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Source: siliconwadi.fr – Le Prof. Colin Price, chef du Département de Géophysique et des Sciences atmosphériques et planétaires de l’université de Tel-Aviv a développé une méthode pratique et efficace pour mesurer les changements climatiques, fondée sur le suivi des fluctuations de température dans la couche supérieure de l’atmosphère, l’ionosphère.
L’ionosphère tire son nom du processus d’ionisation (ajout ou retrait d’un électron à une molécule) qu’elle subit en raison de la radiation solaire. C’est pourquoi elle très chargée électriquement, ce qui explique son importance pour la propagation des ondes radio à la surface de la terre.
Dernièrement, le Prof. Colin Price en collaboration avec son doctorant Israël Silver, a découvert que les ondes radio émises du sol et renvoyées vers la terre par l’ionosphère reflètent de manière fiable les fluctuations de température de la couche supérieure de l’atmosphère.
Lorsque la terre se réchauffe, la couche supérieure de l’atmosphère se refroidit
Ils ont mesuré pendant des années les ondes radios émises par les navigateurs de plusieurs stations autour du monde, au moyen d’antennes au sol, et ont comparé ces informations avec les données satellites sur les fluctuations de la température dans l’atmosphère. Ils ont ainsi découvert que les variations de température dans l’ionosphère entraînent une absorption plus élevée des ondes radio affaiblissant ainsi les signaux qui atteignent le sol. Conclusion: des signaux radio plus faibles témoignent de fluctuations climatiques élevées dans la couche supérieure de l’atmosphère. “nous avons trouvé une corrélation claire et permanente, dit le Prof. Price, lorsque l’atmosphère se refroidit, les ondes radios s’affaiblissent”.
Les gaz à effet de serre qui s’accumulent dans l’atmosphère forment une sorte de “couverture” qui empêche la chaleur de s’échapper vers l’espace, la retient à la surface du sol, causant le phénomène de réchauffement de la planète. Mais ces mêmes gaz à effet de serre, lorsqu’ils atteignent les couches supérieures de l’atmosphère, produisent un effet inverse de refroidissement. “Quand elle se refroidit, la ionosphère se contracte et descend vers les couches de l’atmosphère où l’air est plus dense, conduisant à une plus grande absorption des ondes radio” explique-t-il.