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Dix nouveaux stades ont été construits et deux rénovés pour la Coupe du monde. Avec un coût de 11 milliards de CHF, le Mondial de Russie a été le plus cher de l'Histoire.
Une « loi Fifa » en conflit avec la Constitution russe
Afin de réaliser les travaux de construction, le Parlement russe a édicté une loi en 2013 qui viole la Constitution russe et la Charte sociale européenne. Elle a permis aux employeurs d’augmenter de manière unilatérale les heures de travail, tout en les dispensant de compenser les heures supplémentaires et le travail durant les week-ends comme prévu par le droit russe.
Moins d’argent, plus de travailleurs et travailleuses migrant-e-s
Conséquence de la crise économique dans le pays et de la faiblesse du rouble, le budget de la Coupe du Monde a été réduit. Les entreprises ont baissé leurs coûts par un recours renforcé à de la main-d’œuvre migrante exploitée. Cette dernière a travaillé en hiver par un froid glacial ; les salaires ont été payés seulement partiellement, voire pas du tout. Les ouvrières et ouvriers ont été nombreux à réaliser des travaux dangereux sans formation adéquate, ni protection suffisante.
La responsabilité de la Fifa
La Fifa a connaissance de cette situation. Depuis 2016, elle a régulièrement visité les chantiers des stades avec des représentants syndicaux et, selon ses propres déclarations, a pu constater une diminution des violations de 75%.
Solidar Suisse a eu des échanges réguliers avec la FIFA en 2017 sur ses engagements en matière de droits humains et se félicite des progrès réalisés à cet égard. Solidar Suisse reste cependant critique sur le manque de transparence de la Fifa.