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Dans un nouveau rapport publié jeudi, Amnesty International fustige l'indifférence de la Fédération internationale de football (FIFA) "face au traitement révoltant réservé aux travailleurs migrants".
Ce d'autant que le nombre de personnes qui oeuvrent sur les sites "va presque être multiplié par dix" pour atteindre, selon son décompte, "le chiffre de 36'000 environ au cours des deux prochaines années".
Nombreux abus observés
D'après la secrétaire générale d'Amnesty, Salif Shetty, "après avoir fait des promesses durant cinq ans, la FIFA a en grande partie manqué à son devoir d'empêcher que la Coupe du monde ne soit bâtie sur un socle d'atteintes aux droits humains."
Il en ressort qu'un certain nombre d'abus ont été observés: logements sordides et surpeuplés, travail forcé, tromperie sur les salaires ou sur le type de travail offert, absence de salaires durant plusieurs mois, permis de séjour non délivrés et non renouvelés, confiscation de passeport, comme l'explique James Lynch dans la vidéo ci-dessus.
afp/fb
Plus de 230 entretiens
Ces entretiens concernent surtout des ouvriers du Bangladesh, d'Inde et du Népal, principaux pays fournisseurs de main-d'oeuvre. Des ouvriers ont indiqué avoir reçu des menaces "parce qu'ils s'étaient plaints de leur situation".
Pression des sponsors
La FIFA devrait pousser le Qatar à rendre public un plan de réformes exhaustif avant que les travaux réalisés en vue du Mondial qatari n'atteignent leur point culminant d'ici une année environ. Il est notamment demandé des enquêtes sérieuses sur les conditions de travail des ouvriers et d'infliger des sanctions plus sévères aux entreprises qui commettent des abus.