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Extraits des textes. Pour lire tout le texte suivre le sentier '' Le pont du Pontet''.
Farce de braconniers
Cette farce s'est déroulée dans la vallée d'Allières, au sud du Restaurant de la Croix-de-Fer, au pied du Col de Jaman.
Dans un rural où l'on soignait du bétail, deux jeunes éleveurs d'Allières veillait le renard par les nuits de belle lune. Il faut préciser que naguère les peaux de renard étaient recherchées et représentaient une valeur 10 fois supérieure à celle d'aujourd'hui.
Pour attirer le renard, on place à une vingtaine de mètres de la place du tireur, une amorce faite de viande, d'os, d'abats d'animaux, de restes d'aliments. Ce genre de chasse, en hiver et par pleine lune, était pratiqué un peu partout en Gruyère.
Ce soir-là, les deux braconniers décidèrent de mettre en place un système automatique qui leur permettrait de jouer aux cartes dans la chambre bien chauffée plutôt que de se geler tous les membres sous les rayons de l'astre des nuits. Ils tendirent une ficelle reliant l'amorce à la gâchette.. Ainsi, le renard était sensé déclencher lui-même le coup de feu lorsqu'il mordrait l'appât. >>> Suite à lire sur place pendant votre randonnée.
L'hôtel des Chètas
Au fond de la vallée d'Allières, au pied du Col de Jaman, je me souviens d'un lieu situé sur la route des Rochers de Naye, à quelque 500 m de la Gare des Cases, dont mon père parlait. Il nous disait :<< Vous voyez, là, à droite, ce sont les ruines de l'Hôtel des Chètas. Cet établissement était exploité par deux frères, fort serviables et gentils avec la population. Malheureusement, c'était bien différent avec les clients qui entraient dans le café. Ils les assassinaient froidement. Un voyageur solitaire n'atteignait jamais son but.>>
Un soir, un cavalier est arrivé avec sa mule pour passer la nuit. Il commanda un repas et alla loger sa mule à l'étable. A peine attablé, il remarqua un petit billet placé près de son assiette. Il provenait de la sommelière qui ne pouvait quitter les lieux sous menace de mort. >>> Suite à lire sur place pendant votre randonnée.
Le dernier ours d'Allières
Autrefois, vivait dans la région d'Allières, près du col de Jaman, un ours qui venait dévaliser les ruches d'abeilles d'un dénommé Pernet, domicilié dans ce hameau de Montbovon.
" D'une balle de mon fusil, je vais tuer cet ours, il a assez causé de dégâts. Cette fois la coupe est pleine "...
Dans le voisinage du propriétaire du rucher habitait un certain Grangier. Il était aussi au courant de la présence de l'ours et des desseins de Pernet. Il fit cette proposition :
" Ecoute... on va se mettre à deux pour tuer cet ours malfaisant.
Non !...non !...lui répondit Pernet, je veux avoir sa peau moi-même. Il vient chez moi, dévaliser mes abeilles je m'en occuperai...">>> Suite à lire sur place pendant votre randonnée.
Le troupeau englouti
Jadis, sur les alpages, les armaillis conduisaient leurs troupeaux à la pâture et les surveillaient, surtout dans les endroits très escarpés, difficiles à clôturer ou dangereux. On appelait cette occupation " aller en champ ".
Cependant, cette tâche était interdite le dimanche. On respectait scrupuleusement le " Jour du Seigneur ". Seuls les travaux obligatoires et absolument indispensables étaient admis.
Au pied de la Cape au Moine existe un chalet où on allait " en champ " dans une herbe et une flore extraordinaires : un vrai régal pour le bétail.>>> Suite à lire sur place pendant votre randonnée.
Le Grand Echè
Tout le monde à peu près, tous les anciens de Montbovon et de la vallée racontaient l'histoire du Grand Echè, tous la même chose.
ça s'est passé dans la vallée de l'Hongrin, à l'Allières plus précisément, et le drame s'est joué au café de la Croix de Fer qui existe encore
actuellement. Venons-en au fait.
Le pays était terrorisé par un brigand, une sorte de brigand qui rançonnait les gens, qui attendait les paysans qui revenaient des foires, qui
les dévalisait. L'été il parcourait les montagnes, les chalets et il se faisait entretenir par les armaillis. Bien sûr, personne ne lui demandait rien
parce que cet homme était très redoutable, c'était un espèce de géant, on l'appelait le Grand Echè.
J'ai essayé de retrouver son nom dans les registres d'état civil parce qu'il est mort sur le territoire de la commune de Montbovon, mais je
n'ai rien pu trouver. Je pense que ce nom c'était unsobriquet qu'on lui donnait. Je rappelle que ma grand-mère qui a connu le principal
acteur de ce drame disait, quand on était un petit peu fous qu'on sautais les haies ou quelque chose comme ça :
- L è di vretâbyo j'"échè", en patois, c'est des véritables "échès". >>> Suite à lire sur place pendant votre randonnée.
Tiré de " Mémoire vivante "
d'après un texte de André Pernet