Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07011.jsonl.gz/396

Sous la direction du docteur Philine Feulner, une équipe de l’institut de recherche de l’eau Eawag, de l’université de Berne et du Musée d’histoire naturelle de Bâle a étudié 99 génomes de 22 espèces de corégones et confirmé les premières hypothèses selon lesquelles cette diversité s’est développée dans chaque groupe de lacs, indépendamment les uns des autres, depuis la dernière période glaciaire, notamment par l’adaptation aux différentes profondeurs et sources de nourriture. Il a été notamment été découvert qu’un gène particulier nommé edar, ayant une influence sur le nombre d’arcs branchiaux à branchiospines et de ce fait sur la «densité de filtrage» pour la capture d’insectes et de plancton, joue un rôle important dans cette adaptation. Mais mille autres gènes, qui le plus souvent n’étaient importants que dans un seul lac, avaient également une influence. Un autre fait particulièrement intéressant est que des espèces de corégones très différentes d’un même lac présentent toujours plus de similitudes génétiques que d’autres espèces à première vue similaires qui se sont développées parallèlement ailleurs.
Beaucoup ne sont présentes qu’ici
Les échanges génétiques au sein des grands lacs, mais aussi entre eux, ont entraîné la formation de formes hybrides. Cela a favorisé l’émergence d’espèces inhabituelles et a, de ce fait, contribué à l’apparition de la grande diversité d’espèces de corégones endémiques (à savoir présentes exclusivement ici) dans les lacs préalpins.