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Après une rencontre avec le chef des SPD, Martin Schulz, la chancelière Angela Merkel s'est déclarée optimiste mais...07.01.2018 22:06
Un accord entre la chancelière allemande Angela Merkel et les sociaux-démocrates a été trouvé vendredi matin, , selon le texte de cette entente obtenu par Reuters. Les deux parties se sont engagées à renforcer la zone euro en étroite collaboration avec la France.
Au terme d'une nuit de discussions exploratoires, les conservateurs et les sociaux-démocrates ont établi un document de 28 pages fixant le cadre de futures discussions formelles en vue de la constitution d'un gouvernement de coalition en Allemagne.
Ce document doit être présenté aux dirigeants des deux formations politiques qui ont gouverné ensemble, au sein d'une "grande coalition", entre 2013 et 2017.
Mieux résister aux crises
Les deux formations y indiquent qu'elles souhaitent transformer le Mécanisme européen de stabilité (MES) en un fonds monétaire européen et se prononcent pour des "fonds spécifiques" qui seraient consacrés à la stabilisation économique, la convergence sociale et la réforme structurelle de la zone euro.
Ces fonds, ajoutent-elles, pourraient constituer la base d'un futur "budget d'investissement" de la zone euro.
"En étroite collaboration avec la France, nous voulons renforcer de manière durable et réformer la zone euro, de telle manière que l'euro résiste mieux aux crises mondiales", lit-on dans le document. L'Allemagne serait également disposée à augmenter sa contribution au budget de l'Union européenne (UE).
De manière générale, le document de projet gouvernemental, qui doit encore être validé par les partis concernés, se prononce pour une poursuite de l'intégration européenne dans les domaines de la Défense ou de la politique d'immigration. Il se dit aussi prêt à augmenter la contribution allemande au budget de l'Union.
Nombre de requérants limité
S'agissant de l'immigration, conservateurs et sociaux-démocrates prévoient de limiter le nombre de demandeurs d'asile arrivant annuellement à environ 200'000. Ce chiffre comprend les réfugiés de guerre, ceux concernés par le rapprochement familial et la réinstallation. Il retranche ceux quittant le pays.
Cette limite correspond aux souhaits des démocrates-chrétiens d'Angela Merkel, même si le document de travail autorise une flexibilité vers le haut.