Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07276.jsonl.gz/113

Des liaisons covalentes entre ADN et protéines (DPCs) se forment régulièrement dans des conditions normales de croissance cellulaire. Leur persistance prolongée peut cependant être toxique, causer de l’instabilité génomique ou promouvoir des maladies comme le cancer.
Le laboratoire Stutz, en collaboration avec les groupes Kornmann (University of Oxford) et Loewith, décrit un nouveau mécanisme nécessaire à l’élimination efficace des DPCs. Par un crible génétique dans la levure, Serbyn et collaborateurs ont identifié la protéine énigmatique Ddi1 comme une nouvelle protéase impliquée dans la réparation des DPCs. Les auteurs démontrent que Ddi1 contribue à la résolution d’une large variété de DPCs et fonctionne indépendamment des autres voies impliquées dans la dégradation protéolytique de ces complexes.
La perte de Ddi1 sensibilise les cellules aux substances qui bloquent les DPCs, y compris certaines drogues anticancéreuses. Ces dernières pourraient apporter de nouveaux indices sur les mécanismes de résistance souvent observés en thérapie.
L’étude a été publiée dans Molecular Cell le 2 janvier 2020.