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If you enjoyed the Ethiopian-Eritrean coffee ceremony as much as we did during the Festival, maybe you’ve also been curious about it. Here if your chance to understand it better. We are very grateful to Ruth Hayle for taking the time to put together the text below. We also thank everybody from Amic Association for taking care of the ceremony on June 17th and to Fekerte for taking care of the ceremony on June 20th.
As you know we love learning from one another, so if you’d like to share something from your culture or a story with us, please get in touch
Ethiopia is considered to be the birthplace of the coffee plant and of coffee culture. It is thought that coffee was discovered in Ethiopia as long ago as the 9th century. Today, over 12 million people in Ethiopia are involved in the cultivation and picking of coffee, and coffee remains a central part of Ethiopian culture.
Coffee plays such a heavily ingrained role in Ethiopian culture that it appears in many expressions dealing with life, food and interpersonal relationships.
If one says, “I don’t have anyone to have coffee with,” it is not taken literally, but assumed to mean that the person does not have good friends in whom they can confide. This relates closely to the enormous social role that coffee consumption plays in Ethiopia and the fact that people often gather over coffee for conversations that cover daily life, gossip and deeper issues alike.
Coffee Ceremony
In parts of Ethiopia, the woman of the house (or a younger woman in the household) performs or participates in the two- to three-hour coffee ceremony three times each day (once in the morning, once at noon and once in the evening). It is also customary for women to perform the ceremony when welcoming visitors into the home and in times of celebration.
Required items for the ritual include a charcoal fire, popcorn, small cups on low serving table, sugar, mortar and pestle to pound the coffee, frankincense, clay coffee pot, boiling water, green coffee beans, water to wash the beans and a long handled pan to roast them…
The woman spreads fresh, aromatic grasses and/or flowers across the floor.
Then, she takes a handful of green coffee beans and carefully cleans them. Once the beans are clean, she slowly roasts them in the pan she used to clean them. During the roasting, she keeps the roast as even as possible by shaking the beans or stirring them constantly. The roasting may be stopped once the beans are a medium brown, or it may be continued until they are blackened and shimmering with essential oils. The aroma of the roasted coffee is powerful and is considered to be an important aspect of the ceremony.
After the woman has roasted the beans, she will grind them. She uses a tool similar to a mortar and pestle. The “mortar” is a small, heavy wooden bowl called a mukecha (pronounced moo-key-cha) and the “pestle” is a wooden or metal cylinder with a blunt end, called a zenezena.
With these tools, she crushes the beans into powder. Then the coffee powder is boiled in a special clay pot (jebena) and poured into small cups (sini). Snacks of roasted barley, peanuts, popcorn may accompany the coffee.
At this point, the coffee is ready to be served.
After the first round of coffee, there are typically two additional servings. The three servings are known as abol, tona and baraka. Each serving is progressively weaker than the first.
Picture by Micheal Moosberger Moosberger Concepts www.mconcepts.ch
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Si vous avez aimé la cérémonie du café éthiopien-érythréen autant que nous pendant le Festival, peut-être que vous êtes aussi un peu curieux d’en savoir un peu plus. Voici une opportunité de mieux comprendre. Nous sommes très reconnaissants à Ruth Hayle d’avoir pris le temps de mettre en forme le texte ci-dessous. Nous remercions aussi toutes les personnes de l’Association Amic qui ont rendu possible la cérémonie le 17 juin et Fekerte pour la cérémonie du 20 juin.
Comme vous le savez nous aimons beaucoup apprendre les uns des autres, donc si vous avez envie de partager une histoire ou quelque chose de votre culture, contactez-nous !
L’Ethiopie est considérée comme le lieu d’origine du caféier et de la culture du café. En effet il semble que le café ait été découvert en Ethiopie autour du 9ème siècle. De nos jours le café est toujours au centre de la culture en Ethiopie, et plus de 12 millions de personnes participent à la production et la récolte du café.
Le café joue un rôle tellement ancré dans la culture éthiopienne qu’il apparaît dans de nombreuses expressions de la vie quotidienne, des habitudes alimentaires, et des relations interpersonnelles.
Si quelqu’un dit: «Je n’ai personne avec qui prendre le café», cela ne veut pas dire cela de manière littérale, mais on comprend que cette personne n’a en fait pas d’amis proches à qui se confier. Cela est dû à l’énorme rôle social que joue la consommation de café en Éthiopie et au fait que les gens se rassemblent souvent autour du café pour discuter de la vie courante, que soit pour des commérages ou des problèmes plus graves.
La cérémonie du café
Dans certaines régions de l’Éthiopie, la femme de la maison (ou une femme plus jeune dans le foyer) effectue ou participe à la cérémonie du café de deux à trois heures trois fois par jour (une fois le matin, une à midi et une fois le soir). En général on organise aussi une cérémonie quand on accueille des visiteurs ou lors de célébrations.
Les objets nécessaires pour le rituel comprennent un feu fait avec du charbon de bois, du popcorn, des petites tasses sur une table basse, du sucre, un mortier et un pilon pour moudre le café, de l’encens, la cafetière en argile, de l’eau bouillante, les grains de café vert, de l’eau pour laver les grains et une poêle avec une longue poignée pour les faire griller…
La femme répand des herbes aromatiques fraîches et / ou des fleurs sur le sol. Ensuite, elle prend une poignée de grains de café vert et les nettoie soigneusement.
Une fois que les grains sont propres, elle les fait rôtir lentement dans la casserole utilisée pour les nettoyer. Pendant la cuisson, elle garde la chaleur égale autant que possible en secouant les grains ou en les remuant constamment. La torréfaction peut être arrêtée une fois que les grains ont une couleur brune, ou on peut continuer jusqu’à ce qu’ils soient noircis et brillent de leurs huiles essentielles. L’arôme du café grillé est puissante et est considérée comme un aspect important de la cérémonie
Après que la femme a fait griller les grains, elle les broie. Elle utilise un outil similaire à un mortier et un pilon. Le «mortier» est un petit bol de bois lourd appelé mukecha (prononcé mou-ké-tcha) et le «pilon» est un cylindre en bois ou en métal avec une extrémité émoussée, appelée zenezena.
Avec ces outils, elle écrase les grains. Ensuite, la poudre de café est bouillie dans un pot d’argile spécial (jebena) et versée dans de petites tasses (sini). On peut acompagner le café de snacks comme de l’orge grillée, des cacahuètes ou du pop-corn
À ce stade, le café est prêt à être servi.
Après le premier service de café, il y a généralement deux services supplémentaires. Les trois services sont appelés abol, tona et baraka. Chaque portion est progressivement plus faible que la première.
Photo de Micheal Moosberger Moosberger Concepts www.mconcepts.ch