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Les aides-Covid se terminent fin juin et il faut les prolonger, les manifs sont trop petites et il faut les agrandir, des élus du Conseil national font plusieurs demandes résumées en 3 points.
Les dédommagements pour les sociétés qui ont dû réduire la voilure en raison des restrictions liées du Covid ne sont, pour l'instant, prévues que jusqu'à fin juin. Les problèmes d'un grand nombre de branches et d'entreprises ne seront, toutefois, pas réglés à cette date, note la commission de l'économie du National. Elle propose d'y remédier, car la crise du coronavirus ne peut pas être surmontée du jour au lendemain.
Un exemple? La commission évoque les voyages d'affaires dont la reprise n'est pas attendue avant le courant de l'année 2022, voire même pas avant 2023. La lente reprise n'influence pas seulement la branche de l'hôtellerie et du tourisme, mais aussi ses fournisseurs et le commerce de détail. La demande et les recettes restent très en dessous de leur niveau habituel.
Comme pour le chômage partiel, les aides pour les cas de rigueur doivent donc être prolongées au moins jusqu'à fin 2021, de manière analogue à l'extension de l'indemnité en cas de chômage partiel demandent les élus.
A l'unanimité, la commission a également déposé une motion concernant les aides aux grandes entreprises. Dans des cas exceptionnels justifiés, une entreprise, dont le chiffre d'affaires est supérieur à cinq millions, devrait pouvoir recevoir une contribution non remboursable excédant les plafonds établis.
L'évaluation devra se faire au cas par cas et sur une base proportionnelle. Une contribution plus élevée se justifie notamment si les mesures ordonnées par le Conseil fédéral, comme l'obligation de télétravail ou l'enseignement à distance dans les hautes écoles, entraînent un effondrement du chiffre d'affaires qui menace l'existence de l'entreprise.
Une grande entreprise n'est pas forcément moins touchée qu'une autre de taille moyenne et ne dispose pas non plus de réserves infinies, justifie la commission. En cas de perte de chiffre d'affaires de plus de 40% liée à la pandémie, le plafond actuel de 10 millions de francs ne permettrait de couvrir qu'une fraction des coûts fixes courants d'une grande entreprise gravement touchée, selon elle.
La commission a encore adopté une série de recommandations à l'attention du Conseil fédéral. Le gouvernement doit présenter sa stratégie et les mesures concrètes qu'il compte mettre en œuvre pour permettre à l'économie et à la société de se remettre de la crise. Il doit aussi prolonger les mesures en matière d'assurance-chômage.
Si elle salue les réouvertures décidées ou planifiées, la commission estime, toutefois, que certains allègements ne vont pas assez loin. D'après elle, le Conseil fédéral doit aussi tenir compte des aspects sociétaux et économiques dans ses décisions. Il doit limiter le nombre de dispositions de détail pour ne pas perdre la vue d'ensemble et éviter que la population ne rejette ses décisions.
Concernant les manifestations, la commission veut augmenter les limites plus drastiquement. Dès fin mai, elles devraient pouvoir rassembler jusqu'à 1000 personnes, et non pas 300 comme prévu. Les événements réservés aux personnes vaccinées, testées ou guéries devraient en outre être exemptés de mesures supplémentaires, comme un plan de protection, l'obligation de porter un masque ou de respecter la distance.
Ces discussions ne sont pas encore inscrites à l'ordre du jour, mais au vu de leur urgence, elles devraient être débattues lors de la prochaine session des chambres fédérales qui commence ce 31 mai. (ats/jah)