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Berne - Le Conseil fédéral n'entend pas interdire les denrées alimentaires issues d'animaux clonés ou de leur progéniture. Il estime qu'elles ne présentent pas de risque sanitaire. Mais le gouvernement est prêt à légiférer pour protéger les consommateurs.
Dans sa réponse publiée jeudi à une interpellation du conseiller aux Etats Rolf Büttiker (PLR/SO), le Conseil fédéral affirme n'avoir aucune information sur la présence en Suisse de produits issus d'animaux clonés ou de leurs descendants. Mais la viande issue de ces derniers est déjà entrée dans la chaîne alimentaire.
Dans les deux cas, il n'y a pour le gouvernement "pas de raison de penser" que ces produits présentent un risque spécifique. D'où son opposition à une interdiction pour des raisons de sécurité alimentaire.
Le Conseil fédéral n'en reconnaît pas moins que le clonage pose des questions éthiques et que le consommateur a le droit de faire ses choix en connaissance de cause. Il juge donc nécessaire d'adapter la législation actuelle. Pour ce faire, il faudra "impérativement" tenir compte des relations commerciales de la Suisse. Le gouvernement suivra l'évolution internationale de la situation.
L'Union européenne devrait déjà apporter une solution l'an prochain. La Commission planche sur un moratoire de cinq ans sur le clonage animal et le recours à tels animaux pour produire des aliments. Mais le Parlement européen veut aller plus loin et étendre l'interdiction aux descendants directs d'animaux clonés et à l'importation de matériaux de reproduction.
ATS