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Cette Espagne est la meilleure équipe de tous les temps
Euro 2012—
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Plus de doute possible: cette Espagne-là est la plus grande équipe de l'histoire du football! La Roja a remporté avec brio et sans coup férir la finale de l'Euro 2012 contre l'Italie (4-0), dans un Stade olympique de Kiev où elle a régné en maîtresse et sans partage.
Jamais pays n'avait remporté trois tournois consécutifs. Jamais pays n'avait réussi non plus à défendre son titre à l'Euro (l'URSS en 1964 et l'Allemagne de l'Ouest en 1976 avaient échoué en finale). Jamais pays n'avait atteint un tel niveau de précellence.
Comme si le sacre ne suffisait pas, la Seleccion cherchait semble-t-il également à balayer les critiques une à une. Lassante? Le jeu qu'elle a pratiqué en finale fut tout simplement un feu d'artifice où esthétisme et efficacité se relayèrent sans cesse. Manque de percussion? Elle a attaqué de toutes parts. Xavi un peu court physiquement? Le Barcelonais a éclaboussé la rencontre de son génie. L'Espagne était redevenue Furia Roja.
Torres, un symbole
Le premier quart d'heure avait alors tout du cauchemar pour les Azzurri, dominés dans chaque secteur du terrain. Mémoire défaillante, les Italiens ont concédé l'ouverture du score à la 14e sur une tête de Silva servi par Fabregas lequel avait été lancé idéalement par Iniesta, soit les trois mêmes hommes qui avait égalisé trois semaines plus tôt à Gdansk (Iniesta-Silva puis but de Fabregas).
Une inspiration presque céleste de Xavi et une course renversante de Jordi Alba a mis la Squadra à terre une deuxième fois, à la 41e. Un schéma que l'on reverra sans doute souvent dès la saison prochaine puisque le Valencien rejoindra Barcelone après le tournoi pour la somme de 14 millions d'euros. Voilà qui promet!
Et, comme un symbole, Fernando Torres, l'unique buteur du titre de 2008 contre l'Allemagne, a inscrit le 3-0 à la 84e en devenant, grâce à un assist de... Xavi, le premier joueur à frapper dans deux finales de la compétition continentale. Quatre minutes plus tard, Mata a scellé le score en donnant au résultat des allures de correction très sévère et ne récompensant pas le très bon tournoi des Italiens.
En résolvant une équation capitale, Vicente Del Bosque - qui est devenu le deuxième entraîneur après l'Allemand de l'Ouest Helmut Schön (1972-1974) à remporter un Mondial et un Euro - a tenu un rôle prépondérant dans cette nouvelle conquête.
Jamais en effet Pirlo n'a pu prendre les commandes de la machine azzurra, trop bien muselé tour à tour par Xavi, Fabregas ou Alonso. Sans son stratège, l'Italie a été moins précise, en dépit des efforts louables d'un Montolivo qui n'est pas passé à côté de sa rencontre. Cesare Prandelli se souviendra sans doute toujours de sa première défaite en match officiel à la tête de la sélection. Mais sa formation n'a surtout été dangereuse que sur balles arrêtées.
Soucieux de remporter le duel des gardiens face à Gianluigi Buffon, Iker Casillas a néanmoins systématiquement mis son véto au prix de sorties aériennes décisives, notamment devant De Rossi (16e), Balotelli (27e) ou Motta (58e), ou de parades pas toujours difficiles mais nécessaires sur des tentatives de Cassano (29e/33e), Montolivo (44e) ou Di Natale (51e). «San Iker», qui n'a concédé qu'un seul but durant cet Euro, a comme d'habitude veillé sur les siens.
Pas d'adversaire
La réussite qui lui a permis de décrocher tant de victoire a cette fois-ci fui l'Italie, contrainte de terminer la partie à dix après la blessure de Motta (61e) à peine entré en jeu comme troisième remplaçant.
En première mi-temps déjà, Prandelli avait dû sortir un Chiellini hors sujet et touché au genou. Beaucoup pour une seule équipe face à l'ogre ibère... Reste à savoir désormais si l'invincible Espagne peut encore prolonger son irréelle et glorieuse série dans deux ans au Brésil (les deux formations se retrouveront dès cet automne puisqu'elles sont dans le même groupe des éliminatoires).
Le talent et la confiance sont là. Ne manquent plus maintenant que des adversaires de taille. (si/Newsnet)
Créé: 01.07.2012, 22h57