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Quarante-et-un gypaètes barbus ont été relâchés en Suisse ces 25 dernières années. Des couples se sont formés et 37 jeunes sont nés en liberté depuis 2007. Ici l'un d'eux en Valais (archives).
KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE(sda-ats)
Relâché fin mai avec son frère dans les Alpes obwaldaises, le gypaète barbu Cierzo a effectué vendredi après-midi son premier vol. Il est resté en l'air trois minutes. Tout s'est bien passé malgré son jeune âge, excepté l'atterrissage un peu brutal.
Agé de 110 jours, Cierzo est encore très jeune pour voler, selon le blog de la Fondation Pro gypaète. Plus téméraire que son frère Alois, il a néanmoins saisi l'occasion de ce bel après-midi de vendredi pour s'élancer, 12 jours après avoir été installé dans une niche rocheuse d'une vingtaine de mètres de large sous un surplomb à 2000 mètres d'altitude dans la réserve naturelle fédérale du Huetstock, près de Melchsee-Frutt (OW).
Ce relâché faisait suite à celui de deux femelles l'an dernier dans la même région. Cela dans le but d'assurer une descendance. "Ewolina", "Trudi", sont en vadrouille dans l'arc alpin. On s'attend à ce qu'elles reviennent en Suisse centrale. Avant d'atteindre leur maturité sexuelle au bout de cinq à six ans et de se fixer sur un territoire, les jeunes gypaètes effectuent en effet de longs vols exploratoires.
Les volatiles, venus d'Espagne, sont suivis 24 heures sur 24 pendant trois à quatre mois, jusqu'à ce qu'ils soient autonomes. Ils seront nourris de charognes récupérées par les gardes-faune.
Les chances de survie de ces oiseaux sont élevées, 85% la première année, 95% ensuite. Le gypaète avait disparu des Alpes il y a plus d'un siècle, exterminé à cause de sa réputation, infondée, de voleur d'agneaux. Il se nourrit principalement de charognes.
ATS