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Titre: Rapport sur Auschwitz
Auteur: Primo Levi
Traducteur: Catherine Petitjean
Éditeur: Kimé 2005
Pages: 111
Je me suis toujours promis que je lirais Primo Levi un jour. Pas parce que j'aimerais ce dont il parle ou parce que j'ai envie de lire sur le sujet mais parce que je pense qu'il est nécessaire de se souvenir des événements que Primo Levi a relatés, selon sa propre expérience, dans ses livres. J'ai voulu commencer par son Rapport, écrit sur la demande des autorités Soviétiques, sur l'hygiène et la santé dans le camp de Monowitz. Pourquoi lire ce rapport? Premièrement parce qu'il a été écrit très peu de temps après les événements. Nous avons donc, dans une perspective strictement rationnelle, un témoignage rapide écrit par un chimiste, Primo Levi, et un médecin, Leonardo Debenedetti sur un aspect particulier du camp particulier de Monowitz. Nous avons donc un résumé quasiment immédiat des problèmes de santé qu'a connu un camp nazi en Pologne. On y trouve les conditions de déportation suivie d'un état des lieux des "dortoirs". Levi nous dit que ces derniers ne semblaient propres qu'au premier regarde. On apprend aussi qu'elles étaient les maladies les plus communes dans ce camp. Sans grande surprises celles-ci concernent surtout la fatigue, la nourriture, les accidents ou maladies de "travail" (plutôt de l'esclavage) et le froid. Ce rapport nous donne aussi le fonctionnement des hôpitaux du camp qui sont sous-équipés autant en médecins qu'en médicaments et qui ne connaissaient qu'une hygiène très relative voir inexistante. La seconde raison pour lire ce rapport est que Primo Levi, selon le petit essaie publié dans ce même livre et écrit par Philippe Mesnard, y a trouvé l'une des sources pour ses écrits ultérieurs que le rapport annoncerait.
Justement, ce petit essai, bien que peut être peu passionnant, permet d'avoir une idée assez précise de l’œuvre de Primo Levi et de son lien avec le devoir de mémoire. Il nous donne, en effet, les informations de bases sur la biographie de Primo Levi mais aussi sur sa bibliographie. Ce qui nous permet de mieux comprendre comment les livres de Primo Levi s'inscrivent dans une continuité d'une recherche de compréhension face à des événements inédits dans leur ampleur et - peut être? - innommables. J'ai donc, personnellement, pensé qu'il était utile de lire ce Rapport. Mais il ne faut pas y chercher la parole d'un survivant. On y trouve, au contraire, une parole beaucoup plus rationnelle dans le sens ou ce Rapport a été écrit dans l'idée de donner des informations précises sur un fonctionnement et non la mémoire d'une personne. Je pense donc que si on souhaite trouver la parole de Levi comme survivant il faudra se tourner vers un autre de ses livres sans, pour antant, minimiser l'intérêt du Rapport.
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