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Sources manuscrites et publiées
Mina Audemars et Louise Lafendel

La Maison des Petits (1923)

La Maison des Petits (réédition de 1950)
Pierre Bovet
Vingt ans de vie (1932)
Edouard Claparède
Les Mélanges sont constitués de cinq volumes rassemblant – sous forme de tirés à part ou de coupures de presse – la presque totalité des articles publiés par Édouard Claparède.
Pour chaque article, on indique le volume et la page du fichier PDF où trouver la première page de l’article, par exemple :

J.-J. Rousseau et la conception fonctionnelle de l'enfance. Revue de métaphysique et de morale. 1912, pp. 391-416.

III, 96
Remarque : quelques textes, comptes rendus ou recensions figurent dans ces Mélanges bien que Claparède n’en soit pas l’auteur. Ces textes, dans lequel celui-ci est toujours mentionné, sont signalés.
Adolphe Ferrière
- Outils documentaires
Ce document retrace les événements principaux de la vie d'Adolphe Ferrière réalisé suite à une lecture minutieuse de ses journaux (carnets de notes), en particulier de son "Petit Journal". Il est complété par trois index : Personnes, Lieux géographiques, Etablissements et organisations.
- Articles
Les enfants n'appartiennent pas à leurs parents... Ferrière commente une intervention de Ferdinand Buisson à l'Assemblée nationale.
"L'Europe en guerre : comment les individualistes jugent leur prochain", Coenobium, mars-avril 1916, p. 1-19
Un texte de Ferrière sur la Première Guerre mondiale (autour de Romain Rolland : "Ils se trompent, ceux qui pensent que les idées de libre fraternité humaine sont à présent étouffées").
"La coéducation des sexes dans ses rapports avec la crise de la famille et la transformation de l'école", L'éducation en Suisse, 16e année, 1927-1928.
André Rey
En 1950, A. Rey sort une batterie de six épreuves réunie dans une valise éditée en série.
L'Institut vu d'ailleurs
Marius Tortillet (M.-T. Laurin), un passeur entre Genève et la France
Revue de l’enseignement primaire, 4 juin 1911, p. 422-424
L'Émancipation de l'Instituteur, organe mensuel de la FNSI, décembre 1913, p. 8
L’Institut pédagogique J.-J. Rousseau, à Genève
Revue de l’enseignement primaire, 22 février 1920, p. 101-102
Daniel Hameline face aux grands prédécesseurs
« Retrouver leur propos, leur ambition, leur entreprise, leur désir, les difficultés qu’ils ont rencontrées, les compromis auxquels ils ont été obligés… »
De 1982 à 1997, Daniel Hameline a occupé la chaire de philosophie de l’éducation et d’histoire des idées pédagogiques de l’Université de Genève, dont il est aujourd’hui professeur honoraire. Outre ses travaux pédagogiques connus (sur les méthodes actives, la pédagogie non-directive, la pédagogie par objectifs, la pédagogie différenciée…), Daniel Hameline a développé de nombreuses études qui articulent l’histoire et la philosophie.
Ayant créé (avec la professeure Mireille Cifali) la Fondation Archives Institut J.-J. Rousseau en 1984, il décide en 2019 de lui confier ses archives. Parmi les nombreuses ressources que celles-ci offrent aux chercheurs, certains dossiers donnent à voir les démarches d’un professeur d’université, son travail de conception d’un cours. Il nous a ainsi paru opportun de proposer quelques documents illustrant ces activités représentatives de l’élaboration d’une pédagogie universitaire.
Un exemple nous paraît très illustratif de ce travail. À la fin des années 1980, Daniel Hameline construit un cours intitulé « Instruire le peuple », à l’occasion duquel il explore le rôle et la pensée de Philippe-Albert Stapfer. Jeune théologien bernois, Stapfer se rend à Paris en 1791 et éprouve des sympathies pour la Révolution française. Il devient pasteur, mais aussi universitaire et homme politique. Lorsque la Suisse est sous occupation française, Stapfer est nommé en 1798 ministre des Sciences, arts, travaux publics et ponts et chaussées. S’entourant des pédagogues les plus renommés, tels Johann Heinrich Pestalozzi et le Père Girard, le ministre contribue à élaborer un plan d’éducation pour la nouvelle République helvétique. Réformateur, convaincu de la nécessité d’une science pédagogique, il entend notamment promouvoir des méthodes naturelles et actives, un système d’aide aux élèves et une fonctionnarisation des instituteurs. Il cherche ainsi à penser les conditions d’une promotion du peuple par l’éducation. Mais le projet – qui s’avère en outre trop coûteux – se heurte à un conservatisme encore dominant.
Pour problématiser la question de l’école dans le contexte des Lumières, Daniel Hameline étudie le parcours de Stapfer et développe une analyse systématique de ses prises de positions. Nous proposons ici de mettre en regard des notes de cours et un texte publié portant sur Stapfer.
Un autre document nous paraît illustrer la démarche philosophique et historique de Daniel Hameline. Nous le proposons donc en contrepoint de ces premiers documents portant sur la période des Lumières. Il s’agit de quelques extraits de la brève conférence introductive qu’il prononce en 1987 lors de la manifestation organisée pour le 75e anniversaire de la création de l’Institut Jean-Jacques Rousseau, manifestation intitulée : Faut-il célébrer ? Il précise à cette occasion la motivation et la méthode qui lui paraissent devoir présider à tout travail de relecture et de réexamen des grands moments fondateurs de l’éducation moderne. Il explique où se situe selon lui l’enjeu, pour les acteurs du présent, de procéder à certains détours historiques.
Chez Daniel Hameline, l’humilité du chercheur historien, dans la rencontre méthodique et prudente avec les grands prédécesseurs, se conjugue avec un art oratoire par lequel il entre dans un dialogue intime avec eux.
Les communications prononcées lors de cette manifestation sont écoutables : https://mediaserver.unige.ch/Auteurs/3179/Hameline%20Daniel
Documents :
Faut-il célébrer ? (lien activé prochainement)