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La demande de pétrole augmentera régulièrement en 2019 en raison de la solidité de l'économie mondiale et d'importantes difficultés d'approvisionnement pourraient apparaître d'ici la fin de l'année prochaine si l'Opep ne peut pas pallier la moindre pénurie d'offre.
Le rapport publié mercredi par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) sonne comme un avertissement adressé à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et à ses alliés, dont les ministres se réunissent les 22 et 23 juin à Vienne pour discuter de leur accord d'encadrement de l'offre, qui court jusqu'à la fin 2018.
Selon l'AIE, la demande mondiale de pétrole devrait augmenter de 1,4 million de barils par jour (bpj) en 2019, pour dépasser 100 millions de bpj d'ici le deuxième trimestre de l'année. L'agence estime que la demande devrait croître au même rythme cette année, comme dans son dernier rapport.
"Un contexte économique solide et une hypothèse de stabilité des prix sont des facteurs importants. Les risques portent sur une hausse des cours et des tensions commerciales. Certains gouvernements envisagent des mesures pour atténuer les pressions sur les prix", explique l'agence basée à Paris dans son rapport mensuel.
Un marché juste à l'équilibre
"Il est possible que nous révisions à la baisse nos prévisions économiques dans les prochains mois. L'économie mondiale souffre de la hausse des prix du pétrole."
Les cours du pétrole ont bondi d'environ 50%, à environ 76 dollars le baril de Brent, depuis que l'Opep et d'autres pays emmenés par la Russie ont décidé fin novembre 2016 de réduire leur production de 1,8 million de bpj. Cet accord est entré en vigueur en janvier 2017.
Lors de sa réunion la semaine prochaine à Vienne, l'Opep discutera de l'évolution de sa production, en particulier à la lumière des baisses prolongées au Venezuela et de la perspective de nouvelles sanctions américaines contre l'Iran.
"Même si la baisse de production du Venezuela et de l'Iran est compensée, le marché sera juste équilibré l'année prochaine et vulnérable à une hausse des prix en cas de nouvelles perturbations. Il est possible que le tout petit nombre de pays qui disposent de capacités de réserve devront y avoir recours rapidement", prévient l'AIE.