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- Avez-vous le record de titres en Grand Chelem de Roger Federer (20) en tête ?
RAFAEL NADAL: Bien sûr que ça me motive, mais ça ne m'obsède pas et ça ne m'a jamais obsédé. Bien sûr que j'aimerais, je ne vais pas mentir, mais est-ce que j'en fais l'objectif de ma carrière ? Non. Ce n'est pas pour ça que je me lève chaque matin, que je m'entraîne, que je joue des tournois. Si je me retrouve en position de le faire et que j'y arrive, j'en serai très heureux.
Mais j'ai déjà réussi quelque chose qui va bien au-delà de tout ce dont j'aurais pu rêver, j'ai une carrière longue et pleine de succès, j'ai vécu plein d'expériences que je n'aurais jamais pu vivre sans le tennis.
Gagner 12 fois ici a une signification unique, j'accorde plus de valeur à ça qu'à toute autre statistique.
- A quel point a-t-il été difficile de vous relever de vos problèmes de santé jusqu'à vous imposer à Roland-Garros ?
RAFAEL NADAL: J'ai renversé une situation compliquée ces quatre dernières semaines. A Rome, plus que le titre, ce sont mes sensations qui m'ont aidé à arriver ici en étant convaincu que je pouvais rivaliser pour le titre. Ici, j'ai joué un super tournoi. Bien sûr, gagner ce trophée signifie beaucoup. Mais personnellement, ce changement de dynamique, c'est la chose dont je suis le plus satisfait.
agences/mat