Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06881.jsonl.gz/420

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Neuchâtel - Un prêtre catholique fribourgeois a comparu mardi devant le Tribunal de police de Neuchâtel pour des actes présumés de contrainte sexuelle, exercés au dépens d'une femme fréquentant un groupe d'entraide. Les faits incriminés remontent à l'année 2001.
Après avoir entendu les parties, la présidente du Tribunal a annoncé qu'elle rendrait son verdict le 21 septembre. Agé de 74 ans, désormais retraité à Fribourg, le prêtre est accusé aussi d'abus de la détresse d'autrui. Il exerçait la fonction de vicaire épiscopal à Neuchâtel au moment des faits incriminés.
Ceux-ci portent sur des massages prodigués à la plaignante dénudée, alors que celle-ci souffrait, selon l'accusé, de crises de manque liées à une toxicomanie. Pour l'avocate de l'accusation, ces actes doivent être sanctionnés au titre de contrainte sexuelle exercée sur une personne privée de discernement.
Faits non contestés
Le fait que l'accusation et la défense reconnaissent tous deux les actes consignés durant l'enquête n'est pas la moindre des curiosités de ce procès. Pour l'avocat du prévenu, cependant, les gestes reprochés à son client étaient dépourvus de connotation sexuelle et ne relèvent pas du droit pénal.
Le prêtre a effectué les massages pour soulager la plaignante et à la demande de celle-ci, tout en reconnaissant "avoir joué avec le feu", a ajouté l'avocat. Selon lui, la victime présumée n'a jamais eu l'intention de porter plainte. Elle s'y est résolue en avril 2008 sur l'insistance de ses proches et de son avocate.
Comportement déplacé
De son côté, la mandataire de la plaignante a dénoncé de la part du prêtre "des actes allant au-delà de ceux autorisés par son ministère". Assimilant les massages à des attouchements d'ordre sexuel, elle a demandé que le prêtre soit reconnu coupable pour le moins d'abus de la détresse d'autrui.
L'avocate de l'accusation a rappelé aussi l'état d'érection où se trouvait le prêtre lors des séances de massage. Interrogé à ce sujet par la présidente du tribunal, le prévenu a démenti ces manifestations à caractère sexuel évoquées par la plaignante au cours de l'enquête.
ATS