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Milieux herbacés intensifs
Cette catégorie regroupe les milieux herbacés* exploités intensivement (plus de quatre cycles d’exploitations par an) qui bénéficient d’un apport important de fumure. La végétation, généralement dense, est adaptée à la grande quantité de nutriments* à disposition dans le substrat. Soumis à l’apport régulier de fertilisants* et à une fréquence élevée des pratiques (fauche ou pâture), ces milieux bénéficient d’une biodiversité* relativement faible.
La carte cantonale distingue à l’échelle du 1: 5’000e les milieux suivants :
- les prairies artificielles intensives, qui comprennent le grand groupe des prairies soumises à une intense exploitation agricole pour la production de fourrage. Elles sont ensemencées, fertilisées et exploitées pour la production de foin par une fauche régulière. Une partie des gazons situés en zones résidentielles appartiennent également à cette catégorie;
- les pâturages, qui regroupent toutes les prairies broutées de manière régulière et intensive par le bétail;
- les accotements, principalement composés des bandes herbeuses utilisées comme surfaces de sécurité le long des axes routiers, qui sont régulièrement broyées*. Certaines unités, situées sur des substrats graveleux, sont également incluses dans cette catégorie.
Les prairies et pâturages représentés sur la carte des milieux ont en partie été inventoriés sur le terrain lors de la réalisation de la cartographie en 2011. Néanmoins, leur utilisation est soumise à une alternance d’exploitations, notamment lors des processus de rotation culturale fréquents en zone agricole. La mise à jour de la carte n’étant pas réalisée au même rythme, il est possible que certaines surfaces aient entre-temps changé d’affectation (prairie temporaire, pâture, grande culture).
Notons que les pratiques d’assolement* sont favorables à la production agricole puisqu’elles permettent une augmentation des rendements. Concrètement, l’alternance des cultures contribue à rompre le cycle de vie de certains ravageurs, limite le risque d’apparition de résistances en alternant l’utilisation des molécules désherbantes, mais aussi assure le maintien ou l’amélioration de la fertilité des sols (amélioration de la structure, apport éventuel d’azote par la mise en culture de légumineuses, engrais vert* par ensemencement de phacélie à feuilles de tanaisie).