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Mohamed ElBaradei, l'ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a renoncé à se porter candidat à l'élection présidentielle en Egypte. Il appelle à l'établissement d'une "véritable démocratie" dans le pays.
"Nous avons tous le sentiment que l'ancien régime n'est pas tombé", a expliqué le prix Nobel de la Paix 2005. "Les capitaines du navire (...) continuent de naviguer dans les mêmes eaux qu'autrefois, comme si la révolution n'avait pas eu lieu", a-t-il ajouté.
M. ElBaradei était revenu en Egypte en 2010 après une longue carrière internationale pour se placer résolument dans l'opposition au président Hosni Moubarak. Depuis la chute de ce dernier, l'ancien chef de l'AIEA est devenu une des figures les plus en vue de la mouvance libérale et laïque.
Islamistes
Cette tendance a toutefois été largement battue aux élections législatives qui viennent de se clore, marquées selon des résultats provisoires par une forte domination des islamistes de toutes tendances, qui remporteraient quelque 70% des sièges de députés.
Quant à l'armée, elle a promis de rendre le pouvoir aux civils à l'issue d'une élection présidentielle prévue au plus tard à la fin juin, mais nombre d'Egyptiens l'accusent de vouloir préserver ses privilèges et continuer d'influencer la vie politique égyptienne.
ATS