Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07127.jsonl.gz/622

>> Près de deux millions de biens culturels furent échangés entre 1940 et 1944. Plus la pénurie alimentaire s'installait, plus la cote des oeuvres augmentait, valeur refuge en temps de guerre.
>> Ce marché florissant a été rendu possible par l'"aryanisation" du monde de l'art, par des lois racistes, des spoliations, des trafics d'oeuvres, du pillage. Un documentaire à voir sur PlayRTS revient sur cette période.
>> Hitler a rêvé jusqu'à la fin de créer à Linz, en Autriche, le plus grand musée de peinture européen tandis qu'Hermann Göring a pu enrichir sa collection personnelle de plus de 1300 peintures. Mais cette situation a aussi profité à la Suisse.
>> "Histoire vivante" sur La Première consacre une série en cinq épisodes au marché de l'art pendant la guerre, avec un important volet suisse, à travers le portrait du Zurichois Emil Georg Bührle, vendeur d'armes et grand collectionneur.
>> Après la guerre, peu de sanctions seront prises. Si de nombreuses oeuvres ont été restituées aujourd'hui, la question de l'origine reste plus que jamais d'actualité.
Marie-Claude Martin