Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06921.jsonl.gz/51

A New York, Michael Cohen a plaidé coupable de huit chefs d'accusation, notamment de fraude fiscale, d'escroquerie bancaire et de violation des lois sur le financement des campagnes électorales.
L'homme de 51 ans a déclaré avoir organisé des paiements sur ordre de Donald Trump avant l'élection présidentielle de 2016 pour réduire au silence deux femmes qui disaient avoir eu une liaison avec le candidat républicain.
L'un, d'un montant de 130'000 dollars, était destiné à l'actrice et réalisatrice de films pornographiques Stormy Daniels. L'autre, de 150'000 dollars, a été fait à l'ancienne mannequin de Playboy Karen McDougal.
Coup dur pour Donald Trump
L'ex-avocat n'a pas cité le nom de Donald Trump à l'audience, mais son avocat, Lanny Davis, a déclaré par la suite qu'il faisait référence au président.
Le coup est d'autant plus spectaculaire qu'il vient d'un ancien fidèle du président, gardien d'une partie de ses secrets, qui a travaillé pendant plus de dix ans pour le magnat de l'immobilier new-yorkais.
Ex-chef de campagne coupable de fraude
Quasiment au même moment, le tribunal d'Alexandria, près de Washington, a reconnu Paul Manafort, un ancien directeur de campagne de Donald Trump, coupable de fraude bancaire et fiscale.
>> Les explications dans La Matinale:
Le jury n'a prononcé qu'un verdict partiel, ne parvenant pas à s'accorder sur dix des 18 chefs d'accusation pesant contre l'ancien sulfureux lobbyiste. Un second procès l'attend le 17 septembre à Washington, qui devrait préciser la nature de ses relations avec la Russie de Vladimir Poutine.
"Je me sens très triste", a réagi le président américain, en marge d'un déplacement en Virginie occidentale, au sujet de Paul Manafort, un "homme bien". Il a en revanche soigneusement éludé toutes les questions sur Michael Cohen.
>> Lire aussi:
agences/mh
Un grand écho médiatique
Michael Cohen - l'homme qui avait affirmé qu'il serait prêt à se faire tirer dessus pour protéger Donald Trump - cet homme, estime le Wall Street Journal, vient d'infliger un très sérieux coup à son ancien patron en l'impliquant dans un crime fédéral.
Les affirmations de Michael Cohen n'auront probablement pas de conséquences légales pour Donald Trump tant qu'il est à la Maison Blanche, selon le Washington Post. Le journal cite des expertises juridiques en 1973 et en 2000 qui avait conclu que selon la Constitution, un président en exercice ne pouvait pas faire l'objet d'une inculpation pénale. Par contre, cela pourrait relancer les appels à l'impeachment du président. Certains élus démocrates y pensent, mais vont sans doute attendre les élections de mi-mandat en novembre avant d'éventuellement lancer cette procédure.
Patrick Chaboudez
>>Ecouter toute la revue de presse de l'émission Tout un monde: