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Le Parlement de l'Oklahoma a adopté jeudi une loi interdisant tout avortement dès la fécondation. Cette décision fait de ce bastion conservateur du sud des Etats-Unis l'Etat possédant la réglementation la plus restrictive en matière d'interruption volontaire de grossesse.
Le vote est intervenu alors que le droit à l'avortement aux Etats-Unis est menacé par la Cour suprême qui, selon un document révélé par Politico, semble prête à revenir en arrière, 50 ans après sa décision historique de protéger l'IVG.
Pour entrer en vigueur, le texte doit désormais être signé par le gouverneur Kevin Stitt. Le 3 mai, il en avait déjà signé un qui interdisait l'avortement après six semaines de grossesse. Cet élu républicain a indiqué qu'il apposerait sa signature sur toute loi imposant davantage de restrictions sur l'avortement.
Inspiré d'un texte adopté par le Texas en septembre, il ouvre la porte à des poursuites lancées par de simples citoyens à l'encontre de personnes soupçonnées d'avoir avorté. La définition de l'avortement, selon le texte, n'inclut toutefois pas «l'utilisation, la prescription, la fourniture ou la vente de pilules du lendemain ou de tous types de contraception ou de contraception d'urgence».
La vice-présidente américaine Kamala Harris a dans la foulée dénoncé la décision du Parlement de l'Oklahoma comme «la dernière en date d'une série d'attaques flagrantes sur les femmes par des élus». Elle a appelé les Américains à élire des dirigeants qui défendraient le droit à l'avortement au niveau local, des Etats, et fédéral.
L'organisation Planned Parenthood, qui défend le droit à l'avortement, a annoncé de son côté qu'elle allait «assigner l'Oklahoma en justice».
L'Etat accueillait depuis quelques mois des milliers de Texanes cherchant à avorter, après le passage en septembre d'un texte similaire par ce voisin. (sda/ag)
Une chaîne d'information française a publié une conversation téléphonique entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron. Cet entretien a eu lieu quatre jours seulement avant le début de l'invasion russe en Ukraine. Il est plutôt inhabituel que des conversations entre chefs d'Etat et de gouvernement soient rendues publiques mot pour mot. Dans ce cas, le président français avait autorisé le journaliste Guy Lagache à enregistrer la rencontre téléphonique.