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Le cannabis ne devrait plus être interdit en Suisse. Une commission du Conseil des Etats soutient un projet visant à revoir entièrement la réglementation relative à sa culture, à sa production, à son commerce et à sa consommation.
La commission de la santé publique a soutenu par 9 voix contre 2 une initiative parlementaire du conseiller national Heinz Siegenthaler (Centre/BE), ont indiqué mardi les services du Parlement. Son homologue de la Chambre du peuple va désormais pouvoir élaborer une législation visant à créer un marché régulé du cannabis.
L'initiative parlementaire exige que la nouvelle règlementation soit modifiée conformément aux recommandations de la Commission fédérale pour les questions liées à l'addiction et qu'elle tienne compte de la politique dite des quatre piliers.
Assécher le marché noir
Le contrôle de la production et du commerce devra être assuré par les autorités, en particulier pour protéger la jeunesse et les consommateurs et à des fins d'information. Le marché médical et le marché non médical devront être séparés.
L'objectif est d'assécher le marché noir en supprimant la prohibition, précise le texte, cosigné par 40 députés de tous les partis. Le projet demande l'introduction d'une taxe et la réglementation de la publicité, ainsi que des mesures pour encadrer la production destinée à un usage personnel.
Pour la commission, il est "essentiel" que la future loi tienne compte des résultats des projets-pilotes en cours sur l'usage non médical du cannabis. Elle attache une grande importance au fait que la protection des mineurs et la prévention soient améliorées dans la nouvelle réglementation.
Long processus
L'élaboration de la nouvelle législation prendra beaucoup de temps. C'est ce qu'avait annoncé la commission du National en avril après avoir donné suite à l'initiative de M. Siegenthaler par 13 voix contre 11 et 1 abstention.
Il pourrait se passer des années avant une libéralisation. Une fois le projet élaboré, une large consultation devrait être lancée. Le conseil fédéral pourrait prendre position, avant que le Parlement s'empare du sujet, puis le peuple en cas de référendum.
Interdiction inefficace
Le cannabis est interdit en Suisse depuis 1951. Il ne peut en principe être ni cultivé, ni produit, ni vendu. La consommation est punie depuis 1975.
En Suisse, 300'000 personnes consomment régulièrement du cannabis en tant que substance psychoactive. Comme le Conseil fédéral l'a reconnu dans une prise de position publiée cet été, l'actuelle interdiction du cannabis dans la loi sur les stupéfiants qui vise à protéger la population, agit de manière insuffisante.
Malgré cette interdiction, la consommation ne diminue pas, le marché noir se développe, et il n'y a aucun contrôle de la qualité, ni a fortiori de protection des consommateurs.
Pour les partisans d'une révision de la loi, la distinction entre le cannabis et les "drogues licites" ne repose pas sur des bases scientifiques récentes, "d'autant que la nocivité du tabac et de l'alcool n'est pas moindre".
Les arguments utilisés tiennent de moins en moins sur le plan moral et juridique, estime Heinz Siegenthaler. A ses yeux, seul un marché régulé remplirait les exigences de la politique définie par la Suisse en matière de drogue.
Vallée de Joux : l'alerte à la pollution de l'air est levée
L'alerte est levée à la Vallée de Joux. Les gros incendies qui sont en cours dans le Jura français avaient provoqué jeudi soir un pic de pollution de l'air. Vendredi matin, les niveaux de particules fines restent partout inférieurs aux normes légales.
Suite à des incendies dans le Jura français, des fumées redescendent au niveau de la frontière suisse. ll n'y a actuellement pas de situation de pic de pollution, indique vendredi Alertswiss, l'application gérée par la Confédération et les cantons. Des fumées sont visibles, ajoute-t-elle.
Jeudi, les autorités avaient averti que le pic de pollution pouvait provoquer des inflammations des voies respiratoires et des effets négatifs sur le système cardiovasculaire. Elles avaient notamment recommandé de modérer les efforts physiques intenses et d'éviter les facteurs irritants, comme le tabac ou les solvants.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le patron de l'usam pas opposé à des hausses de salaires
Le président de l'Union suisse des arts et métiers, Fabio Regazzi, ne se dit pas opposé à des augmentations de salaire réclamées par les syndicats pour compenser l'inflation. Mais la question "doit être abordée au cas par cas", ajoute-t-il.
"Il y a des secteurs qui ont les moyens d'appliquer une hausse et qui le feront sans doute sur la base du partenariat social. Par contre, d'autres branches en difficulté n'ont simplement pas les moyens d'y arriver", indique M. Regazzi dans un entretien diffusé vendredi par la Tribune de Genève et 24 Heures.
Dans cette deuxième catégorie, il cite les secteurs fortement impactés par la crise du Covid-19 ou "qui se trouvent dans une période d'incertitude en raison de la guerre en Ukraine".
Levier fiscal
Alors que l'Union syndicale suisse a réclamé au début août des "augmentations de salaire urgentes et nécessaires", M. Regazzi reconnaît que les entreprises ont un rôle important à jouer pour compenser l'inflation, qui atteint 3,4%. "Mais elles ne peuvent pas constamment jouer les pompiers et augmenter les salaires à l'infini".
L'Etat doit "aussi faire un effort" avec le "levier fiscal, qui peut être actionné", estime le conseiller national (Centre/TI). "D'autres pistes méritent aussi d'être explorée", poursuit-il.
Mais selon lui, les aides doivent avant tout cibler la classe moyenne. "C'est celle qui souffre le plus, car elle n'a ni le patrimoine des classes les plus aisées ni les aides des classes les plus faibles".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Risques de pollution de l'air à la Vallée de Joux
Les gros incendies qui sont en cours dans le Jura français provoquent à la Vallée de Joux un pic de pollution de l'air, qui pourrait entraîner des problèmes de santé. Les autorités appellent à la prudence.
Des fumées redescendent au niveau de la frontière suisse, dans le secteur de la vallée de Joux, indique jeudi soir Alertswiss, l'application gérée par la Confédération et les cantons. Le pic de pollution pourrait provoquer des inflammations des voies respiratoires et des effets négatifs sur le système cardiovasculaire.
Les autorités recommandent de modérer les efforts physiques intenses et d'éviter les autres facteurs irritants, comme le tabac ou les solvants. Il faut également limiter, dans la mesure du possible, l'aération prolongée du logement, éviter le port de lentilles en cas de gêne oculaire et consulter un médecin en cas d'aggravation de symptômes comme la toux, une gêne respiratoire, une gorge ou un nez irrité.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Château d'Yverdon: des briques de Lego pour interpeller et réparer
Le 10 septembre, il sera possible de venir combler des interstices dans une façade du château d'Yverdon-les-Bains en y insérant des briques colorées de Lego. L'objectif de la démarche est de réveiller le patrimoine et de poser un regard neuf sur le bâtiment historique.
L'Echandole, le Musée d'Yverdon et l'Association pour la restauration du château (Archy) sont à l'origine du projet, inspiré et guidé à distance par l'artiste franco-allemand Jan Vormann. Depuis plus de 10 ans, ce dernier est connu pour ses réparations de monuments en Lego, des oeuvres éphémères.
Le lancement du projet Dispatchwork est prévu le samedi 10 septembre. "L'entrée est libre. Tout le monde pourra venir au château et à l'Echandole", a expliqué vendredi à Keystone-ATS Alice Kummer, chargée de communication du théâtre yverdonnois.
Ceux qui le souhaitent pourront colmater les brèches situées sur la façade est du château, du côté de la rue de la Plaine. Cette ½uvre collective restera deux semaines en place. Une autre zone, dans l'entrée de l'Echandole, sera "décorée" de la même manière, lors des spectacles pour les familles, puis démontée en fin de saison.
Collecte de briques
Pour l'heure, les organisateurs ont récolté plus de 50 kilos de Lego, parfois repris de festivals qui ont vécu la même expérience. Mais ils en cherchent encore et appellent la population à venir leur amener d'autres petites briques: "Nous recherchons surtout des pièces spéciales, des pièces d'angle notamment, mais surtout pas des accessoires ou des personnages", détaille Mme Kummer.
Une assistante de Jan Vormann fera le déplacement, pour partager son savoir-faire. "On ne peut pas se contenter d'assembler les pièces. Il faut faire attention à ne pas détériorer le monument. On ne colle pas les briques, on ne les cloue pas non plus", relève Alice Kummer.
Dispatchwork fait écho aux restaurations en cours du château médiéval, qui s'étendront jusqu'en 2024. "C'est notre clin d'oeil artistique et ludique en tant que locataire des lieux", glisse la porte-parole.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
La barre des 60'000 statuts S accordés en Suisse a été franchie
La barre des 60'000 statuts de protections S accordés à des réfugiés en provenance d'Ukraine a été franchie en Suisse. Jusqu'à jeudi, la Confédération en a octroyé exactement 60'056, un nombre en hausse de 122 par rapport à la veille.
Les demandes de statut S s'élèvent pour leur part à 62'142, en hausse de 116 par rapport à la veille, indique jeudi le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) sur Twitter.
Ce statut de protection spécial a été activé pour la première fois depuis sa création à la suite des guerres de Yougoslavie dans les années 1990. Visant à apporter la protection nécessaire aux personnes fuyant la guerre, il a aussi pour but de décharger le système normal de l'asile, en permettant aux demandeurs d'obtenir un permis "S" rapidement et sans devoir passer par une procédure d'asile classique.
Les plus nombreux à Zurich
Le droit de séjour est d'un an. Mais il peut être prolongé aussi longtemps que les personnes sont exposées à un danger grave. Les réfugiés peuvent également faire venir des membres de leur famille. En outre, si le gouvernement n’a pas levé la protection provisoire au bout de cinq ans, les bénéficiaires reçoivent une autorisation de séjour B. L'accès au marché du travail est immédiat, tout comme celui de l'école.
C'est le canton de Zurich qui accueille le plus de bénéficiaires du statut S, avec 10'925 personnes inscrites, selon les derniers chiffres du SEM datant du 9 août. Viennent ensuite Berne (7418) et Vaud (5511).
En Suisse romande, Genève arrive en seconde position derrière Vaud avec 3538 personnes accueillies. Les bénéficiaires du statut S sont 2132 dans le canton de Fribourg, 2045 en Valais, 1149 dans le canton de Neuchâtel et 463 dans le Jura.
Taux d'emploi de 10%
Sur les 33'645 personnes en âge de travailler, c'est-à-dire âgées de 18 à 64 ans, 3375 exercent un emploi. Cela représente un taux d'emploi de 10,03%. Les autorisations de travail délivrées sont en réalité plus nombreuses, car elles ne sont enregistrées qu'avec du retard, précise le SEM.
Ce taux peut paraître bas, mais il est beaucoup plus élevé que la normale. En général, environ 5% des requérants d'asile ont trouvé un emploi après six mois, a rappelé jeudi la secrétaire d'Etat aux migrations Christine Schraner Burgener dans la Matinale de la RTS. Et d'ajouter que bien sûr il serait souhaitable que ce taux soit plus élevé, relevant les bienfaits non seulement pour le moral des réfugiés mais aussi le système social.
Près d'un quart des réfugiés ukrainiens qui travaillent (24%) sont actifs dans le secteur de l'hôtellerie et de la restauration. Près d'un sur cinq (17%) travaille dans le secteur "Planification, conseil, informatique". L'agriculture et l'enseignement accueillent respectivement 8% et 7% des bénéficiaires d'un statut S.
Plus de 20'000 jeunes de moins de 18 ans
Interrogé sur le nombre d'enfants scolarisés, le SEM indique que, parmi les bénéficiaires du statut S, 17'263 ont entre 4 et 17 ans. Dans le détail, 12'648 enfants sont âgés de 4 à 13 ans, 2336 ont entre 14 et 15 ans et 2279 ont entre 16 et 17 ans. Il y a en outre 3162 bambins entre zéro et trois ans.
Le SEM rappelle que la scolarisation des enfants au bénéfice d'un statut S est de la responsabilité de la commune et du canton d'attribution, mais qu'en règle générale, elle se fait aussi rapidement que possible.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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