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La numéro 2 mondiale boycottait les salles de presse depuis Roland-Garros dans le but de préserver sa santé mentale. Elle y est retournée lundi, en marge du tournoi de Cincinnati, et doit certainement le regretter. Car les journalistes ne lui ont pas fait de cadeaux, l'interrogeant très vite sur ses rapports ambigus avec la presse, notamment sur le fait qu'elle bénéficiait d'un large écho des médias sans donner beaucoup en retour.
Le modérateur a senti venir les embrouilles et a proposé de passer à autre chose, mais la tenniswoman de 23 ans a insisté pour répondre.
Mais c'est lorsqu'elle a été questionné sur la situation en Haïti (l'île a été dévastée par un violent séisme), et sur sa décision de reverser son prize money aux victimes, que l'athlète dont le père est Haïtien n'a pu retenir ses larmes.
Son agent a toutefois laissé entendre que ce n'était pas ce sujet qui l'avait ébranlée mais bien la première question sur son rapport aux médias. Il a rédigé un communiqué de presse pour fustiger l'attitude de celui qu'il a appelé «le tyran du Cincinnati Enquirer», du nom du journal local. «Il est la raison pour laquelle les relations entre les joueurs et les médias sont si tendues en ce moment. Tout le monde conviendra que son seul but était d’intimider. Son comportement a été épouvantable».
À la suite de ces échanges douloureux pour elle, Naomi Osaka a pris une pause de plusieurs minutes. Elle est ensuite réapparue pour conclure sa conférence de presse, en anglais d'abord, puis avec des journalistes japonais ensuite.