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En une page bien ouatée, Vincent Fragnière a dit tout le bien que je pense depuis longtemps du procureur général Nicolas Dubuis, grand supporter caché de Nicolas Voide, et par ricochet de Oskar Freysinger, depuis que celui-ci ne s'intéresse plus au fonctionnement de la justice par la grâce du respect de la séparation des pouvoirs.
Amen, circulez, il n'y a plus rien à voir.
L'1Dex, avant tous les autres, a révélé les méthodes utilisées par l'institution judiciaire pénale pour favoriser les siens. Et ce n'est pas un hasard, bien sûr, si j'ai inclus dans mes questions aux candidats au Conseil d'État une question portant sur la prescription pénale utilisée par le procureur général pour favoriser l'homme le plus célèbre du canton du Valais, dont les Portes d'Octodure est son vaisseau amiral heureusement déficitaire (coucou Lara !).
Le Tornaygate, inspiré par la saga de Dominique Giroud, a révélé jusqu'où pouvait aller aussi le procureur général pour se débarrasser d'un dossier et ne pas importuner un ami politique. Dick Marty a démontré que les éléments constitutifs caractérisés de l'infraction pénale d'abus d'autorité étaient réalisés, mais qu'il ne s'agissait que de négligence, soit d'un "manque d'entrain" ou d'un "excès de précipitation".
Lorsque Thierry Largey, le candidat vert, répond en soutenant que la question sur la prescription "est orientée", il a raison : l'interrogation est orientée par vingt-cinq ans de pratique quotidienne. Lorsque l'écoligiste Largey s'exprime sur l'environnement, je lui accorde une compétence éclairée. Il devrait avoir le même regard bienveillant lorsque la qualité de la justice est en jeu et ne pas penser trop fort â l'orientation de la question, mais à la réalité des faits. Si je devais appliquer la même orientation à la question environnementale, l'effet de serre nlexisterait pas et Naomi Klein ne serait qu'une activiste agitatrice sans la moindre profondeur d'analyse.
Et la promulgation de la LAT un crime commis contre le Valais. Un pas de plus et les Verts voteront Nicolas Voide et béniront le travail du ministère public. Thierry, wake up !
Yvan Aymon, président de l'IVV Valais, est profondément choqué par la légèreté avec laquelle cette affaire (l'affaire Giroud) est traitée : bienvenue au club ! Cette adhésion à mon propos m'autorise à croire que Yvan Aymon lira peut-être cet été la saga de l'imposture des matadors, dans laquelle il constatera, parmi d'autres aventures, que le procureur général a cette faculté extraordinaire de lire la culpabilité des prévenus présumés innocents dans le seul mouvement de la pupille de l'oeil droit. Sera-t-il choqué ?
Gérald Depardieu aime le pinard, Poutine et Cyrano. Quoi de plus naturel qu'il se retrouve au pique de la campagne électorale dans les bras de Dominique Giroud et d'Oskar Freysinger (ne pas oublier d'acheter "In vino veritas" !).
Yvan Aymon trouve que dix-sept mois de lenteur et de stagnation, c'est trop long. Que va-t-il alors penser des dix-sept années d'attente pour le FC Sion, au moins aussi connu dans le monde que le vin valaisan ? Sait-il que le délai de prescription pour le faux dans les titres est de ... 15 ans ? Hasard certainement, et lié au manque d'entrain, n'est-ce pas Monsieur Marty ?
Monsieur Aymon, vous êtes très choqué ? Ou faites-vous semblant ? Offrez-moi un apéritif, et vous saurez à quel point vous ne l'êtes pas encore !
Y a-t-il encore quelque chose à sauver à la Rue des Vergers ? Clémentine, peut-être.
Bonjour à l'avocat de l'IVV, un passionné de L'1Dex !
Post Scriptum I : lisez le NF entre les lignes, c'est passionnant !
Post Scriptum II : vous donneriez, vous, franchement, plus de moyens à un procureur qui lit la culpabilité d'un accusé dans le mouvement de ses pupilles ?
Post Scriptum III : tiens, super, le conseil de la magistrature n'existe pas encore, c'est tout bon ça, on ne peut toujours pas déposer une plainte contre le procureur général, youpie !