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du mercredi 28 septembre au samedi 1er octobre
2005
Hôtel-Centre de Formation du Léman, CH-1805 Jongny sur Vevey (Suisse)
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Programme | Affiche
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La plupart des réformes récentes du système éducatif ne peuvent réussir que si les enseignants modifient notablement leurs pratiques professionnelles. Il s'agit, selon les cas, d'évaluation formative, de travail en cycles pluriannuels, de démarches de projets, d'apprentissage par problèmes, d'encadrement du travail de maturité, de différenciation pédagogique, de coopération, etc. Même les nouveaux programmes (objectifs-noyaux, compétences, croisements de disciplines) exigent ou appellent d'autres façons de travailler. L'échec relatif des innovations est en partie imputable à l'écart entre les pratiques pédagogiques attendues et celles que les enseignants sont disposés à adopter, selon leurs convictions, mais aussi leurs compétences et leurs contraintes.
Avant de parler de " résistances irrationnelles au changement ", mieux vaudrait donc se demander si les réformes scolaires sont capables de prendre en considération : a) l'activité réelle des enseignants ; b) leur investissement subjectif dans le travail ; c) les contraintes effectives de l'organisation du travail dans les écoles. La même question peut se poser à propos de la formation des enseignants, en particulier lorsqu'elle prétend préparer et accompagner le changement des pratiques.
L'objectif du séminaire est d'examiner dans quelle mesure l'analyse de l'activité et des contraintes de l'organisation du travail peut devenir un outil dans la conception et l'accompagnement du changement aussi bien que dans la formation des enseignants.
Le séminaire s'articulera en trois parties :
I. La prise en compte du travail réel des enseignants : problématique.
II. Le travail réel des enseignants vu par les sciences sociales et humaines.
III. L'analyse des obstacles et des limites à la prise en compte du travail réel des enseignants dans les innovations.
Il sera accompagné par un " grand témoin ", le Prof. Claude Lessard, de l'Université de Montréal, qui suivra le séminaire du début à la fin et en fera la synthèse.
Des groupes de travail d'une douzaine de personnes seront constitués pour toute la durée du séminaire et animés par les membres de LIFE. Partant de l'idée qu'il y a peu de travaux de recherche portant spécifiquement sur la prise en compte du travail réel des enseignants dans l'élaboration des innovations en cours ou projetées en Suisse romande, ils sont invités à produire quelques hypothèses et une ou deux propositions relatives à la façon dont elles prennent en compte le travail réel des enseignants.
Le travail s'organisera en trois phases :
Au début du séminaire, il s'agira de faire connaissance, de partager des représentations du travail réel des enseignants et de faire état d'expériences et d'observations relatives à la prise en compte de ce travail dans les innovations.
Au fil des conférences, les groupes de travail s'attacheront à discuter les apports des intervenants, à leur adresser des questions et à intégrer de nouvelles idées à leur réflexion.
À la fin du séminaire, chaque groupe de travail mettra en forme et présentera en plénière les hypothèses et propositions issues des échanges des jours précédents.
Il n'est pas prévu de constituer des groupes qui se spécialiseraient dans tel ou tel domaine du travail réel des enseignants. Rien n'interdit en revanche à chacun d'eux de choisir et d'approfondir des exemples dans des domaines familiers à plusieurs de ses membres.
Il y a maintes façons d'entrer dans le processus d'analyse. On peut s'intéresser aux innovations qui correspondent à autant de propositions pour démocratiser, moderniser, améliorer le système éducatif, le rendre plus efficace ou plus équitable : pédagogie différenciée, démarches d'apprentissage d'inspiration constructiviste, travail par situations-problèmes, pédagogie de projet, apprentissage coopératif, individualisation des parcours de formation, nouveaux programmes, intégration des technologies, activités interdisciplinaires, travail par objectifs, cycles d'apprentissage pluriannuels, évaluation formative et régulation, dialogue métacognitif, développement et évaluation de compétences, travail des enseignants en équipe, épreuves standardisées, etc.
D'autres innovations sont provoquées par les changements qui appellent des adaptations du système éducatif : transformations des publics scolaires, montée des incivilités et accroissement des besoins de médiation, exigences nouvelles des familles et usagers, féminisation du métier et travail à temps partiel, coopération accrue avec d'autres professionnels de la prise en charge des jeunes, burn-out et problèmes de santé, évaluation institutionnelle.
Les groupes de travail ne pourront toucher à toutes ces composantes. Il leur est cependant suggéré de ne s'enfermer dans aucune, de tenter plutôt, à travers des comparaisons, de chercher à identifier des mécanismes communs dans la prise en compte du travail réel des enseignants dans les innovations.
Les groupes de travail sont invités à ne pas se mettre dans la posture du prescripteur ou de l'innovateur cherchant à convaincre, fût-ce en tenant compte du travail réel, mais d'adopter une posture d'observation et d'analyse des pratiques d'innovation ou de formation. Il importe en particulier de mieux comprendre pourquoi il n'est ni évident ni facile de tenir compte de l'activité réelle dans des tâches de conception de dispositifs, de rédaction de programmes ou d'aménagement des conditions de travail.
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Première partie : mercredi 28 septembre 2005, dès 9 h 30
La prise en compte du travail réel des enseignants : problématique
Mercredi 28 septembre 2005, matin
Cette première journée a pour but de poser le problème. Elle débute par une introduction au séminaire et une première conférence :
- Introduction : Monica Gather Thurler, Université de Genève, LIFE
- Conférence : La prise en compte du travail réel dans les innovations, Philippe Perrenoud, Université de Genève, LIFE
- Groupes de travail : constitution et mise en projet
Mercredi 28 septembre 2005, après-midi
- Conférence : Analyse du travail et prise en compte de l'activité réelle dans la conception et l'organisation du travail, Guy Jobert, Université de Genève & Conservatoire National des Arts et Métiers, Paris
- Groupes de travail
Mercredi 28 septembre 2005, soir
- Un film sur le travail suivi d'un débat
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Seconde partie : jeudi 29 septembre 2005, dès 8 h 30
Le travail réel des enseignants vu par les sciences sociales et humaines
Il est prévu une série de quatre conférences centrées sur la conceptualisation de l'activité réelle des enseignants du point de vue didactique, ergonomique, psychanalytique et sociologique. Une triple demande a été adressée aux conférenciers :
- proposer - selon le point de vue théorique adopté - une synthèse de la conceptualisation du travail enseignant;
- mettre en évidence les caractéristiques fondamentales du travail des enseignants que prend ou devrait prendre en compte toute prescription, incitation ou invitation à changer de pratiques ;
- esquisser quelques pistes à propos des obstacles à la prise en compte du travail réel dans les innovations.
Jeudi 29 septembre 2005, matin : un regard sociologique
- Conférence : Le travail réel des enseignants analysé d'un point de vue sociologique, Anne Barrère, Université de Lille
- Groupes de travail
Jeudi 29 septembre 2005, après-midi : un regard didactique
- Conférence : Le travail réel des enseignants analysé du point de vue de la didactique comparée, Maria-Luisa Schubauer-Leoni, Université de Genève
- Groupes de travail
Jeudi 29 septembre 2005, soir
Soirée libre
Vendredi 30 septembre 2005, matin : un regard psychanalytique
- Conférence : Le travail réel des enseignants analysé d'un point de vue clinique à orientation psychanalytique, Claudine Blanchard-Laville - Université de Paris X
- Groupes de travail
Vendredi 30 septembre 2005, après-midi : un regard ergonomique
- Conférence : Le travail réel des enseignants analysé d'un point de vue ergonomique, Marc Durand, Université de Genève
- Groupes de travail
Vendredi 30 septembre 2005, soir : référence au travail dans la formation
- En débat : Innovation et développement professionnel des enseignants - de quel côté de la prescription les formateurs se situent-ils ?
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Troisième partie : samedi 1er octobre 2005, dès 8 h 30
Analyse des obstacles et des limites dans la prise en compte du travail réel
Samedi 1er octobre 2005, matin
- Groupes de travail : synthèse des réflexions de la semaine
- Mise en commun en plénière
Samedi 1er octobre 2005, après-midi : synthèse et perspectives
- Table ronde et débat final
- Conclusion : Claude Lessard, Université de Montréal
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Compte rendu d'Odile Denier :
-1-
Problématique du séminaire (Philippe Perrenoud),
Analyse du travail et prise en compte de lactivité réelle dans la conception et lorganisation du travail (Guy Jobert),
le point de vue sociologique (Anne Barrère)
-2-
Le point de vue de la didactique comparée (Maria-Luisa Schubauer-Leoni),
le point de vue de l'approche clinique à orientation psychanalytique (Claudine Blanchard-Laville)
-3-
Le point de vue ergonomique (Marc Durand),
conclusion (Claude Lessard)