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Les résultats d'une étude effectuée en 2004 ont engendré que les femmes de plus de 70 ans avec un cancer du sein hormono-dépendant local n'effectuaient, après l'opération chirurgicale préservant le sein, qu'une thérapie hormonale, alors que la radiothérapie était laissée de côté.
Les scientifiques avaient alors prouvé que la radiothérapie supplémentaire ne permettait pas de distinctement réduire le taux de récidives et donc d'éviter la résection du sein qui en découle.
Des experts du M. D. Anderson Cancer Center à Houston argumentent maintenant qu'une période d'observation de 5 ans serait beaucoup trop courte pour prouver la valeur d'un tel traitement. Ils se réfèrent aux résultats de leur nouvelle analyse d'études du registre américain des cancers (SEER). Les spécialistes du cancer ont analysé les données de 7'403 patientes du cancer du sein âgées entre 70 et 79 ans et ayant souffert entre 1992 et 2002 d'un cancer du sein hormono-dépendant local.
Les patientes ont été observées en moyenne durant 7.3 années. Le risque d'une récidive du cancer, et donc d'une résection du sein qui en découle, dans les 10 ans après l'opération initiale était chez les femmes n'ayant bénéficié que d'un traitement hormonal (sans radiothérapie) de 6.3%. Chez les femmes ayant bénéficié en plus d'une radiothérapie, ce risque était par contre de 3.2%.
Bilan des auteurs: la radiothérapie devrait être laissée de côté uniquement chez les femmes dès 75 ans avec un cancer du sein local au stade précoce et sans ganglion lymphatique infiltré par le cancer.
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