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L’initiative populaire qui propose d’affecter à l’AVS le bénéfice de la Banque nationale (sous réserve d’un milliard, réservé aux cantons) est lancée, les signatures sont récoltées.
Personne ne conteste que la fortune de la BNS pourrait être plus activement gérée, mais personne ne peut ignorer non plus que les coups de tabac, entraînant des pertes de plusieurs milliards de dollars, ont déjà été vécus. La BNS doit, par conséquent, disposer en permanence de fortes disponibilités. D’où peut-elle tirer des revenus accrus ? Probablement en plaçant sur le marché financier mondial, à court terme, ses liquidités.
Pendant ce temps, le marché financier, ses incontestables abus, ses transactions sans justification commerciale, font l’objet de critiques vives. Est-il possible à la fois de souhaiter financer une (bonne) œuvre sociale par des opérations sur le marché mondial des capitaux et, en même temps de dénoncer ce marché mondial ? Intellectuellement le double front est défendable pour autant qu’on admette que ce marché mondial n’est pas à condamner, mais à réguler. Mais celui qui entend successivement les deux discours souhaite qu’une passerelle soit jetée, conduisant de l’un à l’autre. ag
Indépendant, différent, réformiste depuis 1963
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