Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07265.jsonl.gz/623

Saviez-vous que l’apnée obstructive du sommeil (AOS) et le diabète de type 2 sont souvent liés? Et ce n’est de loin pas la seule conséquence possible du syndrome d’apnée du sommeil (SAOS), le tableau clinique engendré par les arrêts respiratoires nocturnes. Vous souffrez peut-être depuis un certain temps d’hypertension et avez des difficultés à la stabiliser correctement et à la traiter avec succès par le biais de médicaments? Elle pourrait signaler une apnée du sommeil non traitée. Découvrez-en plus sur les risques cardiovasculaires, les formes thérapeutiques possibles et les autres complications d'une AOS.
Les risques comprennent à long terme, non seulement une dépression manifeste, mais aussi une probabilité supérieure de survenue de séquelles et de complications cardiovasculaires, telles qu’un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral. Les arrêts respiratoires au cours du sommeil constituent un important stress et induisent un énorme risque pour le système cardiovasculaire. Tout du moins lorsque les troubles du sommeil ou les troubles respiratoires liés au sommeil ne sont pas traités. Plusieurs approches existent et permettent de réduire le risque de survenue des six principales complications et effets secondaires d’un syndrome d’apnée du sommeil non traité. La méthode standard consiste à avoir recours au masque de CPAP.
Les personnes affectées, leur partenaire et leurs proches ignorent souvent les conséquences graves que peut avoir une apnée du sommeil non traitée pour le cerveau, les vaisseaux sanguins, le cœur et d’autres organes. Dans un premier temps, elles ne remarquent que les signes typiques d’une apnée du sommeil, à savoir une fatigue diurne permanente, ainsi qu’une baisse de la concentration et une perte de régime. Et, ce bien qu’elles aient manifestement dormi de manière suffisante. En effet, elles ne remarquent souvent même pas les réactions de réveil et de stress nocturnes. La / Le partenaire ou d’autres proches remarquent tout d’abord les ronflements bruyants et les arrêts respiratoires nocturnes. C’est la raison pour laquelle la maladie est généralement considérée comme gênante, mais plutôt inoffensive. On ne se rend souvent pas compte qu’elle s’accompagne de risques, tels qu’une probabilité accrue de survenue de diverses complications, telles qu’un diabète de type 2, un accident vasculaire cérébral ou un infarctus du myocarde. Et voilà pourquoi une apnée du sommeil reste trop souvent encore indétectée ou non traitée. Les personnes affectées ne prennent pas assez au sérieux cette dangereuse maladie et sont réticentes à se faire examiner en clinique du sommeil. Et le traitement standard par masque de CPAP s’avère dissuasif pour beaucoup. Mais un examen plus détaillé du tableau clinique du syndrome d’apnée du sommeil permet de mieux comprendre l’importance de ce diagnostic. Dans le pire des cas, une apnée du sommeil peut même avoir une issue fatale. Et les conséquences bien connues de tous, comme la fatigue diurne pouvant aller jusqu’à la somnolence, les ronflements bruyants et les arrêts respiratoires altèrent déjà largement la qualité de vie des personnes affectées et des proches.
Les personnes atteintes d’une apnée du sommeil non traitée vivent dangereusement et ne connaissent souvent pas les éventuels risques et complications que les arrêts respiratoires impliquent. Peu importe qu’elle soit centrale ou obstructive - bien que le syndrome d’apnée obstructive du sommeil constitue de loin la forme la plus fréquente et la plus dangereuse, tandis que la variante centrale est souvent plutôt bénigne et ne doit pas être prise en charge.
L’apnée obstructive du sommeil s’accompagne surtout de 6 complications fréquentes et dangereuses :
Il n’est pas évident de supposer une maladie dangereuse pouvant avoir de profondes répercussions pour le cerveau et le système cardiovasculaire derrière des ronflements bruyants, qui constituent effectivement le principal symptôme de l’AOS. Et la fatigue diurne chronique, deuxième principal symptôme d’une apnée du sommeil, est elle aussi supportée pendant une durée singulièrement longue avant de consulter un médecin. Le fardeau ressenti est alors déjà important lorsque les patients atteints d’un syndrome d’apnée du sommeil réalisent enfin qu’ils ont besoin d’une aide médicale. Et bien souvent, les complications ont elles aussi progressé. C’est la raison pour laquelle un syndrome d’apnée du sommeil exige un diagnostic précoce afin de réduire significativement le risque de survenue de dangereuses complications.
Plus le diagnostic est posé de manière précoce, mieux ce sera. Un traitement adéquat n’améliore pas seulement la qualité de vie, il réduit aussi les risques et conséquences parfois dangereux. Ne reportez pas votre rendez-vous-médical si vous êtes fatigué en journée et/ou ronflez bruyamment. Souvent la/le partenaire remarque lui-même que la respiration au cours du sommeil est irrégulière et que la personne sursaute à la suite des arrêts respiratoires nocturnes. Prenez la situation au sérieux.
Les personnes affectées elles-mêmes ne remarquent généralement même pas les arrêts respiratoires nocturnes, car la réaction de réveil est inconsciente. Les patients atteints d’apnée du sommeil remarquent avant tout certains signes évocateurs, tels qu’une fatigue diurne permanente malgré un sommeil suffisant, des problèmes de concentration et d’éventuels maux de tête matinaux. Des problèmes d’érection peuvent aussi survenir avec le temps. Souvent, les personnes affectées ne savent même pas pourquoi elles sont en permanence fatiguées en journée.
En cas de conjonction de deux indices, à savoir la remarque du partenaire à propos des ronflements bruyants et des arrêts respiratoires nocturnes associée aux symptômes que l’on remarque soi-même, à savoir une forte fatigue diurne, des problèmes de concentration, un épuisement rapide dans l’exécution de tâches ordinaires, comme les courses et le fait de faire le lit, ainsi que d’éventuelles sautes d’humeur sans cause manifeste (et donc malgré un sommeil suffisant), il est alors recommandé de se faire examiner et de subir un éventuel diagnostic d’apnée du sommeil en clinique du laboratoire.
Les arrêts respiratoires nocturnes ont de vastes conséquences et sont associés à d’importants risques.(1) L’apnée obstructive du sommeil peut s’accompagner de différentes maladies qui altèrent non seulement la qualité de vie, mais peuvent aussi raccourcir l’espérance de vie de plusieurs années. Votre partenaire vous en sera aussi reconnaissant(e) si vous décidez de faire examiner et traiter vos ronflements bruyants. Même s’il ne s’agit en définitive peut-être que de ronflements inoffensifs.
Nous sommes ravis de votre prise de contact
En un coup d’œil: les risques et complications liés à l’apnée du sommeil
De nombreuses options thérapeutiques existent pour l’apnée du sommeil. En Suisse, le traitement standard consiste à recourir au masque de CPAP. Mais cette thérapie s’accompagne néanmoins de certaines intolérances et autres effets secondaires chez certains patients. Une large étude, à laquelle près de 3000 patients atteints d’apnée obstructive du sommeil (et de coronaropathie) ont participé, a par ailleurs permis de constater l’absence d’effet protecteur de la thérapie par CPAP en termes de risque cardiaque. Bon nombre de patients recherchent des alternatives des suites des effets secondaires dans la mesure où le médecin traitant a constaté une intolérabilité à la CPAP ou en cas d’échec de la thérapie pour d’autres raisons. Ce traitement ne peut en effet réussir que si le masque est porté toute la vie, nuit après nuit. Mais au vu des divers problèmes et effets secondaires susceptibles de survenir, le dispositif se retrouve chez bon nombre de personnes affectées dans le débarras ou bien n’est pas régulièrement porté au cours du sommeil. Il n’est pas rare que les patients retirent le masque en plein sommeil ou éteignent le ventilateur de manière inconsciente. Des thérapies alternatives, telles que le stimulateur lingual, sont aussi en mesure de réduire significativement l’IAH et donc les arrêts respiratoires nocturnes (voir graphique tiré de l’étude STAR). La fatigue diurne, les ronflements et le manque d’oxygène dans le sang peuvent être significativement réduits. Et ce absolument sans masque ni ventilateur.
Le traitement standard d’une apnée du sommeil modérée à sévère se fait par le biais du masque de CPAP, mais cette option thérapeutique s’accompagne néanmoins d’effets secondaires fréquents.
Il existe une alternative innovante pour les personnes affectées qui ne tolèrent pas le masque de CPAP ou ne peuvent être traitées avec ce dernier. Le stimulateur lingual Inspire permet d’éliminer les arrêts respiratoires.
La gouttière de protrusion mandibulaire, aussi appelée gouttière anti-ronflement, est confectionnée par un dentiste et est surtout utilisée en cas d’apnée du sommeil légère à modérée. Mais cette forme de thérapie ne s’adresse pas à tout un chacun.
Une intervention chirurgicale constitue une option thérapeutique surtout en cas d’apnée obstructive du sommeil modérée à sévère. Mais cette intervention est néanmoins associée à certains risques, tels que des saignements ou une absence d’efficacité.
Il existe différentes études à ce sujet. Une chose est sûre, la mortalité chez les patients atteints d’apnée du sommeil modérée à sévère est nettement supérieure. Le taux d’AVC (accident vasculaire cérébral) augmente de manière significative simultanément au risque de complications cardiovasculaires potentiellement létales. Certaines études ont permis de déterminer un risque d’accident vasculaire cérébral (apoplexie) jusqu’à quatre fois supérieur chez des patients atteints d’apnée du sommeil par rapport aux personnes non atteintes d’AOS.
Une étude de cohorte menée par des médecins de l’Université de Toronto a par exemple permis de constater que la probabilité de survenue d’un accident vasculaire cérébral est quatre fois plus élevé à partir d’un IAH de >20 (donc à partir de 20 arrêts respiratoires par heure). Et ce au cours des quatre prochaines années.
Une autre étude prospective réunissant plus de 1600 participants (Lancet 365, 2005, 1046) a permis d’examiner le risque de survenue d’un problème cardiovasculaire non létal, comme un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral dans les dix ans à venir. Le risque a alors été comparé entre des personnes présentant des ronflements normaux et une apnée du sommeil légère, des personnes affectées d’un syndrome d’apnée obstructive du sommeil sévère et non traité ainsi que des personnes atteintes d’une AOS sévère mais bénéficiant d’une ventilation par pression positive CPAP.
Cette étude a permis de constater que les patients atteints d’une apnée du sommeil non traitée présentaient un risque de subir un accident vasculaire cérébral ou un infarctus du myocarde non létal 3,2 fois plus élevé que les personnes saines. Le risque de survenue d’un événement cardiovasculaire mortel était lui aussi 2,9 fois plus élevé. L’étude espagnole a aussi démontré que la thérapie par CPAP a certes permis de diminuer le risque, mais n’a néanmoins pas induit un retour à un niveau normal.
Une étude de la Clinique Mayo de Rochester, Minnesota, a notamment évalué et démontré le rapport direct et causal entre l’apnée du sommeil non traité et les complications induites par la hausse du risque cardiovasculaire. Elle reposait sur une analyse rétrospective de patients décédés d’un arrêt cardiaque soudain qui souffraient d’apnée obstructive du sommeil. 112 décès ont été intégrés à cette étude qui a été publiée dans la revue New England Journal of Medicine. Ses auteurs ont étudié un aspect tout particulièrement important qui laisse supposer un rapport entre l’AOS et une mortalité supérieure induite par un arrêt cardiaque soudain: l’heure à laquelle ces patients sont décédés. Chez les individus sains, le risque de survenue d’un infarctus du myocarde est au plus bas entre minuit et 6 heures du matin. Mais c’est durant cet intervalle qu’il est au plus haut chez les patients atteints d’AOS. Une relation entre l’IAH et le risque d’infarctus du myocarde a par ailleurs été constatée. Plus le degré de sévérité de l’apnée du sommeil est élevé et plus le risque d’arrêt cardiaque soudain pendant la nuit est important. Car c’est en effet à ce moment-là que surviennent les dangereux arrêts respiratoires à l’origine des graves conséquences pour la santé pouvant aller jusqu’au décès de la personne affectée. On suppose aujourd’hui qu’une apnée du sommeil non traitée réduit l’espérance de vie de 10 ans en moyenne.
Mais l’infarctus du myocarde et l’accident vasculaire cérébral ne sont pas les seules conséquences susceptibles de survenir. Il s’agit tout simplement des plus létales. Mais même avant cela, l’apnée du sommeil peu avoir des effets négatifs sur la qualité de vie des personnes affectées. Il en résulte souvent des dépressions, un diabète de type 2 et un symptôme cardinal: une fatigue diurne permanente susceptible de perturber gravement les performances, la concentration et les relations interpersonnelles. Ces conséquences traduisent avant tout les suites à long terme d’un sommeil agité et d’une libération permanente d’hormones de stress induites par les arrêts respiratoires nocturnes.
Plus de 15 à 30 arrêts respiratoires par heure surviennent la nuit en cas d’apnée du sommeil modérée à sévère. Et lorsque le ou la partenaire fait remarquer les arrêts respiratoires pendant le sommeil, il ne s’agit alors souvent plus d’un ronflement normal et inoffensif. L’organisme ne reçoit pas assez d’oxygène suite aux arrêts respiratoires nocturnes. Il est alors submergé à intervalles réguliers d’hormones de stress, comme le cortisol et l’adrénaline. Et l’architecture d’un sommeil réparateur est alors détruite. Toutes ces conséquences des arrêts respiratoires dus à l’AOS s’accompagnent souvent à long terme de graves risques pour la santé.
Le taux d’oxygène contenu dans le sang diminue suite aux arrêts respiratoires nocturnes. L’organisme n’est alors donc pas suffisamment alimenté en oxygène, une substance dont chaque cellule, du cerveau aux orteils, a besoin pour emmagasiner de l’énergie et fonctionner. Véritable centre de commande de notre organisme, le cerveau réagit de manière très sensible à une perte d’oxygénation. Mais il ne s’agit pas des seuls conséquences et risques d’une AOS non traitée.
À la longue, le manque d’oxygène répété subi par l’organisme engendre des séquelles et perturbe le métabolisme. L’hypoxie semble alors jouer un rôle dans le développement du diabète sucré (type 2) à titre de complication d’une apnée obstructive du sommeil. Il est vraisemblable que le potentiel de nocivité ne soit connu que dans une certaine mesure, mais les chercheurs redoublent d’efforts.
À cela s’ajoute le fait que les arrêts respiratoires nocturnes détruisent l’architecture du sommeil. Un sommeil réparateur se compose de plusieurs phases de différente profondeur qui sont en partie accompagnées de rêves. Au cours des phases de rêve, les événements de la journée sont assimilés au point de vue émotionnel, ce qui est essentiel à notre bien-être psychique.
L’organisme a par ailleurs besoin de sommeil pour se reposer. Le cerveau, qui doit exécuter au quotidien des tâches hautement complexes, est en quelque sorte réagencé et mémorise à cette occasion ce qui a été appris. Les articulations et les muscles doivent se reposer. Les autres organes et tissus ont eux aussi besoin de pauses régulières pour récupérer. Ce processus a normalement lieu au cours du sommeil.
Mais chez les personnes atteintes d’une apnée obstructive ou centrale du sommeil, ce dernier perd de sa valeur réparatrice. Chaque arrêt respiratoire déclenche une réaction de réveil que la personne qui dort ne remarque généralement même pas: il sursaute certes brièvement et inspire profondément avant de continuer aussitôt à dormir sans se réveiller réellement. Malgré tout, ces réactions de réveil répétées détruisent l’architecture d’un sommeil sain. Rien d’étonnant donc à ce que les patients atteints d’apnée du sommeil se réveillent épuisés et sont en permanence fatigués en journée.
Mais ce n’est pas tout, et de loin: l’ensemble de l’organisme souffre lorsqu’il ne bénéficie pas d’un sommeil réparateur suffisant. Notre corps est le lieu d’exécution d’un nombre incroyable de processus métaboliques étroitement liés et coordonnés. Un déficit de sommeil permanent rend l’organisme vulnérable. Il suffit qu’un processus se mette à ne plus fonctionner correctement pour que cela ait de lourdes conséquences.
Par exemple, les perturbations de l’équilibre hormonal peuvent s’avérer particulièrement problématiques car bon nombre de processus ayant lieu dans notre organisme sont régis par des circuits de régulation hormonaux. Les arrêts respiratoires nocturnes sont synonymes de stress pour l’organisme. À chaque réaction de réveil, ce dernier libère des hormones de stress, telles que le cortisol et l’adrénaline qui ont une influence sur bon nombre de processus métaboliques. La libération d’hormones est en elle même pertinente, mais à long terme, cette submersion nocturne d’hormones de stress présente un effet boomerang: elle augmente le risque de survenue du diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires auxquels les patients atteints d’AOS sont particulièrement exposés.
Le taux d’hormones de croissance qui sont surtout libérées dans le cadre des phases de sommeil profond sans rêve peut être réduit en cas d’apnée du sommeil des suites de l’altération de l’architecture du sommeil. Un lien est vraisemblable avec les processus de récupération et de réparation de cellules au cours du sommeil.
En un coup d’œil : conséquences des arrêts respiratoires nocturnes induits par l’apnée obstructive du sommeil
La fatigue diurne chronique est la première des diverses séquelles de l’apnée obstructive du sommeil que remarquent les personnes affectées. Le/la partenaire remarque notamment les arrêts respiratoires au cours du sommeil qui sont encore trop souvent confondus avec des ronflements inoffensifs. Quasiment tous les patients atteints d’AOS en souffrent. La fatigue diurne découle de la mauvaise oxygénation ainsi que de l’architecture du sommeil perturbée par les arrêts respiratoires. Une apnée du sommeil non traitée implique ainsi dans un premier temps le risque de perte de régime en journée, pouvant se traduire dans le pire des cas par une dangereuse somnolence. Et les sautes d’humeur induites par un sommeil non réparateur peuvent aussi peser sur les relations interpersonnelles avec la/le partenaire et les proches.
Bien qu’ils aient dormi suffisamment d’heures, les patients atteints d’apnée du sommeil se sentent le matin tout sauf reposés et frais et se réveillent même épuisés. Les maux de tête ne sont alors pas rares, surtout le matin. La fatigue persiste toute la journée et est impossible à chasser. Dans le cas des formes sévères du syndrome d’apnée du sommeil, la fatigue chronique se transforme en de graves états d’épuisement.
La fatigue diurne s’accompagne de pertes de performance intellectuelle et physique. Bon nombre de patients atteints d’apnée du sommeil rencontrent des difficultés de concentration et certains connaissent même des problèmes de mémoire. La résistance physique diminue aussi. Les formes modérées et sévères d’apnée obstructive du sommeil peuvent s’accompagner de graves baisses de régime et perturber aussi bien la vie professionnelle que la vie privée. Les activités quotidiennes qui hier étaient très faciles à exécuter deviennent aujourd’hui de véritables défis. Les problèmes professionnels sont alors inévitables. Des individus hautement qualifiés risquent alors même de perdre leur emploi.
En savoir plus :
Les individus eux-mêmes ne sont pas les seuls à souffrir d’une altération brutale de leur qualité de vie. L’apnée obstructive du sommeil est aussi très éprouvante pour les familles. Les proches sont souvent dans l’incertitude quant à la cause des troubles, ce qui ajoute au stress ressenti.
Le parcours des patients atteints d’AOS est souvent long. Bon nombre d’entre eux lutent pendant des mois avec les troubles ressentis avant de consulter un médecin. Et même en cas de consultation médicale précoce, l’apnée obstructive du sommeil n’est pas toujours immédiatement identifiée. Notre conseil impératif à toutes les personnes souffrant de fatigue chronique et dont les ronflements se font éventuellement aussi bien entendre: consultez rapidement un médecin et faites-vous examiner afin de déterminer la cause de ces troubles. Vous risquez de souffrir d’apnée obstructive du sommeil!
La fatigue diurne, le manque de concentration et le ralentissement de la réactivité au volant sont tout particulièrement dangereux. Bon nombre de personnes concernées ont elles aussi déjà été confrontées au problème bien connu de l’assoupissement au volant. Le risque d’accident de la route en cas auquel sont exposées les personnes atteintes d’AOS est sept fois plus élevé que chez les personnes saines.[2] Les personnes souffrant de fatigue diurne des suites de l’apnée du sommeil sont par conséquent inaptes à la conduite d’un véhicule.
Il est donc tout à fait possible que le diagnostic d’une apnée du sommeil ou d’un syndrome d’apnée obstructive du sommeil ait des conséquences sur le permis de conduire. Tout du moins lorsque cette dernière reste non traitée et que la fatigue diurne persiste.
L’«apnée du sommeil non traitée/traitée associée à une altération significative de la vigilance» a pour la première fois été évoquée d’après le règlement sur le permis de conduire, les personnes présentant une somnolence diurne ne sont pas autorisées à prendre part à la circulation routière. Mais il est impossible d’exclure la présence de lacunes dans l’identification de personnes affectées. On peut craindre que bon nombre de patients non identifiés et donc non traités roulent en voiture et prennent sinon aussi part à la circulation routière.
La correction de la fatigue diurne par un traitement adéquat de l’apnée du sommeil permet généralement de restaurer l’aptitude à la conduite. Il en va de même pour les conducteurs de poids lourds et de bus qui de par leur métier conduisent un véhicule et transportent des passagers. Et c’est justement dans de tels cas qu’il est essentiel de vérifier si les ronflements nocturnes sont vraiment inoffensifs ou s’ils devraient être traités.
En un coup d’œil: la fatigue diurne induite par l’apnée du sommeil, un symptôme cardinal
Bon nombre de personnes souffrant d’apnée obstructive du sommeil (AOS) n’en sont même pas conscientes. La plupart d’entre elles savent probablement qu’elles ronflent, mais elles ne se posent pas plus de questions. Le ronflement est largement répandu et il ne s’agit souvent en réalité que d’un phénomène certes pénible mais inoffensif. Il en va tout autrement en cas d’apnée du sommeil. Dans ce cas, les ronflements sont un signal d’alarme. Et même en présence d’une fatigue diurne, associée ou non à des ronflements, il convient d’envisager un syndrome d’apnée obstructive du sommeil.
Le fait de se sentir en permanence fatigué et de trouver pénibles même de simples tâches se répercute bien entendu sur l’humeur. Et c’est surtout l’incertitude qui pèse sur bon nombre de patients atteints d’apnée du sommeil. Malgré de bonnes nuits, ils se sentent en permanence fatigués en journée et souffrent de maux de tête, tandis que leur résistance et leur capacité de concentration s’effondrent. Et ce, sans cause manifeste. La baisse d’humeur fait aussi effet sur les proches et le ou la partenaire. Il peut alors en résulter des problèmes relationnels, ce qui favorise à son tour la progression de la dépression.
Bon nombre des personnes concernées par l’apnée obstructive du sommeil ne se sentent plus à même de relever les défis du quotidien et préfèreraient rester blotties dans leur lit. Plus rien ne les motive ni ne les enthousiasme. Et il n’y a souvent alors qu’un pas pour passer à une véritable dépression. Surtout car la relation peut être altérée par les pertes de régime.
La famille et les amis remarquent eux aussi le changement d’attitude mais ne parviennent pas à faire remonter les personnes affectées. Il s’agit d’un signe typique de dépression: les personnes dépressives sont prisonnières de leur humeur et ne sont pas à portée des tentatives de réconfort et des offres de tiers partant d’un bon sentiment. Les patients atteints d’apnée du sommeil ne peuvent se libérer par eux-mêmes de leur dépression. Ils ont besoin d’un accompagnement médical.
La dépression est différente d’une baisse d’humeur occasionnelle. Il s’agit d’une maladie recouvrant toute la vie d’un voile grisâtre. Les personnes affectées perdent toute joie de vivre et se sentent vides. Elles perdent tout intérêt à l’égard de leur travail et de leur passe-temps. Elles ont alors tendance à s’isoler progressivement.
La fatigue et le manque de concentration font eux aussi partie du tableau clinique de la dépression, il s’agit donc de symptômes qui sont aussi caractéristiques d’une apnée obstructive du sommeil. Le besoin de sommeil en cas de dépression est souvent extrême, et des troubles du sommeil peuvent survenir dans le cas contraire. Il s’agit d’un trouble particulièrement insidieux en cas de présence simultanée d’une AOS qui expose les personnes concernées au risque de tomber dans une spirale descendante.
En effet, les dépressions sont souvent consécutives à des troubles du sommeil, de la même manière que les troubles du sommeil sont souvent un concomitants à une dépression. Ces deux maladies dépendent l’une de l’autre. La perte de régime en journée induite par le syndrome d’apnée du sommeil ou la fatigue diurne permanente ainsi que l’épuisement disproportionné par rapport aux efforts consentis ou à l’énergie investie ne sont pas à eux seuls responsables de la dépression. Elle est aussi consécutive à un processus hormonal, et avant tout aux conséquences de l’interruption du cycle du sommeil due aux arrêts respiratoires.
Le tableau clinique du syndrome d’apnée obstructive du sommeil se caractérise notamment par les arrêts respiratoires nocturnes susceptibles de traduire des malformations anatomiques, mais aussi d’être favorisés par un changement de mode de vie non sain, et notamment le surpoids. Dans tous les cas, les arrêts respiratoires nocturnes provoquent des réactions de stress permanentes dans l’organisme. Le rythme du sommeil est déséquilibré, et les phases de sommeil profond essentielles ainsi que le sommeil REM sont interrompus. L’organisme nous réveille en effet dans le cadre de son programme de stress entre autres par la libération d’hormones de stress et d’adrénaline afin de relancer la respiration. Nous ne sommes bien souvent même pas conscients de ces réactions de réveil nocturnes qui peuvent se répéter plusieurs dizaines de fois par nuit. Mais les conséquences d’un sommeil perturbé sont très graves.
Env. 80 % de toutes les personnes dépressives souffrent aussi de troubles du sommeil. Mais il n’est souvent pas possible de déterminer clairement laquelle des affections a précédé l’autre. Les troubles du sommeil peuvent donc constituer des signes avant-coureurs, des symptômes ou même être à l’origine d’une dépression. Et une apnée obstructive du sommeil peut aussi être favorisée par le stress. Les troubles respiratoires ne désignent par ailleurs pas seulement les problèmes d’endormissement, mais aussi les réveils permanents pendant la nuit ou les difficultés ressenties au lever le matin. L’étude appelée « HypnoLaus » a récemment été consacrée au rapport entre dépressions et problèmes de sommeil et a pour ce faire été l’occasion d’examiner 2121 sujets. 49,9 % des hommes et 23,4 % des femmes souffraient alors d’une apnée obstructive du sommeil associée à une dépression(22).
Des neurotransmetteurs, tels que la sérotonine et la noradrénaline régissent non seulement notre état d’éveil et de sommeil, mais aussi l’humeur. La survenue de dysfonctionnements dans les centres nerveux compétents des suites d’un sommeil perturbé et de la libération accrue d’hormones de stress peut avoir de très graves conséquences sur l’état psychique.
Les dépressions et les arrêts respiratoires survenant dans le cadre de l’apnée du sommeil perturbent avant tout les phases de sommeil profond. L’organisme ne se repose plus et la capacité de régénération du corps et des organes est aussi amoindrie. Et ce phénomène est notamment lié à la libération d’hormones de croissance qui ne sont sécrétées qu’en sommeil profond.
La perturbation du sommeil REM au cours duquel nous rêvons afin de mémoriser les impressions de la journée nous empêche d’assimiler correctement ce que nous avons vécu au cours de la journée. Des pertes de mémoire surviennent. Des conflits et problèmes mentaux ne sont simultanément plus résolus ou traités au cours du sommeil afin qu’ils disparaissent de notre conscience quotidienne. Cet état favorise la dépression, les expériences négatives survenant alors de manière ciblée en journée et se compilant dans les souvenirs. Les réflexions tournent donc en rond toute la journée. L’impossibilité pendant la nuit d’assimiler et de mémoriser de quelconques expériences oblige surtout en journée à se consacrer à des réflexions négatives. Ce qui à son tour favorise les problèmes d’endormissement le soir, un véritable cercle vicieux.
Les conséquences sont graves, pas seulement pour les personnes concernées par l’apnée du sommeil, mais aussi pour leur environnement. Le diagnostic d’une dépression chez des patients atteints d’apnée du sommeil est par ailleurs difficile, car bon nombre de symptômes surgissent simultanément dans le cas de ces deux maladies.
Apathie et baisse de régime
Troubles de la concentration et idées fixes
Renforcement de l’agressivité consécutif à une hausse de la frustration (les personnes affectées ne savent pas de quoi elles souffrent et réagissent avec beaucoup de sensibilité aux questions correspondantes ou aux conseils partant d’un bon sentiment)
Troubles de la mémoire
Angoisses croissantes (en partie irrationnelles)
Les personnes affectées s’isolent et perdent tout intérêt à l’égard de passe-temps antérieurs, etc.
Difficultés d’endormissement ou à conserver un sommeil continu
Fatigue diurne pouvant aller jusqu’à la somnolence
Hausse du risque cardiovasculaire de survenue d’infarctus du myocarde et d’AVC (accident vasculaire cérébral)
Sueurs nocturnes
Épuisement disproportionné par rapport aux efforts réalisés (il devient difficile d’exécuter les tâches quotidiennes courantes)
Sécheresse buccale
Maux de tête (matinaux)
Problèmes d’érection / perte de libido
La vulnérabilité accrue des patients atteints d’apnée du sommeil aux dépressions est acquise. Néanmoins, il n’existe que peu d’études systématiques consacrées au nombre de personnes affectées souffrant simultanément de dépressions. Une étude germano-suisse a permis de démontrer qu’un patient atteint d’AOS sur cinq satisfaisait les critères d’une dépression manifeste.(3) Une étude australienne a même constaté des symptômes dépressifs chez deux-tiers des participants examinés dont la gravité était relative à la sévérité de leur apnée obstructive du sommeil.(4) Certains patients atteints d’AOS avaient même des pensées suicidaires. Les femmes atteintes d’apnée du sommeil semblent être exposées à un plus fort risque de développer une dépression.
Certaines études démontrent très bien notamment les conséquences négatives de la survenue simultanée des deux maladies. Il existe entre autres une analyse de la Clinique du sommeil de Nuremberg (Allemagne) selon laquelle la présence simultanée de l’apnée obstructive du sommeil et de fortes dépressions touche près de 25 % des patients. Dans de tels cas, les conséquences nocives des deux maladies ne font pas que s’additionner, elles se décuplent, ce qui permet de mieux comprendre pourquoi les patients atteints d’apnée du sommeil associée à de fortes dépressions sont souvent désespérés.
En un coup d’œil : apnée du sommeil et dépressions
Il existe aussi un lien étroit entre l’apnée obstructive du sommeil et le diabète sucré.[5-8] Ce dernier survient en présence d’une quantité excessive de sucre (glucose) dans le sang. Le sucre agresse les parois intérieurs des vaisseaux sanguins et peut endommager différents organes et même les nerfs. Le diabète ne fait pas qu’attaquer les reins, il est aussi lié à une hausse du risque d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral et de lésions ophtalmiques. À l’instar de l’apnée obstructive du sommeil, le diabète fait lui aussi partie des maladies sous-estimées. Et cela vaut tout particulièrement pour le diabète de type 2 qui est entretemps devenu une maladie très répandue.
Mais quel est donc le lien entre apnée obstructive du sommeil et diabète de type 2? Fatigue diurne et dépressions des suites d’une apnée du sommeil non traitée, tout est clair. Mais en quoi l’apnée obstructive du sommeil et le diabète de type 2 devraient être liés? Les responsables sont ici principalement les hormones de stress libérées en grandes quantités suite aux arrêts respiratoires, nuit après nuit.
Chaque arrêt respiratoire met l’organisme en état d’alerte et l’oblige alors à lancer son programme éprouvé de gestion des situations dangereuses: des hormones de stress, telles que le cortisol et l’adrénaline, sont libérées et entraînent entre autres une hausse de la glycémie. Et cette réaction a ses raisons: en cas de danger imminent, l’organisme a en effet besoin de beaucoup d’énergie et le glucose en est sa principale source.(9)
C’est la raison pour laquelle, et sous l’influence des hormones de stress, que les réserves de sucre dans le foie sont pillées et que le sucre ainsi mobilisé se retrouve dans le sang. Par ailleurs, l’adrénaline inhibe la sécrétion de l’insuline, une hormone qui permet de limite les fluctuations de la glycémie à un intervalle normal.(10) Le cortisol réduit quant à lui l’efficacité de l’insuline.(10) La mobilisation des réserves de sucre associée à une atténuation de l’effet de l’insuline permet donc en cas de stress une hausse massive de la glycémie afin que l’organisme puisse rapidement avoir recours à d’importantes quantités de glucose riche en énergie. Jusqu’ici tout va bien.
Mais la réactivation à intervalles réguliers du programme de stress propre à l’organisme en raison d’arrêts respiratoires nocturnes porte préjudice à l’équilibre glycémique. La glycémie augmente par conséquent de manière durable et on constate alors l’apparition d’un diabète. Le cortisol, qui c’est bien connu atténue l’effet de l’insuline, peut, en présence d’un stress prolongé, entraîner une diminution de la sensibilité des cellules à l’insuline.(10) Les médecins parlent alors d’une insulinorésistance périphérique. Une insulinorésistance périphérique est aussi la cause du diabète de type 2: associés à une prédisposition génétique, le surpoids et le manque d’activité physique se traduisent par une altération de la sensibilité des cellules à l’insuline, ce qui se traduit par une hausse durable du taux de glycémie. L’apnée obstructive du sommeil et le diabète de type 2 sont donc liés par l’insulinorésistance.
Mais les rapports qui les lient ne sont pas encore entièrement déterminés. Outre les hormones de stress, d’autres facteurs devraient aussi jouer un rôle: le manque d’oxygène fait augmenter la glycémie et pourrait contribuer au développement d’un diabète sucré. Il est par ailleurs démontré que le manque de sommeil réparateur, sans arrêt respiratoire, peut à lui seul augmenter le risque de diabète. Et le manque de sommeil stimule manifestement l’appétit(11), ce qui serait favorable au surpoids et au diabète de type 2.
Diabète de type 2 difficile à traiter: envisager l’apnée du sommeil!
L’expérience démontre qu’il est souvent compliqué de bien maîtriser la glycémie de personnes atteintes d’un diabète de type 2 souffrant simultanément d’une AOS. Les hormones de stress, libérées nuit après nuit en raison de la survenue d’arrêts respiratoires, perturbent la thérapie car elles augmentent régulièrement la glycémie. C’est la raison pour laquelle qu’il est recommandé de toujours vérifier la présence éventuelle d’une AOS en cas de diabète de type 2 difficile à contrôler.
Et il en va de même pour l’hypertension. Chez bon nombre de patients atteints d’AOS, la tension artérielle est trop élevée et ne peut souvent pas être traitée de manière satisfaisante à l’aide des médicaments ordinaires. Et ici aussi les hormones de stress qui, cette fois en raison de leur effet hypertenseur, font à nouveau parler d’elles.
L’apnée obstructive du sommeil et le diabète de type 2 forment un dangereux duo. L’AOS favorise ou aggrave le métabolisme diabétique. Et à l’inverse, le surpoids, typique du diabète de type 2, exerce lui aussi des effets négatifs sur l’apnée du sommeil. La combinaison de l’AOS et du diabète est certes menaçante, mais cette nocivité est avant tout due au fait que les deux maladies propulsent le risque cardiovasculaire. Les complications de ce type traduisent une accélération de l’artériosclérose, aussi appelée calcification des artères. L’infarctus du myocarde et l’accident vasculaire cérébral en font partie.
Le diabète de type 2 s’accompagne à lui seul d’un risque cardiovasculaire extrêmement élevé car l’excès de sucre endommage les parois vasculaires, ce qui permet aux particules de graisse et autres composants sanguins de passer au travers. Au fil du temps, les vaisseaux sanguins se rétrécissent et peuvent en définitive s’obstruer totalement, comme c’est le cas d’un infarctus du myocarde ou d’un accident vasculaire cérébral.
L’apnée obstructive du sommeil augmente également le risque cardiovasculaire, comme vous l’apprendrez en détail. La survenue simultanée d’une AOS et du diabète impliquent non seulement une addition des risques, mais aussi leur décuplement. Une hausse significative du risque cardiaque et vasculaire est mesurable dès le stade du prédiabète. À ce stade préliminaire du diabète, la glycémie est déjà altérée, mais les taux restent dans le vert.
L’hypertension est aussi souvent élevé et les lipides sanguins changent de manière défavorable. Les personnes atteintes d’un prédiabète ou d’un diabète de type 2 manifeste présentent aussi toute une variété de facteurs de risque qui portent préjudice à la santé du cœur et des vaisseaux. Les médecins parlent ici d’un syndrome métabolique. Et l’apnée obstructive du sommeil y est souvent associée. Plus de 50 % de toutes les personnes atteintes d’un syndrome métabolique souffriraient simultanément d’une apnée du sommeil modérée à sévère.(5)
En un coup d’œil : apnée du sommeil et diabète sucré de type 2
Le programme de stress de notre organisme implique aussi, outre la hausse de la glycémie, une augmentation de la tension artérielle et de la fréquence cardiaque. La circulation sanguine est stimulée lorsque l’organisme libère des hormones de stress, telles que le cortisol et l’adrénaline, pour être alimenté de manière optimale en oxygène et en nutriments. Le cœur bat plus vite pour pomper le sang à travers les vaisseaux avec plus d’efficacité et garantir un apport de nutriments renforcé. Il est ainsi idéalement paré à toute situation de stress ou de danger. Tous les muscles sont tendus et l’organisme se prépare à la lutte ou à la fuite.
Cette activation renforcée et induite par le stress du système nerveux central est désignée sous le nom d’état de vigilance. On parle aussi de niveau de vigilance, qui est normalement très bas au cours du sommeil. Les arrêts respiratoires liés à l’apnée du sommeil entraînent néanmoins son renforcement, et ce afin que la réaction de réveil et la réactivation des muscles permettent de réouvrir les voies respiratoires et ainsi d’éviter un étouffement.
Le système sympathique dans le cerveau réagit à la désaturation en oxygène du sang qui survient en cas d’absence d’air dans les poumons due à l’obstruction des voies respiratoires supérieures. Il s’agit donc d’une fonction pertinente et essentielle à la survie. Mais sa répétition plusieurs fois par nuit à cause d’arrêts respiratoires et ce sur une période prolongée peut ouvrir la voie à de graves problèmes et risques cardiovasculaires. Une tension artérielle continuellement excessive au cours du sommeil, une constriction permanente des vaisseaux et une hausse persistante de la fréquence cardiaque s’accompagnent en effet à long terme de conséquences significatives. Et ce, entre autres, en raison de la disparition des phases de sommeil REM réparatrices lorsque notre organisme n’est pas exposé à un stress permanent.
Il n’est donc pas rare que l’infarctus du myocarde ou l’accident vasculaire cérébral traduisent une apnée du sommeil non traitée. En effet, l’hypertension est une complication fréquente de l’apnée obstructive du sommeil. Et c’est justement cette hypertension qui constitue le principal facteur de risque cardiovasculaire. Le risque d’arrêt cardiaque soudain au cours du sommeil ou d’accident vasculaire cérébral augmente par ailleurs avec l’âge et en fonction du degré de sévérité du syndrome d’apnée du sommeil.
Les arrêts respiratoires fréquents entraînent régulièrement un manque d’oxygénation des poumons, ce qui provoque une baisse de la concentration du sang en oxygène. Cet effet se renforce simultanément à la fréquence des arrêts respiratoires nocturnes, et donc au degré de sévérité du syndrome d’apnée du sommeil (IAH). Le système sympathique réagit au manque d’oxygène et augmente le niveau de vigilance, déclenchant ainsi une réaction de stress du système nerveux central. Cela entraîne à son tour une hausse du besoin en oxygène afin de préparer l’énergie nécessaire à la réaction de réveil et à la stimulation des muscles. Le cœur est ainsi mis à forte contribution car il doit pomper plus de sang en moins de temps afin d’assurer l’apport renforcé en nutriments et en oxygène nécessaire au vu du stress ressenti. Et ce d’autant plus que la concentration en oxygène du sang est déjà faible en raison des arrêts respiratoires, à un moment, donc, où le cœur est lui-même moins bien alimenté en oxygène des suites des arrêts respiratoires. Ce phénomène entraîne au fil du temps une détérioration à long terme du muscle cardiaque qui favorise les arythmies et l’insuffisance cardiaque(17) - des signes avant-coureurs de crise cardiaque. Un infarctus du myocarde consécutif à un apnée du sommeil non traitée est souvent dû à un trouble circulatoire permanent et affectant certaines parties du muscle cardiaque, aussi appelé ischémie.
La hausse permanente de la tension artérielle induite par les arrêts respiratoires met le cœur, la circulation sanguine et le cerveau à rude épreuve. Car malgré le contraire que le terme d’hypertension pourrait laisser penser, la libération répétée d’hormones de stress et la hausse subite de la pression artérielle se traduisent en réalité par une irrigation sanguine insuffisante du système cardiovasculaire. La vitesse de circulation du sang augmente certes à chaque arrêt respiratoire nocturne, mais ce n’est que pour mieux revenir à un niveau minimal. Il peut en résulter une ischémie cérébrale (infarctus cérébral) mortelle. Des dépôts artériosclérotiques apparaissent par ailleurs dans les artères carotides et ces rétrécissements peuvent provoquer l’apparition de caillots. Ces obstacles engendrent une hausse de la tension artérielle car le cœur nécessite alors encore plus de puissance pour pomper le sang déjà pauvre en oxygène à travers les vaisseaux obstrués. Les caillots sanguins qui en résultent peuvent à leur tour se retrouver dans le cerveau où ils provoquent alors une occlusion vasculaire intégrale appelée thrombose ou embolie. C’est la cause du dangereux accident vasculaire cérébral qui touche près de 200 000 personnes en Allemagne chaque année.
Les risques de l’apnée du sommeil souvent sous-estimée sont donc importants, surtout pour le système cardiovasculaire. Dans le pire des cas, un syndrome d’apnée du sommeil non traité aboutit en l’espace de seulement quelques années à un décès ou à de graves complications.
L’effet normalement pertinent des hormones de stress qui consiste à augmenter la tension artérielle se retourne à long terme contre l’organisme en raison des arrêts respiratoires à répétition: une accumulation de réactions de stress, comme c’est le cas avec des arrêts respiratoires nocturnes répétés, peut augmenter la tension artérielle et la faire passer au-delà de l’intervalle normal. Diverses études concordent et démontrent que bon nombre de patients atteints d’apnée du sommeil souffrent d’hypertension.(1,12,13)
La libération des hormones de stress active à chaque fois le système sympathique dans le cerveau. Cette partie de notre système nerveux végétatif prépare toutes les fonctions de l’organisme à réaliser d’importants efforts et à se défendre. Par conséquent, la tension artérielle augmente afin d’assurer un apport accru en énergie et en oxygène aux muscles et organes activés. En effet, les arrêts respiratoires prolongés peuvent sinon entraîner le décès de la personne affectée par un manque d’oxygénation. Le système sympathique réagit après un certain temps à ce danger permanent induit par des arrêts respiratoires récurrents en maintenant la tension artérielle à un niveau en permanence élevé.
Les arrêts respiratoires consécutifs à l’apnée du sommeil peuvent parfois durer jusqu’à une minute. Ce n’est qu’après que se produisent des ronflements explosifs ou que la personne affectée tente de happer l’air. Le programme de stress de l’organisme l’a réveillée afin de rouvrir les voies respiratoires. Au vu de la faible concentration en oxygène dans le sang, l’organisme ne libère donc pas uniquement l’hormone de stress qu’est le cortisol, mais aussi de l’endothéline qui induit une constriction des vaisseaux. Le sang doit ainsi être pompé encore plus rapidement à travers l’organisme afin de l’alimenter en oxygène. Le système cardiovasculaire déjà mis à rude épreuve par une tension artérielle élevée en permanence est encore plus fortement mis à contribution.
Par ailleurs, le mode de défense de l’organisme implique de réduire temporairement l’alimentation en nutriments des organes non nécessaires au vu de la situation dangereuse immédiate. L’organisme assure ainsi un apport suffisant en nutriments et en oxygène aux organes vitaux et aux muscles. En cas de multiplication des réactions de stress, le sous-approvisionnement persistant de certains organes comme l’estomac et les reins devient alors problématique. Le manque d’oxygène permanent n’entraîne donc pas uniquement une hypertension, mais aussi la destruction de cellules grises ainsi que des lésions des organes insidieuses. Et tout cela se produit en présence d’un risque déjà supérieur de survenue de maladies métaboliques, telles que le diabète de type 2.
Un trouble du sommeil tel que l’apnée du sommeil ne doit par ailleurs pas s’être instauré depuis longtemps pour s’accompagner de premières conséquences manifestes. Quelques nuits de sommeil perturbé suffisent déjà pour en remarquer les effets négatifs. Un sommeil de mauvaise qualité augmente le risque de hausse de la tension artérielle de plus de 50 %. Le risque induit par une apnée du sommeil est même encore supérieur à celui induit par d’autres troubles du sommeil en raison de l’hypoxie persistante du sang provoqué par l’obturation des voies respiratoires. Notre organisme se trouve en état d’alarme permanent et maintient en permanence la tension artérielle à un niveau élevé. Il peut en résulter une hypertension résistante à la médication.
Le cœur travaille donc plus intensément au cours de la nuit qu’il ne le devrait, et ce plusieurs fois par nuit. Et cet organe redouble même d’efforts chez les personnes atteintes d’apnée du sommeil, d’une part en raison de la réaction de stress et d’autre part au fil du temps afin, par un effort de pompe décuplé, de compenser la résistance régnant dans les vaisseaux toujours plus calcifiés et rétrécis par l’endothéline. Il en résulte une croissance de la masse du muscle cardiaque, gênée par le manque de place, ce qui restreint son fonctionnement. L’irrigation sanguine altérée ne permet plus de garantir l’oxygénation requise et certaines régions du cœur meurent. Et ce phénomène peut provoquer un infarctus du myocarde lorsque les vaisseaux coronaires ne sont plus suffisamment approvisionnés. En l’absence d’un traitement ou si elle ne répond pas aux médicaments en raison de l’apnée du sommeil qu’elle traduit, l’hypertension peut au fil du temps aussi fortement endommager d’autres organes, tels que le cerveau et les reins. Il peut aussi en découler un accident vasculaire cérébral.
Un changement de style de vie non sain favorise encore l’occlusion des artères qui est avant tout induite par la présence de dépôts de graisse et une calcification des artères (artériosclérose), notamment provoquée par le tabagisme. Le surpoids est également l’un des principaux facteurs de risque d’apnée obstructive du sommeil en raison entre autres de la présence de dépôts de graisse dans le pharynx. L’organisme réagit à l’occlusion des artères par une hausse de la pression sanguine et une accélération de la fréquence cardiaque essentielles au bon écoulement du sang afin d’alimenter l’organisme avec suffisamment de nutriments et d’oxygène dans le cadre du niveau de vigilance élevé induit par les arrêts respiratoires. Ces processus induisent alors un cercle vicieux car la sécrétion permanente d’hormones de stress accélère elle aussi la calcification des vaisseaux. Le cœur doit redoubler d’efforts et pomper encore plus de sang déjà appauvri afin de transporter suffisamment de nutriments et d’oxygène. Le cœur travaille en permanence contre une pression supérieure. Les calcifications vasculaires favorisent l’infarctus du myocarde, les accidents cardiovasculaires et l’insuffisance cardiaque.
Chez les individus en bonne santé, la pression artérielle au cours du sommeil diminue par ailleurs d’environ 15 %. Les vaisseaux et le cœur doivent alors se reposer pour prévenir tout risque cardiovasculaire. Cet effet disparaît quasiment à cause de l’apnée du sommeil et la tension artérielle peut même augmenter au cours du sommeil dans les cas extrêmes. En l’absence d’une diminution nocturne de la tension artérielle, le risque de décès augmente considérablement. La masse musculaire cardiaque augmente en effet d’autant plus rapidement des suites des efforts permanents, induisant une hausse du risque d’infarctus du myocarde. Au fil du temps, l’hypertension se poursuit aussi en journée.
Voici quelques valeurs d’orientation si vous faites mesurer votre pression artérielle ou si vous pouvez la mesurer vous-même à domicile :
Remarque: une hypertension existe aussi lorsque seule une des deux valeurs est dépassée. Les valeurs systolique et diastolique ne doivent pas être simultanément dépassées.
L’hypertension peut normalement être traitée et rester dans un intervalle normal dans la plupart des cas par une mesure régulière et l’adoption d’une alimentation ainsi qu’un mode de vie sains. Mais si la personne affectée souffre en réalité d’une apnée du sommeil responsable de l’hypertension, alors les choses se compliquent.
Chez les patients atteints d’apnée du sommeil, une tension artérielle trop élevée peut s’avérer particulièrement dangereuse. L’expérience démontre que l’hypertension rencontrée dans le cadre d’une apnée du sommeil ne répond souvent pas aux médicaments ordinaires. Il existe aujourd’hui une multitude de médicaments antihypertenseurs qui permettent dans la majorité des cas de faire revenir la pression artérielle à la normale. Mais tel n’est pas le cas chez les patients atteints d’apnée du sommeil. Ils présentent très fréquemment une hypertension résistante à la thérapie qui ne réagit pas aux médicaments ordinaires.(14,15) Cela s’explique par le fait que la libération d’hormones de stress perturbe régulièrement le contrôle de la tension artérielle. Bien souvent, les médecins commencent par traiter l’hypertension, alors qu’il aurait fallu traiter l’apnée du sommeil sous-jacente.
Il est donc recommandé de se rendre dans une clinique du sommeil afin d’y subir un diagnostic si vous souffrez depuis longtemps d’une hypertension difficile à stabiliser. Elle pourrait en effet traduire des arrêts respiratoires nocturnes.
L’hypertension est un important facteur de risque cardiovasculaire. Une grande partie de l’ensemble des infarctus du myocarde et des accidents vasculaires cérébraux en découlent. L’hypertension accélère la calcification vasculaire et induit l’apparition de minuscules fissures dans la paroi des vaisseaux lorsque le sang circule à travers à haute pression. Des globules gras et d’autres composants sanguins peuvent alors pénétrer la paroi vasculaire à travers ces mini-lésions. Au fil du temps, la paroi s’épaissit toujours plus et le vaisseau s’encombre. Le flux sanguin est empêché et le caillot risque de rester coincé au niveau de l’étranglement et ainsi de stopper entièrement le flux de sang.
Une chose est sûre: les arrêts respiratoires provoquent une baisse de la saturation du sang en oxygène et entraînent une réaction de réveil, souvent une dizaine de fois par nuit. À chaque réaction de réveil, le système nerveux sympathique est activé, ce qui induit une hausse de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle. Il en résulte des altérations vasculaires et le risque cardiovasculaire augmente.
La question de savoir dans quelle mesure la thérapie standard de l’AOS, en l’espèce par le biais du masque de CPAP, réduit l’incidence de l’hypertension chez des patients atteints d’apnée du sommeil reste ouverte. Le réseau espagnol « Sleep and Breathing Network » a mené une étude auprès de 723 patients atteints d’AOS ayant été entre autres résumée dans la revue allemande Deutsche Apotheker Zeitung. De manière générale, la revue américaine JAMA a publié deux études d’équipes de chercheurs espagnols à propos de ce sujet.
En bref : au sein du groupe de patients traités en continu par CPAP, le risque d’hypertension a diminué de 29 %. Parmi tous les autres groupes, le risque d’hypertension a en revanche augmenté. Les auteurs ont déduit des résultats qu’une apnée obstructive du sommeil non traitée constitue un facteur de risque indépendant en faveur du développement d’une hypertension. Les résultats donnent simultanément à penser qu’une thérapie par CPAP peut diminuer ce risque, bien qu’il ne s’agisse d’aucun signe reposant sur des données probantes. Force est de constater de manière générale qu’une réduction des arrêts respiratoires nocturnes permet d’atténuer certains risques et complications d’une AOS. Une apnée du sommeil doit donc toujours être traitée. D’autres options thérapeutiques alternatives sont disponible en cas d’intolérance à la CPAP.
Une maladie coronarienne peut apparaître en cas d’étranglements au niveau des vaisseaux coronaires. Le muscle cardiaque est moins bien oxygéné et lance l’alarme: les patients atteints d’une maladie coronarienne souffrent entre autres de crises d’angine de poitrine associées à des douleurs cardiaques et une sténocardie dans un premier temps uniquement dans le cadre d’importants efforts physiques et ultérieurement aussi en cas d’activités moins contraignantes. L’obturation intégrale d’un ou de plusieurs vaisseaux coronaires entraîne un infarctus du myocarde. Ce phénomène entraîne généralement une perte de tissus musculaires cardiaques et la performance du cœur peut en être durablement altérée. Dans le pire des cas, un infarctus du myocarde a une issue fatale. Et l’accident vasculaire cérébral désigne exactement le même phénomène survenant au niveau des vaisseaux sanguins alimentant le cerveau.
Les personnes atteintes d’apnée obstructive du sommeil sont tout particulièrement exposées à un risque d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral. Il est possible que d’autres facteurs, en plus des hormones de stress, contribuent à la hausse du risque vasculaire chez les patients atteints d’AOS. Le manque d’oxygène consécutif aux arrêts respiratoires nocturnes semble aussi jouer un rôle.(16) Mais cet aspect doit cependant encore être clarifié et faire l’objet de recherches supplémentaires.
À cela s’ajoute le fait que les arrêts respiratoires nocturnes augmentent le risque de fibrillation auriculaire.(1) Ce trouble du rythme cardiaque peut se manifester par une arythmie cardiaque que les personnes concernées ne remarquent souvent même pas. Comme son nom le laisse deviner, la fibrillation auriculaire ne désigne pas un trouble affectant les ventricules, mais bien les atriums. Et ce phénomène s’avère dangereux car il implique alors l’éventuelle formation de caillots sanguins. Si l’un d’entre eux poursuit son parcours dans la circulation sanguine, il risque alors de provoquer une occlusion vasculaire au niveau du cerveau.
Il est possible que les arrêts respiratoires nocturnes favorisent la survenue d’autres formes d’arythmie cardiaque, mais cette éventualité doit encore être clarifiée et faire l’objet de recherches supplémentaires. L’insuffisance rénale ainsi que les troubles de l’érection figurent eux aussi sur la liste des complications possibles de l’AOS.
L’AOS est tout sauf une maladie bénigne. Le scénario des risques et complications ne doit pas vous faire peur. Il est destiné à vous sensibiliser à la question de l’apnée obstructive du sommeil. En cas de ronflements bruyants et/ou de fatigue diurne permanente, ne reportez pas votre rendez-vous médical. Faites-vous examiner. Les troubles peuvent certes être tout à fait bénins, mais ils peuvent aussi traduire une apnée obstructive du sommeil.
Le diagnostic précoce est important car il existe de bonnes options thérapeutiques: un stimulateur lingual permet de prévenir les arrêts respiratoires. D’après les sondages, plus de 90 % des patients sont très satisfaits de ce traitement. Suite à l’implantation du stimulateur lingual, les patients atteints d’AOS peuvent vite retrouver leur vie antérieure.
En un coup d’œil : apnée du sommeil et risques cardiovasculaires
1 Deutsche Gesellschaft für Schlafforschung und Schlafmedizin. Online verfügbar unter www.awmf.org/uploads/tx_szleitlinien/063-001l_S3_SBAS_2017-08_2.pdf; Zuletzt abgerufen: Juli 2020.
2 Huetten M. Schlafapnoe und Fahrtauglichkeit: Autofahren als Risiko. Dtsch Arztebl 2019; 116(7):30. doi: 10.3238/PersPneumo.2<ip-pii>.
3 Acker J et al. Obstructive sleep apnea (OSA) and clinical depression-prevalence in a sleep center. Sleep Breath. 2017; 21(2):311-318. doi: 10.1007/s11325-016-1411-3.
4 Edwards C et al. Depressive Symptoms before and after Treatment of Obstructive Sleep Apnea in Men and Women. J Clin Sleep Med. 2015; 11(9): 1029–1038. doi: 10.5664/jcsm.5020.
5 Schlaf-Apnoe-Syndrom: Gefährliche Atempausen. Online verfügbar unter www.diabetes-online.de/a/schlaf-apnoe-syndrom-gefaehrliche-atempausen-1731912; Zuletzt abgerufen: Juli 2020.
6 Schöbel C et al. Diabetes und Schlafapnoe. Der Diabetologe. 2018. Online verfügbar unter www.springermedizin.de/folgeerkrankungen-bei-diabetes-mellitus/diabetestherapie/diabetes-und-schlafapnoe/15425794; Zuletzt abgerufen: Juni 2020.
7 Ficker JH. Obstruktive Schlafapnoe und Diabetes. Online verfügbar unter www.thieme-connect.com/products/ejournals/pdf/10.1055/s-0038-1626073.pdf; Zuletzt abgerufen: Juli 2020-07-06.
8 Warum fördert Schlafapnoe die Entstehung eines Typ 2 Diabetes? Online verfügbar unter www.schlafapnoe-heilen.de/2019/06/28/diabetes/; Zuletzt abgerufen: Juli 2020.
9 Kann Stress zu Diabetes führen? Online verfügbar unter www.diabetesde.org/gesund_leben_mit_diabetes/koerper_und_seele_im_einklang/stress_und_diabetes; Zuletzt abgerufen: Juli 2020.
10 Insulin – und seine vielen Gegenspieler. Online verfügbar unter www.diabetes-online.de/a/insulin-und-seine-vielen-gegenspieler-1766724; Zuletzt abgerufen: Juli 2020.
11 Wie führt Dauerstress zu Übergewicht? Online verfügbar unter www.diabetesinformationsdienst-muenchen.de/aktuelles/nachrichten/nachrichten-aus-der-diabetesforschung/news/article/wie-fuehrt-dauerstress-zu-uebergewicht//index.html; Zuletzt abgerufen: Juli 2020.
12 Nieto FK et al. Association of sleep-disordered breathing, sleep apnea and hypertension in a large community based study. JAMA. 2000; 283:1829–36. Zuletzt abgerufen: Juli 2020
13 Peppard PE et al. Prospective study of the association between sleep disordered breathing and hypertension. N Engl J Med. 2000; 342:1378–84. Zuletzt abgerufen: September 2020
14 Kohler M, Stradling JR. Mechanisms of vascular damage in obstructive sleep apnea. Nat Rev Cardiol. 2010;7:677–85. Zuletzt abgerufen: September 2020.
15 Pedrosa RP et al. Obstructive sleep apnea: the most common secondary cause of hypertension associated with resistant hypertension. Hypertension. 2011;58:811–7. Zuletzt abgerufen: September 2020.
16 Goncalves SC et al. Obstructive sleep apnea and resistant hypertension; a case-control study. Chest 2007;132:1858–6.
17 Oldenburg O et al. “Sleep-disordered breathing in patients with symptomatic heart failure: a contemporary study of prevalence in and characteristics of 700 patients.” Eur J Heart Fail (2007):251-7. Zuletzt abgerufen: Juli 2020.
18 Bassetti CL et al., “Sleep-disordered breathing and acute ischemic stroke: diagnosis, risk factors, treatment, evolution, and long-term clinical outcome,” Stroke (2006): 967-72. Zuletzt abgerufen: September 2020.
19 Logan AG et al., “High prevalence of unrecognized sleep apnoea in drug-resistant hypertension,” J Hypertens (2001):22271-7.
20 Young T et al., “Sleep Disordered Breathing and Mortality: Eighteen-Year Follow-up of the Wisconsin Sleep Cohort” Sleep (2008): 1071-1078. Zuletzt abgerufen: September 2020.
21 Einhorn D, et al., “Prevalence of sleep apnea in a population of adults with type 2 diabetes mellitus,” Endocr Pract (2007): 355-62.
22 Prevalence of sleep-disordered breathing in the general population: the HypnoLaus study - www.pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25682233/ Zuletzt abgerufen: September 2020.