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Le PS fait figure de grand vainqueur inattendu dans l'élection zurichoise au Conseil national. Il remporte 2 sièges supplémentaires et passe à 9 mandats. L'UDC et le PLR gagnent un siège. Vertl'libéraux, Verts et PBD perdent un mandat.
Ces quatre prochaines années, le canton de Zurich disposera d'un siège supplémentaire au National, passant ainsi de 34 à 35 représentants. Contrairement aux attentes, ce n'est pas le PLR, mais le PS qui bénéficie de ce changement.
Les socialistes progressent de 2,1 points dans l'électorat et obtiennent 21,4% des voix. Parmi leurs neuf représentants à la Chambre du peuple, l'ancien ambassadeur de Suisse en Allemagne Tim Guldimann fait son entrée au National.
Köppel en tête, Mörgeli éjecté
Première force électorale du canton, l'UDC repasse la barre des 30%. Elle récupère son 12e siège qu'elle avait perdu en 2011. Avec 30,7% des suffrages, le parti de droite conservatrice avance de 0,8 point.
Parmi ses élus, le patron de la Weltwoche Roger Köppel fait une entrée fracassante aux Chambres fédérales. Parti en 17e position sur la liste, il réalise le meilleur résultat avec 178'090 voix. Candidat au Conseil des Etats et père de l'initiative "contre les juges étrangers", Hans-Ueli Vogt est également élu.
La grosse surprise de cette élection est constituée par les défaites mortifiantes de Christoph Mörgeli et de Hans Fehr. Le premier a sans doute subi les effets de ses démêlés avec l'Université de Zurich, qui l'a écarté de son poste de conservateur du Musée de l'histoire de la médecine. Agé de 68 ans, le second a peut-être été sanctionné en raison de son âge et pour avoir employé une femme de ménage au noir.
Le PLR fait aussi partie des vainqueurs de la journée. Grand dominateur des élections cantonales en avril dernier, il obtient un cinquième siège. Les libéraux-radicaux réalisent la meilleure progression en terme d'électorat: +3,7 points, à 15,3%.
Ecologistes et PBD souffrent
Les forces écologistes ont souffert, Vert'libéraux en tête. Ces derniers affichent le plus fort recul en pourcentage de voix: -3,3 points, à 8,2%. Ce résultat ne leur permet pas de maintenir leurs quatre mandats, mais ils limitent les dégâts en en perdant un seul. Le sortant Thomas Meier n'a pas été réélu.
Les Verts passent de trois à deux sièges avec 6,9% des suffrages (-1,5 point). Le sortant Daniel Vischer ne se représentait pas.
Le centre a également subi un contrecoup par rapport à 2011. Le PBD perd l'un de ses deux sièges, celui de Rudolf Winkler. Les bourgeois-démocrates reculent de 1,7 point, à 3,6%. Le PDC maintient, lui, ses deux sièges avec 4,2% (-0,9 point). Enfin, le PEV défend son unique siège avec succès. Il se stabilise à 3,1%.