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<h2>SubmittedText<h2><p>La crise de la dette s'aggrave de manière dramatique dans de nombreux pays parmi les plus pauvres. Selon une étude d'Oxfam, les pays soutenus par IDA (Association internationale de développement), soit les 74 pays les plus pauvres du monde, devront rembourser 4 milliards de dollars environ au Groupe de la Banque mondiale en 2021. Il y aurait plusieurs façons d'annuler les dettes de ces pays sans mettre en péril la solvabilité de la Banque mondiale.</p><p>Quelle est la position de la Suisse dans les négociations actuelles sur la reconstitution des ressources de l'IDA ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La Suisse est préoccupée par la dette publique élevée et croissante dans de nombreux pays en développement. Elle s'engage en faveur d'une restructuration rapide et durable de la dette dans le cadre des initiatives Debt Service Suspension Initiative et Common Framework, coordonnée par le 620 et le Club de Paris. Le partage équitable de la charge, y compris avec le secteur privé, doit être respecté. Les créanciers multilatéraux, comme la Banque mondiale, doivent rester exclus de ces restructurations afin de ne pas compromettre leur statut de créancier privilégié qui leur permet d'être remboursés avant les autres créanciers privés et bilatéraux, leur notation financière de première qualité ainsi que leur capacité de financer des projets dans les pays en développement. Dans le contexte des négociations de l'Association internationale de développement (AID), la Suisse s'engage en faveur d'une meilleure gestion et transparence de la dette, afin de mettre en place des pratiques d'endettement plus saines et plus durables et d'éviter ainsi des crises de la dette récurrente. </p>  Réponse du Conseil fédéral.