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Qu’est-ce qu’une rupture du tendon d’Achille ?
Le tendon d’Achille relie les muscles du mollet au calcanéum qui est l’os du talon. C’est une sorte de corde constituée de nombreux filaments qui prolonge le muscle. Pour se soulever sur la pointe du pied, les muscles du mollet vont se contracter et se raccourcir. Le tendon va donc exercer une traction vers le haut et décoller le talon du sol. Avec le temps ou lors des sollicitations répétées, les filaments du tendon peuvent s’affaiblir et le tendon peut alors se rompre brutalement lors d’un effort. On parle alors de rupture du tendon d’Achille. On distingue les ruptures récentes et fraiches des ruptures anciennes passées inaperçues, négligées ou mal traitées. Dans les ruptures fraîches, on dissocie les ruptures en plein tendon des ruptures en zone myotendineuse c’est-à-dire à la frontière entre le muscle et le tendon. Dans les ruptures anciennes, le muscle se rétracte et une résorption des berges se fait progressivement. Cela crée un espace entre les berges de la rupture avec une perte de substance tendineuse. La rupture du tendon va provoquer une difficulté à la marche, des douleurs et une diminution de la force.
Pourquoi une opération ?
L’évolution spontanée se fait vers un élargissement progressif de la rupture, et donc une gêne de plus en plus importante, une réparation plus difficile et un résultat plus aléatoire.
Le traitement orthopédique, c’est à dire une immobilisation dans un plâtre pendant deux mois et demi est possible. Cependant le risque de nouvelle rupture est important.
Chez les patients actifs ou sportifs, le traitement chirurgical peut être proposé. Il permet de diminuer le temps d’immobilisation, une récupération plus rapide et un taux de récidive moindre.