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Avec l'arrivée de Miguel Oliveira au plus haut niveau, c'est un coup de projecteur sur le sport moto de ce pays jusqu'alors à l'ombre de son imposant voisin. Privé de MotoGP à Estoril depuis la saison 2013, le projet de voir la catégorie reine à Portimão est sur de bons rails.
Inauguré en 2008 avec une finale de Superbike, l'Autódromo Internacional do Algarve rêvait de grandes compétitions. Théatre de nombreuses courses EWC (la manche 2016 s'était achevée sur un écart de 0.081 s. entre les 2 équipes en tête !), SBK mais aussi auto (ELMS, FIA GT1), ce circuit attendait cependant l'élite des sports mécaniques. A l'exception d'essais privés, la Formule 1 n'y a pas encore posé ses valises. Même chose pour les deux-roues : la Dorna n'a jusqu'à présent pas reconduit la manche du championnat du monde sur cette partie de la péninsule ibérique.
La municipalité de cette région du Sud du portugal prend les devants et c'est à l'unanimité qu'ils ont voté un budget de 1.5 mio. d'€ sur 3 ans (0.5 mio. par an) pour draguer la caravane du MotoGP chez eux. Le maire de la commune affirme en effet que les négociations sont en cours avec la Dorna, organisatrice du championnat. C'est selon lui un événement majeur qui profiterait à la municipalité ainsi qu'à toute la région de l'Algarve.
Le but affiché est d'avoir une manche Moto3, Moto2 et MotoGP en 2020, 2021 et 2022 sur le circuit de Portimao. Mais la Dorna est-elle vraiment intéressée par une énième manche au Sud de l'Europe (4 en Espagne, 2 sur sol Italien) alors que la tendance est plus sur les machés émergents, à l'image des GP d'Argentine et de Thaïlande ?