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Rome - La police italienne a présenté vendredi à la presse au Colisée de Rome 337 pièces archéologiques volées datant de l'époque étrusque et romaine. Elles ont été saisies à Genève chez un trafiquant d'art par les autorités suisses en collaboration avec les carabiniers.
Les objets, parmi lesquels figurent des statues de marbre, des pièces en bronze, des fragments de fresques de Pompéi ainsi que des amphores et des vases, ont une valeur totale estimée à 15 millions d'euros. Ils viennent de plusieurs régions d'Italie, dont le Latium (Rome), les Pouilles et la Sardaigne, et ont été rapatriés fin juin.
L'opération "Andromède", qui a conduit à leur saisie, avait dans le collimateur l'ancien grand marchand d'art londonien Robin Symes. Cette personne avait été condamnée à une peine de prison en Grande-Bretagne pour trafic d'antiquités, avant de transférer ses affaires en Suisse.
La coopération avec les autorités italiennes a permis d'identifier un intermédiaire vivant à Bâle, qui faisait du trafic d'objets volés pour le compte de Robin Symes et de nombreux autres clients. Un entrepôt basé à Genève servait de base à ce commerce illégal.
La Suisse félicitéeEn décembre 2009, 20'000 pièces archéologiques provenant en grande partie d'Italie, mais également du monde entier, ont été saisies à Genève dans les entrepôts d'un marchand d'art japonais. Il a pu être clairement établi que ces objets venaient de fouilles illégales en Italie.
Le commandant des carabiniers italiens, Giovanni Nistri, qui est également responsable de la protection des oeuvres d'art, a félicité les autorités suisses pour leur collaboration efficace.
Outre l'Italie, la Suisse a elle des accords bilatéraux avec le Pérou, la Grèce, l'Egypte et la Colombie qui sanctionnent le commerce illégal de biens culturels et réglementent leur rapatriement dans leur pays d'origine.
ATS