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26 janvier 2021 - UNIGE
Réparer les synapses pour combattre la sclérose en plaques
Une équipe de l’UNIGE, de l’Université de Munich et de l’Institut technique de Munich a découvert que la destruction des synapses de la matière grise cérébrale réduisait l’activité des neurones dans le cortex cérébral et constituait un facteur majeur de la progression de la sclérose en plaque.
© Image microscopique du cerveau d'une souris montrant une cellule nerveuse avec ses processus dendritiques cloutés par des épines synaptiques (rouge) en contact avec une cellule microgliale résidant dans le cerveau (bleu) - une telle interaction peut devenir destructrice dans la sclérose en plaques.
La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire chronique du système nerveux central, dans laquelle les cellules nerveuses sont endommagées et détruites par le système immunitaire des malades. Au fil du temps, il arrive que les dommages dus à la maladie se déplacent progressivement de la matière blanche cérébrale à la matière grise, c’est-à-dire vers le cortex cérébral, et déclenchent alors une série de symptômes contre lesquels il n’existe que peu de traitements. Une équipe des universités de Genève (UNIGE), de Munich (LMU) et de l’Institut technique de Munich (TUM) est parvenue à démontrer, chez des souris, que l’inflammation de la matière grise responsable d’une réduction de l’activité neuronale est due à une perte importante de synapses, un mécanisme potentiellement réversible, notamment au travers de l’inhibition ciblée de certaines cellules immunitaires. Ces résultats, publiés dans la revue Nature Neuroscience, offrent une approche intéressante pour de nouvelles thérapies.