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04/09/2008
La pression augmente de plus en plus sur Samuel Schmid
La confiance en Samuel Schmid continue de s'effriter après les dernières révélations dans l'affaire Nef. Le PS parle d'une situation intenable et l'UDC demande aux autres partis d'afficher enfin une position claire. La presse n'a pas été tendre non plus.
Après la révélation du fait que Samuel Schmid savait en décembre 2006 déjà qu'une plainte était pendante contre le chef démissionnaire de l'armée Roland Nef, "plus rien" n'étonne le président de l'UDC Toni Brunner.
Les partis doivent maintenant assumer leurs responsabilités et se demander si on peut continuer comme ça, a-t-il indiqué. Selon lui, ils couvrent Samuel Schmid par pure tactique politique.
Toni Brunner est convaincu que le parlement n'élira pas le Bernois à la vice-présidence de la Confédération en décembre. "J'ai reçu des signes en ce sens de plusieurs partis", a-t-il ajouté.
Pour la présidente du groupe socialiste Ursula Wyss, la confiance en Samuel Schmid est ébranlée. La situation est devenue intenable et il est plus que jamais nécessaire qu'il clarifie les choses afin de rétablir la confiance, a-t-elle indiqué.
Du côté du PDC, le président Christophe Darbellay estime que les commissions de gestion doivent clarifier le cas de A à Z. "Ce n'est qu'après que nous pourrons tirer les conclusions."
Quant au principal concerné, Samuel Schmid, il a admis qu'il était au courant en novembre 2006 déjà de la plainte déposée contre Roland Nef. Il a ensuite "oublié" cette affaire. "Moi aussi, je ne suis qu'un être humain", a-t-il indiqué à la radio alémanique DRS.
La procédure en cours à l'époque ne le concernait pas: en novembre, il n'était pas encore le supérieur direct du brigadier Nef. Une procédure n'est de loin pas une condamnation, rappelle le ministre de la défense. De plus, la présomption d'innocence prévaut.
Samuel Schmid a raison, il est, comme tout le monde, un être humain. Cependant les responsabilités qu’il a acceptées ne lui permettent pas de se conduire comme un être humain « normal », il n’a pas de droit à l’erreur. Il devrait démissionner de lui-même avant l’humiliation d’une non élection à la vice-présidence…