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"Après des mois de négociations difficiles et intenses, nous avons un accord-cadre qui, je crois, peut être adopté", a-t-il tweeté avant de se rendre lui-même au Congrès. Et d'ajouter dans un discours à la Maison Blanche que son projet de plan économique comprenait "le plus grand investissement jamais réalisé pour faire face à une crise climatique".
"Le président Biden est convaincu qu'il s'agit d'un cadre qui peut être adopté par les deux chambres du Congrès et il a hâte de le signer", avait indiqué la Maison Blanche, désireuse d'obtenir une victoire politique après des mois de tensions autour du financement du plan "Build Back Better" ("Reconstruire en mieux") censé réformer l'Amérique.
Un geste fort pour les familles
Dans un document détaillant les mesures, la Maison Blanche relève que ce plan permettrait "à la plupart des familles américaines d'économiser plus de la moitié de leurs dépenses de garde d'enfants" et "offrira deux ans d'école maternelle gratuite pour chaque enfant de 3 et 4 ans en Amérique".
Ce plan prévoit aussi de poursuivre les crédits d'impôt pour enfants et d'élargir l'accès aux soins à domicile.
Financé par les grandes entreprises et fortunes
Et à l'adresse des participants de la COP26, la Maison Blanche souligne que le plan "Build Back Better" contient "le plus grand effort (financier) de lutte contre le changement climatique de l'histoire américaine", soit 555 milliards de dollars.
C'est un investissement "unique (...) dans l'histoire", il cible les bâtiments, les transports, l'industrie, l'électricité, l'agriculture et l'eau. "Le cadre mettra les Etats-Unis sur la bonne voie pour atteindre leurs objectifs climatiques, en réalisant à l'horizon 2030 une réduction de 50 à 52% des émissions de gaz à effet de serre en dessous des niveaux de 2005."
La Maison Blanche maintient que ce plan peut être financé par "les grandes entreprises rentables". Le projet de loi contient ainsi des mesures pour que ces entreprises "ne puissent pas réduire leur facture fiscale à zéro" et prévoit des dispositions pour que les millionnaires et milliardaires mettent davantage la main au pot.
Le sort du plan en mains du Congrès
Joe Biden va ainsi appeler jeudi le Congrès à adopter "le plus rapidement possible" ce projet de loi d'un montant de 1750 milliards de dollars, soit moitié moins que le projet initial, sur une décennie.
Le Congrès doit aussi valider l'autre plan de quelque 1000 milliards de dollars destiné à moderniser les infrastructures du pays.
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Le Congrès américain avait déjà avalisé en mars dernier un plan de 1900 milliards de dollars consacré à la relance économique.
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afp/oang
Frein à la croissance américaine au 3e trimestre
La croissance américaine a été plombée au troisième trimestre par le variant Delta du Covid-19 et les pénuries mondiales.
De juillet à septembre, la croissance du produit intérieur brut (PIB) s'est établie à 2%, en rythme annualisé, mesure privilégiée par les États-Unis, qui compare au trimestre précédent puis projette l'évolution sur l'année entière à ce rythme.
"Une résurgence des cas de Covid-19 a entraîné de nouvelles restrictions et des retards dans la réouverture d'établissements dans certaines régions du pays", détaille le département du Commerce dans son communiqué publié jeudi.