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Le 21 décembre et après celles adoptées en 2007 et 2008, l’Assemblée générale de l’Onu a adopté une troisième résolution en faveur d’un moratoire mondial sur les exécutions. Le nombre d’États qui ont voté cette année en faveur de la résolution (109) est en légère hausse par rapport à 2008 (106) ce qui est d’autant plus réjouissant que le nombre d’États qui se sont abstenus est lui aussi en hausse (35 contre 34 en 2008). La tendance abolitionniste se confirme donc au niveau mondial ce dont Amnesty International se réjouit.
La résolution demande aux Etats dont la loi autorise encore la peine de mort de décréter un moratoire en vue d’abolir complètement cette peine. La résolution de l’Assemblée générale n’est certes pas contraignante, mais elle a un poids politique et moral important. Nous espérons que la résolution mette encore plus de pression sur les pays qui recourent encore à la peine de mort et que ceux-ci suspendent les exécutions, comme première étape vers l’abolition totale.
En 2009, sans compter les exécutions survenues en Chine, qui refuse de publier ses statistiques, au moins 714 personnes ont été exécutées dans 18 pays et au moins 2 001 condamnées à mort dans 56 pays. Outre la Chine, dont Amnesty International qu’elle exécute plusieurs milliers de personnes chaque année, les plus mauvais élèves dans ce domaine ont été l'Iran, l'Irak, l'Arabie saoudite et les États-Unis. En violation du droit international, l'Arabie saoudite et l'Iran ont exécuté sept personnes qui étaient mineures au moment des faits qui leur étaient reprochés.