Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06924.jsonl.gz/359

Triton palmé
Lissotriton helveticus (Razoumowskyi , 1789)
Dès le mois de mars, les tritons palmés arrivent à leur site de reproduction. Mais avant de s’accoupler, il est important, surtout pour les femelles, de se nourrir copieusement, car la production d’œufs demande beaucoup d’énergie. L’accouplement et la ponte ont lieu principalement de mi-avril à début juin. Leur déroulement est propre à cette espèce, mais fondamentalement semblable à celui des autres espèces de tritons autochtones : Le mâle parade autour de la femelle avec un comportement bien caractéristique et dépose finalement au fond du plan d’eau un paquet de sperme qui est ensuite recueilli par la femelle. Pendant plusieurs semaines, celle-ci va alors accrocher l’un après l’autre à des plantes aquatiques entre 300 et 450 œufs. Dès la mi-juin, les tritons adultes quittent ensuite peu à peu le plan d’eau. Généralement (mais il nous manque malheureusement des précisions) ils ne s’en éloignent que de quelques centaines de mètres.
Au cours du mois de juillet, les premiers jeunes tritons arrivent sur la terre ferme. D’autres vont suivre jusqu’en automne. Après avoir quitté le plan d’eau, ils vont rechercher un habitat terrestre adéquat, et, plus tard, un site où hiverner. Les larves écloses tardivement peuvent également hiverner. En liberté, le triton palmé peut vivre jusqu’à plusieurs années et se reproduire entre une et trois fois au cours de sa vie.
Les populations suisses se situent en bordure orientale de son aire de répartition. Elles s’étendent en une large bande du Léman jusqu’à l’embouchure du Rhin dans le lac de Constance. La limite orientale passe approximativement le long des grands lacs situés au pied des Alpes (lac de Brienz et Walensee). Le triton palmé est toutefois absent au Sud des Alpes. Il vit principalement à une altitude de 450 à 700 m, mais peut être présent jusqu’à 1'000 m dans certaines régions. La population la plus élevée a été observée à 1'460 m d’altitude.
Des expériences ont montré que la température de prédilection du triton palmé était de 2 °C inférieure à celle du triton lobé. Cette différence se retrouve dans les habitats qu’il occupe. Des inventaires ont montré que le triton palmé est avant tout présent dans les cours d’eau stagnante et partiellement ombragée. Dans les zones alluviales de l’Aare et de la Reuss, le triton palmé est même l’espèce de tritons la plus représentée, il est également très présent dans le Jura. Il vit souvent en communauté avec le triton alpestre, nettement moins souvent avec le triton lobé et plus rarement encore avec le triton crêté.
Contrairement au triton alpestre, qui vit parfois dans des cours d’eau exempts de végétation, le triton palmé y est plus rare. Il peuple par contre les petites mares profondes de quelques centimètres seulement. Les étangs avec beaucoup de vase ou de feuilles mortes semblent quant à eux ne pas être des sites de reproduction favorables.
2 tritons palmés
Triton palmé femelle
Triton palmé avec palmure noire typique aux pattes postérieures
Habitat type du triton palmé
Fiche espèce
- Allure fine et gracile
- Dos brun, flancs brun pâle ou jaunâtres
- Souvent une tache pâle au-dessus de la base des pattes postérieures
- Ventre clair, jaune-orangé dans la partie médiane non tachetée
- Mâles: Queue arrondie, avec très souvent un filament terminal pointu de 3-8mm, bande oculaire foncée, face dorsale irrégulièrement tacheté
- Femelles: Gorge pâle, sans taches
Informations supplémentaires
- Bestimmungshilfe: Faden- und Teichmolch-Weibchen, Braunfrösche, Wasser- oder Grünfrösche, Eidechsen, Schlingnatter und Kreuzotter, Ringelnatter-Unterarten. Rundbrief zur Herpetofauna von Nordrhein-Westfalen Nr. 28 (2005). Bearbeitet von Martin Schlüpmann. PDF (allemand)