Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07037.jsonl.gz/478

Les Auberges
L'Auberge de la Halle
cliquez pour agrandir Il faut savoir qu'anciennement le rez-de-chaussée de l'auberge de la Halle était l'étable. La salle à boire qui se trouve encore au premier étage est du début du siècle passé. Autrefois c'était là devant l'hôtel que se vendait la plupart des marchandises comme le sel dont le dépôt se trouvait au local de garde au rez-de-chaussée. On voit encore d'anciennes lithographies qui représentent l'auberge de la Halle avec un long avant-toit qui vient jusqu'aux mesures. Si bien que celui qui contrôlait les mesures se trouvait sur un balcon, un ponton, du côté de l'auberge de la Halle et vérifiait les ventes qui se faisaient. Il faut se rappeler qu'il y a eu à partir de 1600 les foires, les marchés de Gruyères qui se sont beaucoup développés. Lors des foires et des marchés, il y avait jusqu'à 14 maisons où l'on vendait de l'alcool cela vers l'an 1680. En 1686, nous avons en tous cas la mention de La Fleur de Lys. Ce commerce était assez lucratif tenu qu'il était par des familles importantes de Gruyères comme les de Minsier ou les de St-Germain. Encore une chose à dire au sujet de ces pintes, de ces auberges, il y avait l'auberge de plus grande classe, c'est à dire le restaurant où on pouvait loger à pied et à cheval; l'inscription qui se trouve devant l'auberge de la Halle nous prête à confusion car elle est récente. L'auberge de la Halle était anciennement une auberge où l'on ne pouvait vendre que de l'alcool.
Dès le Moyen-Age il y avait comme maisons, celles où l'on pouvait avoir la restauration. On pouvait y loger. Il y avait les auberges où on pouvait avoir la restauration et les pintes où on ne pouvait pas donner la restauration mais on pouvait vendre le vin, vendre l'alcool. Si une maison, à Gruyères comme dans beaucoup d'autres cités au Moyen-Age porte le nom de "Bouchon", cela vient du fait que lors des marchés, ces maisons pouvaient mettre comme enseigne un sapin, une sorte de mé, une sorte de buisson, en patois le mot buisson se dit bochon et la traduction a glissé du bochon à bouchon. Vous comprenez très bien pourquoi.