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La nouvelle Loi sur le personnel de la Confédération a largement passé la rampe dimanche. Seuls deux cantons, le Jura et le Tessin, l´ont refusée. Plus généralement, les Latins se sont montrés pour attachés à un service public fort.
La récolte des signatures en faveur du référendum contre la nouvelle loi laissait déjà présager une différence de perception entre Latins et Alémaniques. En effet, une forte proportion des signatures était alors venue de Suisse romande.
Ce clivage s'est retrouvé dans les urnes dimanche. Certes, la loi n'a été refusée qu'au Tessin et au Jura. Mais les autres cantons romands ne l'ont acceptée que du bout des lèvres, alors que le taux de «oui» a été beaucoup plus fort en Suisse alémanique.
Cette différence peut s'expliquer par deux facteurs. D'abord, la Suisse alémanique a commencé depuis plus longtemps la réforme du statut des fonctionnaires. Dans de nombreux cantons, cette réforme est achevée, ce qui n'est pas le cas dans les cantons latins.
D'autre part, la perception de l'Etat n'est pas la même selon les régions linguistiques. Les Romands semblent davantage attachés à un Etat fort que les Alémaniques. Les traditions, mais surtout la culture politique des grands pays voisins ne sont certainement pas étrangers au phénomène.
La relation à l'Etat n'est pas la même en Allemagne qu'en France. Cette différence aura certainement aussi joué un rôle auprès des citoyens suisses.
Olivier Pauchard