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À moins deux mois de la Coupe du Monde, la Suisse a resserré les rangs et élevé son niveau d'un bon cran pour s'imposer 2-1 en Espagne. Ce n'est pas seulement une victoire de prestige: il y a beaucoup d'enseignements à tirer d'un match que la Nati a géré avec beaucoup de maîtrise, dans un 4-2-3-1 équilibré et rigoureux. Elle n'avait battu l'Espagne qu'une seule fois dans toute son histoire, en 24 rencontres (Mondial 2010). Et jamais sur sol ibérique.
Sans Denis Zakaria et Haris Seferovic laissés sur le banc pour ce retour au 4-2-3-1, Murat Yakin avait réservé quelques surprises dans ses choix. La rencontre lui a donné mille fois raison: la Suisse a réussi une performance quasi irréprochable en ne concédant que très peu d'occasions, malgré la domination territoriale (néanmoins nonchalante et stérile) de l'Espagne, dont le taux de possession a atteint 75%.
Toujours aussi fort sous les couleurs de son pays, Yann Sommer a fait ses quelques arrêts décisifs habituels. Devant lui, l'équipe de Murat Yakin s'est montrée unie et impliquée dans son expression collective, jusqu'à rester une menace constante.
Le but d'Akanji à la 21e minute en est devenu presque logique. Le défenseur suisse a essuyé passablement de moqueries cette semaine en déclarant qu'«il aimerait bien gagner cette Coupe du monde». Ce n'est pas encore fait mais il y a de la suite dans les idées... Avec son but, son assist et une performance défensive XXL, Manuel Akanji a répondu présent et montré que son discours n'était pas celui d'un affabulateur. Il est incontestablement l'homme du match.
L'égalisation de Jordi Alba n'a pas réussi à démobiliser les Suisses, qui ont réagi quatre minutes plus tard par Embolo, avec l'aide malheureuse de Garcia, avant de résister courageusement aux derniers assauts espagnols.
Avec ce succès, la Suisse a fait un grand pas vers le maintien dans le premier groupe de la Ligue des Nations. Ce maintien sera acquis mardi à Saint-Gall si la Nati ne perd pas contre la République tchèque, battue 4-0 à Prague par le Portugal.