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Une belle histoire qui se poursuit...
1868 - NAISSANCE DE LA FANFARE DU LANDERON
Dans le livre de caisse de la Commune du Landeron, une ligne atteste cet événement historique et musicale.
DÉCEMBRE : Payé l'allocation de la Commune pour la Fanfare naissante Fr.80.-
A l'encre rouge, le chiffre 192 nous apprend qu'une quittance a été établie pour ce premier soutient public à la Société de musique. Nous ne saurons rien de plus jusqu'en 1881 puisque la liasse des pièces comptables de 1868 n'a hélas jamais pris place dans les archives inventoriées.
En 1868, Le Landeron comptait 1288 habitants. Les finances communales étaient bien maigres et les interventions du Conseil d'État prouvent que la commune connaissait des années déficitaires difficiles. L'appui obtenu démontre dès lors tout l'intérêt communal manifesté à l'égard de la nouvelle fanfare. Il se traduira par la suite en une allocation annuelle de Fr 200.-
La seconde preuve des 125 ans de la Fanfare, est l'inscription 1868-1907 que nous retrouvons sur la deuxième bannière de la Société. La première de couleur rouge-grenat sur les deux faces porte uniquement le millésime 1875. Ce drapeau est bien sûr vibrant de signification. Il confirme que les musiciens du Landeron se sont produits d'emblée publiquement, pour la plus grande joie de la population.
L'ACTE DE NAISSANCE, se trouve dans les statuts de 1881. En voici l'intitulé :
" LA CECILIENNE DU LANDERON FONDEE EN NOVEMBRE 1868"
HONNEUR AUX FONDATEURS
Dès l'an 1881, le 17 novembre en fait, nous en apprenons davantage grâce à un document de fort belle tenue intitulé :
STATUTS ET REGLEMENT DE LA SOCIETE DE MUSIQUE
LA CECILIENNE DU LANDERON FONDEE EN NOVEMBRE 1868
On y lit plus particulièrement :
Article 1er
Les membres soussignés forment au Landeron une société de musique instrumentale sous la dénomination de la CECILIENNE DU LANDERON.
Article 2
La société a pour but de développer et de cultiver le goût musical, afin d'entretenir les relations utiles et agréables parmi ses membres, ainsi que de contribuer autant que possible à l'agrément de la société.
Les soussignés se déclarent par le fait de leur signature apposée au pied du présent, membres actifs de la Cécilienne du Landeron et ils s'engagent à se conformer en outre aux dispositions des présents statuts qui seront soumis à la sanction du Conseil d'Etat de Neuchâtel.
Landeron, le 17 novembre 1881
|Pour la Cécilienne du Landeron :||Son directeur

Chs. Del Mellet
Chs Widerkert fils
|Son président

Clément Louis Varnier
L.M. Veillard
Quelques fondateurs ne figurent malheureusement pas, semble-t-il, sur la liste des pionniers de la première heure. Honorons-les donc aussi au même titre que ceux, nommément cités, qui sont à l'origine de notre Fanfare.
Depuis 125 ans, le texte des articles 1er et 2 n'a pas changé d'un seul mot. La dernière version de l'année 1974 est absolument identique.
LA CECILIENNE...
Au Landeron, dans le Canton,
aux Fêtes fédérales, dans le Pays
...et aussi à l'étranger
Il est certain que, durant les premières décennies de son existence, La Cécilienne s'est produite maintes fois. Cependant, jusqu'au début du 20ème siècle, on ne retrouve pas formellement trace de son activité musicale.
C'est à l'occasion du premier cortège vespéral du 1er mars 1904 qu'on signale une première fois sa participation.
Sitôt après, dimanche 13 mars, lors de sa soirée familière, la fanfare réalise un remarquable programme accordant parallèlement une place prépondérante à la partie théâtrale.
Voici d'ailleurs ce programme :

1.
|Le Cyclone, pas redoublé

Les parapluies, comédie en un acte
Les oiseaux de la forêt
Duo de pistons avec piano
Les quatre prunes, farce en un acte
Dieu reçoit l'Empereur François
Solo pour piston avec piano
Le tondeur, pièce comique en un acte
Les deux pinsons du Jolimont
Duo de pistons avec piano
Zouavenet conscrit, pièce en un acte
Une soirée à Triano, fanfare
Production diverses
Tombola
|Labole

S. Mayer
Kling.Popp
Kling
Coquelet
|NB Le piano sera tenu par Melle J. Christen, de Cerlier.|
AU LANDERON
Chaque année, on le sait, la Fanfare contribue à animer de nombreuses fêtes, cérémonies et autres manifestations. On l'apprécie tant en formation complète que dans sa version "Bandelle du vieux Pont" ou encore pour son impressionnant groupe de percussion.
Un grand concert annuel, des aubades de quartier, une mélodieuse participation aux ventes paroissiales, à la retraite du 1er mars, à la fête des mères, à la fête de la Jeunesse, à la Fête-Dieu, à la Fête national et à d'autres occasions lui valent d'enchanter le public. Actuellement, son intense activité se traduit par une présence renouvelée une centaine de fois par année. De surcroît, depuis une quinzaine d'années, La Cécilienne organise un camp musicale "extra-muros" afin de parfaire sa formation pour son grand concert annuel. Pendant un week-end complet, les musiciens se retrouvent pour travailler en détail tout leur répertoire et resserrer encore davantage les liens d'amitié qui les unissent. C'est une occasion supplémentaire pour les jeunes, d'acquérir et de fortifier l'esprit de société.
DANS LE CANTON
Depuis 1939, les Fêtes de district ont ajouté un bien sympathique maillon à la chaîne des sorties de la société. La première a eu lieu précisément au Landeron. Outre l'aspect festif et musical du rendez-vous de l'après-midi, les musiciens trouvent là l'occasion de renforcer l'esprit de solidarité avec les instrumentistes et leurs familles dans le cadre régional.
Dès 1923, La Cécilienne a participé fidèlement et avec un grand dynamisme à vingt et une fêtes cantonales. Elle n'en a manqué que trois : à Neuchâtel à cause d'une divergence de vues très passagère avec l'Association cantonale, puis à celles de Corcelles en 1957 et des Brenets en 1966 pour assurer sa préparation pour sa participation aux concours fédéraux, car elle était suffisamment sage, humble et clairvoyante pour ne point courir deux lièvres à la fois.
Deux fois, en 1947 et en 1975 cette fête fut organisée au Landeron. Elles ont laissé de lumineux souvenirs. La vieille ville a vibré de toute sa sensibilité artistique des heures durant. En clôturant le premier et prestigieux concours en défilé, La Cécilienne interprétait "Papstein-Marche" sous la baguette d'André Racine et sous les applaudissements nourris d'un très nombreux public.
A plusieurs reprises, La Cécilienne a eu l'honneur de participer au grand corso fleuri de la Fête des vendanges en Ville de Neuchâtel. Ses prestations ont été particulièrement appréciées.
FETES FEDERALES
En soixante ans, notre fanfare s'est présentée sept fois lors des concours fédéraux. Le petit musée Cécilien du Château conserve précieusement photographies et trophées de ces journées musicales dont on se souvient avec un légitime fierté :

Années
1931

Lieux
Berne

Catégorie
4ème

Direction
Charles Bourquin père
Lors de chacun des huits concours, La Cécilienne a obtenu d'excellents résultats et représenta très dignement Le Landeron.
PAR MONTS ET VAUX
Bien d'autres occasions ont conduit nos musiciens au travers de la Suisse. Citons par exemple une grande journée au Marché-concours de Saignelégier où elle officiait en qualité de Musique officielle déléguée par le Conseil d'État de la République et Canton de Neuchâtel. Il y eut un enregistrement à Lausanne à la Radio romande ainsi qu'un enregistrement pour la Télévision Suisse romande. Evoquons encore la tournée triomphale à Orselina (Tessin).
A L'ÉTRANGER
En 1945, la paix retrouvée a fait miroiter de nouveaux horizons. Nos musiciens n'hésitent point à franchir la frontière national. Ils rencontrent d'autres amis et font connaître leur société et leur commune loin à la ronde. Aussi La Cécilienne enrichit-elle sa panoplie de souvenirs en ces mémorables fêtes.
En Allemagne ? C'est à Heppenheim qu'elle se distingue. Puis elle brille à la Fête de district de Langenalb.
En France ? Huit sorties inoubliables sont à cataloguer : Riquwihr, Villers-le-Lac, Châlon-sur-Saône, Montbéliard, Belfort, Saint-Claude, Saint-Pierre-de-Chandieu, Grenoble et Lens.
En Espagne ? La participation à la FIESTA DELLA MAGDALENA de 1989 a conduit pendant cinq jours notre fanfare au point culminant de ses randonnées artistiques. Elle a obtenu une excellente place dans cette grandiose fête, rivalisant avec de prestigieux corps de musique, notamment de Tchécoslovaquie, d'Italie, de France, d'Allemagne.
A Hong Kong ? La participation au nouvel-an chinois du 9 au 15 février 2002 a amené soixante-cinq de nos musiciens et une quarantaine d'accompagnants dans cette mégapole de l'Extrême-Orient. Voyage inoubliable où notre société a pu notamment participer à une des plus prestigieuse parade du nouvel-an chinois du globe suivie par plus de 300'000 spectateurs et 1'500 chaînes de télévision. ( Cliquez ici pour une rétrospective de ce voyage --> Hong Kong )
MUSICIENS DANS L'AME
Cent vingt-cinq ans, c'est une longue histoire : c'est aussi une longue succession d'hommes (et heureusement aussi de femmes depuis environ vingt ans) qui se vouent de tout coeur à la cause musicale.
La Cécilienne reste aujourd'hui très vivante grâce à tous ceux qui s'y consacrent avec une conviction exemplaire. Chacun y tient sa place et a droit à sa part d'estime.
En observant attentivement la liste des membres, on constate qu'au travers des générations, des familles landeronnaises se sont transmises le flambeau illuminant la belle cause de la musique. Dès sa fondation et sans discontinuer, cela s'est accompli avec un souci de pérennité, mais également un esprit d'ouverture empreint d'un louable humanisme. Une large place a toujours été réservée aux jeunes, lesquels surent le rester au fil des années, oui, ils restèrent jeunes...de coeur.
Sans oublier tous ceux qui ont participé, à des degrés divers, à la vie de La Cécilienne, nous reproduisons la liste des animateurs émérites en ce qui concerne les directeurs et les présidents.
DIRECTEURS
|de 1868 à 1906

de 1906 à 1920
de 1921 à 1921
de 1921 à 1929
de 1929 à 1943
de 1943 à 1945
de 1945 à 1961
de 1961 à 1962
de 1962 à 1969
de 1969 à 1984
de 1984 à 2010
de 2010 à 2013
de 2013 à 2017
de 2017 à 2020
dès 2021
|Charles-Daniel MELLET

Jules DROZ
Gilbert JORAY
Jules DROZ
François VIONNEZ
Charles BOURQUIN père
Jean CERUTTI
André RACINE
Franz BREHM
Edgard GIRARDIN
Charles BOURQUIN fils
René BOURQUIN
Rodrigo CARNEIRO
Pascal RAUSIS
Emile SANGLARD
Aliaksei SHABLYKA
Un épisode très particulier est à la base d'une solide dynastie de directeurs de la fanfare. Le 20 avril 1929, un nouveau directeur est à nommer. Deux candidats : la majorité de l'assemblée générale vote en faveur de P. Vionnez de Neuchâtel. Venant de Bienne, Charles Bourquin père est minorisé. Le procès-verbal dit textuellement : "M.Kübler, président, peu satisfait du scrutin, espère que la société aura peut-être à regretter le vote de soir". Il ne pouvait être plus perspicace. Quatre mois plus tard, la société nommait M. Charles Bourquin qui acceptait le poste de directeur bien qu'évincé peu auparavant. Il s'installa dès lors définitivement au Landeron. Avec une compétence dont on se souvient avec admiration aujourd'hui encore, M. Charles Bourquin dirigea la société jusqu'à son décès en 1943. Fidèles successeurs, son fils Charles et son petit-fils René. Charles Bourquin fils tiendra la baguette de 1969 à 1984 et René Bourquin la reprendra en 1984. Tous trois témoignent ainsi de leur attachement tout à la fois à la musique, à leur société et à leur cité, en créant en particulier des partitions de circonstance : l'orchestration de la Chanson du Landeron officialisée, la marche "Générations" pièce officielle du 125ème anniversaire de La Cécilienne et le "Choral pour un 125ème anniversaire".
PRESIDENTS
En exergue, les 45 ans de présidence de M. Clément Varnier. Ce fondateur a donc assumé sa charge durant plus du tiers de l'existence de la fanfare. Après lui, dix-sept présidents rempliront cette haute fonction, bien dans sa ligne de compétence et de dévouement qui avait été tracée.
Quand on connaît le volume de travail que représente la charge présidentielle, ce n'est que justice de les mentionner :
|1868 - 1913

1913 - 1919
1919 - 1927
1927 - 1929
1929 - 1931
1931 - 1938
1938 - 1941
1941 - 1943
1943 - 1946
1946 - 1949
1949 - 1952
|Clément VARNIER

Louis PERROSET
Charles GIRARD
Hyppolite BOURGOIN
Arthur CARTERON
Jean KUBLER
Jean BOURGOIN
Alexandre MURISET
Maurice PERROSET
Jean-Baptiste MURISET
André BOURGOIN
|1952 - 1956

1956 - 1958
1958 - 1962
1962 - 1975
1975 - 1980
1980 - 1988
1988 - 1996
1996 - 2001
2001 - 2007
2007 - 2010
2010 - 2019
2019 - 2021
2021 -
|Jean-Baptiste MURISET

Henri QUELET
François DELMARCO
Jean-Marie COTTIER
Jean-Michel BLOCH
Michel SCHNEEBERGER
Arnauld FRIGERIO
Raymond HINKEL
Cédric ZBINDEN
Françoise LINDER
René BOURQUIN
Nadia WEBER
Pascal LINDER
Comme pour les directeurs, des familles, par générations successives, sont aussi présentes à ce tableau d'honneur. Jean-Baptiste Muriset, deux fois président n'est-il pas le petit-fils de Clément-Louis Varnier, premier président de la société et membre fondateur ? André Bourgoin, ancien président et également membre d'honneur, ne voit-il pas aussi son fils, son beau-fils et son petit-fils dans les rangs de la Société ? Arnauld Frigerio, n'est-il pas père d'une des premières jeunes filles accueillies comme membre actif dans la Société ? Michel Schneeberger, ancien président et porte-drapeau en charge est quant à lui le père de deux membres actifs de La Cécilienne. Citons aussi les générations Linder, très actives dans notre Fanfare avec des fonctions au comité et à la commission musicale.
Issu des rangs de La Cécilienne où il compte trente-cinq ans de sociétariat, Maurice Wicky a, quant à lui, présidé l'Association cantonale des musique neuchâteloises et il a également fait partie du comité central de l'Association fédérale de musique, en qualité de vice-président.
QUELQUES SOUVENIRS
Bien avant que naisse le nouveau CENTRE DES DEUX THIELLES et ses confortables installations pour les fêtes, la fanfare organisait ses manifestations en des lieux brillaient par leur diversité.
Certes, pour les répétitions, le bon vieux château continue de grouper plusieurs fois chaque semaine musiciens en herbe et chevronnés. En fait, il y a plus de cent ans que les solides murailles se font l'écho des productions de la société. On jouait devant le vieux fourneau à bois, rougeoyant, tout prêt à déclancher l'incendie, et pas seulement de l'enthousiasme.
Sous les lampadaires à pétrole, la fanfare a maintes fois défilé dans les rues, le soir du dernier jour de février, sonnant la retraite, et le 1er mars ou encore le 1er août, avant que la nuit ne soit tombée.
Les fêtes champêtres ont fourmillé avec leurs jeux de quilles et de massacre. Pour financier instruments et uniformes, il en a fallu des fêtes et des concerts : sous les marronniers du nord du château, au vieux stand des marais, derrière l'ancienne halle de gymnastique, chez "Gertsch", c'est à dire au jardin du Café fédéral, qui était ouvert le dimanche, ou encore dans le verger de la Sauvegarde désormais occupé par de vastes dépôts.
Au début des années 20, une excursion était prisée: le Chasseral à pied pour y admirer le lever du soleil. Et voilà nos "fanfarons" debout bien avant le jour, pour grimper au sommet du Jura puis dévaler sur Villeret avant de reprendre le train pour Bienne. Il fallait que chacun porte son instrument, car on devait jouer quelquefois. Lourde, très lourde, la grosse basse. Celui qui en jouait était d'âge mûr et connaissait la musique. Il pouvait ainsi imposer sa volonté au plus jeune membre qui...s'esquintait à porter le fardeau de son aîné jusque sur la montagne. La musique, en vérité, n'est-elle pas faite de soupirs ?
Et nous voici en 1931. De Frauenfeld à Berne, l'armée permet tout juste au sergent-major André Bourgoin de retrouver son instrument à l'heure du concours fédéral, mais sans changement d'uniforme. Dans sa troupe, notre musicien réveillait ses soldats en jouant la diane. Et lorsque la diligence du Landeron montait à Lignières, au pas des chevaux, les vignerons n'ont-ils pas quelquefois perçu le langage musicale des signaux ? L'appel en chambre, le rassemblement, l'extinction des feux !
Toujours en 1931, lors du concert annuel, un membre, soliste dans une pièce intitulée "Le Calife de Bagdad", manque à l'appel et finit par arriver en retard. Ce contre-temps est vite justifié puisque son épouse venait de lui donner un fils. Il n'en fallait pas plus pour que ce fils soit surnommé "Calife".
Combien de fêtes ont connu un prolongement joyeux ? Dans le jardin du Café Suisse, au temps du président Kübler, pintier, bugles et cornets étaient hissés sur les marronniers. Ces estrades balançantes stimulaient le talent et favorisaient l'improvisation. Avec leurs rengaines, de gais lurons animaient le quartier tard dans la nuit. C'est en général l'intervention sonore émanant d'une fenêtre du quartier qui marquait la fin de la sérénade.
L'AVENIR APPARTIENT AUX JEUNES
En 1881, on dénombrait 21 membres. Lors de la Fête fédérale de 1931, la société en comptait 31.
En 1993, la fanfare voit son effectif doubler avec 54 membres. On salue l'entrée de nombreux jeunes, dès 11 ans déjà. Ils côtoient des musiciens chevronnés en nombre également croissant. L'éventail des membres s'élargit avec une tendance accrue à la fidélité : des prolongations appréciées. En contre-partie, les exigences professionnelles et les déménagements provoquent bien des mutations. Les plus âgés s'arrêtent durant le point d'orgue : essoufflement.

Comparaison des effectifs :
de 11 à 20 ans
Effectif
Moyenne d'âge

1880
21
27 ans

1931
31
25 ans

1993
16
54
31 ans

2018
48
38 ans
Comme cause annexe de ce rajeunissement, mentionnons l'évolution démographique et parallèlement l'espérance de vie de ces différentes époques. Cette espérance était de 45 ans en 1880. Elle passa à 60 ans en 1931. Aujourd'hui, c'est 76 ans. Elle est calculée pour les personnes âgées de 15 ans.
CONDITIONS DRACONNIENES
Pour atteindre ses objectifs, la fanfare exige un énorme travail de son directeur, du comité, de ses exécutants ainsi que des élèves-musicien et musiciennes.
Pour mieux comprendre l'ampleur du chemin à parcourir, il est utile d'assister à une répétition des jeunes élèves. On est frappé par la petite taille de ceux qui apprennent, la variété des instruments et l'entraînement qu'il convient de suivre, notamment pour développer son souffle. C'est sérieux, impressionnant. Quel assiduité, quelle persévérance jusqu'à ce que les premières notes, chancelantes, se transforment en musique, en harmonie.
Pour remplir pleinement leur mission, les responsables de la Cécilienne ont judicieusement institué "LE PARRAINAGE DES JEUNES". En toute quiétude, les parents peuvent confier leurs enfants à la Fanfare. Lors des sorties, ces adolescents sont pris en charge individuellement par un aîné responsable de la sécurité et du comportement de ce...blé qui lève. C'est également le parrain qui suit son protégé et l'encourage dans la voie du progrès musical.
ÉQUIPEMENT, INSTRUMENTS ET DEVISE
Les années s'écoulent rapidement. La parfaite présentation d'une fanfare est indispensable à son prestige et au rôle d'ambassadeur, ce représentant du Landeron en particulier et dans certaines circonstances, de notre Canton de Neuchâtel et même encore de notre pays. Les instruments vieillissent et doivent être renouvelés. Tout est fort coûteux, ce qui n'est pas nouveau selon les anciens écrits.
Jusqu'ici, les Céciliens et les Céciliennes ont porté quatre uniformes et la question d'une remise à neuf revient toujours assez tôt pour préoccuper nos responsables. Heureusement, on peut chaque fois compter sur l'appui d'amis qui contribuent à trouver les solutions adéquates.
A l'occasion de son 125ème anniversaire, la société va inaugurer une bannière, la 5ème, laquelle flottant sur nos vaillants musiciens symbolisera en trois mots leur idéal :
AMITIE - JOIE - HARMONIE
En conclusion de cette incursion dans la vie de notre chère fanfare, rappelons le mot d'ordre que chaque membre doit appliquer : De notre mieux avec plaisir !
Vive la CECILIENNE
Tiré des archives de la Cécilienne et avec la mémoire des hommes, ce texte à été élaboré par MM. Rémy Muriset et Charles Bourquin, avec le concours de M. Valentin Borghini, à la demande du Comité d'organisation des Fêtes du 125ème anniversaire de notre Fanfare.