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Niamey - La junte militaire qui a renversé le 18 février le président du Niger Mamadou Tandja a annoncé mercredi qu'elle remettrait le pouvoir aux civils d'ici le 18 février 2011. Elle n'a toutefois pas donné de date pour les futures élections.
En avril, le Conseil consultatif - une instance de 131 représentants de la société civile, de l'Etat et des partis politiques - avait estimé que le gouvernement intérimaire dirigé par l'armée devrait céder le pouvoir aux civils dans ce laps de temps.
"Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD, nom officiel de la junte), après avoir sérieusement analysé la situation du pays, a décidé d'accepter la proposition faite par le Conseil consultatif et fixe la durée de la période de transition à douze mois à partir du 18 février 2010", a déclaré un porte-parole de la junte à la télévision nationale.
Après avoir déposé le président Tandja, le CSRD s'était engagé à "moraliser" la vie politique avant de prévoir des scrutins. La communauté internationale souhaite un retour rapide à un régime démocratique au Niger, l'un des pays les plus déshérités de la planète malgré d'immenses gisementa].
Ce pays sahélien revêt une importance stratégique croissante pour les Occidentaux en raison de la présence dans toute la bordure du Sahara de cellules opérationnelles d'Al Qaïda. Mais les ocidentaux avaient hésité à condamner formellement le renversement de Tandja. Cet ex-militaire qui a fait adopter en 2009 une réforme constitutionnelle perpétuant son pouvoir et élargissant ses prérogatives.
ATS