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Depuis 2008, l’office fédéral de la santé publique (OFSP) recommande le vaccin du VPH pour toutes les filles entre 11 et 19 ans en Suisse aussi. Le vaccin tétravalent agit contre 4 sous-types du virus du papillome humain (VPH), lequel cause, entre autres, le cancer du col de l’utérus.
Le taux de vaccination de 80% recommandé par l’OFSP n’a pour le moment pas été atteint en Suisse. En Allemagne, la commission locale de vaccination (STIKO), qui recommande aussi le vaccin du VPH, a atteint pour le moment un taux de vaccination de 30%. Pourquoi une telle réticence ? Les experts soupçonnent pour cela le taux d’effets indésirables, qui est pourtant bas en comparaison avec d’autres vaccins, comme expliqué en 2007 par Swissmedic, l’institut suisse des produits thérapeutiques.
Afin d’analyser la sécurité du vaccin tétravalent du VPH, une équipe de chercheurs américains a analysé les données médicales de 189‘629 filles et femmes californiennes âgées entre 9 et 26 ans et ayant reçu entre 2006 et 2008 au moins une dose du vaccin.
Etant donnée que ce vaccin – comme d’autres vaccins d’ailleurs – est associé avec l’apparition ou l’aggravation de maladies auto-immunes, les chercheurs se sont surtout intéressés aux maladies suivantes: Lupus, polyarthrite rhumatoïde, diabète de type 1, sclérose en plaques et autres maladies auto-immunes. Résultat: 6 mois plus tard, ces maladies n’étaient pas plus fréquentes chez les femmes vaccinées que chez celles d’un groupe de contrôle n’ayant pas utilisé ce vaccin.
Bilan des auteurs : malgré une bonne efficacité et tolérance du vaccin du VPH, de nombreuses mamans refusent encore de laisser leurs filles se faire vacciner. Les résultats cités indiquent pourtant que ce vaccin tétravalent offre une grande sécurité au niveau des maladies auto-immunes.
Mais : le taux du cancer du col de l’utérus ne pourra être réduit à long terme que grâce à un pourcentage élevé de vaccination dans la population. Il serait tout particulièrement important que non seulement les pédiatres et les gynécologues, mais aussi les mamans et les jeunes femmes abordent ce moyen de prévention. Des questionnaires auraient en effet montré que des explications directes et des recommandations claires de la part des médecins sont prises au sérieux.
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