Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06871.jsonl.gz/485

Un article qui fait partie de la thèse de Hannah Widmer a récemment été publié dans le journal 'Urban Planning'. Il est disponible en libre accès.
L'article porte sur les éléments qui contribuent à la convivialité sur les places publiques, c'est-à-dire des espaces vivants et animés où les habitants d'une ville se confrontent les uns aux autres et à la diversité de la ville. Cette étude analyse l'utilisation de trois places publiques à Zurich: Lindenplatz, Hallwylplatz et Idaplatz. Elle est basée sur une enquête par questionnaire auprès de 1470 utilisateurs des places publiques.
L’étude confirme des recherches antérieures soulignant l'importance de la conception et des affordances de l'espace public. Les usager·ère·s sont davantage enclins à pratiquer des activités optionnelles, c'est-à-dire des activités qui ne doivent pas nécessairement avoir lieu (par exemple, s'asseoir et profiter de l’espace public, prendre des photos) ou qui pourraient se dérouler en dehors des espaces publics (par exemple, superviser les enfants, s'asseoir pour manger), lorsque l'environnement offre de nombreuses possibilités de le faire, telles que des possibilités de s'asseoir. À Idaplatz et Hallwylplatz, où il y a beaucoup de places assises, les gens sont plus enclins à faire des activités optionnelles.
Il est intéressant de noter que ce résultat n'est pas simplement dû au fait que ces places attirent un public différent, par exemple des personnes disposant de plus de temps libre. L'approche quantitative de l'étude nous permet de séparer les effets de l'environnement des caractéristiques individuelles. Ainsi, l’article démontre que l'effet de l'environnement persiste même lorsque diverses variables sociodémographiques sont prise en considération.
Néanmoins, l'étude démontre que tous les groupes de la population n'ont pas la même probabilité de s'engager dans des activités optionnelles sur les places publiques. Outre l'heure de la journée, d’autres varibales tels que le genre, la relation des personnes avec leur quartier et le fait qu'elles soient (ou non) actives sur le plan professionnel jouent un rôle important sur les activités optionnelles et l’appropriation de ces espaces.