Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07231.jsonl.gz/1024

Tomáš Třeštík est avant tout un passionné de photographie. Mais il est bien d'autres choses encore : un photographe accompli, spécialisé dans les portraits, la photographie de presse et la publicité, ainsi qu'un habitant de longue date de la ville de Prague, en République tchèque. Qu'on discute avec lui en personne ou qu'on le suive sur les réseaux sociaux, il est évident qu'il adore prendre des photos.
« Je ne suis pas de ceux qui ont su dès l'enfance qu'ils voulaient devenir photographe, mais j'ai été clairement influencé par ma mère », explique-t-il en faisant référence à Helena Třeštíková, l'une des réalisatrices de films documentaires les plus célèbres de son pays, connue pour suivre ses sujets sur des périodes exceptionnellement longues, des années, voire des décennies. « Je baigne dans le monde du cinéma depuis mon plus jeune âge. En général, lorsque ma mère filmait, elle était accompagnée d'un photographe. Je connaissais donc le métier, ce que cela signifie de prendre une photo ».
PORTRAIT/PHOTOGRAPHIE COMMERCIALE
Tomáš Třeštík
Tomáš Třeštík est avant tout un passionné de photographie. Mais il est bien d'autres choses encore : un photographe accompli, spécialisé dans les portraits, la photographie de presse et la publicité, ainsi qu'un habitant de longue date de la ville de Prague, en République tchèque. Qu'on discute avec lui en personne ou qu'on le suive sur les réseaux sociaux, il est évident qu'il adore prendre des photos.
Après le lycée, Tomáš a été accepté à la FAMU, une prestigieuse école de cinéma et de photographie située à Prague. Cependant, l'enseignement était très axé sur la dimension artistique de la photographie, ce qui ne convenait pas à Tomáš. « Mes ambitions ont toujours été très pragmatiques », explique-t-il. « Je n'avais pas l'intention de devenir un artiste. Je voulais simplement pouvoir vivre de mes photos ».
De nombreux amis de Tomáš étudiaient le cinéma et non la photographie. Ainsi, il a commencé à travailler comme photographe sur des plateaux de tournage. De nombreuses productions étant tournées à Prague à l'époque, les occasions de réaliser des photos commerciales ne manquaient pas non plus. Ce travail sous haute pression, mais gratifiant, est rapidement devenu la priorité de Tomáš.
« C'était un baptême du feu », dit-il. « Mais ça m'a plu, et c'est toujours le cas. Je devais faire quatre ou cinq années d'études à la FAMU, mais j'ai fini par en faire onze. Je crois que je détiens toujours le record. Et je n'ai terminé que parce que j'avais parié avec mon père [l'écrivain et collectionneur d'art Michael Třeštík] que si je terminais, il m'achèterait une montre-bracelet ».
Outre son travail publicitaire, Tomáš se spécialise dans les portraits. Certaines de ses photos les plus connues sont ses portraits de balcon : des photos de personnes de tous horizons, prises sur le même balcon à Prague. Tomáš raconte que cette idée lui est venue par hasard. Un jour, alors qu'il faisait des travaux avec son père dans un appartement pour le convertir en studio, il a aperçu un ami dans la rue en bas.
« Je lui ai crié de monter voir mon nouvel appartement », raconte Tomáš. « C'est un chanteur tchèque célèbre. Je l'avais filmé avec son groupe environ deux semaines plus tôt. Il est monté et le seul endroit au calme et sans poussière était le balcon. On discutait là, il fumait et j'ai simplement pris une photo de lui avec l'appareil que j'avais dans ma poche ».
Quelques jours plus tard, la petite amie de Tomáš est passée et il l'a photographiée au même endroit. Il a ensuite photographié un autre sujet et a remarqué que les trois images commençaient à ressembler à une série. À partir de là, la série s'est étoffée et Tomáš prétend avoir réalisé environ 5000 portraits sur ce balcon, allant de rappeurs célèbres à l'éboueur de son quartier.
« Comme je l'ai dit, je suis influencé par ma mère, qui travaille avec l'humain depuis de nombreuses années », explique-t-il. « Et comme mon père est collectionneur d'art, je pense que le projet du balcon combine ces deux approches : se concentrer sur un thème pendant une très longue période et collectionner. Car il s'agit en quelque sorte d'une collection de personnes ».
Vous faites beaucoup de photographies commerciales, mais vous immortalisez plus de personnes que de produits. Pourquoi ce choix ?
« Parce que j'aime les gens. J'ai toujours été timide, et je pense que je le suis encore, mais la photographie m'a redonné confiance en moi. Rencontrer de nouvelles personnes me fait prendre conscience de mon don, et la photographie m'apporte de nombreuses occasions de parler avec des gens que je n'aurais jamais rencontrés autrement ».
Vous êtes un passionné d'Instragram. Qu'est-ce qui vous plaît dans le fait de partager des photos sur les réseaux sociaux ?
« Enfant, j'avais l'habitude d'être sous le feu des projecteurs. Ma mère était célèbre et comme mon père était architecte, notre appartement figurait dans de nombreux magazines. Ainsi, le fait de partager les événements de ma vie personnelle n'était pas si étrange pour moi. J'aime ma vie. J'aime les choses que je fais, les choses que je collectionne, les femmes dont je suis amoureux et mes enfants. J'aime partager ce que j'aime, tout comme j'aime voir la vie des autres. Cela fait partie de ma personnalité de photographe. Je ne veux pas être l'homme gris derrière l'appareil photo, l'homme caché, invisible. Pour moi, c'est inconcevable ».
Réalisez-vous des vidéos en plus de votre activité de photographe ?
« Non. J'aimerais le faire et je pense en être capable. Cependant, je respecte la vidéo en tant que forme d'art et je sais combien il est difficile de devenir photographe. C'est comme quelqu'un qui est doué en ski et quelqu'un qui est doué en snowboard : on ne part pas du principe qu'ils savent faire les deux. Je sais que je suis bien meilleur photographe que vidéaste. C'est à la fois similaire et différent, et cela m'attire. Mais je respecte les limites ».
Avez-vous des objectifs professionnels pour l'avenir ?
« Je veux simplement continuer à faire ce que j'aime, sans m'épuiser. Cela fait presque 20 ans que je fais ce métier et je continue chaque jour à l'apprécier. Je ne suis pas du genre à me lancer des défis, je suis heureux comme je suis ».
« Depuis près de 10 ans, j'enseigne la photographie et je donne à mes étudiants un conseil essentiel : ne cessez pas de photographier. Je vois beaucoup de gens dire qu'ils veulent devenir photographes. Prenez des photos, entraînez-vous, puis parlez-en. Vous corrigerez vos erreurs plus tard. N'ayez pas peur de vous planter, vous le ferez probablement. Mais la deuxième fois, vous ne vous planterez plus. Je dis à mes étudiants de photographier leur vie personnelle. Qu'ils fassent un reportage sur leur petite amie, leur petit ami, leur chien, leurs parents, leurs grands-parents, c'est à eux de décider, mais je pense que plus ils s'impliquent personnellement, plus la portée des photos sera grande ».
Instagram : @tomastrestik
Équipement de Tomáš Třeštík
Kit utilisé par la plupart des photographes professionnels
Appareil
Adepte de longue date des appareils Canon, Tomáš est passé des reflex numériques EF au système hybride RF. Son appareil photo principal est le Canon EOS R5, le modèle professionnel plein format du système EOS R. Tomáš aime cet appareil pour sa haute résolution : avec 45,7 millions de pixels à sa disposition, il peut saisir tous les détails nécessaires pour créer des photos spectaculaires et inoubliables.
Objectifs
Le zoom optique AF grand-angle de Canon a captivé l'imagination de Tomáš. Avec un angle de vue maximal de 130 degrés, le Canon RF 10-20mm F4L IS STM permet aux photographes d'inclure encore plus d'éléments dans le cadre. « J'ai acheté le 10-20mm il y a quelque temps et c'est un peu un rêve qui se réalise », confie Tomáš.
Tomáš utilise les trois objectifs professionnels classiques, notamment le 24-70mm f/2.8 et le 70-200mm f/2.8. Cependant, en tant qu'adepte des grands angles, son préféré est le RF 15-35mm F2.8L IS USM. Avec trois éléments asphériques et deux éléments UD, cet objectif offre à Tomáš la netteté exceptionnelle qu'il recherche pour ses photos.
L'objectif standard par excellence pour les professionnels. Cet objectif offre une qualité d'image inégalée avec une netteté exceptionnelle d'un bord à l'autre du cadre, ainsi qu'une profondeur de champ extrêmement fine. « J'adore le 50mm f/1.2 », déclare Tomáš. « Je suis un adepte du grand angle, donc un 50mm est presque comme un 85mm pour moi. Je m'en sers beaucoup ».
Tomáš a également acquis récemment un téléobjectif portable. « Je n'ai jamais fait de photographie sportive ou d'oiseaux et je ne m'étais donc jamais intéressé aux prises de vue à longue distance et à grandes distances focales », explique-t-il. « Mais j'ai acheté le 100-500mm et il est fantastique ».
Articles liés
-
PORTRAIT
Les meilleurs objectifs pour la photographie de portrait
Guia Besana, Félicia Sisco, Helen Bartlett, James Musselwhite et Ilvy Njiokiktjien nous révèlent leurs objectifs professionnels préférés pour la photographie de portrait.
-
-
ARTICLE
Conseils pour prendre des headshots remarquables
De la maîtrise de l'éclairage à la façon de mettre à l'aise votre sujet, le photographe Ivan Weiss explique comment capturer des headshots modernes avec le système EOS R de Canon.
28 Oct 2021
-
PORTRAIT
Portraits de mode en extérieur avec un objectif Canon RF
Sascha Hüttenhain explique la manière dont l'objectif Canon RF 135mm F1.8L IS l'aide à donner vie à ses concepts de portraits créatifs.
Programme européen Canon Ambassador
Découvrez le fonctionnement du programme Ambassador et rencontrez les photographes remarquables choisis pour représenter Canon.
Canon Professional Services
Les membres bénéficient de l'assistance prioritaire CPS, localement et lors d'événements majeurs, d'un service de réparation prioritaire et, selon leur niveau d'adhésion, du prêt gratuit de matériel de remplacement, de la gratuité des frais de retour et de remises pour les services de maintenance. Ils peuvent également profiter d'offres exclusives réservées aux membres.