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L'OMS veut que tous les centres de santé dans le monde soient alimentés en énergie renouvelable d'ici 2030. Au terme de la première conférence mondiale sur la pollution de l'air à Genève, elle va lancer un mécanisme pour surveiller les engagements volontaires d'Etats.
Cette réunion donne un cap, a affirmé vendredi devant la presse la directrice de la santé publique à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Maria Neira, au lendemain de la réunion de trois jours. Beaucoup ont mentionné "un moment historique" contre la pollution de l'air.
Si aucune mesure contraignante n'a été adoptée, de nombreux pays ont annoncé des engagements. L'objectif reste de réduire de deux tiers d'ici 2030 les 7 millions de décès annuels liés à la pollution de l'air. "Ce n'est pas réaliste" mais un souhait, a admis Mme Neira. "Je n'accepte pas" ce chiffre, a-t-elle ajouté.
L'OMS veut étendre toutes ses actions mais aussi établir un mécanisme "positif" de surveillance. Une réunion est prévue en février prochain sur cette question et une seconde conférence mondiale aura lieu, probablement dans deux ans. Le scénario d'une Convention a aussi été abordé par plusieurs acteurs pour garantir que tous les Etats atteignent les standards de l'OMS.
Dans les pays en développement, 97% des villes importantes n'atteignent pas ces dispositions sur la qualité de l'air. Ce taux est inférieur à 50% dans les pays riches. Selon Mme Neira, la réunion a permis de renforcer l'attention sur les pays qui ont bénéficié du cadre ouvert de la discussion pour lancer des engagements.