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Pourquoi les femmes ont-elles des seins ? Cette question, de prime abord, peut paraître stupide ; si vous la posez à votre entourage, l’on vous répondra bien souvent : « pour allaiter, patate ! ». Ok, d’accord, le sein permet l’allaitement des jeunes enfants dès leur naissance. Ceci est clair et évident. Il ne semble pas nécessaire de polémiquer.
Néanmoins, ceci n’explique pas pourquoi les femmes ont des seins plus ou moins gros. En effet, le tissu glandulaire responsable de la production de lait ne représente qu’une faible proportion du volume mammaire, le reste, c’est-à-dire le principal, étant constitué de tissu conjonctif adipeux.
Dès lors, à quoi peut bien servir ce tissu adipeux ? A l’évidence, il ne joue aucun rôle dans la capacité de la mère à nourrir son enfant, le volume des seins ne conditionnant en rien le volume de la lactation.
La réponse, à l’évidence, est à chercher ailleurs ; en l’occurrence dans la fonction érotique du sein. En effet, il n’est pas nécessaire de rappeler que les seins constituent dans les sociétés humaines un élément féminin de séduction extrêmement utilisé, et que les hommes auront naturellement tendance à être attirés par des poitrines de dimension plutôt généreuse.
Néanmoins, encore une fois, pourquoi les individus de sexe masculin sont-ils attirés par les poitrines généreuses ? Pourquoi, au cours de l’évolution de l’espèce humaine, la sélection naturelle a-t-elle fait en sorte que l’homme ressente une excitation d’ordre sexuelle à la vue de deux globes de graisse ? Pourquoi l’homme, à la différence des autres mammifères, est-il attiré par les mamelles de sa compagne ? En considérant bien les choses, ceci demeure relativement mystérieux.
Une thèse peu répandue, et dont la validité scientifique demeure sujette à caution, revient à affirmer la chose suivante : l’ancêtre de l’homme, l’australopithèque, lorsqu’il marchait encore à quatre pattes, était comme tous les autres mammifères : son désir sexuel était attisé par la vue d’une croupe femelle. Comme un chien vient renifler le derrière d’un de ses congénères, les ancêtres des hominidés venaient renifler le derrière de leur future conquête.
Cependant, un élément historique est venu bouleverser cet élégant comportement : la bipédie. En effet, dès que l’australopithèque a adopté la station debout, la croupe de la femelle a littéralement disparu du champ de vision du mâle. Celui-ci, pour venir reluquer le derrière de sa compagne, aurait dû dès lors se livrer à quelque contorsion peu pratique et inconfortable.
Conséquemment, et c’est à cela que tient l’originalité de cette thèse, l’évolution a fait en sorte que la croupe de la femme redevienne visible à l’homme et a donc doté la femme de seins proéminents. De cette manière, l’homme, voyant les seins de sa compagne, peut ressentir une excitation similaire à celle qu’il ressent à la vue de la croupe de cette dernière. La forme des seins rappelant la forme des fesses, l’écart les séparant (et mis en valeur par les décolletés) rappelant le sillon, une poitrine généreuse reproduit les caractéristiques anatomiques du postérieur féminin.
A fortiori, l’on comprend mieux les pratiques sexuelles telles que la « cravate de notaire » ou son pendant méditerranéen, la « branlette espagnole ».
Au final, et pour confirmer un adage bien connu : « les hommes ne pensent qu’au cul », et cela même lorsqu’ils matent des seins.
Francis
Francis –