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Quand l'eau dépasse 15 degrés, un parasite inoffensif pour l'homme peut se développer et provoquer cette maladie rénale chez les poissons d’eau douce.
L'infection est extrêmement contagieuse et occasionne de graves hémorragies internes. "La mortalité évolue entre 30 et 90% selon les situations. Et sur l'Allondon cette année, les pêches de recensement montrent qu'on est à 100% de truites atteintes et quasiment 90% de mortalité, explique mercredi Christophe Ebener, président de la fédération des sociétés de pêche genevoises, au micro de la RTS.
Dans de nombreuses rivières
Avec son faible débit actuel, l'Allondon est particulièrement touché, mais cette maladie apparaît aussi dans de nombreux cours d'eau du Plateau.
Il est impossible de la contrer dans les milieux naturels, mais des précautions existent toutefois, juge Christophe Ebener: vérifier que les poissons utilisés pour les repeuplements ne proviennent pas de piscicultures atteintes et essayer de rechercher en Europe ou ailleurs des populations résistantes à la maladie.
Le canton de Genève a introduit des dizaines de milliers de truites de la région ces dernières années pour permettre à cette espèce de perdurer dans cette rivière. Mais pour l'heure une loi fédérale interdit de soutenir une population de poissons avec d’autres non indigènes.
Stephen Mossaz/boi