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Le président américain Joe Biden, la première dame Jill Biden et le secrétaire d'Etat Antony Blinken arrivent à Genève ce mardi. Une rencontre avec le président suisse Guy Parmelin et le ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis est prévue dans la soirée. Mercredi, le sommet très attendu entre Biden et son homologue russe Vladimir Poutine est à l'ordre du jour. Cette rencontre est considérée comme la plus difficile de la tournée européenne de Biden.
Les deux conseillers fédéraux rencontreront également Vladimir Poutine, mercredi, dans le cadre du sommet de Genève. Le président russe et Joe Biden quitteront Genève ce mercredi. Il n'y aura pas de conférence de presse conjointe. Ce n'est pas la première visite de Biden en Suisse. En tant que vice-président d'Obama, il a été invité à deux reprises au Forum économique mondial de Davos, et avant cela, il s'était déjà rendu régulièrement à cette manifestation en tant que membre du Parlement. Poutine a également été invité dans les Grisons en tant que premier ministre en 2009.
La visite en Europe est son premier voyage à l'étranger en tant que président américain. Avant son départ, Joe Biden a déclaré que son but était, entre autres, de montrer à la Chine et à la Russie combien l'alliance entre les Etats-Unis et l'Europe était étroite. Avant de prendre ses fonctions, Joe Biden avait promis de relancer les alliances transatlantiques. Sous son prédécesseur Donald Trump, ces relations avaient atteint un point bas.
Pour le sommet avec Poutine, à Genève, Biden a reçu le soutien des sept principales nations industrialisées (G7: les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne, le Canada, le Japon, la France et l'Italie) et de l'Otan. De l'avis de l'alliance de défense occidentale, la Russie et la Chine constituent actuellement, avec le terrorisme international, la plus grande menace pour la sécurité de la zone euro-atlantique. le président américain veut confronter Poutine à Genève aux critiques des Etats de l'Otan, qui accusent le chef du Kremlin de s'ingérer dans les systèmes démocratiques d'autres pays et de ne pas respecter les droits humains.
La rencontre entre Joe Biden et Vladimir Poutine intervient à un moment de grande tension entre les Etats-Unis et la Russie. Le président russe a longtemps hésité à accepter cette rencontre. Il cherche à améliorer les relations tendues entre les deux pays. Les questions internationales, notamment la lutte contre la pandémie de Covid et la résolution des conflits régionaux, devaient également être abordées.
Le Kremlin a tempéré les attentes. Selon un porte-parole du gouvernement russe, les discussions ne devraient pas déboucher sur «un accord sur des questions de profond désaccord». «Mais il serait également erroné de minimiser l'importance de cette réunion. C'est très important». Il a déclaré qu'il n'était pas prévu de signer un quelconque accord.
A l'ordre du jour entre Biden et Poutine figurent plusieurs conflits internationaux, par exemple en Ukraine, au Belarus, en Syrie et en Iran, ainsi que la lutte contre le terrorisme et la pandémie de Covid. Joe Biden est considéré comme critique envers la Russie et a également qualifié Poutine de «tueur». Les Etats-Unis ont imposé des sanctions aux politiciens russes en raison de soupçons d'ingérence dans l'élection présidentielle américaine de l'année dernière.
Le gouvernement américain a régulièrement critiqué l'ingérence de la Russie dans le conflit dans l'est de l'Ukraine en soutenant les séparatistes pro-russes du Donbass. Joe Biden devrait également aborder la question de la répression du gouvernement de Valdimir Poutine à l'encontre de l'opposant russe Alexeï Navalny et des droits de l'homme. En outre, les récentes attaques informatiques aux Etats-Unis, dans lesquelles la Russie est soupçonnée d'être impliquée, ont tendu les relations. Il y avait une chance de progrès sur le contrôle des armes nucléaires.
Les thèmes abordés sont les relations bilatérales entre la Suisse et les Etats-Unis et la Russie. L'accent est mis sur l'économie. La Suisse souhaite poursuivre son étroite collaboration avec les Etats-Unis dans le domaine de la formation et de la recherche. La question d'un accord de libre-échange est également à l'ordre du jour. Les discussions porteront également sur le rôle de la Suisse dans la représentation des intérêts américains en Iran, par exemple. Une autre question secondaire possible est l'achat prévu d'avions de combat par l'armée suisse, deux appareils américains étant également à l'ordre du jour.
Le Conseil fédéral veut discuter avec Poutine de la sécurité en Europe et du renforcement du niveau multilatéral avec le Conseil de l'Europe et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). La Suisse souhaite engager un «dialogue critique constructif» avec la Russie afin de renforcer les relations. Un «grand potentiel» existe dans les échanges économiques, selon la partie suisse.
Avant d'arriver à Genève, Joe Biden, âgé de 78 ans, a effectué un véritable marathon des sommets: Vendredi, il a assisté au sommet de trois jours du G7 à Cornwall, dans le sud-ouest de l'Angleterre, où les dirigeants des sept principales nations industrialisées ont fait preuve d'une nouvelle unité en s'engageant à vacciner les pays les plus pauvres et en se fixant des objectifs communs en matière de climat.
Il s'est ensuite rendu au sommet de l'Otan à Bruxelles, où, lundi, l'alliance de défense occidentale a, pour la première fois, désigné la Chine comme un rival stratégique aux côtés de la Russie. Un sommet Union Européenne–Etats-Unis a également lieu ce mardi. Au cours de son voyage, Biden a rencontré notamment le premier ministre britannique Boris Johnson, la reine Elizabeth II au château de Windsor, la chancelière allemande Angela Merkel, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le roi de Belgique Philippe.
C'est un coup de chance pour la Suisse que les délégations des Etats-Unis et de la Russie aient choisi Genève comme lieu de rencontre pour leur sommet. Cela souligne le poids de la Suisse et de ses bons offices sur la scène diplomatique mondiale. L'Autriche s'était également portée candidate pour accueillir le sommet à Vienne.
Genève est le siège européen des Nations unies. Des négociations diplomatiques s'y déroulent régulièrement, ainsi que dans les environs. Genève avait déjà été le théâtre d'un sommet historique entre les Etats-Unis et la Russie en 1985. A cette époque, le président américain Ronald Reagan y a rencontré pour la première fois Mikhaïl Gorbatchev, qui avait été nommé auparavant secrétaire général du Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique.
Le président américain Biden et le président russe Poutine se rencontrent dans une villa majestueuse surplombant le Léman, la spacieuse villa La Grange date du 18e siècle. Elle est située sur une colline, et de la terrasse, on a une vue dégagée sur le lac, à travers le parc avec sa prairie et ses vieux arbres. Le domaine et son parc ont été donnés à la ville de Genève au début du 20e siècle par son dernier propriétaire, William Favre. La villa a été habitée par plusieurs familles prestigieuses et a accueilli des hôtes importants.
Une partie de la ville de Genève sera bouclée pendant le sommet. Selon les autorités, des centaines de policiers et jusqu'à un millier de militaires seront déployés. Aucune voiture, aucun bus, aucun tramway ni aucun bateau ne sera autorisé dans la zone. Elle est aussi temporairement interdite aux piétons. Les magasins devront fermer. L'espace aérien au-dessus de la ville sera également restreint jusqu'à jeudi pour des raisons de sécurité. Les opérations aéroportuaires, en revanche, doivent se poursuivre normalement. (dfr/sda)
Adapté de l'allemand par jah, le texte original ici.
Les dates sont différentes chaque année et se réfèrent directement à Pâques. L'Ascension a lieu 39 jours après le dimanche de Pâques et dix jours avant la Pentecôte.