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Dernière mise à jour : 17 nov. 2021
Par Nico Flow
Nous sommes tous plongés depuis notre naissance dans un monde qui voit la vie comme quelque chose de linéaire, ou dans le meilleur des cas en forme de courbe (ex : les courbes de QI, l’expansion de l’univers, les représentations du nombre d’or …). Linéaire signifie que chaque processus de la vie a été observé, calculé, mesuré, et qu’on en a tiré des schémas, des concepts, des théories, qui suivent un modèle établi, tout fait : « pas besoin de réfléchir puisque d’autres, plus intelligents et spécialistes du sujet, l’ont fait pour nous ». Voici comment l’humain a créé des modèles hors-nature, inventés et perfectionnés sans tenir compte du reste de la création. Mais cela ne tient plus la route dès qu’on regarde la vie sous un autre regard, un regard non-linéaire, ou divergeant.
La pensée/logique linéaire consiste à associer les idées, concepts et arguments logiques les uns à la suite des autres avec les mêmes codes logiques que la syntaxe du langage verbal. Les groupes d'idées sont rangées dans des boîtes. C'est une forme de pensée très bien adaptée à la résolution de problèmes simples et répétitifs. La plupart des codes sociaux émergent de cette pensée.
La pensée/logique non-linéaire (divergente) consiste à associer les idées sur un modèle logique interne, propre à chacun, plus ou moins abstrait. Élaborer une stratégie pour résoudre un problème complexe fait notamment partie de cette forme de pensée. C'est donc une forme de pensée plus adaptée aux problèmes nouveaux et complexes. Les idées et concepts qui émergent de cette pensée sont difficiles à verbaliser. La pensée divergente se produit en principe dans un cadre spontané et non dirigé, de façon que de nombreuses idées soient générées d'une façon aléatoire et non organisée. Plusieurs solutions possibles sont envisagées dans un court laps de temps, et des possibilités inattendues se dessinent.
Les divergeant ou neuro-atypiques sont donc presque tous les artistes, idiots du village, génies, rebelles, révolutionnaires, aventuriers, qui ont vécus sur Terre de toute époque. Leur destin c’est ainsi forgé du fait que la norme imposée ne leur correspondait pas, et les a « poussé » à embrasser leur destin. Mais il y a surement 80% des divergeant qui ont juste souffert à vouloir s’adapter toute leur vie dans des destins linéaires. Comme on le vois en-dessous, nous ne cherchons pas une solution, mais un maximum de solutions, par simple plaisir ! Dans ce processus, nous sommes ouverts à tout ce qui peut sembler paradoxal ou contradictoire, en effet, paradoxal existe seulement lorsqu'on ne sait pas sortir des schémas établis de notre enfance ... finalement on ne sait pas "penser par soi-même".
Cette manière de fonctionner, à son plein potentiel, semble effrayante pour les neuro-typiques, cela leur donne des sueurs froides, des vertiges, et je comprend bien, cela me fait le même effet lorsque. je suis fatigué et face à un enfant HP qui est aussi intense que moi à mon maximum.
Comment gérer cela socialement ?
Car en effet, nos vies sont donc remplies de linéarité, déjà à la naissance on attend de nous de suivre une certaine courbe de croissance physique. Il nous faudra avoir tel poids et telle taille. Tout autre résultat fera de nous des bêtes de foires pour les médecins, ou des personnes catégorisés à vie. Voir le schéma de normes physique selon les usages médicaux en vigueur dans nos sociétés :
Pour le sommeil, c’est pareil, il n’y a qu’une seule manière de ressentir et vivre la fatigue et le repos. Se lever entre 6h et 8h et s coucher entre 22h et 00h.
Mais ne vous est-il jamais arrivé, par certaines phases, de vivre la nuit ? Moi si. Aussi, on dit maintenant que les ado ne sont pas efficaces le matin et donc qu’il doivent travailler l’après-midi, c’est donc tout à revoir ! Tout dépend de chacun, de son rythme personnel, de ses activités...
« Demander à un adolescent de se lever et d'être alerte à 7 h 30, c'est comme demander à un adulte d'être actif et alerte à 5 h 30 du matin »
Voir le schéma linéaire du rythme de vie ci-dessous :
Et pour l’art ? Pareil, une chanson doit suivre un modèle couplet refrain couplet refrain. Quelle créativité ??? Regardons la musique traditionnelle indienne : rien de prévisible : juste les modalités d’un thème, suivant une certaine gamme et un certain rythme à une certaine heure de la journée.
J'aime parler de notre conscience environnementale, la mode et certaines données scientifiques ont provoqué une panique énorme, qui peut nous faire perdre notre bon sens, notre bienveillance les uns envers les autres, puisque un nouvel ennemi a été détecté : ce n'est plus le voisin étranger (bien qu'on aime bien viser les chinois pour plein de raisons... et au fait, tous ce qu'ils ont appris sur le business et le modèle de développement ils le tiennent des occidentaux. Ces mêmes occidentaux qui ont exterminés des milliers de peuples ... alors essayons de relativiser), ni le requin ou le loup, ni le cancer, c'est bien nous-mêmes.
L'homme déconnecté de son environnement qui ne connait plus rien de la Nature et son processus, et qui détruit cette Nature pour atteindre des tas de lubies de son invention
Dieu, la célébrité, les hommages, le bonheur, sont des inventions humaines. Mais aussi éviter des tas de lubies de son invention (L'enfer, la mort, un avenir sans croissance, la projection d'enfants qui ratent leurs vies, sont des inventions humaines).
Alors, de manière linéaire on pense, ou plutôt on répète bêtement : réduction des déchets + recyclage + énergie verte + planter quelques arbres pour se donner bonne conscience = stabilisation des conditions de vies humaines (Dans notre climat encore une fois, quelle égoïsme). Dans cette vision linéaire inventée et propagée par les états, il n'est pas question de décroitre économiquement, ni de repenser le bonheur, notre sur-consommation, notre vision ethno-centrée (point de vue occidental supérieur aux autres, mais on les aimes bien quand même), le problème des batteries, la pollution produite par le recyclage :
Est-il pls écolo de brûler des déchets au bord de la route ou de les amener par camion un centre, qui les amène encore ailleurs après ?
Une vision linéaire de l'écologie :
Une vision non-linéaire de l'écologie :
Cela fait partie des nombreuses vraies question qu'on doit se poser. En pensant de manière divergente, on voit de nouveaux problèmes là où la plupart des personnes, linéaires, ne voient que des évidences, évidences basées sur des croyances stagnantes, mortes, dépassées, invalidées par la science, déraisonnables. C'est cela qui fait, selon moi, ce phénomène de bourgeois qui se veut bon pour la planète (bobo), ceux qui au contraire ne pensent qu'à eux car ils pensent et valident la vérité que la Terre va devenir invivable bientôt (tout pour ma gueule), ceux qui coupent cela avec leurs idéologies narcissiques, leurs dogmes affolants, ou leurs imaginaire foisonnants (archanges et autres, par contre je n'inclue pas ceux qui, honnêtement et en conscience, travaillent sur certains messages qu'ils captent, je parle de ceux qui sont juste en quête d'un échappatoire, que ce soit un archange ou un Iphone ou un médicament miracle, c'est toujours des échappatoires pour croire : "c'est la réponse, ça va régler les problèmes de ma vie, y donner un sens"). De manière divergente, je vois les interactions subtiles et permanentes de chaque être vivant ou inerte, et ayant tourné cette question depuis 10 ans, traversé l'océan en voilier pour vivre au milieu des éléments et rencontré des milliers de personnes, je pense qu'aucune action ne peut être juste tant qu'elle est basée sur des croyances ou espoirs. Puisque tout est imbriqué / connecté / globalisé, toute action politique, décision écologique, achat individuel, à un impact sur les 5 continents et des répercutions en série sur des générations. Dans cette perception là, bien sur des actions en faveur de l'environnement peuvent apporter un bien, ou au moins réduire le mal.
Mais encore, peut-on penser en dehors de la dualité bien / mal ? Et toujours sans croyance pré-établie, mais réfléchir selon soi, sans direction ?
C'est juste une autre manière de regarder les choses : au lieu de voir un objet, c'est voir un TOUT, au lieu de voir la hiérarchie entre plusieurs éléments, plutôt comment ces éléments sont connectées, voir des processus et non juste des structures séparées.
Voir les liens et avoir du plaisir à observer, comprendre, analyser ces liens qui se font se défont et s'organisent sans schéma établi.
Lorsqu'un enfant (ou un SDF) reste des heures sur un trottoirs, sur l'herbe, ou, comme j'ai eu l'exemple il y a une semaine, au bord d'un skate parc, il n'est pas inactif, il regarde tout ce qu'il se passe et analyse, théorise, apprend.
Je souhaite prendre l’exemple de l’apprentissage à l’école, qui me touche particulièrement.
L’enseignement linéaire :
On donne une leçon, la même leçon pour toute la classe, puis quelques exercices, les mêmes pour toute la classe, puis un test, à effectuer dans le même temps pour tous, le même test pour toute la classe. Chaque apprenant subit un modèle linéaire : leçon répétition test. Puis le test passé on estime l’apprentissage effectif et on avance sur une autre leçon plus complexe.
Est-ce que cette méthode fonctionne réellement ? Fonctionnement dit attente de résultat, de nouveau pensée linéaire ... c'est la base du problème, il faut revoir ce qu'on entend par apprendre, par enseigner, par éduquer, (voir mes autres articles).
Peut-être convient-elle à une grande majorité, ou disons que les enfants s’y accommodent. Mais n’auraient-ils pas plus de plaisir, de facilité, autrement ?
J’imagine une petite fille buter sur les additions, qui se les vois expliquer de différentes manières sur un tableau, faire des exercices sans comprendre, puis, à table, entendre un oncle parler de ses problèmes de comptabilité, et d’avoir le déclic. L’apprentissage est bien souvent le fruit du hasard, on ne peut pas le programmer, cela nous rassure car on a envie d’enseigner, mais nous devrions être plus humble sur ce désir. Voyons le processus d’études : cours – stage - rapport / thèse – intégration. Combien d’étudiants ai-je vu lessivés par ce processus, et sans aucune confiance en l’avenir puisque ce schéma est épuisant ... quelle horreur pour ces personnes au départ passionnée d’un sujet. L’étude de la vie c’est revenir en permanence sur la case stage (disons essai), ou cours (théorie), ou faire sa thèse par à coup sur des années. Et qui dit qu’on ne peut rien intégrer juste en faisant un stage ?
J’ai beaucoup plus appris sur le monde en voyageant qu'en 10 années d’école.
Revenons sur l’école, il y donc des enfants à la logique linéaire qui s’accommodent tant bien que mal à ce schéma tout fait. Qu’en est-il des autres ? Cette pensée non-linéaire est typique des enfants HP mais quel effet sur leur quotidien ?
« Un enfant HP qui s’ennuie régulièrement en classe, pourra prendre comme stratégie de fuir dans ses réflexions, qu’il trouve beaucoup plus stimulantes. Il pourra même donner l’impression d’avoir un trouble de l’attention par exemple. Il peut manquer une grande partie des explications données en classe et ce, depuis plusieurs années, comblant aux examens ses lacunes d’inattention, par sa grande intelligence qui finit par déduire l’information à donner. Si cette stratégie pour s’occuper l’esprit est une de ses préférées, il l’utilisera assurément pour faire face à l’ennui. Elle peut même avoir comme conséquence, que l’enfant prenne du retard académique. Particulièrement pour celui qui accorde très peu d’intérêt aux performances scolaires et qui fuit dans ses pensées depuis longtemps. »
Compte tenu de cet extrait d’article, le graphique ci-contre ne tient absolument pas debout, puisqu’il ne tient compte que de 2 éléments, mais pour voir les capacités d’apprentissages il y a 1000 paramètres dont l’humeur des parents, l’accouchement, l’alimentation de bébé, la compétence de l’enseignant etc...
Ce graphique est alors sans fondement.
Typiquement, si on regarde comment on apprend aux enfants à dessiner, il n’y a rien de plus ennuyant, non-créatif. Certains pédagogues disent d’ailleurs qu’il ne faut surtout pas proposer aux enfants de dessiner des choses « réelles », mais les laisser dessiner ce qu’ils veulent. En effet, pourquoi l’enfant ne pourrait-il pas briller par son coup de crayon abstrait ? Peut-être font-ils des chefs d’œuvres que nous ne sommes pas capables de voir, puisque nous sommes normés à attendre d’eux des maisons, des animaux etc...
L'apprentissage linéaire du dessin, où l'enfant est un robot, on lui enlève son pouvoir créateur :
La linéarité vient, je pense, d’une certaine expérience, mêlée à des traditions, codes culturels, usages ancestraux, et aussi du résultat de contextes historiques qui rendaient pertinente la méthode, méthode qui devint règle générale.
Il y des exemples devenus connus qui racontent cela :
- L’interdit du porc dans les religions a une explication logique, bien que controversée : « La viande de porc se gâterait plus rapidement que les autres dans le climat chaud du Proche-Orient ; le porc est connu comme vecteur de la trichinose, une maladie à l’issue souvent fatale ». On créé alors un mode de vie linéaire : la viande est interdite pour toute une population, qui s’est mélangée au fil de âge mais a gardé un socle commun avec une religion particulière.
Pour les penseurs linéaires il ne faut pas trop remettre en question les usages. Puisque la vie suit selon leur esprit un cours linéaire.
Comme Krishnamurti dit : la vie est un fleuve, non un étang stagnant.
Un mode de vie linéaire :
Pour le religieux (parlons plutôt de personne croyante) la vie c’est : Suivre sans broncher les rituels (prières, messes, baptême...), travailler en suivant au mieux les commandements de son livre sacré en accord avec les préceptes du prêtre ou autre autorité religieuse, pour espérer obtenir des bienfaits à la mort.
Pour l’homme moderne c’est très différent (bien que certains l’accommodent très bien avec leurs croyances) : grandir – suivre une éducation (ou apprendre à s’adapter au monde des adultes, monde qui se complexifie de génération en génération de demande toujours plus d’apprentissages) – étudier – travailler – procréer – accumuler – se reposer (retraite) – mourir. (Pour l’homme moderne, la mort est bien une fin sans aucune issue. Que ce soit sans issue ou avec une idée de paradis ou autre, cela règle un problème qui angoisse tout être humain, et c’est bien pratique, sinon il faudrait se questionner.) Donc pour l’homme moderne qui souhaite faire des enfants avant ses études, ou travailler après s’être reposé (c’est ce que j’ai fait), il n’y a pas de place, car le CV est la marque indélébile de la linéarité. Et pourquoi pas ne jamais s’éduquer, ou ne jamais prendre sa retraite, ou ne jamais accumuler de biens ? Pourquoi ne pas continuer d’apprendre toute sa vie ? Ou ne jamais mourir ? Pour une grande majorité, ce schéma rassurant ne pose aucun problème, alors sitôt adulte, ils sont en accord de s’abrutir de divertissement dans la condition où ils ont un emploi suffisamment socialement correct à leur sens.
Ils se sentent en accord avec les codes de leur caste, l’ordre social dans lequel ils se reconnaissent, s’identifient.
Ici en Suisse, c’est assez perturbant : ce matin, je taillais la haie d’une personne gagnant bien sa vie, et j’ai vu défiler un enfant avec à la suite : un vélo, une trottinette, une voiture, et il restait encore des vélos au garage, plus un quad, une autre voiture. Je peux supposer que le matériel de divertissement du père comme du fils suivaient la même tendance : une sur-accumulation née d’une insatisfaction chronique, typique de l’homme moderne qui ne connais plus rien de la faim ou de la peur du danger naturel. Voici donc le schéma de consommateur : acheter – profiter – se lasser - acheter autre chose. Ce schéma est en opposition avec le mode bouddhiste par exemple : - respirer - apprécier la vie - sentir la sérénité - respirer à nouveau.
Le cycle de la vie linéaire, adapté à notre époque, puisque le divorce est inclus (faut-il se réjouir?) :
Pour cet homme moderne, trop de choses sont à mettre en question, et les questionnements butent toujours sur des idées toutes faites : « il faut bien gagner sa vie », « il faut honorer ses parents », « un enfant laissé libre deviendra capricieux » etc... Ces phrases morales sont bien utiles, mais males comprises ou désuètes. Au contraire, je connais d’autres phrases comme « est-ce que tu penses que tu le regretteras plus tard ? », « demande-toi si tu en as vraiment envie. », qui amène à un autre mode de reflexion : pas juste Morale + tradition + mœurs + peur = suivre les tendances de mes contemporains même s’ils sont stupides, aliénantes, ou nocives (je pense à tous les médicament que tant et tant prennent au quotidien, même très jeune, alors qu’il suffirait souvent de modifier le mode de vie). Voyons donc le quotidien dans la linéarité.
Pour le quotidien : métro-boulot-dodo ou plus précisément : réveil-repas-travail-repas-travail-loisir-repas-sommeil. Comme si on ne pouvait pas sauter un repas, travailler à mi-temps et faire la grasse mat tous les jours, ou faire de son loisir un emploi, ou vivre la nuit ? Non, ce genre de comportement provoque des peurs, des jugements, des jalousies de manière automatiques. Et on peut avoir peur de se mettre certaines personnes à dos, pour de bonnes raisons d’ailleurs. J’ai personnellement la croyance, depuis mon adolescence, que personne d’autre que moi n’a ma vie, qu’elle est mienne et que je dois en user comme il me semble juste.
Pour moi un bon quotidien c’est un quotidien que je choisis, voilà tout.
Et aujourd'hui je choisis d'aller au travail 5 jours sur 7. De même pour la vie, ou l‘alimentation.
Le schéma de l’alimentation linéaire : entrée – plat – dessert. 3 repas par jour. Manger du calcium pour les os des enfants et avoir régulièrement des protéines animales, tout un tas de slogan qui arrangent bien les industriels. S’ils sortent de ce schéma en revendiquant les protéines végétales, c’est juste pour garder leur groupe de consommateurs, suivre une tendance. Donc pour l’alimentation, pourquoi pas manger que des fruits ? Pourquoi pas devenir chasseur cueilleur ? Pourquoi pas commencer par le dessert (il est beaucoup plus digeste de commencer par le fruit et le cru que le laisser à la fin du repas par exemple), ou sauter un repas, ou jeuner, ou manger 5 fois par jour en moindre quantité ? C’est une question d’éducation surement. Voici l’éducation linéaire : morale soutenue par une émotion – compréhension – intégration – répétition. Aucune place pour le questionnement, petit j’entendais « On ne répond pas ! ». L’émotion colère est un phénomène étonnant lorsqu’il est utilisé par l’adulte civilisé, c’est sa manière de s’affirmer même lorsqu’il sait qu’il est en tort. En tout cas, on n’imagine pas la place fondamentale de l’exemple dans l’éducation. On ne se demande pas si pour chaque enfant il faudrait une technique différente ?
Pour les salutations c’est pareil : salutation – question « ça va ? » - réponse normée – début de la vraie conversation. Moi, ne comprenant intuitivement pas l’intérêt, je me vois répondre « non » et l’autre s’en fout, ou raconter toute ma vie et l’autre s’ennui, ou ne pas répondre et voir l’autre perturbé.
Pourquoi avoir tellement d’habitudes, d’automatismes, qu’on ne sait plus fonctionner HORS de ces automatismes, pourtant c’est cohérent de répondre à une question qu’on nous pose.
La personne qui veut parler de manière urgente n’a qu’à se passer de politesses.
Oui je suis en colère avec tous ces codes, ces paroles implicites, ces émotions dysfonctionnelles, ces schémas tout faits ne laissant aucune place à l’intuition, la personnalité, la créativité, l’inventivité, sauf cas du petit génie accepté et reconnu, encore faut-il qu’il passe bien à la télé (blague ou pas ?). Malgré ce sentiment d’injustice qui m’a d’ailleurs donné les ailes nécessaires à braver tous les interdits et vivre ma vie comme je le souhaite, j’avoue aujourd’hui comprendre et accepter ce système linéaire. Je peux accepter qu’il réponde à une majorité d’êtres humains (ou disons qu’une majorité s’y accommode), et que la minorité doit s’y adapter. J’ai compris et accepter cela, MAIS.
Cela dit, à force d’étudier et d’observer la vie, les lois de la nature et les forces de l’univers, je ne peux constater que TOUT sauf l’humain fonctionne de manière chaotique, désordonnée (sans ordre préétabli, ni règle ou quelconque loi du plus fort ou autre invention humaine, ce chaos qu'on ne peut encore s'empêcher de représenter, donc modéliser, alors que c'est impossible...)
La nature est chaotique, non-linéaire, chaque animal, plante, fait de son mieux à chaque instant, sans aucun autre concept derrière. De son mieux, mais en fonction de quoi ? C’est là question à poursuivre !
Mais s'il vous plait, ne racontez plus ces généralités et croyances toutes-faites qui VOUS empêchent de faire votre mieux d’humain.