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Sur le tertre où elle est juchée, il ne reste aucune trace de la première église édifiée en ce lieu de 1055 à 1089, dédiée à saint Pierre et vraisemblablement détruite avec tout le village de Curtilles au XIIIe siècle. Par une inscription aujourd’hui disparue, nous savons néanmoins qu’elle avait été fondée par la femme de Buchard II, fils du comte d’Oltingen, évêque de Lausanne.Qu’en est-il du temple que vous pouvez visiter aujourd’hui ?
|De sa reconstruction en 1231 par Boniface, autre évêque de Lausanne, subsiste la nef avec ses deux petites baies romanes et ses peintures naïves représentant, semble-il, à gauche le martyre d’Etienne ainsi que le baptême et l’exécution de l’apôtre Paul, et à droite le supplice de sainte Catherine.

Le chœur fut démoli et reconstruit au XVIe par l’évêque Aymon de Montfalcon (1491-1517), qui a signé son œuvre par ses initiales et son portrait sur le grand vitrail du fond ainsi que ses armoiries au-dessus d’une niche.
|Tant de l’intérieur que de l’extérieur, ce temple dégage une paisible harmonie à laquelle s’ajoute un signe de modestie, celui de son “clocher arcade“, imaginé dans les premiers temps du christianisme pour des raisons économiques et réapparu au XVe siècle dans les petites églises de campagne. Les deux cloches qui appellent toujours les fidèles au culte datent respectivement des XVIe et XVe siècles. Cette dernière serait la plus ancienne du canton comportant une inscription faite à la main avec des filets de cire.|
Les personnes désireuses de visiter l’Église peuvent demander la clé au Café Fédéral