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Résumé
Si à la suite de Saussure (1916/1994, 99), on envisage le signe comme l'association d'un signifié et d'un signifiant, en quoi, durant l'acquisition, la perception d'objets concrets par les cinq sens (vision, audition, toucher, olfaction, gout) permettrait-elle la mise en place de l'une des treize fonctions essentielles de la langue répertoriées par Hockett (1960, 90), soit en l'occurrence, la possibilité d'utiliser un signe pour renvoyer à un référent absent? Dans cet article, seront proposées quelques pistes de réflexion mettant l'accent sur l'importance du contraste présence absence, et le rôle probablement fondamental que joue à cet égard l'objet concret dans la construction du signe, entendu dans son sens saussurien.
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