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Les galaxies primordiales sont vraisemblablement à l'origine de l'événement appelé "réionisation cosmique". C'est ce qu'a montré l'astronome genevoise Anne Verhamme en étudiant les galaxies dites "petits pois". Elle recevra le Prix Marie Heim-Vögtlin le 16 septembre.
Après le Big Bang qui a eu lieu il y a 14 milliards d'années, l'univers s'est lentement refroidi, ce qui a permis aux électrons et aux protons de se combiner pour former des atomes d'hydrogène. L'univers entre alors dans l'ère de l'âge sombre, jusqu'à ce que les premières générations d'étoiles s'allument.
Ces étoiles primordiales ont dû émettre beaucoup de rayons ultraviolets capables d'ioniser les atomes d'hydrogène, car un milliard d'années après le Big Bang, les astronomes observent que les électrons et les protons se séparent à nouveau. C'est la réionisation cosmique.
Nouvelle méthode de mesure
Pendant longtemps, l'astronomie ne pouvait pas expliquer d'où provenait le fort rayonnement ultraviolet nécessaire à cette réionisation. La grande majorité des galaxies observées n'émettent pas de photons ionisants, et les quelques exceptions connues n'en émettent pas suffisamment pour maintenir l'univers ionisé, a indiqué mercredi le Fonds national suisse (FNS) dans un communiqué.
Professeure d'astronomie à l'Université de Genève, Anne Verhamme a prédit qu'une classe de petites galaxies découvertes il y a dix ans, les galaxies petits pois, devait émettre beaucoup de photons ionisants - à cause des propriétés très particulières d'une raie d'émission de l'atome d'hydrogène dans ces galaxies, la raie Lyman-alpha.
Les astronomes pensent que ces galaxies petits pois ressemblent aux galaxies primordiales, car elles sont extrêmement compactes, en train de former leurs premières générations d'étoiles, et encore très riches en gaz.
Grâce aux données collectées par le télescope spatial Hubble, Anne Verhamme et une équipe internationale ont pu démontrer dans la revue Astronomy & Astrophysics que les galaxies petits pois émettent effectivement d'énormes quantités de photons ionisants. Il est donc très probable que les galaxies soient à l'origine de la réionisation de l'univers il y a plus de 13 milliards d'années.
Concilier carrière et famille
Mère de trois enfants, Anne Verhamme a mené ces travaux grâce à un subside Marie Heim-Vögtlin du FNS, destiné à permettre de concilier carrière scientifique et obligations familiales. En 2018, elle a décroché un poste de professeure grâce aux subsides Professeurs boursiers FNS et un subside du Conseil européen de la recherche, un ERC Starting Grant.
Doté de 25'000 francs, le Prix Marie Heim-Vögtlin lui sera décerné le 16 septembre à Genève lors de la séance d'accueil des nouveaux étudiants de la Faculté des Sciences.
Le FNS a attribué pendant 25 ans des bourses Marie Heim-Vögtlin à des chercheuses hautement qualifiées. Le prix distingue chaque année le travail de l'une des boursières. Depuis l'automne 2017, ces subsides ont été remplacés par le nouvel instrument d'encouragement PRIMA.
Marie Heim-Vögtlin est la première Suissesse à avoir été admise comme étudiante en faculté de médecine à l'Université de Zurich en 1868. Elle fait figure de pionnière de la lutte pour l'accès des femmes aux études supérieures.
Le corps d'un trentenaire retrouvé près des Eaux-Vives
Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances du décès.
Selon les premières constatations, le décès serait consécutif à une noyade, sans signe d'intervention d'un tiers, a communiqué lundi le Ministère public. Il confirmait une information de 20 minutes.
Il s’agit de la quatrième victime de noyade cette année à Genève.
Primes d'assurances maladie: Hausse de 6% attendue à Genève en 2023
En moyenne suisse, le besoin de rattrapage pour couvrir l'évolution des coûts est d'au moins 5,4%, écrit dimanche la NZZ am Sonntag en se basant sur une nouvelle étude du cabinet de conseil Accenture.
L'étude mise en ligne sur le site internet d'Accenture indique qu'un tel besoin de rattrapage existe lorsque les primes doivent tenir compte de l'augmentation réelle des coûts de la santé.
Selon l'étude, l'une des raisons de ce besoin de rattrapage est que, sous la pression politique, les primes ont été calculées au plus juste ces deux dernières années et les réserves en partie réduites afin de freiner la croissance des primes. La pandémie de Covid-19 de même que divers effets spéciaux ont également contribué à la situation actuelle.
Plus forte hausse au Tessin
C'est au Tessin que les primes devraient le plus augmenter pour 2023. Etant donné que les coûts de la santé y ont augmenté de 9% en 2021, mais que les primes ont baissé de 0,2% en 2022, Accenture s'attend à une hausse d'au moins 9,2% pour l'année prochaine.
Ces chiffres ne tiennent toutefois pas encore compte de l'augmentation des coûts de la santé en 2022. Selon Accenture, les chiffres des premiers mois de l'année indiquent que la hausse va se poursuivre. Il faut donc s'attendre à des augmentations de primes nettement plus importantes en 2023.
Les cantons de Neuchâtel (+7,8 %) et des Grisons (+8,1%) risquent également de subir de fortes augmentations de primes pour compenser la hausse des coûts de 2021. C'est dans le canton de Glaris (+1%) que le besoin de rattrapage est le plus faible, suivi par le Jura (+1,4%). Dans les autres cantons romands, il se situe à 6,7% à Genève, 6,6% dans le canton de Vaud, 4,6% en Valais, 3,3% à Fribourg et 4,8% à Berne.
Les arbres déjà aux couleurs d'automne à cause de la sécheresse
Les arbres, victimes silencieuses de la sécheresse et de la canicule perdent déjà leurs feuilles, comme en Automne. Une situation qui inquiète le Service des espaces verts de la Ville de Genève.
Les arbres paient un lourd tribut à la canicule et à la sécheresse à Genève, comme partout en Suisse. Pour résister aux fortes températures et au manque d’eau, ils se mettent en mode survie et leurs feuilles jaunissent comme en automne. Une situation qui inquiète le Service des espaces verts de la Ville de Genève, le SEVE. Malgré tous les soins prodigués, certains sont fortement fragilisés voire condamnés. Jean-Gabriel Brunet, Chef du service des espaces verts.
L’automne est avancé d’un mois cette année, voire d’un mois et demi, selon le responsable du SEVE. Les arrosages ont été multipliés par cinq pour sauver le patrimoine arboré genevois qui compte 40'000 arbres.
Feuilles sacrifiées
Pour survivre à la chaleur et à la sécheresse, ils sacrifient leur feuillage. Un mécanisme de survie expliqué par le Chef du service des espaces verts.
Orages redoutés
Les orages annoncés (ou de ces deux derniers jours) ne devraient pas arranger la situation, au contraire. Lorsque le manque d’eau est trop important, une pluie torrentielle peut s’avérer dangereuse pour les arbres. Jean-Gabriel Brunet.
Le coup de chaud fragilise l’arbre plus enclin à attraper des maladies. La canicule de 2003 a laissé des traces dans la végétation, surtout sur les marronniers de la rue de la Croix-rouge qu’il a fallu abattre en même temps.
Multiplication des arrosages
Le Service des espaces verts met tout en œuvre pour sauver son parc arboré. Il a multiplié les arrosages ces dernières semaines et mis au point différents systèmes d’irrigation. Particulièrement pour les jeunes arbres, plus fragiles.
L’arrosage se fait le matin. Habituellement, le SEVE doit arroser 500 arbres en été, cette année ce chiffre a été multiplié par cinq, soit 2500, un chiffre également élevé en raison des nombreuses nouvelles plantations planifiées par la Ville de Genève.
Certaines espèces supportent mieux la chaleur. Les arbres plus touchés avec Jean-Gabriel Brunet.
Les jeunes arbres n’ont pas assez de réserve dans leur tronc, ils grillent sur place. Ils "claquent" malgré les soins prodigués par le SEVE. Il faudrait une petite pluie fine pendant plusieurs semaines pour remédier à la situation, Mais Météosuisse ne prévoit pas de précipitations avant deux semaines, même si les températures devraient diminuer.
Alternatiba invite l'autrice principale du dernier rapport du GIEC
Pour sa 8e édition, qui se tiendra du 29 août au 3 septembre à Genève, le Festival Alternatiba a invité deux spécialistes du dérèglement climatique. Autrice principale du dernier rapport du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), la professeure de l'Université de Lausanne Julia Steinberger s'exprimera lors de la conférence d'ouverture de la manifestation, avec à ses côtés Rob Hopkins, initiateur du mouvement des villes en transition.
A Uni Mail, le duo d'experts dialoguera avec deux représentants de l'économie "conventionnelle", indiquent samedi les organisateurs du festival. Les intervenants pourront ainsi débattre des points de convergence qui existent dans leur vision de l'avenir ainsi que de leurs divergences autour de la question du climat.
Alternatiba sera aussi l'occasion, pour 190 organisations actives en faveur de la transition écologique, de la lutte climatique et de la justice sociale, de se présenter au public au parc des Bastions. Des stands et des animations attendront les visiteurs. La manifestation est entièrement gratuite. Des concerts seront organisés en soirée.
Outre ces animations, le festival sert aussi de lieu de réflexion et d'échanges, avec des conférences, des tables rondes et la projection de films sur la thématique de la transition. Les grandes questions telles que l'accessibilité à une alimentation locale, les emplois verts, la mobilité, le rôle de la finance, seront discutées.
Le Festival Alternatiba Léman est organisé par l'Association Alternatiba Léman, un mouvement citoyen pour l'urgence climatique. La manifestation a pour objectif de valoriser toutes les initiatives locales qui contribuent à la réduction du dérèglement climatique, en mettant en oeuvre des solutions concrètes.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Un individu poignardé rue de Lyon
Soirée sanglante aux Charmilles.
Que s'est-il passé jeudi soir vers 21H, rue de Lyon, à Genève? Seul sait-on qu'un homme a été poignardé en sortant de chez lui, à hauteur du numéro 85 de la rue de Lyon, entre la promenade de l’Europe et la place des Charmilles.
Le Ministère public genevois confirme seulement les faits dans une communication laconique:
"Un individu, victime de plusieurs coups de couteau, a été pris en charge. Il se trouve actuellement à l'hôpital. L'enquête est en cours. Il ne sera fait aucun autre commentaire."
Selon les témoignages indirects recueillis par la Tribune de Genève, un homme serait sorti sur le trottoir, suite à l’appel d’une connaissance, qui lui aurait demandé de descendre. L’agresseur aurait surgi, frappant la victime de plusieurs coups de couteau, avant de s’écrouler.
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