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La rentabilité des actions américaines a été sensiblement supérieure à celle des actions européennes ces 25 dernières années.
Le fonds souverain de la Norvège, le plus gros au monde avec plus de 1000 milliards de dollars d’actifs, souhaite pouvoir acheter davantage d’actions en Amérique du Nord et réduire le poids de l’Europe, a annoncé mardi la banque centrale norvégienne.
Dans une lettre au ministère des Finances, le fonds qui gère 9419 milliards de couronnes (1046 milliards de dollars) fait valoir que la rentabilité des actions américaines a été sensiblement supérieure à celle des actions européennes ces 25 dernières années.
«La répartition géographique devrait être adaptée (...) en augmentant le poids des actions en Amérique du Nord et en réduisant le poids des actions sur les marchés développés européens», estime la Banque de Norvège, chargée de la gestion du fonds.
Cet avis s’inscrit dans le cadre d’une réflexion du gouvernement norvégien sur la répartition géographique des investissements.
Avec près de 70% de son portefeuille investis en actions, le fonds est présent au tour de table de plus de 9.000 entreprises, ce qui lui permet de contrôler l’équivalent de 1,4% de la capitalisation boursière mondiale.
Dans son mandat actuel fixé en 2012, il doit posséder 50% de ses actions en Europe, 35% en Amérique du Nord et 15% en Asie-Océanie.
Mais les écarts de rentabilité entre placements régionaux ont changé la donne et l’Amérique du Nord représentait à la fin du deuxième trimestre 41,8% de ses placements en actions, l’Europe 33,4% et l’Asie-Océanie 21,9%.
Au cours du dernier quart de siècle, les actions nord-américaines ont rapporté en moyenne 9,9% par an contre 8,3% pour les marchés développés européens, souligne la banque centrale.
Celle-ci ne fournit pas de recommandation sur une nouvelle répartition géographique, remettant cette question à plus tard.
Le ministère des Finances prévoit de publier son propre avis sur un changement dans la distribution des investissements dans son rapport annuel sur la gestion du fonds qui sera présenté au Parlement au printemps 2020.