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"Les mesures préconisées font planer un soupçon généralisé sur tous les soldats, les tireurs et les chasseurs en contestant collectivement leur faculté à manier une arme de façon responsable", s'est indigné devant la presse à Berne le comité composé de représentants du PDC, du PLR, du PBD et de l'UDC.
Législation suffisante
Il recommande fermement de rejeter l'initiative "Pour la protection face à la violence des armes". La législation suisse relative aux armes à feu est déjà sévère, a ajouté le comité. Les armes à feu automatiques sont déjà prohibées aujourd'hui. Quand aux fusils à pompe, ils sont soumis à autorisation.
D'autre part, le trafic illégal d'armes ne sera absolument pas concerné par cette initiative. Le comité dénonce enfin le coût "exorbitant" de la mise en oeuvre du texte. Selon le Conseil fédéral, l'appliquer coûterait 6,4 millions de francs, auxquels il faut ajouter chaque année 11,2 millions.
Arsenal et registre des armes à feu
Déposée en février 2009 forte de 106'000 signatures, l'initiative vise à réduire le nombre d'armes dans les ménages en Suisse. Elle demande notamment l'entreposage des armes d'ordonnance dans les arsenaux ainsi que la création d'un registre national des armes à feu. Soutenu notamment par le PS, les Verts, le Groupe pour une suisse dans armée (GSsA) ainsi que des organisations féminines et de prévention du suicide, le texte veut aussi interdire les armes automatiques et les fusils à pompe.
ats/ap/jzim