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Paris - Les mères qui consomment plus de 4,5 verres d'alcool par semaine pendant la grossesse pourraient altérer la fertilité future de leurs fils. C'est ce qu'avance une étude danoise présentée à Rome lors d'un congrès sur la fertilité.
Lorsque les mères ont bu 4,5 verres ou plus par semaine pendant leur grossesse, la teneur en spermatozoïdes du sperme de leurs fils, mesurée vingt ans plus tard, est plus basse d'un tiers par rapport à celui d'hommes non exposés à l'alcool in utero, indique cette étude.
A l'inverse, avec une consommation de moins de deux verres par semaine pendant la grossesse, le volume du sperme et la concentration en spermatozoïdes sont plus élevés, selon l'étude dirigée par le Dr Cecilia Ramlau-Hansen, de l'université d'Aarhus. Mais ce résultat pouvant être biaisé (par exemple par une déclaration inexacte de la consommation d'alcool par la mère) il n'est pas possible d'en tirer des conclusions, estime-t-elle.
Si l'impact de la consommation maternelle d'alcool sur le sperme des fils était confirmé, cela pourrait contribuer à expliquer la baisse de qualité du sperme observée ces dernières décennies, avance-t-elle. Jusqu'ici, la pollution (pesticides et autres perturbateurs endocriniens) sont le plus souvent mis en cause.
ATS