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Rome - La sculptrice franco-américaine Louise Bourgeois, figure majeure de l'art contemporain, est décédée lundi à New York à l'âge de 98 ans, a annoncé lundi la fondation italienne Emilio e Annabianca Vedova. Une exposition de l'artiste d'origine française est en préparation à Venise.
Cette artiste inclassable naturalisée américaine laisse une oeuvre très personnelle: des araignées géantes en acier, présentées comme des symboles de sa mère, des installations ("La destruction du père"), des sculptures-objets ("Cellules"), des silhouettes de bois monolithiques (Depression woman") ou des pièces mêlant les matériaux ("Janus fleuri").
Née à Paris le 25 décembre 1911 de parents propriétaires d'un atelier de restauration de tapisseries, elle étudie dans plusieurs académies d'art et suit les enseignements de Paul Colin, André Lhote, Roger Bissière, Gromaire et Fernand Léger qui l'aidera à s'orienter vers la sculpture.
En 1938, elle épouse l'historien d'art américain Robert Goldwater et part vivre à New York. Elle rencontre Joan Miro, Marcel Duchamp et André Breton, expose des gravures et des peintures et entreprend de sculpter de longues silhouettes de bois. Devenue américaine en 1951, mère de trois enfants, elle expose aux Etats-Unis, et commence à enseigner dans diverses institutions.
Il faut cependant attendre la fin des années 70 et l'apparition d'oeuvres de plus en plus violentes, comme "La destruction du père" ou "Confrontation", pour que Louise Bourgeois accède à la notoriété. Elle est élue membre de l'American Academy of Arts and Sciences à New York et multiplie les expositions personnelles dans les années 80. Une première grande rétrospective de son oeuvre est organisée au Museum of Modern Arts (MoMA) à New York en 1982.
ATS