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Originaire de Cornus, dans le Rouergue, Paul Coulon avait
quitté son pays en 1754 pour cause de religion. Il
s'était établi à Neuchâtel comme
négociant, tout d'abord associé à la maison
Pourtalès, puis à ses deux fils, Paul-Etienne et Paul
Louis Auguste. Le négoce s'appellerait aujourd'hui
"Import-Export" : Paul Coulon faisait commerce dans toute l'Europe,
mais aussi avec les Indes et les Amériques, possédant
des plantations de canne à sucre aux Antilles, il vendait en
outre des denrées alimentaires, des cotonnades, de la
laine.
C'est à Paul Louis Auguste Coulon(1777-1855) que les de Coulon doivent leur particule : l'anoblissement fut accordé le 17 juillet 1847 par le roi de Prusse Frédéric Guillaume IV, pour éminents services rendus à la Principauté. Il fut en effet banquier à Paris, fondateur puis directeur de la Caisse d'Epargne de Neuchâtel et conseiller d'Etat extraordinaire. Mais quels furent ces "éminents services" ?
On sait que Neuchâtel, ayant refusé de fournir des contingents à l'armée fédérale pour marcher contre le Sonderbund, fut condamné par la Diète à payer une contribution de 300'000 livres (435'000 francs). Mais le Directoire refusant les créances hypothécaires du Gouvernement neuchâtelois, et menaçant d'occuper militairement le pays, Coulon paya de ses propres deniers les 300'000 livres requises.
Le lit à baldaquin
Bibliographie