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Benoît XVI, arrivé mardi après-midi à Yaoundé, restera au
Cameroun jusqu'à vendredi. Il y célèbrera jeudi une messe en plein
air dans le stade Amadou Ahidjo de la capitale camerounaise, qui
est en mesure d'accueillir plusieurs dizaines de milliers de
personnes.
Rencontre avec "le monde de la souffrance"
Une rencontre avec des représentants de la communauté musulmane
et une autre avec "le monde de la souffrance", notamment des
malades et des handicapés, sont également prévues.
Benoît XVI quittera le Cameroun pour l'Angola, pays qui panse les
plaies de 27 ans de guerre civile, vendredi en milieu de journée.
Samedi, il présidera une rencontre avec des milliers de jeunes dans
le stade dos Coqueiros de Luanda.
Une messe en plein air aura lieu le dimanche 22 mars à Luanda, sur
la vaste esplanade de Cimangola. Elle sera suivie d'une rencontre
avec les mouvements catholiques de promotion de la femme.
Deux pays, deux réalités
Benoît XVI, qui a placé l'année 2009 sous le signe de l'Afrique,
découvrira deux réalités différentes au Cameroun puis en Angola,
deux pays aujourd'hui en paix contrairement à d'autres comme le
Soudan ou encore la République démocratique du Congo.
Les deux destinations - le Cameroun officiellement francophone et
anglophone où les relations entre chrétiens et musulmans sont
bonnes, et l'Angola lusophone, premier pays africain à avoir été
évangélisé - ont été choisies pour donner une portée générale à ce
voyage.
Selon les statistiques officielles de l'Eglise catholique, le
nombre de fidèles en Afrique a encore progressé de 3% en 2007,
alors qu'il est resté stable sur l'ensemble de la planète.
afp/cer
Le pape sur le sida et le négationnisme
Concernant le sida, qui touche particulièrement le continent africain, Benoît XVI estime que le problème ne "peut pas être réglé" par la "distribution de préservatifs".
"On ne peut pas régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs. Au contraire, leur utilisation aggrave le problème", a-t-il dit.
Le pape a estimé que la solution passait par "un réveil spirituel et humain" et l'"amitié pour les souffrants".
Quant à la polémique sur les évêques intégristes, le pape a affirmé qu'il ne se sentait "pas seul", comme l'a affirmé la presse italienne après sa décision controversée de lever l'excommunication d'un évêque intégriste négationniste.
"A la vérité, ce mythe de la solitude me fait rire, tous les jours je rencontre beaucoup de monde (...) Je suis entouré d'amis. La solitude n'existe pas (...) Je ne me sens seul d'aucune façon", a déclaré le pape.