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Un an après la fin des études, 95% des titulaires d’un Master de la Faculté des lettres ont trouvé un emploi. Leur insertion est donc comparable à celle des diplômé·e·s des autres facultés. Si l’on se réfère aux statistiques concernant les gradué·e·s en lettres des universités suisses dans leur ensemble, on s’aperçoit que l’insertion varie selon les disciplines étudiées. Ainsi, 50% des titulaires d’un Master incluant une langue nationale ou l’anglais travaillent dans l’enseignement. Les personnes ayant étudié le français ont de bonnes perspectives dans ce domaine en Suisse alémanique, tout comme les personnes diplômées en allemand sont recherchées dans les écoles de Suisse romande. Un diplôme dans l’une des langues nationales constitue aussi un atout pour les postes dans l’administration publique. Enfin, un nombre non négligeable de gradué·e·s en langue et littératures évoluent dans les secteurs de l’information et de la culture ainsi que dans les services privés. La majorité des historien·ne·s et historien·ne·s de l’art ou du cinéma s’insèrent également dans les médias, le secteur culturel, les services privés et dans une moindre mesure, l’administration publique. Ces gradué·e·s se tournent aussi volontiers vers les hautes écoles, où ils accomplissent un doctorat. Enfin, un tiers des gradué·e·s en histoire enseignent.
D’une manière générale, les diplômé·e·s en lettres travaillent fréquemment à temps partiel, voire occupent plusieurs emplois. Un grand nombre d’entre elles et eux (plus de la moitié en histoire et langues et littératures, 39% en histoire de l’art ou du cinéma) commencent une formation continue après leur Master, souvent un doctorat ou un diplôme d’enseignement pour le degré secondaire II. La transition vers le marché du travail est plus facile pour celles et ceux qui ont acquis une expérience professionnelle pendant leurs études.
* Les chiffres cités sont tirés de l’enquête sur la situation des nouvelles diplômées et des nouveaux diplômés des hautes écoles suisses sur le marché de l’emploi menée par l’Office fédéral de la statistique tous les deux ans. L’enquête ne reflète pas leur orientation professionnelle définitive, mais leur situation une année après la fin des études. Elle a été menée en 2013 auprès des personnes ayant obtenu leur Master en 2012.
Analyse: "Premier emploi après les études", CSFO, Berne, 2015