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Mandats d'arrêt contre deux vice-présidents de Samsung Electronics
25.05.2019
Un tribunal sud-coréen a approuvé samedi des mandats d'arrêt demandés par le parquet contre deux vice-présidents de Samsung Electronics, a rapporté l'agence Yonhap. Ces derniers sont soupçonnés dans une affaire de fraude comptable.
Le tribunal du district central de Séoul a toutefois refusé de valider un mandat d'arrêt à l'encontre du patron de Samsung BioLogics, la branche pharmaceutique du conglomérat. Il a estimé insuffisants les éléments à charge présentés contre Kim Tae-han, soupçonné par le parquet d'avoir détruit des preuves en 2015, toujours selon Yonhap.
Samsung BioLogics est l'un des plus grands sous-traitants de produits pharmaceutiques au monde et l'une des dix plus grosses entreprises de Corée du Sud. L'an dernier, la Commission des services financiers (FSC) sud-coréenne l'avait accusée d'avoir frauduleusement exagéré la valeur d'une de ses filiales en vue de son introduction en Bourse en 2015.
Elle avait infligé à Samsung BioLogics une amende de huit milliards de wons (6,7 millions de francs) et avait suspendu la cotation de ses titres, dans l'attente d'une éventuelle radiation définitive de la Bourse. La FSC avait également demandé au parquet de démarrer une enquête, et à Samsung BioLogics de limoger Kim Tae-han.
La firme pharmaceutique a nié toute violation des règles comptables, mais s'est excusée d'avoir "semé la confusion" auprès des investisseurs et de ses clients.
Réputation mise à mal
Il est reproché aux deux vice-présidents exécutifs de Samsung Electronics, le navire amiral du conglomérat, d'avoir manipulé et détruit des preuves dans la même affaire, a indiqué Yonhap, sans préciser les noms des suspects.
L'enquête sur ce scandale s'est accélérée après la découverte au cours d'une perquisition début mai d'un serveur informatique et de dizaines de carnets de notes cachés sous le plancher d'une usine Samsung BioLogics à Incheon, dans la banlieue ouest de Séoul.
La réputation de Samsung, conglomérat familial qui domine l'économie sud-coréenne, avait déjà été mise à mal avec la condamnation à cinq ans de prison pour corruption, en août 2017, de Lee Jae-yong, fils et dauphin du patron du groupe Lee Kun-hee. M. Lee fils a toutefois été libéré en février 2018 après l'annulation partielle de sa condamnation en appel.
ats, afp