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Le XVe siècle fut un temps de remous pour l'histoire de l'Eglise, riche en divisions mais aussi en tentatives unificatrices. La Suisse actuelle en a été un centre. C'est la rive du concile oecuménique de Constance,[1] dont le canton de Thurgovie commémore les 600 ans. C'est aussi la terre du concile général de Bâle. Une histoire qui peut se relire dans la « Pêche miraculeuse » de Witz, fraîchement restaurée.
Les outrages à Dieu ou à la religion ne sont pas tolérés dans les pays de la tradition islamique alors qu'ils sont monnaie courante, bien que déplaisante, dans nos régions. Est-il possible de faire cas juridiquement en Europe, et plus particulièrement en Suisse, de cette différence de perception ?
Au début du XXe siècle, en France, l'Eglise et l'Etat paraissent clairement séparés. Il semble alors difficile de se proclamer à la fois socialiste et chrétien. « Pourtant de nombreux chrétiens trouvent dans l'Evangile une exigence de justice qui les rapproche des socialistes. »[1] Parmi eux, deux intellectuels laïcs protestants, Paul Passy et Raoul Biville, qui fondent en 1908 l'Union des socialistes chrétiens et son cahier, L'Espoir du monde. Une revue encore publiée aujourd'hui.
En plein essor au tournant du XXe siècle, le christianisme social n'a peut-être pas dit son dernier mot, même si ses années de gloire sont derrière lui. Partie de l'histoire récente du christianisme occidental, son impact fut large et profond. Reste que ce mouvement présente des ambiguïtés certaines, notamment dans ses rapports avec le « Réveil ».
Certains s'étonnent lorsqu'ils apprennent qu'il existe des prêtres astrophysiciens. Que diraient-ils s'ils découvraient que le Vatican est l'Etat qui possède le plus d'astronomes professionnels proportionnellement à ses habitants (15 pour 1000) ? Qui consacre le plus de ressources pour la recherche astronomique (à peu près 1000 euros par an par habitant) ? Et qu'il possède même un observatoire astronomique confié à la Compagnie de Jésus, avec comme objectifs majeurs : faire de la recherche sérieuse, représenter l'Eglise institutionnelle auprès du monde des sciences dures et participer au dialogue entre les mondes scientifiques et spirituels, et plus largement le public ?
Il y a 250 ans, Cesare Beccaria publiait Dei delitti e delle pene, véritable best-seller des Lumières. A l'heure où le populisme pénal ethnicise la criminalité, flatte la vindicte sociale, récuse l'Etat réparateur et prône l'excès pénal pour répondre à la question sociale de la misère et réprimer les indésirables sociaux, la parole humaniste de ce juriste du XVIIIe siècle retrouve tous ses droits.
Lors de la session 2012 des Rencontres internationales de Genève (RIG), intitulée La prison en question(s), Philippe Burrin, président des RIG, déclarait : « Même si nous l'écartons de notre champ de vision, la prison fait partie de la vie de notre société. En tant qu'institution, elle a partie liée avec notre conception de la démocratie. A ce titre, elle nous engage à reprendre un débat toujours nécessaire sur la meilleure manière de conjuguer impératifs collectifs (punir, réparer, dissuader) et objectifs individuels (rééduquer, réinsérer). »
Depuis quelques décennies, le tourisme chamanique en Amazonie est en train de devenir une véritable industrie et un phénomène de mode qui a largement investi l'espace public des pays occidentaux. Qui sont ces entrepreneurs chamaniques ? De quelle fièvre ces touristes occidentaux sont-ils en quête ?
Personnalité méconnue dans le monde francophone, Iris von Roten est pourtant une féministe suisse de la trempe de Simone de Beauvoir. Le film qui retrace sa vie de couple, actuellement projeté dans les salles romandes, aidera peut-être à la faire découvrir. Présentation d'une femme très moderne.
Demander à l'éthique de trancher les dilemmes qui se posent dans notre vie en société est très répandu. Ce n'est pourtant pas son rôle. Après douze ans de participation active et critique à la Commission nationale d'éthique suisse (CNE), Alberto Bondolfi nous livre une réflexion sous forme de bilan sur les rapports entre éthique et droit.
Difficile de croire aujourd'hui qu'un jésuite puisse être pape, alors que cet Ordre a été supprimé par le Saint-Siège lui-même de 1773 à 1814. Une décision dont l'enjeu principal était l'établissement d'un nouveau rapport entre pouvoir civil et pouvoir religieux.
Présenter les transformations des orientations de la Compagnie au cours des deux derniers siècles tient de la gageure. Philippe Lécrivain s'y essaye, en privilégiant quatre moments : la « restauration » (1814-1853), les « durcissements » (1853-1914), les « atermoiements » (1914-1964) et enfin les « refondations » (1964-2014). Ces étapes suivent la chronologie des supérieurs généraux jésuites mais aussi la vie de l'Eglise et de la papauté.