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La corruption avait privé l'Eglise Catholique Romaine de sa crédibilité pendant les derniers siècles du moyen âge. La réforme de l'église en Suisse par Huldrych Zwingli, Jean Calvin et Guillaume Farel venait un peu plus tard que la réforme en Allemagne par Martin Luther, mais elle avait une certaine indépendance et surtout elle était plus radicale.
La réforme influençait beaucoup les relations entre les membres de la confédération suisse, l'association de Genève à Berne, l'expulsion des ducs de Savoye de Genève et l'expansion de Berne au pays du Vaud.
|Democratie||Helvètes et Romains||Moyen Age||Confédération||Réforme|
|Rep. Hélvétique||Constitution 1848||Industrialisation||Guerres Mondiales||Prospérité|
Les tentatives nombreuses de réformes dans le système de l'église (par example les ordres mendiants, les conciles) n'avait pas produit des résultats durables: l'église Catholique Romaine restait assez corrupte de la tête (pape) jusqu'aux prêtres aux villages. La doctrine stricte contrastait trop à la réalité de la vie d'une grande partie du clergé.
En plus, la doctrine venait d'être contestée par les lettrés de la Renaissance qui avaient découvert des manuscrits anciens de la Bible en grecque originale (au lieu du latin). Leurs études étaient basées sur les textes plutôt que sur les commentaires par l'évêque Augustin (354 - 430). Le réformateur allemand Martin Luther trouvait un nouveau accès à la religion chrétienne: sola scriptura (seulement la Bible au lieu de la tradition de l'église) et sola fide (seulement la foi au lieu des exercices religieux).
Ce que Martin Luther avait prêché en Allemagne (dès 1517), Huldrych Zwingli enseignait à Zurich (dès 1523), et encore plus radicalement. Guillaume Farel prêchait la réforme dès 1526 à Aigle, Neuchâtel, Morat, Grandson, Orbe et Genève où il rencontra Jean Calvin. C'était Farel qui avait les plus grands mérites de la dissémination de la réforme en Suisse Romande, mais Calvin est mieux connu à cause de sa doctrine (Christianae religionis institutio, Bâle, 1536). Les doctrines de Jean Calvin ont beaucoup influencé les eglises reformées aux Pays-Bas et aux Etats-Unis. Tandis que Zwingli et Luther ne pouvaient pas trouver une position commune dans la question du sens propre de la cène, Calvin et Bullinger (le successeur de Zwingli) se mettaient d'accord en 1549.
La réforme divisait la Suisse en deux fractions: les villes progressives (Genève, Neuchâtel, Berne, Zürich, Bâle) se tournaient vers la nouvelle confession et il l'enforçaient aussi dans leur territoires sujettés, tandis que la Suisse Centrale (y compris Lucerne) conservatrice restait catholique. La controverse entre Zürich et la Suisse Centrale sur la prédication réformée dans les territoires communes donnait cause pour les deux guerres de Kappel (1529 et 1531). Le réformateur Huldrych Zwingli était tué au champ de bataille en 1531. La division confessionelle provoquait aussi les guerres de Villmergen en 1556 et en 1712.
Genève, Neuchâtel et Bâle devenaient des centres d'asyle pour beaucoup de Huguénots (réformés en France) et d'autres réfugiés reformés de l'Italie, de l'Espagne et de la Grande Bretagne (après l'inthronisation de la reine catholique Mary I. en 1553). Comme ça, la Suisse occidentale devenait un centre de l'horlogerie et des banques.
Au moyen âge, dès le 11eme siècle, les comtes de Savoye avait, peu à peu mais très systématiquement, étendu leur influence sur les routes del cols du Grand St. Bernard, du Petit St. Bernard et du Mont Cenis, y compris le Piémont (comté de Turin, Italie) et les deux rives du Lac Léman. Le fameux Château de Chillon près de Montreux contrôlait le passage au Grand St. Bernard - et le pays de Vaud, que le comte Pierre I. de Savoye avait conquéré en 1266 suite à une querelle d'héritage avec le comte Rudolf de Habsbourg après la mort du dernier comte de Kybourg. L'importance aggrandi des comtes de Savoye au niveau de l'empire était reconnaissé par le titre de duc.
La ville de Genève était de temps en temps sujet de querelles entre l'évêque de Genève et les comtes de Genève et de Savoye. En 1124 et en 1219 encore une fois, on concédait les droits de souveraineté a l'évêque de Genève, mais l'équilibre des pouvoirs continuait d'être très labile. En 1263 les citoyens de Genève s'arrangeaient avec le comte Pierre II. de Savoye, parce qu'on pensait que les Savoyes pourraient garantir la liberté du commerce (et de ses routes!) le mieux. En 1285 le comte Amadée V. de Savoye devenait prtecteur de la ville de Genève. Quand les ducs de Savoye acquéraient Faucigny et Gex en 1355, le comte de Genève avait perdu les querelles sur la domination de la région, en 1358 il devenait vasalle du duc de Savoye. Maintenant les adhérants de l'évêque de Genève gagnaient la majorité parmis les citoyens de la ville. En 1387 l'évêque Adhemar Favre de Genève confirmait tous les droits traditionels de la ville.
En 1519 une fraction des citoyens, les "Eydguenots" negotiait un pacte avec la ville de Fribourg, mais le duc Charles III. de Savoye occupait la ville avec ses troupes. Déjà en 1526 les citoyens de Genève signaient de nouveau un pacte avec Fribourg et Berne. Cela provoquait une attaque du duc Charles III. de Savoye en 1530. Berne, Fribourg, Soleure, Bienne, Neuchâtel et Payerne venaient à l'aide de la ville de Genève assiégé avec 10000 soldats. Les citoyens de Genève pouvaient maintenir ses droits contre les ducs de Savoye et contre l'évêque de Genève. Un conseil général, un conseil ordinaire et quatre syndics réglaient les affaires de la ville.
Mais le duc Charles III. de Savoye ne voulait pas renoncer aux droits sur Genève. En 1534 il essayait d'isoler la ville avec un bloquage d'approvisionnement. En 1535 la mort du duc Francesco Sforza de Milan instabilisait la situation en Italie du nord, le roi de France s'engageait là, ce qui accrochait les forces du duc de Savoye. Berne avait l'occasion de conquérir le pays de Vaud en 1536. Comme en 1477 les confédérés ne voulait pas que Berne devenait trop fort. Alors le duc Emmanuel de Savoye pouvait s'entendre avec les lieux catholiques dans la confédération suisse après le recul des troupes françaises de son territoire en 1560 et isoler Berne de ses confédérés. Les traités de Lausanne (1564) et de Thonon (1569) restauraient la souveraineté des ducs de Savoye sur Ternier, Thonon, le Pays de Gex et sur Evian et la vallée de l'Abondance.
En 1602 le duc Charles Emmanuel de Savoye voulait encore une fois conquérer la ville de Genève. La ballade Cé qu'è lainô raconte que ses troupes tentaient d'escalader les murs de la ville de Genève avec des echelles noires pendant la nuit obscure, mais deux femmes courageuses, Mère Royaume et Dame Piaget découvraient les attaqueurs. Mère Royaume repoussait un escaladeur avec un pot-au-feu et Dame Piaget ouvrait une porte stratégique aux soldats genevois, ce qui leur donnait l'occasion d'une contre-attaque par derrière. Les Genevois fêtent leur triomphe toutes les années en décembre. Dès 1926, la Compagnie de 1602 s'occupe de l'organisation de la fête historique.
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