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Les soldats suisses, miliciens ou professionnels, ne pourront être engagés hors des frontières nationales que sur une base volontaire.
Le Conseil national a refusé vendredi d'inscrire dans la loi sur l'armée la possibilité de rendre certains services d'instruction et d'engagements militaires à l'étranger obligatoires. Par 115 voix contre 69, la chambre basse du Parlement suisse a opté en faveur du statu quo: ces engagements resteront volontaires.
Cela vaudra également pour le personnel civil du Département fédéral de la défense (DDPS). La seule exception concerne les militaires de certaines unités spéciales comme l'aviation.
Le camp des socialistes et des Verts ainsi que celui de l'Union démocratique du centre (UDC, droite nationaliste) ont ainsi tenu tête aux propositions faites par le ministre de la défense Samuel Schmid, qui voulait pouvoir rendre les cours de répétition à l'étranger obligatoires.
Les députés ont également décidé que le Parlement devra donner son aval à toute mission armée à l'étranger si celle-ci concerne plus de 30 militaires ou dure plus de trois semaines. En cas d'engagement décidé dans l'urgence, le Parlement devra donner son approbation a posteriori au plus tard lors de la session suivant le début de l'engagement.