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A la fin de l’année passée, le Conseil national rejetait par 93 voix contre 88 et 8 abstentions la proposition d’introduire une taxe pour compenser l’impact du trafic aérien sur le climat. Cette décision avait été prise dans le cadre de l’examen de la loi sur le CO2. La taxe aurait été prélevée à partir de 2022, avec une fourchette de CHF 12.- à CHF 30.- pour les vols en Europe une autre de CHF 30.- à CHF 50.- pour les les liaisons intercontinentales. Le montant exact dépendait de la distance parcourue et du nombre de passagers. Plusieurs opposants à l’introduction de cette taxe craignaient d’affaiblir les compagnies aériennes suisses face à la concurrence étrangère.
Un pas en avant et deux en arrière: en fin de semaine, la Commission de l’environnement du Conseil des États a annoncé prévoir une taxe sur les billets d’avions, de CHF 30.- à CHF 120.-. En parallèle, un renchérissement du prix de l’essence serait prévu, plafonné dans un premier temps à 10 centimes par litre.
Swiss a réagi négativement à cette nouvelle taxe. La compagnie s’interroge en effet sur le bien-fondé d’une mesure contraignant une airline à répercuter de tels coûts sur le client. Et ce dans le contexte extrêmement concurrentiel qui règne dans l’industrie aérienne européenne. (TI)
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