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Écrire ses souvenirs d’échecs pour lutter contre le stress
Coucher sur le papier ses erreurs passées permet de réduire le stress éprouvé face à de nouvelles situations, et même de renforcer les performances. C’est la conclusion à laquelle parvient une équipe de recherche de l’Université Rutgers dans le New Jersey aux États-Unis.
Dans l’expérience, les personnes d’un premier groupe ont dû réfléchir pendant dix minutes à un échec de leur choix, tout en mettant par écrit leurs pensées. Pendant ce temps, les individus du groupe de contrôle résumaient le dernier film qu’ils avaient vu. Les participantes et les participants ont ensuite été placés dans une situation de stress : d’abord par la simulation d’un entretien d’embauche, puis par la résolution d’une tâche complexe impliquant des associations de chiffres. Résultat ? Le taux de cortisol dans la salive – une mesure physiologique du stress – des participantes et des participants qui avaient au préalable écrit sur leurs échecs passés était inférieur à celui du groupe de contrôle.
Des résultats qui suggèrent que, dans une situation stressante, avoir précédemment écrit sur les causes d’un échec passé fait que la réponse au stress s’apparente à celle de quelqu’un qui n’est pas exposé au stress du tout. L’étude révèle également que les personnes qui ont écrit à propos de leurs échecs sont plus attentives face aux nouvelles tâches et réalisent par conséquent de meilleures performances globales.
DiMenichi, B. C., Lempert, K. M., Bejjani, C., & Tricomi, E. (2018). Writing about past failures attenuates cortisol responses and sustained attention deficits following psychosocial stress. Frontiers in Behavioral Neuroscience, 12, 45. doi : 10.3389/fnbeh.2018.00045