Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07177.jsonl.gz/87

Centro Educativo Pa'i Puku, Centro de Formación Integral María Medianera, Paraguay.
Ce Centre de scolarisation et de formation, plus connu sous le nom de Escuela Pa'i Puku, a été fondé en 1965 par cinq Belges venant des Flandres dont un missionnaire, le père Pedro Shaw et Mme Cristina Geersens, décédée en juin 2016. Elle était devenue la véritable cheville ouvrière incontestée de Pa'i Puku. Tout le Centre fut très touché par son décès et il la vénère encore aujourd'hui. A ce jour, le Centre héberge environ 550 résidents, dont 500 écoliers et écolières de 5 à 18 ans, provenant tous de fermes ou villages isolés du Chaco Boréal, de même que 50 éducateurs et leurs familles.
Depuis août 2018, le Centre est dirigé par un Conseil de direction de dix personnes, des éducateurs et éducatrices y résidant, avec à sa tête Mmes Esmilce Páez, coordinatrice générale, et Mercedes Paredes, administratrice. Les enseignants et les employés sont des Paraguayens, tous laïcs.
Le Centre est situé à 156 km au nord-ouest d'Asuncion, capitale du Paraguay, le long de la route nationale no. 9, nommée la "Trans-Chaco", une des seules routes goudronnées de la région, qui va d'Asuncion vers le nord-ouest du Paraguay et la Bolivie.
C'est une sorte d'oasis dans la vaste plaine connue sous le nom de "Chaco Boréal" et qui couvre toute la région à l'ouest du fleuve Paraguay, jusqu'aux contreforts des Andes boliviennes.
L'Escuela Pa'i Puku est la seule école de cette vaste région qui offre une éducation primaire et secondaire ainsi qu'une formation pour certains métiers (menuiserie, charpenterie, électricité, plomberie, boulangerie, couture, broderie, coiffure), et est à même d'héberger, de loger et de nourrir ces 450 enfants dont les lieux d'habitation sont très éloignés de la "Trans-Chaco". Les familles amènent les enfants à la mi-février et viennent les rechercher (parfois à cheval...) à la mi-novembre.
Cette région du Chaco Boréal, très peu peuplée (15'000 habitants), est grande comme les deux tiers de la Suisse, mais on n'y trouve que quelques écoles publiques le long de la route «Trans-Chaco». Seuls les enfants qui habitent près de ces écoles publiques, peuvent y aller la journée et rentrer dans leurs familles le soir.
Le Centre reçoit exclusivement des enfants dont les parents habitent et travaillent dans la Chaco Boréal.
Les écoliers de Pa'i Puku habitant trop loin de la"Trans-Chaco" (quelquefois à plus de 300 km) sont bien obligés de résider au Centre. L'Etat paraguayen verse certes les salaires des éducateurs du Centre et de quelques employés, mais les parents des élèves doivent s'acquitter d'un petit montant pour chaque écolier. Fait important, le Centre dépend de dons privés pour 60% de son budget annuel. Une bonne partie de ce dernier comprend l'achat de nourriture pour les 500 résidents. Il est probable que sans cette école, de type résidentiel, les enfants nés dans les fermes isolées du Chaco paraguayen n'auraient aucune opportunité de bénéficier d'une éducation, même primaire.