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Le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) a décidé dimanche de soutenir le référendum lancé contre la nouvelle loi sur l'armée. Il se joint ainsi au comité présidé par Christoph Blocher.
Il ne faut pas céder à un réflexe anti-ASIN et renoncer au référendum, a mis en garde Renate Schoch, la secrétaire du Groupe pour une Suisse sans armée. Les quelque 60 membres du GSsA, réunis à Soleure, ont suivi ce point de vue. Ils ont rejeté la nouvelle loi sur l'armée à l'unanimité.
Le GSsA n'en veut pas, parce qu'il regarde au-delà des frontières et s'intéresse à des solutions non-violentes aux conflits internationaux, a déclaré Renate Schoch. La révolution pacifique en Yougoslavie a prouvé que la logique civile pouvait avoir raison de la logique militaire, a ajouté Joe Lang, membre fondateur du GSsA. La Suisse doit adhérer au monde par la grande porte politique et non par la petite porte militaire.
Le GSsA salue le fait que la révision de la loi sur l'armée ne prévoit des missions armées à l'étranger que sur mandat de l'ONU ou de l'OSCE. Il pourrait accepter des missions de maintien de la paix, mais pas des opérations d'imposition de la paix comme celle de l'OTAN au Kosovo. Pour le GSsA, l'armement des soldats suisses doit se limiter à l'auto-protection.
Vendredi, l'ASIN avait déjà lancé un référendum contre la révision de la loi sur l'armée. Pour des raisons très différentes. L'Association pour une Suisse indépendante et neutre veut elle aussi empêcher l'engagement de soldats suisses armés dans des missions de promotion de la paix à l'étranger. Mais parce qu'elle voit là un premier pas vers l'adhésion à l'OTAN, l'ONU et l'Union européenne.
swissinfo avec les agences