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Tripoli recrute des avocats britanniques pour juger le fils Kadhafi
Lybie—
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"Le Conseil national de transition (CNT, au pouvoir) a fait appel à des conseillers juridiques en dehors de la Libye, qui ont des expériences remarquables en droit pénal international", a indiqué Abdel Rahim al-Kib, chef du gouvernement libyen dans un communiqué du gouvernement libyen publié lundi.
Selon Abdel Rahim al-Kib, l’équipe de la défense sera formée notamment de Philippe Sands et Michelle Butler du cabinet britannique Matrix Chambers. Tripoli va soulever le 30 avril une exception d’irrecevabilité pour obtenir un arrêt de la procédure à la CPI après avoir fait appel le 10 avril d’une décision de la CPI lui demandant de lui livrer "immédiatement" Seif al-Islam.
La Libye doit notamment présenter ses arguments pour prouver qu’elle est capable de tenir un procès pour Seif al-Islam et expliquer les raisons pour lesquelles elle veut le juger elle-même.
En Libye, une équipe de hauts responsables du ministère de la Justice et du procureur général libye, présidée par le représentant de la Libye à la CPI, Ahmed Jehani est penchée sur le dossier, selon le communiqué publié à l’issue de la visite de 72 heures en Libye, du procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo.
La Libye et la CPI se disputent le droit de juger Seif al-Islam, visé par un mandat d’arrêt de la CPI pour crimes contre l’humanité commis en 2011 lors de la répression de la révolte populaire qui s’est transformée en guerre civile. Outre la CPI, les autorités libyennes doivent aussi convaincre les responsables de Zenten de livrer Seif al-Islam si elles entendent le juger.
Abdel Rahim al-Kib a promis un "procès équitable" pour Seif al-Islam, "ouvert au public libyen et à la communauté internationale (...). Les Nations unies et les organisations de défense des droits de l’Homme seront les bienvenues pour assister à toutes les audiences", a-t-il dit. (afp/Newsnet)
Créé: 23.04.2012, 19h10