Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07036.jsonl.gz/1330

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Soumis à une forte pression diplomatique, la rébellion congolaise du M23 a accepté mardi de quitter Goma, à l'expiration du délai fixé pour son retrait de cette ville stratégique de l'est de la République démocratique du Congo (RDC). Elle l'occupait depuis une semaine.
"Demain ou après demain (...) au plus tard dans trois jours, on va quitter Goma (...) On nous avait demandé de nous retirer à 20 kilomètres et nous allons le faire, il n'y a pas de problème", a déclaré le général Sultani Makenga, chef d'état-major du Mouvement du 23 mars (M23).
Samedi, les rebelles avaient été sommés par quatre chefs d'Etat de la région des Grands Lacs réunis en Ouganda d'arrêter la guerre et de se retirer de Goma sous 48 heures et à au moins 20 km au nord de cette ville qu'ils avaient prise le 20 novembre. En échange, Kinshasa devait prendre en compte leurs revendications "légitimes".
Le général Makenga a expliqué que le délai de 48 heures était trop court parce qu'avant ce retrait, il lui fallait rassembler ses forces, notamment celles qui se trouvent à Masisi, un territoire à l'ouest de Goma.
Le chef politique du M23, Jean-Marie Runiga, s'est montré plus évasif que le général Makenga. Le M23 "fera très vite" son retrait de Goma si ses revendications concernant la gouvernance, la justice ou les droits de l'homme sont satisfaites, a-t-il déclaré.
Le M23 exige des négociations directes
"Nous continuons à exiger des négociations directes" avec le président congolais Joseph Kabila, ce qu'il avait "accepté en présence" du président ougandais Yoweri Museveni, en marge du sommet de Kampala, a assuré le chef politique.
Les soldats qui forment le M23, essentiellement des tutsi de RDC, veulent rester dans leur région du Kivu (est) pour protéger leurs familles, au lieu d'être dispersés dans des régiments des forces armées dans tout le pays. Ils veulent aussi garder dans l'armée nationale les grades qu'ils avaient dans la rébellion.
Le contrôle des richesses naturelles de l'est de la RDC (uranium, or, cuivre, coltan, assitérite) est depuis des décennies l'enjeu de convoitises et de conflits.
ATS