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Dans l’alimentation des chevaux, le foin est de plus en plus souvent remplacé par du haylage. En 2011, dans un essai effectué à Avenches VD, du foin et du haylage ont été produits à partir d’une prairie semée de ray-grass italien et d’une prairie semée d’un mélange de graminées. Ce dernier était composé de dix variétés de graminées et de luzerne. Les propriétés de conservation, les valeurs nutritives et la qualité microbiologique des fourrages ont été évaluées en tenant compte des spécificités de l’alimentation des chevaux. Par rapport au mélange de graminées, le ray-grass présentait des teneurs inférieures en cendres brutes, en matière azotée, en cellulose brute et en matière azotée digestible, et des teneurs supérieures en sucres et en fructanes de même que davantage d’énergie digestible cheval, qui a été estimée selon les teneurs en nutriments. Le type de conservation haylage ou foin s’est répercuté de façon significative sur la teneur en matière azotée, en matière azotée digestible et en fructanes. La teneur en matière azotée et la teneur en matière azotée digestible étaient en effet plus basses dans le foin que dans le haylage. La teneur en fructanes était en revanche plus élevée. D’importantes différences ont été relevées au niveau de la qualité microbiologique du haylage et du foin. Le foin n’était pas suffisamment sec au moment du pressage (MS < 82 %) et présentait donc après l’entreposage une contamination importante en moisissures. En raison des teneurs en fructanes plus basses et de la contamination en moisissures plus faible, le haylage s’est révélé dans cet essai plus avantageux pour les chevaux que le foin.
Production animale
Herholz C., Siegwart J., Bruckmaier R.M., Rytz E., Lamon I., Muhr M. und Stirnimann R.
Les chevaux sont à nouveau de plus en plus utilisés en tant qu’animaux de trait, dans le sport tout comme dans l’agriculture alternative. Chez les chevaux de trait notamment, une transmission efficace de la force joue un rôle important pour leur bienêtre.
Une étude de Vetsuisse montre que le concept de veau en plein air permet de réduire de 80 % la con-sommation d'antibiotiques dans l'engraissement de veaux. AGRIDEA a examiné la rentabilité du con-cept de veau en plein air et constaté qu'il ne pouvait pas rivaliser avec l'engraissement de veaux tradi-tionnel.
Contrairement aux porcs, le bétail laitier reçoit rarement une alimentation à faible teneur protéique. Des études montrent que les bovins sont également une piste pour économiser des protéines et donc réduire les émissions d’ammoniac.