Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/151042

<h2>SubmittedText<h2><p>Monsieur Tim Guldimann a récemment fait devant ses camarades de parti des commentaires très négatifs sur le oui du peuple à l'initiative contre l'immigration de masse. En 1997, déjà, il dénigrait à Bülach devant des bacheliers l'indépendance de la Suisse, sa démocratie directe et sa neutralité en les qualifiant de "Lebenslügen", soit de mensonges sur lesquels elle s'était construite. Monsieur le conseiller fédéral Cotti l'avait alors blâmé avec la plus grande sévérité.</p><p>Le président de la Confédération pense-t-il qu'il sera encore à même de proposer des bons offices en sa qualité de président de l'OSCE quand son représentant spécial éreinte notre pays avec un pareil mépris, au risque de le discréditer ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Monsieur Tim Guldimann s'est exprimé dans le cadre de cette assemblée du Parti socialiste du canton de Zurich à titre privé et comme membre dudit parti. Aussi, le Conseil fédéral n'a-t-il pas eu connaissance du contenu du discours de Monsieur Guldimann. Le Conseil fédéral fait confiance au bon sens et à la responsabilité personnelle des employés de la Confédération pour qu'ils évaluent la retenue dont ils doivent faire preuve dans un contexte privé.</p><p>Le DFAE n'a pas de directives concernant l'activité politique de ses collaborateurs en Suisse et ceux-ci restent libres d'exercer leurs droits de citoyen ; un engagement politique ou associatif ne doit toutefois pas empiéter excessivement sur la disponibilité du collaborateur au travail.</p><p>Lorsqu'il agit dans le cadre de ses fonctions professionnelles et officielles, Monsieur l'ambassadeur Guldimann, tout comme les autres diplomates et collaborateurs de l'administration fédérale, représente et défend les positions de politique étrangère voulues par le peuple et conduites par le Conseil fédéral. Ce dernier n'a aucune raison de douter de l'engagement et des compétences de Monsieur l'ambassadeur Guldimann ni d'interrompre sa mission d'envoyé personnel du président en exercice de l'OSCE. Étant donné la gravité de la crise, l'importance de cette mission reste d'ailleurs entière.</p>