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De Roman Rey
La ceinture de sécurité est le numéro un en matière de sécurité sur la route. Elle réduit le danger de blessures mortelles d'au moins 50 pour cent. Ce sont les accidentologues Klaus Langwieder et Maximilian Danner qui arrivèrent à cette conclusion dans les années 70-80. D'autres études montrent également que ce système permet de sauver des vies toutes les sept secondes.
Aujourd'hui, selon le service d'information et de conseil pour la prévention des accidents, 94 pour cent des conducteurs et 93 pour cent des passagers s'attachent. Les passagers arrières sont 77 pour cent. Mais le port de la ceinture de sécurité n'a pas toujours été aussi évident qu'aujourd'hui. Le port obligatoire de la ceinture en Suisse a autrefois suscité un vif débat.
Le conseil fédéral introduit l'obligation du port de la ceinture en 1977, mais un valaisan récalcitrant passait devant la cour fédérale à cause d'une amande de 20 francs. On lui donna raison, sur quoi le gouvernement annula l'obligation. Seulement, en 1981 la votation très serrée (50.5 pour cents de oui) ancra l'obligation dans la loi.
A l'origine, le coussin antichoc, plus connu sous le nom de Airbag, devait servir en tant que substitut à la ceinture de sécurité. Cependant, il s'avéra inadéquat. Les experts sont aujourd'hui d'accord, que seule la combinaison des deux permet un fonctionnement optimal.
L'inventeur allemand Walter Linderer brevette l'Airbag en 1951. Les versions précédentes n'étaient pas idéales au quotidien à cause de défaillances techniques. Seulement, quand le gouvernement américain exigea une loi pour un meilleur système de sécurité pour les passagers, les fabricants de voiture commencèrent sérieusement à investir dans la recherche. Maintenant les Airbags pour les conducteurs font partie des normes d'équipement des voitures dans les pays industriels.
Selon une étude publiée en 2004 par le ministère fédéral allemand, les Airbags réduisent le risque de décès pour les collisions frontales de 20 pour cent. Les crash tests montrent également un fort potentiel de protection. D'ailleurs cela vaut aussi pour les camionnettes et poids-lourds, comme le montre une récente étude réalisée à Wildhaus.
Mais l'Airbag peut lui-même provoquer des blessures : quand le passager ne se trouve pas dans la position prévue, ou si l'Airbag projette des objets contre le passager. Le fabricant japonais Takata devait rappeler des Airbags d'environ 34 millions de voitures. En effet, des modèles défectueux ont conduit à 6 morts et 10 blessés. Fondamentalement, les experts sont cependant d'accord que le potentiel de protection dépasse clairement les risques.
Le système anti-blocage des roues contribue à la sécurité routière. Grâce à lui les voitures restent manœuvrable lors de freinages brusques pour que les obstacles puissent être contournés. Sur les routes mouillées les voitures avec ABS ont un meilleur comportement de freinage et ont besoin d'une plus courte distance de freinage.
Plusieurs études montrent que l'ABS peut avant tout sauver la vie des conducteurs de motos. En 2009 une étude réalisée par le Service des routes suédois arrivait à la conclusion qu'avec l'ABS 38 pourcent des accidents avec dommages corporels et 48 pourcent des accidents mortels sont évités. Le service d'information et de conseil de prévention des accidents parle d'une réduction des accidents de 30 à 40 pour cent.
Une étude réalisée par Bosch concernant la banque de données des accidents allemands GIDAS montre également, qu'un quart des accidents pourraient être évités, si l'ABS était fabriqué en série. Un autre tiers de ces accidents seraient positivement influençables à travers le dispositif anti-blocage.
Le système de contrôle dynamique de trajectoire, également appelé électrostabilisateur programmé (ESP), est un des plus récents systèmes de protection pour la sécurité routière. Le stabilisateur électronique permet d'équilibrer le véhicule en actionnant de manière ciblée les freins de chacune des roues. Il y a 20 ans une voiture avec le programme développé par Bosch était vendue pour la première fois. Aujourd'hui c'est devenu une norme.
Selon les indications de Bosch, qui font référence à plusieurs études, jusqu'à 80 pour cent des accidents liés à des dérapages peuvent être évités grâce à l'ESP. C'est donc le système de sécurité le plus important après la ceinture.
Le Service du gouvernement américain National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) a calculé que 34 pourcent des accidents seuls tout comme 71 pour cent des accidents de poids-lourds peuvent être évités grâce à l'ESP.
Le premier essuie-glace a été inventé par l'américaine Mary Anderson en 1903. Au début tout le monde était sceptique, et certains pensaient même qu'ils pourraient faire dévier le conducteur de la route.
Mais très vite on se rendit compte que les essuie-glaces pouvaient enlever la pluie, la neige et les saletés du pare brise, qu'ils contribuent ainsi aux bonnes conditions de visibilité, et donc de manière décisive à la sécurité routière.
La technologie est développée en permanence : en 1999 Bosch importait pour la première fois sur le marché des essuie-glaces plats, que nous pouvons aujourd'hui trouver sur presque toutes les nouvelles voitures.
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