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La réponse a été mise à jour le 7 novembre 2023.
Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
Pour commencer, voici la définition provenant de l'article de l’Encyclopédie Universalis consacré à Yom kippour et écrit par Richard Goulet :
« La plus solennelle des fêtes religieuses juives, Yom Kippūr, est célébrée le 10 du mois de tishri [Selon le calendrier juif, l’année juive commence par le mois de tishri, qui coïncide avec celui de septembre ou octobre]. Au cours de cette fête de l'Expiation des péchés, on restaure la relation d'amitié du fidèle avec Dieu. La Bible l'appelle Shabbat Shabbaton ("sabbat du repos solennel", littéralement : "sabbat des sabbats") car il est de rigueur de solenniser ce jour et de cesser alors tout travail, même si la fête tombe en semaine et non le jour du sabbat. Yom Kippūr est marqué notamment par l'abstention de nourriture, de boisson, de rapports sexuels ; sont prescrits aussi une onction d'huile et le port de souliers de cuir. La confession des péchés est accompagnée de prières de supplication par lesquelles on implore le pardon divin ; entre amis on se confesse et on se demande pardon mutuellement — condition reconnue nécessaire à l'obtention du pardon de Dieu. Le sérieux de la célébration du Yom Kippūr se mesure à la sincérité du repentir qui est manifestée par une amélioration de la conduite et par l'accomplissement de bonnes actions. »
La suite de l’article précise le déroulement de la cérémonie au niveau symbolique et des rituels. On lit notamment qu'« À l'origine, le grand prêtre exécutait au Temple une cérémonie sacrificielle complexe, confessant successivement ses péchés, les péchés des prêtres et les péchés d'Israël. Vêtu de lin blanc, il entrait ensuite dans le saint des saints (seul jour de l'année où cela était permis) pour y faire des aspersions avec le sang du sacrifice et offrir de l'encens. À la fin de la cérémonie, on conduisait au désert, où il était voué à la mort, un bouc émissaire qui portait symboliquement les péchés de la nation. »
L’article s’achève en révélant des différences selon les communautés :
« Après la destruction du second temple de Jérusalem, la liturgie du Yom Kippūr fut représentée symboliquement dans les synagogues ; certaines communautés juives passent encore la journée entière dans la prière et la méditation. La veille du Yom Kippūr, l'office synagogal commence avec le Kol Nidre [prière d’annulation publique des vœux], qui est suivi d'une absolution. Dans certaines communautés juives, on a conservé la coutume qui consiste à réciter des versets des Psaumes, tout en balançant un poulet ou dix-huit pièces de monnaie au-dessus de sa tête avant d'en faire l'aumône. »
L’article Pourquoi Yom Kippour est le jour le plus important de l’année juive, paru le 4 octobre 2022 sur le site du National Geographic nous livre d’autres informations :
« Quand le son des dernières prières s’estompe, on sonne le chophar (une corne de bélier). C’est le signe que le pardon de Dieu a été accordé et que le jeûne de vingt-cinq heures est terminé. Les fidèles affamés se dirigent alors vers leur domicile pour aller rompre le jeûne avec famille et amis. Aux États-Unis, le repas typique pour Yom Kippour ressemble à un brunch : bagels, poisson fumé et délices sucrés et succulents. »
Il semble que le chophar pourrait être un objet symbolisant cette fête. Vous pouvez voir quelques chophars dans les collections en ligne du Musée juif de Suisse à Bâle.
Quant au texte sacré mentionnant cette célébration, Thomas Römer, dans le chapitre Ancien Testament et Bible hébraïque de son livre L’Ancien Testament, nous dit ceci :
« Le livre du Lévitique (en hébreu, Wayyiqra’, "il appela") précise alors quels sont les différents types de sacrifices (Lv 1–7) avant de relater l’installation d’Aaron et de ses fils comme prêtres, ainsi que le danger de présenter des sacrifices qui ne correspondent pas à la volonté divine (Lv 8–10) ; suit une série de règles en matière de pureté et d’impureté, une autre compétence des prêtres (Lv 11–15). La première partie du livre se termine par les rituels de purification du sanctuaire et de la communauté, rituels qui doivent avoir lieu une fois par an (on y trouve le rituel dit du bouc émissaire), c’est le Yom Kippour : le jour de l’Expiation ou du Pardon (Lv 16). La seconde partie du livre (chap. 17–26, avec un appendice au chap. 27) est appelée souvent "loi de sainteté" à cause du refrain adressé aux destinataires : "Soyez saints comme moi je suis saint." »
Dans l'ouvrage collectif Les fêtes religieuses : 50 fiches pour découvrir et comprendre les temps forts de l'hindouisme, du taoïsme, du bouddhisme, du judaïsme, du christianisme et de l'islam, on en apprend plus sur la liturgie de Kippour :
« [...] psaumes de repentance, textes issus de la Torah, poèmes composés dans l’Antiquité et au Moyen Âge, réflexions sur le sens de la vie. À l’office du matin, un fidèle lit le chapitre 58 du livre d’Isaïe. À l’office de l’après-midi, un autre lit le livre du prophète Jonas qui évoque le repentir des habitants de Ninive. Dans l’une des prières de Kippour, les fidèles demandent : "O Eternel notre Dieu, fais que l’humanité devienne tel un bouquet harmonieux pour accomplir Ta volonté d’un cœur sincère !". Il ne s’agit pas de réduire l’humanité à une seule foi : un bouquet peut être formé de plusieurs fleurs. L’espérance d’Israël affirme qu’un jour tous les peuples s’entre-béniront dans la paix, car ils se reconnaîtront enfants de Dieu. Kippour se termine par ce verset universel du prophète Ézéchiel (18, 32) : "Car Je ne désire pas la mort du méchant, oracle de l’Éternel, mais revenez (vers le bien de Dieu) et vous vivrez !". »
L'émission Faut pas croire de la Radio télévision suisse (RTS) résumait le 4 octobre 2008, la célébration de cette fête en 1:32 minutes : Fête religieuse : Yom Kippour.
Les coutumes de célébration du Yom Kippour sont diverses selon les régions du monde et sont essentiellement liées aux aspects alimentaires, comme nous pouvons le voir, par exemple, dans l'article Comment les Juifs du monde rompent le jeûne de Yom Kippour, paru le 1ᵉʳ octobre 2017 dans le Times of Israël.
Voici également une sélection non exhaustive de documents en lien avec Yom Kippour :
- Etude sur le Yom Kippour : son institution en Lévitique 16, 1-34 de Gérald Machabert
- Rituel de Yom Kippour : rite séfarade
- Le livre de Jonas et la fête de Kippour par Claude Vigée
Aux Bibliothèques municipales de la Ville de Genève, vous trouverez également les documents suivants :
- 3 minutes pour comprendre les 50 notions-clés du judaïsme : la Torah, la bar-mitsva, Yom Kippour, l'antisémitisme, Ashkénazes et Sépharades, la femme juive, le chabbath, la cuisine, l'humour juif... d'Eliette Abecassis
- Prières pour le jour du Grand Pardon : Yom Kippour d'Emile Kacmann - CD de musique synagogale.
Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.
Cordialement,
www.interroge.ch
Service de référence en ligne des bibliothèques de la Ville de Genève