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Après la qualification pour les demi-finales du tournoi olympique féminin de hockey, l'entraîneur Colin Müller est revenu sur cette victoire contre la Russie (4-2). Interview
-Colin Muller, la fin de match fut assez éprouvante. Etiez-vous nerveux?
«Un peu, oui. Encaisser un but peut coûter le tournoi, il fallait donc prendre les bonnes décisions. C'est la différence entre un match normal et un match à élimination directe. La fin fut mouvementée et vraiment difficile. Mais les filles se sont bien battues et elles ont mérité de gagner.»
-Etiez-vous sûr de vous lors de l'annulation du 1-2 à la 47e?
«Les filles à la bande ont vu que le puck était sorti. D'où ce rebond étrange. Heureusement, la décision a été en notre faveur, parce qu'on ne sait jamais. Mais à ce moment-là, nous aurions pu nous contenter d'un box-play (réd: un coach's challenge entraîne une pénalité automatique). Sur le 2-2 des Russes, certaines ont dit qu'il y avait peut-être un hors-jeu. C'était très serré. Mais là, le risque d'un challenge était trop grand.»
-Le 3-2 décisif est tombé 30 secondes après le 2-2. Est-ce que cela souligne le processus de maturation de l'équipe?
«Oui. Cela aide aussi quand tu as Alina Müller et Lara Stalder sur la glace. Alina (qui a marqué les deux derniers buts) a livré une grande performance. Nous le savions, mais c'est une joueuse de classe mondiale.»
-A quel degré évaluez-vous ce succès?
«Dans les mêmes eaux qu'une demi-finale de Championnat du monde. Ce n'est jamais facile contre les Russes et elles avaient presque toutes leurs joueuses de retour d'isolement. Nous ne le savions pas avant le match. Mais de toute façon, nous ne voulions pas trop regarder l'adversaire.»
-Qu'est-ce qui fait que vous pouvez remporter une médaille, contrairement au Championnat du monde de Calgary en août dernier où vous aviez terminé au 4e rang?
«Nous avons une attitude différente. Au Championnat du monde, nous avions tout misé sur les quarts de finale. Après le succès contre la Russie (3-2 ap), nous étions satisfaits de ce que nous avions fait et nous avons perdu la rage. Ici, nous voulons plus. Aujourd'hui, les joueuses étaient certes heureuses après la victoire, mais pas euphoriques comme lors du Mondial. Nous avons gardé les pieds sur terre, parce que nous savons que nous devons travailler encore plus. C'est important dans le cadre de notre processus.»
ats