Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06869.jsonl.gz/766

Né le 1er janvier 1875 dans une famille protestante du canton de Vaud et établi en région parisienne depuis le début du XIXe siècle, Guillaume-Henri Monod (1875-1946) fit partie, à l’instar d’Auguste Pavie (cf. Contes populaires du Cambodge, du Laos et du Siam) de ces érudits que l’administration coloniale française envoya en Indochine pour leurs compétences scientifiques. Leur culture dépassait largement leur simple spécialité, et leur curiosité et leur intérêt pour les populations locales ont sauvé de l’oubli la culture populaire des contes.
Ceux-ci lui sont racontés par un certain gouverneur Khieu. Ils embrassent toute la psychologie humaine avec ses vices et ses vertus. Quant à la construction des temples d’Angkor, les dieux reconnaissent la puissance supérieure des humains pour une construction pérenne. Ils favorisent leur formation. « Un homme qui sait sans maître est comparable à un aveugle. » Cela fait penser aux « Artisans d’Angkor », une association qui forme aujourd’hui les jeunes à différents arts et artisanats de qualité.