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Je relis un article de Jean-Louis Beffa paru dans Challenges il y a quelques mois.
Depuis 10 ans, la Chine investit en Afrique.
Elle est présente dans les terres agricoles en Ethiopie et au Cameroun, elle exploite des champs de pétrole au Soudan du Sud et au Gabon, elle possède des mines de cuivre et de charbon en Zambie et au Zimbabwe.
Elle recherche certes à s’approvisionner en matières premières. Pour cela, elle est implantée en Angola, au Congo Brazzaville et au Sud Soudan pour les hydrocarbures ; en Afrique du Sud, en Zambie, au Zimbabwe qui sont des pays riches en minerais. 60% des bois africains exportés sont pour la Chine.
Les entreprises chinoises participent aux investissements en infrastructures de ces pays. Non seulement pour acheminer les matières premières, mais aussi pour participer à de nouveaux marchés que sont l’énergie, les télécommunications, les bâtiments.
La Chine s’installe aussi dans le domaine industriel de façon à produire à terme sur le continent africain ou les salaires sont les plus compétitifs.
Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique sont passés de 10 milliards de dollars en 2000 à 120 milliards aujourd’hui.
La Chine a la volonté de sortir de la relation bilatérale exclusive avec les Etats Unis, ou elle se satisfaisait de la transformation de ses excédents commerciaux en bons du Trésor américain.
Elle regarde aussi les marchés d’Amérique Latine et d’Europe mais l’Afrique est son champ d’action du moment.