Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06894.jsonl.gz/311

La politique de l'Opep semble inébranlable. La prochaine réunion aura lieu en juin et aucun des membres de l'Opep+ ne prône actuellement une augmentation plus rapide de la production.
L'offre de pétrole de l'Opep se resserre - intentionnellement et non intentionnellement. Onze des quatorze membres de l'Organisation se sont regroupés avec dix non-membres de l'Opep (collectivement appelés Opep+) pour viser 1,2 million de barils de production par jour de moins qu'en octobre 2018. Ce noyau dur respecte bien son quota. Les trois pays de l'Opep qui sont exemptés de l'accord voient leurs niveaux de production baisser. Premièrement, le Venezuela est confronté à une implosion économique avec l'électricité intermittente qui inhibe la production. En outre, le pays fait face à des sanctions de la part des États-Unis. Deuxièmement, l'Iran se prépare pour le jour (en mai 2019) où les dérogations aux sanctions infligées aux consommateurs de son pétrole expireront. Ainsi, la production pétrolière iranienne est en chute libre. Enfin, après une période de coupures exceptionnellement faibles en Libye, l'approvisionnement en pétrole en provenance du comté risque de diminuer. Un important terminal pétrolier près de Tripoli risque d'être fermé à cause des combats dans la capitale. Cela pourrait faire perdre jusqu'à 300'000 barils de pétrole par jour.
La politique de l'Opep semble inébranlable. La prochaine réunion de politique générale aura lieu en juin et aucun des membres de l'Opep+ ne prône actuellement une augmentation plus rapide de la production. L'offre américaine continue de croître et le groupe Opep+ semble donc satisfait du resserrement - préférant la situation actuelle avec des prix du pétrole proches de 70 dollars le baril plutôt que 50 dollars comme c'était le cas vers la fin de 2018.