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Une pièce exotique en quelque sorte, pourrait-il paraître. Et bien non. Le filet à foin ou à regain servit aussi chez nous. En particulier au Bas-du-Chenit, dans la ferme Lecoultre-Vautier.
On a toujours pensé qu'on l'utilisait pour aller recueillir le fourrage dans des zones mouillantes des bords de l'Orbe, là où chars et chevaux, en vertu d'un sol par trop humide, ne pouvaient aller. Il est de bien sûr que l'on fauchait en de tels lieux à la faux. Et que ce n'est que plus tard, le foin ou le regain devenu sec malgré l'humidité permanente du terrain, que l'on étalait le filet, qu'on le remplissait de fourrage et qu'enfin l'on en faisait une grosse boule que l'on assurait avec ce que l'on appelait des clés à foin. Une fois cet emballage obtenu, il ne restait plus qu'à le tirer sur un sol plus sûr et à le charger sur le char. Il est donc bien possible qu'une ferme liée à de tels terrains se devait d'avoir plusieurs filets. Ou plusieurs fleuriers pour le cas où l'on utilisait aussi ceux-ci de pair avec les filets.
Pièce rare, donc, et témoignant d'un mode de faire qui a totalement disparu aujourd'hui.
↓ (PDF) Filet à regain