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Maintenant regardons le plan qui représente un mandala. C'est un terme pali, indien donc, qui veut dire : dessin sacré. En Inde, dans une certaine approche notamment de l'Hindouisme, du Jaïnisme et du Bouddhisme, les fidèles prient en dessinant par terre, en répétant inlassablement des dessins fixés par la tradition qui sont censés leur donner la conscience du divin. Ce sont ces dessins que l'on appelle mandala. C'est la religion bouddhiste qui a le plus développé cet art des mandala. En visitant des expositions d'art tibétain ou d'art népalais, ou d'art du Sikkim, on peut voir ces grandes peintures que les moines accrochent au-dessus des statues du Bouddha et qu'on appelle thangka. Le thangka est un exercice spirituel qui reproduit un mandala sacré. Ce n'est pas une oeuvre d'art car une fois terminée elle n'a plus d'importance : pour le fidèle qui vient ici, c'est "faire le dessin" qui est important. En fait, il va suivre tout ce périple et accomplir ainsi le même travail qu'un moine peintre, qu'un moine enlumineur ou qu'un moine dessinant au sol ses mandala et les répétant sans cesse. Ce mandala est le plus ancien et le plus orthodoxe qui soit : son origine n'est pas bouddhiste mais hindouiste et c'est l'explication du début du monde.