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De nombreuses études l’attestent: le manque de sommeil a de terribles conséquences, qui ne doivent être ni sous-estimées, ni exagérées.
Qui ne s’est jamais senti fatigué et moins concentré après une courte nuit? Si le manque de sommeil perdure, il entraîne des conséquences tangibles sur le corps.
Réactivité aussi mauvaise que sous l’emprise de l’alcool
Le manque de sommeil a un effet sur la réactivité similaire à l’alcool: après 24 heures sans dormir, les participants à une étude réagissaient en moyenne comme s’ils avaient 1‰ d’alcool dans le sang. Mais il y a aussi des exceptions, à savoir des personnes moins sensibles au manque de sommeil et dont les capacités sont à peine limitées.
Le manque de sommeil rend imprudent
Outre un comportement en matière de décisions et de réactions différent, un tel manque impacte le mental de plusieurs façons: les facultés mémorielles diminuent, on devient rapidement irritable et on se déconcentre plus facilement. Les dépressions sont aussi étroitement liées au manque de sommeil. Autrement dit, un sommeil insuffisant peut provoquer un état dépressif. Les personnes souffrant de dépression dorment elles aussi souvent mal; c’est un cercle vicieux.
Le manque de sommeil se répercute sur le travail des gènes
ignorent que nos gènes travaillent toute notre vie. Le corps dépend du travail des gènes, l’expression génétique, qui permet entre autres la régénération cellulaire. D’après un groupe de chercheurs de l’université de Surrey, le sommeil a un impact sur l’expression des gènes.
Si les participants à l’étude dormaient à peine six heures sur une semaine, cela perturbait l’expression génétique. Ce déficit influence à son tour les hormones qui sont sécrétées sur un cycle de 24 heures, ce qui dérègle l’horloge interne humaine. On pense qu’à cause de cela, les cellules du corps entier ne peuvent pas se régénérer correctement, que le système immunitaire est affaibli et que le stress est moins bien géré.
Le manque de sommeil fait grimper la glycémie
Comme le prouvent plusieurs études, le manque de sommeil a une incidence sur la tolérance au glucose. De ce fait, les gens qui dorment moins de six heures par nuit présentent des valeurs glycémiques plus élevées. Déjà après une semaine de sommeil insuffisant, certains participants affichaient une situation métabolique similaire à celle d’un diabétique.
Conséquences sur le long terme
Divergences d’une personne à l’autre
L’étude de l’université de Pennsylvanie démontre ce que beaucoup d’experts s’accordent à dire: d’une personne à l’autre, les réactions divergent en matière de manque de sommeil. Tandis que, dans les études, certains ne souffraient que de limitations cognitives minimes au niveau de la concentration, un tiers des personnes examinées a réagi de manière extrêmement sensible et a eu de grandes difficultés à se concentrer. Pour Serge Brand, psychologue et spécialiste du sommeil à l’Hôpital universitaire de Bâle, «plus le temps de sommeil est bref, plus la qualité du sommeil ressentie est subjective».