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L'intérêt du test, également disponible sur une applicationet est de permettre de déterminer plus facilement qui est à risque de souffrir d'apnées du sommeil.
Baptisé "NoSAS", le questionnaire porte sur cinq facteurs de risque: tour de cou supérieur à 40 centimètres, indice de masse corporelle dépassant 25, sexe masculin, âgé de 55 ans et plus et personne sujette aux ronflements.
Pour chacun de ces paramètres, des points sont attribués. Si le total reste en dessous de 8 points, le risque d'apnée du sommeil peut être exclu avec une certitude variant de 90% à 98%.
Disponible sur une application
A partir de 8 points, des enregistrements nocturnes de la respiration et du sommeil sont nécessaires pour confirmer le diagnostic.
Le test, également disponible sur une application, a été mis au point par le Centre d'investigation et de recherche sur le sommeil de l'hôpital universitaire de Lausanne (CHUV), sous la direction du Dr Raphaël Heinzer.
Ses résultats ont été validés scientifiquement par une étude publiée vendredi dans The Lancet Respiratory Medicine.
Un groupe témoin
Pour mettre au point le score "NoSAS", le CHUV s'est basé sur l'analyse statistique rigoureuse des données de la cohorte lausannoise du sommeil HypnoLaus.
Ce groupe témoin est constitué de plus de 2000 personnes de 40 à 80 ans prises au hasard qui ont accepté d'enregistrer leur sommeil.
L'échelle pour mesurer le risque d'apnée a pu être testée sur un autre groupe de personnes d'un autre continent (Sao Paulo), avec d'excellents résultats. Cela suggère qu'il peut être utilisé dans différentes parties du monde.
>> Les explications du Dr Raphaël Heinzer, à l'origine du test
ats/fb
Stress majeur
Très fréquente, la maladie est due à la fermeture répétée de la gorge pendant le sommeil. Elle provoque une perturbation de la qualité du sommeil et par conséquent des endormissements pendant la journée.
La multiplication des arrêts respiratoires et de la baisse du taux d'oxygène représente un stress majeur pour le coeur et le cerveau.
Les patients qui souffrent d'apnées du sommeil non traitées ont deux à trois fois plus de risques de développer un accident cardio-vasculaire cérébral. Ils ont également trois plus de risque de développer une hypertension artérielle.