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Une micro-appréciation psychologique est réalisée par l’esprit afin de déterminer le degré du plaisir et de lui attribuer des qualités émotionnelles selon les expectatives de l’Organisme-Auditeur (Meyer, 1956, Sloboda, 2000, Sherer et Zentner, 2000), Processing of Emotion (Isabelle Peretz, 2003) et Appraisal Emotional Unconscious (Theory Processing of Music, Biella-Bianchi, 2004). La musique en elle-même, ayant des particularités acoustiques spéciales, a une puissance unique et spécifique sur le corps humain et chaque organe qui le constitue, ceci pouvant être utilisé comme un système de diagnostique hautement efficace.
On retient facilement une phrase linguistique, mais on ne peut pas dire qu’on la mémorise aussi rapidement que la mélodie et la rythmique. Le son musical crée un contexte psychoaffectif qui amplifie et facilite la mémorisation plus profonde ouvrant une nouvelle voie de réception des canaux psychosensoriels plus directe et plus rapide.
On peut distinguer plusieurs composantes à l’intérieur de la psycholinguistique:
- l’acquisition du langage
- la compréhension du langage
- la perception de la parole
- la production verbale orale et écrite
- les troubles du langage langage et pensée
- la reconnaissance visuelle des mots (ou la lecture)
Une véritable comparaison des deux sciences, langage et musique s’organise déjà dans l’Antiquité avec Platon et Aristote au Moyen Âge, et puis vers le milieu du XVIIIème siècle, en Angleterre, puis en Allemagne et plus tardivement en France, s’organise. Dans la recherche allemande, les monographies musicologiques consacrées au « Wort-Ton Verhältnise » dans la musique vocale pour divers compositeurs, se sont multipliées ces dernières années, mais sans que soit généralement développée une réflexion véritablement approfondie sur les fondements linguistiques de la collaboration du verbe et de la musique.