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01.03.2022
Après la Conférence de Berlin de 1885 qui régula la colonisation en Afrique, en interdisant notamment l’esclavage, de nombreux droits étaient toujours refusés à la population africaine. Les révoltes qui en résultèrent furent violemment réprimées par les puissances coloniales.
Le mouvement anticolonial en Afrique se renforça après la création des Nations Unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme. L’indépendance politique fut revendiquée de même que le respect des droits humains les plus élémentaires. La Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (Charte de Banjul) entra en vigueur en 1986, soit une vingtaine d’années après la fondation de l’Organisation de l'unité africaine (OUA). La Charte de Banjul contient une grande diversité de droits et est ainsi, avec plus de 50 États signataires, le plus grand système régional de protection des droits humains.
La situation en matière de droits humains ne s’est pas améliorée malgré l’indépendance politique de nombreux pays africains. La mutilation génitale féminine, le recours à la violence sexuelle comme arme de guerre et l’utilisation d’enfants-soldats dans certains pays africains constituent notamment de graves violations des droits humains.
Le système économique néocolonial rentre en conflit avec la culture africaine, mais piège également de nombreux pays dans l’endettement. Cette situation constitue un obstacle majeur à la mise en œuvre des droits économiques et sociaux. De plus, le réchauffement climatique, la pauvreté et les changements sociétaux potentiellement porteurs de conflits rendent la garantie des droits humains plus difficile encore.