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Etats-Unis Accusé de harcèlement, Al Franken va partir
Le démocrate américain cède à la tempête médiatique et va quitter le Sénat, tout comme un élu républicain de l'Arizona.
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Le démocrate Al Franken, élu du Minnesota au Sénat, a annoncé jeudi qu'il renonçait à son mandat à la suite d'accusations d'inconduite sexuelle. L'élu de l'Arizona à la Chambre des représentants, le républicain Trent Franks, a fait de même.
Les deux élus sont les derniers responsables en date, issus du monde de la politique, des médias ou de l'industrie du divertissement, à faire l'objet d'accusations de harcèlement ou d'inconduite sexuelle après la mise en cause du producteur hollywoodien Harvey Weinstein et la vague de témoignages de femmes qui a suivi.
Les premières accusations contre Al Franken, ancien comédien âgé de 66 ans, remontent à trois semaines. Plusieurs élus du Parti démocrate l'avaient appelé à en tirer les conséquences.
«Je sais dans mon coeur que rien de ce que j'ai fait en tant que sénateur, rien, n'a déshonoré cette institution. Néanmoins, j'annonce aujourd'hui que je démissionnerai dans les prochaines semaines de mon mandat au Sénat des Etats-Unis», a-t-il dit.
Franken a ajouté que certaines des allégations portées contre lui étaient fausses. Pour d'autres, a-t-il ajouté, ses souvenirs diffèrent largement des témoignages de ses accusatrices. Il sera remplacé dans un premier temps par un candidat désigné par le gouverneur démocrate du Minnesota, Mark Dayton.
Discrimination et représailles
Le républicain Trent Franks, 60 ans, a annoncé lui sa démission alors que la commission d'éthique de la Chambre des représentants venait d'ouvrir une enquête le visant pour des faits signalés de harcèlement sexuel. L'élu de l'Arizona est également accusé d'avoir infligé des représailles à des femmes qui lui avaient résisté.
Le parlementaire a expliqué à la presse qu'il démissionnait parce que dans «le climat culturel et médiatique actuel», la couverture de l'enquête de la commission d'éthique risquait de «porter atteinte à ceux qui (lui) sont le plus chers».
Deux de ses ex-collaboratrices lui reprochent de leur avoir demandé d'être la mère porteuse d'un enfant que son épouse et lui souhaitaient avoir.
La commission d'éthique a parallèlement révélé jeudi qu'elle enquêtait sur l'élu républicain du Texas Blake Farenthold, lui aussi accusé de harcèlement sexuel, discrimination et représailles contre une ancienne assistante parlementaire.
Mardi, le démocrate John Conyers, élu du Michigan et doyen de la Chambre des représentants, a annoncé son retrait de la vie politique à la suite de l'ouverture d'une enquête sur des accusations portées par d'anciennes collaboratrices du parlementaire âgé de 88 ans. (afp/nxp)
Créé: 07.12.2017, 21h13