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A la suite de l’annonce du retrait de la sénatrice socialiste Géraldine Savary, son parti salue «son courage politique» et «l’exercice de transparence auquel elle s’est livrée». Pour le chercheur suisse en éthique Johan Rochel, nous sommes en train de vivre un «basculement vers la transparence».
Géraldine Savary «a posé pour elle-même des exigences morales très élevées et qu'elle en a tiré des conséquences (…) Il faut aujourd'hui lui rendre hommage», a déclaré le président du Parti socialiste suisse Christian Levrat, dans le 19h30 de la Radio Télévision Suisse (RTS).
Christian Levrat - comme la Vaudoise - estime qu'elle aurait sans doute dû faire preuve de davantage de transparence dès le départ. Mais le conseiller aux Etats rappelle que la justice n'avait même pas jugé utile d'ouvrir une enquête sur les voyages de Géraldine Savary avec le milliardaire Frederik Paulsen. «On parle d'un don de 7500 francs pour sa campagne (…) Donc, au final, il n'y a pas grand-chose à lui reprocher.»
La réaction du président du Parti socialiste à la RTS:
Pour mémoire, la sénatrice vaudoise socialiste a annoncé mardi qu’elle ne se représentera pas aux élections fédérales en 2019. Cette dernière était mise en cause en raison de sa proximité avec l'homme d'affaires Frederik Paulsen. Les médias avaient révélé que le milliardaire avait contribué au financement de l’une de ses campagnes électorales.
Interviewé par la RTS, le chercheur en éthique à l’Université de Zurich Johan Rochel estime que «nous sommes entrés de plein pied dans un basculement vers la transparence».
swissinfo.ch avec la RTS/kr (Téléjournal du 7 novembre 2018)