Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07124.jsonl.gz/602

L'Amour véritable 2/6
Etude sur la première Epître de Jean
Dans la première étude nous avons considéré d'abord la manifestation de la vie, le Dieu éternel révélé en Jésus-Christ; ensuite, le fondement, le but et les conditions de la communion; puis, le ministère de Jésus-Christ comme avocat auprès du Père pour le croyant qui a péché.
Aujourd'hui, nous abordons la partie de l'Epître qui va du chapitre 2:3 au chapitre 5:5 où l'apôtre fait ressortir massivement les caractéristiques des vrais et des faux croyants. Rappelons-nous que nous sommes à la fin du Ier siècle, que des loups cruels se sont introduits dans les Eglises sans épargner le troupeau; et qu'il s'est élevé du milieu des meilleures assemblées des hommes qui ont enseigné des choses pernicieuses pour entraîner les disciples après eux (Actes 20:29-30). Jean le sait, c'est pourquoi il a rédigé son Evangile et sa première Epître pour les chrétiens afin d'affermir leur foi et de consolider leur assurance (Jean 20:30-31, 1 Jean 5:13). Si l'Evangile contient des signes, l'Epître établit des critères, c'est-à-dire des principes qui font référence et qui permettent de distinguer le vrai du faux, l'original de la copie, la réalité du fantasme.
Il y a trois critères fondamentaux par lesquels nous pouvons savoir si nous avons la vie éternelle: le critère doctrinal, c'est-à-dire la foi en Jésus le Fils de Dieu venu en chair; le critère moral, c'est-à-dire l'obéissance aux commandements et la pratique de la justice; le critère social, c'est-à-dire l'amour pour les frères malgré les différences raciales et culturelles. Ces trois vertus: la foi, l'obéissance et l'amour sont inséparables. Négliger l'une ou l'autre c'est s'exposer au développement d'une piété faussée, disproportionnée et excentrique. Dans cette section, Jean revient trois fois sur ces critères en les prenant dans un ordre différent ou en les ajoutant l'un à l'autre. Comme nous l'avons déjà fait remarquer, il a sa manière bien à lui d'exposer la vérité. Le premier cycle couvre 1 Jean 2:3-27; examinons-le ensemble.
1. Le critère moral: l'obéissance (1 Jean 2:3-6)
Jean note le contraste entre celui qui dit et celui qui pratique. Ce défaut déjà répandu chez les croyants d'alors le tracasse. C'est pourquoi son jugement est fort: "Celui qui dit : Je l'ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n'est point en lui" (v. 4). Hélas, les croyants d'aujourd'hui ressemblent encore à leurs prédécesseurs. Les traits distinctifs entre l'Eglise et le monde n'apparaissent pas tellement à cause d'un Evangile "bon marché" où la sainteté n'est guère prêchée et peu vécue. Cet état de choses est humiliant et fait appel à la repentance. Cependant, ne nous laissons pas arrêter par certaines attitudes hypocrites car l'Ecriture montre clairement quelle est la conduite du chrétien sincère: "Celui qui dit qu'il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même" (v. 6). Christ demeure le modèle à suivre et nous avons les Evangiles pour le contempler et nous pénétrer de sa façon d'être et de faire.