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Les médicaments ne répondant pas aux standards ou contrefaits posent un grave problème sanitaire dans les pays en développement. Le phénomène, très répandu en Afrique (une étude dans sept pays a notamment montré que de 20 à 90% des antimalariques sur le marché ne répondent pas aux normes), touche également fortement les pays d'Asie du sud-est. Réunis du 11 au 13 novembre au Vietnam sous l'égide de l'OMS, six pays du bassin du Mékong ont lancé un programme d'action commun.Selon l'OMS, 8,5% des médicaments offerts sur le marché en Thaïlande sont inférieurs aux standards. Des analyses réalisées sur des échantillons choisis au hasard ont donné la même proportion de produits trompeurs au Vietnam, une proportion qui passe à 16% au Myanmar, avec des pointes à 25% pour certains médicaments, notamment un antituberculeux et un antibiotique. En 2001, le nombre de vendeurs de médicaments illégaux était estimé à 2800 au Cambodge, à 2100 au Laos. La pauvreté est bien entendu la cause première du problème. A la contrefaçon s'ajoutent les équipements rudimentaires de certains fabricants, l'insuffisance des moyens alloués aux autorités régulatrices, des difficultés de stockage et de transport, comme l'ont montré des enquêtes réalisées en Afrique. Le problème appelle des aménagements tous azimuts.Ainsi, le vaste problème de l'accès aux médicaments ne se résume pas aux moyens de production et à l'obtention de licences de fabrication. La chaîne nécessaire à la distribution de médicaments efficaces et sûrs est également fragilisée en aval.