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La pharmacie de l’armée l'a confirmé au journal dominical: plus d’un million de doses ont été achetées au mois d’avril 2020 à une entreprise américaine pour 16,7 millions de francs. La date de péremption de ces kits PCR est désormais atteinte.
Au début de la pandémie, la Confédération a créé des réserves dans l’urgence. Mais en raison de leurs composants biochimiques, les tests PCR ont une durée de vie limitée.
Lorsqu'on a constaté que les tests allaient expirer, un groupe de travail a accéléré leur vente à prix cassés. La Confédération a réussi à revendre environ 300'000 tests PCR au cours des trois premiers mois de l'année en cours, ce qui lui a rapporté 3 millions de francs.
D'autres méthodes de tests
Dans la, un porte-parole de l’armée incrimine l’arrivée d’autres méthodes de tests pour justifier le peu de recours à la réserve de tests PCR. Une telle capacité aurait-elle permis aux cantons de tester plus vite et plus massivement? Jusqu’ici l’offre a été en adéquation avec la demande, tempère le médecin cantonal neuchâtelois Claude-François Robert, contacté par la RTS.
Pourquoi cette réserve n’a-t-elle pas été mieux utilisée? Personne ne semble pouvoir l'expliquer. En fin de compte, la Confédération aura perdu près de 14 millions de francs.
Ludovic Rocchi/gma