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L'économie palestinienne est complètement asphyxiée et en voie de sous-développement, a affirmé mercredi à Genève la CNUCED. La récente opération militaire israélienne à Gaza n'a fait qu'aggraver une situation désastreuse.
"La bande de Gaza se trouvait déjà dans une très mauvaise situation avant les attaques israéliennes de juillet et août", a déclaré à la presse Mahmoud Elkhafif, coordinateur du programme d'assistance au peuple palestinien de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED).
L'opération militaire israélienne a infligé d'énormes dégâts aux infrastructures: plus de 40'000 logements, 141 écoles, 29 hôpitaux, des dizaines d'usines et de vastes étendues cultivées ainsi que l'unique centrale électrique de Gaza ont été détruits ou endommagés. Le coût de la reconstruction varie entre quatre et huit milliards de dollars.
Les dégâts causés s'ajoutent aux ravages subis pendant sept ans de blocus. L'économie palestinienne est complètement asphyxiée, selon le rapport de l'agence de l'ONU. Il dénonce un processus de "dé-développement", "processus par lequel les forces et les politiques d'occupation non seulement entravent le développement, mais en détruisent aussi les acquis".
Croissance en berne
Avant l'offensive du mois de juillet, le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) en Cisjordanie et à Gaza était tombé à 1,5% en 2013, contre 11% en 2011, un taux inférieur à l'accroissement de la population palestinienne et le plus bas depuis 2006. Le taux de chômage à Gaza était de 36% et en Cisjordanie de 22%.
Seulement un ménage sur quatre était classé comme vivant en situation de sécurité alimentaire. L'agriculture ne représente plus que 4,5% du PIB et le secteur manufacturier 4%, en nette contraction par rapport aux services.
Le déficit commercial était l'an dernier de l'ordre de 41% du PIB. La CNUCED relève qu'en 2013 seulement 182 camions de produits agricoles ont été exportés de Gaza, contre plus de 15'000 en 2000.
Près de 80% de la population palestinienne dépend d'une aide extérieure, a souligné Mahmoud Elkhafif.
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