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Prêts pour la campagne référendaire
Le Comité favorable à la discrimination des personnes homosexuelles et bisexuelles a obtenu les voix nécessaires pour organiser un référendum contre l'extension de cette protection des personnes LGBT. A l’opposé, le "Comité de protection contre la discrimination" se prépare au vote, qui aura lieu au plus tôt en février 2020.
Cela n’avait posé aucun problème au Parlement: il avait dit oui à la protection des gays, lesbiennes et bisexuels et a voulu protéger cette minorité contre la discrimination en droit pénal. Les opposants, au sein des rangs de l'UDF et des jeunes UDC, ont souhaiter organiser un référendum et ont, pour cela, recueilli suffisamment de signatures, pour que le peuple ait le dernier mot sur l'extension de la protection contre la discrimination.
«Nous ne pouvons malheureusement pas encore dire quand ce vote aura lieu», déclare Jean-Michel With, membre de Network. La date la plus proche possible serait le 9 février 2020, mais elle pourrait bien être reportée à plus tard, a-t-il ajouté. Il est donc d'autant plus important d'utiliser le temps qui reste jusqu'à l'annonce de la date du scrutin pour préparer une campagne électorale efficace.
Jean-Michel With, membre de la CoPo, est délégué par Network au «Comité Oui à la protection contre la discrimination». Avec des représentants de Pinkcross, Wybernet, LOS et la Fédération Romande, un premier atelier a analysé, discuté et déterminé comment la campagne électorale pourrait être lancée efficacement. «Nous travaillons avec une jeune entreprise qui a déjà réussi à récolter des fonds pour d'autres campagnes», explique Jean-Michel. Parallèlement à la collecte de fonds pour la campagne de vote, qui a déjà commencée, les représentants du comité travaillent en arrière-plan pour définir le contenu de la campagne publicitaire, la stratégie médiatique et la coopération avec les partis et autres organisations.
«Cependant, notre travail ne sera rendu public à plus grande échelle que lorsque la date du vote sera annoncée», précise Jean-Michel. Il y a un défi particulier à relever. Jean-Michel explique : «Il n'y a pratiquement jamais de discrimination à l'égard des personnes. Certains pensent que cet élargissement devrait permettre de faire cesser les blagues homosexuelles et d'autres pensent que cette question ne devrait pas être réglementée politiquement, c'est-à-dire avec plus de lois. C'est par là que nous devons intervenir et définir des messages clairs pour les différentes parties prenantes.» Le fait que ce référendum ait lieu est déjà un signe que cette protection étendue est nécessaire, a-t-il ajouté.
Mais le plus important, c'est d'amener les gens à se rendre aux urnes de toute façon, dit Jean-Michel. Parce qu'une telle question ne mobilise pas forcément les foules, il espère que d'autres positions provocantes seront émises par les initiants, et que celles-ci convaincront les personnes qui partagent nos sensibilités de venir voter.
Texte: Michel Bossart
Traduction: Fred Bourdier