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Le Netherlands Institute for Sound and Vision possède, entre bien d’autres choses, une importante collection d’archives sur la chaine Europa TV, lancée en 1985 et qui ne survécut qu’une année. Afin d’en savoir plus sur son histoire, l’Institut a chargé une étudiante de Master, Marloes Stapper, d’explorer le matériel en question. Certains résultats de ses recherches sont présentés dans un billet de blog intitulé « Europa TV: The early experiment of a European channel ». Il a été publié sur la plateforme de EUScreen, consortium européen réunissant des diffuseurs et des archives audiovisuelles.
« Europa TV provided daily broadcasts from October 5, 1985 until the end of November, 1986 in cooperation with the European Broadcasting Union and the public broadcasters NOS (the Netherlands), ARD (West Germany), RAI (Italy), RTE (Ireland) and RTP (Portugal). From these broadcasters and countries, the Dutch government and the NOS were the only ones that offered financial support. However, all of the cooperating broadcasters sent in their programs – often already shown on national channels – to Europa TV. » (…)
Un ouvrage collectif sur l’histoire de la radio et de la télévision aux États-Unis est paru cet été aux éditions Wiley. Intitulé A Companion to the History of American Broadcasting, le livre a été dirigé par Aniko Bodroghkozy, l’un des membres fondateurs du Département des Media Studies de l’Université de Virginie.
Les différentes contributions abordent notamment le rôle de la radio dans la sphère télévisuelle, l’évolution des régulations sur la radio et la télévision ainsi que l’influence culturelle des deux médias. L’ouvrage se propose également de présenter un panorama de l’historiographie sur le sujet de même que d’analyser des textes canoniques qui ont participé à façonner ce champs historique.
Présentation:
« A Companion to the History of American Broadcasting comprehensively evaluates the vibrant history of American radio and television and reveals broadcasting’s influence on American history in the twentieth and twenty-first centuries. With contributions from leading scholars on the topic, this wide-ranging anthology explores the impact of broadcasting on American culture, politics, and society from an historical perspective as well as the effect on our economic and social structures. The text’s original and accessibly-written essays offer explorations on a wealth of topics including the production of broadcast media, the evolution of various television and radio genres, the development of the broadcast ratings system, the rise of Spanish language broadcasting in the United States, broadcast activism, African Americans and broadcasting, 1950’s television, and much more. »
Le cycle de conférences « Histoire vivante » organisé par la Maison de l’Histoire de l’Université de Genève propose, le 4 octobre 2018, une rencontre autour de « L’image et l’histoire des fake news ». Vanessa Schwartz, historienne de la culture visuelle contemporaine et professeure d’histoire, d’histoire de l’art et de cinéma à l’Université de Californie du Sud, inscrira ce thème d’actualité dans une perspective historique et évoquera notamment l’émergence, à la fin du XIXe siècle, de la presse à grand tirage fondée sur l’image ou encore l’influence du photoreportage lors de l’affaire Dreyfus.
Extrait de la présentation:
« Mensonge, propagande, désinformation, intox, et maintenant fake news. Tous ces termes ont une histoire qui en dit long sur le rôle de l’information dans les sociétés concernées, et sur ces sociétés elles-mêmes.
Les faits sur lesquels on fonde l’information peuvent être établis et mis en récit verbalement ou visuellement. Quand on cherche à distinguer le vrai du faux, cette distinction est-elle pertinente ? Dans quelle mesure la part du discours et de l’image change-t-elle quelque chose au débat sur le vrai et le faux, et dans quel sens ? Telle est la question posée par cette conférence. »
Consulter également le programme du cours public « The Historians. Les séries TV décryptées par les historiens » pour cet automne 2018.
Du 27 au 29 septembre, la conférence « Stars and Screen » se déroule à la Rowan University, Glassboro, New Jersey. Se voulant interdisciplinaire, l’événement réunit des contributions de différents champs de l’histoire des médias et du cinéma, mais aussi des sciences sociales, autour de la thématique des « stars » (au sens de vedettes et d’étoiles) et des écrans.
Présentation:
In the ‘Golden Age’ of Classical Hollywood Cinema, MGM was known as the motion picture studio with “More Stars Than There Are In Heaven.” In fact, ‘Stars’ have illuminated cinematic screens for over 100 years, from classic movie stars (Bogart, Bacall, Hepburn, Chaplin) to films about Hollywood’s star factory (A Star Is Born, What Price Hollywood?) to shooting stars (Deep Impact), falling stars (Sunset Boulevard, Raging Bull), and stars in ‘space, the final frontier’ (Star Trek) in a ‘galaxy far, far away’ (Star Wars). Digital video streaming and binge watching of films and media also re-imagines and creates new moving image ‘stars’ transforming the cinematic or televisual production, distribution, and viewing reception experience. What does this nostalgic re-imagining of film history and cinematic production of stars on screen tell us about the cultural moment we find ourselves in? The 2018 Film and Media History Conference explores the theme of “Stars and Screen.”
Cet article s’inspire d’une réflexion amorcée dans le cadre de l’école d’été Métis 2018 « Culture de masse : nouvelles approches, nouveaux enjeux (XIX-XXIe siècles) » qui s’est déroulée à Versailles du 3 au 7 septembre 2018.
Au tournant des années 1970, les réalisateurs de la Télévision Suisse Romande (TSR) font face à une modernisation des normes de production et à de nouvelles logiques de management. Ces professionnels proposent néanmoins de nouvelles méthodes et organisations du travail, plus propices aux formes d’expression qu’ils défendent.
Retour sur le projet d’émission Périscope présenté en 1976 à la TSR par dix de ses réalisateurs.
« La SSR veut déplacer une partie de la rédaction de la radio SRF de Berne à Zurich. En Suisse romande, la RTS envisage de déménager à l’horizon 2024 le département « news » de la télévision de Genève à Lausanne », lisait-on mercredi 19 septembre dans Romandie.
Ces décisions suscitent de nombreuses réactions, notamment le désolement du Conseil d’Etat genevois. Mais Pascal Crittin, directeur de la RTS défend son projet qu’il qualifie de « vision » dans l’émission Forum du même jour. L’idée est de réussir à « économiser dans les murs » pour éviter des économies dans le programme, explique Pascal Crittin qui croit « en un fédéralisme des contenus et non pas des bureaux ».
Samedi 17 septembre, l’émission de la RTS Médialogues proposait un sujet sur l’actualité de Netflix, qui se lance, en collaboration avec Buzzfeed, dans l’info-divertissement. Pour en discuter, le sociologue et maître dʹenseignement à l’Université de Lausanne et spécialiste des nouvelles technologies et des médias Olivier Glassey était invité. Il revient notamment sur l’histoire de ce croisement entre l’information et le divertissement, mélange des genre qui n’est pas nouveau.
En association avec le site dʹinformation Buzzfeed, le géant du streaming se lance dans le documentaire ou plutôt lʹinfo-divertissement. Est-ce forcément abrutissant ou simplement une autre manière dʹinformer ? Lʹinfo-divertissement nʹest-elle quʹune course au clic ou le sérieux journalistique peut encore tenir dans des formats ultra-courts ?
Les 15 et 16 septembre 2018, l’Institut national français de l’audiovisuel (INA) ouvre ses portent aux visiteurs pour une visite guidée.
« Partez en immersion au cœur de la mémoire augmentée de l’INA avec le spectacle holographique innovant et inédit « Mandela, I am prepared to die », découvrez les secrets de la restauration des archives audio-radio , et vivez une expérience sonore unique avec l’Acousmonium, ce dispositif mobile destiné aux concerts de musique acousmatique et électroacoustique, pouvant accueillir jusqu’à 80 hauts parleurs.
Cette traversée de l’INA s’achèvera par la visite de notre plus grand plateau de tournage sur lequel se forment les futurs professionnels de l’image. »
Les émissions de télévision consacrées à l’art sont nombreuses. De D‘Art d’Art à Museum, celles-ci s’attachent le plus souvent à décrire des oeuvres d’art pérennes et intangibles. La série documentaire Live Art, diffusée sur Arte entre le 5 et le 26 août 2018, se plonge quant à elle en huit épisodes dans la fabrique des oeuvres d’art éphémères. La télévision joue ici un double rôle face à cette forme d’art contemporain: si l’émission vient documenter cette oeuvre d’art destinée à n’être qu’un instant, la captation filmique archive et pérennise ce qui est destiné à disparaître.
Extrait de l’article des Inrocks:
« Les différents épisodes de la série, en effet, proposent un focus de 26 minutes sur une exposition, un artiste et son oeuvre dans un vrai souci de clarté et d’intelligibilité. Alternant interviews et captations d’exposition, l’oeuvre nous est montrée, décrite et explicitée, dans son processus de création mais aussi de monstration au sein de l’exposition – véritable enjeu de cet art éphémère. »
La rencontre annuelle d’EUscreen a eu lieu début juillet à Madrid. A cette occasion, les membres de ce consortium européen réunissant des diffuseurs et des archives audiovisuelles se sont dédiés à la question de l’héritage audiovisuel et de l’éducation. Les réflexions ont tout particulièrement porté sur l’héritage vidéo en Espagne.
La rencontre fait l’objet d’un compte-rendu sur le blog d’EUscreen. Extrait:
Spain has a vibrant landscape of smaller and larger institutions that take care of the country’s audiovisual histories. The national film archive, with its Cine Doré screening room (famous for the “Shrinking Lover” scene in Pedro Almódovar’s Hable Con Ella) provided a small selection of materials to Europeana through our sister network, the European Film Gateway. The organization also collaborated with public broadcaster TVE to make the country’s rich NODO newsreel collection available through their catch-up platform A la carta.