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Grimbergen, une commune flamande proche de Bruxelles, incite ses citoyens à "dénoncer" les commerçants qui utilisent le français dans leurs relations avec leurs clients. Cette mesure a poussé vendredi une eurodéputée francophone à saisir la Commission européenne.
Dans la dernière édition de son journal municipal, la bourgmestre démocrate-chrétienne a rappelé l'existence d'un "point de signalement valable pour les plaintes linguistiques", afin de "sauvegarder le caractère flamand de la commune".
L'élue de cette localité, connue pour sa bière d'abbaye, invite les habitants "qui auraient vu une inscription en français ou entendu parler une autre langue" que le néerlandais à le signaler à ce point de contact.
Pratiques discriminatoires
Lorsqu'un cas est signalé, "nous écrivons au commerçant concerné pour lui rappeler que Grimbergen se situe dans le territoire de langue néerlandaise. Il lui est formellement demandé de s'abstenir de toute publicité multilingue", a précisé la bourgmestre.
Au nom de leur "caractère flamand", de nombreuses communes proches de Bruxelles tentent depuis des années de limiter l'usage du français en imposant notamment des tests linguistiques pour l'attribution de logements sociaux. Des pratiques jugées discriminatoires par les francophones mais globalement considérées comme normales en Flandre.
ATS