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Le médecin de Michael Jackson voulait sevrer le chanteur de sa dépendance au propofol, l'anesthésiant qui l'a tué, selon ses déclarations à la police, rendues publiques vendredi au 9e jour de son procès. Le praticien en avait donné quotidiennement à la star pendant deux mois.
Le docteur Conrad Murray avait été interrogé par la police deux jours après le décès du chanteur suite à une "grave intoxication" au propofol, qu'il utilisait comme somnifère.
Lors de cet interrogatoire le médecin affirme que le "roi de la pop" était déjà un grand adepte du propofol quand il est entré à son service en mai 2009. Face à l'insistance de son patient, il dit s'être résolu à lui administrer la substance "quasiment tous les jours".
Le praticien assure cependant avoir essayé de le sevrer "trois jours avant sa mort", réduisant les doses de propofol, qu'il remplace par d'autres sédatifs. Jusqu'à la nuit du 24 au 25 juin, où le chanteur, en pleines répétitions du spectacle qu'il doit donner à Londres, n'arrive pas à trouver le sommeil.
"Pris toutes les précautions"
Après avoir donné à la star différents sédatifs, sans succès, Conrad Murray finit par lui administrer le propofol, sous "surveillance". "J'ai pris toutes les précautions, j'ai vérifié qu'il y avait de l'oxygène près du lit, l'appareil pour prendre le pouls", dit-il.
"Ensuite, je suis allé aux toilettes". Conrad Murray assure être sorti de la chambre "deux minutes". Selon lui, il est alors environ 11H00. A son retour le chanteur ne respire plus et le praticien commence "immédiatement" les massages cardiaques.
Si le récit des événements recoupe ceux d'autres témoins, les heures en revanche, ne collent pas. Conrad Murray affirme que tout s'est déroulé très vite après qu'il a découvert que le chanteur inanimé, or les urgences ont été appelées à 12H20.
En outre, le médecin ne dit rien des appels téléphoniques passés ce matin-là entre 11H00 et midi. Conrad Murray risque jusqu'à quatre ans de prison.
ATS