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Les décès liés aux accidents de la route continuent à augmenter dans le monde pour atteindre 1,35 million par an. Mais leur part par rapport à la population mondiale se stabilise, selon un rapport publié vendredi à Genève par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
"Nous ne sommes pas en ligne avec les objectifs" de réduction de décès de la route par deux dans le monde d'ici 2020, a dit devant la presse le chef des maladies non transmissibles à l'OMS Etienne Krug. "Nous n'avons pas commencé" à diminuer le nombre de victimes, selon le rapport qui porte sur 2016.
Les accidents de la route constituent désormais la principale raison des décès des 5-29 ans. Ces pertes "sont un prix inacceptable à payer", estime le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus. Il appelle les gouvernements et les partenaires à davantage d'"action" pour appliquer les dispositifs qui permettent de les diminuer. Parmi les victimes, plus d'un quart sont piétons ou cyclistes. Et 28% sont des motards ou des passagers.
Dans les pays riches ou à revenus intermédiaires, des efforts ont toutefois réussi à atténuer la situation. L'OMS souhaite des politiques et des routes adaptées et des campagnes publiques. Les améliorations observées sont attribuées à de meilleures législations, notamment contre la vitesse et l'alcool, des infrastructures plus sûres et de meilleurs standards pour les véhicules.
Au total, ces dispositifs ont contribué à diminuer les décès dans 48 Etats, mais dans aucun pays pauvre. De leur côté, les voitures autonomes seront "importantes" et "apporteront de la sécurité" mais il faudra au moins "20 ans" avant que cette technologie soit entièrement utilisée et des dizaines de millions de personnes auront été tuées si la situation actuelle se poursuit, a également affirmé M. Krug.
En trois ans, un milliard de personnes supplémentaires ont été couvertes par des législations adaptées. Les risques de décès de la route sont même trois fois plus élevés dans un Etat pauvre que dans un pays riche. Des pays comme la Suisse ont une part "dix fois" moins importante que celle des pays les plus affectés. En Afrique, celle-ci atteint un peu plus de 26 pour 100'000 contre 9,3 en Europe. Elle a diminué sur le continent américain, en Europe ou dans le Pacifique occidental.