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Bref historique communal
Le nom de Corcelles vient, paraît-il, du latin et signifie « petit domaine agricole ». Les armoiries de la commune adoptées en 1923 sont tirées de celles des Polier qui furent à deux reprises, au 17ème et à la fin du 18ème siècle, seigneurs de Corcelles-le-Jorat. Le champ d'argent a été remplacé par un fond d'or.
Ainsi, la commune porte : d'or au coq hardi de sable, becqué, crêté, barbé, membré et armé de gueule. Est-ce ce coq hardi qui a été à l'origine du sobriquet des habitants du village, les grands cous ou les grands gosiers, ou une tout autre raison ?
C'est à l'époque des royaumes de Bourgogne que les moines de Haut-Crêt défrichèrent le Jorat. Au moyen âge, la seigneurie de Corcelles-le-Jorat faisait partie des terres de l'évêché de Lausanne, probablement comme dépendance du Jorat. Les évêques l'inféodèrent à une famille de chevaliers qui en prit le nom. Philippe et Vaucher de Corcelles vivaient au milieu du XIIe siècle. Cette famille s'éteignit de bonne heure : au commencement du XIVe siècle, la seigneurie de Corcelles passa aux De Bottens, puis aux Mestral et vers le milieu du XVe siècle aux de Prez, famille originaire de Rue. En 1589, François de Prez, impliqué dans une conspiration, se vit confisquer sa part de la seigneurie de Corcelles. Cette part fut vendue par LL.EE. à Isbrand de Crousaz en 1589, en récompense des services rendus, car il fut le premier à signaler la conspiration.
Isbrand de Crousaz devint unique seigneur de Corcelles en achetant en 1598 le reste de cette terre. En 1629, la petite-fille de celui-ci, Jeanne de Crousaz, qui avait reçu la seigneurie en héritage, épousa Noble Sébastien de Praroman et l'institua pour son héritier. Devenu veuf, il se remaria avec Louise Polier. Sans enfant, il testa en faveur de sa seconde femme qui convola encore, en 1683, avec Paul de Chandieu, seigneur de Villars.
La terre de Corcelles resta dans la famille de Chandieu jusqu'au milieu du XVIIIe siècle. En 1730, Henriette Françoise de Chandieu, fille de Paul Louis, épousa Antoine Polier de St-Germain, bourgmestre de Lausanne. Elle hérita de la seigneurie de Corcelles et la transmit à son mari.
C'est ainsi que Jonathan Polier, fils d'Antoine, devint à sont tour seigneur du lieu. Officier au service de France, capitaine-grenadier dans les milices du Pays de Vaud, assesseur baillival à Lausanne, il joignit à tous ces titres, bien oubliés aujourd'hui, ceux de propriétaire du château de Corcelles. Il épousa en 1769 Marie-Louise de Saussure, Madame de Corcelles, comme l'usage voulait qu'on l'appelât.