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L’image de la pollinisation illustre bien la nouvelle conception de l’économie que devra faire émerger l’écologie de demain:
"Les abeilles génèrent avec le miel un produit « marchandisable » dont vit l’apiculteur, mais chacun sait que le travail le plus socialement et écologiquement utile des abeilles est la pollinisation des plantes sauvages ou cultivées.
La pollinisation peut servir de paradigme pour penser la richesse économique réelle d’une société vivante, du système complexe de l’écosystème et de la biosphère."
Une telle société humaine appelle une nouvelle économie politique adéquate à sa réalité.
Cela implique de revisiter l’ensemble du programme de la vieille économie politique reposant sur la rareté, et de repenser l’allocation des ressources dans un système, complexe, vivant à partir du principe de minimisation des externalités négatives et de production d’externalités positives.
On voit qu’ainsi l’économie politique et l’écologie ne se tournent plus le dos.
Mais comment peuvent s’articuler leurs relations ?
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L’image de la pollinisation illustre bien la nouvelle conception de l’économie que devra faire émerger l’écologie de demain:
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Le conseil mondial des affaires pour le développement durable (WBCSD), qui représente 200 multinationales et 7’000 milliards de dollars de revenus, estime dans sa profession de foi « Vision 2050 » que les opportunités dans les seuls domaines des ressources naturelles, de la santé et de l'éducation représenteraient autour d'un millier de milliards de dollars jusqu'à 4,5 % du PIB mondial en 2050.
Dans un rapport, l'Organisation internationale du travail (OIT) pense, elle, que « l'écologisation de l'économie » devrait rapporter entre 15 et 60 millions d'emplois supplémentaires dans le monde, en fonction des stratégies mises en œuvre par les Etats.
Tous les économistes ne partagent pourtant pas cet enthousiasme, personne ne sachant encore chiffrer le rapport entre la part des emplois créés par le verdissement de l'économie et la part de ceux qui seront détruits.
Beaucoup d’ONG sont tout aussi sceptiques, elles y voient l'instrument qui permettra aux entreprises de « s'approprier l'agenda environnemental et de développement de l’ONU».
C'est le concept d'« économie verte inclusive » qu’il faudrait développer, celle du principe de bénéfice, libre de tout droit, des biens communs, comme l'eau, le patrimoine génétique des plantes, mais aussi des biens culturels nécessaires au développement. Mettre en place des outils en matière d'économie circulaire et de circuits courts. Il faut en prendre compte à côté des logiques du secteur privé
La Banque mondiale ne dit pas autre chose dans son rapport sur la croissance verte.
Mais le danger est de voir se dessiner un scénario de domination des pays riches, producteurs de normes environnementales, sur les pays émergents.
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Dès ses débuts le mouvement écologiste a développé une pensée politique prenant en compte non seulement les être humains mais aussi le cadre naturel dans lequel ils évoluent.
Cette écologie n'est qu'une écologie restreinte.Le temps est venu de réfléchir à une écologie généralisée qui pense la culture et la société, qui s'intéresse au conditions d'existence et aux écosystèmes sociaux.
Une politique qui tienne compte de l'individu et de sa complémentarité avec le collectif, de son désir d'indépendance et son besoin d’attachement, de ses objectifs économiques et de son désir de sens.
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Aujourd'hui nous entrons dans une période d'arrêt de la croissance. Tous les signes le montrent.
Les "problèmes" énergétiques, sanitaires, économiques, climatiques, etc. sont en faites des symptômes d'un système qui s’essouffle.
Le "second souffle" passera par des modifications sociales et culturelles.
Il faut changer notre manière de penser nos valeurs. Nous devons distinguer la croissance quantitative et la croissance qualitative.
Malheureusement, nos dirigeants n'agissent pas comme s'ils comprenaient la différence entre croissance quantitative et qualitative. Ils poussent automatiquement le bouton de la croissance quantitative. Ils sont addicts à la croissance.Ils veulent être utiles, ils ont un outil, ils imaginent donc que leur outil est utile.
Mais en réalité, ils ne pensent pas vraiment que cette chose appelée croissance va résoudre nos problèmes, mais ils croient que le reste des personnes le pense.
Les Japonais ont un dicton qui dit : « Si votre seul outil est un marteau, tout ressemble à un clou. »
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La particularité de la vie associative est de faire appel à des bénévoles, que ce soit pour organiser et mettre en œuvre ses activités mais aussi pour l'administrer.
La Suisse compterait près d’un million de bénévoles, accomplissant en moyenne 14 heures par mois, un chiffre en stagnation alors que le nombre d'associations ne fait lui que croître.
La pénurie menacerait-elle ?
Beaucoup de structures peinent à trouver chaussures à leur pied. Dénicher un président, un trésorier, relève de l'exploit. Le manque est en effet particulièrement criant lorsque l'on recherche des bénévoles disponibles au moins quatre heures chaque semaine...
Reste que la désaffection relative pour l'engagement associatif, qui s’inscrirait dans un contexte de mobilisation "zapping", n'est pas seulement le fait des bénévoles.
Les associations se font aussi plus exigeantes. Elles cherchent des compétences. Mais ces exigences en hausses sont-elles accompagnées de mesures concrètes pour satisfaire le besoin d'engagement des bénévoles ?
L'investissement désintéressé est aussi une ressource qui se manage.
Mais rendre le bénévolat attractif c'est surtout associer étroitement les bénévoles au projet de l'association et cela reste, encore plus que le recrutement, la première difficulté des responsables associatifs.
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Depuis que j’ai abandonné l’usage du scooter au profit du vélo, je vis une véritable galère…
Les automobilistes changent de direction sans le signaler, pourtant il est simple de tendre le bras. Non ? De plus, ils s’arrêtent au feu, ce qui m’oblige à "mettre un pied à terre" à respirer leur gaz !
Souvent, je ne retrouve plus ma « monture », je suis obligé d’utiliser celle d’un autre. Et qui plus est, n’est pas réglée à ma morphologie !
La voirie nettoie l’asphalte des routes, mais mal celles des pistes cyclables.
Et je ne parle pas des TPG qui installent partout des gouttières "anti-cyclistes" voyez dans les rues basses !
Cerise sur le gâteau…les trottoirs sont encombrés de piétons, égoïstes, incapables de faire un peu de place. La nuit, ils y circulent sans brassard clignotant !
Vraiment, cycliste à Genève ce n’est pas une sinécure... Promis, dès demain je me mets à l’équitation !
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Dans une dictature, l’argent sert à acheter des armes , à payer la police et l’armée qui permettent de se maintenir au pouvoir.
En démocratie, l’argent permet de se faire réélire, en procurant des avantages matériels aux secteurs de la société dont le soutien électoral est indispensable.
Mais en règle générale, les gouvernements ne prennent aucune mesure qui irait à l’encontre des intérêts d’un secteur industriel puisant, aussi destructrices que puissent en être les activités, à moins d’y être contraints par la pression de l’opinion publique. .
Malheureusement, les grandes entreprises détiennent le quasi-monopole de l’argent. D’où l’alliance inévitable entre le gouvernement et l’industrie.
Le résultat inéluctable est que pratiquement aucun choix politique important n’est effectué aujourd’hui parce qu’il est humainement, socialement ou écologiquement souhaitable, mais plutôt parce qu’il sert les objectifs des «associations à but particulier».
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Avec environ10% des emplois à Genève, l'économie sociale représente un poids important dans le tissu économique et social.
Malgré l'hétérogénéité des questions relatives aux ressources humaines de ce secteur, on peut relever un certain nombre de points communs: accentuation de la professionnalisation, nécessité d'attirer les meilleurs profils (savoir être et savoir faire), mais surtout la nécessité de répondre aux besoins de recrutement de ces prochaines années (croissance de certains secteurs ou remplacements liés à la pyramide des âges).
Face à cette situation, l'économie sociale bénéficie d'un atout majeur. En alliant professionnalisme et fondements éthiques, elle répond à l'aspiration d'un grand nombre de salariés : concilier activité professionnelle et sens.
Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si un nombre important des jeunes diplômés envisagent d'intégrer une entreprise de l'économie sociale. Phénomène assez bien illustré par l'ensemble des grandes écoles qui proposent aujourd'hui des formations spécialisées.
Le paradoxe actuel se situe dans le manque de visibilité du secteur, la prudence des structures de l'économie pour aller à la rencontre de ces candidats, et le manque de connaissance des candidats des attentes des entreprises.
Aujourd’hui, il est impératif de combler une partie de ce déficit d'image, de valoriser les métiers et faciliter les recrutements en attirant les compétences au sein des organisations de l’économie sociale.
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Aujourd’hui l’économie sociale n’est plus cantonnée à des niches dues à quelques défaillances du marché ou du secteur public, mais bien l’expression d’une réelle alternative.
Elle se défini comme une alternative à la dépersonnalisation de l’échange marchand qui tend à générer l’envahissement de la sphère économique et au dépérissement des formes d’économie artisanale pour lesquelles l’échange marchand était aussi un support de lien social.
L'économie sociale propose également une alternative contre l’anonymat bureaucratique du secteur public, comme l'oubli du sujet, l'approche verticaliste et segmentée des besoins, les obstacles à une prise en compte transversale et pluridisciplinaire des situations.
Les acteurs de l’économie sociale font preuve d’inventivité pour trouver de nouvelles réponses aux questions sociales.
Les valeurs qui définissent ces acteurs sont la proximité locale, les valeurs sociales, la primauté de la personne sur le capital, la solidarité et la gestion démocratique.
L’économie sociale n’a pas de terrain ou d’objet qui lui soit propre.
Elle intervient aussi bien dans un cadre réglementaire de délégation de service public, que s’inscrivant dans une logique de marché ou s’en distinguant radicalement.
Elle peut partir de micro initiatives ou se construire sur des logiques de développement social. Elle peut aussi prendre la forme de mutualisation des risques ou des moyens et peut aussi tisser des liens avec les logiques d’insertion des personnes en difficultés.
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Les mots "indicateurs de performance" sont sur toutes les lèvres. Chacun est à la quête d'une plus grande transversalité, seule façon, semble-t-il, de traiter les questions dans leur complexité culturelle, économique, environnementale et sociale. Cette tendance est compréhensible.
Mais agir de façon transversale, c'est aussi se donner la possibilité de changer de regard et peut-être de rechercher l'altérité. Or, c'est la qualité du dialogue qui produit une altérité et non l'accumulation de critères et d'indicateurs de performance à laquelle se livrent nos institutions.
Et lorsqu'elle devient idéologique, la mise en tableau de bord des "indicateurs de performances" ( performance économique et environnementale, traçabilité des investissements humains, mesure d'impact social) se transforme en fiction et plus personne n'y croit vraiment.
D'ailleurs, nos institutions font preuve de confiance très relative dans les critères qu'elles ont elles-mêmes créé, elles tendent même à déporter leur défiance sur les projets et les structures bénéficiaires.
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Les nombreux scandales régulièrement mis à jour par la presse concernant des pratiques condamnables d’entreprises vis-à-vis de leurs salariés, de l’environnement, voire de la société civile posent clairement la question des motivations de ces actes.
Dans un contexte concurrentiel très fort sur le marché des biens comme sur le marché des capitaux, les entreprises se doivent d’assurer à leurs actionnaires une rentabilité toujours plus élevée.
Pour répondre à cette question, j’observe, dans un premier temps, qu’éthique et efficacité semblent inconciliable dans la mesure où la performance économique est mesurée quasiment exclusivement sur des critères financiers (taux de rentabilité, dépenses de recherche, développement, etc.) et que, dans ce cadre, l’étique serait source de coûts supplémentaires.
Toutefois, il serait plus juste d’avoir une vision plus large que la performance, incluant le bien-être de tous et pas seulement des propriétaires d’entreprises. Il apparaît qu’il existerait des moyens pour que l’éthique devienne un levier d’efficacité, y compris financier.
Ces moyens passeraient par l’implication des salariés, l’innovation, la conquête de nouveaux marchés ou encore la possibilité d’accroître significativement des parts de marchés dans des secteurs peu dynamiques.
L’éthique, selon Aristote, a pour objet « le domaine de l’activité humaine reposant sur une décision », et d’après l’European Business Ethic Network (EBEN) « l’éthique n’est pas un ensemble de principes figés mais une ouverture d’esprit conduisant à la réflexion continue dans la recherche du bien ».
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Les premières notions de démocratie participative remontent au début des années 60 et prennent racine dans les mouvements contestataires radicaux américains. C'est là qu'elles trouvent leurs premières formulations rhétoriques.
La diffusion du thème de la démocratie participative au niveau international renvoi à des logiques très différentes selon que l’on considère ses applications anglo-saxonnes (prendre en compte les désirs des usagers des services publics) ou latino-américaine (renforcement du pouvoir des populations les plus défavorisées).
La démocratie participative fait aussi partie depuis quelques années du lexique européen.
La force de la démocratie participative tient à la diversité de ses usages, à sa capacité d’ancrage dans des registres et des systèmes de références disparates. Mais elle tient également à la force sociale des discours qui accompagnent la diffusion des instruments et auxquels se réfèrent ceux qui les emploient.
L’apparition de la démocratie participative est la résultante de lents mouvements de la société en partie expliqués par les défaillances collectives de nos dirigeants, leurs incapacités grandissantes à assumer leurs devoirs.
Les caractéristiques des premières expériences sont d’être portées par la mobilisation des associations et d’être issues d’un mouvement ascendant.
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La politique budgétaire est considérée comme durable si, à la fin de la période considérée (2003 - 2050), le taux d'endettement n'a pas augmenté.Malheureusement, les calculs de l'administration fédérale des finances montrent que le vieillissement de la société conduit à un surcroît considérable des charges pour les finances publiques, qui entraînera à son tour une augmentation massive de la dette publique.Par rapport à la capacité économique de la Suisse, c'est-à-dire à la création de valeur de l'ensemble de l'économie (PIB), l'endettement aura passé de quelque 50 % en 2005 à environ 130 % en 2050.Plus le pouvoir politique repousse les réformes, plus grandes devront être les corrections par la suite : dès 2020, le défaut de financement atteindra entre 2 et 2,9 % du PIB par année.L’endettement croissant de la société ne pourra être maîtrisé que si les réformes destinées à préserver l'Etat social sont décidées et mises en œuvre à temps.Plus les réformes interviendront tard, plus les corrections qui s'imposeront seront importantes. Ces prochaines décennies, il faudra aussi tenir compte de risques tels que les conséquences des changements climatiques, les épidémies ou une raréfaction et donc un renchérissement des ressources naturelles.C'est pourquoi il convient d'insister sur le fait que les finances publiques sont exposées à d'autres risques qu'il n'est pas aisé de quantifier et qui soulignent encore la nécessité d'agir au niveau politique
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La démocratie de concordance est tout à la fois la cause et la conséquence de la faiblesse idéologique des partis et de leur capacité réduite de mobilisation.
Elle favorise des institutions et des pratiques et des ententes néo-corporatistes; elle est responsable de l'abstentionnisme et d'un certain immobilisme politique.
Dans un système nécessitant un large soutien, la seule opposition durable est celle de partis non associés au pouvoir.
Aujourd’hui, quand les partis négligent un problème urgent, celui-ci tend à provoquer la création de mouvements civiques d'opposition, de partis spécialement formés pour l'occasion, voire de courants dissidents au sein des partis gouvernementaux.
Sommes-nous victime de la partitocrasie
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La proportion des personnes âgées dans la population ayant toujours été, jusqu’à une période récente, minoritaire, l’urbanisme et la conception des logements n’ont jamais été pensés en fonction des besoins particuliers du grand âge.
La Suisse se prépare depuis quelques décennies au vieillissement, mais elle s’y est d’abord intéressée sous l’angle des retraites, puis sous l’angle médicosocial.
Les diverses politiques adoptées prennent peu en compte les questions de logement. Alors même que le maintien à
domicile des personnes âgées est préconisé.
Une illustration frappante est fournie par les ensembles d’habitat social, la majorité ont été construit il y a quelques décennies pour une population jeune, en forte expansion et composée de familles.
Le défi est d’autant plus important aujourd'hui, que l’effort à fournir ne peut se limiter au seul logement. Pour que la personne âgée demeure autonome, c’est tout son environnement qui doit être adapté; parties communes, accès à l’immeuble, voirie, transports, présence de services à proximité, etc.
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La densité est une notion difficile à appréhender car elle est subjective et difficilement mesurable. Il n’existe pas un indicateur universel pour exprimer la densité mais plusieurs :
- la densité de population, exprimée en nombre d'habitants au km² ;
- la densité résidentielle, exprimée en nombre de logements au km² ;
- le coefficient d'occupation du sol : rapport entre la surface de plancher et la surface de la parcelle. Plus un coefficient est élevé, plus le tissu urbain est dense ;
- le coefficient d'emprise au sol : rapport entre la projection au sol des constructions et la surface de la parcelle, sans additionner les surfaces de planchers.
Ces outils permettent de comparer des densités dans différents quartiers mais ils sont tous imparfaits car ils ne disent rien sur la forme des bâtiments ou sur l'ambiance qu'ils génèrent.
Selon la configuration spatiale, en effet, des densités identiques peuvent créer soit un sentiment de stimulation, soit d'oppression. On entre ici dans la notion de densité perçue qui reflète le ressenti des habitants mais qui n’est pas mesurable.
Tout l’enjeu du développement durable est d’arriver à rendre acceptable l’idée qu’une ville dense peut être compatible avec une bonne qualité de vie.
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Nous sommes rentrés dans une période d'arrêt de la croissance. Tous les signes le montrent : la fin du secret bancaire, le changement climatique, la dégradation du contrat social, etc.
Mais nous devons comprendre qu'il ne s'agit pas de problèmes mais bien de symptômes. Nous devons changer notre manière de mesurer les valeurs. Nous devons distinguer la croissance quantitative et la croissance qualitative.
Malheureusement, nos dirigeants n'agissent pas comme s'ils saisissaient la différence entre quantité et qualité.
Ils poussent automatiquement le bouton de la croissance quantitative. Mais c'est un mythe de croire que la croissance va résoudre nos problèmes économiques, sociétaux et écologiques.
Nos dirigeants sont « addicts » à la croissance, mais ils ne pensent pas vraiment que cette chose appelée croissance va résoudre nos problèmes et ils croient que les personnes le pensent.
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La qualité de vie met l’accent sur l’intérêt général en tant qu’important moyen d’assurer le bonheur de chacun.
Au fil des ans, ont été élaboré plusieurs indices pour tenter de remplacer le PIB :
L’indice de bien-être durable (IBED) commence par les dépenses de consommation personnelle, puis ajoute le travail ménager non rétribué, puis l’on soustrait l’activité qui vise essentiellement à atténuer des pertes (dépenses liées à la criminalité, à la pollution et aux accidents. L’IBED est également ajusté en fonction de l’inégalité des revenus et de l’épuisement des ressources naturelles
L’indice de progrès véritable (IPV) inclut nombre des mêmes critères, mais Ii ajoute la valeur du travail bénévole dans la communauté et soustrait la perte de temps de loisir.
L’indice de santé sociale (ISS) mesure seize indicateurs socioéconomiques, notamment la mortalité infantile, l’exploitation des enfants, leur pauvreté, les suicides des adolescents, la toxicomanie, le taux d’échec scolaire, les revenus hebdomadaires moyens, le chômage, la couverture d’assurance maladie, la pauvreté chez les personnes âgées, les homicides, le logement et l’inégalité des revenus.
L’indice de bien-être économique (IDEE) prend en compte des facteurs tels que le taux d’épargne des ménages et l’accumulation de capital tangible qui mesurent le sentiment qu’on peut avoir de sa sécurité.
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Sortir notre société du productivisme, pratiquer une politique de Santé (la maladie est ce qui coûte le plus à nos budgets), mieux utiliser les fonds publics et reconnaître l'écologie fiscale résoudront les problèmes de pouvoir d'achat.
Enfin, transférer autant que se peut la fiscalité du travail sur la fiscalité écologique est indispensable.
>Remplacer la TVA classique par une TVA écologique dont le produit réduira les charges sur le travail (TVA réduite sur les produits de première nécessité, les produits bio, en vrac, les vélos, les produits à faible consommation d'énergie... et TVA élevée sur les produits importés, les produits à forte consommation électrique, la viande issue d'élevages en batterie...).
>Incitatif à l'investissement dans l'alternatif et la création d'activités non-polluantes..
Inciter l’épargne individuelle des ménages et des entreprises vers les investissements écologiques par la création d’un compte vert
>Annuler progressivement dépenses publiques néfastes pour l’environnement et la santé
> Mettre en place un système de prix de l'essence plus cher à la pompe à partir des automobiles qui dépassent 140 gr de CO2.
>PV proportionnel à la cylindrée du véhicule.
>Donner la capacité de sanction à la Cour des Comptes.
>Taxer les ordures ménagères proportionnellement à leur volume.
Instaurer une contribution climat / énergie, comportant une part liée au contenu carbone et une autre part liée à la consommation d’énergie
>Taxer les marchandises en proportion du transport.
> Développer une fiscalité nationale cohérente
> Mettre fin à l'optimisation fiscale des groupes internationaux (les Etats-Unis le font déjà).
> Supprimer les parachutes dorés et les retraites chapeau pour les dirigeants des grandes entreprises.
> Légiférer pour que les entreprises ayant des filiales dans les paradis fiscaux ou travaillant avec des banques œuvrant avec les paradis fiscaux, en informent leurs clients et le public.
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La question du désir est centrale en politique, si nous voulons réorienter nos modes de production, de consommation et de vie. Il ne suffit pas de proposer une transition vers des sociétés plus sobres : il faut aussi que cette plus grande simplicité soit désirable, qu’elle s’accompagne d’une meilleure qualité de vie.
Il nous faut changer en profondeur nos systèmes de rétribution fondés sur la course à l’avoir et la possession. Ces systèmes s’appuient sur le paradigme de la rareté : gagner de l’argent, prendre le pouvoir, acquérir la gloire, cumuler les conquêtes …
C’est toujours le couple « rareté/possession » qui est au cœur du processus. Et le plaisir est lié à cette possession.
Organiser la rareté est un élément constitutif du paradigme de la possession. Lequel a aussi une conséquence : la peur. Peur de perdre ce pouvoir, cet argent, cette gloire si difficilement acquises.