Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07252.jsonl.gz/332

Alors qu’Haïti était jadis un pays vert, la déforestation et une exploitation intensive des sols ont considérablement réduit les surfaces boisées qui, aujourd’hui, sont estimées à seulement 2 % du territoire. L’érosion qui s’en suit engendre une réduction des rendements agricoles – ce qui augmente la vulnérabilité de la population aux variations de prix des denrées alimentaires importées – et une amplification des risques de catastrophe liés aux ouragans, inondations, glissements de terrains et aussi aux tremblements de terre.
Le pays a été touché par un séisme dévastateur en 2010 et des ouragans répétitifs. En octobre 2016, l’ouragan Matthew a frappé le pays avec une force de catégorie quatre (vents jusqu’à 230 km/h). Moins d’une année après, l’ouragan Irma a dévasté de vastes surfaces agricoles dans le nord et nord-est du pays. En conséquence, en août 2017, plus de 2,35 millions d’habi-frappé le pays avec une force de catégorie quatre (vents jusqu’à 230 km/h). Moins d’une année après, l’ouragan Irma a dévasté de vastes surfaces agricoles dans le nord et nord-est du pays. En conséquence, en août 2017, plus de 2,35 millions d’habitants étaient sévèrement touchés par l’insécurité alimentaire.
Freiné par de fréquentes catastrophes naturelles, le développement d’Haïti est aussi entravé par un système éducatif faible. Selon les statistiques officielles, sur 100 élèves qui entrent en 1ère année, moins de la moitie restent jusqu’à la 5ème année de l’école primaire. La formation professionnelle offerte par de nombreux instituts privés et par l’État n’est pas adaptée aux besoins du marché formel et informel. Les diplômés ne sont donc pas intégrés au marché du travail et faute de moyens, ils n’ont pas l’opportunité de commencer une activité indépendante.
En capitalisant sur les expériences acquises, Caritas Suisse poursuit son engagement dans les départements de l'Ouest, de l'Artibonite, du Sud et du Nord.