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Le factoring peut s’avérer une source financière intéressante. Il permet la conversion anticipée en liquidités des créances de l’entreprise.
Le recouvrement est effectué par la banque ou par une société tierce. L’entreprise vend, ou cède, la totalité des créances d’un client au factor (avec ou sans le rachat du risque de défaillance). Pour cela, on reçoit du factor une avance améliorant les liquidités ou une limite de crédit (proportionnelle au montant des créances cédées ou vendues).
Le factoring convient surtout aux jeunes entrepreneurs ayant des sociétés en forte expansion, qui ne peuvent ou ne veulent pas financer la croissance du chiffre d'affaires avec leurs propres liquidités ou avec des crédits bancaires et qui veulent s'assurer contre les pertes sur débiteurs, dans le pays et à l'étranger.
La banque, ou la société tierce, n'assume pas le risque et les frais liés au recouvrement gratuitement. Ainsi, si le chiffre d'affaires annuel de l'entreprise s'élève au moins à CHF 1 million, les coûts relativement élevés (commission sur le chiffre d'affaires normalement entre 0,5% et 2%) sont justifiés.
De plus, le factoring ne devrait pas coûter plus cher que les frais pour la gestion de débiteurs, la gestion des rappels et des recouvrements et les éventuelles pertes sur débiteurs. Dans le factoring (tout comme dans le leasing), les rentrées courantes diminuent et la valeur de rendement de l'entreprise est ainsi réduite.
Le factoring ne doit pas se confondre avec la cession (crédit sur cession). Pour la cession, les avoirs des débiteurs servent de garantie pour un crédit bancaire. La banque peut (à n'importe quel moment) exiger du client qu'il paie ses factures directement à l'institut en question. Le factoring, par contre, consiste plutôt en un recouvrement délocalisé, avec possibilité de formes fixes.