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Grâce à la gravure sur bois, l’ornementation du livre (lettres, bandeaux, culs-de-lampe, fleurons) se développe au XVIe siècle. Le livre scientifique, notamment dans les sciences naturelles, progresse (exemple : le traité d’anatomie de Vésale, paru à Bâle en 1543). De grands artistes collaborent au livre, comme Hans Holbein et Urs Graf. En 1499, Alde Manuce publie l’Hypnerotomachia ou Songe de Poliphile, attribué à Francesco Colonna, un des plus célèbres ouvrages de l’histoire du livre.
En 1531, Andrea Alciat invente le livre d’emblèmes. La fin du siècle voit la gravure en taille douce s’imposer (deux gros rouleaux de bois écrasent la feuille sur une plaque de cuivre, encrée puis essuyée, où les traits du dessin à reproduire ont été gravés en creux au burin).
Au XVIIe siècle, la gravure sur cuivre bénéficie de la technique de l’eau-forte (Traité d’Abraham Bosse en 1645). L’illustration se présente en frontispice, vis-à-vis de la page de titre. Ici encore on relève la présence d’artistes comme Rubens pour Moretus à Anvers, Jacques Callot en France ou François Chauveau, illustrateur de La Fontaine. L’art de l’estampe (impression d’une planche gravée, en bois ou en métal) se développe alors indépendamment du livre.
Au siècle des Lumières, apparaît l’illustration en couleurs. Jusqu’alors, les images en couleurs étaient obtenues par coloriage au pochoir ou à main levée des exemplaires, un par un. L’Allemand Jacob Christoph Leblon met au point un système d’impression en trichromie que son élève Gautier Dagoty applique à la réalisation de planches dans le livre.
Vers 1798, l’Allemand Aloys Senefelder invente la lithographie (du grec lithos, la pierre sur laquelle le dessin est exécuté), technique d’impression à plat (et non plus de gravure en creux ou en relief), ce qui donne un tracé plus libre et plus nuancé. Mais dans le livre, elle reste en hors-texte. Des peintres comme Goya et Delacroix vont l’utiliser, ou encore les caricaturistes : Gavarni, Grandville, Daumier.
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A partir des années 1830, la gravure sur bois revient en force grâce à la technique de gravure sur bois debout, inventée auparavant par l’Anglais Bewick et qui permet une grande finesse de trait et des dégradés plus subtils (illustrations de Gustave Doré). L’avantage est de passer sous la même presse que la typographie. Le texte et l’image ne sont plus fabriqués à part sous deux presses différentes. Désormais l’image s’installe dans le texte. Pour la première fois on parle de « livre illustré » dans cette acception venue d’Angleterre.
La photographie, « écriture de la lumière », mise au point vers 1839, va progressivement entrer dans le processus d’imprimerie. Le premier livre français illustré de photographies (calotypes) est un album de 125 planches, de Maxime du Camp, Egypte, Nubie, Palestine et Syrie, 1852.
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