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Défi Michée en Zambie
Le Défi Michée Zambie (DMZ) offre une opportunité aux sans-voix, s’associant à eux afin d’en appeler aux dirigeants et plaider pour un changement social dans leurs communautés respectives.
Au cours de l'élection générale de 2006, le DMZ a soutenu deux communautés pauvres dans la ville de Ndola afin de persuader leurs parlementaires et les candidats au gouvernement local de signer un protocole d'accord sur un contrat social. Le protocole donnait un aperçu des besoins socio-économiques des deux communautés et demandait aux candidats de travailler avec la communauté pour remédier à ces problèmes s'ils étaient élus. Un an après les élections, la communauté a continué à solliciter ses députés au Parlement pour qu'ils tiennent leurs promesses électorales.
Aujourd'hui, les deux communautés sont profondément impliquées dans leur propre développement, et les responsables de la communauté et de l'église sont en mesure de suivre les plans de développement et les finances destinées à leurs mandants respectifs.
Le DMZ se préoccupe tout particulièrement des dégradations environnementales causées par l’activité des grandes sociétés minières dans la région appelée ceinture de cuivre. La pollution atmosphérique est devenue un enjeu majeur, de même que la contamination des cours d'eau et des eaux souterraines. Avec le soutien et l'encouragement de Lawrence Temfwe, le coordinateur national du DMZ et de Martin Kapenda, coordinateur de campagne, le personnel et les étudiants de l'école théologique d'Afrique centrale ont écrit une lettre de protestation au Conseil de l'environnement de la Zambie pour attirer leur attention sur le septième Objectif du Millénaire pour le Développement : assurer un environnement durable. En réponse à la lettre, des agents du Conseil de l'environnement ont organisé une réunion avec les étudiants et ont promis de prendre en compte leurs préoccupations en ce qui concerne la pollution de l'environnement par certaines sociétés minières.
Le DMZ a également soutenu les pauvres d'une communauté de squatters dans la ville de Ndola à plaider en faveur de la légalisation de leur situation. En effet, ceux qui vivent dans cette communauté ne possèdent pas de titre de propriété pour la terre sur laquelle ils ont construit leurs maisons. De ce fait, ils sont considérés comme des habitants illégaux et le gouvernement ne peut leur garantir aucune amélioration de leur situation. Les résidents craignent, qu’après avoir vécu dans cette communauté depuis plus de 40 ans, leur maison soit démolie par le gouvernement local. Cela s'est déjà produit dans d'autres communautés pauvres de Lusaka ainsi que dans certains centres urbains. Le DMZ continue d'appuyer la communauté dans ses négociations avec le gouvernement pour éviter cette issue.
Marie-France Berton (SEL France)