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Les villages du Ladakh
Classement de villages TYPES en fonction de l'implantation géologique
Le Ladakh est un territoire indien situé en zone himalayenne entre 3300 et 7000 m d’altitude.
Considérons le Ladakh comme un tout, une ville à l’échelle d’un territoire, dotée d’une activité tectonique et glacière très active dans la production du paysage. C’est un territoire parsemé de tissus agricoles, de bâti, d’infrastructures, de villes sous influence permanente du climat, de la topographie, des glaciers et des motifs hydrauliques. Plus qu’un lieu, considérons-le comme un milieu. Un système dans lequel une multitude de paramètres rentrent en interaction.
Des communautés bouddhistes installées dans la région se sont adaptées aux conditions difficiles qui constituent le milieu. Une constellation de villages, accessibles uniquement à pied et implantés au fond de la vallée de la Lungnak, interagissent avec le milieu formant un écosystème. Les sources provenant des glaciers sont exploitées et déviées pour développer des réseaux hydrauliques, à la fois structure inhérente du village et réseau d’alimentation, faisant des villages d’énormes machines agricoles dépendantes des glaciers.
Depuis les années 1970, une problématique double transforme le paysage du Ladakh.
Devenu l’une des régions les plus densément militarisées au monde suite à une dispute des frontières avec la Chine et le Pakistan, le Ladakh subit un développement extrêmement rapide. De nouvelles infrastructures routières s’étalent d’année en année, connectant alors l’ensemble des villages au système routier et aux influences extérieures. Des pôles urbains se développent aux endroits stratégiques. De nouvelles typologies et programmes apparaissent. L’activité permute d’une production essentiellement agricole à une structure de services répondant aux demandes militaires et touristiques de la région.
Parallèlement, le réchauffement climatique agit sur la fonte des glaciers. Lacs de rétention, pénurie en eau provenant des glaciers, précipitations accrues, inondations éclairs sont autant de témoignages d’un milieu en transformation.
Ces perturbations infrastructurelles et naturelles suggèrent une redéfinition du territoire accédant à un nouvel équilibre.