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Un doublement des cas de coqueluche en 2012 (par rapport à 2011) est à l’origine de nouvelles recommandations vaccinales de la part de l’OFSP, dont les communiqués alarmistes ont été largement relayés par la presse.
Qu’en est-il réellement ?
- Si une augmentation des cas de coqueluche n’est pas contestable, parler d’un doublement des cas en une année est sans doute exagéré et difficile a démontrer sachant qu’il n’existe pas de statistique de la coqueluche en Suisse
- Cette recrudescence de la coqueluche, qui n’est pas propre à la Suisse, démontre en premier lieu l’échec de la vaccination malgré une couverture vaccinale de 95% chez les petits enfants et chez les enfants à l’entrée à l’école
Des chercheurs du Queensland (Australie) ont démontré que la résurgence de la coqueluche chez les bébés s'accroît en raison du manque d'efficacité du vaccin actuellement utilisé (vaccin dit acellulaire). JAMA.2012;308(5):454-456
- Une étude sur des souris a montré que la vaccination contre la coqueluche (maladie infectieuse des voies respiratoires due à la bactérie Bordetella pertussis) a provoqué une augmentation 40 fois plus élevée de la colonisation des poumons des souris par Bordetella parapertussis, une bactérie cousine de B. Pertussis, mais de croissance plus rapide. Cette étude suggère que le vaccin acellulaire contre la coqueluche pourrait être à l’origine de la recrudescence des cas de coqueluche ces dernières années, en favorisant l’infection par B. parapertussis. (Center for Infectious Disease Dynamics at The Pennsylvania State University )
- La stratégie dite "cocoon" consistant à vacciner les adultes dans le but supposé de protéger les plus jeunes, stratégie prônée par nos autorités, a été démontrée inefficace et non rentable par l’équipe du Pr De Serres de l'Université de Laval dans un article publié dans la revue Clinical Infectious Diseases. Il faudrait ainsi pas moins de 1 million de vaccinations dans l'entourage d'un même nourrisson pour éviter seulement un seul décès.
- Une fois de plus, les femmes enceintes sont une cible privilégiée. Les gynécologues exercent une forte pression sur ces dernières et leur entourage, à l'image de ce qui s'est passé pour la grippe porcine. Or un vaccin pendant une grossesse n’est jamais anodin notamment en raison de la réaction inflammatoire induite par la vaccination.
Le vaccin coqueluche seul n’existe pas et est, au minimum, associé avec la diphtérie et le tétanos dans le Boostrix dont on peut lire dans le Compendium suisse des médicaments :
« Comme pour tous les vaccins inactivés, on suppose qu’en cas de vaccination il n’y aura pas de dommages pour le fœtus. Toutefois, on ne dispose pas de données suffisantes chez l’être humain concernant l’administration de Boostrix pendant la grossesse. C’est la raison pour laquelle Boostrix ne doit être utilisé pendant la grossesse que si la vaccination est absolument nécessaire et que les bénéfices potentiels l’emportent sur les risques éventuels pour le fœtus. »
Conclusion
Les preuves de l’inefficacité du vaccin contre la coqueluche s’accumulent. Qu’à cela ne tienne ! La réponse de nos « experts en vaccination » : Augmenter la fréquence des rappels et augmenter les cibles (adultes, femmes enceintes…).
En matière d’incohérence, on peut difficilement faire mieux.