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Pays officiellement quadrilingue, la Suisse se transforme en une tour de Babel, où les langues telles que l'anglais, le portugais et l’albanais prennent de plus en plus d'importance. Depuis 2000, le pourcentage de la population qui dit de ne pas parler une langue nationale comme langue principale a plus que doublé. C’est du moins ce qui ressort des statistiques.
La répartition des langues nationales a fortement changé au cours des quatre dernières décennies. Les proportions des habitants parlant l’allemand, l’italien et le romanche comme langue principale ont diminué, alors que celle des habitants qui parlent une langue étrangère a augmenté. Est-ce dû à l’immigration?
Oui, mais pas seulement. En effet, la forte augmentation des langues étrangères est due aussi à la méthode de collectes des informations, indique l’Office fédéral de la statistique. Ce n’est que depuis 2010 qu’il est possible d’indiquer que l’on a plusieurs langues principales. Auparavant, les sondages ne prévoyaient pas cette possibilité. Cependant, la part des langues étrangères a continué de monter après cette modification.
Toujours plus d’albanais et d’anglais
Les langues étrangères les plus parlées en Suisse sont l'anglais et le portugais, suivi par l’albanais, alors que l'espagnol est en recul. Lingua franca du 21e siècle, l'anglais se pratique dans toutes les régions du pays.
Au travail, l’allemand mène devant l’anglais
La majeure partie des travailleurs en Suisse – tout du moins d’un point de vue statistique – évolue dans un environnement où le dialecte alémanique est la langue la plus parlée (42% des cas).
Mais les Suisses s’adaptent. Etant donné que le cadre de travail devient de plus en plus international, la communication se fait de plus en plus en allemand standard ou en anglais. Il y a deux fois plus de personnes qui parlent l’allemand standard ou l’anglais au travail qu’à la maison.
(Traduction de l'allemand: Olivier Pauchard)