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Un tir de roquette et des coups de feu ont visé, mardi 28 décembre 2021 à l'aube, les locaux d'une compagnie de services pétroliers chinoise dans le sud de l'Irak, sans faire de victimes ni de dégâts, ont indiqué des responsables.
Six personnes ont été interpellées dans le cadre de l'enquête, selon une source de sécurité dans la province pauvre de Dhi Qar, où la prolifération des armes fait des ravages, comme dans le reste de l'Irak.
"Le siège de la compagnie chinoise ZPEC, active sur le champ Al-Gharraf au nord de Nasariya, a été visé par une attaque à la roquette (RPG-7) et des tirs à balles réelles", a annoncé dans un communiqué le responsable média de la compagnie étatique pétrolière de la province de Dhi Qar, Karim al-Jandil. "Il n'y a pas de dégâts, à part des impacts de balles sur une caravane à l'extérieur. Une roquette qui n'a pas explosé a été retrouvée", a indiqué à l'AFP une deuxième source de sécurité.
La compagnie chinoise est en charge de creuser des puits sur le champ pétrolier Al-Gharraf. L'attaque serait motivée par "un chantage" pour faire pression sur l'entreprise et garantir des emplois aux habitants du secteur, a estimé un responsable de la compagnie étatique pétrolière.
Nasariya et sa province ont été un bastion de la contestation anti-pouvoir déclenchée à l'automne 2019 et réprimée dans le sang. Les manifestants fustigeaient pêle-mêle des infrastructures en déliquescence, le chômage des jeunes et la corruption endémique.
L'Irak dispose d'immenses réserves d'hydrocarbures. C'est le deuxième pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), et l'or noir représente plus de 90% de ses revenus. En novembre, le pays a exporté plus de 98 millions de barils --soit plus de 7,6 milliards de dollars de revenus, selon le ministère du Pétrole.