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La diversité est devenue un point de mire de nos sociétés. Elle innerve l'ordre social et sa reconnaissance serait la clé du "vivre ensemble". Source d'adhésion aux particularismes et d'acceptation des différences, sa figure a investi jusqu'à la société internationale pour en devenir l'une des matrices.
La diversité est parfois invoquée pour lutter contre l'installation d'un ordre dominant, revêtu des oripeaux de l'universalité. Elle serait aussi le rempart contre la globalisation et la mondialisation. Elle devient alors le gage d'un dialogue entre les sociétés, fondant la reconnaissance mutuelle des patrimoines des peuples, de leurs intérêts respectifs et de leurs cultures sur la scène internationale. Ses détracteurs la présentent comme l'instrument d'une dispersion des valeurs, voire comme un alibi pour refuser l'exercice de droits fondamentaux.
Au-delà des vertus ou des vices qu'elle engendre, la diversité est ancrée dans la gouvernance internationale. Sous les qualificatifs "culturelle" ou "biologique", elle a imposé un nouvel ordre international et la reconnaissance d'une pluralité de valeurs qui, dorénavant, formate aussi l'énoncé des droits humains.
La diversité est-elle un nouveau paradigme du droit international? Ce colloque en investira tous les contours en abordant la thématique dans ses dimensions écologiques, culturelles et juridiques.
Une collaboration entre l'Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) et les Musées d’art et d’histoire, en partenariat avec le Centre d'études sur la coopération juridique internationale (CNRS)
Dépliant du colloque