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25/03/2009
La Suisse aide le Ghana et la Banque asiatique de développement
La Suisse va accorder un soutien budgétaire au Ghana pour l'aider à surmonter la crise économique mondiale. Le Conseil fédéral a décidé de lui verser une contribution à fond perdu de 27 millions de francs sur trois ans.
Le Ghana est un pays prioritaire de la coopération économique au développement suisse. Les progrès politiques et économiques sont "extraordinaires" pour un pays d'Afrique subsaharienne, estime le Conseil fédéral. Mais le Ghana demeure néanmoins pauvre et vulnérable.
Les versements seront effectués en concertation avec un groupe de onze donateurs, dont la Banque mondiale, qui sera présidé par la Suisse en 2009 et 2010.
Le Conseil fédéral a aussi décidé de participer à la reconstitution du Fonds asiatique de développement (FAsD) et du Fonds international de développement agricole (FIDA). La Suisse participera à raison de 53 millions sur quatre ans au premier. Elle attribuera 21,3 millions au FIDA.
Ces fonds permettent à la Banque asiatique de développement de soutenir des programmes dans les pays les plus pauvres d'Asie.
Par ailleurs, la Suisse a décidé de donner un coup de pouce aux pays du Sud pour surmonter la crise économique. Le Conseil fédéral a baissé les droits de douane des fruits et légumes en provenance des pays en développement.
Le Conseil fédéral veut ainsi permettre le maintien de la production dans ces pays. Il se dit conscient que la crise économique a "exacerbé la guerre des prix" et souligne que les producteurs locaux seront les premiers bénéficiaires de cette mesure.
Au regard de l’aide (Inutile ?) apportée au fonds de mise à niveau des pays européens nouveaux membres de l’UE (Un milliard) l’aide de 27 millions pour le Ghana parait comme moins qu’une aumône. Pourtant, je suis sûr que chaque franc de ces 27 millions sera beaucoup mieux utilisé que ceux versés pour l’Europe. Par contre je pense que la formule proposée, pour aider les pays pauvres à surmonter la crise économique, formule qui consiste à diminuer les droits de douanes sur les denrées alimentaires provenant des pays pauvres est une erreur majeure. Il serait beaucoup plus efficace d’aider ces producteurs à écouler leurs marchandises sur les marchés locaux à des prix corrects. Cela réduirait probablement la famine, limiterait les transports onéreux en terme financier et de pollution de ces denrées et permettrait de créer des emplois sur place. Ce serait du vrai gagnant-gagnant. Plus de travail et de moyens la-bas veut aussi dire moins de réfugiés chez nous...