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En quatre sections – la maternité ; l’enfant en famille ; l’enfant en société ; la souffrance de l’enfant – l’accrochage esquisse l’image de l’enfant avec des tableaux et des sculptures provenant des collections du MAH et rarement, voire jamais montrées.
La représentation de l’enfant aux débuts de la peinture occidentale se cantonne à l’enfant divin, à une forme allégorique ou mythologique ainsi qu’à des portraits princiers ou aristocratiques où il est le plus souvent représenté en adulte miniaturisé. Avec les changements économiques, l’émergence d’une bourgeoisie commerçante ainsi que les bouleversements religieux de la Réforme et de la Contre Réforme, la représentation de l’enfant évolue. Ce tournant s’opère au XVIe siècle aux Pays-Bas et en Italie, au XVIIe siècle en Espagne et en Angleterre et au XVIIIe siècle en France. La famille «nucléaire » apparaît, favorisant l’intimité de la relation parents-enfants. Les artistes sont alors sollicités pour réaliser des portraits, marques des liens affectifs familiaux.
À partir du siècle des Lumières, l’enfant commence à être considéré comme un être à part entière et à entrer dans les réflexions politiques, morales et sociales.
Ses besoins, ses particularités, son éducation, sa santé et son hygiène deviennent objets d’études pour les philosophes, les biologistes et les médecins. Les premiers romans d’éducation voient le jour avec l’Émile de Jean-Jacques Rousseau qui livre une vision innovante de l’enfance. Le thème atteint son apogée au XIXe siècle autant dans la littérature avec les nouveaux per- sonnages populaires comme Oliver Twist, Heidi ou Le Petit Lord Fauntleroy que dans les arts plastiques.
Cette nouvelle présentation met à l’honneur des artistes suisses parmi lesquels se trouvent Albert Anker, Wilhelm Balmer, Daniel Ihly, Alfred van Muyden, Martha Stettler, Élisabeth de Stoutz ou encore le sculpteur Carl Angst.
Fall 2020 | AD MAJOREM DEI GLORIAM |