Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06930.jsonl.gz/188

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Antananarivo - Les électeurs malgaches ont approuvé une nouvelle Constitution qui pourra permettre au dirigeant de facto Andry Rajoelina, 36 ans, de briguer officiellement la présidence dans six mois. Quelque 74% des électeurs se sont prononcés en faveur du texte.
Selon ces résultats, établis à partir de 99,37% des bulletins exprimés, le taux de participation atteint 52,91%, a indiqué à la presse le président de la commission électorale Hery Rakatomanana.
Le principal enjeu de cette consultation concernait le taux de participation, alors que la campagne pour le "non" a été très limitée. Les partisans du projet espéraient atteindre une participation d'au moins 43%, comme lors du précédent référendum constitutionnel en 2007.
Ce référendum était le premier scrutin depuis la prise de pouvoir d'Andry Rajoelina qui, soutenu par la rue et l'essentiel de l'armée, a évincé en mars 2009 le président élu Marc Ravalomanana.
Cette loi abaisse l'âge minimum requis pour être président de 40 à 35 ans, ce qui permettra à Andry Rajoelina d'être candidat à la présidentielle, même si l'ancien disc-jockey n'a pour l'instant rien dit de ses intentions.
Le référendum doit être suivi d'élections municipales en décembre, de législatives en mars et d'une présidentielle en mai, conformément à un accord politique signé en août entre le pouvoir et une centaine de partis politiques.
Les trois mouvances des anciens présidents Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy, aujourd'hui dans l'opposition, refusent ce processus et ont appelé au boycottage de la consultation.
La communauté internationale n'a pas non plus donné son assentiment au plan de M. Rajoelina, jugeant l'initiative "pas assez consensuelle".
Samedi, les autorités ont mis fin à une tentative de mutinerie militaire menée sans aucun effet par un petit groupe d'officiers et qui avait débuté mercredi, jour du référendum.
ATS