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News
L'économie suisse en expansion après une contraction au premier trimestre01 June 2021
L'économie suisse s'est contractée au premier trimestre, la consommation et les services ayant souffert, mais elle devrait se redresser rapidement.
Second lockdown
De la fin décembre à la mi-janvier, le gouvernement fédéral suisse a recommencé à imposer des restrictions afin d'enrayer la propagation du virus. Elles n'ont commencé à être assouplies qu'à partir de début mars. Cette deuxième période de confinement, qui a duré plusieurs mois, avec la fermeture des magasins, des musées, des restaurants et des cafés (qui n'ont été autorisés à ouvrir qu'à partir de la fin avril et uniquement à l'extérieur au début) a eu un impact considérable sur l'économie, comme le montrent les données actuelles. La vie publique se rouvre lentement. À partir du 31 mai, les restaurants pourront également servir leurs clients à l'intérieur. Mais le secteur de l'hôtellerie et de la restauration a encore beaucoup de chemin à parcourir. D'autant que les touristes étrangers ne sont pas encore revenus.
PIB en baisse au 1er trimestre
Au premier trimestre, l'économie suisse s'est contractée en raison du deuxième lockdown, de la baisse de la consommation et de la fermeture partielle du secteur des services. Le produit intérieur brut a baissé de 0,5 %, alors qu'il avait connu une croissance modeste de 0,1 % au trimestre précédent, à la fin de 2020, selon le Secrétariat d'État à l'économie. Les données du quatrième trimestre 2020 ont été révisées à la baisse, ce qui signifie que la Suisse a évité de justesse une récession à double creux pour 2020, le PIB pour l'ensemble de l'année étant de moins 2,9 %. Outre le verrouillage, l'économie suisse a souffert du taux de change très élevé du franc suisse. La surévaluation du franc suisse est néfaste pour l'économie suisse, axée sur les exportations. En période difficile, les investisseurs ont tendance à acheter des francs suisses, qui sont des valeurs refuges, ce qui entraîne un taux de change élevé.
Cela pourrait être pire
Néanmoins, la situation économique du pays l'année dernière et au premier trimestre pourrait être pire. Pour 2020, de nombreux pays de la zone euro ont enregistré un PIB bien plus faible. Cette année, le résultat a été affecté par la situation tragique des restaurants et des hôtels, mais l'industrie a connu une forte croissance et a empêché le PIB de décliner de manière bien plus importante. C'est pourquoi la Suisse n'a pas connu un effondrement économique similaire à celui du printemps 2020, lorsque la pandémie a éclaté, comme le rapporte le SECO.
La voie de la reprise
Certains signes indiquent que la reprise se profile à l'horizon. La vie publique est en train de rouvrir et donc le secteur des services et la consommation vont désormais reprendre. De plus, on observe continuellement un retour en force de l'industrie manufacturière suisse qui affiche d'excellents résultats. Les programmes de chômage partiel empêchent le chômage d'atteindre des chiffres plus élevés. En outre, le commerce extérieur, en particulier l'exportation de produits pharmaceutiques pour lesquels la Suisse est réputée, soutient largement l'économie.
Des perspectives positives
L'institut économique suisse KOF donne des perspectives très positives pour l'économie suisse pour 2021. Pour le mois de mai, le baromètre économique du KOF se situe à 143,2, soit 6,8 points de plus qu'en avril. Pour autant que le programme de vaccination se déroule sans heurts et que le coronavirus soit contenu, la progression de l'économie n'est qu'une question de temps. Comme l'ont déclaré les experts de l'École polytechnique fédérale de Zurich (ETH Zurich) : "Le léger recul qu'a connu le baromètre au cours du second semestre 2020 a été remplacé par la poursuite de fortes hausses au printemps de cette année. Une fois de plus, le baromètre se situe bien au-dessus de sa moyenne à long terme." Les prévisions du KOF sont conformes aux prévisions du gouvernement du mois de mars selon lesquelles, après un démarrage lent en 2021, l'économie se redressera et terminera l'année avec une croissance de 3%.