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Hans-U.Jakob
Une installation est considérée comme acceptable si moins de 10% de la population est perturbée dans son bien-être.
Hans-Ulrich Jakob. Ingénieur électricien IUT, président de Gigaherz.
Merci beaucoup d’être venus en si nombreux à ma fête d’anniversaire. Ce matin à 4.30, j’ai eu exactement 81 ans.
En tant que probablement la personne la plus âgé sur cette place, j’aimerais vous transmettre un message qui date de 1996, lorsque notre gouvernement a dû pour la première fois se pencher sur les limites des champs électromagnétiques.
En 1996, la Radio Suisse Internationale a voulu réorganiser la station de radio à ondes courtes de Schwarzenburg. Parce qu’auparavant, deux études scientifiques avaient démontré que dans les zones irradiées autour de l’émetteur il y avait
5 fois plus de personnes atteintes de troubles du sommeil
- 4 fois plus de dépressifs
- 3 fois plus de patients cancéreux
- 2 fois plus de cas de diabète
que dans les zones non irradiées. Et ceci à des intensités de champ comprises entre 0,4 et 4 V/m. Ce qui correspond à peu près à l’exposition actuelle des émetteurs de la téléphonie mobile.
Cependant, comme la soi-disant rénovation de l’époque dissimulait un renforcement du système par un facteur 5 au lieu d’une réduction, les dirigeants ont décidé de prendre le décret suivant: « Une installation est considérée comme acceptable si moins de 10% de la population est perturbée dans son bien-être.
Des rénovations ne sont nécessaires que si plus de 25 % de la population sont sérieusement atteints. Les troubles du sommeil ne sont pas considérés comme des dommages, mais seulement comme une nuisance. »
Ce qui est écrit ici est une citation du rapport environnemental de l’époque à l’attention du conseil fédéral.
Bien que l’émetteur ait dû être interrompu à la suite d’une révolte nationale en 1998, cette absurdité des 10 et 25% s’est enlisée dans la pratique judiciaire qui a suivi.
Le 30 août 2000, le Tribunal fédéral a rendu un premier jugement contre l’ordonnance du Conseil fédéral sur les rayonnements non ionisants dans le domaine des radiocommunications mobiles :
« Les valeurs limites ne doivent pas être déterminées en fonction d’aspects médicaux, mais en fonction de la viabilité économique et de la faisabilité technique ».
Le 08.02.2001, le Tribunal administratif d’Argovie a doublé son jugement par le verdict suivant : « La loi fédérale sur la protection de l’environnement n’est pas une loi d’empêchement, mais une loi de mesure. La demande pour certains produits ne devrait pas être interdite, mais être satisfaite par une certaine réduction des risques. »
Et le 05.03.2001, le Tribunal administratif bernois a déclaré : « La population n’a pas droit à un risque zéro. Les valeurs limites ne servent qu’à maintenir les dommages dans des limites raisonnables. » Chers confrères et concitoyens : Ces dommages n’ont jamais été justifiés et ne le seront jamais ! Mettons enfin un terme à cette absurdité !