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Le moment est venu de détacher la pièce de la canne et de la fixer sur une tige de fer, le "pontil", afin de terminer la mise en forme. Le verrier soude le pontil au verre, à l'opposé de la canne. Il pratique ensuite une incision avec des "ciseaux à trancher" à l'endroit choisi pour la rupture. Enfin, il donne un petit coup sec pour réaliser la disjonction.
Assis sur son banc, il termine l'ouvrage en ouvrant le col, en l'évasant, en rognant, pour finir les bords avec les ciseaux à rogner. Et pour que le verre reste malléable tout le long du façonnement, il va et vient du banc au four et procède à un réchauffement à intervalles réguliers.
Le façonnage est achevé. Le maître de place détache le verre du pontil et le conduit à "l'arche à recuire", dans lequel il reste une journée. À la sortie du four, la pièce est lavée pour lui rendre son éclat. Le travail à chaud est terminé, commence le travail à froid. Mais c'est une autre histoire... Voir soufflage du verre, paraison, maillochage, soufflage.