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Vie pastorale
> Siméon, berger d’alpage
Dossier sur l’été à l’alpage des archives de la TSR.
Le Mayen
"mayen" n. m. 1417; du lat. maius, mai
En Suisse, Pâturage d’altitude moyenne avec bâtiment « mayen », où le bétail séjourne au printemps et en automne. Un mayen est une construction rurale, en bois ou en pierres, qui se compose d’une partie habitable et d’une étable avec grange pour le foin.
Chaque famille Contheysanne avait jadis une ou plusieurs têtes de bétail (vaches, chèvres, moutons, porcs…) et pratiquait la transhumance en se déplaçant des villages aux Mayens de Conthey, aux Mayens de My ou aux Mayens de la vallée de Derborence. Il y avait d’abord le "mayen de printemps" jusqu’à fin juin puis le "mayen d’automne" (dès la descente des troupeaux de l’alpage) jusqu’à la 1ère neige ou à la Toussaint. Pendant l’été, le bétail vivait en communauté dans les différents alpages. "Actuellement la plupart des chalets et des mayens ont été aménagés pour devenir des résidences de vacances.
L’Alpage
« Pâturage de haute montagne; saison passée par un troupeau dans ce pâturage ».
L’alpage est essentiellement destiné au bétail bovin. Vaches, génisses et veaux y paissent de fin juin à fin septembre. Le reste de l’année, le bétail se trouve plus bas dans la vallée. Les troupeaux sont en effet déplacés à des altitudes différentes au courant de l’année. Par ce mouvement migratoire, appelé transhumance, on profite du décalage des saisons en fonction de l’altitude.
[SinglePic not found]Au printemps (mois de mai), les vaches quittent les étables des villages (500-1000m) où elles ont passé l’hiver. Les troupeaux sont emmenés dans les mayens (1200-2000m) pour pâturer. Ils y restent jusqu’à la fin juin.
Puis, c’est la montée à l’alpage, ou inalpe. La saison d’alpage dure jusqu’à fin septembre. Ensuite, le bétail est à nouveau emmené paître dans les mayens (octobre), puis dans les alentours des villages avant de retrouver l’étable hivernale (novembre). Ce changement saisonnier de pâturages a lieu aussi à l’intérieur du territoire de l’alpage. Au début et à la fin de la période d’alpage, le troupeau se trouve dans les environs du tsaleù (patois). Le tsaleù, traduit parfois en français par le terme général d’alpage ou grenier, est le centre de celui-ci. Il s’agit d’un groupe de bâtiments comportant des locaux de travail et de repos pour les bergers ainsi que, dans certains cas, la cave à fromages et des étables pour le bétail. Entre les deux séjours au tsaleù, le troupeau est amené d’une remouèïntsu à l’autre (changement de lieu de pâture).
L’alpage est donc constitué par les pâturages de transhumance les plus élevés. Sa particularité essentielle réside dans le fait qu’il s’agit de pâturages utilisés de manière collective. Plusieurs propriétaires mettent leurs troupeaux ensemble et paient des employés pour s’en occuper. De cette manière, ils peuvent consacrer tout leur temps à la fenaison, c’est-à-dire à la récolte de l’herbe des prairies qui, séchée, constituera la nourriture du bétail pendant l’hiver.
Le terme d’alpage, tel qu’il est utilisé ici, désigne un ensemble de bien-fonds (terrains et constructions) communautaires servant de pâturage d’altitude pour le bétail.