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10/11/2016
L'effet Trump
Le peuple se sent incompris par le politique qu’il a toujours élu pour le représenter ; se sent bafoué du point de vue social car il n’y a pas de bonne place pour lui dans la société ; se sent une vache à lait qui paye des impôts pour « on se sait quoi » ; se sent mal dans sa situation financière surtout dès le lendemain du jour de paye ; se sent opprimé par les élites dominantes qui s’attribuent la grande partie du gâteau monétaire découlant de la production alors que ces derniers ne font quasi rien ; se sent mal dans sa peau car la société, c’est-à-dire tous et personne, n’ont rien à cirer de lui.
Est-ce que cette liste de constats tirés par la population est vraiment le but recherché par la démocratie, la souveraineté du peuple ? Démocratie qui permet de donner aux citoyens une voix au chapitre dans la construction de la société de son pays.
Le peuple ne croit plus en la capacité à gouverner de ces élites provenant de ces hautes écoles de grand renom et qui composent l’establishment. Donald Trump n’est pas vu comme l’un d’eux tellement sa personnalité est ordinaire.
Ce qui n’est pas beau à dire et n’est pas très politiquement correct, c’est justement de dire dans quelle m… la population se situe. Les élites tirent trop de la ficelle.
Au niveau des Etats-Unis, 20% de la population détient 89% de la richesse totale dans le pays, et le 1% de cette même population détient plus de 36% de la richesse.
Pour parler des plus pauvres, 50% de la population américaine, ces derniers détiennent 0% de la richesse du pays. A dire vrai ce 50% se décompose comme suit : le 20% le plus pauvre (c’est-à-dire les « pauvres ») détiennent des dettes, le 20% suivant (c’est-à-dire les « modestes ») ne possède rien et le 10% suivant (c’est-à-dire « un quart de la classe moyenne ») détient une fortune de 1% qui compense les dettes. Pour information la classe moyenne (qui est composée du 40% de la population) ne détient que 15% de la richesse de ce pays.
Comme cela arrive souvent partout dans le monde, les inégalités s’accroissent aux Etats-Unis ; la classe moyenne va quasiment toujours vers le bas, vers la classe pauvre, et pas souvent vers l’autre sens.
Comment continuer ainsi à voter pour des « élites » de l’etablishment (démocrates et républicaines) qui ne font rien pour cette population ? D’ailleurs, qui a voté pour Donald Trump n’a pas voté « républicain » mais plutôt voté « Trump ». Ces personnes cherchent un changement et si possible dans le sens de leurs intérêts ; ce qui a été promis par Trump.
Bilan sera fait lors de prochaines votations américaines d’ici quatre ans.