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Les deux systèmes utiliseront un combustible solide à base d’uranium et de thorium. Le combustible introduit dans le réacteur à lit de boulets refroidi au sel passera par un seul cycle tandis que pour le réacteur à sels fondus, il s’agira d’un cycle du combustible ouvert. La puissance des deux réacteurs sera de 2 MW seulement. L’institut espère cependant pouvoir lancer la construction d’un réacteur à sels fondus fonctionnant au thorium et présentant une puissance de 10 MW d’ici 2025.
Le thorium et l’uranium sont des éléments de faible activité présents naturellement sur Terre. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) estime les réserves mondiales de thorium à plus de 4,5 millions de tonnes. L’élément n’est pas directement fissile mais il permet d’obtenir de l’uranium 233, facilement fissile, par capture neutronique. Etant donné que la fission d’un noyau d’uranium 233 libère en moyenne plus de deux neutrons, l’un peut être utilisé pour la fission d’un autre noyau d’uranium 233, et l’autre pour la transmutation du thorium en uranium.
Pour en savoir davantage consultez notre feuille d'information «Thorium: le combustible nucléaire de demain?».
Source
M.B./C.B. d’après NucNet du 19 juin 2014