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L'Américain Lance Armstrong a remporté, dimanche à Paris et pour la troisième fois consécutive, le Tour de France. C'est le Tchèque Jan Sworada qui s'est imposé sur les Champs-Elysées lors de la dernière étape. Dans le camp suisse, Atienza, Schnider et Bertogliati étaient à l'arrivée.Ce contenu a été publié le 30 juillet 2001 - 09:04
A l'heure du bilan, le Tour 2001 peut être qualifié d'excellente cuvée. L'une des meilleures de ces dix dernières années. Le Tchèque Jan Sworada y a mis un terme en remportant, au sprint, l'ultime étape - Corbeil-Essonnes - longue de 160,5 kilomètres.
Armstrong maillot jaune, Zabel maillot vert
Deuxième de l'étape devant O'Grady, Erik Zabel endosse pour la sixième fois le maillot vert. Un record absolu. Quant à Lance Armstrong, il ramène pour la troisième fois de suite le maillot jaune sur les Champs-Elysées.
Atienza n'a pas atteint ses objectifs
Après l'abandon sur chute de Sven Montgomery dans l'étape de Sarran, l'Espagnol de Moudon, Daniel Atienza est devenu le meilleur... Suisse! Trentième, (29e l'été passé) il n'a pas atteint ses objectifs: se mettre en évidence dans les Alpes ou les Pyrénées, rallier les Champs dans le top 20.
«J'avais beaucoup misé sur ce Tour. La préparation a été bonne. Mais j'ai payé au comptant mes quatre chutes de la première semaine», rappelle le coureur de «Cofidis». Ensuite il y a eu l'étape de Verdun dans laquelle mon équipe a raté la bonne bordure. Treize minutes de débours à l'arrivée!»
«Heureusement, il y eut l'échappée de Pontarlier. Kivilev s'est alors replacé au classement général», poursuit Atienza. «Nous avons retrouvé un point de référence, une motivation pour travailler à la défense de sa place.»
La surprise Bertogliati
Si Sven Montgomery a quitté prématurément le tour, Daniel Schnider (65e), son équipier de la «Française des jeux», est resté discret. Le nom du Lucernois n'a été évoqué qu'à une occasion. Au cours de l'échappée entre Pau et Lavaur.
L'un des benjamin du Tour, Rubens Bertogliati (22 ans), était là pour apprendre. S'il termine dans les profondeurs du classement (140e), on retiendra ses performances dans le prologue de Dunkerque (à 24'' de Moreau) et surtout sa 14e place à Saint-Amand-Montrond, à 4'28'' d'Armstrong.
«J'étais très motivé», rappelle le Tessinois. «Ce premier Tour de France a été une très bonne expérience. Même si j'ai connu des moments difficiles, dans la montagne surtout.»
La cuvée 2001
La cuvée 2001 du Tour de France est encavée. La meilleure de la dernière décennie. Lance Arsmstrong et Jan Ullrich ont pédalé au-dessus de la mêlée. Deux ou trois ans devraient se passer avant l'avènement de la jeune génération. Elle doit s'aguerrir.
La différence entre Armstrong et Ullrich? Elle réside dans l'approche psychologique notamment. Après avoir vaincu un cancer, Armstrong est encore plus fort mentalement. Il s'est habitué à se battre. Ullrich est plus fragile.
En l'absence de Cippolini et de son équipe, les sprinters n'ont pu s'adjuger que cinq victoires cette année. Les attaquants ayant mené à bien dix échappées, toutes parties de loin.
Reste l'invérifiable: l'efficacité de la lutte antidopage. La moyenne générale (40 km/h) s'inscrit dans la droite ligne de ces dix dernières années.
Au bout du compte, Laurent Jalabert, meilleur grimpeur, est une surprise. Erik Zabel, en vert, n'a fait que confirmer. L'Espagnol Oscar Sevilla, meilleur jeune, à l'avenir devant lui. Quant au podium, on retrouve le tiercé de l'été passé: Armstrong, Ullrich, Beloki. «Rien de nouveau», diront les puristes.
Pierre-Henri Bonvin, Paris
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