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01/01/2010
Les objectifs de l’industrie aéronautique chinoise sont clairs, d’ici 2014 la Société COMAC (Commercial Aircraft Corporation of China) devra faire voler son C919, le premier avion entièrement conçu sur le territoire.
Une industrie en marche :
Avec son premier avion l’ARJ-21 (voir liens) et bien que celui-ci soit un DC-9 modernisé, dont les commandes sont de 208 exemplaires enregistré à ce jour. La Chine, a mis le pied à l’étrier en ce qui concerne l’aéronautique civile. L’installation par le groupe Airbus d’une chaine de montage pour l’A320 (voir lien) sur sol chinois, montre que le pays à atteint une capacité technologique et un savoir faire susceptible de lui permettre d’envisager la mise en chantier d’un avion national. Pékin affiche sa volonté de développer la construction d'avions capables de transporter plus de 150 passagers ou plus de 100 tonnes de fret pour rivaliser avec Boeing et Airbus, les deux principaux constructeurs aéronautiques mondiaux.
Le C919 :
Commercial Aircraft Corporation of China (COMAC) a lancé la construction d'une usine d'assemblage près de Shanghaï. Le site devrait, selon le groupe, pouvoir produire chaque année 20 exemplaires d'un appareil de grande capacité, identifié pour l'instant par le code C919 et 50 avions de transport régional ARJ21 (70 à 90 places). Le C919, C désigne autant la Chine que le constructeur Comac, le premier 9 étant le symbole de longévité et le 19 final faisant référence à ses 190 places. L’avion de type mono-couloir sera capable de transporter entre 150 à 200 passagers et venir se placer en concurrence direct avec les B737 et A320.
Si celui-ci sera de conception chinoise dans sont ensemble, les premières versions seront toutefois motorisées par le groupe CFM International (SNECMA & General Electric) qui fourniront la première version de leur nouveau réacteur le Leap-X1C actuellement en cours de développement. La soufflante du moteur LEAP-X1C comportera dix-huit aubes, soit 50 % de moins que celle du CFM56-5C, et 25 % de moins que celle du CFM56-7B.
Nexcelle, société partenaire du groupe livrera les nacelles et les inverseurs de poussées. A terme ces moteurs seront fabriqués en Chine. Cependant, le groupe COMAC entrevoit déjà la possibilité d’équiper dans un deuxième temps, le C919 par une motorisation entièrement de conception chinoise.
Partenariat international :
La Chine a parfaitement compris les enjeux d’une telle industrie, si le besoin était jusqu’à maintenant d’aller chercher de l’aide en Occident, l’avenir sera la conception complète d’aéronefs en Chine, mais en ayant la même stratégie que ces concurrents. La vision chinoise n’est autre que de chercher des partenariats d’équipementiers susceptible de lui fournir de l’équipement complet. Traiter les Occidentaux en partenaire et d’ouvrir le marché des équipements (trains d’atterrissage, système de navigation, sièges passagers) pourrait permettre à la Chine d’ouvrir son marché à l’exportation pour ces avions, qui pour l’instant sont destinés aux compagnies chinoises.
Cette décennie, comme la précédente sera chinoise, il va falloir compter sur l’aéronautique chinoise et ceci très rapidement, car celle-ci devrait se positionner comme le troisième fournisseur d’avion commercial derrière Airbus et Boeing d’ici 15ans!
Liens sur l’ARJ-21 et l’industrialisation de l’A320 en Chine :
Photos : 1 maquettes du C919. @ COMAC, 2 nacelle réacteur Nexcelle. @ Nexcelle. 3 ARJ-21 @ COMAC