Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07225.jsonl.gz/298

La sous-représentation des minorités linguistiques latines est souvent justifiée par un manque de candidates et de candidats issus de ces régions. Mais les parlementaires veulent en avoir le coeur net. Ils demandent à l'avenir de répertorier la provenance des candidatures, et de prendre des mesures pour valoriser les candidatures romandes ou tessinoises.
"Lors des entretiens d'embauche, il faut qu'il y puisse y avoir la présence d'une personne qui parle le français ou l'italien, selon le type de concours ou d'emploi", estime le conseiller national Piero Marchesi (UDC/TI), ceci afin de "donner plus de valeur aux candidatures issues de ces régions".
Des cadres peu latins
Si des améliorations ont été réalisées par l'administration fédérale ces dernières années, la marge de progression reste importante, selon Laurence Fehlmann Rielle, conseillère nationale PS et vice-présidente d'Helvetia Latina: "On remarque qu'au niveau des hauts cadres, il y a une surreprésentation des germanophones", explique-t-elle, "il y a donc un effort à faire au niveau du recrutement, ainsi que dans la formation en langue du personnel".
Pour Helvetia Latina, ces efforts doivent concerner non seulement les cadres de l'administration, mais aussi les divers experts de la Confédération.
Le Parlement devra se prononcer sur ces interventions de la commission des institutions politiques. Une large part des employés de l'administration qui prendront leur retraite ces prochaines années sont germanophones. L'occasion idéale, selon ces parlementaires, d'améliorer l'équilibre entre les langues.
Marie Giovanola/jop
Des objectifs fixés en juin par le Conseil fédéral
La représentation équitable des communautés linguistiques, le renforcement des compétences linguistiques du personnel et le développement de la formation linguistique font déjà partie des objectifs de fond de l'administration fédérale.