Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07181.jsonl.gz/758

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Les jeunes adultes seraient écartelés entre individualisme et valeurs traditionnelles, selon une enquête (archives).
KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI(sda-ats)
La famille traditionnelle a de beaux jours devant elle. Les jeunes adultes, bien qu'individualistes, la soutiennent, selon une étude. Pour une bonne partie d'entre eux, les musulmans menacent le mode de vie suisse. Mais ce résultat est à prendre avec des pincettes.
Les jeunes adultes développent des valeurs jugées plutôt individualistes, selon l'enquête fédérale auprès de la jeunesse ch-x menée en 2012-2013 et publiée vendredi. L'amour du prochain et l'hédonisme sont mis en avant alors que le pouvoir et la conformité semblent sans importance.
Le chef du projet, Robin Samuel, sociologue à l'Université du Luxembourg, y voit une contradiction avec l’attachement à des structures traditionnelles, par nature plutôt collectives, surtout concernant la famille.
Famille traditionnelle
69% des sondés souhaitent se marier. La moitié des personnes interrogées mentionnent l’importance des motifs religieux dans cette décision. 73% désirent des enfants, tout en posant certaines conditions (relation stable, revenu suffisant et assuré, souhait partagé par les deux partenaires).
Le modèle dans lequel l’homme travaille à plein temps et la femme à temps partiel est mis en avant par 42% des femmes interrogées et 44% des hommes. Un quart se rangent même derrière le modèle où la femme se consacre entièrement à la famille.
Un travail du père à temps partiel pendant les premières années de vie de l'enfant est davantage envisagé par les hommes issus d'une famille avec un niveau de formation plus élevé et par les femmes citadines.
Les jeunes adultes ont parallèlement de grandes attentes vis-à-vis de leur avenir professionnel. 35% se voient à 35 ans dans une profession académique, 15% estiment probable d’occuper un poste de cadre supérieur.
Islam
L'enquête aborde aussi la religion. A la question de savoir quel groupe représente une menace pour le mode de vie suisse, 46% des jeunes ont répondu les musulmans, 18% les juifs, 13% les athées et les sans confession, 11% les chrétiens, 10% les hindous et 9% les bouddhistes. Mais il faut se garder de toute généralisation, selon les auteurs.
En effet, 20% des 50'000 conscrits et 1'800 Suissesses interrogés n'ont pas répondu à cette question. Pour certains, ce serait parce qu'ils rejettent ce genre de raisonnement. Pour d'autres, ce serait par lassitude, ce thème se trouvant en fin d'un questionnaire portant sur de nombreux objets.
Les jeunes prêts à considérer les musulmans comme une menace pour le mode de vie suisse ont plutôt un niveau bas de formation, vivent en milieu rural et sont des hommes. Ce sont les mêmes catégories qui développent ce genre de sentiment envers les juifs.
Les membres d'églises libres ou évangéliques ont davantage tendance à stigmatiser les musulmans. Ces derniers sont pour leur part plus nombreux à voir une menace de la part des juifs.
Religion à la carte
D'une manière plus générale, l'enquête montre que les jeunes ne sont souvent plus religieux au sens traditionnel du terme. Ils développent plutôt leurs propres croyances.
84% des sondés déclarent une appartenance religieuse. Mais seul un quart se décrit comme croyant tandis que plus de la moitié se déclare irréligieuse. Beaucoup ne croient plus en un Dieu personnel, mais à l’existence d’une puissance spirituelle supérieure.
Les éléments de foi taxés traditionnellement de superstitions sont généralement sans importance. Une claire majorité des jeunes ne croient pas aux guérisseurs, aux diseurs de bonne aventure ni à l’astrologie. Mais une petite moitié d’entre eux pensent que les porte-bonheur portent effectivement bonheur.
Nouveaux médias
Le plus grand changement constaté au fil des enquêtes est l'importance toujours plus grande des nouveaux médias. Internet, l’ordinateur et les consoles de jeux sont très répandus. Au moins une fois par jour, 86% des jeunes surfent sur la Toile, 71% recourent aux médias sociaux, 68% aux courriels, 59% à YouTube et 42% aux journaux en ligne.
Mais les médias traditionnels ne sont pas en reste. 75% des jeunes écoutent la radio pendant une heure au moins chaque jour et 66% font de même avec la télévision. 40% des sondés jouent au moins une fois par semaine aux jeux vidéos. Les préférences vont aux jeux de sport et de tirs.
ATS