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Zürich, 13.09.2017
Royal Dutch Shell va mettre fin à un siècle de production pétrolière en Irak pour se concentrer sur l'exploitation plus rentable du gaz.
Confirmant une information de Reuters, la compagnie pétrolière anglo-néerlandaise a annoncé mercredi qu'elle s'était entendue avec le ministère irakien du Pétrole pour lui céder ses parts dans le gisement de Majnoon, près de Bassorah dans le sud du pays, après une modification des termes de son accord.
Ce contrat qui courait jusqu'en 2030 accordait à Shell une part de 45% dans le gisement ouvert en 2010. La compagnie malaisienne Petronas a 30% et Bagdad détenait le solde.
Shell a aussi mis en vente sa participation de 20% dans le gisement de West Qurna 1, également dans le sud irakien, dont Exxon Mobil est l'opérateur principal. La banque d'investissement Lazard est chargée de la vente, ont dit des sources du secteur à Reuters. Lazard n'a pas donné suite à une demande de commentaire.
Faibles marges
Le retrait de Shell du pétrole irakien témoigne des difficultés éprouvées par les opérateurs étrangers dans le pays. L'Irak, membre de l'Opep, détient des réserves de pétrole parmi les plus importantes du monde, mais les contrats qu'il propose n'offrent que de faibles marges et le gouvernement a demandé aux compagnies étrangères de serrer leurs coûts après la chute des cours en 2014.
Shell a dit ne pas quitter l'Irak, préférant concentrer ses efforts sur le développement de sa coentreprise de gaz Basra Gas Company. Le groupe anglo-néerlandais détient 44% de cette coentreprise qui traite du gaz extrait des champs de Rumaila, West Qurna et Zubair.
Shell a produit près de 20 millions de barils de pétrole en Irak en 2016, représentant environ 3% de sa production totale de brut, selon son rapport annuel.