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Le «Dieselgate» s'étend à la France. Mardi 8 juin, Renault a été mis en examen pour tromperie: le constructeur est accusé d’avoir installé un logiciel sur certaines de ses voitures diesel pour tromper les contrôles antipollution.
Il s'agit de tous les véhicules de la génération Euro 5 (2009-2011) et Euro 6B (2013-2017). Renault nie toute accusation et rappelle que ses voitures ne sont «pas équipées de logiciels de fraude aux dispositifs de dépollution».
La justice a demandé au constructeur de déposer une caution de 20 millions d'euros, dont 18 millions pour l'éventuel paiement d'amende et de dommages et intérêts, et de donner une garantie bancaire de 60 millions d'euros pour des indemnisations éventuelles, précisent les Echos.
Le terme Dieselgate désigne à l'origine le scandale éclaté en septembre 2015 en Allemagne, lorsque Volkswagen avait avoué avoir utilisé un logiciel capable de minimiser les émissions polluantes de ses véhicules lorsqu'ils se trouvaient sur les bancs d'homologation.
A la suite de cela, des enquêtes avaient aussi été ouvertes en France sur PSA, Renault et Fiat Chrysler, dès octobre 2015. (asi)