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Jeu aussi connu sous le nom de Quirkat
Pour 2 joueurs
Histoire
Ce jeu est né dans l’Egypte antique il y a plus de 3000 ans. Il s’est ensuite répandu dans tout le Proche et Moyen-Orient. On en trouve notamment la trace à l’époque romaine dans la province de Syrie Palestine, par exemple à Aelia Capitolina (aujourd’hui Jérusalem) où le plateau du jeu est gravé sur une dalle près d’une tour de garnison romaine (illustration ci-contre). Le jeu a ensuite survécu à la fin de l’empire romain et à la conquête arabe des VIIe et VIIIe siècles. Le nom actuel du jeu, Alquerque, provient de l’arabe al qirkat. Il est pour la première fois mentionné au Xe siècle dans le Livre des chansons de l’écrivain Abu al-Faraj al-Isfahani. Puis le jeu a été amené par les Arabes dans la Péninsule ibérique. Vers 1250, le roi Alphonse X de Castille demande la rédaction d’un Libro de los juegos qui répertorie tous les jeux de plateaux, de table et de dé de son époque. Ce livre, dont le manuscrit original est parvenu jusqu’à nous, donne les premières règles écrites de nombreux jeux, dont l’Alquerque.
Mise en place
12 pions par joueur, disposés selon l’illustration ci-contre
But du jeu
Capturer tous les pions de l’adversaire ou l’immobiliser
Déroulement de la partie
Les pions doivent être déplacés vers un point adjacent vide, en suivant les traits dans n’importe quelle direction.
Si un pion est face à celui de son adversaire et que derrière celui-ci la place est libre, il peut passer par-dessus et ainsi le capturer. Les pions capturés sont sortis du jeu.
Lorsque cela est possible, le joueur peut effectuer plusieurs sauts et capturer plusieurs pions, ceci sur une ligne droite ou brisée.
La capture est obligatoire: lorsque plusieurs prises sont possibles, le joueur choisit celle qu’il préfère effectuer. Toutefois, si parmi les prises possibles, il y a des sauts enchaînés, il doit réaliser celui qui prend le plus de pions ennemis.
Lorsqu’un joueur ne voit pas une prise possible, son adversaire peut le laisser réaliser un autre déplacement, puis lui souffler le pion qu’il vient de jouer. Le pion soufflé est sorti du jeu, comme s’il était pris.