Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07239.jsonl.gz/811

née Mauron, Enney
Olga Gremaud-Mauron s’est éteinte mercredi, à la veille de ses 90 ans. Sa famille lui a rendu un dernier hommage dans l’intimité.
Olga est née le 26 février 1928 à La Roche, dans le foyer de Casimir et Louise Mauron-Paradis, après Henri son frère aîné. Elle passa toute sa scolarité obligatoire au village avant de parfaire sa formation dans un pensionnat à Loèche-Ville (VS). Olga Gremaud parlait avec bonheur de cette année loin de sa terre natale. Cela lui permit d’acquérir une certaine indépendance et de nouer des amitiés précieuses. Des années plus tard, elle appellera d’ailleurs sa fille Josette, du nom de sa meilleure amie au pensionnat.
Par la suite, Olga rejoignit ses parents qui s’étaient installés à Vuadens, aux Colombettes. Avant de partir à nouveau une année, travailler dans un café de Gerlafingen, dans le canton de Soleure. Forte de son expérience, Olga Gremaud fut engagée auprès d’une famille patricienne espagnole, à Fribourg. Elle y travailla avec droiture et enthousiasme jusqu’à son mariage en 1950. Olga épousa Louis Gremaud, de Maules. Le couple s’installa dans la maison familiale des Colombettes et eut la chance d’avoir deux enfants: Josette, puis Michel.
A Vuadens, sur le Séchard, Olga Gremaud tenait une épicerie. Elle y travailla avec son habituelle rigueur et entretenait de bons contacts avec les clients. Elle officia ensuite comme lingère dans deux restaurants bullois, au Gruyérien et aux Trois-Trèfles. Une fois encore, ses employeurs louèrent sa méticulosité et son sens de l’ordre.
A partir de 1983, Olga Gremaud vécut avec son mari à Enney. Elle y demeura jusqu’en 2008. Elle rejoignit alors le Foyer St-Joseph de Morlon, puis le Home de l’Intyamon à Villars-sous-Mont, en 2013.
Tout au long de sa vie, Olga Gremaud fit preuve d’une grande force de caractère, notamment lorsqu’il lui fallut composer avec la maladie de son mari. Elle eut la tristesse de le voir partir en 1993. Le décès accidentel, en 2013, de l’un de ses trois petits-enfants, Gaëtan, fut également une épreuve douloureuse. Ceux qui ont connu Olga gardent le souvenir d’une femme indépendante, dotée d’une belle prestance. Une femme qui a toujours décidé de sa vie.
A sa famille et à tous ceux qui pleurent son départ, La Gruyère exprime sa sympathie. GRU