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Pour les anciens Chinois, le Ciel et la Terre prirent consistance au sein d’une sorte d’éther primordial dont les éléments plus ou moins purs se séparèrent à la manière d’un fluide qui se décante.
Le Ciel, conçu tantôt comme une sphère, tantôt comme un dais de char, est rond par essence, tandis que la Terre qu’il recouvre est carrée. Des colonnes ou des montagnes, situées au pourtour et au centre de l’univers, sont tout à la fois des supports du Ciel et des voies qui y accèdent. Ciel et Terre sont les deux constituants d’un vaste organisme au sein duquel le sacré se concentre, en haut dans le Soleil, la Lune et les étoiles, en bas dans les monts et les fleuves. Selon une représentation fort répandue, le Ciel avait neuf étages ; inversement, dans les profondeurs de la Terre il y avait neuf étages, domaine des eaux abyssales et qu’on appelait les » Neuf Sources « .