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L'UDC a finalement échoué dans sa première tentative à renverser la majorité de gauche qui se maintient à l'exécutif depuis 10 ans.
Les Bernois devaient désigner les successeurs des conseillers d'Etat socialistes Philippe Perrenoud et Andreas Rickenbacher.
Dans l'après-midi les UDC Lars Guggisberg et le francophone Pierre-Alain Schnegg ont longtemps fait la course en tête avant de se faire dépasser par le socialiste Christoph Amman. Celui-ci a terminé avec 182'476 voix, alors que la majorité absolue était de 181'084 voix.
Au terme de ce 1er tour, Lars Guggisberg (UDC) a obtenu 176'219 voix, Pierre-Alain Schnegg (UDC) 154'217 devant l'autre francophone Roberto Bernasconi (PS) et ses 152'081 voix.
Les deux autres candidats, Patrick Gsteiger et Bruno Moser, sont largement devancés.
Un francophone assuré
Seule certitude, le dernier siège vacant ira à un francophone. La constitution cantonale bernoise garantit l'un des 7 sièges au Conseil-exécutif à la minorité francophone.
La coalition rose-verte détient depuis 2006 la majorité au sein d'un gouvernement qui compte 3 PS, 1 Vert, 1 UDC, 1 PBD et 1 PLR. Mais le départ anticipé de deux magistrats socialistes met en péril cette majorité.
ats/sbad
Deux votations cantonales
Ce projet était contesté par les opposants aux expérimentations animales. Il s'agit de regrouper les sites disséminés sur 18 endroits dans la capitale.
Cette concentration va renforcer le statut du site médical du canton de Berne. Pour le gouvernement, cet édifice va permettre de créer les surfaces de laboratoire requises et d'offrir les capacités nécessaires à la détention d'animaux pour les expérimentations.
Pour les opposants au projet, l'extension de laboratoires destinés à pratiquer des tests sur les animaux est inutile et dépassée. Ils ont affirmé que les millions de francs investis dans l'expérimentation animale n'apportaient que des "gains dérisoires pour la santé humaine".
Quant à la réduction des primes maladies, les citoyens bernois ont dit non à 54,4% au projet principal et non à 63,5% au projet alternatif proposé.
Les citoyens bernois n'ont pas voulu supprimer de la loi la part de la population qui bénéficie de subsides pour réduire le montant des primes de l'assurance maladie. Ils ont désavoué le gouvernement et le Grand Conseil. La loi actuelle reste en vigueur.
Cette loi prévoit que 25 à 45% de la population du canton de Berne doit toucher une aide de l'Etat pour participer au paiement des primes de l'assurance maladie. Mais le Grand Conseil a biffé l'an dernier ce principe, décision attaquée par un référendum lancé par la gauche.