Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06957.jsonl.gz/637

I N T R O D U C T I O N
Progression du projet
Pour cette phase, nous nous sommes tout d’abord questionnés sur la particularité que pouvait avoir le fragment du rocher que nous avons moulé. L’une des caractéristiques du rocher initial est sa résistance aux vagues.
C’est cette résistance qui le différencie des autres éléments de la plage de Saint-Sulpice. Elle lui donne la stabilité et la rigidité qu’il faut pour demeurer à sa position actuelle.
Dès lors, il a été question de se faire une idée plus précise de la force de l’eau qui frappe constamment le rocher.
Pour cela, nous avons imaginé une structure en plâtre qui relève la puissance des flux de l’eau. En effet, cette structure subit des modifications physiques lorsqu’elle est confrontée aux vagues, contrairement au rocher qui demeure stable. Cette transformation exprime la puissance de l’eau et les impacts de cette dernière sur une structure inadaptée à sa présence.
En premier lieu, nous avons expérimenté la réaction que des plaques de plâtre verticales pourraient avoir avec l’eau.
Lors de cette expérience faite préalablement sur un prototype de fragment, les plaques se sont pratiquement toutes rompues sous la force de l’eau. Seulement, le plâtre était de qualité inférieure.
La structure mise en œuvre est un prolongement du fragment précédemment coulé. De la même façon, nous avons reporté les formes du rocher pour pouvoir emboîter un moule sur ce dernier. Des plaques verticales sont placées tout le long de la surface du moule. Ces dernières sont conçues avec des épaisseurs qui varient de 0.5 à 3.0 cm.
En fonction des différents dimensionnement, les plaques ont tendance à se rompre lorsqu’elles sont exposées à la force des vagues.
Les plaques sont préfabriquées puis insérées dans le moule par différentes ouvertures prévues à cet usage.
Elles sont maintenues stables par un coffrage en bois. Cela permet au plâtre, une fois coulé, de pouvoir s'étaler convenablement dans le moule.
Le fragment est nettoyé et de nouvelles coulées de plâtre sont faites.
Finalement, le fragment est positionné en situation sur le rocher qu'il épouse.
Dès lors, on observe la réaction du fragment en contacte avec les vagues.
Les vagues n'étant pas assez puissantes pour marquer un quelconque changement physique du fragment, il a été nécessaire d'imiter l'agitation du lac en créant des vagues artificielles.
Ainsi, uniquement deux plaques ont cédé à la force de l’eau. Il s'agit de deux plaques de 0.5 cm d'épaisseur. Aucunes des autres plaques plus épaisses n'ont cédé aux tumultes du lac.
Par ailleurs, il a été possible de remarquer que le plâtre a tendance à s'user au contacte de l'eau. En effet, il s'agit d'une matière hydrophobe, contrairement au rocher qui voit sa morphologie résister à l'eau durant plusieurs années.
Synthèse MEASURES & ELEMENTS
Durant notre travail sur les phases de "MEASURES" et "ELEMENTS", nous avons beaucoup appris sur le relief des éléments qui nous entourent. C’est en moulant et en dessinant un objet que l’on peut se faire une idée précise de ses courbures. L’œil est souvent trompé par les perspectives, il faut donc aller au-delà de celles-ci.
De plus, le volume qu’occupe un objet est difficile à quantifier. Ce problème est souvent présent lorsque l’on prépare une quantité de plâtre pour mouler l’objet. C’est à ce moment que l’on se rend compte de son importance.
En somme, des enjeux sont présents lorsque l’on travail avec du plâtre. Il faut savoir s’adapter à ceux-ci pour mener à bien son projet. Un travail de décomposition des procédés de fabrication s’avère être nécessaire.