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Humaniste et juriste adhérant aux nouvelles idées de Martin Luther, Jean Calvin est un théologien reconnu à Genève. Il y a bâti le premier modèle d’églises protestantes, faisant de Genève la « Rome du protestantisme ». Découvrez son histoire dans cet article !
De Noyon à Genève, l’histoire de Jean Calvin
Né à Noyon, en Picardie, le 10 juillet 1509, Jean Calvin est un réformateur français ayant participé à fonder le protestantisme. Il est en effet l’un des plus fervents partisans de la Réforme protestante, avec Martin Luther et Ulrich Zwingli.
Destiné à la prêtrise par son père, il fait finalement des études de droit suite à des démêlés avec les chanoines de Noyon. Après des études à Orléans puis à Bourges, il rompt vers 1530 avec l’Eglise catholique romaine. Du fait des persécutions contre les protestants français, il s’expatrie en alors en Suisse, à Bâle.
En 1536, il y publie l’un des ouvrages les plus importants de la théologie protestante : Institution de la religion chrétienne. Il y synthétise les différentes opinions des sectes protestantes avec les siennes. Ses pensées sont marquées par l’étude du droit : contrairement à Luther, il considère toujours la loi de manière positive.
L’idée centrale de la doctrine calviniste est la transcendance et la souveraineté de Dieu. Elle ne conserve que 2 des 7 sacrements du catholicisme : l’eucharistie et le baptême. Elle rejette notamment l’autorité du pape, le culte des saints, ou encore, le célibat des prêtres.
Après cela, il est recruté par Guillaume Farel, l’un des pionniers du mouvement de la réforme protestante. Celui-ci lui demande son aide pour réformer l’Eglise à Genève. Calvin accepte, commençant comme lecteur et progressant vers le rôle de pasteur. En 1536, ils remportent la dispute de Lausanne, qui les opposait aux catholiques. Cela entraîne le passage du Pays de Vaud à la réforme, abolissant irrévocablement le culte catholique romain.
A la suite d’une querelle politico-religieuse, Farel et Calvin sont expulsés de Genève en 1538. Calvin se rend à Strasbourg, à l’appel du réformateur Martin Bucer. Il y devient pasteur d’une église de réfugiés wallons et français, tout en exerçant les fonctions de professeur. Il se marie également avec Idelette de Bure en 1540, dont il aura un fils, décédé en bas âge.
Au fil des ans, il continue à soutenir le mouvement réformateur à Genève. Il rédige divers ouvrages, tels que le Commentaire de l’Epître aux Romains et le Petit traité de la Cène.
En 1541, il est finalement invité à rentrer à Genève. Il y introduit dès son retour des idées politiques novatrices ainsi qu’une nouvelle liturgie. Mais c’est seulement à partir de 1555 que son autorité à Genève n’est plus contestée.
Il passe les dernières années de sa vie à promouvoir le protestantisme à Genève. Il écrit de nombreux traités et donne des cours publics à l’Académie de Genève. Il y fait également une exposition continue des livres de la Bible.
De santé fragile, il décède le 27 mai 1564 à l’âge de 55 ans, certainement épuisé par ce travail intense. Son œuvre sera continuée par Théodore de Bèze, chef incontesté de la cause réformée dans toute l’Europe.