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Histoire du jardin alpin
Une histoire déjà longue
A la fin du 19ème siècle, Bex est un lieu de villégiature renommé. La Société de Développement de Bex envisage de créer un jardin botanique, comme il est de tradition dans les stations à cette époque.
Selon E. Wilczek, le but proposé était de réunir une collection de flore alpine, d’espèces rares ou en train de disparaître pour offrir aux botanistes et aux amateurs la possibilité de les admirer dans un espace restreint.
Le 21 juillet 1891, la commune de Bex accorde un terrain dans ce but. Il trouve ensuite son emplacement actuel sous la roche portant les noms de Jean Muret, Juste Olivier et Eugène Rambert au pied de la paroi du Grand Muveran. Durant l’été 1832 Ernest Wilczek, pharmacien et guide de montagne, est nommé professeur à l’Université de Lausanne et conservateur du Musée botanique cantonal. La conduite du jardin lui est également confiée.
Sous son impulsion, le jardin nommé La Thomasia (en l’honneur des Thomas, famille de botanistes locaux) est créé en 1906 et compte plus de 4000 plantes occupant les 58 rocailles. La construction d’un chalet-laboratoire est terminée en 1896.
Le 6 août 1906, Pont-de-Nant accueille le 2ème congrès des jardins alpins, sous la présidence du Prince Louis Napoléon Bonaparte.
Depuis 1891, date de sa création, le Jardin a toujours continué d’enrichir ses collections grâce à l’infrastructure scientifique des Musée et Jardins botaniques de Lausanne, dont il dépend.