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La commotion cérébrale au rugby
Texte extrait de « Groupe Commotion/Commission médicale de la LNR et commission médicale Haut Niveau de la FFR/juin 2011 »
Article synthétisant la présentation de M.Jean-Baptiste Pellissier, lors de la soirée-conférence: Rugby ? Santé ! concernant les commotions cérébrales.
Les signes d’une commotion
- perte de connaissance
- amnésie rétrograde (perte du souvenir de faites précédant immédiatement le traumatisme) Les questions suivantes peuvent être posées pour vérifier une amnésie rétrograde:
- Sur quel stade sommes-nous ?
- Dans quelle mi-temps sommes-nous ?
- Quelle équipe a marqué les derniers points ?
- Contre quelle équipe as-tu joué la dernière fois ?
- Ton équipe a-t-elle gagné le match précédent ?
- amnésie antérograde (amnésie post-traumatique des faits suivant immédiatement le traumatisme)
- obnubilation (répète plusieurs fois la même chose)
- crise d’épilepsie
- troubles de l’équilibre
Que faire durant le jeu
Si un joueur présente un ou plusieurs des signes cités plus haut -> une sortie immédiate et définitive du terrain s’impose !
Recherchez un traumatisme cervical associé, au moindre doute -> hôpital
Important
Une commotion cérébrale n’entraîne pas obligatoirement de perte de connaissance.
La commotion cérébrale diminue les performances du joueur pendant au moins quelques heures, augmentant son risque de nouvelles blessures. Elle a un effet cumulatif sur le dysfonctionnement cérébrale si elle se répète dans les 48 premières heurs au moins, avec potentiellement des conséquences graves, voire vitales, chez l’enfant et l’adolescent (le syndrome du deuxième impact). Les commotions cérébrales répétées sont susceptibles d’augmenter à long terme le risque de survenue de maladies neurodégénératives.