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L'Université de Genève signe un accord de licence avec l'entreprise Genesoft Inc.!
L'Université de Genève et l'entreprise américaine Genesoft Inc. ont signé en mars dernier un accord de licence exclusive de brevets basés sur une innovation technologique, réalisée par des chercheurs genevois. Le Dr Ulrich Laemmli, professeur de biologie moléculaire à l'Université de Genève, et son équipe ont mis au point un procédé qui offre la possibilité de modifier l'activité des gènes grâce à l'utilisation de certaines molécules de synthèse. Ce transfert de technologie devrait permettre à Genesoft de développer des traitements contre les maladies liées à une expression anormale des gènes, telles que le cancer ou certaines maladies infectieuses.
Dix ans de recherches fondamentales, menées par le prof. Ulrich Laemmli de la Faculté des sciences, ont abouti en mars dernier à la signature d'un important accord entre l'Université de Genève et la société Genesoft Inc. Ce dernier porte sur l'octroi d'une licence exclusive sur deux brevets à Genesoft Inc. L'Université de Genève, quant à elle, a pris une petite participation en actions et recevra des royalties sur les ventes des produits développés à partir de la technologie genevoise.
Les deux brevets concernent un nouveau procédé qui permet d'influencer l'expression des gènes. Les recherches du Professeur Laemmli, lauréat du Prix Louis-Jeantet de médecine en 1996, portent en effet sur des molécules de synthèse qui se lient à l'ADN et changent la structure de la chromatine - un composé situé entre l'ADN et les protéines - à des endroits prédéterminés. Comme la structure de la chromatine influence l'expression des gènes, la technologie de l'Université de Genève ouvre ainsi la voie au développement des produits pharmaceutiques destinés à traiter des maladies liées à une expression anormale des gènes.
Le professeur genevois avait publié ces résultats en novembre dernier dans les revues prestigieuses de Cell et Molecular Cell. Deux articles sont notamment parus conjointement dans le numéro de Molecular Cell du 17 novembre 2000: le premier portait sur la manière de fabriquer les molécules de synthèse qui se lient à l'ADN et le second sur les effets biologiques testés sur des mouches drosophiles.
Les résultats montraient alors que les chercheurs avaient réussi à développer des petits composés pouvant se lier aux éléments structuraux de la chromatine avec une bonne spécificité et ainsi affecter l'activité de transcription des gènes voisins.
Le Prof. Laemmli et son équipe présentaient ensuite des applications biologiques résultant de leur travail sur les mouches drosophiles. En nourrissant des larves de mouches avec ces composés, les chercheurs avaient en effet réussi à provoquer des changements dans leur phénotype telle une modification de la couleur de leurs yeux. (Voir communiqué de presse de l'Université de Genève, 17 novembre 2000, "Comment modifier l'activité de nos gènes?").
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