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Cancers du rectum : les points clés
Un cancer du rectum est une maladie des cellules qui tapissent l’intérieur du rectum. Il se développe à partir d’une cellule initialement normale qui se transforme et se multiplie de façon anarchique, jusqu’à former une masse appelée tumeur maligne (ou cancer). On estime à environ 44 000 le nombre de nouveaux cas de cancers colorectaux (côlon ou rectum) en 2017 en France. Légèrement plus de la moitié (55 %) toucheraient des hommes. Le cancer colorectal (côlon ou rectum) est le 3e cancer le plus fréquent chez l’homme après ceux de la prostate et du poumon, et le 2e cancer le plus fréquent chez la femme après celui du sein.
Quels sont les causes ou les facteurs de risque d’un cancer du rectum ?
L’âge augmente le risque de développer un cancer du rectum : 9 personnes atteintes sur 10 ont plus de 50 ans.
Les habitudes de vie sont aussi en cause :
une alimentation trop riche, notamment en graisses animales ;
une consommation importante de viande rouge ;
l’inactivité physique ;
le surpoids ;
la consommation d’alcool ;
la consommation de tabac.
Des antécédents personnels et familiaux
Le risque de développer un cancer du rectum est augmenté chez les personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (comme la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique) ou de certaines maladies génétiques : polypose adénomateuse familiale et syndrome de Lynch (ou HNPCC).
Un antécédent familial de cancer du côlon ou du rectum est également un facteur de risque.
La prédisposition génétique aux cancers colorectaux Dans certains cas, une altération génétique (aussi appelée variation génétique), héritée d’un parent, est présente dès la naissance dans toutes les cellules de l’organisme. Elle peut alors jouer un rôle dans la survenue d’un cancer. On parle de prédisposition génétique au cancer, liée à la présence de ce qu’on appelle « une altération génétique constitutionnelle ». Si les médecins qui vous suivent suspectent une prédisposition génétique au cancer colorectal, ils vous adresseront à un oncogénéticien qui procédera à une analyse constitutionnelle de vos gènes. Si les examens révèlent une anomalie génétique héréditaire, un test de dépistage pourra être proposé à vos frères, sœurs, parents ou enfants majeurs (c’est-à-dire vos apparentés au 1er degré). Ce test permettra de déterminer s’ils en sont également porteurs. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre dossier dédié à l’oncogénétique.
Comment se forme et se développe un cancer du rectum ?
Lorsqu’un cancer apparaît, les cellules cancéreuses sont d’abord peu nombreuses et limitées à la première couche de la paroi du rectum, la muqueuse. On parle de cancer in situ.
Avec le temps et si aucun traitement n’est effectué, la tumeur s’étend plus profondément à l’intérieur de la paroi, à travers les autres couches. On parle alors de cancer invasif.
Des cellules cancéreuses peuvent également se détacher de la tumeur et emprunter les vaisseaux lymphatiques ou sanguins pour envahir d’autres parties du corps :
les ganglions lymphatiques proches du rectum ;
le foie, les poumons ou le péritoine. Les nouvelles tumeurs qui se forment alors s’appellent des métastases.
Prévenir l’apparition d’un cancer colorectal Retirer les polypes est un moyen efficace de prévenir l’apparition d’un cancer colorectal. Le dépistage, effectué tous les deux ans entre 50 et 74 ans, permet de repérer et traiter ce cancer à un stade précoce, voire de détecter et retirer ces polypes avant qu’ils ne se transforment en cancer. Vous êtes concerné par le programme de dépistage organisé si vous ne présentez aucune histoire personnelle ou familiale susceptible de vous prédisposer à cette maladie, ni symptôme pouvant évoquer un cancer colorectal. En effet, le risque de développer un cancer colorectal est principalement lié à l'âge (plus de 50 ans) et/ou à l'existence d'antécédents personnels ou familiaux de certaines maladies intestinales chroniques ou de prédispositions génétiques particulières. Pour en savoir plus, consultez notre dossier sur le dépistage du cancer colorectal.
Quels sont les symptômes d’un cancer du rectum ?
Un cancer du rectum peut être suspecté devant plusieurs signes dont :
la survenue de douleurs abdominales ;
la présence de sang dans les selles ;
une alternance entre diarrhée et constipation ;
une envie constante d’aller à la selle ;
des douleurs au niveau de l’anus ;
la détection d’une masse à la palpation de l’abdomen ou au toucher rectal (palpation de l’intérieur du rectum avec l’index) ;
une dégradation inexpliquée de l’état général se manifestant notamment par une perte de poids et d’appétit, une diminution de la prise alimentaire et de la fatigue.
Le cancer du rectum peut également être suspecté si le test de recherche de sang dans les selles effectué dans le cadre du dépistage organisé des cancers colorectaux se révèle positif.
Pour en savoir plus, consultez notre dossier sur le dépistage du cancer colorectal.
Comment est établi le diagnostic du cancer du rectum ?
Un cancer peut se développer dans n’importe quelle partie du rectum ; on distingue le tiers supérieur des deux tiers inférieurs du rectum pour établir le traitement.
Pour confirmer le diagnostic de cancer du rectum et évaluer son degré d’extension, une série d’examens doit être pratiquée. C’est ce qu’on appelle le bilan diagnostique.
Retrouver les différents examens du bilan diagnostique.
Comment s’effectue le choix des traitements ?
Votre traitement est adapté à votre cas personnel et aux caractéristiques de votre cancer. Il est discuté et choisi par des médecins de différentes spécialités lors d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP).
Les soins de support font partie intégrante de votre traitement, il ne faut pas les négliger.
Les dates de vos différents traitements, leur durée et les coordonnées des membres de l’équipe soignante sont indiquées dans votre Programme personnalisé de soins (PPS).
Quels sont les différents traitements du cancer du rectum ?
Plusieurs types de traitements sont utilisés pour traiter les cancers du rectum.
Les principaux traitements sont la chirurgie, la radiothérapie et les traitements médicamenteux (chimiothérapies conventionnelles et/ou thérapies ciblées). Ils peuvent être utilisés seuls ou associés les uns aux autres.
La chirurgie est le traitement principal du cancer du rectum. La nature de la chirurgie pratiquée dépend du stade de votre cancer et de sa localisation dans le rectum. Lors de ce traitement, une stomie peut être effectuée de façon temporaire ou définitive.
Des douleurs, de la fatigue, des troubles digestifs ou encore des problèmes de cicatrisation peuvent faire suite à l’intervention chirurgicale ; des solutions existent afin de les prévenir et les traiter. Parlez-en à votre équipe médicale.
Pour en savoir plus, consultez la page sur la chirurgie dans ce dossier.
L’arrêt du tabac et de l’alcool permet de réduire les risques de complications pendant et après l’opération.
Des associations de patients peuvent vous accompagner à tout moment de votre parcours de soins en vous apportant informations, écoute, partage d’expérience. N’hésitez pas à les contacter. Pour les retrouver, rendez-vous sur la carte interactive des associations.