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Depuis le XIIe siècle, on raconte que saint Nicolas, en habits de cérémonie, va de maison en maison, dans la nuit du 5 au 6 décembre, pour demander aux enfants s’ils ont été obéissants. Les enfants sages reçoivent des cadeaux, des friandises et les enfants désobéissants reçoivent une trique ou une verge donnée par le compagnon de saint Nicolas, le Père Fouettard.
Au fil des siècles, la légende disparut peu à peu, à l’exception d’un épisode conté par saint Bonaventure, au XIIIe siècle, celui des enfants enlevés, tués, mis au saloir par un boucher et sauvés par saint Nicolas qui leur rendit la vie.
C’est la légende la plus marquante; elle donna également naissance à une chanson.
Une autre légende parle d’un père, noble et appauvri, et de ses trois filles qui vivaient autrefois à Patara (Asie Mineure). Très endetté et désireux d’améliorer la situation familiale, il était sur le point de vendre ses filles pour qu’elles se livrent à la prostitution. Lorsque saint Nicolas l’apprit, il alla, pendant trois nuits consécutives, jeter des pièces d’or par la fenêtre dans la chambre à coucher des jeunes filles. Le père eut, non seulement de quoi rembourser ses dettes, mais aussi de quoi assurer une belle dot de mariage à ses trois filles. Le fardeau de la pauvreté ne les menaçant plus, chacune d’elles put alors choisir son destin. Nicolas de Myre est considéré saint parce qu’il a su voir l’esclavage qui menaçait les trois jeunes filles. Pour cela, il est souvent représenté avec trois boules dans la main, qui symbolisent la dot des jeunes filles. Certaines versions de cette histoire racontent que saint Nicolas aurait jeté les pièces d’or par la cheminée. D’autres rapportent qu’il les aurait laissées sur le pas de la porte. C’est de là que remonte la coutume d’attribuer à saint Nicolas les cadeaux déposés durant la nuit dans les maisons, par un donateur invisible, censé pénétrer par la cheminée.
Saint Nicolas offrait également de la nourriture aux gens souffrant de la famine, en multipliant miraculeusement la récolte de blé.
Il est considéré comme le protecteur des enfants et des écoliers, des jeunes filles, des veuves, des marins, des avocats et des commerçants.