Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/199278

<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est chargé de modifier la loi fédérale sur l'assurance-maladie (LAMal) de manière à ce que :</p><p>1. les assurés qui ont des retards de paiement ou un acte de défaut de biens puissent, à titre exceptionnel et sur demande motivée, changer au moins une fois d'assureur ;</p><p>2. des tiers (par ex. services de conseils en désendettement) aient la possibilité de racheter des actes de défaut de biens détenus par des assurances-maladie ; à cet effet, un plafond socialement supportable sera fixé pour de tels rachats.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>1. L'assureur ne peut pas juger si un assuré vit dans des conditions économiques qui lui permettent de payer ses primes et de participer aux coûts, car il ne connaît pas sa situation financière. Une exemption de l'interdiction de changer d'assureur ne peut donc pas être justifiée par la situation de l'assuré. Pour cette raison, un changement "à titre exceptionnel et sur demande motivée" est difficilement réalisable. </p><p>2. Un plafond socialement supportable pour la cession des actes de défaut de biens permet aux assurés de payer leurs dettes dans un délai raisonnable, sans plonger dans la détresse. Cette limite doit être fixée individuellement en fonction de la situation financière et personnelle de l'assuré. Si celui-ci n'est pas intéressé par un assainissement de ses dettes, la question ne se pose pas. Un plafond général priverait non seulement les assureurs et leurs payeurs de primes, mais aussi les cantons et leurs contribuables d'une partie de leur créance. Cette solution est donc problématique à plusieurs égards.</p><p>Le Parlement examine actuellement la législation sur les primes et les participations aux coûts non payées. L'initiative du canton de Thurgovie 16.312, "Exécution de l'obligation de payer les primes. Modification de l'article 64a de la loi fédérale sur l'assurance-maladie", vise à donner au canton la possibilité de se faire céder par les assureurs les créances avec acte de défaut de biens envers les assurés qui n'ont pas payé leurs primes et leurs participations aux coûts. Le canton sait grâce aux données des impôts s'il vaut la peine d'engager une nouvelle poursuite. Il peut, tout comme les communes, conseiller l'assuré en fonction de sa situation financière et convenir individuellement avec lui d'un remboursement échelonné. </p><p>En outre, le Parlement traite la motion 18.3708, "Listes noires. Définition de la médecine d'urgence", déposée par la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national. </p><p>Le Conseil fédéral estime que le Parlement peut s'appuyer sur ces propositions pour modifier de façon adéquate, si nécessaire, la législation sur le non-paiement des primes (art. 64a loi fédérale sur l'assurance-maladie, LAMal ; RS 832.10). </p>  Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.