Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06859.jsonl.gz/362

Lu dans le dernier numéro de Cerveau & Psycho, excellent bimestriel sur la psychologie et les neurosciences. Des chercheurs suédois de l’Institut Karolinska ont fait une étude sur le divorce dans les couple. L’originalité est d’avoir cherché s’il y avait une prédisposition génétique au divorce.Ces chercheurs ont d’abord demandé à 1’000 hommes en couple de remplir un questionnaire sur les disputes, les crises, les presque divorces ou divorces effectifs qu’ils ont connus dans leur couple au cours de l’année précédente.
Les chercheurs ont comparé leurs ADN avec leurs questionnaires. Le constat fut le suivant: ceux qui avaient une variante particulière du gène récepteur de la vasopressine connaissaient deux fois plus de crises et de divorces que ceux qui ne possédaient pas cette variante.
De plus, leurs compagnes ont indiqué qu’ils montraient moins de tendresse et d’affection, et que leurs sujets de désaccords étaient très nombreux.
Le gène en question est connu. Il a déjà été étudié chez les campagnols: certaines variantes de ce gène les rendent polygames, alors que d’autres variantes les rendent monogames et fidèles. Chez les animaux, l’impact de ce gène sur le comportement est total. Chez l’humain par contre, d’autres facteurs en relativisent l’impact, tels des facteurs sociaux ou liés à l’enfance. Ainsi, un “polygame génétique” peut devenir un “monogame social”.
A quand un test ADN pour évaluer la fidélité génétique potentielle du partenaire avant le mariage?... (:o)