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M. Louis Rumpf, professeur honoraire de la Faculté est décédé le 7 juin 2009. Il fut professeur ordinaire d'éthique à la Faculté de théologie de 1966 à 1981 et doyen de 1970 à 1972.
« Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et sa justice : le reste vous sera donné par surcroît » (Mt 6, 33)
Louis-Paul Rumpf, qui vient de s'en aller le 7 juin 2009 à Lausanne, était né le 19 août 1914 à Verviers (Belgique). En 1939, il épousa Madeleine Nicole, qui lui donna cinq enfants. Après des études gymnasiales à Lausanne (baccalauréat latin-grec, 1933), il suivit sa formation en théologie à la Faculté de l'Eglise libre, avec une thèse de licence intitulée La personne humaine à l'image de Dieu, soutenue en 1939. Pasteur de l'Eglise libre et de l'Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (avec des ministères en France, à Chavannes-le-Chêne et à Château-d'Oex), il fut successivement professeur de théologie pratique et d'éthique à la Faculté de théologie de l'Eglise libre puis professeur ordinaire d'éthique à la Faculté de théologie de l'Université de Lausanne de 1966 à 1981, où il succéda à Edmond Grin. Doyen de 1970 à 1972, il fut également vice-président de l'Association de théologiens pour l'étude de la morale (ATEM, Paris) de 1977 à 1981. Très actif dans de nombreuses commissions ecclésiales, scientifiques et éthiques, il prêta grande attention à l'évolution du droit, siégeant de 1971 à 1976 dans la Commission fédérale d'experts pour la révision du Code pénal suisse. Il représenta la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse (FEPS) aux entretiens luthéro-réformés pour la Concorde de Leuenberg signée en 1973. Attentif aux questions d'éthique du couple, du mariage et de la sexualité, épris de justice sociale et internationale, il co-anima au plan local un groupe oecuménique lausannois, ouvert aux questions théologiques et éthiques, en compagnie de Pierre Bonnard, de Jacques Rossel et de collègues catholiques. Louis Rumpf fut un homme discret, modeste, engagé et loyal. On trouve la trace de ses convictions et de ses capacités d'analyse critique et constructive dans son ouvrage significatif intitulé Chrétiens devant l'injustice (questions oecuméniques et responsabilité personnelle), paru en 1985 aux Editions Labor et Fides à Genève, dans la collection La Parole et les hommes co-dirigée par son cher collègue Claude Bridel et par le soussigné, qui eut la chance de bénéficier de son amitié et de ses compétences.
Denis Müller
Professeur d'éthique à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l'Université de Lausanne.