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La psychothérapie systémique peut être individuelle, de couple ou familiale. Dans cette approche, les troubles psychologiques et comportementaux d’une personne sont considérés comme un symptôme du dysfonctionnement du système dans lequel la personne se trouve (couple, famille, école, entreprise, etc.).
Plus précisément, dans un système (par exemple la famille), il peut y avoir
- un patient (appelé le « patient désigné ») qui montre un symptôme (qui vient souvent voir le psy)
- les autres membre qui entretiennent le symptôme
Imaginons une femme qui présente des symptômes de dépression et qui voit un psy. Un psy systémicien cherche à comprendre en quoi la dépression de cette femme est une réponse à son système (son couple, sa famille ou son travail, etc.). Le psy pourrait constater par exemple que cette femme est en dépression car elle ne se sent pas soutenue et épaulée par son mari.
Dans le cadre d’une thérapie individuelle, le psy a toujours en tête la notion de système et les enjeux qui y sont liés. Le psy cherche à comprendre comment les schémas (patterns) interactionnels, c’est-à-dire les règles d’interaction, sont établis et comment ils ont tendance à s’auto-perpétuer. Il n’est pas nécessaire de convoquer tout le système familial pour opérer un changement. Il suffit de modifier unilatéralement les relations du « patient désigné » avec les autres membres du groupe, ce qui peut avoir un effet sur le fonctionnement du groupe.
Selon cette approche, un comportement « anormal » est en fat un comportent parfaitement adapté ou « normal » à un contexte et un environnement qui, eux, sont « anormaux ». Ainsi, par exemple, un épisode de délire chez une personne peut être considérés comme la seule réponse possible à un contexte où la communication est absurde et intenable.