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La fondation suisse ne désarme pas contre la politique de rémunération des dirigeants des grandes entreprises. Un thème sur lequel le peuple sera amené à voter bientôt.Ce contenu a été publié le 23 septembre 2008 - 11:24
Ethos constate qu'en 2007, le patron de Novartis Daniel Vasella était une fois de plus le mieux payé (29,9 millions de francs), alors que la moyenne des CEO a gagné 5,45 millions.
La fondation, dont l'étude couvre 48 sociétés cotées en bourse, note une amélioration de la transparence grâce aux modifications du code des obligations.
Mais elle souhaite des progrès dans les critères déterminant les salaires et adresse des résolutions d'actionnaires aux assemblées générales du printemps prochain d'ABB, du Credit Suisse, de Nestlé, de Novartis et d'UBS. Avec huit autres caisses de pension, elle a déposé mardi à Zurich des résolutions exigeant un droit de regard accru aux actionnaires.
Objectif: une modification des statuts donnant la compétence aux actionnaires de voter de manière consultative sur le rapport de rémunération.
Cette revendication est aussi au centre de l'initiative populaire «contre les rémunérations abusives», déposée le 2 avril dernier. Elle demande que les actionnaires votent chaque année la somme des rémunérations des administrateurs et des cadres.