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Hier, il n'a "plu" qu'un seul chien.
Oui, je sais, c'est pas très clair, tout ça. En réalité, l'histoire est très simple.
Prenez un enfant de huit ans et demi, qui rêve depuis plus d'une année d'avoir un chien.
Prenez des parents très réalistes qui ont refusé d'accéder à sa demande "faut le sortir, veiller à ce qu'il ne bouffe pas le chat du voisin et un chien n'a pas sa place dans un camping-car".
Prenez un collègue de travail qui a, par hasard, justement, un chien.
Combinez le tout et vous aurez une mère qui se promène sous une pluie battante, en fulminant, aux côtés d'un enfant radieux malgré le vent, le froid et la multitude de petites gouttes qui glissaient le long de son cou; combinez le tout et vous aurez un chien "prêté" par un collègue de travail, qui a été partant pour mettre en place du "dog-sitting".
Il faut l'admettre, le concept est séduisant de part et d'autre : un chien dont on n'a pas la charge quotidienne et un enfant qui a le plaisir de lancer une balle jusqu'à épuisement réciproque, juste pour voir le chien l'attraper en aboyant de bonheur, franchement, c'est sympa.
Quant au collègue, ma foi, il devrait aussi y trouver son compte puisqu'il y a dans la vie plein d'endroits où les chiens ne sont pas les bienvenus : les hôpitaux, les restaurants très chics, les pistes de ski, les églises, les cours de préparation à l'accouchement, les cinémans...
Sauf qu'il a fallu que cette première journée complète de "dog-sitting" se déroule sous une pluie battante, des trombes d'eau, des seaux, des litres, sans interruption.... Et dire que Junior aurait pu avoir envie de tenir contre lui un hamster, un cochon d'Inde, même à la limite un chat (là, j'aurais eu un motif formidable pour refuser cet achat, Mister étant allergique aux poils de félidé). Il aurait pu rêver d'un aquarium, rempli de petits poissons multicolores, il aurait pu être fasciné par les perruches mais non, il est fou de chiens.
Ainsi, même si je déteste viscéralement l'odeur du chien mouillé, si j'ai horreur des poils blancs collés contre mon pantalon, forcément noir, même si je déteste qu'un animal à quatre pattes me suive partout, je me réjouis déjà d'accueillir à nouveau cette boule d'énergie parce que moi, ce que j'aime le plus au monde, c'est le sourire de mon fils. Tiens, d'ailleurs, vivement que la femme de mon collègue accouche, il aura peut-être moins de temps pour lancer une balle et davantage envie de pousser un landau : ce manque de disponibilité ferait le bonheur de Junior.
Et vous, farouchement opposé aux animaux dits de compagnie ou passionné propriétaire d'une petite ou grande bête à qui vous vouez beaucoup de soin et de temps ?