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La présence de résidus de pesticides dans les aliments est un problème pour la santé humaine. Pour diminuer l'usage de ces pesticides, des chercheurs de l'Université de Neuchâtel mettent au point un système qui détecte les signaux d'alerte émis par les plantes agressées par des ravageurs. Une détection rapide des ravageurs permet un usage plus précoce, et donc plus limité, des pesticides. (RTS, swissinfo.ch)
L'équipe dirigée par Ted Turling, professeur de biologie à l'Université de Neuchâtel, a découvert que lorsqu'elles sont attaquées, les plantes émettent un mélange de molécules odorantes propres au type d'agression dont elles sont victimes. D'où l'idée de créer des capteurs pour déterminer rapidement quel est le type d'agression.
Ces recherches, menées sur des plants de maïs, sont réalisées pour l'essentiel (80%) à Neuchâtel. Mais d'autres institutions académiques participent aussi au projet: l'Université de Berne, l'Université du Missouri, l'Université de Mar au Mexique ainsi que l'Institut Max Planck en Allemagne. Le Conseil européen de la recherche a accordé un budget d'environ 2,5 millions d'euros sur cinq ans.