Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06891.jsonl.gz/1575

La crise actuelle est-elle autre chose que le résultat de la politique imposée depuis les années 1980 par des institutions comme l'Union Européenne et les structures qui l'ont précédée? Sur l'Italie, Le Figaro annonce "un gouvernement resserré et technique". Mais en quoi consiste la "technique" de ces prétendus "experts"? Est-ce autre chose que la collection de lieux communs récurrents, présentés comme consensuels, qui ont ruiné les pays européens? Car c'est sans doute l'aspect le plus inquiétant de cette situation: l'incapacité, de la part de ceux qui nous gouvernent, d'appliquer dans la pratique autre chose que la "bonne vieille" politique des trois dernières décennies qui a conduit à la débâcle des années récentes. C'est précisément de ce point de vue, que le recours à des "spécialistes" influents liés à la Commission Trilatérale et au groupe de Bilderberg apparaît particulièrement parlante.
Le 14 novembre, Radio Chine Internationale (RCI) écrit entre autres : "La plupart des Grecs soutiennent le nouveau gouvernement de coalition", se référant aux sondages diffusés par la presse grecque à propos du gouvernement que vient de former Lucas Papademos. S'agissant de l'Italie, Les Echos commente "Mario Monti, un technocrate sobre et intransigeant". Précisons que MM. Monti et Papademos sont les deux des membres de la Commission Trilatérale, dont le premier préside la branche européenne. Très lié à l'Union Européenne et président honoraire du think tank Bruegel, Mario Monti est également membre du comité de pilotage des rencontres de Bilderberg.
Dans une présentation d'il y a deux ans, Mario Monti apparaît comme conseiller de Goldman Sachs et de Coca Cola. Lucas Papademos fut de son côté vice-président de la Banque Centrale Européenne (BCE). La semaine passée, du 11 au 13 novembre, la réunion européenne de la Commission Trilatérale a eu lieu à la Haye. Une dépêche Romandie News/AWP du 14 novembre commente d'emblée "Grèce: Papademos définit lundi sa feuille de route dictée par l'UE et le FMI". Atlantico interroge : "Le nouveau gouvernement grec va-t-il achever l'Europe?". C'est cela la "technique" de ces nouveaux "spécialistes"!