Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07066.jsonl.gz/1029

Une pétition réclame la restitution des Joyaux de la Couronne britannique à Angers, berceau des ducs d'Anjou qui ont régné sur l'Angleterre de 1154 à 1485. Le texte réveille - avec une bonne dose d'humour - la rivalité entre la France et son meilleur ennemi.
Les 2000 signataires de cette pétition, relayée sur le site officiel de cette ville de 150'000 habitants, entendent ainsi obtenir "compensation de la spoliation des droits de la dynastie angevine" après la décapitation d'Edouard Plantagenêt, son dernier descendant direct, en 1499 à l'âge de 25 ans par Henri VII Tudor, alors nouveau roi d'Angleterre.
"Ainsi prenait fin, par un crime d'Etat, trois siècles et demi de règne des Plantagenêt", considèrent les défenseurs de cette dynastie, dont les plus illustres membres sont Richard Coeur de Lion ou encore Aliénor d'Aquitaine.
Procès en réhabilitation
Un "procès en réhabilitation" d'Edouard Plantagenêt sera organisé "pour montrer qu'il s'agissait d'un enfant innocent, qui aurait dû monter sur le trône", a dit à Reuters Calixte de Nigremont, "maître de cérémonie" d'une manifestation culturelle d'Angers, les "Accroche-Coeurs".
Des avocats anglais sont attendus pour défendre la cause d'Henri VII et les droits de l'Angleterre à conserver les Joyaux de la Couronne.
Les flèches d'Azincourt
Mais leur demande, relayée par des médias britanniques, suscite d'ores et déjà un tollé chez certains sujets de sa Très Gracieuse Majesté.
"La France devrait trouver de meilleurs moyens pour soutenir son euro en difficulté plutôt que d'essayer de prendre les Joyaux de la Couronne", écrit ainsi un internaute du "Daily Mail", journal dont le site a dû clore ses commentaires après avoir reçu 712 contributions amusées ou vindicatives.
"Dites aux Français de nous rendre les flèches d'Azincourt", ajoute un autre, pince-sans-rire, en référence à la bataille de la guerre de Cent Ans où l'importante cavalerie française fut anihilée en 1415 par les archers britanniques.