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Petit résumé subjectif de: Mon p'tit cahier d'Éducation positive, Christine Klein, aux Editions Solar.
Le cerveau se divise en 3 parties principales:
Le cerveau se spécialise par la fréquence des expériences vécues, pas par la qualité.
Un enfant n'est pas un petit adulte. Voici un tableau qui explique les capacités de l'enfant par rapport à son âge (p.18-19):
4 émotions de base: joie, colère, tristesse, peur.
Émotion est un déclencheur, et notre cerveau y apporte 3 réponses: physilogique, comportementale, cognitive.
Equité est plus important que égalité: ce qui compte, ce sont les besoins de chacun.
Lorsqu'on est dans une crise émotionnelle, on est prisonnier du cerveau émotionnel, le cerveau supérieur est hors service.
Il est important d'écouter (accompagner) les émotions plutôt que de les limiter (les repousser).
Il faut laisser l'enfant chercher des solutions (ne pas lui donner nos solutions d'adultes) mais l'accompagner dans ses émotions. Sa perception du monde et ses ressources ne sont pas celles d'un adulte, il résoudra différemment.
S'ouvrir à la manière dont l'autre perçoit le monde.
Aider à comprendre les émotions qui se passent en lui, mettre des mots sur ce qu'il vit: ce qu'il ressent est désagréable, mais normal dans cette situation.
Par exemple, avant la rentrée de l'école, l'enfant dit qu'il a mal au ventre, qu'il est inquiet:
Il faut privilégier les questions ouvertes pour inviter l'enfant à formuler ses réponses plutôt que laisser l'adulte mener la conversation.
Il est important d'être vraiment présent (disponible) pour écouter l'enfant.
Exemple: une sortie longuement prévue est annulée. L'enfant est déçu et pleure.
Reformuler les émotions de l'enfant pour être plus près de son ressenti.
Émotions exprimées, elles se dégonflent, cela permet de retrouver le cerveau supérieur et de pouvoir réfléchir et chercher des solutions.
Aider l'enfant à faire le lien entre sensations physiques et émotions.
Quand émotion commence à se dégonfler, aider l'enfant à chasser l'inconfort physique (pas l'émotion!)
Exercice: sur une longue inspiration, observer les émotions et les tensions générées; sur une expiration tonique (souffler), libérer les tensions.
Cela permet à l'enfant de prendre conscience de son émotion à la fois verbalement (elle a été nommée) et corporellement (il la situe dans son corps).
ATTENTION:
Il ne faut pas laisser l'enfant exprimer ses émotions brutalement, mais lui apprendre à tenir compte des informations fournies par ses émotions et lui apprendre à gérer. Si le corps réagit, c'est que quelque chose d'important se passe en lui, il ne peut pas l'ignorer. Il peut se servir de ce qu'il ressent pour comprendre ce qui est important pour lui dans ce contexte et pour agir en fonction.
Pour rappel, derrière chaque comportement il y a une intention positive. Cela signifie qu'un comportement équivaut a un besoin.
Si les besoins fondamentaux ne sont pas comblés, l'enfant ne peut pas avoir un comportement acceptable.
Si l'enfant a faim/sommeil, il ne pourra pas se comporter correctement et il ne lui sera pas possible de penser à autre chose que lui. Il ne pourra pas répondre à nos besoins d'adultes.
Les désirs et les envies ne sont pas des besoins, mais ils cachent des besoins. Il faut se demander "qu'est-ce que cela permet?" Par exemple, si l'enfant demande un jus de fruits, il n'a pas besoin de jus de fruits mais de boire.
Un besoin doit être satisfait pour notre bien-être. Un désir (qui est important et moteur) n'exige pas d'être comblé mais est un moyen de combler un besoin.
L'enfant ne peut pas combler un besoin de façon autonome, il a donc besoin du parent.
La frustration est impossible à gérer avant 4 ans, et seulement 60% des enfants de 12 ans y arrivent.
Pour aider à gérer, on peut proposer des alternatives.
Écoute active fait progresser l'intelligence émotionnelle de l'enfant: identifier, comprendre, exprimer et écouter, réguler, utiliser les émotions au quotidien.
Pour être capable d'avoir de l'empathie, il faut en premier être capable de concevoir les émotions chez soi avant autrui.
Il est important de consacrer au moins 10 minutes de pleine attention à l'enfant chaque jour.
Un enfant a besoin de contacts physiques jusque vers 10 ans.
On peut faire dans la maison un espace zen (pour tous) pour aller se ressourcer quand on est débordé par nos émotions. Par exemple des coussins, des mattières douces, des boules à neige à regarder, des crayons et des feuilles, des mandalas, des balles à malaxer, une balle de tennis pour auto-massages, des livres...
Un bon truc est d'utiliser l'imaginaire: les enfants adorent faire semblant. Par exemple, si l'enfant n'a pas envie d'aller à l'école, on peut raconter ce qu'on ferait si on allait pas à l'école. Ainsi l'enfant comprend qu'on reconnaît son envie, mais l'adulte n'a pas besoin d'y céder. Cela renforce les liens de confiance et de proximité.
Lorsque l'enfant se sent reconnu dans ses besoins, cela l'aide à trouver des ressources en lui pour gérer la situation.
ATTENTION:Le sucre est aussi un acteur important dans le comportement de l'enfant. Si l'enfant fait des motagnes russes émotionnelles (agitations suivies d'apathies), il faut surveiller sa consommation de sucre. Overdose de sucre mène à surpoids et diabète, mais aussi troubles de la mémoire et troubles de l'attention.
Pour accompagner la joie, on peut par exemple prendre chaque jour un moment pour chacun partager un beau moment de la journée. Eventuellement faire une "boîte à bonheur" à ouvrir une fois par an et à remplir avec des petits mots, des histoires, des billets de cinéma...
Définition: la colère est l'émotion qui se manifeste quand on ressent le besoin de changer une situation inacceptable (injustice, frustration, agression...). La colère a donc besoin de s'exprimer (pas se réprimer) pour diminuer.
La violence est l'échec de la colère: quand on n'arrive pas à se faire comprendre, la colère s'amplifie et passe par les gestes.
Si les colères de l'enfant posent problèmes, on peut essayer de les analyser avec le tableau suivant:
Une fois les situations qui engendrent la colère chez l'enfant identifiée, on peut discuter des situations problématiques explicitement pour trouver des solutions ensembles.
Quand l'enfant manifeste une colère, il est important de l'écouter (écoute active) sans le toucher, reformuler ce qu'il dit. S'il est en colère contre moi, placer ma tête plus basse que la sienne peut aider son cerveau a interpréter que je ne suis pas une menace. Il est important de respirer profondément pour accueillir l'intensité émotionnelle. Faire attention au temps de qualité passé ensemble, cela peut être un facteur déclencheur de colères.
Définition: la peur nous permet de détecter les dangers, de nous en éloingner ou de les combattre, avec pour objectif la survie. C'est l'émotion la plus profondément ancrée en nous.
Un enfant effrayé ne peut pas être rassuré par des paroles adultes. Il a besoin de trouver la réassurance en lui-même, et pour cela il a besoin que l'adulte fournisse de l'écoute et des informations.
Il est très important de ne pas rire ni se moquer des peurs de l'enfant.
Certains enfants sont plus imaginatifs/craintifs.
Lorsqu'on demande à l'enfant d'expliquer sa peur en détails, il se sentira mieux d'avoir pu mettre des mots sur son émotion.
Il est important de bien écouter, éviter d'anticiper à sa place, puis bien l'informer.
L'adulte peut encourager l'enfant (correctement), souligner de façon descriptive tous ses progrès, les mettre en mots sincèrement pour qu'il se les approprie, mais attention de ne pas exagérer les faits.
On peut aussi stimuler la mémoire des réussites: rappeler des souvenirs de réussites (contre une peur) passées.
Définition: la tristesse est l'émotion de perte (deuil, séparation, déception, désillusion...).
La tristesse se passe en 2 étapes: il faut d'abord digérer la perte, puis on peut imaginer l'avenir sans ce qui a été perdu; la vie est pleine de belles surprises!
Avec l'accord de l'enfant, on peut lui faire des câlins, des caresses et le laisser pleurer. Il ne faut pas essayer d'avoir des mots réconfortants, cela ne va pas aider l'enfant.
On peut demander à l'enfant d'expliquer, sans lui suggérer de solutions/compensations.
Après avoir séché les larmes, on peut gentiment parler du futur.
Définition: la Jalousie est l'émotion de l'insécurité, la peur de perdre.
Quand un enfant est jaloux, l'adulte doit enquêter pour comprendre le besoin caché.
Il faut faire de l'écoute active en tête-à-tête (sans frère/soeur) pour parler librement.
L'adulte doit rechercher l'équité plutôt que l'égalité: donner à chacun ce qu'il a besoin plutôt que la même chose à tous. Cela va aider l'enfant à distinguer ses propres besoins plutôt que de se comparer.
L'adulte doit éviter les comparaisons.
Attention aux compliments, éviter de faire des compliments importants devant les autres enfants.
Si un gros conflit de jalousie arrive, on peut intervenir (de manière impartiale) comme suit:
Personne n'est parfait, tout le monde fait des erreurs.
Il est important de se remettre en question.
Quand le parent culpabilise, il faut revenir aux besoins de chacun; attention car c'est différent que de projeter ce dont l'enfant pourrait avoir besoin de mon point de vue adulte coincé dans la culpabilité.
Personne n'est parfait, on fait tous des erreurs: la remise en question peut être une occasion pédagogique tant pour l'adulte que pour l'enfant.
Par exemple, si le parent culpabilise de ne pas passer assez de temps avec l'enfant, lui faire une sortie surprise n'est pas forcément ce qu'il attendra et ne va peut-être pas améliorer la situation, voire va l'empirer. Il faut plutôt en parler avec l'enfant et lui demander comment il aimerait que la situation soit réparée/améliorée.
Il faut prendre le temps d'apprendre. Lorsqu'on veut mettre en place quelque chose de nouveau, cela ne va pas venir instantanément. L'apprentissage se passe en 4 étapes:
Il n'y a pas de bonne façon de faire quelque chose qui ne fonctionne pas (Sandrine Donzel). Cela veut dire que si après 2 essais (appel, demande, etc), cela ne marche pas, il faut changer de méthode/stratégie.
Quand les parents sont en désaccord, les enfants peuvent le comprendre par le non-verbal. Il faut donc bien gérer et communiquer avec son partenaire dans ce genre de situation. On peut le faire devant l'enfant.
C'est important de ne pas être connecté en permanence, le cerveau a besoin de pauses.
Le stress est un mécanisme de survie. Il permet la fuite ou le combat (grâce à des hormones d'énergie et anti-inflammatoires), il accélère le coeur et la respiration et provoque un afflux sanguin dans les membres. Mais aujourd'hui il y a trop de stress. Il faut comprendre les facteurs déclencheurs de stress pour leur apporter une réponse appropriée.
Pour identifier les situations à stress, on peut utiliser le mnémotechnique CINE: quel CINE je me fais face à mon stress?
|perte de||C||ontrôle|
|I||mprévisibilité|
|N||ouveauté|
|menace pour l'||E||go (ne pas se sentir à la hauteur)|
Le cerveau ne voit pas de différences entre le réel et l'imaginaire, les mêmes aires cérébrales sont activées. Imaginer une situation à stress va donc provoquer la même réaction de stress que de vivre ladite situation.
Lors de situation stressante, dans un 2e temps, il est important de trouver des solutions. Cela permettra au cerveau d'intégrer l'information "il y a autre chose à faire que fuire/combattre, je peux me calmer."
Au quotidien, on peut aussi prendre le temps de faire 6 respirations par minute pendant 5 minutes, 3 fois par jour.
Attention à l'accumulation de frustrations, cela peut mener à une explosion de colère.
Il est important de savoir quelles parties du corps s'activent quand la colère émerge, et quelles parties quand la colère explose. Cela permet d'identifier quand la colère monte, et on peut alors aller s'isoler et respirer profondément. Quand on est redevenu calme, on peut analyser la situation et ainsi communiquer clairement à l'enfant la raison de notre colère.
La colère du parent cache souvent une autre émotion. Il est donc important une fois le calme revenu en nous d'analyser quelle émotion se cachait derrière notre colère.
Pour éviter le stress au quotidien:
En cas de gros stress, trouver ma façon de décharger (bouger, se promener, danser, courir):
De nombreux conflits du quotidien viennent d'un manque de coopération.
ATTENTION:Il est dangereux de dire "les enfants doivent obéir". Cela implique une soumission aux parents, et va apprendre aux enfants à obéir aux ordres sans en comprendre leurs sens et leurs implications. On peut rester ferme sur nos besoins, mais souples sur les solutions pour les combler. Cela va privilégier chez l'enfant le libre-arbitre, l'autonomie, la responsabilité et la créativité.
Il est important de mettre un cadre, pour que l'enfant puisse faire ses expériences en sécurité sous le regard des parents détendus.
L'enfant comprend/intègre mieux une règle avec un sens. Par exemple:
L'adulte évite les peurs et les colères avec des règles claires.
C'est important de discuter en couple, voire en famille, pour exprimer ce qui est acceptable ou pas. On peut utiliser l'image du feu tricolore:
On peut faire un conseil de famille pour réviser les règles. Si l'enfant est impliqué dans le processus, il respectera mieux les règles, et cela aide l'adulte à clarifier les règles et leurs sens.
Les punitions sont contre-productives. Elles n'engendrent que des sentiments négatifs envers l'adulte. L'enfant va prendre de l'énergie pour sa rancoeur/vengeance/pas se faire prendre la prochaine fois. La punition mène à une rebellion/soumission et à une dégradation des liens familiaux.
La sanction est une réponse plus appropriée. Elle découle naturellement des conséquences du comportement. Elle a une visée réparatrice sur la base d'une règle connue et comprise.
Les violences éducatives ordinaires sont dangereuses car elles transmettent les messages suivants très puissants:
Les récompenses ne fonctionnent pas sur du long terme: la motivation est externe à l'enfant, pour avancer il faut qu'il trouve la motivation en lui. Pour fonctionner, les récompenses devront être de plus en plus importantes et quelque chose que l'enfant est incapable d'acquérir seul (attention car l'enfant grandit).
Le parent doit s'affirmer avec respect:
Par exemple:
C'est important de ne pas faire de jugement dans ma description. On coopère plus volontiers quand on ne se sent pas attaqué.
i-message (message-je, messaJe): le problème du parent est qu'il a tendance à parler "sur" l'enfant. La solution est d'exprimer clairement ce qui se passe en nous.
Le i-message se contruit comme ceci:
Il faut prévenir plutôt que rugir: l'enfant a une vision du monde différente de l'adulte. Il ne se rend pas compte de ce qu'on attend de lui. Il faut lui exprimer clairement nos attentes, cela l'aidera à comprendre et à s'y conformer. Il faut donc décrire la situation avant qu'elle ne devienne un problème pour moi.
Quelques outils pour une bonne coopération:
Lorsque des conflits arrivent:
Au quotidien, pour avoir une bonne relation avec l'enfant: