Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07183.jsonl.gz/1197

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
"Cette affaire prend une dimension politique et va se jouer au plus haut niveau, entre l'IAAF, Seb Coe (son président) et peut-être le président russe (Vladimir Poutine)", estime Jacky Delapierre.
Il s'exprimait en réaction aux révélations de la commission indépendante de l'AMA sur le dopage en Russie. Au-delà du cas russe, il estime que les affaires qui secouent l'athlétisme sont aussi "une opportunité unique" à saisir pour ce sport.
En parallèle au rapport de l'AMA, la justice française a inculpé la semaine dernière l'ex-président de l'IAAF Lamine Diack, notamment, et a dans le collimateur plusieurs membres de son "clan" autrefois aux manettes à la fédération internationale, dont deux de ses fils et son conseiller juridique Habib Cissé, soupçonnés d'avoir fait chanter des athlètes russes en échange de leur silence sur des cas positifs les concernant.
"Diack en prend un coup, mais pas forcément l'athlétisme", estime le patron d'Athletissima. "Je ne pense pas que ce sport en ressorte gravement blessé. C'est d'abord une affaire du clan Diack (soupçonné d'avoir participé à l'extorsion de fonds en Russie), ndlr) plutôt que de l'IAAF dans son ensemble. Aujourd'hui, l''équipe dirigeante à l'IAAF n'est plus la même", relève Jacky Delapierre, qui fait confiance au nouveau président Sebastian Coe pour être l'homme du renouveau.
"Coe veut reconstruire sur de nouvelles bases, et une chance extraordinaire se présente", positive encore Jacky Delapierre. Ce dernier s'exprimait à sa descente d'avion en provenance de Porto Rico, où il venait de participer à une rencontre entre organisateurs de meetings et managers.
D'une façon générale, Jacky Delapierre fonde de grands espoirs dans le passeport biologique. Et il estime que l'IAAF doit serrer la vis vis-à-vis des fédérations nationales qui ne collaborent pas vraiment à la lutte antidopage. Il reconnaît que l'athlétisme traverse une "onde de choc", mais que, sous la gouvernance Coe, elle est entrée dans une ère "beaucoup plus moderne".
ATS