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La découverte, en 1907, des vestiges d’une villa confirme l’origine antique de Sédeilles. Le village se trouve en effet sur la ligne suivie jadis par la voie romaine qui passait par Lovatens, Villars-Bramard, Sédeilles, appelé alors Sideles, Châtonnaye, Trey et Domdidier, pour aboutir à Avenches.
Dès le XIIIe siècle, « Sedilles » fait partie de la châtellenie de Villarzel ainsi que de la paroisse de Granges. Avec ses voisins Rossens, Villarzel et Villars-Bramard, elle obtint dès 1444 un droit de compaturage qui dura deux cents ans et fut caractérisé par de nombreuses disputes entre les villages concernés. Dès 1536, lors de la conquête bernoise, elle fut rattachée comme toute la châtellenie au bailliage de Moudon.
Le couvent des prémontrés ( ?) de Marsens possédait à Sédeilles un fief qui fut rénové en 1468 et, en 1708, hérité par les Jésuites du collège de Fribourg avant d’être finalement racheté par les Bernois en 1750.
Les habitants de Sédeilles étaient d’habiles artisans et fabriquaient de nombreux outils aratoires (râteaux, fourches, herses) vendus dans toute la région. On y exploitait également une carrière de molasse marine.
Une charte cartulaire de l’Abbaye de Hautcrêt fait la description d’une terre dite « de Moratel à Sideles » dans laquelle on lit plusieurs noms de prés et de champs qui sont encore les mêmes aujourd’hui.Patrie des Morattel et des Miéville, Sédeilles l’est aussi des Goumaz. L’un d’eux, Louis Goumaz, se signala par la publication d’une traduction en patois des paraboles des Evangiles. Il était professeur en théologie et jouissait de l’estime au siècle dernier.