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"Cela va devenir comme le baseball, on reste 10 heures au stade, on mange des cacahuètes": le coach de la Juve Massimiliano Allegri a dit son scepticisme sur l'assistance-vidéo à l'arbitrage (VAR).
Il craint un football de plus en plus haché.
"On l'utilise dans des cas où les décisions sont subjectives. Et à mon avis, ce n'est pas bon pour le football, pour ce sport tel qu'il est", a d'abord déclaré l'entraîneur de la Juventus, après le match nul de son équipe sur le terrain de l'Atalanta Bergame (2-2). Parce que sinon, il va falloir parler de fautes intentionnelles, de jeu effectif. Et donc ça va devenir comme le baseball aux Etats-Unis, on reste 10 heures au stade, on mange des cacahuètes, il y a une action tous les quarts d'heure..."
Le match entre la Juventus et l'Atalanta a été marqué par deux interventions de la VAR: d'abord avec l'annulation d'un but turinois pour une faute au tout début de l'action, puis lors de l'attribution d'un penalty aux bianconeri pour une main d'un joueur de Bergame dans la surface.
"Mais ça n'a rien à voir avec les épisodes de ce soir, a assuré Allegri. Quand Rosetti (responsable de la mise en place de la VAR en Serie A, ndlr) est venu, je lui ai dit que j'étais dubitatif. Parce que ça doit concerner les erreurs objectives, pas subjectives", a expliqué le technicien.
En début de saison, le capitaine et gardien de but de la Juventus Gianluigi Buffon avait lui aussi émis des doutes sur l'utilisation de la VAR, évoquant non pas le baseball mais le water-polo, un sport où les arrêts de jeu sont très fréquents.
"La VAR ne me plaît pas. J'ai l'impression de jouer au water-polo. On ne peut pas s'arrêter toutes les trois minutes", avait-il déclaré.
ATS