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Axes de recherche
Cohorte de la population générale: Colaus|PsyColaus
Les maladies cardiovasculaires et les troubles psychiatriques sont fréquents dans la population générale. De nombreuses études épidémiologiques suggèrent que ces deux types de pathologies se manifestent souvent ensemble. Plusieurs études ont mis en évidence que les patients atteints de maladie coronarienne souffrent souvent de symptômes dépressifs et qu'à l'inverse, la présence de symptômes dépressifs peut augmenter le risque cardiovasculaire. Un autre mécanisme d'association potentiel serait que l'expression de troubles psychiatriques et cardiovasculaires est attribuable à une cause en commun. Peu d'études qui essaient de répondre à ces questions ont combiné jusque-là l'examen physique objectif et mesuré avec une évaluation psychologique basée sur des entretiens d'investigation précis en présence de psychologues formés et expérimentés.
L'étude Colaus|PsyCoLaus a pour but des répondre aux questions suivantes:
- Quelle est la fréquence des troubles psychiatriques dans un échantillon aléatoire de la population de Lausanne?
- Quelle est la fréquence et quels sont les déterminants génétiques, métaboliques et environnementaux des facteurs de risque et des maladies cardiovasculaires?
- Quelle est l'association entre troubles psychiatriques et maladies cardiovasculaires dans cette population?
Les participants de la cohorte, d'un total de 6'733 personnes âgées initialement de 35 à 75 ans, ont bénéficié d'un premier examen de santé entre 2003 et 2006 comprenant un entretien sur les habitudes de vie, un examen physique et une prise de sang. Entre 2004 et 2008, 3'727 personnes âgées de 35 à 65 ans ont été interviewés par des psychologues à l'aide d'un entretien diagnostique validé pour déterminer la présence de troubles psychiatriques. Les 2 suivis Colaus|PsyColaus se sont déroulés entre 2009 et 2017. Au total, 5120 personnes ont accepté de participer au moins une fois à l'investigation psychologique. Actuellement, les 3ème suivis somatiques et psychiatriques en cours.
Cohortes cliniques: Lausanne-Geneva Family and High Risk Study of Mood and Substance Use Disorders
Les troubles de l'humeur ainsi que ceux liés à l'utilisation de substances psycho-actives représentent des problèmes majeurs de santé publique. Compte tenu des graves conséquences des troubles de l'humeur, particulièrement en présence de comorbidité, ainsi que les problèmes sévères engendrés par la dépendance aux substances psycho-actives, il est nécessaire d'identifier les facteurs de risques prémorbides de ces troubles ainsi que leurs manifestations précoces qui commencent dans l'enfance et l'adolescence.
Au cours des trente dernières années, de nombreuses études familiales ont mis en évidence une agrégation familiale des troubles psychiatriques concernant aussi bien les troubles de l'humeur que les troubles liés à l'utilisation des substances. Fortes de ce constat, les études dites «high risk» s'intéressent aux descendants biologiques de patients souffrant de ces troubles. Ce design expérimental comporte l'énorme avantage de permettre des suivis prospectifs d'enfants présentant un risque élevé de développer les maladies dont souffre leur(s) parent(s) et de pouvoir décrire l'évolution naturelle précoce de ces troubles.
Les patients psychiatriques en consultations ambulatoires ou hospitalisés, présentant des troubles de l'humeur (bipolaires ou unipolaires) ou des troubles liés à l'utilisation des substances psycho-actives, et ayant au moins un enfant entre 6 et 17.9 ans, ont été recrutés entre 1996 et 2004 dans les départements de Psychiatrie du CHUV et des HUG. Les sujets contrôles ont été recrutés au sein des départements d'orthopédie des deux mêmes hôpitaux. Lors du recrutement, il était proposé aux participants d'inclure dans l'étude leurs membres de famille de premier degré. La sous-étude prospective «high risk» de cette étude familiale de grande envergure regroupe ainsi les probands, leurs enfants ainsi que les co-parents biologiques des enfants en question. Cette sous-étude s'intéresse spécifiquement au risque de psychopathologie chez les enfants des patients.