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Les arènes d’Arles sont un amphithéâtre datant du Ier siècle de notre ère.
Avec ses 136 mètres de long et 107 mètres de large, il occupe le vingtième rang parmi les arènes du monde romain. Sa façade de 21 mètres de haut comprend deux niveaux de soixante arcades en plein cintre donnant sur des galeries. Le rez-de-chaussée est rythmé par des pilastres doriques, et l’étage est composé de colonnes engagées de style corinthien.
L’amphithéâtre comportait quatre entrées principales au nord, au sud, à l’ouest et à l’est. Les 28 rangées de gradins de la cavea pouvait accueillir jusqu’à 20 000 spectateurs qui accédaient rapidement à leur place par une série d’escaliers et de galeries dont l’organisation rappelle celle du Colisée de Rome.
Les spectacles avaient lieu dans l’arène, vaste espace de forme elliptique situé au centre du monument. Dans l’Antiquité le sol de l’arène était constitué d’un plancher placé environ deux mètres au-dessus du niveau actuel du terrain.
Un système de trappes et des monte-charges permettaient d’y hisser des décors et des animaux. En effet, outre les combats de gladiateurs, les spectacles les plus appréciés du public était les chasses et les combats d’animaux.
Au Moyen Age, les arènes devinrent une forteresse dont l’aspect défensif fut renforcé par la construction de tours. Elles donnent aux arènes d’Arles leur physionomie si particulière. L’amphithéâtre se transforme alors en véritable ville, avec sa place publique aménagée au centre et une chapelle.
L’amphithéâtre devient dès 1830 un lieu de spectacle renommé avec des courses de taureaux.