Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07126.jsonl.gz/693

Les conducteurs âgés échapperont pendant cinq ans de plus à l'examen médical obligatoire. Après le National, le Conseil des Etats a soutenu mercredi par 34 voix contre 4 un projet visant à relever l'âge minimal à 75 ans. Il prévoit aussi des mesures d'accompagnement.
Le projet se base sur une initiative parlementaire du conseiller national Maximilian Reimann (UDC/AG), qui vient d'avoir 75 ans. "Aujourd'hui, les seniors sont en meilleure santé et plus en forme qu'autrefois", a argumenté Damian Müller (PLR/LU).
Les personnes âgées sont beaucoup moins impliquées dans les accidents graves que les jeunes, a noté Werner Häsli (UDC/GL). Mais selon une étude, le risque augmente nettement à partir de 70 ans par rapport à la tranche 60-70 ans, lui a rétorqué en vain Daniel Jositsch (PS/ZH), un des rares sénateurs opposé au projet.
Entrée en vigueur en 2019
La révision de la loi sur la circulation routière, qui devrait entrer en vigueur au plus tôt au second trimestre 2019, prévoit que les détenteurs d'un permis de conduire des catégories non professionnelles doivent se soumettre tous les deux ans à un examen médical à partir de 75 ans, et non plus 70 ans comme c'est le cas actuellement.
Ces contrôles obligatoires permettent au médecin de vérifier l'aptitude à la conduite. Un conducteur de 74 ans qui a passé l'examen peu avant l'entrée en vigueur de la loi révisée ne devra pas retourner chez son médecin à 75 ans, mais seulement deux ans plus tard.
Le projet concerne aussi les chauffeurs professionnels: dès 75 ans, ils devraient se soumettre à un examen bisannuel, contre tous les trois ans actuellement. Le texte de loi stipule aussi que les activités de prévention de la Confédération doivent être étendues pour renforcer la sensibilisation des conducteurs âgés et les amener à décider de leur propre chef quand ils doivent arrêter de conduire.