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La visite au Danemark du président américain, prévue début septembre, a tout simplement "été annulée à ce stade", a précisé un porte-parole de la Maison Blanche, quelques instants après une série de tweets de son locataire.
"Le Danemark est un pays très spécial avec des gens incroyables mais étant donné les commentaires de la Première ministre Mette Frederiksen, selon lesquels elle n'aurait aucun intérêt à discuter de l'achat du Groenland, je vais repousser notre rencontre prévue dans deux semaines à un autre moment", a tweeté Donald Trump, avant d'enfoncer le clou:
"La Première ministre a été en mesure de faire l'économie d'argent et d'efforts pour les Etats-Unis et le Danemark en étant si directe. Je la remercie pour cela et ai hâte de reprogrammer (cette rencontre) à un moment dans le futur", a-t-il poursuivi.
En déplacement au Groenland, Mette Frederiksen avait qualifié d'"absurde" la proposition d'achat du président américain. Copenhague, avait rappelé en substance la Première ministre danoise, n'a pas même le pouvoir de vendre cette entité bénéficiant d'une large autonomie.
"Ce n'était pas une façon élégante de le faire", a jugé mercredi le président Trump. "Elle aurait pu juste dire non" nous n'avons pas envie de vendre le Groenland, a-t-il estimé.
>> L'analyse de Pauline Simonet dans le 19h30:
"Stratégiquement intéressante"
En fin de semaine dernière, la presse américaine avait révélé que Donald Trump s'était renseigné sur la possibilité pour les Etats-Unis d'acheter le Groenland, immense île qui compte 56'000 habitants.
L'ancien magnat de l'immobilier a confirmé le week-end dernier son intérêt pour une telle transaction, la qualifiant devant la presse de "grosse transaction immobilière", qui serait "stratégiquement intéressante". Mais les autorités danoises n'ont pas goûté cette déclaration de l'ancien homme d'affaires new-yorkais.
"Le Groenland est riche en ressources précieuses (...). Nous sommes prêts à faire des affaires, pas à vendre" le territoire, avait réagi vendredi le ministère groenlandais des Affaires étrangères.
Le Groenland, qui a obtenu en 1979 le statut de "territoire autonome" du Danemark, est une gigantesque île arctique et riche en ressources naturelles (pétrole, gaz, or, diamant, uranium, zinc, plomb).
ats/pym
Les Danois stupéfiés
"Sans aucune raison Trump considère qu'une partie (autonome) de notre pays est à vendre. Ensuite il annule de manière insultante une visite que tout le monde était en train de préparer. Est-ce que des morceaux des Etats-Unis sont à vendre? L'Alaska?", s'est notamment insurgé sur Twitter le conservateur Rasmus Jarlov sur Twitter, ajoutant: "merci de montrer plus de respect".
As a Dane (and a conservative) it is very hard to believe. For no reason Trump assumes that (an autonomous) part of our country is for sale. Then insultingly cancels visit that everybody was preparing for.— Rasmus Jarlov (@RasmusJarlov)
Are parts of the US for sale? Alaska?
Please show more respect.