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Une étude réalisée aux Etats-Unis et publiée au tournant de l'année 2005 met en évidence une forte association statistique positive entre la consommation de fast-food et le risque d'obésité ou de diabète de type 2 (Lancet 2005; 365: 36-42). Mark Pereira (Université du Minnesota), David Ludwig (Childrens Hospital de Boston) et leurs collègues ont suivi pendant quinze ans 3000 jeunes Américains âgés de 18 à 30 ans en 1985-86.Ils constatent que les grands consommateurs de fast-food (plus de deux repas par semaine) au début de l'étude accusent, sur la durée de l'étude, un gain pondéral plus élevé de 4,5 kg que les consommateurs occasionnels au début de l'étude (moins d'un repas par semaine), ainsi qu'une augmentation de la résistance à l'insuline deux fois plus forte.Les changements dans la consommation de fast-food durant l'étude sont fortement corrélés à des variations du poids corporel. La résistance à l'insuline augmente elle aussi avec la consommation de fast-food.La grande question sera de savoir dans quelle mesure la relation est causale. Dans un commentaire, une diététicienne danoise se demande si le bénéfice du doute ne devrait pas profiter aux consommateurs. Face à une épidémie d'obésité qui se répand plus vite que prévu, les Etats-Unis s'interrogent sur les responsabilités réciproques des individus et de l'industrie qui les habitue à des portions de plus en plus gargantuesques.