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Kathy Hochul, gouverneure de l'Etat de New York, a annoncé, mercredi, des poursuites contre Amazon pour discrimination à l'encontre d'employées enceintes et d'employés en situation de handicap. Elle accuse le géant de la vente en ligne de ne pas proposer de mesures adaptées pour ses salariés.
Selon l'agence de l'Etat en charge du respect des droits civils qui a lancé la procédure judiciaire, les chefs d'équipe ignorent fréquemment des recommandations faites par les «consultants en ajustements» d'Amazon, censés faciliter les aménagements sur le lieu de travail. La conséquence? Les employées enceintes et ceux en situation de handicap sont contraints de prendre des congés maladie sans solde, des situations qui pourraient être évitées.
La plainte cite l'exemple d'une employée enceinte contrainte, par son supérieur hiérarchique, de soulever des paquets de plus de 11 kg et se blessant à la tâche, la poussant à arrêter de travailler «pendant une durée indéfinie» sans être payée.
Le groupe s'est dit «surpris» par l'annonce de la gouverneure, dans la mesure où il coopérait avec la personne chargée de l'enquête et qu'elle n'avait pas été prévenue du dépôt d'une plainte. Amazon affirme avoir mis en place de nombreux programmes pour s'assurer que chaque employé se sente «soutenu».
Les conditions de travail dans les entrepôts d'Amazon, où travaillent un tiers des employés du groupe, ont déjà fait l'objet de plaintes et de critiques dans le passé aux Etats-Unis et dans le reste du monde.
D'après un rapport du Strategic organizing center (SOC) publié en avril, les ouvriers des centres logistiques d'Amazon ont subi plus de 34 000 «blessures sérieuses» sur leur lieu de travail en 2021, soit un taux deux fois plus élevé que celui des entrepôts américains n'appartenant pas au groupe de Seattle. C'est près de la moitié des accidents du travail recensés dans le pays sur ce type de sites. (sda/ag)
La guerre en Ukraine est le sujet sur toutes les lèvres durant le sommet du G7 au château d'Elmau, en Bavière. Mais aussi grave que soit la situation, certains participants de premier plan se sont moqués du président russe Vladimir Poutine peu avant leur première séance de travail. La raison en était quelques photos du chef du Kremlin.