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Le sol
A l’époque du pliocène, soit il y a 5 millions d’années, le sol de la vallée du pré-Rhône fut envahi par la mer qui déposa des sédiments sablolimoneux très calcaire. Lorsque la mer se retira, divers fleuves amenèrent alors d’importantes quantités de matériaux, notamment des galets quartzitiques communément appelés “grès”. Ces galets constituent encore aujourd’hui une partie très importante de nos terres (jusqu’à 80%).
Ces grès étaient contenus dans une matrice sableuse et calcaire.
D’importants mouvements tectoniques ont surélevé, à l’époque du Mindel (il y a 5000’000 ans), le vaste plateau sur lequel se trouve l’ensemble de nos vignes.
Avec le temps, la roche mère subit le phénomène de la décarbonatation et les éléments cristallins s’altèrent. Ainsi d’importantes quantités de fer sont libérées; ces éléments sont répartis dans nos sols et lui donnent sa couleur rouge.
Avec le temps, les éléments calcaires logés dans la matrice furent lessivés et progressivement s’accumule à une profondeur d’environ 5 mètres.
Le vent quant à lui, amena des éléments fins, dont les limons qui se déposèrent en fines couches sur l’ensemble de nos terres.
Aujourd’hui nos sols sont constitués d’un ensemble de grès et de terre rouge fine déposés sur des cailloutis rhodaniens. Ce type de sol, communément appelé “sol fersialitique lessivé” confère plusieurs avantages à la plante. Les horizons supérieurs sont poreux, permettant ainsi aux racines de plonger facilement vers le bas, le sous-sol garde bien l’humidité et constitue ainsi un réservoir naturel pour la vigne et la grande quantité de grès près de la surface absorbe et garde la chaleur.