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Le cheminement des oiseaux-chanteurs est assez étonnant. Ils ont éclos au XVIIIème siècle dans les montagnes neuchâteloises. Attirés par le luxe et la notoriété, à l’image de la mode et des parfums, ils se sont envolés pour Paris et finalement sont revenus il y a quelques dizaines d’années à Sainte-Croix.
Un soufflet à double effet, actionné par un moteur à ressort, envoie de l’air dans un réservoir à pression. Celui-ci injecte l’air par l’intermédiaire d’une soupape dans un sifflet à l’intérieur duquel coulisse un piston commandé par une came. Une deuxième came commande la soupape d’admission d’air du réservoir dans le sifflet. La combinaison de ces deux fonctions donne le chant de l’oiseau. D’autres cames commandent les mouvements synchronisés de l’oiseau avec le son : par exemple, il ouvre le bec et bat des ailes. Les plumes qui recouvrent le corps de l’oiseau sont de véritables plumes.
Le premier oiseau-chanteur vit le jour en 1780 avec l’invention des frères Jaquet-Droz. Cet oiseau mécanique remplaçait la serinette qui apprenait au serin, prisonnier dans sa cage, à chanter.
En 1849, la maison Bontems à Paris continue avec succès cette grande tradition. Son succès commercial va être important.
Dans les années 1960, l’entreprise Bontems est rachetée par Reuge à Sainte-Croix qui perpétue encore aujourd’hui la fabrication avec la même technique qu’autrefois.