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Antoniucci Volti, pseudonyme d’Antoniucci Voltigero, est un sculpteur, dessinateur et lithographe français d'origine italienne, né le 1er janvier 1915 à Albano Laziale (Latium) et mort le 14 décembre 1989 à Paris.
Sa sculpture de tradition figurative s'inscrit dans la lignée d'Aristide Maillol (Les Trois Grâces en particulier). Toute son œuvre glorifie la femme et son corps :
« Ce qui m’enchante dans un corps de femme, ce sont les rythmes et les volumes. »
Antoniucci Voltigerno, dit Antoniucci Volti, est né le 1er janvier 1915 à Albano Laziale. Sa famille est originaire de Pérouse (Italie). Son père était tailleur de pierre professionnel. Il s'installe à Villefranche-sur-Mer dès 1905 et est naturalisé français. Il retourne cependant en Italie, où naît son fils, puis, après la naissance, il prend définitivement résidence à Villefranche en 1920.
En 1928, Volti est admis à l’École des arts décoratifs de Nice (devenue la villa Arson). Après avoir obtenu une médaille d'or à la foire de Marseille avec deux bas-reliefs polychromes, en 1932, il s'inscrit à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Jean Boucher. Il obtient le premier second grand prix de Rome.
Mobilisé pendant la Seconde Guerre mondiale, après avoir été malade, il est rapatrié en mars 1943. Il retrouve son atelier au no 5 de la rue Jean-Ferrandi détruit par une bombe en septembre de cette même année. Ses réflexions au cours de sa captivité et ce sinistre ont détruit tout son passé artistique et les influences diverses qu'il a reçues de ses maîtres. C'est à cette époque que sa sculpture devient plus personnelle et qu'il commence à signer « Volti ». Bien que son passé ne soit complètement effacé, il considère être un autodidacte.
Après la Libération, Antoniucci Volti reçoit ses premières commandes publiques (la première pour la ville de Colombes) et commence à produire ses œuvres monumentales toujours autour de son sujet préféré, la Femme, consacrant sa vie d’artiste à la célébrer :
« Ce qui m’intéresse, c’est moins la femme que son architecture… C'est dans le corps de la femme que je puise mon inspiration. »
Il dessine chaque jour d’après des modèles vivants comme le font nombre de sculpteurs. En 1950, il est nommé professeur de sculpture sur bois à l'École des arts appliqués de Paris. Tout au long de sa vie, il accumula croquis et études, au crayon, au fusain ou à la sanguine. Ils lui permettaient de mieux analyser les volumes et de trouver son style, très particulier, dans lequel on reconnait les données constantes de la statuaire méditerranéenne. Souvent comparé à Maillol, il disait : « Maillol est un charnel. Moi, je suis un architecte de la sensualité. »
Il fut ensuite influencé par la sculpture de Henry Moore et par ses lignes simples.
Quelque temps avant sa mort, il s'était occupé, avec l'association des commerçants de Villefranche-sur-Mer, de faire ériger un Buste de Jean Cocteau face à la chapelle Saint-Pierre, commandé à Cyril de La Patellière.
Une première rétrospective de son œuvre a été organisée en 1957 à Paris. Il exposait régulièrement au Salon Comparaisons.
Les sculptures de Volti figurent sur les places de nombreuses villes (Paris, Angers, Orléans, Colombes…). Des bas-reliefs de béton par Volti, évoquant les cinq continents, ornent les voiles des gaines extérieures du niveau départs du terminal Roissy. Un musée-fondation lui est dédié dans la citadelle de Villefranche-sur-Mer où il a toujours vécu.