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Représentativité du monde politique genevois ou l'art du vide. Dans un excellent article de la Tribune de Genève, le journaliste expliquait que sur les 22 candidats à l'exécutif de la ville, seul un seul était salarié dans le privé.
Le rédacteur en chef, M. Julliard, enfonçait le clou en soulignant le manque de représentativité des citoyens genevois, dont une majorité, salariés du secteur privé, ne sera pas représentée par les élites politiques.
Au lieu d'admettre un problème de représentativité, la députée socialiste Caroline Marti, interrogée à ce sujet, s'est contentée de répondre que "l'économie privée ne représentait pas l'unique fondement de notre société" (sic!), opposant maladroitement le secteur privé avec les milieux associatifs, qui selon elle, seraient plus à mêmes "de sentir les aspirations de la société"(re sic!).
Cette réponse consternante fait écho à celle de Madame Salerno, qui avait à l'époque de la crise de Merck Serono opposé les cols blancs et les cols bleus, et vient confirmer l'intuition de M. Julliard d'une élite d'apparatchiks déconnectée.
Les Genevois attendent de leurs politiciens une vision et des projets dans l'intérêt de tous, que ceux-ci travaillent dans l'économie privée ou dans la fonction publique!