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Sebastian Kurz (à gauche) sous le regard attentif du président Alexander Van der Bellen
KEYSTONE/APA/APA/HANS KLAUS TECHT(sda-ats)
Sebastian Kurz, vainqueur des législatives anticipées de dimanche dernier en Autriche, a été officiellement chargé vendredi de former un gouvernement par le président Alexander Van der Bellen. Une alliance avec le parti d'extrême droite FPÖ est jugée la plus probable.
M. Kurz, qui à 31 ans est appelé à devenir le plus jeune dirigeant au monde, a déclaré lors de la cérémonie à Vienne qu'il souhaitait proposer un "nouveau style" de gouvernance. Le dirigeant conservateur a assuré qu'il discuterait avec tous les partis.
Mais une alliance avec les sociaux-démocrates du SPÖ est jugée improbable, après une campagne où Sebastian Kurz a embrassé plusieurs thèmes du FPÖ, notamment sur l'immigration, et promis un "renouvellement" après dix ans de grande coalition gauche-droite.
Proclamés dans la nuit de jeudi à vendredi, les résultats officiels finaux des élections législatives ont confirmé la victoire de l'ÖVP de M. Kurz avec 31,5% des voix, devant les sociaux-démocrates du chancelier sortant Christian Kern (SPÖ, 26,9%) et le FPÖ (26%).
Tractations en coulisses
Avant même le début des négociations officielles, le leader de l'extrême droite Heinz-Christian Strache a indiqué avoir longuement reçu M. Kurz à son domicile mercredi pour un entretien "privé" qu'il a qualifié de "très amical". Parmi ses conditions pour entrer en coalition, le FPÖ a indiqué qu'il exigerait le ministère de l'intérieur, un portefeuille régalien qui lui avait échappé en 2000.
De son côté, Christian Kern s'est dit "persuadé" que les deux partis s'entendraient pour former une coalition, tout en soulignant que leurs programmes étaient "quasi identiques".
L'écologiste Van der Bellen, à qui il reviendra d'investir le gouvernement, a souligné qu'il veillerait à ce que les "intérêts de l'Autriche" soient respectés, insistant sur la nécessité que le pays continue à "jouer un rôle actif dans la construction européenne".
En 2000, l'entrée du FPÖ dans le gouvernement du chancelier conservateur Wolfgang Schüssel avait provoqué un séisme en Europe et l'adoption de sanctions de l'Union européenne contre l'Autriche.
ATS