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Nos trains rouleront-ils sans pilote et 24h sur 24 en 2050? Et les quais seront-ils comme ceux des métros, équipés de portes de sécurité? Ce futur proche fait peu débat, me semble-t-il, à l'heure où les CFF et le CEVA peinent à trouver des cheminots multimodaux non grévistes. Conçue au XIXe siècle, le RER Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse n'a même pas réussi à standardiser ses locos. Il est loin d'avoir penser l'automaticité des convois. 2050, c'est dans 30 ans. Il y a 30 ans, en 1990, Genève réfléchissait au barreau sud, à la traversée de la rade et à SmartGeneva, se rengorgeait d'être la capitale des nouvelles relations russo-américaines dans un monde sans histoire. La Chine n'était encore pas éveillée. Ni l'Afrique.
A Lausanne, la rupestre, on planifiait un métro M2 automatique, l'extension de l'EPFL et son réseau dans les cantons voisins, un nouveau musée au bord des quais. On rédigeait une nouvelle constitution, instaurant un président durable. Puis Vaud a basculé la moitié de la facture sociale aux communes, épongeant sa dette et se redonnant du muscle pour de nouveaux projets stratégiques dont un train à grande vitesse entre l'aéroport et Lausanne, ravissant au passage à Genève, l'internationale endormie, son rôle de pôle dynamique de la Romandie.
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