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Devant les délégués du PEV Suisse, le conseiller national Luzi Stamm (UDC, AG) a plaidé pour un NON à Schengen/Dublin. Son argument principal était de dire que les articles soumis à la votation le 5 juin 2005 avaient pour effet de faciliter l'entrée de la Suisse dans l'UE. Son adversaire, Heiner Studer, conseiller national PEV (AG), a insisté sur le fait que ces votations n'hypothéquaient en aucune manière notre marge de manoeuvre par rapport à l'UE. Studer insistait sur les avantages évidents de ces traités en mentionnant leur efficacité dans le contexte de la lutte contre le terrorisme et la criminalité. Il ajoutait que ces lois sont des outils appréciables dans la lutte contre les demandes d'asile abusives. Lors du scrutin qui suivait, les délégués du PEV ont décidé de recommander le OUI à Schengen/Dublin avec 109 contre 12 voix.
Dans le débat sur l'extension de la liberté de circulation des personnes accordée aux nouveaux membres de l'UE, le conseiller national argovien Luzi Stamm a de nouveau relevé le défi du plaidoyer d'opposition. Membre de l'UDC et vice-président de l'ASIN, il justifiait sa position en arguant que cette libéralisation entraînerait inéluctablement une augmentation du chômage dans notre pays. Ruedi Aeschbacher, conseiller national PEV (ZH), en revanche plébiscitait un OUI devant l'assemble. Entre autres, il se référait aux mesures d'accompagnement qui éviteraient le dumping salarial en ajoutant que les entreprises étrangères devaient se conformer aux conditions de travail suisses et qu'elles ne sauraient profiter d'avantages concurrentiels truqués. Toutes ses mesures auraient pour effet d'assurer un processus graduel et approprié d'intégration. Les délégués on suivi leur politicien en votant avec 98 contre 12 voix en faveur de La liberté de circulation des personnes.
A la suite de ces deux sujets de votation, les délégués du PEV ont donné leur aval à une déclaration à propos de l'Islam. A travers sept points, le parti trace les grandes lignes de sa politique de cohabitation à adopter avec l'Islam. En son essence, la résolution se réfère au système de valeur chrétien et son évolution historique. Elle met l’accent surtout sur l'inviolabilité de la liberté de religion et exige une tolérance réciproque surtout en ce qui concerne la politique étrangère du Conseil fédéral. Par ailleurs, cette déclaration du PEV se veut très explicite par rapport aux discussions actuelles. Notamment, elle rejette une interdiction générale du port du voile islamique mais exige, au niveau primaire, un enseignement se limitant à l'histoire biblique.
Le Non à la Loi sur le partenariat des personnes du même sexe (Lpart) à déjà été décidé à l‘Assemblée des délégués à Olten en janvier 2005.
Frauenfeld, 30 avril 2005