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Le voyage de l'horreur dans leur sommeil: Quand les cauchemars tourmentent les adolescents la nuit
Un cri fort au milieu de la nuit. L'adolescent se redresse dans son lit, trempé de sueur, mais soulagé de s'être réveillé. Il déteste les cauchemars qui le tourmentent encore et encore. Les cauchemars et leurs scénarios effrayants sont un problème courant à l'adolescence.
Les techniques de relaxation peuvent rendre le sommeil des jeunes à nouveau réparateur. Image: KatarzynaBialasiewicz, iStock, Thinkstock.
De nombreux jeunes sont assaillis de mauvais rêves: ils sont persécutés, perdent des êtres chers ou tombent dans un gouffre sans fond. La peur, le dégoût, la tristesse et la colère entraînent des réveils soudains. Bien que les cauchemars soient particulièrement fréquents entre six et dix ans, les adolescents en sont aussi plus souvent tourmentés que les adultes.
Des cauchemars avec des conséquences
Après une nuit de cauchemar, les jeunes touchés se sentent désorientés, ils ne peuvent pas se concentrer correctement à l'école. Et les cauchemars peuvent aller encore plus loin. Certains adolescents développent une véritable peur des cauchemars et donc aussi du sommeil. S'il n'est pas possible de s'endormir de manière détendue, un cercle vicieux plein de problèmes de sommeil se développe.
Le phénomène est familial
Des études sur les jumeaux ont montré qu'il existe une tendance génétique aux cauchemars. "Dans une grande étude de jumeaux, il a pu être démontré qu'un facteur génétique joue un rôle dans l'apparition des cauchemars", explique l'AG Traum de la Société allemande de recherche sur le sommeil et de médecine du sommeil. Ainsi, les adolescents qui souffrent de mauvais rêves ont souvent aussi des parents qui font de tels rêves plus souvent que la moyenne.
Le stress déclenche des cauchemars
Les cauchemars sont déclenchés par le stress dans des situations stressantes. "Des expériences ont montré que, surtout dans la première moitié de la nuit, ce qui a été vécu pendant la journée réapparaît souvent dans les rêves", informe l'organisation suisse d'entraide pour l'apnée du sommeil. Il peut s'agir, par exemple, d'une pression particulière pour obtenir des résultats à l'école ou d'une dispute avec le meilleur ami. Le degré d'insensibilité de l'adolescent joue également un rôle. "Un chercheur américain a découvert que les personnes dont les limites sont dites fines font plus souvent des cauchemars que les autres", indique AG Schlafforschung. Les personnes dont les limites sont ténues sont celles qui sont créatives, empathiques, ouvertes et sensibles. Ils ont tendance à avoir une faible capacité à s'isoler contre le stress. Les adolescents sont de toute façon sensibles au stress pendant la puberté. En effet, la puberté est une phase de développement particulièrement difficile, caractérisée par des conflits, la recherche d'une identité et l'incertitude liée au processus de rupture avec le foyer parental.
Les cauchemars expriment un traumatisme
Si les cauchemars se produisent fréquemment chez les enfants plus âgés ou les adolescents, par exemple une fois par semaine, des problèmes psychologiques ou sociaux peuvent en être la cause. Des traumatismes peuvent également les provoquer. Les exemples sont les abus psychologiques et physiques, les abus sexuels et les viols. Le WG Sleep: "Dans de nombreux cas, il s'agit de ce que l'on appelle le syndrome de stress post-traumatique, où les cauchemars sont souvent un symptôme majeur."
Mauvais rêves: premiers secours pour les adolescents
Les parents qui sont surpris par des cris dans la nuit sont désireux d'aider leur adolescent. Il est logique de réveiller doucement l'enfant et de le libérer de son rêve. La lumière doit être éteinte pour que l'adolescent ne soit pas trop éveillé et puisse se rendormir rapidement. Il est important de lui expliquer brièvement que son rêve n'est pas la réalité et qu'il n'a fait qu'un mauvais rêve.
Comment faire face au cauchemar pendant la journée?
Si l'adolescent souffre de cauchemars réguliers, les parents peuvent lui recommander une stratégie, présentée par l'AG Schlaf dans son dépliant "Cauchemars: que puis-je faire ?". L'idée est d'encourager l'adolescent à faire face au contenu de son rêve au lieu de le supprimer. Le jeune doit tenir un journal des rêves avec des descriptions et des dessins. Ensuite, la tâche consiste à chercher une solution à l'un des rêves, à l'exclusion de l'évasion. L'histoire effrayante est ainsi réécrite et amenée à une fin heureuse par une action active. Peut-être que le démon lui-même peut être mis en fuite? Ou bien un assistant émerge, avec l'aide duquel un poursuivant est trompé? "Pour que le schéma nouvellement appris ait un effet sur les rêves, il est important de revoir la stratégie une fois par jour (au cours de la journée) et de l'imaginer aussi bien que possible", explique AG Schlaf. Le même rêve avec la même solution doit toujours être utilisé sur une période de deux semaines, ce qui permet d'ajouter des détails supplémentaires.
En sécurité au lit
Un bon sentiment au moment d'aller se coucher évite bien des cauchemars. Ça devrait être très confortable ! Le lit donne au jeune un sentiment de sécurité s'il est placé dans un coin avec la tête de lit contre le mur. Un écran peut peut-être séparer le coin sommeil du reste de la chambre de l'adolescent. Une petite veilleuse aide l'adolescent à s'orienter en cas de réveil nocturne. Une température ambiante idéale la nuit est de 16 à 18 degrés.
Techniques de relaxation au lieu de cauchemars
Les techniques de relaxation peuvent également permettre de retrouver un sommeil réparateur. On trouve dans le commerce de nombreux guides avec des CD audio qui enseignent le training autogène ou la relaxation musculaire progressive. Les techniques de relaxation peuvent également être apprises dans le cadre d'un cours. "De cette manière, la plupart des enfants et des adolescents peuvent être aidés", soulignent les "Neurologues et psychiatres sur le Net".
Quand faut-il chercher une aide thérapeutique?
Toutefois, si tous les efforts déployés pour faire disparaître les terreurs nocturnes de l'adolescent n'aboutissent pas, une aide thérapeutique peut s'avérer nécessaire. Il est alors utile de se tourner vers un thérapeute comportemental, un psychiatre ou un centre de médecine du sommeil avec l'enfant.