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Au cours des années quatre-vingt, les entreprises suisses cotées ont été contraintes de faire ressortir dans leur bilan toutes les réserves latentes constituées, parfois sur plusieurs décennies. L'investisseur devait pouvoir disposer d'une valorisation effective de l'entreprise pour s'assurer de l'objectivité de son placement et d'une comparaison totale avec les différents acteurs du marché. La période d'une prise en compte trimestrielle de l'évolution des résultats et de l'analyse détaillée des états financiers ainsi que de l'activité économique est devenue un fait établi.
Approche purement financière et nécessité d'assurer un développement économique à long termeCette déviance entre une approche purement financière et la nécessité d'assurer un développement économique à long terme représente la première globalisation du pouvoir financier. Celui-ci s'est fortement développé au cours des vingt années qui ont suivi, avec une considération excluant progressivement tout autre aspect que l'accroissement du bénéfice, afin de satisfaire les investisseurs.
Cependant, dans le même temps, la Responsabilité Sociétale de l'Entreprise (RSE) a pris de plus en plus d'importance sous la pression de la société civile (associations humanitaires et environnementales).
"Certains fonds de pensions à travers le monde commencent à s'associer à cette démarche de RSE qui promulgue que les entreprises doivent intégrer les préoccupations sociale, environnementale et économique dans le développement de leur business model.(...)"
Investisseurs institutionnels et RSE : plus qu’une prise de conscience, une réalité nécessaireLes investisseurs institutionnels sont de plus en plus tournés vers cette prise en compte de responsabilisation sociétale. Ils demeurent néanmoins pris au piège entre la gestion indicielle et l’inéluctable intégration de la gestion ISR. Il est même escompté, par les professionnels de la gestions socialement responsable de tels actifs, que la prise en compte par les sociétés d'une RSE doit conduire à une augmentation de la profitabilité de la valeur de l'entreprise et, par conséquent, d'un meilleur retour sur investissement à terme.
"(…)Cette évolution induit clairement que la vraie valeur d'une société ne peut plus se mesurer uniquement à l'aune de son bilan financier, mais qu'il existe bel et bien une valeur hors bilan dont il est encore difficile d'en apprécier l'étendue(…)."