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Les alpages sont un élément important du paysage rural suisse. Les données à disposition indiquent que leur utilisation a régressé au cours du 20ème siècle. Le recul de l’économie alpestre se manifeste aussi par l’accroissement continu des surfaces boisées dans les régions de montagne suisses. Depuis 1980, la diminution du bétail a été ralentie par des contributions d’estivage augmentées à de multiples reprises. Toutefois, la tendance vers un développement dual – l’intensification d’une part et l’extensification ou l’abandon de l’exploitation d’autre part – n’a pas changé. Comment cette évolution se poursuivra-t-elle, et quelles en seront les conséquences à l’avenir, par exemple pour le paysage rural, la biodiversité ou les dangers naturels? Ces questions et d’autres se posent, ce qui confirme le besoin important de recherche.
Les mesures politiques visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre issues de l'agriculture sont plus efficaces et plus efficientes si elles sont définies au niveau de la région plutôt qu'au niveau de l'exploitation. Elles peuvent aider à atteindre les objectifs climatiques en optimisant la rentabilité.
La disponibilité des denrées alimentaires dans le monde devrait rester stable à moyen terme. En Suisse, la sécurité alimentaire est mise à l’épreuve par la diminution de la surface agricole par habitant, la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes et une pression accrue des organismes nuisibles.
A la frontière des langues entre Suisse romande et Suisse allemande, l’intensité d’application des mesures agro-environnementales en faveur de la biodiversité est variable. Des incitations politico-économiques pourraient atténuer ces différences d’origine culturelle.