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L'Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a prié samedi l'Australie de prendre des mesures contre la dégradation de la situation des réfugiés et des demandeurs d’asile en Papouasie-Nouvelle-Guinée et à Nauru. Plus de 1400 personnes sont dans ces camps.
"La santé mentale des réfugiés retenus indéfiniment à Nauru, au milieu du Pacifique, est plus que critique", déplore par ailleurs l'organisation Médecins Sans Frontières (MSF), qui a été expulsée de l'île.
"Au cours des 11 derniers mois à Nauru, nous avons constaté un nombre alarmant de tentatives de suicide et d’actes d’auto-mutilation parmi les hommes, femmes et enfants de réfugiés et de demandeurs d’asile que nous traitons", a déclaré le Dr. Beth O’Connor, psychiatre chez MSF.
Selon le HCR, plus de 1400 personnes se trouvent dans les camps de rétention australiens de Nauru et de Papouasie-Nouvelle-Guinée, où les demandeurs d'asile interceptés en mer sont transférés depuis 2013.
L'Australie doit agir
"Au regard de l’application du droit international, l’Australie est responsable des personnes qui ont demandé sa protection", souligne Catherine Stubberfield, porte-parole de l'organisation, dans un communiqué.
"Dans un contexte de dégradation sanitaire et de réduction des soins médicaux, l’Australie doit maintenant agir afin d’éviter de nouvelles tragédies pour les personnes transférées de force dans le cadre de sa politique dite de 'traitement extraterritorial'.
"Le HCR réitère son appel pour que les réfugiés et les demandeurs d’asile soient immédiatement transférés en Australie, où ils peuvent recevoir un soutien et des soins appropriés", ajoute-t-elle.