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Préférez un nantissement à un retrait de la caisse de pension
Quiconque souhaite utiliser l'avoir de sa caisse de pension pour acquérir un logement peut le faire de deux façons: soit en effectuant un retrait anticipé, soit en optant pour une mise en gage. Un retrait anticipé de l'avoir de la caisse de pension réduit généralement considérablement la rente.
Par exemple, une personne qui retire 200'000 francs de son deuxième pilier à l'âge de 45 ans aura environ 300'000 francs de moins à la retraite, ceci en se basant sur un taux d'intérêt moyen de 2 % sur les avoirs de la caisse de pension. Cela correspond à une perte d'environ 20'000 francs de rente par an. Pour de nombreuses institutions de prévoyance, les prestations en cas de décès ou d'invalidité sont également plus faibles.
Au lieu d'effectuer un retrait des avoirs du deuxième pilier, il est possible de les mettre en gage auprès de la banque. Ces fonds servent alors de garantie pour la banque. En contrepartie, la banque accorde un prêt hypothécaire supplémentaire pouvant aller jusqu'à 90 % de la somme nantie. Cette hypothèque supplémentaire doit être également remboursée intégralement dans un délai de 15 ans.
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Comparaison des coûts: le nantissement est généralement moins onéreux
L'augmentation de l'hypothèque entraîne une hausse des coûts d'intérêt et des taux d'amortissement annuels. Compte tenu des effets sur les impôts et la prévoyance, une mise en gage coûte souvent moins cher qu'un retrait anticipé (voir tableau). Si l'on ne met en gage que les avoirs de la caisse de pension, il est possible de déduire cette dette des impôts, et rien ne change au niveau des prestations assurées.
Si l'on opte pour un retrait anticipé, il faut dans ce cas absolument compenser la perte future de la rente. Tout d'abord, il faudra épargner chaque année pour combler ce manque. Ensuite, il est possible de conclure des assurances pour compenser les réductions de prestations en cas de décès et d'invalidité. L'exemple de calcul dans le tableau tient compte de tous ces facteurs.