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Un environnement préservé favorise la santé et le bien-être.
L’article fixant le but de la Loi sur la protection de l'environnement (LPE) indique que la LPE a pour but de protéger les hommes, les animaux et les plantes, leurs biocénoses et leurs biotopes contre les atteintes nuisibles ou incommodantes.
L’environnement a un effet direct (par ex. dans le domaine du climat) ainsi qu’indirect (par ex. dans le domaine de la biodiversité) sur la santé et le bien-être. Cet effet peut aussi bien être bénéfique que négatif. Lorsque l’environnement est pollué (par ex. l’air par des particules fines), cela a un effet sur les personnes et le risque de maladies augmente (par ex. maladies respiratoires). De nombreux exemples montrent cependant qu’un milieu préservé fait du bien à la santé et au bien-être. Des situations gagnant-gagnant pour l’environnement et la santé sont reconnaissables. Par exemple, la promotion de moyens de transport écologiques (comme faire du vélo : peu de bruit et pas de consommation de carburant) a aussi un effet positif sur la santé et le bien-être (mouvement et délassement).
Indicateurs
Thème : Electrosmog
Perception de la charge due aux antennes de téléphonie mobile ou les lignes à haute tension
Certaines personnes sont convaincues que les champs électromagnétiques créés par les antennes de téléphonie mobile ou les lignes à haute tension peuvent causer des perturbations du sommeil, des maux de tête ou des symptômes cardiovasculaires ou qui en ont déjà ressentis. Toutefois, il n’est pas encore prouvé que les champs électromagnétiques en sont la cause.
Par ailleurs, certaines personnes sont dérangées par les antennes de téléphonie mobile ou les lignes à haute tension à proximité de leur domicile sans ressentir d’effets sur leur santé. Cette gêne peut également être considérée comme une nuisance.
En 2015, 10 % de la population se disaient « plutôt incommodés » ou « très incommodés » par les antennes de téléphonie mobile ou les lignes à haute tension lorsqu’ils étaient à leur domicile. Cette valeur a très peu évolué depuis 2011. Un autre sondage de 2015 montre que le rayonnement de ces installations incommode bien plus de personnes que leur apparence (gfs-zürich : Univox Environnement).
Étant donné que cette gêne est subjective et que l’influence réelle du rayonnement reste incertaine, l’état de même que l’évolution ne peuvent être évalués.
- Indicateurs associés
- Perception des risques pour la santé dus à la téléphonie mobile
Les données se basent sur l’enquête « Perception de la qualité de l’environnement et comportements environnementaux » de l’Office fédéral de la statistique (OFS). L’enquête, menée par téléphone, porte sur différents aspects de l’impact sur l’environnement, de la sensibilisation aux questions environnementales, des comportements écologiques et des habitudes de vie. L’échantillon (2015: N=3000) est conforme aux critères de représentativité.
Cet indicateur recense toutes les personnes interrogées qui se sentent moyennement ou fortement incommodées par le bruit du trafic routier lorsqu'elles sont à leur domicile, fenêtre ouverte. (Réponses 3 et 4 sur une échelle allant de 1 « ne dérange pas du tout » à 4 « dérange beaucoup »).
Thème : Electrosmog
Perception des risques pour la santé dus à la téléphonie mobile
Les connaissances scientifiques actuelles ne permettent pas d’affirmer ni d'exclure que le rayonnement dû à la téléphonie mobile a des effets à long terme sur la santé Cette incertitude au sujet des risques se reflète dans les perceptions de la population.
Dans le cadre d’une enquête menée en 2014, plus que la moitié (61 %) de la population suisse pensaient que le rayonnement dû à la téléphonie mobile comportait des risques pour la santé. Ce chiffre est bas en comparaison avec d’autres impacts environnementaux. Il montre toutefois que la population a tendance à se montrer critique par rapport à la thématique de l’électrosmog.
La Suisse est un des rares pays à avoir mis en œuvre le principe de précaution dans ce domaine : les valeurs limites de l’installation visent à maintenir à un niveau bas la charge à long terme et à réduire ainsi les risques d’éventuels effets sur la santé encore inconnus aujourd’hui.
Dans une enquête européenne, 70 % des personnes interrogées étaient d’avis que les antennes de téléphonie mobile ont un impact modéré, voire fort, sur la santé. Toutefois, il existe de grandes différences entre les pays : au Danemark, seuls 12 % admettent des effets sur la santé, alors qu’en Italie, ce sont 95 %.
Les données proviennent de l’étude « Mobilfunkmonitor », menée à intervalle régulier par l’Institut de recherches en sciences sociales gfs.bern sur mandat du Forum Mobil. Dans le cadre de cette enquête combinée sur un panel en ligne/CATI, des Suisses de seize ans et plus ont été interrogés sur leurs perceptions dans le domaine de la téléphonie mobile. Les échantillons (2014 : n=1002) respectent les critères de la représentativité.
L’indicateur recense la part des personnes interrogées qui croient à l’existence d’effets dus à la téléphonie mobile ou qui en ont déjà ressentis.
Thème : Bruit
Exposition au bruit du trafic
Le bruit nuit à la santé, réduit la qualité de vie dans les zones concernées et génère un coût économique global élevé. La circulation routière est de loin la source de bruit la plus importante. A la différence du bruit du trafic ferroviaire ou aérien, le bruit du trafic routier n’affecte pas uniquement des zones délimitées, mais se propage tel un tapis sonore.
Le nombre de personnes exposées en journée à un bruit de trafic routier nuisible ou incommodant est estimé à 1,1 million de personnes, ce qui représente 1 personne sur 7. La nuit, le ratio est de 1 personne sur 8 (1.0 mil.). Ces chiffres sont sans rapport avec le nombre de personnes exposées au bruit excessif du trafic ferroviaire (16000 le jour et 87000 la nuit) et du trafic aérien (24000 le jour et 75000 la nuit). Près de 90 % des personnes exposées à un bruit nuisible ou incommodant vivent dans des villes ou des agglomérations.
La protection de la population, telle qu’elle est ancrée dans la Constitution, ne peut être garantie que si le bruit est combattu davantage par des mesures prises directement à la source. En matière de trafic routier, les résultats les plus efficaces sont obtenus en posant des revêtements routiers peu bruyants, en utilisant des pneumatiques silencieux, en optimisant les flux de trafic et en adaptant localement les limitations de vitesse. Concernant l’assainissement phonique des chemins de fer, la Confédération engage principalement ses fonds dans des mesures prises à la source et encourage les investissements réalisés dans un matériel roulant de meilleure qualité. Le progrès technique attendu en matière de protection contre le bruit sera sans doute neutralisé par la densification de l’espace urbain, l’expansion de l’urbanisation, l’élévation des exigences de mobilité et l’évolution vers la société de 24 heures.
En Europe également, le trafic routier est de loin la source de bruit la plus importante. Selon l’Agence européenne pour l’environnement, une personne sur deux vivant dans une agglomération est exposée à un bruit de trafic routier dépassant 55 dB, ce qui est nettement supérieur aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière de protection de la santé et du bien-être des populations.
Dans sonBASE, les émissions du trafic routier sont calculées à partir des données de base à disposition (géodonnées de base, statistiques, données du trafic, etc.). Leur propagation et les immissions de bruit qui en résultent sont ensuite déterminées dans le module de calcul du bruit (CadnaA), qui intègre un modèle altimétrique digital, les données du bâtiment, les données d’émission calculées (trafic routier) et des émissions effectives (trafic ferroviaire). Concernant le bruit du trafic aérien, les valeurs d’immission proviennent des isophones existants des aéroports civils et militaires. La valeur de référence servant à déterminer le nombre de personnes exposées au bruit du trafic routier, ferroviaire et aérien est la valeur limite d’immission (VLI) fixée par l’ordonnance sur la protection contre le bruit (OPB, RS 814.41) pour les différents degrés de sensibilité (I à IV).
Thème : Bruit
Perception des nuisances sonores
Le bruit est un facteur de stress et de maladie. Sa perception par une personne ne dépend pas uniquement de son intensité, mais aussi de nombreux facteurs individuels tels que la nature du bruit et l’heure à laquelle il survient, de même que l’attitude, l’état de santé et l’âge de la personne concernée. Il est malaisé de traduire ces facteurs individuels en valeurs limites d’exposition objectives.
En 2015, 24 % de la population s’est sentie moyennement ou fortement incommodée par le bruit du trafic lorsqu’elle se trouvait à son domicile, fenêtre ouverte. Cette valeur a très peu évolué depuis 2011.
Dans les villes surtout, des mesures additionnelles s’imposent pour réduire la pollution sonore, car la part de personnes subjectivement incommodées y atteint 27 %. Ce chiffre est nettement trop élevé si l’on songe qu’une exposition permanente au bruit peut nuire à la santé et altérer la qualité de vie.
- Indicateurs associés
- Exposition au bruit du trafic
Etant donné que l’enquête n’est menée dans aucun autre pays sous cette forme, l’indicateur n’est pas comparable sur le plan international.
Les données se basent sur l’enquête „Qualité de l'environnement et comportements environnementaux“;Office fédéral de la statistique (OFS). L’enquête, menée par téléphone, porte sur différents aspects de l’impact sur l’environnement, de la sensibilisation aux questions environnementales, des comportements écologiques et des habitudes de vie. L’échantillon (2015: N=3000) est conforme aux critères de représentativité.
Cet indicateur recense toutes les personnes interrogées qui se sentent moyennement ou fortement incommodées par le bruit du trafic routier lorsqu'elles sont à leur domicile, fenêtre ouverte. (Réponses 3 et 4 sur une échelle allant de 1 « ne dérange pas du tout » à 4 « dérange beaucoup »).
Thème : Bruit
Coûts externes du bruit
Le bruit excessif nuit à la santé et génère des coûts (p. ex. traitements médicaux) qui ne sont pas pris en charge par les personnes qui en sont responsables, à savoir les usagers des voies de communication, mais par les personnes dont l’état de santé est affecté. Il en va de même pour les coûts liés à la perte de valeur des biens immobiliers exposés à un bruit excessif, qui sont supportés exclusivement par les propriétaires. Ces coûts non pris en charge par leurs responsables sont appelés « coûts externes ».
Les coûts externes du bruit routier, ferroviaire et aérien en Suisse totalisent quelque 2.6 milliard de francs par an. Ce chiffre ne saurait être directement comparé aux chiffres obtenus les années précédentes, car la méthode de calcul utilisée n'est plus la même. Nous pouvons toutefois observer que la tendance à la hausse qui se dessinait déjà auparavant se poursuit. C’est pourquoi l’évaluation du développement est négative.
Environ 55 % sont dus à des atteintes directes à la santé (surtout maladies cardiaques ischémiques et maladies liées à l’hypertension: traitements ambulatoires, séjours hospitaliers, années de vie perdues, etc.). 45 % des coûts sont liés aux nuisances (mesurées à l’aide de la perte de valeur des propriétés). Le trafic routier provoque 80 % de ces coûts externes.
La réduction des coûts externes peut être réalisée avant tout à l’aide de systèmes incitatifs, qui procurent des avantages aux pollueurs s’ils réduisent les émissions sonores. Outre les incitations financières s’adressant aux émetteurs de bruit (taxe sur les carburants, taxes de décollage et d’atterrissage définies en fonction du bruit), on peut songer à d’autres instruments (p. ex. amélioration de la transparence du marché).
Il existe en Europe plusieurs études internationales sur les coûts externes. Par comparaison, elles permettent d’établir que les coûts externes du bruit sont nettement plus élevés en Suisse que dans d’autres pays européens. Cet écart s’explique notamment par la forte densité de la population suisse et par le niveau élevé des prix.
Les coûts externes du bruit sont généralement déterminés par des méthodes hédoniques de formation des prix. La monétisation des atteintes directes à la santé tient compte des impacts suivants :
- Traitements médicaux (séjours hospitaliers, consultations, médicaments)
- Pertes de production (absentéisme au travail)
- Remplacement des employés décédés
- Coûts immatériels (atteinte au bien-être; douleur et souffrance des personnes affectées, qui se reflètent dans la propension à payer de la population)
La monétisation prend pour base une enquête de 2010 sur la pollution sonore causée par les trafics routier et ferroviaire en Suisse. Celle-ci recourt aux informations contenues dans la base de données suisse du bruit, sonBASE.
Thème : Air
Perception des effets de la pollution atmosphérique
Comme beaucoup d’autres substances, les polluants atmosphériques pris individuellement sont difficilement perceptibles. Pourtant, l’air vicié, par exemple à proximité de routes à fort trafic, est perçu comme tel et souvent décrit comme désagréable ou dérangeant. A la gêne olfactive s’ajoute la conscience des impacts négatifs sur la santé, ce qui peut représenter un facteur de stress supplémentaire.
En 2015, 19% environ de la population considérait comme « plutôt gênante » ou « très gênante » la pollution atmosphérique à proximité du domicile, une proportion qui a très peu évolué depuis 2011. Comme on peut s’y attendre, cette proportion est sensiblement plus élevée en milieu urbain qu’à la campagne. Cela correspond aux niveaux d’immissions mesurés pour les principaux polluants atmosphériques, qui dépassent fréquemment les valeurs limites dans les zones urbaines à fort trafic.
Cette proportion est bien trop élevée si l’on considère les effets néfastes pour la santé et les atteintes à la qualité de vie pouvant résulter du sentiment constant d’être exposé à de l’air pollué.
Les données se basent sur l’enquête « Perception de la qualité de l’environnement et comportements environnementaux » de l’Office fédéral de la statistique (OFS). L’enquête, menée par téléphone, porte sur différents aspects de l’impact sur l’environnement, de la sensibilisation aux questions environnementales, des comportements écologiques et des habitudes de vie. L’échantillon (2015: N=3000) est conforme aux critères de représentativité.
L’indicateur prend en compte l’ensemble des personnes interrogées qui se disent plutôt dérangées ou très dérangées par la pollution atmosphérique autour de leur domicile (réponses 3 et 4 sur une échelle allant de 1 « ne dérange pas du tout » à 4 « dérange beaucoup »).
Thème : Air
Atteintes à la santé dues à la pollution atmosphérique
Les polluants atmosphériques peuvent provoquer de l'asthme, des toux chroniques, des bronchites ou d'autres affections des voies respiratoires et des poumons. Dans les cas extrêmes, ils peuvent même entraîner des décès prématurés. Les catégories les plus touchées par la pollution atmosphérique sont les personnes âgées, les enfants, les fœtus et les personnes malades. Les enfants en bas âge sont prédisposés aux infections des voies respiratoires, étant donné que leur système immunitaire et leurs poumons ne sont pas pleinement développés à la naissance. Chez les asthmatiques, l'air pollué peut déclencher des crises et, chez les personnes âgées, provoquer des inflammations susceptibles d'affaiblir leurs défenses immunitaires. Le système circulatoire est lui aussi affecté, étant donné qu'il doit compenser le déficit en oxygène. Les conséquences peuvent aller jusqu'à l'arythmie cardiaque et l'infarctus.
Malgré les nombreuses mesures prises ces dernières années pour améliorer la qualité de l'air, la charge en polluants reste problématique. Elle cause environ 2200 décès prématurés par an.
- Indicateurs associés
- Coûts de la santé occasionnés par la pollution atmosphérique
Diverses études menées sur les PM10 notamment, premières responsables des problèmes de santé publique, ont permis de quantifier et de chiffrer les répercussions de la pollution en termes de coûts. Ces analyses ont été effectuées par des épidémiologistes, des spécialistes de l’hygiène de l’air et des économistes.
Thème : Air
Coûts de la santé occasionnés par la pollution atmosphérique
La pollution atmosphérique occasionne des coûts importants, en termes de dommages à la santé notamment ou de réfection des bâtiments. Elle diminue la valeur des bâtiments, diminue le rendement agricole et endommage les écosystèmes. Dans la mesure où ces coûts sont supportés non pas par les auteurs des dommages mais par la collectivité, on parle de coûts externes.
Cet indicateur montre les coûts de la santé occasionnés par la pollution atmosphérique.
La pollution de l'air occasionne chaque année en Suisse des coûts non couverts à hauteur de plusieurs milliards de francs. Ces coûts externes, non supportés par les «pollueurs», touchent surtout la santé; viennent ensuite les coûts liés à la diminution des récoltes et à la dégradation des matériaux et des bâtiments.La charge en polluants reste problématique, malgré les nombreuses mesures prises ces dernières années pour améliorer la qualité de l'air. Elle cause entre 3000 et 4000 décès prématurés par an, à tel point qu'elle intervient dans environ 6 % des décès enregistrés chaque année. Elle est aussi à l'origine de nombreuses maladies, notamment des affections des voies respiratoires dues aux poussières fines.
La "conversion" des années de vie perdues en unité monétaire constitue le plus grand facteur de coût lié à la pollution atmosphérique.
- Indicateurs associés
- Atteintes à la santé dues à la pollution atmosphérique
Le calcul des coûts externes se base sur la situation actuelle en termes de nuisances pour en déduire les effets et les dommages existants, puis quantifie ces dommages en termes monétaires selon des taux spécifiques à chaque catégorie de coûts.
Thème : Forêts et bois
Détente en forêt
Nous tirons divers profits de la forêt. En effet, celle-ci fournit du bois, protège contre les dangers naturels et favorise la diversité des espèces. Au quotidien, la population considère avant tout la forêt comme un lieu de détente. Nombreuses sont les personnes qui s’y rendent pour se ressourcer, notamment à proximité des agglomérations et dans les régions touristiques. La forêt est en effet propice à la détente : l’air est pur, le calme et l’ambiance agréable favorisent la régénération tant physique que mentale. De plus, il y est non seulement possible de se livrer à des activités relaxantes comme la promenade ou la cueillette, mais aussi de pratiquer des sports tels que le jogging, la marche nordique ou le vélo tout terrain.
La forêt est un lieu de détente apprécié. En été notamment, quelque 12 % de la population s’y rendent presque chaque jour et 40 %, une à deux fois par semaine. En hiver, la forêt est en général moins prisée, même si elle accueille chaque jour 8 % de la population et, une à deux fois par semaine, 28 %. En moyenne, les Suisses y passent 90 minutes. Respirer l’air pur, découvrir la nature, agir pour sa santé et rompre avec le quotidien en sont les principales raisons. Les activités sportives et le besoin de solitude sont moins souvent cités.
Quelque 95 % de la population considèrent que la forêt est un lieu propice à la détente et 88 % se déclarent très satisfaits de leurs balades en forêt. Ainsi, celle-ci contribue largement au bien-être et à la santé. L’évaluation est donc positive.
Le fait que la forêt soit utilisée si intensément comme lieu de détente vient également des conditions idéales que l’on rencontre en Suisse. La forêt y est facilement accessible et proche des agglomérations. En moyenne, il est possible de s’y rendre en quatorze minutes. Seuls 4 % de la population ont besoin de plus d’une demi-heure pour ce faire. La facilité d’accès de la forêt est attestée par le fait que 70 % des personnes interrogées s'y rendent à pied et 7 % à vélo.
Le calme recherché en forêt peut être troublé par d’autres usagers. Les vététistes et les promeneurs accompagnés de chiens sont le plus souvent considérés comme dérangeants. Ce potentiel de conflits entre les différents usagers n’a toutefois aucune influence notable sur l’évaluation positive de la forêt en tant que lieu de détente. Cependant, il convient à l’avenir d’amoindrir ces éventuelles tensions grâce à une meilleure planification de l’infrastructure (canalisation des visiteurs et aménagement de pistes spéciales pour les vététistes).
Les données proviennent de deux enquêtes représentatives sur l’attitude de la population suisse envers la forêt et ses fonctions. La première étude, intitulée « Les attentes de la société envers la forêt suisse. Enquête d’opinion », a été publiée en 1999 par l’Office fédéral de l'environnement (alors OFEFP). À l'époque, près de 2000 personnes avaient été interrogées par téléphone. Dans le cadre de la deuxième étude menée en 2010 par l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage, 3000 personnes ont répondu via Internet ou par téléphone aux questions posées.
Thème : Dangers naturels
Décès provoqués par les crues, laves torrentielles, glissements de terrain, processus de chute et avalanches
Les dangers naturels peuvent mettre en péril les personnes. Le nombre de victimes dépend, d’une part, de la gravité de l’événement et, d’autre part, des comportements individuels et des mesures de protection prises contre les événements naturels. L’indicateur témoigne ainsi de l’efficacité des mesures préventives et de l’adéquation du comportement de la population en cas de danger.
Au cours de la période de 1946 à 2018, les crues ont fait au total 123 victimes, les laves torrentielles 22, les glissements de terrain 54 et les processus de chûte 93. En moyenne, crues, laves torrentielles et glissements de terrain ont donc fait 2,7 et les processus de chûte 1,3 victimes par an depuis 1946. Si l’on excepte des événements extrêmes, comme l’éboulement de Goldau en 1806, ce nombre est demeuré stable deuis le XIXe siècle. Seule la période entre 1900 et 1971 a enregistré un nombre moyen de victimes inférieur, en raison d’un nombre relativement faible d’événements naturels graves.
Entre 1936/37 et 2016/17, les avalanches ont fait en moyenne 6.4 victimes par an. Le nombre de décès survenus en pleine nature (en dehors des pistes et itinéraires balisés) n’est pas pris en compte dans cette moyenne.
Le nombre moyen de décès est stable par rapport au XIXe siècle (Crues, laves torrentielles, glissements de terrain et processus de chute jusqu'en 1945). Compte tenu de la croissance démographique, il a même reculé par rapport à la population totale. Cette évolution est le reflet non pas d’un nombre moins important d’événements naturels graves mais des nombreuses mesures d’aménagement des cours d’eau et des mesures de protection contre les avalanches et les chutes de pierre prises ces cent dernières années. Elle reflète aussi les progrès réalisés dans les mesures organisationnelles et les possibilités nouvelles d’alerte et de sauvetage des personnes.
Depuis 1972, l’Institut fédéral WSL collecte, sur mandat de l’OFEV, les données relatives aux dommages liés aux intempéries en Suisse. Il prend en compte les crues, les laves torrentielles, les glissements de terrain et, depuis 2002, les éboulements et les chutes de pierres. Jusqu’ici seuls les décès en lien avec des dégâts matériels occasionnés par les processus ci-dessus ont été recensés.
À des fins d’exhaustivité, le WSL a créé, en 2015, une nouvelle base de données où sont recensés, depuis 1946, grâce à une recherche systématique dans la presse les décès provoqués par les crues, les glissements de terrain, les laves torrentielles, les processus de chute, les tempêtes de vent, la foudre, les avalanches et d’autres processus plus rares comme les séismes et les avalanches de glace. Le WSL prend en compte tous les décès, aussi bien des personnes qui n’étaient pas conscientes du danger potentiel ou qui se sont exposées intentionnellement à un danger reconnu. Depuis 2015, les statistiques s’appuient sur cette méthode. Les décès provoqués par les avalanches sont recensés séparément par le SLF).
Pour la période avant 1946, les statistiques sont complétées sur la base du nombre de victimes recensé dans la chronique publiée en 1991 par le WSL « Chronik der Unwetterschäden in der Schweiz » (Rapport technique 330 du WSL). Ces données sont certes incomplètes, mais elles montrent néanmoins que le nombre de victimes avant 1946 était au moins aussi élevé qu’aujourd’hui alors que la population était nettement moins importante.
Vous trouverez un aperçu complet du nombre de décès liés aux dangers naturels depuis 1946 sur le portail EnviDat.