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CHARS 87 léOPARD 2 [42]
Au milieu des années 1980, l'armée suisse décide de retirer progressivement ses chars de combat 57 CENTURION qui commencent à vieillir et dont les caractéristiques en matière de tir, de blindage et de système de conduite du tir sont dépassées, que ce soit du point de vue des performances ou de la technologie.
Pour le remplacer, plusieurs chars sont en lice, dont le M1 Abrams américain à turbine à gaz. Le choix se porte finalement sur le célèbre char lourd allemand Léopard II, lointain descendant du fameux Tiger II Königstiger… Sa technologie ultra-moderne recourt aux blindages composites high-tech, aux systèmes d'armes les plus performants et à l'électronique la plus sophistiquée.
A l'époque ce blindé de 57 tonnes s'est déjà taillé une solide réputation en Europe, les « Léopard II » allemands et hollandais sortent en effet régulièrement premiers des concours inter-blindés organisés au sein de l'OTAN, face aux Challenger et autres Abrams M1. Vingt ans plus tard, on le considère d'ailleurs toujours comme l'un des meilleurs chars actuellement en service dans le monde...
Sous le nom de Panzer 87 Leo / Char de combat 87, le Léopard II constitue donc, depuis 1987, le fer de lance des divisions mécanisées helvétiques dont il forme la composante lourde. Dans l'éventualité d'un conflit ouvert en Europe impliquant la Suisse, ces chars lourds auraient notamment été appelés à affronter et endiguer les vagues de blindés soviétiques déferlant sur le Plateau suisse. C'est pourquoi la Suisse en a acquis un nombre relativement important, de façon à « muscler » sa défense. A l'époque, il convient de le rappeler, nous sommes encore dans le contexte de la Guerre Froide opposant les Etats-Unis et l'Union soviétique. Le mur de Berlin n'est pas encore tombé et la Glasnost n'a pas encore aboutit à l'éclatement du bloc de l'Est et à l’effondrement de l'Union soviétique. Dans la course effrénée que se livrent les deux grandes puissances, la menace d'un conflit ouvert opposant l'OTAN et le Pacte de Varsovie reste alors une menace sérieuse en Europe. Et la Suisse n'a aucune assurance de ne pas être impliqué en cas de conflit ouvert, malgré son statut de neutralité.
Après la disparition de la menace soviétique, la Suisse mettra plus longtemps que ses voisins européens à réduire son potentiel offensif, si bien qu'à la fin des années 1990 la Confédération helvétique disposait de forces blindées considérables, proportionnellement aux pays voisins et compte-tenu de la petite taille de son territoire.
Avec le recul, le choix des militaires s'est révélé excellent. Sur le terrain, le Léopard II se révèle à la hauteur de la tâche et des missions qui lui sont confiées. Vingt ans plus tard, il continue et continuera encore longtemps à constituer l'épine dorsale des forces mécanisées helvétiques…
Fiche technique du Léopard II
Performances
Franchissements
Armement
Armement secondaire
Conduite du tir
Installation de conduite du tir avec calculateur balistique digital, stabilisation primaire de la ligne de visée et alignement de l'installation d'arme. Un appareil à image thermique est intégré dans l'appareil principal de visée pour permettre le combat nocturne ou par mauvais temps (neige, blizzard, pluie, brouillard…). Le commandant dispose de son propre périscope stabilisé qui permet une vision sur un angle de 360°. Grâce à son stabilisateur de tir qui maintient le canon pointé sur la cible indépendamment des mouvements du char, le Léopard peut engager une cible aussi bien à l'arrêt qu'en roulant à grande vitesse, y compris sur terrain accidenté, sans perte de précision et avec l'assurance de toucher la cible visée dès le premier coup. Cela confère un grand avantage à l'équipage et permet d'engager une cible sans délai, quelle que soit la situation et la configuration du terrain.
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