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Le gouvernement de Bâle-Ville exige un réexamen de la capacité de résistance aux tremblement de terre de la centrale nucléaire de Fessenheim (F), située à 35 km de Bâle. Une analyse du "stress test" montre que le coeur du réacteur pourrait fondre en quelques heures en cas de séisme.
La centrale ne pourrait pas supporter un fort tremblement de terre ou une importante inondation. Dans l'état actuel, le système de refroidissement et l'alimentation électrique de secours pourraient ne pas fonctionner, a indiqué mardi le gouvernement bâlois.
L'exécutif bâlois s'étonne que l'autorité française de surveillance des centrales nucléaires (Autorité de sûreté nucléaire, ASN) n'ait pas demandé l'arrêt de Fessenheim. Le "stress test" met en évidence de nombreuses lacunes dans la centrale.
Rapport d'ici l'automne
Au début du mois de mars, la centrale a subi sa troisième visite décennale. D'ici l'automne, l'exploitant Electricité de France (EDF) doit remettre à l'ASN un rapport complet du réexamen de sûreté effectué en mars.
Le "stress test" de l'UE après la catastrophe de Fukushima a été réalisé sur les 143 centrales européennes. Les centrales suisses ont aussi été soumises à ce test qui avait pour but de déterminer les conséquences d'un séisme ou d'inondations extrêmes sur la sécurité des centrales.
Manque de moyens
Selon le gouvernement bâlois, l'analyse montre que l'exploitant EDF ne serait pas en mesure de maîtriser des événements similaires à ceux de Fukushima dans toutes les centrales françaises. Les moyens manqueraient pour faire face à une telle situation.
Fessenheim est la plus vieille centrale nucléaire française en service. Elle a été connectée au réseau en 1977. Elle compte deux réacteurs de 900 mégawatts chacun.
ATS