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Les Observatoires dénoncent une procédure d'asile à deux vitesses
20.05.2014
La procédure d'asile n'est pas la même pour tous, dénoncent mardi les Observatoires du droit d'asile et des étrangers. Dans le cas d'un Nigérian par exemple, la demande d'asile peut être traitée en quelques jours, alors que pour un Erythréen, des années peuvent s'écouler avant qu'une réponse ne soit donnée.
Ce système à deux vitesses doit être aboli, d'après les organisations. Attendre deux ans avant de passer une audition auprès de l'Office fédéral des migrations (ODM), c'est trop long, critiquent les trois observatoires.
D'autant plus que pendant cette période, les requérants d'asile sont privés de stabilité et des mesures d'intégration. "Le maintien pour une longue durée dans le statut de demandeur d'asile empêche l'accès à un emploi, à un logement ou à un apprentissage", soulignent les organisations.
Paradoxalement, depuis 2010, des réformes ont été mises en place pour accélérer les procédures. Mais cette accélération concerne surtout les personnes dont la demande d'asile est considérée peu fondée, notamment les requérants originaires des Balkans, de Géorgie, d'Algérie, du Maroc, du Nigeria ou de Tunisie, précisent les observatoires.
But de l'asile
Dans leur rapport annuel, ils s'irritent d'une tendance à "traiter rapidement les cas devant aboutir à un renvoi et à faire attendre les personnes dont le besoin de protection est manifeste." Et de mettre en doute la capacité de l'ODM à hiérarchiser les demandes d'asile.
Face à ce constat, les organisations rappellent que le premier but de la politique d'asile est d'offrir une protection aux personnes qui en ont besoin et non pas de rendre des décisions négatives ou d'exécuter des renvois.
Elle demandent que des garde-fous soient mis en place afin d'inciter l'ODM à traiter les procédures d'asile "dans des délais raisonnables".
ats