Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07207.jsonl.gz/889

La Gambie espère que la Suisse extradera Ousman Sonko
Le nouveau gouvernement de Gambie veut faire juger son ancien ministre de l'Intérieur Ousman Sonko par un tribunal gambien.
Sonko est accusé d'avoir été présent lors d'actes de torture dans son pays.
(Photo: Twitter)
La détention provisoire de l'ancien ministre gambien de l'Intérieur Ousman Sonko a été une nouvelle fois prolongée pour une durée de trois mois. Le Tribunal des mesures de contrainte du canton de Berne a accepté une requête en ce sens du Ministère public de la Confédération (MPC). M. Sonko est soupçonné de crimes contre l'humanité.
La procédure pénale se poursuit avec les interrogatoires de plusieurs plaignants privés et témoins, a indiqué vendredi le MPC. La détention provisoire d'Ousman Sonko a été reconduite à plusieurs reprises. Fin août, le Tribunal pénal fédéral (TPF) a prolongé sa détention jusqu'au 25 octobre au moins et rejeté un recours déposé par l'ex-ministre.
Ousman Sonko est détenu depuis fin janvier en Suisse après avoir déposé une demande d'asile. Il avait été ministre de l'intérieur de la République de Gambie de 2006 à 2016 sous le régime du président Yahya Jammeh. Il a aussi été chef de la police et commandant de la garde présidentielle en 2003. M. Sonko est accusé d'avoir été présent lors d'actes de torture et a été interpellé à Lyss après une dénonciation de Trial International, une ONG établie à Genève.
— TRIAL International (@Trial) 25 octobre 2017
ats