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Les parlementaires américains approuvent l'abrogation d'Obamacare
Le vote final, très serré, illustre l'aspect controversé du texte: 217 voix contre 213. Les 193 démocrates et 20 républicains ont voté non. L'annonce des résultats a été saluée par une ovation des élus républicains.
"On savait que (Obamacare) n'allait pas marcher, je l'ai prédit il y a longtemps", a réagi Donald Trump lors d'une conférence de presse dans les jardins de la Maison Blanche. "C'est clair que c'est un échec, c'est mort". "On va l'achever et on va continuer à faire beaucoup d'autres choses", a-t-il poursuivi, prédisant "une victoire incroyable".
Le texte part au Sénat
"Ce sera une victoire incroyable lorsque cela passera au Sénat", s'est félicité le président américain.
Et pourtant l'affaire est loin d'être gagnée car, au Sénat, la loi est considérée comme inacceptable en l'état, y compris par plusieurs sénateurs républicains.
Passer la première étape de la Chambre des représentants marque une revanche politique pour Donald Trump, qui malgré un forcing intense en mars n'avait pas réussi à unifier son camp.
La majorité avait alors dû retirer le texte quelques heures avant le vote prévu, et le milliardaire avait juré de revenir à la charge.
Le coeur du projet inchangé
En mars, l'aile conservatrice s'insurgeait contre le fait que des aides et acquis d'Obamacare seraient restés en place dans la réforme républicaine, tandis que les modérés refusaient de voter pour une loi qui aurait fait perdre à au moins 14 millions d'Américains leur assurance maladie l'an prochain, selon l'estimation du bureau d'étude indépendant au Congrès.
De nouveaux amendements dévoilés ces derniers jours ont permis de ramener au bercail les frondeurs conservateurs du "Freedom Caucus".
Le coeur du projet d'abrogation reste toutefois inchangé: les Américains ne seraient plus obligés de souscrire une assurance maladie, les financements publics au programme d'assurance pour les plus modestes Medicaid seraient réduits, et la couverture minimum instaurée par Obamacare serait fortement allégée, à la discrétion des gouverneurs des 50 Etats fédérés, au risque de ne plus couvrir les personnes ayant des antécédents médicaux.
>> Le point avec Pierre Gobet à Washington:
agences/tmun
Publié le 04 mai 2017 - Modifié le 05 mai 2017