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La production mondiale d’huitres, de moules et autres coquillages est d’environ 10 millions de tonnes par années. La partie animale qui est consommée ne représente environ que le quart du poids de l’animal. Les conchyliculteurs produisent donc 7.5 millions de tonnes de coquilles.
Ces coquilles sont constituées de carbonate de calcium, CaCO3. Pour produire ce calcaire les organismes puisent la calcium dans l’eau de mer et l’associent au CO2 émis par nos chères voitures et partiellement absorbé par les océans. C’est ainsi que le 44% de poids des coquilles provient du CO2 de l’atmosphère. Pour constituer ces 7.5 millions de tonnes de coquilles nos chères huitres et moules soustraient donc 3.3 millions de tonnes de CO2 à l’atmosphère.
Comme un litre d’essence brûlée émet 2,34 kg de CO2, cela correspond à environ 1.4 millions de litres d’essence qui ont permis à nos voitures de parcourir environ 14 millions de km. Si on admet, selon les statistiques, qu’une voiture parcourt 35’000 km par an, le travail de nos conchyliculteurs, permet de compenser chaque année la pollution engendrée par 400 voitures.
Merci donc encore à nos chers conchyliculteurs qui devraient être honorés par les partis écologistes comme les sont les saints pour les Chrétiens ou les justes pour le Juifs. Ayons aussi une pensée pour ces chers foraminifères qui, par myriades, peuplent nos océans et en constituent le plancton. Chaque un de ces organismes microscopiques construit aussi sa petite coquille en calcaire. Après leur mort, les coquilles s’entassent sur les fonds marins et constitueront, après leur endurcissement, les roches calcaires qui stockent à leur manière le CO2 de l’atmosphère.
Merci donc aussi à ces petits organismes auxquels nous ne prêtons aucune attention et qui, pourtant, contribuent à leur manière à ralentir le réchauffement climatique.