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12/09/2015
La politique des taux d’intérêts négatifs et son impact sur la croissance économique
Comment inciter les agents économiques à emprunter lorsque les taux d’intérêts sont négatifs? Telle est la question que se posent beaucoup d’économistes. Les autorités de régulation bancaire imposent des normes prudentielles aux banques secondaires qui ne doivent octroyer du crédit aux entreprises et ménages qu’à certaines conditions. Analysons plutôt! Lorsque la masse monétaire augmente, le taux d'intérêt diminue. Ce qui permet d'augmenter l'investissement et donc de relancer la croissance en augmentant la demande agrégée.
La demande de monnaie varie inversement au taux d’intérêt, c'est-à-dire lorsque le taux d’intérêt est bas, les individus et entreprises ne souhaitent pas placer leur argent en achetant des bons du trésor mais préfèrent plutôt garder du liquide sur eux. ils thésaurisent. Cette demande est une fonction décroissante des taux d’intérêt. En revanche, à partir d'un certain taux d'intérêt, il n'est plus possible de relancer l'investissement en augmentant la masse monétaire. Les banques prendront alors moins de risques afin d’augmenter leur ratio de couverture et freiner ainsi l’investissement et la consommation.
Les taux d’intérêts négatifs permettent de baisser les investissements étrangers et donc l’appréciation de la monnaie nationale. Les banques centrales prêtent des capitaux à des taux négatifs aux banques pour les inciter à accorder des crédits aux entreprises.
Le Traité de l’économie pure du français Léon Walras (1834-1910) met en exergue l’interventionnisme de l’État. Son oeuvre “Théorie du crédit” dans la Revue d’économie politique (1896) mérite d’être lue. Le fondateur du paradigme du marginalisme a une pensée interventionniste, rationaliste et axiomatique qui débouche sur l’équilibre général concurrentiel en micro-économie contrairement à l’économiste anglais John Maynard Keynes (1883-1946), fondateur de la macroéconomie. Ce dernier défend l’intervention de l’État dans le cadre de l’économie capitaliste. Il a contribué essentiellement à redéfinir le rôle de la monnaie. Son oeuvre maîtresse est écrite en 1936, la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie.
George Gilder et Arthur Laffer de l’Université de Californie du Sud ont démontré que les difficultés économiques contemporaines proviennent d’une insuffisance de l’offre de facteurs de production due à l’intervention de l’État.
La théorie des déséquilibres serait-elle la mieux approprié face à l’introduction des taux d’intérêts négatifs? Le développement suivra dans les prochains articles.