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Zürich, 06.09.2017
L'essai nucléaire mené dimanche par la Corée du Nord a provoqué des glissements de terrain dans la zone de la déflagration et au-delà, en témoignent des images de satellite publiées mercredi. Elles ne montrent cependant pas de cratère consécutif à un effondrement.
Le sixième test nucléaire nord-coréen a provoqué un séisme de magnitude 6,3, selon les sismologues américains. Il a été suivi peu après par une secousse de 4,1, ce qui a fait naître des questions sur la possibilité d'un effondrement sur le site et de la diffusion potentielle de matériaux radioactifs dans l'atmosphère.
Pyongyang a assuré avoir testé une bombe à hydrogène suffisamment petite pour être montée sur un missile, suscitant un déluge de condamnation et aggravant des tensions qui étaient déjà à des sommets.
Changements plus nombreux
Le site 38 North de l'université Johns Hopkins à Washington a publié des images de satellite datant de lundi, qui montrent des changements à la surface de Punggye-ri, le principal site des essais nucléaires nord-coréen. Le terrain a été soulevé dans les airs; des petits glissements de terrain ont charrié des matériaux dans le lit de ruisseaux.
"Ces perturbations sont plus nombreuses et plus étendues que lors des cinq essais menés auparavant par la Corée du Nord", écrivent les spécialistes de 38 North. "Il ne semble pas y avoir de signe d'un cratère d'affaissement comme suggéré par la réplique postérieure à l'essai".
Séoul a estimé l'énergie dégagée à 50 kilotonnes. D'après les chercheurs américains, la puissance du test était de 100 kilotonnes ou plus. Le Japon l'a estimée mercredi matin à environ 160 kilotonnes, contre 15 kilotonnes pour la bombe larguée, le 6 août 1945, sur la ville japonaise d'Hiroshima par les Américains et qui a fait 140'000 morts.
L'agence sud-coréenne de la sécurité nucléaire a expliqué mercredi qu'elle n'avait décelé aucune trace de matériaux radioactifs dans des échantillons d'air, de terre et d'eau prélevés après le test.
Après ce sixième essai nucléaire de Pyongyang, le plus puissant à ce jour, les Etats-Unis, avec leurs alliés européens et japonais, ont annoncé lundi négocier à l'ONU de nouvelles sanctions sévères contre la Corée du Nord. La position de la Chine et de la Russie, qui disposent d'un droit de veto, restait toutefois incertaine.