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Le nombre d'adoptions a diminué de moitié en Suisse depuis 2004 et est quatre fois moins élevé qu'en 1980, selon les chiffres de l'Office fédéral de la statistique.
Pour Daria Michel Scotti, psychologue à l'Espace Adoption à Genève, qui structure et accompagne les personnes concernées par les questions d'adoption, une des causes principales est "le développement des pays traditionnellement d'origine des enfants destinés à l'adoption internationale".
On y a constaté une "amélioration des systèmes de protection de l'enfance, du planning familial et de la prévention des abandons", ce qui "a engendré une baisse des enfants adoptables", explique-t-elle jeudi dans La Matinale de la RTS.
Davantage de demandes
Alors que "les demandes des candidats adoptants augmentent", l'adoption internationale devient plus compliquée. Daria Michel Scotti évoque notamment la Convention de la Haye sur l'adoption, qui date de 1993 et a été ratifiée par la Suisse en 2003.
En Suisse, en revanche, les chiffres sont "relativement stables", explique-t-elle. "Une moyenne de 30 enfants nés en Suisse sont confiés chaque année à l'adoption nationale", souligne-t-elle.
>> Qui sont les personnes qui adoptent un enfant en Suisse (chiffres 2016)?
Loi assouplie
Mais la donne pourrait changer avec la nouvelle loi sur le droit de l'adoption, entrée en vigueur le 1er janvier, qui assouplit les procédures. L'âge autorisé pour adopter passe par exemple de 35 à 28 ans.
"On peut espérer qu'avec la baisse de l'âge et le temps de mariage moins élevé pour adopter en tant que couple (il passe de cinq à trois ans, ndlr), on améliore la position des candidats suisses sur le 'marché international' de l'adoption. Actuellement, ils figurent parmi les futurs parents les plus âgés", note Daria Michel Scotti.
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Des candidats qui doivent s'adapter
Elle réfute toutefois l'idée selon laquelle les candidats à l'adoption seraient devenus plus exigeants. "Au contraire, ils sont contraints à changer leurs attentes, à s'adapter à un système qui leur demande parfois d'attendre plus de cinq ans avant d'adopter, pour différentes raisons", explique-t-elle.
Bien que cela soit difficile à chiffrer,le coût d'une adoption internationale. Pour Daria Michel Scotti, qui évoque le chiffre de 20'000 francs, il ne s'agit pas d'un facteur décisif qui retiendrait les couples d'adopter, car "il correspond plus ou moins à la naissance d'un enfant, sans le remboursement des assurances maladie".
Propos recueillis par Coralie Claude
Adaptation web: Jessica Vial