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Trois études présentées à la 19e Conférence internationale sur le sida à Washington pourraient ouvrir une voie vers une guérison de l'infection, ont estimé des chercheurs. Ils ont toutefois souligné qu'il faudrait probablement du temps avant d'espérer une percée.
"A moins que nous soyons chanceux, ça prendra probablement beaucoup plus qu'une décennie", a dit Steve Deeks, professeur de médecine à l'université de San Francisco. David Margolis, de l'Université de Caroline du Nord, a de son côté reconnu "ne pas savoir combien de temps il faudra pour y parvenir". Mais, a-t-il ajouté: "je pense qu'il y a une voie claire et que nous pouvons faire des progrès".
Une première étude porte sur un groupe de patients en France infectés avec le virus du sida (VIH) et mis peu après leur infection (8 à 10 semaines) sous antirétroviraux pendant près de trois ans. Ils ont continué à contrôler leur infection six ans après sans traitement, à l'instar des séropositifs maîtrisant naturellement le virus.
Les douze patients ont montré des similarités avec des sujets qui résistent naturellement au VIH et ce contrairement à ce qui avait été observé initialement, ont indiqué les chercheurs jeudi.
Plus de signe d'infection
La deuxième recherche a été menée sur deux hommes séropositifs qui ont reçu une thérapie antivirale et ne montrent aucun signe d'infection du VIH huit et 17 mois respectivement après avoir eu une greffe de moelle osseuse pour traiter une leucémie.
Selon le professeur Daniel Kuritzkes, de Boston, ce résultat s'expliquerait par le fait que les deux patients ont continué à être traités avec des antirétroviraux durant la greffe. Ainsi les cellules du donneur n'ont pas été infectées et ce jusqu'à ce que les deux sujets puissent grâce à la greffe développer une nouvelle immunité.
La troisième étude clinique a porté sur huit hommes séropositifs sous antirétroviraux, traités avec le Vorinostat, un traitement contre le cancer lymphatique. Cet anti-cancéreux a pu débusquer le VIH qui se trouve à l'état latent dans les cellules du système immunitaire et empêche son éradication. L'étude, publiée mercredi dans la revue britannique "Nature", ouvre ainsi la voie à de nouvelles approches pour détruire le virus.
ATS