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La démagogie a-t-elle des limites ? Une campagne électorale excuse-t-elle n'importe quel dérapage ? La concurrence entre factions d'extrême-droite présente-t-elle des risques pour la démocratie ? Après avoir coupé routes, voies ferrées et ponts-levis, va-t-on remettre des chaînes à fleur d'eau dans la rade, pour empêcher les barques savoyardes de pénétrer dans Genève ? Est-ce que le ridicule tue ? Et si oui, lequel de ces deux ridicules va-t-il disparaître en premier ?
Genève a besoin d'un avenir clair, qui préserve l'emploi et les chances du tissu économique, qui stimule la concurrence tout en lui fixant un cadre et des règles, qui préserve l'environnement tout en organisant le territoire. Le territoire au sens large, qui aujourd'hui à l'évidence ne se limite plus aux anciennes fortifications de la Ville, ni même aux frontières du Canton. Tous les partis ne sont pas de taille à assumer et à défendre ces choix de société. Leur personnel, leurs candidats, sont plus ou moins en mesure d'assumer ces orientations. L'un d'entre eux me parait mieux à même d'y faire face: les Radicaux, sur la liste No 1.