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ONU et Croix-Rouge pour un vaccin du peuple
L'ONU et le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge veulent un «vaccin du peuple» pour faire face au Covid. Dans une déclaration commune mercredi, ils appellent gouvernements, secteur privé, organisations internationales et société civile à l'union.
«Le Covid-19 est une maladie mondiale qui affecte toutes les populations dans le monde mais avec un impact plus élevé, de manière disproportionnée, sur les individus et les groupes les plus vulnérables», estiment-ils. L'ONU, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Fédération internationale des sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et ses 192 membres appellent à la «solidarité».
Des dizaines d'acteurs, dont l'ancienne présidente de la Confédération Ruth Dreifuss, avaient également souhaité un «vaccin du peuple» avant l'Assemblée mondiale de la santé. Eux considéraient que des cercles de licences ouvertes devaient s'appliquer.
Mais, sous la pression de pays comme les Etats-Unis ou la Suisse, le compromis trouvé par les Etats membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) n'a fait que rappeler les exceptions possibles aux règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Pour les signataires de la déclaration commune de mercredi, les efforts pour un vaccin et des médicaments contre la pandémie doivent associer les communautés elles-mêmes pour éviter les difficultés observées dans de précédentes épidémies.
Autre demande lancée au CICR
Ils doivent aussi s'accompagner d'une «même collaboration mondiale» sur l'immunisation contre les maladies qui peuvent être empêchées. Les campagnes de routine ont été très affectées dans près de 70 pays. L'ONU et le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge demandent aux acteurs de poursuivre la distribution de vaccins, notamment dans les pays vulnérables et dans les situations humanitaires.
Egalement mercredi, le CICR a mis en garde contre une explosion des besoins humanitaires et de développement dans les zones de conflit en raison de la pandémie. Selon un sondage qu'il a mené récemment dans celles où il est actif, il relève que, dans certains pays, presque tous les habitants ont été confrontés à un recul de leurs revenus. Les prix ont souvent largement augmenté.
Le CICR appelle à étendre les activités d'assistance, notamment sur la nourriture, et à associer les plus vulnérables à la protection sociale. La malnutrition chronique et la pandémie s'alimentent mutuellement, dit également l'organisation. L'accès à l'eau ou à la santé doit aussi être plus important, estime-t-elle.Retour à la page d'accueil
ATS