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Un écrivain américain se rend en résidence dans une prestigieuse institution artistique de la banlieue de Berlin où il croit pouvoir se consacrer sereinement à l'écriture. Mais très vite, une angoisse sourde s'empare de lui : dans ce centre où la transparence est le maître mot, son esprit vacille, d'autant plus qu'il se met à regarder Blue Lives, une série policière ultra-violente qui l'obsède de plus en plus...
Le jour où il rencontre Anton, le créateur de Blue Lives, il découvre sur quelle idéologie elle se fonde et le but recherché par cet homme énigmatique : imprégner ses spectateurs d'une vision du monde d'extrême-droite...Ou bien le narrateur est-il simplement paranoïaque ?
Hari Kunzru a enfermé dans Red Pill tous les cauchemars de notre époque où la propagande et l'inversion des valeurs sont reines. Où la vérité, même, n'existe plus. C'est un grand roman politique par un auteur au sommet de son art.
À onze ans, Gael Foess a hâte d'être adulte. Elle prend soin de son petit frère sujet à des crises d'épilepsie nombreuses, apprend à conduire en cachette et envie la liberté de ses parents. Carriéristes, ils inculquent à leurs enfants l'idée que la réussite est essentielle. Lorsque le krach boursier de 2008 ruine sa famille quelques années plus tard, Gael comprend à quel point les idéaux et les ambitions peuvent être compromis. Décidée à subvenir aux besoins des siens, la jeune femme quitte son Irlande natale pour Londres et New York, où elle fréquente les galeries d'art. Car son frère a des visions lors de ses crises, qu'il peint sous forme de toiles abstraites - celles-ci pourraient bien être la clef du succès tant désiré. Jusqu'où Gael ira-t-elle pour prouver au monde combien il est facile de retourner le système contre lui ?
Avec Sélection naturelle, Caoilinn Hughes nous livre un roman d'ambition contemporain vif, furieux et électrisant, dans lequel elle décrit des personnages à la dérive et un monde où tous les coups semblent être permis pour s'en sortir.
En 1935, José Ortega y Gasset prononce un discours au Congrès international des bibliothécaires.Depuis la naissance de l'imprimerie, l'accès aux livres s'est démocratisé. Mais cette profusion est paradoxale : « la culture, qui avait libéré l'homme de sa forêt primitive, le propulse de nouveau dans une forêt, de livres cette fois-ci, non moins confuse et étouffante. » Dans ce contexte, le bibliothécaire ne peut plus être qu'un diffuseur de livres. Il doit trier l'information, être un filtre entre l'homme et l'écrit.Ce discours vertigineux, limpide et bouillonnant, déploie l'érudition d'Ortega y Gasset. Ses intuitions les plus aiguisées portent jusqu'à la racine de notre époque et, de la place du livre au rôle du savoir, nous invitent à une profonde remise en question.
Philosophe espagnol, José Ortega y Gasset (1883-1955) a été professeur à l'université de Madrid, avant de parcourir l'Europe, l'Amérique du Sud et les États-Unis. Il est le fondateur en 1923 de la Revue de l'Occident. Au rayonnement considérable, sa métaphysique est à l'origine d'un renouveau de la philosophie espagnole, faisant de la métaphore un outil de la pensée. Il est l'auteur du Thème de notre temps (1923), de L'Espagne invertébrée (1921) mais surtout de La Révolte des masses (1930).
Tout commence par un échange de lettres sur la littérature et la vie entre deux femmes que tout oppose : Sara Lindqvist, jeune Suédoise de vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, et Amy Harris, vieille dame cultivée de Broken Wheel, dans l'Iowa. Lorsque Sara perd son travail de libraire, son amie l'invite à venir passer des vacances chez elle. À son arrivée, une malheureuse surprise l'attend : Amy est décédée. Seule et déboussolée, Sara choisit pourtant de poursuivre son séjour à Broken Wheel et de redonner un souffle à cette communauté attachante et un brin loufoque... grâce aux livres, bien sûr.
Le monde universitaire est peuplé d'enthousiastes, persuadés qu'ils aident à faire avancer la recherche. Mais à quoi bon avancer quand on a perdu sa boussole ? Dans ce pamphlet, Baptiste Dericquebourg fait le constat d'une Université profondément en crise, uniquement capable d'assurer la reproduction de ses propres ministres. Philosophie et littérature sont désormais bonnes pour elles-mêmes, et le culte de ces disciplines a finalement mené à une « esthétique de l'impuissance ». Les théoriciens structuralistes sont loin d'être innocents de ce processus, à commencer par Pierre Bourdieu.
Âgé de 33 ans, Baptiste Dericquebourg, a étudié la littérature et la philosophie à la Sorbonne et à l'École Normale Supérieure. Plutôt que d'entrer dans le monde universitaire, il choisit d'abord d'enseigner à l'Institut Français d'Athènes, puis en lycée et en collège. Depuis cinq ans, il est professeur de Lettres classiques en classes préparatoires littéraires en Bretagne. Il a également participé à la traduction de Marxisme et philosophie de Karl Korsch, publié aux Éditions Allia.
Vingt ans après la Revue de littérature générale et ses deux numéros historiques, Olivier Cadiot a eu envie de revenir sur le sujet, mais cette-fois sans l'aide de sociologues, de philosophes, de musiciens ou de paysagistes. Avec les seuls moyens de l'écrivain contemporain. Sans plans, ni cartes, ni partitions, ni théorie. Cela donne un feuilleton en plusieurs épisodes, comique et sensible, une histoire en zig-zag émaillée de conseils à de futurs auteurs... et surtout à soi-même. Une suite de variations consacrées aussi bien au passé de la littérature qu'à son présent, à son avenir, à sa mort annoncée mais toujours différée. Ce n'est pas à proprement parler une fiction, bien que cela y emprunte des personnages, des « figures », des cas psychologiques et une vraie liberté de ton ; ce n'est pas non plus un essai bien que s'y retrouvent théories, hypothèses et débats : c'est un livre d'Olivier Cadiot.
À cinquante ans, Bernard est un homme comblé, menant une vie tranquille qu'il pense devoir durer toujours. Évidemment rien ne se passe comme prévu, et son monde s'écroule. Il faut croire que les revers appellent d'autres revers. Délaissé par tous, le voilà contraint à retrouver sa chambre d'adolescent chez ses parents qui se seraient bien passés, eux, de son retour. Peut-il recommencer sa vie quand chacun voit en lui un homme fini ? Notre Bernard va trouver d'innombrables ressources pour affronter les épreuves et autres absurdités d'un monde en crise dans lequel il n'a plus de repères. Il y a toujours une seconde chance cachée quelque part.
Le premier tome d'une série de danse pas comme les autres !
Victoire, Effia, Antoine, Lou et Max ont une seule passion : la danse ! Même si certains préfèrent la danse classique, d'autres le hip hop, l'improvisation ou la danse contemporaine, dès que l'école est terminée, les voilà qui foncent dans leur club de danse pour prendre des cours et s'entraîner.
Alors que Lou montre à Max, son frère jumeau, de nouveaux mouvements de danse dans la cour de récré, elle percute Antoine et refuse de s'excuser. À la place, elle lui propose une battle : classique contre street dance. Le résultat est incroyable et donne une belle idée à Amélia, la surveillante et prof de danse : réunir les danseurs afin de mettre au point une chorégraphie originale pour le spectacle de Noël et montrer aux enfants qu'ils partagent beaucoup plus qu'ils ne le pensent.
Comment se fait-il que certains mots nous parlent, voire semblent nous appartenir en propre ? Chaque mot "élu" par un écrivain nous livre ici une vision du monde et de la langue.
Bien sûr, nous savons tous qu'il n'y a pas de mot parfait - ou alors tous le sont! de même que rien ne manque ni n'est en trop dans une langue. Mais l'idée est de surprendre les écrivains au travail, de saisir comment ils découpent et prélèvent leur langue dans la langue partagée.
Après ceux consacrés aux « mots manquants » et aux « mots en trop », ce troisième dictionnaire iconoclaste vient clore une grande aventure collective, dont l'ambition est de faire découvrir la littérature contemporaine à partir de ses ateliers secrets.
Belinda CANNONE, professeure de Littérature à l'Université de Caen, est romancière et essayiste. Elle a publié plusieurs romans (le dernier, Nu intérieur, L'Olivier, 2015) et plusieurs essais dont L'Écriture du désir (Prix de l'essai de l'Académie française, 2001), Le Sentiment d'imposture(Grand Prix de l'essai de la Société des Gens de Lettres 2005), La bêtise s'améliore (Stock, 2007), La Tentation de Pénélope (Stock, 2010). Ces derniers livres publiés sont Un Chêne (textes et photos, Le Vistemboir, 2016), S'émerveiller (essai, Stock, 2017) et La Forme du monde (essai, Arthaud, 2019).
Christian DOUMET est professeur de Littérature à l'université Paris-Sorbonne. Outre des poèmes et ouvrages en prose, il est l'auteur de nombreux essais sur la littérature mais aussi sur l'esthétique musicale, la peinture, qui mêlent réflexion, réel et fiction. Parmi ses dernières publications : La Déraison poétique des philosophes (Stock, 2010), De l'art et du bienfait de ne pas dormir (Fata Morgana, 2012), Notre condition atmosphérique (Fata Morgana, 2014), Paris et autres déambulations, (Fata Morgana, 2016).
Ces derniers livres publiés sont Aphorismes de la mort vive, Fata Morgana, 2018 ; L'Évanouissement du témoin, éditions Arléa, 2019.
lls ont déjà dirigé ensemble, aux éditions Thierry Marchaisse, le Dictionnaire des mots manquants et le Dictionnaire des mots en trop.
Années 1980 : Mélodie, une jeune Cannoise, commence son journal intime. 1964 : Yann, un Français habitant New York, semble avoir laissé sa vie derrière lui. Vingt ans plus tard à San Francisco, Benoît voit son couple se déliter alors même que sa carrière de pianiste connaît une envolée. Pendant la Seconde Guerre mondiale, deux résistants, Alceste et Agnès se découvrent amoureux grâce à leur correspondance. Celle-ci sera ouverte, un demi-siècle plus tard, par une vieille dame aux pensées habitées par les hommes qu'elle a aimés.
Cinq voix s'élèvent à travers le temps et l'espace pour tenter de saisir leur chance, de comprendre leur vie, de mettre des mots sur le sentiment amoureux. Destin, hasard ou fatalité, un seul être peut savoir ce qui les lie : le lecteur.
Quand, en vacances à Key West (Floride), Sara se fait poser un lapin par son petit copain, elle décide d'engager un pompier local pour jouer le fiancé idéal auprès de sa famille... Le roman idéal à lire sur la plage !
" Une superbe romance contemporaine saupoudrée d'un zest latino. " Publishers Weekly
" De l'émotion, de l'humour et des personnages attachants. Un sans-faute. " Booklist
Sara, influençeuse mode et beauté sur les réseaux sociaux, a un problème. Et de taille ! Elle doit rejoindre sa famille à Key West pour les vacances. Mais son petit ami lui fait faux bond au dernier moment.
Comment dès lors affronter les questions de ses frères – et de leurs épouses si parfaites – et de ses parents ? Qui tous s'attendaient à rencontrer le futur époux de la petite rebelle de la famille...
Et si Luis, ce beau sapeur-pompier en congés forcés rencontré sur le tarmac de l'aéroport, se transformait en gendre idéal ?
Voilà la bonne idée de Sara – ou pas... Après tout, pourquoi les rêves ne se réaliseraient-ils pas sous le soleil de Key West ?
« C'était sans doute un jeu, du moins au début, [...] car si Philip s'était douté de ce qui allait se passer au cours des heures suivantes, il aurait immédiatement laissé la jeune femme tranquille. Il n'a pas cherché sa perte, pas même le danger, même si, quand l'heure est venue et qu'il a compris à quel fil son existence tenait, il a pris le risque sans hésiter. »
Philip, promoteur immobilier aisé, se met à suivre une silhouette lumineuse, une femme qui porte des ballerines bleu prune. En trente-six heures, il sacrifie à sa poursuite ses rendez-vous, ses voyages, son assistante, sa voiture, son enfant et sa nounou. Le narrateur surveille, raconte l'histoire de Philip comme si c'était la sienne, il veut la comprendre, elle le harcèle depuis longtemps.
Né en 1971, Lukas Bärfuss est romancier, auteur de Koala et de deux romans traduits en de nombreuses langues. Il est l'un des dramaturges les plus connus de langue allemande, joué dans le monde entier. Cet esprit politique, combatif, dans la tradition des grands dramaturges allemands, lutte pour un monde où les valeurs de l'esprit l'emporteraient sur celles de l'économie. Lukas parle très bien le français, son charisme est évident.
Il était une fois le Roi Gros le Premier. Dans son royaume tout le monde était gros. La vie s'écoulait sans heurt au rythme des repas copieux aux mets nombreux. Gros le Premier et ses sujets vivaient en parfaite harmonie, le bonheur était le lot de tous. Un jour, le Maire du Palais rapporte au Roi qu'il existe dans son fief un individu qui ne souhaite pas vivre pour manger et refuse d'être gros. De mémoire de roi, on n'avait jamais connu ça ! Décidé à lui faire entendre raison, le monarque se rend chez le frondeur qui, intraitable, provoque le Roi dans une joute. Le vainqueur régnera sur le royaume. La recette du bonheur est une ode à la tolérance, un plaidoyer espiègle et bienveillant dans lequel Jean-Michel Riou nous rappelle les fondamentaux de l'humanité.
Un autre regard sur la guerre d'Espagne.
Miguel est un vieux solitaire, veuf depuis des années, qui n'apprécie que la compagnie de son chien Ramon. Il vit dans une cité ouvrière de la région de Tolède. Un matin, il reçoit une lettre de sa sœur Nuria. Elle a perdu son époux et compte venir vivre auprès de lui. Le vieux est pris de panique : sa sœur chez lui, c'en est fini de sa tranquillité, de son bonheur innocent avec Ramon. Il faut fuir ! Son chien sur les talons, le vieux prend un autocar en direction de l'Estrémadure, où il n'était jamais retourné depuis la guerre civile.
Montepalomas, le village de son enfance, est enseveli sous les eaux d'un barrage. Pourtant du lac les souvenirs remonteront. Des pans entiers de sa jeunesse belle et terrible, quand on l'appelait Medianoche (" Minuit ") et que vivait encore son frère jumeau, Mediodia (" Midi "). Un frère assassiné par les Franquistes et dont le visage, mille ans après la guerre, hante toujours Miguel. Mais peut-être est-il temps de se libérer du passé...
Dans un style ample et généreux, Carine Fernandez dessine ce voyage intérieur vers la rédemption, tout en revenant sur les années les plus noires qu'ait connues l'Espagne.
Prix RomanGier 2018, Prix LireElire 2018, Prix Lettres Frontière 2018, Prix Des racines et des mots 2018, et Prix de l'Académie Française Henri Regnier 2018
- Prix RomanGier 2018
- Prix LireElire 2018
- Prix Lettres Frontière
- Prix Des racines et des mots
- Prix Henri de Régnier de l'Academie française 2018
Ne jamais ôter son bracelet, être ponctuelle, ne pas attirer l'attention : tels sont les trois préceptes qu'Avery s'est imposé pour son entrée à la fac. Une stratégie que le séduisant Cameron Hamilton pourrait bien déjouer à coups de regard pénétrant et de sourire enjôleur. Patient et obstiné, lorsque Cam a jeté son dévolu sur quelqu'un, il ne recule devant rien rien, excepté peut-être le passé d'Avery, qui semble s'acharner à ressurgir...
Ensemble, seront-ils capables d'affronter le souvenir de cette terrible nuit qui, cinq ans auparavant et à des kilomètres de là, a tout changé ?
Se faire mousser.
Conquérir l'accoudoir.
Rendre jaloux.
Dire du mal de BHL.
Savourer l'embarras d'autrui.
Tant de plaisirs inavouables,de moments d'intense bonheur(parfois au détriment de celui des autres) que Charles Haquet et Bernard Lalanne répertorient dans ce petit inventaire ABSOLUMENT JUBILATOIRE.
Honteux ? Oui, mais tellement bon !
Petite robe noire et trench mastic, perchée sur 12 cm de talons, toujours entre deux taxis, attablée à la terrasse du Flore, se demandant à quelle soirée mondaine elle va se rendre. Telle est l'image universelle de la Parisienne. Existe-t-elle vraiment ? C'est ce que se demande Caroline alors qu'elle attend Chloé, la vraie Parisienne qui vient dîner. Ou la même Chloé, confrontée à la solitude de sa condition dans un métro infernal. Ou encore Louise et Charlotte,chacune cherchant depuis vingt ans à être la Parisienne de l'autre...
En treize histoires, qui forment aussi bien un roman choral, Anne Plantagenet raconte des femmes qui portent l'inquiétude secrète de ne pas être à la hauteur, des femmes de notre époque, dignes des héroïnes cabossées d'un Robert Altman. L'auteur, qui se confond parfois avec la narratrice présente dans chaque scène, repère le bas filé sur la parfaite silhouette, agrandissant l'accroc avec élégance et une petite dose de cruauté.
Lorsqu'en 1922, Germaine Acremant publie le délicieux roman « Ces dames aux chapeaux verts », elle était sans doute à mille lieues d'imaginer qu'il deviendrait un best-seller sans cesse réédité, dont les adaptations cinématographiques et théâtrales feraient courir les foules des deux côtés de l'Atlantique. Et pourtant, quoi de plus simple en vérité que l'histoire d'Arlette, orpheline « sans dot », recueillie par un quarteron de vieilles filles « confites en dévotion » dans une petite ville de province et qui par sa volonté réussit à forcer le bonheur. La magie naît d'une écriture simple qui analyse finement les caractères et surprend par sa modernité. Modernité également d'une héroïne, respectueuse de la morale bourgeoise de l'époque, mais qui bouscule néanmoins les traditions et annonce la femme moderne, libre et « bien dans sa peau ». Arlette fume un peu, joue au tennis, conduit une automobile et provoque d'heureux dénouements tout en demeurant d'une exemplaire sagesse. Elle agit aussi comme révélateur du drame discret et douloureux de ces cohortes de femmes que l'hécatombe de la Grande Guerre - ou plus prosaïquement le manque de dot - condamnait au célibat...
« Il n'y a rien à voir, c'est n'importe quoi », « Mon fils de 5 ans en fait autant ! », « L'art est réservé à une élite », « L'art contemporain va à l'encontre du Beau », « Il se résume à la provocation et à la violence », « Le marché de l'art surestime l'art contemporain » ...
En décrivant la diversité des pratiques et le rapport au public qui le caractérisent, l'auteure explique ici pourquoi l' art contemporain bute sur tant de scepticisme et d'incompréhension.
L'ensemble de ce livre, promenades de musées, dialogues avec des sujets de peinture, 'lettres' ou réponses à des demandes de commentaires de peinture, ne développe pas de philosophie de l'art, n'amorce pas une théorie de la figure et ne prend pas parti, non plus, dans une querelle sur l'art contemporain. Mais quelque chose d'autre y est introduit ou construit, à travers un dialogue avec les fragments de ce 'portrait du monde' que fait la peinture par le moyen des corps. Le texte doit en effet, avant de dire la loi ou d'organiser l'histoire, laisser parler ces corps inconnus parce qu'ils sont la séduction même de l'histoire. Qu'est donc le mélange du sérieux et de la fantaisie, de la constance et du caprice? Est-ce un jeu? Est-ce, autrement, un style? C'est l'activité du portrait.