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Les efforts individuels ne suffisent pas à maintenir les enseignants motivés et en bonne santé à long terme. Des améliorations systémiques sont nécessaires. Le 31 août, à l’occasion de la Journée suisse de l’Éducation, les deux faîtières d’enseignants – LCH et le SER – ont présenté leurs exigences rappelant le devoir des employeurs à les respecter et à contribuer ainsi à une meilleure protection de la santé des enseignants.
Une étude menée sur mandat de LCH souligne que 70 % des enseignants alémaniques travaillent à temps partiel, dont un tiers pour des raisons de santé.
En Suisse romande, l’étude menée ce printemps par le SER révèle que 36,8 % des enseignants ont diminué leur taux d’activité durant ces cinq dernières années, les raisons de santé et de diminution de charge de travail étant les deux facteurs les plus souvent avancés.
Des violations des normes obligatoires ou recommandées de l’espace, de la qualité de l’air et de la lumière, et une densité d'interactions constante élevée ont certainement un impact négatif sur le bien-être et la performance des élèves.
Une étude démontre également que les coûts directs des cas de maladie des enseignants pour des raisons professionnelles s’élèvent à environ 4,4 millions de francs par an. Ce montant s'élève à 37,6 millions de francs annuellement si on y ajoute les coûts indirects, tels que les remplacements.