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Le Comité du patrimoine mondial, qui se réunit actuellement en ligne sous présidence de la Chine, a décidé de reporter sa décision de placer la Grande Barrière de corail sur sa liste des sites du Patrimoine mondial en péril.
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Vaste opération de lobbying
Canberra s'est engagée dans une vaste opération de lobbying destinée à empêcher que cet écosystème exceptionnel soit inscrit sur cette liste. Une telle inscription aurait en effet été considérée comme une gifle par l'Australie qui redoutait que cela n'entame l'attrait touristique de l'ensemble corallien qui s'étend sur 2300 km et génère 4,8 milliards de dollars de revenus pour le secteur touristique australien.
L'Unesco ne considère toutefois pas la présence de certains sites sur cette liste comme une sanction, mais plutôt comme un moyen de sensibiliser la communauté internationale et de contribuer à leur sauvegarde.
Plus de temps
Les membres du Comité, dont la Chine, la Russie ou l'Arabie saoudite, ont ainsi estimé que l'Australie devait se voir donner plus de temps pour faire le point sur ses efforts de conservation de la Grande Barrière, inscrite en 1981 au Patrimoine mondial.
Ils ont également demandé à l'Unesco d'envoyer une mission d'évaluation sur le site, après les critiques de Canberra reprochant à l'organisation de se reposer sur des rapports existants pour faire ses recommandations.
fgn avec les agences
Mauvaises perspectives d'avenir
Les perspectives d'avenir demeurent toutefois "très mauvaises" pour la Grande Barrière, et ce même si elle semble s'être quelque peu rétabli au cours de l'année écoulée, ont annoncé lundi des scientifiques du gouvernement australien.
L'Institut australien pour la science marine (AIMS) a indiqué que les coraux étaient en ce moment dans une phase de rétablissement après une décennie d'événements très stressants pour l'ensemble du système, du fait du réchauffement de l'eau et de l'impact de cyclones.
Mais ces moments de répit sont de plus en plus rares en raison du réchauffement climatique, expliquent dans leur rapport annuel publié lundi les scientifiques de cette agence gouvernementale qui observe depuis 35 ans l'état de santé de la Grande Barrière.
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D'autres données scientifiques publiées en octobre avaient montré que l'ensemble de 2300 km de long avait perdu la moitié de ses coraux depuis 1995, sous l'effet de plusieurs épisodes de blanchissement liés au réchauffement des températures de l'eau.