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Si j'en crois la Tribune de Genève de ce jour - et j'ai envie de la croire - Pascal Décaillet n'aurait guère (c'est un euphémisme) apprécié d'être brocardé dans le revue des élus.
Il semblerait que seuls les journalistes aient le droit et le devoir de dénoncer ce qui va bien ou mal dans la république. Le sieur Décaillet ne s'en prive pas. Toujours d'ailleurs dans un bel emballage : langue élégante, vocabulaire recherché, style très académique. Peut-être aussi un tantinet prétentieux par la manière subtile dont il fait étalage de ses connaissances.
Et puisqu'il convient de faire étalage de ses connaissances, permettez-moi de faire prononcer à Pascal Décaillet le mot de Cyrano (de Bergerac, donc) à propos des "folles plaisanteries" du vicomte : " Je me les sers moi-même, avec assez de verve, mais je ne permets pas qu'un autre me les serve." C’est ce qu’il a dû penser en entendant ou lisant le texte de la revue susmentionnée.
M. Décaillet possède un très riche vocabulaire et il en fait état dans chacun de ses papiers. Il lui manque cependant trois mots qu’il lui siérait d’intégrer dans ses chroniques : humour, modestie et dérision.
Je fais un pas de plus pour terminer. M. Décaillet me fait - parfois - penser à Talleyrand dont son illustre empereur aurait dit de lui : « c’est de la merde dans un bas de soie ». Là s’arrête toute comparaison. M. Décaillet n’est pas un bas de soie. Ce n’est pas de la mer.. non plus.