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Si le gaz et le pétrole sont confinés dans des roches compactes, il ne peuvent pas être extraits de manière classique.
Après un forage vertical, la couche de roche contenant du gaz ou du pétrole est exploitée horizontalement. Un fluide est introduit à haute pression dans le trou de forage. Ce fluide provoque de petites fissures dans le sous-sol profond, par lesquelles s’écoulent alors le gaz et le pétrole en direction du trou de forage d’où ils sont extraits.
La technologie visant à créer ces petites fissures est baptisée stimulation hydraulique, fracturation hydraulique ou encore Fracking. Elle a été utilisée pour la première fois en 1947 aux USA. Aujourd’hui, on compte jusqu’à environ 3 millions de telles stimulations à travers le monde, et des centaines en mer du nord. Un tiers du gaz exploité en Allemagne provient de roches fracturées.
Un fluide est injecté sous haute pression dans le puits. Cela crée des microfissures dans le sous-sol profond. Des adjuvants tels des grains de sable empêchent les fissures de se refermer. De couches de plusieurs kilomètres d’épaisseur au-dessus de la roche fracturée forment des barrières de sécurité naturelles.
La technologie est controversée. En bref:
En Suisse, le sous-sol profond appartient aux cantons et ainsi à la collectivité, alors qu’aux USA, il appartient aux propriétaires terriens. Des travaux mal soignés exécutés sur des places de forage américaines ont déclenché des débats. Jusqu’ici, malgré une critique légitime, les débats se sont plus appuyés sur des mythes que sur des faits. C’est ainsi que le film américain «Gasland» avance des affirmations trompeuses, lesquelles sont corrigées dans le film français «Gaz de schiste» de l’association française des entreprises et des professionnels des hydrocarbures (GEP AFTP).
Pour la Commission fédérale de géologie (CFG), le procédé de fracturation hydraulique contribue à atteindre les objectifs de la stratégie énergétique. Le Conseil fédéral se prononcera en 2015 sur cette problématique. Dans le canton de Berne, des mouvements politiques visent à interdire ce procédé. Dans le canton de Vaud, le Conseil d’Etat a déjà décrété un moratoire.
Jusqu’à présent, la grande majorité des stimulations hydrauliques a été réalisée au moyen d‘eau renforcée d’adjuvants chimiques. Entre-temps, la technique a été développée. La recherche et l’industrie ont introduit un nouveau processus sur le marché, et ce, sans recours à une seule goutte d’eau ni à la chimie. On utilise ainsi du propane (partie intégrante du gaz naturel) au lieu de l’eau. Ce propane peut ensuite être réutilisé à un taux de 95% à 100%. Vous trouverez d’autres informations ici.
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