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Ce n'est pas la première pandémie, ni la dernière. Mais quelle est la gravité du Covid par rapport aux précédentes? Une équipe de chercheurs des universités de Berne et de Zurich a étudié la surmortalité par rapport aux pandémies passées. Et la conclusion de l'étude, publiée lundi, est claire: depuis cent ans, aucune autre vague infectieuse n'a frappé aussi durement, et en Suisse, l'automne 2020 se distingue particulièrement. Kaspar Staub, de l'Institut de médecine évolutive de l'Université de Zurich, déclare:
L'équipe a calculé, pour chaque mois depuis plus de cent ans, combien de décès étaient attendus et combien de personnes sont réellement mortes. Ils l'ont fait en s'axant sur trois pays: la Suisse, la Suède et l'Espagne. Ces Etats européens ont en commun de ne pas avoir été impliqués dans des combats pendant les deux guerres mondiales.
Il ressort de ces analyses que la pandémie de grippe de 1957, par exemple, n'a pas entraîné une importante surmortalité. En revanche, l'année 2020 s'est soldée par un nombre de décès nettement trop élevé dans les trois pays. L'Espagne a été particulièrement touchée, comme en 1918 quand la grippe espagnole faisait rage.
La grippe espagnole de la fin de la Première Guerre mondiale a, toutefois, été bien plus grave que la pandémie de Covid-19 dans les trois pays. Elle avait entraîné une mortalité six à sept fois plus élevée. A l'époque, les jeunes hommes étaient particulièrement touchés, contrairement à la pandémie actuelle, où la surmortalité ne se manifeste qu'à partir d'environ 60 ans. Kaspar Staub précise:
Le spécialiste de l'Université de Zurich poursuit: «L'un des facteurs était probablement les infections secondaires, dans lesquelles une infection bactérienne s'ajoutait au virus. On les maîtrise mieux aujourd'hui». Des mesures similaires à celles qui sont actuellement en vigueur dans le cadre de la crise de coronavirus avaient été mises en place, avec des fermetures d'écoles et des interdictions de rassemblement. Et pourtant, on ne savait même pas ce qu'était un virus.
Aujourd'hui, les mesures sont beaucoup plus ciblées. Marcel Zwahlen, qui a participé à l'étude en sa qualité de professeur d'épidémiologie à l'université de Berne, souligne:
Il apparaît aussi clairement que la Suisse est le seul des trois pays étudiés à avoir connu une surmortalité plus élevée lors de la vague d'automne 2020 qu'au printemps. Marcel Zwahlen:
Dans l'étude, les chercheurs ont également comparé la surmortalité qu'ils ont calculée avec les chiffres officiels concernant les décès par Covid. En Suisse et en Suède, ces chiffres concordaient bien. L'étude réfute donc le reproche souvent formulé chez les plus sceptiques à l'égard des coronavirus, selon lequel les autorités attisent la peur avec des chiffres de décès trop élevés. En Espagne, la surmortalité était même nettement plus élevée que les décès Covid. Cela indique que tous les cas n'ont pas été recensés dans le comptage officiel.
Une pandémie avec une surmortalité aussi élevée que celle de 2020 s'était produite en 1890. A l'époque, peu de mesures avaient été prises. Cette pandémie était connue sous le nom de «grippe russe». On ne sait toutefois pas s'il s'agissait réellement d'une grippe, c'est-à-dire d'un virus grippal. L'autre possibilité? Un coronavirus. Mais d'un autre type que le Sars-CoV-2 qui sévit depuis deux ans.
Les jeunes lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et en questionnement (LGBTIQ+) sont régulièrement confrontés à des violences psychologiques, verbales et/ou physiques. C'est le constat de l'étude réalisée par le Centre universitaire de médecine générale et santé publique (Unisanté) à Lausanne, publiée mardi 17 mai, à l'occasion de la Journée internationale de lutte contre l'homophobie, la biphobie et la transphobie.