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Les Fribourgeois insatisfaits du trafic en ville
ATS
Contrairement aux Alémaniques, les Romands jugent insatisfaisante l'offre en matière de transports en ville, selon un sondage. Les Fribourgeois, qui déplorent les perturbations en matière de trafic motorisé, préfèrent se déplacer à pied.
Des villes de Suisse romande jugent insatisfaisante la situation en matière de transports, selon le sondage présenté mardi par l’Union des villes suisses. En revanche, dans les villes alémaniques interrogées, plus de la moitié des habitants se disent plutôt satisfaits, voire très satisfaits de la situation. Le sondage a été réalisé auprès des villes de Bâle, Berne, Nyon, Fribourg, Lausanne, St-Gall et Zurich.
Les habitants de Fribourg sont les plus insatisfaits de la situation du trafic dans leur ville (54%) au niveau national, juste devant Nyon (52%). Les perturbations du trafic, le manque de places de stationnement et les nuisances sonores constituent les motifs principaux de mécontentement.
Pour les villes de Fribourg, Nyon et Lausanne, ce sont les perturbations du trafic qui sont considérées comme le principal problème (environ 60%). Les trois villes se sentent aussi plus affectées que la moyenne par les nuisances sonores. Mais, ce sont les habitants de Lausanne qui en souffrent le plus (55%).
Davantage de pistes cyclables
Même si 63% de la population interrogée est plutôt satisfaite de la situation en matière de transports, les sept villes sondées critiquent l'insuffisance du réseau cycliste. 84% des habitants interrogés est favorable à une hausse du trafic cycliste et piétonnier, ainsi qu'à une hausse des moyens alloués aux infrastructures cyclables.
A l'inverse, les villes souhaiteraient freiner les dépenses pour le développement des autoroutes, des grands axes et des places de stationnement.
Les transports publics ont la cote
Majoritairement, les habitants prennent les transports publics pour se déplacer en ville. En revanche, les Fribourgeois et les Nyonnais préfèrent se déplacer à pied. Et à Nyon, la voiture est très utilisée (30%), contrairement aux autres villes interrogées.
Ce sont surtout les coûts élevés des transports publics qui dissuadent certains habitants de prendre le bus, le tram ou le train. A Lausanne et à Fribourg, plus d'un tiers des sondés considère le prix des transports publics comme trop élevé.
Peu d'engouement pour le car-sharing
Seuls 10% des sondés des sept villes possèdent un abonnement à un service de car-sharing comme Mobility. Mais ils sont 18% à Zurich et à Berne. Ce chiffre plutôt élevé s'explique par le fait qu'il s'agit de deux villes avec un faible taux de possession de voiture. Le renoncement à un véhicule privé est donc compensé par un abonnement à un service de car-sharing.