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En tant que moyen de résolution des conflits, la non-violence est un outil de luttes sociales et politiques. Actuellement, le CENAC n’est pas mobilisé dans une lutte non-violente, nous vous invitons néanmoins à :
Si vous souhaitez lancer ou consolider une action non-violente, vous pouvez envisager de :
L'"action directe" consiste, pour les individus, à exercer directement leur pouvoir de citoyen dans les affaires de la cité en intervenant sur la place publique, sans passer par l'intermédiaire des institutions sociales et politiques. Ainsi, on misera, pour obtenir des changements dans la société, d'avantage sur l'"action de rue" que sur le "bulletin de vote". La théorie de l'action directe se fonde sur une critique du fonctionnement habituel de la démocratie "formelle qui permet rarement au citoyens de faire vraiment entendre sa voix, d'avoir prise sur la réalité et de participer aux prises de décisions engageant l'avenir de la cité. Par le vote, le citoyen délègue son pouvoir, il ne l'exerce pas.
Comme la violence, il arrive à la non-violence d'échouer. Ses échecs peuvent même être sanglants, mais rarement autant que ceux de la violence.
Comme la violence, il arrive à la non-violence d'être impuissante. Quand un conflit armé a éclaté et que seules parlent les armes, il est en général trop tard pour que les moyens non-violents puissent être efficaces. La prévention des conflits est donc une tâche essentielle.
Olivier Maurel, "La non-violence active : 100 questions-réponses pour résister et agir", Ed. la Plage, 2001