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Le Professeur Lovelock est connu comme promoteur de l'hypothèse de Gaïa, qui considère la Terre comme un organisme autorégulé. C'est dans le quotidien britannique "The Independent" du 24 mai 2004 que l'écologiste a lancé son appel en faveur d'une utilisation massive de l'énergie nucléaire, appel qu'il a renouvelé au congrès international "Gaia and Global Change" qui s'est déroulé du 2 au 5 juin 2004 à Totnes, Devon.
Comme l'a exposé le Professeur Lovelock, il trouve "triste et ironique qu'avec ses experts du plus haut niveau mondial en matière de climatologie et de sciences de la terre, le Royaume-Uni n'écoute pas leurs avertissements et leurs conseils et préfère s'en remettre aux Verts. Mais je suis un Vert, et je supplie mes collègues du mouvement de renoncer à leur opposition butée au nucléaire. Même s'ils avaient raison avec les prétendus dangers - et ils n'ont pas raison - l'utilisation mondiale de l'énergie nucléaire comme principale source d'énergie constituerait une menace insignifiante si on la compare aux dangers de vagues de chaleur extrêmes et mortelles, ou avec la montée des océans jusqu'à l'engloutissement de toutes les villes côtières du monde. Nous n'avons pas le temps d'expérimenter des sources d'énergie visionnaires. La civilisation court un danger immédiat, et elle doit utiliser l'énergie nucléaire maintenant - une source d'énergie sûre, disponible - ou subir bientôt la punition que le mauvais traitement de la planète devra nous infliger. ... Nous ne pouvons pas continuer à utiliser des énergies fossiles, et il n'y a aucun signe montrant que les énergies renouvelables (l'éolien, l'énergie des marées et la force hydraulique) seront en mesure de livrer en temps utile suffisamment d'énergie. Si nous avions 50 ans ou plus devant nous, nous pourrions en faire nos sources principales d'énergie. Mais nous n'avons pas 50 ans devant nous. La terre a déjà tellement souffert du poison sournois que sont les gaz à effet de serre que même en cas d'arrêt immédiat de la combustion d'énergies fossiles, les conséquences de ce que nous avons déjà provoqué dureraient pendant un millier d'années. Chaque année pendant laquelle nous continuons de brûler du carbone aggrave encore la situation pour nos descendants et pour la civilisation."
Le Professeur Lovelock a poursuivi dans les termes suivants: "Nous voulons à tout prix utiliser de manière raisonnable la petite contribution des énergies renouvelables. Mais une seule source d'énergie immédiatement disponible ne provoque pas de réchauffement global, et cette source d'énergie est l'énergie nucléaire. Il est vrai que la combustion de gaz naturel au lieu de charbon et de pétrole ne rejette que la moitié de dioxyde de carbone. Mais du gaz non brûlé est 25 fois plus efficace en tant que gaz à effet de serre que le dioxyde de carbone. Une fuite même minime supprime l'avantage du gaz. ...
L'opposition au nucléaire s'appuie sur une peur irrationnelle nourrie par des fictions dans le style d'Hollywood, par des lobbies écologistes et par les médias. Ces peurs ne sont pas justifiées, et l'énergie nucléaire s'est révélée dès le début de son utilisation, en 1952, comme la plus sûre de toutes."
Le Professeur Lovelock a également son propre site Internet en plusieurs langues.
Source
P.B./C.P. d'après NucNet du 24 mai et The Independent du 4 juin 2004
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