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Revue du livre : Le cadran du cashflow de Robert Kiyosaki
Dans la série « Revue de livres », je vous conseille aujourd’hui « Le cadran du cashflow » de Robert Kiyosaki.
J’ai lu ce livre en 2015 ou 2016 pour la première fois et il a été un véritable propulseur pour moi dans la situation où je me trouvais à l’époque.
Le cadran du cashflow
Le principe de base du « Cadran du cashflow » vient du symbole d’un cadran avec plusieurs lettres :
Chaque lettre correspond à une façon différente de gagner de l’argent et de la richesse.
Le « E » correspond à employé, dans lequel vous travaillez pour quelqu’un d’autre.
Le « T » est pour le travailleur indépendant, dans lequel vous travaillez pour vous-même. Par exemple un chauffeur de taxi, un dentiste, un médecin ou un mécanicien.
Le « B » est pour entreprise, où vous construisez un système pour employer d’autres personnes. Ici Kiyosaki fait allusion à un propriétaire d’une entreprise d’au moins 500 employés, mais je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’avoir autant d’employés.
Et enfin, le « I » est pour investisseur, dans lequel votre argent travaille pour vous.
La plupart des gens commencent du côté gauche du cadran et une grande majorité d’entre eux y restent toute leur vie.
Le point de vue de Kiyosaki est que vous devriez vouloir vous déplacer vers le côté droit du chiffre si vous voulez vraiment être riche et indépendant financièrement.
Première partie
La première partie du livre explique principalement les différents cadran et les personnes qui les occupent.
Je suis actuellement dans le cadran « E » car je reçois une partie de mon revenu de la part de mon employeur, mais je suis également dans le cadran « I », du fait des revenus que je touche des mes investissements immobiliers.
Mon espoir personnel est de passer dans les cadran « B » et « I » où je peux faire travailler mon argent pour moi et non pas l’inverse. Pour avoir une véritable liberté financière, il faut se déplacer depuis le côté gauche du cadran vers la droite.
Ma façon la plus simple de voir les choses est de penser que le côté gauche est celui où vous échangez du temps contre de l’argent, et que le côté droit vous permet d’échanger de l’argent contre plus d’argent. Il est évident que, selon cette définition, le côté droit est beaucoup plus attrayant.
Un autre point important à noter ici est la différence d’aspect entre les états financiers d’un individu :
J’ai fait un article complet sur les états financiers, que je vous conseille vivement d’aller le voir ici. C’est la fondation vers la suite du chemin vers l’indépendance financière.
Dans la partie gauche, nous voyons le compte de résultat et le bilan de quelqu’un qui se trouve dans le cadran gauche du cashflow, tandis que dans la partie droite, nous voyons les états financiers de quelqu’un qui se trouve dans les cadrans « B » et « I ».
Sur la gauche, il n’y a pas ou peu d’accumulation d’actifs et une grande partie des revenus est consacrée aux dettes et aux dépenses. Sur le côté droit du cadran, vous produisez une grande partie de vos revenus grâce à des actifs qui produisent du cashflow. Vous avez toujours des dettes et des dépenses, mais celles-ci sont plus que compensées par les revenus produits par les actifs.
C’est ce qui m’a fasciné et m’a incité à lire et à étudier ce livre avec attention. C’était une véritable expérience de changement d’état d’esprit que de voir ces simples états financiers.
L’idée que chaque passif et chaque dépense est un actif et un revenu pour quelqu’un d’autre était époustouflante. Honnêtement, je n’avais jamais pensé à mes propres finances de cette façon. À ce stade, j’étais en train de passer du côté gauche au côté droit du cadran du cashflow.
Deuxième partie
La deuxième partie du livre traite principalement des changements de mentalité nécessaires pour passer d’un côté du cadran à l’autre. C’est l’un des aspects les plus importants du livre, car n’importe qui peut comprendre les chiffres et se laisser séduire par les perspectives de liberté financière, mais il existe une forte barrière mentale pour vraiment percer le côté droit du cadran du cashflow.
Le fait qu’on nous enseigne à l’école à éviter de faire des erreurs, à mémoriser les solutions à des problèmes faciles, et absolument rien sur les finances personnelles nous met déjà tous dans une situation désavantageuse. L’école nous prépare à entrer dans les cadrans « E » et « T », mais ne nous apprend rien des cadrans « B » et « I ».
Même si j’ai fréquenté et réussi une haute école supérieure, je me suis retrouvé à apprendre quelque chose de nouveau à chaque page. Bien que je n’en sois évidemment pas au point où je suis prêt à quitter mon emploi d’employé et à commencer à créer des entreprises, ce livre a certainement jeté les bases pour que cela soit une option potentielle à l’avenir.
L’une des principales conclusions du livre est l’idée que l’argent est vu par l’esprit et non par les yeux. Cela signifie que beaucoup d’entre nous ont une compréhension biaisée de l’argent et de nos finances personnelles. Nous préférons souvent la sécurité aux récompenses potentielles, comme les investissements « sûrs » tels que le deuxième pilier et les portefeuilles d’actions diversifiés.
Enfin, M. Kiyosaki dit qu’il faut être la banque et non le banquier. En tant que banque, vous possédez des actifs qui apparaissent comme des dettes envers les autres. Même votre propre passif doit être payé par d’autres (les biens de location lorsqu’il s’agit de biens immobiliers par exemple).
Aucun investissement ne doit être négatif en termes de cashflow, mais ce qu’il faut vraiment comprendre, c’est l’état d’esprit qui accompagne la réflexion sur l’argent en termes d’actifs et de passifs. Il faut comprendre le jargon compliqué qui accompagne généralement les produits d’investissement et voir au fond des choses. S’agit-il d’un actif qui produira un surplus de liquidités, ou d’un passif qui aspirera l’argent de votre poche et le crachera dans les poches des autres ?
Répondre à cette question n’est pas toujours aussi facile qu’il y paraît.
Troisième partie
Enfin, dans la troisième partie du cadran du cashflow, M. Kiyosaki propose sept étapes concrètes pour vous faire passer du côté gauche au côté droit du cadran :
- S’occuper de ses propres affaires
- Prendre le contrôle de son cashflow
- S’éduquer financièrement
- Acquérir l’état d’esprit
- S’entourer de mentors
- Faire de ses déceptions une force
- Croire en soi
Comme vous pouvez l’imaginer, ces sept étapes sont extrêmement importantes pour le succès dans le cadran du cashflow. En théorie, ces étapes devraient vous faire passer du côté gauche au côté droit du cadran.
Je travaille depuis des années sur ces points, pour passer le plus vite possible de ma position actuelle de « E » à celle de « B » et de « I ».
À ce moment-là, je serai en mesure d’atteindre la liberté financière et d’arrêter d’échanger mon temps contre de l’argent. Je pourrai ainsi continuer à faire travailler mon argent encore plus dur pour moi.
Conclusion
Dans l’ensemble, j’ai beaucoup apprécié la lecture du cadran du cashflow et je le recommande vivement à tous ceux qui espèrent un jour atteindre la liberté financière. Apprendre et étudier le cadran est utile car il donne une représentation visuelle des différentes sections de l’homme dans la population active.
Ne manquez sous aucun prétexte mon article dédié aux état financiers, il pourrait changer beaucoup de choses dans votre manière de voir les choses.
Ça m’a également obligé à approfondir ce que je veux de ma carrière et où je veux être en termes de cadran du cashflow. Mon désir est de passer depuis le côté gauche au côté droite et de commencer à gagner 100% de mon revenu à partir de mes actifs plutôt qu’en tant qu’employé d’une entreprise qui récolte les fruits de mon propre travail.
Mes objectifs sont d’investir dans des biens immobiliers de location afin de commencer à construire mon bilan avec des actifs ainsi que des passifs que d’autres paient.
Ma recommandation : Lecture hautement recommandée!