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Le référendum est lancé par les syndicats, le PS, les Verts et les collectifs féministes contre la réforme AVS-21, et le relèvement à 65 ans de l'âge de la retraite des femmes pour faire des économies de sept milliards sur le volume des rentes à verser. Des économies faites sur le dos des femmes, qui perdraient en moyenne, 1200 francs de rente par an alors que leurs rentes sont déjà d'un tiers inférieures à celles des hommes, qu'elles assument la plus grande partie du travail non rémunéré et que l'AVS perd chaque année 825 millions de cotisations du fait de la discrimination salariale au détriment des femmes. Le référendum, c'est ici qu'on le signe : https://www.rentes-des-femmes.ch/referendum/
En attendant une vraie réforme, balayons la contre-réforme !
La Constitution fédérale promet depuis un demi-siècle à la population qu'elle touchera des rentes AVS suffisantes pour vivre, et depuis presque aussi longtemps l'égalité entre femmes et hommes -mais la très grande majorité des rentes versées se situent largement en dessous du minimum vital, et plus en dessous encore pour les femmes que pour les hommes : seules les rentes AVS les plus élevées permettent d'atteindre et de dépasser, de peu, ce minimum vital, et ces rentes AVS les plus élevées ne sont touchées que par une petite minorité des rentiers^, tous les autres devant ajouter à leur rente AVS des prestations complémentaires, leur rente de deuxième pilier (quand ils et elles en ont une : un quart des femmes n'en ont pas, et quand elles en ont une elle est en moyenne d'un tiers inférieure à celle des hommes), voire de troisième pilier, et pour les plus pauvres des prestations complémentaires, voire une aide sociale, pour pouvoir vivre dignement. Du principe de l'égalité des sexes, la droite ne retient que l'égalité de l'âge du droit à la retraite, et ne le retient que pour le repousser d'abord pour les femmes, pas pour l'abaisser pour les hommes, pour ensuite le repousser pour les hommes comme pour les femmes, à 67 ans d'abord, puis le plus loin possible en fonction de l'espérance de vie.
Que cherche la droite, au-delà de ce "faire payer aux femmes le refinancement de l'AVS" ? Affaiblir le premier pilier du système de retraite pour favoriser le deuxième et, surtout, le troisième. De confiner l'AVS à un minimum de survie, afin que tout ce qui le dépasse soit assuré par l'épargne forcée du deuxième pilier et l'épargne volontaire du troisième. Surtout celle-là, inaccessible aux plus modestes, mais porteuse de gros profits pour tout le secteur financier.A la pseudo-réforme proposée par le Conseil fédéral, aux contre-réformes proposées par la droite nous avons à en opposer une autre, qui augmente les rentes AVS afin de leur permettre de couvrir les besoins essentiels, reconnaisse pleinement la valeur du travail domestique, éducatif et de soins, et, à terme, permette la fusion des premier et deuxième piliers dans un système de retraite unique et cohérent, solide et solidaire
En attendant qu'une telle réforme voie le jour, opposons-nous massivement à la contre-réforme qu'on nous balance. C'est ici qu'on signe : https://www.rentes-des-femmes.ch/referendum/