Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07187.jsonl.gz/1154

Dans quelques mois, les Suisses seront amenés à voter sur la réforme Prévoyance vieillesse 2020 visant à garantir les rentes et à adapter la prévoyance vieillesse selon les évolutions de la société. En ce moment, l’institution de la prévoyance vieillesse est fortement menacée à cause de l’arrivée à la retraite des baby-boomers, de l’augmentation de l’espérance de vie et du niveau très bas des taux d’intérêt sur les placements.
Une réforme nécessaire
La prévoyance vieillesse doit être réformée et cela est dû à plusieurs facteurs. Tout d’abord, l’espérance de vie de la population est prolongée, et de ce fait les rentes de vieillesse doivent être versées sur une plus longue période, et donc l’équilibre du système suisse de prévoyance vieillesse se trouve compromis. En 1948, l’espérance de vie d’une femme de 65 ans était de 13 ans supplémentaires et celle d’un homme d’environ de 12 ans. De nos jours, on estime qu’une fois le même âge atteint, une femme pouvait vivre encore 22,7 ans de plus et un homme 19,8 années. D’après une étude menée par l’Office fédéral de la statistique, l’espérance de vie d’une femme serait de 92 ans en 2060, contre 87.7 aujourd’hui, celle d’un homme serait de 90 ans, contre 84.8. Si les années d’espérance de vie sont augmentées, les années de rente supplémentaires doivent également être financées.
Un nombre de retraités important
De plus, dans quelques années, les assurés de la génération à forte natalité, nés dans les années 1950 et 1960, seront retraités. Les femmes de la génération des baby-boomers avaient en moyenne 2,7 enfants, contre seulement 1,54 aujourd’hui. La Suisse n’a jamais connu un taux de natalité aussi élevé que dans ces années-là, ce qui fait que le nombre de retraités augmente plus rapidement que celui des habitants qui pourraient travailler. Malgré l’arrivée de nombreux travailleurs immigrés, cette évolution n’a pas pu être compensée, puisque le nombre de retraités et bien plus important que le nombre d’actifs. Aujourd’hui, pour un retraité, il y a seulement 3,3 actifs, contre 6 il y a soixante ans. Finalement, les placements sur les marchés financiers ne produisent plus le rendement nécessaire, capable de financer les rentes sur le long terme.
Pour que la Suisse reste leader dans de nombreux domaines
A travers tous ces changements, l’institution responsable de la prévoyance vieillesse se trouve fortement déstabilisée. Afin que la Suisse puisse garder sa place leader dans bien des domaines, dans les années à venir, il est important que la prévoyance vieillesse soit réformée, afin de pouvoir faire face aux changements que subira le pays dans les prochaines années.