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L'homme qui avait attaqué une septuagénaire à la hache en 2014 à Martigny a vu son jugement confirmé. Il écope d'une peine de 7 ans de prison.
Le Tribunal cantonal valaisan a confirmé "la tentative de meurtre et la peine privative de liberté de 7 ans", selon un communiqué diffusé mardi. Le condamné devra aussi verser une indemnité à la victime et prendre en charge les frais de procédure.
Condamné en première instance en 2016 par le tribunal de Martigny, l'homme avait ensuite été acquitté par le Tribunal cantonal en raison d'absence de preuves. En mars dernier, le Tribunal fédéral avait annulé ce jugement en reconnaissant l'individu comme l'agresseur et renvoyé le dossier pour "qualifier les faits et arrêter la sanction".
Agression violente
Les faits remontent au 22 juillet 2014. L'homme avait frappé une septuagénaire à la tête à l'aide d'une hache à de multiples reprises, sur le chemin du Vivier à Martigny. Ressortissant français domicilié en Suisse, âgé de 28 ans à l'époque des faits, il souffre de troubles de la personnalité.
Malgré les troubles psychiques, les experts ont reconnu une "pleine responsabilité" dans les faits. Le Tribunal cantonal valaisan a ainsi justifié la sanction par la "gravité des actes incriminés". Il a ajouté que l'accusé s'en était pris "par surprise, sans motifs, à une personne inconnue, âgée et incapable de se défendre."
Un traitement ambulatoire destiné à atténuer les troubles de la personnalité a aussi été ordonné par le Tribunal cantonal, dans le but de prévenir le risque de récidive.
Dans un communiqué transmis mardi par son avocat, la victime a déclaré ressentir "un immense soulagement" et souhaite exprimer sa gratitude envers les personnes l'ayant secouru et la police. Quant à son agresseur, elle a dit ne pas garder de haine envers lui et "souhaite que le traitement auquel il est soumis soit efficace et qu'il tourne du bon côté".
Remous juridiques
Condamné en première instance en 2016, l'homme avait ensuite été acquitté en janvier 2017. La version de la victime, qui parlait dans son témoignage d'un homme de plus de 40 ans, avait joué en sa faveur. De plus, celui-ci avait toujours nié son implication et les preuves manquaient pour établir sa présence sur les lieux.
En mars de cette année, le Tribunal fédéral a cependant déclaré qu'un homme de 28 ans pouvait avoir l'apparence d'un homme plus âgé pour une septuagénaire. Il a également indiqué que, par la suite et à trois reprises, la victime avait pu désigner son agresseur via plusieurs procédés d'identification.
Quant à l'accusé, il avait été appréhendé suite à une information provenant du service de psychiatrie de l'Hôpital du Valais. Durant sa prise en charge, l'homme y avait proféré des menaces contre autrui en évoquant un scénario similaire à celui des faits s'étant déroulés à Martigny.