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Conformément au dernier rapport de l'OFEV, les émissions de COV s'élèvent à 102 000 t environ pour l'année 2004 et sont inférieures de 21 % à celles enregistrées en 2001. En outre, ce sont avant tout l'industrie et l'artisanat qui ont diminué leurs émissions.
Les valeurs d'émission incluses dans ce rapport sont issues de relevés, mais aussi de modélisations et d'hypothèses. Elles doivent donc être utilisées avec prudence.
Les COV sont en partie à l'origine des valeurs d'ozone trop hautes qui sont enregistrées durant l'été. Le « smog estival » se forme en effet à partir de COV et d'oxydes d'azote (NOx) sous l'effet du rayonnement solaire. Des évaluations de la Confédération et des cantons montrent que les valeurs limites d'immission pour l'ozone troposphérique continueront d'être dépassées en été, à grande échelle et sur une plus longue période.
Dans le but de lutter contre cette tendance, le Conseil fédéral a élaboré diverses dispositions légales. Ainsi, il a inscrit les valeurs limites d'immission de COV et d'oxydes d'azote dans l'ordonnance sur la protection de l'air (OPair) et des prescriptions sur les gaz d'échappement des véhicules motorisés dans l'ordonnance sur la taxe d'incitation sur les composés organiques volatils (OCOV).
Pour que les concentrations d'ozone diminuent encore, il est cependant nécessaire que tous les pollueurs réduisent davantage leurs émissions, en Suisse et à l'étranger.