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La collection en ligne "Etudes Lumières.Lausanne" a été créée en 2014 afin de donner la possibilité aux chercheurs romands, et en particulier aux jeunes chercheurs, toutes disciplines confondues, de publier leurs travaux en cours relatifs au dix-huitième helvétique.
Editeur scientifique: Béatrice Lovis
Comité scientifique: Béla Kapossy, Danièle Tosato-Rigo et François Rosset
Contact: <email-pii>
, « The Reception of Pufendorf and Leibniz in the early école romande du droit naturel: Jean Barbeyrac and Louis Bourguet », Etudes Lumières.Lausanne, n° 7, février 2019, url: http://lumieres.unil.ch/fiches/biblio/9475/.
The teaching of natural law within the old Helvetic confederation was first instituted in some of the Protestant cantons in the late seventeenth century, initially in German or Latin. The emergence of natural law as a separate academic discipline within the French speaking cantons of the Swiss romande followed shortly afterwards. This paper focuses on the exchange of ideas that occurred between two important thinkers within this newly emerging field of Francophone natural law debate: namely, Jean Barbeyrac in Lausanne and Louis Bourguet in Neuchâtel.
Simone Zurbuchen, « Teaching the Law of Nature and Nations in the Swiss Context », Etudes Lumières.Lausanne, n° 6, novembre 2018, url : http://lumieres.unil.ch/fiches/biblio/9472/.
Natural law became the dominant form of moral and political philosophy in the Enlightenment. This was largely because the law of nature and nations was introduced as a subject in most universities, either in the philosophy or in the law faculty, as well as in other educational institutions in Protestant Europe, and, after some delay, also in Catholic regions as well as overseas. The paper provides an overview of natural law as an academic discipline in the old Helvetic confederation and in the allied republic of Geneva. The focus is on little-known professors, their published texts as well as lecture notes which have been kept in Swiss archives.
Bardelli, « Gibbon cicérone: le séjour en Angleterre de Wilhelm de Sévery à travers sa correspondance et son journal de voyage (1787-1788) », Etudes Lumières.Lausanne, n° 5, août 2017, url: http://lumieres.unil.ch/fiches/biblio/9418/.
Au cours de son séjour en Angleterre effectué entre l’automne 1787 et l’été 1788, le jeune Wilhelm de Charrière de Sévery bénéficie de la compagnie d’un guide d’exception : l’historien anglais Edward Gibbon, lausannois d’adoption. En accédant à la haute société de Londres grâce à la protection de ce dernier, le jeune Vaudois fait une expérience dont peu de ses compatriotes peuvent se prévaloir. Soucieux de rendre compte de ce séjour à ses proches, il en livre une description détaillée dans son journal de voyage et dans les lettres qu’il adresse à sa famille. Ces documents inédits, rarement utilisés par les historiens de Gibbon, enrichissent non seulement nos connaissances sur la littérature viatique au XVIIIe siècle, mais apportent aussi un éclairage supplémentaire sur la personnalité ainsi que le réseau social et politique de Gibbon.
Béatrice Lovis, «Théâtre professionnel et amateur à Lausanne entre 1789 et 1804 : à l’épreuve des particularismes helvétiques», Etudes Lumières.Lausanne, n° 4, novembre 2016, url : http://lumieres.unil.ch/fiches/biblio/8493/.
Entre 1789 et 1804, la vie théâtrale de Lausanne semble marquer un arrêt, aucune troupe professionnelle n’étant autorisée à s’y produire. Toutefois, les tentatives de réintroduire le théâtre dans le chef-lieu vaudois sont multiples, à l’instar de l’initiative du Lausannois Albert Rogguin qui, immédiatement après la chute de l’Ancien Régime sur sol helvétique, désire mettre sur pied une école d’art dramatique et lyrique et faire construire un théâtre national. Les enjeux qui apparaissent dans la correspondance officielle sont révélateurs, d’une part, des grandes difficultés à mettre en place une politique culturelle dans un pays sans pouvoir central fort et, d’autre part, de l’attitude ambiguë des autorités suisses à l’égard du théâtre, longtemps considéré comme un divertissement éminemment français, donc étranger. La tension entre fascination et méfiance, perceptible pendant tout le XVIIIe siècle, est avivée en période de troubles politiques. La Révolution française puis la République helvétique cristallisent de manière exemplaire ces particularismes suisses.
Helder Mendes Baiao, «Raison ou ‘sentiment’? Un dilemme civique au temps des Lumières», Etudes Lumières.Lausanne, n° 3, février 2016, url: http://lumieres.unil.ch/fiches/biblio/7666/.
Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, quel fut le rôle joué par les romans sentimentaux suisses, en particulier La Nouvelle Héloïse de Rousseau, dans la réflexion idéale d’une civilisation qui ne serait plus soumise à l’égoïsme? Comment les textes littéraires ont-ils pensé la neutralisation de l’amour-propre – jugé néfaste dans les rapports humains –, suivant quels critères et quelles traditions de pensée? La question à l’origine de cet essai a inspiré une recherche qui, en analysant les positions intellectuelles de Jean-Jacques Rousseau autour de la notion d’amour-propre, cherche à démontrer la défiance du citoyen de Genève à l’égard des morales jusnaturalistes et théologiques, au profit de représentations politiques et sociales structurées autour de la notion de « sens moral ».
Béatrice Lovis, «Le théâtre de Mon-Repos et sa représentation sur les boiseries du château de Mézery», Etudes Lumières.Lausanne, n° 2, novembre 2015, url: http://lumieres.unil.ch/fiches/biblio/7652/.
Réalisées initialement pour la salle à manger du château d’Hermenches près de Moudon, les boiseries peintes du château de Mézery forment un cycle de dix-neuf scènes illustrant la vie menée par David-Louis Constant (1722-1785), seigneur d’Hermenches et de Villars-Mendraz. Celui-ci y est représenté en compagnie de ses proches, qui se divertissent dans un cadre champêtre. Peint au début des années 1760 par un artiste itinérant dénommé Dalberg, cet ensemble iconographique exceptionnel a attiré notre attention car il comporte l’unique représentation – connue à ce jour – d’un spectacle qui s’est déroulé sur sol vaudois au XVIIIe siècle. Son commanditaire a souhaité immortaliser le souvenir de la brillante représentation de la tragédie Zaïre, jouée le 18 février 1757 sur le théâtre privé de Mon-Repos à Lausanne sous la direction de Voltaire. Le dramaturge est monté ce jour-là sur les planches accompagné de sa nièce Marie Louise Denis et de ses amis lausannois, parmi lesquels figuraient Constant d’Hermenches, sa sœur Angélique et son beau-frère, le marquis de Langallerie.
Les recherches effectuées sur ce décor, restauré en 2013, conjointement à celles menées dans le cadre de sa thèse de doctorat, ont permis à Béatrice Lovis de retrouver des sources et des documents iconographiques qui non seulement complètent nos connaissances sur l’ancien théâtre de Mon-Repos, en activité de 1757 à 1771, mais qui apportent aussi un éclairage supplémentaire sur le peintre genevois Jean Huber et une artiste lausannoise, la pastelliste Louise de Corcelles (ou d’Aubonne), dont la production est encore mal connue.
Timothée Léchot, «La ‘Poésie helvétienne’ (1775-1830): fonctions patriotiques et vertus civiques d’une littérature émergente», Etudes Lumières.Lausanne, n° 1, décembre 2014, url: https://lumieres.unil.ch/fiches/biblio/7072/.
Imprimés entre 1775 et 1832, des recueils de poésies « helvétiennes » forment un corpus de texte qui se situent entre deux périodes que l’historiographie littéraire a l’habitude de distinguer : le siècle de l’« helvétisme » qui s’achève avec Philippe-Sirice Bridel et l’ère de la littérature romande qui commence avec la génération de Juste Olivier. Cette poésie helvétienne ou « nationale » révèle la volonté, chez des auteurs suisses s’exprimant en français, de chercher hors des institutions littéraires franco-parisiennes une partie de la légitimité dont ils ont besoin pour publier des vers et se positionner comme poètes suisses.