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Au fur et à mesure que la tradition se diffusait et progressait, les frères accueillaient probablement de grands tableaux que les propriétaires ne pouvaient pas conserver dans leurs maisons, outre ceux qui appartenaient à la Commune ; en revanche, les petites œuvres étaient probablement stockées par leurs propriétaires dans des débarras ou des greniers, comme le faisaient les derniers « particuliers ».
À la fermeture du couvent en 1852, tout le patrimoine, y compris les transparents, passèrent à la Commune, qui s'occupait sans doute déjà de leur installation dans les rues. De nombreuses personnes du village se souviennent encore de la cohabitation difficile des fragiles tableaux et des élèves éveillés des écoles aménagées dans le couvent, ainsi que des demandes fréquentes pour l'obtention d'un local spécifique et bien isolé, devenu urgent suite à une infestation dangereuse de moisissures il y a quelques décennies.
Enfin, en 2014, la Commune a restructuré et aménagé avec des étagères spéciales tout le rez-de-chaussée d'une aile de l'ancien couvent pour les tableaux les plus grands, tandis que les très nombreuses lanternes (il y en a désormais plus de 300) sont réparties dans les locaux bien fermés d'un autre bâtiment à proximité, où se situe aujourd'hui le laboratoire de restauration.
Depuis 1982, date à laquelle le Musée d'art s'est installé dans les locaux du couvent, la population demande en vain chaque année à la commune d'honorer sa promesse en aménageant au moins une pièce pour l'exposition permanente des « transparents », surtout après la deuxième phase des restaurations qui a doublé la disponibilité des espaces pour le musée.
Ils n'ont été exposés que trois fois dans le musée, jusqu'en 2012 ; pour le reste, seule la générosité de la paroisse permet d'exposer dans l'église quelques-uns des originaux, qui se charge également de de la surveillance le soir des processions.