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Alors que le président russe Vladimir Poutine a annoncé sa ferme intention d’élaborer sa propre station spatiale à partir d’éléments récupérés de l’ISS, Iouri Koptev, responsable de l’Agence fédérale spatiale russe (Roskosmos), prévoit d’en poursuivre l’exploitation avec la participation des BRICS.
Moscou est prête à proposer aux pays des BRICS, c’est-à-dire le Brésil, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, de créer conjointement cette nouvelle station, qui ne se limiterait plus ainsi à desservir les seuls intérêts de la Russie, mais deviendrait une nouvelle Station Spatiale Internationale, sans la participation de l’Europe ni des Etats-Unis. Selon Iouri Koptev, ce plan pourrait être mis en œuvre si les partenaires actuels de l’ISS décidaient de cesser toute collaboration dans le cadre actuel du projet ISS, en raison de quelconques divergences politiques.
« S’il y a un cas de force majeure, une démarche politique, nous pourrons garder le squelette de la station actuelle, que nous pourrons ensuite développer avec les BRICS ou même d’autres partenaires », a indiqué M. Koptev devant les journalistes.
Selon lui, la Russie peut construire sa nouvelle station spatiale sur la base de trois modules — MLM, UM et NEM — en voie de construction pour le segment russe de l’ISS, et dont le lancement est prévu pour 2017, 2018 et 2019.