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Un monde sans faille
Le narrateur, un enfant, a grandi dans « l'entre-deux-guerres » dans une famille de la bourgeoisie juive. Parfaitement intégrée, elle en a presque oublié ses origines. La vie est aisée et le monde paraît sans faille. Pourtant quelque chose se lézarde. Les signes de l'anéantissement sont là. D'abord la Grande crise. Ensuite les Lois raciales. Deux textes composent cet ouvrage qui met en scène deux amis de la famille du narrateur, miroirs de la même réalité. Lettre à monsieur Alzheryan : Le parrain du narrateur, monsieur Alzheryan, est un brillant homme d'affaires qui parcourt l'Europe entre wagons Pullmann et grands hôtels. De temps à autre il vient à Milan et son élégance discrète, son sourire, ses silences mystérieux émerveillent l'enfant autant que ses cadeaux. Ce serait un grand financier qui posséderait le don de « sentir » les changements avant tout le monde. Est-ce la raison pour laquelle après la Grande crise son regard se voile ? Une amitié sans faille : Depuis qu'ils ont été compagnons de guerre, le commendatore Attila se proclame indissolublement lié à un avocat de renom milanais, discret et élégant, père de trois enfants. Ce grand ami, qui distribue généreusement cadeaux et claques dans le dos, va néanmoins s'éclipser lorsque le vent tourne pour les Juifs, avec la proclamation des Lois raciales.