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Dominique
Strauss-Kahn à la tête du FMI
Ajouté le 29 septembre 2007
Le 28 septembre 2007, Dominique
Strauss-Kahn a été élu au poste de directeur général du Fonds monétaire
international (FMI).
Article du 10 juillet 2007
Le
Président Sarkozy a su convaincre les Européens du choix de Dominique
Strauss-Kahn (DSK) comme futur directeur-général du Fonds monétaire
international (FMI). L'actuel directeur-général, l'Espagnol Rodrigo Rato, quittera
ses fonctions en octobre 2007 pour
“raisons personnelles”.
Le 10 juillet 2007, les 27 ministres des Finances de l'Union européenne sont
rapidement tombés d'accord pour soutenir unanimement l'ancien ministre des
Finances du gouvernement Jospin, le socialiste Dominique Strauss-Kahn, comme
candidat à la tête du FMI.
Son élection ne sera donc qu'une formalité bien que les pays en voie de
développement contestent l'accord tacite entre Européens et Américains qui veut
que la direction de la Banque mondiale revienne aux EU et celle du FMI à l'UE.
Notons tout de même que le conseil d'administration du FMI a souligné le 9
juillet 2007 que n'importe quel pays pouvait présenter sa candidature, et que
l'Américain Robert Zoellick a récemment était élu à la tête de la Banque
mondiale après la démission forcée de Paul Wolfowitz suite à son affaire de
népotisme.
Le malheureux candidat à
l'investiture socialiste - les militants du PS avait préféré Royal avec
60,62% des voix contre 20,83% à Strauss-Kahn et à 18,54% à Fabius - s'était présenté
en 2006 comme un social-démocrate pragmatique, "moderne" et
expérimenté,
voulant proposer une nouvelle voie.
Des Français ont déjà présidé le FMI pendant 32 des 52 années d'existence de
l'institution.
Actuellement, trois Français président déjà trois institutions internationales
dans le domaine de l'économie et de la finance: depuis novembre 2003,
Jean-Claude Trichet est le gouverneur de la Banque centrale européenne; depuis
septembre 2005, Pascal Lamy est le directeur général de l'Organisation mondiale
du commerce; depuis juillet 2000, Jean Lemierre préside la Banque européenne
pour la reconstruction et le développement.
Nicolas Sarkozy continue sa politique d'ouverture et enfonce le clou dans le
malaise socialiste. Le PS ne pouvait faire que bonne mine suite au choix de
l'UE.
Biographie de Dominique Strauss-Kahn (DSK)
Dominique Strauss-Kahn est né le 25 avril 1949 à Neuilly-sur-Seine. Il est le fils d'un
avocat et d'une journaliste d'origine ashkénaze et sépharade. Il passe son
enfance au Maroc. Il obtient une licence en droit à Paris où il étudie à HEC et
à l'Institut d'études politiques. Docteur ès-sciences économiques, il enseigne l'économie à
Sciences-Po, à HEC et à l'ENA.
Dominique Strauss-Kahn (DSK) a fait ses premiers pas en politique dans les
années 1970,
d'abord comme un fidèle de Jean-Pierre Chevènement au sein du CERES, puis comme
expert en matière économique de Lionel Jospin au PS.
DSK obtient son premier mandat à l'Assemblée nationale en 1986. En 1988, il préside la commission des finances de l'Assemblée
nationale. Encore sous le Président Mitterrand, en 1991, il entre au gouvernement Cresson comme ministre délégué à
l'industrie et au commerce extérieur. En 1993, il perd son siège au parlement.
En septembre de la même année, il est un des promoteurs du Cercle de
l'industrie, un lobby des patrons français auprès de l'UE. Egalement en 1993,
Michel Rocard relance le groupe des experts du PS et confie sa présidence à DSK. En même temps,
Strauss-Kahn
travaille comme avocat à la Cour. Il crée le Cabinet DSK Consultants et
travaille comme avocat d'affaires. En 1995, en troisièmes noces, il épouse la
présentatrice du magazine
“7 sur 7” (TF1), Anne Sinclair.
En 1997, Lionel Jospin nomme DSK ministre de l'Economie et des Finances. Il mène des
privatisations, impose une rigueur budgétaire et permet à la France d'entrer
dans la zone Euro. L'économie française retrouve la croissance et crée des
emplois.
DSK est considéré comme un fidèle de Michel
Rocard. Avec Pierre Moscovici et Jean-Christophe Cambadélis, il fonde le groupe
Socialisme et Démocratie, qui réunit les jospiniens et les rocardiens. DSK est
opposé aux 35 heures de sa collègue Martine Aubry.
En novembre 1999 déjà, DSK est forcé de démissionner, car suspecté d'avoir
bénéficié de rémunérations de complaisance de la part de la MNEF de
1994 à 1996. Il sera réhabilité en novembre 2001 par un non-lieu.
Réélu député en 2002 et à nouveau membre de la direction du PS à partir de 2004,
DSK est un des responsables du projet socialiste 2007, mais échoue dans la
course à
l'investiture socialiste face à Royal. Après l'échec de Royal face à
Sarkozy, DSK sera le premier à
demander un renouveau du PS et à se présenter comme possible candidat à la
succession de François Hollande à la tête du Parti socialiste. Réélu comme
parlementaire en 2007, mais sans chances d'obtenir le poste de premier
secrétaire du parti, il annonce vouloir quitter la direction du PS.
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