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Tim Pope a également mis en images des morceaux phares de Queen, Paul Weller, Fatboy Slim, les Rita Mitsouko ou Talk Talk, le fameux tube "Such a Shame", diffusés en boucle à l'époque sur MTV.
Il a appris son art dans une école de cinéma, à Bromley au sud de Londres, la même qu'a fréquentée David Bowie. Il se considère avant tout comme un artisan. "Je me suis toujours considéré comme le tailleur d'un artiste (...) Ce que j'aime, c'est carrément couper le tissu autour des gens et faire du sur-mesure. Ce procédé implique forcément que je doive me rapprocher de l'artiste et le connaître très bien. Je dois construire une relation, comprendre leur musique, qui ils sont. C'est toute une stratégie", détaille. Aujourd'hui, ce temps d'approche et de travail s'est hélas rétréci comme peau de chagrin, déplore celui qui réalisait les clips de The Cure à la va-vite en deux ou trois jours et prépare actuellement un documentaire sur son groupe new wave fétiche.
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Il a réalisé au total plus d'une centaine de clips, avant de s'essayer au cinéma. En 1996, il réalise son unique long-métrage, "The Crow: City of Angels", avec Vincent Perez ainsi que les chanteurs Iggy Pop et Ian Dury dans les seconds rôles. De ce mauvais film pour Hollywood de son propre aveu, il n'a retenu qu'un seul aspect positif, soit l'amitié développée avec l'acteur franco-suisse Vincent Perez qui l'a convié récemment aux premières Rencontres du 7e Art à Lausanne.
>> A écouter: interview de Tim Pope dans "Pony Express" sur Couleur 3 (1/5)
A ses débuts dans le clip vidéo dans les années 1980 pour Soft Cell, ce médium n'était pas encore considéré comme un outil marketing par l'industrie du disque. Même s'il coûtait déjà très cher et servait dans les faits de support marketing. Cela laissait le champ libre à la créativité. Aujourd'hui, il faut passer son temps à discuter stratégie et image avec le département marketing de la maison de disques de l'artiste avant de pouvoir tourner la moindre image et développer la moindre idée. "A l'époque, je n'avais ainsi jamais le souci de me vendre", explicite Tim Pope qui considérait tout de même faire des courts-métrages commerciaux pour les artistes et non pas de l'art cinématographique à proprement dit.
>> A écouter: interview de Tim Pope dans "Pony Express" sur Couleur 3 (3/5)
Interview: Ellen Ichters
Adaptation web: Olivier Horner