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vendredi, 15 août 2008
Instituer des députés-suppléants
Le système politique suisse se distingue par la prédominance et l’importance de la milice : contrairement à d’autres Etats européens, être député n’est pas un emploi rémunéré comme tel, mais un mandat civique à temps partiel.
Depuis plusieurs années, les dossiers gagnent en complexité. L’étude et la discussion des enjeux politiques nécessite de plus en plus de temps. Concilier un mandat politique avec un emploi et une vie de famille devient donc très difficile : il est quasiment impossible pour un élu de siéger à toutes les séances plénières et à toutes les séances des commissions parlementaires.
Dans un souci d’efficacité, et afin d’assurer une légitimité aussi grande que possible aux décisions du parlement genevois, en assurant la présence d’un nombre aussi élevé que possible de députés, il s’impose dès lors de renforcer le Grand Conseil par la désignation de suppléants.
L’Assemblée constituante, qui aura notamment pour tâche de repenser nos institutions, pourrait consacrer cette nouvelle fonction de « député-suppléant » dans la nouvelle constitution genevoise.
Plus précisément, elle pourrait prévoir que, pour chaque groupe représenté au Grand Conseil, il y aurait autant de députés-suppléants que de députés élus. Afin d’assurer également une légitimé démocratique à ces députés-suppléants, il conviendrait alors de les nommer parmi les « viennent-ensuite », c’est-à-dire les personnes figurant sur une liste de candidats au Grand Conseil qui n’ont pas réuni suffisamment de suffrages pour obtenir un siège.
Ainsi, tout en remplaçant les députés lors des séances auxquelles ceux-ci sont empêchés d’assister, ce qui améliorera le fonctionnement du Grand Conseil, ces députés-suppléants se formeraient à la vie parlementaire, ce qui assurera durablement une relève politique.