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Fraglich war jedoch, ob die Strafbestimmung von HMG 86 I b auch auf Arzneimittel anwendbar ist, die nicht objektiv, sondern nur dem Anschein nach zur medizinischen Einwirkung geeignet sind, weil HMG 86 eine Gesundheitsgefahr voraussetzt. Bei HMG 86 handelt es sich um ein konkretes Gefährdungsdelikt, so dass eine Verletzung des geschützten Rechtsguts nicht verlangt wird; eine Gefahr genügt. Dabei ist aber eine gewisse Wahrscheinlichkeit zu verlangen, dass das Rechtsgut verletzt wird, wenn auch nicht unbedingt eine Wahrscheinlichkeit über 50%.
Zudem muss diese Gefährdung die kausale Folge des tatbestandsmässigen Verhaltens sein (vgl. dazu den Viagra-Fall, BGE 135 IV 37). Daran fehlte es im vorliegenden Fall. Zwar wäre es denkbar, dass Patienten aufgrund des Erwerbs des wirkungslosen Scheinmedikaments von einer anderen, wirksamen Behandlung absahen. Diese Gefahr wurde jedoch nicht bereits durch den Import des Mittels - als der tatbestandsmässigen Handlung - geschaffen, sondern erst durch weitere Handlungen wie zB eine Anwendungsempfehlung, die von HMG 86 I aber nicht erfasst sind, solange es sich nicht gerade um eine Verschreibung iSv HMG 86 I b handelt:
Contrairement à l'affaire publiée aux ATF 135 IV 37, les produits ici litigieux ne contiennent pas de substance active, de sorte qu'aucun danger ne peut être déduit d'un risque d'absorption. Le danger résulte, selon les faits retenus par l'autorité précédente, de la remise d'un produit inefficace qui pourrait détourner des patients de leur thérapie habituelle. Pour que les éléments constitutifs de l'art. 86 al. 1 LPTh soient réalisés, le danger concret doit provenir de la mise sur le marché des produits. Or, la seule remise des produits ne fait pas naître un danger significatif pour les clients. Ce danger naît bien plutôt d'éventuels conseils prodigués par celui qui met les produits sur le marché et qui recommande de les substituer à des traitements classiques. De tels conseils ne tombent toutefois pas sous le coup de l'art. 86 LPTh. Cette disposition réprime certes aussi le comportement de celui qui "prescrit" (al. 1 let. b). Cela implique d'établir et de remettre une ordonnance (cf. BENEDIKT A. SUTER, Commentaire bâlois, loi sur les produits thérapeutiques, n. 14 ad art. 86 et n. 83 ad art. 4 LPTh), ce qui n'est pas le cas de conseils.Das BGer hält jedoch eine Präzisierung von HMG 4 durch den Gesetzgeber für angebracht:
Le cas échéant, il pourrait être adéquat que le législateur fédéral précise la loi (art. 4 al. 1 let. d LPTh) et inclue dans la notion de mise sur le marché les conseils donnés en parallèle. Cette extension ne saurait valoir en l'état du droit. Il s'ensuit qu'en l'espèce, seule la livraison de produits vaut mise sur le marché et est susceptible d'être à l'origine de l'infraction. Or, en raison d'une livraison, la probabilité de réalisation du risque que les clients renoncent à leur médication ordinaire est, selon le cours ordinaire des choses, ténue. Cette possibilité est trop incertaine pour pouvoir parler de la probabilité d'un dommage.