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L'UDC veut un débat urgent sur les possibles flux migratoires d'Afrique du Nord et la sortie du FMI
Le groupe parlementaire UDC a approuvé lors de sa séance d'aujourd'hui une interpellation urgente sur les possibles flux migratoires en provenance d'Afrique du Nord. Pour l'UDC, il s'agit surtout...
Le groupe parlementaire UDC a approuvé lors de sa séance d'aujourd'hui une interpellation urgente sur les possibles flux migratoires en provenance d'Afrique du Nord. Pour l'UDC, il s'agit surtout d'empêcher les passages frontaliers illégaux par une surveillance de frontières nationales ainsi que d'appliquer rigoureusement l'accord de Schengen. Il est également évident pour l'UDC qu'on ne saurait répartir entre les cantons des personnes qui n'ont aucune chance d'obtenir l'asile. Conséquence de la décision irresponsable du Parlement concernant les nouveaux accords d'emprunt avec le Fonds monétaire international (FMI) pour un montant de 16,5 milliards de francs, le groupe UDC demande que la Suisse sorte du FMI. Il n'accepte en aucun cas d'assumer la responsabilité des interventions hautement spéculatives du FMI pour sauver des Etats en banqueroute. Les risques financiers et monétaires que la Suisse court à ce propos sont beaucoup trop importants. L'UDC préparera donc une initiative parlementaire demandant la sortie de la Suisse du FMI.
Dans son interpellation urgente concernant les éventuels flux migratoires en provenance d'Afrique du Nord, le groupe UDC pose, entre autres, les questions suivantes:
- Selon l'art. 23 de l'ordonnance (CE) no 562/2006 du code frontalier de Schengen, un Etat membre peut, en présence d'une grave menace pesant sur la sécurité intérieure, réintroduire des contrôles systématiques de ses propres frontières. Le Conseil fédéral est-il prêt, en cas d'augmentation de l'immigration illégale, de réintroduire immédiatement les contrôles aux frontières?
- Si oui, a-t-on préparé les bases pour mettre en place un tel contrôle frontalier et pris les mesures nécessaires pour que les immigrants clandestins soient, conformément à l'accord de Dublin, immédiatement arrêtés aux frontières et remis aux Etats Dublin compétents, par exemple l'Italie?
- Le Conseil fédéral envisage-t-il aussi un recours à l'armée pour renforcer le Corps des gardes-frontière afin de garantir la sécurité des frontières suisses?
- Comment le Conseil fédéral peut-il garantir que l'accord de Dublin soit appliqué par tous les Etats UE, donc aussi l'Italie, face à des flux migratoires de ce genre?
- Le Conseil fédéral partage-t-il l'avis selon lequel une répartition des réfugiés entre les Etats Dublin viole le principe de fond de l'accord de Dublin, c'est-à-dire le traitement de la demande dans le premier pays d'accueil?
- En pareil cas, le Conseil fédéral envisagera-t-il la sortie de la Suisse de l'accord d'association de Dublin?
- Michele Cercone, porte-parole de la commissaire UE des affaires intérieures, Cecilia Malmström, a récemment évoqué la possibilité d'une activation d'une clause de sauvegarde temporaire qui accorderait l'asile collectif à tous les immigrants provenant d'Afrique du Nord? Le Conseil fédéral est-il conscient du fait qu'une telle clause de sauvegarde pourrait déclencher une invasion en masse de réfugiés économiques? Le Conseil fédéral a-t-il attiré l'attention de l'UE sur les conséquences d'une telle clause de sauvegarde pour l'Europe en général et la Suisse en particulier et a-t-il tenté de l'en dissuader?
- La Suisse a-t-elle déjà reçu des demandes de l'UE en vue de l'accueil d'un contingent de réfugiés et le Conseil fédéral a-t-il donné des assurances à ce propos?
- Quelles conséquences le Conseil fédéral tire-t-il du fait que la majorité des cantons s'opposent avec détermination à la répartition des réfugiés entre les cantons?
- Le Conseil fédéral examine-t-il la possibilité d'installer les arrivants dans des centres d'accueil proches des frontières et de les y maintenir jusqu'à leur retour dans leurs pays d'origine?
Dans une autre interpellation urgente, le Conseil fédéral pose des questions sur la politique européenne du Conseil fédéral.