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Les bureaux de vote ont ouvert dimanche en Ouzbékistan. Le scrutin devrait sans surprise aboutir à la réélection du président sortant Islam Karimov, 77 ans, à la tête de cette ex-république soviétique d'Asie centrale depuis 1989.
Les opérations de vote ont commencé à 01h00 GMT (03h00 en Suisse) et se poursuivront jusqu'à 15h00 dans 9000 bureaux à travers tout le pays, selon la commission électorale centrale.
Islam Karimov, qui dirigeait déjà l'Ouzbékistan avant l'effondrement de l'Union soviétique, est opposé à trois adversaires, tous issus de partis politiques soutenant officiellement le président ouzbek et ayant appelé à sa réélection.
Près de 21 millions de personnes sont appelées aux urnes dans le pays, le plus peuplé des cinq ex-républiques soviétiques d'Asie centrale, selon la commission électorale.
Plus de 300 observateurs internationaux, issus de 43 pays, sont mobilisés. L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) doit rendre publique lundi une évaluation préliminaire de la régularité du scrutin.
Entre Russie et Occident
Rien n'indique que le pouvoir ouzbek puisse vaciller dans un proche avenir. Régulièrement pointé du doigt par les ONG internationales, le régime navigue entre les intérêts russes et occidentaux.
Après le massacre le 15 mai 2005 d'Andijan, l'Ouzbékistan avait été mis au ban de la communauté internationale. L'OSCE estime que 300 à 500 personnes avaient été tuées ce jour-là lors de la répression d'un soulèvement.
Mais l'aide américaine n'a jamais cessé et l'Union européenne a suspendu ses sanctions économiques dès 2009. Le président russe Vladimir Poutine s'est rendu en décembre à Tachkent, tentant de convaincre l'Ouzbékistan de rejoindre l'Union économique eurasiatique menée par Moscou.
Une invitation refusée par Islam Karimov, qui assure vouloir préserver l'indépendance de son pays d'une logique de "blocs politiques".
ATS