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Y aura-t-il à nouveau un Suisse au sommet du podium à Adelboden? Difficile d'imaginer Marcel Hirscher battu, tant en géant qu'en slalom, mais Loïc Meillard, Thomas Tumler et Marco Odermatt tenteront de monter sur la boîte.
Marc Berthod attend un successeur depuis 2008 et sa victoire en géant. Onze ans de disette dans le camp helvétique sur la Chuenisbärgli bernoise et déjà sept victoires de Marcel Hirscher, qui vient de récupérer officiellement un 65e succès après la disqualification de Stefan Luitz. L'Allemand a été puni pour avoir utilisé de l'oxygène entre les deux manches de géant à Beaver Creek.
Dans l'Oberland, l'Autrichien n'est pas invincible, mais il ne quitte presque jamais le podium. Vainqueur en 2012, 15 et 18, deuxième en 2017, troisième en 2014, il n'y a qu'en 2013 que l'extraterrestre d'Annaberg avait fini 16e après avoir commis une grosse erreur lors du deuxième tracé, et ce alors qu'il avait remporté la première manche.
Dans le camp suisse, on compte sur Loïc Meillard en géant et en slalom. Deux fois deuxième à Saalbach à la mi-décembre, le Valaisan d'origine neuchâteloise apprécie la piste bernoise, celle où il a fait ses débuts en 2015. L'an dernier, il n'avait pas terminé le géant, mais avait obtenu une belle 8e place en slalom le dimanche. Avec le plein de confiance, le jeune homme de 22 ans peut profiter de l'avantage d'évoluer à domicile.
Autres athlètes attendus: Thomas Tumler et Marco Odermatt. Le Grison, 2e à Beaver Creek, et le Nidwaldien, 7e à Val d'Isère, doivent confirmer leurs bonnes prestations. Odermatt, que le père de Marcel Hirscher imagine au sommet dans pas trop longtemps, a les armes pour maîtriser la Chuenisbärgli en géant.
Dimanche, les slalomeurs devront "se racheter" après leur performance décevante à Zagreb. Daniel Yule, Ramon Zenhäusern et Luca Aerni devront faire attention de ne pas mettre trop d'émotions dans le portillon. Le décor dans la station bernoise est celui que l'on rêve de voir chaque hiver avec de la neige en suffisance et des températures en dessous de zéro. De quoi assurer du spectacle sur l'une des plus belles pentes de la saison avec la Gran Risa d'Alta Badia.