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Vous avez sûrement déjà pu voir à la télévision, dans les rues ou les centres commerciaux ces jeunes (enfin plus ou moins) tournants sur la tête, faisant des roulés-boulés et autres acrobaties diverses tout cela en musique, alors vous êtes familier de ce que l’on appelle le bboyin.
Le bboyin ou breakdance fait son apparition dans les années 70 à New York, idéalisé par Afrika Bambataa qui y voit un moyen pour contrer la violence armée des gangs et le remplacer par un affrontement dansé sans contacts ! Le bboyin se compose de différents éléments : le top rockin (pas de préparation), les footworks (travail au sol), les freezes (blocage) et les powermoves (mouvements athlétiques types gymnastiques). Le breaker appelé Bboy pour un homme ou Bgirl s’il s’agit d’une femme, mais si l’on parle aussi de breaker c’est parce qu’au début le bboyin évoluait surtout sur les longs passages non chantés figurant sur les morceaux de funk, composés de batterie ou diverses percussions appelés break.
À son commencement le bboy pratiquait surtout le rockin/top rockin/up rockin affrontement mimant diverses attaques sur l’adversaire puis l’évolution et surtout le groupe Rock Steady Crew amenèrent ce style au sol pour encore plus de variations. Mais alors doit-on dire Breakdance ou bboyin ? Pour moi il n’y a personnellement pas de différence entre bboyin et breakdance, mais les puristes préféreront le mot bboyin qui est dû à une très fameuse interview de Ken Swift sur le mouvement et sa vision sur cette danse dans les années 90.
Peu à peu, le style évolue encore dans les années 80 avec l’introduction des powermove, ces mouvements acrobatiques tels que tourner sur la tête (head spin), sur le dos (backspin), le windmill/la coupole, the flare/le thomas (sorte de ciseau tel le gymnaste). Dans les années 80, l’Europe, notamment la France prend connaissance du phénomène grâce notamment à l’émission H-i-p h-o-p de Sidney sur TF1. Dans le milieu des années 90, le bboyin connaît un petit passage à vide, disparaît du mainstream (vidéo clips voir émissions hiphop) surtout en Europe et en France, mais il reste toujours bien présent chez les activistes.
Fin des années 90 le bboyin réapparaît plus fort mais aussi plus varié grâce l’arrivée de Benji en France ou des Bboys tel que Crumbs et bien d’autres qui vont encore ajouter des pierres à l’édifice avec des clefs (passage d’un des membres du corps entre deux autres parties qui se tiennent), les clashs (des blocages très impressionnants ou le corps se casse en 2 pour former un v), des powermoves encore plus fous comme 1990 (ou les tours sur une main), les air flair (ciseau Thomas en l’air) notamment !
Savant mélange de danses diverses telles que le charleston, la salsa, les danses russes/slovaques, le tip top, mais aussi du mime, des arts martiaux (kung fu, capoeira), de la gymnastique, des acrobaties et bien d’autres encore, le bboyin est une danse variée, mais aussi assez physique.
De nos jours, on peut trouver des Bboys et Bgirls (encore en minorité) un peu partout dans le monde (USA, Europe, Amérique latine, Afrique, Asie ) mais surtout une génération qui tente de se rajeunir perdant peut être un peu de vraie passion voir de réel intérêt, mais ne sait on jamais avec le temps…
Un conseil à tout bon néophyte n’ayant jamais pratiqué, ne pas brûler les étapes, mais surtout avoir conscience du réel danger de cette dance qui peut engendrer de graves blessures (pouce cassé, genou, cheville, poignets…)
Prochains événements :
Street Gervais contest, place St Gervais, Genève, 19 mai
Style is queen , 17 au 31 mai à Thoune www.styleisqueen.com
Summer breakdance, Genève, août
Adresses utiles
Aigle : Yu-Seng, Kfm (Red bull bc one Swiss winner 2012), Kfm School
Genève : azdance, Ledge (know the Ledge)
Centre commercial Balexert en dehors des heures d’ouvertures du centre
Parc des bastions par beaux temps
Ferney-voltaire : SkillZoo gang
Lausanne : Johnny boy (scrambling feets) dk school
Neuchâtel : deep trip
À vous de trouver la bonne dose selon vos motivations !
par le Dr. Lutz