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Berne - Les présidents du PLR et du PDC sont confiants pour les élections fédérales à venir. Tant le chef du PDC Christophe Darbellay que son homologue du PLR Fulvio Pelli espèrent conquérir trois sièges supplémentaires au Conseil national.
Les gens commencent lentement à remarquer que les valeurs libérales ne sont plus suffisamment représentées, pense Fulvio Pelli dans une interview au "SonntagsBlick". Il compte donc sur une progression du PLR. L'objectif est d'atteindre 20% de voix et 40 sièges au Conseil national, soit trois de plus qu'actuellement.
M. Pelli explique son espoir de ravir ces trois sièges par le fait que le développement de la Suisse a été négatif ces dernières années. "La polarisation lui a fait du tort", dit-il. Il devient de plus en plus difficile de prendre des décisions. L'UDC et le PS ont bloqué la politique avec leurs référendums et leurs initiatives.
Fulvio Pelli prépare aussi des scénarios en cas d'échec du PLR, mais il souligne que ce ne serait pas la faute du PLR si la concordance ne devait plus fonctionner. La conséquence en serait que "l'UDC et le PS pourraient gouverner durant quatre ans tout seuls".
"Toutes les options restent ouvertes jusqu'après les élections", répond Fulvio Pelli à une question sur un éventuel retrait du PLR du gouvernement.
Le président du PDC Christophe Darbellay entend augmenter le potentiel du centre par des apparentements de listes avec d'autres partis du centre. Pour lui, le centre comprend, outre le PDC, le PBD, les Verts libéraux et le PEV. "Le centre compte beaucoup de petits partis, qui ne feront que 1 à 3% dans de nombreux cantons", explique-t-il dans une interview accordée au journal "Der Sonntag".
D'où la nécessité de collaborer, "voire d'élaborer des principes communs que nous nous engageons à respecter". But: trois sièges supplémentaires au Conseil national et 17% des voix. Au Conseil des Etats, "nous voulons rester les premiers".
ATS