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Les joueurs iraniens, silencieux lors de leur premier match du Mondial 2022, ont chanté leur hymne national avant la rencontre contre le pays de Galles, vendredi à Doha.
Décrit comme «collectif» par le capitaine Alireza Jahanbakhsh avant la Coupe du monde, le choix de ne pas chanter lors de la rencontre face à l'Angleterre, avait été perçu comme un signe de soutien aux victimes des manifestations durement réprimées dans leur pays.
Jeudi en conférence de presse, l'attaquant iranien Mehdi Taremi avait affirmé que les joueurs de la «Team Melli» ne subissaient «aucune pression» après avoir refusé de chanter l'hymne national avant leur match contre l'Angleterre, dans un geste apparent de solidarité avec les manifestants dans leur pays.
«Je n'aime pas parler de sujets politiques mais nous ne subissons aucune pression», avait déclaré l'avant-centre du FC Porto, avant cette rencontre décisive, puisque l'Iran serait éliminée en cas de défaite. L'Iran doit affronter les Etats-Unis le mardi 29 novembre dans le 3e et dernier match du groupe B.
Taremi, auteur d'un doublé face à l'Angleterre (défaite de l'Iran 6-2) lundi, a par ailleurs refusé de s'étendre sur la situation en Iran et les manifestations, réprimées dans le sang, consécutives à la mort le 16 septembre de la jeune Mahsa Amini, arrêtée par la police des moeurs pour ne pas avoir respecté le code vestimentaire strict imposé par le régime.
Un levier
Depuis le début du soulèvement en Iran, le refus de chanter l'hymne de la République islamique est l'un des leviers des sportifs iraniens pour manifester leur solidarité avec le mouvement.
Par ailleurs, un photographe de l'AFP a vu des supporters habillés aux couleurs de l'Iran se faire confisquer un drapeau «Femme Vie Liberté», devenu le cri de ralliement de la contestation. A leurs côtés, une supportrice tenait dans les mains un maillot floqué au nom de Mahsa Amini et portant le numéro 22, correspondant à l'âge de la jeune femme au moment de son décès.
En début de match, les «Iran, Iran» descendaient des tribunes où, selon les images télévisées, certains étaient en larmes.
ATS