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Des manifetants non violents ont été arrêtés le 8 juillet, et n’ont toujours pas été libérés. Parmi les personnes arrêtées figurent des membres de Taksim Solidarité, notamment Ali Çerkezoðlu, secrétaire général de l’Ordre des médecins d’Istanbul, et Mücella Yapýcý, secrétaire de la Chambre des architectes. Ils n'ont pas encore été inculpés, mais doivent comparaître le 10 juillet.
Par ailleurs, les autorités doivent enquêter sur les allégations faisant état d’un recours excessif à la force de la part de la police antiémeutes. Celle-ci a employé du gaz lacrymogène et des canons à eau contre la foule, faisant au moins 30 personnes blessés. Des allégations de violences ont également été relevées dans les dernirs jours, alors que les manifestations s’étaient calmées. «Le comportement de la police à la suite des manifestations, marque un retour regrettable aux tactiques qui ont précisément été à l’origine de la récente vague de protestation en Turquie. Il semble que les autorités turques soient toujours aussi déterminées à empêcher l’expression d’opinions dissidentes sur la place Taksim», a observé John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.
«Il est impératif qu’une enquête impartiale soit menée dès que possible sur les violations attribuées à la police antiémeutes, et que les auteurs présumés d’infractions répondent de leurs actes devant la justice», a conclu John Dalhuisen.
10 juillet 2013