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Glossaire R-Z
R.
Rayonnement infrarouge thermique
Rayonnement émis par la surface de la Terre, l’atmosphère et les nuages. Également connu sous le nom de rayonnement terrestre ou de rayonnement de grandes longueurs d’onde, il ne doit pas être confondu avec le rayonnement dans le proche infrarouge, qui fait partie du spectre solaire. Le rayonnement infrarouge correspond en général à une gamme particulière de longueurs d’onde (spectre) supérieures à celle de la couleur rouge dans la partie visible du spectre. Le spectre du rayonnement infrarouge thermique diffère de celui du rayonnement de courtes longueurs d’onde ou rayonnement solaire en raison de la différence de température entre le Soleil et le système Terre-atmosphère.
Rayonnement solaire
Rayonnement électromagnétique émis par le Soleil. Également appelé rayonnement de courtes longueurs d’onde. Le rayonnement solaire correspond à une gamme de longueurs d’onde (un spectre) très précise, déterminée par la température du Soleil, qui atteint son maximum dans les longueurs d’onde visibles. Voir également Rayonnement infrarouge thermique ; Éclairement énergétique solaire total (TSI).
Reboisement
Plantation de forêts sur des terres anciennement forestières, mais converties à d’autres usages. Pour une analyse détaillée du terme forêt et de termes apparentés tels que boisement, reboisement ou déboisement, on se reportera au rapport spécial du GIEC intitulé « Land Use, Land Use Change, and Forestry » (Utilisation des terres, changements d’affectation des terres et foresterie) (IPCC, 2000). Voir également le rapport intitulé « Definitions and Methodological Options to Inventory Emissions from Direct Human-induced Degradation of Forests and Devegetation of Other Vegetation Types » (Définitions et options méthodologiques en ce qui concerne les inventaires des émissions résultant de la dégradation des forêts et de la disparition d’autres types de végétaux directement liées aux activités humaines) (IPCC, 2003).
Récifs de corail
Structures calcaires ressemblant à des rochers édifiées par les coraux le long des côtes océaniques (récifs côtiers) ou sur les bancs ou les plates formes continentales immergés à faible profondeur (récifs barrières, atolls), surtout présentes dans les eaux océaniques tropicales et subtropicales.
Récupération du méthane
Technique consistant à piéger les émissions de méthane rejetées, en particulier, par les puits de pétrole ou de gaz, les mines de charbon, les tourbières, les gazoducs, les décharges et les digesteurs anaérobies et à les utiliser comme combustibles ou à d’autres fins économiques (charges d’alimentation, par exemple).
Région
Territoire se caractérisant par un certain nombre de particularités géographiques ou climatologiques. Le climat d’une région est soumis à l’influence de forçages à l’échelle locale et régionale tels que le relief, les modes d’utilisation des terres ou la présence de lacs ainsi qu’aux influences plus lointaines d’autres régions.
Remise à niveau
Fait d’ajouter à une infrastructure existante des éléments ou des équipements nouveaux ou modifiés ou de lui apporter des modifications structurelles qui, au moment de sa construction, n’étaient pas disponibles ou n’étaient pas considérées comme nécessaires. Dans le contexte du changement climatique, la remise à niveau a généralement pour objet de faire en sorte que l’infrastructure existante satisfasse aux nouvelles spécifications de conception parfois imposées par l’altération des conditions climatiques.
Rendement énergétique
Rapport de la quantité d’énergie utile produite par un procédé de conversion ou un système à la quantité d’énergie consommée.
Réponse climatique
Voir Sensibilité du climat.
Résilience
Capacité d’un système social ou écologique d’absorber des perturbations tout en conservant sa structure de base et ses modes de fonctionnement, la capacité de s’organiser et la capacité de s’adapter au stress et aux changements.
Rétroaction
Voir Rétroaction climatique.
Rétroaction climatique
Un mécanisme d’interaction de certains processus du système climatique est appelé rétroaction climatique lorsque le résultat d’un processus initial provoque, dans un second processus, des changements qui influent à leur tour sur le processus initial. Une rétroaction positive renforce le processus initial, alors qu’une rétroaction négative l’atténue.
Rétroaction d’albédo
Rétroaction climatique entraînant des changements dans l’albédo terrestre. Ce terme s’applique généralement à des changements dans la cryosphère, dont l’albédo est bien supérieur (~0,8) à l’albédo terrestre moyen (~0,3). En cas de réchauffement du climat, on prévoit que la cryosphère pourrait rétrécir, que l’albédo global de la terre diminuerait et qu’une plus grande quantité d’énergie solaire serait absorbée, ce qui entraînerait un réchauffement encore plus important de la Terre.
Rétroaction nuageuse
Rétroaction climatique se caractérisant par des changements de n’importe quelle propriété des nuages en réponse à d’autres changements atmosphériques. Pour pouvoir comprendre les rétroactions nuageuses et déterminer leur ampleur et leur signe, il est indispensable de comprendre en quoi un changement climatique peut influer sur les différents types de nuages, sur la nébulosité et la hauteur des nuages et sur leurs propriétés radiatives et d’évaluer l’incidence de ces changements sur le bilan radiatif de la Terre. Pour l’heure, les rétroactions nuageuses constituent la principale source d’incertitude des estimations de la sensibilité du climat. Voir également Forçage radiatif.
Révolution industrielle
Période de croissance industrielle rapide aux profondes répercussions sociales et économiques, qui a débuté en Angleterre pendant la deuxième moitié du XVIIIe siècle et s’est poursuivie en Europe, puis dans d’autres pays, dont les États Unis. L’invention de la machine à vapeur a été un facteur majeur de cette évolution. La révolution industrielle marque le début d’une augmentation importante de l’utilisation des combustibles fossiles et des émissions, notamment de dioxyde de carbone fossile. Dans le présent rapport, les termes « préindustriel » et « industriel » se réfèrent respectivement, de manière quelque peu arbitraire, aux époques antérieure et postérieure à 1750.
Ruissellement
Partie des précipitations qui ne s’évapore pas ou ne transpire pas, mais qui s’écoule à la surface du sol et se déverse dans les masses d’eau. Voir Cycle hydrologique.
S.
Salinisation
Accumulation de sels dans les sols.
Scénario
Description vraisemblable et souvent simplifiée de ce que nous réserve l’avenir, fondée sur un ensemble cohérent et intrinsèquement homogène d’hypothèses concernant les principales relations et forces motrices en jeu. Les scénarios peuvent être établis à partir de projections, mais sont souvent basés sur des informations complémentaires émanant d’autres sources, parfois accompagnées d’un
« canevas circonstancié ». Voir également Scénarios SRES ; Scénario climatique ; Scénario d’émissions.
Scénario climatique
Représentation vraisemblable et souvent simplifiée du climat futur, fondée sur un ensemble intrinsèquement cohérent de relations climatologiques et établie expressément pour déterminer les conséquences possibles des changements climatiques anthropiques, qui sert souvent à alimenter les modèles d’impact. Les projections climatiques servent fréquemment de matière première aux scénarios climatiques, quoique ces derniers nécessitent généralement des informations supplémentaires, par exemple sur le climat observé actuellement. Un scénario de changement climatique correspond à la différence entre un scénario climatique et le climat actuel.
Scénario d’émissions
Représentation plausible de l’évolution future des émissions de substances susceptibles d’avoir des effets radiatifs (gaz à effet de serre, aérosols, par exemple), fondée sur un ensemble cohérent et homogène d’hypothèses relatives aux éléments moteurs (évolution démographique et socio-économique, progrès technologique, etc.) et à leurs interactions principales. Les scénarios de concentration, découlant des scénarios d’émissions, servent d’entrées dans les modèles climatiques pour le calcul des projections climatiques. Le GIEC a présenté en 1992 un ensemble de scénarios d’émissions qui lui ont servi à établir des projections climatiques (1996). Ces scénarios d’émissions ont été appelés scénarios IS92. Dans le rapport spécial du GIEC consacré aux scénarios d’émissions (Nakičenovič et Swart, 2000), de nouveaux scénarios d’émissions, appelés « scénarios SRES », ont été publiés. Pour le sens de certains termes concernant ces scénarios, voir Scénarios SRES.
Scénarios SRES
Scénarios d’émissions élaborés par Nakičenovič et Swart (2000), sur lesquels sont notamment fondées certaines projections climatiques présentées dans le quatrième Rapport d’évaluation. Les définitions ci après permettent de mieux comprendre l’agencement et l’utilisation de l’ensemble de ces scénarios :
Famille de scénarios : Scénarios fondés sur le même canevas pour ce qui est de l’évolution démographique, sociétale, économique et technologique. L’ensemble des scénarios SRES comprend quatre familles de scénarios : A1, A2, B1 et B2.
Scénario illustratif : Scénario qui sert à l’illustration de chacun des six groupes de scénarios présentés dans le Résumé à l’intention des décideurs de Nakičenovič et Swart (2000). Ces scénarios illustratifs consistent en quatre scénarios de référence révisés pour les groupes de scénarios A1B, A2, B1 et B2 ainsi qu’en deux scénarios supplémentaires pour les groupes A1FI et A1T. Tous les groupes de scénarios sont également fiables.
Scénario de référence : Scénario diffusé à l’origine, dans sa version préliminaire, sur le site Web consacré au SRES pour représenter une famille de scénarios donnée. Pour choisir les scénarios de référence, on s’est fondé sur les quantifications initiales qui reflétaient le mieux les canevas ainsi que sur les caractéristiques des modèles utilisés. Si les scénarios de référence ne sont ni plus ni moins vraisemblables que n’importe quel autre scénario, l’équipe de rédaction du SRES a cependant estimé qu’ils illustraient fort bien les canevas considérés. Ces scénarios – qui figurent sous une forme revue et corrigée dans Nakičenovič et Swart (2000) – ont été examinés avec la plus grande attention par toute l’équipe de rédaction et dans le cadre du processus ouvert propre au SRES. Des scénarios ont également été choisis pour illustrer les deux autres groupes de scénarios.
Canevas : Description circonstanciée d’un scénario (ou d’une famille de scénarios), qui met en lumière les principales caractéristiques du scénario, les relations entre les principaux éléments moteurs et la dynamique de leur évolution.
Sécheresse
En termes généraux, la sécheresse est « une absence prolongée ou une insuffisance marquée des précipitations », « une insuffisance des précipitations entraînant une pénurie d’eau pour certaines activités ou certains groupes » ou « une période de temps anormalement sec suffisamment longue pour que le manque de précipitations cause un déséquilibre hydrologique sérieux » (Heim, 2002). La sécheresse est définie de plusieurs façons. La sécheresse agricole désigne un déficit hydrique dans la couche supérieure (1 mètre environ) du sol (la zone radiculaire), qui affecte les cultures ; la sécheresse météorologique est essentiellement un manque prolongé de précipitations ; quant à la sécheresse hydrologique, elle se caractérise par un débit des cours d’eau et un niveau des lacs et des nappes souterraines inférieurs à la normale. Une mégasécheresse est une sécheresse persistante et étendue, d’une durée très supérieure à la normale (en général une décennie ou plus).
Sécurité alimentaire
Situation dans laquelle des personnes ont un accès assuré à une nourriture saine et nutritive en quantités suffisantes pour leur garantir une croissance normale et une vie saine et active. L’insécurité alimentaire peut résulter d’un manque de nourriture, d’un pouvoir d’achat insuffisant, de problèmes de distribution ou d’une mauvaise utilisation des aliments dans les ménages.
Sensibilité
Degré auquel un système est influencé, positivement ou négativement, par la variabilité du climat ou les changements climatiques. Les effets peuvent être
directs (par exemple la modification des rendements agricoles due à un changement de la valeur moyenne, de l’amplitude ou de la variabilité de la température) ou indirects (par exemple les dommages causés par une augmentation de fréquence des inondations côtières en raison d’une élévation du niveau de la mer).
Cette notion de sensibilité ne doit pas être confondue avec celle de sensibilité du climat, qui fait l’objet d’une définition distincte.
Sensibilité du climat
Dans les rapports du GIEC, la sensibilité du climat à l’équilibre désigne les variations à l’équilibre de la température à la surface du globe annuelle moyenne à la suite d’un doublement de la concentration d’équivalent CO2 dans l’atmosphère. En raison de contraintes informatiques, la sensibilité du climat à l’équilibre dans un modèle climatique est généralement estimée à l’aide d’un modèle de la circulation générale de l’atmosphère couplé à un modèle de la couche de mélange océanique, étant donné que cette sensibilité est déterminée en grande partie par des processus atmosphériques. Des modèles efficaces peuvent fonctionner à l’équilibre avec un océan dynamique.
La réponse climatique transitoire désigne un changement dans la température à la surface du globe, moyennée sur une période de 20 ans et centrée sur l’époque du doublement de la concentration de dioxyde de carbone atmosphérique, c’est-à-dire sur l’année 1970 dans le cadre d’une expérience d’augmentation de 1 % par an de la concentration d’équivalent CO2 menée à l’aide d’un modèle couplé du climat mondial. C’est une mesure de l’ampleur et de la rapidité de la réaction de la température en surface au forçage dû aux gaz à effet de serre.
Singularité
Caractère remarquable d’un phénomène ou d’un aspect qui le distingue des autres ; caractère de ce qui est singulier, distinct, particulier, peu courant ou inhabituel.
Source
Tout procédé, activité ou mécanisme qui libère dans l’atmosphère des gaz à effet de serre, des aérosols ou des précurseurs de gaz à effet de serre ou d’aérosols. Le terme source peut aussi se rapporter à une source d’énergie, par exemple.
Stabilisation
Maintien à un niveau stable de la concentration atmosphérique d’un ou de plusieurs gaz à effet de serre (par exemple le dioxyde de carbone) ou d’un ensemble de gaz à effet de serre exprimés en équivalent CO2. Les analyses ou les scénarios de stabilisation concernent la stabilisation de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
Stratosphère
Région très stratifiée de l’atmosphère située au-dessus de la troposphère et s’étendant de 10 kilomètres (9 kilomètres aux hautes latitudes et 16 kilomètres en zone tropicale en moyenne) à 50 kilomètres d’altitude environ.
Stress hydrique
Un pays est soumis à un stress hydrique lorsque la nécessité d’une alimentation en eau douce assurée par prélèvement d’eau est un frein au développement. Dans les évaluations à l’échelle du globe, les bassins soumis à un stress hydrique sont souvent définis comme des bassins où les disponibilités en eau par habitant sont inférieures à 1 000 m3/an (sur la base du ruissellement moyen à long terme). Des prélèvements d’eau représentant plus de 20 % de l’alimentation en eau renouvelable sont considérés comme un indice de stress hydrique. Les cultures sont soumises à un stress hydrique si l’humidité du sol, donc l’évapotranspiration effective, est inférieure aux besoins potentiels en la matière.
Substitution de combustible
En règle générale, remplacement d’un combustible B par un combustible A. Dans le cadre du débat sur les changements climatiques, on considère implicitement que le combustible A contient moins de carbone que le combustible B (remplacement du charbon par du gaz naturel, par exemple).
Système climatique
Système extrêmement complexe comprenant cinq grands éléments (l’atmosphère, l’hydrosphère, la cryosphère, les terres émergées et la biosphère) et qui résulte de leurs interactions. Ce système évolue avec le temps sous l’effet de sa propre dynamique interne et en raison de forçages externes tels que les éruptions volcaniques, les variations de l’activité solaire ou les forçages anthropiques (par exemple les variations de la composition de l’atmosphère ou les changements d’affectation des terres).
Système humain
Tout système où l’organisation humaine joue un rôle de premier plan. Souvent, mais pas toujours, synonyme de « société » ou de « système social » (système agricole, système politique, système technologique, système économique, etc.) ; tous ces systèmes sont des systèmes humains, selon l’acception retenue dans le quatrième Rapport d’évaluation.
Systèmes hydrologiques
Voir Cycle hydrologique.
T.
Taux d’actualisation
Voir Actualisation.
Taux de change du marché
Taux de change des devises. Dans la plupart des économies, ces taux sont affichés quotidiennement et varient peu au cours des échanges. Dans certains pays en
développement, les taux officiels et ceux du marché noir peuvent être très différents, et la détermination exacte du taux de change du marché soulève des difficultés.
Taxe
La taxe sur le carbone est un impôt sur la teneur en carbone des combustibles fossiles. Puisque pratiquement tout le carbone présent dans ces combustibles est en définitive rejeté sous forme de dioxyde de carbone, une taxe sur le carbone équivaut à une taxe sur les émissions pour chaque unité d’équivalent-CO2 rejeté. Une taxe sur l’énergie – un impôt sur le contenu énergétique des combustibles – contribue à réduire la demande d’énergie et, par conséquent, les émissions de dioxyde de carbone dues à l’emploi de combustibles fossiles. Une écotaxe vise à influencer le comportement humain (notamment sur le plan économique), de sorte qu’il ne porte pas atteinte à l’environnement. Une taxe internationale sur les émissions, le carbone ou l’énergie est une taxe appliquée à certaines sources dans les pays participants en vertu d’un accord international. L’harmonisation des taxes est un processus en vertu duquel les pays participants s’engagent à instituer une taxe en appliquant un taux d’imposition commun aux mêmes sources. Un crédit d’impôt est une réduction de taxe visant à stimuler l’achat d’un produit donné ou l’investissement dans un produit, par exemple certaines techniques de réduction des émissions de GES. Une imposition du carbone est l’équivalent d’une taxe sur le carbone.
Technologie
Mise en pratique de connaissances en vue d’accomplir des tâches particulières qui nécessitent à la fois des artefacts techniques (matériel et équipement) et des informations (sociales) (« logiciels », savoir-faire pour la production et l’utilisation des artefacts).
Température à la surface du globe
Estimation de la température moyenne de l’air à la surface du globe. Cependant, pour ce qui est des changements avec le temps, seules les anomalies par rapport aux conditions climatiques normales sont utilisées, le plus souvent fondées sur la moyenne mondiale pondérée selon la surface de l’anomalie de la température de la mer en surface et de l’anomalie de la température de l’air à la surface des terres émergées.
Température de fond
Les températures de fond sont mesurées dans des forages profonds de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de mètres. On se sert souvent des profils de profondeur relatifs à la température de fond pour en déduire les variations dans le temps de la température à la surface du sol à l’échelle du siècle.
Température du sol
Température du sol près de la surface (généralement sur les 10 premiers centimètres).
Température en surface
Voir Température à la surface du globe.
Trajectoire d’émissions
Évolution prévue dans le temps des émissions d’un ou de plusieurs gaz à effet de serre, d’aérosols et de précurseurs de gaz à effet de serre.
Trajectoires des tempêtes
Terme désignant, à l’origine, les tracés de systèmes cycloniques particuliers, mais souvent utilisé de nos jours pour désigner, de façon plus générale, les régions où l’on observe le passage fréquent de perturbations extratropicales liées à des séries de systèmes de basses pressions (dépressionnaires ou cycloniques) et de hautes pressions (anticycloniques).
Transfert d’émissions de carbone
Fraction des réductions d’émissions dans les pays visés à l’annexe B qui peut être compensée, dans des pays exempts d’obligations, par une augmentation des émissions au-dessus des niveaux de référence. Ce transfert peut être lié 1) à une relocalisation des activités de production à forte intensité énergétique dans des régions exemptes d’obligations ; 2) à une consommation accrue de combustibles fossiles dans des régions exemptes d’obligations par suite de la baisse des prix internationaux du pétrole et du gaz découlant d’une diminution de la demande de ces formes d’énergie ; 3) à une évolution des revenus (et par conséquent de la demande d’énergie) due à une amélioration des termes de l’échange.
Transfert de technologie
Échange de connaissances, de matériel et des logiciels connexes, de moyens financiers et de biens entre les différentes parties prenantes, qui favorise la diffusion des technologies d’adaptation aux changements climatiques ou d’atténuation de leurs effets. Sur un plan plus général, le transfert de technologie recouvre à la fois la diffusion de technologies et la mise en place d’une coopération technique dans les pays et entre les pays.
Tropopause
Limite entre la troposphère et la stratosphère.
Troposphère
Partie inférieure de l’atmosphère, s’étendant de la surface de la Terre à environ 10 kilomètres d’altitude aux latitudes moyennes (cette altitude variant en moyenne de 9 kilomètres aux latitudes élevées à 16 kilomètres en zone tropicale), où se forment les nuages et se produisent les phénomènes météorologiques. Dans la troposphère, la température diminue généralement avec l’altitude.
U.
Urbanisation
Conversion de terres à l’état naturel, exploitées (à des fins agricoles, par exemple) ou non, en zones urbaines ; le processus va de pair avec un exode rural, une proportion croissante de la population venant s’installer dans des établissements définis comme des centres urbains.
Utilisation des terres et changement d’affectation des terres
Le terme « utilisation des terres » désigne l’ensemble des dispositions, activités et apports par type de couverture terrestre (ensemble d’activités humaines). Ce terme est également utilisé pour définir les objectifs sociaux et économiques de l’exploitation des terres (pâturage, exploitation forestière et conservation, par exemple).
Le terme « changement d’affectation des terres » désigne un changement apporté par l’homme dans l’utilisation ou la gestion des terres, qui peut entraîner une modification de la couverture terrestre. Tant cette modification que le changement d’affectation des terres peuvent avoir une incidence sur l’albédo de la surface du globe, l’évapotranspiration, les sources et les puits de gaz à effet de serre ou sur d’autres propriétés du système climatique et peuvent donc entraîner un forçage radiatif et/ou avoir d’autres répercussions sur le climat, à l’échelle locale ou mondiale. Voir également le rapport spécial du GIEC intitulé « Land Use, Land Use Change, and Forestry » (Utilisation des terres, changements d’affectation des terres et foresterie) (IPCC, 2000).
V.
Variabilité du climat
Variations de l’état moyen et d’autres variables statistiques (écarts types, phénomènes extrêmes, etc.) du climat à toutes les échelles temporelles et spatiales au delà de la variabilité propre à des phénomènes climatiques particuliers. La variabilité peut être due à des processus internes naturels au sein du système climatique (variabilité interne) ou à des variations des forçages externes anthropiques ou naturels (variabilité externe). Voir également Changement climatique.
Variation/élévation du niveau de la mer
Le niveau de la mer peut varier, à l’échelle mondiale et locale, à la suite de modifications i) de la forme des bassins océaniques, ii) de la masse totale d’eau et iii) de la densité de l’eau. Au nombre des facteurs qui concourent à une élévation du niveau de la mer dans le contexte d’un réchauffement général figurent à la fois l’augmentation de la masse totale d’eau due à la fonte de la neige et de la glace présentes sur les terres émergées et les variations de la densité de l’eau dues à une hausse de la température des eaux océaniques et à des modifications de la salinité. L’élévation relative du niveau de la mer correspond à une augmentation locale du niveau de l’océan par rapport à la terre, qui peut être provoquée par la montée des eaux océaniques et/ou par une subsidence des terres émergées. Voir également Niveau moyen de la mer ; Dilatation thermique.
Vecteur
Organisme (un insecte, par exemple) susceptible de transmettre un agent pathogène d’un hôte à un autre.
Vulnérabilité
Mesure dans laquelle un système est sensible – ou incapable de faire face – aux effets défavorables des changements climatiques, y compris la variabilité du climat et les phénomènes extrêmes. La vulnérabilité est fonction de la nature, de l’ampleur et du rythme de l’évolution et de la variation du climat à laquelle le système considéré est exposé, de la sensibilité de ce système et de sa capacité d’adaptation.
Z.
Zone alpine
Zone biogéographique correspondant aux régions escarpées qui se trouvent au-dessus de la limite des arbres et caractérisée par la présence de plantes herbacées à rosettes et de plantes arbustives ligneuses à croissance lente.
Zone aride
Région des terres émergées à faible pluviosité, « faible » signifiant généralement que la précipitation y est inférieure à 250 millimètres par an.
Zooplancton
Voir Plancton.
Références
Glossaires des contributions des Groupes de travail I, II et III au quatrième Rapport d’évaluation du GIEC.
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Cleveland C.J. et C. Morris, 2006 : Dictionary of Energy, Elsevier, Amsterdam, 502 pages.
Heim, R.R., 2002 : A Review of Twentieth-Century Drought Indices Used in the United States. Bull. Am. Meteorol. Soc., 83, p. 1149 1165
IPCC, 1996 : Climate Change 1995: The Science of Climate Change. Contribution of Working Group I to the Second Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change [Publié sous la direction de Houghton., J.T., et al.]. Cambridge University Press, Cambridge, Royaume-Uni et New York, NY, États Unis d’Amérique, 572 pages.
IPCC, 2000 : Land Use, Land-Use Change, and Forestry. Special Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change [Publié sous la direction de Watson, R.T., et al.]. Cambridge University Press, Cambridge, Royaume-Uni, et New York, NY, États Unis d’Amérique, 377 pages.
IPCC, 2003 : Definitions and Methodological Options to Inventory Emissions from Direct Human-Induced Degradation of Forests and Devegetation of Other Vegetation Types [Publié sous la direction de Penman, J., et al.]. The Institute for Global Environmental Strategies (IGES), Japon, 32 pages.
IUCN, 1980 : The World Conservation Strategy: living resource conservation for sustainable development, Gland, Suisse, IUCN/UNEP/WWF.
Manning, M., et al., 2004 : IPCC Workshop on Describing Scientific Uncertainties in Climate Change to Support Analysis of Risk of Options. Workshop Report. Intergovernmental Panel on Climate Change, Genève.
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