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Présentation de Morges
Naissance et lent développement
L’origine de Morges est marquée dans l’eau par des pilotis bien rangés dessinant l’emplacement des pontons et des huttes des Lacustres.
C’est à la suite d’un différend entre la seigneurie de Vufflens et Louis de Savoie – ce dernier se permettait d’édifier un château sur un pâturage appartenant au premier nommé – qu’on peut déterminer le début de la construction du Château de Morges en 1286 ou 1287, construction suivie aussitôt de celle de la ville pour abriter les défenseurs de la nouvelle forteresse savoyarde.
Elle avait pour mission de contenir les idées d’expansion de l’évêque de Lausanne et complétait les défenses de Moudon et de La Tour-de-Peilz.
A la longue sujétion aux Bernois, de 1536 à 1798, succède la période révolutionnaire. Elle est liée aux noms de trois grands patriotes morgiens, Henri Monod, Jean-Jacques Cart et Jules Muret, qui jouèrent un rôle déterminant dans la naissance du canton de Vaud.
Malgré les nouvelles dimensions de la ville, celle-ci conserve son âme et son cachet dans son cœur historique, entre le château et l’église avec, au centre, ses deux rues principales. Elles sont encadrées magnifiquement par le lac, ses quais et son port.
Sans toucher à ce précieux héritage, la zone industrielle s’est développée à l’ouest, l’habitat s’est installé aux flancs des coteaux au-dessus de la voie ferrée et de l’autoroute, les sports et les loisirs se pratiquent le long des rives, les zones de détente aux Parcs de l’Indépendance et de Vertou offrent des espaces verts de qualité aux promeneurs.
Développement accéléré et contrôlé
La Venoge à l’est, l’Aubonne à l’ouest, le lac Léman au sud et le pied du Jura au nord définissent les limites naturelles de la région morgienne; avec celles de Rolle et d’Aubonne, unies au sein du district de Morges.
A l’instar d’autres villes du canton, Morges connaît une croissance rapide liée à l’attractivité de la région lémanique. Sa population atteint aujourd’hui près de 15 000 habitants, dont environ 30 % de population étrangère venant d’une nonantaine de pays.
Dans le même temps, elle a défini avec clarté sa vocation et celle de sa région. Pour garder son originalité au sein de l’agglomération lausannoise, Morges veut être le noyau urbain d’une contrée agricole et viticole comptant de nombreuses communes.
Elle veut rester une ville attractive et dynamique sur le plan économique et continuer de jouer son rôle centre.
Ainsi, la zone industrielle de Riond-Bosson a permis le déplacement d’entreprises un peu à l’étroit en ville et d’en accueillir de nouvelles. D’importants investissements consentis ces dernières années ont également permis d’offrir à la population la sécurité de l’approvisionnement de l’eau potable, du traitement des déchets et des eaux usées.
La station d’épuration (STEP) traite les eaux de 15 communes dont celle de Morges.
Il est essentiel de développer les collaborations car ce sont les communes d’une région qui sont les actrices indispensables au dynamisme économique, touristique et social.
Ainsi, Morges contribue vivement à l’essor de la région par sa participation importante au sein de l’Arcam, association économique régionale de Cossonay-Aubonne-Morges.
Culture et sports
Morges est également un lieu de vie, animé de nombreuses sociétés culturelles et sportives, ainsi qu’une cité d’art au rayonnement reconnu.
La Municipalité conduit une politique culturelle fondée sur les cinq axes suivants, soit :
- animer la Ville
- favoriser l’accès à la culture
- former les jeunes à la culture
- mettre en valeur le patrimoine
- promouvoir et diffuser la création
Par ailleurs, le développement du sport, sa mutation et les spécificités morgiennes ont permis une refonte de la politique municipale en matière de sport. Parmi les orientations retenues, la pratique du sport pour tous et l’encouragement du sport pour les jeunes sont des axes essentiels.
Pour les amateurs de sports d’été, Morges bénéficie d’une piscine et de centres nautiques.
Par ailleurs, un projet de piscine couverte régionale à Morges est en cours d’étude afin de doter le district d’un équipement phare pour la pratique de la natation et des loisirs aquatiques.
La fierté de Morges réside certainement dans le Complexe de Beausobre, inauguré en 1986, qui comprend, en plus des salles de classes, une salle omnisports, une salle de spectacles (théâtre de 850 places), des foyers permettant d’accueillir des séminaires, congrès ou assemblées et un café-restaurant. La qualité de la programmation théâtrale et le Festival Morges-sous-Rire font de ce lieu une référence pour les professionnels et le nombreux public.
Le Musée Alexis-Forel et le Musée militaire vaudois méritent également votre visite. D’anciens bâtiments communaux ont été transformés : la Maison de Seigneux et la Maison Saint-Louis abritent la Police Région Morges, alors que l’ancien collège de Couvaloup accueille le Centre Social Régional. L’Hôtel de Ville fait, quant à lui, l’objet d’une profonde rénovation historique, témoin de la grande richesse patrimoniale de Morges.
Vieille de près de 730 ans, la Grand-Rue a retrouvé en 1993 elle aussi une nouvelle jeunesse. Entièrement repavée et réaménagée, c’est sans conteste une réussite sur le plan urbanistique. Piétonne, elle fait le bonheur de ceux qui fréquentent le marché ou de celles et ceux qui s’adonnent au lèche-vitrines.
Il faut encore mentionner deux institutions installées depuis fort longtemps à Morges : l’Hôpital de zone, devenu Ensemble hospitalier de La Côte et l’Ecole d’agriculture de Marcelin.
Le Gymnase et le Centre d’enseignement professionnel de Morges (CEPM) sont également à Marcelin. Ils accueillent quelques 2000 élèves depuis leur ouverture en 2002 et 2003.
Le processus EtaCom a modifié l’organisation scolaire de la région. Le rattachement de 11 communes à un établissement morgien a suscité d’intéressants débats. Les Conseils communaux et généraux des 11 communes ont accepté la constitution de l’Asime, association scolaire intercommunale de Morges et environs, qui traite des questions des bâtiments scolaires, des transports et autres qui sont du ressort des communes.
Des investissements choisis
D’autres projets seront réalisés selon un ordre qui apparaît dans le budget des dépenses d’investissements, mis à jour chaque année après analyse des facteurs qui peuvent les influencer, regroupés selon les thèmes suivants :
- La révision des plans directeurs des circulations
- La politique du stationnement et le développement des mobilités douces
- Une politique de logement volontariste
- Un développement urbain à visage humain, un déploiement culturel, social, économique et touristique
- Le maintien d’une ville sûre, avec une forte qualité de vie
D’autres investissements dépendent aussi de décisions cantonales et / ou fédérales, tel le projet de contournement autoroutier en région morgienne. A ce propos, grâce aux interventions constantes de la Municipalité et du Conseil communal, tous les acteurs (Confédération + canton + région et commune) se rencontrent régulièrement dans le cadre du Projet d’agglomération Lausanne - Morges (PALM) et du Schéma directeur de la région morgienne (SDRM) pour, ensemble, présenter à la Confédération un programme d’infrastructures de transports publics en vue de leur cofinancement fédéral.
Conclusions
La voie est tracée et les objectifs déterminés, mais l’exiguïté du territoire communal nous impose dorénavant de parler de régionalisation avec nos voisins immédiats et de collaborer pour un aménagement respectueux de l’environnement. Les lignes directrices définies dans le programme de législature démontrent la volonté de la Municipalité d’aller dans le sens d’une politique de proximité au bénéfice des Morgiennes et des Morgiens et d’aller à l’essentiel dans ses priorités tout en gardant une situation saine pour les finances de la commune.
Vincent Jaques (2012)
Syndic
Pour qui souhaiterait suivre dans les détails la naissance et le développement de Morges, nous recommandons les ouvrages suivants :
- Morges dans le passé (1286-1798) – Emile Küpfer.
- La Contrée de Morges et ses mouvements historiques – Richard Berger.
- Histoire animée des Morgiens (1803-1970) – Pierre-André Bovard.
- Morges 1286-1986 : Sept siècles d’histoire vivante – Relatée par Robert Curtat d’après les documents réunis par Rosa Thea Creton.
- La ville de Morges (Monuments d'art et d'histoire du canton de Vaud, V), Bâle 1998 – Paul Bissegger
Ces ouvrages se trouvent tous à la Bibliothèque municipale.