Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06899.jsonl.gz/137

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Zurich - Les investissements directs de la Suisse à l'étranger ont encore chuté l'an passé de près de 39,6% à 36,2 milliards de francs. La chute reflète le repli des acquisitions dans l'industrie, récession oblige. L'emploi a fléchi pour la première fois depuis 2003 dans les filiales à l'étranger.
En 2008, les investissements directs de la Suisse à l'étranger s'étaient établis à 59,9 milliards de francs, marquant un repli de près de 20%. L'an passé, le secteur de l'industrie a beaucoup moins investi que l'année précédente, soit 13 milliards de francs, contre 39 milliards en 2008, rapporte ce mardi la Banque nationale suisse (BNS) dans son étude annuelle.
Le tassement reflète pour l'essentiel le plongeon des acquisitions transfrontalières, pour lesquelles les entreprises industrielles suisses ont investi 3 milliards de francs, contre 25 milliards en 2008. La contraction a concerné toutes les branches de l'industrie.
Dans le secteur des services, les investissements directs ont en revanche augmenté de 2 milliards de francs, à 23 milliards, avec toutefois une évolution contrastée selon les activités. Les sociétés du groupe "Commerce" ont ainsi investi nettement plus qu'en 2008, soit 15 milliards, contre 6 milliards.
Après avoir cédé des participations à hauteur de 8 milliards de francs en 2008, les compagnies d'assurance ont investi plus de 6 milliards hors du territoire helvétique.
A l'inverse, les sociétés financières et holdings se sont désengagées, cédant des filiales pour 6 milliards, alors qu'elles en avaient acquis pour 21 milliards une année auparavant. Au niveau de la répartition géographique, l'Asie a représenté la destination privilégiée des investissements helvétiques, ceux-ci s'y montant à 10 milliards de francs, dont 2 au Japon et à Singapour.
Dans l'ensemble, les revenus des investissements directs à l'étranger se sont inscrits à 56,3 milliards de francs l'an passé. Ils ont ainsi retrouvé le niveau atteint avant la crise.
ATS