Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06881.jsonl.gz/1591

«Il y a évidemment des peurs plus faciles à gérer que d’autres. Comme la peur en compétition est plutôt assimilable à de la pression, elle est plus facilement gérable que la peur des avalanches. Parce que là ça ne dépend pas de nous, mais de la montagne»,
avait dit Estelle Balet à notre journaliste Alain Portner dans un dossier sur la peur publié quelques jours plus tôt.
Aujourd'hui, la montagne que la sportive aimait tant ne lui a pas laissé l'occasion de faire un autre run, comme cela avait été le cas l'année dernière en Alaska (USA), lorsqu'elle avait été prise dans sa première avalanche. Une expérience qui l'avait profondément marquée et qui l'avait poussée à être encore plus vigilante.
Malheureusement, en ce matin du 19 avril 2016, la brillante et prometteuse carrière d'Estelle Balet s'est arrêtée nette à Orsières en Valais, lors du tournage d'un film au Portalet, comme l'indique la Police cantonale valaisanne.
Equipée d'un casque, d'un détecteur de victime d'avalanche et d'un airbag, la Valaisanne n'a pas survécu à l'avalanche qui l'a emportée, malgré l'intervention rapide des secours.
La Valaisanne, qui n'avait que 21 ans, avait déjà gagné deux fois les championnats du monde de snowboard freeride, en 2015 et 2016, en plus de l'Xtrem de Verbier 2016 ce printemps, pour ne retenir que les titres les plus marquants.
Photographe: Jeremy Bierer