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A peine formé, le nouveau gouvernement libyen s'est trouvé mercredi au centre de critiques de différentes régions libyennes qui estiment avoir été marginalisées. Des tribus ont affiché leur intention de ne pas le reconnaître, ce qui pourrait aviver les rivalités et menacer la stabilité du pays.
Les Amazighs (Berbères) estiment qu'ils ont été exclus des ministères importants et que leur représentativité dans le gouvernement "ne correspond pas à leur présence" et leur contribution à la révolution libyenne. Ils ont appelé les Libyens et les Berbères à manifester et à geler provisoirement leur coopération avec le Conseil national de transition (CNT) et le gouvernement de transition.
"Toute la Libye est représentée"
A Benghazi, la ville de l'est d'où est partie la révolte contre le régime de Mouammar Kadhafi, quelques dizaines de manifestants ont exprimé leur rejet du nouveau gouvernement, estimant que cette ville n'était pas assez représentée. Avis partagé par des représentants des régions du sud désertique.
"Je peux rassurer tout le monde: toute la Libye est (représentée) dans le gouvernement", avait pourtant déclaré le Premier ministre Abdel Rahim al-Kib mardi lors de l'annonce de son gouvernement. Au moins deux importants ministères ont été réservés aux ex-rebelles ayant combattu le régime de Kadhafi: un commandant de la ville de Zenten a été nommé à la Défense, tandis que le ministère de l'Intérieur a été confié à un originaire de Misrata.
Satisfaction à Pékin et Washington
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a salué la formation de ce gouvernement, assurant qu'il témoignait d'une "avancée significative vers la démocratie" et que les Etats-Unis étaient prêts à travailler avec lui.
La nouvelle équipe a aussi été saluée par la Chine, qui s'est également félicitée d'avoir reçu de Tripoli l'assurance que les entreprises chinoises recevraient des compensations pour les pertes endurées durant les mois d'insurrection.
ATS