Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/198127

<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est chargé de créer les bases légales qui permettront d'interdire les vols intérieurs. Cette interdiction sera levée lorsque seront disponibles des avions équipés de modes de propulsion alternatifs émettant sensiblement moins de CO2.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Des vols réguliers Lugano-Zurich et Genève-Zurich sont assurés actuellement. Ces liaisons aériennes avec la plate-forme de Zurich présentent un intérêt touristique et économique pour le Tessin et la Suisse romande. </p><p>Les passagers qui réservent un vol au départ de Genève ou de Lugano sont souvent contraints de transiter via Zurich jusqu'à leur destination finale faute de liaison directe. Plus de 85 % des passagers domestiques transitant par Zurich sont des passagers en correspondance vers une autre destination. Le solde est constitué de passagers effectuant uniquement un vol intérieur.</p><p>Si les vols de ligne intérieurs étaient interdits en Suisse, il y a fort à parier que les passagers en correspondance ne se rabattraient pas sur le train mais réserveraient des vols passant par une autre plate-forme de correspondance comme Londres, Paris, Francfort, Amsterdam ou Istanbul. Les Tessinois se rendraient de préférence à Milan. De plus, si la liaison Lugano-Zurich devait être interdite, il n'est pas exclu que d'autres compagnies aériennes proposent des vols au départ de Lugano à destination d'une autre plate-forme de correspondance que Zurich. Autrement dit, le Conseil fédéral n'escompte aucune réduction significative des émissions de CO2, des émissions de substances polluantes ou des nuisances sonores si les vols intérieurs étaient interdits. Il estime même que les vols en correspondance vers des plates-formes plus éloignées pourraient conduire à un accroissement des émissions de CO2. </p><p>La Confédération suit attentivement le développement des modes de propulsion et de carburants alternatifs. Alors que les carburants alternatifs sont d'ores et déjà disponibles, y compris dans l'aviation, il est peu probable que des modes de propulsion alternatifs concurrentiels, qui ne soient pas basés sur la combustion d'hydrocarbures (kérosène), apparaissent à court ou à moyen terme, c'est-à-dire dans plus d'une vingtaine d'années.</p>  Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.