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Une nouvelle preuve de l'autoritarisme croissant du régime turc d'Erdogan a été donnée par l'annulation des élections municipales d'Istanbul, qui avaient vu l'AKP perdre la mairie.
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La coalition du président turc Erdogan est arrivée en tête à l'échelle nationale avec 51% des voix, mais a subi plusieurs revers importants. L'AKP a en effet perdu Ankara et Istanbul, les deux grandes villes que lui et ses prédécesseurs contrôlaient depuis vingt-cinq ans et qui voient la victoire de candidats du parti Kémaliste CHP. Refusant de concéder la défaite, l'AKP a annoncé qu'il déposerait des recours auprès des autorités électorales.
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L'AKP, allié du parti d'extrême droite fascisant MHP, a remporté les élections présidentielles avec 52% des suffrages. Des fraudes et des irrégularités électorales ont également eu lieu en faveur de l'AKP et d'Erdogan.
L'AKP n'a cependant pas gagné la majorité qualifiée tant convoitée qui lui aurait permis de modifier la Constitution pour accroître encore son pouvoir. Le parti d'Erdogan n'a obtenu que 42% des voix aux élections législatives; il dépend donc du MHP pour avoir une majorité simple au Parlement. Le Parti républicain du peuple (CHP) a quant à lui conquis 22% des citoyen·ne·s et son candidat à l'élection présidentielle, Muharrem Ince, a obtenu 30,6% des voix.