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La saga du stade de glace de Trèfle-Blanc n'est pas la première ni la dernière des incapacités genevoises à être un tant soi peu audacieux. Pour ma part et les lecteurs assidus de ce blog (merci à eux) s'en souviennent peut-être, je défends la construction d'un palais de glace en verre au-dessus de l'extension du Musée d'art et d'histoire, sous la butte de l’observatoire.
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J'aime les élections allemandes, parce que les citoyens y ont deux voix*, une pour désigner l'élu de leur circonscription, désigné au scrutin majoritaire, ce qui assure son ancrage local, une voix pour désigner un parti politique du Länder, dont le nombre d'élus sera proportionnel au nombre de suffrages qu'il aura reçu au niveau régional. Le parlement allemand est ainsi constitué d'une moitié d'élus géolocalisés et d'une autre moitié politicolocalisés.
Ce mode de scrutin pourrait s'appliquer en Suisse. La moitié du Conseil national serait constitué d'élus "régionalisés" et l'autre moitié d'élus désignés par des partis véritablement nationaux. Le débat politique ne serait plus cantonné au canton mais porté davantage par des enjeux suisses et internationaux. En France, Macron pourrait aussi s'en inspirer.
Ce mode de scrutin est aussi celui que je préconise pour refonder la politique genevoise et transformer les communes en voie de dépérissement. A l'heure où plus personne ne sait à quoi sert un maire genevois et où le canton peine à boucler ses fins de mois alors que les communes font des réserves, il n'est pas inutile de rêver à une gouvernance rénovée.
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Ce n'est pas tous les jours qu'une petite commune inaugure un bâtiment de 12 millions. Surtout à Bardonnex, 2200 habitants, où la mairie court après la construction d'une nouvelle école... depuis 20 ans.
A Bardonnex (Bardonnex village), on l'a jouée ce lundi sans tambour ni trompette, en couplant la cérémonie avec l'accueil des nouveaux habitants.
L'imposante nouvelle halle artisanale, sise à deux pas de la douane autoroutière et de la commune de Perly, a belle allure avec ses colonnes de briques rouges flammées (de Bardonnex?) et ses fenêtres anthracite. Selon le maire, l'espace est déjà loué à 80%, une belle opération s'est réjoui le magistrat.
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Une pétition a circulé de la mi-août jusqu'à hier à La Croix-de-Rozon. Quelque 550 usagers de La Poste réclament le maintien du bureau du village (le plus peuplé de la commune de Bardonnex). Je ne me souviens pas que des habitants aient exigé le maintien des douaniers et des gardes-frontière aux postes de douane de Croix-de-Rozon, Landecy et Bardonnex (Place de Brune).
Je ne me souviens pas non plus qu'une pétition ait été lancée pour préserver le poste de gendarmerie de La Croix-de-Rozon, qui a disparu dans les années 60...
Ces services publics sont-ils moins importants que celui de La Poste? Une pétition suffira-t-elle à la sauver? Je n'en crois rien.
D'après une habitante qui récoltait des signatures cet après-midi, le géant jaune aurait la saugrenue idée d'installer un bureau à la mairie de Bardonnex. A vérifier. En attendant, voici donc quelques propositions.
Pour conserver un service postal à La Croix-de-Rozon, il faut:
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"Je suis inquiet car les dons ont diminué." Datée du 15 août, fête de l'Assomption, qui ne fut donc pas chômée au 13 rue des Granges, la lettre de l'abbé Pascal Desthieux, pas encore vice-évêque de Genève, mais en charge des quelque 200'000 catholiques du canton, la lettre s'alarme d'une diminution sensible des dons cet été. Bref, l'église est dans le rouge vif et devra sans doute restructurer.
Or sur ce point, c'est le silence radio total. Le vicaire épiscopal lance un appel mais ne rappelle pas ce qu'il fait des dons (3 millions en 2015, 15% de moins déjà en 2016). Il ne dit rien surtout du patrimoine immobilier de l'église. Celui-ci est-il correctement géré? Pourrait-il dégager davantage de moyens? La réponse est évidemment oui.
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Je suis sur la terrasse du Volontaire, le bistrot temporaire de la coopérative La Ciguë. L'Usine sur ma droite, quatre niveaux sur rez, la rue de la Coulouvrenière en enfilade que ferme à l'horizon un bâtiment bas (au passé industriel sans doute aussi). De l'autre côté du fleuve, le vaste ensemble des rives du Rhône, qui a remplacé les taudis d’antan, donne une touche de modernité à la colline de Saint Jean naissante, où il s'adosse. Sur six à douze étages.
Pourquoi, me dis-je in petto, ne pas construire deux niveaux ou trois niveaux de plus sur la ci-devant Usine, tout en verre et un toit plat par dessus, engazonné et ouvert aux adeptes de la nature en ville?
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La commune de Troinex n'y va pas par quatre chemins. Cette fin de semaine, elle ferme les routes qui la relient à ses voisines, Bardonnex à l'ouest et Veyrier à l'est. Impossible d'aller faire ses emplettes locales au marché Chavaz sans passer par la France et les douanes de Pierre-Grand, de Bossey ou de Veyrier ou par le chef-lieu de Genève sud, soit la cité sarde, Carouge, que quelques politiciens en panne d'audience voudraient marier avec Lancy.
Troinex fête le bicentenaire de son divorce d'avec Veyrier, le 30 mai 1817. Entre les deux villages, il n'y avait pas que des marais, mais aussi deux histoires, deux peuples: les catholiques de Veyrier qui avaient perdu le pas de l'Echelle lors de la création du canton en 1815, et les bourgeois protestants de Genève qui avaient bâtis leurs maisons de campagne du côté de Troinex, dans les anciens territoires du prieuré de Saint-Victor, nationalisés en 1543 au détour de la douloureuse histoire du Genevois, alors occupé par les Bernois, après la Réforme. Bref deux communes antinomiques.
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Dans la Tribune, je découvre l'enjeu caché de l'élection complémentaire d'un adjoint au maire de Troinex: une nouvelle route qui doit relier un jour le Bachet-de-Pesay à la douane de Pierre-Grand et soulagera assure la candidate PDC, Béatrice Hirsch, le trafic des frontaliers à travers Troinex. Son adversaire, Fabrice Calame, n'y croit pas et récite le credo écolo pour qui une route est un aspirateur à voitures. Point barre.
Le deuxième élément de ce billet se niche dans le supplément immobilier du bimensuel Bilan reçu ce jour. On y voit une maison cossue que l'agence situe "proche de Troinex" (cliquer sur l'image pour l'agrandir). Or cette "modeste" bâtisse, donnée naguère à Caritas Genève par feue sa propriétaire, dont la valeur s'affiche à 5,9 millions, est l'une des belles maisons de Landecy, un village de la commune de Bardonnex. Troinex, c'est sans doute plus chic, Bardonnex, ce sont les bouchons quotidiens créés par le plus gros filtre de l'aspirateur à voitures du canton, la douane franco-suisse de l'autoroute sur A1.