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De moins en moins de vaches folles en Suisse
Le nombre de cas d’encéphalopathie spongiforme bovine a fortement diminué en 2004. Seuls trois bovins et un zébu ont été atteints, contre 21 bêtes l’an passé.
Pour l’Office vétérinaire fédéral (OVF), cette baisse est due aux mesures préventives prises depuis l’apparition du premier cas, en 1990.
Fort de ce succès, le directeur de l’OVF, Hans Wyss, a rappelé vendredi devant la presse qu'il est important de ne pas relâcher la lutte contre la maladie.
Il faut en effet s'attendre à de nouveaux cas dans les prochaines années. La maladie ne se déclare que cinq ans après l'infection de l'animal, voire plus tard, et il suffit d'un milligramme de matériel infectieux pour contaminer une vache.
Or, en 2000, des infections étaient encore possibles et une ESB a déjà été diagnostiquée sur une bête née cette année-là.
«Les derniers chiffres indiquent toutefois que les nouvelles infections se sont raréfiées il y a quatre ou cinq ans», a précisé M. Wyss.
«De l'étable à la table»
Les autorités vétérinaires focalisent donc leurs efforts sur l'exécution sans faille des mesures ESB existantes, «de l'étable à la table», a expliqué le directeur.
Parmi celles-ci, l'interdiction générale des farines animales dans l'alimentation de tous les animaux de rente, entrée en vigueur en 2001.
S'il n'est pas encore possible de dire si cette mesure radicale permettra d'éradiquer définitivement l'ESB, l'OVF souligne que jusqu'à présent, aucune vache suisse née après 2001 n'a été atteinte.
Par ailleurs, le cerveau et la moelle épinière de même que tous les cadavres de bovins doivent être systématiquement incinérés depuis 1996.
Migros stoppe ses tests
Le fait que Migros ait récemment décidé d'interrompre à la fin de l'année ses tests de dépistage systématiques effectués sur les animaux abattus ne pose pas de problèmes à M. Wyss.
Son office a toujours été contre ces tests, car ceux-ci ne permettent de distinguer les animaux atteints des autres qu'à un stade avancé de la maladie et après leur mort.
L'OVF effectue lui-même des tests en cas de décès inattendu et d'abattage pour cause de maladie. Des échantillons sont en outre prélevés à l'occasion d'abattages normaux.
Migros et Coop – les deux principaux distributeurs du pays – effectuent volontairement ces tests depuis 2001 sur tous les animaux âgés de plus de 20 mois. En 2004, 150’000 tests ont été effectués, contre 180’000 en 2003.
M. Wyss ne considère en outre pas que la viande suisse, dont le prix est déjà élevé, est désavantagée sur le plan concurrentiel face à la viande en provenance de l'Union européenne (UE), laquelle exige des tests systématiques.
L'UE a expressément reconnu les mesures prises par la Suisse, pionnière dans la lutte contre l'ESB, comme équivalentes aux siennes, souligne l'OVF.
swissinfo et les agences
Faits
1986: le premier cas d’ESB en Europe est découvert au Royaume-Uni
1990: premier cas en Suisse
1995: avec 70 cas, l’épidémie atteint un pic en Suisse
2003: encore 21 cas recensés en Suisse
2004: baisse massive des cas avec seulement 4 animaux atteints
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