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«Nous aimerions que le presque impossible se produise, que le Royaume-Uni tienne un autre référendum», a déclaré le Premier ministre maltais, Joseph Muscat.
Le Premier ministre maltais Joseph Muscat a affirmé jeudi qu’il y avait un soutien «presque unanime» des dirigeants des pays des l’Union européenne pour l’organisation d’un second référendum sur le Brexit au Royaume-Uni.
«Il y a un point de vue unanime, ou presque unanime autour de la table, selon lequel nous aimerions que le presque impossible se produise, que le Royaume-Uni tienne un autre référendum», a déclaré Joseph Muscat à la BBC.
«La plupart d’entre nous se réjouiraient qu’il y ait une possibilité que le peuple britannique mette les choses en perspective, voie ce qui a été négocié, voie les options et puis décide une fois pour toute, a-t-il ajouté.
Le Royaume-Uni doit quitter l’UE le 29 mars 2019, deux ans et neuf mois après le référendum sur le Brexit qui avait vu le camp favorable à la sortie de l’UE l’emporter par 52% des voix.
A six mois de l’échéance, les négociations de divorce entre l’UE et le Royaume-Uni peinent à aboutir et les deux parties se sont renvoyé la balle quant aux efforts à consentir pour éloigner le spectre d’un divorce sans accord, mercredi lors d’un sommet européen à Salzbourg.
«Nous espérons finalement conclure un accord mais en gros, je suis très mécontent que le Royaume-Uni parte, il serait donc peut-être mieux de tenir un autre référendum et peut-être que les gens pourraient changer d’avis», a abondé le Premier ministre tchèque, Andrej Babis, également interrogé par la BBC.
Cela permettrait de «résoudre le problème assez rapidement», a-t-il estimé, disant avoir été «choqué» par les résultats du référendum de juin 2016.
La Première ministre britannique Theresa May a de nouveau exclu mercredi l’organisation d’un nouveau référendum sur le Brexit, réclamé par une partie de la société civile britannique et certaines personnalités de l’opposition, comme le maire de Londres Sadiq Khan.
L’organisation britannique pro-UE Best for Britain a estimé dans un communiqué jeudi qu’il était «encore temps pour le Royaume-Uni de vérifier auprès du peuple si le Brexit est réellement ce qu’il veut».