Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06864.jsonl.gz/376

Le fragment composé d'un folio contient un extrait d'un missel avec des neumes lequel, sur la base du contenu – la fête de saint Arbogast –, a probablement été réalisé dans la région de Strasbourg. Il fut réutilisé vers 1650, vraisemblablement à Berne comme jaquette de protection d'un cahier d'école de Niclaus Frisching (BBB Mss.h.h. XXIV.183), d'où il a été détaché en 1944.
En ligne depuis: 02.07.2020
Le cantatorium de Beromünster contient les chants solistiques de la messe avec la notation et quelques tropes ajoutés au XIVe s. Parmi ces tropes, figurent ceux du Kyrie, le Kyrie fons bonitatis et le Cunctipotens. La version du conductus est remarquable. Le codex est relié dans une caissette de bois recouverte de deux tablettes d'ivoire du VIIIe-IXe s.
En ligne depuis: 21.12.2009
Le CB 59 réunit sous une reliure contemporaine trois manuscrits copiés indépendamment l'un de l'autre. Marqués tous les trois par le dialecte alémanique, réalisés à la fin du XVe siècle, ils offrent un choix de sermons écrits par Maître Eckart ou par l'entourage du maître de la mystique rhénane. La première partie pourrait avoir été exécutée dans un atelier de Constance ou de Ravensburg, elle a appartenu à la Chartreuse de Buxheim. On remarquera les fils cousus dans les feuillets de papier, qui servent de marque-pages.
En ligne depuis: 21.12.2009
Ce graduel, copié en 1071 par l'archiprêtre Jean de l'église Sainte-Cécile du Transtévère, contient la notation musicale de différents chants de la messe. La version mélodique de ces textes fait de ce manuscrit le plus ancien témoin du «vieux chant romain».
En ligne depuis: 31.07.2007
Ce manuscrit d'Italie centrale du XIIe siècle contient les œuvres musicologiques écrites en latin dont certains extraits sont à rapprocher de plusieurs passages de l'Institutio musica de Boèce. L'un des auteurs n'est autre que Gui d'Arezzo (Guido Aretinus), moine toscan de la fin du Xe siècle, à qui l'on attribue, sans doute avec quelque exagération, l'invention de l'harmonie, la « solmisation ».
En ligne depuis: 31.07.2007
Manuscrit composé de trois parties. La première (ff. 1r-20v) contient la plus ancienne version de l'Epistola ad Augienses de Gunzo et est datable du Xème siècle. La seconde (ff. 21r-27v), probablement le noyau originel du codex auquel ont été unies les deux autres parties, transmet l'autographe du texte de Lambert de Hersfeld de la Vita s. Lulli episcopi Moguntini et date du XIème siècle. Dans la troisième partie (ff. 28r-43v) du XIIIème siècle, sont transcrites les Constitutiones du Concile de Latran IV (1215). Le codex provient du monastère bénédictin de Tegernsee (la première partie du codex est mentionnée dans le catalogue de la bibliothèque de ce monastère), puis il rejoint la collection des princes Oettingen-Wallerstein et est ensuite vendu par les antiquaires Rosenthal, en 1948, à Martin Bodmer. Les anciennes pages de garde constituent des fragments d'un manuscrit liturgique provenant du diocèse de Freising.
En ligne depuis: 22.03.2017
Le CB 83, copié sur parchemin à la fin du XIVe siècle, est un des sept manuscrits complets que l'on a conservés de l'Eneide de Heinrich von Veldeke. Adaptation du Roman d'Eneas français, ce texte est considéré comme le premier roman courtois de langue allemande.
En ligne depuis: 31.07.2007
Ce grand manuscrit incomplet, de format in-folio, contient la partie estivale et le Commune sanctorum de l'homiliaire de Paul Diacre. Il fut écrit par différentes mains dans une minuscule caroline du IXe siècle et contient des initiales ornées avec des entrelacs à l'encre rouge, qui témoignent d'une influence irlandaise, ainsi que quelques élégants incipit en lettres capitales. Le manuscrit provient probablement de Reichenau, mais avec certitude de la région du lac de Constance. Il appartenait à la collection Philipps, plus tard Chester Beatty, et fut acheté en 1968 par Martin Bodmer.
En ligne depuis: 23.06.2014
La majeure partie du manuscrit contient des œuvres de Marquart von Stadtkyll – Chirurgie (5r-50r) et Von den Zeichen des Todes (50v-58v) – ou qui lui sont attribuées (59r-109r prescriptions diverses pour des pansements, onguents, poudres, bains, etc.). Dans le reste du manuscrit (1v-4v, 109r-139r), 150 recettes médicales ont été transcrites par différents copistes entre le XVe et le XVIe siècle. Le type d'écriture et le dialecte utilisé renvoient à une provenance du sud-ouest de l'Allemagne. Au XIXe siècle, le manuscrit était en possession d'une famille Hegwein de Herrnsheim (en Basse-Franconie) dont les membres ont laissé les noms et plusieurs dates. En 1969, il est acheté par Martin Bodmer auprès de William H. Schab Gallery à New York.
En ligne depuis: 13.06.2019
Précurseur de la redécouverte de Stace à la Renaissance du XIIe siècle, ce manuscrit de la Thébaïde du XIe siècle a sans doute été copié en Allemagne. Il contient quelques gloses marginales tirées en partie du commentaire de Lactance et se distingue surtout par les neumes qui surmontent les vers aux ff. 46v, 80r et 81r. Ces notations marquant le rythme du texte mettent en valeur des passages particulièrement pathétiques : plainte d'Hypsipyle devant le cadavre de l'enfant Archémore, prière de Tydée au seuil de la mort, douleur de Polynice sur le corps de Tydée.
En ligne depuis: 21.12.2009
« Il est plus beau d'éclairer que de briller seulement ; de même est-il plus beau de transmettre aux autres ce qu'on a contemplé que de contempler seulement ». Œuvre magistrale de Thomas d'Aquin, la Somme de théologie est l'ouvrage emblématique de la scolastique chrétienne. Composée à la fin de la vie du dominicain, elle est restée inachevée, interrompue par la mort de son auteur. Rédigée sous la forme de questions (quaestiones) divisées en articles, elle présente la théologie de façon organique. Le CB 161 a été exécuté en France, sans doute à Paris, peu après la mort du philosophe ; il est conservé dans une reliure ancienne. La souscription de la fin du XIIIe siècle que l'on peut lire au verso du plat inférieur signale que le manuscrit avait été laissé en gage par Jean de Paris lors de l'emprunt d'un autre ouvrage.
En ligne depuis: 21.12.2009
Selon Beethoven, il s'agit de son « œuvre la plus accomplie ». Elle célèbre l'intronisation au siège archiépiscopal d'Olmütz, en 1818, de l'archiduc Rodolphe, son élève et son protecteur. La Messe a été commencée en 1818 et terminée trois ans après cette cérémonie et envoyée au cardinal-archiduc le 19 mars 1823. La Messe en ré veut exprimer et communiquer un état d'âme, une Stimmung religieuse, ce sont les propres mots du compositeur. Ecrite pour grand orchestre, elle comprend cinq rythmes (Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus Dei). Les divisions du Gloria, imposées par le sens du texte, forment une sonate en une partie : allegro en ré, Gratias en si bémol, et retour à l'allegro ; puis le larghetto et, comme troisième mouvement, l'allegro, Quoniam, la fugue, In gloria Dei Patris, avec retour cyclique au thème du Gloria dans le ton principal. La musique commente le texte : acclamation royale, gratitude émue, Toute-puissance divine ; puis, en contraste : prière, cri et murmure des suppliants d'ici-bas (misere nobis). Acheté à Sotheby's, Londres, 4 février 1952.
En ligne depuis: 26.09.2017
Le cahier de parchemin des archives paroissiales de Dalpe (Leventine) contient l'histoire de la passion du saint de Disentis, Placide. Bien que le texte soit incomplet, il contient le passage relatif au martyre du saint, absent dans le manuscrit principal qui transmet ce texte, le Ms. Rh. 5 de la Zentralbibliothek de Zurich. La communauté de Dalpe se procura cette Passio probablement afin de pouvoir célébrer chaque année une messe dédiée au saint de la nouvelle chapelle du village, à l'origine dédiée à la Vierge Marie, mais qui, comme l'attestent les sources documentaires, connut un changement de patronage, certainement entre 1370 et 1426, et fut vouée à Placide.
En ligne depuis: 23.09.2014
Le manuscrit contient le commentaire sur les 70 premiers Psaumes d'Adelpertus et, dans la partie finale, un choix de dictons des Pères de l'Eglise. Il fut rédigé à la fin du VIIIe s. probablement en Italie du Nord, en minuscule pré-caroline. Les deux feuillets manquants à la fin sont conservés dans un recueil de fragments d'Einsiedeln 370, IV, Bl. 18-19.
En ligne depuis: 13.12.2013
La plus grande partie du contenu se compose d'un commentaire anonyme sur l'Evangile de Matthieu attribué à Godefridus de Babion, suivi d'autres courts textes, qui n'ont pas tous été identifiés. Probablement réalisé à Einsiedeln, le manuscrit y était certainement présent depuis le XIXe siècle, comme l'atteste la présence d'annotations et de marque-pages de Heinrich von Ligerz.
En ligne depuis: 23.09.2014
Ce codex, datable du Xème siècle, contient le Musica enchiriadis (2-27), un traité de théorie musicale datant du IXème siècle, qui s'efforce d'élaborer une série de règles pour la composition polyphonique, et les notes du commentaire Scolica enchiriadis (27-45, 66-102). Pour illustrer graphiquement la musique, l'on a utilisé la notation dasienne. Pendant longtemps attribué à Hucbald, ce traité est aujourd'hui considéré comme l'oeuvre d'un auteur anonyme.
En ligne depuis: 22.03.2017
Le manuscrit 83 est un bréviaire complet composé des parties suivantes: calendrier, antiphonaire avec notation neumatique, lectionnaire avec les lectures bibliques, homiliaire avec les lectures de Pères de l'Eglise, hymnaire, Cantiques de l'Ancien et du Nouveau Testament, psautier, lectures brèves, oraisons, prières et bénédictions. Il convient surtout de relever la plus ancienne version conservée de l'office en l'honneur de Meinrad, qui n'est plus utilisée aujourd'hui. Les mélodies de l'antiphonaire se rattachent à l'ancien dialecte choral alémanique, tel qu'il est encore chanté de nos jours à Einsiedeln dans la liturgie des Heures.
En ligne depuis: 04.11.2010
Il s'agit du plus ancien graduel complet neumé conservé, contenant divers ajouts (comme les versets de l'Alleluia, les antiphons et les versets psalmodiés des antiphons de la communion). Etant donné que le graduel est complet, ce manuscrit revêt encore aujourd'hui une grande importance pour la recherche sur le chant grégorien. La seconde partie est composée du Libyer Ymnorum, les séquences de Notker de Saint-Gall. Des recherches récentes ont confirmé que le codex a été écrit à Einsiedeln vers 960-970, certainement pour le troisième abbé du monastère, l'Anglais Gregor.
En ligne depuis: 31.03.2011
Le manuscrit contient entre autres textes une collection de canons de droit ecclésiastique, appelée Collectio Quesnelliana. Il fut probablement réalisé dans un scriptorium du nord de la France et appartint plus tard à la bibliothèque de la cour de Charlemagne. Au XIe s. sa présence est attestée dans la bibliothèque de la cathédrale de Cologne où il fut annoté par Bernold de Constance. Il appartint ensuite à l'évêque auxiliaire de Constance Jakob Johann Mirgel (1559-1629), pour ensuite rejoindre l'Abbaye d'Einsiedeln, avec une partie de ses livres.
En ligne depuis: 19.12.2011
La Panormia contient une collection de textes de droit canon, attribués à Ivo de Chartres, de toute évidence rédigés après 1095. Le manuscrit a probablement été réalisé à Einsiedeln et écrit par un seul copiste, qui utilisait une minuscule carolingienne régulière et calligraphique. Le texte se divise en livres, au nombre de 8, chacun introduit par une initiale, dont une seule a été réalisée avec une couleur rouge (p. 78), tandis que, pour les autres, seuls les dessins préparatoires sont visibles.
En ligne depuis: 23.09.2014