Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07157.jsonl.gz/1283

Beginn Inhaltsbereich
Das Ortsbild des Monats Dezember ist eine gekürzte Version der französischsprachigen Aufnahme aus der ISOS-Publikation Bern, Band 1, Jura Bernois et Bienne.
Evolution de l'agglomération
Il semble que le site existait dès l'époque romaine; c'est là, en effet, que passait une voie romaine secondaire, débouchant à Frinvillier sur la route Aventicum-Augusta Rauracorum, franchissant le fameux Pierre-Pertuis. La première mention écrite du village et de sa chapelle, consacrée à Saint Pierre, date de 866. Le nom allemand du village Ilfingen est donc plus ancien que le nom français Orvin qui apparaît pour la première fois en 1393 dans des documents.
Bien que le site dépendît de la principauté épiscopale de Bâle du point de vue séculier, l'autorité ecclésiastique appartenait à l'évêque de Lausanne jusqu'à la Réforme en 1531.
Durant des siècles, le village fut administrativement lié avec la ville de Bienne. Après une brève période de domination française (1792-1814), Orvin fut rattaché au canton de Berne, en même temps que les autres communes de l'ancienne principauté épiscopale de Bâle. Depuis 1816, Orvin fait partie du district de Courtelary.
Trois gros incendies ravagèrent le village. En 1724 l'incendie détruisit dix-sept fermes et dix greniers. En 1754, ce fut encore pire: le feu détruisit plus de la moitié du village, 48 sur 88 maisons. Le pire de tous ces incendies détruisit en 1801 pas moins de soixante fermes, la cure et deux auberges.
Après la reconstruction du village au début du 19e siècle, Orvin ne connut ni de grands bouleversements au niveau du bâti existant, ni d'expansion importante. Lors de la publication de la première carte Siegfried, en 1872, l'extension du village agricole correspondait à peu près aux deux composantes du site délimités par l'ISOS. Les environnements étaient encore pratiquement libres de constructions. Le village resta dans cet état jusqu'au milieu du 20e siècle.
Après 1950, Orvin passa de plus en plus sous l'influence de Bienne. Depuis lors le site bâti connaît une certaine expansion, avec la construction de maisons familiales, d'une nouvelle école, vers 1960, et de quelques immeubles sur le versant nord.
Parallèlement, la population a connu un accroissement important et l'activité c'est déplacée vers le secteur tertiaire. Aujourd'hui, une grande partie de la population active se rend à Bienne pour travailler. En 2005, 1'207 personnes habitaient dans la commune.
Le site actuel
Le village d'origine (> 1) se compose de deux axes, présentant le caractère général d'une grand'rue, bordés de constructions et se rencontrant à la hauteur de la césure que constitue l'Orvine. S'y ajoutent l'église, implantée en contre-haut dans un cimetière clos de murs, à l'extrémité est de l'axe sud, et le ravin libre de constructions, séparant les deux axes construits (> I). Le tout se caractérise par des silhouettes de grande qualité, parce que le village est implanté dans un paysage jurassien typique, en contrebas d'importantes falaises.
Le périmètre principal du vieux village a la forme d'un Y. Les trois branches portent les noms Rue Principale, Sonville/Rue Haute et Le Coin. Le tissu construit est divers: mais les pavés présents partout, les murets en pierre sur les côtés, les lampadaires installés vers 1990 et les diverses fontaines en pierre donnent une cohésion optique aux trois parties.
A l'intérieur du site construit, les qualités se trouvent en particulier dans l'espace allongé, courant parallèlement aux courbes de niveau, que constitue la rue principale, remarquable par sa cohésion spatiale et son image globalement intacte. L'espace est défini par deux rangées de fermes jurassiennes, soit isolées, soit accolées, datant en majeure partie de la première moitié du 19e siècle.
En général, les bâtiments isolés présentent leur pignon sur rue et les bâtiments accolés leur faîte parallèlement à la voie. On remarque les nombreuses fermes jumelées et les rangées courtes. Leurs toits sont pour la plupart couverts de tuiles, quelques-uns étant couverts de plaques d'eternit. Les parties de façades en bois sont assez nombreuses et comportent notamment de beaux greniers. Dans tout le périmètre il n'y a que peu de maisons construites après 1950, mais les transformations sont beaucoup plus nombreuses.
Les trois incendies du village ont eu pour conséquence qu'Orvin ne possède aujourd'hui que très peu de maisons construites avant 1801. Parmi celles épargnées par les feux, il faut mentionner les quatre plus vieilles maisons du village, antérieures à l'incendie de 1724 et situées en face de «l'Hôtel de la Crosse de Bâle»: Les Sarrasins. La légende raconte qu'un soir d'hiver, les habitants de ces maisons accueillirent des Sarrasins de passage. En guise de remerciement, les visiteurs leur offrirent leur protection.
L'axe sud de l'ancien village recèle un tissu davantage transformé, de même que le petit ensemble (> 0.1) sur la crête accueillante l'église paroissiale. Celui-ci, nommé Le Crêt, est fortement marqué par les bâtiments de l'établissement religieux Bethel, l'espace sur voie étant par conséquent passablement hétérogène.
L'église, implantée sur la crête avec sur le devant une place plantée d'arbres, et le cimetière clos par un mur sont d'une grande importance, aussi bien pour la cohérence spatiale de l'espace-ruelle Le Coin au sud qui est orienté directement sur le clocher-porche de l'église, que pour la silhouette extérieur du site.
Les espaces intermédiaires intacts, les jardins, murets, chemins et emplacements de travail constituent des éléments de grande valeur, de même que les rues pavées et les nombreuses fontaines qui rythment l'espace-rue au caractère rural affirmé.
La petite douzaine de fontaines ponctuent à distances irrégulières le bord de la rue. Elles ont en général deux bassins qui souvent portent la date de leur construction. Seule une fontaine date du 20e siècle - celle sur la place du village -, les autres ayant été placées entre 1832 et 1868.
Les emplacements de travail s'étendent souvent jusque derrière la maison où se trouvent les jardins potagers et où se dressent la plupart des greniers en bois, le village en possédant près de vingt, la plupart étant datés de 1712 à 1851.
La silhouette du site a été considérablement perturbée au cours des dernières décennies; de larges parties de l'environnement ont été bouleversées par de nouvelles maisons familiales et d'immeubles locatifs (> III), avant tout sur le versant sud, derrière le noyau. Toutefois, l'environnement le plus important, le ravin avec ses jardins, prés et vergers (> I), est resté pratiquement intact.
Nous recommandons
Nous qualifions
** Qualités de la situation
*** Qualités spatiales
**/ Qualités historico-architecturales
Les qualités de situation tiennent au positiv contraste entre l'espace allongé de la rue principale, par-dessus le ravin intact et l'axe construit en pente ainsi que l'église qui le surplombe. Ces qualités sont affaiblies par les constructions implantées dans deux environnements importants.
Les qualités spatiales se révèlent prépondérantes et résident dans le contraste village-ravin-église, dans l'espace clos et très varié de la rue principale, ainsi que dans la transition avec la bifurcation centrale et dans la courbe que dessine la route en traversant le ruisseau.
Les qualités historico-architecturales sont prépondérantes grâce à l'homogénéité de la substance construite et grâce au mode de groupement en rangées, intéressant sur le plan typologique et qui, dans la région, ne trouve de parallèles qu'à Vauffelin, Diesse et à Nods. Ailleurs, le Jura bernois ne connaît pas la rangée contiguë avant la naissance de l'urbanisme jurassien au 19e siècle.
Ende Inhaltsbereich