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«D’où viendra l’argent dans le futur?», s’est demandé Johannes Roth au nom de la Commission d’examen de la gestion. «Nous allons manger les patates collectées pendant les années grasses. Mais restera-t-il encore des patates? Aurons-nous encore de quoi planter des patates?»
Alors que les contributions des Eglises membres restent inchangées depuis 2012, la solution consistera-t-elle à envisager une augmentation des cotisations? «Elles n’ont pas augmenté alors que les revenus de la plupart des Eglises ont diminué. Les Eglises consacrent donc déjà une plus forte proportion de leurs moyens à la FEPS», a prévenu un délégué alémanique. Représentant d’une petite Eglise en croissance alors que la majorité des membres de la FEPS essuient plutôt un recul de leurs entrées, le Valaisan Didier Halter a signalé sa crainte de voir les contributions de son Eglise exploser. A contrario, un délégué zurichois a rappelé que le fait que les temps sont durs ne justifie pas de réduire le budget de la FEPS. «Les tâches que nous lui confions ne vont pas diminuer. Nous avons intérêt à mutualiser nos forces.»
Malgré cette vive discussion, le budget 2016 de la FEPS présentant un déficit de près de 10’000 francs et prévoyant de puiser 760’000 francs dans les fonds propres pour un total de produits d’environ 8 millions de francs, dont 6 millions de contributions des Eglises membres, a largement été accepté par 60 délégués contre 6 et 8 abstentions.