Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06917.jsonl.gz/551

29/07/2012
Pour une constitution réellement écrite par le peuple et pour le peuple
Nous, les jeunes de la Jeunesse Socialiste Genevoise, rejetons la constitution actuelle de 1847, ainsi que la nouvelle constitution rédigée par la constituante, car elles ne nous représentent pas.
En tant que socialistes, pourquoi voudrions-nous d'une constitution qui sacralise la propriété privée des moyens de production (art. 34) et la liberté économique (du patronat) (art. 35), mais limite le droit à la grève (art. 37) ?
Cette constitution ne nous représente pas, de même qu'elle ne représente pas les intérêts de la grande majorité du peuple.
Car le peuple, qui aurait dû être le créateur actif de cette constitution, n'en a été que le témoin impuissant...
Je souhaiterais que l'on donne la possibilité aux gens de réellement décider ce qu'ils aimeraient avoir comme fondement constitutionnel, en fonction de leurs valeurs et de leur ressenti intime.
Ainsi une nouvelle constitution devrait être rédigée, non par des juristes ou des politiciens, mais par le peuple lui-même.
C'est pourquoi, nous devrions procéder à un tirage au sort parmi les volontaires à rédiger cette constitution en appliquant des quotas (de jeunes notamment!) pour que la constitution ne représente pas seulement les caprices de la classe politique.
Pour le moment, la JSG invite donc la population à voter par un bulletin blanc et à joindre son propre projet de constitution (ou du moins les éléments qu'elle souhaiterait voir y figurer).
Si la majorité de la population nous suit, il faudra alors que le pouvoir donne à la population le droit et les moyens d'auto-déterminer par elle-même son avenir constitutionnel.
Pour une constitution réellement populaire, rejetons les constitutions des élites, et votons blanc !
06/02/2012
De la fondation du cercle Gramsci
Esquisse d'une possible orientation, réalisée avant la réunion de fondation du 16 février
1. Une réponse à la conjoncture
Au vu de l'évolution du mode de production capitaliste, il est aujourd'hui extrêmement nécessaire selon moi de proposer, de manière claire et intelligible, un nouveau modèle d'organisation de la société, qui soit une véritable alternative au capitalisme.
En effet, nous assistons à un grand nombre de crises systémiques : crise financière, crise économique, crise de la dette, crise sociale, crise politique, crise écologique, crise psychique, etc.
Mais pour pouvoir envisager un changement systémique, il faut qu'une alternative au capitalisme soit audible et accessible au grand public.
De plus, il faut que cette alternative soit non seulement absolument désirable, mais en plus véritablement fonctionnellement viable et souhaitable.
2. Critique du capitalisme
Imaginer un nouveau modèle d'organisation de la société nécessite inévitablement de formuler une critique du mode d'organisation actuel. Nous devons donc analyser et décortiquer les failles et les errements du capitalisme, de ses conséquences les plus évidentes à ses défauts les moins manifestes.
3. Construction d'un nouveau modèle
Pour imaginer un nouveau mode d'organisation sociale, nous pourrons puiser dans les modèles anciens des ères primitives (troc, système de don-contre don, socialisme primitif, etc.), ainsi qu'étudier les nombreux modèles d'économies planifiées, mis en pratique ou pas.
Par ailleurs, nous pourrons explorer les propositions d'organisation plus ou moins communautaire (anarchistes, écologistes, utopistes, etc.).
De l'ensemble de ces éléments, nous tirerons une synthèse du mode d'organisation idéale.
4. Penser une transition
A partir de notre modèle idéal établi, il nous faudra encore penser une transition entre l'état actuel de l'organisation sociale et la réalisation de notre modèle. Le développement d'une théorie de la transition peut se fonder avant tout sur les aspects fonctionnels de cette transition.
5. Réflexion sur les moyens
Enfin, nous aborderons la question de savoir comment renverser le système capitaliste.
L'élaboration d'une méthode du changement paraît souhaitable.
14/12/2011
La jeunesse en marche !
Le 4 octobre 2010, je fondais avec Julien Vogler, Kevin Fernandez, et Gérald Laury, la Gauche des Collèges de Genève. Notre collectif se livra pendant une année et demi à un travail d'information engagée et de politisation active visant à conscientiser et mobiliser nos camarades sur des thèmes qui nous importaient, comme l'écologie, les inégalités sociales, la xénophobie, la diversité culturelle, etc. Durant ce laps de temps, nous publiâmes un certain nombre de manifestes, de tracts, et d'affiches, avec le soutien, plus ou moins prononcé, de nos professeurs, tout en subissant par contre une attitude plutôt répressive de la part des directions de nos établissements scolaires respectifs. Notre activité s'étendit à la majorité des collèges de Genève, ainsi qu'à l’École de Culture Générale, raison pour laquelle nous prîmes alors le nom de Gauche du Post-Obligatoire Genevois.
Notre collectif rassembla plusieurs dizaines de jeunes qui souvent restèrent uniquement pendant de courtes périodes de temps.
Au final, il me semble que nous avons agi aux mieux de nos moyens et de nos forces.
Aujourd'hui, je pense que l'on peut dire que le projet prend fin avec l'enterrement de la Jeunesse Humaniste, collectif mort-né qui tenta de se développer sur les restes de la Gauche du Post-Obligatoire Genevois.
Quel impact réel avons-nous eu sur nos camarades ? A vrai dire, difficile de le savoir, car peu d'entre eux semblent avoir rejoint les rangs des mouvements sociaux ou des partis politiques humanistes (c'est à dire de gauche). L'impact le plus important de notre action collective est celui qui s'est porté sur nous-mêmes, les acteurs de ce collectif, étant donné que la plupart d'entre-nous a rejoint à présent un parti politique humaniste. Personnellement, c'est par mon activité au sein de la Gauche des Collèges que j'ai d'ailleurs été repéré et recruté par la Jeunesse Socialiste Genevoise.
Il y a donc des esprits militants qui sommeillent chez les jeunes et il s'agit de les éveiller, d'incarner cette main tendue qui se révélera véritablement lorsque l'étincelle de l'indignation ou de la révolte aura mobilisé l'énergie politique potentielle contenue dans chacun. C'est pourquoi il revient aux militants politiques de gauche (et notamment aux jeunesses de gauche) d'occuper le terrain des établissements de formation des jeunes pour concrétiser cette main tendue pleine d'espérance réciproque.
Car les futurs changements sociaux ne se réaliseront pas sans la mobilisation de la jeunesse. C'est en effet par l'union des jeunes, des précaires, et des intellectuels, qu'émergera une force de changement capable de transformer la société.