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Critique
"Le producteur Pierre Assouline compte sur Shaji Karun pour reprendre le flambeau du cinéma d'auteur indien personnalisé par le regretté Satyajit Ray. Le soussigné étant un béotien en la matière n'est pas en mesure de prendre position; il a en outre eu quelque peine à s'y retrouver dans un film où le kathakali, sorte de danse sacrée pratiquée dans le Kerala, joue un grand rôle: la langue, les noms et la culture lui étant étrangers, il a cru comprendre que VANAPRASTHAM raconte une histoire se déroulant dans l'Inde des années 40-50, avec un danseur (Mohanlal, star masculine de l'Inde du Sud) incarnant Arjuna, héros de l'épopée du Mahabharata, et étant choisi par une aristocrate (Suhasini, autre étoile du cinéma indien) pour lui donner un fils.
Les costumes de scène sont somptueux, les maquillages bariolés, les mimiques (""mudras"") expressives - mais encore faut-il en connaître les codes pour les déchiffrer. La musique est l'œuvre de Zakir Hussain, compositeur et virtuose vedette de la ""World Music"". La photographie de Renato Berta est égale à elle-même. Le tout pour le spectateur non averti, constitue un moment reposant voire relaxant. Comme le Gange, le film est un long fleuve tranquille..."
Daniel Grivel