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Sous-projet: Autographes de Jean-Jacques Rousseau
Avril 2014
statut: en cours
financé par: swissuniversities
Description du projet: Les manuscrits autographes de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) sont conservés dans différentes institutions. Lorsque Rousseau changeait de lieu de résidence, il confiait souvent ses papiers à un ami proche, comme par exemple Pierre-Alexandre DuPeyrou, qui légua ainsi une importante collection d’œuvres manuscrites et de cahiers de travail à la Bibliothèque de Neuchâtel, l'actuelle Bibliothèque publique et universitaire. D’autres documents, laissés par Rousseau à son ami éditeur genevois Paul Moultou, sont conservés à la Bibliothèque de Genève. Des manuscrits autographes sont également conservés à l'étranger : à la Bibliothèque de l’Assemblée nationale et à la Bibliothèque nationale de France, au Musée Rousseau de Montmorency ou encore à la Morgan Library & Museum à New York.
A l’occasion du nouveau sous-projet consacré aux autographes de Jean-Jacques Rousseau, la Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel publie pour la première fois, « Les Rêveries du promeneur solitaire » et le « Dictionnaire de Musique », avec l’objectif de créer un réseau commun et coordonné pour la mise à disposition des manuscrits de l’écrivain.
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Les Lettres écrites de la montagne forment le dernier ouvrage de Rousseau publié de son vivant. Pour la première fois, le philosophe intervient directement dans les affaires de Genève. Elles contiennent au-delà du propos constitutionnel des développements sur l’esprit de la Réforme ainsi qu’une défense du Contrat Social. La lettre VII d’où est tirée ce feuillet soutient le droit de représentation lorsqu’il s’agit de corriger les abus du Petit Conseil, et conseille aux Bourgeois réunis en Conseil Général de refuser toute nouvelle élection de magistrats si ceux-ci s’entêtent à outrepasser les droits que leur allègue la Constitution. Ces Lettres seront censurées à Genève comme à Paris. Le document présent provient de la collection Ch. Vellay (Achat par Martin Bodmer en 1926) et comporte le brouillon de deux passages des Lettres, le premier figurant dans l’édition originale (Amsterdam, M. M. Rey, 1764), le second dans l’édition des Œuvres complètes de la Bibliothèque de la Pléiade.
En ligne depuis: 22.06.2017
Le Mémoire présenté à M. de Mably sur l’éducation de M. son fils est le premier écrit de Rousseau lié à son expérience d’éducateur. Il fut chargé à Lyon en 1740 d’un difficile préceptorat dans la famille du notable Jean Bonnot de Mably, Prévost général de la Maréchaussée de Lyon. Ce préceptorat tourne court au bout d’une année déjà. Deux jeunes enfants peu enclins aux études lui furent confiés : François-Paul-Marie Bonnot de Mably, surnommé M. de Sainte-Marie, âgé de 5 ans et demi, et Jean-Antoine Bonnot de Mably, surnommé M. de Condillac, âgé de 4 ans et demi. Le long Mémoire, consacré au premier, relève d’une « commande éducative » et d’une expérience d’éducation appliquée : il se présente comme un projet et une synthèse, et on situe sa rédaction vers déc. 1740. Le jeune précepteur s’adresse à M. de Mably à qui il annonce le plan et l’ordre d’une éducation pour son fils pour « former le cœur, le jugement et l’esprit ». Il ne s’agit pas de l’éducation naturelle qui sera plus tard préconisée dans l’Émile. Rousseau a-t-il vraiment remis ce Mémoire à M. de Mably ? On sait seulement qu’il offrit ce manuscrit du Mémoire à Mme Dupin, son employeur en 1743, et qu’il fut depuis conservé dans les « papiers de Mme Dupin ». Il fut publié la première fois en 1884 à Paris par G. de Villeneuve-Guibert dans Le portefeuille de Madame Dupin. Le manuscrit de la Fondation Bodmer est le seul existant. Un Projet d’éducation, beaucoup plus court, de construction plus nette et de date inconnue, avait été d’abord retrouvé dans les papiers de Rousseau à sa mort (ce manuscrit aujourd’hui perdu avait été publié à Genève en 1782). Il est très proche du Mémoire et semble être plus tardif (il n’y a toutefois pas de certitude quant à l’ordre de succession chronologique des deux textes).
En ligne depuis: 23.06.2016
Manuscrit des trois premiers livres des Confessions et d’une partie du quatrième. De nombreuses corrections et variantes sont proposées par rapport aux deux autres copies répertoriées. Demi-reliure en parchemin (dos et coins), avec cote no. 23 inscrite à la main sur le plat, recouverte par une fourre de protection en papier permanent. Le texte d’introduction a été supprimé dans la version éditée.
En ligne depuis: 17.12.2015
Première rédaction autographe achevée, avec un certain nombre de ratures et de renvois. Chaque cahier est constitué de 12 bifolia. Pages numérotées par Rousseau. Le recto des feuillets comprend le texte, le verso les corrections et les ajouts. Dans son Dictionnaire de musique, Rousseau reprend les quelque quatre cents articles qu’il a rédigés en 1749 pour L’Encyclopédie. Dès 1753, en réponse aux attaques et critiques suscitées par ces notices, il s’attèle à un travail de révision et de réécriture. Visant l’exhaustivité lexicographique dans le domaine musical, l’auteur multiplie les nouvelles entrées pour atteindre près de neuf cents termes. Le manuscrit est légué à la Bibliothèque de Neuchâtel en 1794, par le Neuchâtelois Pierre-Alexandre DuPeyrou (1729-1794), ami et éditeur de Jean-Jacques Rousseau.
En ligne depuis: 09.04.2014
Copie autographe soignée des sept premières Promenades (sur les dix que comprend le texte édité), avec quelques passages raturés et biffés. Chaque cahier est constitué de 12 bifolia. Pages numérotées par Rousseau de 1 à 83, puis de 84 et ss. par Th. Dufour. Dans Les Rêveries, Rousseau réalise un dernier travail d’introspection, sous la forme de méditations et de réflexions philosophiques, qu’il qualifie lui-même d’appendice à ses Confessions. Dans la Cinquième Promenade, il décrit avec nostalgie les moments de bonheur solitaire passés sur l’île Saint-Pierre, dans le lac de Bienne. Ultime texte de Rousseau, Les Rêveries sont récupérées à la mort du philosophe par son ami et éditeur, le Neuchâtelois Pierre-Alexandre DuPeyrou (1729-1794). Ce dernier lègue le manuscrit par testament à la Bibliothèque de Neuchâtel en 1794.
En ligne depuis: 09.04.2014
Petit cahier, avec reliure en carton recouverte de parchemin du XVIIIe siècle. Double numérotation réalisée par Théophile Dufour. Encre et crayon de papier. Le manuscrit très raturé contient le brouillon des promenades huit à dix des Rêveries du Promeneur solitaire, ainsi que des passages relatifs aux Dialogues. Il se réfère également à la botanique.
En ligne depuis: 17.12.2015