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Saint Bernard lui reproche doucement de se plaindre de ne pas être assez payé de retour par lui en fait d'amitié.
Vers l'an 1125.
A dom Guillaume (a), abbé, le frère Bernard, salut et la charité qui naît d'un cur pur, d'une bonne conscience et d'une foi sincère.
1. Si nul ne sait ce qu'il y a dans un homme que l'esprit qui est en lui, et s'il est vrai qu'il n'y a que Dieu qui lise dans les cœurs, tandis que nous ne pénétrons pas au delà du visage, je me demande, et je ne puis le faire avec assez d'étonnement, sur quoi vous vous fondez pour comparer
a C'est le titre que nous trouvons à cette lettre dans le manuscrit de Corbie. Voir la note de Mabillon sur Guillaume, abbé de Saint-Thierri de Reims, et plus tard, simple religieux cistercien de Signy. Voir aux notes.
ensemble l'affection que nous avons l'un pour l'autre et juger non-seulement des sentiments de votre cur, mais encore de ceux du mien. On ne se trompe pas seulement en regardant comme mal ce qui est bien, et réciproquement en trouvant bien ce qui est mal, mais encore en tenant pour certain ou pour douteux ce qui ne l'est pas. Peut-être est-il vrai que mon affection pour vous est moindre que celle que vous éprouvez pour moi, mais ce qui est bien sûr, absolument sûr, c'est que vous n'en savez certainement rien. Comment donc pouvez-vous donner pour indubitable ce dont il est certain que vous n'êtes pas sûr Chose étrange, Paul n'ose pas s'en rapporter à son propre jugement sur lui-même: « Je ne me juge pas, dit-il » ( I Corinth., IV, 3); Pierre gémit de s'être trompé en présumant de lui quand il s'écriait : « S'il me faut mourir avec vous, je ne vous renierai pas ( Matth., XXVI, 33); » les apôtres, à la pensée que l'un d'eux trahira le Martre, ne s'en tiennent pas au témoignage de leur conscience, et s'écrient l'un après l'autre : « Est-ce moi, Seigneur (Matth., XXVI, 22) ? » Enfin David confesse son ignorance en ce qui le concerne et s'écrie dans sa prière : « Oubliez mes ignorances, Seigneur (Psalm. XXIV, 7) ! » Et vous, vous ne craignez pas de vous montrer aussi affirmatif que possible en parlant non-seulement des sentiments de votre cœur, mais de ceux du mien, et vous protestez hautement que vous m'aimez plus que je ne vous aime.
2. Ce sont là vos propres paroles; je voudrais que vous ne les eussiez point prononcées, parce que je ne sais pas si elles sont vraies; mais vous, comment le savez-vous? Sur quoi vous fondez-vous pour affirmer que vous m'aimez plus que je ne vous aime ? Est-ce sur ce que ceux qui vont vous voir en passant par ici ne vous portent jamais, comme vous me le dites dans votre lettre, de gages de mon affection et de mon boit souvenir ? Mais quel gage vous faut-il pour vous prouver que je vous aime ? Me direz-vous qu'à toutes vos lettres je n'ai pas encore répondu une seule fois a ? Mais je n'aurais jamais osé me flatter que vous si sage, vous dussiez trouver du plaisir dans ce qu'un homme aussi inhabile que moi pourrait vous écrire. Je n'ai pas oublié qu'il a été dit: « Mes petits enfants, n'aimons pas de parole et de bouche, mais en couvres et en vérité (I Joan., III, 78). » Or dans quelle occasion avez-vous eu besoin de moi et vous ai-je fait défaut ? O Dieu, qui scrutez les reins et les cœurs ; ô Soleil de justice qui éclairez différemment les âmes par les traits de votre grâce, comme par autant de rayons différents, vous savez et je sens moi-même que je l'aime; par votre grâce et parce qu'il le mérite; mais jusqu'où va mon amour pour lui, je l'ignore; vous seul le savez, vous Seigneur, qui nous avez donné à tous les deux
a Cette lettre étant la première de saint Bernard à Guillaume, il faut la placer à l'année 1125.
l'amour que nous avons l'un pour l'autre; de quel droit l'un de nous peut-il donc s'écrier comme s'il le tenait de vous : J'aime plus que je ne suis aimé? Il faudrait pour avoir le droit de parler ainsi, voir notre propre lumière dans la vôtre, ô mon Dieu, et contempler dans le sein éclatant de la vérité même l'ardeur de l'amour qui nous consume.
3. Quant à moi, je me tiens pour satisfait de voir mes propres ténèbres dans votre lumière, Seigneur, en attendant que vous me visitiez à l'ombre de la mort où je suis assis et que vous me manifestiez le fond des cœurs en éclairant l'obscurité où je me trouve, et les ténèbres épaisses qui m'environnent : alors je ne verrai plus rien que votre splendeur en elle-même. Je sens très-bien que vous me faites la grâce de l'aimer; mais l'aimé-je assez ? Il ne m'est pas encore donné de le voir dans l'éclat de votre lumière, je ne sais pas même si je suis arrivé pour lui à cet amour qui donne sa vie pour ses amis. Car, bien loin de pouvoir répondre de la perfection de nos sentiments, nous ne saurions en affirmer la pureté. C'est vous, Seigneur, qui avez allumé dans mon âme la lampe qui me fait apercevoir les ténèbres où je suis plongé, et m'eu montre l'horreur; daignez, mon Dieu, les éclairer assez pour que j'aie le bonheur de voir toutes les affections de mon cœur parfaitement réglées, de sorte que je discerne ce que je dois aimer et que je n'aime que cela dans la mesure et pour la fin convenables, ne voulant être aimé moi-même que pour vous, Seigneur, et pas plus que je ne dois l'être; car je serais bien malheureux si, comme je l'appréhende, j'étais plus aimé de de lui que je ne le mérite, ou s'il ne l'était pas lui-même autant qu'il en est digne. Mais pourtant, comme on doit d'autant plus aimer les hommes qu'ils sont plus vertueux, si la vertu se mesure sur la charité, je conviens que je l'aime beaucoup plus que moi-même, parce que je ne doute pas qu'il ne soit bien meilleur que moi, mais je confesse en même temps que je l'aime bien moins que je ne le dois, parce que je ne suis pas aussi parfait que lui.
4. Mais vous, mon père, car je reviens à vous, plus votre amour est grand, moins vous devez mépriser l'imperfection du mien; car si vous m'aimez plus que je ne vous aime, attendu que vous valez bien plus que moi, vous ne m'aimez pourtant pas plus que vous ne pouvez. Il en est ainsi de moi: si je vous aime moins que je ne devrais vous aimer, je le fais pourtant de toutes mes forces; mais je ne puis que ce qu'il m'a été donné de pouvoir. Entraînez-moi donc à votre suite afin que je puisse vous atteindre et qu'avec vous, recevant le pouvoir d'aimer plus, je vous aime en effet davantage. Mais pourquoi chercher à m'entraîner après vous et vous plaindre de ne le pas pouvoir, puisque vous avez réussi, comme vous le verrez, polir peu que vous le vouliez voir? Vous m'entraînerez même encore quand il vous plaira, mais vous m'aurez tel que je suis, non pas tel que vous espérez nie trouver; puisque vous voyez en (160) moi toute autre chose que ce qu'il y a. Or c'est ce je ne sais quoi qui n'est pas moi que vous poursuivez, mais que vous ne sauriez atteindre puisque je ne l'ai pas, de sorte que ce n'est pas moi, mais c'est Dieu, en moi, qui vous fait défaut, comme vous vous en plaignez dans votre lettre. Maintenant donc, si tout ce verbiage vous plait, dites-le moi, je le renouvellerai sans avoir peur d'encourir le reproche de présomption, puisque je ne ferai que vous obéir. Je ne vous ai pas envoyé la petite préface (a) que vous m'avez demandée, parce que je ne l'avais pas encore mise au net, ne croyant pas que je dusse en avoir besoin. Je prie Dieu, l'auteur de tous les bons désirs et de l'heureuse issue dont ils sont susceptibles, de vous accorder, très-pieux et très-révérend père, que je ne saurais trop aimer, tout ce que vous désirez de meilleur pour vous et pour les vôtres.
LETTRE LXXXV.
62. A Guillaume abbé de Saint-Thierri. Le vénérable Guillaume, qui faisait les délices de saint Bernard, était d'une famille noble de Liège; il fut envoyé à Reims pour y faire ses études, avec un autre jeune homme de bonne famille nommé Simon, qu'un manuscrit de Marmoutiers, contenant plusieurs lettres de saint Bernard, dit être son propre frère : Guillaume foulant aux pieds les délices du monde, entra avec son compagnon dans le monastère de Saint-Nicaise de Reims, qui jouissait alors d'une grande réputation de régularité. Après avoir heureusement passé le temps de leur noviciat, comme ils étaient l'un et l'autre des modèles de vertus, ils devinrent, l'un, Simon, abbé de Saint-Nicolas-aux-Bois, dans le diocèse de Laon, et l'autre, Guillaume, succéda en 1120 dans le monastère de Saint-Thierri de Reims, à Geoffroy qui avait été nommé abbé de Saint-Médard de Soissons. Cependant la réputation de sainteté de Bernard se répandait partout et inspirait à beaucoup de personnes le désir de le voir et de l'admirer. Notre Guillaume, alors simple religieux de Saint-Nicaise, ayant appris la maladie dont Bernard fut atteint peu de temps après être devenu abbé de Clairvaux, vint le voir avec un certain abbé. C'est dans les entretiens qu'il eut avec lui que commença à naître cette étroite amitié dont ils furent liés l'un et l'autre dans la suite : « Guillaume se sentit si doucement attiré vers Bernard et éprouva un si grand désir de partager son humble et pauvre demeure, que si on lui avait permis ce jour-là de manifester un vœu, t'eût été avant tout de pouvoir demeurer toujours avec lui pour le servir. » (Vie de saint Bernard, livre I, chap. VII.) C'est ce qui explique la douleur qu'il ressentait en entendant les calomnies dont saint Bernard était l'objet, et ne pouvant les souffrir plus longtemps, il l'engagea à se justifier auprès de lui de toutes les accusations dont les religieux de Cluny le chargeaient, ce qu'il fit en effet dans une apologie pleine d'élégance que nous avons placée au tonte second, où on peut la lire ainsi que les notes qui s'y rapportent.
63. Ce ne sont pas les seuls chagrins qu'eut à ressentir l'amour de Guillaume pour saint Bernard: fatigué du fardeau;de la charge pastorale, et consumé plus que jamais du désir de se réunir à son ami, il se vit plusieurs fois refuser l'entrée de Clairvaux, comme on le comprend d'après cette lettre; il se démit enfin de sa charge et se retira dans le monastère de Signy de l'ordre de Cîteaux, au diocèse de Reims, vers l'an 1135, après avoir été quatorze ans et cinq mois abbé de Saint-Thierri ainsi qu'il est dit dans le catalogue des abbés de cette maison, d'accord, en ce point avec une charte de Saint-Nicaise de Reims, dans laquelle Renault, archevêque de cette ville, confirme, d'après Hélin, les acquisitions faites en Il 35 par Joran, abbé de Saint-Thierri, où il avait été appelé à succéder à Guillaume, du monastère de Saint-Amand, dont il était prieur. Guillaume fit vu de stabilité à Signy vers l'année 1135, etaprès avoir passé plusieurs années dans une grande humilité et une modestie exemplaire, aussi bien que dans la contemplation des choses du ciel, son occupation quotidienne, dit la Chronique transcrite de Signy, il quitta ce monde vers 1150, ou du moins pas avant 1144, puisque nous avons de lui une lettre aux religieux de Mondée, adressée à leur prieur Haimon, qui avait cette année-là même succédé à Geoffroy, premier prieur de cette maison, mais avant la mort de saint Bernard, puisqu Ernald commence par le récit de la mort de Guillaume, le second livre de la Vie du Saint, ainsi qu'on peut le voir dans les notes de la lettre trois cent quinzième.
Voici comment la Chronique de Signy rapporte la mort de Guillaume « Il s'endormit dans le Seigneur à la fin de sa carrière; son corps repose dans le cloître à l'entrée du chapitre. » Plus tard, c'est-à-dire huit ans après, Eloi, neuvième abbé de Signy, fit exhumer de leurs tombeaux, dit la même chronique, les ossements de Guillaume abbé de Saint-Thierri, d'Arnoulphe (a) abbé de Saint-Nicaise, et de Girard, abbé de Florennes, lequel l'avait suivi à Signy, et les fit placer dans l'intérieur de l'oratoire, à l'entrée même de l'église, du côté du cloître, après les avoir enfermés dans un coffre, avec tout le respect qui leur était dû. »
64. Nous nous sommes un peu étendu sur ce qui concerne Guillaume, mais il n'était peut-être pas inutile d'entrer dans ces détails. On peut voir en effet, à la manière dont saint Bernard lui écrit, le cas qu'il fait de sa personne et de quelle amitié il sut payer la sienne de retour; il le montre surtout dans cette quatre-vingt-cinquième lettre oit saint Bernard répond d'une manière aussi élégante que chrétienne au reproche que Guillaume lui faisait. de ne pas l'aimer autant qu'il l'aimait lui-même; il le fait voir encore dans sa quatre-vingt-huitième
a Le Catalogue des abbés de Saint-Nicaise le mentionne comme simple religieux.
lettre, adressée à Oger, en s'écriant : « Hélas! pourquoi faut-il que le souvenir d'un pareil homme se présente à mon esprit, dans un moment où je ne puis m'entretenir avec vous de cet excellent ami, aussi longuement qu'il le mérite; car je suis obligé de terminer ma lettre?...» Il avait une telle estime de son érudition et il faisait un tel cas de son savoir, qu'il lui dédia et soumit à sa censure son livre de la Grâce et du libre arbitre. L'abbé Luc de Cuissy l'ayant consulté sur certaines difficultés, il lui dit, lettre soixante-dix-neuvième, combien il était étonné qu'il recourût à lui, avant de s'être adressé à Guillaume, et d'avoir pris son avis. Tous ces témoignages prouvent assez le savoir et la piété de cet homme; mais ce qui donne de l'une et de l'autre une preuve encore plus concluante, c'est son admirable lettre aux religieux de Mondée, une lettre d'or et le dernier ouvrage de Guillaume, si on excepte peut-être le premier livre de la Vie de saint Bernard. Comme il a donné lui-même la liste de ses uvres, dans une préface que nous reproduisons en entier plus loin, il est inutile que nous nous arrêtions plus longtemps sur ce qui le concerne. On peut trouver sur lui de plus amples détails dans l'avis placé en tête de la lettre aux religieux de Mondée, et dans le tome III de la Bibliothèque des Pères de Cîteaux. (Note de Mabillon.)
L'an 1136.
Saint Bernard lui renvoie, pour le réprimander sévèrement, un moine fugitif qu'il a commencé par reprendre lui-même avec force, puis il le détourne de la pensée qu'il nourrissait de changer d'état, ou de se démettre de sa charge pour redevenir simple religieux.
A son ami, Bernard, abbé de Clairvaux, tout ce qu'on peut souhaiter à un ami.
1. C'est vous qui m'avez dans votre lettre salué de cette manière A son ami tout ce que peut souhaiter un ami. Ce mot est de vous, je l'accepte pour vous l'appliquer à mon tour. Vous savez qu'il n'est pas de meilleure preuve de l'amitié que de mettre tout en commun, et due rien ne montre mieux combien deux cœurs sont étroitement unis que l'emploi des mêmes expressions : deux mots maintenant de réponse à votre lettre. Quand elle m'est arrivée, le jour de la Nativité de Notre-Dame (b), obligé d'être tout entier à la solennité du jour, je n'ai pas eu le loisir de m'occuper d'autre chose; votre messager était pressé de repartir, et ce n'est qu'il grande peine que je l'ai décidé à demeurer ici jusqu'à ce matin pour me donner le temps de vous écrire ces quelques mots à la hâte après tous nos offices. Je vous renvoie un religieux
a Il s'agit ici de la lettre qui se trouve placée en tète de son apologie adressée à Guillaume: dans plusieurs manuscrits, elle est placée avant celle-ci. Voir la lettre quatre-vingt-huitième, n° 3, et les autres lettres de saint Bernard à l'abbé Guillaume.
b C'est, le pense, des Cisterciens qui ont placé toutes leurs maisons sous le patronage de la sainte Vierge, qu'est venu l'usage d'appeler Marie, Notre-Dame. Pierre de Celles, en parant de saint Bernard, livre VI, lettre vingt-troisième, dit: « Il était en effet un enfant très-dévot de Notre-Dame, en l'honneur tic laquelle il dédia non pas un, mais tous les couvents des Cisterciens.
fugitif, après lui avoir fait de sévères réprimandes, telles qu'en mérite son cœur endurci. Il m'a semblé que je n'avais rien de mieux à faire que de le renvoyer à son ancien monastère, car nos règles nous interdisent de garder un religieux chez nous, sans le consentement de son abbé. Vous devez le reprendre très-sévèrement aussi, le presser de réparer humblement sa faute, et lui redonner un peu de courage en lui remettant une lettre de recommandation pour son abbé.
2. Quant à ma santé, je ne puis vous répondre qu'une chose, c'est qu'elle continue, comme par le passé, à n'être pas très-bonne, sans variations notables ni en mieux ni en pis. Si je n'ai pas fait partir la personne que j'avais dessein de vous envoyer, c'est uniquement parce que je redoute beaucoup plus le scandale qui peut exposer le salut de plusieurs âmes, que le péril qui ne menace que le corps d'un seul. Enfin, pour ne rien omettre des choses dont vous me parlez, je terminerai par ce que vous me dites de vous : vous désireriez savoir ce que je voudrais que vous fissiez, comme si je connaissais tout ce qui vous concerne; mais si je vous le disais maintenant, je suis persuadé dite vous ne pourriez le faire et je ne vous conseillerais même pas de l'entreprendre. Je désire en effet pour vous ce que vous appelez depuis longtemps de vos vœux, je le sais (a); mais si nous faisons abstraction, comme nous devons le faire, de votre désir et du mien, je trouve qu'il est beaucoup plus sûr pour moi de vous conseiller ce que je crois que Dieu vous demande et beaucoup plus avantageux pour vous de le faire. Mon avis est donc que vous devez garder votre charge et rester là où vous êtes : rendez tous les services possibles à ceux qui vous ont à leur tête et ne vous démettez pas de la prélature tant due vous pouvez être utile à ceux qui sont soumis à votre juridiction; car malheur à vous si, étant placé à la tête du troupeau, vous êtes pour lui sans utilité ; mais bien des fois plus malheur encore à vous si, dans la crainte que vous inspire le premier rang, vous fuyez l'occasion d'être utile.
a Guillaume désirait depuis longtemps se démettre de son abbaye pour se retirer à Clairvaux ; Saint Bernard ne lui ayant pas permis d'exécuter ce projet, il se retira à Ligny. Voir la note de Mabillon.