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Les Éditions Rhéartis, présentent dans sa gamme patrimoine, les oeuvres de la philosophie antique et notamment les textes de la période médiévale japonaise. Le traité des cinq roues, est un des rares textes qui nous vient du Japon et qui traite du sujet des samouraïs. Ce livre est un guide pratique de l'art du combat. Mais aussi de la philosophie de l'art Samouraïs.
Voici un extrait : « Je suis un samouraï né dans la province Harima, et mon nom est Shimmen Musashi-no-kami, Fujira-no-genshin. Je suis âgé de soixante ans. J'ai prêté attention aux Voies de la tactique dès ma jeunesse et j'eus mon premier duel à l'âge de treize ans. Pour ce premier duel, mon adversaire était Arima Kihê, bon sabreur de l'école Shintô que j'ai vaincu. À l'âge de seize ans, je vainquis Akiyama, fort au sabre et originaire de la province de Tajima. À l'âge de vingt et un ans, je me suis rendu à Kyoto et y ai rencontré les meilleurs sabreurs du Japon. Je les ai rencontrés plusieurs fois en duel sans jamais être vaincu par aucun d'entre eux. Puis j'ai pérégriné à travers les provinces où j'ai rencontré plusieurs sabreurs de diverses écoles et bien que j'ai été jusqu'à avoir une soixantaine de duels avec eux, je n'ai jamais été vaincu par aucun. Tout cela se passa alors que j'avais de treize à vingt-neuf ans environ ».
Au sortir de la seconde guerre mondiale, en 1945, Eugénie Droz fondait les Textes Littéraires Français, une collection dévolue à l'édition critique des textes significatifs du patrimoine littéraire de langue française du moyen âge au XXe siècle. Accessibles, dans un petit format maniable, chaque édition est accompagnée d'une introduction, de notes, d'un glossaire, si nécessaire, et d'index. Cet appareil critique exigeant accueille l'érudition des meilleurs spécialistes pour éclairer la genèse des oeuvres et, quelle que soit leur époque, livrer au lecteur contemporain les explications les plus minutieuses sur le contexte historique, culturel et linguistique qui les a vues naître. Depuis soixante-dix ans, la collection a accueilli, outre quelques édicules, plus de 600 monuments littéraires français.
Au-delà des débats sur la crise de l'art ou la mort de l'image qui rejouent l'interminable scène de la fin des utopies, le présent texte voudrait établir quelques conditions d'intelligibilité du lien qui noue esthétique et politique. Il propose pour cela d'en revenir à l'inscription première des pratiques artistiques dans le découpage des temps et des espaces, du visible et de l'invisible, de la parole et du bruit, qui définit à la fois le lieu et l'enjeu de la politique. On peut alors distinguer des régimes historiques des arts comme formes spécifiques de ce rapport et renvoyer les spéculations sur le destin fatal ou glorieux de la «modernité» à l'analyse d'une de ces formes. On peut aussi comprendre comment un même régime de pensée fonde la proclamation de l'autonomie de l'art et son identification à une forme de l'expérience collective. Les arts ne prêtent aux entreprises de la domination ou de l'émancipation que ce qu'ils peuvent leur prêter, soit simplement ce qu'ils ont de commun avec elles: des positions et des mouvements des corps, des fonctions de la parole, des répartitions du visible et de l'invisible.
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Le moderne dédaigne d'imaginer
" disait Mallarmé.
Poètes, peintres, dramaturges ou ingénieurs voulaient alors mettre l'union de la forme et de l'acte à la place de la vieille dualité de la réalité et de l'image. La vie en eût été révolutionnée. Nos contemporains ne croient plus en la révolution et chantent à nouveau, fût-ce au passé, le culte de l'image : éclair sublime sur la toile, punctum de la photographie ou plan-icône. L'image devient la présence sensible de l'Autre : verbe devenu chair ou marque du dieu irreprésentable.
A l'une et l'autre vision Jacques Rancière oppose la nature composée, hétérogène, de ce que nous appelons des images. Celles-ci ne sont ni des copies ni des présences brutes, mais des opérations singulières, redistribuant les rapports du visible, du dicible et du pensable. A l'exemple de la phrase-image de Godard, étudiée ici, qui superpose un plan de film noir, une image de l'extermination des Juifs et un discours de philosophe, ce livre analyse les liens méconnus qui unissent symbolisme poétique et design industriel, fictions du XIXe siècle et témoignages sur les camps ou installations de l'art contemporain.
Un même projet anime ces parcours croisés : libérer les images des ombres théologiques pour les rendre à l'invention poétique et à ses enjeux politiques.
Des machines gigantesques mues par la vapeur, des héros en hauts-de-forme et monocles, des héroïnes en crinolines et ombrelles...
L'imagerie du steampunk ne cesse de fasciner depuis la création du genre dans les années 1980.
Mais, quelles en sont les origines ? Quelles sont les oeuvres majeures en littérature, au cinéma ou en bande dessinée ? Comment créer son propre look steampunk ?
Rédigé par Étienne Barillier, spécialiste incontournable du genre, et Arthur Morgan, cofondateur de la communauté French Steampunk, ce guide dresse un état des lieux du steampunk aujourd'hui autour, notamment, de rencontres avec Tim Powers, K. W. Jeter, James Blaylock, Greg Broadmore ou Mathieu Gaborit.
La collection "Petite philosophie des grandes idées" retrace, à travers la présentation d'une dizaine de penseurs majeurs, le destin d'un concept-clé.
Ainsi, ce livre raconte l'histoire de l'idée de l'art, de l'Antiquitéà nos jours : chaque chapitre est consacréà la pensée d'un philosophe dont l'auteur dégage les lignes de force. Illustré de citations de référence et d'exemples d'oeuvres d'art, ce guide constitue une approche vivante et efficace de l'histoire de la pensée philosophique.
Platon : l'art rejeté
Aristote : l'art qui imite et purifie
Plotin : la beauté des arts
Diderot : l'art réaliste, vertueux et national
Burke : la beauté au pluriel
Kant : la beauté impure de l'art
Hegel : l'art comme manifestation de l'esprit
Nietzsche : la puissance de l'art
Bergson : ll'art comme perception délivrée
Alain : l'art dans tous les sens du terme
Merleau-Ponty : l'art sensible
Deleuze : l'art comme résistancePréface d'André Comte-Sponville
Une Renaissance est amorcée. Elle apparaît comme une réponse aux problématiques environnementales, sociétales et éthiques brûlantes qui posent à notre époque la question de la survie de l'espèce humaine. Artistique, philosophique, politique, elle prend acte des révolutions scientifiques des dernières décennies et se positionne face aux promesses technoscientifiques et transhumanistes. La Renaissance sauvage répond à l'urgence des problématiques environnementales et sociétales actuelles, et aux aspirations de plus en plus fortes à l'adoption de nouveaux modes de vie sur Terre. L'homme ne se comporte plus en maître et possesseur, imposant ses volontés à une nature passive et sans finalité. Il se met à l'écoute d'un nouveau partenaire : le monde qui l'entoure. Il découvre le potentiel de ses forces, le sollicite, s'y implique et les conjugue avec les siennes. Une nouvelle ère se dessine, rendant l'homme à sa dignité « sauvage » et donnant sens, joie et ambition à son existence. L'art d'aujourd'hui sert d'esquisse à ce nouveau projet de société.
Essai d'esthétique de philosophie et d'Histoire à partir de la phrase d'Adorno, devenue une formule magique, mondialement célèbre :"Écrire un poème après Auschwitz est barbare". Recontextualisation de cette phrase et décryptage des positions d'Adorno, d'Heidegger et de Celan.
Nous vivons l'âge du triomphe de la critique. Dans tous les domaines, il n'est rien qui soit davantage valorisé : esprit critique, théorie critique, critique d'art ou études critiques - tout se passe comme si la critique était le lieu de l'intelligence contemporaine. Mais sait-on vraiment ce que l'on fait, lorsqu'on défend la critique ? Sait-on d'où elle vient et où elle va ? Se rend-on compte, surtout, de la manière dont le discours de la critique, en saturant tout le domaine du pensable, nous rend bêtes ? Car la critique est d'abord une position : celle de la suprématie du sujet sur l'objet, de l'individu sur ce qui lui arrive, du spectateur sur ce qu'il voit. Et si la critique nous rend bêtes, c'est parce qu'elle nous rend forts : celui qui critique a toujours raison. Or c'est le désir d'avoir raison qui, dans le contemporain, est à la source de tous les maux que nous endurons : politiques, éthiques, esthétiques, écologiques, épistémologiques. Il est donc grand temps d'en finir avec la critique, et d'ouvrir une nouvelle ère. C'est cette nouvelle ère qu'appellent de leurs voeux dix des plus brillants penseurs de la nouvelle génération, en un manifeste appelé à faire date.
« Les chiens se poursuivent, sautent au nez des chevaux ; et je ne sais rien qui donne l'idée du jeu le plus heureusement libre que les ébats des marsouins qui se voient au large, émerger, plonger, vaincre un navire à la course [...]. Est-ce déjà de la danse ? »
Formulée en 1936, cette interrogation de Paul Valéry sur la danse interpelle les propos sur la modernité de cet art de la Belle époque à nos jours. Dès lors, anathèmes et glorifications entrent en scène et animent les débats. OEuvres, non-oeuvres, danse, non-danse, etc. : bien vite le monde des arts accroît son vocabulaire jusqu'à intégrer à ses définitions des dé-définitions. S'incarnant en de multiples figures, ces formulations disparates et parfois paradoxales tentent de saisir et d'interpréter les nombreuses métamorphoses qui, au mépris des usages, touchent l'univers des oeuvres et, d'un même geste, l'ordre du (bon) goût.
Invitant histoire culturelle, histoire des arts et esthétique, c'est ce monde fascinant que ce livre propose d'explorer en scrutant une époque allant des avant-gardes artistiques à la « crise de l'art ».
On serait bien tenté, parfois, d'illustrer le Livre de l'Ecclésiaste par des gravures de mode. « Rien de nouveau sous le soleil », dit l'Écriture, et Andy Warhol de répondre : « Tout le monde est célèbre quinze minutes. » Mais même la célébrité warholienne a fait son temps. Quinze minutes sont une éternité. Désormais, il faut compter en atomes de secondes et encore, c'est trop long : nous n'avons pas le temps d'attendre un milliardième de seconde. Rien de plus complices, en un sens, que l'éphémère et l'éternel. La paillette traverse les âges ; l'immémorial se mire dans la glace en se disant : « Je sors ce soir, à plus tard les rides de la sagesse. » Se demander quel est le sens de la mode, comme le fait la Revue des Deux Mondes de ce mois-ci, n'est pas un aveu de misanthropie, comme s'il fallait s'accoutrer à la manière du despote nord-coréen, comme s'il fallait dénoncer à la façon du pasteur puritain, les effets, les frous-frous et tutti quanti...
The Wire débute par une enquête policière sur le trafic de drogue à Baltimore, pour y agréger peu à peu d'autres institutions et espaces (l'activité portuaire, la politique municipale, l'École, la Presse). Au fil des saisons, elle nous dessine un tableau sans concession des effets destructeurs du capitalisme ultralibéral sur cette ancienne ville industrielle devenue emblématique de la dissolution du mythe du « rêve américain ». Si la série se fonde sur une observation minutieuse de la réalité, proche des techniques du journalisme ou de l'enquête sociologique, son impact tient surtout à la manière dont elle parvient à combiner avec brio cette exigence de réalisme et une maîtrise parfaite des rouages de la fiction et du récit audiovisuel. L'humour et la précision des dialogues, les personnages complexes et ambigus, l'esthétique minutieuse et le souffle humaniste de la série permettent à The Wire de séduire les spectateurs tout autant qu'elle les fait réfléchir. En dépit d'un constat apparemment pessimiste sur une situation sociale tragique, la dimension ludique de la série invite ainsi les spectateurs à s'engager activement dans une réflexion sur les enjeux de toute représentation.
Les mutations récentes de l'art contemporain conduisent à l'apparition d'un nouveau personnage sur la scène de l'art, le curateur, dont les champs d'intervention et les modes d'action se distinguent de ceux traditionnellement attribués aux commissaires d'exposition. Le curateur ne se contente pas d'être au service des artistes ou des institutions culturelles : il entend participer à la création et à l'extension de cette scène artistique au-delà des limites qui lui sont habituellement assignées. Le curateur peut de ce fait occuper différents rôles, parfois simultanément : artiste, activiste, programmateur, critique, conservateur... Il incarne ainsi un « travailleur culturel » d'un nouveau genre, qui n'est pas entièrement du côté de la création et pas non plus complètement du côté de la réception ou de la transmission de l'art. S'intéressant davantage à des processus, dispositifs ou relations qu'à des objets autonomisés, sa responsabilité ne se limite plus au domaine de l'art et cherche à s'inscrire dans l'espace public.
« Peter James a trouve son creneau, quelque part entre Stephen King et Michael Crichton. » Mail on Sunday« Irresistible et parfaitement plausible. » Robert GoddardPour Ross Ransome, la perfection est plus qu'un ideal: c'est son gagne-pain. Chirurgien esthetique de renommee internationale, Ransome a passe des heures a operer son epouse. Faith est la perfection faite femme. Lorsqu'elle tombe malade, Faith refuse l'aide de son mari et se tourne vers un therapeute charismatique. Ransome se sent profondement trahi. Pour lui, si rationnel, c'est une question de logique: s'il ne peut plus avoir sa femme, alors personne d'autre ne l'aura...
La concentration de talents qui a rendu possible la variété française des années 1960-1970 est l'un des secrets les mieux gardés de la musique du siècle dernier. Les arrangeurs et musiciens de cette époque - formés au conservatoire ou au jazz - ne se préoccupaient pas des prix et distinctions qu'ils avaient déjà tous raflés à vingt ans ; ils cherchaient seulement le public, cette instance si difficile à atteindre et à convaincre.
Héros de cet âge d'or par la constance de son art et la longévité de son succès, Claude François (1939-1978) défie le jugement esthétique : admiré par la profession, mais volontiers méprisé en dehors, il fait ricaner les uns et danser beaucoup d'autres. Par sa précision métronomique, ce batteur de formation a porté la chanson populaire à un niveau d'excellence qui brouille les partages et demande de repenser ces choses magnifiquement évanescentes auxquelles l'esthétique n'a jamais su accorder leur vraie place. Assurément, il est plus difficile de penser Alexandrie, Alexandra que la Symphonie héroïque.
En élaborant la notion de « forme moyenne », cet essai, riche en informations rares ou inédites, tente de percer l'énigme de ce qui se tient entre le grand et le petit, en ce juste milieu qui se révèle un sommet d'exigence et de rigueur.
Ce livre part d'une question : si la perception et le langage objectivent le monde, si l'imagination le structure, si le savoir l'ordonne, comment décrire, nommer ou même percevoir ce qui se fait jour quand le langage s'absente, la perception vacille l'imagination défaille et le savoir se dérobe ? Comment dire, montrer ou faire entendre ce qui mine et réfute l'ordre des choses, le réel immuable, le sensible administré ? Pour répondre à cette question, François J. Bonnet nous entraîne dans une enquête qui traverse la philosophie et les sciences humaines, mais aussi la littérature, le cinéma et les arts visuels. Car il ne suffit pas d'analyser et de comprendre la puissance ordonnatrice de nos représentations, il faut encore interroger les oeuvres et les artistes qui ont fait l'expérience de ces moments où elles se sont fissurées, laissant place à l'angoisse et au vertige. L'infra-monde dessine en creux une autre histoire, souterraine et inquiétante, une histoire où tout est brume, chaos et tourbillons.
Y a-t-il une esthétique cartésienne ? La question, rarement abordée, mérite pourtant que l'on s'y attarde et que l'on étudie avec attention les écrits de Descartes, afin d'y découvrir la trace d'une éventuelle réflexion sur le beau. Force est de constater, toutefois, que les textes les plus célèbres ne ménagent guère de place à une esthétique explicite ; absence d'autant plus troublante que l'un des premiers ouvrages de Descartes, L'Abrégé de musique, avait entamé une analyse de la beauté et de sa réception par le sujet. Les analyses du présent ouvrage s'enracinent donc dans ce texte inaugural et dessinent les contours de ce qui semble être l'esthétique cartésienne. C'est à une double confrontation que celle-ci se trouve soumise : d'abord comparée aux textes ultérieurs de Descartes lui-même, elle est également mise en parallèle avec les écrits théoriques de Poussin et Le Brun afin de cerner aussi bien la singularité cartésienne que son éventuelle postérité. Enfin, l'admiration fait l'objet d'une analyse soutenue destinée à révéler les deux registres esthétiques présents dans l'oeuvre cartésienne.
La photographie a engendré une esthétique très novatrice - mais équivoque - du « détail », qui rompt de façon radicale avec l'esthétique classique de la peinture. Un détail photographique demeure irréductible à une partie ou à un élément inséparable de la totalité unifiée d'une image, car la photographie, en raison de la « techno-logique » qui la sous-tend, produit une autonomisation absolue du détail. Mais, à cause des processus technologiques qu'elle utilise, des formes imprévisibles et innombrables d'émergence du détail sont apparues. La capture et le traitement logiciel des images digitales ont même considérablement renforcé l'arbitrarité du détail, y compris - et en particulier - quand la photographie s'empare des « détails » propres à la peinture.
Notre propos est d'étudier le comique de l'hybridation et l'exhibition du comique dans les formes dramatiques et paradramatiques contemporaines. Notre champ d'investigation se propose d'être transversal. Il ne sera ni limité strictement à une époque donnée, ni aux auteurs français ou francophones. Une première partie étudiera le comique en question. Une seconde s'attachera à la poétique du rire. La troisième examinera les principales formes du comique moderne. La quatrième définira le grotesque hybride et le burlesque exhibé. La cinquième examinera les modalités d'application de l'hybridation ainsi que de l'exhibition en montrant comment le théâtre contemporain entraîne le spectateur du Bouffon Hilarant aux salves du Rire. Les traits saillants du devenir du comique dans le théâtre contemporain seront ainsi abordés, dégagés.
À travers le récit de la guerre de Troie se révèle la structure de l'inconscient collectif hellène. La femme grecque et troyenne dévoile une métonymie d'Hélène. Les Troyens y voient l'apparence, l'illusion, les Grecs y voient une apparition, un symbole de vérité. Hélène n'est en réalité que le prétexte pour le voyage et l'enrichissement que les Grecs ont tiré de la guerre...
Efi Papavassilopoulou est l'auteure de « La fonction maternelle et sa relation initiale avec l'ordre et le noos », « Ulysse, son identité à travers les femmes » et « Le héros, le monstre, la mort », parus aux Éditions du Panthéon. Dans ce nouvel opus, elle poursuit son étude de la mythologie grecque et de ses répercussions sur la femme d'alors et d'aujourd'hui sous le prisme de la psychanalyse et de la médecine.
Ce volume rassemble les textes de Didier Moulinier portant sur l'esthétique et la poésie dite « élémentaire », concept qu'il revendique et reconstruit ici à la fois théoriquement, historiquement et pratiquement. La « Poésie élémentaire » désigne un courant plus ou moins spécifique et tentaculaire à travers le vaste continent des poésies dites « concrètes » (visuelles et sonores) et « performatives », pratiques extrêmement variées dont l'« élémentaire » pourrait bien représenter comme une idée directrice ou une sorte de fil rouge. Cet ouvrage défend et illustre - modestement mais librement et radicalement - une posture distanciée face à la « chose poétique », réservant la primeur au pastiche et au ready-made. Une bonne partie de ces textes furent écrits par D. M. dans les années 1980-90, alors que son activité d'éditeur « underground » battait son plein, et certes il ne sera pas inutile de les resituer dans leur contexte. Pour autant si ces recherches et expérimentations ne peuvent prétendre illustrer une quelconque « actualité » artistique ou poétique, elles n'en demeurent pas moins frayantes, décapantes et assurément contemporaines. Deux grands ensembles structurent cet ouvrage : une première partie théorique dite de défense (« Introduction à la Poésie élémentaire », articles) et une seconde dite d'illustration pratique (« Mélanges et pastiches », poèmes). Avec une "Carte à gratter" de Col Claudine.
Qui suis-je? Voilà ce qu'il me reste à chercher. . .
L'autoportrait a-t-il encore un sens aujourd'hui? Sans doute si je comprends que je ne sais toujours pas quel autre je suis, quel autre est moi, quel moi est un autre. . . Qui es-tu donc, toi qui te peins, toi qui t'écris, toi qui te prends en photo, toi qui te figures que tu es un autre, toi qui crois que l'autre est toi-même?
Soi-même comme un autre? Je est un autre? Je suis l'autre? Qui est je?
J'ai découvert Christian Ruby en lisant en 2002 Les résistances à l'art contemporain publié aux éditions Labor. Explorant les enjeux de l'art à partir de la question du spectateur, Christian Ruby explique déjà que le rapport à l'oeuvre contemporaine est une confrontation corporelle, une polémique sociale et un exercice esthétique.Triple exigence donc : immanence du regardeur, enjeu politique et « exercice » à comprendre comme pratique philosophique, engageant, par ailleurs, les deux précédents aspects. C'est ce mouvement général qui caractérise la pensée de ce philosophe qui ne cesse de penser notre contemporain, notre devenir contemporain, notre rapport aux oeuvres d'art... et donc notre rapport au monde (Voir Devenir contemporain ? La couleur du temps au prisme de l'art, paru aux éditions du Félin en 2007). S'il relit Schiller, c'est pour penser notre rapport à la culture et à l'esthétique d'aujourd'hui (voir ses Nouvelles lettres sur l'éducation esthétique de l'homme publiées à La Lettre volée en 2007, ainsi que son Apostille). S'il s'intéresse aux questions du public et du spectateur, ce n'est pas seulement pour en montrer le fonctionnement, c'est également pour souligner les déplacements d'enjeux et rappeler le coeur politique et social de toute pensée du spectateur, de toute proposition d'éducation esthétique (Voir L'âge du public et du spectateur, Essai sur les dispositions esthétiques et politiques du public moderne paru à La Lettre volée en 2006).Bref, à rebours de la généralisation des pratiques culturelles actuelles qui chiffrent leur efficacité, Christian Ruby propose une pensée critique. Pour publie.net, Christian Ruby vient fait état de son chantier de travail du moment, l'état de sa recherche, les pistes ouvertes, les perspectives à venir. Ses « Notes sur le travail du spectateur et le sur spectateur au travail de soi » s'articulent à l'ensemble de sa réflexion qui propose de penser le rapport du spectateur aux arts en affirmant la nécessité d'une distance critique et d'une conscience politique et sociale.On attend également avec impatience son prochain livre L'interruption, Jacques Rancière et la politique à paraître début 2009 aux éditions de La Fabrique.SRBibliographie
Christian Ruby, docteur en philosophie, enseignant (Paris). Derniers ouvrages publiés : Devenir contemporain ? La couleur du temps au prisme de l'art, Paris, Editions Le Félin, 2007 ; L'âge du public et du spectateur, Essai sur les dispositions esthétiques et politiques du public moderne, Bruxelles, La Lettre volée, 2006 ; Schiller ou l'esthétique culturelle. Apostille aux Nouvelles lettres sur l'éducation esthétique de l'homme, Bruxelles, La Lettre volée, 2006 ; Nouvelles Lettres sur l'éducation esthétique de l'homme, Bruxelles, La Lettre volée, 2005.
Un essai rare, vif et passionné du grand romancier Léon Tolstoï.Contenu du livre:AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR
INTRODUCTION
Chapitre I. - Le problème de l'art
Chapitre II. - La beauté
Chapitre III. - Distinction de l'art et de la beauté
Chapitre IV. - Le rôle propre de l'art
Chapitre V. - L'art véritable
Chapitre VI. - Le faux art
Chapitre VII. - L'art de l'élite
Chapitre VIII. - Les conséquences de la perversion de l'art : l'appauvrissement de la matière artistique
Chapitre IX. - Les conséquences de la perversion de l'art : la recherche de l'obscurité
Chapitre X. - Les conséquences de la perversion de l'art : la contrefaçon de l'art
Chapitre XI. - L'art professionnel, la critique, et l'enseignement artistique : leur influence sur la contrefaçon de l'art
Chapitre XII. - L'oeuvre de Wagner, modèle parfait de la contrefaçon de l'art
Chapitre XIII. - Difficulté de distinguer l'art véritable de sa contrefaçon
Chapitre XIV. - La contagion artistique, critérium de l'art véritable
Chapitre XV. - Le bon et le mauvais art
Chapitre XVI. - Les suites du mauvais fonctionnement de l'art
Chapitre XVII. - Possibilité d'une rénovation artistique
Chapitre XVIII. - Ce que devra être l'art de l'avenir
CONCLUSION