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Dans une note intitulée "le revenu de base, que changerait-il?", l'OCDE a étudié pour quatre pays (France, Finlande, Italie et Royaume-Uni) un revenu universel qui serait versé, sans conditions de ressources, à tous les individus d'âge actif ainsi qu'aux mineurs.
D'un coût neutre pour les finances publiques et fixé à "un niveau pertinent" (456 euros par mois et par adulte), il exigerait un alourdissement de la fiscalité et des réductions des prestations existantes (sociales et familiales).
Des gagnants et des perdants
En France et en Italie, les préretraités et un grand nombre de chômeurs seraient perdants. En France, et dans une moindre mesure en Finlande et au Royaume-Uni, les ménages à revenu intermédiaire y gagneraient.
Selon le scénario de l'étude, de nombreux ménages à faibles revenus, qui perçoivent actuellement des aides, seraient moins bien lotis. Le taux de pauvreté augmenterait en Finlande, en France et au Royaume-Uni, et resterait inchangé en Italie.
ats/dk
Une réflexion qui agite de nombreux pays
Parmi les pistes de réflexion figure l'instauration d'un revenu de base d'un montant plus bas, mais qui laisserait inchangée une grande partie des aides existantes, ou encore un dispositif "limité dans le temps" ou mis en place progressivement, par tranches de génération.
Le revenu de base ou "universel", qui fait l'objet d'expérimentations à petite échelle ou de projets dans plusieurs pays, notamment la Finlande, était la proposition-phare du candidat socialiste à la présidentielle française Benoît Hamon.
Une initiative pour accorder un revenu de base universel avait été balayée par le peuple suisse en juin 2016. Plus de trois votants sur quatre avaient rejeté cette idée jugée "généreuse mais utopique" par le Conseil fédéral.