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Le danger d’une rupture du barrage de retenue du Wohlensee n’existe pas dans l’état actuel des données exploitées. A la suite des événements de Fukushima, l’IFSN a toutefois exigé de l’exploitant par décision du 1er avril 2011 qu’il apporte une nouvelle démonstration de la sécurité assurée à la lumière des nouveaux enseignements. S’il se révélait ainsi que la centrale nucléaire de Mühleberg n’était pas sûre, sa mise hors service serait immédiatement prononcée.
Pour que des mesures puissent être ordonnées, il est nécessaire de disposer de prévisions déterministes selon les dispositions de la directive de l’OFE (BWG) sur la sécurité des ouvrages d’accumulation en matière de vérification des ouvrages d’accumulation aux séismes. Ceci signifie donc qu’il doit être prouvé que le barrage peut se rompre lors du séisme des 10’000 ans. A la suite des événements de Fukushima, l’IFSN a exigé des exploitants par décision du 1er avril 2011 qu’ils apportent d’ici au 31 mars 2012 une nouvelle démonstration de la sécurité assurée avec prise en compte des nouveaux enseignements.
L’IFSN ne peut ordonner la mise à l’arrêt immédiat d’une centrale nucléaire que si celle-ci est menacée par un danger direct ou que si l’un des critères de mise hors service (selon les dispositions de l’ordonnance de mise hors service du DETEC) devait être constaté. Ceci n’est actuellement le cas pour aucune des centrales nucléaires de Suisse. Si des démonstrations attendues dans les jours qui viennent devaient indiquer qu’une centrale nucléaire n’était pas sûre (c’est-à-dire qu’un critère de mise à l’arrêt immédiate était atteint), l’IFSN ordonnerait immédiatement la mise à l’arrêt de cette centrale si l’exploitant n’a pas déjà pris cette décision lui-même. La remise en service de la centrale n’est alors possible que si les mesures nécessaires à la suppression de la faille de sécurité sont achevées. Pour ce qui est des barrages, ces mesures seraient alors ordonnées par l’Office fédéral de l’énergie (OFEN).