Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07041.jsonl.gz/736

La Suédoise Greta Thunberg se fiche des attaques personnelles du gouvernement américain contre elle, qui ne lui font "aucun effet". Vendredi à Davos (GR), elle a estimé que les demandes des jeunes activistes du climat "ont été complètement ignorées au WEF".
Jeudi, le secrétaire américain au trésor Steven Mnuchin avait affirmé que la Suédoise de 17 ans devait d'abord faire "des études d'économie" avant de dialoguer avec le gouvernement américain. Sur les réseaux sociaux, Greta Thunberg avait répondu qu'"il ne faut pas de diplôme" pour lutter contre le climat.
"Tant que cette crise ne sera pas considérée comme une crise et que les faits et la science seront complètement ignorés, nous ne pourrons pas faire face aux changements climatiques", a-t-elle dit vendredi devant la presse avec quatre autres activistes. Avant le Forum économique mondial (WEF), toutes avaient appelé à mettre un terme aux subventions d'énergies non renouvelables.
Demandes "ignorées"
"Ces demandes ont été complètement ignorées", a-t-elle affirmé, ajoutant que "nous n'attendions rien d'autre" et que "l'urgence de la situation" n'est pas saisie par les dirigeants.
Ces jeunes ont salué une présence importante du climat dans les déclarations, jamais autant observée au WEF. "Mais nous n'avons pas fait grève pour un changement de discours", a dit l'une d'entre elles. Il faut une action "dans les prochaines semaines, les prochains mois", a-t-elle ajouté.
Or, le WEF est enfermé dans un "optimisme général", "loin des réalités", selon les activistes. Elles ont regretté qu'aucune solution n'ait été lancée et que les discussions aient surtout porté sur les technologies.
Défilé dans les rues de Davos
Dans une cohue qui accompagne désormais tous les défilés auxquels elle participe, Greta Thunberg a ensuite marché avec une trentaine de personnes dans les rues de Davos. Bien moins que la centaine de journalistes présents.
"Merci Greta", criaient certaines personnes. "Elle est là", glissaient des jeunes. Au-delà du slogan habituel sur la justice climatique, des banderoles demandaient de sauver l’Amazonie ou de lutter contre la montée des océans.
Les grévistes du climat ont rejoint quelques dizaines de personnes rassemblées sur une place. "Les énergies non renouvelables doivent s’en aller", criaient celles-ci en s’en prenant au WEF.