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Depuis un an, la Société générale de surveillance (SGS) n'effectue plus du tout d'inspections douanières pour le compte des Philippines. Mais, à Manille, la présidence pourrait rouvrir le dossier.Ce contenu a été publié le 27 février 2001 - 18:08
La SGS suit avec attention la transition politique actuellement en cours aux Philippines. Depuis le départ du chef de l'Etat élu Joseph Estrada et l'accession au pouvoir de la vice-présidente Gloria Arroyo, les contacts ont repris entre la firme genevoise et l'administration de l'archipel.
A ce jour, l'Etat philippin doit encore quelque 200 millions de francs suisses à la SGS, en paiement des contrôles douaniers effectués par celle-ci jusqu'au début de l'an 2000. Date à laquelle le contrat de la SGS - qui arrivait à échéance - n'a pas été renouvelé.
Hostiles de longue date à cette interférence étrangère, les douanes philippines ont en effet repris la tutelle complète des opérations.
Pour la SGS, le dossier philippin est un test. L'archipel est l'un des premiers pays de la région à avoir recouru aux services de la société générale de surveillance, dont les inspections dites de «pre-shipping» (contrôle des importations dans les ports d'embarquement) ont pour but de lutter contre les déclarations douanières frauduleuses.
De 1987 à 2000, les inspecteurs de la SGS ont sillonné le monde pour effectuer ces contrôles, permettant à l'état philippin d'engranger des centaines de millions de dollars de recettes supplémentaires.
Cette collaboration de longue date a été stoppée par l'administration du président Joseph Estrada. Les contacts se sont toutefois poursuivis. Et la SGS s'est toujours refusée à intenter un procès aux autorités de Manille pour récupérer le montant des factures impayées.
Du coté de la Société générale de surveillance, c'est l'expectative. Le responsable actuel du dossier philippin, Serge Guillaume, vient d'être nommé à Bangkok où il aura la mission de prospecter de nouveaux marchés en Asie. L'Inde et la Thaïlande pourraient conclure bientôt des accords d'inspection.
Aux Philippines, la société suisse conserve ses activités de contrôle industriel (normes Iso, laboratoire de test) et son centre mondial de traitement des données. Mais, étant donné son caractère symbolique, le rétablissement d'un contrat gouvernemental d'inspections douanières reste «une priorité» pour la firme genevoise.
Jacques Flament, Manille
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