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Les Népalais étaient appelés à voter dans trois régions du pays pour la seconde phase des élections locales.
KEYSTONE/EPA/NIRANJAN RAJBHANDARI(sda-ats)
Le Népal tenait mercredi la seconde phase de ses élections locales. Le vote avait été plusieurs fois reporté par crainte de violences dans le sud du pays.
Ce scrutin constitue une étape-clé de l'enracinement du fonctionnement démocratique dans la désormais république fédérale du Népal. Il doit permettre au pays himalayen, meurtri par une décennie de guerre civile (1996-2006) qui a fait 16'000 morts et abouti à la chute de la monarchie hindoue pluriséculaire, de tourner la page ensanglantée du conflit.
La commission électorale a estimé la participation à 70,5 %, selon des chiffres préliminaires. "La deuxième phase des élections locales ... s'est achevée pacifiquement et avec une participation massive des électeurs", s'est félicité le président de la commission électorale Ayodhee Prasad Yadav.
"Nous espérons une bonne gouvernance, la fin de la corruption et l'accélération des projets de développement", a déclaré Rajya Prasad Limbu, un électeur de 63 ans, après avoir déposé son bulletin dans l'urne.
Vote reporté dans une province
Ces élections locales sont les premières à se tenir depuis vingt ans. Elles avaient été découpées en deux phases selon des critères géographiques par peur de troubles dans certaines régions où la minorité ethnique Madhesi menaçait de boycotter le vote.
Trois des sept provinces du Népal ont voté mi-mai. Les quatre restantes devaient leur emboîter le pas ce mercredi. Mais le vote a été reporté à septembre dans l'une d'entre elles. Le gouvernement et les partis politiques Madhesis de la province numéro deux n'ont pu parvenir à un accord.
Cette province sensible, située dans la plaine du Teraï et frontalière de l'Inde, est l'épicentre de la contestation des Madhesis. Historiquement marginalisés, ils estiment que le découpage des régions défini par la nouvelle Constitution entraîne leur sous-représentation au Parlement.
Manifestations ethniques
En 2015, plus de 50 personnes avaient péri dans des manifestations des minorités ethniques, principalement lorsque la police avait ouvert le feu sur les rassemblements.
Au terme de la nouvelle Constitution, le vote sera suivi d'élections provinciales, puis nationales. Ces dernières doivent se tenir en janvier 2018 au plus tard.
ATS