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Je remarque que de nombreuses tempêtes de vent se sont produites ces dernières années. En 2020, le Derecho qui a balayé l’Etat de l’Iowa aux Etats-Unis a cassé des milliers d’arbres, et de poteaux électriques. Une grande région a vécu sans électricité et sans accès routiers pendant plusieurs jours, par une chaleur de 40°C (Derecho). Genève l’été passé (Genève), ainsi que Zurich cet été (article Temps), ont vu de nombreux arbres cassés par les rafales lors d’un orage. La Chine a aussi subi des très forts vents et des tornades cet été (vidéos dans ce blog). J’ai relevé de nombreux autres épisodes isolés, étonnamment intenses, notamment sur la côté portugaise, ou en Corée.
En relisant le chapitre 2 du rapport du GIEC; je lis qu’en moyenne, les vents sur les continents ont diminué, et ceux au-dessus des océans ont augmenté (lien chapitre 2). Le figure 2.19 montre le changement de la vitesse des vents ente 1988 et 2017. Sur l’Amérique du Nord, une diminution apparaît, alors que le vent sur le Nord de la Méditerranée, sur l’Italie et les Alpes semble s’être accru. Il peut d’agir d’un phénomène local qui touche la Suisse.
Si je reviens au texte, le rapport conclut que la vitesse des vents au dessus des continents a diminué entre 1979 et 2018.
La référence citée est Azorin-Molino, dans le Bulletin of American Meteorological Society 2019, pSi–S306 « State of the Climate in 2018 » (lien). J’ai lu le travail de celui-ci pour en savoir plus.
Or dans l’article, Azorin-Molina écrit: “Les vents de surface ont poursuivi la reprise qui a commencé en 2013, après 30 à 50 ans de ralentissement”. (p. S43)
Il présente aussi un graphique de la force moyenne des vents par année qui montre que les vents diminuent jusqu’en 2012 et augmentent dès 2014, sur 4 continents sur 5 (graphique 2.37a).
L’augmentation est surtout visible pour les vents faibles de de plus 3m/seconde.
L’auteur a considéré aussi des vents moyens à forts, au dessus d’seuil de >10 m/seconde, qui correspondent à une bonne brise, où la cime des arbres est agitée. La fréquence de ces vents a diminué dans les décennies passées et n’a pas augmenté en 2013- 2018.
Dans le State of The Climate 2020 la même analyse montre que les vents ont augmenté entre 2013-2020, et les vents de plus de 10m/seconde ont augmenté en 2020, en particulier en Europe. (Fig 2.41 pS75, lien). La reprise continue et pourrait même augmenter.
Pour l’analyse de risque climatique, j’aimerais voir une sélection un peu différente, la distribution des vitesses de vent, et un graphique qui ne comptabiliserait que les événements les plus forts. Ceux-là surtout sont importants à prévoir, capables d’arracher des arbres, des toits, de faire tomber des camions sur la route. Il faut peut-être un appareillage spécifique pour mesures les extrêmes. Une année de changement climatique particulièrement rapide, une année El Nino par exemple, pourrait apporter des événements plus extrêmes.
Le GIEC a préféré citer la moyenne de vitesse sur cinquante ans, pour plus de rigueur statistique je suppose, et conclut à une diminution. S’il avait mis l’accent sur l’augmentation ou la repris visible depuis 2013, cela pourrait donner lieu à des projections futures différentes. Un phénomène nouveau a peut-être commencé. On pourrait extrapoler que la force des vents s’accroîtra à l’avenir comme au cours des huit dernières années. J’espère que la vitesse des vents sera soigneusement mesurée et que son évolution sera reliée à d’autres phénomènes planétaires, comme la fonte de la glace Arctique, ce qui nous permettrait de mieux l’anticiper.
La nuit était vivante, le souffle venait de partout. Chaque branche, chaque volet s’agitait, et semblait parler une langue inconnue, inhumaine. L’ entité étrange à l’oeuvre ne prêtera aucune attention à nos espoirs.
Image par Hana Harencarova de Pixabay
9 réponses à “Les vents du 21ième siècle augmenteront-ils?”
Bonjour, concernant les vents :
Il était évident que la disparition de la couche d’ozone provoquait également un rétrécissement de cette dernière, c’est à dire qu’elle se rapprochait de la surface de la terre, offrant à la stratosphère un espace plus réduit et de ce fait, contraignait les courants aériens à circuler dans une plus petite sphère et par conséquent avec des vitesses plus élevées !
Depuis que l’utilisation des CFC a été bannie par quasi l’ensemble des gouvernement, c’est à dire à plus de 99%, la couche d’ozone c’est relativement vite réparée, d’autant plus que plus cette couche se rapproche de la surface et plus elle est en contacte avec de l’oxigène, qui dès lors se transforme en ozone par le biais des ultraviolets.
Egalement les températures étaient lourdement impactée par cette dégradation de la couche d’ozone, cette dernière nous protège principalement des rayons cosmiques hautes fréquences, notamment les UV qui se répercutent sur la température atmosphérique.
Je dirais même, que les actuels réchauffements sont principalement dus aux dégâts subis par la destruction de la couche d’ozone et que l’augmentation des CO2 est principalement causé par ces réchauffements dus à la diminution de la couche d’ozone et non le contraire !
Mis à part l’année 2020 où un derecho a balayé l’état de l’Iowa aux Etats-Unis, National Geographic
https://www.nationalgeographic.com/environment/article/what-is-a-derecho-and-why-is-it-so-destructive rapporte qu’en mai 2009, un derecho avait provoqué des rafales de vent jusqu’à 106 milles à l’heure dans les plaines du Kansas à l’est du Kentucky aux USA. Bien que beaucoup l’aient décrit à l’époque comme un ouragan intérieur, ce système de tempête était en fait un derecho avec plusieurs petites tornades intégrées dans ses vents. Des derechos ont également été documentés dans d’autres parties du monde , notamment en Europe de l’Est et en Asie du Sud. En 2002, un derecho au-dessus de l’Allemagne de l’Est a fait huit morts et 39 blessés, frappant durement Berlin.
Vous censurez, c’est bien, on voit que votre science est bien fragile, j’en parlerais sur un autre blog, la parole passera !
Je n’étais pas sur internet hier après-midi. L’augmentation de CO2 n’est pas due à la couche d’ozone, elle est due aux émissions humaines accrues de CO2. C’est tout à fait certain.
C’est là que vous vous trompez !
Il y a corrélation entre le réchauffement dû à l’ozone et le CO2 !
A vous de prouver le contraire !
En fait, vous prenez le problème à l’envers, c’est le réchauffement qui fait augmenter le CO2 et non le CO2 qui provoque le réchauffement !
Il a été constaté qu’à chaque période de réchauffement dû aux rapprochement de la terre du soleil et des émanations solaires, le CO2 augmentait de pair avec la température, le taux de CO2 était supérieur à son niveau actuel en 1940. Historiquement c’est toujours la courbe du Co2 qui suit la courbe des températures avec un petit retard, c’est largement démontré. Par contre, vous supposé que la courbe Co2 précède la courbe des températures, à prouver !
Concernant la publication, vous avez publié le commentaire de Jacques hier et pas le mien ???
Nous savons que le pétrole et le charbon contiennent du carbone. Lors de la combustion, ce carbone est transformé en gaz carbonique. Nous pouvons calculer combien de CO2 émettent les voitures de Suisse ou du monde. Lors du confinement de 2020, l’arrêt des usines chinoises et des avions a diminué les émissions de CO2 mondiales. Nous savons aussi que le CO2 provoque l’effet de serre et nous le voyons au cours de ce siècle.
@Dorota, revenons sur terre, l’augmentation du CO2 dans l’athmosphère est 1 pour 10’000 !
1/10’000ième de plus qu’il y a 60 ans !!
On est passé de 0,03% à 0,04%, environ, en 1 siècle.
Mais il faut que le CO2 est synonyme de VIE, les chaines carbones proviennent des mutations organiques, c’est le CO2 qui nourrit la végétation et également le règne animal, directement et indirectement. Donc CO2 = VIE et VIE=CO2 !
Saviez que depuis que le CO2 a augmenté de 0,01%, que la végétation pousse presque 2 fois plus rapidement ?
90% du CO2 présent dans l’athmosphère est absorbé par les océans et les surfaces aquatiques. Nos océans sont devenus de véritable poubelles, les planctons étouffent sous les milliards de tonnes de déchets plastiques, notamment ceux exportés par des sociétés suisses et européennes vers des pays lointains qui les jettent en mer !
Je vous le dis, si nous cessons de jeter des déchets dans les océans, l’absobtion du CO2 et doublé en 10 ans.
A quoi sert-il de gaspiller des centaines, des milliers de milliards dans des projets douteux alors que nous envoyons nos déchets dans des pays exempts de loi concernant la protection de l’environnement ?
Savez-vous que 95% des panneaux solaires photovoltaïques sont produits en Chine avec des usines fonctionnant avec de l’électricité produite avec du charbon, écoutez bien, il faut 2 fois plus d’électricité pour fabriquer, transporter un panneau photovoltaïque que ce qu’il produira durant sa courte vie, sans parler du recyclage !
Résultat, quand vous produisez de l’électricité avec du photovoltaïque, vous produisez 2,5 à 3 fois plus de CO2 que si vous consommiez du courant produit par une centrale au charbon, etc. etc. !
Chère Dorota,
De fait, tous les moteurs et chaudières qui fonctionnent chauffent bien l’atmosphère d’une manière ou l’autre (que ce soit par le CO2 ou par la chaleur émise en fonctionnant).
Tous les appareils utilisés par l’être humain qui chauffent, provoquent une augmentation de la température.
Mais quand on voit la quantité de gaz émises par le volcan de La Palma en quelques semaines, on peut douter de la capacité humaine à maîtriser le climat. C’est une tâche qui dépasse les capacités humaines.
https://twitter.com/hashtag/Erupci%C3%B3nLaPalma?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw
Comme de maîtriser les vents et ouragans.
L’être humaine devrait aborder le problème autrement: limiter ses impacts sur la nature, en consommant moins et avec des circuits recyclables, de proximité. Chercher des équilibres sur le plan local (dans la consommation des ressources).
C’est possible, mais cela demande un changement de philosophie, qui valorise les initiatives de proximité et non des solutions normatives internationales qui ne tiennent pas compte des réalités locales (actuellement, c’est le local qui s’adapte à l’international et pas le contraire).
En ce sens, le problème est clairement économique. Aucune solution ne peut venir qui ne remette en cause les circuits économiques internationaux, absolument hégémoniques actuellement et qui empêchent les solutions locales durables d’émerger.
Dans le futur, si la température globale augmente la viscosité de l’air diminuera ce qui augmentera la vitesse du vent. C’est logique.
Si la température augmente, évidemment. Augmentera-t-elle ? Qu’en savons-nous ? De quel orgueil faisons-nous preuve pour affirmer que ce sont nos misérables activités qui vont agir sur le climat ? Face aux phénomènes volcaniques, nous ne représentons rien. On n’en parle jamais car ça pourrait compromettre la vente des voitures électriques et de leurs coûteuses batteries.
Et pourtant, l’influence des volcans sur le climat est indéniable et elle est loin d’être négligeable.
Cette année, l’Islande nous a offert la très belle éruption du Fagradalsfjall. Spectaculaire et sans danger, elle fut une bénédiction pour les dronistes mais aussi pour les hôtels qui n’ont pas désempli. Néanmoins, sur les six mois qu’elle a duré, cette éruption du Fagradalsfjall a envoyé dans l’atmosphère plus d’un million de tonnes de CO2. Bien plus que ce que produit sur la même période tout le parc automobile islandais pourtant riche en 4×4.
Inversement, en Juin 1783, toujours en Islande, l’éruption des 115 cratères du Lakagígar fut à l’origine de trois hivers polaires et de famines dans toute l’Europe au point qu’on la soupçonne d’être à l’origine de la Révolution Française.
Alors que représentent nos émissions de CO2 comparées à de tels phénomènes naturels ?