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Il y a plus de cent ans, le 7 octobre 1906, dix praticiens se réunissaient à la Chaux-de-Fonds pour fonder la Société neuchâteloise des médecins-dentistes autour de son premier président, le docteur Louis Monet. Cela relevait quasiment d’une démarche syndicale qui visait à réviser une loi datant de 1875 basée sur le principe du libre exercice de la médecine. Cette loi permettait à des mécaniciens-dentistes, fabricants de prothèse, l’équivalent des techniciens dentistes actuels, de se présenter comme dentistes diplômés et d’effectuer des consultations à ce titre. Grâce à la persévérance du Dr Monet, une nouvelle loi sur l’exercice de la médecine remplace en 1919 celle de 1875.
De nos jours, les relations avec les techniciens-dentistes fonctionnent sans problèmes, dans un respect réciproque. Car, si les médecins-dentistes sont clairement responsables des soins effectués à l’intérieur de la bouche, ils ne sauraient se passer des compétences de ces professionnels pour les travaux techniques façonnés en laboratoire.
Le Dr Monet restera à la présidence de la SNMD (aujourd’hui SSO-NE) durant 17 ans ! Comparé aux trois ans actuels, cela fait preuve d’une grande motivation. Petite anecdote : en 1971 lors de l’assemblée générale, personne ne s’est présenté pour reprendre la présidence. C’est alors qu’un membre qui s’était absenté quelques minutes aux toilettes, est acclamé à son retour dans la salle : il venait d’être élu à l’unanimité. Pas rancunier, ce dernier a gardé la présidence durant cinq ans.