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Mory Kanté, surnommé le "griot électrique", a contribué à populariser la musique africaine et guinéenne à travers le monde. Son tube "Yeke Yeke", sorti en 1987, s'est vendu à des millions d'exemplaires et a atteint les sommets des hit-parades dans de nombreux pays.
Mory Kanté s'est éteint "vers 9H45 ce matin à l'hôpital sino-guinéen", a dit son fils. "Il souffrait de maladies chroniques et voyageait souvent en France pour des soins, mais avec le coronavirus ce n'était plus possible", a-t-il ajouté.
>> A voir, le clip de "Yeke Yeke":
Lignée familiale de griots
Mory Kanté est issu d’une longue lignée de griots et de cantatrices mandingues. Ses parents l'ont poussé à apprendre à jouer du balafon et de la kora, deux instruments traditionnels de l’Afrique de l’Ouest.
Dans son parcours, le chanteur et musicien s'est inspiré à la fois de la variété française qu'il écoutait dans les années 1960, par le funk de James Brown ou l'électro. L'an dernier, celui qui avait débuté sa carrière musicale en 1971 au sein du Rail Band de Bamako, orchestre alors emmené par la voix de Salif Keita qu'il remplacera deux ans plus tard, avait publié "Cocorico! Balade d’un griot". Un livre-disque illustré raconté par l’acteur français Reda Kateb où Mory Kanté revenait sur sa vie d'enfant africain.
olhor avec afp