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Le président brésilien Michel Temer (ici avec son épouse Marcela) a échappé à deux mises en accusation l'an dernier (archives).
KEYSTONE/EPA EFE/FERNANDO BIZERRA JR.(sda-ats)
Le président brésilien Michel Temer, engagé dans une série de réformes très impopulaires, a promis mercredi à Davos (GR) de lutter contre la corruption. Il avait échappé deux fois à un procès l'an dernier.
"Il faut mener un combat difficile, lourd, contre la corruption dans le pays (...). Mais les institutions fonctionnent au Brésil et nous avons une séparation absolue des pouvoirs", a-t-il dit devant le gratin de la finance et de l'économie rassemblé au Forum économique mondial (WEF).
Le président brésilien a sauvé son mandat l'année dernière contre deux mises en accusation, l'une pour "corruption passive", l'autre pour "obstruction à la justice" et "participation à une organisation criminelle". Les députés ont dans les deux cas bloqué les poursuites.
Son discours à Davos intervient au moment même où le Brésil est suspendu au procès en appel de l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva, condamné à près de dix ans de prison pour corruption, mais aussi grand favori de la prochaine élection présidentielle.
Pour un accord UE-Mercosur
Devant un auditoire tout acquis à la cause du libre-échange et du multilatéralisme, M. Temer a aussi plaidé pour la conclusion d'un vaste accord commercial entre l'Union européenne et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay). "Pour la première fois en vingt ans, nous avons une chance réaliste de conclure très rapidement un accord Mercosur-UE, qui soit complet et équilibré", a-t-il dit.
"Le protectionnisme n'est pas la solution", a déclaré le chef de l'Etat brésilien. Il s'exprimait à la veille de l'arrivée à Davos du président américain Donald Trump, dont l'administration est très critique du multilatéralisme et a érigé des barrières douanières.
ATS