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La famine dans le monde
Mais cela ne suffit pas. En effet, cette guerre montre aussi à quel point le marché mondial capitaliste est inadapté pour lutter contre la famine. Alors que de plus en plus de personnes souffrent de la famine et de l’insécurité alimentaire, les spéculations sur les denrées alimentaires perdurent sur les marchés mondiaux.
Dans les champs, on continue de cultiver ce qui génère du profit, et non ce qui permet aux personnes de manger à leur faim, et ce qui serait bon pour elles et le climat. En Europe et dans le reste du monde, de grandes surfaces sont utilisées pour cultiver du fourrage au lieu des denrées alimentaires. En Afrique et dans d’autres pays, d’énormes plantations servent à cultiver des produits agricoles comme le cacao, le café, l’huile de palme, le caoutchouc ou les fleurs, au lieu de prioriser la sécurité alimentaire de la population.
Ce qui a commencé pendant l’ère coloniale se poursuit aujourd’hui. Ce type de plantations s’étend. Pour ce faire, les entreprises volent les terres aux agricultrices et aux agriculteurs. Si on caresse l’espoir que la sécurité alimentaire de la population locale s’en trouve renforcée, cette idée est dépourvue de fondement scientifique. Dans de telles crises, on voit qu’il faut des terres pour une agriculture écologique et solidaire, et pour que les personnes puissent cultiver ce qui leur permet de manger à leur faim, en toute autodétermination.