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NOTRE TRAVAIL
DE TERRAIN RENDU SÛR
430 975 343 m2
SESSIONS DE SENSIBILISATIONS
44 055
PERSONNES SENSIBILISÉES
2 250 314
Lutte contre les mines
Élimination des mines terrestres et des restes explosifs de guerre
La FSD élimine les restes explosifs de guerre afin que les populations puissent de nouveau vivre en sécurité. Les mines terrestres ne sont pas les seules menaces explosives pour les populations civiles une fois la guerre terminée. Souvent, les bombes, les obus d'artillerie, les mortiers, les roquettes, les grenades, ou les armes à sous-munitions qui n’ont pas explosé lors de leur impact présentent un risque d’explosion, parfois même plusieurs décennies plus tard. Aussi, de nombreux conflits postmodernistes ont vu l'utilisation répandue des engins explosifs improvisés (EEI), qui sont des dispositifs qui utilisent des charges explosives conventionnelles ou artisanales ainsi que des mécanismes de déclenchements improvisés tels que des composants électroniques simples ou complexes, des radios, des fils de déclenchement ou des détecteurs de pression. La multitude de mécanismes improvisés qui peuvent être adoptés, combinée à des méthodes de construction imprévisibles, constitue une menace entièrement nouvelle et dangereuse pour les opérateurs humanitaires.
Opérations: Irak, Afghanistan, Tadjikistan, Colombie, Ukraine, Philippines
Destruction des mines terrestres, des armes et des stocks de munitions
La FSD collecte, sécurise et détruit les stocks de mines terrestres, d'armes et de munitions afin de réduire les risques pour les populations civiles. De nombreux pays conservent des stocks obsolètes de munitions qui pourraient présenter un risque d'explosion en raison des mauvaises conditions de stockage et des caractéristiques imprévisibles des composants explosifs périmés. Une fois le conflit terminé, des campagnes de désarmement produisent des stocks d'armes importants qui doivent être détruits pour éviter les explosions de masse dans les entrepôts de stockage, prévenir les accidents liés à l'utilisation de munitions périmées et empêcher les armes de tomber entre de mauvaises mains.
Opérations: Tadjikistan
Sensibilisation aux dangers des mines terrestres
Les enfants figurent parmi les premières victimes innocentes de munitions non explosées, de mines terrestres et de restes explosifs de guerre dans un environnement post-conflit. En l'absence de déminage, l'un des meilleurs moyens de prévenir les accidents dus aux mines et aux explosifs consiste à marquer les zones dangereuses et à sensibiliser les personnes vivant à proximité afin qu’elles modifient leurs comportements face à ces dangers. Bien que la sensibilisation aux dangers des mines terrestres n'élimine pas la menace, elle réduit la probabilité d'accidents. La FSD sensibilise les enfants, les adolescents et les adultes dans les régions contaminées. Souvent, la sensibilisation aux dangers des mines terrestres est associée à la liaison et à l'engagement communautaires, à la collecte de données, au soutien aux victimes, aux enquêtes et aux activités de déminage.
Opérations: Afghanistan, Ukraine, Philippines
Assistance aux victimes
L'assistance aux victimes est une composante essentielle de la lutte contre les mines terrestres et une obligation des États parties à la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel. La FSD assure la prise en charge, la réhabilitation et la réinsertion sociale et économique des victimes des mines terrestres, en lien avec ses opérations de lutte contre les mines terrestres dans le monde entier.
L'assistance aux victimes est un ensemble d'actions concrètes visant à répondre aux besoins immédiats et à long terme des victimes des mines terrestres/des REG, de leurs familles, des communautés touchées et des personnes handicapées. L'assistance aux victimes comprend, sans s'y limiter, les systèmes de gestion de l'information, les soins médicaux d'urgence et continus, la réadaptation physique, le soutien psychosocial et l’inclusion sociale, la réintégration économique ainsi que des lois et politiques publiques qui favorisent un traitement, des soins et une protection efficaces pour tous les citoyens handicapés, y compris les victimes de mines terrestres, dans une perspective de droits humains.
Opérations: Afghanistan
Réduction de la violence armée
Renforcement logistique des activités hors combat pour le secteur de la sécurité
Une fois le conflit armé terminé, l'une des priorités pour la stabilisation est de rétablir la sécurité humaine. Le contrôle civil de l'armée, de la police et des autres organisations de sécurité doit être rétabli comme fonctions de base pour y parvenir. Dans de nombreux pays pauvres, les organisations de sécurité manquent de savoir-faire logistique, d'infrastructure et de soutien pour reconstruire leur organisation interne. Dans de telles situations, la FSD s'efforce d'aider et de soutenir la reconstruction des capacités internes de gestion des forces armées dans les zones non combattantes en reconstruisant et en remettant en état les infrastructures et les systèmes de gestion logistique et de gestion des ressources humaines. La FSD aide également à préparer les anciens combattants à la transition entre le conflit et le retour à la vie civile.
Opérations: République centrafricaine
Réduction de la violence armée
Dans de nombreux contextes conflictuels et non conflictuels, le niveau global de violence dans les communautés urbaines et rurales a augmenté, en particulier en raison de l'augmentation de la violence armée. La FSD s'engage dans des activités de prévention et de protection qui visent les normes et les attitudes contribuant à la violence armée. Cet engagement comprend les activités suivantes : maîtrise des armements et sensibilisation aux risques, prévention de la violence, renforcement des capacités des acteurs de la sécurité et protection des victimes directes et des groupes vulnérables.
Opérations: République centrafricaine
Destruction des armes légères et de petit calibre
Alors que l'insécurité s'aggrave dans les environnements post-conflits et humanitaires, de nombreux civils détiennent des armes à feu et des armes de petit calibre. Le fait que beaucoup de civils possèdent des armes légères et de petit calibre et l'utilisation potentielle qu’ils peuvent en faire peuvent contribuer à accroître le niveau de violence. Dans la mesure du possible, la FSD participe activement à des programmes de collecte et de destruction des armes légères et de petits calibres.
Opérations: Tadjikistan
Recherche et développement
Télédétection par drones et satellites
La FSD est impliquée depuis de nombreuses années dans l'exploration de la meilleure utilisation des drones et des satellites pour la lutte contre les mines, le contrôle de la pollution ou plus généralement dans les projets humanitaires. Les drones peuvent aider à surveiller et à cartographier les zones dangereuses et les zones sinistrées ou à transporter des fournitures médicales vers des endroits reculés. Les satellites et autres moyens spatiaux peuvent être utilisés pour prévenir la pollution de l'environnement.
Projets: Drones dans l'action humanitaire
Remédiation aux dégâts causés par l'exploitation minière, les métaux lourds polluants et les pesticides organiques
L'un des objectifs de la FSD, outre ses activités de déminage et de réforme du secteur de la sécurité, consiste à nettoyer et assainir les sites environnementaux existants contaminés au cours des conflits, notamment en éliminant les métaux lourds toxiques, les déchets miniers nucléaires, les pesticides et les polluants chimiques.
La FSD est membre régulier du Groupe de coordination des anciens sites d'uranium (CGULS) depuis 2014. Ce groupe est géré par l'Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Les plans d'assainissement de la FSD au Tadjikistan et au Kirghizistan ont été présentés et discutés au niveau du CGULS à plusieurs reprises. La FSD a créé un comité consultatif d'experts internationaux possédant une vaste expérience en matière d'assainissement des sites d'uranium et d'études d'impact environnemental (EIA). Elle est conseillée et reçoit le soutien de diverses organisations, entre autres du BGR d'Hanovre, en Allemagne, ou de l'Institut Jozef Stefan en Slovénie.