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La hausse de la demande dans le sillage de la réouverture complète de la Chine, combinée à une faible élasticité de l'offre, pourrait faire grimper les cours au second semestre de l’an prochain.
La consommation mondiale de pétrole a diminué de 2,4 millions de barils par jour depuis le début de l'année, en raison de la dégradation de l'activité économique. Avec les économies occidentales susceptibles d'entrer en récession et une sortie éventuellement chaotique de la politique de zéro-covid pesant sur l'activité économique chinoise, la demande mondiale de pétrole devrait rester modérée au S1 2023.
En revanche, à 101,6 millions de barils par jour, l'offre est proche du pic historique (102,2 millions de barils par jour) atteint fin 2018 et ne risque pas de grimper beaucoup plus haut. La production américaine de pétrole de schiste devrait s'essouffler en 2023, les pays non membres de l'Opep+ produisent déjà au-delà des niveaux pré-pandémiques et la production russe devrait rester plafonnée par les sanctions.
La plupart des membres de l'Opep étant dans l'incapacité de respecter leurs quotas de production, les capacités inutilisées sont concentrées en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis et en Irak. En effet, Riyad est à nouveau aux commandes en ce qui concerne l'offre future de pétrole. Il est très probable que l'Opep+ s'alignera sur le ralentissement de la demande mondiale en procédant à de nouvelles réductions, ce qui permettra de stabiliser les prix du pétrole.
Le marché pétrolier devrait rester globalement équilibré à court terme, mais la hausse de la demande dans le sillage de la réouverture complète de la Chine, combinée à une faible élasticité de l'offre, pourrait faire grimper les prix au second semestre 2023. Nous prévoyons que le pétrole brut atteindra 115 dollars le baril à la fin de 2023.