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Louis XIV domine son époque. Sur le plan international, il étend les frontières du royaume, établit des colonies en Amérique, en Afrique et en Inde, et contribue à faire de son petit-fils le roi d'Espagne. Il est l'un des plus grands mécènes de l'histoire européenne - Molière, Racine, Lully, Le Brun, le Nôtre travaillent pour lui, Versailles et ses satellites à Marly sont jalousés. Partout Louis encourage la danse, la chasse, la musique, la conversation, en particulier avec les femmes, dont le pouvoir est l'un des thèmes les plus originaux de ce livre. Obsédé par les détails du gouvernement, Louis XIV fut un roi politique, même si ses choix de ministres et généraux se sont avérés désastreux, notamment après la mort du très compétent Colbert. C'est de cette figure hypnotique bien qu'imparfaite, incarnation idéale du grand monarque, que Philip Mansel brosse le portrait, en s'appuyant sur les toutes dernières recherches tant en France qu'en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Il porte une attention particulière à la culture de cour et à la politique étrangère du roi, réintroduisant dans l'histoire européenne puis mondiale un roi de France aux prétentions universelles.
Mack Hopper, agent de la CIA, arrive au Korach en 1957 avec sa femme et leur fils Terry. Sa mission est de tisser des liens avec le jeune roi de ce pays sans ressources, mais déterminant pour l'influence américaine au Moyen-Orient. Il se rapproche peu à peu du souverain plein de charme jusqu'à ce que ce dernier soit mystérieusement assassiné. Quarante ans plus tard, Terry, devenu historien, entreprend des recherches sur ce qui s'est passé au Korach. Petit à petit, il explore souvenirs et archives de cette petite Amérique du bout du monde pour trouver la clé du mystère qui entoure la mort du roi et, surtout, découvrir quel fut le rôle de son père dans cette affaire.
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Little America questionne la politique étrangère américaine, mais ce roman envoûtant met surtout en scène la quête d'un fils cherchant à comprendre qui est réellement son père.
Le traité de Versailles (1783), préparé par Vergennes, constitue la plus belle réussite politique de l'Ancien
Régime à son couchant. Non contente d'affaiblir l'Angleterre, la France porte un coup d'arrêt à la domination de la Royal Navy sur les mers et impose en Europe un équilibre des forces qui lui est très favorable. Le royaume est à son apogée et jouit alors d'un grand moment de prestige. Cette gloire, c'est à Vergennes que le roi Louis XVI et le royaume la doivent.
Avec ses origines provinciales, son atavisme protestant, sa formation de juriste, son train de vie modeste, sa force de travail et son insensibilité aux modes, Vergennes est un non-conformiste. Peu soucieux de « faire sa Cour » à Versailles, il est d'abord un diplomate de terrain et occupe plusieurs grands postes. Dévoué seulement aux institutions de la monarchie, il prend des positions courageuses et sert sans états d'âme en ne répugnant pas aux basses oeuvres (ambassadeur à Stockholm, il prête la main à un coup d'État pro-français). C'est un grand novateur. À l'hégémonie, il préfère le concept d'« équilibre des forces », s'appuie sur le « droit public » et estime que les traités de commerce facilitent les relations internationales. De sa nomination aux Affaires étrangères en 1774 jusqu'à sa mort en 1787, il est la « solidité » de Louis XVI en exerçant sur lui une influence sans guère de partage. Mais si, en politique extérieure, il le délivre de son indécision pathologique, l'autorité du roi sera trop faible pour qu'il réussisse à réformer la monarchie.
Revisitée par un grand diplomate, documentée par de nouvelles sources d'archives, éclairée par les travaux de chercheurs britanniques (nombreux à s'être intéressés à ce ministre), cette biographie donne à Vergennes sa vraie place dans l'Histoire et constitue bien davantage qu'une réhabilitation : une révélation.
Louis X, surnommé le Hutin, c'est-à-dire le Querelleur, fut le fils aîné de Philippe IV le Bel. À la fin du gouvernement paternel, il assista au procès des Templiers et à la condamnation de son épouse et de ses deux belles-soeurs, accusées d'adultère sur des preuves très incertaines. Devenu roi, il accepta l'exécution de sa femme afin d'épouser Clémence d'Anjou-Hongrie, qui ne lui donna qu'un fils posthume, mort au berceau.
Ce règne fut occupé par la réaction politique de la féodalité contre la monarchie, récusant l'absolutisme du souverain et sa mise à l'écart au profit de juristes et de conseillers de modeste origine dans la conduite du gouvernement. Louis X rappela les juifs chassés par son père et décida la libération des serfs, à titre onéreux. Ivan Gobry signe ici l'unique biographie de l'un des « rois maudits »...
Les Condé constituent l'un des plus fameux lignages aristocratiques de la France d'Ancien Régime. Ducs de Bourbon à l'origine, issus d'un fils de Saint Louis, ils ajoutent à ce titre celui de prince de Condé en 1546 lorsque les circonstances les placent au rang de cadets dans leur propre famille. Plusieurs de leurs chefs porteront le titre de Monsieur le Prince.
Cette position secondaire dans la généalogie familiale n'atténue en rien leur volonté farouche d'affirmer leurs prétentions dans les arcanes du pouvoir monarchique.
À partir de 1530 et durant trois siècles, neuf représentants se succèdent dans un parcours aussi riche que contrasté qui met en lumière des personnages fort divers. Souvent rebelles dans les guerres de religion (XVIe siècle) et de la Fronde (XVIIe siècle), le retour d'exil en 1660 du Grand Condé, vainqueur à la bataille de Rocroi, marque un tournant. Puis, dans l'établissement de son règne personnel, Louis XIV impose la docilité aux grands seigneurs. Les Condé entrent alors dans une démarche de soumission largement consentie. Au fi l des générations, ils se retirent fastueusement dans leur magnifique domaine de Chantilly, jusqu'à l'extinction tragique de leur dynastie en 1830. Avec son talent d'historien reconnu, Christian Bouyer nous raconte ce destin familial exceptionnel de notre histoire.