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Née à Bâle en 1943, de nationalité suisse. Geneviève Billeter étudie le piano dans le secteur privé. Elle s’oriente vers une formation d’historienne et s’installe à Genève (thèse de doctorat à l’Université de cette ville). Elle consacre sa vie professionnelle à la recherche historique et la gestion dans diverses institutions reconnues (CICR, WWF, Université de Genève). Simultanément elle s’adonne périodiquement à la composition musicale. Dans la quarantaine elle y est vivement encouragée par le pianiste Oswald Russell, auprès duquel elle prend des leçons d’improvisation. Au terme de sa carrière professionnelle, la composition s’impose à elle comme activité principale. Elle prend des cours à la Haute école de musique de Genève et à la Schola cantorum de Paris, participe à des stages et master-class et surtout, travaille avec le compositeur français Nicolas Bacri (aux opus innombrables, appartenant à tous les genres). La rencontre avec Nicolas Bacri s’avère fondamentale. Il l’encourage, la conseille et lui enseigne la composition pendant de nombreuses années.
Jusqu’ici elle écrit pour instrument seul, formations de chambre et orchestre à cordes, une de ses pièces a été orchestrée pour grand orchestre (par Stefano Liatti). Sur l’initiative de la pianiste bulgare Borislava Taneva, l’interprétation publique de ses oeuvres débute au Festival de musique contemporaine de Sofia en 2009 et depuis lors ses pièces rencontrent un vif succès en Suisse, France, Belgique, Luxembourg, Autriche, Bulgarie, Roumanie et Serbie.
L’esthétique musicale de Geneviève Billeter est marquée par la rigueur et l’exigence formelle. Ses compositions ont un caractère contemporain en ce qu’elles s’écartent de la tonalité fonctionnelle. Mais elles conservent des liens forts avec la tradition, puisque elles se coulent en général dans des formes classiques telles que la fugue, la sonate ou la suite, mais aussi parce qu’elles restent déterminées par la mélodie et le rythme.
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