Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07092.jsonl.gz/820

Contenu externe
La communauté internationale a appelé le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy à ouvrir le dialogue avec la Catalogne.
KEYSTONE/AP/PAUL WHITE(sda-ats)
Le président de l'exécutif catalan a réclamé lundi une médiation internationale pour sortir de la crise avec Madrid, au lendemain du référendum sur l'indépendance de la région. La communauté internationale presse le gouvernement espagnol de renouer le dialogue.
"Il ne s'agit pas d'une affaire intérieure. Il est évident que nous avons besoin d'une médiation", a déclaré Carles Puigdemont, souhaitant qu'elle soit supervisée par l'Union européenne (UE). Il a dit n'avoir eu aucun contact avec le pouvoir madrilène et a souhaité que le président du gouvernement espagnol, le conservateur Mariano Rajoy, dise s'il est ou non favorable à un tel scénario.
Avant cet appel du président catalan, la Commission européenne a appelé lundi à midi tous les acteurs concernés à "passer très rapidement de la confrontation au dialogue".
Près de 900 blessés
"La violence ne peut jamais être un instrument politique", a déclaré le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas. L'exécutif européen rappelle toutefois le caractère "illégal" du référendum au regard de la constitution espagnole. Lors d'une conversation téléphonique avec Mariano Rajoy, Donald Tusk, président du Conseil européen, l'a exhorté à "éviter" un nouvel "usage de la force".
Emmanuel Macron a quant à lui souligné l'attachement de la France "à l’unité constitutionnelle de l’Espagne". Le président français a confirmé "qu’il n’avait qu’un seul interlocuteur en la personne de M. Rajoy", selon l'Elysée. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, a jugé vital qu'un dialogue se noue entre Madrid et Barcelone.
Près de 900 personnes ont été blessées pendant la consultation dans des heurts avec les forces de l'ordre, selon le gouvernement catalan. Des dizaines de policiers et de gardes civils sont intervenus pour saisir les urnes dans au moins une centaine de bureaux de vote destinés à l'organisation du référendum.
Commission d'enquête
Carles Puigdemont a annoncé la création d'une commission spéciale chargée d'enquêter sur d'éventuels abus commis par la police espagnole durant le vote. A Genève, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad al Hussein, a appelé les autorités espagnoles à procéder à une enquête approfondie et impartiale sur les violences du week-end.
M. Puigdemont a réaffirmé que le résultat de la consultation de dimanche, jugée illégale par le gouvernement central, était à ses yeux contraignant. Selon le gouvernement catalan, environ 2,26 millions de Catalans ont voté lors du référendum et 90% d'entre eux se sont prononcés en faveur de l'indépendance.
M. Rajoy a estimé dimanche soir qu'il n'y avait pas eu de référendum en Catalogne. Il devait rencontrer le chef du Parti socialiste (PSOE) Pedro Sanchez afin de réfléchir aux prochaines étapes.
ATS