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À l’école des amants, l’apprentissage est rude : Don Alfonso y enseigne qu’une femme fidèle « est aussi rare qu’un phénix ». C’est ce qu’il entend prouver à Ferrando, le fiancé de Dorabella, et à Guglielmo, le fiancé de Fiordiligi. La morale de l’imbroglio est simple: « L’homme heureux est celui qui prend tout du bon côté » !
Première représentation au Burgtheater, Vienne, le 26 janvier 1790
Éditions Bärenreiter-Verlag, Kassel
Valentina Nafornita fait ses études au Collège musical Stefan Neaga de Chisinau et au Conservatoire de musique de Bucarest. Elle est lauréate de nombreux concours internationaux, dont le Young Opera Singers of Europe, le Romanian Orange Prize for Young Musicians et la Hariclea Darclée Competition. Premier prix du BBC Cardiff Singer of the World en 2011, elle y reçoit également le Dame Joan Sutherland Audience Award et termine finaliste du Lied Prize. Ses engagements la mènent notamment à la Scala de Milan, à Amsterdam, Édimbourg, aux opéras de Berlin et Munich, ainsi qu’en Chine. De 2011 à 2016, elle a fait partie de l’ensemble du Wiener Staatsoper, où elle a interprété les rôles de Susanna, Oscar, Musetta, Marzelline et Norina. Dernièrement, elle a chanté à Düsseldorf lors du AIDS-Gala, à l’Opéra de Hambourg (L’elisir d’amore), à l’Opéra Bastille (La veuve joyeuse et La clemenza di Tito). Ses débuts au Teatro dell’Opera di Roma se sont faits dans le rôle de Musetta. Elle chante les rôles de Zerlina, Adina, Susanna, Musetta, Norina au Staatsoper de Vienne et le rôle-titre de Iolanta à l’Opéra national de Paris.
A l’Opéra de Lausanne : Fiordiligi dans Così fan tutte (2018).
Joel Prieto étudie à la Manhattan School of Music, à l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Paris puis dans le cadre du Projet pour jeunes chanteurs du Festival de Salzbourg. Son expérience au sein de l’ensemble du Deutsche Oper Berlin et sa participation à la zarzuela Luisa Fernanda aux côtés de Plácido Domingo, au Theater an der Wien, le propulsent sur la scène internationale. Il chante sous la direction de Fabio Luisi, Roberto Abbado, Zubin Mehta, Adam Fischer et travaille avec les metteurs en scène David McVicar, Robert Carsen ou Claus Guth. Lauréat du premier prix au concours Operalia, il se produit en concert et en récital au Festival de Salzbourg, à la Maestranza de Séville ou au Wigmore Hall. Il a notamment chanté auprès d’Anna Netrebko et Erwin Schott lors d’un concert de bienfaisance en faveur du Pakistan.
Dernièrement, il a chanté le rôle-titre dans Béatrice et Bénédict de Berlioz au Capitole de Toulouse et Belmonte dans Die Entführung aus dem Serail pour ses débuts au Los Angeles Opera.
Stéphanie Guérin découvre le chant au sein de la maîtrise de Notre Dame de Paris. Après l’obtention d’un diplôme d’ingénieur, elle fait le choix de la musique et entre à la Haute École de Musique de Genève où elle étudie actuellement en master de soliste dans la classe de Maria Diaconu. Dans le cadre de ses études, elle interprète Katherine dans Kiss me Kate de Cole Porter (2017) sous la direction de Nader Abassi et Christian Räth.
Elle travaille également avec Leonardo Garcia Alarcon, sous la direction de qui elle chante le Requiem de Mozart. Avec la Hochschule für Musik und Theater de Hambourg, elle interprète Ruggiero dans Alcina de Haendel (2018) dirigé par Willem Wentzel et mis en scène par Philipp Himmelmann. Stéphanie Guérin participe à de nombreuses masterclasses en France, en Angleterre et en Allemagne, avec François Leroux, Della Jones, Dame Emma Kirkby, Regina Werner, Heidi Brunner. Elle est lauréate du Xe concours de Lied & Mélodie de Gordes, ainsi que de la bourse Mosetti 2018-2019. Elle reçoit également la bourse du Cercle romand Richard Wagner 2018.
Le baryton-basse canadien, Robert Gleadow, Robert Gleadow, est diplômé du Programme Jette Parker Young Artists au Royal Opera Covent Garden et du Studio de la Compagne nationale d’opéra du Canada.
Lors de la saison 2018-19, Robert Gleadow est au Festival de Brême où il incarne Don Basilio dans Il barbiere di Siviglia, ainsi que les rôles de Lindorf, Coppélius, Docteur Miracle et Dapertutto dans Les contes d’Hoffmann. Il est également la voix de Lucifer dans Il primo omicidio à l’Opéra national de Paris. Il interprète le Stabat Mater de Dvorak avec le Vancouver Symphony Orchestra,Die Schöpfung de Haydn, ainsi que le Messiah de Haendel sous la direction de Manfred Honeck avec le Pittsburgh Symphony Orchestra.
Robert Gleadow a également incarné Leporello dans Don Giovanni au Théâtre des Champs-Elysées, Guglielmo dans Così fan tutte lors pour ses débuts au Glyndebourne Opera, Angelotti dans Tosca avec le Houston Grand Opera, le rôle-titre dans Le nozze di Figaro à l’Opéra de Montréal et Colline dans La bohème au Teatro Municipal de Santiago (Chili).
Bruno de Simone étudie le chant auprès de Sesto Bruscantini. Il s’impose comme interprète du genre dramma giocoso et de l’opéra-bouffe, participant en qualité de protagoniste aux plus importantes œuvres de Cimarosa, Pergolesi, Paisiello ou encore Mozart, Rossini et Donizetti. Il s’impose dans certains rôles comme Don Bartolo dans Il barbiere di Siviglia, Dulcamara dans L’elisir d’amore et Don Magnifico dans La Cenerentola. Il se produit depuis 38 ans sur les grandes scènes européennes, ainsi qu’au Japon et aux Etats-Unis, remportant de vifs succès, sous la direction de chefs comme Riccardo Chailly, Daniele Gatti, Riccardo Muti ou Zubin Mehta. Il possède un répertoire très étendu et a effectué plusieurs enregistrements pour EMI, DECCA, SONY BMG, NAXOS TDK, DYMAMIC. Il a reçu divers prix : Rossini d’Oro (2007), Le Muse (Firenze 2013), Premio Città di Lucca Alfredo Catalani (2008), Premio Internazionale Cimarosa (2009).
À l’Opéra de Lausanne: Dulcamara dans L’elisir d’amore (1998), Bartolo dans Il barbiere di Siviglia (2014).
Diplômée de l’École supérieure de Chant de Madrid, Susanna Cordón se perfectionne avec Miguel Zanetti, Wolgam Rieger, Isabel Penagos, Victoria de Los Angeles, Montserrat Caballé, Dolora Zajick. Elle chante dans tous les théâtres espagnols importants: Teatro Real, Teatro de la Zarzuela (avec plus de vingt rôles principaux), Auditorio Nacional, Teatro Campoamor d’Oviedo, Liceu à Barcelone, Teatro de la Maestranza à Séville, Teatro Baluarte de Pampelune, Palais des Festivals de Santander, Palau de la Música à Barcelone, Opéra de La Corogne, etc. À l’étranger, elle se produit à Vienne, Bratislava, Paris, Lisbonne, Rome, Naples ou au Mexique.
Elle a récemment participé aux productions de Carmen, I due Foscari, Così fan tutte, Il barbiere di Siviglia, Résurrection du Christ de Grundman, Mavra de Stravinsky, La Grande-Duchesse de Gérolstein, Les contes d’Hoffmann, La vera costanza, Don Giovanni, Il tutore burlato de Martin y Soler, Die tote Stadt et Iphigénie en Tauride. Très sollicitée en oratorio, Susanna Cordón possède une importante discographie.
Le Chœur de l’Opéra de Lausanne est constitué d’un noyau d’une quarantaine de choristes dont la plupart sont étudiants en classe de chant et de perfectionnement professionnel au Conservatoire de Lausanne ou dans d’autres conservatoires romands. Les choristes sont choisis sur audition et périodiquement réentendus. Ses chefs, parmi les plus expérimentés, sont sélectionnés en fonction des ouvrages interprétés.
Le Chœur de l’Opéra de Lausanne est régulièrement engagé par des orchestres ou des festivals, tant en Suisse qu’à l’étranger : Création de Haydn (décembre 2003 – direction Jerzy Semkow) et Stabat Mater de Rossini (février 2006 – direction Corrado Rovaris) dans le cadre des saisons de l’Orchestre de Chambre de Lausanne, Roland de Lully (version concert) au Concertgebouw d’Amsterdam, à l’Opéra de Montpellier et au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles (janvier 2004 – orchestre des Talens Lyriques, direction Christophe Rousset), Die Entführung aus dem Serail en version de concert au Théâtre des Champs-Élysées (janvier 2005), La grotta di Trofonio (version concert) au Théâtre de Poissy (mars 2005 – Talens Lyriques direction Christophe Rousset), Nocturnes de Debussy au Septembre musical de Montreux 2007 (RSO Berlin, direction Marek Janowski).
En 2008 et 2010, on a pu l’entendre dans le cadre des saisons de l’OCL, sous la direction de Christian Zacharias : Te Deum de Bruckner (février 2008), Les Noces de Stravinski (décembre 2008, également à Saint-Gall) et IXe Symphonie de Beethoven (avril 2010).
Le Chœur participe en outre à de nombreuses tournées avec les productions de l’Opéra de Lausanne: Opéra de Vichy (Rigoletto en 2005, Il Turco in Italia en 2006, La veuve joyeuse en 2007, Carmen en 2008, Amelia al ballo en 2008 sous la direction de Arie Van Beek et La Traviata en 2009 sous la direction de Roberto Rizzi Brignoli), Opéra Comique (Amelia al ballo de Menotti en mars 2007). En octobre 2008, l’Opéra de Lausanne et son cadre de chœur sont partis en tournée au Japon pour quatorze représentations de Carmen.
Le Chœur de l’Opéra de Lausanne a participé aux enregistrements discographiques du Nez de Chostakovitch, Roland de Lully et La grotta di Trofonio de Salieri. Il a également prêté son concours aux captations télévisées par la RTS de La fille de Madame Angot, de La Belle Hélène et, à l’occasion de la réouverture de l’Opéra, de L’elisir d’amore.
Directeur artistique de l’Orchestre de Chambre de Lausanne, Joshua Weilerstein mène également une florissante carrière comme chef d’orchestre invité à travers l’Europe et les États-Unis. Ayant à cœur de couvrir un répertoire aussi large que possible et d’amener de nouveaux publics dans les salles de concert, il a créé Sticky Notes, un podcast de musique classique destiné aussi bien aux amateurs avertis qu’aux nouveaux initiés.
Lauréat du 1er prix et du Prix du public de la Malko Competition 2009, il a, depuis, établi une solide relation avec l’Oslo Philharmonic, le Danish National Symphony Orchestra, le Stockholm Philharmonic et le Swedish Chamber Orchestra. Il a aussi dirigé le Royal Concertgebouw Orchestra, le Rotterdam Philharmonic, le Czech Philharmonic, le SWR Stuttgart, le NDR Hannover, l’Orchestre national de Lyon, le BBC Symphony et le London Philharmonic Orchestra.
Comédien de formation, metteur en scène et pédagogue, Jean Liermier dirige, depuis 2008, le Théâtre de Carouge-Atelier de Genève, institution théâtrale phare en Suisse romande. Au théâtre, il monte principalement des pièces issues du répertoire classique comme La vie que je t’ai donnée de Pirandello, ou encore Cyrano de Bergerac, avec dans le rôle-titre le comédien Gilles Privat. À l’opéra, il a mis en scène The Bear de Walton pour l’Opéra Décentralisé à Neuchâtel, Die Zauberflöte de Mozart pour l’Opéra de Marseille, Cantates profanes, une petite chronique, un montage de cantates de Bach pour l’Opéra national du Rhin et Le nozze di Figaro pour les opéras de Lorraine et de Caen, repris à Nancy et à Rennes. En 2009, pour l’Atelier lyrique de l’Opéra de Paris, il met en scène L’enfant et les sortilèges, repris au Teatro Real de Madrid et à l’Opéra de Bilbao.
À l’Opéra de Lausanne : My Fair Lady (2015, repris à l’Opéra de Marseille).
Rudy Sabounghi travaille pour le théâtre et l’opéra. Il a notamment collaboré avec les metteurs en scène Klaus Michael Grüber, Jacques Lasalle, Luc Bondy, Jean-Claude Berutti, Jean-Louis Grinda, Christian Schiaretti, Luca Ronconi, Deborah Warner, Arnaud Desplechin et avec les chorégraphes Anne Teresa De Keersmaeker et Lucinda Childs.
Parmi ses dernières créations de décors et costumes, citons Père de Strinberg, à La Comédie, Lucia di Lammermoor au New National Theatre de Tokyo, Verklärte Nacht à l’Opéra de Paris, L’heureux élu au Hamburger Kammerspiele et Carmen au Capitole de Toulouse. Il intervient régulièrement dans les grandes écoles de théâtre comme l’ENSATT de Lyon et TNS de Strasbourg.
En projet : une création au Théâtre national de Bruxelles avec Fabrice Murgia, Don Giovanni avec Jean-Claude Berutti et un projet avec Arnaud Despleich à la Comédie-Française.
À l’Opéra de Lausanne : Le nozze di Figaro (1986), La Traviata (2015).
D’abord étudiant à l’École nationale de l’Opéra de Paris, Jean-Philippe Guilois entre ensuite à l’École Rudra Béjart, compagnie avec laquelle il participe à plusieurs spectacles et tournées internationales. Il fait sa première expérience professionnelle aux côtés de Cisco Aznar et de la Compagnie Buissonnière dans Parce que je t’aime, présenté au Théâtre de Vidy. Tout en multipliant les contrats en tant que danseur, il est introduit au monde de l’opéra comme régisseur, puis sera assistant à la mise en scène pour La bohème, Nabucco et Carmen au Festival Avenches Opéra. Il se consacre actuellement à la création de chorégraphies, pièces de théâtre et mises en scène.
Il a travaillé comme régisseur, assistant à la mise en scène et assistant à la chorégraphie pour de nombreuses productions de l’Opéra de Lausanne, dont My Fair Lady (2015), La vie parisienne (2016) et Don Giovanni (2017).
Après des études de technicien-électricien à Neuchâtel, Jean-Philippe Roy intègre le Théâtre de Carouge où il collabore aux éclairages de diverses pièces. Dès 1978, il devient éclairagiste indépendant et réalise ses propres créations lumière, notamment auprès de François Rochaix pour Mort à Venise, Pelléas et Mélisande, Idomeneo, Tristan und Isolde, Così fan tutte, The rake’s progress et La Fête des Vignerons de 1999. Il travaille également avec Claude Stratz à la Comédie de Genève durant huit années et collabore régulièrement avec Jean Liermier. Avec lui, il réalise Le Jeu de l’Amour et du Hasard, Le nozze di Figaro, Antigone ou encore Le Malade Imaginaire. Il signe aussi les lumières pour Mon Faust au Théâtre de Carouge, Le Théâtre Sauvage au Théâtre de Vidy, Othello au Théâtre Saint Gervais, The Long Christmas Dinner de Hindemith au Festival Les Jardins Musicaux.
Parmi ses créations lumière à l’Opéra de Lausanne : The rape of Lucretia (1985), La bohème (2003) et My Fair Lady (2015).