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|Nous avons fort peu de renseignements sur l’origine de cette chapelle. Toutefois, un document mentionne sa fondation le 5 avril 1503 par noble Nicod de Cojonnex, seigneur de St-Martin-du-Chêne.

S’agissait-il d’un acte de foi ou d’une question de prestige, le seigneur de Blonay ayant sa propre chapelle dans un des choeurs de l’église de La Chiésaz ? Mystère.
En 1507, le fondateur alloue à Hubert Chastellan, chapelain de Saint-Antoine, quelques parcelles de vignes destinées à couvrir les frais occasionnés par les deux messes hebdomadaires qu’il souhaite.
Bien que la chapelle soit privée, un privilège de 1507 atteste que la population de Tercier et des hameaux voisins a l’autorisation d’assister aux offices. Mais nous ignorons quand la chapelle a passé de la propriété des de Cojonnex à la Paroisse de Blonay.
|A l'occasion du 500e de la fondation de la Chapelle St-Antoine, la Commune de Blonay a mis sur pied une petite exposition à la Route du Village à proximité immédiate de l'édifice.|
|Les panneaux de l'exposition|

Construite en 1503 par Nicod de Cojonnex qui en avait fait don à nos villages… Quand la chapelle a été construite et durant bien longtemps après, cet endroit était très solitaire et bien tranquille; aucune autre construction n’existait là, ni scierie, ni forge, absolument rien ne pouvait troubler la tranquillité du lieu qui avait été bien choisi alors, mais qui a complètement changé par la suite. La scierie Béguin-Vuadens et le bâtiment de la forge ont été construits vers 1870; la forge a appartenu alors à une société et le maréchal était un Dupraz.
Je me souviens très bien de l’état de ces lieux quand j’étais un petit garçon de cinq à six ans; le cimetière bordé le long du La Chapelle Saint-Antoine en 1902 chemin par un grand mur qui est resté jusqu’au rélargissement de la route et les deux peupliers près de l’entrée.
La porte de la chapelle était sur la route et le bâtiment était enfoncé dans le terrain soutenu par un mur. Je garde un souvenir d’avoir passé là un soir très sombre où je ne me sentais pas très en sûreté à cause de cette grande solitude. Vu le pauvre éclairage du village, l’on ne sortait pas volontiers la nuit durant la mauvaise saison.

Propos de M. Rodolphe Antoine Louis Mamin (1882-1959) écrits en 1957