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Stop Malaria
Prévention du paludisme en Afrique de l'Est par des moyens écologiques et durables
Le projet
Biovision combat la maladie tropicale du paludisme par une approche polyvalente et respectueuse de l'environnement: la "Gestion intégrée des vecteurs" (IVM). Cette approche soutenue par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) combine des mesures de prévention associant les populations avec des éléments importants de politique de la santé.
Notre projet met ainsi l'accent sur la sensibilisation de la population aux causes de cette maladie, aux dangers de l'eau stagnante et à l'utilisation efficace des moustiquaires. En outre, diverses mesures de gestion de l'environnement sont appliquées. Les eaux stagnantes sont si possible asséchées et lorsque ce n'est pas le cas, des "mosquito scouts" spécialement formés viennent régulièrement contrôler leur teneur en anophèles, et les traiter au besoin avec un larvicide biologique. Au niveau des autorités locales et nationales, des professionnels de la santé sont informés sur l'IVM et formés à cet effet. Les trois sites du projet fournissent des connaissances et une expérience, qui donnent aux responsables une base pour un dialogue politique éclairé et pour une politique de santé efficace.
Les méthodes écologiques peu onéreuses sont continuellement développés et adaptés aux besoins locaux. On encourage par exemple l'élevage de poissons. Ceux-ci se nourrissent précisément de larves, et contribuent ainsi à réduire massivement les populations de moustiques - tout en fournissant aux gens une source précieuse de revenus, ou un bon complément alimentaire.
Pertinence
Le paludisme tue encore près d'un demi million de personnes chaque année (445.000 décès en 2017), dont 92% en Afrique. L'approche IVM doit contribuer à améliorer durablement la santé des populations touchées au Kenya et en Ethiopie, tout en préservant l'environnement et en fournissant des opportunités de revenus supplémentaires.
Bénéficiaires
Les bénéficiaires directs totalisent 66'000 personnes sur les trois sites du projet au Kenya et en Ethiopie. Ce sont principalement des paysan-ne-s et des élèves. Il y a aussi des responsables politiques, des professionnel-le-s du secteur de la santé, ainsi que des représentant-e-s d'institutions gouvernementales et non gouvernementales qui participent à des ateliers. Indirectement, l'ensemble des populations des zones du projet à Nyabondo et à Malindi (Kenya) ainsi qu'à Tolay (Ethiopie) - soit 212'000 personnes - profitent de l'approche intégrée de la prévention et du contrôle du paludisme.
Les objectifs de la phase actuelle
Dans la phase 2016-2018, une attention particulière est portée sur la durabilité des activités IVM: Les activités lancées, les structures et les personnes impliquées sont organisées de manière à rendre possible une prévention à long terme, efficace et respectueuse de l'environnement.
- Réduction de 50% de la population de moustiques porteurs du paludisme dans les zones du projet
- Réduction de 50% des infections dans les zones du projet
- Augmentation de 10% du revenu des ménages participants
Réalisations à ce jour
Les équipes du projet à Nyabondo et à Malindi travaillent en bonne collaboration avec les organisations communautaires locales. Ces dernières voient ainsi leurs structures se renforcer et leurs membres acquérir de nouvelles compétences pour une prévention efficace du paludisme.
Dans les trois sites, différentes combinaisons de mesures IVM ont été appliquées. Celle qui s'est révélée la plus efficaces allie le contrôle biologique des larves, la sensibilisation de la population et l'utilisation de moustiquaires imprégnées. La plus faible prévalence de la maladie (1,67%) a été mesurée dans les villages où toutes les mesures anti-malaria ont été appliquées. A Malindi, la prévalence moyenne du paludisme a diminué est tombée à 3,7% en 2015, contre 7,5% en 2014.
Le développement d'un nouveau bio-pesticide a constitué une avancée prometteuse. L'icipe travaille à l'enregistrement du bio-larvicide Uzimax larvicide biologique UZIMAX et un second produit a montré en phase de test des bons résultats contre les larves et les moustiques. Ces progrès très importants mettent en place une alternative efficace et bon marché au larvicide actuellement utilisé, le Bti, qui est très coûteux et inaccessible pour la population.
Durabilité
Grâce à diverses actions de sensibilisation ainsi qu'à une formation ciblée de la population, les personnes des zones touchées par le paludisme apprennent comment elles-mêmes et leur famille peuvent se protéger durablement contre la maladie. L'équipe du projet travaille en étroite collaboration avec les institutions officielles et associatives, avec le secteur de la santé et les secteurs connexes. Ce type de coopération contribue considérablement à renforcer les structures existantes aux niveaux local, régional et national. Elles pourront ainsi jouer, à l'avenir, un rôle efficace dans la prévention et le contrôle du paludisme.