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La vie est une fête
Il n’a jamais voulu s’attacher, se marier et fonder une famille. Il aimait trop sa vie solitaire pour cela. Sa vie était une fête sans fin pour lui et tout en lui aspirait à cela. Mais une vie festive apporte aussi son lot de dangers. L’alcool coulait à flots, et plus la soirée avançait, plus il y en avait. Les cigarettes se succédaient sans cesse. La curiosité et l’effet de groupe l’ont conduit à la consommation de drogue, et il est devenu dépendant. Une vie de fumeur est onéreuse. Mais il a toujours eu de bons revenus et pouvait se le permettre. C’est en tout cas ce qu’il croyait. La consommation d’alcool et de drogues ont augmenté et ont eu toujours plus d’influence sur son travail. Il ne pouvait plus assumer l’aspect exemplaire de sa fonction et était devenu une charge pour son em ployeur. C’est ainsi qu’il a été licencié.
Le malheur suit son cours
Cela lui était égal. Il se sentait bien et ne remarquait pas qu’il perdait le contrôle de sa vie. Ensuite, toutes ses économies se sont évaporées. Il n’avait plus un sou en poche et ne parvenait plus à payer le loyer de son appartement, qu’il a finalement dû quitter. Daniel avait tout perdu. Il se retrouvait sans ressources, sans toit au-dessus de la tête et absolument seul. Un sentiment douloureux, dans sa situation désespérée. Il n’avait personne pour le soutenir ou pour l’aider à trouver des réponses aux questions qui le préoccupaient. Dans sa détresse, il n’a pas eu d’autre choix que de se rendre auprès du Service social. La crise du coronavirus est alors survenue, et sa situation s’est détériorée davantage. Il n’avait plus d’autre choix que d’aller passer la nuit dans un centre d’accueil de nuit d’urgence. C’est dans le centre d’accueil de nuit d’urgence ouvert spécialement par l’Armée du Salut à Steffisburg qu’il a pris conscience de la gravité des conséquences de sa dépendance.