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Anaglyphes stéréoscopiques – Didier Chatellard
29 octobre – 21 décembre 2018
Lundi – Vendredi – 8h – 17h
Vernissage 13 novembre 2018 – 19h
Hall du Lycée Blaise-Cendrars, Succès 41-45, 2300 La Chaux-de-Fonds
Le premier stéréoscope est dû au célèbre physicien anglais Charles Wheatstone, qui déposa en 1838 un mémoire à la Royal Academy, en même temps que le premier stéréoscope connu. Il peut être considéré comme le père de la stéréoscopie, terme qui englobe tous les procédés qui permettent de voir artificiellement des images en relief. Ce stéréoscope comportait deux miroirs à 90° qui renvoyaient latéralement le regard vers deux dessins stéréoscopiques spécialement préparés (inversés pour annuler l’effet des miroirs). Puis le principe fut appliqué à la photographie naissante. La photographie stéréoscopique c’est ainsi plus de 150 ans d’évolution de techniques.
Parmi celles-ci figure en bonne place l’anaglyphe: En 1858, Charles d’Almeida fait connaître un nouveau mode de restitution du relief: Au moyen de deux projecteurs équipés de filtres rouge et vert, il superpose des photographies stéréoscopiques sur un écran. Les spectateurs regardent avec des lunettes munies de verres de mêmes couleurs. En 1891 Louis Ducos De Hauron utilise
les anaglyphes en imprimant les images d’un couple stéréoscopique l’une sur l’autre sur un papier. Cette invention permet de publier les images en relief dans les journaux (bandes dessinées, publicités, etc.). En 1935, Louis Lumière améliore la colorimétrie des filtres et utilise les anaglyphes pour le cinéma. À partir de 1950, le cinéma anaglyphique est remplacé par la lumière polarisée et permet ainsi la projection de film couleur en relief.
Cette exposition proposée par Didier Chatellard, professeur de physique au Lycée Blaise-Cendrars, revisite cette technique avec les moyens informatiques actuels. Ils permettent de triturer des prises de vue d’objets réels pour produire des images stéréoscopiques des plus improbables. A vous de deviner quel objet peut être à l’origine de l’image produite! Clin d’œil à l’âge d’or de la stéréoscopie des années 1900, une petite série d’images érotiques « soft » de Jules Richard sont aussi réinterprétées… les éroglyphes sont nés.