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C'est une sensation. L'AS Monaco a gagné 3-1 à Londres contre Arsenal en 8e de finale aller de la Ligue des champions. Les Gunners ont été désarmés par la qualité et l'organisation des Monégasques.
Les visiteurs ont pris l'avantage à la 38e sur une lourde frappe de Kondogbia, servi par Moutinho. Le tir du milieu de terrain, légèrement dévié par Mertesacker, ne laissait aucune chance à Ospina. Au grand dam d'un Emirates médusé, ils inscrivaient un deuxième but au terme d'un contre de manuel conclu par le vétéran Berbatov (57e). Fabinho chipait le ballon à Sanchez dans sa propre surface avant de partir à l'assaut, puis de transmettre à Martial, lequel servait le Bulgare sur un plateau.
Dans les arrêts de jeu, Oxlade-Chamberlain réduisait l'écart et entretenait un bref espoir (91e), car Ferreira-Carrasco concluait un nouveau contre fulgurant pour sceller le score (94e). On voit mal comment Arsenal pourra s'en relever.
Et si Monaco - qui n'a absolument rien volé à Londres - était la surprise de la saison en Ligue des champions? La question n'a rien d'incongru après le match aussi brillant qu'étonnant que les joueurs de la Principauté ont livré à l'Emirates. Très bien organisés défensivement, ce qui était attendu de la part d'un club n'ayant encaissé qu'un but lors de la phase de groupes, les Monégasques n'ont cependant pas fait que de se masser devant leur surface.
Les hommes de Jardim sont aussi sortis de leur camp à bon escient et ont démontré une maîtrise collective fort intéressante, ainsi qu'une qualité énorme dans les duels. A la baguette, Moutinho a touché beaucoup de ballons, dont il a fait le plus souvent un bon usage. Martial a aussi fait mal à la défense londonienne sur le flanc gauche, manifestant un gros impact.
Pour sa part, Arsenal a déçu une fois encore dans un grand match. Après une entame prometteuse durant les dix premières minutes, les Gunners ont balbutié leur jeu. Ils n'ont jamais trouvé la clé pour entrer dans le coffre monégasque, fort bien protégé. Seul Alexis Sanchez semblait avoir l'inspiration pour déstabiliser l'arrière-garde adverse, mais le Chilien était souvent trop isolé. La défense des Gunners a également souvent fait piètre impression.
La déception est aussi venue du manque d'implication et de présence de Cazorla et Özil, incapables créer les décalages et d'accélérer le jeu. Et aussi du terrible manque de précision de Giroud devant le but (37e/46e/52e/57e). D'ailleurs, Arsène Wenger perdait patience avec son avant-centre français, qu'il remplaçait par Walcott à l'heure de jeu.
Pour son 1050e match à la tête d'Arsenal, le technicien alsacien a donc subi une sacrée déconvenue. Ce revers inattendu va faire très mal. Il place surtout les Gunners en grand danger d'être éliminés dès les 8es de finale pour la cinquième saison consécutive.
ATS