Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07270.jsonl.gz/115

Une étude menée en Angleterre et au Pays de Galles relève un taux alarmant d’usage de drogues parmi les gays et les lesbiennes. Tout le monde n’est pas d’accord sur l’origine du phénomène.
Plus d’un tiers des homosexuels déclarent avoir pris au moins une fois des stupéfiants illégaux, contre 5% dans l’ensemble de la population anglaise et galloise, rapporte «The Independent» sur la base d’une récente étude. Les substances les plus fréquemment utilisées sont le cannabis et le poppers, suivis de la cocaïne, de l’ecstasy, de la kétamine et des amphétamines. Pour la coke, son utilisation serait 10 fois plus fréquente chez les gays. Le nombre d’héroïnomanes ne serait, en revanche, pas plus élevé. La recherche a été menée par la Lesbian and Gay Foundation et l’université de Central Lancashire sur un échantillon de 4000 personnes. Elle a duré deux ans.
Perturbés?
David Stuart, collaborateur de London Friend, un organisme de prévention des addictions au sein de la communauté LGBT, estime que la «peur, le rejet et la honte de sa sexualité» sont susceptible d’expliquer la vulnérabilité accrue des homos. Une bloggeuse lesbienne de Londres a un autre avis sur la question: «On considère un peu trop vite les gay comme perturbés, ou ayant besoin de [drogues comme] béquilles, or nos méthodes de socialisation tournent autour de la boisson ou des drogues. La conséquence de cela est que bien des gens deviennent dépendants», écrit Kitty Richardson.