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Le Brent a clôturé en hausse de 2,27% à 99,08 dollars, le WTI en progrès de 0,77% à 92,81 dollars.
Les prix du pétrole se sont enflammés jeudi avant de s'apaiser un peu, l'attaque aérienne et terrestre de l'armée russe contre l'Ukraine ayant propulsé en séance le baril de WTI américain à plus de 100 dollars, et le Brent à plus de 105 dollars, une première depuis 2014.
Le cours du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril, référence de l'or noir en Europe, qui s'envolait de 8,78% à 105,34 dollars en matinée, a clôturé en hausse de 2,27% à 99,08 dollars.
À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en avril, qui plus tôt grimpait de 8,66% à 100,10 dollars, a terminé en progrès de 0,77% à 92,81 dollars.
La Russie a lancé jeudi à l'aube une invasion de l'Ukraine, avec frappes aériennes à travers le pays, notamment la capitale Kiev, et l'entrée de forces terrestres depuis le nord, l'est et le sud du pays.
La Russie étant l'un des premiers producteurs mondiaux de gaz et de pétrole, cette opération affole les investisseurs quant à d'éventuelles ruptures d'approvisionnement en énergie.
L'offensive a suscité une tollé international auquel Moscou reste sourd.
La réaction de l'Occident et du président Joe Biden, et l'imposition de nouvelles sanctions bancaires qui jusque-là épargnent les transactions pétrolières russes, a modéré l'ascension des cours.
Le président Biden a promis jeudi de puiser dans les réserves stratégiques de pétrole des Etats-Unis afin de soulager les Américains, inquiets de la hausse du prix des carburants.
Washington «va relâcher des barils de brut supplémentaires si les conditions le permettent», a affirmé M. Biden soulignant que les Américains «souffraient déjà» de la hausse des prix de l'essence à la pompe.
Le président américain a aussi indiqué que les Etats-Unis travaillaient avec leurs alliés pour «puiser collectivement dans les réserves stratégiques des grands pays consommateurs d'énergie».
L'administration américaine avait commencé en novembre à mettre sur le marché une certaine quantité de ses réserves stratégiques afin de juguler la hausse des prix du brut, qui a commencé avant l'intensification de la crise ukrainienne.
Rien que la semaine dernière le gouvernement a ainsi retiré 2,4 millions de barils des stocks stratégiques pour les mettre à disposition du marché et en augmentant l'offre, tenter de faire baisser les cours, a indiqué jeudi l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).
Le prix du gallon d'essence (3,8 litres) aux Etats-Unis s'inscrit en moyenne à 3,54 dollars, 20 cents de plus qu'il y a un mois et presque un dollar au-dessus de son prix l'année dernière.
«Si la Russie devait couper l'approvisionnement de l'Europe, on peut s'attend à ce que le prix du pétrole grimpe à 110 dollars le baril (...) Il y aurait alors une énorme pression sur l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Koweït pour compenser les 3 millions de barils de pétrole par jour que la Russie fournit à l'Europe», a commenté Andrew Lipow de Lipow Oil Associates.