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Le système d’indicateurs de l’intégration de l’OFS indique les différences en matière d’égalité des chances entre la population issue de la migration et celle qui n’en est pas issue. Le statut migratoire ne peut toutefois en aucun cas être considéré comme le seul facteur explicatif des différences relevées entre ces groupes. D’autres variables telles que l’âge et le niveau de formation peuvent également expliquer ces différences. 16 indicateurs ont été actualisés avec les données les plus récentes.
Conditions financières et matérielles: position défavorable pour la population issue de la migration
La population issue de la migration a, en moyenne, de moins bonnes conditions financières et matérielles que la population non issue de la migration. Le taux de pauvreté des personnes actives occupées parmi les personnes issues de la migration de 1re génération est plus élevé que celui de la 2e génération et de la population non issue de la migration (6% contre 3%). De même, la 1re et 2e génération vivent trois fois plus souvent dans un ménage connaissant une privation matérielle que les personnes non issues de la migration. En outre, la 2e génération est deux fois plus souvent confrontée à une ou plusieurs privations dans le logement que les personnes non issues de la migration (24% contre 12%). 26% des personnes issues de la 2e génération vivent dans un logement situé dans un quartier jugé trop bruyant, contre 20% pour la 1re génération et 16% pour celles qui ne sont pas issues de la migration.
Engagement civil et cohésion sociale: confiance envers les institutions plus élevée au sein de la 1re génération
Bien que l’engagement civil soit moins fréquent au sein de la population issue de la migration que parmi celle qui n’en est pas issue, les personnes avec un passé migratoire ont une confiance élevée envers les différentes institutions. D’un côté, 67% des Suisses non issus de la migration déclarent participer à au moins 8 votations fédérales sur 10, alors que c’est le cas de 62% des Suisses issus de la 1re génération et de 56% de ceux de la 2e génération. 54% de la population non issue de la migration s’engage de manière active, contre 32% pour la 1re génération et 35% pour la 2e génération. D’un autre côté, la 1re génération accorde systématiquement une confiance plus élevée au système politique et judiciaire, ainsi qu'à la police, par rapport à la 2e génération et la population non issue de la migration. La 2e génération fait moins confiance à la police que la population non issue de la migration.