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au centre culturel suisse
et dans les lieux partenaires
Sa pratique inclut de nombreux médium, dont la performance.
Christoph Rütimann fait un usage particulier des cactus, tantôt instrument de musique, tantôt « aiguille » de tourne-disque ou tout bonnement objet d'exposition. Pour cette performance, il équipe une série d'outils de jardin et de cactus de capteurs sonores pour un concert inédit.
Dans le cadre de la Fiac Hors les murs. Sur présentation du badge « Invité d'honneur ». En collaboration avec Mai 36 Galerie, Zurich.
au centre culturel suisse
Sa pratique inclut de nombreux médium, dont la performance.
12 photographies + une carte, 32,5×22,5 cm chaque, courtesy l'artiste et Edizioni Periferia, Lucerne
Vidéo
Né en 1955, vit à Mülheim
Le travail de Christoph Rütimann s'étend de la performance à l'installation sonore en passant par la photographie, la vidéo, le dessin, la peinture et la sculpture. Malgré la diversité des moyens artistiques utilisés, on observe certaines constantes : l'étude de la ligne et de la couleur, le hasard et la gravité et un intérêt pour les Sciences en général. La ligne est omniprésente dans ses projets, comme élément formel essentiel à ses dessins mais également dans ses vidéos où il perturbe la perception de la topographie en plaçant sa caméra sur un rail. L'artiste revient régulièrement à la peinture comme espace privilégié de la couleur.
Christoph Rütimann se confronte au vide, aux instruments de mesure ou aux passages de frontière. ...
Christoph Rütimann se confronte au vide, aux instruments de mesure ou aux passages de frontière.
Depuis le début des années 1980, la pratique de Christoph Rütimann est multiple et navigue de la sculpture à la performance, en passant par la photographie et la peinture. Ces propositions dialoguent avec le contexte spatial des lieux où elles se situent et questionnent les contraintes physiques d'une manière quasi scientifique. Il réalise des installations monumentales qui consistent en des empilements de centaines de pèse-personnes, révélant notre rapport à la gravité terrestre et à la force des poids en jeu. Ses peintures monochromes sous verre saturent l'espace architectural de couleurs tout en le réfléchissant dans le reflet, liant ainsi l'œuvre d'art à son environnement. C'est le lien entre l'artiste et son contexte qui sous-tend ses performances, qu'elles soient musicales ou plus physiques.
Dans Hanging on the Museum I (1994) et II (2002), l'artiste pendu à un câble se fait hisser en haut de la façade du musée de Lucerne qui va être démoli. Durant une heure, il va réaliser le tour du bâtiment suspendu à cette hauteur, avant de redescendre. Il pointe ainsi ironiquement le lien d'interdépendance entre l'artiste et l'institution.
Quelques années plus tard, dans la même ville, il va répéter l'opération, cette fois autour du nouveau centre de congrès. L'artiste est alors suspendu dans le vide sous l'immense toit en porte-à-faux dessiné par Jean Nouvel.
Dans Cactuscrackling, il amplifie des cactus et en joue de la musique en pinçant les épines, comme les cordes d'une harpe. Cette action aussi poétique que dadaïste se tiendra au CCS, mais également au Jardin des Plantes pendant la Fiac.
Denis Pernet