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Darryl O’Donovan, jeune compositeur, commence le basson à l’âge de 6 ans au Conservatoire de musique de Genève. Ses premières compositions viennent dès l’année suivante. Inspiré par Mozart et Bach, il compose sa première fugue pour instruments à vent à l’âge de 10 ans, jouée lors d’un stage de musique.
Au collège son intérêt se tourne vers le cinéma et il réalise de nombreux court-métrages pour lesquels il écrit également la musique.
Après sa maturité il étudie le cinéma en Grande-Bretagne et compose la musique de plusieurs films d’étudiants, puis d’un premier long-métrage «Just Charlie» qui a été primé dans de nombreux festivals, dont le «Edinburgh International Film Festival» en 2017.
Désormais établi à Londres, il continue de composer de la musique de films (courts et longs-métrages, documentaires, etc.) et de la musique pour ensembles classiques.
La Musicale vient d’acquérir le matériel d’orchestre de «First flight», oeuvre composée par Darryl O’Donovan et arrangée par Tony Cheseaux (éditée en Suisse chez Difem) pour harmonie, cornemuse, piano, harpe et chœur à quatre voix. Ce matériel sera disponible pour le prêt dès la réouverture de la bibliothèque. Orchestres d’harmonie, amateurs et amatrices de musique «planante» et «envoûtante» bienvenu-e-s !
Et pour vous faire une idée du style musical de Darryl O’Donovan, un petit aperçu d’une autre de ses oeuvres, un projet de collaboration avec l’Orchestre de Chambre de Carouge, composée en 2013: un échantillon de ce qui deviendra le premier mouvement de la Symphonie de Chambre «Quid Pro Quo»: (interprété par East West Quantum Leap Symphonic Orchestra).
Nous buvons davantage durant le confinement, révélait récemment la Tribune de Genève. A la maison, seul, en compagnie ou en «skypéro», nous consommons plus d’alcool. Les spécialistes de la prévention des addictions s’en inquiètent d’ailleurs.
La publicité pour les boissons alcoolisées est très présente dans les collections de la Bibliothèque de Genève: bière, vin, apéritifs et spiritueux, importés ou, comme ici, produits locaux. La maison nyonnaise Vitavin produisait des apéritifs aux plantes, dont le Centaure, réputé sans-tort, car produit à base de plantes alpestres, comme on le lit sur cette affiche de Noël Fontanet de 1937.
On a revu récemment les affiches politiques de Fontanet, notamment contre le droit de vote des femmes. Fontanet fut sans doute le plus brillant affichiste genevois du milieu du 20e siècle, et aussi –surtout?– un affichiste publicitaire particulièrement fécond. La Bibliothèque conserve de lui 78 affiches de publicités commerciales. On y retrouve les caractéristiques du style de Fontanet: dynamisme du trait, souplesse de la ligne, inventivité des motifs et humour. Fontanet a beaucoup travaillé pour des commanditaires locaux. Ses affiches rappellent des maisons genevoises dont certaines ont aujourd’hui disparu: le tailleur Adler, les limonades Bambi, les ceintures Simba, l’orfèvrerie Boujon, la librairie Prior etc.
Le Centaure est aujourd’hui produit par un viticulteur de Signy et toujours vendu avec une étiquette signée Fontanet. Alors, avec modération, santé!
Aujourd’hui, je partage avec vous un roman. L’accordeur de pianos c’est d’abord Der Klavierstimmer, paru en 1998, dix ans avant d’être traduit en français. Son auteur, Pascal Mercier, romancier suisse, vit depuis une trentaine d’années à Berlin. Son personnage, Frédéric Delacroix, est accordeur de piano à Genève avant d’être appelé à travailler pour la Philharmonie de Berlin. Accordeur mais aussi compositeur d’opéra (au singulier!) et père de jumeaux: Patrice et Patricia.
[…] Le mot opéra éveillait comme toujours en moi un écho particulier. Je souhaiterais pouvoir de nouveau entendre ce mot en toute ingénuité, as-tu dit il y a longtemps, et je m’effrayais alors de la fureur contenue de ta voix. Dès le commencement, Papa, ce fut pour nous un mot spécial, dont le son était indissolublement lié avec ton bureau, avec l’éclat du piano à queue et le doux grattement de ta plume sur le papier à musique. « Qu’est-ce que c’est? » demandions-nous, alors que nous devions encore nous mettre sur la pointe des pieds pour pouvoir désigner du doigt les feuilles blanches avec les lignes de portée. « Un opéra » disais-tu. Pendant un certain temps, un opéra fut pour nous un bout de papier. Cela nous déconcerta quand Maman nous dit un soir que vous alliez à l’Opéra. Et c’était déconcertant, aussi, de vous entendre dire devant le Grand Théâtre: C’est l’Opéra. Un opéra, c’était quelque chose de grand et d’important, de presque sacré, nous l’entendions au son de votre voix.
in: pp. 140-141 Deuxième Cahier, Patricia
« Pascal Mercier » pseudonyme de romancier de son vrai nom Peter Bieri avait expliqué en public il y a plusieurs années qu’il avait choisi son pseudonyme en feuilletant l’annuaire téléphonique genevois. La page de Peter Bieri élabore une autre théorie. Il aurait pris le prénom de Pascal, en référence au philosophe et choisi son nom en mémoire à Louis-Sébastien Mercier.
Le DHS précise que ce dernier a été joué à la fin du XVIIIe s. au Théâtre des Bastions avec Grétry et Beaumarchais. Les livrets de Louis-Sébastien Mercier sont présents à La Musicale. Et, parmi les documents des Bastions, 18 livrets sont en ligne.
Enfin, on peut découvrir ou relire L’accordeur de pianos en sachant que le rythme des phrases a été influencé par la musique de Chopin et Rachmaninov selon les propos de l’auteur sur le site de Culturactif.ch.
Nous voici donc claquemurés chez nous. Entre le télétravail, les devoirs scolaires et les séries télévisées, les obligations ménagères tentent de trouver une place. Restaurants et cantines sont fermés, il faut donc cuisiner pour soi et pour la famille. C’est une corvée pour les un-e-s, mais pour d’autres c’est Le Rêve… pour autant que l’on soit équipé d’une bonne cuisinière, évidemment! Une cuisinière comme celle dont rêve le replet cuisinier que nous montre Edouard Elzingre en 1925.
La fabrique de fourneaux et cuisinières Le Rêve était établie le long de la route des Acacias. De 1905 à 1970, à bois, à gaz ou électrique, la cuisinière Le Rêve équipa de très nombreux foyers romands et, a fortiori, genevois. Dans bien des familles, Le Rêve avait sa place dans la cuisine, nous en avons été personnellement témoins. Réputées pour leur robustesse, il n’est pas exclu que certaines fonctionnent encore, cinquante ans après la cessation de la production.
Né à Neuchâtel et établi à Genève, Edouard Elzingre (1880-1966) fut un des grands illustrateurs romands. La Bibliothèque conserve de lui plus de soixante affiches publicitaires, politiques, sociales ou événementielles. Il fut pendant plusieurs années l’affichiste attitré du Concours hippique international. Son travail d’illustrateur est aussi considérable, notamment sur des sujets historiques comme l’Escalade et la Restauration que ses dessins rendirent familiers à nombre de jeunes lecteurs et lectrices.
Ce magnifique ouvrage, édité par les Presses de l’Imprimerie Nationale, décrit en sept périodes historiques de 1450 à nos jours, toute une histoire illustrée de la typographie. Le XXème siècle représente la plus grande partie de l’ouvrage. Chaque page présente un caractère typographique, ses spécificités, son inventeur et le contexte dans lequel il est apparu et cerise sur le gâteau, chaque police de caractère est illustrée par la reproduction d’une page avec ce caractère. Le graphiste Paul McNeil propose ainsi plus de 320 caractères rangés par ordre chronologique de création. Voici un petit choix pour vous donner l’envie de regarder ce livre de plus près.
Le livre compte plus de 600 pages et chaque page est illustrée….
Signalons enfin la présence notable dans cet ouvrage de la police de caractères EuclidFlex, développée par les typographes lausannois de Swiss Typefaces à l’aide de la technologie OpenType, et utilisée dans toute la communication institutionnelle de la Bibliothèque de Genève, notamment dans son logotype.
Tandis que la plupart d’entre nous sommes à la maison, d’autres sont particulièrement sollicité-e-s par la crise du Coronavirus: bien évidemment le personnel médical, mais également les employé-e-s des magasins dits de première nécessité, ou encore les services assurant la sécurité, comme la police qui surveille que nous appliquions les règles édictées par le Conseil Fédéral.
Nos collègues de la Voirie font également partie de celles et ceux qui ne peuvent rester à domicile. En temps normal, ce sont les fonctionnaires que le public rencontre le plus souvent. Leur passage rythme notre vie, la soufflerie de leurs petits véhicules qui brossent et nettoient les routes, le bruit sourd des bennes soulevées, secouées et vidées brusquement dans le camion à ordure. Depuis quelques semaines, ce sont souvent les seul-e-s dans la rue en journée. De milliers de gestes quotidiens continuent d’être réalisés, tandis que nous sommes confiné-e-s dans nos logements, pour maintenir la propreté et l’hygiène de nos rues.
Pour leur rendre hommage, nous nous sommes plongé-e-s dans nos collections. En contemplant les portraits photographiques des employés de la voirie que nous avons dénichés, on se rend compte que ce sont des marqueurs précieux du temps qui passe. L’équipement évolue régulièrement. Du métier purement manuel qu’il était au 19ème siècle, une mécanisation s’opère progressivement au cours du 20ème siècle, comme les balayeuses à traction animale, dont on voit ici un modèle en usage vers 1920, puis la traction automobile, grande nouveauté du 20ème siècle s’il en est!
Une évolution marquante de la fin du 20ème siècle? La sécurité au travail et l’introduction des vêtements voyants et des bandes réfléchissantes!