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Les finales surprises du tournoi d'Indian Wells ont accouché de vainqueurs pas si surprenants.
Cameron Norrie et Paula Badosa ont assis leur statut de révélation de l'année en cueillant le titre dans le désert californien pour faire irruption dans le top 20 mondial.
Le Britannique de 26 ans, né en Afrique du Sud, a défait le Géorgien Nikoloz Basilashvili 3-6 6-4 6-1. Il disputait dimanche sa sixième finale de la saison, soit le plus haut total ex aequo avec... Novak Djokovic, excusez du peu. Mais il n'en avait remporté qu'une, à Los Cabos en juillet.
Un peu plus tôt, le circuit féminin avait aussi vu la confirmation d'une pépite millésimée 2021, Paula Badosa battant la Bélarusse Victoria Azarenka 7-6 (7/5) 2-6 7-6 (7/2). L'Espagnole décroche aussi le deuxième titre de sa carrière, après celui glané à Belgrade plus tôt en 2021 à la faveur de l'abandon d'Ana Konjuh.
Norrie no 1 britannique
Sa victoire dominicale, cette fois dans un Masters 1000, permet à Cameron Norrie de bondir de la 26e à la 16e place du classement mondial et de devenir le nouveau no 1 britannique devant Daniel Evans. «Je suis si heureux, c'est mon plus grand titre», a exulté celui qui a grandi en Nouvelle-Zélande.
Norrie a dû surmonter la perte du premier set en finale. Basilashvili a mené un set et un break, et puis... plus rien. Le Géorgien a perdu le fil et laissé son adversaire s'emparer du deuxième set, conclu par un jeu blanc marqué par des enchaînements de haut niveau, entre un lob et des balles léchant les lignes.
Et Norrie de surfer sur sa dynamique en signant dès l'entame du troisième set un break. Mené 3-0, Basilashvili montrait alors des signes d'agacement, en multipliant les fautes directes. Le Géorgien de 29 ans a même évoqué des «problèmes de santé dans le troisième set».
Badosa, 70e en janvier
La finale dames fut d'une grande intensité, la troisième manche offrant même de grands frissons: Victoria Azarenka a ainsi servi pour le gain du match à 5-4, mais Paula Badosa a réussi à contrecarrer cette dynamique puis à se montrer une seconde fois très solide dans le tie-break.
La native de New York s'est alors écroulée, face contre sol et les mains se cachant le visage, avant d'aller essuyer ses larmes dans les bras de son entraîneur. Désormais no 13 de la hiérarchie, elle avait il est vrai commencé l'année à la 70e place mondiale et s'était présentée dans le désert californien au 27e rang.
«Je me souviens, quand j'avais 14, 15 ans, je te voyais jouer en Grand Chelem, et je disais à mon entraîneur que je voulais un jour jouer comme Vica. Sans toi et des joueuses comme toi, je ne serais pas là ici», a dit l'Espagnole à la Bélarusse lors de son discours après avoir reçu le trophée.
ATS