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Qu'as-tu appris à l'école mon fils ? ... La célèbre chanson de Greame Allwright reste toujours d'actualité. La mode est aux peurs. Naguère la famine, la guerre nucléaire, qui ont poussé la Suisse à drainer les maraisà rectifier les rivières pour nourrir la population et à truffer le pays de cavernes et d'abris antiatomiques. Aujourd'hui la peur du réchauffement climatique et la mort des oiseaux et des loups ont pris le relais. Plantons des arbres, verdissons nos villes et ne régulons pas la faune sauvage, car le sauvage c'est l'humain.
Quel est le discours dominant dans nos écoles: celui de la peur ou celui de la confiance?
Ma cousine a glissé dans ma boîte à lettres la dernière revue de Pro Natura Croc'nature, destiné à la jeunesse, qui s'autoproclame "100% génial". Plutôt bien faite je m'arrête cependant sur la double page relative au réchauffement climatique. Elle montre combien les écologistes qui se prévalent généralement d'être des êtres éclairés et pédagogues colportent des fake news dignes de Trump.
Détaillons le joli dessin.
Sur la page de droite, la pénombre règne, c'est sans doute que les rayons du soleil atteignent moins la surface. Si c'était le cas, la terre se réchaufferait moins, elle pourrait même se refroidir conséquences avérées d'éruptions volcaniques remarquables, celle du Tambora en 1815, notamment, à l'origine de l'année sans été en 1816 et de la rédaction de Frankenstein à Cologny.
Ces fumées que crachent la tour de refroidissement de la centrale nucléaire ne forme pas un nuage mauve comme on nous veut le faire accroire. Il s'agit de vapeur d'eau qui se dissipe dans l’atmosphère ou forme un simple nuage naturelle, c'est à dire un transport d'eau. Double fake news, l'énergie nucléaire ne produit pas de CO2, mais nécessite une société correctement régulée à long terme pour en maîtriser les risques.
Peu de nature, pas d'Alpes, pas d'eau dans le côte pile de la force obscure. Des villes, du béton, du bitume, de l'agriculture gouvernée par l'agrobusiness. C'est méconnaître qu'à l'urbanisation croissante répond la dépopulation des campagnes et des montagnes, ce qui se fait au profit de la nature qui reprend ses droits. Les pâturages reculent: Les pâturages d’estivage ont perdu 17860 ha entre 1980 et 1995. Les forêts progressent. Depuis 1985, dit l'office fédéral de l'environnement, elle s'est accrue de 8 à 28 % dans les Alpes et au sud des Alpes, selon le dernier Inventaire forestier national.
Des gaz en guise d’atmosphère: du CO2, du N2O, du CH4, le premier résultant de la combustion du pétrole et du charbon, les deux autres des activités agricoles. Pas un mot sur les consommateurs, leur nombre, leur gourmandise. La pollution c'est les autres. L'agrobusiness notamment, collectif anonyme et capitaliste forcément, qui évite d'accuser les paysans qui n'en peuvent mais.
Contraste saisissant du côté claire de la force obscure. Les arbres grimpent jusqu'au ciel bleu. Les montagne sont couvertes de glace, l'homme est presque absent. Pas une ville, pas un village caché au fond du feuillage comme le chante joliment le Genevois Jacques-Dalcroze. Bref, l'image du Jardin d'Eden où le dessinateur a même glissé une Eve, en habit d'Eve, nomade, chasseuse cueilleuse, saisie juste avant la chute soit l'agriculture, le stock, la servitude, la honte l'habit. Et le soleil généreux qui dardent ses rayons sur une planète bénie des dieux, juste ce qu'il faut pour ne pas rôtir comme en enfer. Pas de déserts chauds ou glacés sur l'image d'Ambroise H, pas de toundras froides ou de savanes sèches sur cette planète rêvée.
Mais que fais-tu pour la planète?
Pro Natura fera-t-elle amende honorable?
L'image suivante est plus apocalyptique encore puisque forcément le réchauffement va fabriquer des catastrophes climatiques, des cyclones géants, très vite. Comme dans le film Le jour d'après rediffusé hier soir sur W9, où, pour faire bon poids, le réchauffement provoque évidemment son contraire: une nouvelle période glaciaire. Bref, en Suisse, il y a 20'000 ans, la glace recouvrait le plateau et Sapiens avait déjà décimé Néanderthal.