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Enjeux
OUI à la sécurité aérienne
Air2030 - de quoi s'agit-il ?
Le Conseil fédéral et le Parlement désirent renouveler notre flotte aérienne. Il s’agit de remplacer nos avions de combat - qui sont en service - depuis 1978 et 1996, par de nouveaux appareils pour un coût maximum de 6 milliards de francs. Alors que les avions de 1996 (les F/A-18 Hornet) atteindront la fin de leur vie utile en 2030, les avions achetés en 1978 (F-5E Tiger) sont déjà obsolètes. En cas d'urgence, ils n'auraient aucune chance contre un avion de combat moderne. En résumé, la situation est simple : les anciens avions doivent être remplacés. Faute de quoi, l'espace aérien suisse sera sans protection à partir de 2030.
Le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA), soutenu par le PS et les Verts, ont déposé un référendum contre cette décision. Le 27 septembre 2020 nous devons prendre une décision fondamentale: avoir encore à l’avenir des avions pour protéger la population suisse - oui ou non. En cas de soutien d’une majorité de la population, c’est le Conseil fédéral et des experts qui décideront du type d'avion qui remplacera les avions actuels.
Les anciens avions doivent être remplacés
Les avions F/A-18 Hornet et F-5E Tiger actuellement utilisés atteindront la fin de leur durée de vie au plus tard en 2030. Les avions de type Tiger sont en service depuis 1978 et sont déjà techniquement obsolètes. Aujourd'hui, ils ne volent que de jour et par temps clair et ne sont donc utilisés qu'à des fins de formation, ils n’assurent plus le contrôle du trafic aérien. Les avions F/A-18 Hornet achetés en 1996 atteindront également la fin de leur durée de vie dans dix ans. Par conséquent, il est important de lancer le processus d’achat dès maintenant, car il peut prendre plusieurs années. Le remplacement des deux types d'avions par un seul permettra de simplifier davantage la maintenance. Selon le DDPS, les avions d’entrainement légers, proposés par le PS, ne répondent pas aux exigences de la sécurité de l'espace aérien actuel.
Pour la sécurité de la population suisse
Les nouveaux avions de combat contribueront à la sécurité globale de la Suisse. Il s’agit de garantir la sécurité, non seulement au sol, mais aussi dans les airs. Bien qu'il n'y ait actuellement aucun conflit armé dans notre pays, ce sentiment de sécurité est trompeur. Les conflits armés comme ceux qui ont lieu Crimée ou du Moyen-Orient nous rappellent que les réalités peuvent évoluer rapidement. Surtout avec l’augmentation des tensions internationales et la remise en question de bon nombre de coopérations internationales. L'émergence de nouvelles formes de guerres ne remplace en rien les anciennes menaces, mais les complète. La diversité des menaces exige donc aussi des réponses et des stratégies de défense diverses.
Dans la situation normale, les forces aériennes surveillent l'espace aérien et interviennent dans le cadre du service de police, en cas de violation des règles de circulation aérienne. En période de tension accrue, elle doit aussi être en mesure de défendre sa souveraineté aérienne pendant des semaines, voire des mois, ce qui explique pourquoi nous avons besoin d’un certain nombre d'avions de combat opérationnels. Tant que la menace et l'usage de la force seront un instrument de politique internationale, une protection permanente et donc des avions opérationnels resteront indispensables pour notre sécurité et notre liberté. En tant que pays neutre, la Suisse a des droits et des devoirs. Elle doit être en mesure de se protéger. La protection de son espace aérien est également une obligation au regard du droit international. Si la Suisse souhaite le faire à long terme, elle nécessite des nouveaux avions de combat. Il s'agit d'un investissement de plusieurs décennies dans la sécurité.
L'espace aérien doit être protégé
Même en temps de paix, les avions de protection de l'espace aérien sont indispensables à la sécurité de la Suisse. Ils assurent le service de la police de l'air. Deux avions et pilotes armés sont en permanence disponibles à cet effet. Si un avion traverse la frontière suisse sans autorisation, il peut être contrôlé et contraint de faire demi-tour ou d'atterrir. La Suisse peut également surveiller l'espace aérien et protéger des événements importants tels que les conférences de l'ONU ou le Forum économique mondial de Davos. En Suisse, de telles missions ont lieu presque quotidiennement. Chaque année, il y a environ 40 cas dans lesquels un avion viole la souveraineté aérienne, ne respecte pas les règles du trafic aérien ou se trouve dans une situation d'urgence. Les interventions sont donc nécessaires. De surcroit, les Forces aériennes suisses effectuent chaque année environ 350 contrôles ponctuels pour vérifier les données des avions. La protection dans les airs est donc un élément important de notre sécurité, même en temps de paix.
Maintenir la chaîne de la sécurité
Notre sécurité est garantie par tout un réseau : les ambulances, la police, les pompiers et l'armée sont responsables de notre sécurité. Les avions de combat le sont pour la protection dans les airs. Toutes les composantes de cette chaîne ont besoin des compétences et des ressources pour pouvoir s'acquitter de leur tâche. La sécurité de la Suisse est une priorité pour la Confédération. La suppression d'un élément de cette chaîne affaiblirait l'ensemble du réseau de sécurité. Toutes les mesures qui contribuent à assurer cette protection sont importantes.
Remplir notre mandat de défense
A l'exception du vote sur le Gripen en 2014, toutes les votations des dernières décennies concernant la sécurité ont été remportées, ce qui est dans l’intérêt de la Suisse. Cela inclut un certain nombre de tentatives du GSsA d'abolir l'armée et de restreindre sa liberté d'interprétation par des réductions budgétaires ou des interdictions de vol dans certaines régions. Le peuple veut donc une armée qui fonctionne et qui possède les moyens de ses ambitions. Sans défense aérienne, l'armée terrestre, ne peut pas remplir le mandat de défense défini dans la Constitution, ce qui la rendrait obsolète. Un non aux nouveaux avions de combat est donc automatiquement un non à la sécurité et à la prospérité de la Suisse dans les années à venir.
Protection de la Suisse en tant que lieu d'implantation d'entreprises
Assurer la sécurité des personnes et leur liberté sont les pierres angulaires de la stabilité. Cette sécurité est la base du développement social et économique sain de notre pays. Dotée d’une solide réputation - celle d’être neutre et impartiale – la Suisse doit assurer sa pérennité et son image à l’échelle internationale. Outre la sécurité et la stabilité juridique, cela est également dû à sa capacité à assurer seule la protection et le contrôle de son espace aérien. Pour cela, il est nécessaire de pouvoir avoir des avions de combat et une défense sol-air. Les avions de combat et la défense aérienne à courte portée au sol d'aujourd'hui sont obsolètes et devraient donc être renouvelés dans le cadre du programme "Air2030", en utilisant uniquement le budget de l'armée. Le remplacement des avions est d'une grande importance économique car il faut pouvoir protéger l'espace aérien qui se trouve au-dessus des installations de production, des laboratoires de recherche, des terminaux logistiques et des établissements d'enseignement. Tant que la sécurité est assurée, les entreprises ont confiance et investissent en Suisse. Cela crée des emplois et la prospérité de la Suisse. L'ensemble de l'économie de notre pays bénéficie de cela. Sans sécurité, pas de prospérité.
Un investissement sur le long terme
Un coût maximal de 6 milliards de CHF est prévu pour l’acquisition des nouveaux avions de combat. À titre de comparaison, pour la seule année 2019, la Confédération a dépensé CHF 71.4 milliards, dont plus de CHF 22 milliards pour les assurances sociales. Cet investissement est à prendre en compte sur le long terme, puisqu’il permettra à nos forces aériennes de remplir leurs tâches pendant plusieurs dizaines d’années. Par exemple, pour une durée de 30 ans, 6 milliards de francs suisses ne représentent que 0.28% du budget total. Même en prenant en compte des coûts d’entretien d’environ CHF 12 milliards sur l’ensemble de leur durée d’utilisation, cela ne représente que 0.84%. C’est donc un investissement rentable au vu de l’image que cela apportera à la Suisse et, donc, au nombre d’entreprises qui auront confiance en la sécurité de notre pays.