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|1971 - Le gardien de la paix Joseph Pieyre est abattu par un forcené retranché dans son domicile près d'Orange. Il avait 48 ans.|
Deux gardiens de la paix, à savoir deux frères affectés au commissariat local, sont envoyés sur place pour obtenir des éclaircissements sur la conduite de cet individu. Alors qu'ils se présentent devant la porte de l'intéressé, un ouvrier agricole âgé de quarante-trois ans, ce dernier surgi avec un fusil à la main. Son épouse tente de le retenir, un coup de feu retentit : le gardien de la paix Joseph Pieyre est atteint par une gerbe de chevrotine au ventre.
Le gardien de la paix Yves Pieyre parvient à désarmer le forcené et le maitrise en lui portant plusieurs coups avec la crosse. Une fois la situation figée, il constate impuissant que son frère va succomber à sa blessure.
Le gardien de la paix Joseph Pieyre avait quarante-huit ans. Il était marié et père de quatre enfants. Affecté au corps urbain d'Orange depuis 1962, il était décrit comme un homme pur, disponible et discipliné qui a très vite gagné la confiance de sa hiérarchie. Élevé au grade de brigadier de police à titre posthume et cité à l'ordre de la nation, ses obsèques officielles ont lieu à Orange en présence de nombreux officiels et d'une foule indignée. Il est inhumé au cimetière de Prats-de-Mollo (Pyrénées-orientales).
Sources :
Entretien avec Jean-Yves Pieyre (fils), publication avec son aimable autorisation
Sources :
Entretien avec Jean-Yves Pieyre (fils), publication avec son aimable autorisation
Nouvelles du Vaucluse, article du 31/08/1971, "Les obsèques du sous-brigadier Joseph Pieyre"