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Ici, nous avons aussi cette notion de cercle. Selon la technique spirituelle
bouddhiste tout à fait classique, le pèlerin devait faire
chacune des étapes en tournant autour du stupa, jusqu'au plus petit
tour qui est celui de l'unité tout en haut. Ce fameux rite est déjà
cité dans des textes pré-védiques au-delà de
2'7OO avant J.-C.
Ce rite s'appelle en Inde le rite de la pradakshinapatha. Et ce rite porte le nom de pradakshinapatha aussi bien dans le domaine de l'Hindouisme que du Jaïnisme ou du Bouddhisme : c'est tourner autour du divin pour éveiller le divin, c'est-à-dire amener la statue à vivre et donc à exalter sa puissance, mais en même temps prendre conscience du divin, le connaître sous tous ses aspects. La pradakshinapatha s'accomplit toujours dans le sens des aiguilles d'une montre, quelle que soit la religion. En Inde et jusqu'au fin fond du Sud-Est asiatique, toujours vous avez votre main droite en contact avec le naos. C'est pour cette raison que la traduction la plus académique et la plus juste de pradakchinapata est : circumambulation dextrogire. C'est exactement ce que les pèlerins font ici, ce qu'ils accomplissent étage après étage. En règle générale, dans les religions de l'Inde, et dans le Bouddhisme en particulier, il n'y a qu'un niveau de pradakchinapata, et il suffit. Mais nous sommes ici dans un Bouddhisme déjà tellement savant, tellement culturé, tellement complexe que c'est toute une série d'étages correspondant à toute une série de zones de prise de conscience qui nous amène à l' unité.