Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07268.jsonl.gz/1281

Les médias russes RT et Sputnik ne pourront pas participer à une conférence internationale sur la liberté des médias à Londres. Le gouvernement britannique a justifié cette décision lundi en raison de leur "rôle actif dans la diffusion de la désinformation".
Plusieurs ministres et un millier de journalistes et représentants de la société civile doivent prendre part à cette conférence co-organisée par le Canada. L'événement se tiendra mercredi et jeudi dans la capitale britannique.
Mais "nous n'avons pas accrédité RT et Sputnik en raison de leur rôle actif dans la diffusion de la désinformation", a déclaré un porte-parole de ministère britannique des Affaires étrangères. Commentant le cas de RT, l'ambassade de Russie à Londres a estimé qu'il relevait de la "discrimination politique".
"Campagne de diffamation"
Le refus d'accréditation fait suite à une "campagne de diffamation de plusieurs mois" menée par les autorités britanniques contre RT, a accusé l'ambassade. Elle a cité l'attitude du gendarme britannique de l'audiovisuel, Ofcom, envers la chaîne russe.
En décembre dernier, le régulateur avait estimé que RT avait enfreint les règles d'impartialité lors de sa couverture de l'empoisonnement de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal à Salisbury, dans le sud-ouest de l'Angleterre, en mars 2018.
La "Conférence internationale sur la liberté des médias" vise à renforcer la coopération internationale sur les questions liées à la liberté des médias et au phénomène des "fake news". Les trois seuls pays qui n'ont pas été invités à la conférence sont la Corée du Nord, la Syrie et le Venezuela, selon les organisateurs.