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Un SPP est souvent provoqué par un stress physique, psychique et / ou métabolique, mais encore d’une part par une importante affluence de neurotransmetteurs stimulants, d’autre part par la suractivité concédée pour alimenter de nouvelles terminaisons nerveuses et plus de fibres musculaires.
Ces théories ont déjà été proposées en 1980 par Wiechers et Hubbell de l’Université de l’Etat de l’Ohio à Columbus. Selon leurs recherches, les motoneurones de ceux qui ont contracté la polio perdent toujours plus leurs capacités de fonctionnement au fur et à mesure des années qui suivent la convalescence.
Un dysfonctionnement continu des motoneurones alpha peut déjà être constaté durant la phase de stabilité fonctionnelle. Le dépassement d’un certain seuil (destruction de plus de 50% environ des motoneurones alpha) provoque, selon les théories les plus fréquemment admises, le déclenchement du SPP par décompensation depuis le processus de dénervation et de réinnervation apparu depuis la paralysie infantile aiguë (tentative du corps de fabriquer à nouveau l’innervation des fibres musculaires, qui ont perdu leur approvisionnement).
Du fait qu’à travers les conditions de vie de tous les jours, les structures neurologiques endommagées travaillent à la limite de leurs possibilités ou même au-delà, la décompensation est d’ores et déjà préprogrammée. Et son déclenchement, en fonction des détériorations, est indépendant de l’ampleur de la charge.
Classification du SPP
Le Syndrome Post-Polio (SPP) est considéré aujourd’hui comme une forme de maladie à part entière (maladie secondaire). Il possède son propre code (G14) dans le ICD-10 (International Classification of Disease), le répertoire de classification des maladies actuellement le plus utilisé au monde. L’Organisation mondiale de la Santé OMS le distingue ainsi de toutes les autres séquelles de la poliomyélite (ICD-10 B91).