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justice
Un ex-professeur valaisan de 49 ans a été reconnu coupable notamment d’actes d’ordre sexuel avec des enfants. Il a été condamné mardi par le tribunal de Sierre à 40 mois de prison ferme.
Le tribunal du district de Sierre a condamné mardi un ex-enseignant valaisan à 40 mois de prison ferme. L’homme de 49 ans a été reconnu coupable notamment d’actes d’ordre sexuel avec des enfants. Son avocat a indiqué qu’il fera recours.
Le tribunal de Sierre a estimé que les déclarations des plaignantes à l’époque des faits sont «cohérentes, crédibles et établies». Leurs explications sont «circonstanciées» et dans «un langage adapté» à l’âge qu’elles avaient alors, soit entre 11 et 13 ans.
La cour réfute tout complot ourdi contre l’enseignant. Il est «invraisemblable» que les sept victimes aient inventé les faits, a souligné le président de la cour, précisant que les détails donnés se recoupent.
Le tribunal a en revanche relevé des «contradictions et invraisemblances» dans les déclarations de l’ancien enseignant. Celui-ci est revenu sur certaines déclarations lorsqu’il s’est rendu compte qu’elles étaient inopportunes, a indiqué le président de la cour.
Pas de traitement ambulatoire
Le tribunal du district de Sierre a suivi le Ministère public et condamné l’enseignant à trois ans et quatre mois de prison sans sursis, notamment pour tentative et actes d’ordre sexuel avec des enfants. Il lui inflige une interdiction de cinq ans d’exercer une profession en lien avec des mineurs, délai maximum prévu par les dispositions en vigueur au moment des faits. Il n’a en revanche pas ordonné le traitement ambulatoire pour trouble mental requis par le procureur.
Au coeur du procès figuraient des expériences sur le thème de l’éveil aux sens organisées par l’enseignant dans le cadre de l’école. Durant l’une d’elles, consistant à prendre une douche ou à se changer à l’aveugle après un cours de gym, il a épié les jeunes filles à leur insu. Durant une autre, il proposait à des élèves de participer individuellement à une dégustation de fruits à l’aveugle et en profitait pour introduire son sexe dans leur bouche.
Appel au TC
«Mon client fera appel au tribunal cantonal et fera recours contre sa détention provisoire», a indiqué à Keystone-ATS Me Olivier Couchepin. Lors du procès qui s’est déroulé lundi, l’avocat avait dénoncé une instruction menée à charge et demandé l’acquittement de son client.
Il avait cité des déclarations qu’il jugeait «obscures, contradictoires et évolutives dans le dossier» et avait rappelé que le doute devait profiter à son client. L’ex-enseignant avait admis souffrir de voyeurisme et être traité pour cela. Il a en revanche toujours nié les faits les plus graves qui lui sont reprochés.
A l’issue de la lecture du verdict, la maman du condamné s’est levée pour l’embrasser. A la sortie du Palais de justice, un autre membre de sa famille a invectivé les victimes et un échange houleux s’en est suivi.
Mandat d’amener
Hospitalisé en hôpital psychiatrique, l’enseignant n’était pas présent à l’ouverture de son procès à huis clos lundi matin. Après avoir consulté les parties, la cour a délivré un mandat d’amener contre l’accusé, l’hôpital n’y faisant pas objection.
L’homme est arrivé à l’audience menotté et entouré de deux policiers. Interrogé par le président de la cour, il a dit ne pas parvenir à répondre aux questions. Son avocat a indiqué que son client, sous médicaments, n’était pas en étant de répondre.
Libre depuis les faits qui se sont déroulés entre août 2011 et novembre 2013, l’ancien enseignant a été incarcéré lundi déjà. La cour craignait un risque de fuite.
ATS
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