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Ce scrutin a valeur de test pour le parti du Premier ministre libéral Xavier Bettel, à un an des législatives dans le Grand-Duché (archives).
KEYSTONE/EPA/VALDA KALNINA(sda-ats)
Quelque 290'000 électeurs votaient dimanche au Luxembourg pour des élections municipales. Ce scrutin a valeur de test pour le parti du Premier ministre libéral Xavier Bettel, à un an des législatives dans le Grand-Duché.
Le score du Parti démocratique (DP), dirigé de 2013 à 2015 par M. Bettel sera suivi de près dans ce petit Etat prospère de 590'000 habitants au coeur de l'UE. Les résultats définitifs seront annoncés lundi matin.
"S'il est en fort recul, cela confirmera dans les urnes les résultats des enquêtes d'opinion qui font état d'une baisse des intentions de vote pour les libéraux et les partis de la coalition en général", explique le politologue à l'Université du Luxembourg, Philippe Poirier.
En octobre 2013, des élections législatives anticipées avaient fait perdre à Jean-Claude Juncker le poste de Premier ministre qu'il occupait depuis 19 ans. Il est aujourd'hui président de la Commission européenne.
La carte de la jeunesse
Son Parti chrétien-social (CSV) passait dans l'opposition pour la première fois depuis 35 ans au profit d'une coalition entre les libéraux du DP, les socialistes du LSAP et les écologistes de Déi Gréng. Quatre ans plus tard, les chrétiens-sociaux jouent la carte de la jeunesse avec en tête de liste pour la capitale Luxembourg un député de 35 ans, Serge Wilmes.
Cette stratégie est également suivie par les écologistes qui misent sur l'avocate et conseillère communale Sam Tanson, 40 ans, pour ravir la mairie de Luxembourg aux libéraux. Ces derniers sont représentés par Lydie Polfer, 64 ans, qui a succédé à Xavier Bettel après son accession au poste de Premier ministre en 2013.
Non-luxembourgeois
Les élections communales luxembourgeoises sont ouvertes aux résidents de nationalité étrangère, qu'ils soient européens ou non. Mais s'ils représentent 47,7% de la population du Grand-Duché, leur part n'est que de 12,1% sur les listes électorales.
Dans la capitale, le contraste est encore plus net avec 76% de non-luxembourgeois résidents, mais moins de 20% d'entre eux inscrits sur les listes électorales. "Le nombre d'étrangers au Luxembourg croît plus vite que celui des inscriptions des étrangers sur les listes", observe le politologue.
Pour participer au scrutin, les non-Luxembourgeois doivent attester de cinq années de résidence dans le pays et s'inscrire au préalable. Mais la vie politique reste majoritairement organisée dans la langue luxembourgeoise, que ce soit lors des débats, sur les tracts électoraux et les affiches.
L'écart s'est aussi fait sentir pendant la campagne électorale. Les non-Luxembourgeois représentent à peine 7,5% de l'ensemble des 3575 candidats.
ATS