Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06917.jsonl.gz/903

Conservatoire et Jardin botaniques de la Ville de Genève
la flore menacée du canton de genève
Les premières indications concernant la flore de Genève remontent au 16e siècle, mais ce n'est qu'à la fin du 19e siècle qu’est publié par G. F. Reuter un catalogue détaillé, travail qui a été renouvelé par la suite entre 1940 et 1966 par C. Weber. En 1989, la Société Botanique de Genève, en collaboration avec le WWF Genève et les CJB, a initié un projet de cartographique floristique qui a abouti à la parution d'un Atlas de la flore du canton en 2011. La distribution des plantes y est présentée à l'échelle du carré kilométrique.
Le canton de Genève a la chance de posséder une flore riche et diversifiée si l'on considère qu'il couvre une surface modeste uniquement située uniquement en plaine. Sur les 2613 espèces indigènes de Suisse (Liste Rouge, 2016), on en recense en effet 1058, soit 40%, à Genève.
De son côté, la DGAN (Direction générale de l'Agriculture et de la Nature) souhaite disposer de connaissances solides pour assurer sa mission de protection de la biodiversité. C'est pourquoi un partenariat entre nos deux services est initié dès 2001, aboutissant finalement à la signature d’une convention en 2011.
En 2006, cette collaboration a permis de publier une Liste Rouge cantonale permettant de chiffrer l'érosion de la diversité végétale, soumise à une forte pression d'urbanisation : 158 plantes indigènes ont disparu depuis la fin du 19e siècle et 322 sont menacées de disparition.
Depuis 2007, les 480 plantes menacées ou présumées éteintes sont protégées par le Règlement sur la protection du paysage, des milieux naturels et de la flore (RPMNF). Afin de cibler les mesures conservatoires, les plantes menacées ont dans une deuxième étape été classées selon un degré de priorité d'action. En fonction de la localisation des populations, des sites regroupant une ou plusieurs plantes prioritaires ont ensuite été définis. Ce travail a débouché en 2011 sur une Liste des espèces et des sites prioritaires regroupant 256 taxons et 433 sites. L'accent y a été mis sur la transmission des connaissances à l'échelon communal.
Depuis 2011, la signature de contrats de prestation a permis de poursuivre le suivi de l’évolution de la flore menacée et des sites prioritaires (monitoring de la flore de Genève).
Les données concernant la flore menacée sont intégrées dans le volet Flore sauvage du Système d’information du Patrimoine vert SIPV.