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Nazanin Zaghari-Ratcliffe, 42 ans, est détenue en Iran.Image: sda
Nazanin Zaghari-Ratcliffe est iranienne et britannique. Détenue en Iran elle est utilisée comme un «levier sur le Royaume-Uni», selon le ministre des Affaires étrangères du pays qui hausse le ton.
02.05.2021, 12:5303.05.2021, 11:11
Le traitement infligé à l'Irano-britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe en Iran, où elle a été condamnée récemment à une nouvelle peine de prison d'un an, revient à de la torture, a estimé, dimanche, le ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab.
«Je pense que la manière dont elle est traitée équivaut à de la torture et les Iraniens ont une obligation très claire et sans équivoque de la libérer»
Dominic Raab, ministre britannique des Affaires étrangères
De qui parle-t-on?
Poursuivie pour «propagande» contre la République islamique, Nazanin Zaghari-Ratcliffe,
42 ans, a été condamnée le 26 avril à un an de prison et à un an d'interdiction de quitter l'Iran, un mois après avoir fini de purger une peine de cinq ans de prison. Cheffe de projet pour la Fondation Thomson Reuters, branche philanthropique de l'agence de presse du même nom, l'Irano-Britannique avait été arrêtée en 2016 à Téhéran, où elle venait rendre visite à sa famille.
«Il est clair qu'elle est l'objet d'un jeu du chat et de la souris» et que Téhéran l'utilise comme un «levier sur le Royaume-Uni», comme d'autres binationaux détenus ou en prise avec la justice iranienne, dont Londres exige la libération «immédiate et sans conditions», a-t-il ajouté.
Le 8 mars dernier, Richard Ratcliffe manifestait avec sa fille Gabriella devant l'ambassade d'Iran à Londres.Image: sda
Le dossier de Zaghari-Ratcliffe alimente les tensions entre les deux pays, qui ont nié tout lien entre son affaire et leur litige sur cette dette. Si Londres est résolu à résoudre cette question, a estimé Dominic Raab, la difficulté en ce moment provient davantage selon lui du contexte actuel, entre prochaine élection présidentielle iranienne et négociations pour essayer de relancer l'accord sur le nucléaire iranien. (ats)
Mercredi, les journalistes canadiens de CBC se sont vus annuler leur visa par la Russie. C'est la première fois que Moscou bannit un média occidental depuis le début de l'offensive en Ukraine.
La radio-télévision canadienne CBC va devoir faire ses bagages: mercredi, la Russie a fermé son bureau de Moscou et a annulé les accréditations et visas de ses journalistes.