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Extraordinaire époque où un prince prenait des leçons de musique par correspondance avec Jean-Baptiste Forqueray, maître de viole du 18ème siècle, à travers leur échange épistolaire. Le prince lui demande de lui envoyer de la musique pour viole, des cordes pour son instrument et des conseils pour s’en servir.
« Trop heureux, répond Forqueray, si dans le courant de ma vie je puis prouver à Votre Altesse, le désir que j’ay de lui plaire, et d’être de quelque utilité à ses amusements ».
Sur les notes de Rameau, Forqueray, Leclair, Abel et Grétry, interprétées par Brigitte Gasser et Brian Franklin à la viole et accompagnées par Claire Anne Piguet au clavecin, David Meichtry, réalisateur de la RTS, lira des extraits de ces lettres pour immerger le public dans l’ambiance de l’époque.
Dans sa correspondance, Forqueray fait en sorte que Frédéric-Guillaume prenne confiance. Il le rassure que les difficultés qu’il pourrait éprouver « peuvent s’aplanir par les petites instructions que j’ay l’honneur de lui envoyer ». Il le conseille sur la qualité des violes, les proportions de grosseur des cordes, l’épaisseur de l’archet, il lui recommande le meilleur facteur de l’époque. Il relève l’importance de la manière de doigter correctement son instrument. Pour bien connaître le petit manche de son instrument il encourage le prince de jouer quelques morceaux faciles. Il lui explique comment poser sa main gauche, quelle note doit être touchée de quel doigt. « A l’égard de la droite qui est la main de l’archet, il doit exprimer toutes les passions ; c’est l’archet qui remue l’âme », souligne-t-il.
On imagine qu’il n’était pas aisé de donner ces cours à distance à l’époque, cours qui se sont étendus sur deux ans, de 1767 à 1769. Toutefois, les chroniqueurs du XVIIIe s’accordent à reconnaître les talents réels de Frédéric-Guillaume. Initié à la viole de gambe dès son plus jeune âge par son père, il se tourna plus tard, en 1773, vers le violoncelle. Il allait devenir un excellent violoncelliste tout à fait capable d’apprécier les envois musicaux des compositeurs les plus renommés de son époque, comme Boccherini, Mozart et Beethoven. La viole de gambe, qui avait été développée depuis la fin du XVe, perdit sa popularité vers le milieu du XVIIIe. Les artistes d’Arabesque la font renaître de ses cendres.
Quelques mots sur l’ensemble Arabesque
Arabesque est composé d’une vingtaine de musiciens formés dans les Hautes Ecoles européennes, spécialisées en musique ancienne. L’Ensemble est ancré dans la Riviera vaudoise depuis sa création par la claveciniste Claire Anne Piguet et la hautboïste et flûtiste Vivian Berg. Ses concerts de musique de chambre sont donnés au Château du Châtelard de Montreux, et parfois au Château de Chillon. Chaque année un concert est proposé dans l’Eglise Sainte-Claire de Vevey où sont alors réunis les artistes d’Arabesque avec des chœurs et solistes. Pour assurer la relève, des jeunes élèves du Conservatoire de Lausanne sont mis en valeur lors des concerts sur le thème « La Musique Ancienne… de Demain ».
Places assises, respect des normes sanitaires anti Covid.
Entrée : 38.-./ 35.- pour AVS / 10.- pour étudiants / Gratuit pour les enfants (jusqu’à 16 ans). Réservations recommandées.
N’oubliez pas : votre billet de spectacle vous donne librement accès aux transports publics sur la Riviera (zones 70 à 77 Mobilis) 2h avant et 2h après le spectacle. Cela vaut pour les bus VMCV et les trains CFF ainsi que MOB et MVR.
Places limitées selon les mesures sanitaires. Réservations recommandées.
La mise en place du plan sanitaire adapté aux circonstances est de la responsabilité de l’Ensemble Arabesque. La Fondation de la Saison culturelle de Montreux décline toute responsabilité.