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Pour assurer les effectifs à l'horizon 2000, certains officiers accompliront jusqu'à 60 jours en plus
5 juillet 1998
Le 1er juillet dernier est entrée en vigueur une modification de l'ordonnance sur les services d'instruction (OSI) qui prévoit notamment une augmentation de la durée totale des services obligatoires pour certaines fonctions d'officiers.
L'objectif de cette révision est d'assurer les effectifs des cadres à partir de l'an 2000; son application ne sera toutefois pas généralisée, mais réglée au cas par cas.
De capitaine à colonel
Notre armée manque de cadres: de nombreux états-majors ont une ou plusieurs fonctions vacantes, et la tendance n'est pas à l'amélioration. Dans sa série de mesures "Progress" destinée à optimiser l'Armée 95, introduite début 1997, le DDPS a tenu compte de ces lacunes: sa réponse à court terme consiste en cette modification de l'OSI, qui prévoit une "prolongation" de services pour certains officiers aux grades de capitaine à colonel.
Impossible de préciser aujourd'hui quelles sont les fonctions concernées, même si que le manque de médecins, par exemple, est particulièrement net. Les Grandes unités sont responsables d'examiner maintenant les effectifs actuels et prochains de leurs officiers; de la sorte, après décision au cas par cas, des solutions pourront être trouvées - ce jusqu'au 1er janvier 1999.
40 et 60 jours au maximum
Concrètement, quelle est la procédure? S'il apparaît qu'une unité a absolument besoin d'un officier, son commandant essaiera de trouver un compromis avec le principal intéressé; tous deux tenteront de convenir d'une augmentation des jours de service, sachant que les maxima accordés par l'ordonnance oscillent entre 40 jours pour un officier d'EM de bataillon et 60 jours pour un officier EMG chef d'EM, pendant une période de deux ans. Ces maxima ne devraient toutefois être appliqués que dans des cas extrêmes.
Si l'officier concerné accepte, il suffira de remplir un formulaire; s'il refuse, le commandant peut alors adresser une demande au sous-chef du personnel de l'armée pour obtenir la prolongation requise.
Pas d'anticipation sur Armée 200X
Cette modification de l'OSI ne constitue donc pas une mesure générale ou linéaire: elle est un moyen, pour les commandants, de remédier à court terme et avec souplesse au délicat problème des cadres. Elle n'anticipe donc pas sur un futur modèle d'armée, lequel devra y apporter une solution durable, tenant compte des impératifs tant de l'armée que de l'économie.
Lt Ludovic Monnerat
Remerciements
L'auteur remercie M. Sonnen, remplaçant du chef du service juridique du DDPS, pour ses précisions
Sources
© 1998 CheckPoint