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3/4 Le système hormonal : la testostérone
Le système hormonal masculin
Aujourd’hui, nous allons aborder le système hormonal masculin, caractérisé par la sécrétion importante de testostérone. Les troubles hormonaux masculins sont peu connus et parfois victimes d’idées reçues.
La testostérone, principale hormone mâle
Comme pour les hormones femelles, c’est d’abord l’hypothalamus puis l’hypophyse qui contrôlent la sécrétion des hormones mâles. Sous leur action, les glandes surrénales situées au-dessus des reins mais aussi et surtout les glandes sexuelles, vont produire les hormones mâles, dont la testostérone. Chez l’homme, sa production est principalement assurée par les testicules. Chez la femme, les ovaires en sécrètent également mais en bien moindre quantité.
La testostérone joue un rôle essentiel dans la reproduction : elle participe à la fabrication des spermatozoïdes et, hormone du désir sexuel, intervient dans le mécanisme d’érection. C’est elle aussi qui favorise le développement des caractères sexuels masculins secondaires comme la voix grave, l’élargissement des épaules, la pilosité ou l’accroissement de la masse musculaire. De plus, elle contribue aussi à la solidité des os du squelette, et a un impact sur l’humeur.
Baisse du taux de testostérone
Au contraire des femmes chez qui la production d’hormones femelles est cyclique puis s’effondre, le système hormonal masculin connaît une production de testostérone continue mais de moins en moins importante. Produite en quantité maximale entre 15 et 25 ans, sa sécrétion baisse ensuite régulièrement de 1% à 2% par an. Aussi, si le taux de testostérone chute brusquement, des causes externes sont à rechercher comme le stress, les chocs émotionnels ou des maladies (diabète, obésité…)
Taux de testostérone bas chez l’homme : quels symptômes ?
Un taux de testostérone bas peut occasionner les symptômes suivants :
- Baisse de la libido : moins de désir sexuel, accompagné parfois d’une difficulté à obtenir ou maintenir une érection (dysfonction érectile) ;
- Diminution de la masse musculaire et augmentation du tissu adipeux ;
- Baisse du niveau d’énergie, anémie, fatigue, et parfois des troubles du sommeil comme l’apnée du sommeil, les insomnies, ou la fréquente envie de faire des siestes.
- Diminution de la pilosité, avec notamment la perte des cheveux ;
- Bouffées de chaleur ou sueurs nocturnes ;
- Troubles de l’humeur : irritabilité, dépression, anxiété, sautes d’humeur ;
- Difficultés de concentration et troubles de la mémoire.
D’autre part, la testostérone contribuant à la solidité des os, sa baisse entraîne aussi une perte de la densité osseuse. De plus, une personne qui connaît durant plusieurs années consécutives une carence en testostérone voit ses risques d’accident cardiovasculaire et de maladie artérielle augmenter. Enfin, il y aurait chez les hommes un lien entre le faible taux de testostérone et la gravité des formes de COVID. Une étude de mai 2021 publiée sur le réseau JAMA Network Open 1 montre que les formes les plus sévères de la maladie se manifestent chez les hommes ayant un taux de testostérone bas.
L’andropause
L’andropause désigne un ensemble de symptômes liés à la baisse de sécrétion de testostérone due au vieillissement. Elle survient généralement entre 45 et 55 ans. Souvent présentée comme l’équivalent masculin de la ménopause, elle est toutefois très différente de cette dernière. En effet, il ne s’agit pas d’un arrêt complet de la production de testostérone, mais d’une baisse. D’autre part, elle ne marque pas non plus la fin de la fertilité chez l’homme, celui-ci continuant à produire des spermatozoïdes toute sa vie. Enfin, seul un petit pourcentage d’hommes va souffrir d’andropause alors que la ménopause est inévitable chez la femme.
Le syndrome du mâle irritable
Ce syndrome se caractérise par une hypersensibilité, des troubles de l’humeur ainsi qu’un état de stress et/ou d’anxiété accompagné parfois d’une forme de dépression. Il semble être une réalité vécue par certains hommes présentant un taux de testostérone bas, que n’expliquent ni l’âge, ni des causes organiques. Son diagnostic ne fait toutefois pas consensus dans la communauté médicale. Complexe, ce phénomène encore peu étudié résulterait de la conjonction de plusieurs facteurs, dont des facteurs psycho-sociaux. Là encore, le SMI (syndrome du Mâle Irritable) n’est pas le pendant masculin du SPM (syndrome prémenstruel) que connaissent de nombreuses femmes.
Troubles hormonaux masculins : que faire ?
Certaines solutions médicamenteuses à base de testostérone existent mais ne sont pas encore reconnues comme véritablement efficaces. Elles ne permettent pas de remédier à l’ensemble des symptômes dus à la baisse de testostérone dans l’organisme. De plus, elles s’accompagnent bien souvent d’effets secondaires parfois graves, comme une augmentation des risques cardiovasculaires. Pour un meilleur confort au quotidien, des traitements alternatifs peuvent être envisagés dont la réflexologie et la kinésiologie.
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- 1 : https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2780135; Association of Circulating Sex Hormones With Inflammation and Disease Severity in Patients With COVID-19