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Un hooligan de 28 ans qui a pris part aux débordements dans le stade du Letzigrund à Zurich dimanche a été condamné à six mois de prison ferme. La peine a été prononcée via une ordonnance pénale, a indiqué à l'ats une porte-parole du procureur général, confirmant une information de "TeleZüri".
Le hooligan est actuellement en liberté, car l'ordonnance pénale n'est pas encore entrée en vigueur, a-t-elle précisé. Après le match entre Grasshopper et FCZ, qui a dû être interrompu, la police a arrêté quatre personnes, dont l'homme de 28 ans.
Soupçonné de blessures corporelles, il est resté en détention jusqu'à mardi. Les trois autres hommes avaient été relâchés dimanche déjà.
L'arbitre avait dû interrompre le derby zurichois 14 minutes avant sa fin alors que des débordements avaient lieu dans les tribunes entre supporters des deux équipes. Les violences s'étaient poursuivies aux alentours du stade.
Pas des auxiliaires de police
Le quotidien "Blick" est revenu mardi sur l'événement, lui consacrant plusieurs pages avec force photos. Il identifie sur l'une d'entre elles un supporteur du FCZ que le quotidien zurichois soupçonne d'avoir lancé un engin pyrotechnique en direction des fans de GC.
Un tel procédé n'appartient pas aux tâches de la presse. Les journaux ne doivent publier aucune photo sur lesquelles des visages de hooligans sont clairement reconnaissables, a déclaré mardi à l'ats le président du Conseil suisse de la presse Dominique von Burg.
"En principe, les médias ne sont pas des auxiliaires de police", ajoute M. von Burg. La publication de visages reconnaissables ne peut être autorisée qu'en cas de danger aigu, par exemple un attentat terroriste, ce qui n'est en l'occurrence clairement pas le cas ici, a-t-il dit.
Des clubs comme le FCZ ont déjà recouru à la publication d'images pour identifier des hooligans. Cela s'est toutefois fait dans le cadre d'Internet, via leurs propres sites.
ATS