Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/177970

<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est chargé d'étudier de quelle manière il serait possible de renoncer à l'électroconvulsivothérapie en Suisse. En effet, les électrochocs provoquent des lésions cérébrales prouvées irréversibles que les praticiens ne peuvent pas prévoir.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le Conseil fédéral a déjà pris position sur le sujet de ce postulat l'année dernière lorsqu'il a répondu à l'interpellation 16.4041.</p><p>L'électroconvulsivothérapie ou thérapie par électrochocs (ECT) est une approche thérapeutique bien établie à travers le monde qui est utilisée chez les patients atteints de dépression grave. Selon une publication de 2013, quelque 4000 personnes reçoivent un traitement par électrochocs chaque année en Allemagne. En Suisse, l'on a recensé une centaine de personnes traitées en 2011 et 2012 dans une douzaine d'hôpitaux ; la plupart des traitements sont dispensés à la Clinique psychiatrique universitaire de Zurich et à la Clinique psychiatrique de Königsfelden.</p><p>Un certain nombre d'établissements médicaux renommés et de publications scientifiques ne soutiennent pas le point de vue formulé dans le développement du postulat à propos des risques et des effets de l'ECT. Il n'existe par exemple aucune preuve du fait que cette approche thérapeutique endommagerait ou "grillerait" les neurones de manière irréversible (<a href="https://www.dgppn.de/_Resources/Persistent/ee634bcd0d5f404d6eb5817a7a69902f8254060a/2017-01-05_EKT_Broschuere.pdf">https ://www.dgppn.de/_Resources/Persistent/ee634bcd0d5f404d6eb5817a7a69902f8254060a/2017-01-05_EKT_Broschuere.pdf</a>; <a href="https://www.dgppn.de/_Resources/Persistent/d689bf8322a5bf507bcc546eb9d61ca566527f2f/S3-NVL_depression-2aufl-vers5-lang.pdf">https ://www.dgppn.de/_Resources/Persistent/d689bf8322a5bf507bcc546eb9d61ca566527f2f/S3-NVL_depression-2aufl-vers5-lang.pdf</a> ; pages 120-123).</p><p>Naturellement, cela ne signifie pas pour autant que l'ECT n'a aucun effet secondaire. C'est la raison pour laquelle cette méthode n'est retenue que pour des indications strictes et après évaluation des bénéfices et des risques pour le patient. De plus, l'ECT n'est utilisée en cas de dépression grave avec complications additionnelles que lorsque le traitement médicamenteux est resté infructueux (en cas de dépression dite pharmacorésistante).</p><p>Le Conseil fédéral estime qu'il est inutile d'intervenir en vue d'une interdiction de l'ECT. Et même s'il était nécessaire d'intervenir, le Conseil fédéral et les offices fédéraux ne pourraient pas prononcer d'interdiction en l'occurrence. En effet, dans sa réponse à l'interpellation 16.4041, le Conseil fédéral avait déjà indiqué que l'ECT est une méthode thérapeutique non soumise à autorisation sur le plan réglementaire. De plus, c'est aux cantons qu'incombe la responsabilité de surveiller le corps médical. Par conséquent, si les organes cantonaux responsables (direction de la santé publique et médecins cantonaux) devaient estimer que ces pratiques mettent en danger des patients, ce sont eux qui seraient compétents pour retirer aux médecins en question le droit d'exercer cette profession ou pour prendre d'autres dispositions légales.</p>  Le Conseil fédéral propose de rejeter le postulat.