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Jusqu’à 1986, tout le porto destiné à l'exportation devait obligatoirement être conduit dans les entrepôts des shippers à Villa Nova de Gaia. Les producteurs ont établi à cet endroit leurs chais de mûrissement, parce que le climat y est plus frais et très humide. Il y pleut autant qu'à Birmingham. Le sol des chais en terre battue laisse bien pénétrer l'humidité. Ces conditions particulières sont idéales pour le mûrissement de certains portos jusqu'à plus de quarante ans. Par rapport au climat régnant dans les quintas, les chais de Villa Nova de Gaia permettent une importante économie sur les pertes par évaporation (env. 2% par année), ce qui est considérable si l'on tient compte des stocks énormes qui reposent dans ces chais.Aujourd'hui, les barcos rabelos ne sont plus utilisées autrement que comme curiosité touristique et comme support publicitaire. Chaque grande maison de porto (58 compagnies appartenant à 13 groupes) possède une embarcation dont la voile porte l'inscription de la raison sociale. Une fois par année ces barques se livrent à une régate (fête de S. João) qui attire des foules sur les berges du Douro. Depuis 1960, lorsque le cours du Douro a été pourvu de barrages hydrauliques, les transports du porto sont exécutés de manière plus prosaïque par camions-citernes.