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Le référendum sur le financement des médias devrait avoir lieu le 13 février, mais le Conseil fédéral n'a pas encore fixé la date. Le référendum a été soumis un jour avant la date limite.
Le comité présidé par l'ancien conseiller national et entrepreneur en médias Peter Weigelt (PRD/SG) a recueilli plus de deux fois le nombre de signatures nécessaires pour un référendum. Pour les opposants, la subvention aux médias est un "péché politique d'État et une violation de la constitution", économiquement discriminatoire et nuisible à la démocratie.
La réduction actuelle de la taxe postale pour la presse écrite est déjà contestable sur le plan constitutionnel. La subvention directe décidée par le Parlement, en revanche, est un "non absolu", écrit la commission.
Ouverture du débat public
Elle se félicite du fait que le référendum ait "forcé" un large débat public sur le rôle des médias dans la démocratie et leur attitude envers l'État. Les entreprises de médias privées et la radio et la télévision SRF ne pouvaient plus maintenir leur refus de débattre avant un référendum, écrit la commission.
Les médias privés coûteraient désormais 400 millions de francs par an aux contribuables. Sur les sept ans de la loi, cela représenterait environ trois milliards de francs. En outre, les médias financés par l'État empêcheraient le débat public, détruiraient la liberté d'opinion et seraient un poison pour la démocratie.
Le référendum est soutenu par un comité parlementaire multipartite composé de l'UDC, du centre et du FDP.
120 millions d'euros supplémentaires par an
Le même jour, un mouvement de citoyens pour le financement des médias, fondé lundi soir, s'est exprimé. Elle avait été lancée par des médias tels que le Journal hebdomadaire WoZ ou des exposants comme Hansi Voigt, fondateur du média internet Watson. À une époque où les professionnels des médias sont soumis à une pression constante de la part des grandes entreprises et des consultants en relations publiques coûteux, le financement public des médias garantit l'indépendance des médias et assure leur existence.
Le Parlement avait approuvé le financement des médias lors de la session d'été. En sept ans, les médias en Suisse seront soutenus directement et indirectement avec 120 millions de francs de plus qu'auparavant. La presse écrite, la presse des membres et des fondations, les médias en ligne, les agences de presse telles que Keystone-SDA et la formation aux médias en bénéficieront. (SDA)