Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06860.jsonl.gz/1209

L'Allemand Michael Schumacher (Ferrari) occupera la première place au départ du Grand Prix d'Europe, dimanche au Nürburgring, devant les Williams-BMW de son frère Ralf et du Colombien Juan Pablo Montoya. Avec leurs 9 et 10e place gagnées lors des essais de samedi, l'écurie Sauber réalise encore des prouesses. Son patron est convaincu d'avoir su opérer les bons choix.
Une place sur le podium au GP du Brésil, un quatrième rang provisoire chez les constructeurs (juste derrière Ferrari, McLaren et Williams), deux jeunes pilotes (Nick Heidfeld et Kimi Raikkonen, 5e et 7e du championnat du monde) qui éclatent au grand jour: l'écurie zurichoise Sauber représente la bonne surprise de la saison, en obtenant, et de loin, ses meilleurs résultats depuis ses débuts en F1 en 1993. «J'en suis vraiment fier, déclare son patron Peter Sauber. Nous précédons les Jordan, BAR, Jaguar et Bennetton, je n'osais pas y songer il n'y a pas si longtemps».
Au GP d'Europe du Nurbürgring, l'écurie helvétique veut poursuivre sur sa lancée, sans viser des objectifs irréels. «Notre but consiste à maintenir notre niveau, conserver au pire un 6e rang au championnat du monde des constructeurs et à nous stabiliser», poursuit le boss zurichois, personnage atypique du paddock qui déclare «n'avoir jamais été un véritable amateur de voitures et avoir découvert le monde de l'automobile par hasard».
Ses monoplaces sont les meilleures qu'il a façonnées depuis 1993. Plus aérodynamiques, mieux entretenues entre les Grands Prix et pilotées par deux jeunes loups inexpérimentés, mais qui ont prouvé mériter la confiance du chef. «J'avais pris un certain risque, il s'est avéré payant», clame Peter Sauber. A 23 ans, l'Allemand Nick Heidfeld fait bien mieux que l'an passé, lorsqu'il se morfondait dans l'écurie Prost, pour laquelle il ne devait disputer que quinze courses. Au Nürburgring, il est suivi de près par les médias allemands... dès qu'ils en ont fini avec les frères Schumacher.
Personne n'attendait Kimi Raikkonen en si bonne place. Le Finlandais de 21 ans, sans aucun passé de Formule 3000, n'avait été autorisé à débuter la saison qu'au bénéfice d'une licence provisoire. Entre-temps, il marque régulièrement des points et lorgne sur une place du podium. L'écurie Sauber-Petronas se frotte donc les mains. Avec son budget annuel de 120 millions de francs, elle fait en effet figure de petit poucet du paddock...
Jonathan Hirsch