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Il y a donc deux chemins possibles qui mènent à la fortune. Le chemin de l’intelligence, de l’honnêteté et du hasard. Et le chemin de la malice, de la fourberie et de l’avidité. Mes grands-parents ont préféré choisir la voie la plus honorable, par éducation chrétienne ou maçonnique peut-être, celle de mes ancêtres qui ont participé activement et avec beaucoup de fierté à la création du canton de Glaris.
Mon arrière-grand-père, qui se prénommait Jean, après s’être séparé de sa première épouse, ou plutôt de la femme qui le cocufiait à longueur de journée, se remaria avec la sœur de celle-ci, travailla temporairement un peu partout au pays des Helvètes et au-delà et finit, par hasard, par trouver un poste, stable et fait sur mesure, de professeur de langues à Naples. Pour ceux qui pensent que le hasard n’existe pas, je dirais alors: grâce à son polyglottisme héréditaire...
Mon grand-père Charles, Carl ou Karl selon les régions, plus polyglotte que son père, rêvait de faire une carrière diplomatique. Mais le hasard, toujours lui, en décida autrement...
Un jour, en se promenant avec un ami à travers la cité napolitaine, il remarqua une trentaine de bonshommes, endimanchés, cravatées et coiffés du traditionnel chapeau de paille de l’époque, faire la queue devant une pancarte clouée contre une porte, sur laquelle il était écrit:
“La Gramophone Company, pour sa succursale en Italie, cherche un secrétaire sachant écrire parfaitement l’italien et correctement l’anglais. Examen écrit à passer.”
Il dit alors à son son copain:
- Et si on essayait aussi, pour rire...
Quand le grand directeur arriva tout le monde se découvrit. Sauf le sacré Charles qui refusait systématiquement de faire des courbettes envers ceux qui ignoraient totalement le sens de l’égalité.
Surpris et touché dans son orgueil, le patron s’approcha de lui et lui dit:
- Puisque vous vous croyez plus intelligent que les autres, vous passerez le premier.
Dans le but de le ridiculiser.
Mais comme mon grand-père parlait et écrivait quasi à la perfection l’italien, le français, l’allemand et l’anglais, on l’embaucha et, de fil en aiguille, quelques années plus tard, on le nomma directeur à Berlin, à Vienne puis à Alexandrie où il eut l’idée d’éterniser, d'enregistrer la voix la divine Oom Kalsoum. Ce qu’il fit à Constantinople, malgré l’appréhension des Anglais, et les disques sous le label His Master’s Voice, La voix de son maître, commencèrent à se vendre comme des petits pains dans tout le Moyen-Orient. Puis, fatigué du comportement arrogant de ses collaborateurs de Londres, il décida de se mettre à son compte et devint, avec l’accord du Khédive, le concessionnaire de cette marque pour l'Égypte, le Soudan, la Palestine, la Turquie... et les guinées, gagnées grâce à ses efforts, glissèrent davantage dans ses poches que dans celles de la couronne d’ Angleterre.
Oui, c’était le hasard... Ce fameux hasard qui flirte sans cesse avec l’intelligence et l’honnêteté sur le plus intègre des chemins qui mènent à la fortune.
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Informations trouvées sur Internet, malheureusement en Anglais:
http://www.bolingo.org/audio/texts/fr167empire.html
In the meantime, activity elsewhere was also being reported. Karl Freidrich Vogel, a German based in the Egyptian city of Alexandria, was the Gramophone Company's main representative for Egypt, Turkey, Greece, Syria, Palestine and Cyprus. He was also the man responsible for discovering and first recording Omme Kolsoum and Mohammed Abdel-Wahab. While recording was taking place in Constantinople, Vogel was undertaking a motoring tour of Palestine to assess the potential for business. With the advent of the electric recording process in early 1926 the whole record industry felt confident about the future. Records were louder and clearer now than they had ever been, and customers didn't need new equipment to play them on. It was the recording process, not the plaback system, that was electric.
Vogel visited Haifa, Jerusalem, Jaffa and the fast expanding Tel-Aviv, which he described as "a splendid town, its special character is in its being essentially Hebrew in all its details." He concluded that the Arab population was already well-served with Egyptian and Syrian recordings, that Omme Kolsoum records were selling in huge quantities and that little else need be done. No specifically Palestinian recordings were felt to be necessary. For the emerging Jewish trade he offered no adviceand, significantly, EMI made no Jewish recordings for the Middle East until after the state of Israel had been set up in 1948...
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Préceptes maçonniques (pdf)