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Les analystes ont des doutes sur la capacité de la Corée du Nord à miniaturiser une tête nucléaire pour la monter sur un missile.
Keystone/AP/SHIZUO KAMBAYASHI(sda-ats)
La Corée du Nord a affirmé avoir testé mardi avec succès un missile balistique intercontinental (ICBM). Si l'information est confirmée, ce serait une étape cruciale vers la réalisation de son objectif qui est de pouvoir menacer les Etats-Unis du feu nucléaire.
L'essai "historique" d'un missile Hwasong-14 a été supervisé par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, a annoncé une présentatrice de la télévision publique nord-coréenne dans un bulletin spécial. Des experts pensent que l'engin tiré mardi pourrait atteindre l'Alaska.
Peu avant, le ministère japonais de la Défense avait indiqué que le missile avait atteint une altitude de plus de 2500 km, les analystes suggérant déjà que cela pouvait correspondre aux caractéristiques d'un engin balistique intercontinental (ICBM).
"Il est estimé que le missile a atteint une altitude excédant largement les 2500 km, a volé pendant 40 minutes et est tombé en mer du Japon, dans la zone économique exclusive de l'archipel, à 900 kilomètres de son point de départ", a détaillé le ministère dans un communiqué.
"Rien de mieux à faire?"
Ce nouveau tir est intervenu le jour de la fête de l'indépendance américaine. Et quelques jours après un premier sommet entre les présidents américain et sud-coréen consacré à la menace nord-coréenne. Il s'inscrit dans une longue série d'essais de missiles en violation de nombreuses résolutions internationales qui, assorties de sanctions, interdisent à Pyongyang de développer ses programmes balistique et nucléaire.
"La Corée du Nord vient juste de lancer un autre missile. Ce type n'a-t-il rien de mieux à faire de sa vie ?", s'est interrogé le président américain sur Twitter. "Difficile de croire que la Corée du Sud et le Japon toléreront cela très longtemps. Peut-être que la Chine va faire un geste fort au sujet de la Corée du Nord et mettre fin à cette absurdité une bonne fois pour toutes!", a-t-il ajouté.
"Ce tir montre clairement que la menace a augmenté", a déclaré de son côté aux journalistes le premier ministre japonais Shinzo Abe. Les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon se réuniront cette semaine en marge du G20, a-t-il ajouté: "J'encourage aussi le président (chinois) Xi Jinping et le président (russe Vladimir) Poutine à prendre davantage de mesures constructives", a-t-il poursuivi.
Les analystes ont des doutes sur la capacité de la Corée du Nord à miniaturiser une tête nucléaire pour la monter sur un missile. Ils ne pensent pas non plus que Pyongyang maîtrise à l'heure actuelle la technologie de rentrée dans l'atmosphère nécessaire à un missile intercontinental.
ATS