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Qui ne connaît pas le miracle de la multiplication des pains ? Signe qui a marqué les évangélistes à un point tel que les quatre le reprennent comme un « copier-coller ». Lieu, nombre de pains, de poissons, de convives, de corbeilles de restes, tout concorde.
Une foule nombreuse suit Jésus. Les yeux levés, cette foule, Jésus la voit. Alors que quasi tous les autres miracles sont accomplis à la demande des hommes, ici c'est Jésus qui prend l'initiative d'apaiser une faim inexprimée. Mais d'abord il teste la foi de ses disciples qui succombent à l'épreuve. Philippe, tout de suite, calcule l'énorme somme d'argent qui serait nécessaire et que l'on n'a pas. Certes, André signale les provisions d'un petit garçon, mais elles sont tellement insignifiantes pour nourrir cinq mille hommes !
Devant une situation qui paraît bloquée, Jésus a trouvé le sauveur : ce petit garçon anonyme qui, lui, ne calculait pas comme les grandes personnes. Généreux, il a tout simplement présenté à Jésus ses maigres provisions.
L'enfant nous apprend à sortir de notre logique si raisonnableet à faire confiance au Seigneur jusqu'à tout lui donner… même si c'est disproportionné vis-à-vis des besoins.
Devant l'immensité de la misère de l'Inde ou de l'Egypte, deux chrétiennes pauvres, Teresa et Emmanuel, ont prouvé qu'il ne fallait pas attendre la solution du côté des ressources budgétaires, mais bien du côté du Seigneur qui multiplie « comme à l'infini » tout ce qui est offert.