Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06986.jsonl.gz/389

Ce diptyque en verre représente une vue cartographique de la ville de Londres en 1811 et en 2011. Réalisée en verre antique tel un vitrail et en acier, Mirko Baselgia a fait concevoir son idée par des artisans de corps de métiers différents. Passionné par l’urbanisme et ayant fait un apprentissage en architecture avant son Master aux Beaux-Arts de Zürich, ce travail s’inscrit pleinement dans les penchants de l’artiste suisse. Les deux plans se ressemblent ; la configuration urbaine de base semble inchangée, pourtant on réalise que la version de 2011 présente une structure plus fonctionnelle et rationnelle. L’ajout de ponts et des tracés plus directs permettent de répondre aux nouvelles normes sociales et économiques.
Le choix des matériaux de l’œuvre a été le fruit d’une longue réflexion afin de pouvoir montrer les processus d’industrialisation des deux cents ans séparant les tableaux. L’acier était une évidence et l’eau permettait de représenter la vapeur utile aux machines, aux locomotives ainsi qu’aux bateaux. Pour traduire l’eau, le caractère liquide et transparent du verre antique s’est révélé le plus approprié.
Avec ces représentations, l’artiste s’interroge sur la relation entre le lieu où nous habitons et la structure de notre cerveau. Est-ce que la structure cérébrale d’une personne grandissant dans une métropole sera différente de celle d’une personne vivant à la campagne ? Existe-t-il un lien entre notre manière de vivre, de penser et les caractéristiques structurelles de notre environnement ?