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On distingue deux types de mobilité : la mobilité active, ou le mouvement est effectué par le patient seulement, et la mobilité passive, ou le mouvement est effectué par l’examinateur. L’examen de la mobilité passive n’est effectué que si la mobilité active est pathologique. Il permet de différentier la capsulite rétractile d’autres pathologies courantes, comme une rupture tendineuse
On sera attentif à une perte d’amplitude, généralisée pour tous les mouvements ou propre à un mouvement en particulier. Une diminution de l’amplitude dans une direction précise fait suspecter une rupture d’un tendon de la coiffe des rotateurs. Une incapacité à maintenir une position donnée évoque également une rupture. Une diminution de l’amplitude généralisée à tous les mouvements évoque une capsulite rétractile. On sera aussi attentif au déclenchement de douleurs, généralisée à plusieurs mouvements ou pour un mouvement isolé, qui peut nous orienter vers une tendinopathie spécifique.
L’examen de la mobilité active et passive de l’épaule comprend l’abduction, la flexion, l’extension, les rotations interne et externe.
L’abduction est testée en demandant au patient d’écarter les deux bras et de les ramener le plus haut que possible.
Figure 6 : Abduction des bras
La rotation interne - externe est testée en demandant au patient de coller ses coudes au corps et d’exercer une rotation interne pour une rotation externe contre résistance.
Figure 7 : Rotation interne et externe des bras
La flexion est testée en demandant au patient de lever les bras par-devant (donc sur le plan sagittal) le plus haut possible.
Figure 8 : Flexion des bras
L’extension est testée en demandant au patient de lever les bras par-derrière le plus loin possible.
Figure 9: Extension des bras
Il est important de tester la mobilité en actif et en passif, car le diagnostic différentiel change.
Le patient arrive à effectuer tous ces mouvements en actif sans douleur, on exclut de manière sûre une pathologie de l’épaule.
Le patient présente un déficit ou des douleurs au mouvement actif, mais sans déficit passivement, on pense à une atteinte musculaire ou neurologique spécifique au mouvement déficitaire.
Si l’abduction est déficitaire, on pensera à une rupture du tendon sus-épineux, une lésion du nerf axillaire, etc. Une douleur évoquée par le patient en cours de mouvement permet de suspecter un conflit sous-acromial.
Si la rotation interne ou externe est déficitaire, on pensera respectivement à une atteinte grossière des muscles rotateurs internes et à une atteinte grossière des muscles rotateurs externes.
Le patient présente un déficit au mouvement actif et passif, on pense à une atteinte articulaire ou ligamentaire du type capsulite rétractile, etc.