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Lausanne - Gerhard Ulrich est acquitté de l'accusation de contrainte par le Tribunal pénal fédéral. Le fondateur du mouvement "Appel au peuple" répondait d'actes de contrainte à l'égard de deux juges fédéraux.
La juge unique du TPF Miriam Forni a considéré que les actes reprochés à Gerhard Ulrich constituent des atteintes à l'honneur et non pas des actes de contrainte. Comme les juges fédéraux se sont abstenus de déposer plainte, le fondateur d'"Appel au peuple" ne peut être jugé pour atteintes à l'honneur.
Durant ce court procès, les deux juges fédéraux ont expliqué qu'ils ont choisi de renoncer à porter plainte contre Gerhard Ulrich. Selon eux, l'accusé ne visait pas leur personne mais s'attaquait à leur fonction.
Le procureur de la Confédération Hansjörg Stadler avait requis 100 jours de prison supplémentaires pour contrainte. Il avait relevé que "pendant des mois, les deux juges fédéraux ont dû supporter les perfidies de Gerhard Ulrich et que leur vie privée en a souffert".
En 2004, Gerhard Ulrich avait mené une grève de la faim devant le siège du Tribunal fédéral à Lausanne. Il avait aussi campé devant le domicile d'un juge fédéral.
Agé de 65 ans, le fondateur d'"Appel au peuple" a subi de multiples condamnations, notamment pour des propos et tracts calomnieux visant des magistrats.
Placé sous mandat d'arrêt pendant l'un de ses derniers procès qui s'était tenu en juillet 2007 à Lausanne, il avait disparu dans la clandestinité avant d'être arrêté en mars 2009 à Vevey (VD).
Pour assister à son procès devant le TPF, Gerhard Ulrich a dû être transféré de sa cellule de Bochuz (VD), où il purge quatre ans de prison. Le jugement du TPF lui alloue 27'500 francs de frais d'avocat. Les frais de la procédure sont à la charge de la Confédération.
ATS