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L'équipementier sportif allemand Adidas a déclaré lundi qu'une vente de Reebok, sa filiale américaine en difficulté, figure parmi les options envisagées pour l'avenir de cette marque.
Adidas, principal concurrent de Nike, a indiqué dans un communiqué que des "alternatives stratégiques" sont étudiées pour Reebok, acquise en 2006 pour 3,1 milliards d'euros (3,34 milliards de francs), qui incluent "à la fois la vente (...) et le maintien" dans le groupe.
Une décision doit être communiquée le 10 mars 2021, lors de la présentation officielle de la nouvelle stratégie d'Adidas par le patron danois Kasper Rorsted.
Le fabricant de vêtements américain VF Corp et le chinois Anta Sports figureraient parmi les candidats intéressés par un rachat, écrivait dès le mois d'octobre le mensuel économique allemand "Manager Magazin", sans citer de sources.
Depuis son rachat par le groupe allemand, Reebok, spécialisée dans le sportswear féminin, a toujours été considérée comme un enfant à problème au sein de l'équipementier, alimentant régulièrement des rumeurs sur une éventuelle cession.
La marque ne vaut plus que 803 millions d'euros au bilan du groupe après plusieurs dépréciations comptables, la dernière intervenant en août après un recul de 42% des ventes au deuxième trimestre, à 228 millions d'euros, fortement affecté par la pandémie du coronavirus.
Le chiffre d'affaires de Reebok avait encore augmenté de 2% en 2019, à 1,75 milliard d'euros, une petite partie des 23,6 milliards d'euros de l'ensemble du groupe Adidas.
Si un plan de redressement lancé en 2016 a permis à Reebok de "retrouver la rentabilité en 2018" soit "deux ans plus tôt que prévu", selon le communiqué, le groupe ne fait pas de pronostic pour l'année 2020.
En Bourse, l'action Adidas grimpait après cette annonce de 1,66% à 288,0 euros dans un indice Dax en hausse de près de 1%.