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07/04/2012
Show must go on
Si le titre peut paraître incongru, il est néanmoins de circonstance pour un Vendredi Saint. Surtout lorsqu'il est interprété par Queen...
Quant au commendatore de Modène, il a quand même quelques âmes sur la conscience (sept en formule 1). "Does anybody knowns what we are living for ?"
Alberto Ascari est mort au volant d'une Ferrari sport à Monza, en 1955, à l'âge de 36 ans. Tout comme son père disparu au même âge en 1925. Autre coincïdence: père et fils avaient chacun remporté 13 GP... et quatre jours avant leur disparition, ils ont été victimes d'un sévère accident. Le plongeon D'Alberto dans la Méditerranée à Monaco est resté gravé dans les mémoires.
Another heroe? Tous vulnérables. A la recherche du sens, les images qui suivent ne supportent pas de commentaire. Très crues, voire insupportables, le sublime chant de la prière de Dante ramène ces images à l' indicible essentiel.
Une minute (3.20'') d'hommage à notre "Seppi" qui s'achève sur une note d'espoir! Et puis cette longue séquence du miracle qui n'est pas advenu et qui pourtant parvient à nous surprendre, comme il y a 2000 ans...
La bonne nouvelle: il n'y plus eu de décès de pilotes de formule 1 depuis 1994.
Et beaucoup de raisons à celà. L'homme est capable d'apprendre... Je repense à un ancien texte écrit par le père de mon contemporain Jacky Ickx dont je me souviens seulement du titre: La Liberté de risquer sa Vie est aussi une Liberté.
Dans cette liberté, il y a sans doute la sagesse d'accepter les choses que l'on ne peut changer (notamment les lois de la physique) et le courage de changer les choses que l'on peut. Exemple: Jacky refusant de prendre le départ des 24 heures du Mans (ou tout le moins cette forme de départ sous la forme d'un footing). Une contribution à la sécurité, au même titre que la révolte de Jackie Stewart apès son terrible accident à Spa-Francorchamps. En 1966, sa voiture s'était retounnée sur lui. Pas de service de sécurité, pas d'ambulance. Et quand l'ambulance arriva, elle ne trouva pas l'hôpital! Il a fallu que Graham Hill enlève la combinaison du pilote complètement imprégnée d'essence... Les voitures étaient de véritables bombes ambulantes.
Voitures et pistes plus sécures, direction de course à la hauteur. Trois éléments à améliorer et qui à eux seuls valent bien le titre de Sir décerné à monsieur Stewart. (il va sans dire, mais peut-être serait-il bon de le répéter, que ces trois éléments profitent également aux conducteurs lambda).
Les images d'un enfer:
Circuit de Zandvoort, GP de Hollande, 29 juillet 1973.
Roger Williamson (devant) et David Purley, juste derrière se défoncent pour obtenir un bon résultat à bord de March 731 peu compétitives.
Quelques tours plus tard, c'est le drame. Williamson tape les rails extérieurs et se retrouve coïncé sous sa voiture qui prend feu.
David qui le suivait stoppe immédiatement et tente de lui porter secours. En vain ! Des millions de spectateurs, l’oeil rivé au petit écran vivent la mort en direct ! Horrifiés par ce spectacle macabre, ils partagent la rage impuissante de celui qui, désespérément seul montre l’exemple aux services de sécurité bataves totalement dépassés par l’événement.
Atroces images. David Purley, les yeux brouillés de larmes, explique qu’il n’a pas pu retourner la voiture. J’ai vu qu’il était en vie, je l’ai entendu crier mais je n’ai pas pu renverser la voiture. J’ai essayé d’avoir l’aide d’autres personnes, si seulement j’avais pu retourner l’auto, nous aurions pu le sortir de là.
Roger était vivant. Les pompiers mirent huit minutes pour arriver sur les ls lieux de l'accident. Le malheureux meurt par suffocation. Dans le désarroi, la course ne sera pas arrêtée. Il est vrai que les concurrents, dans la fumée, voyant Purley sain et sauf, ont pu penser que c'était lui qui avait subi cette sortie de piste.