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Sous ce titre sont rassemblées vingt-quatre nouvelles dont la longueur varie entre cinq et cinquante pages.
C’est la première fois que je lis cet auteur anglais qui mélange habilement émotion, humour, et satire sociale. Tout ce que j'avais lu de lui, c'était un extrait de Un rendez-vous à Samarra, cité en exergue du roman de John O'Hara (Rendez-vous à Samarra). J'avais adoré ces quelques lignes mais pourtant, avant de commencer ce recueil, j'avais un peu peur que le style soit vieilli. Ce n’est nullement le cas, et cela aussi bien dans le vocabulaire que la structure des récits. Certains m’ont plus plu que d’autres, bien sûr, mais j’ai savouré et apprécié chaque texte. En quelques lignes, Maugham sait décrire une situation, un personnage, un sentiment, et donc créer un climat qu’il soit drôle ou sombre, triste ou léger.
Je ne peux parler de toutes les nouvelles, mais parmi mes préférées, je citerais "Madame la colonelle", dans lequel une épouse est acclamée par la critique littéraire pour son roman dans lequel elle évoque sa liaison et la mort de son amant. Alors que son mari la trouvait un peu fade et ignorait tout de cet adultère, il a de la peine à accepter que sa femme l’ai trompé mais trouve tout à fait normal que lui ai quelques liaisons.
J’ai beaucoup aimé aussi (il s’agit toutes de nouvelles de plus de trente pages) :
- "Bris et débris" : la folie d’une femme « prisonnière » de son mari dans une plantation coloniale en Asie ;
- "Le rêve" : une femme rêve que son époux tente de la tuer ;
- "Une perle" : un homme emmène sa femme de chambre au cinéma puis à un repas et fini par l’embrasser ;
- "Lord Mountdrago" : un politicien dépressif fait d’étranges rêves prémonitoires ;
- "Jane" : une veuve âgée se remarie avec un jeune homme de vingt-sept ans son cadet et devient la coqueluche de la bonne société ;
- "Vertu" : un homme présente un ami à un couple et une liaison se noue entre la femme et l’ami.
Bref, vivement recommandé ! En ce qui me concerne, je le relirai !
PS : le roman de John O'Hara, que Golovine avait eu la merveilleuse idée de m'offrir, est un petit bijou !! Golovine, il faut que tu le chroniques ici.
(éd. Robert Laffont, coll. Pavillons poche, 2010)
(photo auteur : Alfred Eisenstaed, Time & Life pictures, janvier 1944)