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1. Décès de saint Dioscore, le 25ème pape d'Alexandrie.
2. Martyr des saints Agathôn, Pierre, Jean, Amoun et Amouna et de leur mère Rébecca
3. Décès du saint Sévérien évêque de Gabala.
- Nous célébrons en ce jour le décès du grand saint Dioscore (ديسقورس) en l'an 451 après Jésus Christ. Ce champion de l'orthodoxie était le 25ème pape d'Alexandrie. Son décès eut lieu dans l'ile de Gangra (غاغرا) après qu'il eut mené le bon combat pour la Foi orthodoxe. Quand il fut convié au concile de Chalcédoine (المجمع الخلقيدوني) par l'empereur Marcien (مرقيان), il y trouva un grand nombre d'évêques, environ 630. Il dit : « Qui est en manque de Foi pour que se réunisse cette grande assemblée ? » On lui répondit : « Cette assemblée se réunit sur l’ordre de l’empereur. » Il rétorqua : « Si ce concile est réuni sur l’ordre du Christ, j’y siègerai et j’y dirai ce que le Seigneur m’inspirera de dire. Mais s’il est réuni sur l’ordre de l’empereur, que celui-ci conduise son concile comme bon lui semble.
Ayant apprit que le patriarche de Rome Léon (لاون) enseignait que le Christ avait deux natures et deux volontés après l’union, il réfuta cette nouvelle croyance en disant que le Christ est UN. C’est Lui qui fut convié en tant qu’homme aux noces de Cana et c’est Lui qui, comme Dieu, a transformé l’eau en vin. Il ne se désunit pas dans ses œuvres. Se référant au pape Cyrille (كيرلس) il dit : « L’union du Verbe de Dieu avec la chair est comme l’union de l’âme avec la chair et celle du feu avec le fer ; malgré qu’ils sont de nature différente, par leur union, ils ne deviennent plus qu’un. Ainsi le Christ est Un, un seul Dieu, un seul Seigneur, une seule nature et une seule volonté. Aucun de ceux qui étaient présent n’osa le contredire.
Quelques-uns parmi ceux qui étaient là avaient siégé au concile d’Ephèse qui s’était réuni contre Nestorius (نسطور). Ils rapportèrent à l’empereur Marcien et l’impératrice Pulchérie (بلخاريا) que seul Dioscore, le patriarche d’Alexandrie, s’oppose à leurs ordres concernant la Foi. Ils le convoquèrent ainsi que les principaux évêques du concile. Les discussions et les conciliabules se prolongèrent toute la journée sans que Dioscore ne dévie de sa Foi. Ceci irrita le roi et la reine. Celle-ci ordonna alors qu’on le frappe et qu’on lui arrache la barbe. Ceci fut fait. Dioscore ramassa les poils de sa barbe et les dents qui étaient tombées et les expédia à Alexandrie avec ce message : « ceci est le fruit de la Foi. » Les autres évêques ayant vu ce qui était arrivé à Dioscore, et craignant de subir le même sort, se rangèrent du côté du roi et signèrent le décret affirmant que le Christ a deux natures différentes et distinctes. Ayant apprit cela, Dioscore demanda qu’on lui apporte le document prétendant vouloir le signer comme eux. L’ayant lu, il inscrivit au bas un anathème contre eux et contre tous ceux qui déviraient de la vraie Foi. Le roi fut irrité ordonna qu’il soit exilé sur l’ile de Gangra. Il exila avec lui saint Macaire, évêque d’Edkou (القديس مقاريوس اسقف ادكو) ainsi que deux autres. Quant au concile, il se poursuivit à Chalcédoine.
Etant arrivés à Gangra, il fut reçu avec dédain et mépris par l’évêque du lieu qui était nestorien. Mais Dieu fit arriver par son intermédiaire de nombreux miracles qui lui valurent le respect et l’obéissance de tous. Ils l’honorèrent car Dieu glorifie ses élus en tout lieu. Abba Dioscore dit à Abba Macaire, qui était avec lui en exil, qu’une couronne l’attendait à Alexandrie et il l’y envoya en compagnie d’un commerçant qui était croyant. Arrivé dans cette ville, il y reçut la couronne du martyre.
Abba Dioscore accomplit son bon combat puis quitta ce monde et obtint la couronne de la vie éternelle à Gangra où il fut enterré.
Que ses prières et ses bénédictions soient avec nous. Amen !
- Nous célébrons aussi aujourd’hui le martyre des saints Agathôn (اغاثو), Pierre (بطرس), Jean (يوحنا), Amoun (أمون) et Amounâ (أمونا) et de leur mère Rébecca (رﻓﻗﺔ). Ils sont originaires de kamoulâ (قمولا) de la région de Qous (قوص). Notre Seigneur leur apparut leur annonçant qu’ils allaient obtenir la couronne du martyre à Choubra (شبرا), du côté d’Alexandrie et que leurs corps seront transférés à Nakraha (نقرها) de la province d’el-Bouhayra (البحيرة). Cette vision les remplit de joie.
Le lendemain, ils se levèrent de bonne heure et distribuèrent leurs biens aux pauvres. L’ainé, Agathôn était le principal dignitaire de leur village et était aimé de tous. Rébecca, leur mère, les fortifiait et les encourageait à supporter les souffrances pour le nom du Christ. Ils allèrent à la ville de Qous et confessèrent leur Foi dans le Christ en présence de Denys, le commandant militaire (ديونسيوس الاسفهسلار). Celui-ci les tortura en commençant par leur mère, puis les cinq frères. Lorsqu’il en eut assez, on lui suggéra de les envoyer à Alexandrie car ils étaient très aimés dans cet endroit et risquaient d’entrainer d’autres dans le christianisme. De fait, un grand nombre eut la Foi à cause d’eux et obtint la couronne du martyre.
On les amena chez le duc Arménius (أرمانيوس الدوقس) d’Alexandrie. Celui-ci se trouvait dans un lieu appelé Choubra. Ils leur fit subir les pires souffrances mais le Seigneur les sauvait de tout cela et les faisait triompher. Enfin il ordonna qu’on les décapite et qu’on jette leur corps dans la mer.
Le Seigneur envoya un ange chez un notable de Nakraha pour lui demander de recueillir les restes de ces saints. S’en étant réjouis, il alla là où se trouvait les corps, donna une grande somme d’argent aux soldats puis prit les dépouilles bénies et les déposa dans une église. Alors il entendit une voix qui disait : « Voici la demeure des justes. » Ils y demeurèrent jusqu’à la fin de la persécution, puis on les sortit et on leur construisit une belle église et Dieu fit apparaître de leur corps de nombreux miracles. Ces saintes reliques furent transférées à Sâmboutiya (سمبوطية) et elles se trouvent maintenant dans la ville de Sénbat (سنباط) dans une église connue sous le nom des « cinq et leur mère » ou « sainte Rébecca » (الست رفقة).
Que leurs intercessions soient avec nous.Amen !
- Nous commémorons aussi en ce jour le décès de saint Sévérien (سوريانوس), évêque de Gabala (جبلة) en Grèce. Son père se nommait Valérien (بلاريانوس). Il étudia la philosophie profane auprès des Athéniens. Puis il continua ses études à Césarée (قيسارية) puis à Rome (رومية) où il fit des études religieuses et apprit l’ancien et le nouveau testament en quelques années.
Lorsque ses parents décédèrent, il hérita d’une grande fortune. Il voulut alors l’offrir au Christ pour obtenir le centuple selon la promesse faite dans l’Evangile. Il construisit alors un hospice pour les étrangers, les pauvres et le malheureux et y établit des intendants pour distribuer les bénéfices aux pauvres. Les institutions de ce type furent connues par son nom de nombreuses années après son décès. Son oncle, qui était gouverneur de la ville, se plaignit auprès de l’empereur Honorius (انوريوس) du fait qu’il avait dissipé toute la fortune pour obtenir le centuple. L’empereur en fut admiratif, le fit venir auprès de lui et lui ordonna de ne pas quitter le palais royal et de l’accompagner à l’église. Dieu révéla à saint Innocent (اينوكنديوس), le pape de Rome de cette époque, qu’il aura la charge d’une grande foule. Il honora Saint Sévérien et souhaita ne pas se séparer de lui. Ce saint était aimé de tous.
Devant tant d’honneur, il craignit de perdre le bénéfice de ses efforts. Il voulut s’échapper de la gloire de ce monde. Un ange du Seigneur lui apparut et lui ordonna d’aller à la ville de Gabala où il conduira de nombreuses âmes. Il partit de nuit avec son disciple Théodore (تادرس) après l’avoir revêtu de saint froc. Le Seigneur lui envoya une lumière qui lui indiqua le chemin. Il y avait à cet endroit un monastère dirigé par un saint homme. Il apprit dans un rêve la venue de saint Sévérien. Alors il sortit à sa rencontre et lui apprit ce qui s’était passé. En raison de sa réputation, beaucoup de personnes vinrent à lui. L’empereur Théodose (تاؤدسيوس) fit restaurer un monastère pour qu’il s’y installe. Alors, il y prodigua ses enseignements et guida beaucoup de moines vers la sainteté.
Le Seigneur fit beaucoup de miracles par son intermédiaire. La fille du gouverneur de Gabala était sous l’emprise d’un mauvais esprit. Celui-ci disait à son père : « Si tu renvoies Sévérien de cet endroit, je la quitterai. » Quand le père fut allé trouver saint Sévérien et l’informa de ce qui se passait, celui-ci lui remit un billet sur lequel il avait écrit : « Au nom de Jésus Christ, tu sortiras d’elle. » Lorsqu’il revint avec ce billet, le démon fit un grand cri et la quitta. Quelques magiciens complotèrent avec des soldats pour envahir le monastère. Ils furent aveugles durant trois jours jusqu’à ce que le saint prie pour eux et qu’ils guérissent.
Le Seigneur indiqua à l’évêque de Gabala, Philadelphe (فيلادلفس), que saint Sévérien lui succédera. Ce dernier en informa son peuple. Après avoir été consacré, Sévérien s’efforça de conduire son peuple de la meilleure des manières. Il y avait dans cette ville un juif nommé Saktar (سكطار) qui était fier de ses connaissances. Il alla voir le saint et ils eurent une grande discussion autour de la Foi. Finalement il fut convaincu et crut dans le Christ.
A son époque, l’Egypte brillait par ses moines comme Constantinople était illuminée par saint Jean Chrysostome. Les perses déclarèrent la guerre contre Honorius et Arcadius (أنوريوس وأرغاديوس). Ceux-ci envoyèrent un message à saint Sévérien lui demandant de prier pour eux et pour le royaume. Il leur fit dire qu’eux et leurs royaumes sont au Christ. Nous n’avons pas besoin d’armes, de lances ni d’hommes. Il leur rappela ce que Dieu fit pour leurs prédécesseurs qui avaient plûs au Seigneur.
Lorsque l’impératrice Eudoxie (أودكسيا) en voulut à saint Jean Chrysostome (ذهبي الفم), elle fit venir ce saint parmi ceux qu’elle réunit pour le juger. Celui-ci le lui reprocha et lui dit que saint Jean Chrysostome n’a rien fait qui mérite l’exil mais elle ne l’écouta pas.
Saint Sévérien écrivit de nombreux articles et sermons qui sont inscrits dans les livres de l’Eglise jusqu’à ce jour. Ce saint atteint l’âge de 100 ans. Dix jours avant son décès, l’ange du Seigneur le lui fit savoir. Il fit ses recommandations à son peuple et mourut en paix. Son décès eut lieu 2 ans avant celui de saint Jean Chrysostome.
Que ses prières soient avec nous et gloire soit à notre Seigneur éternellement. Amen !