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Coronavirus : Les vaccins ARNm efficaces jusqu’à trois ans, estime la Task Force suisse
Les experts de la Confédération ont publié vendredi un rapport détaillant les dernières estimations sur la durée de protection contre le Covid après un vaccin à ARN messager ou une infection.
Les vaccins ARNm seraient efficaces durant 3 ans chez les adultes contre une forme grave du Covid-19.
Les vaccins ARNm, de type Pfizer/Biontech ou Moderna, protégeraient les adultes contre une forme grave du Covid-19 «pendant trois ans», et contre une forme modérée de la maladie «pendant 16 mois»: ce sont les conclusions d’un rapport publié vendredi par la Task Force suisse, concernant les dernières estimations sur les durées de protection contre le virus après un vaccin ou une infection.
Deux à quatre fois plus d’anticorps
Dans leur communication, les experts de la Confédération relèvent également que la durée de protection des vaccins ARNm est plus courte chez les personnes âgées que chez les adultes. Celle-ci est d’environ 10-14 mois contre une forme modérée de la maladie, et de 15-24 mois contre une forme grave. Dans tous les cas, la durée de la protection est plus longue après la vaccination qu’après avoir contracté le Covid. «La vaccination avec deux doses de vaccins à ARNm (tels que Pfizer/Biontech ou Moderna) induit des réponses en anticorps 2 à 4 fois plus importantes qu’après une infection», souligne ainsi la Task Force.
Après une infection, les scientifiques estiment que les personnes de moins de 65 ans disposent pendant 8 mois d’une protection d’au moins 50% contre une réinfection et une maladie modérée, et pendant 16 mois une protection de 80% contre une maladie grave. Les durées sont plus courtes encore pour les personnes de plus de 65 ans: 3-6 mois contre une maladie légère et 10-12 mois contre une maladie sévère.
Variant Delta plus résistant
La Task Force précise toutefois que ces durées de protection sont susceptibles de se raccourcir si certains variants deviennent dominants. «La quantité d’anticorps nécessaire pour se protéger contre des variants du virus tels que Delta est environ cinq fois plus élevée», expliquent les experts. Pour y faire face, des rappels plus précoces pourront être indiqués, en particulier chez les personnes âgées.
Lgb
Allégement des mesures sanitaires: Trois quarts des Suisses ne veulent pas tomber le masque
Selon une nouvelle étude, la plupart des personnes sondées estiment qu’elles continueront de porter le masque dans certaines situations. Même après la pandémie.
Les CFF ont confirmé que, dès le samedi 26 juin, il n’y aura plus besoin de porter le masque dans les espaces extérieurs. Il restera obligatoire dans les transports.
Si on peut, depuis ce samedi, se passer du masque à l’extérieur dans de nombreux endroits, un sondage réalisé par Marketagent.com montre que seul un quart des Suisses aimeraient que l’obligation de le porter disparaisse totalement. Et si près de 50% de la population sondée souhaite qu’elle soit assouplie le plus rapidement possible, elle ne «devrait pas l’être dans tous les domaines», notamment dans les transports publics. Quant au dernier quart, il est d’avis qu’il est trop tôt pour songer à se passer de protections.
Les jeunes sont ceux qui se réjouissent le plus d’en finir rapidement avec cette obligation. Seuls 17 % des 14 à 19 ans pensent qu’il est trop tôt pour l’assouplir. Pour Jonas, 22 ans, le port du masque ne sert «plus à rien»: «Je travaille dans le commerce de détail. C’est fastidieux et je n’y vois aucun avantage, alors que les nouveaux cas quotidiens diminuent de jour en jour.»
De son côté, C. B.*, 28 ans, non vaccinée, ne veut plus en entendre parler: «Je n’aurais aucun problème à me retrouver au milieu de milliers de personnes non masquées. Il est temps qu’on recommence à s’amuser sans devoir s’en inquiéter.»
Diverses utilisations
Pour Isabelle, Genevoise vaccinée de 37 ans, le masque devrait rester au moins une recommandation dans les lieux clos et lorsqu’il y a une forte concentration de personnes: «Cette mesure a prouvé son efficacité. C’est la réponse ultime contre la saleté et il serait préférable qu’on le garde également lorsque nous nous servons au buffet d’un restaurant, par exemple.»
Également vaccinée, M. B.*, une septuagénaire vaudoise, ne tombera pas le masque de sitôt, mais pour une toute autre raison. «J’aime que mon visage ridé soit caché, je me sens plus belle ainsi», rit-elle. De son côté, une Lausannoise de 37 ans, qui a vu son allergie au pollen diminuer grâce au port du masque, ne compte pas s’en débarrasser: «Ce n’est pas optimal, mais cela a permis de limiter les dégâts. Je le garderai, en tout cas au printemps.»
* Noms connus de la rédaction
Les résultats de cette étude ont été récoltés entre le 11 et 18 juin 2021. Marketagent.com a sondé 1026 personnes âgées de 14 à 74 ans, venant de toute la Suisse.
szu/dgr