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De nouvelles expériences d’IRM valident l’hypothèse d’un dysfonctionnement du thalamus auditif dans la dyslexie, relais vers le cortex auditif primaire.1
Des chercheurs allemands viennent de découvrir une dysfonction des mécanismes neuronaux modulant le thalamus auditif, plus particulièrement le corps genouillé médian, qui jouerait un rôle essentiel dans les capacités de traitement phonologique dans la dyslexie. L’oxygénation cérébrale de quatorze adultes dyslexiques et quatorze adultes contrôles a été mesurée pendant qu’ils devaient soit reconnaître des changements de phonèmes – ou sons articulés –, soit écouter des variations de caractéristiques vocales, dans des séquences de six syllabes. L’IRM fonctionnelle a révélé que chez les adultes dyslexiques, le corps genouillé médian répondait anormalement lors de la tâche de reconnaissance des sons. Pour les auteurs, le problème n’a donc «rien à voir avec le système sensoriel lui-même, mais avec celui impliqué dans la reconnaissance du langage».
Les chercheurs se proposent maintenant de déterminer si les programmes de traitement actuels influent sur le corps genouillé médian.