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Le président vénézuélien Nicolas Maduro aimerait discuter avec son homologue américain Donald Trump, qui a pris des sanctions financières contre son pays.
KEYSTONE/EPA EFE/MIRAFLORES PRESS/MIRAFLORES PRESS HANDOUT(sda-ats)
Credit Suisse a interdit à ses traders d'effectuer des transactions concernant la dette du Venezuela et sur des produits financiers émis par Caracas. La banque va aussi examiner les relations avec ce pays pour s'assurer qu'il n'y a pas de risque pour sa réputation.
Dans un mémo interne, la deuxième banque helvétique demande à ses courtiers de ne pas toucher à deux obligations, dont une émise en 2014 par la société pétrolière publique PDVSA, et une autre provenant directement du gouvernement, a indiqué vendredi à l'ats, un porte-parole de la banque, confirmant une information de l'AFP.
Credit Suisse demande également à ses salariés de ne pas toucher à tous les produits financiers émis après le 1er juin 2017 par le gouvernement de Nicolas Maduro.
L'établissement va également examiner de près toutes les relations avec le gouvernement vénézuélien et les entités qui lui sont rattachées, pour s'assurer qu'il n'y a pas de risque pour sa réputation. Idem pour les particuliers et entreprises privées, qui devront recevoir un feu vert préalable du département des risques de Credit Suisse avant toute opération avec la banque.
Question de réputation
Du côté d'UBS, le numéro un bancaire helvétique a précisé que l'établissement a défini un standard global, qui est pris en compte chaque fois que des sanctions sont édictées par la Suisse, l'ONU, l'Union européenne (UE) ou les Etats-Unis. Cette norme est appliquée de façon mondiale, explique la grande banque.
Ces décisions interviennent à la suite de nouvelles sanctions financières infligées par les Etats-Unis contre le Venezuela. Celles-ci visent des responsables, dont un frère du défunt président Hugo Chavez, impliqués dans la récente mise en place de l'Assemblée constituante, rejetée par une grande partie de la communauté internationale.
Credit Suisse veut éviter de se retrouver dans la même situation que Goldman Sachs, critiquée fin mai pour avoir acheté pour 2,8 milliards de dollars (2,7 milliards de francs au cours actuel) d'obligations émises par PDVSA. La banque aux deux voiles a déjà été sanctionnée par le passé par les autorités américaines pour avoir fait affaire avec des dirigeants et régimes sur la liste noire des Etats-Unis.
ATS