Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06866.jsonl.gz/131

Ce qui confère un sentiment de sécurité au quotidien
Il n’est toujours pas possible de calculer les répercussions économiques de la pandémie du coronavirus et des dispositions prises pour lutter contre sa propagation. Dans quelle mesure cette incertitude quant à l’évolution conjoncturelle pèse-t-elle sur le sentiment de sécurité de la population suisse ?
Début juin 2020, neuf personnes sur dix déclaraient se sentir en sécurité. La proportion des personnes interrogées qui se sentent en sécurité est donc demeurée inchangée par rapport à 2019. Une légère augmentation du sentiment d’insécurité est néanmoins perceptible : en 2020, moins de personnes se sentaient «très» en sécurité (26 pour cent, –4 points), et davantage «plutôt» en sécurité (64 pour cent, +4 points). La proportion de personnes qui se sentent «très en sécurité» augmente proportionnellement aux niveaux de formation et des revenus. Par ailleurs, les hommes se sentent plus souvent «très en sécurité» (30 pour cent) que les femmes (22 pour cent). Le fait qu’une personne se sente en sécurité dépend de ces caractéristiques personnelles, mais aussi de ses conditions de vie.
Pour 72 pour cent des personnes interrogées, c’est surtout la famille qui nourrit le propre sentiment de sécurité (Figure 1).
Figure 1: Domaines contribuant nettement au sentiment de sécurité des personnes interrogées
«D’une manière générale, qu’est-ce qui contribue principalement à votre sentiment de sécurité ?»
L’environnement familial assume donc toujours une fonction de renforcement du sentiment de sécurité, laquelle demeure inchangée par rapport aux résultats du sondage de l’année passée. Par contre, le cercle d’amis a perdu de son importance : en juin 2020, elles n’étaient plus que 53 pour cent des personnes interrogées à déclarer que leur cercle d’amis les aide à se sentir en sécurité. En 2019, ce chiffre était encore de 64 pour cent. En 2020, le deuxième facteur contribuant le plus souvent au sentiment de sécurité pour la population en âge de travailler réside dans le travail ou l’environnement professionnel (59 pour cent), tandis que pour la population dans son ensemble, c’est l’ordre public avec ses institutions telles que la police et l’armée (55 pour cent). Par rapport à l’année précédente, l’État dans sa fonction de représentant de l’ordre joue donc un rôle légèrement plus important pour le sentiment de sécurité de la population (+4 points). La protection sociale offerte par l’État, notamment par le biais de l’AVS ou de l’assurance chômage, continue en 2020 d’alimenter le sentiment de sécurité de près de la moitié de la population (52 pour cent). Pour 47 pour cent, les régimes de sécurité sociale tels que les fonds de pension et l’assurance maladie y contribuent.
La fonction de maintien de l’ordre public assumée par l’État est plus importante pour la population masculine que pour la population féminine (Figure 2).
Figure 2: Domaines contribuant nettement au sentiment de sécurité – en fonction des sexes
«D’une manière générale, qu’est-ce qui contribue principalement à votre sentiment de sécurité ?»
Pour les femmes, la famille et les amis jouent un rôle plus essentiel. Contrairement aux résultats de 2019, le sondage de cette année ne met pas en évidence de différence entre les sexes en ce qui concerne l’importance du travail pour le sentiment de sécurité. Ceci s’explique essentiellement par le fait que le travail contribue cette année moins au sentiment de sécurité des hommes et plus à celui des femmes.
Les facteurs contribuant au sentiment de sécurité d’un individu diffèrent également en fonction des phases de la vie. La famille et le cercle amical alimentent nettement plus souvent le sentiment de sécurité des jeunes adultes que celui des plus de 35 ans (Figure 3). En vieillissant, la couverture sociale revêt de nouveau une certaine importance en termes de sentiment de sécurité ; qu’il s’agisse du rôle joué par l’AVS, la prévoyance professionnelle ou l’assurance maladie obligatoire et privée.
Figure 3: Domaines contribuant nettement au sentiment de sécurité – en fonction de l’âge
«D’une manière générale, qu’est-ce qui contribue principalement à votre sentiment de sécurité ?»
Les aspects qui alimentent le sentiment de sécurité des individus sont aussi fonction des valeurs morales véhiculées en propre. Il ressort de l’illustration 4 que les personnes interrogées accordent une pondération différente au rôle social et économique de l’État selon leurs affinités politiques : pour celles qui se sentent proches du PS et des Verts, l’État social contribue nettement plus souvent à renforcer leur sentiment de sécurité que les personnes ayant plus d’affinités avec l’un des partis bourgeois. Pour ces dernières, c’est le rôle de l’État comme ordre public qui prime nettement sur tout autre considération. De légères différences s’observent également concernant les rôles joués par l’aisance financière privée et le travail : pour les personnes proches des partis du centre comme le PDC et le PVL ou le PLR, l’épargne propre ou reçue en héritage alimente davantage leur sentiment de sécurité que pour celles proches de l’UDC, du PS et des Verts.
Enfin, pour les personnes proches de l’UDC, les assurances privées alimentent moins souvent leur sentiment de sécurité que pour celles proches des partis du centre ou de gauche.
Figure 4: Domaines contribuant nettement au sentiment de sécurité – en fonction des affinités
politiques
*Rétraites non compris
«D’une manière générale, qu’est-ce qui contribue principalement à votre sentiment de sécurité ?»
Besoin de sécurité assouvi et non assouvi
Le sentiment de sécurité est l’un des besoins fondamentaux de l’être humain. Dans quels domaines de la vie le besoin de sécurité de la population suisse est-il couvert et dans lesquels n’est-il pas assouvi ? Il ressort de l’illustration 5 que, comme les années précédentes, la population se sent surtout en sécurité en ce qui concerne le logement. À l’inverse, par rapport au sondage de l’année dernière, les personnes interrogées ont déclaré beaucoup moins souvent se sentir en sécurité dans leur environnement social et surtout en termes d’emploi sûr : en juin 2020, 35 pour cent des personnes interrogées déclaraient encore que leur besoin en matière de sécurité de l’emploi était entièrement satisfait ; en 2019, elles étaient encore plus de la moitié (53 pour cent). Le sondage actuel met en évidence le fait qu’un peu moins d’une personne sur cinq en âge de travailler ne se sent pas du tout en sécurité par rapport à son emploi.
Le sentiment de sécurité en termes de prévoyance vieillesse présente encore un déficit élevé : moins d’un quart des personnes interrogées se sentent pleinement en sécurité en ce qui concerne la prévoyance vieillesse. À l’opposé, 31 pour cent déclarent ne pas se sentir du tout en sécurité en termes de prévoyance à la retraite. Il ressort également du sondage de cette année, qu’un peu moins d’une personne sur trois déclare se sentir pleinement en sécurité au regard de ses ressources financières, alors que pour près d’une personne sur quatre, le besoin de sécurité financière n’est pas du tout couvert.
Enfin, il existe un besoin évident de sécurité accrue en ce qui concerne un environnement intact : pour un tiers des personnes interrogées, le besoin d’un environnement intact n’est pas du tout couvert, et seulement 10 pour cent se sentent pleinement en sécurité en la matière.
Figure 5: Besoin de sécurité en fonction des domaines
1 Rétraites non compris
2 AC = Assurance chômage, APG = Allocation pour perte de gain
Complètement : «Dans quels domaines votre besoin de sécurité est-il totalement satisfait ?»
Pas du tout : «Dans quels domaines votre besoin de sécurité n’est-il pas du tout satisfait ?»
L’illustration 6 présente les personnes dont le sentiment de sécurité est entièrement couvert dans un certain domaine par rapport à celles qui n’ont absolument pas le même sentiment pour ce même domaine. Le besoin de davantage de sécurité en termes de prévoyance vieillesse et de réserves financières est surtout prononcé chez les jeunes adultes : chez les 18 à 35 ans, la proportion de personnes dont le besoin de sécurité n’est pas du tout couvert en termes de prévoyance vieillesse et de sécurité financière est sensiblement plus élevée que celle des personnes qui se sentent complètement en sécurité dans ces domaines.
Figure 6: Besoin de sécurité par domaines – en fonction de l’âge
1 Rétraites non compris
2 AC = Assurance chômage, APG = Allocation pour perte de gain
Équilibre entre «Dans quels domaines votre besoin de sécurité est-il totalement satisfait ?» et «Dans quels
domaines votre besoin de sécurité n’est-il textitpas du tout satisfait ?» en points de pour cent
Le besoin d’une plus grande sécurité en termes de prévoyance à la retraite et de sécurité financière est également évident – sans surprise – dans les tranches de revenus faibles (Figure 7). Les jeunes adultes sont surreprésentés dans la tranche inférieure des revenus. Ce phénomène s’explique notamment par le fait que près d’un cinquième des personnes de moins de 35 ans sont encore en formation. La surreprésentation des chômeurs et des personnes en formation dans la catégorie des bas revenus explique aussi, dans une certaine mesure, les raisons pour lesquelles les personnes ayant un revenu mensuel inférieur à 4000 francs ne sont absolument pas sereines en termes d’emploi.
Figure 7: Besoin de sécurité par domaines – en fonction des revenus
1 Rétraites non compris
2 AC = Assurance chômage, APG = Allocation pour perte de gain
Équilibre entre «Dans quels domaines votre besoin de sécurité est-il totalement satisfait ?» et «Dans quels
domaines votre besoin de sécurité n’est-il textitpas du tout satisfait ?» en points de pour cent
Il n’y a guère de différences dans la ventilation des besoins de sécurité par sexe (Figure 8). Dans les différents domaines considérés, les hommes et les femmes affichent un besoin tout aussi fréquent et prononcé de davantage de sécurité ou se sentent pareillement complètement en sécurité. Seule exception, le besoin de sécurité financière, même si les différences sont minimes : concernant leur prévoyance vieillesse et leurs réserves financières, les femmes se sentent plus souvent insuffisamment couvertes que les hommes. Inversement, le besoin de sécurité généré par l’environnement social est beaucoup mieux satisfait chez les femmes que chez les hommes.
Figure 8: Besoin de sécurité par domaines – en fonction du sexe
1 Rétraites non compris
2 AC = Assurance chômage, APG = Allocation pour perte de gain
Équilibre entre «Dans quels domaines votre besoin de sécurité est-il totalement satisfait ?» et «Dans quels
domaines votre besoin de sécurité n’est-il textitpas du tout satisfait ?» en points de pour cent
Estimation des risques à venir
L’insécurité observée en juin 2020 en termes de sécurité de l’emploi ressort aussi au travers du regard porté sur les risques futurs. En 2020, la crainte de perdre son emploi est bien plus répandue dans la population que l’année précédente : un quart de la population active redoute une perte d’emploi au cours des dix prochaines années (Figure 9). En 2019, cette proportion était seulement de 19 pour cent. Il est surprenant de constater que la crainte de tomber gravement malade au cours des prochaines années n’a pas vraiment progressé par rapport à l’année précédente. Seulement une personne sur cinq craint toujours de tomber gravement malade au cours des dix prochaines années. La peur d’être victime d’un événement naturel extrême n’a pas évolué et demeure tout aussi répandue (19 pour cent). Par rapport à 2019, la population craint moins cette année d’être victime d’un cambriolage ou d’un détroussement (16 pour cent, –3 points). Quant à la crainte d’une atteinte à la vie et à l’intégrité physique, elle demeure toujours très faible au sein de la population (11 pour cent).
Figure 9: Estimation des risques
1 À l'exception des pandémies
2 Retraités non compris
«À votre avis, quel est le risque que vous soyez touché(e) par les événements suivants au cours des dix
prochaines années en Suisse ?»
Dans quelle mesure la probabilité estimée d’occurrence du danger correspond-elle au risque concret d’être touché par l’événement correspondant ? La figure 10 montre la crainte d’être touché par un certain danger au cours des dix prochaines années (axe horizontal) par rapport aux événements effectivement survenus au cours des dix années précédentes (axe vertical) :
Il en ressort qu’en matière de cambriolage et de détroussement, les appréhensions concordent plutôt bien avec ce qu’il s’est effectivement passé. Les valeurs sont proches de la diagonale 1/1. Concernant les autres dangers, la crainte d’être touché à l’avenir est plus élevée que les événements effectivement survenus au cours des dix dernières années. Comme les années précédentes, c’est surtout la crainte d’une atteinte à la vie et à l’intégrité physique qui est bien supérieure (11 pour cent) aux événements effectivement survenus par le passé (6 pour cent). Cet écart est encore plus marqué concernant le risque d’être touché par un événement naturel extrême : le rapport entre la crainte d’être touché (19 pour cent) et le fait d’avoir effectivement été touché par le passé (6 pour cent) est de plus de deux contre un. Cet écart traduit l’opinion d’une grande partie de la population selon laquelle le nombre d’événements naturels extrêmes devrait augmenter à l’avenir. En effet, le sondage actuel met en évidence que 80 pour cent des personnes interrogées s’attendent à une augmentation de la fréquence des événements extrêmes comme de fortes tempêtes ou des inondations au cours des dix prochaines années (ne figure pas sur le schéma).
En juin 2020 et ceci contrairement à l’année précédente, les personnes interrogées craignent davantage de perdre leur emploi dans le futur (25 pour cent) qu’elles n’ont été personnellement concernées par une perte d’emploi au cours des dix dernières années (21 pour cent). De la même manière, la population redoute davantage à l’heure actuelle d’être atteinte d’une maladie grave dans les années à venir que cela n’a effectivement été le cas au cours des dix années précédentes.
Figure 10: Sinistres subis et probabilité estimée de survenance des risques
Affecté au cours des dix dernières années :«Avez-vous été touché(e) par l’un ou plusieurs des événements
suivants au cours des dix dernières années en Suisse ?»
Impact attendu dans les dix prochaines années : «À votre avis, quel est le risque que vous soyez touché(e) par
les événements suivants au cours des dix prochaines années en Suisse ?»
Il est également intéressant de considérer les écarts entre ce à quoi les personnes interrogées s’attendent dans le futur par rapport à ce à quoi elles ont été confrontées par le passé, ceci en fonction de leur âge (Abb. 11).
En la matière, la crainte de perdre son emploi est aussi élevée chez les jeunes adultes que chez les 36 à 65 ans. D’une manière générale, ces classes d’âge sont bien plus souvent convaincues que le monde va connaître des changements nettement plus radicaux et fréquents à l’avenir que ce à quoi elles ont assisté jusqu’ici ; ce n’est pas le cas des personnes à la retraite. Mises à part leurs craintes en matière de maladie grave, les plus de 65 ans ne s’attendent pas à un futur très différent de ce qu’ils ont vécu jusqu’ici.
Figure 11: Sinistres subis et probabilité estimée de survenance des risques – en fonction des tranches d’âge
Affecté au cours des dix dernières années :«Avez-vous été touché(e) par l’un ou plusieurs des événements
suivants au cours des dix dernières années en Suisse ?»
Impact attendu dans les dix prochaines années : «À votre avis, quel est le risque que vous soyez touché(e) par
les événements suivants au cours des dix prochaines années en Suisse ?»
Tournant technologique et sécurité
Le changement technologique et la numérisation poursuivent leur progression. Que pense la population suisse de cette évolution ? La présente étude n’est pas axée sur l’ensemble des changements qui découleront de la numérisation, mais uniquement sur les domaines en lien direct avec le thème de la sécurité.
Avec les systèmes d’assistance à la conduite et les voitures autonomes, la responsabilité et le contrôle des processus de sécurité ne sont plus du ressort des hommes mais de celui de systèmes automatisés. Pour près de la moitié des personnes interrogées, les systèmes d’assistance à la conduite comme les systèmes anticollision, les régulateurs de vitesse ou les systèmes de détection de la somnolence contribuent à accroître la sécurité (Figure 12).
Figure 12: Estimation du sentiment de sécurité concernant les évolutions technologiques
«Que pensez-vous des développements et/ou possibilités techniques suivants offerts par la numérisation en
termes de sécurité ?»
Depuis 2018, la population n’a pas vraiment changé de point de vue concernant ces systèmes de plus en plus répandus. Toutefois, en ce qui concerne les voitures autonomes, les répondants émettent des réserves plus importantes : pour 42 pour cent d’entre eux, les voitures autonomes compromettent la sécurité. À l’égard de cette technologie, la population affiche de nouveau un scepticisme beaucoup plus prononcé aujourd’hui que ce n’était encore le cas en 2019.
La population porte un regard beaucoup plus critique en 2020 sur d’autres technologies numériques encore, notamment sur les paiements sans espèces et les procédures d’identification numérique. Ce constat est établi en dépit du fait qu’une majorité des personnes interrogées ne taxent pas ces deux technologies de particulièrement risquées. D’une manière générale, la population estime en 2020 que les procédures d’identification numériques comme la reconnaissance faciale ou les lecteurs d’empreintes digitales contribuent à accroître la sécurité (44 pour cent) ou qu’au moins, elles ne la réduisent pas (33 pour cent). Les personnes interrogées se montrent un peu plus sceptiques à l’écart de l’utilité des moyens de paiement sans espèces, que ce soit par carte ou application, en termes de sécurité : pour 44 pour cent d’entre elles, les transactions sans argent liquide sont aussi sûres que celles avec argent liquide. Seulement un quart des personnes interrogées estiment que cette technologie permet d’accroître la sécurité ; mais elles sont tout autant à reconnaître qu’elle comporte aussi un risque accru en termes de sécurité (28 pour cent).
En mars 2020, le Conseil fédéral a invité la population à travailler autant que possible depuis son domicile, ceci afin d’éviter les risques de contamination par le coronavirus. La population estime-t-elle que le télétravail réduit la sécurité parce que les collaborateurs accèdent depuis leur domicile au réseau de l’entreprise ou mènent des entretiens par vidéoconférences ? Un tiers des personnes interrogées considèrent que le télétravail compromet la sécurité. Elles sont 42 pour cent à affirmer que la sécurité informatique demeure la même quel que soit le lieu depuis lequel elles travaillent (Figure 13). En fonction de leur âge et de leur niveau de formation, les personnes interrogées n’appréhendent pas la sécurité informatique de la même manière. Les personnes à la retraite sont plus inquiètes (37 pour cent) que les personnes actives (31 à 30 pour cent), même si ce sont les jeunes adultes qui font le plus confiance à ces technologies (30 pour cent). Les appréhensions augmentent aussi proportionnellement au niveau de formation : plus d’une personne sur trois disposant d’un diplôme d’une université ou d’une haute école craint que le télétravail n’augmente les risques en termes de sécurité. En revanche, aucune différence ne se dessine en fonction des sexes.
Figure 13: Estimation du sentiment de sécurité concernant les évolutions technologiques – Télétravail
«Que pensez-vous des développements et/ou possibilités techniques suivants offerts par la numérisation en
termes de sécurité ?» «Télétravail (par ex. accès aux réseaux de l’entreprise depuis le domicile, réunions
confidentielles par vidéoconférences)»