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Interview Maître d’enseignement et de recherche Patrick Amey
Quelles ont été vos motivations pour un tel projet ? Ont-elles été différentes de celles de la première recherche menée sur ce sujet ?
Les motivations ont été de trois ordres : la participation à une recherche à l’échelle nationale incluant toutes les régions suisses, des motivations liées au statut du chercheur et enfin la possibilité de créer des liens avec des chercheurs appartenant à d’autres domaines de recherche.
La première est donc principalement d’ordre intellectuelle. La seconde s’explique par le fait qu’une telle recherche a permis de tisser des relations avec les autres universités ainsi qu’avec leurs chercheurs. La troisième a permis de côtoyer des chercheurs appartenant à divers domaines comme ce fut le cas avec Daniel Suss, psychologue des médias.
Les motivations entre la 1ère étude (datant de 2010) et la 2ème (2012) ont été les mêmes. Le but était d’obtenir une perspective longitudinale et d’ajouter quelques questions supplémentaires au questionnaire précédent. L’affinement du questionnaire a été alors possible, permettant de mieux connaître les programmes utilisés par les adolescents ainsi que leurs programmes et contenus préférés (séries, musiques préférées).
Pourquoi avoir choisi de mener une recherche uniquement sur les jeunes et non pas sur toute la population suisse ?
Cette étude cible les jeunes âgés entre 12 et 19 ans pour une raison de bienveillance pédagogique. Il y avait un souci d’une partie des adultes, des institutions et de Swisscom concernant les dérives en matière d’usage des nouvelles technologies comme est par exemple le « happy slapping » qui consiste à diffuser une vidéo de bagarre via les téléphones portables.