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Je me suis toujours demandé où et comment les journalistes apprenaient leur métier. Où ? Dans une rédaction, je suppose, sur le tas avec quelques cours de déontologie journalistique. Daniel Cornu pourrait en dire davantage, lui qui a été, sauf erreur, responsable de la formation des journalistes en Suisse romande. Comment ? J'ai plus de doutes à ce sujet. A lire les journalistes - qui a ajouté journaleux ? - on est en droit de s'interroger sur leurs compétences à écrire correctement. Bien sûr on me dira que tout va vite et que le rédacteur n'a probablement plus le temps de tout relire - n'y-a-t-il plus de correcteurs/trices ? - et qu'on peut bien tolérer quelques erreurs ça et là. On se dédouane comme on peut. Si les fautes n'étaient que d'orthographe, les rédacteurs pourraient être absous. Mais fâchés avec la syntaxe et le sens des mots, ils nous balancent des phrases qui mériteraient parfois de figurer dans les "perles du bac".
Un de exemples les plus frappants, à l'heure actuelle, est le mot "basé". Avez-vous déjé remarqué ? Les plus grandes sociétés comme les plus petits commerces sont "basés" quelque part. Le marchand de pipes, qui était basé à la rue Machin, ne vend plus ses modèles canon depuis qu'il l'a cassée, sa pipe. La fleuriste aussi est basée quelque part en ville : probablement parce qu'elle offre des plantes carnivores. Bref, ce mot fourre-tout a tout avalé sur son passage. Les mots "sis", "établi" ont été sacrifié sur l'autel de la langue bancale.
C'est peut-être un effet de mode..ou d'ignorance et d'incompétence. Allons savoir. Vous souvenez-vous du temps où du jour au lendemain, Yasser Arafat avait entendu son prénom modifié en "Yassir". Puis de nouveau Yasser.
Bref on ne peut qu'espérer voir les "basé(e)(s)" rentrer dans leur casernes dans les meilleurs délais et n'en ressortir qu'en cas d'extrême nécessité.