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L’objectif des mesures provisionnelles est de sauvegarder des intérêts menacés ou de maintenir intact un état de fait existant. En certaines circonstances, ces mesures sont rendues à titre superprovisoire, c’est-à-dire sans entendre préalablement les parties concernées. Selon le soupçon et la situation en matière de preuves, la FINMA peut décider de bloquer des comptes afin de réduire les risques pour les créanciers et les investisseurs, prononcer à titre provisoire une limitation des possibilités d’action ou une interdiction de pratiquer ou encore prendre des mesures visant à limiter la nature et l’étendue de l’activité.
Les chargés d’enquête clarifient les faits pertinents au regard du droit prudentiel et mettent en œuvre les mesures ordonnées par la FINMA. Dans sa décision, la FINMA détermine en outre si et dans quelle mesure le chargé d’enquête peut agir à la place des organes de l’entreprise concernée. Dans ce cas, les anciens responsables se voient provisoirement retirer leur pouvoir d’agir. Si la nomination du chargé d’enquête fait l’objet d’une inscription au registre du commerce, la FINMA l’annonce également sur son site Internet.
S’il existe des raisons sérieuses de craindre qu’une banque, une maison de titres, une direction de fonds ou une entreprise d’assurance connaisse des problèmes de solvabilité ou de liquidation ou si la banque, la maison de titres, la direction de fonds ou l’entreprise d’assurance n’a pas rétabli une situation conforme aux prescriptions en matière de fonds propres dans le délai imparti par la FINMA, cette dernière peut ordonner des mesures (protectrices) provisionnelles. Celles-ci ont pour but qu’un établissement financier se trouvant dans une situation difficile puisse poursuivre son activité soumise à autorisation ou que la poursuite de certaines prestations soit garantie.
Afin de faire appliquer l’obligation de déclarer prévue par l’art. 120 LIMF, la FINMA peut décider à titre préventif de suspendre les droits de vote de la personne soupçonnée d’avoir violé l’obligation de déclarer et lui interdire de renforcer ses participations dans la société donnée. Si l’obligation de déclarer est (rétrospectivement) remplie ou si la question de la violation de l’obligation de déclarer a été clarifiée, la FINMA doit lever les mesures ordonnées.