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Ce jeudi 21 septembre, l’opération débutée la veille et sous le commandement du Lieutenant-colonel Fouchet, chef de corps du 3e RCA stagne. En effet, la résistance allemande a été plus vive que prévue et celle-ci est solidement positionnée dans les contreforts des Vosges Saônoises. De plus, le climat exécrable de ces derniers jours, ralentie considérablement la marche en avant de la 1ère DB.
Ce jour, le 5e Escadron aux ordres du Capitaine André est toujours bloqué à Mélisey et ne peut progresser. La petite bourgade est soumise toute la journée à un incessant bombardement. Fort heureusement, le 5e Escadron ne déplore aucune perte et les habitants sont toujours terrés dans les caves des maisons. Les automitrailleuses des différents pelotons sont embossées aux entrées du village et gardent le pont enjambant la rivière l’Ognon. Malheureusement, l’artillerie ennemie est précise et parvient à détruire le pont sous le regard impuissant des Chasseurs d’Afrique.
Quant au 2e Escadron du Capitaine Argoud, ordre lui a été donné de quitter le village de Malbouhans, durement conquis la veille, et de retourner à Saint-Germain, où le PC du Lieutenant-colonel Fouchet est installé.
Ce même jour, le groupement Gentien est dissous, le Commandant Jacques Gentien, commandant en second du 3e RCA, rentre au PC de Saint-Germain. Le 1er Escadron du Lieutenant Des Moutis reçoit l’ordre de continuer sa progression. Mais l’artillerie allemande et les routes minées interdisent tout mouvement en avant.
Le 3e Peloton du Sous-lieutenant Henri Gentien est toujours dans la localité de Roye, en compagnie du 4e Escadron du Capitaine Dumont. La route sortant du village est minée et les abords immédiats de Roye sont bombardés par des obus de gros calibres.
Le 2e Peloton de l’Aspirant De Marancourt se situe, quant à lui, à la Verrerie, à 1 km au nord de Roye, en halte-gardée.
Alors que le 1er Peloton du Lieutenant Tréhu tente de quitter Frotey pour continuer sa progression, il est pris à partie par un violent barrage d’artillerie et de mortiers. Voyant la situation devenir plus que critique, les Cavaliers du 1er Peloton restent en station à Frotey. Celui-ci est bientôt rejoint par un Bataillon FFI du Charolais.
Dans l’après-midi, une patrouille allemande venant de Palante est repérée. Dès que les Allemands arrivent à 400 mètres du village, les automitrailleuses ouvrent le feu, ainsi que les jeeps équipées de mortiers de 60. L’ennemi se replie rapidement et laisse 7 tués sur le terrain. La nuit venue, le Capitaine Sider, officier de renseignements du 1er Escadron, accompagné de quelques hommes, effectue une patrouille à pied afin de récupérer les corps des soldats allemands abattus l’après-midi même. Cette patrouille a pour but d’identifier les unités ennemies en présence.
A Charnay-lès-Mâcons, le 3e Escadron du capitaine Brisson fait mouvement. A 9h00, le convoi se met en route, tandis que l’AM-M8 « Nîmes », affectée au 2e Peloton et aux ordres du Maréchal des Logis Vayssette, part en ouverture. Après avoir parcouru 110km, les premières jeeps et l’AM « Nîmes » arrivent aux portes de la ville de Morey-Saint-Denis, gros bourg situé à 17km au sud de Dijon, parmi les vignobles bourguignons.