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Abbaye Saint Benoît de
Port-Valais

DEPUIS CE PASSAGE : « JAI BEAUCOUP DE CHOSES À DIRE DE VOUS », JUSQUÀ CET AUTRE : « ET ILS NE COMPRIRENT PAS QUIL LEUR PARLAIT DU PÈRE ». (Chap. VIII, 26, 27.)
LA TRINITÉ, PRINCIPE.
Jésus se dit le principe, mais il ne lest pas seul; car il partage avec les deux autres personnes de la Trinité, et celles-ci partagent avec lui cette propriété. La paternité est propre au Père, la filiation au Verbe, la Procession au Saint-Esprit; mais en tout le reste, les trois personnes divines ont la même nature et ne font quun Dieu, un principe. Par là même quil est inséparable du Père, et que le Père est véridique, les jugements du Fils sont fondés sur la vérité même.
1.Les paroles du saint Evangile quon vient de nous lire, ont été adressées aux Juifs par Notre-Seigneur Jésus-Christ ; en cette circonstance, le Sauveur sest exprimé avec une si grande réserve, que les aveugles sont restés aveugles, et que ceux qui croyaient en lui ont ouvert les yeux. Voici ce passage dont on vous a donné lecture : « Les Juifs lui disaient : Qui es-tu ? » Car il leur avait fait cette déclaration : « Si vous ne croyez pas que je suis, vous mourrez dans vos péchés (1) ». Ils lui adressèrent donc cette question : « Qui es-tu?» comme sils désiraient savoir pour qui ils devaient le prendre, afin de ne pas mourir dans leurs péchés. A cette demande : « Qui es-tu? » Jésus répondit : « Le Principe, parce que je vous parle moi-même ». Dès
1. Jean, VII , 25, 24.
lors que, suivant sa déclaration formelle, il est le principe, on peut chercher à savoir si le Père est aussi principe. Si le Fils, qui a un Père, est principe, il est bien plus naturel encore de penser quil en est de même du Père, puisquil est le Père de son Fils et quil nest lui-même engendré par aucun autre. Le Fils est Fils du Père, et le Père est évidemment Père du Fils; mais on appelle le Fils Dieu de Dieu, lumière de lumière; au Père, on donne le nom de lumière, mais jamais on ne la dit: lumière de lumière; il est appelé Dieu, et non pas Dieu de Dieu. Que si le Dieu de Dieu, la lumière de lumière, est principe, combien plus facilement on petit regarder comme principe la lumière qui engendre la lumière, le Dieu qui engendre un Dieu. Très-chers frères, il est donc absurde [598] de dire que le Fils est principe, et de refuser au Père cette perfection.
2. Que faire alors? Reconnaître quil y a deux principes? Cela est impossible. Quest-ce donc? Si le Père est principe et le Fils aussi, comment ny a-t-il pas deux principes? Par la même raison que nous ne reconnaissons pas deux dieux, en confessant un Dieu Père et un Dieu Fils. Il est défendu de dire quil y a deux dieux; il nest pas plus permis den reconnaître trois; et, pourtant, le Père nest pas le Fils; le Fils nest pas le Père; le Saint-Esprit, qui procède du Père et du Fils, nest ni le Père ni le Fils. Nous lavons appris sur les genoux de notre, mère, lEglise catholique: quoique le Père ne soit pas le Fils, quoique le Fils ne soit pas le Père, quoique lEsprit de lun et de lautre ne soit ni le Père, ni le Fils, nous ne disons pas quil y ait trois dieux; et, néanmoins, si lon nous interroge sur chacun deux, si lon nous demande de lun ou de lautre des trois sil est Dieu, nous devons nécessairement répondre dune manière affirmative.
3. Cette doctrine est absurde aux yeux des hommes qui concluent des choses ordinaires à ce qui ne lest pas, des objets visibles aux êtres invisibles, des créatures au Créateur. Parfois les infidèles nous questionnent et nous disent : Reconnaissez-vous comme Dieu celui que vous reconnaissez comme le Père ? Nous répondons : Oui. Celui à qui vous donnez le nom de Fils, dites-vous quil est Dieu ? Oui. Celui que vous appelez le Saint-Esprit, le confessez-vous Dieu? Oui. Ils ajoutent : Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont donc trois dieux? Non. Ils se troublent, parce quils ne sont pas éclairés : leur coeur est fermé, parce quils nont pas en mains la clef de la foi. Pour nous, mes frères, qui avons dabord reçu, le don de la foi, qui a purifié lil de notre coeur, saisissons, sans rencontrer lobstacle daucune ombre, ce que nous comprenons ; et ce que nous ne comprenons pas, croyons-le sans le mélange daucun doute ; nabandonnons pas le fondement de la foi; par là, nous arriverons au faîte de la perfection. Le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu; et, cependant, le Fils nest pas le Père, le Père nest pas le Fils ; lEsprit du Père et du Fils nest ni lun ni lautre: et tous trois ne sont quun seul Dieu , tous trois ne forment quune seule et même éternité, une seule et même puissance, une seule et même majesté; ils sont trois, mais ils ne font pas trois dieux. Quon ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas; quon ne me fasse point cette réponse : Quest-ce à dire Trois? Sils sont trois, il faut me dire ce quils sont tous les trois. Cest le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Tu viens de dire : Trois. Explique-moi donc ce que signifie ce mot Trois. Compte plutôt toi-même; car je parfais le nombre trois, quand je nomme le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Relativement à lui-même, le Père est Dieu; relativement au Fils, il est le Père. Par rapport à lui-même, le Fils est Dieu ; par rapport à son Père, il est le Fils.
4. Ce que je dis des comparaisons prises parmi les choses ordinaires peuvent le faire comprendre. Jai devant moi deux hommes, dont lun est le père et lautre le fils. Considéré en lui-même, celui-là est homme; il est père dès quon le considère dans ses rapports avec le fils; celui-ci est encore homme, si je ne vois que lui ; mais si je le compare à son père, il est le fils. A lun on a donné le nom de père, à lautre le nom de fils, sous un certain point de vue; et, en réalité, ce sont deux hommes différents. Quant à Dieu le Père, il est le Père sous un rapport, sous le rapport du Fils; comme Dieu le Fils est le Fils sous un rapport, sous le rapport du Père; toutefois, il nen est pas deux comme des deux hommes dont nous venons de parler; ils ne sont pas deux Dieux. Pourquoi nen est-il pas de même? Parce quici cest une chose, et que là cest une autre; parce quici cest la divinité ; parce quil y a ici un mystère quaucune langue humaine ne peut expliquer: ici, il y a en même temps nombre, et absence complète de nombre. Remarquez-le, en effet, ny voit-on-pas comme un nombre une Trinité, le Père, le Fils et le Saint-Esprit? Si lon y trouve le nombre trois, quest-ce ces trois? Il ny a plus de nombre. Ainsi, tout à la fois en Dieu on trouve un nombre, et il ny a pas de nombre. Il semblerait quon en trouve un, puisquon y trouve trois; mais dès quon veut savoir ce que sont ces trois, il est impossible de compter. Voilà pourquoi le Palmiste a dit : « Notre Dieu est grand, sa puissance est sans bornes, et personne ne peut mesurer sa sagesse (1) ».
1. Ps. XIV, 6, 5.
599
Dès que tu y penses, tu commences à compter; à peine as-tu compté, que tu es dans limpossibilité de dire ce que tu as compté. Le Père est le Père, le Fils est le Fils, le Saint-Esprit est le Saint-Esprit. Quest-ce que ces trois, le Père, le Fils et le Saint-Esprit? Sont. ils trois Dieux?-Non.- Trois Tout-Puissants? Non. Trois créateurs du monde? Non. Le Père est-il tout-puissant? Oui, sans doute. Le Fils lest-il aussi? Oui, cela est certain. Le Saint-Esprit lest-il également? Il lest autant que le Père et le Fils. Il y a donc trois Tout-Puissants? Non, il ny en a quun. On ne peut les compter quen les mettant en parallèle les uns avec les autres; si on les considère séparément, cest impossible. Quant à lui-même, sa effet, le Père est un même Dieu avec le Fils et le Saint-Esprit, et il ny a pas trois Dieux; relativement à lui seul, il est un même Tout-Puissant que le Fils et le Saint-Esprit, et il ny a pas trois tout-puissants. Le Père nest point le Père par rapport à lui-même, mais seulement par rapport au Fils. Le Fils nest tel que par rapport au Père lEsprit ne porte pas non plus, indépendamment de lun et de lautre, le nom dEsprit du Père et du Fils. Je ne saurais dire ce que sont ces trois, sinon que le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont un seul Dieu, un seul Tout-Puissant. Il ny a donc quun seul. principe.
5. Pour vous faire tant soit peu comprendre ce que je dis, je vais vous citer des faits rapportés par la sainte Ecriture. Après la résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ, il monta vers son Père au moment quil avait choisi ; puis , dix jours sétant écoulés, il envoya le Saint-Esprit à ses disciples réunis dans la même salle ; remplis de tous ses dons, ils commencèrent à parler le langage de toutes les nations. Ce miracle saisit dépouvante ceux qui avaient fait mourir le Sauveur; contrits et repentants, ils trouvèrent dans leur douleur le principe de leur conversion, et leur conversion fut pour eux la source de la foi, et trois mille hommes sunirent au corps du Christ, cest-à-dire aux fidèles. Un autre miracle amena à lEglise cinq autres mille hommes. Alors, on vit se former un grand peuple, animé des mêmes sentiments. Tous les membres de ce peuple reçurent le Saint-Esprit qui alluma en eux le feu de lamour divin : sous linfluence de la charité et de la ferveur dâme, ils formèrent une société si étroitement unie, quils vendaient leurs biens et en apportaient le prix aux pieds des Apôtres, afin quil fût réparti entre tous, proportionnellement aux besoins de chacun ; et voici ce quen dit lEcriture : cest que, « parmi eux, il ny avait quun cur et quune âme pour Dieu (1) ». De là remarquez, mes frères, et apprenez à connaître le mystère de la Trinité; comprenez comment nous disons : Il y a un Père, un Fils et un Saint-Esprit, et, pourtant, il ny a quun seul Dieu. Les membres de la primitive Eglise se comptaient par milliers, et, parmi eux, il ny avait quun cur : ils étaient en aussi grand nombre, et ils navaient quune âme. Mais où étaient leur cur et leur âme? En Dieu. A bien plus forte raison doit-on trouver en Dieu la même unité. Me trompé-je dans ma manière de parler, lorsque je dis que deux hommes font deux âmes, que trois hommes font trois âmes, quune multitude dhommes font une multitude dâmes? Je parle évidemment avec justesse. Quils sapprochent de Dieu, et ils nauront tous quune âme. Si, en sapprochant de Dieu, plusieurs âmes deviennent, par leffet de la charité, une seule âme, et plusieurs coeurs un seul coeur, quel effet produit dans le Père et le Fils la source même de la charité? La Trinité ne devient-elle pas plus étroitement encore un seul Dieu ? Selon lApôtre, la charité nous vient de là par le Saint-Esprit : « Lamour de Dieu a été répandu dans nos coeurs par le Saint-Esprit, qui nous a été donné (2) ». Si donc la charité, répandue dans nos coeurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné, fait de plusieurs âmes une seule âme, et de plusieurs coeurs un seul coeur, à bien plus forte raison fait-elle du Père, du Fils et du Saint-Esprit un seul Dieu, une seule lumière, un seul principe.
6. Écoutons donc les paroles que nous adresse le Principe. «Jai », dit-il, « beaucoup de choses à dire et à juger à votre endroit». Vous vous souvenez quil a dit : « Je ne juge personne (3) ». Et voilà quil dit : « Jai beaucoup de choses a dire et à juger à votre endroit ». Mais autre chose est « je ne juge personne » ; autre chose, « jai à juger. Je ne juge personne », regarde le présent,
1. Act. II-IV. 2. I Rom. V, 5. 3. I Jean, VIII, 15.
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car le Christ était venu pour sauver le monde, et non pour le juger (1). Mais ces autres paroles : « Jai beaucoup de choses à dire et à juger à votre endroit », concernent le jugement à venir; car il est monté au ciel, afin de venir plus tard pour juger les vivants et les morts. Personne ne jugera avec plus de justice, que celui qui a été injustement jugé. « Jai beaucoup de choses à dire et à juger à votre endroit, mais celui qui ma envoyé est véridique ». Voyez comme le Fils, qui est égal à son Père, travaille à lui rendre gloire. Il nous donne lexemple et semble nous parler dans le secret de notre coeur. Homme fidèle, te dit le Seigneur ton Dieu, écoute mon Evangile, tu y verras quau commencement était le Verbe, que le Verbe est Dieu en Dieu, égal à son Père, coéternel à celui qui lengendre, que je suis ce Verbe et que je glorifie celui dont je suis le Fils. Pourquoi donc te montrer orgueilleux à légard de Celui dont tu es le serviteur?
7. « Jai beaucoup de choses à dire et à juger à votre endroit, mais celui qui ma envoyé est véridique ». Cétait dire en dautres termes : Je juge selon la vérité, parce que je suis le Fils dun Père qui est véridique, parce que je suis la vérité. Le Père est véridique, le Fils est la vérité; que pouvons-nous imaginer de plus? De ces deux choses, être véridique ou être la vérité même, laquelle des deux lemporte sur lautre? Décidons, si nous le pouvons. Cherchons, par quelques exemples, à le comprendre. Un homme pieux est-il pieux ou bien est-il la piété? Il vaut mieux être la piété même quêtre pieux : pieux vient de piété, et piété ne dérive pas de pieux. En effet, la piété peut exister encore , lors même que lhomme , autrefois pieux, serait devenu impie. Il a perdu la piété, mais il ne lui a rien fait perdre. Il en est de même de ces deux choses : être beau et être la beauté même; il vaut mieux être la beauté quêtre beau; car la beauté fait le bel homme, tandis que le bel homme ne fait pas la beauté. Raisonnons encore de la même manière sur ces deux autres états : être chaste et être la chasteté même. Evidemment, la chasteté est préférable à la qualité de personne chaste : si la chasteté nexistait pas, comment un homme pourrait-il être chaste?
1. Jean, XII, 47.
Jamais il ne posséderait cette vertu; mais si quelquun veut être impudique, elle nen souffre aucune atteinte. La piété a donc plus de prix que la qualité dhomme pieux, la beauté vaut mieux que la qualité dhomme beau, la chasteté est préférable à la qualité dhomme. chaste. Mais dirons-nous, pour cela, que la vérité est plus que la qualité de personne véridique ? Si nous le prétendons, nous affirmerons déjà que le Fils est supérieur au Père; or, le Sauveur a fait cette déclaration formelle : « Je suis la voie, la vérité et la vie (1) ». Si le Fils est la vérité, que sera le Père, sinon ce quen a dit la Vérité même : « Celui qui ma envoyé est véridique? » Le Fils est la vérité, le Père est véridique. Je cherche à savoir en quoi le Fils est supérieur au Père, et je les trouve égaux : le Père est véridique, non pas en ce sens quil ne posséderait en lui-même quune partie de la vérité, mais en ce sens quil la engendrée tout entière.
8. Je le vois, il me faudrait épuiser le sujet; mais afin de ne pas vous retenir trop longtemps, je nirai pas aujourdhui plus loin dans mes explications, et quand, avec la grâce de Dieu, je serai arrivé à la fin de ce que je veux dire, je me bornerai là. Je vous parle ainsi pour ranimer votre attention. Parce quelle est sujette au changement, et quoiquelle soit une créature délite, toute âme est une créature ; elle a beau être plus estimable que le corps, elle nen est pas moins sortie des mains du Créateur. Toute âme est sujette à des vicissitudes, cest-à-dire que tantôt elle croit et tantôt elle ne croit pas; elle veut aujourdhui, et bientôt ne voudra plus; tout à lheure elle était chaste, elle est maintenant adultère ; tour à tour elle se montre bonne et mauvaise : elle subit donc des variations dans son être. Pour Dieu, il est ce quif est; aussi sest-il réservé un nom qui ne convient quà lui seul : « Je suis Celui qui suis (2) ». Le Fils est aussi ce quil est, car il a dit : « Si vous ne croyez pas que je suis » ; à cela se rapportent encore ces paroles : « Qui es-tu? Le Principe (3) ». Dieu est donc immuable, et lâme humaine est sujette au changement. Quand elle puise en Dieu la bonté, elle devient bonne par participation avec lui, de la même manière que ton oeil aperçoit les objets en entrant en
1. Jean, XIV, 6. 2. Exod. III, 14. 3. Jean, VIII, 21, 25.
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participation de la lumière; car il ne voit plus rien dès que tu lui retires cette lumière, dont les rayons ont dissipé ses ténèbres en se communiquant à lui. Lâme devient bonne, en puisant en Dieu sa bonté; mais si elle subit un changement et devient mauvaise, la bonté, en participation de laquelle elle était entrée, nen subsiste pas moins. Pendant quelle était bonne, elle possédait la bonté dans une certaine proportion ; devenue mauvaise, elle a laissé la bonté libre de toute atteinte. Cette lumière sest communiquée à ton oeil, et il voit; se ferme-t-il? lintensité des rayons lumineux nest en rien diminuée; souvre-t-il ? leur éclat nen est nullement augmenté; A laide de cette comparaison, mes frères, vous pouvez comprendre que si lâme est pieuse, la piété elle-même réside en Dieu, qui en communique quelque chose à lâme ; si lâme est chaste, la chasteté bien Dieu, et Dieu permet à lâme dy participer. Si lâme est bonne, elle puise à la source même de la bonté qui se trouve en Dieu. Si lâme est véridique, cest que Dieu, en qui réside la vérité, len a fait participante. Tout homme dont lâme nest pas en participation de la vérité, est, par là même, convaincu derreur (1); et dès lorsque tout homme est menteur, nul nest véridique de sa propre nature. Quant au Père, il est véridique, et il lest de par lui-même, parce quil a engendré la vérité. Autre chose est de dire : Cet homme est véridique, parce quil est entré en participation de la vérité; autre chose est de dire : Dieu est véridique, parce quil a engendré la vérité. Si Dieu est véridique, ce nest donc point pour être entré en participation de la vérité : cest pour lavoir engendrée. Je le vois, vous avez saisi ma pensée, et je men réjouis. Que ce que jai dit vous suffise pour aujourdhui; nous vous expliquerons le reste quand Dieu le permettra et selon la mesure de sa grâce.
1. Ps. CXV, 11.