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"Comme une tumeur cancéreuse, l'Etat ne cesse de s'étendre", estime l'UDC
"Comme une tumeur cancéreuse, l'Etat, insatiable, ne cesse de s'étendre", a lancé la conseillère nationale grisonne Magdalena Martullo. Le budget fédéral augmente chaque année de 3,4% et passera de 65 milliards de francs en 2015 à près de 77 milliards en 2020, a renchéri son collègue zougois Thomas Aeschi.
Objectif: réduction de la dette
Pour l'UDC, qui appelle le Parti libéral-radical (PLR) et les démocrates-chrétiens (PDC) à la soutenir tout en les critiquant lorsqu'ils dévient de sa ligne, la Confédération ne doit pas dépenser plus qu'elle n'encaisse. Les excédents doivent servir à réduire la dette. Pas question, comme y songe le Conseil fédéral, d'assouplir la règle du frein à l'endettement.
Le gouvernement doit planifier sans attendre un programme d'abandon de certaines tâches et renoncer à des hausses d'impôt. La "jungle" des réglementations fédérales doit être élaguée.
En attendant, certains projets doivent être laissés de côté comme l'aide aux crèches ou la vignette électronique. L'UDC refuse de dépenser plus dans la formation et le recherche ou d'étendre les assurances sociales. Les hausses annoncées dans le domaine de l'asile doivent être corrigées.
Projet chiffré
Des coupes doivent être faites dans l'aide au développement (baisse de 11,1 à 9,5 milliards de l'enveloppe 2021-2024), mais aussi dans l'administration fédérale. Les effectifs doivent être stabilisés à 35'000 emplois, les dépenses du personnel ramenées à 4,4 milliards et les prestations de conseillers externes au niveau de 2009.
Le droit du personnel et les salaires doivent davantage se rapprocher de ce qui prévaut dans le privé. S'il n'entend pas toucher aux gardes-frontière, le parti veut couper dans "les états-majors pléthoriques" des départements et des offices.
ats/gax
Publié le 01 novembre 2016 - Modifié le 03 novembre 2016
Dépenses liées visées
Avec l'agriculteur vaudois Jean-Pierre Grin, il a affirmé que la droite ne ménageait pas outre mesure l'agriculture et la défense. Les dépenses pour le premier domaine ont diminué de 2,09% depuis 2001 et de 7% dans le second.