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La musique est une des composantes essentielles de la culture et de l'expression populaire malgache. Elle est omniprésente, que ce soit à l'occasion de fêtes familiales ou communautaires (mariages, bals populaires) ou bien lors des cérémonies religieuses et traditionnelles (messes, exhumation, "tromba", circoncision). La musique prolonge la vie sociale et culturelle de la communauté. Ainsi dans le sud-ouest de l'île, les villageois se regroupent et improvisent sur des instruments locaux tels le Marovany (xylophone malgache), l'Antranatrana ou le Koritsina. Ce dernier donne le temps et symbolise la vie et le temps qui passe. Sur cette base, les chants seront alors improvisés.
Sur les Hautes Terres, les "Hira Gasy" sont des chansons traditionnelles (basées sur la morale, reprenant des proverbes sur la vie) accompagnées d'instruments à vent et d'une sorte de tambour, l'Aponga qui donne la cadence. Les troupes professionnelles d'Hira Gasy, se produisent chaque dimanche après midi au "Tranom-pokonolona" ou maison populaire, dans le quartier d'Isotry à Antananarivo. Les fêtes locales ainsi que la fête nationale, ne laissent pas indifférent. Elles sont prétexte à l'amusement, à la danse, aux manifestations de joie et d'oubli de la vie quotidienne. La fête s'accompagne d'un inévitable bal animé par l'orchestre du crû dont le répertoire évolue souvent entre tradition et modernisme.
Dans le nord de l'île, la coutume veut que l'orchestre et les participants au bal, suivent une ouverture protocolaire. Après l'hymne national, c'est à la plus haute personnalité d'ouvrir le bal. L'"Afindrafindrao" est une musique d'introduction où tous les participants forment une chaîne symbolique et tournent par couple autour de la piste.
En pleine brousse, nous pouvons être surpris de découvrir des instruments de musiques, copies de guitares électriques, taillées dans des bois locaux et utilisant pour toute corde, du fil de pêche en nylon ! Les mécanismes sont, eux, fabriqués avec des bouts de ferraille de récupération. Le tout fonctionnant à merveille.
En pays Sakalava, les séances de "Tromba" où l'on invoque les ancêtres défunts, se pratiquent en accord avec des chants d'appel accompagnés d'une mélodie à l'accordéon et de rythmes saccadés par les battements des mains des assistants.
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