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Sur le million et plus de requérants arrivés en Allemagne l’an passé, seuls 54 ont obtenu un emploi auprès de l’une des entreprises du DAX 30. Plus précisément dans 3 entreprises : 50 emplois à la Deutsche Post, respectivement 2 emplois chez SAP et chez Merck.
Au sommet de la célébration de bienvenue euphorique des politiques et des médias, le discours était tout autre. On parlait de personnes « hautement motivées ». Le PDG de Daimler Dieter Zetsche déclarait «nous cherchons précisément ce genre de personnes, chez Mercedes et partout dans ce pays ». La réalité prouve que le service du personnel de son entreprise exige davantage qu’un simple désir de mener une vie meilleure.
Le projet « Industrie 4.0 » - basé sur les logiciels et la haute technologie, l’automatisation, dominé par internet - présente bien assez d’enjeux autour de la mise à jour des compétences du personnel déjà en place.
Trois quarts des immigrés sans emploi arrivés en 2015 ne disposent d’aucune formation professionnelle formelle. Rares sont ceux qui disposent de connaissances autres que rudimentaires en allemand. Aucun d’eux pour ainsi dire ne peut présenter une expérience en adéquation avec les mécanismes et les conditions d’une société industrielle occidentale du 21 siècle.
Choix et traduction Caroline Guckt, LesObservateurs