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Un Hospice pour convalescents
Par
acte notarié en date du 23 septembre 1876, et à la mémoire de feu son père le baron Anselme de Rothschild, la baronne Julie-Caroline fait construire un édifice destiné à abriter un Hospice de charité
pour incurables et convalescents.
L’acte notarié précise cependant que les infirmes atteints de maladies contagieuses ne seront
pas admis et que, si une épidémie contagieuse venait à éclater dans l'établissement, les malades atteints seront alors dirigés sur l'Hôpital Cantonal, situé dans le quartier de la Roseraie. L’Hospice
sera édifié à partir de l’année 1878, sur un terrain d'une surface de 35'000 m2 cédé par l'État de Genève et qui se situe sur la commune du Petit-Saconnex.
Le bâtiment est composé d'un petit corps central, qui accueille l'administration, flanqué de deux grandes ailes abritant les cuisines, le réfectoire, les
dortoirs, chambres et autres salles de soins. Il ouvre ses portes en juillet 1880 et accueille tous les citoyens genevois, sans distinction d'origine ou de religion.
Placé sous la direction de l'Hospice Général - institution qui à cette époque s'occupe des malades - il est administré sous cette tutelle jusqu'à la fin de l'année 1900.
L'année suivante, conformément à la loi sur l'organisation de l'assistance publique médicale, l'établissement est alors placé
sous la direction du Département de l'assistance. Cette année-là, le personnel de l'Hospice des convalescents du Petit-Saconnex se compose, outre le directeur, d'un infirmier et d'une infirmière, d'une cuisinière, d'une aide-cuisinière
et d'un jardinier. L'établissement compte alors 50 lits.