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Au terme d'une étape cycliste animée dans son final, le Valaisan Alexandre Moos se classe 4e d'une 6ème étape remportée par le Russe Ivanov. Alors que l'Italien Belli reste leader. Quant aux ouvriers de la première heure, ils n'ont pas été payés à leur juste salaire.
Un Russe peut en cacher un autre! Après Konychev au sommet du Gothard samedi, son compatriote Serguei Ivanov, 26 ans, a remporté la 6e étape du Tour de Suisse, sur 174 km aux alentours de Mendriosio. Au sprint, le Moldave n'a laissé aucune chance à Vinokurov - le vainqueur de Wildhaus -, Laurent Jalabert et au Valaisan Alexandre Moos.
Sa victoire? Ivanov est allé la chercher «en costaud». Sur une accélération des coéquipiers de Jalabert dans la côte de Novazzano, dernière difficulté de la journée, le peloton s'est fractionné. Se sont alors retrouvés en tête: Vinokourov, Jalabert et Moos. Revenu seul de l'arrière, Ivanov a bouché le trou. Puis il a imposé sa pointe de vitesse dans le sprint final.
Mis en congé maladie pour taux d'hématocrite trop élevé le jour même du départ du Tour de France, en juillet passé, Ivanov avait été exclu de son équipe «Farm Frites». Cette saison, il a retrouvé de l'embauche chez «Fassa Bortolo». Et s'est promis de revenir au premier plan. Leader de Tirreno-Adriatico au mois d'avril, il a été contraint à l'abandon, à la suite d'une chute (fracture de la clavicule).
Au Tour de Suisse, les étapes s'enchaînent et se ressemblent. Une fois encore, le scénario a été identique: l'échappée fleuve (140 kilomètres) a avorté. L'Espagnol de Moudon, Daniel Atienza, et l'Italien Davide Rebellin, les deux rescapés du quatuor des fugitifs, ont été repris à 10 kilomètres de l'arrivée.
«Daniel a marqué de nouveaux points en vue de sa sélection pour le Tour de France», relève Françis Van Londersele, directeur sportif de «Cofidis». «Cette saison, je mise tout sur la Grande Boucle», rappelle Atienza. «Aujourd'hui, ce n'était pourtant pas mon terrain de prédilection. Mais je m'étais mis dans la tête de réussir quelque chose. Dommage...».
Au bilan de cette journée où les sprinters ont été mis en échec, il convient de ne pas occulter la quatrième place d'Alexandre Moos. «L'étape du Gothard de samedi, c'était trop long pour moi», explique le coureur de «Phonak», déjà en évidence à Wildhaus. «Aujourd'hui, dans le sprint final, j'ai été confronté à des problèmes de dérailleur. Je n'ai pas pu tenter ma chance comme je le désirais».
En évidence également, le Vaudois Laurent Dufaux: «Je retrouve en partie confiance», disait-il au départ de Mendrisio. Dans le final, il a fait partie des coureurs qui se dégagèrent. «Lorsque Jalabert provoqua la dernière échappée, nous nous sommes regardés. La réaction a été trop tardive pour revenir».
Quant au classement général, c'est le statu quo. Wladimir Belli est toujours en tête, à la veille d'une 7e étape qui reliera Locarno à Naters, sur 156,6 km, par le col du Nufenen, point culminant du Tour de Suisse à 2478 mètres. Une étape dont il ne faut pas attendre de grands bouleversements concernant les papables pour la victoire finale.
Pierre-Henri Bonvin, Mendrisio