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La testostérone est une hormone mâle sécrétée par les glandes surrénales chez l’homme et la femme, mais en plus grandes quantités chez l’homme. Un bon taux de testostérone est associé à la performance sexuelle, à la fonction reproductrice, à l’entretien de la masse musculaire et à la pousse des cheveux.
La testostérone est une hormone stéroïdienne, du groupe des androgènes.
Chez les humains, la testostérone est sécrétée essentiellement par les gonades, c'est-à-dire les testicules des hommes, et les ovaires des femmes à un degré moindre. En plus faibles quantités, les glandes surrénales et quelques autres tissus produisent également de la testostérone. C'est la principale hormone sexuelle mâle et le principal stéroïde anabolisant.
Bien que couramment appelée hormone mâle, elle est aussi présente chez la femme.
Chez l’humain, la testostérone joue un rôle-clé dans la santé et le bien-être, en particulier dans le fonctionnement sexuel. Ses effets peuvent être, entre autres, une énergie accrue, une augmentation de la production de cellules sanguines, une protection contre l’ostéoporose. Étant un des principaux androgènes, la testostérone est nécessaire à un bon développement sexuel chez le mâle.
La testostérone en circulation dans le sérum d’un homme adulte en bonne santé est en moyenne 7 à 8 fois plus élevée que chez la femme.
Chez l’homme, c’est dans les testicules que les plus grandes quantités de testostérone sont produites.
Elle est également synthétisée chez la femme, en plus petites quantités, par les cellules thécales ovariennes, la zone réticulée de la corticosurrénale et le placenta, ainsi qu’au niveau périphérique par conversion des androgènes circulants en testostérone. Une grande partie de la testostérone est synthétisée par « conversion périphérique », c’est-à-dire sur le site même d’action, dans les tissus.
Cette conversion périphérique est la source principale de testostérone chez la femme ménopausée. Si on considère l’ensemble des sources de testostérone chez la femme, en comptabilisant la conversion périphérique, on estime que la production chez la femme est d’environ 60% de la testostérone produite chez l’homme.
Comme la plupart des hormones, la testostérone est amenée aux tissus cibles par le sang dans lequel elle est liée à des protéines plasmatiques de transport spécifiques, la globuline liant les hormones sexuelles (SHBG), la transcortine (CBG) et l’albumine sérique. Seules la testostérone libre et la testostérone liée à l’albumine sont considérées comme étant biodisponibles (la part liée à l’albumine étant disponibles pour les cellules cibles). Il existe un équilibre entre la fraction de testostérone fixée sur la SHBG et la fraction libre.
Les taux normaux de testostérone circulante (ou plasmatique, ou sérique) varient fortement avec l’âge et se situent dans des fourchettes assez larges. Ils représentent, en moyenne, 0,6% de la testostérone totale.
Les niveaux de testostérone dans le système sanguin varient naturellement au cours d’une période de vingt-quatre heures, avec des pics tôt le matin.
Le sommeil contribue à la régénération de la testostérone. Un manque de sommeil peut avoir des conséquences sur celle-ci.
Après 30 ans, la plupart des hommes commencent à connaître une baisse progressive de la testostérone. Une diminution de la libido accompagne parfois la baisse de la testostérone, conduisant de nombreux hommes à croire à tort que leur perte d’intérêt pour le sexe est simplement due au vieillissement.
Chez les femmes, la quantité de testostérone circulante diminue aussi avec l’âge, ce taux étant divisé par 2 entre 20 et 40 ans, avec une baisse progressive et constante par la suite. L’effet de cette baisse sur la libido est controversé.
Un mâle stressé pourrait connaître une baisse de la production ou de la sensibilité à la testostérone, liée à la surproduction du cortisol.
Quant à des apports exogènes d’androgènes, ceux-ci augmentent dangereusement la pression artérielle.
Certains aliments contiennent des substances qui peuvent avoir un effet positif ou négatif sur le flot de testostérone dans le corps mâle. Ces éléments, minéraux ou substances chimiques, peuvent également se trouver dans un état pur en forme de comprimés. Parmi les éléments ayant un effet excitateur notoire on compte le zinc.
De plus, la proportion de lipides, glucides et protéines consommée a une influence. Une surconsommation de protéines et un manque d’énergie entraînent une baisse de l’androgène. On souligne aussi l’importance de matières grasses (y compris les saturées) et la nécessité de réduire la consommation de sucres simples, notamment pour éviter ou réduire l’obésité et le syndrome métabolique.
Quelques aliments qui boostent la testostérone:
Ces aliments contiennent un phytonutriment appelé l’indole -3-carbinol (IC3), qui exerce un effet positif sur la testostérone en réduisant l’activité d’une enzyme qui convertit la testostérone libre en oestrogène, l’hormone féminine.
La vitamine D, dont la production est stimulée par une exposition aux rayons solaires, agit sur la production de testostérone.
L’alcool inhibe la sécrétion de testostérone.
La consommation modérée d’alcool augmente la concentration plasmatique de DHEAS de 16,5%, avec des changements similaires chez les hommes et les femmes. Les changements relatifs induits par l’alcool dans la DHEAS, la testostérone et l’oestradiol sont corrélés positivement avec l’augmentation relative du cholestérol des lipoprotéines de haute densité.
Plusieurs études ont démontré que des pesticides dans l’agriculture intensive, en plus de produits chimiques dans la vie moderne, ont contribué à la baisse générale des niveaux de testostérone et de la fertilité masculine mondiale.
Une étude démontre que les hommes avec les concentrations les plus élevées de pesticides dans leurs corps ont 10% moins de testostérone que ceux avec les moindres concentrations.
Une autre étude a trouvé que 30 sur 37 des pesticides examinés sont capables de perturber le flux hormonal mâle.
Il a été démontré qu’à la suite d’activités physiques de longue durée (course à pied, cyclisme, aviron), il y a une augmentation des endorphines qui engendre une baisse de la testostérone (également de la dopamine, catécholamine et sérotonine mais en plus faible quantité). Cette faible concentration peut devenir presque chronique pour les sportifs accumulant des volumes d’entrainement élevés (plus de 60 km par semaine en course à pied).
Il a également été montré par des études que si l’on bloque cette augmentation d’endorphine durant l’exercice, on supprime la baisse de testostérone et cela rend l’exercice moins difficile, moins pénible mais n’augmente pas la performance.
La prise de testostérone de source exogène après l’activité physique permet une augmentation de la récupération par une augmentation de la synthèse du glycogène.
Une étude émanant d’un laboratoire de psychologie universitaire tend à démontrer que la production d’hormones telles que la testostérone et la progestérone pouvaient être stimulée ou inhibée par des facteurs psychologiques. L’expérience consistait à faire visionner à des hommes et à des femmes des films « romantiques » d’une part, et des films plus violents d’autre part. La production d’hormones est immédiatement affectée, de manière différente selon le sexe des sujets, mais aussi selon qu’ils sont naturellement d’importants producteurs d’une hormone ou non. Un troisième film, un documentaire « neutre » , s’est révélé sans effets significatifs sur la production hormonale.
Le fort effet psychologique d’une « panne » lors d’une tentative de rapport sexuel a aussi été démontré.
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