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Le gouvernement japonais s'activait toujours vendredi après-midi pour tenter de sauver la vie de deux otages aux mains du groupe Etat islamique (EI). Le sort de Haruna Yukawa et Kenji Goto demeurait inconnu alors que les ravisseurs sont restés muets après l'expiration d'un ultimatum de 72 heures.
"Il n'y a pas eu de message" depuis qu'est passée l'heure fatidique (14h50 à Tokyo, 06h50 en Suisse), a déclaré le porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, lors d'un point de presse. La chaîne de télévision publique NHK, en contact avec un soi-disant "porte-parole de l'EI", avait diffusé plus tôt un extrait de conversation dans lequel celui-ci disait qu'un "communiqué devrait être émis plus tard".
"Ce que nous devons faire, c'est utiliser tous les canaux pour regrouper les informations afin de faire libérer les deux otages", a insisté M. Suga. Il a répété que la position du Japon, "de ne pas céder aux menaces terroristes", demeurait inchangée.
Vendredi matin, la mère du journaliste indépendant Kenji Goto, vraisemblablement enlevé par l'EI fin octobre, a prié les autorités nippones de secourir son fils."Je vous en supplie, messieurs du gouvernement, s'il vous plaît, sauvez la vie de Kenji", a déclaré Junko Ishido dans un communiqué. "Kenji n'est pas un ennemi de l'islam", a-t-elle répété, lors d'une conférence de presse.
Perçu comme un ennemi
Le premier otage, Haruna Yukawa, 42 ans, qui dit effectuer des missions de sécurité, avait été enlevé et maltraité en Syrie par des militants islamistes en août dernier, selon une vidéo postée sur internet.
Le second, Kenji Goto, né en 1967, est un journaliste indépendant qui fournissait des reportages sur le Moyen-Orient aux chaînes de télévision nippones. Il était aussi actif dans le domaine humanitaire. Il était entré dans la zone contrôlée par l'EI fin octobre et n'a plus donné de nouvelles depuis.
ATS