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Maxim Vengerov est reconnu comme l’un des meilleurs violonistes au monde. Depuis l’âge de quatre ans et demi où il commence le violon, il passe du stade d’enfant prodige à celui de musicien virtuose. Après son premier récital dans sa ville de Novosibirsk, en Sibérie, à l’âge de cinq ans, il étudie avec Zakhar Bron, et remporte à l’âge de 10 ans seulement le premier prix du Concours Wieniawski Junior en Pologne. En 1990, à l’âge de quinze ans, il remporte le Concours International de violon, qui confirme sa réputation de musicien de tout premier ordre. Vengerov a obtenu de nombreux prix pour ses enregistrements (Gramophone Artist of the Year, Record of the Year, Edison Award Best Concerto Recording). En 2000, Vengerov signe un contrat exclusif avec la firme de disques EMI Classics pour laquelle il enregistre le Concerto Cantabile de Rodion Shchedrin et le Concerto pour violon de Stravinsky avec le London Symphony Orchestra et Mstislav Rostropovich.
Maxim Vengerov se produit régulièrement avec les orchestres majeurs et les chefs les plus renommés. Ces dernières saisons, il a notamment effectué une tournée avec l’English Chamber Orchestra (en tant que chef d’orchestre et soliste) ; une tournée de récitals où il se sert à la fois de son Stradivarius et d’un violon baroque ; des concerts avec le San Francisco Symphony (Michael Tilson Thomas), le Philharmonique de Berlin (Abbado), l’Orchestre de Philadelphie (Sawallisch) et l’Orchestre Symphonique de Chicago (Barenboim).
Le parcours de Maxim Vengerov se déroulait avec éclat… Jusqu’en 2007, année où le violiniste fut contraint de mettre sa carrière entre parenthèses. Virtuose mais très sportif aussi, Vengerov s’était abîmé une épaule par une activité physique trop intensive. En 2011, il a enfin pu faire son retour au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.
Les quatre années qui venaient de s’écouler n’avaient pas été perdues pour un artiste qui a sérieusement travaillé la direction d’orchestre auprès de Vag Papian. En effet, il exerce aujourd’hui trois professions, violoniste, chef d’orchestre et professeur, car il enseigne aussi à Gstaad et à la Royal Academy of Music de Londres. La période 2007-2010 l’aura amené à travailler une trentaine de grandes symphonies, mais aussi des ouvertures et les parties d’orchestre de concertos. Une expérience enrichissante pour un violoniste qui en mesure aujourd’hui l’apport : « j’ai gagné en couleur, ma palette sonore s’est élargie ».
En matière de répertoire, Maxim Vengerov prend le temps de la reflexion. Des ouvrages de compositeurs contemporains pourrraient bien l’occuper dans les mois et les années qui viennent… !
Le retour à l’archet n’entraîne pas l’abandon de la baguette pour celui qui caresse d’ambitieux projets dans le domaine symphonique.