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Le principal conseiller économique de Donald Trump, Gary Cohn, opposé à la décision du président américain d'imposer des taxes douanières sur l'acier et l'aluminium, a démissionné mardi. Il était l'un des artisans de la réforme fiscale adoptée en décembre.
"Ce fut un honneur de servir mon pays et de mettre en place des politiques pro-croissance favorables aux Américains, avec en particulier le vote d'une réforme fiscale historique", a-t-il indiqué dans un communiqué laconique.
Gary Cohn est connu pour s'opposer aux partisans du protectionnisme au sein du gouvernement fédéral américain. Sa démission intervient alors que Donald Trump menace d'imposer des taxes de 25% sur les importations américaines d'acier et de 10% sur celles d'aluminium, mettant en avant la nécessité de préserver la sécurité nationale et les emplois aux Etats-Unis.
Minoritaire et isolé
La Maison-Blanche précise que la date du départ de Gary Cohn n'a pas encore été fixée mais qu'elle interviendra dans les semaines à venir.
Gary Cohn, 57 ans, était apparu minoritaire et isolé ces derniers jours dans le débat sur les mesures à prendre en matière de commerce international. En public, il défendait "le commerce libre, équitable et réciproque".
Pour autant, depuis des mois, M. Cohn s'efforçait, aux côtés du ministre de la défense James Mattis et de l'ancien conseiller Rob Porter (qui a récemment démissionné), de tempérer la politique commerciale.
Ce n'est pas la première fois que Gary Cohn était en désaccord avec le président. Un temps pressenti pour devenir président de la puissante banque centrale américaine (Fed), M. Cohn avait finalement été écarté pour avoir ouvertement critiqué le président Trump pour son attitude jugée trop bienveillante vis-à-vis des suprématistes blancs lors des manifestations racistes à Charlottesville (Virginie) en août 2017.