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Bruno Zuppiger, ex-candidat UDC au Conseil fédéral, a démissionné de la présidence de l'Union suisse des arts et métiers. Impliqué dans un détournement d'héritage, le conseiller national justifie son retrait par "le souci de préserver avant tout les intérêts de l'USAM".
L'organisation faîtière des petites et moyennes entreprises (PME) a pris connaissance "avec regret" de la démission avec effet immédiat de M. Zuppiger et le remercie pour son engagement. Il s'est "engagé sans compter en faveur des PME de l'ensemble de notre pays et a fait valoir avec succès les préoccupations des organisation membres de l'USAM", écrit-elle.
L'organisation n'a pas exercé de pression sur Bruno Zuppiger pour le pousser à la démission, a indiqué le vice-président Dino Venezia. "Nous étions d'avis que cette décision lui appartenait", a-t-il précisé.
Affaire de succession
Bruno Zuppiger a été écarté au dernier moment de la course au Conseil fédéral après des révélations de la "Weltwoche". L'hebdomadaire alémanique a mis au jour une affaire de succession portant une somme de 265'000 francs qu'une défunte voulait léguer à deux associations d'utilité publique.
Selon le journal, le conseiller national zurichois aurait tardé dans le versement, se serait versé des honoraires excessifs et aurait viré sur son propre compte une partie de l'héritage. Il aurait fait marche arrière après que les deux associations l'auraient menacé de poursuite.
Faute reconnue
Après avoir retiré sa candidature pour le gouvernement, Bruno Zuppiger avait présenté ses excuses. Il a reconnu qu'une faute a été commise au sein de son entreprise et en assume pleinement la responsabilité, tout en affirmant ne pas avoir voulu s'enrichir.
Il était d'abord convaincu que cette affaire était réglée depuis longtemps. Mais en 2009, lorsque la partie adverse l'a rendu attentif au fait que ce n'était pas le cas, il s'est chargé lui-même du dossier, le collaborateur qui en était responsable étant parti entretemps à la retraite. Il a alors trouvé un accord à l'amiable.
ATS