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Critique
Originaire de New York, diplômé de sciences politiques, Barry Sonnenfeld entre dans la carrière cinématographique comme opérateur. Passé à la mise en scène, il signe en 1991, LA FAMILLE ADAMS, un film décapant par excellence.
Nous sommes en 1869. Le président des Etats-Unis, Ulysse Grant, est la cible d'un fou génial. Le richissime Arliss Loveless a juré de l'assassiner alors qu'il célèbre dans le désert la jonction des voies ferrées qui relient désormais l'est et l'ouest américains. Mais le président désigne deux agents spéciaux (très spéciaux) pour le protéger. L'un d'eux, le Noir James West (Will Smith) est aussi rusé qu'élégant, tandis que l'autre, le Blanc Artemus Gordon (Kevin Kline) est le champion des gadgets et des déguisements. A eux deux, ils parviendront à éliminer le dangereux ennemi de la République (Kenneth Branagh).
Cette histoire n'a évidemment rien d'historique. Nous sommes en plein délire. Avec l'aide de ce trio de choc d'excellents comédiens et celui de trucages et d'effets spéciaux époustouflants, le cinéaste réussit une oeuvre burlesque de haut vol. Il parvient à concilier le charme vieillot du siècle passé et la technologie de pointe. La gigantesque tarentule que conduit le Dr Loveless est un modèle du genre et d'une drôlerie géniale. Sa mécanique compliquée rappelle l'usine des TEMPS MODERNES de Chaplin. Malgré quelques longueurs et quelques inutiles répétitions, ce film constitue un excellent et pur divertissement.
Maurice Terrail