Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06854.jsonl.gz/426

Les dessins, aussi rudimentaires et maladroits soient-ils, aident à mieux partager, comprendre et débattre les idées.
Les dessins se révèlent particulièrement utiles pour partager une idée en groupe et l'affiner. Ils permettent de développer un langage commun et d'identifier des liens entre les éléments d'un problème. Quelques traits de crayon suffisent souvent pour clarifier un concept qui demande beaucoup de mots. Par ailleurs, les dessins font intervenir des régions différentes du cerveau. Ils peuvent ainsi déclencher des idées inattendues.
Si les entreprises sont en général habituées à certaines techniques visuelles comme l'utilisation de diagrammes, les dessins sont plus rarement exploités pour générer et développer des idées au sein d'une équipe. Souvent, les gens pensent ne pas savoir dessiner et n'osent pas se lancer par peur de se ridiculiser. Pourtant, même les dessins les plus rudimentaires peuvent rendre les choses tangibles et compréhensibles. Par exemple, un trait continu peut symboliser la sérénité alors qu'un trait discontinu et brisé évoque un sentiment d'énervement. Un visage qui sourit véhicule une émotion positive. Des piles de monnaie de différentes tailles peuvent représenter des proportions d'une manière immédiatement compréhensible. Nul besoin d'être un artiste expérimenté.
L'utilisation de Post-it
Les Post-it sont particulièrement utiles lors de la phase exploratoire d'un projet d'innovation. Des concepts séparés peuvent être associés à des Post-it différents. Une fois collés au mur, ceux-ci peuvent ensuite être réorganisés, ôtés ou remplacés. Voici trois consignes utiles d'emploi d'un Post-it:
- Utilisez des stylos marqueurs à pointe épaisse. Cela empêche de noter trop de détails et facilite la compréhension visuelle rapide.
- N'inscrivez qu'un seul élément par Post-it.
- N'écrivez que quelques mots par Post-it, seulement l'essentiel.
Source: Business model nouvelle génération, Alexander Osterwalder et Yves Pigneur, Pearson, 2011.