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Un demi-frère du roi de Jordanie Abdallah II et ancien prince héritier, Hamza bin Hussein, fils de l'ancien roi de Jordanie. (photo), a été appelé à arrêter toute activité qui puisse nuire à la sécurité du royaume, a déclaré samedi l'armée dans un communiqué.
Selon les informations publiées, 20 autres personnes ont été arrêtées avec Hamza bin Hussein, et elles sont soupçonnées d'avoir organisé un complot pour destituer l'actuel roi Abdallah du pouvoir. Les autorités jordaniennes ont confirmé qu'elles avaient procédé aux arrestations liées aux «problèmes de sécurité de l'État». Les détails n'ont pas été divulgués et le nom de Hamza bin Hussein n'a pas été mentionné.
Selon certaines informations, le prince Hamzah demi-frère du roi Abdallah aurait tenté un coup d'état, avec d'autres. Fils du roi Hussein et de la reine Noor, Hamza a été démis en 2004 de son titre d'héritier du trône par Abdallah.
Ce complot "comprenait au moins un autre membre de la famille royale ainsi que des chefs tribaux et des membres de la direction de la sécurité du pays", selon une source issue d'un service de renseignements du Moyen-Orient.
Selon le Washington Post, Hamza bin Hussein est assigné à résidence sur le terrain de son palais.
Il a reçu un rapport de son arrestation par des officiers de l'armée jordanienne qui sont venus chez lui. Selon la publication, citant des sources de haut rang, une enquête est en cours sur ce que la Jordanie appelle «un complot complexe et de grande envergure impliquant un autre représentant de la famille royale et de la structure en dehors de la Jordanie».
Le prince Hamzah a confirmé dans une vidéo transmise à la BBC par son avocat qu'il était assigné à résidence et que son garde du corps avait été arrêté. Il a nié son implication dans un complot et critiqué avec véhémence la gouvernance du royaume.
L'agence de presse d'État jordanienne a démenti les informations selon lesquelles l'ancien prince héritier aurait été détenu. "Contrairement aux publications, nous déclarons que l'ancien prince héritier n'est pas assigné à résidence et qu'aucune restriction ne lui a été imposée", ont indiqué les autorités jordaniennes dans un communiqué.
Les responsables de l'armée jordanienne ont également démenti les informations faisant état de l'arrestation de Hamza ben Hussein. "Les informations dans la presse sur la détention de Hamza ben Hussein sont fausses, mais il a été sommé de mettre un terme aux activités qui pourraient déstabiliser la situation et nuire à la sécurité de la Jordanie. Cela a été fait dans le cadre d'une enquête menée par les forces de sécurité jordaniennes," a déclaré l'armée dans un communiqué officiel.
L'armée jordanienne a déclaré que la situation dans leur pays était sous contrôle et qu'il n'y avait aucun danger de bouleversement.
Des messages de soutien au roi Abdallah de Jordanie sont venues d'Arabie saoudite, des États-Unis, de Bahreïn, d'Égypte, du Koweït, du CCG, mais pas encore du Premier ministre libanais Saad Hariri, ni d'Israël ou des EAU.
Déjà en2018, des informations avaient circulé sur une tentative de coup d'État en Jordanie qui aurait été soutenue par l'Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis.
Pendant les manifestations du printemps arabe en Jordanie contre le roi Abdallah II, certains manifestants avaient publiquement loué le prince Hamza.
Aujourd'hui, le prince Hamza aurait pu être encouragé par la crise économique jordanienne liée à la crise de la Covid-19.