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Des évêques du monde entier ont commémoré jeudi l'ouverture du concile Vatican II, à l'occasion du lancement par le pape d'une "Année de la foi". L'Eglise cherche à retrouver une partie de l'air frais et de l'enthousiasme qui l'avaient pénétrée il y a cinquante ans.
Place Saint-Pierre, une longue procession de centaines d'évêques du monde entier, vêtus de chasubles vertes, coiffés de mitres blanches, est sortie de la Porte de bronze, à droite de la basilique. Ils ont ensuite rejoint l'autel sur le parvis.
Quatorze des 70 pères "conciliaires" survivants de Vatican II (1962/65) ont participé à la procession. L'un d'entre eux, Leonardo Felice, ancien archevêque de Cerreto (Italie), était âgé de 97 ans.
Benoît XVI, lui aussi vêtu d'une chasuble verte, a lui aussi rejoint l'autel au milieu de la foule. Il a lancé l'"Année de la foi" en exhortant les 1,2 milliard de catholiques à lutter contre la "désertification" spirituelle. Il a par exemple encouragé les fidèles à s'inspirer des documents de Vatican II. Ces textes "sont l'expression lumineuse de la foi", s'est exclamé le Saint-Père.
C'est le "fondement concret et précis", a-t-il poursuivi, pour une "nouvelle évangélisation qui "ne soit pas entachée de confusion". Les évêques, réunis depuis dimanche au Vatican pour un synode, mènent notamment une réflexion sur une "nouvelle évangélisation" à travers les pays développés.
"Boussole" de l'Eglise
Cette cérémonie rappelle le moment, historique, quand 2250 évêques, issus de tous les continents, qui se croisaient souvent pour la première fois, s'étaient rassemblés à l'appel de Jean XXIII pour le début du concile.
Ce Concile, le 21e en deux millénaires, reste, selon Jean Paul II et Benoît XVI, "la boussole" de l'Eglise pour le XXIe siècle. "Une grande fresque peinte par l'Esprit Saint" "dans un moment de grâce", comme l'a qualifiée Benoît XVI.
Trois événements
Cet anniversaire intervient alors que l'Eglise en Occident est en crise (chute de la pratique, baisse des vocations, scandales pédophiles).
Benoît XVI a voulu le faire coïncider avec trois événements. Il a inauguré "une Année de la foi" - la première depuis 1967 - qui durera jusqu'en novembre 2013. Il célèbre le vingtième anniversaire du Catéchisme qui avait modernisé le langage de l'Eglise sur tous les aspects de la foi. Et il a convié, depuis dimanche, 262 évêques pour un synode de trois semaines sur "la nouvelle évangélisation".
ATS