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La parution de la monographie consacrée au-à la lauréat-e du concours est accompagnée d'une exposition, généralement organisée avec le concours du commissaire ayant désigné le-la lauréat-e.
Barbabietole e Meringue Donatella Bernardi
Istituto Svizzero, Rome, 2014
Falling asleep is like falling in love. It's impossible to catch the instant it happens. When it hits you it is already too late. Dreams, love and night are simultaneously physical and immaterial, visible and incomprehensible. Were we to find ourselves dreaming in the bed and the head of Emilio Maraini, what would we see? What flavour would we taste? Beet sugar. Thousands of roots ready to transform into a foodstuff precious enough to constitute a colossal fortune. How many beets need to be grown to supply a single meringue? If Villa Maraini has roots, they are undoubtedly beetroots. From them, a garden of plants and flowers from the four corners of the globe has sprouted forth. The entrance to the park and the villa opens onto a dark, damp vision. It is the grotto. Three dreamcatchers decorate this space of the unconscious, leading to the fabrics that constitute the rest of the installation. Sheets, pillowcases and tablecloths, produced in relation to the exceptional career of the industrialist of Swiss origin, are hung between the palm trees in the garden (the design of the fabrics has been done in collaboration with Noémie Gygax, no-do). While the dreamcatchers are decorated with the features of a planetary tropical paradise, the humble beetroots are transformed into European, African, American, Asian and Australian flowers. Some of the specimens were gathered personally by the artist's father. Explorers and the nouveaux riches are always excessive, lacking in any socialist or democratic restraint.
Donatella Bernardi, Barbabietole e Meringue, vue d'installation, Istituto Svizzero, Rome, 2014. photo: OKNO Studio
White Fitness Center Laurent Faulon
TMProject, Genève, 2013
Laurent Faulon développe un art d'interventions, le plus souvent éphémères et fortement contextualisées. En une vingtaine d'années, son travail s'est déplacé de la performance vers l'installation. Concevant toujours des oeuvres qui entrent en résonance avec les caractéristiques architecturales, politiques, économiques ou sociales de l'endroit qui les accueille, c'est souvent ce dernier qui constitue le point de départ de sa réflexion et reste l'élément principal de ses propositions.
Avec le soutien de: Loterie Romande, Mamco, TMproject, aparté
Laurent Faulon, White Fitness Center, vue d'installation, TMProject, Genève, 2013
conférence de lancement Pascal Beausse, Christian Bernard, Laurent Faulon
Mamco, Genève, 28 mai 2013
- Conférence au MAMCO, 28 mai 2013, de gauche à droite: Christian Bernard, Laurent Faulon et Pascal Beausse
Faire chanter l'image Geneviève Favre Petroff
Frac Languedoc-Rousillon, Tours et Remparts d’Aigues-Mortes, 2010
- L'œuvre de Geneviève Favre Petroff s'articule autour de la volonté de produire du son et de recourir à son corps comme référence à partir de quoi œuvrer. À Aigues-Mortes, sur les remparts écrasés de soleil, on est accueilli dès l'entrée par un cœur rouge pendu à l'échauguette puis chacune des tours ou presque abrite un de ses automates, le chant occupe l'espace, la séduction se donne libre cours sans retenue.
Geneviève Favre Petroff, Casanova Moi, vue d'installation, Frac Languedoc-Rousillon, Tours et Remparts d’Aigues-Mortes, France, 2010
Good or Ill Will Alexandre Joly
Halle Nord, Genève, 2008
- Good or Ill Will se déroule dans un climat de recueillement et d'écoute. Dans cette installation, je m'adresse à l'intime dans un mouvement de retour sur des visions inventées de l'enfance, visions ambigües à la fois paisibles et inquiétantes, celles où dans le jeu nous nous inventons un monde et les créatures qui l'habitent.
Alexandre Joly, Good or Ill Will, vue d'installation, Halle Nord, Genève, 2008