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Le soleil, la lune et les étoiles …
Le cycle de l’année est lié aux douze mois et aux douze signes du zodiaque qui y correspondent. Le calendrier actuel est établi en fonction du passage du soleil dans le zodiaque. Étant donné que le soleil est le corps céleste qui détermine le cours de la journée et celui des saisons, son influence sur la vie terrestre est incontestée.
Les effets de la lune sont quant à eux plus faiblement perceptibles. Lorsque cette dernière est pleine, elle est impliquée dans le phénomène des grandes marées et on la tient aussi pour responsable de certaines émotions et insomnies. Pour mieux comprendre l’influence des planètes sur notre terre, il convient d’approfondir certaines considérations. La terre n’est pas seulement une grosse « balle pleine de matière terrestre » qui se déplace on ne sait trop comment dans l’espace. Elle entretient en effet un rapport particulier avec les autres corps célestes qui composent notre système planétaire.
Une vision géocentrique plutôt qu’héliocentrique
L’effet des corps célestes, tel que décrit dans le cadre de l’agriculture biodynamique, présuppose que l’on considère les planètes d’un point de vue géocentrique et non héliocentrique : on prend la terre et non le soleil comme point de référence.
Les formes que décrivent les planètes dans leurs orbites sont totalement différentes selon que l’on observe leurs mouvements du point de vue du soleil ou de celui de la terre.
Vues depuis la terre, les mouvements des planètes ne décrivent plus clairement des ellipses. Leurs interactions avec le mouvement de la terre fait que nous percevons parfois les planètes comme étant « rétrogrades ». En effet, lorsque nous les regardons depuis la terre, les planètes décrivent des boucles dans le ciel. Les formes que tracent ces dernières dans leurs orbites géocentriques au cours de l’année apparaissent comme des rosettes à la géométrie exacte ; comme si elles avaient été tracées au compas.
On comprend aisément qu’une planète – dont l’orbite observée depuis la terre- apparaît comme une rosette ou une fleur- puisse avoir aussi un effet sur la terre et les végétaux qui y poussent.
Les orbites de Vénus et de Mercure
Si l’on observe la trajectoire de Vénus depuis la Terre, on constate que ses mouvements réguliers dessinent en continu dans l’espace une fleur à cinq pétales. De la même manière, mercure décrit un hexagone.
Il existe un lien entre ces formes – que l’on observe dans l’espace – et les végétaux ; plus particulièrement les plantes cultivées qui appartiennent aux famille des roses et des lys. Les Rosaceae – qui comptent environs 3000 espèces dont la rose éponyme et l’une des variétés cultivées tout comme la pomme, la poire, la cerise, la prune, l’amande, la fraise, la framboise, la mûre et bien d’autres – ont toujours cinq pétales. La forme hexagonale, quant à elle, se retrouve dans les quelques 630 espèces de la famille des liliaceae, dont font partie le lys, la tulipe, mais aussi le poireau, l’ail, l’oignon, l’asperge, etc.
Résumé de : Christian Butscher
„Die Landwirtschaft nicht nur ein bisschen verbessern“ | „Von der Würde der Kuh“, Fona Verlag
Fleur de pommier – Vénus – Étoile à cinq branches
Fleur d’oignon – Mercure – Étoile à six branches
Fleur d’ail – Mercure – Étoile à six branches
Cultiver selon le calendrier biodynamique
Peut-on déduire qu’il existe d’autres relations concrètes entre ces phénomènes et les végétaux ?
C’est à cette question, entres autres, que Maria Thun, s’est confrontée toute sa vie durant. Un des résultats de cette recherche est le » Calendrier des semis », un calendrier qui est actualisé chaque année et qui contient des indications sur la trajectoire de la lune et sur les positions des planètes (du point de vue astronomique).
Ces rythmes sont en effet observés depuis la nuit des temps et l’utilisation du calendrier des semis dépend du choix de chacun ; elle n’est aucunement prescrite par les directives Demeter. Par ailleurs de nombreux producteur·trice·s non biodynamiques le consultent et tiennent compte de ses observations – en plus de celles de la météo et des saisons – pour déterminer leur travail quotidien.
Plus d’informations sur « Calendrier biodynamique des semis ».