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Les villes comme Genève font face à des défis de taille d'ici 2030. Les finances et le trafic figurent en tête des problèmes les plus difficiles à résoudre (archives).
KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD(sda-ats)
Les transports et la situation financière constituent les deux principales préoccupations des municipalités des villes suisses à l'horizon 2030. C'est ce que montre "Radar des villes 2030", une enquête de l'institut de recherche gfs.bern publiée mercredi.
Sur neuf scénarios présentés, celui des finances publiques sous pression est jugé le plus probable de tous. Cette crainte est plus vive dans les villes de Suisse romande que de Suisse alémanique et se manifeste plus souvent pour les grandes localités de plus de 50'000 habitants que pour les villes en dehors d'une agglomération.
Problème, les membres des exécutifs interrogés avouent avoir peu de prise sur ce domaine. Les finances publiques sont en partie dépendantes de la Confédération et des cantons, écrivent les auteurs dans l'étude, mandatée par l'Union des villes suisses.
Les sondés sont unanimes à penser que la charge des tâches des communes urbaines est appelée à croître. Cette évolution devrait résulter entre autres du refus des citoyens de payer plus d'impôt et de taxes. En Suisse romande, la stagnation des recettes est perçue avec plus d’acuité (87%), alors qu'en Suisse alémanique, on redoute plutôt le transfert des tâches de la Confédération vers les villes (90%).
Transport combiné à l'avenir
L'autre défi le plus important que les décideurs perçoivent d'ici 2030 concerne le volume croissant de trafic et plus globalement l'adaptation des infrastructures à l'augmentation démographique. Toutefois, les divers modes de transport devraient être à l'avenir davantage combinés les uns avec les autres.
Nombreux sont ceux qui pensent que les transports publics et la mobilité douce prendront de l'ampleur. En Suisse romande, cette évolution est tenue pour acquise (96%) sur pratiquement l'ensemble du territoire, indique l'étude.
Une majorité de sondés craint cependant une augmentation des distances parcourues. Les engorgements dans la logistique du fret sont plus redoutés en Suisse romande (84%). En Suisse alémanique, on craint plutôt une augmentation des distances parcourues par les personnes (78%).
Des chances aussi
Mais les exécutifs voient aussi des chances se profiler. Ils citent notamment la création de nouveaux logements, les nouveaux emplois et la numérisation. De manière globale, ils sont relativement optimistes pour le développement des villes suisses.
Les résultats de cette enquête s'appuient sur des interviews en ligne réalisées l'été dernier auprès de 356 membres des exécutifs de villes et de communes urbaines membres de l'Union des villes suisses. L'erreur statistique pour l'ensemble est de ±4,0 points de pourcentage.
ATS