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Vingt millions de dollars auraient été versés pour libérer Ingrid Betancourt et 14 otages des mains de la guérilla colombienne, selon une information de la Radio Suisse Romande (RSR).Ce contenu a été publié le 04 juillet 2008 - 20:49
Une source fiable, «éprouvée à maintes reprises au cours de ces vingt dernières années», aurait donné des détails au journaliste de la RSR Frédéric Blassel. Les otages n'auraient ainsi pas été libérés au cours d'une action militaire – façon opération Ninja –, mais au terme d'une opération de retournement et d'infiltration de leurs gardiens, avec à la clef une rançon de quelque vingt millions de dollars.
Selon cette source, c'est l'épouse du gardien des otages qui a servi d'intermédiaire depuis son arrestation par les forces régulières colombiennes. Elle a permis d'ouvrir un canal de négociations avec les preneurs d'otages et d'obtenir de leur gardien, Geraldo Aguilar, qu'il change de camp.
À l'origine de la transaction, les Etats-Unis, qui comptaient trois agents du FBI parmi les quinze otages.
Ces informations ont aussitôt été démenties par le gouvernement français ainsi que l'armée colombienne. En outre, ni le ministère suisse des Affaires étrangères, ni l'émissaire suisse en Colombie, Jean-Pierre Gontard, n'ont souhaité s'exprimer sur cette affaire.
Selon la RSR, cette fiction devait permettre au président colombien Alvaro Uribe d'asseoir son image d'homme fort du pays. Et cela après qu'il ait demandé au Congrès de convoquer de nouvelles élections présidentielles anticipées.