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Les inscriptions, pour certaines à caractère antisémite, sur la sculpture polémique de l'artiste britannique Anish Kapoor installée dans le parc du château de Versailles, près de Paris, vont finalement être masquées. C'est l'artiste lui-même qui va faire ce travail.
"Anish Kapoor a pris le parti de masquer les inscriptions, pour en dissimuler la portée haineuse. Il expliquera lui-même la technique qu'il entend adopter", a expliqué la présidente de l'établissement Catherine Pégard.
Surnommée par certains journaux le "vagin de la reine", la sculpture monumentale, une trompe d'acier de 60 m de long à la connotation sexuelle évidente, a été vandalisée trois fois depuis juin, dont deux ces dernières semaines. M. Kapoor avait demandé dans un premier temps que les insultes antisémites ne soient pas retirées, estimant que, désormais, "ces mots infamants faisaient partie" de l'oeuvre.
Venu constater les dégâts, il avait ensuite nuancé son propos, estimant qu'il "avait besoin de temps pour décider". Il avait fait part de sa "grande tristesse" et évoqué un "enterrement de la culture". Après ces dégradations, il a reçu le soutien du président François Hollande et de la ministre de la Culture Fleur Pellerin.
De nouvelles mesures de sécurité ont été prises pour protéger l'oeuvre: patrouilles de maîtres-chiens, rondes de police, caméras de surveillance supplémentaires.
ATS