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En juillet 2008, le Service de renseignements de la Confédération (SRC) a reçu des informations précises au sujet d'une personne, dénommée Ruben al-Chidyak, cherchant à vendre des données bancaires volées de HSBC aux services secrets allemands. Or ces derniers et le SRC n'ont rien fait.
Le vice-directeur du SRC explique dans Le Matin Dimanche qu'al-Chidyak, qui s'avérera être plus tard Hervé Falciani, n'a pas pu être identifié et qu'il n'était pas possible de s'adresser à des services tiers "en raison de la sensibilité de la source". Le SRC ne s'est rendu compte qu'au début 2009 que la police judiciaire fédérale avait ouvert une enquête depuis mai 2008 contre al-Chidyak.
Procès sans accusé
Après un premier interrogatoire de la police genevoise, Hervé Falciani a quitté la Suisse en décembre 2008.
Voilà pourquoi son procès s'ouvrira en son absence lundi au Tribunal pénal fédéral. Il est accusé d'espionnage économique, de violation du secret commercial et bancaire et de soustraction de données.
ats/cab
Les accusations
L'ex-informaticien est également accusé d'avoir dérobé, dans un but d'enrichissement personnel, une importante quantité de données bancaires.
Affaire de grande envergure
L'affaire des données volées par Hervé Falciani a permis à un consortium de plusieurs médias, dont le quotidien français Le Monde, de révéler que près de 120 milliards de dollars auraient transité par la banque HSBC dans le but d'échapper à l'impôt ou pour être blanchis via des sociétés-écrans.
En juin dernier, HSBC a versé 40 millions de francs aux autorités genevoises, mettant ainsi un terme à la procédure pour blanchiment aggravé lancée le 18 février dernier contre elle.