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Le squelette des gays, des lesbiennes et des bi est-il aussi robuste que celui du reste de la population? C’est la question que se sont posés des chercheurs canadiens dont l’étude a récemment été publiée par l’«American Journal of Human Biology». Elle se base sur des données de santé récoltées entre 2007 et 2014 aux États-Unis, lesquelles comprennent notamment des examens d’ostéodensitométrie, qui mesurent la densité osseuse et la teneur en minéraux, en l’occurrence dans les vertèbres lombaires et le fémur.
Les chercheurs ont exploité les informations sur l’orientation sexuelle des 3243 participant·e·s des deux sexes. Ils ont ainsi pu comparer les données générales à celles de 53 lesbiennes/gays, 97 bi et 103 personnes «ayant eu une expérience avec une personne du même sexe».
Verdict? Les hommes gay avaient des densité et qualité osseuse moindre que les autres groupes dans les régions anatomiques analysées, même en ajustant les données aux facteurs de risque ordinaires. Ce constat ne se vérifiait pas pour les hommes bisexuels, ni pour les lesbiennes et bisexuelles. Ces dernières auraient même une meilleure densité osseuse que les autres femmes, même si les chercheurs admettent que leur nombre dans l’étude était insuffisant.
«Stress minoritaire»
Pour ce qui est des causes de ces disparités, l’étude suggère d’approfondir les recherches sur le «stress minoritaire», associé aux phénomènes de stigmatisation sociale. «Comprendre comment les expériences vécues et la physiologie du stress façonnent la variabilité dans la santé osseuse permettra aux décideurs d’élaborer des politiques de santé publiques et des interventions plus efficaces», écrit l’auteur, le Dr James K. Gibb, de l’Université de Toronto.