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Des milliers de personnes ont défilé dans les rues de Bamako pour soutenir la junte militaire qui a renversé il y a près d'une semaine le président malien Amadou Toumani Touré. Les putschistes accusent le régime du président Touré d'incompétence face à l'offensive des Touaregs.
Dimanche, Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi), seul parti d'opposition représenté à l'Assemblée nationale malienne dissoute (3 députés sur 147) par la junte, avait créé le Mouvement populaire du 22 mars (M22), favorable aux mutins.
Trente-huit partis politiques et une vingtaine d'associations ont de leur côté formé un Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FUDR) opposé à la junte. Ils réclament le retour à l'ordre constitutionnel, tout comme la communauté internationale.
La Cédéao envisage une transition
Les dirigeants de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont indiqué envisager "une transition" après le putsch au Mali. Le président de l'Assemblée dissoute assurerait l'intérim du pouvoir jusqu'aux élections, a déclaré à Radio France Internationale le ministre burkinabé des Affaires étrangères, entérinant de fait l'éviction du président malien.
Auparavant, la junte a annoncé l'adoption d'une nouvelle Constitution. Cela, à 48 heures de la visite de plusieurs chefs d'Etat ouest-africains qui ont haussé le ton pour "un retour rapide à l'ordre constitutionnel".
ATS