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Le cancer sera la première cause de mortalité d'ici à 2010, détrônant les maladies cardio-vasculaires. Selon le rapport annuel de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) publié le 9 décembre, cette tendance est liée à l'augmentation de la consommation de tabac dans les pays en développement: 40% des fumeurs de la planète.
Les décès par cancer
Le cancer ignore les frontières. Deuxième cause de mortalité dans les pays développés, il fait partie des trois principales causes de mortalité chez l'adulte dans les pays en développement.
Le cancer est à l'origine de 12,5% du total des décès, soit plus que la proportion de décès causés par le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme réunis.
Le cancer est un problème de santé publique dans le monde entier. Il n'épargne personne : jeunes et vieux, riches et pauvres, hommes, femmes et enfants, tous peuvent être frappés.
Types de cancer
De tous les types de cancer, le plus meurtrier est le cancer du poumon.
Les cancers du poumon, de l'estomac, de la gorge et de la vessie frappent davantage d'hommes que de femmes.
Les cancers déclenchés par des infections - foie, estomac et col de l'utérus - sont plus répandus dans le monde en développement.
Les cancers de la prostate, du sein et du colon sont plus fréquents dans les pays riches que les pays pauvres.
Les cancers que l'on parvient le plus souvent à guérir sont, s'ils dont diagnostiqués suffisamment tôt, ceux du sein, du col de l'utérus, de la prostate, du colon et de la peau.
Tendances
La détection précoce peut sauver des vies.
Les taux d'augmentation sont les plus élevés dans les pays en développement et les nouveaux pays industrialisés.
L'augmentation relative est moindre dans certains pays occidentaux dont les populations renoncent au tabac et adoptent des modes de vie plus sains.
Avec la progression régulière de la proportion de personnes âgées dans le monde, le nombre des cas nouveaux de cancer augmentera de presque 50% au cours des 20 années à venir. Si la consommation de tabac et les comportements nocifs pour la santé se maintiennent à leurs niveaux actuels, cette augmentation sera encore plus forte.
43% des décès causés par le cancer sont liés au tabac, à l'alimentation et à des infections.
Si les tendances actuelles se mantiennent, environ 500 millions de gens actuellement en vie seront un jour ou l'autre victimes du tabac; la moitié d'entre eux seront dans la force de l'âge et verront leur existence abrégée de 20 à 25 ans. (Banque mondiale, 1994)
La consommation de tabac est, dans le monde, la cause de cancer la plus facile à éviter. Dans la plupart des pays développés, le tabagisme est à l'origine de jusqu'à 30% de tous les cas de cancer. Le tabac est responsable de plus de 80% des cas de cancer chez l'homme et de 45% des cas chez la femme dans le monde.
Le tabac peut aussi être la cause de cancers de nombreuses localisations, dont la gorge, la bouche, le pancréas, la vessie, l'estomac, le foie et les reins.
Que cette génération soit la dernière à fumer.
L'usage du tabac est la cause de mortalité la plus facile à prévenir. Si la consommation de tabac était dès maintenant réduite de moitié, les maladies liées au tabac, dont le cancer, feraient de 20 à 30 millions de victimes en moins avant 2025 et de 170 à 180 millions de victimes en moins avant 2050.
Cesser de fumer ou, mieux encore, ne jamais commencer à fumer, est ce que l'on peut faire de mieux pour protéger sa santé. Quant aux fumeurs qui renoncent au tabac, les bénéfices qu'ils en retirent pour leur santé sont immédiats.
Le tabagisme représente une menace pour la santé publique et cette menace justifie que la société tout entière se mobilise contre elle.
Respirer la fumée des autres (être un fumeur passif) accroît de 20% le risque de cancer du poumon chez les non-fumeurs.
Les coûts économiques du tabagisme, dont les frais de traitement et les pertes de productivité qui en résultent, l'emportent largement sur les recettes fiscales tirées de la vente de tabac.
Les chances de survie de certains cancers courants dépendent dans une large mesure du moment où ils sont dépistés et de la façon dont ils sont soignés. La détection précoce est basée sur l'observation selon laquelle le traitement est d'autant plus efficace que le cancer est décelé tôt. Elle passe par une meilleure connaissance des premiers signes et symptômes du cancer (p. ex. grosseurs, plaies, saignements), ainsi que le dépistage, c'est-à-dire l'examen d'individus apparemment sains.
Source : La Liberté, OMS (extrait du rapport), décembre 2008
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