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Ethel Gabriel est la première femme à avoir décroché le titre de « productrice » pour une major, et la première également à avoir eu le statut de « dénicheuse de talent » dans ce type de structure pharaonique. C’était pour RCA Victor, label qui deviendra une sous-branche de Sony Music. On lui doit d’avoir produit environ 2’500 albums, dont certains de Dolly Parton, Perry Como, Al Hirt ou Henry Mancini. Et c’est sous son égide que l' »Elvis’ Christmas Album » est réédité en 1970, une sortie qui offre le premier disque de diamant à la légende du rock’n’roll. Parmi les disques qu’elle a produits, six décrocheront le précieux Grammy Award. Ethel Gabriel a même eu son propre trophée en 1982 pour son immense travail.
Du service qualité au sommet de la hiérarchie
Jeune tromboniste passionnée de jazz, elle débute sa carrière dans les années 1950, au service qualité du label où elle écoute des lots de vinyles pour s’assurer qu’ils n’ont pas de pépins. À force d’aiguiser son oreille, elle gravit progressivement les échelons jusqu’à intégrer les bureaux suprêmes de la production, puis de la vice-présidence de RCA, dans un monde alors réservé aux hommes. Hommage à cette pionnière de l’industrie du disque, décédée en mars dernier à l’âge vénérable de 99 ans, première productrice au sommet de ce monde sans pitié.
Le trailer du documentaire consacré à Ethel Gabriel :