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Mercredi prochain, le Conseil fédéral abolira-t-il toutes les mesures contre le Covid? Ou des règles comme l'obligation de porter un masque resteront-elles en vigueur plus longtemps après le 17 février? Lors de la consultation, la plupart des cantons se sont prononcés en faveur de la suppression de toutes les mesures. Certains souhaitent prolonger l'obligation du port du masque dans les transports publics, pour protéger les personnes vulnérables.
Sur mandat de l'Office fédéral de la santé publique, l'institut de sondage Sotomo a interrogé 5801 personnes de 18 ans et plus, de toutes les régions du pays au sujet du combat contre le Covid-19 entre le 28 décembre et le 1er janvier. C'est à ce moment-là que la vague Omicron s'est véritablement développée.
Le sondage publié il y a quelques jours, mais passé inaperçu jusqu'à ici, révèle une très forte acceptation de l'obligation du port du masque dans les trains, les bus et les trams. 84% y sont favorables. Le deuxième taux d'approbation le plus élevé concerne l'obligation de porter un masque dans les magasins. Et 61% l'approuvent également à l'école.
Le sondage montre aussi où règne la plus grande discipline en matière de port du masque. C'est dans les établissements de santé que les masques sont le plus systématiquement portés (97 %), les transports publics (95%) arrivant en deuxième position. En revanche, seule une personne sur cinq porte un masque lors d'événements privés.
La vaccination de rappel a pris de l'importance avec l'apparition du variant Omicron. Depuis fin décembre, la vaccination de rappel est possible quatre mois après la deuxième piqûre. 69% des personnes interrogées se sont montrées prêtes à se faire injecter une troisième dose. Les champions suisses du rappel sont les personnes de plus de 65 ans, à 85%. Les 18-34 ans ont montré le moins d'intérêt (58%). Ce sont surtout les personnes qui estiment que le risque est faible pour elles-mêmes qui évitent la vaccination de rappel.
Les principales raisons d'utiliser le booster sont l'autoprotection, la protection d'autres personnes et le souhait de contribuer à la lutte contre la pandémie. Pour 40% d'entre elles, le renouvellement du certificat Covid était également une motivation. Les personnes qui ont renoncé au rappel l'ont fait principalement parce qu'elles trouvent exagéré de se faire vacciner aussi souvent. Ce sont surtout les 18-34 ans (81%) qui ont défendu ce point de vue - la classe d'âge qui se sent de toute façon suffisamment protégée. Une personne sur cinq qui ne veut pas se faire vacciner montre une réaction de défi: on ne veut pas être mis sous tutelle. C'est également une motivation importante des personnes qui refusent généralement de se faire vacciner.
L'enquête montre que, pour la première fois, la part des personnes farouchement opposées à la vaccination a nettement baissé: de 22% en octobre, elle est passée à 16% début 2022. Dans les enquêtes précédentes, cette valeur était restée relativement constante. Selon les auteurs de l'étude, les raisons de cette évolution ne sont pas claires. Il est fort possible que l'obligation de la 2G, avec les restrictions imposées aux personnes non vaccinées, ait entraîné ce revirement.
Depuis le début de l'année, il est également possible de vacciner les plus petits en Suisse. Mais faut-il vraiment le faire pour les enfants de 5 à 11 ans? Une minorité de 46% pense que oui.
Seuls 0,8% ont été vaccinés deux fois. Le scénario selon lequel la Confédération se retrouvera avec, sur le dos, la plus grande partie de ses 500 000 doses de vaccins pour enfants semble probable, d'autant plus que la demande en vaccins pour enfants est faible.
La plupart du temps, l'infection par le Covid est bénigne chez les enfants. C'est pourquoi les parents considèrent que le bénéfice individuel d'une vaccination est faible, explique la Société suisse de pédiatrie. (bzbasel.ch)
La police bâloise est régulièrement critiquée. L'essentiel de la charge vient des milieux politiques de gauche à qui l'on reproche un usage disproportionné de la force. Des incidents violents et pénalement répréhensibles se seraient produits à plusieurs reprises, notamment au sein de la section d'intervention. C'est ce que révèlent les recherches de SRF Investigativ. Plusieurs policiers de cette troupe ont été condamnés par la justice.