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La procédure pénale ouverte contre inconnu pour violation du secret de fonction dans l'affaire "Hainard" a été classée. Elle avait été ouverte en raison d'une plainte déposée par le conseiller d'Etat Jean Studer après un article publié en 2010 dans "Le Matin".
L'instruction n'a pas permis de révéler l'existence d'une violation du secret de fonction auquel sont soumis les fonctionnaires et les magistrats, a annoncé lundi le procureur suppléant extraordinaire Nicolas de Weck. Il est apparu comme "très vraisemblable" que la diffusion du document soit imputable à un tiers.
Le procureur neuchâtelois constate que les informations dévoilées ne portaient pas sur des données sensibles. Il estime également que ces révélations par voie de presse ne prétéritaient aucun intérêt public prépondérant ni ne portaient atteinte à des intérêts privés dignes de protection.
Cet article intitulé "Les combines du ministre" faisait état d'un procès-verbal dressé en 2009 devant un juge d'instruction. Il y était relaté que Frédéric Hainard, élu au Conseil d'Etat, mais non encore entré en fonction, s'était rendu en compagnie de sa "collaboratrice" au domicile d'un prévenu à qui il était reproché d'avoir commis des abus de confiance au préjudice d'une personne âgée, dont il avait la charge de gérer les affaires financières.
ATS