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Un éclairage singulier
Le Musée d’Orsay propose d’examiner l’œuvre de Vincent Van Gogh par le biais des catégories et désignations singulières mentionnées par Antonin Artaud dans son ouvrage sur le peintre, rédigé en 1947.
Petit retour en arrière
En 1947, Antonin Artaud rédige un ouvrage intitulé Van Gogh, le suicidé de la société à la demande du galeriste Pierre Loeb, et ceci peu avant l’ouverture d’une rétrospective consacrée à Van Gogh. Le galeriste pensait en effet qu’Artaud, ayant été comme Van Gogh interné en hôpital psychiatrique, pouvait mieux appréhender la personnalité du peintre.
Dans cet ouvrage, Artaud, prenant le contrepied de la thèse de l’aliénation, s’attacha à démontrer comment la lucidité supérieure de Van Gogh gênait les consciences ordinaires. En voulant l’empêcher d’émettre "d’insupportables vérités", ceux que sa peinture dérangeait le poussèrent au suicide.
L’exposition
Le parcours imaginé par la commissaire Isabelle Cahn s’appuye sur les catégories ou les désignations singulières mises en avant par Artaud dans Van Gogh, le suicidé de la société, et se déroule à travers une quarantaine de tableaux, un choix de dessins et de lettres de Van Gogh ainsi qu’une sélection d’œuvres graphiques du poète-dessinateur.
En marge de l’exposition
Plusieurs événements ont lieu autour de l’exposition :
Lecture : Van Gogh. Le suicide de la société, les jeudis lors des nocturnes (18h-21h45). Texte d’Antonin Artaud lu par le comédien Jean-Luc Debattice dans les salles d’exposition
Visites-conférences : jusqu’au 7 juin, les jeudis à 14h30 (sauf les 1er, 8 et 29 mai)
Cinéma : Artaumania, Antonin Artaud et le cinéma et Van Gogh à l’écran du 16 au 25 mai à l’auditorium du musée
Jusqu’au 6 juillet 2014