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La Californie va finalement déployer 400 soldats de la garde nationale notamment à sa frontière avec le Mexique, comme le réclamait Donald Trump, selon un communiqué. Ils ne participeront toutefois pas à la construction du mur voulu par le président américain.
Lundi, le directeur adjoint du service des douanes et de la protection des frontières des Etats-Unis, avait dit avoir reçu un message du gouverneur de Californie Jerry Brown, selon lequel celui-ci "ne participerait pas" au déploiement des soldats de réserve.
M. Brown a cependant annoncé mercredi que, faisant "suite à son engagement à lutter contre la criminalité transnationale", l'Etat de Californie allait "mobiliser jusqu'à 400 membres de la garde nationale pour combattre les gangs, les trafiquants d'êtres humains, les armes illégales et les passeurs de drogues à travers l'Etat, le long de la côte et de la frontière américano-mexicaine".
Financement fédéral
Jerry Brown a pris cette décision après avoir obtenu "l'assurance que le gouvernement fédéral financerait la mission" entièrement, et ces gardes s'ajouteront aux 250 déjà à pied d'oeuvre dans le grand Etat de l'Ouest américain, un bastion démocrate.
Le gouverneur insiste: les militaires ne participeront pas à "l'application des lois sur l'immigration ou à la construction d'une barrière à la frontière".
La Californie et le gouvernement américain sont en proie à une joute politique et légale sur l'immigration et l'environnement. Jerry Brown a notamment déclaré que son Etat était un "sanctuaire" et ne coopérerait pas avec la police fédérale de l'immigration.
La garde nationale, un corps de réserve de l'armée qui est déjà intervenu à la frontière en 2006, 2008 et 2010, a déployé quelques 960 militaires dans les Etats frontaliers d'Arizona, du Nouveau-Mexique et du Texas, tous trois gouvernés par des républicains.