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Transsexuelle privée du remboursement de ses implants mammaires (Photo prétexte).
KEYSTONE/AP/Lionel Cironneau(sda-ats)
Une transsexuelle n'obtiendra pas le remboursement des frais liés à une augmentation du volume de sa poitrine. Le Tribunal fédéral (TF) a écarté son recours et confirmé le refus de sa caisse-maladie de prendre en charge l'intervention.
Un traitement hormonal débuté en 2007, une année avant l'opération de réassignation sexuelle subie à l'étranger, avait permis le développement d'une poitrine féminine de petite taille (petit bonnet A). L'assurée soutenait que cette poitrine trop menue constituait un "défaut".
Elle avait demandé la prise en charge d'implants mammaires. Après l'intervention, qui avait eu lieu en 2014, la caisse-maladie avait confirmé son refus de prendre en charge l'intervention, un veto validé par la Cour des assurances sociales du canton du Valais.
Selon la cour cantonale, l'hormonothérapie avait permis la présence d'une poitrine féminine, soit une réassignation sexuelle complète au niveau de celle-ci.
Ni souffrance, ni défaut "hors du commun"
Comme l'intéressée n'avait pas démontré que la taille de ses seins constituait un défaut esthétique "tout à fait hors du commun" ou qu'elle en souffrait psychologiquement, il n'y avait pas de raison de traiter sa demande différemment de celle d'une femme née de sexe féminin et qui estimerait sa poitrine trop menue.
En dernière instance, le TF confirme ce refus. Il indique que la recourante ne peut prétendre à une prise en charge par l'assurance obligatoire des soins d'une intervention qui avait pour but premier de contribuer à rendre sa poitrine plus belle. (arrêt 9C_255/2016 du 17 février 2017)
ATS