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- Les trois ingrédients de cette motivation intrinsèque sont l'autonomie, la maîtrise (mastery en anlgais) et la raison d'être. Pour l'autonomie, il donne l'exemple des 20% de temps accordé aux collaborateurs de Google, 3M ou Atlassian. Un jour par semaine les collaborateurs de ces entreprises peuvent travailler sur des projets personnels. Le service Gmail et les Post-it sont nés de cette manière.
- Pour la maîtrise, l'auteur fait référence aux travaux de Mihály Csíkszentmihályi sur le flow et à ceux de Carol Dweck sur l'état d'esprit de développement. Cette maîtrise exige du temps (10 ans, dit-on, pour devenir expert de son domaine) et de la transpiration (accepter une forme de souffrance).
- Enfin, la raison d'être est ce sentiment de vouloir laisser un monde meilleur derrière nous, un état d'esprit qui arrive à la soixantaine mais qui est aussi présent chez les jeunes générations. L'activité d'une entreprise doit s'inscrire dans une histoire plus grande qu'elle, un Bien Commun qui dépasse le profit et le bien-être de quelques-uns.
Compte rendu du livre de Daniel H. Pink: Drive, éd. Canongate, 2009, 242 pages
Dans cet ouvrage, le journaliste américain Daniel H. Pink s'appuie sur plusieurs recherches en psychologie comportementale pour montrer quels sont les vrais leviers de la performance en entreprise. Contrairement à la croyance, ce ne sont pas la carotte et le bâton (motivation extrinsèque) qui produisent le plus d'effet mais bien la motivation intrinsèque, qui ne se décrète pas.