Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06994.jsonl.gz/426

Petite histoire sur la Terre plate
« Tous les acteurs importants de la Terre plate ont su parfaitement saisir les enjeux de la communication de masse de leur temps »
Entretien entre Alexandra Midal, historienne de l’art, artiste-commissaire d’exposition et professeure à la Head-Genève, et les designers Antoine Fœglé et Emma Pflieger.
Extrait de la publication “Keep it Flat“ éditée à l’occasion de l’exposition “Space is the place“ présentée au mudac du 8 septembre 2023 au 4 février 2024.
- Alexandra Midal : Le titre de votre exposition, Keep it Flat, fait référence au slogan de la campagne électorale de 2020 aux États-Unis, celui du Président en exercice, Donald Trump. Après avoir été élu en 2016 avec le très populaire « Make America Great Again », il se présente à sa réélection en scandant « Keep it Great ». Vous en avez changé un mot : Great devient Flat. Qu’est-ce que cette modification entraîne ? Pourquoi faites-vous référence à Trump ?
Emma Pflieger : La référence à Trump est liée à la cérémonie de son investiture en janvier 2017. Sa conseillère en communication, Kellyanne Conway[1], dément sur NBC la faible densité de la foule présente, alors que des images montrent combien elle est plus clairsemée que lors de l’investiture d’Obama en 2009. Elle parle de « faits alternatifs ».
Antoine Fœglé : La résurgence de la théorie de la terre plate sur YouTube[2] apparaît fortement en 2016 ; elle coïncide avec la campagne électorale américaine et le référendum sur le Brexit en Grande-Bretagne. Pour nous, Keep it Flat vient de l’analogie directe avec la forme du disque de la théorie de la terre plate, mais est aussi lié au relativisme ambiant de post-vérité. Dans ce contexte, cette dernière repose sur l’idée que la vérité factuelle a moins d’attrait que n’en a l’opinion partagée par tous[3]. Toutes les informations sont mises sur le même plan, sans distinction, dans le but de servir les intérêts populistes et le récit élaboré par le groupe.
- A.M. : Selon vous, y aurait-il une conception commune aux théories du complot ?
E.P. : Avec le déclin des grands récits, le trait commun à toutes les théories du complot est la recherche de sens et le besoin de cohérence dans un monde capitaliste aliénant. Cette quête de signification passe par un processus qui articule une série d’actions : mener une enquête et chercher les preuves que les puissants de ce monde mentent et agissent en petit comité contre l’intérêt de tous. L’objectif est de réveiller une population endormie par les mensonges. Un autre trait commun à la majorité des théories complotistes tient à l’idée d’un dessein caché et présent dans tout ce qui advient. Rien n’arrive ainsi par hasard, comme en atteste le fameux « By Design, not by Chance » des créationnistes selon lequel la création du monde, et tout ce qui en retourne, répond à la volonté divine et nous échappe.
- A.M. : Qu’est-ce qui vous a précisément intéressé chez les platistes après avoir travaillé sur les créationnistes ?
E.P. : En 2019, avec Antoine nous découvrons une vidéo sur YouTube, une chanson à la gloire de la terre plate intitulée Hello Flat Earth. Il s’agit d’une reprise du tube planétaire Hello de la chanteuse Adele. Alors que la star internationale entonne une ballade romantique, Amber Plaster, une chanteuse platiste, change les paroles pour y raconter que nous vivons sur une Terre plate entourée d’un mur de glace recouvert d’un dôme de verre. Elle explique que la Nasa nous ment et que les lois de la gravité, par exemple, n’existent pas. Elle soutient que l’homme n’a jamais posé le pied sur la Lune et que la Bible est le texte scientifique de référence de la cosmologie. La vidéo montre la Terre vue de haut, au-dessus des nuages, prise à partir d’une caméra installée sur un ballon météorologique. On y voit la ligne de l’horizon de la Terre… plate. Le procédé choisi pour faire valoir cette théorie consiste à manipuler et faire usage de la séduction que produit la culture populaire, ceci afin de mettre en évidence les preuves du grand complot qui s’organise contre nous. La culture populaire sert de cheval de Troie. On sait que le visionnage de ce clip a produit un effet de dévoilement saisissant pour des spectateurs se questionnant sur la forme de la Terre. Après avoir été posté sur de nombreuses chaînes YouTube et avoir cumulé quelques millions de vues, il a été récompensé d’un prix lors de la Flat Earth International Conference en 2018. Cet événement réunissait des autodidactes, des chanteurs, des artistes, des conférenciers et des YouTubeurs engagés avec force et conviction dans la promotion de la théorie de la Terre plate. Certains de détenir la vérité, tous remettent en question l’ensemble des institutions politiques et scientifiques.
A.M. : De quelle manière cette remise en question s’opère-t-elle ?
A.F. : Samuel Rowbotham est le premier platiste moderne. Il s’oppose aux théories newtoniennes et coperniciennes[4], qui ne sont pour lui que des théories mathématiques désincarnées et fallacieuses. Au contraire, il décide de mettre à profit son sens de l’observation et son intuition pour établir des raisonnements convaincants et intelligibles. Il formule et énonce des preuves selon lesquelles la Terre est indéniablement plate. Au cours des années suivantes, il retranscrit ses observations qu’il publie en 1849 dans un pamphlet intitulé Zetetic Astronomy: Earth Not a Globe. En 1881, il en livrera une version étayée et révisée.
- A.M. : C’est donc à partir de sa propre expérience physiologique qu’il édicte des lois censées être valides pour tous les êtres humains, s’opposant ainsi à toute autre forme de savoir, en particulier théorique. Son compas est signifié par son propre corps et il invite ses semblables à renouveler cette même expérience pour prendre conscience de l’existence d’un vaste complot dissimulant les faits selon laquelle la Terre est plate…
A.F. : Absolument ! En cela, il s’oppose à Descartes et à Galilée qui postulaient que nos sens nous trompent. Pour Rowbotham, l’expérience de nos sens est fondatrice de notre rapport au monde : si l’horizon est plat, par conséquent la Terre est plate. Dans son chapitre intitulé « La conquête de l’espace et la dimension de l’homme[5]», la philosophe Hannah Arendt examine la scission entre le monde de l’expérience sensible et celui de la vérité scientifique. Elle opère une distinction entre le savant et le profane en expliquant que, pour aller au-delà de l’apparence des phénomènes qui régissent le monde, le savant a été forcé de renoncer à ses sens. C’est la raison pour laquelle, continue-t-elle, il a recours aux mathématiques qu’il estime être le meilleur langage pour accéder à la vérité scientifique. Quant à certains profanes, ceux qui ne sont pas en mesure de comprendre ce langage, ils ne peuvent faire confiance qu’à leurs perceptions sensorielles pour tenter d’appréhender le monde qui les entoure. Plus la science permet de faire l’expérience du monde, moins les individus profanes ont les moyens de s’en saisir – pour autant cette possibilité ne leur est pas totalement fermée. Dans ce contexte qui caractérise notre époque, le profane, ici le platiste parmi tant d’autres, n’a que ses sens pour faire face.
E.P. : Ce qui nous fascine chez Rowbotham, c’est qu’il emprunte aux formes du raisonnement scientifique pour établir ses lois. Il semble penser qu’il suffit que les choses aient l’air pour qu’elles soient vraies. Disposant d’habiles qualités d’orateur (les témoignages sont nombreux à ce sujet), Rowbotham avait la capacité de s’adapter à son auditoire pour le convaincre. Par exemple, il lui arrivait fréquemment de poser des questions sur la sphéricité de la Terre auxquelles personne n’avait la réponse, seulement pour instiller le doute. Cette forme de gaslighting[6], à savoir répondre à une question en en posant une autre, est encore utilisée aujourd’hui dans la rhétorique platiste sous l’acronyme JAQ : Just Asking Question.
- A.M. : Rowbotham propose donc une forme d’éducation par l’évangélisation, n’est-ce pas ?
A.F. : Il est le premier à utiliser le train et l’imprimerie pour diffuser son savoir à un large public[7]; on peut donc qualifier sa pratique de propagande. Son discours se déploie au moment où la Royal Society, à Londres, est déjà acquise aux thèses de Darwin, de Newton et de Galilée. Rowbotham entame une course contre la montre en s’opposant à l’instruction prodiguée dans les grandes villes anglaises qui est en adéquation avec les sciences modernes. Il rejoue la bataille entre ruralité et ville. En déconstruisant la généalogie du platisme, nous avons remarqué que tous les acteurs importants de cette théorie ont su parfaitement saisir les enjeux de la communication de masse de leur temps. À deux siècles d’intervalle, ils ont su, et savent toujours, capitaliser opportunément sur ces technologies pour essaimer leur théorie.
E.P. : Lady Elizabeth Blount assure la relève de Rowbotham. Créationniste, elle s’élève particulièrement contre le darwinisme, la science et la médecine moderne. Elle publie un roman à l’eau de rose, A Song Writer’s Story (1898), dans lequel elle insère des partitions et des chansons à la gloire de la Terre plate. C’est le même principe de la chanson populaire qui est rejoué avec la reprise d’Hello par Amber Plaster. Certaines des partitions de Blount connaissent un succès tel qu’elles sont même jouées au Crystal Palace, à Londres. Blount est également la première à utiliser la preuve par l’image en engageant un photographe à réaliser des clichés pour démontrer la validité de ses expériences : l’horizon photographié est plat.
- A.M. : Quel rôle, en tant qu’artistes, souhaitez-vous assumer ? à quelle urgence votre exposition répond-elle ?
A.F. : À partir de 2015, les platistes capitalisent opportunément sur les médias sociaux pour apporter une réponse simple et rassurante à une réalité dont la complexité leur semble insoluble. À l’ère de l’hyperconnexion, la surabondance d’informations crée de la cécité[8]: plus il y a d’informations, moins l’individu est en mesure de les traiter, plus il est difficile de créer du sens et plus nous sommes en demande d’informations. Le cerveau a tendance à sélectionner les informations qui confirment les croyances individuelles, il les interprète et les fictionnalise[9] pour créer un sens logique et apporter une nécessaire cohérence entre elles. Dans le cas de la théorie du complot, le principe d’apophénie[10], tel qu’il a été théorisé en 1958 par le psychiatre allemand Klaus Conrad, joue un rôle déterminant. Conrad a découvert qu’un individu sain en proie à la paranoïa a tendance à établir des connexions entre des objets et des idées a priori sans aucun rapport. L’apophénie déclenche un sentiment d’épiphanie créatrice, qui se retrouve à l’origine des crises de délire ; l’univers tout entier fait demi-tour pour se réorganiser autour de l’individu, corroborant et donnant un sens à tous ses soupçons. C’est grâce à cette épiphanie que l’individu revient enfin au centre de son système de connaissance, au centre de ce que nous appelons le « disque-monde ». Ceci est le point de départ à partir duquel nous nous sommes engagés à démarrer notre enquête.
- A.M. : Vous montrez ainsi que, face à une inflation inquiétante de l’information, le platisme permet de s’abandonner à une sensation confortable de sécurité…
A.F. : où les platistes ont enfin le sentiment d’avoir le pouvoir sur les événements et notre environnement.
- A.M. : La triple blessure freudienne (nous ne sommes pas au centre de l’univers, nous descendons du singe, nous ne sommes pas maîtres de nous-mêmes) est réparée car le platiste est à nouveau maître de son existence. Parlez-nous des objets que vous exposez.
E.P. : Pour mieux déconstruire la généalogie de la théorie de la Terre plate, nous avons réuni une série d’artefacts issus de la culture populaire, des sciences, de la religion, de la politique et du cinéma. Chacun d’entre eux montre comment cette théorie s’agrippe et s’articule autour d’événements. Par exemple, le rôle de Walt Disney qui, aux côtés de l’ingénieur Wernher von Braun, a facilité la validation des budgets pour les programmes « Apollo » en publiant des livrets pédagogiques destinés au grand public. Nous en présentons trois – Mars and Beyond, Tomorrow the Moon et Man and Weather Satellites – qui vulgarisent le déroulé des missions spatiales. Nous exposons également une version du pull porté par le petit Danny Torrance (interprété par Danny Lloyd) dans le film Shining de Stanley Kubrick (1980) faisant référence à la mission « Apollo 11 ». Selon les platistes, ce tricot cristallise l’idée que Kubrick et son chef des effets spéciaux, Douglas Trumbull, auraient tourné en studio le faux alunissage de Neil Armstrong et Buzz Aldrin le 20 juillet 1969. Pour restituer la complexité de la question du conspirationniste, il nous a également semblé important de montrer des artefacts non liés à la théorie de la Terre plate. Ceux-là représentent des controverses politiques et scientifiques qui ont contribué à l’érosion de la confiance dans les institutions.
- A.M. : Pourquoi utilisez-vous un train comme médium central de votre exposition ?
E.P. : Utilisé comme un dispositif narratif, le train nous permet de recréer une linéarité au sein de la mer d’informations dans laquelle nous nous trouvons. Il permet de reconstruire du sens dans le paysage informationnel et hétéroclite dans lequel il circule. Le train, c’est aussi l’idée du circuit fermé du « disque-monde » qui est en expansion au gré des analogies entre les différents artefacts et éléments qu’il filme. Le train rejoue l’apophénie à l’œuvre chez les platistes.
A.F. : Pour conclure, on pourrait s’appuyer sur la manière dont, dans Les Mots et les Choses[11], Michel Foucault décrit comment, au XVIesiècle, le principe de ressemblance a joué « un rôle bâtisseur dans le savoir de la culture occidentale » et comment il « a organisé le jeu des symboles et permis la connaissance des choses visibles et invisibles ». Plus précisément, avec l’exemple de la théorie des signatures, Foucault revient sur l’analogie des formes en montrant comment une noix devait pouvoir soigner les maux de tête du fait de sa ressemblance avec le cerveau humain. Ce jeu de correspondances a servi un rêve d’unité où tout se répond dans l’univers. La compréhension du monde a reposé sur une recherche de signes basés sur l’accumulation de ressemblances formelles où tout ce qui était visible à notre échelle devrait pouvoir trouver son équivalent dans l’invisibilité du microcosme. Ce système était donc autosuffisant, circulaire et parfaitement clos, à l’égal du rêve d’unité des platistes. Bien que le contexte d’origine de cette théorie soit éloigné du système d’hyper-information actuel, en examinant sa logique nous avons remarqué combien le modèle de fonctionnement du savoir platiste procède toujours à l’identique en s’enroulant sur lui-même, de manière circulaire. Comme les formes jouent un rôle essentiel dans la controverse platiste, il nous est apparu essentiel de se les approprier à notre tour. La forme de la circularité du raisonnement trouve ainsi à s’inscrire dans le dispositif d’exposition emprunté par notre train. Cependant, si vous prenez le temps de bien regarder, vous verrez que le dispositif circulaire du train n’est qu’un leurre que nous déjouons avec nos artefacts, nos films et le phantom ride, mais nous n’en dirons pas plus pour l’instant.
[1] NBC News, 22 janvier 2017, (page consultée le 27 février 2023) <https://www.youtube.com/watch?v=VSrEEDQgFc8>
[2] John C. Paolillo. « The Flat Earth phenomenon on YouTube », First Monday, vol. 23, no 12, 2018, (page consultée le 28 février 2023) <https://doi.org/10.5210/fm.v23i12.8251>
[3] D’après le Larousse en ligne : « Concept selon lequel nous serions entrés dans une période (appelée ère de la post-vérité ou ère post-factuelle) où l’opinion personnelle, l’idéologie, l’émotion, la croyance l’emportent sur la réalité des faits. »
[4] Isaac Newton présente sa théorie sur la gravitation en 1687 dans son livre intitulé Principes mathématiques de philosophie naturelle. Nicolas Copernic est à l’origine de la théorie de l’héliocentrisme, qu’il évoque dans son manuscrit Commentariolus au début du XVIe siècle.
[5] Hannah Arendt. Chap. VIII, in La Crise de la culture. Paris : Gallimard, 1972, p. 338.
[6] Détournement cognitif, en français. Se définit comme une technique de manipulation pour gagner du pouvoir et semer de la confusion chez son interlocuteur.
[7] Voir Christine Garwood. Flat Earth. The History of an Infamous Idea. New York : St. Martin’s Press, 2008, p. 51.
[8] Voir James Bridle. New Dark Age. Technology and the End of the Future. Londres : Verso, 2018, p. 212. « Thus paranoia in an age of network excess produces a feedback loop: the failure to comprehend a complex world leads to the demand for more and more information, which only further clouds our understanding – revealing more and more complexity that must be accounted for by ever more byzantine theories of the world. More information produces not more clarity, but more confusion. »
[9] Voir Lionel Naccache. Perdons-nous connaissance ? De la mythologie à la neurologie. Paris : Odile Jacob, 2010, p. 72. « Fait remarquable pour la question de la connaissance, même lorsque nous pensons accéder en toute “objectivité” à des informations qui existent en dehors de nous, comme le fait d’apprendre […] que l’atome d’oxygène contient huit protons et huit neutrons, nous continuons là encore à emprunter le chemin de l’interprétation et de la “fictionnalisation” pour construire nos représentations personnelles de ces savoirs. Ces interprétations sont fictives, c’est-à-dire qu’elles ne sont pas là pour être “vraies” ou “exactes” – ce qu’elles sont parfois d’ailleurs –, mais pour faire sens à nos yeux, et pour satisfaire notre désir de cohérence et d’explication. Nous les forgeons sans cesse, nous les révisons, comme les pages d’un scénario ou d’un roman, et nous leur accordons un certain degré de croyance, voire un degré de croyance certain ! À un instant donné, cette trame narrative, ce roman inachevé de notre vie constitue l’essence de notre subjectivité, l’image de ce que nous croyons être et de notre représentation du monde. Ce processus fictionnel qui caractérise notre fonctionnement mental conscient opère à notre insu. Tel M. Jourdain, nous “fictionnalisons” sans le vouloir et sans le savoir. S’il ne nous est pas totalement impossible de prendre conscience de cette couche de fictions-interprétations-croyances qui, inlassablement, est à l’œuvre dans notre esprit, force est de reconnaître qu’elle demeure le plus souvent bien cachée à notre introspection. »
[10] Clemens Apprich et al. Pattern Discrimination. Minneapolis : University of Minnesota Press, 2019, p. 114.
[11] Michel Foucault. Les Mots et les Choses. Une archéologie des sciences humaines. Paris : Gallimard, 2014.
Alexandra Midal
Alexandra Midal est historienne de l’art, artiste, commissaire d’exposition et professeur à la Head-Genève/HES-SO (Genève). Elle développe une recherche en culture visuelle qui prend la forme de livres, d’expositions, de films, de performances et d’installations. Elle vient d’être nommée commissaire de la 28e biennale du design Musée d’architecture et de design (MAO) à Ljubljana.
Emma Pflieger et Antoine Fœglé
Emma Pflieger et Antoine Fœglé sont respectivement diplômés d’un master Espaces et communication de la HEAD de Genève et d’un Design Master Produit à l’Écal. Ensemble, ils pensent la conception d’un projet de façon transversale et développent la position d’un design d’auteur, capable de communiquer des idées fortes.