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Le laboratoire d'idées de politique étrangère foraus a publié des propositions sur la "neutralité coopérative", évoquée par le président de la Confédération Ignazio Cassis. Il propose deux formes de coopération avec des acteurs étatiques et non-étatiques.
Le groupe de réflexion propose une "coopération basée sur des valeurs" avec des partenaires partageant les mêmes idées s'agissant les objectifs communs, et une "coopération basée sur le dialogue" avec tous les Etats concernant la détermination d'une voie commune, écrit le laboratoire d'idées dans un rapport publié mercredi.
En résumé, cela signifie que la Suisse devrait protéger ses valeurs avec des partenaires partageant les mêmes idées. En outre, elle devrait maintenir le dialogue avec tous les Etats, indépendamment de leur comportement ou de leur position en matière de politique étrangère, par exemple dans les instances multilatérales.
La Suisse pourrait ainsi allier ses traditions de neutralité et de solidarité, sanctionner les violations du droit international, offrir ses bons offices et rester crédible, écrit le groupe de réflexion.
Réinterpréter la neutralité
Pour foraus, il faut réinterpréter le concept de neutralité de façon contemporaine. Cela signifie s'éloigner d'une "neutralité orientée vers les acteurs, passive, réactive et isolée" pour aller vers une neutralité "fondée sur des valeurs, active et coopérative".
La neutralité coopérative exige en outre une interprétation moderne de la notion constitutionnelle d'indépendance de la Suisse. "Nous devons abandonner l’illusion d’une indépendance intégrale, où le destin de la Suisse se joue indépendamment du reste du monde", estime le groupe de réflexion. Il propose comme ligne directrice une indépendance dans la formation des positions de politique étrangère et une coopération dans la mise en oeuvre.
La Suisse devrait en outre initier une coalition avec d'autres Etats neutres afin de renforcer la représentation de ces pays au sein des instances internationales. "Les États neutres peuvent jouer un rôle important en faveur de la paix et de la stabilité. En matière de politique intérieure et extérieure, la Suisse devrait s’engager pour un développement inclusif de la neutralité qui répond aux défis géopolitiques", relève Christina Graf, l'une des auteurs du rapport, cité dans le communiqué accompagnant le rapport.
Neutralité discutée au Conseil fédéral
Le président de la Confédération Ignazio Cassis avait introduit pour la première fois la notion de "neutralité coopérative" en mai lors du Forum économique mondial (WEF) à Davos.
Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a en outre rédigé depuis le début de la guerre en Ukraine un rapport sur la neutralité sur mandat d'Ignazio Cassis. Ce dernier a pour but de créer les bases d'un débat politique structuré sur la neutralité. Le document devrait être adopté par le Conseil fédéral d'ici la fin de l'été.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Un nouveau millionnaire en Suisse au tirage de l'Euro Millions
Personne n'a trouvé la bonne combinaison à l'Euro Millions vendredi. Une personne en Suisse a tout de même trouvé cinq bons numéros et une étoile et empoché 1'035'368 francs.
Pour gagner, il fallait jouer les numéros 14, 17, 34, 35 et 42, ainsi que les étoiles 6 et 10. Lors du prochain tirage mardi, 63 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Les bisses aident les arbres forestiers stressés
Les canaux d'eau traditionnels dans le canton du Valais aident les arbres forestiers soumis au stress de la sécheresse. Un projet de recherche du Fonds national a confirmé l'effet positif de l'eau des bisses qui se diffuse dans le sol forestier.
La conservation des bisses revêt désormais une importance forestière en plus des motivations culturelles et historiques, écologiques, touristiques et paysagères, écrit vendredi la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du territoire (SL-FP). Les arbres et la strate herbacée soumis à un stress extrême dû à la sécheresse et à la chaleur peuvent en profiter.
C'est ce qu'a démontré une étude du Fonds national suisse (PNR 61 Waterchannels) menée il y a quelques années déjà sous la direction de la SL-FP.
Des exemples de cas au Grand Bisse de Lens, au Bisse de Varen et au Bisse de Planige ont montré que l'eau qui pénètre naturellement des canaux d'eau dans le sol favorise la vitalité des arbres forestiers à une distance de plusieurs mètres en amont et en aval des bisses. Cela se voit dans les cernes des arbres et la croissance des aiguilles.
Effet durable
Il a été surprenant de constater que même l'eau du bisse qui pénètre peu dans le sol, mais de manière continue pendant des années, a un effet durable sur la vitalité. En revanche, si cette irrigation passive s'arrête brusquement - à cause d'une mise sous terre ou d'une dérivation de l'eau - cela a un effet négatif sur la vitalité des arbres en peu de temps.
Cet été, cet effet de l'eau des bisses sur les arbres forestiers est évident, surtout là où les tronçons de canaux ouverts alternent avec des parties sèches. Même si cet effet est limité dans l'espace, il est judicieux de laisser à ciel ouvert les plus longs tronçons possibles des canaux parallèles à la pente et situés en forêt.
Les communes, le canton du Valais, la SL-FP, les fonds de loterie et d'autres institutions soutiennent depuis des années les bisses. Dans les années à venir, des réactivations supplémentaires de bisses désaffectés seront toutefois nécessaires, estime la SL-FP.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Sécheresse: Hécatombe de poissons en Suisse
Sur tout le Plateau et au pied du Jura, les pêcheurs et les cantons annoncent à une cadence élevée des cours d'eau asséchés et des poissons morts, constate la FSP. "C'est une véritable catastrophe, on ne peut malheureusement pas en dire autrement", souligne le président central de la FSP Roberto Zanetti.
La mortalité piscicole due à la canicule détruit brutalement et d'un seul coup les années d'entretien des tronçons de cours d'eau et les populations de poissons par les sociétés de pêche locales, relève la FSP dans un communiqué publié vendredi. Les truites et les ombres sont particulièrement touchées par ce phénomène.
Une température de l'eau de 20 degrés est déjà synonyme de stress pour ces espèces et à partir de 23 degrés la situation devient très critique. Au-delà de 25 degrés, leur vie est menacée. "Cela nous déchire le cœur de voir les poissons à la recherche d'oxygène ou gisant sans vie dans de rares flaques d'eau qui s'assèchent", explique David Bittner, administrateur de la FSP.
Pour la FSP, il est donc urgent d'agir. "Le monde politique est vraiment sollicité, aux niveaux national, cantonal et communal", déclare Roberto Zanetti. A court terme, les autorités cantonales doivent mettre en place une pratique restrictive pour les prélèvements d'eau et un traitement respectueux des habitats servant de refuge aux poissons qui ont besoin d'eau fraîche.
Energie hydraulique
Pour le bien-être des poissons, il est essentiel de disposer de suffisamment de débits résiduels. La FSP s'oppose donc à l'exploitation "de la moindre goutte d'eau de nos rivières pour la production d'énergie hydraulique". Le président de la FSP évoque la pression exercée par certains milieux en faveur d'un assouplissement des prescriptions relatives aux débits résiduels.
"Il ne doit et ne peut pas être question, surtout en cette période difficile, de prélever encore les dernières gouttes d'eau des rivières pour la production d'énergie hydraulique et de laisser encore moins d'eau aux poissons", déclare le président de la FSP. Pour la fédération, le bénéfice économique à court terme serait disproportionné par rapport aux dommages écologiques irréversibles.
Le patron de l'usam pas opposé à des hausses de salaires
Le président de l'Union suisse des arts et métiers, Fabio Regazzi, ne se dit pas opposé à des augmentations de salaire réclamées par les syndicats pour compenser l'inflation. Mais la question "doit être abordée au cas par cas", ajoute-t-il.
"Il y a des secteurs qui ont les moyens d'appliquer une hausse et qui le feront sans doute sur la base du partenariat social. Par contre, d'autres branches en difficulté n'ont simplement pas les moyens d'y arriver", indique M. Regazzi dans un entretien diffusé vendredi par la Tribune de Genève et 24 Heures.
Dans cette deuxième catégorie, il cite les secteurs fortement impactés par la crise du Covid-19 ou "qui se trouvent dans une période d'incertitude en raison de la guerre en Ukraine".
Levier fiscal
Alors que l'Union syndicale suisse a réclamé au début août des "augmentations de salaire urgentes et nécessaires", M. Regazzi reconnaît que les entreprises ont un rôle important à jouer pour compenser l'inflation, qui atteint 3,4%. "Mais elles ne peuvent pas constamment jouer les pompiers et augmenter les salaires à l'infini".
L'Etat doit "aussi faire un effort" avec le "levier fiscal, qui peut être actionné", estime le conseiller national (Centre/TI). "D'autres pistes méritent aussi d'être explorée", poursuit-il.
Mais selon lui, les aides doivent avant tout cibler la classe moyenne. "C'est celle qui souffre le plus, car elle n'a ni le patrimoine des classes les plus aisées ni les aides des classes les plus faibles".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
La barre des 60'000 statuts S accordés en Suisse a été franchie
La barre des 60'000 statuts de protections S accordés à des réfugiés en provenance d'Ukraine a été franchie en Suisse. Jusqu'à jeudi, la Confédération en a octroyé exactement 60'056, un nombre en hausse de 122 par rapport à la veille.
Les demandes de statut S s'élèvent pour leur part à 62'142, en hausse de 116 par rapport à la veille, indique jeudi le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) sur Twitter.
Ce statut de protection spécial a été activé pour la première fois depuis sa création à la suite des guerres de Yougoslavie dans les années 1990. Visant à apporter la protection nécessaire aux personnes fuyant la guerre, il a aussi pour but de décharger le système normal de l'asile, en permettant aux demandeurs d'obtenir un permis "S" rapidement et sans devoir passer par une procédure d'asile classique.
Les plus nombreux à Zurich
Le droit de séjour est d'un an. Mais il peut être prolongé aussi longtemps que les personnes sont exposées à un danger grave. Les réfugiés peuvent également faire venir des membres de leur famille. En outre, si le gouvernement n’a pas levé la protection provisoire au bout de cinq ans, les bénéficiaires reçoivent une autorisation de séjour B. L'accès au marché du travail est immédiat, tout comme celui de l'école.
C'est le canton de Zurich qui accueille le plus de bénéficiaires du statut S, avec 10'925 personnes inscrites, selon les derniers chiffres du SEM datant du 9 août. Viennent ensuite Berne (7418) et Vaud (5511).
En Suisse romande, Genève arrive en seconde position derrière Vaud avec 3538 personnes accueillies. Les bénéficiaires du statut S sont 2132 dans le canton de Fribourg, 2045 en Valais, 1149 dans le canton de Neuchâtel et 463 dans le Jura.
Taux d'emploi de 10%
Sur les 33'645 personnes en âge de travailler, c'est-à-dire âgées de 18 à 64 ans, 3375 exercent un emploi. Cela représente un taux d'emploi de 10,03%. Les autorisations de travail délivrées sont en réalité plus nombreuses, car elles ne sont enregistrées qu'avec du retard, précise le SEM.
Ce taux peut paraître bas, mais il est beaucoup plus élevé que la normale. En général, environ 5% des requérants d'asile ont trouvé un emploi après six mois, a rappelé jeudi la secrétaire d'Etat aux migrations Christine Schraner Burgener dans la Matinale de la RTS. Et d'ajouter que bien sûr il serait souhaitable que ce taux soit plus élevé, relevant les bienfaits non seulement pour le moral des réfugiés mais aussi le système social.
Près d'un quart des réfugiés ukrainiens qui travaillent (24%) sont actifs dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration. Près d'un sur cinq (17%) travaille dans le secteur "Planification, conseil, informatique". L'agriculture et l'enseignement accueillent respectivement 8% et 7% des bénéficiaires d'un statut S.
Plus de 20'000 jeunes de moins de 18 ans
Interrogé sur le nombre d'enfants scolarisés, le SEM indique que, parmi les bénéficiaires du statut S, 17'263 ont entre 4 et 17 ans. Dans le détail, 12'648 enfants sont âgés de 4 à 13 ans, 2336 ont entre 14 et 15 ans et 2279 ont entre 16 et 17 ans. Il y a en outre 3162 bambins entre zéro et trois ans.
Le SEM rappelle que la scolarisation des enfants au bénéfice d'un statut S est de la responsabilité de la commune et du canton d'attribution, mais qu'en règle générale, elle se fait aussi rapidement que possible.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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