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On ne le répètera jamais assez. Pour frapper un bon coup, il faut toujours avancer sur la balle pour transmettre le poids du corps.
C'est un grand classique. Tous les professeurs de tennis vous le diront tôt ou tard. Il faut toujours avancer sur la balle ! Une sensation qui pourrait se résumer par l'expression "rentrer dans la balle". Dites vous que vous devez faire un pas en avant, en rentrant d'un mètre dans le court après avoir joué. C'est le moyen le plus sûr de rentrer dans la balle. L'avantage est énorme.
Sans frapper, la balle va prendre beaucoup de vitesse, être mieux contrôlée et gêner considérablement l'adversaire. Les joueurs qui jouent en restant sur place perdent toute leur puissance. L'intérêt est aussi de surprendre l'adversaire en masquant le geste et la direction de la balle. Le conseil à retenir, c'est qu'il faut avancer sur la balle pour être puissant.
L'inimitable jeu de jambes de Roger Federer illustre à quel point cet aspect du jeu est important au tennis. Savoir se déplacer semble encore plus essentiel quand la plupart des entraîneurs de tennis affirment que 90% de la réussite d'un coup dépend du placement.
Le conseil : Faites un pas en avant sur chaque coup.
Pour bien se déplacer sur le court, certaines règles de base du jeu de jambes doivent être assimilées. D'abord, il faut savoir se tenir de profil face à la balle, c'est à dire avoir un pied avant ou arrière. Le gauche devant pour un coup droit si vous êtes droitier, le contraire pour un gaucher. Mais, il est fondamental de ne pas avoir les deux pieds sur la même ligne.
N'hésitez pas à faire un pas en avant en vous mettant de profil. C'est la meilleure façon de développer votre jeu de jambes, tout en rentrant vraiment dans la balle avec le poids du corps.
Aucun autre mouvement qu'aller de l'avant ne peut vous permettre de développer votre jeu de jambes. C'est pourquoi, le pire est de rester sur ses appuis ou encore de reculer.
Il est indispensable de posséder ce coup qui conditionne la suite de votre point. Posséder un bon service peut amener à mettre tout de suite son adversaire en difficulté... Alors il ne faut pas sous estimer la qualité de cet engagement.
N'importe quel entraîneur vous le dira : le service est très important pour la manière dont vous voulez mener votre échange. Pour cela, trois éléments sont fondamentaux : le lancer de balle, la flexion-extension des jambes (la poussée) et le rythme du geste.
En ce qui concerne le lancer de balle, il dépend de l'effet que vous voulez donner à votre service. Si vous optez pour un service à plat, puissant, il faut lancer la balle au-dessus de la tête et légèrement devant vous. Pour un service lifté (qui rebondit haut après l'impacte au sol) le lancer devra plutôt s'effectuer toujours bien au-dessus de la tête mais légèrement sur la gauche (pour les droitiers, à droite pour les gauchers) pour aller frapper la balle en lui donnant l'effet désiré. Enfin, le service slicé, qui permet, lorsque l'on sert du côté droit, de sortir son adversaire du court et de s'ouvrir une plus large partie du terrain. Pour cela, il faut lancer la balle un peu à droite de l'axe du corps avec une prise plus ou moins ouverte.
Le travail des jambes est aussi important que le bras. Vous devez fléchir vos jambes lorsque vous lancez la balle pour produire ensuite une extension afin d'aller frapper la balle avec le bras complètement en extension. Pour ce qui est du rythme du bras, il doit être lent au début et accélérer au moment de la frappe.
Stratégie très appréciée mais de moins en moins utilisée, le service-volée consiste, comme son nom l'indique, à monter au filet derrière son service. Voici quelques conseils pour vous lancer dans l'aventure.
Il n'est pas nécessaire d'avoir un service très puissant pour se permettre de monter au filet. La raison est simple : plus votre service est rapide, moins vous aurez de temps pour arriver au filet avant le retour de votre adversaire ! Si vous décidez de tenter le coup, préférez des services bien placés, voire avec effet pour minimiser les risques d'un retour puissant et bien placé.
Dès que votre service est parti, laissez-vous emporter par votre mouvement et suivez la trajectoire de la balle. Votre pied droit (pour un droitier) qui retombe sera votre première foulée. Il faut ensuite courir le plus rapidement possible. Mais faites attention à stopper votre course avant que votre adversaire ne touche la balle afin de pouvoir changer de direction si nécessaire.
Essayez d'être le plus près possible du filet au moment de frapper votre première volée. Vous pouvez même tenter de claquer votre volée si le retour adverse n'est pas réussi. Restez constamment en mouvement lorsque vous êtes au filet, si possible avec les genoux fléchis, la hantise du volleyeur restant le contre-pied.
Sachez anticiper les retours afin de garder le jeu à votre compte. Observez les mouvements de votre adversaire et sachez retenir ses réactions passées. Enfin, si vous vous retrouvez en mauvaise posture, prêt à être fusillé, il ne vous reste plus qu'à choisir un côté. Mais ne vous lancez pas trop tôt dans votre mouvement pour ne pas faciliter la tâche de votre adversaire. Avec un peu de chance, vous partirez du bon côté et vous gagnerez le point.
Une raquette, des balles, une paire de tennis vous suffiront pour jouer. Ensuite, la tenue relève plus de l'envie consumériste et de nos rêves d'enfants de ressembler à Roger’s ou Ivanovic..
Voici un inventaire de la panoplie de base du joueur de tennis:
La raquette : La raquette constitue l'accessoire n°1 du joueur de tennis. De plus en plus légère grâce à des matériaux comme le titane ou le graphite, le rendement d'une raquette reste aussi très tributaire de son cordage. N'hésitez pas à essayer les raquettes qui vous plaisent, sans oublier de prendre conseil pour le cordage.
Le cordage : Tous les spécialistes vous le diront, un cordage est aussi important que des pneus pour une Formule 1.
Les balles : Sous pression ou non, les balles n'ont pas la même usure selon les modèles. D'une marque à l'autre, leur dureté a même une grande influence sur le jeu.
Les chaussures : Une paire de chaussures à semelle plate reste fortement conseillée pour éviter de se tordre la cheville, malgré la grande variété de chaussures de sport aujourd'hui.
La tenue (short, chemise, chaussettes) : Tout bon sportif a une tenue de tennis dans son placard, même plus ou moins approximative. Mais pour ressembler à Federer, Nadal, Jankovic ou Ivanovic, certaines tenues vous donneront, peut-être, des ailes.
Superflus pour certains, obligatoires pour d’autres, c’est sûr, ces accessoires ne feront pas de vous le n° 1 du jour au lendemain ! S’ils ne sont en aucun cas indispensables, ils peuvent toutefois améliorer votre confort de jeu.
Le grip : posée sur le manche de la raquette, cette bande antidérapante absorbe la transpiration et permet une meilleure prise en main. Il peut être lisse ou perforé, en cuir ou en synthétique.
Le surgrip : il se pose par-dessus le grip et permet de ne pas l’user prématurément. Le surgrip permet également d’épaissir le manche et de changer ainsi la prise de la raquette. Plus la « main » est grosse et plus, certains joueurs sont à l'aise et tiennent leur raquette de bien meilleure façon.
L’antivibrateur du cordage : long ou court, il permet d’atténuer les vibrations du cordage. Certaines raquettes en sont déjà équipées. Il apporte également un confort sonore. La Fédération Internationale de tennis impose de le placer sur les montants, sous la dernière corde des travers.
La bande de protection : elle protège le cadre de la raquette des chocs.
Les bandes de plomb : ce sont des bandes adhésives qui modifient l’équilibre et le poids de la raquette selon leur emplacement en tête du cadre ou sur le manche.
L’élastocross : petit appareil qui permet d’éviter que les cordes ne se cisaillent. Il protège ainsi le cordage et ralentit son usure.
Choisir une paire de chaussures qui correspond à son type de pied et à son activité est primordial.
Tout d’abord, la chaussure doit suffisamment maintenir le pied pour être stable lors des déplacements rapides. La stabilité assure en effet des appuis plus efficaces. Le maintien permet quant à lui d’éviter les risques de blessures. Les tennis doivent aussi être confortables, de bonne qualité et épouser la forme de votre pied car des chaussures inadaptées peuvent être à l'origine d'entorses de la cheville, de tendinite ou de chute. Choisissez-les aussi amortissantes afin qu’elles absorbent les chocs au maximum, notamment à l’avant du pied et au talon.
Il est important de bien les choisir selon la surface sur laquelle je joue. D’abord, les chaussures doivent bien accrocher le sol pour éviter de tomber. Sur terre battue, les semelles sont légèrement profilées et elles doivent accrocher un minimum pour ne pas chuter lors des glissades qui sont fréquentes sur terre. En revanche, sur gazon, il faut des crampons sinon c’est la chute assurée ! Sur dur, la semelle est plus épaisse. En général, on les choisit un peu rigide sur les côtés pour éviter de se tordre la cheville, mais pas trop quand même sinon on ne peut plus bouger son pied!»
Le cordage c’est le moteur de la raquette : c’est ainsi qu’un spécialiste parle de cet élément de l’équipement que l’on peut avoir tendance à négliger. Or maîtriser son cordage c’est d’une certaine manière maîtriser son jeu.
Un peu d’histoire: alors que la première raquette date du 16ème siècle, le cordage est quant à lui apparu seulement trois siècles plus tard. Le premier cordage a été inventé très exactement le 31 décembre 1868 par un dénommé Lister. Ce chirurgien anglais fabriqua des boyaux à base de lanières prélevées sur le péritoine d'un boeuf et l'intestin grêle d'un mouton ! Dix ans plus tard, Bussey, un autre anglais, fabriquant de raquette, demanda à un fabricant lyonnais de cordes à musiques (Babolat !) de lui de corder des raquettes de tennis avec des cordes de violoncelle. Le premier cordage moderne était né ! Depuis ce cordage en nylon est utilisé pour toutes les raquettes de tennis.
Les règles : pour être utilisé en compétition le cordage doit correspondre à certaines règles. Extraits :
- le tamis de la raquette doit être plat et constitué d'un ensemble de cordes croisées, reliées à un cadre et alternativement entrelacées ou fixées à leurs points de croisement ;
- l'ensemble du cordage doit être homogène dans son ensemble et en particulier pas moins dense au centre qu'en n'importe quel autre point. La raquette doit être conçue et cordée de telle façon que les caractéristiques du jeu qu'elle produit soient identiques sur ses deux faces. Le cordage doit être libre de tout ajout ou protubérance autres que ceux utilisés uniquement et spécialement pour limiter ou empêcher l'usure ou la vibration, et dont la dimension et la position doivent être estimées raisonnables pour cet office ;
- l'ensemble de la raquette, manche et cordage compris, ne doit être équipé d'aucun système qui permettrait, en cours d'échange, de modifier la forme de la raquette, ou l'équilibre de son poids dans son axe longitudinal, ce qui changerait son moment de torsion ou de modifier délibérément toute propriété physique de la raquette, susceptible d'affecter son rendement.
Comment régler son cordage ? Le cordage est posé par un spécialiste lorsque l'on achète sa raquette. C'est ce même spécialiste qui modifiera les réglages si ces derniers ne conviennent pas ou changera le cordage quand il sera usé ou cassé.
Le réglage doit être adapté en fonction de l'individu, de sa morphologie et de sa puissance. Il est important de bien adapter son cordage à soi-même, mais aussi à son adversaire. En fonction du type de jeu et de joueur qu'on a en face de nous, on adapte une tension sur la corde. Cela nous permet ensuite d’avoir soit plus d’élasticité pour gagner en puissance ou bien un peu plus de rigidité pour gagner en précision. C’est-à-dire que moins on tendra les cordes, plus on créera de l’élasticité et on aura un effet trampoline qui permettra d’avoir plus de puissance. Au contraire, plus on mettra de la tension sur la corde, plus on rigidifiera le cordage et plus on aura de meilleures sensations au niveau du toucher de balle et donc on gagnera en précision.
Champion ou pas, il peut être intéressant de se pencher sur son cordage afin d'améliorer son jeu.
Eternel dilemme des tennismen confirmés ou débutants, le cordage de la raquette prend en compte les matériaux, la taille du tamis, la jauge et enfin la tension. Tension faible ou forte ? A vous de choisir...
Il faut d'abord garder à l'esprit qu'une raquette à grand tamis devra être tendue plus fortement qu'une raquette à moyen tamis pour obtenir le même résultat. Il n'y a donc pas une technique de cordage applicable à toutes les raquettes.
Plus la tension de la raquette est faible, plus la puissance sera élevée. En effet, plus vous tendez et moins les cordes sont élastiques. Cette relation reste valable jusqu'à un certain degré. Car si vous diminuez trop la tension de votre raquette, la puissance commencera à diminuer à cause de l'énergie perdue dans le frottement des cordes entre elles et avec le cadre.
Plus la tension de la raquette sera élevée et plus le contrôle de la balle se fera facilement. De même, plus la tension sera forte, plus les effets seront faciles à réaliser.
Il vous faut donc adapter votre cordage au type de jeu que vous désirez pratiquer. Un frappeur devra privilégier une tension faible contrairement à des joueurs moins puissants et plus techniques. Mais sachez rester dans la modération. En effet, rien ne sert d'avoir une tension très faible si vous n'êtes pas maître de votre raquette.
Sachez enfin qu'il est difficile d'avoir une tension unique durant toute la durée de vie de votre raquette. Votre cordage est en effet sujet aux variations climatiques (température et humidité). Sans compter que l'usure modifiera la tension de votre raquette.