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Vale suspend le versement de dividendes après la rupture du barrage
Lors d'une réunion extraordinaire de son conseil d'administration, Vale a décidé de former deux comités de crise, l'un pour venir en aide aux victimes et l'autre pour enquêter sur les causes de la catastrophe qui a fait au moins 60 morts et près de 300 disparus, selon un nouveau bilan qui reste provisoire, vu l'étendue de la catastrophe.
Deux images satellite montrant la région de Brumadinho, avant (en haut, le 2 juin 2018) et après (en bas, le 26 janvier 2019) la rupture du barrage minier de Vale. [DigitalGlobe, a Maxar company via AP - Keystone] "Vale a été inconséquent et incompétent. On pensait qu'ils (les dirigeants) auraient tiré des leçons de Mariana, mais trois ans après, c'est notre ville qui est meurtrie," s'est insurgé dimanche Avimar de Melo, maire de Brumadinho. Les revenus de sa commune dépendent quasi exclusivement de l'activité minière, qui emploie en outre une grande partie de la population de 39'000 habitants.
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La justice gèle près de trois millions de francs
Vendredi, les actions du groupe avaient chuté de 8% à la Bourse de New York.
Depuis la rupture du barrage de la mine de Córrego do Feijão, la justice a ordonné le gel de fonds d'une valeur totale de 11 milliards de réais (environ 2,9 milliards de francs), au titre de réparation des dégâts humains et environnementaux.
Les autorités locales ont par ailleurs infligé des amendes à Vale totalisant 300 millions de réais (79 millions de francs).
D'après le quotidien économique Valor, le montant bloqué correspond à près de la moitié des actifs de l'entreprise, d'une valeur d'environ 24,4 milliards de réais (6,4 milliards de francs) fin septembre.
Le désastre de Mariana, en 2015
En 2015, Vale, le plus grand producteur de minerai de fer au monde, avait été également impliqué dans une autre tragédie similaire au Brésil, avec la rupture d'un barrage qu'elle détenait en copropriété avec l'anglo-australien BHP.
Le désastre, qui a eu lieu près de Mariana, à environ 120 km à l'est de Brumadinho, avait fait 19 morts et provoqué des dégâts environnementaux sans précédent, les résidus miniers contaminant des cours d'eau sur 650 km et s'écoulant jusqu'à l'océan.
Mais l'entreprise était parvenue à se remettre sur pied, sa valeur boursière ayant grimpé de 258% de novembre 2015 à jeudi dernier.
sjaq et les agences
Publié le 28 janvier 2019 à 16:34 - Modifié le 28 janvier 2019 à 21:43