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Les vagues de chaleur amènent non seulement un inconfort général et des nuits blanches, mais peuvent également être la cause de décès. La Suisse a subi de puissantes vagues de chaleur au cours des étés 2003 et 2015, les deux étés les plus chauds qu'on ait enregistrés depuis plus de 150 ans. De nouveaux records de chaleur ont été atteints en juin 2017. Les zones urbaines sont le plus fortement affectées par les vagues de chaleur, car ces régions font l'expérience de l'effet îlot de chaleur urbain (Urban Heat Island UHI en anglais). Les raisons de ces îlots de chaleur urbains résident dans les couleurs plus sombres des toits et des rues, qui absorbent davantage l'énergie des radiations solaires, la plus faible étendue de zones d’ombre, l'absence de refroidissement par évaporation qu'apporte la végétation, le manque d'espaces ouverts.
Des chercheurs de l'ETH Zurich et de l'Empa étudient les îlots de chaleur afin de développer des mesures efficaces contre ce phénomène. Ils ont combiné des modèles de prévisions météorologiques avec les effets thermogènes qu'exercent les bâtiments et les rues. Il en a résulté une cartographie détaillée de la chaleur à Zurich, qui peut être utilisée pour pronostiquer avec précision les températures locales de l'air, comme le communique la Confédération.
Les effets îlot de chaleur urbain sont plus forts pendant la nuit, car les matériaux ayant servi à construire les bâtiments stockent la chaleur pendant la journée et la restituent pendant la nuit. Une analyse de la nuit du 21 au 22 juin a révélé des températures nocturnes particulièrement élevées à Zurich dans le centre-ville à la forte densité de construction et des températures relativement plus fraiches près des rives du lac, le long de la Limmat, et sur les pentes du Züriberg, où l'air frais descend de hauteurs plus élevées pendant la nuit.
Les vagues de chaleur seront en augmentation à l’avenir, comme le souligne la Confédération. De ce fait, l'évaluation des îlots de chaleur urbains et des stratégies à mettre en œuvre pour les limiter deviennent de plus en plus importants. C’est pourquoi, les chercheurs n’entendent pas uniquement mieux comprendre ce qui est à l’origine des îlots de chaleur, mais aussi développer des mesures restrictives, telles que l'utilisation plus active de l'eau urbaine pendant les vagues de chaleur, des mesures de rafraichissement temporaires comme des zones ombragées intelligentes en ville ou des systèmes de refroidissement des chaussées.
Pour être véritablement efficaces, ces mesures restrictives contre les îlots de chaleur doivent être combinées avec les mesures d’adaptation aux changements climatiques et être mises en œuvre à long terme. Il s’agit notamment d’approches relevant de l’aménagement du territoire comme les espaces non construits, une réduction de l’imperméabilisation du sol, l’augmentation de mesures d’ombragement et de végétalisation, ainsi qu’une orientation optimale des axes de circulation.
La Confédération a introduit depuis plusieurs années déjà une stratégie d’adaptation aux changements climatiques inévitables. En 2012, elle a adopté la première partie de sa stratégie (buts et principes), le plan d’action le 9 avril 2014 (cf. notre news).
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