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Le président de l'Assemblée nationale malienne Dioncounda Traoré, futur président de transition, a rencontré lundi le chef de la junte militaire, le capitaine Amadou Sanogo. Cette rencontre doit déboucher sur l'investiture de M. Traoré. Dans le nord, une intervention militaire africaine paraît de plus en plus incertaine.
Au lendemain de la démission formelle du président Amadou Toumani Touré, renversé par le coup d'Etat militaire, et la parenthèse putschiste, Dioncounda Traoré doit hériter du poste de président de transition, selon l'accord signé entre la junte et la médiation.
"Disposant des pleins pouvoirs", il doit être nommé à la tête d'un "gouvernement d'union nationale". Du côté de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), on dit espérer que le premier Conseil des ministres pourra se tenir "avant vendredi". La phase de transition doit se clore par des élections présidentielles et législatives dont la date n'a pas été précisée.
Emiettement au nord
Né en 1942 près de Bamako, M. Traoré parle le français, le russe, l'anglais et l'espagnol, en plus des langues nationales bambara et soninké. "C'est un homme du peuple", a affirmé l'un de ses collaborateurs. Syndicaliste, mathématicien de formation, il préside depuis onze ans l'Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma-PASJ).
Les autorités intérimaires maliennes devront surtout tenter de pacifier le Nord du pays, qui a achevé de tomber aux mains de rebelles touaregs, d'islamistes armés et de divers groupes criminels. La crise humanitaire ne cesse de s'aggraver dans cette zone coupée du monde, ont alerté ce week-end ONG et témoins.
"La situation dans les trois régions du Nord est dramatique. On n'y a plus d'hôpitaux, les gens ont de plus en plus faim. La communauté internationale doit intervenir", a déclaré le député Abdou Sidibé.
ATS