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Introduction
Il y a pratiquement 10 ans jour pour jour, Steve Jobs réintégrait Apple. De par ces quelques lignes, j'aimerais marquer cet anniversaire historique et faire le point sur ce que ce retour constitue pour Apple et donc, en finalité, pour nous… accros du Mac.
Tout d'abord, une histoire d'hommes
Je ne vais pas vous faire l'article de ce personnage à la fois charismatique et génial, d'autres l'ont beaucoup mieux fait.
Pour bien cerner l'entreprise Apple d'aujourd'hui, il faut faire un petit retour en arrière et expliquer brièvement pourquoi Steve a dû partir pour mieux revenir.
Comme tout le monde le sait, Steve Jobs fonda Apple en 1976 avec son ami Steve Wozniak et très tôt, ils connurent le succès avec l'Apple I et l'Apple II. À la fin de l'année 1980, Apple rentrait également avec succès en bourse et transformait ses fondateurs en millionnaires.
Les deux compères en 1976
En 1983, alors que la société était en pleine croissance, Jobs voulut donner à Apple un "patron" qui pourrait porter sa société vers de nouveaux cieux et engagea John Sculley. Peut-être avec une certaine naïveté, Jobs voyait en John Sculley un homme qui avait transformé l'outsider Pepsi-Cola en sérieux concurrent de l'empire Coca-Cola. Il souhaitait donc reproduire ce combat de David et Goliath entre Apple et IBM qui était l'empire informatique de l'époque.
John Sculley, CEO d'Apple de 1983 à 1993
Malheureusement pour Jobs et ironie de l'histoire, cette collaboration ne fit pas long feu et en 1985, l'homme qu'il avait engagé le força à démissionner.
Alors que l'entreprise venait de franchir les 1.5 milliards de dollars de chiffre d'affaires, lançait le Macintosh, venait de vendre 2 millions d'Apple II et comptait 5'382 employés, Jobs dut partir au grand désarroi des aficionados.
Je n'arrive pas à imaginer le choc que ce départ fût pour un homme qui était à la base de tout.
Mais Jobs n'était pas un homme ordinaire. Il ne se laissa pas abattre et après quelques mois de réflexions et de voyages, il vendit toutes ses actions Apple (135 millions de dollars) et créa une nouvelle société: NeXT Computer, Inc.
Malgré des débuts prometteurs et une machine dotée d'un tout nouveau système d'exploitation, l'entreprise ne connut pas le succès escompté et assez vite, Jobs dut déchanter en focalisant uniquement sur le système d'exploitation.
Dans le même temps, Apple connut aussi des revers de fortune et n'était plus l'outsider d'IBM. Un nouveau géant était venu se glisser dans l'univers informatique: Microsoft.
Dès 1993, Apple commença à décliner avec une baisse de son bénéfice net de 80 %. Cette vertigineuse descente obligea John Sculley à partir pour laisser sa place à Michael Spindler. Ce dernier coula pratiquement la boîte puisque ses décisions stratégiques amenèrent Apple à présenter ses premiers déficits de l'histoire avec une perte sèche de 816 millions de dollars en 1996.
Michael H. Spindler, CEO d'Apple de 1993 à 1996
Le conseil d'administration débarqua ce personnage et engagea un homme d'acier: Gil Amelio.
Cet homme eut trois mérites majeurs: il arrêta l'hémorragie au sein d'Apple malgré une perte de 1 milliard de dollars en 1997, il relança les ventes avec le développement du G3 et acheta un système d'exploitation (NeXT) avec le retour de Jobs.
En 20 décembre 1996, Jobs et Amelio se mirent d'accord sur un prix (427 millions de dollars) et annoncèrent au public, le 7 janvier 1997, que Jobs était de retour à la maison comme consultant.
Gil Amelio, CEO d'Apple de 1996 à 1997 (ou 500 jours!)
À ce stade, il n'était pas question pour Jobs de reprendre les rênes d'Apple. Amelio souhaita avant tout l'aide de Jobs pour intégrer NeXT et son système au Mac car Apple, malgré des investissements colossaux, n'avait pas de remplaçant au vieillissant Système 7.
Les choses vont aller très vite puisqu'à peine 2 mois plus tard, en mars 1997 (10 ans!), Amelio lança une grande réorganisation au sein d'Apple qui cachait une manipulation de fond de Jobs.
Parmi les 47 dirigeants que comptait Apple en janvier et qui avaient été engagés par Amelio, moins de 20 restèrent. Jobs, malgré tous les démentis, était en train de préparer son retour au premier plan et formatait l'entreprise selon ses souhaits.
En juillet 1997, alors que l'action Apple était au plus bas depuis 10 ans et après 500 jours passés à la tête de l'entreprise, Gil Amelio fut lui aussi débarqué par l'homme qu'il avait engagé…
L'histoire se répète mais cette fois, ce n'est pas Jobs qui en fait les frais.
La relance
Très rapidement, Jobs arrêta un certain nombre de projets dont le plus notable est le Newton.
Mais ce qu'il va surtout faire, c'est de lancer une série de produits et de campagnes qui vont relancer Apple. Ci-après, je résume brièvement les principales annonces qui ont marqué le retour d'Apple au premier plan:
1997
En novembre 1997, le Power Macintosh G3 est introduit et c'est immédiatement le succès car le processeur qui l'anime remplace enfin le vieillissant PowerPC 604. Bien que cette machine soit introduite par Jobs, c'est à Gil Amelio qu'on doit cette performance puisque la machine a été développée sous son contrôle. Jobs en tirera tous les profits.
Au même moment, une première dans l'histoire d'Apple, le PowerBook G3 est aussi disponible avec la même puce!
Sur le plan système et sous la direction de Gil Amelio, janvier 1997 voit également apparaître la version 7.6. Cette version aura le mérite de stabiliser nos machines qui avaient tendance à planter autant que celles sous Windows 95.
Plus tard, en juillet, le système sera baptisé Mac OS 8.0 et apportera une série d'améliorations majeures au niveau de la stabilité et de nouvelles fonctionnalités (multi-thread, Platinum apparence, etc.). Dans le même temps, l'intégration de NeXT sur les machines Apple va très vite puisqu’en mai, une première version de NextStep est portée sur la plateforme PowerPC répondant au doux nom de Rhapsody PR. Puis, au mois d'août, les développeurs reçoivent une version qui se rapproche plus de l'interface Mac (Rhapsody DR1).
1998
En août 1998, c'est un coup de tonnerre qui arrive dans le paysage informatique sous la forme de l'iMac. Jamais (à part SGI) on n'avait utilisé des couleurs vives pour un ordinateur et en plus, "tout en un" avec un plastique translucide. Le succès est immédiat malgré l'absence de disquette et une souris impraticable. L'iMac, sous cette forme, a été vendu en 3 ans à plus de 5 millions d'exemplaires.
Cette année fut chargée pour la partie système d'exploitation puisque la version 8.1 sortit en janvier et fut suivie par la 8.5 au mois d'octobre. Depuis longtemps, nos Macs n'avaient jamais fonctionné aussi bien et chaque nouvelle mise à jour apportait plus de vitesse et une meilleure stabilité de l'ensemble du système. C'est aussi en mai de cette année qu'une nouvelle version de Mac OS X (Rhapsody DR2) fut distribuée.
1999
En janvier 1999, dans la foulée du succès de l'iMac, Apple renouvelle sa gamme de Power Macintosh G3 avec cette édition tour "Blue & White".
Au même moment, la gamme iMac est également mise à jour mais au-delà des performances, il est possible de commander la machine en 5 couleurs.
En juillet, pendant le Macworld de New York et toujours sur la tendance lancée par l'iMac, l'iBook fait son apparition!
Cet iBook est accompagné d'une autre nouveauté: la borne AirPort et ses cartes WiFi. Contrairement à ce qu'Apple affirme, elle n'est pas la première à proposer ces équipements mais l'annonce fait mouche et tout le monde est content de pouvoir s'irradier un peu plus.
En septembre, ce sont le Power Macintosh G4 AGP et PCI qui sont présentés. Ces modèles intègrent pour la première la puce G4!
Sur le plan des systèmes d'exploitation, Mac OS X Server était dans les bacs en février et quelques mois plus tard, en mai, Mac OS 8.6 était offert à tous les utilisateurs détenteurs de la 8.5. Plus tard dans l'année (octobre), Mac OS 9 était sur les étales et proposait notamment le partage de fichiers via TCP/IP.
2000
En juillet 2000, alors qu'Apple et toute l'industrie informatique vont battre des records cette année, la marque ne sort qu'un modèle notable: le Power Macintosh G4 Cube. Un prix trop élevé et un mauvais positionnement auront raison de cette machine une année plus tard. Ce raté restera tabou chez Apple puisque Jobs ne s'exprimera plus jamais sur le sujet.
2001
À la Macworld de janvier 2001, Apple présente à nouveau une machine qui va révolutionner le design des portables avec son PowerBook G4 et sa "carrosserie" en titanium. Le processeur G4 est également présent pour la première fois dans un portable.
En mai 2001, le petit frère (l'iBook) reçoit lui aussi un design qui le rend beaucoup plus élégant.
Dans une invitation envoyée à la presse en octobre 2001, Apple annonce qu'il va lancer un nouvel objet qui n'est pas un Mac. Une grosse effervescence gagnera la communauté Mac ainsi que les médias et la montagne accouchera d'une souris puisque c'est un "simple" baladeur MP3 qui voit le jour sous le nom de l'iPod. Les deux premières années seront difficiles pour l'iPod puisque quelques centaines de milliers de modèles seulement trouvent preneur. Le prix (399 dollars) et une capacité limitée de 5GB expliquent peut-être que seul 130 mille exemplaires ont été vendus en 2001 et 472 mille l'année suivante.
Côté logiciel, on notera en mars 2001 l'arrivée de la première mouture grand public de Mac OS X: Cheetah ou 10.0. Ce système d'exploitation est le résultat direct du rachat de NeXT il y a à peine 4 ans. Toutefois, cette première version n'est pas encore entièrement optimisée et doit avant tout permettre aux développeurs et utilisateurs de se familiariser avec ce tout nouveau système. Les sorties de Mac OS 9.1 en janvier et 9.2 en juillet passent totalement inaperçues.
Plus tard, en septembre 2001, Puma ou 10.1 arrive dans les bacs et offre une stabilité accrue et de bien meilleures performances.
2002
Introduit en janvier 2002 pour remplacer le "best seller" de la marque, le nouvel iMac a tout pour séduire: écran TFT, processeur G4 et une merveille d'ingénierie qui démontre, encore une fois, tout le savoir-faire d'Apple. Néanmoins, ce modèle ne connaîtra qu'un succès mitigé en raison de son prix relativement élevé comparé à son prédécesseur (1'299 dollars contre 999 dollars).
Dans le but de combler ce manque de succès, Apple lance en avril une évolution de l'ancien iMac qu'il nommera eMac et qui sera principalement destiné, dans un premier temps, au marché éducatif. Là encore, le succès sera mitigé malgré un prix attractif (999 dollars), l'intégration d'un G4 et d'un écran CRt de 17 pouces.
En mai de la même année, Apple répond enfin à la demande des entreprises en proposant un "vrai" serveur qui répond aux spécifications et aux demandes de ce marché.
Côté logiciel, on saluera l'arrivée en août 2002 de Jaguar ou 10.2. Ce système apportera encore des améliorations ainsi qu'un nouveau Finder.
2003
En janvier 2003 et pour la première fois au monde, un constructeur informatique annonce un écran de 17 pouces sur un portable. Le PowerBook G4 (17") sera disponible quelques semaines plus tard et connaîtra, malgré un prix élevé, un grand succès. Bien sûr, dans les années suivantes, les concurrents d'Apple proposeront également un 17 pouces sur leur gamme de portables.
En juin 2003, c'est enfin le remplaçant du vieillissant G4 qui voit le jour. Après 4 ans d'évolution, le G4 cède sa place au G5 dans le nouveau Power Macintosh G5 et redéfinit le haut de gamme d'Apple.
Côté logiciel, la nouveauté la plus importante est sans doute la nouvelle mouture du logiciel d'exploitation 10.3 ou Panther qui sort en octobre 2003. Parmi les nouveautés, on peut citer Exposé, Xcode, Fast User Swtiching, etc.
2004
En janvier 2004, Apple annonce l'iPod mini pour 249 dollars. Ce ne sont que 50 dollars de moins que l'iPod original et surtout, la capacité est de 4GB contre 10Gb pour le grand frère mais c'est tout de même un succès. Cette année-là, pour la première fois, les ventes d'iPod vont décoller de manière significative puisque 8.2 millions de baladeurs trouveront preneur. La raison s'explique aussi par le fait qu'Apple propose depuis quelques mois iTunes pour les PC ainsi que l'iTunes Music Store.
En août de la même année, Apple lance son iMac G5 et aussitôt, le succès est au rendez-vous grâce notamment à son écran LCD de 17 ou 20 pouces.
D'une façon générale, on notera aussi une grande déception dans la communauté Mac sur le fait qu'en 2004, rien n'est fait pour fêter dignement les 20 ans du Macintosh. Rien, même pas un communiqué de presse, ne sortira d'Apple pour commémorer cette date. Navrant.
2005
Fort du succès grandissant de l'iPod, Apple enfonce le clou en janvier avec l'iPod shuffle et connaîtra, encore une fois, une année record puisque c'est pratiquement 32 millions de baladeurs qui trouveront de nouvelles oreilles…
À la même date, Apple lance également une toute petite machine appelée Mac mini. Le succès est là aussi fulgurant malgré l'usage d'un processeur dépassé (en 2005, le G4 a 6 ans)!
En septembre 2005, juste avant les fêtes de fin d'année, c'est le nouveau iPod nano avec 2GB ou 4GB qui vient remplacer l'iPod mini. Le prix agressif de 199 dollars et son petit écran couleur feront un carton à Noël. Globalement, les iPod seront vendus à presque 32 millions d'exemplaires cette année-là.
Côté logiciel, on a encore droit à une nouvelle mouture du logiciel d'exploitation 10.4 ou Tiger qui sort en avril 2005. Parmi les nouveautés les plus intéressantes, on peut citer Spotlight, Automator, Dashboard et Quicktime 7.
2006
Inimaginable quelques années plus tôt, la plupart des machines Apple retrouvent un second souffle grâce à l'arrivée des processeurs Intel dans le ventre de nos Mac. En quelques mois, toute la gamme sera mise à jour et le choc sera vite passé tant les nouvelles performances sont au rendez-vous. Bien que les machines reçoivent de nouveaux noms, esthétiquement, elles restent à peu près identiques.
Le dernier iPod shuffle de 1GB voit le jour en septembre 2006, juste avant les fêtes. Sa nouvelle taille (minuscule) et son prix défiant toute concurrence de 79 dollars seront encore une fois à la base d'un succès énorme. En 2006, c'est plus de 46 millions d'iPod qui seront écoulés.
2007
La conférence Macworld de janvier 2007 restera dans les annales puisqu'Apple ne présente pas seulement de nouveaux produits inédits, mais la marque change de nom. Apple Computer, Inc. devient Apple, Inc. Pour mieux comprendre ce changement, il faut se pencher sur les nouvelles activités qu'Apple développe depuis quelques années: iPod, musiques, films, séries, etc.
À l'heure actuelle, les Macs représentent moins de 40 % des revenus et ce pourcentage devrait encore baisser avec l'arrivée de ces deux nouveaux produits:
L'iPhone devrait, dès juin 2007, enterrer les autres téléphones qui passeront tous de "smart" à "dump". Pour l'Europe, il faudra attendre la fin de l'année pour pouvoir en profiter.
Enfin, l'Apple TV devrait également nous apporter le fameux chaînon manquant entre notre télévision et notre ordinateur.
To be continued… (à suivre…)
Sur ces 10 dernières années, il y a eu quelques ratés ou des opportunités manquées mais dans l'ensemble, on peut l'affirmer sans l'ombre d'un doute: Jobs a su insuffler une nouvelle vie à Apple.
Je regrette que l'attention sur les Mac soit moins grande et que de fait, Apple relègue les Macs au second plan. Je préférerais qu'Apple licencie OS X et continue son développement comme bon lui semble puisqu’aujourd'hui, les Macs ne sont ni plus ni moins que des PC.
Personnellement, j'apprécie quelques nouveautés software et hardware qui sont sorties ces 10 dernières années de la tête de Jobs et de son équipe. Toutefois, ce qui m'a le plus impressionné, c'est que Jobs fasse le pas de proposer iTunes sur les PC et qu'il se rende à l'évidence que les puces Intel répondraient mieux aux besoins des Mac.
Ces deux points paraissent anecdotiques mais ils sont à la base du succès de l'iPod et du renouveau des Macs. Ci-dessous, un graphique qui résume l'évolution des ventes de l'iPod:
Comme on peut clairement le voir, la hausse des ventes coïncide avec la version d'iTunes 4.1 pour PC qui est sortie en octobre 2003. Des centaines de millions de personnes à travers le monde sur PC ont pu, immédiatement, jouir d'un iPod, d'iTunes et également, de l'iTunes Music Store.
Jobs a non seulement développé des produits innovants, mais il a largement contribué à rendre Apple florissant et très en vue dans le milieu de l'informatique et des médias en général. Ci-dessous, un résumé financier d'Apple depuis 1987 à 2006:
Malgré une période difficile entre 2001 et 2003, le retour de Jobs est clairement gagnant pour les finances d'Apple. Avec un chiffre d'affaires de 19 milliards de dollars, un bénéfice net de presque 2 milliards de dollars et 11 milliards de dollars en cash, tout va pour le mieux!
Toutefois, d'une façon générale, la part des Macs dans le marché de l'informatique reste marginale puisqu'on tourne toujours autour des 2 % à 3 % comme on peut le voir sur le tableau suivant:
Si la mission est réussie d'un point de vue financier, on reste plus circonspect quand on analyse les parts de marché de notre marque préférée. Bien sûr, comparé aux 2.6 millions de machines vendues en 1997, 2006 a été une bonne année puisque la marque a vendu plus du double de machines (5.6 millions).
Néanmoins, en valeur absolue, le Mac a perdu du terrain comparé aux PC puisqu'en 1997, les Macs représentaient 3.21 % du marché contre 2.42 % aujourd'hui.
Bref, comme nos machines ne sont que des PC (en plus jolis mais aussi plus chers), je me demande ce que ça donnerait si Apple portait encore plus de logiciels sous PC ou que tout simplement, elle licencierait Mac OS X à d'autres acteurs informatiques.
Au-delà de ça, je ne prends pas trop de risques en disant que l'entreprise Apple présidée par Steve Jobs a encore 10 belles années devant elle.
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