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L'indépendantiste catalan Artur Mas assume ses actes devant les juges
Artur Mas a pénétré avec près d'une demi-heure de retard dans la Cour d'appel de Catalogne, précédé de 40'000 partisans, selon la police locale. Les manifestants ont envahi une large allée longeant le bâtiment, en criant: "Indépendance, indépendance", "A bas la justice espagnole" ou "Nous voulons voter".
Artur Mas et deux autres anciens responsables de la Generalitat, le gouvernement catalan, sont poursuivis pour avoir organisé une consultation sans effets juridiques à laquelle avaient participé 2,3 millions de personnes, le 9 novembre 2014.
"Je suis le principal responsable"
L'ex-président catalan a totalement assumé lundi devant ses juges l'organisation de cette consultation sur l'indépendance interdite par la justice, tout en défendant la légitimité de ce scrutin.
"Je suis le principal responsable de l'idée de ce processus de participation" citoyenne, a-t-il déclaré aux trois magistrats de la Cour d'appel de Barcelone chargés de le juger. "Je suis responsable de tout", a insisté Artur Mas, qui s'est exprimé en catalan même quand le juge lui parlait en espagnol. Il n'a répondu qu'aux questions de la défense comme la loi le permet en Espagne.
Pas un caprice
Le processus, auquel 2,3 millions des 6,3 millions d'électeurs potentiels ont participé, votant à 80% pour la sécession, est motivé par des "raisons profondes... et strictement démocratiques", a-t-il dit. "Ce n'est pas un caprice... c'est la conséquence de mandats bien précis donnés par le Parlement catalan", issus d'élections démocratiques.
Après s'être vu interdire par la Cour constitutionnelle le 29 septembre 2014 d'organiser un référendum, Artur Mas avait décidé de planifier cette consultation alternative.
"Nous avons changé le format, sans renoncer à l'objectif (...) connaître l'opinion du peuple de Catalogne", a-t-il expliqué à la Cour en assurant que le processus avait ensuite été mené par des bénévoles pour ne pas enfreindre la loi.
Le procès prévu jusqu'à vendredi montre, selon son camp, que Madrid bafoue les droits fondamentaux des Catalans.
ats/rens/fme
Publié le 06 février 2017 à 17:15 - Modifié le 06 février 2017 à 18:04