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Hélas, Josias est mort !
La version du livre des Rois (2 Rois 22-23 ) nous apprend que ce jeune roi arriva au pouvoir en temps de grave crise, puisque son père Amôn, qui avait commencé à régner à l’âge de vingt-deux ans, venait d’être assassiné après seulement deux ans de règne. Josias est particulièrement connu pour avoir entrepris une réforme religieuse de grande ampleur en centralisant le culte à Jérusalem. Les prêtres s’étaient adressés à lui après avoir découvert un livre de la Loi dans la maison de YHWH. Le texte affirme même qu’il n’y avait pas eu avant lui un roi comme lui qui revint à YHWH de tout son cœur, de tout son être et de toute sa force (2 R 23,25, référence à Dt 6,4). Aux yeux des auteurs de ce texte, Josias reçoit donc la palme d’or de tous les rois de l’histoire d’Israël et de Juda. Pourtant il est tué à Megiddo. Comment se peut-il que le meilleur roi de l’histoire d’Israël et de Juda finisse sa vie tragiquement alors qu’il est encore jeune ?
Dans un nouveau parcours BiblusGPS Innocent Himbaza évoque toute la réflexion théologique autour du destin incompréhensible de ce roi.
Série la Bible en temps de crise :
"Un temps de crise n’est pas la fin du monde. Notre crise n’est pas la fin du monde. Bien que le réflexe de certains de nos contemporains soit d’aller chercher dans la Bible des signes de la fin pour commencer à calculer le temps ou les étapes qui restent, là n’est pas le but de la Bible. Son but est soit d’éviter la crise ou si celle-ci est déjà là, de proposer une porte de sortie. La Bible refuse que la crise soit la fin de l’histoire, puisque le maître de l’histoire est au-delà de la crise. En revanche, la crise peut être la fin d’un monde, dans ce sens que ce qui était, ce qui se vivait se trouve transformé, voire abandonné, et que de nouvelles manières d’agir et de penser émergent. La crise est toujours une occasion pour grandir, apprendre l’essentiel, découvrir ce qui compte vraiment. Sur ce point, la Bible est une source intarissable". I. Himbaza, Université de Fribourg