Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07169.jsonl.gz/1174

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Le ministère public de la Confédération (MPC) a entendu un témoin suisse vendredi à Berne dans le cadre de l'enquête sur Anders Behring Breivik, extrémiste norvégien et auteur de deux attentats ayant fait 77 morts. Ce Suisse de Fribourg était une victime de l'attaque d'Oslo.
Le MPC "soutient le pays dans son enquête et a donc traité cette demande en priorité" a indiqué lundi à l'ats Jeanette Balmer, porte-parole du MPC, confirmant une information de la "NZZ am Sonntag" et de "La Liberté". Mme Balmer a rappelé que la Suisse avait accepté la demande d'entraide judiciaire de la Norvège dans le cadre de sa procédure pénale contre Breivik.
Le témoin, domicilié dans le canton de Fribourg, se trouvait vers un arrêt de bus dans le quartier gouvernemental d'Oslo lorsque la bombe a explosé. Il était à proximité immédiate de l'immeuble où la bombe a été déposée et a été légèrement touché par le souffle de l'explosion, a expliqué Mme Balmer.
Il a donc été entendu en qualité de témoin, mais le MPC lui a aussi fait part de ses droits en tant que victime, a-t-elle ajouté. Le Ministère public a déclaré que les documents et les informations recueillis grâce à lui devaient être transmises lundi aux instances officielles norvégiennes, qui continuent leur enquête.
"Cruels mais nécessaire"
Anders Breivik est accusé d'avoir tué 77 personnes lors de deux attentats en Norvège Le 22 juillet 2011. L'homme de 32 ans a tout d'abord fait exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo, avant d'ouvrir le feu sur des jeunes travaillistes réunis en camp d'été sur l'île d'Utoeya, non loin de la capitale.
L'accusé est actuellement en détention provisoire où il doit passer des examens psychiatriques. En guerre contre l'Islam et le gouvernement travailliste, il a reconnu être l'auteur des attaques, et affirme affirme avoir agi seul. Mais il refuse de plaider coupable: il juge ses actes "cruels" mais "nécessaires".
ATS