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De l’eau de condensation peut être produite sur les surfaces intérieures dès que leur température θsi chute en dessous de la température du point de rosée de l’air du local.
De façon similaire au transfert de chaleur, la quantité d’eau condensée gc sur la surface se calcule par [3.2, 3.3]:
A cause des relations de similarité entre les transferts de chaleur convectifs et les transferts de vapeur, le coefficient de transfert de vapeur d’eau β sur les surfaces des éléments de construction peut se calculer comme suit à partir du coefficient de transfert thermique convectif hc (voir aussi tableau 3.5):
Dans les conditions climatiques hivernales et sans évaporation d’eau supplémentaire, aucune condensation n’est possible dans une pièce. L’eau évaporée dans la pièce est la raison principale de la formation de condensation et la quantité d’eau concernée varie en fonction du comportement de l’utilisateur. La tendance à la condensation et à la formation de moisissure est d’autant plus grande que les températures de la pièce ou des surfaces sont basses (abaissement nocturne de la température!) et que la charge en humidité liée aux usages dans la pièce est importante.
En règle générale aucune condensation de surface n’apparaît habituellement sur un mur suffisamment isolé hormis quand l’humidité atteint un taux excessivement élevé (blanchisseries, cuisines, salles de bains). Les ponts thermiques constituent cependant des points critiques.
Des études portant sur les conditions de croissance des moisissures domestiques [3.4, 3.23] montrent qu’à des températures normales pour les bâtiments, il faut compter sur le développement de moisissures au voisinage des surfaces de la plupart des matériaux dès que l’humidité relative dépasse 80 % car leurs besoins nutritionnels sont normalement couverts par la poussière et les aérosols.
Comme les valeurs optimales des autres facteurs d’influence tels que le pH, la température etc. se situent aussi dans des plages usuelles dans le bâtiment, les dégâts ne peuvent être évités pratiquement qu’en limitant le taux d’humidité à proximité des surfaces critiques. Habituellement on peut admettre que par une utilisation moyenne de la pièce et un renouvellement moyen de l’air conforme aux besoins hygiéniques, il n’y a pas de risque de moisissure sur un point thermiquement faible (pont thermique!) tant que la chute de température Δθsi sur la couche de transfert interne ne dépasse pas 35 % de la différence totale de température (θi – θe) qui règne autour de l’élément.