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L'équipe de Suisse a négocié comme elle le devait son deuxième match du Championnat du monde à Copenhague.
La sélection de Patrick Fischer s'est imposée 2-0 contre la Slovaquie et prend la 3e place du groupe A derrière la Russie et la Suède.
Une première moitié de match maîtrisée a suffi à la Suisse pour écarter l'obstacle slovaque. Et contrairement au match inaugural face à l'Autriche la veille, les hommes de Patrick Fischer ont su apprendre de leurs erreurs et gérer l'avantage obtenu après 21 minutes. Mais en évoluant conformément à leur valeur, les Helvètes ont réalisé un match référence.
Une habile déviation de Scherwey à la 12e et un but de routinier du jeune défenseur Mirco Müller à 4 contre 5 (!) au tout début de la période médiane après seulement 22 secondes. Le Fribourgeois de Berne, encore une fois excellent, a parfaitement su voir Müller au milieu d'une zone défensive slovaque complètement désertée, et le Zurichois a ouvert son compteur sous le maillot national.
Après l'excellente prestation de la ligne de parade helvétique (Niederreiter-Corvi-Hofmann) samedi après-midi, c'est la ligne de Gaëtan Haas qui a donné le ton à toute l'équipe sous les yeux du conseiller fédéral Guy Parmelin. Trop passif la veille face aux Autrichiens, le box-play helvétique a cette fois rempli son rôle à merveille en empêchant les Slovaques de construire un semblant de jeu de puissance.
La boîte suisse a aussi pu compter sur un Reto Berra à l'heure et auteur d'un superbe blanchissage, et du reste élu meilleur joueur du match. Titularisé dans la cage en lieu et place de Leonardo Genoni pour assurer une alternance et conserver un certain état de fraîcheur au sein de ses portiers, le futur gardien de Fribourg Gottéron s'est montré d'une grande solidité.
La suspension de Sven Andrighetto a contraint Patrick Fischer a effectué quelques ajustements à ses lignes. Ainsi Noah Rod a pris la place du Zurichois avec Haas et Scherwey pour une ligne 100% francophone. Et histoire de ne pas griller une cartouche en inscrivant un joueur surnuméraire lors du premier match, Joël Genazzi n'a pas évolué comme septième défenseur mais comme ailier du 4e trio avec Schäppi et Baltisberger. Un retour aux sources pour l'ancien attaquant reconverti avec succès en arrière depuis plusieurs années.
Jusqu'à présent, le plan de marche de la Suisse rejoint celui de l'an dernier à Paris. Après avoir dû batailler pour arracher un deuxième point contre le néo-promu slovène, les joueurs au maillot rouge à croix blanche avaient dominé la Norvège 3-0. De bon augure pour la suite et une éventuelle qualification pour les quarts de finale.