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27/09/2016
Les Poncifs du Placard
Chers Amis,
Peut-être vous souvenez vous que l'excellent journal 'Le Courrier' révéla au monde libre que j'ai dû, à un moment donné de ma 'carrière politique', prendre le placard comme d'autres, en Corse, 'prennent le maquis'.
Il est vrai que terrorisé par mes adversaires politiques de la gauche 'de lumière', je n'ai eu d'autre choix que de me terrer au sein d'un minuscule placard d'où je puis, pour le moment encore, rédiger quelques précieux poncifs à l'attention de mes concitoyens.
Mon premier texte part d'une interrogation: Comment se fait-il qu'il y ait encore des candidats à une vie de labeur?
A quoi bon? Et croyez-moi, c'est une vraie question.
En plus, elle est dans l'air du temps.
Le débat sur le RBI (revenu de base inconditionnel) partait de l'idée qu'il convenait de faire le deuil de l'économie de plein-emploi. (En réalité, cette affirmation constitue une pétition de principe et aurait mérité un début de démonstration).
L'idéal RBI contribuait donc à dé-marginaliser les exclus du monde du travail, dans la mesure il était considéré comme 'normal' que certains, suite à une perte d'emploi, ne devaient pas nécessairement en retrouver un.
Il convenait néanmoins de leur procurer un revenu, d'où l'idée du RBI.
Les classes laborieuses (employés, fonctionnaires et/ ou patrons) sont, quant à elles, moins bien pourvues: Plus de la moitié des richesses (revenu/ fortune) acquises au moyen d'une vie de travail et de sacrifice sont confisquées par un État en surpoids, à des titres divers, et redistribuées, avec une arrière-pensée électorale, aux divers bénéficiaires d'aides ou de prestations positives de toutes natures.
Et sur le plan économique, il n'est pas aisé de déterminer qui s'en sort le mieux: ceux qui travaillent sans recevoir ou ceux qui reçoivent sans avoir à travailler.
Quand la moitié de la population a l'impression qu'il n'est pas nécessaire de travailler car l'autre moitié se chargera de l'entretenir et que cette moitié commence à réaliser que la première moitié bénéficiera largement du produit de son travail, l'enthousiasme à l'ouvrage finira fatalement par subir quelques ratés.
Pour le moment les valeurs cardinales de notre société font que le modèle tient encore, mais il en faudra pas beaucoup pour que certains commencent sérieusement à s'interroger: Je fais quoi, j'arrête et je me débrouille pour me mettre à la charge des autres, ou encore, je paie trop, donc je fuis...
Attention au balancier fiscal...
Aujourd'hui, la gauche, soit l'opinion dominante (une partie de la droite est entièrement inféodée à l'idéal de gauche), continue de nous vendre le sophisme qu'il est possible de multiplier les richesses en les divisant.
Il serait grand temps de lui demander de le démontrer!