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Près de 39 millions de déplacements internes en 2021
Le nombre de personnes qui ont fui dans leur pays en raison de conflits ou de désastres a diminué sur un an l'année dernière, à près de 39 millions. Mais au total, 59,1 millions de personnes étaient déplacées fin 2021, un record, selon un rapport jeudi à Genève.
La situation actuelle est pire encore. Les huit millions de déplacés internes en Ukraine ne se trouvent pas parmi les données du rapport du Centre de surveillance des déplacements internes (IDMC).
Pour 2021, les désastres naturels sont restés la première raison des mouvements. Près de 24 millions de personnes ont fui leur habitation face à ce type d'incidents, affirme le rapport. Près des 15 millions se sont déplacées en raison de conflits ou de violences, un record là aussi, en augmentation de moitié sur un an. L'écart entre les deux se resserre.
Près de 95% des déplacements en raison de désastres ont été liés à des situations météorologiques comme des tempêtes ou des inondations pour presque la totalité d'entre eux. L'Extrême-Orient et le Pacifique ont rassemblé près de 60% de ces mouvements. La Chine devance les Philippines.
Sur les déplacements observés en raison des conflits, quatre sur cinq ont eu lieu en Afrique subsaharienne. Notamment plus de cinq millions en Ethiopie en raison du conflit au Tigré, nombre le plus élevé jamais observé pour un seul pays.
Syrie ou Afghanistan
Parmi les plus de 59 millions de personnes qui restaient des déplacés internes fin 2021, près de la moitié sont des enfants et plus de 53 millions ont fui les conflits et les violences dans près de 60 pays. Malgré moins de violences, la Syrie est première avec 6,7 millions de personnes. Elle devance la République démocratique du Congo (RDC) à 5,3 millions et la Colombie, avec presque le même volume.
Près de six millions de personnes restaient déplacées en fin d'année en raison de désastres. Environ un quart se trouvaient en Afghanistan, devant la Chine et les Philippines.
"Nous ne pourrons pas inverser la tendance de ces déplacements à long terme" sans conditions sûres et durables au retour de ces personnes chez elles ou à "leur réinstallation dans une autre région", a ajouté la directrice d'IDMC Alexandra Bilak. La pandémie a abouti à davantage de difficultés pour de nombreux déplacés.
Au total, souligne encore l'organisation, l'impact économique des déplacements l'année dernière a atteint au moins 21 milliards de dollars (environ autant en francs). Un tiers de cette enveloppe a porté sur la santé, devant les revenus et le logement à un quart chacun.
ats