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La fabrication de la Vodka
La vodka peut se fabriquer à base de n'importe quel produit contenant du sucre: céréales, pomme-de-terre, épluchures de légumes, riz, voir même du bois. Mélangé à de l'eau, des enzymes et des levures, le produit de base est prêt pour la fermentation, qui va durer une dizaine de jours. Vient alors le temps des différentes phases de la distillation. L'acétone s'évapore à 56°, puis le méthanol à 64°. Ce dernier est hautement toxique et peut entraîner une cécité en cas de consommation répétée. Puis vient le tour de l'éthanol, à 78°. Les distillateurs recherchent la partie comestible de l'alcool. En fin de distillation, l’alcool d’orge est à environ 80%, donc non-consommable. On le mélange alors à de l’eau pour le réduire à 37,5°.
L'histoire de la vodka
Vodka signifie "petite eau". Un certain moine nommé Isidor aurait créé la première recette de vodka russe, en 1430, dans un monastère situé au cœur du Kremlin. Le peuple russe d'alors buvait peu d'alcool, et rien dépassant les 10°. L'ivresse était mal vue et est même considérée comme un péché par certains. Mais l'état s'octroie le monopole de la vodka au XVIème siècle, la production augmente, la consommation aussi! Un changement qui pousse le tsar Nicolas II à prohiber l’alcool pendant la Première Guerre mondiale. Elle durera jusqu'en 1924. Les Etats-Unis et la Pologne disputent alors l’origine de cette boisson à la Russie, qui finit par gagner cette guerre de paternité en 1982. Conseil d’amateur éclairé: ne pas mettre la vodka au congélateur, elle se boit entre 5 et 7°.
La vodka: le test
Pour ce test, nous avons fait analyser 12 bouteilles de vodka présentes sur le marché romand. Le laboratoire EUROFINS de Nantes, un laboratoire européen spécialisé dans l’expertise et le contrôle des vins et des spiritueux a vérifié la qualité globale de ces alcools, mais aussi déterminé l’origine de l’alcool pour chacune des bouteilles. Des mesures isotopiques très pointues qui permettent de savoir si la vodka est faite à partir d’orge, de blé, de maïs, de betterave, de pomme de terre ou de toute autre matière.
Retrouvez les résultats de notre test >>> La vodka: le test >>>
La vodka chez les jeunes
La vodka s'impose à la fin des années 90 en Suisse avec l'arrivée sur le marché des alcopops. Les jeunes sont la cible principale de ces boissons hautes en couleurs et aux arômes de dessert. Le nombre de bouteilles de vodka vendues par an entre 2001 et 2003 passe de 1.6 millions de bouteilles à 40 millions! Et jusqu'à aujourd'hui, la prévention peine à lutter contre la vodka et ses effets.
En 2003, Le conseil fédéral propose d‘augmenter de 300% l’impôt sur l’alcool pour les alcopops. Ce qui a pour effet de faire fléchir les ventes. Mais l'industrie trouve la parade. On ajoute un peu d'alcool et on retire un peu de sucre. Les nouveaux mélanges ne font plus partie de la catégorie des alcopops. Ils ne sont plus surtaxés. Les jeunes peuvent se remettre à boire…
A cela s'ajoutent des vodkas de toutes les couleurs. Et ces boissons couleurs bonbons sont en bonne place dans les grandes surfaces. Certaines marques s'affichent dans des clips de rappeurs célèbres. L'alcool est banalisé, même servi dans des biberons !
Notre rubrique: certains miels sont contaminés par des microplastiques
Le miel est un produit naturel ne subissant aucune transformation industrielle. Voilà pour la théorie. En pratique, les abeilles ne sont pas épargnées par la pollution. Et le miel qu'elles produisent peut contenir des micropolluants dérivés du plastique. C'est ce que prouve l'analyse de vingt miels commandée par nos collègues de Kassensturz et réalisée par le Professeur Liebezeit, spécialiste dans la pollution plastique.
Ces miels peuvent contenir des fibres provenant de nos vêtements, des fragments issus de la dégradation de plus gros morceaux de plastique et des microbilles utilisés par certains fabricants de cosmétique. Il y a encore la pollution provenant des ruches elles-mêmes. Certaines parties isolantes, souvent composées de polystyrène, peuvent transférer des particules dans le miel. Les apiculteurs bio, eux, s’astreignent à faire en sorte que les abeilles ne soient pas en contact avec le polystyrène expansé. Ces éléments sont remplacés par du bois. Mais rien ne peut être fait contre la pollution de notre environnement.
Les risques liés à ces particules divisent. Michael Beer, responsable des denrées alimentaires de l’Office fédéral pour la sécurité alimentaire se veut rassurant. Selon lui, les concentrations retrouvées sont acceptables et concernent d'autres aliments que le miel. Un avis que ne partage pas Hans-Peter Hutter, Professeur en médecine environnementale à l'Université de Vienne. Il pointe du doigt le manque d'études sur ces polluants et leur effet sur la santé humaine. Mais n'exclut pas tout risque. Une solution existe pourtant. Les tamis utilisés pour filtrer le miel pourraient avoir des maillots de moins de 0.2 mm de section. Mais de tels tamis sont interdits en Suisse, car ils retiendraient les pollens contenus dans le miel et le pollen permet la traçabilité du produit. Le consommateur peut donc savoir d'où vient précisément son miel suisse, mais il doit savoir aussi qu’il risque d’absorber des microplastiques.
Retrouvez tous les résultats de l'analyse des miels en format pdf