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Aucune trace de la drogue "du violeur" (GHB) n'a été trouvée dans le sang de la députée au parlement zougois Jolanda Spiess-Hegglin, a indiqué lundi le Ministère public du canton. Le GHB n'est plus détectable dans le sang après 6 à 8 heures et dans l'urine après 10 à 12 heures.
"Je ne suis pas surprise", a déclaré l'élue dans un communiqué après la publication du résultat des examens de sang et d'urine. Les tests ont été réalisés le dimanche vers 18h50, selon le Ministère public, soit près de 20 heures après les faits présumés.
Mais la députée est convaincue qu'une substance doit avoir été utilisée. Elle affirme se souvenir d'avoir été à l'hôpital le dimanche matin à 11h00 déjà. Elle dit avoir dû passer d'un service à un autre avant d'être renvoyée à la maison pour y chercher les habits qu'elle portait le soir précédent.
Pas de certitude absolue
L'absence de trace de GHB dans le sang de la députée ne signifie pas avec une absolue certitude qu'une telle substance n'a pas été utilisée, a précisé à l'ats Marcel Schlatter, porte-parole de la police cantonale. Environ 20 heures se sont écoulées entre le présumé rapport sexuel non consenti et l'analyse de sang et d'urine.
"Nous ne savons toujours pas ce qui s'est passé cette nuit-là", a encore indiqué Marcel Schlatter. L'enquête se poursuit.
Fête très arrosée
La députée verte Jolanda Spiess-Hegglin accuse Markus Hürlimann, 40 ans, député au parlement cantonal et président de la section cantonale de l'UDC, d'avoir abusé d'elle. Les faits se seraient produits après la fête très arrosée célébrant l'élection du président du gouvernement Heinz Tännler (UDC) dans la nuit du 20 au 21 décembre.
Le 21 décembre, la politicienne n'avait plus aucun souvenir de la fin de la soirée. Elle s'est rendue à l'hôpital pour faire des analyses de sang et d'urine. L'hôpital a ensuite alerté le Ministère public. Celui-ci a ouvert une enquête, sans plainte de la victime présumée, car les faits soupçonnés sont poursuivis d'office.
Rapports consentis
Markus Hürlimann réfute catégoriquement les accusations portées contre lui. Selon un communiqué de son avocat, tous les témoins interrogés affirment qu'il s'agissait de rapports consentis.
En raison de l'enquête, Markus Hürlimann a demandé à la direction de son parti de pouvoir remettre ses fonctions de président du parti. Il est remplacé provisoirement par le vice-président et conseiller national Thomas Aeschi jusqu'à la prochaine assemblée du parti.
ATS