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2 x Non aux initiatives populaires
Le Comité central de FUS décide de dire NON à «l’Initiative Fair Food» et à l’initiative «Pour la souveraineté alimentaire».
Initiative populaire fédérale «Pour des denrées alimentaires saines et produites dans des conditions équitables et écologiques (initiative pour des aliments équitables)»
L’initiative Fair-Food des verts oblige l'Etat à augmenter considérablement les exigences écologiques et sociales qui régissent la production et la vente de denrées alimentaires. Des réglementations étatiques supplémentaires en matière de production en Suisse et à l’étranger doivent garantir que seules les denrées alimentaires répondant aux exigences des auteurs de l’initiative peuvent être vendues en Suisse. L'importation de denrées alimentaires qui ne répondent pas aux standards suisses doit être interdite.
Initiative populaire fédérale «Pour la souveraineté alimentaire. L’agriculture nous concerne toutes et tous»
L'initiative du syndicat agricole Uniterre veut changer fondamentalement la politique agricole des 25 dernières années. L'État doit promouvoir l’agriculture paysanne, qui produit et vend au niveau régional, par le biais d'un plus grand nombre de prescriptions. L'initiative prévoit une série de mesures, notamment des interdictions d'importation, des droits de douane plus élevés, des subventions supplémentaires et un plus grand nombre de salariés dans les exploitations agricoles.
L'Initiative pour des aliments équitables et l'Initiative pour la souveraineté alimentaire ont des objectifs et des conséquences similaires. Toutes deux se traduisent par des coûts plus importants, des taxes plus élevées et des aliments plus chers. Elles traitent les consommatrices et consommateurs avec condescendance et limitent la diversité de l'offre. L'Initiative pour des aliments équitables aboutit à un appareil bureaucratique démesuré. Elle est inutile en Suisse et est impossible à mettre en œuvre à l'étranger. L'Initiative pour la souveraineté alimentaire veut même une sorte d'économie dirigée par l’Etat avec un contrôle des prix et des quantités ainsi que de nouvelles subventions, ce qui aurait des conséquences graves pour l'agriculture suisse. Les deux initiatives enfreignent le droit commercial international et créent de nouvelles barrières commerciales. Elles pénalisent les agriculteurs, les producteurs de denrées alimentaires et les détaillants suisses dans la concurrence internationale et mettent en danger les entreprises d'exportation suisses.