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CoAprovel® 150/12,5; 300/12,5; 300/25
Sanofi-Aventis (Suisse) SA
Composition
Principes actifs: irbésartan, hydrochlorothiazide.
Excipients
Noyau: lactose monohydraté, cellulose microcristalline, croscarmellose sodique, amidon prégélatinisé, oxyde de fer rouge, oxyde de fer jaune, stéarate de magnésium, dioxyde de silicium.
Pelliculage: Opadry® rose 32F24304 (lactose monohydraté, hypromellose, macrogol 3350, dioxyde de titane, oxydes de fer rouge et noir), cire de carnauba.
Forme galénique et quantité de principe actif par unité
CoAprovel 150/12.5: comprimés pelliculés à 150 mg d'irbésartan et 12.5 mg d'hydrochlorothiazide.
CoAprovel 300/12.5: comprimés pelliculés à 300 mg d'irbésartan et 12.5 mg d'hydrochlorothiazide.
CoAprovel 300/25: comprimés pelliculés à 300 mg d'irbésartan et 25 mg d'hydrochlorothiazide.
Indications/Possibilités d’emploi
Traitement de l'hypertension artérielle essentielle lorsque l'effet d'une monothérapie reste insuffisant.
Traitement initial en cas d'hypertension prononcée, lorsqu'un contrôle rapide de la pression artérielle (en termes de jours ou de semaines) est de première importance clinique.
Posologie/Mode d’emploi
Dosage usuel
CoAprovel peut être administré aux patients dont la tension artérielle est mal contrôlée par l'irbésartan ou l'hydrochlorothiazide en monothérapie. Un traitement par CoAprovel 150/12.5 peut être directement instauré chez les patients présentant une h ypertension marquée.
La prise des comprimés de CoAprovel a lieu 1 fois par jour, pendant ou en dehors des repas.
Si elle est cliniquement appropriée, une substitution de la monothérapie par l'association fixe peut s'effectuer comme suit:
·Irbésartan 150 mg/hydrochlorothiazide 12.5 mg (1 comprimé pelliculé par jour de CoAprovel 150/12.5) chez les patients dont la pression artérielle est mal contrôlée par l'hydrochlorothiazide seul ou 150 mg d'irbésartan seul (Aprovel 150).
·Irbésartan 300 mg/hydrochlorothiazide 12.5 mg (1 comprimé pelliculé par jour de CoAprovel 300/12.5) chez les patients dont la pression artérielle est mal contrôlée par 300 mg d'irbésartan (Aprovel 300) ou irbésartan 150 mg/hydrochlorothiazide 12.5 mg (CoAprovel 150/12.5).
·Irbésartan 300 mg/hydrochlorothiazide 25 mg (1 comprimé pelliculé par jour de CoAprovel 300/25) chez les patients dont la pression artérielle est mal contrôlée par irbésartan 150 mg/hydrochlorothiazide 12.5 mg (CoAprovel 150/12.5) ou irbésartan 300 mg/hydrochlorothiazide 12. 5 mg (CoAprovel 300/12.5). Voir «Propriétés/Effets».
Des doses supérieures à 300 mg d'irbésartan et 25 mg d'hydrochlorothiazide par jour ne sont pas recommandées.
Si un contrôle adéquat de la tension artérielle n'est pas atteint avec CoAprovel seul, un autre antihypertenseur (par ex. un bêtabloquant ou un inhibiteur calcique à longue durée d'action) peut être ajouté (voir aussi «Interactions: Diurétiques et autres antihypertenseurs»).
Instructions spéciales pour le dosage
Hypovolémie
Une déplétion hydrosodée et/ou une hypovolémie devront être corrigées avant la prise de CoAprovel (voir «Mises en garde et précautions»).
Insuffisance rénale
En raison de la présence d'hydrochlorothiazide, CoAprovel est contre-indiqué chez les patients atteints d’une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine ≤30 ml/min); il convient alors de préférer les diurétiques de l'anse. Chez les patients att eints d'insuffisance rénale avec une clairance de la créatinine >30 ml/min, une adaptation de la posologie n'est pas nécessaire.
Insuffisance hépatique
CoAprovel est contre-indiqué chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique sévère étant donné qu'il n'existe pas d'expérience clinique chez ces patients.
Les thiazidiques doivent être utilisés avec précaution chez les patients atteints d'insuffisance hépatique.
Un ajustement de la posologie de CoAprovel 150/12.5 n'est pas nécessaire chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique légère à modérée. La dose de 150 mg d'irbésartan, c'est-à-dire 1 comprimé pelliculé par jour de CoAprovel 150/12.5 ne doit pas être dépassée (voir «Mises en garde et précautions: Troubles de la fonction hépatique»).
Sujets âgés
Aucune adaptation posologique n'est nécessaire chez les patients âgés (voir «Pharmacocinétique»).
Enfants et adolescents
La sécurité d'emploi et l'efficacité de CoAprovel n'ont pas été établies chez l'enfant et l'adolescent.
Opérations chirurgicales
Administration de myorelaxants et d'anesthésiques: voir «Interactions: Autres informations sur les interactions avec l'hydrochlorothiazide».
Contre-indications
·Hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients selon la composition
·Hypersensibilité à d'autres dérivés des sulfamidés
·Co-administration avec des médicaments contenant de l'aliskiren chez des patients diabétiques (type 1 et type 2) ou souffrant d'une insuffisance rénale (taux de filtration glomérulaire (TFG) <60 ml/min/1,73 m 2).
·Co-administration avec des inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (ECA) chez des patients souffrant de néphropathie diabétique.
·Patients atteints d'un angio-œdème héréditaire ou chez lesquels un œdème angioneurotique est apparu suite à un traitement antérieur par un inhibiteur de l'ECA ou par un antagoniste des récepteurs de l'angiotensine II
·Anurie
·Grossesse (voir «Grossesse/Allaitement»)
·Insuffisances hépatique et rénale sévères (clairance à la créatinine ≤30 ml/min: voir «Cinétique pour certains groupes de patients»)
·Hypokaliémie, hyponatrémie, hypercalcémie et hyperuricémie symptomatique (goutte ou calculs uratiques dans l'anamnèse) réfractaires au traitement.
Mises en garde et précautions
Hypotension
CoAprovel a été occasionnellement associé à une hypotension symptomatique, non seulement chez des patients présentant des facteurs de risque particuliers (déplétion hydrique et/ou sodée, secondaire à un traitement diurétique intensif, une alimentation hyposodée, une diarrhée, des vomissement s ou une hémodialyse), mais également chez des patients sans ces facteurs de risque.
Troubles de la fonction hépatique
Chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée, il convient de ne pas dépasser la dose journalière de 150 mg d'irbésartan/12.5 mg d'hydrochlorothiazide (1 comprimé pelliculé de CoAprovel 150/12.5). Les thiazidiques ne doivent être utilisés qu'avec prudence chez les patients atteints d'insuffisance hépatique ou d'une maladie évolutive du foie, car des altérations mê me discrètes de l'équilibre hydroélectrolytique peuvent déclencher un coma hépatique.
Hypertension rénovasculaire
Il existe un risque accru d'hypotension sévère et d'insuffisance rénale lorsque des patients présentant une sténose bilatérale de l'artère rénale ou une sténose artérielle rénale sur rein fonctionnel unique reçoivent d'autres médicaments qui agissent sur l e système rénine-angiotensine-aldostérone. Bien que cela ne soit pas établi pour CoAprovel, un phénomène similaire est à prévoir avec un antagoniste des récepteurs de l'angiotensine II.
Insuffisance rénale et transplantation rénale
Lorsque CoAprovel est administré à des insuffisants rénaux, un contrôle périodique des taux sanguins de potassium, de créatinine et d'acide urique est recommandé. Aucune expérience n'est disponible concernant l'utilisation de CoAprovel chez des patients à transplantation rénale r écente. Une azotémie liée aux diurétiques thiazidiques peut survenir chez des patients dont la fonction rénale est altérée. CoAprovel est contre-indiqué chez les patients ayant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine ≤30 ml/min).
Sténose de la valve aortique et mitrale, cardiomyopathie obstructive hypertrophique
Comme avec les autres vasodilatateurs, une prudence particulière est indiquée chez les patients atteints de sténose aortique ou mitrale ou de cardiomyopathie obstructive hypertrophique.
Hyperaldostéronisme primaire
Les patients atteints d'hyperaldostéronisme primaire ne répondent généralement pas aux antihypertenseurs agissant par inhibition du système rénine-angiotensine. En conséquence, l'utilisation de CoAprovel n'est pas recomm andée.
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Voir «Interactions».
Effets métaboliques et endocriniens
Les thiazidiques sont susceptibles d'entraîner une intolérance au glucose. Chez les diabétiques, une adaptation de la posologie de l'insuline ou des hypoglycémiants oraux peut s'avérer nécessaire. Un diabète latent peut se manifester pendant un traitement thiazidique.
Une augmentation des taux sanguins de cholestérol, de triglycérides et d'acide urique a été associée au traitement par thiazidiques.
Une hyperuricémie peut survenir ou une crise de goutte peut être déclenchée chez certains patients prédisposés recevant des diurétiques thiazidiques.
Troubles électrolytiques
Comme pour tout patient sous traitement diurétique, une surveillance régulière du taux sérique d'électrolytes à intervalles appropriés s'impose.
Les thiazidiques, dont l'hydrochlorothiazide, peuvent provoquer un déséquilibre hydroélectrique (hypokaliémie, hyponatrémie et alcalose hypochlorémique). Bien qu'une hypokal iémie puisse survenir sous thiazidiques, l'adminisitration simultanée d'irbésartan peut atténuer une hypokaliémie induite par un diurétique.
Le déficit en chlorures est en général peu important et ne doit pas être traité.
Les thiazidiques peuvent réduire l'excrétion urinaire de calcium et provoquer une élévation légère et transitoire de la calcémie, même en l'absence d'un trouble connu du métabolisme calcique. Une hypercalcémie importante peut être le symptôme d'une hyperparathyroïdie larvée. Les thiazidiqu es doivent être arrêtés avant d'explorer la fonction parathyroïdienne.
Les thiazidiques augmentent l'élimination urinaire du magnésium, il peut en résulter une hypomagnésémie.
Test antidopage
Cette spécialité contient de l'hydrochlorothiazide, principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.
Patients atteints d'insuffisance cardiaque sévère ou d'une maladie rénale
Chez les patients dont la tonicité vasculaire et la fonction rénale dépendent de façon prédominante de l'activité du système rénine-angiotensine-aldostérone (p.ex. présentant une insuffisance cardiaque sévère ou une maladie rénale préexistante, y compris une sténose d'artère rénale), le traitement par d'autres produits agissant sur ce système a été associé à une hypotension aiguë, une azotémie, une oligurie ou rarement une insuffisance rénale aiguë. Bien que non établie pour CoAprovel, la possibilité d'un effet similaire ne peut être exclue avec les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II.
Patients atteints de cardiomyopathie ischémique ou d'une maladie cardiovasculaire ischémique
Comme avec tous les antihypertenseurs, une baisse brutale de la pression artérielle chez des patients atteints de cardiomyopathie ischémique ou d'une maladie cardiovasculaire ischémique pourrait entraîner un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral.
Patients après sympathectomie
L'effet hypotenseur des diurétiques thiazidiques peut être accentué chez ces patients.
Réactions d'hypersensibilité
Des réactions d'hypersensibilité à l'hydrochlorothiazide peuvent survenir chez des patients avec ou sans antécédents allergiques ou d'asthme bronchique; elles sont cependant plus vraisemblables chez les patients présentant de tels antécédents.
Lupus érythémateux disséminé
Des cas d'exacerbation ou d'activation de lupus érythémateux disséminé sous diurétiques thiazidiques ont été rapportés.
Glaucome secondaire aigu à angle fermé et/ou myopie aiguë
L’hydrochlorothiazide (HCTZ) est un sulfamide. Les sulfamides ou dérivés sulfamides peuvent provoquer une réaction idiosyncrasique susceptible d’entraîner un glaucome secondaire aigu à angle fermé et/ou une myopie aiguë. Cela se manifeste par une détérioration aiguë de l’acuité visuelle ou des douleurs oculaires, qui surviennent typiquement dans les heures ou les semaines suivant le début de la prise du médicament. Un glaucome aigu à angle fermé non traité peut entraîner une perte définitive de la vision. Le traitement initial consiste à arrêter le plus rapidement possible l’HCTZ. Des mesures chirurgicales et médicales doivent être envisagées si la pression intraoculaire ne peut être contrôlée par d’autres moyens. Une allergie préexistante aux sulfamides ou aux pénicillines pourrait être un facteur de ris que de survenue d’un glaucome aigu à angle fermé sous traitement par HCTZ.
Psoriasis
L’utilisation de CoAprovel chez les patients souffrant de psoriasis, ou chez les patients avec des antécédents de poussées de psoriasis, doit être soigneusement évaluée en raison d’un risque d’exacerbation du psoriasis.
Cancer de la peau non mélanome
Un risque accru de cancer de la peau non mélanome (CPNM) [carcinome basocellulaire (CB) et carcinome épidermoïde (CE)] avec une augmentation de la dose cumulative d'exposition à l'hydrochlorothiazide (HCTZ) a été observé dans deux études épidémiologiques issues du registre national danois des cancers. Les actions photosensibilisantes de l'HCTZ pourraient constituer un mécanisme possible du CPNM.
Les patients prenant de l'HCTZ doivent être informés du risque de CPNM et être invités à vérifier régulièrement leur peau pour détecter toute nouvelle lésion et à signaler rapidement toute lésion cutanée suspecte. Des mesures préventives possibles telles qu'une exposition limitée au solei l et aux rayons UV et, en cas d'exposition, une protection adéquate devraient être conseillées aux patients afin de minimiser le risque de cancer de la peau. Les lésions cutanées suspectes doivent être examinées rapidement, y compris éventuellement par un examen histologique des biopsies. L'utilisation d'HCTZ peut également devoir être reconsidérée chez les patients ayant déjà présenté un CPNM (voir «Effets indésirables»).
Nouveau-nés
Tous les nouveau-nés dont les mères ont été traitées par CoAprovel durant la grossesse doivent être soigneusement examinés quant à une excrétion urinaire suffisante, l'hyperkaliémie et la tension artérielle. Des mesures médicales adéquates, comme par exemp le une réhydratation, peuvent être nécessaires pour éliminer le médicament (voir «Grossesse/Allaitement»).
Les comprimés de CoAprovel contiennent du lactose. Les patients atteints de troubles héréditaires rares d'intolérance au galactose, d'un déficit en lactase ou d'une malabsorption du glucose et du galactose ne doivent pas prendre CoAprovel.
Interactions
Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par un inhibiteur de l’ECA, un antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II (ARA II) ou l’aliskiren.
Par rapport à une monothérapie par l’une de ces substances, le double blocage du SRAA par un ARA II, un inhibiteur de l’ECA ou l’aliskiren a augmenté la fréquence des cas d’hypotension, de syncope, d’hyperkaliémie et de troubles de la fonc tion rénale (y compris une défaillance rénale aiguë), en particulier en début de traitement chez les patients normotendus ou hypertendus. En conséquence, le double blocage du SRAA par l’association d’un inhibiteur de l’ECA, ARA II ou d’aliskiren n’est pas recommandé (voir «Contre-indications»).
Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle doit se limiter à des patients définis au cas par cas, et ne pourra se faire que sous la surveillance d’un spécialiste avec un cont rôle étroit et fréquent de la pression artérielle, de l’ionogramme sanguin et de la fonction rénale.
La prise simultanée de CoAprovel et de l’aliskiren n’est pas recommandée. Cette association est contre-indiquée chez certains patients (voir sous «Contre-indications»). La prise simultanée de CoAprovel et d’inhibiteurs de l’ECA est contre-indiquée chez les patients souffrant de néphropathie diabétique et n’est pas recommandée chez les autres patients.
Diurétiques et autres antihypertenseurs
L'effet antihypertenseur de l'irbésartan peut être augmenté par l'utilisation concomitante d'autres antihypertenseurs. L'irbésartan et l'hydrochlorothiazide (à des doses allant jusqu'à 300 mg d'irbésartan et 25 mg d'hydrochlorothiazide) peuvent être associés sans problème à d'autres antihypertenseurs tels que β-bloquants ou antagonistes calciques à longue durée d'action. Un traitement antérieur par des diurétiques à dose élevée peut provoquer une hypovolémie et un risque d'hypotension, lorsqu'un traitement par CoAprovel est mis en route, sauf si la déplétion volémique est préalablement corrigée (voir «Mises en garde et précautions»).
Lithium
Une augmentation réversible de la concentration sérique de lithium et de la toxicité du lithium a été observée lors de l’administration concomitante de lithium et d’inhibiteurs de l’ECA, d’antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II ou de thiazidiques. Les thiazidiques réduisant la clairance rénale du lithium, la toxicité du lithium peut être plus élevée après l’utilisation de CoApro vel. Une surveillance étroite de la concentration sérique de lithium est donc recommandée en cas d’administration concomitante.
Apport en potassium, diurétiques épargneurs de potassium ou autres médicaments pouvant augmenter la kaliémie
La déplétion potassique des diurétiques thiazidiques est en général atténuée par les effets de l'irbésartan. Cependant, selon l'expérience acquise avec d'autres substances intervenant dans le système rénine-angiotensine, l'administration concomitante de diurétiques d'épargne potassique, une supplémentation en potassium, des sels de régime contenant du potassium ou d'autres médicaments pouvant augmenter les taux de potassium sérique (p.ex. héparine) peut donner lieu à une élévation de la kaliémie, parfois sévère. Une telle ass ociation avec irbésartan requiert une surveillance étroite du taux sérique de potassium.
L'hypokaliémie peut intensifier les arythmies cardiaques lors de l'utilisation concomitante de digitaliques ou de certains antiarythmiques.
Un contrôle régulier de la kaliémie est recommandé lors de l'administration simultanée de médicaments influencés par le potassium sérique.
Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)/inhibiteurs sélectifs de la COX-2
Lorsque des antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II sont administrés simultanément avec des AINS (c.-à-d. inhibiteurs sélectifs de COX-2, acide acétylsalicylique [>3 g/jour] et AINS non sélectifs), l'effet antihypertenseur peut diminuer.
Chez les patients âgés et les patients qui présentent une déplétion hydrique (y compris ceux sous traitement diurétique) ou qui sont atteints d'insuffisance rénale, la co-administration d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (y compris d'inhibiteurs sélectifs de la COX-2) et d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II (y com pris irbésartan) peut provoquer une détérioration (généralement réversible) de la fonction rénale (y compris insuffisance rénale aiguë). Le traitement par irbésartan et anti-inflammatoires non stéroïdiens doit être instauré avec prudence et la fonction rén ale doit être surveillée périodiquement. L'effet antihypertenseur des antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II (y compris irbésartan) peut être affaibli par les anti-inflammatoires non stéroïdiens (y compris les inhibiteurs sélectifs de la COX-2).
Autres informations sur les interactions avec l'irbésartan
La pharmacocinétique de la digoxine et de la simvastatine n'a pas été modifiée lors de l'administration concomitante d'une dose de 150 mg d'irbésartan chez l'homme sain. La pharmacocinétique de l'i rbésartan n'est pas modifiée en cas d'administration simultanée d'hydrochlorothiazide. L'irbésartan est principalement métabolisé par le CYP2C9 et dans une moindre mesure par glucuronidation. Il est peu probable que l'inhibition de la voie de la glucuronyl transférase entraîne des interactions cliniquement significatives.
In vitro, des interactions ont été observées entre l'irbésartan, d'une part, la warfarine, le tolbutamide (substrat du CYP2C9) et la nifédipine (inhibiteur du CYP2C9) d'autre part. Cependa nt, il n'a pas été observé d'interactions pharmacocinétique et pharmacodynamique cliniquement significatives, quand l'irbésartan a été co-administré avec la warfarine chez l'homme sain. La pharmacocinétique de l'irbésartan n'est pas modifiée en cas d'admin istration simultanée de nifédipine. L'administration concomitante d'irbésartan et d'acénocoumarol n'a entraîné aucune interaction pharmacodynamique significative. Les effets d'inducteurs de CYP2C9 tels que la rifampicine sur la pharmacocinétique de l'irbés artan n'ont pas été évalués. D'après les données expérimentales in vitro, aucune interaction n'est à prévoir avec les substances dont le métabolisme est lié aux isoenzymes du cytochrome P450 CYP1A1, CYP1A2, CYP2A6, CYP2B6, CYP2D6, CYP2E1 ou CYP3A4.
Autres informations sur les interactions avec l'hydrochlorothiazide
Etant donné la présence d'un dérivé thiazidique dans CoAprovel, les interactions suivantes ne peuvent être exclues:
Diurétiques et antihypertenseurs: l'hydrochlorothiazide peut accentuer l'effet d'autres antihypertenseurs. Il peut en outre interagir avec le diazoxide. Surveiller la glycémie et les taux d'acide urique ainsi que la pression sanguine.
Alcool, barbituriques ou stupéfiants: une hypotension orthostatique peut être accentuée.
Antidiabétiques (insuline et antidiabétiques oraux): une adaptation posologique de l'antidiabétique peut être nécessaire.
Cholestyramine et colestipol: l'absorption de l'hydrochlorothiazide peut être altérée en présence de résines échangeuses d'anions telles que la c holestyramine et le colestipol.
Corticostéroïdes, glucocorticoïde, ACTH, diurétiques kaliurétiques (p.ex. furosémide), amphotéricine B, carbénoxolone, pénicilline G et salicylates: la déplétion électrolytique, en particulier l'hypokaliémie, peut s'accentuer.
Glycosides digitaliques: une hypokaliémie ou hypomagnésémie induite par des thiazides peut favoriser l'apparition d'arythmies dues à la digitale.
Anti-inflammatoires non stéroïdiens (p.ex. salicylés, indométacine): chez certains patients, l'administration d'un anti-inflammatoire non stéroïdien peut réduire les effets diurétiques, natriurétiques et antihypertenseurs des diurétiques thiazidiques. La présence simultanée d'une hypovolémie peut provoquer une insuffisance rénale aiguë.
Sympathomimétiques (p.ex. noradrénaline): l'effet des sympathomimétiques peut être atténué, mais pas suffisamment pour en exclure l'usage.
Myorelaxants/anesthésiques: l'effet des myorelaxants non déporalisants, pré-anesthésiques et anesthésiques principaux (par ex. tubocurarine) peut être renforcé par l'hydrochlorothiazide. Une adaptation posologique peut être nécessaire (les pré-anesthésiques et les anesthésiques principaux doivent être administrés à posologie réduite). Si possible, le traitement par l'hydrochlorothiazide doit êt re arrêté une semaine avant l'intervention chirurgicale.
Traitement hypo-uricémiant: une adaptation de la posologie des traitements de la goutte peut s'avérer nécessaire, puisque l'hydrochlorothiazide entraîne une élévation du taux sanguin d'acide urique. Une augmentation du dosage de probénécide ou de sulfinpyrazone peut être nécessaire. L'administration simultanée de diurétiques thiazidiques peut augmenter la fréquence de l'apparition de réactions d'hypersensibilité à l'allopurinol.
Vitamine D ou sels de calcium: en réduisant l'élimination urinaire du calcium, les diurétiques thiazidiques peuvent augmenter la calcémie. Si des compléments calciques doivent être prescrits, il faudrait surveiller le taux de calcium sérique et adapter la posologie du calcium e n fonction des résultats.
Bêtabloquants et diazoxide: l'effet hyperglycémiant des bêtabloquants et du diazoxide peut être augmenté.
Cytostatiques: les thiazides peuvent diminuer l'élimination rénale des cytostatiques (p.ex. cyclophosphamide, méthotrexate) et par conséquent renforcer leur toxicité pour la moelle osseuse.
Anticholinergiques (p.ex. atropine, bipéridène): la biodisponibilité des diurétiques thiazidiques peut augmenter lors de l'administration concomitante d'anticholinergiques (p.ex. atropine, b ipéridène) et cela probablement à cause d'une motilité gastro-intestinale réduite et d'un retard de la vidange gastrique.
Amantadine: le risque d'effets indésirables par amantadine peut augmenter.
Méthyldopa: lors de l'administration concomitante de méthyldopa et d'hydrochlorothiazide, des cas isolés d'anémie hémolytique ont été décrits.
Ciclosporine: l'administration concomitante de ciclosporine est susceptible d'augmenter le risque d'hyperuricémie, des symptômes de goutte peuvent apparaître.
Carbamazépine: l'administration concomitante de carbamazépine et d'hydrochlorothiazide a été associée à un risque d'hyponatrémie symptomatique. Pendant la co-administration de ces médicaments, les taux d'électrolytes doivent être surveillés. Il convient d' utiliser, si possible, un diurétique d'une autre classe de médicaments.
Grossesse/Allaitement
Grossesse
1er trimestre:
Il n'existe pas d'études contrôlées chez la femme mais des études chez l'animal avec irbésartan ont montré des effets toxiques (dilatation du bassinet rénal, hydruretère ou œdèmes sous-cutanés) chez les fœtus de rats. Ces effets étaient réversibles et disparaissaient après la naissance.
Les données épidémiologiques concernant le risque tératogène après une exposition aux inhibiteurs de l'ECA lors du premier trimestre de la grossesse ne sont pas concluantes; une légèrement augmentation du risque n'est cependant pas à exclure. Bien qu'il n'existe aucune étude épidémiologique contrôlée concernant l'utilisation des antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II, un risque similaire ne peut être exclu pour cette catégorie de médicaments.
2e et 3e trimestres:
Une exposition in utero aux inhibiteurs de l'ECA administrés au cours des 2e et 3 e trimestres de la grossesse a entraîné une lésion et la mort du fœtus.
Le traitement par les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II au cours des 2e et 3e trimestres de la grossesse est connu pour entraîner une foetotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard de formation des os du crâne) et une toxicité néonatale (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie). Aucune expérience n'est disponible concernant l'utilisation d'Aprovel chez la femme enceinte.
Les thiazidiques traversent la barrière placentaire et sont retrouvés dans le sang du cordon ombilical. Ils peuvent donc provoquer des perturbations électrolytiques prénatales et probablement d'autres réactions décrites chez les adultes. Des cas de thrombocytopénie néonatal e ou d'ictère fœtal ou néonatal ont été associés à un traitement thiazidique.
Pour les raisons susmentionnées, CoAprovel, comme chaque médicament qui agit directement sur le système rénine-angiotensine-aldostérone, est contre-indiqué pendant la grossesse.
A moins que le traitement avec un antagoniste des récepteurs de l'angiotensine II ne soit absolument nécessaire, il est recommandé de modifier le traitement antihypertenseur chez les patientes qui envisagent une grossesse, en faveur d'un médicament ayant u n profil de sécurité établi pendant la grossesse.
En cas de diagnostic de grossesse pendant le traitement par un antagoniste des récepteurs de l'angiotensine II, ce traitement devra être arrêté immédiatement, et le cas échéant, un traitement alternatif ser a instauré.
En cas d'administration d'un antagoniste des récepteurs de l'angiotensine II pendant le 2e trimestre de la grossesse, il est recommandé de faire une échographie afin de vérifier la fonction rénale et les os du crâne.
Nouveau-nés
Les nouveau-nés de mères traitées par un antagoniste des récepteurs de l'angiotensine II devraient être surveillés étroitement sur le plan de l'hypotension (voir aussi «Mises en garde et précautions: nouveau-nés»).
Allaitement
On ne sait pas si l'irbésartan ou ses métabolites sont sécrétés dans le lait maternel. Les thiazidiques passent dans le lait maternel humain et peuvent, à forte dose, entrainer une diurèse intense, ce qui peut inhiber la lactation. Au cours du traitement par CoAprovel, il est déconseillé d'allaiter. En raison du risque d'effets nocifs pour le nourrisson allaité, il faut décider s'il est préférable d'interrompre soit l'allaitement, soit le traitement, en tenant compte de l'importance du médicament pour la mère.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines
En raison des éventuels effets indésirables (par exemple vertiges ou fatigue) pouvant survenir lors d'un traitement avec CoAprovel, la prudence est de rigueur lors de la conduite ou de l'utilisation de machines.
Effets indésirables
Association irbésartan/hydrochlorothiazide:
Parmi les 898 patients hypertendus qui ont reçu diverses posologies d’irbésartan/hydrochlorothiazide (dans la fourchette de 37,5 mg/6,25 mg à 300 mg/25 mg) dans des études contrôlées versus placebo, 29,5% des pat ients ont eu des effets indésirables. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ont été vertiges (5,6%), fatigue (4,9%), nausées/vomissements (1,8%), et miction anormale (1,4%). De plus, des augmentations de l’azote uréique du sang (BUN) (2,3% ), de créatine kinase (1,7%) et de créatinine (1,1%) ont aussi été fréquemment observées lors des essais cliniques.
Indication de fréquence des effets indésirables: très fréquents (≥1/10), fréquents (<1/10, ≥1/100), occasionnels (<1/100, ≥1/1'000), rares (<1/1'000, ≥1/10'000), très rares (<1/10'000).
Effets indésirables rapportés spontanément ainsi que ceux observés dans les études contrôlées versus placebo:
Affections du système immunitaire
Fréquence indéterminée: cas de réactions d’hypersensibilité, tels qu'angio-œdème, rash, urticaire.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquence indéterminée: hyperkaliémie.
Affections du système nerveux
Fréquents: vertiges, céphalées.
Occasionnels: vertiges (orthostatiques).
Rares: crise hypertensive.
Affections de l’oreille et du labyrinthe
Fréquence indéterminée: acouphènes.
Affections cardiaques
Occasionnels: syncope, hypotension, tachycardie, œdème.
Affections vasculaires
Occasionnels: bouffées vasomotrices.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquence indéterminée: toux.
Affections gastro-intestinales
Fréquents: nausées/vomissements.
Occasionnels: diarrhée.
Fréquence indéterminée: dyspepsie.
Affections hépatobiliaires
Occasionnels: ictères.
Fréquence indéterminée: anomalie de la fonction hépatique.
Affections de la peau et du tissu conjonctif
Rares: alopécie.
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Occasionnels: œdème des extrémités.
Rares: myalgies.
Fréquence indéterminée: arthralgies.
Affections du rein et des voies urinaires
Fréquence indéterminée: altération de la fonction rénale incluant des cas isolés d’insuffisance rénale chez des patients à risque (voir «Mises en garde et précautions»).
Affections des organes de reproduction et du sein
Fréquents: miction anormale.
Occasionnels: dysfonctionnement sexuel, modification de la libido.
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Fréquents: fatigue.
Investigations
Fréquents: augmentation des taux sanguins de l’azote uréique, créatinine et créatine kinase.
Occasionnels: baisses du potassium et du sodium plasmatiques.
Pharmacovigilance
Des réactions d’hypersensibilité (urticaire, angio-œdème, réactions anaphylactiques y compris choc anaphylactique) ont été observées depuis la mise sur le marché de CoAprovel. De plus, de rares cas d’étourdissement, toux, dyspnée, syncope, hypotension, cri se hypertensive, myalgie et alopécie ont été rapportés.
Lors de la phase après commercialisation, les effets indésirables suivants ont été rapportés: vertiges, acouphènes, asthénie, hyperkaliémie, thrombocytopénie (y compris purpura thrombocytopénique), ja unisse, augmentation des valeurs hépatiques, hépatite, diminution de la fonction rénale (y compris des cas d’insuffisance rénale), psoriasis (et exacerbation du psoriasis), photosensibilité.
Informations supplémentaires sur les différents composants:
En plus des effets indésirables listés ci-dessus pour l’association des composants, d’autres événements indésirables rapportés par ailleurs avec l’un des composants peuvent être des effets indésirables de CoAprovel.
Indication de fréquence: très fréquents (≥1/10), fréquents (<1/10, ≥1/100), occasionnels (<1/100, ≥1/1'000), rares (<1/1'000, ≥1/10'000), très rares (<1/10'000).
Effets indésirables rapportés avec l’utilisation de l’irbésartan seul:
Troubles généraux et anomalies au site d’administration:
Occasionnels: douleur thoracique.
Investigations
Très fréquents: Une hyperkaliémie est survenue plus souvent chez les patients diabétiques traités par irbésartan que chez ceux traités par placebo. Chez les patients hypertendus diabétiques ayant une microalbuminurie et une fonction rénale normale, une hyperkaliémie (≥5 ,5 mEq/l) est survenue chez 29,4% (c’est-à-dire très fréquemment) des patients du groupe irbésartan 300 mg et chez 22% des patients du groupe placebo.
Chez les patients hypertendus diabétiques ayant une insuffisance rénale chronique et une protéinurie patente, une hyperkaliémie (≥5,5 mEq/l) est survenue chez 46,3% des patients du groupe irbésartan et 26,3% des patients du groupe placebo.
Fréquents:des augmentations significatives de la créatine kinase plasmatique ont été observées fréquemment (1,7%) chez les sujets traités par irbésartan. Aucune de ces augmentations n’a été associée à des événements musculo-squelettiques cliniquement identifiables.
Chez 1,7% des patients hypertendus ayant une atteinte rénale diabétique avancée traitée par l’irbésartan, une diminution de l’hémoglobine, non cliniquement significative a été observée.
Effets indésirables rapportés avec l’utilisation de l’hydrochlorothiazide seul:
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl. kystes et polypes)
Fréquence indéterminée: cancer de la peau non mélanome (CPNM) [carcinome basocellulaire et carcinome épidermoïde].
Affections hématologiques et du système lymphatique
Rares: thrombocytopénie, accompagnée parfois de purpura.
Fréquence indéterminée: leucopénie, neutropénie/agranulocytose, dépression médullaire et anémie hémolytique, anémie aplasique.
Affections psychiatriques
Rares: dépression, troubles du sommeil.
Affections du système nerveux
Rares: maux de tête, vertiges ou étourdissements, paresthésies, sensation de tête vide, agitation.
Affections oculaires
Fréquence indéterminée: trouble transitoire de la vision (surtout dans les premières semaines du traitement), xanthopsie, glaucome secondaire aigu à angle fermé et/ou myopie aiguë (voir «Mises en garde et précautions»).
Affections cardiaques
Rares: arythmies.
Affections vasculaires
Occasionnels: hypotension orthostatique pouvant être renforcée par l’alcool, les anesthésiques ou les sédatifs.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquence indéterminée: détresses respiratoires (y compris pneumopathie et œdème pulmonaire).
Affections gastro-intestinales
Occasionnels: perte d’appétit, nausée légère et vomissement.
Rares: douleurs abdominales, constipation, diarrhée et troubles gastro-intestinaux.
Fréquence indéterminée: pancréatite, sialadénite.
Affections hépatobiliaires
Rares: ictère (ictère cholestatique intra-hépatique).
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Occasionnels: urticaire et autres éruptions cutanées.
Rares: réaction de photosensibilisation.
Fréquence indéterminée: réactions anaphylactiques, vasculite nécrosante, épidermolyse aiguë toxique, réactions rappelant un lupus érythémateux et réactivation d’un lupus érythémateux cutané.
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Fréquence indéterminée: spasmes musculaires, faiblesse.
Affections du rein et des voies urinaires
Fréquence indéterminée: néphrite interstitielle, altération de la fonction rénale
Troubles des organes de reproduction et du sein
Occasionnels: impuissance.
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Fréquence indéterminée: fièvre.
Investigations
Fréquents: hypokaliémie.
Occasionnels: hyponatrémie, hypomagnésémie et hyperuricémie.
Rares: hypercalcémie, hyperglycémie, glycosurie, péjoration d’un état métabolique lié au diabète.
Fréquence indéterminée: alcalose hypochlorémique.
Les effets secondaires dose-dépendants liés à l’hydrochlorothiazide (en particulier les déséquilibres électrolytiques) peuvent être majorés en cas d’augmentation de la dose d’ hydrochlorothiazide.
Description de certains effets indésirables
Cancer de la peau non mélanome: D'après les données disponibles provenant d'études épidémiologiques, une association cumulative dose-dépendante entre l'hydrochlorothiazide et le CPNM a été observée (voir aussi «Mises en garde et précautions» et «Propriétés /Effets»).
Surdosage
Dans une étude clinique, des dosages de 600 ou 900 mg irbésartan/jour n'ont pas été associés plus fréquemment à des effets indésirables que des dosages de 150 ou 300 mg/jour.
Il n'existe pas d'antidote spécifique pour le traitement d'un surdosage par CoAprovel. Le patient doit être placé sous étroite surveillance et un traitement symptomatique et de soutien devrait être instauré.
En cas de surdosage par irbésartan, les signes cliniques les plus probables sont probablement une hypotension et une tachycardie. Une bradycardie pourrait également survenir.
Le surdosage d'hydrochlorothiazide est associé à un désordre électrolytique (hypokaliémie, hypochlorémie, hyponatrémie) ainsi qu'à une déshydratation résultant d'une diurèse excessive.
L'irbésartan n'est pas hémodialysable. La proportion d'hydrochlorothiazide éliminée par hémodialyse n'a pas été déterminée.
Propriétés/Effets
Code ATC: C09DA04
Mécanisme d'action/Pharmacodynamie
CoAprovel est une association d'un antagoniste des récepteurs de l'angiotensine II, l'irbésartan, et d'un diurétique thiazidique, l'hydrochlorothiazide. L'association de ces composants a un effet antihypertenseur additif, c.-à-d. qu'elle obtient une baisse de la pression artérielle plus importante que chacun de ces comp osants utilisés seuls.
L'irbésartan est un antagoniste sélectif des récepteurs de l'angiotensine II (type AT1), actif par voie orale. Il bloque l'effet physiologique de l'angiotensine II médié par les récepteurs AT 1, indépendamment de l'origine ou de la voie de synthèse de l'angiotensine II. L'effet antagoniste sélectif sur les récepteurs de l'angiotensine II (AT 1) provoque une élévation des taux plasmatiques de rénine et des taux d'angiotensine II et une baisse de la concentration plasmatique d'aldostérone. La kaliémie n'est pas modifiée de façon significative par l'irbésartan seul aux doses recommandées. L'irbésartan n'inhibe pas l'ECA (kininase II), enzyme qui génère la formation d'angiotensine II et dégrade la bradykinine en métabolites inactifs.
L'efficacité de l'irbésartan ne dépend pas d'une activation métabolique.
L'hydrochlorothiazide est un diurétique thiazidique. Le mécanisme de l'effet antihypertenseur des diurétiques thiazidiques n'est pas complètement connu. Les thiazidiques agissent sur la réab sorption électrolytique au niveau des tubules du rein, en augmentant l'élimination du sodium et du chlorure environ dans les mêmes proportions. En favorisant la diurèse, l'hydrochlorothiazide diminue le volume plasmatique, augmente l'activité de la rénine plasmatique et la sécrétion d'aldostérone (avec pour conséquence une perte en potassium et en bicarbonates au niveau des reins) et diminue la kaliémie. L'administration simultanée d'un antagoniste des récepteurs de l'angiotensine II bloque l'axe rénine-an giotensine-aldostérone et tend à réduire les pertes potassiques induites par l'hydrochlorothiazide. La diurèse commence 2 heures après une administration orale d'hydrochlorothiazide; elle atteint son maximum environ 4 heures après la prise pour se mainteni r pendant environ 6 à 12 heures.
Cancer de la peau non mélanome (CPNM): D'après les données disponibles provenant d'études épidémiologiques, une association cumulative dose-dépendante entre l'hydrochlorothiazide (HCTZ) et le CPNM a été observée. Une étude comprenait une population composée de 71'533 cas de carcinome basocellulaire (CB) et de 8'629 cas de carcinome épidermoïde (CE) appariés à 1'430'833 et 172'462 témoins de la population, respectivement. Une utilisation élevée d'HCTZ (dose cumulative ≥50'000 mg) a été associée à un odds ratio (OR) ajusté de 1,29 (intervalle de confiance de 95%: 1,23-1,35) pour le CB et de 3,98 (intervalle de confiance de 95%: 3,68-4,31) pour le CE. Une relation claire entre la relation dose-réponse cumulative a été observée p our le CB et le CE. Une autre étude a montré une association possible entre le cancer des lèvres (CE) et l'exposition à l'HCTZ: 633 cas de cancer des lèvres ont été appariés à 63'067 témoins de la population, à l'aide d'une stratégie d'échantillonnage axée sur les risques. Une relation dose-réponse cumulative a été démontrée avec un OR ajusté de 2,1 (intervalle de confiance de 95%: 1,7-2,6) allant jusqu'à un OR de 3,9 (3,0-4,9) pour une utilisation élevée (≥25'000 mg) et un OR de 7,7 (5,7-10,5) pour la dose cumulative la plus élevée (≥100'000 mg) (voir aussi rubrique «Mises en garde et précautions»).
L'association d'hydrochlorothiazide et d'irbésartan entraîne une baisse supplémentaire dose-dépendante de la pression artérielle aux doses thérapeutiques recommandées. Une dose par jour de 150 mg d'irbésartan et de 12.5 mg d'hydrochlorothiazide a permis d'obtenir 24 heures après la prise une diminution moyenne de la pression systolique/diastolique de 12,9/6,9 mm Hg, ajustée par rapport au placebo. L'effet maximal intervenait après 3 à 6 heures. L'association de 150 mg d'irbésartan et de 12.5 mg d'hydrochlorothiazide en une seule prise par jour a produit une baisse de la pression artérielle notable sur 24 heures avec une diminution moyenne de la pression systolique /diastolique de 15,8/10,0 mm Hg sur 24 heures, ajustée par rapport au placebo (mesure ambulatoire de la pression). La baisse de pression à la fin de l'intervalle entre les doses représente au moins 68% de des baisses maximales diastoliques et systoliques c orrespondantes après ajustement par rapport au placebo.
L'addition de 12.5 mg d'hydrochlorothiazide à 300 mg d'irbésartan chez les patients mal contrôlés par 300 mg d'irbésartan seul produit une baisse de la pression artérielle diastolique supplémentaire d 'au moins 6,1 mmHg 24 heures après la prise. L'association de 300 mg d'irbésartan et de 12.5 mg d'hydrochlorothiazide a obtenu une diminution de la pression sytolique/diastolique pouvant atteindre 13,6/11,5 mmHg, ajustée par rapport au placebo.
Des données cliniques limitées suggèrent que les patients dont l'hypertension n'est pas suffisamment contrôlée avec l'association 300 mg d'irbésartan et 12.5 mg d'hydrochlorothiazide peuvent mieux répondre au traitement quand la dose est augmentée à 300 mg d'irbésart an et 25 mg d'hydrochlorothiazide. Chez ces patients, une baisse plus importante de la pression artérielle a été observée (7,2 à 13,3 mmHg [systolique] respectivement -0,6 à 8,3 mmHg [diastolique]).
Chez les patients dont l'hypertension n'a pas pu être contrôlée de manière adéquate par l'hydrochlorothiazide 25 mg seul, l'addition d'irbésartan a entraîné une baisse moyenne de la pression systolique/diastolique de 11,1/7,2 mmHg, ajustée par rapport au placebo.
L'effet antihypertenseur de l'irbésartan en association avec l'hydrochlorothiazide apparaît dès la première dose et devient manifeste en 1-2 semaines, l'effet maximal étant observé 6 à 8 semaines après le début du traitement. Lors d'études à long terme, l'effet de l'irbésartan/hydrochlorothiazide s'est m aintenu au delà d'un an. Aucun rebond d'hypertension n'a été observé avec l'irbésartan ou l'hydrochlorothiazide.
L'efficacité de CoAprovel est indépendante de l'âge, du sexe ou de l'appartenance ethnique.
Deux essais cliniques ont été menés avec CoAprovel administré comme traitement initial de l'hypertension.
·Dans le premier (comptant 697 personnes randomisées et 695 traitées), les patients présentant une hypertension sévère (PAD assise >110 mmHg) ont été traités par irbésartan 150 mg ou par irbésartan/hydr
ochlorothiazide 150/12.5 mg et après une semaine par irbésartan 300 mg ou irbésartan/hydrochlorothiazide 300/25 mg.
La pression artérielle moyenne à l'inclusion était de 172/113 mmHg environ dans chaque groupe de traitement. La baisse de la pression artéri elle (PAS/PAD assise) à 5 semaines était de 30,8/24,0 mmHg dans le groupe irbésartan/hydrochlorothiazide et de 21,1/19,3 mmHg dans le groupe irbésartan (p<0,0001). Une plus grande proportion des patients du groupe irbésartan/hydrochlorothiazide a atteint u ne pression artérielle diastolique <90 mmHg (47,2% sous irbésartan/hydrochlorothiazide contre 33,2% sous irbésartan; p=0,0005). De même, une plus grande proportion des patients du groupe irbésartan/hydrochlorothiazide avait atteint en même temps une PAS as sise de <140 mmHg et une PAD assise de <90 mmHg (34,6% sous irbésartan/hydrochlorothiazide contre 19,2% sous irbésartan; p<0,0001). En outre, après 5 semaines de traitement, les pressions artérielles élevées (PAS assise ≥ 180 mmHg ou PAD assise ≥110 mmHg) étaient moins fréquentes dans le groupe sous irbésartan/hydrochlorothiazide que sous irbésartan seul (5,4% contre 13,8%; p=0,0003).
·Dans l'autre essai (538 personnes randomisées), les patients présentant une hypertension modérée ont été traités par irbésar
tan 150 mg, hydrochlorothiazide 12.5 mg ou irbésartan/hydrochlorothiazide 150/12.5 mg et après 2 semaines par irbésartant 300 mg, hydrochlorothiazide 25 mg ou irbésartan/hydrochlorothiazide 300/25 mg.
La pression artérielle moyenne à l'inclusion était de 162/98 mmHg environ dans tous les groupes de traitement.
Pharmacocinétique
L'administration concomitante de l'hydrochlorothiazide et de l'irbésartan n'a pas d'effet sur la pharmacocinétique de l'irbésartan.
L'irbésartan et l'hydrochlorothiazide sont des médicaments actifs par voie orale et ne nécessitent pas de biotransformation pour exercer leurs effets.
Absorption
Après administration orale de CoAprovel, la biodisponibilité absolue est de 60-80% pour l'irbésartan et de 50-80% pour l'hydrochlorothiazide. La prise simultanée d'aliments n'affecte pas la biodisponibilité de l'Irbésartan. Le pic de concentration plasmati ques est atteint 1,5-2 heures après administration orale pour l'irbésartan et 1-2,5 heures pour l'hydrochlorothiazide.
L'irbésartan présente une pharmacocinétique linéaire et proportionnelle à la dose dans une fourchette de 10 à 600 mg. A des doses supérieures à 600 mg, on observe une augmentation moins que proportionnelle de l'absorption orale: la cause en est inconnue.
L'état d'équilibre des concentrations plasmatiques est atteint 3 jours après le début du traitement à raison d'une prise par jour. Une accumulation limitée d'irbésartan (<20%) est observée dans le plasma après administration répétée d'une dose par jour.
Distribution
La liaison de l'irbésartan aux protéines plasmatiques est de l'ordre de 96%, sa liaison aux cellules sanguines est minime. Le volume apparent de distribution est de 53 à 93 litres. La liaison de l'hydrochlorothiazide aux protéines plasmatiques est de 68% et son volume apparent de distribution est 3,6 à 7,8 litres.
L'hydrochlorothiazide traverse la barrière placentaire, mais non la barrière hémato-encéphalique; il est excrété dans le lait maternel.
Métabolisme
Après administration orale ou intraveineuse d'irbésartan marqué au 14C, 80 à 85% de la radioactivité plasmatique circulante peuvent être attribués à l'irbésartan inchangé. L'irbésartan est métabolisé dans le foie par glycuronoconjugaison et oxydation. Le métabolite circulant principal est le glucuronide d'irbésartan (approx imativement 6%). Des études in vitro montrent que l'irbésartan est oxydé principalement par l'isoenzyme CYP2C9 du cytochrome P450. L'isoenzyme CYP3A4 a un effet négligeable.
Elimination
Aux doses thérapeutiques, l'irbésartan présente une pharmacocinétique linéaire pour la gamme des doses thérapeutiques avec une demi-vie terminale d'élimination de 11 à 15 heures.
La clairance totale et la clairance rénale sont respectivement de 157-176 et 3-3,5 ml/min (après administration intraveineuse).
L'irbésartan et ses métabolites sont éliminés par voie biliaire et rénale. Après administration orale ou intraveineuse d'irbésartan marqué au 14C, approximativement 20% de la radioactivité sont retrouvés dans les urines et le reste dans les fèces. Une quantité inférieure à 2% de la dose est excrétée dans les urines sous forme d'irbésartan inchangé.
L'hydrochlorothiazide n'est pas métabolisé, mais éliminé rapidement par les reins. Sa demi-vie plasmatique varie entre 5 et 15 heures. Au moins 61% de la dose orale sont éliminés s ous forme inchangée dans les 24 heures suivant la prise.
Cinétique pour certains groupes de patients
Dans une étude, des concentrations plasmatiques d'irbésartan un peu plus élevées furent observées chez des femmes hypertendues. Cependant, il n'y a pas eu de différence concernant la demi-vie et l'accumulation d'irbésartan après des doses répétées. Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez la femme.
Insuffisance rénale: La pharmacocinétique de l'irbésartan n'est pas significativement modifiée chez les insuffisants rénaux ou les patients soumis à une hémodialyse. L'irbésartan n'est pas éliminé par hémodialyse. Chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère (<20 ml/min), il a été rapporté que la demi-vie d'élimination de l'hydrochlorothiazide augmente jusqu'à 21 heures.
CoAprovel ne devrait pas être utilisé chez les patients ayant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine ≤30 ml/min: voir «Contre-indications»).
Insuffisance hépatique: Chez les patients présentant une cirrhose du foie légère à modérée, l'ASC tout comme la C max de l'irbésartan sont augmentées. Ces valeurs ne diffèrent cependant pas de manière statistiquement significative par rapport à celles observées chez les sujets sans atteinte hépatique.
Ces paramètres n'ont pas été étudiés chez les patients présentant une cirrhose du foie sévère.
Patients âgés: L'ASC et la Cmax de l'irbésartan étaient un peu plus élevées chez les sujets âgés (≥65 ans) que chez les sujets jeunes (18-40 ans). Cependant, la demi-vie terminale n' était pas notablement modifiée. Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez la personne âgée.
Données précliniques
Mutagénicité/carcinogénicité/tératogénicité
Irbésartan: Aucun effet mutagène ou cancérogène n'a été observé.
Chez le lapin, un avortement et une résorption précoce (y compris mort du fœtus) ont été observés à des doses significativement toxiques pour la lapine. Aucun effet tératogène n'a été constaté chez le rat ou le lapin.
L'irbésartan est excrété dans le lait des rates allaitantes. Suite à l'administration d'irbésartan à ces rates, un léger retard de la prise de poids a été observé dans la portée avant sevrage.
Remarques particulières
Remarques concernant le stockage
Ce médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant sur l’emballage après la mention «EXP».
Instructions particulières de stockage
CoAprovel doit être conservé dans l’emballage d’origine à température ambiante (15–25 °C), à l’abri de l’humidité et hors de portée des enfants.
Numéro d’autorisation
54842 (Swissmedic).
Présentation
CoAprovel 150/12.5: comprimés pelliculés à 150 mg d'irbésartan et 12.5 mg d'hydrochlorothiazide: 28 et 98 (B)
CoAprovel 300/12.5: comprimés pelliculés à 300 mg d'irbésartan et 12.5 mg d'hydrochlorothiazide: 28 et 98 (B)
CoAprovel 300/25: comprimés pelliculés à 300 mg d'irbésartan et 25 mg d'hydrochlorothiazide: 28 et 98 (B)
Titulaire de l’autorisation
sanofi-aventis (suisse) sa, 1214 Vernier/GE.
Mise à jour de l’information
Décembre 2018.
|Kat.||Bzeichnung||Exf||Pub||SL|
|B||CoAprovel 150/12.5, comprimés filmés 28 Tablette(n)||20.72||40.20||Ja|
|B||CoAprovel 150/12.5, comprimés filmés 98 Tablette(n)||66.86||93.15||Ja|
|B||CoAprovel 300/12.5, comprimés filmés 28 Tablette(n)||27.98||48.50||Ja|
|B||CoAprovel 300/12.5, comprimés filmés 98 Tablette(n)||96.61||127.30||Ja|
|B||CoAprovel 300/25, comprimés filmés 28 Tablette(n)||28.32||48.90||Ja|
|B||CoAprovel 300/25, comprimés filmés 98 Tablette(n)||97.77||128.65||Ja|