Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07055.jsonl.gz/341

Dans la forêt tropicale, les insectes sont décimés par le réchauffement
L'étude publiée lundi dans les Comptes-rendus de l'académie américaine des sciences démontre qu'avec la réduction massive des insectes et des arthropodes, ce sont aussi les animaux insectivores – tels que lézards, grenouilles et oiseaux – qui périclitent (lire encadré).
Deux degrés de plus
La faute en revient principalement au réchauffement du climat. Les chercheurs parviennent à cette conclusion en constatant la hausse de la température à Porto Rico depuis 40 ans: plus deux degrés Celsius entre 1978 et 2015.
L'effet du réchauffement climatique n'est pas uniforme. Une étude publiée dans Science en août a conclu que, ailleurs que dans les régions tropicales, une hausse de la température allait doper la population d'insectes nuisibles, qui ravageront proportionnellement plus de cultures humaines.
ats/sjaq
Publié le 16 octobre 2018 à 12:26 - Modifié le 16 octobre 2018 à 12:37
De la colle et des filets pour mesurer la population
C'est ce qu'avait entrepris le biologiste Bradford Lister en 1976 et 1977 dans la forêt tropicale d'El Yunque sur l'île de Porto Rico, un territoire américain des Caraïbes. Bradford Lister, de l'université polytechnique Rensselaer dans l'Etat de New York, y est retourné avec un autre biologiste en 2011 et 2012, en utilisant les mêmes méthodes.
La masse d'arthropodes capturée par filets a été divisée par 4 à 8, selon le mois, et la quantité piégée par les pièges par 30 à 60.