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Le rapport Nuspliger [cf. illustration], grossièrement énoncé, est une confirmation magistrale des articles de L'1Dex, des thèses de Gabriel Luisier, de celles, certainement de l'architecte-expert Léonard Bender et de la plupart des observateurs impartiaux du Verbiergate. On aura compris que l'expertise du Professeur Nuspliger n'aura pas été appréciée par Eloi Rossier, le président de la commune de Bagnes, ni par ses "amis" de l'économie locale.
S'il n'y avait qu'un paragraphe à lire de ce rapport pas mince, ce serait peut-être celui-ci, figurant sous le chapitre 7 traitant de l'évaluation générale de la chose :
"La responsabilité primaire pour les bâtiments construits illégalement à Verbier revient à la commune de Bagnes. C’est elle qui dispose de la compétence d’autorisation de construire dans la zone à bâtir. Elle a outrepassé le droit cantonal en vigueur de manière consciente et systématique. Selon l’expertise Rouiller, la commune de Bagnes savait déjà en 1999 que son règlement des constructions n’était pas compatible avec le droit cantonal en vigueur. La commune a poursuivi sa pratique illégale, malgré les décisions judiciaires qui s’y opposaient et malgré le courrier envoyé le 10 juillet 2012 par le canton."
La question devient alors d'une redoutable simplicité : le procureur général, Nicolas Dubuis, osera-t-il ne rien faire ? Osera-t-il ne pas traduire en justice les criminels, politiques, financiers et promoteurs impliqués ? Osera-t-il ne pas inculper ces personnes ?
En Valais, on ose tout, non ?
Post Scriptum I : Nous avons obtenu une réaction de Gabriel Luisier : "Je remercie le secrétaire-juriste de la commune d'avoir appliqué avec tant de constance les décisions illégales de la commune de Bagnes".
Post Scriptum II : Et le Grand Conseil, nouvellement élu, osera même renommer le procureur général. C'est un scoop : on ose tout !
Référence : Rapport Nuspliger