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L’épilogue de l’évangile de Jean se laisse déchiffrer si l’on fait l’hypothèse qu’il est une sphragis, une « signature » de tout l’évangile et, en tant que signature, un récit allégorique de l’acte de fondation de l’Eglise, au tournant du premier et du second siècle, sous l’autorité de prêtres juifs venus vraisemblablement de la dissidence sadocide. « Assemblée du Christ, Fils de Dieu », l’Eglise est tout simplement une trahison et de l’enseignement de Jésus de Nazareth et de l’Assemblée des premiers disciples qui s’étaient donnés pour tâche principale de diffuser un recueil de l’enseignement de leur maître, subvertissant deux piliers du judaïsme, l’institution sacrificielle (le temple) et l’idée d’une Loi révélée. Le recueil serait bientôt accompagné d’un autre, constitué d’une suite d’anecdotes racontées par Simon, si l’on en croit une tradition remontant à un dénommé Papias. Selon ce que laisse entendre le prologue à l’évangile de Luc, un groupe de disciples a procédé à la synthèse des deux recueils; c’est cette synthèse que Silas, compagnon de Paul, a traduite en grec de la koinè et que l’on peut extraire du texte de l’évangile dit « de Luc ».
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Un éclairage sur la méthode
"Autrefois, on utilisait au Japon des lanternes faites de bambou et de papier, avec des bougies à l'intérieur. Un aveugle qui se trouvait un soir chez un ami se vit proposer une lanterne pour rentrer chez lui.
Je n'en ai pas besoin, dit-il, pour moi, la lumière et l'obscurité sont identiques.
Je sais que tu n'as pas besoin d'une lanterne pour trouver ton chemin, répondit son ami, mais si tu n'en as pas, on peut te bousculer.
L'aveugle se mit en route et, à peine avait-il fait quelques pas, quelqu'un le heurta brutalement.
Regarde où tu marches, dit l'aveugle à l'étranger, ne vois-tu pas ma lanterne ?
Ta bougie est éteinte, mon frère, répondit l'étranger."
in Le Zen en chair et en os, P. REPS
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