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La couverture de la première édition de la version française de "Autant en emporte le vent", paru en 1938 aux éditions Gallimard. [Roger-Viollet via AFP]
Publié en 1936, prix Pulitzer en 1937, le récit des aventures de Scarlett O’Hara et Rhett Butler a connu un succès immédiat. Aujourd’hui, le livre s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires dans le monde.
"Autant en emporte le vent" est l’unique roman de la journaliste Margaret Mitchell, née à Atlanta (Géorgie) en 1900 et morte d’un accident à 49 ans. Cette épopée populaire s’apparente à celles du 19e siècle par ses descriptions détaillées. Mais son héroïne, une femme libre dans un Sud des États-Unis corseté, incarne le passage de l’ancien au nouveau monde.
Josette Chicheportiche, qui signe la nouvelle traduction qui paraît aux, s'est placée au plus près de l’original, dont elle a rendu fidèlement les aspects les plus choquants, comme certains propos sur les esclaves noirs que tiennent plusieurs personnages du roman.
Pour le langage que Margaret Mitchell prête aux esclaves, elle a puisé chez Maupassant des tournures comme "j’avions décidé", ou "Mam’zelle Scarlett, la pas voulu". Les métaphores de la célèbre Mammy, la grosse nounou de la famille O’Hara, sont particulièrement éloquentes, tel ce jugement sans appel sur Scarlett: "vous êtes rien qu’une mule avec un harnais de ch’val".