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"J'ai été très clair vis-à-vis de la communauté du renseignement: à moins que notre sécurité nationale soit en jeu, nous n'espionnerons pas les communications des dirigeants de nos alliés proches et de nos amis", a déclaré vendredi dans une allocution très attendue le président des Etats-Unis.
Barack Obama a également affirmé qu'il faudrait peut-être "des années" avant que les Etats-Unis ne prennent pleinement conscience des dégâts provoqués par les révélations de l'ancien analyste du renseignement Edward Snowden sur les programmes américains de surveillance.
"La façon sensationnelle dont ces révélations ont été mises sur la place publique a souvent été plus spectaculaire que significative sur le fond, tout en révélant à nos adversaires des méthodes qui pourraient avoir des conséquences sur nos opérations, que nous pourrions bien ne pas comprendre avant des années", a-t-il dit.
Nombreuses révélations
Depuis juin 2013, les médias distillent des révélations sur l'étendue de ses mesures de surveillance en se basant sur les documents subtilisés par Edward Snowden.
Encore jeudi, le quotidien britannique The Guardian a révélé que.
A relire, le suivi de la conférence par nos correspondants:
agences/mre
Réforme partielle de la récolte de données
"Je pense qu'une nouvelle approche est nécessaire. C'est la raison pour laquelle je donne l'ordre d'une transition qui mettra fin à la collecte de données (...) au terme de l'article 215" du Patriot Act, ensemble de lois sécuritaires adoptées dans la foulée des attentats du 11-Septembre, a-t-il expliqué.
Conformément à ce texte, les opérateurs téléphoniques américains fournissent à la NSA les métadonnées de l'ensemble des appels téléphoniques passés aux Etats-Unis.
Le président a cependant insisté sur le fait que conserver les métadonnées téléphoniques constituait une arme essentielle dans la lutte contre le terrorisme.