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Hamilton, Etats-Unis- Combien de temps le coronavirus SRAS-CoV-2 peut-il rester dans l'environnement ? Une équipe américaine apporte les premiers éléments de réponse : de quelques heures dans les aérosols jusqu'à plusieurs jours selon les surfaces (2-3 jours sur le plastique et l'inox, 4 heures sur le cuivre, 24 heures sur un carton et 3 heures dans l'air). Les résultats ont été d'abord publiés sur le serveur medRxivpreprit puis dans le New England Journal of Medicine [1].
Le virus SRAS-CoV-2 utilise différentes modalités pour se propager. Ceci explique qu'il se répande si efficacement dans la population. Pour investiguer la durée pendant laquelle il reste contaminant dans l'environnement, Neeltje van Doremalen et ses collègues du Laboratoire de virologie du National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) ont mené différentes expériences de simulation au cours des quelles ils ont comparé la viabilité du SRAS-CoV-2 à celle du SRAS-CoV-1, le coronavirus en cause dans l'épidémie de SARS de 2003.
Trois heures dans les gouttelettes
Chez les patients infectés par SRAS-CoV-2, les sécrétions respiratoires, sous forme d’aérosols (<5 μm) ou de gouttelettes (>5 μm), contiennent des charges virales élevées.
Neeltje van Doremalen et ses collègues ont généré des aérosols grâce à des nébuliseurs. Des échantillons de SRAS-CoV-1 et de SRAS-CoV-2 ont été collectés à 0, 30, 60, 120 et 180 minutes sur un filtre en gélatine. L'infectiosité a ensuite été testée sur des cultures cellulaires.
Les chercheurs ont mis en évidence que SRAS-CoV-2 était stable pendant le test complet de 180 minutes. Un léger déclin a été constaté à partir de trois heures. Ces résultats sont similaires à ceux du SRAS-CoV-1. Les deux virus ont une demi-vie médiane de 2,7 heures dans les aérosols (écart allant de 1,65 h pour le SARS-CoV-1 à 7,24 h pour le SARS-CoV-2).
Plusieurs jours sur l'inox et le plastique
Les chercheurs ont ensuite testé les virus sur différents matériaux pendant une durée s'étalant jusqu'à sept jours, en faisant varier les conditions de température et d'humidité pour simuler différentes situations réalistes à l'hôpital ou au domicile et en utilisant des charges virales cohérentes avec celles retrouvées au niveau des voies respiratoires inférieures et supérieures des patients.
Par exemple, ils ont étalé 50 μL d'une solution contenant du virus sur un morceau de carton puis l'ont tamponné à différents moments en ajoutant 1 μL de milieu. L'évaluation sur chacune des surfaces a été réalisée à trois reprises.
Le nouveau coronavirus est le plus stable sur le plastique et l'inox, avec certains virus qui restent viables jusqu'à 72 heures. Cela dit, pendant cette durée, la charge virale décroît de façon exponentielle. Ce profil ressemble tout à fait à celui du SARS-CoV-1, indiquent les auteurs.