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"Mieux vaut se faire vacciner par conviction que par obligation. Les fronts se sont suffisamment durcis jusqu'à présent", explique-t-il dans une interview diffusée vendredi dans Le Nouvelliste.
Il estime qu'à court terme les fronts ne bougeront plus. "La grande partie des Suisses qui souhaitaient se faire vacciner l'ont fait. La part restante ne le fera pas, pour ne pas perdre la face", précise-t-il. Il faut donc trouver des solutions pour faire baisser la pression entre les deux camps, conclut-il.
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Interrogé sur la condition d'une levée du certificat Covid, l'ancien fonctionnaire fédéral répond qu'il s'agit d'une question d'ordre politique et non épidémiologique.
M. Koch juge en outre qu'il ne faut plus fixer des objectifs en terme de taux de vaccination à atteindre mais plutôt insister sur le fait que le vaccin ne permet pas d'éliminer le virus, mais qu'il évite la plupart des hospitalisations et protège des formes graves de la maladie. Quant à la vaccination des moins de 12 ans, il n'en voit pas la nécessité pour l'instant car il y a très peu de formes graves dans cette classe d'âge.
Pour une application différenciée
Interrogé dans les journaux de CH Media, le directeur de l'Association médicale mondiale (WMA) Frank Ulrich Montgomery ne partage pas cet avis et plaide pour que la règle des 2G - soit limiter l'accès de certains lieux aux seules personnes vaccinées ou guéries - soit thématisée en Suisse.
Selon lui, le certificat "2G" ne doit pas être introduit sur l'ensemble du territoire mais de façon différenciée. Pour l'Allemand, il fait sens de l'introduire dans le quartier des banques à Zurich, beaucoup moins sur la prairie du Grütli.
M. Montgomery plaide également pour que la durée du certificat Covid soit évaluée sur la base de critères scientifiques. Sa validité devrait être équivalente à la durée de l'immunité apportée par le vaccin. S'il peut être scientifiquement prouvé que l'on perd la protection vaccinale complète après six mois, la validité du certificat doit prendre fin après six mois, ajoute-t-il. En Suisse, le certificat est actuellement valable pendant 12 mois après la seconde injection.
Les experts de la Confédération ont indiqué cette semaine que passer au certificat "2G" ne se justifiait pas encore en Suisse.