Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07268.jsonl.gz/328

LA FONDATION DEO GRATIAS
a été créée le 1er novembre 1983, elle a été constituée par acte notarié le 18 juin 1987. Selon le vœu des fondateurs Madeleine et Jean-Pierre Tauxe-Desgraz, les statuts précisent qu'il s'agit d'une fondation chrétienne autonome et inter-confessionnelle ne dépendant d’aucune autorité ecclésiale. En vue de rendre témoignage à l’Évangile de Jésus-Christ, elle a pour but de promouvoir et réaliser toutes activités sociales, culturelles et cultuelles. Elle est reconnue de pure utilité publique et jouit de l’exonération fiscale usuelle.
Président : Henri MAYAMA Vice-présidente: Maria NONDJOCK Secrétaire: Stefan HENCHOZ
Membres : Nicole BUXCEL, Charles NKOUNKOU,
Une belle histoire...
L'origine de la Fondation repose sur les deux notions essentielles et complémentaires suivantes:
La première est que depuis de nombreuses années, notamment en raison de son expérience sur le plan ecclésial, Jean-Pierre Tauxe avait acquis la conviction de la nécessité de créer un lieu d'accueil ouvert à toutes familles ou personnes désireuses de trouver un havre d'écoute, de repos (vacances) ou de refuge.
Ne disposant pas de moyens et son idée ne rencontrant alors pratiquement pas d'échos, hormis le soutien moral de son ami M. René Filletaz, l'intéressé décida d'attendre le signe de Dieu, considérant la forme juridique de la Fondation de pure utilité publique comme la plus adéquate à la création d'une telle entreprise, compte tenu des structures politiques et sociales du pays.
Secondement, son épouse, Madeleine Tauxe-Desgraz, avait fait de son côté le voeu, une fois ses deux garçons élevés, de consacrer quelques années de son existence à accueillir des personnes déshérités de la vie.
Aussitôt le fils cadet marié, les choses se mirent en place pour ainsi dire d'elle-mêmes.
La villa sise à côté de celle qu'elle occupait avec son mari et appartenant aux neveux de leur propriétaire fut mise en location. Dans le même temps, la belle-mère du fils cadet, de nationalité espagnole, fonctionnant occasionnellement comme interprète pour les réfugiés, lui signala qu'un grand nombre d'entre eux n'avait pas de logement.
Le couple Tauxe aborda alors les autorités cantonales compétentes pour examiner la situation et définir les conditions de leur collaboration, notamment financière.
C'est ainsi que le 1er novembre 1983, s'ouvrait au chemin de Rovéréaz no 31 - 33, à Lausanne, le foyer d'accueil de type familial élargi de Madeleine et Jean-Pierre Tauxe-Desgraz. Durant les premières années, Madeleine Tauxe assuma seule la marche du foyer composé de 17 personnes, avec l'aide d'une femme de ménage deux heures par jour. Son mari qui exercait sa profession à plein temps, lui aidait dans la mesure de ses disponibilités.
Deux ans plus tard environ, l'autorité cantonale indiqua que la reconnaissance de l'action sociale de ce foyer devait passer par la constitution, de préférence, d'une Fondation reconnue de pure utilité publique.
Cette exigence constituait le signe objectif attendu pour créer la Fondation envisagée par Jean-Pierre Tauxe.
Ainsi donc la Fondation Deo Gratias vit le jour le 18 juin 1987, et le foyer d'accueil appelé désormais La Maison de Rovéréaz devint, et demeure pour le moment, la première et la principale action caritative de la fondation. Les deux villas qu'elle occupait furent achetées ensuite par la Fondation Eben-Hézer, à Lausanne. En 1994 La maison de Rovéréaz déménage dans ses locaux actuels à la Route du Signal et son action se spécialise dans l'accompagnement psycho-social d'adultes en situation de handicap psychique.
Afin d'éviter toute équivoque avec d'autres institutions le 5 décembre 2009 "La maison de Rovéréaz" a été rebaptisée en "La maison de la Rouvraie" ce qui respecte l'étymologie du nom. Aujourd'hui, notre maison fait partie de la filière psychiatrique du canton de vaud et utilise, entre autre, comme concept d'accompagnement psychosocial, le "modèle du rétablissement".
Concept philosophique et valeurs de notre établissement
Trois valeurs premières caractérisent la vision chrétienne de l’Homme: la vie, la dignité, l’amour.
Aussi, nous nous inspirons largement des valeurs énoncées lors de la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) adoptée le 13 décembre 2006 à New York par l'Assemblée générale de l'ONU.
Les principes de la Convention sont:
Le respect de la dignité intrinsèque, de l'autonomie individuelle, y compris la liberté de faire ses propres choix, et de l'indépendance des personnes
- La non-discrimination
- La participation et l'intégration pleines et afffectives à la société
- Le respect de la différence et l'acceptation des personnes handicapées comme faisant partie de la diversité humaine et de l'humanité
- Légamlité des chances
- L'égalité entre les hommes et les femmes.
Réhabilitation ou habilitation
Développer l’intégration sociale par une participation engagée dans des contextes et des cadres de vie normalisés, la composante psychique devenant une « différence » suffisamment acceptée ou constituant une « singularité » positive.
Une mission orientée sur le développement :
- de l’autonomie active des personnes
- de la connaissance de leur vulnérabilité et de leur ressource
- de la capacité à vivre avec leur maladie comprise et acceptée en tant que telle
- d’une vie spirituelle leur donnant du sens
Axes d’interventions principaux
Vie digne
Accompagner la personne dans le développement des habiletés sociales et de la vie quotidienne nécessaires pour établir des liens et vivre de façon à mener une existence digne, durable, privilégiant malgré ou avec un handicap psychique :
- La santé du corps et de l’esprit
- La liberté de mouvement
- Les prises de responsabilités personnelles
- Les choix existentiels
- L’histoire et le sens de sa vie
- La capacité et la reconnaissance d’être sujet et acteur de sa vie.
Autonomie
Soutenir l’autonomie de la personne en lui permettant de développer ses compétences personnelles et sociales et son savoir, pouvoir agir.
Discernement
Aider la personne à faire les distinctions entre son identité propre et les symptômes de la maladie.
Soutenir la personne dans la re(connaissance) de sa vulnérabilité, ses ressources plurielles et dans l’apprentissage de ses capacités à vivre avec sa maladie.