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HISTOIRE
Ratier de Prague Traduction Ludmila Muschietti
Le Ratier de Prague est sans doute notre plus ancienne race de chien national. Son origine est étroitement liée
avec le bassin tchèque, d’où elle vient. La mention écrite d'une race des chiens minuscules a été trouvée dans des archives plus anciennes, relatives
à notre histoire nationale.
Le chien était détenu à l'origine pour tuer les rats, d’où son nom ratier. Aujourd'hui encore, certains individus de cette race ont préservé leur capacité d'attraper les souris. Ils sont
actuellement rarement confronté au rat commun, et encore mois au surmulot (rats d’égouts), qui est une espèce complètement différente, plus féroce,
et qui vit essentiellement dans les grandes colonies. Le surmulot est un adversaire trop fort pour notre petit ratier.
L’espèce indigène, poursuivie par notre ratier, n'est pas, actuellement très répandue surmulot (Rattus norvegicus), mais le rat commun (Rattus rattus), particulièrement ravageur dans les grands dépôts des céréales. Il n’a pas nuit seulement à la consommation directe des céréales, mais aussi en contaminant avec les excréments et l'urine de grand stock de céréales, les rendant donc inutilisable pour la consommation humaine (le rat est a l’origine de nombreuses maladies infectieuses telles que le typhus, la salmonellose), et il est probablement le principal hôte de la puce origine des épidémies qui a transmis la peste bubonique à l’époque médiévale. Ce rat recherche un environnement sec et chaud, il habite souvent dans les écuries et les greniers. Il est bon grimpeur et dans temps, il se trouvait abondamment dans les habitations des humains, c'est pourquoi, au début du Moyen Age, notre petit ratier à jouit d’une grande popularité, représentant ainsi en quelque sorte une dératisation à quatre pattes.
Nous ne savons pas à quoi ressemblait le ratier de Prague à ses débuts, mais ceux d’aujourd’hui sont probablement semblables. Dans la rudesse du Moyen Age il a survécu sans problèmes parce qu’il a vécu dans les châteaux, les monastères, les maisons patriciennes et il remplissait son devoir de garde du domicile de leurs maîtres, et de chasse aux petits rongeurs.. Ne pensez pas que ses concurrents étaient les chats domestiques, ceux-ci sont arrivés chez nous et principalement dans la haute société, vers le 15éme siècle, soit environ huit cents ans plus tard que notre ratier.
Le Ratier était, selon les mentions dans les chroniques, un chien calme, docile et affectueux, certainement pas un
gardien bruyant. Dans des chenils et les châteaux, il cohabitait avec des autres chiens, des lévriers, les braques et les mastiffs, Il n’avait certainement pas le droit de rechercher des litiges
avec les autres chiens - vu la différence de taille et de poids, il n’aurait pas eu la chance de survivre. D’autre part il s’agissait d’un chien vif et rapide avec une agilité et une dextérité
innée pour la chasse aux rongeurs. Aimant son maître, il était affectueux, docile et obéissant, mais aussi câlin et bienveillant, il devint l’ami préféré des enfants.
La plus ancienne mention sur des ratiers se trouve chez le chroniqueur Eginhard, également dénommé Einhart (770-840). Il a enregistré dans sa chronique un don d'un certain prince tchèque Lech (je dois souligner que ce n'était probablement pas un nom propre, mais un titre, le mot Lech a été utilisé pour désigné le comandant ou peut-être l'aînée), en tant que geste de bonne volonté (peut-être comme gage de la paix) d’un ratier à l’empereur Charles Ier le Grand. Ce dernier, en 791, a essayé sans succès de conquérir le centre de La Bohême d’aujourd’hui.
Selon les sources polonaises nous connaissons aussi l’existence de deux ratiers d’origine tchèque dans le chenil du roi polonais
Boleslav II le Téméraire - parfois dénommé Boleslav le Généreux (qui régna de 1058-1076 comme le prince polonais, en tant que roi de Pologne de
1076-1079).. Ce sont les écrits du chroniqueur polonais Galla Anonyme (auteur de la plus ancienne chronique
polonais), qui stipule que «Par dessus tout, Boleslav le Téméraire, lance et bouclier de notre pays, aime dans son chenil deux petit ratiers qui n’ont pas dans ses veines le sang polonais,
mais le sang slave pure, sang qui témoigne un vrai amour fraternel et sincère, provenant de la Bohême fraternelle »
Dans la littérature, ont mention parfois qu'il s'agissait d'un don de notre prince Vladislav II, mais cette considération ne me semble personnellement pas crédible. Boleslav II. Le Téméraire est le fils de Casimir Charles Ier, prince de Pologne (1039-58) et son épouse est Dobronieg de Kiev. Sa sœur, Svatava était depuis 1062 l'épouse d’un prince tchèque Vratislav II. C’est probablement de son élevage de Prague que venait les deux ratiers mentionnés auparavant.C'est un paradoxe historique que, à la fin du règne de Boleslav II le Téméraire, son frère,Vladislav Herman Ier (futur prince polonais), qui eu comme épouse Judith, fille de notre princeVratislav II (futur roi tchèque) s’est soulevé contre lui.
Avec un certain recul de temps nous obtenons d'autres données des chroniqueurs français. Ils ont cité l'historien français Jules Michel et qui dans son recueil « Histoire de France », mentionne le don de trois ratiers d’origine tchèque, que le roi tchèque Charles IV donna au roi français Charles V, lors de sa visite en France (c’était l'automne 1377) Le roi Charles V mourant a légué à son fils Charles VI deux des trois ratiers. Ce qui est devenu du troisième, n'est nulle part mentionné. Une chose est sûre, c’est qu’à cette époque, il ne s’agissait pas seulement de l’existence de trois ratiers mais qu’ils devraient y en avoir d’autres.
Une autre référence à leurs existences est désormais liée au roi tchèque suivant, Venceslas IV (1378 – 1419) qui, bien que généralement n'aimait pas trop les chiens, aimai les grands doges (dont l'un a égorgé sa femme, Johan de Bavière), et aussi les petits ratiers et était souvent très critiqué par le clergé pour avoir les « plaisirs indignes » en compagnie de ses chiens. Même lors de ses visites secrètes nocturnes des pubs et bains de Prague il était accompagné d’un petit ratier favori, que son serviteur portait dans un châle.
Nous retrouveront notamment d’autres citations dans les écrits historiques de l'époque de l'empereur Rudolf II (1576-1611).Il parait que ce monarque aurait recherché la paix et tranquillité parmi les chiens - pour changer de chiens de chasse, mais aussi auprès de deux paires de chihuahuas et une meute de dix-huit ratiers. Nous pouvons citer ici le professeur Weiss: «Rudolf II (1576-1611) a toujours trouvé un réconfort et un esprit clair au milieu d'une meute de chiens de chasse et quatre ratiers. Des quatre premiers individus, la descendance était passée à dix-huit. Ce fut une démonstration d’exemplaire travail d’élevage. »
A la même époque burgrave Wilhelm von Rosenberg élevait des ratiers à la cour de Prague, et probablement aussi sur ses terres en Bohême du Sud. Les ratiers se trouvent à la même période à la Brasserie Impériale de Krušovice (Rudolf II détermina avec son décret leurs nombre - il ne devrait pas tomber en dessous de cinq individu).
Le destin de l'Etat tchèque, faillit être fatal aux ratiers. La défaite de la Montagne Blanche signifiait une baisse d’intérêt pour le pays entier, pour le Château de Prague, mais aussi pour les ratiers de Prague. Heureusement, les représentants de cette race on pénétré à l'époque dans des couches sociales inférieures, où sans grandes notifications historiques ont survécu pendant de nombreuses générations. Avec le temps leurs descendants sont revenus de nouveau chez les têtes couronnées
A Karlovy Vary (Karlsbad) on a également élevé un ratier, qui a donné une base pour un élevage de Vienne. C’est grâce au séjour dans la station thermale de Karlsbad de l’archiduchesse Marie-Thérèse (* Florence, 14/1/1767, + Leipzig 7/11/1827), fille de l'empereur Leopold II et Maria Luisa d'Espagne, et épouse du Anton, roi de Saxe (*Dresde 27.12.1755, + Pilnice 6.6.1836) qui est parti avec une femelle dont les chiots ont finis par devenir non seulement les ancêtres de l'élevage de Vienne cité plus haut, mais aussi la base de l’élevage de Toscane des Habsbourg, qui les ont pris avec eux de Vienne en Italie, puis par la suite à leur domaines d’Ostrov en Bohême occidentale.
A par des traces écrites sur le ratier dans des
chroniques, nous le retrouveront aussi dans des peintures de la Cour royale de Prague, plus tard
l’impériale de Prague, dans des peintures de Rosenberg, dans les peintures de la Cour des Habsbourg de Vienne et de Toscane ainsi que dans .les tableaux des
hôtes de la station thermale de Karlsbad. (Particulièrement la noblesse russe et saxon qui dans la période de 16eme au 19eme siècle a pris pour habitude
de se faire peindre dans l'établissement thermal et a ramené leurs portraits dans leurs demeures).
Le problème reste cependant dans le changement des couleurs. Les ratiers sont presque tous noirs et feu, mais en regardant la couleur des visages (souvent on a impression de voir les visages des mulâtres en peinture), on peut dont légitimement penser que les ratiers étaient bruns avec des marques beiges. Et cela m’amène à un autre point sur lequel je tiens à m’arrêter- les variantes de couleurs de ces petits chiens.
En regardant de plus prêt les préférences des couleurs chez nos races nationales tchèques, nous constatons que dans notre pays ont été populaires les chiens noir et feu (Chodsky pes, et maintenant disparu mastiff tchèque). Cette couleur est caractéristique aussi pour ratier. Si on prend en compte ’un changement des couleurs de nos vieilles peintures, déjà mentionné, nous pouvons bien sûr évoquer la possibilité d’une autre couleur, ratier brun et feu.
Selon les registres tenus par burgrave Wilhelm von Rosenberg, à la cour de Prague on élève une autre couleur, ratier bleu et feu. Les ratiers de la couleur brun clair (jaune) étaient élevés à la même période à la Brasserie Impérial de Krušovice (voir le décret impérial pour un nombre minimum des individus). A Karlsbad on a élevé (probablement jusque Seconde Guerre mondiale), une variété de couleur Arlequin (tacheté noir et blanc). C’est de là que provient la femelle qui a donné les bases, à Vienne, d’une nouvelle souche (également Arlequin, mais avec des taches brun foncé à noir sur le fond argent grise ou-rougeâtre sur font gris. Il est facile de retrouver, par la suite, les partenaires de cette femelle et ces chiots).
En examinant et réunissant toutes les données fournies plus haut nous pouvons conclure que le petit rater est inextricablement lié avec les pays tchèques depuis l’an 800. Douze siècles d’histoire sont plus que suffisant, pour que nous le maintenons, et le transmettons aux générations futures...
Traité historique par Igor Hroznata Adamovich