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Souvent, dans ma pratique, je rencontre des patients qui avaient déjà consulté un confrère , qui étonnés, me disent : « Mais c 'est surprenant, le ou les ostéopathes que j'ai vu jusqu'alors ne travaille(nt)pas comme vous », « Ya-t-il plusieurs types d'ostéopathie ?». Les raisons de ces différences tiennent, à mon avis, aux points suivants :Ensuite, sont rappelés certains principes relatifs à la palpation ostéopathique. Ces principes ont été conceptualisés par Pierre Tricot D.O. (ostéopathe français). Ce concept palpatoire permet de jeter des ponts entre l'approche physique ou matérielle de l'ostéopathie et la médecine dite énergétique. Elle a été pour moi un excellent complément à la formation très cartésienne, et donc ancrée dans la matière, dispensée à l 'Ecole Suisse d'Ostéopathie dont je suis issus. Aujourd'hui, je pense qu'une grande force de l'ostéopathie se situe justement dans le fait qu'elle peut être pratiquée tantôt telle une médecine physique tantôt telle une médecine énergétique.
1) L'ostéopathie telle qu'imaginée par son fondateur Andrew Taylor Still est un concept de médecine fonctionnelle et non pas une liste de techniques figées. Ceci laisse donc une certaine place à l'interprétation personnelle, celle-ci pouvant varier d'un praticien à un autre. Dans la page ci-dessus concernant les généralités, il est bien fait mention du fait que l'ostéopathie est une philosophie, une science, et un art. Outre la science qui se veut standardisée et reproductible, la philosophie ne peut être propre qu'à chaque praticien et l'art de la pratique quotidienne n'être propre qu'à l'interaction d'un thérapeute et d'un patient donnés. Aussi sur ces trois piliers qui fondent l'ostéopathie, seul l'aspect scientifique semble montrer une certaine référence déterminée, la philosophie et l'art étant beaucoup plus sujettes à variations.
2) La palette des techniques qu'un ostéopathe devrait connaître est assez large. Dans ma compréhension celle-ci s'étale comme suit :
- Les techniques dites structurelles ou directes (basse amplitude haute vélocité) que le grand public associe souvent au « crack du chiropraticien » (alors qu'il existe aussi des chiropraticiens qui travaillent différemment)
- Les techniques dites myotensives ou d'énergie musculaire ou encore de mobilisation active.
- Les techniques fonctionnelles ou de positionnement ou encore de mobilisation passive.
- les techniques fluidiques ou énergétiques.
Si la diversité de la boîte à outils des techniques ostéopathiques est si grande, c'est pour que le praticien puisse choisir la technique la mieux adaptée à son patient. L'ostéopathe n'étant par définition qu'un être humain, aura tendance à répéter les techniques qui lui ont déjà fourni de bon résultats par le passé et qui auront récompensé son système de valeurs. Avec le temps, chaque praticien peut se retrouvé confiné dans son propre registre qu'il estime être le plus efficace pour sa pratique et donc diverger passablement du registre d'un autre ostéopathe.
Au vu de ce qui précède on pourrait presque croire qu'il existe autant d'ostéopathies que d'ostéopathes. Si cette diversité peut être un sérieux avantage permettant toutes les variations que l'on retrouve dans la vie, elle peut devenir un handicap lors des processus de reconnaissance de la profession, qui inévitablement passent par des étapes de systématisation, en vue d'une définition, voir d'une légalisation.
Dans ce qui suit, je rappelle trois principes fondamentaux de l'ostéopathie. C'est le minimum conceptuel qui peut rassembler les ostéopathes de tout bord, même si leur interprétation peut varier d'un praticien à l'autre.