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Valais Fraude électorale, pas de retour aux urnes
Suite à la fraude électorale de 2017, le parti Chrétien-social du Haut-Valais (CSPO) avait demandé un retour aux urnes. Le Grand Conseil refusera jeudi la révision.
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Le Grand Conseil refusera jeudi la demande de révision du parti Chrétien-social du Haut-Valais (CSPO) de retourner aux urnes dans l'arrondissement de Brigue suite à la fraude électorale de mars 2017. Le débat d'entrée en matière mercredi n'a pas été favorable au CSPO.
Les élus du PLR, du PDC du Valais romand, les partis de gauche et l'UDC se sont alignés sur la position de la Commission de justice (COJU) du parlement, qui avait donné un préavis négatif aux demandes en révision du CSPO et d'un groupe de citoyens. Le PDC du Haut-Valais (CVPO) s'est abstenu au moment du vote.
Minorisé, le parti chrétien-social du Haut va déposer une motion. «A l'avenir, nous voulons qu'un recomptage soit systématiquement effectué, si les résultats d'une élection sont serrés», a expliqué le député Diego Clausen.
Fausse signature
Lors des élections cantonales de mars 2017, un individu avait volé au moins 190 bulletins de vote dans des boîtes à lettres à Brigue, Naters et Viège. Il les avait renvoyés munis d'une fausse signature. L'homme, un Suisse de 30 ans membre de l'UDC au moment des faits, a été condamné à douze mois de prison avec sursis.
Le CSPO estime que l'UDC a gagné un siège de manière indue à ses dépens. Les chrétiens-sociaux et les autres recourants demandaient un recomptage des voix pour rétablir la vérité dans ce dossier. Dans son préavis publié l'automne dernier, la COJU avait toutefois estimé que le visage du Parlement doit rester inchangé jusqu'au terme de la législature, en 2021, les demandes de révision n'ayant pas respecté le délai de recours.
Dans ses considérants, la commission soulignait qu'un recomptage des voix «ne permettrait en aucun cas de déterminer le résultat de la votation dans les trois communes concernées». Outre l'option du recomptage des voix, celui d'un nouveau vote et une solution d'échange de siège à l'amiable, n'ont pas été retenues.
Un avis de droit sollicité par le bureau du Grand Conseil a corroboré cette analyse. (ats/nxp)
Créé: 11.09.2019, 10h52