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Depuis quelques années, de nombreux chercheurs ont fait progresser l’homéopathie, au point qu’il serait plus judicieux maintenant de parler non plus d’une médecine homéopathique mais d’une approche homéopathique.
En effet, si les bases théoriques se réfèrent toujours aux travaux d’Hippocrate, de Paracelse, d’Hahnemann ou de Kent, la répertorisation des symptômes, la recherche d’un médicament a profité des découvertes de la chimie et de l’apparition de l’informatique.
Pour rappel, quelques écrits ont traversé les âges et résisté à la destruction des bibliothèques et aux outrages du temps : Hippocrate (460-377 av. JC), Democrite (né en 470 av J.C.) Theopraste (né en 371 av J.C.) par exemple. Ces gens ont posé les bases de la médecine occidentale.
Ils ont compris que des médicaments, pris en petites doses aident le corps à fonctionner (selon la loi des semblables) et que d’autres en inhibant ou en intoxicant permettent d’aider à la guérison des patients (selon la loi des contraires) ; à l’époque on ne connaissait pas précisément l’action des bactéries ou des virus.
Puis vient Hahnemann (1755-1843) brillant lettré (il parlait 6 langues et en lisait 9 avec l’hébreux, le syriaque et le chaldéen !…) et médecin. Il reprend toute la matière médicale et fait des expérimentations avec beaucoup de soins.
Sans le savoir, il est, à mon sens, le premier médecin à travailler scientifiquement, c'est-à-dire avec des méthodes reproductibles. Il fait des essais à l’aveugle, et met en évidence l’action de l’expérimentateur ce qui l’amène à inventer le placebo.
Ses pathogénèses sont encore complètement valables aujourd’hui. Sa façon de travailler s’est imposée en médecine. Des mathématiciens ont mis en équation ses techniques : c’est devenu la statistique !
En homéopathie c’est lui qui précise :
Le principe de similitude : Pris en très petites quantité, un principe actif supprime des symptômes qu’il génère, prescris en quantité pondérales.
Le principe de l’infinitésimalité : A des doses très faibles, le médicament a encore des effets. Pour l’expliquer la physique classique ne suffit plus. Puisqu’il n’y a plus de matière, il faut utiliser la mécanique quantique ou la théorie de l’information, ce qui ne pose plus de problèmes pour les jeunes qui sont allé au lycée. Les « anciens » par contre butent encore sur le seuil matériel du nombre d’Avogadro.
Hahnemann fonde l’homéopathie sur l’expérimentation (sur l’homme et l’animal) et l’individualisation du malade ce qui débouche sur la notion de diathèse (une classification des modes réactionnels des patients).
Puis Kent (1849-1916) en s’aidant des découvertes de la psychanalyse (Freud) affine la méthode de répertorisation des symptômes selon hanhemann en les hiérarchisant.
Depuis quelques années, l’approche de l’homéopathie s’est considérablement modifiée.
Bien sûr l’homéopathie Hahnemanniène reste la base pour traiter cette matière médicale mais l’abord du patient a changé, la recherche des troubles ou maladies et finalement la prescription du médicament aussi.
On doit à Kollitsch la classification des remèdes homéopathiques en 5 groupes de 5 remèdes selon leurs polarités diathésiques. Et à Jean-Yves Henri, l’intuition géniale, de superposer ces 5 groupes aux 5 pôles du pentagramme de la médecine traditionnelle chinoise.
Cette approche permet de faire une synthèse harmonieuse des médecines complémentaires, qui à mon sens, débouche pour la première fois sur une explication universelle des mécanismes de vie.
Pour s’aider dans la prescription, Jean-Yves Henry a de plus développé les profils de réactivités sériques et les profils de nutrition-santé qui bien que prévus pour les humains peuvent s’appliquer aux animaux en prenant tout de même certaines précautions.