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Au cours des cinq dernières années, Amnesty International a mené de nombreuses campagnes en sa faveur, exigeant qu’il soit traité avec humanité, bénéficie de soins médicaux appropriés et puisse entrer en contact avec le CICR et avec sa famille.
Gilad Shalit a été libéré le 18 octobre 2011 en échange de la libération de centaines de prisonniers palestiniens remis au Hamas par Israël. Parmi les prisonniers palestiniens également se trouvaient des personnes qui étaient détenues sans qu’une accusation formelle n’ait été formulée contre eux, sans avoir commis d'infraction pénale et sans avoir bénéficié d’un procès équitable. En violation du droit international, nombre d’entre eux n’ont pu bénéficier de visites des membres de leur famille.
Le gouvernement israélien et les autorités palestiniennes sont tenus de respecter le droit des détenus de bénéficier d’un procès équitable et d’un traitement humain. Ce droit inclut notamment le droit au contact avec la famille et avec un avocat de leur choix.
Amnesty s’insurge contre des conditions de détention contraire au droit international. L’organisation appelle Israël à mettre fin à la pratique de la «détention administrative» illimitée dans le temps. Actuellement, plus de 5’200 Palestiniens de Cisjordanie et de la Bande de Gaza se trouvent dans les prisons israéliennes.