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Le philosophe Jean-Pierre de Crousaz, auteur apprécié dans le premier tiers du XVIIIe siècle, ne semble plus guère susciter qu’un intérêt poli. La place que lui ménage l’Histoire de la littérature en Suisse romande (Lausanne, Payot, 1996,1.1) en donne une illustration : de Crousaz fournit quelques éléments pour la synthèse ; il n’est pas traité en tant que tel. Par sa date de parution, le Traité du beau (Amsterdam, 1714) est propre à se muer en œuvre inaugurale des Lumières helvétiques ; le «pédant» prédécesseur de l’Emile (mot de Rousseau) permet de souligner la rupture du milieu du siècle mais laisse dans l’ombre les idées sur l’éducation, semées dans tous les écrits de Crousaz.