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Au cours des dernières décennies, l’adoption d’enfants en provenance du Tiers-Monde a augmenté de manière spectaculaire. Aujourd’hui, le nombre de ces adoptions est considérablement plus élevé que celui des adoptions purement suisses ou intereuropéennes. Il existe des problèmes propres à l’adoption internationale, car les parents adoptifs qui accueillent un enfant venant d’un autre milieu culturel sont confrontés à des défis particuliers. Le danger d’abus est aussi très grand.
La Convention de la Haye sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale, approuvée en 1993 par la Conférence de La Haye de droit international privé, s’efforce de faire face à ces dangers en institutionnalisant un système de coopération entre les Etats d’accueil et les Etats d’origine. En posant des conditions minimales auxquelles doivent satisfaire les adoptions internationales et en garantissant leur reconnaissance dans d’autres Etats contractants, elle améliore sensiblement le statut juridique des enfants adoptifs.
La mise en œuvre de la Convention dans l’ordre juridique suisse a nécessité l’élaboration d’une loi fédérale qui intègre la procédure prévue par la Convention de La Haye dans les procédures de placement et d’adoption suisses existantes. En outre, des mesures sont prévues afin d’assurer la protection de l’enfant en cas d’adoption internationale. Ces mesures s’appliquent que l’enfant soit ou non originaire d’un Etat contractant. Enfin, deux modifications du Code civil suisse ont été apportées à savoir, la centralisation auprès d’une seule autorité cantonale, de la compétence en matière de placement d’enfants en vue de leur adoption et la réduction à une année de la période probatoire qui doit précéder l’adoption.
Le Service de protection de l'adulte et de la jeunesse est l’autorité centrale cantonale prévue par la loi fédérale. Les évaluations sociales sont effectuées par les assistants sociaux de l'office de protection de l'enfant.
Pratiquement :
Les couples désirant débuter une démarche d’adoption sont reçus, préalablement à toute procédure, par un assistant social de l’office de protection de l'enfant. Un rendez-vous peut être sollicité par écrit ou par téléphone auprès de :
La démarche se poursuit par la participation du couple à l’atelier « Les liens du cœurs » organisé par l'Association des parents adoptants du canton de Neuchâtel "Adoptons-Nous".
Finalement, la demande formelle, sous forme d'un dossier en 2 exemplaires (1 original et 1 copie), est envoyée à l’Autorité centrale cantonale pour l’ouverture du dossier et la suite de la procédure.