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Le choix de Genève en 1815
5 July 2022
Le 30 décembre 1813, l’entrée du comte Ferdinand von Bubna-Littiz, général autrichien, (1768-1825) met un terme à 15 ans de domination française à Genève.
La ville avait accueilli avec enthousiasme les troupes révolutionnaires françaises en 1798. Après 15 ans d’annexion françaises, la petite Genève protestante se trouva en minorité dans un grand département français et à un carrefour déterminant de ses 2000 ans d’existence.
Le 31 décembre 1813, les Genevois reprirent possession de leur territoire. Le 1er janvier 1814, un gouvernement provisoire fut constitué et la restauration de la République de Genève fut proclamée.
Suite aux décisions prises par les grandes puissances lors du Congrès de Vienne (1814-1815) et malgré la résistance de certains cantons catholiques, Genève rejoignit la Confédération le 19 mai 1815, en qualité de 22ème canton suisse.
L’accord a été ratifié lors des traités internationaux de 1815 (Paris) et 1816 (Turin). La Suisse a obtenu ses frontières définitives, inchangées jusqu’à aujourd’hui, sa neutralité perpétuelle et sa souveraineté.
Le protestantisme de la République de Genève était un héritage qu’elle partageait avec d’autres cantons suisses. Il y eut également des enjeux politiques et économiques liés à différents territoires suisses, à l’époque du royaume de Bourgogne au Moyen Age et des siècles d’ennemis communs, par exemple les ducs de Savoie, mais la ville a toujours conservé son indépendance politique.
Jusqu’en 1798, Genève n’avait jamais été annexée par la France et cette situation ne s’est jamais reproduite.
Ce fut un bon choix, si ce n’est le meilleur choix. Genève n’a pas subi les affres des deux guerres mondiales et a échappé au centralisme français. Le canton de Genève était alors un Etat fédéral, multiculturel, décentralisé et démocratique.
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.