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A en entendre parler certain, on pourrait croire que deux mondes opposés se livrent une bataille sans fin. Et pourtant, les polices avec Serif ont tout autant leur place dans le monde de la typographie que les polices Sans.
On comprend mieux la différence une fois le terme Serif traduit. En effet, Serif vient de l’anglais et se traduit en français par empattement.
Les polices de caractère avec Serif
Les polices avec empattements se distinguent donc par de petites extensions aux extrémités des caractères. La police la plus connue est la Times New Roman où l’empattement, en rouge ci-dessous, est bien visible.
On distingue trois formes d’empattements:
L’origine exacte des empattements n’est pas certaine. A l’époque où les encriers étaient de mise, une trace était involontairement laissée à la fin de chaque mot ou lettre (selon les caractéristiques calligraphiques de la personne), au moment où la plume se séparait du papier. Cela dit, les empattements pourraient remonter à l’époque des romains puisqu’ils en ajoutaient aux lettres capitales lapidaires qu’ils gravaient dans la pierre.
Les polices à empattements sont, encore aujourd’hui, principalement utilisées pour les documents imprimés. Les journaux en sont le parfait exemple. La ligne formée par les empattements créent un repère pour l’oeil qui peut suivre plus facilement, sans se fatiguer ou sauter d’une ligne à l’autre.
Les polices de caractère sans Serif
Les polices sans empattement font partie de la famille des polices Linéale. On parle de caractères bâton.
On pourrait penser que les polices sans empattements sont plus modernes, alors qu’elles étaient utilisé, en capitales uniquement, pour les affiches publicitaires dans le courant du XIXe siècle. Leur utilisation s’est ensuite développée à la fin de la Première Guerre Mondiale puis avec le mouvement Bauhaus.
Les polices sans Serif, comme l’Helvetica ou Arial, seront privilégiées pour l’affichage digital. Les lettres sans empattements sont aussi plus facile à lire pour les enfants car elles sont plus distinctes.
Encore une fois, le problème n’est pas tellement d’aimer ou non les Serifs, mais plutôt d’apporter au lecteur une simplicité de lecture, sans fatiguer l’oeil. En conclusion, le but est que le lecteur ne soit pas dérangé par l’utilisation de l’un ou l’autre. On pourrait donc dire que la meilleure police, pour un texte, est celle que l’on ne remarque pas.