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L’histoire du Maine Coon
Histoires et légendes :
Une histoire plus lointaine, évoque que les ancêtres du Maine coon auraient été amenés par les Vikings lors de leur voyage vers les Amériques, bien avant Christophe COLOMB. Ces chats veillaient au Grain … dans les navires. Y aurait-il alors un ancêtre commun entre le Norvégien et le Maine coon ? …
On raconte également, qu’ il serait le descendant des chats à poils longs d’autres contrées, amenés par les marins lors de leurs voyages.
L’histoire racontée par Lida CHOATE semble confirmer cette origine : origine du Maine Coon par Lida
Une fois débarqués, ils se seraient mêlés aux chats locaux pour donner le Maine coon. La théorie de l’évolution, la sélection naturelle et l’adaptation à un milieu rude, faisant le reste .
L’ Etat du Maine désigna le Maine coon comme chat officiel en 1985 .
» shag » (représentant toutes les autres couleurs de robe).A partir de 1900, la race s’effaça quelque peu des expositions et des enregistrements au profit de races plus exotiques en provenance d’ Angleterre (Persan , Siamois …), d’autant que le Maine coon n’était toujours pas reconnu comme une race à part entière.
Le premier club de la race fut le Central Maine Coon Cat Club (CMCC) créé en 1953. Les expositions qu’il organisa suivirent et le succès fut grandissant auprès du public.
En 1956, le Dr. Rachael Salisburry (éléveuse et juge) écrivit un standard permettant à la race d’ être jugée. Elle y forma plusieurs juges locaux. Peu à peu, le Maine coon fut cosidéré comme un chat de concours et pas seulement comme chat de maison et d’ utilité.
En 1968, six éleveurs (dont Nancy Silsbee, Betty et Rod Ljostad (Jostad Cattery), Florence Wartell (War-tell Catter) ) créèrent le Maine Coon Breeders and Fanciers Association (MCBFA). Ils travaillèrent avec acharnement pour faire connaître la race de par le monde et avec succès.
Finalement, en 1976, le CFA (Cat Fanciers Association) accepta le Maine coon et son
standard.
Les chatteries fondatrices :
Après tous ces premiers éleveurs qui évitèrent à la race de disparaitre, vinrent les créateurs des lignées
qui bâtirent celle-ci et lui donnèrent son look actuel.
Les fondateurs de la MCBFA possédaient tous des chats issus des chatteries Whittemore,Onat, Abnaki ou
encore Tati-Tan. Leurs caractéristiques morphologiques étaient proches de notre Maine coon actuel,
avec cependant, une expression plus douce.
En 1970, apparurent les chatteries de Richelieu, le Beau Minu/Mountview, Sundar et Yankee Cats (…).
Les chats de Heidi-Ho furent introduits vers la même année et amenèrent déjà du sang neuf dans les
lignées, qui travaillaient la consanguinité. C’est avec cette lignée qu’ apparut le » look sauvage » et
typique de la race. Celle-ci reste, à l’ heure actuelle, prédominante auxUSA et en Europe.
En étudiant les pédigrées actuelles jusqu’ à leur fondation, nous pouvons remonter jusqu’ aux chats qui
sont à la base de tous les Maine coons d’aujourd’hui.
Ils sont consultables en ligne sur une immense base de données : Pawpeds
On note que cinq chats fondateurs, issus de trois élevages, ont permis le développement de la race :
* Andy Katt of Heidi-Ho
* Bridget Katt of Heidi-Ho
* Dauphin de France of Tati-Tan
* Tatiana of Tati-Tan
* Whittemore Smokie Joe
Viennent ensuite les « clones ». Sous ce terme, on désigne les enfants issus du mariage de Heidi-Ho
Sonkey Bill et Tanstaafl Polly Adeline, car ils se ressemblaient de façon stupéfiante. Ils furent utilisés
eux, et leurs descendants, à outrance par les éleveurs car ils produisaient de beaux chats d’exposition et
ont également grandement participés à accroître la taille des Maine coons.
De ce fait, alors qu’ils n’avaient pas eux-mêmes un taux de consanguinité très élevé, les croisements
entre « clones » et leurs descendants font qu’actuellement les pédigrées des Maine coons contiennent en
moyenne 30% à 35% de clones, voire plus .
De plus amples informations sont disponibles sur les liens suivants :
Les autres lignées :
Formant alors un pool de base trop abondamment utilisé, les chats fondateurs de la race se retrouvent
donc dans l’ensemble des pédigrées des Maine coons actuels, avec tout ce que cela comporte en terme de
conséquences pour la santé de la race (immunodéficience , pathologies héréditaires …) et pour la
qualité des pédigrées révélant un trop fort taux de consanguinité, sur lesquels ils faut donc être
attentifs.
N’oublions pas qu’ il est toujours possible de privilégier dans le choix de ses reproducteurs des lignées
anciennes moins utilisées, apportant donc des taux plus faibles de top 2 , top 5 et clones. Certes, elles
sont plus rares mais pas impossibles à trouver !
D’autre part, le livre des origines du Maine coon aux USA autorise (et ce pour plusieurs associations)
l’inscription de nouveaux chats, dits fondateurs de nouvelles lignées. Ces chats, ou « shags » comme on
les surnomment localement, sont issus de leur milieu naturel (dans l’ Etat du Maine et régions
limitrophes ) et correspondent au standard du Maine coon.
Les éleveurs, qui se sont spécialisés dans cette recherche, sélectionnent les plus beaux sujets, testent
leur valeur génétique grâce à leur descendance, et parfois dépistent les malformations et pathologies
héréditaires, afin de bâtir de nouvelles lignées sans reproducteurs communs avec les anciennes.
Elles permettent ainsi aux éleveurs d’ apporter du sang complètement neuf et de diversifier leurs lignées
anciennes devenues trop consanguines.
Informations complémentaires sur : consanguinité et conséquences