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Dans le discours qu’il a prononcé lors de la Conférence de Berlin sur l’antisémitisme en qualité de président en exercice de l’OSCE, Didier Burkhalter a appelé les sociétés politique et civile à prendre clairement position contre les comportements, les expressions et les actes de violence antisémites et à les condamner. La Conférence était organisée conjointement par la présidence suisse de l’OSCE, le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (ODIHR) et l’Allemagne. Dans son discours d’ouverture, le président de la Confédération a indiqué que l’antisémitisme continue de représenter une menace pour la sécurité dans les pays participants de l’OSCE et porte préjudice aux droits de l’homme et à la démocratie. La Conférence sur l’antisémitisme fait suite à la Déclaration de Berlin du 29 avril 2004, par laquelle les pays participants de l’OSCE étaient convenus de prendre différentes mesures destinées à lutter efficacement contre l’antisémitisme. Didier Burkhalter a salué les initiatives qui ont été mises en œuvre depuis 2004, notamment la nomination d’un représentant personnel de la présidence en exercice de l’OSCE pour la lutte contre l’antisémitisme, une meilleure identification des actes à caractère antisémite ou encore les formations destinées à sensibiliser davantage encore aux dangers qui émanent de l’antisémitisme.
Le président de la Confédération a exigé que les incidents et propos antisémites soient clairement désignés en tant que tels et qu’un signal fort soit émis pour que de telles dérives ne soient pas tolérées. Il a ajouté que les critiques formulées à l’égard des événements politiques, par exemple en Israël, ne devaient pas être instrumentalisées pour donner lieu à des propos ou des actes antisémites. Enfin, il a souligné que les sociétés politique et civile devaient tout mettre en œuvre pour perpétuer la mémoire de l’Holocauste, précisant que tout citoyen peut et doit agir pour que la communauté juive, comme toutes les autres communautés, ne soit pas victime de discrimination et se sente en sécurité. Il a indiqué que les jeunes, en particulier, devaient prendre conscience des dangers qui émanent de l’antisémitisme. A ce titre, il a rappelé que, lors de sa visite à Auschwitz en janvier 2014, il était accompagné d’une jeune Suissesse qui a écrit l’histoire de son grand-père, rescapé du camp d’extermination. M.Burkhalter a fait appel à l’énorme potentiel des jeunes générations, qu’il s’agit de mobiliser pour lutter contre l’antisémitisme.
En Suisse, le Conseil fédéral condamne depuis longtemps déjà toute forme de propagande à la haine et de racisme, dont l’antisémitisme. Depuis 2004, la Journée internationale en hommage à la mémoire des victimes de l’Holocauste est marquée en Suisse par des séminaires de prévention contre l’antisémitisme et l’intolérance organisés par les cantons et les communes. Dans le discours qu’il a prononcé aujourd’hui lors de la Conférence de Berlin, le Président de la Confédération a évoqué le projet Likrat mis en œuvre en Suisse pour lutter contre l’antisémitisme. Cette initiative de dialogue lancée par la Fédération suisse des communautés israélites vise une meilleure connaissance des différentes facettes du judaïsme au travers de rencontres organisées dans les écoles, par exemple, l’objectif étant d’éliminer les stéréotypes susceptibles de favoriser un ressentiment antisémite.
Informations complémentaires
La Suisse préside l’OSCE en 2014
Conférence de l’OSCE sur l’antisémitisme, organisée à Berlin
Compte Twitter de la présidence suisse de l’OSCE (en)
ODIHR : Tolerance and non-discrimination (en)
Discours d’ouverture du président de la Confédération Didier Burkhalter (en)
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