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J’ai lu l’article «Frêle équilibre entre sécurité et soins» avec intérêt, appréciant l’information détaillée, ainsi que l’humilité de l’auteur.
Cependant, l’affirmation du dernier paragraphe: «Les personnes souffrant de maladie psychique ne commettent pas plus de délits que le reste de la population» m’a laissée songeuse.
Il existe plusieurs études liant des délits graves, en particulier les fusillades dans les écoles nord-américaines, avec l’absorption ou l’arrêt de médicaments psychiatriques. Ces substances sont responsables d’un état d’anesthésie émotionnelle. Certains de ces produits modifient le comportement, conduisant à des comportements violents, voire au meurtre, ou provoquant des idées suicidaires ou des suicides. En effet, lors des fusillades, l’auteur se suicide le plus souvent et ne se retrouve donc pas en prison!
Ceci peut survenir autant lors de la consommation du produit que lors d’un sevrage.
On sait que la plupart des détenus en Suisse ou ailleurs prennent des psychotropes (antidépresseurs ou neuroleptiques). Combien d’entre eux étaient déjà sous médicament lorsqu’ils ont commis l’acte qui les a conduits en prison?
Les rapports entre psychiatrie et criminalité sont complexes.
Francoise Berthoud,
pédiatre homéopathe, Genève