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Peter Brabeck-Letmathe, qui présidait pour la dernière fois l’assemblée générale de Nestlé jeudi à Lausanne, et Benoît Hamon, candidat du Parti socialiste français à la présidentielle, ont au moins un point commun: tous les deux sont favorables à une taxation des robots.
“Si la quatrième révolution industrielle remplace par des robots des postes de travail tenus par des hommes, qui va payer les impôts sur ce travail ?”, s’est interrogé Peter Brabeck-Letmathe, répondant à un actionnaire. “Je pense qu’il faudra réfléchir sérieusement à un impôt sur les robots dans l’avenir”, a-t-il ajouté. Et le président sortant du conseil d’administration de Nestlé de préciser que si l’on élimine mille poste de travail pour les remplacer par cent robots, il y aura mille personnes en moins pour cotiser à l’AVS et aux caisses maladie.
De son côté, Benoît Hamon souhaite créer “une taxe sur la richesse des robots, en appliquant les cotisations sociales sur l’ensemble de la valeur ajoutée et non plus seulement sur le travail” (autrement dit les salaires). Cette taxe devrait par ailleurs permettre de financer une partie du revenu universel, projet cher au candidat socialiste.