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En 1972, un économiste James Tobin, qui obtint le Prix Nobel en 1981, communiqua une idée toute simple. Vu l’accroissement de la spéculation financière, l’ancien Conseiller économique de John Kennedy, Professeur à l’Université de Yale, proposa de taxer très faiblement les transactions financières, dans une fourchette de 0,05% à 0,2%.
Cette idée de taxation des transactions financières avait déjà été émise par John Maynard Keynes, en 1936, dans son ouvrage de sa Théorie générale de l’emploi de ‘intérêt et de la monnaie.
Cette perception appelée aussi « Taxe Robin des Bois » avait pour vocation de financer la solidarité pour éradiquer, ou du moins restreindre, la pauvreté et la faim dans le monde.
Malgré son bon sens et son grand pragmatisme, cette taxe insignifiante fût longtemps considérée comme excessive, voire extrémiste.
Jamais appliquée, la détresse sociale perdure et la fracture sociale s’est accentuée ; tandis que les plus riches croulent sur des fortunes accumulées par une financiarisation de la société éthiquement injustifiable.
Aujourd’hui, la Commission européenne envisage enfin de mettre en œuvre cette proposition, à hauteur de 0,1 %, pour financer les mesures de lutte face à l’urgence climatique.
Cette micro-taxe peut rapporter annuellement quelques dizaines, voire centaines, de milliards d’euros, vu la multiplicité des transactions très juteuses.
Utopie hier, la Taxe Tobin risque heureusement de devenir une belle réalité afin que l’économie serve l’humanité.