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| Dans le cadre du programme international de
recherches Phébus PF (produits de fission), le réacteur expérimental
Phébus, exploité par l'Institut de Protection et de Sûreté
Nucléaire (IPSN), est utilisé pour effectuer des essais de
combustibles de réacteurs à eau sous pression (REP) en situation
accidentelle.

Des contrôles sont périodiquement effectués sur les grappes de commande du réacteur pendant les périodes d'arrêt. ces contrôles consistent à faire monter et descendre successivement chaque barre, les 5 autres étant maintenues en position basse afin de conserver le réacteur dans une configuration sûre. Pour la réalisation de cette opération, la procédure prévoit de désactiver une partie du système de protection du réacteur afin de ne pas empêcher le mouvement de la barre sélectionnée.
| Lors d'un tel contrôle réalisé le 2 octobre,
le système de protection à été, pour une raison
encore inconnue, entièrement désactivé par l'opérateur.
Dans cette situation, la montée intempestive d'une ou plusieurs
barres aurait pu entraîner le redémarrage fortuit du réacteur.

Pendant l'opération, un opérateur assurait néanmoins la surveillance neutronique au tableau de commande et aurait pu, le cas échéant, ordonner par une opération manuelle l'arrêt d'urgence du réacteur.
L'incident a été déclaré tardivement (13 octobre) à l'Autorité de Sûreté. Des investigations complémentaires sur les circonstances de l'événement et sur ses conséquences potentielles sont actuellement en cours. Elles permettront en particulier d'établir un classement définitif de l'incident sur l'échelle INES.

Le Directeur de la Sûreté des Installations Nucléaires
pour Madame Jacqueline BOURRYle 23 sept. 1998
objet: Centrale de Civaux
Madame,
Par votre courrier cité en référence, les associations "Unions Fédérales des Consommateurs de la Vienne - Que Choisir?", "Vienne - Nature", "La Vigilante", "Stop Civaux", ainsi que le "GSIEN" attirent l'attention de Monsieur le Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie sur un problème d'ordre sanitaire qui risque de se poser à la centrale nucléaire de Civaux.
| Comme vous le soulignez dans le dossier que
vous me transmettez, des amibes, micro-organismes pathogènes pour
l'homme, se développent sur les condenseurs des centrales électriques
en période de forte chaleur. Ce développement est plus important
lorsque les condenseurs sont en acier inoxydable, ce qui est le cas de
la centrale nucléaire de Civaux.

Compte tenu du faible débit de la Vienne en été, la DSIN a été amenée à indiquer à EDF, il y a quelques mois, qu'il lui paraissait exclu d'autoriser la chloration pour le traitement des amibes, la protection sanitaire des populations pouvant être obtenue au moyen d'un arrêt total ou partiel des réacteurs pendant les mois d'été.
Il importe donc qu'EDF recherche et mette en oeuvre dans les meilleurs délais un autre procédé de traitement ayant des conséquences sur l'environnement significativement plus faibles.
Je vous prie d'agréer, madame, l'expression de ma considération distinguée.