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12 février 2009
Vous reprendrez un petit verre d’urine de vache?
Paru sur la Tribune l’info suivante: “Une organisation nationaliste hindoue, connue pour son hostilité aux importations de denrées occidentales "corruptrices", veut commercialiser une nouvelle boisson non alcoolisée à base d'urine de vache”.
Ce n’est pas le premier avril pourtant. L’urine serait mélangée à des jus de fruits. Les promoteurs sont des hindouistes souhaitant remplacer la société laïque par une société totalement religieuse. Ils affirment que l’urine de vache peut guérir des maladies graves comme cancer et diabète.
J’ai fait une recherche et je n’ai pas trouvé de document validant cette affirmation. Toutefois cette pratique semble avoir aussi eu cours en Perse et en Afrique. L’usage de l’urine de vache comme antiseptique est plus connue et parfois encore pratiquée dans les campagnes européennes.
D’autre part l’usage de l’urine humaine est mieux connue en médecine ayur-védique (médecine naturelle indienne). Il s’agit de consommer partiellement sa propre urine, en respectant certaines conditions. On sait que des personnes bloquées plusieurs jours dans des tremblements de terre ont bu leur propre urine et n’en sont pas morts.
D’ailleurs, l’urine n’est pas sale: c’est l’eau interne de nos cellules, un peu plus concentrée en acides issus de notre métabolisme. La pratique d’amaroli - ou boire sa propre urine - est utilisée en Indes dans des maladies chroniques et même dans certains cas de dépression. Le principe est le suivant: comme c’est l’eau de nos cellules, elle contient des informations précieuses sur nos dysfonctionnements métaboliques. Si cette information ne peut être utilisée par les cellules elles-mêmes, le fait de la boire recycle l’information vers des récepteurs buccaux et gastriques qui eux sont capables de traiter l’information, et d’y donner une réponse appropriée.
Cela peut paraître dégoûtant à beaucoup, je le sais. Mais pas plus dégoûtant que la vaccination du BCG (tuberculose): on inocule dans le sang des bacilles bovins atténués, soit en clair du pus de vache malade. Et oui.
Au fait, ces théocrates hindouistes ont-ils prévu de recycler le méthane des pets de vaches, dont la contribution au réchauffement est massive?