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Washington - George Clooney a appelé mardi la communauté internationale à empêcher que des violences ternissent le référendum prévu au Sud-Soudan début 2011. L'acteur américain a été reçu par le président Barack Obama à la Maison Blanche.
La star hollywoodienne, de retour d'une visite dans la région la semaine dernière avant la tenue prévue de ce référendum qui pourrait mener à une partition du Soudan, a salué l'engagement du président Barack Obama dans ce dossier, tout en souhaitant que les pays européens agissent aussi pour assurer la tenue pacifique de la consultation.
"Nous avons 90 jours pour le faire, cela ne coûtera pas un sou ni une vie ni aucun soldat américain. Ce n'est pas une question de gauche ou de droite", a avancé le comédien aux journalistes à sa sortie du Bureau ovale.
Il a aussi mis en garde contre la possibilité que le gouvernement soudanais tente d'empêcher la tenue pacifique du référendum, s'il "est abandonné à lui-même". Il a appelé à utiliser des "carottes", mais aussi "des bâtons plutôt pointus" pour faire en sorte que le régime d'Omar el-Béchir laisse le processus se dérouler.
Lors de sa visite au Sud-Soudan, George Clooney a rencontré des responsables de l'ONU à Juba, la capitale de la région semi-autonome, selon des humanitaires.
De son côté, la Maison Blanche a réitéré la volonté des Etats-Unis de travailler de concert avec la communauté internationale pour "tout faire afin d'assurer un référendum pacifique et organisé conformément au programme". La présidence américaine a aussi prévenu qu'"en fin de compte ce sont les dirigeants politiques du Soudan qui sont responsables de son avenir".
Les Soudanais du Sud doivent se prononcer le 9 janvier 2011 lors d'un référendum portant sur le maintien de leur région au sein du Soudan ou sur sa sécession. Un second référendum est prévu sur le statut de la région contestée d'Abyei, située à la lisière du nord et du sud du Soudan.
Cette nouvelle démonstration d'intérêt de M. Obama pour cette région où les violences ont fait deux millions de morts en plus de deux décennies intervient alors que le président Omar el-Béchir a prévenu mardi qu'il n'accepterait pas d'"alternative à l'unité" de son pays.
ATS