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L’écriture cunéiforme, les hiéroglyphes ou les caractères chinois ont en commun de transcrire des mots ou des syllabes, ce qui nécessite un grand nombre de signes ou de caractères (1000 caractères chinois, quelques centaines de hiéroglyphes, six cents signes cunéiformes).
L’invention de l’alphabet, mille ans av. J.-C., par les Phéniciens, marins et marchands qui courent les mers, fut décisive : il leur suffit, pour tout écrire, de 22 lettres, signes retrouvés sur des fragments d’argile et probablement tirés de transformations successives de l’écriture démotique de l’ancienne Egypte. Il ne comporte que des « consonnes » (c’est-à-dire des phonèmes qui ne « sonnent », ne se font entendre qu’avec des voyelles), ce qui est le propre des langues sémitiques telles que l’hébreu et l’arabe.
Vers le VIIIe siècle av. J.-C., on trouve dans le pays d’Aram (la Syrie actuelle) un alphabet araméen qui dérive de l’alphabet phénicien. Les écritures arabe et hébraïque, encore en usage aujourd’hui puisent aux mêmes sources.
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