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Le cuivre est fréquemment utilisé dans les cultures biologiques de pommes de terre pour combattre le mildiou Phytophthora infestans. Mais cet élément s’accumule dans le sol et, à partir d’un certain taux de contamination, il nuit aux organismes terricoles. En Suisse, la dose d’utilisation autorisée pour le cuivre est de 4 kg/ha/an; en une seule année de culture de pommes de terre dans une rotation de six ans, la limite écotoxicologique de 360 g/ha/an admise pour le cuivre est dépassée à peu près du double de cette valeur. Au cours des dernières années, Agroscope a examiné de nombreuses substances dans le but de réduire ou supprimer le cuivre dans les cultures de pomme de terre. En conditions de plein champ, de bons résultats ont été obtenus avec le phosphite de potassium. Cependant, selon les quantités utilisées, des résidus se retrouvent dans les tubercules. Par conséquent, les phosphites ne sont guère utilisables en culture de pommes de terre. Dans d’autres essais au champ, une suspension d’écorce de bourdaine (Frangula cortex) finement moulue a permis d’atteindre une efficacité partielle comparable à celle du cuivre à 3 kg/ha. Pour ne pas dépasser la quantité de cuivre autorisée, les derniers traitements pour protéger les cultures de pommes de terre du mildiou pourraient être réalisés en recourant à des substances végétales possédant des propriétés antimicrobiennes suffisantes.
Zufferey V., Delabays N., Verdenal T., Reynard J.- S., Dienes A., Belcher S., Lorenzini F., Bieri S., Blackford M., Bourdin G., Spangenberg J.-E., Carlen C., Spring J.-L.
Reynard J.- S., Spring J.-L., Verdenal T., Zufferey V., Bourdin G., Bieri S., Carlen C., Crettenand F., Favre G.