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La croissance du PIB britannique ralentira encore pour s'établir à 1,1% en 2019 (contre 1,4% en 2018), car l'incertitude continue de peser sur l'investissement.
La démission de la Première ministre britannique Theresa May plus tôt aujourd'hui pourrait, à notre avis, conduire à une position plus dure à l'égard du Brexit. Mme May a annoncé qu'elle se retirera le 7 juin, ouvrant la voie à une course à la direction du gouvernement. Son successeur devrait prendre ses fonctions d'ici la fin du mois de juillet. Le nouveau premier ministre devra relever le même défi que Mme May, à savoir trouver un appui majoritaire pour un accord face à un parti et à un parlement divisés. Dans le même temps, il est peu probable que l'UE renégocie les conditions du retrait du Royaume-Uni, déjà convenu avec la Première ministre May.
A notre avis, le successeur de Mme May adoptera probablement une position plus dure à l'égard du Brexit et ressusciterait peut-être le spectre d'un retrait sans accord comme outil de négociation, même s'il reste à voir si cette menace se concrétisera. Nous ne prévoyons pas une sortie facile de l'impasse avant la fin octobre, date à laquelle le Royaume-Uni doit quitter l'UE.
Bien que le Brexit continue d'occuper les décideurs britanniques, le stress dans d'autres domaines devient plus visible, notamment les soins de santé, l'éducation et les services de police. La croissance économique continue de ralentir. Nous prévoyons que la croissance du PIB réel ralentira encore pour s'établir à 1,1% en 2019 (contre 1,4% en 2018), car l'incertitude continue de peser sur l'investissement. A notre avis, le ralentissement de l'économie britannique rendra plus difficile pour le gouvernement de tenir les promesses qu'il a annoncées au cours de la dernière année d'augmenter les dépenses et de mettre fin à l'austérité tout en respectant ses objectifs budgétaires déclarés.
La perspective négative de nos notations «AA/A/A-1+» à l'égard du Royaume-Uni tient compte du risque pour le rendement économique du Royaume-Uni d'un Brexit désordonné. Nous définissons un Brexit désordonné comme un Brexit qui limiterait considérablement l'accès des industries manufacturières et des services du Royaume-Uni aux principaux marchés européens, ou qui les soumettrait à des tarifs et à des barrières non tarifaires suffisamment élevés pour réduire leur capacité de concurrence.