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Le sport semble avoir été quelque peu oublié lors de la dernière conférence de presse du Conseil fédéral. La question n'est pas de savoir quand la compétition pourra reprendre mais quelles sont les possibilités d'entraînement pour tous ces athlètes en chômage technique. Swiss Olympic regrette pour sa part que l'assouplissement attendu dès le 27 avril ne s'étende pas au domaine du sport.
Quant aux aides financières, elles ne convainquent pas vraiment. La semaine dernière Jo Gutknecht, présidente du NUC poussait un coup de gueule. "On ne comprend pas tellement l'objectif de ce soutien alors que le Conseil Fédéral a très clairement dit qu'il ne voulait pas soutenir les sociétés déjà en difficulté financière. Dans les 50 millions qui vont être octroyés au sport de masse, on nous demande de justifier une situation financière déjà périlleuse à la fin décembre ou à la fin janvier. Mais ce n'est pas notre réalité."
Si globalement tout le monde comprend les mesures sanitaires, le timing, et le manque de proportion interpelle. C'est le cas de Laurent Meuwly, entraîneur aux Pays-Bas, mais qui s'occupe également des Suissesses Lea Sprunger et Ajla del Ponte, confinés en Suisse. "J'ai de la peine à comprendre qu'on ait fermé toutes les infrastructures avec une telle précipitation sans réfléchir à la possibilité pour les athlètes de continuer l'entraînement tout en respectant ce qui est demandé à la population. Si je prends l'exemple d'un stade d'athlétisme, c'est 8000 mètres carré, je pense qu'il y a tout à fait la possibilité pour les athlètes de s'entraîner avec 2 mètres de distance. Tout comme je croise en forêt des joggeurs ou des cyclistes pour qui c'est un loisir et non un travail."
RTSsport