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L’histoire de la «domestication» du serin des Canaries a commencé il y a environ 500 ans, au temps de la colonisation de l’archipel par les Espagnols. Les soldats et les marins de la Couronne, séduits par le chant du serin mâle, voulurent le capturer pour le mettre en cage.
C'est ainsi que le serin des Canaries a été introduit avec succès dans la péninsule ibérique. La mode s'est étendue à d'autres pays européens, à commencer par l'Italie. La détention d'un canari isolé, comme cela s'est longtemps fait, est aujourd'hui considérée comme non conforme aux besoins de l'espèce et interdite par la législation suisse.
Du fait de l'élevage, le canari ne présente plus exactement les mêmes caractéristiques que son ancêtre, le serin des Canaries. Mais les besoins élémentaires sont restés les mêmes et sont identiques à ceux du verdier d'Europe, auquel il est apparenté et que l'on rencontre chez nous à l'état sauvage. Pour une détention convenable, il faut donc s'inspirer globalement des exigences de ces oiseaux sauvages. Malgré plusieurs siècles de vie en captivité, le canari n'est d'ailleurs toujours pas considéré comme un animal domestique. Du point de vue de la législation, il s'agit d'un animal sauvage non soumis à autorisation.
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