Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07232.jsonl.gz/1009

« Quand je regarde tes sœurs et ton frère, j’ai toujours une pensée pour toi.
Comment pourrais-je t’oublier ?
La place que tu aurais dû prendre entre tes deux sœurs est bien vide »
Survivance liée aux pertes de grossesse
Pourquoi suis-je en vie, alors que d’autres sont morts ?
Serais-je là s’il n’était pas mort ?
Est-ce que je le mérite ? Est-ce qu’il y a une raison particulière à cela ?
Ai-je une mission à accomplir, compte tenu de ce destin particulier ?
Autant de questions que peuvent se poser les personnes qui ont dans leur fratrie un tout-petit décédé en cours de grossesse.
Une thématique méconnue
Qui est le survivant ? Le survivant est celui qui est vivant à côté de quelqu’un qui est mort, qui a été témoin ou a été confronté à un ou des événements traumatiques durant lesquels des individus ont pu mourir ou être gravement blessés.
Principales formes de survivance
Il existe plusieurs types de survivance : guerres et violences, catastrophes naturelles, accidents, maladies, camps de concentration, pertes de grossesse.
Cette notion du survivant est de plus en plus appliquée à toutes sortes de situations très diverses. La notion de survivance au sens large s’associe généralement à ce que l’on appelle « l’état de stress post-traumatique »
Dans le contexte particulier des pertes de grossesse
AGAPA Suisse-Romande s’intéresse particulièrement au survivant de l’enfant décédé en cours de grossesse.
Définition de la survivance selon la charte AGAPA :
“C’est un mal-être, une difficulté à exister suite à un stress ou une menace sur sa vie intra-utérine ou liée à la perte d’un frère ou d’une sœur décédé-e en cours de grossesse”.
Différents types de survivants selon les pertes de grossesse:
- Le frère/la sœur de l’enfant décédé en cours de grossesse, avant lui ou après lui
- le jumeau qui survit à son autre jumeau
- l’enfant pour lequel les parents ont hésité à interrompre la grossesse, pour finalement le garder
- l’enfant dont les parents voulaient interrompre la grossesse mais n’ont pas pu
- l’enfant qui avait toutes les chances d’être avorté à cause des statistiques, de la politique ou des décisions du pays et qui ne l’a pas été. C’est le cas notamment en Chine, en Inde pour les filles, dans les pays de l’Est où les IVG sont très nombreuses
- l’enfant qui a un handicap et qui se demande si ses parents l’auraient gardé s’ils avaient su
- celui qui a survécu à une tentative d’interruption de grossesse
- l’enfant menacé à qui l’on dit souvent “j’aurais mieux fait de t’avorter !“
Répercussions
Celles-ci peuvent se faire sentir dès l’enfance ou plus tard à l’âge adulte.
Chaque personne qui correspond à la définition de la survivance selon AGAPA ne développe pas nécessairement des symptômes.
Nous distinguons des symptômes psychologiques, sociaux, physiques et des répercussions autour de la difficulté à exister, autour de la culpabilité, autour de la sensation de porter un fardeau.
Téléchargez nos fiches ressources sur la survivance liée aux pertes de grossesse.
Pour prendre contact:
077 521 54 00
<email-pii>
Prendre contact
Partenaire de l’association Deuil’S
Avec le soutien de la Loterie Romande