Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07177.jsonl.gz/332

Bilan de l'épisode de fortes précipitations
L'événement de fortes précipitations qui s'est déroulé de jeudi à vendredi est terminé. Le rapport suivant fait le bilan de ces intempéries, de la justesse des prévisions/avis émis et propose une évaluation climatologique de ces fortes précipitations.
Phase la plus intense dans la nuit de jeudi vendredi.
Comme prévu, jeudi soir ainsi que dans la nuit de jeudi à vendredi, de fortes précipitations, en partie persistantes, ont touché aussi les Préalpes et Alpes centrales et orientales à partir du sud. Elles ont été aussi accompagnées d'orages. Durant la phase la plus active, la limite pluie-neige s'est même abaissée parfois entre 1200 et 1500 mètres, en particulier dans la Surselva et les Alpes glaronaises. Vendredi matin, avec l'évacuation du front vers l'est, les précipitations se sont rapidement atténuées.
Les cumuls
Entre mercredi soir et vendredi matin, de grandes quantités de précipitations sont tombées dans de nombreux endroits de la Suisse. Le Tessin, le nord et centre des Grisons, la haute Engadine, les Alpes glaronaises et le Rheintal saint-gallois ont été particulièrement touchés. Des val Maggia et Verzasca à la Haute Léventine, de 130 à 170 mm ont été mesurés, voire jusqu'à 200 mm d'après les estimations radar. Les cumuls se sont échelonnés de 80 à 110 mm, localement 120 mm de la Surselva à la vallée de Vals ainsi que le Safiental. Dans les autres secteurs du nord et centre des Grisons, les Alpes uranaises, les Alpes glaronaises ainsi que le Rheintal, les quantités mesurées ont été généralement comprises entre 50 et 90 mm. Des précipitations de cet ordre se produisent environ tous les 2 à 8 ans.
Alerte météo très précise
L'alerte météo liée à cet épisode de fortes précipitations a été pertinente. Les critères d'alerte ont été pleinement atteints, aussi bien du point de vue spatial que temporel. De même, la phase principale de l'événement et la limite des chutes de neige ont été correctement prévues. La seule exception a été la région du Simplon et le sud des Alpes valaisannes, où les critères d'alerte n'ont pas été atteints. Comme nous pouvons le constater sur la carte ci-dessous, les seuils d'alerte diffèrent selon les régions. Ceux-ci ont été établis de concert avec les cantons il y a déjà une quizaine d'années.
Evaluation climatologique de l'événement
La phase la plus active de l'événement s'est déroulée entre jeudi midi et vendredi matin, c'est-à-dire en moins de 24 heures. C'est la raison pour laquelle l'accent de ce rapport est mis sur cette fenêtre temporelle. En plus des cumuls absolus de précipitations, les périodes de retour sont affichées dans ce rapport. Une période de retour indique, pour un événement donné, le nombre moyen d'années qui s'écoule avant une nouvelle occurrence, c'est à dire la fréquence de cet événement pour une région donnée. Une somme de précipitations à elle seule ne définit en rien le caractère exceptionnel ou non d'un événement pour une région. Ainsi, dans une région connaissant en moyenne de faibles cumuls journaliers, la même épisode pluvieux se monterera plus rare que dans une région habituées à recevoir de gros cumuls journaliers. Nous pouvons le constater aisément dans la tabelle 1, avec la station de Schaan et son cumul de 68 mm, valeur plus rare que les 116 mm mesurés à la station de Lugano.
L'analyse d'un événement météorologique s'effectue à partir de plusieurs stations d'une région donnée. La tabelle n° 2 rassemble et somme les différentes stations d'une région.