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Intergroup and identity dynamics in response to post-war policies in Sri Lanka
Sumedha Jayakody est un chercheur indépendant qui a travaillé avec des organismes de recherche comme l’International Centre for Ethnic Studies et le Kandy Consulting Group au Sri Lanka. Sumedha a obtenu un bachelor en Psychologie et un Master en Pratique du Développement de l’Université de Peradeniya. Durant sa recherche doctorale à l’Université de Lausanne, il a travaillé en tant que chercheur au sein du Projet Mémoire Plurielle (PMP). Ses intérêts de recherche s’orientent sur les politiques de justice transitionnelle et leur potentiel de renforcement des identités ethniques. Sumedha a défendu sa thèse de doctorat le 11 janvier 2022, sous la supervision du Prof. Dario Spini et de Dr. Ramila Usoof-Thowfeek.
Cette thèse examine la continuation des politiques identitaires au Sri Lanka d’après-guerre en relation avec les tendances actuelles du pays en matière de politiques de justice réparative, sociale et rétributive.
Sur la base d’arguments sur l’identité ethnique et ses relations complexes avec le pouvoir politique et la violence, cette étude vise à présenter une lecture psychosociale des réalités sociales divergentes créées autour des processus de justice transitionnelle parmi les ethnicités cinghalaises et tamoules, avec des implications potentielles pour leurs futures relations intergroupes.
Elle fait l’hypothèse que la victimisation collective, une composante importante de l’identité ethnique, impacte de manière différenciée les réalités sociales de la population en relation à la justice transitionnelle, que les réactions collectives de groupes ethniques varient à cause de telles réalités différenciées, et formule des prédictions sur les relations futures entre des groupes, la majorité cinghalaise et la minorité tamoule, encore récemment engagés dans un conflit prolongé et dont les rapports de pouvoir sont asymétriques.
A travers cette analyse, cette thèse vise à souligner l’approche stratégique et sélective adoptée par l’État sri lankais lors de l’implémentation des politiques de justice transitionnelle accentuant les identités ethniques au lieu de les atténuer, et maintenant un climat de politique identitaire dans la période d’après-guerre.
Les trois études empiriques rapportées dans cette thèse examinent les réalités sociales différenciées autour de la justice réparative, sociale et rétributive en relation avec trois faits politiques de la période d’après-guerre chronologiquement importants dans le discours socio-économique et politique.
L’étude 1 analyse les perceptions du public à la base du développement massif des infrastructures à la fin de la guerre civile. L’étude 2 analyse les perceptions du public sous-tendant la participation à l’action collective en relation avec les demandes de justice sociale d’après-guerre. L’étude 3 analyse les perceptions et le soutien du public vis-à-vis de l’établissement de responsabilités pour les violations des droits humains perpétrées durant la récente période de troubles du pays.