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Muscle squeletique
Groupe Frieden
Notre groupe de recherche étudie les mécanismes impliqués dans la régénération du muscle squelettique humain. Nous utilisons pour cela un modèle de différentiation in vitro, à partir de cellules souches musculaires humaines.
Les cellules musculaires squelettiques sont des cellules de très grande taille, plurinucléées et incapables de se diviser. Suite à des lésions musculaires, qui ont lieu par exemple après un exercice intense, ce tissu musculaire est capable de se réparer grâce à la présence des cellules souches musculaires de l’adulte, appelées cellules satellites. Ces cellules satellites sont normalement quiescentes, mais après une lésion, elles s’activent et prolifèrent ; on les appelle alors des myoblastes. Cette phase est initiée par l’inflammation tissulaire consécutive à la lésion. Lorsque l’inflammation diminue, les myoblastes cessent de proliférer et commencent alors à se différentier en cellules musculaires, puis à fusionner entre elles et/ou avec des fibres existantes afin de réparer la lésion. Certaines cellules redeviennent des cellules souches afin de préserver leur nombre au cours des nombreux cycles de régénération qui ont lieu tout au long de notre vie.
Les différents mécanismes mis en jeu lors de ce processus sont nombreux et comprennent des variations du potentiel de membrane, la génération de signaux calciques ainsi que l’activation de facteurs de transcription. Ces voies de signalisation sont interdépendantes, et le but de notre groupe est de comprendre comment ces différents mécanismes sont activés et quelle est la séquence précise dans laquelle ils ont lieu.
Nous étudions plus particulièrement le rôle des différentes molécules impliquées dans la signalisation calcique et principalement dans les flux de calcium entre la membrane plasmique et le reticulum sarcoplasmique. Ces signaux calciques sont importants à la fois pour la contraction musculaire, mais également pour la régulation de l’expression des gènes. Ces molécules comprennent les senseurs calciques du réticulum sarcoplasmiques (STIM1 et STIM2), ainsi que les canaux ioniques présents au niveau de la membrane plasmique et qui appartiennent à la famille des Orai et des TRPC.