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Jamal el Haji était emprisonné à la prison de Jeida à Tripoli depuis le 9 décembre 2009 pour avoir dénoncé les mauvais traitements subis lors de sa détention de février 2007 à mars 2009. Il avait dénoncé notamment les conditions d’hygiène déplorables dans sa première prison et l’absence de traitement médical adapté, les refus de visite opposés à sa famille et à son avocat et des violations de son droit à un procès équitable. En raison de sa plainte, adressée à Mustafa Abdeljalil, secrétaire du Comité populaire général de la Justice et de la Sécurité publique, il avait été inculpé d’insulte à magistrat. Amnesty International le considérait comme un prisonnier d'opinion.
La cour de sûreté de l’Etat libyen l'a reconnu non coupable et a ordonné sa libération. Jamal el Haji devrait pouvoir quitter la prison de Jeida prochainement. Amnesty International remercie toutes celles et ceux qui se sont engagés en faveur de Jamal el Haji et continuera à suivre l’évolution de la situation.