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Par la danse, la chorégraphe échantillonne le corps, comme un objet, le soumettant à des expérimentations de forces primaires : par le biais de la physique et de la mécanique, elle passe à la loupe les capacités in finies du corps, montrant celui-ci comme un réceptacle soumis perpétuellement à la transformation et la manipulation extérieure. Ces “forces” dont elle évoque la puissante implication, agissent sans cesse pour transformer le danseur dans son mouvement, dans sa gestuelle et sa dynamique interne.
Rien ne se crée, tout se transforme” comme Lavoisier le revendique, c’est avant tout pour montrer qu’un corps scientifique n’est pas isolé de son contexte. Il existe deux types de forces, les forces de contact telles que la pression, ou le frottement et les forces à distance comme la gravité ou la force électromagnétique. Ces forces nous manipulent dans l’espace, dans le temps, la vitesse, et la forme. Par exemple, si nous sommes soumis à une force centripète, nous serons contrains dans une trajectoire incurvée (elliptique, circulaire…) en direction du centre.
© John Hottinger