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Cet article met en lumière trois aspects d’une analyse détaillée de la littérature sur la détention d’animaux de rente à l’alpage: les impacts de l’estivage sur les animaux, l’aptitude des animaux à l’estivage et les alternatives à l’estivage du bétail laitier. Chez les vaches laitières, les conditions rencontrées sur les pâturages d’alpage conduisent à un déficit en énergie qui provoque en premier lieu une baisse de la production laitière. Chez le jeune bétail et le bétail d’engraissement, une croissance compensatoire après l’estivage est le plus souvent constatée. En outre, chez les génisses d’élevage, une production laitière plus élevée en première lactation a été démontrée. L’estivage des vaches-mères constitue une alternative possible à celui du bétail laitier. Le choix d’une race adaptée à l’endroit joue ici un rôle décisif. Dans le secteur des systèmes de pâturages mixtes, et chez les races adaptées aux conditions locales, il y a encore un potentiel d’amélioration de l’utilisation des pâturages d’alpage. Mais il manque à ce jour des études ciblées à ce sujet.
Production animale
Pontiggia A., Münger A., Ammer S., Philipona C., Bruckmaier R. M., Keil N.M., Dohme-Meier F.
Même dans les régions au climat tempéré, une augmentation de la température ambiante et du rayonnement solaire peut entraîner un stress thermique chez les vaches laitières au pâturage. Agroscope a étudié les changements physiologiques chez les vaches suite à l'augmentation de la fréquence d’exposition à la chaleur.
Environnement
Lazzari G., Münger A., Heimo D., Seifert S., Camarinha-Silva A., Borda-Molina D., Zähner M., Schrade S., Kreuzer M., Dohme-Meier F.
La consommation de fourrage à base d’herbe entraîne souvent une augmentation de l’excrétion d’azote chez le bétail laitier. Les esparcettes riches en tanin et les extraits d’acacia peuvent réduire l’excrétion d’azote dans l’urine, diminuant ainsi les émissions d’ammoniac du lisier.
Un apport d’azote atmosphérique trop élevé provoque une fertilisation excessive des écosystèmes sensibles. Optimiser constamment l’affourragement permet de réduire significativement les pertes d’ammoniac, et donc les apports d’azote.