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Xiehanglou - Le pavillon de l'harmonie conjugale
Peintures et calligraphies chinoises
3 mai 2002 - 15 septembre 2002
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Les Collections Baur ont le plaisir de présenter dès le 3 mai une exposition d’art chinois comprenant des peintures, des calligraphies et des objets pour la table du lettré datant du XVIe au XXe siècle. Cet ensemble, qui porte le nom poétique de "Xiehanglou : le Pavillon de l’harmonie conjugale", a été réuni durant les années 1930 par Tsen Tsonming (1896-1939) et son épouse Fan Tchunpi (1898-1986), elle-même peintre de renom.
Partis étudier en France en 1912, Tsen Tsonming et Fan Tchunpi s’y marièrent avant de retourner en Chine en 1925, prêts à contribuer à l’essor de la jeune Chine républicaine. Docteur ès Lettres, Tsen Tsonming occupa d’importants postes gouvernementaux et devint un des proches du chef du gouvernement nationaliste, Wang Jingwei (1883-1944). Fan Tchunpi, quant à elle, fut formée dans la plus pure tradition académique française de l’Ecole de Paris. Elle transmit son savoir aux peintres de l’école de Canton tout en découvrant les techniques picturales chinoises, ce qui lui permit, au cours de sa longue carrière, d’opérer une synthèse très personnelle des traditions occidentale et extrême-orientale.
L’exposition "Xiehanglou : le Pavillon de l’harmonie conjugale" se divise en quatre parties : la première est consacrée à l’oeuvre de Fan Tchunpi. Les peintures exécutées à l’huile ou à l’aide de couleurs sur papier vont du milieu des années 1920 à 1974 et illustrent la diversité des sujets traités par Fan Tchunpi : paysages, fleurs et surtout portraits d’une rare pénétration psychologique. Les quelques vingt peintures et calligraphies modernes constituant la deuxième partie offrent un passionnant panorama de l’art chinois de la première moitié du XXe siècle. Elles témoignent aussi des liens d’admiration et d’estime qui unissent Fan Tchunpi à des peintres aussi importants que Qi Baishi (1864-1957), Xu Beihong (1895-1953) ou Zhang Daqian (1899-1983). L’ensemble des peintures et calligraphies anciennes reflètent le goût spécifiquement chinois pour un art très dépouillé, aux résonances poétiques, que l’on désigne du nom de "peinture des lettrés". L’exposition présente enfin toute une série d’objets précieux qui vont des pierres à encre, des sceaux, aux brûle-parfums en jade ou aux repose-poignet en ivoire et qui forment le milieu familier du lettré traditionnel.
Un catalogue de 160 pages, comprenant plus de cent illustrations (dont 94 en couleurs) reproduit et commente chaque œuvre exposée. Il est complété par une biographie de Tsen Tsonming et de Fan Tchunpi et un tableau chronologique permettant de situer ce couple exceptionnel dans l’histoire artistique et intellectuelle de la Chine entre la chute de l’Empire et la Chine Nouvelle de Mao Zedong.