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La lauréate du prix Nobel de la paix est assignée à résidence depuis le coup d'Etat militaire en Birmanie en février dernier. C'est aujourd'hui que commence le procès contre Aung San Suu Kyi notamment accusée d'avoir bafoué les restrictions anti-Covid.
L'ex-dirigeante birmane Aung San Suu Kyi sera entendue lundi 14 juin lors de son premier témoignage devant un tribunal de la junte. Celui-ci survient plus de quatre mois après son arrestation le 1er février.
La justice accuse la prix Nobel de 75 ans d'une dizaine de délits. Parmi les infractions, l'Etat impute à la femme, désormais privée de tout pouvoir, d'avoir notamment:
Lors de la comparution d'Aung San Suu Kyi le 24 mai, son équipe juridique a nié toutes ces infractions. L'ex-dirigeante s'est également vu soutenue par l'organisation de défense des droits humains «Human Rights Watch» qui s'est récemment prononcée pour l'abandon de toutes les charges qu'elle juge notamment de «fausses» et «politiquement motivées».
Selon les informations récoltées par The Guardian, les avocats d'Aung San Suu Kyi n'ont été autorisés à la rencontrer que deux fois depuis son assignation à résidence. Ils ont annoncé que les audiences de l'affaire auraient lieu tous les lundis et s'attendent à ce qu'elles durent jusqu'au 26 juillet. Si Aung San Suu Kyi est reconnue coupable de tous les chefs d'accusation, elle risque plus de dix ans de prison.
Pour rappel, l'arrestation du Aung San Suu Kyi avait stoppé presque dix ans de transition démocratique, poussant la population à des manifestations quasi quotidiennes qui ont secoué le pays. Le soulèvement de masse s'est heurté à une répression militaire brutale qui a fait plus de 850 morts, selon un groupe de surveillance local. (mndl)