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Exonération fiscale des associations sportives
La Fédération équestre suisse a alors déposé un recours auprès du tribunal administratif du canton de Berne. La cour a également rejeté le recours dans son arrêt du 11 mars 2016. Le plaignant a poursuivi sa plainte auprès du Tribunal fédéral, qui l'a rejetée dans sa décision du 17 juillet 2017 (2C_314, 315/2016) avec les motifs suivants.
Pas d'exonération fiscale pour les activités à but essentiellement lucratif et d'entraide.
Le Tribunal fédéral s'est référé à un arrêt de 2010 (2C_383/2010), dans lequel il avait déjà indiqué que les personnes morales qui poursuivent principalement des buts lucratifs ou d'entraide n'ont en principe pas droit à l'exonération fiscale selon l'art. 56 lit. g DBG, même si elles servent également des buts publics. Le Tribunal fédéral a confirmé cette décision Jurisprudence.
Distinction des activités des fédérations sportives internationales
La Fédération équestre suisse a en outre objecté que l'exonération fiscale est accordée aux associations sportives internationales en raison de la poursuite de buts d'utilité publique et qu'elle devrait donc également y avoir droit, car l'aspect international n'est pas un critère de distinction déterminant. Le Tribunal administratif et le Tribunal fédéral fondent leur contre-argumentation sur l'arrêt du Conseil fédéral du 5 décembre 2008 ("Imposition des associations sportives internationales ayant leur siège en Suisse"), dans lequel il est affirmé que le sport international contribue à la compréhension internationale et à la promotion de la paix, en plus de valeurs telles que le fair-play, la lutte contre le racisme et la discrimination, etc. En outre, le site de la Suisse revêt une importance extraordinaire pour les fédérations du sport mondial, que la Suisse souhaite également conserver à l'avenir et offrir ainsi des conditions cadres attrayantes aux fédérations sportives internationales. Sur la base de cette décision du Conseil fédéral, l'Administration fédérale des contributions a publié le 12 décembre 2008 une circulaire ("Exonération fiscale des fédérations sportives internationales") dans laquelle elle constate que les fédérations sportives internationales domiciliées en Suisse et affiliées au Comité international olympique sont exonérées de l'impôt fédéral direct en vertu de l'art. 56 lit. g DBG.
Le Tribunal fédéral a déclaré que la décision du Conseil fédéral et la circulaire étaient conformes au droit fédéral. Il est vrai que l'argument de la concurrence locale ne constituerait pas en soi une raison suffisante pour se différencier des associations nationales. Cependant, les deux autres aspects mentionnés, à savoir la promotion de la paix et de la compréhension internationale d'une part, et la mise en œuvre de valeurs telles que le fair-play, la lutte contre le racisme et la discrimination, etc. d'autre part, sont essentiels. Bien que les fédérations nationales puissent également s'engager à mettre en œuvre ces valeurs, les organisations sportives internationales doivent y ajouter l'aspect susmentionné de la promotion de la paix et de la compréhension internationale. Ces deux aspects doivent être suffisamment prioritaires, notamment par rapport aux autres intérêts économiques et personnels, pour justifier une exonération fiscale et un traitement différent par rapport aux associations nationales. Par conséquent, une évaluation différente en ce qui concerne la poursuite des objectifs publics pourrait bien être appropriée et une égalité de traitement dans l'injustice n'entre pas en jeu in casu.
Remarque finale
Les exonérations fiscales dont bénéficient les fédérations sportives internationales ont fait de la Suisse un centre du monde sportif international. Le Tribunal fédéral confirme indirectement la base légale existante pour cette exemption en Suisse. En raison du scandale qui entoure la FIFA, ce privilège fait l'objet d'une pression croissante et la présente décision montre que la compréhension du monde du sport à l'égard de ce privilège accordé à un petit cercle d'associations est également en baisse.