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Les tarifs douaniers américains de 25% sur 34 milliards d'importations chinoises ont commencé à frapper dès 04h00 GMT (06h00 en Suisse) 818 produits. Parmi eux, des voitures, des composants d'avions ou des disques durs d'ordinateurs. Des biens populaires comme les téléphones portables ou les télévisions ont été épargnés.
Des droits de douane chinois sur un montant équivalent d'importations américaines ont été rapidement appliqués. Ils affectent 545 produits, dont des denrées agricoles comme le soja, très dépendant du marché chinois, le secteur automobile ou encore des produits de la mer comme les langoustes.
"La Chine ne cédera pas à la menace ni au chantage", a assuré jeudi le porte-parole du ministère chinois du Commerce.
Jusqu'à 200 milliards de dollars taxés
Au total, ce sont 50 milliards de dollars d'importations chinoises annuelles qui seront affectées par les mesures américaines destinées à compenser ce que l'administration Trump considère être le "vol" de propriété intellectuelle et de technologies.
Pékin, qui a décidé de répliquer à l'identique, prévoit aussi de frapper un total de 50 milliards de dollars d'importations américaines.
Les deux premières puissances économiques du monde ne devraient pas en rester là puisque le président américain Donald Trump a demandé à son représentant au commerce Robert Lighthizer "d'identifier 200 milliards de dollars de biens chinois en vue de taxes supplémentaires de 10%".
Pékin, "accélérateur" d'une déjà situation inquiétante
La Chine, créancier numéro un des Etats-Unis, détient plus de 1000 milliards de dollars d'obligations du Trésor américain. Elle pourrait donc décider d'en faire une arme en vendant ses obligations.
Interviewé dans Forum, le président de la banque d'affaires Galileo Global Advisors George Ugeux relativise cependant le risque en regard à la situation actuelle des Etats-Unis. "Nous sommes dans une situation extrêmement tendue au niveau de la dette publique américaine, entre autres parce que - depuis que M. Trump est au pouvoir - les taux d'intérêts ont monté de plus de 1%", rappelle-t-il. "Donc les Etats-Unis paient plus cher pour leur dette, leur budget va en souffrir, ils vont perdre leur note, indépendamment de ce que ferait la Chine. Donc la Chine pourrait être un accélérateur d'une situation qui est extrêmement inquiétante."
>> Ecouter l'interview de Georges Ugeux:
>> Ecouter aussi l'interview de Christopher Dembik, chef économiste chez SaxoBank:
ats/kg