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Senarclens
Senarclens
Histoire du village
Senarclens est l’une des 62 communes du district de Morges. Son territoire de 390 ha est entouré par les communes de Gollion, Cossonay, La Chaux, Grancy et Vullierens.
Retraçons maintenant son histoire, du moins aussi loin que les preuves matérielles le permettent. Notre région de l’actuel Senarclens était déjà fréquentée par l’Homme depuis l’époque Néolithique. Découverte « en Vernies » (Verniaz) d’une hache de pierre polie en serpentine ; il ne peut s’agir d’un hasard qui aurait fait perdre cette hache à une époque plus récente car le même phénomène a été constaté à plus d’une douzaine d’endroits de notre canton. Il apparaît évident que l’homme à la hache de Senarclens venait du nord ou, plus probablement, qu’il se déplaçait entre nos deux grands lacs, d’Yverdon (actuellement de Neuchâtel) et du Léman, dont les rives étaient déjà largement occupées. Quoi qu’il en soit, par la hache en serpentine datant de l’époque de la pierre polie, par le refuge de Brichy, on peut en conclure que l’actuel territoire de Senarclens est occupé depuis l’époque du néolithique et même potentiellement plus anciennement.
Des siècles plus tard, la famille de Senarclens, étroitement liée par les armes aux de Cossonay, est apparue en 1140 par le chevalier Guichard de Senarclens, puis perpétuée par Aymon de Senarclens en 1664. La famille de Rodolphe de Senarclens possédait moult fiefs à Senarclens et dans les environs et avait sa maison forte au lieu-dit « en Bondel ». Il restait encore des vestiges de cette maison forte au début du siècle dernier. Cette branche des de Senarclens s’est éteinte au début du XVe siècle.
La branche cadette – aussi possessionnée à Senarclens, bien que moins avantageusement que l’aînée – avait également sa maison forte, l’actuel château du bas du village.
En 1597, LL.EE. de Berne ont érigé le village de Senarclens en seigneurie avec « omnimode juridiction », sauf le droit de dernier supplice, en faveur du noble François Charrière. Après sa mort, ses fils Jean-Michel et Samuel se sont partagé cette terre. Il n’y avait donc plus à Senarclens un seigneur, mais deux coseigneurs.
La branche cadette des Charrières, issue de Samuel, conserva ses possessions jusqu’à la Révolution de 1798 dont, entre autres, la maison seigneuriale du haut du village. C’est dans cette maison que vécut l’historien Louis Charrière, au milieu du 18e siècle.
Population
La population qui était de 234 habitants en 1888, de 209 en 1910, a régressé jusqu’à 139 en 1974. Dès lors elle a progressé régulièrement par la construction des villas, le retour de jeunes couples qui ont réaménagé les fermes et habitations de leurs parents, puis depuis 2008, par la construction des petits immeubles. 205 en 1982, 306 en 1995 pour arriver à 504 habitants fin 2017. Actuellement 488 hérissons vivent à Senarclens, dont 64 enfants scolarisés.
Développement et situation géographique
Situé sur l’axe Aubonne – Cossonay, à seulement 3 minutes de Cossonay, notre village bénéficie d’une ligne de bus avec une desserte directe vers les gares de Morges et, depuis peu, Cossonay-Penthalaz, ce qui le rend plus attractif pour les pendulaires. Par ailleurs, en voiture, les hauteurs du Jura vaudois et le bord du Léman sont accessibles en 20 minutes, de même que les pistes de ski et l’aéroport de Genève le sont en une heure. Senarclens profite d’une situation vraiment centrale. Nombreuses sont également les possibilités si l’on souhaite découvrir à vélo les bords de la Venoge ou du Veyron, ainsi que les forêts du pied du Jura.
La commune a investi ces 4 dernières années dans le développement du patrimoine financier de Senarclens. Aujourd’hui propriétaire de 15 appartements, d’un garage souterrain et d’un café/restaurant flambant neuf, elle attribue les logements selon un règlement spécifique.
En 2017, le restaurateur est parti à la retraite, après 43 ans à la tête de l’auberge du Tilleul. Trois ans plus tard, la construction du nouveau restaurant s’est achevée. Son inauguration se fait toujours attendre, Senarclens n’ayant pas été épargnée par la COVID-19.
Malgré la tendance d’abandonner les auberges, la Municipalité a fait le parti pris de maintenir ce lien en misant sur un concept moderne, un bon accueil, une carte surprenante et des prix corrects. A Senarclens, le restaurant est devenu un point de rencontre intergénérationnel, et pas seulement pour ses habitants.
Les possibilités de développement se restreignent à cause de la LAT qui contraint à réduire les zones constructibles à l’instar de beaucoup d’autres petites communes. La solution se trouve donc dans la densification et dans une utilisation plus rationnelle des volumes de bâtiments existants.
Sport et loisir
Hormis la société de jeunesse, Senarclens n’a plus de sociétés locales. Cependant, différents groupes d’activité tels que le patchwork, la gym des dames, les paysannes vaudoises, le culte de l’enfance et le groupement de modélisme subsistent. Sans club de sport depuis la disparition du FC Senarclens, nous avons construit en 2012 un terrain multisports synthétique destiné à la pratique du foot, du basket et du volley. Un succès, l’équipement étant souvent occupé par des jeunes d’ici et d’ailleurs.
Un sentier didactique a été réalisé en 2016 dans nos bois par des apprentis forestiers bûcherons. Une zone humide à l’intérieur de cet îlot de senescence a permis d’aménager un biotope pour favoriser les batraciens et les amphibiens indigènes. Trois ans plus tard, ce chemin vaut toujours le détour ! Les 2 refuges en forêt complètent les installations à disposition de la population pour l’organisation de fêtes familiales ou autres.
Collaboration intercommunale
Pompiers, triage forestier, STEP, distribution d’eau, écoles et bien plus, la collaboration avec les communes limitrophes est étroite, de qualité et primordiale. C’est une chance d’avoir une commune aussi grande que Cossonay à nos portes. En 2018, nous avons pu déplacer le contrôle des habitants chez nos voisins. Grâce à cette collaboration, la disponibilité hebdomadaire de ce service a octuplé malgré une diminution des frais. De plus, le guichet virtuel est désormais disponible.
Cette collaboration a atteint son paroxysme l’année passée avec l’organisation de la journée UCV conjointement par Cossonay, La Chaux, Dizy, Gollion et Senarclens. Une magnifique expérience intercommunale !
Vision personnelle et conclusion du syndic
Par la LAT, le développement de Senarclens ces 25 prochaines années est de jure limité. En effet, il ne nous reste qu’une parcelle à construire au milieu du village. En conséquence, une diminution des rentrées de taxe et d’impôts est à prévoir pour les petites communes. Fort de ce constat, les contributions de la commune aux projets régionaux sont à remettre en question : En avons-nous les moyens ? Quitter des associations pour préserver les finances n’est pas hors de question.
C’est, à mon avis un non-sens économique de bloquer le développement des villages à proximité de Lausanne. En revanche vivre dans un village de 500 habitants est très agréable et un privilège qui ne me dérange pas du tout personnellement. C’est même un luxe et cela le restera à l’avenir. La COVID-19 nous l’a clairement démontré.
Il est à espérer que la péréquation intercommunale – qui au lieu de couvrir des besoins, en crée actuellement – corrige dans le futur cet effet en tenant compte du fait que les communes rurales doivent assurer la production agricole du canton en protégeant les surfaces d’assolement.
Plus localement, nous sommes très satisfaits du nouveau café du Tilleul, un magnifique point de rencontre. Hormis la boulangerie, les points de rencontre n’étaient plus légion dans le village.
Collaboration, c’est le mot de l’avenir pour nos communes. Pourquoi vouloir fusionner quand une collaboration est beaucoup plus facile à mettre en place et est, de surcroît, beaucoup moins chère. Elle a en plus l’avantage d’être révocable en tout temps. En Suisse, à part la fusion de Rapperswil avec Jona, toutes les autres fusions ont engendré un échec financier. Nous pouvons les éviter pour autant que suffisamment de personnes se mettent à disposition pour les tâches exécutives et que les finances de nos villages se portent bien.
Pour conclure, il faut trouver un autre mode de fonctionnement pour la Municipalité d’une petite commune. Nous passons beaucoup trop de temps accaparés par des petites tâches et sommes donc obligés de siéger une fois par semaine. Ne siéger que de manière bimensuelle sans finir constamment à minuit est capital et permettrait probablement de plus facilement trouver des candidats à la municipalité.
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