Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07020.jsonl.gz/466

Baden-Powell est né à Londres le 22 février 1857. Il appartenait à une famille nombreuse. À trois ans, il est orphelin de père, le Révérend H.-G. Baden-Powell, professeur à l’Université d’Oxford.
La jeunesse de B.P. est remplie de sorties en forêt avec ses frères. il est fasciné par la Nature. Comme la famille est nombreuse et que sa mère doit élever seule tout ce beau monde, les valeurs de partage et de tolérance font partie de la vie de tous les jours chez les Baden-Powell.
En 1876, il a 19 ans. Il entre à l’école militaire et passe son examen avec un succès remarquable. Soldat de valeur, éducateur excellent, Baden-Powell possède de nombreux talents. Au cours de plusieurs campagnes militaires en Afrique du Sud, il donne libre cours à ses talents de journaliste, d’artiste et de sportif.
En Inde, en 1895, il fait construire un route à travers la jungle : c’est ainsi qu’il constate que les difficultés font ressortir ce qu’il y a de meilleur en soi.
Toujours en Afrique du Sud, en 1896, il connait la meilleure aventure de sa vie dans l’expédition de Matabélée. Son discernement et son instruction font de lui le plus scout de l’armée britannique. Au cour de sa vie, nous le retrouvons sur bien des frontières de l’Empire Britannique : aux Indes, en Afghanistan, et dans bien d’autres endroits, surtout en Afrique. À titre d’officier, il est un entraîneur d’hommes. C’est un chef à qui l’on obéit parce qu’il donne l’exemple.
En 1897, Baden-Powell est colonel du 5e Dragon de la Garde en Indes. Deux ans plus tard, il se retrouve avec une partie de ses forces à Mafeking, en Afrique du Sud. Mais la guerre des Boers doit éclater en Afrique. Dans cette sinistre guerre, Baden-Powell a un beau rôle : il tient une place assiégée en territoire britannique. Il devint un héros authentique par son énergie, son ingéniosité, son audace et son intarissable bonne humeur. La délivrance de la ville à lieu en 1900.
Il avait découvert au cour de cette guerre que sa propre vie de Scout de Guerre l’avait muni d’une méthode sans rival pour extraire de chaque individu ce qu’il y a de meilleur en lui. Les garçons de Mafeking n’oublieront pas ainsi leur chef. Beaucoup de correspondances s’échangent entre lui et eux. D’autre part, son manuel « Aids to Scouting », écrit en 1899, étant utilisé par plusieurs éducateurs comme méthode d’entraînement pour l’observation et l’instruction des garçons est déjà épuisé.
Devant cette alternative, il publie « Scouting for Boys ». Mais avant d’écrire ce manuel, il veut en faire l’expérience. En 1907, Baden-Powell choisit une vingtaine de garçons provenant de différentes classes de la société. Il les amène dans l’île de Bronwsea sur la côte anglaise. Il leur donne ses plans d’ordre pratique et un haut idéal de vie, leur suggère l’accomplissement d’une bonne action quotidienne comme moyen d’acquérir l’habitude de penser aux autres. Durant les deux semaines qu’il vit avec ces garçons, il les instruit au moyen de jeux et d’exercices, il leur révèle l’art de comprendre la nature et de s’en servir, comment tracer des signes de piste et se tenir à l’affût. Il leur apprend aussi à se diriger d’après les étoiles, à se suffire à eux-mêmes, à cuisiner et à se débrouiller sans se faire servir. Il y ajoute une règle de conduite. Après avoir consulté plusieurs codes, tel celui de la Chevalerie, il compose la Loi scoute en dix articles. Ainsi, il réunit les activités aux résolutions morales.
À la demande du roi Édouard VII, Baden-Powell doit faire un choix : continuer sa carrière militaire ou diriger les Boys Scouts. Ayant fait son choix, il démissionne de l’armée. Il est très sociable; il déteste l’hypocrisie mais n’offense cependant personne tant il est sincère. Sa foi profonde trouve son fondement dans le contact avec la nature. Toujours actif, il n’a d’autre détente que le changement d’activité. Il préfère comme sport le camping, l’exploration, l’alpinisme et d’autres activités de plein air. Quant à la gymnastique, il se contente de recommander l’entraînement, le camping et les jeux scouts.
Baden-Powell a des habitudes simples. Il cesse de fumer dans les premières années de sa carrière d’éclaireur quand il découvre que cela émousse le sens de l’odorat. En 1920, il est nommé chef scout du monde. À l’occasion du 21e anniversaire du Scoutisme, il est anobli par le roi Georges V. Il devient ainsi le « Lord of Gilwell », du nom d’une propriété qu’il a reçu de la famille McLaren pour en faire un centre de scoutisme mondial et une grande école de formation des chefs.
En 1912, il se maria avec Miss Olave St-Clair Soames. Depuis 1910, le mouvement se développe en tout sens, s’étendant à tous les pays de l’Empire Britannique et du monde entier. Il a beaucoup voyagé afin de consolider le mouvement mondial. En effet, une même manière de vivre unit des milliers de garçons et de filles. Il voit cette belle famille grandir travaillant à assainir le monde. Telle était la foi de Baden-Powell pour le scoutisme.
Plus qu’octogénaire, il s’établit au Kenya dans l’Afrique de son coeur. Il meurt à Nyéri, le 8 janvier 1941. Ses dernières paroles furent les suivantes :
« Il est essentiel pour avoir une paix universelle et permanente qu’un changement total s’accomplisse dans l’esprit des gens. Il faut une compréhension mutuelle plus profonde, plus solide pour l’abolition des préjugés nationaux de façon à voir d’un oeil sympathique et amical tous ces nouveaux compagnons ».
Baden-Powell a laissé en héritage le Scoutisme pour qu’il prouve sa valeur dans le monde entier. À nous la responsabilité de continuer à le développer. Les deux époux maintenant réunis dans leur dernier repos avaient bien compris l’importance de se donner aux autres et de faire le bien. Leur oeuvre continue à travers chacun des scouts de ce monde…