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"Je suis toujours bouleversé de savoir qu'il est possible de décider de la vie d'un homme", a indiqué vendredi Didier Burkhalter dans un communiqué publié par le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).
Le chef de la diplomatie suisse et 17 de ses homologues vont lancer samedi un appel demandant l'abolition de la peine de mort. Selon eux, les systèmes judiciaires modernes doivent aspirer à plus qu'une simple vengeance. L'effet dissuasif de la peine de mort n'est pas prouvé et elle ne fournit pas une réparation adaptée aux victimes, estiment-ils.
La Suisse prône le dialogue
La Confédération s'engage notamment par l'entremise d'avocats suisses qui conseillent des confrères travaillant dans des pays où la peine capitale peut être prononcée, a indiqué Nicole Wyrsch, ambassadrice pour les droits de l'Homme auprès du DFAE.
Elle plaide pour un dialogue avec l'Iran, le Pakistan et l'Arabie saoudite, des pays dans lesquels le recours à la peine capitale s'est accru dernièrement.
ats/jvia
Peine abolie dans 103 pays
Pour mémoire, la Suisse a aboli la peine capitale en 1942, à l'exception de la justice militaire qui en a fait de même cinquante ans plus tard en 1992.
Injections létales controversées aux Etats-Unis
En effet, des problèmes de surdosage, des cas d'intolérance aux hypnotiques ou des erreurs dans la préparation des doses ont été relevés. En 2014, l'exécution d'un condamné dans l'Oklahoma s'était par exemple transformée en agonie de plus de 40 minutes en raison d'une injection ratée.