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Garder son calme !
éviter toute source d'allumage ! (flamme, interrupteur électrique et téléphone, portable)
Ouvrir les portes et les fenêtres ! Bien aérer !
Fermer le robinet de gaz !
Avertir le voisinage et quitter les lieux ! (frapper, ne pas sonner)
Avertir le distributeur de gaz à partir de l'extérieur !
Numéro d'urgence
027 617 30 63
Le gaz naturel est un hydrocarbure composé à plus de 90% de méthane (CH4). Il est incolore et inodore. Il s'agit d'une énergie fossile qui se trouve dans des gisements souterrains, créés il y a plusieurs millions d'années. Pour l'extraire, on procède au moyen d'un forage, ce qui consiste à creuser un puits et à y introduire des tiges d'où va s'écouler une boue spéciale. Celle-ci, par une réaction complexe, va permettre aux bouts de roches et aux potentiels échantillons de gaz de remonter à la surface. On perce alors plusieurs de ces trous afin de délimiter le plus parfaitement possible l'étendue du gisement.
Tout d'abord, le gaz naturel a la particularité d'être pauvre en CO2, ce qui est tout à fait bénéfique à l'environnement. Le prix du gaz naturel est aussi nettement plus bas que celui de l'essence et reste très facile à exploiter. Le principal inconvénient du gaz naturel est qu'il s'agit d'une énergie fossile. Il est donc limité. On ne peut également pas le trouver partout car le gaz est enfermé dans des gisements, dont le nombre est réduit. Selon les sources, les réserves estimées de gaz naturel vont de 55 ans à plus de 200 ans selon les méthodes d'extraction.
Comme le gaz naturel, le biogaz est composé essentiellement de méthane (CH4). Contrairement au gaz naturel qui est extrait des profondeurs de la terre, le biogaz est issu de la fermentation de résidus agricoles et alimentaires, tels que les déchets verts ou les boues d'épuration. Son cycle de vie est beaucoup plus court et c'est pour cette raison qu'il est considéré comme une énergie renouvelable et que son empreinte carbone est fortement réduite.
La Suisse achète du gaz naturel principalement sur les marchés suivants : Allemagne, Pays-Bas, France et Italie, tous Etats membres de l'Union Européenne. L'industrie gazière suisse, dont Gaznat, notre principal partenaire pour l'approvisionnement en gaz, n'a donc aucun contrat de fourniture directe avec la Russie. La part du gaz russe varie selon les marchés des pays dans lesquels la Suisse s‘approvisionne. Elle est plus élevée pour l'Allemagne que pour les Pays-Bas ou la France. Il convient ainsi de différencier les contrats d'approvisionnement qui sont passés en Europe, de la molécule de gaz qui circule dans les gazoducs et qui n'est pas traçable, puisque l'entier du gaz européen se retrouve dans le même canal de transport.
Le gaz naturel couvre 15% de la consommation d'énergie finale consommée en Suisse. Dans ce secteur, la Suisse bénéficie actuellement d'une sécurité d'approvisionnement qui apparait largement assurée pour couvrir tant l'actuelle période de chauffage que la demande industrielle, malgré des prix extrêmement élevés. Notre pays dispose d'une situation géographique optimale qui la place au milieu du réseau de transport gazier européen. Cette position privilégiée présente un avantage pour la sécurité d‘approvisionnement. Le gazoduc de Transitgas qui traverse la Suisse est capable depuis 2017 de fonctionner en flux inversé. Le gaz peut donc être transporté non seulement du nord au sud, mais aussi dans le sens inverse. La Suisse est également bien intégrée au réseau gazier à l'ouest. Tous ces marchés ont accès au GNL, ce qui ouvre des possibilités supplémentaires en termes d'approvisionnement, même si cette filière est relativement onéreuse.
En outre, le Conseil fédéral a décidé en mars 2022 de créer les bases légales pour que l'Industrie gazière suisse puisse opérer des achats communs pour l'hiver prochain. L'objectif de la branche est d'assurer l'approvisionnement à court terme. La sécurité d'approvisionnement en gaz pour la période de chauffage finissante apparaît largement assurée. Le gaz destiné à l'industrie devrait également être disponible en quantités suffisantes, malgré l'envol inhabituel des prix. Par ailleurs, les mesures souveraines prévues dans le cadre de l'approvisionnement économique du pays pourraient être embrayées si des difficultés d'approvisionnement devaient apparaître. Une interruption de certains client-e-s, qui peuvent passer sur une autre énergie, est possible et représente un levier d'environ 10% des volumes livrés lors d'une année avec des températures moyennes.
Historiquement, les prix du gaz n'ont jamais autant augmenté et sur une période aussi courte. En janvier 2022, OIKEN annonçait une première hausse des prix du gaz lié à la situation exceptionnelle sur les marchés de l'énergie, due notamment à la reprise économique post-Covid. Afin de minimiser l'impact sur ses client-e-s, OIKEN a fait le choix d'absorber une partie de cette augmentation, en tablant sur un tassement des prix au cours de 2022. Dans l'intervalle, le marché a encore atteint des prix records. La guerre russo-ukrainienne a aggravé une situation déjà très tendue, ce qui a contraint OIKEN à procéder à une augmentation de ses tarifs au 1er juillet 2022.
OIKEN suit de très près l'évolution des prix sur le marché et met tout en œuvre pour limiter les effets de l'inflation mondiale du prix des énergies sur les consommateurs et consommatrices, en axant ses activités sur la production d'énergies renouvelables indigènes.
Nos tarifs restent toutefois parmi les plus bas de Suisse romande à ce jour.
Aucune augmentation n'est prévue pour le moment. Toutefois, si la situation devait s'aggraver, en termes de prix ou de températures basses, de nouvelles hausses pourraient être nécessaires ces prochains mois. Ce phénomène touche tous les distributeurs de gaz suisses et européens, et ces effets ont pour l'instant été limités pour OIKEN, du fait qu'une part importante de leur gaz est achetée en avance et donc moins sensible aux brusques variations de prix.
L'Approvisionnement économique du pays (AEP) mis en place par la Confédération, a pour mission de garantir l'approvisionnement du pays en biens et services vitaux lorsque l'économie privée n'est plus à même d'y subvenir. En cas de pénurie, l'AEP intervient dans le marché avec des mesures ciblées pour rétablir l'offre. Au vu de la situation actuelle, l'approvisionnement de la Suisse en gaz apparaît stable, même si les prix du négoce en gros ont massivement augmenté. Aucune pénurie d'approvisionnement ne se profile pour l‘heure. Il est toutefois difficile de prévoir l'évolution de la situation, qui peut se détériorer rapidement. L'AEP développe actuellement plusieurs scénarios, allant de la perturbation partielle à l'interruption totale des voies de transport de gaz de Russie vers l'Europe. L'AEP a pris des dispositions pour augmenter sa capacité d'engagement afin de pouvoir réagir rapidement en cas de crise. Dans le contexte actuel, dominé par le marché, aucune mesure d'intervention au titre de l'AEP n'est prévue. A ce stade, il incombe à l'économie de prendre les mesures préventives visant à garantir par exemple la disponibilité des installations bi-énergie et les achats de gaz. Les distributeurs de gaz seront avertis si des mesures concrètes d'approvisionnement non dictées par marché s'avèrent nécessaires.
La disparité des tarifs s'explique par le fait que chaque région de Suisse présente des contraintes d'approvisionnement particulières (nombre de client-e-s, de kilomètres, volumes distribués, entretien des infrastructures, etc.) et est alimentée par des fournisseurs d'énergie avec des pratiques de prix différentes. Les prix pratiqués outre-sarine illustrent bien cette situation complexe.
OIKEN met tout en œuvre pour maitriser la hausse des prix de l'énergie et assurer la sécurité de l'approvisionnement, en augmentant la production d'énergies renouvelables indigènes. Notre entreprise a également la volonté d'être le moteur de la transition énergétique dans le canton et ainsi contribuer activement à la réduction des émissions de CO2. Dans cette optique, nous développons des solutions de chauffage écologiques : réseaux de chauffage à distance, pompes à chaleur et chaudières à pellets.
L'industrie gazière suisse n'a aucun contrat de fourniture directe avec la Russie et achète le gaz essentiellement sur les marchés européens (Allemagne, Pays-Bas, France, Italie). Elle s'efforce de réduire les dépendances actuelles et de diversifier les filières d'approvisionnement. En pratique toutefois, on ne peut pas décider d'où vient physiquement le gaz qui circule dans les réseaux européens avant d'arriver en Suisse. Pour ce faire, il faudrait construire des gazoducs spécifiques entre chaque producteur et chaque réseau de distribution, voire chaque consommateur, ce qui serait impossible d'un point de vue économique. Ou alors, décider au niveau du continent européen de ne plus faire transiter de gaz russe dans les réseaux, ce qui est impossible dans l'immédiat puisque certains pays utilisant ce réseau sont fortement dépendants du gaz russe.
En outre, OIKEN met tout en œuvre pour réduire leur dépendance aux énergies fossiles, seule réponse durable à cette question, en encourageant la rénovation énergétique des bâtiments et en investissant activement pour développer des productions de chaleur renouvelable (géothermie, pompes à chaleur, solaire) et le réseau de chauffage à distance.
La production de l'Union Européenne et de la Norvège peut être augmentée, ainsi que les livraisons par gazoducs de gaz d'Afrique du Nord ou d'Azerbaïdjan, et également de gaz naturel liquéfié (GNL) par bateau. On peut aussi profiter de stocker du gaz en été, lorsque les besoins sont moindres, et l'utiliser l'hiver suivant. On peut enfin réduire sa consommation en chauffant moins son logement, ce qui fera également faire des économies en ces périodes où les combustibles risquent de devenir onéreux. Cependant même en exploitant le potentiel de toutes ces alternatives, il apparaît compliqué pour l'Europe de se passer totalement à court terme du gaz russe, à part au prix de lourds effets économiques (restrictions sur la production industrielle par exemple).
Il existe des stockages de gaz en Suisse, mais ils sont de faible capacité et servent avant tout à équilibrer les besoins journaliers des consommateurs. Un projet de stockage sous les Alpes est en cours d'étude dans le canton du Valais, à proximité du gazoduc de Transitgas, lequel relie le réseau gazier suisse à ceux de l'Allemagne, de la France, et de l'Italie. Il permettrait de stocker quelque 1'500 gigawattheures sur les 38'000 gigawattheures que consomme en moyenne la Suisse chaque année. L'aménagement d'un stockage gazier en Suisse est cependant une entreprise ardue et coûteuse et ne pourra pas voir le jour à très court terme. En parallèle, Gaznat dispose de capacités de stockage en France qui assurent ainsi une certaine sécurité d'approvisionnement.
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