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Redéfinir le positionnement et les valeurs du Parti démocrate-chrétien, voilà l'ambition du projet PDC 2025, qui veut en finir avec l'éparpillement et l'érosion de son électorat. Un projet qui commence par la définition du parti et là déjà, tout le monde n'est pas d'accord.
Alors que le président du parti, le Zougois Gerhard Pfister, a parlé dans la presse alémanique d'un parti "bourgeois social", Yannick Buttet affirme que le terme retenu est "conservateur social". "Ce n'est pas pareil", dit-il. "Je pense que Gerhard Pfister a déjà cette étiquette de conservateur en Suisse alémanique, et qu'il a peut-être voulu éviter que la population - et les médias en particulier - aient l'impression que sa position est la position du PDC."
La prévoyance vieillesse, un projet typiquement PDC
Le Valaisan admet qu'il n'est pas évident de définir un parti qui collabore tantôt avec l'UDC, tantôt avec les socialistes. D'autant que le PDC assume cette ambiguïté. "C'est un parti typiquement suisse, qui porte un esprit de consensus, dit Yannick Buttet. Or, pour trouver un consensus, il faut chercher des solutions avec les autres partis."
"La réforme de la prévoyance vieillesse est typiquement un projet PDC", poursuit le Valaisan. "Nous avons pu collaborer avec la gauche pour soigner les petits salaires et nous avions un élément conservateur qui était le maintien de notre système des trois piliers, alors que le PLR le remettait en question."
La discorde du mariage pour tous
Sur l'ouverture des magasins le dimanche, en revanche, le parti n'a pas défini sa position. Sur le mariage pour tous non plus. Alors que le Zurichois Markus Hungerbühler, homosexuel et jeune papa grâce à une gestation pour autrui réalisée aux Etats-Unis, joue les porte-drapeau progressistes du parti outre-Sarine, Yannick Buttet est bien plus conservateur. "Markus Hungerbühler ne représente pas du tout le positionnement de notre parti."
Alors que devient le "C" de PDC? "La population suisse ne veut pas de l'extrémisme et il se trouve qu'aujourd'hui, l'extrémisme est plutôt du côté de l'islam, explique Yannick Buttet. Alors, il s'agit de faire respecter nos valeurs chrétiennes."
jc