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Le président équatorien Rafael Correa a dit lundi que son pays examinerait une éventuelle demande d'asile de Bachar al-Assad si son homologue syrien la présentait. L'Equateur a octroyé l'asile politique au fondateur de WikiLeaks, l'Australien Julian Assange, réfugié à l'ambassade équatorienne à Londres depuis juin.
"N'importe quelle personne demandant l'asile à l'Equateur, nous allons étudier sa demande évidemment, comme venant d'un être humain dont les droits doivent être respectés", a déclaré M. Correa au quotidien brésilien "Folha de Sao Paulo".
Le président équatorien a confirmé que le vice-ministre syrien des affaires étrangères, Fayçal Mekdad, avait effectué une visite à Quito il y a quinze jours. Mais il a nié des informations de la presse israélienne selon lesquelles il avait discuté avec lui d'un éventuel asile pour le président Bachar al-Assad et sa famille.
Le ministre équatorien des affaires étrangères, Ricardo Patino, a lui aussi démenti que son pays ait offert l'asile à Bachar al-Assad.
"Ces conversations n'ont jamais eu lieu", a expliqué M. Correa au cours d'une interview menée en marge du sommet du MERCOSUR vendredi à Brasilia. Il a précisé que M. Mekdad était venu à Quito pour remercier l'Equateur de sa "position objective" sur la guerre civile en Syrie. M. Mekdad s'est rendu également à Cuba, au Venezuela et au Nicaragua pendant sa tournée en Amérique latine.
"L'Equateur n'a jamais été en faveur de la violence. (...) Pouvons-nous croire toutes ces nouvelles sur les massacres du dictateur? Rappelons-nous ce qui s'est dit sur l'Irak, les armes de destruction massive. Et avec cela, ce qui a été fait, ça a été de massacrer tranquillement les Irakiens", a ajouté M. Correa.
ATS