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Les arts visuels occupent une place centrale dans l’œuvre de Gustave Roud. Ils s’incarnent dans un réseau de relations avec des peintres, sculpteurs et graveurs contemporains qu’il présente en tant que critique d’art dans la presse romande, depuis 1920. Roud, adepte d’une modernité tempérée, est l’ennemi du naturalisme et de l’art jugé « académique », représenté par Eugène Burnand et Louis Rivier. Son œuvre littéraire est également habité par la peinture. C’est entre autres à l’aune des paysages historiques de Poussin qu’il regarde le Jorat. C’est à travers Cézanne qu’il voit les oeuvres de Gérard de Palézieux, mais aussi compose ses propres natures mortes photographiques. Dans l’œuvre de Seurat, il voit en 1948 l’ombre et la lumière, mais surtout « la mise en valeurs d’un fragment d’univers qu’il entend réaliser ». Le regard sur l’art de Roud accompagne son propre projet poétique.