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L'aide aux victimes ne s’adresse pas aux victimes de violences commises à l'étranger. C'est ce qu'a décidé la commission juridique du Conseil des États en date du 15 août. Cette décision a aussi des conséquences pour les filles et les femmes concernées par les MGF/E.
L'aide aux victimes s’adresse aux personnes qui ont été victimes d'un délit : les conseils, l'aide juridique et le soutien psychologique doivent les aider à surmonter les conséquences des actes qu’elles ont subis. À l’heure actuelle, les personnes victimes de violences commises à l'étranger ne peuvent demander de l'aide que si elles résidaient en Suisse au moment des faits. Cette restriction exclut de l'aide aux victimes les migrant-e-e ayant subi des violences avant d'arriver en Suisse. Notamment les filles et les femmes excisées dans leur pays d'origine.
Un changement de loi devrait maintenant remédier à cette situation insoutenable. Mais la commission juridique du Conseil des États a rejeté le 15 août une demande allant dans ce sens. Or cette décision incompréhensible, lourde de conséquences pour les intéressées, bafoue la Convention d'Istanbul. Il est d'autant plus important que les conseillers et conseillères nationaux reconnaissent la nécessité d'agir et trouvent un moyen de corriger cette inégalité de traitement.