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Les électeurs du Parti socialiste sont craintifs, ceux de l'UDC consciencieux et aiment la hiérarchie. Ces affirmations aux airs de cliché découlent d'une étude de politologues de l'Université de Berne, qui établit le profil psychologique des partisans des partis.
On savait que l'environnement social et les expériences personnelles vécues dans un passé proche influaient sur les choix effectués au moment de glisser le bulletin de vote dans l'urne. Il faudra apparemment considérer un facteur de plus, soit le caractère propre de chacun, constatent les chercheurs réunis autour du professeur Markus Freitag.
Ces derniers nous apprennent que les sympathisants du PDC partagent leur inclinaison à l'appréhension avec les supporteurs socialistes. Mais les votants démocrates-chrétiens se distinguent également par un besoin d'harmonie et d'équilibre dans les rapports avec les autres, indique le scientifique dans un entretien accordé à l'hebdomadaire alémanique NZZ am Sonntag.
Le profil psychologique des électeurs se voit examiné pour la première fois en Suisse, alors que la science politique anglo-saxonne le prend en compte depuis une décennie, indique le journal. Il comporte un intérêt non négligeable pour les formations politiques, assure Markus Freitag.
En le prenant en considération, les partis pourraient séduire de nouveaux électeurs et élargir leur base. Le PLR pourrait par exemple ravir des partisans à l'UDC en mettant en avant son côté consciencieux, ou piquer des soutiens au PDC en jouant sur la corde de l'harmonie.
Le PS et le PDC pourraient pour leur part proposer une politique de la sécurité existentielle, étant donné qu'ils attirent plutôt des citoyens désorientés ou peureux. Attention toutefois: si le patrimoine génétique de chacun s'avère déterminant dans ses choix politiques, cet aspect ne constitue que quelque 50% de la personnalité, rappelle le professeur bernois.
ATS