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Michel Platini a épuisé toutes ses voies de recours (archives).
KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER(sda-ats)
La suspension de Michel Platini de toute activité liée au football pendant 4 ans par le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne est fondée, selon le Tribunal fédéral. L'ancien président de l'Union européenne du football (UEFA) a épuisé toutes ses voies de recours.
M. Platini avait été suspendu pendant huit ans de toute activité liée au football par la commission d'éthique de la FIFA, suspension ramenée en appel à six ans. L'intéressé, également condamné à une amende de 80'000 francs, avait alors saisi le TAS, plus haute juridiction sportive. En mai 2016, ce dernier a confirmé la suspension, mais l'a ramenée à quatre ans.
Au coeur de cette condamnation, le versement de deux millions de francs en 2011 à Michel Platini avec l'approbation du président de la FIFA de l'époque, Joseph Blatter, en contrepartie d'un mandat de conseiller pour la période 1998-2002. Les deux hommes ont toujours affirmé qu'il s'agissait d'un solde de tout compte sur la base d'un contrat oral, engagement reconnu en Suisse.
Au contraire de M. Platini qui a saisi le Tribunal fédéral pour contester sa suspension bien que réduite, M. Blatter n'a pas fait recours devant la plus haute instance helvétique.
La suspension de l'ex-président de l'UEFA n'est pas injustifiée et la sentence de quatre ans de loin pas trop élevée, indique le Tribunal fédéral dans son jugement. Le TAS disait ne pas être "convaincu de la légitimité de ce versement (...) ne reposant sur aucun document établi à l'époque des relations contractuelles" et en porte-à-faux avec le règlement éthique de la FIFA.
ATS