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Joueur, farceur, enjôleur, tel était aussi Mozart, en plus d'être génial ! Jeune marié, il veut s'amuser lors du carnaval de 1783 à Vienne et compose une pantomime à laquelle il prend part costumé en Arlequin, personnage qui lui convient à merveille ! Sa belle-sur Aloysia est Colombine et l'époux de celle-ci, Pierrot. Constance, enceinte, est restée à la maison. « Les vers, bien que ce soient des vers burlesques, pourraient être meilleurs : ils ne sont pas de moi », précise-t-il dans une lettre à son père. Sage précaution ! Et c'est aussi à ce Mozart savant et spirituel, dans tous les sens du terme, que Frank Martin rend hommage à l'occasion du bicentenaire de sa naissance, « simple expression d'un amour et d'une admiration qui ne font que croître avec les années » (Martin scripsit). Quant au symphoniste Beethoven, il fut sans doute titillé par l'idée de faire dialoguer un trio avec piano, formation très en vogue à Vienne de son temps, avec tout un orchestre. Un original, ce Beethoven, tant mieux pour nous !