Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06920.jsonl.gz/540

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Le secteur bancaire helvétique a bien résisté aux turbulences politiques et économiques l'an dernier, selon la statistique de la Banque nationale suisse (BNS) publiée jeudi. L'institut d'émission juge cependant Credit Suisse et UBS insuffisamment dotés de fonds propres.
Les banques établies en Suisse ont réalisé 13,5 milliards de francs de bénéfice, en recul de 0,3 milliard, alors que le total des pertes s'est réduit à 0,5 milliard, contre 3,1 milliards en 2010. La résorption des pertes est due aux résultats des deux grandes banques helvétiques, en particulier Credit Suisse.
Si les deux groupes ont enregistré des résultats mitigés pour l'ensemble de leurs activités l'an dernier, les opérations de leurs maisons mères ont progressé. Leurs filiales juridiquement dépendantes en Suisse et à l'étranger présentent un bénéfice net cumulé de 6,7 milliards de francs.
Les Banques cantonales, Raiffeisen et les banquiers privés ont limité les dégâts. Sur les 312 banques recensées par la BNS, 260 ont terminé l'année dans le vert, alors que 52 ont bouclé avec des chiffres rouges, une situation similaire à celle de l'année précédente.
Manque de fonds propres
Alors que les risques d'une détérioration des conditions pour les banques demeurent élevés, la BNS juge Credit Suisse et UBS insuffisamment dotés en fonds propres. L'institut d'émission appelle les deux grands établissements à poursuivre leurs efforts et à accroître la transparence en la matière.
Le rôle des deux banques dans l'économie suisse nécessite un renforcement accru de leur assise financière. En tenant compte du bilan net, les capitaux en mesure d'absorber des pertes atteignaient environ 1,7% et 2,7%, respectivement. Ces niveaux ne suffiraient pas à absorber de pertes équivalentes à celles essuyées par UBS durant la crise financière.
De plus, la BNS note que la capitalisation des deux grands établissements - en particulier Credit Suisse - conformément aux normes Bâle III est inférieure à la moyenne internationale. Un niveau supérieur à cette moyenne serait plus approprié.
ATS