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Médicaments qui aident à arrêter de fumer et qui atténuent les symptômes de manque
En arrêtant de fumer, vous pouvez ressentir des troubles (symptômes de sevrage) tels que le besoin impérieux de fumer, la prise de poids, l'irritabilité, la dépression, l'anxiété, les troubles de la concentration ou l'insomnie. Des médicaments peuvent atténuer, voire faire disparaître ces troubles, et ils doublent environ vos chances de succès.
La synthèse de plus de 100 études scientifiques, portant sur plus de 40'000 fumeurs, prouve que le médicaments suivants doublent environ les chances d’arrêter de fumer après un an :
- substituts nicotiniques,
- varénicline,
- bupropion,
- cytisine
Nous présentons ici leurs avantages et effets indésirables (colonne de gauche). Ces informations reflètent l’état actuel de la recherche scientifique.
Vidéo (5'): Les médicaments pour arrêter de fumer, par le Pr Jean-François Etter.
Objections à l'usage de médicaments pour arrêter de fumer:
Objection n° 1:
Certains fumeurs nous disent "Prendre un substitut nicotinique, c'est remplacer une dépendance par une autre". Nous répondons deux choses à cette objection:
a) Le caractère addictif d'un produit dépend de la vitesse de passage de la nicotine dans le sang et dans le cerveau. La cigarette est beaucoup plus addictive que le chewing-gomme, tablette, inhalateur buccal ou patch (timbre) de nicotine. En effet, la nicotine inhalée dans la fumée passe très vite dans le sang via les poumons, et ce pic de nicotine déclenche la libération rapide de dopamine dans le cerveau. Cette stimulation rapide du système de récompense est associée au plaisir de fumer et au caractère addictif des cigarettes. Le chewing-gomme ou le patch de nicotine diffusent la nicotine bien plus lentement et sont donc moins addictifs que la cigarette. Personne n'est accro au patch, et l'addiction à la gomme est rare (moins de 1% des usagers). Les modèles actuels les plus fréquents de e-cigarettes diffusent la nicotine moins rapidement que la cigarette et sont donc moins addictifs.
b) La combustion est de loin la manière la plus toxique de consommer de la nicotine. En fumant on inhale des centaines de substances toxiques présentes dans la fumée. Ces produits sont absents si l'on utilise la nicotine sans la fumer.
Objection n° 2:
Autre objection souvent citée par les fumeurs: "Je n'ai pas besoin d'un médicament pour arrêter". Notre réponse: ces médicaments doublent environ vos chances de succès, et ils atténuent les troubles causés par le manque de nicotine (symptômes de sevrage). Pourquoi inutilement souffrir et risquer la rechute? On peut faire l'analogie avec les anti-douleurs: ces produits sont là pour améliorer votre qualité de vie durant un temps.
Objection n° 3:
Certains fumeurs nous disent: "Je crains les effets secondaires de ces médicaments". Notre réponse : Les substituts nicotiniques ont peu d’effets secondaires, et ces effets sont banals.
Le bupropion et la varénicline ont des effets secondaires qui doivent être mis dans la balance avec les risques bien plus importants liés au tabagisme (cancers, maladies cardio-vasculaires et pulmonaires, influence sur vos enfants, etc.)
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