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New York - Séoul et Washington ont achevé mercredi des manoeuvres militaires en mer Jaune et en ont annoncé d'autres ces prochaines semaines. La Corée du Sud s'attend aussi à de nouvelles attaques de Pyongyang. La Chine de son côté a refusé de condamner la Corée du Nord à l'ONU.
La Corée du Sud et les Etats-Unis discutent de la tenue de nouvelles manoeuvres conjointes en décembre ou début 2011, a indiqué mercredi le chef d'Etat major sud-coréen.
"Il y a une forte probabilité que le Nord attaque de nouveau", a déclaré Won Sei-hoon, directeur du National Intelligence Service, à une commission parlementaire. Le chef des services de renseignement sud-coréens était conscient dès le mois d'août dernier des projets agressifs de Pyongyang.
Afin d'éviter l'escalade entre les deux Corées, la Chine a renouvelé son offre de consultations d'urgence. La première offre de Pékin avait été rejetée par Washington et reçu un accueil réservé du Japon.
"Les parties concernées devraient garder leur calme, faire preuve de retenue et travailler à retrouver la voie du dialogue et de la négociation", a déclaré le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi, cité par l'agence officielle.
Les manoeuvres militaires en mer Jaune, entamées dimanche, ont eu lieu quelques jours après le bombardement par Pyongyang d'une île sud-coréenne qui a causé la mort de quatre Sud-Coréens et provoquant un tollé international. Séoul a annoncé mercredi le déploiement sur l'île de missiles anti-aériens.
Pyongyang avait qualifié les exercices militaires de "provocation" et de "crime", qui mènent la région "au bord de la guerre". "Il nous faut répliquer au centuple" en cas d'attaque de la Corée du Nord, a de son côté estimé le nouveau ministre de la Défense sud-coréen, Kim Kwan-Jin.
A l'ONU, selon des diplomates, la Chine bloque une éventuelle condamnation de Pyongyang au Conseil de sécurité. Pékin est l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité et dispose à ce titre d'un droit de veto.
ATS