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10 février 2017
Mike Horn : l’exploit en Antarctique !
Il ne s’arrêtera donc jamais. Cet homme a la passion de l’exploit en solitaire. Sa toute récente course le montre encore une fois aux prises avec la nature la plus hostile: l’Antarctique.
Âgé de 50 ans il vient de traverser le continent blanc de part en part en passant par le pôle sud (image 2, infographie de Manu Forney pour l’Illustré). Seul avec son traineau de 220 kg, sans assistance – sauf un ravitaillement. 5’100 kilomètres en 57 jour: une moyenne d’environ 100 km/jour. Chaussé de skis de fond, tracté par une voile quand le vent, très soutenu sur l’inlandsis, n’est pas trop fort.
L’Antarctique est la région la plus froide de la planète: le record officiel de 1983 est de -89,2°. L’expédition menée en été austral a heureusement connu la « douceur » de l’été: entre -25° et -40°.
Il est le premier à réussir cette traversée dans ces conditions. La précédente tentative date de 2016: l’aventurier Henri Worsley en est mort à 48 km de son point d’arrivée. Épuisé, déshydraté, souffrant d’une péritonite, il avait demandé son rapatriement en Argentine, où il est décédé.
Mike Horn a commencé ses aventures en 1997 (extrait de Wikipedia):
« En avril 1997, il entreprend sa première grande expédition, après un violent accident de voiture qui endommage son genou droit ; il part pourtant des côtes péruviennes en direction du mont Mismi. Après 600 km de marche, il rejoint le sommet à 5 800 m d’altitude. La source du fleuve Amazone s’offre à lui. Il défouraille son hydrospeed et entame une descente de 6 700 km à travers les canyons, les tourbillons d’eau, les courants et les animaux sauvages en tout genre. 171 jours plus tard, il nage dans l’eau salée de l’embouchure du fleuve à Macapa au Brésil. Il inscrit son nom dans l’Histoire puisqu'il est le seul à avoir achevé ce périple. »
Mike Horn ne cherche pas simplement l’exploit: il veut faire oeuvre d’éveilleur pour inciter les futures générations à respecter davantage notre milieu naturel.
Il faut souligner ici l’important soutien de son épouse, Cathy, rencontrée à Chateau-d’Oex, et décédée en 2015:
« Cathy devient son bras droit et coordonne ses expéditions en s’occupant de la logistique, des ravitaillements et de la communication. Malade du cancer du sein à partir de 2008, Cathy est emportée le 19 février 2015, après 7 ans de lutte contre la maladie. Elle n’a pourtant pas renoncé à soutenir son mari dans l’aventure du voilier Pangea, qui débute la même année que le diagnostic de sa maladie et s’achève fin 2012. »
Son périple continue maintenant vers le pôle Nord, en passant par l’Inde pour y gravir des sommets invaincus.
Admirable Mike Horn!