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Les fabricants pourraient financer la campagne sur les avions de combat
Selon le journal, la SSO pourrait chercher un soutien financier auprès de chacun des constructeurs aéronautiques pour le financement de sa campagne référendaire sur l'acquisition des jets militaires.
"Il s'agit d'une proposition de discussion préliminaire, sans demande spécifique de financement", précise Stefan Holenstein, président de la Société suisse des officiers, dimanche dans Forum.
Le précédent Gripen
Contactés par la RTS, plusieurs officiers se sont distancés de cette lettre, évoquant une "idée saugrenue", "un jeu dangereux" ou de la "naïveté", en rappelant que c'est notamment le financement étranger, en l'occurrence par le constructeur Saab, qui avait fait capoter la votation sur les avions de combat Gripen en 2014.
"Je peux comprendre ces réactions, parce qu'on garde un souvenir de la défaite du Gripen. Mais nous ne ferons pas d'actions pouvant suggérer une influence étrangère", affirme Stefan Holenstein, avant d'admettre: "L'argent ne pousse pas sur les arbres dans notre organisation, on doit donc trouver des autres moyens de financement".
Réponses variées des constructeurs
Du côté des constructeurs interrogés par la SonntagsZeitung, "Lockheed Martin a l'intention de soutenir la campagne", a indiqué une porte-parole du concepteur américain de l'avion furtif F-35. "Nous vérifions chaque demande de sponsoring et nous nous assurons qu'elle répond à l'appel d'offres", s'est pour sa part contenté de déclarer la société américaine Boeing, qui propose le F/A-18 Super Hornet.
Pour Airbus, le constructeur de l'Eurofighter, "la demande de la SSO est une question qui doit être approuvée par le gouvernement suisse". Le groupe français Dassault, qui produit le Rafale, n'a pas voulu s'exprimer.
Des politiciens avertissent dans le journal que les avionneurs étrangers ne doivent en aucun cas s'immiscer dans une campagne de votation en Suisse. "On va parler avec les autorités du DDPS, et ne pas précipiter les choses. Et c'est seulement si les autorités approuvent la procédure qu'on ira de l'avant, sinon on refuse et on trouve d'autres chemins de financement", assure Stefan Holenstein.
Sujet et interview radio: Dominique Choffat, Renaud Malik
Texte web: vkiss, avec l'ats
Publié le 08 septembre 2019 à 18:22 - Modifié le 08 septembre 2019 à 20:35