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Le juge fédéral Richard Leon a rendu à Washington sa décision
dans le premier dossier de contestation de détention mené à terme
depuis que la Cour suprême a ouvert en juin les portes de la
justice fédérale aux détenus de la prison la plus controversée du
monde.
Libération ordonnée
Dans la salle d'audience où peu de sièges restaient libres, la
totalité de ses propos ont été simultanément traduits aux six
détenus concernés, en liaison téléphonique depuis Guantanamo. Cinq
d'entre eux, des Algériens qui résidaient en Bosnie lors de leur
arrestation en 2001 et détenus à Guantanamo depuis janvier 2002,
ont été blanchis par le juge, qui a ordonné leur libération.
Celui-ci a constaté que le gouvernement n'avait pas pu prouver
qu'ils prévoyaient de se rendre en Afghanistan pour prendre les
armes contre les Etats-Unis et que les cinq hommes ne pouvaient
donc pas être considérés comme des "combattants ennemis".
Un "grand jour"
Un sixième détenu, Belkacem Bensayah, 46 ans, un autre Algérien
résidant également en Bosnie, s'est en revanche vu refuser la
libération. "Soulagés" alors que les positions très conservatrices
du juge Leon, nommé par George W. Bush, sont connues, les avocats
de la défense ont annoncé qu'ils feraient appel de la décision
concernant le dernier détenu.
"C'est un grand jour pour la justice américaine", a néanmoins
déclaré Me Robert Kirsch. Les avocats du gouvernement n'ont en
revanche pas commenté la décision ni annoncé s'ils feraient
appel.
Quelque 150 dossiers sont encore sur les bureaux de la quinzaine
de juges de la cour fédérale de Washington.
afp/cer
Obama va-t-il tout changer?
Le président élu a annoncé qu'il fermerait le camp de détention qui a terni l'image des Etats-Unis dans le monde.
Une décision politique pourrait mettre un point d'arrêt aux batailles judiciaires en tranchant la question cruciale de savoir si le président des Etats-Unis peut détenir indéfiniment des hommes soupçonnés de terrorisme, même s'ils n'ont pas commis d'actes répréhensibles.
D'autres détenus ont été blanchis
Il s'agit notamment d'Algériens et de Libyens dans l'incapacité d'être libérés parce qu'ils sont menacés dans leur pays d'origine.