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La plupart des personnes qui jouent aux jeux de hasard et d'argent le font de façon occasionnelle. Un certain nombre d'entre elles peuvent toutefois perdre la maîtrise de leur comportement, pendant une brève ou une longue période, en jouant de manière excessive et développer des problèmes de jeu de différents degrés de sévérité.
La majorité de la population n’est pas concernée par des problèmes de jeu. Soit qu’elle ne joue pas, soit qu’elle joue pour s'amuser. Le jeu récréatif ne pose pas de problèmes particuliers. En effet, le comportement de jeu est perçu comme un divertissement occasionnel. Les personnes le pratiquant ne mettent pas en danger leurs finances et acceptent de perdre de l’argent sans e rejouer pour tenter de récupérer leurs mises.
On parle de jeu problématique lorsque le comportement de jeu entraîne des conséquences négatives. Ces problèmes peuvent être d’ordre financier, familial, professionnel, social et/ou psychologique. Le jeu problématique se caractérise notamment par une augmentation de l’argent utilisé pour le jeu. Le ou la joueur-euse problématique a tendance à miser des sommes plus importantes de manière plus régulière. Selon diverses études, environ 2% de la population adulte suisse a été confrontée au jeu problématique dans le courant de sa vie.
Le jeu pathologique se rapporte à des difficultés plus sévères que le jeu problématique. A ce stade, le jeu devient une préoccupation envahissante qui impacte notablement les relations familiales, professionnelles et sociales. Il n’est pas rare que des troubles émotionnels, tels que la dépressio ou des troubles anxieux, se développent. Dans les situations les plus sévère, un sentiment d'impasse existentielle et des idées suicidaire peuvent apparaitre. Les personnes souffrant de jeu pathologique empruntent fréquemment de l’argent pour continuer à jouer ou pour rembourser les dettes contractées en jouant. C’est environ 1% de la population adulte suisse qui est ou a été affectée par le jeu pathologique.
Le terme de jeu excessif englobe à la fois le jeu problématique et le jeu pathologique.
Il n’y a pas de profil-type de joueur excessif. Le jeu excessif peut toucher tous les âges et toutes les catégories sociales de la population. Toutefois, les statistiques indiquent que les problèmes de jeu excessif se manifesteraient plus fréquemment chez des personnes de sexe masculin, jeunes, avec un statut socio-économique modeste, séparées ou divorcées et présentant des traits impulsifs.
D’autre part, pour une personne donnée, certains facteurs apparaissent statistiquement associés à l’apparition d’un problème de jeu:
Le jeu excessif entraîne toujours des conséquences négatives. Celles-ci varient selon le degré de sévérité du problème et la situation de chacun.
Les conséquences financières semblent les plus évidentes. Elles peuvent inclure des pertes d’argent impactant le budget disponible, le non-paiement de factures et la constitution de dettes. Ces conséquences financière touchent la personne elle-même mais aussi, souvent, son entourage. Les conséquences familiales peuvent également être importantes. Il n'est pas rare que le jeu excessif entraine des conflits conjugaux ou familiaux, qui se traduisent par des mensonges et des non-dits, des problèmes de communication, des absences, parfois de la violence. Dans certains cas, il va en résulter une séparation ou un divorce.
Le jeu excessif peut également avoir un impact négatif sur la vie professionnelle (absentéisme, manque de concentration), au point de parfois la mettre en péril. Bien que cela ne soit pas systématique, certaines personnes vont recourir à des activités illégales (vol, fraudes, escroquerie) pour financer leur pratique de jeu ou tenter de se sortie de situations financières difficiles. Cela peut déboucher sur des poursuites pénales.
La détresse émotionnelle ressentie par les personnes présentant un jeu excessif est souvent importante. Le trouble est fréquemment associé à des symptômes dépressifs et anxieux, ainsi qu'à des idées suicidaires, dans les situations les plus sévères.