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1998 La Trilogie

Hommage à Léonard

Voyage lunaire

Passage du Styx

La Trilogie
- Hommage à Léonard - Voyage lunaire - Passage du Styx -
ou l'inspiration venue d'un chat, du nom de Léonard, décédé après avoir été empoisonné.
Dans la suite de la trilogie, le chat et les nuages deviennent de plus en plus petits pour symboliser le fait que Léonard s'en est allé rejoindre le firmament.
Dans le premier tableau, la tache sous le cou est blanche et les yeux verts-dorés (chaleur).
Dans le deuxième tableau, la tache et les yeux sont jaunes, représentant notre lumière lunaire.
Dans le troisième tableau, la tache est orange comme l'aura devenant de plus en plus vive pour signifier le mystère de l'Au-delà et les yeux sont vert-d'eau profondeur de mort.
"Hommage à Léonard" : nous sommes encore sur terre, le chat est donc représenté dans la magnificence qui fait ressortir sa beauté. Le bleu du ciel et de la pièce d'eau sont là pour signifier la pureté de l'animal face à un agresseur mesquin (le poison). Dans la même idéologie, le cheval est esquissé lui pour sa patience et son engagement envers l'humain. L'arbre symbolise l'automne, saison de la fin de vie. La Tour Eiffel est représentative de la splendeur de la fin du 19ème, siècle qui a vu naître les impressionnistes.
"Voyage lunaire" : le violet domine, car il représente la mutation. Léonard a quitté notre monde terrestre, il voyage vers la lumière. Le cheval, humble serviteur, l'accompagne, la lune l'éclaire et Pierrot lui offre le rêve d'un monde meilleur. Quant au piano, son jeu suscite la divine musique qui libère l'âme. Le Parthénon évoque, dans son style, la perfection et l'équilibre, qualités tant morphologiques que caractérielles de Léonard.
"Passage du Styx" : Léonard s'apprête à passer la rivière des Enfers pour se retrouver au Paradis. L'attendent, les chevaux, porteurs du message Divin. Les deux chats en avant-plan, le Passé et l'Avenir, l'aident à traverser pour oublier. Les feuilles mortes signent la fin de ce temps terrien. Le Colisée au milieu duquel avait lieu, entre autres, les jeux de cirque, témoigne d'endroits où la mort est spectacle. Son image est évanescente car elle suit les âmes en se diluant.
E. Zingre
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