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Alors que Jacques-Simon Eggly a été élu sans surprise à la présidence de l'Organisation des Suisses de l'étranger (OSE), un siège au sein du comité du conseil restera vacant jusqu'en mars.
L'UDC (droite conservatrice) avait présenté un candidat additionnel, hors délais toutefois. Cet ajournement permet, au moins temporairement, d'éviter un possible psychodrame politique.
Le Genevois Jacques-Simon Eggly a donc été élu vendredi sans surprise à la présidence de l'Organisation des Suisses de l'étranger (OSE), en remplacement du démissionnaire Georg Stucky.
L'élection d'un nouveau membre au comité pour occuper le siège de Georg Stucky a en revanche été beaucoup plus tumultueuse et a fini par être repoussée au printemps.
Le député socialiste genevois Carlo Sommaruga et le sénateur radical de Schaffhouse Peter Briner étaient les deux candidats officiels.
Mais l'Union démocratique du centre (UDC / droite conservatrice) estimait qu'en tant que premier parti de Suisse, elle avait aussi droit à un siège. C'est pourquoi elle a présenté un candidat de dernière minute, le député zurichois Hans Kaufmann.
Comme cette candidature n'a pas été déposée dans les délais impartis, l'UDC s'apprêtait à la faire valider par le biais d'une motion spéciale, lorsque le député socialiste bâlois Remo Gysin, membre du comité, a proposé de repousser l'élection.
Un argument qui fait mouche
L'argument du Bâlois a été qu'il est absolument nécessaire qu'au moins un membre du comité soit élu au Parlement fédéral, indique Marc Demierre, porte-parole de l'OSE.
Or, comme ni lui ni Jacques-Simon Eggly ne se représentent, Remo Gysin a estimé qu'il valait mieux attendre les résultats des élections fédérales d'octobre avant de désigner un nouveau membre.
Avec cet ajournement, le Conseil des Suisses de l'étranger - «parlement de la Cinquième Suisse» et organe suprême de l'OSE chargé d'élire les membres du comité - pourra choisir entre des candidats bel et bien réélus. Il permettra aussi de tenir compte de la montée des verts, a estimé Remo Gysin.
Une forte majorité de la centaine de membres du Conseil présents vendredi à Genève a suivi cet avis, repoussant l'élection à sa prochaine séance, agendée fin mars.
L'UDC s'est montrée satisfaite de cette décision, alors que Jacques-Simon Eggly aurait préféré que l'élection ait lieu immédiatement, selon Marc Demierre.
Eviter la politisation de l'OSE
Dans une interview accordée vendredi au quotidien «Le Temps», Jacques-Simon Eggly déclare qu'en tant que président, il cherchera à éviter «une politisation de la vie interne de l'organisation».
Les tensions actuelles sont en partie liées aux élections fédérales d'octobre et aux tentatives des partis de récolter les voix des Suisses de l'étranger.
«J'ai bon espoir que la situation s'apaise et que l'on conserve une souplesse de fonctionnement», affirme le Genevois.
Ce dernier appelle les partis à se rendre compte «que le Conseil des Suisses de l'étranger n'est pas le Conseil national et que le Comité n'est pas le Conseil fédéral».
swissinfo et les agences
CONGRÈS DE L'OSE – 17 AU 19 AOÛT
Ce 85e congrès annuel a pour thème «le rôle de la Suisse et de Genève en matière d'action internationale humanitaire».
Les représentants des expatriés entendront notamment la ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey et le patron du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Jakob Kellenberger.
Ce congrès sera aussi l'occasion d'une discussion avec les ténors des grands partis politiques suisses, à deux mois des élections fédérales.
Organe suprême de l'Organisation des Suisses de l'étranger (OSE), le Conseil des Suisses de l'étranger a tenu l'une de ses deux réunions annuelles vendredi.
Ce «parlement» est composé de 160 représentants de l'extérieur (3 sur 5 au moins) ainsi que d'institutions et de représentants de la vie publique suisse.
LES EXPATRIÉS
À fin 2006, 645'000 Suissesses et Suisses vivaient à l'étranger. C'est 11,1% de plus qu'en 2000.
Presque deux-tiers de ces expatriés sont établis dans l'Union européenne. La plupart en France (171'732 personnes), en Allemagne (72'384 personnes) et en Italie (47'012 personnes).
Dans le reste du monde, 71'984 Helvètes résident aux Etats-Unis, 36'374 au Canada, 21'291 en Australie, 15'061 en Argentine, 13'956 au Brésil; 12'011 en Israël et 8'821 en Afrique du Sud.