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Les figures en bronze de Julian Assange, Chelsea Manning et Edward Snowden, debout sur des chaises, sont exposées depuis lundi sur la place des Nations à Genève. La sculpture doit rester devant l'ONU jusqu'à vendredi.
"C’est un monument au courage de trois personnes qui ont dit non à la mise en place d’une surveillance globale et aux mensonges et qui ont choisi de dire la vérité", a expliqué l’artiste italien Davide Dormino, à l'origine de l'oeuvre qui pèse plus d'une tonne.
Une quatrième chaise a été volontairement laissée vide pour que chacun puisse s'exprimer aux côtés du cofondateur du site WikiLeaks, confiné dans l'ambassade d'Equateur à Londres, de l'informaticien américain réfugié en Russie et du soldat condamné aux Etats-Unis à 35 ans de prison pour avoir livré des secrets d'Etat. De nombreux touristes sont déjà montés sur la chaise pour se faire photographier sur le monument.
Protection des lanceurs d'alerte
Coordonnatrice du projet, Pilar Ackermann a souligné que "l'arrivée en Suisse de l'oeuvre 'Anything to say?' tombe à pic dans le cadre de la loi 'Pour une meilleure protection des lanceurs d'alerte'". Celle-ci a récemment été renvoyée par une commission parlementaire au Conseil fédéral pour l’améliorer.
Le comité suisse de soutien, constitué de l'association "Anything to Say?", de la Presse Emblème Campagne (PEC), du Centre international pour la paix et les droits de l’homme (CIPADH), de Pilar Ackermann, Fabio Lo Verso, Charly Pache et Marco Benagli milite aussi pour qu'Edward Snowden reçoive l'asile politique en Suisse.
Le monument avait déjà été exposé à Berlin en mai et à Dresde en juin et il sera à Paris fin septembre. Les concepteurs du projet ont l’intention de demander aux autorités suisses l’établissement définitif de l’œuvre à Genève une fois qu’elle aura fait le tour du monde. Davide Dormino, né en 1973, a notamment réalisé en 2011 à Port-au-Prince, en Haïti, le monument aux dizaines de milliers de victimes du séisme, à la demande des Nations Unies.
ATS