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|Écrit par Jean-Luc chollet|

Interpellation :
Agression gratuite de deux jeunes adolescents à Lausanne, sur quels critères objectifs agit la Justice vaudoise ?
En date du samedi 9 janvier deux adolescents ont été sérieusement blessés à l'arme blanche et menacés avec une arme à feu à la sortie d'un club de nuit dans le quartier de Saint Martin à Lausanne par des personnes qui leurs étaient strictement inconnues. Poignardés de six coups de couteau par erreur, les deux victimes ont été prises en charge par le CHUV.
Cela étant nous posons les questions suivantes au Conseil d'Etat :
1. Dans ce cas précis le juge a-t-il agit de sa seule évaluation ou s'est-il basé sur la jurisprudence du code pénal ?
2. Si l'évolution de la pathologie avait conduit à la mort d'une victime, chose semble-t-il potentiellement plausible pour le CHUV, comment le Conseil d'Etat aurait-il justifié cette étonnante décision de la justice ?
3. Nous sommes attachés au principe de la séparation des pouvoirs, dans le cas d'espèce le pouvoir judiciaire peut-il se retrancher derrière ladite séparation et estimer qu'il n'a pas de compte à rendre aux autorités politiques ?
4. Une telle décision de justice, incompréhensible au demeurant, n'est-elle pas de nature à rendre inopérante l'action des forces de l'ordre ?
5. Le juge admet avoir peut-être commis une erreur d'appréciation, des mesures ne devraient-elles pas être ordonnées par le Conseil d'Etat pour éviter de tels égarements de la Justice ?
Jean-Luc Chollet, député