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Comme nul à Piogre n'est censé l'ignorer, le Conseil administratif de la Ville de Genève propose au Conseil municipal, qui se prononcera dans deux semaines, de ratifier un accord conclu avec la société UPC-Cablecom pour la reprise par celle-ci des actions de la Ville dans l'opérateur de téléréseau Naxoo (Télégenève), dont Cablecom est déjà actionnaire minoritaire et qu'elle attend depuis des années de pouvoir se goinfrer. Grâce à une convention d'actionnariat donnant à l'actionnaire minoritaire un pouvoir exorbitant, dont celui de bloquer tout développement de Naxoo, Cablecom dispose d'un droit de préemption sur les actions de la Ville si celle-ci souhaite les vendre. C'est ce droit que Cablecom veut exercer -mais la vente doit être autorisée par le Conseil Municipal, et si elle devait l'être elle serait soumise à référendum. Une occasion de se demander si la vente d'un réseau de communication majoritairement en mains publiques à une société privée n'est pas, forcément, une vente au moins offrant -non du point de vue financier, mais du point de vue politique -et, puisque des emplois sont en jeu, du point de vue social.