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N'est pas toujours creux qui prétend l'être ! Tel est le proverbe que nous vous proposons pour entamer cet article consacré à The Hollow Child. Il ne s'agit pas d'une semaine thématique, juste une heureuse coïncidence, et cela ne devrait pas aller au-delà de ces deux premiers films de la semaine. Après un Hollow Creek particulièrement creux, The Hollow Child nous montre qu'il n'est pas toujours piégeux d'utiliser ce mot dans un titre de film.
Samantha est une orpheline au passé douloureux qui s'est vue placée dans une famille d'accueil auprès de Garrett et Liz et de leur petite fille Olivia. Samantha a un peu de mal à s'intégrer, ne parvenant pas à s'imaginer dans une famille normale. Et au lieu de raccompagner sagement Olivia à la maison après l'école, elle préfère s'isoler avec son amie Emily pour discuter et fumer. Saut qu'Olivia ne rentre pas à la maison et disparaît durant de longues heures. Samantha se sent évidemment responsable et son soulagement est énorme lorqu'Olivia réapparait. Mais le soulagement est rapidement remplacé par de l'inquiétude lorsqu'elle soupçonne soudain qu'Olivia n'est plus tout à fait Olivia.
La longueur de notre synopsis à elle seule montre à quel point il y a plus de choses à dire au sujet de The Hollow Child par rapport à Hollow Creek. L'intrigue est mieux construite, plus limpide et tellement plus intéressante, il n'y a pas photo. The Hollow Child brille par la simplicité de son propos (là où Hollow Creek tentait de jouer sur plusieurs tableaux). Une petite fille innocente et vulnérable qui se retrouve livrée à elle-même, traversant une sombre forêt pour rentrer chez elle. Mais comme vous pouvez le voir, nous n'avons pas attribué une pastille verte à The Hollow Child, preuve qu'il n'est pas parfait lui non plus.
Il s'agit en fait du premier long-métrage de Jeremy Lutter après une bonne dizaine de courts-métrages. Certaines pistes de l'intrigue auraient pu être approfondies, permettant un rythme légèrement plus soutenu au film, mais la qualité de l'interprétation est évidente, le film est visuellement bien maîtrisé, et pour un premier long-métrage, The Hollow Creek est plutôt réussi. Ben Rollo, scénariste du film et lui-aussi plus habitué aux courts-métrages, écrira peut-être un script un peu plus ambitieux pour leur prochain film, de quoi postuler pour une belle pastille verte (ce qui, nous le rappelons, vaut plus qu'une palme d'or à Cannes !).
C'est donc bien une pastille jaune qui trône au sommet de cet article et qui récompense un sympathique film d'horreur. Réalisateur et scénariste, encore un peu trop habitués aux ficelles du court, sauront certainement prendre leur envol dans un futur proche. Futur que nous tâcherons de garder à l'oeil.
Arflane