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«C'est absurde et mensonger»: Neymar a nié avec véhémence vendredi avoir agressé sexuellement une employée de Nike. Il réfute aussi d'avoir refusé de coopérer à une enquête lancée par l'équipementier sportif américain. Celui-ci avait présenté la veille ces allégations et l'attitude du joueur vedette du Paris SG comme les motifs de leur divorce en 2020.
«Affirmer que mon contrat a été résilié parce que je n'ai pas contribué de bonne foi à une enquête est absurde et mensonger», a écrit Neymar sur son compte Instagramm. «Je ne savais rien (...) personne ne m'a rien dit» sur «cette affaire», se justifie l'attaquant brésilien qui prépare actuellement dans son pays des rencontres de qualifications sud-américaines pour la Coupe du monde 2022 au Qatar.
«On ne m'a pas donné l'opportunité de me défendre. On ne m'a pas donné l'occasion de savoir qui était cette personne prétendument offensée. Je ne la connais même pas. Je n'ai jamais eu aucune sorte de relation ou contact avec cette personne», a-t-il insisté.
La réaction de Neymar était très attendue depuis que le quotidien économique américain Wall Street Journal (WSJ) avait révélé les raisons de la soudaine séparation entre la star brésilienne de 29 ans et Nike, avec qui il collaborait depuis treize ans.
Dans un communiqué transmis à l'AFP, dans la nuit de jeudi à vendredi, Nike avait confirmé les informations du WSJ: «Nike a mis fin à son partenariat avec le sportif parce qu'il a refusé de coopérer dans une enquête de bonne foi sur des allégations crédibles d'actes répréhensibles formulées par une employée», a expliqué le géant américain de l'équipement sportif.
«Enquête pas concluante»
«L'enquête n'a pas été concluante», a toutefois précisé la société basée à Beaverton dans l'Oregon, ajoutant: «Aucun ensemble de faits n'a émergé qui nous permettrait de nous prononcer sur le fond de l'affaire. Il serait inapproprié pour Nike de faire une déclaration accusatrice sans être en mesure de fournir des faits à l'appui».
Jointe par le WSJ, la porte-parole de Neymar avait affirmé que les deux parties s'étaient séparées pour des raisons commerciales, alors qu'elles étaient en pourparlers depuis 2019. «Il est très étrange qu'une affaire censée s'être produite en 2016, avec des allégations proférées par une employée de Nike, n'ait été révélée qu'à ce moment-là», a-t-elle argué.
Dans son communiqué transmis à l'AFP, la marque à la virgule explique avoir «été profondément troublée par les allégations d'agression sexuelle formulées en 2018 par l'une de ses employées à l'encontre de Neymar Jr», sans préciser leur nature.
S'appuyant sur des témoignages et documents, le Wall Street Journal rapporte que cette employée a dit à des amis ainsi qu'à des collègues que Neymar avait essayé de la forcer à pratiquer une fellation en 2016, alors qu'elle se trouvait dans sa chambre d'hôtel à New York, où elle travaillait à la coordination et à la logistique d'un événement promotionnel.
Le père du joueur, Neymar Sr, avait aussitôt pris la défense de son fils: «Comment une telle nouvelle peut-elle sortir?», s'est-t-il insurgé, assurant que son fils «ne connaît même pas cette fille».
Image écornée
L'équipementier américain a affirmé dans son communiqué avoir été prêt à enquêter en 2018 lorsque son employée a formulé ces allégations, mais qu'il «a respecté son désir initial de garder cette affaire confidentielle et d'éviter l'ouverture d'une enquête». Nike n'a donc pas partagé d'informations avec la justice jusqu'en 2019, quand le groupe a diligenté une enquête, quand l'employée a souhaité poursuivre cette affaire.
Cette année-là, Neymar avait été accusé de viol par une autre femme au Brésil. Ce qu'il avait rejeté avec véhémence et l'affaire avait finalement été abandonnée. A l'époque, Nike avait exprimé sa «profonde préoccupation», avant d'assurer le joueur de son soutien une fois le dossier refermé par la police brésilienne faute de preuve.
Ces nouvelles accusations ne vont améliorer l'image de Neymar qui a aussi connu des démêlés fiscaux en Espagne quand il évoluait au FC Barcelone (2013-2017), image déjà passablement écornée par son palmarès maigrelet sans rapport avec ses émoluments, sa réputation de noctambule et son comportement parfois limite sur les terrains.
Ce qui ne l'a pas empêché, presque immédiatement après la rupture de son contrat avec Nike, de s'engager avec Puma pour en devenir la nouvelle tête de gondole. Ni de prolonger début mai avec le PSG, jusqu'à la fin de la saison 2024-2025.
ATS