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Anévrisme cérébral
Qu'est-ce qu'un anévrisme cérébral?
L'anévrisme cérébral apparaît lorsque la paroi d'une artère intracrânienne se dilate de façon anormale sous l'influence de divers facteurs. Il se crée alors une pochette où le sang s'accumule puisque celle-ci communique avec le vaisseau par le biais d'un collet
Pourquoi l’anévrisme cérébral se développe?

Bien que la formation de l’anévrisme cérébral soit souvent reliée à une faiblesse congénitale du tissu vasculaire, certains se forment plus tard durant la vie en relation avec diverses maladies, habitudes de vie ou traumatisme crânien. On dit alors que l’anévrisme cérébral est acquis. Selon différentes études, 2 à 4% de la population sont porteurs d’un anévrisme cérébral. Sa découverte se fait plus fréquemment entre 35 et 60 ans et un peu plus chez la chez la femme (3F:2H). Par ailleurs, il faut savoir que l’incidence de la rupture d’un anévrisme est très faible: environ 1/10 000 habitants/an.
Quels sont les facteurs de risques ?
Hormis l’aspect congénital, certaines habitudes de vie (tabagisme (1er en liste), prise de contraceptifs oraux et consommation excessive d’alcool) influencent l’apparition d’anévrisme(s). Par ailleurs, ces éléments contribuent également à augmenter le risque de rupture de l'anévrisme, de vasospasmes (complications majeures de l’hémorragie) et même de récidive après un premier saignement. De plus, bien que la rupture d’anévrisme puisse survenir au repos, une relation importante est faite avec l’élévation soudaine de la pression (stress, orgasme, exercice physique intense).
Qu'entend-on par anévrisme non rompu?
Généralement, l’anévrisme cérébral non rompu est découvert fortuitement lors d’une investigation radiologique (ct-scan ou IRM) pour un tout autre problème. En effet, bien que certaines personnes puissent ressentir divers symptômes (maux de têtes localisés, problèmes visuels, douleurs…) normalement, aucune manifestation n’est associée à l’anévrisme cérébral non rompu.
Qu'entend-on par anévrisme rompu?
Lorsque la paroi d’une artère intracrânienne affaibli se fissure ou se rompt, une hémorragie intracérébrale (plus fréquemment une hémorragie sous-arachnoïdienne:HSA) plus ou moins importante et dramatique en découle.
Quels sont les principaux symptômes associés à la rupture d’un anévrisme cérébral ?
Devant l’ampleur et la localisation de l’hémorragie, les symptômes ne sont pas de même intensité ni de même gravité. Lorsque l’hémorragie est peu abondante, une raideur de nuque peut être le seul symptôme observé. A l’opposé, lorsque celle-ci est massive, l’hémorragie cérébrale peut provoquer un coma voire même la mort.
Typiquement, l’apparition de maux de têtes exceptionnellement violents accompagnés ou non de perte de conscience est la première manifestation observée. Des nausées, des vomissements, une intolérance à la lumière (photophobie) peuvent accompagner le tableau clinique.
Par ailleurs, certains patients se plaignent de maux de têtes quelques jours voire quelques heures avant la rupture de l’anévrisme. Ce type de douleur est appelé les céphalées sentinelles puisqu’elles sont précurseurs de l’hémorragie à venir.
Quelles sont les mesures diagnostiques?
En quoi consiste le traitement?
Le traitement d’un anévrisme non rompu vise avant tout à prévenir l’hémorragie bien qu'une fois identifié, l'anévrisme puisse être également suivi radiologiquement. Le risque de saignement de l'anévrisme varie selon sa taille et sa localisation mais en règle générale, il est estimé à environ 1%.
A l'opposé, l’anévrisme rompu nécessite une prise en charge rapide. Le risque de resaignement est majeur (40 à 50% dans les premiers six mois). Cette éventualité est nettement plus importante les jours suivants la 1ière hémorragie.
Il consiste à limiter les répercussions de l’hémorragie et ses complications et éviter une récidive hémorragique en traitant directement l’anévrisme rompu.
Facteurs pris en compte dansl'orientation du traitement:
Les deux principales méthodes utilisées pour exclure l’anévrisme de la circulation sanguine sont la chirurgie et le traitement endovasculaire en neuroradiologie.
La chirurgie :
- Clippage
Ce type de chirurgie est actuellement le traitement de référence. Elle consiste à poser un clip au niveau du collet de l’anévrisme interrompant ainsi la vascularisation de celui-ci.
- Enrobage du sac anévrismal
- Résection-anastomose
- Ligature de l’artère porteuse de l’anévrisme
La neuroradiologie :
- Embolisation
Ce traitement endovasculaire consiste à remplir l’anévrisme d’un fil de platine (coil) afin de l’oblitérer complètement.
Le neurochirurgien discutera avec vous des détails de l’intervention qu’il préconise en relation avec votre état ainsi que des risques et bénéfices associés. N’hésitez pas à poser des questions.