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Tout a commencé en 1996, lorsque Don Munzer (accordéon) demanda à Jop Chajes (saxophone, vocal) de jouer dans le cadre d’un cirque. Don connaissait une partie du répertoire des chansons juives et persuada Jop, plus enclin a jouer du hip hop ou du jazz, à essayer la musique yiddish et klezmer. Dans le cadre du cirque, cette musique fit merveille. Amsterdam Klezmer Band sillonnent les fêtes, festivals et clubs. Ils distillent la musique klezmer, mais sont aussi très influencés par la musique des Balkans, comme les Taraf de Haidouks ou les fanfares tziganes. Sur scène, ils sont sept : cinq Hollandais (clarinette, trompette, sax alto, accordéon, contrebasse), un Frison (trombone) et un Ukrainien (percussions et chant). Collant à la tradition, mais en y incorporant quelques éléments des fanfares tziganes des Balkans, l'Amsterdam Klezmer Band met en avant l'aspect dansant et joyeux de la musique yiddish instrumentale. Ils s'autorisent également quelques morceaux chantés, soit en hollandais, soit en yiddish, soit en russe (selon que c'est le saxophoniste ou le percussionniste qui s'y colle). Si leur répertoire comprend quelques classiques du genre, il reste néanmoins essentiellement constitué de leurs propres compositions. D'ailleurs, tous les membres de l'orchestre s'y collent. Il n'y a pas vraiment de "leader" dans ce groupe, où alors de manière tournante, comme pour la présidence du Conseil européen (on a les références qu'on peut...). Dans le cadre idéal du Triton, les musiciens s'en sont donnés à coeur joie, aussi bien dans leurs solos respectifs, que dans l'attaque collective des morceaux. S'autorisant même quelques incursions loin de leurs bases (ska jamaïcain sur un morceau), ils ont bien chauffé un public qui semblait un peu conquis d'avance il faut dire.