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Le précieux Observatoire des journalistes et de l’information médiatique (OJIM.fr) livre une analyse détaillée de la manière dont Arte Journal formule son information sur l’Ukraine.
Où l’on voit que dénoncer la propagande de l’«autre» est un excellent moyen d’imposer une propagande contraire, sans doute plus pernicieuse.
Ce décorticage exemplaire montre de manière concrète comment la désinformation imprègne tous les pores du système médiatique occidental, peut-être (mais peut-être pas) à l’insu de ses protagonistes eux-mêmes.
La même partialité omniprésente avait été déployée lors du conflit yougoslave, aboutissant à un «Tchernobyl de l’information». Etrangement, aucune leçon n'a été tirée des montages grossiers dont les médias avaient été le relais ("Camps de la mort", "Génocide au Kosovo"), et dont l'enquête de Jacques Merlino (Les vérités yougoslaves ne sont pas toutes bonnes à dire) avait illustré non seulement l'ampleur, mais également la technique de diffusion.
A fortiori, aucun guide de conduite éthique n'a non plus été élaboré pour contenir la partialité a priori du langage, de l'expression et des attitudes que souligne l'analyse de l'OJIM.
En somme, la plupart des médias de grand public désinforment constamment sur les affaires internationales, et n'apportent aucun correctif à leur désinformation que la thérapie par l'oubli.
Dossier : Le traitement du conflit russo-ukrainien par Arte Journal