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Très souvent, en tant que Love coach travaillant à Lausanne, il m’arrive d’entendre des phrases comme “il a fait une scène d’hystérie”, “calmez-vous, cessez d’être hystérique”, “il avait perdu la tête comme un hystérique” etc… Le terme hystérie est donc utilisé dans le langage courant pour désigner ces comportements dans lesquels le sujet, sans être fou, est dominé par une émotivité transitoire, qui le conduit à des accès de colère ou à des crises angoissantes.
Le résultat est le portrait d’une personne qui a tendance à être fantasque, peu coopérative, égocentrique et exhibitionniste. Généralement des femmes.
Mais est-ce là l’hystérie de la psychanalyse ? Les descriptions citées rendent compte de quelque chose, mais seulement d’une partie de la question. C’est-à-dire celle liée à la théâtralité et à l’exhibitionnisme, une manière typiquement hystérique d’attirer l’attention sur soi, caractérisée par une certaine victimisation mélodramatique.
Cependant, l’hystérie est bien plus qu’un simple accès émotionnel. Sigmund Freud la considérait comme une “névrose”, c’est-à-dire une structure psychique dominée par le mécanisme d’élimination des pulsions inacceptables pour la conscience, principalement de nature sexuelle. Cela a donné lieu à des symptômes centrés sur le corps, tels que des tremblements, des paralysies, des blocages, des douleurs diverses (les fameuses conversions somatiques), résultant du retour des personnes enlevées. L’impulsion a donc trouvé un moyen de substitution de satisfaction.
Le lien hystérie – sexualité n’est pas une découverte freudienne : Hippocrate en parlait déjà, convaincu que l’hystérie était une maladie liée au manque de purification de l’utérus par le coït et la procréation. Il a reconnu dans l’hystérie des aspects somatiques (paralysie, tremblements, crises d’épilepsie, fièvres) et psychiques (anxiété, crises de panique, dépression).
Si au fil du temps, cette conception est largement partagée et prend également des connotations désobligeantes à l’égard des femmes hystériques, considérées comme moralement faibles et simulatrices, Freud sera toujours critique à l’égard de la diabolisation des femmes, s’intéressant plutôt à une enquête scientifique basée sur des observations lucides et sans préjugés.
Antoine autre love coach voit la valorisation du concept freudien auquel l’hystérie, comme les névroses générées par l’ablation, conduit à une division du sujet. Ceux qui en souffrent sont pris dans le dilemme du “je souhaite mais je ne peux pas”. Il vit la dimension du désir mais lutte pour le réaliser, ses énergies vitales finissent par s’épuiser dans le sentiment d’une insatisfaction générale.
Ainsi apparaît le cœur de l’hystérie. La centralité du désir et son insatisfaction fatale. Bien sûr, il y a des comportements exhibitionnistes, mais même eux peuvent être expliqués de ce point de vue. Le sujet hystérique, dont la prévalence chez le sexe féminin est désormais évidente, se nourrit de désir. Il est tellement ouvert à l’autre, comme une bouche ouverte. Il se donne comme mission alors à susciter le désir de l’autre, à le capturer. Sauf qu’alors, quand il réussit, il s’enfuit. Continuer à utiliser l’insatisfaction comme principal mécanisme pour garder le désir ouvert.
La séance pour la récupération d’un ex, qui est encore répandu aujourd’hui malgré le fait que ses modes de manifestation aient changé, est un autre défi important pour un love coach