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Le 4 février, le secrétaire -général de l’ONU a donné une conférence de presse. Il a entre autres parlé du climat. Je rapporte, en gras, une grande partie de son discours concernant le climat :
‘Un autre cercle vicieux exacerbe clairement la crise climatique. Comme les océans se réchauffent, et la glace fond et nous perdons les services vitaux que rendent les banquises: réfléchir la lumière du soleil, ce qui va augmenter plus le réchauffement climatique.
Et comme la glace fond et que les océans se réchauffent, le niveau de la mer monte et plus d’eau s’évapore, causant des pluies toujours plus grosses, et menaçant les villes côtières et les deltas. L’année passée, la chaleur des océans et le niveau des mers moyen ont atteint le niveau le plus haut jamais enregistré.
Les scientifiques nous disent que les températures des océans augmentent maintenant de l’équivalent de cinq bombes d’Hiroshima par seconde.
Les écosystèmes souffrent des retombées.
Une étude récente a révélé que la chaleur océanique en 2019 était de 228 Zetta Joules supérieure à la moyenne de 1981-2010;
une Zetta est un «1» suivi de 21 zéros. (228 000 000 000 000 000 000 000 J).
Pour mettre cela en contexte, cette augmentation de la chaleur océanique l’année dernière représente plus de vingt fois la quantité d’énergie que l’humanité a consommée depuis 2000.
Pendant ce temps, alors que le pergélisol disparaît et que la toundra dégèle plus tôt et gèle plus tard, de grandes quantités de méthane – un gaz à effet de serre beaucoup plus puissant que le dioxyde de carbone – pénètrent dans l’atmosphère, accélérant le réchauffement climatique.
Et alors que les forêts brûlent, le monde perd des puits de carbone vitaux et les émissions montent en flèche (…).
La nouvelle alerte sur la crise climatique de l’Organisation météorologique mondiale indique aujourd’hui que les concentrations de CO2 atteindront de nouveaux sommets [en] 2020.
Le défi de la conférence sur le climat de cette année à Glasgow, COP 26, est clair: tous les pays doivent montrer plus d’ambition en matière d’adaptation, d’atténuation et de financement.
Et les gros émetteurs doivent montrer la voie.
Nous avons besoin d’un prix sur le carbone et de la fin des subventions aux combustibles fossiles.
Traduction de: https://www.un.org/press/en/2020/sgsm19958.doc.htm
J’ai déjà écrit sur ces émissions de méthane (blog1) et sur la réduction de la banquise (blog2). Le dégagement de méthane a été constaté et prédit il y a des années par certains scientifiques, et officiellement annoncé par l’Académie Russe des Sciences l’été passé.
L’année prochaine, le CO2 record dans l’atmosphère va augmenter le réchauffement, les banquises réduites vont refléter moins les rayons de soleil, et la surface de l’océan va en absorber plus. Les feux de forêt et les sécheresses augmentent encore le CO2. Il fera donc un peu plus chaud sur la Planète ces prochaines années. Le MetOffice anglais annonce cinq années chaudes (lien), de nouveaux records et peut-être le franchissement de seuil de sécurité de 1,5°C. A suivre…
19 réponses à “L’ONU déclare que les émissions du permafrost et de la végétation accélèrent le réchauffement”
ce discours est à mourir de rire : je ne crois pas des paroles sans bases scientifiques , comme Galilée j’attends des mesures précises qui confirmeraient ces hypothèses . Venant du secrétaire de l’ONU et non des instituts scientifiques reconnus , ces informations ne représentent aucune valeur .
L’augmentation de l’énergie des océans décrite avec des chiffres volontairement gigantesques cache une valeur beaucoup plus réaliste en terme de climat : ces zettajoules ne représentent en fait que 0,07 °C !!!
Quant à l’émission de méthane , personne n’a donné le niveau de concentration en PPM (parties par milliards) depuis qu’on parle de permafrost . Pendant l’époque éémiene (- 120’000 ans ) le climat bien que plus chaud de quelques degrés n’a pas conduit à un quelconque emballement et donc infirme complètement cette hypothèse !
Voila donc la fiction qui est dépeinte de façon grotesque par des personnes qui ne cherchent pas la vérité !!!
Hubert Giot, que vous êtes un iminent scientifique wow !!!! Qui peux croire vos pseudo thèses ?? Vous devriez publié tout cela dans la revue scientifique Nature. Qu’attendez-vous pour le faire ?? Vous pourriez mériter un prix Nobel en science climatique !!!
Jason, vos arguments scientifiques sont très convaincants. Merci de votre intervention.
Si sa science égale son orthographe, alors la Terre tourne déjà à l’envers.
Mais il y a 120000 ans, on ne devait pas vendre de voitures électriques qui n’ont d’autre but que de rentabiliser les mines de lithium achetées par les copains des politiciens.
Maintenant, on remplace des trains électriques (qui fonctionnent sans batterie au lithium) par des autocars au diesel qui émettent tout le CO2 qu’ils peuvent. Cherchez l’erreur.
Corrigez-moi si j’ai faux : selon les sources Wikipédia, les océans totalisent 1.37 milliards de km3 d’eau, soit 1.37 * 10 ^ 21 litres d’eau.
Avec les 228 zetta Joules = 2.28 * 10 ^ 23, il nous reste environ 167 Joules par litre d’eau supérieures à la moyenne 1981-2010 (= 2.28*10^23 / 1.37*10^21) .
Or, il nécessite 4180 Joules pour chauffer 1 litre d’eau de 1°C. Comme il n’y a que 167 Joules par litre d’eau, ça fait une augmentation de la chaleur de 167 / 4180 = 0.04 °C.
Donc 228 zettajoules augmente la température des océans d’à peine 0.04 °C.
Je ne nie pas qu’il y ait un réchauffement climatique général, mais je dois bien ici avouer que ma conclusion rejoint celle de Hubert Giot.
Où vous avez raison, chère Dorota, c’est que vous dérangez l’ami Giot, qui s’est adjoint un… adjoint Wikipédiste.
Car, à part être payé pour vous contrer, je ne puis croire qu’un individu si talentueux scientifique qu’il soit, puisse nier le réchauffement des pôles, aligner trois chiffres et commenter toujours les mêmes âneries, que vous avez l’honnêteté de publier.
Comme pour chauffer un litre, j’ai besoin de 0.1cm3 de gaz, mais s’il est russe, il m’en faut 0.11 et s’il est américain, il m’en faut 0.99.
Bien sûr, on a pas encore construit de pipeline et le gaz est de schiste, on ne prend pas en compte l’eau, les peuples et bla et bla
La science pour les nuls, Tome 0.11 bis
On n’a pas encore fait mieux que le GIEC et la NASA, mais il est si facile de les décrier, de mentir et de raconter n’importe quoi sous un pseudo satellite!
Je suis sûr qu’ils seraient reconnus mondialement s’ils pouvaient prouver leurs thèses à toute la communauté internationale qui a tant de peine à prendre des mesures et riches de pétrodollars… .
Enfin, bon courage, ici Uruguay, 31C à l’intérieur, 36C dehors, depuis deux mois et demie et sécheresse et incendies.
P.S. Ce pourrait avoir aussi une autre explication qui serait simplement du machisme? ou un prétendant dont ce serait la manière de vous courtiser? Allez savoir 🙂
Courage
Cher Monsieur.
J’avais cité Wikipédia pour expliquer d’où je prenais la quantité d’eau dans les océans. Les calculs, je les ai par contre réalisés moi-même. Si par le fait de révéler la source d’un seul chiffre cela me vaut l’attribution de l’étiquette de “wikipédiste”, alors je n’ose pas imaginer ce que vous auriez trouvé comme nom à me coller si n’avais pas mis de référence du tout.
J’apprécie moyennement votre ironie dénigrante et arrogante à propos de mon raisonnement mathématique qui manifestement ne vous plait pas, et vous invite directement à vous adresser à moi pour en débattre.
Corrigez-moi et dites-moi où est la faute (ce n’est pas comme si je ne l’avais pas dis dans mon premier message), plutôt que d’employer la forme de la 3e personne à mon sujet afin d’exprimer votre snobisme.
Comme je l’ai dis, je ne nie pas le réchauffement climatique et ça devient insupportable de devoir à chaque fois se justifier là-dessus parce qu’on ose remettre en question certains chiffres publiés.
Par contre, dire qu’il fait chaud aujourd’hui en Uruguay pour insister sur le réchauffement climatique, c’est aussi pertinent qu’un climato-sceptique qui dit qu’il a beaucoup neigé en montagne cet hiver.
Cordialement.
Mais j’ai bien compris votre propos, cher Nicolas, soyez-en rassuré.
Vous ne pouviez le savoir, comme nouveau climato—-blogueur, mais depuis longtemps, j’informe notre chère Dorota du climat uruguayen, ça lui fait un paramètre de plus, comme l’année passée où il y a eu six mois de déluges… (mais rassurez-vous, ne suis payé, ni par le GIEC et encore moins par la NASA, même pas par un parti)!
Et sinon, chez vous, content de la neige, est-elle canon?
Je vous laisse dans votre petit jeu.
Bonne journée.
Qui voudrait vous payer pour voir briller les semelles de ses bottes ? Le GIEC ou la NASA, c’est évidemment peine perdue. Mais dans les blogs, il est vrai que de temps en temps on vous lance une frite sous la table.
“Les scientifiques nous disent que les températures des océans augmentent maintenant de l’équivalent de cinq bombes d’Hiroshima par seconde.”
Aucun scientifique n’écrirait une telle phrase car elle n’a aucun sens.
Bravo, c’est correct ! Mais, évidemment, ce n’est pas toute l’eau du volume total des océans qui s’échauffe, mais une partie minoritaire de l’eau des couches superficielles des océans, avec donc une élévation de température supérieure.
Autre petite vérification :
“… Les scientifiques nous disent que les températures des océans augmentent maintenant de l’équivalent de cinq bombes d’Hiroshima par seconde ….”. La phrase n’est pas très bien formulée, mais on peut tout de même en tirer quelque chose en terme de puissance :
Une bombe = ~15 kt de TNT = ~63 TJ, et donc cinq bombes = ~314 TJ, sachant que 1 tTNT = 4,184 GJ et donc 1 ktTNT = 4,184 TJ.
Comme cette valeur est donnée par seconde, cela fait une puissance de 314 TW, puisque 1 W = 1 J/s.
Le réchauffement des océans indiqué de 228 10^21 J = 228 ZJ s’étend de 2000 à 2019, soit sur 20 ans. Une année vaut 3,15 10^7 s. En divisant cette énergie par cette durée de 630 10^6 s, on obtient une puissance de 362 TW. CQFD.
Et en degrés, ça donne quoi? Car parler de 5 bombes Hiroshima par seconde est juste un discours délibérément anxiogène…..
Mais bien sûr….5 bombes hiroshima par seconde…..Je n’ose pas croire que vous puissiez poster une phrase aussi dénuée de sens……”Les scientifiques nous disent que les températures des océans augmentent maintenant de l’équivalent de cinq bombes d’Hiroshima par seconde.”
Bonzo Group
ppm : partie par million et non pas partie par milliard (qui s’écrit ppb partie par billion) xce qui fait quand même un facteur 1000 d’écart
Le ton des divers commentaires me laisse songeur… Entre le GIEC qui continue à dire: si on commence à faire un effort l’année prochaine tout se passera bien et l’ONU qui dit: la planète nous pète à la gueule chaque seconde qui passe. Lequel choisir? Le GIEC est contraint d’admettre que ses prévisions passées étaient trop optimistes. Notamment, elles ne tenaient pas compte du méthane dégagé lors du dégel du permafrost. Donc, selon les lois physiques, selon la courbe du réchauffement, l’effet d’avalanche est enclenché et nous sommes donc sur une exponentielle. Personne ne peut prévoir où elle s’arrêtera. Mais la question de la survie est (mal) engagée. J’en appelle à tous les bœufs qui d’ordinaire regardent passer les trains: celui qui arrive, il va vous passer dessus! A moins qu’une petite taxe en Helvétie….
Non bien sûr, je plaisante. Il faudrait un projet beaucoup plus sérieux pour avoir une chance de s’en sortir.
En dehors de tous ces discours scientifiques pour on contre climat, il me semble important de d’avoir du recul et de prendre conscience que l’humanité n’est plus en connexion avec son environnement. Essayons de nous rassembler autours d’un projet commun et de vivre en harmonie avec son milieu de vie.
Nous aurons plus de possibilités pour nous adapter.