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C'est une étude annuelle publiée mercredi par le Forum économique mondial (WEF) qui tire la sonnette d'alarme.Ce rapport fait ressortir de fortes disparités d'un pays à l'autre. Il faudra toutefois encore compter 135,6 années avant de parvenir à la parité à l'échelle mondiale.
Il faudra désormais 36 ans de plus pour combler les écarts tant sur le plan économique que politique, de santé ou encore d'éducation.
Les répercussions de la crise sanitaire ont été plus sévères pour les femmes qui ont été plus nombreuses à perdre leur emploi. Elles sont en sur-représentation dans des secteurs liés à la consommation qui ont été les plus directement affectés par les mesures de confinement.
Le fossé s'est pourtant surtout creusé au niveau politique, selon cet indice réalisé tous les ans depuis 2006. S'il fait ressortir une amélioration dans plus de la moitié des 156 pays passés en revue, les femmes n'occupent toutefois que 26.1% des sièges parlementaires et 22,6% des postes ministériels au niveau mondial.
En poursuivant sa trajectoire actuelle, l'écart femmes-hommes en politique devrait mettre 145,5 ans à se combler. Fin 2019, il était de 95 ans.
Pour la douzième année consécutive, l'Islande s'est maintenue en haut de classement, restant le pays le plus égalitaire au monde. Suivi par la Finlande, la Norvège, la Nouvelle-Zélande et la Suède. Viennent ensuite la Namibie, le Rwanda, la Lituanie et l'Irlande.
La Suisse complète le top dix. Elle a ainsi gagné huit places par rapport à l'édition précédente. Ce résultat est principalement dû aux progrès réalisés au niveau politique et notamment à l'augmentation du nombre d'élues au parlement.
En matière de participation professionnelle et opportunités économiques, la Suisse a encore des efforts à fournir. Elle a perdu cinq places dans ce domaine et pointe désormais au 39e rang.
Le rapport pointe notamment du doigt le peu de femmes cadres et la durée insuffisante des congés maternité et paternité. La Suisse classe en outre 80e quant au niveau d'instruction, 128e dans le domaine de la santé. (ats)
Bordeaux avait déjà été touchée l'an dernier par le phénomène. Craignant «un risque d'effondrement», la ville de Bordeaux a réagi. Ni une, ni deux, elle a ordonné l'évacuation de plusieurs bâtiments.