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Médicament
Prescrit à tort à un patient qui n’est pas déprimé, un antidépresseur provoque très rapidement des troubles insupportables qui augmentent quotidiennement dès le 2e ou 3e jour. Le patient surpris par une agitation, une fébrilité inexplicable qu’il n’arrive pas à contrôler, se sent de plus en plus mal et arrête en général de lui-même de prendre les médicaments.
A l’inverse, si un patient prend un antidépresseur et qu’il ne ressent rien après la prise du médicament c’est qu’il en a besoin. Dans ce cas, il est à coup sûr déprimé et le médicament par son action pharmacologique douce continue (sérotoninergique et ou noradrénergique) corrige la déficience biologique dont il est atteint et qui provoque sa dépression. Il a intérêt à prendre le médicament aussi longtemps que possible pour ne pas rechuter.
La prescription d’un antidépresseur est un test diagnostique. Si le patient est déprimé, le médicament le guérit et le protège d’une rechute, s’il ne l’est pas, il ressent immédiatement des effets secondaires dus à une hyperactivité sérotoninergique ou noradrénergique, l’organisme réagissant comme s’il était en présence d’un corps étranger.
Tous les médicaments psychotropes améliorent l’efficacité de la psychothérapie. Ils atténuent ou corrigent par leur action spécifique, les troubles paralysant interactifs qui entravent la poursuite de la psychothérapie. Ils favorisent la mise en place des nouveaux circuits cérébraux susceptibles de neutraliser l’impact des anciens circuits.
Un médicament psychotrope ne devrait jamais être prescrit sans une psychothérapie concomitante, le médicament n’étant pas à même d’éviter des rechutes. Un patient qui n’a pas la chance biologique de bien dormir, d’oublier relativement facilement ce qui l’encombre (événements douloureux, traumatismes, pressions), a besoin de prendre des médicaments psychotropes pour guérir, améliorer l’efficacité de sa psychothérapie et surtout favoriser la démémorisation des émotions négatives sur laquelle nous n’avons pas de prise volontaire directe.
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