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"Il faut considérer la Russie avec sérieux sans céder à la brutalité de Vladimir Poutine", déclare l'ancien ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, évoquant la situation en Ukraine à l'approche du référendum dimanche sur l'indépendance de la Crimée.
La Russie a la volonté de retrouver un rôle égal à celui des Etats-Unis dans l'échiquier mondial, comme c'était le cas pendant la Guerre froide, estime-t-il dans un entretien à la RTS. La Crimée pourrait, selon lui, être séparée de l'Ukraine et il faut penser à des solutions fédératives et à d'autres liens possibles.
"Les Suisses se trompent souvent"
"Malgré mon amour pour eux, les Suisses se trompent souvent", déclare Bernard Kouchner à propos de la votation du 9 février "Contre l'immigration de masse". Insistant sur la nécessité de s'adapter à la mondialisation, l'ex-ministre martèle: "Nous ne sommes plus le centre du monde". Et de souligner "la nécessité d'avoir une Europe unie et militaire, pour ne pas avoir à s'en servir".
"Une intervention aurait dû avoir lieu en Syrie"
L'ancien ministre français des Affaires étrangères estime qu'une intervention en Syrie était "possible" et "nécessaire" au début du conflit car des civils étaient touchés. Aujourd'hui, ce n'est plus envisageable, estime-t-il.
jgal
"La France, une République bananière"
"Droite et gauche, c'est un tout petit peu dépassé", déplore l'ancien ministre de Sarkozy selon lequel il faudrait "trouver une recette pour qu'ensemble, nous rejoignions le peloton de tête".
Un médecin, avant tout
"Le Biafra est ce qui m'a le plus marqué", note-t-il, condamnant l'usage de l'arme alimentaire.