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Par 114 voix contre 92, les délégués du PS ont suivi samedi l'avis de la direction du parti de ne pas soutenir le référendum contre la révision de la loi sur l'asile.
Plusieurs sections cantonales soutiennent le référendum lancé par les jeunes Verts et des organisations non gouvernementale. Mais les délégués réunis en assemblée à Thoune (BE) ont estimé que lutter contre les mesures urgentes mises sous toit par le Parlement n'aidera pas les demandeurs d'asile touchés.
Ne pas se diviser
Ils jugent aussi qu'un échec dans les urnes viendrait démocratiquement légitimer ces mesures, dont les plus contestées sont la suppression des demandes d'asile dans les ambassades suisses, la non-reconnaissance de la désertion comme motifs d'asile et la création de centres spéciaux pour requérants récalcitrants.
La conseillère fédérale socialiste Simonetta Sommaruga a appelé son parti à ne pas céder à la division sur la question du référendum contre la révision de la loi sur l'asile, juste avant que les délégués décident de ne pas soutenir le référendum contre les mesures urgentes de la révision de la loi sur l'asile entrées en vigueur le 29 septembre.
ats/vtom
Débat sur la politique européenne
"La voie bilatérale a conduit la Suisse dans une impasse", a-t-il déclaré samedi devant les délégués à Thoune (BE). La Suisse a "besoin de plus et non de moins d'Europe".
Pour le PS, le statu quo n'est pas possible. La Suisse peut de moins en moins accéder au marché intérieur européen sans en suivre les règles.
La Suisse est aujourd'hui bien plus intégrée à l'Union européenne que si elle avait rejoint l'EEE. "Voilà à quoi nous a conduits le succès de l'UDC en 1992", lorsque le peuple a rejeté l'entrée de la Suisse à l'EEE le 6 décembre, a lancé le président du PS, alors que les opposants à l'UE fêtent dimanche les 20 ans de ce scrutin au bord du lac de Bienne.
Christian Levrat s'est montré sceptique sur une adhésion à l'EEE, un "club qui ne contient plus que la Norvège, l'Islande et le Liechtenstein".
Alain Berset défend sa réforme de l'AVS
"Si nous attendons trop longtemps, le statu quo risque de représenter le plus grand danger pour notre assurance vieillesse: la mise sous pression de nos rentes", a déclaré Alain Berset samedi aux délégués du PS réunis à Thoune. Il faut réussir une bonne réforme de l'AVS et du 2e pilier. Mais, "sans le PS, gardien du progrès social, nous n'y parviendrons pas".
Concernant le relèvement de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans, Alain Berset a admis que les femmes avaient raison de ne pas simplement se laisser faire. L'égalité entre femmes et hommes doit encore devenir réalité dans le monde du travail.