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S’inscrivant dans un projet global de gestion de l’espace urbain, le réseau de rues du vicus est défini dès l’époque tibérienne.
A partir de 40 de notre ère, sous le règne de Claude, l’apparition de portiques, qui modifie la volumétrie des édifices, montre une évolution de la réglementation urbaine, toujours plus codifiée. A cette époque, le mode de construction s’inscrit dans la continuité de la période précédente.
Le règne de Néron, dans la seconde moitié du 1er siècle de notre ère, marque une nouvelle étape dans le développement urbain : les charpentes à fermes et les tuiles sont introduites pour les toitures. Les portiques sur rue se monumentalisent : des colonnes en dur sont mises en place sur des bases maçonnées. À la même époque, la maçonnerie fait son apparition dans les maisons privées, qui sont dès lors souvent dotées d'un étage.
Le vicus arrive à son extension maximale au début du 2e siècle, s'étalant alors sur plus d'un kilomètre en bordure du lac.
Plan du vicus de Lousonna, avec le cadastre moderne en fond. Le Flon, qui traverse le giratoire de la Maladière, marque la limite orientale du réseau dense d'habitations. Au-delà de la rivière, diverses constructions sont cependant attestées: des installations artisanales, un édifice doté de contreforts massifs, interprété comme une villa tardive, et surtout le théâtre gallo-romain, établi dans la pente du secteur de l'avenue des Figuiers.
Archéologie cantonale de l'Etat de Vaud, plan Archeodunum SA.
Proposition de reconstitution de l'espace urbain de Lousonna, qui s'est développé autour de trois grandes rues est-ouest, reliées entre elles par un réseau de ruelles secondaires.
Musée romain de Lausanne-Vidy, dessin Pierre André.