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Un·e psychologue est un·e professionnel·le de la santé mentale qui a obtenu un diplôme universitaire en psychologie. Les psychologues peuvent exercer dans différents domaines : prise en charge clinique, recherche, ressources humaines, … Tou·tes les psychologues ne sont pas psychothérapeutes.
Un·e psychologue psychothérapeute s’est spécialisé·e en suivant une formation postgrade en psychothérapie reconnue au niveau fédéral. Un·e psychothérapeute soigne par la parole. Il ou elle est formé·e à pratiquer une écoute active et sans jugement, et à utiliser des techniques scientifiquement prouvées pour traiter la souffrance mentale.
Un·e psychiatre est un médecin qui s’est ensuite spécialisé·e en psychiatrie et psychothérapie. II est donc à même de soigner les troubles mentaux à travers la psychothérapie, tout comme les psychologues psychothérapeutes. À la différence de ces dernier·ères, les psychiatres peuvent prescrire des médicaments.
Une psychothérapie diminue ou traite efficacement les symptômes de souffrance psychique, comme par exemple l’anxiété, la dépression, le burn-out, ou encore les dépendances à des substances (cette liste n’est pas exhaustive) (Fédération Suisse de Psychologie, 2023). Lorsque l’on en ressent le besoin, quel que soit le niveau de souffrance, il est important de demander une aide professionnelle.
Une crise d’angoisse (aussi appelée attaque de panique ou crise de panique) est une période brève d’extrême détresse, d’anxiété, ou de peur qui commence brutalement et est accompagnée de symptômes physiques et/ou émotionnels. Une crise de panique peut entraîner des symptômes tels qu’une douleur thoracique, une sensation de suffocation, un étourdissement, des nausées ou un essoufflement. Quand ces attaques de panique sont récurrentes, on peut parler de trouble panique (Manuel MSD, 2020).
La dépression est une maladie parfois difficile à diagnostiquer car toutes les dépressions ne se ressemblent pas. La plupart du temps, cela consiste en un sentiment de tristesse et/ou une perte d’intérêt ou de plaisir pour les activités habituelles ; elle devient un trouble lorsqu’elle est suffisamment intense pour perturber le fonctionnement de la vie quotidienne. Elle peut survenir après un événement triste ou une perte récente. La dépression n’est pas un manque de volonté ni un signe de faiblesse (Manuel MSD, 2021).
L'anxiété est un état émotionnel désagréable associant nervosité et inquiétude. L'anxiété peut parfois survenir avant même l’apparition d’une menace. Le fait même de l’anticiper peut suffire à la déclencher. Elle peut persister après que la menace soit passée ou encore survenir en l'absence d'une menace identifiable. L'anxiété s'accompagne souvent de manifestations physiques et comportementales, semblables à celles causées par la peur (Manuel MSD, 2020).
Elle apparaît dans le trouble bipolaire, anciennement désigné sous le nom de psychose maniaco-dépressive. Dans cette maladie, les épisodes de dépression et les épisodes de manie surviennent de manière alternée. La manie est caractérisée par une activité physique excessive et un sentiment d’exaltation très intense, disproportionné par rapport à la situation (Manuel MSD, 2021).
Le trouble obsessionnel-compulsif (TOC) est caractérisé par des pensées récurrentes, persistantes, non désirées et intrusives, des pulsions, ou des images (obsessions) et/ou par des comportements répétitifs ou des actes mentaux que les personnes se sentent poussées à faire (compulsions) pour essayer de réduire ou d’éviter l'angoisse que provoquent les obsessions (Manuel MSD, 2021).
La psychose correspond à des symptômes tels que les idées délirantes, les hallucinations (qui peuvent être visuelles, auditives, etc.), les pensées et paroles désorganisées et des comportements moteurs étranges et inadéquats qui indiquent une perte de contact avec la réalité (Manuel MSD, 2021).
Il existe de nombreuses idées reçues sur les troubles psychiques. Le fait de vivre avec un trouble psychique peut engendrer une dévalorisation de la personne aux yeux des autres, car on y associe des caractéristiques négatives : c’est ce qu’on appelle la stigmatisation. Tout le monde a des préjugés, mais il est important d’en avoir conscience afin de diminuer l’impact négatif de ceux-ci sur les personnes vivant avec un trouble psychique.
Voir la rubrique de psycom : la stigmatisation et la discrimination.
Si l’on s’en sent capable, il est important d’encourager un·e proche en situation de mal-être à solliciter une aide professionnelle. La personne peut être réfractaire à cette idée et cela peut prendre du temps pour qu’elle accepte. Mais l’essentiel c’est de planter une petite graine. C’est également très important de reconnaître ses propres limites, car soutenir un·e proche en souffrance peut être source d’inquiétude. Si un·e proche souffre et que cela vous impacte, vous avez aussi le droit de demander de l’aide.
Si vous rencontrez des difficultés psychologiques, n'hésitez pas à en parler et à demander de l’aide. Votre médecin généraliste peut être de bon conseil et vous orienter vers une aide plus spécialisée si nécessaire.
Lorsqu’on vous dit "santé mentale" qu'est-ce qui vous vient à l'esprit ? Est-ce que vous pensez plutôt à des choses positives ou négatives ?
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