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Cylindre Lioret
Henri Lioret (1848-1938), horloger de formation, réalise en 1893 un cylindre en celluloïd (un matériau très homogène et très dur, facile à modeler, très résistant, pratiquement incassable et, surtout, pas facilement influençable par les variations atmosphériques) fixé sur une armature en laiton.Le choix du celluloïd se révèle parfaitement approprié soit à une gravure directe, soit à la production de copies de cylindres à partir d'une matrice. Ces premiers cylindres n'étaient produits que pour la sonorisation de poupées. Toutefois, vers la fin de la décennie, Lioret accroît la dimension des ses cylindres, lui permettant ainsi l'enregistrement d'un répertoire diversifié. Les phonographes brevetés par Lioret, appelés Lioretgraph, fonctionnaient grâce à une mécanique d'horlogerie et furent utilisés soit à des fins privés (Phonographe de salon no 2), soit pour de grands auditoriums (Phonographe à haute voix no 3), soit encore comme moyen publicitaire (Lioretgraph Kiosque pour le Chocolat Menier).
Malgré la haute qualité des enregistrements et la résistance des matériaux, son entreprise disparut rapidement du marché, vers 1904, à cause des coûts élevés de la production qui ne pouvaient faire face à la concurrence.