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Depuis 2018, la Coopération suisse contribue au projet " Centres d'innovation verte pour le secteur agroalimentaire au Bénin ProCIVA ", dont l'objectif est la mise en œuvre d'innovations par des micros, petites et moyennes entreprises au Bénin.
Les entreprises sélectionnées bénéficient d'un appui financier à condition qu'elles renforcent la prise en compte des groupes vulnérables, notamment les femmes et les jeunes, dans leurs missions, leur gestion et leurs recrutements.
La Société allemande pour la coopération internationale (GIZ) est responsable de la mise en œuvre du ProCIVA.
En 2021, 20 microentreprises et PME agroalimentaires ont reçu un financement. 44 femmes et 56 hommes ont bénéficié directement des interventions du projet.
Le projet a débuté en mars 2018 et s'est terminé en décembre 2021. La contribution financière de la DDC en 2021 s'est élevée à 473'149 francs suisses et à 265'923 francs suisses supplémentaires provenant du fonds COVID-19.
Analyse de genre : inégalité des chances d'emploi et de représentation dans la direction de l'entreprise
De nombreuses inégalités persistent entre les hommes et les femmes au Bénin. Elles se manifestent, par exemple, par une moindre participation des femmes aux processus de prise de décision, et par un accès entravé à l'éducation, à l'emploi et aux revenus, aux soins de santé - y compris les soins de santé reproductive -, aux terres, aux équipements et aux crédits. Au niveau micro-social, le pouvoir de décision est généralement entre les mains des hommes, tandis que les femmes sont censées être obéissantes aux hommes dans tous les domaines. Par conséquent, la participation des femmes à toute activité, qu'elle soit économique, culturelle ou politique, est soumise à l'autorisation de leur mari. En termes de participation économique des femmes, cet écart se traduit par un taux d'emploi nettement inégal, trois fois plus élevé chez les hommes (16,8%) que chez les femmes (5,0%), et le sous-emploi touche beaucoup plus les femmes (65,4%) que les hommes (41,5%). En outre, les femmes cadres dans les entreprises sont généralement sous-représentées, bien que les taux de représentation varient en fonction de la taille de l'entreprise : plus l'entreprise est grande, moins elle a de chances d'être dirigée par une femme.