Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/33340

<h2>SubmittedText<h2><p>L'échec du programme "safer sex" (affirmation tirée du numéro 1/2000 du magazine publié par Sida Info Doc Suisse) montre que ce type de méthode, même quand elle est associée à la nouvelle campagne de publicité, ne porte pas ses fruits.</p><p>C'est pourquoi je demande au Conseil fédéral quand il entend intégrer dans toutes les campagnes contre le sida la méthode de prévention la plus sûre, à savoir l'abstinence. Même pour la nouvelle génération, cette méthode constitue une véritable solution de rechange.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>"Infothèque sida", bulletin d'information de Sida Info Doc Suisse, a publié un article de réflexion d'un chercheur allemand sur les enjeux à venir dans la prévention du sida. Cette réflexion prend en compte des indices qui suggèrent que le niveau de protection chez les homosexuels serait en baisse, car de nouveaux médicaments ont modifié la perception du sida : la maladie n'est plus vue comme mortelle, mais comme chronique. Or, malgré les grands progrès de la médecine, le sida reste inguérissable et la prévention demeure toujours d'actualité.</p><p>C'est pourquoi il est important d'informer les personnes actives sexuellement par une campagne qui attire leur attention, afin de combattre une éventuelle banalisation du sida. Les évaluations régulières de la campagne montrent qu'en Suisse, le niveau de protection reste très élevé et que la campagne n'a aucunement provoqué une plus grande activité sexuelle des jeunes. Les efforts de prévention sont conçus pour maintenir ce haut degré de protection. L'abstinence est bien sûr une protection totale contre le sida, cependant la sexualité est partie intégrante des rapports humains. Le Conseil fédéral est donc de l'avis que la campagne répond au mieux à la situation du moment, que ce soit du point de vue de la réalité des comportements sexuels, de l'épidémiologie et des traitements à disposition.</p>