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"Il s'agit en Suisse d'environ 15'000 places de travail directes ou indirectes, actives non pas pour fabriquer des armes chimiques ou des missiles, mais en grande majorité des PME, des entreprises familiales ou des entreprises dans les hautes technologies, voire même la cybersécurité", rappelle dans l'émission Forum Christophe Gerber, vice-président du Groupe romand pour le matériel de sécurité et de défense (GRPM).
"Notre industrie respecte le droit humanitaire, respecte les décisions de l'administration et on respectera aussi les décisions politiques. C'est important de savoir que notre industrie indigène ne peut survivre par le marché indigène, beaucoup trop petit. Elle a besoin d'une ouverture sur les marchés extérieurs. Dans cette situation libérale, nous avons besoin de l'ouverture sur les marchés internationaux."
Il ne nie pas les problèmes, mais relève que c'est aux politiques de les régler. "Il y a une notion de relations internationales, il faudrait se mettre avec les autres pays de façon à contrôler ensuite les trafics entre les autres Etats."
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Initiative contre l'assouplissement des exportations
Une large alliance composée de représentants de partis bourgeois, libéraux et de gauche, ainsi que des milieux religieux et de plusieurs associations et ONG soutient l'idée que le peuple doit se prononcer sur la question, selon la radio alémanique SRF. L'initiative pourrait être lancée la semaine prochaine.
Cette démarche va à l'encontre de l'assouplissement d'ordonnance voulu par le Conseil fédéral, qui a annoncé en juin un assouplissement qui permettrait d'exporter des armes vers des pays en conflit interne, s'il n'y a aucune raison de penser que les armes seront utilisées dans ce conflit.
"Aucune décision n'a été prise", dit Alain Berset
Le président de la Confédération, Alain Berset, a rappelé mardi matin sur les ondes de la RTS qu'en la matière "aucune décision n’a été prise jusqu’ici". Le texte final, confié au département de Johann Schneider-Ammann, sera livré d’ici la fin de l’année. Le gouvernement n’a donc pas encore donné son feu vert définitif, mais les chances qu'il abandonne son projet sont plutôt minces.
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Ce projet répond aux demandes de l'industrie suisse de l'armement, qui s'estime pénalisée par des règles trop strictes par rapport à ses concurrents étrangers. De la seule compétence du Conseil fédéral, la modification de l'ordonnance a reçu le soutien de la commission de politique de sécurité du Conseil national. Celle du Conseil des Etats s'est, elle, abstenue de donner une recommandation.
Vives critiques
Mais cet allégement a suscité de nombreuses critiques. Selon le PS et les Verts, la tradition des bons offices et la neutralité helvétiques sont menacés. Le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer, est lui aussi monté au créneau. Il estime que cela participe à affaiblir la réputation, la crédibilité et la fiabilité de la Suisse, en tant qu'acteur humanitaire.
Dans un rapport publié lundi, le Contrôle fédéral des finances a aussi vivement critiqué les règles en matière d'exportations d'armes, qui seraient trop faciles à contourner. "Ce rapport formellement n'est pas accablant, il a mis le doigt sur un certain nombre de lacunes qui sont aujourd'hui identifiées, qui sont priorisées et qui devront être travaillées. Les règles sont là, elles sont tenues et elles ne sont pas contournées", répond Christophe Gerber, vice-président du GRPM.
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ats/Pietro Bugnon/lgr