Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07264.jsonl.gz/207

Institut d’économie rurale de l’EPFZ analyse périodiquement la performance économique des exploitations agricoles suisses et les conditions de compétitivité qui pourraient se présenter en cas d’adaptation des prix au niveau de l’UE. Entre 2000 et 2004 la performance s’est légèrement dégradée, les prix des produits agricoles ayant baissé. Des activités para-agricoles plus importantes (agrotourisme, travail pour tiers, vente directe, et location de bâtiments et de machines) ont permis d’en éviter une baisse encore plus forte. L’hypothétique pression au niveau de la concurrence a légèrement augmenté car les différences de prix entre Suisse et UE se sont accrues. En cas d’adaptation des prix suisses au niveau européen, ce sont surtout les exploitations de grandes cultures qui souffriraient, étant celles profitant aujourd’hui le plus de la protection à la frontière. Par contre les exploitations laitières généralement moins performantes de la zone des collines et montagne, qui bénéficient d’une plus forte part de paiements directs dans leurs revenus, seraient moins soumises à cette pression. L’étude montre que malgré des conditions de production pratiquement identiques, des entreprises peuvent se différencier fortement au niveau de leur situation économique. Ainsi les exploitations ayant les meilleurs résultats économiques sont plus productives (p. ex. grâce à la substitution du travail par le capital dans la production laitière) et présentent de plus une utilisation plus efficiente des installations, en particulier pour les grandes cultures.
Les 15 parcs suisses, situés majoritairement dans les (Pré-)Alpes et l’Arc jurassien, constituent des pôles d’attraction touristiques en raison de leurs paysages uniques. Cependant, apportent-ils aussi une plus-value économique à l’agriculture locale?
Les exploitations agricoles suisses cèdent leurs engrais de ferme excédentaires à des exploitations ayant des capacités disponibles ou à des installations de compostage ou de méthanisation, afin d’équilibrer leur bilan d’éléments nutritifs. Les volumes d’engrais de ferme et de recyclage transportés, de même que les coûts de transport, ont nettement augmenté entre 2015 et 2022.
Nombre de pays européens observent un recul de l’emploi dans le secteur agricole et plus particulièrement dans celui de l’élevage. Les paiements directs peuvent contrecarrer cette tendance et mener à un renforcement de la main-d’œuvre – principalement féminine – sur l’exploitation.