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Les centrales nucléaires ne devraient pas avoir une durée de vie limitée, estime de justesse la commission de l'énergie du Conseil des Etats. Les sénateurs ne veulent pas non plus du concept d'exploitation à long terme décidé par le National.
Selon la majorité de 7 voix contre 6, il n'est pas nécessaire de limiter la durée d'exploitation des centrales puisque les règles en matière de surveillance garantissent en tout temps la sécurité de l'exploitation, ont indiqué mercredi les services du Parlement.
Un concept d'exploitation à long terme n'apporterait aucune amélioration. Il causerait en revanche aux exploitants une insécurité juridique et une incertitude quant aux investissements.
Date butoir
La minorité soutient le concept du National. Ce dernier a décidé en décembre 2014 de fixer une date butoir aux trois plus anciennes centrales de Suisse.
La question ne concerne pas Mühleberg, puisque son exploitant, le groupe BKW Energie, a décidé de fermer le robinet en 2019. Mais les deux centrales de Beznau pourraient prolonger leur exploitation jusqu'à un maximum de 60 ans d'existence, moyennant un concept de sécurité.
Le régime choisi exige des propriétaires de centrales qu'ils présentent un concept de sécurité à long terme. Si l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) donne son feu vert, l’exploitation peut être prolongée à coups de dix ans. Si le concept n'est pas mis en oeuvre correctement, un arrêt provisoire de la centrale concernée pourrait être ordonné.
Soutien politique nécessaire
Selon la minorité de la commission de la Chambre des cantons, ces bases légales permettraient de mieux mettre en oeuvre les mesures de sécurité requises pour l'exploitation à long terme des centrales et renforceraient l'IFSN dans sa mission de surveillance. Or l'IFSN a besoin de ce soutien politique renforcé pour la phase de l'abandon de l'énergie nucléaire.
D'autres minorités de la commission demanderont de limiter l'exploitation des centrales à 50 ou 60 ans.
Aucune nouvelle centrale nucléaire ne devrait en revanche être construite. Par 11 voix contre 2, la commission se rallie à l'interdiction de l'octroi d'autorisation générale décidée par le National.
ATS