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Les T-shirt peuvent avoir une seconde vie. Après avoir été portés par leur acheteur, ils finissent sur la peau de quelqu'un d'autre, peut-être à des milliers de kilomètres de distance. Ironie du sort: parfois ils reviennent carrément dans le pays où ils ont été confectionnés, comme l’illustrent les photographies de Paolo Woods en Haïti.Ce contenu a été publié le 05 février 2014 - 11:00
Des conteneur en provenance des États-Unis arrivent au marché Croix-des-Bossales de Port-au-Prince. Ils contiennent de la marchandise invendue des grandes chaînes ou des fripes de seconde main. Et des montagnes de vieux T-shirts aux inscriptions les plus triviales. Ils réapparaissent dans les provinces lointaines de l'île, là où personne n'a jamais cherché à les traduire en langue créole.
Surnommés «pèpè», ils constituent une sorte de lien entre Nord et Sud. C’est ainsi qu’un T-shirt fabriqué pour Walmart à Port-au-Prince se retrouve sur le dos d’un Texan ou d'un New-Yorkais, puis retourne, usagé, à l’expéditeur qui, enfin, peut le porter.
Les photos proviennent du livre «Pèpè» publié en 2013 par le Musée de l'Elysée de Lausanne et les Éditions Riverboom. (Photos: Paolo Woods/INSTITUTE).