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Le site archéologique sous la cathédrale Saint-Pierre occupe une superficie de plus de 3’000 m2. Parmi les nombreuses découvertes à faire durant votre visite, voici les 18 points à ne pas manquer.
Le site archéologique de la cathédrale Saint-Pierre à Genève est l’un des plus vastes d’Europe. Les vestiges qui y sont présentés forment un parcours à travers les grandes étapes de l'histoire de Genève, de l'Antiquité au Moyen Age.
Le film en images de synthèse montre les principales étapes de l’évolution de la ville de Genève, depuis la naissance de son centre historique jusqu’à la cathédrale Saint-Pierre actuelle. L’histoire retrace des faits apparus dès le IVe siècle jusqu’à aujourd’hui.
Plusieurs cathédrales se sont succédé au fil des siècles sur le site de la cathédrale actuelle de Genève. La plus ancienne, la cathédrale nord, date du IVe siècle. Les fidèles s’y retrouvaient pour les offices. Elle disparaîtra au Xe siècle pour être remplacée par une cathédrale unique, plus imposante.
Desservies par une courette, plusieurs petites habitations, indépendantes les unes des autres, étaient adossées à la paroi nord de la cathédrale au IVe siècle. Formées chacune de deux pièces superposées, ces habitations étaient chauffées par un système de conduits rayonnants.
Une maquette imposante représente la ville de Genève au VIe siècle. Réalisée en 1992 elle montre l’état des recherches archéologiques à cette date. Complétées depuis par une dizaine de fouilles, elles ont permis de préciser l’allure qu’avait la ville à cette époque.
Aujourd'hui encore dans les régions septentrionales, il est souvent nécessaire de sécher le blé après la récolte. Un des locaux de service (IIIe-IVe siècle), attaché à la résidence d'un notable de la ville, pourrait avoir servi à cet usage: il était en effet doté d'une chambre de chauffe.
Au Ve siècle, le chœur de la cathédrale, réservé aux seuls ecclésiastiques, était fermé par une barrière surmontée de colonnes. Sans doute pour faciliter le déroulement des processions, il fut prolongé par une solea, long passage étroit, également délimité par des barrières et s'ouvrant sur la nef. Une tombe vénérée a été incorporée à ce dispositif liturgique, du côté sud.
La cathédrale de l'an mil frappe par sa monumentalité. En pénétrant dans la nef, on découvre deux larges volées d'escaliers desservant deux paliers successifs. A un vaste espace réservé aux chanoines, religieux entourant l'évêque, succède le chœur où est placé le maître-autel. Cette dernière plate-forme s'élève à 4,50 m au-dessus du sol de la nef et couvre la crypte.
Une troisième cathédrale est édifiée au VIIe-VIIIe siècle dans le prolongement du baptistère. Son plan presque carré est marqué par trois nefs. Le chœur renferme une tombe privilégiée, objet d'une vénération particulière. Celle-ci est placée entre deux estrades et entourée par un chancel (barrière) décoré. Les fidèles pratiquent leurs dévotions devant la sépulture, après avoir franchi une barrière.
La production audiovisuelle retrace les grands moments de 30 ans de fouilles archéologiques sur le site St-Pierre. Entretien avec Charles Bonnet, responsable des fouilles archéologiques de 1976-2006. Entrevues avec différents spécialistes.
Datée de 100 ans avant J.-C., la tombe qui se trouve sous le chœur de plusieurs édifices successifs est probablement celle d’un chef allobroge inhumé à cet endroit. Celui-ci dominait le lac, le port et le pont sur le Rhône.
La crypte a été bâtie suivant un plan à double déambulatoire et abside saillante à l'est. Ce genre de rotonde abritait généralement en son centre une tombe ou un coffre renfermant des reliques. L'abside est quant à elle occupée par un autel.
Reconstitution des principaux monuments allobroges et romains du IIe siècle av. J.-C. au IVe siècle ap. J.-C. La modélisation dynamique et la maquette montrent le développement de la ville de Genève.
La terrasse commémorative, qui dominait le port, se prolongeait jusqu’à l’endroit où nous sommes. Un vaste bâtiment résidentiel est élevé, durant la seconde moitié du Ier siècle, sur la surface de ce terrain. Il a certainement été précédé par d’autres constructions qui appartenaient elles aussi à l’un des responsables de la ville romaine.
Dans un audiovisuel diffusé sur 3 écrans, Charles Bonnet, archéologue responsable des fouilles durant 30 ans, livre quelques-uns des traits caractéristiques des grands sites archéologiques de la ville de Genève.
La salle de réception de l'évêque est accolée à la cathédrale sud édifiée vers 400. Elle communique directement avec le chœur. Les hôtes sont accueillis dans un cadre magnifique orné par un somptueux tapis de mosaïque. Cette pièce témoigne des fonctions remplies par le prélat, chef spirituel de son évêché, qui exerce aussi des charges politiques, judiciaires et administratives et reçoit de nombreuses délégations.
L'essor du Christianisme dans l'Empire romain a eu un impact majeur sur l'organisation politique et topographique de Genève à la fin du IVe siècle. L'évêque devient le premier dignitaire de la cité et gouverne le territoire qui en dépend. Le groupe épiscopal qui s'élève sur la colline forme un quartier réservé dans la ville. Il constitue le lieu de résidence de l'évêque et de son entourage et rassemble des activités religieuses, politiques, administratives et économiques.
L’espace accueil et boutique du site archéologique met à disposition des visiteurs des audioguides et un ensemble de publications ou cartes postale relatives à l’archéologie et à l’histoire du site et de la Ville de Genève.