Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/182876

<h2>SubmittedText<h2><p>D'un côté, le gouvernement nord-coréen lance des provocations comme il respire et le président Trump envoie des tweets imprévisibles.</p><p>D'un autre côté, en cas de guerre, les Nord-Coréens perçoivent qu'ils risquent d'y laisser la monarchie Kim ; les Chinois savent ne pas être en mesure d'affronter militairement les États-Unis ; les contre-pouvoirs institutionnels américains semblent suffisants pour freiner les ardeurs d'un président impulsif.</p><p>Quel est dès lors le vrai niveau de la menace ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le Conseil fédéral suit de près les développements sur la péninsule coréenne et autour de celle-ci. Dans cette région du globe, depuis plusieurs semaines, les risques d'escalade et de conflit ont sensiblement augmenté. La République démocratique populaire de Corée (la Corée du Nord) a déjà procédé à cinq essais nucléaires, dont les deux derniers en 2016. Des informations font état de préparatifs pour un possible sixième essai prochainement.</p><p>En parallèle, la Corée du Nord développe continuellement ses capacités balistiques. Il est désormais admis que le pays est près de posséder des missiles balistiques intercontinentaux qui mettraient la côte ouest des États-Unis à portée de tir. Dans le même temps, le pays a amélioré ses capacités à monter des ogives nucléaires sur ses missiles. Les experts estiment qu'à ce rythme, la Corée du Nord pourrait posséder environ 50 missiles intercontinentaux à capacité nucléaire d'ici quatre à cinq ans. Les États-Unis, comme de nombreux autres États, suivent ces développements avec inquiétude.</p><p>À la suite des essais nucléaires de 2016, le Conseil de sécurité de l'ONU a renforcé le régime de sanctions contre la Corée du Nord par deux nouvelles résolutions (nos 2270 et 2321). La Chine, premier partenaire commercial de la Corée du Nord, a notamment accepté de réduire drastiquement ses importations de charbon nord-coréen pour priver le pays d'une importante source de revenu. Le Conseil fédéral a pour sa part amendé l'ordonnance sur les sanctions à l'encontre de la Corée du Nord, le 22 février 2017. La Suisse applique ainsi toutes les sanctions décidées par le Conseil de sécurité.</p><p>Le président des États-Unis, Donald Trump, a pour sa part annoncé abandonner la politique de "patience stratégique" de son prédécesseur. Il a demandé une révision de la politique à son administration avec toutes les options possibles pour dissuader la Corée du Nord de poursuivre ses programmes, y compris celle de frappes préventives. Les résultats de cette analyse ne sont pas encore connus. En parallèle, les États-Unis ont déployés des moyens militaires navals dans la région.</p><p>La Suisse rappelle régulièrement aux parties concernées que l'option diplomatique négociée est la meilleure possible dans le contexte coréen et que notre pays demeure à disposition, si cela est demandé, pour accorder ses bons offices.</p>