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L'ancien groupe rebelle colombien Farc ne participera pas à la présidentielle suite aux problèmes de santé de son leader et candidat, a annoncé jeudi le parti. L'élection est prévue en mai.
Le candidat du parti, l'ancien chef rebelle Rodrigo Londono, alias "Timochenko", a été opéré du coeur mercredi dans un hôpital de la capitale Bogota. "L'opération (...), combinée aux problèmes déjà évoqués de la campagne électorale, nous a conduits à renoncer à nos ambitions présidentielles", a déclaré un candidat de la Farc au Sénat, Ivan Marquez, en lisant un communiqué du mouvement marxiste.
Après l'accord de paix conclu avec le gouvernement en 2016, qui a mis fin à un demi-siècle de guerre, d'attentats et d'enlèvements, les "Forces armées révolutionnaires de Colombie" sont devenues la "Force alternative révolutionnaire commune".
Ivan Marquez a affirmé que la Farc se maintient pour les législatives et a appelé à un dialogue avec tous les secteurs politiques, afin de tendre des ponts pour réaliser une grande convergence nationale. "Le fait de ne pas participer directement avec un candidat à la course pour la présidentielle ne veut pas dire que nous n'ayons pas de voix face aux autres candidats", a-t-il ajouté. Il a affirmé qu'aucun rapprochement n'a été initié.
Timochenko se plaçait en queue des sondages pour le premier tour de la présidentielle prévu le 27 mai, avant un second le 17 juin pour désigner le successeur de Juan Manuel Santos. Chef de l'Etat depuis 2010, ce dernier ne peut se représenter après deux mandats consécutifs.