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Après sa rencontre avec la chancelière allemande, Benoit Hamon s'est entretenu avec le social-démocrate Martin Schulz qui sera le principale opposant de Mme Merkel lors des élections en septembre.
KEYSTONE/EPA/CLEMENS BILAN(sda-ats)
Le candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon a été reçu mardi par Angela Merkel. Il a exposé "ses convergences" et ses "désaccords" avec la chancelière allemande. Martin Schulz lui a assuré que le SPD serait "derrière lui" dans la bataille.
Pour les "convergences", abordées en premier lors de son compte-rendu à la sortie de son entretien devant les journalistes, le vainqueur de la primaire socialiste a notamment cité la politique de défense et la transition énergétique. Dans ce domaine, la chancelière a mené ces dernières années des investissements massifs dans les énergies renouvelables.
Pour Benoît Hamon, l'objectif de la chancelière de renforcer la défense européenne "correspond" à son "objectif de faire face au désengagement américain et de tenir compte de ce que sont les prétentions de la Russie".
Politiques budgétaires
Côté désaccords, le candidat a notamment cité les politiques budgétaires en Europe, mais aussi les "réserves" de Mme Merkel sur son projet de "traité de démocratisation de la zone euro", même si la chancelière n'a selon lui "pas fermé la porte".
M. Hamon propose, à la place de l'Eurogroupe, une nouvelle assemblée composée de députés issus des Parlements nationaux et du Parlement européen. Celle-ci serait compétente en matière de budget et des trajectoires financières de la zone euro ou encore des politiques d'harmonisation fiscale et sociale.
"La chancelière m'a indiqué les réserves qu'elle pouvait avoir sur le plan juridique et sur la difficulté politique pour mettre en oeuvre une solution comme celle-là", a rapporté M. Hamon.
"Rompre avec les politiques d'austérité"
"Mais elle n'a pas fermé la porte à la discussion, ce qui est pour moi un point positif, parce que c'est une discussion que je veux engager avec l'Allemagne quelque soit le choix politique qu'elle fera en septembre". Angela Merkel cherchera alors un quatrième mandat face notamment au social-démocrate Martin Schulz.
"J'ai redit à la chancelière mon désaccord et ma volonté de rompre avec les politiques d'austérité", a par ailleurs relaté M. Hamon.
Il a dénoncé "les conséquences qu'elles avaient sur les peuples, le fait qu'elles produisaient aujourd'hui de la désespérance, une désespérance sociale qui entraîne des votes à l'extrême-droite", alors que Berlin s'inquiète de la percée du Front national en France.
Soutien du SPD
M. Hamon a par ailleurs reçu à la mi-journée le "soutien" du Parti social-démocrate (SPD) allemand par la voix de son président. Martin Schulz lui a assuré que le parti serait "derrière lui" dans la bataille.
L'ancien président du Parlement européen a fait part de son plaisir personnel à recevoir le candidat français. Il a évoqué leur "long parcours ensemble" et salué "un homme avec des convictions profondes et un homme qui se bat pour des convictions, ce qui est une vraie condition pour gagner des élections".
ATS