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Le papier, qu'est-ce que ça représente pour un peintre? Nous avons demandé à Vladimir Carvajal, connu de nos clients parce qu'il crée certaines de nos vitrines de fêtes, ce qu'il en pense. .
Le papier, pour toi, c'est important?
Lorsque je dessine, le papier représente pour moi la terre nourricière sur laquelle je plante des semences, qui vont ensuite prendre vie, grandir, couvrir la surface de façon presque organique!
Tu as souvent utilisé du papier calque: pourquoi?
Là il s'agit de technique. J'aime expérimenter avec des matières différentes. Le papier calque offre beaucoup de possibilités intéressantes. Parfois, je l'utilise tel quel. Son grain est très fin, le trait reste donc très net, avec très peu de diffusion latérale. D'autres fois, je le mouille, puis je le froisse et le laisse sécher. Il acquiert alors une structure en trois dimensions, et la lumière entre dans le papier de façon différente, un peu comme dans un bloc de glace. Le papier calque offre aussi la possibilité de dessiner des deux côtés; le dessin sur l'envers prend une apparence un peu trouble, légèrement opaque, qui contraste avec le trait net sur l'endroit.
Et ce qu'on appelle "papier à dessin"?
C'est souvent du papier qui a un certain grain, ce qui fait que le trait est légèrement diffus. Ce grain permet aussi d'entremêler les couleurs différemment que sur du papier très lisse.
La marquer Canson, ça te dit quelque chose?
Quand je vivais à La Havanne, à Cuba, le papier Canson c'était presque sacré! On ne pouvait pas se l'offrir, mais nous savions que c'était LE papier des peintres, un papier de très haute qualité qui nous faisait rêver.
Voir aussi:
"De Montgolfier aux montgolfières à Canson"
"De l'Abbaye de Fontenay aux Montgolfier au papier aquarelle Fontenay"
Certainement qu'étant enfant, vous avez une fois ou l'autre soulevé l'écorce d'un épicéa pour découvrir dessous tout un réseau de galeries en bas relief ressemblant aux lignes d'écriture d'une civilisation ancienne, dont l'alphabet serait resté indéchiffré. Il y a de fortes chances que vous ayez alors découvert l'oeuvre d'un bostryche typographe, l'insecte qui sert de logo à l'entreprise "Le Typographe". Un sérieux ravageur, mais aussi un artiste!
Et le typographe, c'est une belle histoire! L'entreprise a été créé il y a moins d'une douzaine d'années par Cédric Chauvelot, un Français qui a étudié le dessin et la peinture à l'Institut Supérieur des Beaux Arts de Besançon avant de déménager à Bruxelles. Lors de ses études, il est marqué par un de ses professeurs, Pierre Voisin, qui lui transmet sa passion des vieilles méthodes d'imprimerie qui utilisent des caractères mobiles en plomb. Il décide alors de contribuer à conserver ce savoir faire et acquiert une première presse Heidelberg d'origine, en mai 2007, grâce à laquelle il ouvre un petit commerce d'impression de cartes de visite. Mais il continue aussi à explorer tous les recoins de France, de Belgique et des Pays-Bas à la recherche de caractères en plomb ainsi que d'autres anciennes presses Heidelberg. Il finit ainsi par réunir cinq presses typographiques, et c'est le début de l'aventure! Il crée son équipe, son logo, et monte un atelier. Avec l'aide de son ancien professeur, Pierre Voisin, alors à la retraite, il continue à enrichir sa collection de caractères en plomb et même en bois en récupérant dans d'anciennes imprimeries les contenus de "casses", ces casiers en bois qui contiennent un jeu cohérent de caractères en plomb provenant d'une même fonte.
Le résultat: des produits conçus par Cédric Chauvelot puis fabriqués et emballés dans l'atelier-boutique de Bruxelles. Les enveloppes d'un grammage de 360 g, collées à la main en sont un exemple emblématique! Et le succès qui vient, avec, notamment, une boutique à Saint-Germain-des-Prés et un corner au Bon Marché à Paris, un bureau de représentation au Japon, un distributeur aux États-Unis, et plus de 600 revendeurs à l'international dont un ...sous la cathédrale de Lausanne!
Des détails sur le dernier arrivage sur notre billet de blog "Le typographe a encore frappé". Et pour admirer certaines de leurs cartes: Les cartes "le typographe", qui nous viennent de Bruxelles".
6/1/2019
Le 18 mai 2018, nous écrivions, dans ces topos, sous le titre "La passion des encres", que " Un des grands plaisirs du possesseur de stylo-plumes, c'est la cérémonie du remplissage du réservoir". Et bien un autre des grands plaisirs, c'est de choisir, et de varier, les couleurs d'encre. Car le choix de couleurs d'encres en bouteille est immense, bien plus grand que celui des encres en cartouches: des subtiles nuances de noir, bleu, brun ou vert foncé aux couleurs vives telles que le rouge, rose, orange, il y a bien au-delà de 500 encres en bouteille différentes sur le marché... Mais voilà, changer de couleur d'encre suppose vider le réservoir, le rincer, ainsi que le bec, abondamment à l'eau, et le remplir avec l'encre de la nouvelle teinte. Pas vraiment pratique si on veut changer de couleur pour écrire différentes sections d'un texte, ou pour des illustrations multicolores. Ou encore pour illustrer son "bullet journal". La solution est simple, et c'est celle adoptée par les mordus: il faut plusieurs stylo-plumes, chacun rempli avec une encre différente. Ci-dessous, nous reproduisons quelques images glânées sur le compte Instagram de Kirsten Worsten, une passionnée de l'écriture au stylo-plume, qui illustrent bien notre propos. Et aussi, quelques images d'encres de marques réputées. La bonne nouvelle: les encres Iroshizuku baissent de prix!

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Janvier 2020
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