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Le théâtre antique d’Arles est l’une des plus grandes réalisations de la première phase d’urbanisation de la cité. Les travaux ont commencé vers 40-30 av. J.-C., peu après la fondation de la colonie romaine par Jules César. Ils ont été achevés, pour l’essentiel, vers 12 av. J.-C.
Edifié sommet de la colline de l’Hauture, les architectes du théâtre, n’ayant pu adosser les gradins sur un flanc rocheux, ont construit une structure en élévation remarquable, faites de galeries concentriques et de salles voûtées rayonnantes dont on ne voit plus qu’aujourd’hui le squelette. L’enceinte extérieure, entièrement bâtie était composée de trois étages d’arcades.
De nombreuses représentations étaient données lors de fêtes en l’honneur des dieux. Le public assistait gratuitement aux tragédies, comédies, mimes et pantomimes.
Les péripéties de la destruction du théâtre sont mal connues. La partie méridionale a dû être modifiée dès le Ve siècle par l’adjonction d’une enceinte défensive.
Les destructions ont servi à l’approvisionnement en pierre de nouveaux chantiers tel celui de la cathédrale Saint-Etienne (aujourd’hui Saint-Trophime).
En 1833, après dix ans de fouilles archéologiques, débuta l’exhumation des vestiges du théâtre, achevée en 1903. Seules les parties inférieures de l’édifice demeuraient encore, et, pour redonner vie au lieu, on reconstruit en partie la cavea.