Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06876.jsonl.gz/1047

Contenu externe
Le gouvernement britannique va consacrer dix millions d'euros sur deux ans à la prise en charge des migrants et réfugiés à Calais. Cela dans le cadre d'un accord franco-britannique prévoyant aussi un renforcement de la coopération pour lutter contre les filières.
Le plan, signé jeudi à Calais entre le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et son homologue Theresa May, prévoit que la Grande-Bretagne alloue "des moyens supplémentaires" pour sécuriser le site d'Eurotunnel. Les deux pays vont aussi créer un "commandement unifié" pour lutter contre les réseaux de passeurs et une "équipe conjointe" pour augmenter les éloignements de migrants illégaux.
Sur le plan humanitaire, l'accord prévoit d'"intensifier l'observation" des migrants et réfugiés pour "identifier les plus vulnérables et les victimes potentielles de la traite" des êtres humains, notamment les femmes et les enfants, dans l'idée de les informer et les placer en lieu sûr.
"Ce qui implique des capacités de logement et de prise en charge pour notamment empêcher que puissent avoir accès à ces populations vulnérables tous ceux qui cherchent à les exploiter".
Favoriser les retours volontaires
L'idée est aussi de favoriser les retours volontaires vers les pays d'origine, avec la mise en place de campagnes d'information et de programmes d'aide au retour.
L'accord veut aussi augmenter les capacités de traitement des demandes d'asile et dans ce cadre "le gouvernement britannique apportera une aide (...) pour la mise en place d'hébergements dédiés, situés à une distance significative de Calais". L'objectif est notamment de "diminuer la pression migratoire" dans cette région.
Sécuriser le tunnel
Sur le plan sécuritaire "le Royaume-Uni va apporter des moyens" pour sécuriser le site du tunnel et aider Eurotunnel à "augmenter ses effectifs dédiés à la sécurité". Une nouvelle salle de contrôle va être créée et "nous allons déployer des équipes supplémentaires de fouille du fret 24h sur 24 et 7 jours sur 7 pour réduire le nombre de passagers en situation irrégulière", indique le document.
Pour lutter contre les réseaux de passeurs, les policiers et les autorités de contrôle des frontières "s'engagent à renforcer encore davantage leur collaboration opérationnelle".
Conférence de suivi prévue
Enfin au niveau international les deux pays souhaitent intensifier le dialogue avec les pays d'origine. Ils sont convenus d'organiser "une conférence de suivi à Paris, avec les autres Etats membres de l'UE, si possible d'ici la fin de l'année", et d'apporter un soutien à la Grèce et à l'Italie sur les "points chauds" ou centres de tri entre réfugiés et migrants économiques irréguliers.
ATS