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La maladie de Fabry est une maladie lysosomale, rare, liée au chromosome X. Elle est caractérisée par un déficit partiel ou complet de l’activité de l’enzyme α-galactosidase A, à l’origine d’une l’accumulation progressive de glycosphingolipides dans les tissus et liquides de l’organisme.
Dans la forme classique (activité enzymatique résiduelle <3%), les hommes atteints présentent dès l’enfance/adolescence des acroparesthésies, des angiokératomes, une hypo-anhydrose, une cornée verticillée et/ou une microalbuminurie. À l’âge adulte, la maladie évolue vers une atteinte multisystémique incluant une insuffisance rénale chronique nécessitant à terme une dialyse et/ou une transplantation rénale, une cardiomyopathie hypertrophique, rythmique et/ou une atteinte ischémique cérébro-vasculaire récurrente.
Les femmes hétérozygotes présentent une atteinte très variable (théorie de Lyon), allant de formes asymptomatiques à une atteinte multisystémique sévère, mais généralement plus tardive que celle des hommes. On distingue également une forme atténuée ou variante cardiaque (activité enzymatique résiduelle >3%). Les individus concernés sont asymptomatiques durant l’enfance/adolescence, et peuvent développer à l’âge adulte une cardiomyopathie hypertrophique, habituellement isolée. L’atteinte cardiaque est la principale cause de décès dans la maladie.
Le syndrome d’Ehlers-Danlos hypermobile (SEDh) est l’un des 13 sous-types de SED répertoriés dans la classification internationale. Toutes les formes de SED ont en commun une hypermobilité articulaire, une extensibilité de la peau et une fragilité des tissus.
Une origine génétique a été formellement établie dans 12 des 13 sous-types, à l’exception du SEDh. Sa physiopathologie est ainsi mal connue, et son diagnostic reste ainsi clinique, et repose sur les critères internationaux de New-York 2017. Il s’agit:
La forme hypermobile représente plus de 95% de l’ensemble des cas de SED. Sa prévalence dans la population générale est estimée entre 0.5- 2% selon les études. Les femmes représentent 98% des cas de consultation. Le SEDh est probablement sous-diagnostiqué et sa prévalence sous-évaluée. Un phénotype SEDh est observé en association avec des affections génétiques diverses, auto-immunes et allergiques. Sa présentation articulaire le fait souvent passer à tort pour une polyarthrite rhumatoïde, une spondylarthrite ankylosante, une fibromyalgie ou une maladie de Sjögren.