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Cette tradition m’a interpellée. En effet, aux XVIIIe et XIXe siècles, au Royaume-Uni, un morceau de pain était placé sur la poitrine du défunt pour éponger ses péchés. Une fois l’opération terminée, le «mangeur de péchés» du village était payé, quelques sous, pour l’avaler… absorbant ainsi la culpabilité, la honte et les mensonges du disparu. Avec comme objectif, on s’en doute, que l’âme, enfin légère, puisse s’envoler au paradis. A la fin de son «office», ce vagabond de passage était roué de coups, puis chassé pour éviter de contaminer la maison. Une profession à part entière qui a pris fin avec la mort du dernier mangeur de péchés, Richard Munslow, en 1906. Aujourd’hui, il est de coutume en Occident, de manger quelque chose de sucré après un enterrement pour «purifier» le vivant en contact avec la mort. Et sûrement d’adoucir quelque peu le chagrin.