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La Commission européenne a opposé son veto à la fusion entre NYSE Euronext et Deutsche Börse. Elle empêche ainsi la création du premier opérateur boursier au monde, invoquant un risque de trop forte concentration.
Ce veto, largement attendu malgré les efforts déployés jusqu'au dernier moment par les deux parties pour convaincre la Commission, met fin à leur ambition de constituer le premier opérateur boursier mondial.
Le projet de fusion prévoyait que le holding serait détenu à 60% par les actionnaires de Deutsche Börse et à 40% par ceux de NYSE Euronext, qui gère les places de New York, Paris, Bruxelles, Amsterdam ou encore Lisbonne. Le mariage aurait entraîné des synergies de revenus annuelles de 150 millions d'euros et des économies de 400 millions d'euros par an dès 2012.
90% des transactions mondiales
Mais la Commission a buté sur le fait qu'"ensemble, les deux Bourses contrôlent plus de 90% des transactions mondiales" sur les produits financiers dérivés européens.
Elle a été sourde aux arguments des deux groupes selon lesquels le marché des produits dérivés est mondial, et non pas seulement européen, et la très large majorité se font de gré à gré, en-dehors des places boursières.
ATS