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Onction des malades
Question:
Dans la Bible, il est fait mention de l'onction des malades dans l'épître de Jacques. Cette pratique dont le sens m'échappe se retrouve souvent dans les milieux catholiques mais pas dans les milieux évangéliques... Pourriez-vous me dire si cette onction a une place importante dans la foi chrétienne ? Serait-elle liée au don de guérison ?
Réponse:
Voyons le texte cité:
Jacques 5:14-15 Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les anciens de l’Eglise, et que les anciens prient pour lui, en l’ oignant d’huile au nom du Seigneur; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné.
Le passage de Jacques 5:14-15 a fait couler encore plus d'encre que d'huile... Certains en ont déduit que la guérison physique est TOUJOURS accordée lorsqu'on oint d'huile un malade, d'autres ont voulu y trouver une justification de l'"extrême onction" (pratique qui n'a commencé qu'au 8e siècle, et qui n'est pas du tout biblique), et d'autres encore en ont déduit qu'il faut invoquer Dieu avant de prendre des remèdes.
La solution est évidente lorsqu'on examine ce que Jacques entendait par "malade". Le mot grec astheneo (verset 14) est souvent traduit par malade en français, mais son sens primaire veut dire faible ou sans force. Voici d'ailleurs la liste des équivalences en français:
1) être faible, être sans force, impuissant
2) être faible en moyens, nécessiteux, pauvre
3) un malade, être malade
4) au sens théologique pour parler de la faiblesse de la foi.
Au verset 15 on a le mot kamnonta, qui est aussi traduit par "le malade", et signifie littéralement "être fatigué". On peut donc estimer que Jacques pensait en priorité à ceux qui sont faibles et impuissants spirituellement. (Voir plus bas l'application aux malades).
Parmi les instructions aux responsables des églises il y avait "consoler ceux qui sont abattus" et "supporter les faibles" (1 Th 5:14). Celui qui réalise son état de faiblesse, peut demander l'aider des anciens qui prieront pour lui, le "frotteront" avec l'huile (ce qui a le sens de conférer un honneur) et la prière de la foi guérira l'homme de son découragement et de sa faiblesse spirituelle et "Le Seigneur relèvera le fatigué" (trad. littérale).
La dernière partie du verset indique que la guérison est avant tout spirituelle: s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné.
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Diverses églises évangéliques utilisent ce cérémonial dans le but de guérir des maladies physiques. Bien que ce ne soit pas le sens premier de ce passage, il n'y a aucun inconvénient (opinion personnelle), à condition que le malade et les anciens soient conscients que l'on ne "force pas la main à Dieu" ! Dieu guérit qui il veut, comme il veut, par le moyen de médecins et de remèdes ou miraculeusement, mais Dieu peut aussi répondre NON ! à une demande de guérison, comme Dieu l'a fait à trois reprises pour Paul. Mais prier pour et avec les malades est absolument biblique. Tout chrétien devrait le faire avec persévérance.
Au sujet des miracles, lisez: Signes, miracles et guérisons et voyez aussi dans le dossier: Série d'études - Bible pratiques charismatiques: 7 - Les miracles de Dieu et plus spécialement: 8 - Guérison et délivrance.
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