Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/46634

<h2>SubmittedText<h2><p>Dans son émission "A bon entendeur", du 19 novembre 2002, la TSR a révélé que quelques mesures effectuées dans les hôpitaux romands décèlent, une fois sur trois, que les conduites d'eau chaude sont infectées par le bacille responsable de la légionellose, maladie qui peut être mortelle pour des organismes affaiblis. Les responsables tant cantonaux que fédéraux ne se proposent pas de prendre des mesures aussi longtemps que des cas de maladie ne se déclarent pas.</p><p>1. La Confédération dispose-t-elle de ses propres statistiques sur le taux d'infection ?</p><p>2. La Confédération est-elle d'accord d'attendre que des cas de maladie se produisent avant d'entreprendre une campagne de prévention ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La légionellose est une maladie à déclaration obligatoire. On déclare environ 100 cas par année. La maladie frappe surtout au-delà de 50 ans et la mortalité est de 10 %. Entre 1999 et 2001, neuf cas par an ont été liés à un séjour hospitalier ; dans 60 % des cas, l'origine n'est pas connue. Les légionelles sont des germes qui colonisent quasi toutes les conduites d'eau. Il en résulte cependant un nombre de maladies déclarées faible, et ce malgré une probable sous-déclaration. La brochure de prévention de l'OFSP, qui existe depuis dix ans (mise à jour en 1999), est répandue dans les milieux concernés et disponible sur Internet. Compte tenu de la rareté de la légionellose en milieu hospitalier, l'OFSP et les spécialistes recommandent aux médecins des institutions de soins d'être vigilants et de prendre des mesures dès l'apparition d'un ou plusieurs cas afin de prévenir des cas ultérieurs. Le chapitre de la prévention hospitalière sera mieux développé dans la prochaine édition de la brochure. Compte tenu cependant de la rareté de la maladie, il n'est pas prévu de campagne de dépistage.</p>