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Le traitement du cancer du pancréas (ici dans le sens adénocarcinome) dépend de son extension au moment de son diagnostic. Lorsqu'il n'y a pas de contre-indication (exemple : métastase dans le foie) ou qu'elle est techniquement possible (exemple : pas de «grosse» invasion vasculaire), une intervention chirurgicale est généralement proposée. Dans le cas contraire, le traitement le plus fréquemment conseillé est une chimiothérapie (voire même une radiothérapie - ou une association des deux).
Le cancer du pancréas est une pathologie redoutable et les récidives locales ou une métastatisation à distance, après intervention chirurgicales, est possible. Dans cette situation, le traitement est (généralement) le même que celui des tumeurs pancréatiques initialement non résécables.
Les contrôles tomodensitométriques successifs effectués après intervention chirurgicale ont pour objet de dépister n'importe quel signe pouvant suggérer une progression du cancer pancréatique afin d'adapter la thérapie.
La progression de la maladie peut se manifester par une croissance locale ou par un développement à distance. La plupart de ces signes seront discutés et montrés à l'aide d'un scanner.
L'obstruction des voies biliaires est une complication classique des tumeurs de la tête du pancréas. L'accroissement de volume de la lésion tumoral peut également avoir des répercussions sur le transit du bol alimentaire (rétrécissement duodénal, estomac). La tumeur pancréatique peut envahir les parois coliques du transverse via le mésocôlon.
La croissance des tumeurs pancréatiques peut provoquer une occlusion des vaisseaux sanguins se trouvant au voisinage du pancréas. L'artère et la veine mésentérique supérieure, la veine porte (confluens porte), et la veine splénique sont particulièrement concernées par cette complication.
L'invasion du plexus coeliaque peut être à l'origine d'importantes douleurs.
Les ganglions autour du pancréas et du duodénum peuvent être le siège d'une métastatisation
Le cancer du pancréas peut se propager à d'autres organes comme le foie et les poumons. Les ganglions autour du foie, du rétropéritoine ou du thorax peuvent être également le siège d'une progression de la maladie. La maladie peut se manifester par une invasion du péritoine: c'est la carcinose péritonéale
La présence de certains cancers favorise des troubles de la coagulation de sorte que la survenue de thromboses veineuses ou d'embolies pulmonaires n'est pas rare. L'alitement, voire même certaines chimiothérapies, sont des facteurs de risque supplémentaire. Dans cette situation, on parle d'un état hypercoagulable.
Bien entendu, les thrombophlébites peuvent survenir avant que le cancer du pancréas soit découvert. Le Syndrome de Trousseau (Armand Trousseau, 1865) désigne l'apparition de ces multiples thromboses de localisations différentes avant la découverte de la tumeur.
Note:
Par abus de language, actuellement, certains emploient de manière équivalente Syndrome de Trousseau et état hypercoagulable d'origine néoplasique.
Protocole:
Acquisition volumétrique depuis le bord inférieur du foie jusqu'aux apex pulmonaires durant la phase artérielle. Acquisition volumétrique depuis les coupoles diaphragmatiques jusqu'à la symphyse pubienne durant la phase portale.
A voir (liste non exhaustive) sur le scanner (en partant depuis les apex pulmonaires) :
• Embolies pulmonaires
• Adénopathies médiastinales et hilaires
• Métastases pulmonaires
• Métastases hépatiques
• Thrombose de la veine porte gauche
• Troubles de la perfusion hépatique
• Occlusion de la veine splénique
• Masse d'aspect tumoral de la tête du pancréas
• Engainement tumoral du tronc coeliaque et de l'artère mésentérique supérieure
• Ascite indicative d'une carcinose péritonéale.