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Le Tribunal pénal fédéral (TPF) a acquitté trois footballeurs accusés d'avoir participé à la manipulation des résultats de plusieurs matchs de Challenge League en 2009. Deux d'entre eux recevront une indemnité de la Confédération.
En énonçant son verdict, le juge Walter Wüthrich a souligné la difficulté à fonder une condamnation pour escroquerie ou pour complicité d'escroquerie dans une affaire de paris truqués. Cette infraction suppose qu'une personne physique soit trompée. La seule manipulation d'un automate ou d'un portail internet ne permet pas de fonder une condamnation, a-t-il relevé, critiquant les lacunes de l'acte d'accusation du Ministère public de la Confédération.
Ex-gardien du FC Gossau, un footballeur professionnel se voit allouer 26'000 francs de réparation. Le MPC avait requis contre lui 60 jours-amende à 120 francs avec sursis. La défense avait plaidé l'acquittement et affirmé que ce joueur n'avait jamais participé à aucune manipulation.
Pas de procédure simplifiée
Un autre gardien du FC Gossau, âgé de 35 ans, lui aussi acquitté, avait admis avoir connu l'existence de manipulations. Mais il a nié avoir coopéré avec les organisateurs des paris truqués et a assuré avoir toujours donné le meilleur de lui-même durant les matches. Le MPC avait requis contre lui une peine de 270 jours-amende à 10 francs avec sursis.
Un troisième accusé, qui avait joué au sein du FC Thoune, a lui aussi été acquitté. Il a droit à une indemnité d'un montant de 16'500 francs.
Le Tribunal pénal fédéral (TPF) a en revanche refusé de ratifier l'accord passé entre le MPC et un quatrième prévenu, qui avait officié comme recruteur. Celui-ci devra engager la procédure ordinaire et renoncer à voie de la procédure simplifiée.
Saisi du volet helvétique de cette affaire internationale, qui avait éclaté en 2009, le MPC avait lancé des enquêtes contre onze personnes, dont neuf joueurs. Deux des procédures ont été classées. Cinq joueurs ont été condamnés par mandat de répression à des peines pécuniaires avec sursis.
ATS