Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06862.jsonl.gz/310

Le nom d'un parti néonazi ukrainien et celui de la division SS "Galicie", une unité nazie composée d'Ukrainiens, ont été tagués en lettres rouges sur ce mémorial qui se dresse près de l'ancien village de Bykivnia, à la périphérie de Kiev (archives).
KEYSTONE/EPA/SERGEY DOLZHENKO(sda-ats)
Les autorités ukrainiennes ont ouvert une enquête après la découverte de graffitis nazis sur un mémorial polonais érigé à l'endroit où ont été inhumées 100'000 victimes des répressions staliniennes. Parmi elles, 3500 officiers polonais exécutés en 1940.
Le nom d'un parti néonazi ukrainien et celui de la division SS "Galicie", une unité nazie composée d'Ukrainiens, ont été tagués mercredi en lettres rouges sur ce mémorial qui se dresse près de l'ancien village de Bykivnia, à la périphérie de Kiev.
"Je peux vous assurer que nous allons prendre toutes les mesures pour que l'enquête sur ces incidents soit menée aussi vite que possible par les autorités compétentes", a commenté la porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, Mariana Betsa.
Bykivnia est le plus important lieu d'inhumation en Ukraine de victimes des répressions exercées dans les années 1937-1941 par le NKVD, la police politique stalinienne.
Relations difficiles
Parmi les 100'000 à 120'000 personnes qui y sont inhumées figurent 3500 officiers polonais tués par le NKVD en 1940 à la suite de l'invasion par l'URSS de l'est de la Pologne en vertu du pacte germano-soviétique.
Si Kiev et Varsovie sont aujourd'hui proches, les deux capitales ont longtemps entretenu des relations difficiles en raison notamment du massacre de 100'000 Polonais dans la région de Volhynie (nord-ouest de l'Ukraine actuelle) par les nationalistes ukrainiens entre 1943 et 1945.
Le parlement polonais a adopté en juillet 2016 une résolution qualifiant de "génocide" ce massacre, une décision qu'a "regrettée" le président ukrainien Petro Porochenko.
ATS