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OMS: lutter contre le second pic avant de penser à la seconde vague
L'OMS appelle à lutter "maintenant" contre "les seconds pics" de la pandémie, avant de penser à une seconde vague. Des efforts pourraient éviter "le pire" face au virus, a-t-elle dit vendredi à Genève. Des résultats de Solidarity seront eux connus prochainement.
"Nous devons stopper ce virus" en maintenant les distances, en honorant les recommandations d'hygiène et en garantissant des systèmes de santé adaptés à la crise, a affirmé aux correspondants accrédités à l'ONU à Genève le chef du programme d'urgence au sein de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Michael Ryan. Il faut "se débarrasser des seconds pics", a-t-il affirmé en répétant que la première vague n'est pas terminée.
De même, certaines zones de certains pays atteignent un taux d'infection de 20% de la population. Mais ces parts ne garantissent pas une protection généralisée et il faut des parts bien "plus élevées", a insisté M. Ryan. De même, il est toujours difficile de savoir combien de temps l'immunisation des personnes atteintes dure.
En revanche, il ne faut pas encore s'alarmer sur les changements observés sur le virus, qui se réplique plus facilement, en laboratoire dans le nord du continent américain et dans un certain nombre de pays européens. Il faut voir si ce scénario se répète aussi dans les tests épidémiologiques et cliniques, a dit la cheffe scientifique de l'organisation Soumya Swaminathan.
Seuls 29% des échantillons arrivés dans les laboratoires qui ont identifié ces changements portaient ces changements. Mais "il n'y a pas d'indication" que cette situation "aboutisse à des maladies plus graves", a insisté une épidémiologiste.
"Optimisme prudent" sur les médicaments
Au début de cette première vague, l'OMS a dans un premier temps observé un rapport des autorités de Wuhan en ligne fin décembre, a expliqué M. Ryan sur le dialogue entre Pékin et le bureau chinois de l'organisation. La Chine a ensuite officialisé trois jours plus tard auprès de l'institution la pneumonie virale. Ce protocole est habituel, a encore tenu à faire remarquer le chef du programme d'urgence.
De son côté, le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus a relevé que les premiers résultats du test clinique Solidarity, mené par l'OMS et auquel participe la Suisse, seront connus "dans les deux prochaines semaines". Plus de 5400 patients de 39 pays ont été recrutés.
Il a aussi fait part d'un "optimisme prudent" sur la question d'un futur vaccin. Mais celui-ci ne devrait pas arriver au moins avant début 2021, a répété M. Ryan. Pour autant, il faut avancer aussi sur de possibles médicaments, renchérit Mme Swaminathan. Des essais cliniques vont être menés sur des combinaisons possibles entre plusieurs produits, a-t-elle expliqué au lendemain de la fin d'une réunion en ligne de près de 1300 scientifiques, innovateurs et représentants du secteur privé.
M. Ryan a répété de son côté aux différents pays réfractaires sur un confinement ou des restrictions pour leur population qu'il n'est "jamais trop tard" pour tenter de contrôler le virus. Mais il faut chercher à le contrôler, a également ajouté le responsable.
ats