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Le 11 mai dernier, nous avons expérimenté l’échange de pratiques autour de deux saynètes typiques de situations conflictuelles pouvant intervenir dans les premières phases d’une évaluation.
Dans la première situation, Mme Dévouée, directrice d’une association association caritative à Pauvreville, s’opposait catégoriquement à rencontrer l’évaluatrice du bureau SocialEval. Selon elle, cette évaluation ne pourrait être que néfaste pour son organisation qui avait dû procéder à des licenciements peu après une précédente évaluation.
Après discussion avec les participantes et les participants à la soirée, plusieurs points sont apparus comme fondamentaux :
- le mandant de l’évaluation, financeur de l’association de Mme Dévouée, devrait s’impliquer dans la résolution de ce conflit ;
- l’évaluatrice devrait avoir connaissance de l’évaluation précédente, de manière à comprendre le contexte des réticences de cette partie prenante ;
- les standards SEVAL constituent une aide pour rassurer Mme Dévouée sur l’impartialité et l’utilité du processus d’évaluation.
Dans la seconde situation, Mme Maury, cheffe de la section de promotion du champignon, à l’office fédéral des champignons, demande au mandataire chargé de l’évaluation des activités de sa section de simplifier drastiquement son processus d’évaluation. Elle lui demande, en particulier, de renoncer à ses 15 études de cas, trop chronophages selon elle, et à faire porter l’évaluation sur trois cas qu’elle estime représentatifs des activités de sa section. Le mandataire, du bureau AgrEval, s’oppose fermement à cette proposition qui ruinerait le caractère scientifique de la démarche.
Après discussion avec les participantes et les participants à la soirée, plusieurs points sont apparus comme fondamentaux :
- le directeur de l’office de champignons, M. Bollay, manque de visibilité sur les activités de sa section de promotion, il ferait bien de mieux exprimer ses besoins de connaissance de manière à cibler l’évaluation sur ces derniers ;
- le bureau d’évaluation AgrEval devrait chercher à comprendre en quoi l’étude des trois cas proposés contribuerait aux objectifs de l’évaluation. Il pourrait négocier la réalisation d’un rapport intermédiaire portant sur un nombre réduit de cas et indiquant les éventuels besoins de connaissance non satisfaits à ce stade ;
- M. Bollay et le bureau AgrEval doivent faire en sorte que la responsable de la section de promotion, Mme Maury, se sente davantage partie prenante de cette évaluation en intégrant au moins une partie de ses propositions et en l’associant au processus d’appréciation du rapport intermédiaire.