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Bienheureux Joseph NASCIMBENI
Nom: NASCIMBENI
Prénom: Joseph (Giuseppe)
Pays: Italie
Naissance: 22.03.1851 à Tori di Benaco (Vérone)
Mort: 21.01.1922 à Castelletto di Brenzone del Garda
Etat: Prêtre - Fondateur
Béatification: 17.04.1988 à Vérone par Jean Paul II
Canonisation:
Fête: 21 janvier
Réf. dans lOsservatore Romano: 1988 n.16 & 18
Réf. dans la Documentation Catholique: 1988 p.586
Giuseppe Luigi (Joseph Louis) Nascimbeni naît le 22 mars 1851 à Torri del Benaco dans le diocèse et la province de Vérone, en Vénétie (Italie). Le médecin qui assiste à sa naissance, voyant sa vie en danger, le baptise lui-même, séance tenante. Il est fils unique dAntonio Nascimbeni, menuisier, et dAmedea Sartori. Il subit particulièrement linfluence de sa mère très pieuse. Dès lenfance, il aime jouer au prêtre et son père lui fabrique un petit autel. A lécole, il réussit très bien et obtient la mention éminent, ce qui lui permet de continuer sa scolarité et lui ouvre les portes dun collège pour enfants pauvres, mais là, il est moins apprécié et se décourage un moment. Heureusement, il peut continuer à étudier dans un troisième collège, celui des acolytes de la cathédrale. Tout le monde reconnaît ses excellentes dispositions et donc son aptitude à sengager sur la voie du sacerdoce, mais lui hésite, plus par crainte religieuse devant une si haute fonction que par indécision. Prêtre, il le devient encore très jeune, à 22 ans, le 9 août 1874. Dans son village natal, il dit sa première messe le 15 août, fête de lAssomption.
Il est vicaire dans un premier village pendant 3 ans, puis à Castelletto di Brenzone sur le lac de Garde, avec un curé âgé et malade qui lui fait totalement confiance. La paroisse compte un peu moins de 1000 habitants. Elle est très pauvre et délaissée à tous points de vue. Avec des jeunes, le vicaire restaure la vieille église. Il implique les laïcs dans lapostolat en créant ou revivifiant associations et confréries. Avec la même énergie, il travaille pour le développement social, créant une institution pour les orphelins, un hospice pour personnes âgées, une caisse rurale, une bonneterie pour donner aux jeunes filles du travail sur place, une fabrique dhuile et une minoterie, un bureau postal. De plus il favorise linstallation de lélectricité et ladduction deau potable. Pour toutes les dépenses que cela entraîne, il fait confiance à la Providence. A la mort de son curé et sur la demande des paroissiens, il est nommé curé par lévêque, en janvier 1885. Il aurait besoin daide pour accomplir une telle uvre et cherche à faire venir des surs, mais ses conditions sont si exigeantes que toutes les congrégations déclinent loffre. Alors il se tourne vers lévêque auxiliaire qui lui répond : « Si on ne donne rien, agissez vous-même ». Prenant les choses en main, il envoie pour se former quatre premières candidates à la vie religieuse, dont la bienheureuse Marie Dominique Mantovani 2 , chez les Tertiaires franciscaines de saint Bernardin, à Vérone. Elles prennent lhabit le 4 novembre 1892 et sinstallent à Castelletto. Le nom de lInstitut est Petites Surs de la Sainte Famille, ce qui marque le souci primordial de la pastorale familiale du fondateur. Son intention est que lInstitut propage la dévotion à la famille de Nazareth, modèle de vie et de sainteté pour toutes les familles chrétiennes. Les Surs seront approuvées en 1903 et, 25 ans après leur fondation, en 1917, elles seront déjà 545.
La source du zèle de cet homme de Dieu est lEucharistie. Il ne prend jamais aucune décision sans passer de longs moments agenouillé sur le sol devant le Saint-Sacrement. Mais, une fois que sa décision est prise, il est inébranlable. Soucieux de la formation spirituelle des fidèles qui laisse beaucoup à désirer, il multiplie les prédications, compose des hymnes et fait des processions. Par exemple chaque premier Vendredi du mois, il y a une procession en réparation des blasphèmes et jurons. Il catéchise volontiers les enfants. Pour les jeunes, il crée des oratoires masculins et féminins (genres de patronages chrétiens). Partout, don Nascimbeni dit son chapelet sans se cacher et sans se soucier des quolibets.
Comme on se pose la question de savoir comment il peut poursuivre de front tant de choses et en même temps prier beaucoup, il répond : « Mes patrons sont le crucifix et la montre. Du crucifix, nous apprenons à souffrir, de la montre, la valeur du temps ». Il exige aussi cette ponctualité de la part des surs au point de demander un jour à lune delles, qui avait eu un moment de retard, de sagenouiller avec une sonnette au coup. Il ne se lasse pas de répéter : « Dabord lhoraire puis les oraisons, dabord le travail et puis les extases ». Plein de sollicitude pour les orphelines, il les appelle petites tourterelles et petites colombes ("tortorelle" e "colombelle"). Près des malades de la paroisse, il passe des nuits entières, ne les laissant manquer de rien.
En 1912, le pape saint Pie X le nomme protonotaire apostolique à la plus grande confusion de celui qui se nomme lâne de la montagne (musso montanaro). Pendant la guerre, il se dévoue beaucoup, ce qui lui vaudra plusieurs distinctions. En 1916, il a, en pleine messe, une première attaque dapoplexie dont il se remet lentement. Puis une seconde en 1919. Le jour de sa mort, le 21 janvier 1922, il dit à plusieurs reprises : Vive la mort. On lui demande pourquoi. Parce que cest le début de la vie.
A loccasion de sa béatification, Jean-Paul II a visité lhôpital Citadelle de la charité fondé par saint Jean Calabria 2, béatifié en même temps que lui et tenu par les Petites surs de la Sainte Famille qui sont alors 1400 réparties dans 190 maisons, en Italie, Suisse, Brésil, Uruguay et Paraguay.