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au fil du temps
Daniel Bovet Prix Nobel de médecine
Daniel Bovet est né le 23 mars 1907 à Neuchâtel. Originaire de Fleurier, il est le fils d’Amy Babut et de Pierre Bovet, célèbre psychologue. A l’âge de 20 ans, il obtient sa licence en sciences biologiques à l’Université de Genève. De 1929 à 1947, il travaille à l’Institut Pasteur à Paris. Ses travaux lui valent, en 1946, d’être nommé chevalier de la Légion d’honneur.
En 1947, il part pour l’Italie et crée un laboratoire de chimie thérapeutique à l’Institut supérieur de la santé, à Rome. Il obtient la nationalité italienne la même année.
Il reçoit le Prix Nobel de médecine en 1957 pour sa découverte de drogues permettant de traiter les symptômes de l’allergie: les antihistaminiques. En se fixant sur les récepteurs spécifiques de l’histamine, substance libérée dans le corps suite à l’introduction d’un agent allergène, les antihistaminiques permettent d’éviter la réaction allergique. Daniel Bovet enseignera jusqu’à la fin de sa carrière dans plusieurs universités italiennes et il dirigera durant deux ans le conseil national de la recherche à Rome. Il meurt en 1992, à l’âge de 85 ans.
Le goût de l’expérience, de père en fils
Psychologue et adepte de l’espéranto, Pierre Bovet se servit parfois de ses enfants à titre «expérimental»: Daniel Bovet lui-même reconnut avec humour et bienveillance avoir parfois servi de cobaye à son père. C’est ainsi que Pierre Bovet enseigna l’espéranto à ses enfants dès leur plus jeune âge, ce qui fit de Daniel Bovet une des rares personnes au monde à avoir appris l’espéranto comme première langue.