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Critique
Le réalisateur égyptien de ce film tourné en Egypte et en France fut assistant de Youssef Chahine (LE DESTIN). Considéré comme représentant de la Nouvelle Vague égyptienne, on peine à voir une quelconque parenté avec ce que fut la Nouvelle Vague des Godard, Resnais, Truffaut...
Ali, jeune comptable d'une boucherie du Caire, rêve de devenir comédien et de partir à Paris.
Après plus d'une longue demi-heure de mise en place, dans la chaleur et le tohu-bohu d'un quartier de la capitale égyptienne voué aux bulldozers, le film se réveille enfin un peu et prend du tonus en débarquant sur les bords de la Seine, où le jeune émigré connaît la triste condition des clandestins. Volé, victime d'une tentative de meurtre, il perd la mémoire, ou fait semblant, on ne sait trop. Le retour en Egypte lui permettra de redevenir lui-même.
Inspiré par un poème de Constantin Cavafy (Grèce), le film a plu au Jury de Locarno où il a reçu le prix spécial.
Mais tout cela n'est pas très original, et peine beaucoup à nous convaincre que l'on pourrait se trouver devant une oeuvre méritant le détour.
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