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Les pêcheurs augmentent la pression sur la Confédération et les cantons pour que les rivières en aval des centrales hydroélectriques disposent de suffisamment d'eau. Ils brandissent la menace de sanctions juridiques.
La loi sur la protection des eaux exige que, d'ici la fin de l'année, les cours d'eau en aval des barrages soient assainis tout en garantissant le seuil de rentabilité des installations. Or en 2011, seuls 37% des assainissements requis ont été effectués, selon des chiffres publiés en février dernier par l'Office fédéral de l'environnement (OFEV).
"Nous ne pouvons, ni ne voulons accepter ce bilan", a déclaré mardi lors d'une conférence de presse à Berne Roland Seiler, président central de la Fédération suisse de pêche (FSP). Et de menacer de prélever de l'argent sur les "bénéfices illégaux" que représente la vente d'électricité. Ce commerce est comparable au trafic de drogue, a martelé Roland Seiler.
La FSP envisage aussi de déposer plainte pour "cruauté envers les animaux". En effet, de nombreux poissons meurent lorsque les ruisseaux et rivières ne sont pas suffisamment alimentés en eau.
Le Valais mauvais élève
Selon les chiffres de l'OFEV, le Valais fait figure de mauvais élève, côté romand. Sur les 199 prélèvements dont l'assainissement était nécessaire dans ce canton de montagne, il n'en a assaini que 4%. Cette proportion s'élève à 21% dans le canton de Fribourg et à 36% dans le canton de Vaud.
Le Jura n'a réalisé aucun des 9 assainissements requis, alors que Genève a entièrement satisfait à son devoir d'assainissement, mais il n'en avait que quatre à réaliser. Quant au canton de Neuchâtel, il a refusé de transmettre les informations.
ATS