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La réorientation du système des paiements directs, en lien avec les objectifs de la politique agricole, est un aspect du processus de réforme en cours dont le bien-fondé suscite un large consensus politique. Cependant, les contributions actuelles liées aux animaux doivent essentiellement être réallouées aux contributions à la sécurité de l’approvisionnement, comme le propose le message sur la politique agricole 2014−2017 (PA 14−17, Conseil fédéral 2012). Ces contributions seront versées en fonction de la surface. La réallocation des contributions liées aux animaux est particulièrement un sujet de controverse. Les simulations avec SILAS et SWISSland montrent qu’une telle réallocation protégerait non seulement les ressources naturelles, mais permettrait également d’accroître le revenu agricole moyen de 4 %.
Les exploitations agricoles suisses cèdent leurs engrais de ferme excédentaires à des exploitations ayant des capacités disponibles ou à des installations de compostage ou de méthanisation, afin d’équilibrer leur bilan d’éléments nutritifs. Les volumes d’engrais de ferme et de recyclage transportés, de même que les coûts de transport, ont nettement augmenté entre 2015 et 2022.
Nombre de pays européens observent un recul de l’emploi dans le secteur agricole et plus particulièrement dans celui de l’élevage. Les paiements directs peuvent contrecarrer cette tendance et mener à un renforcement de la main-d’œuvre – principalement féminine – sur l’exploitation.
Malgré les problématiques actuelles comme la guerre en Ukraine ou le changement climatique, le secteur alimentaire suisse est relativement résilient. C'est la conclusion du rapport établi par Agroscope sur mandat de l'Office fédéral pour l'approvisionnement économique du pays.