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La demande en énergie augmente partout dans le monde. Il est d’autant plus important de trouver des sources d’énergie renouvelables qui peuvent être exploitées de manière durable. La production de carburants à partir des algues offre des opportunités très prometteuses.
A l’avenir, la production de carburants devra respecter les critères de durabilité définis selon la norme ISO 13065 1. Les carburants biologiques devront répondre à ces critères également. Ceux-ci exigent que soient considérés l’émission de gaz à effet de serre, le caractère renouvelable des sources énergétiques, la biodiversité ainsi que les aspects écologiques, économiques et sociétaux. Le journal « Renewable and Sustainable Energy Reviews » rapportait en 2010 une septantaine d’initiatives ayant trait à la production ou à la régulation de la bioénergie renouvelable.1 Ce nombre a augmenté considérablement au cours de ces dernières années.
Les biocarburants dits de troisième génération produits par des algues constituent une alternative prometteuse à d’autres biocarburants.2 En effet, contrairement aux biocarburants générés à partir de céréales ou de canne à sucre, les biocarburants produits par les algues ne concurrencent pas la culture de produits alimentaires. Les algues peuvent être cultivées dans la mer, elles prospèrent même dans les eaux saumâtres ou usées de sorte que leur culture ne requiert aucune surface agricole. Techniquement, la production de biocarburants à partir des algues est même plus facile que celle des biocarburants de deuxième génération à partir du bois et de la cellulose. Les microalgues sont des algues microscopiques dont la croissance est peu exigeante. Comme les plantes, elles se nourrissent de dioxyde de carbone et tirent leur énergie de la lumière. En peu de temps elles sont capables de produire des quantités appréciables de lipides (graisses), protéines et hydrates de carbone. Les lipides peuvent se transformer en biocarburants aussi bien qu’en dérivés précieux et, ainsi, remplacer progressivement une bonne partie des carburants fossiles.3 Si, avec les algues, il est possible de réduire le recours aux carburants fossiles, il s’ensuit aussi la possibilité d’empêcher que ne soient relâchées dans l’atmosphère des quantités supplémentaires de dioxyde de carbone.