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Le pontage coronarien constitue une meilleure option que l'angioplastie pour des malades ayant plusieurs artères coronaires obstruées. Ce constat émane d'un essai clinique dont les résultats ont été dévoilés lundi.
L'angioplastie augmente de 47%, ou 1,8 fois, le risque d'infarctus, de mortalité ou d'une nouvelle intervention que le pontage coronarien, selon une étude menée sur 880 patients dans quatre pays. Choisis au hasard, les malades ont été suivis durant plus de quatre ans et demi en moyenne.
L'angioplastie revient à ouvrir l'artère avec un ballonnet gonflé qui permet d'insérer un ressort métallique (stent). Le dispositif maintient les parois écartées.
Un pontage consiste à greffer un segment de vaisseau sanguin prélevé dans la jambe pour dévier la partie obstruée de l'artère coronaire, rétablissant ainsi le flot sanguin qui alimente le muscle cardiaque. Comme il s'agit d'une intervention chirurgicale lourde, il est seulement recommandé aux personnes présentant un grand risque de rétrécissement de deux artères ou plus.
Directives actuelles confirmées
Ces résultats viennent conforter les directives cliniques actuelles privilégiant le pontage pour les patients souffrant de multiples blocages de leurs artères, a souligné le Dr Seung-Jung Park, directeur de l'etude.
"Nous pensions dans les précédents essais cliniques que les limitations des stents de première génération pourraient expliquer l'accroissement des risques cardiovasculaires liés à l'angioplastie", a ajouté le cardiologue de l'Asan Medical Center à Séoul, en Corée du Sud.
Un marché juteux
Seulement deux essais cliniques ont comparé les risques entre les deux techniques depuis la mise sur le marché des stents de nouvelle génération. Enduits de médicaments pour empêcher la formation de caillots de sang, ceux-ci se sont révélés plus efficaces pour maintenir les artères ouvertes. Le marché mondial des stents est estimé à plus de cinq milliards de dollars par an.
La conclusion de l'étude a été présentée lors de la conférence de l'American College of Cardiology qui s'est tenue pendant trois jours à San Diego, en Californie. Ces observations ont été simultanément publiées sur le site internet de la revue médicale américaine "New England Journal of Medicine".
ATS