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https://www.youtube.com/watch?v=IFeQPFKJABc
https://www.youtube.com/watch?v=7AyM2PH3_Qk
https://www.youtube.com/watch?v=8t_AvcyVfYM
Il existe plusieurs hypothèses pour expliquer pourquoi les gens ont tendance à se conformer à l’avis du groupe. L’explication la plus sérieuse est que cela permettrait d’échapper à l’inconfort relatif au jugement du groupe. Une question se pose alors : les gens qui se conforment à l’avis du groupe par peur d’être exclu se forcent-ils à modifier leur jugement ou bien finissent-ils par percevoir réellement la même chose que le groupe ? Pour le dire autrement, est-ce que la pression sociale pourrait altérer votre perception ?
http://www.ccnl.emory.edu/greg/Berns%20Conformity%20final%20printed.pdf
Les auteurs ont alors observé grâce aux imageries du cerveau que les participants finissaient par voir effectivement la situation comme tous les autres. Ainsi, la pression sociale peut altérer la perception que l’individu peut avoir de son environnement.
Exemple de stratégie alternative : installation d’une signalisation indiquant régulièrement aux automobilistes le pourcentage d’automobilistes respectant la vitesse autorisée (étude princeps en 1981, répliquée en 1991).
Résultat : stratégie 10 fois plus efficace et moins coûteuse que les stratégies classiques car pour ne pas être l’objet de la désapprobation du groupe, les gens ont tendance à se conformer aux comportements de la majorité. Donc : les groupes unanimes fournissent des modèles puissants pour modifier les comportements.
L'inhibition par le groupe de l'intervention du passant en cas d'urgence.
B. Latané, J. Darley Publié le 1er novembre 1968 Psychologie Journal de la personnalité et de la psychologie sociale
Des étudiants de sexe masculin se sont retrouvés dans une pièce remplie de fumée, soit seuls, soit avec 2 autres personnes qui ne réagissaient pas, soit en groupes de 3. Comme prévu, les S étaient moins susceptibles de signaler la fumée lorsqu'ils étaient en présence d'autres personnes passives (10%) ou en groupes de 3 (38% des groupes) que lorsqu'ils étaient seuls (75%). Ce résultat semble avoir été médiatisé par la façon dont les 5 ans ont interprété la situation ambiguë ; le fait de voir d'autres personnes rester passives a conduit les S à décider que la fumée n'était pas dangereuse.