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1827: Les débuts
Le 22 septembre 515 marque la fondation d’un monastère à St-Maurice, l’actuelle Abbaye. Dès 1806, les moines, qui auparavant étaient entièrement voués à la louange perpétuelle et à l’accueil des pèlerins, se consacrent à l’éducation de la jeunesse par la création du Collège de l’Abbaye. C’est sous ce climat propice au développement de la culture que la vie de l’orchestre débute le 22 et le 25 février 1827 à l’occasion de Guillaume Tell, tragédie en cinq actes, jouées par les étudiants.
De 1827 à 1916, l’orchestre voit se succéder 4 chefs : M. Bruzzèse, M. Hiller, M. Etter (compositeur d’une messe pour orchestre qui fut notamment interprétée lors du jubilé pontifical de Pie IX, le 3 juin 1877) et M. Sidler.
Malgré le chaos qui règne en Europe au début du XXème siècle, l’orchestre, sous la direction de M. Charles Matt de 1917 à 1943, réussit à maintenir ses répétitions et ses prestations. L’appel à des « musiciens distingués de Martigny et de Monthey » contribue au rayonnement de la société.
1944: Le chanoine Marius Pasquier
C’est en 1944 que le Chanoine Marius Pasquier reprend les rènes de l’orchestre. Pendant 47 ans, il s’y consacre sans réserve et avec une profonde connaissance et perception de la musique.
En 1945, la rencontre d’Hubert Fauquex, hautboïste mobilisé à Saint-Maurice, et du Chanoine Pasquier donne naissance au traditionnel concert de Noël. Encore aujourd’hui, l’orchestre poursuit cette tradition et engage un soliste valaisan de renom avant les fêtes de fin d’année. Nous pouvons notamment citer : Béatrice Berrut et Olivier Cavé au piano, Madeleine Carruzzo et Stéphanie Décailler au violon, Xavier Pignat au violoncelle, Edouard Chappot au trombone, Elie Fumeaux au saxophone et Geneviève Huot au cor.
1948: Premières collaborations avec les Jeunesses Musicales.
En 1948, l’Orchestre du Collège devient l’Orchestre du Collège et Jeunesse Musicales de St-Maurice. En effet, suite à la naissance en France et en Belgique du mouvement Jeunesse musicale, les chanoines Theurillat et Pasquier, accompagnés notamment de Mlle Renée Chèvre (professeur de piano), M. Léon Athanasiadès (professeur de piano), M. Eligio Cimbri (violoncelliste) et M. Louis Tomasi (altiste), fondent une section dans la cité agaunoise.
Dès lors, tous les concerts donnés par l’orchestre sont organisés en collaboration avec les Jeunesses musicales, qui sont depuis lors devenues les Jeunesses Culturelles du Chablais.
1979: Premier Comité
Jusqu’en 1976, l’administration de l’Orchestre est confiée principalement à un jeune étudiant qui assume ainsi la présidence. Sous la conduite de Jean Simonazzi (au premier plan sur la photo), la société se structure peu à peu. En 1979, l’Orchestre nomme son premier comité constitué d’un président, d’un secrétaire et d’un caissier.
Durant de nombreuses années, l’Orchestre a entretenu des relations privilégiées avec la Gascogne. M. Roland Fornerod, professeur de chant ayant enseigné pendant longtemps en Valais partit un beau jour pour le Gers. Le collège de de Lectoure fit appel à cet amoureux de la musique pour monter un chœur. L’idée lui vint alors de faire venir ses amis restés à St-Maurice.
C’est ainsi que l’Orchestre se rendit à 4 reprises en Gascogne : en 1977, pour la Simple Symphony de Britten et le Reniement de Saint de Pierre de Charpentier, en 1986 pour le Te Deum de Jean Gilles, en 1989 pour le requiem de Mozart, et finalement en 1993 pour la Création de Haydn.
1991: Jan Dobrzelewski
En 1991, M. le Chanoine Marius Pasquier se retire et cède sa place à un nouveau chef. Ce changement de baguette marque un tournant dans l’histoire de l’orchestre. L’Abbaye n’étant plus directement impliquée dans la vie de la société, les musiciens décident d’adopter de nouveaux statuts. Ils permettent ainsi à l’Orchestre de se constituer en association.
Après différents entretiens, l’Orchestre nomme à sa tête Jan Dobrzelewski , professeur de violon au Conservatoire de Neuchâtel, chef titulaire de l’Orchestre de chambre de Neuchâtel et du Jugend Syphonie Orchester de Bâle. Totalement étranger à l’ensemble et à la cité d’Agaune, il apporte un vent nouveau au sein de l’orchestre notamment dans le choix des œuvres interprétées. Sous sa baguette, les musiciens ont ainsi eu le plaisir d’interpréter : les Litanies du Saint Sacrement de Mozart, Pelleas et Melisande de Fauré, la Création de Haydn et la Flûte enchantée de Mozart.
Au printemps 2003, Jan Dobrzelewski quitte l’orchestre pour poursuivre sa carrière au Costa Rica.
2003: Ernst Schelle
Ernst Schelle reprend la direction de l’orchestre en 2003. Sous sa direction, l’orchestre renforce ses liens avec les musiciens classiques valaisans. En 2004 et en 2006, l’Orchestre réalise un concert de Gala réunissant de nombreux solistes valaisans au profit du nouveau fonds de bourse Solidarvox. Brigitte Fournier, Anne-Brigitte Vaudan, Claude Darbellay, Stephan Imboden, Jean-Luc Follonier, pour n’en citer que quelques uns, interprètent des airs bien connus du répertoire lyrique. Grâce à ce projet, les fonds Solidarvox ont pu attribuer des bourses d’études à trois jeunes chanteurs valaisans.
Pour le concert de Noël 2005, l’ensemble invite l’Orchester der Konzertgesellschaft Oberwallis à jouer avec lui la Symphonie du Nouveau Monde d’Antonin Dvorak. Un beau symbole de collaboration entre les différentes parties du canton.
En 2006, le monde du tango est à l’honneur avec, entre autres, des adaptations symphoniques d’oeuvres d’Astor Piazzolla avec Stéphane Chapuis au bandonéon. En 2007, l’orchestre accompagne Valérie Bernard, violon solo de l’orchestre, dans le concerto pour violon de Tchaïkovski.