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La Suisse va sortir progressivement du nucléaire, mais aucune technologie ne sera interdite. Le National s'est prononcé mardi pour ce compromis du Conseil des Etats en acceptant par 125 voix contre 58 trois motions corrigées.
Le texte prévoit qu'aucune autorisation ne sera accordée pour de nouvelles centrales. Mais il précise qu'"il ne sera édicté aucune interdiction de technologies". Outre des mesures encourageant l'énergie renouvelable et l'efficacité énergétique, il exige la poursuite de la recherche dans le nucléaire.
Le plénum n'avait pas vraiment le choix. La procédure l'empêchait de modifier le texte. En cas de refus des corrections apportées par le Conseil des Etats, les motions auraient été enterrées.
L'UDC a tenté en vain de s'opposer une nouvelle fois à la sortie de l'atome. Il ne s'agit pas de relancer le débat sur l'abandon de l'atome mais de poursuivre la recherche sur de nouvelles technologies, a répondu la ministre de l'énergie Doris Leuthard.
Taxe CO2
Contrairement au Conseil des Etats, les élus du National n'ont en revanche pas voulu réformer la taxe sur le C02. Ils ont enterré tacitement une motion qui demandait que le produit de la taxe soit entièrement utilisé pour l'assainissement des bâtiments et l'encouragement des énergies renouvelables. Actuellement, un tiers du montant, soit 200 millions de francs, sert déjà cet objectif.
La Chambre du peuple n'a par contre pas suivi le Conseil fédéral concernant l'origine des combustibles utilisés dans les centrales nucléaires. Par 103 voix contre 77, elle a adopté une motion demandant au gouvernement d'améliorer la transparence en la matière. Les sénateurs doivent encore se prononcer.
La Chambre du peuple a également transmis tacitement plusieurs autres motions modifiées par le Conseil des Etats. Elle demande ainsi au gouvernement d'étudier les possibilités permettant d'accélérer la procédure de recours des associations pour des projets en matière d'énergie. A l'origine, elle voulait supprimer le droit de recours.
ATS