Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06895.jsonl.gz/51

Le partage des connaissances à l'UNISDR : reflet et perspectives
Mémoire de master : Haute école de gestion de Genève, 2011 ; MASID 8.
Le mandat qui nous a été proposé par Margareta Wahlström, Représentante Spéciale du Secrétariat Général de l'UNISDR, consistait initialement à proposer une stratégie de partage des connaissances. Cet objectif a été réadapté en suggestions et recommandations pour faciliter et améliorer le processus de partage des connaissances au sein de l'organisation. La demande de considérer la... MoreAdd to personal list
- Résumé
- Le mandat qui nous a été proposé par Margareta Wahlström, Représentante Spéciale du Secrétariat Général de l'UNISDR, consistait initialement à proposer une stratégie de partage des connaissances. Cet objectif a été réadapté en suggestions et recommandations pour faciliter et améliorer le processus de partage des connaissances au sein de l'organisation. La demande de considérer la problématique de la capture des connaissances a également été traitée. Pour y répondre, nous avons procédé aux différentes étapes mentionnées ci-dessous. Afin de comprendre le contexte dans lequel se situe l'organisation, nous avons considéré qu'il était important d'établir une analyse de l'existant, en considérant tout d'abord les études dédiées à la gestion des connaissances déjà effectuées pour l'UNISDR, et en observant également le système d'information actuellement en place. Par la suite, afin de pouvoir analyser et comprendre la situation actuelle liée au partage des connaissances, nous avons conçu et envoyé une enquête en ligne auprès de l'ensemble des employés de l'organisation (bureaux régionaux inclus), et entrepris des entretiens qualitatifs auprès de sept employés, pour approfondir et éclaircir des problématiques qui auraient été trop sommairement abordées dans le cadre de l'enquête. Cette phase a été cruciale et déterminante dans l'élaboration de ce travail, car elle a permis d'illustrer les différentes problématiques soulevées dans le chapitre consacré à la théorie, qui fait office de revue de littérature. La restitution et l'analyse des résultats tant de l'enquête que des entretiens, ont permis de présenter les premières conclusions de ce travail. Les suggestions et recommandations sont présentées de manière synthétique dans la dernière partie, et découlent de toutes les observations faites en amont. Plusieurs éléments significatifs sont ressortis de ce travail dont les principaux sont les suivants : l'influence que la culture de l'organisation peut avoir sur le partage des connaissances, l'importance d'avoir une compréhension commune de la thématique traitée, et la nécessité de pouvoir définir le type de connaissances dont on parle avant de pouvoir les partager. Ces observations nous ont mené à suggérer des actions concrètes, dont certaines ont déjà commencé à prendre forme au sein de l'organisation, comme la mise à jour de l'intranet, ou la gestion des archives, mais aussi le partage plus informel des connaissances entre les employés, démarche essentielle pour favoriser tant la cohésion de l'équipe que l'innovation. La recommandation principale de ce mandat fait écho à celles précédemment faites au sein de l'organisation, à savoir la nécessité d'employer un gestionnaire des connaissances. Une façon d'investir de manière durable, dans la gestion de la ressource la plus précieuse que l'UNISDR possède. La conclusion de ce travail permet de relativiser certains concepts présentés dans ce mémoire, tout en proposant une autre vision sur ce domaine aux multiples facettes. S'il nous avait initialement été demandé de proposer une stratégie de partage de connaissances, cet objectif a été réajusté au cours du mandat, vu les ressources que cela nécessite pour son implantation, comme expliqué dans la dernière partie de ce mémoire. Par ailleurs, le benchmarking qui avait été considéré lors de l'établissement de la méthodologie a finalement été mis de côté, car il impliquait de trouver une organisation effectivement comparable à celle de l'UNISDR, alors que celle-ci est unique en son genre, ou d'établir des points de comparaison avec différentes organisations onusiennes, mais ce qui ferait dans ce cas l'objet d'une autre étude. Les thématiques suivantes qui nécessiteraient à elles seules un mémoire qui leur soit consacré ne sont pas ou peu abordées dans ce travail : l'organisation apprenante, les communautés de pratique, l'analyse approfondie d'outils ou de processus de partage des connaissances, et la gestion stratégique des connaissances.