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Une conférence internationale sur les problèmes économiques et sociaux des pays les plus pauvres de l'ex-Union soviétique se déroule à Lucerne.
Cette réunion de trois jours doit permettre d'élaborer des stratégies pour le développement de ces sept Etats.
Les pays de l'ex-URSS sur lesquels se penche la conférence forment le CIS-7. Il s'agit en l'occurrence de l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Géorgie, le Kirghizstan, la Moldavie, l'Ouzbékistan et le Tadjikistan .
La conférence a été ouverte lundi soir par le ministre suisse des Finances. L'occasion pour Kaspar Villiger de relever les conditions nécessaires, à ses yeux, à la croissance économique et à la prospérité d'un pays.
Selon le conseiller fédéral, «il faut d'abord un environnement politique stable pour mettre les investisseurs en confiance, mais également des réformes structurelles pour stabiliser l'économie du pays, ainsi qu'un minimum de sécurité sociale».
Et d'ajouter que «tout le monde ne profitant pas de la même manière des réformes, des relations économiques étroites entre les régions sont également indispensable».
Toutes ces conditions, toujours selon Kaspar Villiger, doivent être doublées d'une coopération dans les domaines des transports et de l'énergie.
Toutefois, précise le ministre, «chaque pays a des besoins particuliers et devra trouver sa propre voie pour réussir son passage à l'économie de marché».
Un triple défi
Il faut dire qu'après l'effondrement de l'ex-Union soviétique, ces pays ont été confrontés à un triple défi: se constituer en nouveaux Etats, créer des institutions démocratiques et mettre en place des économies de marché.
Dix ans après, il affichent un faible taux de croissance, un niveau d'endettement élevé et une progression continue de la pauvreté.
200 participants
Quelque 200 personnes participent à cette conférence, dont des ministres et des représentants politiques des pays du CIS-7, des créanciers, des donateurs, des experts internationaux et des représentants d'ONG.
Le milliardaire George Soros, le réformateur russe Jegor Gaidar et l'écrivain Kirghiz Tschingis Aitmatow sont également attendus à Lucerne.
Les débats doivent porter principalement sur les stratégies économiques, l'endettement, le rôle des institutions financières internationales, le développement du secteur privé, le commerce et la coopération entre les régions, sans oublier les réformes structurelles et la politique sociale.
A noter que cette conférence est organisée par le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale (BM), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Banque asiatique de développement.
swissinfo avec les agences