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Termes, de A à Z
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Anti-conformiste
Souvent, la surdouance s’exprime d’une manière qui fait tout d’abord passer les enfants concernés pour des têtes de mule ou des prétendus anti-conformistes. La manière de penser particulière se manifeste, par exemple, par la rapidité de traiter des informations, une grande mémoire, l’opiniâtreté, le fait de creuser la question en une profondeur déroutante, en partie aussi par un sens de la justice prononcé et souvent par une soif de savoir intarissable.
Centile
Le centile est une valeur statistique qui indique à quelle position se situe une performance individuelle au sein d’un groupe de référence. Le centile moyen se situe à 50 (QI=100); on parle de surdouance au sens statistique à partir d’un centile de 98. Le centile indique quel pourcentage du groupe de référence atteint une performance supérieure, égale ou inférieure. Par exemple, un centile de 98 signifie que sur cent personnes comparables, 2 personnes atteignent une meilleure performance et 98 une performance égale ou bien inférieure.
Coach
Le coach accompagne les personnes dans un processus de changement, en apprenant comment mettre à jour des solutions et des outils qui facilitent le renouveau.
Son rôle est d’apprendre aux personnes qu’il accompagne à avoir une vision de l’avenir, à imaginer ce que sera leur futur. En même temps, il apporte des outils, des modèles et des méthodes pour régler les problèmes du moment.
Un coach permet également aux individus qu’il soutient de lier leur vision de l’avenir à des plans réalistes de l’ici et maintenant.
Ce lien donne à la personne accompagnée l’impulsion dont il a besoin pour accepter sa douance et vivre pleinement sa vie en atteignant ses objectifs.
Le coaching n’est ni de la psychothérapie, ni du conseil.
Créativité
Aujourd’hui, la créativité désigne la capacité à créer quelque chose de nouveau ou bien la capacité à penser et à agir de manière inhabituelle (originale). En fait partie l’aptitude à l’originalité, à la flexibilité, à la productivité et à créer de nouvelles combinaisons. Néanmoins, mesurer la créativité s’avère difficile. D’après le modèle des trois anneaux du Prof. Renzulli, la créativité est un facteur important pour fournir une performance de haut niveau.
Renzulli, J., S.; Reis, S., M., Stedtnitz, U. (2001): Das schulische Enrichment-Modell SEM. Begabungsförderung ohne Elitebildung. Aarau: Bildung Sauerländer.
Dépistage
En ce qui concerne la surdouance, la question est de savoir si une personne présente une intelligence supérieure à la moyenne. Un dépistage de la surdouance a pour objectif de ne pas appréhender uniquement les capacités intellectuelles (QI), mais aussi les potentiels et performances dans tous les autres domaines de don et d’éducation, ainsi que les positions et attitudes relatives à la performance. Souvent, la recherche montre que les enseignants ne détectent pas les dons, c’est pourquoi de nombreuses écoles disposent de spécialistes ayant suivi une formation spécifique. Il s’agit d’enseignants ou de pédagogues spécialisés qui ont bénéficié d’une formation supplémentaire dans la fonction pédagogique spécifique pour l’identification des élèves doués et surdoués (CAS, MAS, encouragement des talents). Ces spécialistes aident les enseignants et les directions d’écoles à identifier des dons particuliers (même cachés) chez les élèves, ou conduisent les processus de dépistage. Dans les cas spécifiques (en cas de suspicion de sous-performance ou d’évolutions négatives d’éclosion du talent), une clarification approfondie du contexte psychologique est réalisée par un psychologue.
Don
Dans l’usage quotidien, le terme don désigne des aptitudes existantes. La description du don est souvent associée à une compréhension de la spécificité. Un joueur de piano moyen n’est en règle générale pas décrit comme «doué». L’attribution d’un don renvoie donc également à un potentiel qui pourrait/devrait être encouragé (encouragement des talents). Cela se complique quand les dons attribués ne sont pas ou plus «visibles». Si le modèle de don se limite à une capacité générale de raisonnement, un don particulier (cognitif) est, la plupart du temps, assujetti à une valeur de référence définie par le biais de statistiques dans un test d’intelligence (p. ex., QI ≥130). Au contraire, de nouveaux modèles de dons multidimensionnels incluent un éventail de dons plus large. Parmi les facteurs de talent, outre les capacités intellectuelles, on compte également les aptitudes artistiques et créatrices, techniques et pratiques ou sociales et émotionnelles.
Douance
Les termes « douance », « surdouement », « haut potentiel intellectuel (HPI)», « haut potentiel » (HP), « giftedness » ont tous le même sens.
Doué
Les termes « doué », « surdoué », « gifted », « zèbré », « à haut potentiel », « à haut potentiel intellectuel », ont tous le même sens.
Autrefois la surdouance sous-entendait un quotient intellectuel de 130 et plus. Cela est relativement rare, seuls 2% des personnes répondent à ce critère statistique.
Aujourd’hui, ce critère n’est plus suivi de manière aussi stricte. D’une part, il est prouvé que le résultat du test d’intelligence dépend d’autres facteurs d’influence tels que la nervosité, la forme du jour, la peur de l’échec, etc.
En règle générale sont désignées comme «douées» les personnes qui, en comparaison avec d’autres, se distinguent par des aptitudes et un potentiel de développement supérieurs. La plupart du temps, les doués montrent une grande variété de traits de personnalité supplémentaires, de nature non cognitive et nécessaires pour le développement de leur potentiel de performance. Il s’agit, entre autres, d’une volonté de performances élevée, de stratégies de travail et d’apprentissage élaborées et d’une image de soi positive et la croyance en ses propres talents. Pour qu’un talent puisse s’exprimer et que les doués se «révèlent», divers facteurs entrent en jeu. C’est ainsi qu’un environnement d’apprentissage familial stimulant et un cours axé sur l’encouragement des talents aide à développer les dons.
Dyssynchronie
Une dyssynchronie peut souvent être observée chez les enfants surdoués. Cette expression reprend les différents déroulements, par exemple du développement intellectuel et du développement physique et émotionnel. Lors de la sélection de programmes d’encouragement appropriés aux enfants surdoués, la différence entre ces deux domaines devrait toujours être prise en compte afin d’éviter d’éventuelles altérations, en particulier du développement psychosocial et émotionnel.
Koop, C., Schenker, I., Müller, G., Welzien, S. & die Karg-Stiftung (2010). Begabung wagen. Ein Handbuch für den Umgang mit Hochbegabung in Kinderstätten. Berlin: Verlag das Netz.
EIP (Enfant intellectuellement précoce)
Un enfant est dit intellectuement précoce quand il a un rythme de développement intellectuel très supérieur à celui normal de son âge, alors que son développement affectif et relationnel correspondent aux normes de son âge.
Cette différence de croissance entre ces composantes de sa personnalité (on parle de « dyssynchronie » depuis que Jean-Charles TERRASSIER a mis ce fait en évidence) le rend très différent des autres enfants, et oblige à des mesures d’éducation adaptées. Cela est sensible dès une avance intellectuelle de 25% par rapport à l’âge réel (on parle de QI = 125 en âge mental, soit environ 5% des enfants.
L’influence du surdouement sur la vie est très important, mais il n’est pas forcément négatif, malgré ce que font croire certains. Il s’agit juste d’un élément à prendre en compte dans l’éducation. Il est important de lutter contre cette image faussée du surdouement : la majorité des enfants surdoués sont très intelligents ET très heureux ! Etre plus intelligent est généralement un avantage.
Encouragement des doués
Le terme «encouragement des doués» décrit les mesures destinées à encourager les jeunes doués dont le haut potentiel dépasse les possibilités d’un enseignement ordinaire. Cela est notamment le cas dans les domaines de dons qui ne jouent qu’un rôle secondaire dans l’enseignement scolaire (p. ex., les dons dans les domaines physique et sportif, artistique, musical, social et de la création) ou s’il s’agit de centres d’intérêts se situant hors du programme scolaire. Cela peut également être le cas si le potentiel des élèves outrepasse les compétences disciplinaires de l’enseignant responsable. Voici des exemples de telles mesures:
- Compression du programme scolaire de base afin de gagner du temps pour les entraînements et les exercices
- Accélération par la fréquentation anticipée de cours universitaires dans un centre d’intérêt spécifique
- Solutions «pull-out» pour mener à bien des projets personnels
- Mentorat par un expert qualifié et spécialisé
Enrichissement
L’enrichissement englobe d’une part des activités visant à approfondir et compléter une matière, d’autre part des activités allant au-delà du programme scolaire ou comprenant des sujets hors programme. Grâce à l’enrichissement, les élèves intéressés et motivés sont incités à se perfectionner dans leur domaine de talent ou à découvrir de nouveaux centres d’intérêt. Un modèle d’enrichissement scolaire global a été développé à la fin des années 90 par Joseph Renzulli et Sally Reis.
- Enrichissement de type I: Offres découverte pour l’approfondissement et la découverte de nouveaux centres d’intérêts.
- Enrichissement de type II: Travail sur des projets grâce à l’apprentissage des compétences requises à cet effet
- Enrichissement de type III: Mise en œuvre de projets autonomes
Flow
Le terme flow décrit l’état visé de motivation, de concentration et de réalisation maximales s’exprimant par un état méditatif et un dévouement complet. Dans le contexte scolaire, ce concept s’oppose au manque de stimulation et à l’ennui.
Grouping
Par «grouping» (formation de groupe), on entend le principe d’encouragement visant à stimuler les élèves surdoués d’une ou plusieurs classes dans des groupes de niveaux (voir également «différenciation»). L’enseignant est motivé par les compétences spécialisées afin d’encourager les élèves de manière adéquate.
Renzulli, J., S.; Reis, S., M., & Stedtnitz, U. (2001): Das schulische Enrichment-Modell SEM. Begabungsförderung ohne Elitebildung. Aarau: Bildung Sauerländer.
Inadéquation scolaire
Avec ledit «Zurich FIT concept», le pédiatre Remo Largo a fait connaître en Suisse le terme d’inadéquation scolaire. Le concept vise à aider l’enfant à utiliser ses forces, accepter et vivre avec ses faiblesses, ainsi que développer une bonne estime de soi. À cet effet, les trois besoins principaux, à savoir le besoin de sécurité affective, le besoin d’acceptation sociale ainsi que le besoin de possibilités de développement et d’expériences d’apprentissage, doivent être satisfaits. En ce sens, le «FIT concept» aspire à une adéquation entre l’enfant et l’environnement social. Si l’adéquation entre les besoins de l’enfant et les offres émanant de son environnement n’est pas assurée, il en résulte une inadéquation.
Ursula Hoyningen-Süess et Dominik Gyseler (2006) ont appliqué le concept de l’inadéquation aux domaines pédagogique et extra-pédagogique. Ils distinguent trois formes:
- l’inadéquation interne: manque de concordance entre différentes caractéristiques de développement de l’enfant (p. ex., le perfectionnisme comme inadéquation entre les besoins individuels et les compétences ou des difficultés socio-émotionnelles comme inadéquation entre les compétences cognitives et les compétences socio-émotionnelles);
- l’inadéquation classique: manque de concordance entre certaines caractéristiques de développement de l’enfant et certaines caractéristiques de l’environnement (p. ex., la stimulation scolaire insuffisante comme inadéquation entre les compétences ou les besoins cognitifs et les exigences du cours ou des difficultés relationnelles comme inadéquation entre les compétences cognitives ou sociales et les attentes sociales);
- l’inadéquation externe: manque de concordance entre différentes caractéristiques de l’environnement (p. ex., différences didactiques comme inadéquation entre les représentations méthodologiques et didactiques des parents et le style d’enseignement de l’enseignant).
Si une inadéquation perdure, des altérations du développement de l’enfant, des troubles du comportement ou des symptômes psychosomatiques peuvent apparaître.
Intelligences multiples
Le terme «intelligences multiples» se réfère à Howard Gardner, qui a étendu le terme d’intelligence au domaine non intellectuel. Il part du principe que toute personne montre une expression plus ou moins forte d’au moins huit intelligences:
- l’intelligence linguistique,
- l’intelligence logico-mathématique,
- l’intelligence visuo-spatiale,
- l’intelligence musicale,
- l’intelligence kinesthésique,
- l’intelligence interpersonnelle (sociale),
- l’intelligence intrapersonnelle (émotionnelle),
- l’intelligence naturaliste.
Gardener, H. (1991). Abschied vom IQ. Die Rahmen-Theorie der vielfachen Intelligenz. Stuttgart: Klett-Cotta
Loi normale
Dans les statistiques, la loi normale également appelée loi de Gauss, sert à représenter les valeurs relatives à une caractéristique d’une population dans son ensemble. Concernant le QI, le loi normale présente une valeur moyenne de 100. Cela correspond au 50e centile. Cela signifie que 50% de la population présente un QI inférieur à 100 et 50%, un QI de 100 et plus. Près de 68% de la population présentent un QI entre 85 et 115. Près de 95% se situent entre un QI de 70 et un QI de 130, tandis que seule une part infime de la population se situe en dessous ou au-dessus. Environ 2,2% de la population seulement présentent un QI supérieur à 130, faisant ainsi partie du 98e centile.
Modèle du tourniquet
Le modèle du tourniquet selon le Prof. J. Renzulli repose sur le principe que les élèves s’absentent de la classe ordinaire à certains moments afin de profiter de ce temps pour réaliser des projets autonomes ou assister aux cours d’une classe supérieure (p. ex., année suivante) dans certaines matières. Ce type d’enrichissement permet aux écoles de stimuler individuellement les élèves particulièrement doués.
Renzulli, J., S., Reis, S., M., & Stedtnitz, U. (2001): Das schulische Enrichment-Modell SEM. Begabungsförderung ohne Elitebildung. Aarau: Bildung Sauerländer.
Motivation
Le Prof. J. Renzulli emploie le terme motivation pour décrire un aspect qui est nécessaire afin de fournir des performances maximales. Pendant la scolarité, la motivation est particulièrement influencée par le groupe de pairs (cercle d’amis). Dans son modèle, le Prof. Renzulli définit la performance de haut niveau comme la combinaison des capacités supérieures à la moyenne avec un engagement considérable dans une situation particulière et une créativité élevée.
Renzulli, J., S., Reis, S., M., & Stedtnitz, U. (2001): Das schulische Enrichment-Modell SEM. Begabungsförderung ohne Elitebildung. Aarau: Bildung Sauerländer.
Motivation extrinsèque
La motivation visant à réaliser une performance non pour le plaisir qu’on en tire, mais pour recevoir une récompense ou échapper à une punition. Une motivation extrinsèque consisterait, par exemple, en la résolution d’un problème pour une bonne note. Elle est également appelée régulation externe.
Sansone, C. & Smith, J. L. (2000). Interest and self – regulation: The relation between having to and wanting to. In C. Sansone & M. Harackiewicz (Eds.). Intrinsic and Extrinsic Motivation (p. 354). San Diego, CA: Academic Press
Motivation intrinsèque
La motivation de réaliser une performance pour le plaisir qu’on en tire. La motivation intrinsèque est également appelée motivation orientée sur les tâches. Pour qu’une activité puisse être considérée comme intrinsèque, elle doit présenter les caractéristiques suivantes:
- L’activité ne doit être ni insuffisamment stimulante, ni trop exigeante, elle doit donc stimuler les compétences de l’enfant de manière appropriée.
- L’activité doit permettre de se consacrer à la tâche avec gaieté, tout en s’accompagnant d’un oubli de soi et d’une entière concentration sur la tâche (flow). Cela se produit généralement pour les tâches correspondant à ses propres intérêts.
- L’activité doit conférer un sentiment d’autodétermination. L’expérience de l’autonomie naît ensuite lorsque l’enfant se perçoit lui-même comme auteur de l’action et n’agit pas en raison de contraintes extérieures.
La recherche démontre de manière unanime que le comportement motivé intrinsèquement a des conséquences positives. Y sont en effet liés une plus grande souplesse de pensée, une créativité accrue, un meilleur apprentissage et un état émotionnel positif. Comparé aux personnes motivées extrinsèquement, les personnes motivées intrinsèquement se montrent plus satisfaites de leur tâche, poursuivent les objectifs de manière plus déterminée, se réjouissent plus d’atteindre un objectif et accusent mieux l’échec.
Sansone, C. & Smith, J. L. (2000). Interest and self – regulation: The relation between having to and wanting to. In C. Sansone & M. Harackiewicz (Eds.). Intrinsic and Extrinsic Motivation (p. 354). San Diego, CA: Academic Press
Potentiel
Sont désignées comme potentiel les possibilités de développement ou plutôt les aptitudes au développement encore sous-exploitées. Les potentiels naissent de l’association biographique de prédispositions héritées et de processus d’apprentissage s’étant déjà produits. Ils peuvent, avec l’expérience, l’incitation externe et la contribution interne correspondantes, donner naissance à des performances (de haut niveau) ou à certains comportements (p. ex., plaisir, volonté de travailler). C’est pourquoi, dans un certain cadre, les potentiels sont dynamiques et variables.
L’analyse du potentiel mesure le niveau de développement actuel au sens d’une photographie instantanée. On entend par là une étude structurée de la présence de certaines capacités (forces et faiblesses) dans le but de trouver des points de départ pour l’encouragement. À cet effet, l’analyse de potentiel utilise différentes possibilités de collecte: en font partie, d’une part, les outils de mesure que l’enfant remplit lui-même et pour lesquels l’appréciation des parents, des enseignants ou de toute autre spécialiste est nécessaire et, d’autre part, les méthodes de test utilisées dans le but de définir les domaines d’aptitudes individuels. L’objectif réside toujours dans l’évaluation d’un état réel ou dans la prédiction de ce qui est possible ou probable.
QI (quotient intellectuel)
Le quotient intellectuel, ou QI, est le résultat d’un test psychométrique qui entend fournir une indication quantitative standardisée de l’intelligence humaine.
Créé au début du XXe siècle pour dépister les élèves en difficulté et leur faire bénéficier d’un soutien, la notion d’un QI a fait l’objet de nombreuses critiques, méthodologiques et psychométriques, ou théoriques (discussions sur la nature de l’intelligence).
La valeur moyenne qu’une personne atteint dans les cinq sous-tests d’un test d’intelligence est appelée QI. Le QI moyen est de 100 et la norme se situe entre 85 et 115. Un QI de 130 (98e centile) signifie que seuls 2 enfants sur 100 de tout âge obtiennent un résultat égal, voire meilleur. Toutefois, et malgré des tests d’intelligence standardisés, le QI n’est pas une valeur précise. La valeur de test de 130, par exemple, signifie que le QI réel pourrait se situer entre 123 et 134, avec une probabilité de 95%.
Sous-performance
Stedtnitz (2008) fait remarquer que des performances élevées (tout comme les sous-performances) ne peuvent être limitées aux performances scolaires et que le potentiel de performance d’une personne ne peut être mesuré que de manière limitée. Elle propose la définition suivante: «Je suis en sous-performance lorsque je ne peux pas ou n’ai pas pu atteindre l’objectif que je me fixe ou me suis fixé.» Cette définition inclut l’échec et la souffrance en résultant.
En cas de suspicion de sous-performance dans le domaine scolaire, une évaluation approfondie du contexte psychologique notre neuropsychologue est indiqué. Si l’on connaît les raisons sous-jacentes (p. ex., une inadéquation scolaire, certains traits de la personnalité ou des influences familiales), les mesures individuelles nécessaires peuvent être définies plus facilement.
Surdoué
Le terme surdoué est utilisé pour désigner les personnes à haut potentiel intellectuel. Elle est parfois contestée car impliquerait une notion de supériorité acquise par rapport à autrui et d’élitisme.
Talent
Puisque les termes «don» et «talent» sont utilisés de manière peu spécifique, la discussion portant sur le don propose une distinction alternative au moyen des termes «talents potentiels» (relatif aux conditions requises des apprenants susceptibles d’être exploités) et «performance de haut niveau» (relatif à la performance réalisée).
THADA ou TDAH
THADA désigne le trouble hyperactivité avec déficit de l’attention. TDAH signifie trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité.
A l’heure actuelle on suppose que les dispositions aux troubles cités sont innées. On constate, chez les enfants atteints du TDAH, une modification de l’échange de substances chimiques dans certaines zones du cerveau. Les premiers symptômes peuvent se révéler dès la petite enfance. Une insuffisance de l’aptitude à l’attention et/ou l’agitation physique cause souvent problème au jardin d’enfants, au plus tard lors de la première année d’école. Par contre, si les troubles surviennent bien plus tard, par exemple lors du passage à une classe supérieure, lors de conflits avec des pairs ou au sein de la famille, il est probable qu’ils ne découlent pas d’un TDAH mais d’un autre problème (par ex. surmenage scolaire, dépression, peur, etc.)
TDA (trouble déficitaire de l’attention)
TDA signifie trouble déficitaire de l’attention, sans hyperactivité
A l’heure actuelle on suppose que les dispositions aux troubles décrits sont innées. On constate, chez les enfants atteints du TDAH, une modification de l’échange de substances chimiques dans certaines zones du cerveau. Les premiers symptômes peuvent se révéler dès la petite enfance. Une insuffisance de l’aptitude à l’attention et/ou l’agitation physique cause souvent problème au jardin d’enfants, au plus tard lors de la première année d’école. Par contre, si les troubles surviennent bien plus tard, par exemple lors du passage à une classe supérieure, lors de conflits avec des pairs ou au sein de la famille, il est probable qu’ils ne découlent pas d’un TDAH mais d’un autre problème (par ex. surmenage scolaire, dépression, peur, etc.)
THPI (très haut potentiel intellectuel)
THPI signifie « très haut potentiel intellectuel » et désigne les personnes ayant un QI égal ou supérieur à 145.
Troubles de l’apprentissage
Les troubles de l’apprentissage se traduisent par une performance insuffisante reposant sur une faiblesse dans certaines matières comme le calcul, le langage ou l’orthographe pour une intelligence moyenne. Parmi ces troubles, on dénombre, par exemple, la dyslexie, la dyscalculie ou les troubles non-verbaux de l’apprentissage. Les troubles de l’apprentissage peuvent en partie être diminués grâce à une stimulation spécifique. En cas de traitement insuffisant, le développement psychosocial et émotionnel peut être entravé.
Le WISC-IV (source ASEP)
Le WISC-IV (échelle d’intelligence de Wechsler pour enfants) est le test d’intelligence le plus fréquemment utilisé pour les enfants et adolescents âgés de six à seize ans et onze mois. Il est composé de quinze sous-tests et inclut les cinq valeurs d’intelligence suivantes:
- compréhension verbale,
- raisonnement perceptif,
- mémoire de travail,
- vitesse de traitement,
- valeur de QI totale.
Ces cinq valeurs d’intelligence permettent une évaluation différenciée du niveau de développement cognitif de l’enfant. De plus, des analyses supplémentaires peuvent être effectuées au niveau de test inférieur, permettant ainsi, sur la base d’une analyse de profil, de formuler des affirmations sur les forces et les faiblesses d’un enfant.
Le profil intellectuel qui s’en dégage est à analyser en détail et livre des informations importantes pour orienter l’enfant et apprécier ses points forts et ses points faibles.
Le QI total, reflétant ces 4 indices, peut parfois, si les décalages sont importants, appauvrir cette diversité et donner une image erronée du sujet testé. Les recherches mettent en évidence que, dans 87% des cas, le niveau du QI total reste stable. Toutefois, pour 13% une différence de 10 points est relevée et pour 3% l’écart dépasse les 15 points (1998, Canivez et Watkins, étude sur 667 enfants à qui on avait administré le WISC-III à 2 reprises avec un intervalle de 2.87 ans). Ainsi, si dans la grande majorité des cas le QI reste stable, il s’agit d’une majorité statistique qui ne peut pas remplacer l’analyse individuelle.
Zèbre
Vous allez parfois tomber sur ce terme pour désigner une personne surdouée. D’où vient cette appellation ? Ce mot, « zèbre », a été trouvé au début des années 2000 par la psychologue française Jeanne SIAUD-FACCHIN, spécialiste du surdouement. Il s’agit ainsi d’un terme de substitution ayant pour objectif d’adoucir la manière d’envisager ces personnes présentant une différence par rapport à la majorité de la population. En tentant de remplacer (& donc, d’éviter d’emblée) les mots équivoques, le but était de réduire, voire d’anéantir, les incompréhensions habituelles liées aux termes classiques de « surdoué » ou « précoce ». Le zèbre est ensuite le seul équidé que l’homme ne peut apprivoiser.