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Elle jouait également un rôle important dans les cérémonies religieuses (on a retrouvé des graines de fenugrec dans la tombe de Toutankhamon), mais elle était principalement utilisée par les femmes pour provoquer l’accouchement et favoriser la production de lait. Dans le papyrus Ebers, le plus grand livre de médecine de l’Egypte ancienne, cette plante figure dans plusieurs recettes de traitements internes et externes.
Il a fallu attendre le IXe siècle pour que cette plante fasse son apparition en Allemagne, sous le règne de Charlemagne, et qu’elle soit cultivée dans les jardins des monastères. Au Moyen Age, les moines utilisaient le fenugrec pour soigner l’empoisonnement du sang, traiter les lésions hépatiques et rénales et lutter contre l’affaiblissement de la vue. Hildegard von Bingen a même écrit que le fenugrec était efficace en cas de perte d’appétit et de maladies de la peau. D’après ses écrits, ses graines servent également à augmenter les défenses immunitaires.
Aujourd’hui, le fenugrec est cultivé dans le monde entier dans des endroits ensoleillés. En Europe, on le trouve à l’état sauvage, souvent dans les zones portuaires des villes. Il possède des feuilles semblables à celles du trèfle et ses fleurs jaunes et blanches fleurissent d’avril à juillet.
Les graines de fenugrec contiennent 25 à 45% de mucilage, dont l’hydrolyse fournit environ 70% de mannose, 28% de galactose et 2% de xylose. Elles renferment également 25 à 30% d’acides aminés (cystéine, méthionine, lysine, tryptophane), divers inhibiteurs de protéase, 7 à 8% de lipides et 2 à 3% de saponines. L’odeur caractéristique de fenugrec est due à la petite quantité d’huile essentielle que contient cette plante. Elle renferme également une quantité importante de deux oligo-éléments: le sélénium (66 µg/100 g) et le chrome (92 µg/100 g). La vitamine C y est également abondante. Son effet médicinal est toutefois dû à un vaste mélange de substances actives.
En médecine ayurvédique, le fenugrec est considéré comme le remède classique pour réguler la glycémie. Son effet antidiabétique a été démontré chez des diabétiques, à qui l’on a fait prendre 15 g de poudre de graines de fenugrec par jour au moment du repas. Le taux de sucre dans leur sang après un repas était environ 25% plus faible qu’après un repas sans fenugrec. Des expériences ont également établi un effet significatif des graines de fenugrec sur le métabolisme des lipides. Certaines études ont également révélé qu’elles sont bénéfiques pour la santé, d’une part en stoppant la croissance de calculs rénaux et, d’autre part, en contribuant à la perte de poids.
Traditionnellement, on attribue au fenugrec des effets globalement fortifiants et régénérants ainsi que la capacité d’augmenter le bien-être général. Auparavant, il était généralement utilisé comme un aphrodisiaque, comme remède contre le catarrhe des voies respiratoires supérieures et comme agent expectorant en cas d’obstructions pulmonaires. En plus de ses propriétés anti-inflammatoires, le fenugrec est également connu pour ses effets antimicrobiens, immunostimulants et antipyrétiques. A ceux-ci viennent s’ajouter des effets positifs sur le tonus cardiaque et la stimulation de l’intestin et de l’utérus. On parle également de la capacité qu’a le fenugrec de favoriser la production de lait sans pour autant bien en connaître le mécanisme d’action exact. On pense qu’il existe un lien entre le contenu élevé de saponines du fenugrec et l’amélioration de la synthèse du zinc et du cuivre.
Dose journalière recommandée pour un usage interne: 4 à 6 comprimés à 550 mg trois fois par jour avant les repas.