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(Algérie/Mali) Mouvement indépendantiste touareg modéré actif au sud de l’Algérie, au Nord du Mali et du Niger. Il est dirigé par Iyad ag Ghaly jusqu’à la dissolution formelle du mouvement en 2006. Le MPA avait pris les armes en 1990 contre la dictature militaire malienne, accusée du vol de milliers de tonnes de vivres qui auraient pu sauver la vie des nomades mourant de faim pendant les années de sécheresse. Ses effectifs étaient évalués à environ 1 000 combattants.
Le MPA fait partie du Mouvement des Fronts Unifiés de 1 ‘Azawad (MFUA), qui signe un accord de paix avec le gouvernement malien le 11 avril 1992. Mais les rivalités entre mouvements touaregs sont importantes, notamment entre le MPA et l’Armée Révolutionnaire de Libération de l’Azawad (ARLA). Un accord de paix est signé le 27 mars 1996, à Tombouctou, entre les organisations touareg du nord du Mali : le Mouvement Populaire de l’Azawad (MPA), le Front Islamique Arabe de l’Azawad (FIAA), l’Armée Révolutionnaire de Libération de l’Azawad (ARLA), le Front Populaire de Libération de l’Azawad (FPLA) et le ► Mouvement Patriotique Malien Ganda Koy (MPMGK).
Mais l’accord de paix de résout pas les problèmes de fond et la rébellion se poursuit. Une nouvelle génération du MPA apparaît avec ► Alhassan ag Fagaga, qui prend le maquis en février 2006 avec une trentaine de combattants. Les 22-23 mai 2006, une attaque-éclair concertée contre plusieurs garnisons militaires dans les secteurs de Kidal et de Menaka menées par le MPA accélère les négociations de paix. Le mouvement s’amplifie et le commandant de la garnison de Menaka, Bah Moussa, se joint à la rébellion en emportant armes et munitions. Le 4 juillet 2006, un accord est signé à Alger entre le MPA et les gouvernements de l’Algérie et du Mali et, qui est fondu dans des unités spéciales qui assurent la sécurité dans la zone de Kidal, au Nord du pays.