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Berne - Plus question d'enseigner une seconde ou une troisième langue à l'école primaire, estime l'UDC. Le plan d'études, présenté ce mardi par le parti à la presse, ne prévoit de tels cours qu'au secondaire, et pas forcément de manière obligatoire.
Le document, qui se veut la réponse au plan d'études 21 élaboré par la Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique, s'adresse avant tout à la Suisse alémanique, a reconnu devant la presse le conseiller national Lieni Füglistaller (AG).
La grogne est en effet plus palpable outre-Sarine alors qu'en Suisse romande le débat est abordé de manière plus démocratique, selon lui. Le plan d'études de l'UDC consacre ainsi treize pages à la bonne manière d'enseigner le "bon allemand" et à la place à accorder au dialecte.
Concernant les "langues étrangères", l'enseignement du français et de l'anglais ne serait obligatoire qu'au niveau pré-gymnasial du secondaire. Au niveau B, seul un idiome serait obligatoire alors q'au niveau C l'enseignement des langues étrangères serait facultatif.
D'une manière générale, l'UDC souhaite une vérification des niveaux de performance via des examens annuels finaux assortis de notes. Davantage de place devrait être laissée aux exercices.
Le plan d'études insiste en outre sur des branches comme les travaux manuels, l'histoire, la géographie ou la connaissance des plantes et des animaux. Et pas question de continuer avec la réécriture gauchiste de l'histoire, a lancé l'enseignant Franziskus Graber citant les travaux de la commission Bergier sur la Deuxième Guerre mondiale comme exemple
Rayon éducation sexuelle aussi, le ton est donné. On n'en discuterait que s'il y a besoin au primaire, puis la question serait abordée sous son aspect biologique à partir du secondaire.
"Les apôtres d'orientation sexuelles spéciales, qui abusent de l'école primaire pour en faire une plateforme d'endoctrinement, se rendent en réalité coupables d'abus sexuels d'enfants aux conséquences parfois traumatisantes", peut-on lire dans le document.
ATS