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Le Parti démocratique des socialistes (DPS), aux affaires depuis 23 ans au Monténégro, semble assuré de conserver le pouvoir à l'issue des élections législatives de dimanche. Diverses estimations lui donnent une avance de plus du double sur son prinicpal rival.
Milo Djukanovic, chef de file du DPS a revendiqué la victoire. Son parti devrait poursuivre les négociations d'adhésion à l'Union européenne du Montenegro, une ancienne république yougoslave indépendante depuis 2006.
"Dès demain, nous commencerons à constituer un gouvernement qui mènera le Monténégro sur la voie de l'intégration (...) européenne", a déclaré M. Djukanovic. Il n'a toutefois pas encore précisé s'il allait reprendre le poste de Premier ministre, qu'il a déjà occupé à trois reprises.
Selon une projection diffusée par la télévision nationale et l'université de Podgorica après la clôture du scrutin, le DPS a raflé environ 46% des suffrages exprimés, soit plus du double de son plus proche rival, le Front démocratique (DF), crédité de 20% seulement.
Une autre projection, établie par CEMI, un groupe chargé de superviser le déroulement du scrutin, le DPS remportera 48,4% des voix contre 22,5% au DF. Le DPS n'obtiendrait que 39 sièges, ce qui ne lui donnerait pas la majorité absolue au sein du parlement qui compte 81 députés.
Elections anticipées
A 50 ans, Milo Djukanovic est le dirigeant historique du pays dont il a aussi été le président. Il a mené campagne sur le thème de la souveraineté nationale. Il a accusé l'opposition, dont la plupart des dirigeants avaient fait campagne pour le "non" lors du référendum d'autodétermination, de vouloir revenir sur l'indépendance du pays.
Les élections anticipées de dimanche, avec six mois d'avance sur le calendrier prévu, ont été convoquées par le gouvernement qui veut obtenir un "mandat complet de quatre ans". Il souhaite mieux poursuivre les négociations d'adhésion avec l'UE, officiellement lancées au début de l'été.
ATS