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1. Historique
Le rhumatisme articulaire aigu (RAA), ou maladie de Bouillaud, est une complication inflammatoire retardée des infections des voies aériennes supérieures par le Streptocoque β-hémolytique du groupe A.
Le rhumatisme articulaire aigu est une complication possible et grave d’une angine à streptocoques. Elle peut entraîner à moyen et long terme une maladie des valves cardiaques avec un risque vital.
La connaissance de la maladie s’est progressivement enrichie sur une période d’environ trois siècles, commençant aux environs de 1600 avec la description des symptômes articulaires et a culminé lors de la reconnaissance du tableau clinique complet vers la fin du xixe siècle (Baillou, Morgagni, de Vieussens, Baillie, Wells, Pitcairn, Jenner, Corvisart, Laennec, Trousseau, Bouillaud, Watson…).
Ce n’est qu’à partir de la moitié de ce xixe siècle que le lien entre les signes articulaires de la maladie et l’atteinte cardiaque est formellement établi (Watson, Bouillaud). Beaucoup plus tard, en 1931, l’agent pathogène responsable du RAA est identifié comme étant le streptocoque bêta hémolytique du groupe A (travaux de Schlesinger, Coburn, Collis).
Dans les années 1930 – 1940, aux États-Unis et en Europe, le RAA et les CRC (cardiopathies rhumatismales chroniques) représentaient une des premières cause de décès par maladie chez les jeunes de 5 à 20 ans et venaient en seconde position après la tuberculose chez les 20 à 30 ans, les cardiopathies rhumatismales constituant presque 50 % des maladies cardiaques de l’adulte (Statistiques de la Metropolitan Life Insurance Company).
La maladie se présente alors le plus souvent sous sa forme la plus typique, une polyarthralgie fébrile, migratrice et fugace, touchant les grosses articulations. Elle peut être associée à une cardite atteignant de façon concomitante et variable les trois tuniques du cœur et fait tout le pronostic de la maladie, tant par son évolution aiguë ; la « pancardite maligne de Trousseau » emportant les jeunes patients en quelques jours, que par ses valvulopathies séquellaires (CRC), volontiers aggravées au fil des rechutes et pouvant entraîner le décès par insuffisance cardiaque, des années voire des décennies plus tard.
Le seul traitement du RAA à cette époque reposait sur les salicylés et le repos.
Au début du xxe siècle dans les pays industrialisés, l’amélioration progressive des conditions de vie et d’hygiène permit une diminution de l’incidence de la maladie. Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale et grâce à la large disponibilité des antibiotiques que le RAA devient une maladie de plus en plus rare. Il ne subsiste alors essentiellement que les cas de patients atteints dans leur jeunesse, porteurs de CRC, mais dont l’espérance de vie a considérablement été augmentée grâce aux progrès de la chirurgie cardiaque (à partir des années 1960).
(réf. Wikipédia)
2. Epidémiologie
On a longtemps cru que cette maladie n’était pas une maladie des pays industrialisés. Et pourtant elle sévit aussi bien dans notre pays qu’ailleurs avec même une recrudescence dans certains pays comme les USA.
On connaît mal son épidémiologie mais ce qui est sûr c’est que les angines à Streptocoque β-hémolytique du groupe A sont à prendre au sérieux et doivent être traitées correctement par un antibiotique approprié. Les angines bactériennes (et/ou scarlatine) les plus fréquemment rencontrées sont enregistrées en pédiatrie – chez les enfants à partir de 3 ans, au moins 20% des angines sont bactériennes et dans la plupart des cas à Streptocoque β-hémolytique du groupe A . Chez l’adolescent et l’adulte elles seront virales dans plus de 90% des cas. Malgré tout, la promiscuité étant certainement l’un des facteurs de transmission de la maladie, il n’est pas à exclure que si des angines Streptocoque β-hémolytique du groupe A sont contractés par des proches du malade que celles-ci soient aussi bactériennes.
3. Diagnostic
Aujourd’hui les tests rapides immunologiques sont parmi les meilleurs vecteurs d’un diagnostic d’une infection à Streptocoque β-hémolytique du groupe A.
En Suisse, ce fut au début des années quatre vingt qu’une recherche rapide du Streptocoque β-hémolytique du groupe A fut introduite à l’instigation d’un jeune chef de clinique qui est aujourd’hui professeur émérite d’un hôpital universitaire suisse.
Les premiers tests rapides qui duraient tout de même 24 h étaient conçus à partir d’un milieu de culture en tube de gélose chocolat spécifique au Streptocoque β-hémolytique du groupe A,qu’il fallait déposé dans une étuve après l’avoir badigeonné avec le frottis de gorge .
Un score Mac Isaac est recommandé avant l’utilisation d’un test.
Le test rapide immunologique se fait quant à lui en moins de 5 min.
Lodim distribution Sagl puis Lagap SA ont été parmi les premiers distributeurs suisses à introduire un test rapide immunologique en Suisse, test fabriqué à la fin des années quatre vingt par Pacific Biotech, San Diego, USA . L’expérience de Lagap SA dans ce domaine est donc longue et perspicace. Aujourd’hui Lagap SA continue la vente de tests permettant la détection du Streptocoque β-hémolytique du groupe A malgré une concurrence de plus en plus importante (il existe environ 24 tests de maisons différentes sur le marché suisse). Deux types de tests sont mis à la disposition du corps médical et des hôpitaux.
Les tests rapides immunologiques de la recherche du Streptocoque β-hémolytique du groupe A pratiqués au cabinet médical sont considérés d’utilité publique et remboursés par la sécurité sociale et les caisses maladie depuis 1988.
Une méthode alternative permet de détecter le Streptocoque β-hémolytique du groupe A avec moins de précision.
ASLO
Élévation des anticorps antistreptoccique, c’est-à-dire un taux d’anticorps anti ASLO > 200 ou anti ASDOR > 340 en période de scolarisation, ou streptozyme positif (anticorps anti Dnase, réaction sur lame) sur deux prélèvements espacés de 10 jours. Cependant ce dosage est d’interprétation difficile. La preuve d’infection récente s’établit au mieux sur la constatation d’une élévation des anticorps sur deux prélèvements distants car une élévation isolée des ASLO-ASDOR peut se voir chez environ 20 % des sujets normaux. Un taux élevé isolé ne permet donc pas de différencier une infection récente d’un portage chronique, ou d’un contact sans RAA. réf. Wikipédia
schaad The Management of Recurrent Respiratory Tract Infections in Children Urs B Schaad and Nicola Principi
4. Quel test rapide choisir ?
Parmi tous les tests à disposition sur le marché, le laboratoire médical a le choix.
Et pourtant des critères non négligeables sont à prendre en compte :
- sensibilité et spécificité du test
- expérience renouvelée avec un même test ce qui permet une lecture plus précise des résultats
- praticabilité du test
- qualité de lecture des résultats
- fiabilité du test considérant sa provenance et l’expérience de son fournisseur
- coûts du test tenant compte d’un remboursement régressif au fil des années
5. Quel antibiotique choisir ?
A. BETALACTAMINES
Les bêtalactamines sont les antibiotiques de référence pour traiter les infections streptococciques. La structure pariétale des streptocoques n’oppose pas d’obstacle à la diffusion des bêtalactamines et il n’a pas encore été décrit de bêtalactamases chez ces bactéries. Le seul mécanisme de résistance connu est dû à une mutation des cibles sur lesquelles se fixent normalement les bêtalactamines pour inhiber la multiplication bactérienne. Ces cibles sont des enzymes appelées protéines de liaison aux pénicillines, qui participent aux dernières étapes de synthèse du peptidoglycane. Une modification des protéines de liaison aux pénicillines diminue leur affinité pour les bêtalactamines et entraîne une résistance croisée à tous les antibiotiques de cette famille, mais à des niveaux variables en fonction des molécules. Ce type de résistance se répand grâce au transfert de fragments d’ADN entre les espèces proches de streptocoques, autres que les streptocoques beta -hémolytiques. On appelle ces recombinaisons de matériel génomique entre bactéries les gènes mosaïques. Par ailleurs, certaines souches expriment une tolérance in vitro vis-à-vis des bêtalactamines : ainsi, pour atteindre la concentration minimale bactéricide (CMB), il faut des concentrations d’antibiotique au moins 32 fois supérieures à celles nécessaires pour obtenir la concentration minimale inhibitrice (CMI). Les répercutions thérapeutiques de ce phénomène ne sont pas démontrées.
B. MACROLIDES ET APPARENTES
Les macrolides, lincosamides et streptogramines représentent une alternative aux bêtalactamines dans le traitement des infections causées par les bactéries à Gram positif, particulièrement chez les sujets allergiques à la pénicilline qui représentent jusqu’à 12 % des patients. Les bactéries à Gram positif résistent aux antibiotiques de la famille des macrolides par deux mécanismes principaux : soit par un efflux actif grâce à des gènes appelés mef (pour macrolide efflux), soit par une méthylation induite par les gènes appelés erm (pour erythromycin ribosome methylase), qui modifie la cible ribosomale. Il existe un mécanisme moins fréquent de résistance dû à une mutation sur la sous-unité 23S de l’ARN ribosomal. Les gènes mef sont sur des transposons alors que les gènes erm se trouvent sur des plasmides ou des transposons. L’efflux actif n’entraîne une résistance qu’aux macrolides à 14 (érythromycine, clarithromycine) et 15 atomes de carbone (azithromycine). La présence du gène erm entraîne une résistance croisée entre les macrolides, les lincosamides et les streptogramines B. Cette résistance n’affecte pas les streptogramines A et permet donc à ces dernières de conserver leur pouvoir bactériostatique sur les streptocoques. La résistance par méthylation ribosomale peut être constitutive ou inductible, si la bactérie n’exprime le gène erm qu’en présence d’un antibiotique inducteur. Les macrolides (de préférence l’érythromycine) peuvent être utilisés en cas d’allergie (Ig-E médiée) à la pénicilline. Toutefois, les taux de résistance de S. pyogenes aux macrolides sont en augmentation . L’association entre émergence de résistance et consommation croissante de macrolides a clairement été mise en évidence.
6. Le mécanisme d’un test Strep A
Médicaments et conduite de véhicules
Il y a quelques jours, et comme par hasard à la veille des vacances, une étude concernant les embouteillages était publiée avec grand fracas par les médias français. En bref, on arrivait enfin à comprendre à quel type d’automobiliste on avait à faire. Celui qu’il fallait pointer du doigt. Il s’avère que l’automobiliste roulant par à-coups et tenant une trop grande distance avec le véhicule le précédant soit à l’origine de cet imbroglio de la circulation. Seulement ce que l’étude ou plutôt les médias ne transmettaient pas était, si déjà, le profil détaillé de cet empêcheur de tourner en rond. Par ailleurs, la même étude faisait abstraction de tous les autres facteurs qui pourraient perturber le trafic à savoir: les nombreux chantiers qui obligent souvent l’automobiliste à n’emprunter plus qu’une seule voie, les automobilistes distraits par leur portable, leur stéréophonie, la chaleur, la fatigue, la peur d’un accrochage, l’alcool au volant, l’absence de notion des distances, et bien d’autres facteurs encore.
Parmi ces non-dits, un facteur m’a paru d’une importance capitale et ne concerne pas seulement les embouteillages mais la conduite en général. La médication et ses effets secondaires. Facteur négatif à une bonne conduite dont on parle très peu ou pas du tout.
Qui n’a pas lu la notice d’emballage de son médicament ? Qui n’a pas constaté qu’un médicament sur deux a pour effet secondaire la diminution de concentration ? Quel conducteur se pose la question de savoir quelles seront les conséquences de ce médicament sur sa conduite ? Quel médecin ou pharmacien informe systématiquement son patient des conséquences négatives d’un tel acte ?
Voilà à quoi je me suis attelé au travers de cet article et cherché une réponse.
A) De nombreux médicaments peuvent constituer un risque pour la conduite d’un véhicule ou la manipulation de machines-outils. Chez environ 10 % des accidentés de la route, on retrouve la prise récente d’un médicament potentiellement dangereux pour la conduite d’un véhicule. Les somnifères (hypnotiques) et les anxiolytiques (tranquillisants) sont les substances les plus fréquemment concernées.
Pourquoi certains médicaments affectent-ils la conduite automobile ?
Le plus souvent, les médicaments interférent avec la conduite automobile ou l’utilisation de machines-outils du fait de leur action sur le système nerveux. Cette action peut être liée à la raison même pour laquelle ils ont été prescrits (par exemple, un médicament prescrit contre les troubles du sommeil qui provoque de la somnolence) ou être liée à leurs effets indésirables (par exemple, un médicament contre le rhume des foins qui diminue la vigilance).
Les effets des médicaments sur la conduite automobile sont de divers types :
- troubles de la vigilance et de l’attention,
- troubles de la vision,
- troubles du comportement,
- troubles de l’équilibre, etc.
Ces effets délétères peuvent être aggravés sous certaines conditions : consommation d’alcool, association de plusieurs médicaments, erreur de prise, fatigue, stress, maladie des reins ou du foie, âge, etc. De plus, à traitement identique, l’intensité de ces effets varie entre les personnes selon leur susceptibilité individuelle.
Comment prévenir les effets des médicaments sur la conduite automobile ?
Chaque fois que l’on prend un médicament dont les effets sur la conduite automobile sont signalés sur l’emballage, mieux vaut respecter quelques conseils simples :
prendre ce type de médicament de préférence le soir au coucher.
- arrêter de conduire si l’on ressent des signes d’alerte : somnolence, difficultés à se concentrer, difficultés à maintenir la trajectoire de son véhicule ou à évaluer celle des autres, troubles visuels, etc.
- ne pas consommer d’alcool. Ses effets aggravent fréquemment ceux des médicaments.
De plus, il est préférable de ne pas prendre de nouveau un médicament avec lequel on a déjà ressenti des symptômes incompatibles avec la conduite automobile.
En cas de traitement de longue durée, mieux vaut ne pas modifier la posologie ni prendre un nouveau médicament sans en parler au préalable avec son médecin. Si vous prenez un médicament destiné à soigner une maladie qui présente elle-même un risque pour la conduite (épilepsie, dépression, troubles cardiaques, etc.), il est important de ne pas interrompre le traitement sans consulter votre médecin.
Si votre traitement est responsable d’effets secondaires potentiellement dangereux pour la conduite, et que vous avez besoin d’utiliser votre véhicule, parlez-en à votre médecin. Dans certains cas, il est possible de modifier la posologie ou les horaires de prise pour diminuer les risques. Eventuellement, votre médecin vous prescrira un autre traitement ayant moins d’effets sur la conduite automobile (Eureka Santé, le 24 mars 2011).
B) Quels sont les médicaments les plus dangereux pour la conduite automobile ?
De nombreuses familles de médicaments comportent des mises en garde vis-à-vis de la conduite automobile. Cependant, l’importance de ces mises en garde varie selon le type de médicaments concerné.
Au-delà des médicaments détaillés ci-dessous, d’autres médicaments peuvent faire l’objet de mises en garde concernant la conduite automobile (médicaments du sevrage tabagique et de la dépendance à l’alcool ou aux drogues, médicaments des vertiges, médicaments de la maladie d’Alzheimer, médicaments des troubles de la concentration, etc.). Pour cette raison, il est toujours indispensable de vérifier si un pictogramme figure sur l’emballage d’un médicament que l’on va prendre. Si c’est le cas, il est préférable de lire attentivement la notice et de demander conseil à son médecin ou à son pharmacien.
Neuroleptiques (antipsychotiques) et conduite automobile
Les médicaments contre les psychoses interfèrent systématiquement avec la capacité à conduire ou à manipuler des machines. Un tiers d’entre eux portent un pictogramme de niveau 3 (les formes administrées par injection) et deux tiers portent un pictogramme de niveau 2 (les formes administrées par la bouche). Les neuroleptiques entraînent de la somnolence et des assoupissements (en particulier en début de traitement), des troubles de la vision (vision floue, troubles de l’accommodation, etc.), des difficultés à évaluer la trajectoire du véhicule et à piloter finement, et parfois des troubles du comportement (agressivité, confusion, etc.).
Anxiolytiques (tranquillisants) et conduite automobile
Les médicaments de l’anxiété représentent systématiquement un danger pour la conduite automobile (en particulier ceux de la famille des benzodiazépines). Les formes injectables sont classées de niveau 3 et les formes orales de niveau 2 (parfois 1). Les anxiolytiques diminuent la capacité à répondre aux situations d’urgence, augmentent le temps de réaction (par exemple pour freiner) et diminuent la coordination des mouvements ainsi que la capacité à évaluer une trajectoire (celle de son véhicule ou d’un autre véhicule). Ces effets dangereux pour la conduite sont fortement augmentés par la consommation d’alcool ou la prise concomitante d’autres médicaments ayant un effet sédatif (antidépresseurs, antalgiques de la famille des opiacés, neuroleptiques, antiépileptiques, etc.).
Hypnotiques (somnifères) et conduite automobile
Les médicaments des troubles du sommeil sont quasiment tous classés de niveau 3 et interdisent la conduite automobile, surtout après la prise ou le lendemain de la prise. En effet, l’influence négative des hypnotiques sur la conduite automobile (somnolence, diminution de la vigilance, mauvaise coordination des mouvements, etc.) peut persister tout au long des 24 heures qui suivent la prise. Ces effets résiduels dépendent de la substance, de la susceptibilité individuelle du patient et de la qualité du sommeil dont il a bénéficié après la prise. Seul le médecin est à même de conseiller son patient sur la possibilité de conduire le lendemain de la prise d’un hypnotique.
Antidépresseurs et conduite automobile
Les médicaments contre la dépression sont tous classés de niveau 2. En effet, ils peuvent être à l’origine de somnolence, de troubles visuels ou de troubles du comportement (agitation, hallucinations, confusion, anxiété, etc.), même si certaines familles d’antidépresseurs semblent moins concernées : inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et inhibiteurs de la monoamine oxydase. Les effets dangereux pour la conduite automobile sont particulièrement marqués en début de traitement et la plupart des patients peuvent de nouveau conduire après une ou deux semaines de traitement. Selon les effets du traitement sur le patient, le médecin décidera si celui-ci est à même de reprendre son véhicule.
Antiépileptiques et conduite automobile
Les médicaments contre l’épilepsie sont systématiquement classés de niveau 2 (parfois 3). En effet, ils peuvent provoquer une somnolence, une sensation d’ivresse et un ralentissement des réactions et des mouvements. Parfois, ils sont à l’origine de troubles visuels, de vertiges ou de troubles du comportement. Seules les personnes dont l’épilepsie est efficacement et durablement contrôlée par un traitement peuvent envisager de conduire après plusieurs semaines voire plusieurs mois de traitement. Seul le médecin peut en juger. Toute modification du traitement doit s’accompagner d’un arrêt de la conduite automobile jusqu’à ce que le nouveau traitement soit stabilisé.
Antiparkinsoniens et conduite automobile
Les médicaments contre la maladie de Parkinson sont quasiment tous classés de niveau 2. Ces médicaments peuvent provoquer des endormissements soudains et irrépressibles, parfois sans signes annonciateurs, des hallucinations, de l’agitation, de la confusion mentale, des épisodes de psychose, etc. Ces effets négatifs sur la conduite automobile peuvent venir s’ajouter à ceux liés à la maladie elle-même (troubles de la coordination motrice, par exemple). Lorsqu’un nouveau traitement est prescrit, il est toujours préférable de s’abstenir de conduire jusqu’à stabilisation de ses effets. Ensuite, le médecin évaluera au cas par cas la capacité à conduire.
Anesthésiques et conduite automobile
Les médicaments anesthésiques (locaux ou généraux) sont systématiquement classés de niveau 2 ou 3. Après une anesthésie générale, la conduite automobile est déconseillée au minimum pendant la journée de l’intervention. La récupération des capacités de conduite doit être systématiquement évaluée par un anesthésiste, qui s’aide pour cela d’échelles d’évaluation spécifiques.
Le retentissement des anesthésiques locaux est variable selon leur mode d’administration. L’anesthésie d’une région du corps (par exemple pour une intervention chirurgicale mineure) contre-indique la conduite et nécessite une évaluation de la récupération de l’aptitude à la conduite. L’utilisation d’anesthésiques locaux en pratique courante (en dermatologie ou dentisterie notamment) n’est pas incompatible avec la conduite automobile, mais nécessite une évaluation individuelle du retentissement par le médecin.
Antimigraineux et conduite automobile
Tous les médicaments contre la migraine de la famille des triptans, de même que certains autres antimigraineux (pizotifène, oxétorone, flunarizine et métoclopramide en association à l’aspirine) sont classés de niveau 2. En effet, ils provoquent fréquemment de la somnolence et des vertiges, ce qui nécessite une évaluation individuelle de la capacité à conduire par le médecin.
Antalgiques (antidouleur) et conduite automobile
Les médicaments contre la douleur peuvent interférer avec la conduite automobile. Si les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) affichent un pictogramme de niveau 1, ce sont surtout les antalgiques opiacés qui peuvent diminuer la capacité à conduire : ils portent systématiquement un pictogramme de niveau 2.
Les antalgiques opiacés peuvent provoquer une somnolence et des troubles du comportement qui peuvent empêcher le patient de percevoir son inaptitude à la conduite, voire lui faire commettre des imprudences. De plus, la susceptibilité individuelle aux opiacés est très variable : l’aptitude à la conduite doit faire l’objet d’une évaluation par le médecin, en particulier au début du traitement.
Antiallergiques et conduite automobile
Les médicaments contre l’allergie (antihistaminiques) peuvent nuire à la capacité de conduire. Ce phénomène est particulièrement marqué pour les antihistaminiques les plus anciens ( antihistaminiques H1 sédatifs ) qui, aux posologies usuelles, ont nettement plus tendance à provoquer de la somnolence. Le risque d’assoupissement peut être plus ou moins important selon les patients et peut s’accompagner de troubles de la vision (vision floue, troubles de l’accommodation, etc.), de troubles du comportement (hallucinations), de vertiges, de sensations de fourmillement et, éventuellement, d’ hypotension orthostatique. Ces antihistaminiques dits de première génération portent un pictogramme de niveau 2.
Les antihistaminiques les plus récents peuvent également entraîner une somnolence ainsi qu’un ralentissement des réactions et des mouvements. Ces effets sont généralement peu fréquents et ces médicaments affichent un pictogramme de niveau 1. Toutefois, il convient de prendre en compte ces effets lorsqu’on prend ces antihistaminiques pour la première fois.
La plupart de ces médicaments étant désormais en vente libre, il est essentiel d’en parler à votre pharmacien qui saura vous conseiller sur l’attitude à adopter.
Médicaments du rhume ou de la toux et conduite automobile
Pour les médicaments du rhume et de la toux , le risque pour la conduite automobile peut être lié à leur substance active, mais également à l’alcool qui entre souvent dans la composition des sirops et des solutions buvables. Tous les médicaments qui, pris à leur dose maximale, apportent plus de 3 grammes d’alcool par jour sont classés de niveau 1. Certains médicaments, outre cette teneur en alcool, possèdent également un principe actif susceptible de diminuer la capacité de conduite : ils sont alors classés de niveau 2.
Les médicaments contre la toux qui contiennent des dérivés opiacés , tels que la codéine, la pholcodine ou le dextrométhorphane, ne présentent qu’un risque relativement faible pour la conduite. Ils peuvent provoquer une somnolence et des vertiges sans toutefois remettre en cause la conduite. Ces effets sont rares, particulièrement aux doses usuelles.
Les antitussifs et les médicaments du rhume qui contiennent un antihistaminique H1 sédatif sont les médicaments les plus susceptibles de gêner la conduite. Ils peuvent être à l’origine de somnolence, de troubles visuels (vision floue, troubles de l’accommodation, etc.), de palpitations, d’irritabilité, etc. Ces effets sont d’autant plus importants que ces antihistaminiques sont des substances anciennes (dites de première génération).
Nombre de ces spécialités sont disponibles sans ordonnance et il est essentiel de demander le conseil de son pharmacien quant à leurs effets sur la conduite automobile.
Médicaments des nausées ou du vomissement et conduite automobile
Les médicaments contre les nausées sont classés de niveau 2 du fait de leurs effets indésirables en cas de conduite automobile. La métopimazine et les antihistaminiques peuvent provoquer une somnolence, des vertiges et une hypotension orthostatique. Certains de ces médicaments sont en vente libre et il est important de demander le conseil de son pharmacien au moment de l’achat.
La scopolamine, disponible sous forme de patchs (dispositifs transdermiques) pour prévenir le mal des transports, est probablement le médicament antinauséeux qui présente le plus de problèmes aux conducteurs. Elle peut entraîner des troubles visuels graves (troubles et paralysie de l’accommodation, par exemple).
Les médicaments contre les vomissements de la famille des sétrons sont uniquement délivrés sur ordonnance et essentiellement utilisés en prévention et en traitement des nausées et des vomissements dans le cadre des traitements anticancéreux. Ils posent peu de problèmes pour la conduite automobile, mais sont parfois à l’origine de somnolence ou de vertiges . Ils sont classés de niveau 1.
Médicaments pour les yeux et conduite automobile
Tous les médicaments destinés à diagnostiquer ou à traiter les maladies des yeux sont susceptibles de gêner la conduite automobile, ne serait-ce que par la gêne visuelle temporaire lors de l’instillation.
Par ordre de dangerosité croissante, on distingue :
les collyres anti-infectieux et anti-inflammatoires qui, bien que susceptibles de provoquer une irritation oculaire transitoire, ne perturbent que peu la vision (niveau 1).
les collyres destinés à soigner le glaucome (pression excessive à l’intérieur de l’œil) peuvent provoquer des troubles visuels plus ou moins gênants ainsi que des troubles cardiaques ou une somnolence (niveau 1 ou 2 selon les principes actifs).
les collyres contre les yeux rouges (décongestionnants) peuvent poser problème : utilisés à des doses excessives, ils provoquent une sensibilité anormale à la lumière (en dilatant la pupille), mais également une élévation de la pression artérielle et des troubles du rythme cardiaque (niveau 2). La plupart de ces médicaments sont disponibles sans ordonnance et il convient de demander conseil à son pharmacien.
les collyres destinés à dilater la pupille (pour permettre un examen approfondi de l’œil) entraînent des troubles importants de la vision (pupille dilatée en permanence, paralysie de l’accommodation) dont la durée peut varier de quelques heures à plusieurs jours. Des troubles du comportement peuvent également survenir. Ces collyres portent un pictogramme de niveau 3 et la conduite est formellement déconseillée tant que la pupille est dilatée et que le patient a du mal à tolérer la lumière.
Antidiabétiques et conduite automobile
Chez les personnes qui reçoivent un traitement contre le diabète, le risque majeur en termes de conduite automobile est la survenue d’un malaise hypoglycémique (une baisse trop importante du taux de sucre dans le sang). En général, ce risque est davantage lié à un mauvais dosage, à une alimentation insuffisante ou à la pratique d’un exercice physique important (sans adaptation du traitement) qu’aux effets du médicament antidiabétique lui-même. Le risque d’hypoglycémie est plus important chez les personnes qui s’injectent de l’insuline. Néanmoins, ces malaises peuvent également survenir avec les médicaments antidiabétiques oraux (en particulier ceux de la famille des sulfamides hypoglycémiants).
Les personnes diabétiques qui conduisent doivent s’assurer du bon équilibre de leur traitement, bien connaître la prévention des facteurs favorisant l’hypoglycémie, être capable d’identifier les signes annonciateurs de la crise, et se souvenir des mesures à mettre en œuvre dans ce cas : arrêt du véhicule et prise de sucre sous la forme de boisson ou d’aliment (Eureka Santé, le 24 mars 2011).
C) Il existe très peu d’études récentes présentant le médicament comme un des facteurs risques importants sur la conduite d’un véhicule alors qu’il existe quelque dizaine d’études sur les effets de l’alcool, des stupéfiants sur la conduite d’un véhicule. D’autres études permettent une certaine corrélation avec la conduite d’un véhicule ou d’une machine. Elles font état de l’abus de médicaments sur le lieu de travail.
Ann Toxicol Anal.. 2002; 14(1): 74-82
DOI: 10.1051/ata/2002043
Conduite addictive en milieu professionnel : problèmes posés par les médicaments psycho-actifs
Hélène Eysseric1, Françoise Vincent1, Michel Mallaret2, Claude Barjhoux2, Céline Villier2 and Luc Barret1
1 Fédération de Toxicologie Clinique et Biologique, CHU de Grenoble – BP 217 – 38043 GRENOBLE Cedex
2 Centre d’Évaluation et d’Information sur les Pharmacodépendances, CHU de Grenoble BP 217 – 38043 GRENOBLE Cedex
Reçu le 1er février 2002 ; accepté le 15 février 2002
Résumé Si le rôle de l’éthanol et des drogues illicites dans l’altération de l’aptitude au travail est actuellement pris de plus en plus en considération, il ne faut pas oublier les médicaments psycho-actifs. La prévalence de leur consommation chez les français, notamment actifs, ne cesse d’augmenter. Quel que soit son niveau hiérarchique dans l’entreprise, chacun peut être soumis à une exigence de performances, le conduisant à utiliser des médicaments pour mieux résister à la fatigue et au stress (dopage social). D’usager occasionnel, le patient peut devenir usager dépendant puis abusif, voire véritable «toxicomane» avec son cortège d’effets indésirables ayant une implication directe sur son aptitude au travail. Parmi les effets les plus gênants, sont à prendre en compte les risques de somnolence, de diminution de la coordination psychomotrice, de troubles du comportement (modification de la prise de risques), d’atteinte de l’équilibre ou de troubles sensoriels. Si le potentiel d’abus (dépendance psychique) peut être responsable de problèmes du comportement dans le milieu du travail, les difficultés se manifesteront par une dépendance physique exposant au risque de syndrome de sevrage (exemple des benzodiazépines (BZD)) et par un phénomène de tolérance avec un risque d’exacerbation des effets indésirables toxiques en raison d’une augmentation de la posologie. Parmi les médicaments psycho-actifs à potentiel addictif, il faut en particulier s’intéresser aux anxiolytiques, hypnotiques, antidépresseurs, antalgiques majeurs, produits de substitution, psychostimulants, antiparkinsoniens, antihistaminiques, etc… mais également à des classes thérapeutiques autres comme par exemple celle des stéroïdes anabolisants. Le corps médical se retrouve ainsi confronté à des situations impliquant une conduite addictive médicamenteuse chez des patients ayant une activité professionnelle et pour lesquelles le biologiste toxicologue peut apporter son aide. Citons par exemple, l’évaluation de l’aptitude d’un patient à un poste à risque pour laquelle un dépistage de conduite toxicophile est parfois nécessaire ; la prise en charge d’un patient toxicomane sous traitement de substitution et pour lequel un suivi biologique peut être utile ; ou encore l’appréciation de l’imputabilité d’un traitement médicamenteux dans la survenue d’un accident du travail. Dans ce contexte, l’intérêt de l’analyse des cheveux dans la mise en évidence d’une consommation chronique est rappelé.
D) Une étude belge publiée en 1999 fait état de ce facteur risque sans pour autant convaincre puisque les automobilistes accidentés ou interpellés avaient souvent consommé un cocktail de substances illicites et licites. Malgré tout l’effet de certains médicaments psychotropes est clairement défini avec cette particularité (que connaissent bien les toxicomanes) de potentialiser l’action de certaines drogues et de l’alcool ou l’inverse.
Que faire ? Comment se comporter lors de prises de médicaments ? Comment s’informer ?
Chaque notice d’emballage de médicament doit comporter si nécessaire un paragraphe consacré à l’usage du médicament en cas de conduite d’un véhicule et/ou d’une machine. Il faut donc lire la notice d’emballage ! Dans certains pays, dont la France, une vignette de dangerosité du médicament en cas de conduite d’un véhicule est clairement mise en évidence par une coloration et un pictogramme distincts.
Lorsque l’on consomme un médicament, il est important d’éviter de consommer de l’alcool même en de très petite quantité. Il est important de s’informer auprès de son médecin ou de son pharmacien surtout si une consommation de plusieurs médicaments est faite à des heures similaires. Il est important de ne pas modifier la dose prescrite et l’heure de la prise du médicament. Le stress, le surmenage en général, la gravité de la maladie peuvent aggraver les effets secondaires de certains médicaments. Avant de conduire, il importe donc de s’informer, de trouver des solutions adéquates avec son médecin, son pharmacien voire de renoncer à la conduite d’un véhicule. Dans certaines maladies comme le diabète par exemple, il importe de se nourrir correctement et d’éviter l’hypoglycémie. Lors de présomption critique, il vaut mieux s’arrêter de conduire et de faire appel à l’aide. La brochure de l’AFSSAPS est excellente (cliquez), elle vaut la peine d’être lue. En Suisse, il n’existe aucune brochure officielle de l’OFSP ni de recommandations particulières. Addiction Suisse a publié une brochure informative qui résument les risques potentiels de certaines substances médicamenteuses mais laisse indubitablement le patient face à ses responsabilités alors que tous les acteurs de la filière médicamenteuse ont leur part de responsabilité y inclus les autorités.
D’autres facteurs ne sont même pas évoqués dans aucune étude ou informations. L’âge du patient, un facteur risque majeur surtout lorsqu’il est associé à la prise de médicaments. Sachant que le temps de réaction d’une personne âgée de 70 ans est deux fois moindre que celle d’un jeune de 20 ans ? Il en va de même de la vision et particulièrement de la vision nocturne qui peut être notablement perturbée par la prise de médicament et/ou la fatigue.
Ne serait-il pas temps de remettre en cause la validité d’un permis de conduire dans certains cas flagrants ?
La responsabilité
Jusqu’où va la responsabilité en cas de conduite d’un véhicule sous médication dangereuse ? Le conducteur est certes le premier concerné puisque l’on admet qu’il peut constater de lui-même les difficultés inhérentes à une médication lors de la conduite; difficultés qu’il devrait communiquer à son médecin traitant ou du moins à des tiers. Mais quelle est la part de responsabilité du prescripteur lors d’accidents graves ? A-t-il suffisamment informé son patient ? A-t-il communiqué aux autorités concernées l’éventuelle « inaptabilité » à la conduite de son patient ? N’y a-t-il pas trop de complaisance dans ces cas jugés pourtant extrêmes ? Certaines personnes âgées, sous médication, ne devraient-elles pas passer de nouveaux examens de conduite ? Les interventions chirurgicales sous analgésiques locaux autorisent-elles la conduite d’un véhicule immédiatement après l’intervention ?
Voilà les questions que l’on peut se poser à la veille des vacances d’été. Mais sachez aussi que les embouteillages font et feront encore longuement partie de cette migration estivale et que l’automobiliste qui vous précède n’est pas forcément sous médication. Alors prenez votre mal en patience en buvant suffisamment, en faisant les pauses nécessaires, en vous reposant à chaque fois que vous sentez votre concentration diminuer. Bonne route !
Les lubrifiants sexuels
1. La lubrification anatomique/physiologie excitative
Le désir agit sur le cerveau au travers de mécanismes neuro-hormonaux qui interviennent essentiellement au niveau du cerveau archaïque. C’est la première phase sexuelle. La testostérone est l’une des hormones privilégiées de ce mécanisme.
L’excitation, deuxième phase sexuelle, est vaso-congestive focalisée au niveau des glandes génitales externes dans un premier temps. Chez la femme elle apparaît sous forme d’un gonflement de la vulve et d’une humidification vaginale induite spécialement par l’oestradiol. L’absence de cette hormone ou son taux réduit peut provoquer des complications. L’oestradiol a une fonction lubrifiante naturelle du vagin et de sa cavité; elle stimule le désir qui se traduit par un gonflement des seins, un gonflement de la vulve, par une sensation de chaleur au niveau du derme exprimée parfois par des rougeurs. La testostérone et l’oestradiol étant les médiateurs chimiques du désir et de l’excitation sexuelle sont donc prépondérants dans le bon fonctionnement de l’acte sexuel. Leur absence ou diminution influe défavorablement sur la sexualité. Les pulsions sexuelles diminuent jusqu’à l’aversion; le coït est souvent douloureux. La relation sexuelle perd de son intérêt.
2. Les origines de la diminution de lubrification vaginale
Comme on l’a vue, l’absence des hormones sexuelles peut influer négativement sur l’acte sexuel. Cette absence ou réduction des hormones sexuelles est à l’origine de complications lors de l’acte sexuel. Très fréquentes en phase pré-ménopausique ou ménopausique, les parois vaginales ne sont plus lubrifiées par cette substance onctueuse qui les tapisse normalement comme la sueur sur la peau, la vulve ne se gonfle plus, la pénétration est difficile, les douleurs apparaissent. Cette douleur lors de la pénétration se nomme dyspareunie. Les hormones de substitution peuvent remettre en marche le processus naturel.
Les dyspareunies peuvent avoir d’autres origines, souvent psychologiques (stress, fatigue, peur, sans négliger certains de leurs palliatifs: alcool, cigarette, drogue) parfois mécaniques comme l’étroitesse vaginale, l’utilisation de préservatifs, certaines infections des glandes génitales et plus rarement une déformation de la glande génitale féminine. Cela pourrait être aussi l’effet secondaire de certains médicaments ou d’hormones contraceptives, ou d’hormones de substitution dosées inadéquatement. Dans tous les cas, une consultation gynécologique est appropriée afin de résoudre l’origine du problème.
3. Le lubrifiant sexuel, une alternative ?
Essentiellement en présence de dyspareunies ayant pour origines la fatigue passagère, le stress, la peur, l’étroitesse vaginale, l’utilisation de préservatif, un lubrifiant sexuel peut être la solution ou demeure l’une des solutions idéales. Dans les autres cas, il ne pourra être qu’un substitut de courte durée ou pourquoi pas être associé à la thérapie de base, dans un premier temps du moins ?
Jusqu’il y a trente ans, la majorité des lubrifiants existants contenait des corps gras comme la vaseline qui ne sont pas idéaux car très allergènes, et surtout incompatibles avec l’usage de préservatifs qui sont fragilisés et ont tendance à se rompre. Aujourd’hui, un bon lubrifiant sexuel est hydrosoluble, incolore, inodore, à un pH proche de celui du vagin, dépourvu si possible de parfums ou d’autres substances dites aphrodisiaques. Il ne tache pas, n’est pas agressif, ne contient pas de substances allergéniques. Certains se présentent sous forme de gel, de crème mais la plupart sous forme de liquides plus ou moins « onctueux », plus économiques et plus faciles d’application. Les lubrifiants étaient aussi jusqu’il y a une dizaine d’année sous contrôle des offices sanitaires voire considérés comme médication. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Si bien qu’une panoplie des plus fantaisistes existent sur le marché. Elle va du lubrifiant classique à base de méthylcellulose jusqu’au lubrifiant composé d’extraits d’essences naturelles, d’adjuvants à base de piment sensés donner plus d’excitation, à base d’arômes en passant par les lubrifiants thixotropes ou osmotiques.
En résumé, le lubrifiant sexuel a un rôle à jouer lors de sécheresse vaginale, lors de rapports protégés, lors de pénétration anale pour autant qu’il soit utilisé correctement. Dès lors où les origines de la dyspareunie sont profondément pathologiques comme les infections, comme les modifications hormonales, comme les effets secondaires dus à certains médicaments, le lubrifiant intime ne pourrait être accepté que comme palliatif temporaire.
4. Une nouvelle génération de lubrifiants
Le lubrifiant sexuel dont on ne parlait pas ou si déjà avec tabou il y a encore quelque décennie a certainement un grand avenir puisque des chercheurs pensent pouvoir utiliser ce type de « véhicule » pour contrer certaines infections sexuellement transmissible (MST) avec plus d’efficacité encore. On pense bien sûr à l’HIV, à l’Herpès génital, à certaines hépatites. Cette nouvelle génération de polymères (les dentrimères) dont certains auraient un pouvoir microbicide et une bonne efficacité sur les virus précités permettrait de contrer la transmission du virus. D’autres chercheurs se penchent sur les mêmes dentromères afin d’obtenir des lubrifiants anticonceptionnels de grande efficacité. Des études à larges échelles sont actuellement en cours; attendons de voir les résultats et dans cette attente sachons utiliser les lubrifiants actuels à bon escient.
(voir le très bon article ci-dessous)
5. Une étude américaine et suisse démontrent l’effet des lubrifiants sexuels sur la mobilité des spermatozoïdes
La mobilité des spermatozoïdes est un facteur important dans la conception. Elle dépend du pH vaginal. Nous avons vu plus haut que l’application d’un lubrifiant sexuel peut concerner divers groupes d’utilisateurs qui n’ont pas forcément le même objectif. Et pourtant, il est important de savoir que certains lubrifiants ont une action plutôt inhibitrice sur la mobilité des spermatozoïdes ce qui concerne principalement les couples désireux de procréer.
Si l’on en croit aux résultats des études citées, elles démontrent qu’en général les lubrifiants abaissant notablement le pH vaginal auront un effet plutôt inhibiteur sur la mobilité des spermatozoïdes alors que ceux qui ne modifient pas le pH vaginal et stimulent le mécanisme naturel lubrificateur sont donc recommandés pour les femmes qui ont le désir d’enfanter. Mais ce que ne disent pas ces études, c’est ce qui se passe avec ces lubrifiants dans une utilisation prolongée. Car s’ils ne modifient pas le pH vaginal lors de l’ovulation (le pH vaginal le plus élevé du cycle) comment se régulent-ils dans les autres cas de figure (phase non ovulatoire, prise de contraceptifs oraux) ? Ont-ils les mêmes qualités protectrices du mucus vaginal ?
Il en va de même pour les lubrifiants sexuels contenant ou ne contenant pas des polyparabènes. Les polyparabènes parfois allergisants sont des agents antibactériens et de conservation. Comment se conservent dans la durée les lubrifiants qui n’en contiennent pas sachant qu’un tube de gel ou un flacon est ouvert et utilisé parfois sur plusieurs mois.
6. Le confort à quel prix ?
Le prix des lubrifiants est très variable. Ils ne sont pas admis aux caisses-maladie. On pourrait les classer en trois groupes. Les dérivés classiques du méthylcellulose, les lubrifiants meilleurs marché. Les polymères plus chers mais plus économiques. Les autres lubrifiants souvent très chers justifiant leur prix par l’ajout ou la spécification de leur utilisation.
Sur le marché suisse nous trouvons une longue liste de lubrifiants intimes. L’un d’eux est même recommandé par les gynécologues.
Felis le lubrifiant est un lubrifiant thixotrope qui se vend en pharmacies et drogueries. Il fait partie du groupe des polyquaternium, est hydrosoluble, incolore, inodore, ne colle pas. Son pH correspond au pH vaginal. En flacon de 50 ml facilement dosable à ½ ml près. Un flacon correspond à 2 tubes de gel ou de crème. Son action peut être prolongée par l’ajout d’une goutte d’eau ou de salive. Après l’avoir secouer quelques secondes il a cet aspect visqueux, proche d’un gel.
Felis le lubrifiant the best choice
Le test de grossesse
Historique
Le test de grossesse était déjà connu chez les Egyptiennes de l’antiquité (lire notre article Peseshet – ces hommes et femmes qui ont fait progresser la médecine). Longtemps oubliée ou prohibée, l’utilisation d’un test de grossesse fut remise à l’ordre du jour à la fin du 19ème siècle par Lancelot Thomas Hogben, zoologiste et généticien britannique. Le test dérivait de ses observations concernant la procréation des tritons et des grenouilles. L’injection d’urine humaine féminine à la grenouille du genre Xenopus (grenouille apte à pondre toute l’année) permettait de déterminer s’il y avait grossesse ou pas. En effet lorsque l’urine contenait l’hormone hCG (hormone gonadotropine chorionique humaine) en suffisance, elle déclenchait la ponte de l’animal. Aussi la femme était considérée comme étant enceinte.
Dans les années cinquante un autre test fit son apparition. Le but était d’injecter l’urine féminine dans l’ovaire d’une lapine. 48 heures plus tard la lapine était sacrifiée. L’analyse des ovaires dont la couleur se modifiait permettait de déterminer une grossesse éventuelle. Aujourd’hui la technologie a permis une évolution radicale de la détection d’une grossesse en se basant sur des analyses immunologiques en utilisant les anticorps monoclonaux et polyclonaux découverts au début des années soixante. Mais le principe de base reste toujours le même: déterminer la présence de l’hormone de la grossesse hCG.
La β-hCG
L’hormone bêta-gonadotropine chorionique humaine est l’hormone de la grossesse. Sa présence évolue rapidement durant les trois premiers mois de la grossesse pour un pic maximal (environ 278’000 UI/ml/urine) atteint vers le troisième mois, ensuite petit à petit la β-hCG diminue pour un recouvrir un taux de quelque 3’000 à 100’000 UI/ml/urine avant l’accouchement. L’unité internationale créée (UI/ml) correspond à l’évolution de l’hormone excrétée qui se définit en sensibilité pour un test de grossesse (capacité d’un test à déterminer l’hormone). En résumé, plus un test est sensible plus l’expression de détermination de l’hormone, UI/ml, est bas. La majorité des tests vendus sur le marché ont une sensibilité se situant entre 20 et 50 UI/ml/urine. Ce qui revient à dire qu’ils sont tous plus ou moins précoces puisque le taux moyen de 50 UI/ml/urine est atteint 12 jours après la fécondation soit 2 jours avant le premier jour des règles présumées pour autant que l’on utilise par sécurité l’urine la plus concentrée de la journée, donc la première du matin. Il existe aussi des mesures sériques encore plus précises lorsque la quantité d’hormone est très faible ou à contrario très élevée. Ces mesures de la β-hCG sérique et son suivi permettent dans certaines circonstances de prévenir les fausses couches, les accouchements prématurés; de discerner une éventuelle grossesse extra-utérine et même dans certains cas une grossesse gémellaire.
Le taux de β-hCG normal ou physiologique avant la grossesse se situe à environ à 4 à 6 UI/ml/urine et peut être plus élevée après l’accouchement pour une durée indéterminée de quelques semaines.
Un test de grossesse immunologique
Il repose sur l’affichage de la réaction se produisant entre un anticorps monoclonal, parfois des anticorps polyclonaux (anticorps anti-hCG obtenu par immunisation chez l’animal) et un antigène.
En présence d’hCG contenue dans l’urine de la femme enceinte, l’anticorps anti-hCG réagit avec l’antigène.
Il existe des tests qualitatifs et quantitatifs. Le test de grossesse le plus utilisé est le test immunologique de chromatographie rapide. C’est le test que l’on achète en pharmacie ou droguerie et que l’on utilise par excellence à titre personnel. Les mêmes tests sont utilisés comme première intention dans le diagnostic de la grossesse en cabinets médicaux. Des tests immunologiques plus sophistiqués et quantitatifs sont pratiqués en laboratoire lorsqu’un doute de grossesse persiste ou lors de suivi médical de la β-hCG.
En général, le test se présente sous la forme d’une bandelette qui se colore et sur laquelle migrent les réactifs et le colorant en contact avec l’urine. Un trait ou un signe de contrôle coloré se présente à la fin de la migration. Il indique que le processus de migration a bien fonctionné et que la quantité de liquide était suffisante. Un autre trait ou signe se présente avant la marque de contrôle si la réaction devait être positive. Le test donne une réponse fiable de l’ordre de 95 à 99% si il est pratiqué dans de bonnes conditions. La plupart des bandelettes est enrobée d’un support de « confort » qui peut avoir la forme d’un stylo ou d’une carte. Il existe des tests de grossesse électroniques qui sont composés d’une cellule qui interprète la lecture de fin de réaction. Mais le principe reste le même. Il en va de même de leur fiabilité et de leur sensibilité.
schéma du principe d’un test de grossesse immunologique qualitatif
L’utilisation du test de grossesse immunologique rapide dans la pratique courante
Comme on l’a vu le test de grossesse moderne est d’une grande fiabilité, facile à utiliser, rapide et pourtant il faut tenir compte de quelques facteurs qui ne sont pas liés forcément aux caractéristiques de la plupart des tests de grossesse mais plutôt au comportement de celui ou de celle qui le manipule.
En premier lieu, la haute sensibilité d’un test qualitatif a ses limites. Les tests de moins de 20 UI/ml/urine se trouvent dans une zone d’erreurs importante. D’une part leur sensibilité est trop proche de la zone physiologique du taux hormonal et d’autre part vue les variations d’hCG contenue dans l’urine de toute la journée, surtout en début de grossesse, font que les incertitudes du résultat obtenu sont élevées. Sans compter que la sensibilité indiquée d’un test de grossesse qualitatif est calculée avec une marge d’erreur de 5 UI/ml/urine. Le pronostic d’erreurs de ces tests hautement sensibles est de l’ordre de 35 à 40% les quelques mois qui suivent un accouchement ou durant les 10 premiers jours qui suivent la nidation (implantation de l’embryon dans l’utérus) si l’urine est fortement diluée.
La tentation de pratiquer un test de grossesse toujours plus précocement avive l’ingéniosité des fabricants qui proposent des tests trop sensibles ou sans information particulière pour en arriver à ce qui pourrait être considérer comme irresponsable en les vendant comme des barres chocolatés dans des automates. Alors que chacun le sait, quelque soit la réponse, une réponse positive ou négative nécessite toujours un accompagnement voire un encouragement et que ce n’est pas en banalisant cet instant important pour une femme que l’on peut vendre n’importe quoi et n’importe comment en prétextant lui rendre service.
Ce qu’il faut en outre considérer c’est que durant les premières semaines qui suivent une nidation, l’expulsion de l’embryon est toujours possible. Elle est maximale durant les premiers jours qui suivent la nidation. On appelle cela « avortement spontané ». Ainsi un test peut être positif si on le pratique précocement et négatif quelques jours voire quelques semaines plus tard.
Il incombe donc aux professionnels de la santé de présenter les avantages de l’instrument de détection utilisé afin qu’il soit employé correctement et apporte la réponse souhaitée avec le maximum d’exactitude. L’idéal serait donc de patienter jusqu’au premier jour de retard des menstruations et d’utiliser l’urine la plus concentrée. Les garanties du test seront observées et chacun s’en trouvera satisfait.
Par ailleurs, il est fortement recommandé aussi d’éviter une grande consommation de vitamine C et de liquide 24 h avant de pratiquer le test. Ainsi les erreurs de détection seront quasiment nulles.
Il faut savoir qu’en cas de doutes élevés, de douleurs, de troubles du comportement liés à une éventuelle grossesse qu’il vaudrait mieux consulter rapidement son médecin plutôt que de persister dans l’achat de nouveaux tests. Nulle n’est à l’abri de complications ou de problèmes plus graves comme une grossesse ectopique (extra-utérine) qui peut donner de faux négatifs vue une progression extrêmement lente de la β-hCG. Et dans ces cas, il n’y a que le gynécologue qui permettra d’apporter la réponse appropriée.
Remarques:
- notre test de grossesse de 20 UI/ml/urine est vendu à un prix très abordable (9.50 à 13.00 CHF/1 test – 16.00 à 19.00 CHF/2 tests) dans les pharmacies et drogueries suisses.
- un test qualitatif est un test qui donne une réponse par « oui » ou « non » – « positif » ou « négatif ». A contrario un test quantitatif exprime la quantité exacte de hCG contenue dans l’urine ou le plasma. Les tests rapides vendus en pharmacies sont des tests qualitatifs.
- les commentaires concernant l’utilisation et la vente d’un test de grossesse n’engagent que le webmaster. Ils se réfèrent aux lectures des divers blogs, forum et questions que se posent les utilisatrices des tests de grossesse achetés en pharmacies, drogueries et supermarchés. En outre, confronté aux diverses incertitudes posées dans la pratique, il constate qu’aujourd’hui encore, et ce malgré une banalisation de l’usage d’un test de grossesse à pratiquer à domicile, les doutes et les questions ne s’estompent pas pour autant. Ce sont dans ces cas présentement que le conseil d’un professionnel prend toute sa valeur pour autant que dialogue il y aura.
Les colorants indésirables – un soda incriminé
Le soda le plus vendu au monde va devoir modifier sa recette secrète, nous apprend Discoverynews. En cause : une substance chimique, le 4-methylimidazole (4-MEI), qui sert à colorer la boisson, mais également d’autres sodas, les sauces soja et certaines bières.
C’est le Centre pour la science dans l’intérêt du public (CSPI), une association américaine de défense des consommateurs qui a donné l’alerte il y a plus d’un an. En février 2011, l’association demandait à l’administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments (FDA) de l’interdire purement et simplement de tout produit alimentaire.
DÉSACCORD CHEZ LES SCIENTIFIQUES
Le problème, c’est que la communauté scientifique n’arrive pas à se mettre d’accord sur la dangerosité du 4-MEI. En s’appuyant sur une étude menée chez des rongeurs, l’administration américaine indique qu’il faudrait boire plus de 1’000 canettes par jour pour être exposé. De son côté, le CSPI avance de nouveaux tests, qui prouveraient au contraire la nocivité de la substance. Selon l’association, la substance cancérigène se formerait lorsque l’ammoniac et/ou les sulfites sont utilisés avec le 4-MEI pour donner aux sodas leur couleur brune.
Le CSPI a effectué des prélèvements d’échantillons de différents sodas achetés à Washington. D’après ces résultats, le Coca-Cola contiendrait de 142 à 146 microgrammes de 4-MEI dans l’équivalent d’une canette américaine (12 onces, soit 35 cl), le Coca-Cola light de 103 à 113 microgrammes et le Pepsi de 145 à 153 microgrammes. Bien au-dessus des nouvelles limites fixées par l’État de Californie, pour qui le niveau maximum conseillé est de 29 microgrammes consommé sur l’ensemble d’une journée. Au-delà de cette limite, le fabriquant doit faire apparaître une message d’avertissement sur le produit. En Europe, la législation est moins contraignante. En 2008, l’Union européenne, dans une directive établissant les critères de pureté scientifiques pour les colorants pouvant être utilisés dans les denrées alimentaire, a fixé la limite légale à 250 milligrammes de 4-MEI par kilogramme (ce qui ferait plus de 80 000 microgrammes par canette !). Une réglementation des colorants caramels qui a été rééxaminée par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) en mars 2011. A la suite d’un examen de la littérature scientifique sur le 4-MEI, l’EFSA a estimé que les concentrations maximales établies par l’Union européenne offrait “un niveau de protection suffisant“. “TOUT SAUF DU CARAMEL ORDINAIRE” A des fins de plus grande transparence, le CSPI demande que la lumière soit faite sur les étiquettes. Et de renommer le colorant contenant du 4-MEI ”colorant caramel issu de l’ammoniac et du sulfite” ou “colorant de caramel chimiquement modifiée”. “En lisant ‘colorant caramel’, de nombreux consommateurs pensent que c’est coloré avec du caramel, mais cet ingrédient n’a rien voir avec un caramel ordinaire”, explique Michael Jacobson, le président de l’association de défense des consommateurs CSPI. “C’est un concentré de produits chimiques brun foncé qui n’existe pas de manière naturelle”, poursuit-il.
Face à cette levée de bouclier, mais surtout pour éviter de voir apparaître des messages d’avertissement sur ces cannettes, Coca-Cola s’est engagé à changer sa recette. ”La compagnie a demandé à ses fournisseurs de caramel de faire le nécessaire afin de satisfaire les exigences de l’Etat de Californie“, a indiqué Diana Garza Ciarlante, une porte-parole du groupe. Pour autant, Coca-Cola nie fermement que le 4-MEI soit dangereux pour la santé.
Si la recette évolue aux États-Unis, pas question pour autant de retirer le 4-MEI. Les fournisseurs de Coca-Cola ont expliqué qu’ils modifieraient le processus de fabrication de manière à réduire simplement sa présence et respecter la législation. Les consommateurs ne devrait même pas sentir la différence, assure le géant américain.
Pauline Pellissier lemonde.fr