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Joseph Beck (1858 – 1943)
Après sa maturité fédérale obtenue à Lucerne, Joseph Beck étudie la théologie. Son doctorat en poche (1885) peu après son ordination, il est nommé vicaire à Bâle où il s’intéresse rapidement à la situation des enfants et des ouvriers et se retrouve parmi les fondateurs de l’Association des travailleurs catholiques suisses. Il change d’orientation en 1888 lorsqu’on lui confie l’enseignement de l’exégèse et la sous-direction du Séminaire de Lucerne. Il devient ensuite professeur de théologie pastorale, de liturgie et de pédagogie à l’Université de Fribourg (1891 – 1934). Il continue à militer pour le mouvement ouvrier et participe à de nombreuses organisations (il fonde entre autres le Convict Salesianum, collabore aux Freiburger Nachrichten où il assume la vice-présidence du conseil d’administration). L’essentiel de son action publique touche les assurances sociales (loi sur le travail, assurance-maladie et assurance-vieillesse).
La formation supérieure des femmes est un autre de ses domaines d’activité et l’Académie Sainte-Croix est fondée dans ce contexte. Il en devient le directeur en 1911 et le reste jusqu’en 1943, période durant laquelle il donne également des cours de religion dans les classes supérieures de l’Académie, devenue en 1909 le Lycée cantonal de jeunes filles.
Rédacteur, orateur, polémiste même, il se fait connaître de tout le monde politique suisse et évolue vers des positions de plus en plus conservatrices, ce qui l’amène, par exemple, à s’opposer à l’entrée de la Suisse à la Société des Nations, en 1920.