Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07252.jsonl.gz/511

Connu sous le nom de "cuju" (littéralement "donner un coup de pied dans la balle"), le football traditionnel se pratiquait déjà massivement dans la Chine ancienne.
Les précurseurs du football ne sont pas les Italiens ou les Brésiliens mais les Chinois. Deux siècles avant J.-C., sous la dynastie Han, des récits et des dessins évoquent le jeu et les règles du "cuju".
A l’époque des Han, "le cuju" fait même l’objet d’un traité technique : le "cuju" en 25 articles. Il s’agit sans conteste du premier livre dédié aux techniques d’un sport dans toute l’histoire de la Chine et peut être du monde. Extrêmement populaire, le "cuju" était fort apprécié des Tang (VIIe-Xe siècle) et des Song (Xe-XIIIe siècle); il était joué par les hommes comme par les femmes, toutes classes sociales et tous âges confondus.
En relation avec ce sport, s’est constitué un vocabulaire poétique désignant des passes typiques : "contourner la branche fleurie" ou "météores poursuivent la lune".
Généralement constitué d’équipes de dix joueurs, le "cuju", pouvait également être pratiqué seul, à deux, trois, ou plus, jusqu’à un maximum de dix. Les ballons étaient fabriqués en cuir; certains étaient garnis de fourrures et de cheveux, d’autres étaient remplis d’air.
Le football moderne est arrivé en Chine, au début du XXe siècle et a connu un développement relativement lent jusqu’en 1994 année de la création du premier championnat professionnel. Cette compétition et la qualification de l’équipe de Chine à la Coupe du monde en 2002 ont accru la popularité de ce sport.