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Le synode catholique divisé sur les divorcés et les homosexuels
Le synode des évêques sur la famille convoqué par le pape François a approuvé samedi un rapport final "rééquilibré", pour tenir compte des réticences des prélats les plus conservateurs, a annoncé le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi.
Le rapport intitulé "relatio synodi" fait un inventaire des problèmes très divers de la famille catholique sur les cinq continents, dont ceux des personnes en union libre, homosexuelles et divorcées, dans le cadre du processus d'ouverture voulu par François, mais que redoutent les conservateurs.
Pas d'accord sur les divorcés et les homosexuels
Chacun des 62 paragraphes a été soumis au vote des 183 pères synodaux. Trois n'ont pas obtenu la majorité qualifiée des deux-tiers. Ils touchent à l'accès aux sacrements des divorcés remariés et l'accueil des homosexuels.
"Mais cela ne veut pas dire qu'ils sont complètement rejetés", ont expliqué plusieurs porte-paroles. Ces paragraphes n'ont d'ailleurs pas été retirés du texte final.
afp/bri
Publié le 18 octobre 2014 à 20:32 - Modifié le 19 octobre 2014 à 20:10
Le maire de Rome enregistre des mariages gays
La cérémonie a eu lieu au Palais du Capitole en précense des couples et de leurs familles.
Ignazio Marino a qualifié ces enregistrements de simples actes d'état civil.
Le diocèse de Rome a critiqué" l'affront institutionnel".
Le préfecture de Rome a appelé à annuler ces enregistrements. Le ministre de l'Intérieur Angelino Alfano a "rappelé que cela n'est pas possible en vertu de la loi italienne".
Le pape se dit confiant
"Ce texte est nettement plus réservé" que celui de lundi, a admis le cardinal-archevêque de Vienne, Christoph Schönborn. Le texte final tient compte notamment des oppositions des évêques de "pays de cultures très différentes", principalement en Afrique.
"Il ne faut pas oublier que des évêques viennent de situations culturelles très différentes, où d'autres religions, par exemple l'islam, sont prédominantes, et où ce thème est un thème très délicat", a-t-il noté.
Mais le rapport final dit clairement qu'"on ne doit en aucun cas discriminer les homosexuels: c'est un message envoyé dans des pays où la peine de mort peut-être infligé aux homosexuels", a insisté le cardinal autrichien.