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<h2>SubmittedText<h2><p>Comment faire en sorte que les avantages de la décarbonation, tels que les emplois et la croissance économique, soient répartis au niveau local et qu'il n'y ait pas de nouvelles inégalités sociales ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le Conseil fédéral a fait étudier les effets de la transition vers une économie énergétiquement plus efficace sur le développement économique et le marché du travail suisse jusqu'en 2050. Les résultats de cette étude ont été publiés le 1er février 2023 dans le rapport en réponse au postulat Masshardt (19.3562). Selon une étude du bureau de conseil ECOPLAN, l'impact sur l'emploi total de la transformation du système énergétique en accord avec l'objectif "zéro émission nette" d'ici à 2050 devrait être faible. En effet, dans le scénario qui vise des émissions nettes nulles, l'emploi est supérieur de 0,1 % en 2050 par rapport au scénario "business as usual". Dans l'étude d'ECOPLAN, le secteur de la construction et surtout celui de l'énergie connaissent une croissance de l'emploi. Dans les secteurs émettant des gaz à effet de serre et à forte consommation d'énergie, l'emploi est inférieur à celui du scénario de référence. En raison de la faible ampleur des effets et de la répartition régionale équilibrée des branches concernées par la transition énergétique, le Conseil fédéral ne s'attend pas à une accentuation des inégalités régionales. Il ne faut pas non plus envisager des distorsions sur le plan social, car les effets de l'emploi se répartissent sur des professions très différentes. Le marché suisse du travail est très flexible et offre ainsi, en général, de bonnes conditions pour maîtriser les changements structurels.</p>