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Il faut lutter sans attendre contre les effets négatifs de l'initiative sur les résidences secondaires pour l'économie touristique des régions alpines. Fort de cet avis, le Conseil des Etats a adopté mardi plusieurs interventions parlementaires en ce sens.
Il a ainsi accepté par 18 voix contre 8 une motion demandant d'élargir la mission de la Société suisse de crédit hôtelier (SCH). Cet institut propose des prêts de rang subordonné à ceux des banques pour encourager les investissements dans l'hôtellerie. Le texte de Jean-René Fournier (PDC/VS) propose d'élargir son action à d'autres formes d'hébergement.
Avec l'initiative Weber, il faudra développer de nouveaux modèles d'affaires. Les investissements nécessaires pour exploiter les résidences secondaires existantes de manière commerciale doivent être soutenus, souligne M. Fournier.
Problèmes lors des successions
Par ailleurs, de nombreux problèmes surgissent lors des successions. Les établissements sont vendus, car les héritiers n'ont pas les moyens de reprendre l'exploitation. Et M. Fournier de citer le cas de Saas-Fee (VS), où dix hôtels sont en vente à l'heure actuelle.
La SCH aura besoin de davantage de moyens financiers. La motion propose de les puiser dans un premier temps dans la rallonge de 100 millions accordée à la SCH pour lutter contre le franc fort, qui n'a pas encore été entièrement utilisée.
"Attitude attentiste" critiquée
Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a plaidé en vain pour reporter la décision. Il aurait souhaité attendre la fin de l'année et les résultats d'études examinant les effets de l'initiative Weber. Des mesures concrètes auraient ensuite pu être débattues au Parlement dans le cadre du message sur la promotion économique pour les années 2016-2019.
Jean-René Fournier a fustigé "l'attitude attentiste" du Conseil fédéral. Il est impensable que les régions de montagne attendent aussi longtemps pour des mesures de soutien, a-t-il ajouté. Le Conseil national doit encore se prononcer.
ATS