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Les fruits occupent une place importante dans l’alimentation humaine. Les arboriculteurs suisses en commercialisent un vaste choix : pommes, poires, pruneaux, prunes, cerises, raisin, abricots et même des spécialités plus exotiques telles le kiwi. Pourtant, cette branche de production n’occupe qu’une place économique relativement modeste en totalisant 3,6 % du revenu agricole. Autrefois, les vergers étaient composés d'arbres à tige haute.
Aujourd'hui, pour des raisons techniques et économiques, ce sont les cultures d'arbres nains qui ont pris le pas. Toutefois, pour des raisons relevant de la protection du paysage et de l'écologie (protection des oiseaux), la Confédération soutien financièrement le maintien et l'exploitation d'arbres à tige haute. Chaque suisse consomme en moyenne 56 kilos de fruits frais par an, dont 27 kilos de fruits tropicaux. L'arboriculture suisse ne produit toutefois qu'un tiers environ de la consommation de fruits et seuls 40 pour cent de cette récolte sont consommés à l'état frais. Une proportion à peu près égale est transformée en jus de fruits et le reste est distillé.
La Confédération soutient la production indigène par le biais d’une protection douanière: tant que la production suisse couvre les besoins du marché, les fruits étrangers de même variété sont frappés d’une taxe douanière si élevée que leur importation n’offre aucun intérêt. En revanche, l’importation des fruits tropicaux est libre.