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Zürich, 22.08.2017
BHP a renoué avec les bénéfices en 2016/2017, grâce à un rebond des cours des matières premières. Le groupe minier anglo-australien a décidé de céder ses plateformes de forage terrestres de schiste aux Etats-Unis.
Au cours de l'année budgétaire qui s'est achevée fin juin, BHP a dégagé un bénéfice net de 5,89 milliards de dollars (5,62 milliards de francs), juste en deçà des attentes des analystes.
Un an plus tôt, il avait déploré la plus grande perte annuelle de son histoire (6,39 milliards de dollars) du fait d'importantes dépréciations d'actifs aux Etats-Unis et des répercussions financières de la catastrophe de Samarco au Brésil.
En novembre 2015, la rupture de ce barrage (copropriété de BHP et du brésilien Vale), constitué de déchets de minerai de fer, avait entraîné une gigantesque coulée de boue, qui avait fait 19 morts et provoqué un drame écologique majeur.
Exercice très solide
Le directeur général de BHP, Andrew Mackenzie, s'est félicité dans un communiqué d'une "année financière très solide", tandis que le président du conseil d'administration Jac Nasser, qui s'apprête à quitter son poste, mettait en avant les importantes réductions de coûts et gains de productivité (1,3 milliard de dollars sur la période).
Les comptes d'exploitation du géant minier sont aussi revenus dans le vert, avec un bénéfice de 11,75 milliards de dollars, contre une perte de 6,2 milliards en 2015/2016.
Le groupe a profité d'une tendance positive des prix du pétrole, même si, dit-il, des inquiétudes demeurent au sujet de la stratégie de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'offre américaine. Idem pour le gaz, le cuivre, l'acier, le fer et le charbon métallurgique.
A l'image de ses rivaux, BHP a traversé d'une période difficile en raison de la chute des cours provoquée par un problème de surproduction sur fond de ralentissement en Chine, plus grand consommateur de matières premières de la planète.
La première compagnie minière au monde a par ailleurs annoncé son intention de se désengager de ses actifs américains dans le pétrole et le gaz, dans lesquels elle avait investi 20 milliards de dollars en 2011 avant d'être laminée par la dégringolade des prix. "Nous avons décidé que nos activités terrestres aux Etats-Unis n'étaient pas essentielles et nous cherchons activement des solutions pour en sortir", écrit BHP.
Le groupe anglo-australien satisfait ainsi la requête d'un important actionnaire, le fonds new-yorkais Elliott Advisors, qui ne cessait de réclamer une telle restructuration. Il lui avait pourtant opposé un refus encore récemment, disant vouloir doubler le nombre de ses plateformes de schiste.
Les acquisitions ont été réalisées "à un moment peu opportun" et "à un prix trop élevé", a reconnu mardi M. Mackenzie, ancien patron du géant australien de l'emballage Amcor, qui prendra les pleines commandes de BHP début septembre.