Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07030.jsonl.gz/539

Les patients souffrant d’hypotension orthostatique neurogène ont fréquemment un syndrome de fatigue chronique associé. Les auteurs ont effectué une étude randomisée contrôlée contre placebo pour voir si l’entraînement orthostatique à domicile (EOD) était réalisable chez les patients présentant un syndrome de fatigue chronique, ainsi qu’une analyse du changement des paramètres hémodynamiques induit par l’EOD.1 Le groupe EOD était entraîné à s’adosser immobile contre une paroi une fois par jour avec les talons à 15 cm de celle-ci jusqu’à ce que cela ne soit plus tolérable ou qu’une durée de 40 minutes soit atteinte. Le groupe placebo prenait la même position pendant dix minutes, mais il était instruit de faire des contractions de la musculature des jambes de manière à éviter une stase veineuse. Parmi les multiples paramètres hémodynamiques enregistrés figuraient la pression artérielle non invasive en continu et des mesures de l’activité des barorécepteurs. Un total de dix-huit patients par groupe remplissant les critères de Fukuda pour le syndrome de fatigue chronique a terminé l’étude. Même si la différence dans le score de fatigue n’était pas significative entre les deux groupes, la chute de pression systolique était de 8,0 mmHg moindre dans le groupe EOD par rapport au groupe placebo à quatre semaines (IC : 1,0-15,0 ; p = 0,03).
Commentaire : Le traitement de l’hypotension orthostatique neurogène étant difficile, une diminution de la chute de pression systolique de 8 mmHg peut déjà être cliniquement intéressante, surtout que ce traitement ne coûte rien. Il convient cependant de se demander quelle est l’observance d’une telle mesure à long terme au vu de la durée d’exercice quotidienne requise. Les auteurs vont mener une étude multicentrique sur un plus grand collectif pour confirmer ces résultats et mesurer une éventuelle efficacité sur le score de fatigue à long terme.