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200408_ACTION EN CONFINEMENT
1. Changement de luminosité
2. Il est l'heure
3. Les unes après les autres je les déplace dans l'ordre habituel
4. Un alignement se crée
5. Cela dure plusieurs heures
6. Puis les points 1,2 et 3 se répètent
CONTEMPLATION
J’aime être acteur de la vie, j’aime décider de quoi sera fait mon lendemain. Aujourd’hui je ne décide rien. Je ne suis qu’une particule d’un système plus grand qui me dépasse.
Alors j’aimerais contempler.
Contempler pas dans le sens de regarder, de voir.
Contempler pas dans le sens d’attendre que revienne la normalité.
Contempler pas dans reporter ce que mon ancienne vie m’offrait.
Contempler en m’adaptant, en appréhendant le vide.
Contempler en appréciant le silence.
1. Contempler en m’assoyant sur un coussin sur mon lit
2. Contempler en profitant du mur blanc de ma chambre comme appui.
3. Contempler en m’assoyant sur mon coussin sur la malle au bord de ma fenêtre et profitant du vent dans mes cheveux.
4. Contempler en tailleur sur mon coussin au plus près du sol
5. Contempler sur mon coussin à mon bureau, contempler le savoir si rapide par la fibre optique.
6. Contempler assis avec mon coussin sous le vasistas, la lumière tombant sur mes pommettes.
L’horizon s'élargit, le vert s’installe, le bruit de l’eau résonne, le st julien pittoresque est révélé.
Petite place prise entre deux bâtiments de village le long de la route cantonale. Elle accueille en son centre un pavillon en charpente simple avec tuiles. L’empreinte au sol de ce pavillon est marquée par un changement de revêtement passant de l’asphalte aux pavés. Le pavillon abrite une fontaine de village, contenant de l’eau qui y coule. A l’arrière de cette place l’on trouve successivement un parking, des arbres puis un parc.
Ce lieu pourrait être qualifié de noeud permettant soit de continuer le long de la route cantonale ou au contraire de se diriger vers l’espace vert. Mais il est avant tout un lieu pouvant servir de ravitaillement.
La présence de verdure est saisissante, amplifiée par le bruit de l’eau qui coule. Le côté routier est alors presque oublié, le choix se faisant de continuer en direction du parc. Cette place marque un espace de transition et invite à partir dans l’épaisseur de la route cantonale.
6.117977 - 46.173333
Les façades quelconques s'interrompent. La route de St-julien se pare alors d’une épaisseur. Le passant aperçoit une bâtisse ordinaire, celle-ci cachée en partie d’un jeune arbre. En son cœur le bâti accueille un passage. La brèche questionne. RIVERAINS AUTORISÉE disent-ils. Pour rejoindre cette percée, le marcheur passe par une petite cours, celle-ci faisant office d’espace tampon entre les deux ambiances. Alors s’opère un changement d’atmosphère, le sentiment oppressant de la route cantonale s’estompe pour laisser place à une tranquillité agréable. Malgré le passage sombre et froid. Le piéton se retrouve rapidement nez à nez avec …
Cette ouverture semble cachée et n’invite pas l’individu à la traversée. Un geste devrait être mis en place pour inviter le passant à arpenter ce lieu et ainsi lui permettre d’expérimenter les différentes atmosphères que le lieu propose mais qui ne sont vécues par une minime partie des personnes qui se rendent à St-julien.