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En Suisse, la population accorde une grande importance à la protection des eaux. À maintes reprises, des initiatives populaires ont réussi à faire pression pour la meilleure protection des ressources en eau : en 1992, l’initiative « pour la sauvegarde de nos eaux » a certes été rejetée par le peuple et les cantons, mais, à sa place, a été adopté le contre-projet indirect, la Loi sur la protection des eaux entièrement révisée, qui stipule notamment des règles claires sur les débits résiduels minimaux. L’initiative « Eaux vivantes » a été retirée par la Fédération suisse de pêche en 2010 après que le Conseil des États a formulé une contre-proposition bien conçue selon laquelle notamment l’espace réservé aux eaux doit être délimité et 4000 kilomètres de tronçons de rivières doivent être revitalisés.
Le fait qu’une seule personne comme Franziska Herren avec son initiative pour une eau potable propre puisse, d’une part, mettre la pression sur le législateur et, d’autre part, amener les médias à thématiser abondamment la protection des eaux pendant des mois, est bien unique au monde. Que l’initiative pour une eau potable propre soit acceptée ou rejetée le 13 juin, elle aura aiguisé et modifié la perception de larges parties de la population sur les effets négatifs de l’emploi des pesticides sur l’environnement. Le VSA ne donne certes pas de consigne sur l’initiative pour une eau potable propre, mais en fait un sujet de discussion du point de vue de la protection des eaux dans A&G en ligne et donne au réseau « 4aqua » l’occasion de présenter sa position.
De manière générale, la Suisse a une bonne législation sur la protection de l’environnement. Mais il y a malheureusement des difficultés au niveau de l’exécution : 30 ans après la définition des débits résiduels minimaux, ceux-ci n’ont pas encore été mis en œuvre partout ; l’espace réservé aux eaux n’est entré en vigueur que dans env. 40% des communes, bien que l’échéance ait été fixée pour 2018 ; sur les 4000 km de cours d’eau, seuls un peu plus de 150 km ont été revitalisés ; aucun des « objectifs environnementaux pour l’agriculture » basés sur les prescriptions légales n’a été entièrement atteint etc. etc.
Le temps d’une « initiative de mise en œuvre » est-il venu ? 😉
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