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Deux "Nobel Stars" au "firmament", la presse encense les lauréats romands
Les deux chercheurs de l'université de Genève ont été récompensés pour la découverte en 1995 de la première exoplanète.
Deux "Nobel-preis Stars", clame le Blick en Une mercredi matin, en jouant sur le mot "star", étoile en anglais.
Deux "stars" que les Romands s'arrachent
"Cocorico", écrit Frédéric Julliard dans son éditorial de la Tribune de Genève. Ce prix Nobel fait du bien à un canton qui se ridiculise si souvent avec ses scandales, affaires et autres gaffes. Au-delà de ce constat, ce Nobel illustre la qualité de la recherche à l'Université de Genève; c'est bon pour son classement international, pour attirer chercheurs et étudiants.
Si la Tribune de Genève parle de deux Genevois, la presse romande se dispute les origines des deux astrophysiens. La Côte parle d'un Michel Mayor Trélésien et le Quotidien jurassien, qui titre un "Queloz au firmament", évoque lui les lointaines origines jurassiennes de Didier Queloz. Le Nouvelliste, pour sa part, relève que Michel Mayor est un habitué du Valais et qu'il a contribué à l'essor de l'observatoire de Saint-Luc. Arcinfo titre pour sa part: deux Romands succèdent à Einstein.
Plus neutre, 24 heures présente les deux astrophysiciens de l'Observatoire de Genève comme étant "les chasseurs d'autres mondes" qui "décrochent la Lune". La Liberté félicite pour sa part "les deux étoiles" nobélisées.
Une découverte "philosophique"
Sur le fond, la plupart des journaux expliquent, avec force schémas en couleur, comment découvrir une planète qu'on ne peut pas voir, selon la formule de la NZZ. La NZZ qui évoque dans son commentaire le côté philosophique de la découverte de planètes.
Car, prendre conscience qu'il existe d'innombrables autres systèmes planétaires, dans l'infini, voire au-delà, a une dimension idéolologique. Bien plus que d'autres découvertes de ces dernières décennies. Elle nous oblige à repenser notre position dans l'Univers; à faire face, aussi, à la possibilité que le caractère unique de la Terre n'est pas si loin, précise le quotidien.
La question du financement
Plus terre à terre, le Tages Anzeiger, la Tribune de Genève et Le Temps abordent tous la question de la recherche et de son financement. La recherche de pointe a besoin d'un temps long, explique le Tages-Anzeiger. Une qualité qui se fait de plus en plus rare à notre époque de changements rapides, y compris dans le domaine scientifique.
Et quand on parle de "temps long", la politique n'est jamais loin. C'est l'angle de l'éditorial de Nicolas Dufour dans Le Temps: ce Nobel rappelle que la recherche helvétique dépend en grande partie des liens avec les institutions européennes. Il doit aussi résonner auprès du Conseil fédéral, et Guy Parmelin ne devrait pas mettre l'accent uniquement sur la formation professionnelle et l'innovation, estime l'éditorialiste.
Revue de presse radio: Valérie Droux
Revue de presse web: Victorien Kissling
Publié le 09 octobre 2019 à 07:53 - Modifié le 09 octobre 2019 à 08:29