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Le Conseil des Etats est prêt à aider financièrement la presse écrite. Il s'est toutefois opposé à un soutien de 30 millions pour les médias en ligne. Au vote sur l'ensemble, il a adopté jeudi le projet du Conseil fédéral par 29 voix contre 9.
La balle passe dans le camp du National. Au total, la Chambre des cantons a libéré 150 millions de francs. Le projet gouvernemental prévoyait 130 millions. Mais il incluait une aide de 30 millions pour les médias en ligne.
Les sénateurs ont affiché leur volonté de soutenir ces derniers. Mais ils ont refusé de lever le frein aux dépenses. Celui-ci aurait dû être avalisé par la majorité absolue des membres du Conseil. Il a manqué deux voix. Si le vote des sénateurs est confirmé par le Conseil national, la manne fédérale ne pourra pas être versée.
La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a rappelé que les médias qui offrent des contenus n'arrivaient pas à récupérer la publicité perdue par le print. Celle-ci va à Google ou Facebook. Une aide est donc nécessaire, a-t-elle plaidé en vain. L'opposition de l'UDC et du PLR, soutenus par quelques PDC, a été plus forte.
Le Conseil fédéral a prévu une aide dégressive afin d'apporter une aide plus importante aux médias à orientation régionale. Comme pour la presse écrite, le soutien serait lié à des conditions formelles: séparation claire entre les contenus rédactionnels et la publicité, orientation vers un large public et respect des règles déontologiques.
Rabais sur la distribution
En revanche, la Chambre des cantons s'est montrée plus généreuse envers la presse écrite. L'enveloppe prévue par le gouvernement est passée de 70 millions à 120 millions pour ce secteur.
L'aide indirecte sera étendue à tous les quotidiens et hebdomadaires en abonnement qui paraissent au moins une fois tous les quinze jours et qui s'adressent à un large public. Cela exclut les journaux gratuits. Les sénateurs ont suivi le Conseil fédéral et donné leur accord à une enveloppe de 50 millions par an, dont 10 pour les journaux suprarégionaux.
Les réductions sur la distribution seront calculées en fonction du tirage. Plus le tirage est important et plus les rabais seront bas. Cela permettra de maintenir la diversité de la presse et d'éviter les fusions, a avancé Mme Mazzone.
Les périodiques que les associations à but non lucratif envoient à leurs membres et la presse des fondations seront soutenus à hauteur de 30 millions par an, soit 10 de plus que prévu par le Conseil fédéral. Aussi importants pour la démocratie que les quotidiens et les hebdomadaires, ils doivent bénéficier du même soutien. Les publications spécialisées et professionnelles ne sont pas concernées par les déductions.
Distribution matinale
Contre l'avis de l'UDC et du Conseil fédéral, les sénateurs ont également décidé, par 35 voix contre 7, d'accorder des rabais pour la distribution matinale de quotidiens, hebdomadaires et journaux dominicaux en abonnement par des organisations de distribution matinale enregistrées.
Comme pour la distribution postale, les rabais seront accordés en fonction du tirage. L'enveloppe totale s'élève à 40 millions pour dix ans. La gauche, aidée par quelques PLR, aurait voulu faire passer cette somme à 60 millions.
Actuellement, aucune aide n'est prévue pour les journaux qui sont distribués le matin. Mais il en va de leur survie, a argué Mme Mazzone. Et de préciser que pour le Nouvelliste, cela représente 80% de la distribution.
Agences
Les sénateurs ont également revu la quote-part de la redevance radio-tv pour les radios et les télévisions. Elle devra atteindre au moins 3% pour les premières et au moins 5% pour les deuxièmes.
L'agence de presse Keystone-ATS, les institutions de formation et de perfectionnement ou les organismes d'autorégulation, seront soutenus à hauteur de 30 millions par année. Les projets informatiques qui sont mis à disposition de l'ensemble de la branche pourront aussi bénéficier de cette aide.
Le Conseil fédéral a déjà décidé récemment d'augmenter la part de la redevance radio/TV pour l'agence de 2 à 4 millions par année au maximum. Son service représente une infrastructure de base pour l'ensemble des médias, a justifié Paul Rechsteiner (PS/SG).
L'OMS homologue un vaccin chinois contre le coronavirus
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a validé sur sa liste d'urgence le vaccin chinois Convidecia. Celui-ci devient le 11e à être homologué depuis le début de la pandémie de coronavirus, a-t-elle affirmé jeudi à Genève.
Comme d'habitude, une évaluation de la qualité, de la sécurité et de l'efficacité du vaccin a été menée. Les experts mandatés par l'organisation ont considéré que Convidecia honorait les règles de l'OMS.
L'efficacité atteint au total plus de 60% contre les maladies symptomatiques et plus de 90% contre des cas graves. Ce vaccin s'appuie sur un adenovirus humain modifié. Le Groupe d'experts sur l'immunisation recommande une seule injection pour tous les adultes.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
La pandémie a accéléré pour la première fois en près de deux mois
La pandémie liée au coronavirus a accéléré la semaine dernière dans le monde pour la première fois en près de deux mois. Le nombre de nouveaux cas a progressé de 4% sur une semaine, alors que le nombre de nouveaux décès a baissé de 18%. L'Europe est elle en recul.
Selon les données publiées mercredi soir par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève, près de 3,7 millions de nouvelles infections ont été observées dans les différents pays. L'extension est surtout portée par la Méditerranée orientale où leur nombre a avancé de 63%.
Et parmi les autres régions, toutes font face également à une relance de la pandémie, sauf l'Europe et une partie de l'Asie. L'augmentation est moins élevée dans le Pacifique occidental et en Afrique.
Le nombre de nouveaux décès a, lui, atteint près de 9900 la semaine dernière. Une amélioration a été identifiée dans tous les territoires, sauf en Afrique où le nombre progresse presque de moitié. Le recul est d'environ un quart en Europe et dans une partie de l'Asie, moins important dans les autres régions.
Le variant Omicron et l'un de ses sous-variants rassemblent toujours presque tous les séquençages sur un mois. Au total, près de 6,3 millions de personnes ont succombé au coronavirus depuis le début de la pandémie. Plus de 518 millions ont été infectées.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Une commission veut réduire plus vite la dette liée au Covid-19
La dette liée au coronavirus devrait être réduite plus rapidement. Les bénéfices du passé doivent contribuer à réduire de moitié l'endettement extraordinaire, estime la commission des finances du Conseil national.
Des dépenses extraordinaires importantes ont été approuvées afin d'atténuer les conséquences liées au Covid-19. Elles ont conduit à un endettement supplémentaire de la Confédération. De 20,3 milliards en 2020, la dette devrait s'élever entre 25 et 30 milliards fin 2022.
Selon le droit en vigueur, ces dépenses extraordinaires doivent être remboursées en six ans. Cela équivaudrait à sortir quatre milliards de francs chaque année du budget ordinaire. "Impossible sans des coupes sévères dans le budget", a expliqué Roland Fischer (PVL/LU), président de la commission des finances du National, mardi à Berne lors d'une conférence de presse.
Le Conseil fédéral n'a justement pas prévu de programme d'allègement budgétaire ni de hausse d'impôts. En révisant la loi, il se donnerait jusqu'en 2035 pour rembourser la dette, soit le découvert du compte d'amortissement des dépenses extraordinaires. A coup de 2,3 milliards de francs par an.
Dans le détail, le gouvernement compte sur la distribution additionnelle de la Banque nationale suisse (BNS). Il l'estime à 1,3 milliard par an. Par ailleurs, il entend utiliser les soldes des crédits budgétisés mais non entièrement utilisés. Ces excédents de financement sont évalués à 1 milliard de francs par an en moyenne.
Réduire délai et dette
La commission des finances propose désormais un processus technique qui doit permettre de réduire à la fois la dette et le délai de remboursement. "L'idée est de ne pas trop traîner la dette dans le temps", selon Roland Fischer. Il y a trop d'argent en jeu et trop d'inconnues.
La Confédération a beaucoup épargné ces dix ou vingt dernières années. Il est donc justifié, aux yeux de la commission, de profiter de ces excédents en temps de crise, a poursuivi Gerhard Andrey, au nom de la commission (Verts/FR).
Concrètement, le compte de compensation du budget ordinaire de la Confédération affichait à fin 2021 un excédent de 23,5 milliards de francs. Environ la moitié serait prélevée pour l'affecter au remboursement de la dette Covid-19. Il resterait donc encore 12,5 milliards à rembourser.
Par conséquent, la commission des finances estime pouvoir ramener à 2031 le délai fixé pour rembourser la dette. Elle a pris sa décision de justesse, par 13 voix contre 11.
Indolore
La population suisse ne devrait pas remarquer ce processus avant tout technique, ont assuré les deux sénateurs. Et la Confédération garde encore quelque 12 milliards de francs dans ce compte de compensation du budget ordinaire pour de futures crises, qu'elles soient liées aux réfugiés ou au changement climatique, a précisé Gerhard Andrey.
Une minorité de gauche et verte-libérale aurait voulu aller plus loin et utiliser l'entier des 23,5 milliards de francs du compte de compensation pour résorber quasiment toute la dette. Mais la majorité n'a pas voulu franchir ce pas. Une autre minorité aurait voulu en rester au simple projet du Conseil fédéral.
La commission des finances a en outre refusé, par 18 voix contre 7, de comptabiliser l'ensemble des bénéfices distribués par la BNS comme des recettes extraordinaires. Cette proposition aurait permis de disposer de davantage de moyens pour réduire l'endettement, et donc aller encore plus vite. Mais il aurait fallu réduire les futurs budgets ordinaires de 667 millions de francs.
Au vote sur l'ensemble, la commission a approuvé le projet par 19 voix contre 0 et 6 abstentions. Le Conseil fédéral veut voir cette modification entrer en vigueur en 2023. Le National se penchera dessus dès la session d'été.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Trafic de faux certificats Covid au centre de Granges-Paccot (FR)
Plus de 160 faux certificats Covid ont été émis par des collaborateurs et collaboratrices du centre de dépistage de Granges-Paccot (FR). Identifiés, les auteurs présumés seront dénoncés à l'autorité compétente.
Le 13 décembre dernier, l'hôpital fribourgeois informait que plusieurs fraudes avaient été découvertes au centre de dépistage de Granges-Paccot, rappelle mercredi la police cantonale fribourgeoise dans un communiqué. L'établissement a déposé une dénonciation pénale auprès du Ministère public et une instruction pénale a été ouverte.
Dans une première phase, les investigations ont permis d'identifier plusieurs auteurs présumés, à savoir six femmes et deux hommes âgés entre 21 et 27 ans. Entre juin et décembre 2021, ces collaborateurs du centre de dépistage ont reconnu avoir émis, sans contrepartie, une cinquantaine de faux certificats présentant un "test négatif", pour eux-mêmes ou pour leurs proches, valables pour une durée de 48 ou 72 heures. Agissant de manière indépendante, leur but était de pouvoir se rendre dans des établissements publics et de loisirs.
Certificat contre rémunération
Trois autres collaboratrices du centre, âgées de 21 et 22 ans, sont par ailleurs soupçonnées d'avoir, entre septembre et début décembre 2021, généré et distribué 115 faux certificats de guérison ou de vaccination, d'une durée de six à douze mois. Ces documents ont été proposés gratuitement à des proches et contre rémunération pour d'autres bénéficiaires. Ceux-ci ont déboursé entre 100 et 300 francs par certificat.
Ces personnes auraient également émis un nombre indéterminé de faux certificats affichant un "test négatif". Ces faits ont été partiellement reconnus par les intéressées.
Les personnes impliquées ont été dénoncées au Ministère public pour faux dans les titres, faux dans les certificats et corruption. A ce stade de l'instruction, elles bénéficient toutefois de la présomption d'innocence.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Six nouveaux morts "de fièvre" en Corée du Nord
La Corée du Nord a annoncé mardi avoir enregistré six nouveaux morts "de fièvre", selon KCNA, portant le bilan à 56 décès quelques jours après avoir reconnu être frappée par l'épidémie de Covid-19. Plus de 1,4 million de cas ont été enregistrés.
L'agence officielle nord-coréenne a précisé que l'armée avait "déployé en urgence ses forces dans toutes les pharmacies de Pyongyang et commencé à approvisionner en médicaments".
Malgré des confinements à grande échelle, le bilan s'établissait lundi soir à 56 morts, plus de 1'483'060 cas de "fièvre" et 663'910 personnes sous traitement, selon l'agence.
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a vivement critiqué lundi les autorités sanitaires pour leur gestion de l'épidémie, en particulier l'incapacité à maintenir les pharmacies ouvertes 24 heures sur 24.
Le rapport publié mardi par KCNA indique que "des mesures urgentes ont été prises pour rectifier immédiatement les écarts dans l'approvisionnement en médicaments", notamment le fonctionnement 24 heures sur 24 des pharmacies de la capitale Pyongyang.
Population pas vaccinée
Depuis que le pays a annoncé son premier cas de Covid-19 jeudi dernier, Kim Jong-un a pris personnellement en main la lutte contre l'épidémie, qui, selon lui, provoque "de grands bouleversements" dans le pays, dont la population n'est pas vaccinée.
Il supervise des réunions d'urgence quasi quotidiennes du Politburo. Les médias nord-coréens ont diffusé des photographies de lui visitant une pharmacie à Pyongyang dimanche.
KCNA a rapporté mardi que des efforts étaient en cours pour informer les masses sur "le variant furtif Omicron afin de leur faire comprendre en profondeur les méthodes de traitement scientifiques et les règles de prévention des épidémies".
Quelque 11'000 fonctionnaires, enseignants et étudiants en médecine ont entre-temps participé lundi à un "examen médical intensif de tous les habitants" afin de repérer les personnes atteintes de fièvre, selon la même source.
Le système de santé nord-coréen a été classé 193e sur 195 pays par une étude de l'université américaine Johns Hopkins l'an dernier. Les hôpitaux du pays sont pauvrement équipés, avec peu d'unités de soins intensifs. Selon les experts, le pays ne dispose d'aucun traitement contre le Covid-19 et n'a pas les capacités pour tester massivement sa population.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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