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Les pourparlers du Comité militaire 5 + 5, qui ont débuté le 19 octobre sous l’égide des Nations Unies, se poursuivent toujours à Genève. Parmi les derniers points abordés, il y a aussi la question des gardes placés aux commandes des champs pétrolifères.
Parallèlement, le mercredi 21 octobre, le Premier ministre du gouvernement d'accord national (GNA), Fayez al-Sarraj, et d'autres représentants de l'exécutif de Tripoli sont attendus à Rome.
Le Comité militaire mixte est composé de cinq représentants de l'Armée nationale libyenne (ANL) et de cinq membres du gouvernement de Tripoli. C'est l'un des résultats de la conférence de Berlin du 19 janvier au cours de laquelle divers acteurs internationaux ont discuté des moyens possibles de résoudre le conflit et la crise en Libye. L'objectif principal est de parvenir à un cessez-le-feu permanent et de retirer tous les combattants non libyens de Libye. Celui en cours à Genève est le quatrième tour. Le dernier a eu lieu les 28 et 29 septembre en Egypte.
Les Nations Unies ont proposé d'ajouter un point supplémentaire à l'ordre du jour des discussions, à savoir la "restructuration" des gardes placés aux commandes des champs pétrolifères libyens. Cet organisme est lié au ministère de la Défense et sa mission est de sauvegarder les puits, les champs, les stations de pompage, les structures, les entrepôts, les usines et tout ce qui touche au secteur pétrolier. Les discussions sur la "garde pétrolière" interviennent après la réouverture des principaux champs pétrolifères du pays, dont les activités avaient été bloquées, depuis le 18 janvier, par des groupes locaux fidèles au général de l'ANL, Khalifa Haftar, et après la demande de mettre en place un comité visant à gérer les activités de production et d'exportation, ainsi qu'à partager équitablement les revenus pétroliers.
La réalisation d'un cessez-le-feu permanent et la possibilité de faire de la ville côtière de Syrte et de la base d'al-Jufra deux zones démilitarisées seront évaluées, entre autres questions au centre des discussions. L'envoyée spéciale intérimaire de l'ONU en Libye, Stephanie Williams, qui participe aux pourparlers en tant que superviseur, a demandé aux délégués des deux parties en guerre d'ouvrir les points de passage frontaliers et de libérer les détenus. Williams a ensuite déclaré à l'ouverture de la troisième journée de pourparlers le mercredi 21 octobre, que les délégations participantes sont déjà parvenues à un accord sur certaines questions pertinentes, notamment l'ouverture de routes maritimes et terrestres et la nécessité d'encourager la désescalade militaire. En outre, après la formation d'un «gouvernement unifié», les parties ont convenu que les milices étrangères devront quitter les territoires libyens dans les 90 jours. Selon le correspondant, l'ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la Libye est devenue inacceptable. L'atmosphère des pourparlers, a-t-on enfin souligné, continue d'être marquée par l'optimisme et la positivité, et les parties pourraient bientôt parvenir à un cessez-le-feu permanent.
Les réunions du Comité 5 + 5 constituent l'une des trois voies à suivre pour ramener la paix et la stabilité en Libye, qui concernent les aspects politiques, économiques et militaires. Selon Williams, les pourparlers en cours à Genève pourraient avoir un impact positif significatif sur les "voies" politiques et économiques restantes. En outre, le cycle entrepris le 19 octobre sera suivi d'un forum politique qui se tiendra vraisemblablement en Tunisie en novembre. Son objectif sera de trouver un accord sur un cadre politique mondial, puis de conduire à des élections nationales.
DERNIERE MINUTE : L'envoyée spéciale intérimaire de l'ONU en Libye, Stephanie Williams, a annoncé à la mi-journée du 21 octobre que les deux parties du dialogue 5 + 5 étaient parvenues à un accord sur la réouverture des routes terrestres et des vols intérieurs et sur la formation de la Garde des installations pétrolières.
Depuis le 21 août, date à laquelle le Premier Ministre al-Sarraj et le Président du Parlement de Tobrouk, Aguila Saleh, ont annoncé un cessez-le-feu sur les fronts de combat libyens, la crise libyenne est au centre d'une large mobilisation diplomatique qui implique des acteurs nationaux, régionaux et internationaux. Les discussions déjà conclues ou en cours ont des objectifs spécifiques. En plus des réunions du Comité 5 + 5, Genève sera également le lieu choisi pour des discussions relatives à la voie «exécutive», visant à définir un nouveau gouvernement et de nouveaux organes exécutifs. Les dernières réunions à Bouznika, au Maroc, avaient pour objectif la nomination des soi-disant «positions souveraines», et enfin, lors des réunions du Caire, l'accent était et sera sur la voie constitutionnelle. La tâche des Nations Unies sera de combiner les résultats des différentes séances de dialogue et de formuler une seule déclaration finale.
Parallèlement, le Premier ministre al-Sarraj, le ministre des Affaires étrangères du GNA, Mohamed Siala, et le ministre de l'Intérieur, Fathi Bashagha, sont attendus à Rome pour une visite qui durera vraisemblablement deux jours. et au cours de laquelle les représentants libyens rencontreront diverses personnalités de la scène politique italienne, dont le Premier ministre Giuseppe Conte et la ministre de l'Intérieur Luciana Lamorgese. Les parties devraient discuter de la gestion des flux migratoires, de la coopération économique bilatérale et des derniers développements de la crise libyenne.