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L'ancien fleuron de la photographie mondiale et emblème du capitalisme américain, Eastman Kodak, s'est placé sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites. Ses filiales américaines subissent le même sort.
Par ailleurs, le groupe américain a porté plainte contre le groupe coréen d'électronique Samsung. Il accuse celui-ci d'avoir enfreint cinq brevets de technologie d'imagerie numérique.
La société plus que centenaire, basée à Rochester, dans le nord de l'Etat de New York, n'a cessé de décliner depuis qu'elle raté le train du numérique au tournant du millénaire.
Plainte
La plainte a été déposée mercredi dans un tribunal de l'Etat de New York, précise le groupe. "Kodak a vendu des licences de ses brevets d'imagerie à plus de 30 entreprises technologiques de premier plan, y compris LG, Motorola et Nokia, et toutes ces licences lui rapportent des royalties", explique le communiqué.
Les brevets que Kodak reproche à Samsung d'avoir violés sont relatifs entre autres à la capture de photographies numériques et à leur transmission, notamment par courrier électronique ou en réseau.
Kodak avait déjà porté plainte la semaine dernière contre le géant américain de l'informatique Apple et le fabricant taïwanais de téléphones portables HTC pour la violation de certains de ses brevets sur la transmission électronique d'images. Les marchés spéculent de plus en plus sur un dépôt de bilan de Kodak.
ATS