Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07126.jsonl.gz/95

Beginn Inhaltsbereich
Das Ortsbild des Monats April ist eine gekürzte Version der französischsprachigen Aufnahme aus der ISOS-Publikation Freiburg, Band 1.1 und 1.2.
Evolution de l'agglomération
Aucune trouvaille archéologique à l'intérieur de la vieille ville ne nous renseigne sur l'occupation du site - une colline peu élevée de forme approximativement rectangulaire - avant le Moyen Age. Mais les importantes découvertes faites dans les environs montrent que la Gruyère - probablement déjà sur le passage de la route de l'étain à la fin de l'époque de Hallstatt - était largement colonisée pendant la période gallo-romaine: un vicus, notamment, se trouvait entre Riaz et Marsens.
Il faut dire que la région - située au centre d'une plaine, à la jonction de la vallée de l'Intyamon, de la vallée de la Jogne et du bassin de Sâles - possédait une vocation innée de carrefour.
Peut-être antérieure à 515, la fondation de la paroisse est le premier signe de l'importance prise par Bulle au début du Moyen Age. Dédiée à saint Eusèbe, la première église se dressait vraisemblablement à l'extrémité septentrionale de la colline, au même endroit que l'actuelle. Cette éminence est sans doute à l'origine du nom du site, mentionné pour la première fois vers 860, sous la forme Butulum.
Trois siècles plus tard, en 1195-1196, Rodolphe Ier de Gruyère renonça à tous ses droits sur Bulle, afin de réparer des dommages causés à l'évêque et à l'église de Bulle qui lui appartenait. Le marché de la petite bourgade fut alors confirmé au détriment de celui de Gruyères, condamné à disparaître. Malgré cette convention, la lutte entre les deux villes dura jusqu'au 16e siècle.
La localité fut probablement fortifiée une première fois avant la fondation du burgum qui n'intervint peut-être que dans le troisième quart du 13e siècle. Obéissant à un plan longitudinal réglé sur l'axe de la Grand-Rue, comme la plupart des villes neuves de Suisse romande, la petite cité composée de deux rues parallèles s'étendit sur toute la longueur de la colline.
Le château fut érigé de 1289 environ à 1293 par Guillaume de Champvent, évêque de 1273 à 1301. En 1447, un incendie détruisit la partie orientale du bourg. Toutefois, cet important centre artisanal et commercial ne connut pas le rapide déclin des autres fondations urbaines de la Basse-Gruyère. Une école y est attestée vers 1500 et une Maison de Ville en 1578. En 1476, lors des guerres de Bourgogne, Bulle signa un traité de combourgeoisie avec Fribourg.
Après la conquête du Pays de Vaud par Berne en 1536, la ville - désirant garder sa foi catholique - se plaça sous la souveraineté de Fribourg qui y créa un bailliage. En 1665, une communauté de Capucins s'installa dans l'hôpital fondé par l'évêque François de Montfaucon entre 1347 et 1354.
Le développement de Bulle dans la seconde moitié du 18e siècle est étroitement lié à la modernisation du réseau routier. C'est de Bulle en effet que partaient vers le port de Vevey les fromages de la Gruyère et du val de Charmey, croisant une part des vins de Berne partis du Lavaux ou du Chablais, mais également diverses marchandises d'importation qui montaient à Fribourg. La modernisation de la «route du fromage» dès 1752, puis la réfection de la «grande route tendante à Gruyères» vers 1772, entraînèrent aussitôt une augmentation du trafic attestée dès les années 1760 déjà. Ainsi confirmée dans son statut de ville de transit, de dépôts et d'échanges, la ville entrée dans une nouvelle ère de prospérité avait déjà entrepris sa mue lorsqu'elle fut entièrement détruite par un incendie, le 2 avril 1805. Ce sinistre eut deux conséquences importantes.
D'une part, il entraîna la mise en place de l'assurance et du cadastre incendie dans le canton. D'autre part, il favorisa l'élaboration d'un règlement de construction qui servit de base aux règlements d'urbanisme édictés à Fribourg au 19e siècle. Sollicité par le Conseil de ville, l'architecte patricien Charles de Castella joua un rôle important dans la reconstruction de la petite cité et de ses bâtiments les plus représentatifs. A partir des années 1820, c'est Jean-Pierre Desbiolles, un architecte d'origine savoyarde établi à Bulle, qui semble avoir eu une influence de tout premier ordre. La reconstruction ne s'acheva qu'en 1864 avec un geste urbanistique majeur: la réalisation par Ulrich Lendi du grand escalier et de la terrasse de l'église paroissiale, alignés sur la Grand-Rue.
La reconstruction qui suivit le sinistre de 1805 confirma les options urbanistiques de la seconde moitié du 18e siècle, en s'efforçant notamment de régulariser les façades et de fixer les gabarits à deux étages sur rez. Outre ces dispositions «d'embellissement», le règlement visait à se prémunir de toute nouvelle catastrophe et à favoriser la circulation. On établit donc trois ruelles «traversières», l'une au centre, les autres aux extrémités, reliées à l'amorce d'une voie périphérique. La suppression du rang de Bouleyres et la création d'une nouvelle place de marché, agrémentée plus tard d'une promenade, constituèrent un geste urbanistique majeur, les élévations des maisons reprenant par contre des modèles déjà largement diffusés. Contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, Bulle eut de la peine à se défaire de ses tours-portes, symboles de pouvoir par excellence. Si la ville se résigna finalement à détruire la porte d'En-bas en 1808, la porte de Morlon en 1827 et la porte d'En-haut, elle en perpétua le souvenir par la réalisation de la tour de l'horloge en 1836. Le couvrement du canal des Moulins, colonne vertébrale de la ville médiévale, permit enfin le dédoublement de l'ancienne rue de Bouleyres.
Les principes de cette reconstruction sont parfaitement lisibles sur la première édition de la Carte Siegfried de 1888. Les développements extra-muros se concentraient avant tout à la sortie méridionale de la ville où l'existence de faubourgs avait permis un report du bâti sur les communs après 1805, d'abord autour des trois places qui allaient devenir des points d'articulation essentiels du réseau urbain, puis le long des axes qui s'en échappent en éventail.
A l'ouest de la vieille ville, le quartier de la gare - relié au château par une avenue - s'était formé sur la ligne à voie normale raccordant Bulle au chemin de fer Berne-Lausanne dès 1868. Au bord de la Trême, suite à la vente des anciens pâquiers communs, un modeste quartier ouvrier avait fait son apparition en marge de l'agglomération.
A la chute de l'Ancien Régime, Bulle accéda au rang de chef-lieu d'un district qui porta son nom jusqu'en 1848, puis reçut celui - plus évocateur - de l'ancien comté. Le développement de l'industrie du bois et l'avènement du chemin de fer constituèrent l'amorce d'un remarquable développement. Dès 1880, Bulle occupa la deuxième place du canton quant au nombre de ses habitants: 3239 en 1910, 4373 en 1920, 11'149 en 2000.
Le chef-lieu gruérien était alors la principale place du canton pour le commerce du bois de construction, du fromage, des pailles tressées et du bétail.
Huit marchés s'y tenaient chaque année et plusieurs usines s'égrenaient au fil de la Sionge. Culturellement, la ville n'était pas en reste: on y trouvait notamment une école secondaire, un temple et une école réformée.
Sur la Carte Siegfried de 1912, on note l'ouverture de la rue de la Lécheretta sur un ancien terrain marécageux, le prolongement de la rue de Gruyères, la constitution de la rue Victor-Tissot, la densification du quartier ouvrier parallèle à la Trême, l'ouverture du chemin de fer Châtel-Bulle-Montbovon et le déplacement du cimetière au bord de la route menant à Riaz.
Jusqu'au milieu du 20e siècle, l'évolution du bâti se confina dans l'espace triangulaire compris entre les rues de Vevey et de Gruyères, subdivisé par une douzaine de rues tracées de manière à dessiner un souple réseau orthogonal.
La seconde moitié du 20e siècle se caractérise par l'éclatement de l'agglomération vers le bois de Bouleyres (> IV), le cimetière (> III) et la colline de Montcalia (> VIII). La construction de l'autoroute A 12, au début des années 1980, a amplifié ce phénomène.
Le site actuel
Implantée à la frontière entre la Haute-Gruyère et la Basse-Gruyère, la petite ville marque le centre de la plaine où se rejoignent les routes cantonales desservant les vallées alentour. Son horizon est fermement délimité par une couronne de montagnes: massif du Gibloux au nord-ouest, Moléson au sud- ouest, Dent-de-Broc au sud-est et massif de la Berra au nord-est.
Largement étendue, l'agglomération se rattache désormais à La Tour-de-Trême, un cas particulier dans l'ISOS avec lequel elle a fusionné le 1er janvier 2006: seule la rivière ménage encore une césure entre les deux localités.
Le noyau historique
Centre politique, religieux et économique de la localité, l'ancien bourg (> 1) en occupe également le cœur géographique.
Implantée sur une colline de faible hauteur, mais aux glacis encore bien dégagés à l'est (> I), ce noyau affiche sa prédominance sans aucune ambiguïté: inscription dans une boucle de voirie dessinant son contour avec précision, caractère très abouti du plan rectangulaire organisé sur deux rues longitudinales orientées dans le sens de la vallée, entrées de la Grand-Rue mises en évidence par un effet de resserrement, maisons en ordre contigu et présence des deux édifices les plus emblématiques. Posés aux extrémités du tissu, ces derniers signalent avec précision les limites de l'agglomération d'origine au sud, le château et au nord, l'église.
Comptant un, deux, plus rarement trois étages sur un rez-de-chaussée, les maisons de la vielle ville possèdent de sobres façades percées de fenêtres rectangulaires ou cintrées réparties en axes réguliers. De nombreux décrochements de hauteur animent la relative uniformité des longs alignements de murs-gouttereaux. Le rang ouest de la Grand-Rue est celui qui a conservé la plus forte identité: il renferme l'Hôtel de Ville néoclassique et une riche demeure néorenaissance. Quant au rang est de la rue de Bouleyres, il intègre plusieurs établissements scolaires, dont l'ancienne Ecole professionnelle et l'ancien Institut Sainte-Croix. Edifiés sur plusieurs parcelles réunies, ces deux bâtiments modifient le rythme du parcellaire.
Vaste construction néogothique, l'Institut Sainte-Croix domine l'ancienne promenade réduite à une seule allée et convertie en parking. Orné d'un kiosque à musique, cet espace qui sert également de place de marché est ceinturé par plusieurs éléments de valeur: une maison avec marquise en fonte, le couvent des Capucins et le château. Au sud de l'église, l'ancienne Auberge du Trèfle puis maison des Chanoines et les anciennes halles accentuent la tête des deux rangées médianes. La frange septentrionale du bourg s'est en partie démantelée suite à la construction de plusieurs parkings sur l'emplacement d'immeubles démolis.
A l'ouest, une route construite sur les anciens fossés de la petite ville longe immédiatement les cours et les annexes ajoutées derrière les maisons. En revanche, un long et large espace de jardins et de vergers (> I) dégage le rang oriental et le château, conservant au bourg une claire relation intérieur-extérieur. De ce côté, la vue sur la vieille ville est animée par une intéressante succession de clochetons et de toits en pavillon: château, couvent des Capucins, Institut Sainte-Croix et église.
Aux Places
A la sortie méridionale du bourg historique, trois places matérialisent les sommets d'un triangle qui ouvre l'espace de la ville vers le sud. La multiplicité des perspectives contraste avec la rigueur extrême de la structure médiévale que l'on quitte par un étroit goulet surmonté d'une tourelle avec horloge. La portion du bâti fixée autour de ces trois importants points d'articulation se subdivise en deux quartiers (> 2, 3) juxtaposés de part et d'autre d'un espace vert semi-public (> X). Fortement caractérisés, les trois carrefours sont mis en évidence par des constructions représentatives ou par un mobilier spécifique. A la sortie immédiate du bourg, la place des Alpes est centrée sur un imposant pâté de maisons en position d'îlot. La jonction entre la rue de Vevey et la rue Saint-Denis - qui a pris la forme d'un giratoire - est ponctuée par un mur et un séquoia.
Ancien marché aux bestiaux, la place Saint-Denis - vaste triangle aménagé en parc public - abrite le monument dédié à l'abbé Bovet.
Le caractère diffus des premiers développements se reflète dans la variété des styles architecturaux et des implantations. Il est renforcé par la présence de nombreux immeubles de la deuxième moitié du 20e siècle. Fragmentés en petites chaînes continues, les premiers développements le long de la rue de Gruyères frappent par leur grande modestie: certaines constructions offrent un caractère quasi villageois. En revanche, les extensions du tournant des 19e et 20e siècles - composées d'immeubles locatifs comptant quatre niveaux en général - font montre d'une expression urbaine qui va parfois jusqu'à la monumentalité.
Témoignent de cette prise de conscience d'une ville en pleine expansion économique: les deux tourelles d'angle à la jonction de l'avenue de la Gare et du bourg historique, un fragment de la rue de Vevey (> 2.1) dominé par un immeuble de cinq niveaux à loggias superposées et enfin la rue Victor-Tissot (> 3.1).
Très homogène, cette dernière est formée d'un seul rang de maisons faisant face au château.
Les quartiers sud-est
La rue de Gruyères (> 4) s'inscrit dans le prolongement de la première extension dirigée vers La Tour-de-Trême, mais l'implantation des bâtiments en ordre discontinu et le caractère bourgeois de leur architecture lui confèrent une identité très différente, particulièrement sensible à l'endroit où la rue se partage en deux voies conduisant chacune à un pont.
Amorcé par l'église réformée ce petit quartier des années 1890 et 1910 (> 4.1) fait interagir deux fronts de maisons d'habitation - la plupart avec commerces au rez-de-chaussée - dont l'orientation légèrement évasée est mise en exergue par la forme triangulaire du Jardin Anglais au centre de la rue. L'éclectisme formel donne une certaine richesse à cet ensemble qui impressionne surtout par la rigueur et l'homogénéité de son ordonnance. De plan massé, les constructions alignées au cordeau affichent une volumétrie relativement analogue - elles ne comprennent pas plus de deux ou trois niveaux - et se suivent avec une régularité métronomique. Les nombreux murets qui délimitent les jardins autour des maisons renforcent le caractère cossu et soigné du groupement.
Parallèle à la rue de Gruyères, la rue du Bourgo (> 6) se distingue par son implantation sur un terre-plein en bordure de la voie ferrée Bulle-Montbovon.
L'espace intercalé entre celle-ci et la rue de Gruyères est occupé par le petit quartier des Jordils (> 0.1) dont les modestes maisons des années 1920 et 1930 tournent leur pignon frontal vers le sud-est. Ornées de balcons en bois ajouré et coiffées d'un toit à demi-croupes, ces habitations entourées de jardinets présentent un caractère presque champêtre qui contraste avec l'expression éminemment bourgeoise de la rue de Gruyères toute proche.
Les quartiers sud-ouest
La rue du Moléson (> 0.2) - définie du côté ouest par de simples maisons du 19e siècle en ordre contigu - est un axe secondaire qui mène au quartier ouvrier (> 7) organisé de part et d'autre de la rue Pierre-Sciobéret, sur la rive nord de la Trême.
En partie complété au milieu du 20e siècle, ce long périmètre affiche une structure linéaire homogène, basée sur la juxtaposition relativement serrée de maisonnettes implantées parallèlement à la rue et couvertes d'un toit en bâtière.
La rue de Vevey marque la jonction entre deux tissus de nature très différente. Au nord, un quartier industriel (> 9) regroupe principalement de vastes halles en bois, certaines disposées perpendiculairement à la chaussée et engendrant une succession serrée de pignons frontaux.
Au sud, un quartier d'habitation du deuxième quart du 20e siècle (> 8) se caractérise par l'implantation régulière de maisons locatives de petite taille. Comprenant généralement deux niveaux, ces dernières sont couvertes d'un vaste toit à croupes animé par de grandes lucarnes en maçonnerie couronnant la façade principale à la manière d'un fronton.
A l'ouest du bourg historique
Le quartier de la gare (> 10) doit sa configuration légèrement arquée aux voies ferrées qui longent le pied de la colline de Montcalia (> VIII).
Par son plan en arc de cercle, la gare bâtie entre 1990 et 1992 s'est adaptée à la structure historique. En outre, son corps d'entrée s'avance clairement dans l'axe de l'avenue qui ouvre une brèche en direction du château. Ce tissu est composé en majeure partie de halles relativement étroites et allongées.
Au nord de la place de la Gare, la rue de la Lécheretta (> 11) offre une définition contrastée. Des immeubles locatifs de quatre niveaux construits dans les années 1930 et 1940 bordent son côté ouest.
Organisé sur un réseau de rues strictement orthogonal, ce quartier s'est partiellement désagrégé au cours des années 1980 et 1990: à l'ouest de la rue de la Sionge, plusieurs vides de construction servent de parkings.
Un mobilier urbain de valeur
D'une manière générale, le mobilier urbain se distingue par sa grande richesse. Les rues de la vieille ville sont revêtues de pavés depuis les années 1920 seulement.
Installées en majeure partie au début des années 1870, de nombreuses fontaines animent les rues, les places et les carrefours, souvent accompagnées d'un petit parc public délimité par quelques feuillus. Des arbres ombragent les chaussées, définissant de longues allées qui mettent en exergue l'orientation différenciée des axes du réseau urbain.
Les quartiers périphériques
Réparties en zones réglementaires, les extensions de la seconde moitié du 20e siècle (> III, IV, V, VII, VIII) pêchent par leur caractère fortuit et leur manque de relation avec les quartiers préexistants. Deux tissus soigneusement organisés retiennent toutefois l'attention. Au bord de la Trême, le quartier de Champ-Barby (> 5) regroupe des petites maisons des années 1940 et 1950 abritant une ou deux familles: insérées dans de grands jardins, ces constructions sont ordonnées avec régularité sur un réseau orthogonal.
Nous recommandons
Nous qualifions
**/ Qualités de la situation
*** Qualités spatiales
*** Qualités historico-architecturales
Bulle occupe un emplacement stratégique dans la vallée de la Sarine, correspondant à la jonction des couloirs de circulation représentés par la vallée de la Jogne, l'Intyamon et le bassin de Sâles. Sa silhouette est marquée par le clocher de l'église et la grande tour du château qui signalent avec force les deux extrémités du bourg historique, tout en mettant en exergue l'orientation de la structure urbaine dans le sens de la vallée.
Les qualités spatiales sont prépondérantes à divers égards: fermeté de la structure urbaine remontant au Moyen Age, regroupement des extensions du 19e et de la première moitié du 20e siècle autour d'un vaste triangle mis en évidence par trois places-carrefours situées sur les principales routes d'accès depuis le sud, identité marquée des quartiers qui se différencient par leurs modes d'implantation et leurs changements d'échelle, espaces animés par de nombreuses placettes bordées d'arbres, des fontaines, des monuments, des allées soulignant l'orientation des rues, des murs de jardin.
Les qualités historico-architecturales sont prépondérantes pour de nombreuses raisons: origine médiévale du bourg incendié en 1805, amélioration de la structure historique par un 19e siècle soucieux d'embellissement, caractère urbain parfois empreint de monumentalité des extensions du tournant des 19e et 20e siècles, riche palette d'édifices publics dont l'ancien château épiscopal du 13e siècle, le couvent des Capucins du 17e siècle, l'église paroissiale du 18e siècle, reconstruite comme la Maison de Ville après 1805, le temple et l'école réformés du tournant des 19e et 20e siècles, des cafés et des brasseries du 19e et du début du 20e siècle.
Ende Inhaltsbereich