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Le gouvernement a chargé le ministre de la défense Guy Parmelin de présenter d'ici 2020 l’évolution à long terme des effectifs au sein de l’armée et de la protection civile. L’analyse devra identifier les secteurs affichant une pénurie et déterminer si elle peut être réglée à l’interne.
Le "modèle norvégien" a d'ores et déjà la cote. Celui-ci oblige les hommes et les femmes à servir. L'armée et la protection civile sélectionnent les individus dont elles ont besoin, les autres personnes s'acquittent de la taxe d'exemption.
Questions de société
Selon le groupe de travail, il s'agira d'engager des femmes qualifiées dans les domaines où les hommes font défaut.
Mais ce modèle pose nombre de questions. D'ordre pratique: qui sera astreint à la taxe militaire, si l'obligation de servir est étendue? Des questions de société ensuite: est-ce un pas vers davantage d'égalité entre les hommes et les femmes... ou exactement l'inverse?
Pas question donc d'aller trop vite en besogne. L’obligation de servir pour les femmes doit faire l’objet de discussions approfondies. Cette option a d'ailleurs été clairement rejetée par la commission de la politique de sécurité du National.
>> Les précisions de Rouven Gueissaz dans Forum, avec le débat entre la conseillère nationale Lisa Mazzone (Les Verts/GE) et Noémie Roten, vice-présidente de l'association pour un service citoyen:
kkub