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2/4 Le système hormonal : les œstrogènes et la progestérone
Le système hormonal féminin
Poursuivons notre série d’articles consacrés aux hormones en nous intéressant au système hormonal féminin qui est connu pour sa complexité.
Les hormones féminines : lesœstrogènes et la progestérone
Le système hormonal de la femme est régi par l’hypothalamus, une glande située dans le cerveau. Celui-ci agit directement sur une autre glande, l’hypophyse, qui intervient sur les ovaires via les hormones dites hypophysaires (hormones FSH et LH). Sous leur action, les ovaires sécrètent deux types d’hormones sexuelles féminines, la progestérone et les œstrogènes. Cette sécrétion se déroule selon un cycle de 28 jours environ. Il s’agit du cycle menstruel, où l’ovaire libère chaque mois un ovocyte et où le corps se prépare à accueillir une éventuelle grossesse.
Lors de la première partie du cycle, c’est la production d’œstrogènes qui est favorisée. Ces hormones féminines contribuent à la maturation des ovocytes et à l’épaississement de la muqueuse utérine. Puis vient l’ovulation, au milieu du cycle, où les ovaires libèrent un ovocyte prêt à être fécondé. Alors commence la sécrétion de progestérone. Tout comme la sécrétion d’œstrogènes, elle va perdurer si l’œuf est fécondé et qu’une grossesse commence. Dans le cas contraire, la production de ces hormones féminines s’effondre jusqu’au moment des règles. Puis un nouveau cycle commence, avec à nouveau une reprise de la sécrétion d’œstrogènes, puis de progestérone et à nouveau un effondrement. Et ainsi de suite : on estime qu’une femme va connaître dans sa vie environ 450 cycles, marqués par ces variations hormonales.
La variation des taux d’œstrogènes et de progestérone dans l’organisme s’accompagne chez certaines femmes de troubles particuliers, comme des migraines chroniques (migraines hormonales), de la fatigue, de l’irritabilité.
Le rôle des oestrogènes
Nous l’avons vu : les œstrogènes jouent un rôle essentiel dans la reproduction et dans la régulation du cycle menstruel. Ce sont elles également qui donnent les caractéristiques féminines au corps, commandant le développement des seins, l’élargissement du bassin et conférant aux femmes une voix aiguë. Mais leur rôle ne s’arrête pas là. Elles ont un effet bénéfique sur le système cardio-vasculaire, participent au développement du système nerveux, agissent sur le foie et les tissus adipeux. Au niveau du squelette, elles favorisent la fixation du calcium dans les os. Elles interviennent aussi dans la régulation de le température corporelle.
La ménopause : chute de la production d’œstrogènes et de progestérone
Au moment de la ménopause, la sécrétion de progestérone d’œstrogènes chute brutalement. C’est la cause directe des bouffées de chaleur notamment que connaissent certaines femmes durant cette période. De plus, le calcium se fixe moins bien sur les os, favorisant les problèmes d’ostéoporose. Enfin, les femmes deviennent alors tout autant sujettes que les hommes aux maladies cardio-vasculaires.
Mais si la chute de leur sécrétion peut être problématique, leur trop longue présence dans le corps l’est aussi. Les femmes qui ont une puberté précoce ou une ménopause tardive par exemple sont exposées plus longtemps aux œstrogènes et ont plus de risque de développer certaines maladies comme le cancer du sein ou de l’utérus.
Accueillir les grands bouleversements hormonaux
Entre la puberté, la pré-ménopause, la ménopause et la post-ménopause, la vie hormonale d’une femme est mouvementée. Si l’on ajoute à cela une ou plusieurs grossesses, on arrive presque à une continuité de déséquilibres et de perturbations du système hormonal. Il est donc important de comprendre son fonctionnement et d’en prendre soin.
La ménopause est un moment de vie particulièrement difficile à passer pour certaines. La chute de la production d’hormones peut être cause de fatigue chronique, migraine, insomnie, anxiété voire dépression. Pour traverser cette étape de manière harmonieuse et sereine, il est possible d’avoir recours à différentes médecines douces telles que la phytothérapie, l’homéopathie, l’acupuncture, l’activité physique, la réflexologie, la kinésiologie…
Notre prochain article abordera le fonctionnement du système hormonal masculin.
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