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Toilettes publiques, mandat privé
Ils sont quatorze. Ils nettoient jour et nuit, la semaine et le dimanche, les toilettes publiques de la Ville de Genève. Chacun en nettoie douze, quatorze, voire dix-sept, pour 21 francs 70 à 23 francs 60, ou même de l'heure. Ils travaillent pour la Ville de Genève mais sont employés par une entreprise privée, Onet, à qui la Ville a sous-traité cette tâche. Et ils sont en grève depuis plus d'un mois, soutenu par leur syndicat (le SIT) et l'Assemblée générale de la fonction publique municipale, pour que leurs droits et la loi soient respectés par leur employeur. Pour qu'il leur paie le travail qu'ils font et qu'il ne leur paie pas, qu'il leur compense le travail de nuit qu'ils font et qu'il ne compense pas, qu'il leur fournisse du matériel de travail et de protection adapté, qu'il réintègre un travailleur licencié pour avoir participé au mouvement de revendication qui a abouti à la grève.