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Avec une déficience auditive non traitée, vous êtes à un risque beaucoup plus élevé de démence et d’invalidité, selon une étude française. L’étude montre également que l’utilisation d’appareils auditifs élimine ce risque accru. Les hommes ayant une déficience auditive couraient également un risque beaucoup plus élevé de dépression s’ils n’utilisaient pas d’appareils auditifs.
Risque accru de démence et d’incapacité suite à une déficience auditive non prise en charge
Une étude scientifique française de grande envergure, qui a suivi près de 3.800 personnes pendant une période de 25 ans, a révélé que les aînés et les personnes âgées qui déclarent avoir une déficience auditive et qui n’utilisent pas d’appareils auditifs présentent un risque beaucoup plus élevé de démence et d’invalidité que les personnes qui ont une déficience auditive et qui utilisent des appareils auditifs ainsi que les personnes sans déficience auditive.
L’utilisation d’appareils auditifs a éliminé le risque accru de démence et d’invalidité selon l’étude. Pour les personnes utilisant des appareils auditifs, il n’y avait pas de risque plus élevé par rapport aux personnes qui ne signalent pas de déficience auditive.
Démence
L’étude a révélé que les personnes qui déclarent avoir une déficience auditive et qui n’utilisent pas d’appareils auditifs ont un risque significativement plus élevé de développer une démence que les personnes qui avaient une audition normale ou une déficience auditive mais utilisent des appareils auditifs. Le risque augmente de 21% si vous avez une déficience auditive et n’utilisez pas d’appareils auditifs.
Si vous utilisez des appareils auditifs, il n’y a pas de risque plus élevé par rapport aux personnes ne signalant aucune déficience auditive.
Invalidité
Une déficience auditive non traitée augmente également le risque d’invalidité, selon l’étude. Dans l’étude sur les personnes malentendantes qui n’utilisaient pas d’appareils auditifs, il y avait un risque accru de 28% dans les activités liées à la vie quotidienne, comme par ex. se baigner et s’habiller et un risque accru de 13% en ce qui concerne les activités instrumentales telles que l’utilisation du téléphone, la gestion des médicaments et de l’argent, le magasinage et le transport. Les personnes ayant une déficience auditive et des appareils auditifs ne présentaient aucun risque accru par rapport à celles qui ne déclaraient aucune déficience auditive.
Dépression
Parmi les hommes déclarant une déficience auditive et n’utilisant pas d’appareils auditifs, l’étude a révélé un risque beaucoup plus élevé (43%) de développer des symptômes dépressifs que chez les personnes sans déficience auditive ou ayant recours à des appareils auditifs. L’étude n’a trouvé aucun risque accru de dépression chez les femmes.
Découvertes antérieures
Des résultats antérieurs utilisant les mêmes données et la même population ont montré que la perte d’audition auto déclarée est associée à un déclin cognitif accéléré chez les adultes âgés et que l’utilisation d’appareils auditifs élimine presque ce déclin cognitif.
A propos de l’étude
Les résultats sont basés sur une étude épidémiologique française (l’étude PAQUID) auprès d’un échantillon de 3.777 individus âgés de 65 ans ou plus qui ont été suivis pendant 25 ans. L’étude est dirigée par le professeur Hélène Amieva.
L’étude «Mort, dépression, invalidité et démence associée à des problèmes de harcèlement auto déclarés: une étude de 25 ans» a été publiée dans les Journaux de gérontologie : sciences médicales en janvier 2018.
Source : https://www.hear-it.org/fr/risque-accru-de-demence-et-dincapacite-suite-une-deficience-auditive-non-prise-en-charge
Pas moins de dix-sept jeunes ont roulé à tombeau ouvert lors de la course de Karting à Payerne, organisée par la Comm’s Jeun’s de forom écoute le 10 mars dernier. Retour à chaud.
Mise sur pied par la Comm’s Jeuns’ depuis 2014, la journée Karting est une manière de célébrer la Journée nationale de l’audition, JNA.
Elle est entièrement prise en charge par un fonds destiné exclusivement des activités dédiées aux jeunes malentendants et sourds de Suisse romande.
La course de Karting à Payerne est surtout l’occasion de se retrouver ou de se rencontrer et partager un moment de pure adrénaline.
Un record cette année, dix-sept participants ! Pour la moitié d’entre eux, c’était une première. L’information a bien circulé sur les réseaux sociaux et a drainé de nouveaux contacts.
Après un repas convivial, les instructions traduites en LSF, des protections vissées sur les têtes juvéniles de nos grands sportifs, les pneus ont chauffé pour un premier tour de piste, avant la qualification et le concours de vitesse.
Adrénaline et complicité
L’excitation palpable, les regards expressifs et joyeux, l’esprit de compétition à son comble, les rires contagieux et une franche complicité ont porté cette journée à son sommet.
Solidarité également, avec la jeune biennoise Joana Dos Santos Sousa, qui a pris les choses « en main » (LSF) spontanément afin que le déroulement de la course se passe au mieux. « J’interviens aisément pour aider mes amis et là, les instructions étaient vraiment impératives pour notre bande, qui comptait des malentendants et des sourds. Cette journée était très divertissante, l’équipe très sympathique et la vitesse grisante », précise Joana, titulaire d’un CFC d’opératrice en horlogerie AFF, après deux ans chez Longines.
Deux jours après la Journée internationale des droits de la femme, hasard ou pas, cette course a attiré autant de filles que de garçons. Notre vice-présidente Solène Perruchoud s’est distinguée à la deuxième place, après notre champion Bastien Perruchoud et a précédé notre jurassien, Guillaume Berbier, en troisième position sur le podium.
Encore une rencontre entre « djeunes »
Bastien, toujours en piste, organise en aparté, un week-end entres jeunes, en collaboration avec le comité JALPC et forom écoute, dont il est membre actif.
Les 23, 24 et 25 mars prochain à Vercorin, les jeunes peuvent se retrouver dans le même esprit qu’à Payerne pour passer du bon temps. Au programme du week-end: jeux plein air, cuisine, ski, raquettes, soirée film et autres surprises qui seront dévoilées sur place. Plus d’infos et inscriptions sur : https://ecoute.ch/event/week-end-la-cabane-de-siegeroulaz-vercorin-pour-les-14-25-ans/. Ne tardez pas !
Présente à la Foire de Lyon du 28 mars au 02 avril prochain, Decibelle expose, entre autres, ses bijoux de décoration d’appareils auditifs et d’implants cochléaires. A vos agendas !
A seulement 150 kilomètres de Genève, la Foire de Lyon attire une foule de visiteurs ; parmi eux, les suisses se déplacent en nombre.
Cette année, la boutique de bijoux Decibelle y expose notamment des bijoux de décoration d’appareils auditifs et d’implants cochléaires, ainsi que des bijoux en braille. Sa fondatrice Delphine Lorton nous explique son concept.
« Le but est d’associer l’esthétique au handicap. Je raconte une histoire qui prend forme dans les bijoux et les accessoires. C’est une source d’inspiration qui me permet aussi de rencontrer des personnes passionnées et passionnantes ».
Le bijou réalisé en aluminium, plaqué or 24 carats, argent massif se fixe simplement sur la coque de l’aide auditive par une fixation brevetée. Il est garanti un an et la fixation est remplacée à chaque changement d’appareils gratuitement.
Delphine le crée sur mesure, tenant compte des goûts de chacun et selon une palette de couleurs variées. Ces kits permettent de composer un bijou unique. Ils comprennent une fixation sur-mesure aux dimensions de chaque appareillage, un ornement bijou apposé sur la fixation (selon modèle), avec ou sans chaînes. Les boucles d’oreilles sont toujours fournies par paire.
Et de préciser : « il est possible d’utiliser ses propres boucles d’oreilles, en glissant le crochet ou le clou d’oreille à l’anneau de finition de la chaîne ». Ces bijoux sont destinés aux femmes, aux enfants dès trois ans ainsi qu’aux hommes.
Est-ce que ces derniers sont touchés par l’esthétisme ? « Ma clientèle masculine se manifeste de plus en plus par de multiples demandes. J’ai ainsi créé une collection pour hommes personnalisable, afin de répondre à leurs attentes.
Bijoux en braille
Dans le cadre du syndrome d’Usher liant la surdité à la malvoyance, Delphine crée des bijoux en braille, à parfumer. « J’ai été vivement sollicitée par des personnes aveugles, qui ont les sens du toucher et de l’odorat en éveil. A leur demande, j’ai réalisé des pièces uniques ou en petites séries. Des bijoux multi matières et à parfumer que je présenterai durant la Foire de Lyon ».
Parcours du combattant
Née malentendante à Annecy en 1980, la créatrice et ses trois filles sont appareillées et son mari atteint de la tétralogie de Fallot. De ces handicaps familiaux, Delphine en tire une force qui lui permet de développer tous ses sens créatifs. « Encouragée par une de mes filles, je réalise de la recherche, du développement de concepts et des bijoux accessibles pour tous. S’assumer pour rayonner constitue ma devise ».Entrepreneuse et autodidacte, elle rédige un brevet d’invention pour récolter des fonds à travers une plate-forme de financement participatif. Puis, en 2014, la créatrice présente sa première et innovante collection de bijoux amovibles pour prothèse auditive. Forte de dix années d’expérience dans le domaine médico-social, elle aspire à ce que toutes les aides auditives puissent être assumées, comme le simple fait de porter des lunettes.
Articles de presse, reportages et concours viennent compléter la renommée de Decibelle. « Clinique France / Estée Lauder compagnie » lui attribue le prix Coup de cœur du jury en 2015. Le Salon des Entrepreneurs de Lyon lui offre le premier prix « Marathon pich » en 2017, année durant laquelle, elle est aussi la grande gagnante du concours « La fabrique Aviva ».
Une escapade lyonnaise vous tente ? Decibelle vous accueille sur son stand 6B83 du 28 mars au 02 avril à Eurexpo, afin de vous faire découvrir son univers haut en couleurs. Plus d’infos sur :
www.decibelle.eu et www.foiredelyon.com/fr.
Une langue des signes universelle, enseignée aux malentendants comme aux entendants depuis le début de l’école obligatoire, serait-elle envisageable ? Le point.
Instaurer un apprentissage simple de la langue des signes, LSF, destiné aux entendants, afin que les malentendants puissent mieux intégrer notre société, c’est ce que suggère la jeune Juliette Perrin, implantée des deux oreilles à l’âge de deux ans et demi et trois ans, après un examen de potentiels évoqués au CHUV et un verdict de surdité profonde.
Juliette, qui fêtera ses 16 ans en avril prochain, soulève aujourd’hui une idée pertinente pouvant améliorer le quotidien des élèves malentendants et entendants, ainsi que du corps enseignant. « Je pense qu’il faudrait apprendre aux entendants des signes de base universels. Le problème c’est que chaque langue des signes est différente, de par la langue même et de par la culture du pays. Entre les cantons de Genève et Vaud, par exemple, le signe « chien » diffère. Un vrai casse-tête ».
Que suggèrent les autorités compétentes ?
Nous avons interrogé le Département fédéral de l’Intérieur qui nous renvoie au niveau cantonal. « En effet, la pédagogie spécialisée est, depuis la RPT (Réforme de la péréquation financière et de la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons), de la compétence exclusive des cantons. Vaud, comme à ma connaissance les autres, ne prévoient pas un enseignement généralisé de la langue des signes, tant pour les enseignants que pour les élèves. Au vu du nombre d’enfants et de jeunes concernés, une action systématique serait disproportionnée », explique Serge Loutan, chef auprès du Service de l’enseignement spécialisé et de l’appui à la formation, SESAF, chapeauté par le DFJC.
Le Canton de Vaud, dans le cadre de sa politique d’intégration des élèves sourds ou malentendants, développe différentes actions (voir sous : https://www.vd.ch/autorites/departements/dfjc/sesaf/, parmi lesquelles l’intégration à l’Ecole cantonale pour enfants sourds, ECES. Détails sous : https://www.vd.ch/themes/formation/pedagogie-specialisee/eces/
« Par ailleurs, au niveau de l’enseignement spécialisé, le SESAF est actuellement en discussion avec la Haute école pédagogique du Canton de Vaud, HEP, pour introduire un cours de base de LSF pour tous les étudiants en Master », détaille Serge Loutan.
Public ou privé ?
Est-ce que les écoles spécialisées pour des enfants sourds ou malentendants constituent la solution ? « C’est à double tranchant. Personnellement, je préfère être dans une école publique de peur d’être isolée et stigmatisée le jour où je me retrouve dans le système public. Il me paraît bénéfique de grandir dans une société pour tous », renchérit Juliette, qui, très jeune, a appris la langue des signes, puis le langage parlé complété, LPC, accompagnée d’une codeuse durant sa scolarité.
Elle a suivi le jardin d’enfants de l’ECES jusqu’à l’âge de quatre ans et y a appris la LSF. En parallèle, ses parents et grands-parents y suivaient aussi ces cours avec les autres pères et mères. Après un an et demi d’intégration partielle entre l’ECES et l’école enfantine, Juliette est scolarisée dans l’école traditionnelle. Avoir été implantée très tôt lui permet de s’exprimer normalement. « J’ai tout de même subi des pressions de la part de mes camarades et j’ai dû apprendre à m’imposer ».
Elle apprécie tout particulièrement sa nouvelle « indépendance » d’étudiante et si elle devait se faire implanter aujourd’hui, elle hésiterait, consciente des conséquences. « Après quinze ans de vie sans implants, il me semblerait difficile de subir une opération qui plus est douloureuse, et de devoir modifier mes habitudes ».
En première année de gymnase section biologie-chimie, l’adolescente studieuse n’a pas encore choisi une voie professionnelle et elle profite de son temps libre pour jouer du piano, skier et faire de la photo.
Durant une période, la jeune vaudoise désirait devenir réalisatrice et a suivi l’équipe de l’émission « Signes » durant une semaine assistant, entre autres, à des interviews de personnes sourdes hospitalisées en urgence au CHUV.
Par ailleurs, une vidéo pertinente a été réalisée relatant l’arrivée aux urgences d’une personne entendante, où le personnel est malentendant. (Breaking The Silence » https://vimeo.com/104993788 )
Un système unique linguistique universel ?
Il existerait plus de 120 langues des signes à travers le monde. Difficile alors d’en créer une seule. Lorsque des événements internationaux, qui réunissent des personnes sourdes ou malentendantes de différents pays, ont lieu, il est nécessaire de faire appel à des interprètes en angue des signes !
La pantomime utilisée par deux personnes sourdes ou malentendantes de langue différente constitue des gestes très descriptifs des situations ou des idées qu’elles veulent transmettre. Il paraît alors possible d’identifier des signes appartenant clairement à l’une ou l’autre des langues, ce qui conforte l’illusion d’un système linguistique unique ou iconographique. Se faire comprendre et entendre reste complexe à toutes les échelles.
Sous le thème de la Journée mondiale de l’audition – «Hear the Future – Soyons à l’écoute de l’avenir » – un déjeuner-débat a eu lieu au Parlement européen à Bruxelles le 6 mars. La conclusion générale du débat est que la déficience auditive est un problème de santé majeur qui ne cessera de croître dans les années à venir.
La députée européenne Renate Sommer (Allemagne PPE) a présenté le débat et l’a ouvert en disant que nous sommes confrontés à un problème de santé majeur en Europe en ce qui concerne la déficience auditive aujourd’hui. En particulier dans le futur, vers 2050, nous serons confrontés à un problème car il y aura de plus en plus de personnes âgées de plus de 65 ans dans l’UE dans les années à venir et en même temps nous vivrons de plus en plus longtemps.
Le vice-président de la Fédération européenne des malentendants, EFHOH, Lidia Best a donné un aperçu des déjeuners-débats précédents du Parlement européen et a déclaré qu’il était très important pour les personnes malentendantes en Europe que la déficience auditive et les soins auditifs professionnels soient mis à l’ordre du jour par L’UE et le Parlement européen.
Un problème croissant – avec des effets secondaires
Le président de l’Association européenne des audioprothésistes, AEA, a présenté une série de chiffres montrant comment le nombre de personnes malentendantes va augmenter dans les années à venir, car la déficience auditive dépend davantage de l’âge et du nombre de personnes âgées de plus de 65 qui augmentera considérablement au cours des 30 prochaines années. Il en va de même pour le déclin cognitif et la démence, qui dépendent également de l’âge. Le risque de démence augmente de 2 à 5 fois avec une déficience auditive non prise en charge. Mark Lauryens a donc souligné l’importance des soins de santé professionnels, car la déficience auditive est un facteur de risque modifiable contre la démence et que des études récentes ont montré que les interventions contre la déficience auditive par des soins auditifs éliminent ce risque accru.
Shelly Chadha, de l’Organisation mondiale de la santé, OMS, a donné un aperçu de ce qui attend le monde dans les 30 prochaines années en matière de déficience auditive. De plus en plus de personnes dans le monde auront une perte d’acuité auditive suite à une augmentation de la population et du nombre de personnes âgées. En 2050, l’OMS prévoit qu’environ 900 millions de personnes souffriront d’une déficience auditive invalidante. Pour préparer l’avenir, il est important d’avoir des stratégies pour prévenir la déficience auditive et pour contrer la perte auditive.
Conséquences personnelles et sociétales
Le professeur Hélène Amieva, Inserm, Bordeaux, a présenté un résumé de son récent article scientifique basé sur les résultats d’une étude longitudinale auprès d’environ 3.800 personnes suivies sur une période de 25 ans. Les résultats indiquent que la déficience auditive non prise en charge augmente davantage le risque de devenir à la fois dépendant des autres et de développer une démence. En même temps, l’utilisation d’appareils auditifs élimine totalement ce risque accru.
La professeure émérite Bridget Shield, de l’université South Bank, à Londres, a présenté une introduction de son étude sur les coûts sociaux et économiques de la déficience auditive non prise en charge. L’étude documente que les coûts de perte de qualité de vie et de perte de productivité dus à une déficience auditive non traitée sont très importants, plus de 500 milliards d’euros dans l’UE chaque année. A cela s’ajoutent les coûts de santé associés à la déficience auditive, les pertes de revenus, l’augmentation des prestations sociales due au chômage plus élevé des personnes malentendantes et les coûts de santé liés aux maladies liées à la déficience auditive. L’étude devrait être publiée plus tard en 2018.
Un sujet qui reste sensible
Anne-Sophie Parent, secrétaire générale d’Age Platform Europe, a déclaré que la déficience auditive chez les personnes âgées de plus de 50 ans, qu’Age Platform Europe représente, est encore un tabou et est associée aux personnes de plus de 80 ans. La déficience auditive est silencieuse et invisible, et de nombreux aînés la gardent pour eux-mêmes, ou n’en sont pas conscients. Anne-Sophie Parent s’interroge également sur le fait que si les soins de santé auditive professionnelle pour les enfants et adolescents sont pris en charge dans la plupart des Etats membres de l’UE, la déficience auditive chez les seniors est plus ou moins négligée et ignorée dans les politiques de santé de nombreux pays.
Appel aux Etats membres
Heinz Becker (Autriche, PPE) a terminé le débat en résumant les résultats et conclusions et a déclaré que la politique de santé est prise en charge par chaque Etat membre de l’UE, le Parlement européen ne peut donc qu’ appeler les Etats membres de prendre au sérieux le problème de la déficience auditive et de l’importance de l’audition comme un problème de santé majeur qui ne fera que croître dans les années à venir.
Les organisations à l’origine du débat
Le déjeuner débat a été organisé par la Fédération européenne des malentendants, EFHOH, Age Platform Europe, l’Association européenne des audioprothésistes AEA et l’EHIMA, European Hearing Instrument Manufactures Association.
Dix sur dix, c’est le score que Grégoire Droz-dit-Busset attribue à son séjour linguistique et sa fantastique escapade en Angleterre.
De retour de son séjour linguistique de six semaines à Manchester, Grégoire Droz-dit-Busset, secrétaire bénévole du Conseil de fondation de forom écoute, répond à chaud à nos questions.
Quel était le but de votre voyage ?
Je m’y suis avant tout rendu afin d’améliorer mon anglais. En 1ère année Bachelor auprès de la Faculté des sciences sociales et politiques de l’Université de Lausanne, la langue anglophone est indispensable, tant pour les cours que la lecture. Baigner durant six semaines dans un pays anglophone m’a permis d’être plus à l’aise avec cette langue et surtout de mieux et plus vite la comprendre.
Ayant subi une perte auditive bilatérale sévère (~60%) de cause congénitale, le jeune homme de vingt ans est appareillé et surpris positivement par son séjour. Avez-vous rencontré des difficultés au niveau auditif ?
Moins que je ne l’aurais imaginé. C’était la première fois que je me retrouvais dans un univers 100% anglophone ; je pensais que je serais très vite fatigué à cause de la concentration. Au final, la plus grande difficulté que j’ai rencontrée était la compréhension orale de l’anglais, dont je n’avais aucune pratique.
Et au niveau social ?
Sur le plan humain, j’ai été très étonné par la différence de mentalité entre la Suisse et l’Angleterre. Chez nous, nous sommes très vite stigmatisés et mis à l’écart, là-bas c’est tout le contraire. Quand le bureau académique a appris que j’étais malentendant, sa première question a été : « Qu’est-ce qu’on peut faire pour vous faciliter la vie ? ». Les anglais font le maximum pour l’intégration des personnes avec handicap ; ils jugent le travail, pas les gens, le contraire des suisses. Par ailleurs, nombreuse était la population qui arborait des tatouages, des piercings ou des coiffures colorées et artistiques très visibles, sans que ça pose problème.
Quant à mes relations avec les autres, elles ont été excellentes, je n’ai éprouvé aucune difficulté à m’intégrer et à me faire des copains/copines.
Est-il aisé de se déplacer et voyager avec un problème d’audition ?
À titre personnel, je n’ai subi aucun obstacle, étant très extraverti et débrouillard. Si j’avais rencontré un problème, j’aurais su le résoudre. Si je dois donner un conseil, c’est de se préparer à l’avance, connaissant plus ou moins les questions auxquelles on doit répondre à l’aéroport et les obligations que l’on doit y accomplir.
Des anecdotes plaisantes et déplaisantes ?
Que du bonheur ! Des visites à Liverpool et à Londres, lesquelles m’ont laissé des souvenirs fantastiques. Au cas où je referais un séjour linguistique, c’est dans une de ces deux villes que je me rendrais. J’ai par ailleurs visité les stades de Manchester City et Manchester United et la ville est cosmopolite, j’ai donc pu me rassasier de manière très diversifiée.
Quels sont les organismes accompagnant un jeune subissant un handicap ?
J’ai fait ce séjour linguistique à travers Education First, EF, qui a tout organisé. D’ailleurs, il a été créé dans les années soixante par un jeune suédois dyslexique ayant toujours considéré l’école comme un défi. Il fut surpris par la façon dont il réussit à apprendre l’anglais sans effort en Angleterre.
Le mot de la fin ?
Si j’ai l’occasion, je m’y installerai sans hésiter. Les britanniques sont vraiment tolérants avec les personnes qui souffrent d’un handicap ou qui ne correspondent pas « à la norme ». Je conseille à tous les jeunes, malentendants, sourds ou normo-entendants qui souhaitent améliorer une langue étrangère, de faire un séjour linguistique. C’est le meilleur moyen de l’appréhender et de s’améliorer, à condition de poursuivre la pratique une fois de retour. Pour ma part, je lis les informations en anglais, regarde des films et séries, dont je connais la trame, et communique avec des personnes anglophones.
Egalement responsable bénévole de la commission jeunesse et prévention Comm’s Jeun’s, Grégoire aime aussi la nouvelle technologie, la photographie et sans parti pris analyse la politique suisse, française, américaine, russe et chinoise et lorsque le sujet l’intéresse vraiment comme NO-BILLAG, il s’engage sans limite.
Good luck for your future, dear Greg !
Bonne nouvelle à l’occasion de la Journée mondiale de l’audition. Si vous avez une déficience auditive et que vous utilisez des appareils auditifs, vous avez beaucoup plus de chances de conserver votre indépendance.
Le 3 mars est la journée mondiale de l’audition et, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les organisations soussignées sensibilisent le public européen aux raisons pour lesquelles la déficience auditive doit être traitée de manière précoce et adéquate.
Aujourd’hui, 52 millions de personnes en Europe vivent avec une déficience auditive. Ce nombre va augmenter, principalement parce que nous vivons plus longtemps que les générations précédentes. Une déficience auditive non traitée a un effet négatif sur votre vie personnelle, par exemple une activité sociale réduite et le risque de devenir plus dépendants des autres.
La professeure Hélène Amieva, neuropsychologue et épidémiologiste travaillant à l’Inserm de Bordeaux (FR), a récemment publié une étude dans le : « Journals of Gerontology, Medical Science ». Cette étude est basée sur les données de 3.777 personnes âgées de 65 ans et plus qui ont été suivies sur une période de 25 ans.
L’étude montre que les personnes ayant une déficience auditive non prise en charge courent un plus grand risque de d’être dépendants des autres dans leur vie quotidienne. Selon l’étude, les personnes malentendantes qui utilisent des appareils auditifs peuvent rester indépendantes tout comme les personnes ayant une audition normale.
«Nos membres ont généralement pris la décision de consulter un audioprothésiste et ils utilisent une amplification, des appareils auditifs ou des implants cochléaires. Ils apprécient tous leur indépendance et veulent certainement rester dynamiques, sociaux et intelligents. Nous encourageons tous ceux qui ont des problèmes auditifs, à consulter un professionnel et à agir pour qu’ils puissent mener une vie plus complète, plus riche et plus agréable », déclare Marcel Bobeldijk, président de la Fédération européenne des personnes malentendantes (EFHOH).
« Avec le vieillissement de la population européenne, le fardeau de la déficience auditive non prise en charge devrait augmenter. Nous devons agir pour protéger les droits des personnes âgées et promouvoir leur participation à la société! Par conséquent, nous soutenons la Journée mondiale de l’audition et saluons chaleureusement l’initiative de l’Organisation mondiale de la santé », a déclaré Anne-Sophie Parent, secrétaire générale de la plateforme AGE Europe.
« L’écoute des besoins spécifiques de nos clients, l’amélioration de la qualité de vie, est une priorité absolue. Nous entendons presque toujours que s’ils avaient su que l’utilisation d’appareils auditifs changerait leur vie d’une manière si positive, ils auraient pris cette mesure beaucoup plus tôt. Le thème de la Journée mondiale de l’ouïe 2018, «Entendez l’avenir … et préparez-vous», aidera à sensibiliser les personnes qui ont des problèmes auditifs et entendent que quelque chose peut être fait et le plus tôt sera le mieux pour elles, dit Mark Laureyns Association européenne des professionnels de l’aide auditive (AEA).
«La Journée mondiale de l’audition est une occasion unique de souligner l’importance d’une bonne audition pour tous, peu importe l’âge. Si vous pensez avoir un problème auditif, faites vérifier votre audition par un audioprothésiste ou spécialiste agréé. . Si vous avez une déficience auditive qui doit être résolue, l’utilisation d’appareils auditifs modernes peut et fera une grande différence dans votre vie », déclare Stefan Zimmer, secrétaire général de l’Association européenne des fabricants d’appareils auditifs (EHIMA).
Vous pouvez trouver tous les articles ici.
Fédération européenne des personnes malentendantes
La Fédération européenne des personnes malentendantes (EFHOH) est une organisation non gouvernementale européenne à but non lucratif composée de personnes sourdes et malentendantes, de personnes souffrant d’acouphènes, d’hyperacousie, de la maladie de Ménière et d’implants cochléaires, ainsi que les organisations de parents et organisations professionnelles. L’objectif d’EFHOH est une Europe où les malentendants peuvent vivre sans barrières et avoir la possibilité de participer à tous les niveaux de la société. L’adhésion à EFHOH représente actuellement 21 pays différents et plus de 52 millions de personnes malentendantes à travers l’UE. www.efhoh.org
AGE Platform Europe
AGE Platform Europe est un réseau européen d’organisations à but non lucratif de et pour les personnes âgées de plus de 50 ans, qui vise à exprimer et promouvoir les intérêts des 190 millions de citoyens âgés de 50 ans et plus dans l’Union européenne. Ses travaux portent sur un large éventail de domaines d’action qui touchent les personnes âgées et les retraités. Ceux-ci incluent la lutte contre la discrimination, l’emploi des seniors et le vieillissement actif, la protection sociale, la réforme des retraites, l’inclusion sociale, la santé, la maltraitance des personnes âgées, la solidarité intergénérationnelle, la recherche, l’accessibilité des transports publics et leur environnement. www.age-platform.eu
Association européenne des audioprothésistes
L’Association européenne des audioprothésistes (AEA) a été fondée en 1970 en tant qu’organisation parapluie européenne des «professionnels de l’aide auditive». Il s’agit d’une association d’organisations professionnelles nationales représentant 22.000 professionnels de l’audition dans 14 pays: Autriche, Belgique, France, Allemagne, Grèce, Italie, Pays-Bas, Malte, Roumanie, Pologne, Portugal, Espagne, Suisse et Royaume-Uni. L’AEA s’efforce d’améliorer la qualité des services auditifs, d’assurer un marché transparent, équitable et concurrentiel et de préserver la liberté de choix dans l’intérêt de l’utilisateur final. www.aea-audio.org
European Hearing Instrument Manufacturers Association
L’European Hearing Instrument Manufacturers Association (EHIMA) représente les six principaux fabricants européens d’aides auditives, produisant jusqu’à 90% des aides auditives fabriquées en Europe. EHIMA a été fondée en 1985 et ses membres comptent parmi les plus grands fabricants d’appareils auditifs au monde. Les membres d’EHIMA développent, fabriquent et commercialisent des appareils auditifs à grande échelle dans un ou plusieurs pays d’Europe et exportent leurs produits dans le monde entier. www.ehima.com
source: hear-it
L’apprentie de 1ère année au sein de notre fondation forom écoute, Kelly Santos Da Costa, fête aujourd’hui même ses 16 ans avec une maturité déconcertante et un avenir prometteur.
Kelly Santos Da Costa est engagée comme apprentie de commerce sur trois ans par la Ville de Lausanne. Cette dernière confie ses protégés à trois sociétés privées ou service public. Ceci leur permet d’appréhender des univers et tâches diversifiés, tels correspondance commerciale, comptabilité, commandes, accueil des clients et gestion d’un secrétariat.
Curieuse et volontaire
Lors de son rendez-vous d’embauche, Kelly a mis en avant son intérêt pour l’univers des malentendants. Elle a évoqué un voyage d’études en croisière. « Un de nos camarades souffrant de malentendance s’est retrouvé isolé à cause de la mesquinerie et de la moquerie de la plupart d’entre nous, malgré ses efforts pour se faire comprendre et tenter d’échanger. J’ai été particulièrement troublée par ce comportement et ai fait de mon mieux pour communiquer avec lui ».
L’adolescente avait auparavant postulé comme bénévole dans des établissements médicaux sociaux et auprès de la Société protectrice des animaux, chérissant et vivant avec des animaux de compagnie. Ses demandes avaient été rejetées, en cause son jeune âge. Egalement membre du Conseil des jeunes du canton de Vaud, son groupe encourage ces derniers à réaliser des projets qui visent à améliorer leur qualité de vie et à prendre part à la vie publique.
De plus, Kelly avait également présenté un exposé en classe sur la surdité, en vue d’une future formation dans ce domaine.
La jeune femme, qui fait preuve de grande maturité, aime le contact humain, le travail social et utile et réfute toute injustice.
« Mes moyens financiers ne m’avaient pas permis de suivre un cours de langue des signes, de fait, j’ai présenté mon exposé à l’aide de « langue française signée ». Un autre projet a été réalisé dans ma classe pour que les élèves puissent se mettre dans la peau d’une personne malentendante ; je leur avais également fait porter des boules Quies durant deux séquences sur Powerpoint, durant lesquelles j’avais le dos tourné pour leur montrer comment la communication se passe pour un malentendant.
Cette expérience a été positive, même si mes camarades ont paru étonnés par mon choix. On m’a même demandé pourquoi je voulais me compliquer le travail avec des personnes souffrant d’un handicap ! Je tiens à apprendre les ficelles du métier, à comprendre les causes et effets de la malentendance qui peut tous nous toucher ».
Egalement diplômée de l’école portugaise grâce à ses origines, la jeune femme, qui a grandit et vit à Mont-sur-Rolle compte bien continuer à côtoyer forom écoute ou le monde de la surdité après son apprentissage.
Le travail quotidien à la fondation forom écoute
Durant cette première année, Kelly participe entre autres aux tâches de secrétariat de la fondation. « On m’intègre aussi à différents projets en tenant compte de mon avis et on m’implique dans des activités externes, comme des événements, des sondages, des campagnes. Je collabore aussi à la réalisation de séquences de tutoriels vidéos, des expériences particulièrement intéressantes ».
Porte-parole et prise de position
L’adolescente a d’autres flèches à son arc. Elle se sent concernée par la politique et fait partie de la Commission de jeunes auprès du canton de Vaud. « J’ai besoin de comprendre comment fonctionne l’Etat, de découvrir les coulisses de la politique, de m’investir pour notre futur ». La commission des jeunes du canton de Vaud se réunit régulièrement et participe ou élabore beaucoup de projets socio-culturels.
Et de préciser encore : « il est surprenant de constater que notre inexpérience en tant que jeune est bien perçue par les députés, qui considèrent nos opinion et nos projets. De plus en plus, beaucoup de partenaires apprennent à nous connaitre et nous contactent pour bénéficier de notre avis ou de notre participation.
Dans son école professionnelle, l’apprentie assure aussi la parole au sein d’un groupe de jeunes ‘’EPCL CA BOUGE’’, dans le but d’améliorer l’ambiance, en organisant des soirées cinéma, semaines à thèmes, etc. ».
Un avenir prometteur et engagé
Adepte de voyages, de croisières, de grands espaces et visionnaire, Kelly anticipe son avenir après son apprentissage. Formation auprès de l’école de Police, brevet fédéral dans le cadre de l’administration lui permettant d’incorporer un poste de secrétaire générale et de municipale de préférence auprès d’une petite commune, les idées fusent.
Si l’avenir lui dira dans quelle voie s’orienter, une chose est sûre, elle veut mettre ses convictions au service d’autrui.
Pour décompresser, Kelly s’est intéressée au fitness entre tous ses engagements.
Si elle est passionnée par les jeux vidéo à ses heures perdues, à ses yeux une bulle et un refuge rassurants, elle privilégie les études et le contact direct. Elle a donc appuyé sur la touche « pause » durant sa période d’apprentissage, tout en faisant partie d’une organisation suisse de petits tournois de jeux-vidéos.
Bon vent et bon anniversaire Kelly, que votre belle énergie et votre volonté portent leurs fruits.
L’Amicale des malentendants de Lausanne se porte-elle bien ? Rencontre avec son Président, Richard Vuille, pour faire le point.
C’est avec hospitalité et générosité que Richard Vuille, président de l’Amicale des malentendants de Lausanne, qui a fêté ses septante printemps en décembre dernier et Mireille Annen, vice-présidente, nous ont accueillis. Richard évoque son parcours et l’état des lieux de l’Amicale.
En 2008, année de l’élection à son poste de président, il dénombrait environ 95 membres contre 55 et 6 sympathisants aujourd’hui. « Le temps passant, certains sont décédés, d’autres ont démissionné et les jeunes manifestent peu de curiosité pour les Amicales des malentendants. Nous sommes conscients que celles-ci vont disparaître petit à petit et c’est bien dommage », explique-t-il.
Il faut dire que la génération actuelle correspond via les réseaux sociaux; espérons que des groupes de malentendants entretiennent des échanges, même séparés par un écran. « Leurs appareils auditifs ou implants sont de plus en plus sophistiqués et les boucles magnétiques de plus en plus présentes dans les lieux publics. Ces jeunes n’ont pas d’intérêt pour un groupe comme le nôtre; je pense également qu’ils n’ont pas la conscience ni la mesure de leur perte d’audition. Mais soyons optimistes, notre Amicale se porte bien même si son effectif diminue », poursuit le lausannois.
Une Amicale dynamique
Avant d’être appareillé, Richard entendait 10% d’une oreille et 40% de l’autre. Depuis une trentaine d’années dans l’amicale comme membre, il devient président en 2008. Avec ses collaborateurs et plus particulièrement Mireille Annen, ils continuent d’organiser bon nombre de manifestations, de rencontres et de loisirs. Cette dernière, sourde d’une oreille depuis sa petite enfance et entendant seulement 25% de l’autre a porté des appareils auditifs avant de posséder un implant depuis 2004.
Approchés sur les bancs d’un cours de danse voilà quarante-huit ans, les deux amis poursuivent leurs objectifs avec entrain. En bon initiateur, Richard Vuille développe également des concepts pour le bien-être de ses acolytes, comme inviter un interprète en langue des signes pour mieux traduire et faire comprendre ses discours lors de manifestations extraordinaires.
La sortie annuelle estivale 2017 a convié une dizaine de membres au train du chocolat du MOB. La croisière gastronomique sur l’océan Lémanique a, elle réjoui l’estomac de 25 convives et a précédé d’autres événements. Ceux-ci constituent d’une part la rencontre des Amicales romandes, organisée par l’association fribourgeoise des malentendants, AFM, avec une centaine de participants des amicales romandes et de Pontarlier – France. D’autre part, Gastronomie d’automne, la fête de Noël et le loto. Cette année, une série de manifestations riche en diversité est prévue. (Voir encadré ci-contre).
Richard Vuille a consacré sa vie professionnelle aux transports publics lausannois; il a notamment passé dix-huit années à conduire l’emblématique « ficelle » entre la gare de Lausanne Flon et Ouchy et le « fer à repasser ». « Dans la première, j’avais comme vue les cailloux du tunnel. Je les comptais à chaque voyage, mais soit il m’en manquait, soit j’en comptabilisais trop ». L’ancien métro avait été construit en 1958 et le travail de Richard s’est déroulé avant l’arrivée du M2.
« Malgré ma passion pour mon métier, j’ai subi une perte auditive due aux nuisances phoniques, de ses moteurs et de sa ventilation, alors très bruyants », conclut-il.
En 2024, l’Amicale de Lausanne fêtera ses 100 ans, tout comme notre magazine aux écoutes, numérisé depuis un peu plus d’un an. Longue vie aux mouvements engagés qui tentent d’améliorer le quotidien des malentendants !
Manifestations 2018 prévues par l’Amicale de Lausanne
24 février : assemblée générale et repas
24 mars : la traditionnelle fondue
28 avril : visite du zoo la Garenne (sous réserve de la météo)
26 mai : visite du nouvel aquarium-vivarium Aquatis
23 juin : sortie annuelle aux Rochers-de-Naye et repas
8 septembre : rencontre des Amicales romandes à La Chaux-de-Fonds
27 octobre : Gastronomie d’automne
08 décembre : fête de Noël
Lorsque les enfants ont des problèmes auditifs, cela affecte leur niveau d’alphabétisation. Une étude conclut que les problèmes auditifs peuvent entraîner des difficultés à lire chez les enfants.
Les difficultés à la lecture des enfants peuvent être entraînées par des problèmes auditifs
Une étude britannique met en évidence le lien entre les difficultés de lecture et d’écriture avec les problèmes auditifs. L’étude a examiné des enfants âgés de 8-10 avec des problèmes de lecture ou des antécédents d’infections de l’oreille à répétition.
25% déficients auditifs
L’étude a révélé que 25% des participants qui avaient des difficultés à lire présentaient une déficience auditive légère ou moyenne dont leurs parents et enseignants n’étaient pas conscients. Parmi les enfants ayant des problèmes de lecture, neuf sur un total de 36 enfants avaient un certain degré de déficience auditive. Parmi les enfants ayant des antécédents d’otites à répétition, un tiers d’entre eux ont eu des problèmes de lecture et d’écriture, révèle l’étude.
Le résultat de l’étude indique que les deux groupes sont à risque accru de déficience auditive et que les taux de déficience auditive sont très similaires dans les deux groupes. Tous les participants ont été évalués par leurs parents et enseignants comme n’ayant pas d’antécédents significatifs de problèmes auditifs, selon l’étude.
Problèmes auditifs non découverts
Ni les parents ni les enseignants n’avaient la connaissance de la déficience auditive avant que l’étude ne teste les enfants.
« Beaucoup d’enfants à l’école peuvent avoir une déficience auditive légère non détectée, ce qui les rend plus difficiles à accéder au programme », explique l’auteur du rapport Helen Breadmore, Université Conventry au Royaume-Uni.
Ainsi, les enfants avec des difficultés de lecture devraient être plus soigneusement examinés pour les problèmes auditifs, déclare Breadmore.
«Les procédures actuelles de dépistage auditif ne décèlent pas ces enfants et nous recommandons que les enfants soient auditionnés plus en détail et plus souvent», soutient-elle.
A propos de l’étude
L’étude comprenait 195 enfants âgés de 8 à 10 ans. Parmi ceux-ci, 36 participants avaient des problèmes de lecture et 29 avaient des antécédents d’infections de l’oreille à répétition. Les participants ont été testés à travers une série de tests de leurs compétences en lecture et en écriture ainsi que leur discours et leur alphabétisation.
L’étude « Tous les déficits de conscience phonologique ne sont pas égaux : les preuves d’une comparaison entre les enfants atteints d’otite moyenne et les mauvais lecteurs » a été publié dans Wiley Developmental Science.
source: https://www.hear-it.org/fr/les-difficultes-la-lecture-des-enfants-peuvent-etre-entrainees-par-des-problemes-auditifs