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siang, delang, tawoyan, ngaju, katingan
siang, delang, tawoyan, ngaju, katingan
env. 1'600'000
animisme, islam, christianisme
Éléments du Nouveau Testament (une version ancienne de la Bible entière existe en ngaju)
Les Patip vivent au bord de larges fleuves, à l’intérieur des terres, sur une grande île d’Asie du Sud-Est. La communauté linguistique des Patip est composée de plusieurs groupes linguistiques qui se distinguent les uns des autres entre autre par leur langue et leur mode de vie. Les Patip sont fiers de leur culture et de leur propre langue, même si la plupart sont multilingues.
Ils vivent traditionnellement dans de longues maisons sur pilotis (180m de long et environ 15m de large) construites près du fleuve, qui peuvent accueillir jusqu’à 300 membres d’une communauté. Chaque famille étendue y a son propre espace. Du côté du fleuve, une véranda couverte sert d’espace communautaire. Autrefois, certains Patip étaient chasseurs de têtes. Ils inspiraient la crainte, car, pour des raisons religieuses, ils exposaient les crânes de leurs esclaves et de leurs ennemis dans leurs maisons.
Beaucoup de fleuves traversent la région où vivent les Patip. C’est pour cela qu’ils ont développé leur propre technologie de transport grâce à l’eau. Comme le niveau des rivières est influencé par le flux et le reflux, les Patip plantent généralement du riz sauvage. En amont des cours d’eau, ils cultivent aussi des champs qui n’ont pas besoin d’être irrigués. Ils défrichent grâce à la technique du brûlis. Ils vivent aussi de la pêche dans les rivières ainsi que de la cueillette et de la chasse dans les forêts. Les Patip font également du commerce de pierres précieuses et d’ustensiles ménagers confectionnés artisanalement.
À l’origine, la plupart des Patip pratiquaient leur religion traditionnelle. Mais la situation religieuse actuelle est marquée par la politique du gouvernement central qui ne reconnait que quelques grandes religions. À cause de cela, les Patip qui ne sont convertis ni à l’islam ni au christianisme se déclarent sous la rubrique des « variantes de l’hindouisme », bien qu’en réalité ils suivent plutôt la tradition des croyances originelles. Actuellement, environ 60% des Patip sont chrétiens et 30% musulmans. Ces deux religions sont souvent très mêlées aux croyances traditionnelles.
Dans quatre des langues patip, les chrétiens locaux ont commencé la traduction de la Bible de pair avec des programmes d’alphabétisation et d’école du dimanche pour les enfants. Ces chrétiens ont pris en main leur projet et ont un programme permanent de formation pour compléter les équipes de traduction et d’enseignement. Dans chaque langue, un comité de traduction a été mis sur pied pour recruter les traducteurs et les réviseurs et pour superviser leur travail. Dans deux des cinq langues, l’évangile de Luc et quelques lettres (épîtres) sont déjà traduits et imprimés et les traducteurs travaillent maintenant assidument sur le reste du Nouveau Testament. Il existait déjà une version de la Bible en ngaju, mais elle date du début du 20ème siècle et a un sérieux besoin de remaniement. Le dernier projet à démarrer c’est le katingan, un dialecte du ngaju, avec la mise en place actuelle d’un comité de traduction.
Dans le domaine de l’agriculture, les Patip auraient besoin de pouvoir cultiver sans avoir recours au brûlis et aussi de pouvoir mieux utiliser les terrains marécageux. À ce jour, leur système d’irrigation des rivières est irrégulier car il est entièrement dépendant du flux et du reflux des eaux. En ce qui concerne la santé, il faudrait davantage de dispensaires et de personnel médical.
Comme beaucoup de Patip comprennent mal les messages donnés en langue nationale, ils n’ont souvent aucune idée de ce que la foi chrétienne implique et ils restent fortement influencés au quotidien par leurs croyances traditionnelles. Pour apprendre à mieux connaître Dieu et pour grandir dans leur relation personnelle avec Lui, ils ont besoin de la Bible dans leur langue maternelle.