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Dans les années 1850, les autorités décident la démolition de la Prison de la Tour Maîtresse. Elle a été modèle à plus d’un titre, non seulement par sa structure et son organisation, mais également par ses intentions qui reflétaient l’humanisme des réformateurs pénitenciers : une prison qui se voulait certes un moyen de punition, mais accompagnée par une volonté de guérison où l’efficacité de la peine ne se mesurait pas à l’aune de sa sévérité. Cette période est caractérisée par un désenchantement vis-à-vis des espoirs réformateurs du début du siècle et s’ouvre à une critique quant aux buts réels des pratiques pénitentiaires. La Prison de la Tour Maîtresse est démolie en 1862.
Le bâtiment de la Discipline, qui autrefois enfermait vagabonds, mendiants, ivrognes, prostituées et fainéants dans le but de les corriger par le travail, est transformé par les autorités genevoises, entre 1865 et 1866, en maison d’arrêt et de détention : la Prison de Saint-Antoine. L’Évêché, quant à lui, devient prison pénitentiaire pour une partie des détenus, même si sa structure est mal adaptée à cette fonction.
En 1914, le bâtiment de l’Évêché est désaffecté. Il sera démoli en 1940.
La Prison de Saint-Antoine, qui devait être une solution provisoire, restera en activité jusqu’en 1977, date de l’ouverture de la Prison de Champ-Dollon.
La Prison pénitentiaire de la Tour Maîtresse promise à démolition (1862).
[Bibliothèque de Genève]
La Prison de Saint-Antoine (1898).
[Bibliothèque de Genève]
La Prison de l’Évêché, vue prise depuis les combles du Palais de justice (sans date).
[Bibliothèque de Genève]