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Construire N°20, 15-05-01
Lorsqu'en 1998 des particuliers avaient projeté de créer, le long de la ligne fortifiée de la Promenthouse (les célèbres «toblerones»), un sentier didactique et de convertir les bunkers de l'armée en musées, nous avions écrit dans ces colonnes (balade parue dans Construire no 15 du 7 avril 1998): dépêchons-nous de faire le parcours en l'état. Sous-entendu: avant que la nature qui a repris possession des lieux en soixante ans ne soit à nouveau violée.
Dans le canton de Vaud, à 750 m d’altitude, dominant le lac Léman, Bassins est desservi par l’autoroute Genève-Lausanne et une ligne ferroviaire.
L’aéroport le plus proche est celui de Genève Cointrin. Le site compte 950 Bachenards.
L’église Notre-Dame de Bassins est probablement devenue clunisienne au XIe s., à la suite d’une donation faite à Cluny par Humbert 1er, seigneur de Cossonay et de Prangins. Le pape Lucius III confirme en 1183 cette possession clunisienne, placée sous la dépendance du monastère de Payerne.
Le petit prieuré qui en naît semble être le centre d’une exploitation agricole active, et les droits seigneuriaux des moines s’allient à ceux des seigneurs locaux : les sires de Prangins ont longtemps le droit de représenter le prieuré en justice et de procéder à la punition des jugés coupables. Le prieur de Payerne garde une emprise forte sur Bassins jusqu’au début du XVIe s., époque à laquelle il en nomme le châtelain et les autres officiers du lieu. En 1536, la Réforme protestante met fin à plusieurs siècles de présence clunisienne à Bassins.
Etrange territoire que celui de Vich, tout en longueur et fort étroit. Il ne mesure que 800 m dans sa plus grande largeur à la hauteur du village où il occupe les deux rives de la Serine. Cette rivière traverse le territoire du nord au sud sur 4200 m et entraînait autrefois de très nombreuses roues à eau. Elle rejoint la Promenthouse qui, à Clarens, fournissait eau et énergie à une importante papeterie, puis animait la forge du Martinet : deux hameaux de la commune.
L’église de Vich fut donnée en 1165 au couvent de Bonmont par les nobles de Begnins. Le couvent de Payerne, qui avait des propriétés à Vich, contesta la possession de cette église, mais l’évêque de Genève reconnut les droits de Bonmont.
A mi-chemin entre Genève et Lausanne, situé à une altitude de 540m, le village de Begnins s’étend sur 472 hectares, dont 60 de forêts et 100 de vignes.
Le village forme un balcon sur le Léman : on peut admirer 72 sommets - dont le Mont- Blanc- depuis le Belvédère, à mi-chemin entre Lausanne et Genève.Cette situation géographique a déterminé son développement.
Elle a permis la culture de la vigne, qui fut introduite à l’époque romaine, et avec elle l’existence d’une communauté agricole et artisanale.
La beauté du site a attiré plusieurs peintres et écrivains.
Prangins, village vaudois faisant partie du district de Nyon, est situé au-dessus du lac Léman, entre 372.20 et 420 mètres d’altitude, avec son point le plus élevé à 432 mètres.
Aujourd’hui village de résidence avec une superficie de 609 ha (1’040 ha avec le lac), Prangins compte une population de 3’666 habitants, appelés pranginois. Chacun y est à l’aise : agriculteurs, artisans, commerçants, cadres et employés.
Un château sorti d’un livre de contes, des parcs romantiques, un jardin potager, véritable conservatoire de fruits et légumes du XVIIIe siècle, un site enchanteur qui surplombe le lac Léman...C’est dans ce cadre plein de charme que le visiteur découvre l’histoire de la Suisse aux XVIIIe et XIXe siècles.
La présence humaine dans la région de Nyon commence à l’époque néolithique. Des stations lacustres sont établies au bord du lac. Plus tard, les Helvètes, peuple celtique, s’installent sur le Plateau suisse, territoire qui comprend la région nyonnaise. Mais les origines de la ville de Nyon remontent vers 45 avant notre ère.
Après avoir conquis la Gaule, Jules César décide d’implanter sur les bords du Léman la Colonia Iulia Equestris. Son centre urbain, pour lequel on connaît également le nom « Noviodunum » d’origine celtique, est bâti à l’emplacement même de l’actuelle ville de Nyon.
On y construit dès le début de notre ère des monuments publics imposants. La cité prospère pendant les deux premiers siècles après J.-C. Un déclin s’amorce vers le milieu du IIIe siècle, mais la colline de Nyon ne cessera jamais d’être habitée.
Une belle balade vous fera découvrir tous les trésors et charmes que Nyon offre à ses habitants et à ses hôtes.