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Bovée Paul
Monotype datant de 1953, signé par l'artiste
16 cm x 18 cm
Sur l'original la signature est entièrement visible
En parfait état
Sans cadre
Ref: 209-E1-24
Un monotype
Le monotype, en estampe, est un procédé d'impression sans gravure qui produit un tirage unique. Il s'agit de peindre à l'encre typographique ou à la peinture à l'huile, ou à la gouache, sur un support non poreux comme du verre, du métal ou du plexiglas. La peinture est ensuite passée sous presse avec un papier qui reçoit l'épreuve, on peut également enduire la totalité du support et appliquer la feuille de papier par dessus. En exerçant une pression à certains endroits avec une pointe ou les doigts, on obtient différentes valeurs de noir et on peut ainsi réaliser un dessin plus précis, et donc différent de la méthode précédente.
Le support n'étant pas gravé, il peut resservir pour d'autres monotypes après nettoyage. Le monotype n'est pas une gravure au sens strict, mais une estampe (œuvre obtenue après un pressage manuel ou mécanique). Par abus de langage, le terme gravure est devenu un terme générique pour ce type d'œuvres, quelle que soit la technique utilisée.
Le monotype ne peut être numéroté, car, comme son nom l'indique, son tirage est unique. Il arrive cependant que l'artiste tire une seconde épreuve, plus faible, avec le résidu d'encre demeurant sur la matrice. Il est également possible d'obtenir une contre épreuve en pressant le tirage encore humide contre une feuille vierge.
Seule technique d'impression originaire d'Italie, le monotype fut inventé par Giovanni Benedetto Castiglione vers 1648.
Source: wikipedia
Paul Bovée (1931-1961)
Peintre né à Vicques le 6 juillet 1931. Décédé accidentellement à Soyhières le 25 juin 1961.
Etudes à l’Ecole des arts industriels de Bienne (1948-1951), il fait ensuite un stage de lithographie dans un atelier bâlois puis travaille dans divers ateliers graphiques. Enseignant en art graphique à l’Ecole des arts industriels de Bienne puis maître de dessin au Collège de Delémont (1952). Plusieurs expositions collectives à Delémont, Porrentruy, Lausanne et Genève. Première exposition individuelle à l’Hôtel de ville de Delémont (1954). La même année, il entre dans la société des peintres et sculpteurs jurassiens (SPSJ) dont il est membre fondateur.
En 1961, il illustre le livre d’Arthur Nicolet, Du haut de ma potence et participe au projet de concours pour l’Exposition nationale suisse de 1964. Sa carrière s’achève alors brutalement suite à une chute mortelle au château de Soyhières.