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La Religion
Au début de l’histoire du christianisme en Valais, Riddes appartenait probablement au "Montaney de Fully" qui comprenait toute la zone entre le coude du Rhône et Leytron.
Si la commune a mis plusieurs siècles avant de devenir indépendante, la paroisse va très rapidement conquérir son autonomie. En effet, avant la fin du 7e siècle, les paroisses de Riddes et Leytron furent séparées. En 1264, l'évêque Henri de Rarogne décida de retirer la paroisse d'Isérables à celle de Leytron pour l'attribuer à celle de Riddes. En contrepartie, le curé de Riddes devait payer une redevance annuelle de 20 sols mauriçois à la fête de la purification de la Sainte Vierge, de 20 sols à l'Assomption et fournir 2 muids de froment à la Toussaint. En 1809, la paroisse d'Isérables fut séparée de celle de Riddes et acquit son indépendance. Cet événement marqua un tournant dans les relations entre l'autorité politique riddanne et les divers curés qui exercèrent leur fonction dans le village. Les rapports entre le curé et les dirigeants politiques de la commune devinrent très tendus et la durée moyenne des curés à Riddes n'excédait que rarement cinq ans.
A la fin du 19e siècle, des religieuses membres de la Congrégation de St-Joseph s'installèrent à Riddes et y établirent un pensionnat. Elles assumèrent notamment l'enseignement pour les classes de l'Ecole ménagère, ainsi que pour les classes enfantines.
En 1970, le chef de file des intégristes, Monseigneur Marcel Lefebvre installa son séminaire à Ecône. En 1975, il procéda à l'ordination de trois prêtres. En 1988, il consacra quatre évêques et officialisa ainsi le schisme avec l'église catholique officielle.