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Zürich, 10.06.2020
La recherche énergétique doit avancer plus vite. Par 145 voix contre 44, le National a soutenu mercredi le nouveau programme de promotion de la recherche élaboré par le Conseil fédéral. Il souhaite toutefois que le programme doté de 136,4 millions de francs s'achève d'ici à fin 2028 au lieu de 2032.
Si l'argent du programme baptisé SWEET (Swiss Energy Research for the Energy Transition) est mis à disposition pour les huit prochaines années, le développement des capacités de recherche sera accéléré et le Parlement pourra décider à nouveau du financement de la recherche énergétique après huit ans.
L'enveloppe prévue est de plus en plus faible depuis les premiers programmes de 2013. La commission de l'énergie s'inquiète de montants si faibles compte tenu des défis énergétiques à affronter, a relevé Isabelle Chevalley (PVL/VD). Les Verts sont déçus, a renchéri Christophe Clivaz (VS).
Une minorité UDC/PLR a plaidé en vain pour le délai fixé par le gouvernement. Selon Pierre-André Page (UDC/FR), il faut soutenir ce programme qui mise sur la recherche concrète et pragmatique. Mais les montants prévus sont suffisants pour les projets en présence, pas besoin d'accélérer la cadence de programmes.
Cela augmenterait les moyens à disposition, ce que le PLR ne voulait pas non plus. Pas du tout, a répondu Mme Chevalley, le gouvernement pourra simplement soumettre un nouveau programme plus vite au Parlement.
Le Conseil fédéral a prévu d'allouer l'ensemble des moyens d'ici à 2028 dans l'idée que les projets devront être achevés d'ici à 2032, a relevé la ministre de l'environnement Simonetta Sommaruga. Il peut exceptionnellement vivre avec la majorité et la minorité. Les députés ont finalement opté par 104 voix contre 85 pour l'échéance de 2028.
Partenariats
Le programme doit promouvoir les innovations nécessaires à la mise en œuvre de la Stratégie énergétique 2050 et à la réalisation des objectifs climatiques de la Suisse. Il soutiendra exclusivement des projets de partenariat ayant fait l'objet d'un appel d'offres.
L'idée est de promouvoir en particulier les projets basés sur une collaboration entre établissements de recherche, secteur privé et pouvoirs publics. Des appels d’offres successifs seront lancés pour des projets de partenariat d’une durée moyenne de sept ans.
Les projets devront traiter de thèmes centraux en lien avec la stratégie énergétique 2050. Les thèmes retenus sont l'efficacité énergétique et la diminution des émissions de gaz à effet de serre, les énergies renouvelables, le stockage de l’énergie, les réseaux, la recherche non technique (socio-économique ou socio-psychologique par exemple) et la sécurité des infrastructures énergétiques critiques.
Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.