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Gerhard Pfister «La Suisse doit pouvoir se défendre»
La Suisse doit réfléchir à la contribution qu'elle peut apporter en tant que pays neutre à la défense en Europe, estime le président du Centre, alors que les combats font rage en Ukraine. En cas d'attaque, elle pourrait ainsi être protégée par l'OTAN et l'Occident.
La Suisse se trouve au centre l'Europe, rappelle Gerhard Pfister dans un entretien diffusé lundi par des journaux du groupe de presse CH-Media. Il exclut cependant une adhésion de la Suisse à l'OTAN.
Pour M. Pfister, il faut réfléchir à la manière dont les avions de combat de l'armée suisse pourraient s'intégrer dans la stratégie de défense de l'Europe et de la Suisse. Les appareils pourraient contribuer à des tâches de surveillance aérienne, selon lui.
De telles opérations ne contreviendraient pas à la neutralité, car la Suisse doit pouvoir se défendre, note le conseiller national zougois. Il serait donc judicieux de réfléchir à des tâches communes coordonnées, poursuit-il.
Des nuages sur l'économie
Au plan économique, le président du Centre craint des temps difficiles en Suisse, suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Il pointe des problèmes dus aux perturbations de l'économie mondiale. Et les sanctions prises par la Suisse contre la Russie pourraient avoir des conséquences négatives, estime-t-il.
M. Pfister voit des signes indiquant que le monde retombe dans les années 1970, avec une forte inflation couplée à une pénurie de pétrole et de matières premières. La classe moyenne, les familles plus pauvres et les retraités pourraient en souffrir, selon lui.
Si une croissance économique lente devait s'ajouter au renchérissement des biens, les bouleversements sociaux en Suisse risquent d'être très importants, s'inquiète-t-il. Il appelle à prendre des mesures dès maintenant.
wk, ats