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Et l'avenir?
Il est plus difficile à cerner avec précision. On se trouve, en effet, dans l'incertitude qu'aura l'importance du développement de la propriété de La Tulette, à La Gradelle. Tapis de villas, petits immeubles, grandes barres de logements ? Selon le poids du projet d'aménagement qui sera retenu, probablement en 2004 ou en 2005, la population future de La Tulette pourra se situer dans une fourchette comprise entre 500 à 3000 personnes d'ici la fin de la décennie. A ce chiffre d'habitants, il convient d'ajouter celui généré par la construction de nouvelles villas, qui sera forcément faible, vu le peu de terrains disponibles.
L'accroissement total de la population communale d'ici 2015 variera donc entre 1000 et 3500 personnes, pour un total alors de 6000 à 8500 habitants. Devant une telle marge d'incertitude, la commune devra établir, selon les décisions de développement définitivement prises pour La Tulette, des prévisions qui pourront être beaucoup plus précises, permettant ainsi d'anticiper l'adaptation des équipements publics, notamment scolaires.
Activité économique
Les recensements fédéraux de 1970 et 2000 permettent d'analyser, d'après le tableau ci-dessous, l'évolution de la vie active de Cologny en regard de celle de Pregny-Chambésy et de Collonge-Bellerive. Les trois communes sont comparables quant à la surface des zones à bâtir (entre 235 ha et 300 ha) et à leur qualification de communes résidentielle. Deux communes sont adjacentes à la ville de Genève, Cologny et Pregny-Chambésy; la troisième, Collonge-Bellerive se situe un peu plus loin et appartient en partie à la couronne agricole du canton. Ceci rend leur comparaison intéressante.
- Cologny, qui affecte près de 70% de son territoire à l'habitat individuel, présente ainsi une image forte de commune résidentielle. Malgré la proximité du centre ville, pôle de la vie active de l'agglomération, Cologny n'offrait, en 2000, que 1055 emplois pour une population alors de 4748 personnes, cependant que Pregny-Chambésy, qui a sensiblement la même proportion de territoire destiné à l'habitat individuel que Cologny, comptait 3582 emplois et Collonge-Bellerive 1796 emplois.
- Le nombre d'emplois a augmenté de 70% entre 1970 et 2000 à Cologny, dont le territoire prolonge la ville et, de façon similaire, d'environ 70% à Collonge-Bellerive pourtant situé à 5 km de Genève. Par contre, il a augmenté de 250% à Pregny-Chambésy, commune adjacente à Genève, où se trouvent notamment l'OMS et de nombreuses missions internationales.
- La population résidente de Cologny augmente de 230%, dans le même temps où le nombre d'emplois n'augmente que de 70%, ce qui confirme la tendance constatée du caractère résidentiel de la commune.
- Le nombre d'actifs augmente de 221%, dans le même temps où le nombre de pendulaires émigrants augmente de 280%, démontrant ainsi que Cologny est majoritairement habité par une population active qui se déplace quotidiennement pour aller travailler. Cologny n'est plus un lieu privilégié de villégiature estivale, comme c'était encore le cas au début du XXe siècle, mais s'affirme de façon évidente comme une commune résidentielle suburbaine. Cette situation contribue à générer une circulation individuelle très importante. Les habitants de Cologny vont grossir quotidiennement le flot des voitures que drainent les principales artères convergeant vers le centre. Ces rues n'ayant pas la capacité d'absorber une circulation sans limite, un trafic lent et difficile engorge Genève.
- L'emploi, sur Collonge-Bellerive, est largement tributaire des établissements cantonaux installés sur son territoire, ainsi que du pôle d'activité de La Pallanterie et du pôle d'échanges de Vésenaz. A Pregny-Chambésy, ce sont les organisations internationales qui assurent les emplois. Il n'en va pas de même à Cologny, où les emplois sont liés aux prolongements de l'habitat : alimentation, magasins divers, cafés, services, artisanat, administration communale. Ils sont concentrés dans le village, principal centre d'activité de la commune.
- Ailleurs, sur la commune, on trouve quelques établissements professionnels éparpillés, sociétés de services à Frontenex ou à Traînant, un pensionnat, à Ruth, un restaurant et un commerce nautique à La Belotte, etc. Les deux plus importants employeurs installés dans la commune sont le World Economic Forum, à la route de la Capite et le GPA, dont le siège se trouve dans les immeubles du Manoir.
- L'activité agricole, qui concerne13% du territoire de la commune, ne représente que 6 emplois ! C'est, sans aucun doute, une conséquence de la mécanisation de ce secteur qui a été, pendant de longs siècles, avec l'imprimerie et l'exploitation des carrières de molasse du lac, la seule activité économique de la commune.