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Les ministres des transports des pays alpins, dont la Suisse, ont avalisé deux études sur la gestion du trafic alpin. Ils veulent par ailleurs creuser l'idée d'introduire des péages en fonction de la demande. Les défenseurs de l'environnement, eux, exigent des actes.
Les ministres, réunis à Leipzig (D) sous la présidence de Doris Leuthard, ont chargé un groupe de travail d'aborder également d'autres questions. Par exemple: faut-il encourager les camions plus écologiques dans toute la zone alpine ? et comment mieux informer les participants de l'offre ferroviaire ?
A moyen et à long terme, les ministres souhaitent dresser un plan de route et un calendrier. Ils veulent pouvoir disposer d'un instrument permettant de limiter le trafic lourd "à l'horizon 2025/2030", indique le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC).
Les pays alpins veulent collaborer plus étroitement dans les domaines de l'environnement et du transport ferroviaire. Ces thèmes vont déterminer le travail de ces deux prochaines années, a indiqué le ministre allemand des Transports Peter Ramsauer.
Bourse de transit exigée
"Nous attendons des ministres des Transports des actions politiques concrètes pour le transfert du trafic marchandises de la route au rail et non de nouvelles déclarations, de nouveaux groupes de travail, d'études et de retards", a déclaré dans un communiqué Fabio Pedrina, président de l'Initiative des Alpes.
Cette association rappelle que son initiative a été accepté par le peuple en février 1994. Elle milite depuis lors pour la création d'une bourse de transit alpin.
Mais, selon les études publiées mercredi à Leipzig, la création d'une telle bourse pourrait rencontrer des obstacles d'ordre juridique, tout comme un système de marché des droits d'émission.
Redevances majorées
Les ministres entendent donc "approfondir" le modèle baptisé "TOLL+", qui prévoit des redevances majorées aux heures de pointe et réduites aux heures creuses afin de répartir la circulation de manière plus équilibrée.
La principale constatation est que les obstacles juridiques sont les plus bas pour "TOLL+", a ainsi déclaré Mme Leuthard face à la presse. Mais les ministres n'entendent pas "quitter des yeux les deux autres instruments, a-t-elle précisé.
ATS