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Info
-Cahier de l’Art Brut 4, texte de Jean Dubuffet et Victor Musgrave,
-Collection de l’Art Brut, Paris 1964
-It’s All Writ Out for You, Life and Work of Scottie Wilson, George Melly, Thames & Hudson, 1986
-Scottie Wilson, Peddler Turned Painter, Anthony J. Petullo and K. Murrell, 2004
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Bio
(1888-1972)
Scottie Wilson (Louis Freemann) est né à Glasgow, en Ecosse dans une modeste famille d’origine lituanienne de cinq enfants. Il ne suit aucune formation scolaire et reste illettré. A 10 ans, il vend de journaux . A l’âge de seize ans, il s’engage dans l’armée, se bat en France pendant la première guerre mondiale, sert aux Indes et en Afrique du Sud puis travaille dans des fêtes foraines et des cirques. Plus tard, il ouvre une petite échoppe ambulante qu’il promène dans les marchés de Londres. Vers 1928, après un exil forcé en Irlande, Louis change son nom pour Scottie Wilson et émigre à Toronto, au Canada, où il devient brocanteur. Il commence par hasard à dessiner à l’âge de quarante-quatre ans. C’est après avoir acheté un lot de plumes réservoirs pour les revendre qu’il commence à réaliser ses dessins, de manière obsessive dans son arrière-boutique. Par la suite, il s’installe à Vancouver où il se consacre exclusivement à son activité créatrice. N’aimant pas se séparer de ses œuvres, il participe à des spectacles itinérants où l’on peut le voir travailler mais sans pouvoir acheter ses œuvres.
Un galeriste canadien, Douglas Duncan, s’intéresse à lui, et bien que ses dessins suscitent un certain intérêt, il quitte soudainement le Canada en 1945 et rentre à Londres.
Quelques mois après son retour il a une exposition personnelle à l’Arcade Gallery à Londres ainsi qu’une exposition collective « Surrealist Diversity » avec Picasso, Miro et Paul Klee.
Des galeries conventionnelles s’intéressent aussi à la commercialisation de ses œuvres, mais Scottie n’apprécie pas toujours leur vente. Il loue parfois des locaux vides pour exposer ses dessins, ou alors les accroches dans un bus, une caravane, sans nécessairement les vendre. Une autre fois, atterré par les prix demandés par un galeriste, il s’installe devant la galerie et vends ses dessins à bas prix.
Il connaitra rapidement le succès, voyagera en France, rencontrera Picasso et Dubuffet, séjournera plusieurs mois Suisse. En 1965 il créera des motifs pour Royal Worcester qui éditera ses dessins sur de la vaisselle. Par la suite il créera pour Aubusson ainsi que pour des éditions textiles.
Scottie Wilson trace le contour de ses sujets en noir et blanc, puis il les traite en hachures avec des encres de différentes couleurs qui produisent de subtils effets de transparence. Les formes botaniques, poissons, les oiseaux et les personnages et de nombreux autoportraits abondent dans ses travaux. Il met en scène le combat entre le Bien et le Mal sous la forme d’une série de totems symboliques qu’il baptise « Greedies » et « Evils ». Quels que soient les motifs, ils sont constitués de plusieurs formes récurrentes, comme des demi-lunes, des sphères ou des losanges, qui s’emboîtent les unes dans les autres.