Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06973.jsonl.gz/984

Delémont, le 2 septembre 2010
Un nouveau projet voit le jour pour favoriser la mixité dans les métiers techniques. Dès la rentrée scolaire d'août 2011, l'Ecole des métiers techniques de Porrentruy (EMTP) va doubler sa classe de première année d'informaticien-ne-s. Elle réserve ainsi au moins la moitié des places, donc l'équivalent d'une classe complète de 14 apprenti-e-s, aux filles.
A partir d'août 2012, le processus s'accélère puisque l'EMTP ouvrira simultanément deux classes supplémentaires, l'une pour la profession d'informaticien-ne, l'autre pour la profession de micromécanicien-ne. Ensuite, et chaque année jusqu'en 2015, l'opération sera répétée.
L'idée est que les filles s'habituent à embrasser les professions techniques grâce à l'impulsion donnée par le projet.
Les métiers d'informaticien-ne et de micromécanicien-ne ont été choisis parce qu'ils s'intègrent dans le tissu industriel jurassien, parce que les perspectives d'avenir et d'emploi sont intéressantes et parce que la possibilité pour les détenteurs de progresser dans ces deux professions sont grandes (brevets / maîtrises / Ecoles supérieures / Hautes Ecoles spécialisées / Ecole polytechnique fédérale). En outre, ces métiers peuvent être appris dans une école jurassienne.
Aujourd'hui, rien n'interdit à une femme ou à un homme de pratiquer un métier traditionnellement exercé par le sexe opposé. Dans les faits pourtant, de nombreux obstacles existent, d'où la nécessité de mettre en place des programmes incitatifs. Ainsi, au début des années 2000, le Service de la formation professionnelle, en collaboration avec l'Ecole des métiers de Porrentruy, avait décidé d'ouvrir une classe d'apprenties informaticiennes durant deux ans. Ce fut un succès, puisque pratiquement toutes les filles ayant opté pour cette voie de formation l'ont brillamment terminée, et pour la plupart ont poursuivi des études supérieures.
Malheureusement, dès que les mesures particulières mises en place pour les filles ont été abandonnées, l'intérêt pour cette formation a chuté de manière impressionnante. Constat a donc été établi que, pour que l'effet destiné aux filles ne retombe pas comme un soufflé, il faut plusieurs années d'efforts.