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Inutile de traduire le titre original du film: il évoque des filles de calendrier, c'est-à-dire ces pulpeuses créatures ornant les calendriers édités par des fabricants de voitures, de pneus et autres articles destinés à une clientèle majoritairement masculine.
Calendar Girls, deuxième film de Nigel Cole (son premier, Saving Grace, déjà réussi, mettait en scène une femme mûre se lançant dans la culture et la vente du cannabis en vue de sauver une jeune fille atteinte d'une maladie incurable), fait vibrer la même corde, à partir d'une histoire vraie. Dans un petit village du Yorkshire, Chris (Helen Mirren) et Annie (Julie Walters), amies intimes, font partie d'une même association, l'Institut des femmes - un peu l'équivalent des clubs-service féminins ou des Dames de Morges -, qui se réunit une fois par semaine dans une salle de paroisse pour des rencontres à intérêt variable: vertus des brocolis, relations de voyage avec diapositives, culture du géranium...
Le mari d'Annie succombe à une leucémie. Chris et Annie veulent collecter de l'argent pour améliorer l'ameublement de la salle d'attente de l'hôpital local destinée aux familles des patients. Par hasard, Chris tombe sur un calendrier de beautés déshabillées, qui lui donne l'idée de changer le style du calendrier de l'Institut des femmes, habituellement consacré à des beautés paysagères ou architecturales: présenter ces dames dans le plus simple appareil, mais pudiquement dissimulées par une activité ménagère. L'opération réussira-t-elle malgré la pudibonderie des villageoises britanniques?
Bien enlevé dans les deux premiers tiers, le soufflé de Calendar Girls retombe un peu à la fin, mais reste un spectacle à la fois amusant et touchant, bénéficiant d'une excellente interprétation.
Daniel Grivel