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Le Ministère public schwytzois a classé les enquêtes pénales pour attouchements et abus sexuels ouvertes contre cinq moines du monastère d'Einsiedeln. Les faits dont on les soupçonne sont en effet prescrits.
Les faits se seraient produits entre le début des années 1970 et le début des années 1990. Les enquêtes ont montré qu'il n'y a pas eu d'abus sexuels systématiques dans le monastère, a indiqué lundi le juge d’instruction schwytzois Georg Boller.
Les cinq moines bénédictins ont continué à vivre à Einsiedeln, mais ont dû cesser d'enseigner dans l'école de l'abbaye s'ils le faisaient auparavant. En 1998, le monastère s'est doté de lignes directrices en cas d'abus sexuels. Les moines concernés bénéficient depuis lors de thérapies stationnaires ou ambulatoires et d'un accompagnement spécialisé.
Indépendamment des enquêtes pénales, le monastère d'Einsiedeln a mis en place une commission d'enquête externe dirigée par l'ancien procureur zurichois Pius Schmid. La commission examinera les cas d'abus sexuels survenus durant les dernières décennies.
Elle tâchera de déterminer quels types de délits ont été commis, qui était impliqué, si des plaintes ont été déposées, par qui et enfin comment les procédures ouvertes se sont déroulées. L'abbé d'Einsiedeln, Martin Werlen, veut ainsi défendre la crédibilité du monastère et pouvoir mettre en place un travail de prévention. Les résultats de cette enquête ne seront communiqués que lorsqu'elle sera close, a indiqué le porte-parole du monastère.
swissinfo.ch et les agences