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"L’espace. Étant donné un mur, que se passe-t-il derrière ?" -Jean Tardieux
Plan / Coupe 1:20
Monge au 1:66
- Axonométrie de l'espace intérieure 1:20
La création d'un espace résulte de la création d'un autre espace.
Détails de constructions :
Et si la vie n'était qu'une pièce de théâtre?
Considérons que notre vie sociale est "mise en scène", que nous sommes des acteurs en quelque sorte. Est-ce que nous agirons de la même manière avec un proche ou un supérieur?
Notre personnage social, l'image que l'on veut donner, ne changerait-elle pas lorsque nous sommes seul ou entouré ?
On peut établir un parallèle entre la tension scène-coulisse et la tension espace intime - espace social.
cette tension entre public et privé rappelle aussi les contextes où la notion d'apparat est très forte (noblesse, cour du roi).
logiquement, les lieux où ces classes sociales évoluent possèdent la même dualité : lieux où l'on se montre, lieux où l'on se cache.
Vue latérale
Echelle humaine
Détail d'un joint japonais
Jeux de lumière
C’est la nature même du site qui a définit le projet dans ses grandes lignes.
Le projet s’inscrit dans une zone à deux vitesses, dictées par un escalier et un escalator.
Cette nuance de rythme a conduit au choix des deux éléments composant l’hybride : une table et une fenêtre. La table crée un moment d’arrêt et de détente pour le piéton lent et inconstant, contrairement à la fenêtre qui cadre le regard du piéton lui même contraint par le mouvement de l’escalator. L’élément créé ainsi deux moments différents.
Vue depuis la rue Axonométrie éclatée de la construction
Vue depuis le côté doite de l'escalator Vue extérieur (depuis la rue)
Deux différentes vue depuis la fin de l'escalator en levant la tête
Les lignes directrices du site ont aussi façonné l’hybride dans ses détails.
La plus grande des ouvertures de l’élément s’est dessinée en fonction du corps ; elle reprend les lignes de sol et d’horizon du piéton sortant du bâtiment en haut des escaliers.
Le dessin du cadre joue non seulement avec le site et les vitesses piétonnes, mais aussi avec les volumes.
La face faisant office de table est plane, densifiée aux endroits à portée de main. L’autre côté est en relief ; par des jeux de lumière et de densité, on souligne les cadres dans lesquels on veut plonger le regard du passant.