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En 150 ans, la photographie a connu d’innombrables métamorphoses, techniques et sociétales. Le travail également. A Prangins, le Musée national met en lien les deux activités pour mieux scruter les évolutions.
Il a photographié la plupart des conflits de la seconde moitié du XXe siècle, les famines au Biafra ou en Inde, les miséreux de Londres et du nord de l’Angleterre. A 81 ans, Don McCullin a tout vu de la noirceur du monde. Célébré partout pour ses portraits coups-de-poing en noir et blanc, tout juste anobli par la Couronne britannique, l’homme peine à assumer un succès bâti sur le malheur. (portrait: Katherine Wood)
Le mot appelle une image, toujours la même. Des hommes en combinaison orange, agenouillés sur un sol gris et entourés de grillages. Debi Cornwall ne les montre à aucun moment. La photographe, ex-avocate, a travaillé durant trois ans sur Guantanamo; elle en livre une vision inédite, à découvrir au Centre de la photographie, à Genève.
On peut pointer le ciel, la voie à suivre, un objet ou le coupable. On peut observer la chose ainsi désignée, ou se concentrer sur le doigt. Un proverbe attribué aux Chinois fait d’ailleurs état du sage montrant la lune et de l’idiot regardant l’index. Robert Hofer a longtemps fait l’idiot.
C’est l’une des deux épopées fondatrices de la mythologie hindoue. On y suit le prince Râma, avatar de Vishnu, et sa dulcinée Sita, incarnation de Lakshmi. On y croise le Dieu-singe Hanouman, capable de soulever des montagnes, une femme transformée en pierre par son mari, un pont entre l’Inde et le Sri Lanka.