Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06955.jsonl.gz/1079

Le mitage de la Suisse
Vous vous souvenez des paysages suisses de votre enfance ? Ce qui est sûr, c’est qu’ils ont bien changé aujourd’hui. La transformation de notre paysage a été massive, lente et insidieuse. Notre paysage est aujourd’hui excessivement mité et pollué.
Avec son exposition axée sur le mitage de la Suisse, le journaliste Peter Brotschi, spécialisé dans l’aéronautique, nous montre clairement comment le paysage suisse a changé ces 80 dernières années.
Avant la Seconde Guerre mondiale, le pionnier de l’aviation Walter Mitterholzer et les Forces aériennes suisses ont pris de nombreuses photos aériennes des paysages suisses. 80 ans plus tard, Peter Brotschi a pris de nouvelles photos des mêmes paysages sous le même angle.
Découvrez la Suisse d’hier et d’aujourd’hui vue des airs.
L’exposition montre à quel point notre paysage a évolué :
Les lignes de chemin de fer et les routes principales ont constitué les premières grandes interventions sur le paysage suisse, suivies des corrections des cours d’eau et des améliorations foncières. On a extrait des minéraux dans les gravières et les carrières pour construire des quartiers d’habitation, des usines, des centres commerciaux et des parkings. Les résidences secondaires, les entreprises de logistique, les centres sportifs et les décharges sont venus s’y ajouter par la suite. Des autoroutes et des aéroports ont vu le jour, des pistes de ski et des remontées mécaniques ont été construites. De grandes centrales hydroélectriques, nucléaires et éoliennes sont ensuite apparues, suivies des lignes électriques. Des subventions fédérales ont permis de raser et d’abattre les arbres fruitiers suisses, et ainsi d’aménager de grandes surfaces agricoles de monoculture et des serres dans tout le pays. Depuis lors, les lisières sont nettement délimitées, les haies sont devenues rares et on ne voit plus guère d’étangs ou de marais. Les paysages des villes et des campagnes sont marqués par les antennes de radio, de télévision et de téléphonie mobile, que ce soit en ville ou dans les montagnes. Et puis, il y a les micropolluants invisibles, ceux qui proviennent du plastique, des pesticides ou des hormones présentes dans les nappes phréatiques.
Ce qui est impressionnant, c’est de constater l’accumulation de toutes ces évolutions.
Nous vous invitons à découvrir par vous-même nos paysages en visitant l’exposition de Peter Brotschi qui se déroulera au SZL de Chasseral.
Retour vers l’aperçu