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Michaël de Saint-Chéron
Haut fonctionnaire au Ministère de la Culture, interlocuteur d’André Malraux, d’Elie Wiesel, d’Emmanuel Lévinas, Michaël de Saint-Chéron fut aussi l’ami et le confident de Geneviève de Gaulle-Anthonioz avec laquelle il écrivit un livre d’entretiens (publié en 1998 aux éditions Dervy) ici reproduit, actualisé et augmenté d’un bref essai: La traversée du Bien.
Dialogues avec Geneviève de Gaulle Anthonioz
Cet ouvrage se compose d’une série d’entretiens entre Michael de Saint-Chéron et Geneviève de Gaulle-Anthonioz et d’un essai de Michael de Saint-Chéron. Les entretiens (qui furent déjà publiés en 1998, mais qui sont ici complétés et «mis en situation») revisitent le parcours exceptionnel de cette femme admirable, nièce du Général de Gaulle (elle était la fille de son frère, Xavier) qui s’illustra aussi bien pendant la Résistance que dans la lutte contre l’extrême pauvreté.
Rappelons que, déportée à Ravensbrück à la suite d’une dénonciation (elle fut torturée par la Gestapo et la bande de Bonny et Lafon), elle s’y lia d’amitié avec Germaine Tillion et fut «épargnée» car Himmler voulait en faire une «monnaie d’échange» à un moment où de Gaulle prenait la tête de la France Libre. A la Libération, cette femme intransigeante (le premier volume des Mémoires du Général de Gaulle lui est dédié) s’engagea dans un nouveau combat, contre la misère. Elle fut ainsi à l’origine de la fameuse loi de 1958 , dite «loi contre la grande pauvreté».
Témoin au procès Barbie, elle impressionna la France entière par la sobriété et la puissance de son intervention. De cette vie prodigieuse, elle tira un récit, La Traversée de la nuit (1958) qui fut en son temps un énorme best-seller. Dans ces Entretiens avec Michaël de Saint-Chéron, elle revisite l’ensemble de son parcours et affine sa réflexion sur le bien, le mal, l’horreur absolue et le destin de l’humanité.
(photo © Marie-Cécile Quentin)