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Dépenses publiques
Les chiffres qui prouvent que l’État n’est pas excessif dans ses dépenses
Le document de position adopté par le Parti socialiste démontre à travers des indicateurs chiffrés que l’État genevois est loin de connaître des dépenses publiques élevées proportionnellement à ses caractéristiques socio-économiques. Le haut niveau d’urbanisation et d’inégalités, un marché du travail excluant et des coûts fixes élevés expliquent aisément le haut niveau des dépenses publiques genevoises. De plus, la dépense publique genevoise rapportée à la richesse du canton est inférieure à la moyenne des cantons romands. La nécessité de ces dépenses pour la prospérité de Genève doit être réaffirmée face aux attaques incessantes de la droite et des milieux économiques.
Au premier regard, les dépenses par habitant-e de l’État à Genève sont élevées. Le canton se situe au deuxième rang après Bâle-Ville dans le classement intercantonal. Toutefois, la mesure de la dépense d’un canton n’a pas de sens si elle n’est pas rapportée à sa richesse. Il ne viendrait à l’idée d’aucun observateur de comparer le coût d’un même service public en Allemagne ou aux États-Unis avec les coûts enregistrés au Bénin ou en Inde pour conclure que les administrations publiques des pays plus riches jettent l’argent par les fenêtres ! Il en va de même en matière de comparaisons intercantonales. Plus les habitant-e-s d’un canton sont riches et les prix et les salaires élevés, plus la dépense publique est élevée. D’autre part, plus l’économie privée est développée, plus les dépenses étatiques augmentent, en raison des besoins à fournir un cadre juridique, des infrastructures et de la sécurité, former la main d’œuvre, etc.
Or, Genève est le canton romand dont la dépense publique rapportée à la richesse est la plus basse après Neuchâtel. La dépense publique rapportée au Produit Intérieur Brut (PIB) est de 26,7% en Valais, de 25,9% dans le Jura, de 24,4% à Fribourg, de 23,9% dans le canton de Vaud, de 21% à Genève et de 20,8% à Neuchâtel.
(Source : Administration fédérale des finances, Statistique financière des administrations publiques 2013, PSG)
Le rapport à l’État diffère de façon importante des deux côtés de la Sarine pour des raisons culturelles. Alors que la dépense publique moyenne en Suisse romande est de 23,1%, elle est de 18,5% en Suisse alémanique. Le niveau de dépense par habitant-e s’explique aussi par les charges particulières qui pèsent avant tout sur les centres urbains et, dans une moindre, mesure sur les cantons de montagne. Or, le canton de Genève connaît une densité d’habitation exceptionnelle sur le plan suisse. De plus, notre canton se caractérise par un haut degré d’inégalité, un marché du travail particulièrement compétitif et des coûts fixes élevés, ce qui nécessite de robustes politiques de redistribution.
Les indicateurs passés en revue dans le papier de position du Parti socialiste objectivent le niveau de la dépense publique genevoise et démontrent que la place de l’État dans l’économie genevoise répond à une nécessité pour la prospérité, la stabilité et la cohésion sociale à Genève. Par ailleurs, le haut niveau des dépenses publiques et des richesses produites par l’économie privée à Genève prouve que ce n’est pas parce que L’État occupe une place importante aux côtés de l’économie privée que celle-ci est entravée dans son développement.
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