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Comprendre l'interaction des cellules immunitaires avec les tumeurs cérébrales
Le glioblastome (GBM) est la tumeur cérébrale primaire la plus fréquente et la plus maligne chez l'adulte. La nature agressive et invasive de la tumeur et son hétérogénéité la rendent souvent résistante aux thérapies standard, y compris la chimiothérapie, la radiothérapie et la chirurgie, ce qui conduit à un taux de survie de moins de deux ans. Dans le cadre de cette collaboration TANDEM, l'équipe espère améliorer les résultats des traitements du GBM en progressant dans la compréhension de l'interaction entre cette tumeur et l'environnement cellulaire qui l'entoure.
Les structures lymphoïdes tertiaires (SLT) sont des parties ectopiques (mal placées) du système lymphatique qui se développent dans des tissus non lymphoïdes et qui se forment, notamment, dans des sites d'inflammation chronique tels que les tumeurs. Des travaux antérieurs ont montré que les SLT sont très importantes pour le pronostic des patients atteints de cancer, car elles font partie de l'environnement cellulaire qui entoure la tumeur, la TME. La recherche anticancéreuse s'est principalement concentrée sur les macrophages présents dans les SLT, car ces globules blancs peuvent favoriser ou entraver la croissance de la tumeur, en aidant à remodeler les tissus qui entourent et soutiennent le cancer.
Les scientifiques visent à comprendre comment les structures lymphoïdes tertiaires interagissent avec la TME chez les patients atteints de glioblastome, afin de déclencher une réponse immunitaire anti-tumorale dans la SLT. Plus précisément, le projet va caractériser la TME répressive qui bloque la fonction normale du système immunitaire, dans le but ultime de reprogrammer la SLT et de la combiner avec un traitement par cellules CAR-T, une immunothérapie avancée spécifique aux cellules T dans laquelle les lymphocytes T sont programmés pour reconnaître les cellules tumorales.
Au cours des trois prochaines années, l'équipe utilisera des technologies de pointe basées sur l'imagerie in vivo de l'expression génétique des cellules dans des sections de tissus normaux et tumoraux, afin d'identifier et d'analyser le contenu de la SLT. Ils espèrent comprendre les interactions complexes des structures lymphoïdes avec la TME, qui contribuent à soutenir à la fois la tumeur et la SLT. Ces nouvelles connaissances pourraient ouvrir de nouvelles voies thérapeutiques, notamment la reprogrammation de l'état des macrophages afin de soutenir l'attaque de la tumeur par des cellules T programmées (CAR-T). Le comportement extrêmement agressif du glioblastome et son taux de mortalité élevé rendent plus urgente la recherche de nouvelles thérapies.