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18/12/2013
Médecine en terre d'Islam
La Fondation pour l’Entre-connaissance a organisé jeudi 12 décembre une intéressante conférence au temple des Pâquis sur l’histoire de la médecine arabe.
A juste titre, nous pouvons être fiers et heureux de la qualité de la médecine occidentale actuelle, grâce à laquelle de nombreuses vies sont chaque jour sauvées ou prolongées avec une certaine qualité. Les progrès réalisés au cours des âges sont impressionnants. De tout temps et dans toutes les civilisations il a été tenté de guérir, de soigner et les opérations chirurgicales ne datent pas d’hier! Qui ne connaît pas le nom d’Hippocrate, médecin grec (460-370 avant J.-C.) ?
Il fut aussi question d’Ibn Sina, plus connu chez nous sous le nom d’Avicenne, ce docteur d’origine perse né en 980. Il laissa une oeuvre médicale de 5 volumes (livre des lois médicales) qui servit de base à l’enseignement de la médecine en Europe jusqu’au XVII ème siècle ! Il recommandait la pratique du sport et insistait sur l’importance des relations humaines dans la conservation d’une bonne santé (« la médecine est l'art de conserver la santé et éventuellement, de guérir la maladie survenue dans le corps » Poème de la médecine). Dans son Canon de la médecine, il fait des contributions remarquables à la pharmacologie en recommandant l’expérimentation et la quantification des médicaments. Il découvre l’origine infectieuse et la nature contagieuse de plusieurs maladies.
D’autres médecins apportent une contribution importante à la médecine : Rhazes (865-932) fut peut-être le plus éminent, le plus original et le plus influent représentant des médecins arabo-musulmans de la période médiévale, considéré par certains comme étant le père de la médecine expérimentale. Abulcais s’impose comme maître de la chirurgie à Cordoue à la même époque qu’Avicenne, il y a aussi Avenzoar, Averroès, ....
La médecine a donc occupé au Moyen-Âge en terre d’Islam une place privilégiée. Des hôpitaux ont été construits dans toutes les grandes villes (au Caire il pouvait donner des soins à 8000 malades). Comme dans d’autres domaines, on voit tout l’héritage que nous ont transmis ces savants musulmans. Le Coran ne leur interdisait en aucune manière l’exercice de la médecine et de la recherche scientifique.
Il est d’autant plus regrettable que certains, aujourd’hui, par haine, par cupidité ou par ignorance empêchent leurs familles, leurs tribus ou leurs peuples de recevoir soins et traitements efficaces et vaccins préventifs!