Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07058.jsonl.gz/170

Plusieurs techniques endoscopiques, comme les sutures endoluminales, le rehaussement avec énergie de radiofréquence ou l'injection de plexiglas ou de polymère ont été présentées l'année passée, montrant leur faisabilité, mais des effets bénéfiques inférieurs au traitement conventionnel avec des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP). Les risques de ces nouvelles techniques exigent de la prudence avant de les recommander comme traitement de première ligne pour la maladie du reflux. Ces traitements doivent être effectués dans le cadre d'études cliniques, avec un accès aux modèles animaux pour l'apprentissage de ces techniques.
Plusieurs nouvelles techniques endoscopiques ont été présentées ou publiées en 2001 pour traiter le reflux gastro-sophagien (RGO).
Il faut signaler que toutes ces études sont des études de faisabilité et qu'on ne dispose pas encore d'études à grande échelle ou d'études comparatives avec des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) ou des «sham procedure».
Toutes ces techniques visent à modifier la fonction ou l'anatomie de la jonction so-gastrique, afin de diminuer le reflux gastro-sophagien.
Les patients inclus dans toutes ces études souffraient de RGO, ils étaient dépendants des IPP et il n'y avait pas d'sophagite sévère ou de hernie hiatale de plus de 2 cm, ni d'sophage de Barrett.
Les techniques suivantes sont les plus intéressantes :
1. Rehaussement avec énergie de radiofréquence de la jonction so-gastrique, à l'aide d'une sonde (Stretta Device), effectué endoscopiquement sous sédation ou narcose. Dans un groupe de quarante-sept patients suivis sur six mois, 87% n'avaient plus besoin d'utiliser des IPP, avec une amélioration des symptômes de RGO, de la qualité de vie et une diminution de la quantité de reflux mesuré avec pH-métrie de 24 heures. L'appareil est commercialisé aux Etats-Unis et deux cas de décès liés à l'intervention sont signalés.1
2. Suture endoscopique trans-orale de la jonction so-gastrique. Il existe deux appareils pour cette technique, relativement laborieuse, pour créer une «plicature interne», afin de réduire le RGO.
Une étude multicentrique sur soixante-quatre patients a montré une amélioration des scores de pyrosis et de régurgitation par rapport à l'état initial. Les résultats de pH-métrie étaient peu satisfaisants. Un cas de perforation couverte a été signalé.2
3. Injection sous-muqueuse des microsphères de polyméthylméthacrylate (PMMA-Plexiglas) au niveau de la jonction so-gastrique. Dans un groupe de dix patients avec RGO IPP-dépendant, l'injection moyenne de 32 ml de PMMA a significativement diminué le temps total pendant lequel le pH était inférieur à 4 et les symptômes de RGO. Il y a eu peu d'effets secondaires comme une dysphagie transitoire ou des douleurs rétrosternales, mais l'étude manque de détails sur la sélection des patients et les examens préliminaires sur la quantification de reflux.3
4. Injection de polymère d'Enteryx dans la muscularis du cardia afin de créer un anneau circulaire, limitant le reflux gastro-sophagien. Une étude multicentrique sur 73 patients a montré une faisabilité relativement bonne avec diminution des symptômes de reflux et amélioration de la qualité de vie à six mois. Effets secondaires : douleurs rétrosternales pendant plusieurs jours.4
Ces techniques sont prometteuses mais demandent encore des perfectionnements techniques et des études à grande échelle, randomisées et comparatives afin de trouver leur place dans le traitement de la maladie du RGO et surtout pour montrer une sécurité à long terme, qui existe avec les IPP.