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La Fondation suisse de cardiologie contre l'attaque cérébrale lance sa campagne nationale de prévention 2000/2001. 136 parlementaires se sont prêtés au jeu, en se soumettant à un nouveau test.Ce contenu a été publié le 16 mai 2000 - 14:38
L'attaque cérébrale frappe quelque 12 500 personnes chaque année en Suisse. Une meilleure prévention permettrait de réduire de 30 pour cent à 50 pour cent le nombre de cas. Dans le cadre de sa campagne intitulée «Attaque cérébrale: connaître les risques, saisir les chances»,la Fondation suisse de cardiologie a mis au point un test de risque d'attaque cérébrale. Celles et ceux qui l'auront rempli recevront en retour l'évaluation individuelle de leur profil de risque.
En mars dernier, 136 parlementaires fédéraux - 37 femmes et 99 hommes - se sont prêtés au jeu. Résultat: 88 pour cent des députés ayant rempli le formulaire ont de faibles chances (inférieures à 5 pour cent) de subir une attaque cérébrale au cours de ces dix prochaines années.
Pour 11 pour cent des parlementaires testés, le risque est modéré. Un seul député, dont l'identité n'a pas été révélée, encoure un risque élevé. La moitié des élus souffrent d'excès de poids et près de deux sur cinq déplorent une activité physique insuffisante. La proportion des fumeurs est de 14 pour cent alors que 9 pour cent avouent avoir un penchant pour la bouteille.
Quatorze élus ont avoué avoir déjà constaté sur soi un ou plusieurs symptômes précurseurs de l'attaque cérébrale. Globalement, environ un tiers des attaques cérébrales s'annoncent par des signes précurseurs: engourdissement ou brève paralysie d'un bras, d'une main ou d'une jambe, troubles passagers de l'élocution ou de la vue, vertiges. En consultant immédiatement un médecin, il est encore possible d'éviter l'attaque cérébrale qui menace.
Après les maladies du coeur et le cancer, l'attaque cérébrale est la troisième cause de mortalité chez l'adulte. Un tiers des personnes touchées en meurent, un autre tiers se retrouvent handicapées tandis qu'un dernier tiers s'en sortent sans séquelles.
En comparaison internationale, la mortalité liée à l'attaque cérébrale est basse en Suisse. Elle a d'ailleurs encore régressé ces dernières années. Cette situation est notamment due à des thérapies prophylactiques plus efficaces, par exemple contre l'hypertension artérielle, et à des diagnostics plus précoces et plus fréquents, indique mardi la Fondation suisse de cardiologie.
Par sa campagne, la fondation recommande des contrôles réguliers de la tension artérielle, du cholestérol et de la glycémie. Plus largement, elle conseille aux gens de garder la ligne, de manger équilibré et si possible peu salé, de modérer leur consommation d'alcool et de faire du sport.
swissinfo avec les agences