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Dysfonction érectile
L'information qui va suivre, ne doit en aucun cas être prise comme conseil médical. Les lecteurs sont encouragés à compléter cette information par d'autres références et à consulter un médecin en cas de questions. Les auteurs ayant publié ce travail ne certifie pas que cette information soit actuelle ou complète. Ils ne sont en aucun cas responsables en cas d'erreur, d'omission ou d'utilisation erronée de cette information.
L'impuissance sexuelle se définit par l'incapacité d'obtenir ou de maintenir une érection suffisamment rigide pour permettre la pénétration et le déroulement de l'acte sexuel jusqu'à l'éjaculation. Le médecin utilise souvent le terme de dysfonction érectile pour décrire cette pathologie et la différencier d'autres troubles interférant avec l'activité sexuelle telle que manque de désir sexuel ou trouble de l'éjaculation. Probablement environ 10 à 15 millions d'Américains sont impuissants. L'origine est habituellement organique: maladie, traumatisme, effets secondaires de certains médicaments ou d'autres troubles détériorant la vascularisation du pénis. L'incidence augmente avec l'âge. L'impuissance touche entre 15 et 25 % des hommes de 65 ans. Il est important de souligner que l'impuissance peut être traitée à tous les âges. L'érection commence par une stimulation sensitive et/ou psychique et se produit par relaxation de la musculature des corps caverneux, qui se gonflent comme une "éponge", résultant en l'augmentation du flux sanguin artériel pénien. La tunique albuginée (membrane solide entourant le corps caverneux) aide à contenir le sang dans le pénis. L'érection se termine quand la musculature du pénis se contracte.
Les causes principales de l'impuissance sont des lésions artérielles, de la musculature lisse ou du tissu fibreux du corps caverneux. Dans ce contexte, 60-70 % des impuissances sont dues à des maladies telles que diabète mellitus, artérioslérose chronique, alcoolisme et maladies vasculaires.
Des lésions iatrogènes (par exemple après prostatectomie radicale) sont d'autres causes possibles de dysfonction érectile. Plusieurs médicaments (médicaments anti-hypertensifs, anti-histaminiques, anti-dépressifs, tranquilisants, supprimant l'appétit, contre les ulcères) peuvent entrainer une impuissance. Environ 10 à 15 % des causes d'impuissance sont d'origine psychogène, incluant le stress, l'anxiété, et la peur de l'échec sexuel. De tels facteurs sont associés dans plus de 80 % des cas d'impuissance d'origine organique. D'autres causes possibles sont le tabac, l'altération du flux sanguin artérielle et veineux, et des troubles hormonaux.
Le diagnostic se fait par l'histoire clinique, l'examen physique, le laboratoire (status hormonal, fonction hépatique et rénale).
Traitement: Injections intracaverneuses de prostaglandine E1 (PGE1) ou de papavérine, augmentant le flux sanguin du pénis et entraînant par conséquant une érection. Une autre alternative est l'utilisation d'un système aspiratif externe avec anneau de compression à la racine du pénis. L'impuissance psychogène se traite premièrement par psychothérapie.
De nouveaux médicaments sont disponibles: 1. l'application intra-urétrale de prostaglandine E1 par pillule et 2. le dernier médicament permettant d'améliorer ou de traiter une dysfonction érectile est la prise orale de comprimé de Sildanéfil (inhibiteur de la 5-phosphodiestérase: Viagra®).
Un traitement plus invasif est la mise en place d'une prothèse pénienne dans le corps caverneux, qui ne devrait être effectuée uniquement si les autres traitements ont échoué et si le patient le désire. Les complications possibles de cette chirurgie sont l'infection, des cicatrices et le dysfonctionnement de la prothèse, pouvant nécessiter son retrait. La mise en place de ces prothèses n'est pas prise en charge par les assurances maladies suisses.
La chirurgie de réparation des artères peut réduire l'impuissance causée par une obstruction artérielle et est en général effectuée chez des hommes jeunes par exemple après fracture du bassin avec lésion des vaisseaux sanguins. Le blocage des veines par leur ligature peut réduire la fuite de sang diminuant la rigidité du pénis durant l'érection. L'efficacité à long terme concernant ces ligatures est encore controversée.