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Le Valais a largement accepté dimanche l'initiative «pour un canton sans grands prédateurs» qui ne peut être appliquée en l'état. Il a suivi, à une majorité de 62.67%, le gouvernement qui soutient cette modification de la Constitution pour envoyer un «signal» à Berne.
87'088 personnes ont glissé un oui dans les urnes, contre 51'875 non. L'objet a mobilisé un peu plus de 65% de l'électorat.
La Constitution valaisanne comportera un article 14bis ayant la teneur suivante:
Durant la campagne, tant les opposants au texte que ses partisans ainsi que le Conseil d'Etat avaient admis que l'acceptation de cette initiative ne changerait pas fondamentalement les choses. Le texte n'était pas applicable en l'état, puisque la gestion de la population de loups est l'apanage de la Confédération.
Toutefois, le comité pour le «oui» a estimé lors de la campagne que l'initiative donnera au canton un «mandat contraignant» pour tous les aspects qu'il peut gérer seul et enverra parallèlement un «signal fort» à Berne, qui se penche actuellement sur la «problématique» du retour du loup. De manière à ce que la Confédération aille dans le sens du texte voté par le Valais.
Selon les partisans du texte, l'acceptation de cette initiative permet désormais au canton «d'augmenter les moyens juridiques et les ressources humaines» dédiées au dossier, légitimant ses actions et lui donnant «toute la marge de manœuvre à sa disposition» pour limiter et réguler le loup. Par ailleurs, il peut également compléter les mesures fédérales de protection des troupeaux jugées insuffisantes. Enfin, le Valais peut également interdire toute forme de promotion des grands prédateurs.