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La Thurgovie ne veut plus enseigner le français à l'école primaire
Relégué déjà au second plan après l'anglais, l'enseignement du français quitterait l'école primaire en Thurgovie. Le Parlement cantonal a approuvé mercredi une motion en ce sens par 71 voix contre 49. La langue de Molière ne serait plus qu'enseignée à l'école secondaire.
La majorité du Grand Conseil thurgovien a suivi les dépositaires de la motion. Selon eux, les élèves sont surchargés par l'enseignement de deux langues étrangères à l'école primaire. Un point de vue aussi défendu par le corps enseignant.
"Affront pour la Suisse romande"
La conseillère d'Etat Monika Knill (UDC) a appelé le Parlement à rejeter la motion. En abandonnant la logique des deux langues enseignées, "le canton de Thurgovie s'isole", a-t-elle ajouté. Elle parle "d'affront pour la Suisse romande".
Seul le PS a dit "non" en bloc. Il estime que la motion "fait fi de la volonté populaire". Les citoyens thurgoviens avaient rejeté en 2006 une initiative de l'UDC exigeant une seule langue étrangère à l'école primaire.
ats/gdie
Publié le 13 août 2014 - Modifié le 14 août 2014
Les cantons alémaniques boudent le français
Dans les Grisons, une initiative populaire allant dans le même sens a abouti en novembre dernier.
Dans le canton de Lucerne, la récolte de signatures est en cours pour un texte similaire et le Parlement schaffhousois souhaite une adaptation du concordat intercantonal HarmoS.
Le PS veut une loi pour protéger le français
Le parti entend proposer une modification de la loi sur les langues lors de la session d'automne des Chambres fédérales pour rendre obligatoire l'enseignement d'une langue nationale secondaire à l'école primaire.