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Remarquez, pour qui ne voudrait pas faire sien cet adage, le fameux slogan des "5 fruits et légumes par jour" contient exactement le même message : "il faut veiller à une activité sportive régulière" !
Enfant, je bougeais, tout le temps d'ailleurs : différents bulletins scolaires laissent apercevoir une enfant qui avait même de la peine à tenir en place sur son siège le temps d'une dictée.
Adolescente, j'ai passé, durant un peu plus de quatre ans, trois à cinq soirs par semaine à nager, dans le cadre d'un club; ces entraînements intensifs n'entamaient toutefois pas mon énergie puisque je me rendais souvent à vélo aux séances.
Puis est venu le temps des études, effectuées durant trois ans en Allemagne, où j'ai troqué mon costume de bain contre... des bières sur le campus, dans des fêtes mémorables, au point d'ailleurs que je ne garde de certaines d'entre elles qu'un souvenir flou...
Depuis lors, j'ai parfois essayé de "me remettre au sport" mais toutes mes tentatives se sont soldées par un échec : après quelques mois de badminton avec Diego, après un abonnement à la piscine municipale, après une inscription dans un fitness (hors de prix), j'ai toujours renoncé à poursuivre ces activités.
J'ai testé la formule "y aller entre midi et deux heures avec des collègues" (on appelle ça la pression du groupe), histoire de ne pas entamer le temps passé en famille, consciente que le soir, je n'ai plus l'énergie suffisante à un exercice régulier; j'ai essayé le "tôt le matin", comme ça, "c'est fait", abandonné encore plus rapidement, étant une grande dormeuse lorsque l'occasion se présente.
J'ai essayé les sorties en solitaire, pour de la course à pied au bord du lac : ça semblait être une bonne idée puisque j'ai couru relativement régulièrement durant plusieurs mois puis, après une blessure au talon, j'ai tout envoyé balader.
Obstinée, j'ai renoncé au rythme soutenu au profit de marches une fois par semaine, le dimanche soir, avec une amie : entre 20h30 et 22h15, nous arpentons la campagne, munies de lampes frontales et "garnies" de bandes réfléchissantes, lesquelles ne suffisent toutefois pas à faire ralentir les rares voitures que nous croisons.
Si ces sorties, par tous les temps, sont une manière sympathique d'allier discussion et activité, je ne les considère toutefois pas comme une réelle dépense sportive et à la question de mon médecin généraliste "faites-vous du sport ?", je réponds par la négative avec un brin de mauvaise conscience.
Donc, je cherche le truc qui me plaira sans outrepasser mes capacités : j'élimine donc la zumba, n'en déplaise aux millions de fans; j'écarte la planche à voile, trop de matériel et trop dépendante des conditions météo. Le skateboard ? Froussarde, j'ose à peine monter dessus... La trottinette, j'aime l'idée mais je crois que je suis trop vieille pour me lancer dans cette discipline, qui ne m'est accessible que le temps d'aller chercher le pain le dimanche matin.
En bonne Suissesse, je suis supposée adorer le ski, dans toutes ces déclinaisons : le problème, c'est que lui ne m'aime pas puisque j'ai le vertige en télécabine, je perds systématiquement un gant lorsque je suis assise sur un télésiège et j'ai mal aux tibias lorsque je suis chaussée de ces trucs hyper lourds appelés communément "chaussures de ski" ! La seule fois où j'ai essayé le snowboard, j'ai failli décapiter un gosse qui se trouvait à côté de moi et j'appréhende l'arrivée de chaque hiver, surtout depuis que Junior et Mini dévalent les pentes avec passion "allez, Maman, viens avec nous !" Mais je ne peux pas : j'y perdrais le peu de crédit dont je jouis auprès de mes deux aînés.
Le tennis ? Non merci, le style jupette plissée n'a jamais été mon rayon. Le golf, pourquoi pas, en fait mais le contexte de ce sport me rebute profondément : je n'ai jamais été douée pour le small-talk au club-house, un verre de vin à la main...
Bref, ce n'est pas demain la veille que je retrouverai une certaine fititude mais que voulez-vous, j'ai déjà le sentiment de courir du matin au soir, y compris pour boucler à temps le billet du lundi, classiquement terminé par une question : vous et le sport, ça fait deux ou longue passion jamais reniée ?
Post-scriptum : regarder le rugby à la télévision ou arpenter les abords d'un terrain de foot en hurlant "allez les Bleus", ça ne compte pas :-)