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Plus des deux tiers des dommages causés par des événements naturels sont imputables à des crues. C’est pourquoi le Laboratoire Mobilière de recherche sur les risques naturels, à l’OCCR, s’occupe entre autres de l’analyse de processus de crue. Les résultats du projet intitulé « M-AARE – Modellkette Atmosphäre-Abfluss-Risiko-Entscheidungen im Einzugsgebiet der Aare » (« chaîne de modèles atmosphère-écoulement-risque-décisions dans le bassin versant de l’Aar ») sont maintenant disponibles.
Pour évaluer des crues extrêmes, ce projet n’est pas parti de statistiques de débits, mais a déterminé le maximum d’humidité que l’atmosphère peut absorber et libérer sous forme de pluie. Pour le bassin versant de l’Aar en amont de la ville de Berne, ce sont 300 millimètres. Dans un tel cas, les plus grandes quantités de précipitations mesurées jusqu’ici – celles des années 1999 et 2005 – seraient dépassées d’un facteur 1,8. Mais l’aspect décisif pour la formation des crues est le régime des précipitations. Pour cette raison, le Laboratoire Mobilière a simulé environ un million de distributions aléatoires, mais physiquement plausibles, des précipitations. Des simulations de débit ont permis finalement d’estimer la « crue maximale possible ».
Le débit maximal probable de l’Aar à Berne s’élève à quelque 1200 mètres cubes par seconde – une quantité d’eau deux fois plus grande que celle mesurée lors des crues de 1999 et 2005. Même pour une probabilité d’occurrence très faible, il est important de connaître cet événement maximal pour déterminer le risque résiduel.