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Les hôpitaux universitaires de Bâle, Genève, Lausanne et Zurich ont participé à cette étude.
But visé: enquêter sur le diagnostic précoce et les thérapies préventives. En outre, les chercheurs ont regardé si les patients avaient reçu assez d’informations concernant d’autres possibilités.
L’équipe d’experts s’est penchée pour cela sur les données de l’hôpital universitaire de Lausanne de 1'002 patients âgés entre 50 et 80 ans. Comme base scientifique, les chercheurs ont utilisé des critères internationaux pour le thème de la prévention médicale.
Résultats: les patients ont été informés de 7 des 10 possibilités préventives. C’est la bonne nouvelle.
Les chercheurs ont par contre découvert d’importantes différences pour quelques maladies et leurs possibilités préventives:
La mesure annuelle de la pression artérielle et le contrôle du poids ont été effectués dans 95% des cas, la recommandation de réduire la consommation d’alcool dans 68% et le conseil d’arrêter de fumer dans 74% des cas.
Mauvais résultats dans la prévention du cancer
En chiffre:
- Un diagnostic précoce du cancer du sein a été effectué chez 40% des femmes à risque.
- 35% des patients à risque ont bénéficié d’un examen préventif du cancer du colon
- 50% des diabétiques ont suivi une inspection biannuelle de leurs pieds pour le diagnostic précoce du ‘‘pieds diabétique’’
En excluant les examens spécifiques à un sexe tels que les contrôles du cancer du sein, 72% des hommes et seulement 65% des femmes ont bénéficié d’un examen et d’un traitement préventif. En ce qui concerne les catégories d’âge, aucune différence significative n’a été relevée.
Comparaison avec la référence, les USA
Les auteurs de l’étude déclare qu’en général, la Suisse montre de bons résultats par rapport aux USA pour ce qui est des examens préventifs de routine. Par contre, les USA sont nettement en avance sur la Suisse pour ce qui est de la prévention des cancers et de la vaccination de la grippe (72% contre 40% pour le cancer du sein, 55% contre 35% pour le cancer du colon, 70% contre 35% pour le vaccin de la grippe).
De plus, il n’existe en Suisse aucun inventaire systématique sur la qualité et la quantité de la prévention de la santé. Les auteurs voient à ce sujet un grand potentiel d’amélioration. Avant tout, la prévention médicale devrait déjà avoir lieu durant la formation des médecins. De plus, une formation continue pour la prévention de base devrait être imposée. Les patients devraient d’urgence aussi plus coopérer. Les campagnes d’information pour le cancer du colon devraient être renforcées chez les patients à risque.
Et finalement, les auteurs de l’étude demandent un contrôle de la qualité de la prévention, ce qui devrait être facilité par l’utilisation de dossiers électroniques des patients.