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La modernisation monétaire ou le « 100 % monnaie » est une proposition initiale de l'économiste américain Irving Fisher de 1935 qui consiste en un transfert de la création monétaire depuis les banques privées vers la banque centrale, en imposant aux banques commerciales des réserves de 100% des dépôts, au contraire du système de réserves fractionnaires.
Le projet a pour objet d’instituer un pouvoir, qui confie à la banque centrale, le monopole de la création souveraine du franc suisse. La monnaie devient alors de la monnaie pleine. Elle sera mise en circulation par le biais des dépenses publiques. La modernisation monétaire, dite « Monnaie Pleine » en Suisse, offre une sortie du cercle infernal entretenu par la dette. Elle ouvre par là-même une autre voie que celle qui nous mène vers les désastres sociaux et environnementaux.
Cette réforme permet de façon synthétique de :
- rétablir le pouvoir de la création monétaire à la nation, plus précisément à sa banque nationale ;
- abolir toute création monétaire par les banques ;
- mettre en circulation l’argent ainsi créé sans dettes via les dépenses publiques.
Pour la Suisse, cette solution est portée par l'Association Modernisation monétaire (MoMo) à travers son initiative Monnaie pleine.
La réforme monétaire veut qu’à l’avenir, seule la Banque nationale suisse (BNS) puisse créer de l’argent électronique. Aujourd’hui, la BNS ne crée ni ne contrôle plus que 10% de notre argent, à savoir les pièces de monnaie et les billets de banque. Les 90% restants sont constitués de la monnaie scripturale électronique de nos comptes en banque.
Ce sont les banques elles-mêmes qui créent cette monnaie scripturale, et par cette création monétaire, elles gagnent beaucoup d’argent de façon injustifiée. Et comme beaucoup de banques veulent avant tout faire du bénéfice, la masse monétaire augmente d’une manière excessive. Les banques profitent de l’expansion de la masse monétaire; elles investissent beaucoup d’argent dans l’industrie financière, font des spéculations et espèrent échapper à une crise financière. Mais la plupart du temps, elles échouent, et alors c’est l’Etat qui doit les sauver.