Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/131688

<h2>SubmittedText<h2><p>La société civile colombienne avait organisé à Lausanne une rencontre pour la paix et une solution politique au conflit. Des émissaires des forces d'opposition, armées ou non, ont fait savoir au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) le souhait de voir la Suisse comme médiateur. La Norvège a saisi l'opportunité et se profile à nouveau comme le champion de la médiation politique internationale.</p><p>- Pourquoi le DFAE a-t-il laissé échappé cette opportunité de médiation ?</p><p>- Quelle est la stratégie du DFAE pour se positionner à l'avenir ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La Suisse a été active dans la médiation du conflit en Colombie dès 1998. En 2008, le président colombien de l'époque avait temporairement suspendu la médiation internationale affirmant vouloir gérer directement les contacts avec la guérilla. En parallèle, les autorités judicaires colombiennes avaient ouvert une procédure pénale contre l'émissaire de la Suisse. Au mois de janvier 2012, la justice colombienne a toutefois reconnu l'impartialité totale de l'émissaire en soulignant ses importants mérites en faveur de la libération de nombreux otages détenus par les FARC. Pendant cette période il n'a plus été possible pour la Suisse d'agir au premier plan de la médiation et d'autres médiateurs se sont engagés dans le processus lorsque celui-ci a été rouvert aux acteurs internationaux. Ce dernier a débouché sur les pourparlers annoncés publiquement le 4 septembre dernier, ce dont la Suisse se réjouit.</p><p>Se basant sur sa longue implication dans le processus de paix colombien, la Suisse, lors de contacts récents, a réitéré aux différents acteurs formellement impliqués dans les pourparlers actuels sa disponibilité à soutenir la nouvelle phase du processus et à apporter son concours dans des domaines spécifiques où sa contribution serait jugée utile. De plus, la stratégie de la Suisse en faveur de la paix en Colombie ne se limite pas à la médiation, mais concerne également des domaines liées à la réconciliation nationale comme la lutte contre l'impunité, le traitement du passé et la participation de la société civile.</p><p>Par principe, la Suisse pose comme condition pour accepter un mandat de médiation qu'une telle activité lui soit demandée par au moins les deux parties principales à un conflit. De façon générale, le Conseil fédéral tient à souligner ici que pour qu'une stratégie de médiation ait une chance de succès, ces questions demandent à être traitées avec une discrétion toute particulière.</p>