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Jean Giono, né le 30 mars 1895 à Manosque et mort le 9 octobre 1970 dans la même ville, est un écrivain français.
Un grand nombre de ses ouvrages ont pour cadre le monde paysan provençal. Inspirée par son imagination et ses visions de la Grèce antique, son œuvre romanesque dépeint la condition de l'homme dans le monde, face aux questions morales et métaphysiques et possède une portée universelle.
Ami des écrivains Lucien Jacques, André Gide et Jean Guéhenno, et des peintres Eugène Martel, Georges Gimel et Serge Fiorio, qui est son cousin issu de germain, il reste néanmoins en marge de tous les courants littéraires de son temps.
Jean Giono est le fils unique de Jean-Antoine Giono (1845-1920), né à Saint-Chamas, cordonnier anarchiste d'origine piémontaise et de Pauline Pourcin (1857-1946), née à Boulogne-sur-Seine, d'ascendance picarde par sa mère et provençale par son père, qui dirige un atelier de repassage. Giono a évoqué son enfance dans Jean le Bleu, la « belle figure de guérisseur libertaire » de son père a marqué l'écrivain. Son père aurait accueilli nombre de proscrits et d'exilés.
En 1911, un an avant son bac, la mauvaise santé de son père et les faibles ressources de la famille l'obligent à interrompre ses études. Il travaille dans une banque, le Comptoir national d'escompte. Il doit parallèlement s'instruire en autodidacte pour assouvir sa soif de savoir. C’est cette année-là que naît le grand lecteur passionné qu'il deviendra : il se constitue l'amorce d'une bibliothèque où figurent les plus grands auteurs, notamment de l’antiquité grecque et latine, et la lecture sera son activité la plus indispensable. Tout naturellement, c'est en 1911 qu'il commence à écrire. Le futur écrivain commence Angélique, un roman médiéval qu’il reprendra à plusieurs reprises avant de l’abandonner en 1923. Gallimard publiera cette ébauche (bien avancée) en 1980.