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Paris - Le siège parisien du parti UMP du président français Nicolas Sarkozy a été perquisitionné mercredi par la police dans le cadre de l'affaire Bettencourt/Woerth, a indiqué jeudi le numéro un du parti, Xavier Bertrand. Les policiers n'ont toutefois rien saisi.
Cette perquisition a été ordonnée par le parquet de Nanterre (banlieue de Paris) dans le cadre d'une série d'enquêtes ouvertes après la divulgation d'écoutes clandestines réalisées au domicile de Liliane Bettencourt, l'héritière du groupe de cosmétiques L'Oréal.
Ces écoutes se sont révélées extrêmement embarrassantes pour le ministre du Travail Eric Woerth, débouchant sur une affaire politico-fiscale mêlant soupçons de conflits d'intérêts, de trafic d'influence et de financement politique.
Le parti du président Nicolas Sarkozy est directement visé pour la première fois par la procédure ouverte au printemps dernier après la publication des enregistrements clandestins.
Accusation
Eric Woerth, ancien ministre du Budget, était également en 2007 le trésorier de l'UMP et de la campagne de Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle.
Liliane Bettencourt, donatrice régulière de l'UMP et suspectée de fraude fiscale, a employé l'épouse de M. Woerth. L'ancienne comptable de la milliardaire a par ailleurs accusé l'ex-trésorier de l'UMP d'avoir collecté illégalement des fonds auprès de Mme Bettencourt pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.
Claire Thibout avait dit que le gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, a alors remis 150'000 euros en espèces à Eric Woerth en 2007 dans le cadre de cette procédure présumée.
Elle a déclaré à la police que Patrice de Maistre lui avait demandé pour ce faire de retirer 50'000 euros en espèces sur les comptes français de Liliane Bettencourt, ce qu'elle a fait, le gestionnaire de fortune disant ensuite être parti en Suisse chercher les 100'000 euros restants.
ATS