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La Suisse a manqué son entrée au championnat du monde. A Cologne pour son 1er match, elle s'est inclinée 3-1 face à l'Allemagne.
Les joueurs de l'entraîneur Ralph Krueger se sont montrés incapables de faire le jeu face à une sélection germanique pourtant bien moyenne. Les Suisses sont désormais condamnés à battre la Biélorussie lundi pour espérer se qualifier pour le tour intermédiaire.
L'Allemagne reste un adversaire maudit pour la Suisse dans les compétitions officielles. Devant 18 500 spectateurs, les joueurs helvétiques ont livré pratiquement un non-match. Ils n'ont jamais réussi à faire tourner à leur avantage cette sombre partie de piochage à la bande.
Pourtant, physiquement, ils ont parfaitement soutenu la comparaison avec les joueurs allemands. Mais c'est dans le domaine des idées qu'ils ont complètement failli.
Le fait de disputer le match d'ouverture devant une foule si nombreuse n'a sans doute pas rendu service aux Suisses, bien nerveux en la circonstance. Mais quelle différence entre les joueurs fringants entrevus à Bienne mercredi contre les Etats-Unis et ceux qui se contentaient de balancer un puck au fond du camp allemand pour tenter de construire un semblant de jeu.
«Nous ne nous sommes pas montrés trop prudents au 1er tiers. Nous avions décidé de jouer en profondeur», relevait Ralph Krueger après la partie. Face à des Allemands recroquevillés à quatre sur la ligne bleue, la tâche s'apparentait à «mission impossible».
D'autant que ce système de jeu ne se justifiait que si la Suisse tenait bon devant sa cage. Mais Salis s'est fabriqué un but venu d'ailleurs en dégageant sur la canne de Sturm, qui n'eut même pas un mouvement à esquisser pour ouvrir la marque (19e).
Les Suisses ont présenté un visage plus offensif au 2e tiers, mais ils ont buté sur Kunast, le gardien remplaçant de Munich. Même si Reichert a pu profiter d'une de ses rares erreurs, après un bon travail de Streit (36e), la Suisse s'est montrée incapable de prendre l'avantage. Riesen et Steinegger ont eu le but au bout de la canne au cours de l'ultime période, mais ils ont buté sur le portier germanique.
Au contraire des Allemands, qui ont marqué deux buts en 43" dans les trois dernières minutes du match. Steinegger, bien malheureux sur ce coup-là, déviait un tir de Lüdemann, puis Kreutzer parti en contre pouvait marquer le but de la sécurité après un renvoi en vrille de Gerber.
«Nous n'avons aucune chance contre la Suisse, mais nous devons la saisir», avait glissé malicieusement l'entraîneur allemand, Hans Zach, avant le match. L'ancien entraîneur des Lions de Zurich a su parfaitement motiver ses joueurs.
Même après la sortie de leur centre McKay (fracture de la clavicule après une charge correcte de Steinegger), ils ont su faire front pour décrocher une victoire qui vaudra sans doute une qualification aux Allemands.
swissinfo avec les agences