Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/132033

<h2>SubmittedText<h2><p>Maintenant que la Suisse s'est prononcée pour l'interdiction explicite des mutilations génitales féminines, il s'agit de prendre des mesures de prévention ciblées afin de protéger les filles menacées d'atteintes à leur intégrité physique.</p><p>Ainsi, l'Unicef demande à intégrer ce sujet dans la formation de base et la formation continue. En outre, il faudrait intensifier le travail de sensibilisation à propos du droit et de l'obligation d'aviser les autorités.</p><p>Quelles mesures de prévention ciblées sont-elles prévues pour protéger les filles menacées de mutilations génitales ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La Confédération est active depuis 2005 dans la prévention des mutilations sexuelles féminines. Depuis, elle a élaboré, avec le concours de partenaires issus de la société civile, notamment Caritas Suisse, Unicef Suisse, Terre des Femmes Suisse, des supports d'information destinés aux différents groupes cibles, comme les spécialistes de la santé ou les groupes directement concernés. La Confédération soutient ainsi, depuis 2005, le service de médiation "Prévention contre l'excision des filles", géré par Caritas Suisse. Ce service conseille les spécialistes dans la tenue de réunions de sensibilisation et sur la manière d'agir en cas de suspicion de mutilation.</p><p>Pour améliorer la coordination, un groupe de travail national a été mis sur pied début 2012. Il a pour objectif de formuler des recommandations dans le domaine de la santé, des affaires sociales et de l'intégration. Ces recommandations s'adresseront, d'une part, aux professionnels de ces domaines et porteront notamment sur l'obligation et le droit d'aviser les autorités. Elles s'adresseront également aux femmes et filles directement concernées. Le groupe de travail susmentionné préparera en 2013 un train de mesures qui sera mis en oeuvre dès 2014. Celui-ci concernera principalement la protection, la prévention et les soins médicaux.</p>