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Après avoir traversé le petit parking sous le Biophore, au croisement de chemins, allez à gauche jusqu’à l’entrée d’un passage souterrain.
Près des terrains de sport se trouve une station de pompage qui injecte de l’eau du lac dans un vaste réseau se déployant en souterrain sous les bâtiments de l’UNIL. Cette eau du lac est puisée à une profondeur de 69 mètres, à 925 mètres du rivage et est distribuée sous le campus au moyen de trois pompes (pour un débit maximal de 400l/s).
Indépendamment des saisons, cette eau, à 4° au point de captage, oscille entre 5° et 7° à l’entrée des bâtiments. Elle va servir à refroidir l’air pour climatiser les locaux. Dans ce domaine, l’UNIL a des besoins importants pour certains de ses bâtiments, notamment ceux dédiés à la recherche en laboratoire.
Pour tout le campus de l’UNIL, l’économie par rapport à un système traditionnel de refroidissement à l’électricité est de 300 tonnes de CO2éq par an. Cette eau peut également apporter quelques calories en hiver pour le chauffage.
Les deux grosses conduites visibles dans ce souterrain sont celles acheminant l’eau du lac à l’UNIL (la noire) et à l’EPFL (la grise). Le circuit est dit ouvert, car l’eau utilisée par l’UNIL retourne ensuite dans le lac, via la rivière de la Chamberonne.
Opérationnel depuis 1979, ce système de pompage de l’eau du lac fait partie du réseau souterrain de galeries techniques qui traversent le campus d’Est en Ouest sur 1’700 mètres de longueur (les galeries font 7 mètres de large et 3 mètres de hauteur). Un réseau construit entre 1971 et 1976 pour faire passer les énergies: l’eau chaude de chauffage, l’eau de refroidissement, l’électricité, les réseaux informatique et de téléphone, etc. Ce réseau a été créé de manière prospective, bien avant la réalisation de la plupart des bâtiments actuels.