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La Délégation des commissions de gestion du Parlement n'est pas la seule à mener une enquête sur les relations entre la Suisse et l'Afrique du Sud.
Le ministère de la Défense, l'Office des juges d'instruction fédéraux et le Fonds national de la recherche ont aussi traité l'affaire.
En tant qu'instance de contrôle du Service de renseignements, la Délégation des commissions de gestion (DCG) s'est penchée à plusieurs reprises depuis le début des années 90 sur les relations entre la Suisse et l'Afrique du Sud.
A la fin de 1999, elle lavait le chef du Service de renseignements Peter Regli du soupçon d'avoir pris part au programme biologique et chimique sud-africain.
Ces conclusions ont largement été confirmées au terme d'une enquête complémentaire.
Regli épinglé
Dans son rapport du 26 août 2003, la DCG a toutefois reproché au divisionnaire Regli une attitude peu critique, voire parfois bienveillante envers le régime de l'apartheid, ainsi que d'avoir développé avec Pretoria une sorte de diplomatie parallèle et discrète.
De son côté, le Ministère public de la Confédération (MPC) a ouvert une enquête pénale à la mi-1999 pour soupçons d'espionnage ainsi que d'exportation et de transit interdits de biens stratégiques.
Le sulfureux Wouter Basson
A l'origine de cette procédure: les déclarations du chef du programme sud-africain d'armes chimiques Wouter Basson sur la participation suisse à son projet.
Au début de cette année, le MPC a transmis deux dossiers sur ce thème à l'Office des juges d'instruction fédéraux.
L'un d'entre eux, transmis pour complément d'enquête, porte notamment sur des soupçons de transmission interdite de renseignements militaires, ainsi que d'exportation et de transit interdits de biens stratégiques.
L'autre concerne une plainte pénale pour destruction de documents contre l'ancien chef des services secrets Peter Regli.
Enquête administrative
C'est le professeur Rainer Schweizer qui a mis au jour le reproche de destruction de documents dans le cadre de son enquête administrative qui s'est terminée en décembre 2002.
Cette procédure avait été mandatée par le chef du DDPS Samuel Schmid en novembre 2001 et la dénonciation pénale s'est faite en accord avec Samuel Schmid.
Le professeur Schweizer devait se pencher sur les relations entre le Service de renseignements et l'Afrique du Sud. Dans ses conclusions, il avait recommandé au DDPS de poursuivre la réorganisation entamée en 2001 qui visait à introduire des procédures d'archivage plus conséquentes.
Le Fonds national de la recherche s'est lui aussi occupé du thème des relations entre la Suisse et l'Afrique du Sud.
Le Conseil fédéral a chargé en mai 2000 une équipe de 40 chercheurs de faire la lumière sur ces affaires sous la direction de l'historien Georg Kreis. Le gouvernement a toutefois limité l'accès aux archives pour les chercheurs.
swissinfo et les agences