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Le choc tant attendu aura bien lieu ! Rafael Nadal, treize fois sacré à Roland-Garros, défiera le tenant du titre Novak Djokovic dans un quart de finale royal.
Le Majorquin s'est qualifié après avoir livré un combat magnifique face à Félix Auger-Aliassime dans un duel presque fratricide si l'on sait que son oncle Toni est l'un des mentors du Canadien. Pour la troisième fois seulement en... 112 rencontres, il a joué un cinquième set sur la terre battue de la Porte d'Auteuil pour s'imposer 3-6 6-3 6-2 3-6 6-3 après 4h21' de match.
Nadal en outsider
Novak Djokovic, qui n'a pas égaré le moindre set en quatre rencontres, aura, bien sûr, l'avantage de la fraîcheur face à Rafael Nadal. Mais l'homme aux 21 titres du Grand Chelem est toujours capable, à bientôt 36 ans, de rendre l'impossible possible. Venu à Paris avec une préparation très réduite en raison d'une fracture aux côtes et de sa blessure chronique au pied, Rafael Nadal ne partira pas favori face à un no 1 mondial au sommet de son art. L'enterrer serait une tragique erreur. «Mais il est vrai que je n'aborde pas ce quart de finale comme j'aurais aimé l'aborder», avoue toutefois Rafael Nadal.
Les deux géants ne se sont plus affrontés aussi tôt dans un des quatre tournois majeurs depuis 2015. C'était déjà à Roland-Garros et le Serbe s'était imposé en trois sets. Le seul autre précédent était déjà Porte d'Auteuil: c'était en 2006, lors de leur première confrontation. Elle avait tourné à l'avantage de Nadal.
Auger-Aliassime a pris date
Ce huitième de finale contre Félix Auger-Aliassime a souligné une fois encore les formidables qualités de battant du gaucher. «Je n'ai pas bien commencé le match. Dans le premier set je n'ai pas réussi à convertir les occasions que je me suis créées. Dans le troisième, j'ai mieux joué, mais le début du quatrième a été difficile, convient Rafae Nadal. Il a un gros service et je n'arrivais pas à le repousser. Mais en fin de match j'ai réussi à être plus agressif, à monter au filet, et ça a fait la différence.»
Avec son service et son coup droit, le Canadien n'a, en effet, cessé de martyriser son adversaire. Comme face à Daniil Medvedev en janvier dernier où il avait été un point de la victoire, le Canadien a confirmé les propos élogieux de Roger Federer - tenu avec l'avènement de Carlos Alcaraz - qui le considère comme le plus beau fleuron de la nouvelle génération. A 21 ans, il a démontré face à Rafael Nadal que l'avenir lui appartenait bien.
ats