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« Quelle est la langue parlée en Suisse ? » Cette question est bien connue. Quel Suisse ne l’a pas entendue, à l’étranger ? Il est dans la coutume de définir notre pays comme un conglomérat d’états souverains, par définition autonomes, dont le nombre de langues pratiquées sur un territoire donné dépassent largement ce qui est observé dans la très grande majorité des nations du monde. Certains observateurs se plaisent à en déduire que notre pays constitue un modèle de démocratie, où le vivre ensemble entre individus ne partageant même pas une langue commune est possible. À chacun ses images d’Epinal ! Le hic est qu’il n’est pas si aisé de se comprendre, pas plus entre Helvètes qu’entre francophones du globe. Une image ludique illustre cet état de fait : un Romand, un Suisse allemand et un Tessinois se rencontrent dans le train ; quelle langue vont-ils parler ? Et bien, l’anglais ! Les exemples ne manquent pas. En période de soldes, on voit partout dans notre région des annonces « sale », la loi du nombre dans certaines instances officielles impose qu’on sacrifie les langues minoritaires.