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Laurent Meuwly, l'entraîneur qui vaut de l'or
Les athlètes du Fribourgeois ont fait un carton lors des championnats d'Europe d'athlétisme en salle à Torun en Pologne.
De ces Européens, Laurent Meuwly ne gardera que des bons souvenirs. Celui qui travaille pour la fédération néerlandaise, mais qui continue d'entraîner les Suissesses Ajla Del Ponte et Léa Sprunger, a vu ses athlètes remporter quatre titres et deux médailles de bronze. "Si mon groupe formait une nation, on aurait remporté le classement des médailles. C'est unique!", résume Laurent Meuwly.
Des performances "phénoménales"
Les festivités ont commencé samedi soir. Le Néerlandais Liemarvin Bonevacia a pris le troisième rang de la finale du 400 mètres. Une quinzaine de minutes plus tard, chez les femmes, c'est sa compatriote Femke Bol qui s'impose sur la même distance. Dimanche soir, le groupe de Laurent Meuwly survole les dernières épreuves de ces Européens en salle. La Tessinoise Ajla Del Ponte commence par remporter le 60 mètres. Elle boucle la course en 7'03.
"Son départ est excellent et ensuite, elle arrive à rester relâchée malgré l'enjeu. C'est une performance phénoménale", résume son entraîneur. Lors de cette finale du 60 mètres, Laurent Meuwly a également gardé un oeil sur une autre de ses protégées, puisque la Néerlandaise Jamile Samuel s'est parée de bronze.
La soirée se termine en feux d'artifice: les relais 4x400 mètres féminin et masculin des Pays-Bas qui sont également entraînés par Laurent Meuwly l'emportent.
Léa Sprunger, seule ombre au tableau
Après les Européens en salle, Laurent Meuwly a de quoi avoir le sourire. L'ancien directeur du Morat-Fribourg regrette peut-être la contre-performance de Léa Sprunger. En terminant troisième de sa demi-finale, la Vaudoise n'a pas réussi à se qualifier pour la finale du 400 mètres.
"On avait d'autres objectifs, mais elle n'avait pas les jambes pour les réaliser. Elle n'était pas dans ses meilleures dispositions, avec un camp d'entraînement raccourci à cause d'un test positif au Covid-19. Malgré tout, Léa ne s'est pas cachée, elle s'est présentée au départ. Elle aurait aussi pû rester à la maison, sachant qu'elle n'avait pas les armes pour lutter avec les meilleures", conclut Laurent Meuwly qui a de quoi sécher ses larmes.