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Liaisons aériennes coupées avec le Royaume-Uni et l'Afrique du Sud
En raison de la nouvelle situation épidémiologique au Royaume-Uni et en Afrique du Sud, l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC) a suspendu jusqu'à nouvel ordre les liaisons aériennes entre la Suisse et ces deux pays à partir de dimanche minuit.
La Suisse réagit ainsi à l'émergence d'une nouvelle variante du coronavirus, qui serait nettement plus contagieuse que la forme connue selon les premières constatations, a indiqué dimanche l'OFAC dans un communiqué. L'interdiction de vol vise à empêcher la propagation de cette nouvelle variante.
L'OFAC indique avoir averti les aéroports et les compagnies aériennes concernés. L'aviation d'affaires a également été informée de la mesure d'urgence.
En prenant cette décision, la Suisse suit ainsi plusieurs Etats européens, dont ses voisins la France, l'Allemagne et l'Italie. Ce dernier pays a par ailleurs recensé un premier cas de contamination par la nouvelle souche du coronavirus, selon un communiqué du ministère de la Santé diffusé dans la soirée.
«Problématique»
La Task Force scientifique de la Confédération considère la nouvelle variante du coronavirus comme «très problématique». La Suisse est dans une zone à risque avec un système de santé à la limite de sa capacité. De plus, il existe des facteurs saisonniers tels qu'une mobilité accrue pendant la saison des fêtes, les sports d'hiver et une augmentation du temps passé à l'intérieur.
La variante du coronavirus n'a pas encore pu être détectée dans le cadre du séquençage, poursuit le groupe de travail, contacté plus tôt dimanche par Keystone-ATS. Cependant, cela ne signifie pas que la variante n'est pas encore sur le territoire helvétique. En Suisse, 100 à 300 échantillons seraient séquencés par semaine, soit une très faible proportion des cas.
Interrogé sur les mesures nécessaires à prendre, le groupe de travail explique que si une variante du virus se propage rapidement, les contacts devront être réduits de façon drastique afin de réduire le nombre de cas, interrompre les chaînes d'infection et ralentir ainsi la propagation.
La Task Force s'intéresse à cette mutation depuis quelques jours. L'Office fédéral de la santé publique est en contact à ce propos avec l'Organisation mondiale de la santé ainsi qu'avec des virologues britanniques et sud-africains.
A ce stade, l'Office fédéral de la santé publique ne veut pas tirer de conclusions précipitées, a indiqué dimanche sa porte-parole Kathrin Holenstein à Keystone-ATS. Pour le moment, il n'y a pas suffisamment de données pour tirer des conclusions sûres quant à la contagiosité, la dangerosité et d'éventuelles conséquences sur l'efficacité du vaccin.Retour à la page d'accueil
kigo, ats