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Les problèmes sont souvent complexes et il existe souvent plusieurs façons d’améliorer une situation. Les organisations à but non lucratif doivent opter pour une stratégie d’intervention spécifique.
Afin d’identifier la meilleure voie, il faut prendre en considération les points suivants:
- Quels éléments rentrent dans notre sphère d’influence et quels sont ceux qui nous échappent?
- Les coûts sont-ils en rapport avec l’effet visé?
- Quels sont les préalables à une réalisation performante?
- Quels sont les risques? Quelle est leur probabilité d’apparition? Leurs conséquences pourraient-elles menacer le succès du projet?
- Quels sont les effets secondaires désirables et indésirables envisageables?
Une intervention devrait être aussi efficace que possible et le coût de sa réalisation devrait être proportionnel au bienfait apporté. Les préalables au succès d’une initiative devraient être objectivement réunis. Des risques dont la probabilité d’apparition est élevée et qui peuvent compromettre le succès de la prestation de service ou du projet ne sont pas acceptables. Enfin, il convient d’éviter autant que possible les effets secondaires indésirables.
Une organisation à but non lucratif doit opter pour une stratégie d’intervention spécifique, afin d’atteindre ses objectifs. Dans l’exemple suivant, aussi bien des prestations de service et projets concrets, déployés par l’organisation elle-même (en vert), que des mesures politiques (en rouge), peuvent contribuer à réduire la pauvreté. Une organisation doit adopter des mesures et des activités concrètes, qu’elle mettra en œuvre. Concernant les mesures politiques, l’influence d’une organisation à but non lucratif est en principe limitée. Toutes les prestations de service et projets envisageables et à mettre en œuvre par l’organisation elle-même doivent être objectivement défendables sous l’angle de leur efficacité et du point de vue moral. Par ailleurs, les activités et mesures planifiées doivent pouvoir être réellement mises en œuvre par l’organisation concernée et le potentiel de ressources nécessaires doit être latent.
Il est possible que divers projets ou différentes prestations de service se prêtent potentiellement à une mise en œuvre, répondant aux critères requis. Si, toutefois, tous les projets et prestations de service ne peuvent être déployés, une organisation devrait alors se demander quelles sont les activités et mesures qui contribueront le plus à réaliser les objectifs supérieurs.
Appréciation de différentes mesures, prestations de service et projets
Les diverses mesures envisageables présentent une efficacité variable. Le rôle d’une organisation à but non lucratif est d’évaluer et de juger chaque mesure pour déterminer quelles interventions concrètes sont les plus pertinentes. Il s’agit ici d’une évaluation normative interne, qui servira de base décisionnelle pour définir quelles mesures, prestations de service ou quels projets mettre en œuvre dans la pratique.
Il en découle la sélection d’une ou de plusieurs mesures, prestations de service ou projets à mettre en œuvre, qu’il s’agira de mettre en œuvre. L’efficacité potentielle doit également aussi être prise en compte, dans une large mesure, au même titre que le degré de financement possible et les facteurs de risque.