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01/11/2012
Ce fût bien pire que « Sandy »
A l’heure ou tous les cataclysme de notre planète seraient dus aux excès de notre civilisation, rappelons nous le tragique séisme qui détruisit Lisbonne le 1er novembre 1755.
La capitale du Portugal est frappée par trois violentes secousses telluriques et plusieurs raz de marée. Celle qui doit sa prospérité à un immense empire colonial, est presque entièrement détruite par le séisme et l'incendie qui lui fait suite.
On dénombre 60.000 victimes. Beaucoup périssent dans l'effondrement des églises où elles assistaient à l'office de la Toussaint.
« Le tremblement de terre est ressenti dans toute l'Europe, entraînant des oscillations jusque dans les lochs écossais et les lacs suisses. Les religieux et les philosophes de tout le continent y voient l'occasion de débattre de la miséricorde divine et des mérites de la civilisation urbaine.
Voltaire se fend d'un conte brillant, Candide, où il tourne en dérision les espoirs que plaçait le savant Leibniz dans la science et la connaissance comme moyens de faire progresser l'humanité. Il moque tout autant les religieux qui invoquent la soumission à la volonté divine.
Mais ses contemporains se montrent dans l'ensemble plus pragmatiques, à l'image du Premier ministre du Portugal : José de Carvalho e Melo, futur marquis de Pombal, lance une enquête dans tout le pays sur les indices avant-coureurs du séisme.
C'est la première fois que l'on tente une explication scientifique des tremblements de terre.
Le Premier ministre reconstruit par ailleurs les quartiers sinistrés avec des rues à angles droits et des constructions sobres. Sur les bords du Tage, le palais royal, détruit, est remplacé par la monumentale place du Commerce, coeur de la Lisbonne actuelle.
Lu sur Hérodote.net »