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Il ne s'agit que de la version domestique de la balance utilisée
dans une infinité de domaines, notamment commerciaux, scientifiques
ou culinaires. Mesurer le poids de quelque chose a été à la base
des premiers échanges et, pendant longtemps, chaque groupement
humain avait son propre étalon.
On prête aux Grecs de l'Antiquité les premiers développements
d'une véritable science de la mesure. Il faudra attendre la fin du
18ème siècle pour que l'humanité se dote d'un système de mesure du
poids unifié: le fameux kilo. Comment a-t-on réussi à se mettre
d'accord autour de cet étalon ?
Se retrouver en apesanteur, libéré de toute sensation de poids,
plus léger même que l'air que nous respirons, pour beaucoup, c'est
un rêve, mais un rêve bien fragile face à notre réalité
terrestre.
Sur Terre, tout a un poids. Ce phénomène est lié à la loi de
l'attraction universelle, découverte par Isaac Newton à la fin du
17ème. En fait, le poids représente la force que l'attraction fait
subir à une masse donnée. Il varie en fonction de la latitude et de
l'altitude, contrairement à la masse qui reste stable. Communément,
on l'exprime en kilogramme.
Mais pour peser les choses, il faut disposer d'une référence
étalon. Justement, la Suisse possède plusieurs étalons. Ils sont
gardés dans les locaux du METAS, l'office fédéral de métrologie,
qui est le sanctuaire de la précision helvétique. D'ici sont
notamment émises les références du mètre, de l'heure et du
poids.
L'étalon national du kilogramme est
un petit cylindre en platine iridié de 4 centimètres. Pour nous en
parler, nous avons rencontré Philippe Richard. Il est responsable
de la section de mécanique des solides et des fluides: "Le
prototype national du kilogramme est habituellement conservé dans
un coffre-fort, au sous-sol de l'office, sous deux cloches en
verre. Ainsi, il est protégé des atteintes de l'environnement ou
des variations de composition de l'air de manière à ce que sa
stabilité soit la plus longue possible."
En quoi c'est important d'avoir un étalon ?
"C'est le seul moyen de disséminer l'unité de kilogramme par
comparaisons successives entre un objet de masse connu et un objet
a priori inconnu."
L'étalon national date de 1889. Il est la copie conforme du
prototype international détenu à Paris, qui sert encore de
référence pour tous les étalons nationaux disséminés dans le
monde.
Ainsi, les étalons sont liés entre eux, car il est tenu compte de
leurs différences qui se calculent en millième de
milligramme.
Mais, contrairement aux autres types d'étalons de mesure qui ont
tous été remplacés par des constantes de la physique fondamentale,
celui du kilo est encore un objet concret. Il est donc plus
vulnérable aux variations. C'est pourquoi, aujourd'hui, le METAS
cherche à le remplacer.
Philippe Richard nous explique: "On a démarré un projet de balance
de watt qui devrait nous permettre de raccorder le kilogramme à un
nombre connu ou à des constantes physiques fondamentales, en
particulier, électriques."
On obtiendrait, au sommet de la pyramide de la précision suisse,
quelque chose de plus précis que ce cylindre en platine
iridié?
"On espère gagner en précision et en stabilité. L'autre avantage
serait, qu'en s'affranchissant d'un prototype étalon international
unique, plusieurs laboratoires de métrologie dans le monde
pourraient réaliser cette unité kilogramme simultanément."
Aujourd'hui, seuls deux laboratoires dans le monde sont en
concurrence avec le METAS sur ce projet qui n'a pas encore
abouti.
Mais, pour le commun des mortels, les considérations liées au
poids se résument souvent au simple usage d'un pèse-personne.
Avec ce type d'instruments, on n'en est pas au microgramme près,
mais il est toujours intéressant de savoir comment ça
fonctionne.
Philippe Richard: "Le pèse-personne fonctionne selon le même
principe qu'une balance électronique. Elle convertit simplement une
force appliquée sur le plateau de la balance et donne une
indication sur l'affichage. Cette force est convertie par un
capteur de force situé à l'intérieur du dispositif. Pour les
balances mécaniques, le principe est similaire. La force est
convertie, par l'intermédiaire d'un ressort ou d'un dispositif
mécanique, en un déplacement de l'aiguille sur l'affichage."
Les balances professionnelles sont, en principe, toutes
étalonnées, c'est-à-dire qu'elles font l'objet d'un contrôle
officiel. Ce sont les Services cantonaux de métrologie qui font ce
travail et homologuent les balances médicales, industrielles et
commerciales. La métrologie est aussi la vérification d'autres
systèmes de mesure, comme le litre, par exemple. Les pèse-personnes
vendus dans le commerce ne sont, en revanche, pas homologués. C'est
le fabricant qui les étalonne et rien ne garantit que le kilo
indiqué correspond au kilo étalon. Lors de l'étude de marché, nous
avons recensé une quinzaine de marques et environ 70 modèles
différents. Nous avons donc testé les 16 modèles les plus fréquents
sur le marché romand, 5 mécaniques et 11 électroniques, y compris
ceux qui promettent de mesurer la masse graisseuse. Dernière
précision: les prix sont indicatifs, car, pour le même modèle, ils
peuvent varier selon les magasins, ce qui devrait nous inciter à
comparer avant d'acheter.
Pas besoin d'un dessin pour se rendre compte qu'en matière de
précision, les pèse-personnes ont du mal à parler d'une voix.
Nous avons donc confié nos 16 modèles au laboratoire genevois de
métrologie.
Ordinairement, les vérificateurs sillonnent le territoire pour
contrôler les balances de toutes sortes, c'est-à-dire tous les
appareils de mesures qui servent dans des transactions
commerciales.
Nos pèse-personnes ont donc été soumis au test.
Le vérificateur les a chargés et déchargés progressivement avec
des poids de 20 kilos en notant, à chaque fois, les différences
entre le poids réel et le poids indiqué.
Pour notre appréciation, nous avons simplement établi la moyenne
d'erreur pour chaque balance.
Comme les mécaniques ont une précision d'affichage à l'échelle
d'un kilo, le vérificateur a dû interpréter les résultats.
Jean-Pierre Cochard: "Les mécaniques peuvent avoir jusqu'à 3 kilos
et demi de différence. Elles manquent de fiabilité et de
sensibilité."
Le moins précis est le Korona Rando à 25 francs. Chargé de 60 ou
80 kilos, il se trompe de trois kilos et demi et accuse une erreur
moyenne d'un kilo 150.
A peine meilleur, le pèse-personne Kilan d'IKEA vendu 6 francs 90,
le moins cher du test. Erreur moyenne de plus d'un kilo.
Suivent deux modèles un peu plus précis, avec 670 et 470 grammes
d'erreur: le Domicil de Soehnle à 59 francs et le Standard de
Soehnle à 14 francs 90.
Et finalement, le plus fiable, le Tanita HA-520 vendu 25 francs.
Erreur moyenne de 210 grammes.
Contrairement aux modèles mécaniques, les pèse-personnes
électroniques ont une précision d'affichage de 100 grammes.
Ceux de notre test se sont avérés plus fiables que les
mécaniques.
Vu qu'on peut s'attendre à de meilleures performances avec ce type
d'appareil, nous avons été plus sévères dans nos appréciations.
Les moins fiables accusent une erreur moyenne qui oscille entre
450 et 330 grammes.
L'Exacta à 49 francs 95.
Le Trisa Body Analyzer vendu 99 francs.
L'EKS Body Fat Analyser à 99 francs
Et le Soehnle Alpha vendu 149 francs, le plus cher du test avec
son échelle de mesure à 50 grammes.
Suivent six modèles qui ont une meilleure performance vu que
leur erreur moyenne s'étend de 290 grammes à 120 grammes.
Le Soehnle Orion à 129 francs.
Le Téfal Softline Memo à 89 francs.
Le Carrefour PCBE1B à 39 francs 90. Il faut noter que le modèle
Carrefour est tombé en panne juste après le test.
Suivent le pèse-personne Korona à 99 francs
Le Soehnle Body Fat Scale vendu 148 francs.
Et le Terraillon Ambiance acheté 99 francs.
Et pour finir, le meilleur du test :
Le Tanita UM-018 vendu 99 francs. Ce modèle est beaucoup plus
fiable, vu qu'il accuse une erreur moyenne de 30 grammes
seulement.
Commentaire général de notre vérificateur: "Ce sont des balances
qui sont plus ou moins fiables, mais il ne faudrait pas utiliser
l'indication de poids comme une indication réelle. Il faudrait
plutôt utiliser ces appareils comme balance de comparaison."
Cela est vrai quand l'erreur est linéaire, c'est-à-dire si la
balance affiche toujours 500 grammes ou 2 kilos de plus ou de
moins. Mais ce test a démontré que, dans plusieurs cas, la marge
d'erreur varie. Elle peut être minime à 60 kilos et devenir
importante à 80, ce qui fait que la mesure n'est plus fiable du
tout. Autre défaut constaté: la moitié des modèles de ce test
manque de stabilité, c'est-à-dire que l'utilisateur risque
l'entorse en grimpant dessus s'il ne pose pas les pieds exactement
au bon endroit. Enfin, la dernière partie du test portait sur les
balances à impédancemétrie, c'est un système qui est sensé calculer
la masse graisseuse. Le procédé a, semble-t-il, été inventé aux
Etats-Unis pour mesurer la proportion graisse/muscle des
hamburgers. Est-ce que c'est utile sur un pèse-personne et les
modèles qui le proposent sont-ils fiables ? C'est la suite du
test.
Les magasins qui proposent ce genre d'articles sont unanimes: le
pèse-personne à impédancemétrie est l'objet miracle qui permet bien
plus qu'une simple mesure du poids.
Le principe est le suivant: une personne monte sur la balance et
est traversée par un courant faible qui part d'un pied, passe par
l'abdomen et redescend jusqu'à l'autre pied.
Mais, au niveau médical, la bio impédance est une technique qui a
été mise au point pour évaluer la quantité d'eau dans tout
l'organisme. Là où le courant électrique rencontre peu de
résistance, il y a plus d'eau qu'ailleurs. Comme les tissus
graisseux ne contiennent pas d'eau, contrairement aux muscles qui
eux en contiennent beaucoup, on peut évaluer, de manière indirecte,
le pourcentage de masse graisseuse chez un individu en calculant la
résistance électrique.
Nous avons demandé à Vittorio Giusti, spécialiste en consultation
obésité au CHUV, de nous donner son avis sur ce système: "Au niveau
médical, on n'utilise pas la bio impédance pour évaluer la
composition corporelle. On l'utilise pour évaluer la quantité d'eau
chez les patients qui sont dialysés ou chez les patients qui sont
traités avec des hormones. Cela permet d'évaluer la répartition des
liquides avant et après les traitements."
Les pèse-personnes à impédancemétrie sont-ils utiles ou
inutiles?
"Cela n'a pas d'utilité, parce que l'interprétation des données
est très difficile, même au niveau médical. Pour quelqu'un qui n'a
pas d'expérience, c'est très difficile d'évaluer la réalité du
pourcentage de graisse."
Nous avons quand même confié au docteur Giusti les cinq
pèse-personnes de notre test qui calculent la masse graisseuse. Il
les a ensuite mis à l'épreuve avec ses propres patients.
Avant de monter sur la balance, il faut indiquer son âge, son sexe
et sa taille. Ensuite, l'appareil calcule les données en tenant
compte du poids et affiche un pourcentage de masse
graisseuse.
Chaque pèse-personne a été comparé avec l'appareil du CHUV qui
coûte plusieurs milliers de francs.
Le premier constat est qu'il ne faut pas trop se fier aux balances
de notre test. Vittorio Giusti nous explique: "Sur les cinq
balances que l'on a testées, il y en a deux avec des marges
d'erreurs acceptables de 2 à 5%. Trois balances ont une marge
d'erreur très importante, donc elles ne sont pas fiables."
EKS Body fat analyser de Carrefour a exagéré de 25 % la masse
graisseuse d'une patiente.
Korona body fat scale d'Interdiscount.
Trisa Body Aanalyser d'Interdiscount.
Tanita UM-018 de Media Markt
Soehnle Body fat scale de Migros. Elles ont une marge d'erreur
jugée acceptable.
Toutefois, notre test a révélé un fait curieux: les pèse-personnes
à impédancemétrie mentent plus volontiers aux femmes qu'aux
hommes.
Vittorio Giusti nous explique la raison: "La marge d'erreur est
plus faible chez l'homme que chez la femme, pour la simple raison
que la quantité de graisse chez l'homme est beaucoup plus stable
que chez la femme. Chez l'homme, la quantité de graisse idéale se
trouve entre 10 et 20% et, chez la femme, entre 20 et 30%. Chez la
femme, la quantité d'eau peut se modifier beaucoup plus rapidement
par rapport aux cycles. Les femmes ont plus de graisses au niveau
des fesses et des cuisses. Comme la balance qui est utilisée dans
le commerce va évaluer la quantité de graisse seulement au niveau
des jambes, le pourcentage de masse graisseuse sera plus élevé pour
une femme que pour un homme."
Bref, c'est cher payé pour un accessoire qui ressemble plus à un
gadget, tellement il est peu fiable. Les erreurs de calcul peuvent
être aggravées chez les porteurs de stimulateur cardiaque, de
stérilet et chez les femmes enceintes. Certaines crèmes pour la
peau peuvent aussi perturber le signal électrique de la balance à
impédancemétrie. Ce n'est pas dangereux, mais le résultat ne veux
rien dire. Ce qui peut, en revanche, devenir dangereux, c'est de
développer un rapport obsessionnel à sa balance. On risque alors
d'adopter des conduites malsaines.
Il suffit de passer la porte de
n'importe quel buraliste et de saisir au hasard un magazine de mode
pour constater que la femme d'aujourd'hui doit être maigre, avec
des jambes interminables et que l'homme idéal est plutôt sec et
musclé. De là à penser que les standards de la mode sont conçus
pour exercer une pression sur les amateurs du genre, il n'y a qu'un
pas.
Mirella D'Amico subit depuis longtemps cette "loi de la plus
belle".
Ayant pris quelques kilos, trop à ses yeux, elle suit une diète
sévère et se bat quotidiennement pour retrouver son poids d'avant,
ce qui l'a conduit à devenir une accro du pèse-personne.
Mirella D'Amico nous confie: "Actuellement, je me pèse trois fois
par jour, le matin, après être allée aux toilettes, le midi, une
demi-heure après manger, et le soir, avant d'aller au lit. "
Si le pèse-personne vous dit que vous avez pris un peu de poids,
qu'est-ce qui va se passer? "Soit je ne mange pas le soir, soit en
mangeant un peu moins que le régime que je fais
actuellement."
Donc, vous adaptez, au jour le jour, votre régime en fonction de
ce que vous raconte la balance? "Tout à fait. "
Ce genre d'attitudes provoque des inquiétudes dans le milieu
médical.
Eric Héraïef, médecin adjoint au CHUV, nous explique: "Le fait de
se peser quotidiennement ou plusieurs fois par jour est très
pathologique. Il faut faire attention de ne pas se peser trop
souvent. Du point de vue médical, nous recommandons un contrôle par
quinzaine, au maximum. Si l'on veut être raisonnable, un contrôle
par mois suffit. Il ne faut surtout pas s'intéresser à la variation
quotidienne de poids. La variation ne veut pas dire que l'on a
grossit. Elle dépend, par exemple, des aliments que l'on a mangés
et de leur teneur en sel. L'exemple classique, c'est la fondue.
Vous mangez une fondue et, le lendemain, vous avez un kilo et demi
de plus sur la balance. C'est le sel du fromage qui retient l'eau,
ce n'est pas le poids de la fondue. Le poids réellement
excédentaire ne pourra être contrôlé qu'après 4 ou 5 jours,
c'est-à-dire quand les processus de digestion seront terminés et
que l'on saura exactement ce qui a été retenu."
Quels risques encourent les personnes qui adaptent leur
comportement alimentaire en fonction des indications du
pèse-personne? "Le risque est de se soumettre aux exigences de
notre société et le risque est de rentrer dans les escalades
restrictives. Ces patients se mettent dans des états de frustration
qui fait que l'idée de manger devient permanente dans leur esprit à
force de vouloir se priver."
Si ce sont majoritairement les
femmes qui ont un rapport pathologique à leur balance, il arrive
aussi que des hommes succombent à la dictature de la minceur.
Poussée à son paroxysme, elle peut déboucher sur l'anorexie, qui
est un trouble du comportement alimentaire qui touche également
essentiellement de jeunes femmes. Nous avons rencontré un jeune
homme qui a souffert de cette maladie, ce qui est rare. Dans son
cas, le pèse-personne a servi de catalyseur et peut-être de
déclencheur. C'est son histoire et il a accepté de nous la
raconter.
"J'ai décidé un jour de faire un régime pour plaire à une fille et
pour essayer de peser un peu moins. Tout d'un coup, j'ai glissé en
feuilletant des magazines qui sont plein de recettes pour maigrir
et j'ai été comme aveuglé par toutes ces potions miracles. Au
début, ça a marché, j'ai perdu quelques kilos, puis j'ai perdu la
tête vraiment."
Christian Thévenaz revient de loin. Parce qu'il avait une image
insatisfaisante de son corps, il s'est vu, il y a 6 ans, entraîné
dans une spirale de restrictions alimentaires qui l'a conduit à
peser moins de 30 kilos. Anorexique, il avait, comme compagnon
d'infortune, un pèse-personne avec lequel s'est instauré un
véritable rapport de dépendance: "C'était une épreuve chaque matin.
Si j'arrivais sur le pèse-personne et que le poids était plus élevé
que la veille, la journée était gâchée. J'entamais alors une
nouvelle journée de régime pour avoir un résultat meilleur le
lendemain. C'était vraiment un rapport de dépendance assez fort. Je
me pesais à plusieurs reprises: le matin, le midi, le soir. C'était
un rapport de maître à esclave. "
Cela vous a conduit jusqu'où?
"Cela m'a conduit jusqu'aux portes de la mort où j'ai eu la chance
de me faire aider par des médecins. Ils m'ont aidé à m'en
sortir."
Aujourd'hui, Christian a 30 ans. Il a retrouvé un poids normal et
s'est lancé dans le travail social en essayant de faire profiter
les autres de son expérience qui a d'ailleurs laissé place à un
quotidien encore fragile.
"Maintenant, j'arrive à me peser juste pour m'assurer que mon
poids est stable."
Vous n'êtes plus dans ce rapport de dépendance?
"Ce rapport de dépendance me guette à chaque instant et je sais
que je dois être vigilant. Je pense que cela m'accompagnera encore
longtemps."
Il ne s'agit pas de dire que les pèse-personnes sont dangereux,
mais ce sont des accessoires moins anodins qu'il n'y paraît pour
des personnes qui ont des problèmes liés à la perception de leur
corps, de leurs formes, qui souffrent de troubles alimentaires ou
de troubles de la personnalité. Tout le monde peut passer par des
phases difficiles sur ce plan-là, en particulier à l'adolescence.
Ce n'est pas inutile, pour soi-même ou pour l'entourage, de savoir
cela. La balance, elle est utile pour calculer son indice de masse
corporelle. C'est le moins mauvais indicateur que l'on ait trouvé
jusqu'ici. Il faut diviser le poids par la taille au carré. S'il se
situe entre 18 et 25 tout va bien. Au-dessus, on entre dans le
surpoids, puis dans l'obésité; en dessous, dans la maigreur. A
chacune des extrêmes, des risques pour la santé.