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Service public à la radio et à la télévision
Selon la Constitution fédérale, la radio et la télévision doivent contribuer à la formation, au développement culturel, à la libre formation de l’opinion et au divertissement, et prendre en considération les particularités du pays et les besoins des cantons. En Suisse, le service public dans les médias est un service à la société. Comme la publicité et le sponsoring ne suffisent pas à financer l’ensemble des programmes dans un petit pays comme la Suisse, avec ses quatre langues nationales, il existe une redevance de réception de radio-télévision. Ce modèle de financement garantit aussi l’indépendance de la radio et de la télévision face à des intérêts privés et politiques spécifiques.
Le produit de la redevance est destiné à la SSR et aux radios locales et télévisions régionales qui remplissent un mandat constitutionnel de service public.
Financement de l’offre
La SSR et les radios et télévisions chargées d’un mandat de service public se financent aujourd’hui par le biais de la redevance de réception, de la publicité et du sponsoring. Les radios de la SSR ne diffusent pas de publicité. La SSR reçoit en outre des subventions de la Confédération pour des offres destinées à l’étranger, comme Swissinfo. Un soutien financier est aussi alloué aux radios privées pour la diffusion de programmes dans les régions de montagne et pour le passage à la diffusion numérique (DAB+). Une acceptation de l’initiative réduirait considérablement le budget de la SSR et des autres stations concernées et pourrait menacer leur existence. En effet, la redevance représente 75 % du budget de la SSR ainsi qu’une part importante de celui des radios locales et des télévisions régionales.
Part de la redevance de réception dans le financement total des radios et TV titulaires d’une concession en 2016
Moyens financiers alloués au service public : comparaison avec les pays voisins
Les charges totales de la SSR s’élèvent à 1,6 milliard de francs ; trois quarts des recettes de la SSR proviennent de la redevance de réception et un quart de la publicité, du sponsoring et d’autres revenus. Dans les pays voisins, les chaînes du service public disposent de moyens bien plus élevés que la SSR. En outre, à la différence de la SSR, elles ne doivent pas fournir des offres en quatre langues, mais dans une seule langue