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Les Verts, qui disposent actuellement de onze sièges au National, souhaitent gagner au moins quatre fauteuils supplémentaires aux prochaines élections fédérales en 2019, a fait savoir la présidente du parti Regula Rytz. Et ils se verraient bien au Conseil fédéral.
Cela constitue une part d'électeurs de 9%, précise la conseillère nationale bernoise de 56 ans dans un entretien avec la Neue Zürcher Zeitung. Lors des dernières élections en 2015, le parti avait perdu quatre sièges et atteint une force électorale de 7%. Regula Rytz se dit convaincue que l'objectif est jouable, car depuis lors, le parti a réussi à remporter 18 sièges supplémentaires lors des élections cantonales.
Les Verts lorgnent aussi sur le siège du PDC au Conseil fédéral. "Si les quatre partis les plus forts doivent être représentés au gouvernement, l'un d'eux pourrait être celui des Verts en 2019." Et si le PDC continue à perdre ses électeurs et que les Verts en gagnent, les démocrates-chrétiens auront du mal à tenir leurs acquis, analyse Regula Rytz.
Pour rappel, aux dernières élections, l'UDC avait remporté 29,4%, le PS 18,8%, le PLR 16,4%. Suivaient le PDC avec 11,6% et les Verts avec 7,1%. Selon le 3e sondage de Tamedia de fin septembre dernier, le Parti écologiste camperait sur ses positions dans un an.
Raisons tactiques
La présidente des Verts critique aussi la double démission anticipée de Johann Schneider-Ammann (PLR) et de Doris Leuthard (PDC) au Conseil fédéral. Des retraites de ce type à un an des élections sont discutables d'un point de vue démocratique. Répondant avant tout à de la tactique partisane, elles privent l'électorat de la possibilité d'avoir son mot à dire dans la composition de son gouvernement.