Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07035.jsonl.gz/1044

La station grisonne de Saint-Moritz accueille les championnats du monde de ski alpin en février 2003.
Il y a deux ans, à Sankt-Anton, en Autriche, la délégation suisse n'avait récolté que trois médailles.
En organisant les championnats du monde de ski alpin en février prochain, Saint-Moritz n'en est pas à son coup d'essai. Loin de là.
En 1948, le fief romanche avait déjà mis sur pied les Jeux olympiques d'hiver et, en 1974, les championnats du monde de ski alpin.
Il y a 24 ans, la neige grisonne n'avait guère convenu aux Suisses. Seule Lise-Marie Morerod était montée sur la plus petite marche du podium en slalom spécial.
Mais à cette époque, il n'y avait que quatre disciplines (descente, slalom géant, slalom spécial et combiné) au programme. Le super-G n'a en effet été disputé pour la première fois qu'en 1987, lors des championnats du monde de Crans-Montana.
Avalanche de victoires
Cette année-là, Pirmin Zurbriggen et Maria Walliser s'étaient imposées, offrant à la Suisse deux des huit médailles d'or (sur 10) récoltées dans la station valaisanne.
A cette avalanche de victoires s'étaient en plus ajoutés quatre seconds rangs et deux troisièmes places. Du jamais vu.
Depuis, les Suisses sont rentrés dans le rang. Laissant la place aux Autrichiens. En 2001, lors des derniers championnats du monde à Sankt-Anton, Michael von Grünigen et Sonja Nef, avaient sauvé l'honneur en s'adjugeant chacun le slalom géant.
Paul Accola avait complété cette maigre moisson par une médaille de bronze en combiné. Sur leurs terres, les Autrichiens avaient fait, eux, une razzia (3 x or, 6 x argent et 2 x bronze).
Les temps changent.
swissinfo/Raphael Donzel