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Histoire du temple
Construit en 1714 pour offrir un lieu de culte aux protestants français réfugiés à Genève qui fuyaient les persécutions, le temple de la Fusterie est le premier lieu de culte édifié depuis la Réforme du XVIe siècle dans l’enceinte de la Cité.
La construction du temple de la Fusterie
La construction de ce qu’on appellera le Temps neuf répondait à un besoin pressant, formulé en 1697 déjà : permettre aux fidèles d’assister au culte dans des conditions convenables, dans la mesure où la Révocation de l’Édit de Nantes avait jeté sur les routes des milliers de réfugiés huguenots, dont nombre passaient par Genève, dans l’espoir de s’y installer, sinon d’y faire halte avant de pousser plus à l’est.
En 1708, le Conseil de Deux Cents décide donc de bâtir un nouveau lieu de culte, les bâtiments utilisés n’y suffisant pas – pas même le temple de Saint-Pierre ! Le projet est confié à Jean Vennes, architecte français réfugié à Genève – à qui l’on doit également l’actuel Palais de Justice (Hôpital général jusqu’en 1857). Vennes s’inspire de gravures représentant le temple de Charenton, lieu de culte des réformés parisiens, jusqu’à sa destruction en 1686.
Ce Temple Neuf prendra le nom de la place où il se trouvait, la Fusterie. Cette appellation vient du mot « fustiers » qui désigne les charpentiers, artisans de pièces pour les bateaux, partiellement délogés pour permettre la construction du temple. Aujourd’hui, c’est un lieu convivial et modulable.
Documents à télécharger
En 2021, le temple de la Fusterie est entré dans une phase de restauration qui devrait s’étendre jusqu’en 2026.