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Au moment de la naissance de Michaël, il y avait eu une grande tempête. Et quand Michaël avait poussé son premier cri, un coup de tonnerre avait fait trembler les vitres de la maison. Mais ce n'est que le soir de ses six ans qu'il se servit pour la première fois de son pouvoir. Ce soir-là, son père, une fois de plus, n'était pas revenu de voyage à temps pour son anniversaire. Ce soir-là, sa mère quitta la maison en lui disant « Je penserai toujours à toi », et le laissa à la garde de la voisine. Alors Michaël courut dans la nuit et s'avança jusqu'au bord du rocher qui surplombait la mer. Et il décida de ne plus grandir. La tempête se leva. Un éclair dessina un grand M. dans le ciel. Ce fut le début de la deuxième vie de Michaël.
Rue Marcel-Aymé, les enfantastiques ont des pouvoirs extraordinaires. Clara endormie se promène la nuit dans son drôle de lit ! Valérien jette ses livres en l'air, à la recherche d'informations de par le monde ! Alexandre fait croire aux gens tout ce qu'il veut, tandis qu'Émilie donne à ses amies une étonnante leçon de parapluie volant. Mille sabords ! Jérémie prend les autres au mot - même le maître ! Erwan parle aux arbres et les aide à déménager ! Annelise et les soeurs jumelles ont trouvé une flûte étrange et... Oh ! Voilà qu'Alexis bombarde les vedettes de la télévision à travers l'écran, que Yassine sculpte les nuages, et qu'un affreux balai récalcitrant emporte le directeur de l'école par la fenêtre ! La vieille dame aux pigeons est tout étourdie, mais pas ses pigeons : « Quand c'est nous qui décollons, disent-ils, les gens ne font pas tant d'histoires, mille sabords ! »
« Je n'aime pas parler de moi, ni répondre à toutes ces questions d'adultes. - Alors, l'école, comment ça va ? - Ton père, comment ça va ? - Et ta mère ? - Elle est morte. Répondre comme ça jette un terrible froid. Je suis un cas, le pire. Que peut-il m'arriver d'autre : que mon père aille en prison. Eh bien, c'est fait ! Et je ne veux pas qu'on s'apitoie sur mon sort, ni que l'on me regarde avec des yeux humides. »
Nathalie vient de déménager. La vie s'annonce plutôt bien dans sa nouvelle résidence, mais elle regrette de ne pas voir sa grand-mère aussi souvent que par le passé. Un jour, par accident, elle se trouve confrontée avec le problème du vieillissement. Dès lors, tout devient sombre autour d'elle. Ses parents, ses professeurs, ses amis l'irritent ou la déçoivent. Elle ne sait plus où elle en est. Il faudra tout l'amour de sa grand-mère et toute sa force d'adolescente pour lui permettre d'ouvrir les yeux sur ce qui semble inacceptable. Mais il est difficile, à douze ans, de comprendre que certaines questions resteront sans réponse.
Il s'en passe des choses extraordinaires rue Marcel-Aymé ! * Antonin apporte des escargots magiques à l'école, Jennyfer fond, Jessica avale les mots pour en priver les autres, Julie se cabosse, et Edouard capture les diables invisibles qui rôdent ! Ne trouvez-vous pas cela étonnant ? Amusant aussi ? T'occupe ! Et le bonhomme d'eau sculpté par Annelise ? Et l'enfant pot de colle ? Et les bottes bizarres de Guillaume ? Et Martin transformé en monstre ? Aurélien qui cherche un pouvoir utile ? Alexis qui crache des pépites ? T'occupe ! Rue Marcel-Aymé, à l'école ou chez eux, les enfantastiques se manifestent. Comme dit gentiment la vieille dame aux pigeons (qui n'est pas banale non plus !) : ils mettent de l'animation dans le quartier. * A l'école des loisirs, dans la série des « Enfantastiques » : Ça alors !, Impossible !, Pas de panique ! Saperlipopette !, Et voilà le travail !, Allons bon !, Quelle affaire !, Mille sabords !, Formidiable !
« J.H. Étudiant, Indien de l'Inde. Parlant très bien le français et l'anglais, cherche une famille accueillante. Je m'occupe des enfants et de la maison, en échange d'un petit logement ou d'une chambre. » Parce qu'elle aime l'aventure, celle qui est au coin de la rue, et que la routine lui fait horreur, parce qu'elle trouve qu'il faut savoir, de temps en temps, donner un petit coup de pouce à ses rêves, Joséphine a répondu à cette annonce. Elle a pris rendez-vous pour cinq heures. Petit détail : sa mère n'est pas au courant. Heureusement, quand elle fera la connaissance de ce jeune homme, elle sera conquise. Il est très difficile de résister à Shankar Fakir.
Rue Marcel-Aymé tout est merveilleux ! Les doigts de Quentin travaillent à sa place comme des petits bonshommes, Joanny capte la lumière par les yeux, Lola découvre une paire de gants très spéciaux, et lorsque Cyrielle éternue c'est la catastrophe ! Bizarre ! Bizarre bazar, même ! Gaspar fait descendre les nuages afin de les noyer et l'âge de Thibaut change sans cesse ! Camille pêche les cauchemars des autres ! Et Josselin essaie bêtement de scotcher la sorcière de la rue Mouffetard dans le goudron ! Elle ne se laisse pas faire, c'était à prévoir... Rue Marcel-Aymé, à l'école, chez eux, les enfantastiques se manifestent : Orlando a un ange gardien, Alice multiplie tout par deux, Raphaël se transforme en ballon quand ses parents se disputent, la petite Julie entre dans les têtes, et Juliette s'en va en fumée. Bizarre bazar ! Heureusement, la dame aux pigeons ne perd jamais de vue ce petit monde qu'elle aime. Et M. Bertrand, le journaliste, aimerait bien un jour le photographier en action...
La maîtresse vient d'annoncer la grande nouvelle : toute la classe de CM2 part quinze jours dans les Alpes de Haute Provence pour accompagner la transhumance. Cette classe de nature, Martin la guette depuis le cours préparatoire. À peine rentré de l'école, il commence à préparer sa valise, avec quinze jours d'avance et au prix d'un bazar indescriptible, ce qui n'est pas vraiment du goût de sa maman. L'étape suivante consiste à comploter pour se procurer une boussole, un altimètre et une gourde. Il s'agit enfin, le jour J, de réveiller la maisonnée à 8 heures pour être sûr d'être au rendez-vous à midi, gare de Lyon. Les mamans agitent leurs mouchoirs sur le quai. L'aventure peut commencer. Parmi les premières découvertes, la plus étonnante est peut-être la nouvelle tenue vestimentaire de la maîtresse... dont la valise s'est malheureusement égarée entre Grenoble et Gap.
« Quelle histoire ! En ville, des gens tombent malades subitement. Tous les jours, un chaudron magique vient s'approvisionner seul dans les magasins sans payer. Rien à faire pour le retenir, ni pour l'empêcher de filer on ne sait où ! Un matin, pourtant, Jacquot saute dedans. Son étrange monture l'emporte en courant chez une sorcière diabolique, et le malin Jacquot... » Tu voudrais connaître la suite ? Eh bien, ouvre le livre et lis donc ! Car ce conte n'est pas comme les autres. Son humour et les aventures mouvementées du héros face à l'affreuse sorcière se doublent d'une performance d'écriture. En fait, l'histoire se développe sur les règles d'un jeu qui porte un drôle de nom : un acromonogrammaticum. Mais il t'amusera, et je parie que tu lui trouveras un goût de revenez-Y !
Caroline, Fred et Adrien se souviendront longtemps du cirque Manzano, et surtout de son directeur, le magicien le plus coléreux et le plus susceptible de sa profession. Il a suffi d'un mot, d'un tout petit mot, murmuré par Fred au milieu des spectateurs : chiqué, pour que le professeur Manzano - qui en plus d'être susceptible a l'ouïe terriblement fine - se sente atteint dans sa dignité de magicien et kidnappe le garçon pour lui faire passer le goût de l'insolence. Voilà donc Caroline et Adrien obligés d'aller secourir leur ami en pleine nuit, dans l'antre du ravisseur. Adrien n'est pas très courageux mais totalement inconscient, Caroline, elle, n'est ni l'un ni l'autre, et tous deux regrettent vaguement de ne pas être restés dans leur lit. Surtout quand les lions attaquent. Enfin, après avoir croisé une sirène d'aquarium et un nain très consciencieux, Caroline et Adrien découvrent l'endroit où est retenu Fred... et ils assistent à la démonstration de magie la plus ahurissante de tous les temps.
Marc et Clément, qui sont deux inséparables cousins, voudraient bien s'enrichir. Ils décident de chanter dans le métro, habillés en enfants pauvres et étrangers. Mais leurs voix sont recouvertes par le brouhaha. Alors, ils empruntent, pour un jour, le magnétophone de la classe. Et toutes sortes de gens viennent les écouter, chanter avec eux, et même danser ! La station Montparnasse devient très gaie... Mais leur succès attire les envieux. Un inquiétant aveugle s'intéresse de très près à leurs gains. Trois garçons du collège, habitués à rançonner à la sortie des classes, convoitent le magnétophone. Les deux cousins se retrouvent ruinés et honteux. L'intervention de l'astucieux François, et de leurs deux grands amis, Ali et Mélanie, sera-t-elle suffisante pour aider les cousins à sortir de cette terrible situation ? Non ! ils auront besoin aussi d'un soutien plus étrange et inattendu...
« À partir du moment où la cloche sonnera et jusqu'à demain matin, je serai mon propre maître, et celui de Jenny. » Le papa de Romain et de Jenny est absent presque toute l'année parce qu'il travaille au Moyen-Orient aussi, lorsque leur maman doit un jour partir à l'hôpital pour y subir une petite opération, Romain devient, pour quelques heures, chef de famille. Un vent de liberté souffle sur l'appartement : plateaux télé, Esquimaux et chahut. Mais cette liberté se transforme soudain en abandon et en angoisse quand Romain apprend que l'opération s'est mal passée et que personne ne peut dire quand sa mère reviendra à la maison. Au même moment, des troubles éclatent au Moyen-Orient, et les communications téléphoniques sont coupées. Devant sa petite soeur, Romain ravale sa peur et devient, pour de vrai, le chef de famille. Aucun adulte ne doit savoir qu'ils sont seuls, même si cela dure des années.
Les contes de ce recueil sont, à deux exceptions près, choisis dans le trésor de la tradition orale française - bien que les mêmes récits se retrouvent, sous une forme ou sous une autre, dans le reste de l'Europe. Le Conte des trois boucs qui montaient à l'alpage est l'adaptation d'un conte norvégien, et le Chat ventru une « randonnée » traduite du danois. Nous aurions aimé fournir, pour chacun des récits de ce recueil, une notice sur le folkloriste qui l'a recueilli et le conteur ou la conteuse qui le lui a fourni, comme nous l'avons fait pour les contes merveilleux dans notre Jean le Teigneux et autres contes populaires français. Cela n'est guère possible. Les collecteurs du siècle dernier ont souvent publié ces petits contes, qu'ils ne tenaient pas toujours en grande estime, sans indication sur leurs conteurs et dans une langue bien éloignée du style oral. Souvent, il m'a fallu réécrire ces récits pour les adapter au goût des enfants. Il n'y a donc pas lieu de parler de collecte folklorique au sens propre du mot. Toutefois, nous avons transcrit à peu près tels quels les contes de « La merlette et le renard », publié par Jean-François Bladé, sans doute avec des retouches, dans ses « Contes populaires de la Gascogne », 1886 ; et « Le demi-poulet », publié par Léon Pineau, probablement avec beaucoup de fidélité, dans ses « Contes populaires du Poitou » en 1891. Pour plus de renseignements sur cet éminent folkloriste, nous renvoyons à la notice sur Jean le Sot dans notre Jean le Teigneux. M.S.
Noël aux loups, noël aux corbeaux, noël aux sangliers. Trois noëls, trois solstices d'hiver que Jean-Loup Trassard nous décrit pour que nous sentions la terre de forêt d'hiver noire et lourde, les arbres qui connaissent bien la terre, le vent et le ciel, les animaux et les hommes qui vivent ce moment particulier de l'hiver de façon particulière.
Ils changent les autres en animaux, ils volent, ils se déplacent sous terre comme des taupes, ils renversent les arbres, ils traversent les miroirs, ils marchent au plafond, etc., etc. Rappelez-vous ! Et voilà que ça recommence ! Jean passe à travers les murs ! Julien flotte sur l'eau ! France efface les gens ! Anne arrête le temps ! Gentien est élastique ! Emmanuelle et Marie-Anne promènent les statues ! Éléonore rencontre un bizarre acrobate ! Marie se bat avec son reflet ! Éric possède un cube magique et Alexandre des lunettes ! Sébastien rêve dangereusement ! Attention ! Surtout... Pas de panique ! ! ! ! ! ! Lire « Ça alors ! » et « Impossible ! » (l'école des loisirs)
« Pour un lapin, tu es vilain », lui répète sa soeur la chatonne Caramelle. « Et t'es pas ça non plus pour un chat » ajoute son frère le lapineau Mozart. C'est que Friou est à la fois l'un et l'autre : un lapin-chat unique de son espèce. Un monstre, en somme, que sa mère elle-même trouve très laid, mais très drôle. Aussi apprend-il vite à cacher sous son corps de lapin blanc sa longue queue de chat et son visage de chat aux yeux verts sous ses longues oreilles de lapin. « Ainsi, ton petit monstre a l'air d'un lapin ordinaire carambistouille », dit la demoiselle à sa chatte Rosemousse, que cela arrange bien, parce qu'elle ne veut pas révéler son mariage secret avec le père de Friou. Et cela arrange encore plus sa maîtresse qui n'aime que les belles choses et redoute les scandales. Mais il n'est pas facile de paraître toute la journée un lapin quand on est un lapin-chat. Et c'est encore plus difficile quand on se trouve exposé dans une vitrine au milieu de figurines de porcelaine qui vous observent. Que deviendra Friou si ces figurines et les passants découvrent ce qu'il est réellement ? « Je suppose que même les monstres peuvent se faire des amis qui les consolent d'être un monstre » se dit-il pour se rassurer. Qui voudra être l'ami du petit monstre dans la vitrine ? Toi, peut-être ?
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Hugo a neuf ans. Il s'applique. Il veut faire une belle photo. Il cadre Éliane, Catherine (deux bibliothécaires) et Charlotte (neuf ans, elle aussi). Au moment où Hugo appuie sur le bouton, un éclair aveuglant éclate dans sa main. En une seconde cette lumière les enferme tous les quatre dans un cylindre blanc. Une autre seconde et tout a disparu : le cylindre mais aussi Éliane, Catherine, Hugo et Charlotte. Où sont ces deux enfants et les deux bibliothécaires ? Qui est Zin, le signataire de la note trouvée à l'endroit de la disparition ?
Quoi de plus fascinant que de pénétrer dans l'univers des enfants de Sémira ? Un monde apparemment paisible, où la réalité côtoie le surnaturel et qui fourmille d'aventures. Que faire quand on a l'âge de Karim et de Leila pour percer des mystères, résoudre des énigmes, réparer des injustices et affronter des êtres inquiétants ? Comment maîtriser des événements où se trouvent mêlés un roi en villégiature, un géant qui règne sur une forêt interdite, un sorcier aux pouvoirs extraordinaires ? Des histoires peu communes, puisées au pays du soleil. Des récits parcourus par des personnages singuliers. Des nouvelles originales qui content les exploits d'enfants débordant de courage et d'imagination mais capables aussi d'une immense tendresse.
C'est une classe extraordinaire ! Les enfants volent dans les airs, marchent sous l'eau, rampent sous terre, transforment ceux qui les contrarient en animaux, renversent les arbres d'une poussée quand leur mère attend un bébé, ouvrent toutes les serrures avec un doigt, mangent des livres pour apprendre ce qu'ils contiennent, dialoguent avec un épagneul, ou même sont en deux endroits à la fois ! Avouez que c'est formidable ! Eh bien, pas tellement, voyez-vous. Parce que la vie quotidienne a tendance à remettre obstinément les gens dans leurs limites. Heureusement que les enfants ont le sens de l'humour ! (Leur maître aussi !) Comme dit le chien de Fabrice en passant sa langue sur ses babines : « Oua-Oua ! » (Ceux qui ne parlent pas le « chien » trouveront la traduction en pages intérieures.)
« Mais non ! Pas fantastique ! Enfantastique ! » Et Virgile qui voyage dans une bulle de savon ? Et Rodolphe qui transforme Audrey en sirène ? Et Kader qui capture les vents ? Et Frédéric-Alain qui fait enfler les têtes des gens ? Vous ne trouvez pas ça fantastique ? « Enfantastique ! Combien de fois faudra-t-il vous le dire ? » Rue Marcel-Aymé, à l'école ou chez eux, les enfantastiques se révèlent : Gwennaëlle devient une maison, Gilou se cache dans le brouillard, Aurore déplace les meubles. Comme dit gentiment la vieille dame aux pigeons : les enfantastiques apportent de l'animation au quartier ! Attention quand même à la mère Grippière, la sorcière qui rôde et qui ne les aime guère... À l'école des loisirs, dans la série des « enfantastiques » : « Ça alors ! », « Impossible ! », « Pas de panique ! », « Saperlipopette ! », « Et voilà le travail ! », « Allons bon ! », « Quelle affaire ! », « Mille sabords ! », « Formidiable ! », « T'occupe ! » Yak Rivais est institAuteur. Prix de l'Humour noir, Prix de l'Anticonformisme, Prix Bretagne, il a reçu encore une dizaine d'autres prix pour ses contes. C'est pour ses élèves et ceux qu'il rencontre qu'il écrit. Eux proposent les pouvoirs fantastiques dont ils rêvent et, lui, imagine, invente ses histoires. Franchement, Yak... lui pour faire ça ! Illustration de la couverture : dessin de l'auteur.
Autrefois, les animots-valises vivaient heureux. Le rhinocérossignol chantait, le coca-koala faisait pschitt et l'escargodasse marchait d'un bon pas derrière les éléfantassins. Le hibouteille devin devinait toujours ce qui allait se passer et tout s'arrangeait au royaume des jeux de mots, même si le scarabécédaire cherchait parfois la petite bête dans son alphabet...
Apollinaire, c'est le prénom que lui a choisi sa mère avant de quitter la maison. Imbécile, bon à rien, mollasson, ce sont les noms que lui donne tous les jours son père. Apollinaire s'ennuie à mourir au Venezuela, dans cet hôtel de luxe où il passe ses vacances de Noël. Son père téléphone toute la journée, et chaque coup de fil lui rapporte un million de dollars. Il devient de plus en plus riche, et ça le rend de plus en plus odieux. Alors Apollinaire s'en va. Il marche jusqu'à la mer. Il s'allonge sur le sable, près d'une barque de pêcheur. Il est décidé à changer de vie.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.