Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07037.jsonl.gz/865

C’est au début du XIXe siècle que Carouge découvre la pratique de la faïence. Un certain nombre de poteries s’installent dans la commune, alors française. De 1802 à 1879, la faïencerie Bylon, du nom de la famille qui la dirige, fait de Carouge un centre d’apprentissage pour les ouvriers, de tous les pays qui viennent y échanger savoir et expérience dans ce domaine.
En 1880, la manufacture opère un changement de cap: son nouveau propriétaire, Honoré Picolas, issu d’une famille de faïenciers, s’associe au dynamique Charles Degrange. La manufacture Picolas & Degrange (1880-1885), puis Charles Degrange et Cie (1885-1903) font entrer la faïencerie dans l’ère moderne.
L’assiette commémorative, alors très en vogue, se décline sous toutes les formes. Sociétés militaires, sportives ou littéraires rivalisent d’imagination pour créer des modèles sortant de l’ordinaire et qui assurent leur publicité. Tous les événements carougeois sont marqués d’une assiette!
Cependant, les services de table et de toilettes constituent toujours l’essentiel de la production mais leur décoration évolue: de jolis motifs imprimés en couleur ornent désormais les objets.
Enfin, la faïence carougeoise acquiert une renommée internationale grâce, entre autres, à l’Exposition nationale suisse de Genève, en 1896. A cette occasion sont présentés de grands panneaux peints ornés de motifs floraux ou de paysages.
Une brochure, qui complète le tome IV A du Dictionnaire carougeois consacré aux céramistes et figuristes, accompagne cette exposition.