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La Section suisse d'Amnesty International demande au Conseil fédéral de mettre en œuvre les points suivants:
Des contingents mensuels pour les réfugiés particulièrement vulnérables en provenance de Syrie: Amnesty salue l'adoption d'un contingent de 500 personnes de plusieurs nationalités réparti sur trois ans. Mais cela ne suffit pas au regard de la crise humanitaire qui touche la Syrie et les pays voisins. Un contingent mensuel permettrait d'aider progressivement des réfugiés particulièrement vulnérables comme les femmes et les enfants.
Une accélération des procédures d'asile pour les réfugiés en provenance de Syrie: les personnes qui ont fui la guerre civile en Syrie et sont parvenues en Suisse au prix de tous les dangers sont en général gravement traumatisées. Elles doivent obtenir une aide psychologique aussi rapidement que possible. Dans leurs discussions avec des employés de la Section suisse d'Amnesty International, les réfugiés syriens disent à quel point le long temps d'attente dans les centres pour requérants d'asile augmente leur stress post-traumatique. Ils doivent en effet souvent attendre jusqu'à une année avant de pouvoir entamer une thérapie. Les enfants souffrent particulièrement de cette situation.
Faciliter le regroupement familial et l'accueil par des personnes privées: il est important de faciliter le regroupement familial pour les réfugiés syriens qui vivent déjà en Suisse, indépendamment de leur statut. Des personnes privées doivent pouvoir accueillir des réfugiés syriens chez elles sans garantie de prestation financière. Il existe de nombreux Suisses et Suissesses prêts à s'engager dans ce sens. Mais cela leur est permis seulement dans cinq cantons dans le cadre d'un projet pilote. En outre, l'accueil par des privés est soumis à une contribution de 100 francs par jour et par personne hébergée. Cela dépasse souvent les moyens de potentielles familles d'accueil.
S'engager pour plus de solidarité en Europe: les pays européens devraient accorder l'asile aux réfugiés syriens selon une clé de répartition prédéfinie. Cette clé devrait être fixée en fonction de la taille de la population de chaque pays. La Suisse pourrait jouer le rôle d'exemple avec son système de répartition par canton. D'autres pays européens pourraient profiter de son expérience. A l'heure actuelle, les pays du Sud comme l'Italie et la Grèce sont débordés par l'arrivée d'un grand nombre de réfugiés.
Communiqué de presse publié le 20 juin 2014, Berne, Genève.
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