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La Genève internationale et le bassin lémanique jouent depuis longtemps un rôle majeur sur la scène diplomatique mondiale.
La récente rencontre entre le président américain Joe Biden et le président russe Vladimir Poutine a remis en évidence le rôle majeur joué par la Suisse et la Genève internationale sur la scène diplomatique mondiale. Pour mémoire, le sommet de Genève en 1985, entre Mikhaïl Gorbatchev et Ronald Reagan, avait amorcé la fin de la guerre froide. La réputation de la Genève internationale bénéficie à tout le bassin lémanique, théâtre également de nombreuses rencontres diplomatiques comme la conférence interlibanaise à Lausanne (1984), le sommet du G8 à Evian-les-Bains (2003) ou encore celui de la francophonie à Montreux (2019).
Une tradition internationale depuis le XIXe siècle
La tradition internationale de Genève remonte à 1863 avec la création du Comité international de la Croix-Rouge puis la signature l’année suivante de la première Convention de Genève, premier traité de droit international humanitaire. En 1919, Genève est choisie pour accueillir la Société des Nations (SDN). Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, cette dernière fait place à l’Office des Nations Unies à Genève (ONUG) qui devient, avec ses 1 600 employés, le plus grand département du Secrétariat des Nations Unies en dehors du siège new-yorkais.
Lieu d’une intense activité, il accueille chaque année quelque 3 000 réunions. En 2020, près de 260 000 personnes y ont participé. Autour du siège onusien, ce ne sont pas moins de 117 Etats représentés par des missions permanentes, 38 organisations internationales et 432 organisations non gouvernementales qui se sont établies pour constituer la Genève internationale, qui emploie plus de 35 000 personnes.
Impact économique
Les dépenses annuelles engagées par les OI se montent à presque 6,5 milliards de francs. Plus de la moitié de celles-ci (3,5 milliards de francs) sont effectuées en Suisse. Elles englobent les salaires versés aux employés résidant en Suisse, les contributions sociales, ainsi que les achats de biens effectués en Suisse et de services réalisés par des entreprises situées dans notre pays. Dans une étude réalisée en 2015, en incluant les effets indirects et induits, la contribution totale de la Genève internationale au PIB genevois était d’environ 11% et quelque 50 000 emplois directs ou indirects, soit 14% du total de l’emploi dans le canton.