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La soirée électorale de mardi, marquée par une poussée démocrate, a fait émerger de nouveaux visages de la diversité aux Etats-Unis.
Même si elles n’ont pas infligé la claque espérée par beaucoup au président américain Donald Trump, les élections de mi-mandat ont donné lieu à une poussée des Démocrates, qui regagnent la Chambre des représentants, ainsi que plusieurs postes de gouverneur à travers les Etats-Unis. La victoire la plus emblématique de la soirée pour les LGBTI est sans doute celle arrachée par Sharice Davids dans le très conservateur Kansas. Femme, Amérindienne et lesbienne, cette jeune avocate a remporté plus de 52% des voix dans son district, une avance de huit points sur son principal rival républicain. Elle siégera à la Chambre des représentants.
Plusieurs politiciens LGBT se font aussi une place, comme Jared Polis au Colorado. A 43 ans, cet entrepreneur est le premier gouverneur a être élu aux Etats-Unis après avoir révélé son homosexualité. Dans l’Oregon, Kate Brown, politicienne ouvertement bisexuelle, a été réélue. Déception en revanche pour Christine Hallquist, qui espérait devenir la première gouverneure trans des Etats-Unis, dans le petit Etat du Vermont. Elle a perdu nettement (41%) face au sortant, le Républicain modéré, Phil Scott (55%).
Bye-bye Kim Davis
Les «midterms» ont par ailleurs donné lieu à d’innombrables scrutins et référendums locaux. Dans le comté de Rowan (Kentucky), l’icône de la droite homophobe, Kim Davis, a été éjectée de son poste de greffière. En 2015, au nom de ses convictions chrétiennes, elle avait bloqué la délivrance de certificats de mariage aux couples de même sexe, défiant ainsi les lois fédérales. Son passage en prison avait fait d’elle une martyre aux yeux de la droite US, mais manifestement pas aux yeux de ses concitoyens.
A noter encore que l’Etat du Massachusetts a voté très largement (68%) en faveur d’une loi qui préserve le droit des personnes trans à accéder aux toilettes et cabines d’essayage de leur choix. C’est la première fois que cette question apparemment triviale faisait l’objet d’un vote au niveau d’un Etat. Le sujet est devenu brûlant dans une grande partie de l’Amérique conservatrice ces dernières années, provoquant un phénomène de panique morale.
Le «Gay 4 Trump» ne fait pas recette
Du côté des fans gay du président – car il y en a – le cas de Peter Boykin était très suivi. Dans une circonscription difficile pour les Républicains, le fondateur du groupe Gays 4 Trump n’a guère fait d’étincelles dans la course au Congrès de Caroline du Nord. Il a obtenu 23% des voix face au Démocrate Amos Quick.