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Les animaux élevés dans une animalerie ou importés à des fins expérimentales sont recensés depuis 2014 dans un tableau récapitulatif.
Une animalerie a exclusivement pour fonction de détenir et d’élever des animaux à des fins d’expérimentation. Les animaleries sont soumises à la législation sur la protection des animaux. Quiconque souhaite gérer une animalerie, c’est-à-dire élever et détenir des animaux d’expérience, doit être titulaire d’une autorisation cantonale. L’élevage d’animaux génétiquement modifiés avec des méthodes reconnues conformément à l’art. 142 de l’ordonnance sur la protection des animaux (OPAn ; RS 455.1) requiert une autorisation supplémentaire. Chaque animalerie autorisée doit être contrôlée au moins une fois par an par les offices vétérinaires cantonaux. Les établissements autorisés détiennent principalement des rongeurs (surtout des souris et des rats) mais aussi des lapins, des poissons, des chiens, des chats et des primates. Les responsables d’animaleries doivent déclarer à l’autorité cantonale, selon l’art. 29, al. 1, let. a et b, de l’ordonnance sur l’expérimentation animale (RS 455.163), le nombre des animaux nés dans l’établissement (comptés au moment du sevrage) et le nombre des animaux importés de l’étranger.
En 2022, le nombre d’animaux élevés et/ou importés dans les 157 animaleries s’élevait au total à près de 1,25 million. C’est 3 % de moins que l’année précédente, avec 1,04 million d’animaux nés et 220 000 animaux importés dans les animaleries suisses. Près de 82 % des animaux sont des souris, 13 % des poissons et 4 % des rats.
En 2022, le nombre de souris nées et/ou importées dans les animaleries a diminué respectivement de 14 000 et de 24 000. Le nombre total de souris génétiquement modifiées dans les animaleries s’élevait à environ 800 000 (fig. 13). Les descendants de lignées ou de souches obtenues à partir d’animaux génétiquement modifiés sont réputés génétiquement modifiés tant que la preuve n’a pas été apportée qu’ils ne sont pas porteurs de la modification génétique présente chez leurs parents père ou leur mère.
Près de 586 000 animaux ont été utilisés dans des expériences ; on constate ainsi qu’un nombre élevé d’animaux nés dans des animaleries n’ont pas été utilisés. Cela tient surtout au fait que, en raison des lois de l’hérédité, il arrive que les animaux génétiquement modifiés issus de la sélection ne présentent pas les caractéristiques génétiques requises pour l’expérience. Les animaux qui n’ont pas été utilisés dans des expériences, ont été utilisés à des fins d’élevage ou, pour la grande majorité, euthanasiés. Un petit nombre d’animaux d’expérience continuent d’être placés chez des privés. Il n’est pas possible de déterminer le nombre exact d’animaux élevés qui n’ont pas été utilisés dans des expériences sur la base des informations fournies par les animaleries dans le cadre des obligations d’annonces auxquelles elles sont soumises.