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Il était la jeunesse des temps. L’enfance des dieux Mésopotamiens. L’étoile de Zarathoustra n’avait pas encore rencontré les mages voyageant à la recherche d’une naissance…
Des peuples étaient installés sur les plateaux Khorasanien et Mésopotamien. Les cités étaient habitées par des prêtres de feu et les proto-villages étaient éparpillés à la périphérie des cités. Les habitants de ces villages avaient posé les bases de l’agriculture. Des « Renchtber », petits ranchs, nourrissaient les villageois avec les fruits, légumes et céréales que la terre leur donnait et à laquelle ils griffaient les entrailles avec leur main d’abord, puis des outils. Naissance aussi d’une industrie dans les cités.
Au mois de novembre, tous les fruits, légumes et céréales sont mûrs. Les champs sont alors déchargés de l’abondance, et se préparent au repos de l’hiver.
Les villageois, pour remercier les nombreux dieux, faisaient cuire une partie de leur récolte dans de grands chaudrons en plein air. La fumée et les arômes montaient au ciel, là où se trouvaient les dieux quand ils ne patientaient pas parmi les hommes.
On mettait plusieurs sortes de fruits, légumes et céréales dans le même chaudron et on les cuisait sur le feu sacré Aria.
De là naissait une soupe onctueuse et nourrissante. Les dieux étaient contents et les villageois avaient quelque chose de consistant et de très énergisant pour l’hiver.
L’achoura était né. Le nom « achoura » vient du mot ashra, « dix » en arabe. Il y a dix ingrédients dans l’achoura. C’est un nom qui fût donné bien plus tard qu’à la naissance de l’achoura avec l’arrivée de l’islam dans la région.
Vakif Cagin