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1 Livia et Hannah entrent en scène. La première bande les yeux de la seconde à l’aide d’un foulard épais. En bonne scientifique, elle s’assure ensuite que son assistante ne voit effectivement plus rien du tout.
2 Placée à proximité de son amie, Livia tape dans ses mains. Une fois en haut à gauche de son cobaye, une fois en bas à droite, une fois devant, etc. Attentive, Hannah pointe à chaque fois le doigt au bon endroit.
3 Notre savante passe à la deuxième étape de cette expérience. A l’aide de petites boules de pâte à modeler, elle remplit consciencieusement tous les creux du pavillon de l’oreille de son assistante (voir photo).
4 Livia retourne se placer près de son assistante et tape à nouveau dans ses mains, en changeant à chaque fois de position. Ce coup-ci, Hannah n’arrive plus à pointer son index avec la même précision qu'avant.
Le phénomène
Pour savoir d’où provient un son, nous utilisons divers mécanismes, notamment la différence d’amplitude entre nos oreilles et le décalage de l’arrivée du son entre celles-ci. Si un son vient de la gauche, on l’entend ainsi plus fort et en premier dans l’oreille gauche. Mais cela ne nous permet pas de savoir si un son provient du haut, du bas, de devant ou de derrière. Ces indications-là nous sont fournies principalement par le pavillon de l’oreille, sur lequel les sons rebondissent. En changer la forme comme dans cette expérience brouille donc nos perceptions.
Page réalisée en collaboration avec le Scienscope de l’Université de Genève.