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Bien sûr, car ce régime alimentaire est bon pour la santé. La part de légumes, de fruits, de légumineuses, de noix, de céréales et de produits complets est très élevée. L'alimentation à base de plantes, ou «plant based», fournit ainsi de nombreux sels minéraux et vitamines.
Il n'existe pas de définition universelle. Pour moi, c'est une alimentation composée majoritairement d'aliments d'origine végétale avec, à côté, une quantité raisonnable de produits laitiers, d'œufs, de viande ou de poisson.
Les couleurs sont un bon indicateur: une assiette variée et colorée est bien souvent une assiette saine. Tous les légumes n'ont pas les mêmes profils nutritionnels, et cela se reflète dans leur couleur. Donc plus on mange varié, plus on profite d'un panel de nutriments. Je pense que, pour une alimentation à base de plantes équilibrée, il faut compter 4/5 d'ingrédients d'origine végétale et 1/5 d'origine animale. Cette règle correspond d'ailleurs plus ou moins aux recommandations de la pyramide alimentaire suisse.
L'enquête nationale sur l'alimentation menuCH a montré que la population suisse suit la pyramide alimentaire, mais seulement dans les grandes lignes. Nous mangeons trop peu de légumes, de fruits, de légumineuses et de noix. Avec deux portions de produits laitiers, nous sommes aussi en dessous de la recommandation de trois portions par jour. Par contre, nous mangeons bien trop de viande: 100g par jour en moyenne, au lieu des deux à trois fois par semaine recommandées. Nous ingérons donc trop de graisses animales. Notre consommation de sucreries est, elle aussi, trop élevée.
Ce n'est pas tout à fait vrai. La vitamine B12 est présente uniquement dans les aliments d'origine animale, ou presque. Et elle est très importante, car elle contribue au métabolisme énergétique et à la formation des globules rouges. Elle est aussi essentielle au fonctionnement du système nerveux. Mais on ne doit pas forcément manger de la viande pour se procurer de la vitamine B12: on peut couvrir ses besoins avec les produits laitiers et les œufs.
En veillant à choisir des produits locaux et de saison. De manière générale, je conseille de consommer le plus possible de produits naturels. Si on opte pour des aliments industriels, il faut bien regarder l'emballage: qu'en est-il de la qualité des graisses, quels sont les additifs présents? En ce qui concerne l'environnement, on peut faire bouger les choses en matière de gaspillage alimentaire. Près d'un tiers des aliments finissent à la poubelle, nous devons changer cela.
La Suisse, c’est bel et bien le pays des fromages. À un moment de l’Histoire, le fromage était tellement précieux qu’on l’utilisait comme moyen de paiement pour les ouvriers… et même pour les pasteurs.
Par contre, seuls les fromages à pâte dure, comme le Gruyère, jouissaient d’une position privilégiée. Les fromages à pâte molle étaient mal-aimés. Pour les Suisses, un fromage mou et sans croûte ne méritait certainement pas d’être appelé «fromage». Sans oublier que même les Français disaient de leur camembert qu'il «fleure les pieds du bon Dieu»…
Les choses ont commencé à changer à la fin du XIXe siècle. Et c'est lors de la Seconde Guerre mondiale que les fromages à pâte molle se sont imposés sur les tables helvétiques. Depuis, impensable de préparer un plateau de fromage sans laisser une bonne place aux tommes et aux camemberts suisses.
Quels sont les atouts de ces fromages et pourquoi il aura fallu une guerre pour qu’ils obtiennent les faveurs des Suisses? Qu’est-ce qui fait un bon fromage et quelles sont les différences entre les fromages à pâte molle de nos voisins français et les nôtres? Good news: pour en savoir plus, Camille et Tom se sont rendus chez Marc Bettex, à la fromagerie du Grand Pré, à Moudon.
Narines sensibles s’abstenir! N’est-ce pas, Camille?
Pour vous préparer à ce voyage dans les hâloirs d’une fromagerie, voici 6 infos appétissantes sur le fromage à pâte molle.