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Cette étude est consacrée aux activités de traduction des femmes au XVIIIe siècle. Elle s’interroge sur les conditions sociales de l’existence de femmes de lettres à l’époque des Lumières, analyse la réflexion littéraire des concepts de genre contemporains et identifie les stratégies traductives entre affirmation et subversion.
À travers cet ouvrage, Angela Sanmann (Section d’allemand) présente quatre médiatrices littéraires de l’espace franco-allemand: Luise Gottsched, Marie-Élisabeth de La Fite, Sophie von La Roche ainsi que Marianne Wilhelmine de Stevens, la «traductrice aveugle» dont les traductions de Gellert sont examinées pour la première fois en profondeur, sur la base d’amples recherches dans les archives.
Analyses textuelles comparatives et contextualisations sociologiques enrichissent ce livre et mettent en lumière les dimensions esthétiques, politiques et économiques d’une pratique littéraire qui, pour beaucoup de femmes, a favorisé un accès aux discours sociaux et aux processus de transfert culturel de leur époque.
Angela Sanmann, Die andere Kreativität. Übersetzerinnen im 18. Jahrhundert und die Problematik weiblicher Autorschaft, Heidelberg, Universitätsverlag Winter, 2021.