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«La désobéissance civile doit-elle être subventionnée?» C'est par cette interpellation urgente que Matthieu Carrel, chef de groupe PLR au Conseil communal (législatif), a lancé le débat la semaine passée. En ligne de mire, le fait qu'une Maison de quartier avait accepté de louer une salle au collectif militant Extinction Rebellion (XR) le 20 septembre dernier. Peu après, ses membres s'étaient rendus sur le Pont Bessières pour empêcher toute circulation sur cet axe du centre ville, de manière non-autorisée. Le but: attirer de manière pacifique l'attention sur l'état d'urgence et pousser les autorités à agir en faveur du climat.
Présidente des Maisons de quartier et employée de la Ville, Marlène Voutat (Ensemble à gauche) a estimé que la manifestation non-autorisée du 20 septembre dernier n'était pas partie à proprement parler de la salle communale louée, et le comité qui gère la location de salles ne sait pas ce qu'il se dit lors de ces réunions. «XR n'anime-t-il pas à sa façon, originale et ludique, les affaires socio-culturelles de la Ville?», a-t-elle ajouté. Pierre Conscience (Ensemble à gauche/SolidaritéS) demande, lui, s'il s'agit en fait de combattre le droit même de XR à pouvoir se réunir.
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