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L'Office fédéral du sport (OFSPO) fête ce mercredi son 75e anniversaire. Depuis 2005, il est dirigé par Matthias Remund à Macolin. L'OFSPO est au centre des soutiens au sport. Dans une interview avec Keystone-ATS, l'avocat prend position sur l'encouragement du sport d'élite en Suisse.
Matthias Remund, vous êtes un fondeur reconnu. En 2017, vous avez disputé la Wasaloppet sur 90 km et vous n'avez concédé qu'une demi-heure au vainqueur. Doit-on en tirer la conclusion que dans votre encouragement au sport, le soutien total à un sportif d'élite est plus important à vos yeux que l'application correcte d'un point de vue pédagogique de la natation pour les bébés ?
"Certainement pas. En Suisse, il n'y a pas dans l'encouragement au sport de choix radical mais plutôt une coexistence. Cela correspond à l'esprit cultivé à Macolin. Ici, on trouve réunis à la même table pour manger un champion olympique et un expert J+S (Jeunesse et Sport). Nous encourageons de manière subsidiaire les initiatives des privés à tous les échelons."
Cet entretien est orienté sur le sport d'élite. Un pas important a été fait dans sa direction avec l'adoption d'une nouvelle loi sur l'encouragement au sport en 2012 ?
"La loi nous donne une légitimité. Le soutien aux sports d'élite est désormais un devoir officiel de la Confédération; avec les centres nationaux de performances à Macolin et à Tenero, la formation et la formation continue, le soutien scientifique et médical à nos hautes écoles ou par le biais de subventions pour les fédérations sportives et leurs mouvements juniors."
Et l'armée est revenue à la mode. Son offre devient à nouveau attractive ?
"L'offre de l'armée est une réponse à la réalité des pays qui nous entourent où le temps passé sous les drapeaux permet de faire du sport aux frais de l'Etat. Avec l'école de recrues pour les sportifs d'élite, les cours de répétition et le service civil, chaque athlète suisse ou entraîneur peut combiner de manière idéale obligation de servir et sport."
L'OFSPO avance comme figures de proue les centres d'entraînement de Macolin et Tenero. Cette offre pour les sportifs d'élite tient-elle la comparaison avec ce qui est offert à l'étranger ?
"Nous sommes efficaces, nous possédons un haut savoir-faire et une bonne expérience. Nous comprenons les entraîneurs et les athlètes. Nous n'évoluons pas dans une tour d'ivoire, mais nous aidons les fédérations et partageons notre savoir. La totalité de l'encouragement du sport de la Confédération est sous toit à Macolin, de même que celle de l'armée. Nous jouons main dans la main et déplorons ainsi peu de perte de savoir-faire."
Etes-vous personnellement satisfait des investissements de l'OFSPO pour le sport d'élite (Réd: 56 millions de francs). Ou voudriez-vous disposer de plus de moyens ?
"L'important est que nous pouvons déployer les moyens de manière efficace. L'Etat ne doit pas trop s'immiscer. Le sport d'élite en Suisse est organisé par le privé. La main publique, qui a aussi un intérêt dans les succès, doit soutenir efficacement. Combien d'argent doit être investi ? La réponse est dans le camp des politiques."
Où vous situez-vous en comparaison en Europe avec les autres encouragements au sport avec l'aide de l'Etat ?
"On ne peut en tirer qu'une comparaison partielle. En Suisse, les communes portent la charge principale avec la construction, le fonctionnement et l'entretien des installations sportives. De cet engagement percent plus tard des athlètes d'élite. Qu'est-ce qu'on veut attribuer au sport d'élite ou pas ?"
Le sport d'élite est d'abord organisé de manière privée par les fédérations et est rassemblé sous la faîtière de Swiss Olympic. Est-ce que le peuple suisse serait prêt comme dans d'autres pays à reconnaître comme devoir de l'Etat de soutenir le sport d'élite comme encouragement de l'image ?
"Je ne crois pas. En Suisse, l'état ne conduit pas le sport, il le soutient. C'est le consensus politique. Et nous fêtons également des succès. La Suisse a entre autres remporté la Coupe de l'America et pas la Norvège, qui est pourtant près de la mer."