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Le 500 mètres (réservé aux femmes)
La vitesse, ou le sprint d’après le terme anglais, se court entre deux coureurs en opposition directe. Le départ est donné arrêté et les coureurs sont côte-à-côte sur la ligne de départ.
Le tirage au sort détermine lequel des deux coureurs partira en premier et placé en bas de la piste. Le premier qui passe la ligne d’arrivée remporte la manche. L’épreuve est disputée en deux manches. En cas d’égalité, une troisième manche, décisive, sera disputée.
La distance à parcourir est de deux ou trois tours de piste selon la longueur de la piste mais au maximum 1000m. Dans certains cas, l’épreuve peut être courue à trois, quatre ou plus. Lors d’un tournoi de sprint, les huit meilleurs coureurs sont déterminés à l’aide d’une série de qualification sur 200 mètres. C’est aussi le cas pour les repêchages ou pour déterminer le bas des classements.
La tactique de course est très importante car celui qui est en tête peut se faire dépasser dans la ligne du fait de l’aspiration. Le premier tour est tactique et se fait habituellement à une allure modérée pour observer l’adversaire. Pour éviter la première place au moment du lancement final, il est courant que les deux coureurs effectuent du « surplace » dans une zone délimitée pour obliger l’autre à passer devant.
La vitesse individuelle fait partie du programme olympique.
Aussi appelé Contre-la-montre sur piste, le Kilomètre est certainement l’épreuve la plus simple disputée sur la piste. Il s’agit d’un contrelamontre individuel avec départ arrêté. Un seul coureur est présent sur la piste pour tenter de réaliser le meilleur temps.
La distance est de 500m pour les Femmes. La course se déroule sans manche qualificative. Le coureur avec le meilleur temps est déclaré vainqueur.
Historique
Le Kilomètre est au programme des championnats du monde depuis 1966. Le Kilomètre ne figure plus au programme des Jeux olympiques depuis 2012 en tant qu’épreuve individuelle. Cependant, l’épreuve est maintenue en devenant l’une des six épreuves de l’omnium.
A propos des records
Le record du monde du kilomètre est actuellement détenu par le Français François Pervis en 56″303, record établi à Aguascalientes (Mexique) le 7 décembre 2013. Chez les Femmes, le record du monde est détenu par l’Australienne Anna Meares en 33″010, record établi le 8 avril 2012 à Melbourne (Australie).
Photo: Loic Perizzolo | Textes: W. Fracheboud 2014
La vitesse par équipes, aussi appelée vitesse olympique par analogie à la poursuite, se court par équipes de 3 coureurs sur 3 tours de piste (chez les femmes de 2 coureuses sur 2 tours.
Chaque coureur mène un tour avant de céder sa place. Au départ les coureurs sont placés l’un à coté de l’autre, le coureur à la corde est tenu par un bloc de départ.
Le coureur de tête mène le premier tour et s’écarte après avoir accompli le premier tour, le coureur en seconde position mène le tour suivant et s’écarte également. Le troisième coureur termine seul le dernier tour.
A l’issue des épreuves qualificatives, les deux meilleures équipes disputent la finale pour la première et la seconde place. Celles qui ont enregistré les 3e et 4e temps se retrouvent pour la petite finale lors d’un match pour la 3e place. Aux Jeux olympiques, les huit meilleures équipes sont retenues au terme d’épreuves qualificatives. Elles disputent ensuite un premier tour de compétition en opposant l’équipe ayant réalisé le meilleur temps contre celle ayant obtenu le 8e temps. La seconde contre celle ayant obtenu le 7e temps, etc. Les quatre équipes victorieuses disputent les finales. Les équipes ayant réalisé les deux meilleurs temps disputent la finale. Les deux autres disputent la petite finale pour la 3e place. Les équipes battues lors du premier tour de compétition sont classées de la 5e à la 8e place.
La vitesse par équipes fut intégrée aux Championnats du monde de cyclisme sur piste en 1995 chez les hommes et seulement en 2007 chez les femmes. Elle est discipline olympique depuis 2000 chez les hommes et 2012 chez les femmes.
Les records du monde ne sont pris en compte que pour les pistes de 250 m.Chez les hommes, la France domine la discipline avec 10 titres mondiaux sur un total de 18 disputés depuis 1995. Le record du monde est détenu par la Grande-Bretagne en 42″6 lors des Jeux olympiques de Londres en 2012. Chez les femmes, l’Australie a remporté 3 des 6 titres mondiaux en jeu depuis la création de la discipline en 2007 et le record du monde est détenu par la Chine en 32″422, également aux JO de Londres en 2012.
Le Keirin est un genre réservé aux sprinters. De 3 à 7 coureurs (parfois 4 à 8) s’affrontent sur un sprint de 600 à 700 m.
La course se déroule sur une distance totale de 2’000m avec une période d’attente où les coureurs suivent un entraineur à vélomoteur (derny) qui va progressivement accélérer, de 30 à 50 km/h (25 à 45 km/h pour les femmes), et ensuite s’écarter. Ensuite, la course est lancée et les coureurs sprintent pour la victoire.
Les positions de départ sont tirées au sort. Les coureurs sont placés dans cet ordre les uns à côté des autres, le couloir des sprinters devant rester libre. Les coureurs sont tenus par leur entraineur ou des assistants.
Le départ est donné lorsque le vélomoteur s’approche de la ligne de poursuite, dans le couloir des sprinters. Les coureurs prennent alors le sillage de vélomoteur. En aucun cas les coureurs ne peuvent passer le vélomoteur tant que celui-ci mène le groupe de sprinteurs.
Les courses de Keirin débutent par des séries de qualification et parfois des séries de repêchage avant de se terminer par les séries pour les différentes finales.
Avant d’être une discipline officielle, le Keirin fut pratiqué au Japon depuis 1948 où il servait de sport ouvert aux paris. Structuré et chapeauté par une fédération, le Keirin devint rapidement très populaire au Japon grâce à ses écoles et son circuit professionnel.
Devenu discipline officielle, la première épreuve lors d’un championnat du monde date de 1980. Le Keirin fut ensuite inscrit aux Jeux olympiques dès les JO de 2000 pour les hommes et depuis 2012 pour les femmes.
Bien qu’il n’ait jamais remporté les épreuves de Keirin lors des grands rendez-vous internationaux (championnats du monde ou JO), le sprinter japonais Nakano est considéré comme le plus grand champion de Keirin de tous les temps.
Vainqueur à quatre reprises dans les championnats du monde et deux fois aux JO (2008 et 2012), le britannique Chris Hoy est le sprinter le plus titré de l’histoire du Keirin.
Le Keirin fait partie du programme olympique.
Les épreuves de poursuite individuelles sont disputées sur la distance de 4’000 mètres pour les hommes et 3’000 mètres pour les femmes et juniors et enfin 2’000 m pour les juniors femmes.
Deux coureurs s’opposent et s’affrontent sur une distance déterminée. Ils prennent le départ en même temps sur les lignes opposées, généralement les lignes de départ et d’arrivée. Est déclaré vainqueur le coureur qui enregistre le meilleur temps ou qui rejoint l’autre.
Qualifications
A l’issue de séries qualificatives, les quatre coureurs ayant réalisé les meilleurs temps sont qualifiés. Les deux meilleurs temps disputent la finale pour la première et la deuxième place, les deux autres disputeront la petite finale pour les 3e et 4e places.
Aux Jeux olympiques, les huit meilleurs temps sont retenus au terme des épreuves qualificatives. Ils disputent ensuite un premier tour de compétition en opposant celui ayant réalisé le meilleur temps contre le 8e. Le second contre celui ayant obtenu le 7e temps, etc.
Au terme de ce premier tour, les quatre vainqueurs disputent les finales. Les coureurs ayant réalisé les deux meilleurs temps disputent la finale pour la première et la seconde place, les deux autres disputeront la petite finale pour les 3e et 4e places.
Les coureurs battus lors du premier tour de compétition sont classés de la 5e à la 8e place selon le temps réalisé lors du premier tour de compétition.
Historique
La poursuite est une épreuve relativement moderne. Les premiers championnats du monde datent de 1946. Dès 1992, suite à la réunification du cyclisme professionnel et amateur, les titres professionnels et amateurs seront fusionnés.
En 2012, l’épreuve disparaît des Jeux olympiques en tant qu’épreuve individuelle. Cependant, la poursuite est une des épreuves de l’omnium, nouvellement intégré au programme olympique.
A propos des records
Les records du monde sont détenus par l’Australien Jack Bobridge en 4’10″534 et par l’Américaine Sarah Hammer en 3’22″269.
Les principes de la poursuite par équipe sont très proches de ceux de la poursuite individuelle. Les deux équipes s’opposent et s’affrontent sur une distance déterminée et prennent le départ en même temps sur des lignes opposées.
L’épreuve pour hommes se déroule sur 4’000 m avec des équipes de quatre coureurs et sur 3’000 m les juniors.
La course est terminée, soit au moment où le troisième coureur de chaque équipe passe sa ligne d’arrivée finale, la distance terminée, soit, dans les finales, au moment où une équipe (au moins 3 coureurs roulant ensemble) rejoint l’autre équipe.
Est déclarée vainqueur l’équipe qui rejoint l’autre équipe ou qui enregistre le meilleur temps.
Les coureurs de chaque équipe sont placés les uns à côté des autres sur la ligne de départ. Le coureur placé à la corde sera installé dans un bloc de départ. Ce coureur doit obligatoirement prendre la tête jusqu’au premier relais. Les relais sont autorisés tous les demi-tours ou tous les tours. Le temps de passages est enregistré à chaque demi-tour et se fait sur la roue avant du troisième coureur, il n’est pas rare qu’un concurrent défaillant sur la fin du parcours ne termine pas le relais.
Les équipes ayant réalisé les deux meilleurs temps disputent la finale pour les première et deuxième places. Un match pour la 3e place oppose les troisième et quatrième temps.
Lors des épreuves de coupe du monde, des championnats du monde et des Jeux olympiques, les 8 équipes ayant réalisé les meilleurs temps lors des séries qualificatives sont opposées lors d’un premier tour de compétition.
L’équipe ayant obtenu le 6e meilleur temps contre celle ayant obtenu le 7e temps. L’équipe ayant obtenu le 5e meilleur temps contre celle ayant obtenu le 8e temps.
L’équipe ayant obtenu le 2e meilleur temps contre celle ayant obtenu le 3e temps.
Enfin, l’équipe ayant obtenu le meilleur temps contre celle ayant obtenu le 4e temps.
Les équipes gagnantes des deux dernières manches du premier tour de compétition disputent la finale pour les première et deuxième places.
Les six équipes restantes disputent les finales comme suit : les deux meilleurs temps disputent la finale pour les 3e et 4e places.
Les deux prochains meilleurs temps disputent la finale pour les 5e et 6e places. Les deux derniers temps disputent la finale pour les 7e et 8e places.
Le championnat du monde masculin est disputé depuis 1962 chez les hommes. Longtemps réservée aux hommes, la poursuite par équipe a été introduite pour les femmes aux championnats du monde 2008 puis en 2012 au programme des Jeux olympiques. Depuis 2013, l’épreuve pour femmes se déroule désormais par équipes de quatre sur 4’000m, anciennement par équipe de 3 sur une distance de 3’000m.
Les équipes masculines et féminines de Grande-Bretagne détiennent les records du monde de cette épreuve. Respectivement en 3’51″659 chez les hommes et en 3’14″051 chez les femmes (ancienne distance de 3’000m avec 3 coureuses), des records réalisés en 2012 lors des Jeux olympiques de Londres en 2012.
La course aux points est une épreuve d’endurance en peloton qui requiert des aptitudes de sprinters et un sens aigu de la tactique.
Les coureurs s’affrontent sur une distance variant entre 15 et 40 kilomètres au maximum. Des points sont attribués à quatre coureurs lors de sprints (chaque 10 tours), avec un barème de 5, 3, 2 puis 1 point.
Il est également possible de gagner 20 points en prenant un tour complet au peloton. A l’inverse, le fait d’être lâché et de perdre un tour a pour conséquence de perdre 20 points. Le classement est déterminé par les points accumulés lors des sprints (un tous les 10 tours sur une piste de 250 m) et des tours gagnés.
La course aux points n’est pas la plus facile à suivre. La confusion peut rapidement s’installer du fait que des coureurs essayent de prendre un tour alors que d’autres peuvent en perdre et de l’impérative nécessité de toujours savoir où se trouve la tête la course (généralement le peloton principal) pour l’attribution des points et des tours gagnés ou perdus.
Sur le plan tactique, certains coureurs préfèrent rester au sein du peloton et ne disputer que les sprints alors que d’autres essayeront, seul ou en petit groupe, de prendre un tour au peloton.
Pour des courses internationales, la distance est de 40 km pour les hommes et de 25 km pour les femmes.
La course aux points est une épreuve relativement nouvelle. Elle a été mise en programme olympique en 1984, et introduite pour les femmes en 1994. Suite aux décisions prises par le comité olympique international en 2009, la course au point est désormais intégrée à l’omnium.
Lors des épreuves internationales, telles que les championnats du monde, des manches de qualifications sont disputées. Pour les Jeux Olympiques, la qualification est déterminée par les résultats obtenus durant des différentes épreuves internationales, notamment lors des différentes manches de la Coupe du Monde.
Les courses Madison sont des épreuves longues, disputées par équipes de deux coureurs qui se relayent sur une distance pouvant atteindre 50 km. Spectaculaires, les courses de six jours se disputent sous la forme de Madison.
Les coureurs se relaient et l’un des deux doit toujours rester en course. Pour se relayer, les coureurs se propulsent en se tirant par la main (à la volée) ou au cuissard. Le coureur relayé ralentit et attend son relais en restant sur le haut de la piste.
Le classement des Madison s’effectue à la distance selon le nombre de tours parcourus et les points acquis lors des sprints. En cas d’égalité, c’est la place lors du sprint final qui départagera.
Une équipe est considérée avoir pris un tour d’avance quand elle rejoint le dernier coureur du peloton principal. Des sprints sont disputés généralement tous les 5 km ou les 20 tours et des points sont attribués aux quatre premiers selon le barème des sprints. L’équipe ayant la première parcouru la distance déterminée sera déclarée vainqueur. Les équipes à égalité de tours seront départagées en fonction des points gagnés dans les sprints.
Le nombre de coureurs ne doit pas dépasser 20 sur une piste de 200m ou 24 pour une piste de 250m. Les deux coureurs de chaque équipe portent le même maillot et même numéro de dossard mais d’une couleur différente.
Au départ, le premier groupe de coureurs, constitué d’un coureur de chaque équipe, se place au départ. La moitié de ce groupe est rangée le long de la balustrade extérieure et l’autre moitié se place dans le couloir des sprinters. Le deuxième groupe de coureurs se place en file indienne le long de la balustrade opposée. Le premier tour est neutralisé.
La course est apparue pour la première fois au Madison Square Garden de New York dans les courses de six jours. Appelée longtemps Américaine, la course a aujourd’hui repris le nom de son origine.
Elle est intégrée au programme des championnats du monde de cyclisme sur piste depuis 1995. De 2000 à 2008, elle fait partie du programme olympique, également pour les hommes uniquement.
La paire suisse composée de Bruno Risi et Franco Marvulli a remporté le titre de champion du monde en 2003 et 2007.
Dans la course à l’élimination, les coureurs s’élancent en groupe et le dernier coureur à passer la ligne d’arrivée lors de sprints est éliminé de la course. Le premier tour est un tour neutre parcouru à une allure modérée.
Un sprint est disputé tous les deux tours ou à chaque tour pour les pistes de 333,33 mètres ou plus. A chaque sprint le dernier coureur est éliminé, la roue arrière est déterminante et la décision prise par des commissaires doit être annoncée avant que les coureurs ne passent la ligne opposée. Le coureur éliminé doit quitter la piste immédiatement.
Les deux derniers coureurs restant en course se disputent la victoire. Le premier à franchir la ligne d’arrivée remporte la course. Les coureurs sont classés dans l’ordre inverse de leur élimination.
La course à élimination a été pendant de nombreuses années presque exclusivement pratiquée lors des courses des Six jours. En 2011, toutefois, elle apparaît comme l’une des épreuves de l’omnium au programme des championnats du monde de cyclisme sur piste et sous cette forme à partir de 2012 au programme des Jeux olympiques.
L’omnium est constitué des six épreuves suivantes. Les trois premières sont disputées le premier jour et les trois suivantes le second.
1. Tour lancé
2. Course aux points (30 km, femmes 20 km)
3. Elimination
4. Poursuite individuelle (4 km, femmes 3 km)
5. Scratch (15 km, femmes 10 km)
6. Kilomètre contre la montre (femmes 500 mètres)
Lors de la poursuite individuelle et le kilomètre, deux coureurs sont opposés et en piste simultanément.
Est déclaré vainqueur le coureur qui possède le total de points le plus faible. En cas d’égalité, le vainqueur est le coureur ayant réalisé le meilleur temps cumulé lors des épreuves contre-la-montre.
Historique
L’omnium a été introduit comme nouvelle épreuve lors des Championnats du monde en 2007 puis en 2009 pour les femmes. En 2010, l’UCI a ajouté l’élimination comme sixième épreuve et remplacé le contre-la-montre de 200 m par le tour lancé. L’Omnium fait partie du programme olympique depuis 2012.
Le demi-fond est une compétition de cyclisme sur piste où le coureur roule derrière une moto pilotée par un entraîneur.
Les motos disposent à l’arrière d’un rouleau contre lequel le coureur vient coller sa roue avant afin de profiter au maximum de l’entraînement.
Le demi-fond nécessite des bicyclettes spécifiques. La fourche est inversée et la roue avant est plus petite pour être au plus près de l’entraîneur afin de bénéficier au mieux de l’abri. Pour des raisons de solidité, en raison des contraintes très importantes dues à la vitesse, les bicyclettes sont en acier. La potence et la selle sont souvent reliées au cadre par une tige métallique pour une meilleure sécurité. Les coureurs utilisent de grands braquets, avec des plateaux dépassant les 60 ou 70 dents pour des développements généralement supérieurs à 10 m.
Les entraîneurs prennent le départ avant les stayers et parcourent quelques tours pour chauffer les moteurs et se placer dans l’ordre de départ. Les coureurs sont ensuite lancés par des assistants.
Il est interdit de rouler au-dessus de la ligne des stayers (ligne bleue), la zone est réservée aux dépassements. Les dépassements ne sont autorisés que par l’extérieur. En général, une course de demi-fond se dispute sur 50 kilomètres et sur deux manches.
Après les courses de six jours, disputées individuellement et presque sans interruption, le public s’oriente vers les courses de vitesse puis vers les compétitions de demi-fond. A partir des années 1980, le demi-fond passionne beaucoup moins les foules. Le championnat du monde est supprimé après 1994. Seule l’Allemagne continue à organiser régulièrement des compétitions, la participation est principalement allemande et suisse.
Comme son nom l’indique les courses de Six-Jours durent six jours. Nées en Angleterre, puis modernisées aux Etats-Unis, les courses de Six-Jours sont depuis devenues une spécialité européenne.
Actuellement, les courses de Six-Jours se disputent par équipes de deux coureurs, souvent invités par l’organisateur. Typiquement, un programme de Six- Jours inclus différentes épreuves, dont des épreuves chronométrées, telles que tour lancé, course scratch derrière vélomoteurs (derny) et courses à l’élimination. Mais les principales épreuves des Six-Jours sont les chasses selon le modèle de la Madison avec des sprints intermédiaires.
Le classement est établi à la distance (nombre de tours) et départagés par les points obtenus lors des sprints en cas d’égalité. Les épreuves complémentaires permettent également d’accumuler des points.
Très spectaculaires les courses de Six-Jours se déroulent à vive allure, la moyenne étant supérieure à 50 km/h, sur les vélodromes des principales villes européennes d’Allemagne, de Belgique et de Hollande.
La première épreuve de ce type s’est tenue en Grande-Bretagne en 1878. Elle mettait en compétition des coureurs individuels qui couraient 24 heures sur 24 pendant 6 jours. Il s’agissait d’une épreuve d’endurance puis deviendront très populaires aux Etats-Unis, avec les courses à l’Américaine (Madison). La formule a été rapidement allégée, les courses se limitant à six nuits successives, généralement pas au delà de 2 heures du matin.
A propos des records
Le belge Patrick Sercu (parfois associé à Merckx, mais pas uniquement) et l’australien Danny Clark (très souvent associé au britannique Tony Doyle), comptent le plus plus grand nombre de victoires dans des Six-Jours. L’Uranais Bruno Risi est le Suisse le plus titré dans des épreuves de Six-Jours.