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Le chef de l'armée veut 20 000 soldats de plus à court terme. «Une des propositions de l'armée est de passer dans un premier temps de 100 000 à 120 000 soldats», a déclaré Thomas Süssli à CH Media (groupe dont watson fait partie). Pour cela, il faudrait un nouveau système d'obligation de servir. Il souhaite soumettre une proposition au Conseil fédéral d'ici à la fin de l'année.
Les 20 000 nouveaux soldats doivent constituer les forces légères nouvellement formées de l'armée. Dans une situation de crise, ils doivent être «bien visibles publiquement», explique le chef de l'armée. Parallèlement, ces soldats doivent soutenir les autorités.
Pour renforcer l'armée, Thomas Süssli veut recruter des militaires «qui ont déjà terminé leur service, mais qui resteraient incorporés plus longtemps». Seraient donc concernés les soldats qui ont accompli l'école de recrues et six cours de répétition, mais qui ne sont pas encore démobilisés. Il s'agirait en premier lieu de militaires âgés de 27 à 35 ans.
Ces projets du chef de l'armée ne font pas l'unanimité. «Je trouve que le chef de l'armée a raison de vouloir augmenter le nombre de soldats», déclare le conseiller national UDC Thomas Hurter. Mais le chiffre de 20 000 est trop bas, selon lui. L'UDC se prononce plutôt pour une augmentation de l'effectif théorique de 100 000 à 140 000 ou 160 000 hommes.
Thomas Hurter n'est pas d'accord avec l'idée de convoquer les militaires qui ont déjà effectué leurs jours de service, mais qui attendent d'être libérés:
«Depuis la suppression de l'examen de conscience pour le service civil, il y a une liberté de choix entre le service militaire et le service civil», explique le conseiller national. «Ainsi, environ un quart de chaque nouvelle classe d'âge astreinte au service opte aujourd'hui pour le service civil». Selon lui, cela pose un sérieux problème à l'armée:
Le conseiller national du Centre, Martin Candinas, émet des réserves similaires. Selon lui, il est décisif de savoir si les militaires qui ne sont pas encore licenciés accompliraient ce nouveau service de leur plein gré ou de force:
«Nous perdons trop de personnes au profit du service civil». Martin Candinas estime aussi que l'idée d'augmentation mérite d'être examinée.
Le Parti socialiste exprime quelques critiques. «Je ne vois pas pourquoi on veut augmenter l'effectif réglementaire de l'armée», déclare la conseillère nationale Priska Seiler-Graf, «alors que l'effectif réel dépasse actuellement la limite légale». Aujourd'hui, les bases légales fixent l'effectif théorique de l'armée (effectif nécessaire sur la base du profil de prestations de l'armée) à 100 000 personnes astreintes au service militaire. Et l'effectif réel (c'est-à-dire toutes les personnes incorporées qui devraient entrer en service en cas de mobilisation générale) à 140 000 au maximum. En 2023, l'effectif réel était de 147 000 personnes.
Le PLR est favorable au projet de Thomas Süssli. «Ce serait une bonne chose pour la sécurité du pays», déclare le conseiller aux Etats Josef Dittli. Mais il souligne que l'armée doit maintenant fournir un concept global avec une structure organisationnelle qui montre comment elle veut atteindre la capacité de défense dans les six à huit prochaines années et comment elle compte financer tout cela.
Un coup d'œil dans le rétroviseur montre que le nombre de militaires n'a cessé d'augmenter entre le 19ᵉ siècle et le milieu du 20ᵉ siècle:
Par la suite, les chiffres n'ont cessé de baisser:
Le Conseil fédéral décidera, à la fin de l'année, à quoi ressemblera l'effectif de l'armée à l'avenir. Deux modèles sont en discussion:
Adapté de l'allemand par Tanja Maeder
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