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The labour market returns to vocational education over the life course
Diplômée d’un Master en Sciences Sociales, spécialisation « Parcours de vie » de l’Université de Lausanne (UNIL) en 2013, Maïlys Korber a travaillé comme collaboratrice scientifique pour un projet d’étude pour le Canton de Vaud avant de s’engager dans un doctorat. Assistante diplômée au sein du Centre de recherche sur les parcours de vie et les inégalités (LINES) de 2014 à 2019, elle travaille sur la question de la situation sur le marché du travail après la formation professionnelle. Elle a défendu sa thèse le 12 février 2019, sous la direction du Professeur Daniel Oesch (ISS).
La formation professionnelle est reconnue pour faciliter l’entrée sur le marché du travail, en fournissant des compétences spécifiques facilement applicables dans un métier donné. Toutefois, si ce type d’éducation peut permettre aux jeunes de trouver une bonne adéquation au début de leur carrière, il peut rendre les travailleurs plus âgés vulnérables aux changements technologiques et à l’évolution de la structure professionnelle. De leur côté, les titulaires d’une formation générale peuvent avoir plus de difficultés à entrer sur le marché du travail en raison d’un manque de compétences professionnelles, mais ils pourraient avoir plus de facilité à s’adapter au changement en raison de la plus grande flexibilité des compétences générales.
Cette thèse aborde cette question à travers quatre chapitres empiriques. Différentes bases de données sont utilisées pour étudier l’emploi et les salaires tout au long de la vie des titulaires d’une formation professionnelle, et nous les comparons à ceux des titulaires d’une formation générale – principalement – mais aussi d’une formation initiale. Les analyses se concentrent sur la Suisse, mais comprennent également une comparaison avec le Royaume-Uni.
Les résultats montrent que les perspectives d’emploi restent aussi bonnes pour l’enseignement professionnel que pour l’enseignement général au cours de la seconde moitié de la carrière. Toutefois, la formation professionnelle est associée à des revenus nettement inférieurs une fois que les travailleurs atteignent la trentaine, et ce désavantage est plus important chez les femmes que chez les hommes. La formation professionnelle semble être associée à de meilleures perspectives pour les titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur : des salaires similaires à ceux des titulaires d’un diplôme de l’enseignement général, et même de meilleures chances d’être invités à un entretien d’embauche pour les femmes.