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Il est bien connu que l'efficacité du vaccin diminue avec le temps. En parallèle, les chances de tomber malade augmentent. C’est pourquoi Israël a commencé, il y a plusieurs mois déjà, à procéder à des rappels de vaccination. Et le «booster» était un total succès: le nombre d’infections a diminué en peu de temps.
En Suisse, on a d'abord observé la situation. Fin novembre, on a pris du retard avec la dose de rappel pour tous. Depuis lors, environ 10% de la population a reçu les trois doses de vaccin contre le Covid.
Voici pourquoi, en 18 points, le rapport vaccinal est important et à partir de quand il est utile.
Le booster (=dose de rappel) est recommandé à toutes les personnes âgées de 16 ans et plus. En particulier pour:
Mais l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) recommande également aux groupes de population moins âgés et sans antécédents médicaux de recevoir une nouvelle dose de vaccin.
L’OFSP recommande une dose de rappel six mois après l'immunisation de base.
Officiellement, cela n'est pas possible. Un rendez-vous pour le vaccin de rappel ne peut être pris que si la deuxième dose a été administrée au moins six mois auparavant. Le rappel est toutefois autorisé dès cinq mois après la deuxième dose. L'OFSP recommande simplement d'attendre six mois. Selon le canton et le centre de vaccination, il est donc possible de se faire vacciner après un peu moins de six mois d'attente.
Une troisième dose de vaccin est recommandée pour les femmes enceintes à partir de la 13e semaine de grossesse (2e trimestre) ainsi que pendant l'allaitement.
Les cantons sont responsables de la planification des rappels de vaccination. Certains d'entre eux, comme Lucerne, Zurich et Berne, envoient une invitation personnelle par lettre ou par SMS. Dans les autres cantons, il est possible de se renseigner sur le site web ou l'infoline.
Lorsque vous vous rendez dans un centre de vaccination, avec ou sans rendez-vous, n’oubliez pas de prendre votre carte d’assurance, une pièce d’identité ainsi que votre certificat Covid actuel.
L’efficacité du vaccin diminue avec le temps et la probabilité d’attraper le virus du Covid augmente. La vitesse à laquelle cela se produit dépend de différents facteurs comme le type de vaccin, la réaction immunitaire et l’âge.
Des données israéliennes et britanniques montrent que la protection vaccinale diminue plus fortement chez les personnes vulnérables. Avec le vaccin de Biontech/Pfizer, également utilisé en Suisse, l’efficacité du vaccin diminue considérablement après six mois.
Les deux études démontrent que les personnes ayant reçu le vaccin de rappel sont moins susceptibles de contracter le Covid que celles qui n'ont reçu que deux doses.
«Il n’y a aucun doute, la troisième dose a sauvé Israël», déclare Gabriel Barbash, professeur d'épidémiologie. Plus de quatre millions d'habitants sur une population d'environ neuf millions ont déjà reçu la troisième injection en Israël. Toute personne âgée de plus de douze ans peut se faire vacciner une troisième fois en Israël.
Oui. Dans la mesure où la personne a contracté le Covid dans les six mois suivant la fin de l'immunisation de base, un rappel n'est recommandé qu'après six mois supplémentaires depuis l’infection, selon l'OFSP.
En Suisse, la dose de rappel est faite avec le même vaccin ARNm (Moderna ou Pfizer-Biontech) que celui utilisé pour la vaccination de base. Cela signifie que les personnes souhaitant faire le booster reçoivent le même vaccin que pour les deux premières doses. C'est également la recommandation de l'OFSP.
Les rappels avec un vaccin vecteur (Johnson & Johnson) ne sont actuellement pas recommandés en Suisse. Swissmedic ne dispose d'aucune autorisation pour un rappel vaccinal avec le vaccin Johnson.
La situation est différente en Allemagne: les personnes qui ont été immunisées avec une dose unique du vaccin Johnson & Johnson peuvent recevoir n'importe quel vaccin à ARNm pour la dose de rappel.
Si le rappel n'est pas possible avec le même vaccin que celui utilisé pour la vaccination de base, le rappel vaccinal peut être effectué sous la forme d'un «off-label use» (utilisation hors indication). Mais cela n'est possible qu'en concertation avec un médecin.
«Off-label» signifie que Swissmedic n'a pas (encore) autorisé officiellement le mélange de vaccins. Cependant, l'OFSP ne déconseille pas explicitement de tels cocktails de vaccins. Ceux-ci sont disponibles dans différents centres de vaccination, sous la propre responsabilité de l'intéressé.
Jusqu'à présent, il n'existe aucune preuve de «survaccination». Selon les spécialistes, une troisième dose de vaccin n'est pas nocive même si une bonne protection immunitaire est déjà en place.
On ne sait pas si les vaccins actuels protègent contre le variant Omicron. Les connaissances sont encore peu nombreuses. Ce qui est sûr, c’est qu’il faudrait attendre plusieurs mois avant d'avoir un nouveau vaccin. Il est donc important de se protéger dès maintenant et de ne pas attendre un nouveau vaccin, explique Virginie Masseray, responsable de la section de contrôle des infections à l'OFSP.
Certains infectiologues se sont déjà montrés confiants quant à l'efficacité des vaccins contre Omicron. «Il faut considérer la protection de manière différenciée et distinguer entre la protection de l'infection à celle de la maladie grave», explique le professeur Timo Ulrichs, épidémiologiste spécialiste des infections, au Conseil suisse de la science (CSS). «Les vaccins existants peuvent assurer cette protection de manière assez sûre par rapport au variant Omicron».
Oui, il n'est pas nécessaire de respecter un temps minimum entre la vaccination Covid et l'administration d'autres vaccins. Toutefois, il faut tenir compte du fait qu’il existe à ce jour uniquement des études sur l’interaction entre le vaccin contre le Covid et le vaccin contre la grippe. Il n'existe pas encore d'études cliniques sur le mélange du vaccin Covid avec d'autres vaccins.
Les rappels avec Spikevax de Moderna se font avec une dose réduite de 0,25 ml. En revanche, la vaccination avec Comirnaty de Biontech/Pfizer conserve la même dose que pour la vaccination de base, soit 0,30 ml.
Comme pour la vaccination de base, les coûts du vaccin de rappel sont pris en charge par la Confédération.
Non, ce serait trop compliqué. De plus, on ignore actuellement quelle masse d'anticorps est nécessaire pour assurer une protection suffisante.
Biontech/Pfizer ont terminé leurs études cliniques sur le «booster» fin août. L'agence américaine des médicaments (FDA) a publié les chiffres concernant les effets secondaires des participants à l'étude âgés de 18 à 55 ans. Voici les effets secondaires qui ont été le plus souvent constatés:
Selon les données de l’agence américaine des médicaments (FDA), il faut s’attendre à des effets secondaires similaires à ceux de la vaccination de base malgré un dosage plus faible du vaccin de rappel.
Chez les personnes âgées de plus de 65 ans, les effets secondaires sont apparus plus rarement que chez les participants plus jeunes. Les symptômes suivants sont apparus chez les individus âgés de 18 à 65 ans:
Selon les études à plus grande échelle, aucun nouvel effet secondaire n'est apparu avec le vaccin de rappel de Biontech/Pfizer ni avec celui de Moderna. Selon une étude américaine, la tolérance est similaire à celle observée après la deuxième dose. Cela signifie que certains ressentiront des effets secondaires, d’autres non.
Oui, le certificat Covid est prolongé d'un an après une troisième injection. Il est important d'apporter son certificat de vaccination ainsi qu'une pièce d'identité officielle et la carte d'assurance maladie lors du rendez-vous de vaccination. Ainsi, il peut être vérifié quel vaccin a été utilisé lors de la vaccination de base.
C'est difficile à prévoir, mais pas à exclure. En cas d'infection des voies respiratoires, il est difficile de maintenir une protection permanente avec les doses de vaccin actuelles, a expliqué le virologue Carsten Watzl, à la télévision alémanique SRF.
Traduit de l'allemand par Charlotte Donzallaz
«Le tabac, c'est tabou, on en viendra tous à bout.» Dans Le Pari, en 1997, les Inconnus ne croyaient pas si bien dire. La fumée est de plus en plus malvenue dans la société. D'ailleurs, on fume de moins en moins dans les pays industrialisés – sauf en Suisse, où le quota de fumeurs ne baisse plus depuis dix ans. Le 13 février, la population suisse votera sur l'interdiction des publicités pour le tabac visibles par les enfants.