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Selon Blondine Kriegel, l’humanisme juridique ne peut pas être pensé sans référence à la loi naturelle qui oblige les hommes indépendamment de tout consentement volontaire. Kriegel affirme, en outre, qu’une telle obligation naturelle ne présuppose pas un cadre de pensée religieux. Dans notre contribution, nous nous proposons d’abord de montrer que les philosophes auxquels Kriegel se réfère pour étayer ses affirmations pensaient la loi naturelle en présupposant un arrière-fond théologique. Nous voudrions ensuite montrer que l’humanisme que Kriegel prétend défendre en s’appuyant sur ces philosophes cache en vérité un anti-humanisme. Il s’agira finalement défaire voir qu ‘un humanisme juridique peut être pensé indépendamment de la référence à une loi naturelle.