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La Chambre des députés italienne a approuvé mardi la réforme de la Constitution présentée par le chef du gouvernement Matteo Renzi. Ce texte vise à favoriser une plus grande stabilité gouvernementale en réduisant notamment les pouvoirs du Sénat.
Le projet de loi a été approuvé par 357 voix contre 125. Il a été rejeté par l'ensemble de l'opposition, y compris Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi, qui avait soutenu la réforme dans un premier temps. L'ex-Cavaliere avait ensuite rompu son pacte avec le chef du gouvernement après que Matteo Renzi eut fait élire un président de la République auquel M. Berlusconi était opposé.
Sur Twitter, M. Renzi s'est félicité de ce vote qui rendra l'Italie "plus simple et plus juste". Le texte doit maintenant retourner à la chambre haute.
Fin du bicaméralisme parfait
En vertu du système actuel, dit de "bicamérisme parfait", le Sénat a pratiquement des pouvoirs équivalents à ceux de la chambre basse, mais il est élu sur une base régionale et non nationale. Cela accroît le risque d'avoir deux chambres avec des majorités différentes.
La réforme prévoit de limiter les pouvoirs du Sénat et de réduire le nombre de ses membres à 100, contre 315 actuellement. Les sénateurs ne seront plus désignés au suffrage universel direct, comme c'est le cas actuellement. Ils seront, pour la plupart, élus par les maires et les représentants des conseils locaux, tandis qu'une petite partie d'entre eux sera désignés par le chef de l'Etat.
La chambre haute perdra aussi la possibilité d'adopter des lois et de voter des motions de censure, et ainsi de faire tomber un gouvernement. Il aura encore le pouvoir de proposer des amendements et de se prononcer sur les questions constitutionnelles.
ATS