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Le b.a.-ba de l’équitation avec des chevaux de tiers
Élèves de cours d’équitation ou cavaliers de chevaux de tiers: ce que vous devez savoir
La Suisse comptant près de 81 000 chevaux pour 140 000 cavaliers, de nombreuses personnes montent le cheval d’un tiers. Le cheval est un animal qui s’effarouche facilement, ce qui peut vite engendrer chez lui des réactions impulsives. Il convient donc de se demander quelle couverture d’assurance est nécessaire pour que les (apprentis) cavaliers et les détenteurs de chevaux soient suffisamment couverts.
Points à considérer si vous montez le cheval d’un tiers
En cas de dommages involontaires causés à des tiers, l’assurance responsabilité civile privée vous protège contre les conséquences financières. Toutefois, la couverture de base ne donne pas droit à des prestations en cas de dommages au cheval lui-même ou à l’équipement. Autrement dit, si vous endommagez par exemple une selle que l’on vous a prêtée ou l’attelage d’un tiers, tel qu’un sulky ou une calèche, vous devez assumer vous-même le coût du dommage. Pour couvrir ces dommages également, vous pouvez souscrire des modules complémentaires à l’assurance responsabilité civile privée.
Il est important ici de considérer la notion de faute: quand le cavalier peut-il être tenu responsable du dommage? Voici deux exemples:
- Vous montez le cheval d’un tiers et empruntez un pont en bois carrossable, quand soudain l’animal marche sur une planche pourrie, qui se casse, et sa jambe reste coincée dans le trou. Étant donné que le pont ne présentait aucun défaut apparent, vous n’êtes pas responsable de ce dommage.
- Le détenteur du cheval vous informe expressément que son cheval ne doit pas être attaché à un certain endroit, car il devient alors nerveux et s’est d’ailleurs déjà effarouché à plusieurs reprises. Vous oubliez malencontreusement ce que le détenteur vous a dit et attachez le cheval exactement à cet endroit. L’animal prend peur, chute et se blesse. Dans ce cas précis, vous n’avez pas respecté les instructions et pouvez donc être tenu responsable du dommage.
Participation à des manifestations hippiques
Si vous souhaitez participer à un concours d’équitation, que ce soit avec votre propre cheval ou avec le cheval d’un tiers, il vous faut dans tous les cas conclure une assurance complémentaire. Les dommages survenus lors de concours, de compétitions ou de courses (sauts d’obstacles, courses de chevaux et courses de trot) ne sont pas couverts par l’assurance de base. En souscrivant le module «Participation à des manifestations de sport équestre», vous êtes parfaitement assuré et pouvez monter en selle l’esprit tranquille.
Détenteurs de chevaux: ce que vous devez savoir
Si vous prêtez votre cheval à quelqu’un, vous devez veiller à deux choses. Vérifiez d’une part la couverture d’assurance du cavalier. Celui-ci vous inspire-t-il confiance? Tous les risques sont-ils suffisamment couverts? La personne est-elle consciente de ses responsabilités et des conséquences d’un éventuel dommage? D’autre part, pensez aux assurances relatives à la santé de votre cheval. En souscrivant une assurance maladie et accidents pour votre cheval, vous bénéficiez d’une couverture pour les blessures subies par l’animal ainsi que pour leurs suites, par exemple des séances de physiothérapie ou une opération.
Un accident d’équitation peut avoir de lourdes conséquences. La Mobilière vous soutient en cas de prestation assurée ayant pour vous de graves conséquences psychiques et vous propose une assistance psychologique jusqu’à concurrence de 1000 francs. Vous trouverez le détail de nos couvertures dans vos CGA, qui sont disponibles dans votre police et sur votre portail clients «Ma Mobilière».