Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07188.jsonl.gz/1125

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Zurich - De retour en Suisse après avoir été retenu 695 jours en Libye, Max Göldi s'est dit fatigué mais heureux d'être chez lui. "Pendant 23 mois, ma famille et moi avons vécu dans une grande peur". "C'est un moment très émouvant pour moi", a déclaré l'homme d'affaires suisse.
"J'ai été pris dans une affaire qui m'est étrangère. Aujourd'hui encore je n'ai pas conscience d'avoir commis une faute", a-t-il ajouté. Les moments les plus difficiles de sa captivité ont été les 10 premiers jours, sans aucun contact, ainsi que les 53 jours de séquestration en 2009.
"On se demande ce qu'on nous veut, combien de temps cela va durer, ce que font les autorités", selon M. Göldi. Les quatre derniers mois, une correspondance par lettres a été possible entre l'otage et sa famille. De même, deux employés de l'ambassade de Suisse à Tripoli donnaient très régulièrement des nouvelles de l'otage à sa famille, a précisé son frère Moritz.
Max Göldi a ajouté qu'il n'avait pas de contact avec ses gardiens ni avec les autorités libyennes. Il a confié que son expérience laissera des traces mais qu'il a de la peine à évaluer dans quelle mesure.
L'ex-otage a aussi préféré ne pas répondre à certaines questions, notamment sur l'éventualité de demander des dédommagements au canton de Genève suite aux photographies de police d'Hannibal Kadhafi publiées dans la presse.
Interrogé sur la première chose faite en Suisse, Max Göldi a déclaré: "J'ai dormi. J'ai bu du vin et j'ai dormi".
Retenu depuis 695 jours en Libye, Max Göldi a atterri à l'aéroport de Zurich lundi vers 01h20 après avoir pu quitter Tripoli dimanche soir. Il était accompagné par la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey.
Dimanche, Mme Calmy-Rey a signé un accord qui doit permettre d'engager la "normalisation" des relations entre la Suisse et la Libye. Elle a également rencontré le colonel Mouammar Kadhafi. Le chef du gouvernement italien Silvio Bersluconi était présent.
Le plan d'action stipule notamment la création d'un "tribunal d'arbitrage" pour enquêter sur les circonstances de l'arrestation d'Hannibal Kadhafi, fils de Mouammar Kadhafi, en juillet 2008 à Genève. Hannibal Kadhafi et sa femme étaient accusés de maltraitance par leurs deux domestiques.
ATS