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UneParJour - des photographes au quotidien
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Destinataire: rédaction uneparjour et auteur de l'image
Concerne la photographie: upj_jlclaude3925
HARI ÔM INDIA - 30 - Ruelle vide de Ram JhulaRISHIKESH
Entourée de petites montagnes, la ville de Rishikesh est située à la confluence de la rivière Chandrabhaga et du Gange. La tradition dit que c'est à Rishikesh que Vishnu aurait vaincu le démon Madhu.
La Bhagavata Purana affirme que pendant la création, les démons Madhu et Kaitabha auraient volé les Vedas de Brahma et les auraient déposés profondément dans les eaux de l'océan primitif. Vishnu les tua et récupéra les Vedas. Les corps de Madhu et Kaitabha se sont désintégrés en 2 fois 6, soit douze morceaux (deux têtes, deux torses, quatre bras et quatre pattes). Ceux-ci sont considérés comme représentant les douze plaques sismiques de la Terre. (Il faut se lever tôt pour comprendre la Bhagavata)
Cet endroit est donc un lieu sacré de l'Hindouisme et c'est une des raisons que les pèlerins se pressent dans cette ville car on considère que la méditation à Rishikesh conduit à l'accomplissement du salut. Mais c'est à partir de 1968 que cette ville est devenue célèbre grâce au Beatles qui y sont venus chercher la paix. Depuis, un grand nombre d'ashrams ont vu le jour et reçoivent chaque année des dizaines de milliers de personnes venues apprendre la méditation transcendantale, le yoga, la médecine ayurvédique et l'art de se faire avoir par de petits gourous de pacotilles plus intéressés à vos dollars qu'à votre salut.
C'est l'endroit idéal pour se ressourcer, pour se reposer, enfin je devrais plutôt dire, c'était l'endroit idéal, car aujourd'hui les bords du Ganges sont devenus très bruyants, les embouteillages sont monstrueux, la conduite des scooters sont à la limite du supportable et les klaxons sont le bruit de fond que vous entendez à longueur de journée. Bonjour la méditation, si vous recherchez le Nirvana, ici vous avez plus de chance d'atteindre un gros mal de tête et des acouphènes pour le reste de votre existence.
C'est pourquoi, le confinement que je suis en train de vivre est une grande chance, car j'ai retrouvé le Rishikesh des année 90. Calme, tranquille, avec très peu de monde, sans les marchands du temple, je ne pouvais rêver mieux. Je ne me lasse pas, entre 7h00 et 10h00, de parcourir de long en large les chemins, les ruelles, les ashrams, les rives du Gange et d'aller écouter les bruits de la jungle. Un vrai bonheur.