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Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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La bibliothèque d'Epernay possède quelques documents relatifs à la culture de la vigne et aux origines du vin de Champagne : ils ne me paraissent pas avoir été consultés par ceux qui ont jusqu'à présent traité le même sujet et peut-être trouvera-t-on qu'il y avait quelque intérêt à les mettre au jour.
Les vins de Champagne sont depuis longtemps connus : notre compatriote, Urbain II, élu pape en 1088 et mort en 1099 (l'année même où l'Europe chrétienne, soulevée par ses éloquentes prédications, inaugurait le second royaume de Jérusalem), le pape Urbain II préférait, dit-on, le vin d'Ay à tous les vins du monde : il est à présumer qu'il entendait parler des vins rouges.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
« Le Mémoire sur les Vins de Champagne, de M. Louis-Pérrier, non-seulement possède des renseignements les plus intéressants puisés dans les bibliothèques publiques et privées du département de la Marne, mais encore il est suivi de notes justificatives qui lui donnent une autorité et une authenticité irréfutables.
L'auteur vivait à l'époque où notre vin mousseux commençait à prendre un grand essor, c'est-à-dire, vers le commencement de notre siècle ; il avait assiste au triomphe de notre vin de Champagne lorsqu'on entreprit avec succès de lui faire faire le tour du monde. Il avait les oreilles pleines des légendes de l'abbaye d'Hautvillers, d'où grâce à Dom Perrignon, notre vin gris ou nuancé, avantageusement connu depuis des siècles, sortit un jour parfaitement blanc et pétillant, grâce à l'addition de la liqueur, qui en fait le vin de dessert le plus estimé. Un peu plus tard, DomPerrignon, aux tampons de chanvre employés jusque-là, substitua le bouchage au liège.
M. Louis-Perrier prend son sujet de haut : il commence au Pape Urbain II, qui avait en haute estime le vin d'Ay ; il le fait passer par Charles-Quint, Henri IV, la Régence et le mène jusqu'à nos jours
L'auteur-s'étend sur la période où le vin de Champagne transformé en mousseux fut d'abord appelé dédaigneusement saule-bouchon. Puis il termine son étude en engageant un autre écrivain à compléter plus tard son ouvrage.
C'était assurément plus facile à dire qu'à faire, car depuis, on a beaucoup écrit sur le vin de Champagne ; mais on n'a rien ajouté aux documents laissés par M. Louis-Perrier, assurément parce qu'il n'y a rien de plus à dire sur l'historique de notre vin Champenois.
Ce ne sont pas les anecdotes plus ou moins authentiques qui ont paru à droite et à gauche, ni la description des machines ingénieuses devenues nécessaires à la manutention de nos vins, qui ajouteraient grand chose au Mémoire sur les Vins de Champagne de M. Louis-Perrier ; aussi, dans la crainte de déflorer cet intéressant travail, avons-nous préféré le publier tel qu'il est. »
Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Belle, intelligente et très éprise de Baptiste, Clairemonde a seize ans lorsque son existence bascule : Charles de Raynal, un aristocrate dont dépend le sort de sa famille, la viole avant de la séparer de celui qu'elle aime en le faisant passer pour un criminel. Un an plus tard, il lui vole sa fille.
Fière et volontaire, Clairemonde va se battre pour voir grandir son enfant et retrouver Baptiste. Mais lors de la catastrophe minière de Courrière, près de Béthune, la jeune femme croise la route de Gert, un secouriste allemand. C'est le coup de foudre. Elle ira jusqu'au bout de cette histoire d'amour impossible dans une France bientôt bouleversée par la guerre 14-18...
Une saga familiale aux multiples rebondissements, qui nous entraîne dans une France en plein bouleversement industriel et politique.
Émouvante chronique villageoise, ce premier roman de Jean-Louis Perrier raconte l'enfance de Cyprien, un petit garçon que son père, boulanger, initie aux mystères du fournil, de la pâte et du blé. Avec émerveillement, l'enfant découvre le métier qui sera le sien, dans la quiétude d'un petit village du Haut Quercy bientôt bouleversé par la crise des années trente puis la guerre. Dans ce contexte troublé, le pain donné ou échangé plus que vendu, est le lien qui unit les hommes.