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La mammite est une inflammation de la mamelle. Les chiennes en sont généralement atteintes pendant la période d’allaitement.
Si votre chienne présente un gonflement douloureux au niveau des mamelles, qu’elle ne laisse pas ses chiots la téter et qu’elle semble fatiguée, il faut absolument consulter votre vétérinaire. Dans cet article, nous vous expliquons le tableau clinique de cette maladie et ce qu'elle implique pour la santé de votre chien.
Le degré de dangerosité de cette maladie pour votre chien dépend de la forme sous laquelle elle se manifeste.
La forme bénigne de la mammite présente des symptômes plutôt discrets chez la chienne, mais plus prononcés chez les chiots. Le taux de mortalité des chiots augmente et le syndrome du lait toxique peut se développer. Dans ce cas, les chiots tombent malades à cause des toxines produites dans le lait maternel.
Si l’inflammation de la mamelle est traitée à temps, elle guérit en quelques jours. En cas d’évolution grave, la maladie est toutefois dangereuse pour la chienne et les chiots.
Symptômes : comment se manifeste-t-elle chez les chiens ?
Cette maladie se manifeste sous différentes formes. La plupart du temps, cela ne touche qu’un complexe de glandes mammaires. Les formes vont de l’engorgement mammaire initial (la forme bénigne) à la forme grave (aiguë) et aux complications avec abcès. Selon le stade, les animaux malades présentent différents symptômes.
Autres signes de la maladie
Les symptômes suivants indiquent généralement une inflammation de la mamelle :
gonflement ;
rougeur ;
chaleur ;
sensibilité à la douleur ;
limitation fonctionnelle de l’organisme.
Selon la forme et la gravité de l’inflammation de la mamelle, on peut observer les symptômes spécifiques suivants :
La forme aiguë ou grave se caractérise par des symptômes tels que de la fièvre, un gonflement de la mamelle (rougeâtre à bleuâtre, douloureux, chaud), une modification des sécrétions au niveau de la glande mammaire concernée (rougeâtre, floconneuse ou purulente), des douleurs (halètement, la chienne évite de s’allonger).
La chienne ne peut pas allaiter ses chiots et présente un état de somnolence, voire une apathie, ainsi qu’une perte d’appétit.
En cas d’évolution grave, des complications telles que la formation d’un abcès chez le chien (accumulation de pus dans une cavité tissulaire) apparaissent souvent.
Les abcès de grande taille peuvent se percer et doivent être retirés par voie chirurgicale. C’est également le cas lorsque le tissu de la mamelle inguinale se nécrose.
Par ailleurs, il peut y avoir une augmentation de la mortalité des chiots et un syndrome du lait toxique suite à une rétention placentaire (généralement entre le troisième et le quatorzième jour de vie, les chiots tombent malades à cause des toxines contenues dans le lait maternel). Dans ce cas, les chiots doivent être séparés de leur mère et élevés à la main.
Quand faut-il consulter un vétérinaire en cas de mammite ?
Pendant la gestation et l’allaitement, l’état de santé de la chienne et des chiots doit être surveillé de près tous les jours. Contrôlez la température et les mamelles une fois par jour. Surveillez également la consommation d’eau et de nourriture des chiots et pesez-les. Dès que le contrôle révèle quelque chose de suspect, il est important de contacter rapidement un vétérinaire.
Premiers secours en cas d’urgence : que faire en présence de cette maladie ?
En cas de début d’engorgement mammaire, il est recommandé de chauffer la zone de la mamelle concernée pendant dix minutes et de la masser doucement avant de laisser la chienne allaiter les chiots afin de stimuler la circulation sanguine.
Après l’allaitement, la zone concernée doit être refroidie pendant 20 minutes, par exemple avec des poches de refroidissement. Il est également utile de placer fréquemment les chiots près de l’endroit concerné afin de soulager l’engorgement mammaire. Pendant cette période, la chienne doit impérativement évoluer dans le calme et s’hydrater abondamment.
Si aucune amélioration n’est constatée, il faut absolument consulter un vétérinaire, car un examen approfondi et un traitement médicamenteux sont indispensables.
Diagnostic : comment dépister cette inflammation ?
Le diagnostic d’une infection mammaire canine peut être établi sur la base des antécédents et d’un examen physique précis de la chienne chez le vétérinaire.
Examens complémentaires
D’autres examens sont également recommandés afin de choisir les bons médicaments et de pouvoir entamer un traitement approprié encore plus rapidement :
Échographie : elle permet de bien voir les zones altérés des glandes mammaires.
Examen sanguin : il permet entre autres de vérifier le nombre de globules rouges, de globules blancs et de plaquettes. En cas de mammite chez le chien, on trouve davantage de cellules inflammatoires.
Analyse du lait : le lait peut être purulent, épais, brunâtre et floconneux ou son pH peut être modifié. Elle permet également de détecter la présence de bactéries (généralement Escherichia Coli, staphylocoques ou streptocoques).
Traitement : comment traiter cette maladie chez le chien ?
La mammite aiguë est très douloureuse pour la chienne. C’est pourquoi on lui administre des analgésiques et des anti-inflammatoires pour soulager les symptômes.
Afin de trouver le bon remède contre les bactéries présentes, un antibiogramme est également réalisé. Pour ce faire, le vétérinaire prélève un échantillon de lait et le fait ensuite analyser. Il peut ensuite choisir un antibiotique approprié.
Attention aux glandes mammaires infectées
Pendant la période d’inflammation aiguë, les chiots ne doivent pas téter la glande mammaire infectée. En raison de l’inflammation de la mamelle, de nombreuses bactéries et leurs toxines se trouvent dans le lait maternel. Celles-ci peuvent provoquer une septicémie mortelle/un syndrome du lait toxique chez les chiots.
Les chiots ne doivent toutefois être sevrés que si plusieurs glandes mammaires sont touchées, si le remède administré ne convient pas aux chiots ou si la mère est gravement malade.
Comment puis-je soutenir mon chien en cas de mammite ?
Le chien malade doit impérativement évoluer dans le calme, se ménager, boire beaucoup et recevoir une nourriture de qualité.
Il faut également traire régulièrement à la main la glande infectée jusqu’à ce que la chaleur, la douleur, le gonflement et la rougeur se dissipent. Pour favoriser la circulation sanguine, il est judicieux d’appliquer au préalable des compresses chaudes et de masser doucement la zone concernée.
Après l’application, des compresses rafraîchissantes soulagent également les symptômes.
Pronostic : quelles sont les chances de guérison de la mammite ?
Les chances de guérison en cas de mammite chez le chien sont bonnes. Cela n’est bien sûr valable que si le traitement est effectué à temps et si l’animal est strictement ménagé. Si des complications surviennent, le pronostic peut s’aggraver en conséquence et soigner une mammite se révélera plus compliqué.
Complications dues aux abcès
Si l’inflammation de la mamelle se transforme en abcès, il faut l’ouvrir et le rincer afin d’éviter qu’il ne se nécrose. En cas d’abcès très important qui se perce, la zone de la glande mammaire concernée doit être retirée par voie chirurgicale.
Si la chienne présente un abcès ou des tissus mammaires nécrosés, les chiots doivent être séparés de leur mère. À partir de l’âge de trois semaines, les chiots peuvent généralement être sevrés correctement et élevés à la main.
Causes : comment mon chien contracte-t-il cette maladie ?
La mamelle de la chienne se compose généralement de cinq glandes mammaires (parfois quatre ou six) avec la tétine correspondante de chaque côté du corps. Cela signifie que chaque chienne a entre 8 et 12 tétines au total. Ces complexes de glandes mammaires sont alimentés par des vaisseaux sanguins et lymphatiques.
Qu’est-ce qu’une mammite ?
L’inflammation de la glande mammaire est appelée « mammite ». Elle est due à une infection bactérienne d’une ou de plusieurs glandes mammaires.
Agent causal : bactéries
La maladie survient principalement pendant la période d’allaitement. Plus rarement, la maladie est observée chez les chiennes en fin de gestation.
Les bactéries (principalement Escherichia Coli, staphylocoques et/ou streptocoques) pénètrent dans les tissus mammaires soit suite à une blessure, soit par l’allaitement des chiots, soit par voie sanguine.
L’engorgement mammaire peut favoriser l’apparition de la maladie
L’engorgement mammaire favorise également l’apparition d’une inflammation de la mamelle. Cela se produit souvent lorsqu’une chienne ne met au monde que quelques chiots et que ceux-ci ne boivent pas assez de lait. Les glandes mammaires ne sont alors pas suffisamment vidées.
Prévention : puis-je protéger mon animal contre une telle inflammation ?
Il est important que l’environnement de la caisse où les chiots viennent au monde soit propre et que la chienne et les chiots bénéficient d’une bonne hygiène corporelle. La zone des chiots doit être nettoyée régulièrement et contrôlée pour éviter d’éventuelles blessures (causées par des échardes, des vis qui dépassent, etc.)
Mesures d’hygiène recommandées pendant la gestation et l’allaitement
Il s’agit notamment de changer quotidiennement l’eau et la nourriture, de nettoyer les gamelles, de retirer les restes de nourriture, les excréments et l’urine, de nettoyer et de désinfecter le panier du chien et le sol, et de laver régulièrement les couvertures et les coussins.
Si les griffes des chiots sont trop longues, elles doivent être raccourcies.
Un changement d’alimentation peut-il aider à lutter contre la mammite ?
Veillez à ce que la chienne ait un apport énergétique suffisant pendant la gestation et l’allaitement. Pendant cette phase physiquement éprouvante, la chienne a besoin d’une alimentation de qualité. Il existe dans ce cas des recommandations précises concernant la densité d’énergie nécessaire par semaine.
Un apport suffisant en calcium est également très important pour que la mise bas se déroule sans problème et réduit le risque de fièvre de lait. Les chiots doivent absolument absorber une quantité suffisante de colostrum dans les premières heures de leur vie pour que leur système immunitaire puisse se développer de manière optimale.
Existe-t-il un vaccin contre la mammite chez le chien ?
Il n’existe pas de vaccin spécifique contre la mammite chez la chienne. Un contrôle régulier et annuel des vaccinations des chiennes utilisées pour la reproduction dans les élevages est néanmoins recommandé. Le virus de l’herpès canin (CHV-1), en particulier, peut entraîner une stérilité ou même la mort des chiots.
Avec plus de 300 races différentes, les types de pelage ne sont pas les mêmes d'un chien à l'autre. Au fil des siècles, il s'est adapté aux différentes conditions. On distingue 2 types de poils dans le pelage du chien : les poils primaires (ou de couverture) qui forment une couche imperméable afin de protéger le chien de l'eau et des intempéries. Ensuite viennent les poils secondaires (ou sous-poils) qui protègent le chien du froid et des fortes températures.Chez certaines races (comme le Samoyède), les sous-poils sont abondants. Mais chez d'autres, comme le Dalmatien, les sous-poils sont rares. Selon la structure du poil, l'entretien sera différent.
Les chiens au pelage abondants
Au printemps, le chien perd une grande partie de ses poils et son pelage devient dur. À l'inverse, en automne, les poils deviennent très épais pour affronter l'hiver. Lors de ces périodes de transition, il est important de bien entretenir le pelage de votre chien.Parmi les chiens à poils abondants on retrouve le Berger allemand, le Labrador-Retriever, le Spitzet les chiens de traîneau en général. Les poils dits "courts" atteignent généralement 4 centimètres de long alors que les poils "longs" peuvent mesurer jusqu'à 10 centimètres. Les sous-poils peuvent atteindre la même longueur.
Les chiens à poils courts ne nécessitent que peu d'entretien
Par "poils courts" nous entendons un poil court et lisse sans ou avec très peu de sous-poils. Puisque le pelage est constitué en majorité de poils de couverture, la perte est faible. Le chien perdra des poils toute l'année mais en très faible quantité. Parmi les races de chiens à poils courts on retrouve le Boxer ou encore le Pinscher.
Les chiens à poils longs nécessitent beaucoup d'entretien
Parmi ces chiens, on distingue les races avec beaucoup ou peu de sous-poils.Si votre chien à poils longs a énormément de sous-poils, prévoyez beaucoup de temps pour entretenir son pelage.
Les chiens aux poils frisés
Le plus connu d'entre eux est sans doute le caniche ou d'autres races comme le Barbet ont aussi les poils très frisés. Malgré le fait que races ont généralement les poils longs, et que leur pelage comporte beaucoup de sous-poils, ils ne perdent presque pas leurs poils.Ces chiens ne subissent pas de changement de pelage lors des périodes de transition, mais ils ont besoin d'être régulièrement tondus. Une attention toute particulière sur les oreilles vous est recommandée : certaines races aux poils frisés ont besoin d'un soin particulier aux oreilles afin d'éviter la chute de poils morts dans le conduit auditif externe.
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Le pelage de ces chiens est souvent accompagné de beaucoup de sous-poils. Parmi ces chiens on retrouve le Schnauzer, le Border Terrier et bien d'autres...
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