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Plusieurs études épidémiologiques révèlent l'existence d'une corrélation entre la consommation de caféine et un risque réduit d'être atteint de la maladie de Parkinson (par exemple, Med Hyg 2000 ; 58 : 1996). Une étude parue dans The Journal of Neuroscience, le 15 mai 2001, met en évidence ce même effet chez des souris et explore le mécanisme par lequel il pourrait avoir lieu (Nat Med 2001 ; 7 : 666).La pharmacologie a jusqu'à présent suggéré que la caféine exerce ses effets principalement de par son activité antagonique aux récepteurs A2A de l'adénosine, dont l'expression dans le cerveau est prépondérante dans le striatum. Cette structure, située dans les ganglions de la base, est une cible majeure des neurones dopaminergiques qui dégénèrent dans la maladie de Parkinson.Pour tester les effets in vivo de la caféine sur les récepteurs A2A, les auteurs de l'étude, le Pr Jiang-Fan Cheng et ses collaborateurs, ont utilisé des souris traitées au MPTP. Cette substance est bien connue pour entraîner des lésions anatomiques et biochimiques du système dopaminergique comparables aux lésions dont sont atteints les sujets parkinsoniens. Or, Cheng et ses collaborateurs ont découvert que la caféine atténue les effets toxiques du MPTP sur les neurones dopaminergiques, et que d'autres antagonistes spécifiques des récepteurs A2A miment cette action protectrice.La toxicité du MPTP est également émoussée chez les souris qui ne possèdent pas de récepteurs A2A, confirmant le rôle de ce récepteur dans la toxicité du MPTP. En revanche, les mécanismes par lesquels les antagonistes des récepteurs A2A altèrent la toxicité du MPTP restent inconnus. Ces antagonistes, dont on connaît le rôle neuroprotecteur dans des modèles de cerveau endommagé par ischémie ou excitotoxicité, pourraient donc quoi qu'il en soit de ces mécanismes être utiles pour traiter la maladie de Parkinson.