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Le Musée suisse des transports et de la communication peine à boucler ses comptes. Il demande une aide accrue de la Confédération.Ce contenu a été publié le 23 avril 2002 - 13:42
Le Musée des transports de Lucerne veut être placé au même niveau que le Musée national suisse et se voir confier un nouveau mandat de prestation doté de l'indemnisation correspondante. Une demande allant dans ce sens a été adressée au Conseil fédéral via une motion du conseiller national Hans Widmer (PS/LU).
Recettes pas suffisantes
La contribution des pouvoirs publics se monte actuellement à 11,3 % du budget du musée. Pour Heinrich Zemp, président de l'Association du Musée suisse des transports, ce n'est pas suffisant.
«Les recettes obtenues grâce aux entrées, à notre offre gastronomique et à notre cinéma IMAX ne permettent pas à elles-seules de couvrir les frais», explique-t-il.
Le besoin d'argent public est d'autant plus pressant qu'une récente étude indépendante montre que les besoins non couverts du musée sont d'environ 6,75 millions de francs à 7,85 millions de francs par an.
«En raison de l'augmentation des coûts, conclut Heinrich Zemp, la collection, la préservation et la transmission des biens culturels dans les domaines des transports, de la mobilité et de la communication ne peuvent plus être garanties à long terme sans l'aide renforcée des pouvoirs publics.»
Exception suisse
Bien que privé, ce musée fondé en 1959 a une dimension nationale. «Il offre en effet la possibilité de s'informer en détail sur l'histoire des transports et de la technique de la Suisse des 19e et 20e siècles», soulignent ses responsables.
Le musée de Lucerne complète parfaitement le Musée national suisse. Il devrait donc profiter des mêmes aides de la part des pouvoirs publics.
Heinrich Zemp fait d'ailleurs remarquer que la situation du Musée suisse des transports représente une exception en Europe. Pratiquement tous les autres pays possèdent un musée similaire.
Mais, contrairement à ce qui se passe en Suisse, ces établissements sont financés pratiquement à 100 % par l'Etat.
Heinrich Zemp estime que la demande adressée au Conseil fédéral a de «très bonnes chances» d'aboutir. La motion de Hans Widmer a en effet été cosignée par 130 autres parlementaires.
En outre, cette demande bénéficie du soutien du Conseil exécutif de Lucerne et de la Conférence gouvernementale de Suisse centrale.
swissinfo/Olivier Pauchard
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