Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07153.jsonl.gz/1073

Des inondations plus tôt en Europe avec le réchauffement climatique
Une équipe internationale de scientifiques, parmi lesquels des chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), a analysé les données de 4200 stations hydrométriques dans 38 pays européens entre 1960 et 2010. Une centaine d'institutions de recherche ont participé à ces travaux publiés jeudi dans la revue Science.
Selon l'étude, les changements les plus significatifs ont été enregistrés sur la côte de l'Atlantique Nord, du Portugal au sud de l'Angleterre. La moitié des stations de mesure y constate des crues avancées de 15 jours au moins en un demi-siècle.
Un mois plus tôt en Scandinavie
En Scandinavie et dans les pays baltes, les hautes eaux se produisent même un mois plus tôt qu'il y a 50 ans, du fait que la fonte des neiges y est plus précoce.
A l'inverse, les chercheurs notent un retard de deux semaines des tempêtes hivernales en Angleterre et dans le nord de l'Allemagne. Dans certains secteurs de la Méditerranée également, le réchauffement a pour conséquence davantage d'intempéries plus tardives sur la fin de l'hiver.
Sur l'Arc alpin en revanche, aucune modification notable n'a été relevée.
Le risque de crues dévastatrices pourrait être multiplié par vingt d'ici la fin du 21e siècle, rendant indispensable "une amélioration des données et des estimations du changement saisonnier des inondations", préviennent Louise Slater et Robert Wilby, respectivement géographe et professeur d'hydroclimatique à l'Université de Loughborough au Royaume-Uni.
ats/tmun
Publié le 10 août 2017 - Modifié le 20 août 2017
2016, nouvelle année noire pour le climat
Les contributions de près de 500 scientifiques dans plus de 60 pays montrent que la planète continue de se réchauffer sans donner de signe de ralentissement. Plusieurs indicateurs clés, comme les températures à la surface du globe, le niveau des océans et les émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, ont ainsi dépassé les niveaux records déjà franchis en 2015.
En 2016, les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) ont ainsi atteint les 402,9 parties par million (ppm), dépassant pour la première fois les 400 ppm dans l'histoire moderne et dans les relevés glaciaires qui remontent jusqu'à 800'000 ans.