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Régulation hormonale bientôt contrôlée à volonté!
Une équipe internationale composée de chercheurs de Ariad, une firme américaine de biotechnologie, de l'Institut Sloan Kettering à New York et du Département de morphologie de l'Université de Genève (Prof. Lelio Orci), publie le 4 février 2000 dans la revue spécialisée Science des résultats de recherche importants. Ils ont en effet élaboré une nouvelle méthode de régulation de la sécrétion des hormones par les cellules du corps. Cette découverte pourrait avoir d'importantes retombées dans le traitement de maladies chroniques comme le diabète.
Enfin réussir à contrôler à volonté la sécrétion d'hormones: telle est l'ambition de la découverte publiée dans Science. L'équipe, qui en est à l'origine, vient en effet de mettre au point une méthode permettant de produire des hormones à l'intérieur du corps et de les libérer dans le sang de manière contrôlée.
Les chercheurs ont développé par génie génétique des cellules programmées à produire l'hormone désirée, l'insuline par exemple, couplée avec une "protéine d'agrégation". La particularité de cette dernière est de permettre le stockage de l'hormone à l'intérieur de la cellule. Pour libérer ces agrégats d'hormone à un rythme contrôlable, il suffit alors d'administrer, par voie orale par exemple, une molécule appelée ligand, capable de les solubiliser.
Pour les diabétiques qui souffrent d'un manque d'insuline, une telle méthode est prometteuse. En leur implantant des cellules modifées, par exemple dans le muscle, ils pourraient bénéficier d'une nouvelle réserve d'insuline intracellulaire. Ainsi, lorsque le taux de glucose augmente dans le sang, ils pourraient absorber des médicaments à base de ligand, qui libéreraient rapidement la quantité d'hormone nécessaire.
Bien qu'encore expérimentale, cette méthode ouvre la voie à un grand nombre d'applications dans la régulation d'hormones sécrétées en brèves impulsions et impliquées notamment dans le contrôle de la douleur, de la satiété, de l'obésité ou de l'angiogenèse (néoformation de vaisseaux sanguins).
Référence:
Regulation of protein secretion through controlled aggregation in the endoplasmic reticulum, par M. Rivera, X. Wang, S. Wardwell, N. L. Courage, T. Keenan, D. A. Holt, M. Gilman, F. Cerasoli Jr., and T. Clackson de la société Ariad Gene Therapeutics in Cambridge, MA; A. Volchuk and J. E. Rothman du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center à New York, NY; L. Orci de la Faculté de médecine de l'Université de Genève, Science, 4 février 2000.
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