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Le capitaine et l'officier de navigation d'un porte-conteneurs qui s'était échoué en octobre sur des plages de Nouvelle-Zélande ont été condamnés vendredi à sept mois de prison ferme. Ils ont causé la plus grande catastrophe environnementale depuis des décennies dans l'île australe.
Le Rena, battant pavillon libérien, s'était échoué le 5 octobre dernier sur un récif situé à 22km au large de Tauranga sur la côte est de l'île Nord du pays, déversant quelque 300 tonnes de fioul lourd et quelques-uns de ses conteneurs dans la mer.
Les deux hommes encouraient une peine de sept années d'incarcération et ont plaidé coupable lors du procès. Ils étaient inculpés pour navigation dangereuse, déversement de substances toxiques et obstruction au bon cours de la justice en falsifiant des documents du navire.
Le Rena devait accoster à Tauranga, principal port d'exportation néo-zélandais situé à 200 km au sud-est d'Auckland, avant de rejoindre Singapour. Selon la justice néo-zélandaise, le capitaine du navire a notamment ordonné à son second de prendre un raccourci pour ne pas arriver trop tard à Tauranga, conduisant le Rena à ne pas suivre la route réglementaire.
Flore et faune marine décimées
Le Rena s'était échoué dans l'une des plus belles anses de Nouvelle-Zélande, la baie de Plenty, avec 1673 tonnes de carburant dans ses cuves, souillant la mer et les rivages et créant une vive émotion. Le directeur des Services maritimes de Nouvelle-Zélande, Keith Manch, s'est félicité du jugement du tribunal de Tauranga.
Le Rena a libéré plus de 300 tonnes de fioul qui ont pollué les plages de la côte sauvage, riche en flore et en faune marines, dont des baleines, dauphins, pingouins et autres phoques. Quelque 5000 volontaires s'étaient relayés pour recueillir plus d'un kilomètre cube de sable et de terre souillés.
Le gouvernement néo-zélandais a estimé la facture du nettoyage des côtes à 130 millions de dollars néo-zélandais (93 millions de francs), dont plus de la moitié seront couverts par le propriétaire du Rena, l'armateur grec Costamare Shipping Company, et ses assureurs.
ATS