Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07130.jsonl.gz/1046

22/07/2011
La Russie a recu un contrat pour la livraison de moteur AL-31FN pour équiper le chasseur Chengdu J-10 "Dragon Veloce". Ce contrat d'une valeur de 500 milions de dollars prévoit la fourniture de 123 moteurs à la Chine.
L'AL-31FN est basé sur le standard moteur initialement destiné au Su-27, il est reconfiguré pour répondre aux demandes de la version monomoteur du J-10 chinois .La Chine a signé un cinquième contrat avec Rosoboronexport Russie pour la fourniture du moteur Saturne AL-31FN turboréacteur de l'usine Saliout MMPP pour alimenter le Chengdu J-10 de combat multi-rôle. Les livraisons débuterons en 2013, mais les 13 moteurs seront livrés avant la fin de cette année. Au total la Chine aura acheté 399 moteur AL31FN, ce chiffre correspont au nombre total de J-10 en production.
Moteur chinois peu fiable ?
Cette nouvelle commande pour l'AL-31FN a inévitablement soulevé la spéculation concernant le moteur chinois initiallement devellopé pour equiper le J-10, le WS-10A. Le turborecteur WS-10A "Taihang" développé par l'Institut 606 vole deja sur les J-11B et J-15 qui sont tous bimoteurs, hors, se revirement chinois pour equiper le J-10 qui est monoreacteur laisse à penser que celui-ci souffre de nombreux problèmes de fiabilites qui s'additionnes à des soucis de capacités de production qui retardent considerablement le programme J-10. La production du J-10 est actuellement soutenue avec la mise en ligne prochaine de la nouvelle version J-10C "Super Veloce" qui doit venir completer le parc actuel des J-10A.
Rappel :
Initialement le projet du J-10 de la CAC (Chengdu Aircraft Industrial Co) devait permettre à la Chine d’obtenir un appareil équivalent aux Mig-29 et Sukhoi 27 Russe. Mais voyant le développement croissant d’avions de hautes technologies multirôles en Occident (F/A-18, Rafale, Grippen, Typhoon II), le programme évolua vers un avion pouvant soutenir la comparaison. Mais les ingénieurs chinois se heurtèrent rapidement à des problèmes techniques insurmontables et durent faire appel à des entreprises étrangères pour mener à bien un tel projet. Le Pakistan tout d’abord qui livra une cellule de F-16 A/B, puis le constructeur Israélien IAI qui venait d’abandonner son projet LAVI et qui accepta de vendre un peu de technologie à la Chine. Vente cependant très limitée ! Le tout complété par un peu d’espionnage industriel en Europe notamment.
Le premier prototype effectua son vol inaugural à la mi-1996, le second prototype dont on ne connaît pas exactement la date du premier vol fut perdu fin 1997, semble-t-il à cause d’une panne des commandes de vol électriques. C’est à partir de 1998 que la version dite officielle du J-10 commença ses essais en vol. Il faudra attendre le 29 décembre 2006 pour la Chine reconnaisse officiellement l’existence de cet avion.
La première escadrille de transformation sur le Jian-10 commença sa transition en 2003 au centre de formation et d'expérimentation de Guangzhou, mais de façon pénible car la dizaine de machines ne disposaient pas de radar et de nombreux problèmes de mise au point du réacteur WS-10A chinois pénalisèrent la formation des pilotes. A ce jour, les J-10 ont reçu un réacteur russe de type Liulka Saliout AL-31F (équivalent Sukhoi Su-37). Fait incroyable, le J-10 ne dispose pas d'aérofrein, mais utilise un bon vieux parachute de freinage lors de l'atterrissage.
A ce jour, environ 300 exemplaires du Jian-10 Dragon véloce ont été commandés dont 150 sont déjà en service.