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Les sols situés à proximité de la DIB se sont formés sur un substrat géologique uniforme, la formation des Argiles de Bonfol. Cette série essentiellement argileuse et limoneuse présente localement des lentilles sableuses de faible épaisseur. Le substrat est donc globalement homogène et il peut être considéré comme très peu perméable.
L’horizon A est généralement faiblement humifère (2-3% de M.O.) à l’exception des zones les plus humides. Sa texture est essentiellement silto-limoneuse. La teneur en sable est faible au niveau de la DIB et à l’Est de celle-ci (environ 5%) mais elle augmente en direction de l’Ouest. Ces sols sont très faiblement pierreux, voire pas du tout, et ils sont entièrement décarbonatés. La zone d’enracinement est relativement superficielle et ne dépasse généralement pas 60 à 70 cm de profondeur.
Les sols du secteur de la DIB peuvent être potentiellement touchés par des pollutions de deux origines distinctes:
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pollutions accidentelles, en bordure des chemins, dues aux activités d’exploitation des argiles et de la forêt: pollutions aux hydrocarbures, HAP ou PCB.
- pollutions dues à l’exploitation de la DIB, particulièrement dans les zones d’épandages de lixiviats dilués de la décharge. Suite aux demandes des autorités jurassiennes, ces derniers ont fait l’objet d’une étude spécifique qui a repris l’historique des épandages (de 1963 à 1971) et permis de situer les zones touchées. Il s’agit des portions de bassins versants des ruisseaux, c’est-à-dire les secteurs situés à l’Est, au Sud et l’Ouest de la DIB, dans un rayon de 150 m maximum autours de la décharge. En reprenant les caractéristiques des lixiviats dilués épandus, la contamination actuelle rémanente dans les sols a été estimée et comparée avec les valeurs limites existantes (notamment de l’OSol). Il est conclu que la pollution des sols par les épandages de lixiviat ne dépasse pas les limites OSol et que la plupart des polluants ne sont même plus détectables. Des concentrations localement supérieures ne sont toutefois pas exclues (épandages concentrés).
Contrôles analytiques
Des échantillons ont été prélevés sur des placettes de 10 x 10 m disposées aléatoirement sur des surfaces unitaires. La liste des substances prises en compte pour l’analyse des sols a été établie sur la base des pollutions potentielles liées à l’exploitation de la DIB, de la glaisière, ou encore de la forêt. Il s’agit des hydrocarbures halogénés volatils (HHV) et du zinc, ainsi que ponctuellement des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des polychlorobiphényles (PCB), ou des anilines chlorées.
Une douzaine de placettes plus éloignées, situées sous la direction principale des vents, ont en plus été retenues pour des analyses initiales et préventives.