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Quelles sont les institutions économiques et financières internationales ? Que signifient les termes FMI, OMC, BIRD et BRI ?
Institutions économiques et financières internationales
Les trois institutions suivantes exercent une influence fondamentale sur les transactions internationales dans le monde. Ces institutions devaient contribuer à une amélioration des échanges internationaux et à une libéralisation de la politique commerciale.
1. Fonds monétaire international (FMI)
Fondé en 1944 à Bretton Woods, le FMI est entré en activité en 1947. Il comptait 39 membres à cette date qui avaient souscrit à un quota de son capital et libéré celui-ci à raison de 25% en or et 75% en monnaie nationale. Le FMI disposait donc d’importantes réserves monétaires, auxquelles pouvaient recourir les pays qui éprouvaient momentanément des difficultés à équilibrer leur balance des paiements. En revanche ces pays devaient renoncer aux restrictions commerciales, préjudiciables aux échanges internationaux. Le FMI s’efforçait de maintenir des changes stables et les Etats membres s’engageaient à ne pas procéder à des manipulations monétaires sans l’accord du Fonds et sans qu’elles soient justifiées par un déséquilibre fondamental de leurs balances des paiements.
Au cas où le capital versé ne suffirait pas, le Fonds avait la possibilité de compléter ses ressources en contractant des emprunts. Dans le cadre des Accords généraux d’emprunts, conclus en 1962, 10 pays industrialisés s’engagèrent à mettre, en cas de besoin, à la disposition du FMI des crédits destinés à prévenir toute menace qui pèserait sur l’ordre monétaire international.
En 1970, le Fonds a augmenté substantiellement les liquidités internationales par la création des Droits de tirage spéciaux (DTS) auxquels les pays à balance déficitaire peuvent recourir en plus des crédits normaux du Fonds.
Rôle actuel du FMI
Actuellement, en plus du rôle traditionnel qu’il jouait à l’origine de sa fondation, le FMI intervient pour planifier et surveiller des programmes de restructuration économique et d’assainissement financier dans les pays en voie de développement et de plus en plus des pays passant d’une économie planifiée à une économie de marché. Outre ces activités, le FMI mat à la disposition de ses membres des programmes de formation et une assistance technique dans des domaines spécialisés.
2. L’Organisation mondiale du commerce (OMC)
Au début l’Organisation mondiale du commerce (OMC) n’était qu’un accord sur le commerce international : Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (General Agreement on Tarifs and Trade, GATT). Il a été signé à Genève en 1947 par 18 Etats. Les participants s’engageaient à réduire les droits de douane et autres entraves commerciales, à renoncer aux restrictions quantitatives, à appliquer la clause de la nation la plus favorisée et à respecter le principe de la non-discrimination. Les accords étaient renouvelés à plusieurs reprises dans des négociations commerciales multilatérales. Celles menées dans le cadre de l’« Uruguay Round », achevées en 1993, ont abouti à la création de l’OMC appelée à prendre le relais du GATT et à devenir l’organisation faîtière des trois principaux accords, à savoir :
- L’accord sur les marchandises (GATT) ;
- L’accord sur les services (GATS, General Agreement on Trade in Services) ;
- L’accord sur la protection des droits sur la propriété intellectuelle (TRIPS, Trade-Relatedaspects on Intellectual Property rightS).
L’OMC a vu le jour le 1er janvier 1995. Elle compte actuellement 164 pays membres. Son objectif principal est d’assurer la liberté et la prévisibilité des échanges entre pays. Elle s’acquitte de cette mission en :
- administrant les accords commerciaux,
- servant de cadre aux négociations commerciales, qui continuent de se dérouler entre les différents cycles de négociations,
- réglant les différends commerciaux,
- examinant régulièrement les politiques commerciales nationales de chaque pays membre,
- aidant les pays en développement par le biais de l’assistance technique et des programmes de formation.
3. La Banque mondiale (Banque internationale pour la reconstruction et le développement, BIRD)
Elle a été fondée également en 1944, dans les accords de Bretton-Woods : la BIRD, aujourd’hui connue sous le nom de Banque mondiale. Au début de son existence, elle avait pour activité le financement de la reconstruction en Europe occidentale. La Banque mondiale n’est pas une banque au sens habituel du terme : elle se compose de deux institutions de développement uniques dont le capital est détenu par 189 États membres : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l’Association internationale de développement (IDA). Elle compte plus de 10’000 agents répartis dans près de cent vingt bureaux installés dans le monde entier.
Ces institutions ont chacune un rôle différent mais travaillent en collaboration pour promouvoir la vision d’une mondialisation solidaire et durable. La BIRD a pour objectif de réduire la pauvreté dans les pays à revenu intermédiaire et dans des pays plus pauvres mais solvables tandis que l’IDA cible ses efforts sur les pays les plus pauvres du monde.
Aujourd’hui pour la définir, nous pouvons dire que la Banque mondiale est une institution de développement qui a pour mission de faire reculer la pauvreté en favorisant une croissance économique durable dans ses pays membres. L’institution poursuit ses activités dans plus de 100 pays clients dans le but, essentiellement, d’aider les populations et les pays les plus pauvres. Pour tous ses clients, elle insiste sur la nécessité :
- d’investir dans les ressources humaines, en particulier via des services de santé et d’éducation de base;
- de protéger l’environnement;
- de soutenir et d’encourager le développement de l’activité économique du secteur privé;
- de renforcer la capacité de l’État à mettre en place, de façon efficace et transparente, des services de qualité;
- de promouvoir des réformes afin d’instaurer un environnement macroéconomique stable, qui permette de faciliter l’investissement et la planification à long terme;
- de centrer les efforts sur le développement social, l’inclusion, la gouvernance et le renforcement des institutions en tant qu’éléments fondamentaux de la lutte contre la pauvreté.
4. La Banque des règlements internationaux (BRI) (La Banque des règlements internationaux, La BRI au service de la stabilité monétaire et financière, 2018)
Fondée le 17 mai 1930, la BRI est la plus ancienne institution financière internationale. Sise à Bâle, en Suisse, elle possède deux bureaux de représentation, l’un à Hong-Kong RAS, l’autre à Mexico.
La BRI compte 60 banques centrales membres, qui représentent quelque 95 % du PIB mondial. Il s’agit des banques centrales ou autorités monétaires des pays ou territoires. La Banque des Règlements Internationaux (BRI) assiste les banques centrales dans leurs efforts en faveur de la stabilité monétaire et financière, favorise la coopération internationale dans ce domaine et fait office de banque des banques centrales.
Pour s’acquitter de ces missions, la BRI assume plusieurs fonctions. Elle est ainsi :
- Un lieu propice aux échanges de vues et à la collaboration entre banques centrales et autorités chargées de veiller à la stabilité financière ;
- Un centre de recherche sur les questions stratégiques auxquelles banques centrales et autorités de contrôle sont confrontées ;
- Une contrepartie d’excellente qualité pour les banques centrales dans leurs transactions financières ;
- Agent ou mandataire (trustee) pour les opérations financières internationales.
La BRI favorise la coopération internationale entre autorités monétaires et autorités de surveillance du secteur financier, d’une part, dans le cadre des réunions qu’elle organise à l’intention des responsables de ces instances et, d’autre part, dans le cadre du Processus de Bâle, en accueillant en son siège des groupements internationaux chargés de veiller à la stabilité financière mondiale, facilitant ainsi leur collaboration.
Professeur Moez Ouni
Enseignant en économie et gestion d’entreprise à la Haute école de gestion de Berne
Consultant et collaborateur scientifique à Eco’Diagnostic et l’Université de Neuchâtel
Diplôme en informatique de gestion
Licence ès sciences économiques, option économie politique
Master en économie et finance
Doctorat ès sciences économiques
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