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Muzot
La tour moyenâgeuse ou le poète achèvera ses œuvres majeures se situe à Veyras, non loin de Sierre. Les promenades sont possibles, on peut y admirer le jardin mais la demeure n’est pas ouverte au public. À partir de Muzot, Rilke entreprend des promenades dans les Bernunes, à Venthône, à Mollens, dans le bois de Finges, à Vercorin.
Chapelle de Muzot
Rilke y procéda à quelques travaux de rénovation en 1926. Dédiée à la présentation au Temple, la chapelle était connue sous le nom de « Ste-Anne » du temps de Rilke. La chapelle se situe tout près de Muzot; elle est fermée aux visiteurs. On y trouve une image de la Vierge et une lampe offertes par la mère de Rilke en 1930, elles proviennent du portail d’entrée de la maison parentale de Rilke, sise à la Herrengasse 8, à Prague.
St-Pierre-de-Clages
Rilke a visité l’église romane à plusieurs reprises.
Loèche-les-Bains
Unique et brève excursion le 13 juillet 1923. Rilke se rend plus volontiers à Loèche-Ville, en passant par Varen et en longeant le Rhône sauvage entre Sierre et Loèche, notamment en compagnie de Jean Strohl.
Sion
Rilke a maintes fois visité la capitale du Valais avec ses collines de Valère et de Tourbillon.
Rarogne
Une visite lui fait découvrir Rarogne le 16 août 1921. Le dimanche 8 octobre 1922, il s’y rend pour assister à un spectacle. Les paysans du lieu y donnent une pièce de René Morax, La Nuit des Quatre Temps, dans la traduction allemande de Jakob Bosshart. Dans ses dernières volontés (27 octobre 1925), Rilke avait choisi Rarogne comme lieu de sépulture. Une salle commémorative du musée «Auf der Burg», en face de l’ancienne église (Burgkirche), est vouée à sa mémoire.
Lens et Corin
Le 30 septembre 1921, Rilke entreprend avec Baladine Klossowska une excursion à Lens, lieu situé sur un coteau entre Sierre et Sion. Il en fait état dans une lettre adressée à Jean et Frida Strohl:
«C’était comme une promenade sans fatigue et presque sans but qui, à chaque tournant de la route, nous comblait de plaisir et de surprise. (Vous étiez-vous arrêtés aussi dans cette douce petite église de Corin-la-Chapelle?)»
Rilke revisitera Corin-la-Chapelle le 1er juin 1924.
La forêt de Finges, de ses collines, du Rhône
L’espace et la texture du paysage inspirent à Rilke des comparaisons avec la musique, la peinture et la sculpture. Voici un passage qui en témoigne:
«Dehors, un jour inépuisable dans sa splendeur, et cette vallée peuplée de collines, où sans cesse nous surprennent de nouveaux détours, de nouvelles variations, comme si c’était encore le mouvement de la création qui remuait les aspects changeants. Nous venons de découvrir les forêts (celles de Finges) parsemées de petits lacs bleus, verdâtres, presque noirs –, quel pays disposerait autant de détails dans une si vaste texture; on dirait le mouvement final d’une symphonie de Beethoven.»
À Nanny Wunderly-Volkart, le 15 juillet 1921