Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07006.jsonl.gz/137

En souvenir de ...
Al Jarreau
Al Jarreau, photographié au festival Rock à Rio, au Brésil, en septembre 2015. Image: Archives/Keystone
Le décès de la star américaine a été annoncé dimanche par son manager. Il venait juste d'annoncer qu'il prenait sa retraite.
Al Jarreau, légendaire chanteur de jazz américain est décédé dimanche à l'âge de 76 ans, a annoncé son manager.
Le chanteur, dont le répertoire éclectique allait du jazz à la pop en passant par la soul et le funk, est mort dans un hôpital de Los Angeles quelques jours après avoir annoncé sa retraite pour cause d'épuisement. Son décès intervient à peine quelques heures avant la cérémonie de remise des Grammy Awards, lui qui a été sept fois lauréat de ces récompenses.
«Sa deuxième priorité dans la vie était la musique», a déclaré son manager Joe Gordon dans un communiqué publié sur le site du chanteur. «Il n'avait pas de troisième priorité. Sa première priorité, bien au-delà des autres, était de guérir et de consoler ceux qui souffrent.»
Il avait débuté dans des bars
Né le 12 mars 1940 à Milwaukee, Alwyn Lopez Jarreau était le fils d'un pasteur et d'une pianiste d'église. Très jeune, il chante dans les bars de sa ville natale où sa voix ne passe pas inaperçue. Puis il étudie la psychologie, sans abandonner le chant.
Il commence à se faire un nom à Los Angeles, New York et à la télévision. Au début des années 1970, il se met à écrire ses propres chansons qui ne quitteront plus son répertoire comme «Lock all the gates» et «Sweet potato pie».
Il se produit ensuite au Troubadour club d'Hollywood et c'est le succès, ce qui lui vaut de rejoindre la compagnie de disques Warner Brothers.
L'album «Breaking away» en 1981, basé sur des improvisations jazzy qui vont faire sa renommée, le conforte dans la réussite. Al Jarreau déjà rejette toute barrière musicale et n'hésite pas à associer pop et jazz, comme dans «Heaven and Earth».
Avec George Benson
En 2006, il fait équipe avec George Benson pour un album en commun «Givin'It Up». Parmi les musiciens invités sur ce CD, figurent Paul McCartney, Herbie Hancock ou Marcus Miller.
Amateur de scènes, Al Jarreau, élégant et portant souvent casquette ou béret noir, homme généreux et poli, était parfois dédaigné par les puristes du jazz qui le considéraient comme un «chanteur de variétés». Qualificatif dont il s'accommodait parfaitement... «Ma principale contribution à la musique aura été d'introduire la rythmique dans le registre vocal», résumait ce chanteur qui, pourtant, ne cédait pas toujours à la facilité.
Il avait sorti en 2009 un «Very best of», dans lequel figuraient des titres phares comme «Boogie Down» ou «Moonlighting», générique de la série «Clair de Lune» avec Bruce Willis.
Père d'un enfant, Al Jarreau n'aimait guère parler de lui.
Il continuait à se produire, notamment en novembre dernier à Paris au Blue Note Jazz Festival. En avril 2016, il avait fait partie des artistes invités à donner un concert à la Maison Blanche par Barack et Michelle Obama.
(AFP/nxp)
Ecrire une condoléance
Linda Leclerc
Tu m'a accompagné depuis l'âge de 13 ans, j'en ai 51. Tu es mon père spirituel, tu va me manquer, je redoute ce moment et j'ai eu l'honneur de te dire, en juillet 2016, A Love you. Linda
Karim Fenniche
Depuis tout jeune j'ai été séduit par ses mélodies que je continue encore d'écouter en boucle.
Reposer en paix...