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1. Partie I
Éléments donnés
Une protofigure
Un nœud (situé V15)
Position du nœud V15’
Celui-ci a été placé par-dessus l’eau, à 70cm au dessus de l'eau.
Définition des six vecteurs
Durant Measures et Elements, les thèmes de l'eau et la terre avaient été traités.
Ici, dans Planes, c'est l’air qui a été choisi comme direction de travail, représentant ainsi la suite des quatre éléments naturels.
Il s’agissait de définir six vecteurs qui permettaient de créer 2 plans. Ces deux plans ont été dimensionnés selon la manière
dont on donne la mesure des mats d’un voilier. La hauteur d’un mat est environ égale à la longueur de la coque,
mais environ deux fois plus petite que celle-ci pour un bateau de plaisance et deux fois plus grande pour un bateau de course.
La longueur de la coque dans la protofigure est mesurée entre les noeuds V15 et V15' puis entre les noeuds V15 et V16'.
Le voilier de course a été choisi pour dimensionner ces plans afin qu'ils ne soient pas trop petits.
Il en résulte deux surfaces ayant les dimensions de voiles maximales dans le rapport avec leurs propres coques.
Ainsi, les surfaces définissent l’étendue maximum qu’elles peuvent prendre selon la force du vent, dans un rapport corps - plan.
Mais ce rapport n’est pas praticable: les surfaces sont bien trop obliques et trop petites.
2. Partie II
Il a ensuite fallu penser le redimensionnement, la modification de ses plans afin de rendre le lien corps - plan possible.
Références
Ambroise Vollard, Pablo Picasso, 1910
Dans les années 1910, en physique, on ne fait plus la distinction entre matière et énergie: la matière peut devenir énergie et inversement.
Cette découverte eu une conséquence explosive dans le monde des arts, notamment dans la peinture, où le cubisme et ces théories
sont totalement associées, mais aussi en architecture, où l’on admet qu’elle peut devenir énergie.
On veut passer d’un espace stable et statique a un espace dynamique.
Architecture Oblique, Claude Parent, Venice Biennale, 1970
Claude Parent, dans les années 70, — période de nombreuses expérimentations en architecture — imagine une surface où l’on circulerait
à l’oblique. Il admet, au contraire de l’horizontale et la verticale — étant des surfaces trop simples —, que nous sommes conscients
du poids de notre corps lorsque celui-ci se situe dans le plan oblique, ceci étant du à la situation de contrainte à laquelle
nous sommes constamment exposés.
Architecture de l’Air, Yves Klein, 1958
Yves Klein imagine avec les trois éléments classiques que sont le feu, l’air et l’eau la ville classique de demain qui sera flexible,
spirituelle et immatérielle.
“L’idée dans l’espace, de se servir de l’énergie pure, comme matériau pour construire pour les hommes
ne semble plus être absurde dans cet ordre d’idée-là.“
Digestible Gulf Stream, Philippe Rahm, Venice Biennale, 2008
Architecture sans enveloppe, sans paroi. L’intérêt est l’immatérialité et l’énergie sur une surface dans laquelle l’air et la température circulent. L’architecture et l’usage se limitent par des flux d’énergie. Les propriétés de l’espace changent de manière progressive et continue,
ainsi les corps se positionnent dans l’espace uniquement en fonction de confort, température, humidité de l’air,…
Air, subst. Masc. du latin aer
(CNRTL) - Fluide gazeux, invisible, inodore, pesant, compressible et élastique, qui entoure le globe terrestre et dont la masse forme l’atmosphère ; un des quatre éléments de la physique ancienne.
I. L’air est-il fait de vide ? II. L’air est-il fait de matière ? III. Si l’air est fait de matière, est-il composé de molécules ? IV. Si l’air est composé de molécules, comment agissent ces molécules ? V. L’air peut-il être compressé ? VI. L’air peut-il être décompressé ? VII. L’air peut-il être compressé et décompressé autant de fois qu’on le souhaite ? VIII. Suite à des compressions et des décompressions, l’air garde-t-il le même volume ? IX. L’air est-il composé d’organismes vivants ? X. Si l’air est composé d’organismes vivants, comment ceux-ci se déplacent-t-ils ? XI. Si l’air est composé d’organismes vivants, comment ceux-ci se vivent-t-ils ? XII. Ces organismes vivants sont-ils soumis à des forces ? XIII. Ces organismes vivants sont-ils soumis à des tensions ? XIV. Comment s’expriment ces forces ? XV. Comment s’expriment ces tensions ? XVI. L’air est-il traversé par des ondes ? XVII. Si l’air est traversé par des ondes, quels sont ces ondes ? XVIII. Ces ondes peuvent-elles elles-mêmes entrer en tension ? XIX. Si l’air est composé de tous ces éléments, est-il nécessaire à notre organisme ? XX. Peut-on vivre sans l’air ? XXI. Dans le cas contraire, l’air nous suffit-il pour vivre ? XXII. S’il est suffisant pour notre vivant, peut-il définir un espace ?
XXIII. Cet espace est-il un plan ?
XXIV. Cet espace est-il un volume ?
XXV. L’espace est-il plan ou volume ?
XXVI. Les paramètres de l’air suffisent-ils pour définir un espace ?
Le processus qui va suivre se base sur la modification de deux plans selon les paramètres que l’on trouve dans l’air. Ceux-ci ont été triés, et catégorisés sous quatre domaines :
- Mouvements des molécules
- Compression / décompression
- Forces / tensions
- M = E/c2 : la matière peut devenir énergie et inversement
3. Partie III
TESTING I
TESTING II
TESTING III
ENERGY AND MASS
FINAL
4. Partie IV
DESSIN POUR LE COFFRAGE
TESTING
COFFRAGE I
Détail du dispositif permettant d'obtenir deux fentes de 1mm dans le plâtre
COFFRAGE II
Détail des contreforts posés avant les parois afin d'éviter les dépôts de colle
COFFRAGE III
Coffrage du deuxième plan incliné
PIÈCES
DÉTAIL
Axonométrie frontale éclatée de l'encastrement de deux pièces, éch. 1/3
FINAL