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Les possibilités d'analyser en peropératoire la configuration des anévrismes et de la paroi vasculaire en amont et en aval par l'ultrasonographie intravasculaire en combinaison avec un stock d'endoprothèses couvertes comprenant les dimensions les plus courantes, aussi bien pour l'aorte abdominale que pour l'aorte thoracique, a considérablement changé notre approche des cures d'anévrismes. En fait, nous nous contentons maintenant souvent d'un seul examen (angiographie calibrée, CT, IRM ou ultrasonographie) pour établir le diagnostic d'anévrisme et pour évaluer la faisabilité d'une réparation par chirurgie endovasculaire. L'interrogation de la banque de données du service de chirurgie cardiovasculaire au CHUV permet d'identifier un collectif de plus de 2000 patients hospitalisés pour des lésions anévrismales. Pour apprécier l'impact de la chirurgie endovasculaire nous choisissons arbitrairement l'activité pour les années 2000 à 2002. Pendant cette période, 286 patients ont subi une cure d'anévrisme de l'aorte thoracique ou abdominale, dont 98 par technique endovasculaire.