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Si nous prenons la théorie (marxienne) de la valeur, nous constatons que l'AVS est un système de solidarité entre travailleurs où les travailleurs en activité entretiennent les travailleurs qui ont cessé de travailler. Une partie des revenus des travailleurs en activité est donc versée en solidarité aux travailleurs qui ne sont plus en activité.
Si nous abordons à présent le deuxième pilier, nous constatons qu'il s'agit d'un système où chaque travailleur en activité met de côté une part de ses revenus.
Plus exactement, le deuxième pilier des travailleurs, ou autrement dit la somme issue de ses revenus qu'il met de côté individuellement à travers des caisses, est ensuite (généralement car il y a aussi des placements fonciers et immobiliers) placé en bourse.
Ce placement boursier correspond à un crédit, et le rendement du placement dépend du taux d'intérêt auquel il est effectué.
Avec le deuxième pilier, nous avons donc des travailleurs en activité qui placent (à travers leurs caisses) généralement une part de leurs revenus en bourse, en escomptant un rendement sur leurs placements financiers.
Mais d'où provient ce rendement ?
Comme le placement financier équivaut à un crédit avec un taux d'intérêt, c'est bien entendu le paiement du taux d'intérêt sur le crédit qui représente ce rendement.
Mais ce qu'il est intéressant de noter, c'est que le paiement de ce taux d'intérêt correspond à une part des bénéfices des entreprises qui ont contracté le crédit.
Dans une société socialiste, le deuxième pilier ne poserait pas les mêmes problèmes. Mais en société capitaliste, la part des bénéfices qui vient payé le taux d'intérêt du crédit contracté provient fort majoritairement de l'expropriation de la valeur du travail des travailleurs.
On voit donc que le système du deuxième pilier est fort étrange puisqu'il s'agit de travailleurs qui épargnent pour leurs vieux jours en se ponctionnant eux-mêmes. D'une main il gagne sur les rendements de ses placements boursiers, et de l'autre il perd sur les revenus de son travail même.
Bien entendu, tout cela n'est pas si simple, puisque le taux d'intérêt d'un crédit provenant du deuxième pilier peut aussi être payé (et donc prélevé sur) des travailleurs étrangers si ce sont des entreprises étrangères qui ont contracté le-dit crédit. Dans ce cas ce sont les travailleurs suisses qui ponctionnent la valeur du travail de travailleurs étrangers. Attention, l'inverse est aussi possible.
On me dira que le crédit est nécessaire, et que le deuxième pilier permet de donner aux entreprises l'argent dont elles ont besoin pour tourner ou pour se développer.
Certes, mais ce n'est pas le but premier d'un système de retraite, la question du crédit doit être traitée séparément, en outre, en société capitaliste on voit bien les limites de ce système, et c'est pourquoi il faut lui préférer l'AVS comme le soutiennent les partis de gauche.
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En Suisse, dès qu'on a 18 ans, on est censé cotiser à l'AVS. Toutefois, si on est sans revenu, on commence alors à cotiser à 20 ans.
Ceci, on l'apprend dans la petite brochure verte que l'on reçoit à ses 18 ans, lors d'une cérémonie de passage organisée dans sa commune.
Bizarrement, la brochure prévient aussi que si l'AVS ne nous envoie rien à nos 20 ans, c'est alors à nous de les contacter.
Il est quand même surprenant que cette information soit dans la brochure, car cela démontre, malheureusement, une normalisation de l'incapacité de l'AVS à gérer ces envois...
Et j'ai pu constater que c'est effectivement le cas !
L'AVS ne m'a rien envoyé à mes 20 ans, et j'ai passé les 1 an et demi qui ont suivi (j'ai à présent 21 ans) à les harceler pour obtenir de pouvoir cotiser... Non seulement ils ne répondent jamais au téléphone, mais qui plus est ils ont beau dire qu'ils vous enverront le nécessaire, ils n'envoient jamais !
Le pire, c'est que je ne suis pas un cas isolé... nombre de mes amis sont dans la même situation.
Bref, par la présente, permettez-moi de déplorer l'incompétence de ceux qui sont en charge de l'AVS.