Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07026.jsonl.gz/1057

Les deux enquêteurs de la Commission internationale contre l'impunité au Guatemala (CICIG) entendus mardi par la Chambre d'appel et de révision de Genève, dans le cadre du procès d'Erwin Sperisen, n'ont pas amené d'éléments nouveaux en faveur de l'accusation.
"Je ne sais pas qui a tué les sept détenus de la prison de Pavon", a déclaré l'un des témoins. Ce policier espagnol a enquêté sur les assassinats de prisonniers commis lors de la reprise en main, en 2006, par les forces de sécurité guatémaltèques, de ce pénitencier, au sein duquel les détenus faisaient la loi depuis plusieurs années.
L'inspecteur de police espagnol a investigué pendant deux ans sur ces exécutions extrajudiciaires, qui ont été perpétrées alors qu'Erwin Sperisen était le directeur de la police nationale civile du Guatemala (PNC). Dans le cadre de ses recherches, l'ancien enquêteur de la CICIG a entendu près de 200 personnes.
A Pavon, sept détenus ont trouvé la mort. Selon l'accusation, ces prisonniers ont été froidement abattus par un commando occulte qui avait été créé par Erwin Sperisen immédiatement après avoir été nommé à la tête de la police nationale, en 2004. Lors de l'assaut à la prison, l'escadron de la mort a procédé à un "nettoyage social".
Il devait être informé
Dans la mesure où Erwin Sperisen était le plus haut responsable de cette cellule secrète présent sur place, il devait savoir ce qui se passait, a estimé l'inspecteur de police espagnol. Ce dernier a en revanche dit ne pas disposer de beaucoup d'éléments mettant en évidence une participation active de l'accusé dans les exécutions.
Selon l'ancien enquêteur de la CICIG, il est établi qu'Erwin Sperisen était dans la propriété qu'un détenu s'était fait construire à l'intérieur de l'enceinte carcérale lorsque celui-ci a été abattu. Il était aussi là quand un homme retrouvé mort a été mis à l'écart des prisonniers rassemblés sur une place.
Le deuxième enquêteur de la CICIG a, pour sa part, témoigné sur l'exécution de trois prisonniers qui s'étaient évadés du pénitencier Infernito en 2005. Le Ministère public genevois accuse Erwin Sperisen d'avoir donner l'ordre à Victor Soto, l'un des membres du commando clandestin, de tuer ces personnes.
L'interrogatoire de l'enquêteur de la CICIG a porté essentiellement sur les relevés téléphoniques qui prouvaient le lien entre Erwin Sperisen et son subordonné avant les exécutions. Le témoin s'est montré très confus devant le tribunal. Il a dit avoir vu les données sur l'écran d'ordinateur d'un employé d'une compagnie téléphonique.
Il n'a en revanche jamais eu entre les mains ces fameux relevés téléphoniques. Ce volet de l'enquête n'était pas de son ressort, a-t-il fait savoir. Sa principale mission à la CICIG consistait à identifier et localiser les témoins qui pouvaient être utiles à l'avancement du dossier.
Un Etat corrompu
Erwin Sperisen a dirigé la police nationale du Guatemala de 2004 à 2007. Quand il est entré en fonctions, des organisations parallèles criminelles existaient déjà au sein de l'appareil étatique. L'une d'elles remontait directement au Ministère de l'Intérieur, a relevé le premier enquêteur de la CICIG venu témoigner.
A l'époque des faits reprochés à Erwin Sperisen, elle était dirigé par le Vénézuélien Victor Rivera. Ce sulfureux personnage, tué dans un attentat, s'occupait avec son équipe des affaires sensibles touchant l'élite du pays. Il a été soupçonné d'avoir trempé dans l'assassinat de trois parlementaires salvadoriens en 2007.
Le procès se poursuit mercredi après-midi avec le réquisitoire du premier procureur Yves Bertossa.
(Source ATS - Photo : ©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)
Salon du livre en ville: les nouveautés de la rentrée littéraire d’automne !
Du 21 au 24 octobre, des lieux culturels et iconiques de la ville de Genève accueilleront le salon du livre en ville. Pluriel et éclectique, le programme palpitant distillé cette année aura un goût d’inédit. L’écrivaine Maylis de Kerangal, invitée d’honneur de cette édition, sera entourée d’une centaine d’auteurs et autrices, artistes et intervenants. Cette année, la manifestation fera la part belle à la traduction, la musique, la danse et l’oralité dans des formats inédits et dans des lieux emblématiques genevois comme le rappel Natacha Bayard. La directrice du salon du livre faisait la route avec Benjamin Smadja et Laurie Selli
Difficile de ne pas y trouver son bonheur, il y en aura pour tous les goûts. Nina Bouraoui, Micheline Calmy-Rey, Claire Castillon, André Comte-Sponville, Patricia Darré, Víctor del Árbol, Grégoire Delacourt, Luca Di Fulvio, David Diop, Manon Fargetton, Alexandre Jollien, Sarah Marquis, Catherine Safonoff, Mohamed Mbougar Sarr, Joy Sorman, Jean-Philippe Toussaint, Bernard Werber, et bien d’autres vous donnent donc rendez-vous en ville ! Le programme complet est en ligne ici.
La bande dessinée n'est pas en reste puisque le 9e art se décline entre découvertes et performances. Un tour de force réalisé par son programmateur, Gilles de Diesbach, qui était l'invité de Benjamin Smadja et Laurie Selli.
Les rencontres du salon du livre en ville sont gratuites, l’inscription se fait en ligne dans la limite des places disponibles et le respect des règles sanitaires.
Les communes genevoises invitées à financer plus l'animation socioculturelle
Le Conseil d'Etat genevois met en consultation auprès de l'Association des communes genevoises (ACG) un avant-projet portant sur une nouvelle répartition du financement de la Fondation genevoise pour l'animation socioculturelle (FASe). Les communes paieraient plus, mais auraient aussi plus de compétences.
L'Etat se déchargerait de 20,2 millions de francs sur les communes, en plus des financements communaux actuels. Le solde de 3,6 millions de francs resterait supporté par le canton, indique mercredi le Conseil d'Etat dans un communiqué.
Le pilotage des politiques d'animation socioculturelles à portée cantonale en matière de cohésion sociale continuerait d'être assuré par l'Etat. La composition du conseil de fondation de la FASe serait aussi adaptée, avec une présidence attribuée aux communes.
Pour assurer le financement de ce transfert, l'avant-projet de loi prévoit de nouvelles dispositions dans la loi sur le développement de l'intercommunalité et le renforcement de la péréquation intercommunale, avec l'instauration d'une contribution spécifique.
Catherine Meurisse récompensée du Grand Prix Töpffer de la bande dessinée 2021
Le Grand Prix Töpffer de la bande dessinée 2021 a été attribué à Catherine Meurisse. L'autrice française a été récompensée pour l'ensemble de son oeuvre, a annoncé mardi la Ville de Genève, à l'origine de cette distinction, octroyée depuis 2018.
Catherine Meurisse, 41 ans, est une artiste qui a travaillé pendant une quinzaine d'années pour des titres de presse comme Le Monde, Libération, Les Echos, l'Obs. Elle a également exercé son talent à Charlie Hebdo, échappant à l'attentat qui avait décimé la rédaction de l'hebdomadaire satirique, en 2015.
Parallèlement, Catherine Meurisse a publié de nombreuses bandes dessinées comme Mes Hommes de lettres, Drôles de femmes, Scènes de vie hormonale ou les Grands Espaces, un ouvrage qui évoque son enfance à la campagne. Son dernier album, intitulé La jeune femme et la mer, interroge la place de l'humain dans la nature.
Catherine Meurisse recevra son prix le 3 décembre aux côtés des lauréats du Prix Töpffer Genève et du Prix Töpffer de la jeune bande dessinée, a précisé la Ville de Genève.
Les jeunes de droite s'opposent à la "loi Netflix"
La "loi Netflix" est une tromperie. Elle passe complètement à côté des besoins des consommateurs, notamment des jeunes, dénoncent les jeunesses des partis de droite. Elles ont lancé vendredi le référendum contre la loi sur le cinéma.
Face à l'explosion des plateformes en ligne, le Parlement a concocté un projet pour protéger la création cinématographique suisse indépendante. Les services de streaming (Netflix, Disney+, etc) et les diffuseurs étrangers, comme TF1 ou M6, devront affecter 4% de leurs recettes brutes réalisées en Suisse au secteur. Ils seront également obligés de programmer 30% de films européens.
Pour Matthias Müller, président des jeunes PLR Suisse, l'investissement équivaut à un impôt extraordinaire. Les producteurs répercuteront les frais sur les consommateurs et augmenteront le prix des abonnements.
"C'est injuste - surtout pour les jeunes générations", estime-t-il. "Une part non négligeable des utilisateurs se dirigeront vers des sites de téléchargement illégaux", argumente encore la vice-présidente des jeunes Vert'libéraux, Virginie Cavalli.
Liberté et discrimination
Chacun devrait être libre de décider ce qu'il veut regarder ou non, critique l'alliance "non à la taxe sur les films". L'Etat essaie de nous dicter ce que nous devons regarder, précise Matthias Müller.
Certains services de vidéo à la demande ne pourront jamais atteindre le quota des 30% de films européens. L'offre sera moins bonne, avance Samuel Hasler de l'UDC. Pour Virginie Cavalli, ce quota représente une discrimination à l'égard des producteurs de pays hors de l'UE.
Il est faux de ne soutenir que la culture européenne et suisse. Cela "dénote un manque d'ouverture des politiques publiques appliquées par la Suisse qui n'est pas tolérable", précise-t-elle. Cette loi crée un avantage concurrentiel inacceptable. L'octroi du soutien devrait se baser sur la qualité des films et non sur leur provenance.
Cette loi est hostile à l'innovation et à Internet, estime le parti pirate qui se rallie aux jeunes partis bourgeois. Il protège d'anciens modèles de travail.
Tâche de l'Etat
Par ailleurs, la promotion de la culture est une tâche de l'Etat, souligne le conseiller national Philipp Kutter (Centre/ZH). La Confédération et la SSR soutiennent déjà le cinéma suisse à hauteur de 100 millions de francs par an.
Et les films subventionnés ne s'adressent qu'à un public de niche, relève le conseiller national UDC Mike Egger (SG). Les offres de streaming sont mieux accueillies par le public que les films suisses. De plus, la loi est une attaque massive contre la liberté économique des entreprises.
Hypocrite
De son côté, cinésuisse, l'association faîtière de la branche suisse du cinéma et de l'audiovisuel, décrit un référendum "peu crédible et hypocrite". Les entreprises internationales ne doivent pas transférer à l'étranger tout l'argent qu'elles gagnent ici. Sans obligation, l'industrie cinématographique suisse perdra progressivement de son importance au niveau international.
"Les jeunes poussent les entreprises internationales à faire encore plus de profits", déclare Mathias Aebischer, président de cinésuisse. Par ailleurs, il n'y a pas d'indication que le prix des abonnements pourrait augmenter.
Les jeunes UDC, PLR et PVL ont jusqu'au 20 janvier 2022 pour récolter 50'000 signatures.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le GIFF célèbrera l'innovation narrative et la diversité formelle
Plus de 150 oeuvres pluridisciplinaires composent le programme du Geneva International Film Festival (GIFF), du 5 au 15 novembre. La sélection - longs métrages, séries et oeuvres immersives - se cristallise autour de formes de narration et d'univers innovants.
"Cette année, l'ambition du GIFF ne réside pas dans sa taille, mais dans son intensité", a déclaré jeudi Anaïs Emery, lors de sa première présentation du festival depuis son arrivée à la direction générale l'année dernière.
L'idée est d'offrir au public "une expérience riche" avec, comme fil rouge à cette 27e édition, la notion de "beyond cinema" (au-delà du cinéma). Le public pourra profiter d'une "vision englobante" de l'univers audiovisuel, qui se décline en trois compétitions phares: longs-métrages, séries et oeuvres immersives.
De nombreuses avant-premières suisses et internationales jalonnent le programme, dont le mot d'ordre est "diversité".
Le GIFF invitera à l'exploration de la création numérique contemporaine au sein de son parc - le plus grand d'Europe - doté de 40 installations immersives . Des efforts ont également été mis en place pour rendre ces nouveaux médias accessibles à tous, précise Anaïs Emery. Des parcours adaptés guideront tous les publics, familles comprises.
Des invités de renom
Côté invités, le réalisateur italien Luca Guadagnino, auteur du film "Call me by your name" foulera le sol genevois pour se voir honoré du Geneva Award. L'artiste aux multiples casquettes Riad Sattouf sera également récompensé. Les cinéastes Jean-Gabriel Périot et Radu Jude ainsi que les acteurs Udo Kier et Adèle Haenel ont également rendez-vous au bout du lac.
Le petit écran n'a pas été oublié. Son histoire et son influence sur la culture contemporaine seront à l'honneur dans un nouveau programme rétrospectif.
Le traditionnel "Geneva Digital Market", le volet professionnel du GIFF, prendra ses quartiers dans la salle du Plaza. C'est de l'avenir des industries créatives dont il sera question. La stratégie du géant américain Netflix sera, par exemple, abordée par l'un de ses collaborateurs.
Un contexte particulier
L'annonce des festivités à venir a également été l'occasion de rappeler les "conditions exceptionnelles" dans lesquelles elles ont été envisagées. Entre gestion de la crise sanitaire et récente arrivée à la direction, le travail a été perturbé et réalisé "sur la brèche", a commenté Anaïs Emery.
Le film d'ouverture "It's alive: a journey into invisible cinema" donne d'ailleurs à voir des films qui ne se sont jamais faits, le 7e art ayant (presque) arrêté de tourner en 2020. Le GIFF avait d'ailleurs dû être annulé l'an dernier en raison de la situation sanitaire.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
L'info en continu
Mme Keller-Sutter pessimiste sur la réforme européenne de l'asile
Selon la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, la situation sur la route des réfugiés à travers la Grèce et les autres...
Kilde forfait pour le géant de Sölden
Aleksander Aamodt Kilde ne disputera pas le géant d'ouverture de la Coupe du monde dimanche...
Décès de Martin Heller, ancien directeur artistique d'Expo.02
Le concepteur et ancien directeur artistique d'Expo.02 Martin Heller est décédé dans la nuit de...
Fin du procès, Benzema fixé sur son sort le 24 novembre
Karim Benzema devra attendre un mois pour savoir si le tribunal le juge coupable de...