Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07188.jsonl.gz/1069

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Le chef du SPD Martin Schulz a estimé que même si "les négociations ont été longues, dures, excitantes et turbulentes", l'accord de principe conclu constituait "un excellent résultat".
KEYSTONE/EPA/CLEMENS BILAN(sda-ats)
Angela Merkel a promis vendredi un "nouveau départ" de l'Europe. La chancelière est parvenue après de longues négociations avec les sociaux-démocrates (SPD) à un accord de principe pour un nouveau gouvernement en Allemagne.
"Le monde ne nous attend pas. Nous avons besoin d'un nouveau départ de l'Europe", a déclaré la chancelière lors d'une conférence de presse à Berlin. Elle a promis que l'Allemagne "allait trouver des solutions avec la France" pour atteindre cet objectif. "Un nouveau départ pour l'Europe est également un nouveau départ pour l'Allemagne", a-t-elle ajouté.
Selon le texte de l'accord gouvernemental signé entre les démocrates-chrétiens (CDU/CSU) et les sociaux-démocrates (SPD), le nouveau gouvernement entendra "renforcer" et "réformer" la zone euro avec la France pour la rendre plus résistante aux crises.
S'appuyant sur ce premier texte conclu à l'issue de cinq jours d'âpres négociations, Mme Merkel a indiqué qu'elle souhaitait "la création d'un gouvernement solide".
La direction du SPD a dans son ensemble approuvé vendredi le principe d'un gouvernement avec Angela Merkel. Une commission sera mandatée pour mener les discussions poussées avec les conservateurs en attentant le congrès extraordinaire du SPD le 21 janvier à Bonn.
"Excellent résultat" pour Schulz
Le chef du SPD Martin Schulz a estimé que même si "les négociations ont été longues, dures, excitantes et turbulentes", l'accord de principe conclu constituait "un excellent résultat".
"Les négociateurs du SPD ont décidé à l'unanimité de proposer aux instances du parti de recommander lors du congrès que les délégués acceptent d'entamer des négociations de coalition", a-t-il ajouté.
Rien n'est joué
Car si ce compromis est susceptible de permettre à la première économie européenne de sortir de son impasse politique trois mois et demi après le scrutin législatif, rien n'est encore joué, notamment du côté des sociaux-démocrates.
La base du SPD, très sceptique à l'idée de servir à nouveau d'appoint aux conservateurs, peut donc encore tout faire capoter.
A l'issue de ces tractations et dans le meilleur des cas, un nouvel exécutif ne sera en place qu'à fin mars.
Juncker satisfait
Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a salué le compromis atteint, estimant qu'il s'agissait d'une contribution "positive" et "constructive" pour l'avenir de l'Union européenne.
"Je suis complètement satisfait", a déclaré M. Juncker lors d'une conférence de presse à Sofia au sujet de "la partie européenne des accords".
Paris s'est aussi félicité d'une avancée "bonne pour l'Allemagne, la France et l'Europe".
Nombre de requérants limité
S'agissant de l'immigration, conservateurs et sociaux-démocrates prévoient de limiter le nombre de demandeurs d'asile arrivant annuellement à environ 200'000. Ce chiffre comprend les réfugiés de guerre, et ceux concernés par le rapprochement familial et la réinstallation. Il retranche ceux qui quittent le pays.
Cette limite correspond aux souhaits des démocrates-chrétiens d'Angela Merkel.
La thématique migratoire était la principale pomme de discorde entre les partis dans un pays où l'extrême droite a fortement progressé aux dernières élections en surfant sur le mécontentement d'une partie de l'opinion après l'arrivée de plus d'un million de demandeurs d'asile depuis 2015.
ATS