Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07042.jsonl.gz/558

Après avoir traversé la Pologne, la majorité des ballons, dont celui des Fribourgeois, arrivent vers l'enclave russe de Kaliningrad. Ils visent un couloir libre d'une quarantaine de kilomètres entre ce territoire et le Biélorussie. Suisse-1 et Allemagne-3 ont choisi une option totalement différente.
Les prochaines heures vont être cruciales pour Fribourg Challenge. Laurent Sciboz et Nicolas Tièche arrivent, comme la majorité des concurrents, vers le goulet d'étranglement de Kaliningrad. S'ils parviennent à le passer, la route du Nord s'ouvre. "Mais, selon les prévisions actuelles, ils auront du mal à aller plus loin que la Lettonie, note Serge Collaud, directeur du projet Gordon Bennett 2017, lors d'un point de presse. Les vents tournent après vers le Sud." Beaucoup de ses concurrents seront posés ce soir selon lui. "S'ils ne sont pas sûrs de passer, ils ne prendront pas le risque d'un atterrissage de nuit."
Deux équipages, et pas des moindres, ont choisi une stratégie totalement différente: Suisse-1, de Kurt Frieden et Pascal Witprächtiger, et Allemagne-3. "Ils ont fait une course d'attente et ils ont maintenant trouvé un joli corridor libre vers le nord, sans passer par Kaliningrad." Actuellement sur la frontière germano-polonaise, ils bénéficient d'une option sûre vers la Suède ou la Finlande. "Ce sera pour eux une course d'endurance, avec des conditions froides et difficiles, précise Markus Haggeney, directeur de course. "Les Allemagnes ont, par exemple, eu de la neige sur leur ballon. Ils ont dû perdre de l'altitude pour qu'elle fonde."
Selon les deux hommes, Suisse-1 et Allemagne-3 ont maintenant les meilleures chances d'être sacrés champions du monde. A moins que les conditions ne changent. Ou q'une troisième option s'avère gagnante: quelques équipages sont restés très en retrait. "Ils vont voler lentement sur la Pologne cette nuit, indique Markus Haggeney. Ils veulent passer la difficulté de Kaliningrad demain matin et essayer de trouver des vents vers le nord."
Notons encore que l'équipage japonais a été le premier à se poser, à 13 h 45.