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Au total, la population helvétique a déboursé plus de 2,4 milliards de francs dans le commerce de détail pour l'ensemble des produits de boulangerie, indique l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) dans son bulletin du marché du pain et des céréales publié mardi. En moyenne, un ménage a dépensé quelque 461 francs sur toute l'année.
Ces dépenses représentent 8% du chiffre d'affaires total réalisé par le commerce de détail avec les denrées alimentaires. La demande en pain n'a cessé d'augmenter au cours des quatre dernières années, relève l'office.
En ce qui concerne les pains frais, près d'un quart des dépenses ont été consacrées aux pains bio. C'est une part plus élevée que pour la moyenne de toutes les autres denrées alimentaires confondues, qui s'élève à 11%, note l'OFAG.
Les préférences pour le pain frais influent sur le prix du pain. Pour un kilo, il fallait débourser 8,98 francs en 2021, contre 8,72 l'année précédente.
L'impact de la pandémie
Les pains longue conservation et les pâtes prêtes à l'emploi ont aussi eu la cote auprès des consommateurs suisses, avec une progression du chiffre d'affaires de respectivement 20,3% et 7,3% en quatre ans. En cause: la pandémie, qui a incité la population à constituer des réserves.
Le coronavirus a aussi un effet sur la consommation de petits pains. Ces derniers sont plutôt mangés en route ou comme en-cas. Comme la population s'est moins déplacée en raison des restrictions sanitaires, la demande en petits pains a baissé de 9% entre 2019 et 2020, pour progresser à nouveau de 10,7% entre 2020 et 2021.
La demande en farine en hausse
La demande en farine n'a aussi cessé de progresser ces quatre dernières années, ajoute l'office. Les Suisses ont dépensé quelque 56 millions de francs en 2021 pour acheter de la farine, ce qui représente une hausse de 28,5% entre 2018 et 2021.
L'année 2020 avait été exceptionnelle en raison d'un surcroît de la demande pendant le semi-confinement. Les chiffres 2021 ont baissé en comparaison, mais ils connaissent une évolution positive par rapport aux années d'avant la pandémie, soit 2018 et 2019.
La farine blanche est la farine la plus vendue dans le commerce de détail suisse (part de marché de 66,1%). Elle est aussi la moins chère. Les farines spéciales, telles que celle d'épeautre ou celle pour tresse, connaissent un succès croissant (respectivement +44,4% et +30,9%).
Concernant l'avenir, l'OFAG s'attend à ce que le prix des céréales augmente du fait de la guerre en Ukraine. Par ailleurs, les coûts de production, de la logistique et de l'énergie ont fortement augmenté ces dernières années.
ats/fgn