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aube rapace. ça commence par un cri qui meurt, paradoxe à la lueur - je me lève-. un miroir rond reprend pour moi le bruit de la lumière qui survient juste là, sur le toit cloqué du bâtiment, angle vif hurlant la peine volatile. lentement la bête agonise, se dissout dans les plis de l'aurore. elle recouvre de sable le charnier des rêves tandis que mon miroir met bas des maisons comme des grelots d'angélus. le gris, le gris soleil de l'aube entre ses jambes de verre.
-je me lève- quelques traces griffonnées. il y a des traits à refaire, gommer, tirer. tout encore au fusain tandis que par bribes et retour de paupières, le préposé à la diane vide les seaux blancs pour mes ablutions , - je me lève, sûr-
il y a presque du bleu déjà. retard programmé, mon khôl ne tiendra plus longtemps - je me lève- avec ce cri qu'un musicien inspiré a nommé Sarajevo. les shrapnel's snippers m'ont dans la cible, le miroir rond posé sur le noir..