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Anna Fischer Dückelmann
Par des élèves du secondaire 1
1856 – 1917
Doctoresse en médecine diplômée à la Faculté de médecine de Zurich en 1896.
A notamment travaillé dans un sanatorium privé à Ascona
Parcours
D’origine autrichienne, elle étudie à la Faculté de médecine de Zurich (1890-96), une des seules au monde qui accepte alors les femmes. Elle travaille entre l’Allemagne et la Suisse, où elle exerce dans un sanatorium à Ascona. En 1901, elle publie un manuel de santé pour les femmes, qui aborde des sujets osés comme la sexualité. C’est un best-seller qui a un impact positif sur la santé de plusieurs générations de femmes. Pourtant, malgré cette importance, Anna est aujourd’hui absente des livres d’histoire.
Le monde en ce temps-là
Elle vit la majeure partie de son existence dans un cadre politique assez calme. Mais au début du XXe siècle, la situation européenne se dégrade jusqu’à la Première Guerre mondiale. Cette guerre donne l’occasion aux femmes de travailler et de remplacer les hommes partis au front dans des secteurs qui leur étaient auparavant fermés. Ceci aboutira à repenser leur place dans la société. Anna Fischer-Dückelmann ne verra toutefois pas ces changements puisqu’elle meurt en 1917 à Ascona.
« Plus la femme jouit d’une culture intellectuelle développée, plus elle devient indépendante et plus aussi elle manifeste clairement et énergiquement ses sentiments. » Anna Fischer-Dückelmann,1901
Être une femme dans ce contexte
Au début du XXe siècle, la femme est considérée comme un « sexe faible », c’est-à-dire inférieure à l’homme. Les femmes n’ont pas beaucoup d’accès à l’enseignement supérieur. Dans de nombreux pays, les universités leur sont même complètement interdites. Il était mal vu pour une femme de faire du sport. Les femmes avaient peu de liberté. Elles étaient sous l’autorité légale de leurs maris. Elles devaient s’occuper de la famille et de la maison.
Elle a défendu
Anna Fischer-Dückelmann a défendu l’égalité de droits entre les hommes et les femmes. En tant que médecin, elle critiquait l’idée du « sexe
faible ». Elle pensait que les femmes pouvaient faire du sport, qu’elles avaient le droit à une sexualité épanouie, à l’éducation et au savoir.
Portrait réalisé par Gustave, Dimitri, Lucien, Marc, 10VP3, l’Élysée
Illustration : Maurane Mazars