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Le programme français de gestion des déchets radioactifs bat son plein
Des progrès encourageants ont été déjà enregistrés pour ce qui est de la séparation des familles des actinides légers et des lanthanides ainsi que de l'extraction de césium. Les travaux menés sur la transmutation de radionucléides à vie longue suivent désormais deux directions parallèles: la transmutation avec des réacteurs de puissance critiques qui recyclent également du plutonium, et des systèmes hybrides sous-critiques qui brûlent des actinides légers et d'autres produits de fission à vie longue.
Dans ses recommandations, la CNE estime important qu'un inventaire détaillé des déchets à stocker soit établi, avec des descriptions approfondies des termes-sources chimiques et radiologiques, ainsi que des colis utilisés. Il s'agit par ailleurs de réexaminer et d'affiner les conceptions de systèmes de stockage en vue de longues durées surtout. La CNE estime qu'il vaudrait la peine d'améliorer les considérations sur la manière dont les dépôts actuels mélangés doivent être traités. Lors de l'étude des diverses options de gestion, une importance centrale devrait être accordée à l'évaluation des risques sanitaires correspondants. La CNE constate que la majorité de ses recommandations antérieures a été prise au sérieux par les responsables.
Tels sont quelques-uns des éléments importants que l'on peut extraire du 5[sup]e[/sup] rapport de la CNE qui a été présenté au gouvernement français le 21 juin. La CNE, qui est présidée par M. Bernard Tissot, compte douze experts. Elle suit et évalue depuis 1994, à l'intention du gouvernement, les travaux de recherche qui sont menés en France aux termes de la loi de 1991 sur la gestion des déchets de haute activité et à vie longue.