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The turnaround - mon voyage à travers l'Europe
Axel Butterweck a osé une aventure excitante en juin dernier. Pendant deux mois, il a voyagé dans toute l'Europe avec sa Kawasaki 1400GTR et a fait des milliers de kilomètres.Une année de préparations touchait à sa fin le 1er juin 2011. Le temps était minable ; la température affichée sur ma 1400GTR était de 13.1 °C. Peu importe, cela n'effraie pas un pilote de touring. Après que mon agent Kawasaki a réglé de nouveau les phares, je suis parti. Seulement dans 8 semaines je traverserais de nouveau la frontière suisse.
À Arlberg, le temps était déjà meilleur. La première soirée, le montage de la tente s'est révélé plus facile que prévu. Les semaines suivantes, j'ai réussi à réduire le temps de montage de presque une heure et demie à moins de 30 minutes. J'ai profité des jours en Autriche. Le passage de la frontière en Hongrie, je l'avais imaginé autrement. Où étaient les douaniers ? Lors de ma dernière visite, 28 ans en arrière, il y avait encore une vraie frontière. La Hongrie n'est pas très intéressante pour faire du motocyclisme ; certes les routes sont bonnes, mais il n'y a de virages qu'à la frontière avec la Roumanie. La Roumanie a deux paysages magnifiques : les Carpates et le delta du Danube. Le voyage continuait via la Bulgarie en direction de la Turquie. Après presque 10 jours de calme et de nature, je suis arrivé à Istanbul. Impressionnant le cafouillage et toutes ces voitures ! Le trajet sur le Bosphore et l'excursion à la Mosquée bleue étaient évidemment obligatoires. Ensuite, c'était le tour de la Grèce. Les monastères des Météores m'ont donné la bienvenue en pleine pluie, mais comme il faisait plus de 20 °C, ce n'était pas un problème. Cette pluie était même rafraîchissante après 50 °C en Turquie. Après la Grèce, l'Albanie : rude nature avec de mauvaises routes, un Eldorado pour des off-roader. Le seul problème était la communication avec les gens. Mais avec des gestes et la langue des signes j'arrivais à communiquer. Le sud de l'Italie s'est montré très agité : embouteillages, pollution et peu de nature. Après 4 jours, j'avais parcouru toute la côte orientale, la Toscane et traversé la frontière vers la France.
Le combat avec le Mistral
Le sud de la France au grand soleil : seulement
à Saint-Tropez le Mistral a voulu tester ma mini-tente. Elle a tenu, même si les barres en alu étaient tordues. L'Espagne m'attendait avec des villes charmantes, comme Barcelone et Séville. Dommage que la côte ait souffert d'une construction exagérée. Après la ville miniature de Gibraltar, j'ai atteint l'Algarve, au Portugal, pleine de virages. Entre-temps, ma 1400GTR et moi étions devenus une vraie équipe. J'ai dû maîtriser une seule situation difficile, mais Saint-Jacques, à qui j'avais rendu visite la veille à Saint-Jacques de Compostelle, m'a protégé. De retour en France, avec la belle région de Bordeaux, la Bretagne et évidemment la Normandie. Après un « arrêt lessive » chez maman, j'ai continué en direction de Lübeck, en Allemagne. Puis j'ai parcouru le Danemark et la Suède en 2 jours. Ensuite, c'était le tour de la Norvège. Un pays immensément vaste, plus de 2000 km d'Oslo au cap du Nord. Même s'il faisait toujours plus froid, pendant 10 jours jamais au-dessus de 10 °C, il n'y a eu que quelques heures de pluie.
La Norvège a été le nec plus ultra de mon voyage.
Bonne vue au cap du Nord
Même au cap du Nord j'avais bonne vue. Un phénomène très rare. J'avais atteint le point le plus au nord de mon voyage et, malgré des problèmes avec le frein avant, j'ai initié le voyage de retour à travers la Finlande, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et la République tchèque. Le 22 juillet 2011, le rêve touchait malheureusement à sa fin. C'était un beau rêve. Et j'ai l'intention de continuer à rêver l'année prochaine, ensemble avec ma Kawasaki 1400GTR.