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La COP26 vient de se dérouler à Glasgow. Pour que le monde puisse atteindre les objectifs fixés en 2015 lors de la conférence sur le climat à Paris, tous les pays doivent devenir plus durables. Il n'y a aucun doute là-dessus.
Mais à quel point les pays sont-ils actuellement durables? Il existe différentes méthodes de calcul pour le définir. Voici six graphiques interactifs pour mieux visualiser la situation actuelle:
Nous partons d'un seul facteur mesurable: les émissions de CO2 de chaque pays. On le calcule par habitant pour que la comparaison soit plus juste. La Suisse émet 4,4 tonnes de CO₂ par habitant, ce qui nous place au 138e rang sur 211 pays évalués:
Les émissions de CO2 ne sont que le «problème global». Si nous voulons atteindre les objectifs de l'accord de Paris sur le climat d'ici 2050, nous devons modifier de nombreux détails.
Le site Climate Action Tracker évalue régulièrement chaque pays depuis l'accord de 2015. Actuellement, seule la Gambie est en voie de maintenir l'augmentation de la température en dessous de 1,5 degré.
Dans les points suivants, on s'est basé sur quatre rapports qui mesurent la durabilité des pays - tous avec des facteurs légèrement différents.
On continue la comparaison des pays dans un instant, mais d'abord, une courte pause publicitaire:
Et maintenant, revenons à notre sujet...
L'indice de performance environnementale (IPE) tente de classer les performances écologiques d'un pays. Il a été développé par les universités de Yale et de Columbia en coopération avec le Forum économique mondial et le Centre commun de recherche de la Commission européenne.
180 pays sont examinés dans 10 catégories principales, qui sont calculées à partir de divers indicateurs. Il est frappant de constater que les pays riches obtiennent généralement de meilleurs résultats.
SolAbility, un groupe de réflexion helvético-coréen, publie l'indice mondial de compétitivité durable depuis 2012. Ils décrivent la méthodologie de leur classement ainsi: «Le GSCI mesure la compétitivité des pays à l'aide de 131 indicateurs quantitatifs mesurables provenant de sources fiables telles que la Banque mondiale, le FMI et diverses organisations des Nations unies. Les 131 indicateurs sont divisés en 5 sous-indices: capital naturel, efficacité et intensité des ressources, capital intellectuel, efficacité de la gouvernance et cohésion sociale.»
La Suède est en tête avec 61,2 points sur 100. Cela montre que même les «meilleurs» élèves sont encore loin d'être durables et compétitifs. La Suisse occupe la 3e place, au milieu des pays scandinaves.
Si la Suisse occupe toujours le top 3 dans les deux graphiques ci-dessus, elle a reculé à la 16e place dans le Rapport sur le développement durable 2021 (RDD).
Il montre les objectifs de développement durable (ODD) (Agenda 2030) de tous les membres de l'ONU. Ces 17 objectifs sont des objectifs politiques de l'ONU. Ils visent à assurer un développement durable dans le monde entier aux niveaux économique, social et écologique.
Ces objectifs comprennent la paix, la sécurité alimentaire, l'eau, l'énergie, l'éducation, la réduction de la pauvreté et la santé.
En Suisse, le Conseil fédéral veut atteindre les objectifs avec la «Stratégie pour le développement durable 2030». Le plan d'action associé 2021-2023 a été adopté par le Conseil fédéral le 23 juin 2021.
Enfin, voici l'indice de développement durable (IDD). Il mesure l'efficacité écologique du développement humain. La Suisse ne s'en sort pas bien: 150e place sur 164 pays.
Pourquoi? L'IDS divise le développement humain (espérance de vie, éducation et revenu) par son dépassement écologique. Autrement dit, la partie qui dépasse les émissions de CO2 et l'empreinte matérielle dépasse une part équitable des frontières planétaires. En termes d'émissions de CO2 et d'empreinte matérielle, la Suisse fait partie des 20 pays présentant les valeurs les plus élevées dans chaque cas, ce qui explique ses mauvaises performances.
Google a annoncé, mardi, lutter contre un réseau de crime en ligne, comprenant environ un million d'appareils électroniques piratés. Le groupe californien a lancé des poursuites contre les hackers russes qu'il tient pour responsables.