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19/02/2012
Coûts des heures supplémentaires de la police, qui a intérêt à attiser une telle polémique ?
Ainsi donc les heures supplémentaires de la police sont en augmentation, ainsi donc les heures supplémentaires de la police ont un coût, pourtant :
J'ai souvenir d'une Commission des finances qui hurlait au sujet d'une prime demandée pour des heures supplémentaires effectuées.
J'ai souvenir d'une Cour des comptes qui fustigeait l'opacité du mode de compensation et de paiement des heures supplémentaires.
J'ai souvenir d'un Grand argentier qui désirait maîtriser ces coûts avec une Loi, des Règlements.
J'ai souvenir d'un Président de département qui expliquait déjà que le manque d'effectifs avait des répercutions sur les engagements opérationnels, et donc sur le nombre d'heures supplémentaires nécessaires.
J'ai souvenir d'un protocole d'accord signé, de l'entrée en vigueur d'une nouvelle Loi sur la police et d'un Règlement d'application.
J'ai souvenir que c'est l'employeur, sous la pression de la Commission des finances, de la Cour des comptes, du Parlement, qui a proposé :
- Une modification de l'âge de la retraite, mettant au bénéfice d'un pont les plus touchés, sans opacité;
- Un lissage de la grille salariale, sans opacité;
- Des débours forfaitaires, sans opacité;
- Des horaires annualisés, sans opacité;
- Une compensation des heures supplémentaires de 25 % sur un jour de travail et de 100 % sur un congé, ce qui se rapproche le plus du MIOPE, sans opacité;
- Un mode de récupération, puis de paiement des heures supplémentaires réglementé, sans opacité;
- L'instauration d'un Piquet, pour des besoins opérationnels évidents, avec une compensation de 15 %, sans opacité;
- Une fiscalisation de l'indemnité pour risque inhérent à la fonction, que les syndicats ont combattue en vain, le tord étant physique et moral, une imposition sans opacité.
Toutes ces modifications devaient, si je me souviens bien, apporter une grande clarté dans la gestion de la police, allant de ses engagements à ses budgets en passant par son mode de rémunération.
Aujourd'hui, nous citoyens constatons que nous avons des policiers avec un horaire annuel aux normes, des débours reconnus comme frais réels, un salaire d'une grande clarté, des prestations étatiques réglées par une Loi et des Règlements, une retraite adaptée aux règles fédérales.
Reste qu'une « réorganisation » de la police est prévue par le Département et une Cour des Comptes qui voudrait que ses recommandations inadaptées soient mises en application.
Reste un Grand argentier qui peut budgétiser tous ces frais sans opacité.
Reste le véritable problème du manque d'effectif et pour lequel le recrutement n'est pas encore une réussite, constat qui devrait faire dire à l'employeur qu'une redistribution du cahier des charges entre les divers partenaires serait plus efficiente qu'un hypothétique tsunami de personnel, qui aurait de facto un coût de gestion dont personne ne parle à ce jour.
Alors, à qui profite le crime, car les problèmes rencontrés par nos policiers ne sont pas en lien avec leur rémunération, mais bien avec des choix politiques, législatifs et administratifs. Aujourd'hui, les responsabilités sont donc politiques, pas policières.
Il est vrai que pendant que l'on parle de gros sous, on ne parle plus d'insécurité, mais sachant que la sécurité à un coût, tout comme la santé, qui a donc intérêt d'attiser une telle polémique ?
Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.