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Situé au sud du centre-ville, ce terrain accueillait une caserne construite en 1936 et occupée après la Seconde Guerre mondiale par les forces françaises stationnées en Allemagne. Les Français sont partis en 1992.
Douze bâtiments de la caserne ont été conservés et rénovés, occupant un terrain d'une superficie de 4 hectares. Quatre d'entre elles sont affectées à 220 logements alternatifs formant le collectif « SUSI » (Selbstorganisierte unabhängige Siedlungsinitiative). Ces logements sont habités par une partie du groupe ayant occupé illégalement les casernes dès leur libération et qui sont à présent régularisés.
Six autres casernes accueillent 600 logements pour étudiants. Enfin, un dernier bâtiment est transformée en maison de quartier et en centre socio-culturel accueillant les associations locales.
Le quartier Vauban a connu une forte participation citoyenne au projet avec deux structures principales:
Baugruppen. Ces « groupes de construction » sont le fait de personnes désireuses de construire leur logement. Elles se regroupent ainsi afin de définir l'organisation de leur îlot ou de leur immeuble au cours de multiples réunions précédant la transmission de leur projet à un maître d'œuvre. Chaque groupe ayant son propre architecte et le choix du mode d'économie d'énergie, la diversité de Vauban fait partie de son attrait.
Forum Vauban. Le Forum Vauban et ses 300 à 400 membres ont organisé le processus de la participation citoyenne avec et parfois contre les intentions de la municipalité. L'association d'habitants a notamment poussé, avec succès, vers une plus grande prise en compte de l'environnement et de l'énergie dans le projet.
"Sous la pression de cette association, le projet de concours de 1994 s’est transformé en un projet écologique. L'instrument du détournement est un modèle de « quartier des courtes distances » élaboré par le Forum Vauban et retenu en 1996 pour représenter l'Allemagne à la conférence des Nations Unies sur les établissements humains Habitat II, réunie à Istanbul. Forte de cette consécration internationale, l'association a négocié – avec succès – pied à pied avec la municipalité l'application du modèle. Elle a obtenu par exemple que les eaux pluviales ne soient pas enterrées dans des conduites souterraines, mais ruissellent en surface, comme dans les canaux en plein air de la vieille ville de Fribourg : une mesure à la fois écologique et économique, compensant en partie les surcoûts liés aux économies d'énergie – chaque maison se doit de consommer moins de 65 kw/m2 par an." (extrait d'une utopie écologique qui fonctionne par Richard Quincerot, paru dans la revue Urbanisme en 2003)
Actif de 1994 à 2004, il a été remplacé par l'association Stadtteilverein-Vauban
Le taux de places de stationnement par logement est de 0.5, ce qui est relativement élevé pour un écoquartier. A la fin des années nonantes, la Municipalité de Fribourg n'a osé aller plus. C'était déjà une révolution!
Vauban a introduit le concept de silo à voitures collectif (voir diaporama). Le "Solargarage". Le raisonnement est le suivant, le vélo est devant la porte. Par contre, pour aller jusqu'à sa voiture ou pour prendre le tram il faut dans les deux cas marcher quelques centaines de mètres. Le rez-de-chaussée du silo à voiture est occupé par un petit centre commercial.
La place de la voiture est réduite au stricte minimum. L'allée centrale est accessible aux voitures avec quelques places de stationnement payantes, qui peuvent être utilisées par les visiteurs. C'est une zone 30.
Le stationnement n'est pas autorisé dans les ruelles latérales, par contre les riverains peuvent s'arrêter quelques minutes pour charger - décharger leur véhicules. Les ruelles se trouvent en zone résidentielle (Verkehrsberuhigter Bereich) priorité aux piétons, jeux autorisés sur la chaussée et vitesse limitée à 10 km/h.
La deuxième partie du projet, dès 2002, autorise toutefois les voitures à être ponctuellement stationnées devant les immeubles...
Un système d'autopartage est en place pour ceux qui ont une utilisation occasionnelle de la voiture.
Lors de 1ère étape 1996 - 2002, l'écoquartier était desservi par un bus qui s'arrêtait à l'extérieur du quartier. La gare est atteignable en 15 minutes. Depuis 2004, un tram a son terminus au centre du quartier. Voir le diaporama "Tram et bus de Vauban"
Conseils: