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Au cours de leur réunion qui a duré cinq heures, le conseiller américain à la sécurité nationale a dit à son homologue russe Nikolaï Patrouchev que les Etats-Unis ne "toléreraient pas" une ingérence dans leur processus démocratique lors des élections de mi-mandat.
L'administration de Donald Trump est prête à "prendre toutes les mesures nécessaires", a-t-il affirmé. Le procureur spécial Robert Mueller mène toujours des investigations sur les actions russes avant la présidentielle.
Coupes pour le Haut-Commissariat aux droits de l'homme
Autre information après cette venue à Genève, John Bolton a annoncé dans un entretien accordé à l'agence de presse américaine AP que son pays allait couper son financement au Haut-commissariat aux droits de l'homme.
Alors même que l'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet doit remplacer début septembre le Jordanien Zeid Raad al-Hussein, qui a régulièrement critiqué Donald Trump, à la tête de l'agence onusienne.
Les Etats-Unis sont sortis récemment du Conseil des droits de l'homme en raison notamment de l'obsession de celui-ci, selon eux, contre Israël. Ils contribuent à près d'un quart du budget de l'ONU et dans la même part à celui des droits de l'homme au sein de l'organisation.
Selon John Bolton, ils vont calculer quel est le financement total du Conseil mais aussi du Haut-commissariat et la part américaine sera réduite. Les Etats-Unis n'ont toujours pas remplacé leur ambassadeur à Genève.
Positions américaines répétées
Sur les autres sujets discutés avec Nikolaï Patrouchev, John Bolton a largement répété la position américaine.
Il a notamment estimé qu'il était "loin d'être facile" d'obtenir un départ des troupes iraniennes de Syrie. Mais l'objectif est partagé par le président russe Vladimir Poutine, a-t-il dit. Les deux conseillers ont discuté jeudi des moyens d'atteindre ce retrait par "une série d'étapes".
La rencontre à Genève était organisée comme une discussion de suivi après le sommet d'Helsinki entre Donald Trump et Vladimir Poutine.
Considéré comme l'un des plus radicaux au sein de l'administration américaine, John Bolton est arrivé à Genève après plusieurs jours en Israël. Mercredi, il a affirmé que les Etats-Unis ne cherchaient pas un changement de régime mais d'attitude en Iran.
ats/mh/tmun