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La principale tumeur pleurale est le mésothéliome pleural malin.
Cette tumeur est causée le plus souvent par l’exposition à l’amiante, avec très souvent une longue latence (plus de 20 ans) entre l’exposition et l’apparition de la tumeur. Le tabagisme associé à l’exposition à l’amiante augmente considérablement le risque de développer un mésothéliome.
C’est une tumeur agressive de la plèvre (fine couche qui tapisse la surface du poumon et l’intérieur de la cavité thoracique) qui peut infiltrer la paroi thoracique, le poumon et les structures nobles intrathoraciques. Elle peut aussi infiltrer des viscères abdominaux par extension au travers du diaphragme. Elle est la plupart du temps associée à un épanchement pleural.
La thoracoscopie (inspection chirurgicale de la cavité pleurale au moyen d’une caméra) peut jouer un rôle dans le diagnostic de la maladie et de son traitement palliatif par pleurodèse (opération qui vise à «coller» le poumon à la paroi thoracique).
La chirurgie d’exérèse est réservée aux rares tumeurs qui se présentent à un stade précoce chez des patient-e-s en bon état général. Le geste chirurgical nécessite la résection complète de toute la plèvre, en conservant le poumon, ainsi que la résection du péricarde et du diaphragme (qui sont reconstruits avec des filets synthétiques). Cette chirurgie se fait en général après chimiothérapie et elle peut être suivie d’une radiothérapie.
Les tumeurs secondaires de la plèvre sont beaucoup plus fréquentes que les tumeurs primaires. Elles se manifestent le plus souvent par l’apparition d’un épanchement pleural.
Le diagnostic et le traitement des métastases pleurales sont discutés dans la page consacrée à l’épanchement pleural.