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Plus de la moitié des communes frontalières suisses coopèrent avec leurs voisines étrangères, selon une étude du Conseil des communes et régions d'Europe.Ce contenu a été publié le 05 août 2003 - 14:55
Ces liens embrassent tous les domaines, qu’ils soient politiques, administratifs, économiques, sociaux ou culturels.
Cette étude permet d'avoir - pour la première fois - une vue complète des relations directes qu’entretiennent les communes frontalières suisses avec leurs voisines européennes.
C’est en tous cas le point de vue de la section suisse du Conseil des communes et régions d'Europe qui a mené à bien cette recherche.
Un taux élevé de réponses
254 communes frontalières suisses sur 272 ont répondu à l'enquête de l’organisme européen. 121 communes étrangères ont également été interrogées.
Premier résultat: les cantons dont toutes les communes ont des relations avec les communes limitrophes sont Bâle-Ville, Soleure et Thurgovie.
Genève affiche un rapport de 90 %, soit 18 communes sur 20. Viennent ensuite Saint-Gall (85 %) et Schaffhouse (81 %). En Suisse romande, le taux est de 65 % pour Vaud, 56 % pour Neuchâtel, 55 % en Valais et 40 % pour le Jura.
L’impact des accords bilatéraux
Vingt-et-une communes frontalières suisses estiment que les accords bilatéraux avec l'Union européenne auront des répercussions sur la coopération transfrontalière.
Elles se réfèrent essentiellement à la libre circulation des personnes, au trafic ainsi qu'aux marchés du travail et du logement. Les programmes européens en faveur des régions INTERREG (auxquels participe la Suisse) sont perçus en général comme bénéfiques.
Par ailleurs, 91 communes suisses sur 140 entretiennent des rapports politiques et administratifs avec leurs voisines européennes. Et ce au moins une fois par an.
59 % des collectivités concernées gèrent également des problèmes publics de concert avec leurs homologues de l'étranger.
Des consommateurs transfrontaliers
Sur le plan économique, 36,4 % des échanges sont liés à l'agriculture. De plus, la part des consommateurs suisses allant faire des achats à l'étranger s'élève à 84 %, le mouvement inverse étant de 70 %.
Toutefois, cet inventaire des relations de proximité relève que d'un côté de la frontière comme de l'autre, on n'est pas toujours au clair sur l'identité du voisin.
Les réponses ont en effet manqué de cohérence dans plusieurs cas. L’étude a ainsi permis de montrer des inexactitudes sur le nom de la voisine ou sur le nombre de communes limitrophes.
swissinfo avec les agences
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