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samedi 16 avril 2011
jeudi 7 avril 2011
Elle a déjà dépassé le Japon accédant ainsi à la place de seconde puissance mondiale mais sa politique qualifiée parfois de dictature est la seule au monde à limiter un seul enfant par couple.
Le chemin vers l’enfant unique
Deng XiaoPing monte au pouvoir en 1978 après le mort de Mao Zedong . Il entreprend alors de vastes changements qui conduisent à modifier le paysage économique. La Chine qui comptait 975,4 millions d’habitants voit sa croissance ralentie par la politique de « l’enfant unique ». Ce schéma impose une politique malthusianiste en limitant les couples à ne concevoir qu’un seul enfant visant alors à améliorer les conditions de vie des Chinois tout en achevant la transition démographique. Très réglementée dans les grandes villes comme Shangai ou Pékin, le gouvernement a plus de mal à l’appliquer dans les régions éloignées où les ethnies minoritaires résident comme le Xinjiang car la population encore rurale (56,10% en 2006) ne subit pas la politique coercitive citadine. Ainsi le taux de fécondité est passé de 2,54 en 1980 à 1,78 de nos jours.
Une application violente
Aux grands mots les grands remèdes. Le gouvernement taxe les couples ayant un deuxième enfant déjà né à hauteur de 10 000 yuans (1400 euros ) l’équivalent de 8 mois de salaires moyens en Chine. Une somme conséquente dont ne peuvent s’acquitter certaines familles ; le nouveau né n'est alors pas reconnu et perd tous ses droits (gratuité scolaire, reconnaissance civile etc.) Mais pour les malheureuses dont on aurait découvert la grossesse pas d’exception l’avortement s’impose. Ainsi 13 millions de femmes auraient avorté en 2010 dans l’Empire du milieu selon les chiffres officiels, sûrement minimisés. L’avortement y est devenu trop courant.
Une mentalité qui encourage le système
Malgré l’influence occidentale générée par les médias et la santé économique du pays qui encourage la venue des étrangers, la Chine préserve sa mentalité : le fils est la garantie d’un bel avenir (il est obligé d’habiter avec ses parents et son épouse sous le même toit après son mariage) contrairement à la fille qui « appartiendra » désormais à sa belle-famille. De ce fait, beaucoup de femmes avortent et préfèrent retomber enceinte pour avoir un bébé de sexe masculin. Le taux mortalité infantile en est le reflet : 20,25%. La Chine entre dans le cercle des pays asiatiques où le nombre d’homme est supérieur à celui des femmes.
Certaines privilégient l’abandon toutefois devenu rare mais encore ancré dans les mœurs particulièrement dans les campagnes. D’autres marchandent leurs enfants. C’est un véritable phénomène qui alimente les trafics, réelles poumons économiques. Ces réseaux maffieux ont deux façons de se débarrasser des enfants: soit en les vendant à des couples stériles ou n’arrivant pas à avoir de fils la plupart ruraux soit en les prostituant ou les faisant mendier devenant malgré eux des enfants esclaves. L’Etat dépassé par ces trafics a crée une base de données en 2009 qui répertorie tous les enfants disparus c’est-à-dire 30 à 60 000 chaque année selon les chiffres officiels espérant ainsi endiguer cette pratique devenue courante. La Chine a encore de la marge pour être à la hauteur de sa puissance.
S. Zhu (TL4)
dimanche 3 avril 2011
L'accès au supérieur plus facile ?
Un concept révolutionnaire à succès
Depuis sa création en 2009, le succès du site www.admission-postbac.fr n’a cessé de croître. En effet, pour la session 2011, nous avons pu noter que près de 721 000 élèves se sont préinscrits, 11% de connexions supplémentaires depuis 2009. Le site permet de faciliter la procédure autrefois fastidieuse des formulations de vœux d’affectation dans les établissements supérieurs. Les futurs étudiants peuvent alors se renseigner sur les différentes formations disponibles et savoir quels établissements les proposent.
Bien que le portail soit devenu un concept plus pratique, il faut cependant souligner que des dates précises doivent être respectées. En effet, les élèves doivent suivre quatre étapes réparties dans des fourchettes de dates définies: du 20 janvier au 20 mars 2011, les élèves doivent saisir et valider leurs vœux d’affectation ; ils ont alors jusqu’aux 1er avril 2011 pour en- voyer les dossiers papiers parfois demandés par cer- tains établissements ; jusqu’au 31 mai, ils peuvent changer l’ordre d’apparition des vœux ; s’en suivent ensuite trois phases d’admission se déroulant entre les mois de juin et juillet.
La pression des futurs étudiants
Même si le portail web est un concept novateur, la responsabilité reposant sur le dos des élèves reste identique. En effet, ces derniers subissent à la fois la préparation aux épreuves du baccalauréat mais égale- ment celle de leur avenir. Tandis que certains ont déjà des projets déterminés et précis, d’autres se retrou- vent déboussolés et en appel à l’aide des conseillères d’orientation ainsi qu’aux événements successifs pré- vus pour s’informer davantage sur les formations et débouchés. D’autre part, les établissements supérieurs proposent également des journées portes ouvertes pour pouvoir discuter et trouver des réponses à des questions précises et ainsi avoir une meilleure vision de la formation envisagée. Les élèves doivent alors trouver au plus vite vers quelle direction se diriger afin de poursuivre leurs études dans ce qui semble leur apparaître comme un véritable labyrinthe. Certains sont même déçus du portail web. Par exemple, Sophie, étudiante en psychologie raconte que nombreux de ses amis se sont retrouvés sans aucune école ni université car, ayant été mis sur liste d’attente, ils n’ont finalement pas pu être admis. La pression ne redouble-t-elle pas ? La peur de ne pas trouver la bonne voie, puis la démarche administrative infernale, avec le baccalauréat à préparer... Ainsi, les élèves ne doivent pas démissionner et se doter d’une concentration fondamentale pour obtenir toutes les chances d’être acceptés dans la formation demandée.
Chaque année, le site de l’Etudiant et ses nombreux salons permettent aux élèves d’être mieux informés sur les formations post-bac.
J.HIU (TL4)