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Les prix de l’immobilier en Suisse varient fortement d’une région à l’autre. À Saint-Gall et dans le Jura, vous pouvez par exemple acheter un appartement comportant au moins 4,5 chambres à coucher, tandis que dans le canton de Genève, un appartement de 1,5 chambre à coucher le même budget de 500 000 francs. Découvrez toutes les disparités de l’immobilier suisse et genevois grâce aux conseils de votre agence immobilière.
La hausse des prix
Le canton de Genève est le plus cher : avec un budget de 1 million de francs, il est difficile d’acheter un appartement de 3,5 pièces.
Le deuxième canton le plus cher est celui de Zoug, où un appartement de 4 pièces peut être acheté pour le même prix.
Dans de nombreux autres cantons, tels que Neuchâtel, le Valais et Soleure, un appartement de sept pièces est vendu au même prix.
À Genève et à Zoug, un appartement de cinq pièces coûte 1,5 million de francs suisses, alors que dans d’autres cantons, des appartements de six pièces et demie sont vendus au même prix.
Dans le canton de Zurich, par exemple, un appartement de 3,5 pièces peut être acheté pour 500 000 francs suisses dans certaines villes, alors que d’autres peuvent à peine s’offrir un appartement de 1,5 pièce. Pendant la période de l’année 2010 à l’année 2020, l’augmentation des prix d’achat était beaucoup plus importante que celle des prix de location.
2 000 francs pour un appartement de trois pièces
Les différences entre les régions se reflètent également dans les prix des loyers. Avec un budget limité à 1 000 francs suisses, vous ne pouvez louer qu’un appartement de trois pièces dans le canton du Jura. Pour le même budget, des appartements de 1,5 ou 2,5 pièces sont disponibles dans la plupart des cantons. Avec un budget de 2 000 francs suisses, vous pouvez obtenir un appartement de cinq pièces dans de nombreux cantons.
Dans les cantons de Genève et de Zoug, vous devriez choisir un appartement de trois pièces, et à Zurich, un appartement de quatre pièces. Dans la plupart des cantons, vous pouvez louer un appartement de six pièces ou plus pour seulement 3 000 CHF, mais ce n’est pas le cas à Genève et à Zurich.
De même, dans tous les cantons, les loyers des appartements de toutes tailles ont augmenté entre 2010 et 2020 (entre 6 % et 10 %). Dans les cantons les plus chers, les loyers ont augmenté principalement pour les appartements de 3,5 pièces, tandis que dans les cantons les moins chers, les loyers ont augmenté pour les appartements de 5,5 pièces.
Des augmentations de prix
Cette situation est artificiellement entretenue par le fait que seuls certains individus et institutions contrôlent l’ensemble du marché immobilier suisse, ce qui rend impossible pour les personnes actives d’acheter dans une résidence secondaire et d’atteindre l’indépendance financière en comptant sur le loyer, notamment pour les investissements. Pour autant qu’on le sache, la Suisse est l’un des rares pays au monde à avoir volontairement créé cette situation.
Y a-t-il une bulle immobilière en Suisse ?
Y a-t-il une bulle immobilière en Suisse, ou les biens immobiliers zurichois sont-ils surévalués ? Les banques s’inquiètent du fait que des propriétés qui étaient invendables il y a quelques années seulement, sont maintenant vendues à des prix toujours plus élevés.
La Banque Nationale suisse semble protéger ses intérêts. Tout en maintenant des taux d’intérêt bas, elle a également souligné la faiblesse du système bancaire suisse, qui, selon elle, prête trop au marché immobilier national. Elle a indiqué qu’elle réfléchissait toujours à la nécessité de mettre en place un système de « tampon » qui obligerait les banques à fournir davantage de fonds propres.
Le ratio prix des logements/revenu est de 117 %, soit un peu plus que la moyenne sur 17 ans pour le Royaume-Uni et la zone euro. La Suisse occupe la 14e place dans le classement mondial des bulles établi par Bloomberg. Si la Suisse n’est peut-être pas le marché le plus risqué, elle se classe certainement dans le haut du panier. Toutefois, cela ne tient pas compte du fait que les ménages suisses ont le taux d’endettement le plus élevé au monde. Cela signifie que si les prix des logements baissent, la situation pourrait encore s’aggraver.
Comme moins de 40 % de la population suisse est propriétaire de son logement, le marché de l’accession à la propriété n’est pas aussi important que dans de nombreux autres pays européens. Même les personnes relativement aisées préfèrent louer un appartement non meublé et restent souvent dans la même maison pendant plusieurs années…
Vous vendez un bien ? N’hésitez pas à nous demander une estimation immobilière à Genève.
Nessell –