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Lima - Une femme de 29 ans est décédée jeudi de la peste pulmonaire, dans la région côtière d'Ascope, au nord du Pérou. Deux autres personnes sont mortes depuis deux mois de la peste bubonique, une épidémie locale "qui a été contrôlée", selon les autorités sanitaires de la région.
La peste pulmonaire est la plus rare et plus virulente des formes de peste. Selon l'OMS, la peste bubonique est la forme la plus courante. Elle résulte de la piqûre d'une puce infectée ou du contact direct avec des petits animaux infectés, comme des rongeurs.
La peste pulmonaire, qui se transmet d'Homme à Homme, survient classiquement à la suite de la propagation secondaire d'une forme bubonique parvenue à un stade avancé. Un traitement par antibiotiques est efficace si le diagnostic est posé à temps.
Le ministre de la Santé Oscar Ugarte a expliqué la semaine dernière que l'épidémie "était due à l'expansion des cultures de canne à sucre et au brûlis des champs, qui cause la fuite des rongeurs vers les villages alentours".
Il a assuré que l'épidémie, qui avait contaminé 31 personnes début août, était "sous contrôle" dans la région, placée en alerte épidémiologique depuis des semaines.
L'OMS a indiqué collaborer avec le Pérou pour aider la province de La Libertad "en ce qui concerne l'investigation des flambées et la riposte dans les zones touchées et les districts environnants". Le dernier accès de peste bubonique au Pérou, en 1994, avait causé la mort de 35 personnes et contaminé 1100 personnes.
ATS