Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/73696

<h2>SubmittedText<h2><p>Dans la crise iranienne, la Suisse dispose d'une position unique : elle représente les intérêts diplomatiques des États-Unis en Iran depuis 1980. Les questions d'ordre politique sont susceptibles de faire l'objet de communications par l'intermédiaire des ambassades suisses à Téhéran et à Washington. Par ailleurs, notre pays se trouve dans une situation à la fois spécifique et privilégiée à l'égard de l'UE.</p><p>Le Conseil fédéral voit-il l'opportunité d'apporter une contribution utile dans ce dossier, conformément à la tradition helvétique des bons offices ?</p><p>A-t-il entrepris ou va-t-il entreprendre des démarches complémentaires dans ce sens ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Dans le cadre de son mandat de défense des intérêts américains en Iran, la Suisse a reçu, ces dernières semaines, diverses informations de la partie iranienne à transmettre aux États-Unis et de la partie américaine à transmettre à l'Iran. Cette activité a été très appréciée, autant à Téhéran qu'à Washington.</p><p>Dans le cadre de ses contacts réguliers avec les autorités iraniennes, la Suisse a été approchée ces derniers mois par les Iraniens, désireux de connaître notre opinion sur la controverse actuelle concernant leur dossier nucléaire. La Suisse favorise une solution diplomatique.</p><p>Comme vous le savez, des contacts directs ont été établis entre l'Iran et les principales parties, suite à la proposition récemment faite par les P5 (membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU) et l'Allemagne à Vienne. La Suisse reste disposée à contribuer à la recherche d'une solution diplomatique à la crise dans le cadre de ses moyens. De l'avis du Conseil fédéral, celle-ci devrait être trouvée dans le cadre multilatéral, notamment celui représenté par l'AIEA.</p>