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La Cour pénale internationale (CPI) a condamné mardi à 14 ans de prison l'ancien chef de milice congolais Thomas Lubanga, pour l'enrôlement d'enfants soldats. Elle a ainsi prononcé sa première condamnation depuis son entrée en fonction à La Haye en 2003.
Concrètement, Thomas Lubanga devra encore purger huit ans derrière les barreaux, le temps passé en détention provisoire depuis 2006 étant déduit de la peine, a indiqué le juge Adrian Fulford.
Le fondateur de l'Union des patriotes congolais (UPC) - dont la milice est aussi soupçonnée du massacre de centaines de civils sur des bases ethniques - avait été reconnu coupable le 14 mars d'avoir utilisé des enfants soldats lors de la guerre civile en Ituri en 2002-2003 dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), ce qui constitue un crime de guerre.
Trente ans requis
Une peine de trente ans de prison avait été requise le 13 juin par le bureau du procureur à l'encontre de l'accusé de 51 ans. En costume gris et chemise bleu clair, ce dernier semblait tendu mardi mais est resté impassible au prononcé de la peine.
Les juges ont accordé à l'ex-chef de milice une circonstance atténuante. Ils ont reconnu sa "coopération constante avec la Cour tout au long de la procédure alors que le comportement de l'accusation le soumettait à une pression constante et injustifiée". La peine a aussi été raccourcie en raison de plusieurs erreurs commises par le procureur en charge du dossier, Luis Moreno Ocampo.
Pays où purger la peine
La CPI, entrée en fonction en 2003, est le premier tribunal pénal international permanent chargé de poursuivre les auteurs présumés de génocides, crimes contre l'humanité et crimes de guerre.
La Cour devra choisir le pays où Thomas Lubanga purgera sa peine parmi l'un des six pays qui se sont déclarés prêts à accueillir des condamnés de la CPI: Mali, Serbie, Grande-Bretagne, Belgique, Autriche et Finlande.
ATS