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L'ancien conseiller fédéral UDC Adolf Ogi s'en prend une nouvelle fois à son parti. "Christoph Blocher doit se retirer et le moment est venu pour qu'il le fasse", déclare le Bernois dans la presse dominicale.
Adolf Ogi fustige le style des ténors de l'UDC. "Ils ne peuvent plus continuer à être aussi agressifs et aussi peu tournés vers l'avenir et la relève", déplore-t-il dans un entretien publié par "Le Matin Dimanche".
Christoph Blocher et l'UDC "ont fait trop d'erreurs et n'arrivent même plus à les reconnaître", ajoute l'ex-président du parti qui précise ne pas attaquer l'UDC mais réagir. "Des gens de la base et des élus sont venus vers moi pour me demander de prendre la parole, d'arrêter de laisser faire".
"On m'a demandé de dire ce qui n'allait plus. D'être en quelque sorte la caution morale de l'UDC et je demande à Christoph (Blocher), à Toni (Brunner) et aux autres lieutenants du parti de cesser d'agir comme ils le font". Et Adold Ogi de citer "le financement du parti, sa façon de communiquer, tout cela me désole".
UDC et PBD réunis dans cinq ans
Au sujet de la dissidence du Parti bourgeois-démocratique (PBD), fondé en 2008, Adolf Ogi se dit persuadé que "dans cinq ans l'UDC et le PBD vont se retrouver". Le président actuel du PBD Hans Grunder "a beaucoup de colère face à l'UDC, mais son successeur (pressenti) semble plus ouvert à resserrer les liens".
D'après le Bernois de Kandersteg, "la réélection d'Eveline Widmer-Schlumpf n'est pas un programme en soi. Ca ne suffira pas, surtout avec la concurrence actuelle au centre".
Interrogé sur une éventuelle accession d'Oskar Freysinger à la vice-présidence romande, il répond que le conseiller national valaisan s'est souvent distancié de Christoph Blocher ces derniers temps. Et d'ajouter: "J'ai envie de vous dire qu'il faut lui donner sa chance".
En janvier, dans un autre entretien, Adolf Ogi avait déjà suggéré à Christoph Blocher de se retirer "de manière progressive, sans quoi il risquerait de détruire l'oeuvre politique de sa vie entière".
ATS