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13/01/2012
RIDLEY CANTON, Boeing a reçu un contrat du Pentagone évaluée à environ 370 millions de dollars pour 14 hélicoptères CH-47F «Chinook». Ces hélicoptère viendront renforcer trois Forces armées, l’Australienne, les EAU et les USA.
Les CH-47F «Chinook» seront répartit de la manière suivante : 6 pour les Emirats Arabes Unis, 7 pour l’Armée australienne et un pour l’US Army.
Cette vente de nouveaux hélicoptères Chinook porte à plus de 200 appareils le nombres de CH-47F en commande pour des clients américains et internationaux.
Le programme CH-47 est à mi-parcours de l'exécution d'un contrat pluriannuel qui concerne 191 CH-47F «Chinook» qui a été attribué en août 2008 et initialement évalué à 4,3 milliards de dollars. En Novembre, Boeing a soumis une proposition au gouvernement américain pour un second contrat pluriannuel de 155 «Chinook» en faveur de l'armée américaine. Ce second mandat de cinq ans, ferme à prix fixe fournira au final un total de 464 «Chinook».
En opération :
La nouvelle génération du «Chinook» notamment déployée sur les théâtres d’opération en Irak et en Afghanistan a enregistré près de 70.000 heures de vol et maintenu un taux de disponibilité opérationnelle de plus de 85% dans des conditions extrêmes.
Il y a plus de 450 «Chinook» en service avec les forces militaires de 17 pays à travers le monde. Les opérateurs internationaux sont notamment le Japon, Royaume-Uni, Italie, Pays-Bas, Australie, Canada, Thaïlande, Taïwan, la Grèce, la Corée et l'Espagne.
Photo : Boieng CH-47F «Chinook» @ Boeing
12/01/2012
L'Administration de l'Aviation civile chinoise (CAAC) vient certifié l’hélicoptère lourd AVIC 313 qui va pouvoir commencé sa carrière dans le pays courant 2012. L’hélicoptère devra encore être certifié aux Etats-Unis et en Europe avant de pouvoir espérer une carrière internationale.
Je vous avais présenté l’AVIC 313 lors d’un article consacré à son premier le 25.3.2010, retour sur cette curieuse machine qui annonce une percée technologique chinoise en matière de voilure tournante.
L’ AC313
Il s'agit du premier hélicoptère géant à usage civil et de fabrication chinoise. Son niveau de fabrication atteint le niveau international de la troisième génération des hélicoptères. Il témoigne de la capacité de la Chine à réaliser, désormais indépendamment un hélicoptère géant, après l'Europe, les Etats-Unis et la Russie.
L'hélicoptère AC313 dispose d'une charge maximale au décollage de 13,8 tonnes et peut parcourir une distance maximale de 900 kilomètres. Il peut transporter 27 personnes ou 15 blessés au cours d'un seul voyage. Ce type d'hélicoptère se caractérise par son niveau de sécurité, sa fiabilité et son confort. Cet hélicoptère peut être utilisé dans la lutte contre les incendies et les opérations de secours.
L’appareil est dérivé du Harbin Z-8 qui n’est autre que la version chinoise du SNCASE Frelon.
Photos : l’AC-313 D’AVIC @ Weimeng
11/01/2012
L'armée américaine a attribué à EADS North America un contrat additionnel d’un montant de 212,7 millions de dollars pour fournir un lot supplémentaire de 39 hélicoptères UH-72A «Lakota». EADS North America a déjà livré 198 UH-72A «Lakota» à l'armée américaine, les délais et le budget, avec cinq versions dont le H-72A pour la marine américaine ont été largement respecté à ce jour.
«Nous sommes extrêmement fiers de nos antécédents et de l'échéancier et du budget de livraisons des UH-72A «Lakota» à l'armée américaine, la Marine et la Garde nationale", a déclaré Sean O'Keefe, PDG d'EADS North America. «L'exécution réussie de ce programme essentiel est le résultat d'un partenariat fort que nous avons construit avec le ministère de la Défense au cours des sept dernières années. Les bataillons équipés de Lakotas ont démontré les avantages et la souplesse de cette plate-forme moderne qui répond aux missions exigeantes. "
Le programme actuel total d'appel est de 345 UH-72A «Lakota» qui doivent être livrés à l'armée à la Garde nationale jusqu'en 2015, et cinq appareils déjà livrés à la marine américaine. L’UH-72 remplace les OH-58 et UH-1 de l’armée américaine.
Rappel concernant l’UH-72 «Lakota» :
L’UH-72A «Lakota» est la version militaire de l’hélicoptère civil EC-145 d’Eurocopter. La dénomination UH (Utility Helicopter) est propre à l’armée américaine. L’EC-145 est, avec la gamme EC-135/635 la nouvelle génération d’hélicoptères de la gamme légère du constructeur européen.
Hélicoptère bimoteur polyvalent, il est utilisé pour une vaste gamme de missions tels : sécurité intérieure, la répression des drogues, un soutien logistique et d'évacuation médicale (MEDEVAC).
Pour les ambulances et les missions d'évacuation médicale, la cabine peut accueillir deux civières, plus un chef d'équipe (qui est qualifié pour faire fonctionner le treuil et autres matériels d'équipement aéronautique) et d'un accompagnateur médical.
L'UH-72A dispose d’un système de communications tactiques de type RT-5000 à large bande. L'hélicoptère est motorisé par deux Turbomeca Arriel 1E2, chacun fournissant à 550kW de puissance au décollage et à 516kW puissance continue.
Photos : UH-72A ambulance de l’US Army @ EADS North America /Sgt. Jon Soucy
10/01/2012
Bombardier Aéronautique a annoncé que l’avion appareil «bombardier d’eau» CL415 avait franchi une étape importante en moins de 20 ans d’existence : plus de 200.000 heures de vol depuis son entrée en service.
« Compte tenu du nombre limité d’heures de vol spécialisées par année, il est assez impressionnant que le programme Bombardier 415 ait franchi la barre remarquable des 200.000 heures de vol, pendant lesquelles plus de cinq milliards de litres d’eau ont été larguées », a déclaré Michel Bourgeois, président, Avions spécialisés et amphibies et Formation à l’aviation militaire, Bombardier Aéronautique. « Rien d’étonnant que beaucoup estiment que l’avion Bombardier 415 soit l’un des programmes d’avions de lutte contre les incendies le plus fructueux de l’histoire », a ajouté M. Bourgeois.
En incluant la récente commande d’un client souhaitant garder l’anonymat, Bombardier a enregistré des commandes fermes d’un total de 84 avions et, à ce jour, 76 avions CL-415 sont en service auprès de plus de 18 exploitants dans le monde entier.
La production des avions Bombardier 415 intègre des procédés manufacturiers de pointe et est adaptée pour répondre aux exigences des clients. Une équipe d’experts du soutien en service est disponible en tout temps pour aider les exploitants.
Le CL-415 affiche une vitesse maximale de 333 km/h (180 noeuds) et, pendant une mission moyenne de 11 kilomètres (six milles marins) de distance entre la source d’eau et le foyer d'incendie, il peut effectuer neuf largages en une heure, déversant ainsi 55 260 litres (14 600 gallons US) de liquide extincteur. L’avion est également offert en version multimission, soit l’avion Bombardier 415 MP – pour la recherche et le sauvetage, la patrouille maritime et la protection environnementale, tout en conservant ses capacités de lutte contre l’incendie. La Malaisie et la Grèce ont toutes deux pris livraison de deux avions Bombardier 415 MP configurés pour des missions spéciales.
Anciennement connu sous l’appellation Canadair CL-415, l’avion est lui-même issus du CL-215 à moteurs piston puis CL-215T remotorisé avec des turbines. Le CL-415 dispose lui d’une cellule neuve avec une structure renforcée augmentant la masse maximale, et d'un système de bombardement à 4 portes au lieu des deux originelles.
Par rapport au CL-215, il est équipé de turbopropulseurs Pratt & Whitney PW123AF, ce qui lui permet une capacité plus importante (6.140 litres). Autre innovation, on peut mélanger des produits retardants à l'eau embarquée en vol. Comme son aîné, il fait le plein d'eau directement en vol en passant à rase-mottes au-dessus d'un lac, d'une rivière, ou même de la mer, en déployant des écopes sous le fuselage. L'opération d'écopage est délicate et nécessite une formation spéciale de la part des pilotes de ces avions. Les écopes sont de petites bouches de 10 X 12 cm placées sous le fuselage. Il faut de 9 à 12 secondes d'écopage pour remplir les deux réservoirs de 3.000 litres chacun.
Photos : 1 CL-415 @IRNA 2 CL-415 sécurité civil de l’Ontarion @ Transport Canada
09/01/2012
Pour le constructeur américain Lockheed-Martin, l’année 2012 s’annonce remplie de défis en ce qui concerne son F-35 «Lightining II». Une année de plus, remplie d’écueils devrais-t-on dire pour un programme très critiqué et dont les coûts continuent à alimenté la polémique.
D'abord, Lockheed-Martin va devoir affronter l’examen de la de la Commission américaine de Defense et Acquisition qui pourrait trouver à redire sur l’éternel optimisme du constructeur en ce qui concerne la justification des coûts unitaires moyens d'approvisionnement (APUC). Puis, il reste à savoir ce qui restera de la prochaine commande du Pentagone face aux réductions massives du budget de la défense américain, voulue par le Président Obama. En effet, des coupes nettes dans l’acquisition finale pourrait bien remettre en question les calculs des coûts unitaires de l’appareil.
Problèmes de conception :
En effet, su la question du prix de l’avion est déjà synonyme d’inquiétude, des problèmes de conceptions ont été relevés, soit 13 au total! Bien que l’étude n'a pas identifié de risques de conception fondamentaux, elle a énuméré 13 sujets de préoccupation. Seulement deux d'entre eux avaient déjà été diffusés préalablement et concernaient des problèmes avec la stabilité du réseau électrique et l'affichage du viseur de casque.
Mais, trois problèmes plus importants viennent d’être rendu public : un risque d'incendie avec le sous-système de carburant, la crosse d'appontage du F-35C annule la furtivité de celui-ci ! Des problèmes concernant le vol transsonique, la performance de manoeuvre, la fatigue prématurée de la cellule et des problèmes divers durant les tests qui à l’avenir peuvent se transformer en problèmes majeurs.
Le rapport a noté que les "marges de poids sont extrêmement serrées" et que la maturité de certain systèmes était faible et qu’il faudrait reconsidérer sérieusement la planification de la production.
Négociations pour la production limitée :
Ces séries d’ennuis ont poussé Lockheed-Martin à accepter une renégociation sur la fabrication d’une cinquième pré-séries de 30 appareils dont il a accepté pour la première fois de partager les coûts. Cette pré-série, aura une production réduite de deux appareils afin de payer les coûts de dépassement, il d’ailleurs déjà prévu que la sixième pré-production sera également amputée de deux aéronefs.
Selon la dernière programmation la production pour le marché américain serait ramené à 300 unité au lieu des 423 prévues initialement.
Retard en matière de formation :
Dans un autre rapport à l'automne dernier, le directeur des essai opérationnel et d’évaluation (DOT & E) a déclaré qu'il ne pouvait pas approuver le début de la formation initiale des pilotes
sur les appareils déjà livré à Eglin AFB et ceci tant qu’une série d’essais supplémentaire ne sera pas organisée. Pour l’USAF il faudra certainement dépassé les 1.100 heures d’essais.
Au chapitre des « petites bonnes nouvelles» :
Un petit ballon d’oxygène est tout même venu réchauffer l’atmosphère du programme en ce début d’année avec avec la décision de la commission exécutive des industries de défense turque qui a annoncé la commande avec Lockheed-Martin de deux prototypes de l’avion F-35. A terme, la Turquie devrait acquérir une centaine de F-35 à partir de 2015 et ceci pour autant que les coûts ne continuent pas à grimper, sans quoi ce nombre pourrait être revu à la baisse.
Les déboires de la 5e génération :
Aux Etat-Unis pour l’instant la 5e génération d’avions de combat à un goût amer, le F-22 trop sophistiqué pour permettre son exportation vient de cesser d’être produit (article 14.12.11) car si l’avion est exceptionnel, son coût aura finalement fait capoter de nombreux espoirs, l’US Air Force comptait acquérir près de 750 appareils. Les limitations quant à son exportation ainsi que les frais de développement additionné à ceux de la production ont fait grimpé le coût unitaire de l’avion à un peu moins de 380 millions de dollars. Un surcoût intolérable pour l’Administration américaine.
Le F-35, certes, moins technique se retrouve malmené comme nous venons de le voir plus haut. Mais un autre élément moins avouable joue également en défaveur de cette génération d’avion, l’ efficacité en matière de furtivité est quasi rendue nulle face un à appareil doté d’un radar AESA couplé à une optronique. Autrement dit, les choix européens que sont le Rafale, l’Eurofighter et le Gripen E/F de la génération 4++ offrent un rapport coût/efficacité bien plus raisonnable !
Photos : 1 & 3 F-35 2 Cockpit @ Lockheed-Martin