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Le rôle des technologies
Pratiquement tous les scénarios postulent que des changements technologiques et structurels se produiront au cours de ce siècle, aboutissant à une réduction relative des émissions en comparaison avec le cas hypothétique où les intensités d’émissions du PIB et des structures économiques resteraient les mêmes qu’aujourd’hui [v. Chapitre 2, section <ip-pii>].
Les scénarios basaux postulent généralement un changement technologique significatif et la diffusion de nouvelles technologies plus avancées. Dans les scénarios d’atténuation, un progrès technologique supplémentaire est « induit » par le truchement de différentes politiques et de différentes mesures. Les scénarios de stabilisation à long terme soulignent l’importance des progrès technologiques, des technologies avancées, de l’apprentissage par l’essai et du changement technologique endogène aussi bien pour atteindre les cibles de stabilisation que pour réduire les coûts (bon accord, nombreuses mises en évidence) [3.4.).
Les différentes catégories de scénarios reflètent aussi les différentes contributions aux mesures d’atténuation. Cependant, tous les scénarios de stabilisation aboutissent à la conclusion que 60 à 80% de toutes les réductions proviendront des secteurs énergétique et industriel. Les gaz non- CO2 et l’affectation des sols contribueraient aux 30 à 40% résiduels (voir, pour des exemples alternatifs, la Figure RT.10). De nouvelles études explorant des niveaux de stabilisation plus astreignantes indiquent qu’un portefeuille de technologies plus large est nécessaire. Celles-ci pourraient inclure l’énergie nucléaire, le captage et le stockage du carbone (CSC) et la bioénergie avec capture et stockage géologique du carbone (CSGC) (bon accord, nombreuses mises en évidence) [3.3.5].
Figure RT.10 : Réductions cumulées d’émissions pour des mesures alternatives d’atténuation, 2000-2030 (panneau de gauche) et pour 2000-2100 (panneau de droite). La figure montre les scénarios illustratifs issus de quatre modèles (AIM, IMAGE, IPAC et MESSAGE) visant à la stabilisation à des niveaux bas (490 à 540 ppm CO2-éq) et intermédiaires (650 ppm CO2-éq) respectivement. Les barres sombres dénotent les réductions dans le cadre d’un objectif à 650 ppm CO2-éq et les barres rouges les réductions supplémentaires pour atteindre 490 à 540 ppm CO2-éq. Il faut soulever que certains modèles ne considèrent pas l’atténuation via l’amélioration des puits de carbone forestiers (AIM et IPAC) ou le CSC (AIM) et que la part des alternatives énergétiques peu intensives en carbone dans l’approvisionnement énergétique total est aussi déterminée par l’inclusion de ces alternatives dans la situation de référence. Le CSC comprend la capture et le stockage du carbone issu de la biomasse. Les puits forestiers comprennent la réduction des émissions issue de la déforestation. [figure 3.23].