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Le Schaffhousois Gerold Bührer est le nouveau président du Parti radical-démocratique suisse. Il a été élu samedi avec 184 voix par les 193 délégués réunis en assemblée ordinaire à Genève. Agé de 53 ans, il succède à Franz Steinegger, en poste depuis 1989.
Dans son discours d'investiture, le nouveau président a fait l'éloge du libéralisme, du radicalisme et de la Suisse indépendante. Il a critiqué les «compromis faciles» et plaidé la fidélité aux valeurs fondatrices du parti radical: responsabilité personnelle et subsidiarité de l'Etat fédéral.
Conseiller national depuis 1991, il a insisté sur l'importance d'une réduction de la charge fiscale pour le renforcement de la place économique suisse et la création d'emplois, citant, en anglais, le ministre britannique des Finances Gordon Brown. Ses positions sur l'Union européenne semblent claires également.
«On ne saurait aller plus avant vers une adhésion à l'UE avant l'échéance du délai référendaire de sept ans prévu dans les accords bilatéraux», a-t-il estimé. Restant sur le terrain de la politique extérieure, Gerold Bührer a relevé toutefois que «la neutralité ne doit pas déboucher sur une politique d'isolement».
Le nouveau président du PRD ne s'est pas privé d'une petite pique à l'Union démocratique du centre (UDC): «Ceux qui disent que les projets soumis en votation le 10 juin constituent un premier pas vers l'adhésion à l'OTAN ne respectent pas la vérité». M. Bührer a en outre défendu l'idée d'une adhésion à l'ONU.
Gerold Bührer, ancien directeur des finances du groupe Georg-Fischer, a commencé sa carrière politique en 1982 au Grand conseil de Schaffouse. Elu conseiller national en 1991, il s'est profilé comme représentant de l'économie libérale et spécialiste de la finance.
Il préside actuellement la commission des finances du Conseil national. M. Buehrer passe également pour un proche du conseiller fédéral Kaspar Villiger et son conseiller pour les questions fiscales en relation avec les entreprises.
Par ailleurs, les délégués du PRD réunis à Genève ont recommandé, sans opposition, de voter oui le 10 juin prochain à la révision de la loi sur l'armée.
Ils ont également approuvé à une quasi-unanimité les deux autres objets soumis au peuple le même jour: la modification de la loi sur l'armée concernant la coopération en matière d'instruction et l'abrogation de la disposition constitutionnelle soumettant l'érection des évêchés à l'approbation de la Confédération.
swissinfo avec les agences