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Comment gagner la confiance?
La confiance ne se donne pas, elle se mérite — et un simple accroc suffit pour détruire une relation construite de longue date. Voici dix conseils qui vous aideront à gagner la confiance d’autrui — et à la garder.
Un management fructueux repose en grande partie sur une confiance mutuelle. En tant que cadre, vous avez les choses en main: partez du principe qu’au début, vos collaborateurs se méfieront de vous, ou tout du moins vous observeront attentivement. Même un capital confiance est vite perdu.
Les collaborateurs sont très attentifs à ce que les supérieurs disent et font. Vos paroles coïncident-elles toujours avec vos actes ou seulement parfois? Qu’attendez-vous de vous-même et de vos collaborateurs? Ces derniers peuvent-ils vous prendre comme modèle? Avez-vous une attitude, un discours et un comportement éthiques? Avez-vous une attitude transparente? Donnez-vous des explications ou vous contentez-vous d’exiger? Êtes-vous donneur de leçons ou acceptez-vous que vos collaborateurs soient parfois meilleurs que vous? Accordez-vous le même respect à chacun, indépendamment de ses particularités? Savez-vous faire la différence entre la personne et ses comportements? Et combien d’«exceptions» vous autorisez-vous en matière de confiance?
Voici dix conseils qui vous aideront à gagner la confiance de vos équipes.
Soyez crédible. Veillez toujours à la cohérence entre vos paroles et vos actes. Le fameux «Faites ce que je dis, pas ce que je fais» est à éviter absolument. Et soyez sincère: il suffit d’un mensonge pour se discréditer.
Soyez fiable. Respectez ce qui a été convenu, même seulement par oral. S’il y a des changements, des justifications compréhensibles et de nouveaux accords sont nécessaires.
Comportez-vous d’égal à égal. Restez toujours sur un pied d’égalité avec vos collaborateurs — ils sont parfaitement conscients de votre position de supérieur hiérarchique. Abstenez-vous de vous mettre en avant ou d’en tirer des avantages personnels. Ceux-ci ne sont rien comparés à la perte de confiance qu’ils entraînent.
Écoutez les autres et prenez-les au sérieux. Écoutez vos collaborateurs, ne leur coupez pas la parole, valorisez ce qu’ils disent. Montrez que vous mettez certaines propositions en œuvre — ou dans le cas contraire, expliquez pourquoi.
Veillez à la qualité des relations. La qualité de la relation repose sur la composante humaine, non sur le poste occupé. Elle passe notamment par l’écoute, l’intérêt accordé à l’autre, le temps de parole, le respect, les félicitations, le fait de veiller à ce que la conversation ne soit pas perturbée, l’attention, la convivialité et l’estime.
Pas d’arrogance. Celui qui ne traite pas les autres comme ses égaux ne mérite pas non plus leur confiance. Lorsqu’on se place au-dessus des autres, la confiance est mise à mal par des contreparties néfastes telles que la pression, l’angoisse, la dépendance, le rejet, le repli sur soi.
Pas d’égoïsme. Jouez toujours collectif. Impliquez toutes les personnes concernées avant de prendre une décision. Motivez vos décisions, afin que ceux qui vous entourent puissent au moins en comprendre les raisons. S’ils n’apprécient pas vos décisions, il est particulièrement important qu’ils les comprennent pour pouvoir y adhérer.
Accordez votre confiance. Partez du principe que vos collaborateurs sont dignes de votre confiance. Exprimez clairement vos attentes et mentionnez votre confiance lors du traitement des dossiers. Accordez de l’autonomie à vos collaborateurs. Pensez à valoriser leurs résultats, y compris devant des tiers. On reconnaît un bon manager à ce que les choses fonctionnent même lorsqu’il n’est pas là.
Se tromper, ça arrive à tout le monde. À vous comme aux autres. En cas d’erreur, ce qui compte n’est pas la question de la culpabilité. On se trompe rarement à dessein. Mettez l’accent sur les enseignements que l’on peut en tirer. Cela contribuera à renforcer la confiance. Excusez-vous lorsque vous avez vous-même fait une erreur.
Incarnez la clarté et le respect. Mettez toujours les personnes, et non le facteur travail, au premier plan. C’est l’humain qui fait la différence!
La confiance peut être trahie. Par toutes les parties. Un abus de confiance peut saper des relations patiemment construites. Pour autant, cela n’est pas nécessairement définitif, à condition de clarifier ce qu’il s’est passé. Sans reproche, mais dans un échange constructif et en tête à tête. Abordez ouvertement le problème, exprimez vos ressentis avec objectivité (qu’avez-vous ressenti et comment), clarifiez les choses et gardez une attitude empreinte de respect. Cela vous permettra de gérer au mieux une situation dans laquelle la confiance a été mise à mal et, dans le meilleur des cas, d’éviter que cela ne se reproduise.
Vous trouverez un aperçu plus complet sur le sujet dans le manuel «Klarheit und Wertschätzung in der Führung», Gerald Massini, Springer Verlag, ISBN: 978-3-658-23352-5