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Dans le bourg le " château " occupe une partie du promontoire où Pierre II de Savoie implanta en 1258-1268 la forteresse du bourg neuf de Versoix. Beau et grand volume, sur 4 niveaux, avec forte dénivellation du terrain. Parc arboré à la hauteur du 3e niveau.
Façades homogènes avec percements symétriques. Nombreuses portes et fenêtres avec linteaux cintrés en calcaire. Peu d'interventions si ce n'est une grande lucarne recouverte d'ardoises et une fenêtre agrandie en 1930. C'est à cette date que M. Hermann DUTOIT, avocat et député en est devenu le propriétaire.
A son emplacement s'élevait à la fin du XVIII siècle une ferme entourée de jardins. L'ancienne résidence des " châtelains ", c'est.à.dire. des hauts fonctionnaire gessiens que les chroniques signalent jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, devenue la demeure d'agriculteurs, puis celle des Riondel, de Paul Courvoisier, maire de Versoix, et qui a été heureusement restaurée par M. H. Dutoit.
L'ensemble de la forteresse fut définitivement démantelé en 1589 (prise du fort par les Genevois). Les travaux de 1856 pour la voie ferrée furent l'occasion des premières découvertes archéologiques, restituant l'image d'un établissement romain aisé et les murs de la forteresse médiévale. La démolition en 1942 de la fabrique Deshusses - Dégallier, (son gendre) , tous deux anciens maires, (env. 1860-70) mit à jour les bases impressionnantes de cette enceinte et du château.
Joséphine BOISDECHÊNE est née en 1831, à Versoix. (photo http://site.voila.fr/patrimoineversoix24)
Probablement dans la maison appelée aujourd'hui le "Château" . Elle était velue, et d'après les informations reçues avait une barbe de cinq centimètres à l'âge de huit ans (quinze centimètres à 16 ans). À l'âge de quatorze ans, elle commence à voyager en Europe, d'abord accompagnée de son père et d'un agent et puis avec son père seul. Vers sa dix-huitième année, elle est partie en tournée avec son père; à Paris elle a rencontré l’artiste peintre Fortune Clofullia avec qui elle s’est mariée plus tard. Fortune a accompagné sa femme sur ses tournées. Ils ont eu deux enfants dont une fille morte en bas âge; l’autre, Albert, surnommé le petit Esau, qui était velu comme sa mère, se produisait avec elle.
Le doute existait quant à l'authenticité de la barbe de Cofullia. En 1851, le docteur William Charr l'a examinée. La conclusion du docteur a été affirmative : 'her breasts are large and honnêtement '. Il s’agissait bien d’une véritable femme et d’une véritable barbe. Elle a également gagné une renommée supplémentaire quand elle a coiffé sa barbe à la mode, imitant en cela celle de Napoléon III. Ce dernier, flatté de cette imitation, lui offrit un diamant qu'elle porta... dans sa barbe.
En 1853, elle est entrée au cirque chez Phineas Taylor Barnum qui a voyagé dans le monde avec un grand nombre de ces miracles de la nature. Au cours du dix-neuvième siècle ces attractions étaient très populaires. Clofullia s'est affirmée jusqu'à devenir une étoile internationale qui s’est produite à Paris, à Londres et à Amsterdam.
En 1861, Clofullia qui était au programme de la kermesse de septembre d'Amsterdam, était la femme à barbe la plus connue. Au sujet de cette présentation, le journal a mentionné que deux médecins éminents d’Utrecht avaient délivré une preuve de l’authenticité de sa barbe. Que ceux-ci prouvent aux non-convaincus qu’ils ont pu toucher la barbe et même la tirer.
N.B. La croissance de la barbe est souvent apparue d’une conséquence d’un dérèglement congénital.
Cette attraction de fête foraine, n'est plus à la mode de nos jours.
Emplacement du château: Route de Suisse 51, Versoix-Bourg
Bibliographie