Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07013.jsonl.gz/1067

Lorsque je suis parti peu avant 6 heures, il ne pleuvait pas et le dimanche matin, il n’y a guère de trafic. Dans ces conditions, il est facile de faire des km. Alors qu’en Illinois, le relief était plat, ici c’est vallonné, ce qui a pour effet de baisser ma moyenne de km/h. Tout à coup, sans que je sache comment, je me retrouve en train de rouler sur l’Interstate 44, route qui pourrait, en Suisse, s’apparenter à une autoroute. Me reviennent à l’esprit toutes ces informations routières signalant des cyclistes sur un tronçon d’autoroute et tout le stress qui accompagne de telles infos. Mais ici, on continue de rouler tranquillement et personne ne se préoccupe d’un cycliste circulant sur la piste d‘arrêt d’urgence. Toutefois ce n’est pas aussi tranquille que je le prétends et je suis heureux de pouvoir, après quelques miles, retourner sur une petite route. Ma chance ne dure pas longtemps : le pont de la Route 66 est fermé au trafic. Me voici de retour sur l’autoroute, car il n’y a pas d’autre pont. Mais après, selon le policier qui me renvoie sur l’autoroute, je devrais pouvoir rouler sur l’ancienne Route 66 jusqu’à Springfield.
Je suis maintenant à Eureka où j’attends les quatre autres cyclistes pour faire un bout de route avec eux.