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Les nouvelles de ce week-end n’ont pas été positives et les espoirs de progrès significatifs lors du sommet européen de cette semaine ont disparu.
L'Italie présentait aujourd'hui son budget à la Commission européenne. Cette dernière dispose de deux semaines pour émettre un avis, période au cours de laquelle se déroulent des consultations avec les autorités italiennes. En cas de non-respect caractérisés des objectifs budgétaires de l'UE, un plan révisé sera exigé. Si un tel plan ne réussit pas à convaincre, une surveillance spéciale pourra être mise en place. L’élément clé de l'évaluation consiste à déterminer si les plans budgétaires initialement soumis posent un risque, soit pour la stabilité financière de l'État membre concerné, soit pour le bon fonctionnement de l'union économique et monétaire. Les avis sont adoptés par la Commission, rendus publics, présentés à l'Eurogroupe et éventuellement au Parlement de l'État membre et / ou au Parlement européen à sa demande.
Note: DBP = Draft Budgetary Plan; EA = Euro Area
Plus précisément, les discussions entre l'Italie et la Commission européenne devraient durer au moins deux semaines, puis jusqu'à la fin du mois de novembre avant qu'une évaluation finale ne soit produite, et jusqu'à la fin du mois de décembre pour boucler l’ensemble du processus budgétaire. À moins d’annonces politiques majeures de la part des dirigeants italiens, les négociations risquent d’être longues et difficiles, ce qui complique encore davantage la sélection d’actifs sur les marchés italiens. En outre, au-delà de la Commission européenne, l'Italie doit également convaincre les agences de notation. Moody’s a déjà déclassé l'Italie en août cette année et Fitch pourrait procéder de la même manière au premier trimestre de 2019. Une dégradation supplémentaire au-delà, et l'Italie ne serait plus dans la catégorie «investment grade».
Le Royaume-Uni est confronté à un calendrier difficile pour sa sortie de l'Union européenne. Les nouvelles de ce week-end n’ont pas été positives et les espoirs de progrès significatifs lors du sommet européen de cette semaine, des 18 et 19 octobre, ont disparu. L’ échéance suivante sera alors le sommet exceptionnel de l'UE des 16 et 17 novembre. En tout état, l'obtention d'un accord au parlement britannique semble être la principale difficulté et il est pratiquement impossible d'anticiper le résultat le plus probable à l’issue d'un tel vote, car les intérêts politiques semblent dominer la logique et les intérêts nationaux. Le meilleur des cas pour les marchés serait probablement un accord pour rester dans l'union économique pendant une période dérogatoire spécifiée. Cela résoudrait la question irlandaise, du moins temporairement. Les marchés semblent plutôt opter pour une issue raisonnable, ce qui doit rendre le potentiel de baisse plus grand que la possibilité de gains durables.
Par ailleurs, nous notons que la hausse du prix de l’or, à 1’227 dollars / oz ce matin, et les échanges de pétrole WTI à 71,9 dollars / baril ne menacent pas le cycle économique mondial. Quant aux données, les États-Unis publieront aujourd'hui les chiffres de leurs ventes au détail et le marché recherche une légère accélération. La stagnation des salaires réels et les ouragans pourraient entraîner des chiffres plus bas que prévu. La publication économique la plus importante cette semaine sera le PIB de la Chine pour le troisième trimestre. Il est attendu à 6,6% sur un an, après 6,7% au deuxième trimestre – un taux auquel la Chine génère toujours un tiers de la croissance du PIB mondial.