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Présidentielle américaine
Dix ex-chefs du Pentagone plaident pour une transition pacifique
ATS
4.1.2021 - 04:19
Les dix anciens secrétaires américains à la défense se sont prononcés contre toute implication des forces armées dans la transition politique en cours, dans le Washington Post de dimanche. Ils appellent le Pentagone à s'engager pour un transfert pacifique du pouvoir.
La tribune des dix anciens chefs du Pentagone, Ashton Carter, Leon Panetta, William Perry, Dick Cheney, William Cohen, Donald Rumsfeld, Robert Gates, Chuck Hagel, James Mattis et Mark Esper, a été publiée, alors que le président américain sortant Donald Trump refuse toujours de reconnaître sa défaite à l'élection du 3 novembre.
Le congrès des Etats-Unis doit certifier mercredi que Joe Biden a remporté le scrutin. Le démocrate doit succéder à la Maison-Blanche le 20 janvier au républicain Donald Trump.
«Des efforts en vue d'impliquer les forces armées américaines dans la résolution de différends électoraux nous conduiraient dans un territoire dangereux, illégal et non constitutionnel», estiment les signataires, dont deux, MM. Mattis et Esper, qui ont été nommés au Pentagone par Donald Trump.
Une exception
Ils déclarent que des responsables qui chercheraient à impliquer les forces armées dans le processus de transition pourraient subir de sérieuses conséquences professionnelles et judiciaires.
Donald Trump continue d'affirmer que c'est lui qui a remporté l'élection et que la victoire de Joe Biden, reconnue par les grands électeurs, a été obtenue par la fraude. Plusieurs dizaines de recours du camp Trump contre les résultats de l'élection ont été rejetés par les tribunaux américains ces derniers mois.
Les anciens secrétaires à la défense relèvent qu'à l'exception de l'élection en 1860 d'Abraham Lincoln, suivie de la sécession des Etats esclavagistes du Sud et de la guerre civile, les États-Unis détiennent un nombre record de transitions pacifiques. «Cette année ne devrait pas être une exception», déclarent-ils.
Les signataires ne citent pas précisément la raison qui les a poussés à intervenir publiquement. Mais la classe politique washingtonienne a été dernièrement troublée par des informations de médias américains selon lesquelles la possibilité d'instaurer la loi martiale aurait été évoquée lors d'une réunion à la Maison-Blanche. Ces informations ont été démenties par Donald Trump.Retour à la page d'accueil
ATS