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Vous souvenez-vous du premier titre de Wimbledon de Roger Federer ? C'était en 2005. Federer est parti depuis, mais l'augmentation du barrage de Grimsel attend toujours l'approbation, bien qu'elle ait été demandée également en 2005. Comment la Suisse peut-elle maîtriser son avenir énergétique alors même que l'expansion d'un barrage existant depuis des décennies reste bloquée dans les méandres bureaucratiques ?
Il est devenu tendance de solliciter immédiatement l'intervention de l'État pour toutes sortes de problèmes. Cependant, pour mener sa vie avec prospérité et avec liberté, il est nécessaire de s’engager personnellement. Cela n’est certes pas une obligation mais cela est plus nécessaire que jamais ! Le libéralisme semble dépassé. Responsabilité individuelle ? Pas vraiment. La volonté de toujours en demander plus à l'État donne parfois lieu à des idées étranges : récemment, une parlementaire socialiste de la ville de Zurich a demandé dans une motion que la ville distribue gratuitement de la crème solaire sur les places publiques, dans les piscines et dans les écoles. De même, à Lucerne : des élus verts ont proposé dans une motion que la ville achète des maisons inoccupées depuis plus d'un an au prix du marché ou qu'elle les exproprie. Malheureusement, il ne viendrait pas à l’idée de la gauche d’assouplir les réglementations souvent rigides et les longues procédures d'autorisation de construction afin de créer davantage de logements.
Une meilleure intégration des données et une facilité d’utilisation sont la clef
Le PLR soutient les efforts visant à mettre en place un dossier électronique du patient (DEP) fonctionnel, qui apporte une valeur ajoutée tant aux patients qu'aux acteurs du système de santé. Aujourd'hui, le DEP est un dépôt de fichiers qui doivent le plus souvent être téléchargés par les patients eux-mêmes et auxquels les prestataires de soins n'ont que rarement accès. L'absence d'échange de données structurées pour un plan médical ou un certificat de vaccination, par exemple, fait que le DEP est aujourd'hui peu répandu.
La voie bilatérale est un modèle à succès. Avec les Bilatérales III, la Suisse veut continuer à garantir et à développer les bonnes relations avec nos partenaires européens. L'UDC, en particulier, dénonce une soumission, une adaptation, un asservissement. Alors qu'il s'agit en fait de la poursuite de notre "modèle suisse". Cependant, des voix sceptiques s'élèvent également dans nos rangs. Il est donc important que nous attendions le résultat final des négociations du Conseil fédéral. Mais en même temps, nous devrions nous demander quelles pourraient être les alternatives.
Le 3 mars, nous voterons une fois de plus sur un projet d’extension socialiste de notre Etat social.
Une initiative lancée par les syndicats, le PS et les Verts demande l'introduction d'une 13e rente AVS pour toutes et tous. A première vue, il s'agit d'une demande sympathique. Qui n'aimerait pas que les retraités en bénéficient ? Seulement, les auteurs de l'initiative omettent de donner prix sur leur requête. C'est pourquoi nous tenons à préciser ici que cette mesure coûterait 5 milliards de francs supplémentaires par an à l'AVS.
Notre système de retraite est déséquilibré. L'AVS risque de connaître un déficit cumulé de plus de 100 milliards de francs au cours des 25 prochaines années. Par conséquent, les rentes AVS des générations futures ne sont plus garanties. Comment cela a-t-il pu se produire ? La population vieillit, il y a moins d'enfants qui naissent et un demi-million de baby-boomers atteindront l'âge de la retraite dans les dix prochaines années - un nombre jamais atteint auparavant. Afin de garantir la solidarité entre les générations et de remplir notre responsabilité constitutionnelle, il est indispensable de veiller dès maintenant à ce que les rentes puissent être garanties - tant pour les générations actuelles que pour celles à venir.