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L'organisation rappelle qu’il est nécessaire que le gouvernement indien commue toutes les condamnations à la peine de mort prononcées dans le pays.
«La décision du gouvernement indien d’octroyer un sursis à Balwant Singh est positive. Son exécution aurait été la première en Inde depuis huit ans et aurait fait dévier le pays de son alignement sur la tendance mondiale au refus de la peine de mort», a indiqué Bikramjeet Batra, conseiller politique d’Amnesty International.
«Ceci doit constituer pour les autorités indiennes une première étape dans leur évolution vers l’abolition de cet acte inhumain: elles doivent décréter un moratoire officiel sur les exécutions, commuer toutes les condamnations à mort et, pour finir, abolir la peine de mort pour tous les crimes.»
Balwant Singh Rajoana devait être pendu samedi 31 mars dans l’État du Pendjab, mais son exécution a été différée en attendant l’examen d'un recours formé par le gouvernement du Pendjab auprès de Pratibha Patil, la présidente indienne.
Balwant Singh a été déclaré coupable en 2007 de l’assassinat de Beant Singh, l’ancien Premier ministre du Pendjab, en 1995.
Aucune exécution judiciaire n’a eu lieu en Inde depuis 2004. Les deux tiers des pays du monde ont aboli la peine capitale.
Amnesty International s’oppose à la peine de mort en toutes circonstances, sans exception. Il s’agit du châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant qui soit.