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«J’ai commencé à jouer avec la voisine d’une amie qui m’a proposé de venir tester: le jeu m’a plu. C’était une grande découverte, car je ne connaissais pas ce sport auparavant». Par la suite, Melanie continue de jouer à la balle à la corbeille et pratique aujourd’hui cette activité depuis 12 ans, actuellement dans 2 clubs différents: en deuxième ligue argovienne et en première ligue bernoise. « Ce que j’aime dans ce sport, c’est le mélange entre la tactique et les entraînements physiques». Comme au basketball, «il n’y a pas de gardien et nous jouons tous ensemble».
A la balle à la corbeille, «on ne peut toucher la balle qu’avec les mains et les avants-bras, on peut dribbler mais on ne peut pas « dunker » [marquer un point en s’accrochant au panier avec la main, ndlr]». La balle utilisée, bleue ou jaune, ressemble à un ballon de football et le panier, d’un diamètre de 45 centimètres, se situe à hauteur de 3 mètres. Contrairement au basketball, le panier ne se situe pas contre une paroi et si les infrastructures obligent l’utilisation de paniers de basket, les points ne sont pas comptabilisés de la même manière. Six joueurs/ses évoluent sur le terrain en été sur gazon, mais seulement cinq en salle en saison hivernale. Au sein du championnat auquel Melanie participe, les matchs durent entre 2×15 et 2×12 minutes avec, théoriquement, deux minutes de pause entre deux parties.
Au niveau national, la Suisse comporte deux ligues, A et B, au sein desquelles les équipes fortes se disputent le championnat. Avant et pendant la compétition, des tournois sont organisés et donnent aux joueuses de l’équipe de Mélanie la possibilité d’affronter des formations plus fortes. Ces matchs représentent une occasion pour elles de se préparer au championnat et de s’améliorer.
Délaissée au profit du basketball
Contrairement au basketball où la reconnaissance féminine est moindre, la balle à la corbeille reste beaucoup pratiquée par des femmes. Mais «attribuer le basket aux hommes et la balle à la corbeille aux femmes serait un cliché. Il y a aussi des équipes masculines de balle à la corbeille».
Jusqu’à l’arrivée du basketball en Europe, la balle à la corbeille était couramment pratiquée en Suisse. «De plus en plus de personnes ont commencé le basket et ont alors délaissé la balle à la corbeille». Ce sport reste aujourd’hui presque exclusivement joué en Suisse, ainsi qu’en Allemagne et aux Pays-Bas, où l’on y joue avec des règles légèrement différentes.
Pour Mélanie, l’aventure ne fait que commencer: «Je pense continuer ce sport car je l’adore vraiment. J’espère que de nouveaux jeunes commenceront, parce que pour le moment, je suis la plus jeune des deux équipes».