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Un homme frappé de la lèpre vient vers Jésus. « Si tu le veux, tu peux me purifier ». Dans la Bible, la lèpre n'est pas seulement une maladie. Elle est symbole du mal radical qu'est le péché. C'est pourquoi elle nécessite non pas seulement une guérison, mais une purification. Alors, nous dit l'évangile, Jésus fut pris de pitié.
Devant l'homme sali par le mal, une seule attitude de Dieu : la pitié, la miséricorde. Le cœur de Dieu d'approche de celui qui souffre de son mal, le touche, le guérit. Encore faudrait-il qu'à l'image du lépreux de l'Évangile, le pécheur souffrît de son mal. Et c'est là que le bât blesse. L'homme moderne souffre-t-il encore de son péché ? Ne s'y est-il pas habitué ? Ne l'a-t-il pas justifié en prétendant, comme on l'entend souvent, que « tout est permis à des adultes consentants »?
En dehors de quelques terroristes, plus personne ne fait le mal. Nous ne faisons que d'user de notre liberté. En perdant la conscience de notre propre péché, nous perdons celle de la miséricorde de Dieu, nous n'en avons plus besoin. Seul un bon examen de confiance, suivi d'une confession sincère et profonde, nous fera comprendre combien nous avons besoin, nous aussi, d'entendre prononcer sur nos vies la parole de Jésus au lépreux : « je le veux, sois purifié ».