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Céline Amaudruz condamnée au pénal à 100 jours-amende avec sursis
La Genevoise se voit imposer également une amende de 9000 francs à payer directement en plus des frais de procédure s'élevant à 250 francs.
Il s'agit pour l'instant du volet pénal de l'affaire et la période de recours est encore pendante. Contacté par la RTS, son avocat Christian Lüscher a déclaré que l'accusée ne ferait pas recours de cette sanction.
Taux d'alcool qualifié
L'ordonnance pénale concernant cette affaire, que s'est procurée la RTS, vient sanctionner son comportement durant la nuit du samedi 10 au dimanche 11 décembre 2016, lorsqu'elle avait été contrôlée en état d'ébriété au volant.
Céline Amaudruz est en effet reconnue coupable d'empêchement d'accomplir un acte officiel et de conduite en état d'ébriété avec un taux d'alcool qualifié, c'est-à-dire au-dessus de 0,8 pour mille.
L'ordonnance pénale confirme que l'élue UDC ne s'est pas arrêtée la première fois que la police lui a demandé de le faire sans pour autant avoir fait preuve de violence. Cet acte n'est toutefois pas retenu contre elle, étant "imputable à son état d'ébriété".
Peine usuelle
Selon les sources de la RTS, une peine de 100 jours-amende est usuelle pour ce taux d'alcoolémie - le montant des jours-amende étant ensuite déterminé en fonction de la situation de l'accusé, notamment sa situation financière.
Le montant de 100 jours-amende à 450 francs - soit 45'000 francs au total - dont écope Céline Amaudruz ne devra être payé que si la condamnée récidive durant la période d'épreuve de trois ans fixée par la justice.
Le retrait de permis dans le volet administratif
Le retrait de permis est par ailleurs du ressort du volet administratif de l'affaire, auprès de la Direction générale des véhicules. Le verdict de cette dernière devrait tomber prochainement.
Potentiellement, la vice-présidente de l'UDC Suisse s'expose également à une sanction politique. Les instances dirigeantes du parti préféraient attendre la sanction judiciaire pour se prononcer.
Sanctions politiques en vue?
Mais à l'époque des faits, différents membres de son parti n'avaient pas condamné l'action qu'ils jugeaient, pour la plupart, "humaine". Certains avaient par contre déploré l'attitude de la conseillère nationale.
Pour rappel, la conseillère nationale avait téléphoné au conseiller fédéral Guy Parmelin et tenté de joindre le procureur général genevois. L'ordonnance pénale ne fait pas mention de ces faits.
Tania Sazpinar/kkub
Publié le 30 janvier 2017 à 18:17 - Modifié le 31 janvier 2017 à 14:06
L'UDC lui garde sa confiance
"Pour nous, cela reste toujours un événement privé. De notre côté elle garde notre confiance au sein du parti", indique mardi dans le Journal du Matin Marc Fuhrmann, président de la section genevoise de l'UDC.
L'interview de Marc Fuhrmann:
Sur le plan national, l'UDC - par la voix de son président Albert Rösti - estime également qu'il s'agit d'une affaire privée et que la légitimité de Céline Amaudruz n'est pas remise en cause.
Les explications de Julien Bangerter: