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Le débat public sur la formation professionnelle s’interroge souvent sur l’aptitude de la formation professionnelle à donner les compétences nécessaires pour réussir dans la vie active, non seulement à court terme, mais aussi à moyen et à long termes. Il est généralement admis que la formation professionnelle fournit une compétence trop restreinte et trop spécifique, de sorte que les professionnels présentent, après quelque temps, des qualifications obsolètes sur un marché de l’emploi en rapide mutation. Les bénéficiaires d’une formation générale, en revanche, présenteraient une culture plus vaste et pourraient ainsi s’adapter plus rapidement à l’évolution du marché et acquérir les nouvelles qualifications requises.
Les résultats de l’étude de l’IFFP vont à l’encontre de ces inconvénients qu’aurait la formation professionnelle par rapport à la formation générale. Il en ressort que les changements professionnels en Suisse sont fréquents, tant chez les personnes ayant suivi une formation professionnelle que chez les titulaires d’un diplôme universitaire: 50 pour cent environ de tous les actifs en Suisse âgés de 20 à 60 ans ne travaillent plus dans le domaine correspondant à leur formation. Dans les deux groupes, il apparaît que la plupart des personnes actives parviennent, selon leur propre estimation, à maintenir leurs qualifications à niveau, par exemple par une formation continue externe ou interne. Par ailleurs, une activité professionnelle exercée en dehors du champ d’activités acquis n’entraîne pas forcément des inconvénients au niveau des salaires. Cela veut dire que pour la plupart des personnes, les changements de profession en cours de carrière ne posent aucun problème, quelle que soit la voie de formation choisie.