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||La nouvelle infrastructure de communication pour la pédagogie (ICP)|
| Bref historique et contexte

La télématique scolaire a débuté à Genève en automne 1970 (avec un terminal), puis s'est généralisé localement et successivement avec les systèmes time-sharing, Honeywell (1972/1979), puis Prime (1979/1989), s'est considérablement développée en sortant du rayon local, à partir de 1989, avec l'arrivée des serveurs Bull, puis la période Vidéotex, la messagerie X400 et son client Mailbox et les balbutiements d'Internet dès fin 1993. C'est d'ailleurs une partie du matériel qui fonctionne encore aujourd'hui et qui a ainsi 10 ans.
Au printemps 1997, deux projets ont été rédigés pour le budget 98 ; ils étaient intitulés :
Ces deux projets concernent tous les ordres d'enseignement et ont été priorisés successivement dans le 2e semestre 97 par les organismes décisionnaires du DIP et de l'ETAT (COMODIP, CGPP, CATI).
Le projet " Apprendre à communiquer ", qui vise la généralisation des postes de travail dans les écoles, fait l'objet d'un projet de loi présentement en fin de parcours des démarches administratives et financières avant la procédure parlementaire.
Le projet ICP a reçu le feu vert pour la mise en uvre à fin septembre 98 et se concentre sur le renouvellement et l'élargissement des services et serveurs Internet.
| Rappel des caractéristiques du projet global ICP

À partir du moment où les responsables des projets pour la pédagogie ont fédéré leurs usages des TIC (technologies de l'information et de la communication), il se dégage un consensus sur des applications génériques. De là découle la nécessité d'outils " alocalisés " ; suivant la philosophie Internet, ils peuvent être physiquement centralisés (au niveau de leur implantation), mais logiquement utilisables par tous les projets mis en uvre (cf. ci-après) quel que soit le lieu de formation.
L'essentiel de cette démarche se retrouve dans les 6 premières pages du projet de base (pour les personnes intéressées, il est consultable au CPTIC - http://wwwedu.ge.ch/cptic/).
C'est l'origine de la liste des services et des serveurs à renouveler ou à étendre :
Cette démarche était/est toujours explicitée par rapport à des besoins estimés jusqu'à fin 1999 (leur mise à jour est en cours de préparation dans l'optique de la préparation des projets de budget 2000 et suivants), ainsi que dans la cohérence nécessaire par rapport au projet " Apprendre à communiquer " qui, lui, est en phase, avec les réformes pédagogiques sur le terrain pour l'ensemble du DIP.
| Synthèse et mise en commun des besoins utilisateurs et des contraintes institutionnelles : ancrage dans la réalité

Via un groupe de travail, composé de collaborateurs de la division R/T (Réseaux Télécommunications) du CTI (cf. http://www.cti.etat-ge.ch/RT) d'une part et de collègues du CPTIC d'autre part, les efforts déployés ont permis de mieux se comprendre mutuellement et à partir de la situation présente qui évolue, tendre vers le respect réciproque du maximum de conditions posées par les deux équipes. Citons-en quelques-unes en style télégraphique :
Contraintes institutionnelles avec perspectives d'évolution
Besoins et caractéristiques des utilisateurs du projet ICP
Ils ont donné lieu à des échanges et des évaluations (journées d'études, observations sur le terrain, etc.) et ont été tous publiés, la plupart sont souvent disponibles on line
(cf. p.ex http://wwwedu.ge.ch/cptic/prospective/projets/socrates/) ;
| Démarche, conduite du projet ICP : solution retenue

Bien qu'il ne s'agisse pas ici de retracer tous les détails de cette étude, le résumé de la démarche s'appuyant sur les travaux préparatoires tant de la division R/T (réseau télécom) du CTI que de ceux du CPTIC, la méthodologie déployée a été :
étape 1 : décrire " en termes utilisateurs " les besoins
Du point de vue formel, plusieurs documents très techniques ont été échangés, des procès-verbaux internes ont été rédigés, des entretiens avec les principaux fournisseurs potentiels ont eu lieu. Le schéma ci-dessous illustre la solution finale retenue. Il nécessite quelques explications préliminaires.
A l'Etat de Genève, le réseau interne, le " réseau d'entreprise " (on dit Intranet) est connu dans le jargon du CTI (Centre des technologies de l'information) sous l'appellation " zone bleue ". Ce domaine de travail est fortement sécurisé et hiérarchisé pour des raisons évidentes. Il est placé de manière caricaturale dans la marge de la partie en bas à gauche du schéma ci-dessous.
Il héberge par exemple les messageries de l'Etat (Exchange, MS-Mail, etc.). Pour le DIP, tous les établissements et services, sauf les écoles primaires, se situent en termes de connexion dans la zone bleue. Dans la partie inférieure droite du dessin se trouve représenté le cas d'une école avec sa ligne louée (fixe) unique de téléphone qui débouche après avoir passé le routeur (" gare de triage ") sur les réseaux administratif et pédagogique de l'établissement, ceux-ci étant disjoints.
En amont de la zone bleue (vers le haut du dessin) se retrouvent des batteries de proxys, de firewalls et de frontaux dont les buts principaux sont d'aiguiller, de filtrer, de sécuriser l'ensemble des utilisateurs et des services de d'Etat (par exemple pour être un utilisateur, employé à l'Etat, autorisé à relever sa messagerie électronique située en zone bleue pour un individu localisé hors de celle-ci, par exemple à la maison), il faut être authentifié (et pas seulement identifié) et la connexion doit être cryptée.
La zone rouge existante (au centre du schéma) est un domaine où les exigences de sécurité sont moins draconiennes et où se trouve actuellement, notamment le site Web de l'Etat, consultable par le grand public. Tout un chacun peut venir, jusqu'à maintenant, de l'extérieur du RC2 (Réseau cantonal 2 - http://www.cti.etat-ge.ch/RT/Icare), soit via une ligne commutée (son téléphone + modem privé par exemple) sur le frontal 2, soit via son fournisseur d'accès à Internet sur le frontal 1. On commence à imaginer le jeu de filtrages de toutes ces petites cases
Pour la pédagogie, depuis le début du RC2, tous les serveurs/services utilisés ont toujours été placés dans la zone rouge, vu la nature des travaux dans ce secteur (cf. chapitre III ci-dessus).
La solution retenue pour le projet ICP consiste donc :
Les serveurs qui concernent directement les utilisateurs du secteur pédagogique sont :
Les trois autres serveurs mentionnés dans la zone rouge pédagogique (connecteur, proxy, développements) assureront des tâches d'exploitation, de sauvegarde et de développements.
La quantité d'information résumée dans le schéma ci-dessus est considérable et le nombre de questions potentielles légitimes. Pour bien se situer et comprendre la problématique, il faut toujours distinguer au moins le lieu d'où est établie la connexion, le mode de connexion (commuté ou non) et le lieu où est situé le serveur dont on souhaite requérir les services.
Quelques cas typiques pour mieux comprendre
Cas 1 Utilisateur sur un poste pédagogique dans une école sur le RC2 (zone bleue) désirant accéder à sa boîte aux lettres électronique
Cas 2 Utilisateur à domicile avec son microsystème, un modem et son téléphone privé (hors RC2) désirant accéder à sa boîte aux lettres électronique. Il n'a pas de fournisseur d'accès Internet privé.
Cas 3 Utilisateur à domicile avec son microsystème, un modem et son téléphone privé (hors RC2) désirant accéder à sa boîte aux lettres électronique. Il a un fournisseur d'accès Internet privé.
Et ainsi de suite, on pourrait continuer avec les représentations des autres services en fonction des droits attribués pour le Web, le FTP, les forums, etc.
| Déploiement de la solution ICP

Les commandes de l'ensemble des matériels et logiciels ont été exécutées à mi-décembre, selon les directives reçues.
En tenant compte des délais de livraison(s), d'installation(s) et de mise(s) en uvre, l'exploitation des différents services Internet " nouveaux " débutera graduellement, à partir du deuxième trimestre 99. Les détails des procédures à utiliser seront disponibles au fur et à mesure dans les pages Web de l'AMP. http://wwwedu.ge.ch/cptic/amp/
D'ores et déjà, on connaît un certain nombre de contraintes :
D'autres activités liées à ces changements seront traitées en parallèle, c'est le cas de :
| Conclusion

Ce document sommaire résume imparfaitement la somme des efforts et des travaux réalisés.
Ne perdons pas de vue que ces équipements comprennent une part de renouvellement et une extension de fonctionnalités existantes d'abord, mais qu'ils sont surtout les pré-requis pour accueillir le projet de loi " Apprendre à communiquer ", qui devrait s'étendre sur les années 1999 à 2001.
La direction du CPTIC
janvier 1999