Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07200.jsonl.gz/1602

Ses études terminées, il entre le 4 mai 1847 chez les Oblats à Notre-Dame de l’Osier en qualité de novice. Il est admis, en mars 1848, à prononcer ses vœux, ce qu’il fera une année plus tard en mai 1848. Son admission est votée à l’unanimité.
On peut lire dans les minutes du Conseil général de l’ordre que « Le Frère Babel a plus de talent et assez de vertu, mais c’est un caractère ardent, une tête chaude qu’il faut savoir comprendre et conduire ». C’est très certainement ce caractère ardent qui lui permit d’accomplir ses nombreuses missions dans le nord canadien tout au long de sa vie.
Après quelques quinze mois passés à Marseille pour y suivre ses études théologiques, il est envoyé en Angleterre, dans une maison d’études ouverte aux religieux destinés à partir évangéliser les pays étrangers où l’on parle anglais.
C’est en février 1851 que le Frère Babel part pour la première fois vers le Canada, voyage qu’il appelle de ses vœux depuis de nombreuses années pendant lesquelles il s’est préparé à la dure vie de missionnaire.
De 1851 à 1911, il consacre sa vie aux Indiens sur la côte nord du fleuve Saint Laurent. Pendant cette période il n’entreprend pas moins de quatre voyages à l’intérieur du Labrador dans le but d’y rencontrer la tribu des Naskapis. Il met à profit ces longues traversées à pied, en bateau et en raquettes pour noter de manière très précise tous les détails géographiques des contrées parcourues. C’est ainsi qu’on lui doit de nombreuses cartes topographiques dont la première carte du Labrador imprimée en 1873. Il est également le premier à signaler la présence de mines de fer dans ces régions.
Un monument lui a été dédié en 1970 à Schefferville et son nom a été donné
à un canton qui couvre le territoire de la ville de Port Cartier.
La réserve écologique Louis-Babel, sur l''île René Levasseur et le Mont Babel commémorent sa mémoire tandis que le Mont Veyrier, le
plus haut sommet des Monts Groulx a été nommé selon son lieu de naissance.
Moins connu dans son pays d'origine, il en resta néanmoins attaché à ses racines. En 1850, il écrit: « Bien qu’éloigné de Veyrier, je suis toujours de Veyrier et […] toujours mon village et ses habitants seront présents à ma mémoire »