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Abstract
Dans l’enseignement des sciences à l’école, les élèves sont confrontés l’apprentissage des mots et concepts scientifiques, nécessaires pour leur permettre d’accéder aux savoirs scientifiques. Nous avons pu observé parmi nos élèves des problèmes de compréhension et de mémorisation de ces termes spécifiques ainsi qu’une absence d’utilisation de stratégies d’apprentissage pour les mémoriser. Nous avons également constaté que nous ne prenons pas suffisamment de temps pour entraîner cet apprentissage et nous nous sommes interrogés, en tant qu’enseignants, sur l’optimisation de la mémorisation de ces mots. La mémorisation ne consiste pas uniquement à stocker l’information mais se construit également par la récupération des éléments mémorisés. Des recherches faites en laboratoire pour tester la mémorisation à long terme ont prouvé une meilleure efficacité de mémorisation dans des groupes qui avaient plus de phases de restitution que de phases d’étude (Karpicke & Roediger, 2006). D’autres études ont aussi démontré une meilleure efficacité de mémorisation dans les cas des élèves qui privilégient des stratégies (Tessmer & Jonassen, 1988). Par ce travail, nous désirons étudier dans un cadre réel d’une classe d’élèves la pertinence théorique de l’utilisation de phases de restitution et de stratégies d’apprentissage sur l’efficacité de la mémorisation à long terme de mots scientifiques. Dans cette étude, il est demandé aux élèves d’apprendre des listes de termes suivant deux séquences de phases d’étude et de restitution, avant et après l’introduction de stratégies d’apprentissage par association. Les sujets ayant bénéficié de plus de récupérations ont montré un processus d’apprentissage plus rapide et plus efficace que les sujets profitant de plus de temps d’étude. De même, la mémoire à long terme des premiers est considérablement améliorée. Notre étude n’a cependant pas pu mettre en évidence l’efficacité de l’utilisation de stratégies d’associations, une chute progressive de la motivation des élèves pour cette expérience pouvant en être la cause principale. Les résultats de notre étude sont particulièrement intéressants d’un point de vue pédagogique et nous invitent en conséquence à devoir réviser et adapter nos pratiques d’enseignement pour permettre d’améliorer l’apprentissage de mots scientifiques dans nos classes.