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Le protectionnisme de Trump augmente le chômage selon une étude de la GSEM
Une étude par des professeurs et chercheurs de la GSEM quantifie les effets des politiques protectionnistes de Trump sur le chômage et la prospérité dans les pays de l’OCDE. Cette étude démontre en particulier que de telles politiques auraient un impact négatif sur la prospérité et l'emploi tant au Mexique qu'aux États-Unis.
16 décembre 2019
Alors que l'administration américaine applique ouvertement des politiques commerciales protectionnistes depuis l'accession de Donald Trump à la présidence, les économistes s’attèlent à analyser les effets de ce retournement brutal de politique. Or, la plupart des modèles quantitatifs utilisés ne prennent pas en compte le chômage comme marge d’ajustement. L’article de Céline Carrère, Anja Grujovic et Frédéric Robert-Nicoud vise à combler cette lacune.
L'étude montre que l'abrogation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) – une annonce faite par le Président Trump peu après son entrée en fonction – et l'imposition de 20% de tarifs bilatéraux entre les États-Unis et le Mexique dans tous les secteurs réduiraient la prospérité de 0,31% aux États-Unis et de 6,6% au Mexique. En outre, cette politique augmenterait le chômage de 2,4% aux États-Unis et de 48% au Mexique.
Dans un deuxième scénario proposé par l’étude, une augmentation, par les États-Unis, des barrières tarifaires à l’importation de véhicules à moteur de tous les pays à l’exception du Mexique et du Canada entraînerait une diminution de la prospérité à long terme et de l’emploi, tant au Mexique et aux États-Unis que dans les autres pays producteurs d’automobiles.
L'article est basé sur la recherche intitulée “Trade and frictional unemployment in the global economy” qui vient d'être acceptée pour publication dans le prestigieux académique Journal of the European Economic Association.
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