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"Champs", "montage", "mouvements de caméra", "plans" ou "son",vous propose de découvrir le sens d'une sélection de termes extraits du vocabulaire du 7 art.
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Le champ est ce qui est devant l'objectif de la caméra, défini par sa focale, c'est-à-dire la largeur et la hauteur de son champ (de vision), ainsi que l'espace en profondeur de ce cadre (en forme d'entonnoir, dont l'optique de la caméra serait le tube et le cône serait le champ filmé).
Champ/ contre-champ
On dit d'une séquence qu'elle est tournée en champ/contre-champ quand les plans se succèdent suivant deux axes symétriques ou asymétriques opposés. C'est le cas par exemple d'un dialogue entre deux personnages, où alternent des plans montrant l'un des personnages et des plans montrant l'autre personnage, l'un à côté de l'autre ou l'un face à l'autre. Les deux axes du champ/contre-champ sont soit filmés séparément, le comédien hors-champ donne alors la réplique, soit avec deux caméras tournant simultanément, les deux comédiens étant alors l'un dans le champ de la première caméra, et l'autre dans le champ de la deuxième. Un clap spécial à deux faces est parfois utilisé dans ce genre de configuration, à défaut deux annonces sont faites (caméra 1, caméra 2).
Exemple de champ/ contre-champ entre Robert de Niro et Al Pacino, tiré du film "Heat", du réalisateur Michael Mann, paru en 1995.
Profondeur de champ
Zone de netteté en profondeur d'une image, en avant et en arrière du plan de mise au point. L'ampleur de cette zone dépend de l'optique utilisée: plus la focale est courte, plus la profondeur de champ est vaste ; plus la focale est longue, plus la profondeur de champ s'amenuise. Elle dépend aussi de l'éclairement de la scène, et en conséquence de l'ouverture plus ou moins grande du diaphragme: plus le diaphragme est fermé, plus grande est la profondeur de champ ; plus le diaphragme est ouvert, plus restreinte est la profondeur de champ.
Exemple d'utilisation de la profondeur de champ, issu du film "Citizen Kane", d'Orson Welles, sorti en 1941.
Le montage est une opération majeure de la postproduction. Elle consiste à l'assemblage des séquences et des plans les uns à la suite des autres, élaborant des raccords et du rythme.
Techniques de montage
Un fondu est une transition vers un autre état, l'image disparaît progressivement, d'une façon ou d'une autre. Cela peut aussi être une transition entre deux séquences, deux plans. Progressivement une image se fond ou se croise avec une autre qui apparaît ; dans ce cas le fondu se nomme: fondu enchaîné.
Un volet de transition entre deux plans est une barre qui traverse l'écran, changeant au passage une image en une autre.
Différents types de montage:
Le plan fixe est tourné par une caméra à l’aide d’un pied fixe.
Travelling: en cours de prise de vues, tout déplacement de la caméra installée sur un chariot de travelling ou une dolly, ou tout autre support mobile (Louma, véhicule, trains, avion, etc).
Panoramique: mouvement de rotation de l'appareil de prise de vues sur l’un ou l’autre de ses axes, à l’horizontal ou à la verticale. La caméra peut être activée sur son axe vertical, de gauche à droite ou inversement, c’est un panoramique horizontal. Elle peut être activée sur son axe horizontal, de bas en haut ou inversement, c’est un panoramique vertical. Les deux types de panoramiques peuvent être combinés.
Du côté du matériel
Grue: support de caméra, à parallélogramme compensé par des masses, ou système de vérin hydraulique, qui permet l'élévation de la caméra au-dessus d'un décor ou d'un groupe de comédiens qu'elle peut ainsi survoler dans un "mouvement de grue" horizontal ou au contraire s'en approcher ou s'en éloigner par abaissement ou soulèvement. La grue porte la caméra et son opérateur, souvent son pointeur, et parfois le réalisateur. Son poids et en conséquence sa manipulation onéreuse nécessitent un grand nombre de machinistes, et la Louma, et autres bras de caméra télécommandée, ont aujourd'hui pris sa place.
Louma: système léger de support de caméra, conçu par Lavalou et Masseron, qui permet un "mouvement de grue", avec une intervention humaine au sol par télécommande (et non portée comme dans les grues traditionnelles) à partir d'un contrôle sur écran vidéo, permettant de provoquer aussi bien des mouvements de la caméra que des réglages (diaphragme, point) à distance. D'autres marques ont développé des modèles concurrents.
Steadicam: système stabilisateur de prise de vues en "caméra portée", inventé par Garrett Brown, fonctionnant à base de ressorts compensateurs, qui autonomise l'appareil de prise de vues et le désolidarise des mouvements du corps de l'opérateur qui porte le tout. L'œil même de l'opérateur et son arcade sourcilière, qui reproduisent les tressautements du corps en marche, sont déconnectés de la machine et l'opérateur steadicam utilise pour cadrer un écran vidéo fixé sur le système.
Cadre
Ce que voit le cadreur dans l'œilleton (ou le viseur) de la caméra. Les caméras professionnelles comportent toutes une visée plus large que le champ de l'optique. Cette particularité permet au cadreur de voir arriver les objets filmés ou les comédiens et de réajuster éventuellement son cadre avant leur entrée dans le champ. De même, elle lui permet, lors d'un mouvement de caméra, par exemple un panoramique, de mieux viser le cadrage final. Avec les techniques numériques, il est courant de procéder à des recadrages en postproduction.
Plan
Prise de vues, comprise entre la mise en route de la caméra et son arrêt.
Il existe différents types de plans:
Plan-séquence: séquence tournée en un seul plan (sans arrêt de la caméra), ou supposée l'être car beaucoup de plans-séquence dits "culte", sont en fait une succession de plusieurs plans longs reliés par une astuce née en général du décor (passage d'une colonne, d'un mur, etc.).
Exemple de plan séquence (trafiqué) issu du film "Snake Eyes", de Brian de Palma, sorti en 1998.
Plongée
Plan où la caméra est placée en hauteur par rapport au sujet filmé, elle plonge sur lui. C'est l'inverse de la contre-plongée.
Contre-plongée
Axe de prise de vues du bas vers le haut, la caméra est placée plus bas que le sujet, faisant un angle positif par rapport à l'horizontale. C'est l'inverse de la plongée.
Son d'ambiance: son de l'environnement sonore d'un plan, voire d'une prise, sans les dialogues ni les bruits.
Son seul: son enregistré sans l'image, au tournage ou indépendamment du tournage, utilisé au montage son.
Son off: son dont l'origine (ou la source) est hors-champ.
Sonoriser: ajouter des sons.
Sonothèque: bibliothèque de sons archivés.
La postsynchronisation est une technique permettant de réenregistrer en studio le dialogue ou la voix off d'une œuvre audiovisuelle (film, série, etc.), dans la même langue et les mêmes conditions que lors du tournage, et avec le même comédien.
Elle est souvent confondue avec le doublage qui, bien qu'utilisant les mêmes techniques de réenregistrement en studio, permet de réaliser l'adaptation synchronisée des dialogues dans une autre langue et est donc le plus souvent interprétée par un autre comédien. Certains acteurs et actrices polyglottes ont pratiqué à la fois la postsynchronisation et le doublage: Peter Ustinov, Jodie Foster, Kristin Scott Thomas, Michael Lonsdale, Diane Kruger, etc.
La perche est un accessoire de prise de son permettant le déport du microphone afin de le placer au plus près des sources sonores sans que, ni le microphone, ni son manipulateur ne se trouve dans le champ.
Exemple d'erreur de script dans le film "La vérité si je mens 2", de Thomas Gilou, sorti en 2001.