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Les propriétés microbiologiques de deux sols de grandes cultures ont été suivies durant deux années et mises en relation avec l’état physico-chimique des sites. La quantité de biomasse microbienne présente dans la couche travaillée du sol brun calcaire était en moyenne de 42 % supérieure à la quantité présente dans celle du sol brun à gley. Un pH plus élevé et un état structural plus meuble ont favorisé les micro-organismes dans le sol brun calcaire. Un niveau élevé de la nappe phréatique ou un fort réchauffement ont occasionné des pertes de biomasse dans le sol brun à gley. Durant les périodes de sécheresse, et donc d’aération optimale, la quantité de biomasse microbienne s’est accrue dans le sous-sol des deux sites recherchés. Toutes les mesures d’activités métaboliques étaient positivement corrélées à la quantité de biomasse, et 75 % d’entre elles l’étaient de manière statistiquement significative.
La fixation symbiotique de l'azote par des bactéries dans le sol en cohabitation avec des légumineuses entraîne une réduction du besoin en engrais. Dans les exploitations agricoles, ce paramètre n’est toutefois pas facilement mesurable. Or, des chercheurs d'Agroscope ont développé une méthode qui permet d'évaluer, au niveau de l’exploitation, les apports d'azote par la fixation symbiotique.
En Suisse aussi, la période de végétation s'est nettement allongée suite à l'augmentation des températures globales et régionales. À l’aide de données de l'Office fédéral de météorologie et de climatologie, Agroscope montre l'évolution de la période de végétation depuis le début du siècle dernier.
La réserve de minéraux phosphatés utile à la fabrication d’engrais pourrait être épuisée d’ici quelques décennies à l’échelle mondiale. Cette étude présente une piste pour recycler un sous-produit industriel suisse en engrais phosphaté.