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Synthèse
Selon les données de l'enquête CoRolAR de 2015, la prévalence à vie de l'usage d'héroïne s'élevait à 0.7%, les hommes et les personnes âgées entre 35 et 54 ans étant proportionnellement plus nombreux à avoir expérimenté l'usage d'héroïne au cours de leur vie. Selon les données de cette même enquête, la prévalence de l'usage actuel (au moins une fois dans les 30 derniers jours) s'élevait à 0.1%. Les résultats des différentes vagues de l'Enquête suisse sur la santé (ESS) montrent que la prévalence à vie au niveau de la population générale a légèrement augmenté de manière continue (0.5% de la population suisse en 1997, 0.8% en 2012). De façon générale, la prévalence de l'usage d'opioïdes dans la population suisse est difficile à chiffrer. D'une part, s'agissant de substances illégales, les répondants concernés peuvent taire des informations sur leur rapport au produit. D'autre part, les enquêtes de type téléphonique auprès de la population générale atteignent rarement les personnes fragilisées ou marginalisées en raison de leur toxicodépendance. Ainsi, si les résultats de ces enquêtes ne peuvent pas être considérés comme des mesures exactes de prévalence, ils représentent néanmoins des outils de surveillance suffisants, capables de révéler des éventuels changements de tendance.
Dans leur étude basée sur les données du canton de Zurich, Nordt & Stohler (2006) ont estimé que la prévalence de l'usage problématique d'héroïne a atteint un pic au début des années 90 et a diminué progressivement à partir de ce moment.
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