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Une prise de conscience a lieu dans les années 70 en Suisse romande: les patois romands sont en train de disparaître, voire ont déjà disparu.
Seules quelques régions ont résisté: ce reportage de mai 1970 est consacré aux patois valaisans, encore transmis et utilisés dans certaines vallées.
Les intervenants permettent de mieux comprendre comment le patois s'ancre dans les réalités, de la vie courante, familiale ou professionnelle.
Pas de sous-titrage dans ce document, il faut essayer de comprendre la séance du conseil communal, la conversation familiale, ou le dialogue au moulin!
Dès le XIXe siècle naît la volonté d'éradiquer les patois romands, au profit du «bon parler» français.
Les dialectes locaux sont en effet considérés à l'époque comme grossiers, paysans, inférieurs à une langue de l'élite, la langue française de Paris. En Suisse romande, ils appartiennent pour la plupart au francoprovençal (excepté le patois jurassien), varient d'une région à une autre, et ont aussi pour défaut de ne pas avoir de tradition écrite.
Ils meurent lentement par la volonté d'un enseignement scolaire centré sur le bon français, ce qui aboutit à leur quasi disparition au cours du XXe siècle: un important pan de la culture et de l'histoire romandes s'éteint ainsi.
Quelques régions ont cependant conservé un usage familier du patois, même s'il n'atteint pas la pratique des différents dialectes en Suisse alémanique.
Pourtant, une renaissance de l'usage du dialecte se fait jour dès les années 70, car on prend conscience de la richesse linguistique et culturelle de ces parlers romands.
En fait, il semble tout à fait possible de les faire cohabiter avec l'usage du bon français, ce que font quotidiennement les usagers du dialecte.
A noter que dans de nombreuses régions, seuls les intonations typiques -l'accent caractéristique- des régions romandes demeurent, comme souvenance de l'utilisation de ces dialectes.
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Journaliste: Jean-François Nicod Réalisateur: Claude Cruchon