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Deux articles parus ce jour dans Le Temps soulève le sujet dans le canton de Vaud.
« Valérie Beauverd travaille à l'épanouissement scolaire des élèves surdoués. La directrice de l'école privée Sofia, qui a accueilli en 2010-2011 une soixantaine d'élèves, dénonce la standardisation qui pèse sur l'école publique. «Les études PISA exercent désormais leur emprise sur le système scolaire. De fait, on normalise au nom de l'employabilité. On finit par pénaliser les enfants qui ont des difficultés de comportements, des troubles psychologiques ou qui sont simplement décalés par rapport à la majorité».
Le gros problème est de chercher à stimuler, voire tirer ou pousser!, tous les enfants dans le même moule pédagogique.
Ceux qui y entrent, tant mieux. Ceux dont les parents comprennent vite que le système est mal adapté les mettent dans des écoles qui appliquent une autre pédagogie. Mais pour les enfants dont on persiste à croire qu'il faut qu'ils s'adaptent, cela peut être l'échec mais surtout un sentiment de désolation plus ou moins profond.
Une petite anecdote tirée d'une école genevoise: Une fillette de 11ans parle parfaitement l'allemand et lit de gros livres dans la langue de Goethe. Dans son carnet scolaire de fin de 5e année primaire, elle n'a pas obtenu un 6 de moyenne. Pourquoi? Parce qu'elle n'avait pas saisi une consigne dans une épreuve et n'en a, par conséquent, pas obtenu la note maximale. Cette histoire est symptomatique que trop souvent, l'élève est axé sur la réussite des épreuves afin d'être jaugé par des notes et non de posséder la matière afin de l'utiliser dans la vie quotidienne.