Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06933.jsonl.gz/461

Files
|Action||Filename||Size||Access||Description||License|
Abstract
Le modèle bourdieusien de la sociologie de l'art insiste sur les conditions objectives qui pèsent sur le parcours des écrivains. Privilégiant une vision globale d'un «champ» littéraire structuré par une « lutte des places » entre les acteurs culturels, peu de place est laissée dans ce modèle théorique à la description minutieuse d'une carrière individuelle, à sa logique singulière, à sa diversité, à ses déviations, voire à ses contradictions. L'histoire des intellectuels permet une telle approche, car elle s'attache à décrire en finesse des trajectoires et à étudier les micro-contextes dans lesquels se développent des réseaux interpersonnels, où se jouent les prises de position esthétiques et idéologiques. Le présent article cherche à confronter ces deux approches, non dans une optique d’exclusion, mais au contraire dans une logique de complémentarité, à travers la figure de l’intellectuel romand Edmond Gilliard. Par l'étude de ses pratiques et de ses discours, il s'agira d’articuler au mieux l'approche micro- historique et celle plus holiste de Bourdieu.