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Libido, ménopause et désir sexuel après 50 ans
Libido et ménopause – La ménopause représente un bouleversement physiologique caractérisé par des fluctuations hormonales, notamment la diminution des niveaux d’œstrogènes et de progestérone. Ce processus se traduit par l’arrêt des règles et entraîne divers changements, tels qu’une diminution voire une perte de la libido. Mais comment cela affecte-t-il réellement le désir sexuel et quelles solutions existent pour retrouver un confort dans sa sexualité ?
À propos de la ménopause
La ménopause marque la phase de la vie féminine durant laquelle les cycles ovariens et les menstruations prennent fin de manière définitive. Elle survient généralement entre 45 et 55 ans, avec une moyenne vers l’âge de 50 ans.
Ce stade représente un processus naturel où les ovaires cessent leur production hormonale (œstrogènes et progestérone), interrompant ainsi la libération mensuelle d’un ovule.
En raison de la baisse des niveaux d’œstrogènes qui réduit l’hydratation de la muqueuse vaginale, les femmes ménopausées (ou préménopausées) ont parfois besoins d’une phase de préliminaires plus prolongée pour atteindre une lubrification adéquate.
De plus, tenter de maintenir une fréquence régulière des rapprochements intimes devient également nécessaire.
L’activité hormonale
La diversité de la sexualité des femmes ménopausées varie selon les individus et les couples. Le niveau d’activité sexuelle est souvent lié à ce qu’il était avant la ménopause et à la façon dont la femme s’est appropriée son corps et son désir.
L’approche du couple et la qualité de l’intimité établie entre les partenaires est également centrale. Le désir exprimé par le partenaire rehausse le sentiment de désirabilité de la femme et peut lui redonner confiance en elle.
Étant donné que l’activité hormonale est aussi une clef de la féminité il est courant d’associer la ménopause à une possible perte de séduction ou à une altération de l’activité sexuelle.
Cette période, parfois nommée “crise du milieu de vie” ou “crise de la cinquantaine”, est parfois associée à une remise en question plus ou moins profonde et nécessite une prise en charge adéquate pour garantir le maintien d’une bonne santé.
Préménopause, une période charnière
La transition vers la ménopause se réalise progressivement suite à une phase intermédiaire : la périménopause, également connue sous le nom de préménopause, qui peut s’étendre sur une période de deux à quatre années.
La périménopause présente les signes suivants :
- Alternance de cycles courts et longs avec règles irrégulières
- Syndrome prémenstruel : tensions mammaires et humeur irritable
- Premiers épisodes de bouffées de chaleur et transpiration nocturne
Ces symptômes surviennent, en général, aux alentours de l’âge de 45 ans et sont dus à une diminution de la production de progestérone, l’une des principales hormones féminines. En revanche, la production d’œstrogènes peut demeurer assez stable en préménopause.
Pour atténuer ces troubles durant la périménopause, on peut recourir à un traitement à base de progestatifs ou à une pilule contraceptive à faible dosage, sous réserve de l’absence de contre-indications médicales.
Une consultation et un suivi régulier chez votre médecin généraliste et/ou chez votre gynécologue est alors à mettre en place dès le début de ces premiers signes. Un suivi plus global avec les médecines douces est aussi envisageable.
En savoir plus sur la thérapie en couple : quand et pourquoi consulter ?
Quelle place pour le couple ?
L’entrée dans la ménopause marque souvent un tournant dans la vie d’une femme, incitant les couples à faire le point sur leur relation. C’est à ce moment-là que l’on observe les réactions diverses des partenaires face au passage du temps, à son impact sur la capacité à séduire, à demeurer désirable et aux défis traversés au cours de leur existence.
Cette phase peut engendrer des déséquilibres relationnels et des préoccupations chez la femme et l’homme, souvent nécessitant des approches spécifiques pour être résolus.
L’aide d’un spécialiste en sexologie clinique peut apporter une grande aide, à envisager en séances individuelles et/ou en couple. Parfois quelques séances suffiront.
Baisse de libido & horloge biologique
Les hommes et les femmes entretiennent des relations distinctes avec le temps et leur corps. De la puberté à la ménopause, en passant par les cycles menstruels, la grossesse et l’accouchement, la femme porte davantage d’empreintes dans son corps. On évoque souvent “l’horloge biologique de la femme” pour souligner la diminution de la fertilité au fil des années.
En revanche, chez l’homme, les signes physiques du temps qui passe et de l’évolution hormonale sont différents. Nous parlerons ici de l’andropause avec une évolution de la libido en général plus progressive. Même s’il n’y a pas d’arrêt de la fertilité.
Comme observé précédemment, la ménopause induit des changements corporels variables, ayant des répercussions psychologiques sur la vie intime des femmes et sur la dynamique du couple.
Même si l’homme n’expérimente pas de transformation aussi marquée que la ménopause, il subit des changements liés à l’âge. Souvent, il peut méconnaître les implications physiologiques et psychologiques de la ménopause pour la femme pendant cette période.
La sexualité pendant la ménopause
Près de 40 % des femmes ménopausées présentent des troubles anxio-dépressifs, incitant parfois à la prescription d’antidépresseurs. Cependant, ces médicaments devraient être réservés aux cas de syndromes dépressifs avérés.
La baisse du désir sexuel est observée en raison de la variation hormonale œstrogène/testostérone, stimulatrice de la libido, de l’éveil des pensées érotiques et de la pulsion sexuelle (phénomène également constaté chez les hommes). Cependant, cela ne signifie pas forcément une absence totale de désir sexuel.
Cette période de la vie peut être propice à une nouvelle réflexion concernant sa vie intime, le nouveau rapport à son corps, sa culture érotique et celle du couple, et à faire évoluer ensemble la sexualité et sa place dans ce moment particulier de la vie.
Quelle place souhaite-t-on lui accorder ? Comment la perçoit-on et que représente-t-elle pour soi ?
Il est essentiel de s’offrir des plaisirs personnels et de cultiver ce qui semble attirant en matière de sexualité. Préfère-t-on les préliminaires, les caresses, les moments de tendresse, sommes-nous à l’aise pour érotiser notre propre corps ?
Aussi, il est important de comprendre que le désir sexuel se nourrit dans une forme d’anticipation : pensées érotiques, sexuelles, fantasmes. Prendre soin de soi, se sentir beau ou belle, s’apprécier devant le miroir, érotiser son propre corps ainsi que celui de son partenaire, fantasmer, sont autant d’éléments à considérer.
Il est intéressant de noter que la masturbation peut également contribuer à stimuler le désir sexuel en renforçant la connexion avec son propre corps, sa sensualité et son érotisme.
Consultation thérapeutique avec un sexologue
La ménopause peut induire des problèmes tels que la dépression, l’irritabilité et la fatigue, pouvant altérer la libido. L’épanouissement sexuel du couple est évidemment influencé par la relation avec son partenaire.
Lorsqu’il y a un manque d’intimité et de communication, les problèmes de libido, les potentielles douleurs ou ressentis restent non discutés.
Cela conduit à l’incapacité à trouver des solutions, engendrant de l’incompréhension. La baisse du désir sexuel n’entraîne pas forcément son extinction. Il s’agira de renouer, peut-être, avec une intimité retrouvée et renouvelée.
Avant la ménopause (préménopause) ou pendant, il est préférable de privilégier en première intention un soutien thérapeutique avec un(e) sexothérapeute. Cela est d’autant plus important s’il vous est prescrit des anti-dépresseurs qui peuvent entraîner fréquemment des effets secondaires négatifs sur la sexualité.
Il est crucial de ne pas percevoir les impacts de la ménopause sur la sexualité comme des barrières infranchissables. Ces défis ont des solutions potentielles.
Consulter un(e) sexologue et pourquoi pas, effectuer une sexothérapie en couple est recommandé pour obtenir des informations adaptées et précises, dans un environnement empreint de respect et de tolérance, dénué de jugement. Si c’est votre cas, que vous soyez à l’approche de la ménopause ou au cœur de cette période et que votre baisse de désir sexuel vous inquiète, n’hésitez pas à consulter mes disponibilités pour prendre rendez-vous.
En tant que Psychothérapeute et Sexologue Clinicienne à Genève, je vous aiderai à redéfinir votre sexualité en accord avec vos désirs, votre confort individuel, et à retrouver une satisfaction par rapport à la perception de votre corps de votre intimité et de votre confiance en vous.
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