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Les députés slovaques ont rejeté mardi soir le renforcement du Fonds de secours financier de la zone euro (FESF). Cette décision risque d'aggraver la crise de la dette dans l'Union monétaire, mais un possible second vote se profilait pour les jours à venir.
"Sur l'ensemble des 124 députés présents, 55 élus ont voté pour, 9 contre et 60 n'ont pas voté", a constaté le vice-président du Parlement Pavol Hrusovsky, après le vote. Le résultat du vote peut conduire logiquement à la chute du gouvernement de centre-droite de Mme Iveta Radicova du parti SDKU-DS qui l'avait associé à une motion de confiance pour son cabinet.
L'un des partis de la coalition quadripartite au pouvoir depuis juillet 2010, les libéraux du SaS, a ainsi accompli sa menace de torpiller le renforcement du FESF, outil destiné à venir en aide aux pays en difficultés financières, dont la Grèce lourdement endettée.
Sans les 22 députés du SaS qui n'ont pas participé au vote, la coalition ne pouvait pas songer à obtenir une majorité requise de 76 élus. "Je vous supplie, faites confiance à ce gouvernement, et à sa politique en matière des finances publiques", a déclaré Mme Radicova avec émotion aux députés peu avant le vote.
Nouveau vote
Mais les dirigeants slovaques ont annoncé auparavant la possibilité d'un nouveau vote, dans lequel l'opposition social-démocrate (Smer-SD) pourrait soutenir le renforcement du FESF. Aucune date n'a encore été fixée pour ce vote. Un député du SaS, Martin Poliacik, a indiqué à l'AFP mardi soir qu'un second vote était "possible mercredi après-midi au plus tôt".
De son côté, le parti Smer-SD de Robert Fico, premier ministre en 2006-2010, dispose de 62 parlementaires. "Nous disons 'non' à un gouvernement de droite, mais nous disons 'oui' au fonds de sauvetage", a souligné M. Fico, lors du débat de huit heures et demi précédant le vote.
ATS