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Le Conseil suisse de la presse (CSP) a admis en majorité les plaintes de Cécilia Sarkozy et de son «ancien amant» contre le quotidien Le Matin. Publier une rumeur sans la vérifier est contraire à la déontologie, rappelle le CSP dans sa position publiée mardi.
En décembre 2007, le tabloïde romand parlait d'une liaison entre Cécilia Sarkozy, alors épouse du président français, et un homme d'affaires genevois, entretemps devenu son mari. Tous deux avaient alors déposé plainte auprès du CSP, estimant que leur sphère privée avait été violée.
Peu après, en janvier 2008, Le Matinse demandait qui, de Cécilia ou de Nicolas Sarkozy, allait se remarier en premier. Il se référait à une rumeur publiée dans le quotidien français Le Parisien. De l'avis du journal, l'intérêt public à ces informations prévalait sur le droit des personnes concernées à protéger leur sphère privée.
Le CSP ne partage pas cette analyse. S'agissant d'une information touchant à la sphère privée, voire intime, il vaut mieux renoncer à toute publication. Par principe, c'est aussi valable lorsqu'il est question de personnalités connues, d'autant plus lorsqu'il s'agit d'enfants.
Dans une affaire précédente, Le Matin avait déjà été condamné à payer un euro de dommages et intérêts à Nicolas Sarkozy. Un tribunal français avait jugé le quotidien pour une série de cinq éditions sur la crise conjugale que traversait le couple Sarkozy, couverture que l'accusation avait qualifié de «grand déballage».