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Illustration : la représentation la plus détaillée d'une cellule humaine à ce jour, obtenue à l'aide d'ensembles de données de rayons X, de résonance magnétique nucléaire et de microscopie cryoélectronique.
Le bis repetita du printemps est un des motifs intéressants mais aussi hautement préoccupants de l'automne. Nous aurions espéré que nos autorités aient appris de l'expérience, mais cela semble être peu le cas.
Nous faisons face à la même panique, aux mêmes exagérations et distorsions dans les chiffres, à la même dramatisation du discours, à la même présentation anxiogène au possible, à la même mise en échec du rideau des médecins-généralistes, à la même toute-puissance médico-hospitalière, aux mêmes mesures absurdes et destructrices, à la même non-pesée d'intérêts entre coûts et bénéfices, entre l'immédiat et le durable.
Je me permets d'insister : les Professeurs Carl Heneghan & Tom Jefferson, qui sont respectivement directeur et doyen associé du Centre for Evidence-Based Medicine de l'Université d'Oxford viennent de rappeler dans une tribune publiée le 1er novembre dans The Spectator:
Faire face à une pandémie nécessite un objectif clair, une planification, de l'intelligence et une flexibilité suprême pour réagir à l'inconnu. Cependant, depuis que des rapports ont été publiés au sujet d'un virus nouvellement identifié à Wuhan en janvier, cela n'a pas été le cas en Grande-Bretagne.
Le résultat ? Nous avons subi un très grand nombre de morts et des dommages sociaux et économiques considérables ont été infligés à notre société.
Il n'était pas nécessaire qu'il en soit ainsi. Le résultat de notre Covid-19 aurait pu être très différent si certaines erreurs n'avaient pas été commises. Nous énumérons ici quelques-unes des principales erreurs de décision commises au cours des huit derniers mois.
Ils relèvent ensuite dix points expliquant la médiocrité de la réponse de santé publique, parmi lesquelles le point suivant (point 4) :
Fermeture d'activités sur la base de l'absence de preuves
L'absence de preuves de l'efficacité du port du masque dans la communauté, des couvre-feux, des "règles des six" (restriction du nombre de contacts NdT), des coupe-circuits (au niveau des cas contact), de la restriction des rassemblements et des déplacements n'a pas empêché leur mise en œuvre à grande échelle en Grande-Bretagne.
Au lieu de commander des études solides pour combler les lacunes en matière de preuves, la politique a continuellement évolué pour tenter de trouver des stratégies efficaces. En l'absence de résultats clairs, personne ne sait si des interventions telles que le couvre-feu de 22 heures font une différence. La seule initiative politique qui semble compter est la suivante : plus il y a de restrictions, mieux c'est.
Les effets néfastes des interventions de santé publique contre le covid-19 ne doivent pas être ignorés.
Franchement, si nos Conseils d’État et gouvernements continuent d'affirmer le contraire, à ce stade il nous faut commencer à penser que ce n'est pas par défaut d'avoir entendu et donc nous demander quels intérêts organisent leurs réponses !
Celui qui aura jeté l'alarme dans la population par la menace ou l'annonce fallacieuse d'un danger pour la vie, la santé ou la propriété sera puni d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire.
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La polémique sur les traitements à base d’hydroxychloroquine et azithromycine face à la pandémie COVID-19:
Quelques réflexions épistémologiques pour une sortie du déni
Jacques Pollini, PhD
Département d’Anthropologie, Université McGill
Résumé
Un débat intense a lieu en France et dans le monde concernant l’efficacité des traitements à base d’hydroxychloroquine (HCQ) pour soigner les patients atteints de COVID-19. Cet article propose une analyse épistémologique de ce débat, plus particulièrement concernant l’efficacité de la combinaison hydroxychloroquine/azithromycine (HCQ/AZI) en médecine ambulatoire. Le point de départ est le constat qu’il n’existe pas véritablement de controverse scientifique sur l’efficacité de ce traitement, dans le sens que toutes les études disponibles montrent un effet positif. La controverse porte sur l’efficacité de l’HCQ seule dans divers contextes thérapeutiques, un débat qui a occulté celui portant sur l’efficacité de la combinaison HCQ/AZI en médecine ambulatoire. A ce niveau, il y a seulement incertitude sur les conclusions, comme pour toute théorie scientifique, controversée ou pas. Souligner cette incertitude et débattre sur comment la résoudre est tout à fait légitime mais cela n’est pas ce que nous observons. Le débat prend plutôt la forme d’un déni des conclusions dont la dernière manifestation, le refus d’autoriser la prescription de l’HCQ dans un centre de soin qui l’utilise et a soigné avec succès des milliers de patients COVID-19, indique qu’il se situe en dehors du cadre de la science. Après avoir brièvement envisagé les causes de ce déni, l’article en examine une en particulier : la dominance de l’idéologie scientiste. Selon cette idéologie, toute chose ou processus dont l’existence n’est pas prouvée définitivement n’existe pas, ce qui a un effet destructeur sur la science puisque ne permettant par la reconnaissance de preuves partielles, et sur la société puisque remplaçant la connaissance incertaine par l’ignorance ou les préjugés.
Après un bref rappel de ce qu’est le scientisme, j’analyserai les mécanismes du déni en faisant appel à des épistémologues et penseurs des sciences sociales : Hayek (1953), pour montrer comment le scientisme conduit à l’ingénierie sociale et à la dérive totalitaire par l’imposition d’une pensée unique; Popper (1963), qui permet la sortie du scientisme en rappelant que l’incertitude est le corollaire de toute connaissance scientifique; Bourdieu (2017), qui montre que l’action humaine n’est pas guidée uniquement par des calculs rationnels et conscients, car interviennent également des dispositions ou habitus historiquement et socialement constitués; Latour (1987), qui montre que la « science en action » est loin de procéder selon son idéal d’objectivité et mobilise des réseaux sociaux qui déterminent fortement ce qui est accepté comme vrai ; et enfin Bhaskar (1975), qui démontre que le monde réel ne peut être réduit à ce qui est observé ou imaginé, et que pour que la science soit possible, elle doit se doter d’outils permettant l’étude de systèmes ouverts dans lesquels aucune régularité ne peut être observée. Chacun de ces penseurs apporte un éclairage sur la polémique HCQ/AZI et mis ensembles, ils permettent d’entrevoir l’impasse épistémologique dans laquelle la société est actuellement engagée. Sans doute des forces autres que l’idéologie scientiste, non analysées dans cet article, expliquent l’irrationalité des prises de position contre le traitement HCQ/AZI. Mais l’idéologie scientiste a été l’instrument permettant à ces forces de triompher et d’imposer une vision de la réalité qui ne se base pas sur les faits scientifiques.
Introduction
En mars 2020, alors que l’épidémie COVID-19, maladie provoquée par le virus SARS-CoV-2, démarrait en France, l’Institut Hospitalo-Universitaire Méditerranée Infection (IHU), dirigé par le Professeur Didier Raoult, publiait un article (Gautret et al 2020a) suscitant espoir pour le traitement de cette maladie. Selon cet article, parmi 42 patients diagnostiqués COVID-19 et reconnus éligibles pour inclusion dans une étude clinique à l’IHU, 20 ont reçu de l’hydroxychloroquine (HCQ) à raison de 600 mg par jour en 3 prises pendant 10 jours, 6 ont reçu le même traitement additionné d’azithromycine (AZI) pendant 5 jours, 16 n’ont reçu aucun traitement car ils l’ont refusé ou n’étaient pas éligibles, et 6 ont finalement été exclus de l’analyse car ayant cessé le traitement 4 jours au plus après inclusion et pour les raisons suivantes : 3 ont été transférés en soins intensifs, 1 est décédé, et 2 ont choisi de se retirer. Parmi les 36 restant et après 6 jours, le taux de patients testant positif au COVID-19 était de 88,5% pour les patients non traités, 43% pour les patients traités à l’HCQ, et aucun pour les patients traités à l’HCQ/AZI. Les patients du groupe contrôle étaient pourtant plus jeunes (37 contre 51 ans en moyenne), plus fréquemment asymptomatiques (dans 25 contre 10% des cas), et moins fréquemment infectés dans les voies respiratoires inferieures (dans 12.5 contre 30% des cas)
Certes cet article présente des faiblesses méthodologiques qui ont suscité d’importants commentaires (Bik 2020, Hulme et al 2020, Ingraham et al. 2020, Lover 2020, Machiels et al. 2020, Rosendaal 2020). L’état des patients est évalué sur la base d’analyses PCR[1] qui ne sont pas toutes conduites selon la même approche standard, qui donnent des résultats variables avec des patients testant négatif un jour et positif le jour suivant, et qui ont été omises dans les derniers jours de suivi pour plusieurs patients du groupe contrôle. Le fait que l’étude ne soit pas randomisée et porte sur un effectif réduit diminue aussi la probabilité que les résultats obtenus s’expliquent par l’effet du traitement, risque accentué par le fait que plusieurs patients du groupe témoin ont été traités dans d’autres hôpitaux, et que le profil moyen du groupe témoin diffère significativement de celui du groupe traité. Le fait que 6 patients ont été finalement exclus de l’analyse a également été très commenté.
Ces critiques, toutefois, montrent que les données sont insuffisantes et les conclusions incertaines. Elles ne montrent pas que les conclusions sont fausses et ne font pas pencher la balance en défaveur du traitement HCQ/AZI. Pour s’en rendre compte, il suffit de se mettre dans la même situation pratique que les médecins qui ont traité ces malades.
Supposez donc que vous recevez 6 patients atteints d’une infection virale, que vous leur donnez le traitement HCQ/AZI, et que le 5ème et 6ème jour, vous ne détectez plus de virus chez ces patients, ce qui s’accorde avec les connaissances médicales générales qui vous ont conduit à choisir ce traitement. Pendant ce temps, dans la pièce d’à côté, la majorité parmi 30 patients qui n’ont pas reçu ce traitement sont toujours porteurs du virus, et ceux qui ne sont plus porteurs ont pour la plupart reçus une partie du traitement (l’HCQ). Certes, il est possible que ceux qui sont toujours porteurs guériront aussi mais plus tard. Mais réduire la durée de la maladie, et donc son impact économique, le cout de son traitement, les risques de séquelles et la durée de contagiosité sont déjà des avantages en soit. Supposez maintenant qu’un septième patient atteint de la même infection vienne vous voir. Allez-vous lui dire que vous ne pouvez pas lui donner le traitement HCQ/AZI, bien qu’il ne présente pas de risque si administré sous suivi médical, car vous n’avez pas de preuve qu’il marche, et parce que chez les 6 patients précédents, le virus a pu disparaitre tout seul, par chance? Ou allez-vous proposer ce traitement pour voir s’il continue d’avoir les mêmes effets, avec l’accord du patient ?
Toute personne raisonnable choisirait la deuxième option. Car ce n’est pas la question de la validité des méthodes statistiques employées qui doit être posée face à cette décision. C’est la question du mode de construction de la connaissance et de l’expérience humaine. C’est pourquoi les « méthodologistes », comme le Professeur Didier Raoult et d’autres les appellent, font fausse route même si toutes leurs critiques méthodologiques sont justes. Ils ont perdu leur bon sens, oublient que l’incertitude est le corollaire de la connaissance, et que les essais randomisés ne sont pas la seule manière de faire de la science (Frieden 2017) et de faire avancer les connaissances médicales (Bégaud et al 2017). Malheureusement, l’OMS et de nombreux gouvernements ont choisi d’écouter les méthodologistes et continuent de rejeter le traitement HCQ/AZI en ambulatoire, allant jusqu’à refuser à l’IHU l’autorisation de prescrire de l’hydroxychloroquine,[2] malgré la multiplication d’études et témoignages débouchant toujours sur le même résultat favorable (voir annexe 1). Le monde est devenu fou, en partie pour des raisons qui restent à découvrir, en partie pour des raisons qui peuvent être révélées par une analyse épistémologique et en faisant appel à son bon sens, ce que je tente de faire dans cet article.
J’analyserai donc non pas une controverse scientifique, mais les causes du déni d’un consensus (Annexe 2). Le point de départ est le constat qu’il n’y a pas de véritable controverse sur l’efficacité du traitement HCQ/AZI pour guérir des patients COVID-19 en début de maladie, dans le sens que toutes les études testant l’efficacité de cette approche donnent des résultats positifs (Annexe 1). La controverse ne concerne que le domaine d’efficacité de l’HCQ seule, et c’est cette deuxième question qui, en se mélangeant avec la première, crée une fausse controverse. Ainsi le débat prend la forme suivante : quelqu’un dit « les abricots sont orange (HCQ/AZI est efficace en ambulatoire)», et quelqu’un d’autre répond « non ce n’est pas vrai, car j’ai vu que les citrons sont jaunes (HCQ seule n’est pas efficace sur des patients sévères à l’hôpital)». Un tel débat ne se situe pas dans le champ scientifique, ni même dans un espace rationnel ou raisonnable. Si, et seulement si, une nouvelle étude montrait des résultats négatifs concernant l’efficacité du traitement HCQ/AZI sur des patients COVID-19 en début de maladie, alors une véritable controverse serait ouverte. En attendant, il y a incertitude sur l’efficacité du traitement HCQ/AZI, comme pour tout résultat de recherche, mais il n’y a pas véritablement controverse. Il y a cependant polémique, du fait du déni des résultats obtenus, et ce sont les causes de ce déni et de la polémique qui s’ensuit que j’analyserai ici.
L’influence des lobbies pharmaceutique, qui espèrent mettre sur le marché des nouvelles molécules source de profits élevés car protégées par des copyrights, est la première explication qui vient à l’esprit pour expliquer ce déni (Annexe 2). Mais je n’analyserai pas cet aspect du problème. Faire passer des intérêts financiers ou autres avant la santé des malades est un acte criminel et des enquêtes internationales permettant d’identifier et de poursuivre les auteurs de tels actes doivent être lancées. Mais de telles personnes ne peuvent être qu’un petit nombre. La question reste donc ouverte de savoir ce qu’il s’est passé pour les autres: pourquoi rejettent-ils donc le consensus? Comment ont-ils pu se laisser convaincre de l’inefficacité du traitement HCQ/AZI alors que toutes les études disponibles montrent qu’il est efficace au moins en médecine ambulatoire?
Je vois trois explications agissant de manière emboîtée[3]: (1) le scientisme, qui conduit à n’accepter comme vrais que les faits pour lesquels il existe une preuve définitive ou irréfutable ; (2) la dissonance cognitive, qui conduit à suivre inconsciemment l’opinion dominante et à ignorer les faits en dissonance avec cette opinion, afin de rester en phase avec la société et éviter une marginalisation douloureuse ; et (3) l’ignorance, qui conduit à se ranger derrière toute opinion affirmée par une autorité légitime, lorsque l’on n’est pas qualifié pour se faire une opinion personnelle ou que l’on a pas le temps de se documenter en se basant sur des sources primaires.
Cet article étudie le premier de ces trois éléments explicatifs du déni: le scientisme. Je commencerai par rappeler ce qu’est le scientisme, puis montrerai comment cette idéologie conduit à l’ingénierie sociale, la planification centralisée et le totalitarisme, en me basant sur les travaux de Hayek (1953). Puis je ferai appel à l’épistémologie de Karl Popper (1963) pour offrir une alternative permettant la sortie du scientisme et expliquant comment la croissance de la connaissance se déroule en pratique, et quel est le rôle joué par la « preuve » dans toute activité scientifique. J’utiliserai ensuite le concept d’habitus de Bourdieu (2017) pour contraster l’humain calculateur, qui pourrait être l’idéal du chercheur scientiste, avec l’humain raisonnable, qui s’accorde mieux avec une pratique réaliste et ouverte de la science. Puis j’introduirai la notion de « science en action » (Latour 1987), montrant que la science est pratiquée par des « machines » qui mobilisent des réseaux sociaux qui influencent fortement ses résultats. Je ferai enfin appel à l’épistémologie de Bhaskar (1975) pour montrer que dans ces « machines », le désir des agents pourrait plus influencer les conclusions que les faits eux-mêmes. Bhaskar permet de franchir l’étape ultime pour la sortie du scientisme. Il montre que la conception dominante de la science réduit le monde réel aux régularités observées ou imaginées, ce qui fait disparaitre de la connaissance humaine tout ce qui ne peut être imaginé ou décrit sous forme de régularités facilement observables. En montrant que l’observation de régularités n’est pas une condition nécessaire à la pratique de la science, Bhaskar permet d’envisager une science réaliste portant sur des systèmes ouverts dans lesquels des régularités ne peuvent pas toujours être observées. Dans une telle science, la production de connaissances porte sur la vie réelle, donc sur des systèmes ouverts, et nécessite plus que des essais randomisés, car ceux si ne peuvent découvrir que ce qui est générateur de régularités.
Dans chacune de ces sections, j’illustrerai mon propos par une analyse de la crise COVID-19, principalement au niveau du débat sur les traitements combinant HCQ et AZI. Je montrerai que le débat entre pro- et anti-HCQ/AZI ou HCQ/AZI/Zn est en fait un débat entre personnes ayant ces différentes conceptions de la science, mais aussi des désirs différents révélés par leur habitus.
[1] Polymerase Chain Reaction, une méthode d’analyse biologique permettant de vérifier si le patient est porteur du virus en détectant son code génétique.
[2] https://ansm.sante.fr/S-informer/Actualite/L-ANSM-publie-sa-decision-sur-la-demande-d-une-RTU-pour-l-hydroxychloroquine-dans-la-prise-en-charge-de-la-maladie-Covid-19-Point-d-Information
[3] Une fois qu’un petit groupe malveillant produit une fausse « vérité » (du type : « le traitement HCQ/AZI est inefficace en toute circonstance»), il peut discréditer toute affirmation contraire auprès d’une partie de la communauté scientifique en s’appuyant sur le scientisme, c’est-à-dire en refusant ces affirmations contraires dès lors qu’elles ne se basent que sur des preuves partielles, tout en se gardant de tester plus rigoureusement ces affirmations. Si le scientisme est l’idéologie dominante dans la communauté scientifique, il sera facile de convaincre une masse critique de chercheurs de l’absence de preuve solides en faveur des théories concurrentes, et ainsi d’imposer une théorie fausse en se basant sur des preuves tout aussi partielles mais que l’on médiatise à outrance ou que l’on revêt des habits de la science pour faire illusion. Les indécis se trouveront vite en dissonance cognitive s’ils n’acceptent pas la fausse conclusion, et les autorités finiront par adopter ce faux consensus. L’opinion publique suivra, par ignorance puisqu’elle n’a pas la capacité ou le temps d’analyser elle-même les sources primaires d’information (les publications scientifiques et rapports médicaux), et à cause d’une peur inconsciente de se trouver en dissonance cognitive si elle n’accepte pas les messages adoptés par les autorités et relayés par les principaux médias.