Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07246.jsonl.gz/773

L'indice tombe à 61,7 points, contre 67,2 points en janvier, selon l'estimation préliminaire de l'enquête de l'Université du Michigan publiée vendredi.
Cela a déçu les analystes qui s'attendaient à un rebond, à 67,5 points.
"Fait important, l'ensemble de la baisse de février s'est produite parmi les ménages ayant des revenus de 100.000 dollars (mensuels) ou plus", a commenté dans le communiqué Richard Curtin, l'économiste en charge de cette enquête très suivie des marchés.
Ainsi, "l'indice mesurant leur confiance a chuté de 16,1% par rapport au mois dernier et de 27,5% par rapport à l'année dernière", détaille-t-il.
Cette baisse est bien plus forte que celle enregistrée pour l'ensemble des personnes interrogées, qui est de 8,2% par rapport à janvier, et de 19,7% par rapport à février 2021.
Le recul de la confiance a été provoqué "par des perspectives moins positives pour les finances personnelles, en grande partie en raison de la hausse de l'inflation, d'une moindre confiance dans les politiques économiques du gouvernement et des perspectives économiques à long terme (qui sont) les moins favorables depuis une décennie", détaille Richard Curtin.
Il précise que "l'impact d'une inflation plus élevée sur les finances personnelles a été spontanément cité par un tiers de tous les consommateurs, près de la moitié de l'ensemble des interrogés s'attendant à une baisse de leurs revenus corrigés de l'inflation au cours de l'année à venir".
Et les consommateurs sont aussi moins nombreux à anticiper une hausse de la valeur de leur patrimoine, "en grande partie en raison de la probabilité moins forte de hausse du cours des actions en 2022", a détaillé l'économiste.
Les prix à la consommation ont grimpé en janvier de 7,5% sur un an, enregistrant leur plus forte hausse en près de 40 ans, selon l'indice CPI publié jeudi par le département du Travail.
Faire ralentir cette inflation figure désormais parmi les priorités de la Maison Blanche, mais aussi de la banque centrale américaine (Fed) qui s'apprête à relever ses taux directeurs pour faire ralentir la consommation et, par ricochet, la pression sur les prix.
En janvier, c'était le variant Omicron qui avait fait chuter le moral des ménages, tombé à son plus bas niveau depuis novembre 2011.