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Pendant longtemps, la fourbure chronique était vue comme une maladie qui découlait de la domestication du cheval. Cette domestication a changé le comportement nutritif sauvage de l'animal, et des maladies en ont bien sûr découlé, apparaissant lorsque le cheval n'était pas nourri correctement ou changeait de régime. Pourtant, les recherches d' une jeune universitaire américaine, Lane Wallet, se révèlent être surprenantes. D'après elle, la fourbure existait déjà bien avant la domestication du cheval !
Le nombre croissant de recherches effectuées sur ce domaine suggère que la maladie peut également être commune chez les chevaux sauvages modernes : D'après Lane Wallet, le développement naturel du cheval au travers des âges est un facteur qui contribue fortement au développement naturel de la fourbure. En effet, au fil de leur vie, les chevaux réduisent leur taux de chance d'avoir une fourbure de 5 à 1. La raison de la diminution de ce taux serait notamment lié au changement de la vitesse de transition de leurs dents: Une transition de la dentition signifie obligatoirement une transition nutritionnelle. C'est aussi pour cette raison que des chevaux arrêtent subitement de se nourrir : une mauvaise dentition ou un problème les empêche d'avaler quoi que ce soit ! Ce chiffre est en corrélation avec l'augmentation des zones où les chevaux peuvent brouter. Il est aussi en lien avec le taux des chevaux changeant leur statut de navigateurs à brouteurs : En tant que navigateur, le cheval avale nettement moins d'herbe qu'un cheval brouteur. Le taux de glucides présent chez un cheval navigateur sera donc beaucoup moins élevé que chez un cheval plutôt brouteur. Pour rappel, la haute teneur en glucides est fortement liée au développement de la fourbure.
Lane Wallet s'est donc penchée sur des fossils de pusieurs musées d'histoire naturelle d'Amerique et a examiné chaque phalange à la recherche de plusieurs signes de fourbure. Cependant, ses recherches sont limitées; il est difficile de pouvoir comparer des chevaux de différentes époques. A l'avenir, elle aimerait se pencher sur des caractéristiques individuelles et observer à quel point les symptômes sont graves et/ou répandus. De cette manière, ces recherches devraient pouvoir apporter une représentation plus complète de l'impact de la fourbure et de son origine sur les chevaux préhistoriques, et comment ces résultats se comparent aux chevaux modernes. Mais pour elle, il est clair que la fourbure se manifestait déjà avant la domestication du cheval par l'homme.