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La nouvelle cheffe du Bureau de communication en matière de blanchiment, Judith Voney, défend le secret bancaire. Cette pratique ne constitue en aucun cas un obstacle dans la lutte contre le blanchiment d'argent, estime-t-elle.
Lorsque la justice a besoin d'informations, elle peut les obtenir, déclare Mme Voney dans une interview parue samedi dans la «Berner Zeitung». Et d'ajouter: «Le secret bancaire peut être levé si un juge le demande».
Selon la nouvelle cheffe, les enquêtes menées à l'étranger représentent la tâche la plus ardue pour la Suisse. Le blanchiment d'argent est un problème global. Il est crucial que la collaboration internationale soit renforcée. La Suisse s'y engage. «Mais il y a des pays avec lesquels la collaboration est plus difficile», précise-t-elle.
Mme Voney estime que le Bureau de communication possède un précieux savoir-faire et fournit un travail préliminaire essentiel pour les autorités cantonales de poursuites pénales. Après la vague de départs l'an passé, il faut bien sûr recréer un réseau d'informateurs, même si les nouveaux employés possèdent les «meilleurs contacts».
La nouvelle cheffe, âgée de 35 ans, est en charge depuis quatre mois. Elle était auparavant cheffe suppléante de la police criminelle du canton de Berne et responsable de la lutte contre la criminalité économique.
Le Bureau, qui dépend de l'Office fédéral de la police, a fait face l'an passé au départ de tous ses employés, dont l'ancien chef Daniel Thelesklaf. Ce dernier est parti pour des questions de compétence. Il voulait que le Bureau ne se contente pas de transmettre des informations, mais fournissent des analyses fines et prenne position sur les affaires.
Comprenant six employés, le Bureau examine et réunit des preuves lorsqu'il y a soupçon de blanchiment. Il transmet les informations aux autorités cantonales de poursuites pénales.
swissinfo et les agences