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La forme la plus naturelle de la protection contre les avalanches est la forêt de montagne. Elle n’est cependant pas présente sur tous les versants, et elle ne dépasse pas une certaine altitude (environ 1800 m). Ce sont les ouvrages de retenue qui assurent
Les ouvrages de retenue sont construits dans les zones de départ d’avalanches. Leur mission consiste à stabiliser le manteau neigeux. Ils évitent que celui-ci ne se mette à glisser. C’est surtout au-dessus de la limite de la forêt que l’on construit en général des ouvrages de retenue dans les Alpes. La zone de départ de nombreuses grosses avalanches se trouve à cet étage. Si elles se déclenchent au-dessus de la forêt, elles peuvent tout simplement renverser les arbres et atteindre les localités et voies de communication en aval. Les bâtiments peuvent alors être endommagés.
Différents types d’ouvrages
De manière très grossière, on peut distinguer entre les ouvrages permanents (durables) et temporaires (pour certaines périodes). Les ouvrages temporaires sont la plupart du temps en bois, et doivent subsister jusqu’à ce que la forêt de protection puisse reprendre leur fonction. Les ouvrages permanents sont bien plus massifs, souvent en acier, et doivent assurer la stabilisation du manteau neigeux à long terme. Leur durée de vie est d’environ 100 ans, et ils coûtent suivant leur type, entre 1500 et 2500 CHF le mètre linéaire.
Galeries paravalanche
Une galerie paravalanche guide l’avalanche par-dessus une route ou une voie ferrée. Les galeries permettent, même lors des hivers avalancheux, de garder ouverts les accès aux villages d’altitude. L’avalanche de Dorfberg menaçait régulièrement la route menant de Klosters à Davos. C’est surtout pendant l’hiver avalancheux de 1950/51 que cette avalanche a provoqué de gros dégâts. Depuis 1984, la route est protégée par une galerie. Les coûts pour une galerie à deux voies s’élèvent à environ 2,5 millions de CHF tous les 100 mètres. La construction de la galerie a permis de minimiser de manière importante les dommages économiques que la fermeture de la route entraînait pour la région. Des digues d’interception et de déviation sont également envisageables. Elles ont pour objectif d’arrêter les avalanches, ou de les dévier.