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L'armée va réduire son effectif de chevaux, mais elle disposera encore d'un effectif minimum de 55 équidés. Le Conseil des Etats s'est rallié tacitement jeudi la proposition du National.
Le Département fédéral de la défense (DDPS) possède 65 chevaux de selle engagés pour les cours et écoles des formations ainsi que pour le protocole militaire. Mais l'armée doit dégager de l'argent pour investir dans l'immobilier et l'armement. Le Contrôle fédéral des finances a exigé une réduction des effectifs de chevaux de selle.
Le conseiller aux Etats Jean-René Fournier (PDC/VS) réclamait dans une motion de maintenir l'effectif à 65 chevaux, ainsi que les activités hors service sportives et culturelles. Selon lui, une diminution pourrait compromettre les diverses missions qui incombent à cette unité équestre.
55 chevaux
Le National avait lui opté pour un compromis et propose de fixer le plancher à 55 chevaux. Une solution suivie par les sénateurs. Pour avoir 30 chevaux prêts à l'engagement, il en faut 45 aux écuries ainsi qu'une dizaine de remontes, soit des chevaux de trois ans qu'il faut former, a expliqué au nom de la commission Anne Seydoux (PDC/JU).
Cet effectif permettra de remplir les missions de l’armée. Il assure également le contingent minimal pour les missions protocolaires. Les chevaux pourront aussi être utilisés pour des concours, des cours d'équitation pour officiers ou des activités culturelles comme la fanfare des écuyers ou les corps des dragons bernois.
Une proposition suivie "sans plaisir" par le ministre de la défense Guy Parmelin. Le gouvernement voulait réduire à 38 le nombre de bêtes. Un nombre suffisant selon lui. Pour autant, il a assuré qu'ils n'avaient pas "mangé les dix chevaux qui vont disparaître".