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La tentative que j'avais essayé de lancer avec la fondation du Cercle Gramsci s'était heurté à un manque de précision dans la définition de ses objectifs et de ses modalités qui avait conduit à son abandon.
Je pense cependant aujourd'hui être en mesure de relancer ce projet sous une nouvelle forme. Développement.
J'ai d'ores et déjà constaté les lacunes dans la formation théorique des militants par les partis politiques (y compris ceux dont je suis membre).
Je fais en outre le constat que du fait de cet abandon partiel par les partis de la formation théorique des militants, il est peu aisé pour les militants de se former par eux-mêmes (ce qui implique un certain nombre d'éléments problématiques dont j'ai déjà parlé).
Par conséquent, je pense que nous devrions créer une organisation chargée de deux tâches importantes.
Tout d'abord, la constitution progressive et l'entretien d'une bibliothèque militante sur le socialisme, le communisme, l'anarchisme, et l'écologie politique, qui serait mise à la disposition de tous les militants adhérant à ces courants.
Une telle bibliothèque pourrait être co-financée par l'ensemble des organisations politiques de gauche du canton. Concernant les locaux, il faudrait qu'une de nos organisations se dévoue pour abriter cette bibliothèque.
Ensuite, cette organisation devrait avoir pour tâche de produire du matériel théorique (et non du matériel direct de propagande) servant à analyser et appréhender la société actuelle, tout autant qu'à proposer des solutions aux défis contemporains auxquels fait face le mouvement d'émancipation.
Une tâche subsidiaire pourrait résider dans l'organisation de débat, ou de cercle d'étude et/ou de lecture (sur le modèle par exemple du cercle de lecture marxiste qui a été actif toute cette année scolaire passée).
Je propose donc de créer cette organisation sous le nom d'Union des ouvriers de l'esprit, une formule que j'emprunte au porte parole des Jeunes du Parti Ouvrier Populaire de Neuchâtel, Quentin Stauffer.
J'apprécie en effet cette expression car elle donne une connotation non élitaire à la réflexion théorique qui me parle assez.
Une telle organisation ne représenterait pas uniquement un moyen pratique (formation des militants), mais aussi une offensive intellectuelle, et idéologique (et par conséquent, in fine, politique), afin de ne plus laisser le champ idéologique (et donc culturelle et sociale) aux idéologues du capitalisme.