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Traumatisé par le décès de son jeune fils en 1881, de Pury s’installe à partir de 1885 dans la petite ville de Chioggia, près de Venise, où il passe ses étés. Durant cette période, il commence à peindre des sujets pittoresques italiens. La jeune femme de Rosaire (Chioggia) est représentée tenant un chapelet et un livre de prières, mais en lieu de le lire, elle dirige son regard vers l’extérieur de la scène. L’accent, mis sur ce moment de distraction, interroge la simplicité de la composition, la piété et la candeur de la figure féminine, et crée une atmosphère contemplative. Comme suspendue hors du temps, elle semble vouloir nous révéler quelque chose de secret.
Huile sur toile, dépôt de la Collection d’art de la Confédération, inv. FK 2016