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Les vélos en libre-service dans de petites villes, c'est du "marketing"
Après le déploiement en une nuit de 900 vélos en libre-service dans les rues de Zurich, Lucas Girardet, fondateur de Lausanne Roule en 2004, puis de Velopass, en 2009 (devenu PubliBike depuis 2013), revient mardi dans le Journal du matin de la RTS sur le bilan de la mise à disposition de vélos dans les villes romandes par le biais de stations fixes.
En matière de vélos en libre-service, Lucas Girardet admet qu'il faut une "certaine taille critique" qui ne peut pas être atteinte dans des villes comme Bulle par exemple. Et d'ajouter qu'une meilleure manière de promouvoir le vélo passe plutôt par des aménagements routiers et des places de stationnements. "Offrir des vélos en libre-service dans des villes qui ne sont pas congestionnées, sans problème de stationnement, ne marche pas", observe-t-il.
Privilégier les aménagements
Pour Lucas Girardet, "il y avait une certaine forme de marketing politique. D'aller voir les villes et de leur dire "on va faire ce qu'a fait Paris", évidemment que c'est beaucoup plus sexy que de leur dire "mettez cinq cents mètres ou deux kilomètres de pistes cyclables".
En matière d'aménagement d'infrastructures, Lucas Girardet privilégie pour la Suisse des modèles tels que les villes de Strasbourg ou Nantes, plutôt que l'exemple des pays nordiques ou des Pays-Bas, développé depuis plus de 40 ans. "Ce sont d'excellents exemples de villes qui ont fait des aménagements intéressants", notamment sur la cohabitation, comment les différents modes de transports peuvent être mélangés.
Un modèle volontariste, mais qui reste selon lui réalisable dans des villes comme Genève ou Lausanne, à condition d'oser aménager des sites sécurisés et dédiés à la circulation cycliste en parallèle des axes consacrés au trafic motorisé.
ebz