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Sans vaccination, le risque d'être infecté est élevé. C'est le constat fait par l'épidémiologiste bernois, Christian Althaus, dans les colonnes de la NZZ. Si le système de santé est à nouveau fortement sollicité en hiver, il est concevable que le certificat Covid soit davantage utilisé, par exemple dans la restauration. Il insiste aussi qu'il convient désormais de protéger les enfants.
L'épidémiologiste estime également qu'il est important d'expliquer aux jeunes qu'un taux de vaccination élevé donne plus de libertés non seulement à la société, mais aussi aux jeunes eux-mêmes. Il ajoute qu'il convient désormais de protéger les plus jeunes:
«Voulons-nous qu'une grande partie des enfants soient infectés au cours de l'hiver?», interroge le scientifique. Selon lui, il y a certainement un risque de quelques centaines d'hospitalisations supplémentaires. Heureusement, l'infection est très bénigne chez la plupart des enfants, mais ils peuvent dans de rares cas développer un Covid long, précise-t-il.
L'enseignement doit être maintenu au mieux, «sans que le virus ne circule de manière totalement incontrôlée dans les écoles». Les tests de masse et la bonne surveillance de la qualité de l'air dans les salles de classe jouent un rôle important à cet égard, relève-t-il.
Christian Althaus part du principe que le coronavirus se comportera, à partir du printemps prochain, comme la grippe saisonnière: il circulera plus fortement en hiver et moins fortement en été. Si nécessaire, la population peut se protéger régulièrement contre le virus par une vaccination de rappel.
L'épidémiologiste était initialement membre de la task force scientifique de la Confédération, mais il l'a quittée en janvier en signe de protestation. Il avait à l'époque indiqué que les politiciens devaient enfin apprendre à regarder la science sur un pied d'égalité.
Il estime désormais que de nombreux enseignements peuvent être tirés de cette crise. (ats)
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