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Etude des jonctions :
Quelques références :
Jorge Oteiza
Les frères Chapuisat
La première étape de cette nouvelle phase PLANES a été de mesurer le sol sur lequel seront implantées les structures prochainement conçues et construites, afin de pouvoir en dessiner la topographie. Pour y parvenir, nous avons divisé l'ensemble de la parcelle donné par groupes de trois. Le travail consistait alors à quadriller le sol en prenant appui sur le rythme régulier offert par les fenêtres du Rolex (ces fenêtres font 2,20 mètres de large). Des bandes de 2.20 mètres de large pour 29 mètres de longueur ont ainsi été définies. À l'aide d'un fil tendu depuis le point le plus haut de chaque bande, les hauteurs au sol ont alors été mesurées. Le terrain étant en pente, nous avons pris pour hauteur la plus haute 1.53 mètres, en bas du champ, et 0.61 m aux bords des fenêtres. Chacun devait dés lors mesurer près de 300 hauteurs. Rendre compte du relief existant sur cette parcelle peu accidentée s'est avéré plus difficile que ce que nous avions imaginé.
Lors de cette première review, deux idées de prolongement ont été évoquées. La première était d'étendre nos observations typologiques vers le reste de la structure, afin de déterminer s'il existerait -ou non- d'autres types que ceux mesurés et étudiés (au nombre de 3). La deuxième piste concernait les possibilités de rapprochement entre nos pièces moulées en plâtre et la notion de bas-relief.
Nous avons pu observer que les interstices choisis se répétaient à travers tout le projet "Murmures". Les plâtres, issus de mesures menées à des endroits précis, peuvent ainsi "se déplacer", se translater, jusqu'à « recouvrir » la grille formée par la prostructure (représentée en noir et blanc dans l'axonométrie ci-dessous). En ayant donné une matérialité au vide, grâce aux maquettes, on peut alors s'imaginer qu'elles créent un nouveau « toit », générant une nouvelle structure et délimitant de nouvelles interstices.
Les trois typologies identifiées ne sont toutefois pas répétées avec exactitude dans la structure. Chacune d'elles se déclinent avec une série de variations. Si nous avons, par exemple, documenté l'intersection de la plaque de bois (plan vertical) avec l'interstice (plan horizontal), la plaque se déplace d'une "case" à l'autre, entraînant des variations autour de cette première typologie. Il en est de même avec la typologie documentant la rencontre entre la trame horizontale de la protostructure et les éléments de bardage verticaux.
Nous pourrions dès lors prolonger ce travail en développant un plâtre combinatoire offrant davantage de croisements. En particulier, des typologies hybrides faisant se rencontrer les 3 typologies identifiées seraient pertinentes.
Protostructure MURMURES, projet des élèves de 2ème année, et interstice étudiée (en noir)
Durant cette première phase, nous avons "moulé le vide" de notre interstice. Après avoir construit un moule délimitant l'espace interstitiel et prenant en compte les éléments traversant notre interstice (tels que les poutres en bois), nous avons coulé du plâtre, concrétisant ainsi l'espace "vide" entre les objets "pleins". Du fait des interstices choisis, les moules réalisés s'apparentent à des plaques d'épaisseur faible. Ces plaques présentent des découpages et des surfaces plus ou moins creusées. Les plâtres obtenus, au relief faible et pourtant riche en détail, peuvent être rapprochés de la notion de bas-relief. Il s'agit d'un type de sculpture particulier du fait que les objets représentés ne se détachent que très faiblement du mur contre lequel ils sont dessinés.
Exemple de bas-relief : Cheval sellé, bas-relief en pierre, Province de l'Anhui