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Nous vous proposons des consultations Yi King
Le Yi-king est un livre d’oracles que l’on consulte pour obtenir un conseil, une réponse à une question ; en Chine on l’étudie depuis des milliers d’années. Il y a trois siècles, des missionnaires jésuites le rapportèrent en Europe où il attira l’attention de quelques personnes éclairées, dont Leibnitz, le philosophe et savant allemand qui découvrit le calcul différentiel. De nos jours un très grand nombre de Chinois consultent toujours le Yi-king lorsqu’ils sont perplexes. Ils trouvent toujours ses conseils stimulants et utiles en général ; ils considèrent le Yi-king comme une personnalité à part entière, un ami avisé toujours prêt à partager sa sagesse avec ceux qui la recherchent.
Le Yi-king de la Chine ancienne est le plus ancien livre d’oracles du monde. Ces livres servaient à prédire l’avenir, à répondre à des questions, à donner des conseils généraux et particuliers à ceux qui les demandaient. Au fil de l’Histoire nombre de livres ont eu la réputation de trans-mettre une sagesse surnaturelle, même si certains d’entre eux n’étaient pas écrits dans ce but. Par exemple, de la fin de l’Empire romain à la fin du Moyen Age le poème épique de Virgile, l’Enéide, a été utilisé comme livre d’oracles. Un demandeur ouvrait le livre trois fois au hasard et, les yeux fermés, choisis-sait chaque fois du doigt un vers du poème. Les trois vers ainsi désignés étaient très sérieusement étudiés, pris à la lettre ou interprétés de façon symbolique, pour fournir une réponse à une question donnée.
Au Moyen Age, on se fiait encore tellement à l’Enéide comme source d’oracles que l’on vénérait Virgile, son auteur, comme magicien plutôt que comme poète. Les récits de ses merveilleux pouvoirs occultes circulèrent dans toute l’Europe et sa tombe, à Naples, acquit la réputation d’un emplacement miraculeux où les magiciens se rendirent en pèlerinage. Après la Réforme, la Bible vint à être considérée comme le plus grand des livres d’oracles et des chrétiens sincères et intelligents l’ouvraient au hasard lorsqu’ils cherchaient un guide spirituel pour répondre à leurs perplexités. L’inconvénient d’utiliser ainsi l’Énéide ou la Bible résidait dans le manque de clarté de réponses nécessitant une grande interprétation. Le besoin de livres d’oracles facilement compréhensibles se fit sentir et au siècle dernier plusieurs voyants en rédigèrent. Le plus remarquable d’entre eux fut Le Livre du destin de Napoléon : ouvrage d’utilisation simple qui n’a cessé d’être imprimé en Angleterre depuis les années 1820, même s’il n’a pas vraiment de rapport avec Napoléon. Le Yi-king est au Livre du destin de Napoléon ce que le champagne est au mousseux. Il serait presque impertinent de traiter le Yi-king de livre d’oracles tant il semble vivant et avoir sa personnalité bien à lui. Tant et si bien que nombre de ceux qui l’ont régulièrement consulté en sont venus à ressentir un lien d’amitié entre le livre et eux.
Les origines du Yi-king
Le Yi-king n’est pas seulement le plus ancien livre d’oracles du monde, mais aussi le plus vénéré. On le consulte de Hong Kong à New York, de Singapour à Londres et à Paris, les psychanalystes comme les occultistes tiennent son antique sagesse en grand respect ; parmi certains cultes taoïstes on le révère comme un demi-dieu ; et de nos jours, nombreux sont ceux qui, comme Confucius il y a 2 500 ans, pensent que « si on leur donnait des années de vie supplémentaires ils les consacreraient à l’étude du Yi-king. »
A l’époque où vivait et enseignait Confucius, le « coeur » du Yi-king existait déjà dans une forme similaire à celle qu’utilisent aujourd’hui les voyants. Ce noyau aurait été compilé d’après un matériau beau-coup plus ancien par le roi Wen, qui régna sur la Chine au douzième siècle avant J.-C. Le Yi-king utilisé aujourd’hui comprend non seulement les éléments assemblés par le roi Wen, mais aussi des textes écrits par son fils le duc Chou, ainsi que des commentaires attribués à Confucius et à ses disciples.
Il subsiste aussi des commentaires postérieurs, étudiés par les spécialistes du Yi-king et de la philosophie spirituelle qui s’en dé-gage.
Consultation du Yi-king L’Occidental qui souhaite consulter l’oracle afin d’obtenir son avis sur un problème de sa vie quotidienne trouvera difficile l’utilisation des premiers textes du Yi-king et de leurs commentaires. En effet, à l’époque où ont été rédigés le Yi-king et la plupart de ses commentaires, tous les Chinois ne pouvaient pas le consulter. On le considérait comme un oracle particulièrement sacré ne pouvant être utilisé que par une minorité formée des membres de deux groupes : Le premier groupe comprenait les dirigeants des hautes sphères, les administrateurs et bureaucrates de l’Empire chinois : princes de la Maison impériale, gouverneurs de provinces et de grandes villes, guerriers de haut rang, etc. Le second groupe était formé d’hommes supérieurs : savants, lettrés et philosophes éminents, sages qui consacraient leur vie à la contemplation assidue des vérités éternelles. Inévitablement, les écrits destinés à de telles personnes comprenaient beaucoup de conseils sur les matières les concernant : stratégie et tactique militaires, par exemple. L’avis donné sur de tels sujets par le Yi-king était sans aucun doute d’une grande valeur pour les soldats d’il y a 500 ou 15000 ans ; même pendant la Deuxième Guerre mondiale nombre de généraux japonais consultèrent le Yi-king et ses commentaires et s’inspirèrent de passages comme celui-ci : aucune honte à battre en retraite dans l’intention de consolider ses forces pour l’attaque. » Ceux d’entre nous qui vivent une vie sédentaire, travaillant à l’usine ou dans un bureau, habitent en banlieue ou dans un appartement en ville, ne peuvent appliquer ces conseils à leur situation que s’ils les interprètent de façon symbolique. Cela n’est pas toujours aisé, on peut mal comprendre un tel symbolisme, ou le déformer pour faire dire au Yi-king ce que l’on a envie d’entendre. Autre difficulté : le texte du Yi-king emploie souvent des métaphores et des symboles empruntés à la vie religieuse, politique ou sociale de la Chine d’il y a 3 000 ans. On trouvera ainsi de nombreuses références au chaudron sacrificiel, objet que l’on ne trouve pas communément dans les maisons occidentales, ni même dans celles des Chinois aujourd’hui. De même, dans certaines circonstances l’oracle conseille de faire comme le renard qui marche sur un lac gelé : scène que peu d’entre nous avons jamais vue.
Les étudiants sérieux du Yi-king, qui le consultent régulièrement dans l’une de ses nombreuses traductions, s’habituent rapidement aux symboles et métaphores et sont vite capables de les interpréter aisément. Néanmoins, le symbolisme oriental du texte original et son chatoyant cortège de chaudrons, tigres et renards à queue mouillée, n’auraient pas leur place dans ce livre. Donc les conseils du Yi-king sur la façon de traiter les situations de la vie quotidienne, à propos d’amour, d’argent ou de tout autre chose, seront ex-primés ici d’une façon contemporaine, donc modifiée.
Le temps et le Yi-king Avant de vous expliquer comment maîtriser les techniques nécessaires pour obtenir un conseil de l’oracle, il nous faut considérer un point important sur la nature d’un tel conseil. Contrairement à la plupart des livres d’oracles, le Yi-king ne donne pas des prédictions absolues sur l’avenir. Les sages qui ont créé et développé l’oracle adhéraient à une philosophie spirituelle soutenant que par une action correcte, hommes et femmes pouvaient forger leur propre destin. En adoptant une bonne attitude face à des circonstances et événements particuliers, l’homme cessera d’être ballotté par les vents du destin et utilisera ses propres forces pour décider de ce que lui réserve l’avenir.