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Le gouvernement valaisan ne veut pas de centre fédéral pour requérants d'asile à Martigny ou à Tourtemagne. Dans sa réponse à la procédure de consultation, il préfère l'option du site de Dailly (VD) d'entente avec le canton de Vaud (image symbolique).
KEYSTONE/PETER SCHNEIDER(sda-ats)
Le gouvernement valaisan ne veut pas d'un centre de requérants d'asile à Martigny (VS) ou à Tourtemagne (VS) comme le souhaiterait la Confédération. Il estime que le site de Dailly (VD) est le mieux adapté.
Le Valais "n'est pas opposé à apparaître éventuellement dans la planification comme lieu de réserve stratégique", écrit mercredi le gouvernement cantonal dans sa réponse à la consultation fédérale. Mais l'exécutif cantonal rejette les options de Martigny et de Tourtemagne évoqués dans le plan sectoriel asile mis en consultation.
Le Conseil d'Etat soutient les deux communes opposées à l'implantation d'un centre fédéral pour requérants d'asile sur leur territoire. Ce futur centre fédéral doit être implanté à Dailly, estime l'exécutif valaisan. Cette solution pour les requérants que doivent accueillir les cantons de Vaud et du Valais est le fruit d'une entente entre les deux cantons. Elle est soutenue par les autres cantons romands, précise le gouvernement valaisan.
Communes peu adaptées
La commune de Martigny recense déjà 30% de population étrangère. Elle met à disposition une aire d'accueil pour les gens du voyage et s'implique fortement dans l'accueil de réfugiés. L'arrivée de requérants d'asile supplémentaires représenterait "une contrainte supplémentaire qui n'est pas acceptable", écrit le gouvernement.
Tourtemagne est de son côté une commune agricole de moins de 1000 habitants. Selon l'exécutif valaisan, l'implantation d'un centre fédéral de requérants de 250 places provoquerait "des défis de sécurité, d'intégration et de cohésion sociales démesurés pour une si petite localité".
Le Conseil d'Etat valaisan se dit "prêt à assumer sa part de responsabilité dans la planification sectorielle de l'asile". Le canton se définit comme un "lieu éventuel de réserve stratégique à définir en collaboration avec tous les acteurs concernés". Il accepterait la mise en place d'un centre de manière provisoire en cas d'éventuelles arrivées massives de migrants en Suisse.
ATS