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Cette étude sur un médicament porte sur la comparaison de trois protocoles thérapeutiques différents chez des patients atteints d’un lymphome à cellules du manteau de stade avancé. Il s’agit en particulier d’évaluer l’efficacité et la tolérance du médicament expérimental ibrutinib. Cette étude a pour objectif d’améliorer le résultat thérapeutique en cas de lymphome à cellules du manteau.
Le lymphome à cellules du manteau représente un type de cancer des ganglions lymphatiques difficile à guérir. On peut obtenir un rétrécissement de la tumeur chez la plupart des patients, mais la majorité d’entre eux présentent ultérieurement une récidive (réapparition de la maladie). Aussi essaie-t-on d’obtenir une régression complète de la tumeur dans une première phase de traitement (traitement d’induction) et de consolider cette régression dans un deuxième temps (phase de consolidation).
Les patients qui participent à l’étude sont répartis au hasard en trois groupes (étude randomisée). Les études randomisées constituent une méthodologie reconnue à l’échelle internationale pour établir une comparaison scientifique entre différents traitements. Dans la présente étude, un groupe de patients reçoit le traitement standard actuel, composé d’une immunochimiothérapie combinée (= phase d’induction) suivie d’une chimiothérapie hautement dosée associée à une greffe de cellules souches (= phase de consolidation). Dans le deuxième groupe, l’ibrutinib est associé à une partie du traitement d’induction, puis un traitement d’entretien à base d’ibrutinib est administré pendant deux ans après la consolidation par chimiothérapie hautement dosée et greffe autologue de cellules souches. Dans le troisième groupe, l’ibrutinib est également associé à une partie du traitement d’induction et le traitement d’entretien de deux ans par l’ibrutinib remplace la consolidation par chimiothérapie hautement dosée et greffe autologue de cellules souches.
Cette étude durera environ 10 ans et sera menée dans jusqu’à 250 centres d’étude dans le monde, dont 12 en Suisse. Quelque 870 patients y participeront, dont une cinquantaine en Suisse.