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38. Le Biblanc
Elle a creusé un véritable canyon qu'il est difficile de remonter en suivant le cours de la rivière. Pour accéder aux hauts, il vaut mieux prendre un chemin que l'on trouve à quelque deux ou trois cents mètres en amont de la route actuelle des Grands Plats. On arrivera alors au niveau des anciennes verrières. Et là l'on s'arrête pour se souvenir de ce que fut cette industrie, notamment ici, avec la construction d'un véritable petit village, essentiellement en bois cependant, qui permettait de loger une population soudée par la profession certes, mais aussi par les liens de parenté. N'entrait pas dans l'équipe qui veut.
Ce village a été esquissé par Vallotton quand il a établi sa grande carte de la Vallée de Joux en 1710.
Le Biblanc prend sa source sur le pâturage des Grands Plats de bise, à mi-côte d'une vaste dépression. C'est à deux cents mètres environ du chalet, au pied d'un sapin.
Le Biblanc connaît le sort de beaucoup de ces petites rivières de montagne. Il est à ciel ouvert puis disparaît pour réapparaître quelques centaines de mètres plus bas. Et ainsi de suite. Il accueille des ruisseaux secondaires qui augmentent son débit de manière significative. Et puis il arrive au niveau du pâturage de la Bursine qu'il traverse, passant sous la route de France, pour aller enfin se jeter dans l'Orbe qui ne le refuse d'aucune manière.
Ainsi se termine le voyage de cette petite rivière que beaucoup ne connaissent pas, et pourtant il a un parcours méritant d'être découvert, surtout quand ce sont les grandes eaux, et que la grande cascade vous offre sa magnifiscence.