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L’expression épicondylite latérale désigne une inflammation d'un tendon située dans la partie latérale du coude. Cette "inflammation" touche l'insertion du tendon commun des muscles extenseurs du poignet. Cette pathologie survient après des microtraumatismes répétés lors d'activités professionnelles ou sportives ("tennis elbow").
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L'épicondyle latéral est une petite protubérance de l’extrémité distale et latérale de l’humérus. Sur cet épicondyle latéral de l’humérus s'insèrent le muscle court extenseur radial du carpe, le muscle long extenseur radial du carpe, le muscle brachio-radial, le muscle extenseur ulnaire du carpe. Le muscle court extenseur radial du carpe se termine sur la face dorsale de la base du métacarpien III. Le muscle long extenseur radial du carpe se termine sur la face dorsale de la base du métacarpien II. Le muscle brachio-radial se termine sur l'extrémité proximale du processus styloïde du radius. Le muscle extenseur ulnaire du carpe se termine sur la face dorsale de la base du métacarpien V. L'extension de la main et les mouvements de rotation spécialisés de l'avant-bras sont les principales fonctions de ce groupe musculaire. Toutes les activités comportant des mouvements simultanés de rotation de l'avant-bras et de flexion du poignet favorisent la survenue d'une épicondylite latérale.
L'épicondylite latérale se manifeste par une douleur localisée dans la région latérale du coude (épicondyle latérale). Lors de l’examen clinique, cette douleur peut être déclenchée en étendant le poignet contre résistance. La palpation de l’origine du tendon conjoint des muscles épicondyliens latéraux est douloureuse.
Le terme "-ite" latérale signifie inflammation. Dans le cas présent, c’est un mauvais emploi, une mauvaise dénomination car l’examen au microscope ne montre en général pas de signes d’inflammation. Ne sont visible qu’une dégénérescence angioblastique associée à une désorganisation des fibres collagène. La dénomination la plus appropriée serait donc plutôt "tendinopathie du tendon commun des extenseurs".
Les radiographies standards ne permettent pas d'apprécier l'état des tendons. Elles sont surtout réalisées pour écarter d'autres diagnostics comme l'arthrose ou une lésion osseuse traumatique. Néanmoins elles permettent de détecter la présence de calcifications se trouvant en projection de l’insertion du tendon commun des extenseurs. Ces calcifications peuvent témoigner d'une tendinopathie chronique.
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La performance de l'examen échographique dépend à la fois du matériel utilisé (l'examen nécessite l'emploi d'une sonde linéaire haute résolution spécialisée et coûteuse) et de l'expérience du radiologue.
Les signes échographiques incluent la présence:
• d'un tendon épaissi (comparaison avec le côté controlatéral nécessaire)
• d'une hyperhémie au Doppler énergie
• de plages hypoéchogènes intratendineuses.
L'IRM est un examen non invasif et ses performances diagnostiques sont excellentes avec, dans la littérature, une sensibilité reportée à plus de 90% et une spécificité supérieure à 85%. L’origine du tendon commun des muscles extenseurs du poignet et de la main apparaît épaissi et de signal augmenté sur toutes les séquences (signal intermédiaire en T1, hyper intensité en T2). Les ruptures tendineuses partielles sont visibles sous forme d’une hyperintensité en T2 de type liquidien.
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Il n’y a pas de consensus sur le traitement médical optimal et la combinaison de plusieurs options est possible:
• éviction des facteurs favorisants
• glace
• AINS
• port d’une coudière
• physiothérapie
• les ultrasons
• injections locales de corticostéroïdes
• injections de toxine botulinique
• injections de sang autologue ou de plasma riche en plaquettes (PRP)
Lorsque la symptomatologie est importante et persistante après 12 mois de traitements médicaux (évolution défavorable), le patient est adressé au chirurgien.
Toutefois moins de 10% du total des patients bénéficieront effectivement d'un traitement chirurgical.
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