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Le chantage
- Enjeux de société
- Vidéo 5 min.
26 août 1999
Temps présent
Durant la délicate affaire des fonds en déshérence, lassé et irrité par les pressions de l'administration américaine et du Congrès juif mondial, Jean-Pascal Delamuraz lâche une phrase qui aura l'effet d'une bombe. Il n'hésite pas à parler de chantage et de demande de rançon. Les réactions sont immédiates et violentes, au point d'obliger le conseiller fédéral à exprimer ses regrets.
Dans cet extrait, Temps présent revient sur cette épisode de l'affaire des fonds juifs et interroge notamment le conseiller personnel de Jean-Pascal Delamuraz.
Ce document a été diffusé à l'antenne sous le titre original : Fonds juifs, 3 ans dans la tempête
Fils du syndic de Paudex, Jean-Pascal Delamuraz est né le 1er avril 1936. Licencié en sciences politiques de l'Université de Lausanne, il s'engage dans l'organisation de l'Exposition nationale de 1964, poste qui lui permet d'être remarqué par les chefs du parti radical. Il est chargé ensuite d'organiser le secrétariat permanent du parti radical vaudois, avant d'en prendre la direction. En 1966, il est élu conseiller communal de Lausanne et, trois ans plus tard, à la municipalité.
Durant toute sa carrière, Jean-Pascal Delamuraz a incarné le radicalisme vaudois. En 1983, lorsque s'ouvre la succession de Georges-André Chevallaz au Conseil fédéral, la candidature de Delamuraz s'impose. Il est élu sans difficulté et siégera au gouvernement jusqu'en mars 1998, occupant d'abord le poste de chef du Département militaire fédéral puis celui de l'Economie publique.
Jean-Pascal Delamuraz est un des architectes des relations entre la Suisse et l'Europe qui doivent, à son sens, d'abord passer par l'adhésion à l'Espace Economique Européen puis par l'adhésion à la Communauté européenne. Il sera désavoué par la votation populaire du 6 décembre 1992.
Affaibli par la maladie, il est contraint à la démission le 30 mars 1998, après quatorze ans passé au gouvernement. Il meurt six mois plus tard, le 4 octobre.