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Parmi les vingt entreprises les plus cotées du pays, aucun poste de directeur général n'a encore été attribué à une femme. Pourtant, c'est la loi.
Une nouvelle législation, entrée en vigueur cette année, prévoit, pour les sociétés cotées en bourse d'au moins 250 employés, qu'il y ait une part de 30% de femmes dans les conseils d'administration et de 20% au sein des directions. Ce qui n'est pas le cas: dans l'ensemble, les 20 sociétés cotées en bourse suisse comptent 13% de femmes cadres dans leurs directions générales. Parmi ces entreprises, aucune n'a attribué le poste de directeur général à une femme et seule une société compte une directrice financière.
Les effets positifs seraient particulièrement visibles «lorsqu'au moins un tiers des femmes occupent des postes de direction et un cinquième des postes de cadres», c'est-à-dire lorsque l'entreprise respecte la nouvelle législation, pour le cabinet d'étude Willis Towers Watson.
Par ailleurs, 73% des employés sondés de ces bons élèves voient dans leur entreprise une évolution de carrière favorable, contre 61% dans les autres.
En comparaison internationale, la Suisse figure au fond du classement, à l'opposé de pays plus vertueux comme la Norvège qui affiche une part de femmes aux directions de leurs grandes entreprises, ainsi que le Royaume-Uni et la Suède. (ats)