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Selon les informations parvenues à Amnesty International, entre le 30 octobre 2012 au soir et le 1er novembre au matin, la Force d’intervention conjointe (JTF) a fait sortir de chez eux de nombreux hommes et a abattu les plus jeunes.
Au moins 30 cadavres présentant des blessures par balles auraient été déposés à la morgue de l’hôpital universitaire de Maiduguri.
Un témoin oculaire a raconté à Amnesty International que le 1er novembre 2012, elle avait vu des dizaines de cadavres joncher le sol de la morgue. Ils portaient des traces de blessures par balles. Certains ont été enterrés le lendemain matin.
L’organisation a reçu ces informations au moment où son secrétaire général Salil Shetty terminait une mission de haut niveau au Nigeria. Il avait présenté les conclusions du dernier rapport d’Amnesty International à des membres du gouvernement et rencontré des membres de la société civile. Alors qu’il s’apprêtait à quitter le Nigeria, il a déclaré :
«Ces informations en provenance de Maiduguri sont tout simplement choquantes. Elles soulignent à quel point il est primordial de mener des enquêtes sur toutes les allégations d’atteintes aux droits humains.
«Comme le met en évidence le rapport que nous venons de publier, les services de sécurité se doivent d’agir dans le cadre de la loi. Comment asseoir la sécurité lorsqu’on crée de l’insécurité ?»