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En tournée asiatique, Mark Esper entend en profiter pour avertir la Chine que les Etats-Unis ont désormais les mains libres pour concurrencer son arsenal militaire dans la région.
Le secrétaire américain de la Défense a prévenu dès son arrivée que les Etats-Unis souhaitaient déployer rapidement en Asie de nouvelles armes conventionnelles de portée intermédiaire, maintenant qu'ils ne sont plus liés par le traité INF.
Accusant la Russie de le violer depuis des années, les Etats-Unis se sont en effet retirés vendredi du traité de désarmement INF, conclu en 1987 entre Washington et Moscou pour interdire totalement les missiles terrestres de portée intermédiaires (de 500 à 5500 km).
"Le plus tôt possible"
Mark Esper n'a pas précisé où les Etats-Unis avaient l'intention de poster ces armements. "Je ne voudrais pas spéculer, parce que (...) c'est le genre de choses dont on discute toujours avec les alliés". Mais il a assuré vouloir opérer "le plus tôt possible".
Le chef du Pentagone a cependant assuré que les Etats-Unis ne se lançaient pas dans une nouvelle course aux armements: "A l'heure actuelle, nous ne prévoyons pas de fabriquer des armes de type INF à tête nucléaire. Ce sont les Russes qui ont développé des armes qui violaient le traité et qui sont probablement à tête nucléaire".
Rassurer les alliés
Washington entend surtout concurrencer la Chine, dont l'arsenal est largement constitué d'armes du type interdit par le traité INF, dont Pékin n'a jamais été signataire.
Il s'agit aussi de rassurer les alliés traditionnels des Etats-Unis dans la région, comme l'Australie et la Nouvelle-Zélande, qui s'inquiètent de la montée en puissance de Pékin. D'autres pays comme l'Indonésie, le Vietnam ou les Philippines ont aussi cherché auprès des Etats-Unis une protection face à Pékin, notamment après que l'armée chinoise s'est emparée d'îles disputées en mer de Chine méridionale.
agences/boi