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V. Abate (Verts), G. Bourgarel (Verts), C. Chopard (Verts), O. Collaud (Verts), M. Mendez (Verts), F. Menétrey (Verts), F. Ragusa (Verts), J. Vuilleumier (Verts)
Développement du postulat
Persuadés que le développement de la mobilité en ville passe avant tout par l'encouragement de la mobilité durable, les postulants tiennent entre autres à soutenir l'utilisation des transports en commun.
Afin de pouvoir étudier l'intérêt de la population, les coûts, mais également les incidences sur le trafic et le retour sur investissement, les postulants proposent d'établir un certain nombre de jours pendant lesquels les transports en commun sur le territoire de la commune sont gratuits pour leurs utilisateurs.
En parallèle, ayant observé que le nombre de bureau de vote a diminué au fil des années et que les bureaux encore ouverts ne sont pas forcément idéalement placés en termes d'accessibilité et de places de parc, les postulants proposent que la Ville établisse une solution visant les jours de scrutin.
Cette mesure vise d'une part à offrir la possibilité à chacun de se rendre au bureau de vote, seul ou en famille, sans avoir des frais élevés comparativement au temps nécessaire à l'accomplissement du devoir de citoyen. Elle devrait permettre plus d'équité pour tous quelle que soit la distance entre le domicile et le bureau de vote. Pour autant qu'une campagne de communication l'accompagne, elle permettrait d'offrir également un rappel des dates des votations aux habitants de la ville, cela aiderait peut-être à éveiller de la curiosité et un sens du devoir civique chez les plus jeunes.
Enfin, ce projet limité dans l'offre permettrait à la Ville de tester dans la durée l'effet des transports en communs gratuits sur la mobilité en général. D'établir des statistiques et de se rendre compte de la demande effective sans investir des montants incontrôlables.
L'étude devrait permettre, à l'instar de ce qui s'est passé dans la ville de Dunkerque, de décider si la mesure doit être reconduite, voire étendue.
L'étude devrait également permettre de définir les économies financières, par exemple, au travers des distributeurs de billets et des contrôles devenant caduques en cas de gratuité complète des transports en commun en ville de Fribourg. En outre, dans la mesure du possible, une mesure comparative du nombre de voitures et de la pollution induite pourraient compléter l'analyse.
En espérant que la mesure puisse montrer que l'investissement est nécessaire à l'amélioration de la qualité de l'air et de la circulation urbaine.
Fribourg, le 9 avril 2019