Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07207.jsonl.gz/1424

Après des études d'ingénieur chimiste à l'École centrale de Lyon, Jacques Martin devient directeur de la fabrique Coignet, produisant de la colle, de la gélatine, puis du béton.
En 1878, il installe un atelier dans sa résidence située dans l'usine. Autodidacte à une époque où surtout les peintres de l'École des beaux-arts sont reconnus, il est encouragé par François Vernay à s'exercer à la peinture.
Pierre Puvis de Chavannes fut un de ses premiers admirateurs et dira de lui : « Mr Jacques Martin est l'honneur de la peinture lyonnaise actuelle. Ceci, qui ne fait de doute pour personne, fut longtemps tenu pour un paradoxe. Je n'entreprends point le récit des luttes que soutint le vieil artiste. Qu'il me suffise de rappeler que le ton des insultes et des quolibets se haussa singulièrement en son honneur. Quand les critiques ne s'unissaient pas aux peintres, dans une farouche et silencieuse conspiration, ils abreuvaient Jacques Martin des pires sarcasmes. ».
Dès 1881, il participe à de nombreux salons lyonnais et parisiens, il fait notamment partie des artistes retenus à l'Exposition universelle de 1894 et à l'exposition internationale des beaux-arts de 1914.
Vers 1904, il fonde avec Eugène Brouillard le Salon d'automne de Lyon, mais exposera également aux galeries Pouillé-Lecoultre, Maire-Pourceaux, Malaval et galerie des Archers. Il triomphera lors du Salon d'automne de Lyon en 1911.
Il est l'auteur de nombreuses peintures de fleurs, de natures mortes, de nus et de portraits dans lesquels on retrouve l'influence de son maître François Vernay ainsi que du peintre Auguste Renoir.
Il fut également violoniste et fonda une société de musique de chambre où il interprétait les airs classiques de Johann Sebastian Bach, Ludwig van Beethoven et Georg Friedrich Haendel avec le plus grand respect. Appréciant la compagnie des chanteurs, instrumentalistes et causeurs de l'époque, il trouvait leur compagnie dans le plus éminent salon de Lyon, celui de sa cousine Mme Mauvernay. Jacques Martin meurt le 13 novembre 1919 à Lyon et est enterré le 15 novembre 1919 en présence de nombreux admirateurs.