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Les calculs des structures du béton dans le bâtiment de stockage pour déchets de haute activité et pour assemblages combustibles usés du dépôt intermédiaire central de Würenlingen (Zwilag) se sont fondés en 1994 sur des températures des conteneurs allant jusqu'à 60°C. La dalle de fondation en béton, et en particulier le revêtement époxy prévu, ont été conçus en fonction de cette température. Ces données de dimensionnement correspondent aussi à celles qui ont été utilisées au centre de stockage d'assemblages combustibles usés de Gorleben.
Depuis cette date, on a développé des conteneurs d'une capacité en assemblages combustibles plus grande qui, en conséquence, présentent aussi des températures surfaciques plus élevées. Les conteneurs peuvent atteindre maintenant des températures surfaciques jusqu'à 110°C (conception) en cas de chargement maximal. Lors de l'examen des requêtes des centrales relatives aux conteneurs de stockage, la Division principale de la sécurité des installations nucléaires (DSN) a attiré l'attention sur l'écart entre la température des conteneurs et la température admise pour le béton. Elle exige des propositions sur les mesures à prendre lorsque les températures des conteneurs dépassent 60°C. Une demande de précisions à Gorleben a indiqué que des calculs complémentaires avaient été effectués pour le sol en béton et que des températures surfaciques jusqu'à 140°C étaient admises depuis février 1997. Un rapport correspondant du dépôt intermédiaire de Gorleben a été immédiatement transmis à la DSN. Celle-ci demande maintenant une comparaison des conditions par rapport à la situation à Zwilag. Le planificateur a reçu le mandat de calculer les effets de la température élevée sur l'ouvrage. Une solution possible consisterait à installer une plaque d'isolation thermique entre le fond des conteneurs et le sol en béton. En cas de température du fond des conteneurs de 110°C, le recours à une plaque d'isolation entraîne une température du sol en béton de 53°C. De telles plaques sont utilisées à Gorleben. Leur achat a été proposé à Zwilag, puisqu'elles ne sont plus nécessaires.
A ce jour, l'emmagasinage de conteneurs ne devrait pas être retardé. La DSN ne souhaite pas de transports pendant les mois d'hiver du fait des conditions incertaines des routes, ce qui signifie que les premières opérations d'emmagasinage pourront intervenir à partir de mars 2001. Pour la direction d'exploitation de Zwilag, ceci devrait être possible.
Suite à la résiliation par Zwilag, le 11 septembre 2000, du contrat avec MGC (Moser-Glaser &Co.SA, Energie- und Plasmatechnik), la situation concernant l'installation d'incinération se présente ainsi: un groupe d'experts a commencé ses travaux le 19 octobre. Il se compose d'un représentant de Belgoprocess (Bruxelles), d'un représentant de Retech (USA) et de l'ancien chef de projet de MGC qui a été engagé à Zwilag. Ce groupe a entre autres pour missions de faire le point sur la situation, d'examiner les points en suspens et de prendre position sur des modifications de l'installation. Belgoprocess a été choisie parce qu'elle exploite une installation similaire à Mol (Cilva). Cilva comprend une installation de conditionnement, une installation d'incinération et un dépôt intermédiaire. Elle a été reconnue par la DSN comme installation de référence. Une coopération à long terme avec l'exploitant de Cilva va dans l'intérêt des deux parties. Un contrat de coopération entre Zwilag et Belgoprocess existe depuis mai 1997 déjà, et plusieurs collaborateurs de Zwilag ont visité Cilva dans le cadre de l'échange d'expérience convenu.
Le groupe de travail a fourni sa prise de position début novembre. Il est parvenu à la conclusion qu'aucun obstacle majeur ne s'opposait à une mise en service fructueuse de l'installation d'incinération. Lors de sa réunion de décembre, le conseil d'administration décidera de la future marche à suivre et des crédits supplémentaires nécessaires.
Source
J.-P. Wenger/C.P.