Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07071.jsonl.gz/53

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Le président du Ghana John Atta Mills est mort brusquement mardi à 68 ans. Son vice-président lui a succèdé pour un intérim jusqu'à la présidentielle prévue en décembre dans ce pays présenté comme un rare exemple de démocratie en Afrique de l'Ouest.
La présidence avait annoncé dans l'après-midi "la mort brusque et prématurée du président de la République du Ghana", sans donner de précision sur les raisons du décès survenu dans un hôpital d'Accra, la capitale. Atta Mills dirigeait le pays depuis janvier 2009.
Conformément à la constitution, le vice-président John Dramani Mahama a prêté serment devant une session extraordinaire du Parlement. "Je veux assurer les Ghanéens que tout est en ordre. Nous allons maintenir la paix, l'unité et la stabilité qui font la réputation du Ghana", a-t-il dit.
Après des études en Grande-Bretagne, Atta Mills avait enseigné le droit pendant 25 ans dans son pays. Il avait été élu fin 2008 contre Nana Akufo-Addo, candidat du parti du président sortant John Kufuor.
Atta Mills avait été désigné par son parti, le Congrès national démocratique (NCD), en juillet de l'an dernier pour briguer un second mandat de quatre ans à l'élection présidentielle prévue en décembre prochain.
Le président s'était rendu aux Etats-Unis le mois dernier pour des examens médicaux dits de routine. Des rumeurs le disaient atteint d'un cancer de la gorge.
Réaction de M. Obama
A Washington, M. Obama a également salué la mémoire de son homologue disparu. Atta Mills "a travaillé inlassablement pour améliorer la vie des Ghanéens. Il a aidé à promouvoir la croissance économique au Ghana (...) et en a renforcé la solide tradition démocratique", a-t-il dit. D'autres condoléances ont afflué de pays d'Afrique de l'Ouest.
Ancienne colonie britannique devenue récemment un important producteur de pétrole, le Ghana compte 25 millions d'habitants. Ce pays avait été choisi par Barack Obama pour y effectuer en 2009 sa première visite de président des Etats-Unis en Afrique sub-saharienne.
ATS