Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07115.jsonl.gz/126

Les géologues l'assurent: le Plateau helvétique recèle, dans ses roches profondes, des réservoirs de gaz. Avec l'abandon progressif du nucléaire, la transition souhaitée vers les énergies renouvelables pourrait-elle passer par l'exploitation de ces ressources endogènes? Hantés par les polémiques environnementales autour du gaz de schiste et de son exploitation effrénée aux Etats-Unis, les cantons concernés avancent avec prudence. En essayant tant bien que mal de trouver la bonne voie, entre la pression des entreprises gazières et la détermination des opposants. Comme à Noville, dont le sous-sol pourrait contenir l'équivalent de «la consommation de gaz de la Suisse pour une vingtaine d'années», selon Petrosvibri. Du «tight gaz» et non du gaz de schiste, affirme cette société veveysanne, qui assure que son éventuelle extraction ne se ferait pas par fracturation, technique controversée, mais par «stimulation». Alors que les autorités vaudoises et fédérales examinent actuellement la demande de Petrosvibri de poursuivre son exploration du site, les défenseurs de l'environnement surveillent de près ce dossier. Décryptage.