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Les retombées de l'ouverture du marché de l'électricité comme les coûts de restructuration étaient à prévoir. L'un des objectifs de ce 86e exercice était de compenser, autant que puisse se faire, la diminution des recettes et le surplus de dépenses. Selon le commentaire des NOK, cet objectif a été atteint. Certes, les recettes d'exploitation ont baissé de FS 61 millions de francs à FS 1668 millions. Mais les dépenses ont diminué elles aussi dans les mêmes proportions pour s'établir à FS 1730 millions. Si les ventes d'électricité ont progressé de 7% à quelque 22 milliards de kWh, le produit résultant de ces ventes a reculé de 4% à FS 1591 millions. L'effet de ciseaux entre la quantité d'énergie vendue et les recettes ainsi produites, effet déjà constaté l'année précédente, s'est donc renforcé en 1999/2000. Ce sont essentiellement les ménages et les petits clients qui ont profité de la baisse des prix de plus de 90 millions de francs enregistrée par les NOK. En ce qui concerne les dépenses d'énergie, le même phénomène se dessine que pour les ventes: toujours plus d'énergie électrique à des prix toujours plus avantageux. Les dépenses d'achat d'énergie qui figurent dans les comptes annuels englobent un amortissement spécial de FS 215 millions (213 l'année précédente). Les centrales d'Ilanz et de la région de Sargans, centrales onéreuses construites en son temps dans l'intérêt de l'approvisionnement économique du pays, deviennent ainsi compatibles avec les exigences du marché. Les valeurs de repère décisives du bilan sont maintenues à leur niveau élevé: quota d'amortissement d'environ FS 450 millions, liquidités de FS 1,3 milliard, provisions d'environ FS 3 milliards, et bénéfice inchangé de FS 46 millions. Les NOK sont donc prêtes à entrer sur un marché de l'électricité entièrement libéralisé.
Les NOK possèdent un parc de centrales électriques important. La quantité d'énergie produite est supérieure aux livraisons dans les neuf cantons approvisionnés par les NOK, à savoir Argovie, Zurich, Schaffhouse, Thurgovie, St-Gall, les deux Appenzell, Glaris et Zoug. Les achats supplémentaires ne jouent pour cette raison qu'un rôle mineur. Au cours de l'exercice 1999/2000, les livraisons d'énergie ont augmenté de 0,5% à 13,52 milliards de kWh. Dans le secteur du négoce d'énergie, les fournitures ont atteint au total 7,88 milliards de kWh, une progression de pas moins de 18,5% par rapport à l'année précédente.
La propre production des NOK et les contrats de prélèvement à long terme, essentiellement de centrales nucléaires françaises, ont augmenté de 4,5% à 19,87 milliards de kWh. Les centrales hydrauliques ont produit à peu près la même quantité d'énergie que l'année précédente. La contribution des centrales nucléaires a progressé de 7% à 13,84 milliards de kWh, soit 70% de la production totale. 62% de l'énergie nucléaire des NOK ont été produits en Suisse, à savoir dans les deux tranches nucléaires de Beznau 1 et 2 ainsi qu'à Gösgen et à Leibstadt, dans lesquelles les NOK détiennent une participation. Ceci montre clairement que l'énergie nucléaire continue de constituer le pilier sur lequel les NOK fondent leur production d'électricité. Si l'on exclut les participations étrangères, le taux d'auto-approvisionnement des NOK a atteint 97% au cours du semestre hivernal de 1990/2000. Sans énergie nucléaire, ce taux n'aurait été que de 35%.
Pour que les centrales nucléaires continuent à fournir dans l'avenir un approvisionnement en électricité respectueux de l'environnement et sans émissions de CO2, les NOK ont accordé cette année encore un poids très important à la formation du personnel et aux investissements techniques dans la sûreté. Dans le contexte de la discussion politique actuelle relative à la nouvelle loi sur l'énergie nucléaire, il y a lieu de noter que dans les années à venir, la centrale nucléaire de Beznau sera essentiellement approvisionnée par de l'uranium recyclé et du plutonium issu du retraitement en France et en Grande-Bretagne du propre combustible usé de la centrale. De l'uranium neuf n'est plus utilisé qu'en complément. La mise à disposition de l'uranium et du plutonium issu du retraitement par la Cogema a constitué l'année dernière un tournant décisif dans le déroulement du contrat. La fabrication de combustible neuf sur la base d'uranium recyclé est réglée dans un contrat avec Siemens; le sous-traitant de cette dernière est l'entreprise russe Maschinostroitelni Zavod à Elektrostal. Le plutonium recyclé conformément au contrat avec Cogema est déjà entièrement retourné dans la centrale nucléaire de Beznau sous forme de combustible à oxydes mixtes. La préparation du retour de déchets vitrifiés de haute activité provenant du retraitement à La Hague par la Cogema s'est poursuivie comme prévu.
Source
P.B./C.P. d'après le dossier de presse et le rapport annuel des NOK du 19 février 2001