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La qualité des révisions de sociétés s'est améliorée en Suisse en 2011, mais les auditeurs ne sont pas toujours suffisamment critiques, selon l'Autorité fédérale de surveillance ASR. Des infractions aux règles d'indépendance ont été constatées dans plusieurs dossiers.
L'Autorité fédérale de surveillance en matière de révision estime, dans son rapport 2011 publié jeudi, que les organes de révision des sociétés ouvertes au public doivent "affûter davantage leur esprit critique". Les contrôles effectués s'avèrent parfois lacunaires, selon elle.
Indépendance fondamentale
Ce n'est que si l'organe de révision fait preuve de fermeté face à la direction et au conseil d'administration de la société révisée que la révision peut être utile.
L'indépendance du cabinet d'audit est aussi fondamentale, selon l'ASR. Elle fera d'ailleurs de ce thème son cheval de bataille en 2012.
Lors d'une de ses enquêtes, l'Autorité de surveillance a par exemple découvert que le réviseur était marié avec l'une des responsables des finances de l'entreprise qu'il contrôlait. Ce lien ne figurait pas dans l'audit.
Affaire Hildebrand
Autre exemple significatif de la nécessité d'un organe indépendant, le mandat donné par la Banque nationale suisse (BNS) à KPMG dans le cadre de l'affaire de l'ancien président de la BNS Philipp Hildebrand. Alertée par des tiers, l'ASR examine ce cas, a relevé M. Schneider, revenant sur une information de la "NZZ am Sonntag".
Elle cherche à déterminer si le réviseur de KPMG, lors de son contrôle des comptes de M. Hildebrand, a opéré d'une manière qui enfreint les règles d'indépendance. Si c'était le cas, il pourrait perdre son accréditation.
Trois grandes sociétés se partagent la plus grande part du marché suisse de la révision. A elles seules, Ernst & Young, KPMG et PricewaterhouseCoopers (PwC) couvrent 95% de la capitalisation boursière.
ATS