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En tout, 76'685 hommes âgés entre 55 et 75 ans ont pris part à l'étude PLCO.
Une partie des participants a effectué durant six ans un test annuel du PSA ainsi que quatre fois un toucher rectal annuel (groupe screening).
L'autre groupe n'a bénéficié d'un test du PSA qu'en cas de soupçon du cancer (prévention conventionnelle). Il est nécessaire de préciser que la prévention conventionnelle est effectuée aux USA bien plus souvent qu'en Suisse et dans le reste de l'Europe. Le programme de prévention s'est terminé en octobre 2006. 57% des participants ont pu être observés durant 13 années; ce taux était même de 92% jusqu'à 10 années.
Durant les 13 ans d'observation, un cancer de la prostate a été diagnostiqué chez 4'250 hommes du groupe screening et chez 3'815 hommes du groupe de prévention conventionnelle; 12% plus de cancers de la prostate ont donc été diagnostiqués dans le groupe screening. Après ces mêmes 13 ans d'observation, par contre quasiment autant de participants sont morts du cancer de la prostate dans les deux groupes.
Les autres facteurs de risque, tels que l'âge ainsi que d'autres maladies ou tests du PSA déjà effectués avant l'étude, n'avaient ici aucune influence notoire.
Les experts en déduisent donc que l'utilisation intense du screening (tests du PSA et touchers rectaux) pour le dépistage précoce du cancer de la prostate, en comparaison avec les tests de prévention "conventionnelle" (c'est-à-dire un test du PSA uniquement lors d'un soupçon du cancer), ne permet pas de distinctement réduire le taux de mortalité du cancer de la prostate.