Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07078.jsonl.gz/518

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
La part du commerce en ligne devrait doubler d'ici 2020 en Suisse, selon une étude de Credit Suisse. De 4,7% actuellement, elle passera à 11% du chiffre d'affaires du commerce de détail. Elle varie toutefois fortement selon les secteurs.
Selon les économistes de la grande banque, la part du chiffre d'affaires total réalisée en ligne passera de 26% à 38% dans le secteur de l'électronique grand public et de 14% à 27% dans l'habillement. Le secteur de l'alimentation restera moins touché: de 1,6% en 2013, la part de l'e-commerce y atteindra 3,5% en 2020.
L'accroissement de la part du commerce en ligne va influer de manière négative sur la progression de l'emploi au sein de la branche du commerce de détail. Elle contribuera aussi à faire pression sur les prix, selon Credit Suisse.
Par contre, les dépenses informatiques augmenteront avec un effet également positif sur les créations d'entreprises. Par rapport aux pays à revenu comparable, la part de l'e-commerce est encore faible en Suisse. Elle est plus élevée en Allemagne, en Norvège et en Autriche (autour des 6,5%) avec un record de 13% d'achats en ligne en Grande-Bretagne.
Point de saturation
L'e-commerce a connu une croissance de 6,6% en moyenne entre 2009 et 2013, contre seulement 1% pour le commerce de détail dans son ensemble. Si cette croissance va se poursuivre d'ici 2020, elle atteindra ensuite un seuil de saturation, a précisé l'auteur de l'étude Maxime Botteron.
La croissance du commerce en ligne dans l'électronique a déjà commencé à ralentir: il a passé de près de 30% par an entre 2007 et 2010 à 15% entre 2010 et 2013. Selon l'étude de l'établissement bancaire helvétique, sa croissance tombera à environ 4% en 2019 et 2020.
Le commerce en ligne de vêtements et chaussures rattrapera son retard, mais il fait face à un inconvénient majeur: l'essayage pratiquement inévitable pour trouver le produit adapté. Dans l'alimentaire, la qualité et la fraîcheur des produits ne peuvent être constatées que de visu. Selon les détaillants, ce sont surtout les produits alimentaires lourds et emballés, comme les boissons et les conserves, qui sont achetés sur Internet.
ATS