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Les drones, ainsi que leurs stations de contrôle au sol, ont été acheminés d'Israël. Divers matériels pour l'entretien et les sous-ensembles ont également été livrés.
Le premier appareil a déjà été assemblé. Il sera soumis à un contrôle de fonctionnement avant les premiers essais en vol à la mi-mai. Les engins seront ensuite remis aux Forces aériennes dans le courant du deuxième semestre. Quatre autres drones seront livrés d'ici fin 2023.
Un système de reconnaissance non armé
En mars, les premiers pilotes des Forces aériennes et d'Armasuisse avaient terminé avec succès en Israël la formation de base au nouveau système de drones de reconnaissance ADS 15.
L'ADS 15 est un système de reconnaissance sans pilote et non armé. Les appareils de type Hermes 900 HFE mesurent neuf mètres de long et 17 mètres d'envergure. Le système de drones peut être engagé de jour comme de nuit et les appareils savent détecter avions, autres drones et missiles.
Surveillance des frontières ou sauvetage
Les six drones seront utilisés, entre autres, pour surveiller les frontières, rechercher des personnes disparues en montagne ou évaluer une situation après une catastrophe naturelle.
La Suisse ne dispose actuellement plus de drones de reconnaissance. Le Ranger ADS 95 a été mis hors service en novembre 2019, après vingt ans d'utilisation. Les gardes-frontières recourent actuellement aux hélicoptères.
La durée d'utilisation prévue de l'ADS 15 est de 20 ans. Le coût total de l'achat se monte à 250 millions de francs.
Polémiques aux Chambres fédérales
Avant même d'avoir effectué la moindre minute de vol en Suisse, ce système de reconnaissance fabriqué par la firme israélienne Elbit Systems Ltd. a créé la polémique. En 2015, au moment de la validation de l'achat par le Parlement, des voix avaient critiqué l'achat de technologie militaire israélienne.
Et en janvier, la commission de gestion du Conseil des Etats a estimé dans un rapport que cette acquisition représente un "risque considérable" pour la Suisse. Le projet a pris du retard, près de trois ans, à cause notamment de la chute d'un drone lors d'un vol-test en 2020. L'entreprise a pu corriger ce problème depuis, sans changer le design des drones.
Mais selon la commission, la question de l'autorisation de déploiement des drones dans l'espace aérien civil est également un facteur de risque. Elle entend rester active sur le dossier.
ats/oang