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Cette étude de cohorte menée aux Etats-Unis de 2014 à 2017 a utilisé un système existant de surveillance des facteurs de risque comportementaux populationnels avec plus d’1,8 million de données, pour étudier le lien entre l’infarctus du myocarde et le fait d’être transgenre, ajusté aux facteurs de risque cardiovasculaires (FDRCV) : âge, diabète, maladie rénale chronique, tabagisme, hypertension, hypercholestérolémie et sédentarité. Les hommes transgenres (sexe assigné à la naissance féminin), après ajustement aux FDRCV, ont un odds ratio (rapport de chances) d’avoir un infarctus du myocarde 4,9 fois supérieur par rapport aux femmes cisgenres, et 2,53 fois supérieur par rapport aux hommes cisgenres de manière significative. Les femmes transgenres (sexe assigné à la naissance masculin), après ajustement aux FDRCV, ont un odds ratio d’avoir un infarctus du myocarde 2,56 fois supérieur par rapport aux femmes cisgenres de manière significative. L’odds ratio n’est pas significatif par rapport aux hommes cisgenres. La population transgenre est donc plus vulnérable aux infarctus du myocarde par rapport à la population cisgenre, à l’exception des femmes transgenres par rapport aux hommes cisgenres.
Commentaire : la population s’identifiant comme transgenre est en augmentation et nécessite une prise en charge médicale ajustée à ces nouvelles données épidémiologiques pour la soigner au mieux. Sa particularité est multifactorielle : traitements hormonaux, exposition au stress, difficultés socioéconomiques, accès à la prévention et aux soins, comorbidités, état de santé parfois précaire, consommation de drogues, etc. Tout ceci en fait une population vulnérable, illustré ici par la question de l’infarctus du myocarde. Comment réduire ces inégalités de santé de la population transgenre ?