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Réalisme, empirisme et idéalisme
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La pensée scientifique met en œuvre plusieurs positions philosophiques implicites qui sont parfois contradictoires et qui peuvent générer une tension intellectuelle. Cette pensée ne relève pas que d’une seule attitude : elle puise entre autres dans le réalisme, l’empirisme et l’idéalisme. Toute approche rationnelle du réel est confrontée à ces sources et doit faire la part des apports de chacune d’elles.
À quelle position philosophique associeriez-vous les affirmations suivantes :
- La pensée est dans l’être plutôt que l’être dans la pensée.
- Une connaissance vraie atteint les choses telles qu’elles sont en soi, et les lois scientifiques ont d’abord leur raison d’être dans la réalité extérieure.
- Il est possible d’atteindre, soit par la pensée, soit par les sens, des réalités indépendantes de nous.
- La méthode se déduit de la connaissance plutôt que l’inverse.
- La vérité scientifique ne saurait être définie indépendamment de tout rapport à ce qui existe en dehors de l’esprit connaissant.
- Les lois scientifiques sont fondées sur les propriétés de l’esprit humain. Le sujet pensant perçoit des choses moyennant les formes de l’intuition et les catégories de l’esprit.
- L’être est contenu dans la pensée plutôt que la pensée dans l’être.
- Il n’existe pas de réalité extérieure à l’ensemble des rapports des représentations.
- L’intelligibilité vient du sujet de la pensée plutôt que de l’objet de la connaissance.
- La connaissance se déduit de la méthode plutôt que l’inverse.
- Les faits scientifiques sont des construits théoriques.
- Il y a une réalité objective, là dehors, indépendante de nous-mêmes. Cette réalité n’existe qu’en vertu du monde, et l’application des méthodes de la science permet en principe de la découvrir.
- Il est possible de déterminer si une théorie est réellement vraie ou fausse.
- La science est un ensemble de faits et un ensemble de théories expliquant ces faits.
- L’objet premier de la science est d’accumuler des faits.
- Les théories scientifiques ne sont ni vraies ni fausses, ce sont uniquement des procédés de calcul permettant de prédire les résultats de mesures.
- En sciences, seuls les résultats des observations appartiennent au réel.
- Seul a de sens un énoncé qui peut recevoir une prescription - méthode, algorithme - permettant de le vérifier.
- Les éléments de réalité physique ne doivent pas être définis par des considérations a priori mais doivent être fondés sur un appel à des résultats d’expérience et de mesure.
- Un concept ne correspondant à rien d’observable et ne jouant pas de rôle essentiel en tant que maillon intermédiaire dans la chaîne des arguments qui relient observations passées et prévisions futures est vide de sens.
- Le rôle d’une théorie est de fournir une description correcte et économique des résultats d’observation
- Le rôle d’une théorie est de construire un formalisme qui, étant donné certains résultats d’observation, permette d’en prédire d’autres.
- Une description non ambiguë d’un phénomène physique doit inclure une information sur le dispositif expérimental utilisé.
- Par les mots de mesure ou d’expérience nous ne pouvons signifier autre chose qu’une suite d’opérations telles que nous soyons capables d’informer les autres de ce que nous avons fait et appris.
- Une théorie scientifique doit décrire des faits d’observation et énoncer des rapports et des lois sans s’occuper de fournir des explications ou des représentations de la réalité.
- Un énoncé a une signification cognitive si et seulement s’il est déductible d’une classe finie d’énoncés observationnels.
- La conception de la réalité objective d’entités physiques comme les atomes ou les particules élémentaires s’est dissoute dans la clarté transparente d’une mathématique qui ne représente plus le comportement de ces entités mais la connaissance que nous en avons.
- Au départ de toute entreprise scientifique on postule que la nature possède une réalité objective, indépendante de nos perceptions sensorielles ou de nos moyens d’investigation.
- Si le chercheur se mettait à l’ouvrage sans aucune idée préconçue, il ne serait jamais à même de discerner les faits permettant d’établir des connexions légitimes.
- L’important n’est pas d’être libre de préjugés théoriques, mais c’est d’avoir les bons.