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Les conditions de logement des bergers dans les chalets furent longtemps minables. Car si l'on travaillait sans doute plus de seize heures par jour, journées qui ne finissaient réellement jamais, l'on ne disposait pas en contrepartie d'un endroit vraiment satisfaisant pour se reposer. Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, on dormait à l'écurie sur de la paille. Dès le début du XIXe siècle, des chambres furent construites à l'étage, mais avec une literie tout ce qu'il y a de plus approximatif.
Cette situation devait durer plus d'un siècle, voire un siècle et demi. Avec une literie qui n'était jamais que celle dont on ne voulait plus au village. Des lits immenses avec des sommiers défoncés et des matelas de crin qui ne valaient pas tripette, des duvets vieux de cinquante ans si ce n'est plus, idem pour les oreillers. Bref, pas la joie. Fallait néanmoins se contenter, car il n'était pas écrit dans le contrat d'engagement que l'on aurait à disposition un logement de luxe. Le chalet, la chambre du chalet, ces vieilleries dont on ne voulait plus, rien de plus.
↓ (PDF) 41. Lit et literie