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Dans le cas du contrôle du trafic, les compteurs de trafic examinent l’espace du parc toutes les δ minutes (à des intervalles réguliers) et notent la plaque minéralogique du véhicule qui occupe la place de stationnement donnée. Pour déterminer la durée de stationnement moyenne, une valeur est estimée sur la base de la durée moyenne de stationnement de chaque véhicule observé. Bien que les résultats soient déformés pour des raisons connues (c’est-à-dire que les stationnements de courte durée sont sous-représentés et que la durée de stationnement des véhicules observés ne représentent que des valeurs approchées), la précision du relevé reste inconnue après sa réalisation. Très souvent, un compromis doit être établi entre la précision du relevé et les coûts. Dans le cadre d’une analyse de la relation entre erreurs et dépenses de personnel, nous présentons aux spécialistes différentes propositions en vue d’obtenir des résultats expressifs à partir du contrôle de trafic et, dans le même temps, de réduire les coûts au minimum.
L’analyse de la relation entre ces trois éléments clés peut être approfondie par la définition de trois variables (intensité de contrôle X, erreur de relevé Y et coûts relatifs Z). Plus le contrôle est mené de façon intensive, plus il sera évidemment coûteux, mais plus le taux d’erreur sera faible. Des données tirées des deux zones de parc (place Max-Bill à Zurich, Suisse, 64 stationnements et Ballston Garage aux États-Unis, 2800 places de stationnement) ont également été utilisées pour valider le modèle. En tenant compte du fait que la durée de stationnement présente une distribution gamma, les données effectives correspondaient dans une large mesure aux évolutions de courbes théoriques.
Un résumé des résultats et une représentation de la façon dont ces derniers pourraient être utilisés dans des relevés réels ont été effectués à la fin.
- La répartition des heures d’arrivée influe peu sur la relation entre les variables X, Y et Z lorsque la quantité de véhicules stationnés est suffisante (c’est-à-dire significative pour la distribution).
- L’intensité de contrôle X et les coûts relatifs Z peuvent être considérés comme des critères de qualité du contrôle de trafic, étant donné que l’erreur de relevé est étroitement liée à ces variables.
- Le résultat du relevé est typiquement une surestimation d’une durée de stationnement moyenne dans le respect des répartitions gamma ou hyperexponentielles (les types de répartitions les plus souvent observées).
- Le cas échéant, une valeur X peut s’avérer nécessaire pour garantir la précision lorsque des places de stationnement sont prévues pour différents usages dans la zone de parc (notamment lorsque les surfaces des diverses places de stationnement diffèrent fortement).
Sur la base de ces résultats, et étant donné que la déformation générale de la répartition de la durée de stationnement est connue, et sur la base de quelques hypothèses fondamentales, nous sommes désormais en mesure de recommander un budget minimal qui garantit aux résultats une précision prévisible. Nous avons en outre mis au point un procédé qui diminue l’erreur de relevé Y sans entraîner une augmentation supplémentaire de la masse salariale. Une fois connue la marge d’erreur possible pour un X donné (la valeur de X peut être déterminée à l’aide du relevé), les résultats peuvent être corrigés pour atteindre une précision supérieure. Dans le cas de la place Max-Bill, l’erreur de relevé de notre système peut être limitée à 6 %, pour un budget de seulement 109 (il suffit d’adopter une valeur limite basse), tandis que la méthode traditionnelle avec un budget de 150 aurait généré un taux d’erreur de 18 %.