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Un réfugié, selon la définition du Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés, est une personne qui a quitté son pays par crainte véritable d’être persécutée ou qui en a été chassée. Un réfugié est donc contraint à fuir (sous une menace imminente ou par crainte d’une menace), alors que le migrant part plutôt à la suite d’une décision prise sous la pression d’un contexte socio-économique, voire politique qu’il considère comme ne lui offrant aucun espoir d’avenir et de sécurité.
Les Etats sont assez libres d’accueillir ou non les migrants. Mais des accords internationaux les obligent à garantir la protection des réfugiés. Les exilés en Suisse Bertold Brecht, Thomas Mann, Albert Einstein et Henri Nestlé étaient des réfugiés.
Dans ses grandes lignes, la politique de la Confédération en matière d’asile précise que «quiconque est menacé ou persécuté dans son État d’origine, selon les critères reconnus par le droit international public, obtient l’asile en Suisse». Si, dans un pays en guerre, une intervention humanitaire n’est pas possible ou insuffisante, «la Suisse admet à titre provisoire sur son territoire les groupes de victimes.» La Suisse, avec les autres pays, déclare rechercher des solutions efficaces et durables afin d’endiguer les causes de fuite et de migration involontaire. La procédure d’asile vise à déterminer qui, parmi les requérants d’asile, répondent ou non aux critères fixés.