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Puisant au départ à une source commune, le monde des seigneurs va peu à peu se dissocier du monde paysan et trouver sa propre expression : la Danse de Cour.
A la danse réservée à une élite, marquée par la philosophie et l’ésotérisme du temps des troubadours, succède à la Renaissance une danse plus sociale, avec l’apparition de l’Etiquette. Elle trouvera sa consécration avec l’établissement du code strict de la « Belle Danse » baroque.
Les modes changeantes, le désir de paraître, la puissance des moyens et des échanges culturels contribuent à créer un comportement et un vocabulaire spécifiques à la danse chez les grands de ce monde.
Les révolutions et les guerres marquent leur empreinte. A travers l’Histoire, le style des danses de cour dépend étroitement de la mode vestimentaire qui est extrêmement mobile.
Il en découle tout un mode de conduite et de pas. Les pieds d’une dame portant robe à l’antique (Napoléon 1er) sont plus à l’aise pour s’exprimer que ceux limités par un fouillis de jupon.
Le seigneur de la Renaissance cherche à mettre sa dame en valeur et la séduit par sa vitalité, la richesse de son costume et la manière inimitable dont il joue de sa cape.
Le courtisan de Louis XIV se fait remarquer par la facilité avec laquelle il mémorise les pas, la puissance de sa saltation mais aussi l’élégance de son mollet habillé de soie, etc.
Sous le 1er Empire, parallèlement aux soirées dansées à la Cour se développent en ville les bals de société.
Après la chute du Second-Empire, les danses de ces bals seront une référence pour la bourgeoisie. Celle-ci subira, au début du xxème siècle, l’influence des danses modernes venues des Etats-Unis.