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Pour le premier comité, il s'agit surtout de liberté d'expression. Le comité interpartis, surtout composé de membres de l'UDF et de l'UDC, essentiellement alémaniques, se nomme "Non à cette loi de censure" et s’oppose à la loi pour une protection contre les discriminations liées à l'orientation sexuelle
Ils disent craindre "une muselière à la parole, un bâillon à la réflexion et une criminalisation d'opinions légitimes". Mais que craignent-ils de ne plus pouvoir dire?
Des mêmes droits pour tous
Marc Früh, président de l'UDF du Jura bernois, seul Romand membre du comité, donne l'exemple d'un médecin qui devrait pouvoir "expliquer les côtés positifs, mais aussi les côtés négatifs de l'homosexualité" sans craindre de plainte, ou encore d'un pasteur "qui du haut de la chaire devrait pouvoir parler de sa manière à lui de voir l'homosexualité" sans risquer d'être arrêté comme c'est arrivé à un pasteur en Angleterre, "arrêté séance tenante".
"Un enseignant ou un éducateur doit pouvoir parler dans une classe clairement du positif, mais aussi du négatif", note le président de l'UDF du Jura bernois, qui pointe du doigt les questions liées à la procréation. "On doit pouvoir parler de ces choses d'une manière libre."
Autre exemple avancé par le comité, un hôtelier doit pouvoir continuer à refuser d'accepter quelqu'un parce qu'il est homosexuel: "Si la personne vient clairement en démontrant, en provoquant qu'il est homosexuel et qu'il veut dormir dans cet hôtel et que le propriétaire décide autrement, c'est la liberté du propriétaire, c'est sa liberté d'accueillir telle ou telle personne." Et de répéter "Je pense qu'il faut laisser la liberté."
>> Les précisions du 19h30:
Marie Giovanola/ebz