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Vers 1770, le domaine atteignit son apogée avec près de 120 hectares de champs, de prairies, de vignes et plusieurs exploitations. Avec le domaine du château, la famille Effinger possédait également les droits de seigneurie, y compris le droit de redevances et de basse juridiction, sur les villages de Möriken et Holderbank. À l’exception des droits de pêche, les droits de seigneurie furent perdus après l’invasion des Français en 1798.
Après 1912, la Confédération put racheter quelques-unes des propriétés vendues par la famille Effinger, comme l’auberge Gasthof Bären à Wildegg. Aujourd’hui, le domaine s’étend sur environ 100 hectares et comprend 37 bâtiments, un jardin potager et d’agrément, une ferme biologique, des vignes, des forêts et les droits de pêche.
En 2011, le domaine du château de Wildegg fut confié à une fondation du même nom. Elle est responsable de la gestion de l’ensemble du domaine. Le Musée d’Argovie organise les activités muséales et assure l’entretien des jardins. Sur le site historique, on entend permettre aux visiteurs de découvrir un domaine seigneurial baroque sous toutes ses facettes.
Le château de Wildegg fut construit par les Habsbourg dans la première moitié du XIIIe siècle.
Le château-fort situé sur un promontoire rocheux, avec son puissant donjon et son corps de logis attenant, est mentionné pour la première fois dans un document en 1242. Il était le siège d’une famille de ministériaux des Habsbourg, les Truchessen von Habsburg und Wildegg. Avant 1348, le château fut inféodé par les Habsbourg aux seigneurs de Hallwyl. Thüring Ier de Hallwyl le fit moderniser de fond en comble en 1372.
Avec la conquête du canton d’Argovie, le château de Wildegg également tomba dans la sphère d’influence de Berne en 1415.
La famille de Hallwyl vendit le château en 1437. Après être passé par divers propriétaires, il fut acheté par la ville de Berne. En 1483, celle-ci vendit le château, avec la totalité des terres et des droits qui s’y rattachaient, à Kaspar Effinger, un petit noble de campagne argovien.
Le château de Wildegg resta ensuite pendant onze générations, jusqu’en 1912, propriété de la famille Effinger.
Cette famille de petite noblesse avait fait son apparition au XIVe siècle dans la petite ville de Brugg, à laquelle elle donna plusieurs prévôts. Avec l’achat du château de Wildegg, les Effinger acquirent également le droit de citoyenneté bernois et comptèrent à partir de 1680 parmi les familles patriciennes de Berne.
En 1552, le château fut presque complètement détruit par le feu après avoir été frappé par la foudre. Il fut ensuite reconstruit en style gothique tardif. Vers 1700, Bernhard Effinger le fit transformer en un château résidentiel baroque, doté de vastes jardins à la place des ouvrages de défense démolis.
Au XVIIe siècle, et à nouveau au XIXe, les Effinger possédaient également le château voisin de Wildenstein à Veltheim. Les dernières propriétaires préféraient toutefois au XIXe siècle les résidences plus confortables de la maison Erlach et de la maison de campagne du domaine de Wildegg.
En 1912, la dernière représentante de la famille, Julie Effinger, légua le château de Wildegg avec une grande partie de son aménagement et de ses terres à la Confédération suisse.
Le Musée national de Zurich installa dans le château un Musée de l’habitat qui est accessible au public depuis 1917. En 1938 et à partir de 2007, la Confédération fit procéder à une rénovation d’ensemble du château.
Depuis le 1er janvier 2011, le château et le domaine de Wildegg appartiennent à la fondation du même nom constituée par le canton d’Argovie.
La gestion muséale relève de la responsabilité du Musée d’Argovie.