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Zurich - Encore une pierre dans le jardin de la FIFA: la société singapourienne Global Brands Group (GBG), qui gère les licences de ses produits dérivés, est en faillite. L'ardoise pourrait être salée.
"La FIFA a pris connaissance récemment de la situation financière de GBG", a indiqué mercredi l'organisateur de la Coupe du Monde de football dans une réponse écrite à l'ATS. Il confirmait ainsi une information parue dans la "Handelszeitung".
"La FIFA est très préoccupée par cette situation, qui a non seulement des conséquences financières pour la FIFA, les employés et les entreprises tierces, mais nuit aussi à sa réputation", écrit-elle. La fédération ajoute qu'elle va "analyser très attentivement" la chose.
Répercussions financièresSelon la "Handelszeitung", les pertes se chiffreraient probablement en dizaines de millions de francs. La FIFA refuse pour sa part de préciser à combien le manque à gagner s'élève.
Dans une déclaration ultérieure, elle a seulement indiqué "qu'une part considérable des revenus de licences pour la Coupe du Monde de 2010 n'avaient pas été versée à la FIFA". Elle relève cependant que ses sources principales de recettes ne proviennent pas des produits sous licence, mais des droits télévisés et du sponsoring.
La société GBG est depuis 2005 le détenteur principal de la licence à l'échelle mondiale. C'est elle qui conclut des accords avec les fabricants et les distributeurs pour tous les produits estampillés du logo FIFA. Auparavant, l'association avait recours à un modèle de licences individuelles.
La décision de déléguer les droits de licences à un seul détenteur avait pour objectif d'accroître fortement les ventes des articles réservés aux fans de foot. Pour encourager GBG à développer l'affaire, la FIFA et son partenaire se sont entendus sur un minimum garanti nettement moins élevé que les droits de licence obtenus par la FIFA lors de la Coupe du Monde de 2006 en Allemagne (53 millions de francs selon le journal alémanique).
ATS