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La philologie anglaise s’occupe des langues vieil-anglaise et moyen-anglaise et de leurs littératures principalement. L’ensemble de la poésie vieil-anglaise fait ainsi régulièrement l’objet de nos études. Le moyen-anglais s’occupe de la poésie également, mais encore des pièces de théâtre (Mystery plays et Morality plays) qui représentent pour beaucoup de critiques l’épine dorsale du théâtre (à venir) de la Renaissance. Toutes les œuvres de Chaucer, depuis ses traductions jusqu’à ses œuvres plus personnelles sont bien représentées dans le cursus d’études de notre département. La dissémination culturelle des œuvres de Chaucer, leurs liens avec la littérature et la philosophie classiques (latines, grecques) ainsi que leurs liens avec des œuvres européennes (françaises et italiennes surtout) figurent dans les préoccupations principales de nos études anglicistes médiévistes. Une introduction diachronique des deux langues principales fait partie de nos cours, mais l’accent est mis sur l’interprétation des textes, en gardant à l’esprit l’intertextualité très perceptible dans le moyen-âge anglais, qui tente à la fois de se relier, lui aussi, à la matière de Troie – comme toutes les littératures du continent – mais qui essaie à sa façon de créer un ‘Sonderfall’ littéraire, qui, moins européen et plus germanique, produit des textes anonymes de grande qualité, tels Sir Gauvain et le Chevalier Vert et Sir Orfeo ainsi que des textes d’auteurs comme Henryson ou Malory au XVe siècle. Dans la période charnière qui nous occupe, le latin et le français étaient encore très présents, le premier pour l’Eglise et l’Administration, le second pour la Cour: ainsi les documents qui nous restent de l’époque moyen-anglaise sont plutôt d’ordre littéraire. Comme les populations nordiques qui se sont installées dans le Royaume-Uni se sont imposées avec leur propre langue, celle-ci a exercé une influence puissante sur le moyen-anglais, essentiellement dans le vocabulaire dévolu au droit anglais, lui aussi fortement teinté par cette occupation linguistique. Etant donné la richesse culturelle de la réception de ces textes, l’inscription sociale, politique et religieuse est aussi mise en valeur dans cet enseignement. Chaque semestre, une bonne centaine d’étudiants se plongent dans l’étude de ces textes.