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oct. 2011
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La présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey nuit aux intérêts de la Suisse
Pour clore sa période de fonction, Micheline Calmy-Rey, présidente de la Confédération, a jugé nécessaire de commettre hier un dernier acte de servilité à Bruxelles. Elle s'est rendue coupable de plusieurs faux-pas qui nuisent aux intérêts de la Suisse. Pourquoi une présidente de la Confédération suisse accepte-t-elle de se laisser convoquer et instrumenter par une commission du parlement UE? De quel droit la présidente de la Confédération ose-t-elle qualifier de stupide une initiative populaire en cours de récolte de signatures et qui traite du problème que la population suisse juge le plus pressant? Le Conseil fédéral in corpore est invité à prendre position sur cette affaire. L'UDC déposera une question parlementaire dans ce sens.
Le pèlerinage servile de la présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey hier à Bruxelles était un désastre politique. Pour la première fois un membre du Conseil fédéral a accepté de se laisser convoquer par une commission parlementaire UE. Le président français ou le chancelier autrichien répondrait-il à une convocation de la commission de politique extérieure du Conseil national pour répondre à des questions critiques? C'est inimaginable. Les gouvernements négocient avec les gouvernements. Les politiques qui ne respectent pas ce principe sont débutants sur la scène internationale ou tout simplement insignifiants.
S'il est exact que la présidente de la Confédération a qualifié à l'étranger de stupide une initiative populaire en cours de récolte de signatures et traitant du problème lancinant de l'immigration de masse, s'il est vrai qu'elle a jugé que la demande d'ouvrir de nouvelles négociations sur l'accord de libre circulation des personnes était une "proposition stupide", alors on est en présence d'un authentique scandale, d'une atteinte grave aux intérêts de la Suisse. Que fera le Conseil fédéral lorsque le peuple suisse aura accepté cette "initiative stupide"? Il serait infiniment plus utile de rappeler à Bruxelles les inquiétudes justifiées et croissantes des Suisses devant une immigration échappant à tout contrôle et de prendre au sérieux le malaise croissant qui en résulte en Suisse.
Le panégyrique que Micheline Calmy-Rey semble avoir fait à Bruxelles de l'accord de Schengen, qui, à son avis, accroît la sécurité en Suisse, et le communiqué du DFAE créant la nouvelle notion de "politique d'intégration bilatérale" sont d'autres faux-pas que Micheline Calmy-Rey et son département ont commis hier.
L'UDC invite le Conseil fédéral à prendre position sur ces points. Le gouvernement en aura l'occasion en répondant à la question que l'UDC déposera au Parlement fédéral.