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La ministre britannique de l'Intérieur, Priti Patel, a mis au défi les opposants à son projet d'envoyer les migrants au Rwanda de trouver une meilleure idée pour mettre fin au trafic de migrants via la Manche.
Dans un article publié dans le Times et où elle s'exprime conjointement avec le ministre rwandais des Affaires étrangères Vincent Biruta, la collègue de Boris Johnson a réaffirmé que ses plans controversés étaient «audacieux et novateurs». Ce faisant, elle réagissait, entre autres, aux bruits désapprobateurs des milieux ecclésiastiques.
L'archevêque de Canterbury, Justin Welby, avait en effet qualifié ces plans d'impies, tandis que son collègue de York avait décrit l'idée dans son sermon de Pâques comme étant «si déprimante et inquiétante».
Dans l'article, les deux ministres affirment qu'ils prennent des «mesures audacieuses et innovantes» et qu'il est «surprenant que les institutions qui critiquent les plans ne proposent pas leurs propres solutions». La ministre britannique de l'Intérieur a poursuivi en disant qu'elle s'attendait à ce que d'autres pays suivent l'exemple du Royaume-Uni, citant notamment le Danemark.
Depuis plusieurs jours, le Royaume-Uni fait face à une opposition massive contre son projet controversé, présenté jeudi, d'envoyer au Rwanda les demandeurs d'asile, d'où qu'ils viennent, arrivés illégalement sur le sol britannique depuis le 1er janvier, espérant dissuader les traversées clandestines de la Manche en pleine augmentation.
Les candidats au départ vers le Royaume-Uni sont toujours plus nombreux: 28 500 personnes ont effectué ces périlleuses traversées en 2021, contre 8466 en 2020, selon le ministère de l'Intérieur.
En vertu de l'accord annoncé jeudi, Londres financera dans un premier temps le dispositif à hauteur de 120 millions de livres (147 millions de francs). Le gouvernement rwandais a précisé qu'il proposerait la possibilité «de s'installer de manière permanente au Rwanda s'ils le souhaitent». (ats/jch)
Andreï Krassov, un député du parti gouvernemental «Russie unie», a déclaré au pupitre de la Douma à Moscou: