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Ce court texte de Stéphane Rossini débute sur un rappel des étapes par lesquelles est passée la sécurité sociale en Suisse, comme l’entrée en vigueur de l’assurance-maladie en 1914 ou de l’AVS en 1948.
Dans les années 1990, la crise économique provoque une refonte des régimes cantonaux d’aide sociale et de nouvelles formes d’intervention apparaissent, les mesures d’intégration sociales et professionnelles entre autres. Les restrictions budgétaires des années 2000 forcent à repenser la structure de la sécurité sociale.
Le ciblage des prestations représente une régression du point de vue de la solidarité, en créant deux catégories de citoyens, ceux qui auraient besoin de l’assurance sociale et ceux qui n’en auraient pas besoin. Dans ce sens, l’universalité des prestations sociales est remise en cause. Il s’agit d’intervenir sur le principe même de la solidarité en repositionnant au centre du débat les moyens d’allouer au mieux les ressources disponibles, dans le respect du citoyen, ce qui n’est pas envisageable dans une réflexion qui privilégie la réduction des prestations. Le système de protection sociale doit donc s’adapter, en prenant mieux en compte les besoins de la population. Stéphane Rossini propose une piste susceptible de constituer une base de discussion : une réforme basée sur quatre piliers centraux, la vieillesse, la santé et les soins, l’assurance perte de gain et la famille. Cette démarche s’accompagnerait de deux conditions, le maintien des droits acquis et des emplois.
Résumé : Sarah Kiani.