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La Fondation Ethos recommande de s'opposer aux rapports de rémunération lors des assemblées générales Credit Suisse (26 avril) et UBS (2 mai). Malgré les progrès réalisés par les deux banques dans la structure de leurs rémunérations, les niveaux des rémunérations des instances dirigeantes restent encore largement trop élevés.
Credit Suisse et UBS ont revu en profondeur leurs systèmes de rémunération respectifs en y introduisant plusieurs changements positifs. Ethos relève en particulier que Credit Suisse a défini pour les membres de la direction des pourcentages maximum pour la rémunération variable par rapport au salaire fixe. Cette mesure était demandée avec insistance par Ethos depuis plusieurs années. Credit Suisse est l'une des premières banques à avoir introduit une telle limite, ce qui est réjouissant. Il est donc devenu possible de calculer la rémunération maximale théorique des dirigeants. Pour 2013, la rémunération variable maximale du CEO Brady Dougan ne pourra pas dépasser six fois son salaire de base (CHF 2.5 millions en 2012), ce qu'Ethos considère comme excessif.
N'ayant pas été aussi loin que Credit Suisse, UBS a tout de même introduit un plafond pour l'enveloppe globale de la rémunération variable de l'ensemble des membres de la direction générale. Ce plafond équivaut à 2.5% du bénéfice avant impôts et avant différents autres ajustements de valeurs. Malgré cela, la rémunération du CEO s'est élevée à près de CHF 9 millions, alors que la banque a présenté une perte comptable de CHF 2.5 milliards en 2012.
Ethos relève également que les rémunérations des présidents du conseil d'administration des deux banques sont également excessives avec des montants avoisinant CHF 5 millions sur une base annualisée. Au vu de ces constatations, Ethos recommande aux actionnaires de s'opposer aux systèmes de rémunération de Credit Suisse et UBS.
Credit Suisse: Ethos s'oppose à l'augmentation du capital conditionnel pour les collaborateurs
Credit Suisse octroie annuellement l'équivalent d'environ 4% de son capital sous forme d'actions à ses collaborateurs. Un tel montant est très important en comparaisons suisse et internationale. Il dépasse largement les limites généralement acceptées par les investisseurs. Pour honorer ses engagements envers ses collaborateurs, Credit Suisse souhaite pouvoir émettre de nouvelles actions plutôt que d'acheter les titres sur le marché, ceci pour pouvoir verser les rémunérations tout en renforçant la base de capital. Au vu de la dilution subie au cours des dernières années et du montant excessif d'actions en jeu, Ethos recommande de refuser l'augmentation demandée de capital conditionnel.
UBS: Ethos refuse la décharge et la réélection du réviseur externe
En 2012, le scandale lié à la manipulation des taux LIBOR a conduit UBS à verser une amende record de CHF 1.4 milliards. Ethos est conscient que certains membres du conseil d'administration n'étaient pas en fonction au moment des faits. Toutefois, UBS ne proposant pas d'accorder la décharge individuellement, Ethos recommande de voter contre la décharge de l'ensemble des membres du conseil d'administration et de la direction générale.
Ethos recommande également de s'opposer à la réélection de l'organe de révision Ernst & Young qui est en place depuis 1997. En effet, Ethos n'est pas satisfait de la qualité de la révision de ces dernières années. En particulier, le réviseur n'a détecté aucun des récents scandales (valorisation des subprimes, scandales fiscaux, trader londonien, LIBOR) qui ont touché UBS. A titre indicatif, en 2012, le réviseur a facturé des honoraires de CHF 122 millions.