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Le comité central de l'UDC recommande le rejet de la libre circulation des personnes
Réuni en séance ce vendredi à Dietikon (ZH), le Comité central de l'UDC Suisse a examiné le projet de libre circulation des personnes qui sera soumis au peuple le 8 février 2009. Par 49 voix...
(UDC) Réuni en séance ce vendredi à Dietikon (ZH), le Comité central de l'UDC Suisse a examiné le projet de libre circulation des personnes qui sera soumis au peuple le 8 février 2009. Par 49 voix contre 4 et 3 abstentions, le Comité central recommande à l'assemblée des délégués de rejeter également cet objet.
Le Parlement ayant lié les deux objets, soit la poursuite de la libre circulation des personnes avec l'UE et son extension à la Roumanie et la Bulgarie, le peuple ne peut donner qu'une seule réponse à deux questions distinctes. Ce procédé adopté par la coalition gouvernementale est non seulement antidémocratique, mais aussi contraire à la Constitution qui exige que les citoyens votants puissent fidèlement exprimer leur opinion.
Compte tenu d'une situation économique marquée par une crise financière et face à une récession qui se dessine de plus en plus précisément, une extension de la libre circulation des personnes pourrait avoir des conséquences fatales pour la Suisse. La libre circulation des personnes profite toujours aux pays les plus pauvres. Les salaires roumains et bulgares sont environ 15 fois plus bas que les salaires suisses. L'extension de la libre circulation des personnes donne aux travailleurs de ces pays le libre accès à notre marché du travail. D'où une pression massive sur les salaires et une hausse du chômage, les Suisses perdant leur travail au profit des Roumains et des Bulgares et tombant à la charge des œuvres sociales.
Parallèlement, les assurances sociales suisses devront assumer des charges croissantes à cause de la main-d'œuvre provenant des autres pays membres de l'UE. Il suffit qu'un ressortissant de l'UE vive et travaille une année en Suisse pour qu'il puisse profiter pendant cinq ans de la générosité des œuvres sociales helvétiques. L'affirmation selon laquelle les étrangers qui perdent leur travail en Suisse rentrent en majorité dans leur pays d'origine est naïve et irresponsable.
L'exemple italien illustre aussi le danger d'une criminalité croissante due à l'immigration. Depuis l'entrée de la Roumanie dans l'UE, les crimes violents ont massivement augmenté en Italie. La Suisse est d'ailleurs déjà la cible de bandes criminelles de Roms qui font des tournées de cambriolages en Suisse à partir de l'Alsace. Souvent ces malfaiteurs sont des enfants d'à peine dix ans!
D'une manière générale, la libre circulation des personnes a pour effet que les Roumains et les Bulgares - et plus particulièrement les Roms - obtiennent pratiquement un droit de libre immigration en Suisse. Mais il y a plus grave: l'UE négocie déjà les termes d'une adhésion de la Turquie et de la Croatie.
Pour toutes ces raisons, le Comité central a décidé par 49 voix contre 4 et 3 abstentions de recommander à l'assemblée des délégués de rejeter le "paquet" de la libre circulation des personnes. Les délégués adopteront demain samedi leur consigne de vote à l'intention du peuple suisse.
Dietikon ZH, 28 novembre 2008