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Six mois après avoir touché le fond à Miami après sa défaite contre Benoît Paire, Novak Djokovic est revenu sur le toit du monde. Sa victoire à l'US Open fait, en effet, du Serbe le joueur de l'année.
Victorieux en juillet à Wimbledon, Novak Djokovic a cueilli sa quatorzième couronne en Grand Chelem pour se situer désormais sur les mêmes cimes que Pete Sampras à la faveur de son succès 6-3 7-6 (7/4) 6-3 après 3h15' de match devant Juan Martin del Potro. Malgré toute sa bravoure, l'Argentin n'a pas pu percer la cuirasse du Serbe dont le jeu défensif touche parfois au sublime. Remarquable à la relance, Novak Djokovic est parvenu le plus souvent à tenir l'Argentin dans la diagonale des revers. Si le spectacle qu'il présente n'est peut-être pas le plus flamboyant, sa faculté de contraindre l'adversaire à jouer le coup de trop lui permet de faire la différence. Il est un monstre de réalisme.
Cette finale s'est jouée dans le deuxième set. Mené 6-3 3-1, Juan Martin del Potro a eu l'immense mérite de ne pas sombrer. L'Argentin exploitait l'unique moment faible de son adversaire pour égaliser à 3-3. A 4-3 dans un jeu long de... 20 minutes, il se procurait trois balles de break sans pouvoir toutefois conclure. Remis en scelle par le gain de ce jeu crucial, Novak Djokovic remportait 7/4 un jeu décisif au cours duquel Juan Martin Del Porto a eu la mauvaise idée de rater deux coups droits, dont l'un lui aurait permis de mener 4/1. Pour le joueur de Tandil, le train était passé. Il ne gagnera pas une deuxième finale de l'US Open neuf ans après son succès devant Roger Federer que personne n'avait vu venir.
No 3 mondial ce lundi derrière Rafael Nadal et Roger Federer après cette troisième victoire à New York, Novak Djokovic est à nouveau le patron du Circuit. Titré à Wimbledon et à l'US Open et "bourreau" de Roger Federer en finale du Masters 1000 de Cincinnati, le Serbe est bien le meilleur joueur du moment. Après sa défaite en Floride face à Paire, il a eu la lumineuse idée de se replacer sous la férule de Marian Vajda, le coach qui le connaît le mieux, qui sait parfaitement le cadrer et qui cultive une discrétion alors que ses deux anciens mentors Boris Becker et Andre Agassi recherchent sans cesse la lumière. Débarrassé de surcroît de ses soucis au coude depuis la légère intervention qu'il a subie en février dernier à Bâle, Novak Djokovic a maîtrisé son sujet à Flushing Meadows avec une réelle assurance malgré les quelques petits "trous d'air" qu'il a pu accuser. Dans des conditions de jeu rendues parfois extrêmes en raison de la chaleur et de l'humidité, le Serbe a retrouvé à 31 ans son armure de guerrier invincible. On croyait pourtant qu'il l'avait perdue à jamais.
ATS