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Championne du monde à Berlin en 2009 en 1’55″45, Caster Semenya a également remporté deux médailles d’argent aux Mondiaux de Daegu en 2011 et aux JO de Londres en 2012. Avant que l’IAAF, suite à plusieurs aller-retour, de nombreux tests et de longues discussions, décide d’introduire une loi interdisant aux athlètes hyperandrogynes tels Semenya de concourir en compétition. Pour avoir le droit de prendre à nouveau le départ, cette dernière s’est alors vu laisser le choix entre une opération chirurgicale visant à retirer les testicules internes qu’elle possède ou un traitement hormonal réduisant son taux de testostérone.
Suite à ce traitement, la Sud-africaine n’est rapidement plus parvenue à descendre sous les deux minutes et par suite a progressivement disparu de la liste des meilleures mondiales. La toute fraîche décision du TAS pourrait changer la donne, et ce dès les Mondiaux de Pékin qui débutent dans un peu plus de deux semaines. En effet, Semenya vient de se qualifier pour l’événement en abaissant soudainement son record annuel de 3,5 secondes, se retrouvant ainsi à seulement 3,7 secondes de la meilleure performeuse mondiale de la saison de la Kenyane Eunice Sum.
Une sprinteuse indienne gagne son appel et tout change
Difficile à dire si, seulement quelques jours après l’arrêt du traitement, Semenya pourrait déjà bénéficier de la hausse de son taux de testostérone. Si c’est le cas, tout porte à croire qu’elle puisse courir encore beaucoup plus vite à Pékin.
Le TAS a décidé de suspendre le règlement de l’IAAF, estimant que la Fédération mondiale ne possédait pas suffisamment de preuves scientifiques pour appuyer une telle loi discriminatoire. Le tout s’est joué suite à l’appel de la jeune sprinteuse indienne Dutee Chand, qui s’est vu interdire l’accès à la compétition pour les mêmes raisons que Semenya. La Cour a remis à plus tard toute décision définitive, suspendant le règlement pour deux ans et argumentant notamment que : « S’il y a deux catégories dans le sport, la nature n’a pas de délimitations nettes, il n’existe pas de déterminant unique du sexe ».
L’histoire complète à lire (en anglais) dans cet article du New York Times (27 juillet 2015)