Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07028.jsonl.gz/100

Derrière «Just Us» ne se cache pas seulement un jeu de mots avec un principe qui fait actuellement trembler l'Amérique, «Justice». On y découvre aussi une Californienne préoccupée par la sécurité de son fils en âge de passer le permis et dont la couleur de peau pourrait, selon elle, le mettre en danger en cas d'interpellation par la police.
Raison pour laquelle en août 2020, Charmine Davis, psychothérapeute clinique en Californie, a lancé cette application mobile. Des milliers de personnes se sont manifestement reconnues dans son histoire ; depuis, Just Us compte plus de 3 000 utilisateurs.
L'application dispose de trois fonctionnalités principales:
Toutes ces possibilités s'activent en les énonçant à voix haute. Un accès mains-libres primordial pour la fondatrice lorsqu'elle a créé l'appli.
«Un permis de conduire signifiait pour moi qu'il allait se retrouver dans le monde extérieur et que je ne pourrais pas le protéger, explique la psychothérapeute en parlant de son fils. Je me suis demandée ce que je pouvais faire. Comment je pourrais rester connectée à lui sans faire stagner ce jeune homme qui était prêt à s'aventurer dehors!»
Une inquiétude qui s'expliquerait notamment par les arrestations inégales entre les conducteurs blancs et noirs, comme le démontre une étude de l'Université Stanford publiée dans la revue scientifique Nature Human Behaviour, aux Etats-Unis. D'après cette enquête, les conducteurs noirs sont 20% plus susceptibles d'être arrêtés que les conducteurs blancs, et 1,5 à 2 fois plus susceptibles d'être fouillés. Une autre étude menée par des chercheurs de Harvard révèle que les Noirs seraient plus de trois fois plus susceptibles d'être tués lors d'une rencontre avec la police.
Responsabiliser tous les Américains en leur confiant la protection d'autres citoyens est un autre aspect de Just Us que Charmine Davis tend à mettre en lumière. Et les fonctionnalités de l'application ne s'arrêtent pas qu'à la conduite. Selon la fondatrice, elles peuvent servir toutes les situations dans lesquelles quelqu'un se sent en danger, comme dans le cas de violences familiales ou d'agressions dans la rue. (abcnews)
Devant l'Assemblée mondiale de la santé, qui réunit l'ensemble des Etats membres de l'OMS, la première dame d'Ukraine n'a pas mâché ses mots lundi: