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Berne - La Suisse pourra participer à la construction du laser européen. Après le Conseil des Etats, le Conseil national a donné ce mardi son feu vert par 165 voix contre 3 à une convention concernant la construction et l'exploitation de l'installation européenne de recherche XFEL à Hambourg.
Le laser européen à électrons libres dans le domaine des rayons X doit permettre de mieux comprendre les processus biochimiques à l'échelle atomique. Le but est d'acquérir des connaissances fondamentales pour développer de nouveaux principes dans de très nombreux domaines, allant de la physique à l'archéologie, en passant par la médecine ou les sciences des matériaux.
La construction de cette infrastructure unique au monde a commencé début 2009 sur le site du synchrotron allemand à Hambourg. La Suisse entend contribuer aux travaux à raison de 26,7 millions jusqu'en 2015, le Parlement ayant déjà libéré ce montant.
Les coûts totaux du projet sont estimés à 1 milliard d'euros (environ 1,3 milliard de francs). Il seront répartis entre divers pays européens, la Chine et la Russie.
La Suisse participe déjà à titre provisoire à l'installation XFEL. L'institut Paul Scherrer a aussi développé une contribution "en nature".
Dans un deuxième temps se posera la question de participation de la Suisse à l'exploitation proprement dite de cette installation. La décision ne devrait toutefois pas être prise avant 2014 ou 2015, a indiqué le ministre de la recherche Didier Burkhalter. Mais pour la Suisse, s'y associer déjà constitue un signal.
ATS