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"Attribuer le Mondial au Qatar était tout simplement une erreur. Pour moi, le pays était trop petit, il est aussi grand qu'un canton ici en Suisse. Le 1er problème qui est ensuite apparu, c'est le climat", a estimé Sepp Blatter.
La FIFA avait décidé d'attribuer les éditions 2018 et 2022 de la Coupe du monde le même jour, le 2 décembre 2010, "pour tenter d'allier la Russie et les États-Unis", candidats à leur organisation, rappelle l'ancien président de l'instance de 1998 à 2015, âgé aujourd'hui de 86 ans. "Il y avait un consensus au sein du comité exécutif de la FIFA"
Consensus brisé
Un consensus qui a toutefois été brisé à une semaine du vote, explique Blatter dans l'entretien. Il affirme que, lors d'un déjeuner à l'Élysée avec l'ancien président français Nicolas Sarkozy et le prince héritier du Qatar Tamim ben Hamad al Thani, qui deviendra émir en 2013, le président français a "conseillé" à Platini de voter pour le Qatar. Une version des faits démenties par l'ancien président de l'UEFA.
L'émission sera à suivre dès 22h50 sur RTS1.
afp/nm
Sepp Blatter favorable à un fond d'indemnisation
Dans un rapport publié en mai, Amnesty International a demandé à la FIFA la création d'un fonds d'un montant de 420 millions d'euros afin de fournir des réparations aux centaines de milliers de travailleurs migrants ayant subi des violations des droits humains dans l'émirat. Sepp Blatter se dit favorable à un tel fonds, alors que le ministre qatari du Travail s'y refuse. "Il est naturellement de l'obligation de la FIFA d'être de la partie", estime Blatter, qui réclame "un fonds de l'ordre de grandeur des primes versées au 32 participants (environ 420 millions d'euros, NDLR), ou même le double".