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Photo AUJ
Des souvenirs comme les autres
Les « souvenirs » d’anciennes existences peuvent apparaître suite à toutes sortes de déclencheurs : une parole dite, un reportage télévisé, l’image d’un lieu, la vision d’une activité comme préparer un plat cuisiné. Ils apparaissent strictement de la même manière, souvent par association d’idées, que les souvenirs d’enfance lorsqu’on est adulte ou même que tout autre souvenir.
Le cas de James Leininger
Voilà ce qu’en disent les parents de James Leininger, cet enfant qui se souvenait d’avoir été un pilote américain durant la deuxième guerre mondiale : les souvenirs de notre fils “se déclenchaient spontanément, de manière aléatoire. C’était comme une mémoire refoulée. Quelque chose de profondément enfoui dans le subconscient. Si une odeur ou un son lui parvenaient, alors quelque chose se déclenchait dans sa mémoire. Lorsque ça se produisait, il pouvait nous en parler, mais dès que c’était passé et qu’on le questionnait, il n’y avait pas de moyen de revenir en arrière” (1).
Les formulations qui facilitent les souvenirs
J’ai pour ma part pu constater que certaines formulations des questions amenaient plus facilement à la surface les souvenirs d’une autre existence. Il est en premier lieu important d’avoir des questions ouvertes (par exemple où étais-tu avant de venir dans notre famille ?) ou qui visualisent un contexte qui a déjà été raconté précédemment. Par exemple : “L’école de ta fille était-elle vraiment proche de ton travail ?”, « C’est bien toi qui t’occupais de la distribution des armes dans l’armée où tu te trouvais ? ». Ces formulations permettent une bonne visualisation qui facilitent les souvenirs et la reprise de récits.
Alexandra Urfer Jungen