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Texte phare des sciences sociales, l´Essai sur le don, publié en 1925, a immédiatement suscité de nombreux commentaires. Ouvrant la sociologie durkheimienne à l´analyse ethnographique, il inscrit les sociétés du Pacifique, du potlatch amérindien à la kula mélanésienne, dans la culture occidentale.
Dans une présentation essentielle, Florence Weber le situe dans l´histoire scientifique et politique du XXe siècle, et propose au lecteur d´explorer l´archipel des prestations sans marché.
Pourquoi les mythes du complot envahissent-ils l´esprit de nos contemporains ? Pourquoi le traitement de la politique tend-il à se « peopoliser » ? Pourquoi se méfie-t-on toujours des hommes de sciences ? Comment un jeune homme prétendant être le fils de Mickael Jackson et avoir été violé par Nicolas Sarkozy a-t-il pu ètre interviewé ã un grand journal de 20 heures ? Comment, d´une façon générale, des faits imaginaires ou inventés, voire franchement mensongers, arrivent-ils à se diffuser, à emporter l´adhésion des publics, à infléchir les décisions des politiques, en bref, à façonner une partie du monde dans lequel nous vivons ? N´était-il pourtant pas raisonnable d´espérer qu´avec la libre circulation de l´information et l´augmentation du niveau d´étude, les sociétés démocratiques tendraient vers une forme de sagesse collective ?
Cet essai vivifiant propose, en convoquant de nombreux exemples, de répondre ã toutes ces questions en montrant comment les conditions de notre vie contemporaine se sont alliées au fonctionnement intime de notre cerveau pour faire de nous des dupes. Il est urgent de le comprendre.
Quel est l'héritage de Pierre Bourdieu aujourd'hui ? Quel apport son oeuvre fournit-elle à l'élaboration contemporaine de nouvelles théories et de nouvelles politiques ? La pensée de l'auteur de La distinction continue à servir de point d'ancrage à ceux qui entendent fournir des instruments de réflexion et de critique de la réalité. Chacun à leur manière, les auteurs de ce recueil montrent à quel point Pierre Bourdieu constitue une source inépuisable pour aborder des sujets aussi divers et actuels que la domination et la reproduction sociale, les rapports de classe, les théories de la reconnaissance et de la justice, l'amour et l'amitié, les luttes et les mouvements sociaux, la politique et la démocratie, etc. Ces textes s'efforcent de mettre au jour ce que Pierre Bourdieu a rendu pensable et visible bien au-delà de la sociologie, c'est-à-dire dans tous les espaces de la création : la littérature, l'art, l'histoire ou encore la philosophie. Faire vivre Bourdieu, ce n'est pas seulement faire vivre une doctrine. C'est avant tout réactiver une attitude : l'insoumission.
Comment comprendre les métamorphoses et les formes actuelles de la croyance ? Pourquoi certaines croyances se diffusent-elles rapidement dans l'opinion publique et d'autres non ? Quels sont les contextes sociaux qui favorisent l'émergence des croyances ? Ce livre proposent plusieurs réponses à partir de divers exemples décrivant les logiques qui sous-tendent nos adhésions cognitives, les phénomènes collectifs qui les favorisent. L'empire des croyances et celui de la déraison ne sont pas entièrement compatibles.
« Une religion est un système de croyances et de pratiques relatives à des choses sacrées, croyances et pratiques qui unissent en une même communauté morale, appelée Église, tous ceux qui y adhèrent. Le second élément qui prend ainsi place dans notre définition n´est pas moins essentiel que le premier ; car en montrant que l´idée de religion est inséparable de l´idée d´Église, il fait pressentir que la religion doit être une chose éminemment collective. » À partir d´une analyse du totémisme australien défini comme forme élémentaire de la vie religieuse, Durkheim entreprend une étude originale de la religion et met à jour les aspects symboliques de l´intégration sociale par la religion.
Comment détecter les phénomènes sociaux émergents - une nouvelle technologie, un nouvel usage ou un nouvel imaginaire sociétal ? L'enquête qualitative, parce qu'elle est au plus près du terrain et des acteurs, permet de mettre au jour des faits, des signaux faibles, des mécanismes sociaux, qu'une approche quantitative ignorerait. S'appuyant sur l'expérience des auteurs dans le domaine des innovations et du changement culturel et social, en France et à l'étranger, cet ouvrage explique, de manière concrète, comment se construisent des enquêtes qualitatives. Il présente les principales méthodes qualitatives, les techniques de recueil de données et souligne l'importance de la flexibilité et du sens de l'observation dont doit faire preuve l'enquêteur sur le terrain.
Dans une introduction substantielle, Nathan Schlanger traite des concepts de techniques et de technologie, des positions d´Émile Durkheim sur les techniques, l´originalité de l´apport de Mauss, les rapports entre l´homo faber et l´homme total, la technologie et l´ethnographie, les concepts de civilisation et de nation, la notion de travail indigène et ouvrier.
La seconde partie rassemble seize textes - onze de Mauss, un d´Émile Durkheim, un de Henri Hubert, un de Durkheim et Mauss puis un de Georges Friedmann et un de André LeroiGourhan - qui constituent ensemble un véritable corpus. Y sont réunis des textes classiques tels l´Essai sur les variations Eskimo (1906), les Civilisations, éléments et formes (1930), les Techniques du corps (1935), les Techniques et la Technologie (1948), et des écrits plus courts, des interventions, des commentaires, des transcriptions de cours, etc. Chaque texte est précédé d´un chapeau de présentation. En fin de volume, on trouvera de brèves notices biographiques sur quelque 35 auteurs mentionnés par Mauss comme des sources ou des protagonistes de sa pensée technologique.
Parce que l'espérance de vie ne cesse de croître, parce que les accidents et les violences ne disparaissent pas, le nombre des personnes en situation de handicap s'accroît inexorablement. Afin de développer une nouvelle façon de concevoir le bien-être de l'individu au sein de la communauté, cet ouvrage prend en compte toutes les approches du handicap, celles de la médecine de rééducation, de la psychiatrie, de l'économie, mais aussi les aspects réglementaires législatifs et administratifs. Il montre qu'il faut comprendre les interactions entre santé, culture et société pour mieux accompagner l'homme en situation de handicap et ses proches. À lire en également en Que sais-je ?... Handicap et maladie mentale, Romain Liberman La résilience, Serge Tisseron
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« Mauss s´est montré toute sa vie obsédé par le précepte [...] selon lequel la vie psychologique ne peut acquérir un sens que sur deux plans : celui du social, qui est langage ; ou celui du physiologique, c´est-à-dire l´autre forme, celle-là muette, de la nécessité du vivant. Jamais il n´est resté plus fidèle à sa pensée profonde et jamais il n´a mieux tracé à l´ethnologue sa mission d´astronome des constellations humaines, que dans cette formule où il a rassemblé la méthode, les moyens et le but dernier de nos sciences et que tout Institut d´ethnologie pourrait inscrire à son fronton : "Il faut, avant tout, dresser le catalogue le plus grand possible de catégories ; il faut partir de toutes celles dont on peut savoir que les hommes se sont servis. On verra alors qu´il y a encore bien des lunes mortes, ou pâles, ou obscures, au firmament de la raison." »
Célébrées, critiquées ou méprisées selon les époques et les auteurs, les classes moyennes font régulièrement l´objet d´observations attentives. On signale souvent, dans les pays occidentaux, le déclassement relatif et l´inquiétude des classes moyennes, tandis que dans les pays émergents, en Inde et en Chine notamment, des classes moyennes seraient en cours d´apparition et d´affirmation. Mais que sont véritablement ces classes moyennes que les hommes politiques courtisent à longueur de discours ?
Si le pluriel s´impose presque naturellement lorsque l´on parle d´elles, c´est parce que derrière une appellation unique est regroupé des situations très hétéroclites : les classes moyennes, auxquelles s´identifient majoritairement les Français, rassemblent en effet tous les individus situés entre les moins bien lotis et les plus fortunés.
Au-delà des lieux communs, cet ouvrage propose une synthèse des connaissances sur les classes moyennes. Il invite à comprendre ce qui les délimite et la place qu´elles occupent en France mais aussi dans le reste du monde.
Le relativisme a représenté depuis l'Antiquité une philosophie parmi d'autres, mais est devenu de nos jours la philosophie dominante du monde occidental. En réalité il existe différentes variantes du relativisme. En retraçant l'histoire de ces relativismes, Raymond Boudon nous invite à distinguer le « bon » relativisme qui favorise le respect de l'Autre, du « mauvais » qui engendre une perte des repères intellectuels, alimente le nihilisme et nuit à la démocratie.
Dans un contexte marqué par la fin de la Première Guerre mondiale, Mauss s´attèle en particulier à un livre sur la nation, l´internationalisme et le socialisme, qui demeurera finalement inachevé.
Marcel Fournier et Jean Terrier ont reconstitué au terme d´un important travail d´archive le texte que Mauss préparait. À la fois clair, systématique et profond, il propose une histoire du phénomène national, pose les jalons d´une sociologie des relations internationales et offre une interprétation du socialisme comme phénomène historique.
Au-delà de ces enjeux spécifiques, cet ouvrage contient aussi une brillante réflexion sur la nature du politique dans les sociétés modernes.
Faire l'histoire de la sociologie c'est se pencher sur l'évolution des façons d'interroger le social, de lire le réel et de lui donner sens. C'est aussi faire l'histoire d'une construction sociale, celle d'une communauté scientifique. En analysant l'émergence des concepts et écoles de pensée, cet ouvrage décrit la culture commune des sociologues, depuis Émile Durkheim et Max Weber jusqu'aux chercheurs contemporains et propose une initiation du lecteur à cette discipline.
Paru en 1887, Gemeinschaft und Gesellschaft s'est imposé comme l'un des ouvrages majeurs des sciences humaines et apparaît aujourd'hui encore d'une étonnante fécondité pour comprendre la réalité et la complexité de l'époque contemporaine. À travers sa célèbre distinction entre communauté et société, c'est à une sévère critique de la société moderne que se livre Ferdinand Tönnies (1855-1936), fortement influencé en cela par Marx. Alors que la communauté est caractérisée par la proximité affective et spatiale des individus et se définit donc comme « une communauté de sang, de lieu et d'esprit » où le tout prime sur l'individu, la société, en revanche, est le lieu d'un individualisme débridé et destructeur, d'une concurrence généralisée entre les hommes désormais isolés et séparés les uns des autres, le règne de l'intérêt personnel désormais au fondement de tous les rapports sociaux. Alors que l'homme de la communauté ne choisit pas ses appartenances mais se trouve immergé au sein d'un tout organique qui détermine sa manière de se rapporter aux autres, l'homme de la société choisit arbitrairement ses relations en fonction de l'intérêt, essentiellement pécuniaire, qu'elles représentent pour lui. Alors que dans la communauté, les rapports humains sont fondés sur des rapports authentiques et essentiels, sur des liens affectifs, biologiques et traditionnels qui conditionnent l'ensemble de l'existence, dans la société, « chacun est un marchand » obéissant à son pur et simple égoïsme. On le voit, c'est une véritable réflexion sur les modalités mêmes de notre « vivre-ensemble » que mène ici Tönnies, nous invitant ainsi à réfléchir à notre tour sur la qualité du lien que nous tissons concrètement aux autres.
Cette longue réflexion sur les dynamiques sociales s'appuie sur le travail scientifique d'un grand anthropologue. Les mutations observées, dans tous les types de société, ont un sens dont la puissance s'exprime grâce à la participation effective d'un plus grand nombre d'acteurs sociaux. Contrôle mutuel de la puissance et création collective de sens, tel est le message de l'auteur.
Lorsqu´en 1990, Mike Godwin, un jeune avocat de l´État de New York, formula, sur l´un des premiers réseaux sociaux de l´époque, la proposition qui allait très vite devenir la loi portant son nom, personne n´imaginait que celle-ci deviendrait un jour aussi célèbre que les plus grandes lois physiques. C´était une loi d´une simplicité élémentaire. Elle se formulait comme suit : « Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d´y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Hitler se rapproche de 1. » Dans les échanges se déroulant sur Internet, se livrer à une telle comparaison signifie désormais aussitôt recevoir des autres participants ce que l´on appelle un « Point Godwin » - la médaille de la honte de l´internaute. Mais ce qui peut n´apparaître que comme un simple tic de geek n´est-il que cela ? N´y a-t-il pas dans l´obsession pour le nazisme, l´hitlérisme et l´Holocauste, telle qu´elle se manifeste sous son visage le plus pop à travers le Point Godwin, l´une des plus embarrassantes vérités de notre temps ? Telle est du moins la thèse de François De Smet : notre obsession pour le souvenir de la Shoah et la limite qu´elle pose désormais à la liberté d´expression ne sont rien d´autre que le signe de notre incapacité contemporaine à admettre et à comprendre le mal. Passant avec une virtuosité confondante des Bienveillantes de Benjamin Littell à la rhétorique du tweet, de Hannah Arendt à Lost Highway, ou des expériences de Milgram à Belle du Seigneur, le livre de François De Smet offre ainsi le portrait grinçant d´une époque aliénée à elle-même, à son histoire et à ses futurs possibles.
Que Tönnies retiendra-t-il de sa lecture du « plus remarquable et profond philosophe social », Karl Marx ? Certainement pas le gourou et le prophète mais le grand « découvreur du mode de production capitaliste » qui a exercé sur sa pensée une influence profonde et durable. Dans cette petite monographie, il ne s'agit pas pour l'auteur de produire une analyse exhaustive de l'oeuvre de Marx, ni d'engager un débat avec les théoriciens marxistes sur la bonne interprétation à en produire, mais de retracer les étapes et le cheminement intellectuel qui ont conduit à la parution du Livre I du Capital sur lequel il fonde sa propre critique de la société. Tönnies n'en fait d'ailleurs pas mystère en affirmant qu'il espère, à travers sa biographie de Marx, pouvoir aussi faire entendre sa voix. Ce n'est donc pas seulement Marx lui-même qui fait tout l'intérêt de cet ouvrage mais aussi ce que Tönnies en a retenu pour nourrir sa propre appréhension théorique du monde social.
Que seraient la sociologie et, plus généralement, les sciences sociales sans l'outil statistique ? Au principe de nombreuses disciplines, les méthodes quantitatives ne vont pourtant pas de soi et méritent d'être expliquées. Comment concevoir une enquête par questionnaire ? Est-elle objective ? Comment exploiter les données obtenues ? Parce que produire et lire des indicateurs statistiques implique d'exercer son sens critique, les méthodes quantitatives ne se limitent pas seulement à une production de chiffres : le discours qui permet d'en restituer les résultats est aussi une sorte d'exercice littéraire. Exercice périlleux, qui n'est pas sans conduire parfois à des interprétations abusives. L'objectif de cet ouvrage est de présenter toutes les étapes du processus de quantification (construction du questionnaire, exécution sur le terrain, panorama des techniques quantitatives et valorisation et réception des résultats) et d'en fournir des illustrations.
Alors que le monde du travail connaît des bouleversements sans précédent, les bases d'une éthique élémentaire de la vie sociale sont en train de se dérober sous nos pieds.Au fil des jours, les mutations les plus ordinaires semblent échapper à toute évaluation du sens de la justice dans le travail. À toute évaluation ? Pas tout à fait. En creux, ...
À partir des années 1970, diverses théories - théorie des systèmes ouverts, théorie cybernétique, théorie de la communication, théorie du système général, théorie de l'organisation - ont eu tendance à s'organiser en une discipline autonome : la systémique.
Cette science des systèmes, lorsqu'elle est appliquée aux sciences sociales, propose une nouvelle approche des phénomènes sociaux et une méthode de modalisation des rapports sociaux. À partir des recherches de Talcott Parsons, David Easton, Ludwig von Bertalanffy mais aussi d'Edgar Morin ou encore de Jean-Louis Le Moigne, cet ouvrage nous expose la démarche systémique et montre sa pertinence pour analyser les systèmes complexes, voire « hyper-complexes », de nos sociétés contemporaines.
Le suicide nous parle du suicide plus que de Durkheim, c´est un livre vivant. Et rares, en sciences sociales, les ouvrages qui survivent à leurs auteurs ou aux circonstances historiques qui ont motivé leur publication.
Le suicide, comme d´ailleurs L´évolution pédagogique en France, éveille chez le lecteur un intérêt réel pour le thème abordé. Durkheim constatait dans tous les pays européens une croissance régulière et forte du taux de suicide. Cela est-il toujours vrai au XXe siècle ? Au XIXe, divorce et suicide croissaient parallèlement. Qu´en est-il aujourd´hui dans notre pays où il se prononce 200 divorces par jour ?
Aujourd´hui comme hier, les hommes se suicident beaucoup plus souvent que les femmes. Pourquoi ? Durkheim a établi le fait, mais les explications qu´il en donne sont inacceptables. Peut-on en trouver de meilleures ?
Pourquoi en cent ans l´ouest de la France est-il devenu l´une des régions où l´on se suicide le plus ?
Le suicide des jeunes augmente mais demeure aujourd´hui comme hier inférieur à celui des personnes âgées. Pourquoi ?
Autant de questions posées par ce livre auxquelles Durkheim n´a pas toujours apporté de réponses. Il nous oblige à réfléchir.
Avec la participation de nombreux auteurs tels : François Bizot, H. Carrère d'Encausse, M. Fumaroli, F. Héritier, J. Kristeva, H. Lebras, J. F. Mattei, Y. Meny, P. Perrineau, R. Salais, J. P. Vernant, M. Wieviorka.... entre autres
L'approche adoptée par l'auteur se situe dans la lignée de celle de Max Weber quand il établit l'existence de continuités entre les conduites, les habitudes, les usages et le droit. Cl. Haroche s'attache à élucider les fondements de la "retenue", à saisir la nature de ses exigences, c'est-à-dire des formes qui structurent des manières d'être et de se conduire en société. Certains comportements de l'individualisme contemporain s'en trouvent ainsi éclairés. Cette question, au coeur des préoccupations des sociologues fondateurs, Simmel ou Mauss, est reprise dans les travaux de Georges Balandier, qui discerne l'effacement, voire la disparition des catégories anciennes, de Zigmunt Bauman, qui insiste sur la déterritorialisation des formes de vie dans la fluidité de la mondialisation, ou encore de Pierre Legendre, qui pressent une menace de régression dans une indifférenciation générale.
L'oeuvre de Durkheim a suscité et suscite des lectures et des interprétations différentes, longtemps accompagnées d'une querelle idéologique, celle que l'institution de la sociologie a provoquée. Le débat sur le sens et la portée de l'entreprise durkheimienne se poursuit donc, sur les fins scientifiques, l'utilité sociale et les dérives idéologiques d'une discipline universitaire dont l'oeuvre de Durkheim constitute l'une des matrices fondatrices. Au début des années 1980 en particulier, fut contestée la vision déterministe de sa sociologie : anti-individualisme, positivisme rigide... Les textes ici rassemblés s'inscrivent dans un courant actuel de relecture des oeuvres de cet auteur, dont le rôle majeur dans l'institution de la sociologie et le développement des sciences sociales est largement admis et reconnu. Ils sont publiés à l'occasion du 150e anniversaire de la naissance de Durkheim (1858-1917).