Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07188.jsonl.gz/1130

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Rajat Gupta, ancien administrateur de Goldman Sachs, a été condamné mercredi à deux ans de prison et une amende de cinq millions de dollars par un tribunal de New York. Il a été reconnu coupable de délit d'initié.
Dans ce qui constitue l'un des plus gros scandales financiers des dernières années aux Etats-Unis, M. Gupta a été reconnu coupable d'avoir divulgué des informations confidentielles sur la banque, alors qu'il siégeait à son conseil d'administration, à son ami et partenaire en affaires, le milliardaire d'origine sri-lankaise Raj Rajaratnam.
Le procureur de Manhattan Preet Bharara avait requis une peine de dix ans de prison à son encontre. A l'énoncé du verdict, le financier n'a trahi aucune émotion.
"J'ai terni la réputation que je m'étais faite tout au long de ma vie", avait-il confié avant le jugement. "Je regrette terriblement les conséquences sur ma famille, mes amis et les institutions que je respecte", avait-il dit, décrivant l'épreuve comme "la plus difficile de (sa) vie après la mort de (ses) parents à l'adolescence".
Pleurs de jurés
Annonçant une peine bien plus clémente que celle requise par l'accusation, le juge Jed Rakoff a estimé que M. Gupta, un philanthrope ayant oeuvré pour la lutte contre la malaria en Afrique et en faveur de la jeunesse défavorisée, "méritait qu'on lui accorde du crédit pour cela".
Le juge du tribunal fédéral de Manhattan a précisé que des jurés avaient même pleuré en remettant leur jugement concluant à la culpabilité, "parce qu'ils reconnaissaient que c'est une personne qui avait de très bons côtés". Cependant, il a insisté sur le devoir de "faire comprendre" aux coupables de délit d'initié que, "quand ils se font attraper, ils vont en prison".
Patron et fondateur du fonds d'investissement Galleon, ce dernier était accusé de s'être appuyé sur ces informations pour réaliser des opérations financières et a été condamné l'an dernier à onze ans de prison, soit la plus forte peine jamais prononcée pour un délit d'initié.
ATS