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Les leaders des anciens partis qui ont été dissouts par la cour constitutionnelle sont privés de retraite puisqu’ils n’ont pas cotisé à l’Institut national de la sécurité INSS pendant l’exercice de leurs fonctions. Les infortunés ont été priés de se convertir en exploitants agricoles et de se réunir au sein d’une coopérative. Les intéressés protestent et font référence à des cas similaires pour lesquels le gouvernement avait tranché différemment.
Dans une correspondance adressée à José Eduardo dos Santos, ils intéressés font valoir le fait « d’avoir contribué à la construction de la démocratie dans le pays pendant plus de 20 ans». Pas convaincant pour le président angolais qui ne reconnaît aucun fondement juridique à cette requête, d’où cette recommandation de reconversion dans l’agriculture. Remontés, ces anciens leaders dénoncent leur instrumentalisation dans le passé en accusant le MPLA au pouvoir de les avoir utilisés comme têtes de fer pour contrer l’opposition en leur promettant en échange des postes politiques et certains avantages sociaux. « Promesses jamais tenues », se plaignent-ils.
À noter qu’avant les élections de 2008, l’Angola comptait 129 partis politiques inscrits auprès de la cour constitutionnelle. En 2006, cette cour avait découvert de nombreuses irrégularités dans les dossiers des partis. Dans un premier temps, 29 formations politiques furent concernées, puis en 2012, 67 partis furent invalidés dont 19 pour n’avoir pas totalisé 0.5 % des voix et les 48 autres pour n’avoir pas réussi à s’engager dans deux courses électorales consécutives comme le prévoit la loi sur les partis politiques.|Jossart Muanza (AEM)