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Les émeutes de jeudi ont fait une trentaine de morts et plus de cent blessés, a déclaré Bénéwendé Sankara, un ténor de l'opposition au Burkina Faso. Celui-ci n'a pas précisé si ce bilan concernait seulement Ouagadougou ou tout le pays.
Outre le cadavre d'un homme tué d'une balle dans la tête et la photo d'une autre dépouille, deux personnes sont mortes, l'une par balle, l'autre de brûlures, a-t-on appris auprès de l'hôpital Blaise Compaoré, le plus grand de la capitale.
Compaoré ne veut pas démissionner
Malgré ces violences, le départ du pouvoir du président Blaise Compaoré est "un préalable non négociable", a affirmé Bénéwendé Sankara.
Dans une allocution, le chef de l'Etat n'a pas déclaré démissionner mais être disponible pour des pourparlers pour une transition.
La prise de pouvoir par l'armée jeudi est un "coup d'Etat", a-t-il encore ajouté. Le chef d'état-major des armées a de son côté annoncé la création d'un "organe de transition", chargé des pouvoirs exécutifs et législatifs, dont l'objectif est un retour à l'ordre constitutionnel "dans un délai de douze mois".
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agences/fb
Le tweet du président
Je salue les forces de l’ordre pour leur professionnalisme et leur sacrifice qui nous ont évités une catastrophe qui aurait été irrémédiable— Blaise Compaore (@PF_Compaore)
Compaoré est au pouvoir depuis 1992
Le chef de l'Etat devait achever l'an prochain son dernier mandat, après deux septennats (1992-2005) et deux quinquennats (2005-2015).
Lui qui a déjà modifié deux fois l'article 37, en 1997 puis en 2000, pour se maintenir au pouvoir, invoque le respect strict de la loi pour justifier cette troisième retouche.
Et l'opposition craint que ce nouveau changement conduise le chef de l'Etat, déjà élu quatre fois avec des scores soviétiques, à accomplir non pas un mais trois mandats supplémentaires, lui garantissant 15 années de plus au pouvoir.