Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07243.jsonl.gz/622

26 mai
Soumis dans le service
Jean 13.3-5
Luc 22.24-27
Matthieu 20.28
N’avons-nous pas la tendance naturelle à valoriser un patron qui dirige beaucoup d’ouvriers plutôt que l’ouvrier qui exécute les ordres ? Le maître exigeant plutôt que le serviteur obéissant ? La personne influente plutôt que celle sans influence particulière ?
Notre cœur humain, naturel, est ainsi fait : nous avons besoin de classer les choses en leur attribuant une importance : plus grand, plus petit ; pire, mieux ; plus, moins…
Les disciples eux-mêmes ont discuté âprement autour de cette question : qui est le plus grand ?
Jésus n’a pas rejeté leur question ; au contraire, il l’a incarnée en définissant les critères de grandeur, selon son Royaume. Et pour les aider à comprendre ce qui ferait de l’un d’eux le plus grand, Jésus les a lancés dans la course à celui qui serait le plus petit parmi eux.
En réalité, Jésus cherche à nous faire atteindre la grandeur, la vraie, en nous engageant dans une course qui fera de nous des serviteurs les uns des autres, de la même manière que lui « est venu, non pour être servi, mais pour servir… » (Matthieu 20.28).
Je suis frappé de voir que la grandeur de Jésus réside dans son cœur de serviteur. En venant sur terre, il a renoncé à sa place dans le Ciel, à sa position d’égalité avec Dieu et il a accepté de dissimuler la gloire de Dieu dans un corps humain, comme le nôtre, parce que « servir » rime avec « donner sa vie… » (Matthieu 20.28).
La grandeur de Jésus réside dans son cœur de serviteur.
Jésus, qui savait que le Père avait tout remis entre ses mains, …
posa son vêtement et prit une serviette de lin qu’il noua autour de la taille.
Ensuite, il versa de l’eau dans une bassine et commença à laver les pieds de ses disciples.
Jean 13.3-4
Pourquoi s’est-il donc soumis à un tel abaissement ? Certainement pas parce nous le valions bien et que nous méritions un tel abaissement de sa part, ni parce que nous serions capables de le lui rendre. C’est parce qu’il voulait donner à ceux qu’il aimait « une marque suprême de son amour pour eux » (Jean 13.1). Sa soumission l’a poussé à « prendre une forme de serviteur, se rendant obéissant … jusqu’à la mort sur la croix » (Philippiens 2.7-8), parce que son cœur était mu par l’amour.
Il savait que s’il ne venait pas nous servir, aucun de nous n’aurait l’espoir d’être sauvé et de se tenir devant Dieu.
Cependant, je suis au milieu de vous comme celui qui sert.
Luc 22.27
Mais Jésus nous emmène plus loin : il a agi envers nous en tant que serviteur pour qu’à notre tour nous puissions agir ainsi les uns envers les autres. Agir avec un cœur de serviteur : voilà ce qui doit régir les relations de ceux que Jésus aime et qui aiment Jésus !
Agir avec un cœur de serviteur : voilà ce qui doit régir
les relations de ceux que Jésus aime
et qui aiment Jésus !
Être serviteur, ce n’est pas une question de position sur une échelle d’importance ; c’est une question de disposition de mon coeur. Jésus, tout en étant Dieu, puissant, Tout-Puissant, s’est humilié lui-même pour nous servir.
Être serviteur, c’est exercer mes responsabilités tout en faisant descendre ce « MOI » au pied de l’échelle pour y faire grimper mon frère ou ma sœur ; c’est exercer mes dons en recherchant le bien de mes frères et sœurs alors même qu’ils ne pourront peut-être rien me rendre en retour ou que ces derniers ne le méritent pas ; c’est s’entraîner à donner aux autres avec une disposition de coeur transformée par l’Esprit-même de Jésus.
Jésus s’est soumis à son Père en s’abaissant au rang de serviteur. Qu’est-ce qui a rendu possible une telle soumission ? C’est parce qu’il connaissait l’approbation sur sa vie de Celui qui l’envoyait, il avait faite sienne Sa volonté, il savait également qu’il serait élevé au temps voulu par Dieu et enfin, il nous aimait passionnément.
Que nous puissions être inspirés, aspirer de tout notre être, soupirer après l’action de Dieu qui veut implanter en nous un coeur de serviteur, le même que celui de Christ qui a donné sa vie pour nous, afin que nous puissions mettre de côté notre vie au profit de nos frères et sœurs ! (1 Jean 3.16)
DU SAVOIR À L'AVOIR
Seigneur Jésus, mon environnement ne m’apprend pas à considérer que la vraie grandeur est celle qui s’abaisse.
Aide-moi à la concevoir dans mon intelligence puis dans mon coeur.
Viens débusquer en moi ce qui s’apparenterait à de la fausse modestie, à un esprit de servilité, pour que je puisse endosser librement cette posture de serviteur, qui choisit d’aimer et de servir.
Aide-moi à ne pas me décourager alors que j’apprends.
un MOI pour AIMER mieux
Les prochaines fois que tu veux servir, prends quelques minutes pour sonder, avec l’aide de l’Esprit Saint, tes motivations profondes.
Présente-les à Dieu pour qu’il les éprouve… et les purifie si besoin !