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Les affaires sont en net recul. Après les employés, ce sont les banquiers qui vont trinquer au Credit Suisse First Boston (CSFB).Ce contenu a été publié le 04 avril 2002 - 15:25
John Mack, le nouveau président de Credit Suisse First Boston, s'est juré de réduire ses coûts d'un milliard de dollars d'ici à la fin de l'année. CSFB a déjà renvoyé 3100 employés (9% des effectifs) après la fusion avec Donaldson Lufkin & Jenrette. Mais ce n'est pas suffisant.
Aujourd'hui, Credit Suisse First Boston a donc décidé de licencier 300 de ses banquiers d'affaires. Et l'Asie du Sud-Est - l'une des régions où Credit Suisse Group (CSG) a le plus investi ces dernières années - est plus particulièrement touchée.
Des cadres de très haut niveau
D'après Thomson Financial Data, les activités de fusions et d'acquisitions - une importante source de revenus pour les banques d'affaires - ont chuté de 45% en Asie du Sud-Est au premier trimestre.
Et, depuis le début de l'année, le marché des opérations d'entrée en bourse de nouvelles entreprises a diminué de plus de 50% en valeur. Cette contraction des affaires serait l'une des conséquences des attentats terroristes du 11 septembre contre les Etats-Unis.
Résultat: pour la première fois, CSFB a décidé de se séparer d'une cinquantaine de ses banquiers occupant des fonctions de directeurs exécutifs. Des cadres de très haut niveau qui touchent des salaires mirobolants.
Les salaires et les bonus de ces banquiers sont en effet parmi les plus élevés de la branche. Ils sont même supérieurs à ceux qui sont versés par ses principaux concurrents, Goldman Sachs et Merrill Lynch.
La Chine et Taïwan épargnés
Ces suppressions d'emplois représentent quelque 15% des banquiers de CSFB qui travaillent dans des activités d'investissement. Et elles se concentreront à Singapour, Djakarta, Kuala Lumpur et Bangkok. L'Asie du Nord-Est, la Chine et Taiwan, seront épargnés.
«La croissance de Credit Suisse First Boston et des autres banques d'affaires étrangères, observe Tony Liu, un analyste de DBS Vickers Securities à Hong Kong, dépend désormais surtout de la Chine, du Japon et de la Corée du Sud.»
swissinfo/Georges Baumgartner à Tokyo
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