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Suisse Le bilan de Michael Lauber serait médiocre
La presse dominicale revient sur l'affaire Michael Lauber, à la tête du ministère public de la Confédération.
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Le bilan de Michael Lauber à la tête du ministère public de la Confédération (MPC) depuis 2012 est médiocre, estime «Le Matin Dimanche», qui a analysé 46 affaires, les plus graves, s'étalant de 2013 à 2019 et amenées devant les tribunaux. Selon le journal, les peines prononcées sont restées légères, avec moins de 4 ans de prison en moyenne. Les enquêtes dans le domaine économique sont, quant à elles, souvent très longues, durant en moyenne plus de 6 ans.
Le MPC a en outre obtenu peu de résultats dans les affaires qui attirent l'attention du public, notamment dans les enquêtes sur la corruption à la FIFA. Le journal reconnaît toutefois que son analyse est partielle, car elle ne prend pas en compte les 4000 ordonnances pénales rendues ou la centaine de mises en accusation.
Le MPC estime que le bilan du journal ne reflète pas correctement l'ampleur du travail accompli. «Les classements ou les non-entrées en matière ne peuvent nullement être vus comme des échecs», souligne-t-il. Michael Lauber, sur la sellette pour la gestion de plusieurs dossiers, saura mercredi s'il est réélu par l'Assemblée fédérale pour un troisième mandat au poste de procureur général de la Confédération.
Deux juges sur la sellette
Deux présidents de chambres judiciaires du Tribunal pénal fédéral (TPF), impliqués dans plusieurs décisions controversées sur le procureur général de la Confédération Michael Lauber, ont perdu leur fonction dirigeante lors d'élections internes, rapporte la «SonntagsZeitung». Ils ne siègent désormais plus que comme juges ordinaires à Bellinzone (TI).
D'après le journal, des manquements dans la gestion seraient à la base d'une des décisions. L'un des juges rétrogradés explique dans le journal que la mesure n'a rien à voir avec l'affaire Lauber. Selon lui, il avait critiqué le tribunal pour ne pas avoir pris en compte la diversité politique lors de la nomination de la commission administrative du TPF.
L'autre magistrat, une femme, affirme qu'elle a été démise de ses fonctions de présidente en raison de son engagement pour l'indépendance de la chambre d'appel, indépendance qui avait été rendue plus difficile par la direction du TPF. (ats/nxp)
Créé: 22.09.2019, 08h00