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Le nom du village est mentionné pour la première fois dans un acte rédigé en latin qui est une communication de l'évêque de Lausanne, Rogerius, en 1187. Un certain Cono de Prehens est cité parmi les témoins de cet acte.
Prahins constituait en 1782 une seule seigneurie, réunie aux XVIIe et XVIII siècles par la famille De Loys. En 1796, les habitants du village rachetèrent les redevances de M. Charles-Etienne De Loys de Villardin et acquièrent leur liberté pour 4587 batz e 10 sols. Sur les armoiries communales figuraient les armes des De Loys seigneurs de Villardin, et celles de Varax, coseigneurs de Prahins.
La construction du village actuel date de la période située entre 1745 et 1900. Epoque faste puisque le dictionnaire historique du Canton de Vaud en 1867 mentionne que Prahins fut l'un des villages les plus riches du pays. Trois fermes possédaient des manèges à chevaux actionnant des machines à battre leblé. L'un de ces manèges est encore conservé à la ferme des Yvuez.
Le collège de Prahins a été construit en 1890, son temple édifié en 1900. Dessiné par l'architecte Charles Bonjour, son style se rapproche comme beaucoup de lieux de cultes construits à cette époque du courant du « Heimatstil ». Le restaurant, transformé en 2011 en appartements, date également de 1900. L'introduction de l'eau dans les maisons date de 1904. Deux remaniements parcellaires ont eu lieu en 1920 et 1960,
En 1981, Prahins a eu la chance de bénéficier de la construction d'une route d'évitement.
La population a fluctué au fil des ans, La population a augmenté régulièrement au cours du XIXe siècle pour atteindre son maximum en 1910, 183 habitants ; en 1970, elle n'atteignait que 79 habitants pour atteindre en 2011, moment de la fusion avec Donneloye, 132 habitants. Les familles originaires de Prahins sont : les Nobles depuis 1450, les Waridel 1500, les Jaquier 1540, les Collomb 1570, les Degex 1660 et les Bovey 1814. Vers 1890, plusieurs familles n'avaient pas de fils pour reprendre le domaine familial et les filles de Prahins s'en sont allées conquérir des maris ailleurs. C'est comme cela que sont arrivés les Héritier, les Courvoisier, les Freymond, les Pittet.
La poste a disparu en 2002 et au début 2005, l'abattoir a fermé ses portes par obligation, faisant suite après quelques années à la cessation d'activité de la boucherie villageoise, « la Consomme », créée en 1864. 2005 verra le réseau électrique devenir souterrain et un nouveau éclairage public se réaliser.
Petit village, Prahins a dû se grouper avec les communes environnantes et réaliser de nombreuses associations : Etablissement scolaire du Plateau du Jorat, triage forestier du « Sauteruz », association d'amenée d'eau de la Menthue, station intercommunale d'épuration des eaux usées construite par Prahins et Chanéaz, paroisse de Chêne-Pâquier Donnelye.