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Lors du rachat de l'Hôtel du Parc en 2008, la société genevoise Swiss Development Group (SDG) ambitionnait d'en faire l'un des projets immobiliers les plus luxueux du pays, avec des logements vendus entre 4 et 23 millions de francs. En 2010, le basketteur français Tony Parker, "tombé amoureux du lieu", signe même un contrat et prévoit d'emménager en 2012.
Quatre ans plus tard cependant, personne n'a encore vu Tony Parker ni aucun autre acheteur. Malgré les rénovations, l'Hôtel du Parc est laissé à l'abandon.
Selon des informations obtenues par la RTS, une quinzaine d'entreprises ayant participé au chantier poursuivent en justice la société SDG pour factures impayées. Montant de l'ardoise: plus de 2,5 millions de francs.
Ilyas Khrapunov ancien actionnaire
La RTS a tenté d'entrer en contact avec SDG à de nombreuses reprises. En vain. A Genève, le groupe ne possède même pas de boîte aux lettres. Une étude d'avocats occupe l'adresse indiquée sur le site internet de la société.
C'est que SDG comptait parmi ses actionnaires Ilyas Khrapunov, fils de l'ex-ministre kazakh Viktor Khrapunov, visé dès 2011 par une enquête pour blanchiment d'argent. Depuis lors, un financier genevois ne répondant à aucune sollicitation a repris le groupe.
Seule indication fournie par SDG à la RTS dans un courriel laconique: "Le 21 janvier 2016, la société s'est vue confirmer un sursis concordataire qui rend possible la finalisation prochaine des travaux."
Mise en faillite ou contrat de refinancement permettant de terminer les travaux? Le sort de ce joyau du patrimoine historique vaudois devrait être connu dans les prochaines semaines.
Jérôme Galichet/kg