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«Les douleurs que ressentait le président Kennedy et la quantité de médicaments qu'il devait ingérer vont bien au-delà des descriptions que ses biographes en dressaient jusqu'à présent», écrit The New York Times, daté du 17 novembre, en citant un historien qui a eu accès au dossier médical. Le quotidien américain dresse notamment un parallèle avec le cas de Franklin D. Roosevelt, qui avait terminé sa vie paralysé, sans faillir à ses fonctions durant ses présidences successives, de 1933 à 1945.Certains des problèmes de santé de JFK étaient connus durant sa présidence. Mais son dossier médical révèle qu'il était aussi un grand consommateur de calmants, antalgiques, somnifères, excitants et traitements hormonaux. Selon l'historien Robert Dallek, cité par le quotidien, le président Kennedy prenait parfois jusqu'à huit médicaments par jour. Ses douleurs, liées à trois vertèbres fracturées, conséquence de l'ostéoporose (peut-être provoquée par certains médicaments pris à la fin des années 1930), étaient telles qu'il était incapable d'enfiler seul une chaussette ou une chaussure au pied gauche, révèle l'historien. Par ailleurs, JFK souffrait de la maladie d'Addison. M. Dallek, qui rédige une biographie de Kennedy à paraître en 2003, a pu consulter pendant deux jours le dossier médical du président, assisté d'un médecin. Il a eu accès à des documents incluant dix caisses de radios et huit années d'ordonnances du président. Malgré la lourdeur de son traitement, le président ne semblait pas trop diminué dans ses capacités. Il se plaignait parfois de se sentir assommé par les médicaments mais la transcription de certaines conversations, notamment pendant la crise des missiles de 1962 à Cuba, montre que Kennedy avait une vision claire et qu'il était aux commandes, estime l'historien.A cette époque, le traitement du président comprenait des antispasmodiques pour lutter contre une diarrhée, des antibiotiques pour une infection urinaire, et des doses élevées de cortisone et de testostérone. Ses taux de cholestérol se situaient environ au double de la normale. JFK a été hospitalisé à neuf reprises pour des problèmes de dos et des troubles intestinaux à New York et à Boston entre 1955 et 1957. Il avait par ailleurs fréquemment recours à des injections intra-rachidiennes de procaïne, notamment avant de donner des conférences de presse.