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Telle est la somme récoltée des dernières ventes du défunt journal satirique. Défunt ? Je l'avais annoncé au lendemain de la tuerie et cela se réalise. On nous dit que le journal ne paraitra ni la semaine prochaine, ni celle d'après. On peut de nouveau parier que les semaines suivantes ressembleront furieusement à ces deux-là.
Charlie Hebdo est donc mort de sa belle mort. Parti avec les dessinateurs qui faisaient son âme et laissant derrière lui un magot et 21 millions d'Euros et un autre de 21 points dans les sondages.
Je fus parmi les très, très rares, premiers à avoir écrit "je ne suis pas Charlie" et ce dès le lendemain de la tuerie. Non seulement j'avais raison, mais la tournure des événements faisant suite à cette affaire ne laissent place qu'à un seul sentiment, toujours le même : le dégoût.
Ainsi, les vraies victimes de cette affaire sont toujours les mêmes : celles qui sont tombées sous les balles des "désœuvrés" des banlieues parisiennes (attention aux termes employés pour qualifier les tueurs) mais aussi, peut-être encore plus, les centaines de milliers de "moutons" marchant derrière l'homme aux 13 points d'opinions favorables dans les sondages. Moutons qui, juste après cette marche "républicaine" ont augmenté le score de l'homme en question de 21 points.
Les gagnants de l'affaire sont, eux aussi, les mêmes : l'homme en question et sa "bande" mais aussi ceux qui ont ramassé le magot de 21 millions d'euros.
L'homme aux 34 points d'opinions favorables (maintenant) s'est rassuré quant à ses attitudes futures : devant des moutons, il n'y a rien à craindre.