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Maurice Zermatten est né le 22 octobre 1910 à Suen, petit village valaisan dans la commune de Saint-Martin. Sa mère est une paysanne avisée et aimante et son père est instituteur. Il suivra ce dernier dans les villages où il est amené à enseigner, avant de poursuivre des études de lettres à l’École Normale d’Hauterive puis à l’Université de Fribourg où il obtint son Brevet d’Enseignement Secondaire. Il sera honoré d'un titre de Dr honoris causa de cette Université en 1958.
En 1937 il est engagé au Lycée Collège de Sion, pour y enseigner l’histoire et la littérature jusqu'à sa retraite en 1975. À partir de 1952, il est également chargé de cours à l’École polytechnique fédérale de Zurich.
Maurice Zermatten épouse, en 1942, Hélène Kaiser, jeune Fribourgeoise rencontrée sur les bancs de l’Université qui lui donnera six enfants. Elle décède quelques années après son époux, en 2007.
Parallèlement à sa carrière de professeur, Maurice Zermatten se consacre très tôt à l’écriture et publie en 1936 son premier roman, Le Cœur inutile, qui remporte un franc succès. De très nombreux ouvrages suivront, romans, récits, contes, nouvelles, pièces de théâtre, essais ou biographies… Sa notoriété dépasse rapidement les frontières helvétiques et il recevra de nombreux prix littéraires.
En 1967, il est élu Président de la Société Suisse des Écrivains.
Sa grande curiosité des événements historiques, politiques et culturels l’a conduit à collaborer à plusieurs journaux de Suisse romande et de France ; occupant même, pendant de nombreuses années, le poste de rédacteur en chef du quotidien, la Feuille d’Avis du Valais.
Très actif dans son canton, il y fonde l’Université populaire et s’investit dans la défense du patrimoine : il présidera durant de longues années la Commission cantonale des constructions.
Maurice Zermatten s’est éteint en 2001 à Sion, où il a vécu toute sa vie, petite « ville aux toits bleus », qu’il a aimée et chantée, en particulier dans son livre SION, Capitale aristocratique et paysanne.
Maurice Zermatten a publié environ 120 ouvrages dont 18 romans, genre qui a contribué à sa renommée et qu’il décrit "un genre complet où l'auteur crée des personnages, une histoire, un environnement. C'est une fiction qui traduit une réalité tant que l'on puise son imagination dans la vie."
Citons quelques titres :
Le Cœur inutile, 1936
Le Chemin difficile, 1938
La Colère de Dieu, 1940
Le Sang des morts, 1942
Christine, roman, 1944
L'Esprit des Tempêtes, 1946
Le Jardin des Oliviers, 1951
La Montagne sans étoiles, 1956
Le Lierre et le Figuier, 1957
La Fontaine d'Aréthuse, 1958
Le Bouclier d'or, 1961
Le Cancer des solitudes, 1964
Pays sans chemin, 1966
Une Soutane aux orties, 1971
La Porte blanche, 1973
Un Amour à Grenchen-Nord, 1978
L'Homme aux herbes, 1980
À l’est du Grand Couloir, 1983
Tous ses romans portent le sceau de l’universalité de l’âme humaine
Les Mains pures
Isabelle de Chevron
Les Cheveux d'Absalon
La Rose noire de Marignan
La Louve
Le Bisse en croix
Adélaïde de Chermignon
La Colombe et les Vautours
Contes des Hauts-Pays du Rhône
L'été de la Saint-Martin
Le Pain noir
Contes à mes enfants
L'Été de la Saint-Martin
Les Fiancés de la Neige
Racontez Maman
Maurice Zermatten a également écrit de nombreux livres consacrés à des peintres, dont :
Charles Menge
Fernand Dubuis,
Georges Borgeaud
Théodore Strawinski
Paul Monnier
Albert Chavaz
Joseph Gautschi
Gonzague de Reynold
Charles-Ferdinand Ramuz
Rainer-Maria Rilke
Léon Savary
… et de nombreux essais, ouvrages poétiques en hommage à son pays, son canton, sa ville et au Val d’Hérens… notamment un ouvrage de souvenirs sur sa mère : Ô vous que je n'ai pas assez aimée, 1990
Il s’agit d’une œuvre considérable, protéiforme, universelle, sur laquelle peu de recherches littéraires ont été effectuées à ce jour.