Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07119.jsonl.gz/786

Flesh
New-York, vingt-quatre heures de la vie de Joe, qui se prostitue pour subvenir à ses besoins, à ceux de son enfant, et de sa femme Geraldine, qu’il partage avec une autre femme, Patti.
Critique
Premier volet de la trilogie de Morrissey dont Joe Dallessandro est le fil rouge (viendront après Trash et Heat). Même si sa forme (dialogues semi-improvisés) le situe du côté expérimental, Flesh se distingue des autres films «made in Factory», la boite de production d’Andy Warhol. (…) Le film est un mélange réussi de glamour et de grotesque, comme disait George Cukor. La nudité de Joe est désarmante et son corps, sexy, au sens où l’entendait Roland Barthes : la possibilité d’un fantasme. Joe atteint la grâce dans la scène où, nu sur le plancher d’une chambre, il parle à son enfant. Là, tout est brut et magnifique, sans heurts et sans désir.
François Bonenfant