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Les relayeuses suisses du 4x100 m quitteront Tokyo sur une déception. Elles ont terminé au pied du podium olympique, à 2 dixièmes du bronze, après une course marquée par des imperfections.
Riccarda Dietsche, Ajla Del Ponte, Mujinga Kambundji et Salomé Kora ont couru en 42''08 (à 3 centièmes de leur record de Suisse établi lors des séries), contre 41''88 aux Britanniques, médaillées de bronze.
Devant, la Jamaïque de Shelly-Ann-Fraser-Pryce et Elaine Thompson-Herah, médaillée d'or en 41''02, était intouchable, de même que les Etats-Unis, en argent (41''45). Thompson-Herah aura réalisé un triplé à la Usain Bolt, avec encore ses titres sur 100 et 200 m.
Pas illogique
Cette 4e place des Suissesses correspond aux forces en présence. Les Suissesses ont été valeureuses. Mais avec le retour de la championne du monde du 200 m Dina Asher-Smith dans l'équipe britannique, les Anglaises étaient redoutables. Elles avaient déjà couru nettement plus vite en séries que le quatuor helvétique, sur lequel pesaient peut-être des attentes trop élevées.
Pour monter sur la boîte, les Suissesses auraient dû être parfaites. Ce fut loin d'être le cas. Riccarda Dietsche n'a pas été foudroyante sur le premier relais. Et le dernier passage de témoin, entre Kambundji et Kora, s'est révélé médiocre. La transmission a pris beaucoup de temps.
Un air de déjà-vu
«Le dernier passage n'était pas optimal. La déception l'emporte. On visait une médaille», a sobrement commenté Kambundji.
Les larmes des Suissesses à l'arrivée, de Del Ponte et Kora en particulier, étaient amères. D'autant que le quatuor suisse termine pour la quatrième fois au pied du podium, après les Mondiaux de Londres en 2017 (5es), les Européens 2018 (4es) et les Mondiaux de Doha en 2019 (4es), les deux dernières fois pour une poignée de centièmes.
«Nous allons continuer à travailler individuellement ainsi que nos transmissions de témoin. Nous reviendrons plus fortes», a promis Salomé Kora. Prochaines grandes échéances dès l'été prochain, avec les Mondiaux à Eugene (USA) puis les Européens à Munich.
Le coach national Raphaël Monachon tient là un quatuor performant, et même un sextuor avec encore Cynthia Reinle et Sarah Atcho, remplaçantes à Tokyo. Le Jurassien bernois effectue du bon travail depuis qu'il a pris l'équipe en main à fin 2017, après l'intermède de Ralph Mouchbahani, qui avait succédé un an plus tôt à Laurent Meuwly, le «père» de cette génération de relayeuses.
Consolation s'il en est, les Suissesses ont battu les Allemandes, 5es, qui les avaient devancées en séries.