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Officiellement, le Général Sékouba Konaté, chef d'état-major général de la force en attente de l'Union Africaine (UA), venait parler de la mise en œuvre du processus devant aboutir à la mise en place de la force africaine en attente dans le Nord Mali. A cet effet, par la voix de son président Idriss Déby, le Tchad a promis d'envoyer des soldats au Mali si la Communauté Economique et Douanière des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de l'Union Africaine le lui demandent. Le président tchadien "m'a dit qu'une fois que la CEDEAO fera la requête, il n'y aura pas de problème", a déclaré mercredi 14 novembre, le général guinéen Sékouba Konaté, à N'Djaména, à l'issue d'une entrevue avec le président Déby. "Tout le monde sait que l'armée tchadienne, ce sont des gens qui sont aguerris à la guerre sur le désert, qui peuvent apporter leur contribution", a indiqué le général Konaté. Un plan d'intervention militaire au Nord du Mali a été approuvé par la CEDEAO dimanche 11 novembre et par l'UA mardi 13 novembre et doit obtenir l'accord du Conseil de sécurité de l'ONU, avant d'être mis en œuvre. Le général Konaté a par ailleurs indiqué qu'il est venu à N' Djaména remercier le président Idriss Déby Itno qui, lors de la transition en Guinée, a apporté sa contribution. "Il a été l'un des présidents à me dire d'organiser les élections, de respecter les accords de Ouagadougou et de partir. Pour cela, je lui donne raison aujourd'hui", a conclu l'ancien président de transition de la Guinée.
Hésitations
D’autres discussions sont prévues pour déterminer le niveau de participation des Tchadiens (nombre de soldats, moyens). Selon des sources militaires, citées par Jeuneafrique.com les troupes d’élite de l’unité anti-terroriste, formées dans le cadre de la coopération avec les États-Unis, devraient former la tête de pont du détachement tchadien. On se rappelle que, convié à participer au sommet de la Cedeao consacré au Mali, à Abuja, Déby Itno s’était fait représenter par son Premier Ministre, Emmanuel Nadingar, qui s’est contenté de dire que le Tchad réservait sa réponse. «Cette affaire concerne d’abord l’Afrique de l’Ouest, on a parlé du Tchad dès que l’idée d’une intervention étrangère a été évoquée. N’étant pas de l’Afrique de l’Ouest, nous devions ménager les susceptibilités des autres puissances de la sous-région», explique un diplomate sous couvert de l'anonymat. Qui évoque, sans le citer, le Nigeria avec lequel le Tchad a quelques difficultés au sujet de Boko Haram. Les autorités nigérianes sont très remontées contre les Tchadiens, qu’ils soupçonnent de fermer les yeux sur les activités de la secte islamiste sur son territoire. Sur ce dossier, N’Djamena a visiblement préféré jouer profil bas.