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Visite de Nakhon Ratchasima (Korat)
Informations puisées sur Wikipédia
L’après-midi du jeudi 17 novembre 2011, après le repas des moines, nous sommes allés au chef-lieu de la province pour prolonger mon visa au bureau de l’immigration. Nous avons profité de visiter la ville vu, qu’à part l’hôpital, je n’avais pas vu grand chose.
S’il y a un lieu incontournable à Korat (ancien nom de Nakhon Ratchasima mais utilisé plus que le nouveau) que tous Thaïlandais font comme un pèlerinage: c’est le «Thao Suranari Monument».
Thao Suranari (Suranari = brave dame, titre octroyé par Rama III), appelée familièrement Ya Mo (Grand-maman Mo) (1771 - 1852), était l'épouse du vice-gouverneur de Nakhon Ratchasima. Alors que ce dernier était absent, l’armée du roi Anouvong de Vientiane (Laos) s’empara de la ville. Thao Suranari rusa pour retarder le départ du convoi de prisonnières, fit tailler le bout de simple bâtons pour en faire des armes et envoya des femmes pour distraire les soldats laotiens. Les hommes avec leurs armes improvisées attaquèrent et les laotiens qui ne furent pas tués ont fuit comme des lapins.
La statue, sculptée par un italien, a été érigée au centre de la ville à côté de la porte de Chumphon le 15 Janvier 1934.
Si Thao Suranari a réellement existé, il apparait que cette histoire a été inventée de toute pièce par un mouvement nationaliste thaïlandais dans les années 1930.
Malgré tout, elle est l’objet d’une dévotion populaire et est vénérée comme une déesse (on s’agenouille pour la prier comme devant Bouddha). Le mémorial est composé de la statue proprement dite posée sur un socle et en bas, sur un autel recevant fleurs, encens et bougies, une deuxième statue dorée à la feuille. Et nous avons collé sur celle-ci, comme tous dévots, une feuille d’or de la grandeur d’un timbre-poste que l’on achète, avec les fleurs et l’encens, près d’un marchand sur place.
Au retour, petit arrêt sur la place de la gare de Chakkarat, chef-lieu de district. Nit se paie un coca; il est servi dans un cornet en plastique (?). Puis toute la fratrie se retrouve à la banque. Le soir, ils feront le partage. J’ai vu qu’ils n'avaient pas oublier leur mère qui a eu également droit à une liasse.