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L’étude TORCH avait montré pour la première fois une augmentation de la pneumonie chez les patients BPCO traités durant trois ans par de la fluticasone en inhalation. Cette nouvelle méta-analyse multicentrique de sept grandes études (n = 7042) semble contredire cette observation. Ses auteurs ont comparé le risque de développer une pneumonie chez des patients avec une BPCO stable qui inhalaient durant douze mois du budésonide (320-1280 μg/jour) avec et sans formotérol versus groupe contrôle avec placebo ou formotérol. Leur conclusion est que l’utilisation du budésonide n’influence pas le nombre de pneumonies. Le risque relatif de développer une pneumonie sous budésonide avec une hospitalisation est en effet de 1,05 (IC 95%, 0,81-1,37) et le risque de décès de 0,92 (0,62-1,35). L’âge élevé ou la diminution du volume expiratoire maximal expulsé en une seconde étaient par contre les deux variables associées significativement au développement d’une pneumonie.
Commentaire : La limite de cette méta-analyse est que la durée des études utilisées ne dépassait pas un an et que le diagnostic de pneumonie y était posé cliniquement et sans examen radiologique. La différence entre une exacerbation d’une BPCO et une pneumonie n’y est pas toujours évidente. Néanmoins, les corticoïdes inhalés restent dans les guidelines de la prise en charge de la BPCO et y jouent un rôle important dans la réduction d’une exacerbation.