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Berne - Le conseiller fédéral Ueli Maurer critique les faiblesses de la police. Dans une interview au "Bund" et au "Tages Anzeiger", il estime que les forces d'intervention sont très vite dépassées, à l'exemple du cas de Bienne où un forcené a échappé durant près de dix jours au contrôle des forces de l'ordre.
"Dans l'exemple du retraité de Bienne, qui a tenu en haleine la police des jours durant, une demande de renfort a été déposée auprès de l'armée trois jours déjà après le début de cette affaire", relève le chef de la Défense jeudi. "Et ceci pour un homme de 67 ans dans le deuxième plus grand canton de Suisse", ajoute-t-il.
M. Maurer dit avoir rejeté la demande, estimant qu'il ne s'agissait pas d'une tâche relevant de l'armée. Cet exemple montre une fois de plus combien la capacité de résistance des autorités civiles est vulnérable, déclare le ministre de la Défense.
L'armée soutient le corps de garde-frontière, surveille les ambassades, accompagne des vols aériens, recherche des personnes disparues à l'aide de caméras infra-rouge. Mais toutes ces tâches ne relèvent en principe pas de l'armée mais bien de la police, souligne-t-il.
Ueli Maurer plaide pour un renforcement des corps de police, une mission dont sont responsables les cantons. L'armée et la police élaborent actuellement conjointement un rapport sur la protection de la population.
ATS