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James Levine réfute toutes les accusations d'agressions sexuelles portées à son encontre (archives).
KEYSTONE/AP/MICHAEL DWYER(sda-ats)
Le Metropolitan Opera de New York a assigné en justice son ex-directeur musical James Levine, détaillant du même coup sept cas d'abus sexuels présumés mis au jour lors d'une enquête interne. La plainte a été déposée auprès de la cour suprême de New York.
Les agressions sexuelles auraient été commises entre le milieu des années 1970 jusqu'en 1999. Le prestigieux opéra new-yorkais réclame un minimum de 5,85 millions de dollars (5,83 millions de francs) de dommages et intérêts au chef d'orchestre, soulignant qu'il a failli à son "devoir de loyauté" et porté "un grave tort à la réputation et l'économie" de l'institution.
Le MET n'identifie pas les hommes supposément abusés, mais en évoque sept. Il cite notamment le cas d'un jeune musicien que le chef d'orchestre aurait obligé, à partir de 1986, quand il avait 16 ans, à participer à des séances de masturbation mutuelle, et qu'il aurait payé au fil des années quelque 50'000 dollars.
Embrassé et caressé de force
Il cite aussi le cas d'un chanteur d'opéra, que James Levine aurait, après une audition, embrassé et caressé de force après l'avoir ramené chez lui en voiture et verrouillé les portières.
Sur ces sept cas, cinq n'étaient pas connus jusqu'ici, selon le New York Times, qui avait, début décembre, avec le New York Post, lancé ce scandale en publiant les premières révélations.
Dans sa plainte, le MET réfute aussi les accusations de James Levine, qui avait, juste après son licenciement en mars, attaqué son employeur en justice pour rupture de contrat et diffamation. Le chef d'orchestre réclamait au moins 5,8 millions de dollars de dommages et intérêts.
ATS