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La véritable histoire du procès de Louis XVI.
Le 21 janvier 1793, à Paris, Louis XVI est guillotiné publiquement. L'événement est considérable par sa radicalité. Henri III et Henri IV avaient été assassinés ; Louis XVI est exécuté au terme d'un jugement rendu au nom de la nation et de la République. La Révolution est victorieuse. Elle s'était réalisée peu à peu depuis 1789, quand le roi avait dû réunir les États généraux. D'affrontements en crises, elle s'était affirmée contre le monarque jusqu'à le chasser du trône le 10 août. Le 21 janvier marque une nouvelle ère pour le pays, ainsi que pour les pays européens : ce qui s'accomplit ce jour-là se veut exemplaire pour les peuples désireux de se libérer des princes et des rois. Conséquence inattendue, la guerre se généralise à tout le continent.
La détermination nécessaire pour en arriver là explique le titre de ce livre : outre le fait que le mot " exécution " désigne une peine capitale appliquée après sentence d'un tribunal et évoque une destruction délibérée, il désigne plus largement une opération effectuée en appliquant des règles et des procédures, réalisée au terme d'un projet mûri.
Pendant plusieurs mois, en effet, les Français hésitèrent à fixer le sort du souverain déchu et se déchirèrent d'abord pour définir les modalités du procès, ensuite pour savoir s'ils allaient le tuer. L'exécution légale a été un choix extrêmement difficile à faire, qui a laissé plus de traces mémorielles que l'acte lui-même. C'est pourquoi, l'ouvrage s'intéresse plus aux querelles et aux rapports de forces entre groupes révolutionnaires, qu'à l'examen de la responsabilité du roi et à sa personnalité. À côté du destin tragique de Louis XVI et de la rupture du lien du pays avec la monarchie en janvier 1793, la France se cherche entre Révolution et République dans ces mois d'automne-hiver 1792-1793 : c'est là que se trouve le cœur du livre. (Jean-Clément Martin)
Le marquis de Lantenac, vieil aristocrate aux moeurs austères, est l'âme de l'insurrection vendéenne ; Cimourdain, issu du peuple, fait montre du stoïcisme intraitable des délégués de la Convention ; Gauvain, neveu du marquis et fils adoptif de Cimourdain, est un noble qui a rejoint les rangs du peuple. À travers l'histoire de ces trois hommes condamnés à s'affronter, les péripéties sanglantes de la Révolution sont rachetées par l'intégrité morale de quelques-uns. Quatrevingt-treize, ou l'épopée de la Révolution française...
L'Europe ne sait plus où elle va. Les Européens ne se reconnaissent plus dans l'Union, au point que la plupart d'entre eux se replient sur leurs nations respectives. S'ils veulent un avenir, ils doivent se proclamer citoyens d'une République européenne. Qu'ils fassent comme les Français en 1789 : une révolution, non au sens d'un renversement du pouvoir établi au profit d'un autre, ni de la victoire d'une classe sociale sur une autre, mais un acte "politique", né de la décision des uns et des autres d'exercer leur liberté en commun, ce dont le capitalisme les prive.Avec la primauté du politique sur l'économique, sera aboli "l'assujettissement de la vie sociale à l'accroissement sans fin du capital", tandis que la République pourra satisfaire les besoins et désirs essentiels de chacun.
Éminent sinologue, Jean François Billeter a dirigé le département de langue et littérature chinoises de l'université de Genève. Il a publié plusieurs ouvrages aux éditions Allia, dont Leçons sur Tchouang-tseu, Contre François Jullien, Un paradigme et Esquisses. En 2013, il a reçu le prix culturel de la Fondation Leenaards. En 2017, il a publié Une rencontre à Pékin et Une autre Aurélia, couronnés du prix Michel-Dentan, du prix Roger Caillois de l'essai et du prix Psychologies magazine.
Depuis les débuts de l'Antilope, nous rêvons de publier le lumineux discours que le comte de Clermont-Tonnerre prononça en 1789 devant l'Assemblée nationale, à propos de l'accession des Juifs à la citoyenneté. C'est lui qui a dit notamment : "Il faut refuser tout aux Juifs comme Nation, et accorder tout aux Juifs comme individus."À la même époque, d'autres discours montrent une franche hostilité, un soutien total ou de la bienveillance. Nous avons choisi de les publier aussi car ces opinions peuvent éclairer des questions propres à la citoyenneté dans la France contemporaine. Les a priori, les clichés, les convictions toutes faites n'ont guère changé depuis cette époque.
Il s'agit de quatre députés qui ont siégé aux États généraux de 1789.Stanislas de Clermont-Tonnerre (1757-1792), député de la noblesse. Rejoint l'Assemblée nationale quelques jours après le serment du Jeu de paume.Henri Grégoire dit l'abbé Grégoire (1750-1831), député du clergé, se rallie au tiers état.Anne Louis Henri de la Fare (1752-1829), député du clergé. Quitte la France en 1791 et y reviendra en 1814.Victor de Broglie (1756-1794), député de la noblesse. Guillotiné en 1794.
Ce livre entend proposer d'autres perspectives pour comprendre le déroulement même des faits, en replaçant la Révolution française dans la continuité de l'histoire nationale depuis 1770, date qui vit le monde basculer dans un moment révolutionnaire allant du Pérou jusqu'à Varsovie, en suivant les hésitations et les reclassements des courtisans et des aristocrates, du clergé et de la noblesse provinciale, des élites urbaines et des prolétaires, au fur et à mesure des affrontements entre ces groupes. La démarche suivie vise en effet à réinterpréter événements, manifestations et démonstrations, autant que déclarations et discours des acteurs les plus connus.
Ce qui est postulé est que rien n'a été énigmatique, ni l'éclatement de la "Révolution ", ni l'usage de la "terreur ", ni les atrocités en Vendée ou l'entrée dans des guerres de conquête. Tout s'explique par les rapports de force entre factions et partis antagonistes, mais aussi par les résonances, parfois imprévues, des " journées " ou des batailles.
Se dessine ainsi l'itinéraire d'une aventure collective qui s'engage presque unanimement dans une entreprise de régénération et qui se transforme peu à peu, sous l'effet des conflits et des rivalités, des malentendus et des trahisons, en une authentique révolution, voulant créer un monde nouveau. Les contraintes imposées par une guerre inexpiable, où la défaite signifiait la disparition de la nation, radicalisèrent les choix au point de changer la nature même de la Révolution, de diviser entre eux ses partisans et de la faire évoluer, chaotiquement, entre coups d'Etat et révolutions de palais. Si bien, qu'en définitive, tout s'acheva lorsqu'en rétablissant la paix un général ambitieux imposa aussi un nouveau régime.
Le crépuscule et la chute de l'"incorruptible"
Juillet 1794. Thermidor an II. Idole encensée du club des Jacobins, orateur acclamé de la Convention, inspirateur du redoutable Comité de salut public, Robespierre est à l'apogée de son pouvoir. En deux ans, il a tout conquis ; en trois jours, il va tout perdre.
Avec tout le talent narratif qui l'a rendu célèbre, Jacques Ravenne raconte la chute d'un homme et la fin d'un régime dans un récit à suspense où, à chaque page, la réalité dépasse la fiction.
Le roman vrai du crépuscule de la révolution.
« L'insurrection est le plus saint des devoirs.» Gilbert Motier, Marquis de La Fayette, devant l'Assemblée nationale, 20 février 1790.
Croquants, Nu-pieds, Lustucrus, Bonnets rouges, Sans-culottes, Canuts, Communards, étudiants de Mai-68 ou Gilets jaunes... tous eurent en commun l'esprit de révolte et d'insoumission.
A travers leurs luttes, ce sont eux qui ont écrit l'histoire de France.
Des révoltes paysannes de la Renaissance aux émeutes de banlieue en 2005 en passant la guerre des farines, l'affaire Réveillon ou la prise des Tuileries, Luc Mary nous fait revivre ces moments cruciaux où le peuple s'est dressé contre l'ordre établi.
Luc Mary, écrivain et historien, est l'auteur d'une quarantaine de livres.
Comment fabrique-t-on un monstre, ou un nouveau portrait de Robespierre.
Comme l'on sait, aucune artère parisienne ne porte le nom de Robespierre, passé à la postérité comme l'archétype du monstre. Sans l'absoudre ni l'accabler, mais en le suivant pas à pas à travers chacune de ses prises de position politiques, Jean-Clément Martin montre que cette réputation a été fabriquée par les Thermidoriens. Après avoir abattu le " tyran ", ils voulurent en effet se dédouaner de leur propre recours à la violence d'État. Ainsi, les 10 et 11 thermidor, qui voient l'exécution de " l'Incorruptible " et d'une centaine de révolutionnaires, servent à imputer au premier la seule responsabilité de la " Terreur ". Non seulement cette accusation a réécrit l'histoire de la Révolution, mais elle continue à s'imposer encore à nous. Une démonstration sans faille et un livre à l'image de Robespierre : éminemment politique.
Jean-Clément Martin, Professeur émérite à l'université Paris 1, Panthéon-Sorbonne, ancien directeur de l'Institut d'histoire de la Révolution française, a notamment publié La Guerre de Vendée
, La Machine à fantasmes
et, chez Perrin, la Nouvelle Histoire de la Révolution française
.
" Jean-Clément Martin, dans un travail maîtrisé et impeccablement informé, loin de tout affect psychologisant, démontre cette ‟fabrication d'un monstre' pour mieux retrouver le Robespierre qui précède. "
Le Monde
La Révolution française fut aussi une Révolution des idées. En sapant les bases de l'Ancien Régime, les Lumières ont fondé la vie politique moderne. De la Déclaration des droits de l'homme (1789) à la prise du pouvoir de Napoléon Bonaparte (1799) en passant par la journée du 10 août 1792, les événements dramatiques se succèdent à un rythme exténuant. Faisant revivre les débats qui se déroulent dans les assemblées, au sein des clubs, des sociétés et dans une profusion de journaux ou de libelles, Jonathan Israel distingue trois courants de pensée : les Lumières radicales, les Lumières modérées et la mouvance populiste.
La tendance « radicale » se bat pour une démocratie sans restriction, fondée sur l'universalisme et la laïcité. La deuxième - dite « modérée » - est plus conservatrice. Elle entend préserver la monarchie et s'inspire de l'Angleterre. Le dernier courant, le populisme autoritaire, prend forme au cours de la Révolution et n'a pas d'antécédent. Incarné par Robespierre, ce mouvement se réclame du peuple et de Jean-Jacques Rousseau. Il impose la Terreur, corrompant les principes mêmes des Droits de l'Homme.
Avec verve et un rare talent de polémiste, Jonathan Israel bouscule l'histoire de la démocratie. Il rappelle à quel point la Révolution française fut novatrice en la matière, malgré la violence qui l'accompagna - et sur laquelle il ouvre une réflexion originale. On entend ici les voix d'une foule d'acteurs, plongeant le lecteur au coeur des événements en France, en Europe au Proche-Orient et dans le monde atlantique. L'onde de choc s'étend aujourd'hui encore...
Jonathan Israel (né en 1946), professeur émérite d'histoire moderne à l'Institute for Advanced Study (Princeton), a consacré l'essentiel de ses travaux à l'histoire des Lumières. De cette monumentale réflexion, seuls deux volumes ont été jusqu'à présent traduits en français : Les Lumières radicales. La Philosophie, Spinoza et la naissance de la modernité (1650-1750) (Amsterdam, 2005) ; Une révolution des esprits. Les Lumières radicales et les origines intellectuelles de la démocratie moderne (Agone, 2017).
" Crois ou meurs ! Voilà l'anathème que prononcent les esprits ardents au nom de la liberté ! " Ainsi s'indigne le journaliste Jacques Mallet du Pan dans le Mercure de France du 16 octobre 1789, au tout début de la Révolution. Voilà qui s'inscrit en faux contre la thèse, solidement ancrée aujourd'hui, de deux révolutions : une bonne, celle des droits de l'homme, qui aurait dérapé pour aboutir à une mauvaise, celle de la Terreur.
Et si la Révolution tout entière avait été un immense, un désolant gâchis, et ce dès les premiers jours ? Et si ce qui a été longtemps présenté comme le soulèvement de tout un peuple n'avait été qu'une folie meurtrière et inutile, une guerre civile dont l'enjeu mémoriel divise toujours les Français ? Il fallait reprendre l'enquête en revisitant les événements, en les décryptant et en se libérant de l'historiquement correct.
Ce récit circonstancié s'adresse à tous ceux qui souhaitent qu'on leur raconte enfin une autre histoire de la Révolution française, la vraie.
Des petits livres pour découvrir et aimer les grandes autrices et penseuses de la Révolution française !
Parce qu'elle s'est engagé pour les droits des femmes et est morte pour eux, parce qu'elle fait partie des grandes figures du siècle des Lumière et de la Révolution française, parce qu'elle a beau être la plus connue, elle n'est pas la seule femme ayant joué un rôle majeur pendant cette période charnière de notre histoire, lire Olympe de Gouges, rédactrice de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, et ses consoeurs engagées dans la société par l'écriture aujourd'hui devrait être un devoir.
Une vingtaine de portraits de femmes au destin exceptionnel qui ont vécu la Révolution française entre drame et passion. Une grande fresque historique inédite.
Reine des Merveilleuses, avocate par passion, maîtresse d'un prince, reine du théâtre et de la galanterie, prête à aller en prison par amour, femme sacrifiée, aventurière... toutes les belles inconnues réunies par Juliette Benzoni ont vécu la période de la Révolution française entre drame et passion.
L'auteur propose une vingtaine de portraits de femmes au destin hors du commun : Mme Tallien amie de Joséphine, Mme de Genlis maîtresse d'un prince et " gouverneur " d'un roi, Mme Roland et ses amoureux, les aventures de Lady Eliott à Paris, la vie romanesque de la belle Pamela, Gabrielle et Louise les deux amours de Danton, les amours tumultueuses de Mme de Beauharnais et de Lazare Hoche, les malheurs de la passionnée Sophie de Monnier, Emilie Chalgrin et le peintre David, Victoire de la Villirouet avocate par amour...
Alliant le souffle de l'aventure à la rigueur de l'histoire, Juliette Benzoni ressuscite les figures de ces femmes célèbres ou oubliées.
Cet ouvrage éclaire d'un jour nouveau la Terreur, et au-delà, la Révolution française, période-clef de notre histoire contemporaine, dont il est un épisode décisif.
La " terreur " est le meilleur concept politique français à l'exportation : terreur rouge, terreur brune, terreur islamiste... alors que les historiens ne s'accordent toujours pas sur la nature de cet épisode de la Révolution française. S'il est admis que la Terreur prend fin le 10 thermidor an II (28 juillet 1794), avec l'exécution de Robespierre, une multitude de questions demeurent. Quand a-t-elle réellement débuté ? Qui a utilisé le terme, et dans quel but ? Doit-on l'écrire avec une majuscule ? Est-elle le produit d'une politique ou la conséquence de la vacance du pouvoir ?
A-t-elle été inventée pour disqualifier Robespierre, voire toute l'œuvre de la Révolution ? A-t-elle été plus meurtrière que les crises contemporaines, en Europe et en Amérique ? Plus de deux cents ans après les faits, il est temps de faire le tri entre la légende et la vérité, afin de mieux comprendre ce que fut la Révolution, période clé de notre histoire nationale.
2019 : en a-t-on fini avec la Vendée ?
La Vendée est à nouveau d'actualité. Les livres de Philippe de Villiers ou de Patrick Buisson connaissent des succès retentissants, faisant écho à celui que connaît le spectacle du Puy-du-Fou. Les querelles historiographiques continuent autour du " génocide " vendéen, revitalisées par les incertitudes de l'Etat pour savoir que faire des squelettes retrouvés au Mans, témoins de la répression de 1793. Le présent livre s'était initialement attaché à suivre l'histoire des relations entre la Vendée et la France de 1800 à 1980 pour mettre en valeur l'importance que le souvenir des guerres de Vendée, grossièrement de 1793 à 1799, avaient eue dans l'histoire de notre pays. L'ouvrage s'arrêtait alors aux années d'avant le bicentenaire de la Révolution, moment qui avait vu, paradoxalement, l'attention nationale et internationale se focaliser sur l'exemple de la Vendée. Il était nécessaire de le reprendre en le complétant par l'analyse des quarante dernières années où il a été question de cette dernière. Il permet ainsi de suivre l'évolution contrastée des souvenirs et des mémoires pour mettre en lumière le tournant manifestement définitif pris par les traces des guerres de Vendée dans notre mémoire collective.
Ce livre va à l'encontre d'une représentation de la Terreur qui, depuis Thermidor, en fait un objet de dégoût et de honte dans l'histoire de la Révolution. Ce dégoût « n'est pas séparable ni du parallèle construit avec l'histoire des catastrophes politiques du xxe siècle, ni de l'idéalisation du modèle démocratique actuel ». La demande de terreur de l'été 1793 a pour cause l'effroi ressenti par le peuple parisien à la mort de Marat, effroi d'où émerge la détermination de « mourir pour la liberté » - la liberté ou la mort. C'est parce que l'Assemblée n'a pas mis en jugement ceux qui ont tiré sur le peuple aux Tuileries le 10 août 1792 que le peuple entre dans les prisons en septembre et reprend le glaive de la loi. Le souvenir de ces massacres hantera les révolutionnaires, soucieux « d'inventer les formes symboliques qui permettront de contenir l'ardeur ». Ainsi, le tribunal révolutionnaire est-il une manière de mettre des bornes à l'exception souveraine dans sa fonction vengeresse.
Sophie Wahnich est directrice de recherche au CNRS rattachée au Laboratoire d'Anthropologie des Institutions et des Organisations Sociales (LAIOS) depuis 1999.
Séduire au risque d'en mourir : tel fut le sort de plusieurs héroïnes de ce livre dont le rôle politique sous la Révolution s'acheva sur l'échafaud. Ainsi d'Olympe de Gouges ou de Mme Roland...
On l'a oublié ou négligé : de grandes figures féminines tentèrent d'infléchir le cours de la Révolution dans un sens ou dans un autre. La plupart s'efforcèrent d'influencer des hommes politiques du temps – de là leur nom d'" égéries " – faute de pouvoir se faire entendre à la tribune et participer aux grandes décisions. Une revendication que les révolutionnaires ne cessèrent d'étouffer. Et pourtant, n'étaient-ce pas les femmes qui avaient ramené le roi de Versailles à Paris ou contribué à la chute de la monarchie ?
Voici l'histoire de la Révolution vue sous un autre jour, expliquant, entre autres, le renoncement du duc d'Orléans à la régence après la fuite du roi ou la chute inattendue de Robespierre le 9 Thermidor.
Dans les coulisses de la scène politique, ne fallait-il pas chercher l'égérie ?
Le jeune James Achilles Kirkpatrick veut devenir officier dans l'armée de la Compagnie anglaise des Indes orientales. Devenu Lord Resident de la Compagnie, il est conquis par Khair un-Nissa, la petite nièce du Premier ministre d'Hyderabad...
Une captivante fresque de l'Inde du siècle des Lumières, sur fond de guerre coloniale, d'intrigues de harem et d'espionnage.
« Le 5 novembre 1792, Robespierre se présente de nouveau à la tribune. C'est toute l'action de la Commune de Paris qu'il défend :
"Citoyens, vouliez-vous une Révolution sans révolution ? Les insurgés doivent être regardés comme fondés de procuration pour la société toute entière. Si vous désavouez les moyens que nous avons employés pour vaincre, laissez-nous les fruits de la victoire ; reprenez votre Constitution et toutes vos lois anciennes, mais rendez-nous nos concitoyens qui sont morts pour la cause commune ! La sensibilité qui gémit presque exclusivement pour les ennemis de la liberté m'est suspecte. Cessez d'agiter sous mes yeux la robe sanglante du tyran, ou je croirai que vous voulez remettre Rome dans les fers."
/> Les applaudissements de la tribune et de la majeure partie de la Convention saluent Robespierre. En vain certains s'efforcent de se faire entendre, de limiter l'effet produit. Une foule immense l'acclame et lui fait cortège. C'est la réponse de la canaille aux honnêtes gens de la Gironde. »
Écrivain et musicologue, Jean Massin (1917-1986) publie la première édition de cette biographie en 1956. À la croisée des recherches universitaires et du souci de construire un récit accessible au plus grand nombre, ce livre s'impose très vite comme une référence, qui donne l'exacte mesure de la place occupée par Robespierre dans le processus révolutionnaire : celle, comme dit Massin, de « sentinelle de la Révolution ».
Cette réédition est préfacée par Jean-Luc Chappey, membre de l'Institut d'histoire de la Révolution française et enseignant à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
La vertu produit le bonheur comme le soleil la lumière.
Une image d'Épinal nous fait de Maximilien Marie Isidore de Robespierre (1758-1794) le portrait suivant : fils d'un avocat d'Arras, il fut élu député aux États généraux, se rendit populaire aux Jacobins par la rigueur de ses principes, et s'opposa à la guerre contre l'Autriche. Joël Schmidt propose un autre regard. Robespierre, jeune juge hésitant à signer un décret de peine de mort, est transformé par la Révolution qui lui donne une pensée brillante mais déshumanisée. Admirateur enthousiaste des héros de l'ancienne Rome, il se veut tantôt Cicéron abattant les Catilina de la Révolution française, tantôt Brutus, envoyant Louis XVI à l'échafaud. Tel Caton d'Utique, il pousse son idéal jusqu'au crime et finit par approuver la Terreur. Le soir du 10 thermidor, la Révolution à laquelle il s'est tant donné le dévore à son tour : il est guillotiné avec vingt-deux de ses partisans.
Comment expliquer la liberté, l'égalité et la fraternité aux très jeunes enfants ? Rien de plus simple avec Agnès Rosenstiehl, qui montre aux tout-petits ce que ces valeurs républicaines impliquent dans leurs jeux et leur vie quotidienne, parce que les petits citoyens deviendront grands !
En 1801, alors que la guerre contre les Français s'éternise, le fameux capitaine Bolitho est contraint d'abandonner sa fiancée pour déjouer les plans de Bonaparte, qui semble préparer en secret l'invasion de l'Angleterre !
« Nul doute n'est permis : nous avons pris le large avec un vrai, un grand écrivain d'aventure. » Michel Le Bris.
« Le maître incontesté du roman d'aventures maritimes. » The New York Times.
Une approche complètement nouvelle de la Révolution française à travers l'étude de ses histoires depuis 1792.
Si des ouvrages d'historiographie ont attiré l'attention du public, jamais un tableau d'une telle ampleur n'avait été tracé, concernant la période à la fois fondatrice et fracturante que fut la Révolution française. Ce livre recense les formes de construction de la mémoire et du récit national à partir de l'événement révolutionnaire. Il analyse également comment celui-ci façonne le débat politique et historique en France et dans d'autres pays, offrant une réflexion sur l'identité de notrre pays et sur celle du continent européen. Composé de 6 chapitres, l'ouvrage explique et raconte les principales histoires de la Révolution française, environ 300 titres. Au fil de ses pages l'enquête historiographique se mue en une réflexion sur le métier d'historien, sur son rôle dans nos sociétés et sur les conditions de transmission de la culture historique.
Les coulisses du Tribunal révolutionnaire, une plongée dans la Terreur !
Le 10 mars 1793, la Convention nationale instituait un tribunal criminel destiné à réprimer " toute entreprise contre-révolutionnaire " et " tout attentat contre la liberté, l'égalité, l'unité, l'indivisibilité de la République ". Installé dans le Palais de justice de l'île de la Cité, il allait faire comparaître plus de quatre mille personnes pendant seize mois, et en condamner près des deux tiers à la peine capitale.
Le Tribunal révolutionnaire de Paris est sans conteste la plus célèbre des juridictions d'exception qui furent mises en place sous la Terreur pour punir les ennemis – réels ou supposés – de la jeune République. Dominé par la figure de son accusateur public, Fouquier-Tinville, il est devenu le symbole de l'arbitraire judiciaire.
S'appuyant sur les travaux les plus récents, mais également sur de nombreux documents inédits, le présent ouvrage renouvelle en profondeur notre vision du Tribunal révolutionnaire. Tout en proposant un récit détaillé des grands procès politiques, en particulier ceux de Marie-Antoinette, des Girondins et de Danton, Antoine Boulant offre une analyse de la composition, du fonctionnement et de la logique d'une juridiction entièrement soumise au pouvoir politique, progressivement entraînée dans une spirale meurtrière.
En 1990, un an après le bicentenaire de 1789 où fut consacrée l'idée d'une "dérive" totalitaire de la Révolution française dont Robespierre serait le grand responsable, Georges Labica publiait aux PUF ce court essai pour souligner la "dignité philosophique" de celui qu'on surnommait l' "incorruptible". Il ne s'agissait pas pour autant d'une tentative de réhabilitation mais bien de la contribution "d'un philosophe à l'écoute de l'un des siens", et c'est en se tenant à l'écart des polémiques historiennes que Labica s'est efforcé de saisir la spécificité de la pensée politique de Robespierre. C'est cet essai qui est ici réédité.
Nouvelle édition.
Préface de Thierry Labica.
Geoges Labica
, philosophe, militant anticolonialiste et antiimpérialiste, a écrit de nombreux ouvrages sur l'histoire de la théorie marxiste. Il s'est notamment intéressé à la pensée de Ibn Khaldoun, Lénine et Antonio Labriola.