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Quatorze candidats en lice pour les élections législatives en Haïti ont été exclus du processus par le conseil électoral provisoire (CEP). Ils sont accusés d'avoir été les auteurs de crimes et de violences lors du premier tour le 9 août.
Dans un communiqué publié mardi matin, l'administration électorale détaille les faits reprochés à ces personnalités politiques: tirs à l'arme automatique à proximité de centre de vote, saccage de bureaux, violation du scrutin, enlèvement d'urnes ou encore agression armée d'un membre du personnel électoral.
Treize des quatorze candidats mis à l'index étaient en lice pour des postes de députés. Le dernier est un député sortant qui était candidat pour un poste de sénateur. Quatre de ces personnes jugées auteurs de violences, perturbant ainsi la tenue du premier tour des législatives, sont membres du parti présidentiel PHTK.
Selon les articles du décret électoral, rappelés par le CEP, ces candidats risquent des peines de prison de six mois à cinq ans, des amendes de 25 à 100'000 gourdes (0,44 à 1755 francs) et "la perte des droits civils et politiques" pendant cinq à dix ans.
Premier scrutin d'un long processus
Ces législatives constituaient le premier scrutin organisé en Haïti depuis l'arrivée au pouvoir du président Michel Martelly en mai 2011. Deux personnes ont été tuées lors du premier tour qui a été marqué par des incidents violents, provoquant la fermeture anticipée de dizaines de bureaux de vote.
Selon le calendrier électoral, le CEP doit publier les résultats du scrutin législatif ce mercredi. Les partis politiques et candidats auront alors trois jours pour contester les résultats. Après délibération par les tribunaux électoraux, les résultats définitifs devraient être publiés le 8 septembre.
Avec ces élections législatives, Haïti ouvre un long processus électoral. Outre ses parlementaires, le pays s'apprête, d'ici la fin de l'année, à élire l'intégralité de ses maires et élus locaux ainsi que son futur président de la République.
ATS