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Les céphalopodes ne sont pas des poissons mais des mollusques et sont donc apparentés aux moules et escargots. Aujourd’hui encore, les chercheurs continuent d’en découvrir de nouvelles espèces. On distingue les céphalopodes à huit bras (appelés également octopodes) de ceux à dix bras (décapodes). Ils sont répartis en différentes catégories ou «ordres», comme les appellent les scientifiques.
Il existe environ 800 espèces vivantes de céphalopodes. On distingue les céphalopodes à huit bras (appelés également octopodes) de ceux à dix bras (décapodes). Ils sont répartis en différentes catégories ou «ordres», comme les appellent les scientifiques.
La pieuvre (ou poulpe) fait partie de la famille des octopodes. Ces animaux se caractérisent par leurs huit bras et leur grande intelligence. Les calmars possèdent dix bras et un long corps et les seiches ont également dix bras.
Les calmars vivent en eau libre et en haute mer. Considérés comme les nageurs les plus habiles et les plus rapides des céphalopodes, ils parcourent souvent plusieurs kilomètres par jour.
Les seiches vivent principalement près des fonds marins. Leur corps, plutôt ovale, est surtout reconnaissable à la nageoire qui le borde.
Les pieuvre (ou poulpes) vivent principalement sur le sol marin.
On trouve les céphalopodes dans toutes les mers du monde, sauf en Mer noire.
Les céphalopodes sont en général des chasseurs efficaces et rapides. Ils se nourrisent soit de poissons, soit de crustacés et de mollusques, selon les espèces. Leur bec puissant, qui ressemble un peu à celui d’un perroquet, permet de briser les éventuelles coquilles de ces animaux. Ils se servent aussi de leurs bras pour déloger leurs proies de leur cachette et pour les tenir. Avec leur oesophage très étroit, les céphalopodes ne peuvent pas avaler leur nourriture tout rond mais doivent d’abord la réduire en bouillie. Ils se servent alors de leur langue râpeuse équipée de minuscules hachoirs.
La plupart des céphalopodes vivent en solitaire, et ce n’est que pour s’accoupler qu’ils se rencontrent brièvement. En général, ce n’est que pour quelques minutes ou quelques heures.
Cependant, les mâles et les femelles de certaines espèces de seiches et de calmars vivent ensemble pendant un certain temps. Certains se rassemblent même parfois en grands groupes pendant la saison des amours.
La reproduction chez les céphalopodes est aussi très perfectionnée. Chez le mâle, un ou deux bras sont modifiés et permettent l’accouplement. Les spermatozoïdes sont regroupés dans des sortes de sacs que le mâle saisit avec un de ses bras et transfère ainsi à la femelle. Celle-ci les garde et en féconde ses oeufs une fois qu’elle les a pondus. La plupart des espèces s’accouplent plusieurs fois, avec différents partenaires.
Les femelles pondent généralement des milliers d’œufs, parfois même des centaines de milliers. L’éclosion des oeufs peut prendre plus ou moins de temps selon les espèces: entre un seul jour pour certaines, voir plus d’un an pour d’autres.
Chez la plupart des seiches et des calmars, la femelle meurt après avoir pondu les œufs. Chez les pieuvres, la femelle s’occupe souvent des œufs et les garde, elle ne meurt qu’après la naissance des petits.
Un peu partout dans le monde, les pêcheurs prennent le poisson en trop grande quantité, sans respecter son cycle de reproduction naturel. C’est ce qu’on appelle la surpêche. Les grands poissons comme les thons, les requins ou les espadons sont particulièrement prisés. Si la pêche n’est pas assez fructueuse, les pêcheurs se rabattent alors sur de plus petits poissons comme les sardines, et ainsi de suite. Certains animaux marins perdent ainsi leurs proies favorites et ne trouvent plus assez à manger. D’autres, au contraire, ont plus de nourriture car personne ne la leur dispute et se reproduisent à toute allure. L’équilibre des mers s’en trouve perturbé.
Le danger principal vient des énormes bateaux de pêche qui capturent les thons en masse et utilisent pour cela de gigantesques filets ou de longues lignes munies de milliers de crochets. Ils attrapent ainsi par erreur des tortues marines, des requins, des oiseaux de mer ou de jeunes thons. C’est ce qu’on appelle les prises accidentelles. Il existe aujourd’hui des techniques de pêche bien meilleures, qui permettent d’éviter ce problème, par exemple les lignes manuelles. Celles-ci sont utilisées par les pêcheurs locaux sur leurs petits bateaux traditionnels.
Le WWF soutient les pêcheurs autochtones qui se servent d’une ligne manuelle. Les crochets ronds de ce type de pêche ne risquent pas de blesser d’autres animaux comme les tortues de mer et chaque thon est sorti de l’eau individuellement. De plus, les pêcheurs rejettent à l’eau les poissons trop jeunes afin qu’ils continuent de grandir et puissent se reproduire.
Les habitants des villes et des villages doivent avoir leur mot à dire sur l’organisation de la pêche. Le WWF les accompagne dans cette démarche et leur montre comment mieux réfrigérer et conserver le poisson. Le thon est ainsi de meilleure qualité et peut être vendu plus cher. Des prises moins nombreuses et une pêche plus respectueuse permettent ainsi aux pêcheurs de gagner assez d’argent pour nourrir leur famille.
Si tu aimes manger du poisson, réserve ce met pour les occasions particulières. Lorsque ta famille achète du poisson, regarde sur wwf.ch/guide-poissons pour apprendre de quelles façons sont
pêchées les différentes espèces et connaître celles que nous recommandons d’acheter.
Savais-tu qu’il existe aussi une application gratuite pour smartphone afin d’avoir toujours le guide sous la main?