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L'Apocalypse de Jean a été rédigée sous le règne de l'empereur romain Domitien (81-96 ap. J.-C.), alors que les chrétiens étaient durement opprimés parce qu'ils refusaient de rendre un culte à l'empereur. Jean, l'auteur de ce livre, avait été déporté par les autorités romaines sur la petite île de Patmos, au large de la côte ouest de l'Asie Mineure.
De nos jours, le langage qu'utilise Jean semble souvent difficile à comprendre. Il ressemble par moments à un code secret. De nombreux symboles et images qu'il utilise font références à des paroles prophétiques de l'Ancien Testament, notamment le livre de Daniel. C'est pourquoi l'Apocalypse de Jean est parfois appelé le livre prophétique du Nouveau Testament.
Dans la première partie (chapitres 2 et 3), Jean exhorte, réconforte et instruit sept Eglises d'Asie Mineure.
La plus grande partie du livre cependant est occupée par la révélation que Dieu donne à Jean des événements de la fin du monde. En trois cycles de visions, avec sept sceaux, sept trompettes et sept coupes, est brossé le tableau des catastrophes qui ne manqueront pas de déferler sur le monde. Il ne s'agit pas pour autant d'une sorte de "programme" de la fin du monde, comme beaucoup le pensent. Le malentendu provient entre autres du fait que le mot grec "apocalypse" – qui signifie en réalité "révélation" – est souvent compris dans le sens de "fin du monde", "catastrophe finale".
Par ses visions, Jean veut ouvrir les yeux des chrétiens persécutés sur le fait que toutes les puissances de ce monde passent. Il veut encourager les fidèles : à l'issue de cette période de détresse, le Christ établira son Règne ; cette assurance doit redonner force et espoir à tous les persécutés. Dans la communion avec le Christ, toute souffrance et tout malheur prendront fin.