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La paroisse de Dompierre est peut-être la première à avoir possédé une école. La fondation Antonie est le premier document rencontré sur les écoles de la campagne. Les premiers maîtres furent les chapelains et, en 1612, un curé unit aux fonctions pastorales la charge de maître d'école. L'Etat y consent volontiers " ...vu le zèle que nos dits bien aymés subjects ont par cydevant employé a bien élever la jeunesse en la crainte de Dieu et qu'ils continuent de mieux en mieux... ". Ces quelques lignes sont l'éloge du clergé, de la paroisse et de l'Etat; elles nous prouvent le zèle de tous pour l'instruction de la jeunesse.
Le curé seul avait la surveillance de l'école et du régent. Le salaire consistait en son logement, la jouissance d'une chenevière de la contenance de deux bichets, un louis de la fondation Rossier, d'un demi-bichet de seigle et 5 batz (75 c.) par enfant, un demi-bichet de seigle et un demi-bichet d'avoine par ménage de la paroisse, ce qui se monte à 8 sacs moitié seigle, moitié avoine.
En 1798, le village de Russy établit une école pour 15 enfants. Clément Moura, qui fut pendant 9 ans régent à Dompierre, y enseignait la lecture et l'écriture, un peu de calcul, pendant 9 mois de l'année et 3 heures par jour.
Livres: L'instruction de la jeunesse, la civilité chrétienne ; la Feuille populaire, un livre d'histoire.
Salaire: 5 ½ écus neufs et 18 bichets, moitié blé et moitié avoine.
Dans l'enquête de 1798, il est dit: " De tout temps, il n'y a eu dans cette paroisse qu'un seul régent d'école pour les deux communes de Russy et de Dompierre. Il enseigne la lecture, l'écriture et le catéchisme a environ 60 enfants, dont 45 de Dompierre. Ordinairement, de Pâques à la St-Michel (29 septembre), il n'y a pas d'école ".