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Signez * le référendum contre la disparition du Centre pour l'image contemporaine
* feuilles de signatures téléchargeables sur www.sauvons-le-cic.ch. Dernier délai de renvoi : jeudi 22 janvier
Le 6 décembre dernier, le Conseil municipal de la Ville a accepté, à une " très grande majorité ", le transfert au Centre d'art contemporain (CAC) et au Fonds municipal d'art contemporain (FMAC) de la subvention de 1,1 million accordée au Centre pour l'image contemporaine (CIC), ainsi que le transfert de la collection du CIC au FMAC. Cette décision signerait l'arrêt de mort du CIC, à moins que le peuple s'y oppose. Encore faut-il qu'il puisse s'exprimer. D'où le lancement d'un référendum populaire contre une décision prise pour des motifs en lesquels les choix de politique culturelle semblent avoir pris une place pour le moins ténue. Une décision par ailleurs voulue, curieusement, par la " très grande majorité " du Conseil de fondation de la fondation de Saint-Gervais, apparemment adepte de l'application au tissu culturel genevois des méthodes de la médecine moyenâgeuse : la purge, la saignée et l'amputation.
La marge et la page
On s'est d'abord attaqué aux marges, on s'attaque désormais aux pages. Après l'offensive contre les squats, et les espaces culturels créés par les squats, après l'évacuation d'Artamis, après la scénarisation médiatique des attaques contre l'Usine, on passe aux attaques contre des acteurs culturels labellisés comme tels, officialisés, installés dans des institutions publiques (et peu importe que Saint-Gervais soit une fondation privée, quand elle dépend essentiellement des subventions publiques, est dirigée par un Conseil de fondation peuplé de représentants de collectivités publiques... et que sa disparition est ratifiée par une municipalité). Le Centre pour l'image contemporaine a été fondé il y a 23 ans. Il faisait partie intégrante du " tissu culturel " genevois, et avait acquis une renommée internationale incontestable. Il n'en est pas moins devenu la première institution culturelle genevoise à se retrouver dans la même situation, ou peu s'en faut, que les espaces culturels alternatifs. Après l'épuration, la concentration. Ce saut qualitatif n'est pas moins inquiétant que les trépignements populistes et épurateurs qui l'ont précédé. Après le CIC, à qui le tour ? Après l'auto-amputation à laquelle s'est livrée (qu'on l'y ait ou non incitée) la Fondation de Saint-Gervais, quel charcutage, quelle " fusion ", quel appauvrissement ?
Signez * le référendum contre la disparition du Centre pour l'image contemporaine