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A six semaines des votations fédérales, l'initiative de l'UDC pour des naturalisations par le peuple serait acceptée à une majorité relative. Celle contre la propagande du gouvernement est clairement rejetée. L'article constitutionnel sur l'assurance maladie passerait lui la rampe.
En l'état actuel, le sort de l'initiative "pour des naturalisations démocratiques" est "ouvert", selon les politologues de l'institut gfs.bern, auteur du sondage auprès de 1207 citoyens. Au plan suisse, 48% disent oui et 37% non alors que 15% ne se prononcent pas. En Suisse romande, le score est encore plus serré: 43% de oui contre 42% de non.
La criminalité des jeunes étrangers naturalisés est l'argument qui revient le plus souvent dans la bouche de ceux qui diront oui à l'initiative. Deux tiers d'entre eux le citent. Dans l'autre camp, la protection contre l'arbitraire et la discrimination, ainsi que l'impossibilité de justifier pourquoi une naturaliasation est refusée sont les principaux arguments, écrit l'institut gfs.bern.
Des trois objets soumis au peuple le 1er juin, l'article constitutionnel sur l'assurance maladie est celui dont la campagne est pour l'heure la moins visible. Et c'est celui pour lequel il y a le plus d'indécis (20%). Parmi ceux qui se sont déjà fait leur avis, 62% sont pour alors que 18% y sont opposés.
L'initiative dite "muselière", qui réduit la possibilité pour le Conseil fédéral et l'administration de s'exprimer lors des campagnes de votation, devrait être clairement rejetée. Même dans le camp de l'UDC, seul parti gouvernemental à soutenir le texte, le oui l'emporte de justesse, à 44% contre 38%. Parmi les sympathisants des autres partis, le taux de rejet atteint partout une nette majorité.
Ce premier sondage sur les votations fédérales du 1er juin a été effectué du 14 au 19 avril dans toutes les régions de Suisse auprès de 1207 électeurs. La marge d'erreur est de plus ou moins 2,9%, précise l'institut gfs.bern
Hors donc voici que le peuple ne voudrait pas se laisser retirer une partie de ses droits. Il ne veut pas que l’on puisse lui dicter les façons de régler les problèmes. Il veut rester maître chez lui. Est-ce étonnant ? L’initiative de l’UDC ne fait pas obligation aux communes de naturaliser par les urnes, elle ne fait que demander aux communes qu’elles s’organisent elles-mêmes en fonction des décisions du souverain. Donc c’est aux électeurs et électrices des communes de décider de quelle façon leur commune naturalise. Cela peut-être par votation, par délégation aux autorités communales, par n’importe quelle façon. Une seule exigence, l’impossibilité du recours. Donc si une majorité d’électeurs(trices) décide de donner le pouvoir de naturalisation aux autorités communales, il n’y a pas de problèmes. Les opposants ne cessent de parler d’arbitraire, ce n’est que faire un procès d’intention aux électeurs et électrices !! Ces opposants qui ne font pas confiance à leurs concitoyens(nnes) pour voter sur des naturalisations, demandent à ces mêmes citoyens(nnes) de leur faire confiance à eux !!!!!!!!!