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Quelques jours avant les élections, Bayrou dénoncait la collusion des instituts de sondage qui organise les évolutions de l'opinion au service du pouvoir plus qu'ils ne les mesurent. La violence de ses propos m'avait conduit à m'interroger. Il promettait de dire où, qui et quand le lendemain de l'élection. Depuis il s'est excusé publiquement et les résultats ont dépassé les évolutions annoncées par les sondeurs.
La contre argumentation classique des instituts de sondage est d'affirmée que la justesse de leur prévision est pour eux une question de crédibilité vis à vis de tous leurs autres clients. Cet argument tombe lorsqu'on constate à quel point les résultats ont été éloignés de leurs prévisions. Si les sondages politiques étaient pour les instituts une affaire de crédibilité, alors ils n'ont plus rien à perdre depuis longtemps.
En revanche, la Cour des Comptes confirme que les sondages de l'institut Opinionway publiés par Le Figaro et TF1... sont payés en parti par l'Elysée sur fonds publics. Les intérêts financiers d'Opinionways à satisfaire son client Elyséen nuisent à l'impartialité des sondages réalisés.
Les sondages organisent les mouvements d'opinion de plusieurs manières. Il y a d'abord les projections sur le deuxième tour. Lorsqu'ils étaient mis en cause, les sondeurs répétaient que les sondages ne sont qu'une photographie et pas une prédiction... mais ne publiaient des projection de second tour presque qu'avec l'hypothèse Royal-Sarkozy. Ils ont permis à beaucoup d'électeur d'oublier que seuls François Bayrou ou Nicolas Sarkozy étaient en capacité de fédérer pour remporter un second tour.
Ils ont aussi organisé les mouvements d'opinions en surestimant le risque de voir Jean Marie Le Pen au second tour. Ils organisent enfin les mouvements d'opinion en mobilisant par des montées ou en démobilisant par des baisses d'intentions de vote.
La collusion dénoncée par François Bayrou avant les élections européennes est désormais certifiée par la Cour des Comptes et son Président Philippe Seguin.
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