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Bien que loué par Jankelevitch et Sartre, "l'être et le code" se vit opposer dès sa parution en 1973 un mutisme hargneux de la nouvelle intelligentsia soixante-huitarde. Aujourd'hui réédité, "l'être et le code" raconte une histoire de France inédite qui fait apparaître les refondations politiques méconnues et leurs enjeux spirituels ignorés. Rechercher le sens de l'histoire, passer de l'univers du vieux monde à celui de la praxis.
Ce livre s'efforce d'analyser le tournant sartrien, s'effectuant en plusieurs étapes; de la phénoménologie vers le matérialisme, et de l'existentialisme phénoménologique vers l'existentialo-marxisme qui caractérise la Critique de la Raison dialectique. Ce tournant est analysé par l'auteur à partir de l'évolution philosophique du concept de "praxis", dans l'oeuvre philosophique sartrienne.
Les nationalistes connaissent un grand essor en Europe. Il s'agit d'abord d'une réaction à la mondialisation et à ses ravages, dans un contexte d'absence d'alternative. D'où un rejet de la supranationalité, à laquelle on oppose un repli sur l'État-nation, synonyme de protectionnisme, xénophobie et même racisme. La critique des élites rime avec l'apologie d'un peuple abstrait. Le mépris de la démocratie débouche sur le culte du chef. À répéter que « nous ne sommes pas dans les années 1930 », on risque de sous-estimer le danger. Il y va de l'avenir de chaque État : niveau de vie, libertés et hostilité à l'immigration. Mais l'avenir de l'Union européenne est aussi en cause : si elle mérite d'être transformée, sa destruction constituerait une menace pour le continent.
En situation de conflit depuis 1978, l'Afghanistan et les Afghans ne constituent pas seulement une énigme pour les étrangers, mais aussi parfois pour leurs propres dirigeants. Sur une période d'une centaine d'années, de manière comparative, analytique et non chronologique, Assem Akram tente de mieux comprendre les éléments qui, à certaines époques, ont permis à ce pays de fonctionner normalement et à d'autres d'être soumis à l'instabilité et à des guerres ravageuses aux ramifications internationales. Pour aider le lecteur à avoir une approche plus riche et plus nuancée, l'auteur partage, dans la deuxième partie de cet ouvrage, un certain nombre de tableaux et de portraits où individus, société et histoire se mélangent et permettent de mieux saisir pourquoi, en Afghanistan, les choses se passent toujours d'une manière inattendue.
Est-il possible de créer un nouvel internationalisme, sous la bannière du féminisme et de l'écologie ? La quête d'identité et de différence peut-elle être une plate-forme de résistance à la violence de la mondialisation de l'économie ? Deux femmes, confrontées aux mêmes questions fondamentales sur le sort des générations futures et de la survie de notre planète, l'une avec le regard venant du Sud, l'autre vivant " au coeur de la bête " dans le Nord, se démarquent radicalement de la pensée unique.
Ce livre porte un autre regard sur Léopold II (1835-1909), deuxième roi des Belges, premier Congolais de l'histoire, créateur de l'État indépendant du Congo (1885) et son souverain durant un quart de siècle (1885-1908). L'auteur, congolais, met en évidence ce que le roi souverain Léopold II a laissé en héritage au pays. Il est indispensable de se souvenir que des crimes ont été commis sous son règne, mais ils ne doivent pas empêcher de mettre en valeur ses qualités et les réalisations qu'il a menées à bien lesquelles plaident en faveur d'une réhabilitation de son image et de son action.
Plusieurs amoureux des belles lettres ont construit ce dictionnaire titré Une bibliothèque gay idéale. Ce titre indique déjà un objectif : permettre à chaque lectrice ou chaque lecteur de se constituer, à partir de ses goûts personnels et de sa sensibilité, non pas « la » mais bien plutôt « une » bibliothèque gay idéale, la sienne. La littérature gay englobe, ici, tout écrit évoquant, de manière non secondaire ou non anecdotique, les amours masculines, quels que soient l'âge ou l'origine socioculturelle des protagonistes, quelles qu'en soient les formes ou les manifestations. Le spectre très élargi de ce travail dessine un paysage complet de la littérature à thématique gay de 2 000 ans avant Jésus-Christ jusqu'à notre XXIe siècle.
Cet ouvrage fait le constat, en ce début du XXIe siècle, qu'il existe de nombreuses raisons de s'inquiéter pour l'avenir des générations futures. Toutes convergent vers la conclusion que notre façon d'habiter la planète doit être repensée faute de conduire l'humanité dans une impasse. Dans un même esprit transdisciplinaire que le premier, ce volume rassemble une grande diversité de faits récents qui dans des domaines très divers (scientifique, technologique, économique, politique et culturel) concourent à apporter des réponses à nos inquiétudes. Ils témoignent, en effet, d'une transition écologique, économique et sociale déjà en cours vers un autre monde possible. Pour bâtir ce monde nouveau, les nouvelles générations ont besoin à la fois de lucidité et d'espoir.
Violaine Vanoyeke a écrit dans cette biographie de référence, accessible à tous, la véritable vie de Néfertiti, qui fait partie des personnages au sujet desquels elle a fait de nombreuses découvertes reconnues dans le monde entier. Autre mythe, Toutankhamon succède presque immédiatement au règne de Néfertiti. Mais quels étaient leurs liens ? Qui était Néfertiti et qu'a-t- elle apporté à l'Égypte ? Comment le couple royal Akhenaton- Néfertiti vivait-il à Akhetaton, la fabuleuse cité créée pour le dieu Aton ? Le sculpteur Thoutmès était-il son amant ? Néfertiti a-telle voulu épouser Toutankhamon après le décès de son mari ? Pouvait-elle être sa mère ? Comment est-elle morte et où a-telle été enterrée ? Pourquoi a-t-on tenté de faire disparaître son souvenir ? Un destin atypique dont Violaine Vanoyeke éclaire les zones d'ombre.
L'histoire singulière de la Confédération générale des vignerons est étroitement liée à celle des bouleversements subis entre 1907 et la fin du XXe siècle par une société viticole languedocienne ramenée à partir des années 1970 au rang de groupe social minoritaire dans la nouvelle société polymorphe du Languedoc actuel. Une grande partie des notables viticulteurs et de la masse des vignerons travaillant dans « le plus grand vignoble du monde » s'est vue obligée de quitter ses terres et de changer de métier et de société. Cette contribution, qui sur le plan universitaire avait pour ambition d'enrichir les apports de l'historiographie existante, est aussi un hommage à tous ces vignerons languedociens, à leur famille, et à leurs souffrances.
Plusieurs dizaines d'années après sa création, l'Etat d'Israël s'est doté d'une loi punissant la célébration de la Nakba, nom que les Palestiniens donnent à l'expulsion des trois quarts d'entre eux entre 1947 et 1949. C'est dire combien cet événement pèse dans la mémoire des deux peuples. En analysant les mécanismes de refoulement de cette mémoire, l'étude nous plonge au coeur de la mentalité juive israélienne, et nous montre que la paix au Proche-Orient est impossible sans un accord sur l'histoire.
Les philosophies orientales ne posent guère la question du rapport de l'homme et de la femme, puisqu'elles se réfèrent à un ordre immuable: l'homme dominant et positif, la femme dominée et négative.
L'Occident seul a semblé pressentir qu'il y avait là un problème. Mais sa façon de le traiter en philosophie n'aboutit guère à un ordre différent. La hiérarchie est maintenue ; mieux encore, la misogynie, si elle ne va pas de soi, n'en est que plus argumentée, expliquée, justifiée. Pourquoi? Pourquoi le féminin n'est-il vu que sous l'aspect défavorable ? Pourquoi la femme n'est-elle qu'un homme diminué (paganisme), ou une diminutrice de l'homme (temps modernes)? Françoise d'Eaubonne tente ici une explication et une réponse.
Depuis 1963, les régimes baathistes ont tenté de façonner un cinéma à leur image. Ce projet a néanmoins été contesté par des cinéastes qui ont investi cet art en contournant les contraintes fluctuantes imposées par un système de production supervisé par l'Etat. Paradoxalement, dès les années 70, le cinéma financé par le secteur public devient un espace d'expression critique. Cet ouvrage propose une incursion au coeur des films pour saisir ce qu'ils nous disent de l'ordre politique en Syrie jusque dans les années 2000.
Dans le domaine des saisies comme dans celui du procès, le créancier peut-il opérer des choix entre les procédés de saisies pour obtenir une exécution facile. Le droit OHADA laisse-t-il des marges de manoeuvre au créancier pour choisir les moyens les plus adéquats ? Un titre exécutoire obtenu dans un pays donné peut-il permettre une saisie dans d'autres pays de l'OHADA ? Peut-on parler d'une liberté d'exécuter et donc de saisir ? Voici les analyses théoriques enrichies d'une jurisprudence actuelle ?
Au moment où la barbarie prend des formes planétaires inédites, la figure de celle qui a été pionnière de la psychanalyse en Argentine, Marie Langer (1910-1987) mérite d'être mieux connue du public français. Les valeurs qu'elle a défendues, les combats qu'elle a menés pour la liberté, la prise en compte de l'influence de la société sur l'individu, les droits des femmes ou encore la nécessité du dire, sont toujours d'une criante actualité. La conviction profonde de Marie Langer pourrait se résumer ainsi : la psychanalyse est l'une des meilleures armes de la civilisation contre la barbarie et l'oppression des minorités.
Fascination exercée par le fondamentalisme religieux, regain des replis nationalistes et identitaires : le retour de ces traits à l'époque contemporaine fait le lit de nouvelles manifestations violentes de la haine et de la pulsion de mort. Suivant leurs logiques singulières , l'une comme l'autre donnent lieu à des phénomènes d'identification puissants et ségrégratifs. L'une comme l'autre nous leurrent en faisant miroiter la restauration d'un monde disparu.
En ce début de 21e siècle, malgré les catastrophes écologiques annoncées, aucun changement majeur n'a été mis en place. Nous semblons incapables de prendre en compte ce que les scientifiques ne cessent de nous répéter. Cette inertie ne s'explique pas par l'absence de solutions. Cette passivité repose en réalité sur notre conception du monde. Depuis l'avènement de la science moderne, nous percevons notre environnement comme un support inerte, taillable et corvéable à merci. Notre modèle social repose ainsi sur le déni d'une réalité pourtant évidente : nous n'existons pas sans environnement. Reprendre conscience de ce que nous sommes - comme du monde dans lequel nous vivons - constitue donc l'enjeu majeur de ce siècle. Il est temps de réapprendre à vivre sur terre.
Des couples homosexuels souhaitent s'engager dans la durée, à la recherche d'une croissance humaine et spirituelle. Quels repères leur proposer pour vivre un amour heureux, en fidélité à leur baptême s'ils confessent Jésus-Christ ? Se rencontrer, s'engager, apprendre à s'aimer en vérité, découvrir la joie d'un bonheur intime mais toujours fragile, vivre cette alliance devant Dieu, enfin s'ouvrir ensemble au monde : autant de jalons sur un chemin de sanctification. Cet ouvrage est destiné aux couples homosexuels chrétiens ou qui du moins honorent les valeurs évangéliques, à leurs proches qui veulent mieux les comprendre, à ceux et celles qui les accompagnent spirituellement.
En 1936, Élisabeth de La Panouse se retrouve dans un sanatorium des Alpes, qu'elle appelle une prison médicale. Elle connaîtra plus tard une autre prison, celle-là bien plus grise et sinistre, la prison du Cherche-Midi à Paris sous l'Occupation nazie.Après une enfance dorée dans des châteaux en Touraine, Élisabeth est prise dans la tourmente de la maladie puis de la guerre. Sur fond de la tragédie du réseau du musée de l'Homme, son destin est celui d'une femme moderne, engagée et passionnée. La correspondance amoureuse que nous découvrons pour la première fois entre Robert Debré et Élisabeth est émouvante et poignante.Élisabeth est un véritable bandit d'honneur qui écrit de sa prison ce « petit papier clandestin » pour redonner de l'espoir à ses enfants : « Comme on peut vivre de peu quand on a du soleil dans le coeur ». Cette biographie est parfois tragique, mais toujours lumineuse, comme le sont les deux héros de cette épopée du XXe siècle. L'auteure raconte dans une langue à la fois poétique et tendre, non dénuée d'humour, la vie d'une femme qui prend tous les risques en sachant le prix à payer.
Conçu comme une enquête, cet ouvrage invite à la traversée de quelques oeuvres où l'animal tient un rôle central. En menant des études de cas, à la croisée des champs de recherche, Vincent Lecomte analyse la manière dont l'art contemporain contribue à interroger et à réinventer les rapports et la distribution des places entre l'homme et les autres animaux. Par ses moyens et procédés, la création contemporaine éclaire la relation parfois trouble entre l'humain et les autres vivants. Mais elle révèle aussi une époque qui s'engage dans une investigation critique de ses modalités de pensée et d'existence. En mettant en scène l'animal, les artistes offrent un portrait indulgent, ironique ou acerbe d'une humanité en quête de redéfinition.
Cet ouvrage se veut une suite à un livre écrit en 2006, évoquant le mouvement zapatiste de 1994 à 2006 à travers les textes du sous-commandant insurgé Marcos. Après la trahison de 2001, le mouvement zapatiste décide d'avancer dans son projet d'autonomie envers et contre tout. On le suivra, jusqu'en 2021, dans sa volonté de transformer la vie quotidienne en territoire zapatiste et d'élaborer un projet anticapitaliste pour le pays. On le suivra dans des projets improbables qui questionnent l'art et les sciences, qui fait aux luttes des femmes une place essentielle et qui les lancera à la « conquête » du monde.
Léon-Gontran Damas a vécu une Négritude entière en faisant concorder remarquablement sa pensée et ses actions. Sa primauté et son entièreté dans le mouvement de la Négritude sont indéniables. Pourtant, sa contribution poétique et idéologique reste minorisée et reléguée aux rangs de négligeable. Ainsi, tout en amplifiant le savoir sur la poésie particulière de Damas et sur celle de la Négritude en général, cette série d'appréciations critiques et correctives des exégètes les plus érudits de l'oeuvre de Léon-Gontran Damas, propose d'abolir définitivement la minoration et relégation.
Interrogeant le sens des pénalités, Tony Ferri explore la question difficile de savoir d'où vient le besoin insatiable de punir. Bien loin qu'une supposée "nature humaine" commande le comportement infractionnel, l'auteur s'interroge : comment comprendre l'attitude du corps social, du législateur, des gens "bien insérés" lorsqu'ils lancent des appels appuyés à réprimer toujours davantage ? Comment expliquer l'intarissable inflation punitive? Au fond, quels sont les ressorts cachés des condamnations ?
"Ce sont mes élèves qui m'ont enseigné comment leur apprendre" déclare Bordreuil Myriam. Cette méthode d'alphabétisation est l'aboutissement de sept années de travail sur le terrain, chacune de ses unités ayant été testée avec le public alpha et adaptée en fonction de ses réactions. Conçue pour l'apprenant comme pour l'enseignant (guide pédagogique en fin d'ouvrage), elle contient une grande variété d'exercices, des tableaux d'entraînement à la lecture, des illustrations pour faciliter la compréhension et la mémorisation, etc.