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La fusion des bourgeoisies de Salins et Sion est effective depuis le 1er janvier 2013.
Penchons-nous sur l'histoire de Salins...
Au Moyen Age, Salins a pour seigneur l’évêque de Sion. Les liens avec les Sédunois eux-mêmes apparaissent clairement lorsqu’en 1338 les hommes de Salins reconnaissent qu’ils tiennent de l’évêque leurs eaux et forêts (le nom de forêt de l’évêque est resté), mais qu’ils en partagent l’usage avec la commune de Sion.
La justice, à Salins est d’abord rendue, pour ce qui est des « affaires courantes », par un officier (administrateur) épiscopal : c’est le sautier de Sion.
Au début du XVIIe siècle, la Bourgeoisie de Sion rachète la « salterie » de Salins, avec les revenus qui en découlent ; elle nomme un châtelain qui exerce les droits seigneuriaux à Salins. Mais comme le sautier précédemment, le châtelain est représenté dans le village par un vice-châtelain, nommé tous les deux ans sur proposition des Salinsards.
Car les gens de Salins se sont depuis longtemps organisés pour gérer leurs affaires communes : on en a des traces dès 1338 et le détail dans les statuts qu’ils se donnent en 1541. Les deux procureurs ou syndics, élus tous les deux ans, veillent à la bonne gestion des intérêts de la communauté et au respect des règlements.
En 1798, pressentant que le régime politique du Valais va basculer, les « frères communiers de Salens », soit 56 hommes, jugent prudent de se répartir tous les avoirs communs de peur qu’on ne les leur confisque. Sage précaution pour cette petite communauté dont on peut estimer qu’elle comptait environ 230 personnes au total.
D’abord rattachée au dizain d’Hérémence jusqu’en 1815, elle fut intégrée ensuite au dizain de Sion devenu district en 1848.
La population de Salins a sensiblement augmenté à la fin du siècle passé. Désormais les Salinsards ne sont plus essentiellement actifs dans le domaine agricole et pastoral ; ils travaillent surtout dans le secteur des services, en plaine.
Mais l’agréable position de Salins a attiré beaucoup de nouveaux résidents, en sorte que ce sont près de 1000 personnes qui ont décidé de rejoindre, dès le 1er janvier 2013, la commune de Sion et 540 bourgeois qui s’unissent à la Bourgeoisie de Sion.
Françoise Vannontti
archiviste de la Bourgeoisie de Sion