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2016.024
Cottin Rémy et Elias Rama
Saint-André-le-Haut, continuité et rupture.
Groupe de suivi
Braghieri Nicola (dir. pédagogique) ; Pedrazzini Yves (prof.) ; Kössler Sibylle (maître EPFL) ; Gachet Bernard (expert)
Notre projet s’inscrit dans le prolongement de notre étude théorique sur l’évolution typologique des monuments religieux. Nous y avions développé l’idée que des bâtiments, aussi prototypiques soient-ils, peuvent changer radicalement de type selon une série de processus, classée en quatre catégories: accumulation, hybridation, adaptation et substitution. En appliquant une stratégie architecturale issue de ces processus, nous avons considéré l’ancienne abbaye Saint-André-le-Haut comme un système générique. Le monument n’est donc plus perçu comme un objet fini. Ce changement de perspective nous permet de redéfinir la relation à l’existant et le rapport entre le plein et le vide, et ainsi aboutir à une nouvelle cohérence globale. Nous avons développé un nouveau système qui permet de répondre typologiquement à des questions spécifiques à la ville de Vienne, pour créer un tout cohérent Cette évolution s’opère grâce à l’accumulation d’éléments respectant la continuité typologique, ce qui permet une transition entre la cour de l’église et le théâtre antique. La cour du cloître est, elle, mise en relation avec le cimetière et adaptée, pour retrouver une homogénéité globale. Finalement, une partie de la cour d’honneur subit un processus de substitution pour créer un élément visuel qui répond à l’immense percée de la fin du XIXe siècle. Le bâti est donc mis en relation avec plusieurs moments importants de la ville, chaque cour étant liée à son contexte de manière différente.