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La présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey a critiqué mercredi les récentes décisions du Parlement au sujet du budget de l'armée et des avions de combat. Elle se dit également fâchée que le peuple ne puisse pas s'exprimer.
Le Conseil fédéral est "quelque peu irrité" car "après mûre réflexion", il avait placé les priorités différemment du Parlement, déclare la conseillère fédérale sortante dans une interview publiée par le "Tages-Anzeiger" et le "Bund". Le gouvernement souhaitait une armée à 80'000 hommes et un plafond de dépenses à 4,4 milliards, et le Parlement s'est finalement prononcé pour 100'000 hommes et 5 milliards.
Comme la ministre des finances Eveline Widmer-Schlumpf, Mme Calmy-Rey juge que des adaptations législatives seront nécessaires pour intégrer l'acquisition des avions de combat dans le budget. Et il faudra des mesures d'économies.
La formation, la recherche, l'agriculture, l'aide au développement et les infrastructures pourraient être touchées, selon Mme Calmy-Rey: "Cela fera mal". "Je ne comprends pas comment le Parlement a pu occulter les conséquences financières sur les autres tâches prioritaires de la Confédération", dit-elle.
Enfin, Micheline Calmy-Rey partage l'avis exprimé par le président du PS Christian Levrat ce week-end devant l'assemblée du parti sur la question de soumettre ou non l'achat des avions au vote populaire: "Cela me fâche que précisément sur ce point le Parlement ne veuille pas laisser le peuple s'exprimer". Le PS examine en ce moment avec d'autres groupements la possibilité d'y parvenir.
ATS