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La mini-fontaine adossée à un mur de pierres que l’on voit aujourd’hui à quelques mètres à gauche de l’entrée du Temple de Bex ne doit pas dire grand-chose au passant. Et pourtant, cette trace du passé fut un des leviers majeurs de la croissance de l’industrie thermale dans la première moitié du 19e siècle.
Le 1er mai 1824, un certain Louis-Alexandre Dürr, issu de cette famille d’origine argovienne qui fut pionnière sur les bords de l’Avançon en matière d’investissements touristiques, ouvrait au public, juste en face ou presque de la Grande Salle d’aujourd’hui, le Grand Hôtel des Bains dont l’exploitation allait durer un peu plus de 100 ans avant d’être transformé en locatifs dans les années 30 du siècle passé. Avec le développement du thermalisme, les besoins en eau devinrent de plus en plus importants.
Ainsi, en 1833, M. Dürr et un autre grand propriétaire de l’époque, François Veillon (par ailleurs également syndic) signaient, devant notaire, une convention avec la commune de Bex pour l’utilisation d’un réservoir communal où transiterait l’eau provenant de sources que nos deux propriétaires, Dürr et Veillon, avaient achetées à des citoyens originaires d’Ollon. Ces sources devaient se situer probablement dans la région forestière entre le quartier actuel des Valentines et les Monts. Plus tard, ils utiliseront également l’eau de la source de la Rippaz, que le futur Hôtel des Salines aménagera depuis les Plans-sur-Bex.
Les deux investisseurs prenaient à leur charge l’entretien des conduites d’eau en amont et en aval du réservoir. L’eau alimentait ainsi tout le secteur situé près du Temple et permettait d’augmenter ainsi sensiblement la capacité thermale de l’Hôtel de Bains et l’ancien Hôtel de l’ours, devenu l’Hôtel de l’Union dont la famille Dürr deviendra par ailleurs également propriétaire.