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Le budget participatif représente la possibilité pour les habitants de définir concrètement et démocratiquement l'affectation des fonds :
> de décider quels types d'infrastructures sont souhaitables à créer ou à améliorer,
> de suivre à la trace l'évolution des travaux et le parcours des engagements financiers.
Le but poursuivi est essentiellement de faire en sorte que la population participe activement à l'élaboration et au suivi de la politique qui la concerne.
Mais au-delà de cette définition quelque peu instrumentale, les budgets participatifs ont pour objectifs de :
> créer de nouvelles relations entre administration et citoyens, c'est-à-dire une autre manière de gouverner,
> reconstruire le lien social et l'intérêt général,
> inventer une nouvelle culture démocratique,
> mobiliser le sens de la citoyenneté.
C'est aussi un défi pour améliorer la justice sociale en donnant le pouvoir de décision et de contrôle à tous les citoyens et citoyennes
La démarche :
Chaque année, l’administration dit quelle est l'enveloppe budgétaire disponible.
La population est invitée à se réunir en assemblées de quartier/commune pour débattre des travaux prioritaires à entreprendre. Les techniciens de l’administration sont là uniquement pour répondre aux questions techniques.
Après débat, chaque quartier/commune détermine quatre priorités de travaux et les classe par ordre d'importance.
L’administration recense les volontaires et s'assure de la représentation des comités de quartier/commune dans un Conseil du Budget participatif.
Ce conseil centralise les priorités de tous les quartiers/communes, et fait une proposition concrète en fonction de l'argent disponible.
C'est seulement au bout de ce processus que le Grand Conseil entérine le budget.