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Cet article est une réponse aux critiques faites par Dixon et Goldman suite à la parution de Chandler et Sweller. Afin de clarifier les résultats, les auteurs commencent par indiquer les caractéristiques essentielles d'une théorie concernant la cognition et l'instruction. Pour eux, le but de toute théorie dans ce domaine est de générer de nouvelles techniques d'apprentissage utiles. Les auteurs rappellent aussi le fait que la théorie de la charge cognitive a permis de générer des expériences qui démontrent l'existence des effets suivants :
· 'goal free effect': l'apprentissage est amélioré en utilisant des problèmes sans buts spécifiques;
· 'worked example': étudier des exemples déjà résolus facilitent l'apprentissage;
· 'split attention effect': répartir l'attention sur plusieurs sources d'informations rend l'apprentissage plus difficile;
· 'redundancy effect': présenter de manière différente la même information rend l'apprentissage plus difficile.
Le reste de l'article consiste en plusieurs séries de critiques auxquelles répondent les auteurs.
A la critique de Goldman que les résultats chiffrés ne sont pas assez précis, Sweller et Chandler répondent qu’il ne s'agit pas d'une science exact
A la critique de Goldman qu’il peut être utile d'apprendre à intégrer des sources d'informations de différentes origins, Sweller et Chandler répondent que bien sur, mais il y a déjà assez d'occasions dans l'apprentissage. De plus, même si on le voulait, il serait quasiment impossible d'intégrer toutes les informations. Il existe donc toujours un apprentissage de l'intégration de différentes sources d'information.
A la critique de Goldman que la distinction entre ce qui est central et ce qui est moins important dans la performance des tâches n'existe pas, Sweller et Chandler répondent que l'acquisition de schéma et les règles d'automatisation sont au centre de la théorie.
A la critique de Goldman que la distinction entre ce qui est central et ce qui est moins important dans la performance des tâches n'existe pas, Sweller et Chandler répondent que l'acquisition de schéma et les règles d'automatisation sont au centre de la théorie.
D’après Goldman la théorie de la charge cognitive ne distingue pas entre les différents niveaux d'expertise des apprenants. Selon Sweller et Chandler c'est une critique surprenante puisque la théorie a justement été pensée pour faciliter le passage de novice à expert.
Dixon oppose théorie de la charge cognitive à la théorie constructiviste, d’après Sweller et Chandler cette opposition n'est pas correcte puisque la théorie de la charge cognitive se situe à l'étape suivante, à savoir comment créer le plus efficacement possible des schémas.
D’après Dixon la théorie de la charge cognitive ne dit pas sit l'intégration va avoir un effet important ou peu important. Selon Sweller et Chandler la théorie prédit qu'il y aura un effet mais ce n'est pas son rôle de déterminer l'ampleur de cet effet.
Selon Dixon la théorie de la charge cognitive n'indique pas quand il faut intégrer différentes sources d'information et quand il ne le faut pas, d`après Sweller et Chandler il est très simple de déterminer quand une source d'information est identique à une autre.
D’après Dixon il existe des cas où l'apprentissage de matériel supplémentaire a amélioré les performances malgré une charge cognitive plus lourde. Selon Sweller et Chandler la théorie ne dit pas que moins les étudiants apprennent, meilleure sera la performance.
A la critique de Dixon qu’il est difficile de savoir si les résultats de la théorie de la charge cognitive se généralisent facilement Sweller et Chandler répondent qu’il y a peu de théories qui ont été testées sur un échantillon aussi large que la théorie de la charge cognitive (mathématiques, physique, biologie, programmation).