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La "démocratie de cabinet", le terme, un peu déshonorant pour la démocratie, est de mon confrère Christian Bernet qui, ce matin, signe un excellent édito dans mon journal préféré. Il y dénonce à raison la procédure byzantine qui a débouché ces jours sur un accord en vue de construire des logements principalement sociaux dans le quartier industriel de La Praille Acacias Vernets. Faute de place sans doute il n'a pas souligné toute la duplicité de la gauche au pouvoir en ville de Genève.
En effet pour que cette démocratie de cabinet - traduisons cet accord à l'arraché entre le lobby des propriétaires représenté par le couple Muller Aumeunier (chambre genevoise immobilière) et le lobby des locataires représenté par le couple Grobet Sommaruga (Asloca) - puise avoir lieu, il a fallu que la gauche mette en branle un référedum populaire contre le préavis de la commune de Genève d'accepter le projet initial du gouvernement. Or pour qu'un référeundum puisse être lancé il a fallu que le Conseil administraif de la Ville et le conseil municipal à majorité de gauche vote dans un premier temps en faveur dudit projet de loi. Ceci fait les partis de gauche ont lancé le référendum déjugeant leurs élus.
Elle est belle la démocratie genevoise!
Pas sûr que la démocratie participative que semble chérir la Constituante ni la création d'un sénat des communes puissent régler ce genre de double salto politique