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L'article présente dans les détails une proposition de convention internationale qui mettrait en place un système de visites inopinées des lieux de détention. L'idée de Jean-Jacques Gautier vise à prévenir les violations plutôt qu’à la dénoncer, sur une base de dialogue plutôt que de confrontation avec les Etats.
Le journal publia également les réponses à la "Proposition Gautier" de 18 personnalités politiques et universitaires très en vue. Nombre d'entre elles soutenaient pleinement cette proposition et encourageaient Gautier et la Suisse à aller de l'avant avec le projet. D'autres considéraient l'idée comme "irréaliste", "utopique" et "trop optimiste". Dans les mois qui suivirent, le Comité International de la Croix Rouge envoya une lettre de soutien et Gautier continua à publier des articles et à organiser des conférences pour mobiliser l'attention sur son initiative. A Saint Gall, en Suisse, un groupe informel s'était constitué pour faire avancer la "Proposition Gautier" sur l'initiative de Madame Martita Jöhr-Rohr. D'autres personnes et organisations ont encouragé et soutenu l'idée parmi lesquelles la Commission internationale de juristes, Amnesty International et l'Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture.
En 1977, Jean-Jacques Gautier fonde le Comité suisse contre la torture, qui deviendra plus tard l'APT (Association pour la prévention de la torture), plateforme de promotion de la prévention de la torture.
“C'est au plus profond de la nuit qu'il faut croire à la lumière"