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La transparence de l'aide suisse au développement laisse à désirer, selon l'organisation internationale Publish What You Fund. Dans une étude rendue publique mercredi par le quotidien "Blick", elle place la Confédération helvétique au 55e rang des 72 pays considérés.
L'étude de l'organisation londonienne pointe les lacunes de la Direction du développement et de la coopération (DDC) en matière d'information. Tous les projets ne seraient pas recensés, et des informations y relatives manqueraient. "Publish What You Fund" base son analyse sur des données publiées sur la page internet de la DDC.
En 2009, la Suisse avait adhéré aux directives de transparence de l'initiative IATI (International Aid Transparency Initiative). Suite à cette étude, Publish What You Fund exige que la DDC propose un nouveau calendrier d'ici fin 2012 et donne accès à de meilleures informations dès 2013.
Plus de 11 milliards à investir
En tête du classement, on trouve le Département britannique pour le développement international avec 91 points sur 100 possibles. Viennent ensuite les Pays-Bas (77 points) et le Danemark (76 points), qui faisaient partie des premiers signataire de l'IATI, puis la Suède (72 points).
La Suisse est 55e, avec 25 point sur 100, tout comme l'Irlande et l'Italie, qui n'a pas signé l'IATI. La moyenne des points obtenus est de 41.
Ces quatre prochaines années, la Suisse investira un total de 11,35 milliards dans la collaboration au développement. Le Parlement a en septembre augmenté le budget d'un demi-milliard par année. En 2011, la Suisse a engagé 2,73 milliards dans l'aide au développement.
Travail de la DDC décentralisé
Dans une prise de position, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) affirme que le résultat de l'étude est dû à la façon de travailler décentralisée de la DDC. Les sites internet des différents bureaux de coopération ne sont pas standardisés et leurs informations pas uniformément accessibles. Le DFAE assure que les données de base seront présentées de manière standardisée dès 2013.
ATS