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Le Conseil de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse a publié un texte faisant état de ses désaccords avec le Vatican sur la question des indulgences, thème qui interpelle fortement l’identité protestante, puisque historiquement, il fut à l'origine de la Réforme lancée par Martin Luther
La notion d’indulgences se rapporte à des actes susceptibles d'alléger les peines du purgatoire et de faciliter l’accès au paradis: pèlerinages à Rome ou en Terre Sainte ; pèlerinages et célébrations dans le diocèse ; visites à des personnes en difficulté ; journées sans alcool ni tabac ; participation à des œuvres caritatives. Le Conseil de la FEPS critique la logique du « donnant donnant » qui permet d'obtenir des faveurs en échange de l'accomplissement de bonnes œuvres. Il souligne aussi que L’Eglise n’est pas l’administration juridique des peines et remises de peines, mais le lieu où peut retentir sous des formes sans cesse nouvelles l’Evangile. Au plan théologique,dans la pratique catholique romaine, le péché est un manquement à réparer par l’accomplissement de bonnes œuvres. Pour la foi protestante, le péché est d’abord une réalité existentielle : le fait de rompre avec Dieu, de se révolter contre lui dans la fuite de soi ou l’affirmation de soi. Une telle rupture existentielle ne peut être réparée que par le travail de la grâce en l’être humain.