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"Traditionnellement, les marchandises mettent à peu près une dizaine de jours pour traverser le Pacifique avant d'aller sur des trains ou des camions, et sont relativement vite dans un centre de distribution du centre-est des Etats-Unis. Mais aujourd'hui, il y a de l'attente: cela peut être dans le port chinois, avant que le conteneur embarque, dans le port américain, ou même dans le terminal", décrit Paul Tourret, directeur de l'Institut supérieur d'économie maritime à Saint-Nazaire, en France.
En cause: les fermetures de ports liées à la pandémie, mais aussi la demande croissante - notamment sur le marché américain - d'objets manufacturés et de composants électroniques importés d'Extrême-Orient.
Aujourd'hui on a une impression presque d'hystérie dans la gestion logistique, tout le monde ayant peur des phénomènes de congestion et de fermeture.
Mais est-ce que cette situation menace les commandes de Noël? "On peut avoir des retards, si les distributeurs n'ont pas pris le temps de commander à leurs grossistes et fournisseurs chinois. Et comme beaucoup de conteneurs sont repositionnés sur le marché américain, il peut en manquer sur l'Asie et l'Europe. Il est donc probable que l'on ait un certain nombre de pénuries ou des calendriers très justes", explique Paul Tourret.
Les distributeurs suisses ressentent-ils déjà ce phénomène d'embouteillage? Comment se préparent-ils pour la fin de l'année?
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Jessica Vial et l'équipe du Point J