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Les mines improvisées n'ont jamais fait autant de victimes
Jamais les engins antipersonnel improvisés n'ont fait autant de victimes qu'en 2018, à plus de 3700. Plus largement, près de 6900 personnes ont été tuées ou blessées par des mines. Le nombre reste deux fois plus élevé que quatre ans auparavant, selon un rapport.
Les mines improvisées sont désormais responsables de plus d'une victime sur deux. Au total, ces personnes ont été identifiées dans 18 pays, notamment en Afghanistan pour près de 1600 d'entre elles et en Syrie pour plus de 1000, selon le rapport publié jeudi à Genève par l'Observatoire des mines.
Ce type d'engins est surtout utilisé par des groupes étatiques. De nombreuses entités parmi eux les fabriquent avec des explosifs et des restes d'explosifs. Le nombre total de victimes de mines antipersonnel a lui baissé de plus de 300 en un an. Plus de 70% d'entre elles sont des civils. Et plus d'une sur deux étaient des enfants.
Des personnes ont été touchées dans 50 Etats ou territoires, 3 de moins que l'année précédente. Problème, de nombreuses victimes n'ont probablement pas été ajoutées à cette évaluation en raison du manque d'accès aux données dans certaines zones. Parmi le chiffre total, le nombre de personnes affectées par des engins explosifs improvisés (IED) a encore augmenté pour s'établir à plus de 3700.
En 2018, de nouvelles victimes ont été observées, surtout en Afghanistan, qui en a compté près de 2300, et en Syrie, près de 1500, certes en recul de plus 400.
L'armée birmane a été la seule parmi les forces étatiques à utiliser de nouvelles mines l'année dernière. En revanche, des groupes non étatiques ont recouru à cet armement dans au moins six pays, deux de moins que l'année précédente.
ats