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Communiqué de presse du comité référendaire «Non au bradage du Rivage» du 14 novembre 2012, en réponse au communiqué de presse de la Municipalité du même jour.
Le comité référendaire "Non au bradage du Rivage" s'étonne de voir la Municipalité de Vevey se lancer dans une grossière polémique.
Le comité référendaire conteste une décision de la municipalité et du conseil communal qu'il estime néfaste pour le bien commun. C'est son droit constitutionnel et démocratique inaliénable. Il n'est pas acceptable de lui imputer les conséquences de décisions prises bien avant son action.
En effet, si l'on veut chercher des responsabilités à la situation actuelle et à un éventuel blocage futur, on les trouvera dans une série de manquements de la part des autorités municipales:
- en 1988, la décision d'acheter le Château de l'Aile, qui s'est révélée une grosse erreur;
- en 2007, le manque de fermeté dans les négociations avec M. Grohe lors de la vente-rénovation du Château de l'Aile, amenant la commune à «vendre» pour CHF 1.-- ce qu'elle avait acheté CHF 5.5 millions près de 20 ans auparavant, et à accepter de vendre le Restaurant du Rivage à M. Gumy et à son entreprise Projet 109 SA à un prix soldé;
- la séparation ainsi provoquée en deux propriétés de ce qui n'avait jamais fait qu'un immeuble et un ensemble, la Salle Del Castillo et son Casino (puis son Restaurant); tout en prétendant encore aujourd'hui à une «conception d'ensemble» fumeuse et à des «synergies» moins possibles que jamais;
- le manque de clarté d'actes de vente touffus et confus, qui prêtent encore aujourd'hui à trop d'interprétations;
- en 2007 toujours, le manque de prévoyance, de n'avoir même pas inscrit dans ces actes de vente des servitudes en faveur de la Salle Del Castillo et de l'isolation phonique que l'on aurait déjà dû savoir nécessaire;
- en 2008, conjointement au concours sur l'aménagement de la Salle Del Castillo et du Jardin du Rivage, dont on savait qu'il retarderait tout le processus, l'inconséquence ne pas avoir proposé alors une prolongation correspondante du délai du 31 décembre 2012.
En cas de succès du référendum devant le peuple, et donc de refus de la prolongation de délai, contrairement à ce qu'insinue le communiqué municipal, il n'y aura évidemment plus de problème pour la rénovation de la Salle Del Castillo du côté du Restaurant du Rivage, dont on peut raisonnablement penser que la démolition sera alors admise. Sur le côté lac de cette salle, le fameux mur d'isolation est un élément nécessaire à l'exploitation de la salle; le propriétaire du Château de l'Aile l'a acheté en connaissance de cause, et si la construction du mur d'isolation ne devait plus être possible d'un commun accord, on n'imagine pas que la justice puisse lui donner le droit d'empêcher l'exploitation de la salle.
Le comité référendaire souligne que le méli-mélo de procédures qui a conduit à la situation actuelle n'est que la conséquence des faiblesses relevées ci-dessus d'un projet mal né en 2007. Refuser l'avenant est encore la façon la moins risquée d'en sortir et de tirer un trait sur ces errances.
Le comité référendaire contre le bradage du Rivage