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29/08/2013
Salon international de l'aviation et de l'espace de Moscou 2013, Bombardier Aéronautique a annoncé qu’Ilyushin Finance Co. (IFC), société de crédit-bail de Moscou, a signé une lettre d'intention relative à une commande de 50 avions de ligne Q400 NextGen, qui pourraient être assemblés en Russie en vertu de la création potentielle d’une co-entreprise entre Bombardier et Rostekhnologii (« Rostec »).Cette annonce fait suite à celle faite plus tôt hier portant sur une coopération industrielle potentielle entre Bombardier et Rostec, une société d’État contrôlée par la Fédération de Russie, une centaine d’avions Q400 sont concernés.
La série d'ententes préliminaires entre Bombardier et Rostec comprenait une lettre d'intention relative à la vente de 50 avions Q400 NextGen, une entente de développement de marché conclue avec Rostec et sa filiale de location-exploitation d'avions, Avia Capital Services, qui donnera l'occasion de placer au moins 50 autres avions Q400 NextGen dans la région, et un protocole d'entente pour valider la possibilité d'établir une chaîne d’assemblage montage final d'avions Q400 NextGen en Russie. Si le protocole d'entente menait à l'établissement d'une chaîne d’assemblage final en Russie, les avions qu'IFC entend acheter y seraient assemblés et, combinés aux avions que doit acquérir Rostec, porterait à 100 le nombre total d'avions Q400 NextGen qui seraient fabriqués en Russie pour des clients russes.
Si une entente d'achat définitive était conclue entre Bombardier et IFC, au prix courant des avions de ligne Q400 NextGen, ce contrat ferme de 50 avions Q400 NextGen serait estimé à 1,695 milliard $ US.
28/08/2013
ST. LOUIS, il y a quelques semaines, je vous avais parlé du début des essais en vol de l’Advanced Super Hornet (ASH) de Boeing. Cette campagne de testes en vol, vient de s’achever et le constructeur Boeing, nous transmet quelques informations relatives à cette modernisation.
Durant trois semaines, Boeing et son partenaire Northrop-Grumman ont testé en vol le démonstrateur du F/A-18 Advanced Super Hornet. Selon les premières informations disponibles, l’avion a démontré qu’il est en mesure de surpasser les menaces pour les décennies à venir et ceci avec l’aide d’améliorations qui le rendent beaucoup plus difficile à détecter pour les radars.
Les essais ont eu lieu, sur le célèbre polygone de la base de Patuxent River, dans le Maryland. La première étape consistait à valider les réservoirs de carburant (CFT) et les nouveaux pylônes d’armement (EWP), dont le design permet de réduire la signature radar de l’avion. Ces deux éléments peuvent être ajoutés sur n’importe quel F/A-18E/F «Super Hornet» existant.
Selon Boeing, la signature ainsi corrigée du «Super Hornet», permet d’être diminuée de l’ordre de 50%, par rapport, à la variante actuelle en service au sein de l’US Navy. Les tests ont également montrés que les CFT augmentent le rayon d'action du jet jusqu'à 130 miles nautiques, pour un rayon d'action total de plus de 700 miles nautiques.
La seconde phase d’essais, qui débutera à une date pour l’instant confidentielle, doit permettre de valider un nouveau cockpit, un moteur amélioré et valider l’IRST.
Pour Boeing, ces améliorations doivent permettre au «Super Hornet» de rester opérationnel au-delà de 2030.
Photos : Essais en vol de l’Advanced Super Hornet @ Boeing
LONG BEACH, Californie, le troisième Boeing C-17 « Globemaster III » a été livré à l'Armée de l’air indienne (IAF). L’avion a rejoint le premier et le second C-17 qui sont arrivés en juin et juillet respectivement. Boeing est sur la bonne voie pour livrer deux autres C-17 à l’IAF cette année et cinq en 2014.
Rappel :
L’avion à l’origine dessiné par MC-Donnell-Douglas (avant son rachat par Boeing) dispose d’un train d’atterrissage composé de quatorze roues, son fuselage fait appel à bon nombre de matériaux composite et pour permettre une utilisation facilitée et ceci malgré sa taille, le pilote dispose d’une assistance numérique qui facilite tant le pilotage que son déplacement au sol.
L’avion est optimisé pour des missions à la fois tactiques et stratégiques. Sa soute est d’une longueur de 26.52 m et large de 5,49 m. La hauteur est de 4,11 m. Dotée de rails au sol la manutention en est grandement facilitée. En matière de transport de véhicule, le C-17 peut emporter par exemple un char d’assaut de 55 tonnes ou quatre hélicoptères UH-60 « Black-Hawk », par exemple. A ce jour, le C-17 est employé dans l’US Air Force, au Canada, en Angleterre, Australie, le Qatar, les EAU et l’Inde
Photo : Le 3e C-17 indien @ Boeing
27/08/2013
JAKARTA, L’Indonésie vient de signer un accord avec les Etats-Unis pour l’achat de huit hélicoptères de combat Boeing AH-64E Block III «Apache». L’entente a été confirmée lors d'une conférence de presse conjointe à entre le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel et son homologue indonésien Purnomo Yusgiantoro ministre de la Défense. Le montant du contrat s’élève à 500 millions de dollars.
Binôme Apache & Super Tucano :
Ces dernières années, Jakarta a considérablement renforcé ses capacités d'attaque au sol. Lorsque les AH-64E «Apache» arriveront, ils viendront compléter les 16 Embraer EMB-314 «Super Tucano» d’attaque au sol,que l’Indonésie est en train d'introduire au sein de son armée de l'air.
En effet, l’Indonésie a souffert des insurrections périodiques dans des provinces comme Aceh et en Papouasie occidentale, créant une niche pour les avions de contre-insurrection et un besoin d’appuis feu rapproché qui sera renforcé avec l’arrivée de l’Apache.
Les AH-64E «Apache» block III indonésien seront dotés de missiles Lockheed-Martin AGM-114 Hellfire.
L’AH-64E Block III «Apache» :
L’ AH-64E «Apache» Block III offre plusieurs améliorations, y compris une plus grande puissance en ce qui concerne la motorisation. Il est doté de nouvelles pales en composites. Il dispose d’une avionique et d’un système d’arme amélioré. L’appareil dispose d’une meilleure interopérabilité avec les systèmes aériens sans pilote (Drones) et ceci grâce à une mise en réseau du système (Net Centric Warfare). L’AH-64E comprend une nouvelle architecture de communication de type JTRS (Joint Tactical Radio System), de nouvelles commandes électriques, le nouveau radar de contrôle de tir «Longbow» block III. L’appareil dispose également d’une capacité en réseau permettant une connectivité avec l’ensemble des moyens aériens et terrestre. Question maintenance, les systèmes permettent une diminution des charges notamment en engagement.
Photos 1 AH-64E block III Apache @ Beoing 2 Image dans la Jungle @ Militaryspot
C’est fait, la sous-commission du national approuve par 14 voix contre 9 l’achat des 22 avions de combat Gripen E. Prochaine étape, le Parlement et très vraisemblablement un vote devant le peuple.
Rappel :
L’ultime point de divergence de la sous-commission concernait le paiement. A la négociation du contrat, Saab demandait un versement de 2 milliards (66%) avant livraison et le solde ensuite.
Pour nos politiciens, ce montant était inacceptable et ceux-ci militaient pour 15% du prix total.
Saab a revu sa copie et le contrat définitif demande un premier versement de 1 milliard (40%) avant livraison, le reste en plusieurs versements (montants non communiqués). Signalons également la mise en place de contreparties payées par l'Etat suédois en cas de retard de livraisons, 12 millions.
Pourquoi payer 1 milliard ?
Ce montant peut sembler énorme, mais il faut savoir que le constructeur SAAB nous livre un avion clef en main. Plusieurs éléments comme le moteur : (General-Electric), l’antenne radar et l’IRST (Selex Es) et l’armement (Diehl BGT, MBDA) sont fabriqués par des tiers. Il faut donc s’approvisionner dans une multitude de systèmes, cela coûte.
Le bon choix :
Il est difficile de demander plus et ceci d’autant plus que nous avons obtenu un rabais de près de 20% sur le prix total ! Ajoutons qu’un juriste suédois, mandaté par armasuisse, a pu consulter le document et le service juridique en a conclu que «les garanties et assurances sont clairement régies et appuyées par un système de règlement de litige avantageux ».