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quedemots - 04.10.2009 | 0 réactions
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Des staphylocoques dorés multi-résistants aux antibiotiques (MRSA), trouvés le plus souvent dans les hôpitaux, ont été découverts pour la première fois sur des plages aux Etats-Unis, a révélé une recherche publiée samedi.
Ce pathogène difficile à combattre, qui se propage de plus en plus dans les prisons, les vestiaires de salles de sport et les maisons de retraite par simple contact, peut provoquer des infections de la peau, d'autres organes ou des pneumonies graves parfois mortelles.
"C'est la première fois qu'on découvre des MRSA dans de l'eau marine et du sable de plage", a expliqué lors d'une conférence de presse le Dr Marilyn Roberts, une microbiologiste de l'Université de Washington (nord-ouest), co-auteur de cette étude.
Ces chercheurs ont présenté leur étude au premier jour de la 49e conférence annuelle sur les agents antimicrobiens et la chimiothérapie (ICAAC), réunie ce week-end à San Francisco (Californie, ouest).
Des spécimens du super-pathogène MRSA ont été découverts sur cinq des dix plages publiques le long de la côte des Etats de Washington (nord-ouest) et de Californie (ouest).
Ces chercheurs ont prélevé du sable et de l'eau sur ces dix plages entre février et septembre 2008.
Aucun MRSA n'a été trouvé dans des échantillons prélevés sur les deux plages californiennes.
Mais ils pensent que leur découverte n'est pas un cas isolé et que nombre d'autres plages sont aussi probablement habitées par des MRSA, laissant penser que l'environnement naturel pourrait aussi être une source d'infection avec ce dangereux pathogène très difficile à combattre.
Des staphylocoques sans grande virulence étaient présents dans neuf de ces plages.
Les MRSA découverts les cinq des dix plages testées étaient en outre très similaires à ceux extrêmement résistants aux antibiotiques trouvés le plus souvent en milieu hospitalier, a précisé Marilyn Roberts.
"Nous ne savons pas quel est le risque d'être infecté sur une plage en particulier, mais le fait d'avoir trouvé ces super-pathogènes dans l'eau et le sable laisse penser qu'ils sont plus abondants qu'on ne le pensait", a-t-elle ajouté.
Cette microbiologiste a relevé que les échantillons de sable, qui agit comme un filtre, contenait - probablement pour cette raison - plus de ces micro-organismes que l'eau.
"Je ne dis pas au public de ne plus mettre les pieds sur les plages", a-t-elle insisté, mais il est nécessaire de prendre des précautions d'hygiène élémentaire comme de se doucher et de ne pas exposer des petites blessures ou des égratignures au sable.
Texte de : AFP
septembre 2009
quedemots - 11.12.2008 | 0 réactions
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Certaines des plus belles plages de Dubaï, qui font l'attrait de l'émirat auprès des touristes du monde entier, sont couvertes depuis plusieurs semaines du contenu nauséabond des fosses septiques de la ville, victime de son développement effréné et mal maîtrisé.
Cette situation, qui pourrait porter atteinte à l'image de Dubaï si elle durait, illustre l'un des paradoxes de l'émirat, en mesure de bâtir la tour la plus haute du monde et des hôtels de grand luxe, mais incapable de construire les usines de traitement des déchets dont il a besoin.
Dubaï comptait officiellement 1,3 million d'habitants fin 2006, mais sa population s'accroît à un rythme accéléré.
Immeubles et quartiers nouveaux poussent un peu partout à une vitesse record, mais les infrastructures sont à la traîne.
Ainsi, la ville n'a pas encore de tout-à-l'égout, d'où l'obligation d'avoir recours à des camions-citernes pour collecter le contenu des fosses septiques afin de transporter ces déchets vers l'unique station d'épuration d'Al-Awir, située en plein désert.
Une deuxième usine de traitement est en construction, mais elle ne sera pas opérationnelle avant l'an prochain.
Dans l'immédiat, la seule usine existante tourne donc au maximum de sa capacité, dégageant des odeurs nauséabondes, et la file des camions attendant leur tour pour décharger s'allonge à perte de vue.
"L'attente peut durer plus de 10 heures. C'est tellement pénible, surtout quand il fait chaud", déclare à l'AFP un chauffeur pakistanais, Ijaz Mohammed.
Les chauffeurs étant payés au voyage, certains, las d'attendre, ont commencé en septembre à vider leur cargaison dans les canalisations destinées à écouler les rares eaux de pluie.
Le contenu finit tout droit d'abord dans la mer, puis sur les plages, notamment dans le quartier de Jumeirah, le plus huppé de la ville, qui abrite certains des plus grands hôtels.
"Cette pollution est accidentelle et résulte des pratiques de certains chauffeurs", a affirmé à l'AFP Mohammad Abdelrahmane Hassan, chef du service de l'environnement à la municipalité.
Et de rappeler que des mesures sévères ont été prises pour mettre fin à ces pratiques, dont des amendes de 100.000 dirhams (27.200 USD) pour l'employeur de tout chauffeur coupable de se débarrasser de son chargement dans la nature. Le véhicule peut aussi être saisi.
La municipalité a même décidé d'encourager la délation après que 55 chauffeurs ont été pris la main dans le sac en une semaine.
Elle a ainsi mis à la disposition du public un numéro de téléphone gratuit pour recevoir les appels de résidents témoins de vidanges sauvages, avec à la clé une récompense de 2.000 dirhams (environ 545 dollars) si le délit est avéré.
Pourtant, rien n'y fait et la pratique continue. Et pas seulement dans la mer.
Ainsi, un Britannique grimpant des dunes de sable à bord d'un 4x4 près du port de Jebel Ali (ouest de Dubaï) a eu la surprise de retomber dans une véritable mare d'excréments, rapportait récemment la presse locale.
Certains docteurs ont mis en garde contre les risques d'épidémie, notamment la typhoïde ou l'hépatite, mais adultes et enfants continuent de se baigner.
La situation commence toutefois à inquiéter certains touristes, comme cette Russe rencontrée devant un grand hôtel, qui s'est présentée sous le nom d'Anna.
"Oui, j'en ai entendu parler et cela m'inquiète. Je vais consacrer plus de temps au shopping, à la piscine et aux bains de soleil", dit-elle à l'AFP.
Le tourisme constituant le moteur de l'économie locale, cette situation pourrait avoir de sérieuses conséquences si elle venait à affecter l'image de ville propre à laquelle Dubaï tient par-dessus tout.
C'est bien pourquoi la municipalité se veut rassurante. "La pollution ne touche qu'une portion de plage et tous les tests prouvent que la baignade est sans risque", affirme M. Hassan.
Texte de : AFP
Titre de Quedemots
octobre 2008