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Du Bois, Charles-Édouard
Dessin à l'encre de Chine
Oeuvre datant de son séjour à Menton à la fin de sa vie (1884-1985)
26 cm x 15 cm
Vendu en l'état (avec une petite tache au bas du dessin)
Cadre offert - Oeuvre ré-encadrée avec un passe-partout et un fond en carton non-acide
Charles-Édouard Du Bois (1847-1885)
Paysagiste, originaire du Locle, né à West Hoboken, prés New-York, le 19 oct.1847, fit ses classes à New-York, puis à Paris, au Lycée Charlemagne.
Son goût pour l'art se manifesta pendant un séjour à Stuttgart, où il apprenait l'allemand et où il reçut les leçons et l'encouragement du prof. Funck. Pendant un séjour d'été avec ses parents, au bord du lac de Neuchâtel, il apprit les premiers éléments de la peinture sous la direction du paysagiste Jecklin. Mais son père destinait son fils au commerce, et, retourné en Amérique, il devint commis dans un magasin de mercerie. Cependant, il obtint bientôt la permission de suivre une vocation qui s'affirmait toujours plus irrésistiblement. Il vint à Paris, où il demeura chez le poète vaudois Juste Olivier, et entra à l'atelier Gleyre; c'était en 1867.
Il travailla avec une ardeur que récompensèrent des progrès rapides, et au bout de deux ans, son tableau „Lac de Lucerne après la pluie" était accepté au Salon. Les années suivantes, il voyagea en Allemagne et fit un séjour de quelque durée à Dusseldorf, pais en Hollande, en Belgique, en Italie. Ses parents, établis à Neuchâtel depuis 1869, lui avaient construit un bel atelier dans un ancien parc public, le Jardin du Prince, devenu leur propriété. Il avait en même temps un atelier à Paris, où il passait les hivers, et où il fit en 1878 une première grave maladie. Deux ans plus tard, en travaillant dans le marais du Vully à son tableau „Matinée d'août" (Musée de Neuchâtel), il prit une pleurésie dont il ne se remit jamais entièrement.
A peine convalescent, partit pour l'Égypte (janvier 1881), y passa 4-5 mois, remonta le Nil, en barque, jusqu'au cataractes, revint par la Grèce et l'Italie, rapportant une riche moisson d'études à l'huile à l'aquarelle. Dès lors, il partagea ses étés entre les bains d'Allevard, des Eaux-Bonnes et de Weissenbourg, et s'établit pour l'hiver à Menton Il y peignit son grand „Cap Martin", qui fût exposé à Paris et dont le Musée de la Chaux-de-Fonds possède une réduction ; les „Olivier à Menton" (Musée de Neuchâtel).
Il fit encore un voyage de deux mois en Sicile, dont il rapporta de nombreuses études. Mais la mort de sa mère tendrement aimée (1882) ébranla gravement sa santé déjà lien chancelante. Dès lors ses forces ne firent plus que décliner. Il passa son dernier hiver à Menton, où il mourut solitaire le 6 mars 1885.
L'exposition de ses oeuvres (mai-juin 1885) eut un succès considérable: elle résumait d'une façon brillante un talent fait de délicatesse et d'élégance, en même temps que d'une extrême habileté. Charles-Edouard Du Bois avait à un haut degré ce don mystérieux qu'on appelle le charme, grâce auquel il conquit d'emblée le public, malgré le sérieux mérite de sa peinture. Il représente avec éclat, parmi les paysagiste suisses de la fin du 19ème siècle, l'école française du plein air. La grâce séduisante et la prestesse de son pinceau apparaissent dans la riche série d'études que possède le Musée de Neuchâtel et qui nous transportent dans tous les pays où il avait séjourné.
Charles-Edouard Du Bois a légué une somme de 40'000 fr. au Musée des Beaux-Arts de Neuchâtel.