Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07218.jsonl.gz/407

La région examinée dépend des indications cliniques données au radiologue. Si l'on est dans un contexte de colique néphrétique, une attention spéciale sera portée aux reins, aux voies urinaires et à la vessie. Si l'examen est motivé par des douleurs de la fosse iliaque droite, l'échographie est focalisée sur la région appendiculaire. Toutefois, lorsque l'examen échographique d'une région particulière n'est pas conclusif, une échographie complète de l'abdomen est généralement effectuée. Certains examens sont un peu plus spécialisé et ne sont pas traités sur cette page: l'examen de la prostate peut nécessiter une exploration par voie endorectale; l'examen des ovaires/de l'utérus peut nécessiter une exploration endovaginale.
Les reins sont biens visualisés lors d'un examen échographique. A mon sens c'est le meilleur examen non irradiant et n'utilisant pas de contraste pour démontrer la dilatation des voies urinaires excrétrices. Par contre, la recherche d'un abcès ou d'une tumeur rénale est un peu moins aisée.
Lorsqu'il s'agit d'une dilatation provoquée par un calcul, la localisation de ce calcul peut être difficile à mettre en évidence par l'échographie. Les calculs du bas et du haut uretère sont détectables sans difficultés notables. Par contre, en raison de surprojections intestinales (coliques ou grêles), les calculs du 1/3 moyen de l'uretère ne sont généralement pas détectés par l'échographie. Heureusement, les calculs urinaires sont radio opaques dans 80% des cas et peuvent être visibles sur une radiographie standard de l'abdomen. Dans les cas difficiles l'association ultrason abdominal et radiographie peut donner toutes les informations nécessaires au traitement. En raison de ces difficultés, beaucoup de radiologues considèrent l'uro-scanner comme l'examen de référence dans la recherche des calculs urinaires.
Très souvent une échographie de l'abdomen inférieur est demandée à la recherche d'une appendicite. L'appendice est de localisation variable et il peut ne pas être visualisé lors d'un examen échographique. Dans d'autres situations, le diagnostic d'appendicite est difficile à l'échographie: contexte de maladie de Crohn, grossesse, etc. L'examen échographique n'est donc qu'un élément parmi beaucoup qui intervient dans la décision thérapeutique du chirurgien: intervention chirurgicale ou observation.
La recherche d'une invagination intestinale (ou intussusception intestinale) par échographie est une indication fréquemment rencontrée chez les nourrissons et les jeunes enfants. La pénétration d'un segment de l'intestin dans un autre segment peut conduire à une nécrose et à une perforation de l'intestin. En cas de découverte à l'échographie et selon l'âge de l'enfant, un lavement est effectué afin de libérer les anses intestinales (réduction de l'invagination).
L'examen échographique de l'abdomen inférieur peut mettre en évidence la présence d'épaississements des parois intestinales du petit ou du gros intestin. De telles images sont souvent non spécifiques et l'interprétation varie selon le contexte clinique. Chez un homme jeune, une maladie de Crohn sera plutôt évoquée. Chez un homme âgé, il peut s'agir d'une tumeur, d'un épaississement entrant dans le cadre d'une maladie diverticulaire, etc. Comme l'examen échographique ne donne pas une cartographie des lésions, ces découvertes sont généralement suivies d'un examen tomodensitométrique (scanner) ou même d'un examen par IRM (entéro-IRM en cas de Crohn).
L'examen échographique est très performant dans la recherche de liquide libre dans l'abdomen. Par contre, la présence d'un abcès intra-abdominal profond est plutôt recherchée par l'examen tomodensitométrique.
L'échographie est performante dans la détection et le suivi des anévrismes de l'aorte abdominale.
La préparation dépend du type de lésions recherchées. De nombreuses anses intestinales se trouvent dans l'abdomen inférieur et contiennent de l'air. Ces gaz digestifs peuvent gêner la recherche de lésions. Il est donc nécessaire d'avoir une bonne fenêtre acoustique sur l'abdomen inférieur, ce qui est donnée par une vessie pleine. Cette distension de la vessie facilite également la recherche de lésions de la paroi vésicale.
Pour un examen échographique de l'abdomen inférieur, il est généralement préconisé de boire au moins 1 litre d'eau 1h30 avant l'examen et ne pas uriner jusqu'à ce que l'examen du petit bassin ait été effectué.
L'examen se déroule dans une pièce sombre pour faciliter la lecture de l'écran vidéo. Le patient est allongé sur le dos. Du gel est appliqué sur la région à examiner de manière à éviter l'interposition d'air entre la surface cutanée et la sonde, et donc de favoriser la transmission des ultrasons. La sonde est déplacée par le radiologue sur la surface cutanée de la région à examiner. L'examen dure environ 15 minutes.