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La prise en charge, dans un département d’urgence (DU), des patients ayant une consommation d’alcool à risque peut être difficile, en autres, en raison de contraintes liées au temps. Pour tester une méthode d’intervention plus efficace, les chercheurs ont identifié dans le département des urgences 304 personnes ayant une consommation d’alcool à risque1 et âgés de ≥ 14 ans. Les sujets ont été randomisés en deux groupes : le premier recevait un courrier postal personnalisé sept jours après avoir quitté le service des urgences et l’autre recevait les soins habituels (aucun contact après la sortie). Les participants étaient jeunes (moyenne d’âge : 29 ans) ; 74% d’entre eux étaient des hommes et rapportaient une consommation moyenne de seize verres par semaine et quatre jours de consommation massive2 par mois. La consommation d’alcool a été réévaluée six semaines après la sortie des urgences et le rapport coût-efficacité de la procédure a été calculé. 80% des participants ont terminé le suivi.
• Septante et un pour cent des personnes concernées se rappelaient avoir reçu le feedback envoyé par courrier postal.
• Parmi les patients qui se sont présentés aux urgences à cause de problèmes liés à l’alcool (23% de l’échantillon total), le groupe intervention avait une consommation significativement moins élevée à six semaines que le groupe ayant reçu les soins habituels (douze boissons alcoolisées versus 24 boissons par semaine).
• Chez les femmes, le groupe intervention avait significativement moins de jours de consommation massive par mois que le groupe recevant les soins habituels (1,6 jour versus 4,5 jours).
• L’ajustement du coût de l’intervention était de $ AUD 0.48 (équivalent en dollar américain : 0.49) par verre standard3 de moins par semaine chez les participants qui se sont présentés aux urgences à cause de l’alcool. Le rapport coût-efficacité pour l’ensemble de l’échantillon n’a pas été calculé.
Commentaires : ces résultats montrent que l’envoi d’un courrier de feedback personnalisé après une visite aux urgences peut permettre une réduction de la consommation à risque à court terme. Cet effet n’a cependant été démontré que chez une minorité de l’échantillon et les résultats à long terme sont inconnus. Des recherches complémentaires sont nécessaires pour mesurer les conséquences à long terme et évaluer comment le courrier envoyé par la poste peut être intégré dans la prise en charge aux urgences et dans le suivi en médecine de premier recours.