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Situé dans le bas-ventre de la femme, l’utérus est un organe en forme de poire, dans lequel le fœtus poursuit son développement jusqu’à la naissance. Il se compose de deux parties : le corps (corps utérin) et le col (col utérin). Toutes deux peuvent être touchées par un cancer. On distingue donc le cancer du corps de l’utérus, qui se forme aux dépens de la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus, et le cancer du col de l’utérus, qui se développe à partir des cellules du col utérin.
Facteurs de risque
Le cancer du col de l’utérus est essentiellement dû à une infection par certains papillomavirus humains (HPV). Certains types de HPV peuvent en effet provoquer des modifications tissulaires susceptibles de dégénérer en cancer du col de l’utérus.
Autres facteurs de risque possibles :
- le tabagisme ;
- des rapports sexuels précoces et des partenaires sexuels multiples ;
- certaines autres infections sexuellement transmissibles (herpès génital, p. ex.) ;
- un dysfonctionnement chronique du système immunitaire, p. ex. à la suite d’une infection par le virus du sida (VIH) ou de la prise de médicaments immunosuppresseurs.
Prévention et dépistage
L’usage de préservatifs lors des rapports sexuels peut diminuer le risque d’infection par des papillomavirus humains. Il existe en outre une vaccination qui protège contre les HPV les plus dangereux.
Le dépistage du cancer du col de l’utérus se fait au moyen d’un frottis cervical. Ce test permet de déceler des lésions précancéreuses.
Symptômes
En principe, le cancer du col de l’utérus ne provoque aucun symptôme pendant une période prolongée. Des saignements vaginaux inhabituels, par exemple entre les règles, après un rapport sexuel ou après la ménopause, peuvent être un premier signal d’alarme.
Diagnostic
Pour poser le diagnostic, le médecin réalise un frottis cervical, ainsi qu’un examen du vagin et du museau de tanche (partie du col de l’utérus qui fait saillie dans le vagin). En cas de lésion suspecte, il prélève des échantillons de tissus pour les analyser.
A un stade avancé, le recours à d’autres techniques d’imagerie médicale, comme l’IRM, peut être utile.
Traitement
A un stade très précoce, il est possible d’enlever uniquement la partie du col de l’utérus qui est atteinte. A un stade plus avancé, il est généralement nécessaire d’enlever tout l’utérus, parfois avec les ovaires et les trompes de Fallope, ce qui signifie que la patiente ne pourra plus avoir d’enfants. Dans certains cas, l’intervention chirurgicale est complétée par une radiothérapie et/ou une chimiothérapie.
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