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<h2>SubmittedText<h2><p>Le régime d'Assad a détourné de l'aide humanitaire passant par l'intérieur de la Syrie ( www.theguardian.com/world/2016/aug/29/un-pays-tens-of-millions-to-assad-regime-syria-aid-programme-contracts ) ou limité sa distribution pour affamer l'opposition. Ce risque est d'autant plus fort que l'allié d'Assad, le régime de Poutine, menace de fermer le dernier couloir humanitaire vers la Turquie. L'aide devrait obligatoirement transiter par Assad.</p><p>Comment le Conseil fédéral s'est-il prémuni de ce risque ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La moitié des 60 millions de francs pour 2022 sera utilisée en Syrie, où la Suisse travaille avec le système onusien, le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et des ONG. La Suisse soutient l'assistance à l'intérieur de la Syrie, l'assistance transfrontalière et l'assistance à travers les lignes de front. Les financements de la Suisse sont alignés au Plan de réponse humanitaire pour la Syrie des Nations unies et mis en oeuvre en conformité avec les principes humanitaires Toute organisation opérant depuis Damas doit être enregistrée auprès des autorités. L'accès dans certaines zones du pays est aussi soumis à leur approbation. Celui-ci ne peut être refusé arbitrairement. De manière générale les partenaires de la Suisse travaillent dans des conditions adéquates malgré les lourdeurs administratives. La Suisse constate qu'en pratique, il n'existe actuellement pas d'alternative au mécanisme d'aide transfrontalière de l'ONU pour fournir une aide humanitaire au nord-ouest de la Syrie. Par contre, la non-reconduction de la Résolution 2585 du Conseil de Sécurité n'aurait pas d'effet sur les ONG partenaires de la Suisse. La Suisse sélectionne ses partenaires humanitaires en fonction de leur mandat, objectif, professionnalisme, et des risques potentiels du partenariat.</p>