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SIP_P059/06
TRANSFORMATION AND RENOVATION
OF AN INDUSTRIAL BUILDING
Geneva-Plainpalais, with dl.ch architectes
How to decide what should stay and what should
disappear? Trying to retain elements at any cost
is only meaningful if its destruction is impossible,
be it from a political, financial or technical point
of view.
The SIP (Société genevoise d’instruments de physique)
was to be understood as an ensemble belonging to
a single clearly-defined spatial entity – in a condition
that remains unchanged today – and to be
considered part of a single functional entity that
no longer existed. What remained was a motley
ensemble whose quality lied in the recognition of
this condition.
Instead of attempting to homogenise the functions
and structures, the importance of preserving the
structural character that the location has gradually
assumed becomes clear to reveal the unique
character it represents.
The constituent elements of the original architecture
are primarily represented by the use of
concrete from the 1920s, the original date of development,
and in the use of the steel T-sections
for exterior carpentry, giving the ensemble a quite
remarkable unity.
Effort is made to retain these characteristic elements
without imitating them. Thus, destroyed or
walled-in windows are not reconstructed and instead
replaced by undivided window openings.
As the building is preservation-listed, strict compliance
with the thermal standards is not required.
Nevertheless, to ensure a certain level of comfort,
the maintained profiles, unsuitable for double-glazing,
are doubled using sliding single glazing in the
interior, covering the entire height and width.
Finally, a contemporary gesture raises the stairwell
to create a large skylight, capturing the light
and offering a view over the city.
Photo credits: Marisa Baumgartner
SIP_P059/06
Surélévation et transformation d’un bâtiment industriel
Genève-Plainpalais, avec dl.ch architectes
Comment décider de ce qui doit rester ou de ce qui doit
disparaître ?
Chercher à conserver à tout prix n’a de sens que s’il est manifeste que politiquement, financièrement ou techniquement, la destruction ne peut s’imposer.
La SIP devait être acceptée comme un ensemble composite d’éléments construits, appartenant à une seule et même entité spatiale clairement délimitée, état encore aujourd’hui inchangé et, à une seule et même entité fonctionnelle, disparue. Demeure donc un ensemble hétéroclite dont la qualité réside justement dans la reconnaissance de cet état .
Dès lors, loin de chercher à homogénéiser les fonctions et le bâti, il convenait de prolonger le caractère de mixité que le lieu s’est progressivement donné, pour révéler le caractère unique qu’il représente. Les éléments constitutifs de son architecture première étaient essentiellement représentés dans l’emploi du béton dès les années 1920, date de la première installation et dans la modénature des menuiseries en en acier réalisées en profils T et conférant à l’ensemble une unité remarquable. L’effort porta sur la conservation de ces éléments caractéristiques sans mimétisme, au point de ne pas reconstruire les fenêtres détruites ou murées et de faire le choix de les remplacer par de grandes baies non divisées. L’ensemble bâti étant inscrit à l’inventaire, un respect strict des normes thermiques en vigueur n’était pas imposé.
Cependant, afin de garantir une notion de confort, les profils conservés ne pouvant accueillir un double vitrage, il fut décidé de doubler la fenêtre en plaçant dans l’embrasure intérieure un vitrage simple coulissant toute hauteur et largeur. Enfin, l’expression d’un signe contemporain. Par la surélévation de la cage d’escalier afin de créer une émergence, captant la lumière et portant un regard sur la ville.
Photo credits: Marisa Baumgartner