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Ostéoporose
L’ostéoporose est une maladie du squelette qui se caractérise par la fragilité des os. La réduction de la masse osseuse et la porosité des os sont caractéristiques de l'ostéoporose.
Les os sont fragilisés et cassent plus facilement. Cela se produit souvent sans influence de facteurs externes: il suffit de soulever un sac ou de tousser fort pour qu’un os se brise. Les fractures se produisent principalement au niveau des vertèbres, de la hanche ou du poignet. Pour diagnostiquer l’ostéoporose, le médecin mesure la densité osseuse à l’aide d’un examen radiographique spécifique ou de la tomodensitométrie quantitative.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’ostéoporose fait aujourd’hui partie des 10 maladies les plus courantes et est classée parmi les principaux problèmes de santé.
Le principal facteur de risque de l’ostéoporose est la carence en œstrogènes qui résulte de la ménopause chez la femme. La baisse du taux d’œstradiol provoque une diminution de la masse osseuse pouvant atteindre 40%. Si elles ne sont pas traitées, 30-40% des femmes vont subir une fracture osseuse, 80-90% de ces fractures sont dues au déficit en œstrogènes.
Mesures générales de prévention
Pour prévenir l’ostéoporose durant la postménopause, il existe des mesures simples et indispensables, même si elles restent souvent insuffisantes:
- Une activité physique régulière (promenades, vélo, randonnées...): La perte naturelle de masse osseuse est freinée et le renforcement de la musculature protège le système osseux contre les blessures.
- Un apport suffisant en calcium (après la ménopause: 1200-1500mg / jour) et en vitamine D (800UI minimum / jour selon les recommandations actuelles)
- L’arrêt du tabac
Utilité du traitement hormonal de substitution
De nombreuses études ont établi, de façon quasi-irréfutable, que le traitement hormonal de substitution peut prévenir la perte osseuse. Une étude publiée dans les années 80 avait déjà mis en évidence que la substitution œstrogénique augmente la densité osseuse au niveau des vertèbres et du col du fémur. Plus récemment, la grande étude WHI a démontré que le risque de fractures osseuses au niveau des zones fragiles du squelette (colonne vertébrale, avant-bras, col du fémur) diminue nettement grâce au traitement. Ceci est valable pour les hormones sous forme de comprimés mais aussi pour les préparations administrées par voie cutanée (gel, crème, patch).
Choix de la méthode préventive de l’ostéoporose selon la période
Ménopause précoce et période jusqu'à 10 ans après l’arrêt des règles
Les experts recommandent un traitement hormonal de substitution afin de prévenir les fractures liées à l’ostéoporose. Chez ces femmes, la peur d’un risque élevé de maladies cardiovasculaires n’est pas fondée. Selon les données disponibles actuellement, si un traitement hormonal de substitution sous forme d’une association stable (œstrogènes et progestérone) est entamé peu de temps après l’arrêt des règles, le risque de cancer du sein n’augmente pas au cours des sept premières années de traitement. Les femmes ayant subi une ablation de l’utérus et traitées uniquement par œstrogènes ne présentent pas non plus de risque élevé de cancer du sein.
Femmes âgées de plus de 60 ans et ménopausées depuis plus de 10 ans
La décision de poursuivre ou non le traitement hormonal de substitution entamé auparavant doit être prise au cas par cas. Cette décision doit tenir compte de la souffrance causée par les symptômes de la ménopause et de l’amélioration de la qualité de vie que peut apporter le traitement hormonal.
Les femmes n’ayant suivi aucun traitement jusqu’à cette date peuvent avoir recours à d'autres formes de traitement que le THS, même si ces alternatives ne visent qu’à prévenir l’ostéoporose. Il s’agit notamment des biphosphonates (modulateurs sélectifs des récepteurs des œstrogènes) et du ranélate de strontium.
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|25.02.2013 - dde, dzu|