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Moribond en première période, excellent en seconde, Young Boys a obtenu un point contre Valence (1-1) lors de la 3e journée de Ligue des champions. De quoi avoir des regrets, mais encore de l'espoir.
Il y avait évidemment des doutes. Une équipe n'encaisse pas trois buts à chacune de ses trois dernières sorties (Juventus, Lucerne, Zurich) sans présenter - au mieux - un déséquilibre structurel. Mais c'était évidemment contre Valence, adversaire le plus à sa mesure dans ce groupe H, que Young Boys était le plus attendu.
Comme si subsistait l'idée que YB n'avait pas encore réellement montré de quoi il était capable dans cette Ligue des champions. Comme si les sorties en Super League étaient falsifiées par leur supériorité évidente. Comme si la première demi-heure contre Manchester United lors de la 1re journée n'avait pas pas été qu'une simple exhibition pour les débuts des Bernois dans la plus grande des compétitions.
Et pour l'équipe de Gerardo Seoane, il n'y a pas de secret. Il importe d'être efficace dans les transitions et ultra précis dans le jeu vertical pour que le résultat s'en ressente. Ce n'est donc absolument pas une surprise qu'elle ait été très dangereuse en deuxième période, lorsqu'elle a vraiment appliqué ces principes, imposant son propre rythme.
YB paye sa première période
Ainsi, Christian Fassnacht (49e) et Kevin Mbabu (51e) se sont succédé devant le portier Neto avant que Hoarau n'égalise sur un penalty obtenu par Sow après une nouvelle séquence très directe (55e). D'ailleurs, en insistant avec ce style presque caricatural, Fassnacht n'a pas été loin de doubler la mise dans la foulée, mais Neto y a mis son veto (58e).
Le temps fort s'est poursuivi jusqu'à la dernière seconde, lorsque Sanogo a touché le poteau suite à un corner (88e). Au point d'étouffer Valence.
Mais Young Boys n'a pas gagné. Le problème? La première mi-temps où, comme contre ManU, l'allant du début et les meilleures des intentions n'ont semblé être que de la poudre aux yeux. Le pressing haut? On l'a vu à quelques reprises dans les premières minutes. La volonté de prendre le jeu à son compte? Très vite abandonnée, au profit d'un bloc bas et d'un temps faible qui s'est éternisé jusqu'au but de Michy Batshuayi (26e).
C'est le revers de cet attentisme qui permet de se concentrer sur la protection de son but: la moindre erreur d'appréciation ou l'intervention incertaine se transforme en aubaine pour l'adversaire. Benito l'a appris à ses dépens, lorsqu'il a vu la passe de Soler arriver jusqu'à l'attaquant belge, suffisamment vif pour éviter Marco Wölfli.
Dans 15 jours à Valence
Pourtant, face à une équipe espagnole présentant quelques similarités tactiques avec celle de Gerardo Seoane (le système en 4-4-2, les rôle des ailiers à la construction et celui du milieu défensif dans les impulsions), il était évident qu'il y avait la place pour mieux faire. A condition de ne pas subir et de se montrer pro-actif, en ne reniant surtout pas ses principes. Comme après la pause.
Alors oui, la dernière impression laissée par Young Boys sera la meilleure, la plus fidèle à cette équipe qui survole les débats nationaux depuis plus d'un an. Reste qu'avec un point en trois matches, leur bilan demeure médiocre.
Ils n'ont sans doute qu'un seul point de retard sur les Espagnols, mais, pour espérer arracher la 3e place synonyme d'Europa League, cela suggère d'aller s'imposer à Mestalla dans quinze jours. Pas simple. A moins de réaliser une prestation complète.