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Zurich, le 26 juin 2020 – L'organisation internationale de protection des animaux QUATRE PATTES se félicite que la chambre des représentants du parlement néerlandais ait voté le 23 juin en faveur d'une fermeture anticipée des fermes d’élevage de visons. La décision de fermer les quelque 128 fermes d’élevage de visons restantes avant 2023 - comme initialement prévu - et donc de mettre fin à l'élevage des animaux à fourrure, a été prise à la suite des infections de COVID-19 survenues au sein de plusieurs exploitations et à l’abattage massif récent de 500’000 visons potentiellement touchés. Le gouvernement subit maintenant une pression pour fermer les fermes d’élevage d’animaux à fourrure avant la fin de cette année. Une autre motion, également adoptée par le parlement, rend illégal l'élevage d'animaux sensibles au coronavirus. Dans l'intérêt du bien-être des animaux et de la santé publique, QUATRE PATTES réclame également une interdiction mondiale de toutes les fermes d’élevage d’animaux à fourrure.
Ces dernières semaines, des foyers d’infections au coronavirus ont été confirmés dans 17 fermes d’élevage de visons néerlandaises et, par mesure de précaution, des centaines de milliers de visons ont été tués. Après avoir observé des symptômes tels que des difficultés respiratoires et une mortalité accrue chez les animaux, le ministère néerlandais de l'agriculture a confirmé les infections au COVID-19 chez les visons. Peu après, le virus a également été détecté chez certains employés des fermes d’élevage d’animaux à fourrure. Selon les autorités compétentes, la transmission des animaux vers l'homme était très probable dans ces cas.
« Nous nous félicitons du résultat clair du vote au parlement néerlandais et nous invitons le gouvernement à poursuivre sur cette voie : l'élevage des animaux à fourrure doit être arrêté avant la fin de cette année. Des millions d'animaux échapperont à des conditions de vie inacceptables et à une mort douloureuse. Nous savons maintenant que les fermes d’élevages de visons peuvent favoriser la prolifération du COVID-19 et d'autres nouvelles zoonoses infectieuses. Ce problème ne concerne pas seulement les Pays-Bas, mais tous les pays qui n'ont pas encore mis fin à l’élevage des animaux à fourrure. Il est temps d'interdire cette pratique cruelle dans le monde entier, non seulement dans l’intérêt du bien-être animal, mais aussi de la santé publique. »
Thomas Pietsch, expert des animaux sauvages chez QUATRE PATTES
Les fermes à fourrure mettent en danger la santé humaine et animale
En 2013, les Pays-Bas ont décidé d'interdire l'élevage des animaux à fourrure, l’échéance pour l’arrêt complet étant initialement prévue pour 2024. En 2018, environ 4,5 millions de visons ont été élevés dans le pays. Au Royaume-Uni, l'élevage des animaux à fourrure est interdit depuis 2003. Il a également été interdit, ou est en passe de l'être, dans plusieurs pays européens comme l'Autriche, la Belgique, le Luxembourg, la Norvège, la Slovaquie, la Slovénie e la Tchéquie. Cependant, cette pratique cruelle se poursuit dans d'autres pays. La Chine, le Danemark, la Finlande et la Pologne sont considérés comme les plus grands producteurs de fourrure. On estime que 100 millions d'animaux sont tués pour leur fourrure chaque année dans le monde. Compte tenu notamment de la pandémie du COVID-19, les fermes d’élevage d’animaux à fourrure et les marchés d'animaux sauvages font actuellement l'objet d'une enquête plus approfondie afin de déterminer s'ils présentent un risque potentiel pour la santé humaine et animale.
Au sujet de QUATRE PATTES
QUATRE PATTES est une organisation internationale de protection des animaux vivant sous influence humaine, qui révèle les souffrances, sauve les animaux dans le besoin et les protège. QUATRE PATTES fête cette année ses 20 ans en Suisse. Fondée par Heli Dungler à Vienne en 1988, l'organisation se concentre sur les chiens et les chats errants ainsi que sur les animaux de compagnie, les animaux de rente et les animaux sauvages vivant dans de mauvaises conditions de détention ainsi que dans les zones de catastrophe et de conflit. Avec des campagnes et des projets durables, QUATRE PATTES apporte une aide rapide et une protection à long terme aux animaux en détresse. La Fondation est en outre un partenaire d'Arosa Terre des Ours, le premier refuge en Suisse qui offre aux ours sauvés de mauvaises conditions de détention un environnement adapté à l’espèce. www.quatre-pattes.ch