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Ancien élève de l'école des Chartes, Jacques Levron a été pendant près d'un quart de siècle directeur des services d'Archives de Maine-et-Loire et d'Anjou. Puis, jusqu'à la fin de sa carrière professionnelle, Conservateur en chef des Archives de Seine-et-Oiseet de Versailles. Il a consacré son oeuvre d'historien soit au Moyen Âge, soit au XVIIIe siècle. Au cours de son long séjour à Versailles, il a étudié le passé de cette ville royale que les millions de touristes qui visitent le château ont le tort d'ignorer. En effet, l'histoire de Versailles est une des plus passionnantes de France. Comment, par la volonté de Louis XIV, un modeste village de l'Ile de France est-il devenu, en une trentaine d'années, une des villes les plus importantes du royaume ? Comment y vivait-on ? Quels étaient les règlements d'urbanisme imposés aux nouveaux habitants ? À toutes ces questions, Jacques Levron répond dans cet ouvrage. Il montre le pittoresque d'une ville où certains n'hésitaient pas à élever des animaux en chambre, où les cochons couraient librement dans les rues au point qu'il fallut des arrêtés de police pour mettre fin à ces pratiques. Versailles, ce fut un peu le Brasilia, l'auberge de l'Europe où les princes, les artistes, les étrangers mettaient à honneur de faire un séjour. Depuis la Révolution, cette ville a conservé un caractère original qui la différencie de toutes les autres cités de la couronne parisienne.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Des anecdotes de la vie quotidienne et des images du début du siècle illustrées par des cartes postales anciennes.
Une suite de croquis pittoresques saisis sur le vif, d'anecdotes vécues, que l'auteur nous propose sur ce Berry du bon vieux temps.
Vaise a longtemps constitué une entité indépendante de Lyon, même si c'est dans ce quartier qu'ont été découvertes les traces les plus anciennes d'occupation datant de 3500 av. J.-C.
Le Compagnonnage est une institution informelle, qui a tôt regroupé des compagnons, des ouvriers salariés en butte à l'arbitraire et à l'oppression de maîtres, de patrons, qu'ils n'avaient pas le droit de quitter à leur guise. Par-delà des bizarreries qui peuvent faire sourire, et parfois agacer, le Compagnonnage a su être une école, qui a formé des générations d'ouvriers d'élite, soucieux de mieux connaître le monde et les techniques qui permettent de le transformer. La vocation des Devoirs compagnonniques est de rechercher une conciliation entre la civilisation humaniste et la civilisation technique. Pour ces raisons, le Compagnonnage est et restera le conservatoire de la conscience ouvrière.
Un panorama sur les pays de neige : comment, selon la région et les époques considérées, la neige a été vécue par les civilisations.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
L'Amiral de Coligny, Mandrin, Ravachol, la prise de Saint-Étienne, la Disette de 1708, la Révolution française, le chevalier de Rochetaillée, Honoré d'Urfé, la Guerre de 70, la Commune... et tant d'autres repères de notre histoire de France relatés ici par Jean Barbier en relation directe avec le Forez.
Les six années du conflit mondial des années quarante s'éloignent de nous de plus en plus. Elles restent néanmoins très proches encore : les traces qu'elles ont laissées demeurent sensibles ; des acteurs et des témoins qu'elles ont mis en situation restent connus ; enfin des « faits divers » rappellent des controverses passionnées. Afin que ni l'oubli ni le préjugé, aussi injuste l'un que l'autre, n'érodent les événements, il convient de mettre à la disposition de chacun la documentation accessible. Ce petit livre a été réalisé dans ce but, réunissant des témoignages, souvent inédits jusqu'ici, recueillis par Martine Chauney, et des photographies, choisies dans des collections privées et publiques : le lecteur pourra suivre l'envahissement, l'occupation, les résistances, la libération, invité par un texte de liaison à mettre chaque élément à sa place.
Gérard Boutet est un de ces glaneurs d'histoires qui font leur moisson auprès des vieux paysans nés dans l'autre siècle. Il les écoute, il note leurs témoignages, il enregistre leurs souvenirs. Et il remplit sa besace de mille anecdotes « qui ne s'inventent pas ». Il recollera plus tard ces précieuses bribes de mémoire ancestrale, patiemment, méticuleusement, pour que le puzzle devienne enfin un recueil de savoureux récits tirés de la tradition orale. Des conteurs du temps d'autrefois, Gérard Boutet a su hériter l'inspiration et la truculence, mais aussi ce petit ton de complicité qui force à la connivence. À le lire, ce sont les veillées de jadis qui reprennent vie. Le colporteur est là, près des chenets ; il tient en haleine la nichée entière qui, bouche bée et peureuse, se serre dans les ombres mouvantes de la cheminée crépitante...
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Si Munatius, dit « Plancus » (parce qu'il avait les pieds plats) fut le premier humoriste officiel recensé à Lugdunum, que sait-on de l'humour lyonnais ? Félix Benoît s'emploie à le définir dans cet ouvrage, présentant au passage ses plus illustres humoristes, dessinateurs et écrivains, quelques histoires du cru, certains proverbes bons à connaître, les associations qui en font philosophie.
Pourquoi cette attirance pour le Proche et le Moyen-Orient ? Parce qu'un grand arabisant, ami de mon grand-père, m'a raconté dès l'enfance les histoires de Sindbad le Marin et des grands maîtres de la pensée arabe du Moyen-Age. Il s'appelait Armand Abel. Il a fondé le Centre pour l'Étude du Monde musulman contemporain, un centre universitaire dépendant de l'Université Libre de Bruxelles. Je lui dois toute ma formation. Pourquoi tant de reportages sur cette région du monde ? Grâce aux hasards du journalisme, j'ai effectué 25 séjours de longue durée en Israël comme dans les pays arabes. En son temps (1961), j'ai notamment assisté au procès Eichmann à Jérusalem. Pourquoi Israël ? Parce que cet État, né après les convulsions de la seconde guerre mondiale, sert à polariser tous les problèmes de la région, tous les nationalismes, toutes les explications internationales. Pourquoi un livre sur Israël ? Pour faire le point, pour prendre du recul vis-à-vis de toutes les propagandes, pour définir les racines du nationalisme arabe comme celle du nationalisme juif, pour essayer de faire comprendre les mécanismes qui font agir les peuples de la région. Je me suis comporté en observateur neutre. J'ai essayé de donner une information objective basée sur des faits incontestables.
« La Hurleuse », son deuxième roman, retrace une époque de la vie d'un couple qui vit à la campagne, de l'exploitation d'une ferme. La femme, Rolande, personnage énigmatique, quitte un jour son mari « à cause d'un homme ». Le mari, Fernand « bon gars de par chez nous », ne comprend rien à ce qui lui arrive. Il continue de vivre normalement avec sa fille jusqu'au jour où une bête sauvage vient hurler la nuit autour de sa ferme et celle de son voisin. Une « battue au sauvage » se déclenche alors et soudain tout s'éclaire dans l'esprit de Fernand.
Au seuil du XXIe siècle, le paysan auvergnat est devenu un agriculteur dépendant de l'économie de marché et la vitesse de l'évolution du monde paysan laisse incrédule plus d'un observateur... Le paysan auvergnat, après un temps d'adaptation nécessaire et en puisant dans le fonds légué par les anciens, pourra-t-il relever le défi des temps présents ? Car, si les nostalgiques ne perçoivent dans ces mutations que les aspects négatifs, le paysan, lui, prend le train du progrès en route car il y est contraint. Traditions salvatrices et changements inéluctables constituent un tout dans cette oeuvre impressionniste qui juxtapose des scènes d'hier et d'aujourd'hui, prises sur le vif ou restituées par le souvenir. Quatre auteurs, quatre talents pour un ouvrage de référence : Marc Privai, Madeleine Jaffeux, Maurice Jaffeux et Guy Mailhot ont réussi à reconstituer, à partir d'un véritable puzzle d'images et de scènes de la vie quotidienne, à travers le temps et l'espace, un remarquable tableau du monde rural auvergnat.
On connaît les principaux personnages de la Révolution Française : ROBESPIERRE, DANTON, MIRABEAU..., mais il y en eut d'autres dont les noms sont méconnus ou oubliés. Certains concernaient la Savoie ou des régions proches comme le Dauphiné et le Lyonnais. Au fil de cet ouvrage, à travers ses chroniques historiques, Marcel GIANADA nous fera découvrir ces personnages savoyards de l'époque révolutionnaire, célèbres ou modestes, nobles ou roturiers, paysans, officiers, fonctionnaires qui involontairement peut-être, furent également les artisans ignorés de ce grand bouleversement.
C'est ce que nous disent beaucoup d'historiens locaux : Arras vient de Atrebatum. Il faut beaucoup martyriser ce mot Atrebatum, beaucoup de foi et de bonne volonté pour admettre cette origine. Très bons latinistes en général, ces historiens avaient tendance à tout rapporter au latin, à ne voir que le latin. Or, bien d'autres influences, surtout dans notre région, ont contribué à former les noms ; la langue germanique particulièrement. Eau, en germanique, c'est AA, AAR. Rate, avec l'accent tonique sur A, c'est le rat. Or, nous savons que notre cité est alors entourée de marais qui subsisteront longtemps, marais où les rats ne manquent pas évidemment. Le nom : Arras n'est-il pas d'origine populaire plutôt que dans le latin que les petites gens ne connaissent pas. N'oublions pas qu'on ne prononçait pas l'S final d'Arras. Dans certaines campagnes, on dit encore Arra. AR-RAS, ce n'est que l'eau infestée de rats. On la trouvera d'ailleurs un peu partout cette sarabande de rats : sur les armes, les sceaux, les monnaies, les vêtements. A-t-on confondu cause et effet ? Les rats sont-ils venus d'Arras par un jeu de mots facile ? Arras est-il venu des rats ?
"Je me nomme Henri Béraud, né à Lyon le 21 septembre 1885, d'un père boulanger à l'enseigne de la Gerbe d'Or. Élevé d'abord en gamin des rues, puis en collégien, j'abandonnai tôt les études pour exercer une bonne douzaine de professions - entre autres celles de clerc d'avoué, de commis d'assurances, de décorateur, d'antiquaire, de journaliste - jusqu'au jour d'août 1914 qui fit de moi un artilleur, lequel, après cinquante-deux mois, revint de guerre avec une croix de bronze sur le sein gauche et 52 francs dans la poche. J'ai de mon mieux raconté tout cela dans mes livres la Gerbe d'Or, Qu'as-tu fait de ta jeunesse ? et les Derniers beaux jours. Maintenant je vais raconter la suite, en essayant de montrer l'enchaînement des causes et des effets qui, par des chemins mouvementés et parfois tragiques, m'a conduit où je suis présentement, c'est-à-dire au bagne."
L'auteur, qui enseigne à l'Université de Rouen et vient de soutenir un doctorat d'État sur le sujet, a su retracer ici à travers l'exemple du diocèse de Rouen de la fin du Second Empire à 1939, la vie religieuse à la fois contrastée et intense des catholiques normands en cette période si difficile dont les conflits et les péripéties (question scolaire, Séparation ou autres affaires) restent dans les mémoires. Une enquête dont le sérieux, la documentation, justifient l'élogieuse préface du grand spécialiste qu'est René Rémond. Un récit en même temps singulièrement vivant qui permet souvent au lecteur, retrouvant son passé, de mieux comprendre le présent.
Marseille vaut mieux que sa réputation. Son passé en témoigne, celui de la plus ancienne ville de France, la seule dont l'histoire commence par une histoire d'amour. Roger Duchêne a choisi de la faire revivre en suivant le cours du temps, en racontant le retour des saisons, en regardant les anciens Marseillais gagner leur pain. Du fil des jours, il a détaché quelques scènes essentielles, scènes légendaires de la grande histoire, mais surtout scènes familières de la vie concrète, scènes quotidiennes de l'existence de tout le monde. L'auteur a procédé en journaliste. Il fait voir le passé de Marseille à travers de brefs reportages sur les sujets les plus variés, depuis la fondation de la ville aux premières autos en passant par le mannequin de Caramantran, le cabanon du dimanche et la pompe de Noël.