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es énergies fossiles sont actuellement responsables de 80 % des émissions de gaz à effet de serre en Suisse. Le coût d’importation annuel de pétrole et de gaz s’élève à 8 milliards de francs ; tout cet argent circule à l'étranger. Afin de réduire de moitié ses émissions de CO₂ d'ici à 2030 et d'atteindre un niveau net zéro au plus tard en 2050, la Suisse doit rapidement décarboniser son bouquet énergétique. Pour ce faire, il est nécessaire d'encourager une plus grande efficacité énergétique et davantage d'énergies renouvelables. La loi sur le CO₂ pose les jalons nécessaires et urgents pour y parvenir.
Moins de pétrole et de gaz importés - plus d'énergies locales
L'abandon presque total des combustibles fossiles qui sera nécessaire dans un avenir proche entraînera une demande supplémentaire d'électricité en Suisse de l'ordre de 20 à 25 térawattheures (TWh). Les principales raisons en sont le passage des moteurs à combustion à la mobilité électrique et le remplacement des systèmes de chauffage au fioul et au gaz par des pompes à chaleur. Le photovoltaïque peut à lui seul produire plusieurs fois l'électricité nécessaire en Suisse. C'est pourquoi nous devons porter le plus rapidement possible la puissance annuelle d'énergie solaire installée à 1500 MW par an, c'est-à-dire la quadrupler.
Rien qu’en comptant les surfaces des toits et des façades de la Suisse, particulièrement adaptées à l'énergie solaire, elles pourraient fournir 67 TWh d'électricité par an. En outre, le potentiel des toits de parkings, des installations alpines et autres bâtiments est immense et pas encore, ou du moins peu exploité. Aujourd'hui, le photovoltaïque en Suisse approvisionne environ 2,9 TWh par an, ce qui couvre un peu moins de 5 % des besoins en électricité de la Suisse. Heureusement, l'expansion du photovoltaïque est en hausse, mais le rythme est encore trop lent si nous souhaitons atteindre les objectifs climatiques en temps voulu. Le développement de l'énergie photovoltaïque ne garantit non seulement un apport énergétique local, mais elle fournit également de bonnes commandes pour le commerce intérieur. De 2019 à 2021, les emplois dans le secteur solaire ont plus que doublé. Aujourd'hui, le secteur solaire crée environ 6 000 emplois à temps plein en Suisse. Selon une étude de la ZHAW, une offensive solaire pourrait créer environ 10 000 emplois supplémentaires au cours des cinq prochaines années, apportant un soutien important à la reprise économique post-Corona.
La solution : Investissement, efficacité, énergies renouvelables
La loi sur le CO₂ vise à accélérer à la fois la rénovation de l'enveloppe des bâtiments et l'utilisation de la chaleur renouvelable. Afin d'atteindre les objectifs climatiques de Paris, les émissions de CO₂ du parc immobilier suisse doivent être réduites de 3 % par an. La combinaison de systèmes photovoltaïques avec des pompes à chaleur ou l'interaction de systèmes de chauffage solaire et de systèmes de chauffage au bois sont de bonnes solutions éprouvées dans ce domaine. Selon les Perspectives énergétiques 2050+ de l'Office fédéral de l'énergie, la production annuelle de chaleur solaire pourrait être multipliée par 4 par rapport à aujourd'hui.
La loi sur le CO₂ rend l'importation et la consommation de combustibles fossiles moins attrayantes ; elle récompense les comportements respectueux du climat et la production locale d'énergie. Cela comprend, entre autres, le développement et l'utilisation de l'énergie et de la chaleur solaires. Chaque année, des milliers de bâtiments en Suisse sont déjà transformés en producteurs d'électricité et de chaleur sans CO2. Mais il faut aller encore plus loin - et c'est aussi possible. L'Association suisse pour l'énergie solaire, Swissolar, ainsi que la quasi-totalité des associations économiques et environnementales, recommande donc d'urgence un Oui à la loi sur le CO₂.
De plus amples informations sont disponibles auprès des deux comités du Oui dont Swissolar est membre :
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