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Ormont-Dessus
Ormont-Dessus, un authentique village de montagne
Ormont-Dessus, au cœur des Alpes vaudoises, désire offrir un accueil touristique de haute qualité en été comme en hiver tout en protégeant la qualité de vie de ses habitants.
Economie de montagne
Jusqu’au milieu du XIXe siècle, l’économie des Diablerets et de la vallée des Ormonts est essentiellement agricole. La nourriture de base des habitants est constituée de céréales, de pommes de terre et des produits du jardin. Le bétail fournit de la viande et du fromage. Lorsqu’il est vendu dans les foires, il assure un modeste revenu.
L’essor du tourisme débute en 1856 par la construction du Grand Hôtel des Diablerets qui prend son nom du massif qui le surplombe. Le village n’était alors constitué que de hameaux dispersés (Le Plan, Scex-Roux, Le Creux, Les Isles, etc.). Il voit ensuite la construction de pensions et de chalets de vacances. Il se transforme peu à peu pour devenir un véritable village touristique nommé « Les Diablerets » depuis 1905.
Ce développement a été facilité par la construction d’une route carrossable qui permet aux diligences d’arriver aux Ormonts depuis 1868. Une « société d’embellissement et d’utilité publique » est créée en 1888. Elle a pour but de répondre aux nouveaux besoins. Cette société existe toujours aujourd’hui sous le nom de « Diablerets Tourisme ». En hiver 1909-1910, les hôtels de la vallée accueillent pour la première fois de nouveaux hôtes : les adeptes des sports d’hiver.
La construction et l’ouverture de la ligne de chemin de fer Aigle-Sépey-Diablerets en 1914 contribuent à fixer le destin touristique des Ormonts. Le premier téléski des Vioz est construit en 1942. Il est suivi de la télécabine d’Isenau en 1953.
Même si, au moment de la construction du téléphérique du Glacier des Diablerets en 1964, il n’était pas prévu de skier sur ses hauts champs de neige, le tourisme d’hiver prend, petit à petit, un poids prépondérant dans notre économie.
Outre la beauté du massif des Diablerets au coucher du soleil, l’attrait de notre commune vient aussi d’une architecture typique qu’elle a su conserver pour que ses villages et ses hameaux s’inscrivent harmonieusement dans un paysage unique.
Aujourd’hui, l’économie de montagne montre une bonne complémentarité entre l’agriculture et le tourisme. Le tourisme estival s’appuie, en bonne partie, sur nos magnifiques paysages, sur la vie des alpages et sur les produits du terroir. Le tourisme hivernal, plus exigeant en infrastructures pour les hôtes, permet à beaucoup d’agriculteurs d’avoir un revenu complémentaire bienvenu à l’heure où le prix du lait ne fait que baisser.
La piste Willy Favre
La piste de ski de la Jorasse, rebaptisée piste Willy Favre en l’honneur de l’ancien skieur du lieu, a été notablement élargie et un tunnel de 70 mètres permet aux skieurs de passer en-dessous. Ces travaux étaient une des conditions pour pouvoir accueillir les courses de ski alpin des JOJ 2020. Cette piste de ski homologuée par la Fédération internationale de ski (FIS) pourra dorénavant accueillir des épreuves de coupe du monde. Désormais entièrement éclairée, la piste Willy Favre permet de faire du ski nocturne.
Le pont suspendu
Le Peak Walk, pont suspendu unique au monde qui relie deux sommets à Glacier 3000, offre une vue imprenable sur les montagnes mythiques telles que le Cervin, le Mont Blanc ou la Jungfrau.
La luge en été et en hiver
Glacier 3000 propose une autre activité unique : la plus haute piste de luge d’été au monde. En saison hivernale, une piste de luge de 7,2 Km – l’une des plus longue de Suisse – et 560 mètres de dénivelé au départ du sommet du télésiège des Mazots (1717 mètres) rejoint le village des Diablerets.
Notre population a fluctué relativement peu ces dernières années. Elle s’élevait le 1er janvier de cette année à 1466 habitants. En période de haute saison, la commune peut accueillir près de 10’000 personnes.
L’avenir
Pour préparer l’avenir de son économie de montagne et assurer suffisamment de places de travail pour les générations futures, notre commune doit trouver des solutions comme d’ailleurs d’autres villages dans les Alpes. Trouver des solutions de diversification pour améliorer notre palette d’offres durant « l’entre-saison » et l’été. Tels sont les défis à relever.
La fonte de nos glaciers nous rappelle que le changement climatique mondial nous concerne aussi. Notre contribution passe par une meilleure utilisation de nos ressources d’énergies renouvelables, que sont l’eau, le bois ou le soleil. Il est, par exemple, indispensable, de nos jours, d’intégrer les qualités de l’énergie solaire dans notre paysage et l’architecture de nos constructions.
Toutefois, nous avons la conviction que notre qualité d’accueil et de convivialité, alliée avec la beauté de nos montagnes et de nos villages, nous permettent de regarder vers l’avenir avec optimisme.
En 2020, Lausanne, les rives du lac Léman et les Alpes avoisinantes organiseront les Jeux Olympiques de la Jeunesse. Station de ski au cœur des Alpes, Les Diablerets participeront activement à cet évènement international en accueillant les épreuves de ski alpin.
La commune d’Ormont-Dessus par son syndic.
De simple citoyen à syndic, j’ai osé franchir le pas. Certains y verront peut-être une touche d’arrogance ou un comportement opportuniste, mais ce n’est pas le cas, bien au contraire. Natif de la commune d’Ormont-Dessus, issu d’une famille qui a beaucoup œuvré pour le développement du tourisme puisqu’en 1904 mon arrière-grand-père obtenait son brevet de guide de montagne. Idem en 1928 pour mon grand-père qui fut aussi l’un des 4 membres fondateurs de l’Ecole Suisse de Ski des Diablerets en 1933. Autant dire que je suis attaché à cette terre et à ces montagnes si belles qui composent le massif qui nous entoure. J’aime profondément ma commune et j’espère apporter ma contribution pour son développement.
Le tourisme a apporté un bol d’oxygène aux populations des régions de montagne.
De la belle Epoque du début du XXe siècle à nos jours, on a assisté à une évolution fantastique : avec le développement des moyens d’exploitation pour l’agriculture et l’arrivée du tourisme. Le rôle croissant de la montagne avec la découverte et la conquête des Alpes, puis la jouissance des lieux comme espace de récréation, de loisirs et plus tard l’engouement pour les sports d’hiver mais aussi avec la démocratisation et la popularisation de la pratique de nombreux sports à l’image de la randonnée, du ski de randonnée ou encore du ski alpinisme.
Les siècles ont fixé les mœurs et les coutumes et ont créé la tradition. La population de cette vallée a développé sa forte originalité. Le passage de la domination des seigneurs de Pontverre à celles de Leurs Excellences de Berne ou du catholicisme au protestantisme n’apporta aucune modification fondamentale à la détermination de la plupart des Ormonans. Alors, s’il est vrai que la vallée des Ormonts n’est pas seulement, à l’échelle des Alpes Vaudoises, un énorme accident géologique, avec un « toit » de roches et de glaces, des rivières et des lacs, des éboulis, des pâturages et des forêts ; s’il est vrai que la vallée des Ormonts a proposé à l’homme un espace tantôt ingrat tantôt généreux, où il a su déployer toute son ingéniosité en activités multiples qui lui ont permis de s’y accrocher, d’y rester et de le développer avec harmonie ; s’il est vrai qu’au fil des siècles se sont constituées des sociétés, des communautés de village et un petit peuple uni par ses racines, par sa lutte contre la nature et ses caprices, par ses habitudes organisées autour des solidarités morales et matérielles ; s’il est vrai que la vallée des Ormonts n’a pas été qu’un obstacle presque infranchissable pour un passage obligé entre deux cantons. S’il est vrai que la commune d’Ormont-Dessus a probablement été d’abord un défi à la vie en commun de ses habitants. S’il est vrai, enfin que seuls les peuples insouciants n’ont pas d’histoire : alors oui – la commune d’Ormont-Dessus a une Histoire, qu’il ne faudra pas oublier en bâtissant l’avenir.
Il y a plusieurs années dans l’une de vos publications, l’ancien syndic et député Jean-François Moillen, qui a exercé avec brio durant 8 législatures, déclarait déjà qu’il lui était difficile de trouver une autre vocation à cette commune essentiellement touristique, mais qui a su garder, au travers des années euphoriques, un caractère villageois.
Le temps a passé et c’est le même constat aujourd’hui pour moi qui occupe le fauteuil de syndic.
Le tourisme a contribué au développement économique au sens large du terme, avec notamment la construction des résidences secondaires. Appréciée des familles, dès 1960 la commune a enregistré une belle augmentation de sa fréquentation. Les hôtels et pensions affichent alors un taux d’occupation très satisfaisant. Le développement parallèle des remontées mécaniques favorise la fidélisation de la clientèle toujours plus nombreuse.
Comme un peu partout ailleurs dans les Alpes, on assiste au développement du marché de la résidence secondaire. C’est une manne pour les communes. La construction génère la création d’entreprises qui offrent des places de travail et ainsi renforce l’économie locale. Les résidents sont des consommateurs qui font vivre les commerces locaux, ils contribuent à l’impôt et aux taxes communales. Cela représente encore aujourd’hui un apport important et très apprécié par la commune.
Réunir les conditions qui permettent d’assurer un avenir pour la population qui a fait le choix de vivre en montagne est un défi. Elles sont d’abord d’ordre économique, mais la qualité de vie est sans conteste l’une des conditions qui pèse de tout son poids dans la balance.
C’est avant tout grâce à cette population courageuse et volontaire que notre commune existe et rayonne loin à la ronde. Certes le décor que la beauté de la nature nous offre garantit les bases d’une vie que je souhaite à tout le monde. Mais, il y a aussi et surtout la vie sociale qui s’est créée et s’est développée au fil de l’histoire et du temps. Cette année 2019 célèbre le 100e anniversaire de la section Chaussy du Club Alpin, ainsi que le 90e de la société du Chœur-Mixte des Diablerets et on fêtera au mois d’août le 50e anniversaire du Festival du Film Alpin des Diablerets, un programme très riche vous attend pour ce magnifique jubilé.
Les Jeux Olympiques de la Jeunesse qui se tiendront en janvier 2020 offriront assurément une belle vitrine pour notre commune et ses villages. Ils permettront de livrer au monde un message de paix, de partage et de solidarité.
Durant l’hiver d’autres belles compétitions de ski, de ski alpinisme, de ski freeride, de trail et même de ski humoristique animeront elles aussi nos villages et nos montagnes.
Au cours des trois autres saisons nos villages sont animés par de nombreuses manifestations, animations, forums, salons divers, soirées de société, ainsi qu’un parc aventure acrobranche pour vivre des sensations uniques au cœur de la forêt au pied du massif des Diablerets.
La culture n’est pas oubliée avec le Musée des Ormonts situé dans le beau village de Vers-L’Eglise qui est aussi le Chef-lieu de notre commune. On peut s’y rendre en quelques minutes avec le train. Dans l’espace réservé aux expositions, vous pourrez découvrir la vallée sur le thème varié de la force de l’eau. Belle transition pour citer la Fondation VD 3209 qui veille à la sauvegarde du patrimoine et propose de vous faire découvrir entre autre une des rares scieries construite au milieu du XIXe siècle, qui n’a pas été électrifiée, l’eau de la rivière faisant tourner ses machines. Pour les passionnés de nature, le Jardin Alpin les Tussilages permet de faire connaissance avec de nombreuses plantes, notamment médicinales.
C’est donc avec beaucoup de fierté et de gratitude pour tous ceux qui contribuent à faire vivre notre région, notre vallée et respectivement nos villages et nos sociétés locales que j’exerce ma fonction de syndic. Chers lecteurs, je vous invite tous à nous rendre visite pour découvrir les richesses de notre commune.
Vive Ormont-Dessus !
L’origine du nom «Diablerets»
« Les Diablerets » trouvent leur origine dans la légende de la quille du Diable (ou tour St-Martin), énorme rocher, situé au sud du glacier de Tsanfleuron. On raconte que, bien avant que les alpinistes et skieurs fréquentent le site, cette tour naturelle servait de cible pour les habitants de ces hauts lieux balayés par les vents : les démons ! Ces derniers s’amusaient à la viser au moyen de grosses pierres qui, lancées avec trop d’ardeur, descendaient ensuite avec fracas sur les pâturages d’Anzeindaz et de Derborence. Les bergers regardaient en haut avec frayeur, craignant pour eux et leurs troupeaux. Cette montagne qui résonnait quotidiennement de bruits sourds et sinistres, s’éboula deux fois, en 1714 et en 1749, recouvrant des pâturages entiers et causant la mort de quinze personnes et d’une centaine de pièces de bétail.
C’est ainsi que le massif appelé « Diableries » au XVIIIe siècle, puis Diablerets plus tard, donna son nom au 1er hôtel construit au village, puis à la station elle-même.
Le «Diablerets express »
Ormont-Dessus a mis en service au début de l’hiver 2018-2019 la nouvelle télé-cabine à dix places du Meilleret, appelée le Diablerets Express, qui remplace l’ancien télésiège à quatre places. Elle apporte un gain de confort et peut transporter quelque 2’500 personnes par heure, contre 1’400 personnes auparavant. n
Christian Reber, Syndic
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