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Critique
Un auteur de polars en mal d'éditeur et de succès accepte d'assassiner l'ex-femme d'un écrivain célèbre contre une importante somme d'argent. Il prépare bien son coup et souhaite avant tout que le crime ne soit qu'une parenthèse dans sa vie. Mais il est dit que le sang est un voyage sans retour.
La présence au générique de Bernard Giraudeau, de François Cluzet et de Karin Viard, dirigés par un réalisateur qui s'était fait connaître en 1999 par un premier film prometteur, KARNAVAL, laissait espérer une bonne surprise. D'autant plus que l'idée de faire jouer à des auteurs de polars les rôles de leurs personnages de roman était originale. Mais à partir d'une invraisemblance de départ qui aurait pu à la rigueur se justifier, le film dérive peu à peu sur une psychose collective où tout paraît faux. Une atmosphère pesante mais au mauvais sens du terme, un développement qui se traîne en longueur, une musique envahissante, des acteurs livrés à eux-mêmes et utilisés à contre-emploi au point de devenir méconnaissables, tout cela tourne finalement au grotesque du plus mauvais goût. Un film à vite oublier.
Georges Blanc