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Le ministre français délégué aux Petites et moyennes entreprises, Alain Griset, a démissionné mercredi après avoir été condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir dissimulé une partie de son patrimoine.
"Alain Griset a donc remis sa démission en tant que membre du gouvernement" au président Emmanuel Macron et au premier ministre Jean Castex, selon un communiqué diffusé par le ministère de l'Economie dont il dépendait.
La justice reprochait au ministre déchu de ne pas avoir déclaré, entre autres, un plan d'épargne en actions de 171'000 euros, ou encore des "participations directes" dans plusieurs sociétés comme la Française des Jeux ou Natixis.
L'avocat du ministre, absent à l'audience, Me Patrick Maisonneuve, a annoncé qu'il allait faire appel de sa condamnation.
Le tribunal a été moins sévère que les réquisitions du parquet, qui réclamait contre le ministre de 10 à 12 mois d'emprisonnement avec sursis et une peine d'inéligibilité de trois ans sans sursis qui, avait-il précisé à l'audience, aurait entraîné "automatiquement l'interdiction d'exercer des fonctions publiques".
Réelle volonté de dissimulation
En prononçant son jugement, le tribunal a retenu que M. Griset "avait fait le choix de dissimuler une partie substantielle de son patrimoine" et relevé deux éléments aggravants: les fonds en cause étaient hébergés dans une banque française et il a "fait preuve d'une réelle volonté de dissimulation".
Au gouvernement français depuis juillet 2020, M. Griset a été le premier ministre en exercice à comparaître devant un tribunal correctionnel.
Il lui est reproché d'avoir intentionnellement caché à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) la détention d'un plan d'épargne en actions de 171'000 euros et des "participations directes" dans plusieurs sociétés comme la Française des Jeux ou Natixis.
Egalement en cause, une somme de 130'000 euros placés sur son plan d'épargne en actions et qui appartenait à la Confédération nationale de l'artisanat des métiers et des services (Cnams) du Nord, une organisation que M. Griset dirigeait depuis 1991.
Maladresse
Devant ses juges, M. Griset, 68 ans, un ancien artisan taxi du nord de la France, avait défendu sa probité en plaidant "une maladresse" et en rejetant toute "malhonnêteté".
"A aucun moment je n'ai voulu tricher, voler ou cacher quoi que ce soit. Quand on a la chance d'être ministre, on ne gâche pas cette chance en essayant de dissimuler quelque chose qui était si visible", avait-il dit. A la barre, il avait également rappelé ses origines modestes, son manque de diplômes. "Je suis bac -8".
En cas de condamnation, "je continuerai tant que le président (Emmanuel Macron) me fait confiance", avait-il alors affirmé.
Il a finalement démissionné.
Esprit de responsabilité
Le premier ministre Jean Castex a "pris acte de la démission d'Alain Griset". Il a "salué l'esprit de responsabilité qui a fondé cette décision".
"Le premier ministre tient à remercier Alain Griset pour le remarquable travail accompli au sein du collectif gouvernemental, en particulier au plus fort de la crise sanitaire", a indiqué Matignon.
Remplacé
Le jour même Emmanuel Macron a décidé de remplacer Alain Griset par Jean-Baptiste Lemoyne, déjà membre du gouvernement. "Sur la proposition du premier ministre, le président de la République a mis fin aux fonctions d'Alain Griset" et "a nommé" Jean-Baptiste Lemoyne, le ministre délégué chargé du Tourisme, des Français de l'étranger et de la Francophonie, également en charge "des Petites et Moyennes Entreprises" auprès du ministre de l'Economie.
En déplacement à Vichy, Emmanuel Macron s'est dit "très triste" pour Alain Griset qui a fait un "travail excellent" et a "pris ses responsabilités" en démissionnant.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
La bataille contre l'inflation prendra du temps, selon la BCE
La Banque centrale européenne (BCE) a estimé mercredi que la bataille pour ramener l'inflation à l'objectif de 2% allait encore durer, nécessitant de maintenir une politique monétaire restrictive, selon un haut responsable.
Le cycle sans précédent de hausses des taux directeurs de la BCE a, comme attendu, renchéri le coût du crédit, mais "une part substantielle" des effets est encore "dans les tuyaux", a déclaré le vice-président de l'institut monétaire Luis de Guindos lors d'une conférence à Chypre.
Si les conséquences se font fortement sentir sur l'activité immobilière, il y a "pour l'économie dans son ensemble (...) des décalages typiques dans la transmission monétaire [faisant que] l'essentiel de l'impact de notre resserrement ne devrait se matérialiser qu'au cours de cette année et au-delà", a ajouté le banquier central.
Par voie de conséquence, la BCE va observer les données économiques à venir "pour déterminer le niveau et la durée appropriés d'une politique monétaire restrictive", a-t-il ajouté.
Pas de baisse en vue
Après avoir relevé ses taux d'intérêt d'un total de 4,5 points de pourcentage depuis juillet 2022, l'institut est encore loin d'ouvrir le débat sur une possible baisse de ces derniers.
Pour l'heure, la BCE estime que ses taux ont atteint des niveaux qui, "maintenus pendant une durée suffisamment longue, contribueront de manière substantielle" au retour de l'inflation vers l'objectif fixé, a rappelé M. De Guindos.
L'inflation est tombée en septembre à 4,3% en zone euro, son plus bas niveau en deux ans, ce qui pourrait au moins dissuader la BCE de continuer à relever ses taux ces prochains mois.
Les fortes hausses enregistrées à l'automne 2022 ne se retrouveront d'ailleurs pas les mois à venir, confortant ainsi une décélération de l'inflation.
Mais "les pressions sous-jacentes sur les prix restent fortes", a prévenu M. de Guindos, alimentées par coûts de main-d'oeuvre, les salaires et les bénéfices en hausse, le tout nécessitant de "surveiller de près" ces indicateurs.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Les bacheliers gagnent peu dans les deux ans après leur maturité
Les titulaires d'une maturité gymnasiale ou spécialisée perçoivent un revenu annuel inférieur à 10'000 francs durant les deux ans qui suivent. Ils poursuivent souvent leur cursus dans les hautes écoles. Leur revenu augmente toutefois nettement après les études.
Le parcours estudiantin peut engendrer une situation socioéconomique compliquée, relève mercredi l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans une étude. Un quart des jeunes bacheliers n'ont pas encore exercé d'emploi.
Plus de 90% d'entre eux effectuent des études au niveau tertiaire, soit à l'université après la maturité gymnasiale, soit dans les hautes écoles spécialisées ou pédagogiques après la maturité spécialisée. Neuf ans après la maturité, 88% pour la première catégorie et 83% pour la deuxième ont obtenu un diplôme du degré tertiaire. Les premiers ont en moyenne passé deux ans de plus en formation que les seconds.
De ce fait, les diplômés du gymnase voient leur salaire augmenter plus tard. Quatre ans après l'obtention du certificat, leur revenu annuel médian s'élève à 7700 francs, contre 31'400 pour les titulaires d'une maturité spécialisée.
Les diplômés du gymnase ne voient leur salaire annuel dépasser 30'000 francs qu'après sept ans, soit dès qu'ils entrent sur le marché du travail. Ce revenu annuel médian atteint 65'000 francs neuf ans après l'obtention de la maturité, gymnasiale et spécialisée.
Domaines MINT
Ce revenu atteint même 68'000 francs pour les diplômés ayant suivi un cursus universitaire dans les domaines MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles et technique). Toutefois, dans les années précédentes, ces étudiants sont les moins bien lotis.
Cinq ans après l'obtention de la maturité, ils sont pour la plupart encore en formation. A ce stade, ils gagnent donc moins: 7800 francs contre 12'000 pour l'ensemble des bacheliers. Ils sont aussi moins nombreux à avoir quitté le domicile familial (14% contre 20% pour l'ensemble des maturités gymnasiales).
L'étude porte sur les titulaires d'une maturité gymnasiale ou spécialisée obtenue en 2012. Les effectifs considérés s'élèvent respectivement à 16'091 et 1922.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Une panne d'électricité au Palais des Nations paralyse l'ONU
L'ONU à Genève a été confrontée à une difficulté inédite. Une panne d'électricité massive liée aux travaux de rénovation du Palais des Nations a paralysé mercredi matin pendant plus d'une heure le fonctionnement de toutes les instances de l'organisation.
Le Conseil des droits de l'homme discutait de la situation des droits humains en Israël et dans les territoires palestiniens au moment de la coupure. "La réunion est suspendue", a affirmé un responsable onusien.
Et parmi les autres activités au Palais des Nations, la secrétaire générale de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) présentait à la presse le principal rapport de cette agence onusienne. Arrivée en retard en raison du blocage des accès avec la coupure, Rebeca Grynspan n'a pu parler que quelques minutes, avant de devoir renoncer avec les conditions observées.
Après ces problèmes qui ont démarré en milieu de matinée, les réunions ont ensuite pu être relancées à la mi-journée à Genève pour les différentes entités onusiennes.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
France: l'activité du secteur privé se contracte en septembre
L'activité du secteur privé en France a connu une "forte contraction" en septembre, tant de l'activité manufacturière que de celle des services, selon l'indice PMI composite publié mercredi par S&P Global et la Hamburg Commercial Bank (HCBO).
Cet indice, qui compare le volume d'activité à celui du mois précédent, s'est établi à 44,1 en septembre, contre 46 en août, note S&P dans un communiqué, "la plus forte contraction depuis novembre 2020".
Une valeur supérieure à 50 est synonyme d'expansion de l'activité, tandis qu'une valeur inférieure à ce seuil est synonyme de contraction.
L'affaiblissement de la demande "a entraîné une accélération de la baisse de l'activité dans le secteur manufacturier comme dans le secteur des services", observe S&P, qui ajoute que "la diminution des carnets de commandes s'est également traduite par une réduction du volume des affaires en attente dans l'ensemble du secteur privé".
L'emploi cependant a continué de progresser, mais cette hausse "a entièrement reposé sur le secteur des services, les fabricants ayant au contraire de nouveau supprimé des postes au cours du mois". En outre, les perspectives d'activité à douze mois sont tombées à leur plus bas depuis octobre 2020.
Les tensions inflationnistes s'étant accentuées dans le secteur des services, tant l'inflation des prix payés que celle des prix facturés se sont par ailleurs accélérées dans l'ensemble du secteur privé français en septembre.
Dans les services, l'indice PMI HCBO s'est établi à 44,4 en septembre, après 46 en août, en contraction pour le quatrième mois consécutif.
Les entreprises interrogées attribuent la situation "à la faiblesse de la demande", note le communiqué.
Les nouvelles affaires ont "fortement diminué en septembre", une baisse qui "a en partie reflété, et ce de manière croissante en septembre, l'affaiblissement de la demande sur les marchés étrangers", conclut-il.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
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