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"J'espère que l'on va la massacrer !" Yannick Noah déclare la guerre à Martina Hingis. Comme si elle devait toujours payer les propos tenus il y a dix-huit ans à l'adresse d'Amélie Mauresmo.
Au micro des radios françaises, le capitaine des "Bleues" n'a pas mis de gant. "J'aimerais que l'on lui pose la question: mais pourquoi ne s'arrête-t-elle pas ?, s'interroge-t-il Nous l'avions affrontée en 1998 à Sion quand j'avais lancé Amélie Mauresmo en Fed Cup. On avait pris une raclée. Elle était no 1 mondiale. Là, elle rejoue en double. Elle a la passion du tennis. C'est bien, mais bon cela s'arrête là pour moi. J'espère que l'on va la massacrer."
Même s'il excelle dans le jeu de la provocation, il est évident que Yannick Noah nourrit des sentiments particuliers envers Martina Hingis. Ce proche d'Amélie Mauresmo ne peut pas oublier la remarque acerbe de la Suisssesse à la veille de la finale 1999 de l'Open d'Australie. Elle avait qualifié la Française de "demi-homme". Le récent coming-out d'Amélie Mauresmo l'avait alors conduit à formuler cette malheureuse remarque.
Les propos du capitaine tricolore, même s'ils ont peut-être été distillés sous le sceau de l'humour, donnent un nouveau relief à ce Suisse - France. Si le double de dimanche doit être décisif, la lutte à distance impitoyable entre le Champion de Roland-Garros 1983 et une Martina Hingis qui brûlera sans doute de lui apporter sur le court la plus cinglante des réponses vaudra le détour.
Ce n'est pas la première fois que le terme "massacre" surgit dans le cadre d'un Suisse - France. En 1992 à Nîmes, Marc Rosset avait, lui aussi devant le micro des radios, formulé aux supporters suisses une promesse qu'il devait tenir le lendemain: "massacrer" Thierry Champion en simple le vendredi d'une rencontre gagnée 3-1 par la Suisse.
ATS