dues au réchauffement (Lien preventionweb). Les pluies intenses en provoquent aussi, les feux de forêt déstabilisent les pentes de montagne. D’autres glissements de terrain se produisent en bord de mer à cause de la montée du niveau de la mer et en bord de rivière en crue, après des fortes pluies. En Californie, le Highway 1 est très vulnérable et a déjà subi des nombreux glissements de terrain (lien) , notamment après une grande tempête.
Parfois, les glissements affectent des grandes étendues, quand un éboulement bloque une rivière. Après des pluies intenses en 2019, un tiers de la Colombie avait été coupé du monde par des glissements de terrain sur les routes (lien).
Des glissements de terrain importants se sont produits récemment en Nouvelle Zélande, au Canada, en Turquie, en Equateur,
Orages plus importants et destructeurs
Les orages semblent plus grands et plus forts, les nuages s’étendent plus haut , l’humidité atmosphérique augmente, les courants polaires humides se heurtent à de l’air très chaud et pourraient des intempéries plus violentes.
Des grêles avec des projectiles de glace de près de 20 centimètres se sont produits récemment à plusieurs endroits des Etats -Unis (Oklahoma, Texas). Ces dernières années, les grêlons géants ont tué en 2019 en Chalcidique, Grèce. Ils ont détruit des voitures et percé des toits en Italie, en Australie. Un article rapportait que les fortes grêles avaient détruits quasiment tous les toits. Un autre discute les événements de grêle géante en Europe.
Ces orages s’accompagnent parfois de tornades et de foudre. Des records du nombre d’éclairs ont été atteint ces dernières années, des foudres beaucoup plus fortes pourraient aussi se produire (blog, Reuters). La Suisse est assez exposée à la foudre, et relativement moins au vent.
Vent
Des vents étrangement forts se sont produits ces dernières années. Les statistiques sur la vitesse du vent semblent difficiles à faire. Cependant, jai l’impression que le nombre d’arbres cassés par les vents s’accroit.
Les jeux olympiques de Corée avaient été perturbés par des vents étonnants (lien).
En 2020, un vent fort a balayé l’état de l’Iowa et a provoqué des dommages très étendu, a privé d’électricité et coupé du monde de nombreuses villes, qui ont été livrées à elles-mêmes dans une chaleur intense (mon blog).
Le mois passé, en avril 2021 des vents violents ont ravagé au moins la Russie, le Brésil et la Chine. J’ai remarqué dans les vidéos que les toits des immeubles sont arrachés en entier, s’envolent en plaques immenses de dizaines de mètres. Les arbres cassent, les tempêtes plient les grues de chantier , de nombreux poteaux sont arrachés, tout objet non fixé s’envole et peut causer des dommages, les trampolines en particulier volent très bien.
L’article phys.org en lien cite plusieurs chercheurs en génie civil sur ce sujet. Ils confirment que l’infrastructure devra être adaptée à une gamme plus large de conditions climatiques.
Le professeur génie civil Baker de Stanford estime que les agences concernées devraient exiger que les projets d’infrastructure soient conçus en tenant compte des risques futurs liés au changement climatique. Le rétablissement de la norme fédérale de gestion des risques d’inondation de l’ère Obama serait un bon pas dans cette direction. Les entités privées devraient également être tenues d’évaluer et de déclarer leurs risques liés à l’exposition aux impacts du changement climatique – une transparence accrue sur ces risques profiterait à tous les décideurs.
Le professeur Billington de Stanford a déclaré que récemment des liens solides ont été trouvés entre les caractéristiques de conception de l’environnement bâti et les politiques de logement historiques qui peuvent être directement responsables de l’exposition disproportionnée des populations mal desservies aux événements de chaleur actuels. La lutte contre les effets des îlots de chaleur urbains en accordant une attention à la fois aux infrastructures bâties et naturelles dans les villes peut aider à remédier à ces inégalités.
Une meilleure politique de construction pourrait limiter les vagues de chaleur en ville et dans les appartements.
Solutions
Personnellement, au vu des événements catastrophiques dont j’ai connaissance et que je tente de porter à la connaissance du public, j’estime que:
– L’aggravation de tous ces phénomènes, inondations, vents, foudres, tornades, glissements de terrain ainsi que des vagues de chaleur devrait être bien calculée pour chaque degré de réchauffement.
– Il faut des toits résistants, et peut-être des volets obligatoires pour protéger les fenêtres. Les panneaux publicitaires doivent disparaître, les feux de circulation et les poteaux de l’électricité sont aussi fragiles. Des arbres cassent aussi, ils devraient parfois être taillés ou remplacés par d’autres espèces.
– Il faut aussi estimer la probabilité que la maison entière s’écroule en cas de glissement de terrain, de violente inondation ou de tornade pour tout bâtiment existant et prévu. Ces bâtiments ne doivent pas être construits.
– Les bords de mer et les zones proches des embouchures des rivières sont très exposées, et les nouvelles données sur la fonte des glaciers Antarctiques signifient que la montée du niveau de la mer atteindra, lentement et progressivement plusieurs mètres. A d’autres endroits, les risques d’inondation pourraient être réduits en creusant des grands canaux, des vrais lits de rivières, pour évacuer l’excès de pluie.
– J’espère qu’ils mettront en place des mesures pour sauver les forêts, essentielles pour le climat et la biodiversité. Les forêts protègent contre les petits glissements de terrain, et conduisent l’eau de pluie en profondeur. Il faudrait voir si les pentes de montagne pourraient aussi être drainées ou si les précipitations pourraient être dirigées dans des canaux.
Si l’estimation des dégâts climatiques futurs à l‘infrastructure est faite correctement, elle sera énorme, tous les bâtiments sont à risque. Il faut peut-être sécuriser surtout l’infrastructure essentielle, créer des abris et transformer les hôpitaux en bunkers amphibies.
Et si on prend en compte tous les coûts, il deviendra clair qu’il sera moins cher, de réduire fortement les activités économiques que de transformer les centres commerciaux en bunker d’autant plus que nous vivrions en bouleversement climatique perpétuel. De plus, il existe de sérieux risques d’aggravation rapide du changement climatique, par exemple quand les températures battront des nouveaux records lors de la prochaine année El Nino.