Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07212.jsonl.gz/357

"Étant donné la situation de la compagnie, (...) nous pouvons, sous certaines conditions, accepter de convertir la dette actuelle en action si nous le jugeons nécessaire", a fait savoir le ministre norvégien du Commerce et de l'Industrie Jan Christian Vestre dans une déclaration.
Pour autant, "l'État norvégien n'apportera pas de nouveaux capitaux et ne sera pas propriétaire à long terme de SAS", a insisté le ministre.
Le gouvernement norvégien avait progressivement cédé entre 2016 et 2018 ses actions de SAS et était entièrement sorti du capital de la compagnie aérienne scandinave.
Il avait toutefois dû émettre une garantie de 1,5 milliard de couronnes norvégiennes (154 millions de dollars) en faveur de SAS pendant la pandémie pour assurer la liquidité de la compagnie aérienne durement touchée par les restrictions de voyage.
Mais alors que des discussions courent depuis novembre 2021 pour réduire les coûts en raison de ses difficultés financières, l'entreprise est aussi confrontée comme d'autres à des pénuries de personnel. SAS avait ainsi dû annoncer début mai l'annulation de près de 4000 vols cet été.
Assurant que la survie de l'entreprise est menacée, la direction de SAS avait annoncé en février un plan d'économies baptisé "SAS Forward", complété début juin par un projet d'augmentation de capital de près d'un milliard d'euros.
Des conversions de dettes existantes en titres sont également prévues, à hauteur de 2 milliards d'euros.
Pour l'heure, les gouvernements suédois et danois sont les les principaux actionnaires de SAS, qui détiennent chacun une part de 21,8% de l'entreprise.
Le gouvernement danois s'est dit prêt mi-juin à effacer des dettes et à injecter de l'argent dans la compagnie, se disant prêt à porter sa participation jusqu'à 30% et à effacer 3,5 milliards de couronnes (environ 340 millions de francs) que lui doit la compagnie.
De son côté, la Suède avait annoncé mi-juin juin qu'elle refusait de participer à l'augmentation de capital, mais qu'elle était d'accord pour convertir des dettes existantes en capital.
Au deuxième trimestre, SAS a subi une nouvelle perte nette de 1,5 milliard de couronnes contre 2,4 milliards de couronnes à la même période l'an passé.