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En plus de trente ans de carrière, Jean-Louis Trintignant a constamment enrichi ses rôles, leur donnant une profondeur mêlée à un éclat particulier.
Cet éclat, il le doit à son talent de jouer des personnages contrastés, tout en nuance, manifestant à la fois une fragilité tendre et une apparente dureté liée à une vision noire de l'espèce humaine. Quel chemin, en effet, entre ses débuts légers dans Et Dieu créa la femme, de Vadim, et son personnage du juge aigri dans 3 couleurs, Rouge de Kieslowski…
Le 10 avril 1977, il est l'invité de Christian Defaye sur le plateau de Spécial Cinéma.
Réalisateur, acteur, scénariste, Jean-Louis Trintignant est né le 11 décembre 1930 à Piolenc, dans le Vaucluse. Il est le neveu du pilote de course automobile Maurice Trintignant (il a d'ailleurs toujours nourri une passion pour ce sport), le mari de Nadine Trintignant (divorcé de Stéphane Audran) et le père de Marie Trintignant, décédée en 2003.
Il fait ses débuts au cinéma en 1956 dans «Et Dieu créa la femme», de Roger Vadim. Ce tournage favorise une idylle avec Brigitte Bardot, il tient dès lors avec elle la une des magazines. Après son service militaire, il se tourne vers le théâtre puis revient à l'écran pour tourner à nouveau sous la conduite de Roger Vadim la version contemporaine des «Liaisons dangereuses.
Jean-Louis Trintignant poursuit sa carrière cinématographie avec des rôles plus profonds. Son personnage du juge inflexible dans «Z», de Costa Gavras, et de l'ingénieur catholique de «Ma nuit chez Maud d'Eric Rohmer, le consacre véritablement.
Il a tourné à quatre reprises sous la direction de sa femme Nadine et a réalisé deux films, «Une journée bien remplie», en 1973, et «Le Maître-nageur» en 1979.
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Journaliste: Christian Defaye Réalisateur: Ersan Arsever