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Depuis son arrestation, le 4 novembre 2012, Behrouz Ghobadi était détenu au secret dans un lieu qui n'a pas été révélé. Les demandes répétées de son avocat et des membres de sa famille pour le voir avaient été rejetées.
Behrouz Ghobadi n'aurait jamais dû être arrêté. Son placement en détention s'inscrivait dans le cadre d'une série d'attaques contre la liberté d'expression menées par les autorités iraniennes.
"Ensemble, nos voix forment un vacarme de protestations trop bruyant pour être ignoré."
En décembre 2012, à la suite d'une Action Unrgente diffusée par Amnesty International, des membres de l'organisation sont passés à l'action dans le monde entier. Des célébrités d'Hollywood, notamment Martin Scorsese, Paul Haggis, Liam Neeson, James Franco ou encore Mila Kunis, se sont joints à la campagne organisée par Amnesty International États-Unis pour réclamer la libération de Behrouz Ghobadi en s'exprimant et en signant une pétition.
Dans une déclaration conjointe, ces personnalités ont affirmé : «Nous sommes enchantés d'apprendre que [Behrouz Ghobadi] a retrouvé sa famille, en particulier son fils nouveau-né, Harmang. Nous sommes reconnaissants envers les innombrables personnes qui ont agi avec Amnesty International pour obtenir sa libération. Ensemble, nos voix forment un vacarme de protestations trop bruyant pour être ignoré.»
La lutte pour la liberét d'expression en Iran doit continuer
Les films de Bahman Ghobadi Un temps pour l'ivresse des chevaux (2000), Les Tortues volent aussi (2004), Les Chants du pays de ma mère (2002) et Half Moon (2006) ont remporté de nombreuses récompenses dans des festivals. Plusieurs de ses films sont interdits en Iran. L'une de ses œuvres les plus récentes, Les Chats persans (2009), raconte les difficultés de jeunes musiciens iraniens qui tentent d'échapper à la censure.
Behrouz Ghobadi est toujours en Iran. Son frère, Bahman Ghobadi, critique ouvertement le gouvernement et vit actuellement en exil. Par ailleurs, d'autres dissidents demeurent emprisonnés en Iran. Parmi ces personnes se trouve le cinéaste reconnu Jafar Panahi, détenu pendant deux mois en 2010. C'est pourquoi la campagne d'Amnesty pour le droit à la liverté d'expression et toujours en cours.
Le droit à la liberté d'expression comprend «la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix».