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A la fin du mois de janvier 2010, 175 765 personnes étaient au chômage en Suisse, ce qui correspond à un taux de chômage de 4.5%. Ce dernier taux est donc calculé en fonction de 3.9 millions d’habitants sur les 7.7 millions d’habitants que compte en réalité la Suisse.
Le calcul du chômage est complexe à réaliser et cette notion est si commune que nous oublions généralement qu’elle ne concerne qu’une partie du travail effectué dans la société. En effet, les notions de chômage et d’emploi ne sont pas équivalentes à celles de travail et de non travail. Les petits enfants scolarisés ne figurent pas dans les statistiques de l’emploi et du chômage, il en est de même pour les retraités et les étudiants. D’autre part, les personnes qui s’occupent à plein temps du ménage et/ou des enfants, en grande majorité des femmes, n’y figurent pas non plus. Pourtant, le travail des femmes, ignoré de la statistique, est une condition à celui des hommes. En conséquence, le taux d’emploi des hommes de plus de quinze ans est nettement supérieur à celui des femmes ainsi que le travail à plein temps qui est supérieur chez les hommes également. De plus, deux conditions doivent être réunies pour être considéré-e comme chômeur-euse : il est nécessaire de ne pas avoir d’emploi pour des raisons involontaires, par exemple de ne pas avoir refusé un emploi disponible et également d’être jugé-e apte au placement, condition indépendante de la volonté d’exercer ou non un emploi.
Résumé : Sarah Kiani