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1881-1906
C’était le 1er septembre 1881. Réunies à l’Hôtel des XIII Cantons à Peseux, 11 personnes décident de fonder pour la population de la localité et leur agrément une société de musique instrumentale. Quelques jours plus tard, le 17 septembre 1881, la première assemblée générale a lieu. Le premier comité est constitué ainsi que le premier règlement de la société.
Deux mois plus tard, dans sa séance extraordinaire du 1er novembre, la société fut baptisée du nom qu’elle porte encore aujourd’hui :
L’ECHO DU VIGNOBLE.
Les débuts sont difficiles et modestes: l’effectif est restreint et les ressources faibles. Il n’existe aucun procès-verbal de 1885 à 1888. Faut-il en déduire que la société avait cessé toutes activités? Celui du 29 janvier 1888 nous le laisse supposer: il débute en effet par ces mots : Il est fait lecture des comptes de 1885 et l’assemblée déclare les reconnaître justes et en donne décharge au caissier.
Ce n’est que le 19 mars 1891 que reprennent les séances régulières; il avait fallu pour cela la célébration prochaine du 6e centenaire de la fondation de la Confédération et la promesse faite par l’autorité communale exécutive d’une subvention annuelle.
En 1893, les dames de la localité offrent à la société une bannière pour remplacer le drapeau aux couleurs communales qui les accompagnait jusque là. L’uniforme des musiciens se résumait en une casquette et une giberne dont ils étaient individuellement les propriétaires.
1906-1931
Il est souvent question dans les procès-verbaux du manque de régularité aux répétitions, de l’insubordination de quelques membres, de leur peu d’égards envers leur président et parfois aussi envers leur directeur. Il fallut faire usage de sanctions, notamment l’exclusion des éléments perturbateurs. Cependant, grâce à la persévérance d’un noyau de membres dévoués, à leur fidélité et à leur foi en l’avenir, la société pouvait fêter modestement le 25e anniversaire de sa fondation le 8 décembre 1906.
Le 24 avril 1909, une nouvelle bannière fut inaugurée, elle eut pour marraine la société de musique d’Hauterive. Jusqu’en 1914, nous n’avons rien trouvé dans les procès-verbaux qui nous permettent de supposer que la société ait participé à des concours régionaux, cantonaux ou fédéraux. Cette année-là, elle tente pour la première fois, croyons-nous, de se mesurer avec des sociétés concurrentes. Ses début son encourageants : elle remporte une deuxième couronne au concours lucernois de Kriens. Survient la guerre qui lui enlève bon nombre de ses membres appelés sous les drapeaux. En 1923, elle est membre fondatrice de l’association des sociétés locales de Peseux, dans laquelle elle joue un rôle de premier plan. La même année, elle obtient une première couronne franges or au concours cantonal des musiques neuchâteloise à Cernier.
En 1926, de nouveaux uniformes son inaugurés.
En 1930, elle gagne une nouvelle couronne franges or à la fête des musiques de la Suisse Romande à Genève. Puis en 1931, pour marquer dignement les cinquante ans de son existence, elle remporte une même couronne au concours fédéral de Berne et sort 7e sur 23 sociétés concurrentes.
Il fut un temps ou chaque musicien apportait son instrument, qu’il vendait parfois à la société. Celle-ci en résultait une telle diversité dans l’instrumentation qu’en 1923, elle a été renouvelée en totalité grâce au dévouement inlassable d’amis et à l’appui désintéressé de la population.
C’est avec un effectif de trente-deux membres que la société fête son 50e anniversaire les 30 et 31 janvier 1931.
1931-1956
L’Echo du Vignoble va de succès en succès et en ce mois de juillet 1932 à Genève, la fanfare subiéreuse gagne une couronne franges or avec félicitations du jury.
Au lendemain de la guerre en 1945, la société est dynamique et l’effectif est important.
Plus de 55 musiciens sont comptés sur la photo de l’inauguration des nouveaux uniformes. A cette occasion une grande fête aura lieu le 24 avril 1949.
Un an plus tôt, les 22 et 23 mai 1948, en présence de l’harmonie de Sainte-Croix, une nouvelle bannière est inaugurée. Cette même année, lors des Fêtes du Centenaire de la République neuchâteloise en juillet, L’Echo du Vignoble participe au grand cortège historique.
En 1950, un grand concert de gala est donné par la société subiéreuse aux fêtes du centenaire de la fanfare de La Neuveville.
Les 30 mai, 1er et 2 juin 1952, L’Echo du Vignoble eut le privilège d’être invitée comme Musique officielle au centenaire de l’harmonie de Beaune (France).
En fêtant son 75e anniversaire les 8 et 9 septembre 1956, L’Echo du Vignoble a un effectif de 55 musiciens et elle déploie une activité vivante et appréciée.
1965-1981
En 1968, ce fut l’inauguration des uniformes très seyants, veste de couleur bleue, pantalon gris avec une ligne rouge et son chapeau, style haut de forme, avec son étoile. L’Echo du Vignoble participe en 1969 en tant que musique officielle de la délégation neuchâteloise à la Fête fédérale de tir à Thoune, et elle réalise plusieurs déplacements à l’étranger. Tous ses succès seront couronnés en 1970 par la réalisation d’un disque vinyle en 33t.
L’Echo du Vignoble participera régulièrement à la Fête des Vendanges de Neuchâtel, aux réunions des fanfares du district de Boudry, sans oublier les aubades dans les hôpitaux de la région.
Au début des années 1980, un rajeunissement considérable parmi ses membres, grâce à un effort et un soutien de la société, à la formation des jeunes musiciens dans le cadre de son école de musique, permet de fêter les 22, 23 et 24 mai 1981 le centenaire de l’Echo du Vignoble. Pour marquer cette étape dans la vie de la société une nouvelle bannière jaune et bleue est inaugurée.
1981-2000
L’Echo du Vignoble a toujours fidèlement manifesté sa présence parmi la population des villages de Peseux et Corcelles-Cormondrèche, même si l’activité et la vie de la société ont failli s’arrêter. Mais retournons au lendemain de la fête du Centenaire, où dans la plaquette souvenir, on pouvait lire: «Jamais encore autant de très jeunes gens n’avaient grossi les effectifs de la société; nous voyons aussi en eux le gage d’un avenir prometteur».
En 1981 changement de directeur, Jean-Jacques Aubert transmet la baguette au jeune directeur Philippe Koch, enfant du village qui a appris les rudiments de la musique à l’école de musique de L’Echo du Vignoble. En juin 1985, la société participe au concours cantonal des musiques au Locle en 3e division, et obtient la 5e place.
En 1987, Emmanuel Schmid reprend la direction musicale. Le 21 septembre 1987, L’Echo du Vignoble participe à la journée neuchâteloise du Comptoir suisse de Lausanne.
«Effectif de la société -Un sujet qui concerne CHACUN!» Tel était le titre de la missive envoyée en date du 11 décembre 1987. Dans cette lettre le président, au nom du comité, lance un cri d’alarme. Nous pouvions y lire:
«… Vous n’êtes pas sans savoir que notre société connaît actuellement un manque d’effectif qui préoccupe et inquiète beaucoup le comité, ainsi que les quelques membres toujours fidèles au pupitre».
«…Malgré les efforts et l’assiduité aux répétitions de membres toujours fidèles, il nous faut bien constater que nos membres actifs, qu’ils soient en congé, momentanément indisponibles, ou tout simplement qui ne viennent plus sans raisons déclarées, placent la société, qui au demeurant est également «Leur Société», devant une situation fort délicate, ne sachant à ce jour pas encore s’il sera possible de présenter notre Concert annuel du 9 avril 1988 prochain».
Encore plus dramatique, quelques semaines avant le concert du 9 avril 1988, le directeur démissionne avec effet immédiat. C’est au pied levé que Brunot Maillat, membre de la société, reprend la direction pour le concert annuel et assure la 1re partie. La 2e partie du concert, quant à elle, est jouée par L’Ensemble Instrumental des Montagnes Neuchâteloise (EIMN). Après cette période difficile un nouveau directeur, Léon Wicht, et avec lui une poignée de musiciens motivés, permettent à la société de poursuivre ses activités.
En janvier 1991, un comité est mis sur pied pour remplacer les uniformes qui datent de 1968. L’effectif de la société est de 31 membres, dont beaucoup sont issus de son école de musique. Les uniformes sont inaugurés le 13 juin 1992 en présence de la marraine, l’Avenir d’Auvernier. A cette soirée, René Röthlisberger reprend la direction musicale. Le 28 juin, L’Echo du Vignoble participe au cortège de la fête de la jeunesse à Aigle.
En octobre 1995, L’Echo du Vignoble participe activement au 800e anniversaire de la commune de Peseux.
En janvier 1997, arrive le nouveau directeur Munir Sleiman.
A la veille d’un nouveau millénaire, L’Echo du Vignoble est dans une période difficile. A l’assemblée générale du 29 janvier 1999, le président et presque l’ensemble des membres du comité démissionnent. Or, il s’avère que depuis plusieurs mois le manque d’effectif est préoccupant, au point qu’il n’est même plus possible de garantir les répétitions du jeudi soir. Le moral des quelques membres toujours fidèles au pupitre est au plus bas. Malgré le découragement perceptible durant toute cette assemblée, une poignée de parents irréductibles, dont les enfants sont à l’école de musique, décide de reprendre les places laissées vacantes au comité. Avec le tout nouveau président nommé, Jean-Dominique Del Signore, ils se donnent quelques mois pour essayer de maintenir l’activité musicale de la fanfare, avec l’aide du directeur et des élèves de l’école de musique.
2000-2007
Le nouveau millénaire se présente sous un jour nouveau avec l’engagement d’un directeur dynamique : Steve Muriset ! Ce dernier s’investit en particulier auprès des jeunes et l’effectif augmente petit à petit et il propose des projets novateurs.
En 2003, Pierre Borer succède à Jean-Dominique Del Signore qui redevient responsable de l’école de musique. Après la crise, place au succès : en 2006, l’Echo du Vignoble fête ses 125 ans avec son spectacle Fanfarefelue, sous la direction de Steve Muriset avec la mise-en-scène de Gérard William, invité vedette. Bien que fêtant ses 125 ans, la fanfare n’en reste pas moins composée de jeune, la moyenne d’âge avoisinant les 20 ans.
Le 10 juin 2007, participation aux Chouchoubertiades à Couvet. C’est aussi la démission du directeur, déçu par le manque d’implication des musiciens.
2008-2014
En novembre 2007, engagement non pas d’un directeur, mais d’une directrice : Enerjeta Rosselet.
2009 est l’année de la rénovation du local de répétitions ! Le 28 mars 2009, concert cinématographique Sons & Images à la Chapelle de Corcelles, avec la projection d‘extraits des films dont les musiques sont tirées.
En 2011, l’Echo du Vignoble a fêté ses 130 ans en créant le spectacle QUITTE OU TROUBLE en partenariat avec la société Place aux Jeunes ! Participation également à la fête de la jeunesse de Neuchâtel, participation renouvelées les années suivantes.
Concert annuel Stayin’alive à la chapelle de Corcelles le 28 avril 2012. Le titre se veut également significatif de l’état de la fanfare dont l’effectif faiblit d’année en année : il est impératif de trouver de nouveaux musiciens !
Après 5 ans de bons et loyaux services, Enerjeta passe le flambeau à un jeune directeur : Sebastiano Belfiore. Ce dernier permet grâce à son exigeance d’offrir une deuxième place à L’Echo du Vignoble lors de la fête de cantonale de 2013 à Cernier.
L’année 2014-2015 est une année difficile. Le directeur donne sa démission pour donner la priorité à d’autres activités profesionnelles et deçu par le manque d’implication des musiciens. Le président, après plus de 10 ans de bons et loyaux service, démissionne du comité et est remplacé par un jeune et dynamique président : Tony Pellizzani. Divers directeurs assurent l’intérim entre décembre 2014 et juin 2015. La situation ne se révèle pas moins critique : plus que 10 musiciens restants à L’Echo du Vignoble et en janvier 2015 il ne reste plus que 3 élèves à l’école de musique, tous démissionnaires.
2015-2018
L’année 2015-2016 est l’année du renouveau. Un jeune et dynamique directeur est engagé en la personne d’Olivier Simon. Ce dernier s’investit pour motiver de nouveaux musiciens à rejoindre L’Echo du Vignoble, en particulier auprès des jeunes, en passant dans les classes des écoles primaires et secondaire avec des musiciens motivés et en créant l’harmonie des jeunes en collaboration avec le centre scolaire de La Côte, offrant la possibilité aux musiciens novices de jouer dans un premier ensemble. Le résultat est au rendez-vous pusique six mois plus tard l’Echo du Vignbole a doublé son effectif, comptant alors 20 musiciens, et compte une quinzaine d’élèves à l’école de musique, contre 3 élèves démissionnaires une année plus tôt !
En septembre 2016, le spectacle interdisciplinaire Les haricots tragiques mêlant musique, chorégraphies et théâtre est présenté à la salle de spectacles de Peseux en collaboration avec la gymnastique féminine de Corcelles-Cormondrèche à l’occasion des 135 ans de L’Echo du Vignoble dont l’effectif reste stable.
En juin 2018, L’Echo du Vignoble se place troisième de sa catégorie à la fête cantonale des musiques neuchâteloises et enchaîne avec un spectacle musico-théâtral « Du rêve à la réalité » trois mois plus tard, avec un effectif toujours stable et croissant à l’harmonie des jeunes. Afin de repourvoir la présidence laissée vacante, ce n’est non pas une mais deux jeunes et dynamiques co-présidentes qui reprennent le flambeau en les personnes d’Annick Aubert et Nadège Vuillemin. Quelques mois plus tard, le directeur annonce avec regrets sa démission pour début 2019 afin de pouvoir se consacrer entièrement à son activité professionnelle principale et un nouveau jeune directeur est engagé en la personne de Matthias Roth.
2019-…
Nous sommes à la recherche d’un écrivain pour décrire cette année là (Comme dirait un certain Claude François)
2020
Après près de 30 ans de travail de l’ombre, Jean-Claude Wahler s’est enfin lancé dans l’aventure de la présidence. Jean-Claude aimant les challenges a su sortir du bois au moment ou l’Echo du Vignoble subissait un gros coup de mou. Longue vie à Jean-Claude Wahler…