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Compromis sur le Brexit trouvé entre le Royaume-Uni et l'Union européenne
L'accord trouvé avec le Royaume-Uni est un compromis, a annoncé le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, après un entretien avec la Première ministre britannique Theresa May. Selon lui, les négociations ont été "difficiles" pour les deux parties.
Il revient désormais au Conseil européen, instance qui regroupe les Etats membres, de valider le constat de la Commission. Jean-Claude Juncker s'est dit sûr que les 27 Etats-membres donneront leur feu vert.
Theresa May a de son côté dit s'attendre à ce que l'accord sur les modalités du Brexit soit entériné lors du sommet européen prévu la semaine prochaine à Bruxelles. Dans un tweet, la Première ministre britannique a indiqué se réjouir de passer à la deuxième phase de négociation, qui concerna le commerce et la sécurité.
Frontière nord-irlandaise toujours en question
Les négociations se sont poursuivies toute la nuit à Bruxelles. Les avancées exigées par l'UE ont été réalisées dans les trois dossiers jugés prioritaires: la gestion de la frontière entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord, le règlement financier de la séparation et les droits des citoyens expatriés.
"Les citoyens de l'Union vivant au Royaume-Uni et les citoyens britanniques installés dans l'UE à 27 conserveront les mêmes droits une fois que le Royaume-Uni aura quitté l'UE", assure la Commission.
Londres a aussi "pris des engagements importants pour éviter la mise en place d'une frontière physique" entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord. Theresa May a d'ailleurs garanti qu'il n'y aura pas de "frontière dure" sur l'île. Par conséquent, il ne devrait y avoir ni contrôles d'identité, ni contrôles douaniers sévères et systématiques.
C'est un "très bon résultat" pour les habitants de l'île, s'est félicité le ministre des Affaires étrangères irlandais Simon Coveney.
Vers un accord "semblable à celui avec le Canada"
L'UE travaillera sur un accord commercial avec le Royaume Uni sur le modèle de celui conclu avec le Canada, a déclaré vendredi le négociateur en chef de l'Union sur le Brexit, Michel Barnier.
Etant donné les exigences britanniques, il reste un modèle possible, "un 'free trade agreement' (un accord de libre échange) sur le modèle du Canada. (...) Ce sont nos amis britanniques qui indiquent ces lignes rouges (...) Donc, ce sera sur ce modèle là que nous travaillerons", a expliqué le Français.
Et de préciser que "ce rapport conjoint préserve les droits des citoyens sans aucune discrimination basée sur la nationalité. Les citoyens pourront continuer à travailler et à étudier des deux côtés de la Manche".
"Le plus dur reste à venir"
Donald Tusk, le président du Conseil de l'Union européenne, qui représente les dirigeants des 27 pays, a prévenu que "le défi le plus difficile" des négociations entre le Royaume Uni et l'Union sur le Brexit était "à venir".
"Nous savons tous que se séparer est dur mais se séparer et construire une nouvelle relation est encore plus dur", a-t-il indiqué dans un tweet.
Les trois dossiers prioritaires du Brexit:
agences/hend
Publié le 08 décembre 2017 à 07:55 - Modifié le 08 décembre 2017 à 21:48
L'Ecosse veut avoir le même statut que l'Irlande du Nord
Nicola Sturgeon a ajouté sur Twitter que l'Ecosse, qui avait voté à une nette majorité (62%) contre la sortie de l'UE lors du référendum de juin 2016, devrait pouvoir bénéficier des mêmes dispositions que l'Irlande du Nord lorsque seront définies les futures relations entre le Royaume-Uni et les Vingt-Sept.
An aside - a UK government that is able to say that come what may, it will avoid hard borders with Ireland/NI after Brexit can never again tell Scotland that independence would mean a hard border between Scotland and rUK— Nicola Sturgeon (@NicolaSturgeon) December 8, 2017
Un coût de 40 milliards
Ce montant est moins important que celui qui avait été réclamé en octobre par le président du Parlement européen Antonio Tajani, qui avait estimé que la facture s'élevait plutôt entre 50 et 60 milliards d'euros.
Il représente cependant plus du double de la proposition initiale qu'avait formulée le gouvernement britannique, qui se situait autour de 20 milliards d'euros.