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Un membre du comité d'initiative contre l'éducation sexuelle à l'école avant l'âge de 9 ans a été condamné pour des contacts sexuels avec une mineure dans les années 1990. Benjamin Spühler s'est retiré du mouvement sur demande du comité. Un autre membre du comité a démissionné à son tour suite à cette information.
C'est un tiers qui a informé le comité de la condamnation de M. Spühler, il y a 17 ans, pour des faits qu'il a niés, indiquent les initiants vendredi dans un communiqué. Le comité confirme l'information révélée dans le "Blick" et l'"Aargauer Zeitung".
Sur cette base, il a appelé le principal intéressé à se retirer et à cesser toute activité liée à l'initiative populaire lancée mardi au niveau fédéral. Benjamin Spühler s'est exécuté "immédiatement" et s'est excusé pour ne pas avoir informé le comité au sujet de son passé.
Crédibilité
Le conseiller national PDC valaisan Yannick Buttet s'est dit "choqué" lorsqu'il a appris la nouvelle. "On ne peut pas bafouer les valeurs qu'on veut défendre", a-t-il déclaré à l'ats, revenant sur une information des Radios Régionales Romandes. Il estime que le comité n'est plus crédible.
Dans un mail envoyé aux initiants mais resté sans réponse, M. Buttet, qui a démissionné, propose de mettre en place un autre comité d'initiative, avec de nouvelles personnes.
M. Spühler siégeait au comité d'initiative en tant que président d'un comité de parents d'élèves bâlois. Ce groupe combat notamment l'introduction d'un équipement d'éducation sexuelle dans les écoles de Bâle-Ville. Il est à l'origine de l'initiative populaire "contre la sexualisation à l'école maternelle et à l'école primaire".
ATS