Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/183574

<h2>SubmittedText<h2><p>Lors d'hospitalisations psychiatriques, 60 % des cas d'internement sont pris en charge par un service d'urgence, un hôpital ou la famille. Or on sait que le patient a plus de chances d'aller mieux s'il suit un traitement volontaire !</p><p>La hausse de ces hospitalisations (souvent à répétition) est jugée alarmante.</p><p>- Le Conseil fédéral estime-t-il que ces pratiques augmentent fortement les coûts de la santé ?</p><p>- Dans cette optique a-t-il étudié une solution pour limiter ces coûts inhérents à la santé mentale ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>De manière générale, les traitements psychiatriques ont de meilleures chances de succès si le patient entreprend le traitement de son plein gré. Si toutefois la personne concernée représente un danger grave pour elle-même ou pour autrui, il est possible de l'hospitaliser contre son gré. La fréquence de tels placements a baissé ces dernières années. Ainsi, en 2015, sur l'ensemble des admissions dans des établissements psychiatriques hospitaliers, leur part était de 15 %, alors qu'en 2002 elle dépassait 20 %.</p><p>De 2006 à 2015, les coûts des soins psychiatriques stationnaires et ambulatoires ont augmenté d'environ 50 %, ce qui correspond à la hausse des coûts totaux du système stationnaire et ambulatoire. Les coûts des soins psychiatriques stationnaires n'ont augmenté durant la même période que de 28 %. Le Conseil fédéral estime donc qu'on ne peut pas établir de relation directe entre le nombre de placements à des fins d'assistance et l'évolution des coûts en psychiatrie.</p>