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Période brésilienne (1973/1987)
Dès son enfance, José Roosevelt est fasciné par la bande dessinée et l’illustration fantastique. Le réveil pour la peinture se fait lorsqu’il découvre – il s’y référera par la suite comme à une « vraie révélation » – l’oeuvre lumineuse de Salvador Dalí, à travers une excellente monographie parue en France quelques années auparavant.
Sans plus attendre, le jeune dessinateur – il a tout juste quinze ans – s’est fait offrir des toiles, des pinceaux et des couleurs. Un difficile auto-apprentissage commence: comme pour le dessin, Roosevelt pense, à juste titre, que l’observation et l’imitation des oeuvres dues aux artistes qu’il admire constituent les meilleures voies pour atteindre la connaissance des techniques.
Il devient un assidu visiteur des musées et des galeries d’art et compulse les manuels de peinture académique. Dalí avait été pour lui la porte d’entrée d’un univers illimité, celui de la peinture: très vite, Vermeer, Bosch, Caravage, Vélasquez, Rembrandt, Monet et Klimt, pour ne citer qu’eux, peuplent son panthéon personnel et lui prodiguent des émotions esthétiques incomparables.
Expérimentateur infatigable, Roosevelt se donne à la peinture presque quotidiennement dès 1977, sans pourtant délaisser le dessin. Il commence à participer à des expositions de jeunes artistes et, en 1979, réalise sa première exposition individuelle. En 1980, il s’inscrit comme élève à la section des Beaux Arts de l’université de Brasília, mais est vite désenchanté: le courant de l’art conceptuel y règne sans concession. Roosevelt n’y restera que six mois.
Peu à peu, son travail s’affirme et il est invité à travailler avec des marchands bien établis à Brasília et à São Paulo. Ses premiers essais, où il hésitait entre vision onirique et recherches graphiques, ont définitivement laissé place, dès 1985, à une expression surréaliste.