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Bangkok - Le bras de fer qui oppose depuis le 14 mars le Premier ministre thaïlandais à des milliers de manifestants a connu un rebondissement judiciaire. Une requête du gouvernement demandant l'évacuation des protestataires qui paralysent un quartier stratégique de Bangkok a été rejetée.
Un tribunal civil, qui avait été saisi par le gouvernement du Premier ministre Abhisit Vejjajiva, a estimé que les autorités disposaient déjà d'une loi de sécurité intérieure (ISA) leur permettant notamment de confier aux militaires la conduite des opérations de maintien de l'ordre.
"Il n'est pas nécessaire de demander l'aval du tribunal, car une loi de sécurité intérieure en vigueur peut prendre effet à tout moment", a indiqué un magistrat.
Des dizaines de milliers de "chemises rouges" bloquent depuis deux jours la circulation et l'activité économique autour d'un vaste carrefour où sont établis des hôtels de luxe, des bureaux et de grands centres commerciaux.
Parallèlement à sa procédure au civil, le gouvernement devait aussi demander à une juridiction pénale l'émission de mandats d'arrêts contre les manifestants. "Ils n'ont pas obéi à l'ordre de quitter les lieux, donc les organisateurs et les manifestants seront poursuivis", a indiqué plus tôt un porte-parole de M. Abhisit.
ATS