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Jusqu'au 25 septembre, l'armée va collaborer avec le corps des gardes-frontière à la frontière franco-suisse à Bâle et avec l'Inspectorat des douanes. Les quelque 5000 soldats, dont de nombreux Romands, seront engagés dans une région située entre Bâle, Soleure, Sursee (LU) et Wohlen (AG).
En collaboration avec des civils, l'armée va par exemple surveiller le port de Muttenz (BL), la centrale électrique de Birsfelden (BL) et la centrale nucléaire de Leibstadt. Des patrouilles seront en outre effectuées en gare de Bâle.
Crise économique fictive en Europe
L'exercice simule une crise économique dans une Europe fictive. Il comprend notamment un flux de migration plus important à la suite de tensions ethniques. Dans cette hypothèse, le Conseil fédéral a fait appel à l'armée afin d'épauler les services d'urgence civils.
L'exercice prend fin le 25 septembre avec une parade à Zofingue. Environ 1800 soldats et 500 véhicules défileront alors que la Patrouille suisse effectuera un survol. Quelque 5000 spectateurs sont attendus.
mac avec ats
Opposition locale
Un officier engagé dans l'exercice a affirmé à la RTS que des militants d'extrême gauche ont distribué des tracts aux voisins directs de l'exercice. Ils projetteraient en outre de dérober des armes aux militaires.
Des ponts et des routes construits
Dans la région du Spittelberg (S), les soldats exerceront la construction d'une route. Ils utiliseront aussi des explosifs pour dégager des obstacles d'une route.
Avec des civils, les soldats combattront aussi un gros incendie dans un centre de distribution à Neuendorf (SO). A Ballwil (SO), 250 hommes devront monter un campement pour 50 personnes en 24 heures.