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Lausanne - Le décès d'un détenu à Bochuz en mars devient un affrontement politique. Le gouvernement vaudois a déploré des propos "inadéquats" prononcés par des fonctionnaires. Le parti socialiste dénonce quant à lui de graves dysfonctionnements et s'en prend à la droite.
Le Conseil d'Etat rappelle qu'une enquête est en cours sur les circonstances du décès survenu le 11 mars à Bochuz. Il dit également "regretter des propos inadéquats" tenus par certains collaborateurs, qui parlent notamment de "connard" à propos de l'homme en train d'agoniser.
Pour le reste, le communiqué cite les excuses du commandant de la police Jacques Antenen toujours en raison des propos "malheureux" tenus par des policiers. Ces paroles n'ont cependant eu "aucune influence sur le délai d'intervention", affirme Jacques Antenen.
Peu auparavant, le Parti socialiste vaudois (PSV) a fait part de sa "stupéfaction" après avoir appris le déroulement des faits tel qu'il est rapporté dans "Le Matin".
Le parti socialiste rappelle qu'il demande en vain chaque année dans le débat budgétaire une augmentation des forces de police. "La majorité de droite les refuse obstinément", souligne le PSV en déplorant "l'état du secteur pénitentiaire vaudois".
Philippe Leuba a récusé toutes ces attaques, déplorant "une récupération politique inconvenante" sur le dos d'un mort. Philippe Leuba n'a pas commenté le fond de l'affaire "parce que je suis tenu par le secret de l'enquête".
ATS