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Le gouvernement du Canada, quatrième producteur mondial de pétrole, a donné son aval pour la construction d'un grand projet pétrolier controversé dans l'océan Atlantique. Sa mise en exploitation est prévue en 2028.
Nommé Bay du Nord et porté depuis des années par le géant norvégien Equinor, le projet permettra d'exploiter un gisement pétrolier à plus d'un kilomètre de profondeur à 500 kilomètres au large de la province de Terre-Neuve, a annoncé mercredi le ministre canadien de l'environnement Steven Guilbeault:
Le dilemme était tel sur ce projet, considéré par les écologistes comme un véritable test environnemental pour le gouvernement de Justin Trudeau, que la décision a été reportée deux fois ces derniers mois.
Justin Trudeau a souvent été critiqué ces dernières années par les écologistes pour ses décisions liées au secteur pétrolier, notamment pour avoir nationalisé en 2018 un oléoduc. Mais il avait pris des engagements climatiques forts pendant la dernière campagne électorale.
Il affirmait en octobre dernier qu'il fallait «s'assurer que l'industrie pétrolière et gazière arrête d'augmenter ses émissions et commence à les réduire».
Selon le dernier rapport des experts du climat de l'ONU (GIEC), pour respecter une hausse des températures à +1,5°C, l'usage du charbon sans capture de carbone (une technique non mature à grande échelle) devrait être totalement arrêté et ceux du pétrole et du gaz réduits de 60% et 70%, respectivement, d'ici à 2050 par rapport aux niveaux de 2019. (ats/jch)
De nombreux oligarques ont été sanctionnés par les Occidentaux depuis le début de la guerre. Vaguit Alekperov, président du géant russe du pétrole Loukoïl, est le premier patron d'un groupe de ce rang du secteur des hydrocarbures à démissionner.