Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06872.jsonl.gz/957

Jurassienne d’origine, Francine Simonin est toutefois née à Lausanne (le 2 octobre 1936). Mais elle partage sa vie entre la France (Evian) et le Canada (Montréal). C’est que, de nationalité suisse, elle est citoyenne canadienne depuis 1974.
Peinture, dessin et gravure constituent sa création, extraordinairement imposante. Elle étudie à l’Ecole des beaux-arts de Lausanne (aujourd’hui Ecole des arts visuels) de 1955 à 1958. Elle obtient une Bourse fédérale de peinture en 1964 puis, en 1968, une Bourse fédérale de gravure accompagnée d’une bourse de trois mois de travail à Montréal, qu’elle parvient à faire prolonger de six mois.
C’est aussi le début de son activité professorale puisqu’elle enseignera les arts plastiques à l’Université du Québec à Trois-Rivières de 1971 à 1994. Elle sera aussi professeure invitée de 1993 à 1995 à l’Ecole des arts visuels de Lausanne.
Les bourses et prix obtenus par Francine Simonin sont nombreux, du Prix Alice Bailly, Lausanne, en 1966, au Prix de la Fondation Monique et Robert Parizeau pour l’ensemble de son œuvre en 2004 ou encore le Prix Irène Reymond, Neuchâtel, pour l’ensemble de l’oeuvre en 1986, et le Prix de la Fondation vaudoise pour la création, Lausanne, pour l’ensemble de l’oeuvre, en 1990.
On ne compte plus les expositions auxquelles elle a participé, aussi bien en Suisse qu’au Québec, mais également en Hollande, à Belgrade, Bruxelles, Bordeaux ou encore Bangkok. On peut mentionner en 1965 la Galerie Maurice Bridel à Lausanne, le Centre culturel du Québec à Paris (1980), le Centre culturel suisse à Paris (1996), le Musée d’art contemporain à Montréal (1978). Récemment, elle était encore à la Galerie Nane Cailler à Pully. Elle a aussi exposé au Musée jurassien des beaux arts de Moutier (1990) et fait l’objet d’une contribution dans la revue d’art jurassienne « Trou ».
Sur le site http://www.sikart.ch, Nicolas Raboud écrit : « L’art de Francine Simonin est marqué tout entier par le corps et le mouvement, le mouvement comme un signe et le corps comme une trace ».
De mère française et de père suisse originaire du Valais, André Raboud est né à Strasbourg et fait des études secondaires en France avant de s’installer à Monthey avec sa famille et de faire un apprentissage de décorateur. Très tôt, il s’intéresse à la peinture qu’il abandonne toutefois rapidement au profit de la sculpture. Il n’a que 21 ans lorsqu’il expose pour la première fois à Monthey.
En 1971, le groupe des six organise une exposition itinérante de peinture et de sculpture à Martigny et à Monthey qui sera l’une des premières manifestations de la scène artistique valaisanne. Cette année là, André Raboud réalise aussi sa première grande commande d’oeuvre monumentale. Il est aussi membre fondateur de la section valaisanne de la Société des peintres, sculpteurs et architectes suisses. Il participe en 1974 à la première manifestation d’art contemporain du Mans où il reçoit le premier prix de sculpture ainsi que celui de la critique.
André Raboud est professeur de sculpture à l’Ecole cantonale des beaux-arts de Sion pendant deux ans. Il réalise ses premières oeuvres monumentales pour la ville de Monthey, puis pour l’hôpital de Sion. En 1980, il participe à l’exposition de sculpture suisse de Bienne et reçoit la bourse fédérale des beaux-arts.
Marié depuis 1972 à la Jurassienne Marie-Christine Theurillat, organiste, il s’installe à Saint-Triphon (VD) en 1981 et 1982. Il aura deux filles, dont l’une meurt accidentellement. Il voyage notamment en Inde et au Japon et conçoit toujours de nombreuses oeuvres monumentales, aussi bien pour des particuliers que des collectivités publiques. On en trouve notamment chez Nestlé, à la SUVA à Sion mais aussi au CIP à Tramelan.
André Raboud a participé à de nombreuses expositions dans divers pays. Parmi les dernières, on peut mentionner Lausanne, Champéry, Vevey, Fribourg ou Martigny. Outre Saint-Ursanne, il expose aujourd’hui au Vieux Manoir à Morat ou encore à la Triennale de sculpture contemporaine de Bex. André Raboud est aujourd’hui âgé de 59 ans.
A noter encore le récital de piano et violon du 30 août, avec des oeuvres de Marie-Christine Raboud-Theurillat.
Site internet personnel : http://www.andreraboud.ch