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Ces réflexions, axées sur 10 thèmes indiqués ci-dessus, forment un ensemble.
Chaque thème est revu au fur et à mesure que les réflexions progressent: ainsi contrairement au contenu d'un livre par exemple, ces réflexions sont évolutives.
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PLAN
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Définitions
Exemples
Sommaire
Explications
Ce plan en 4 chapitres est le même pour chaque thème.
DEFINITIONS
Travail
: activité humaine consciente impliquant un effort physique ou intellectuel et destinée à modifier la matière dans le but de satisfaire des besoins personnels ou collectifs.
Conscience:
Organisation du psychisme humain (pensée) permettant d'avoir connaissance de ses états grâce à des représentations dans le tronc et cortex cérébral. (Rappel du thème rationnel )
Besoin:
Situation de manque ou prise de conscience d'un manque (thème plaisir).
EXEMPLES
Exemples de non travail (activité non consciente):
. les fourmis qui transportent des feuilles,
. les lions qui chassent des antilopes
. le bébé qui tente d'atteindre un objet.
Exemples de travail (activité consciente):
. le paysan qui cultive pour satisfaire le besoin de manger.
. l'ouvrier qui fabrique une automobile pour satisfaire le besoin de se déplacer.
. l'architecte qui construit un immeuble pour satisfaire le besoin de se loger.
. le musicien qui conçoit une oeuvre pour satisfaire un besoin esthétique.
SOMMAIRE
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1. Origine : de la survie à l'accessoire et de l'individuel au collectif.
2. Le travail n'a plus pour but de produire mais de se procurer de la monnaie
3. Revenus du travail ou du patrimoine: un problème mal posé.
4. Le mythe du droit au travail
5. Différents types de travail
6. Les paradoxes du travail
7. Utilité du travail
8. Fonction sociale du travail
9. Evolutions
EXPLICATIONS
1 - Origine : de la survie à l'accessoire et de l'individuel au collectif.
Les premiers humains vivaient en petits groupes éphémères et avaient des activités individuelles et collectives leur permettant d’assurer leur survie immédiate (nourriture, protection, vie sociale).
Quand l'activité liée à la nécessité de survie devint consciente, c’est-à-dire représentée dans le tronc et le cortex cérébraux, elle fut vécue par les humains comme un effort: le travail. L'homme est apparemment le seul être connu dont l'effort soit conscient.
Le travail pour la survie pouvait avoir une utilité à la fois individuelle et collective
(cueillette, chasse, alerte).
Le travail pour les activités autres que la survie (appelons-les accessoires) apparut au fur et à mesure que se structurait la vie collective
. Les travaux accessoires permirent de créer des groupes (hordes, tribus etc.) en fonction des aptitudes complémentaires de chacun (voir mythe
)
Il a pu s'agir entre autres:
. du travail pour établir et renforcer les mythes: pratique des rites funéraires, peintures rupestres, construction de monuments (pierres puis statues puis temples etc).
. du travail pour faciliter les besoins de survie: silex, armes, métaux, vêtements, maisons, conservation de la nourriture (poteries), soins, échanges.
. du travail pour satisfaire des besoins dits superflus et parmi les plus anciens les produits de séduction (décoration, parures, bijoux etc).
Les dominants, c’est-à-dire les plus forts et les plus malins au sein des groupes, se réservèrent le droit de prélever une partie du travail des autres pour satisfaire leurs propres besoins de survie (Exemples : part de la chasse, de la culture et de l’élevage, puis construction de maisons et de palais).
Sous le prétexte que c’était pour assurer la pérennité de leur groupe (clan, tribu, cité, puis état), les dominants utilisèrent même la totalité du travail de certains membres (Exemples : soldats, esclaves, serviteurs).
Le travail pour les besoins accessoires a pris de plus en plus d’importance au fur et à mesure que les besoins de survie étaient satisfaits. Ce fut le cas d’abord pour les dominants mais, progressivement dans les "pays dits riches", pour une partie de plus en plus importante des populations, le processus qui s'est brusquement accéléré et à partir de la révolution industrielle.
D’abord objet d’échange ou de troc, le travail eut progressivement, lors de l'apparition des monnaies, de plus en plus souvent un équivalent monétaire lié à l’objet fabriqué et au temps passé: cet équivalent est le salaire. Cet équivalent monétaire, comme toute valeur, était liée à la satisfaction des besoins d'autrui (voir monnaie
). Le travail devenait ainsi un moyen de satisfaire les besoins personnels en satisfaisant les besoins des autres.
Ce schéma est simple quand le fabricant du produit satisfait directement les besoins de l’utilisateur du produit: le fabricant définit le prix du travail en fonction de ses propres besoins (Exemple: je fabrique des chaussures pour un client qui les portera et il me donne de la monnaie en échange).
La valeur du travail devient plus complexe à établir quand interviennent des intermédiaires et en particulier les industriels et les commerçants.
2 . Le travail n'a plus eu pour but de produire mais de se procurer de la monnaie.
Le travail s'est fait au sein de collectivités de taille et de vocation variable, depuis l’artisan avec ses ouvriers, jusqu’à l’entreprise, l’association ou l’administration regroupant un grand nombre de personnes. Dans les collectivités importantes, sont apparus des types de travail liés à l'organisation de la production et de l'échange, selon un schéma de domination inhérent à la plupart des collectivités humaines. Cette domination a en particulier donné naissance aux théories opposant le capitaliste qui accumule de la monnaie et le travailleur qui loue ses capacités de travail au capitaliste.
Certains types de travail sont ainsi sans rapport direct avec la production (direction,organisation, relations humaines).
D’une façon générale, plus on monte dans la hiérarchie des postes de travail des collectivités (entreprises, associations ou administrations), plus le salaire est important.
Certains savoirs (experts, technologies, traders) sont mieux rémunérés que les positions hiérarchiques.
Les différents types de travail (voir plus loin) ont ainsi engendré des différences considérables entre les salaires perçus au sein d'une même collectivité, sans lien systématique avec l’utilité sociale de ceux qui les perçoivent. On en arrive ainsi au travail-emploi dans lequel le salaire dépend du type de poste, du pouvoir et de la capacité supposée de celui qui l’occupe plus qu’à son utilité individuelle ou collective.
Dans cette perspective, le travail n'a plus pour but de produire mais de se procurer de la monnaie
, sans prendre en compte ni les besoins du salarié, ni la nature des besoins individuels ou collectifs qu’il contribue à satisfaire, ni son utilité sociale.
Notons également depuis les années 2 000 un retour au travail individuel ou en petit groupe: ce retour est lié à l'apparition d'outils nés d'internet (plateformes, offres de services personnalisés, machines 3D etc.) et à la progression du chômage
Il existe enfin des emplois pour procurer de la monnaie sans travail: ils sont liés le plus souvent à la corruption et aux mafias et progressent rapidement (environ 20% de l'activité économique).
La part du travail dans la production devient le plus souvent de plus en plus faible en raison des innovations techniques et de la spécialisation (voir plus loin).
L'origine et l'évolution du rôle du travail ont été source de multiples théories: les unes analysent le travail comme une activité liée à la seule production (Socialistes, Libéraux, Eglise catholique etc...), les autres comme une activité humaine parmi d'autres contribuant à l'équilibre, à la dignité et au plaisir (humanisme, philosophies orientales, écologie, etc..), d'autres encore comme une activité structurant la société en classes sociales puis en systèmes d'organisation (sociologues, économistes).
Aujourd'hui il est courant d'admettre que le travail a pour but de se procurer de la monnaie, d'exister socialement
et d'avoir une activité intéressante, mais il est rarement fait allusion à son utilité sociale.
3 Revenus du travail ou du patrimoine: un problème mal posé.
Une école de pensée née avec le marxisme a opposé revenu du travail et revenu du capital, renommé vers 2010 patrimoine (voir Picketty). Dans cette école de pensée le travail appartenait plutôt au domaine du bien et le capital plutôt au domaine du mal. (Le bon travailleur et le méchant capitaliste). Il serait peut-être préférable de parler d'utilité sociale que de revenus. En effet les revenus du travail peuvent être nocifs ou positifs tout autant que ceux du patrimoine.
Exemples: le travail dont les revenus servent à consommer des aliments dangereux pour le corps est nocif autant que le patrimoine dont les revenus servent à spéculer (voir le sujet spéculation
). Le travail dont les revenus servent à consommer des produits créant de la cohésion sociale est aussi positif que le patrimoine dont les revenus sont issus d'investissements créateurs d'activité.
4 Mythe du droit au travail
Le travail rémunéré est devenu un mythe
dont la croyance est le droit de chacun à se procurer de la monnaie pour survivre par un travail, droit qui est appelé «droit au travail».
Dans ce mythe la notion même de travail disparaît. D'abord effort pour satisfaire des besoins individuels ou collectifs, le travail devient recherche d’un emploi permettant de se procurer de la monnaie.
Dans ce mythe, la rémunération du travail ne dépend plus des besoins de celui qui travaille mais de la loi de l’offre et de la demande de travail.
La rémunération dépend aussi de la part du travail dans le produit ou le service offert, ainsi que du pays dans lequel il est fabriqué:
Le mythe du travail droit universel apparaît pleinement dans l'expression "créer des emplois". Ce fut en particulier le cas des ateliers sociaux de 1848: les uns creusaient des trous, les autres les rebouchaient. Cette expression "créer des emplois" est encore utilisée dans le langage politique.
Ce mythe a été le moteur de nombreuses idéologies sociales et a donné naissance à des associations de défense du "droit au travail" appelées souvent syndicats et dont le but est aussi de défendre les intérêts de ceux qui travaillent dans des collectivités (entreprises, associations, administrations ).
5 Différents types de travail
- Travail pénible et travail gratifiant
Le travail pénible a été souvent lié aux besoins de survie : nourriture, protection, vie sociale,
Le travail gratifiant est souvent lié au plaisir (voir ce mot plaisir
) : le sentiment du devoir accompli (tuer une bête à la fin d'une chasse, réaliser un beau produit), la domination des autres (chefs de guerre, religieux ou politiques), la satisfaction des sens (exemples: mets, parfums, étoffes, musique, peinture), la satisfaction individuelle (artistes, savants, athlètes), l’accumulation de monnaie (sentiment de sécurité ou de faire fructifier son bien), le fait de participer à un effort collectif et utile (esprit d’entreprise).
Les dominants, c’est-à-dire les plus forts et les plus malins ont cherché à reporter la pénibilité sur d’autres en leur faisant faire des travaux pénibles à leur place. C’est le cas aussi chez certains mammifères. Ces travaux pénibles sont accomplis par des populations travaillant pour leur survie et qui acceptent des travaux peu rémunérés.
Il serait intéressant de connaître les mécanismes neurophysiologiques qui amènent un individu à interpréter un effort comme pénible ou comme gratifiant : ainsi le facteur qui fait sa tournée à vélo trouve ce travail pénible, mais le coureur cycliste qui gagne une course trouve ce travail gratifiant.
- Travail autonome et travail dépendant
Celui qui travaille pour produire sa propre subsistance est relativement autonome : exemples les populations de chasseurs-cueilleurs, les agriculteurs dans les pays non industrialisés, les pionniers des USA au XIX° siècle. Ce fut le cas pour l'ensemble des humains jusque vers 1750.
Le travail rémunéré génère de la dépendance puisqu’il créé un lien avec des tiers: ceux qui donnent et payent le travail.
C'est le travail rémunéré qui a permis l'essor de la civilisation industrielle. De façon paradoxale, la dépendance salariale engendre aussi une indépendance dans des choix élargis de type de travail.
Dans les structures privées (entreprises, associations) ou d’état (administrations) la dépendance créée par le travail nait aussi de l’organisation des tâches, de la compétence et des liens hiérarchiques.
La dépendance est liée également à l’organisation de la collectivité dans laquelle on travaille : dans le cas du salaire à l’ancienneté, le salarié devient très dépendant de la structure dans laquelle il se trouve, puisqu’il a intérêt à y rester quel que soit le travail qui lui est confié.
- Travail spécialisé et non spécialisé
Depuis longtemps les inventions des humains ont modifié le travail de certains d’entre eux, le rendant plus efficace et moins pénible (outils, charrue, gouvernail etc.). A partir du XVII° siècle commença dans certains pays (le Royaume Uni puis l’Europe et les États Unis) une évolution accélérée de ces inventions (machines, organisation etc.) qui modifia radicalement le travail de beaucoup d’humains. Ces inventions entrainèrent une plus grande spécialisation des tâches, ce qui permit de fabriquer des produits en nombre de plus en plus important et, dans une première phase, le plus souvent destinés à l’élite. Ceux qui avaient un travail spécialisé ne pouvaient plus produire pour eux de biens de survie. Mais il fallait qu’ils s’en procurent pour vivre. Il fallut donc établir une équivalence entre la valeur des biens et celle du travail. On a vu que cette équivalence a été successivement définie par l'échange, le troc puis la monnaie
à travers le salaire.
La spécialisation a eu une autre conséquence: la quantité de travail nécessaire pour assurer la production n'a cessé de baisser. Le travail fourni a diminué pour produire les mêmes biens, tant dans une journée (de 14 à 12h puis à 8h) qu'au cours de la vie (éducation, retraite). Voir plus loin temps de travail.
La spécialisation a eu un rôle important dans les progrès du chômage
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6 - Les paradoxes du travail
- Paradoxe du coût du travail
Le coût du travail est décisif dans le prix d'un produit: il a un rôle essentiel dans la productivité.
Pour un même travail on recherche le coût du travail le plus faible et de plus grande qualité. Dans les pays "riches" (ceux où le niveau de vie moyen est élevé), on a tendance à vouloir diminuer la part du coût du travail dans le coût des produits fabriqués. Or ces pays considèrent que le travail est un droit universel (mythe du droit au travail).
Paradoxalement, pour diminuer la part du coût du travail dans les produits, on cherche un travail à moindre coût dans des pays "pauvres" ceux où le niveau de moyen est faible, où le travail pour la survie domine et est peu à peu remplacé par le travail salarié. Ce transfert diminue pour une part le travail fait dans les pays "riches", provoquant le chômage
.
Ainsi, dans les pays "pauvres" où le travail pour la survie est encore important, une partie du travail salarié provient des pays "riches".
Parfois le niveau d’éducation est tel que les jeunes ne peuvent ou ne veulent plus faire des travaux pénibles mais seulement gratifiants. Il en résulte un chômage très important.
- Paradoxe des emplois offerts et demandés
Le mythe du plein emploi et du droit au travail suppose qu'il y ait autant d'emplois offerts que d'emplois demandés.
Paradoxalement ces deux variables ne sont pas dépendantes l'une de l'autre: les emplois offerts dépendent des besoins de l'industrie, des collectivités et des individus, les emplois demandés dépendent de l'aptitude des demandeurs à remplir les emplois offerts. Les emplois offerts et emplois demandés sont des variables qui évoluent dans le temps, selon le mode de vie, l'éducation, les techniques et le niveau de pauvreté.
Une variable d'ajustement pourrait être l'utilité sociale des emplois, notion très subjective dépendant en partie de choix politiques.(voir plus loin).
- Paradoxe travail-emploi
Après le travail effort pour la survie, le travail est devenu effort pour le superflu et la recherche d'un emploi salarié.
Paradoxalement dans le travail-emploi, la valeur du travail n'est plus liée seulement à la satisfaction de l'utilisateur final mais aussi à celle des besoins de la hiérarchie et de l'organisation dans l'entreprise ou la collectivité. L'effort du salarié est consacré en partie au maintien de son emploi pour satisfaire ses besoins personnels, effort dont la valeur en termes de travail est nulle. Les organisations de salariés (syndicats) jouent un grand rôle dans le maintien des emplois indépendamment de leur valeur-travail.
- Paradoxe du travail bénévole
Le travail bénévole a une valeur dans la mesure où il satisfait les besoins d'autrui. Cette valeur n'est pas par définition exprimée en monnaie. La valeur du travail bénévole est liée à la satisfaction d'autrui par une éthique respectée, des échanges ou du troc.
La mesure de l'utilité sociale du travail bénévole n'existe pas.
Paradoxalement le travail bénévole est un travail offert sans équivalent monétaire. Cela ajoute à la complexité de l'équilibre emploi demandé et offert.
Le bénévolat est un travail gratifiant. Selon la définition du travail, il peut être personnel ou collectif (associations). Dans beaucoup de cas le besoin satisfait est d'ordre passionnel et donc difficile à canaliser.
- Paradoxe du temps de travail
La quantité de travail proposée aux humains a augmenté considérablement depuis la révolution industrielle. Pourtant, pour les produits à longue durée de vie, le temps de travail nécessaire à leur fabrication tend en général à diminuer.
Par ailleurs les besoins émergents et l'innovation créent de nouveaux produits à durée de vie souvent brève et des temps de travail différents dans la production et les services. Leur production demande peu de temps de travail qualifié de production mais un travail plus long d'experts pour la conception (ordinateurs, smartphones etc..)
Le paradoxe du temps de travail est que globalement la quantité de travail offerte diminue alors que les besoins en travail-emploi augmentent.
La fin du travail annoncée par certains semble être un nouveau mythe
, car le travail (voir définition), même s'il change de forme, existera probablement toujours une activité humaine essentielle.
7 Utilité du travail
Un travail est utile quand il satisfait les besoins d'un individu ou d'une collectivité.
On peut essayer de définir une hiérarchie dans les types d’utilité :
- utilité pour la survie individuelle : aliments, protection, santé.
- utilité pour la survie de la collectivité : formation, santé, protection, équipements.
- utilité pour le plaisir des individus : loisirs
- utilité pour le plaisir des collectivités : qualité de vie
On peut imaginer un troc entre produits utiles : c’est ce qui se fait Mexique (Opportunitades) ou au Brésil où on échange de la nourriture ou une allocation contre de l'éducation ou de la santé: on donne à manger à ceux qui envoient leurs enfants à l’école ou chez le médecin.
8 Fonction sociale du travail
Le travail est devenu un moyen d'exister socialement et d'avoir une place socialement. Le fait d'être au chômage est le plus souvent vécu non seulement comme une absence de revenu mais aussi de se voir couper de la vie sociale dans laquelle le travail a une place importante (relation avec les collègues, les clients, les fournisseurs et...)
9 Evolutions
Le travail évolue entre deux tendances irréversibles:
- d'une part l'évolution des techniques qui implique que la nature du travail change rapidement et qu'on ne peut plus avoir le même travail pendant une longue période, a fortiori pendant tout une vie. Cela a pour conséquence une formation permanente et évolutive.
- d'autre part le développement du travail au sein de petites structures qui impliquent une auto-formation continuelle
Le travail pourra évoluer aussi de façon très différente d'une région à l'autre selon qu'elle sera dans un marché à dominante d'équipement ou un marché à dominante de renouvellement.
De toutes façons, la notion de travail se transformera peu à peu en notion d'utilité sociale du travail.
Comment définir une hiérarchie concernant l’utilité de différents types de travail ?
Il est difficile d'imaginer d'avoir une sorte de nomenclature des travaux selon leur utilité: cela impliquerait des choix éthiques et politiques qu’on ne voit pas les imposer aux états, et aux collectivités dont l’histoire et les traditions varient considérablement.
Cela nous rapproche de l’analyse faite pour la monnaie ou la spéculation: il n'y aura pas de réforme de structure du travail mais des adaptations pragmatiques.
Tout est lié.
(Revu le 11/7/15)