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<h2>SubmittedText<h2><p>Il y a beaucoup plus de femmes qui perçoivent des prestations complémentaires que d'hommes. Nombreuses sont celles qui n'ont pas de deuxième pilier et qui vivent dans des conditions extrêmement précaires.</p><p>Que fait le Conseil fédéral pour améliorer leur sort ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Il est vrai que surtout les femmes seules sont exposées au risque de pauvreté, notamment à l'âge de la retraite. Les prestations complémentaires (PC) à l'AVS ont précisément été introduites pour lutter contre la pauvreté des personnes âgées, qui a de ce fait diminué. En effet, sans les PC, le taux de pauvreté des personnes âgées serait de 12 % au lieu de 9,6 % (cf. info social 3-00 de l'OFS). En 2002 (statistiques les plus récentes), il y avait 142 162 femmes qui bénéficiaient de PC à l'AVS pour 74 791 hommes. Le nombre nettement plus élevé de femmes parmi les bénéficiaires de PC à l'AVS ne s'explique pas exclusivement par le fait que les femmes ont des conditions financières plus précaires que les hommes, mais aussi parce que la longévité des femmes est supérieure à celle des hommes.</p><p>Le Conseil fédéral s'est toujours préoccupé du sort des femmes de condition modeste :</p><p>Avec la 10e révision de l'AVS ont été introduites plusieurs mesures qui bénéficient particulièrement aux femmes avec des revenus bas : splitting des revenus acquis par le couple durant le mariage ; bonifications pour tâches éducatives et d'assistance ; nouvelle formule des rentes qui permet d'accorder des rentes plus élevées aux petits et moyens revenus ; suppléments de veuvage sur la rente de vieillesse.</p><p>La 11e révision de l'AVS maintient le montant actuel (80 % de la rente de vieillesse correspondante) de la rente de survivant pour la veuve de plus de 65 ans. En outre, la femme qui perd son conjoint lorsqu'elle a déjà atteint l'âge de la retraite a droit à une rente de veuve, même si elle n'a pas d'enfant. Elle n'est donc pas touchée par la nouvelle indemnité unique de veuve.</p><p>La 1ère révision de la LPP baisse le seuil d'entrée dans le système : pour être couvert par la LPP il ne sera plus nécessaire d'avoir un salaire annuel supérieur à 25 320 francs, mais seulement de plus de 18 990 francs. Cette mesure touche 180 000 femmes qui pourront donc dorénavant aussi se constituer un deuxième pilier.</p>