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Pour une planète vivante: le «Living Planet Report»
Le «Rapport Planète Vivante» révèle une image alarmante de l’état de notre planète: la biodiversité s’effondre. Les vertébrés - mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons - examinés dans le rapport ont diminué en moyenne de 68% entre 1970 et 2016. En agissant, nous pouvons néanmoins encore inverser la tendance.
Les vertébrés - mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons - examinés dans le rapport ont diminué en moyenne de 68% entre 1970 et 2016. Les causes principales sont la perte d’habitats, la chasse illégale ou une agriculture non durable.
Ce rapport recense notamment les gnous de la savane et les tapirs de la forêt tropicale amazonienne. De même, il enregistre les changements observés dans la nature et étudie le risque d’extinction de diverses espèces. Résultat: les vertébrés - mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons - examinés dans le rapport ont diminué en moyenne de 68% entre 1970 et 2016. Les causes principales sont la perte d’habitats, la chasse illégale ou une agriculture non durable.
Parmi les espèces menacées, on trouve par exemple le gorille des plaines orientales. Selon les estimations, sa population dans le parc national de Kahuzi-Biega, en République démocratique du Congo, a diminué de 87% entre 1994 et 2015, essentiellement à cause du braconnage. Au sud-ouest du Ghana, le perroquet jaco a perdu presque 99% de ses effectifs entre 1992 et 2014. Une conséquence des captures pour le commerce d’oiseaux sauvage et des pertes de son habitat. Les animaux sauvages vivant en eau douce ont subi un recul moyen de 84%, le plus important de tous les écosystèmes. L’esturgeon chinois est l’une des victimes de ce phénomène. Suite à la construction des barrages sur le fleuve Yang-Tsé, ses stocks ont reculé de 97% entre 1982 et 2015.
«Le grave recul des populations d’espèces animales sauvages est un signal d’alarme de notre planète, annonçant un effondrement total du système.»
Le WWF exige que des mesures urgentes soient prises pour inverser cette tendance d’ici 2030. Pour y parvenir, la destruction des habitats naturels doit cesser et notre système alimentaire doit être modifié. Car on constate aussi des évolutions positives. Le nombre de baleines à bosse, de pandas et de tigres, par exemple, est reparti à la hausse ces dernières années. Ces bonnes nouvelles doivent devenir la norme. Nous pouvons faire de notre planète un endroit où il fait bon vivre, pour nous-mêmes et pour les générations futures.
Pourquoi la biodiversité recule:
Disparition des habitats
Les forêts tropicales regorgent d’espèces animales et végétales. Elles transforment le dioxyde de carbone en oxygène, un élément indispensable à la vie, et régulent le climat. Or, au cours des 50 dernières années, 20% de ces surfaces ont été détruites par l’abattage du bois, l’agriculture et les projets d’infrastructures urbains ou miniers.
Les cours d’eau, les lacs et les zones humides, qui représentent moins de 1% de la surface de la Terre, abritent 10% de tous les êtres vivants connus. Ces habitats sont menacés par la pollution, la forte consommation d’eau et les barrages. Ces dangers nous concernent directement, puisque nous avons besoin d’eau douce pour obtenir de l’eau potable et pour produire des aliments. Il est donc temps d’agir!
Commerce d’animaux sauvages
Le commerce d’animaux sauvages est extrêmement lucratif. Les peaux, les os et les membres suscitent ainsi la convoitise des braconniers, car ils rapportent beaucoup d’argent au marché noir. Le résultat est alarmant: en un siècle, nous avons perdu près de 90% des éléphants d’Afrique.
Agriculture intensive
La façon dont nous cultivons nos denrées alimentaires a un impact sur la qualité des sols et sur la biodiversité mondiale. Le recours aux pesticides et aux fertilisants, par exemple, a entraîné une chute vertigineuse du nombre d’abeilles et d’autres insectes. Il s’agit là d’un phénomène très préoccupant dans la mesure où les abeilles pollinisent 75% des végétaux entrant dans notre alimentation. Nous ne pouvons donc pas nous passer d’elles.
Changements climatiques
Les changements climatiques provoqués par l’homme sont notamment à l’origine de la fonte des glaciers en Arctique. Les ours polaires et les morses, qui ont besoin de la banquise pour se nourrir, sont ainsi privés de leur moyen de subsistance. En outre, le dégel du permafrost libère du dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Mais ce ne sont là que quelques-unes des conséquences du réchauffement climatique.
Surpêche
Chaque année, on pêche des millions de tonnes de poissons dans les mers et les océans du monde entier, si bien que les stocks n’ont pas toujours le temps de se reconstituer. De nombreuses populations sont ainsi à la limite de l’effondrement. La pollution par le plastique représente elle aussi une grave menace pour l’ensemble des habitats aquatiques. A titre d’exemple, il est avéré que 90% des oiseaux de mer ingèrent des particules de plastique.
L’action du WWF
Le but du WWF est de laisser à nos enfants une planète où il fait bon vivre. Nous devons prendre les bonnes décisions dès aujourd’hui afin de préserver leur avenir. Nous menons notre action dans le monde entier, avec les priorités suivantes:
Ce que vous pouvez faire
Soutenez l’action du WWF pour que les générations futures puissent elles aussi profiter d’une planète viable et d’une nature saine. Le Magazine WWF vous informe sur l’état d’avancement des projets de l’organisation dans les différentes régions. Il vous permet en outre de vous familiariser avec les espèces menacées et vous fournit de précieux conseils pour adopter des habitudes de consommation respectueuses de l’environnement.