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Jérome Savary cite les scientifiques qui recommandent de réduire la production du CO2 pour stopper la fonte des glaciers et les dérèglements météorologiques notamment. La réduction du gaz à effet de serre promet également de nouveaux emplois à Genève plaide le rapporteur de la Commission 5 qui introduit sur le coup de 15h50 le point 4 sur le climat. "Le petit groupe qui a préparé le thème voulait introduire un objectif chiffré, précise-t-il. Mais la commission 5 s'en est tenu aux exigences des accords de Kyoto":
Le canton réduit ses émissions de gaz à effet de serre, au minimum conformément aux accords internationaux.
L'UDC, les Associations de Genève et les socialistes déposent des amendements.
Roberto Baranzini (Socialiste) propose la formulation suivante: "le canton combat le réchauffement climatique au minimum conformément aux accords internationaux ratifiés par la Confédération".
Yves Lador signale l'urgence de cette disposition pour le XXIe siècle: "Ce n'est pas une mode, il s'agit d'éviter le basculement dans l'inconnu." Les Associations de Genève exigent donc que le canton entreprenne tout ce qui est en son pouvoir pour éviter ce basculement. Il remet à cette étape aux 15 membres de la commission 5 le rapport de l'association Noé 21 qui tire les conséquences pour Genève. L'association a publié ce matin un communiqué de presse à ce propos.
Claire Martenot (SolidaritéS) se prononce dans le même sens.
Les radicaux approuvent les travaux de la commission. Mais Pierre Kunz dénonce la tendance à transformer la Constitution en un manifeste politique. Les radicaux sont d'accord avec l'UDC qui veut supprimer les mots au minimum. Il accepte en revanche la proposition des socialistes "ratifiés par la Confédération".
L'ancien directeur de l'Office fédéral de l'environnement, le russignote Philippe Roch rappelle qu'il a participé à toutes les discussions internationales sur le sujet et que la règle du consensus qui les gouverne force à des règles minimales. Donc le PDC accepte le terme au minimum.
Ludwig Muller, dans une intervention ultra courte qui se réfère à M. Kunz, est pour la suppression des mots "au minimum", que son parti propose (si l'on en croit M. Kunz)... M. Kunz sourit.
Souhail Mouhanna dénonce la proposition de l'UDC radical de supprimer les mots "au minimum"
Catherine Kuffer Galland informe la Constituante que le Parti libéral n'est plus d'accord avec la formulation de la Commission. On est, dit-elle, dans la même problématique que celle de l'eau. Elle rappelle que c'est la Confédération qui est compétente pour les domaines de l'environnement. Elle ne remet pas en cause le danger potentiel des gaz à effet de serre, mais ne leur accorde pas les conséquences catastrophiques.
Andreas Saurer se dit sidéré par les propos de Mme Kuffer Galland. Il prétend que le réchauffement climatique est certainement le problème majeur du siècle. "Même M. Barroso a écrit dans le Temps (souvent cité) que c'était un grave problème." Le médecin écologique cite aussi le mégaprojet des Siemens et autres ABB d'investir 400 milliards dans le projet Desertec ce qui prouve bien que des gens dans vos milieux sont conscients de l'urgence de Saurer se bat pour éviter que Shanghai et Alexandrie Bombay et quelques autres mégalopoles ne soient pas noyées.
Michel Barde propose de renoncer au micro pour économiser l'énergie. Mais la petite lumière rouge ne s'éteint pas et l'ancien patron des patrons genevois rappelle le triptyque du développement durable.
Le débat se termine sans vote.