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Herpès génital
Résumé sur l’herpès génital
L’herpès génital est une maladie infectieuse sexuellement transmissible provoquée par les virus de l’herpès, la plupart du temps par le virus HSV2 (Herpes Simplex Virus 2).
On estime qu’une grande partie de la population mondiale serait infectée par le virus, toutefois environ 60% de ces personnes ne présentent aucun symptôme (on parle de porteur sain ou porteur asymptomatique).
La transmission s’effectue surtout par contact sexuel avec une personne infectée. Pendant la grossesse la mère peut aussi transmettre ce virus à son enfant.
Certains facteurs peuvent déclencher les symptômes de l’herpès génital comme une période de stress ou de fatigue ainsi que les règles chez la femme.
Les premiers symptômes de l’herpès génital sont souvent semblables à ceux d’une grippe: fièvre, fatigue et douleurs. Par la suite des vésicules peuvent se développer dans la région génitale, anale, au niveau des côtes ou encore des fesses.
Le diagnostic repose sur un examen clinique en observant les symptômes mais aussi sur des tests de laboratoires comme une culture virale, des examens sanguins ou une PCR.
Une complication de l’herpès génital peut se manifester chez une femme enceinte contaminée, en effet un risque de malformation foetale existe dans ce cas. L’herpès génital peut aussi mener à des méningites dans des cas particuliers.
Actuellement, il n’existe pas de traitement curatif pour soigner l’herpès, c’est-à-dire qu’il n’existe pas de traitement pour éliminer le virus de l’organisme. Le médecin peut toutefois prescrire des antiviraux comme l’aciclovir avec une action sur les symptômes, surtout pendant les crises ou pour prévenir les récidives (herpès génital chronique).
Certaines huiles essentielles telles que la citronnelle, le thym ou la marjolaine peuvent compléter le traitement classique.
En cas de crise d’herpès le patient devra éviter tout contact sexuel. Dans des périodes sans crise, la prévention peut se faire par l’adoption de certaines mesures comme l’utilisation du préservatif et la limitation du nombre de partenaires.
Définition
L’herpès génital est une maladie infectieuse de plus en plus fréquente parmi la population. En France on estime qu’environ 20% des adultes seraient porteurs du virus de cette forme d’herpès.
Cette infection est causée par un virus, nommé Herpes simplex 2 ou HSV2 (le virus Herpes simplex 1 ou HSV1 provoque en général l’herpès labial) qui se transmet la plupart du temps pendant des rapports sexuels. Notons que le HSV 1 peut aussi provoquer de l’herpès génital.
Le virus pénètre dans la peau par de petites fissures de la muqueuse des organes génitaux et se propage dans l’organisme.
Pour toutes ces maladies sexuellement transmissibles il est important de respecter certaines mesures de prévention (utilisation d’un préservatif, fidélité, abstinence : particulièrement pendant les poussées).
L’herpès génital est une maladie que l’on conserve toute sa vie, car les virus de l’herpès ne disparaissent jamais mais restent cachés et à l’état latent dans des racines nerveuses (ganglions). Le virus peut donc ressortir sous certaines conditions.
L’herpès n’est pas une maladie dangereuse, sauf chez des patients immunodéprimés où une attention particulière sera observée (par exemple un traitement de plus longue durée) ainsi que chez les femmes enceintes.
En effet chez les femmes enceintes atteintes d’herpès génital la femme peut transmettre le virus au foetus par voie transplacentaire et provoquer des cas de décès du nouveau-né, si celui-ci devait être contaminé. C’est pourquoi, si une femme enceinte est atteinte d’herpès génital on privilégiera une césarienne pour éviter cette contamination au bébé ou on entreprendra un traitement médicamenteux (à base d’aciclovir par exemple). Parlez à votre médecin si vous êtes enceinte et souffrez d’herpès génital.
Remarquons que certaines personnes sont porteuses du virus sans le savoir, le virus de l’herpès génital ne s’exprime pas toujours par des symptômes, il semblerait que 60% des personnes infectées ne développe aucun symptôme, la personne reste toutefois porteuse et capable de transmettre le virus à un partenaire sans le savoir.
Ce phénomène rend l’arrêt de la propagation difficile parmi la population, car il est compliqué d’agir pour soi-même ou pour les autres lorsqu’on ignore que l’on est porteur.
Epidémiologie
Environ 417 millions de personnes ayant entre 15 et 49 ans sont infectées par le virus de l’herpès génital (HSV-1), selon des données de l’OMS publiées en novembre 2015. Selon ce rapport, les personnes touchées résident principalement sur le continent américain, en Europe et dans le Pacifique occidental.
Causes et facteurs déclencheurs
– Comme on l’a déjà vu dans ce dossier, l’herpès génital est causé par un virus, souvent l’herpès simplex 2 (HSV2) transmis par des contacts rapprochés (rapport sexuel,…), ceci provoque la primo-infection (- – voir aussi symptômes herpès génital), c’est-à-dire la première phase d’infection.
– Par la suite et lors des infections après la primo-infection, on parle aussi de récidives, crises ou de poussées, on peut noter que certains facteurs peuvent favoriser le développement d’herpès génital, c’est particulièrement le cas :
– chez les femmes pendant règles ;
– de rayonnements UV provenant d’un appareil de solarium ou du soleil sur les parties génitales ;
– avec la fièvre ;
– lors d’une situation d’immunodépression (virus, SIDA, maladie agissant sur le système immunitaire,…) ;
– une chirurgie ;
– … d’autres causes ou sans raison vraiment identifiée.
Le virus de l’herpès (HSV1 ou HSV2) ne survit pas longtemps en dehors du corps humain, de sorte que la transmission s’effectue uniquement par le contact direct entre personnes. La contamination par des objets ou textiles (serviettes) n’est pas possible.
Transmission mère-enfant
Rappelons que la transmission de l’herpès génital peut également se produire de la mère à l’enfant si la femme souffre d’herpès génital pendant la grossesse. Si la femme enceinte a des crises ou poussées d’herpès génital pendant la période prévue de l’accouchement, une césarienne sera préférée, afin de réduire le risque d’infection pour le bébé.
Personnes à risque
En règle générale, toute personne ayant une vie sexuelle active est soumise à un risque de contracter le virus qui cause l’herpès génital.
Le principal groupe à risque, par conséquent, concerne les personnes qui ont plusieurs partenaires sexuels et/ou qui ont des relations sexuelles sans protection (préservatif ).
Des études montrent que les populations les plus pauvres, qui ont moins accès aux conditions de santé et d’hygiène de base, présentent également un risque accru de contracter la maladie.
Une étude publiée en 2009 dans le New England Journal of Medicine a révélé que les hommes circoncis sont moins susceptibles de contracter le virus HSV2. Toutefois, les scientifiques soulignent que la circoncision ne garantit pas une protection complète contre le virus et ne remplace pas l’usage du préservatif lors des rapports sexuels.
Symptômes
Dans un premier temps l’herpès génital provoque une primo-infection, il s’agit du nom de la première poussée qui dure souvent entre 2 et 3 semaines, cette primo-infection est en général la plus pénible et la plus douloureuse des phases de poussée. Ces symptômes peuvent donc typiquement être :
– Ensuite (des heures ou des jours après) des vésicules dans la région génitale, anale, sur les cuisses ou sur les fesses apparaissent. Les vésicules peuvent ressembler à des petits ulcères remplis d’un liquide. Attention ce liquide est très contagieux, c’est à l’intérieur que se trouvent les virus de l’herpès, attention lors de contact sexuel, il est donc conseillé de s’abstenir pendant les poussées ou d’utiliser un préservatif.
Les vésicules herpétiques sont souvent disposées en bouquet, les vésicules herpétiques ne laissent la plupart du temps aucune cicatrice et tombent en formant des croûtes.
– Des sensations de brûlure, de picotement ou de prurit et de douleur (par exemple lorsqu’on urine) dans les parties génitales (région génitale, anale, périnée …).
– Les vésicules de l’herpès génital, souvent localisées comme son nom l’indique, dans les parties génitales, peuvent aussi se répandre sur d’autres parties du corps (lèvre, yeux,…).
Par la suite (après la primo-infection), l’herpès peut réapparaître par des poussées, aussi appelées récidives, notamment suite à certains facteurs déclencheurs.
Les symptômes sont en général semblables à la phase de primo-infection, toutefois de nature moins intense. La fréquence de ces poussées varie d’une personne à l’autre.
Diagnostic
Habituellement, le diagnostic se fait en observant les symptômes du patient et ses antécédents médicaux (anamnèse).
Certains tests peuvent être effectués pour confirmer l’étiologie de la maladie. Parmi ceux-ci:
– Test de culture virale: ce test est effectué avec un échantillon de tissu afin de rechercher le virus.
Test sanguin : recherche d’anticorps anti-HSV.
– Test PCR: recherche de l’ADN viral
D’autres tests peuvent être requis, par exemple si le médecin soupçonne une co-infection avec d’autres maladies sexuellement transmissibles.
Remarquons que le diagnostic est toujours la responsabilité exclusive du médecin et peut évoluer en fonction des évolutions scientifiques, demandez toujours à votre médecin.
Complications
Certaines complications peuvent survenir chez les patients atteints d’herpès génital. Parmi ceux-ci:
– Un risque d’infection pour l’enfant chez une femme enceinte. L’infection chez un nouveau-né peut causer des lésions cérébrales, la cécité et même la mort.
– Une méningite, qui peut se produire si le virus atteint les méninges (membranes qui recouvrent et protègent le cerveau).
– Problèmes urinaires comme des infections des voies urinaires.
– Une infection rectale, appelé rectite.
Traitements
On ne peut pas, pour le moment, éliminer le virus de l’herpès et donc guérir complètement avec des médicaments, toutefois on peut limiter son développement et agir sur les symptômes lors de la primo-infection ou pendant les poussées.
On utilisera pour soigner l’herpès génital des médicaments antiviraux agissant spécifiquement sur le virus en traitement ou en prévention (lors de poussées fréquentes).
– Le médicament le plus utilisé est certainement la molécule ou principe actif à base d’aciclovir (photo de la molécule à gauche), à prendre en comprimés ou à appliquer en crème sur les vésicules.
D’autres molécules existent comme le ganciclovir ou encore le valaciclovir. Tous ces médicaments sont en vente en pharmacie sur ordonnance.
En cas d’herpès génital léger, par exemple entre les poussées, des crèmes ou spray antiseptiques peuvent permettre d’assécher ou de désinfecter les petites lésions.
En général le médecin recommande un traitement à base de médicaments seulement en cas de poussées ou de symptômes assez marqués de l’herpès génital.
Il faut savoir que la prise à haute dose d’antiviraux comme l’aciclovir (800 mg par jour) ou le valaciclovir (1 gr par jour) n’empêche pas la transmission du virus à son partenaire sexuel. Selon une étude parue début 2012 et publiée dans “The Lancet” la prise d’antiviraux ne réduit pas complètement la charge virale et sa transmission à une personne non contaminée.
Résumé par notre médecin conseil, le Dr Rafano, sur les traitements contre l’herpès génital
A l’heure actuelle, l’unique traitement semblant efficace contre l’herpès génital est le traitement antiviral. Ce traitement peut être soit à base d’aciclovir 200mg cinq fois par jour pendant 10 jours s’il s’agit d’une primo-infection, soit à base de valaciclovir 1g deux fois par jour pendant 10 jours ou encore de famciclovir 250mg trois fois par jour pendant 7 à 10 jours. L’efficacité de ces médicaments est à peu près la même. Ils n’éliminent pas le virus de l’organisme mais limitent la propagation des lésions et les fait disparaître. Des rechutes sont cependant toujours possibles.
Pour limiter la fréquence des récidives, il est conseillé d’avoir des rapports sexuels protégés à l’aide de préservatifs, même quand les symptômes ont disparu. En effet le risque de transmission est important et existe même en l’absence de symptômes.
Bons conseils
Le premier bon conseil est de consulter un médecin si vous suspectez d’avoir de l’herpès génital et cela dès l’apparition des premiers symptômes.
Ensuite certains bons conseils, énoncés ci-desous, peuvent d’être d’utilité.
– Lors de poussée d’herpès (primo-infection ou récidives), il faudrait éviter tout rapport sexuel. Si tel devait cependant être le cas, il faut absolument utiliser un préservatif.
Remarquons toutefois que les lésions peuvent se trouver sur des parties non protégées par le préservatif, ce qui peut, dans ce cas, permettre une transmission de l’herpès à son/sa partenaire.
– Attention à ne pas gratter les lésions, éviter surtout tout contact avec les yeux (possibilité de développer un herpès occulaire très ennuyeux).
Par mesure de précaution lavez-vous donc souvent les mains.
– Essayer de bien comprendre les causes qui peuvent déclencher vos poussées d’herpès et si possible les limiter.
– Si vous êtes enceinte et avez de l’herpès génital, parlez-en à votre médecin pour éviter toute complication à votre enfant.
– Il est inutile d’utiliser des antibiotiques pour soigner l’herpès (génital ou labial), une maladie provoquée par un virus. Pour rappel, les antibiotiques ne sont efficaces que contre les bactéries et non contre les virus.
– “Last but not least” : l’herpès génital peut être une souffrance psychologique pour votre vie sexuelle et pour votre propre confiance. N’hésitez pas à en parler à un médecin pour trouver le bon traitement et pour trouver le soutien adapté. Il ne faut pas culpabiliser.
Prévention
La prévention de l’herpès génital ressemble à celle recommandée pour les MST en général. Rappelons qu’il faut éviter tout contact sexuel avec une personne infectée en période de poussée (crise) d’herpès.
Voici quelques conseils de prévention lors d’herpès génital:
– Utilisez un préservatif pendant les rapports sexuels;
– Limitez le nombre de partenaires;
– Évitez tout contact sexuel ou évitez de toucher les parties génitales si la/le partenaire est en pleine poussée d’herpès.
Il est toujours important de bien discuter avec votre partenaire, essayez de l’informer si vous êtes porteur.
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