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Le journalisme est une passion, J’ai écrit mon premier article à l’âge de 16 ans pour le journal le Provençal, antenne d’Arles. Au sein de ce même journal, j’ai ensuite régulièrement été appelé à couvrir les évènements sportifs puis culturels pendant deux ans.
J’ai ainsi appris à maîtriser l’écriture d’articles, la mise en place d’un titre, puis d’une accroche destinée, comme son nom l’indique, à capter l’intérêt du lecteur. J’ai été formé par un grand journaliste, mon rédacteur en chef Jean Pierre Jaoui qui a donné sa chance à un gamin et a su le guider. Il m’a enseigné les règles de base comme rédiger des phrases courtes et concises et adaptées aux évènements relatés. Suite à une mutation de mon père, j’ai quitté, à regret, cette ville d’Arles. Après avoir passé mon baccalauréat en 1980 à Bordeaux et avoir entamé une année de droit, j’ai été incorporé pour mon service militaire. J’ai commencé, en 1981, une carrière dans l’armée française puis dans la gendarmerie, au cours de laquelle je n’ai jamais cessé d’écrire dans les différents bulletins de mes unités successives. Affecté en poste comme gendarme à la mission permanente de la France à Genève auprès des Nations Unies en 1989 puis à la Délégation de la France auprès de l’OMC de 1993 à 1998. J’ai, à cette occasion, appris à connaitre les organisations internationales présentes en Suisse ainsi que le milieu diplomatique. Pendant cette période, mon activité littéraire s’est bornée à écrire des discours, des poèmes, des chansons, des scénarios de spectacles pour les enfants lors des départs des diplomates ou des fêtes de Noël. Au cours de ma période à la délégation de France auprès de l’OMC, il m’est aussi arrivé d’être envoyé en séance de travail à l’OMC pour les prises de notes et rédactions de rapports envoyés au ministère des finances. J’ai, de nouveau, été correspondant local au sein de l’hebdomadaire la tribune de Bellegarde (Ain) entre 1998 et 2002. Cette période correspondait à une rupture dans ma vie. J’ai rédigé de nombreux articles relatifs aux évènements locaux. J’ai été recruté en tant qu’agent de sécurité à L’ONU, au siège européen de Genève en mai 1999. Très vite, j’ai eu connaissance de l’existence d’un magazine et m’y suis intéressé. Maîtrisant déjà l’écriture d’articles, je connaissais peu la partie conception et j’avais alors une vue très vague de tous les paramètres liés à la mise en place d’un organe de presse : gestion d’un magazine, comité de rédaction, réseau, recherche d’articles, contacts. Je me suis véritablement passionné pour ce magazine, son histoire de plus de 60 ans d’existence et son fonctionnement. Très vite je me suis aperçu que le bénévolat impliquait un investissement très conséquent en termes d’heures de travail, une prise de responsabilité pour la ligne éditoriale et une implication réelle afin de répondre d’une part aux attentes et d’autre part améliorer le fonctionnement. En 2007, le rédacteur en chef a quitté cette fonction pour cause de retraite et j’ai été nommé pour le remplacer. (mes éditos) En 2013, j’ai quitté le magazine essentiellement (mais pas seulement) à cause de l’absence de charte déontologique proposée et refusée par l’organe de tutelle. J’ai fait tout mon possible pour adopter une démarche en cohérence aux grands principes journalistiques de déontologie, d’indépendance et de liberté d’expression. Le but était avant tout de tenter d’assurer un travail correct par respect pour le lecteur en veillant à la qualité de la relecture, en insistant auprès des rédacteurs sur une démarche journalistique et professionnelle en plusieurs points. La qualité et la diversité des sujets impliquaient un principe toujours constant : si un rédacteur se fait plaisir en écrivant un article, il sera meilleur que si un sujet lui est imposé. J’ai souvent pu vérifier la véracité de l’application d’une telle exigence. Cette démarche a en effet permis de mettre en valeurs diverses expertises dans des domaines que les rédacteurs ne soupçonnaient pas eux-mêmes. L’aspect vulgarisation et mise en perspective des différents sujets développés au sein des organisations et en particulier de l’ONU à Genève et dans le monde, a constitué également une source de satisfaction à plus d’un titre car elle nous a permis, aux membres du comité de rédaction, tout d’abord de comprendre nous-mêmes et donc de faire comprendre en effectuant en quelque sorte une visite guidée de la Genève internationale. De ces années difficiles mais passionnantes, jalonnées d’écritures et de rencontres, s’en est ensuivie, une progression dans la perception de l’environnement genevois. J’avais du mal au début à prendre la mesure de cette Genève internationale et j’ai alors décidé de proposer aux lecteurs, une visite guidée de tout ce qui composait le paysage du Grand Genève. Lors d’un entretien, le maire d’une grande commune frontalière française (Annemasse), m’a donné la meilleure perspective de couverture du magazine. Alors que je lui demandais de définir la Genève internationale, il m’a répondu qu’il suffisait d’emprunter le téléphérique du mont Salève et d’apprécier la vision panoramique pour avoir une réponse à cette question. Sur ce vaste périmètre, ces interlocuteurs multiples, je les ai rencontrés, contactés et présentés aux lecteurs par le biais d’articles ou d’entretiens. Ils permettaient aux rédacteurs de découvrir des nouveaux sujets et de prendre véritablement la mesure de ce qu’il restait à accomplir Après une période de questionnement pendant laquelle je me suis consacrés à d’autres activités, je souhaite à nouveau faire partager les coups de cœurs, les découvertes et les personnages que je suis appelé à rencontrer.