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Quatrième à un centième du podium du Super-G olympique, Lara Gut est abattue. Pour elle, l'histoire malheureusement se répète.
"Vous ne pouvez pas écrire les larmes, a commencé Lara Gut. Ce n'est pas simple. On le sait à la fin. Le sport, ce n'est pas simple. Tu te bats, il y en a 60 au départ et une seule qui gagne. Après tu bosses pour le jour d'après."
La Tessinoise est revenue sur ses sentiments dans l'aire d'arrivée en voyant trois athlètes aller plus vite qu'elle: "Après je me dis que c'est une année particulière. Il y a un an j'étais blessée à l'hôpital et là je peux faire ce que j'adore. D'un autre côté tu mets toute ton énergie là-dedans et tu es quatrième. Tu n'arrives plus à respirer, t'as juste envie de pleurer et tu te dis que tu aimerais bien remonter et refaire la manche ou partir loin et tout effacer. On est des êtres humains. Quand tu mets tout ce que tu as dans quelque chose et que ça ne va pas...pfff...je ne sais pas comment réagir. Je ne sais pas quelle est la bonne solution, la formule. Ce n'est pas la première fois que je me retrouve dans cette situation. Peut-être que c'est la première fois que je vous dis que je ne sais pas comment réagir. Je sais que demain est un autre jour, qu'il y a encore la descente. Je vais prendre les bons virages que j'ai fait et essayer de les traduire dans la descente, mais là c'est tellement frais qu'il y a des moments où je n'arrive pas à respirer."
"Je ne suis pas une victime"
A l'heure d'analyser sa course, la skieuse de Comano savait dans quelles sections elle a perdu la course: "J'ai raté les deux sauts. J'étais tellement lente. J'ai sous-estimé le dernier saut et j'ai perdu du temps. C'est bizarre de voir que j'ai la meilleure section finale. A la mi-parcours il y avait pas mal de vent. Je savais que ce n'était pas la manche parfaite. A Cortina l'an dernier, j'étais sortie mais j'allais vraiment vite. Quatre centièmes, c'était chaud. Après, quand Tina est passée devant, je me suis dit que la deuxième place c'était pas mal. Anna a fait une chose incroyable et après Ester passe devant. C'est les Jeux, c'est des super histoires. Ca fait du bien pour le sport. Mais je suis là pour moi et elle aurait pu le faire dans le slalom et cela aurait été la médaille pour moi."
La Tessinoise réfute le terme de victime: "Je ne suis pas la victime. On n'est jamais victime. Les médailles, on ne te les met pas au cou, tu dois aller les chercher. Je le sais quand j'ai fait les médailles. C'était parce que j'avais été à la hauteur. Je ne suis pas en train de pleurer parce que je suis la pauvre qui est arrivée quatrième, je suis en train de pleurer parce que c'est mieux d'en avoir une et que j'ai mis tout ce que j'avais pour revenir."
Même si ce n'est pas comparable, Anna Veith se fait aussi chiper l'or pour un centième: "Anna rate l'or pour un centième, mais elle a une médaille. Moi ça fait deux fois de suite que je suis quatrième au Super-G des JO..."
ATS