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Malcolm McLaren, ex-manager des New York Dolls, puis des Sex Pistols, est décédé jeudi des suites d'un cancer à l'âge de 64 ans. Celui qui peut être tenu comme le père des punks britanniques était soigné dans une clinique en Suisse.
Sa compagne Young Kim a indiqué à l’Agence France Presse que Malcolm McLaren était décédé «dans un hôpital suisse», corrigeant les informations données précédemment selon lesquelles le Britannique serait mort à New York.
Malcolm McLaren souffrait d'un mésothéliome, une forme rare de cancer du poumon, a précisé la jeune femme de 38 ans, qui tient l’homme pour un «grand artiste qui a changé le monde».
Malcolm McLaren accède à la notoriété au début des années 70 comme manager des New York Dolls, groupe de rock considéré comme précurseur du style punk. Parallèlement, il tient avec sa compagne d’alors, la styliste Vivienne Westwood, une boutique dans le quartier londonien de Chelsea où se retrouvent ceux que l’on nommera plus tard les punks.
Le couple va façonner l’image d’un groupe de débutants qui ne se nomme pas encore Sex Pistols et qui explose en 1977 avec des titres comme Anarchy in the U.K. ou God Save the Queen, où le régime d’Elisabeth II et qualifié de «faschiste» et qui se termine par la répétition à l’envi du fameux No Future !
«C'était un vrai rocker punk qui a révolutionné le monde. Je suis très fier de lui. C'était une figure phare que les gens peuvent prendre en exemple», a déclaré son fils Joseph Corre, confirmant à l’Associated Press la mort de son père en Suisse, sans toutefois préciser le lieu exact.
Malcolm McLaren, qui a aussi collaboré avec les réalisateurs Quentin Tarentino et Steven Spielberg et mené une carrière musicale en solo au début des années 1980, souhaitait être enterré dans le cimetière londonien de Highgate, près de son lieu de naissance, a encore dit son fils.
Selon le journaliste Jon Savage, auteur d’un ouvrage sur les Sex Pistols, «Il n'y aurait pas eu de punk britannique sans Malcolm McLaren. Il est l'une des rares personnes à avoir eu un impact énorme sur la vie culturelle et sociale de son pays».
swissinfo.ch et les agences