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"Je sais qu'il me reste un match, mais ça fait plaisir de battre quelqu'un comme Novak, qui a été si bon l'an passé. C'est le genre de victoire qui donne confiance. J'espère que je pourrai m'en servir en finale", lâchait-il. "J'ai la chance d'être à nouveau no 1. Cette finale sera un grand match pour moi. Ce sera déjà ma huitième ici, et je ne suis jamais passé à côté d'une finale à Wimbledon. La seule fois que j'ai perdu, c'était 9-7 au cinquième set contre Rafa (Nadal, en 2008)".
Le Bâlois (31 ans) peut légitimement avoir le sentiment d'avoir fait le plus dur en privant Novak Djokovic d'une cinquième finale consécutive en Grand Chelem. Il a battu Andy Murray en trois sets lors de leurs deux affrontements livrés en Grand Chelem, en finale qui plus est (US Open 2008, Open d'Australie 2010). L'Ecossais s'est d'ailleurs incliné en trois manches dans ses trois finales majeures. Mais il sait aussi pertinemment que rien n'est encore acquis.
76 ans d'attente en Grande-Bretagne
L'homme aux 16 trophées du Grand Chelem avait su gérer une pression plus grande encore il y a trois ans à Roland-Garros. Il avait alors été "débarrassé" de son principal rival, Rafael Nadal, dès les 8es de finale. La voie menant à un premier sacre parisien et surtout à un 14e titre majeur (autre ancien record de Pete Sampras) était libre, et il avait su déjouer les pièges tendus par Tommy Haas et Juan Martin Del Potro avant de dominer Robin Söderling, qui disputait sa première finale en Grand Chelem.
Premier joueur de l'histoire à disputer une 8e finale à Wimbledon, Roger Federer a parfaitement profité des conditions de jeu vendredi en début d'après-midi. La première demi-finale s'est en effet déroulée en indoor en raison des averses. Or, le Bâlois de 31 ans reste sur quatre titres conquis en salle (Bâle, Paris-Bercy et Masters 2011, Rotterdam 2012), où sa dernière défaite - si l'on excepte le match perdu face à John Isner en Coupe Davis sur la terre battue de Fribourg - remonte au mois de novembre 2010. "J'espère que la finale sera jouée en plein air, c'est comme ça que c'est censé être ici", affirmait-il toutefois.
Djokovic "ne se sentait pas très bien"
"J'ai pu être très agressif. J'ai très bien joué dans le troisième set. J'ai été offensif, je cherchais la victoire. J'ai pu augmenter la pression sur Novak", expliquait Roger Federer (31 coups gagnants et 10 fautes directes vendredi), qui a forcé la décision dans l'ultime jeu d'un troisième set crucial. Il s'est alors offert le break en claquant un smash gagnant sur sa deuxième opportunité. Novak Djokovic a lâché prise dans la quatrième manche, concédant le break dès le deuxième jeu sur une faute de coup droit.
"Mon pourcentage de premières balles a baissé après le deuxième set, analysait pour sa part Novak Djokovic, et mon niveau d'énergie a baissé dans la quatrième manche. Il a bien joué, ça ne fait aucun doute, il a été agressif dans les moments importants. C'est ce qu'on attend de Roger. Je savais qu'il fallait que je sois très régulier pour gagner et je ne l'ai pas été. Je ne me sentais pas si bien que ça. Ces derniers jours, je ne me sentais pas très bien, mais je ne veux pas en parler maintenant."
si/dbu