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Le principal sujet de cette session de la CBI, qui s'est tenue du 2 au 6 juillet 2012 à Panama, était de redéfinir les quotas de capture de baleines pour les populations indigènes. Après avoir décidé en 1986 un moratoire sur la chasse commerciale à la baleine, la Commission attribue périodiquement des quotas de capture pour les indigènes. Ce sont les seuls quotas qu'elle attribue. Les indigènes doivent apporter la preuve que la chasse à la baleine est nécessaire pour leur subsistance alimentaire et qu'il est nécessaire de préserver leurs traditions culturelles. Le comité scientifique doit constater, en outre, que les quotas de capture accordés ne mettent pas en danger les populations de baleines chassées. S'il a été possible d'accorder des quotas de capture de baleines pour les six prochaines années aux indigènes d'Alaska (USA), de Chukotka (Russie) et de Saint Vincent et des Grenadines, il en est allé autrement pour le Groenland qui n'a pas présenté de manière convaincante les raisons pour lesquelles les quotas de capture actuels n'étaient plus suffisants ni les raisons rendant nécessaire l'augmentation demandée. Cela a eu pour conséquence qu'aucun quota de capture n'a été attribué aux indigènes du Groenland au terme de la session. La suite qui sera donnée à cette affaire fera l'objet de consultations politiques. La Suisse déplore qu'aucun compromis n'ait pu être trouvé.
Le rejet de la demande de créer un sanctuaire baleinier dans l'Atlantique Sud était prévisible. Cette demande est contestée depuis plusieurs années et n'a pas recueilli la majorité exigée de ¾ des voix lors du vote.
La République de Corée a créé la surprise en annonçant officiellement son intention de se lancer dans la chasse scientifique à la baleine. Tout Etat contractant de la Convention internationale pour la réglementation de la chasse à la baleine peut faire une telle demande. Pourtant, il est essentiel pour la Suisse que la chasse scientifique ne conduise pas à la mise à mort des baleines, mais que d'autres méthodes soient utilisées. De plus il faut garantir que l'intervention dans la population baleinière et les résultats des recherches soient proportionnés.
La Suisse, pays sans littoral, a joué un rôle important lors de la session annuelle qui vient de s'achever : Bruno Mainini, commissaire de la Suisse auprès de la CBI, a été nommé à la présidence ad intérim pour cette 64e session. Cela démontre que la Suisse joue un rôle important et qu'elle est reconnue comme un pays médiateur ; cet aspect n'est pas à sous estimer si l'on sait que les 89 pays membres ont des intérêts forts différents.
Les sessions de la CBI se tiendront dorénavant tous les deux ans et non plus tous les ans. Cela correspond à une ancienne demande de la Suisse.