Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/149433

<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est chargé d'établir un rapport dans lequel il exposera les principaux objectifs et trains de mesures avec lesquels il entend garantir en Suisse un développement économique durable qui aura pour corollaire notamment une immigration acceptée par une grande partie de la population.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le 7 mars 2014, le Conseil fédéral a décidé de réexaminer sa politique de croissance. Cette décision intervient alors que le troisième train de mesures en faveur de la croissance arrive à échéance en 2015 avec la fin de la législature. L'acceptation du nouvel article 121a de la Constitution a remis en question la libre circulation des personnes et les relations avec l'UE, deux piliers importants de l'actuelle politique de croissance. En outre, face à la montée du scepticisme vis-à-vis de la croissance quantitative, le Conseil fédéral entend prendre ces critiques en considération et examiner les mesures susceptibles de contrer de manière ciblée les effets indésirables de la croissance économique.</p><p>Dans ce contexte, le Conseil fédéral a présenté, le 14 janvier 2015, un rapport qui évalue les besoins de l'économie sur la base des enseignements tirés de la récente crise économique. Ce rapport donne suite au postulat Leutenegger Oberholzer 13.3907, "Croissance affaiblie en Suisse", du 27 novembre 2013, qui chargeait le Conseil fédéral d'analyser la situation économique en Suisse et ses éventuelles faiblesses, afin d'augmenter la croissance réelle du PIB par habitant.</p><p>La "nouvelle politique de croissance" devra se concentrer sur les mesures favorisant la croissance de la productivité du travail,notamment dans le domaine du renforcement de la concurrence, de l'ouverture internationale ou de l'atténuation du manque de main-d'oeuvre spécialisée. Par ailleurs, d'autres mesures doivent être prises en vue, d'une part, d'accroître la résistance de l'économie aux crises économiques - par exemple amélioration de la durabilité financière des assurances sociales ou réduction des risques systémiques dans le secteur financier - et, d'autre part, d'augmenter la productivité des ressources investies, pour endiguer ainsi les effets indésirables de la croissance économique. Dans ce but, le découplage absolu entre la croissance économique et la pollution doit être visé. Cette réorientation de la politique de croissance vise donc un développement économique durable, largement accepté et propre à favoriser la prospérité.</p>  Le Conseil fédéral propose de rejeter le postulat.