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Curtis LaForche lives in a small Ohio town with his wife Samantha and six-year-old daughter Hannah, who is deaf. Curtis makes a modest living as a crew chief for a sand-mining company. Samantha is a stay-at-home mother and part-time seamstress who supplements their income by selling handmade wares at the flea market each weekend. Money is tight, and navigating Hannah's healthcare and special needs education is a constant struggle. Despite that, Curtis and Samantha are very much in love and their family is a happy one.
Then Curtis begins having terrifying dreams about an encroaching, apocalyptic storm. He chooses to keep the disturbance to himself, channeling his anxiety into the obsessive building of a storm shelter in their backyard. His seemingly inexplicable behavior concerns and confounds Samantha, and provokes intolerance among co-workers, friends and neighbors. But the resulting strain on his marriage and tension within the community doesn't compare to Curtis' private fear of what his dreams may truly signify.
Faced with the proposition that his disturbing visions signal disaster of one kind or another, Curtis confides in Samantha, testing the power of their bond against the highest possible stakes.
Themes
Shelter
, Togetherness
, Family
, Madness
, Worry
, Father
, Work
Year of production
2010
Pics
Articles and Reviews
Reviews
Télérama
" Take Shelter parle d'une Amérique fragilisée, obsédée par son déclassement, sa ruine. Jeff Nichols fait subtilement se répondre les angoi...
" Take Shelter parle d'une Amérique fragilisée, obsédée par son déclassement, sa ruine. Jeff Nichols fait subtilement se répondre les angoisses de Curtis et des signaux, même infimes, émis par l'environnement familial, social, médiatique... A travers les conversations entre voisins ou chez les commerçants, toutes sortes de périls semblent guetter, du dérèglement climatique à la catastrophe écologique en passant par la crise économique. Le foyer américain de base n'est plus qu'un fétu de paille. Michael Shannon et Jessica Chastain (la mère dans The Tree of Life, de Terrence Malick) en sont les représentants blêmes et bouleversants, l'inquiétude fichée dans le regard."
Louis Guichard
Première
" Loin de toute tentation hystérique, Nichols traite de l’aliénation mentale avec une profonde empathie. Shannon est au diapason : son perso...
" Loin de toute tentation hystérique, Nichols traite de l’aliénation mentale avec une profonde empathie. Shannon est au diapason : son personnage, Curtis, à la fois stoïque et vulnérable, meurt dans ses cauchemars, pleure à son réveil, terrorisé à l’idée d’avoir hérité de la schizophrénie dont souffre sa mère et de l’infliger aux siens (à sa femme, aimante et compréhensive, interprétée par l’éblouissante Jessica Chastain ; et à sa petite fille, sourde-muette). à aucun moment il ne se retournera contre eux, exprimant moins la démence furieuse d’un Jack Nicholson dans Shining que l’impuissance tendre d’un petit garçon seul face à ses démons, bouleversé par le regard de sa fille qui, elle non plus, n’a pas les mots pour exprimer ce qu’elle ressent. Devant l’imminence de la fin du monde, réelle ou virtuelle, Shannon adopte le même affaissement fataliste des épaules, la même tristesse enfoncée dans l’œil et la même colère rentrée que Richard Chamberlain dans La Dernière Vague, de Peter Weir, autre film catastrophe à taille humaine auquel on pense beaucoup. Si vous avez toujours du mal à retenir les dernières répliques des films, vous n’êtes pas près d’oublier celle, pétrifiante, de Take Shelter."
Thomas Agnelli
Libération
" Mieux que personne de sa génération, Nichols, 33 ans, auteur de l’épatant Shotgun Stories en 2007, réussit la synthèse entre une productio...
" Mieux que personne de sa génération, Nichols, 33 ans, auteur de l’épatant Shotgun Stories en 2007, réussit la synthèse entre une production indé débarrassée de ses tics Sundance et d’un cinéma grand public. Aussi à l’aise sur les deux tableaux, au risque parfois de jouer un peu trop sur la langueur de ses effets, le cinéaste est l’un des rares aujourd’hui à pouvoir ainsi mêler, sans forcer, des plans somptueux de ciels tourmentés, rappelant quelques grands filmeurs à la Malick, à des effets spéciaux aussi modestes que pertinents. La paranoïa visqueuse qui s’introduit comme un venin dans la peau de Curtis relève ici d’une imagerie de cinéma catastrophe. Pourtant, nous dit le film, le danger est ailleurs : justement dans la quiétude aveugle de ce monde qui s’effondre au ralenti sans que cela ne choque personne. Alors, qui est vraiment le plus dingue ? Celui qui voit arriver la catastrophe ? Ou ceux qui regardent ailleurs en prétendant que tout est absolument normal ?"
Bruno Icher
Les Inrockuptibles
" La fin du monde, grande affaire du cinéma contemporain (de Roland Emmerich à Lars von Trier), trouve en Take Shelter une de ses expression...
" La fin du monde, grande affaire du cinéma contemporain (de Roland Emmerich à Lars von Trier), trouve en Take Shelter une de ses expressions les plus saisissantes, originales et pourtant élémentaires.
(...) [Le film] se déploie majestueusement, avec l’implacable tranquillité des grandes tragédies, et Jeff Nichols de s’imposer, après l’excellent Shotgun Stories en 2007, comme le plus grand espoir du cinéma américain, dans la noble lignée Ford-Cimino-Malick (ce dernier étant son protecteur officiel)."