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L'Espagne a déjà obtenu son billet pour les 8es de finale de l'Euro 2016. A Nice (groupe D), elle a conquis un deuxième succès consécutif en battant largement la Turquie 3-0.
Dans cet Euro pauvre en buts, et souvent d'une qualité moyenne, la sélection de Vicente Del Bosque a été la première à marquer trois fois en un match. Elle a du coup, si besoin était, encore démontré qu'elle restait plus que jamais un des principaux candidats à la victoire finale.
Critiqué après le premier match contre la République tchèque, où il avait été remplacé après une heure, Alvaro Morata a répondu à ses détracteurs en signant un doublé. L'attaquant de la Juventus a ainsi fait le plein de confiance pour la suite de la compétition.
Mur défensif
Les champions d'Europe ont fait la différence peu après la demi-heure. Morata (34e) et Nolito (37e) ont fait exploser le mur défensif mis en place par Fatih Terim. Le sélectionneur turc n'avait pas caché viser le nul et avait mis en place un onze de départ peu ambitieux, avec Yilmaz isolé en pointe.
Les Espagnols ont ainsi pu monopoliser le ballon comme à son habitude, et lancé quelques accélérations dévastatrices. Un tir de Morata (6e), un centre d'Alba dévié sur son poteau par Balta (11e) et une frappe de Nolito (29e) avaient déjà mis le danger dans la surface turque avant l'ouverture du score signée Morata, sur un centre parfait de Nolito.
Trois minutes plus tard, ce dernier profitait d'une erreur de Topal sur un ballon en cloche de Fabregas pour doubler l'avantage d'une Roja dominatrice et efficace, certes face à un adversaire décevant et timoré.
Iniesta lumineux
La démonstration rouge ne faiblissait pas après le thé. Dès la 48e, Morata marquait le troisième but, sur une nouvelle inspiration d'Iniesta, avec une ouverture lumineuse pour Jordi Alba, lequel servait son avant-centre sur un plateau.
A 3-0, le match était évidemment plié. Les Turcs n'étaient pas en mesure de réagir, alors que les Espagnols n'avaient plus besoin de forcer outre mesure leur talent. Ils se contentaient de longues séries de passes sous la régie d'Iniesta et économisaient ainsi de l'énergie pour les prochaines échéances.
Pour leur part, les Turcs, et surtout leur capitaine Arda Turan, se faisaient même impitoyablement siffler par leurs propres supporters, très fâchés par l'indigence de la prestation de leurs favoris.
ATS