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Du 12 juillet au 14 septembre 2013
Inspirée par le livre qu'elle considère comme un objet, l'artiste Veronika Spierenburg a créé une roue de lecture en métal que l'on pourra voir à la Bibliothèque nationale suisse. Pour cette exposition, l'artiste a choisi de fixer sur sa roue des livres d'artistes de la région de Berne.
Veronika Spierenburg a une certaine expérience avec le livre considéré comme objet. Elle s'était déjà faite « collectionneuse dans la collection » en 2013 à la bibliothèque d'art Sitterwerk de Saint-Gall où, à partir des fonds existants, elle s'était constitué une sorte d'inventaire personnel fait de feuillets de livres, copiés et rassemblés en un livre d'artiste. En collaboration avec Carl Rühle, elle avait créé la grande roue de lecture qui présentait des extraits de ce livre. La roue de lecture est maintenant présentée à Berne, pourvues de nouvelles pages.
Réduite à une forme minimaliste, la roue de lecture de Veronika Spierenburg renvoie à l'ingénieur tessinois Agostino Ramelli (1531-1600). Vers1588, Ramelli dessina les plans d'une machine pouvant aider à la lecture, plan qu'il publia avec 194 autres esquisse dans le livre Le diverse et artificiose machine, aujourd'hui encore un classique de l'art de l'ingénierie du 16e siècle. Ramelli avait dans l'idée une double roue avec un diamètre de la taille d'un homme, actionnée depuis sa chaise par le lecteur. Celui-ci pouvait ainsi lire commodément les livres posés sur les différents plateaux quand ils passaient devant ses yeux. Il n'y a pas de trace attestant que la machine à lire de Ramelli ait jamais vu le jour.
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