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Le regain d'inflation semble imputable à des facteurs ponctuels. Dans le contexte, conserver des liquidités coûte cher.
L'inflation dans la zone euro a bondi de -0,3% en décembre à +0,9% en janvier. Il s'agit de sa plus forte progression mensuelle depuis plus de dix ans. Ce regain d'inflation semble imputable à des facteurs ponctuels. Dans le contexte, conserver des liquidités coûte cher.
La Recherche d’UBS prévoit un rebond similaire aux Etats-Unis. Toutefois la Réserve fédérale a indiqué qu'elle ferait abstraction de tout regain d'inflation transitoire à ses yeux. Les anticipations d'inflation ont augmenté aux Etats-Unis, tout comme les rendements obligataires, et la courbe des taux s'est redressée. Autant d'évolutions qui s'expliquent par la perspective d'une relance budgétaire plus importante.
Le regain d'inflation à venir s'avérera probablement temporaire. Il résulte en bonne partie d'un effet de base (les comparaisons se faisant en glissement annuel par rapport à la période du premier confinement du printemps dernier) ou de facteurs ponctuels. Cette année, ces derniers sont liés à un déséquilibre inhabituel entre l'offre et la demande, et non d'une accélération de l'inflation sous-jacente. Les capacités excédentaires sont considérables et le chômage devrait rester élevé, ce qui tempérera les pressions inflationnistes à plus long terme.
restera probablement négatif.
La hausse des rendements obligataires et des anticipations d'inflation suggère un regain d'optimisme quant à la reprise économique. Néanmoins, les banques centrales ont clairement signifié que les taux directeurs resteraient stables quand bien même l'inflation remonterait. Cela veut dire que le rendement réel des dépôts bancaires restera probablement négatif et que les liquidités pèseront sur la performance d'un portefeuille.
Dès lors, il est recommandé aux investisseurs de reconsidérer la part des liquidités dans leur portefeuille et de faire fructifier leur éventuel excédent de liquidités. Point de situation.
Compte tenu des taux d'intérêt actuels, un excès de liquidités est une mauvaise chose pour qui a un peu de fortune car l'inflation entraîne une érosion de leur pouvoir d'achat réel.
Exemple concret: un investisseur dispose d'un portefeuille de 5 millions de dollars avec des dépenses annuelles qui s'élèvent à 250 000 dollars et qui augmentent chaque année de 2% en raison de l'inflation. Si cet investisseur conserve son patrimoine sous forme de liquidités et effectue des retraits pour faire face à ses dépenses, la valeur de son portefeuille sera divisée par deux en l'espace de seulement dix ans. Le moindre regain d'inflation accentuera l'érosion de son pouvoir d'achat réel.
En général, les investisseurs institutionnels conservent un volant de trésorerie très limité. Les sept principaux fonds de pension au monde, dont l'actif total cumulé s'élevait à plus de 42 771 milliards de dollars en 2019, n'ont en moyenne que 4% de liquidités dans leur portefeuille, qui est composé d'actions à hauteur d'environ 45%.
Il est vrai que les investisseurs privés ont sans doute besoin de davantage de liquidités, surtout lorsqu'ils sont à la retraite ou s'en approchent. Mais ils sont certainement nombreux à en détenir trop. Le sondage UBS Investor Watch du quatrième trimestre 2020 démontre que le client moyen détient 25% de sa fortune sous forme d'espèces et de quasi-espèces.
du capital pour la plupart des portefeuilles.
Il est conseillé aux investisseurs de conserver uniquement sous forme de liquidités de quoi couvrir leurs besoins de trésorerie (en sus des dépenses courantes) sur les trois à cinq prochaines années. Il n'est pas nécessaire de conserver toutes ces liquidités sur des comptes de dépôt.
Les investisseurs devraient décomposer leurs avoirs en liquidités en trois pots: le premier tiers pour couvrir leurs besoins sur un horizon de six à douze mois; le deuxième pour les besoins connus sur un horizon de deux ans; le troisième correspond aux liquidités ayant vocation à être investies si des opportunités se présentent lors des deux à cinq prochaines années.
Il convient de conserver les deux premiers tiers essentiellement sur des comptes de dépôt. Les investisseurs qui peuvent envisager de prendre un risque de crédit ou de contrepartie accru peuvent améliorer le rendement du troisième tiers en investissant, par exemple, dans des obligations d'entreprises à court terme.
Après avoir mis de côté suffisamment de liquidités pour couvrir leurs besoins à venir, les investisseurs auront tout le loisir de se concentrer sur la recherche d'opportunités de rendement et d'appréciation du capital. Pour le rendement, la Recherche d’UBS décèle des opportunités dans les catégories d'obligations plus risquées comme le haut rendement asiatique.
De leur côté, les actions sont le principal vecteur d'appréciation du capital pour la plupart des portefeuilles. Depuis 1998, l'indice MSCI All Country World a progressé de 8% en moyenne (rendement total en dollar), ce qui veut dire que, sur cette période, les investisseurs ont doublé leur capital tous les dix ans environ.