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Historique
Rien n’indique que la contrée qui forme aujourd’hui la région d’Oron ait été habitée à l’âge de la pierre; il est permis de croire que l’homme n’avait pas encore osé quitter ses habitations lacustres pour s’aventurer à l’intérieur du pays qui, à cette époque, devait être couvert d’épaisses forêts, repaires de bêtes et de fauves. En 1690, le baillage d’Oron dut se pourvoir d’un certain nombre de filets pour prendre les loups qui étaient encore communs dans la contrée.
On trouve mention de Viromagus ou Uromagus (le marché aux boeufs), ancien nom d’Oron, sur les cartes des routes militaires de l’Empire romain du IV siècle après Jésus-Christ: Oron était une étape sur la route allant de Milan à Mayence, selon la Table de Peutinger (vous pouvez cliquer sur l'image).
Dans l’acte de fondation de l’Abbaye de Saint-Maurice, selon un conseil tenu en 515 à Agaune, sous la présidence de Sigismond, futur roi des Burgondes, le domaine d’Oron figure parmi les donations faites au monastère.
L’Abbaye a installé à Oron un «vidomme» ou «mayor», officier judiciaire et administratif. Au cours des siècles, ces intendants firent des affaires prospères, agrandissant même leurs propriétés: la seigneurie d’Oron était fondée, et connaîtra grâce à Rodolphe seigneur d’Oron, une grande prospérité au XIIIe siècle.
Ensuite, par le jeu des successions, les biens de la seigneurie d’Oron passèrent aux mains de la maison de Gruyère. Cette période (dès 1388) se termine en 1554 par la déconfiture du comte Michel de Gruyère. Les biens sont répartis entre ses deux principaux créanciers, les villes de Berne et Fribourg, à l’exception de la baronnie qui fut vendue en mise publique à Hans Steiger en 1555. Ce grand bourgeois bernois remit cette propriété à la ville de Berne qui installa son premier bailli le 1er août 1557.
LL.EE. se succèdent durant presque deux cent cinquante ans jusqu’à la Révolution vaudoise de 1798, où le Comité révolutionnaire d’Oron envoya Etienne-Louis Jan (qui fit partie en 1803 du premier Conseil d’Etat), Abram-Frédéric Demiéville et Frédéric-Samuel Pasche auprès du bailli pour le prier poliment de quitter la région: tout se passa paisiblement, car Jean-Rodolphe de Mulinen avait su entretenir de bons rapports avec ses administrés.
Une tradition qui se perpétue depuis le XVIIIe siècle est toujours bien vivante: il s’agit des foires mensuelles qui amènent à Oron chaque premier mercredi du mois (depuis le 4 novembre 1733) les habitants de toute la région pour faire leurs achats.
Au XIXe siècle, on assiste au développement d’Oron. Un ressortissant du village, Jean-Nicolas Pache (1746-1823), est secrétaire au ministère de la Marine française. Necker le nomme contrôleur de la maison du roi de France. Il travaille ensuite au ministère de l'Intérieur et au ministrère de la Guerre sous Servan, avant de devenir son successeur d'octobre 1792 à février 1793. Ministre, il va quitter ses amis Girondins pour s'afficher ouvertement Montagnard. Ces derners vont le faire élire maire de Paris. C'est sous son mandat qu'il fait inscrire la devise de Mormoro: "Liberté, Egalité, Fraternité" sur les bâtiments publiques dans toute la France.
Durant l'entre-deux guerre, une entreprise occupe plus de 300 ouvriers. C'est les Mines de charbon d'Oron. Le sous-sol des Tavernes et de Châtillens, en passant par Oron jusqu'à Palézieux, est exploité pour pallier au manque de matière première dont souffre cruellement la Suisse. Pour exploiter ces filons, on compte de nombreux puits de forage. Cette industrie va être un très bon catalyseur pour attirer les entreprises et artisans dans la région. Des banques s'ouvrent, des magasins et boutiques s'installent.
Une récente étude de marché montre que c'est plus de 18 000 personnes qui viennent faire leurs achats à Oron-la-Ville. Leur provenance est attribuée aux communes des régions du Lavaux, d'Oron et du Canton de Fribourg.
Aujourd'hui, nous comptons une centaine d'entreprises qui ont pour activités le commerce, I'artisanat, I'industrie ainsi que des organismes de services qui offrent plus de 700 emplois sur notre territoire.
Trois des plus gros distributeurs suisses de détail sont présents et cotoient boutiques et services variés.
Le secteur agricole est aussi en pleine réforme et nous comptons encore quatre agriculteurs.
Deux établissements médico-sociaux permettent à nos ainés de vivre leurs jours paisiblement dans un environnement qui leur est cher. Des médecins et pharmaciens sont egalement présents à Oron-la-Ville.
L'établissement scolaire d'Oron-Palezieux (qui dispense les trois voies) regroupe douze communes de la région. Plus de 800 élèves le fréquentent dont environ 500 suivent I'enseignement à Oron-Ia-Ville.
Coté spirituel, nous constatons que quatre communautés cohabitent dans la plus parfaite harmonie et reflètent ainsi la comprehension et la tolérance.
L'Union des sociétés locales (USL) regroupe plus de 16 sociétés sportives ou musicales et permet ainsi à chacun de pratiquer son violon d'ingre.
Je vous invite à venlr découvrir le charme de notre bourgade au détour d'une promenade en forêt, en campagne ou lors d'un moment festif comme par exemple la Foire aux oignons, organisée par la societé des commerçants, le deuxième samedi du mois d'octobre.
Philippe Modoux, syndic.