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Un élève pilote provenant de Suisse allemande effectue un vol solo à destination d'un aérodrome non contrôlé situé en Suisse romande. Il est titulaire de la qualification de radiotéléphonie en langue anglaise et communique en vol en principe dans cette langue. Ce jour-là, il appelle sur la fréquence radio en anglais et reçoit une réponse en français, situation qui le prend au dépourvu. Ne comprenant pas le français, il ne saisit pas les informations qui lui sont communiquées. Les autres usagers de l'espace aérien présents communiquent également en français et l'élève pilote ne peut suivre les conversations radio. Il poursuit néanmoins son vol normalement et effectue l'atterrissage selon la procédure habituelle. Après l'atterrissage, on lui fait remarquer que des entraînements au vol acrobatiques se déroulaient dans le secteur et qu'il n'a pas suffisamment fait attention à ce trafic lors de son approche.
SWANS-LL-2015-002
Objet du compte rendu SWANS
Commentaire de l’OFAC
La fréquence de ce genre d'incidents donne à penser qu'une certaine confusion persiste s'agissant des langues utilisées en radiotéléphonie sur les aérodromes suisses et publiées dans le feuillet COM 2-APP 1 du VFR Manual.
Ainsi que le précise l'AIC 007/2013, la radiotéléphonie en langue anglaise est autorisée sur tous les aérodromes suisses, mais n'est pas garantie en tout temps sur les aérodromes pour lesquels les publications aéronautiques indiquent que seule l'une des langues officielles de la Suisse est utilisée dans les communications radiotéléphoniques. L'AIP et plus précisément le VFR Manual dresse la liste des langues parlées sur chaque aérodrome et des fréquences correspondantes (feuillet COM 2-APP 1).
Un pilote qui ne possède que la qualification de radiotéléphonie en langue anglaise a dès lors parfaitement le droit de se rendre sur des aérodromes où les communications n'ont lieu selon le feuillet COM 2-APP 1 que dans une langue officielle de la Suisse. Il doit toutefois s'attendre à ce que les pilotes circulant sur ces aérodromes ne communiquent que dans cette langue et à ne recevoir d'informations que dans cette langue également. Le pilote doit donc évaluer si ses connaissances linguistiques sont suffisantes pour suivre les conversations radiotéléphoniques dans une langue donnée. Si tel n'est pas le cas, il peut en résulter des malentendus, voire des situations dangereuses.
Image reproduite à titre indicatif. Seul le feuillet qui figure dans la dernière version en date du VFR Manual officiel fait foi !