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Les Suisses veulent que la FIFA indemnise les travailleurs (ONG)
Pas moins de 81% des Suisses veulent que la FIFA dédommage les travailleurs étrangers dont les droits humains ont été violés pendant les préparatifs du Mondial-2022, selon une étude d'Amnesty. Des mesures ont déjà été prises, se défend la fédération sportive.
Le soutien est encore plus élevé chez les personnes disant vouloir regarder au moins un match de la Coupe du monde (86%), a indiqué Amnesty International dans la nuit de mercredi à jeudi. La demande d'indemnisation est en outre soutenue par près des trois quarts de la population dans 15 pays, selon l'enquête mondiale commandée par l'organisation.
Ce sondage représentatif de la société internationale YouGov à laquelle plus de 17'000 personnes ont participé révèle également que 67% des personnes interrogées souhaitent que leurs fédérations nationales de football s'expriment publiquement sur les violations des droits humains au Qatar. En Suisse, ce sont 70% des sondés qui veulent voir l'Association suisse de football (ASF) prendre position.
"Large éventail de mesures"
"Les supporters ne veulent pas d'une Coupe du monde marquée de manière indélébile par des violations des droits humains", a commenté la responsable du sport et des droits humains à Amnesty Suisse Lisa Salza dans un communiqué.
De son côté, la FIFA affirme qu'un "large éventail de mesures" a déjà été mis en oeuvre ces dernières années pour améliorer la protection des travailleurs au Qatar. Ces développements ont eu lieu en grande partie en raison de la Coupe du monde et sous la pression de la FIFA, a-t-elle réagi dans un communiqué.
Les travailleurs ont en outre "été indemnisés sous diverses formes lorsque les entreprises n'ont pas respecté les normes utilisées par la FIFA et le pays hôte pour assurer la protection des travailleurs impliqués", a encore précisé la fédération sportive.
Critiques régulières
Les autorités du Qatar sont régulièrement critiquées par les ONG internationales pour le traitement de centaines de milliers de travailleurs venus notamment d'Asie sur les grands chantiers du Mondial-2022, qui débutera le 20 novembre.
Mais Doha se défend en soulignant avoir pris des mesures pour améliorer les conditions des travailleurs étrangers, en imposant un salaire minimum et en interdisant la toute puissance de certains employeurs qui empêchaient leurs employés de quitter le pays ou de changer de travail.
ats