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Le procès des Tigres tamouls s'est poursuivi mardi devant le Tribunal pénal fédéral à Bellinzone. (archives)
KEYSTONE/TI-PRESS/ALESSANDRO CRINARI(sda-ats)
Le procès des Tigres tamouls s'est poursuivi mardi avec l'audition des derniers prévenus sur leur situation personnelle. La cour entamera cet après-midi les interrogatoires des accusés sur les faits qui leur sont reprochés.
Le Tribunal pénal fédéral a entendu l'un des responsables des collectes de fonds en Suisse. Ce dernier s'en est pris à la procureure fédérale Juliette Noto, regrettant que, lors de son passage au Sri Lanka, elle ne se soit pas rendue dans les zones reculées, où "les Tamouls sont traités comme des esclaves". La magistrate n'a pas souhaité répondre avant le réquisitoire.
Son défenseur Me Pascal Graf a renouvelé les demandes préjudicielles, rejetées la veille. Elles portent sur 227 pièces qui concernent la Bank-Now, et sont censées établir les violations par cet établissement de ses devoirs. "Cette cour doit regarder vers la banque. Un seul employé impliqué, vous y croyez vraiment?" Son client est accusé d'avoir trompé cette banque de petit crédit.
Dernier prévenu interrogé sur sa situation personnelle, un autre récolteur de fonds a raconté comment il avait été arrêté au Sri Lanka après une attaque des Tigres contre l'armée gouvernementale. Torturé durant sa détention, il a ensuite quitté le pays pour n'y revenir qu'en 2005, durant la période de paix instituée pendant les négociations. Il n'y est pas retourné depuis, en raison des atrocités qui se poursuivent, selon lui, contre les Tamouls.
ATS