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Neuchâtel - Des messages électroniques compromettants pour Frédéric Hainard ont été transmis à la Commission d'enquête parlementaire (CEP) chargée de faire la lumière sur le comportement du conseiller d'Etat neuchâtelois. Les courriels portent sur la classe de salaire de sa maîtresse.
Le Conseil d'Etat a confirmé les révélations du journal "Le Temps". Selon son président Claude Nicati, le gouvernement a eu connaissance des messages "avant la création de la CEP". Ceux-ci ont fait l'objet d'une discussion au sein du collège gouvernemental. Ils ont été transmis à la CEP "dans les jours qui ont suivi sa création par le Grand Conseil".
Les données remises à la CEP consistent en un échange de courriels entre Frédéric Hainard et le Service cantonal des ressources humaines (SRH). Les messages électroniques portent sur la rémunération de la maîtresse du conseiller d'Etat, embauchée au Service cantonal de surveillance des relations au travail (SSRT).
Selon "Le Temps", Frédéric Hainard demande au SRH de faire bénéficier son amie d'une classe de salaire plus élevée. De son côté, le SRH oppose son refus à la requête. Le SRH précise à ce sujet que l'amie a déjà bénéficié d'une faveur en se faisant nommer à un poste pour lequel elle n'a pas les qualifications requises.
Suite à ces nouvelles révélations, le PS, l'UDC et les Verts ont exigé la démission de M. Hainard. "Il en va de la crédibilité de nos institutions dans une période difficile", a écrit le PS. Le parti reproche aussi à Frédéric Hainard de "contruire sa défense sur le mensonge".
Frédéric Hainard s'est refusé à tout commentaire sur le développement de son affaire. Il a fait répondre par son secrétariat qu'il réservait ses remarques à la CEP exclusivement.
Les actes reprochés à Frédéric Hainard dans le cadre de ses fonctions au gouvernement sont soumis à l'examen d'une CEP. Celle-ci a été nommée par le Grand Conseil le 25 mai dernier.
ATS