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| Note

Préface, datée de Lausanne, le 5 mai 1764, reprenant pour l'essentiel celle de l'édition de 1760, à laquelle ont été ajoutées quelques considérations nouvelles.
Le statut exact de cette « troisième édition » parue tantôt sous le nom de François Grasset tantôt sous celui de Marc Chapuis (v. tissot-ona-64aa), mais non imprimée à Lausanne, n'a pas pu être établi. Il s'agit probablement de l'édition "Paris,1764" proposée tant par Grasset dans son Catalogue des livres françois etc. de 1767 que par Marc Chapuis dans son catalogue de 1769. Le papier utilisé, originaire du Limousin, confirme l'hypothèse d'une origine française ; elle a sans doute été produite par le libraire parisien P. F. Didot le jeune, dont le nom a été malicieusement emprunté par Fortuné-Barthélemy de Félice pour la contrefaçon parue l'année suivante à Yverdon sous l'adresse fictive de Paris. La participation - voire la responsabilité éditoriale - de Grasset à la production de cette édition sortie de presse pendant ses années d'exil est très probable: il mentionne bien cette troisième édition parue sous l'adresse de Lausanne en 1764 parmi les ouvrages du Tissot qu'il propose à la vente dans un catalogue inséré à la fin de la brochure intitulée Nouveaux secours pour les corps arrêtés dans l''œsophage, par Jean-André Venel, publiée par ses soins en 1769 (v. venel-nou-69). Le fait qu'un privilège pour une durée de 15 années ait été accordé en décembre 1765 à François Grasset par LL.EE. de Berne pour ce livre (en même temps que pour l'Avis au peuple (v. tissot-avi) et les Lettres sur divers sujets de médecine (v. tissot-let) indique qu'il était alors reconnu par les autorités locales comme le propriétaire légitime de ce titre.
Un examen minutieux des différents exemplaires montre qu'une autre édition, caractérisée par un ornement différent en p.1 et de légères différences dans le positionnement des caractères typographiques, a été produite, en 1764 également, par le même atelier, probablement pour le compte de Didot aussi (v. tissot-ona-64b) ; tous les témoins de cette édition examinés portent l'adresse de Marc Chapuis, dont le rôle exact joué dans l'entreprise n'est pas connu précisément (Marc Chapuis n'a aucun rapport deparenté avec l'imprimeur lausannoios Antoine Chapuis, impliqué dans la production de l'édition orginale de ce texte en 1760).
Notons pour conclure que la mention "Troisième édition" figurant au titre pose problème, aucune « seconde édition » n'ayant paru précédemment (à moins de considérer la première version du texte, en latin, comme la première édition).