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Le monde a pu suivre hier la prestation de serment de Donald Trump, en l’occurrence sur la Bible en les termes suivants : « I, Donald John Trump, do solemnly swear that I will faithfully execute the office of president of the United States, and will to the best of my ability, preserve, protect and defend the constitution of the United States. So help me God »
Les mots même le disent, il s’agit d’un engagement de la part de celui qui les prononce et cet engagement revêt non seulement un caractère solennel mais engage la foi. Pour ce qui est du contenu, il s’agit d’une part de remplir la fonction présidentielle et d’autre part de défendre la constitution américaine. La constitution apparaît ici clairement comme la source du pouvoir présidentiel et c’est du reste elle qui en son article 2 exige du nouveau président qu’il prête serment.
Rien dans la constitution ne précise ou oblige que le président prête serment sur la Bible ; ce dernier aspect est davantage le reflet de la culture protestante qui a forgé les Etats-Unis mais surtout, en introduisant une dimension religieuse au serment et en faisant une référence à une puissance supérieure, « So help me God », il sert à affirmer le caractère solennel d’un serment qui oblige.
Seul Dieu bénéficie d’une exception à cet égard comme le note l’auteur de La Lettre aux Hébreux au chapitre VI, verset 13 : « Quand Dieu fit la promesse à Abraham, comme il ne pouvait prêter serment par quelqu’un de plus grand que lui, il prêta serment par lui-même ».
Hier donc, Donald Trump s’est engagé par une puissance plus grande que la sienne. Plutôt que d’être muni d’une autorisation de mener une politique à sa guise, voilà donc le Président Trump lié.