Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07073.jsonl.gz/646

Il y avait ceux qui partaient pour le collège, à 12 ans déjà. Peu nombreux voire inexistants en ces années cinquante. D'autres, après examen, s'en allaient à la primaire-supérieure du Pont.
Là régnait en ce temps-là, l'instituteur Paul-Henri Dépraz, à l'enseignement rigide mais efficace. On ressortait de cette école prêt à affronter le monde. De l'apprentissage la plupart du temps. Pour quelques gus plus doués intellectuellement que les autres, des études, passant par une classe de raccordement pour envisager ensuite le gymnase comme un frais émoulu du collège.
On se rendait là-bas en vélo. Pour tous en été. Pour les plus éloignés en bus ou en train l'hiver.
Cette promiscuité scolaire aurait du être le ciment d'entre tous les élèves. Il n'en fut rien. Chacun, tout en se mélangeant en classe et à la récré, gardait une appartenance forte à son village. Il fut donc difficile de se faire des amis avec des ressortissants des autres villages. Quand aux amies (bonnes), n'en parlons pas.
La primaire-supérieure devait sauf erreur fermer ses portes avant la fin du siècle. Tous les élèves de cet âge désormais scolarisés au centre scolaire de Chez-le-Maître. Une page de l'histoire de notre enseignement combier se tournait.
↓ (PDF) 115. Prim'sup
↓ (PDF) Historique primaire-supérieure du Pont