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Glossaire E-I
E.
Échange de droits d’émission
Démarche axée sur le marché, adoptée pour atteindre des objectifs environnementaux et permettre en particulier à ceux qui réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre au-dessous des niveaux prévus d’utiliser ou d’échanger ces réductions excédentaires afin de compenser des émissions en provenance d’une autre source située à l’intérieur même ou en dehors du pays considéré. Cet échange s’effectue en général à l’intérieur d’une entreprise ou à l’échelon national ou international. Dans son deuxième Rapport d’évaluation, le GIEC est convenu d’employer l’expression « permis d’émission » dans le cas des systèmes d’échange au plan national et l’expression « contingent d’émission » dans le cas des systèmes d’échange au plan international. Ainsi, l’échange de droits d’émission évoqué à l’article 17 du Protocole de Kyoto est un système de contingents négociables, fondé sur les quantités attribuées sur la base des engagements chiffrés de limitation ou de réduction des émissions qui figurent dans l’annexe B du Protocole.
Échelles spatiales et temporelles
Le climat peut varier selon des échelles spatiales et temporelles très diverses. Les échelles spatiales vont de l’échelle locale (moins de 100 000 km2) ou régionale (100 000 à 10 millions de km2) à l’échelle continentale (de 10 à 100 millions de km2). Quant aux échelles temporelles, elles varient de l’échelle saisonnière à l’échelle géologique (correspondant à des périodes qui peuvent couvrir des centaines de millions d’années).
Éclairement énergétique solaire total (TSI)
Quantité de rayonnement solaire reçue en dehors de l’atmosphère terrestre sur une surface perpendiculaire à ce rayonnement et à la distance moyenne de la Terre au Soleil. Des mesures fiables du rayonnement solaire ne peuvent être effectuées que depuis l’espace, et les premiers relevés précis ne remontent qu’à 1978. La valeur généralement acceptée est de 1 368 watts par mètre carré
(W m-2), avec une précision d’environ 0,2 %. Des variations de l’ordre de quelques dixièmes de pourcent sont courantes et sont généralement liées à la présence de taches solaires sur le disque solaire. La variation du cycle solaire du TSI est de l’ordre de 0,1 % (AMS, 2000).
Écosystème
Système d’organismes vivants en interaction les uns avec les autres et avec leur environnement physique. Les limites de ce qu’on peut appeler un écosystème sont quelque peu arbitraires et dépendent du centre d’intérêt ou du thème de l’étude effectuée. Un écosystème peut donc se limiter à un espace très réduit ou s’étendre à l’ensemble du globe.
Écoulement fluvial
Mouvement de l’eau dans le lit d’un cours d’eau, généralement exprimé en m3/s. Synonyme de débit fluvial.
Effet de serre
Les gaz à effet de serre absorbent efficacement le rayonnement infrarouge thermique émis par la surface de la Terre, par l’atmosphère elle-même en raison de la présence de ces gaz et par les nuages. Le rayonnement atmosphérique est émis dans toutes les directions, y compris vers la surface de la Terre. Par conséquent, les gaz à effet de serre retiennent la chaleur dans le système surface-troposphère : c’est ce qu’on appelle l’effet de serre. Dans la troposphère, le rayonnement infrarouge thermique est étroitement lié à la température de l’atmosphère à l’altitude à laquelle il est émis, cette température diminuant en général avec l’altitude. En fait, le rayonnement infrarouge émis vers l’espace provient d’une altitude où la température est en moyenne de – 19 °C, en équilibre avec le rayonnement solaire net incident, alors que la surface de la Terre se maintient à une température beaucoup plus élevée, de + 14 °C en moyenne. Une augmentation de la concentration de gaz à effet de serre accroît l’opacité de l’atmosphère au rayonnement infrarouge et entraîne donc un rayonnement effectif vers l’espace depuis une altitude plus élevée et à une température plus basse. Il en résulte un forçage radiatif qui entraîne un renforcement de l’effet de serre; c’est ce qu’on appelle l’effet de serre renforcé.
Effets cumulés
Ensemble des effets observés dans des régions et/ou des secteurs donnés. Pour totaliser les effets, il faut avoir une idée claire de leur importance relative dans les différentes régions et les différents secteurs considérés (ou se fonder sur des hypothèses précises à ce sujet). L’évaluation des effets cumulés porte notamment sur le nombre total de personnes qui les subissent ou le coût économique total.
Effets liés au marché
Incidences liées aux mécanismes du marché et qui ont une influence directe sur le produit intérieur brut (PIB) – par exemple des modifications de l’offre et du prix des denrées agricoles et d’autres biens. Voir également Effets non liés au marché.
Effets non liés au marché
Incidences sur les écosystèmes ou le bien-être qui ne sont pas facilement chiffrables en termes monétaires – par exemple un risque accru de mort prématurée ou l’augmentation du nombre de personnes menacées de famine. Voir également Effets liés au marché.
El Niño-oscillation australe (ENSO)
El Niño, au sens original du terme, est un courant marin chaud qui se manifeste périodiquement le long de la côte de l’Équateur et du Pérou, perturbant la pêche locale. Il a depuis lors été associé à une vaste zone de réchauffement située dans la partie tropicale de l’océan Pacifique, à l’est de la ligne de changement de jour. Cet événement océanique est lié à une fluctuation du régime de pression en surface dans les zones tropicales et subtropicales, dénommée oscillation australe. Le phénomène résultant de la combinaison de ces deux événements, qui se produit à des échelles de temps de 2 à 7 ans environ, est généralement connu sous le nom d’El Niño-oscillation australe (ENSO). Il est souvent mesuré par la différence de pression en surface entre Darwin et Tahiti et par les valeurs de la température de la mer en surface au centre et à l’est du Pacifique équatorial. Lors d’un épisode ENSO, les alizés dominants faiblissent, réduisant les remontées d’eau froide et modifiant les courants océaniques de telle sorte que la température de la mer en surface augmente, ce qui a pour effet d’affaiblir encore plus les alizés. Ce phénomène exerce une grande influence sur le vent, la température de la mer en surface et les précipitations dans la partie tropicale du Pacifique. Il a également des répercussions climatiques dans toute la région du Pacifique et dans d’autres régions du monde, par ses effets sur les téléconnexions mondiales. La phase froide du phénomène ENSO est appelée La Niña.
Émissions anthropiques
Émissions de gaz à effet de serre, de précurseurs de gaz à effet de serre et d’aérosols dues aux activités humaines. Au nombre de ces activités figurent la combustion de combustibles fossiles, le déboisement, les changements d’affectation des terres, l’élevage et la fertilisation.
Émissions d’équivalent-dioxyde de carbone
Voir l’encadré intitulé « Émissions et concentration d’équivalent dioxyde de carbone (équiv.-CO2) » dans la section consacrée au point 2 du présent rapport et au chapitre 2.10 du rapport du Groupe de travail I.
Énergie
Quantité de travail ou de chaleur fournie. L’énergie se classe en différentes catégories et devient utile à l’homme lorsqu’elle circule d’un point à un autre ou qu’elle est convertie d’une catégorie en une autre. L’énergie primaire (on parle également de sources d’énergie) est présente dans les ressources naturelles (charbon, pétrole brut, gaz naturel, uranium, etc.) et n’a encore fait l’objet d’aucun processus anthropique de conversion ou de transformation. Cette énergie doit être transformée et acheminée pour devenir de l’énergie utile (la lumière, par exemple). L’énergie renouvelable est obtenue à partir des flux d’énergie continus ou répétitifs qui se produisent dans le milieu naturel et comprend des technologies sans carbone, comme l’énergie solaire, l’énergie hydroélectrique, l’énergie éolienne, l’énergie marémotrice, l’énergie de la houle et l’énergie géothermique, ainsi que des technologies neutres en carbone, telles que la biomasse. L’énergie intrinsèque est l’énergie utilisée pour produire une substance (métal industriel ou matériau de construction), compte tenu de l’énergie utilisée dans l’unité de production (ordre zéro), de l’énergie utilisée pour produire des matières qui sont utilisées dans l’unité de production (premier ordre) et ainsi de suite.
Équivalent CO2
Voir l’encadré intitulé « Émissions et concentration d’équivalent dioxyde de carbone (équiv. CO2) » dans la section consacrée au point 2 du présent rapport et au chapitre 2.10 du rapport du Groupe de travail I.
Érosion
Processus d’enlèvement et de transport des sols et des roches sous l’effet des phénomènes atmosphériques, des mouvements en masse et de l’action des cours d’eau, des glaciers, des vagues, du vent et des eaux souterraines.
Évaluation des incidences (des changements climatiques)
Processus consistant à déceler et à évaluer les effets des changements climatiques sur les systèmes naturels ou les systèmes humains en termes financiers et/ou non financiers.
Évaluation intégrée
Méthode d’analyse qui combine en un ensemble cohérent les résultats et modèles propres aux sciences physiques, biologiques, économiques et sociales ainsi que les interactions de ces divers éléments, de façon à pouvoir évaluer l’état et les conséquences des changements environnementaux de même que les mesures prises pour y remédier. Les modèles utilisés pour procéder à ce genre d’analyse sont appelés modèles d’évaluation intégrée.
Évapotranspiration
Processus combiné d’évaporation à la surface de la Terre et de transpiration de la végétation.
Événement météorologique extrême
Événement rare en un endroit et à un moment de l’année particuliers. Si les définitions du mot « rare » varient considérablement, un événement météorologique extrême devrait normalement être aussi rare, sinon plus, que le dixième ou le quatre vingt dixième percentile de la fonction de densité de probabilité observée. Par définition, les caractéristiques de ce qu’on appelle événements météorologiques extrêmes peuvent, dans l’absolu, varier d’un endroit à un autre. Des événements extrêmes isolés ne peuvent pas être imputés purement et simplement à un changement climatique anthropique, car il existe toujours une chance infime pour que l’événement en question soit dû à des causes naturelles. Lorsque des conditions météorologiques extrêmes se prolongent pendant un certain temps, l’espace d’une saison par exemple, elles peuvent être considérées comme un événement climatique extrême, en particulier si elles correspondent à une moyenne ou à un total en lui même extrême (par exemple une sécheresse ou de fortes pluies pendant toute une saison).
Éventail
Ensemble cohérent de mesures et/ou de technologies que les décideurs peuvent utiliser pour atteindre un objectif donné. L’élargissement de la portée de telles mesures ou technologies peut permettre de prendre en compte une plus grande variété d’événements et d’incertitudes.
Évolution technologique
Considérée habituellement comme synonyme d’amélioration technologique, en ce sens qu’avec une quantité donnée de ressources (facteurs de production), cette évolution permet d’obtenir des biens et services plus nombreux ou de meilleure qualité. Les modèles économiques distinguent l’évolution technologique autonome (exogène), endogène et induite. L’évolution technologique autonome (exogène) est un processus qui n’est pas pris en compte par le modèle et qui prend souvent la forme d’une évolution de la demande en énergie ou de la croissance de la production mondiale. L’évolution technologique endogène est le résultat d’une activité économique prise en compte par le modèle, c’est-à-dire que le choix des technologies est inclus dans le modèle et qu’il affecte la demande en énergie et/ou la croissance économique. L’évolution technologique induite englobe l’évolution technologique endogène, mais aussi d’autres changements induits par des politiques et des mesures telles que les taxes sur le carbone destinées à stimuler les activités de recherche développement.
Évolution technologique induite
Voir Évolution technologique.
Extinction
Disparition totale et irréversible d’une espèce tout entière.
F.
Fertilisation par le CO2
Voir Fertilisation par le dioxyde de carbone.
Fertilisation par le dioxyde de carbone (CO2)
Stimulation de la croissance des végétaux due à l’augmentation de la concentration atmosphérique de dioxyde de carbone (CO2). Selon leur mode de photosynthèse, certains types de plantes sont plus sensibles aux variations de la concentration atmosphérique de CO2.
Fixation du carbone
Voir Piégeage.
Fleur d’eau
Prolifération d’algues dans un lac, un cours d’eau ou un océan.
Forçage
Voir Forçage externe.
Forçage externe
Se rapporte à un agent de forçage extérieur au système climatique qui provoque un changement dans ce dernier. Les éruptions volcaniques, les variations du rayonnement solaire, les changements anthropiques de la composition de l’atmosphère ainsi que les changements d’affectation des terres sont des forçages externes.
Forçage radiatif
Variation de l’éclairement énergétique net (différence entre l’éclairement descendant et l’éclairement ascendant, exprimée en W m-2) à la tropopause due à une modification d’un agent externe du changement climatique, comme par exemple une modification de la concentration de dioxyde de carbone ou du rayonnement solaire. On calcule le forçage radiatif après avoir laissé les températures stratosphériques éventuellement perturbées se réajuster à l’équilibre radiatif-dynamique, en maintenant toutefois toutes les propriétés troposphériques à leurs valeurs non perturbées. Le forçage radiatif est qualifié d’instantané si l’on n’observe aucune modification de la température stratosphérique. Dans le présent rapport, le forçage radiatif est en outre défini comme le changement par rapport à l’année 1750 et, sauf indication contraire, se rapporte à une valeur moyenne annuelle à l’échelle du globe.
Forêt
Type de végétation dominée par les arbres. Un grand nombre de définitions du terme « forêt » sont utilisées dans le monde, du fait de la grande disparité des conditions biogéophysiques, des structures sociales et des conditions économiques. Des critères particuliers sont appliqués dans le cadre du Protocole de Kyoto. Pour une analyse détaillée du terme « forêt » et de termes apparentés tels que boisement, reboisement ou déboisement, on se reportera au rapport spécial du GIEC intitulé « Land Use, Land Use Change, and Forestry » (Utilisation des terres, changements d’affectation des terres et foresterie) (IPCC, 2000). Voir également le rapport intitulé « Definitions and Methodological Options to Inventory Emissions from Direct Human-induced Degradation of Forests and Devegetation of Other Vegetation Types » (Définitions et options méthodologiques en ce qui concerne les inventaires des émissions résultant de la dégradation des forêts et de la disparition d’autres types de végétaux directement liées aux activités humaines) (IPCC, 2003).
Forêt boréale
Forêts de pins, d’épicéas, de sapins et de mélèzes s’étendant de la côte est du Canada à l’Alaska et de la côte est de la Sibérie à la grande plaine européenne.
G.
Gaz à effet de serre (GES)
Constituants gazeux de l’atmosphère, tant naturels qu’anthropiques, qui absorbent et émettent un rayonnement à des longueurs d’onde données du spectre du rayonnement infrarouge thermique émis par la surface de la Terre, l’atmosphère et les nuages. C’est cette propriété qui est à l’origine de l’effet de serre. La vapeur d’eau (H2O), le dioxyde de carbone (CO2), l’oxyde nitreux (N2O), le méthane (CH4) et l’ozone (O3) sont les principaux gaz à effet de serre présents dans l’atmosphère terrestre. Il existe également des gaz à effet de serre résultant uniquement des activités humaines, tels que les hydrocarbures halogénés et autres substances contenant du chlore et du brome, dont traite le Protocole de Montréal. Outre le CO2, le N2O et le CH4, le Protocole de Kyoto traite, quant à lui, d’autres gaz à effet de serre tels que l’hexafluorure de soufre (SF6), les hydrofluorocarbones (HFC) et les hydrocarbures perfluorés (PFC).
Gaz fluorés
Groupe des hydrofluorocarbones, des hydrocarbures perfluorés et de l’hexafluorure de soufre, tous pris en compte par le Protocole de Kyoto.
Gélisol
Sol ou roche dont une partie ou la totalité de l’eau interstitielle est gelée (Van Everdingen, 1998). Ce terme englobe également le pergélisol. Un sol qui gèle et dégèle chaque année est appelé gélisol saisonnier.
Gélisol saisonnier
Voir Gélisol.
Gestion de la demande
Politiques et programmes visant à influencer la demande de biens et/ou de services. Dans le secteur de l’énergie, la gestion de la demande consiste à réduire la demande d’électricité et d’autres formes d’énergie. La gestion de la demande contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Gestion intégrée des ressources en eau (IWRM)
Notion primordiale de la gestion des ressources en eau, cependant définie non sans ambiguïté. La gestion intégrée des ressources en eau est basée sur quatre principes énoncés lors de la Conférence internationale sur l’eau et l’environnement qui s’est tenue à Dublin, en 1992 : 1) l’eau douce est une ressource limitée et vulnérable, nécessaire à la vie, au développement et à l’environnement ; 2) la mise en valeur et la gestion des ressources en eau devraient être fondées sur une approche participative faisant intervenir les utilisateurs, les planificateurs et les décideurs de tous niveaux ; 3) les femmes ont un rôle prépondérant à jouer en matière d’approvisionnement en eau et de gestion et de conservation des ressources en eau ; 4) du fait de ses multiples usages concurrentiels, l’eau a une valeur économique et devrait être considérée comme un bien économique.
Glace de mer
Toute forme de glace présente en mer et provenant de la congélation de l’eau de mer. Il peut s’agir de morceaux distincts (floe) qui se déplacent à la surface de l’océan sous l’effet du vent et des courants (banquise dérivante) ou d’une plate forme immobile rattachée à la côte (banquise côtière). La glace de mer de moins d’un an est appelée glace de l’année. La glace ayant survécu à au moins une période de fonte estivale est appelée glace de plusieurs années.
Glacier
Masse de glace terrestre s’écoulant le long d’une pente (par déformation interne et/ou glissement à la base) et limitée dans ses mouvements par les contraintes internes et la friction à la base et sur les côtés. Les glaciers sont alimentés par la neige accumulée en altitude, cette accumulation étant elle même compensée par la fonte à basse altitude ou le déversement en mer. Voir Équilibre de masse.
H.
Hexafluorure de soufre (SF6)
L’un des six gaz à effet de serre dont il est prévu de réduire les émissions au titre du Protocole de Kyoto. Abondamment utilisé dans l’industrie lourde pour isoler l’appareillage haute tension et pour faciliter la fabrication des systèmes de refroidissement des câbles et des semi-conducteurs.
Hiérarchie de modèles
Voir Modèle climatique.
Hydrocarbures halogénés
Terme collectif désignant le groupe des composés organiques partiellement halogénés comprenant notamment les chlorofluorocarbones (CFC), les hydrochlorofluorocarbones (HCFC), les hydrofluorocarbones (HFC), les halons, le chlorure de méthyle et le bromure de méthyle. Bon nombre d’entre eux ont un potentiel de réchauffement global élevé. Les hydrocarbures halogénés contenant du chlore et du brome contribuent également à l’appauvrissement de la couche d’ozone.
Hydrocarbures perfluorés (PFC)
Figurent parmi les six gaz à effet de serre dont il est prévu de diminuer les émissions au titre du Protocole de Kyoto. Sous produits de la production d’aluminium et de l’enrichissement de l’uranium, ils remplacent aussi les chlorofluorocarbones dans la fabrication des semi-conducteurs.
Hydrochlorofluorocarbones (HCFC)
Voir Hydrocarbures halogénés
Hydrofluorocarbones (HFC)
Comptent parmi les six gaz à effet de serre dont les émissions doivent être réduites au titre du Protocole de Kyoto. Produits commercialement pour remplacer les chlorofluorocarbones, ils sont utilisés principalement dans le secteur de la réfrigération et de la fabrication des semi-conducteurs. Voir Hydrocarbures halogénés.
Hydrosphère
Composante du système climatique formée des eaux superficielles et souterraines liquides, telles que les océans, les mers, les cours d’eau, les lacs d’eau douce, les eaux souterraines, etc.
I.
Incertitude
Expression du degré d’inconnaissance d’une valeur (l’état futur du système climatique, par exemple). L’incertitude peut être due à un manque d’information ou à un désaccord sur ce qui est connu, voire connaissable. Elle peut avoir des origines diverses et résulter ainsi d’erreurs chiffrables dans les données, d’une définition trop imprécise des concepts ou de la terminologie employés ou encore de projections incertaines du comportement humain. L’incertitude peut donc être représentée par des mesures quantitatives (par exemple un ensemble de valeurs calculées par divers modèles) ou par des énoncés qualitatifs (reflétant par exemple l’opinion d’un groupe d’experts). (Voir Moss et Schneider, 2000 ; Manning et al., 2004). Voir également Probabilité ; Confiance.
Incidences (des changements climatiques)
Effets des changements climatiques sur les systèmes naturels et les systèmes humains. Selon que l’on tient compte ou non de l’adaptation, on peut établir une distinction entre incidences potentielles et incidences résiduelles :
- Incidences potentielles : toutes les incidences susceptibles de se produire dans le cadre d’un changement climatique prévu, sans qu’il soit tenu compte de l’adaptation.
- Incidences résiduelles : incidences des changements climatiques après adaptation.
Voir également Effets cumulés, Effets liés au marché et Effets non liés au marché.
Inertie
Pour ce qui est de l’atténuation des effets du changement climatique, l’inertie est liée aux difficultés que soulève toute évolution du fait des conditions préexistantes dans la société (capital physique créé par l’homme, capital naturel et capital social non physique – institutions, réglementation, normes, etc. –, par exemple). Les structures existantes figent les sociétés, les rendant moins aptes au changement.
Pour ce qui est du système climatique, l’inertie correspond au retard avec lequel se produit un changement climatique à la suite d’un forçage externe et à la poursuite du changement climatique même après stabilisation de ce forçage.
Infrastructure
Matériel de base, équipements collectifs, entreprises productives, installations et services nécessaires au bon fonctionnement et au développement d’une organisation, d’une ville ou d’un pays.
Intensité en carbone
Total des émissions de dioxyde de carbone par unité du produit intérieur brut.
Intensité énergétique
Rapport de la consommation d’énergie à la production économique ou physique. Au niveau national, l’intensité énergétique correspond au rapport de la consommation totale d’énergie primaire ou de la consommation d’énergie finale au
produit intérieur brut. Au niveau d’une activité particulière, on peut aussi utiliser des quantités physiques en dénominateur (on parlera par exemple du nombre de litres de carburant par kilomètre parcouru).
Intrusion d’eau salée
Phénomène par lequel de l’eau salée, plus dense, repousse des eaux douces de surface ou souterraines, généralement dans des zones côtières ou des estuaires, soit en raison d’une diminution de l’influence continentale (par exemple du fait d’une réduction du ruissellement et de l’alimentation connexe de la nappe souterraine ou encore d’un prélèvement excessif d’eau dans les aquifères), soit en raison d’une influence maritime accrue (par exemple du fait de l’élévation relative du niveau de la mer).