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La Jonchère, le 17 octobre 2017 : Ainsi, le Tyrol et Innsbruck ont dit non. Par deux fois. La région avec 54% des voix et la ville avec 67 %. Non à une candidature à l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver de 2026. Un nein qui suscite une interrogation, dans la mesure où il est celui d’une ville, laquelle à deux reprises, a organisé des JO d’hiver. La première fois en 1964, face à la finlandaise Lahti et à la canadienne Calgary. La seconde en 1976, lorsqu’Innsbruck sauvait in extremis la face et l’honneur du CIO, en reprenant au vol le mandat abandonné par Denver (USA), choisie initialement par le CIO et victorieuse devant …Sion !
Souvenez-vous, après avoir obtenu les Jeux en 1970, Denver et le Colorado se réveillent soudainement et prennent la pleine mesure de leur décision. La population reprend le dossier et lit attentivement la colonne « coûts » et celle de l’impact environnemental. Deux années après un premier vote favorable, les électeurs retournent aux urnes et 60% d’entre eux renoncent à l’organisation des Jeux. Sorry guys!
Comment interpréter le vote tyrolien d’aujourd’hui ? Et comment ne pas lorgner du côté de la candidature valaisanne associée à « plusieurs projets cantonaux » ? Et comment évaluer le récent report de décision du Conseil fédéral quant au soutien au projet ?
Comment aussi ne pas se souvenir de l’arrestation du Président du Comité olympique brésilien pour corruption, soupçonné d’avoir acheté des voix pour les Jeux de Rio de Janeiro ? Comment ignorer les dérives de l’ancien Président des Comités olympiques européens, emprisonné longuement lui aussi pour trafic lucratif de tickets des mêmes Jeux ? Et comment ne pas se souvenir des affaires qui ont entouré Sotchi 2014 et le cimetière olympique de Turin 2004 ?
Le beurre et l’argent du beurre.
On comprend la passion et les arguments du comité de candidature de Sion 2026. Il est encore heureux qu’en 2017, des hommes et des femmes croient en une vision, à un projet et portent leur regard au-delà des crêtes des Alpes et des sommets du Jura. On est pour cette Suisse qui bouge, qui en veut!
Mais là où le bât blesse, c’est dans le choix, l’opportunité, la cible, le bien-fondé d’une telle démarche. Les promoteurs ne se trompent-ils pas de cible ?
S’agissant d’olympisme, Sion, sa région élargie, le Pays tout entier, n’ont-ils pas intérêt à porter leur attention et leurs regards sur le CIO est ses satellites établis à Lausanne et à consolider les liens historiquement établis? Ces enseignes rapportent chaque année une corbeille de millions de nos francs et contribuent de manière inestimable au rayonnement de l’Helvétie et des fils de Divico. Une valeur sûre, mais pas acquise pour l’éternité et qu’il y a lieu de cultiver.
Pour sa part le Petit Reporter est de l’avis que la cible reste le CIO et son siège lausannois et qu’ « ...un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ! »