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lundi, août 17, 2009
"Est-ce que CEVA est trop cher?"
Deux milliards comme le prétendent les opposants au CEVA, qui ont déposé cet après-midi plus de 12'000 signatures, contre 1,45 milliard selon la nouvelle évaluation des autorités? Le débat est ouvert. öe site officiel du CEVA comprend une section Foire aux questions, d'où nous tirons cette question: Est-ce que le CEVA est trop cher?". Malheureusement www.ceva.ch n'est pas encore à la page. Il en est resté au premier budget de 950 millions, dont 400 millions votés à Genève en juin 2002. Une mise à jour s'impose.
Le CEVA coûtera donc officiellement 1,45 milliard, dont 113 millions de dépenses nouvelles soumises à référendum. Le reste de l'augmentation par rapport à 2002 représente l'inflation (qui n'est pas soumise à référendum) et la part de la Confédération. Laquelle n'est pas non plus soumise à référendum, puisqu'il s'agit de puisé dans des fonds déjà votés, ce qui veut dire que Berne devra réduire la part allouée à d'autres projets pour boucler le financement genevois. Les futurs lignes de trams genevois risquent-elles de souffrir de l'envolée des coûts du CEVA?
En agendant la votation en mars 2010 et non en le 29 novembre, le Conseil d'Etat se donne facilement deux atouts. Eviter de cumuler les neinsagers du tunnel de Vésenaz et du PAV avec ceux du CEVA et accréditer l'idée que le CEVA est retardé à cause d'une minorités nantis.
Pour l'heure, on peut donc lire ceci sur le site www.ceva.ch:
"Budgété à 950 millions, CEVA inclut dans son devis une infrastructure ferroviaire, des ouvrages de génie civil et la construction de cinq gares et stations. Compte tenu de la complexité de ce chantier, le budget n'est pas démesuré et les chiffres ne sont pas irréalistes. Le premier tronçon devisé à 30 millions a été réalisé dans l'enveloppe prévue et en dessous du devis.
En outre, il est important de rappeler que la part cantonale de CEVA de 400 millions est financée par la redevance sur les poids lourds et la part fédérale par le biais d'un fonds d'infrastructure mis en œuvre à l'échelon fédéral.
Par ailleurs, des plus-values foncières sur certains secteurs ferroviaires faisant l'objet d'une requalification urbaine viendront alimenter les caisses des collectivités publiques à la hauteur de plusieurs centaines de millions de francs.
Si l'on compare CEVA à un certain nombres d'autres ouvrages ferroviaires suisses (1,5 milliard pour la ligne diamétrale de Zurich, par exemple) l'investissement est largement justifié, vu les services que cet ouvrage rend à l'agglomération."