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Ma chronique
La motivation et le sport (2e partie)
"Le succès d'un entraîneur ou moniteur exige une compréhension exhaustive de la motivation, des facteurs qui l'influencent et des moyens de la susciter chez les sportifs.
La motivation est un processus complexe où l'individu s'engage ou est attiré par une situation donnée (faire un sport; e.g. tennis de table) et l'importance de l'effort dans la situation donnée (l'effort à fournir pour pratiquer le tennis de table).
Dans d'autres termes la motivation peut être définie comme un processus qui dirige l'organisme (l'individu) vers un changement. Si ce changement se produit, l'individu est motivé d'adhérer à la situation est de fournir l'effort nécessaire."
Motivation et le sport (1ère partie), le texte complet sur le site de l'AGTT et dans le journal nr.de l'AGTT.
Renforcement et motivation intrinsèque
Savoir motiver, se motiver, être motiver voila la clé de la réussite. La motivation s'apprendre et se renseigne, il faut tout simplement vouloir.
Le renforcement est l'utilisation des récompenses et des punitions pour augmenter ou réduire la probabilité qu'une réponse donnée se reproduise à l'avenir.
Le renforcement accélère l'apprentissage du tennis de table et hâte l'apparition des comportements valables dans la pratique du ce sport.
Un renforcement est positif alors quand une action est suivie d'une conséquence agréable. Les sportifs tendent à répété le comportement dans l'espoir de bénéficier à nouveau d'effets positifs.
Un renforcement est négatif alors quand une action est suivie d'une conséquence désagréable (punition). Les sportifs tendent à ne pas répété le comportement pour éviter un surcroît d'effets désagréables.
Il existe des façons positives et négatives d'enseigner et d'entraîner. L'approche positive, qui consiste à récompenser les comportements adéquats, augmente la probabilité que le joueur du tennis de table trouve la motivation nécessaire pour pratiquer et s'entraîner d'avantage. L'approche négative privilégie la punition des comportements inadéquats pour en réduire la fréquence.
Dans cette chronique nous allons voir que le renforcement négatif, le renforcement positif et motivation intrinsèque seront traité dans les prochaines chroniques.
Renforcement négatif - désavantage de la punition
On le sait que la critique et la punition peuvent apporter un aide à diminuer ou éliminer des comportements indésirables, mais ces méthodes comportent des désavantages sérieux qui peuvent miner l'efficacité de la punition dans l'élimination des comportements négatifs.
La punition développe la peur de l'échec. Un pongiste qui a peur d'échouer n'est pas motivé par la victoire et n'en goûte pas les fruits; il essaie plutôt d'éviter l'amertume de la défaite. La punition empêche le développement d'un bon apprentissage pour la mise en pratique des techniques et stratégies de jeux.
Cette crainte de l'échec provoque en effet une baisse de rendement, parce que le joueur ce concentre sur la défaite que sur ce qu'il doit faire pour connaître le succès.
Par exemple, un joueur qui craint que son entraîneur lui fait de remarques négatives ou des critiques parfois sans objet, pourrait devenir hésitant, il ne prend aucun risque donc il joue prudemment et sa victoire si il y une, ne sera pas bénéfique.
(Orlick et Botterill, 1975; Smith et Smoll, 1983) montre dans leurs recherches que les sportifs qui ont une grande crainte de l'échec offrent non seulement un moins bon rendement en compétition, mais sont aussi plus sujets aux blessures, profitent moins de l'expérience sportive et finissent par abandonner.
Jean-Pascal Stancu
Président de l'AGTT
Note: La prochaine chronique sur la motivation (3e partie) sera dans 2 mois.