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Exposition temporaire
Le Bourgeois gentilhomme en pays horloger
Le costume masculin aux XVIIIe et XIXe siècles
1er mai au 31 octobre 2016
Voir les différentes activités proposées sur la page "Manifestations"
Exposition temporaire présentée dans le cadre de l'exposition commune La silhouette masculine : mode & artifice du Moyen-Age à aujourd'hui
A partir des années 1630, les hommes portent un pourpoint souple, un haut-de-chausse (sorte de culotte) et un manteau. Vers 1660, sous le règne de Louis XIV, le justaucorps, jusque là réservé à l’armée, apparaît dans le costume civil comme vêtement de dessus. Le pourpoint, que l’on porte au-dessous prend le nom de veste ; la culotte remplace le haut-de-chausse. Le costume trois-pièces est né.
Au début du règne de Louis XV, il est très ample. A partir de 1750, il devient plus ajusté : le justaucorps – qui porte maintenant le nom d’habit à la française - perd un tiers de son tissu. Ses manches s’ajustent et il s’échancre sur le devant. La veste rétrécit également et perd ses manches. L’ensemble est agrémenté de dentelles (manchettes, jabot…), produit alors de grand luxe. Les élégants apprécient les couleurs vives et claires, ainsi que les tissus brochés et brodés, qu’ils arborent sans embarras jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. L’immense perruque en vogue à l’époque de Louis XIV perd du terrain vers 1730. Elle est remplacée par une perruque légère dégageant bien le front, avec les cheveux frisés au-dessus des oreilles.
Un renversement complet se produit dès l’aube du XIXe siècle. L’homme adopte tout d’abord le pantalon, tenue des matelots et des paysans, mis en vogue lors de la Révolution française par les « sans-culottes ». Il conserve l’habit, devenu redingote, et le gilet, mais abandonne la perruque. Une parfaite austérité est désormais de mise dans les formes, les couleurs et les tissus. L’habit noir triomphe, exaltant les nouvelles vertus de la bourgeoisie : décence, correction, retenue et sérieux.
Au travers de leurs portraits, huit personnalités des Montagnes neuchâteloises nous racontent cette évolution
Jean-Jacques-Henri Calame (1740-1817), horloger, négociant et père de la philanthrope Marie-Anne Calame.
Jean-Jacques Huguenin (1777-1833), négociant, promoteur de la galerie d’écoulement du Bied au Col-des-Roches, peint par Josef Reinhard.
François Droz, (1750-1824), maire du Locle de 1797 à 1824.
Un officier subalterne anonyme de l’Armée impériale russe.
Henri Grandjean (1803-1879), horloger, révolutionnaire, membre de l’Assemblée constituante de la République de 1848.
Henri Moser (1805-1874), négociant, horloger et fondateur de la centrale hydraulique de Schaffhouse.
David Perret-Gentil dit Maillard (1815-1880) comptable, révolutionnaire, membre de l’Assemblée constituante de la République de 1848.
Aimé Humbert (1819-1900), enseignant, secrétaire d’Etat et signataire du premier Traité d’amitié et de commerce entre la Suisse et le Japon.
Et le dossier de presse pour tout savoir
Exposition permanente
Les Moulins souterrains du Col-des-Roches constituent un lieu généraliste et transversal au travers duquel se reflètent plus de quatre cents ans d’activités humaines, faites de ruptures et de continuité. La grotte naturelle, qui fut investie par des installations hydrauliques entre le XVIe et le XIXe siècle, remplie de déchets et d'eaux usées dans le courant du XXe siècle et totalement excavée à partir des années septante dans le cadre d'une vaste entreprise de redécouverte du site, en constitue sans conteste l'attraction principale.
L'exposition propose un voyage dans l'espace et le temps permettant au visiteur de se réapproprier les grands axes d'une histoire régionale riche et méconnue. Elle offre en premier lieu plusieurs types de cadrages permettant de situer les lieux par des informations synthétiques sur les plans archéologique et historique.
Après une visite guidée dans les entrailles de la terre, elle développe des associations fortes permettant de prolonger l’expérience de la descente et de la remontée. Différentes traces d’enthousiasme, d’émerveillement, de fascination ou de peur laissées par les visiteurs au travers du temps (gravures, écrits, articles, inscriptions diverses) constituent une sorte de livre d'or métaphorique invitant à un parcours dans l'imaginaire.
Elle présente ensuite trois salles consacrées à des domaines thématiques permettant d'aborder sous un autre angle les éléments saillants de l'histoire du lieu. «Du grain au pain» présente l'évolution de la culture et des techniques d'une société centrée sur le pain, «L’eau et ses méandres» s'intéresse aux rapports liant milieu naturel et gestion de l'énergie et «Le jeu de la frontière» évoque l'effet de proximité de la frontière française sur la géopolitique locale et les représentations sociales qui lui sont liées.
La dernière partie de l'exposition est consacrée aux principales étapes qui ont permis la réappropriation du site par les habitants de la région: déblaiement de la grotte, mise en valeur des lieux et construction du Musée des Moulins souterrains.
Le tout propose un outil de compréhension de l'histoire locale, de ces moments de découverte et d'invention, d'innovation et de rupture, d'abandon et d'oubli, de redécouverte et de mobilisation qui font du site du Col-des-Roches un fascinant lieu de mémoire et d'inspiration.