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Le Français Esteban Ocon (Alpine-Renault) a fêté le premier succès de sa carrière en formule 1. Il s'est imposé en Hongrie devant Sebastian Vettel (Aston Martin-Mercedes) et Lewis Hamilton (Mercedes).
La course a été totalement folle. Le départ, donné sur une piste humide, a donné lieu à un carambolage qui a éliminé plusieurs pilotes. Le drapeau rouge a été brandi au 3e tour en raison des débris qui jonchaient le circuit.
Le deuxième départ a été encore plus bizarre. En revenant du tour de formation, tous les pilotes ont plongé dans les stands pour passer les pneus slicks, sauf Hamilton resté en intermédiaires. Le Britannique s'est retrouvé seul sur la grille à l'extinction des feux! Il s'est arrêté dès le tour suivant pour se retrouver dernier.
Ocon a pris la tête devant Vettel et n'a pas commis la moindre erreur. Il a résisté à la pression mise par l'Allemand. Le Français peut cependant dire un grand merci à son coéquipier Fernando Alonso (5e).
L'Espagnol, qui a fêté récemment son 40e anniversaire, a retardé Hamilton durant plusieurs tours alors que le septuple champion du monde, qui s'était arrêté une nouvelle fois au 48e des 70 tours, effectuait une superbe remontée. Sans le temps ainsi perdu, Hamilton aurait sans doute pu aller jouer la gagne.
Il se consolera en ayant repris la tête du championnat. Max Verstappen (Red Bull-Honda) n'a pu finir que 10e, sa voiture ayant été endommagée dans le carambolage du premier virage. Le Néerlandais se retrouve à six points de son rival anglais.
Le départ a été déterminant. Valtteri Bottas (Mercedes) a percuté Lando Norris (McLaren-Mercedes) par l'arrière, le Britannique tamponnant ensuite Verstappen. Sergio Perez (Red Bull-Honda) et Charles Leclerc (Ferrari) ont aussi été éliminés dans le chaos.
Les Alfa Romeo-Ferrari n'ont pas pu entrer dans les points. Kimi Raikkonen a échoué au 11e rang, alors qu'Antonio Giovinazzi a fini 14e et dernier.
Saint-Gall et Lucerne se sont séparés sur un nul 2-2 lors de la 2e journée de Super League. Les Brodeurs, qui menaient 2-0 après 13 minutes, ont été rejoints à la 96e!
Saint-Gall avait en effet pris un départ fulgurant, avec des réussites de Ruiz (1re) et Babic (13e). La défense lucernoise, aux abois, était souvent dépassée. Les Brodeurs ont ensuite été réduits à dix en raison de l'expulsion de Youan (26e), qui écopait d'un second carton jaune stupide pour simulation.
Les hommes de Peter Zeidler semblaient toutefois contrôler la situation, surtout après le carton rouge donné à Schulz (69e). Mais la fin de partie permettait aux visiteurs de revenir, avec des buts d'Ugrinic (82e) et de Tasar (96e), au bout des arrêts de jeu.
Le nouveau roi du 100 m est l'Italien Marcell Jacobs. Ce natif du Texas a dominé contre toute attente la finale olympique en réussissant la course de sa vie, en 9''80, record d'Europe.
Jacobs a devancé à Tokyo l'Américain Fred Kerley, ancien coureur de 400 m et médaillé d'argent en 9''84, et le Canadien Andre de Grasse, bronzé en 9''89.
L'Italien, tout en puissance, le buste bien relevé, succède au triple champion olympique Usain Bolt. Une nouvelle ère est ouverte sur le sprint masculin, en quête de leader après la suspension du champion du monde Christian Coleman (USA) et l'absence totale des Jamaïcains dans cette finale olympique.
La très maigre assistance - ça sonnait creux dans le stade aux 68'000 places - a vu l'un des triplés les plus improbables de l'histoire du sprint olympique. Marcell Jacobs (26 ans) n'était jamais passé sous les dix secondes avant cette saison.
Il s'est révélé l'hiver passé en salle, avec un titre européen sur 60 m, et ensuite au petit meeting de Savone (ITA) en battant le record d'Italie en 9''95. A Tokyo, coup sur coup, celui qui est rentré jeune en Italie, le pays de sa mère, après avoir été abandonné par son père a porté le record d'Europe de 9''84 à 9''82 en demi-finale, puis à 9''80.
Il a approché de 0''03 la meilleure marque mondiale 2021 de l'Américain Trayvon Bromell, éliminé en demi-finale.
La Vénézuélienne Yulimar Rojas a battu le "vieux" record du monde du triple saut grâce à un bond phénoménal en finale à Tokyo. Elle a réalisé son exploit à son ultime essai, avec 15m67.
L'ancien record était détenu depuis 1995 avec 15m50 par l'Ukrainienne Inessa Kravets et avait été établi aux Mondiaux de Göteborg. Déjà détentrice de la meilleure marque en salle, Rojas flirtait avec ce record absolu depuis plusieurs saisons.
L'athlète âgée de 25 ans, double championne du monde et vice-championne olympique à Rio 2016, a lâché les chevaux dès son premier essai (15m41), à 2 cm de son record personnel, avant de s'envoler à sa dernière tentative.
Elle apporte à son pays meurtri par une crise économique et humanitaire sans précédent un premier sacre olympique en athlétisme.
Rojas a depuis quelques années quitté son pays pour s'entraîner à Guadalajara, en Espagne, au sein d'un groupe cosmopolite de sauteurs et sauteuses de très haut niveau, sous la houlette du Cubain Ivan Pedrodo, champion olympique de la longueur en 2000 à Sydney.
Avant ces JO, Rojas avait déjà franchi à 17 reprises la marque des 15 m en carrière, dont six fois cette saison.
Il s'agit du sixième record du monde établi cette année (plus un septième en marche athlétique), marquée par une floraison de performances incroyables, comme souvent en saison olympique. A son troisième essai, mordu, elle s'était même approchée des 16 m.
La médaille d'argent est revenue à la Poirtugaise Patricia Mamona (15m01) et le bronze à l'Espagnole Ana Peleteiro (14m87).
Rojas concourra à Athletissima à Lausanne le 26 août.
En l'absence de Simone Biles, les gymnastes des Etats-Unis n'ont pas gagné de titre lors des quatre finales par engin dimanche à Tokyo. L'lsraélien Artem Dolgopyat a remporté la finale de sol.
C'est une grande première aux JO pour la gymnastique israélienne et un deuxième titre olympique tous sports confondus dans l'histoire du pays.
Dolgopyat a fini premier du concours devant l'Espagnol Zapata Reyderley avec le même nombre de points (14,933 pts) mais grâce à des difficultés de niveau supérieur à son exercice. Le Chinois Ruoteng Xiao finit troisième (14,766) dans un concours émaillé de fautes de tous les concurrents.
Le Britannique Max Whitlock, déjà sacré dans cette spécialité en 2016, a remporté le titre olympique au cheval d'arçons. Egalement champion olympique 2016 et champion du monde du cheval d'arçons en 2019, 2017, 2015, il a remporté le concours avec 15,583 points contre 15,400 à son dauphin, le Taïwanais Lee Chih-Kai. Le Japonais Kazuma Kaya a décroché la médaille de bronze (14,900).
Après avoir remporté l'argent au concours général, la Brésilienne Rebeca Andrade a été sacrée au saut, finale pour laquelle Giulia Steingruber était remplaçante. Elle offre au Brésil un premier titre olympique en gymnastique féminine.
Andrade a fini première avec 15,083 points et succède ainsi à la star américaine de la gymnastique Simone Biles, titrée à Rio. L'Américaine Mykayla Skinner, qui a pris la place de Simone Biles en raison de son forfait, a fini deuxième avec 14,916 points. La superstar américaine était dimanche dans les tribunes pour encourager ses compatriotes. Elle pourrait faire son retour pour la finale de la poutre, mardi.
La Belge Nina Derwael, 21 ans, championne du monde 2019 et 2018, a remporté la finale des barres asymétriques et offert à son pays son premier titre de l'histoire en gymnastique.
Nina Derwael a fini en tête avec 15,200 points devant la Russe Anastasia Iliankova (14,883) et l'Américaine Sunisa Lee (14,500).
Simone Biles devrait participer mardi à Tokyo à l'ultime finale à son programme olympique, celle de la poutre.
La superstar américaine a déclaré forfait pour quatre finales, la fédération américaine ayant annoncé dimanche qu'elle renonçait à celle du sol prévue lundi.
"Je ne sais pas si c'est sûr, c'est elle qui va décider, mais oui", a répondu sa compatriote Mykayla Skinner aux journalistes qui l'interrogeaient sur la participation de Simone Biles à la finale de la poutre.
"Elle gère tout ça mieux que je ne le pensais, chaque jour, elle rit avec nous, elle rigole, elle nous encourage, peut-être que cela sera différent une fois qu'elle va rentrer chez elle. Mais comme elle est à nos côtés, elle va probablement participer à la compétition, elle essaie de rester dans le coup", a détaillé Mykayla Skinner après sa deuxième place dans la finale de saut.
Simone Biles, cinq médailles à Rio donc quatre en or, a déjà renoncé à quatre finales: la plus prestigieuse, celle du concours général, le saut, les barres asymétriques et le sol. À 24 ans, pour ses deuxièmes JO, elle est en proie à une baisse de confiance en elle, parasitée par la pression et un problème de "perte de figure", ou perte de repères dans l'espace, qui met en danger cette gymnaste aux acrobaties exceptionnelles.
Grand chambardement sur 100 m à Tokyo. Le Chinois Su Bingtian a dominé les demi-finales en 9''83, record d'Asie pulvérisé, tandis que l'Italien Marcell Jacobs battait le record d'Europe en 9''84.
Aucun Jamaïcain ne s'est qualifié pour la finale olympique, à 14h50 ce dimanche. Autre coup de tonnerre, le no 1 de l'année, l'Américain Trayvon Bromell, peu à l'aise dès les séries, a été éliminé (10''00).
Mais les Américains placent quand même deux hommes en finale, Ronnie Baker (9''83, record personnel) et l'ex-coureur de 400 m Fred Kerley (9''96).
La sensation est venue du Chinois Su, 31 ans, qui a amélioré de 8 centièmes le record d'Asie qu'il co-détenait, en 9''83, pour remporter la 3e demi-finale, de loin la plus relevée. Dans son sillage, Marcell Jacobs a raboté deux centièmes au record d'Europe, en 9''84, un record co-détenu jusqu'alors par le Français Jimmy Vicaut (éliminé dimanche) et le Portugias Francis Obikwelu.
Jacobs, Transalpin d'origine texane, a ainsi réalisé le même temps... que le Bâlois Alex Wilson il y a quinze jours en Gérogie (USA), 9''84, un chrono qui n'avait bien sûr pas été homologué en raison de plusieurs défaillances, notamment dans le chronométrage.
Su, Jacobs, Baker et le Sud-Africain Akani Simbine s'annoncent comme les favoris de la finale. Jamais un Chinois n'a remporté de médaille en sprint aux JO.
Joana Heidrich et Anouk Vergé-Dépré ont remporté le derby suisse programmé en 8e de finale du tournoi olympique de Tokyo.
La Zurichoise et la Bernoise se sont imposées 21-12 19-21 23-21 face à Tanja Hüberli et Nina Betschart au terme d'une partie au scénario complètement fou.
Heidrich/Vergé-Dépré ont conclu cette rencontre à leur cinquième opportunité, sur une attaque de la Zurichoise, après avoir elles-mêmes dû effacer cinq balles de match. Les championnes d'Europe 2020 ont joué à se faire peur, elles qui avaient mené 14-12 dans le tie-break avant de concéder trois points consécutifs.
Nettement dominées dans le set initial, Hüberli/Betschart ont su élever leur niveau de jeu pour recoller à une manche partout. La Schwytzoise et la Zougoise ont même certainement pensé avoir fait le plus dur en revenant de 14-12 à 14-14 au tie-break. Mais elles n'ont pu convertir aucune de leurs cinq balles de match.
Joana Heidrich et Anouk Vergé-Dépré affronteront mardi en quart de finale Ana Patricia Silva Ramos/Rebecca Silva, 9es des Mondiaux 2019 et finalistes à Gstaad il y a quelques semaines. Elles feront figures d'outsiders après avoir perdu les deux précédents duels livrés face aux Brésiliennes.
Max Verstappen (Red Bull-Honda) prendra le départ du GP de Hongrie (15h00) avec un moteur neuf. Son équipe a choisi de changer le groupe propulseur par précaution, sans qu'une pénalité ne s'applique.
Le moteur utilisé vendredi et samedi était celui qui figurait dans la voiture accidentée au 1er tour du GP de Grande-Bretagne à Silverstone. Mais dans la nuit de samedi à dimanche, le motoriste japonais a vu "quelques signes inquiétants", ce qui l'a poussé à installer un nouveau moteur dans la monoplace no 33.
Verstappen, en pneus tendres, s'élancera en troisième position sur la grille, derrière les Mercedes de Lewis Hamilton et Valtteri Bottas. Toutes deux partiront munies de gommes medium.
Alexander Zverev est le nouveau Champion olympique du simple. "Tombeur" de Novak Djokovic vendredi, l'Allemand s'est imposé 6-3 6-1 en finale devant Karen Khachanov.
A 24 ans, le joueur de Hambourg succède à Rafael Nadal (2008) et à Andy Murray (2012 et 2016) pour cueillir le plus grand titre de sa carrière. Victorieux du Masters 2018 et finaliste l'an dernier à l'US Open, il a peut-être franchi à Tokyo un palier décisif.
En finale, l'Allemand a livré un véritable cavalier seul face à Karen Khachanov. Dépassé par la puissance de son adversaire au service et en coup droit, le Russe ne marchera pas sur les traces de Yevgeny Kafelnikov, titré en 2000 à Sydney après sa victoire sur Tommy Haas.
Il est vrai qu'Alexander Zverev abordait cette finale dans la peau du grandissime favori. Vendredi, il avait signé un authentique exploit face à Novak Djokovic. Il a accusé, en effet, un set et un break de retard face au no 1 mondial avant de gagner dix des onze derniers jeux de la demi-finale. Cette remontada s'explique en premier lieu par la métamorphose dans le jeu d'Alexander Zverev. Il a su forcer son tempérament pour jouer franchement un tennis d'attaque. Il a naturellement évolué dans le même registre dimanche.
Cette demi-finale des Jeux olympiques constituera-t-il le grand tournant de l'année ? En quête d'un Grand Chelem que seule Steffi Graf a réussi à ce jour, Novak Djokovic a perdu gros à Toyko. Samedi, il fut presque méconnaissable face à Pablo Carreno Busta lors de la petite finale. Battu 6-4 6-7 6-3 par l'Espagnol, le Serbe a frôlé la disqualification par ses gestes d'humeur. Il est apparu entamé sur le plan physique comme rarement au point de déclarer forfait pour le match de la troisième place du double mixte.
La question désormais est de savoir si Novak Djokovic aura retrouvé tous ses moyens dans un mois à New York. Le prochain US Open comporte deux enjeux historiques pour lui: devenir le seul recordman de victoires dans les tournois majeurs et réussir le premier Grand Chelem depuis Rod Laver en 1969.
"Je n'ai jamais renoncé !" A l'heure du bilan, Belinda Bencic ne dissimulait pas sa fierté. Celle d'avoir renversé des montagnes lors de ce tournoi olympique.
"Je ne suis pas venue à Tokyo avec l'idée que seules comptaient les médailles. Je voulais aller au bout de mon rêve, explique-t-elle. Cela m'a donné un surcroît d'énergie. Par ailleurs, j'ai connu bien des coups d'arrêt dans ma carrière. Mais j'ai toujours travaillé dur pour revenir. Et je savais que cet investissement devait payer un jour ou l'autre."
Belinda Bencic a tenu à dédier sa médaille d'or à Martina Hingis, qui fut son modèle, et à Roger Federer, avec lequel elle a enlevé à deux reprises la Hopman Cup à Perth. "Roger m'a écrit samedi pour me dire que c'était un beau jour pour réaliser mon rêve, dit-elle. Cela m'a touché. Comme le fait qu'il nous encourage toutes tout le temps. Cette médaille d'or est aussi pour lui."
La Saint-Galloise tenait, par ailleurs, à s'excuser après la défaite subie en finale du double. "J'ai tout tenté, mais je n'ai pas livré ma meilleure performance de la semaine. J'en suis désolée. Mais nous avons perdu contre la meilleure paire du monde. Je suis très fière de nous", glisse-t-elle.
"Cette semaine a été incroyable. J'ai eu la chair de poule lors de la cérémonie d'ouverture. Et les émotions fortes se sont enchaînées, poursuit-elle. J'ai toujours eu l'impression que j'allais me réveiller, que ça n'était pas réel. Les médailles et les titres sont une chose, mais ce sont les émotions qui restent pour toujours."
Viktorija Golubic n'en voulait pas à sa partenaire, bien au contraire. "Son énergie m'a inspirée tout au long de la semaine, explique la Zurichoise. Bien sûr, la déception de perdre une finale est bien réelle. Mais aujourd'hui, nous avons, en premier lieu, gagné la médaille d'argent. Nous étions une véritable équipe jusqu'au dernier point. Ce fut une semaine merveilleuse."
Michelle Heimberg peut être satisfaite de ses JO. L'Argovienne du Team Genève a montré son meilleur visage pour prendre la 11e place de la finale aux 3m, le rang déjà occupé après les qualifications.
Avec 0,7 point de plus, la plongeuse de 21 ans entrait dans le top 10. La triple médaillée européenne a évolué à son meilleur niveau et pris date pour les JO 2024 à Paris, où elle devrait arriver à maturité.
Trois Européennes l'ont cependant précédée à Tokyo, dont la Néerlandaise Inge Jansen, 5e. Michelle Heimberg n'a guère commis d'erreur dimanche, hormis une petite sur son triple et demi avant carpé.
Les Chinoises ont signé le doublé. Shi Tingmao, déjà deux fois titrée à Rio 2016, a devancé sa compatriote Wang Han et l'Américaine Krysta Palmer.
Belinda Bencic n'a pas couronné son chef-d'oeuvre en simple avec un titre en double. La Saint-Galloise n'a pas cueilli l'or avec Viktorija Golubic en ce 1er août.
Les Suissesses se sont inclinées 7-5 6-1 devant les Tchèques Barbora Krejckikova et Katerina Siniakova, les têtes de série no 1 du tableau qui "pèsent" tout de même trois titres du Grand Chelem. Belinda Bencic et Viktorija Golubic ont tenu le score jusqu'à 5-5 avant de perdre huit des neuf derniers jeux de cette finale. Plus incisives au service et plus tranchantes au filet, les Tchèques méritent amplement leur succès. Lors de cette finale, elles ont également su faire parler leur expérience face à une paire qui n'avait pratiquement aucun passé commun. Avant ce tournoi olympique, Belinda Bencic et Viktorija Golubic n'avaient, en effet, été associées que pour une seule rencontre, un premier tour sur le gazon de Bois-le-Duc en 2016.
Cinq ans après celle remportée par Timea Bacsinszky et par Martina Hingis à Rio dans cette même épreuve du double dames, cette médaille d'argent, qui n'a tenu qu'à un fil avec cette balle de match écartée en huitième de finale, est déjà la sixième pour la Suisse aux Jeux olympiques. Cette réussite n'est pas le fruit du hasard. Elle est due à implication sans faille de la part de ses joueurs et joueuses dans ce tournoi olympique qui a si souvent été raillé. Comme si le parcours mémorable réalisé par Marc Rosset, le "pionnier", aux Jeux de Barcelone en 1992, constitue une inépuisable source d'inspiration pour ses héritiers.
A trois régates de la fin, Linda Fahrni et Maja Siegenthaler peuvent toujours nourrir des rêves de gloire olympique à Enoshima. Les Bernoises, sur leur dériveur 470, occupent la 4e place provisoire.
Etonnantes depuis le début de la compétition, les médaillées de bronze des Championnats d'Europe 2021 se sont classées 9e et 7e des deux manches dimanche pour progresser au 4e rang provisoire. Leur retard sur les troisièmes (17 points) est assez conséquent. Mais comme la "Medal Race" (régate finale) de mercredi comptera double, l'espoir est toujours de mise.
"C'était une journée compliquée", a relevé Maja Siegenthaler. "Nous avons à chaque fois peiné à démarrer, surtout en première manche où nous avons dû remonter depuis l'arrière après une pénalité au plus mauvais moment."
"Après ces difficultés, nous sommes surprises de nous retrouver à nouveau en 4e position. Tout reste très serré entre la 4e et la 10e place", a observé Linda Fahrni.
Les deux dernières régates qualificatives ont lieu lundi, avant la "Medal Race" de mercredi.
Les JO de Tokyo ont viré au cauchemar pour le cavalier de concours complet Robin Godel. Le cheval du Fribourgeois, Jet Set, a dû être endormi après avoir été victime d'une très lourde chute.
Le tragique accident est survenu à la fin du parcours de cross dimanche. Jet Set s'est déchiré un ligament de la jambe avant droite à la réception d'un saut, précise Swiss Olympic dans un communiqué. En raison de la gravité de la blessure et de la douleur causée, le cheval a dû être euthanasié peu de temps après.
Robin Godel (22 ans) est forcément sous le choc, mais il n'a pas été blessé dans l'accident. Swiss Olympic, qui souligne que l'accident n'est dû ni à une faute du cavalier ni à des défauts du parcours du Seaforest Cross Country Course, présente ses condoléances au cavalier broyard et à son entourage.
Malgré le tragique accident, l'équipe de Suisse a décidé de participer à la finale prévue demain. Elle abordera le saut d'obstacles à la 10e place provisoire. La cavalière remplaçante Eveline Bodenmüller montera Violine de la Brasserie.
En individuel, la Vaudoise Mélody Johner pointe au 19e rang après le cross, à un peu plus de cinq points du top 8. Felix Vogg figure quant à lui en 21e position.