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Extrait Blog Alice - Jjchabbe - Mondes visibles
"Le confort visuel" - Slide share
Après avoir découvert un lieu et avoir pris des MEASURES du seuil entre terre et eau, après y avoir inséré un ELEMENT créant un lien entre notre corps et le seuil, qui faisait partie d'un tout, d'un site, il s’agit maintenant de PLANES.
Comment mon élément va-t-il se transposer en un plan ? qu'est-ce que cela va créer, donner comme espace ?
Pour moi, un plan est une étendue sans limites, une surface sans dimensions et sans interruptions ; une surface infinie plane. Je ne peux que le penser, car j’entends par plan une « base » imaginaire, comme un « plateau », où d’autres structures pourraient s’implanter et s’appuyer. Mais quant au plan, il est son propre appui, il n’a rien autour de lui ; il est donc en suspension, et n’existe ainsi que dans ma pensée.
Pour moi, planes désigne un plan adapté à la réalité physique, un plan construit dans un (tantôt « son ») environnement et ses contraintes. Il a donc une place précise, unique et finie, des dimensions, une texture, et une structure (émergeant du « plateau ») indispensable à son équilibre et sa stabilité.
Je vois l’émergence d’un espace lorsque des plans (planes) commencent à se dissocier, à jouer entre eux. Par l’ESPACEment parallèle de plans initialement confondus, je peux créer un premier espace, limité sur un axe haut-bas. Cette limite s’accompagne selon moi d’une notion de « dessus » et « dessous », ainsi que de « dedans » et « dehors », et on peut alors commencer à parler d’espace.
L'horizontalité retrouvée sur la rive de la Venoge lors d'Elements a été prolongée jusqu'au lac Léman à l'image d'un torrent qui se jetterait dans le lac. Ce plan parallèle au cours d'eau va croiser le dénivelé naturel du terrain et fuir vers le centre du lac en suivant le Bordan. En revanche le plan incliné qu'il rencontre est soumis à une réalité qui le transforme. L'intensité du courant de la rivière va plus ou moins creuser le sol. Comment peut-on alors reprendre par un plan ce dénivelé vivant?
« Plan: Sans aspérité ni inégalité, qui ne présente de courbures en aucun de ses points; Plan tangent en un point à une surface : l'ensemble des tangentes à cette surface formant un plan.
Codex Planes
Protofigure commune
Horizon de travail - Horizon Nodes
Distance entre V1 et le phare - 14,68 m
Distance entre V1 et V1' - 2,87 m
Angle du vecteur - 12°
Prolongation de l'horizontalité de la rivière au lac
Pour attaquer cette nouvelle étape de Planes, je vais m'intéresser à la différence entre les plans horizontaux et inclinés. Je vais tenter de jouer sur la différence de point de vue que peut avoir une personne se situant dans l'espace et au-dessus de ce même espace.
Sur la protofigure commune des deux studios, soient Chiavi et Chassot, c'est le point V10 qui m'a été attribué. Voici les caractéristiques de ce point:
Distance par-rapport au phare ( distance entre le phare et le point V10) : 13.89 m
Angle du vecteur ( déterminé par les points V10 et V10' ) : 9°
Distance entre le point V10 et V10' : 2.27 m
C'est en prenant comme base l'articulation de mon Element, que l'on peut voir sur la photo ci-dessous, que je vais développer mon projet
Lors de cette nouvelle phase PLANES en lien avec ELEMENT et MEASURES, j’ai repris les éléments horizontaux de mon ELEMENT et donc de mon empreinte. La distance entre mes deux nœuds V5 et V5’ est de 11m , mon point V5’ se trouve à l’intersection du vecteur v5v5’ et du vecteur du phare.
J’ai donc voulu créer un PLANES à ma grandeur fait d’éléments horizontaux dans lesquels je pourrais évoluer en direction de mon vecteur V5V5’, tout en découvrant de nouveaux horizons venant soit du vecteur du phare ,soit en gravissant les différents plans superposés, représentant les différentes strates du terrain, les découvrant une après l'autre.
mouvement du corps