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Production de l’Opera Ballet Vlaanderen créée en 2014
Avec le soutien de ALINE FORIEL-DESTEZET
Œuvre
Dimitri Chostakovitch écrivait à propos du rôle-titre de son deuxième opéra, créé en 1934 : « Même si Katerina Lvovna est une meurtrière, elle n’est pas une ordure. Sa conscience la tourmente. (…) Je compatis avec elle… » Contrairement à Lady Macbeth, Katerina ne tue pas par ambition, mais par amour et passion. Mariée à un fils de riche marchand qui ne s’intéresse pas à elle, brutalisée par son beau-père, son existence est vide et ennuyeuse. Une relation torride naît avec Sergueï, un ouvrier coureur de jupons. Katerina tue d’abord son beau-père, puis, avec l’aide de Sergueï, son mari. Le meurtre est découvert et les amants sont envoyés dans un camp de travail en Sibérie. En route vers l’exil, Sergueï se lie avec une codétenue. Katerina, dans un désespoir total, entraîne sa rivale dans la mort. Dans l’opéra, outre le meurtre, on peut voir (et entendre) du sexe brutal, du harcèlement sadique et de l’agression sexuelle. Porté par son sujet sulfureux, l’opéra eut un certain succès initial, mais Staline ne pouvait guère mettre cet opéra en vitrine à l’étranger pour représenter le nouvel art soviétique. Le régime le condamna donc impitoyablement en 1938, étouffant ainsi avant les 30 ans du compositeur sa carrière lyrique naissante. Le récit musico-dramatique vertigineux de l’opéra comporte aussi des fragments d’opérette, de music-hall, de cabaret et de jazz avec l’orchestre qui mène le bal – on sent la vaste expérience de Chostakovitch en tant qu’accompagnateur de films muets. Calixto Bieito, lui, pense au film noir en revenant à Genève pour continuer le cycle d’opéras russes après son magistral Guerre et Paix, autre opéra au destin fortement influencé par Staline. Sa production pour l’Opéra des Flandres en 2014 se déroule dans un labyrinthe industriel pourri, où l’on ne peut travailler qu’en combinaison de protection, et qui rappelle les métropoles polluées et délabrées de Russie et de Chine… ou Detroit. Selon Bieito : « Ce n’est pas Roméo et Juliette, c’est le thriller apocalyptique d’un amour dans un système post-capitaliste. » L’Argentin Alejo Pérez, aussi complice de Guerre et Paix, revient aux commandes de l’Orchestre de la Suisse Romande. On découvre la soprano lituanienne Aušrinė Stundytė (sidérante Elektra à Salzbourg 2020 et déjà Lady Macbeth dans cette production à Anvers et plus tard dans la mise en scène de Warlikowski à Paris) dans le rôle-titre qui, pour l’occasion, se roulera passionnément dans la fange et le stupre avec l’expressif ténor tchèque Ladislav Elgr en Sergueï. Autour d’eux une distribution de grandes voix slaves, qui nous ont déjà impressionnées au Grand Théâtre pendant Guerre et Paix, notamment les basses Dmitry Ulyanov, comme le méchant beau-père Boris, et Alexander Roslavets, en Pope et en Vieux Forçat.
«Formidable spectacle, réussi en tous points, puissant, saisissant, effrayant même»
ForumOpera
«Un spectacle extraordinaire d’une force inouïe»
Léman Bleu
«Aušrinė Stundytė incarne Katerina Ismaïlova avec une intensité qui nous prend aux tripes et ne nous lâche plus»
Toute La Culture
«ady Macbeth de Mtsensk sur la scène du GTG conserve une force émotionnelle et dramatique dévastatrice»
Resmusica
«(…)le plateau vocal est incroyable. La soprano lituanienne Ausriné Stundyté dans le rôle-titre, est une bête de scène. L’OSR, sous la direction magnétique d’Alejo Perez, (…) atteint des sommets de lyrisme.»
Le Temps
Plage
Lady Macbeth à La Plage
Découvrez toutes les activités qui gravitent autour de la production.
Duel #3 Jeudi 11 mai à 20h
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Russie, le grand déchirement
Un spectacle basé sur le duel épistolaire de Iegor Gran et Nadia Sikorsky
Loin de la Russie, loin de l’Ukraine, loin du front, il nous semble être. Mais pourtant les questions que posent cette guerre ont un écho dans chacun d’entre nous. Iegor Gran et Nadia Sikorsky s’interrogent depuis Paris et Genève sur notre avenir et celui de la Russie, sur celui des Russes de là-bas et d’ici et peut-être surtout sur ce qui fait notre humanité. En point d’orgue à leur correspondance parue ces dernières semaines dans T, le magazine du Temps, le metteur en scène et comédien Nicolas Zlatoff et son équipe nous offrent une immersion dans ce dialogue entre l’histoire et l’actualité.
Conception et jeu Margaux Le Mignan, Nicolas Zlatoff
Réalisation vidéo Lucien Monot
Regard extérieur Agathe Hauser
Jeudi 11 mai 2023 à 20h
Entrée CHF 15.-
Gratuit pour les étudiant·e·s sur présentation de leur carte
Grande salle du GTG
Duel, une dispute épistolaire à suivre dans T, le magazine du Temps, et à découvrir sur la scène du Grand Théâtre de Genève.
Un partenariat Grand Théâtre de Genève et Le Temps
Intropéra 45 minutes avant le spectacle
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Vite, vite ! La cloche ne sonne pas encore mais 45 minutes avant le spectacle, on se rafraîchit la mémoire, on s’éveille au printemps de l’opéra : un petit avant-goût qui vous rapporte les clés de l’œuvre et vous guide à l’intérieur des mondes merveilleux, apocalyptiques, critiques ou hyperréalistes créés par les équipes artistiques pour chaque production. Vite, vite, le temps d’attraper un verre de bulles au pas- sage et vous voilà assis(e) sous le plafond scintillant des mille et un opéras !
45 minutes avant chaque représentation
Entrée libre avec le spectacle
Foyer du GTG
Apéropéra Jeudi 20 avril à 18h30
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Autour de Lady Macbeth de Mtsensk
Apéropéra 100% Chostakovitch avec la soprano Evelina Dobračeva accompagnée pour l’occasion par la violoniste Alissa Margulis, le violoncelliste Dan Sloutskovski et la pianiste Audrey Vigoureux. Entre romances, élégies et danses joyeuses ou macabres, venez plonger dans l’univers aux multiples visages du génial compositeur russe.
Jeudi 20 avril 2023
Dès 18h30
Premier drink compris (hors cocktails et champagne)
Dans les foyers du GTG
Éclairage Mardi 25 avril à 18h30
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Lady Macbeth de Mtsensk : Quand « le chaos remplace la musique »
Une conférence présentée par Christian Merlin
Le 26 janvier 1936, rendant compte de Lady Macbeth de Mzensk, la Pravda titre : « Le chaos remplace la musique ». Soufflé par Staline, cet article marque le début d’une interminable disgrâce pour le compositeur jusqu’ici le plus en vue de son pays. En un instant, il passe du statut de fleuron de la jeune musique soviétique à celui de paria mis à l’index.
Qu’avait donc fait Chostakovitch pour mériter un tel opprobre ? Peut-être qu’il avait trop bien réussi à saisir les permanences de l’âme russe tout en les adaptant à l’époque moderne, mettant en musique le désir, la violence, la critique sociale avec une crudité rare mais très humaine.
N’avez-vous jamais rêvé de guigner de l’autre côté du rideau juste après le spectacle ? De voir comment tout l’appareil fonctionne ? De passer subrepticement en coulisse et voir les femmes et les hommes de l’ombre s’affairer à remettre la scène en état ? Et qui sait, croiser une ou un artiste de la représentation que vous venez de vivre ?
À l’issue de la représentation du dimanche 7 mai, guidés par un des responsables techniques de la production, vous pourrez ainsi passer de l’autre côté et découvrir monts et merveilles. Profitez-en, vous pouvez poser toutes les questions qui vous passent par la tête. Et en plus c’est gratuit.
La visite des coulisses dure approximativement 20 minutes et démarre 15 minutes après le spectacle. Entrée libre avec le spectacle sur réservation préalable auprès de notre service billetterie par courriel [email protected].
Née en Estonie, Kai Rüütel fait ses études musicales à Tallinn, au Conservatoire Royal de La Hague et à l’Académie de l’Opéra national d’Amsterdam. En 2009, elle intègre le prestigieux Jette Parker Young Artists Programme du Royal Opera House de Londres. Elle interprète plusieurs rôles sur la scène londonienne dont Hänsel (Hänsel und Gretel), Rosette (Manon) et Wellgunde (Ring), puis sa carrière prend un essor international. Elle est notamment invitée aux opéras d’Amsterdam, de Vienne, de Madrid, de Barcelone et à Dallas et travaille avec des metteurs en scène tels Laurent Pelly, Keith Warner et Calixto Bieito. Plus récemment, elle fait ses débuts dans le rôle-titre de Carmen à Tallinn et interprète Waltraute (Die Walküre) au Royal Opera House de Londres. Au cours de la saison 2019-2020, elle participe à la tournée japonaise du Royal Opera House (Emilia d’Otello) sous la direction d’Antonio Pappano. Récemment, elle se produit à Madrid dans Götterdämmerung et à Dortmund dans Die Walküre. En 2022-2023, Kai Rüütel interprète notamment Judith (Le Châteaude Barbe-Bleue) et Die Wirtstochter (Königskinder).
John Daszak a fait ses débuts à l’English National Opera dans le rôle de Steva (Jenůfa). Le ténor devient très vite un habitué des grandes scènes internationales. Il aborde notamment les rôles d’Hérode (Salomé) au Royal Opera House de Londres, le rôle-titre du Nain de Zemlinsky au Bayerische Staatsoper de Munich avec Kent Nagano ainsi que le Tambour Major (Wozzeck) au Staatsoper de Berlin avec Daniel Barenboim. En 2015, John Daszak fait ses débuts au Festival de Bayreuth dans Das Rheingold (Loge) sous la direction de Kirill Petrenko puis au Metropolitan Opera dans Billy Budd. Par la suite, il interprète le rôle-titre de Peter Grimes à La Scala de Milan avec Jeffrey Tate, Sergueï et Zinovi (Lady Macbeth de Mtsensk), respectivement à l’English National Opera et au Bolchoï ainsi qu’à Paris, ou encore le rôle-titre de Siegfried au Grand Théâtre de Genève. Il est régulièrement invité au Bayerische Staatsoper de Munich, où il a récemment interprété le Tambour Major (Wozzeck).
La soprano Aušrinė Stundytė fait ses débuts au Festival de Salzbourg 2020 dans le rôle-titre d’Elektra dirigé par Franz Welser-Möst. Ce projet, parmi les plus marquants de l’artiste au cours des saisons passées, est acclamé tant par la presse que le public. Née à Vilnius, elle étudie le chant à l’Académie de musique de Lituanie et à l’Académie de musique et de théâtre de Leipzig. Sa carrière commence par des apparitions à l’Opéra de Leipzig et comme membre de l’ensemble de l’Opéra de Cologne. Elle travaille notamment avec des chefs d’orchestre tels que Gianandrea Noseda, Zubin Mehta ou Fabio Luisi, et avec des metteurs en scène comme Calixto Bieito, David Alden ou Tatjana Gürbaca. Son vaste répertoire de concert et de lied, comprend les œuvres de Strauss, Berg et Wagner, et elle enregistre des lieder de Hermann Heyer avec le MDR Orchestra Leipzig. Elle se produira prochainement dans le rôle-titre de Lady Macbeth au Staatsoper de Vienne.
Julieth Lozano
Soprano
Après ses études au Royal College of Music de Londres, la soprano colombienne Julieth Lozano intègre le National Opera Studio de Londres lors de la saison 2019/20. Au cours de la saison passée, elle fait ses débuts au Welsh National Opera lors de l’Expo 2020 différée de Dubaï, dans la nouvelle production d’Al Wasl, dans le rôle de Zayed/Young Mary. Par la suite, elle retourne au Longborough Festival Opera dans le rôle de Waldsvogel (Siegfried) et aussi dans son pays natal, la Colombie, dans le rôle de Susanna (Le nozze di Figaro) sous la direction de Martin Haselböck. Finaliste du Concours Kathleen Ferrier en 2020, Julieth est apparue dans le documentaire de la BBC « Queen Victoria : My Musical Britain » enregistré en 2019 aux palais de Buckingham et de Kensington. En 2016, elle a participé à l’Académie de Georg Solti et au Project Opera du Festival de Verbier. Elle s’est produite au Royal Albert Hall et dans de nombreux autres lieux à travers le monde.
Fondé également en 1962, le Chœur du Grand Théâtre de Genève se compose de plus de quarante chanteuses et chanteurs professionnelles de toutes nationalités, auxquels s’ajoutent, selon les besoins de la programmation, des choristes complémentaires. Ils participent chaque saison aux productions lyriques du Grand Théâtre sous la direction d’Alan Woodbridge.
Depuis sa création en 1918, l’Orchestre de la Suisse Romande – d’Ernest Ansermet, son fondateur, à Jonathan Nott, en poste depuis cinq ans – a pu compter sur pas loin de 700 musiciens pour établir sa réputation. Il est aujourd’hui composé de 112 musiciens permanents, représentés par 16 nationalités différentes. L’OSR joue chaque année plus de 80 concerts, dont une vingtaine à l’étranger. Il assure les concerts d’abonnement à Genève et Lausanne, les concerts symphoniques de la Ville de Genève, le concert annuel à l’occasion de la journée de l’ONU, ainsi que les représentations lyriques au Grand Théâtre de Genève. Sa réputation s’est bâtie au fil des ans grâce à ses enregistrements historiques et à son interprétation des répertoires français et russes du XXe siècle. L’OSR a également su se renouveler lors de la crise sanitaire en allant à la rencontre du public, que ce soit en déambulant dans sa roulotte ou face à un unique spectateur dans des lieux insolites ou en streaming.
Formation de réputation mondiale, sous la baguette de son chef fondateur, puis de ses directeurs musicaux successifs (Paul Klecki 1967-1970, Wolfgang Sawallisch 1970-1980, Horst Stein 1980-1985, Armin Jordan 1985-1997, Fabio Luisi 1997-2002, Pinchas Steinberg 2002-2005, Marek Janowski 2005- 2012, Neeme Järvi 2012-2015), de son principal chef invité Kazuki Yamada (2012-2017) et du chef britannique Jonathan Nott, l’Orchestre de la Suisse Romande a toujours contribué activement à l’histoire de la musique avec la découverte ou le soutien de compositeurs contemporains. L’OSR a notamment participé à la création des œuvres d’Igor Stravinski, Darius Milhaud, Arthur Honegger, Frank Martin, André-François Marescotti, Benjamin Britten, Witold Lutosławski, Heinz Holliger, William Blank, Peter Eötvös, James MacMillan, Pascal Dusapin ou encore Michael Jarrell. C’est d’ailleurs toujours une de ses missions importantes : soutenir la création symphonique, et particulièrement suisse.
Lancé en 2019, le programme d’artiste en résidence, avec notamment le compositeur Yann Robin, puis le pianiste Francesco Piemontesi et le violoniste Frank Peter Zimmermann permet à l’Orchestre de nouer de riches relations artistiques et de réaliser de dynamiques échanges. Daniel Harding a été nommé chef en résidence en 2021-22 pour deux saisons. La création d’un nouveau poste de chef.fe assistant.e auprès de Jonathan Nott pour la saison 2022-23 permettra sa lauréate, Ana María Patiño- Osorio, de préparer le programme de concerts, d’enregistrements, d’opéras et de tournées, et d’acquérir une expérience précieuse dans la gestion d’un orchestre.
Collaborant étroitement avec la Radio Télévision Suisse dès son origine, l’Orchestre de la Suisse Romande est très tôt diffusé sur les ondes radiophoniques, donc capté par des millions de personnes à travers le monde. Grâce à un partenariat avec Decca (plus de 100 disques), qui donne naissance à des enregistrements légendaires, l’OSR confirme sa présence sur la scène musicale mondiale. Il a enregistré avec une dizaine de labels internationaux des disques qui ont reçu de nombreuses distinctions. Actuellement en partenariat avec Pentatone, l’OSR enregistre deux à trois albums par saison dont les deux derniers avec Jonathan Nott.
Les tournées internationales de l’OSR le conduisent dans les salles prestigieuses d’Europe (Berlin, Londres, Vienne, Salzbourg, Paris, Amsterdam, Moscou, Saint-Pétersbourg, Madrid) et d’Asie (Tokyo, Séoul, Beijing, Shanghai, Bombay), ainsi que dans les grandes villes des continents américains (Boston, New York, San Francisco, Washington, São Paulo, Buenos Aires ou Montevideo). Pour la prochaine saison, l’OSR partira deux fois en tournée à l’étranger : avec des concerts notamment en Hongrie (Budapest), en République Tchèque (Brno), en Allemagne (Brême, Düsseldorf, Cologne, Münich), en Belgique (Anvers) ou encore en France (Lille).
L’OSR est l’hôte de nombreux festivals, citons, depuis 2000, le Budapest Spring Festival, les Chorégies d’Orange, le Festival de Música de Canarias, le Festival de Pâques, le Lucerne Festival, Les Nuits Romantiques à Aix-les-Bains, le Festival de Radio France et Montpellier, le Gstaad Menuhin Festival, le Septembre Musical de Montreux, le Festival International de Santander, les Robeco Zomerconcerten à Amsterdam, le Grafenegg Festival en Autriche et les BBC Proms de Londres. L’OSR a également créé son propre festival : depuis 2020 il se produit à Genève-Plage, aux bords du Lac Léman avec des artistes comme Yoav Levanon, Marzena Diakun ou encore Francesco Piemontesi.
L’une des missions de l’OSR est de promouvoir la musique symphonique auprès des jeunes d’aujourd’hui qui deviendront le public de demain et d’offrir une large palette d’activités. Celles-ci comprennent notamment les parcours pédagogiques qui préparent les enfants à venir aux concerts avec divers ateliers proposés en amont, les Concerts pour petites oreilles avec possibilité d’essayer des instruments, les Concerts en famille au Victoria Hall, les concerts scolaires et répétitions ouvertes aux classes en collaboration avec le département de l’instruction publique (DIP) de l’État de Genève. L’Orchestre réalisera comme chaque année une tournée en Suisse romande afin de permettre aux écoliers de tous les cantons romands de l’écouter.
L’Orchestre de la Suisse Romande est soutenu par la Ville de Genève, la République et canton de Genève, le canton de Vaud, la Radio Télévision Suisse, les associations genevoise et vaudoise des Amis de l’OSR et de nombreux sponsors et mécènes.
Ladislav Elgr fait ses débuts avec le Philharmonique de Vienne dans la Messe glagolitique de Janáček sous la direction de Pierre Boulez au Musikverein. Il est fréquemment invité au Theater an der Wien où il a notamment participé à la création de Gogol de Lera Auerbach et interprété les rôles de Dante et Alméric dans une production couplée de Francesca da Rimini et Iolanta. Il interprète le Prince de Rusalka avec Glyndebourne on Tour et au Grand Théâtre de Genève, Albert Gregor (L’Affaire Makropoulos) et Froh (Das Rheingold) à La Fenice de Venise, Kudrias (Kátia Kabanová) au Festival de Brno. Il fait ses débuts à l’Opéra national de Paris dans L’Affaire Makropoulos (Janek) et au Deutsche Oper de Berlin dans Jenůfa (Steva). Il aborde le rôle de Sergueï de Lady Macbeth de Mtsensk à Anvers, chante dans Le Fils prodigue de Britten sous la direction de James Conlon à Rome et Leukippos de Daphné au Festival d’Helsinki avec Susanna Mälkki. En 2017, il participe à la création mondiale d’Edward II d’Andrea Lorenzo Scartazzini au Deustche Oper de Berlin et fait ses débuts avec l’Orchestre philharmonique de Los Angeles dirigé par Gustavo Dudamel dans la Messe glagolitique.
Outre des engagements en tant que dramaturge musicale ou dramaturge en chef à Berne, Darmstadt, Bâle et au Komische Oper Berlin, Bettina Auer a été invitée au Festival de Salzbourg, à l’Opéra de Zurich, au Deutsche Oper Berlin, au Burgtheater, au Festival de Lucerne et au Schauspiel de Cologne. Depuis 2012, elle travaille en tant que dramaturge indépendante, notamment aux opéras d’Amsterdam, Oslo, Hambourg, Munich et Anvers, au Teatro Arriaga Bilbao, au Nationaltheater Oslo, au Residenztheater München, au Staatsoper de Vienne ainsi qu’à l’Opéra National de Paris. Elle travaille en étroite collaboration avec Calixto Bieito et Tatjana Gürbaca et a été la partenaire de Karin Beier, Claus Guth, Barrie Kosky, Hans Neuenfels, Nicolas Stemann et Michael Thalheimer. Elle est chargée de cours dans les deux conservatoires de Berlin.
Michael Laurenz
Ténor
Après avoir étudié la trompette dans sa jeunesse, le ténor allemand Michael Laurenz intègre le studio d’opéra de l’Opernhaus Zürich de 2008 à 2010, avant d’en rejoindre l’ensemble à partir de la saison 2010/11. À ce poste, il incarne de nombreux rôles dans des opéras de Mozart, Verdi, Strauss, Chostakovitch, Wagner, Zimmermann ou Weill. Michael Laurenz est aussi engagé aux Festspielen de Bregenz, à l’Opéra de Paris, au Bayerische Staatsoper de Munich, au Staatsoper de Berlin, à Amsterdam, à La Scala ou encore au Teatro San Carlo de Naples. Au cours de sa carrière, il interprète plusieurs rôles importants, dont Brighella (Ariadne auf Naxos), Pedrillo (Die Entführung aus dem Serail), Andres (Wozzeck), Äghisth (Elektra) et Albert Gregor (L’Affaire Makropoulos). Également invité au Festival de Glyndebourne, Michael Laurenz fait désormais partie de l’Ensemble du Wiener Staatsoper depuis la saison 2018/19.
Alan Woodbridge
Directeur des chœurs du Grand Théâtre depuis 2014, le travail d’Alan Woodbridge est empreint par la vigueur, l’exigence et l’intense musicalité de son approche. Chanteur de formation, organiste et pianiste, étudiant à Trinity Cambridge et au Royal College of Music de Londres, il travaille entre autres à Londres, Amsterdam, Tokyo, Dresde, Paris ou San Francisco. Il a été chef de chœur à l’Opéra de Lyon pendant 18 saisons, participant aux productions et enregistrements avec des équipes de renommée internationale. Citons la TrilogiePouchkin avec Kirill Petrenko et Peter Stein. Il a reçu un Grammy pour l’enregistrement de Doktor Faust de Busoni. Alan Woodbridge est Chevalier des arts et des lettres.
Né en Biélorussie, Alexander Roslavets obtient son diplôme du Conservatoire d’État « Rimsky-Korsakov » de St-Pétersbourg en 2014. Pendant ses études, il joue des rôles solistes dans les productions du Théâtre d’opéra et de ballet du Conservatoire. Il intègre ensuite le programme pour jeunes artistes du Bolchoï, où il fait ses débuts en 2015, sous les traits du Marquis d’Aubigny (La Traviata). L’année suivante, il crée l’opéra King Lear de Slonimsky, prouvant ainsi son attrait pour la musique moderne. Sa carrière prend un véritable envol en 2018, suite à ses débuts à la Scala de Milan, où il incarne le rôle-titre d’Ali Baba. Il est en effet engagé l’année suivante pour interpréter le roi René (Iolanta) au Metropolitan Opera. Outre de nombreux prix nationaux et internationaux à son palmarès, Alexander Roslavets est lauréat de la Fondation Spéciale du Président du Bélarus, qui soutient les jeunes talents.
Dmitry Ulyanov
Basse
Né à Ekaterinburg, Dmitry Ulyanov est soliste du Théâtre Stanislavsky depuis 2000. Couronné du Grand Prix du Concours International du Festival UNESCO au Kazakhstan, il se produit non seulement dans les grands rôles de basse du répertoire russe — notamment Grémine (Eugène Onéguine), Pimène et Boris Godounov, Kontchak et Galitski (Prince Igor), le roi Dodon (Le Coq d’or) —, mais aussi dans le répertoire verdien et wagnérien — Philippe II (Don Carlos), Ferrando (Il trovatore), Padre Guardiano (La forza del Destino), Hunding (Die Walküre), Hermann (Tannhäuser), etc. Aujourd’hui, il est invité sur toutes les grandes scènes d’Europe. En 2015, Dmitry Ulyanov est nommé « Best Male Singer of the Year » pour le rôle d’Ivan Khovanski (Khovanchtchina) au Russian Opera Award « Casta Diva ». Au Grand Théâtre il incarne le Général Koutouzov dans Guerre et Paix, le Cardinal de Brogni dans La Juive et Boris Ismaïlov dans Lady Macbeth de Mtsensk.
Alexey Shishlyaev
Baryton
En 2002, Alexey Shishlyaev obtient son diplôme au Conservatoire d’État « Tchaïkovski » de Moscou et l’année précédente, il remporte le premier prix au XIXe Concours International de Chant Glinka. Dès l’an 2000, il intègre la compagnie d’opéra du Théâtre Stanislawski & Nemirovitch-Dantschenko de Moscou, où il continue d’être actif. Il y interprète de nombreux rôles, dont Wolfram (Tannhäuser), Marcello (La bohème), Don Carlo (La forza del destino), Eugène Onéguine (rôle-titre) ou Tonio (Pagliacci). En 2014, il interprète le rôle de Tomsky dans une version concert de la Dame de Pique de Tchaïkovski, sous la direction de Mariss Janson, dont l’enregistrement reçoit le prestigieux International Opera Award. Lors de la saison 2016/2017, le baryton russe fait ses débuts au Festival de Salzburg sous les traits de l’inspecteur de police (Lady Macbeth de Mzensk), rôle qu’il reprend la saison suivante au Bayerische Staatsoper.
Michael Bauer
Éclairagiste
Né à Munich, Michael Bauer a rejoint le Bayerische Staatsoper de Munich en tant qu’assistant en 1980, avant d’y devenir chef éclairagiste, poste qu’il occupe depuis 1998. Dans cette maison d’opéra, il collabore en particulier avec David Alden, Calixto Bieito, Luc Bondy, David Bösch et Roland Schwab, et participe à de nombreuses productions, qui incluent des opéras tels que Die Zauberflöte, L’elisir d’amore, Norma, Guillame Tell, Tristan und Isolde, Nabucco, Tosca, Boris Godounov, etc. En dehors de Munich, il illumine les scènes de l’Opéra de Paris, du Staatsoper de Berlin, du Theater an der Wien, du Semperoper de Dresde, La Fenice, La Scala, le Grand Théâtre de Genève, le Théâtre Mariinsky de St-Pétersbourg et bien d’autres. Récompensé en 1999 par le prix du théâtre bavarois pour les lumières de Pnima à la biennale de Munich, il enseigne également la création de lumières à la Hochschule für Musik de sa ville natale depuis 1993.
Ingo Krügler
Costumier
Ingo Krügler a étudié le design de costume et de mode à Berlin et à Londres et a travaillé chez Jean-Paul Gaultier et John Galliano à Paris. Au cours de sa carrière, il assiste divers metteurs en scène, tels que Michael Haneke, Robert Carsen, David Alden, David Pountney, Thomas Langhoff, Gottfried Pilz et Stefan Herheim, à Vienne, Paris, de même qu’aux Festivals de Munich et de Salzbourg. Il crée les costumes pour plusieurs œuvres théâtrales mises en scène par Tim Kramer, ainsi que pour des comédies musicales mises en scène par Joseph E. Köpplinger. Depuis leur première collaboration en 2008 à l’Opéra de Stuttgart (Jenůfa), il travaille régulièrement avec Calixto Bieito dans les plus grandes maisons d’opéra d’Europe. Ingo Krügler crée également les costumes pour plusieurs productions d’Elisabeth Stöppler.
Rebecca Ringst
Scénographe
Née à Berlin, Rebecca Ringst étudie la scénographie à l’Académie des arts de la scène de Dresde. Elle travaille avec Calixto Bieito depuis 2006 sur les grandes scènes internationales, en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, au Danemark, en Espagne, aux États-Unis, en Italie, en Norvège ou en Suisse. Elle collabore également avec Stefan Herheim à l’Opéra de Stuttgart, Lisa Stöppler au Semperoper de Dresde, Andrea Moses au Deutsches Theater de Berlin et, depuis 2015, avec Barrie Kosky au Bayerische Staatsoper, au Komische Oper et au Festival de Bayreuth. En 2010, elle est nommée « Scénographe européenne de l’année » par le magazine Opernwelt pour la production du Rosenkavalier (Stefan Herheim). Elle remporte aussi le Premio Max en Espagne en 2014 pour la pièce Forests (Calixto Bieito) et se voit nominée à deux reprises par les International Opera Awards et le Hedda Award en Norvège.
Calixto Bieito
Metteur en scène
Directeur du Teatro Arriaga de Bilbao depuis 2017, Calixto Bieito privilégie une approche décidément contemporaine dans ses choix de répertoire et d’interprétation. Ses mises en scène de Macbeth à Salzbourg, Hamlet à Édimbourg ou Die Entführung aus dem Serail au Komische Oper de Berlin, aussi célèbres que controversées, divisent les publics et établissent sa réputation d’artiste européen de premier plan. Parallèlement à des œuvres classiques telles que L’incoronazione di Poppea (Zurich), ce sont les productions emblématiques du XXème siècle comme Moses und Aron de Schönberg ou Die Soldaten de Zimmermann et les créations contemporaines comme Lear d’Aribert Reimann ou Les Bienveillantes de Hèctor Parra qui attirent son intérêt. Récompensé par de nombreuses distinctions internationales, Calixto Bieito est considéré comme l’un des plus grands metteurs en scène d’opéra actuels. Au Grand Théâtre, il a mis en scène Guerre et Paix de Prokofiev lors de la saison 21–22.
Alejo Pérez
Chef d’orchestre
Un sens du style particulier et la capacité à appréhender la complexité de chaque partition dans ses moindres détails caractérisent Alejo Pérez en tant que chef d’orchestre. Il s’est ainsi assuré une place permanente sur les scènes d’opéra et de concert. Depuis le début de la saison 19/20, Alejo Pérez façonne en tant que directeur musical la culture sonore de l’Opéra Ballet Vlaanderen.
Il a gagné une grande reconnaissance internationale au cours de ces dernières années, reconnaissance qui s’est affirmée avec notamment les nouvelles productions de Pelléas et Mélisande dans la mise en scène de Damien Jalet et Sidi Larbi Cherkaoui ou encore dans le Guerre et Paix de Calixto Bieito à Genève.
Figure de proue de la scène contemporaine belge, Sidi Larbi Cherkaoui compte plus de 50 chorégraphies à son actif et une série de prix dont deux Olivier Awards, trois prix « meilleur chorégraphe de l’année » de Tanz et le Kairos Prize 2009. Bien connu de la scène genevoise, il quitte la tête du Ballet Vlaanderen, avec lequel il a crée Fall (2015), Exhibition (2016) et Requiem (2017), pour prendre la direction du Ballet du Grand Théâtre de Genève dès juillet 2022. En 2018, Cherkaoui s’associe avec Damien Jalet et Marina Abramovic pour la production de Pelléas et Mélisande à Anvers, puis pour Boléro à l’Opéra national de Paris. Ses mises en scène pour l’opéra comptent aussi Les Indes galantes de Rameau, Alceste de Gluck et Satyagraha de Glass. Son affinite avec le ballet et l’opéra a donne naissance a certaines de ses œuvres les plus durables, ainsi qu’à de passionnantes collaborations interdisciplinaires avec des artistes visuels, des designers et des musiciens. Il ouvre la saison 22/23 du Ballet du Grand Théâtre avec sa création mondiale Ukiyo-e, pièce sur la résilience et l’impermanence.