Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/51561

<h2>SubmittedText<h2><p>Candidate écologiste aux élections présidentielles colombiennes, Ingrid Betancourt a été enlevée par les FARC il y a juste une année. Depuis longtemps, elle se battait contre la corruption, la violence et les enlèvements (3000 otages à ce jour) en Colombie. Elle est devenue un symbole et sa libération faciliterait peut-être la reprise de négociations pour mettre fin aux luttes sanguinaires entre la guérilla et le pouvoir.</p><p>1. La Suisse s'engage-t-elle à soutenir les démarches internationales lancées pour la libération d'Ingrid Betancourt et des autres otages ?</p><p>2. Les FARC s'étant annoncés prêts à négocier cette libération avec les plus hauts responsables du pouvoir, la Suisse est-elle disposée à mettre en oeuvre des moyens diplomatiques pour faire pression dans ce sens sur le gouvernement colombien ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>1. Le Conseil fédéral condamne régulièrement les attaques portées à l'encontre de la population civile et des infrastructures en Colombie. Dans ses démarches il appelle toutes les parties au conflit à respecter, en toutes circonstances, les principes et les règles du droit international humanitaire. Il souligne que le DIH protège les personnes qui ne sont pas directement partie aux hostilités et que les mauvais traitements et les prises d'otages sont aussi interdits en temps de conflit armé. Par ailleurs, les civils doivent être libérés immédiatement et sans condition. Le dernier appel aux parties du conflit concernant les attaques portées à l'encontre de la population civile date du 17 février de cette année.</p><p>Ces appels humanitaires vont en parallèle avec nos efforts opérationnels en faveur d'un renforcement des structures de la société civile et un engagement en faveur d'un nouveau processus de paix.</p><p>2. L'ex-candidate à la présidence Ingrid Betancourt est citoyenne française et colombienne. La Suisse, comme État tiers, n'est pas directement impliquée dans cette affaire. Néanmoins, dans le cas où les deux gouvernements concernés adresseraient à la Suisse une demande appropriée, le Conseil fédéral étudierait un éventuel engagement. Par ailleurs, la Suisse demeure toujours à disposition du processus de paix. Elle s'engage de façon appropriée en faveur d'un "accord humanitaire" pour la libération des otages, dans le cadre d'un processus de paix global.</p>