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Le Conseil national a décidé à une courte majorité de donner la responsabilité au Conseil fédéral de transférer l'organe d’exécution du service civil du département de l'économie et de la formation vers le département de la défense. Une telle décision remet clairement en cause l'indépendance du service civil vis à vis du service militaire.
«Le service civil ne doit en aucun cas être transféré sous l'autorité du département de la défense. Cela menacerait le droit fondamental d'effectuer un service de remplacement indépendant du service militaire, et donc une remise en question de l’objection de conscience.», affirme la Conseillère nationale Lisa Mazzone, membre de la CPS et co-présidente de CIVIVA.
De plus, il ne faut pas oublier que 90% des affectations de service civil sont effectuées dans les domaines sociaux, de la santé ou de la protection de l'environnement. Ce fait rend par conséquent indispensable son maintien dans le département de l'économie, de la formation et de la recherche afin de garantir l'apport précis et de qualité du service civil pour l'économie et la société, dans un but d’intérêt public.
Le Conseil fédéral considère lui même qu'un transfert du service civil au DDPS « ne présenterait guère d’avantages significatifs ». CIVIVA refuse catégoriquement ce qui est une attaque directe contre le service civil et invite le Conseil des États à revenir sur la décision du Conseil national. CIVIVA continuera à s'engager à l'avenir pour un service civil de qualité en Suisse et espère également qu'à l'avenir une discussion constructive pourra être menée, dans laquelle le service civil soit accepté en tant que service de remplacement au service militaire.