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sion qu'il prit, suivant l'usage établi dans la cour de session, le titre de lord Hailes. Il remplit ses fonctions judiiaires jusques à trois jours avant sa nort, arrivée en 1792, dans la 66o. nnée de son age. Il se distingua par on intégrité, son exactitude, sa paience, la décence de sa conduite, ne louable disposition dans les cas outeux à pencher vers le parti de la ouceur, et le mérite, rare dans les tges écossais et très estimé des nglais, de ne pas se montrer trop eliné à sacrifier aux droits ou aux rétentions de la conronne; mais l'aantage de ces qualités fat quelqueis diminué par un attachement puéI aux formes, qui l'exposa même à elques ridicules. Ses principaux ouages sont: 1. Remarques sur l'hisire d'Écosse, 1773, en un petit Slume, où l'on trouve beaucoup de cherches, d'exactitude et de canur; II. Annales d'Ecosse, 1776 1779, 2 vol. in-4°. Cet ouvrage est time. I commence en 1057 et comend, depuis l'avènement de MalIm III jusqu'à la mort de David II, espace de deux-cent-soixante-seize Des circonstances inconnues emthèrent l'auteur de porter, comme il P'était proposé, ces Annales juslau règne de Jacques Ir. III. Les Suvres du mémorable M. Jean ailes d'Eton, recueillies pour la emière fois ensemble, en 3 L, Glascow, 1765; IV. Histoire martyrs de Smyrne et de Lyon ns le 2. siècle, avec des noexplicatives, Édimbourg, 1776; Restes d'antiquités chrétiennes, imbourg, 3 vol., 1778; VI. Reerches concernant les antiquités Féglise chrétienne, Glascow, 83. Dalrymple, dans cet ou ge, réfute plusieurs des opinions Gibbon, relativement à l'établis
sement du christianisme, ce qu'il a fait plus particulièrement dans l'ouvrage intitulé: VII. Recherches sur les causes secondaires auxquelles Ch. Gibbon a attribué les rapides progrès du christianisme, in-4°., 1786. Cet ouvrage, fortement et solidement raisonné, est à l'abri du reproche d'aigreur et d'amertume qu'ont mérité la plupart des écrits publiés à cette occasion. Les ouvrages de Dalrymple ne se distinguent pas par les agréments du style, mais par un grand amour de la vérité. On a encore de lui quelques essais insérés dans l'ouvrage périodique intitulé le Monde, des articles dans le Gentleman's magazine et dans l'Edimburgh magazine, et quelques notices biographiques. S-D.
DALRYMPLE (ALEXANDRE), frère du précédent, géographe anglais, membre de la société royale de Londres, naquit en Écosse en 1757. Jeune encore, il entra au service de la compagnie des Indes. Le dé sir de s'instruire de la géographie, qui était chez lui une véritable passiou, lui fit compulser tous les papiers déposés dans les archives de la compagnie à Madras. Il y vit qu'autrefois elle avait mis le plus grand prix au commerce avec les îles de l'archipel oriental des Indes; que les menées des Hollandais, et la pusillanimité de la cour, l'en avaient pri vée; et qu'il était possible, non seulement de lui faire regagner cette précieuse branche de commerce, mais même de lui donner une plus grande extension. Plein de cette idée, Dalrymple refusa, au commencement de 1759, l'emploi de secrétaire du gonvernement à Madras, et obtint de la compagnie le commandement d'un petit vaisseau destiné à l'expédition qu'il avait projetée. Il fit, sur différents
bâtiments, pendant les cinq années qui suivirent, plusieurs voyages dans l'archipel oriental des Indes, et releva avec soin toutes les côtes qu'il eut occasion de voir. Le résultat de ses travaux est consigué dans les cartes qu'il a publiées, et qui se trouvent dans le Neptune oriental de d'Après. Il avait aussi mis ses voyages à profit, pour recueillir à Manille des documents précieux et des relations de navigateurs espagnols, et il songea à les donner au public. La compagnie des Indes le nomma son hydrographe. Le gouvernement résolut de faire executer des voyages de découvertes d'après les idées de Dalrymple, et l'engagea à rédiger le plan que l'on devait suivre; et, s'il eût été du corps de la marine royale, on lui eût donné le commandement de la première expédition, dans laquelle Cook commença à rendre à la navigation les services qui ont immortalisé son nom. Dalrymple obtint la place d'hydrographe royal, et consacra le reste de sa vie aux progrès de la navigation et de la géographie. Privé de son emploi au mois de mai 1808, le chagrin qu'il en ressentit abregea ses jours; il expira le 19 juin suivant, laissant un mémoire qui donnait des éclaircissements sur les causes de sa mort. Ses principaux ou vrages sont I. Traité sur les découvertes faites dans l'Océan pacifique, 1767, in-8°; II. Mémoire sur la formation des îles, inséré dans les Transactions philosophiques de 1768, et réimprimé dans le No. IV ci-après; III. Plan pour étendre le commerce de ce royaume et de la compagnie des Indes, 1769, in-8°.; IV. Collection historique de divers voyages et de découvertes dans l'Océan pacifique du Sud, of frant principalement une traduction
:
littérale des écrivains espagnols, 1770. 2 vol. in-4°.; traduite en français, et abrégée par Fréville, Paris, 174, 1 vol. in-8. « De toutes les collections >> modernes, dit Fleurieu, celle qui » présente l'ensemble des voyages » dans la mer du Sud d'une ma»> nière plus satisfaisante, est celle de » Dalrymple. Cet élégant écrivain y » a développé à un degré éminent >> l'esprit des recherches, l'expérience » du savant navigateur et le discer»> nement du critique éclairé et im >> partial. » Il a commis quelques erreurs par patriotisme, relativement a la position des îles de Salomon de Mendana; mais il ne connaissait pas encore les découvertes de Surville. La dédicace de ce livre est un menument curieux de l'animosité et de l'aveuglement qu'un excès de le peut produire. Elle est entièrement dirigée contre un célèbre navigateur français contemporain, qui néanmoins n'est pas nommé. V. Lettre adressée au docteur Hawkesworth, relativement à quelques imputations mal fondées et injurieuses. qui sont contenues dans sa relation des derniers voyages au sud, 1775, in-4°.; VI. Collection de voyages, faits principalement dans l'océan atlantique méridional, et publiés d'après des manuscrits originaux, 1775, in-4°. Ce sont ceux de Halley, de Bouvet et d'autrcs. Ou voit par la préface que Dalrymple était encore fortement persuadé de l'existence d'un continent austral. Cette idée ne l'a abandonne que quand il ne lui a plus été po›sible de la conserver avec quelqu'apparence de raison. Il avait écrit en 1772 au lord North, alors ministre. pour lui déclarer qu'il allait entre prendre, à ses propres frais, la decouverte du continent austral; qu'il
espérait que le fruit de ses peines lui serait laissé, et qu'on lui concéderait toutes les terres non encore occupées qu'il découvrirait, dans l'espace de cinq ans, entre la ligne et le 60°. sud. N'obtenant pas de réponse, il écrivit de nouveau pour représenter au ministre que la saison avançait, et qu'il ne voulait pas entreprendre lui-même le voyage sans son consentement. I obtint un rendez-vous, mais le ministre ne lui parla que de l'ile de Balambagan, sur laquelle les Espagnols elevaient des prétentions dout Dalrymple, dans un pamphlet public en 1774, essaya de prouver la futilité. Le plan de l'expédition est terminé par un projet de gouvernement pour la colonie future. Un de ses amis lui dit que c'était un très bon modèle du plus mauvais des gouvernements. VII. Journal d'un voyage fait aux Indes en 1775 dans le vaisseau le Grenville, commandé par le capitaine Burnet Abercrombie, inséré dans les Transactions philosophique; VIII. Memoire pour servir à l'explication de la carte des pays de la compagnie des Indes sur la côte de Coromandel, 1778, in-4°.; IX. Relation de la perte du Grosvemor, vaisseau de la compagnie des Indes, 1785, in-8. Ce vaisseau avait echoué en 1782, sur la côte des Caffres. Une partie de l'équipage s'était sauvée; les Hollandais du Cap firent en 1790, un voyage pour aller à la recherche des malheureux naufragés; il fut sans succès. X. Notice sur la manière dont les Gentoux perçoivent les revenus sur la côte de Coromandel, 1783, in 8°. On y trouve des détails curieux sur l'administration des Gentoux. Cette brochure fit naître des observations imprimées en 1785. XI. Mémoires sur les passages que l'on peut pratiquer pour
aller à la Chine et en revenir, 1785, in-8°. Il fut composé en 1782 pour le comité secret de la compagnie des Indes. Dalrymple y fait homimmage à Bougainville et à Surville des découvertes qui, par la suite, leur ont été en quelque sorte contestées par des navigateurs anglais. XII. Mémoire sur une carte des pays situés autour du pôle boréal, 1789, in4°.; XIII. Relation d'une pagode curieuse située près de Bombay, par le capitaine Pyke, publiée dans le 7. vol. de l'Archeologia; XIV Journal historique de l'expédition faite par terre et par mer au nord de la Californie en 1768, 1769, 1770, lors du premier établissement des Espagnols à San Diego et à Monterey, traduit d'un manuscrit espagnol par Reveley, 1790, in4°.; XV. Description de l'ile appelée St.-Paul par les Hollandais, et Amsterdam par les Anglais, par J. H. Cox, 1790, in-4°.; XVI. Répertoire oriental publié aux frais de la compagnie des Indes, 1791, 1794, 2 vol. in-4°., recueil d'un grand nombre de cartes marines et de mémoires très utiles pour la navigation dans les mers des Indes; XVII. des cartes authentiques, des mémoires et des journaux publiés en vingt-quatre. numéros, in-4°.; XVIII. des pamphlets relatifs aux discussions avec l'Espagne, au sujet de Nootka-Sound, d'autres sur les affaires du parlement, etc.
E-s. DALRYMPLE HAMILTON MAGGIL (SIR JOHN), né vers 1726, fut long-temps barou de l'échiquier du roi en Écosse. C'était un homme de beaucoup d'esprit, et d'un talent très distingué comme historien. Il y a peu d'ouvrages d'histoire aussi piquants que ses Mémoires de la GrandeBretagne et de l'Irlande (Londres,
1771, 2 vol. in-4°.) Non seulement il eut, pour la composition de cet ouvrage, la facilité de consulter des manuscrits peu connus, déposés dans les archives d'Angleterre; il eut encore l'avantage de puiser dans une source très riche en documents historiques, et qui a été rarement ouverte aux écrivains étrangers. Le chevalier Dalrymple étant venu à Paris, obtint la permission de consulter, au dépôt des affaires étrangères, la correspondance de Barillon, ambassadeur de France en Angleterre sous le règue de Charles II. Il y trouva des preuves que plusieurs membres du parlement, et particulièrement le célèbre et malheureux Algernon Sydney, recevaient des pensions de Louis XIV, par les mains de son ambassadeur, pour servir les vues politiques du gouvernement français. Dalrymple imprima des extraits de cette correspondance, sous le titre de Pièces justificatives, à la suite de ses Mémoires de la Grande - Bretagne; la révélation de faits qui semblaient flétrir des noms révérés, excita un grand soulèvement parmi le parti des whigs, qui s'efforcèrent de justifier les patriotes attaqués, en expliquant avec plus ou moins de probabilité les faits qui semblaient les convaincre d'une basse corruption. Mistriss Macaulay, très connue par sou zèle pour la cause républicaine, publia un pamphlet assez ingénieux et plus virulent encore contre sir John Dalrymple; et le célebre Charles Fox a réfute depuis avec beaucoup d'amertume le détracteur de Sydney. Sir John Dalrymple est mort en Sio, age de quatre-vingt-quatre
aus.
S-D.
DALTON (JEAN), prêtre et poète anglais, né à Whitehaven, dans le Cumberland, recteur d'une paroisse de Londres, où il mérita l'estime publi
que par sa conduite et son éloquence, mourut le 21 juillet 1750. On a de lui: 1. deux volumes de sermons qu n'ont ni le raisonnement d'Atterbury, ni l'élégance de Blair; 11. quelques épîtres en vers, insérées dans les recueils du temps, et qui paraissent plus correctes que pleines d'imagina tion. Il arrangea, sans beaucoup de succès, le Comus de Milton pour être joué sur l'un des théâtres de Londres.
Son frère, Richard DALTON, bliothécaire (et non libraire) da rei, a publié la description d'une proces sion de la Mekke, ornée de gravares et qu'il avait dessinée sur les lieux. Il a aussi enrichi de gravures qulques dissertations de son frère sur les antiquités grecques et égyptiennes, et sur douze dessins historiques de Baphaël. P-D.
DAMAGÈTE, roi d'alysus dans l'ile de Rhodes, étaut venu cousulter l'oracle de Delphes sur le choix d'une épouse, en reçut l'ordre d'épouser a fille du plus vaillant des Grees. I crut que cette réponse désignait Arstomènes qui venait de se signaler par la longue défense qu'il avait faite dans la Messenie, contre les Lacedemoniens. Il épousa donc sa fille vers l'an 625 avant J.-C. De ce mariage descendait Diagoras, célebre par les vie toires qu'il remporta aux jeux olv piques, et par celles de ses fils, dort un portait le nom de Damagetus. V DIAGORAS.) C-B.
DAMAIN (JACQUES), piètre d'Or léans, y naquit vers l'année 1528, et devint docteur en droit, chanotre et conseiller au présidial de cette vilk. Eu 1554, il partit pour l'Italie studiorum causa, bien que ce voyage lui coutât le sacrifice des fruits qu'il retirait de ses bénéfices. Dans les troubles religieux qui, quelques an nées après, affligèrent la ville d'Ur
léans, Damaia, comme prêtre et comme magistrat, rendit plus d'un Service aux deux partis. Il fut du nombre infiniment rare de ceux qui, dans ces circonstances difficiles, conservèrent à la religion de l'évangile son véritable caractère. Damain mourut à Orléans le 20 mars 1596, après avoir, pendant neuf ans, surveillé comme scolastisque les écoles primaires de son diocèse. Nons lui devons: Relation de ce qui s'est passé à Orléans au massacre de la St.Barthelemi le 26 août 1572. Le procès-verbal, infiniment curieux et que nous croyons l'autographe de Danain, s'était conservé jusqu'à nos jours dans les archives de la mairie d'Orléans. Il fut enlevé ou brûlé pendant les troubles révolutionnaires. La relation du chanoine n'est cependant pas tout-à-fait perdue. On la trouve imprimée dans les mémoires de Charles IX, et dans l'Histoire de ceux qui ont souffert le martyre pour la religion protestante, pag. 712. Jean Crespin, en citant la relation dont il extrait la sienne, ajoute : « Ce que » nous avons à dire de l'état de l'é» glise d'Orléans a été recueilli de l'ex» trait qu'en dressa, les jours du mas»sacre, un chanoine de Ste-Croix, » homme paisible et détestant les cruautés de sa religion, des conseils » et actes desquels il fut auditeur et » spectateur. Nous avons épargné son » nom en cet endroit, et pour cause; » outre plus, son récit nous a été at» testé être véritable par personnes » qui en peuvent parler avec vérité. »
P-D.
DAMALIS (GILBERT), poète on plutôt rimeur du 16. siècle, a laissé deux ouvrages curieux et très recherchés par les amateurs de notre ancienne poésie. Le premier est intitulé: Sermon du grand souper duquel est
fait mention en S. Luc, 14. chap., réduisant le festin de caréme-prenant et autres de ce monde, à la joie et grand festin de Paradis, Lyon, 1554, in-8°.; le second a pour titre : le Procès des trois frères, Lyon, 1558, in-8°. Ce dernier ouvrage n'a point été traduit de l'italien comme on l'assure dans un Nouveau dictionnaire, d'après Duverdier, mais du latin de Philippe Béroalde l'ancien (Voy. BEROALDE). W-s. DAMASCÈNE. Voy. NICOLAS. DAMASCÈNE (S. JEAN), appelé Mansur ou Mandur par les Sarrasius, naquit vers l'an 676, ou plus tard, selon quelques auteurs, à Damas, ville dont il porta le nom. Son père, non moins distingué par ses talents que par sa naissance et sa fortune, fut élevé par les klâlyfes à la charge de ministre, malgré son attachement au christianisme. Il avait confié à un religieux italien nommé Cosme, captif racheté, homme savant et vertueux, l'éducation du jeune Damascène, qui, devenu grand, obtint par son rare mérite, l'entrée dans le conseil des khályfes et le gouvernement de Damas. Les premiers Ommiades traitèrent les chrétiens avec douceur, et Damascène les protégea publiquement. On peut regarder comme très suspect ce que Jean IV, patriarche de Jérusalem, qui vivait deux siècles après Damascène, rapporte de la lettre envoyée par l'empereur Léon Isaurien au khâlyfe (Ouâlid ou Soliman, son successeur), et dont l'écriture imitait parfaitement celle du saint. Ge même patriarche dit que le khalyfe, trouvant dans cette lettre supposée la preuve d'une noire trahison, fit surle-champ couper la main droite de son ministre; que cette main fut exposée sur la place publique; mais que Damascène l'ayant redemandée pour