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Nos parcours
Isalya Wühl
Le parcours humain et musical d'Isalya Wühl sort de l'ordinaire. Née au Costa Rica à une époque où tout déplacement est une aventure, elle passe son enfance dans les campagnes reculées du Costa Rica puis du Panama et du Honduras. Dans ces années 50, les déplacements sont difficiles, les écoles de musique bien trop loin. C'est donc son père qui lui met un violon et un archet dans les mains et qui l'initie à un instrument qui ne la quittera plus.
Adolescente, elle arrive en 1964 à Genève. Elle entre au conservatoire pour y suivre des classes de violon, de solfège, d'orchestre et d'histoire de la musique. Mais les aléas de la vie la contraignent à faire passer la musique au deuxième rang pour travailler en parfumerie puis dans un laboratoire de biologie.
Elle fait à nouveau ses valises en 1980 et part s'installer avec son mari à São Paulo, au Brésil. Elle reprend le violon avec assiduité et se perfectionne grâce à des cours particuliers.
En 1990, elle revient en Suisse avec ses deux enfants et s'installe à Morges. Elle crée son premier duo violon - accordéon quelques années plus tard. Avec "Cord-é-vent" elle interprète pendant cinq ans un répertoire tzigane, tango et classique. Le classique est toujours au programme d'"Elegy", son duo suivant avec une harpiste, mais aussi le folklore celtique.
Entre 2007 et 2010, Isalya Wühl va jouer avec un pianiste dans "Arcopiano". Le duo sort un CD en 2010, enregistré en live à Genève.
En 2010, elle revient au tango. Et c'est fort naturellement qu'elle propose à l'accordéoniste Olivier Forel de créer "Tangolisa", un duo qui accroche bien sûr Astor Piazzolla à son répertoire, mais aussi des œuvres classiques, de la musique klezmer et des folklores du monde.
Olivier Forel
Musicien professionnel depuis qu'il a été en âge de choisir une profession, Olivier Forel fait ses premières gammes au piano. Il étudie le jazz à Paris et à Berne et tourne pendant un an avec la compagnie de Bernard Lubat. Puis il suit des cours privés et voyage pour s'enrichir musicalement et humainement. Il choisit alors d'ajouter un nouvel instrument à sa palette, l'accordéon, qu'il peut emmener partout avec lui et qui lui permet d'explorer d'autres sonorités.
Chaque année, il part découvrir d'autres horizons musicaux, parcourt les cinq continents et développe son propre style, un jazz coloré des musiques du monde. En route, il joue avec les frères Coulibaly (Burkina Faso), Felipe Azevedo (Brésil), avec lequel il enregistre l'album Identidades en 2003, et Carlos del Valle (Colombie).
Il varie les plaisirs, joue seul les musiques qu'il compose, participe à plusieurs duo, notamment avec un guitariste, un joueur de cor des Alpes et de trompette, un tubiste et bien sûr avec la violoniste Isalya Wühl. Il accompagne aussi d'autres musiciens. Il a ainsi tourné plusieurs années avec Pascal Rinaldi ou avec Morda pour son spectacle "Bourvil tendresses". Il fait aussi partie des Rétrotubes , le plus grand juke box vivant du monde.
Depuis quelques années, il met son art au service de créations théâtrales. Début 2012, il est monté sur scène dans "Madame Karembarre", une création du Théâtre de Marionnettes de Genève, sur des textes et une mise en scène de Claude-Inga Barbey. Puis en été, il a participé à la création de "Monsieur le Jardinier", un spectacle présenté dans le cadre du festival "Poésie en arrosoir" à Cernier. Puis il sert "Le banquet sous les étoiles" à Sion, un spectacle en plein air qui raconte les différentes phases d’un grand festin, ponctué par des bouffonneries, des numéros de cirque, un combat terrible et des airs mélodieux.
Amoureux de toutes les musiques, Olivier Forel varie les talents et les plaisirs. A découvrir sur www.olivierforel.ch.