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Les indemnités de Daniel Vasella irritent les cercles économiques
Les 72 millions que touchera l'ex-patron de Novartis Daniel Vasella en prenant sa retraite font l'effet d'une bombe dans les cercles économiques et politiques, peu avant la volation sur les salaires abusifs.
"Je comprends que tout le monde soit révolté et je le suis moi-même", a déclaré samedi le président d'economiesuisse Rudolf Wehrli. "De telles indemnités et salaires constituent une véritable provocation, même pour les opposants à l'initiative Minder."
"Situation ingrate"
Le contre-projet amènerait une réglementation concernant les indemnités qui devrait empêcher ce genre de frasques, poursuit-il. Celle-ci stipule que l'on peut exiger le remboursement de telles sommes, octroyées de manière injustifiée.
Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann ne comprend pas non plus les indemnités de départ de Daniel Vasella. "C'est une situation ingrate", a-t-il déclaré au "Tagesschau" de la télévision alémanique SRF. Le peuple suisse ne devrait toutefois pas jeter le bébé avec l'eau du bain le 3 mars, a-t-il ajouté.
ats/vtom
Publié le 16 février 2013 à 22:34 - Modifié le 17 février 2013 à 20:25
Simonetta Sommaruga se montre stupéfaite
"C'est très nuisible pour la cohésion sociale dans notre pays", a déclaré la ministre de la justice dans une interview au "Sonntagsblick". Personnellement, la socialiste est très inquiète sur cette question. Cette "mentalité de self-service" ébranle la confiance dans toute l'économie, estime-t-elle.
Interrogée sur les conséquences de l'annonce de l'indemnité de départ de Daniel Vasella sur la votation sur l'initiative populaire "contre les rémunérations abusive", Simonetta Sommaruga répond: si le peuple suisse accepte le texte le 3 mars, "tous les managers qui ont perdu toute mesure en seront responsables".