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Critique
"Tripp (Matthew McConaughey), 35 ans, n'a guère envie de quitter sa famille ni de se prendre en charge. PLAYBOY A SAISIR (cf. le titre anglais, plus explicite) est une nouvelle variation sur le thème des grands enfants qui ne veulent pas lâcher leurs parents.
Elégant et dynamique, Tripp aime le jeu, la vie et les copains. Il continue de squatter le domicile parental, alors que père et mère voudraient bien le voir déguerpir. Ceux-ci apprennent un jour qu'il est possible de louer les services temporaires d'une jeune femme, Paula (Sarah Jessica Parker), dont le métier est de rendre amoureux tout jeune homme qui ne veut pas couper le cordon ombilical, puis de l'arracher au cocon familial, de le rendre indépendant, avant de s'éclipser, vite fait bien fait, l'opération ""sevrage"" une fois terminée. Ils l'engagent donc.
Une intrigue qui fleure très vite l'invraisemblance, mais tant pis, il s'agit d'une comédie. Ce qui gêne pourtant, c'est que cette histoire n'entretient aucun suspense, aucune curiosité, le happy end montrant très tôt le bout de l'oreille. Dès lors, et en attendant que la salle se rallume enfin, il faut supporter toutes les multiples scènes pseudo-comiques destinées à étirer le film jusqu'à la durée convenable d'une heure et demie...
Résumons donc: Tripp appartient à ce que l'on appelle aux USA la ""génération boomerang"". Paula s'attend à traiter un syndrome fréquent, mais elle se prend à son propre piège. Tout cela est très banalement raconté, l'écriture du film, particulièrement plate, ne dépassant pas le niveau d'un modeste téléfilm. Le dossier de presse a beau dire que les acteurs sont géniaux, on a beaucoup de peine à voir en eux plus que de joyeux drilles. Un petit monde bien immature. Comme le film d'ailleurs."
Antoine Rochat