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Des parlementaires suisses et Amnesty International ont déposé une demande de grâce auprès de l'ambassade des Etats-Unis à Berne.
Amnesty International et les parlementaires Dick Marty, Carlo Sommaruga, Josef Lang et Anne Seydoux-Christe, co-présidents du Groupe parlementaire pour les droits humains, font appel aux autorités américaines pour gracier Troy Davis et pour transformer sa peine en détention.
Cet appel a été remis par un groupe d’activistes d'Amnesty lors d’une action symbolique à l'ambassade des Etats-Unis à Berne. «L’idée que Troy Davis est peut-être innocent et qu’il soit exécuté est insupportable», explique Manon Schick, directrice de la Section suisse d'Amnesty International.
Un juge a signé l'ordre d'exécution de Troy Davis dans l'état de Géorgie et le prisonnier pourrait être exécuté le 21 septembre. Pourtant, des doutes persistent quant à sa culpabilité pour un crime commis il y a plus de 20 ans.
Parlementaires: Troy Davis doit être sauvé!
Le Groupe parlementaire pour les droits humains reconnaît lui aussi le risque qu'une erreur fatale soit commise. «Il y a suffisamment de preuves montrant que l'application de la peine de mort n'est pas infaillible», écrivent les co-présidents du Groupe parlementaire dans la lettre qu'ils adressent à l'ambassade des Etats-Unis à Berne et au Comité des grâces de Géorgie. «Ces instances seront certainement d'accord avec nous pour éviter absolument le risque d'exécuter un innocent.»
Le Groupe parlementaire pour les droits humains souligne le rôle du Comité des grâces de Géorgie, conçu comme un mécanisme de correction lors de jugements erronés dont les conséquences sont particulièrement lourdes. Le Comité avait noté dans un communiqué en 2007 que l'exécution d'une sentence de mort devait être suspendue si le moindre doute subsiste sur la culpabilité d'un prisonnier.
Sa dernière chance
Troy Davis est confronté pour la quatrième fois en quatre ans à une date d'exécution. En 2007, il a bénéficié d'une remise de peine 24 heures avant l'exécution, en vertu d'une décision du Comité des grâces de Géorgie. En 2008, deux dates d'exécutions supplémentaires ont été prévues et annulées par la suite.
«Nous cherchons le dialogue avec la mission diplomatique et nous souhaitons l'informer de nos préoccupations et inciter les autorités américaines à la clémence dans le règlement du cas de Troy Davis, a déclaré Manon Schick. Malheureusement, notre demande pour parler directement à l’ambassade n’a pas été entendue.»
Amnesty International mobilise les activistes partout dans le monde pour empêcher l'exécution de Troy Davis. Le Comité des grâces de Géorgie est sa dernière chance.