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Luc Montagnier n'est plus. Le prix Nobel de médecine est décédé mardi à l'âge de 89. L’annonce de sa mort à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine avait circulé sur les réseaux sociaux mercredi.
Elle n’a été confirmée que jeudi par la commune des Hauts-de-Seine. La famille proche du chercheur n'a pas informé les principaux médias, ni les institutions dont il avait été membre.
Cette situation témoigne de la stature bien particulière du scientifique. Ancienne vedette de la recherche française, il s'était mis au ban de la communauté scientifique depuis une dizaine d'années par une série de prises de position aberrantes.
Luc Montagnier a obtenu le prix Nobel de médecine en 2008, pour avoir dirigé l'équipe ayant isolé le virus du sida.
Réalisée au début des années 1980, alors qu'explosait la pandémie de sida sans espoir de survie à court terme pour les malades, cette découverte a été le premier pas qui a permis d'aboutir une quinzaine d'années plus tard à des traitements permettant de vivre avec la maladie.
Peu après l'obtention de son prix Nobel, le chercheur a commencé à défendre des théories discréditées scientifiquement, comme celle dite de la «mémoire de l'eau».
Luc Montagnier a également tenu de nombreux propos infondés contre la vaccination, une position qui lui a redonné de la visibilité lors de la crise du Covid-19. Il avait notamment affirmé que le virus était une créature de laboratoire, dérivée du VIH, et que tous les vaccinés décéderaient dans les deux ans. (asi)
En décembre 1944, au cours des derniers mois de la Seconde Guerre mondiale, un lieutenant de l'armée japonaise nommé Hirō Onoda a été transféré sur la petite île de Lubang située dans l'archipel des Philippines afin de combattre les Américains. Sa mission: se rendre derrière les lignes ennemies avec un petit groupe de soldats et y récolter des informations.