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Site internet : www.vallonderechy.ch
On y accède du nord au sud en franchissant une succession de 4 plateaux qui s'étagent de l'altitude 500 jusque vers 2750. En suivant le cours de la Rèche, alimenté par nombreux ruisseaux, au cours irrégulier, les plateaux supérieurs s'évasent et étendent la vue sur les sommets rocheux de la Maya, des Pointes de Tsavolire et des Becs de Bosson qui culminent à plus de 3000 mètres.

Vue aérienne du Vallon de Réchy.
Ces plateaux supérieurs gardent dans leurs écrins, le lac du Louché et d'autres petits lacs alpestres, alimentés par des pergélisols aux précieuses réserves d'eau. Ce Haut Val de Réchy est essentiellement alpicole et héberge un troupeau de jeunes bovins en estivage qui paît sur un maigre pâturage où alternent rochers et éboulis. Ce lieu groupe sur une surface de moins de 15 km carrés la majorité des écosystèmes alpins dont les lacs et les marais, irrigués par un torrent formant des méandres, font du vallon l'un des derniers des Alpes valaisannes exempts d'installations touristiques et d'aménagements électriques.
La partie inférieure du vallon, très boisée, avec des zones de mayens qui se succèdent le long de la Rèche, est une région à vocation forestière. Ses peuplements de pins sylvestres, d'épicéas, de mélèzes, d'aunes et d'aroles, sont des lieux privilégiés de refuges d'une faune très variée et abondante. Des hardes de chamois, de cerfs, de chevreuils, ... et tous les sylvicoles y trouvent une nourriture suffisante et se multiplient dans la tranquillité et la fraîcheur.
Le WWF-Valais (World Wildhilfe Fund) édite, le 30 novembre 1984, un livre sur le Vallon de Réchy dont les auteurs fournissent une foule de bonnes raisons pour le faire classer dans l'inventaire des sites à protéger.
C'est le déclic d'une série de démarches, d'études, qui tendent à obtenir la décision de la Confédération de classer, dans toute son étendue, ce vallon dans l'Inventaire fédéral du paysage (IFP)
En 1986, le 26 novembre c'est le WWF Suisse qui s'adresse au Conseil fédéral pour demander la protection totale du vallon de Réchy et s'oppose aux projets de remontées mécaniques destinés à assurer une liaison entre les domaines skiables de Grimentz, Vercorin, Mase et Nax. L'appel du WWF s'adresse en ces termes: Le vallon de Réchy doit conserver ses fonctions naturelles de zone de poumon entre les pôles touristiques, de refuge pour la faune, la flore, l'espace de promenade, de paysage intact, toutes choses rares dans notre pays.
L'Association suisse de phytosociologie, de 1987 à 1991 cartographie au 1:10'000 la végétation de l'Ar du Tzan, sous mandat de l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage (OFEFP) toutes les valeurs naturelles et paysagères du Val de Réchy. Une carte de la végétation est imprimée par l'Office fédéral de topographie à l'échelle du 1:15'000 en 1993
Le Conseil fédéral, le 28 septembre 1989, demande aux communes de juridiction du vallon de Réchy, son inscription IFP. Le conseil communal de Grône s'oppose à cette inscription, motivé par des raisons économiques vitales pour la commune et elle entend être indemnisée équitablement si cette inscription devait se faire contre son gré.
Le Conseil fédéral approuve, le 1er mai 1996, l'Inventaire des sites marécageux d'une beauté particulière et d'importance nationale dans lequel figure le vallon de Réchy, dans sa partie supérieure sur la commune de Nax. La commune de Grône tributaire et propriétaire des 2/3 des eaux de la Rèche se prémunit aussitôt auprès du Conseil d'Etat pour fairer respecter ses droits et formuler ses revendications légitimes.
Le Conseil fédéral, le 23 décembre 1997, confère au Haut-Val de Réchy un statut d'importance nationale et l'inscrit, en avril 1998, dans l'inventaire fédéral des paysages, sites et monuments (IFP). Son inscription dans l'IFP signifie qu'il doit être conservé intact et être l'objet d'une large protection contre la construction des bâtiments relevant de la Confédération. Ainsi le Haut-Val de Réchy rejoint les 161 sites et paysages suisses déclarés d'importance nationale, consécutives aux démarches de Pro Natura, du Club Alpin Suisse (CAS) et de la Ligue suisse du patrimoine national.