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La légende
C'est au début du 12ème siècle, en 1136 selon la légende, que le prévôt du chapitre de Moutier-Grandval, Siginand, s'égara en chassant dans la forêt. Pendant trois jours, il erra dans les bois de sa région. Désespéré, il fit vœu que s'il était sauvé, il ferait élever à cet endroit une chapelle qui demeurerait un monument de son éternelle reconnaissance. Sa prière fut exaucée; bientôt il aperçut une laie sauvage qui traversait précipitamment la forêt; le chasseur se mit à sa poursuite et retrouva sa route sur le pas de la bête sauvage. C'est de là que vient le nom de Bellelay, soit "belle-laie", le nom de l'animal qui l'avait sauvé.
Par la suite, plusieurs moines y séjournèrent. Dès 1772, l'abbé de Luce inaugura le pensionnat installé dans une des ailes du bâtiment. De jeunes nobles suisses, français, allemands, italiens et polonais y furent envoyés et Bellelay eu une grande renommée.
Quelques chiffres
Contrairement à Bellelay dont on connaît la date de fondation, on ignore à quel moment Saicourt et Le Fuet furent construits.
Jusqu'aux invasions françaises de la fin du XVIIIe siècle, Saicourt faisait partie de la Principauté de Bâle et fut annexée au canton de Berne en 1815.
La commune de Saicourt recouvre 1377 hectares et figure dans les 4 plus grandes communes du district de Moutier. Saicourt a une frontière commune avec le district de Courtelary et le canton du Jura. Les communes voisines de Saicourt sont : Mont-Tramelan, Tramelan, Les Genevez, Lajoux, Châtelat, Sornetan, Saules, Reconvilier et Tavannes.
La commune de Saicourt est pour ainsi dire encerclée par des montagnes qui limitent l'horizon des habitants à quelques versants : Montoz au sud (1328 m), Montbautier à l'ouest (1163 m), Béroie au nord (1093 m) et Moron à l'est (1337 m).
C'est au pied du Montbautier que l'on a exploité jusqu'au début du 20ème siècle les carrières de sable vitrifiable, transporté en partie jusqu'à Genève pour son utilisation. C'est encore là que se trouve le point le plus haut de la commune à 1163 m d'altitude. Le point le plus bas à 750 m marque la frontière avec la commune de Saules.
Personnalités du village
La commune de Saicourt n'a ni vu naître de héros, ni de généraux, ni de grands hommes qui auraient rendu ces villages célèbres ou du moins connus. Cependant, on peut citer deux noms que l'histoire locale a retenus : celui du notaire Jean-Henri Jacquerez (1711-1782), auteur des "Mémoires du petit Henry" qui légua tous ses biens à l'école du Fuet. Jules Paroz (1824-1906), auteur des "Mémoires d'un octogénaire", faisait régulièrement, dans sa passion pour l'étude, le trajet jusqu'à Porrentruy à pied pour suivre les cours de l'école normale, et devint lui-même directeur de l'école normale de Neuchâtel.