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Le président. Le monde entier a appris ce mois-ci le décès de M. Kofi Annan à 80 ans. Il avait dirigé les Nations Unies de 1997 à 2006 et avait obtenu, on s'en souvient, le prix Nobel de la paix en 2001. Au moment de quitter l'ONU, Kofi Annan avait confié que son plus grand regret resterait son «incapacité d'empêcher la guerre en Irak». Mais après la fin de son mandat de secrétaire général, Kofi Annan avait continué à oeuvrer pour la paix dans le cadre de sa fondation consacrée au développement durable et à la paix, ainsi qu'en tant que membre du groupe The Elders, fondé par Nelson Mandela pour promouvoir les droits de l'homme.
Si son nom est lié aux Nations Unies, il l'est aussi à Genève, canton que l'homme affectionnait particulièrement. Ville de paix que Genève, ville internationale, ville aussi attachée à une certaine conception de l'homme, de ses devoirs et de ses droits.
Ce qui frappait d'emblée chez Kofi Annan, c'était son regard, à la fois calme et résolu, rempli de force et de détermination. Ses yeux aujourd'hui se sont fermés après avoir beaucoup brillé. Je vous propose un instant de silence à sa mémoire. (L'assemblée, debout, observe un moment de silence.)