Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06936.jsonl.gz/397

Alex, félicitations à toi aussi pour la médaille de bronze de Dani Eich. Rétrospectivement, cela a été un travail difficile...
«En effet, oui. On s'en rend compte en regardant en arrière, notamment en ce qui concerne le tirage au sort. Dani était tombé dans une poule très difficile avec quelques athlètes de haut niveau - ce n'était pas une tâche aisée !»
Mais le premier combat contre Kumric (CRO) pourrait déjà être considéré comme un passage imposé, non ?
«C'était une bonne chose que Dani n'ait pas à disputer son premier tour directement contre un favori ou une tête de série. J'étais convaincu qu'il pouvait le battre, ce qu'il avait déjà fait la dernière fois avec deux waza-ari. J'ai donc supposé que Dani se présenterait avec une bonne attitude et en toute confiance, et qu'il marquerait des points avec ses techniques puissantes. Cela s'est déroulé comme prévu.»
Comment as-tu vécu la suite de la compétition ?
«A partir du deuxième tour, le niveau de la compétition a augmenté de manière fulgurante. Le Serbe Aleksandar Kukolj faisait partie des têtes de série et pouvait donc être considéré comme le favori. Face à ce combattant gaucher, il était d'autant plus important de suivre une ligne tactique claire. Au début, tout ne s'est certes pas déroulé comme prévu, mais à la fin, nous avons pu gagner le combat au bon moment. Ce n'était pas une affaire facile.»
Et la suite n'a pas été plus simple ! Quelle a été la recette du succès contre Varlam Lipertaliani (GEO) ?
«C'est vrai. Il faut reconnaître les avantages qui étaient de notre côté. Tout comme Kukolj, Lipertaliani n'est plus un jeune athlète - il fait partie des meilleurs de ces dernières années et a une expérience incroyable. Cependant, il est vrai que ces athlètes ne sont plus au top de leur forme comme lors des derniers championnats du monde ou des Jeux olympiques. Malgré tout, un athlète comme Lipertaliani est toujours très dangereux avec son répertoire technique, comme on a pu le voir. Dani a saisi sa chance avec un contre juste avant la fin du combat, il a fait un super travail. »
Quelles étaient les instructions concrètes contre le Géorgien ?
«La tactique consistait en premier lieu à conserver une bonne position tout en évitant de lui donner le bras droit. Une prudence particulière était de mise dans le combat au sol. Dani a bien appliqué cela. Il y a certes eu quelques bonnes attaques de Lipertaliani, mais il a pu les éviter et il s'est lui-même montré insoumis avec ses attaques.»
Compte tenu de la grande forme de Dani, la défaite en demi-finale a-t-elle été surprenante ?
«La première surprise a été que Kuczera soit l'adversaire en demi-finale. Il avait éliminé le champion du monde en titre, Jorge Fonseca (POR). C'était remarquable pour le Polonais, qui était passé de la catégorie des -90kg à celle des -100kg. Le combat contre un adversaire un peu plus léger, qui se déplaçait beaucoup et lançait de bonnes attaques, a été difficile. Dani a fait de son mieux, mais n'a pas réussi à bien gérer les attaques seoi-nage de son adversaire. Kuczera n'a jamais été vraiment dangereux, mais il a toujours été actif et s'est imposé avec des pénalités. »
Pour le bronze, il fallait à nouveau battre un favori. Pourquoi le Suisse était-il le meilleur ?
«Oui, Elmar Gasimov (AZE) est vraiment un contemporain connu et un grand Judoka. Et Dani a dû faire face à de légères douleurs au genou avant le combat de bronze. Heureusement, nous avons pu nous renseigner auprès d'un physio avant l'engagement, qui nous a donné le feu vert. Sur les tatamis, il était à nouveau important de dominer avec une forte prise de combat et une position - et bien sûr mentalement avec une volonté absolue de gagner. Nous avons vu sa performance sur les tapis : une forte offensive vers l'avant, suivie d'un changement de direction avec O-uchi-gari. C'était important de gagner par ippon contre un adversaire comme Gasimov.»
Quelle est la part du coach dans ce succès et quelle est son influence sur les athlètes ?
«A mon avis, le coach donne certes des conseils et des inputs à l'athlète, mais au final, ce sont les judokas eux-mêmes qui prennent leurs décisions sur les tatamis. Dani a fait exactement comme ça. Il écoutait attentivement ce que je lui disais, mais sur le tatami, c'est lui qui prenait les décisions. C'est important pour qu'il puisse aussi continuer à se développer. Pour ce jeune athlète, tout ne fait que commencer. Nous espérons bien sûr qu'il pourra continuer à progresser à l'avenir avec encore plus d'expérience et de force.»
Et que pense Daniel Eich de son succès ? Lis-le sur les médias sociaux :