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Quelle fierté pour le tireur d’enlever un Prix, concrétisé sous la forme d’une coupe ou d’une montre, gravées au libellé de la manifestation qui l’a vu couronner ! En 1914, les tireurs genevois se placent sous la bannière du centenaire d’un évènement qui précède l’entrée de Genève dans la Confédération. Le Tir du Centenaire est mémorable !
Le «1er juin » est, au même titre que l'«Escalade», une fête nationale genevoise : en 1914, le centenaire du débarquement des Suisses au Port Noir est célébré spécialement, car il s’agit de l’épisode qui prélude à l’entrée de Genève dans la Confédération helvétique. Les rassemblements populaires que l’évènement produit sous le chapeau des « fêtes de Juin » (fête en campagne, fête nautique, fête du tir, fête de la nuit...) prouvent l’attachement du canton aux valeurs nationales suisses. La fête commence en fait le 4 juillet … sous la pluie, tandis que s’ouvre au Musée Rath une exposition rétrospective, visitée par 6000 personnes jusqu’au début du mois d’août. Le mercredi 8 juillet a lieu le «Tir cantonal» qui rassemble plus de 2000 tireurs, preuve de l’attrait du concours pour les membres des sociétés de tir chargées d’organiser les exercices de tir obligatoires hors du service. Les premiers tirs, dont la pratique est attestée en Suisse dès le Moyen-Age, sont associés à des fêtes et des concours.
Par-delà leur caractère ludique, ils visent à apprendre à se défendre– avec l’arc et l’arbalète, puis les armes à feu, l’arquebuse ou le mousquet. Entre le 15e et le 17e siècle, des concours de tir s’organisent entre différentes régions pour entretenir les bonnes relations de voisinage : ce sont les tirs francs. Au 19e siècle, la pratique du tir s’affirme, au sein de sociétés éponymes. Des fêtes associatives, cantonales ou nationales, rassemblent les tireurs réunis par une passion commune. Parmi les fêtes fédérales, les tirs exacerbent le sentiment patriotique. Liés à la défense du pays, ils évoquent le glorieux passé militaire de la Confédération. Après 1848, si son organisation reste privée, l’institution des tirs fédéraux est cautionnée par les autorités helvétiques lors d’une «journée officielle » où conseillers fédéraux et autres délégués de l’Assemblée nationale sont invités à discourir. Cette montre est la récompense ultime d’une telle manifestation.
Type: Accessoire
Matériaux: Argent
Date: 1914
Origine: Suisse
Description de la ressource:
Boîte argent, or et niel, cadran en émail blanc peint en noir, aiguilles or jaune, petite seconde en acier revenu prune. Mouvement demi-platine en laiton doré, échappement à ancre, balancier bimétallique coupé, spiral Breguet, répétition des quarts sur gong
Format: Diam. 5,4 cm ; ép. 1,48 cm ; haut. 7,58 cm ; long. Chaîne 29,5 cm
Numéro d'inventaire: H 2009-34
Droits de reproduction: Achat, 2009