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La dyslexie correspond à des difficultés à apprendre et à utiliser les compétences scolaires. Les difficultés doivent également persister depuis au moins 6 mois, en dépit d’interventions pédagogiques ciblées, pour que le diagnostique puisse être posé.
La dyslexie est définie ainsi: Lecture de mots inexacte, lente ou laborieuse : la personne lit des mots isolés à haute voix de manière incorrecte ou lentement et avec hésitation, devine souvent les mots, a des difficultés à prononcer les mots.
Il existe des critères d’exclusion comme dans tout apprentissage. Cela signifie que, si l'un des critères apparaît, le diagnostique de la dyslexie ne peut être posé.
De fait, le retard ne peut s’expliquer par des déficits intellectuels ou neurologiques. En outre, la dyslexie ne peut être expliquée par des déficits perceptifs (notamment visuels).
Si l’apprentissage a été inadéquat, l’enfant ne peut également pas être qualifié de dyslexique. Enfin, il faut prêter attention à un manque de maîtrise de la langue d’enseignement, lequel ne doit pas être confondu avec de la dyslexie. Le fait d’être bilingue, par exemple, développe la flexibilité mentale, mais peut conduire à de faux diagnostics de dyslexie.
Pour qualifier un enfant de dyslexique, il doit avoir un retard d’au moins 18 mois sur ses pairs. Toutefois, 2 ans de retard constitue le critère le plus souvent retenu. De fait, on ne pourrait diagnostiquer la dyslexie avant 8 ans, soit deux ans après le début de l’apprentissage de la lecture.
Test de l’alouette
Ce test est le plus efficace pour diagnostiquer la dyslexie. Il n’est toutefois pas suffisant pour confirmer le trouble. Dans ce test, on présente des phrases syntaxiquement correctes mais dépourvues de sens. Le texte utilise des mots rares pour éviter de faire appel à la mémoire. Il présente en outre des pièges orthographiques.
Des dyslexies ?
On se demande s’il existe des dyslexies plutôt phonologiques et d’autres plutôt lexicales. La vision du problème a passablement évolué en 20 ans.
Lorsque l’on s’intéresse aux dyslexies acquises (suite à un accident, une tumeur, etc.), on observe des doubles dissociations. Certains patients, après lésions cérébrales, ne peuvent lire que des mots réguliers et font énormément d’erreurs de régularisation (lire un mot irrégulier comme un mot régulier). D’autres patients auront des problèmes uniquement sur la lecture de mots fréquents.
Un mot régulier est par exemple "banane" et un mot irrégulier est par exemple "femme".
Etudes interlangues
Les différences contenues dans les différentes langues nous donnent des chiffres étonnants. Il y a en effet :
- 3.6% de dyslexiques en Italie
- 5% de dyslexiques en France
- 7.3% de dyslexiques en Angleterre
Ces résultats sont dus à la langue elle-même, et non à une population souffrant de plus ou souffrant moins de dyslexie.
Causes de la dyslexie
La dyslexie est due à un dysfonctionnement neurologique d’origine génétique. D’une part, ce fait n’a aucun pouvoir explicatif, car on ne connaît pas la nature du fonctionnement neurologique. En outre, ce n’est pas parce que la cause est génétique que l’environnement ne joue pas de rôle. On peut appuyer ceci avec les études interlangues. La dyslexie se développe en effet plus dans un contexte anglophone qu’italien.
On observe par ailleurs une prévalence plus importante chez les garçons que chez les filles.