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L'organisation WikiLeaks a publié mercredi plusieurs documents censés provenir de la boîte d'emails personnels du directeur de la CIA John Brennan. L'agence américaine du renseignement a immédiatement dénoncé un piratage "malveillant".
"Il n'y a aucune indication que les documents diffusés jusqu'à maintenant soient classés confidentiels", a ajouté la CIA dans un communiqué, rappelant qu'il s'agissait d'un "délit".
WikiLeaks a mis en ligne six documents censés provenir de la boîte email personnelle de M. Brennan datant de 2007 à 2009, soit avant sa prise de fonctions en 2013 au sommet de l'agence américaine du renseignement.
Le chef des espions américains "a utilisé ce compte occasionnellement pour des projets liés au renseignement", a affirmé WikiLeaks en introduction de sa première livraison de messages, très embarrassante pour l'agence de renseignements.
On y trouve notamment deux documents datés de 2008 parlant de la torture, dont une copie de loi examinée au Sénat et listant les pratiques interdites, comme la simulation de noyade (waterboarding) ou les fausses exécutions.
Vérification des antécédents de Brennan
WikiLeaks a aussi mis en ligne un questionnaire d'une cinquantaine de pages, censé avoir été rempli par John Brennan en 2008, lors d'un processus de vérification de ses antécédents pour être autorisé à accéder à des informations sensibles.
John Brennan a été employé par la CIA entre 1980 et 2005, selon sa biographie disponible sur le site de l'agence. Il a ensuite travaillé dans le secteur privé entre 2005 et 2008, avant d'être embauché par la Maison-Blanche en 2009, en tant que conseiller du président Barack Obama en matière de sécurité intérieure et de lutte antiterrorisme.
Cette publication survient quelques jours après qu'un pirate informatique, se présentant comme un adolescent américain, a affirmé au tabloïd New York Post avoir pénétré dans la messagerie du directeur de la CIA et s'être emparé d'informations personnelles.
Le FBI et les services de protection du président enquêtent sur cette affaire, qui, si elle est confirmée, assénerait un nouveau coup au renseignement américain déjà embarrassé par plusieurs fuites majeures de données ces dernières années.