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En 1858, Dumas visite Saint-Pétersbourg ; il en rapporte l'histoire du prince Groubenski, qui vivait dans son château sur la Volga à la fin du XVIIIe siècle. L'auteur emprunte au récit de Jacquot, vieux domestique du prince, la nostalgie d'une Russie munificente, excessive.
Juste et généreux, le prince traitait également moujiks, commerçants et nobles, ordonnant aux marchands de tromper les riches, jamais les pauvres. Mais fou, il aimait et tuait à plaisir, ne craignant que le tsar et le Père éternel.
Un caractère exceptionnel, un sujet en or, à la démesure du grand Dumas.
Loin des sagas historiques, des histoires de cape et d'épée, Catherine Blum révèle une facette méconnue du génie de Dumas, plus intimiste, plus social, plus descriptif, parfois proche de Balzac. "Par ce livre, écrit Dominique Fernandez en préface, Dumas démontre avec éclat qu'il n'avait besoin ni de l'appui de grands événements historiques, ni du prestige attaché aux rois et aux surhommes pour être romancier."