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C'était une cerise très appréciée durant des décennies, jusqu'à ce que la production industrielle d'autres cerises lui fasse de l'ombre. L'Association pour la sauvegarde du patrimoine fruitier a désigné la Schauenburger "variété de fruits suisses de l'année 2016".
La culture de cette cerise juteuse et très sucrée illustre la disparition silencieuse des anciennes variétés de fruits, écrit mardi l'association Fructus dans un communiqué. Le poids de la Schauenburger dans la production totale est infime. Des milliers de grands cerisiers Schauenburger ont aujourd'hui disparu.
C'est l'hôtelier Emil Flury qui aurait rapporté ce fruit très foncé à la chair ferme, vers 1900, d'un voyage au Liban. Il l'a appelé Schauenburger, en référence au centre de cure "Bad Schauenburg" qu'il dirigeait dans les environs de Liestal (BL). Quarante ans plus tard, elle était la cerise de table la plus appréciée de Suisse.
A partir du milieu des années 1980, les volumes cultivés ont dégringolé, à cause de mutations génétiques et à la suite de l'arrivée de nouvelles variétés sur le marché. Inadaptée à la production industrielle, la Schauenburger entamait son déclin.
Mais pour les distributeurs directs et les producteurs indépendants, ce fruit facile à faire pousser, à la récolte régulière, représente une bonne alternative aux variétés plus courante, souligne Fructus. En désignant le fruit de l'année, l'association veut contribuer à ralentir la disparition d'arbres rares, anciens et résistants.
ATS