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Dans un climat d’incertitude, les groupes financiers doivent se préparer à l’éventualité d’une sortie désordonnée du Royaume-Uni de l’UE.
Il reste moins de six mois avant que le Royaume-Uni ne quitte l'UE en mars 2019. Néanmoins, les institutions financières (IF) se préparent à un Brexit avec peu de réponses aux questions politiques de base - des questions qui guideront la performance économique future ainsi que la réglementation et l'élaboration des politiques.
Comme indiqué dans un rapport publié aujourd'hui par S&P Global Ratings, certains groupes financiers ont atteint le point de non-retour et ont commencé à déclencher des aspects de leurs plans d'urgence, comme les fusions transfrontalières d'entités juridiques et la création d'autres entités agréées.
- Notre scenario principal reste celui qu’un accord politique permettra un Brexit ordonné, facilité par une période de transition allant jusqu’à la fin 2020. Cela étant, le risque d’un Brexit désordonné reste sérieux.
- Dans un climat d’incertitude, les institutions financières ont dû se préparer à l’éventualité d’une sortie désordonnée du Royaume-Uni de l’UE en mars 2019. Moins de 6 mois avant cette échéance, elles exécutent ces plans.
- Les banques britanniques seraient les plus vulnérables à un Brexit désordonné, ce qui pourrait conduire à une crise politique intérieure et à la contraction de l’économie au Royaume-Uni, ainsi qu’à la vulnérabilité du marché immobilier et à une éventuelle hausse du chômage.
- D’autres économies européennes très ouvertes, telles l’Irlande, la Belgique ou les Pays-Bas sentiraient également les effets d’un Brexit désordonné, bien que nous estimions que les banques de ces pays seraient en mesure de s’y adapter.
- Dans un scénario sans accord, les instruments dérivés représenteraient selon nous un risque important pour les fournisseurs d’infrastructures de marché comme pour les banques.