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La troisième banque suisse limitera la rémunération annuelle des cadres dirigeants à 1 million de francs suisses (environ 1 million de dollars) à partir du 1er juillet.
L’annonce a été faite lors de l’assemblée générale de la banque samedi à Crans-Montana. La rémunération du CEO Heinz Huber a déjà été ajustée lors de son entrée en fonction en janvier. A titre de comparaison, les CEO des deux plus grandes banques suisses, UBS et Credit Suisse, ont empoché respectivement 13,9 millions et 12,3 millions de francs en 2018, selon un rapport publié par le syndicat Unia.
La majorité des délégués à l’assemblée de Raiffeisen n’a pas approuvé le rapport de rémunération 2018. Toutefois, ils ont voté à une large majorité en faveur du nouveau cadre de rémunération pour 2019. En avril, la banque a déclaré qu’elle supprimerait jusqu’à 200 emplois pour économiser 100 millions de francs suisses (100 millions de dollars) cette année.
Le groupe poursuivra la mise en œuvre des mesures résultant des accusations du régulateur financier (FINMA) concernant les carences en matière de gouvernance. L’enquête de la FINMA a conclu que le conseil d’administration de Raiffeisen n’avait pas suffisamment surveillé son ancien CEO, Pierin Vincenz. Cet échec lui a permis, au moins potentiellement, de générer un gain financier personnel aux frais de la banque, selon la FINMA. La nouvelle structure organisationnelle de la banque – qui vise à traiter les questions de gouvernance – entrera également en vigueur le 1er juillet 2019.