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Les incendies qui font rage depuis vendredi dans deux îles de l'archipel espagnol des Canaries ont entraîné l'évacuation de plus de 4700 personnes, ont indiqué les autorités régionales. Les pompiers "rencontrent des difficultés pour empêcher la progression" des flammes.
Sur l'île de La Gomera, l'incendie, qui s'était déclaré le 4 août, a redémarré vendredi, sous l'effet de la canicule et du vent. Il avait déjà réduit en cendres plus de 3000 hectares dans et autour du parc naturel de Garajonay, classé au patrimoine mondial par l'Unesco, et a ravagé près de 500 hectares supplémentaires.
Au total 2500 habitants de treize villages ou hameaux situés dans la partie ouest et sud-ouest de l'île ont dû être évacués par mesure de précaution, a indiqué le gouvernement régional dans un communiqué.
En fin de journée, d'épaisses colonnes de fumée s'élevaient au-dessus des reliefs du centre de l'île, où s'étend le parc naturel, a rapporté une photographe de l'AFP, tandis que le feu se propageait vers le sud-ouest et la côte, notamment dans une zone escarpée, très accidentée et difficile d'accès.
Fortes rafales de vent
A Ténérife, une autre île de l'archipel où un incendie a éclaté samedi, plus de 2200 personnes ont déjà été évacuées, a ajouté le communiqué. Sur cette île, qui abrite elle aussi un parc naturel sur les flancs du mont Teide, le feu se propageait rapidement "en raison de fortes rafales de vent", combinées là encore avec la chaleur et une faible humidité, selon les autorités locales.
Après avoir connu son hiver le plus sec en 70 ans, l'Espagne a déclenché l'alerte aux incendies après l'arrivée mercredi d'une vague de chaleur venue d'Afrique, les températures dépassant souvent les 40 degrés.
Entre le 1er janvier et le 5 août, 132'300 hectares de végétation ont été carbonisés dans le pays, la plus importante superficie détruite en sept mois au cours des dix dernières années, selon le ministère de l'Agriculture.