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Le 13 septembre 1791, le Moniteur annonçait l'apparition d'un ouvrage intitulé les Ruines, ou Méditations sur les révolutions des empires, ouvrage bien propre à intéresser la curiosité, disait la réclame. Le 25 septembre, le volume placé sur le bureau de l'Assemblée nationale, était déposé aux archives, et le 12 octobre, le Moniteur insérait le chapitre des Ruines où, sous forme de vision, l'auteur prétend rendre compte des évènements contemporains.
L'idée première de cet ouvrage avait été conçue dans le cabinet de Benjamin Franklin. L'auteur se met en scène sur les ruines de Palmyre ; et là il se livre à de profondes méditations sur la destruction de tant d'empires à qui leur puissance colossale semblait promettre une éternelle durée, et qui n'en ont pas moins obéi à cette loi de la nature qui veut que tout périsse.
Dans ce même ouvrage, Volney établit la nécessité de la tolérance religieuse, reconnue aujourd'hui par tous les esprits éclairés. Lorsqu'il parle ensuite de la diversité des opinions religieuses, si opposées en apparence32.
Enfin, l'on a reproché à l'auteur des Ruines d'avoir attribué aux différentes religions des caractères que leurs sectateurs ne reconnaîtraient pas toujours. Les Ruines n'en passent pas moins pour une des productions les plus remarquables de la littérature de la fin du XVIIIe siècle.