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L'enfant du pays Charles Leclerc (Ferrari) a de nouveau réalisé le meilleur temps de la 2e séance d'essais libres du GP de Monaco, 7e manche du Championnat du monde de Formule 1, à Monte-Carlo.
En 1'12''656, le pilote de la Scuderia a devancé son coéquipier, l'Espagnol Carlos Sainz Jr, de 44 millièmes.
Plus loin, les Red Bull du Mexicain Sergio Pérez, troisième, et du Néerlandais Max Verstappen, actuellement leader du championnat, pointent respectivement à 0''379 et 0''447 de l'homme fort de la journée.
Plus tôt dans l'après-midi, le Monégasque avait déjà signé le meilleur temps des essais libres 1.
Le septuple champion du monde britannique Lewis Hamilton (Mercedes) s'est classé 12e, loin derrière son coéquipier George Russell, 6e.
En difficults depuis le début de la saison, le Français Pierre Gasly (AlphaTauri) semble avoir repris quelques couleurs à Monaco puisque qu'il arrache de 7e temps à l'issue de la journée, devant l'Alpine de l'Espagnol Fernando Alonso.
Les essais libres 2 ont par ailleurs été marqués par un crash de l'Australien Daniel Ricciardo. Il a endommagé sa monoplace dans le virage de la Piscine après avoir perdu le contrôle de sa McLaren, sur le port de la Principauté.
Les essais libres 3 sont programmés à 13h00 samedi, avant les qualifications à 16h00.
Jil Teichmann a du tempérament! Au terme d'une bataille de tous les instants, elle s'est qualifiée pour les 8es de finale à Roland-Garros en dominant Victoria Azarenka au super tie-break.
Le match a duré 3h18', et la malicieuse et souriante Suissesse a su faire preuve d'une combativité presque insoupçonnée pour battre l'ex-numéro 1 mondial, 4-6 7-5 7-6 (10/5).
La Bélarusse (no 15) n'a rien lâché, ce qui rehausse les mérites de Teichmann. La match fut riche en rebondissements et en émotions, à défaut d'être toujours d'une grande qualité technique. Mais au final, les deux jeunes femmes ont offert un spectacle intense au public parisien, qui a peut-être apporté un surcroît de force mentale à la protégée d'Arantxa Parra-Santonja et Alberto Martin.
C'était la première fois que Teichmann (WTA 24) disputait un 3e tour en Grand Chelem. A fortiori, son 8es de finale sera pour elle une grande première, face à l'Américaine Sloane Stephens (WTA), gagnante de la Française Diane Parry (6-2 6-3). Et là, elle partira franchement avec les faveurs de la cote. Son jeu est hyper complet, et sa condition physique semble au top. De surcroît, la façon dont elle a su refaire surface après une fin de 1er set gâchée et une 2e manche mal embarquée montre qu'elle a a un mental de championne.
Le no 1 mondial Novak Djokovic s'est tranquillement qualifié pour les 8es de finale de Roland-Garros, en battant le Slovène Aljaz Bedene, 195e mondial, 6-3 6-3 6-2.
C'est la 16e fois en 17 participations et la 13e fois de suite que le Serbe atteint ce stade de la compétition, lui qui s'est déjà imposé deux fois Porte d'Auteuil (2016, 2021), dont il est le champion en titre.
Comme lors de ses deux premiers tours, le Serbe n'aura pas eu à trop s'employer pour se défaire du Slovène, qu'il avait déjà battu trois fois lors de leurs précédentes confrontations.
Un break dans les deux premières manches, deux dans la dernière, et c'en était fini de Bedene, qui n'a eu qu'une seule occasion (ratée) de s'emparer du service de Djokovic durant les 1h44' de jeu.
Interrogé sur le court juste après sa victoire sur le fait de savoir s'il avait joué "le match parfait", le no 1 mondial a reconnu s'en être bien sorti, même s'il y a toujours moyen de faire mieux. "Je suis toujours très motivé quand je rentre sur le court, avec l'envie de produire à chaque fois mon meilleur niveau. Ce n'est pas toujours possible de le faire, mais aujourd'hui c'était très bien", a-t-il déclaré en français.
Après les moins de deux heures passées au 1er tour face à gaucher japonais Yoshihito Nishioka (99e), et les 2h16' pour sortir le 38e mondial Alex Molcan, nouveau protégé de son entraîneur historique Marian Vajda, Djokovic devrait en tout cas arriver frais pour affronter au prochain tour Diego Schwartzman.
L'Argentin, 16e mondial, qui s'est montré particulièrement solide vendredi pour vaincre le Bulgare Grigor Dimitrov (21e), devrait constituer le premier test sérieux pour le Serbe.
Les deux hommes se sont affrontés une fois à Paris, en 2017, et Djokovic l'avait emporté en 5 sets.
Le Serbe espère décrocher Porte d'Auteuil son 21e trophée en Grand Chelem, qui lui permettrait d'égaler le record détenu par Nadal depuis son sacre à l'Open d'Australie en janvier.
Rafael Nadal s'est lui aussi qualifié sans coup férir. L'Espagnol (no 5) a dominé le Néerlandais Botic van de Zandschulp (no 26), 6-3 6-2 6-4. Le Majorquin, qui a commencé son tournoi avec une douleur persistante au pied gauche, n'a pas perdu espoir de remporter un 14e titre Porte d'Auteuil.
Mauro Schmid est passé près d'une deuxième victoire sur le Giro, après son succès d'étape en 2021, en arrivant 2e de la 19e étape vendredi. Le Zurichois n'a été battu au sprint que par Koen Bouwman.
Le Néerlandais de l'équipe Jumbo s'est imposé au sanctuaire de Castelmonte près de Cividale dans le Frioul. Il a devancé ses quatre compagnons d'échappée dans un final heurté en raison d'un "tout droit" pour deux coureurs (Vendrame, Valter) dans le dernier virage.
Bouwman, qui a assuré son maillot de meilleur grimpeur, a devancé au terme des 178 km Mauro Schmid (22 ans/Quick-Step) et l'Italien Alessandro Tonelli. Le Hongrois Attila Valter a pris la 4e place devant l'Italien Andrea Vendrame à la fin de cette étape de moyenne montagne qui a fait une incursion en Slovénie.
Le champion olympique, l'Equatorien Richard Carapaz (Ineos), a conservé le maillot rose de leader à deux jours du contre-la-montre final dimanche à Vérone, avec le même avantage de 3 secondes sur l'Australien Jai Hindley.
L'échappée, forte de 12 coureurs, a abordé la principale montée du jour, le Kolovrat (10,3 km à 9,2 %), avec plus de neuf minutes d'avance sur le peloton. Les quatre rescapés (Bouwman, Schmid, Tonelli, Valter) n'ont perdu qu'un peu plus d'une minute dans cette ascension située près de Caporetto, lieu d'une défaite historique pour les Italiens dans la Première guerre mondiale.
L'avantage a grandi ensuite quand l'équipe Bora de l'Australien Jai Hindley a cessé de mener, mais s'est réduit dans la montée finale longue de 7 kilomètres.
Carapaz a démarré à plusieurs reprises sans parvenir à décrocher Hindley. L'Espagnol Mikel Landa, troisième du classement, a tenté lui aussi sans plus de réussite.
Bouwman, 28 ans, a gagné pour la deuxième fois dans ce Giro après son succès acquis à Potenza (sud), dans la 7e étape.
Samedi, la 20e étape, la dernière de montagne, comporte trois grandes ascensions des Dolomites, trois cols historiques: le San Pellegrino, le Pordoi pour le point le plus haut atteint par cette édition à 2.239 mètres d'altitude, le Fedaia en conclusion.
Cette dernière ascension (14 km à 7,6 %) conduit au coeur du massif de la Marmolada dans les Dolomites par une montée spectaculaire, très raide dans ses 5400 derniers mètres (11,2 %).
Belinda Bencic (WTA 14) a été sortie en 16es de finale à Roland-Garros. La championne olympique a subi la loi de la Canadienne Leylah Fernandez (WTA 18), victorieuse en trois sets, 7-5 3-6 7-5.
Après deux succès convaincants, la Saint-Galloise (24 ans) a trouvé une adversaire bien plus redoutable en la personne de la finaliste de l'US Open 2021, qui a cinq ans de moins qu'elle. Leur duel a été acharné et serré durant un peu moins de trois heures.
Belinda Bencic a dominé le deuxième set et au début de la manche décisive. Elle regrettera sans doute longtemps ne pas avoir saisi l'occasion de mener 3-0. A 2-0 40-15, la Suissesse n'a pas su enfoncer le clou. Elle a cependant réagi en faisant le break alors que son adversaire servait pour le match à 5-4.
Mais dans la foulée, la Canadienne a réussi à reprendre le service de Bencic avant de conclure. La championne olympique a armé 42 coups gagnants et a commis 18 fautes directes durant ce match. Au total, elle a inscrit presque le même nombre de points que Leylah Fernandez (109-112) et toutes deux ont bénéficié de 13 balles de break et en ont converti 6.
Consolation pour la Suisse un jour après son élimination décevante en quarts de finale du championnat du monde en Finlande. Comme prévu, le congrès de l'IIHF a attribué l'édition 2026 à la Suisse.
Après l'annulation du championnat du monde 2020 à Zurich et Lausanne en raison de la pandémie, il s'agira du premier Mondial en Suisse depuis 2009. A l'époque, les matches s'étaient déroulés à Berne et Kloten. Dans quatre ans, Zurich (avec la nouvelle patinoire à Altstetten) et Fribourg seront les villes hôtes.
Le fait que le choix se soit porté sur la Suisse n'était finalement qu'une formalité, car le seul adversaire, le Kazakhstan, avait retiré sa candidature à la dernière minute.
"La candidature suisse en vue de l’organisation du championnat du monde 2026 nous a pleinement convaincus, a déclaré le président de l'IIHF, Luc Tardif, dans un communiqué. Les équipes, les supporters, les sponsors et les médias vivront une nouvelle fois un Mondial parfaitement organisé grâce aux stades ultramodernes, aux courtes distances, à la fantastique communauté de fans et à une approche durable convaincante."
Pour la fédération helvétique, il n'était pas question de présenter une candidature express pour le championnat du monde 2023, retiré à la Russie à cause de la guerre en Ukraine. Le tournoi prévu l'année prochaine du 12 au 25 mai à St-Pétersbourg aura de nouveau lieu à Tampere en Finlande et à Riga en Lettonie.
Là encore, pas de concurrence pour cette candidature, car la Hongrie et la Slovénie, qui s'étaient proposées ensemble à la suite de leur promotion en première division, se sont retirées à la dernière minute.
La Suisse organisera en revanche le championnat du monde M18 l'année prochaine. Ce sera la troisième fois après 2000 et 2015. Il reste encore à déterminer les deux lieux de compétition dans le nord-ouest de la Suisse. L'édition féminine de cette même compétition junior aura également lieu en Suisse en 2024.
Ajoie a trouvé son nouvel entraîneur. Le club jurassien a en effet engagé pour deux ans le Tchèque Filip Pesan (44 ans), ancien entraîneur-chef de sa sélection nationale.
"Je suis très motivé, je travaillerai très dur tous les jours pour que l'équipe ait du succès. Cette équipe a un réel potentiel et je crois en elle", a notamment déclaré Filip Pesan sur le site du HC Ajoie.
Pour sa part, le directeur sportif Julien Vauclair attend beaucoup du nouvel entraîneur. "Nous croyons en les capacités de Filip pour guider cette équipe. Il est ce dont le club a besoin pour redresser la barre, il va apporter un nouveau vent moderne et dynamique."
Désormais ultime joueur suisse engagé cette saison, Nino Niederreiter n'est plus qu'à une victoire de la finale de la Conférence Est. Carolina mène, en effet, 3-2 dans sa série contre les Rangers.
Après deux défaites à New York, les Hurricaines se sont imposés 3-1 dans leur antre de Raleigh. Ils ont cueilli une septième victoire à domicile en sept matches depuis le début de ces play-off. Elle a été acquise sur une réussite à quatre contre cinq de Vincent Trocheck à la 13e pour l'ouverture du score et d'un but inscrit en supériorité numérique par Teuvo Terevainen pour le 2-1 à la 30e. Carolina a, ainsi, enfin trouvé le chemin des filets dans cette série avec un homme de plus sur la glace à sa... dixième tentative.
Auteur de 4 buts et d'un assist depuis le début des séries finales, Nino Niederreiter a bénéficié d'un temps de jeu de 17'38'' pour un bilan neutre. El Nino et ses coéquipiers espèrent désormais conclure cette série vendredi au Madison Square Garden pour obtenir le droit de défier le double tenant du titre Tampa Bay en finale de Conférence.
A l'Ouest, Edmonton s'est hissé en finale de Conférence. Les Oilers ont éliminé Calgary grâce à leur victoire 5-4 dans l'acte V. A Calgary, Edmonton a raflé la mise grâce à une réussite de Connor McDavid, sa septième dans ces play-off, après 5'03'' de jeu dans la prolongation.
Golden State est de retour ! Victorieux 120-110 à Dallas, les Warriors se sont qualifiés pour la finale de la NBA, leur sixième en huit ans.
Stephen Curry et ses coéquipiers ont remporté 4-1 leur série face aux Mavericks. Auteur de 32 points, Klay Thompson a été le grand homme de cet acte V. Les Warriors ont forcé la décision en première période avec un avantage de 17 points à la pause (69-52). Le début de match laborieux de Luka Doncic est également l'une des raisons de l'envol de Golden State. Le prodige slovène a accusé un 2 sur 10 lors du premier quarter qui a pesé très lourd dans la balance.
Golden State sera opposé en finale au vainqueur de la série entre Boston et Miami. Les Celtics mènent 3-2 avant l'acte VI de ce vendredi sur leur parquet. Le premier match de cette finale se jouera le 2 juin à San Francisco.
La Suisse a une fois encore manqué son objectif au Championnat du monde. Mais Patrick Fischer se dit pourtant fier de ses joueurs.
"Nous avons disputé un tournoi fantastique, a lancé le sélectionneur. Les joueurs m'ont vraiment plu. J'ai aimé leur état d'esprit tout au long de ces semaines. Je suis fier de cette équipe. On a lutté comme des lions, mais on a manqué de punch à la finition."
Comme souvent, le Zougois a préféré retenir le positif plutôt que le négatif. S'il a reconnu que ses joueurs ont manqué de mordant en entrée de match, "Fischi" a précisé que la perte d'Enzo Corvi pour une probable commotion l'avait forcé à chambouler ses lignes. Et que son absence sur le power-play avait aussi eu un impact non négligeable.
"Ca fait mal, a enchaîné celui qui préside aux destinées de cette sélection depuis 2016. Pour tous ceux qui ont travaillé très dur depuis un moment. Mais je vais retenir les bons souvenirs de ces dernières semaines, comment les gars sont montés sur la glace et à la fin, c'est ce qui compte le plus. Il est difficile de gagner. Et c'est un processus. Ceci dit, on peut sortir la tête haute."
Après avoir publiquement annoncé regarder plus loin que les quarts de finale dans les tournois majeurs, Patrick Fischer et le directeur des équipes nationales, Lars Weibel, ont forcément rendu les Suisses ambitieux. "Mais on peut faire comme avant et dire que l'on vise les quarts de finale, a répondu un Patrick Fischer agacé. Facile. Comme au bon vieux temps. Dans ce cas-là, on a atteint notre objectif cinq fois de suite. Vous voulez que l'on refasse comme ça?"
Ailier de la première ligne, Damien Riat n'a pas offert un discours différent de celui de son coach: "Il a manqué un ou deux goals pour changer la physionomie du match. On a eu des occasions, mais les leurs, on les a payées cash. Dans un match à élimination directe, tu dois marquer. On a fait deux ou trois erreurs et contre ce genre d'équipe, ça ne pardonne pas."
Il n'empêche que sortir pour la quatrième fois de suite au stade des quarts de finale semble devenir la marque de fabrique de l'équipe de Suisse et que cela occulte la très belle phase de poules et les sept succès consécutifs. "C'est clair que du côté des médias, on retient les quatre défaites de suite, ce que je peux totalement comprendre, analyse l'attaquant du LHC. Je pense que cette équipe a un grand futur quand on regarde la moyenne d'âge. Franchement, il y a de quoi faire de très belles choses. On n'a pas réussi sur ce match, mais dans l'ensemble on a quand même montré de la domination."
L'attaquant drafté par les Washington Capitals a essayé d'expliquer comment la meilleure attaque du tour préliminaire s'était tue au pire moment: "Peut-être qu'il manquait 5% de finition chez chaque joueur. Et à ce moment-là c'est différent, on marque et on arrive à revenir comme on l'a fait avant dans le tournoi."
Il n'empêche que la grande déception de ce match - et peut-être aussi du tournoi - s'appelle Timo Meier. Même s'il a frappé le poteau à la 21e, l'attaquant des San Jose Sharks doit être un moteur de cette équipe. Or l'Appenzellois a joué 25'05, soit plus de cinq minutes de plus que Nico Hischier dans cette partie. Et surtout il a fait des présences beaucoup trop longues. Les statistiques ne mentent pas. Avec 57 (!) secondes en moyenne, Meier a planté sa tente sur la glace. En comparaison, Ambühl est le deuxième attaquant dans ce registre avec 43 secondes. Hischier s'est limité à 42. Impossible dans de telles circonstances de pouvoir proposer des minutes de qualité. Ou quand le mieux est l'ennemi du bien...
La Suisse n'a pas passé le cap des quarts de finale au Championnat du monde à Helsinki. Les hommes de Patrick Fischer ont été battus 3-0 par les Etats-Unis.
Désillusion numéro 4. Ainsi après 2019 à Kosice, 2021 à Riga et en février dernier à Pékin aux JO, la Suisse quitte une compétition majeure dès le stade des quarts de finale. Et comme en Lettonie face à l'Allemagne, elle était favorite de cette partie. Forte de ses sept succès en autant de matches, la sélection nationale avait le droit d'être ambitieuse. Elle s'est une fois de plus loupée.
Bien sûr, les regards désapprobateurs vont se tourner vers Leonardo Genoni. Surtout en raison du 2-0 américain où il est sorti bien trop tard devant Adam Gaudette, lui qui venait de battre Dominik Egli de vitesse. Avant ce deuxième but, les Helvètes ont concédé l'ouverture du score sur un jeu de puissance américain à la 12e. Et on a le sentiment que les fantômes de Pékin sont venus hanter le Ice Hall d'Helsinki, puisque c'est le patin de Calvin Thürkauf qui a poussé le puck derrière la ligne de Genoni. A croire que l'autogoal est en passe de devenir une spécialité suisse.
Les joueurs de Patrick Fischer ont paru plus empruntés que d'ordinaire. Et même s'ils avaient été menés durant ce tournoi, ce premier tiers sans saveur a précipité leur chute. Parce qu'ils ne sont pas parvenus à refaire surface au cours de cette fameuse période médiane que Patrick Fischer avait nommé le tiers du momentum et qu'il considérait comme le petit secret de sa formation.
Hischier & Cie ont pourtant copieusement arrosé la cage de Jeremy Swayman (17-6 dans le deuxième tiers). Timo Meier a attrapé le poteau à la 21e, alors que Denis Malgin, le plus remuant des attaquants suisses avec Damien Riat, s'est offert un joli solo à la 33e.
Patrick Fischer a dû composer avec la blessure - probablement une commotion - d'Enzo Corvi au premier tiers après un contact musclé avec Andrew Peeke. Le Davosien n'est malheureusement pas revenu au jeu et cette absence a contraint le coach à revoir ses lignes. Mais il n'est pas l'heure de chercher des excuses. Pensons simplement que les Américains ont évolué à cinq défenseurs et que c'est l'attaquant (!) Riley Barber qui a rempli le rôle de sixième arrière.
Non, les Suisses n'ont pas été assez tranchants offensivement. Ils avaient pourtant inscrit près de cinq buts en moyenne lors de la phase de poules. Mais on est en droit d'attendre davantage de Timo Meier, capable de nettoyer des lucarnes en NHL et qui est paru bien maladroit et frustré en Finlande.
Avec sept joueurs de NHL et face à ces Etats-Unis-là, solides mais de loin pas imbattables, les Helvètes avaient tout pour bien faire. Reste la question du sélectionneur. Après six ans à la tête de cette équipe nationale, Patrick Fischer a-t-il atteint son plafond? La question risque fort d'être sur beaucoup de lèvres malgré un contrat valable jusqu'en 2024.
Tout reste à faire pour le FC Lucerne dans sa lutte pour le maintien en Super League. La formation de Mario Frick n'a pas pris la main à Schaffhouse dans l'acte I du barrage.
Le deuxième de la Challenge League a, en effet, tenu en échec (2-2) le FC Lucerne dans une rencontre vraiment emballante. Menés deux fois au score, les Schaffhousois ont su exploiter pleinement deux erreurs individuelles pour conserver l'espoir d'une promotion. Le second acte de ce barrage se déroulera dimanche à Lucerne.
Après un penalty provoqué et transformé par Marvin Schulz à la 14e, Raul Bobadilla surgissait pour le 1-1 à la 14e après une faute de main du gardien Marius Müller. Supérieurs dans le jeu, les Lucernois reprenaient l'avantage à la 54e sur une magnifique volée d'Ardon Jashari. Mais à la 71e, Varol Tasar perdait un ballon qui offrait aux Schaffhousois la possibilité de partir en rupture. Elle était conclue victorieusement par le joker Danilo del Toro sur un centre parfait de Joaquin Ardaiz.
Bien sûr, le FC Lucerne possède encore toutes les cartes en main pour remporter ce barrage. Dimanche devant leur public et sur une pelouse naturelle, les joueurs de Mario Frick aborderont le match retour avec les faveurs du pronostic. Mais il convient d'apporter deux remarques. Lucerne a été, trop souvent, cette saison pénalisé par des erreurs individuelles souvent grossières et, par ailleurs, le Schaffhouse de Martin Andermatt possède des ressources presque insoupçonnées.
Dries de Bondt (Alpecin) a remporté à Trévise la 18e étape du Tour d'Italie. Le Belge a devancé ses trois compagnons d'échappée, au nez et à la barbe des sprinters.
L'Equatorien Richard Carapaz (Ineos) a conservé le maillot rose de leader à trois jours de l'arrivée à Vérone.
De Bondt, champion de Belgique en 2020, a remonté in extremis l'Italien Edoardo Affini pour gagner. Le Danois Magnus Cort Nielsen a pris la troisième place devant l'Italien Davide Gabburo au terme des 156 kilomètres de course.
L'Italien Alberto Dainese a réglé le sprint du premier peloton, devant Arnaud Démare, pour la cinquième place, à 14 secondes du vainqueur.
Le quatuor formé dès les premiers kilomètres a mené la vie dure au peloton qui a pourtant toujours limité l'écart, inférieur aux trois minutes. Il a parfaitement résisté malgré le vent de face pour rejoindre le circuit final à Trévise et a abordé les 10 derniers kilomètres avec une minute d'avance, un avantage suffisant face à un peloton amaigri et fatigué par le rythme rapide de la poursuite.
Les sprinteurs se sont donc retrouvés en échec au terme de cette étape qui représentait la dernière possibilité d'un sprint massif avant la fin du Tour, dimanche à Vérone.
De Bondt (30 ans), qui participe pour la deuxième fois au Giro, a signé la sixième victoire de sa carrière, la première dans un grand tour.
Le Portugais Joao Almeida, qui occupait la quatrième place du classement général, s'est retiré de la course jeudi matin après avoir été testé positif au Covid-19, selon les informations fournies par son équipe UAE.
Vendredi, la course revient en montagne avec la 19e étape longue de 178 kilomètres entre Marano Lagunare et le sanctuaire de Castelmonte, avec un dénivelé positif affiché à 3.230 mètres. Le parcours fait une incursion de 35 kilomètres en Slovénie et passe par le mont Kolovrat, à 43 kilomètres de l'arrivée, avant une longue descente et la montée finale au-dessus de Cividale (7,1 km à 7,8 %).
L'équipe de Suisse a entamé à Bad Ragaz en ce jeudi de l'Ascension sa préparation la Ligue des Nations. Elle disputera quatre rencontres en juin.
Si le néophyte Mattia Bottani a été l'un des premiers à rejoindre l'hôtel de l'équipe, Xherdan Shaqiri et Mario Gavranovic n'arriveront que lundi. Le Bâlois et le Tessinois seront encore en lice ce week-end avec leur club respectif.
Directeur des équipes nationales, Pierluigi Tami a rappelé le premier objectif assigné à l'équipe: le maintien en première division de la Ligue des Nations. "Il est important de l'atteindre tant pour des raisons sportives qu'économiques", souligne le Tessinois. La Suisse devra donc devancer l'un de ses trois adversaires pour conserver sa place, à savoir la République tchèque, qu'elle affrontera jeudi prochain à Prague, le Portugal ou l'Espagne.
Blessé et en grande souffrance, Zlatan Ibrahimovic n'a "presque pas dormi pendant six mois" , a déclaré jeudi l'attaquant (40 ans), opéré d'un genou mercredi et éloigné des terrains jusqu'en 2023.
Mais le Suédois a tenu sa "promesse" en guidant l'AC Milan au titre en Italie.
Au lendemain de son intervention chirurgicale subie à Lyon, qui a permis de reconstruire son ligament croisé antérieur du genou gauche et lui vaudra sept à huit mois de convalescence, la star n'a pas donné d'indice sur son avenir mais a tenu à raconter son calvaire sur Instagram.
"Ces six derniers mois, j'ai joué sans ligament croisé antérieur", a résumé Ibrahimovic.
"Genou gonflé pendant six mois. (...) J'ai subi plus de 20 injections en six mois. On a dû m'assécher le genou une fois par semaine pendant six mois. J'ai pris des antidouleurs tous les jours pendant six mois. Je n'ai presque pas dormi pendant six mois à cause de la douleur. Je n'ai jamais souffert autant, sur et en dehors du terrain", a-t-il poursuivi.
Le Suédois avait déjà été opéré du genou gauche en juin 2021, ce qui lui avait fait manquer l'Euro avec la Suède et avait perturbé son début de saison. Il a également souffert des tendons d'Achille cette saison, manquant de nombreux matches.
La durée d'indisponibilité annoncée risque d'emmener l'ex-attaquant du PSG, qui fêtera ses 41 ans début octobre, vers un nouveau long parcours de réhabilitation.
Pour autant, l'avant-centre s'est enorgueilli d'avoir contribué au sacre des Rossoneri, qui ont décroché avec lui leur 19e scudetto.
"J'ai rendu l'impossible possible. Dans mon esprit je n'avais qu'un seul objectif, permettre à mes partenaires et à mon entraîneur (Stefano Pioli) d'être sacrés champions d'Italie parce que je leur avais fait une promesse. Aujourd'hui, j'ai un nouveau ligament croisé antérieur et un nouveau trophée", a-t-il conclu.
Ce jeudi, c'est jour de congrès pour la Fédération internationale de ski (FIS). Un jour historique pour le ski de fond, puisque c'est à cette occasion que la FIS validera définitivement un nouveau point de règlement: hommes et femmes s'aligneront sur les mêmes distances...