Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07246.jsonl.gz/846

Menu principal
Menu principal
Les mammifères et oiseaux vivant en liberté affectent la végétation forestière en se nourrissant de plantes et, plus rarement, en marquant leurs territoires. Des habitats limités en nombre ou en qualité, le manque d'antagonistes naturels ou d'autres circonstances peuvent localement conduire à une prolifération des activités de la faune sauvage et menacer les exigences de la société à l'égard de la forêt. Même lorsque l'interaction entre forêt et gibier est intacte, certains aménagements sylvicoles nécessitent des mesures de protection particulières contre les effets du gibier.
Protection de la forêt suisse répertorie ces cas, procède à des évaluations et clarifie les mesures qui s'imposent.
Vous trouverez des informations sur les différentes espèces animales et les types de dommages qu’ils occasionnent dans Diagnostic en ligne.
Les essences non indigènes ont la préférence du gibier. Elles ne peuvent être plantées qu'au prix d'une protection technique coûteuse contre les dégâts de gibier. En haute altitude, une protection suffisante de ces espèces n'est souvent simplement pas possible à un coût raisonnable.
Des clôtures de contrôle permettent de rendre visibles les conséquences de l'abroutissement. Une petite clôture protège une cellule de régénération contre l'abroutissement. La comparaison avec une cellule de régénération voisine, similaire mais non protégée, montre l'impact de la faune sauvage.
Une clôture autour d'une régénération établie depuis plusieurs années, qui a survécu au stade du semis, augmente fortement la possibilité de faire des observations concluantes.
Le pourcentage d’abroutissement défini sur le long terme et à grande échelle pour toute une zone de gestion du gibier est une mesure de la charge exercée par les ongulés sauvages sur le rajeunissement.
Les ongulés sauvages se nourrissent de jeunes arbres, principalement en hiver. Le «pourcentage d’abroutissement» permet de mesurer la charge que les animaux exercent sur leur espace vital, en indiquant la proportion de jeunes arbres dont certaines parties ont été abrouties.
L'impact des ongulés sauvage sur une surface de régénération est évalué en comparant celle-ci avec une autre surface de régénération protégée par une clôture et avec l'objectif de régénération.
Même une fois que les arbres ont dépassé la hauteur d'abroutissement – 130 cm pour le chevreuil à 160 cm pour le cerf élaphe –, ils peuvent encore être endommagés par la faune sauvage, parfois jusqu'à en mourir. C'est surtout le frottis avec les bois des cerfs et des chevreuils qui peut être fatal pour les jeunes arbres. En frottant vigoureusement les jeunes plants, les mâles marquent leur territoire, laissent des signaux olfactifs et débarrassent leurs nouveaux bois de leur velours. Le frottis du bouquetin peut également causer des dégâts importants.
Une forme particulière de frottis, la lacération, s'observe chez les chevreuils et les cerfs élaphes, mais plus particulièrement chez les cerfs sikas. L'écorce est alors entaillée avec la pointe des andouillers.
L'écorçage est un comportement du cerf élaphe et du cerf sika. Ceux-ci arrachent l'écorce des arbres avec leurs dents et la mangent. Ce comportement est déclenché par des interactions complexes entre la situation alimentaire, une diminution de l'habitat disponible, les traditions d'une population, les facteurs météorologiques. De nombreuses espèces d'arbres sont touchées. C'est chez l'épicéa que les conséquences économiques de l'écorçage sont les plus importantes car il entraîne une pourriture du tronc.