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Dans le dernier «Schweiz am Wochenende», Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a écrit une tribune concernant le "Green Deal" qui vise à rendre l'Europe climatiquement neutre. Ses déclarations ne peuvent rester sans réponse - car sa stratégie est effrayante.
Premièrement, l'UE est aujourd'hui l'une des régions les plus prospères du monde. Il y a les libertés civiles, la démocratie et les structures de l'économie de marché. L'espérance de vie, les revenus et la propreté de l'environnement atteignent des niveaux attrayants. Cependant, il y a beaucoup de choses dans l'UE qui doivent donner matière à réflexion aux observateurs attentifs : Les banques et les États ont constitué des réserves de dettes qu'ils ne pourront jamais rembourser. La dette du secteur privé est plus élevée que jamais. Dans de nombreux pays, les promesses de paiement dans le domaine de la vieillesse et des soins de santé sont très éloignées de la réalité. L'euro montre des signes de déclin. La politique monétaire de la Banque centrale européenne nuit aux mécanismes d'ajustement de l'économie et maintient en vie les entreprises improductives. L'Union n'est plus prête à se défendre ; le citoyen est désarmé sous prétexte de la menace du terrorisme. Et surtout, il y a la censure, qui se répand par le biais du politiquement correct et des médias sociaux.
Nous ne savons pas ce que l'avenir nous réserve. Mais nous savons qu'il suffit de peu pour déstabiliser la situation. L'Europe serait alors plongée dans une crise bien plus grave que celle qui a été évitée en 2008. Dans une telle situation, il faudrait que les hommes politiques réalisent qu'ils ont mis l'UE dans une position difficile sur les plans économique, politique, militaire et social. Ce qu'il faut, c'est un véritable revirement : davantage de libertés, d'économie de marché et de concurrence, moins de réglementation, de subventions et d'influence de l'État, davantage de sécurité intérieure et extérieure.
Au lieu de cela, Ursula von der Leyen présente son "Green Deal", qui vise à faire de l'Europe "le premier continent climatiquement neutre" d'ici trente ans. Bien sûr, il y a le changement climatique. Mais "une vie bonne et sûre" dépend avant tout de la sécurité intérieure et extérieure, de l'assurance vieillesse et maladie, de la sécurité de l'emploi, de l'endettement des États, des banques et des particuliers, et non du changement climatique. La présidente von der Leyen induit le lecteur en erreur dès la première ligne de sa tribune. Et la Doctoresse von der Leyen sait que "la science" grâce à laquelle nous savons que la "spirale climatique" peut encore être arrêtée n'existe pas dans ce sens. Pratiquement toutes les déclarations de son article sont de belles paroles sans contenu. Et tout doit être soumis à ce plan irréfléchi : "Du trafic aux taxes, de l'alimentation à l'agriculture, de l'industrie aux infrastructures." Tout doit être déterminé et changé par la politique : "Comment nous produisons et consommons, comment nous vivons et travaillons." Tout devrait être fixé de manière irréversible. Il est également clair que beaucoup plus d'argent sera dépensé. 100 milliards d'euros supplémentaires doivent être "libérés" chaque année. Je crains que des fonctionnaires que nous n'avons pas élus et des hommes politiques irresponsables retirent chaque année 100 milliards d'euros aux entreprises et aux budgets performants et les mettent dans de tels discours creux. Il s'agit d'une pure et simple destruction de la prospérité.
Pour quelle raison Madame von der Leyen écrit-elle de telles choses ? Les citoyens doivent-ils vivre comme les politiciens le souhaitent ? (C'était déjà le cas dans les dictatures et cela se reproduit encore aujourd'hui en Chine ; nous en connaissons tous les conséquences.) Ou les citoyens doivent-ils être distraits de cette réalité qui a depuis longtemps échappé aux politiciens et aux bureaucrates ? Ou alors ces Mesdames et Messieurs pensent-ils qu'un continent peut être géré avec un tel contenu ?
(Traduction libre Christian Hofer pour Les Observateurs.ch)
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