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La Session fédérale des jeunes s'est achevée dimanche après quatre jours de débats. Les participants ont émis diverses revendications, notamment sur l'asile, le droit d'initiative et la surveillance étatique.
Les 200 "parlementaires" - âgés de 14 à 21 ans - ont voté pour le droit de lancer et de signer des initiatives dès 16 ans. Ils demandent également que les écoles organisent des journées thématiques "afin de familiariser les jeunes avec le monde politique", lit-on dans un communiqué diffusé par le Conseil suisse des activités de jeunesse (CSAJ).
A propos du droit d'asile, ils réclament un accès simplifié à une formation professionnelle de base pendant la procédure d'asile, des "normes minimales contraignantes au niveau national pour la formation et le suivi des jeunes" et un système de parrainage "pour accompagner les jeunes issus de l'immigration dans leur intégration".
Mobiliser avant les élections
Siégeant dans la salle du Conseil national, les politiciens en herbe ont aussi abordé le sujet de la surveillance étatique. En cas de modification de la loi fédérale sur la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication (LSCPT), ils exigent du Conseil fédéral "des contrôles stricts" et "des rapports réguliers" sur les nouveaux moyens de surveillance, comme le cheval de Troie.
Toutes les revendications ont été transmises à la vice-présidente du Conseil national, Christa Markwalder. Parmi les autres demandes, les jeunes parlementaires se sont prononcés en faveur d'une prolongation du moratoire sur les OGM. Ils ont également soutenu une taxe d'incitation sur les chauffages à l'huile et au gaz ainsi que le transfert des transports marchandises de la route au rail.
Samedi, les jeunes ont lancé une campagne de mobilisation en vue des élections fédérales d'octobre. Un concours a été ouvert: les jeunes électeurs doivent se photographier en train de remplir ou d'envoyer l'enveloppe de vote et inviter leurs proches à faire de même en partageant leur photo. Les participants tirés au sort auront l'occasion de rencontrer "un-e politicien-ne éminent-e".
ATS