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Montagne maudite, nommée ainsi jusqu’au 18ème siècle à cause de ses neiges éternelles, ce sont ces dernières que l’on voit briller depuis Genève. La ville était la porte d’entrée vers les glaciers de Chamonix pour les adeptes du Grand Tour. En effet, le Mont-Blanc a connu son heure de gloire seulement à partir des premières ascensions de son sommet.
Celui qui brille depuis Genève de son triangle parfait a fait rêver un homme au point que leur destinée commune changea à tous les deux. Horace Bénédict De Saussure était magnétisé depuis son jeune âge par le Mont-Blanc qu’il observait depuis Genève. Sa conquête du point culminant de la chaîne des Alpes en 1787 consacra la montagne qui devint un sujet pour de nombreux artistes.
Les scientifiques s’intéressèrent également au lieu, pour qui la hauteur, la topographie, le climat et la géologie devinrent des sujets d’études. Les musées de Genève conservent des témoignages des découvertes successives (plantes, cristaux), des instruments de mesure (baromètre, cyanomètre, hygromètre à cheveu), mais aussi des œuvres diverses qui témoignent de l’attrait – et de la splendeur - de celle qui fut longtemps nommée la Montagne maudite.