Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/182396

<h2>SubmittedText<h2><p>Dans leur très grande majorité, les pompes à chaleur fonctionnent à l'électricité. Il est toutefois aussi possible d'utiliser le gaz naturel.</p><p>Le Conseil fédéral peut-il justifier le manque d'intérêts de l'Office fédéral de l'énergie pour cette technologie alors que le potentiel d'économie d'énergie de cette filière est de l'ordre de 3 à 5 % de la consommation nationale ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>L'exploitation de la chaleur ambiante au moyen de pompes à chaleur représente pour les cantons et la Confédération une importante mesure pour améliorer l'efficacité énergétique dans le domaine de la production de chaleur. En Suisse, la majorité des pompes à chaleur installées fonctionnent à l'électricité. Les pompes à chaleur à absorption fonctionnant au gaz constituent plutôt l'exception, et il n'existe qu'une poignée de modèles disponibles sur le marché. La raison principale en est que, par rapport aux modèles électriques, leur efficacité énergétique et leur rentabilité sont plus faibles. Le réseau de gaz n'est en outre pas disponible partout. Dans le cadre de la politique climatique et énergétique actuelle, les cantons et la Confédération n'encouragent aucune technologie qui émet des gaz fossiles à effet de serre. Comme la part de biogaz est encore très limitée dans le réseau de gaz naturel, ces pompes à chaleur à gaz utilisent surtout du gaz naturel fossile. La Confédération estime qu'il n'existe actuellement que quelques applications judicieuses, telles que des installations de chauffage bivalentes qui fournissent de la chaleur à des bâtiments existants en combinaison avec des chaudières à charge de pointe fonctionnant au gaz. La recherche énergétique suisse est toutefois impliquée dans le développement et l'amélioration de systèmes de pompes à chaleur de ce type, parmi d'autres, au sein de plusieurs groupes de travail dans le cadre de l'Agence internationale de l'énergie.</p>