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Le Mouvement 5 étoiles (M5S), première composante de l'opposition italienne se présentant comme une alternative à des partis traditionnels, a publié lundi un code d'éthique en six points. Il ne recommande pas la démission de ses élus en case de mise en examen.
En pareil cas, le responsable concerné doit informer immédiatement la direction du mouvement, mais la décision ne sera pas automatique, écrit Beppe Grillo, fondateur du M5S, sur son blog.
Tous les parlementaires doivent être "irréprochables sur le plan de l'éthique", mais il revient à la direction du mouvement d'évaluer chaque cas indépendamment de la procédure judiciaire, ajoute-t-il.
Pour ses détracteurs, le M5S assouplit ses positions maintenant qu'il est aux commandes de grandes villes et lui-même en proie à des poursuites.
Réactions
"Nouvelles règles pour les grillini (partisans de Grillo, ndlr). Si la personne mise en examen est d'un autre parti, lapidation immédiate. Si c'est l'un des leurs, il est intouchable", ironise Maurizio Gaspari, membre de Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi, sur Twitter.
Pour d'autres, Beppe Grillo cherche à protéger Virginia Raggi, maire de Rome, qui pourrait être mise en examen pour des nominations auxquelles elle a procédé après son investiture, il y a six mois.
Federico Pizzarotti, qui a offert au mouvement l'une de ses victoires les plus éclatantes en remportant la mairie de Parme, en a été suspendu par la suite pour avoir caché sa mise en examen pour abus de pouvoir.
L'élu, qui a quitté depuis le M5S, estime lundi sur Facebook, que sa mise à l'écart était illégitime, dans la mesure où le parti n'avait ni règles de suspension ni code de conduite.
ATS