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Un amour qui fait disparaître les peurs et les incertitudes
J'ai de très beaux souvenirs de mon école de formation à Montet en 2005. Je n'imaginais pas alors d’y revenir 15 ans après. Quand j’ai quitté la Suisse en 2005, je suis allé aux Philippines où j'ai vécu dans la communauté des Focolari de la Mariapolis Paix à Tagaytay, travaillant pendant 12 ans comme rédacteur de livres et de notre revue New City. J'écrivais des histoires pour enfants et des articles sur différents sujets. Lorsque j'ai quitté les Philippines le 8 janvier 2020, j'étais vraiment très triste de laisser la petite communauté qui m'était confiée et mon travail de journaliste. J'organisais des conférences, des symposiums, des retraites pour les étudiants, les enseignants et aussi pour des journalistes. Je menais une carrière fructueuse en tant qu'auteur, écrivain et orateur. A la Mariapolis Paix, je travaillais avec l’école permanente pour le dialogue interreligieux au service de toute l'Asie.
C’était difficile de quitter ma communauté et mon pays, mais l'amour de cette communauté aux Philippines m'a aidé à surmonter ma grande tristesse. Lorsque je suis arrivé à Montet, l'hiver était très rude mais j'ai été enveloppé par l'accueil chaleureux du Centre des Focolari et cet amour m'a aidé à m'intégrer.
Un jeune focolarino argentin m'a dit qu’il était très reconnaissant envers Dieu pour le don de ma présence et pour Lui avoir dit “oui". Ses paroles m'ont en quelque sorte rendu plus conscient de mon adhésion à ce qui m'avait été proposé. Un autre, un Brésilien m'a enseigné avec patience à nettoyer parce que je ne savais pas quels instruments et quels détergents utiliser. Je me suis senti en paix et chez moi.
Notre effort commun pour vivre dans l'amour mutuel nous aide à surmonter les défis de la vie quotidienne. Quand j'ai appris que la Mariapolis Paix où j'avais vécu, aux Philippines, avait été durement touchée par l'éruption du volcan Taal, j'ai trouvé du réconfort auprès de la communauté de Montet et ensemble nous avons beaucoup prié pour cette calamité.
A une autre occasion, l'un d'entre nous est tombé malade et a été hospitalisé pendant plusieurs jours. Chaque jour, nous lui apportions ce dont il avait besoin : vêtements, rasoir, livres, etc. Pour qu'il ne se sente pas seul, nous sommes restés avec lui pendant plusieurs heures, partageant nos expériences et priant ensemble.
Grâce à cette expérience, je suis devenu plus sensible à la présence de Jésus au milieu de nous quand l’amour réciproque est entre tous. Au cours de cette dernière période, nous avons vécu des moments particuliers en raison de la pandémie du COVID19. Malgré l'éloignement de mon pays, de ma famille et de mes amis, Sa présence parmi nous, dans nos petites communautés, dissout les peurs et les incertitudes.