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Les recherches ont repris dès le lever du jour lundi, avec un millier de sauveteurs mobilisés, dont des membres de l'armée et de la police. Selon le directeur général de la police de l'Etat de l'Uttarakhand, Ashok Kumar, 26 corps ont été retrouvés et 171 personnes sont toujours portées disparues. Un précédent bilan fourni lundi matin faisait état d'au moins 200 disparus et 18 corps retrouvés.
Dimanche, l'énorme masse d'eau a dévasté la vallée de la rivière Dhauliganga, un affluent du Gange, détruisant tout sur son passage, submergeant un complexe hydroélectrique et emportant des routes et des ponts.
Nombreux employés emportés
Des dizaines d'employés des deux centrales électriques installées sur le barrage de Richiganga sont portés disparus, ainsi que des habitants de la région, emportés par les eaux alors qu'ils s'occupaient de leur bétail, d'après les autorités.
Certains employés sont restés coincés dans deux tunnels obstrués par les flots, la boue et des rochers. Douze personnes ont été secourues dimanche dans l'un d'eux, mais il en reste 34 coincées dans le deuxième, a précisé la police.
>> Les images au lendemain du drame:
Situé dans le massif de l'Himalaya, l'Uttarakhand est un Etat indien où débute le cours du Gange dont la rivière Dhauliganga est un affluent.
Les autorités, qui ont d'abord déclaré que la rupture d'une partie d'un glacier avait causé la catastrophe, évoquent à présent un éventuel phénomène de vidange brutale d'un lac glaciaire.
Changement climatique
Quatorze glaciers surplombent la rivière dans le parc national entourant la montagne Nanda Devi. Ils font l'objet d'études scientifiques, en raison du changement climatique et de la déforestation qui accroît les risques de rupture. La fonte d'un quart de la glace de l'Himalaya observée ces quatre dernières décennies est imputée à la hausse des températures.
En 2013, des inondations dévastatrices dues à la mousson avaient tué 6000 personnes dans l'Uttarakhand, suscitant des appels à y revoir les projets de développement surtout dans les zones isolées comme celle du barrage de Rishi Ganga.
afp/cab