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Les familles fribourgeoises et neuchâteloises seigneurs de Bioley (1608-1770)
Les sires de Goumoëns se succédèrent à bioley jusqu’en 1608, lorsque la seigneurie fut vendue par Daneil Morratel, bourgeois de Berne, tuteur des filles de Jean-Charles de Goumoëns, à Petermann d’Erlach, bourgeois de Berne, tuteur des filles de Jean-Charles de Goumoëns, à Petermann d’Erlach, bourgeois de Fribourg et membre du conseil des soixante de cette ville.
Petermann d’Erlach fit ajouter avant 1635, année de sa mort. une échauguette flanquant la porte de l’enceinte, avec des armes et celles de sa femme, Elisabeth de Gottrau.
En 1643, Antoine fils de Petermann d’Erlach, vendit la château à Jacques Guy-d’Audanger, issu d’une famille neuchâteloise, anoblie en 1595 par Marie de Borubon, duchesse de Longueville, qui détrônait alors le comité de Neuchâtel.
La seigneurie passe ensuite entre les mains de Jean d’Osterwald, neveu de Jacques Guy-d’Haudanger, et de ses successeurs jusqu’en 1770. Durant cette période, plutôt vers le début du XVIIIè siècle, les Osterwald durent procéder à d’important travaux dans le corps de logis. On lui doit notamment le grand escalier monumental intérieur et le mure longitudinal formant le corridor.
Les propriétaires de la période récente (dès 1770)
En 1770, David d’Osterwald, en partance pour l’Amérique vendit la seigneurie à Pierre et Benjamin, comtes de Moudon. Ces derniers affrontèrent la liquidation des droits féodaux, réclamée par Berne par les habitants de Bioley et d’Oppens en 1791 déjà.
En 1802, Antoine de Blanchenay acquit le château. Il procéda certainement à quelques transformations, notamment en ouvrant une porte sur la terrasse. Dès 1829, sous les Bettens et les Perey, l’entretien des bâtiments dût être plus limité car le mur d’enceinte avec son entrée disparaît; en 1837, les corps de bâtiment fermant la cour à l’ouest sont démolis et en 1890, le donjon carré s’effondre, provoquant la disparition de l’étage supérieur du corps de logis.
Au-dessus du corps de logis sur, le toit, présentant une croupe jusqu’au début de ce siècle, reçut alors une demi-croupe, de même que l’aile ouest, recouverte à l’origine par une toit en appentis, ce qui a permis de créer un niveau supplémentaire des combles. Dans la façade occidentale, on voit encore le solivage qui devait faire office de tirants recevant des chevrons du toit en appentis primitif.