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Dernières nouvelles : le verre à moitié plein...
Compte tenu du contexte politique, l'accord est probablement le meilleur accord qui pouvait sortir de la conférence COP21. En particulier :
- 187 pays ont proposé des réductions des émissions de gaz à effet de serre, qui correspondent à un total de 55 Gigatonnes de gaz à effet de serre émis en 2030, soit 15 Gigatonnes de trop pour une cible de 2°C (paragraphe II/7)
- ça ne suffit donc pas, mais l'accord prévoit un point de situation des émissions et de l'atteinte de l'objectif tous les 5 ans, la première fois en 2023 - avec un point avant l'entrée en vigueur de l'accord en 2018. Le but est de pousser les pays participants à augmenter leurs contributions. (article 14)
- l'accord prévoit de l'aide financière et technique aux pays en développement pour les adaptations nécessaires et les pertes dues au réchauffement (articles 9 à 11)
- il mentionne pour la première fois une cible de réchauffement maximum de 1.5°C (article 2) - ce qui voudrait dire une diminution de 85% des émissions d'ici 2050, selon les chiffres du UNEP Gap report
- il prévoit des "émissions net zéro" dans la deuxième moitié du siècle (article 4)
- il encourage la protection des forêts (article 5)
Par contre, il ne contient pas :
- des cibles d'émissions contraignantes par pays
- une limitation de la quantité de combustibles fossiles extraits, une taxe carbone ou la fin des subsides aux énergies fossiles
- une mention explicite des émissions de l'aviation ou du trafic maritime
et il permet encore et toujours la comptabilisation des réductions faites dans un autre pays (article 6/3)
Le traité de Paris est entré en vigueur le 4 novembre 2016...
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Que vise la COP21 ?
Les scientifiques ont déjà averti depuis de nombreuses années que les émissions de CO2 causeraient le réchauffement climatique. En 1992, à la conférence de Rio, les bases des futures négociations climatiques ont été établies, et l'UNFCCC a été créée.
Malheureusement, depuis cette date, les conférences s'enchaînent sans véritable résultat. La prochaine conférence est à Paris en décembre 2015, COP21, et on espère bien que cette fois il y aura un accord efficace entre tous les pays pour limiter les effets du réchauffement climatique.
Quelques enjeux de la conférence de Paris :
- Aboutir à un accord entre pays, si possible contraignant
- Déterminer la réduction des émissions de gaz à effet de serre par pays, de manière à ne pas dépasser le quota global de 1000 Gigatonnes de CO2-e, correspondant à un réchauffement d'environ 2°C
- Mettre un place un fond pour aider les pays en voie de développement à se protéger des pires effets du réchauffement, et à investir dans les énergies renouvelables et économies d'énergie
- Peut-être fixer un mécanisme de taxe ou de prix pour le carbone, de manière à rendre plus rentables les investissements pour les économies d'énergie ou les énergies renouvelables
"Pour agir localement, il faut un cadre national. Pour avoir un cadre national, il faut une action coordonnée au niveau international, car les pays se considérent en compétition. Les négociations permettent de répartir cet effort entre les pays. Mais un gouvernement ne peut ratifier un accord que s'il peut le faire accepter à l'intérieur du pays. Montrer les dynamiues locales et la participation des PME (travaux d'assainissement de bâtiments, énergies innovantes...) permet de désarmorcer les peurs à l'intérieur du pays" Roger Nordmann, conclusion du débat du 6 juin