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Cette infographie a été réalisée d’après l’encadré interchapitres 8 du Rapport spécial du GIEC sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C, parachevé en 2018. Elle illustre trois trames de scénarios de ces mondes plus chauds possibles, sur la base de différentes options d’atténuation décrites dans le tableau 2 de l’encadré interchapitres 8 (voir le chapitre 3), qui rassemble les connaissances issues de différents chapitres, comme les scénarios d’atténuation du chapitre 2, l’évaluation effectuée dans le chapitre 3 des changements climatiques régionaux et la prise en compte des diverses caractéristiques de la variabilité interne du climat au cours de la prochaine décennie, ainsi que d’autres éléments issus des chapitres 4 et 5.
Ces trois trames montrent à quel point les différentes stratégies d’action en matière d’atténuation et d’adaptation au changement climatique, et la variabilité interne du climat de la Terre, peuvent conduire à des mondes plus chauds très contrastés. Ces trois trames reflètent : une trajectoire parmi l’un des meilleurs scénarios possible, marqué par une mobilisation précoce et collective en faveur de l’atténuation ; une autre correspond à un scénario intermédiaire, moyen, où une action tardive n’est engagée qu’après une décennie de réchauffement, dans les années 2020 ; enfin, dans l’un des pires scénarios, une action non coordonnée ne démarre que tardivement au cours du XXIe siècle. Pour les trames intermédiaires ou de la pire éventualité, la variabilité interne du climat affecte les choix qui déterminent l’action en faveur du climat (prise de conscience ou non de l’urgence à agir).
Intervention humaine visant à réduire les émissions ou à renforcer les puits de gaz à effet de serre.
Représentation plausible de la réponse future du système (étudié) à la mise en œuvre de politiques et de mesures d’atténuation.
Évolution temporelle d’un ensemble de caractéristiques utilisées dans les scénarios d’atténuation, telles que les émissions de gaz à effet de serre ou le développement socio-économique.
Variations de l’état moyen et d’autres variables statistiques (écarts-types, valeurs extrêmes, etc.) du climat à toutes les échelles spatiales et temporelles au-delà de la variabilité propre à des phénomènes météorologiques particuliers. La variabilité peut être due à des processus naturels au sein du système climatique (variabilité interne) ou à des variations des forçages anthropiques ou naturels (variabilité externe).
Processus ou fonctions écologiques qui présentent un intérêt, pécuniaire ou non, pour des individus ou pour une société dans son ensemble. On distingue souvent: 1) les services de soutien tel le maintien de la productivité ou de la biodiversité ; 2) les services d’approvisionnement, par exemple en aliments ou en fibres; 3) les services de régulation comme la régulation climatique ou le piégeage du carbone ; et 4) les services culturels tels que le tourisme ou les activités à caractère spirituel et esthétique.
Élimination de gaz à effet de serre présents dans l’atmosphère par une action humaine délibérée, qui s’ajoute à l’élimination réalisée par les processus naturels du cycle du carbone
Réservoir (naturel ou artificiel, qu’il s’agisse du sol, de l’océan ou des plantes) dans lequel est stocké un gaz à effet de serre, un aérosol ou un précurseur de ces composés. Selon les termes de l’article 1.8 de la CCNUCC, un puits désigne « tout processus, toute activité ou tout mécanisme […] qui élimine de l’atmosphère un gaz à effet de serre, un aérosol ou un précurseur de gaz à effet de serre »
Trajectoires dans lesquelles la concentration, le forçage ou la température dépasse le niveau de stabilisation avant la fin de l’horizon temporel considéré (par exemple avant 2100), puis diminue pour se rapprocher du seuil fixé à l’échéance déterminée. Lorsque le niveau de stabilisation est dépassé, l’excédent de gaz à effet de serre doit être absorbé par des puits.