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1932, Neuchâtel | travaille à Valangin
Sculpteur de renommée, Fred Perrin s’est formé à l’école d’art de La Chaux-de-Fonds. Son œuvre est représentée dans le canton par de multiples sculptures dans l’espace public, notamment sur l’Esplanade des Beaux-Arts à Neuchâtel, mais aussi au château de Vaumarcus ou encore dans la cour de l’EAA à La Chaux-de-Fonds ou à Môtiers, où le sculpteur avait exposé l’Archange en 1985 lors de Môtiers — Art en plein air et qui est devenu œuvre pérenne grâce au cadeau du festival à la commune.
Après avoir travaillé dans une direction néo-classique, Fred Perrin abandonne la figuration pour s’orienter vers un langage qui privilégie le monde organique. Il élabore peu à peu un vocabulaire formel qui se définit à travers les règles rigoureuses de la composition plastique et qui plonge ses racines dans la vision de l’univers qui l’entoure, c’est-à-dire, principalement les paysages du Jura où il est né. Il met notamment en évidence la dualité entre l’organique et le minéral, le contraste entre le calcaire et la ligne douce des montagnes, il recrée un monde fait de tensions et de contrastes entre la courbe et le volume, l’espace et la coupe, les pleins et les vides.
Commençant par utiliser des matériaux synthétiques permettant de modeler un univers de formes bourgeonnantes, Fred Perrin travaille ensuit la pierre, le bronze, le marbre. Dictant ses propres lois à la matière, il densifie son langage, épure ses formes, précise ses lignes et donne à ses propos un caractère plus tranchant, une rigueur plus architecturale et géométrique.
Armande Reymond