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4. Nos auteurs anciens parlent de l'origine de la musique à la Vallée de Joux.
Le premier laisse le premier témoignage de toute notre histoire quant au début de notre musique, daté de 1736: "Nous fûmes à l'église composée d'un peuple nombreux, bien fait et bien mis. Le chant des psaumes y fut entonné avec une uniformité et une justesse qui surpassait celle de nos églises de ville. Quatre hommes du lieu le soutenaient avec des trompettes dont ils jouaient à quatre parties".
Que voilà un témoignage élogieux. C'est là en fait ici que le Combier commença à se gonfler la tête!
Ceci dit pour rire, car nos prédécesseurs étaient gens modestes qui avaient surtout comme préoccupation principale de pouvoir "croûter", la musique étant un petit plus que peu à peu ils commençaient à bien assimiler.
Les commentaires de Ami Mallet sont plus élogieux encore: "Quiconque n'a entendu que nos sons traînants ne peut s'en former une idée. Rien à la fois de plus simple et de plus imposant. Chez nous, les notes sont égales, et par conséquent monotones. Ici, la différence des rondes et des blanches est exactement observée. Un chantre bat la mesure et pas une voix ne la manque. Quatre trompettes fort douces soutiennent le chant à quatre parties, et toutes ces voix célèbrent l'Etre tout puissant. Ce concert si pur, si parfait, dans un pays perdu au milieu des montagnes, remue puissamment l'âme et l'attache plus fortement à la piété et à la vertu".
Bel éloge pour une musique qui reste sensiblement pareille pour l'heure à ce qu'elle était au premier tiers du siècle, entendue par Correvon. Le chant à quatre parties soutenu par quatre trompettes. Cela devait être magnifique.
Nos autres chroniqueurs font le point sur cette période "héroïque" de notre musique. Car tout n'allait pas tarder à changer, avec la création de véritables chorales ou d'orchestres, mais aussi peu à peu, l'abandon des trompettes pour l'accompagnement du chant à l'église.