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Monsieur le Procureur général, veuillez arrêter l'ancien président des USA, Georges W. Bush ! Puis enquêter, sinon évaluer la pertinence d'une remise de l'inculpé au Tribunal Pénal international (TPI). Telle est la demande que j'ai formulée par écrit ce jour à l'adresse de Daniel Zappelli. Puisque la Suisse et Genève aiment tant les traités internationaux et tout spécialement celui de Schengen, hé bien qu'ils fassent le nécessaire pour remplir les obligations qui découlent de ceux-ci. Le 12 février prochain, lorsque Georges W. Bush foulera le tarmac de Cointrin, il doit être interpellé pour être présenté au TPI qui est saisi d'une plainte du professeur Francis Boyle de la Faculté de droit de l'Université de l'Illinois. Pour crime de guerre. Plus techniquement, il est dénoncé pour sa « politique criminelle et la pratique du transfert extraordinaire (extraordinary rendition) » selon les mots de Francis Boyle. Enlèvements, emprisonnements et tortures. Ce que l'ancien président des USA ne nie pas dans ses mémoires parues récemment.
Et tant pis si les Etats-Unis ne sont pas membres du TPI. Les transferts extraordinaires ont eu lieu dans des pays européens et asiatiques membres du Tribunal. Dominique Baettig, conseiller national UDC, a saisi Mme la Conseillère fédérale Somaruga et indirectement le procureur de la Confédération. Ce dernier est lié dans ce cas par la ratification en date du 1 janvier 2011 des Statuts de Rome qui est tenu d'arrêter les criminels de guerre présumés, dès leur entrée, ici sur le territoire de la Confédération Helvétique et, à l'évidence, ouvrir une enquête.
Attendu à Genève, le citoyen américain Georges W. Bush doit donc être arrêté à Genève. C'est pourquoi j'ai adressé une lettre au procureur de la République et canton de Genève pour lui demander de faire le nécessaire. En coffrant ce triste individu ou en l'obligeant à passer son chemin, la Suisse montrerait qu'elle traite de la même manière tous les responsables de crimes de guerre. Y compris ceux qui sont présumés criminels.