Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06969.jsonl.gz/682

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Trois quarts des étudiants jugent que le dopage cérébral afin d'améliorer ses performances intellectuelles, aux examens par exemple, n'est pas fair-play. A l'inverse, 22% disent l'avoir fait, selon une étude réalisée à Bâle et Zurich.
Ces travaux, publiés dans la revue Plos One, ont porté sur 3000 étudiants des Universités de Bâle, de Zurich et de l'EPFZ ayant répondu à un questionnaire détaillé. Ils y étaient interrogés sur leur opinion et leur éventuel usage de substances comme les stimulants Ritaline et Modasomil, les antidépresseurs, les bêta-bloquants, ainsi que diverses drogues récréatives.
Résultats: 70% estiment qu'améliorer ses performances cognitives de cette manière n'est pas fair-play, indique l'Université de Bâle dans un communiqué. Les deux tiers ont comparé ces pratiques au dopage sportif et 80% sont d'avis que des résultats obtenus de cette manière ont moins de valeur.
Dans le camp opposé, 22% disent avoir utilisé au moins une fois une des substances en question. Un quart d'entre eux (24%) jugent la chose équitable, tandis que cette proportion est de 11% chez les étudiants n'y ayant jamais eu recours.
Les deux tiers des sondés (64%) ont estimé que seule une maladie psychique dûment diagnostiquée ainsi qu'une ordonnance médicale justifie la prise de tels médicaments. Selon eux, un usage détourné dans un environnement compétitif n'est pas acceptable.
Meilleure information nécessaire
Une majorité a également évoqué les risques et les effets secondaires associés, ainsi que la pression induite sur les étudiants n'y ayant pas recours. Quant à la question de savoir si les universités devraient sévir, elle a divisé l'échantillon en deux camps égaux.
Auteur de cette recherche avec des confrères de l'Université de Zurich, le Pr Matthias Liechti, de l'Hôpital universitaire de Bâle, se dit satisfait de ces résultats, même si le taux de retour du questionnaire n'est que de 10% (30'000 avaient été envoyés). Il estime que cette problématique mérite d'être surveillée à l'avenir.
En outre, il s'agirait de mieux informer les étudiants sur le sujet. Le fait qu'une grande partie d'entre eux s'inquiète de la pression induite sur la majorité par la minorité qui se dope montre qu'ils sont peu au fait de la faible utilité du dopage cérébral, conclut le spécialiste, cité dans le communiqué.
ATS