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Patrick Küng a fait son retour aux avant-postes. Un mois pile après son titre aux Mondiaux de Beaver Creek, le Glaronais s'est classé au 5e rang en descente à Kvitfjell, à trois centièmes du podium.
S'il n'y avait rien à faire face au vainqueur autrichien Hannes Reichelt, Patrick Küng aurait pu, avec un peu plus de réussite, se trouver "sur la boîte". L'Italien Werner Heel (3e), le Français Guillermo Fayed (4e) et le coureur de Mürtschen se tiennent en effet en trois misérables centièmes, et même en onze centièmes si l'on ajoute le Canadien Manuel Osborne-Paradis (2e).
Malgré une légitime amertume, Patrick Küng n'a pas tout perdu samedi en Norvège. Il a ainsi prouvé qu'il avait digéré sa médaille d'or de Beaver Creek, lui qui avait échoué hors du top 10 lors de ses trois courses post-Mondiaux. Le voilà donc de retour aux affaires, et bien décidé à être digne de son titre de champion du monde pour les dernières courses de la saison.
A l'issue d'une descente où la moindre erreur s'est payée "cash", les autres Suisses n'ont pas brillé. Il a ainsi fallu remonter à la 16e place pour retrouver un coureur helvétique, Beat Feuz en l'occurrence. Didier Défago a terminé hors du top 20, tandis que Carlo Janka ne s'est même pas classé dans les points.
Lui aussi médaillé d'or à Beaver Creek (en super-G), Hannes Reichelt a signé sa cinquième victoire de l'hiver, sa deuxième consécutive après son succès de la semaine dernière à Garmisch. Corollaire, le Salzbourgeois revient très fort au classement de la descente, où il n'a plus que 20 points de retard sur Kjetil Jansrud à une course de dénouement de la saison, le 18 mars aux finales de Méribel.
Le Norvégien, 7e samedi et qui continue de donner des signes d'essoufflement, a également fait une très mauvaise affaire au classement général de la Coupe du monde. Il accuse toujours un retard conséquent (152 points) sur Marcel Hirscher, qui semble désormais quasiment impossible à combler.
A noter finalement que cette descente avait été raccourcie en raison du vent. Mais cela n'a pas vraiment gâché le spectacle, puisque la minute trente de course est restée digne d'une vraie descente, au contraire de ce qui s'est produit cette saison à Kitzbühel (58'' pour le vainqueur) et Garmisch (1''11).
ATS