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Les deux suspects, l'oncle maternel du père du petit garçon et son épouse, doivent être présentés à un juge d'instruction. Ils avaient été placés en garde à vue mercredi dans un spectaculaire rebondissement de cette affaire, plus de 32 ans après la découverte du corps du garçon de 4 ans, pieds et poings liés, dans la Vologne le 16 octobre 1984.
De source proche du dossier, la femme est restée mutique durant sa garde à vue et son mari s'est contenté d'affirmer qu'il ne se rappelait rien. Placée en garde à vue en même temps qu'eux, la belle-soeur du père de l'enfant, a, elle, été remise en liberté jeudi en fin d'après-midi.
Une dizaine d'auditions
Parallèlement à ces gardes à vue, une petite dizaine d'auditions ont été menées par les gendarmes pour confirmer les soupçons des enquêteurs, a-t-on précisé de même source.
Ces gardes à vue relancent une des plus grandes énigmes de l'histoire criminelle française. A ce stade, "les investigations montrent que plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime", a déclaré jeudi le procureur général de Dijon Jean-Jacques Bosc devant la presse.
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afp/jgal
Nouvelles expertises
Les enquêteurs s'étaient aussi penchés à de nombreuses reprises, dans le passé, sur un mystérieux "corbeau" ayant revendiqué le meurtre de l'enfant, en invoquant une "vengeance" dans une lettre postée apparemment avant la découverte du corps, en 1984.
Si les expertises n'ont pas permis d'en identifier l'auteur, "on peut cependant observer une similitude importante des termes" utilisés dans ce document avec la lettre de 1983, a relevé le procureur général.