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Trajectoires
Hommages 2022
Gisela Labouvie-Vief
Professeure ordinaire
Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation
Gisela Labouvie-Vief (aussi connue sous le nom de Gisela Vief), professeure ordinaire de 2005 à 2011 à la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation (FPSE) est décédée en décembre 2022.
Née en 1945, Gisela Labouvie-Vief a effectué sa scolarité initiale puis ses études universitaires à l'Université de Saarland (Allemagne) où elle a obtenu une maîtrise en psychologie. Elle a poursuivi ses études aux États-Unis: gérontologie (Southern California University, 1964-1972) puis un PhD en psychologie développementale (West Virginia University). Elle a occupé plusieurs postes professoraux, notamment à l'Université du Wisconsin, Harvard University, et Wayne University, tout en maintenant des liens avec l'Allemagne, en particulier avec le Center for Human Development à Berlin, l'un des lieux les plus connus en psychologie du développement en Allemagne. La théorie piagétienne, en particulier son approche constructiviste et ses travaux sur l’équilibration, a fortement influencé la perspective épistémologique de Gisela Labouvie-Vief et ses hypothèses sur l'importance des régulations. Sa carrière a été couronnée de nombreux prix et honneurs. Sa production scientifique a été très prolifique comme en attestent les nombreux projets de recherche financés, des articles dans d’excellentes revues, et plusieurs ouvrages qui lui ont permis d'être reconnue internationalement en tant que spécialiste du développement socio-cognitif tout au long de la vie adulte.
A Genève, Gisela Labouvie-Vief a été recrutée en 2005 comme professeure ordinaire, avec la mission d'élargir aux aspects socio-cognitifs les études et enseignements du Lifespan qui s'y déroulaient déjà dans une perspective plus strictement cognitive. Elle a dirigé plusieurs travaux d'étudiant-es, dont des travaux de masters, et de doctorats, et donné de nombreux enseignements. Après sa retraite en 2011, Gisela Labouvie-Vief est restée très active, et a bénéficié de bourses, en particulier pour un fellowship au Hanse-Wissenschaftskolleg à Bremen pour y écrire un nouvel ouvrage. Sa curiosité s'étendait à une compréhension globale du développement humain, en y intégrant les aspects cérébraux, affectifs et cognitifs.
La vie de Gisela Labouvie-Vief ne se limitait pas à ses aspects académiques. Membre du Mind & Life Institute, elle étudiait également les sciences contemplatives. Ses collègues se souviennent de sa force de caractère et de ses analyses très fines de tout ce qui touchait au développement humain.
Décanat de la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation
Lucie Mottier Lopez, Nathalie Delobbe et Edouard Gentaz
François Paschoud
Professeur ordinaire
Faculté des lettres
François Paschoud a été professeur de latin à la Faculté des lettres de 1969 à 2004, d’abord en qualité de professeur associé, puis de professeur ordinaire. Après une formation à l’Université de Lausanne, il a effectué des séjours de recherche à Rome et à Munich, où il a écrit la thèse qui a immédiatement assis sa notoriété en tant que spécialiste de l’historiographie du Bas Empire romain: Roma aeterna. Études sur le patriotisme romain dans l’Occident latin à l’époque des grandes invasions (1967). Il s’est ensuite distingué par plusieurs volumes parus dans la Collection des Universités de France (Belles-Lettres): Histoire Auguste, Zosime. Pendant 30 ans, il a assumé le poste de Secrétaire général de la Fédération internationale des associations d’études classiques. Il a aussi fait partie des organes dirigeants de plusieurs projets scientifiques d’une importance capitale pour l’étude de l’Antiquité gréco-romaine. Il a dépensé une énergie considérable pour mener une carrière qui lui a valu de nombreuses distinctions: membre de plusieurs académies à l’étranger, il a aussi été nommé Chevalier de l’ordre des Palmes académiques. François Paschoud est décédé en décembre 2022.
Marko Medenjak
Collaborateur scientifique
Faculté des sciences
Département de physique théorique
La Section de physique de l’UNIGE et ses collègues sont profondément attristés par le décès prématuré du docteur Marko Medenjak en octobre 2022. Marko Medenjak a rejoint le Département de physique théorique en 2021, remportant une prestigieuse bourse Ambizione de 4 ans du Fonds National Suisse. Les intérêts scientifiques de Marko Medenjak comprenaient la physique quantique hors équilibre et la physique mathématique.
Les contributions de Marko Medenjak à la physique théorique sont nombreuses. En tant que nouveau et brillant doctorant dans le groupe de Tomaz Prosen à Ljubljana (Slovénie), il a contribué, dès son arrivée, à introduire et à dériver des nouvelles quantités conservées dans le modèle d'Heisenberg, ce qui a permis de formuler des ensembles de Gibbs généralisés dans tous les modèles intégrables avec interactions. Il a ensuite trouvé de nouvelles solutions exactes de certains «cellular automata» qui se sont avérées extrêmement pertinentes pour le transport dans les systèmes quantiques à plusieurs corps. Après son doctorat à l’École Normale Supérieure de Paris, il a apporté des contributions importantes dans plusieurs domaines: hydrodynamique quantique, chaos quantique, théories des champs conformes, symétries dynamiques et classes d’universalité dans le transport quantique de basse dimension. Le goût de Marko Medenjak pour la science a toujours porté sur les énoncés exacts, aussi rigoureux que possible sur le plan mathématique, sans pour autant perdre une vision large de la physique.La présence de Marko Medenjak dans toutes les discussions scientifiques ne pouvait être négligée, car il proposait toujours de nouvelles idées, et aussi des critiques, avec un grand charisme et une grande intelligence.
Bien qu'il n'ait passé qu'un an à Genève, Marko Medenjak a développé de solides relations scientifiques et initié de nouveaux projets. Sur le plan personnel, il a trouvé à l’UNIGE de nombreux amis auxquels il manquera profondément. Que ce soit pour grimper, jouer de la musique ensemble ou simplement sortir le soir, Marko Medenjak a toujours été un ami attentif et solidaire, prêt à alléger l’ambiance avec une blague inattendue. Il a laissé un impact durable sur la recherche en physique théorique et sur la vie de celles et ceux qui ont eu la chance de le connaître.
Par Dmitry Abanin et Jacopo de Nardis
Jean-Pierre Joho
Professeur honoraire
Faculté de médecine
Professeur honoraire de la Faculté de médecine, Jean-Pierre Joho est décédé le 2 décembre 2022 à l’âge de 83 ans.
Diplômé en médecine dentaire en 1965, Jean-Piette Joho effectue sa spécialisation à Zürich avant d’obtenir un Master en orthodontie à l’Université de Seattle. En 1974, il rejoint l’École médecine dentaire de Genève (devenue depuis Clinique universitaire de médecine dentaire) en tant que professeur assistant, professeur extraordinaire puis, dès 1982, professeur ordinaire, en charge de la Division d’orthodontie et de pédodontie. Il occupe cette fonction pendant plus de 30 ans, jusqu’à son départ à la retraite en 1997.
Jean-Pierre Joho a mis son énergie à renforcer la médecine dentaire genevoise. Il a notamment travaillé à organiser la division dont il avait la charge, développé un enseignement pré-gradué complet et mis en place un programme de spécialisation en orthodontie. Son intérêt et sa curiosité l’ont poussé à intégrer les nouvelles technologies qui ont jalonné l’évolution de sa spécialité. Clinicien apprécié et écouté de ses pairs, il avait à cœur de favoriser les collaborations interdisciplinaires. Ses compétences de chercheur étaient également reconnues au-delà des frontières helvétiques, ce qui lui a permis d’établir des liens académiques toujours solides aujourd’hui. Jean-Pierre Joho fut un véritable mentor pour ses étudiant-es et ses jeunes collègues. Personnalité charismatique, d’une générosité discrète et attentive, il a marqué de son empreinte la Division d’orthodontie et de pédodontie.
Yves Dunant
Professeur honoraire
Faculté de médecine
Professeur honoraire de la Faculté de médecine depuis sa retraite en 2002, Yves Dunant est décédé le 3 août 2022 à l’âge de 85 ans. Médecin et pharmacologue, il était un spécialiste de la transmission synaptique.
Après des études à Genève, Lausanne et Paris, il obtient un diplôme de médecin en 1961. Ses premières années professionnelles sont partagées entre un engagement humanitaire au sein de la Croix-Rouge suisse à Kinshasa, la pratique médicale en tant que médecin généraliste en Suisse, ainsi que la pratique clinique et la recherche dans les domaines de la pharmacologie et de la physiologie, sujet de sa thèse de doctorat en 1968.
Boursier de l’Académie suisse des sciences médicales, il effectue ensuite des stages de recherche à Cambridge et à Paris où il débute ses travaux sur le rôle de l’acétylcholine, un neurotransmetteur favorisant la transmission synaptique mais perturbé par de nombreuses substances naturelles ou synthétiques. Il étudie ensuite les mécanismes sous-jacents à la libération synaptique de l'acétylcholine.
Yves Dunant rejoint le Département de pharmacologie de la Faculté de médecine de l’UNIGE en 1970. Gravissant tous les échelons académiques, il est nommé professeur ordinaire en 1981. Très engagé dans la vie de la Faculté, il a marqué de nombreux étudiant-es par sa qualité d’enseignant. Il a également dirigé le Département de pharmacologie pendant plusieurs années, ainsi que la Commission des animaleries de l’Université et la Commission d’éthique de l’expérimentation animale. Il a également assuré la responsabilité du programme interfacultaire de neurosciences cognitives.
Yves Dunant a été président de la Société genevoise de neuroscience, membre correspondant de l'Académie royale de médecine de Belgique et membre du comité central de l’Académie suisse des sciences naturelles. D’une très grande générosité, il a toujours soutenu ses équipes et les carrières des jeunes talents. Celles et ceux qui l’ont connu gardent en mémoire son profond humanisme, sa curiosité et sa créativité.
Pierre Moeschler
Professeur honoraire
Faculté des sciences
Section de biologie
Recruté comme assistant au Département d’anthropologie de la Section de biologie de la Faculté des sciences, Pierre Moeschler y a été professeur extraordinaire, puis ordinaire. Il a exercé les fonctions de président de la Section de biologie, de doyen de la Faculté des sciences et de vice-recteur de l’Université de Genève.
Vers 1970, l’anthropologie dite physique, obsédée par des classifications raciales incohérentes, est tombée en désuétude et s’est partagée entre les sciences du passé (paléontologie et archéologie) et la biologie moderne, basée sur la génétique des populations et les données moléculaires. Parmi ses héritiers, Pierre Moeschler, tout en favorisant ces nouvelles orientations, a contribué à une autre « révolution » de l’anthropologie, devenue « biologique » : celle de l’interdisciplinarité qui remettait l’étude des peuplements humains dans leur contexte général géographique, démographique, médical, architectural, économique et socioculturel. Avec Claude Raffestin, géographe, et bien d’autres, Pierre Moeschler fonda le Centre universitaire d’écologie humaine et des sciences de l’environnement de l’Université de Genève, qu’il dirigea de 1976 à 1986.
Pierre Moeschler était aussi discret que cultivé, humain et visionnaire. Ses initiatives locales, européennes et internationales ont fait reconnaître et développer à l’Université les approches nouvelles de l’écologie, depuis la science fondamentale jusqu’aux applications à la vie quotidienne et aux services à la cité ou à l’Etat. Il n’a pas été simple de partir d’une formation en anatomie et biométrie classique, à une époque où l’écologie n’était qu’un petit chapitre confidentiel de botanique et de zoologie, pour en faire une science de référence, populaire dans le monde d’aujourd’hui. Il a fallu beaucoup d’énergie, de finesse et de diplomatie de la part de scientifiques et d’administrateurs comme Pierre Moeschler, pour établir des liens entre des personnes et des équipes qui n’avaient pas souvent envie de travailler ensemble. Modeste, efficace, n’ayant aucun goût pour la médiatisation personnelle, Pierre Moeschler, qui vient de nous quitter, a largement contribué à donner à l’écologie générale et humaine, la place qui lui revient dans la société et dans les universités européennes aujourd’hui, à Genève en particulier.
Par André Langaney, Professeur honoraire de la Section de biologie
Margaret Maruani
Professeure ordinaire
Faculté des sciences de la société
Sociologue, spécialiste du travail et de l’emploi, directrice de recherche au CNRS, fondatrice et directrice de la revue Travail, Genre et Société, Margaret Maruani a été professeure ordinaire au sein de l’ancienne Faculté des sciences économiques et sociales et directrice des études genre (2006-2009). Elle a fondé en 2006 la Maîtrise universitaire en études genre alors centrée sur l’analyse des mutations du travail et de l’emploi dans une perspective de genre. Enseignante à l’UNIGE dès 2001, elle est demeurée proche de l’Institut des études genre auquel elle était associée jusqu’en 2018.
Militante pour la cause des femmes et l’égalité, chercheuse, enseignante, auteure, entrepreneuse, Margaret Maruani laisse derrière elle une œuvre importante dans le champ de la sociologie du travail et des études de genre, traduite dans plusieurs langues. On signalera : Travail et emploi des femmes (2000) ; Les mécomptes du chômage (2002) ; Sociologie de l’emploi (1993). Et comme éditrice ou coéditrice : Les Nouvelles frontières de l’inégalité (1998); Femmes, genre et sociétés. L’état des savoirs (2005) ; Masculin-féminin : questions pour les sciences de l’homme (2001).
Margaret Maruani est décédée en août 2022 à 68 ans. Son engagement et ses recherches ont marqué son époque et contribué à la transformer.
Charles-Albert Morand
Professeur honoraire
Faculté de droit
Professeur à la Faculté de droit de 1970 à 2001, Charles-Albert Morand est décédé le 29 avril dernier. Professeur ordinaire dès 1976, il a enseigné le droit constitutionnel, les droits fondamentaux, l’introduction au droit public ainsi que la théorie et la technique législatives. Depuis 2001, il était professeur honoraire de notre Université. En 2002, il a reçu le doctorat honoris causa de l'Université de Lucerne.
Avec ses collègues Kurt Eichenberger et Luzius Wildhaber et le juge fédéral Otto K. Kaufmann, Charles-Albert Morand a joué un rôle déterminant dans le processus de révision totale de la Constitution fédérale entre 1973 et 1977.
Mais son intérêt a largement débordé les limites du droit positif. Conscient de l'importance d'une approche multisciplinaire pour saisir le droit dans toutes ses dimensions, il fut l'un des initiateurs du Centre d'étude, de technique et d'évaluation législatives, pionnier en Suisse des recherches en sociologie du droit. Sur la base de ces recherches, Charles-Albert Morand a inauguré un enseignement de légistique, une démarche méthodique pour concevoir, rédiger et évaluer les textes législatifs. Cet enseignement, destiné d'abord aux étudiants en droit, a également bénéficié à des centaines de fonctionnaires fédéraux et cantonaux dans le cadre de séminaires annuels de formation continue et a fait l'objet du premier certificat de formation continue à distance de l'Université de Genève.
Cet intérêt pour la formation continue a également conduit Charles-Albert Morand à organiser ses fameux séminaires du Valais, l'occasion pour des praticiens et des universitaires d'approfondir et de débattre de thèmes d'actualité tels que notamment l'égalité entre les sexes, l'aménagement du territoire ou la mondialisation.
C'est à son initiative qu'a été créé le Centre d'études et de documentation sur la démocratie directe, aujourd'hui établi à Aarau au sein du Zentrum für Demokratie et qui reste une référence mondiale en matière de droits populaires.
Au terme de sa carrière, avec son ouvrage « le droit néo-moderne des politiques publiques », Charles-Albert Morand nous a légué une brillante analyse de l'évolution du droit au service de l'Etat-providence, de son instrumentalisation au bénéfice de l'action publique. Dès lors plus question d'aborder le droit dans la logique pyramidale, alors qu'il obéit de fait à une logique de réseaux.
Jean-Pierre Carrel
Directeur de l'Unité d'action sociale (UAS)
Faculté de médecine
Clinique universitaire de médecine dentaire (CUMD)
Département de médecine dentaire préventive et de premier recours
Responsable de l’Unité action sociale (UAS) de la Clinique universitaire de médecine dentaire (CUMD), Jean-Pierre Carrel est décédé début avril 2022.
Jean-Pierre Carrel a effectué ses études à l’UNIGE où il avait obtenu un diplôme en médecine dentaire en 1982 et un diplôme de médecin en 1992. En 1997, il achevait son doctorat en médecine dentaire à Genève. De 1983 à 1987, il a occupé un poste d’assistant à la Division de stomatologie et chirurgie orale de la Section de médecine dentaire. Après une période de pratique en cabinet privé, il est revenu à l’UNIGE en 1993 comme chargé d’enseignement en médecine dentaire, fonction qu’il a occupée jusqu’en 2017. Dès 2006, il a assumé, au sein de la CUMD, la responsabilité de directeur médical ad interim de l’UAS. Il a également occupé la fonction de médecin-dentiste adjoint au sein de la nouvelle Unité de pathologie orale et maxillo-faciale des HUG. En 2017, il décidait de se consacrer entièrement à la direction médicale de l’UAS. Durant toute sa carrière, ses compétences en médecine humaine et en médecine dentaire, de même que sa grande disponibilité et sa collégialité exemplaire, ont été très appréciées par l’ensemble des collaborateurs/trices ainsi que des étudiant-es de la CUMD. Jean-Pierre Carrel s’est également grandement impliqué dans les projets cantonaux et fédéraux liés à la prise en charge des soins dentaires pour les patient-es précaires, bénéficiaires de l’aide sociale ou polyhandicapé-es, de même que pour les détenu-es. Jean-Pierre Carrel avait pris sa retraite le 31 décembre dernier.
Ronald Chessex
Ancien vice-recteur et professeur honoraire
Faculté des sciences
Professeur honoraire de l’ancien Département de minéralogie (Faculté des sciences) et vice-recteur de l’UNIGE de 1974 à 1977, Ronald Chessex est décédé le 16 janvier 2022 à l’âge de 92 ans. Originaire de Montreux et né à Lausanne, il a effectué ses études de géologie à l’UNIL où il a obtenu son diplôme en 1955, puis son doctorat ès sciences en 1958. Chargé de recherche dans le domaine de la géochronométrie aux Universités de Princeton et de Lawrence (États-Unis) de 1959 à 1960, puis privat-docent de l’UNIL de 1960 à 1963, il rejoint l’UNIGE en 1964 où il est nommé professeur extraordinaire au Département de minéralogie en 1967, puis professeur ordinaire de pétrographie et minéralogie en 1970.
Les recherches de Ronald Chessex portaient essentiellement sur la datation des roches ignées, métamorphiques et volcaniques dans les Alpes et dans l'Apennin, au Groenland, en Turquie et dans le Rift des Afar. Il enseignait avec beaucoup d'enthousiasme et de talent pédagogique le métamorphisme des roches et la pétrologie des roches métamorphiques. Ronald Chessex était un enseignant remarquable qui a formé des générations de géologues.
Parallèlement à ses activités d’enseignement et de recherche, il a exercé les fonctions de directeur du Département de minéralogie et de président de la Section des sciences de la Terre. Ronald Chessex a de plus été vice-recteur de l’UNIGE de 1974 à 1977.
Très investi au sein de la Société suisse de minéralogie et de pétrographie, Ronald Chessex a successivement assumé les fonctions de membre du comité, vice-président et président. Il a aussi œuvré au sein de la Société géologique suisse, de la Société américaine de minéralogie, de la Société française de minéralogie, de la Société vaudoise des sciences naturelles et de la Société de physique et d'histoire naturelle de Genève dont il a été membre du comité, puis président.
Après sa retraite, en 1994, il a intensifié ses sorties dans les Alpes qu’il aimait tant, au sein du Club alpin suisse, tout en restant en lien constant avec son ancien Département.