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Ces trois célèbres automates, l'Ecrivain, le Dessinateur et la Musicienne, ont été réalisés à La Chaux-de-Fonds entre 1768 et 1774 par Pierre Jaquet-Droz, horloger et mécanicien, Henri-Louis son fils, et Jean-Frédéric Leschot.
Après un long périple dans les cours d'Europe, les Jaquet-Droz vendirent les trois automates à des impressarii puis à des collectionneurs qui continuèrent à les promener d'un pays à l'autre. En 1906, les automates ont été acquis par la Société d'histoire et d'archéologie du Canton de Neuchâtel, grâce à un subside de la Confédération et à la générosité de donateurs anonymes. Après une tournée triomphale en Suisse, les trois automates sont remis en don à la Ville de Neuchâtel en 1909 pour être conservés au Musée d'art et d'histoire. Les automates sont exposés et accessibles au public toute l'année et fonctionnent en démonstrations le premier dimanche du mois ou encore sur réservation.
Réalisé principalement par Pierre Jaquet-Droz, l'Ecrivain est le plus compliqué des trois mécanismes. Assis devant un pupitre, l'automate tient une plume d'oie qu’il trempe dans l'encrier, puis il la secoue légèrement avant de commencer de dessiner les lettres sur le papier. Grâce à un mécanisme annexe, ses yeux suivent son travail. L'Ecrivain est capable de tracer un texte de 40 signes au maximum, répartis sur quatre lignes. La principale invention de son mécanisme est le système de programmation par disque, qui lui permet d'écrire des textes suivis sans intervention extérieure. Il peu écrire n'importe quelle phrase, lettre par lettre.
D'aspect très semblable à l'Ecrivain, le Dessinateur est techniquement plus simple que son grand frère. Il a été réalisé principalement par Henri-Louis Jaquet-Droz et Jean-Frédéric Leschot. Utilisant un porte-mine, il est capable de réaliser quatre dessins différents grâce aux trois jeux de cames d'origine : un portrait de Louis XV, un dessin de chien, un Amour sur un char tiré par un papillon et un couple royal anglais. Un petit soufflet dissimulé dans la tête de l'automate permet de chasser les poussières sur le dessin à intervalles réguliers.
Très différente des deux autres automates, la Musicienne est la plus tardive du groupe. Assise devant un petit orgue à flûtes, elle possède un mécanisme qui actionne ses dix doigts ; elle joue donc réellement de son instrument. Les cinq pièces qu'elle est capable de jouer semblent avoir été composées par Henri-Louis Jaquet-Droz lui-même. Le mécanisme, complexe, est constitué de quatre parties qui actionnent le soufflet de l'instrument, chacune des mains de la Musicienne, et des gestes annexes tels que la respiration, les hochements de tête, les mouvements des yeux, ou encore la référence finale.