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Les actionnaires du groupe, réunis en assemblée générale extraordinaire dans le quartier zurichois d'Oerlikon, où se trouve son siège social, ont voté à 99,72% en faveur d'un dividende exceptionnel qui doit faciliter sa scission.
"Accelleron a un fort potentiel de croissance", a déclaré le PDG Björn Rosengren, devant les actionnaires, mais ne fait plus partie des activités sur lesquelles ABB veut se focaliser à l'avenir, la priorité allant "à l'électrification et l'automation", a-t-il ajouté.
Le groupe qui fabrique notamment des robots industriels est de surcroît à l'affût "d'acquisitions qui renforceront notre coeur d'activités", a-t-il ajouté.
M. Rosengren a cependant mis en avant les technologies d'Accelleron qui comptait parmi ses fournisseurs lorsqu'il dirigeait le groupe finlandais Wärtsila, spécialisé dans les générateurs électriques et moteurs de bateaux.
Avant de rejoindre ABB en 2020, M. Rosengren, de nationalité suédoise, avait dirigé ce groupe finlandais de 2011 à 2015, puis le groupe industriel suédois Sandvik où il avait commencé par élaguer une partie des activités avant de lancer une vague d'acquisitions.
Dans les mois suivant son arrivée aux commandes d'ABB en 2020, il a lancé une grande réorganisation du groupe, soupesant différentes options pour les activités de transmission de puissance mécanique, qui ont finalement été vendues à l'américain RBC Bearings en 2021, mais aussi pour les turbocompresseurs et la division d'e-mobilité, spécialisée dans les bornes de recharge pour véhicules électriques.
Face aux secousses sur les marchés financiers depuis l'invasion de l'Ukraine, ABB a finalement repoussé l'introduction en Bourse de l'e-mobilité, préférant attendre de meilleures conditions de marché, mais décidé de poursuivre son projet de scission des turbocompresseurs, une des activités historiques du groupe.
Les turbocompresseurs ont été inventés en 1924 par l'ingénieur suisse Alfred Büchi pour améliorer les performances des moteurs de navire construits par Boveri & Co, la branche suisse du groupe qui avait fusionné six décennies plus tard avec le suédois Asea pour former ABB.
L'an passé, Accelleron a généré un chiffre d'affaires d'environ 750 millions de dollars (756 millions d'euros) et s'attend à une croissance de l'ordre de 6% en 2022.
Lors d'une journée pour les investisseurs la semaine passée, cette entité qui emploie 2.300 personnes au niveau mondial, dont 800 en Suisse, a dit viser une croissance à moyen terme de 2 à 4% par an hors acquisitions, notamment grâce à la demande liée à la transition énergétique, les turbocompresseurs permettant de réduire la consommation de carburants et émissions de CO2 des moteurs à combustion.