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Le principe de l’assurance repose sur celui de la solidarité. Les primes ne sont pas acquittées pour soi-même, mais pour tous ceux exposés au même risque. Lorsqu’une personne subit un dommage, elle perçoit la prestation convenue contractuellement, laquelle est alors prélevée dans le pot commun.
La sécurité est l’un des besoins fondamentaux de l’être humain. La vie comporte des risques et des dangers qui peuvent menacer la santé, les conditions de vie et les biens. Ne sachant pas lire l’avenir, les hommes recourent depuis toujours aux assurances pour se protéger. Dans une société moderne, vivre sans s’assurer est quasiment impensable. Les Suisses sont très soucieux de leur sécurité. Ce sont eux qui investissent le plus au monde dans les assurances.
Solidarité
L’assurance repose sur le principe de la solidarité. Un grand nombre de personnes ou d’entreprises exposées aux mêmes risques versent leurs primes à une caisse commune qui doit fournir les prestations contractuellement convenues aux assurés victimes d'un sinistre.
C’est selon ce principe, toujours valable de nos jours, que les caravanes babyloniennes se sont «assurées» 1700 ans déjà avant Jésus-Christ. Les marchands itinérants, tous exposés aux mêmes risques, se sont associés. La communauté prenait soin de ceux que le malheur avait frappés. Manquait à cette communauté de risques l’aspect commercial de l’assurance. Les assureurs institutionnels se situant en dehors de la communauté de risques elle-même ne sont apparus qu’au Moyen-âge.
Calcul des primes
Toutes les personnes appartenant à une communauté de risques s’acquittent de leur contribution (prime) afin de pouvoir venir en aide à ceux qui sont victimes d'un dommage. La prime comprend trois éléments :
- La part de risque : Cette partie de la prime est calculée sur des bases mathématiques, des statistiques d’assurance, ainsi que des valeurs empiriques. Elle doit suffire à indemniser tous les sinistres.
- La part de frais : La part de frais permet de financer les services de l’assureur (conseil, conclusion de l’assurance, traitement des sinistres, etc.). Elle est répartie sur l’ensemble de la communauté des assurés.
- La part d’épargne : Dans le cas des assurances-vie de capitalisation, vient s’ajouter l’objectif de l’épargne. Une part importante de la prime finance la prestation en espèces convenue pour la fin de la période d’assurance, les intérêts crédités par la compagnie d’assurances jouant ici un rôle non négligeable.
Lorsqu'un événement assuré survient, la compagnie d’assurances est tenue de fournir les prestations convenues, à savoir :
- Prestations en espèces : versements en capital, rentes, indemnités journalières, dédommagements de toute sorte.
- Prestations de services : défense contre les prétentions injustifiées de tiers à l’encontre des assurés (essentiellement en assurance de la responsabilité civile), protection juridique, conseil, aide en cas de sinistre, assistance.