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Le projet de «Grand Musée» ou de «Musée Central» initié dès la fin du XIXe siècle par la Société auxiliaire du Musée, aujourd’hui Société des Amis du Musée (SAMAH), a pour principal objectif de réunir en un même lieu toutes les collections publiques d’art et d’histoire genevoises. Ainsi, le Musée archéologique, le Musée Fol, les Musée des arts décoratifs, l’Arsenal ou encore les œuvres peintes et sculptées exposées alors au Rath, dont la surface ne suffit plus, seront rassemblés.
Un musée vite rempli
Très vite après l'ouverture du Musée d’art et d’histoire en 1910, le manque de place se fait sentir. La Ville de Genève répond à ce besoin par le rattachement au MAH du Musée Ariana en 1927. Hormis les antiques, les céramiques sont presque intégralement déplacées dans la demeure palatiale de Gustave Revilliod. En 2010, la Ville de Genève décide de rendre indépendant le Musée Ariana, musée suisse de la céramique et du verre, qui devient ainsi la cinquième institution muséale de la Ville.
Les collections d’horlogerie, de bijouterie…
Les MAH conservent également d'importants fonds d'horlogerie, de bijouterie, d'émaillerie et de miniatures, constitués de la réunion de collections de musées fondés au XIXe siècle (Musée académique, Musée archéologique, Musée d'arts décoratifs et Musée de l'École d'horlogerie). Ces collections ont été rassemblées dès 1972 dans une belle villa, dans le quartier de Malagnou: le Musée de l'horlogerie et de l'émaillerie était né. À la suite d’un cambriolage en 2002, il a fermé ses portes et les collections ont réintégré la maison mère.
Les livres et l’édition
La Bibliothèque centrale du Musée d'art et d'histoire est ouverte en 1910, en même temps que le musée. D'abord logée dans les mêmes locaux, elle est transférée en 1928 dans l'immeuble du 5, promenade du Pin. En 1951, la bibliothèque est modernisée et devient la Bibliothèque d'art et d'archéologie.
L’histoire genevoise
En 1986, la Maison Tavel ouvre ses portes et est associée au réseau des MAH. Elle accueille les collections du «Vieux Genève», abritées à l’origine au Musée d’art et d’histoire, et devient le Musée de l’histoire urbaine et de la vie quotidienne.
Les dessins et les estampes
Le Cabinet d’arts graphiques (CdAG) est l’héritier de l’histoire respective du Cabinet des estampes et du Cabinet des dessins du Musée d’art et d’histoire, constitués en une seule entité en 2010.
Le premier naît en 1886 de la volonté des autorités municipales de réunir ses collections d’estampes en un même lieu, soit le Musée des arts décoratifs nouvellement inauguré. Les œuvres y assument, outre leur aspect esthétique, une vocation pédagogique et historique. À la création du Musée d’art et d’histoire en 1910, elles rejoignent la rue Charles-Galland. En 1952, elles sont transférées dans l'ancien hôtel Diodati-Plantamour au 5, promenade du Pin. Les conservateurs successifs inscriront alors le Cabinet des estampes sur la scène internationale, grâce à des expositions et des publications mettant en exergue la richesse des fonds comme les liens tissés avec les artistes contemporains.
Quant aux dessins, leur conservation s’émancipe de celle des peintures et sculptures en 1964. Une politique spécifique d’étude, d’enrichissements, d’expositions et de publications se fait alors jour. Historiquement liée aux fonds de peinture et de sculpture, la collection s’ouvre à l’art contemporain, tout en renforçant ses domaines d’excellence, parmi lesquels le pastel du XVIIIe siècle.