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Comme nous l’avons dit à Sakyamuni aspirant à l’illumination, et réalisant que les deux maîtres ascétiques et leurs pratiques, ne lui permettraient pas de le faire, dit la légende selon laquelle il se consacra de six à dix ans à pratiquer dans l’ascèse la plus pure. La même source dit qu’il s’est enfui dans les bois près du village de Senna, où les Brahmanes qui avaient abandonné leurs familles se réunissaient et pratiquaient l’austérité.
Cette pratique était similaire à la méditation Yoga et, pratiquée comme méthode de progrès spirituel, beaucoup de gens l’utilisaient.
On croyait qu’en soumettant le corps à différentes méthodes de mortification et en apprenant à endurer la douleur, l’esprit était totalement libéré.
Ces disciplines sont classées en différentes catégories : contrôle de l’esprit, suspension respiratoire, régime drastique et jeûne total.
En suspendant la respiration, cet exercice était considéré comme l’un des plus difficiles et visait à empêcher l’entrée et la sortie de l’air par le nez et la bouche. Logiquement, on devrait suffoquer, mais quand on suspend l’entrée et la sortie d’air par le nez et la bouche, on commence à respirer par l’appareil auditif. On dit que cela provoque un fort bourdonnement à l’intérieur des oreilles, et les douleurs sont insupportables. En ce qui concerne le jeûne total, ils sont souvent désincarnés pendant la pratique.
Même Sakiamuni pensait que s’il ne faisait pas l’expérience de ces pratiques très douloureuses, il n’accomplirait pas de véritable progrès spirituel.
Quand Sakiamuni se souvint de cette période de sa vie, il dit, et c’est écrit dans les textes sacrés, qu’aucun désir passé, présent ou futur, n’avait souffert ou ne subirait ces graves tortures qu’il s’infligeait à lui-même et qui ne lui avaient pas permis de s’éclairer.
Gautama abandonne ainsi ces pratiques et s’installe sur le chemin de l’équilibre, sans extrêmes, y compris le sens du Chemin à mi-chemin.
Il a rejeté la voie de la vie luxueuse du palais royal, et la vie de pratiques ascétiques extrêmes, ces deux formes appartiennent au dualisme ; la voie médiane de l’équilibre est celle qui conduit sûrement à la libération.
ÉCLAIRAGE
Après avoir pratiqué toutes les sévères austérités qui existaient à son époque sans atteindre l’illumination, Sakyamuni abandonna ces pratiques.
Sa première étape a été de reprendre des forces physiques, tellement endommagées par ces privations.
Les sculptures bouddhistes le représentent dans cette circonstance mince et dénudée.
Il raconte à la légende qu’il s’est baigné dans la rivière pour enlever la saleté accumulée dans son corps physique, qu’il a recommencé à se nourrir, à manger du riz et à améliorer son alimentation, pour finalement retrouver toutes ses forces.
Il quitta cette forêt, et les disciples qui le suivirent dirent qu’il s’était écarté du chemin.
Avec la ferme intention de trouver la racine de toutes ses souffrances, il s’assit à l’ombre d’un Tipal (le figuier en hindou), et décida de ne pas se lever avant d’avoir trouvé la solution, au prix de perdre sa peau et sa chair, et de tout connaître de la réalité.