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New York - Le Conseil de sécurité de l'ONU a infligé, pour la 4e fois depuis 2006, de nouvelles sanctions à l'Iran afin de le convaincre de stopper ses activités nucléaires sensibles. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad les a rejetées, les jugeant "bonnes pour la poubelle".
La résolution 1929, rédigée par les Etats-Unis et co-parrainée par l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, a été adoptée par 12 voix contre 2 et une abstention. Seuls le Brésil et la Turquie ont voté contre, le Liban s'est abstenu. Le texte reprend et élargit le champ des sanctions déjà adoptées en décembre 2006, mars 2007 et mars 2008.
Immédiatement après le vote du Conseil de sécurité, des appels ont été lancés, y compris de la part des Etats-Unis, en direction des autorités iraniennes pour qu'elles ne s'enferment pas dans le rejet et acceptent de reprendre le dialogue sur le contrôle de leurs activités nucléaires.
"Cette résolution va mettre en place les sanctions les plus fermes auxquelles le gouvernement iranien ait jamais eu à faire face et cela envoie un message sans équivoque sur l'engagement de la communauté internationale à mettre fin à la propagation des armes nucléaires", a indiqué Barack Obama.
"Je tiens à dire clairement que ces sanctions ne ferment pas la porte à la voie diplomatique", a ajouté le président américain.
La résolution prévoit notamment des mesures contre des banques iraniennes à l'étranger qui pourraient être soupçonnées de liens avec des programmes nucléaires ou militaires. Elle appelle également à une vigilance accrue à l'égard de toutes les banques iraniennes, y compris la banque centrale d'Iran.
Elle prolonge l'embargo de l'ONU sur les ventes d'armes à Téhéran et établit une liste noire d'entreprises et d'individus visés par les sanctions.
L'Iran est soupçonné de chercher à se doter de l'arme nucléaire sous couvert d'un programme civil, ce qu'il dément.
ATS