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Robert Walser est né le 15 avril 1878 à Bienne.
Issu d'une famille de huit enfants, Robert Walser quitte l'école à quatorze ans et le domicile familial à dix-sept.
Il voyage beaucoup, souvent à pied.
Il démissionne de ses emplois dès qu'il estime avoir suffisamment économisé, écrit jusqu'au tarissement de ses ressources financières, puis recommence. Robert Walser exerce ainsi de nombreux métiers qui inspireront certains de ses plus grands textes : domestique, secrétaire, employé de banque, etc.
Ses premiers écrits sont publiés en 1904 (Fritz Kochers Aufsätze - Les Rédactions de Fritz Kocher) mais le succès, ou la possibilité de vivre de sa plume, se fait attendre.
Il loge à Berlin chez son frère, le peintre Karl Walser.
Entre 1907 et 1909, il rédige la première partie de son œuvre : Les enfants Tanner (Geschwister Tanner), en 1907 : Le Commis (Der Gehülfe), en 1909 : L'institut Benjamenta (Jakob von Gunten).
Il obtient un vif succès dans le milieu littéraire berlinois et recueille l'admiration des plus grands écrivains de l'époque. À Prague, le jeune Franz Kafka se dit fasciné.
Mais Robert Walser fuit Berlin et s'installe à Bienne en 1913. Il explique son exil par son besoin de calme et de sérénité pour écrire.
Il publie des recueils de poèmes et de courtes nouvelles, en 1914 : Histoires (Geschichten), en 1917 : La promenade (Der Spaziergang), en 1925 : La rose (Die Rose), tout en demeurant en marge de la société en général et de la vie littéraire en particulier.
La rose est le dernier ouvrage publié.
En 1929, Robert Walser est interné, d'abord à l'asile de la Waldau, près de Berne, puis à la clinique psychiatrique d'Herisau. Il y séjourne de longues années, jusqu'à ce jour de Noël 1956 où, quittant l'établissement pour une promenade dans la neige, il marche jusqu'à l'épuisement, jusqu'à la mort.
Robert Walser est l'écrivain des choses petites, délicates et belles. La petitesse caractérise également sa technique bien particulière d'écriture : Robert Walser était capable de composer de longs textes sur de simples bouts de papiers. On mit longtemps après sa mort à se rendre compte que cette écriture microscopique était déchiffrable et renfermait de véritables œuvres - voire chefs d'œuvre - littéraires. C'est sous cette forme de « microgramme » (ainsi appelle-t-on ces textes) qu'est rédigé Le Brigand, un roman publié à titre posthume.
Depuis 2002 la place située derrière la gare de Bienne porte son nom.