Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07033.jsonl.gz/1039

Bernard Schulé nous quittait il y a 20 ans
Que les années passent vite. En effet le 1er novembre 2016, il y a eu 20 ans que le compositeur et organiste Bernard Schulé tirait sa révérence.
On se souviendra que sa riche carrière musicale aura été consacrée à la composition (de musiques de films en particulier) de musique symphonique, d’œuvres chorales et de musique de chambre. À l’occasion de cet anniversaire, nous avons rencontré son fils Adrian qui a vécu aux côtés de son père les grands moments musicaux qui ont ponctué la vie du compositeur.
Adrian Schulé, quel est le premier et beau souvenir qui vous vient à la mémoire alors que vous étiez avec votre père lors d’une création musicale d’une œuvre?
En 1966, avec l’Orchestre symphonique de la Tonhalle de Zurich. L’œuvre intitulée Magie du Rail est la version concert d’une grande production cinématographique. Mémorable souvenir d’une salle pleine.
Pouvez-vous nous rappeler la genèse de ce projet?
Il s’agissait du Circarama, un cinéma avec un écran géant de 360 degrés, pour l’exposition nationale de 1964 à Lausanne dans le pavillon des chemins de fer. La production était de Walt Disney. Le film durait 20 minutes et montrait de nombreux paysages ferroviaires suisses, sans commentaire et accompagné de la musique enregistrée par un orchestre symphonique. Les séances se répétaient toutes les demi-heures avec chaque fois plus d’un millier de spectateurs.
Mon père avait également composé, pour cette même exposition, la musique du pavillon de la poste, qui fut également un grand projet.
Si vous deviez qualifier la musique de chambre et pour orchestre, quels termes utiliseriez-vous?
Passion, plaisir et émotion de savoir que ce serait interprété. En effet, la plupart de ses œuvres furent des commandes pour des solistes ou ensembles professionnels et amateurs. Il a eu la grande chance de pouvoir entendre de son vivant presque toute la musique qu’il avait composée, la plupart du temps accompagné par son épouse.
En effet, ma mère a toujours été très présente pour que mon père puisse ne vivre que pour la musique. Il lui en était très reconnaissant et il répétait souvent «Je dois tellement à Dolly».
Pouvez-vous exprimer un vœu en faveur de la musique de votre père sachant que lui-même faisait toujours preuve d’une grande modestie?
Je suis toujours heureux que l’on continue à interpréter ses œuvres. Et c’est toujours avec une grande joie que j’assiste à ces concerts quand l’occasion se présente. Que l’on n’hésite pas à m’informer lorsqu’un concert a lieu car c’est un bonheur pour moi, de même que pour sa famille et ses amis, d’être présents.
C’est aussi notre vœu le plus cher pour que dans nos mémoires, rien de Bernard Schulé ne s’efface.
Claude Delley
… est président de l’Association des Amis de Bernard Schulé