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Romande Energie résulte de la fusion, en 1997, de deux entreprises centenaires, la Société Romande d’Electricité (SRE) et la Compagnie Vaudoise d’Electricité (CVE).
Notre histoire
Le saviez-vous ?
Premier tramway de Suisse
Depuis la fin du 19e siècle, les entités qui devaient donner naissance à Romande Energie en 1997, n’ont cessé d’évoluer et de se structurer. Ce mouvement se poursuit aujourd'hui encore, pour toujours mieux répondre aux besoins de nos clients et partenaires mais aussi pour relever les défis de demain. Le point sur notre histoire.
Le saviez-vous ?
Romande Energie résulte de la fusion, en 1997, de deux entreprises centenaires, la Société Romande d’Electricité (SRE) et la Compagnie Vaudoise d’Electricité (CVE).
1878 : Du côté de la Riviera, d’abord !
En 1878, Adolphe Dupraz, notaire, et Henri Chaudet, architecte-entrepreneur, demandent au Conseil d'Etat du canton de Vaud une concession pour l'utilisation des eaux de la Baye de Montreux à Taulan. Avec cette force motrice hydraulique, ils comptent réaliser un tramway électrique reliant Vevey à Montreux. Après plusieurs années d'études, les travaux commencent en septembre 1886. Première ligne de Suisse et la deuxième d'Europe, la ligne de tramway sera inaugurée le 2 mai 1888. Elle relie Vevey à Chillon. La Société électrique Vevey-Montreux SA (SEVM) est d’ailleurs créée en 1886.
1887 : Un Noël surprenant
Le 25 décembre 1887, l'éclairage électrique brille pour la première fois dans la région, dans les magasins de Vevey et de Montreux ainsi qu’au Grand Hôtel de Territet.
1890 : Les réservoirs de Sonzier
Le développement rapide du tourisme et de ses infrastructures, accompagné d'un accroissement notable de la population, oblige la SEVM à trouver de nouvelles sources d'énergie : deux réservoirs d'eau sont inaugurés en 1890. Les eaux de la Baye de Montreux, torrent doté d'une très grande pente, sont dérivées et amenées dans un réservoir de 5 millions de litres au-dessus du hameau de Sonzier (sur les hauts de Montreux). Une usine hydroélectrique est construite 240 mètres en aval. L'électricité produite permet de faire fonctionner les tramways et d'éclairer les villes de Vevey, Montreux et les environs.
1901 : La Compagnie vaudoise des Forces motrices des lacs de Joux et de l’Orbe (FMJ)
Par décret du Grand Conseil, l’Etat de Vaud permet la création de la Compagnie vaudoise des Forces motrices des lacs de Joux et de l’Orbe. Une concession hydraulique est octroyée pour une durée de 50 ans. Un directeur de la Banque Cantonale Vaudoise présidera la société, nommée couramment «Compagnie de Joux» ou «Forces de Joux». Son but initial consiste à réguler le niveau des lacs de Joux et de Brenet qui ne disposent pas d’exutoire en surface. L’écoulement artificiel créé pour parer aux inondations fréquentes de la Vallée de Joux permettra de turbiner les eaux à l’usine de La Dernier à Vallorbe, inaugurée le 1er décembre 1903. Le Canton de Vaud obtient d’ailleurs une subvention fédérale de CHF 350'000.- pour la régulation des eaux de la Vallée de Joux.
1904 : La Société Romande d'Electricité (SRE)
Fondée en 1904, la SRE devient la maison-mère de la SFMGE (Société des Forces Motrices de la Grande-Eau, fondée en 1895) et de la SEVM (Société électrique Vevey-Montreux).
1916 : Projet de fusions dans l’électricité vaudoise
En 1916, la consommation d’électricité augmente et les capacités de production suffisent à peine. La situation est difficile. Des pourparlers s’engagent entre 3 sociétés qui participent à l’avenir énergétique du Canton de Vaud : la Compagnie de Joux, la SRE et la Société de l’usine électrique des Clées. En 1918, la SRE se retire du projet de fusion.
1919 : Création de la SA Energie Ouest Suisse (EOS)
La Compagnie de Joux et la SRE s’engagent dans le capital-actions d’EOS (créée en 1919) et participent aux nombreuses augmentations de capital qui ont eu lieu entre 1920 et 1934. EOS réalise de grands ouvrages de production et de transport de l’électricité pour le compte des plus importants distributeurs électriques romands.
1942 : Un hiver exceptionnellement froid
Le froid hivernal incite l'Office fédéral de guerre à imposer des restrictions dans la consommation d'électricité. La Compagnie des forces de Joux décide alors de construire une station de pompage entre les lacs de Joux et de Brenet pour alimenter de manière régulière les usines hydrauliques installées à Vallorbe et le long de l’Orbe.
1954 : La Compagnie des forces de Joux devient Compagnie Vaudoise d’Electricité (CVE)
Le 28 juin 1954, les actionnaires des Forces motrices des lacs de Joux et de l’Orbe (FMJ) sont invités à se déterminer sur le nouveau nom de la Compagnie (CVE), sur les nouveaux statuts de la société et surtout, ils décident de l’avenir même de la CVE. Le rapport du Conseil d’administration était explicite à ce sujet : « C’est donc bien, au sens propre du terme, une question de vie ou de mort pour notre société »… Le Grand Conseil se détermine sur le renouvellement de certaines concessions sur l’Orbe, en faveur de la CVE. L’usine électrique souterraine des Clées, concernée par cette nouvelle situation, est mise en service en 1955.
1993 : Coup de tonnerre dans le paysage électrique vaudois !
Le 14 octobre 1993, la CVE devient majoritaire dans le capital-actions de la Société Romande d’Electricité (SRE). Cette dernière est confrontée à des difficultés financières suite à des opérations immobilières liées à l’une de ses filiales (Taulan SA). Un processus de rapprochement s’instaure progressivement entre les deux sociétés, sous le nom de « groupe CVE-SRE ».
1997 : Romande Energie voit le jour
Le 24 juin 1997, les actionnaires de la CVE et ceux de la Société Romande d'Electricité décident de réunir les actifs matériels des deux entreprises sous le nom de Romande Energie. Romande Energie SA devient la société opérationnelle du Groupe, la CVE étant la société faîtière de ce dernier.
2006 : La Compagnie vaudoise d’électricité devient Romande Energie Holding
Les actionnaires de la CVE, société faîtière du Groupe, acceptent de modifier sa raison sociale, ce qui permet de clarifier la structure du Groupe pour le public et les investisseurs.