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Malaria: communication «parasite»

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Le plus dangereux animal pour l’homme? Le moustique. Une simple piqûre peut entraîner la mort. Et les mécanismes de la malaria, par exemple, sont encore mal compris. Une nouvelle étude, menée à l’Université de Fribourg, montre cependant aujourd’hui comment le parasite influence la maladie. Ces résultats permettraient de réduire non seulement les cas mortels, mais aussi directement le nombre de moustiques infectés.
300 millions d’individus infectés dans le monde et plus de 3 milliards de personnes exposées: la malaria reste un des défis de santé publique majeurs du XXIe siècle. Causés par un parasite du genre plasmodium et transmis à l’homme par des piqûres de moustiques infectés, les cas les plus graves causent chaque année la mort d’un demi-million de personnes, dont un grand nombre d’enfants de moins de 5 ans et de femmes enceintes.
Si la plupart des personnes infectées guérissent complètement, certains patients développent des symptômes graves, comme la malaria cérébrale, l’anémie sévère ou la détresse respiratoire, qui peuvent être fatales. Ces symptômes cliniques sont causés par la phase sanguine, durant laquelle plusieurs substances toxiques, produites par les parasites, sont sécrétées ou libérées, au moment de l’éclatement des globules rouges infectés. Des études récentes ont relevé le rôle important des vésicules extracellulaires (VEs), dérivant des globules rouges infectés, dans la régulation de la maladie. En effet, la concentration des VEs dans le sérum de patients infectés par le plasmodium est plus élevée que dans le groupe de contrôle constitué de sujets non infectés.
Une question de communication
Cette équipe avait déjà démontré que les globules rouges infectés sécrètent de petites vésicules qui permettent de promouvoir la transmission des parasites vers le moustique, et par conséquent la survie du plasmodium. En effet, il semble que les parasites se parlent par l’intermédiaire de ces vésicules, ce qui leur permet de se synchroniser.
Cependant, les molécules responsables du transfert d’information présentes à l’intérieur des VEs restaient inconnues. Dans une nouvelle publication parue dans la prestigieuse revue scientifique Nature Communications, le docteur Pierre-Yves Mantel et son équipe montrent que les VEs transfèrent des molécules d’ARN, régulatrices des cellules infectées, vers les cellules des vaisseaux sanguins. Les microARNs transférés sont capables de réguler l’expression de gènes dans les cellules cibles et peuvent ainsi modifier la fonction des vaisseaux sanguins.
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tél +41 26 / 300 8111 • fax +41 26 / 300 9729 • sciences [at] unifr.ch •
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