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La grande majorité de la population suisse boit modérément. Mais près d’un million de personnes présentent une consommation problématique, ce qui se répercute sur leur santé et la société (Suchtmonitoring 2013).
Conformément aux standards internationaux, on parle de «consommation problématique» lorsque la consommation d'alcool met notablement en péril la santé propre ou celle d'autres personnes et que des préjudices correspondants sont possibles ou avérés. On considère aussi comme problématique la consommation d'alcool par des personnes qui devraient en principe s'en abstenir – les enfants et les personnes malades – notamment.
Ivresse ponctuelle
Selon les normes internationales, le terme d'ivresse ponctuelle (de l'anglais binge drinking) désigne la consommation d'une grande quantité d'alcool (à partir de 4 verres pour les femmes et 5 pour les hommes) dans un laps de temps très court. 21% de la population suisse s'enivre au moins une fois par mois, les hommes étant deux fois plus nombreux que les femmes à se trouver dans cette situation (29% contre 13%). Presque 42% de la population suisse entre 20-24 ans s'enivre au moins une fois par mois. Malgré une fréquence de consommation relativement faible dans cette tranche d'âge, les 15-19 ans sont déjà 29% à s'enivrer une fois par mois (Suchtmonitoring 2013).
Consommation chronique
Le terme de «consommation chronique» désigne une consommation régulière qui, en raison de la fréquence et de la quantité, ne peut plus être qualifiée de consommation peu problématique. Selon les normes internationales en vigueur, la consommation d'alcool chronique commence à 20 grammes d'alcool pur (soit environ 2 verres standard) par jour en moyenne pour les femmes et à 40 grammes par jour (soit environ 4 verres standard) pour les hommes. En Suisse, les estimations effectuées indiquent que 4% de plus de 15 ans boivent régulièrement de façon excessive (Suchtmonitoring 2013). La proportion des consommateurs chroniques d'alcool tend à augmenter avec l'âge.
Consommation inadaptée à la situation
La conduite en état d'ébriété, l'alcool au travail, l'alcool dans le contexte sportif, la consommation d'alcool durant un traitement médicamenteux ou pendant la grossesse sont autant d'exemples d'une consommation inadaptée.
L'alcoolodépendance est définie par l'OMS, dans sa classification des maladies par différents critères, comme un fort besoin de boire de l‘alcool, une perte du contrôle de la consommation, une perte d‘intérêt pour d‘autres choses ou un maintien de la consommation malgré les conséquences négatives de celle-ci (WHO 2007). On estime qu'en Suisse, il y a environ 250'000 personnes alcoolodépendantes ou courant un risque important de le devenir, dont plus de deux tiers sont des hommes (Kuendig 2010).
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