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Pierre Dubochet | 30 mai 2013
Mise à jour le 1er mai 2014
Les ondes naturelles
Sur Terre, il existe différentes ondes naturelles. Il y a des ondes électriques produites par les charges présentes dans l'ionosphère (atmosphère supérieure de la planète). Parfois, les différences de potentiel sont trop grandes et se rééquilibrent par un coup de foudre.
Il existe aussi un champ magnétique terrestre, qui oriente l'aiguille des boussoles.
Le corps humain comporte aussi de très nombreuses ondes électromagnétiques. La science déclare que l'activité biologique des êtres vivants est régie par des processus électriques. Personnellement, j'estime que le mode de fonctionnement du vivant va bien au-delà de ce que la science connaît et que nous émettons et nous recevons des signaux plus complexes que les seuls signaux électromagnétiques.
Selon la science donc, nos processus électriques biologiques engendrent de multiples ondes électromagnétiques, par exemple en vue de maintenir les mouvements rythmiques du coeur et ceux de la respiration. L'électrocardiogramme trace sur papier l'activité électrique du coeur. L'électroencéphalogramme, quant à lui, trace l'activité électrique du cerveau.
Puis, il y a le rayonnement de l'univers. De nombreuses fréquences circulent dans l'espace. Le mouvement des planètes fait que ces fréquences varient par l'effet Doppler (si vous écoutez un son depuis une voiture en mouvement, le son est plus aigu lorsque vous vous en approchez, puis plus grave lorsque vous vous en éloignez). Il y a le rayonnement ultraviolet, visible, l'infrarouge, des rayonnements gamma et radio. Heureusement, l'ionosphère assure une protection très efficace de la biosphère terrestre vis-à-vis des radiations cosmiques.
Dans le n° 16 de la Série des Critères d’Hygiène de l’Environnement, l'OMS commente : «Dans la gamme de fréquences 100 kHz-300 GHz, l'intensité des champs des rayonnements naturels est extrêmement faible, de sorte qu'elle est tout à fait négligeable par rapport au rayonnement de fond qui est émis par les sources artificielles», citant entre autres une étude de l'IRPA de 1977.
À cette époque, rares étaient les personnes qui disposaient d'un émetteur du genre radiotéléphone, poste CB, etc.
L'argence onusienne attire notre attention sur le fait qu'en 1977 déjà il existe une grande différence entre le niveau de rayonnement naturel et le niveau de rayonnement artificiel. Aujourd'hui, cette différence s'accentue de manière particulièrement significative. Il est ainsi faux de prétendre que l'Homme est habitué à vivre avec le rayonnement non ionisant qui devient notre quotidien à tous. Et surtout, la nature n'émet pas de rayonnement pulsé comme le font les appareils sans fil.
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