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La Haye - Près de 12 millions de Néerlandais sont appelés aux urnes mercredi pour élire leurs députés, lors d'élections législatives anticipées. Les libéraux, partisans d'une réduction des dépenses publiques, sont donnés favoris dans les sondages.
Environ 10 000 bureaux de vote seront ouverts entre 07h30 (heure en Suisse) et 21h00 (heure en Suisse). Les premières estimations sont attendues vers 21h30 (heure en Suisse).
Menés par Mark Rutte, 43 ans, les libéraux du VVD sont donnés vainqueurs dans les sondages avec 36 sièges de députés, contre 21 actuellement, devant les travaillistes (PvdA) et les chrétiens-démocrates (CDA) du Premier ministre sortant Jan Peter Balkenende, 54 ans, au pouvoir depuis 2002.
Le gouvernement qu'il dirige depuis 2007, une coalition de centre-gauche avec les travaillistes du PvdA et le petit parti chrétien ChristenUnie (CU), était tombé le 20 février, victime de ses dissensions sur le maintien des troupes néerlandaises en Afghanistan.
Partenaire de la quasi-totalité des gouvernements néerlandais depuis la Seconde guerre mondiale, les chrétiens-démocrates n'arrivent qu'en troisième position dans les sondages, crédités de 25 sièges contre 41 dans le parlement sortant.
Ils sont devancés par les travaillistes menés par l'ancien maire d'Amsterdam Job Cohen, 62 ans. Le PvdA détient 33 sièges de députés et en obtiendrait 30 dans la nouvelle chambre basse, selon les sondages.
Donné second voire premier dans les sondages il y a quelques mois, le parti islamophobe et xénophobe (PVV) du député Geert Wilders a chuté à la quatrième place. Il pourrait toutefois doubler le nombre de ses députés, 9 actuellement, selon les sondages.
La campagne électorale dans le premier pays de la zone euro à élire ses députés depuis la crise grecque qui a ébranlé l'Union économique et européenne a été dominée par les questions économiques qui ont éclipsé le thème de l'immigration.
Les libéraux, qui présentent le programme d'économies le plus ambitieux, veulent ramener à zéro le déficit public (5,3 % du PIB en 2009) et réduire d'environ 10 %, soit 20 milliards, les dépenses annuelles de l'Etat dès 2015.
En cas de victoire de son parti mercredi, Mark Rutte devra mener des négociations en vue de créer une coalition gouvernementale, nécessaire pour obtenir une majorité au parlement. Ces discussions peuvent elles prendre plusieurs semaines, voire des mois.
ATS