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Coup de théâtre au sein de la famille Agnelli. Alors que l’on pensait que la sérénité était revenue au sein du clan, Margherita Agnelli de Pahlen a remis sur la table la question du partage de l’héritage de son père, Giovanni Agnelli, le légendaire patron de Fiat.
Lors de son décès, en 2003, elle avait accepté de renoncer à sa participation dans la société Dicembre qui contrôle en cascade tous les investissements de la famille. Elle abandonnait ainsi ses prétentions sur le constructeur automobile Fiat qui à l’époque était en difficulté. En échange, Margherita Agnelli a hérité d’un vaste patrimoine (argent, maisons, meubles et œuvres d’art) estimé à plus d’un milliard d’euros.
Mais, en 2007, elle a contesté ce partage devant les tribunaux, estimant avoir été trompée sur le montant réel de la succession. Une requête rejetée par diverses instances judiciaires.
Le décès, en 2019, de sa mère Marella Agnelli Caracciolo a relancé les doutes de Margherita. Elle souhaite remettre à plat l’entière succession et avoir des éclaircissements sur Dicembre. Véritable coffre-fort familial, cette société, qui pèse désormais des dizaines de milliards, est aujourd’hui contrôlée par les trois enfants issus du premier mariage de Margherita avec l’écrivain Alain Elkann. John Elkann en possède 60%, contre 20% chacun à Lapo et Ginevra. Dicembre regroupe les participations dans les constructeurs Stellantis (issu de la fusion du groupe PSA et de Fiat Chrysler), Ferrari et CNH Industrial, le club de football Juventus et divers médias comme La Repubblica. Margherita de Pahlen estime que les cinq autres enfants qu’elle a eus avec le comte Serge de Pahlen ont été lésés dans la répartition de l’héritage. Elle s’est donc adressée à la justice genevoise qui devra trancher cette bataille familiale.