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Les sports de ballon tels que le rugby, le handball et le football ont gagné une réputation mondiale. Au moins un milliard de personnes pratique l’une de ces activités sportives dans le monde. Ce type de sport requiert un équilibre, de l’endurance et une coordination mains-pieds. Ces sports pratiqués avec un ballon sont le plus souvent qualifiés de sports de contact, signifiant que les blessures des athlètes sont souvent prévisibles, celles touchant les mains et les poignets étant les plus fréquentes. Les blessures suivantes aux mains et aux poignets sont associées à la pratique d’un sport de ballon et sont présentées selon leurs causes, leurs symptômes, leurs modes de prévention et leurs traitements :
Entorse au pouce (ou pouce de skieur)
Cette blessure se produit généralement en jouant au basket, au rugby ou au handball, lorsque les athlètes tombent au sol avec un pouce tendu et sur le côté. Ils ressentent alors une douleur accompagnée d’un gonflement et de mouvements instables du pouce touché. Des étirements et des exercices d’échauffement spécifiques de la main peuvent diminuer de tels accidents. Immobiliser le doigt blessé par la pose d’une attelle ou d’un plâtre peut être envisagée initialement. La prise orale d’antidouleurs pourra apaiser la douleur de la main blessée. Une consultation avec un spécialiste de la main est recommandée afin de déterminer la gravité de la lésion ligamentaire: la rupture complète ou une fracture associée peuvent nécessiter une réparation chirurgicale. Dans les autres cas la durée d’immobilisation est liée au stade de l’entorse.
Doigt en maillet
Un doigt en maillet est une déformation provoquée par une rupture du tendon extenseur de l’articulation distale du doigt. Cette déformation est relativement commune chez les joueurs de basket qui touchent du bout des doigts des surfaces dures, comme le sol ou la balle à grande vitesse. Le doigt endommagé est généralement douloureux, enflé et contus. Le bout du doigt prendra la plupart du temps la forme « d’un maillet » ; c’est pour cette raison que le langage populaire le qualifie de doigt en maillet ou de doigt du basketteur. Le doigt sévèrement touché est habituellement immergé dans de l’eau glacée afin de réduire l’inflammation et la douleur. La main affectée doit être surélevée au-dessus du cœur pour réduire le gonflement et l’œdème. Saigner sous les ongles ou sur une toute autre partie de la main ou du doigt peut être le signe d’une fracture qui peut être ouverte exigeant une prise en charge médicale immédiate. Le traitement est le plus souvent conservateur avec une attelle segmentaire thermoformée maintenant l’articulation distale du doigt en extension pour une durée de 8 semaines, jusqu’à guérison complète. Un traitement chirurgical est nécessaire lorsqu’il existe une fracture emportant plus du 1/3 de la surface articulaire associée à une luxation. La chirurgie reconstructrice de la main pourra requérir l’utilisation de vis et de broches pour réaligner le doigt abîmé. La chirurgie est également envisagée lorsque les autres traitements ont échoué et lorsque les patients sont des enfants, afin de ne pas risquer de graves séquelles ou une déformation définitive du doigt.
Déformation en boutonnière
Cette déformation résulte d’une blessure au doigt causée par un objet lancé à grande vitesse, comme un ballon de basket, de foot ou de handball ou d’une chute sur le doigt concerné. Cette déformation secondaire du doigt est liée soit à une lésion de la plaque palmaire (structure comme un ménisque située sous l’articulation intermédiaire du doigt et empêchant le retournement du doigt) soit une interruption du tendon extenseur au niveau de la deuxième phalange. La déformation du doigt associe une flexion de la phalange intermédiaire et une hyper extension de la dernière phalange. Elle empêche l’athlète d’étendre son doigt et compromet alors la fonction de ce dernier. La blessure à l’origine de la déformation entraîne une violente douleur. En absence de traitement, le doigt touché continue de se recroqueviller doucement pendant environ 3 semaines. Le traitement est le plus souvent non chirurgical et associe le port d’une attelle, ainsi qu’une rééducation spécialisée pour assouplir le doigt. La chirurgie peut être nécessaire lorsque la déformation entraîne de l’arthrose, lorsque le tendon est totalement interrompu, lorsqu’un fragment d’os est déplacé ou lorsque les symptômes ne s’améliorent pas malgré le port de l’attelle, ou que tous les autres moyens thérapeutiques n’ont pas apporté d‘amélioration.
Fractures des os du carpe
Il s’agit le plus souvent de l’os scaphoïde, mais tous les os du carpe peuvent être atteints. Cela se produit au cours d’une chute accidentelle, lorsqu’un joueur de football, de basket ou de rugby supporte la totalité de son poids avec le bras tendu et transfère la force de l’impact sur les os du carpe, entraînant une fracture évidente ou de micro fractures. Les fractures du carpe se traduisent généralement par un gonflement de la main ou du poignet, avec une douleur lors d’un mouvement. La prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens pour peut diminuer la douleur et l’oedème. L’immobilisation temporaire de la main ou du poignet (Attelle ou plâtre) est recommandée, avant un avis spécialisé. Des traitements chirurgicaux à comme une réduction (ouverte ou fermée à travers la peau) des os du carpe peuvent être nécessaires. Le chirurgien de la main, s’assurera du bon alignement des os jusqu’à la guérison.
Entorse du poignet
Cette blessure est commune à tous les sports de ballon. Elle se produit lorsque le joueur tombe avec une main tendue et se protège de l’impact sur le sol ou d’une surface dure avec ses poignets. La réception sur le poignet peut entraîner un gonflement (muscles et tendons du poignet) ou une entorse (ligament). Cette dernière se traduit par une douleur, un oedème et des difficultés à attraper des objets avec les doigts. Les athlètes doivent s’entraîner à bien se réceptionner et apprendre à rouler en cas de chutes. Des exercices d’étirements des mains et des poignets sont à effectuer pour assurer la stabilité de l’articulation. Des protections de poignets peuvent également réduire les risques d’entorse. Une entorse aiguë peut se être traitée avec de la glace, du repos, une immobilisation et par l’élévation de l’articulation touchée pour réduire le gonflement et la douleur. Les antidouleurs et les antiinflammatoires peuvent aider l’analgésie et réduire l’oedème. Des entorses sévères où le ligament a été arraché nécessitent une intervention chirurgicale. Un gonflement important des tissus en profondeur peut entraîner des problèmes de compression du nerf médian de la main, à l’origine de troubles de sensibilité. Parfois, la décompression du nerf, par le chirurgien de la main, permet de prévenir de graves séquelles et complications.
Fractures du poignet (radius et/ou cubitus)
Connue également sous le nom de Pouteau-colles lorsque la fracture est en dehors de l’articulation. C’est une blessure courante au foot et au basket, quand le joueur tombe dans une position non équilibrée et supporte tout le poids de son corps sur un bras tendu et en angle droit par rapport à la surface (traumatisme à haute véllocité). Cette position dirigera la pression de l’impact sur les os du poignet, , causant une fracture. La déformation due à la fracture est évidente juste après l’accident: en dos de fourchette le plus souvent associée à une douleur intense. Des exercices complets d’étirements pourront éventuellement éviter ce type de mésaventure sur le terrain ou toute autre surface dure. Le membre touché doit être impérativement être immobilisé avec une attelle. Des compresses froides ou de la glace protégée par un linge (coldpack) pourront être appliquées pour réduire le gonflement initial, associées à des antidouleurs et des anti-inflammatoires. A ce stade bien veiller à ce que le blessé reste à jeun, jusqu’à l’avis spécialisé en urgence. Le chirurgien de la main, en fonction de la radio décidera du traitement: soit conservateur avec immobilisation dans une résine ou un plâtre jusqu’à consolidation. Soit chirurgical, avec des montages par broches ou plaques.