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Effet da capo
Dans le cadre des mariages forcés transnationaux, l’effet da capo signifie qu’une personne ayant grandi sur le sol Suisse ou de la deuxième ou troisième génération née ici, revit le processus depuis le début en épousant une personne de l’étranger, da capo.
Ce que nous voulons dire par là c’est que les enfants issus de ce type de relation se retrouvent « assis entre deux chaises », à savoir entre la première et la deuxième ou entre la première et la troisième génération. Le ou la conjoint-e né(e) ou ayant grandi en Suisse revit ainsi l’immigration à travers le regard de la première génération.
Endogamie
L’endogamie est une pratique du mariage selon laquelle les candidats au mariage devraient appartenir au même groupe, caste, clan ou communauté religieuse. Une violation de cette norme sociale est généralement sanctionnée par la perte de son statut de membre.
Une forme bien connue d’endogamie est le mariage au sein de la parenté, qui se produit alors au sein de la famille élargie. Généralement, on marie les cousins avec leurs cousines afin d’empêcher le transfert de patrimoine ou de biens immobiliers à une autre famille. Le contraire de l’endogamie est l’exogamie, pratique selon laquelle les conjoints devraient au contraire être élus en dehors de leur propre groupe.
Ethnicité
L’ethnicité est une catégorie sociale utilisée pour identifier et distinguer les groupes de population (ou groupes ethniques). Un groupe ethnique est défini selon plusieurs caractéristiques. Il s’agit notamment de la croyance en une histoire ou une origine commune, en une religion, une culture, une langue, des valeurs, des normes, des traditions communes, etc. Le problème de cette forme de catégorisation porte sur l’absence de consensus quant aux caractéristiques qui peuvent être attribuées à une ethnicité. Cette approche fait prévaloir une notion figée d’identité de groupe, qui n’est pas compatible avec les évolutions, changements et métissages qui ont eu lieu tout au long de l’histoire. Il est donc de plus en plus contestable, du moins dans les sociétés fortement industrialisées et migratoires, d’affirmer que l’ethnicité ne soit pas avant tout le résultat d’un processus de néo-ethnicisation.
Mariage célébré par un imam
Il s’agit du mariage religieux, plus particulièrement de la cérémonie de mariage dans les communautés musulmanes. Alors qu’une telle union peut avoir des effets juridiques dans le pays d’origine, en Suisse, seul le mariage civil est légalement reconnu. Un mariage religieux célébré par un imam ne crée alors aucun effet juridique en Suisse ainsi que dans les pays non-musulmans. Néanmoins, cette coutume est contraignante pour les familles musulmanes traditionnelles. Les mariages par imam ont souvent lieu avec des personnes qui n’ont pas encore atteint l’âge légal du mariage.
Mariage organisé par une agence matrimoniale
Un mariage entre deux personnes de pays différents, qui est le fruit de la médiation d’une agence, est appelé mariage organisé par agence matrimoniale. Au début de cette pratique, des catalogues étaient envoyés aux parties intéressées dans lesquels les femmes étaient représentées. Aujourd’hui, la sélection se fait généralement via internet, ce qui a simplifié la procédure. Beaucoup d’hommes des pays riches utilisent cette méthode pour sélectionner des épouses de pays plus pauvres.
Mariage blanc
Un mariage de complaisance est un mariage contracté dans le but de donner un avantage à l’un ou aux deux conjoints. Il s’agit le plus souvent d’un mariage de complaisance quand il est question d’obtenir un permis de séjour légal par le mariage. L’Union européenne définit le mariage de complaisance dans cette perspective exclusivement.
Mariage forcé
Un mariage forcé est une violation des droits humains, car toute personne a le droit de choisir son conjoint volontairement et de manière autodéterminée. Si tel n’est pas le cas, c’est-à-dire si le mariage est contracté contre la volonté de la mariée et/ou du marié, nous parlons de mariage forcé.
Néo-ethnicisation
La néo-ethnicisation désigne le processus par lequel l’origine ethnique est privilégiée en tant que catégorie permettant d’appréhender certaines situations. Nous distinguons entre la néo-ethnicisation exercée par une personne sur elle-même (auto-ethnicisation) et entre la néo-ethnicisation exercée par une personne mais destinée à d’autres personnes (ethnicisation par autrui ou externe). En situation de diaspora, une néo-ethnicisation peut également intervenir auprès des deuxième et troisième générations d’immigrants en quête d’ « identité ». La néo-ethnicisation est le terme utilisé lorsque quelqu’un se réfère à une origine, une histoire, une langue ou autres caractéristiques culturelles communes pour justifier ses actions et ses opinions. Ces auto-attributions sont soutenues par la pratique de coutumes et de rituels, par le port de vêtements ou de bijoux, etc., ainsi que par la réaffirmation verbale de l’identité (par exemple nom de groupe et autres démarcations). En agissant ainsi, les personnes se distinguent des autres groupes sociaux et créent une identité collective.
Lorsque des personnes sont ethnicisées par autrui (ethnicisation par autrui ou externe), certaines caractéristiques et comportements leur sont attribués en fonction de leur origine. Les individus ainsi identifiés sont définis comme faisant partie d’un groupe ethnique commun. L’ethnicisation par autrui crée alors des différences (supposées) entre la société majoritaire et les minorités « ethniques » qui peuvent être utilisées pour justifier l’exclusion et l’inégalité des chances entre groupes sociaux ou à l’inverse pour exiger des droits collectifs spéciaux en raison de ces particularités culturelles supposées.
Le phénomène de l’ouverture qui enferme
En cas d’inclusion trop forte (conservatisme, retour à la religion (néo-religionisation), retour au traditionalisme (néo-traditionalistion), radicalisme), des membres de la famille ou des proches de la communauté religieuse peuvent développer une réaction défensive, penchant vers une position plus libérale, voire un rejet total et radical du lien à la famille ou au groupe d’origine.
Polygamie
La polygamie désigne les situations dans lesquelles un homme est marié à plusieurs femmes en même temps (polygynie) ou une femme est mariée à plusieurs hommes (polyandrie). Cette dernière forme, cependant, est moins courante.
Sociétés parallèles
« Dans le débat public, les « sociétés parallèles » sont associées à la notion de groupes de population ethniquement homogènes et isolés de la société majoritaire sur les plans spatial, social et culturel. » (Bundeszentrale für politische Bildung, 2006). Thomas Meyer dresse une liste de critères plus précis sur le plan scientifique (cf. Meyer, 2002, 194). Les principales caractéristiques d’une société parallèle sont son uniformité culturelle ou religieuse (homogénéité) et sa séparation sociale, spatiale et en partie économique presque totale de la « société majoritaire ». Cette retraite est formellement volontaire (c’est-à-dire sans contrainte visible) et conduit également à un dédoublement des institutions les plus importantes telles que les écoles, les services de santé, les assurances sociales, etc.
Littérature :
Bundeszentrale für politische Bildung (Hg.) (2006). Parallelgesellschaften? Aus Politik und Zeitgeschichte, 1-2, Frankfurt a. M., 2.
Meyer, Thomas (2002). Parallelgesellschaft und Demokratie. In: Münkler, H. u.a. (Hg.). Der demokratische Nationalstaat in den Zeiten der Globalisierung. Akademie Verlag: Berlin.