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Les prix des produits alimentaires ont continué de baisser, de même que ceux des meubles et articles ménagers, mais cette diminution a été contrecarrée «par la hausse des prix des carburants et des hôtels», indique Grant Fitzner, économiste de l'ONS, sur X (anciennement Twitter). L'inflation avait connu en août un petit repli surprise, après un ralentissement marqué le mois précédent. La stagnation affichée en septembre trompe néanmoins les attentes du marché qui s'attendaient à un nouveau recul, à 6,6%.
«Les prix de l'énergie sont réapparus comme un risque à la hausse pour l'inflation. Les prix du pétrole brut ont augmenté de plus de 20% depuis juin, tandis que les prix du gaz au Royaume-Uni sont au plus haut depuis février», résume l'économiste de KPMG Yael Selfin. Les cours du pétrole ont notamment été soutenus ces derniers jours par les craintes que la guerre entre Israël et le Hamas ne se propage jusqu'aux pays voisins.
Mais «d'autres facteurs externes», notamment au niveau des chaînes d'approvisionnement mondiales, « favorisent une baisse de l'inflation des biens» et les mouvements des prix à la production «laissent présager un nouveau ralentissement (des hausses de prix) dans les mois à venir», selon l'économiste.
«Comme nous l'avons constaté dans d'autres pays du G7, l'inflation chute rarement de manière linéaire, mais (...) nous nous attendons toujours à ce qu'elle continue de baisser cette année», a réagi dans un communiqué le ministre des Finances Jeremy Hunt, ce qui est crucial selon lui pour «alléger la pression sur les familles et les entreprises».