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L'ingénieur aérospatial britannique Richard Godfrey affirme savoir exactement où le vol 370 du Malaysia Airlines s'est écrasé. A l'aide d'un système high-tech, il a pu déterminer l’endroit du crash, qui se situe à 1993 km à l'ouest de Perth et à 4000 m sous la surface de l'océan. Pour être encore plus précis: 33.177° S, 95.300° E.
Selon son rapport, l'avion se serait écrasé dans l'océan Indien une minute après la dernière liaison satellite, à 8h19. Il se trouverait au fond de Broken Ridge, un plateau océanique entouré de canyons et d'un volcan sous-marin. Le lieu de découverte mentionné par Godfrey ne se trouve pas dans la zone de recherche initiale définie par l'autorité australienne de sécurité du trafic en 2015. Il se trouve toutefois dans la zone de recherche nouvellement définie, qui couvrait 120 000 km2 à partir de 2016.
L'entreprise privée américaine Ocean Infinity, qui s'est également donné pour mission de retrouver l'avion, en était particulièrement proche. En effet, lors de leurs recherches, en 2018, ils n'ont manqué l'endroit indiqué par Godfrey que de 28 kilomètres.
Godfrey s'est dit «très convaincu» d'avoir trouvé le bon endroit dans une interview pour la chaîne australienne Sunrise. On dispose d'un grand nombre de données provenant des satellites, on a l'océanographie, on a ce que l'on appelle les analyses de dérive, les données de performance du Boeing, ainsi que la «technologie de faible propagation du signal». Et toutes ces données indiquaient un point spécifique dans l'océan Indien, selon Godfrey.
Cette technologie est un système spécial de suivi de l'aviation qui permet de reconstituer certaines routes aériennes à l'aide de signaux radio (Weak Signal Propagation Reporter – WSPR en abrégé). Cette technologie existe déjà depuis 2009, ce qui signifie que les signaux peuvent être retracés jusqu'en 2009.
Godfrey décrit cette technologie comme «un tas de câbles qui s'étendent dans toutes les directions vers l'horizon jusque de l'autre côté du globe». Lorsque les avions passent à travers ces «câbles», le signal est perturbé. Godfrey a utilisé cette technologie en combinaison avec les données du système de communication par satellite à bord du MH370. En combinant les deux systèmes, il serait donc possible d'identifier et de reconstituer son trajet. Il a testé ce système au préalable pendant neuf mois sur des avions non disparus.
C'est ainsi que Godfrey aurait déjà réussi une avancée dans ses recherches il y a deux semaines. Ses calculs présentent une trajectoire de vol surprenante: l'avion aurait été en attente pendant 22 minutes à 20h12 (heure d'Europe centrale) près de la côte de l'île indonésienne de Sumatra, avant de poursuivre son vol et de s’écraser.
La raison du crash? Godfrey pense qu'il est dû à un «détournement d'avion» et à un «acte terroriste» commis par le pilote Zaharie Ahmnad Shah. Ce dernier aurait, selon lui, décidé de détourner l'avion et de le faire disparaître dans l'un des endroits les plus reculés du monde.
Le 8 mars 2014, le Boeing 777-200 a disparu sans laisser de trace. L'avion de Malaysia Airlines a décollé de Kuala Lumpur et aurait dû atterrir à Pékin. Il n'a, toutefois, jamais atteint sa destination finale – son dernier contact avec le contrôle aérien s'est passé 38 minutes après le décollage. Il a ensuite continué à voler pendant cinq heures avant de véritablement disparaître avec ses 239 passagers.
La recherche de l'avion disparu est, jusqu'à présent, la plus coûteuse de toute l'histoire de l'aviation. En 2015 et 2016, des restes de l'avion ont été découverts pour la première fois après s'être échoués sur des îles à l'ouest de l'océan Indien. Après trois ans de recherches infructueuses, la recherche a finalement été abandonnée en 2017. Une deuxième recherche, menée en janvier 2018 par l'entrepreneur privé Ocean Infinity, s'est également soldée par un échec après six mois.
Geoffrey Thomas, rédacteur spécialisé dans l'aviation du quotidien australien West Australian, a qualifié le rapport de Godfrey de «grande avancée». Il s'attend à ce qu'une nouvelle recherche du MH370 soit lancée grâce à la publication de ces données. Selon le New York Post, un porte-parole d'Ocean Infinity a déjà fait savoir que l'entreprise n'était pas opposée à une nouvelle recherche. Reste à savoir si l'énigme sera ainsi résolue.
Traduit de l'allemand par Anne Castella
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