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Conakry - La junte militaire au pouvoir en Guinée a fixé au 7 novembre le second tour de l'élection présidentielle. Ce scrutin doit permettre un transfert du pouvoir aux civils, près de deux ans après le coup d'Etat de décembre 2008.
"Le second tour de l'election est fixé au 7 novembre", a annoncé le président du régime de transition, le général Sékouba Konaté, dans un décret lu mercredi soir à la radio-télévision guinéenne (RTG).
Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), le général malien Siaka Sangaré, a pour sa part déclaré à la RTG qu'il s'agit "d'une date consensuelle et irrévocable". "J'ose le croire, la toute dernière date de ce scrutin attendu par le peuple guinéen", a-t-il dit.
Le général Sangaré avait proposé mardi la date du 31 octobre, rejetée par l'un des deux candidats en lice, Cellou Dalein Diallo, qui, après des violences politico-ethniques, avait souhaite rétablir "la paix" avant le vote.
Selon la RTG, dès jeudi, les deux candidats, Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé, "accompagnés de personnalités gouvernementales et religieuses, vont effectuer une tournée de sensibilisation" dans les régions les plus touchées par les violences politico-ethniques.
Le scrutin doit mettre fin à 26 années de régimes militaires. Il est d'autant plus attendu que l'activité économique est quasiment à l'arrêt et les habitants lassés de vivre sous tension. L'ancien premier ministre Célou Dallein Diallo était arrivé en tête au premier tour de l'élection, le 27 juin, avec 43,69% des suffrages contre 18,25% à son rival historique Alpha Condé.
ATS