Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06960.jsonl.gz/78

Les kakapos, les perroquets les plus lourds du monde, ne peuvent pas voler pour se protéger des prédateurs. L'espèce avait quasiment disparu il y a une cinquantaine d'années.
Le problème a été exacerbé par la consanguinité et la très faible fertilité: seuls 50% des œufs sont fécondés. Par ailleurs, la saison de la reproduction de ce "perroquet-hibou" n'intervient que tous les deux ou trois ans, lorsque les baies de rimu - dont se nourrissent les femelles - sont nombreuses.
Il faut dire que ses habitudes reproductives sont loin d'être communes. Pour se reproduire, le mâle émet un son qui s'entend à la ronde. Les femelles viennent alors rejoindre leurs congénères et s'accouplent avec celui qui leur plaît le plus.
>> Découvrir le Grand Format sur l'espèce:
Espèce menacée
La population de kakapo est aujourd'hui à son niveau le plus élevé depuis les années 1970. "Il n'y avait que 86 kakapos lorsque j'ai commencé à travailler comme garde forestier en 2002. Ce chiffre était effrayant. Le fait d'avoir une saison de reproduction avec 55 poussins est une étape très positive", constate Deidre Vercoe, à la tête du programme de conservation du kakapo.
Ce programme, créé en 1995, est le fruit d'une collaboration entre le ministère de la conservation de la Nouvelle-Zélande, la tribu maorie Ngai Tahu et des bénévoles qui aident à surveiller les nids.
Le succès de cette saison est lié en grande partie à la quantité de fruits sur les pins rimu et à l'insémination artificielle qui a donné naissance à huit poussins contre seulement cinq au cours de la décennie précédente, explique Deidre Vercoe.
>> Un court portrait du kakapo par le National Geographic Wild France:
reuters/doe