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SCHUMANN, SCHUBERT ET BRAHMS, par Lise Berthaud et Adam Laloum
"- Tu connais la blague des quatre altistes en train de se noyer ? - Non, mais elle commence bien. "
Cette plaisanterie douteuse de violoniste illustre la considération dont souffre encore l'alto, pourtant un instrument que Bach affectionnait particulièrement. L'alto dut attendre les premiers romantiques pour être enfin reconnu comme un instrument suffisamment intéressant pour que l'on s'occupe à composer spécialement pour lui. Schumann et Mendelssohn lui consacrent des compositions, mais c'est avec Berlioz et Brahms qu'il gagne son autonomie.
Sur ce disque, Lise Berthaud à l'alto et Adam Laloum au piano empoignent avec beaucoup de sensibilité les Märchenbilder de Robert Schumann et la seconde sonate de l'opus 120 de Johannes Brahms. Et dans une version idéale, la très célèbre sonate arpeggione de Franz Schubert, afin de faire taire les blagues (allez, encore une petite : Qu'est-ce qu'un gentleman ? - Quelqu'un qui sait jouer de l'alto, mais qui n'en joue pas).
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