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Les banques suisses sont accusées de "criminalité organisée"
Le chef du SPD allemand Sigmar Gabriel accuse les banques helvétiques de criminalité organisée dans le conflit fiscal entre son pays et la Suisse. Quiconque est responsable d'une fraude fiscale massive est passible de 10 ans de prison, a-t-il souligné dimanche à la radio publique Deutschlandfunk.
"C'est une sérieuse infraction. Nous parlons ici de criminalité organisée dans les banques suisses en Allemagne", estime le dirigeant du principal parti d'opposition allemande. Il se dit fâché qu'aucun ministère public ne soit consacré en particulier à la lutte contre de tels comportements.
Les Etats-Unis ont simplement menacé les banques suisses de poursuites pénales, relève Sigmar Gabriel. Et de se demander "pourquoi ne l'osons-nous pas? Ou pourquoi ne transmettons-nous pas cela au parquet général fédéral pour qu'il enquête" sur cette question?. Les banques suisses "cesseront immédiatement, j'en suis convaincu", estime le chef du SPD.
La Suisse devrait renégocier l'accord
Norbert Walter-Borjans s'exprime dimanche dans une interview accordée à la Sonntagszeitung. [Keystone] Dans une interview publiée dimanche par la Sonntagszeitung, le ministre des finances du Land allemand de Rhénanie du Nord/Westphalie, social-démocrate, Norbert Walter-Borjans se dit "convaincu qu'il est dans l'intérêt de la Suisse" de ne pas laisser les choses dans l'état actuel, parlant de l'accord fiscal entre Berne et Berlin.
Pour la Confédération et ses banques, l'accord conclu avec Berlin est "définitivement plus mauvais" que n'importe quel accord possible. Et il est "plus utile aux fraudeurs qu'au fisc", dit-il, promettant de tout faire pour que le Bundesrat, la chambre haute du parlement allemand, refuse de le ratifier.
ats/pbug