Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/195030

<h2>SubmittedText<h2><p>La Conseil fédéral a présenté, le 5 septembre 2018, une mise à jour de sa stratégie numérique. Le plan d'action prévoit de soutenir le programme AAL (Active and Assisted Living) prévoyant de développer des solutions techniques pour les personnes âgées. Or, le médecin cantonal vaudois a récemment affirmé qu'il s'y oppose, qu'il est "réticent lorsqu'il s'agit de nouveautés technologiques" et que le "numérique n'amène rien".</p><p>- Comment associer les cantons qui ne veulent pas de l'AAL ?</p><p>- Comment le Conseil fédéral compte-il faire ?</p><p>- Prévoit-il de tenter de convaincre le canton de Vaud que le numérique peut être utile ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le vieillissement croissant de la société est une réalité de l'évolution démographique. Ce phénomène nous posera d'énormes défis et engendrera des coûts tout aussi importants. Le programme européen Active and Assisted Living Programme (AAL) a pour but de développer des solutions innovantes et commercialisables permettant aux personnes âgées de maintenir leur niveau de vie et de rester indépendantes dans leur propre logement le plus longtemps possible. Cette recherche de solutions inclut aussi l'application de nouvelles technologies, notamment numériques. Le Conseil fédéral est convaincu que les nouvelles technologies présentent un grand potentiel à cet effet.</p><p>La Confédération offre aux acteurs concernés de tous les cantons la possibilité de participer aux programmes AAL, qui sont attribués selon des procédures ouvertes, bien établies. Le véritable enjeu de la maîtrise des défis liés au vieillissement démographique n'est cependant pas de participer aux programmes AAL, mais de bénéficier du développement de produits commercialisables. Dès qu'ils sont disponibles, ces derniers peuvent être mis rapidement au service des utilisateurs finaux. Les applications pour tablettes, qui permettent de retrouver des objets perdus, donnent des conseils nutritionnels ou rappellent la prise de médicaments, ou encore les applications destinées à faciliter les interactions sociales, en sont de bons exemples. C'est en définitive la demande du marché et le succès commercial qui détermineront la pertinence de tels produits et services. Il n'appartient pas au Conseil fédéral de prescrire aux cantons sous quelle forme ils sont censés encourager les applications résultant du programme AAL.</p>