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Roger Federer a conquis samedi son 84e titre sur l'ATP Tour, son septième à Dubaï. Le Bâlois s'est imposé 6-3 7-5 en finale face au no 1 mondial Novak Djokovic.
Déjà auteur d'un septuplé à Wimbledon et à Halle, l'homme aux 17 titres du Grand Chelem se retrouve ainsi à dix longueurs du deuxième joueur le plus titré de l'ère Open, Ivan Lendl (94 trophées). S'il paraît en mesure de rejoindre voire de dépasser l'Américain d'origine tchécoslovaque, il lui sera en revanche bien difficile de déloger le recordman Jimmy Connors (109 titres).
Roger Federer, qui restait sur trois défaites face à Novak Djokovic au stade ultime de la compétition, a fait preuve d'une efficacité monstrueuse sur les points importants samedi. La quête de la deuxième manche tient d'ailleurs quasiment du miracle: il se retrouvait ainsi à deux reprises mené 15/40 sur son engagement, effaçant même deux balles de set à 4-5. Il parvenait cependant à chaque fois à renverser la vapeur en remportant quatre points d'affilée!
Novak Djokovic, qui se procurait une ultime balle de break dans le dernier jeu, ne témoignait pas de la même sérénité. Il concédait ainsi son engagement dans le onzième jeu du deuxième set après avoir mené 40/0... Nole offrait alors une balle de break à son adversaire en commettant une double faute. Roger Federer en profitait parfaitement, prenant le contrôle de l'échange grâce à un retour de revers bloqué avant de conclure sur un coup droit gagnant.
Le Bâlois, qui pliait l'affaire sur sa deuxième balle de match après 1h25' de jeu, effaçait au final les sept balles de break auxquelles il devait faire face. Son efficacité fut également totale à la relance, puisqu'il convertissait les deux occasions dont il bénéficiait. Dans la première manche, il avait signé le break dans le huitième jeu en profitant d'une grossière faute en revers de Novak Djokovic.
"Tu travailles dur, tu effectues de très nombreux voyages et fais beaucoup de sacrifices en espérant que cela paie dans les grands matches. Ce fut le cas ce soir" (réd: samedi soir), se réjouissait Roger Federer, dont les incessantes prises de risque ont payé malgré de faibles pourcentages de réussite au filet (9/21) ainsi que sur ses deuxièmes balles de service (11/28).
Auteur de 11 aces dans cette finale, Roger Federer est par ailleurs devenu samedi le quatrième joueur à atteindre la barre des 9000 aces depuis l'instauration de cette statistique en 1991. Il claquait ce 9000e ace sur le premier point du sixième jeu de la seconde manche. Le record semble également hors de portée du maître: il est détenu par Goran Ivanisevic, avec 10'183 aces.
ATS