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15h00. Pierre Gauthier de l'AVIVO présente le concept de communication adopté par le bureau de la Constituante. Il distingue la communication internet et la communication externe. Plusieurs amendements socialistes, UDC, AVIVO sont annoncés.
15h50. JSE passe au vote sur le renvoi du projet au Bureau proposé par les socialistes et soutenus par les Verts et l'AVIVO. Le renvoi est refusé par 42 voix contre 22 et une abstention. 65 élus sur 80 ont participé au vote.
L'amendement socialiste consistant à développer le volet participation du public est adopté par 67 voix contre 2 et 1 abstention. L'amendement UDC est adopté par 56 voix contre 6 et 4 abstentions. Les attachés parlementaires ne seront pas soumis au devoir de réserve.
JSE fait encore voter un amendement de l'AVIVO qui réclame un espace égal pour chaque groupe sur l site internet. La proposition est acceptée par 34 voix contre 27. L'assemblée vote enfin deux amendements Grobet. Le premier est adopté par 34 voix contre 26. Le second qui exige une forme écrite lors des conférences de presse par 45 voix.
Les Associations de Genève propose la publication d'une revue pérenne et une revue de presse. Le premier point est refusé par 36 voix contre 27 oui et 7 abstentions. La revue de presse sur le site internet est adopté par 41 voix contre 25 non et 3 abstentions.
Un groupe de travail élargi soutiendra la secrétaire adjointe chargée de la communication.
Au vote d'ensemble, le concept de communication est adopté par 67 voix sans opposition.
Dans la foulée et le soulagement général, JSE donne connaissance de la composition de la commission de coordination, laquelle comprendra donc les deux coprésidente Perregaux et Contat-Hickel et les présidents des commissions thématiques.
Pour le groupe socialiste, David Lachat demande le renvoi du projet au bureau afin qu'il le complète. L'article 59 du règlement prévoit en son alinéa 3 une large consultation de la population, mandat que les socialistes ne retrouvent pas dans le concept de communication, excepté quelques bribes ici ou là. Le PS a pris contact avec d'autres constituantes. Il relève que les autres cantons ont procédé à de vastes consultations qui ont donné d'excellents résultats dans les cantons de Vaud ou de Fribourg notamment.
Antoine Maurice pour le parti radical fait quelques remarques sans exiger qu'elles prennent le statut d'amendement. L'ancien rédacteur en chef du Journal de Genève pointe d'emblée la question qui fait mal, à savoir la liberté d'expression des constituants, laquelle est bridée comme l'indique clairement la charte éthique par l'article 65 du règlement lequel conformément à la volonté populaire stipule que les travaux de commissions ne sont pas publics. Il abonde donc dans le sens de l'amendement socialiste afin d'augmenter la participation du public. Pourquoi ne pas glisser dans les enveloppes sacrées du vote des informations ou des questionnaires sur par exemple la question de l'augmentation du nombre de signatures pour les initiatives et les référendums. A propos de la publicité des débats des commissions, Antoine Maurice y souscrit. En revanche il estime que la notion de la transparence mot à la mode n'ajoute pas grand chose. Surtout s'il s'agit d'un transfert massif de la sphère privée dans la sphère public ce qu'affectionnent les médias d'aujourd'hui, mais ce n'est sans doute pas l'avis du Bureau. Quoi qu'il en soit je m'y oppose.
Thomas Bläsi dépose un amendement au nom du groupe UDC. Il demande de dispenser les attachés parlementaires du devoir de réserve pratique coutumière du Grand Conseil.
Boris Calame du groupe Associations de Genève plaide aussi pour une plus grande information du public. Il demande également le renvoi au Bureau, à propos de cette participation, demandant de surcroît la tenue d'une revue de presse de 2008 à la fin des travaux et la création d'un échéancier.
Patrice Dimier dit l'attachement du groupe MCG à la démocratie participative. Il réclame donc que les auditions des experts soient publiques. Il soutient les amendements socialistes et UDC, sans toutefois reporter l'adoption du texte.
Michel Barde de Ge-Avance va également dans le sens de l'amendement socialiste en insistant sur la participation régionale.
Lionel Halpérin du groupe libéraux et indépendants recommande l'adoption immédiate tout en demandant les compléments déja mentionnés.
Silja Halle pour les Verts déplore que le texte ne réponde pas complètement à ses voeux. Le concept de communication ne cesse de fixer des limites des conditions de communication. Drôle de politique qui ne nous pousse guère à l'ouverture et l'utilisation de nouvelles technologies de communication. Communication et participation vont de paire mais ont leurs propres outils. Or le concept mélange les deux approches. Notre site internet ne doit pas être seulement une vitrine mais un forum. Les Verts demandent donc le renvoi au Bureau et l'élargissement du groupe aux membres de la constituante conpétents en la matière.
La démocrate-chrétienne Béatrice Gisiger se dit convaincu que le concept de communication doit être mis en oeuvre. Le PDC l'adopte et demande au groupe communication affine le projet.
Souhail Mouhanna chef du groupe AVIVO conteste la remarque figurant à la page 3 selon laquelle l'information engage l'assemblée. Seul le vote engage l'assemblée. Il dépose un amendement afin que le site internet offre à chaque groupe le même espace rédactionnel afin que le débat soit le plus objectif possible. Christian Grobet, un instant handicapé par un micro revêche, élève la voix et dépose une motion d'ordre pour renvoyer le projet au Bureau. Il propose de "museler" le Bureau et la présidence qui ne saurait engager l'assemblée. Il dépose un amendement de manière à privilégier l'expression écrite de la Constituante.
Le radical Pierre Kunz s'empare du micro - le sien marche - défend son droit à la parole et défend le concept de communication. Il souhaite son vote en l'état pour éviter que son adoption et sa mise en oeuvre ne soient renvoyés à l'automne. La prochaine plénière est agendée le 22 septembre.
Michel Ducommun de Solidarités et membre de la commission de la communication abonde dans le sens du radical. "Adoptons sans délai le concept, sans quoi le site internet ne pourra pas être mis en oeuvre."