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Création
Le metteur en scène polonais Krzysztof Warlikowski s’est penché sur les textes de de Wajdi Mouawad, Sarah Kane et J.M. Coetzee qui, tous, interrogent le mythe de Phèdre.
Phèdre a vingt-cinq siècles. Phèdre est au pluriel. Chez Euripide, elle ne croise même pas Hippolyte pour lui avouer son amour et meurt plutôt que de l’affronter. Chez Sénèque, elle lui parle de son désir les yeux dans les yeux. Chez Sarah Kane, tout est possible et rien ne l’est plus : malgré la proximité des corps, le bien-aimé reste plus inaccessible que jamais.
- Isabelle Huppert
- photo © Peter Lindbergh
Qui donc est Phèdre ? De retour à l’Odéon après Un Tramway et La Fin (Koniec), Warlikowski lance son enquête sur une intuition de William Blake citée par J. M. Coetzee : « ceux qui répriment le désir le font parce que leur désir est suffisamment faible pour qu’il puisse être réprimé ». Et pour incarner le mystère de toutes les Phèdre, il a fait appel à Isabelle Huppert.
Une déesse ivre ? Une divinité possédée par une autre divinité, Aphrodite saisie du dedans par Dionysos ? Telle est la première image que Krzysztof Warlikowski propose de son projet, lors d’une conversation à l’automne 2014.
Du 17 mars au 13 mai 2016 / Odéon 6e
Réservations : <ip-pii>.40