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Héritier d’une grande famille, un homme a décidé de chercher la liberté et le bonheur dans un village de la côte colombienne du Pacifique, loin de la culture de l’avidité et de l’accumulation des biens. Là, il est devenu Don Ca, le sage aimé et respecté par tous. Mais petit à petit, son paradis est infiltré par les forces antagonistes de la guerre civile... Le portrait d’un héros conradien.
Héritier d’une grande famille colombienne, un homme a décidé de s’affranchir de toute convention sociale et de chercher sa liberté dans un village de la côte du Pacifique, loin de la culture de l’avidité et de l’accumulation des biens. Là, il est devenu Don Ca, le sage aimé et respecté par tous. Mais petit à petit, ce paradis est infiltré par les forces antagonistes de la guerre civile, rendant les êtres esclaves de la peur... « En Colombie, beaucoup a été dit à propos des droits humains, de la violence, de la pauvreté, des victimes et de la marginalisation. Mais la liberté, la parole et la pensée, sont souvent absentes de nos discours politiques et culturels » (PA). Dès sa première séquence, le film plonge le spectateur dans un monde réel qui renvoie à l’imaginaire. La conscience du moment présent – le déséquilibre du monde moderne – est là. Et pourtant, on rêve. L’homme à l’écran, qui rame à bord d’un canoë le long d’un fleuve avec un singe sur l’épaule sort tout droit de la littérature du XXe siècle. Tel un héros de Joseph Conrad ou de Jack London, il vient vers nous avec tout ce que l’humanité aurait pu être. Avant que les ténèbres ne refassent surface.