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par E. D. Simoncini, Montreux, 1943 (in Musique vivante - Musique en liberté, p. 141)
Le nom Roger Vuataz évoque aussitôt pour les auditeurs de la Radio une voix, celle de l’artiste qui, en de fréquentes et captivantes leçons, explique au
micro, depuis plusieurs saisons, quelques-uns des mystères de la musique.
Qu’on se remémore seulement le cours « sur les instruments de musique et leur répertoire » ou bien celui sur « quelques aspects de la
musique légère » […] Vuataz est un musicien dans toute l’acceptation du terme. Parler de lui, s’est s’occuper aussi bien d’un compositeur, d’un animateur, chef de chœur et chef d’orchestre,
d’un organiste et d’un interprète à l’aide de plusieurs instruments, d’un historien de la musique et d’un pédagogue hautement doué. Un talent qui se dépense sans compter pour la cause de la
musique. Un maître qui aime la jeunesse et les jeunes enfants.
C’est en pensant à eux qu’il écrivit les trois recueils de petites pièces qui se nomment : Trente-six Études pour le piano, d’après des chansons
d’enfant et des mélodies populaires graduées et ordonnées en méthode. Dans l’avant-propos de cette œuvre, Vuataz déclare : « Les méthodes de piano se proposent en général d’amener
l’enfant à la musique par les chemins de la technique. C’est là l’erreur fondamentale. Il faut, au contraire, conquérir la technique par la musique même ». Et Vuataz s’avise de se servir de
la chanson, « cette forme musicale propre à l’enfant » pour s’initier à la technique de la musique instrumentale.