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Croyances, mythes, légendes et superstitions
Depuis des millénaires, l'homme côtoie les volcans. Craints la plupart du temps pour leurs éruptions parfois mortelles, ils sont aussi respectés pour les terres fertiles qu'ils offrent. Rapidement, submergés par l'incompréhension d'un tel phénomène, les hommes craignent les volcans, les vénèrent, les considèrent comme l'entrée du royaume des morts, des enfers et des mondes souterrains peuplés d'esprits malfaisants. Ils deviennent donc l'objet de mythes et de croyances qui varient selon les différentes cultures.
Dans les tribus d'Asie, d'Océanie et d'Amérique vivant non loin de la ceinture de feu du Pacifique, les éruptions volcaniques sont considérées comme étant les manifestations de forces surnaturelles ou divines. Dans la mythologie maori, les volcans Taranaki et Ruapehu tombèrent tous les deux amoureux du volcan Tongariro suite à quoi une violente dispute éclata. C'est pourquoi, aujourd'hui encore, aucun Maori ne vit entre les deux volcans colériques, de peur de se retrouver pris au milieu de la dispute.
En Indonésie, c'est la religion hindouiste qui commande le comportement de l'homme vis-à-vis des volcans. Le Bromo, dans l'est de l'île de Java, est un volcan sacré et un lieu de culte. Des milliers de pèlerins, accompagnées de prêtres, jettent des offrandes dans le cratère. Des cérémonies s'y déroulent pour remercier les dieux de fertiliser les terres.
Au Japon, c'est le Fuji-Yama qui est célèbre. Il est le royaume de la déesse du Soleil. Selon la légende, ce cône parfait est l'œuvre d'un géant. Voulant combler le Pacifique, il aurait travaillé toute la nuit pour remplir des sacs de terre et les vider dans l'océan. Au petit matin, il s'aperçut qu'il n'avait pas beaucoup avancé dans ses travaux et décida alors d'abandonner. Il versa son dernier chargement sur le Japon, y formant un tas: le Fuji-Yama.
On peut également parler de l'histoire de la déesse Pélé dans l'archipel d'Hawaï. Chassée de Tahiti par sa sœur, elle se serait enfuie et mise à l'abri dans le cratère du volcan Kīlauea. Depuis, de colère et de jalousie, Pélé provoquerait toutes les éruptions qui affectent l'archipel hawaïen et d'un simple coup de talon elle ouvrirait les cratères et répandrait des flots de lave.
Dans la mythologie greco-romaine, les volcans sont le lieu de vie du dieu du feu et des forgerons Vulcain (ou Héphaïstos chez les Grecs). Les éruptions sont alors considérés comme une manifestation divine. Aucune explication scientifique ou n'incluant pas les divinités n'était retenue. Pour les Romains, Vulcain, sous l'île de Vulcano, provoquait une éruption chaque fois qu'il travaillait le métal tandis que pour les Grecs, Héphaïstos, qui vivait et travaillait sous l'Etna, faisait cracher des flammes dès qu'il activait sa forge.
Dans le Christianisme populaire, malgré quelques tentatives d'explications pré-scientifiques, les volcans étaient souvent considérés comme étant l'œuvre du Diable et les éruptions comme des signes de la colère de Dieu. Dans la tradition catholique, des miracles attribués à certains saints sont associés à des éruptions.
De nos jours encore, des théories religieuses sont associées aux volcans et à leur activité. À chaque éruption du Vésuve, des cortèges catholiques prient saint Janvier. A Hawaï les habitants vénèrent encore Pélé et le mont Fuji est la montagne sacrée du shintoïsme, tout comme le Bromo pour les hindouistes indonésiens. Plus près de chez nous, devant les fronts de coulées de lave à l'Etna, des défilés de prêtres ont lieu quand ces dernières menacent les habitations.
RTS Découverte
Sources:Wikipédia
Publié le 20 janvier 2015 à 10:54 - Modifié le 01 novembre 2017 à 13:57