Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07013.jsonl.gz/1150

Dans le camp démocrate, on peine à cacher sa joie. Vendredi matin, les électeurs de Floride étaient 311 000 à avoir déjà procédé à un vote anticipé pour l’élection présidentielle du 8 novembre. Et si les républicains avaient généralement une forte avance sur les démocrates en matière de vote anticipé, ce n’est plus le cas cette année. Ils n’avaient vendredi que 1,9 point d’avance alors qu’il y a quatre ans, lors de la présidentielle opposant Barack Obama à Mitt Romney, ils avaient 3,9 points d’avance.
L’autre mauvaise nouvelle pour Donald Trump, c’est, explique Politico, le nombre de nouveaux électeurs inscrits. Les démocrates surclassent les républicains, ayant enregistré à ce stade 503 000 nouveaux électeurs contre 60 000 pour les républicains. Or on le sait: le taux de participation sera crucial le 8 novembre et les électeurs démocrates sont plus nombreux à voter physiquement le jour de l’élection.
Le gouverneur républicain de Floride Rick Scott a bien tenté de limiter le nombre de nouveaux inscrits, refusant de prolonger la période d’inscription sur les registres électoraux en dépit des conséquences de l’ouragan Matthew. Un juge fédéral a toutefois imposer à la Floride de prolonger cette période d’une semaine jusqu’à mardi prochain.
Cette années, les 12,5 millions d’électeurs de Floride pourraient bien être à nouveau, comme en 2000 lors de la présidentielle mettant aux prises Al Gore à George W. Bush, les faiseurs de roi. Etat bascule, la Floride avait été remporté par Barack Obama en 2012 pour seulement 74 000 votes, soit un point. Or si le candidat républicain perd la Floride, c’en est fini de ses chances d’accéder à la Maison-Blanche. L’inverse n’est pas sûr. Hillary Clinton peut toujours gagner la présidentielle même sans la Floride.
Selon les derniers sondages, Hillary Clinton est en tête en Floride, en Pennsylvanie, dans le Michigan, dans le New Hampshire et en Caroline du Nord. Donald Trump est légèrement en tête en Ohio. Mais pour gagner, il aurait besoin de remporter au moins la Pennsylvanie, la Floride, la Caroline du Nord et l’Ohio. Là où l’homme d’affaires new-yorkais est en chute libre, c’est au sein de l’électorat féminin et des femmes blanches universitaires ou habitant dans les zones périurbaines plutôt aisées.