Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06972.jsonl.gz/871

Recommandations générales sur
la prévention
des infections par le VIH et les virus des hépatites.
Les virus de l'immunodéficience humaine, des hépatites B et C peuvent être transmis d'une personne à une autre.
1. Virus de l'immunodéficience humaine (VIH)
Le VIH peut être transmis dans les circonstances suivantes :
- Lors de contacts sexuels :
Les contacts sexuels aussi bien hétéro- qu'homosexuels sont susceptibles de
transmettre le VIH, en l'absence d'une protection correcte par un préservatif. Tout
rapport vaginal ou anal non protégé présente un risque infectieux. L'infection ne
survient cependant pas lors de tout rapport sexuel entre une personne infectée et non
infectée. Lors de pratiques orogénitales, le risque de transmission est nettement plus
faible. Lors de contacts orogénitaux, il faut éviter le contact de sang ou de sperme
avec les muqueuses.
On tente d'établir actuellement dans quelles situations un contact sexuel non-protégé avec une personne possiblement infectée par le VIH pourrait justifier une prophylaxie médicamenteuse (prophylaxie post-exposition, PEP). Ces questions doivent être posées au médecin.
- Lors de contact avec du sang :
Comme le VIH se trouve dans le sang, le contact avec le sang d'une personne infectée
peut entraîner une transmission du virus dans certaines situations. Cette transmission
est surtout fréquente lors d'échanges de seringues entre toxicomanes. Un certain risque
peut aussi exister en cas de piqûre par une aiguille souillée par du sang VIH-positif,
p.ex. dans des toilettes publiques, des récipients à déchets ou des jardins publics.
Les mesures à prendre après une piqûre causée par une seringue possiblement contaminée sont identiques à celles décrites au chapitre 7 en cas d'exposition professionnelle. Il faut en particulier immédiatement consulter un médecin, afin de juger de l'indication à une prophylaxie post-exposition.
Au début de la pandémie par le VIH, il existait également un risque d'être infecté lors d'une transfusion sanguine. Depuis 1985, le VIH est systématiquement recherché dans le sang des donneurs. Depuis, ce mode de transmission est devenu très rare. De plus, les dérivés sanguins sont produits de manière à exclure dans toute la mesure du possible une contamination. Une recherche systématique est également effectuée en cas de greffe d'organes.
- Transmission de la mère à l'enfant
Le VIH peut également être transmis de la mère VIH-positive enceinte ou allaitante à l'enfant. Le risque de transmission est particulièrement élevé lors de l'accouchement. Il est également important durant les phases de virémie élevée, c'est-à-dire lors de la primo-infection par le VIH ainsi que lors du SIDA déclaré. Par un traitement approprié, le risque de transmission du VIH de la mère à l'enfant peut être considérablement atténué.
Les contacts sociaux ainsi que l'usage commun de toilettes ou de réfectoires ne présentent pas de risque d'infection. La peau intacte protège le corps contre le VIH.
2. Virus de l'hépatite B (HBV)
Ce virus se transmet de la même façon que le VIH :
- Contacts sexuels :
Lors de contacts hétéro- ou homosexuels avec des personnes infectées par le HBV. L'usage correct du préservatif protège contre la transmission du HBV.
- Contacts sanguins :
L'hépatite B est plus fréquente chez les consommateurs de drogues par voie intraveineuse que dans la population générale. L'échange de seringues constitue le risque principal, dans une moindre mesure l'utilisation de matériel commun tels que les filtres. Le virus de l'hépatite B pourrait aussi être transmis par transfusion sanguine ou transplantation d'organes, Ce dernier risque est cependant pour ainsi dire exclu par les contrôles systématiques effectués préalablement.
- De la mère à l'enfant :
Une femme atteinte d'une hépatite B active ou porteuse du virus peut le transmettre à son enfant durant la grossesse, l'accouchement ou l'allaitement. La prévention s'effectue par l'administration d'immunoglobulines et par la vaccination de l'enfant après la naissance. Si ces mesures sont correctement appliquées, l'infection de l'enfant peut être évitée dans 90 % des cas.
Les personnes souffrant d'une hépatite B active ou porteuse du virus, de même que celles qui refusent la vaccination malgré le risque accru d'infection, doivent prêter une attention toute particulière aux mesures de précaution générales qui suivent :
|Nous recommandons qu'en dehors des personnes courant des risques professionnels, celles qui présentent un risque accru de contracter une hépatite B sur la base des critères mentionnés ci-dessus consultent leur médecin pour discuter de l'indication à la vaccination|
3. Virus de l'hépatite C (HCV)
L'hépatite C peut se transmettre par voie sanguine, notamment dans les situations suivantes :
Les mesures de précaution contre les risques de transmission de l'hépatite C sont les mêmes que pour le VIH :
Le virus de l'hépatite C peut se transmettre de la mère à l'enfant lors de la grossesse. L'importance de ce risque n'est pas encore clairement connu. Le risque de transmission par voie sexuelle est généralement considéré comme très faible ou même nié.
Il n'existe actuellement encore aucune vaccination contre l'hépatite C.