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Le plus haut sommet des Andes fait deux mètres de plus que ce que l'on croyait jusqu'ici. Après avoir «raboté» l'Everest et le Kilimandjaro - également de deux mètres -, les appareils de mesure de la firme suisse Leica Geosystems viennent de rendre leur verdict sur le toit des Amériques, qui culmine donc à 6961 mètres et 83 centimètres.
Aujourd'hui, on ne mesure plus la hauteur des montagnes depuis le sol, mais depuis le ciel, en utilisant un réseau de 24 satellites qui tournent à une vingtaine de kilomètres au-dessus de nos têtes. En connaissant toujours exactement leur position, on peut facilement faire un calcul de triangulation à partir des signaux qu'ils nous envoient.
Pour garantir une marge d'erreur qui n'est que de quelques millimètres, il faut évidemment des récepteurs extrêmement précis au sol. Et c'est là qu'intervient la technologie développée par Leica Geosystems.
L'entreprise, basée à Heerbrugg, dans le canton de St-Gall et à Torrance, en Californie n'hésite pas à présenter ses détecteurs GPS comme les meilleurs du monde.
C'est déjà au moyen de ces appareils que le géologue Giorgio Poretti avait ramené en 1992 l'altitude du toit du monde de 8848 à 8846 mètres. Et peu après l'Everest, le Kilimandjaro, point culminant de l'Afrique perdait lui aussi deux mètres.
Surprise donc pour l'équipe italo-argentine conduite par le même Poretti lorsque le verdict est tombé mardi pour l'Aconcagua.
Le plus haut sommet des Amériques (et de l'hémisphère austral) est plus haut que ce que l'on admettait jusque là. De 6959,75 mètres selon l'ancienne mesure, il passe à 6961,83 mètres.
A cheval sur les territoires du Chili et de l'Argentine, l'Aconcagua a été vaincu pour la première fois le 14 janvier 1897 par un guide valaisan, Mathias Zurbriggen.
Plus d'un siècle après, la technologie helvétique redonne une nouvelle dimension à son exploit... en le rehaussant de deux mètres.
swissinfo