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L'opposante birmane Aung San Suu Kyi a déposé mercredi sa candidature aux élections législatives partielles du 1er avril. La lauréate du prix Nobel de la paix se présente pour la Ligue nationale pour la démocratie (LND) dans la circonscription de Kawhmu, près de Rangoun.
Ce scrutin est considéré par l'Occident comme un test pour les ambitions démocratiques du nouveau régime birman. C'est la première fois de sa carrière qu'elle participera à des élections: Suu Kyi était déjà enfermée lors des élections de 1990, à l'occasion desquelles son parti avait humilié le régime militaire en remportant 392 des 485 sièges en compétition.
Mascarade en 2010
En novembre 2010, elle n'avait été libérée de sa résidence surveillée qu'une semaine après les législatives lors desquelles les Birmans étaient appelés à désigner, pour la première fois en vingt ans, des assemblées nationales et régionales.
Le parti spécialement créé par la junte alors au pouvoir avait remporté une victoire écrasante, après des soupçons de fraude et une campagne décriée. Ce scrutin avait été dénoncé par l'Occident comme une mascarade.
Changements
Mais depuis, la junte, au pouvoir pendant près d'un demi siècle, s'est autodissoute. Elle a transféré en mars dernier ses pouvoirs à un gouvernement dit "civil", bien que contrôlé par d'anciens militaires.
Cette nouvelle équipe dirigée par le président Thein Sein a multiplié ces derniers mois les réformes spectaculaires. Et elle a permis le retour au coeur du jeu politique de Suu Kyi, qui a passé la majeure partie des vingt dernières années privée de liberté.
ATS