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Un médecin comparaît mardi devant le Tribunal régional à Neuchâtel pour homicide par négligence. Le pensionnaire d'un home est décédé après un mauvais dosage de médicament. Le médecin aurait contresigné une fiche erronée.
Le jeudi 6 octobre 2016, ce résident est transféré d'un home de Val-de-Travers vers un home d'un autre village de la même commune. Le dimanche, le médecin contresigne sa fiche de traitement, sans se rendre compte d'une erreur de copie commise par une infirmière.
L'infirmière n'a pas remarqué que le Methotrexat devait être donné qu'une fois par semaine le mercredi. Vu les effets secondaires connus en cas de surdosage du produit, le médecin aurait dû prêter une attention particulière, estime le procureur Pierre Aubert.
Hospitalisation tardive
Quelques jours plus tard, le médecin aurait été informé de l'erreur, selon l'acte d'accusation. Mais il n'a pas pris les mesures nécessaires pour réduire les effets néfastes du surdosage. Il aurait fallu prescrire immédiatement un antidote.
Le médecin a seulement ordonné l'arrêt momentané du médicament. Et il a omis d'ordonner l'hospitalisation du patient, qui n'a eu lieu finalement que le 14 octobre. L'état de santé du patient s'est dégradé et ce dernier est décédé le 22 octobre.
Le prévenu risque 60 jours-amende avec sursis. Subsidiairement à la prévention d'homicide par négligence, le procureur retient que le médecin a exposé le malade à un danger de mort ou à un danger grave pour sa santé.
Le Methotrexat est un médicament utilisé notamment dans le traitement de certains cancers, certaines maladies auto-immunes, ou encore le psoriasis.