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Washington - Barack Obama a réuni lundi une cellule de crise à la Maison Blanche pour tenter de trouver des solutions afin de stopper la fuite de pétrole brut dans le golfe du Mexique. Le président américain a de nouveau promis de faire payer la société britannique BP.
Sur le lieu du naufrage de la plate-forme pétrolière, le pétrole continue, malgré les efforts de BP et des autorités, à se répandre au rythme de 800'000 litres par jour. M. Obama a souhaité qu'aucune solution potentielle ne soit laissée de côté, n'excluant plus certaines méthodes farfelues après l'échec de la pose d'un vaste "couvercle".
La compagnie pétrolière va descendre dans les jours qui viennent un nouveau "couvercle", plus petit que celui qui a dû être retiré samedi.
BP avait placé tous ses espoirs dans la pose vendredi de cette sorte d'entonnoir d'acier mesurant 12 mètres de haut et pesant une centaine de tonnes, afin de récupérer le pétrole qui s'échappe de son puits à 80 km des côtes de Louisiane (sud des Etats-Unis).
Mais le groupe a été contraint samedi de retirer cette chape en raison de la présence de cristaux qui se sont formés sous l'effet du gaz et de l'eau.
Le nouveau couvercle pourrait être installé au-dessus de la fuite principale, à quelque 1500 m de profondeur, "dans les 72 heures", a déclaré BP. Pour éviter la formation de cristaux, de l'eau chaude sera injectée à l'intérieur, ainsi que du méthanol qui "bloque la formation d'hydrates".
Le groupe britannique a annoncé lundi que la marée noire lui avait déjà coûté 350 millions de dollars. La somme pourrait s'évaluer au final en milliards.
Du coup, BP envisage d'autres solutions plus étonnantes et va jusqu'à solliciter les idées de M. Toulemonde sur le site deepwater horizonrespeonse.com et via un numéro vert.
ATS