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Les jurés du tribunal londonien chargés de juger l'ex-trader d'UBS, accusé d'une fraude ayant coûté quelque 2 milliards de dollars au numéro un bancaire suisse, se sont retirés pour délibérer. Ils pourraient rendre leur jugement d'ici la fin de la semaine ou en début de semaine prochaine.
Kweku Adoboli, 32 ans, a été inculpé pour six "abus de position" ou fraudes comptables, qui pourraient lui valoir dix ans de prison. Il a plaidé non coupable, affirmant que ses supérieurs étaient au courant de ses activités et l'encourageaient à "repousser les limites".
L'accusation, qui le qualifie de "trader voyou", lui reproche d'avoir dépassé les limites de courtage qui lui étaient fixées, en inventant des opérations fictives et en mentant à ses supérieurs pour chercher à faire progresser son bonus et ses perspectives de carrière.
Ses agissements ont débuté en 2008 et auraient duré jusqu'au moment de son arrestation, en pleine nuit, le 15 septembre 2011, dans son bureau de la City. Le procès a duré neuf semaines.
Malhonnêteté ?
A la fin des audiences, le président du tribunal a demandé aux jurés de se prononcer notamment sur les motivations de M. Adoboli et de dire s'il avait agi par malhonnêteté ou pas. "La difficulté est que quand les gens font quelque chose, ils ont souvent plusieurs raisons de le faire", a-t-il expliqué.
"Il se peut donc qu'il vous soit difficile de dire si ce qui a motivé M. Adoboli était seulement le désir d'augmenter les profits de la banque ou bien uniquement son désir d'accroître son bonus et ses perspectives d'avancement dans l'établissement", a-t-il poursuivi. "Les choses ne sont jamais toute noires ou toute blanches".
ATS