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Le journaliste Arnaud Robert et le photographe Paolo Woods ont parcouru le monde à la recherche des "Happy Pills", ces médicaments qui réparent une blessure humaine. Ou mènent à des dérives. L'exposition est à voir jusqu'au 16 janvier à la Ferme des Tilleuls à Renens.
Le duo avait déjà travaillé ensemble sur un projet concernant Haïti, un livre puis une exposition montrée au musée de l'Elysée en 2012. "Nous voulions retravailler ensemble sur une industrie qui nous fascine, l'industrie pharmaceutique", a expliqué Arnaud Robert à Keystone-ATS.
L'histoire a démarré là où le premier projet s'était arrêté, en Haïti. Au bord d'une route, un marchand ambulant transportait une tour de médicaments, sorte de tour de Babel. Tout en haut de cette boutique portative, il y a une paire de ciseaux parce que les médicaments ne sont pas vendus en tablette, mais à la pilule.
Un consommateur et un médicament
Ces médicaments proviennent de Chine ou d'ailleurs. Certains ont été laissés par les ONG, parfois ils sont périmés. "Cela montrait la mondialisation de cette industrie. Nous avons eu envie de raconter le rapport entre le consommateur et le médicament, de savoir ce que cherche le consommateur dans le médicament", explique Paolo Woods.
Le journaliste et le photographe ont choisi une dizaine de molécules et, pendant cinq ans, ont parcouru le monde à la recherche d'un consommateur dans un lieu. Ce périple les a emmenés aux Etats-Unis où une adolescente du Massachussetts avale chaque matin une pilule pour ne pas échouer à l'école, au Niger où un jeune devient dépendant aux antidouleurs pour pouvoir trimer encore et encore.
En Italie, un gigolo ingurgite des comprimés pour assurer ses performances sexuelles, un bodybuilder indien prend des stéroïdes et des homosexuels de Tel-Aviv avalent des comprimés pour se protéger du sida et faire la fête. En Suisse, un homme consomme des antidépresseurs, dans un pays pourtant considéré comme l'un des plus heureux au monde, glisse Arnaud Robert.
Aussi un documentaire
L'exposition, conçue spécialement pour l'espace d'exposition renanais, investit tout le bâtiment. Elle réunit des dizaines de photographies, mais aussi des textes et des objets et se termine par une installation vidéo. La Ferme des Tilleuls fournit "un parfait écrin à notre exposition", observe le duo.
L'exposition s'accompagne d'un livre "Happy Pills. Peut-on mettre le bonheur en pilules ?", qui sort de presse ces jours. Sur le même sujet, Arnaud Robert, qui a déjà trois films à son actif, et Paolo Woods sont en train de co-réaliser un documentaire, soutenu par Arte et la RTS notamment et qui sortira l'an prochain. Un chef opérateur et un ingénieur du son les ont accompagnés durant tout leur périple.
Ce projet à plusieurs facettes est le résultat d'un long travail de préparation, "pas loin d'une année à temps complet", estime Arnaud Robert. "Il faut réfléchir en amont pour traduire en image des histoires personnelles et complexes", ajoute Paolo Woods. Dès le départ, il était prévu de réaliser un livre et un documentaire.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Une sculpture musicale de 45 mètres de haut à l'EPFL
Un tuyau de 45 mètres de haut comme pavillon sonore: un projet mêlant musique et architecture a pris place sur le campus de l'EPFL. En plus de l'installation, le site accueillera divers événements et concerts publics jusqu'à jeudi.
À la fois instrument de musique, expérience scientifique, sculpture et espace de performance, le "Rohrwerk" est le fruit d'un travail d'équipe. L'idée du concept revient au compositeur bâlois Beat Gysin. Mais au total, ce sont six compositeurs, quatre musiciens, deux architectes et un scénographe qui ont créé ce projet. Le Rohrwerk ressemble à un "crayon à l'envers" et prend la forme d'un "orgue futuriste", note l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) dans un communiqué.
L'objet lui-même est complexe: il est composé de sept "tuyaux de rétroaction", un "multitrombone" et d'autres instruments faits sur mesure. Les tuyaux sont liés entre eux et suspendus en l'air par une grue. "Rohre" signifie "tubes" en allemand.
Des compositions originales à découvrir
Si les tuyaux peuvent directement être utilisés comme instruments de musique, le Rohrwerk permet aussi de diffuser des productions enregistrées.
En parallèle à l'installation, le public pourra profiter d'une série d'oeuvres musicales originales réalisées spécialement dans le cadre du projet. Celles-ci seront jouées jusqu'à jeudi. Les jusqu'à jeudi. Les événements (concerts, mais aussi discussions) sont ouverts à tout public et gratuits.
Le projet est à découvrir dans le patio extérieur du Rolex Learning Center, situé sur le campus de l'EPFL. Le Rohrwerk avait déjà été installé une première fois au Kunstmuseum de Bâle, en septembre 2019.
https://memento.epfl.ch/event/rohrwerk-pavillon-sonore/
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Los Angeles: Harvey Weinstein continue à plaider non coupable
Le magnat déchu d'Hollywood, Harvey Weinstein, a continué lundi à plaider non coupable devant un tribunal de Los Angeles. Il est accusé d'agressions sexuelles et de viols en Californie par cinq femmes.
L'homme de 69 ans purge depuis 2020 une peine de 23 ans de prison pour des faits similaires à New York. Il a été transféré cet été à Los Angeles, ville où le producteur de cinéma régnait autrefois en maître, pour y répondre des nouvelles accusations.
Il est accusé d'avoir violé ou sexuellement agressé cinq femmes dans des hôtels, entre 2004 et 2010. S'il est reconnu coupable de tous ces faits, le producteur de "Pulp Fiction" encourt 140 années de prison en plus de sa condamnation à New York.
Au total, près de 90 femmes dont les actrices Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow et Rosanna Arquette ont accusé Harvey Weinstein de harcèlement, d'agressions sexuelles ou de viols. Mais le délai de prescription a été dépassé dans nombre de ces affaires, dont certaines remontent à 1977.
Il a toujours nié les faits, à New York comme en Californie, affirmant que ses accusatrices étaient consentantes. La prochaine audience à Los Angeles est prévue le 25 octobre.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Le Festival BDFIL à Lausanne attire 18'000 personnes
Environ 18'000 personnes se sont rendues à la 16e édition du festival BDFIL du 16 au 20 septembre à Lausanne. Malgré une nette baisse par rapport aux années précédentes, la fréquentation est néanmoins "réjouissante" pour les organisateurs.
Alors que l'édition 2020 avait été annulée, celles de 2019 et 2018 avaient attiré chacune 28'000 personnes et celles de 2017 et 2016 chacune 35'000 personnes. "Compte tenu de la situation sanitaire compliquée", le bilan final est positif, ont écrit en substance les responsables dans un communiqué publié lundi à l'issue du festival.
Durant quatre jours, BDFIL a célébré une certaine renaissance. Le festival lausannois a accueilli une quarantaine d'auteurs, dont l'invité d'honneur le bédéiste Jacques Tardi. Il a d'ailleurs signé une des deux affiches du festival 2021. Une vingtaine d'expositions avaient été organisées pour cette édition du retour.
Le public a notamment pu apprécier "Mona Lôzane" qui, au travers des réinterprétations conçues spécialement pour BDFIL par les artistes des scènes suisse et internationale, revisitait la Joconde, plus célèbre tableau de la Renaissance italienne.
"La renaissance de la culture, aux sens propre - le surgissement malgré la crise sanitaire - et figuré - la Joconde, emblématique de cette période de l'histoire de l'art" a séduit le public, commentent les organisateurs.
Nouveaux lieux et espaces
Les curieux ont découvert cette année une géographie réinventée du festival avec de nouveaux lieux (cathédrale, mudac, Plateforme10) et intégrant l'espace public (petit-Chêne, rue de Bourg, place de la Navigation) et des expositions partenaires dans les galeries.
Commencée en 1976, la série "Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec", s'inspirant des romans-feuilletons de la Belle Epoque, a fait connaître Jacques Tardi. Le festival lausannois a consacré une rétrospective à l'illustrateur français, qui a contribué à la renaissance de la bande dessinée en participant à l'invention du roman graphique.
Cette 16e édition de BDFIL a également marqué les 20 ans de Nelson, un personnage tiré de l'imagination de Christophe Bertschy. Invité d'honneur du festival en 2006, le dessinateur était à nouveau présent pour des célébrations dans le cadre d'une exposition immersive dans la cathédrale de Lausanne.
La 17e édition de BDFIL aura lieu en été 2022. Elle accueillera en invité d'honneur le bédéiste italien Lorenzo Mattotti.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le spectacle son et lumière de retour sur la Place fédérale
Après une édition 2020 tronquée pour cause de Covid-19, le spectacle son et lumière "Rendez-vous Bundesplatz" est de retour sur la Place fédérale de Berne dès le 16 octobre. Avec un spectacle dédié au changement climatique.
La manifestation gratuite se déroulera du 16 octobre au 20 novembre. La fonte des glaciers ou les conséquences de l'élevage intensif font partie des thèmes abordés, lit-on lundi dans un communiqué.
Des forêts vierges recouvrant la façade du Parlement, des perroquets, des baleines à bosse, des ours polaires et même des mammouths, défilant face aux spectateurs dans leur milieu de vie et à leur époque : "les artistes en illuminations Marcus Zobl et Tim Schmelzer de Lumine Projections à Vienne ont une fois de plus réalisé un travail formidable", se réjouissent les organisateurs.
Le spectacle intitulé "Planet Hope comeback" veut à la fois provoquer l'enthousiasme et susciter la réflexion. Il poursuivra, dans une version étendue, celui stoppé net l'an dernier après seulement huit représentations à cause des mesures anti-Covid.
Quelque 5000 personnes par représentation sont attendues sur la place du Palais fédéral. Les mesures sanitaires prévues ont été validées par le canton, précisent les organisateurs. Un certificat Covid devra être présenté. Une zone pour les enfants et les personnes à mobilité réduite est prévue.
www.rendezvousbundesplatz.ch
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
"The Crown" et "Ted Lasso" rafflent la mise aux Emmy Awards
La plateforme Netflix a obtenu dimanche la consécration qui lui échappait depuis tant d'années: sa production "The Crown" a décroché l'Emmy Award de la "meilleure série dramatique" et raflé tous les prix d'acteurs dans sa catégorie.
Côté comédie, c'est "Ted Lasso" qui remporte le titre, avec également des Emmy Awards, équivalent des Oscars de la télévision américaine, pour trois de ses acteurs.
Netflix réussit même un doublé pour cette 73e édition grâce au "Jeu de la Dame" qui a mis échec et mat ses concurrentes en remportant le trophée de la meilleure mini-série avec ce succès planétaire.
Depuis son lancement en 2007, la plateforme de vidéo à la demande a collectionné les nominations mais n'avait jamais remporté jusqu'à présent d'Emmy Award dans les catégories les plus prestigieuses.
Les stars du petit écran s'étaient réunies dimanche à Los Angeles pour la première fois depuis le début de la pandémie sur le plateau des Emmy Awards, avec une jauge réduite à 500 invités triés sur le volet et des mesures sanitaires très strictes.
Onze Emmy Award
Une grande partie de l'équipe de "The Crown" n'avait pas pu faire le déplacement et suivait la remise des prix depuis Londres via une liaison satellite. "Je n'ai pas de mots, je suis très, très reconnaissant", a lancé le créateur de "The Crown", Peter Morgan.
La quatrième saison de cette série très populaire, qui retrace de manière romancée la vie de la famille royale britannique, dépeint le mariage houleux entre la princesse Diana et le prince Charles, incarné par le Britannique Josh O'Connor. "Tourner 'The Crown' a représenté les deux années de ma vie les plus gratifiantes", a lancé l'acteur, sacré dans la catégorie série dramatique.
Sa compatriote Olivia Colman, qui joue la reine Elizabeth, s'est quant à elle royalement imposée en tant que meilleure actrice, face notamment à sa camarade Emma Corrin, qui tenait le rôle de la princesse Diana. La série a également été primée pour ses seconds rôles, dont Gillian Anderson (l'agent Scully de "X-Files") pour son interprétation de Margaret Thatcher, ainsi que pour le scénario et la réalisation.
Si l'on ajoute des récompenses dans des catégories techniques déjà décernées, la production Netflix a reçu au total onze Emmy Awards, à égalité avec "Le Jeu de la Dame" et à un trophée seulement du record établi par "Game of Thrones".
"Ted Lasso" sacré
Après un hommage en musique au rappeur Biz Markie, mort cet été, les premières récompenses de la soirée étaient allées à la comédie "Ted Lasso" d'Apple TV+, avec des Emmys pour des seconds rôles à Hannah Waddingham et Brett Goldstein.
Jason Sudeikis, qui incarne le personnage principal, avait obtenu un coup du chapeau un peu plus tard en devenant "meilleur acteur dans une comédie" pour cette série qui met en scène un entraîneur de football américain totalement perdu lorsqu'il passe aux commandes d'une équipe de ballon rond anglaise.
"Ted Lasso" s'est finalement imposé dans cette catégorie où elle faisait office de grand favori cette année. La production Apple TV+ a toutefois concédé les Emmy Awards du scénario et de la réalisation, arrachés par la série HBO "Hacks", avec Jean Smart en diva de Las Vegas sur le retour, élue meilleure actrice dans cette catégorie.
"The Mandalorian" vaincu
Côté mini-séries, la victoire a échappé à Anya Taylor-Joy pour "Le Jeu de la dame", battue par la star Kate Winslet en policière désabusée pour "Mare of Easttown" (HBO).
"Je tiens à saluer mes collègues nominées car cette décennie doit être celle des femmes qui se serrent les coudes", a lancé Kate Winslet, remerciant les auteurs du show pour avoir créé "une mère d'âge mûr, imparfaite et pleine de défauts... Très honnêtement, on se sent toutes reconnues", a-t-elle ajouté. Julianne Nicholson et Evan Peters ont eux aussi été primés pour cette série HBO dans la catégorie des seconds rôles.
Outsider de la soirée Disney+, plateforme de streaming lancée voici deux ans par le numéro un mondial du divertissement, n'a pas réussi à faire de l'ombre à Netflix avec dans son catalogue les personnages à succès de l'univers de Star Wars et des super-héros Marvel.
Coqueluche du public américain à son arrivée sur les écrans, le "bébé Yoda" avait pourtant permis à la série "The Mandalorian" de faire jeu égal avec "The Crown" en tête des nominations (24 chacun). Disney+ avait aussi un atout de poids dans la catégorie des mini-séries avec le très inventif "WandaVision", qui a emballé la critique mais n'a pas fait le poids face à "Mare of Easttown".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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