Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06930.jsonl.gz/904

Son nom était sur toutes les lèvres depuis des semaines: le Bernois Samuel Schmid a confirmé les pronostics mercredi en devenant le 105e conseiller fédéral. En revanche, son adversaire désigné, Roland Eberle, a fait pâle figure.
Mardi, tous les analystes politiques prédisaient un duel Schmid-Eberle. Finalement, ce fut un duel Schmid-Siegrist. Mais, dès le deuxième tour, le Bernois a toujours obtenu davantage de voix.
Il est vrai que Samuel Schmid a pu profiter d'un large soutien. De l'UDC bernoise tout d'abord, sa famille politique. Mais aussi des libéraux et d'une grande partie des radicaux et des démocrates-chrétiens, qui n'ont jamais caché leur préférence pour Samuel Schmid, considéré comme plus progressiste que les candidats officiels de l'Union démocratique du centre.
Roland Eberle a, quant à lui, déçu. Celui qui était considéré comme le candidat qui montait n'aura pas réussi à confirmer. Au premier tour de l'élection, il ne recueillait que 16 voix. Jamais il n'a pu remonter son retard sur ses adversaires.
Rita Fuhrer, l'autre candidate du ticket officiel de l'UDC a fait beaucoup mieux. En tête lors du premier tour, elle a réussi à se maintenir jusqu'au cinquième tour, où elle recueillait encore 29 voix.
Mais au final, l'UDC n'a donc pas réussi à imposer ses vues au Parlement, fort peu désireux de voir accéder un blochérien au gouvernement. Ses deux candidats officiels n'ont pas passé la rampe, faute du soutien nécessaire des autres partis bourgeois.
Reste que cette victoire des bourgeois modérés de l'Assemblée fédérale ne résout pas le problème qui existait déjà avec Adolf Ogi: le nouveau conseiller fédéral de l'UDC risque bien d'être en désaccord constant avec son parti.
Olivier Pauchard