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La dîme, est-ce une obligation ?
Question:
Certaines églises disent qu'il faut payer la dîme, donc le 10% de ce qu'on gagne. Est-ce juste ?
Réponse:
Il faut premièrement relever que les Israélites devaient payer selon la loi bien plus de 10 % ! En effet, on trouve la dîme dite "des lévites", Lévitique 27:30-33
30 Toute dîme de la terre, soit des récoltes de la terre, soit du fruit des arbres, appartient à l'Eternel; c'est une chose consacrée à l'Eternel. 31 Si quelqu'un veut racheter quelque chose de sa dîme, il y ajoutera un cinquième. 32 Toute dîme de gros et de menu bétail, de tout ce qui passe sous la houlette, sera une dîme consacrée à l'Eternel. 33 On n'examinera point si l'animal est bon ou mauvais, et l'on ne fera point d'échange; si l'on remplace un animal par un autre, ils seront l'un et l'autre chose sainte, et ne pourront être rachetés.
Cette dîme servait à la nourriture des lévites. On pourrait dire actuellement que c'est la part qui revient à l'église pour payer les serviteurs de Dieu.
Mais il y a une seconde dîme, la dîme des festivités, mentionnée notamment en Deutéronome 12:10-18. Cette dîme-là devait être amenée au Temple et mangée par l'Israélite, sa famille, ses serviteurs et les sacrificateurs.
Il y a encore la dîme "des pauvres", Deutéronome 14:28-29, donnée sur le revenu de la 3e année et destinée aux Lévites, aux étrangers, à l'orphelin et à la veuve.
Les Israélites devaient donc légalement donner au minimum 23% de leur revenu ! En plus la Bible mentionne à maintes reprises les "dons volontaires". Et cela venait en plus de la part obligatoire.
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Et maintenant ? Nous ne sommes plus sous la Loi mais sous la Grâce. Faudrait-il pour cela donner moins ?
Ceux qui cherchent à interpréter la question de la dîme dans le cadre d'une stricte légalité sont souvent mus par l'un des deux sentiments suivants :
A. Comment satisfaire Dieu tout en en donnant que le minimum de ce qu'il exige
B. Trouver motif à critiquer ceux qui n'ont pas les mêmes principes.
Les deux attitudes sont erronées.
Beaucoup d'Églises conseillent de donner la dîme, au minimum. Mais c'est là une indication générale, un ordre de grandeur. Il est évident que cela ne s'adresse qu'aux vrais chrétiens, nés de nouveau, donc ayant accepté Jésus-Christ comme Sauveur et comme Dieu. Demander une aide financière aux non-convertis ne peut que les conforter dans l'idée qu'il faut payer pour entrer dans l'Eglise et au Ciel !
Quant au montant exact à donner, c'est affaire entre Dieu et chacun de nous. On peut être émerveillé de voir des personnes âgées ou des chômeurs, dont on peut se demander comment ils font déjà pour vivre, donner encore à Dieu - et avec largesse.
Il faut aussi considérer que, selon Aggée 2:8 "L'argent est à moi, et l'or est à moi, dit l'Eternel des armées." En clair, cela signifie que TOUT l'or et TOUT l'argent appartient à l'Eternel. Dans sa bonté, il nous laisse la libre utilisation des montants dont nous avons besoin pour vivre, et il n'est pas avare de sa bonté. A nous de ne pas être avare envers Lui, en considérant ce qui reste.
Quoi donner ?
Encore une fois aucun chiffre fixe ne répond vraiment à cette question. Pour l'un le 10% serait un très lourd sacrifice, pour d'autres cela ne ferait qu'une petite part du superflu...
Et pourquoi seulement de l'argent ? celui qui n'en a pas peut donner mille autre choses, en commençant par l'amour pour les autres. Et cela ne se mesure pas ! L'un donnera tout son temps libre pour répandre l'Evangile, l'autre mettra son talent à disposition pour réaliser des tracts et des invitations, se chargera de l'organisation pratique de rencontres, sera trésorier ou secrétaire. Les visites ne sont pas exclusivement du ressort des responsables de l'église ! Tout le monde peut donner de son temps !
L'argent est VRAIMENT indispensable pour beaucoup de choses. Bien des Églises locales ne peuvent plus payer un pasteur (même pas le minimum vital !) car la "charité du plus grand nombre s'est refroidie".
Mais si nous donnons de l'argent, à qui faut-il payer, en répartissant selon l'urgence des besoins :
1. La priorité revient à l'Église locale dont on fait partie.
2. Ensuite, ceux qui sont dans le besoin. Voir spécialement 2 Corinthiens, chapitres 8 et 9.
3. Puis le soutien à une œuvre ou à une personne (missionnaire, évangéliste ou autre). Dans la mesure du possible, faire des dons réguliers, car il est important de savoir ce dont ils disposent pour aller de l'avant.
4. Enfin les dons pour une action spécifique: rénovation ou agrandissement de locaux, soutien à l'impression ou la diffusion de la Bible, etc.
Et combien faut-il donner en tout ? 2 Corinthiens 9:6-10:
6 Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment. 7 Que chacun donne comme il l'a résolu en son coeur, sans tristesse ni contrainte; car Dieu aime celui qui donne avec joie. 8 Et Dieu peut vous combler de toutes ses grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne oeuvre, 9 selon qu'il est écrit: Il a fait des largesses, il a donné aux indigents; Sa justice subsiste à jamais. 10 Celui qui fournit de la semence au semeur, et du pain pour sa nourriture, vous fournira et vous multipliera la semence, et il augmentera les fruits de votre justice.
1 Corinthiens 16:2 donne également cet éclairage sur le sujet: "Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu'il pourra, selon sa prospérité..."
A lire la petite brochure "Donner selon Dieu", de John MacArthur, Editeurs de Littérature Biblique, 1420 Braine-L'Alleud, Belgique.
Ces quelques conseils parleront à votre cœur, donnez donc ce que votre conscience vous montrera.
sl&pl