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Se faire enlever les ovaires au moment d’une hystérectomie après la ménopause n’est pas associé à un risque accru de descente d’organes pelviens, selon une étude ayant porté sur près de 9000 femmes.
L’ovariectomie concomitante à une hystérectomie reste une opération controversée. D’un côté, l’ablation des ovaires réduirait de 96% le risque de cancer des ovaires et de 25% celui du sein. De l’autre, cette ablation a des répercussions sur la qualité de vie : augmentation des risques cardiovasculaire et d’ostéoporose, déclin des capacités cognitives, sexuelles. Pratiquée après la ménopause, elle est de plus suspectée d’augmenter le risque de cystocèle et de rectocèle.
Dans cette nouvelle étude, les données médicales de 8900 patientes ménopausées ayant subi une hystérectomie ont été réparties en plusieurs groupes : ablation bilatérale (ovaire et trompes de Fallope), ablation bilatérale couplée à un traitement hormonal (œstrogènes), ablation bilatérale non accompagnée de traitement hormonal.
Les résultats montrent que non seulement le risque de prolapsus n’augmente pas en cas de double ablation ovaires et trompes de Fallope couplée à une hystérectomie, mais qu’en plus, s’abstenir de toute prise d’hormones aurait un effet protecteur contre la descente d’organes : le risque de souffrir d’un prolapsus serait plus élevé de 23% chez les patientes ayant conservé leurs ovaires, versus celles ayant subi une double ablation et ne suivant pas de traitement hormonal.