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Le vent de la plaine (Tne Unforgiven, ceux auxquels on ne pardonne pas), est un western âpre, un western western comme le disait John Huston, douloureux comme peut l'être la vie parfois. Le film entend ne pas cacher la dureté de la vie, mais délivre en même temps un message d'espoir et d'amour. La famille Zachary vit paisiblement à présent, après avoir essuyé les malheurs de la vie de pionniers en territoire hostile: la mère Mathilda Zachary (Lilian Gish), la fille adoptive (Audrey Hepburn) et les trois fils, ben (Burt Lancaster), le leader du clan, Cash (Audie Murphy) et Andy (Doug McClure), vivent dans un petit ranch et élèvent des chevaux et du bétail que les fils vont bientôt emmener à la ville. Mais un vieux cavalier solitaire, Abe Kelsey, répand partout le bruit que la fille adoptive de la famille, Rachel, serait en fait une indienne. Cette révélation exacerbe les conflits: les Indiens veulent récupérer leur soeur de race, les blancs rejettent celle qu'ils considèrent comme une intruse qui provoque le malheur. Le tournage a été difficile et a été émaillé lui-même de drames: Audrey Hepburn a fait une mauvaise chute de cheval et a perdu l'enfant qu'elle portait, deux acteurs ont failli se noyer, la paie a été dérobée, John Huston et Burt Lancaster se sont accrochés car Lancaster avait des velléités de réalisateur, John Huston n'a pas pu réaliser exactement le film qu'il voulait, au point qu'il ne voulut plus le voir par la suite. Mais il s'agit d'un très beau film sur la vie, ses épreuves, le racisme, l'intolérance, l'énergie et les choix cornéliens que l'on est amené à faire. Comme le dit Jean Tulard dans son Dictionnaire amoureux du cinéma, l'énergie du héros hustonien fait que l'on ne sort jamais abattu ni déprimé d'un film de John Huston.
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