Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07281.jsonl.gz/1213

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Plusieurs plongeurs occidentaux ont participé au sauvetage des enfants pris au piège dans la grotte de Tham Luang (archives).
KEYSTONE/AP/TASSANEE VEJPONGSA(sda-ats)
Deux plongeurs australiens, qui ont contribué à l'extraction des jeunes joueurs de football thaïlandais pris au piège dans une grotte, ont obtenu au préalable l'immunité diplomatique, a rapporté lundi la TV australienne ABC. Elle devait les protéger en cas d'échec.
Les "Sangliers sauvages" ont été bloqués pendant 18 jours dans la grotte de Tham Luang, dans le nord de la Thaïlande, où ils avaient été piégés le 23 juin par la montée des eaux. Ils ont été sortis sur trois jours par des commandos de la marine thaïlandaise et des plongeurs étrangers lors d'une mission à hauts risques.
Les deux Australiens, experts de la plongée en grotte, ont participé à la mission. Ils sont intervenus à la suite de négociations entre les autorités australiennes et thaïlandaises pour leur octroyer l'immunité diplomatique afin de les protéger de poursuites éventuelles en cas de problèmes, a expliqué ABC, citant une source officielle.
Question de vie ou de mort
Le ministère australien des affaires étrangères n'a ni confirmé ni démenti. L'un des plongeurs a raconté à la presse australienne que leur mission était "absolument une affaire de vie ou de mort". Les plongeurs ne savaient pas s'ils seraient en mesure de sauver l'ensemble des 12 garçons âgés de six à 11 ans et leur entraîneur de 25 ans.
"Ce n'était pas dangereux pour nous, mais je ne peux pas souligner assez combien c'était dangereux pour les gamins", a-t-il dit au Sunday Times de Perth.
Les enfants se sont vu administrer des sédatifs au point "qu'ils ne savaient ce qu'il se passait" afin de les empêcher de paniquer pendant que les plongeurs leur faisaient franchir les boyaux et passages étroits du vaste réseau souterrain, a-t-il poursuivi.
L'un des corridors était particulièrement étroit et le franchir dans le noir absolu était très difficile, a expliqué à ABC un plongeur britannique. "On sait que l'on est dans ce passage quand on a la tête qui cogne contre le mur", a-t-il dit. "J'étais sûr de pouvoir sortir le gamin. Je n'étais pas sûr à 100% de le sortir en vie".
"Parce que si on le cognait trop fort contre un rocher et que son masque se délogeait et se remplissait d'eau, c'était fini pour lui (...) On n'avait pas de masques de secours pour eux. C'était ce masque ou rien."
D'après les médecins, les enfants se portent bien et récupèrent à l'hôpital après leur sortie la semaine dernière.
ATS