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Le canton de Vaud et la Suisse s'apprêtent à commémorer les 20 ans de la mort de Jean-Pascal Delamuraz, décédé le 4 octobre 1998 à Lausanne. Deux décennies plus tard, il demeure l'un des conseillers fédéraux les plus emblématiques que la Suisse n'ait jamais connu.
Le radical vaudois avait siégé de 1984 à 1998 au Conseil fédéral. Rattrapé par la maladie, un cancer du foie diagnostiqué durant l'été 1997, il avait abandonné ses fonctions fin mars 1998, au moment de fêter ses 62 ans. Il devait décéder à peine six mois plus tard.
Sa disparition avait suscité une vive émotion dans son canton d'origine, mais aussi dans toute la Suisse, alémanique comprise. Quatre jours plus tard, 1500 personnes avaient suivi les obsèques du Vaudois à la cathédrale de Lausanne, regardées en direct à la télévision par près de 300'000 téléspectateurs. Les hommages avaient fusé, unanimes.
Tumeur maligne
Les problèmes médicaux avaient commencé en janvier 1992, avec une hospitalisation à la suite d'un problème cardiaque. En décembre 1995, juste avant de devenir président de la Confédération pour la seconde fois, il avait subi une intervention à coeur ouvert pour l'implantation d'une valve aortique artificielle.
En été 1997, Jean-Pascal Delamuraz était à nouveau hospitalisé. Diagnostic: tumeur cancéreuse au foie. Après l'ablation d'une partie de l'organe en juillet, le ministre de l'économie avait repris le travail en septembre contre vents et marées.
Le 14 janvier, il annonçait sa démission - sur laquelle la presse et les politiques spéculaient depuis longtemps déjà - pour fin mars 1998. Les semaines suivantes allaient être semées d'ennuis annexes de santé pour lui.
Fort charisme
Vingt après son décès, le canton de Vaud et la Suisse se souviennent d'un politicien populaire, doté d'un fort charisme. Sur le plan politique toutefois, c'est un échec qui demeure le plus présent dans les mémoires, celui du 6 décembre 1992, lorsque les Suisses avaient refusé d'adhérer à l'Espace économique européen (EEE).
Locomotive européenne de la Suisse durant des années, au côté notamment de son collègue neuchâtelois René Felber, Jean-Pascal Delamuraz avait été fortement marqué par cet échec. L'adhésion de la Suisse à l'Organisation mondiale du commerce (OMC, ex-GATT) restera sans conteste le plus grand succès de la carrière du ministre vaudois.
Anticipant l'OMC, Jean-Pascal Delamuraz s'était aussi attelé à la réforme de la politique agricole. Autre réussite, la libéralisation du marché intérieur. Récession oblige, la lutte contre le chômage a également occupé sa fin de carrière. Fin 1996, il avait semé le trouble suite à une déclaration polémique en pleine tempête de l'affaire des fonds en déshérence.
Politique au berceau
Originaire de Longirod (VD), Jean-Pascal Delamuraz est né le 1er avril 1936 à Paudex, village lémanique où son père garagiste était syndic. En 1960, il avait obtenu sa licence en sciences politiques à l'Université de Lausanne. Son accession au poste d'administrateur-adjoint de l'exposition nationale de 1964 devait le propulser sur le devant de la scène.
Après avoir mis sur pied, en 1965, le secrétariat permanent du parti radical vaudois, il avait accédé en 1970 à la municipalité de Lausanne, où il avait dirigé pendant quatre ans les travaux publics. En 1974, il avait succédé une première fois à Georges-André Chevallaz au poste de syndic de Lausanne, qu'il avait occupé jusqu'en 1981.
Conseiller national de 1975 à 1983, Jean-Pascal Delamuraz avait encore brièvement siégé, de 1981 à 1983, au Conseil d'Etat vaudois, à la tête du département de l'agriculture, du commerce et de l'industrie. Puis, il était élu le 7 décembre 1983 au Conseil fédéral.
Au gouvernement, le Vaudois a occupé le Département militaire fédéral (DMF) de 1984 à 1986, passage obligé souvent pour un nouvel élu, avant de prendre les rênes début 1987 du Département fédéral de l'économie. Il a occupé la présidence de la Confédération à deux reprises, en 1989 et 1996.
Jean-Pascal Delamuraz était marié et père de deux enfants.
(ATS - KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)
Sentiment mitigé après l'Acte I pour Lausanne
Zurich remporte l’Acte I de la finale de National League. Le LHC s’est incliné 2-1 à la Swiss Life Arena. Un match duquel les Lausannois n’ont cependant pas à rougir.
Que d’émotions dans ce premier match. Comme des lions en cage avant un duel, les deux équipes se sont sondées quelques instants, tout en mettant directement de l’intensité dans le jeu. Le premier tir lausannois est survenu à la 4e minute par Lukas Frick.
La riposte a été quasi immédiate. Juho Lammikko et ses coéquipiers de ligne ont mis la pression pendant de nombreuses secondes sur le but lausannois. Ils ont tenté à plusieurs reprises de tirer, mais Connor Hughes a fait le travail. Les occasions se sont ensuite enchaînées de part et d’autre. Jesper Frödén a intercepté une passe et est parti shooter. Le tir a été dévié par le portier lausannois.
Commencer de la meilleure des manières
Deux minutes plus tard, Lawrence Pilut a servi un très bon centre à Théo Rochette qui a tenté sa chance, mais le tir a été dévié. Le puck a fini par revenir devant la cage et le jeune attaquant aurait pu avoir une seconde opportunité si on ne lui avait pas retenu sa canne. Une action qui a été sanctionnée et qui a donné un premier avantage à Lausanne. Et les hommes de Geoff Ward en ont pleinement profité.
En fin de powerplay, les Vaudois ont ouvert le score sur une très belle action. Hughes était sorti de sa cage pour une relance. Et lorsque l’on dit "sorti", ce n’est pas à quelques centimètres de la cage, mais presque à la ligne bleue. Le tout alors que Derek Grant était dans les parages. Les supporters ont retenu leur souffle un instant. Puis Jason Fuchs a envoyé le puck dans la zone offensive. Damien Riat a surgi au milieu des trois zurichois qui tentaient de stopper la rondelle et a shooté, trompant Simon Hrubec (15e, assists: Jason Fuchs et Connor Hughes).
Les Lausannois ont dû enchaîner avec un boxplay après une faute d’Henrik Haapala qui faisait son retour au jeu depuis plus de deux mois. Heureusement pour eux, Rudolfs Balcers a aussi fauté après seulement quelques secondes et les deux équipes se sont retrouvées à 4 contre 4. Malgré quelques échauffourées et des tirs bien déviés par Connor Hughes, les Lions ont bien tenu jusqu’à la fin du tiers.
Attention aux petites erreurs
En deuxième période, Lausanne a montré qu’il en voulait encore en s’offrant directement une opportunité. Mais les Vaudois ont ensuite eu comme un passage à vide. Laissant notamment Vinzenz Rohrer partir en échappée pour un face à face avec Hughes. Puis avec Jiri Sekac qui a accroché un adversaire, alors que Lausanne avait encore quelques secondes à jouer en powerplay.
Les Zurichois sont revenus au score quelques secondes après le retour du Tchèque sur la glace. Un tir de la ligne bleue (encore) signé Yannick Weber (29e, assist: Juho Lammikko). Avec Fabian Heldner et Chris Baltisberger devant la cage, Hughes n’a probablement pas eu la meilleure vue sur le puck.
Comment expliquer ce "moment sans" ?
Le match a été tué trois minutes plus tard. Après avoir récupéré le puck dans la zone offensive lausannoise, dans l’arrondi, Derek Grant a traversé toute la glace. Il s’est défait d’Igor Jelovac, a shooté et a pris Connor Hughes de court. Le dernier rempart lausannois avait pourtant amorcé le bon mouvement mais le puck a passé juste à côté de sa mitaine.
Lausanne a tout donné dans le dernier tiers, jusqu’à la dernière seconde. Le score ne bougera cependant pas. Malgré la défaite, Damien Riat avait un discret sourire aux lèvres au moment de l’interview. Il faut dire que le score est loin d’être ridicule et la performance n’est pas à jeter.
Avant le début de la série, les Lausannois prédisaient qu’ils allaient amener un peu d’adversité à cette équipe zurichoise qui a survolé le championnat. Ce mardi, ils ont montré qu’ils peuvent se frotter à cet autre clan de Lions.
En l’absence de Christian Djoos, annoncé malade, Igor Jelovac l’a remplacé sur la première ligne défensive. Une place quelque peu inattendue pour le Vaudois. Comment a-t-il vécu cette situation?
La série s’annonce physique, mais le rythme des premiers shifts a plutôt convenu au défenseur.
Dans tous les cas, pas question de paniquer dans les rangs Lausannois. "Ce n’est qu’un match 1, c’est que le début de la série", rappelle Damien Riat. L’Acte II aura lieu jeudi à la Vaudoise Aréna. Coup d’envoi à 20h.
Suivez l'Acte I entre les ZSC Lions et le LHC
31 communes suspendent leur contribution à la facture sociale
Trente-et-une communes vaudoises ont décidé d'arrêter de payer leur contribution à la facture sociale cantonale. Par cette "action symbolique forte", elles souhaitent amener le gouvernement à "ouvrir enfin un dialogue" avec elles sur ce sujet qui les fâche.
"Ces communes, représentant près de 10% de la population du canton et plus de 10% des communes vaudoises, ont payé en 2023 presque 30% de la participation communale aux dépenses sociales du canton", écrivent-elles mardi dans un communiqué en leur nom. Elles déplorent que leur autonomie soit "fortement atteinte" par ces montants.
Les communes en question réfutent toute position anti-sociale. "Nous ne sommes pas opposés à la politique sociale du canton, ni à une contribution communale, seulement aux montants déraisonnables et disproportionnés que nous sommes appelés à payer", a ainsi déclaré la syndique de Rolle, Monique Pugnale, citée dans le communiqué.
Fronde intercommunale
Au départ, treize communes -dont Mies et Crans- avaient recouru contre les montants exigés pour la facture sociale et la péréquation intercommunale. Elles jugeaient ces charges cantonales excessives, car elles pouvaient représenter 63 à 92% de leurs recettes fiscales.
En juin 2023, le Tribunal Fédéral avait estimé que le système mis en place n'était pas adéquat et constaté une violation du droit des communes à être entendues, rappellent-elles. Le canton avait annulé ses décisions pour les années 2019 à 2022.
En octobre 2023, les communes avaient alors "logiquement réclamé" la restitution des sommes perçues par le canton "sur la base de décisions qui n’ont plus de validité". Les courriers des avocats n'ont toutefois à ce jour "même pas eu l’honneur d’une réponse", font-elles remarquer.
Appel à Berne
Les communes se sont donc tournées en février vers les autorités fédérales pour leur demander d'intervenir auprès de leurs homologues vaudoises et "les rappeler à leurs obligations et au respect des décisions de justice".
Près des deux tiers des communes en question se situent sur la Côte. Le tiers restant se trouve sur le pourtour morgien et lausannois.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Les finances déficitaires du canton animent déjà un premier débat
Le retour du Canton de Vaud dans les chiffres rouges aura déjà animé un premier débat au Grand Conseil. Les députés ont, en effet, eu de longues et vives discussions mardi autour d'une résolution UDC demandant "une plus grande efficience de l'Etat" par une réduction des charges d'au moins 2% sur les comptes 2025 par rapport aux comptes 2023.
Défendue par le chef de groupe UDC Cédric Weissert, la résolution était initialement soutenue par plus de 25 parlementaires, pour l'essentiel UDC mais aussi Vert'libéraux et un PLR. Après environ une heure de débat, le texte, non contraignant, a finalement été largement classé, rejeté par 84 élus contre 32 qui le soutenait (et 16 abstentions).
Pour rappel, les comptes de l'Etat de Vaud 2023 présentent un déficit opérationnel de près de 40 millions de francs, le premier depuis 2004. Avec des charges en hausse de 4,7% par rapport à 2022.
"La présentation des comptes 2023 a mis en lumière une augmentation effrénée des charges - notamment des charges pérennes - de l'Etat de Vaud. Cette augmentation excessive des charges a conduit le Conseil d'Etat à présenter des comptes 2023 négatifs, alors même que les revenus de l'Etat continuent, eux aussi, d'augmenter. Il s'agit donc de freiner cette augmentation excessive des charges par un plan de mesures destiné à réduire globalement les charges", a dit l'élu UDC.
Trop radicale et précipitée
Plusieurs députés, de tous bords politiques, ont estimé que la résolution était impossible à mettre en oeuvre, puisqu'au départ elle évoquait une réduction de 2% des charges sur les comptes 2024 par rapport à ceux de 2023. Le budget a été voté, des engagements et investissements ont déjà été pris, il y a donc un problème de "temporalité et de faisabilité".
Le texte n'est "pas assez sérieux", "trop vague", "sans propositions concrètes" ou encore "trop violent dans sa volonté de couper" dans les charges, ont dit des élus de gauche mais aussi PLR. L'UDC prône "une politique d'austérité et non d'efficience", a dit en substance le chef de groupe PS Sébastien Cala. "C'est une attaque claire et franche contre les services publics", a critiqué de son côté la Verte Rebecca Joly.
A gauche, d'autres parlementaires ont tenu à rappeler que ce n'étaient pas les charges opérationnelles qui avaient explosé mais les charges conjoncturelles (inflation, croissance démographique et conjoncture internationale), sans compter la non contribution de la Banque nationale suisse (BNS) aux cantons.
La libérale-radicale Florence Bettschart-Narbel a plaidé pour un "plan de maîtrise des charges plutôt que d'un plan de coupe". Le chef de groupe de son parti, Nicolas Suter, a pour sa part estimé que la situation actuelle "ne nécessite pas de passer en mode panique".
Viser plutôt le budget 2025
Au contraire, du côté de l'UDC, on a dit qu'il y avait "urgence" à régler un problème de charges dans le canton. Plusieurs de ses députés, dont Fabrice Moscheni, ont plusieurs fois insisté sur le terme d'"efficience" budgétaire plutôt que sur celui de "simples coupes" budgétaires.
La ministre des finances Valérie Dittli s'est aussi opposée à cette résolution. "On ne peut pas couper ainsi de manière uniquement linéaire, c'est par ailleurs prématuré", a-t-elle dit.
"Faites confiance au gouvernement pour faire face à ce déficit et c'est surtout l'établissement du budget 2025 qui sera primordial. Il faudra trouver et faire les bons choix, en prenant le temps, là où c'est possible, là où c'est le plus logique", a affirmé la conseillère d'Etat, enjoignant le plénum à faire ses critiques et propositions lors de l'examen de ce futur budget.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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