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Barack Obama a ouvert dimanche à Hawaii le Forum Asie-Pacifique (APEC), au moment où les Etats-Unis cherchent à ancrer leur influence en Asie. Cette région, vue comme le moteur de la croissance mondiale, est une des priorités américaines.
"Nous avons aujourd'hui la chance de progresser vers notre objectif ultime: une économie régionale sans entraves", a dit M. Obama, qui a annoncé samedi un accord sur les grandes lignes d'un projet de libre-échange entre 10 pays de l'Asie-Pacifique.
Ce projet, baptisé "Partenariat transpacifique" ou "TPP" deviendrait la plus grande zone de libre-échange du monde, avec un tiers du PIB mondial. Il réunit notamment les Etats-Unis et le Japon, mais pas la Chine, qui a critiqué certains de ses aspects jugés défavorables aux pays en développement.
Samedi, M. Obama a dit espérer parvenir l'an prochain à un texte juridique formalisant l'accord, malgré les tensions déjà vives, notamment aux Etats-Unis et au Japon, dans les secteurs menacés par la concurrence étrangère.
Soutien chinois
Le président chinois Hu Jintao a assuré devant l' assemblée patronale que son pays soutenait "les efforts destinés à promouvoir la mise en place d'une zone de libre-échange (...) y compris le TPP".
En pleine crise européenne, M. Hu a promis que son pays soutiendrait la croissance mondiale en augmentant ses importations, mais s'est gardé d'évoquer une nouvelle hausse de la parité du yuan, la monnaie chinoise jugée sous-évaluée par les partenaires commerciaux de Pékin.
Les Etats-Unis ne disposent guère de moyens d'influencer Pékin: la Chine est en effet le premier détenteur de dette américaine avec plus de 1100 milliards de dollars. Le débat sur le cadre à privilégier pour organiser le commerce régional illustre le désaccord sino-américain.
Quelque 400 manifestants anticapitalistes et partisans de l'indépendance de Hawaii ont défilé samedi contre l'APEC.
ATS