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Vous le savez, chaque jour, lorsque vous prenez votre voiture, lorsque vous allumez votre machine à laver ou même lorsque vous répondez à un appel sur votre téléphone mobile, vous polluez. C'est un fait incontestable. Mais dans quelle proportion ? Ça on vous le dit rarement. Actuellement, on parle souvent d' "empreinte carbone" en cherchant à faire croire que la pollution, c'est le CO2. Or parmi toutes les émissions dont l'homme est responsable, il n'y en a qu'une qui ne puisse en aucun cas être définie comme de la pollution, c'est le CO2 ! (voir ce précédent billet pour plus d'explications) On dira sans doute que c'est pareil car lorsqu'on dégage du CO2, on dégage aussi d'autres substances beaucoup plus nocives. Et bien ça n'est pas totalement vrai.
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Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'en déposant une demande d'adhésion, la Turquie a mis les Européens devant un dilemme. Deux camps bien tranchés se sont immédiatement fait jour et il s'agit depuis d'un des plus gros motifs de discorde au sein de l'Union. Et c'est une première, car lors des précédents élargissements, les voix qui se sont opposées par principe aux nouvelles adhésions étaient rares. A la suite de la chute du rideau de fer, l'Occident avait accueilli à bras ouverts ces pays frères qui avaient, l'espace de quelques décennies, quitté le giron familial. La seule question qui se posait réellement concernait le niveau de vie de ces pays et la période transitoire durant laquelle ces pays allaient devoir rattraper les pays occidentaux. Ainsi que dans certains pays, un déficit démocratique qu'il fallait combler avant l'entrée de ces pays. Mais sur le fond, il n'y a jamais eu de réel problème. Il a toujours été considéré comme normal de les accueillir pour autant qu'ils le souhaitent.
Par contre, en ce qui concerne la Turquie, le problème est bien plus profond et touche à l'idée même qu'on se fait de l'Union Européenne. Souhaite-t-on qu'elle soit un simple espace de libre-échange ? Voire un instrument pour se renforcer mutuellement et avoir plus de poids face aux autres grandes puissances économiques ? Ou veut-on aller plus loin et la voit-on comme une association de pays qui se sentent proches les uns des autres et qui veulent bâtir un avenir commun ? Dans ce dernier cas, il y a de fortes chances qu'on ait une appréhension à y voir entrer un grand pays musulman. La question est donc plutôt ardue.