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"Nous faisons face à une énorme opération", a déclaré le Premier ministre Ralph Gonsalves dans une allocution sur la radio locale. Au total, plus de 3200 personnes étaient réfugiées dans des abris de fortune installés à la hâte dans des écoles ou des églises, a-t-il précisé.
Les personnes vaccinées contre le Covid-19 pourront également être accueillies dans des pays voisins, a-t-il ajouté, en louant l'aide régionale et internationale apportée à son archipel.
Une première éruption explosive s'est produite vendredi matin, provoquant des colonnes de fumée jusqu'à 8 km de haut, suivie d'une seconde plus petite. Ces éruptions posent de multiples défis: couche épaisse de cendres, coupures d'eau, fermeture de l'espace aérien, pollution atmosphérique, auxquels s'ajoute un risque de pillages dans les zones évacuées.
>> Les images de l'éruption et de l'île:
"Nous allons y arriver, mais un peu de patience", a lancé Ralph Gonsalves aux habitants et habitantes de l'île. Le rejet de cendres pourrait durer "plusieurs jours voire plusieurs semaines", selon le centre de recherche sismique de l'université des West Indies, située à Trinité-et-Tobago.
Pas d'éruption depuis 1979
La Soufrière, située au nord de l'île, n'avait pas connu d'éruption depuis 1979. La plus dévastatrice, en 1902, avait fait plus de 1000 victimes.
Jeudi, face au risque d'éruption imminente, les autorités avaient diffusé un ordre d'évacuation d'urgence pour les zones "rouges" les plus exposées, soit tout le nord de l'île, où vivent environ 20'000 personnes sur les 100'000 habitants de cette ancienne colonie britannique.
ats/jop