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Une fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim en Alsace devra s'accompagner d'un accord financier avec ses actionnaires, a prévenu jeudi le PDG du groupe Electricité de France (EDF) Henri Proglio. Une telle décision inclut également les partenaires suisses et allemands d'EDF.
Une fermeture anticipée de Fessenheim ouvrira inévitablement des discussions sur le financement avec les associés suisses et allemands, détenant le tiers de la centrale, a précisé Henri Proglio, lors de l'assemblée générale des actionnaires à Paris.
Le site a été construit et est exploité avec la participation financière de la compagnie d'électricité allemande EnBW, à hauteur de 17,5% et de trois groupes helvétiques (Alpiq, Axpo et BKW), à hauteur de 15%, chacun disposant de 5%. En contrepartie, les sociétés reçoivent une part importante de l'électricité produite.
Le président français François Hollande a promis de fermer la centrale d'ici 2017. Mise en service en 1977 pour une durée de fonctionnement initialement prévue pour quarante ans, Fessenheim est critiquée par les antinucléaires européens qui dénoncent son âge, les risques de séisme et d'inondation.
ATS