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Malgré sa bonne gestion, la Caisse de prévoyance de l'Etat de Genève a un trop faible taux de couverture de ses engagements. Ce taux était de 58,2 % à la fin 2018. La CPEG est régie par une loi votée par le peuple genevois en février 2013 qui impose un taux de couverture de 60% dès 2020 et, conformément au droit fédéral, de 80 dès 2052.
Il existe deux possibilités de rétablir l'équilibre financier d'une caisse publique telle que la CPEG. Par le biais d'une loi, l'Etat peut améliorer son financement, notamment par une injection de capital. Pour sa part, la caisse peut agir sur les prestations.
Le 14 décembre 2018, le Grand Conseil a adopté deux lois prévoyant une recapitalisation de la CPEG. Combattues toutes deux par des référendums, elles sont soumises au peuple le 19 mai 2019. Une troisième loi, résultant d'une initiative, a été adoptée par le Grand Conseil en février 2019. Elle est à son tour combattue par référendum, mais la votation ne pourra avoir lieu avant l'automne.
Le comité de la CPEG a annoncé qu'en l'absence d'ici à la fin mai 2019 d'une loi assurant une recapitalisation, il serait contraint de réduire les prestations promises aux assurés actifs. Il déciderait pour 2020 d'une réduction des rentes de 10 % , dont l'effet serait toutefois un peu atténué pour les assurés les plus proches de l'âge de la retraite.
Pour en savoir plus : CPEG : en quoi consiste le 2e train des mesures structurelles