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Etre trans* n’est pas une maladie, c’est une variante de la norme
Les personnes trans* ont une identité de genre parfaitement saine et normale. L’idée qu’il n’existe que deux sexes et que chaque être humain appartient soit à l’un, soit à l’autre, ne correspond pas à la réalité. La biologie et la psychologie ont démontré qu’il existe un nombre infini de sexes et de genres, ainsi que de combinaisons entre les deux.
Pourtant, la médecine et la psychologie ont longtemps cherché à faire de la transidentité une maladie. C’est pourquoi le « transsexualisme » apparaît encore dans les deux principaux manuels de diagnostic internationaux sous le titre « troubles de l’identité de genre » (ICD-10) ou « dysphorie de genre» (DSM-V).
Heureusement, cette situation pourrait changer prochainement, notamment grâce à la publication en 2011 de la version 7 des Standards of Care (« standards de soin ») de la World Professional Association for Transgender Health (WPATH). Du reste, le service de psychiatrie sociale du canton d’Uri a publié en 2011 un document spécifiant que la transidentité n’est ni une maladie, ni un trouble (« Altdorfer Empfehlungen », en allemand seulement).
Il est également faux de croire que certaines maladies psychiques sont plus fréquentes chez les personnes trans* que chez les autres. En effet, s’il n’est pas rare que les personnes trans* souffrent de troubles de l’humeur ou de troubles paniques, c’est plus en lien avec leurs conditions de vie parfois difficiles qu’avec leur identité de genre. En moyenne, la santé des personnes trans* est aussi bonne que celle des personnes non-trans*.