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«Si le sida a été le fléau majeur des vingt dernières années du XXe siècle,
le diabète sera un phénomène tout aussi dévastateur
pour les vingt premières années du XXIe siècle»,
estime l'épidémiologiste australien, Paul Zimmet.
La firme américaine, Cygnus, avait déjà lancé, en avril 2002,
sa GlucoWatch, une montre-lecteur de glycémie avec un capteur.
Elle utilisait un procédé d'éélectrophorèse pour faire passer le sucre
du liquide interstitiel à la surface de la peau.
Mais ce système américain était loin d'être concluant :
irritation locale, effets de la transpiration sur la précision des mesures
et, surtout, délai dans l'information fournie,
de 20 à 30 minutes de décalage par rapport à la glycémie réelle.
En 2007, Animas a arrêté de produire la Glucowatch 2.
En 2003, une entreprise zurichoise, Pendragon,
présentait une invention qui paraissait beaucoup plus performante.
La technologie de Pendra était effectivement révolutionnaire et présentait
de nombreux avantages. Pas de décalage temporel
par rapport à la glycémie réelle et absence de gel de contact irritant.
Ces résultats étaient obtenus grâce à un champ électromagnétique
sensible aux variations de glycémie.
En 2015, BOLT Group a développé une montre connectée
reliée à un capteur positionné sur le ventre.
Le patient devait scanner le capteur pour connaitre son taux
et la montre vibrait en cas d'hyperglycémie.
Les données recueillies par les deux objets étaient envoyées via Bluetooth
au Smartphone de l'utilisateur qu'il pouvait utiliser pour suivre
et analyser son niveau de glucose.
Les informations récoltées par le Sugar lui permettaient également
de comprendre un peu plus la réaction de son corps
en fonction de son alimentation et de ses activités journalières.
Outre les informations concernant le taux de sucre,
l'application mobile permettait au porteur de se renseigner
sur le nombre de pas qu'il effectuait quotidiennement
et sur son rythme cardiaque.
Aucune date de sortie n'a été annoncée suite à l'arrêt du soutien de Google
pour ce matériel et les lentilles connectées.
Plusieurs rumeurs mentionnent des progrès en terme de performances,
ainsi qu'en consommation électrique et donc d'autonomie
avec l'Apple Watch de la troisième génération
qui pourrait intégrer une puce 4G permettant à sa montre
de ne plus être directement dépendante de l'iPhone
et des outils intéressant pour la santé (un capteur de glycémie,
un compteur de pas ou un tensiomètre).
La technologie SkinTaste se compose de biocapteurs utilisant
des micro-aiguilles (<0.5mm) pour collecter et analyser
la composition chimique du liquide interstitiel qui se trouve juste
en dessous de la surface de la peau.
Contenu dans une K'apsul®, il a été conçu pour s'intégrer
dans de nombreux appareils comme des montres, des brassards
ou des bracelets et se décline en différentes versions permettant
d'analyser un certain nombre de biomarqueurs.
Les résultats sont diffusés directement sur l'appareil, évitant d'avoir
à transporter tout une panoplie d'outils encombrants et voyants.
La K'apsul Glucose s'insère au dos du cadran de la montre,
examine la peau de l'utilisateur et transmet un résultat en moins d'une minute.
Chaque K'apsul Glucose rechargeable dure 30 jours et
se connecte à une application mobile dédiée compatible iOS
et Android qui regroupe tous les résultats obtenus sur la durée.
L'utilisateur peut paramétrer des alertes et des rappels dans l'application
ou directement sur l'appareil pour éviter les oublis de mesure.
L'appareil suit également le nombre de pas de l'utilisateur,
la distance parcourue et les calories brûlées dans la journée.
K'Track Glucose sera distribué au prix de 149€ avec une K'apsul Glucose
de recharge à 99€. Le produit sera disponible
dès que le processus de certification médicale sera terminé.
Normalement, une première introduction sur le marché
est prévue pour 2018.
Microsoft va équiper une i-watch de capteurs avancés
(mesure de la glycémie et capteur d'UV).
Le capteur de glycémie sera orienté santé et fitness
puisqu'il permettra aussi bien aux diabétiques de surveiller
leur taux de glucose qu'au sportif de suivre ce niveau pendant leurs activités.
La sortie de la smartwatch, annoncée en 2014, n'est pas prête
car de nombreuses difficultés techniques ont freiné
sa commercialisation (sensibilité à la lumière, résultats peu fiables).