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Fédérales 2015 L'UDC lance une offensive contre Simonetta Sommaruga
A cinq mois des élections fédérales, l'UDC lance une offensive contre la politique d'asile suisse préconisée par la cheffe du Département fédéral de justice et police.
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A cinq mois des élections fédérales, l'UDC exige un changement à la tête du du Département fédéral de justice et police (DFJP). Il lance une offensive contre la politique d'asile suisse préconisée par Simonetta Sommaruga, la cheffe du DFJP.
L'UDC accuse la présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga, d'«encourager les abus» en matière de politique d'asile. Et exige un changement à la tête du Département fédéral de justice et police (DFJP) après les élections d'octobre.
La cheffe du DFJP est accusée de tous les maux. «Sa politique socialiste profite aux migrants économiques, aux bandes criminelles de passeurs et à l'industrie de l'asile», a martelé le conseiller national Adrian Amstutz (UDC/BE) mardi devant la presse. Et de lui imputer des coûts annuels de l'ordre de 6 milliards de francs.
Une annonce détaille la facture selon des estimations du parti: la Confédération paie chaque année un milliard pour l'asile et trois milliards pour l'aide au développement, alors que les cantons et les communes assument deux milliards de charges. «A qui la faute?» demande l'Union démocratique du centre (UDC). Sa réponse: à la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga.
Pour Adrian Amstutz, un changement de dicastère s'impose. A la question de savoir si l'UDC serait prête à reprendre le DFJP, le Bernois assure que le parti ne craint pas les tâches difficiles. A l'époque de Christoph Blocher, tout allait mieux dans le domaine de l'asile, selon la Genevoise Céline Amaudruz.
La révision de la Loi sur l'asile destinée à accélérer les procédures, qui sera soumise au Conseil des Etats lors de la session de juin, est inappropriée et n'offre pas de solution rapide aux problèmes, a renchéri le Grison Heinz Brand.
Pour lui, le «chaos de l'asile» n'est pas dû à une base législative insuffisante, mais bien à son «application déficiente par la conseillère fédérale socialiste». «Pour résoudre ce problème, il faut soit obtenir un changement à la tête du département, soit imposer des règles plus strictes dans la Constitution», a estimé le conseiller national.
Initiatives en vue
L'UDC a donc élaboré deux initiatives parlementaires censées faire le ménage. L'une demande la suppression de l'aide d'urgence accordée aux étrangers séjournant illégalement en Suisse. La deuxième vise à restreindre au maximum les possibilités d'asile et les voies de recours des demandeurs.
Elle prévoit aussi de placer les requérants «dans des centres de contrôle en Suisse et à l'étranger» et dans des centres fermés en cas de «comportement asocial ou délictueux». Les prestations d'entretien devraient être accordées en nature et non en espèces. Ce texte, qui sera déposé pendant la prochaine session, conviendrait aussi à une initiative populaire, a menacé Heinz Brand. (ats/nxp)
Créé: 19.05.2015, 12h55