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Ce n'est qu'à partir d'un litre d'essence à plus de 2,30 francs que la production d'éthanol à base de maïs deviendrait compétitive en Suisse, selon une étude de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ).
Pour ce qui est du diesel, son prix devrait atteindre 2,30 francs pour que la production de biodiesel à base de colza devienne intéressante. Publiée jeudi par l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG), l'étude de l'EPFZ avait pour but de déterminer à partir de quel prix de l'énergie fossile l'agriculture suisse aurait avantage à passer de la production alimentaire à celle de biocarburants.
Concluant que la Suisse ne jouera pas un rôle essentiel dans la production de biocarburants, les chercheurs de l'EPFZ montrent que si l'augmentation s'élevait à 50 centimes pour le diesel et à environ 1 franc pour l'essence et le mazout de chauffage, les paysans suisses pourraient mettre à contribution 153'000 hectares, soit 15% des terres assolées, au détriment de la production alimentaire.
Ce n'est que si les prix de l'énergie atteignaient 3,70 francs que la production de bioénergie en Suisse pourrait devenir tout à fait significative en termes de surface. Environ 80% des terres assolées seraient alors sollicitées. Mais, même dans ce cas, cette production n'équivaudrait qu'à 8% de la consommation totale d'énergies fossiles en Suisse.