Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07014.jsonl.gz/111

Plaidoyer contre le racisme et la haine ordinaire, "Rabbi Jacob" sort en pleine explosion du conflit israélo-palestinien, la guerre de Kippour, et peu après les attentats pendant les JO de Munich. Par ses dialogues, ses situations absurdes, ses multiples rebondissements, l'objectif du film est de délivrer un message envers toutes les communautés qui vivent à ce moment-là en France. C'était le but avoué de Gérard Oury.
La figure de Victor Pivert, industriel franchouillard bourgeois raciste et antisémite, mais pas mauvais bougre pour autant, va marquer durablement le cinéma français. Car face à lui, tous les autres protagonistes le renvoient à ses affirmations de rejet primaire de l'autre, le confrontant à ses propres limites. Le film emprunte au vaudeville les comiques de situation, et multiplie les aventures rocambolesques. Le scénario est écrit à deux mains par Gérard Oury et sa fille Danièle Thompson. Un rabbin, Josy Eisenberg, devient conseiller technique sur le film.
"Les aventures de Rabbi Jacob" devient un classique du cinéma français. Il sera même adapté bien des années plus tard en comédie musicale.