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Ascension hivernale du Grépon
17 avril 1927.
Le temps restait désespérément mauvais et l' enneigement considérable. C' est sous une pluie torrentielle que James Belayeff et moi descendons du train à Chamonix. Nous tombons sur Armand Charlet avec lequel, en dépit des frimas, nous discutons maints beaux projets dont une tentative au Grépon n' est pas le moindre. Nous décidons de partir dès que le temps se serait amélioré.
Le lendemain, le ciel est encore couvert, mais la bise balaye les nuées et arrache la neige des sommets qui, par instant, apparaissent blancs, glacés, diaboliques. A 14 heures nous sommes en route pour le Plan de l' Aiguille. La montée est fatigante! Que de restes d' avalanches à traverser! Que de sapins abattus, couchés au travers du chemin à franchir, par-dessus ou par-dessous! Hors de la forêt nous trouvons une combe, dans laquelle la réverbération rend la chaleur pénible, puis des pentes raides et glacées sur lesquelles les skis mordent à peine. En trois heures, Charlet est au Plan de l' Aiguille, nous n' arrivons, Belayeff et moi, qu' une demi-heure plus tard. Dans la soirée, alors que nous n' espérions plus sa présence, entre Camille Dévouassoud. Il a pu quitter son travail à Argentières; il a enfourché sa bicyclette sur laquelle il avait attaché ses skis et le voici, vaillant et joyeux.
Le récit qui va suivre, j' aurais honte de l' écrire si ce n' était à la gloire de Charlet. C' est lui qui commandait, dirigeait, exécutait. Entre ses mains nous ne fûmes que des poupées tantôt pendues au bout d' un fil et qu' il amenait à lui, tantôt entassées pour lui servir de marchepied. Ce fut lui qui déblaya les prises une à une pendant des heures, lui qui, par des miracles d' équilibre et d' adresse, s' éleva dans les fissures verglacées; à bout de forces, alors que le vent l' aveuglait et le poussait dans le vide, que la fatigue le paralysait, perclus de crampes dans tous les membres, exténué, les mains insensibilisées par le froid, ce fut encore lui qui, d' un ultime effort, abattit la corniche du sommet avec la tête, se hissa au point culminant, s' y traîna, n' ayant plus même la force d' assurer le second de la cordée; mais la route était ouverte et nous fûmes au Grépon. Ce fut lui le vainqueur.
Le dimanche de Pâques vers 6 heures, nous nous réveillons et regardons le temps. Il est tel que nous nous remettons au lit. A 9 heures, le ciel est sans nuages et nous nous préparons en hâte.
A 10 heures, nous partons, skis aux pieds, vers le col des Nantillons 1 ). Les murailles de rochers sont toutes blanches de neige fraîche et de givre; sous nos pieds la neige est excellente pour le ski et, pour l' heure, le temps n' est pas trop décourageant.
Par de grands zigzags, nous arrivons à la hauteur du Rognon. La pente devenant plus forte, nous sommes obligés de quitter les skis pour gravir à pied par le milieu du glacier vis-à-vis du Rognon. Plus haut nous pouvons rajuster nos longs patins et reprendre la marche en zigzag. Recouverts d' une calotte de neige fraîche, les séracs sont splendides; ils donnent le frisson de la peur, car à ski c' est à peine si on tient de champ sur ces pentes raides; et puis la neige récente n' adhère pas solidement à la couche plus ancienne qui la supporte. A 14 heures, nous sommes au col des Nantillons. Un vent violent chasse la neige et la soulève en tourbillons; dans le bleu du ciel brillent de temps en temps des éclats de neige enlevés aux parois. Ils semblent des hirondelles blanches ou des mouettes qui fileraient dans l' ouragan à toute vitesse.
Le froid est vif et le vent fort incommode. Il faut enfiler maillots sur chandails, puis avec les gants et les foulards fermer toutes les ouvertures aussi hermétiquement que possible. Nous mangeons quelques biscuits, des fruits secs, vidons une gourde. Ce repas fut le dernier de la course.
Attachés tous quatre à une corde de 40 mètres, nous nous élevons rapidement. Du col des Nantillons au C. P. la route en été est facile; en hiver, elle l' est encore plus; il suffit d' enfoncer les pieds dans la neige en se tenant aux becs de rochers qui pointent. De la plateforme du C. P., le Grépon nous apparaît farouche et sans aucun doute totalement inaccessible quoique de là au sommet il n' y ait que 67 mètres de différence de niveau. ( Du col Charmoz-Grépon au sommet il y a 87 mètres. ) Eh bien! pour gravir ces 67 mètres, nous mîmes 4 heures, et 4 heures d' un travail acharné, sans une seconde de relâche qui aurait causé notre perte. Quoique relativement courte, cette grimpée fut une des plus difficiles, des plus tendues, des plus hasardées, des plus fatigantes que l'on puisse imaginer, et cela non seulement à cause des difficultés propres à la configuration de la montagne, mais encore à cause des mauvaises conditions du rocher et du vent violent.
Au C. P., Charlet descend de la plateforme et s' élance à califourchon sur une arête jusqu' à la paroi même du Grépon. Cette arête est raide, couverte de neige et Charlet demande de l' aide, une courte échelle. Je me hâte, mais l ) Nous avons choisi comme voie d' ascension l' itinéraire habituel de descente ( Dunod-C. P. ), pour plusieurs raisons: La montée au col Charmoz-Grépon qui doit être très désagréable en hiver, était ainsi supprimée. En second lieu, la traversée aérienne du Grépon était éliminée, ce qui par le vent et le froid est avantageux; la face du G. P. est, en effet, exposée au sud-ouest.
D' après « L' Echo Montagnard » paru à Genève le 13 mai 1927, Ve année, n° 10, page 79, la première ascension hivernale du Grépon a été faite le 28 mars 1922 par MM. Boubier et Lozeron. Ceux-ci firent la traversée par la route ordinaire. Arrivés à 17 heures au sommet, ils furent obligés de bivouaquer au Rognon.
quand j' arrive pour le pousser, souple comme un chat, il est déjà en haut du passage, déblayant le sommet de l' arête de la calotte de neige qui la recouvre. A mon tour: pas de prises, le rocher est verglacé et couvert de neige fraîche. Je me sens maladroit et, non sans efforts, je rejoins le guide-chef.
A la descente du Grépon on arrive à l' endroit où nous sommes en se pendant à la corde et par un balancement facile et amusant. A la montée et avec la neige, c' est une autre affaire. Pour franchir ce passage, on est un instant sans aucune prise pour les mains et en déséquilibre complet. Anxieux, je regarde Charlet. Son corps frôle la muraille, ses mains s' allongent hésitantes; il se coule, s' avance, se penche, moulé au roc... Enfin il saisit la prise, il y est. Nous passons à notre tour et nous intercalons de notre mieux derrière des rochers malcommodes au-dessus de parois à pic.
Une vire à gauche conduit au pied d' une fissure coupée en trois ressauts verticaux. Ayant dégagé la plateforme du bas de la cheminée afin de trouver où poser les pieds, je prends position; une jambe levée et appuyée dans la fente, l' autre dans la neige, j' enfonce un poing dans la fissure; mais je suis encore en équilibre trop instable pour soutenir celui qui va nous ouvrir le chemin. Je fais venir Belayeff qui me soutient en me plaquant de son mieux contre la muraille.
En mouvements graduels, ordonnés, sans à-coups, Charlet monte; la paroi étant verticale, il est debout en équilibre sur mes épaules. A coups de piolet, il taille dans la fente, il déblaye. Je reçois consciencieusement tout le contenu de cette charmante fissure dans le dos et sur la tête. Charlet progresse, c'est-à-dire qu' il n' a plus qu' un pied sur mon épaule, l' autre est plus ou moins fixé dans la fente. Mais la neige exaspérante cache les prises; celles-ci lorsqu' enfin on les découvre, sont médiocres et glissantes. Il n' est pas question d' ôter les gants, car mieux vaut tenir mal mais tenir que d' être envahi par le froid paralysant.
Maintenant Charlet a gagné 50 centimètres de hauteur, et de mon bras levé, je soutiens son pied; l' échafaudage est branlant, peu importe, la moitié de la fissure est atteinte. Là, un replat peu marqué permet quelques instants de repos.
Au second ressaut de la fissure, notre aide est impossible; livré à lui-même, s' agrippant à des monceaux de neige en poussière, Charlet se débat, seul, contre les lois de l' équilibre et de la pesanteur. Quant à nous, anxieux, nous regardons, enfonçant nos bras autant que nous le pouvons dans les vagues fentes qui sont à notre portée. Précaution illusoire, car nous avons l' impression que, s' il tombe, nous sommes enlevés du coup, comme des plumes dans le ciel bleu, par la traction de la corde.
Maintenant Charlet a gravi le second ressaut; une crampe dans la jambe l' empêche de se mouvoir. Nous n' avons cependant pas une minute à perdre, car il se trouve à bout de corde et ne peut assurer le suivant. Je me détache et nous sortons une nouvelle corde que nous attachons à la première, en sorte que Belayeff se trouve maintenant second. Je suis troisième et Camille Dévouassoud reste dernier. Entre chacun de nous il y a un espace de plus de 20 mètres de corde; cela fait 60 mètres en tout, une longue cordée qui permettrait presque au dernier d' être encore au C. P. lorsque le premier atteindrait le sommet. Mais il n' est pas question de nous éloigner ainsi: nous ne sommes pas trop de quatre pour édifier nos échafaudages humains.
Charlet a repris son travail; il traverse maintenant sur la droite, en pleine paroi, pour gagner une seconde cheminée. Comme celle-ci est droit au-dessus de nous, il nous envoie une telle quantité de neige, de glace et de marchandises de ce genre que, en peu d' instants, aveuglés et meurtris, nous sommes ensevelis sous la neige.
Enfin notre guide parvient à une plateforme, encombrée de neige, il est vrai, sur laquelle pourtant on peut se tenir sans avoir besoin de se cramponner. On peut même s' y asseoir. Nous avons gagné 20 mètres environ et le premier a mis une heure pour parvenir où nous nous trouvons bientôt tous rassemblés.
De cet endroit à la brèche Balfour la marche, d' ordinaire, est facile. Nous sommes obligés néanmoins de faire courtes échelles sur courtes échelles; peu à peu, couverts de neige, nous atteignons la brèche; un vent furieux nous interdit de nous tenir debout.
De la brèche Balfour, par une vire du versant de la Mer de Glace on peut atteindre la fissure Knubel qui mène directement au sommet. Aujourd'hui il n' en est pas question, car cette fissure est beaucoup trop difficile! Si nous pouvions lancer une corde par-dessus un petit bec rocheux et que cette corde veuille bien redescendre par la cheminée Dunod, nous pourrions ainsi nous hisser, mais le vent chasse la corde au loin. Il ne nous reste plus qu' une voie, c' est de traverser sous la cheminée Dunod pour gagner la fissure Lochmatter.
Nous descendons donc de la brèche Balfour huit mètres à peu près, dans une large fente jusqu' au pied de la cheminée Dunod. Après avoir déblayé la neige amoncelée, nous tenons conseil. La situation paraît désespérée. L' heure est tardive; le vent par à-coups et avec un bruit de tonnerre longe les flancs de la montagne, enlevant dans le ciel de gigantesques tourbillons de neige, arrachant des plaques de givre qui étincellent au soleil sur son déclin.
La cheminée Dunod au-dessus de nous montre une partie en surplomb. Comme nous n' entrevoyons pas la possibilité de traverser jusqu' à la cheminée Lochmatter, nous concluons que si la cheminée Dunod était bien sèche, on pourrait peut-être franchir le surplomb en se perchant trois les uns par-dessus les autres; dans les conditions actuelles, il n' y fallait pas songer.
Après maintes hésitations, nous regardons vers la fissure Lochmatter. Ayant procédé par élimination, nous estimons que c' est la seule voie qui nous reste et, vraiment, de ce côté c' est encore plus rébarbatif que n' importe où ailleurs. La traversée est longue de 2 à 3 mètres, sur une dalle absolument à pic. Aucun de nous ne l' a franchie, nous ne savons où il faut chercher les prises. Et comme, en été, ce passage est très difficile, il nous est impossible d' entrevoir la solution.
Nous cherchons pourtant à disposer un pendule et, avec bien des hésitations et du travail, nous parvenons à planter un piton de fer dans une fissure; mais oh! désillusion! le pendule n' aidera pas et nous abandonnons notre piton.
J' avance, timide, à Charlet: « Je crois que nous sommes refaits. » « Je le crois aussi », me répond-il. C' est la retraite, c' est l' ascension ratée!... Après tant d' efforts! Cependant, Camille Dévouassoud, lui, est resté à la brèche Balfour en plein vent; et, pour ne pas se laisser envahir par le froid sans réagir, il chante avec frénésie des charges militaires, la diane, l' attaque. Non, lui n' en est pas encore à la retraite. Il entrecoupe parfois ses coups de clairon d' exclamations pittoresques: « Quel vent, madame!... Quelle bêtise d' être venu se planter là! » Puis il nous interpelle: « Eh! dépêchez-vous! Je suis frigorifié sur place !» Finalement, nous tentons un essai. Nous avons resserré les nœuds des cordes; Charlet a mis ses gants dans sa poche; appuyé sur une arête trop inclinée, je le tiens, la corde très tendue, nous courons la chance. A moitié pendu, à moitié agrippé du bout des ongles, Charlet progresse; au milieu de la traversée, un genou sur une vague prise, il souffle dans ses doigts... Encore un mètre... Hésitant, en équilibre instable, suspendu sur le vide, il atteint la fissure.
Ce qui se passa après, nous ne le vîmes pas; cela dura une heure au moins et, au bout de cette heure, Charlet était seulement trois mètres plus haut. Parvenu à la fissure, il n' y trouve aucune prise. Il n' a pas son piolet et rien où se tenir. Nous l' entendons: « Je sors mon couteau. » Il gratte la glace prudemment; plouf 1 le couteau file dans le vide. Je m' excite, lui dis de tâcher de coincer un de ses bras. Hésitant, il m' appelle... Avec un bras libre et les dents, il amène à lui le piolet que je lui tends. Je n' ai pas vu comment il l' a pris, mais je ne cherche pas à comprendre. Puis il pioche, il pioche; on entend ensuite les clous; la corde ne monte pas. Charlet s' exclame: « C' est la limite! C' est la limite! rien! rien 1 de la glace 1 » Puis, au bout d' un moment, après s' être soufflé dans une main, il reprend. Nous l' entendons de nouveau: « Millimètres par millimètres, mais c' est la limite. » La corde que nous voyons en partie est rouge de sang, la neige aussi...
Nous nous sommes à notre tour laissé penduler comme des ballots; grâce à la corde, nous nous sommes hissés rapidement en haut de la fissure et nous voici de nouveau rassemblés en pleine paroi. Nous nous échafaudons tant bien que mal. Je suis dans une fente à peine ouverte, Charlet est sur mes épaules, Belayeff me soutient de sa tête, tandis que Dévouassoud appuie de toute sa force sur Belayeff pour le maintenir collé à la muraille. La pyramide ne suffit pas, Charlet monte sur ma tête, il est trop lourd, je plie; cela fait fléchir Belayeff que Dévouassoud ne parvient pas à retenir. D' un commun accord, nous nous reprenons. Du bras tendu, je pousse cette fois-ci le pied de Charlet qui erre dans le vide. De la neige, du givre, tout est glacé.
Il faut encore une courte échelle à la dernière fissure comblée de neige; les parois en sont givrées. A coup de piolet on arrive à tailler quelques prises dans la glace. D' un coup de tête, Charlet enfonce la corniche du sommet sur lequel il se traîne à plat ventre. C' est la victoire! C' est aussi l' épuisement complet. Charlet n' a plus la force d' assurer Belayeff qui monte ensuite. Cela ne fait rien; la route est ouverte.
Aussitôt, la corde de rappel est dépliée et, sans plus nous attendre, Charlet descend déjà la fissure Knubel.
D' un dernier effort, je parviens à mon tour au sommet. La vue est atroce: ah! quel enfer! Le Grand Diable est tout blanc, une calotte blanche de un à deux mètres recouvre tous les replats. On ne peut se tenir debout; le vent gémit, mord. Des tourbillons descendent les pentes de Blaitière avec un fracas d' avalanche. J' eusse bien désiré prendre une photographie, mais si j' ôte mon sac, le vent risque de me l' emporter; mieux vaut battre en retraite sans insister.
Et cinglés, ballottés dans les rafales, nous descendons à la corde, bientôt de nouveau réunis à la brèche Balfour. De là, vite, tout en rappels, qu' au C. P.
Charlet, épuisé, n' arrive pas à remonter sur la plateforme; nous le poussons, il nous hisse à son tour. Puis nous dégringolons vers le col des Nantillons, arrêtés parfois par des coups de vent inhumains. La neige arrachée cingle; elle aveugle; nous fermons les yeux; mais, oh douleur! une fois la rafale passée, les paupières restent collées. Il faut frotter, échauffer les yeux irrités. On les entr' ouvre, on voit un instant, jusqu' au prochain tourbillon. Nous comprenons ce que c' est que d' avoir froid aux yeux.
Au col, nous n' osons rechausser les skis; le vent est trop fort. Nous restons encordés. Nous avons soif, mais le contenu des gourdes s' est solidifié. Il faut fuir. Le soleil est couché, ce qui semble faire redoubler la violence du vent. A chaque bourrasque, nous nous arrêtons et nous plantons de notre mieux dans la neige.
Charlet est en tête, tout en bas, et il nous dit plus tard qu' à tout instant il s' attendait à nous voir tous lui passer devant, emportés dans le tourbillon.
Plus bas, nous plions la corde et, les skis aux pieds, nous faisons des christiania dans les séracs. Mais nous sommes éreintés et les chutes sont aussi nombreuses qu' inattendues et fort désagréables. A la hauteur du Rognon, nous sommes obligés d' ôter nos skis. La première partie de la pente est dégarnie de neige et c' est sur la glace que nous nous laissons glisser en équilibre, par bonheur sans un faux pas. En dessous la pente s' adoucit; c' est ensuite la moraine, puis les pâturages. La neige est excellente.
Dans la nuit noire, nous glissons rapidement, distinguant à peine la trace. Bientôt nous sommes au Plan de l' Aiguille, morts de fatigue.
Au lit, avant de m' endormir tout à fait, je rêvasse à cette journée infernale. Beaucoup trouveront que c' est coupable de faire de pareilles folies; d' autres ne pourront comprendre le plaisir qu' elles procurent. Il y a là une griserie, une exaltation qui croît avec la difficulté et qui procure des sensations indicibles.
Pour lutter jusqu' au bout et pour réussir, il faut sans doute un tempérament de fer, une volonté extraordinaire; je le répète, durant cette ascension, nous ne fûmes guère que des mannequins entre les mains d' Armand Charlet, qui possédait la force et l' adresse, l' énergie et le courage, la ténacité qui font les vainqueurs.
Horaire: Départ du Plan de l' Aiguille.. 10 h.
Col des Nantillons14 h.
Sommet18 h.
Retour au Plan de l' Aiguille... 21 h. 1/4.
André Roch.