Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07217.jsonl.gz/828

Confidentielle
Florence ce 3 janvier 1866
Monsieur et Ami,
Je vois qu'en Suisse on cherche à m'intimider de manière à me rendre neutre entre le bien et le mal de mon pays. Mais je n'entends pas mes devoirs ainsi. Je ne pourrai jamais me montrer indifférent aux dangers matériels et politiques que court notre pays et, je ne me croirai jamais ici pour me croiser les bras.
Mr Jacini me pria ce matin de passer au ministère, et me dit que le ministère était réconstitué: qu'il ne savait quel en serait la durée, mais qu'il avait consenti à rester pour mener s'il était possible, la grande affaire à conclusion: que le tems pressait par conséquent: et qu'il désirait voir arriver immédiatement des | délégués du Comité du St Gothard munis de pouvoirs pour traiter. Car, disait-il, le Parlament s'ouvrira le 15, je pense pouvoir réunir la Commission vers le 10 et présenter mes propositions ensuite si on m'en fournit tant soit peu les élémens. Il m'a prié de vous faire savoir son désir d'une manière confidentielle.
Le Comte de Hompesch Ministre de Bavière vient d'arriver muni d'instructions en faveur du Splügen. J'espère que vous aurez commencé l'année en bonne santé ainsi que Made votre Mère et votre fille: Ma famille est assez bien: [moi?] j'ai un peu souffert de névralgie: je vins actuellement à-peu-près rétabli.
Reçevez nos cordiales salutations et croyez-moi
Votre dévoué
J. B. Pioda