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In beeindruckender Art und Weise berichtet Jean Giono vom Prozess um den Mord an einem englischen Paar und ihrer Tochter anfangs der 50er Jahre. Dabei berichtet er nicht nur über den Mord, den möglichen Tathergang, die widersprüchlichen Beweise und Zeugenaussagen, sondern in erster Linie von dem grossen Graben zwischen der Justiz und einer Bevölkerung, die in einer anderen Sprache spricht, die einen anderen Zugang zur Welt und ihren Anforderungen hat.
Diesen Fokus führt Giono dann in dem eindrücklichen zweiten Essay des kleinen Büchleins aus. Er wagt sich an eine Analyse der Charaktere der Bewohner und Bewohnerinnen der abgelegenen Regionen der Haute-Provence, wo das Leben hart ist und vor allem einsam. Sein Text erlaubt einen Einblick in die mögliche Psyche von Menschen, die am Rande der französischen Gesellschaft leben und die sich ganz eigene Regeln für ihr Verhältnis zur Gesellschaft, die sie umgibt, aufgebaut haben. Sehr eindrücklich und noch immer unbedingt lesenswert! cnKlappentext:
"Je ne dis pas que Gaston Dominici n'est pas coupable, je dis qu'on ne m'a pas prouvé qu'il l'était", écrit Jean Giono dans ce petit livre, qu'il a divisé en deux parties. La première est composée de notes d'audience prises à chaud, pour ainsi dire, et mises au net ensuite. Ces notes sont d'un grand écrivain. Elles éclairent les insuffisances du procès. Elles mettent en lumière bien des points qui sont restés dans l'ombre, elles font ressortir des subtilités que personne jusqu'ici n'avait aperçues. En premier lieu "nous avons affaire à un procès de mots", dit Jean Giono. En effet, l'accusé parle un langage primitif, sans syntaxe; on transcrit ses déclarations et on l'interroge dans un autre langage, le français officiel. Cette simple remarque pourrait bien tout remettre en question.
Dans la seconde partie, qui est un morceau éblouissant, l'auteur esquisse une description du caractère de l'accusé et des témoins. En s'appuyant sur la vie des paysans de la Durance qu'il connaît bien, sur les conditions géographiques, voire historiques, il reconstitue avec une impressionnante plausibilité ce qu'ont été la vie, les pensées, ce qu'est même la sensibilité du fermier de la Grand Terre, personnage homérique, paysan rusé, mais jamais individu médiocre. Un livre comme celui-là est plus qu'un témoignage: c'est un faisceau de lumière braqué sur la justice.Über die Autorin / über den Autor:
Jean Giono est né le 30 mars 1895 à Manosque en Haute-Provence. Son père, italien d'origine, était cordonnier, sa mère, repasseuse. Après des études secondaires au collège de sa ville natale, il devient employé de banque jusqu'à la guerre de 1914, qu'il traverse comme simple soldat. En 1919, il retourne à la banque. En 1920, il épouse une amie d'enfance, Élise. Ils auront deux filles, Aline et Sylvie. Lorsqu'en 1930 la banque qui l'emploie ferme sa succursale de Manosque et lui offre une situation ailleurs, il choisit de rester dans sa ville, et de quitter tout à fait la banque pour la littérature. Il fut aussi historien et scénariste. Dans l'œuvre de Giono, la nature tient une grande place. Il a toujours aimé les arbres. Quand il était petit, il allait se promener en compagnie de son père. Tous deux emportaient dans leurs poches des glands qu'ils plantaient dans la terre à l'aide de leur canne, en espérant qu'ils deviendraient de superbes chênes. Jean Giono est mort le 9 octobre 1970.Preis: CHF 5.00