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Une démission d'Eveline Widmer-Schlumpf n'est plus un tabou au PBD
"A quoi bon présenter sa candidature à une élection, quand on sait qu'on va perdre...?", a lancé pour la première fois le président du PBD dans la Basler Zeitung. Jamais Martin Landolt n'avait évoqué aussi clairement une démission de sa conseillère fédérale.
Joint par la RTS, le président du PBD ajoute que même si Eveline Widmer-Schlumpf réussissait mathématiquement à se maintenir au Conseil fédéral, il faudrait se demander s'il serait bien raisonnable de s'accrocher au pouvoir.
Ainsi, si le peuple suisse veut qu'elle continue son travail ou non au gouvernement, il faudra qu'il le dise lors des élections fédérales, a-t-il indiqué dans l'émission Forum.
>> L'interview de Martin Landolt et de Jacques Neirynck dans Forum:
Électrochoc à double tranchant
Avec cette déclaration, Martin Landolt a certainement la volonté de créer un électrochoc pour mobiliser les troupes et rappeler que lors des élections fédérales il y aura bel et bien un enjeu, celui de décider de l'orientation politique du pays.
Cet électrochoc est une arme à double tranchant. Il vise à mobiliser l'électorat du centre, qui comprend qu'il devra se déplacer aux urnes s'il entend sauver Eveline Widmer-Schlumpf. Mais il est également rassembleur pour tous ceux qui rêvent de voir l'UDC reconquérir le second siège perdu en 2007 avec l'éviction de Christoph Blocher.
Thibaut Schaller/lgr