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J’écoutais Brice Lalonde dans son come-back à la télévision, affirmant avec force que tous les scientifiques sont d’accord, il n’y a plus aucun doute, bientôt la Terre sera invivable si nous ne faisons rien de toute urgence. Le film présenté en ouverture du sommet de Copenhague, dont des séquences ont été présentées à la télévision, fait partie du même lavage de cerveau émotionnel. On y voit par exemple une petite fille poursuivie par les flots, s'accrocher à la branche du dernier arbre. L'eau défile sous elle et envahit tout et elle reste suspendue avec une expression de terreur. Le mythe du déluge revisité. Pas très scientifique, mais enfin pour faire peur tout est bon.
J’ai d’abord pensé à deux choses. La première est l’optimum climatique médiéval (image 1, cliquer pour agrandir). Cette période d’environ 3 siècles entre l’an 1’000 et 1’400 où, selon de nombreuses recherches recoupées et concordantes, la température de l’Europe était aussi élevée qu’aujourd’hui.
Optimum climatique médiéval
Cet optimum n’était pas dû aux activités humaines. Il a favorisé le développement économique. Le vin était cultivé en Ecosse, et le Groenland n’avait pas de calotte glaciaire: les Vikings y ont installé des fermes pour l’agriculture et l’élevage.
Dans cette période, pas de cataclysmes climatiques, pas de montée de 7 mètres des océans. Londres n’a pas été submergée par les eaux. Et pourtant cela a duré 3 siècles. Des recherches scientifiques ont mis cette période chaude en lien entre autre avec la NAO, l’oscillation nord-atlantique, qui est un changement des courants météorologiques connu et cyclique.
Les cycles naturels de la planète et ceux du soleil sont parmi les facteurs déterminant pour le climat.
Al Gore
La seconde chose à quoi j'ai pensé est Al Gore, gourou de l’écologie triomphante. Al Gore et ses investissements dans les crédits carbones compensatoires et l’industrie verte. Al Gore qui n’a pas signé le protocole de Kyoto quand il était vice-président. Al Gore juge et partie, à qui l’on remet pourtant le Nobel de la Paix. Al Gore qui a compris le sens du vent, quitte à lui donner un coup de pouce.
Puis j’ai pensé au réchauffement actuel sur lequel on manque de recul. Au refroidissement de l’Antarctique pendant que l’Arctique se réchauffe. A la diminution des ouragans, à la réduction d’activité du soleil, aux cycles, aux rétroactions que la nature doit bien avoir prévu - puisque le climat est cyclique. A la montée en flèche des températures en 85-87, sans lien avec le CO2. Cette fameuse crosse de hockey, identique à celle qui débute l'optimum. Et qui d'ailleurs, pour la période actuelle, débute dans les années 1800, à une époque où l'on ne peut incriminer les activités humaines.
Les errements du GIEC
J’ai aussi pensé à ces scientifiques qui annoncent des certitudes absolues sur l’avenir, ce qui est une attitude politique mais en aucun cas scientifique. Je pense au GIEC qui n’a pas voulu fournir ses sources sur les études de températures, et qui dit maintenant que ces archives ont été malencontreusement détruites.
Je pense au Climatgate, aux cartes de températures qui jusqu’en 1997 intégraient l’optimum médiéval et qui l’ont gommé depuis (image 2). C’est la courbe de Mann, basée sur des données faussées, qui est depuis utilisée par le GIEC (la fameuse crosse de hockey). En 2006 d’autres recherches donnent même l’optimum médiéval comme plus chaud que notre époque (image 3).
Je me dis qu’on nous ballade quand même pas mal. Sur la théorie d’un réchauffement anthropique, durable et catastrophique, rien n’est donc vraiment démontré et les travaux du GIEC sont pour le moins discutables - s’il est encore possible d’exprimer des critiques sans se faire excommunier.
Mais ce n’est pas pour autant une raison de ne rien faire.
Vive le réchauffement!
Car en même temps je constate que ce réchauffement est une aubaine. Il va permettre la mise en culture de vastes régions du nord. C’est une bonne chose pour la nutrition mondiale et pour l’économie. Il favorise l’émergence d’une nouvelle industrie. L’industrie verte a des décennies d’activité devant elle: voitures, habitat, infrastructures, approvisionnement énergétique, électronique, tout va être renouvelé ou créé à neuf. De quoi relancer l’emploi et l’activité économique. De plus, consommer moins et mieux, polluer moins, sont des nécessités.
Le réchauffement est la chance de l’économie. Un nouveau cycle commence.
Sauf que...
On pourrait imaginer que la sauvegarde de la planète soit un objectif enthousiasmant pour les nouvelles générations qui en manquent cruellement. Mais sur ce point je suis sceptique: stresser les populations, forcer le changement par la peur, sera tôt ou tard contre-productif. Le calvinisme vert provoquera un retour de manivelle, qui lui pourrait retarder ou faire échouer le grand projet écologique.
Changer doit être enthousiasmant pour provoquer une adhésion positive. Or on nous martèle la peur - sur des projections scientifiques discutables, des informations tronquées, des modélisations incomplètes, l’absence d’études sur les rétro-actions climatiques. Cela, ce n’est pas un bon plan.
La grand messe de Copenhague est une bonne chose pour l’industrie. Mais la vérité, cette "vérité qui dérange", n’est peut-être pas du côté d’Al Gore dont les intérêts économiques dans le changement climatique sont un peu trop voyants.
PS: Même les projections sur la date de libération des otages sont peu fiables. Les otages suisses de Kadhafi aimeraient pourtant rentrer chez eux. Mais Kadhafi joue avec le feu, comme quand il annonce que le vote sur les minarets justifie les actions d’Al-Qaïda.