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03/05/2011
Un dépistage précoce de l'autisme, c'est possible
Un simple questionnaire rempli par les parents en quelques minutes pourrait aider les médecins à détecter les premiers signes d'autisme chez un enfant dès son premier anniversaire, conclut une nouvelle étude américaine.
Des pédiatres de San Diego, aux États-Unis, ont mis à l'épreuve ce questionnaire auprès des parents de plus de 10 000 bébés lors de leur première visite médicale. Parmi les critères évalués figurent notamment le babillage du bambin, ses gestes et ses interactions avec les autres.
L'étude, publiée jeudi, constitue la première étape dans une démarche visant à dépister très tôt l'autisme chez un enfant. Le questionnaire n'est toutefois pas encore prêt pour une vaste utilisation et davantage de recherche doit être effectuée pour en vérifier l'exactitude. Les données recueillies avec cet outil pourraient néanmoins permettre d'étudier de plus près les causes de ce trouble du développement.
La neuroscientifique de l'Université de Californie à San Diego, Karen Pierce, a souligné que des indices subtils de l'autisme pouvaient être détectés dès l'âge d'un an si le médecin prend le temps de s'attarder à ces signes.
Des données récentes suggéraient qu'environ un enfant sur cent aux États-Unis présente une forme d'autisme, dont les problèmes de comportement, de communication et de socialisation varient d'un à l'autre.
L'Académie américaine des pédiatres pressent les médecins généralistes d'effectuer un repérage de la maladie entre les 18 et 24 premiers mois de la vie d'un enfant. Une étude publiée en 2009 avait toutefois révélé qu'en moyenne, les enfants ne sont pas diagnostiqués avant l'âge de cinq ans.
Des spécialistes ont affirmé qu'un traitement hâtif pouvait réduire le niveau de sévérité de l'autisme, même s'ils ignorent la façon la plus efficace de procéder.
«Le plus tôt vous débuterez, le mieux ce sera pour l'enfant», a expliqué la Dre Lisa Gilotty de l'Institut national de la santé mentale, une agence fédérale qui a, en partie, financé l'étude.
Le questionnaire élaboré comporte une liste de 24 questions, formulées dans un langage vulgarisé, et auxquelles les parents peuvent répondre à l'intérieur de cinq minutes.