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"Le nombre de personnes mortes reste à 32", a indiqué Vassilis Vathrakogiannis, le porte-parole des pompiers grecs, lors d'un nouveau bref point presse en début de matinée, en précisant que les opérations de secours étaient toujours en cours.
Sur les 85 personnes blessées, "53 personnes restent hospitalisées", a-t-il ajouté alors que des secouristes tentent toujours de dégager des passagers coincés dans les wagons accidentés.
Aucune précision n'a été fournie à ce stade sur les raisons pour lesquelles les deux trains sont entrés en collision. Mais sous la violence du choc, les locomotives et wagons de tête ont été pulvérisés.
Aux premières lueurs du jour, des images montraient des wagons calcinés dans un enchevêtrement de pans de métal et de fenêtres brisées. D'autres wagons moins endommagés étaient renversés sur le côté tandis que des secouristes utilisaient des échelles pour tenter de dégager des survivants.
"Tremblement de terre"
Une immense grue a été installée sur la zone de l'accident afin d'aider à déblayer des pans de train.
D'après les médias grecs, il s'agit du "pire accident ferroviaire que la Grèce ait jamais connu".
"Nous avons ressenti la collision comme un grand tremblement de terre", a témoigné à l'AFP un passager, Angelos, 22 ans, sur les lieux de l'accident.
"Heureusement, nous étions dans l'avant-dernière voiture et nous en sommes sortis vivants. Il y a eu un incendie dans les premières voitures et la panique s'est ensuivie. C'est un cauchemar que j'ai vécu (...) Je tremble encore", a-t-il poursuivi.
Mardi peu avant minuit (22H00 GMT), plusieurs wagons ont déraillé au nord de la ville de Larissa, dans le centre du pays, au niveau de la vallée de Tempé, après la collision entre un train de marchandises et un autre convoi transportant 350 passagers, selon le porte-parole des pompiers.
Le train de passagers effectuait la liaison entre Athènes et Thessalonique, la deuxième ville de Grèce dans le Nord du pays, tandis que le train de marchandises effectuait le trajet inverse. Ils se sont heurtés à la sortie d'un petit tunnel au dessus duquel passe une autoroute reliant les deux principales villes de Grèce.
Selon des médias grecs, de nombreux étudiants se trouvaient à bord du train et rentraient à Thessalonique après un week-end prolongé en raison d'un jour férié en Grèce.
Certains dénonçaient déjà le manque de systèmes de sécurité performants alors que les usagers des trains en Grèce dénoncent régulièrement leur vétusté. La société des chemins de fer Hellenic Train, privatisée en 2018, est contrôlée par le groupe italien FS.
"C'est un accident inimaginable", a dénoncé auprès de l'AFP le président du syndicat des conducteurs de train OSE, Kostas Genidounias, qui se trouvait sur les lieux de l'accident.
"Deux trains se sont retrouvés sur la même voie et sont entrés en collision frontale (...) Aucun système de sécurité, télécommande et feux de circulation ne fonctionne. Cet horrible accident aurait été évité si les systèmes de sécurité fonctionnaient", poursuit-il.
Quelque 150 pompiers, ainsi que 40 ambulances, ont été mobilisés selon les secours grecs.
"Jamais rien vu de tel"
L'un des wagons, blanc avec une bande de couleur bleue et rouge, était complètement broyé rendant l'intervention des sauveteurs particulièrement difficile.
"La plupart des passagers ont été mis en sécurité", a toutefois assuré le porte-parole des pompiers.
"L'opération pour libérer des personnes piégées est en cours et se déroule dans des conditions difficiles, en raison de la gravité de la collision entre les deux trains", a-t-il aussi affirmé.
Selon la chaîne publique ERT, le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis est en route pour le site de la collision.
Un passager a affirmé sur la chaîne de télévision Mega avoir "entendu le conducteur (du train) parler au contrôleur des billets (...) nous avons eu l'impression que quelque chose n'allait pas".
"Nous avons vécu quelque chose de très choquant", a déclaré de son côté Lazos, un passager interrogé par le journal Protothema.