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En avril de cette année, les deux journaux ont rapporté que six enfants d'une même famille avaient été contaminés lors d'un service religieux. Le devoir de vérité n'a pas encore été violé de ce seul fait, même si le lien ne peut pas être prouvé directement, a estimé le Conseil de la presse dans une prise de position.
Il l'avait rédigée suite à une plainte du leader de la Génération du Christ Organique.
Le Blick et le Sonntagsblick sont toutefois allés trop loin en suggérant au lectorat que la contamination par la rougeole avait quelque chose à voir avec le contenu sinistre de la foire aux sectes, comme le constate le Conseil de la presse dans sa prise de position publiée vendredi. En outre, le Blick aurait été tenu, à la demande du plaignant, de rectifier cette présentation erronée des faits.
Le Conseil de la presse a également constaté que les deux journaux rendaient la famille concernée identifiable au-delà de son environnement social proche. Les conditions pour un compte-rendu identifiant n'étaient toutefois pas remplies selon l'avis.
En revanche, l'interdiction de discrimination n'a pas été violée par les désignations "gourou des sectes" et "foire aux sectes", car les experts en religion et en sectes ne voient pas dans la Génération organique du Christ une simple communauté religieuse alternative. Le Blick et le Sonntagsblick peuvent s'appuyer sur cette image critique dans leurs reportages, écrit le Conseil de la presse. (ATS)