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Zürich, 27.09.2017
La Russie a détruit mercredi ses dernières réserves d'armes chimiques héritées de l'époque de la Guerre froide, a annoncé Vladimir Poutine. Soulignant "un événement historique", le président russe a relevé que les Etats-Unis ne "remplissaient malheureusement pas leurs obligations" à ce niveau.
"Les dernières réserves d'armes chimiques de l'arsenal russe vont être détruites aujourd'hui", a confirmé le numéro un du Kremlin, selon des images de la télévision russe. "C'est un pas énorme vers un monde plus équilibré, plus sûr", a-t-il ajouté. Vladimir Poutine s'exprimait par vidéoconférence avec les responsables de la destruction des derniers stocks situés à Kizner, dans la région de la Volga. Au total, 39'967 tonnes d'armement chimique auront ainsi été détruites, selon l'agence de presse russe Interfax.
La Russie et les Etats-Unis, qui avaient amassé pendant la Guerre froide d'énormes stocks d'armes chimiques, s'étaient engagés à les détruire avant avril 2012 aux termes de la Convention de 1997 sur l'interdiction des armes chimiques, avant d'annoncer ne pas être en mesure de respecter ce calendrier. Les Etats-Unis se sont fixé l'échéance de 2023 pour la destruction totale de leur stock.
"Etape importante"
"L'achèvement du programme de la destruction vérifiée des armes chimiques de la Russie est une étape importante en vue d'atteindre les objectifs de la Convention sur les Armes chimiques", a déclaré le directeur général de l'Organisation internationale pour l'Interdiction des Armes chimiques (OIAC), Ahmet Üzümcü, dans un communiqué.
"Je félicite la Russie et je fais l'éloge de tous leurs experts qui étaient impliqués pour leur professionnalisme et leur dévouement", a ajouté M. Üzümcü. Il a également remercié les Etats parties et l'équipe de l'OIAC.
Près de 200 pays ont adhéré à la convention de 1997, qui interdit la recherche, la production, le stockage et l'utilisation d'armes chimiques.
La question de ces armes est revenue sur le devant de la scène après les accusations portées par les pays occidentaux contre le régime syrien, accusé d'avoir utilisé du gaz sarin lors d'un bombardement sur la localité de Khan Cheikhoun, faisant 87 morts en juillet. Des accusations similaires avaient été portées en 2014 et 2015 contre le régime syrien, pourtant signataire de la convention de 1997.