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L'Office fédéral de l'environnement et les organisations de protection de la nature qui ont recouru contre l'autorisation de tir d'un loup en Valais maintiennent leur recours. Pourtant, au terme du délai, aucun loup n'a pu être abattu.
"Le recours reste valable", indique l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) qui "souhaite que l'autorité judiciaire se prononce à ce sujet". Pro Natura et le WWF, qui ont également déposé un recours, veulent aussi qu'un juge se prononce.
Les organisations de protection de la nature mettent en cause les mesures de protection des troupeaux. Le tir n'aurait pas dû être autorisé car la protection était insuffisante, estime Marie-Thérèse Sangra, secrétaire régionale du WWF du Valais romand.
La question de la protection des troupeaux doit être tranchée. Un éleveur a d'ailleurs pris des mesures de protection sur un alpage qualifié de non protégeable et n'a subi aucun dégât, précise Mme Sangra. Il est important d'avoir une réponse de la justice sur cette question.
La mise en oeuvre des mesures de protection est la clef de voûte pour la présence du loup. Si le prédateur rencontre des obstacles pour s'attaquer à des moutons, il se tournera vers d'autres proies, comme des chamois ou chevreuils, précise Mme Sangra.
Une autorisation de tirer un loup avait été donnée le 7 septembre pour la région du Val d'Anniviers suite aux prédations de l'été. Aucun loup n'a pu être tiré dans le délai de 60 jours. Ce n'est pas la première fois qu'une autorisation de tir est sans effet. Ce fut le cas en 2015 et en 2016. "Ce qui montre qu'il n'est pas si facile d'abattre un loup", précise Mme Sangra.