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New York - Goldman Sachs savait qu'elle risquait des poursuites au civil dans l'affaire du montage des obligations CDO Abacus, ont indiqué vendredi des sources proches du dossier. La banque avait reçu une notification de la Securities and Exchange Commission (SEC) au cours des six derniers mois.
L'autorité boursière envoie ce genre de note aux sociétés ou aux personnes pour les alerter de la possibilité que les autorités publiques agissent contre elles. Les personnes ou les sociétés faisant l'objet de l'enquête ont le droit de présenter des arguments et notamment pourquoi elles estiment ne pas devoir faire l'objet de poursuites.
La même procédure a été suivie dans l'affaire Abacus, ont expliqué des sources proches du dossier.
En principe, les sociétés cotées en Bourse font savoir si un de leurs employés ou elles-mêmes ont reçu une notification de la SEC, même si elles n'y sont pas légalement obligées.
Or, dans les documents diffusés ces derniers temps par Goldman, il n'est fait mention d'aucune notification qu'aurait reçu la banque ou le responsable des produits structurés mis en cause, Fabrice Tourre.
Un porte-parole de Goldman s'est refusé à tout commentaire sur cette absence de mention.
Le dépôt de la plainte de la SEC contre Goldman intervient après une campagne de relations publiques sans précédent montée par la banque pour défendre son image.
Très récemment, Goldman a adressé une longue lettre à ses actionnaires dans laquelle elle défend ses pratiques en affaires.
Le PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, avait dit au "Sunday Times" en novembre que les banques remplissaient à son avis un objectif social et faisaient "le travail de Dieu".
ATS