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Les résultats d'une enquête de Vontobel montrent que les grands investisseurs prévoient d’augmenter leur exposition aux investissements thématiques au cours des trois prochaines années.
Menée auprès de 300 investisseurs institutionnels et intermédiaires européens de premier plan, une enquête suggère que les approches des investisseurs envers les investissements thématiques évoluent et mûrissent; 84% des participants ont commencé à adopter des approches thématiques pour leur portefeuille et environ la moitié d’entre eux, soit 49%, prévoient d’augmenter leurs allocations au cours des trois prochaines années.
Les allocations aux stratégies thématiques augmentent rapidement. Aujourd’hui, plus de la moitié des participants (57%) allouent au moins 20% de leurs portefeuilles d’actions conformément à une approche thématique. Parmi eux, un sur cinq détient 40% ou plus d’actifs selon une approche thématique. Les taux d’adoption varient cependant en fonction des zones géographiques et de la taille des sociétés. La part d’allocations aux stratégies thématiques est particulièrement élevée chez les participants en Suisse et dans les pays du Benelux, où trois quarts des participants indiquent des allocations supérieures à 20%. Les investisseurs institutionnels en Allemagne (40%) et en France (44%) sont, quant à eux, légèrement à la traîne. Par ailleurs, l’approche thématique est davantage adoptée par les grands comptes: 89% des participants possédant plus de 50 milliards USD d’actifs sous gestion détiennent au moins 20% d’investissements conformes à une telle approche.
Hausse de la demande
L’accroissement de la demande en fonds d’investissements thématiques s’est accéléré au cours des 12 derniers mois, les fonds actifs et les instruments passifs enregistrant les uns comme les autres de considérables entrées. Les actifs sous gestion des fonds thématiques cotés en bourse ont plus que doublé en 2020.1 En outre, dans la gestion active des investissements, les fonds thématiques ont résisté aux sorties observées dans la plupart des secteurs en 2020.2
Cette remarquable croissance reflète la variété des moteurs qui en sont à l’origine. Avant même la pandémie, plusieurs thématiques globales, parmi lesquelles le changement climatique, la transition technologique et l’évolution démographique, attiraient l’attention des investisseurs. Pour nombre d’entre elles, la COVID-19 a joué le rôle de catalyseur. Le cycle de marché semble également avoir basculé en faveur des investissements thématiques.
L’étude révèle également que l’investissement thématique n’est pas une stratégie réservée aux actions. Un nombre important de participants l’applique d’ores et déjà à une vaste gamme de classes d’actifs. Les participants disposant d’un grand volume d’actifs sous gestion sont particulièrement susceptibles d’avoir d’autres expositions thématiques aux infrastructures, aux obligations, aux matières premières ou à l’immobilier.
Les participants s’intéressent à la qualité de la recherche et du reporting des gestionnaires de fonds
Deux tiers des participants prévoient d’augmenter au cours des 12 prochains mois le nombre de gestionnaires externes auxquels ils font appel pour les investissements thématiques, les critères de sélection portant davantage sur la crédibilité et la vision de ces derniers, au détriment des performances passées. Les participants indiquent que la qualité de la recherche, du reporting et de la vision sont des critères essentiels pour la sélection d’un gestionnaire.
Le désir d’atténuer et de gérer les risques est tout aussi important pour l’expansion des investissements thématiques que la recherche de performances supérieures. Quoi qu’il en soit, le risque est un facteur encore plus déterminant: 56% des participants pensent que leur approche thématique peut contribuer à compenser les autres risques du portefeuille, tandis que 46% sont d’avis qu’ils obtiendront des avantages en matière de diversification.
De nombreux investisseurs pensent que les thèmes auxquels ils sont maintenant exposés sont ceux qui assureront la croissance future, 51% d’entre eux pensent que ces allocations généreront des rendements d’investissement supérieurs, plutôt que dans de nombreux domaines vers lesquels les fonds traditionnels par pays ou par secteur sont orientés. En ce sens, l’adoption de stratégies thématiques peut être perçue comme un moyen de réduction du risque de sous-performance en raison de l’exposition à des actifs dont la date de péremption est désormais dépassée. En d’autres termes, les participants tiennent à utiliser les fonds thématiques pour réduire leur recours à des approches d’investissement plus conventionnelles.
«Cette étude révèle que, tant pour les investisseurs institutionnels que pour les intermédiaires, la question n’est pas de savoir s’il convient d’investir dans des stratégies thématiques, mais comment le faire efficacement. Pour concrétiser leurs ambitions, les investisseurs sont en quête de soutien et de conseils sur la sélection des thèmes, leur intégration dans une allocation globale d’actifs et la gestion de leurs caractéristiques spécifiques de risque/rendement», déclare Christel Rendu de Lint, Deputy Head of Investments.