Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06953.jsonl.gz/1362

Danse Gumboots d'Afrique du Sud - 20 mai
avec Sam Tshabalala
AFRIQUE DU SUD
La population sud-africaine compte 40,6 millions de personnes dont des Noirs (76,7%), des Blancs (10,9%), des Métis (8,9%) et des Asiatiques (2,6%), et d'autres groupes (0,9%).
L'Afrique du Sud est un monde en un seul pays grâce à la diversité de sa population et de ses cultures. La danse Gumboots et les chants polyphoniques sont parmi les expressions artistiques les plus représentatives de la culture sud-africaine.
Sam Tshabalal vous propose à la danse Gumboots, qui utilise le chant pour s'accompagner.
DANSE GUMBOOTS
Dans les townships, la ségrégation a longtemps interdit toute activité éducative et n'a laissé à la jeunesse que la musique, la danse et la violence pour exprimer ses rêves, ses désirs et ses frustrations. La danse fût donc, malgré l'absence d'infrastructure, un moyen privilégié pour échapper à la torpeur des ghettos. Aujourd'hui, cet art connaît dans tout le pays un essor formidable. Des spectacles de grande qualité fleurissent de par le monde sur les scènes les plus réputées.
La danse Gumboots, ou danse en bottes de caoutchouc, s'est développée dans les mines d’or à l’époque de l’Apartheid. Les mineurs noirs travaillaient dans une obscurité quasi-totale et étaient enchaînés à leur poste de travail avec l’interdiction de parler. Les conditions de travail étaient extrêmement pénibles et entraînaient souvent des infections et des ulcères car ils étaient constamment dans l’eau jusqu’au genoux. Les propriétaires des mines se sont rendus compte qu’il serait plus rentable d’équiper les travailleurs de bottes en caoutchouc plutôt que de gérer les fréquents arrêts de travail dûs aux infections et maladies ou de drainer les mines.
Afin de communiquer entre eux les mineurs développèrent un code de frappes avec leurs bottes, de percussion sur l’eau et de bruitage avec leurs chaînes: la Gumboots ou la danse en bottes de gomme était née !
DEROULEMENT DU STAGE
Après quelques échauffements, cette danse très physique et énergique sera abordée avec des chorégraphies simples.
La musique est produite par les danseurs, qui ont comme seuls instruments leurs bottes en caoutchouc, leurs mains et leur voix : Le cœur donne le tempo et le rythme est crée par la frappe des mains et sur les bottes, le son produit par les bottes au contact du sol, et par des chants d’ensemble
- Rythmes, coordination, mouvement d’ensemble puis improvisation
Auteur et compositeur, sa carrière professionnelle a débuté en 1978 avec les Malopoets, groupe dont il fût le leader et avec lequel il a enregistré plusieurs albums chez Virgin, EMI, et Gallo, et partagé la scène avec King Sunny Ade et les Neville Brothers lors d’une tournée aux USA.
Sam Tshabalala a dû quitter l’Afrique du Sud de l’apartheid en 1984 et vit en exil en France depuis. En 1993 il fonde le groupe Sabeka, avec lequel il revisite la musique et les rythmes des townships et joue pour Nelson Mandela à l’occasion d’une visite officielle à Paris. De 1997 à 2000 Sabeka se produit dans nombreux festivals en Europe et dans le reste du monde et enregistre l’album Communication en 2001.
A partir de 2005, Sam travaille sur un projet plus acoustique avec des voix, guitares, percussions et piano : l’album Meadowlands sort en 2007. Il est invité à se produire à plusieurs reprises dans le cadre des prestigieux Womad festivals initiés par Peter Gabriel (Italie, Singapour, Espagne, Angleterre).
Le répertoire de Sam Tshabalala est inspiré de la mosaïque des cultures sud-africaines. Il écrit ses textes en Zoulou, Sotho, Tswana, Shangaan et en Anglais.
|Ateliers d’ethnomusicologie - 10, rue de Montbrillant – 1201 Genève|
|De 10h à 12h: Enfants dès 10 ans - De 14h à 16h : Adultes – tous niveaux|
|Enfants : 20 frs (carte 20ans/20 frs : 15 frs) - Adultes : 35 frs (Adhérents ADEM 25 frs)|
Tél. 022 919 04 94 ou <email-pii>