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L'abbaye territoriale d'Einsiedeln est un monastère bénédictin, situé dans la ville suisse d'Einsiedeln dans le canton de Schwytz, dédié à Notre-Dame des Ermites, à cause des circonstances de sa fondation, dont provient également le nom d'Einsiedeln. Le monastère est une station importante du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle et la destination de nombreux pèlerins.
Guy Clerc @ Images Archives
VUE.
Extérieur.
Intérieur.
La « Vierge noire ».
La « Vierge noire » Historique: La Vierge noire est en bois de poirier, mesure 119 cm. Elle est d'origine inconnue mais devrait avoir été apportée vers 1466. À l'origine, le visage et les mains étaient peints mais la suie des cierges qu'on faisait brûler finit par les noircir. À 1803, un restaurateur a tenté de lui rendre sa couleur claire d'origine, mais cet aspect ne fut pas du goût des pèlerins. On décida alors de peindre les parties principales de la statue en noir. Malgré cinq incendies successifs du couvent et de l'Église, qui détruisirent des richesses incalculables en ornements précieux, livres, manuscrits, etc., la statue et sa chapelle restèrent intactes. En 1798, le couvent fut pillé par les troupes d'occupation françaises. La chapelle de Notre-Dame d'Einsiedeln fut détruite et la Vierge noire put être mise en sécurité à l'étranger. Après trois ans d'exil, l'abbé et les moines purent réintégrer l'abbaye qui connut alors un nouvel essor. La Vierge était autrefois adossée au jubé qui a été détruit au xviiie siècle par les chanoines en même temps que quelques vitraux pour donner de la clarté dans la cathédrale.
Chevaux surnommait «cavalli della Madonna».
L’écurie de l’abbaye bénédictine d’Einsiedeln – mentionnée pour la première fois en 1064 – est considérée comme le plus vieux haras d’Europe. C’est là, au pied des Alpes, que l’on élève depuis plus de mille ans les fameux «einsiedler». Si les habitants du monastère ont jadis utilisé ces derniers comme animaux de trait et de montures, ces demi-sang robustes au caractère affable ont joué un rôle majeur dans la construction et l’exploitation du lieu. Comme en témoignent des reçus du XVIe siècle, ces chevaux de Suisse centrale étaient également fort prisés en Haute-Italie, où on les surnommait «cavalli della Madonna» pour leur grâce et leur caractère. «L’einsiedler fait preuve d’une volonté de fer, il veut apporter sa contribution et aider», souligne Ursula Kälin.