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L'EPFL publie une étude visant à clarifier la notion d'économie verte
Economie verte, croissance verte, développement durable, bio-économie, économie circulaire... Les concepts appelant à un système sociétal plus respectueux de l’environnement se sont multipliés ces dernières années, a indiqué mardi l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) dans un communiqué. La notion d'économie verte a notamment émergé en réaction à la crise financière mondiale de 2007-2008.
Soucieux d'y voir plus clair, les chercheurs ont comparé quelque 140 définitions parues dans des revues scientifiques ou publiées par des organisations internationales de référence. Selon leurs travaux publiés dans le Journal of Cleaner Production, 95 de ces définitions faisaient référence à l’économie verte, 45 à la croissance verte.
Pas de définition homogène
Le problème réside dans l'absence d'une définition homogène. Toutes les études s’accordent plus ou moins explicitement sur l'aspect multidimensionnel de l'économie verte. Cependant, l'importance donnée aux aspects sociaux, économiques, et technologiques ainsi que la manière dont ces dimensions sont articulées varient considérablement.
En établissant une grille d’une quarantaine d’éléments conceptuels récurrents, les chercheurs ont réussi à distinguer trois familles dans les articles étudiés. Chacune des trois catégories s'articule autour d'une des trois dimensions suivantes: l'aspect social, économique ou technologique.
Obsolescence des concepts
Pour Albert Merino-Saum, premier auteur et collaborateur scientifique au Laboratoire de relations humaines-environnementales dans les systèmes urbains de l’EPFL, le concept d’économie verte ne perdurera que s’il parvient à se distinguer de son cousin, le "développement durable". Le premier passant pour plus opérationnel que le second. Autre signe potentiel de déclin: l’Agenda 2030 des Nations unies y a renoncé et parle désormais de "17 objectifs de développement durable (ODD)".
L'obsolescence de ces concepts est liée selon lui au fait qu'ils sont en partie récupérés à des fins de "greenwashing", ou écoblanchiment, par des entreprises ou institutions désireuses de se donner une image de responsabilité écologique. Le chercheur entend maintenant poursuivre son travail de décodage avec d'autres poncifs comme "durabilité urbaine" ou "smart city".
ats/lja