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Arnold Böcklin, peintre réputé du 19e siècle, est mort il y a 100 ans, le 16 janvier. Ce Bâlois s'inspira de la mythologie pour des allégories macabres. Ce précurseur du symbolisme a même dessiné les plans d'une machine volante.Ce contenu a été publié le 11 janvier 2001 - 19:01
Arnold Böcklin était estimé dans le milieu de la peinture. De grands artistes comme Salvador Dali et Giorgio De Chirico ont admis l'influence de son travail.
Sa série de paysages imaginaires «L'Ile des Morts», réalisée entre 1880 et 1886, a inspiré un poème symphonique au compositeur Sergeï Rachmaninov.
Arnold Böcklin est né à Bâle le 16 octobre 1827. Fils d'un marchand de textiles, il fait partie de ces artistes suisses qui séjournèrent à l'étranger, tout en éprouvant souvent le besoin de revenir au pays.
A 18 ans, Arnold Böcklin étudie à l'Académie d'art de Düsseldorf, notamment avec Johann Wilhelm Schirmer, auteur de peintures panoramiques.
Le peintre Böcklin entreprend aussi des voyages à Bruxelles, Anvers et dans les Alpes. Il signe alors des toiles qui le placent parmi les romantiques allemands, dont «Paysage montagneux avec cascade» et «Ruine de château fort».
A Genève, Arnold Böcklin rencontre le peintre Alexandre Calame, estimé pour ses paysages romantiques et tourmentés.
Puis, durant sept ans, le peintre suisse vit à Rome, où il devient familier du cercle des artistes allemands. Il épouse une jeune Romaine, Angela Pascucci, qui va lui donner quatorze enfants. Six parviennent à l'âge adulte, dont trois peintres: Arnold le Jeune, Felix et Carlo.
Les figures mythologiques apparaissent au milieu des années 1850 dans l'oeuvre de Böcklin. La qualité de sa toile «Pan effrayant un berger» lui confère une certaine notoriété et lui vaut d'être financé par le roi de Bavière.
En 1858, il déménage pour Weimar où il est nommé professeur à l'école des Beaux-Arts. Un mandat qu'il exerce deux ans avant de retourner en Italie.
Pendant une dizaine d'années, un comte munichois finance son travail. L'artiste bâlois va lui livrer seize peintures souvent inspirées de légendes germaniques.
Puis, Arnold Böcklin rentre à Bâle où il signe plusieurs portraits, mais aussi la fresque de l'escalier principal de l'actuel Musée des cultures.
Enfin, en 1874, il s'installe à Florence, où il connaît des problèmes financiers et de santé. Les années suivantes, il produit ses oeuvres les plus connues, au symbolisme morbide, telle sa série «L'Ile des Morts», «Le Bois sacré» ou «La Peste».
swissinfo avec les agences
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