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La marine argentine a annoncé qu'elle mettait fin jeudi à ses opérations de recherche d'éventuels survivants de l'équipage du sous-marin San Juan, disparu il y a deux semaines dans l'Atlantique-Sud. Elle continuera par contre à rechercher le submersible lui-même.
S'il n'a pas pu confirmer avec certitude la mort des 44 membres de l'équipage du San Juan, le porte-parole de la marine a souligné que les recherches menées par une coalition internationale n'avaient "pas permis de découvrir le moindre élément de naufrage dans les zones explorées" et qu'elles avaient duré "deux fois plus longtemps" que le temps de survie estimé des marins à bord du submersible.
L'ARA San Juan n'a plus donné signe de vie depuis le 15 novembre. Il disposait alors de sept jours de réserves d'oxygène. Dans son dernier message, diffusé à 07h30 (11h30 en Suisse), il avait indiqué avoir eu une avarie à ses batteries, mais qu'elle avait été maîtrisée.
Explosion enregistrée
Un incident semble être survenu lorsque de l'eau de mer est entrée dans le navire par le schnorkel, le tube qui permet aux sous-marins équipés de moteurs diesel, comme le San Juan, de faire fonctionner ces moteurs tout en étant en immersion. Peu après, une explosion sous-marine a été enregistrée à proximité de la dernière position donnée par le sous-marin.
Le San Juan avait appareillé le dimanche 11 novembre d'Ushuaïa, dans l'extrême-sud de l'Argentine, pour regagner Mar de Plata, son port d'attache. Il a disparu à 450 kilomètres des côtes de Patagonie.
En crise de financement après les années fastes de la dictature (1976-1983) l'armée argentine est sous-équipée. La perte du San Juan porte un coup à la capacité opérationnelle de sa marine de guerre, d'autant plus que le San Juan était le fleuron de l'armée argentine dont les équipements sont généralement obsolètes.