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Djakarta - Les autorités indonésiennes ont ordonné l'évacuation de plusieurs milliers d'habitants après une nouvelle éruption du volcan Merapi, plus violente que l'éruption qui avait tué 36 personnes la semaine dernière. La partie orientale de l'archipel a été par ailleurs touchée mercredi par un tremblement de terre.
L'épicentre du séisme a été localisé en mer à 106 km au sud-est de la ville de Kaimana, dans la province de Papouasie occidentale, à une profondeur de 50 km, selon un sismologue du gouvernement. "Jusqu'à présent, nous n'avons pas eu d'informations sur d'éventuels dégâts", a précisé le responsable indonésien.
Le séisme s'est produit dans une région sauvage, très faiblement peuplée, de Papouasie, à l'extrême est de l'Indonésie, un pays situé sur le "cercle de feu" du Pacifique, une zone de forte activité sismique.
En témoigne la nouvelle éruption du volcan Merapi, qui se trouve sur l'île de Java. "C'est la plus forte éruption jusqu'à présent. Elle a duré environ deux heures", a indiqué Surono, le responsable de la surveillance du volcan. Aucune victime n'a été signalée.
Réfugiés à nouveau déplacés
"Nous avons décidé de porter la limite de la zone dangereuse à 15 km au lieu de 10 km jusqu'à présent; les camps de réfugiés doivent être déplacés hors de cette zone interdite", a précisé le sismologue à l'AFP.
Plus de 70'000 personnes sont déjà accueillies dans plusieurs centres temporaires ouverts après l'éruption du 26 octobre, marquée par des nuages de fumées toxiques s'élevant à plusieurs kilomètres au-dessus du cratère du volcan, qui culmine à 2914 m, et par des écoulements pyroclastiques le long de ses pentes.
Dans la soirée, des soldats et des policiers ont commencé à évacuer quelque 3000 habitants du village de Cangkringan. "Des camions sont prêts à les déplacer immédiatement dans un camps à l'abri. Mais nous devons faire preuve de persuasion pour éviter toute panique", a indiqué Bambang Sugeng, de la Croix Rouge.
ATS