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Directives de nutrition végétarienne en Suisse
En 2007, grâce à une initiative de Swissveg, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a publié pour la première fois des directives officielles de nutrition végétarienne.
L'éqpuipe
Bien avant la publication du dit rapport de 71 pages, la Commission avait longuement étudié ce sujet. C’est en 1991 que l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) avait reçu de la part de Swissveg une demande pressante afin de traiter de ce thème. Cette demande priait l’OFSP de modifier ses directives alimentaires dans un sens positif envers l’alimentation végétarienne. A la suite de cette demande, l’OFSP a constitué « un groupe de travail végétarien». Ce groupe de travail avait pour tâche de rédiger un rapport sur l’alimentation végétarienne.
Des experts de plusieurs secteurs ont fait partie de ce groupe, notamment Renato Pichler, président de Swissveg.
Résumé
Le 31 mai 2007, les experts de la commission fédérale de nutrition de l'OFSP ont pubilié leur rapport sur l'alimentation végétarienne, intitulé « Avantages et désavantages d’une alimentation végétarienne pour la santé. » Voici les résultats les plus importants du rapport :
«Plusieurs études épidémiologiques ont abouti aux conclusions suivantes concernant les personnes ayant une alimentation végétarienne :
Elles meurent moins souvent de maladies cardiovasculaires et leur profil lipidique sanguin est meilleur;
elles meurent moins souvent d’un cancer et ont également un risque moindre d’en développer un;
leur tension artérielle est moins élevée;
leur indice de masse corporelle (IMC) est moins élevé et elles ont un risque plus faible de souffrir d’adiposité ou d’une pathologie associée. »
« L’expérience montre en effet que cette alimentation offre un apport suffisant en nutriments essentiels ; cette catégorie de végétariens est d’ailleurs en meilleure santé que la moyenne de la population suisse. »
On a recommandé pour la première fois l'alimentation ovo-lacto-végétarienne :
« Parmi toutes les formes d’alimentation végétarienne, le régime ovo-lacto-végétarien est considéré comme sain pour des adultes en bonne santé. »
et :
« L’expérience montre en effet que cette alimentation offre un apport suffisant en nutriments essentiels ; cette catégorie de végétariens est d’ailleurs en meilleure santé que la moyenne de la population suisse. »
Risques possibles
Une partie importante du rapport est consacré à l'étude de possibles risques de l'alimentation végétarienne et végane. Que ces risques soient possibles et connus, c'est loin d'être désavantageux pour l'alimentation végérienne, bien au contraire :
«Ein Vorteil der ovo-lacto-vegetarischen Ernährung besteht darin, dass man die Risiken ziemlich genau kennt, und somit auch eine gezielte Supplementation der kritischen Nährstoffe möglich ist. [...] Eine solche Supplementation ist immer dann besonders wichtig, wenn eine vorübergehende Unausgewogenheit der Ernährung vorliegt.»
Comparé à l'alimentation riche en viande, l'alimentation végétarienne ne connaît pas le problème d'avoir un apport trop élevé d'un certain nutriment (p.ex. trop de vitamine C suite à une consommation de fruits élevée), mais seulement celui qu'une alimentation inéquilibrée peut comporter des carences de certains nutriments. De telles carences peuvent être corrigées par l'adoption d'un régime équilibré ou par des suppléments. Ce qui n'est pas possible dans le cas d'une alimentation omnivore : Il est toutefois possible de corriger les carences par des suppléments (p.ex. l'acide folique, les antioxydants), mais l'excès de cholestérol et autres matières grasses d'origine animale n'est plus réversible. Ces matières restent dans le corps. De même vaut pour les toxines concentrées dans les aliments d'origine animale : une fois consommées, le corps ne peut plus les éliminer facilement.
Pourquoi était-ce important que d'indiquer, dans un rapport sur l'alimentation végétarienne, les possibles risques, si la plupart des personnes végétariennes sont en bonne santé ?
La bonne santé générale des personnes végétariennes est une des raisons pour lesquelles leurs consultations de médecins sont nettement moins fréquentes que celles des personnes omnivores. De suite, grand nombre de médecins manquent d'expérience dans le domaine de l'alimentation végétarienne.
Un exemple : Chez les personnes omnivores, une carence en vitamine B12 se manifeste souvent en même temps qu'une carence en acide folique. Etant donné que les personnes végétariennes, notamment véganes, sont nettement moins souvent atteintes d'une carence en acide folique (l'acide folique est présent surtout dans les aliments végétaux), les symptômes de dites carences se manifestent de manière différente. Dans certaines conditions, un médecin inexpériementé aura alors du mal à diagnostiquer de prime abord une carence en vitamine B12, étant habitué à ce que celle-ci se manifeste en général de pair avec une carence en acide folique.
Voici la raison pour laquelle il n'est guère nécessaire de publier un rapport mentionnant les risques beaucoup plus importants d'une alimentation riche en viande, car les médecins sont fréquemment confrontés aux signes cliniques résultant d'une haute consommation de viande.
Le rapport sur l'alimentation végétarienne mentionnant certains risques éventuels, ceux-ci sont minimes en rapport de ceux résultant d'une alimentation riche en viande :
« Les risques évoqués sont moins élevés dans le cas des ovo-lacto-végétariens, pour autant qu’ils diversifient leur alimentation végétale. Cet équilibre est aussi important que chez les enfants et les adolescents non végétariens, chez les femmes enceintes et les personnes âgées non végétariennes. »
Alimentation végane
L'objectif principal de ce rapport, c'était de constituer une base pour des recommandations nutritionnelles officielles. S'agissant de recommandations générales, l'OFSP est tenu à être discret dans ces formulations, vu qu'il doit prendre en considération toutes les éventualités (possibilité d'une alimentation non équilibrée, grossesse, etc. ) Pour cette raison, il n'était pas possible de publier une recommandation générale complète au sujet de l'alimentation végane.
« Dans le cas des végétaliens, le risque de carence en nutriments est accru par la suppression de tous les aliments d’origine animale. Ces personnes doivent veiller tout particulièrement à ce que leur apport en vitamine B12 soit suffisant. Pour être en bonne santé, ils doivent disposer de vastes connaissances nutritionnelles et d’une expérience suffisante pour éviter d’éventuelles carences alimentaires, notamment pour les enfants, les jeunes, les femmes enceintes et les personnes âgées. »
On a toutefois admis qu'avec des connaissances sur la matière, les personnes véganes peuvent s'alimenter de façon saine :
« On peut toutefois considérer ce type d’alimentation comme une option, puisque, en respectant les conditions susmentionnées, elle peut avoir des répercussions positives sur la santé. »