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quedemots - 23.07.2010 | 0 réactions
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Le plus haut responsable des mourides, influente confrérie musulmane au Sénégal et en Afrique de l'ouest, est décédé à l'âge de 85 ans et un membre de sa famille a aussitôt été nommé septième khalife général des mourides, a rapporté jeudi la presse sénégalaise.
Le khalife général des mourides, Serigne Bara Mbacké, est décédé mercredi soir "à Alieu, une banlieue de Touba (200 km à l'est de Dakar) où il s'était retiré après sa récente hospitalisation à Dakar", a affirmé une source proche de son entourage cité par l'agence de presse sénégalaise (APS).
Le dignitaire religieux a été enterré quelques heures plus tard dans l'enceinte de la grande mosquée de Touba, ville considérée comme sainte par les mourides.
Suivant la tradition, le 6e khalife général a aussitôt été remplacé à la tête de la confrérie par Serigne Cheikh Maty Lèye Mbaké, 86 ans, le plus âgé des petits fils du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké (1853-1927).
Au Sénégal, les musulmans adhèrent pour l'essentiel à l'islam soufi représenté par différentes confréries nées à la fin du 19e siècle, dans un contexte de résistance à la colonisation française.
L'influence du mouridisme, tant sur le plan économique que politique, reste très importante dans ce pays, mais également en Afrique de l'Ouest. De très nombreux adeptes de cette confrérie - connue pour son dynamisme dans les milieux d'affaires - ont émigré en Europe et aux Etats-Unis.
Le président sénégalais Abdoulaye Wade, âgé de 84 ans et lui-même musulman mouride, était attendu jeudi à Touba.
Les Sénégalais gardent en mémoire l'image de leur chef de l'Etat se prosternant, devant les caméras des télévisions, face au précédent khalife des mourides, Serigne Saliou Mbacké, qui était aussi son marabout personnel.
En 2007, lorsque ce khalife était mort à l'âge de 92 ans, trois jours de deuil national avaient été décrétés au Sénégal.
La ville de Touba est placée de fait sous l'autorité du calife des mourides et attire chaque année une foule immense à l'occasion d'un pèlerinage annuel. Fondée en 1888, elle est à présent la deuxième cité du Sénégal après Dakar sur le plan démographique, avec une population officiellement estimée à 1,5 million d'habitants.
Habituellement, le décès du khalife des mourides est annoncé avec retard, à Touba, notamment pour éviter les scènes d'hystérie lors de son inhumation.
Texte de : AFP
juillet 2010
quedemots - 07.03.2010 | 1 réactions
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Le Sénégal a lancé samedi à Dakar les festivités du cinquantenaire de son indépendance obtenue de la France le 4 avril 1960, en organisant une cérémonie présidée par le chef de l'Etat Abdoulaye Wade, dans le plus grand stade du pays.
Le stade Léopold Sédar Senghor, du nom du premier président du Sénégal indépendant, était aux trois-quarts plein pour cette célébration solennelle et festive.
Le Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir) avait battu le rappel de ses troupes, acheminées vers le stade par de nombreux cars "Ndiaga-Ndiaye".
Le président Wade, 83 ans, vêtu d'un majestueux grand boubou bleu clair et coiffé d'un bonnet blanc, a d'abord passé en revue les troupes. Puis, au côté de son épouse française Viviane, 77 ans, il a inauguré dans le hall du stade une exposition sur l'histoire du Sénégal.
Pendant trois heures, les spectateurs ont successivement applaudi les parades de sculpturales majorettes chaussées de bottes blanches, des cavaliers de la Garde rouge (héritiers des "spahis" sénégalais et de l'escadron monté de l'ancienne "gendarmerie coloniale") et de danseurs des 14 régions, témoignant de cultures traditionnelles très fortes.
Sur la pelouse du stade, des jeunes ont symboliquement fait cercle autour d'une imitation de baobab, arbre emblématique du pays, puis ont déroulé un immense drapeau sénégalais.
La cérémonie de samedi inaugurait un cycle de manifestations devant culminer avec la fête de l'indépendance le 4 avril.
"Je souhaite que l'année 2010, année du cinquantenaire, soit synonyme de concorde nationale, de fervente communion autour des idéaux d'harmonie nationale et de fraternité humaine", a déclaré le chef de l'Etat. "Qu'elle soit un nouveau jalon lumineux dans la marche de notre pays vers des victoires toujours plus belles et plus éclatantes", a-t-il lancé.
Le président Wade, élu en 2000 et réélu en 2007, a déjà annoncé qu'il briguerait un troisième mandat en 2012.
Il est le troisième dirigeant de ce pays d'Afrique de l'ouest réputé pour sa stabilité politique et la cohabitation harmonieuse entre ses communautés et ethnies (wolofs, peuls, toucouleurs, sérères, diolas, mandingues, lébous, bassaris...).
La majorité de la population vit cependant sous le seuil de pauvreté et le chômage des jeunes y est très important. Par ailleurs, la région la plus au sud du pays, la Casamance, en proie depuis 28 ans à une rébellion indépendantiste, n'a pas encore trouvé la paix.
Auparavant, Léopold Sédar Senghor, un catholique, avait dirigé le Sénégal pendant 20 ans, de 1960 jusqu'à sa démission, fin 1980, au profit de son Premier ministre, Abdou Diouf. Ce dernier, un musulman, présida ensuite le Sénégal jusqu'en 2000.
Texte de : AFP
février 2010
quedemots - 23.12.2009 | 0 réactions
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Le projet a été lancé en 2005. Mais quatre ans plus tard, la "Grande muraille verte", allant du Sénégal à Djibouti et censée stopper l'avancée du Sahara, peine à sortir du sable et attend un coup de pouce du sommet de Copenhague sur le climat en décembre.
Avec cet ambitieux programme, "l'Afrique prend ses responsabilités avec des réponses efficaces" face au réchauffement climatique, a récemment indiqué à l'AFP le ministre sénégalais de l'Environnement Djibo Ka, lors d'une cérémonie au village de Labgar (nord).
"L'Afrique ne viendra pas les mains vides au sommet de Copenhague. Le projet de la Grande muraille verte sera au coeur du débat et sera présenté par le président (sénégalais) Abdoulaye Wade", a-t-il ajouté.
"C'est un rêve qui commence à devenir réalité", a-t-il affirmé, en se penchant sur une jeune pousse d'acacia, tout juste haute d'une vingtaine de centimètres.
Le financement d'un tel programme constitue un obstacle de taille. "Nous attendons des engagements fermes, importants et ciblés" au sommet de Copenhague (7 au 18 décembre), rappelle le ministre. L'Afrique est le continent le plus vulnérable au réchauffement climatique mondial.
L'idée de cette barrière de végétation accompagnée de bassins de rétention pour recueillir l'eau de pluie, qui serait longue de 7.000 km et large de 15 km, a été lancée par l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo en 2005, avant d'être reprise par son homologue sénégalais.
Selon la FAO, les forêts de la zone sahélienne disparaissent au rythme inquiétant d'environ 2 millions d'hectares par an. Et le réchauffement de la planète ne fera qu'accentuer le phénomène, entraînant d'importantes migrations de populations dans des pays déjà pauvres et instables.
Des onze pays associés à cet ambitieux projet, le Sénégal est en pointe, même si les réalisations restent encore très modestes: seulement 10 km de "muraille verte" ont été plantés en deux ans, a reconnu le ministre de l'Environnement.
"Nous plantons des espèces locales, comme des acacias, qui s'adaptent bien et produisent de la gomme arabique qui procurent des ressources aux villageois", a souligné le colonel Matar Cissé, directeur national de l'Agence nationale de la grande muraille verte.
"Mais le défi majeur est de protéger les plantations contre le bétail, il faut donc faire des clôtures mais aussi des pare-feux contre les feux de brousse", a-t-il précisé.
Ce projet, calqué sur la "Grande muraille verte" chinoise, ne fait pourtant pas l'unanimité au Sénégal même.
"Je ne crois pas en ce projet, il n'y a pas de volonté politique car on déboise partout (au Sénégal), il n'y a pas le souci d'une reforestation", a assuré à l'AFP l'écologiste Haïdar El Ali, de la plus importante association de protection de l'Environnement du pays, l'Océanium.
Sans grand battage médiatique, l'Océanium a procédé ces trois derniers mois à une opération inédite de plantation de palétuviers sur 5.000 hectares, avec l'appui financier du groupe alimentaire français Danone qui entend ainsi compenser les émissions de CO2 d'une de ses sociétés en France.
La +Grande muraille verte+, c'est du cinéma, un show pour sensibiliser des âmes prêtes à donner de l'argent", a poursuivi M. El Hali, opposant résolu au régime. "L'idée est bonne mais il faut commencer par éveiller les consciences"
Texte de : AFP
novembre 2009
quedemots - 10.12.2009 | 0 réactions
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Le paludisme tue beaucoup moins, au Sénégal, depuis l'introduction dans le pays, il y a trois ans, d'une nouvelle combinaison médicamenteuse à base d'artémisinine, font valoir des chercheurs de l'Institut de recherche et de développement (IRD) à Dakar.
"Jusqu'en 2006, on comptait 8.000 décès par an dus au paludisme", explique le docteur Cheikh Sokhna, paludologue à l'IRD, interrogé par l'AFP.
Ce bilan s'est réduit pour atteindre à présent "1.200 décès par an", pour une population totale de 12 millions d'habitants, selon M. Sokhna, qui l'explique par la diffusion de nouvelles associations thérapeutiques à base d'artémisinine (ACT, "artemisinin-based combination treatment"), dérivées en partie d'une plante chinoise.
Même constat au ministère sénégalais de la Santé qui recensait "près de 600.000 cas il y a à peine trois ans" et assure que ce nombre a été "divisé par 3,5".
Selon l'IRD, le recul est surtout significatif pour les enfants.
"Dans la zone de Niakhar (120 km au sud-est de Dakar), nous avons vu une diminution par six de la mortalité infantile due au paludisme", affirme le professeur Jean-François Trape, chercheur à l'IRD.
Jusqu'à la fin des années 1990, le principal traitement reposait sur la nivaquine et la chloroquine. Mais une résistance à ces deux médicaments s'est développée, poussant le Sénégal à finalement recourir aux ACT à partir de 2006.
Plusieurs zones d'observation ont été ciblées, avec le suivi médical quotidien des enfants de 0 à 9 ans. Puis les ACT y ont été administrés.
"Avec l'introduction de ces nouveaux médicaments, les enfants ne font plus que 1,2 accès palustre ("crise de palu") par an, contre 6 dans les années 90", assure M. Sokhna.
Ces conclusions se fondent sur des études menées depuis les années 90 par le laboratoire de paludologie de l'IRD en collaboration avec l'Institut Pasteur de Dakar, la faculté de médecine de Dakar et le ministère de la Santé.
Seul bémol: certains spécialistes redoutent à présent le développement d'une nouvelle résistance parasitaire à ces médicaments.
"Il y a eu des premiers cas de résistance aux ACT en Thaïlande en 2008-2009", souligne le pharmacien en chef Bruno Pradines, de l'Institut de médecine tropicale du service de santé des armées françaises.
"On peut s'attendre à voir apparaître des résistances aux ACT au Sénégal d'ici 10 à 15 ans", prévient ce Français, dirigeant le laboratoire de chimio sensibilité du paludisme à l'Hôpital principal de Dakar.
Par ailleurs, le recul du paludisme est aussi lié à l'emploi de nouvelles méthodes de détection de la maladie. "Depuis l'introduction des +tests de diagnostic rapide+, nous avons découvert que toute fièvre n'est pas synonyme de paludisme", relève le responsable de la division études et recherche au ministère de la Santé, le Dr Samba Kor Sarr.
A cela s'ajoutent les efforts en matière de prévention, les parasites responsables du paludisme étant transmis par la piqûre de la femelle d'un moustique, l'anophèle.
En juin, les autorités ont mené une campagne visant à distribuer 2,2 millions de moustiquaires imprégnées dans tout le Sénégal. A présent, "63% des ménages sénégalais disposent d'au moins une moustiquaire", estime le Dr Mame Birame Diouf du Programme national de lutte contre le paludisme.
Il s'agit de prévenir les piqûres nocturnes, puisque "la probabilité d'être piqué par l'anophèle est la plus forte entre 18H00 et 7H00", rappelle M. Sokhna.
Texte de : AFP
novembre 2009