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La recherche d'informations sur d'autres pays n'est "pas inhabituelle", a minimisé lundi le secrétaire d'Etat américain John Kerry, en pleine controverse sur le programme d'espionnage de la NSA, Prism, qui aurait visé les institutions de l'UE et des millions de citoyens européens
Il a toutefois refusé de faire un commentaire direct sur la controverse provoquée par les allégations d'espionnage des institutions de l'Union européenne (lire:).
La France ne peut "pas accepter ce type de comportements" qui doivent cesser "immédiatement", a réagi le président français François Hollande, premier chef d'Etat à s'exprimer aussi vivement sur les soupçons d'espionnage américain de l'Union européenne (UE).
La commissaire européenne en charge de la Justice, Viviane Reding, a elle demandé au ministre de la Justice américain, Eric Holder, de respecter son engagement de donner toutes les indications sur le programme de surveillance. Ses demandes sont pour l'heure restée sans réponses.
La Direction nationale du renseignement américain (ODNI), qui chapeaute les 17 agences de renseignement du pays dont la NSA, a indiqué que les Etats-Unis "répondront de façon appropriée" à l'UE et à ses Etats membres par les canaux diplomatiques.
agences/hend
Quel sort pour Edward Snowden?
L'ancien informaticien du renseignement américain est bloqué, et invisible, dans la zone de transit de l'aéroport de Moscou-Cheremetievo depuis le 23 juin, son passeport ayant été annulé par Washington qui réclame son extradition et l'a inculpé d'espionnage.
La Russie, qui n'a pas d'accord d'extradition avec les Etats-Unis, a affirmé ne rien avoir à lui reprocher.
L'Equateur, auquel il a demandé l'asile politique, a de son côté souligné ne pouvoir examiner sa demande que s'il rejoignait son territoire, et affirmé que la solution se trouvait "entre les mains des autorités russes".
Obama promet la coopération
Le président américain, qui est en visite en Tanzanie, a toutefois souligné que les services de renseignement dans le monde entier, y compris ceux de l'Union européenne, recherchaient des informations allant au-delà de celles publiées dans la presse.
Il a indiqué que le gouvernement américain prendrait contact avec ses homologues européens pour répondre à leurs préoccupations.
Rétorsions européennes?
"Si c'est vrai que les Américains ont espionné leurs alliés, il y a aura des dégâts politiques. Cela dépasse de loin les besoins de sécurité nationale. C'est une rupture de confiance et on est parti pour quelque chose de très sérieux", a confié à l'AFP un responsable européen.