Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07215.jsonl.gz/1300

En 2011, pour la première fois depuis 19 ans, le Japon n’a procédé à aucune exécution. Le risque de se voir ôter la vie est désormais plus élevé pour les quelque 130 condamnés à mort.
Le 15 janvier 2012, le nouveau ministre de la Justice a déclaré publiquement qu’il prévoyait la reprise des exécutions, qu’il considère comme relevant de ses fonctions. Son prédécesseur, Hideo HIRAOKA, n’avait pas cédé aux énormes pressions l’incitant à procéder à des exécutions en 2011. Il a estimé que l’application de la peine capitale devait faire l’objet d’une réflexion plus approfondie avant que de nouvelles exécutions aient lieu.
Bien que tous les condamnés à mort risquent d’être exécutés à tout moment, il est peu probable que les membres de la secte Aum Shinrikyo – notamment son dirigeant, Chizuo MATSUMOTO (alias Shoko Asahara) – soient exécutés très prochainement. En effet, Makoto HIRATA, un membre de la secte, s’est rendu à la police le 31 décembre 2011 et il faudra un certain temps pour que son affaire soit jugée. Aux termes de l’article 475 du Code de procédure pénale, aucune exécution ne peut avoir lieu tant que tous les coaccusés n’ont pas fait l’objet d’une décision de justice définitive.
Amnesty a lancé une action urgente pour exhorter le ministre de la Justice à ne pas signer d’ordre d’exécution et à instaurer un moratoire sur les exécutions.