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«On naît homosexuel, on ne choisit pas de l’être.» C’est le titre d’un livre et la thèse de biologistes spécialisés. Nos préférences sexuelles seraient déterminées dans notre développement par une interaction de phénomènes hormonaux et génétiques.
Selon Jacques Balthazart, auteur du livre et ex-directeur du groupe de recherches en neuroendocrinologie du comportement à Liège, la génétique explique 50% de la variance et les hormones entre 30 et 50%. Selon lui, les théories freudiennes (père absent et mère trop dominante égale enfant homosexuel) ne sont pas démontrées. Pour preuve, les nombreuses mères élevant seules leurs enfants, qui ne sont pas devenus homosexuels.
Les hormones durant la phase prénatale sont pointées du doigt: un stress important durant la grossesse pourrait perturber la machine. Le tout associé à une explication génétique: les enfants biologiques de parents homosexuels ont plus de probabilités de développer eux-mêmes une homosexualité (8-10% contre 5% avec des parents hétérosexuels). En revanche, rien ne change chez des enfants adoptés par des parents homosexuels.
Alors que des chercheurs américains se vantent d’avoir trouvé le gène de l’homosexualité ou plutôt une région du chromosome X, appelée Xq28, pour Jacques Balthazart, la transmission est plus complexe, avec 15 ou 20 gènes potentiellement impliqués.
Texte © Migros Magazine – Isabelle Kottelat
Auteur: Isabelle Kottelat