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C’était attendu, c’est confirmé. Le CIO a délibéré et a rendu publique sa décision dans une ambiance chaude lors d’une conférence de presse animée au Palais de Beaulieu à Lausanne. La Russie est bien suspendue, mais les athlètes capables de prouver qu’ils sont propres pourront prendre part aux Jeux olympiques de PyeongChang en février.
“Il s’agit d’une attaque sans précédent contre l’intégrité des Jeux olympiques et du sport, a déclaré le président du CIO Thomas Bach. La commission exécutive du CIO a pris des sanctions proportionnées au regard de la manipulation systémique, tout en protégeant les athlètes propres”.
Une équipe “Athlètes olympiques de Russie”
Dans les faits, cette commission exécutive a décidé de suspendre le comité olympique russe avec effet immédiat à la suite du scandale de dopage organisé qui a été mise en place entre 2011 et 2015 et donc durant les Jeux de Sotchi en 2014. Certains athlètes russes seront tout de même autorisés à participer, mais ils devront être sélectionnés par un panel dirigé par l’ancienne Ministre des sports française Valérie Fourneyron. Les sportifs en questions devront évidemment avoir réussi les standards qualificatifs dans leurs discipline respectives. Surtout, ils devront être considérés comme propres.
Ces athlètes concourront sous une bannière neutre. Concrètement, ils feront partie de l’équipe “Athlètes olympiques de Russie”. Leur drapeau sera le drapeau olympique, comme l’hymne qui sera joué lors des cérémonies. A noter que des équipes peuvent prendre part aux Jeux.
Vitaly Mutko banni
Des décisions ont également été prises à l’encontre des dirigeants. Le staff et les officiels ne pourront pas avoir fait partie des dirigeants de l’équipe russe en 2014 notamment. Le Ministère russe des sports russe sera banni en Corée du Sud. L’ancien Ministre des sports Vitaly Mutko est exclu de toute future édition des Jeux. Actuel vice-premier ministre russe, il est également président de la Fédération russe de football et a présidé la candidature russe pour la Coupe du monde 2018. Il aurait largement participé à la mise en place du système de dopage organisé.
Le comité olympique russe devra par ailleurs payer 15 millions de dollars pour rembourser le coût des investigations et pour contribuer à la création de l’instance indépendante qui décidera de la participation des athlètes.
Laurent Morel, Lausanne