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Depuis 2004, 137 personnes ont été réhabilitées pour avoir aidé des victimes du nazisme à entrer en Suisse. Un travail nécessaire, selon la commission parlementaire ad hoc: il a permis de leur offrir une reconnaissance publique tout en éclairant un pan de l'histoire du pays.
La constatation de la commission de réhabilitation est toutefois arrivée trop tard pour la plupart des intéressés. Sur les quatre qui en ont eu connaissance de leur vivant, deux sont désormais décédés.
Dans environ la moitié des cas, la commission a procédé à une réhabilitation d'office, sur la base de recherches dans les archives. Elle n'a pas donné suite à cinq demandes déposées, jugeant que celles-ci n'entraient pas dans le cadre de la loi adoptée par le Parlement en 2003.
Selon ce texte, le mandat de la commission devait s'achever à la fin 2008. Des personnes, directement touchées ou proches, peuvent cependant déposer une demande encore jusqu'en 2011 dans certaines circonstances.
Les réhabilitations de la commission sont purement morales. Elles ne changent rien à l'annulation, intervenue lors de l'entrée en vigueur de la loi, de l'ensemble des jugements pénaux prononcés en Suisse par les tribunaux civils ou militaires contre ceux qui ont aidé des victimes des persécutions nazies.