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Energie éolienne
Au Danemark, les « fermes éoliennes » fournissent 15 % de l’énergie consommée dans le pays. Leur production a été multipliée par 100 en quinze ans. La modernisation et le développement des centrales existantes se poursuit ainsi que l’exploitation d’installations en pleine mer. En Allemagne, le nombre d’éoliennes a triplé ces trois dernières années. Actuellement, ce sont 11’440 installations qui produisent 8’750 mégawatts (MG) couvrant les 3.5% des besoins en électricité du pays. L’ensemble des énergies renouvelables couvrant les 7.5 % de la consommation du pays. L’Allemagne est le plus gros producteur mondial d’énergie éolienne devant l’Espagne et les Etats-Unis. L’avenir passe par la modernisation des parcs de moulins de la première génération et le développement de parcs en haute mer, les éoliennes « offshore ». L’Allemagne débutera en 2003 son premier parc « offshore » à 45 km des côtes, en mer du Nord. En Irlande, le gouvernement a donné son feu vert pour la réalisation, au sud de Dublin, de la plus vaste ferme éolienne au monde. La construction terminée comprendra 200 turbines produisant 520 MW soit les 10 % de l’énergie électrique consommée. En Espagne, les installations existantes, construites dès les années 1990, comprennent maintenant 199 turbines d’une capacité de 124 MW installées le long de la crête de la sierra de Guerinda en particulier, dans la province de Navarre. Elle couvre les 40% de la consommation électrique de cette région. L’Office fédéral de l’énergie estime le prix de revient du courant éolien dans une fourchette comprise entre 6 et 10 ct/kwh. A titre de comparaison, le courant produit par une centrale nucléaire depuis 1984, par exemple Leibstadt , revient à 11.6 ct/kwh. Auxquels il faut ajouter la gestion des déchets, les frais de démantèlement et les risques non couverts par les assurances. Le nucléaire est au moins deux fois plus cher que l’électricité éolienne.
Energie solaire
L’énergie solaire est en train de rattraper son retard : ses détracteurs d’hier investissent dans la recherche, les producteurs d’électricité profitent de la sensibilité croissante des consommateurs pour leur proposer du courant vert (solaire-hydraulique). La Suisse mise sur le courant solaire. 50’000 m2 de cellules photovoltaïques ont été installées ces cinq dernières années, 30’000 ménages et entreprises sont abonnés à 4 millions de kwh de courant solaire – ou contenant une part importante de solaire. Le prix de revient des installations photovoltaïques ira en diminuant dès que le marché sera dynamisé en Europe, en particulier par une politique d’incitation telle que celle mise en œuvre en Allemagne par le programme « 100’000 toits ». En Belgique, mise au point d’un générateur électrique solaire (principe Fresnel appliqué au miroirs). En production de masse, prix compris entre 4 et 7.5 centimes d’euro le kwh. Puissance, jusqu’à 800 MW . En Australie, un projet audacieux est sur le point d’être mis à exécution. Soit la construction d’une tour en béton armé précontraint de 130 m de diamètre et d’une hauteur de 1000 m, entourée de panneaux solaires couvrant une superficie de 5 km2. Elle tirera sont énergie de la vitesse ascensionnelle de l’air chaud pulsé à l’intérieur de la che minée, flux d’air qui actionnera les 32 turbines situées à la base de la tour. La production, jour et nuit, avec une puissance maximale de 200 MW permettra d’éclairer 200’000 foyers. Le site choisi par les promoteurs et le gouvernement fédéral se trouve à Buronga à la frontière des Etats de Victoria et de Nouvelle-Galles du Sud. Ce programme a été classé prioritaire par le ministère fédéral de l’industrie du pays.
Le bois sera une énergie de demain
En 2000, les chauffages à bois de la Suisse ont consommé 2.4 millions de m3 de bois, ce qui a permis d’économiser 500’000 tonnes de mazout, épargnant ainsi chaque année 1.5 millions de tonnes de CO2 à l’atmosphère. Le potentiel théorique se situe entre 5.5 et 7 millions de m3.
Biomasse
En Bretagne, à LANNILIS (Finistère), va être construite une station de méthanisation capable de produire de l’électricité « verte » à partir du lisier de porcs. L’usine permettra de produire chaque année 12’000 MW d’électricité, soit l’équivalent de la consommation d’une ville de 2’500 habitants. (L’utilisation du lisier de porcs est un sujet sensible en Bretagne, région qui compte 12 millions de porcs et affiche quelques 80’000 tonnes d’excédents d’azote.) En Angleterre, la première centrale britannique à produire de l’électricité à partir de la bouse de vaches et d’autres excréments d’animaux va démarrer sa production dans les prochaines semaines. La centrale va recycler 1.6 million de tonnes d’excréments par an. Leur fermentation permettra de produire jusqu’à deux mégawatts par jour.
Gino Nibbio
Sources : argumentaire « sortir du nucléaire » préparé en vue des votations en Suisse en 2003, Association « sortir du nucléaire » France P. Braud