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Au lendemain de la première guerre mondiale, le 6 décembre 1919, la Société genevoise d’études italiennes fut fondée à Genève, dans les Salons de l’Athénée, par Ernest Muret, professeur de langues et littératures romanes, sur l’initiative de Georges Wagnière, ministre de Suisse à Rome.
Les statuts ont été réactualisés pour la dernière fois en 1986.
Parmi les sociétaires de la première heure on compte plusieurs personnalités appartenant au monde des lettres et des arts, de la magistrature et de la politique: représentants de familles de Lucques ou Venise, venues au XVIe siècle chercher un refuge dans notre cité pour cause de religion, tel Horace Micheli, directeur politique du « Journal de Genève » ou Henri Le Fort, juge à la Cour de Justice, les professeurs Frédéric Battelli, Alexis François, Hector Christiani, Bernard Bouvier et Pierre Bovet; le poète rhéto-romanche Peider Lansel, le peintre Serge Pahnke; les avocats Albert Picot et Marcel Guinand; Robert de Traz, Henri de Ziegler, Angela Monti, correspondante du « Secolo »; le comte Vinci de la colonie italienne, hauts fonctionnaires de la Société des Nations et du Bureau International du Travail, dont les sièges venaient de s’établir à Genève.
Le nom de Henri de Ziegler mérite une mention spéciale, car il a toujours été étroitement associé à l’histoire de la Société genevoise d’études italiennes. Président, dès la fondation et durant de longues années, il a conduit la Société avec assiduité. Poète, romancier, essayiste, historien, professeur, conteur et traducteur, Henri de Ziegler a laissé une œuvre dans laquelle l’Italie occupe une place de choix.
Sans oublier l’intérêt que les jeunes sociétaires ont porté aux choses d’Italie: Jean Rousset, successeur de Marcel Reymond à la chaire de Littérature française de l’Université de Genève, connaisseur averti du Baroque italien, à qui l’on doit des pages pénétrantes sur Borromini et Bernini, Janine Wettstein et Arnaud Tripet, Georges Ottino, romancier et critique littéraire, Alain Dufour, Olivier Reverdin et bien d’autres encore.
Depuis ses débuts, et grâce à la passion des gens qui l’ont soutenue, la Société est restée fidèle à la tâche qu’elle s’était proposée : celle d’entretenir et de développer à Genève l’intérêt pour la culture italienne sous ses formes les plus variées: conférences, rencontres, concerts, échanges, représentations théâtrales, expositions de peinture et de photographie.