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En 1971, un petit groupe d’amis s’opposant aux essais nucléaires américains fonda l’une des ONG les plus célèbres au monde, Greenpeace.
How to change the world revient sur cette naissance à travers une série d’archives inédites des pionniers qui ont grandement contribué au lancement du mouvement écologiste dans le monde, notamment sur Robert Hunter, un canadien journaliste hippie.
Aujourd’hui décédé, Robert Hunter devint le premier président de Greenpeace en 1973, une position qui lui pesait, peut-on constater dans le documentaire.
Il a également inventé l’expression mind bomb pour décrire l’impact des manifestations de Greenpeace, une expression que l’on peut aujourd’hui comparer avec « faire le buzz ».
Comment changer le monde en 5 règles
Le fil rouge du documentaire s’appuie sur cinq chapitres, cinq « règles » pour changer le monde:
- Créer une mind bomb – Dans une société basée sur les médias, rendre une idée virale et donc acceptable est un atout
- Que ton corps soit là où est ta bouche – parler c’est bien, agir c’est mieux
- La révolution ne sera pas organisée – une vraie révolution naît n’importe où et de plusieurs manières, elle ne peut pas être organisée
- Craindre le succès – le succès amène des problèmes d’ego, implique des qualités de dirigeant et la création de règles, ce qui peut perturber le but final
- Ne pas tenir au pouvoir – une vraie force capable de changer les choses ne peut pas être bridée par une minorité
Tensions et ruptures chez greenpeace
Le film aborde aussi les disputes au sein du groupe, et notamment la rupture avec Paul Watson, qui quitta Greenpeace et créa en 1977 Sea Shepherd, celui-ci ne se sentant plus en accord avec la structure bureaucratique émergente.
Il était aussi en dispute constante avec un autre membre fondateur, Patrick Moore.
Moore quitta le groupe en 1986 et travaille depuis avec des multinationales. Dernièrement, il a marqué les esprits en clamant que l’herbicide RoundUp de Monsanto était sans danger pour la santé «on peut en boire un grand verre d’eau sans mal» dit-il, tout en refusant d’en boire un verre lorsque le journaliste lui en proposa. «Non je ne suis pas stupide» en interrompant l’interview.
Aujourd’hui végane, Paul Watson, continue d’arpenter les eaux (et les conférences) afin d’appeler à préserver notre planète et notamment les océans et sa faune, les poumons de notre Terre.
Projection à Lausanne
Le centre socio-culturel Pôle Sud à Lausanne diffusera How to change the World le mardi 22 mars à 20h00, dans le cadre du festival du Film Vert.
Après la projection, le débat continue de manière informelle autour d’une soupe que Pôle Sud préparera. Il est possible d’apporter de quoi la compléter.
Pôle Sud
Av. Jean-Jacques Mercier 3, Lausanne
Entrée libre (sans inscription). Chapeau à la sortie.
A propos de l'auteur-e
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- Grande curieuse, amoureuse en cuisine, baroudeuse à petit budget. Créatrice de VeggieRomandie.ch - Organise des sessions de dessin Draw&Drink
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