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jeudi 11 janvier 2007
Limiter le réchauffement de la planète à 2 degrés
|Afin d'éviter que le changement climatique au niveau mondial n'ait des conséquences irréversibles, la Commission Européenne veut donner l’exemple et propose que l’Union Européenne s’engage maintenant à réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020.

30% d’ici 2020 et 50% d’ici 2050
Résumé de la situation
Élément clé de la nouvelle stratégie relative à l'énergie et au changement climatique élaborée par la Commission, la communication présente des propositions de mesures qui devront être prises par l'Union européenne et l'ensemble de la communauté internationale afin d'éviter que le changement climatique au niveau mondial n'ait des conséquences irréversibles.
Pour cela, il faut limiter la hausse des températures de la planète à
2° C par rapport aux niveaux de l'ère préindustrielle.
La principale proposition formulée par la Commission consiste à prévoir, dans le cadre d'un accord international à venir, que le groupe des pays développés réduise, d'ici à 2020, ses émissions de CO2 et d'autres gaz à effet de serre responsables du réchauffement de la planète de 30 % par rapport à leurs niveaux de 1990.
L'UE devrait montrer la voie en s'engageant de façon unilatérale à réduire ses émissions d'au moins 20 % d'ici à 2020, réduction qui devrait atteindre 30 % lorsqu'un accord international satisfaisant aura été conclu. À plus long terme, ces émissions devront encore être réduites, et les pays en développement devront aussi contribuer à l'effort déployé au niveau mondial: d'ici à 2050, les émissions de l'ensemble du globe devront avoir diminué de 50 % par rapport à 1990.
Une menace réelle
L'Europe doit faire face à de véritables défis.

Il y a plus de 50 % de chances que l'augmentation des températures mondiales dépasse 5°C au cours de ce siècle.
D'après les projections actuelles, les politiques de l'énergie et des transports entraîneraient non pas une diminution des émissions de l'UE, mais une augmentation d'environ 5 % d'ici 2030. Avec les tendances et les politiques actuelles, la dépendance de l'UE à l'égard de ses importations énergétiques fera un bond entre aujourd'hui et 2030, les importations passant de 50 à 65 % de la consommation totale d'énergie en Europe. Par ailleurs, le marché intérieur de l'énergie n'est pas encore totalement achevé et ne permet donc pas aux citoyens européens ni à l'économie de l'UE de tirer tous les bénéfices de la libéralisation du secteur énergétique.
Des solutions
Le train de mesures que la Commission propose aujourd'hui a pour objectif d'apporter des solutions à ces défis, sur la base de trois grands piliers :
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Un véritable marché intérieur de l'énergie
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Un passage plus rapide aux énergies produisant peu de carbone
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L'efficacité énergétique
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Une politique énergétique internationale pour laquelle l'UE parle d'une seule voix
Communiqué de presse de la Commission Européenne du 10 janvier 2007 (PDf 95Kb)