Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/112495

<h2>SubmittedText<h2><p>Pour sauver l'organisation Pro Juventute, diverses personnalités dont le conseiller fédéral Didier Burkhalter ont relayé un appel aux dons. Or, en sa qualité de chef du DFI, Monsieur Burkhalter est responsable des contrats de prestations passés avec les organisations liées à la politique familiale.</p><p>Que pense le Conseil fédéral de ce conflit d'intérêts et du fait que, en appelant à verser des dons à une organisation en particulier, un de ses membres crée une distorsion de la concurrence sur le marché ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Pro Juventute s'engage depuis plus de 90 ans pour le bien-être des enfants et des jeunes de notre pays. Le chef du Département fédéral de l'intérieur a accepté de devenir l'un des ambassadeurs de cette organisation, parce qu'il est convaincu que des prestations qu'elle assure, comme le numéro de téléphone 147, sont très importantes. En effet, elles permettent à des enfants et des jeunes en situation de grandes difficultés ou d'urgence de trouver conseil. Cet engagement se justifie d'autant plus que ce service est menacé, parce que son financement n'est pas assuré. Le Conseil fédéral est conscient que cet engagement peut soulever des questions, mais il est justifié dans le cas précis. L'engagement n'a pas d'implication sur les contrats de prestations que l'Office fédéral des assurances sociales conclut avec les organisations engagées dans le domaine de l'enfance, de la jeunesse ou de la famille.</p>