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Intervenir rapidement pour garantir le financement de la prévoyance-vieillesse
L'UDC partage l'avis du Conseil fédéral selon lequel il faut réformer la prévoyance-vieillesse, mais elle demande une intervention plus rapide et plus décidée. Cette réforme doit se concentrer sur...
L'UDC partage l'avis du Conseil fédéral selon lequel il faut réformer la prévoyance-vieillesse, mais elle demande une intervention plus rapide et plus décidée. Cette réforme doit se concentrer sur les points essentiels. L'âge de la retraite des femmes doit être rapidement adapté à celui des hommes, soit 65 ans, et le pour-cent supplémentaire de TVA prélevé depuis le 1er janvier 1999 en faveur de l'AVS doit être entièrement crédité à celle-ci. Le prélèvement de 17% en faveur de la caisse fédérale doit cesser. Les paramètres techniques de la prévoyance professionnelle doivent être adaptés pour stopper les actuels transferts financiers des actifs aux rentiers, transferts contraires au système. L'UDC rejette toute augmentation des redevances et impôts, donc également une hausse de la TVA, ainsi que des revendications sociales qui ne peuvent être financées. Un assainissement durable de la prévoyance-vieillesse demande plus qu'une simple solution de facilité.
L'UDC est consciente des gros problèmes de financement qui attendent la prévoyance-vieillesse. Elle refuse cependant toute réforme qui provoque un mélange des trois piliers actuels. L'indépendance de ces trois piliers est la condition essentielle à un système de prévoyance performant et stable. La différence systémique entre le premier pilier AVS (=système de répartition) et le deuxième pilier (=système de capitalisation) interdit d'ailleurs un mélange des deux formes de prévoyance.
Les défis que pose le développement démographique à l'AVS doivent être relevés en priorité et rapidement. Cette réforme doit notamment comprendre l'adaptation de l'âge de la retraite des femmes à celui des hommes, l'utilisation complète du pour-cent de TVA affecté à l'AVS et éventuellement un frein à l'endettement qui doit comprendre essentiellement des mesures structurelles.
Dans le deuxième pilier, on relève actuellement une redistribution choquante des moyens financiers entre les actifs et les rentiers ainsi qu'entre le secteur obligatoire et le secteur dépassant la limite obligatoire alors que cette institution sociale devrait fonctionner selon le principe de la capitalisation. L'UDC exige que les paramètres techniques de la prévoyance professionnelle soient enfin dépolitisés, donc que cette prévoyance obéisse à des procédés mathématiques et d'évaluation corrects. C'est dire notamment qu'il faut baisser le taux de conversion comme le Conseil fédéral l'a d'ailleurs compris. L'UDC pourrait également admettre que l'épargne-vieillesse commence à un âge plus bas.
Les mesures concrètes prévues doivent cependant être prises beaucoup plus rapidement, aux yeux de l'UDC. L'agenda du Conseil fédéral est trop espacé. Tant le premier que le deuxième pilier ont besoin d'interventions agissant rapidement. L'UDC s'oppose clairement à toute tactique d'obstruction qui vise à augmenter les pressions en faveur de recettes, d'impôts et de redevances supplémentaires. Il est temps que le conseiller fédéral Alain Berset prouve qu'il a réellement la volonté d'imposer des réformes authentiques et durables.