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Les Bertarelli et la pharmaceutique, une histoire de plus d'un demi-siècle
La proposition d'Ernesto Bertarelli d'investir dans un nouveau centre pour le développement de médicaments marque le retour du milliardaire suisse sur le devant de la scène pharmaceutique, six ans après la vente de l'entreprise Serono au groupe Merck (à lire: Ernesto Bertarelli va créer un centre de recherches à Genève). Ernesto Bertarelli renoue ainsi avec la tradition familiale, qui mêle recherche scientifique et processus entrepreneurial. Retour sur les dates clés qui ont forgé la saga des Bertarelli.
1906 - création de l'Institut Serono en Italie
En 1906, le scientifique italien Cesare Serono fonde l'Institut pharmacologique Serono à Rome. Son activité principale consiste à extraire des protéines des œufs pour des applications médicales variées. C'est en 1949 que Serono devient le leader dans le traitement de l'infertilité. Un chimiste de l'entreprise découvre la gonadotropine, une hormone qui stimule la production d'ovules et de spermatozoïdes. Le Pergonal, le médicament qui en découle, est lancé mais sa fabrication reste plutôt artisanale.
1952 - prise de contrôle par l'Eglise catholique
Le Vatican prend le contrôle de l'Institut pharmacologique après la mort de Cesare Serono. Les affaires quotidiennes sont gérées par un certain Pietro Bertarelli, qui passe de comptable à directeur.
1965 - Fabio Bertarelli propulsé à la tête de Serono
Quand Pietro Bertarelli meurt en 1965, les responsables de l'entreprise se tournent vers son fils Fabio, qui reprend les rênes de Serono. Fabio Bertarelli entreprend de transformer son entreprise. Il crée une filiale étrangère à Boston en 1971 puis s’assure le contrôle de Serono dès 1974.
1977 - installation de Serono à Genève
En 1977, Fabio Bertarelli quitte l'Italie et implante la société à Genève, sous la raison sociale Ares-Serono. La multinationale helvétique participe au succès du premier bébé-éprouvette du monde. Louise Brown, née en 1978, est conçue notamment grâce au Pergonal. Ares-Serono prend le virage biotechnologique au début des années 80. Le groupe s’implante à Aubonne (VD) en 1984 et se développe dans les hormones de croissance et l’immunologie. Le Rebif, destiné à soigner la sclérose en plaques, devient son médicament phare.
1996 - Ernesto Bertarelli nommé directeur
En 1996, Ernesto Bertarelli, initié dès l’enfance à la marche des affaires, prend la relève à l'age de 31 ans. Deux ans plus tard, son père décède d’un cancer des poumons à 73 ans. Le chiffre d’affaires quadruple en moins de dix ans. Ares-Serono devient Serono tout court et se fait coter à Wall Street. Mais aux Etats-Unis, le Rebif, dont la patente expire en 2011, subit une forte concurrence.
2006 - vente de Serono à Merck
Le 21 septembre 2006, faute d’avoir su développer de nouveaux produits phares, Ernesto Bertarelli se résout à vendre la société fondée par son grand-père. La part majoritaire de 64,5% détenue par sa famille est cédée à l’allemand Merck KgaA, pour quelque 16,8 milliards de francs.
Avril 2012 - annonce de la fermeture du site genevois de Merck Serono
Le groupe pharmaceutique allemand Merck annonce le mardi 4 avril 2012 la fermeture du siège de sa division Merck Serono à Genève. Au total, 1250 employés sont concernés: 750 postes seront transférés sur d’autres sites et 500 autres supprimés d’ici au premier semestre 2013.
Novembre 2012 - lancement d'un nouveau centre à Genève
Ernesto Bertarelli veut créer à Genève un nouveau centre de développement pour les médicaments, selon une information du Tages-Anzeiger. Le projet coûtera plusieurs centaines de millions de francs.
Ralph Berger
Publié le 05 décembre 2012 à 16:13 - Modifié le 05 décembre 2012 à 16:14
L'aventure "Alinghi"
Avec le défi helvétique "Alinghi", il remporte les éditions 2003 et 2007, avant de perdre son titre en 2010.
C'est le premier et seul équipage européen à avoir remporté cette course.