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Le mot grec d’origine est:
εκ = ek = de
ζειν = zein = bouillonner
Ce terme est effectivement très descriptif puisque la peau atteinte d’un eczéma aigu “bouillonne” si on veut bien comparer les petites vésicules avec les bulles qui apparaissent lorsque l’eau bout.
Dans les traités anciens, on trouve beaucoup de descriptions des formes diverses d’eczéma décrites par d’anciens dermatologues, qui ont ainsi spécifié des identités: Willan, Besnier, Duhring-Brocq, Unna, Bazin, Wilson, Darier,
Rayer, Devergie…
Avec l’évolution des connaissances en dermatologie, ces termes sont aujourd’hui désuets. On peut peut-être en mentionner encore deux: l’eczéma atopique (Sulzberger: 1935) appelé aujourd’hui dermatite atopique et l’eczéma marginé de Hebra qui correspond à une dermatophytie superficielle des plis inguinaux. Les termes eczématisation ou réaction eczématiforme sont encore utilisés. Aucun mécanisme n’a cependant été trouvé pour expliquer la survenue de l’eczéma secondaire (à distance) ou des eczématides cliniquement pourtant bien précisés.
Harms M. Dermatologica Helvetica (www.dermatologicahelvetica.com)