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Le collier diffuse des phéromones, indique le chimiste dans un entretien diffusé samedi par La Liberté. Ces substances chimiques naturelles «agissent comme une frontière. Elles communiquent au cerveau du prédateur que cette proie et ce territoire ne lui appartiennent pas».
Après des tests en laboratoire et dans le zoo autrichien de Buchenberg, Davide Staedler et le biologiste éthologue Federico Tettamanti ont équipé de colliers en 2023 728 animaux de rente, «essentiellement des chèvres, des moutons et des veaux», en Suisse et en Italie, explique le chimiste. La phase d'évaluation doit s'achever cet automne.
La solution n'est cependant pas totalement efficace, reconnaît le scientifique. «Jusqu'à présent, nous avons eu dix victimes au total. Sept d'entre elles ont été tuées lors d'une attaque importante dans les Grisons». Il remarque que toutes les attaques mortelles, sauf une, ont eu lieu dans des troupeaux où seule une partie des animaux était munie du collier. «Cela nous incite à privilégier la stratégie de mettre le collier à tous les animaux».
Si le projet est pour l'instant «autofinancé» et «les colliers sont faits à la main», l'Office fédéral de l'environnement s'est dit intéressé à soutenir les cantons souhaitant adopter cette technique, affirme M. Staedler. «L'Etat français financera un projet-pilote dans le département du Lot. En Italie, dans le Trentin, nous avons entamé des discussions avec les autorités régionales».