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Comme souvent dans nos régions,
tout est parti d'un choeur...
1948: les «Feuilles Musicales»
En 1948, le Choeur de Lausanne, dirigé par Hans Haug, prépare la première audition de plusieurs oeuvres récentes, notamment de l'oratorio «A Child of our time» de Michael Tippett.
C'est pour présenter à son public ces oeuvres encore peu connues que quelques membres du choeur, sous la direction de Roger Pizzoglio, commencent à publier des fascicules portant le titre de «Feuilles Musicales».
Une ascension rapide
Dès le début des années 1950, la Revue se professionnalise progressivement, notamment sous la direction de Pierre Meylan, qui, à défaut d'en être le fondateur, peut être considéré comme son père spirituel.
Pour le dixième
anniversaire de la Revue, en 1957, Francis Poulenc
1963: la «Revue Musicale de Suisse Romande»
En 1963, la revue adopte son titre définitif, et abandonne celui de «Feuilles Musicales». Simultanément, le format est augmenté (A4), et l'impression, rehaussée de nombreuses illustrations, a lieu sur papier glacé. Malgré des premiers pas difficiles, cette nouvelle formule finit par s'imposer, et sera conservée pendant une dizaine d'années. Toutefois, en raison de difficultés financières consécutives notamment à la crise du pétrole de 1973, on retournera à l'ancien format, qui reste encore en usage de nos jours (240 x 160 mm).
Une véritable revue romande de musicologie...
Sous la direction du musicologue Jean-Jacques
Eigeldinger, la Revue connaît une période faste à la
fin des années 1970 et au début des années 1980. Certains des plus prestigieux musicologues
de langue française, comme Serge Gut, Daniel Paquette, Manfred Kelkel,
Jean-Michel Nectoux ou Joël-Marie Fauquet, y publient d'importants
articles.
Ici, un article de Laurent Aubert (mai 1981).
Pour le 700ème anniversaire de la Confédération Helvétique, en 1991, la Revue publie un dossier de 500 pages sur l'état de la musique dans notre pays, plus particulièrement dans les cantons romands, qui font chacun l'objet d'une recherche approfondie. Après Roger Boss, ancien directeur du Conservatoire de Neuchâtel, Jacques-Michel Pittier, romancier et chroniqueur musical, devient rédacteur en chef en 1992. Depuis l'an 2001, c'est Vincent Arlettaz, musicologue d'origine valaisanne, docteur de la Sorbonne, qui assume cette fonction.
...mais aussi l'organe officiel de multiples associations
Au cours de ses 70 ans d'existence, la Revue Musicale de Suisse Romande a été -- pour des périodes plus ou moins longues -- l'organe officiel de plusieurs associations, parmi lesquelles la Section Romande et Tessinoise des Jeunesses Musicales Suisses, les sociétés des directeurs de choeurs vaudois, puis valaisans, enfin l'Association Ernest Ansermet et la Section Romande de la Société Suisse de Musicologie. Aujourd'hui redevenue indépendante, elle n'en continue pas moins d'apporter sa contribution active à une vie musicale dont elle a été pendant près de trois générations le témoin privilégié.
Après avoir été une des premières revues musicales à investir l'internet en 2001, la Revue Musicale de Suisse Romande connaît en 2007 un moment de refondation, qui se traduit par le passage intégral à la quadrichromie et la production occasionnelle de CD, ainsi que le renforcement de ses liens internationaux. Elle reste toutefois fidèle, plus que jamais, à sa mission de défense de la vie musicale romande et du patrimoine helvétique et francophone.
En 2018, 60 années d'archives sont mises en ligne, en accès libre et gratuit, offrant au public des milliers d'articles de fond, de chroniques de concerts, de livres ou de disques. Les dix dernières années sont toutefois réservées exclusivememnt à l'édition imprimée, qui seule, nous en sommes convaincus, se conservera à long terme.
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(page mise à jour le 23 novembre 2018)