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Thabo Sefolosha attaque la mairie de New York et quatre policiers pour arrestation illégale, coups et blessures et procédure abusive. Il réclame jusqu'à 50 millions de dollars de dommages et intérêts.
Cette action, révélée par son avocat Alex Spiro, est liée aux conditions de l'interpellation du Vaudois le 8 avril au petit matin à la sortie d'une boîte de nuit du quartier de Chelsea à Manhattan. Un autre joueur de la ligue professionnelle nord-américaine, Chris Copeland, venait d'être poignardé lors d'une rixe devant la discothèque.
Alors que la police faisait évacuer les lieux, les forces de l'ordre avaient procédé à l'interpellation de Thabo Sefolosha et lui auraient à cette occasion fracturé le péroné et endommagé les ligaments, version contestée par les policiers. La blessure a nécessité une intervention chirurgicale et plusieurs mois d'immobilisation. Poursuivi pour rébellion et trouble à l'ordre public, Thabo Sefolosha a été acquitté le 9 octobre à l'issue d'une semaine de procès devant un tribunal pénal de Manhattan.
Au terme du procès, le Civilian Complaint Review Board (CCRB) de New York, agence indépendante chargée d'enquêter sur les plaintes visant d'éventuels abus de policiers dans l'exercice de leurs fonctions, s'était penchée sur l'affaire. Le CCRB a conclu que deux officiers de police ont abusé de leur fonction ce soir-là. Thabo Sefolosha avait expliqué lors de son procès que le premier l'avait insulté et menacé à sa sortie de la boîte de nuit, afin qu'il quitte les environs immédiats de la discothèque.
Ces accusations ont été confirmées par l'enquête de la CCRB. Ce policier et l'un de ses collègues ont également abusé de l'autorité liée à leur fonction en procédant à l'interpellation du joueur vaudois quelques minutes plus tard, toujours selon l'enquête indépendante. Pour l'agence, en revanche, aucun élément ne permet de mettre en évidence l'usage disproportionné de la force par un ou plusieurs policiers présents ce soir-là.
ATS