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Vevey Les championnats d'Europe de Taekwondo, qui se sont déroulés du 1er au 4 mai à Bakou en Azerbaïdjan, ont eu lieu sans le veveysan Mergim Krasniqi, prévenu par e-mail la veille de son départ que les athlètes représentant le Kosovo ne seraient pas admis pour des raisons politiques. Pourtant, son inscription était acceptée depuis de longs mois. Le Régional l'avait rencontré avant cette triste nouvelle, alors qu'il visait le titre.
Vous travaillez à 100%. Comment parvenez-vous malgré tout à vous préparer pour une telle compétition?
> Oui. J'ai terminé l'armée le 4 avril dernier, et durant les pauses et les sorties militaires, je m'entraînais. Les week-ends, quand les autres se reposaient, je m'entraînais à nouveau. Et depuis que je suis sorti de l'armée, je me suis préparé tous les jours sans relâche avec mon frère, qui connaît parfaitement mes points faibles et mes points forts. Tout cela est nécessaire: mes adversaires s'entraînent également deux fois par jour, sauf qu'il s'agit de leur métier. Moi, j'y vais après le travail, pendant les pauses de midi quand elles sont assez longues, et si ce n'est pas le cas je me lève plus tôt le matin. De cette façon, je peux m'entraîner plusieurs fois par jour.
Ce train de vie vous contraint-il à sacrifier une part importante de vos loisirs?
> J'ai très, très peu de loisirs (sourires). Ces derniers temps, à vrai dire, je n'en ai tout simplement pas eu. J'ai de la chance que mon frère puisse être mon coach et qu'il soit toujours présent pour m'entraîner jour après jour. Toute la famille est derrière moi, du plus petit au plus grand, et s'organise pour me faciliter la tâche.
De nombreux clubs de taekwondo sont établis depuis plusieurs années sur la Riviera. Ne serait-il pas plus judicieux de créer un pôle d'entraînement commun?
> Je pense qu'avoir différents clubs répartis sur la région permet de mieux faire connaître notre sport. Dans notre cas, avec mon frère, nous donnons la possibilité aux enfants de Villeneuve de s'entraîner près de chez eux. En plus, le taekwondo peut se pratiquer de différentes manières: certains se spécialisent dans les katas (réd: formes techniques chorégraphiées) ou encore la casse, et d'autres dans le combat. Une même ville peut donc contenir deux clubs sans qu'il y ait une véritable concurrence pour autant.
Steve Casas