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Après quelques mythes qui ne tiennent pas la route, dont une bicyclette inventée par un élève de Léonard de Vinci, c’est l’histoire d’un baron allemand, Karl Drais von Sauerbronn, à califourchon sur une poutre en bois montée sur deux roues. Il se pousse avec les pieds et parcourt 13 kilomètres en une heure. On est en 1817 et la draisienne vient de naître. Lui l’appelle sa «machine à courir», forcément. Et elle sera brevetée sous le nom de vélocipède. Le public est épaté, mais ne chevauche pas pour autant son engin… tant qu’il n’a pas de pédale.
Et la pédale, elle, met cinquante ans à sortir des mains d’Ernest Michaux. Qui avait mal aux jambes. Ce serrurier parisien veut, à la base, ajouter un repose-pied sur une draisienne qu’il doit réparer, car il trouve peu confortable de garder les gambettes levées en roulant.
Des roues de 3 mètres de diamètre
Et pour aller toujours plus vite, on augmente toujours un peu plus le diamètre de la roue avant jusqu’à ce qu’elle soit trois fois plus grande que l’arrière. On obtient le «grand bi». Très classe, très haut. Mais responsable de bien des accidents de la circulation, avec sa selle très élevée! On arrive quand même à des roues avant de 3 mètres de diamètre. Et pour freiner? On serre la roue avant entre ses pieds ou on se laisse tomber!
Du «grand bi» à la petite reine… il n’y a qu’une roue. En 1880, les pédales passent de l’avant à l’arrière – au milieu, en fait, mais elles entraînent la roue arrière au moyen d’une chaîne. Le pédalier naît en 1885, le pneu de Dunlop en 1888 et les freins (Torpedo ou par rétropédalage) en 1898. Le premier Tour de France roule en 1903 et la bicyclette frime avec une carrosserie et la position couchée dans les années 1980 avec le vélomobile.
Quant au vélo électrique qui sillonne fièrement nos contrées aujourd’hui, il ne date pas d’hier mais de 1895!
© Migros Magazine - Isabelle Kottelat
Auteur: Isabelle Kottelat
Photographe: Konrad Beck