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Nyon: Rencontre du IIIe type

A ce moment (6h45 env.), M. V. dit à sa femme qu'elle a mal vu et que l'objet bouge. En effet, à présent il se déplace très très lentement vers la gauche et contourne la maison en restant apparemment à la même distance (aucun changement de taille). M. V. part au travail, et peu après, leur fille Nathalie (env. 13 ans) qui a aussi vu le phénomène s'en va à l'école vers 7h10, heure à laquelle Mme V. interrompt l'observation pour aller faire son ménage. "J'ai autre chose à faire moi, vous comprenez". A ce moment l'objet s'approche du Jura, du côté du nord-est.
Vers 9h, Brigitte (19 ans), la nièce belge des V., en vacances chez sa tante, se réveille et l'observe à la jumelle mais ne distingue aucun détail; la même forme, ni lumière, ni fumée, ni son, ni odeur. Il est de l'autre côté de la maison, vers Divonne. Les témoins à cette heure sont Brigitte, Mme V. et M. M., leur voisin, que Mme V. est allée chercher pour lui montrer le phénomène, car elle a peur de passer pour une "dingue".
Soudain, Brigitte voit la "strauss" (c'est un terme que l'on utilise beaucoup chez les V. et qui équivaut à machin) se séparer en trois parties. Elle est seule à présent, car les autres vaquent à leurs occupations. Les objets n'ont plus alors l'aspect du grain de riz, mais plutôt d'un petit nuage, ou d'une large traînée de condensation, avec une pointe noire à une extrêmité (voir plan et dessins). Mme V. et M. M. reviennent alors pour assister à un incroyable ballet: les trois strauss s'éloignent l'une de l'autre, filent dans trois directions opposées, puis se rejoignent sans ralentir, à une vitesse supérieure à celle d'avions (Mme V.:"si c'étaient des avions, il se seraient collisionnés !").
Ils observèrent ces évolutions à plusieurs reprises au cours de la journée et ce jusqu'aux environs de 17h. Tout en se livrant à leurs occupations quotidiennes, ils levaient parfois les yeux et tantôt ils pouvaient observer le phénomène, tantôt ils ne voyaient rien.
A un moment donné, une des trois strauss est restée cachée dans ou derrière un petit nuage pendant une demi-heure selon eux. Elle est passée dans ou derrière ce nuage à grande vitesse, n'a pas ralenti, mais n'est pas reparue de l'autre côté. Le ciel était peu nuageux et les objets passaient au-dessus des nuages.
Ces observations créèrent chez Mme V. une impression de malaise ("comme si on était mal dans sa peau").
Atterrissage du mardi 11 octobre 1977
Vers 14h30, Mme V., Brigitte et Nathalie s'inquiètent de voir une épaisse fumée s'élever du champ de maïs voisin (voir plan). C'est une colonne de fumée semblable à celle d'un feu de broussailles, s'élevant d'un point précis. Brigitte s'empare des jumelles et tente de voir exactement ce que c'est. Il lui semble distinguer un dôme métallique qui dépasse du champ à travers la fumée.
Les nerfs à vif après les observations de la matinée, elles pensent immédiatement à leur strauss, avant même d'avoir aperçu le dôme. Elles décident avec appréhension d'aller y voir de plus près. Et toutes trois se dirigent vers le champ de maïs. Mme V., la première, rebrousse chemin en courant: "Vous ne vous rendez pas compte, cela faisait drôlement peur. Je n'ai jamais couru aussi vite de ma vie! Même Jazy ne m'aurait pas rattrapée!" Elle rit nerveusement en nous narrant cet épisode.
Nathalie va jusqu'à la voie de chemin de fer, puis fait demi-tour en prétextant que les chats la suivent et qu'il ne faut pas qu'ils se perdent. Brigitte continue seule (car, comme l'a dit César : "De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves !").
Elle traverse la voie ferrée, remonte le fossé, et longe le champ de maïs au bord de l'autoroute. A ce moment-là, la fumée a cessé. Brigitte remarque alors qu'une voiture s'est arrêtée sur l'accotement. L'automobiliste s'approche d'elle et lui demande ce qu'elle cherche en l'air (Brigitte regardait si la strauss du matin était toujours là). Elle lui résume les événements et l'homme lui dit qu'il a vu un engin semblable le matin en se levant, qui est resté une demi-heure immobile. Après quoi le conducteur reprend sa route.
Brigitte va jusqu'au bout du champ et s'arrête stupéfaite: à travers les épis, elle voit un être d'apparence tout à fait humaine excepté la couleur de son visage, qui lui fait face, à environ quarante mètres. L'"homme" est vêtu d'une combinaison métallisée et porte cagoule, gants, botte, ceinture également métalliques. Les cinq boutons de sa combinaison sont de même couleur, que Brigitte compare à celle du boîtier de sa montre à quartz. L'être est de taille normale, mais sa peau est d'un verdâtre tirant sur le bleu. Il n'y a que son visage qui est nu. Il porte à la ceinture, sur le côté gauche, un objet long d'une vingtaine de centimètres (voir dessin). Il est immobile, mais ses lèvres remuent, et Brigitte se demande ce qu'il peut bien raconter tout seul au millieu du champ, mais elle n'entend aucun son.
Epouvantée par l'aspect rebutant du personnage ("Il était pas beau!"), Brigitte se relève (elle s'était accroupie pour observer) et s'enfuit en courant.
Arrivée au coin opposé du champ, elle se retourne, et voit l'objet s'élever doucement à la verticale. A ce moment, elle peut constater qu'il est muni de trois pieds assez courts (50 cm), cylindriques, se terminant chacun par trois petites pointes. La soucoupe s'éloigne doucement vers l'ouest.
Brigitte reprend alors sa course, remarque au passage que les vaches sont énervées, et regagne la maison. Elle ne voit donc pas l'objet disparaître. Fortement émotionée, elle descend un verre de wisky pour se remonter.
Observation du mercredi 12 octobre 1977
Vers 17h30, Brigitte remonte à pied de Nyon, le long de la route de Saint-Cergue, jusqu'à la maison de la famille V..
Arrivée à la hauteur du bois de Calèves, elle voit le même objet que la veille (la soucoupe avec la lumière verte) immobile au-dessus d'un arbre. Elle se tenait à une douzaine de mètres au-dessus du sol, à environ cent mètres de Brigitte. Elle était exactement semblable en couleurs et dimensions à celle de la veille, sauf pour les pieds, qui eux avaient disparu. La face inférieure de l'engin était parfaitement lisse.
Brigitte s'est assise dans l'herbe au bord de la route, et elle est restée environ une demi-heure à observer la strauss ("J'avais le pantalon tout mouillé quand je me suis relevée") qui fut rigoureusement immobile pendant tout ce temps. Lassée, la jeune fille a repris son chemin et est rentrée chez elle.
Pendant tout le temps de l'observation, et pendant son retour (env. 15 minutes), personne n'est passé sur la route, ni à pied, ni en voiture.
Les radars de Cointrin n'ont rien détecté.
Le chien de la maison, d'ordinaire très calme, a commencé à aboyer dans la nuit de lundi à mardi, pour ne s'arrêter pratiquement que trois jours plus tard.
Les témoins sont :
D'après le journal l'Ouest Lémanique, le couple M. (les voisins) a pu observer une soucoupe surmontée d'une lumière verte et qui s'est posée à proximité d'un champ de maïs, avant de d'envoler en deux parties qui se sont éloignées dans des directions différentes.
D'autres enquêteurs non identifiés ont rendu visite aux V. à plusieurs reprises. L'attitude déplaisante de certains d'entre eux a excédé les témoins, qui se sont néanmoins livrés à nous avec beaucoup de bonne grâce et de gentillesse le 26 octobre puis le 2 novembre. Il nous a fallu plusieurs heures pour mettre de l'ordre dans leur récit, car ces gens n'ont pas l'habitude de se concentrer pour relater des faits chronologiquement et avec précision.
Enquête réalisée par la Fédération Suisse d'Ufologie (FSU)