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Quatre jours après la publication du rapport des commissions de gestion des Chambres fédérales sur l'affaire UBS, la présidente de la Confédération Doris Leuthard a évoqué devant la presse la réaction du gouvernement.
Doris Leuthard, présidente de la Confédération et ministre de l’Economie, a concédé vendredi qu'elle ressentait une certaine frustration au sein du Conseil fédéral et que cette frustration venait du fait qu'on ne pouvait pas être encore très transparent sur la manière dont l'UBS a informé le gouvernement.
Beaucoup de reproches figurant dans le rapport des commissions sont injustifiés: «Il y a eu des critiques exagérées», estime-t-elle. Le gouvernement n'entend pas en rester là et va réagir l'automne prochain et non à la fin de l'année, comme attendu.
La présidente de la Confédération n'a pas voulu répondre aux critiques visant personnellement certains membres du gouvernement et la lenteur du collège. Mais elle a reconnu que ce rapport aura des suites sur le projet de réforme du gouvernement, par exemple en prévoyant des mesures en vue d'éviter la départementalisation de certains objets. Le Conseil fédéral devra encore décider s'il va lancer une telle réforme et cette décision devrait tomber d'ici la fin du mois.
Par ailleurs, le Conseil fédéral n'a pas encore décidé s'il suivra la recommandation des commissions de soutenir les actions qui pourraient être entreprises par des tiers contre l'UBS, a expliqué Doris Leuthard.
Une éventuelle plainte contre les anciens dirigeants de la banque fait partie des sujets à discuter. Sur le plan pénal, il n'a pas été donné suite aux plaintes déjà déposées mais il reste la possibilité d'intenter une action civile. Le refus des actionnaires d'accorder décharge à la banque est une piste, mais il est encore trop tôt pour se prononcer, a-t-elle expliqué.
swissinfo.ch et les agences