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Symphonie
L’atelier présente
deux fleurons de la période classique et romantique que presque tout oppose. La 40e Symphonie de Mozart, dominée par les cordes, est courte et dramatiquement claire. La 9e Symphonie de Bruckner, grouillante d’instruments à vent, est énorme et lumineusement sombre.
La 40e Symphonie de Mozart (1788)
est l’avant-dernière et la plus célèbre de ses symphonies. Elle partage avec la 5e Symphonie de Beethoven le fait d’avoir un premier thème dont l’immense célébrité masque le mystère de l’œuvre.
La 9e Symphonie de Bruckner (1887-1896)
est sa dernière œuvre. Elle est inachevée. Toute sa vie Bruckner fut la proie d’un doute ravageur. Toujours critiqué, il retravailla sans cesse sa musique. On la lui corrigea aussi. Nul doute qu’en entendant ce monument au doute créateur qu’est la 9e Symphonie, Ludwig est devenu le meilleur ami d’Anton au paradis des compositeurs.