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Un rapport d'Oxfam publié le 21 janvier rapporte que vingt-six milliardaires possèdent autant d’argent que la moitié la plus pauvre de l'humanité (3,8 milliards). L'homme le plus riche du monde, Jeff Bezos, le patron d'Amazon, dispose d’une richesse qui a atteint 112 milliards de dollars l'an dernier, tandis que le budget de santé de l'Éthiopie correspond au 1% de sa fortune!
Ces richesses sont suffisamment mobiles pour échapper à la cagnotte publique en trouvant un refuge «malhonnête» dans des paradis fiscaux. J’entends que dans certains pays comme le Brésil ou le Royaume-Uni les plus riches cacheraient au fisc 7600 milliards de dollars. Il est encore heureux que les pauvres contribuent au bien public en payant proportionnellement plus d’impôts que les plus riches.
J’apprends que la fortune des milliardaires dans le monde a augmenté de 12% l'an dernier (900 milliards de dollars), au rythme de 2,5 milliards par jour, alors qu’en même temps 3,8 milliards de personnes ont vu leur richesse diminuer de 11 %. Et les taux d'imposition des personnes fortunées et des grandes entreprises n’ont jamais été aussi bas depuis des décennies. D’où ce sentiment de colère et d’injustice diffus, qui éclate sporadiquement avec une violence justifiée, comme certaines revendications des «gilets jaunes» en France. Les gouvernements mettront-ils en œuvre des changements réels, en veillant à ce que les individus comme les grandes entreprises participent au bien commun publique en s’acquittant de leur juste part d'impôt.
Le président du Forum économique de Davos, M. Klaus Schwab, a insisté récemment sur l’urgence de mettre de l’éthique dans l’économie.
Devinette: De quoi va-t-on parler à Davos Que va-t-il sortir de ce grand raout argenté?
Pierre Emonet sj