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Une vocation à géométrie variable
On nous dit: «la commune n'a pas vocation a être propriétaire d'un restaurant». Ce qui pose la question: qu'est-ce que la vocation d'une commune ? A priori c'est assez diversifié: Vevey possède des vignes, une cave, une piscine, de nombreux musées ainsi que plusieurs … restaurants.
On ne prendra que deux cas, les plus évidents:
• Parce qu'il est important pour la bonne exploitation de la piscine, la commune ne songe nullement à se débarrasser du restaurant de la pisicine de Vevey-Corseaux-Plage.
• Parce qu'on en espère une salutaire animation qui devrait profiter à la fréquentation de la bibliohèque, la commune a consacrée des sommes non-négligeables à l'installation d'un café littéraire sur le quai. Dans ce débat, on n'a guère entendu dire que cela ne «faisait pas partie de la vocation de la commune» ! Au contraire, on a entendu le parti du Municipal Jérôme Christen insister à réitérées reprises pour que ce café littéraire ne soit pas une sorte de simple buvette culturelle, et pour que cette propriété communale soit un «vrai restaurant avec alcool».
La fonction sociale du restaurant du Rivage nécessaire à la fréquentation – en particulier par les familles – du Jardin du Rivage et son lien avec les actuelles salles de société et avec la Salle Del Castillo le rendent au moins aussi digne de faire partie de la «vocation de la commune» que ses homologues de la piscine ou de la bibliothèque. A moins de concevoir une vocation à géométrie variable. Variable en fonction des désirs – qui sont des ordres pour certains – de «mécènes» aux poches pleines.
Petit florilèges des interventions de Vevey-libre en faveur d'un restaurant propriété de la commune
Séance du Conseil communal du 28 août 2003 – PV page 6
M. J. Christen (radical…) indique que son groupe souhaite conditionner cet accord à l’acceptation de trois
amendements. Le déménagement de la bibliothèque pose le problème de l’animation du quai. Il y a les
partisans de la bibliothèque et ceux qui préféreraient que l’on conserve l’affectation de l’ancienne
discothèque. Il devrait être possible de réaliser une bibliothèque et un établissement public. Il faut qu’un
maximum de veveysans puissent profiter de ce lieu idéalement situé au bord du lac. Ainsi le quai pourrait
s’enrichir d’une animation diurne avec la bibliothèque et partiellement nocturne avec un établissement dont
la réouverture est chère à de nombreuses personnes nostalgiques des plus belles années de la vie festive qu’a
connue le quai Perdonnet. Il faut que cet établissement soit d’une taille qui corresponde aux ambitions du
projet, avec des horaires d’ouverture correspondant à ceux dont bénéficient les autres cafés-restaurants de
notre ville.
Les amendements, soutenus réglementairement, demandent
a) que le futur café littéraire soit au bénéfice d’horaires d’exploitation identiques à tout autre établissement
public au bénéfice d’une licence de café-restaurant
b) que la gestion du café littéraire soit séparée de l’exploitation de la bibliothèque et confiée à un acteur
privé
c) que la capacité (intérieure) du café littéraire permette d’accueillir au moins une centaine de clients
L’engagement que l’on prend ce soir doit fixer un cadre et donner un message clair à la Municipalité. Si l’un
ou l’autre de ces amendements n’étaient pas acceptés, le parti s’opposerait de manière générale à ce
préavis.
Séance du Conseil communal du 27 janvier 2005 – PV page 9
M. F. Baud (Vevey-libre) estime que le fait de déménager la bibliothèque sur le quai est une bonne chose, notamment pour ce qui est de l’animation dont a besoin le quai Perdonnet. Il tient cependant beaucoup à une promesse qui a été faite dans le préavis, à savoir que nous aurons finalement un vrai restaurant, et non pas une cafétéria qui fermera en même temps que la bibliothèque.
Séance du Conseil communal du 27 avril 2006 – PV page 5
M. M. Berney (Vevey-libre) accepte cette réponse orale, sous réserve que son groupe restera très attentif à l’exploitation de ce restaurant, car le quai Perdonnet et ce coin de notre ville ont besoin d’une réelle animation et il est important que les milieux culturels et festifs puissent se rencontrer dans cet endroit privilégié. Il assurera donc le service après-vente des élèves de son école qui passent des arts appliqués aux arts de la table !
Séance du Conseil communal du 19 mai 2005 – PV page 5
M. F. Baud (Vevey-libre) rappelle que Vevey-Libre avait beaucoup insisté, lors du débat sur le préavis, sur le fait que l’on ne devait pas oublier l’aspect animation sur les quais. Il nous a été formellement promis que ce serait un véritable restaurant, avec alcool. Si c’est un restaurant sans alcool qui ne servira que des biscuits, il ne voit pas très bien comment il pourra ouvrir jusqu’à 21 h 30, puisqu’on nous a promis qu’il bénéficierait des heures d’ouverture normale d’un restaurant. Cette interpellation est justement présentée ce soir car nous avons encore le temps de prendre des mesures pour éviter à nouveau quelque chose qui soit contraire à la volonté du Conseil communal.