Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06943.jsonl.gz/430

Les plaignants "intentent ce procès pour réparer les discriminations raciales systématiques, ouvertes et intentionnelles perpétrées par Google/YouTube", déclarent-ils en préambule de leur dossier de plus de 200 pages, déposé mardi dans une cour fédérale californienne. Ils considèrent que la plateforme exerce un pouvoir démesuré sur les contenus vidéos disponibles et sur la façon d'en tirer des revenus.
Le modèle économique de YouTube, comme la plupart des réseaux sociaux, repose sur un ciblage publicitaire très fin et à très grande échelle. Les prix payé par les annonceurs et les montants perçus par les créateurs dépendent de nombreux paramètres, dont le nombre d'abonnés à une chaîne ou le nombre de vues par vidéo.
"Contenus en fonction de l'ethnie"
La filiale du groupe américain "divise les contenus vidéos en fonction de l'ethnie, de l'identité et des points de vue afin de vendre des publicités à des tiers, sans s'occuper des contenus", argumentent les plaignants.
La plateforme "monétise les créateurs dont les abonnés et le public tombent dans la 'bonne démographie' et leur verse des millions de dollars tous les mois, que ces individus se conforment aux règles du réseau ou non", ajoutent-ils. Google n'a pas répondu à une requête de l'AFP dans l'immédiat.
Dans le passé, la plateforme a déjà répondu à des accusations de discrimination (contre les LGBTQ, par exemple) en les niant en bloc, qu'il s'agisse des systèmes automatisés pour la publicité ou la modération des contenus.
agences/asch