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L'ancien cadre de la banque Julius Baer, Rudolf Elmer, écope d'une peine pécuniaire avec sursis, notamment pour violation du secret bancaire. Le Ministère public réclamait trois ans et demi de prison. La défense, en revanche, visait l'acquittement complet et a annoncé vouloir faire appel.
Le Tribunal de district de Zurich a condamné l'ancien banquier à 300 jours-amende à 150 francs, ainsi qu'à verser 25'000 francs au total pour les frais de procédure.
La justice n'a toutefois pas frappé Rudolf Elmer d'une interdiction d'exercer le métier de banquier, comme le demandait le Ministère public. Malgré ce verdict plutôt clément, la défense n'est pas satisfaite. Elle a dit dans la salle d'audience sa volonté de recourir.
L'inculpation ne repose que sur de pures suppositions, selon elle. L'avocate de Rudolf Elmer a exigé 37'600 francs de réparation pour les 188 jours passés en détention préventive.
WikiLeaks, Angela Merkel...
L'ex-cadre a été déclaré coupable pour des faits datant de 2008. Il avait alors remis des données confidentielles à la plate-forme Internet WikiLeaks, spécialisée dans les révélations d'affaires sensibles.
Et M. Elmer a été par ailleurs reconnu fautif pour avoir adressé une lettre falsifiée à la chancelière allemande Angela Merkel, dans laquelle il lui proposait des informations sur des fraudeurs du fisc. Le délit de faux dans les titres a été retenu.
Mais celui qui est considéré par certains comme un lanceur d'alerte ("whistleblower") s'est vu acquitté sur divers points. Le tribunal l'a jugé non coupable dans le cas de la conférence de presse donnée en 2011 à Londres en compagnie du fondateur de WikiLeaks Julian Assange.
... et Peer Steinbrück
A cette occasion, l'ancien cadre de l'institut privé zurichois Julius Baer lui avait donné des CD's intégrant des informations sur des clients. Mais il n'a pas été prouvé que des données secrètes se trouvaient sur ces supports.
L'ex-banquier a été acquitté des reproches liés à la lettre envoyée à l'ancien ministre allemand des finances Peer Steinbrück. Là aussi, M. Elmer offrait des renseignements au sujet de contribuables en délicatesse avec leurs impôts. Le tribunal n'a ici pas constaté de connexions avec la Suisse.
ATS