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Nucléaire iranien Une délégation de l'AIEA entame des discussions
L 'Agence internationale de l'énergie atomique demande à Téhéran de répondre à des allégations précises selon lesquelles l'Iran aurait mené des recherches et des travaux concrets dans le passé pour se doter de la bombe atomique.
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Une délégation de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a entamé ce lundi 9 mars des discussions à Téhéran dans le cadre de son enquête sur une possible dimension militaire du programme nucléaire iranien, a rapporté l'agence Isna.
L'agence demande à Téhéran de répondre à des allégations précises, formulées en 2011, selon lesquelles l'Iran aurait mené des recherches et des travaux concrets dans le passé pour se doter de la bombe atomique.
L'Iran doit notamment fournir des informations sur la mise au point de détonateurs pour une bombe.
Une autre question concerne des études de «calcul et de modélisation» faites en Iran sur le transport de neutrons. Ces questions font partie d'un accord conclu en novembre 2013 entre l'Iran et l'agence onusienne, selon lequel Téhéran a accepté des mesures de transparence sur son programme nucléaire controversé.
Un accord possible
Le porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Behrouz Kamalvandi, a déclaré dimanche à la télévision d'Etat que «ces deux questions peuvent être finalisées lors de la visite de la délégation de l'Agence», dirigée par son numéro deux Tero Varjoranta.
Dans son dernier rapport du 19 février, l'AIEA avait affirmé que l'Iran n'avait pas fourni une «quelconque explication permettant de clarifier les deux questions» en suspens. Le 2 mars, le patron de l'AIEA, le Japonais Yukiya Amano, avait demandé à l'Iran d'apporter rapidement des réponses.
L'Iran devait fournir ces explications avant le 25 août. Téhéran dément les allégations de recherches nucléaires militaires, en affirmant qu'elles sont fondées sur de faux documents, mais a toutefois accepté de répondre aux questions de l'AIEA.
Kerry et Zarif à Lausanne ?
Parallèlement, l'Iran et les grandes puissances du groupe «5 1» tentent de s'entendre sur un accord global autorisant certaines activités nucléaires civiles mais qui empêcherait Téhéran de se doter de l'arme atomique, en échange de la levée des sanctions internationales qui pèsent sur son économie.
Les discussions doivent reprendre dimanche en Suisse. Elles se tiendront à Lausanne, ont rapporté lundi les agences iraniennes Fars et Isna. Un officiel iranien cité par Reuters a de son côté affirmé que la capitale vaudoise est «le lieu le plus probable» pour ces discussions.
Selon les agences iraniennes, les négociations seront dirigées par le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le ministre iranien des affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. La responsable du dossier à l'Union européenne, Helga Schmid, devrait également être présente. (afp/nxp)
Créé: 09.03.2015, 10h04