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Plus inconvenant, insolent et impertinent que jamais, Guy Carlier délaisse ses habituelles chroniques pour en venir à l'essentiel : cet ouvrage se compose en effet comme un dictionnaire des noms propres de personnalités que Guy Carlier définit en quelques lignes plus assassines et drôles les unes que les autres. Un " dictionnaire au vitriol ", en somme.
"J'ai du mal à écrire gros monsieur tant j'ai du dégoût ". Guy Carlier a décidé de revivre ce chemin vers le dégoût. Pourquoi la boulimie? Il a surtout décidé d'en sortir et de "revivre".
Si tu t'attends à lire un bouquin du genre Mes Petits Secrets pour maigrir avant l'été par Rika Zaraï, tu vas être déçu! Mais si tu veux savoir comment j'ai dansé le slow avec Boutros Boutros-Ghali tandis que Stéphane Bern chantait "Emmène-moi danser ce soir", lis ça! Si tu veux savoir comment j'ai failli mourir à Beyrouth, comment j'ai vécu Dallas à Salt Lake City et comment j'ai apprivoisé un chien du désert à Riyad, alors lis ça! Si tu veux sentir l'odeur de la lingerie de la colonie de vacances où j'ai donné mon premier baiser, ou celle de la bougie de mon bureau de directeur financier le soir où j'ai dansé avec ma secrétaire en portant un nez de clown, alors lis ça! Si MM. Villeneuve et Delarue veulent tout savoir de la vie sexuelle des gros, des partouzes dans les cliniques diététiques, des femmes qui enlèvent leur culotte pour aller se peser, du mépris des épiciers de quartier pour leurs clients boulimiques nocturnes et, surtout, comment on peut survivre lorsqu'on a cinquante-cinq ans et qu'on pèse deux quintaux et demi, alors qu'ils lisent ça! Mais, surtout, si tu veux savoir comment on peut grandir sans jamais poser de questions commençant par "Dis papa", si tu veux savoir comment un homme m'a construit à la place de l'absent, si tu veux savoir comment j'ai partagé la souffrance de cet homme racontée dans le chapitre intitulé "Lis ça", alors lis ça! Et enfin, si tu veux savoir comment cet homme m'a envoyé du paradis le trésor que je cherchais depuis toujours, alors surtout, lis ça!
G. Carlier
" Une génération était sur un bateau et les Beatles crièrent "Terre !' les premiers ! "
Les années 1960. Alors qu'une bonne partie de la France continue de vivre sous le régime du travail, famille, patrie, un adolescent du nom de Guy Carlier est frappé de plein fouet par une nouvelle effervescence artistique, culturelle et musicale. Celle des Beatles et du Swinging London, de Hara-Kiri, de San-Antonio, de Gotlib...
Devenu aujourd'hui un homme des médias, il se remémore, au-delà de la nostalgie superficielle, ses sixties banlieusardes. La parenthèse enchantée, le triomphe des baby-boomers, le coeur des Trente Glorieuses, le temps des fleurs... Jamais une période historique n'aura été autant associée aux idées de bonheur et d'insouciance. Évoquant, avec tout l'humour et la tendresse qu'on lui connaît, cette décennie, la dernière peut-être où la peur de l'avenir n'existait pas, Guy Carlier se fait le meilleur des guides pour visiter ce sanctuaire d'un paradis perdu : la chapelle Sixties.
Le livre qu'il faut lire, avant, pendant et après l'Euro !" Un ailier est un enfant perdu ", écrivait Montherlant. En voyant jouer Mathieu Valbuena pour la première fois, Guy Carlier a vu un enfant perdu, talentueux et fragile, au parcours atypique, rejeté dès ses débuts aux Girondins de Bordeaux par des formateurs qui forment des formatés. Un enfant perdu, incompris, décrié, agressé par ses adversaires et parfois même par ses partenaires, qui s'est vu pendu en effigie au stade par ceux qui l'avaient adoré puis trahi, tel Benzema, qu'il croyait son ami, dans l'affaire de la sextape. Un enfant perdu, blessé et condamné à suivre à la télé les promesses d'une génération nouvelle qui prend le pouvoir dans son club et en équipe de France.
Un enfant perdu qui, le 12 mai 2016, a regardé le JT de 20 heures pour savoir si Didier Deschamps citerait son nom dans la liste des joueurs retenus pour l'Euro...
Une peinture drôle, romantique, parfois surréaliste, et truffée d'anecdotes, par un authentique amoureux du football et des enfants perdus.
" Il y a douze ans, je pesais plus de 250 kilos. "
Il y a une douzaine d'années, je pesais plus de 250 kilos. Chaque jour, des crises compulsives de boulimie m'entraînaient vers une mort prochaine à laquelle je m'étais inconsciemment résigné. Aux pires heures de cet enfer, j'ai rencontré un homme, Jean-Michel Cohen, qui est parvenu à stopper cette spirale morbide et m'a aidé à perdre 125 kilos, c'est-à-dire un demi-Carlier.
J'ai tué définitivement le monstre en moi, qui réclamait sans cesse de la nourriture, le jour où j'ai compris qu'avant de dire je t'aime aux autres, je devais d'abord apprendre à m'aimer.
Et même si le combat fut long au point que je suis passé sans m'en rendre compte de " gros " à " vieux ", je ne me suis jamais senti aussi heureux.
G. C.
Dans un texte d'une franchise absolue, Guy Carlier se livre avec l'humour qu'on lui connaît, mais aussi avec une émotion sans fard. Jean-Michel Cohen nous livre son regard sur son amitié avec Guy, mais également ses réflexions de thérapeute sur l'obésité et la boulimie.
Ce livre offre bien plus que l'histoire de l'amitié improbable entre l'obèse le plus célèbre de France et le nutritionniste le plus médiatisé du pays. Il parle de la face sombre de chacun de nous, de nos hontes et de nos solitudes, et de notre quête éperdue de l'amour monstre.