Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07131.jsonl.gz/227

Issu d'une famille de cinéastes, le suédois Tomas Alfredson débute à un poste d’assistant chez " title="Svensk Filmindustri (S.F.)" (célèbre société de production et de distribution) avant d'intégrer les bureaux d'une jeune chaîne privée scandinave, la TV4. Affilié au département "divertissement" de la chaîne, il est, entre autres, à l'origine de l'adaptation suédoise de l'émission française Fort Boyard. Recruté par la chaîne publique SVT, il travaille alors sur des séries locales très populaires comme "Ikas TV-kalas" (1990).
En 1994, il crée sa propre série dramatique, intitulée "Bert", laquelle devient rapidement un beau succès local. Le cinéaste décide alors de l'adapter au cinéma en 1995 sous le titre de Bert - Den siste oskulden. Là encore, l’œuvre de Tomas Alfredson est appréciée et lui permet d'être nommé au Prix Guldbagge du Meilleur réalisateur (décerné chaque année par l’Institut suédois du cinéma depuis 1964).
A la fin des années 90, il intègre une troupe constituée des meilleurs comédiens suédois, le Killinggänget. Tantôt derrière la caméra pour quelques téléfilms, tantôt sur les planches, notamment pour la pièce Glenn Killing på Grand, Tomas Alfredson ne tarde pas à se faire remarquer par ses pairs. Une reconnaissance se traduisant par une nomination au Prix Guldbagge du Meilleur réalisateur suédois qu'il remporte en 2004.
L'année 2008 marque un tournant décisif dans sa carrière. Applaudi dans plus d’une trentaine de festivals internationaux et annoncé comme l'un des 10 meilleurs films de l’année, Morse, au budget très modeste, est un véritable succès international. Lauréat du Grand Prix et du Prix de la Critique Internationale du festival Fantastic’Arts de Gérardmer 2009, il est également nommé à deux European Film Awards dont celui du Meilleur film, ainsi qu'au BAFTA Award du Meilleur film non-anglophone.
Remarqué par les maisons de production hollywoodiennes, Tomas Alfredson se voit invité à rejoindre une multitude de projets aux budgets plus que confortables. Humble, le réalisateur n'en conserve pas moins les pieds sur terre, et refuse de prendre part à ces propositions pourtant alléchantes. Ainsi, après quatre ans d’absence et de réflexion, il revient sous les feux des projecteurs avec La Taupe, un thriller d'espionnage, dans lequel il dirige Gary Oldman, secondé d'un casting quatre étoiles des plus impressionnants (dont Mark Strong, John Hurt, Colin Firth, et le très à la mode Tom Hardy).