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On pensait que le football féminin donnait l’exemple en matière de fair-play et de diversité. Aussi les chants entendus dans les tribunes, mercredi et jeudi, ont été une très désagréable surprise pour les joueuses. «Oooh bicha!» (pédé, en portugais du Brésil), a été repris en chœur dans les gradins clairsemés des match Australie-Canada à São Paulo et Nouvelle-Zélande-Etats-Unis à Belo Horizonte. Au grand dam des instances du foot, le chant est régulièrement entonné en cas d’interception par le gardien, lors des rencontres masculines au Brésil.
«C’est personnellement blessant», a confié Megan Rapinoe, milieu de terrain américaine, au «Los Angeles Times». «Je pense qu’une mentalité violente a en quelque sorte pris le dessus. Il faut qu’ils comprennent comment ces insultes sont perçues. Surtout par un joueur gay qui se débat avec un coming-out», ajoute la médaille d’or des JO de Londres.
Lesbian-friendly
Outre Megan Rapinoe, plusieurs footballeuses présentes à Rio sont sorties du placard, comme l’Australienne Michelle Heyman, les canadiennes Stephanie Labbe, Marie-Eve Nault et Melissa Tancredi ou la Néo-Zélandaise Katie Duncan. L’équipe de Suède aligne quatre joueuses out: Lisa Dahlkvist, Nilla Fisher, Hedvig Lindahl et Carolina Seger.