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Double échec pour Roman Polanski: une cour d'appel de Californie rejette à la fois sa demande de procès par contumace et celle de sa victime en faveur d'un abandon des poursuites. La voie est donc ouverte pour son extradition éventuelle de la Suisse, où il est toujours assigné à résidence.
Le réalisateur franco-polonais avait demandé à être jugé par contumace, mais la cour d'appel du deuxième district de Los Angeles a rejeté jeudi sa requête. Son avocat avait aussi proposé qu'il soit condamné à une peine de prison égale à celle qu'il a déjà purgée, mais la cour ne s'est pas prononcée sur cette proposition.
Sa demande avait déjà été refusée le 22 janvier par un juge de Los Angeles. Rappelant que Roman Polanski s'était soustrait à la justice américaine en prenant la fuite, le magistrat, Peter Espinoza, avait rejeté cette requête au nom de la «défense de l'intégrité du système judiciaire» et «la dignité du tribunal».
La même cour d'appel avait auparavant rejeté la demande de la victime de Polanski, Samantha Geimer, en faveur d'un abandon des poursuites judiciaires engagées contre le cinéaste. Cette requête était motivée par de nouveaux amendements constitutionnels adoptés dans l'Etat de Californie, qui accordent davantage de droits aux victimes au regard du déroulement des procès.
«Le maintien des poursuites judiciaires lui nuit et elle souhaite que celles-ci prennent fin», a mentionné l'avocat de la victime dans sa requête. Les procureurs ont argué que la décision des électeurs californiens d'inclure une déclaration des droits des victimes dans la Constitution californienne en 2008 ne donnait pas à Samantha Geimer et aux autres victimes de crime l'autorité pour mettre un terme à des poursuites judiciaires.
Les autorités suisses avaient fait savoir qu'elles attendaient la décision de la justice américaine avant de confirmer ou non l'extradition de Roman Polanski vers les Etats-Unis. Le cinéaste demeure assigné à résidence dans son chalet de Gstaad.
swissinfo.ch et les agences