Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06894.jsonl.gz/632

Résumé
Dans la perspective ouverte par Ruth Amossy et Patrick Charaudeau, cette étude reprend à son compte la distinction entre l’ethos discursif (l’image que se construit le locuteur dans son discours) et l’ethos préalable (l’image préexistante du locuteur). Son propos est de démontrer qu’au contraire des thèses aristotéliciennes, il y a non seulement une étroite relation entre ces deux types d’images, mais que l’ethos discursif ne peut aussi et
surtout être déchiffré que sur le fond de son ethos préalable. Pour se faire, elle se penche sur deux études de cas extraites d’un débat télévisé mettant en scène un enseignant tentant de se départir d’une mauvaise réputation préalable qu’ils s’est notamment forgée suite à certains propos controversés tenus sur les femmes et la lapidation. Cet article analyse donc les différentes stratégies rhétoriques permettant à un énonciateur de déconstruire les images négatives que la doxa lui attribue pour s’en créer de nouvelles plus conformes à ses projets argumentatifs et ce, par la seule vertu du langage.
Ce travail est disponible sous la licence Creative Commons Attribution 4.0 International .