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Marguerite Yerta Méléra (1880 - 1965)
Originaire de Châtelat, Marguerite Yerta Juillerat est née le 6 décembre 1880 aux Etats-Unis (Elston/Ohio). Elle est la fille de Paul Emile Juillerat et de Ida Adèle née Carnal. Son père était menuisier, puis pasteur alors que sa mère était cultivatrice.
Elle est revenue avec sa famille en Europe après avoir passé son enfance aux Etats-Unis. Elle habitera dans le Pays de Monbéliard, puis à Tramelan. Son père est cafetier et pasteur baptiste.
Marguerite effectue sa formation à Monbéliard puis à l'école normale des institutrices de Delémont. Elle poursuit celle-ci par des stages à l'étranger (Etats-Unis, Angleterre, Allemagne) avant de s'installer à Paris. Elle épouse César Méléra, officier de marine, orientaliste, écrivain et poète qui décèdera en 1918 sur le front de Lorraine.
Pour subvenir à ses besoins, elle sera rédactrice à Excelsior, collaboratrice de nombreux journaux et revues (Le Mirour du monde, La Semaine de Paris, Réforme, la Revue du Siècle, la Vie protestante, la France catholique, etc.).
Elle consacre également trois ouvrages à Rimbeaud ainsi que des essais et traductions de l'anglais et de l'allemand. Elle publie deux romans, Le Val aux sept villages et Fortune, qui évoquent le monde horloger et paysan dans le Jura bernois au 19e et 20e siècle.
Elle fut la première femme élue à l'Institut jurassien des sciences, des lettres et des arts en décembre 1960. Elle décédera le 29 décembre 1965 à Paris.
Sources : Dictionnaire du Jura
Adolphe-François Bandelier
Adolphe François Alphonse Bandelier est né le 6 août 1840 à Berne en Suisse et il est mort le 18 mars 1914 à Séville en Espagne. C'est un archéologue américain qui a donné son nom au Bandelier National Monument au Nouveau-Mexique aux États-Unis.
À l'âge de huit ans il quitte l'école. Il émigre aux États-Unis très jeune. Sous le tutorat de l'anthropologue Lewis Henry Morgan il mène un travail archéologique et ethnologique parmi les Indiens du Sud-Ouest, du Mexique et de l'Amérique du Sud. Par ses études sur le terrain il devient une référence de l'histoire de l'état de Sonora au Mexique, de l'Arizona et du Nouveau Mexique, et, avec Frank Hamilton Cushing il est l'un des plus grands spécialiste de la civilisation préhistorique américaine.
En 1892 il part pour l'Équateur, la Bolivie et le Pérou, où il continue d'étudier l'ethnologie, l'archéologie et l'histoire de ces pays. Au cours de sa vie, il a recueilli de nombreux objets indiens, que l'on retrouve de nos jours dans divers musées. Au cours de ses passages dans le pueblo d'Isleta, il visitait ses amis Anton Docher, le Padre d'Isleta, et Charles Fletcher Lummis qui l'accompagna un temps au Pérou.
Tableau de Jacques-Henri Juillerat
Vue d'une maison de campagne
Jacques-Henri Juillerat
Né à Moutier le 3 ami 1777, où ses parents exploitaient l'auberge du « Lion d'Or ». Décédé à Berne le 6 mars 1860. Peintre, il est connu pour ses aquarelles, notamment de paysages jurassiens, mais aussi de Suisse, de France et d'Italie où il vécut.
Peu heureux dans l'exploitation de leur auberge, les parents de Jacques-Henri Juillerat doivent la quitter et toute la famille s'installe alors au moulin de Souboz. A l'âge de six ans, Jacques-Henri est placé chez des parents à la Montagne de Moutier dont il fréquente l'école. C'est de cette époque déjà que date ses débuts dans la peinture. L'année suivante, il retourne chez ses parents qui encouragent cette vocation naissante. Jacques-Henri prend des leçons de dessin au pensionnat de Bellelay, à l'école de Moutier et à Neuchâtel, avec le professeur Jean Preudhomme. Ces études sont souvent interrompues par sa santé fragile. Il part ensuite rejoindre son frère à Bâle où il prend des cours d'aquarelle avec Jérôme Holzach (1733-1793) et fait la connaissance du peintre Peter Birmann (1758-1844), rencontre qui eut un grand impact sur sa carrière. Il suivit ensuite les cours des peintres Wocher, à Bâle, Jean-Baptiste Stuntz (1753-1836), à Arlesheim, et Wuest, à Zurich. Après la ruine de ses parents, Jacques-Henri doit revenir à Bâle où il est agrégé comme membre de l'université. Il y fait la connaissance de Chrétien de Méchel, graveur et marchand d'estampes, avec qui il va travailler plusieurs années. Pendant son séjour à Bâle, il fait plusieurs voyages dans l'Oberland bernois.
En 1809 ou 1810, il quitte Bâle pour Courrendlin. De nombreux tableaux représentant les paysages jurassiens datent de cette époque.
En 1812, il est nommé professeur de dessin au Collège de Delémont, puis décide de s'installer à Berne, ne trouvant pas, à Delémont, une clientèle suffisante pour écouler ses aquarelles. Il continue cependant à retourner régulièrement dans le Jura pour y peindre ses paysages. En 1823, il est nommé professeur de dessin à l'Académie de Berne.
A la fin de l'année 1828, suite au chagrin que lui causa la mort de sa fille à l'âge de cinq ans, Jacques-Henri et son épouse (Marie-Catherine, née Mouillet) et sa belle-soeur, Catherine Mouillet (1802-1885), venue s'installer avec eux, décident d'un voyage en Italie avant de s'installer à Nice où Jacques-Henri ouvre un atelier. Sa santé se rétablit et sa situation financière s'affermit quand arrivent les événements de juillet 1830 qui décident le couple à quitter Nice pour Turin. Après un séjour à Rome (1835-1848), il retourne à Turin.
Finalement, en 1855, des difficultés financières le poussent à retourner au pays. Vingt-sept ans après l'avoir quittée, Jacques-Henri Juillerat et sa femme se réinstallent à Berne.
*Sources : Dictionnaire du Jura