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"Nous avons des régions cérébrales (...) qui traitent préférentiellement la voix humaine par rapport à d'autres sons environnementaux auxquels nous sommes exposés", explique Didier Grandjean, professeur en neuropsychologie et psychologie affective à l'Université de Genève, dans Le Point J.
L'absence d'aspérité fait que l'on préfère le type de voix qualifiées de "plus rondes".
Ainsi, nous avons tendance à préférer "l'absence d'aspérité" dans une voix. "L'aigu peut avoir des variations temporelles beaucoup plus fines que les voix très graves. Si en plus ces voix sont bruitées par une haute variabilité du signal sonore, on aime moins cela. Plus les voix sont claires et plus elles sont graves, dans une certaine bande de fréquence, plus on les préfère", explique le spécialiste.
Mais il y a également toute une composante symbolique des attributions que nous faisons sur les voix graves ou aiguës. Laquelle, et pourquoi? Y a-t-il une tendance à faire baisser sa voix pour la rendre plus agréable?
>> Ecouter l'épisode complet:
Jessica Vial
Bruits et chuchotements
Le Point J s'est déjà penché il y a quelques mois sur les implications du bruit ou de la voix sur notre cerveau.
Nous avions interrogé Didier Grandjean au sujet de l'ASMR, ou "réponse autonome sensorielle méridienne", une pratique de relaxation sensorielle qui compte des millions d'adeptes sur YouTube.
Le but était de savoir pourquoi ces compilations de frottements, de chuchotements ou de papier bulle qui éclate pouvaient déclencher des sensations de bien-être.
>> L'épisode du 17 novembre 2020: