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Égérie d’Ivan Tourgueniev, Charles Gounod, George Sand et Alfred de Musset, Pauline Viardot fut comédienne, mezzo-soprano – sœur de la diva Maria Malibran – et surtout compositrice de plusieurs opérettes, dont cet opéra-comique inspiré du conte de Perrault. Dans cette œuvre, le père de Cendrillon, un ancien bagnard, est devenu un épicier parvenu sous le nom de baron de Pictordu. Une œuvre légère et cocasse que dominent le pastiche et la fantaisie.
Première représentation dans les salons de Mlle Mathilde de Nogueiras, Paris, le 23 avril 1904
Orchestration de Didier Puntos
Premier prix de chant dans la classe d’Éric Tappy au Conservatoire de musique de Genève, Alexandre Diakoff interprète régulièrement des rôles de caractère à l’opéra. Citons Amida (L’Ormindo), Simone (La finta semplice), Don Magnifico (La Cenerentola), Bartolo (Il barbiere di Siviglia), Bruschino père (Il signor Bruschino), Slook (La cambiale di matrimonio), Benoît (La bohème), le docteur Grenvil (La traviata), le médecin (Le Nez), Amantio di Nicolao et Maestro Spinelloccio (Gianni Schicchi). Chanteur d’oratorio, il a interprété les grandes œuvres du répertoire. À l’Opéra de Lausanne: Le Chat botté (2009), Monsieur Choufleuri (Route Lyrique 2012), Le Petit Prince (2014), La Cenerentola (2015), My Fair Lady (2015), La Fille du régiment (2016), Hamlet (2017), Les Zoocrates (2017), Simon Boccanegra (2018) et Le nozze di Figaro (2021).
Après des études de droit, Alexandra Dobos-Rodriguez entre au Conservatoire de Toulouse puis à l’HEMU Lausanne, dans la classe de Leontina Vaduva. Elle a notamment interprété Eurydice dans l’opéra de Gluck, Vénus dans Orphée aux Enfers, Pamina dans Die Zauberflöte, Madame Lidoine dans Dialogues des Carmélites et la comtesse Almaviva des Nozze di Figaro. Elle a chanté lors du gala célébrant les 30 ans de carrière de Leontina Vaduva, à Bucarest. Elle bénéficie des conseils de Jean-François Gardeil pour la mélodie française et de Helmut Deutsch pour le Lied.
En été 2017, elle a été sélectionnée pour participer à l’Excellenz-Labor Gesang, un atelier de deux semaines dirigé par Hedwig Fassbender, René Massis, Enza Ferrari et Fausto Nardi. Elle est lauréate de la fondation du Pour-cent culturel Migros.
Ténor français, Jean Miannay étudie le chant auprès de Brigitte Balleys à la Haute École de Musique de Lausanne et de Scot Weier à la Hochschule für Musik Hanns Eisler de Berlin. Il continue de se former dans différentes Académies comme la Exzellenz Oper Labor. Il est lauréat de plusieurs distinctions, comme le Grand Prix du 4e concours Raymond Duffaut, le 26e concours international de chant de Clermont-Ferrand, de la bourse de la fondation Mosetti à Lausanne, le troisième prix du concours Kattenburg ou encore une golden medal à la 2e édition du concours international of music de Vienne catégorie Virtuoso. Il vit ses premières prises de rôle à l’Opéra de Lausanne. En septembre 2021, il est Ferrando dans Così fan tutte à Lausanne et Fribourg, produit par l’Opéra de Fribourg. Il débute sur les scènes françaises en 2020 en campant Beppe d’I Pagliacci à l’Opéra du Grand Avignon – production qu’il suivra à l’Opéra de Vichy, à Clermont-Ferrand et au Festival de Saint-Céré. C’est aussi en 2020 qu’on le voit pour la première fois aux Chorégies d’Orange, dans le cadre de la « Nuit magique ». Il y est réinvité l’année suivante pour un récital « Scène émergente » et a incarné en 2022 Isepo dans La Gioconda de Ponchielli.
À l’Opéra de Lausanne : Cendrillon de Pauline Viardot (2018), Les contes d’Hoffmann (2019), Rinaldo (2020), L’auberge du Cheval Blanc (2021), Semiramide (2022) et Eugène Onéguine (2022).
Ada Élodie Tuca débute à la Maîtrise de l’Opéra de Lyon où elle a notamment interprété le rôle de Juliet dans Le petit Ramoneur, sous la direction d’Alan Woodbridge et dans la mise en scène de Nino d’Introna, ainsi que la jeune fille de 15 ans dans Lulu de Berg avec Kazushi Ono et Peter Stein. Élève de Leontina Vaduva, elle obtient en 2018 un Master en interprétation à l’HEMU. Elle y suit des master classes avec John Fiore, Gary Magby, Helmut Deutsch, Martin Katz et Luisa Castellani, et interprète, toujours dans le cadre de cette école, les rôles du Rossignol dans L’enfant et les sortilèges, sous la direction de Benjamin Levy, de la Reine de la Nuit dans La flûte enchantée et de Mme Herz dans Der Schauspieldirektor, rôle qu’elle a repris au Théâtre de Bonlieu à Annecy. En 2018, elle fait ses débuts dans le rôle d’Olympia des Contes d’Hoffmann à l’Opéra de Fribourg sous la direction d’Olivier Desbordes, Benjamin Moreau et Laurent Gendre.
À l’Opéra de Lausanne : Phi-Phi (2014), La veuve joyeuse (2014), La vie parisienne (2016).
Anne Sophie Petit est titulaire d’un master de soliste de la Haute Ecole de Musique de Lausanne, dans la classe de Stephan MacLeod. Jeune Talent de l’Académie Philippe Jaroussky en 2019/20, elle est également lauréate de la Fondation Royaumont, membre du studio de l’Opéra de Lyon (2020/21) et remporte le concours Mahler de Genève en 2020, en duo avec le pianiste Marcell Vigh. Elle fait ses débuts sur scène à l’Opéra de Lausanne en 2017 dans le rôle de Musetta dans La bohème. On a pu l’entendre sur des scènes telles que l’Opéra de Rouen, le Théâtre des Champs-Elysées, et plus récemment au Concertgebouw d’Amsterdam où elle fait ses débuts en Reine de la Nuit. Elle a collaboré avec des ensembles tels que Gli Angeli Genève, Les Ambassadeurs et l’Orchestre du XVIIIe Siècle.
À l’Opéra de Lausanne : La bohème (2017), Cendrillon (2018) et Les chevaliers de la Table ronde (2019).
Après une Licence en musicologie à la Sorbonne, Louis Zaitoun étudie le chant auprès de professeurs comme Pierre Catala, Gary Magby, Leontina Vaduva, Christine Schweitzer, Piero Visconti et lors de master classes avec Sylvia Sass, Nadine Denize, Giacomo Aragall, David Jones et Jean Paul Fouchécourt. Il intègre le Chœur de l’Armée Française puis est reçu à l’HEMU, où il obtient son master avec les félicitations du jury. Il remporte le deuxième prix du Concours d’opéra de Béziers et un prix d’interprétation au Concours International Accademia Belcanto de Graz. Il se perfectionne actuellement à la Haute École de Musique de Berne où il à été reçu en master soliste, ainsi qu’à l’opéra studio de l’Opéra de Lyon. Sa voix de ténor lyrique lui permet d’aborder un vaste répertoire : il chante les rôles principaux aussi bien dans des opérettes comme La Vie Parisienne et Chilperic d’Hervé, que dans des œuvres du belcanto comme Rita de Donizetti, ou des œuvres plus dramatiques comme Tosca, La bohème, Rigoletto ou Manru.
Récemment, il était Don José dans Carmen au Victoria Hall de Genève et à l’auditorium Stravinsky de Montreux.
À l’Opéra de Lausanne : le fils dans Les mamelles de Tirésias (2016), le Brésilien dans La vie parisienne (2016).
Sous la baguette de leur directeur musical David Reiland, mais aussi sous la direction de chefs invités tels que Michel Corboz, Louis Langrée, Marco Guidarini, Laurent Petitgirard… entre autres, le Sinfonietta de Lausanne produit chaque année une vingtaine de programmes, présentés au cours de 40 à 50 concerts.
La jeunesse, la précision, la souplesse et l’engagement des musiciens sont les fondements de cet ensemble à la personnalité originale, qui a pour but d’offrir à un large public le répertoire musical le plus varié : musique de chambre, symphonies pour grand orchestre, opéras, musiques de films, accompagnement de musiques actuelles et même de spectacles comiques.
Titulaire d’une licence de concert en piano et d’un diplôme en écriture et accompagnement, Didier Puntos est régulièrement invité par le Quatuor à cordes Debussy, l’Orchestre National de Lyon ou l’Orchestre de la Suisse romande, il se produit aussi bien en France qu’à l’étranger. En 1986, il devient chef de chant à l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Lyon et collabore avec Patrice Caurier et Moshe Leiser ou Benjamin Knobil, dirigeant notamment La Périchole, Die Fledermaus et Così fan tutte dans des lieux comme le Théâtre des Champs-Élysées et l’Opéra de Paris.
Il a composé un ballet, L’ombre des jumeaux, un opéra, L’enfant dans l’ombre ainsi que des œuvres vocales, de la musique de chambre et des pièces pour piano. Sa discographie compte l’intégrale des mélodies d’André Messager. Il a été directeur musical de l’ensemble vocal Passeggiata entre 2003 et 2008.
À l’Opéra de Lausanne : L’enfant et les sortilèges (2010 et 2015).
Originaire de Marseille, Gilles Rico étudie la musique et la philosophie avant de faire un doctorat en philosophie médiévale à l’Université d’Oxford. Parallèlement à sa carrière universitaire, il se tourne vers la mise en scène d’opéra en travaillant d’abord comme assistant pour différentes maisons d’opéras et festivals européens. Il collabore notamment avec des metteurs en scène comme Patrice Caurier et Moshe Leiser, Joël Pommerat, Tom Cairns, Dmitri Tcherniakov, Jérôme Deschamps, Andreas Homoki, David McVicar, Damiano Michieletto, Robert Carsen, James Gray et Katie Mitchell. En 2016, Gilles Rico signe la mise en scène de la création mondiale de Maria Republica de François Paris à Angers-Nantes Opéra, spectacle qui reçoit le Prix de la Critique 2016. Il met également en scène Un dîner avec Jacques, spectacle autour d’Offenbach produit par l’Opéra-Comique et le Musée d’Orsay puis repris en tournée en France. Il signe la mise en scène de l’opéra participatif Tistou les pouces verts de Henri Sauguet à l’Opéra de Rouen puis met en espace de L’Enlèvement au Sérail de Mozart à la Philharmonie de Paris. Récemment, il met en scène Cendrillon de Pauline Viardot à l’Opéra de Lausanne et l’opéra participatif Les petites Noces d’après Mozart à l’Opéra de Rouen, au Théâtre des Champs Elysées et en tournée en France. En tant que librettiste, Gilles Rico écrit le livret de La Princesse Légère de Violetta Cruz, une commande de l’Opéra Comique et de l’Opéra de Lille et le livret de l’opéra de chambre Les rois mages de Fabian Panisello dont il crée également la mise en scène à Madrid et Nice. Parmi ses projets figurent, la reprise des Rois mages à l’expo de Dubaï, la mise en scène de L’Auberge du Cheval Blanc de Benatzsky à l’Opéra de Lausanne, la création mondiale de Hémon de Zad Moultaka à l’Opéra du Rhin à Strasbourg et la mise en espace de Don Giovanni à la Mozartwoche à Salzbourg.
À l’Opéra de Lausanne: Cendrillon de Pauline Viardot (2018) et la reprise de la mise en scène des Nozze di Figaro (2021).
Diplômé de l’École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre en France, Bruno de Lavenère crée des scénographies pour l’opéra, la danse et le théâtre. En 2014, le Syndicat professionnel de la critique de théâtre, de musique et de danse lui attribue le Prix de meilleur créateur d’éléments scénographiques avec le vidéaste Etienne Guiol dans la catégorie opéra pour la scénographie de Doctor Atomic à Strasbourg. Il travaille avec Thomas Jolly, Lucinda Childs, Jean-Louis Grinda, Renée Auphan, Jean-Romain Vesperini, Richard Brunel, Frédéric Roels, Max Emanuel Cencic ou encore Gilles Rico. Parmi ses dernières créations, citons Macbeth Underworld à La Monnaie, Norma à Mascate (Oman), Mozart et Salieri à Lyon, Il Trovatore à Lille et au Luxembourg, Don Giovanni et Così fan tutte à Rouen, Quai Ouest et Cav/Pag à Strasbourg, The Sleeping Beauty à Bâle, Les petites noces Théâtre des Champs- Élysées, La belle Hélène au Grand Théâtre de Genève, Little Nemo et Maria Republica à Nantes, Re Orso à l’Opéra-Comique, Carmen à Hong-Kong, La bohème au Bolchoï, Otello à Monte-Carlo et Akhnaten à Nice.
À l’Opéra de Lausanne: Siroe (2016), La vie parisienne (2016), La donna del lago (2018) et Cendrillon (2019).
Karolina Luisoni étudie le stylisme à la Haute École d’art et de design de Cracovie. Elle poursuit sa formation dans le domaine des costumes et des textiles à l’Université de Huddersfield, en Angleterre. Son projet de fin d’études, en 2013, lui vaut un prix spécial décerné par le comédien Sir Patrick Steward, ainsi qu’un prix de la part de la Northern Society of Costumes and Textiles. Elle est lauréate du concours international organisé en 2015 par Luc Besson, pour les costumes de son film Valérian et la Cité des mille planètes. En 2019, son costume «Méphistophélès» a été exposé au Musée historique d’État de Moscou dans le cadre de l’exposition «Innovative Costume of the 21st Century: Next Generation».
Depuis 2015, elle collabore avec plusieurs compagnies de théâtre en Suisse et à l’étranger et initie sa collaboration avec l’Opéra de Lausanne. Engagée dans les ateliers de costumes de l’institution, elle y tient le rôle d’adjointe à la confection des costumes. En 2017, elle assiste à la création des costumes de la production de Don Giovanni. Elle réalise sa première création à l’Opéra de Lausanne lors de la production de Cendrillon en 2018.
Après des études d’électronicien, Denis Foucart fait ses premiers pas dans l’événementiel, réalisant les éclairages de nombreuses manifestations à travers le monde, dont le concert de Jean Michel Jarre, produit pour l’entrée en l’an 2000, en Égypte. De 2000 à 2003, il est engagé comme régisseur lumières pour les tournées internationales des comédies musicales Notre dame de Paris et Roméo et Juliette. Fin 2003, il devient chef éclairagiste du Béjart Ballet Lausanne, et signe ses premiers éclairages de ballets avec les productions de Zarathoustra, La vie du danseur, ou encore Le tour du monde en 80 minutes. Pour le Festival Avenches Opéra, il crée les lumières de La bohème et de Nabucco.
Chef électricien à l’Opéra de Lausanne depuis 2008, il reprend les lumières de Pierre et le loup, Die Zauberflöte, La veuve joyeuse, L’enfant et les sortilèges et crée celles de Phi-Phi (Route Lyrique 2014), de La Belle de Cadix (Route Lyrique 2016), ainsi que celles de l’opéra jeune public, Amahl et les visiteurs du soir en 2017 et Cendrillon en 2018. Sa dernière création : Les chevaliers de la Table ronde (Route Lyrique 2019).