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La pandémie est terminée. Du moins pour les Suisses. C'est ce que suggère le baromètre annuel des préoccupations de la population, publié mardi par le service de comparaison en ligne Moneyland.ch. Cette année, une nouvelle inquiétude trône au sommet du nouveau top dix, et elle est étroitement liée à l'actualité: la guerre en Ukraine.
Le top dix des préoccupations actuelles des Suisses ressemble à ça:
La nouvelle inquiétude numéro un des Suisses est donc la guerre en Ukraine, qui est citée par 62% des personnes interrogées en avril par Moneyland.
La peur de la Russie, les conflits potentiels et la guerre nucléaire sont également présentes dans le classement, et arrivent respectivement à la troisième, sixième et dixième place. Autre sujet transversal, le changement climatique se hisse en deuxième position: il inquiète 57% de la population.
Ces préoccupations «internationales» ont, en partie, détrôné des soucis bien plus pratiques. Les primes maladie, l'AVS et la prévoyance vieillesse en générale arrivent seulement en cinquième, septième et neuvième position.
Par rapport à l'année passée, certains sujets ont disparu du top dix et se placent beaucoup plus bas dans le classement général. La pandémie en est un exemple. Alors que le Covid inquiétait 53% de la population en 2021, il n'est aujourd'hui cité que par 23% des sondés. Ces autres thèmes ont régressé:
Les femmes se sont généralement montrées plus inquiètes que les hommes, tout comme les personnes âgées de 50 à 74 ans. Avec la guerre froide en tête, 72% d'entre eux ont déclaré être préoccupés par la Russie.
Des différences marquées sont apparues entre la Suisse romande et la Suisse alémanique. De manière générale, les Romands affichent des préoccupations beaucoup «personnelles». Les Alémaniques s'inquiètent tout d'abord de la guerre en Ukraine, de la Russie et du changement climatique. De l'autre côté de la Sarine, la situation est la suivante:
Le conflit en Ukraine n'arrive donc qu'en troisième position, devancé par la santé des interrogés et les primes maladies. Avec des sujets tels que le salaire, les finances personnelles et l'avenir de ses enfants, les Romands affichent des préoccupations plutôt pratiques.
Samedi, la NZZ a publié un article sur la situation actuelle de la neutralité. La phrase clé: «Alors qu'en Suisse, on continue à débattre des nouvelles formes de neutralité, celle-ci n'est plus reconnaissable en tant que telle depuis longtemps pour le reste du monde.» Le président américain Joe Biden l’a souligné: «même la Suisse» est cette fois-ci du côté d'un belligérant. Notre pays a en effet adopté les sanctions contre la Russie.