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Les femmes, plus enclines à protéger l’environnement
La conscience aux questions écologiques a nettement progressé. Voilà ce que révèle en préambule l’Office fédéral de la statistique (OFS) dans son enquête menée l’an dernier auprès de la population par rapport aux études antérieures réalisées en 2015 et en 2011. Si l’ensemble des personnes interrogées âgées de 15 à 74 ans et choisies de manière aléatoire estime que la qualité de l’environnement a fortement baissé, des différences entre les sexes apparaissent. Notamment sur l’appréciation des nuisances et les comportements à adopter. L’OFSP note aussi des variations entre les indigènes et les résidents de nationalité étrangère. Le milieu de vie, rural ou urbain, et la situation financière des interviewés jouent également un rôle dans les résultats récoltés. Voici quelques conclusions: davantage de femmes considèrent que l’environnement influe sur la qualité de vie et 65% d’entre elles associent la pollution à un problème important contre 56% des hommes. Elles sont aussi plus nombreuses à estimer que les changements en la matière et les technologies présentent des risques. Les centrales nucléaires et les antennes de téléphonie mobile les inquiètent plus que les hommes: respectivement 81% contre 67% et 69% contre 52%. En revanche, les deux sexes se rejoignent sur l’identification des principaux dangers: l’utilisation des pesticides, la perte de la biodiversité et les dérèglements climatiques. Tous deux se disent aussi dérangés par le bruit du trafic et la dégradation de l’atmosphère dans leur environnement immédiat. Corollaire? 79% des hommes et des femmes déclarent avoir fait, l’an dernier, une virée hebdomadaire dans la nature. Il s’agit là plus souvent de citadins que de personnes vivant à la campagne et davantage de Suisses que de résidents étrangers.
Produits bio prisés par les femmes
En matière de connaissances, près de 60% de la population a affirmé s’informer au moins une fois par semaine sur des sujets environnementaux et plus de la moitié en parler avec l’entourage. A ce propos, les hommes s’estiment être bien, voire très bien renseignés sur les différentes thématiques. Davantage que les femmes. Ces dernières ont par contre tendance à se comporter de manière plus respectueuse de l’environnement que les hommes. Notamment en privilégiant plus fréquemment l’achat de sources lumineuses ou de petits appareils électriques moins gourmands en énergie. Dans le domaine alimentaire, elles donnent aussi plus souvent leur préférence aux produits biologiques. Cette situation concerne toutefois les consommatrices à l’aise financièrement. A ce propos, l’OFSP note que la fréquence d’achat de denrées bio augmente avec le niveau de formation. Des différences entre les sexes apparaissent sur le plan des transports: l’an passé, 60% des hommes ont utilisé chaque jour ou presque une voiture ou un autre type de véhicule à moteur contre 46% des femmes. Ceux qui ont le plus roulé en voiture proviennent de communes rurales. Dans les zones urbaines, les femmes ont toutefois été plus nombreuses à recourir aux transports publics que les usagers masculins. Quant au vélo, précise encore l’OFSP, «il est privilégié par les personnes aisées, mais cette différence en fonction de la situation financière disparaît si l’on analyse séparément les hommes et les femmes». Enfin, les citadins prennent plus souvent l’avion que les personnes vivant à la campagne. Et les réservations de vols sont plus fréquemment faites par des femmes et des hommes étrangers.