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"Dix raisons de voter "oui" à No Billag" par Philippe Gut , Die Weltwoche, 1.2.2018 (traduction Claude Haenggli)
Dans la Weltwoche du 1er février 2018, Philippe Gut énumère dix raison de voter pour la suppression de la taxe obligatoire qui profite surtout à la radio-télévision d'Etat. Nous les résumons sommairement ici:
- La Suisse ne se désintégrera pas; elle existait depuis longtemps avant la naissance de la radio-télévision d'Etat.
- Plus de liberté d'entreprise signifie plus de diversité. Que dirions-nous d'une seule marque de bière nationale, ironise Andreas Thiel dans la même Weltwoche.
- Moins d'Etat, c'est moins de politiciens au Conseil d'administration de la SSR et dans ses organes dirigeants.
- Moins de subventions, c'est aussi moins d'argent des contribuable distribué aux médias privés pour acheter leur bienveillance.
- Seul un média d'Etat peut se permettre une information aussi unilatérale et ne correspondant pas à l'opinion de la majorité de la population.
- Un "oui" à No Billag permettra enfin la discussion de fond sur le service public que nous a promis Madame Leuthard à la suite de la maigre acceptation de la nouvelle loi sur les médias, mais qui n'a pas encore eu lieu .
- Seule une radio-télévision d'Etat peut se permettre une telle dilapidation des deniers publics (par exemple deux collaborateurs de la SSR pour un sportif suisse aux jeux olympiques de Sotchi ou 107 personnes au festival du film de Locarno, connu pour ses cocktails gratuits).
- Grâce à l'argent des contribuables, la radio-télévision d'Etat fait une concurrence déloyale aux autres médias.
- Les bulletins d'information à heure fixe ne correspondent plus, à l'époque de l'Internet, aux besoins de beaucoup de consommateurs. S'ils font encore l'objet d'un besoin, on pourrait facilement les financer par de la publicité.
- La disqualification des partisans de No Billag par la radio-télévision d'Etat ("mauvais Suisses, à ranger presque dans la catégorie des traîtres à la patrie") montre à quel point elle est au plus bas.
Traduction : Claude Haenggli, 4.2.2018