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En 2017, 59 cas de criminalité économique sont passés devant les tribunaux suisses. Le volume de dommages s'est élevé à 426 millions de francs, en net recul par rapport à 2016, selon le baromètre annuel de KPMG.
Le volume des dommages avait atteint le niveau record de 1,4 milliard de francs en 2016. Ce record négatif avait essentiellement résulté d'un cas associé à un volume de 800 millions de francs, ainsi que de trois cas responsables chacun d'une somme de 125 millions, a indiqué jeudi le cabinet d'audit KPMG.
Le cas de 800 millions de francs concernait l'affaire Dieter Behring, un financier bâlois reconnu coupable par le Tribunal pénal fédéral (TPF) de Bellinzone d'escroquerie par métier. L'homme a été condamné en septembre 2016 à cinq ans et demi de prison pour avoir abusé la confiance de près de 2000 personnes entre septembre 1998 et octobre 2004. Il a fait recours en février 2018 au Tribunal fédéral contre cette décision.
Pour 2017, le volume de dommages (426 millions) se situe légèrement en dessous de la moyenne pluriannuelle de 512 millions de francs.
Les délits les plus fréquents recensés en termes de criminalité économique ont été l'escroquerie par métier ou simple ainsi que le détournement. "La motivation des malfaiteurs a souvent résidé dans le financement d'un train de vie dispendieux ou dans l'amortissement de dettes", précise KPMG.
Comme dans les années précédentes, les investisseurs privés ont constitué le groupe de victimes le plus fortement touché. Dans ce domaine, le préjudice s'est élevé à 162 millions de francs et concerne neuf cas.
Un cas de 100 millions
Compte tenu de leur rôle particulier dans l'entreprise, les cadres représentent toujours le principal risque. En 2017, le plus gros dommage, à savoir 120,9 millions de francs, a été dû aux managers. Les employés présentent une somme de dommages totale de 117,4 millions, mais celle-ci se réduit à 17,4 millions après déduction d'un cas individuel de 100 millions.
Cette dernière affaire concerne un ancien gérant de fortune qui a fait de mauvaises spéculations dans le cadre de son activité et a couvert les pertes comptables en détournant la fortune de ses clients. Il s'agit d'un ex-employé de Credit Suisse, un Français de 54 ans, qui sera jugé ultérieurement par le Tribunal correctionnel genevois, et dont le Tribunal fédéral a confirmé en novembre son maintien en prison.