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Les expériences douloureuses qui se développent tout au long de nos vies façonnent nos blessures émotionnelles. Ces blessures peuvent être multiples et on peut les appeler de différentes façons : trahison, humiliation, méfiance, abandon, injustice …
Cependant, nous devons prendre conscience de ces blessures et éviter de les déguiser, car plus nous attendons pour les guérir, plus elles ne feront qu’empirer et augmenter leurs conséquences.
De plus, lorsque nous sommes blessés, nous vivons constamment des situations qui touchent à notre douleur et ainsi nous revêtons différents masques de peur de raviver notre douleur.
Le stress post-traumatique est une entité médicale qui définit les troubles pouvant survenir chez une personne exposée directement ou indirectement à un traumatisme (qu’il soit physique, psychique ou émotionnel).
Le trouble de stress post traumatique (TSPT ou PTSD en anglais « post traumatic stress disorder ») touche des personnes victimes de traumatismes causés par la violence (sexuelle ou autre), un accident, une catastrophe naturelle ou la guerre. Et les personnes qui travaillent en première ligne dans les services sociaux et qui sont exposées à des récits sordides d’agressions sexuelles ou de traitements dégradants, celles qui œuvrent dans l’urgence ou sur des terrains difficiles.
Les métiers suivants sont particulièrement touchés : les soldats, les urgentistes, les pompiers, les policiers, les agents de détention, les conducteurs de train, les ambulanciers, les travailleurs de l’humanitaire…
Mais pas uniquement, car toute personne victime d’un traumatisme peut être atteinte par ce trouble.
La plupart du temps, lors de stress post-traumatique, la personne qui le vit est consciente de l’événement source.
Lorsque l’individu vit, est témoin ou est confronté indirectement à un événement particulièrement traumatisant, il peut éprouver une peur intense, un sentiment d’impuissance ou d'horreur. Par la suite, un ensemble de symptômes et de comportements spécifiques peuvent apparaître, par exemple :
Des reviviscences :
- Souvenirs répétitifs et envahissants de l’événement
- Cauchemars
- Flashbacks
- Détresse ou réactivité physiologique lors de l’exposition à des stimuli associés à l’événement traumatique
De l’évitement :
- Évitement des souvenirs, pensées et sentiments liés au trauma
- Évitement des éléments (personnes, lieux, activités, objets, situations) rappelant le trauma
Des altérations cognitives et émotionnelles :
- Incapacité à se rappeler un aspect important de l’événement traumatique
- Croyances négatives persistantes et exagérées au sujet de soi, des autres ou du monde
- Tendance à se blâmer
- Émotions négatives persistantes (peur, horreur, colère, culpabilité, honte)
- Diminution de l’intérêt pour les activités
- Sentiment de détachement d’autrui
- Restrictions des émotions positives
L’hyper-activation du système nerveux :
- Irritabilité ou excès de colère
- Comportement imprudent ou autodestructeur
- Hyper-vigilance
- Sursauts
- Difficultés de concentration
- Difficultés de sommeil
Pour le travail sur un élément traumatique vous pouvez utiliser toutes les techniques de travail sur les émotions ainsi que les blessures de l’âme.
L’objectif final étant de pouvoir repenser à ce souvenir sans subir la remontée d’une charge émotionnelle. Les techniques telles que : « écrire l’histoire », de détachement, de réinterprétation du souvenir, sont intéressante pour ce genre de travail
En hypnose nous considérons la fibromyalgie de la même manière que le stress post-traumatique. A l’inverse de ce dernier, qui a un déclencheur conscient (en général le sujet s’en souvient) la fibromyalgie est une accumulation de micro-stress. Il faut travailler de façon plus générale et sur plusieurs niveaux :
- Sur la perception de la douleur (analgésie, etc…)
- Sur les émotions (main du lâcher prise, lieu serein, bulle de bien-être)
- Sur l’histoire de vie (technique de re-parentage, régression en dissocié)
Très souvent dans la fibromyalgie on retrouve chez le sujet plusieurs blessures de l’âme imbriquées les unes dans les autres. Nous commençons par travailler les plus faciles pour progressivement dénouer la pelote de laine.