Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07137.jsonl.gz/70

En Suisse, les expériences sur les animaux ne sont admises que si aucune alternative n’est possible. La détention d’animaux de laboratoire est également soumise à des règles strictes, tout comme la formation de base et la formation qualifiante des chercheurs amenés à travailler avec des animaux.
Actuel
Expériences sur les animaux: toujours moins d’animaux utilisés, hausse des expériences causant des contraintes
La nouvelle statistique de l’expérimentation animale est publiée : le nombre d’animaux utilisés à des fins expérimentales en 2019 est à nouveau en recul, comme les trois années précédentes. La diminution est essentiellement due à une utilisation moindre de souris et de poissons par rapport à l’année précédente. Le nombre d’expériences imposant aux animaux des contraintes moyennes à sévères a augmenté. Parmi les animaux utilisés, 3,2 % ont fait l’objet d’expériences leur causant des contraintes sévères.
(21.07.2020)
La législation suisse sur la protection des animaux est l’une des plus complètes du monde et le domaine des expériences sur les animaux y est strictement réglementé : chaque expérience revendiquée est examinée par une commission cantonale pour les expériences sur les animaux. Les chercheurs doivent prouver que les bénéfices pour la société sont plus importants que les souffrances infligées aux animaux lors des expériences (pesée des intérêts).
Expériences sur les animaux en 2019 : toujours moins d’animaux utilisés
En 2019, 572 069 animaux ont été utilisés en Suisse pour l’expérimentation animale, soit une baisse de 2,5 % par rapport à 2018. Le nombre total d’animaux d’expérience n’a cessé de diminuer ces quatre dernières années.
Différentes catégories de contrainte
Les expériences sur les animaux sont classées en quatre catégories de contrainte, appelées degrés de gravité : le DG 0 comprend les expériences jugées non contraignantes ; le DG 3 celles qui causent des contraintes sévères. Une information technique de l’OSAV, mise à jour en 2018, aide à classer les expériences dans les catégories de contrainte.
En 2019, 69,2 % des animaux ont été utilisés pour des expériences pas ou peu contraignantes (degrés de gravité 0 et 1), ce qui confirme la diminution constante observée depuis 2015. Environ 27,6 % des animaux ont été soumis à des contraintes moyennes (DG 2). On constate ici une augmentation régulière depuis 2012. La proportion d’animaux utilisés dans des expériences de degré de gravité 3 (contrainte sévère) a augmenté par rapport à 2018, passant de 2,7 % à 3,2 %. Au total, 18 290 animaux ont fait l’objet d’expériences de DG 3.
Informations complémentaires
Législation
Dernière modification 20.08.2020