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J’admire les prestations des sportifs, leur maîtrise d’eux-mêmes, leur volonté, leur résistance physique, mais je déteste les jeux olympiques, comme d’ailleurs les « mondiaux » et les compétitions internationales, occasions d’un nationalisme de pacotille parfois porté par des quasi mercenaires.
Le triste combat mené actuellement contre les athlètes russes par le pouvoir ukrainien auprès du CIO, rapporté par le Temps du 3 février (p. 5), est la parfaite illustration de cette dégradation du sport et de l’esprit qui devrait animer les compétitions internationales.
Tous les pays ont tendance à confondre les victoire de leurs athlètes avec leur prestige et leur pouvoir. Les drapeaux portés par les équipes nationales, les hymnes nationaux joués lors d’une victoire accentuent lourdement ce défaut, hymnes nationaux souvent à peine balbutiés par les héros du jour.
Exclure des sportifs, quels qu’ils soient, de quelque nationalité qu’ils soient, à cause de leur nationalité est une forme de racisme alors que le sport devrait être une occasion de respect mutuel, chaque athlète sachant par expérience personnelle ce que l’entrainement exige de ses rivaux.
Si la désolante tentative de l’Ukraine de faire exclure les athlètes russes, répandant ainsi le poison de la guerre, pouvait être l’occasion de « déchauviniser » les joutes sportives internationales quelles qu’elles soient, en supprimant définitivement tous les hymnes nationaux et tous les drapeaux, on ferait peut-être un pas en direction de la civilisation, ce que le sport devrait être.