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Alexandre Jollien2012201720182022
Alexandre Jollien est né le 26 novembre 1975 à Savièse. A cause d'un étranglement par cordon ombilical à sa naissance, il est atteint d’un grave handicap cérébral-moteur. Il a séjourné plus de dix-sept ans dans une institution spécialisée et a suivi des études commerciales. Il découvre la philosophie, par hasard, en entrant dans une librairie. Éloge de la faiblesse , son premier ouvrage, publié en 1999, à reçu le prix Mottart de l’Académie française et le prix Montyon 2000 de littérature et de philosophie. En 2004, il obtient une licence en lettres à l’Université de Fribourg, il a fait également des études du grec ancien au Trinity College de Dublin de 2001 à 2002. C’est aussi à Dublin qu’il rencontre Corine, valaisanne, avec qui il se marie ; ils ont trois enfants. Devenu spécialiste de philosophie grecque, il fait par ailleurs des conférences dans le cadre du rapport au handicap. Son œuvre a été couronnée par le Prix Pierre Simon « éthique et société ». En 2005, Eloge de la faiblesse a été mis en scène en par Charles Tordjman au théâtre Vidy-Lausanne et au théâtre de la Manufacture à Nancy. Il a été le conseiller de Bernard Campan dans l’écriture du scénario de "La face cachée". « Être vrai, me dépouiller des masques, oser l’abandon plutôt que la lutte, voilà qui me guide dans le périple de l’existence, où jamais nous ne pouvons nous installer. »
Cahiers d'insouciance (Gallimard)
Comment se départir d’un état d’alarme permanent, abandonner le souci et s’ouvrir authentiquement à une vie plus généreuse, plus libre ? Comment oser la nonpeur et la confiance ? À l’heure où l’individualisme gagne du terrain, il est tentant, pour moins souffrir, de se blinder, voire de démissionner. Chögyam Trungpa comme le Bouddha, Spinoza, Nietzsche et tant d’autres peuvent nous inspirer une voie bien plus audacieuse. Les Cahiers d’insouciance constituent une tentative, un essai pour s’affranchir de la tyrannie des passions tristes et nous jeter dans la joie inconditionnelle. Une vie spirituelle qui ne rendrait pas meilleur, plus solidaire et qui laisserait quiconque sur le bas-côté ne vaut pas une heure de peine !
Deux défis traversent ces Cahiers : se détacher de tout sans renoncer au don de soi, à l’engagement, et contribuer ainsi à une société plus éveillée ; faire passer l’autre avant la voracité du moi. Ces carnets de route envisagent le quotidien, les blessures et les manques, les désirs et la peur, les liens et le partage.
(Photo © F. Mantovani)