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Natacha Casagrande
Née à Genève, Natacha Casagrande étudie d’abord le violon puis parallèlement le chant, la direction chorale et la direction d’orchestre au Conservatoire Supérieur de Musique de Genève.
Pendant sept ans, elle dirige le Chœur Théâtral d’Avully avec lequel elle monte, en collaboration avec divers metteurs en scène, plusieurs spectacles dont elle assure également les arrangements musicaux. Citons l’Opéra des Gueux de J. Gay en août 1995 et la Nique à Satan de F. Martin en novembre 1998 avec l’ensemble Fidélio de Genève.
De 1990 à 2002, elle est membre professionnelle de l’Ensemble Vocal de Lausanne en tant que choriste, soliste et cheffe adjointe de Michel Corboz. En tant que soliste, elle chante notamment dans le Stabat Mater de D. Scarlatti, les Vêpres de C. Monteverdi, Membra Jesu Nostri de D. Buxtehude, le Magnificat de J.S. Bach, le Messie de G.F. Haendel ou Der Rose Pilgerfahrt de M. Schumann. En mars 2001, elle entame une série de concerts en collaboration avec Michel Corboz, où elle dirige des œuvres du XXe siècle a cappella (K. Penderecki, F. Martin, F. Poulenc, J.F. Zbinden) à Lausanne, Fribourg, Sion, Genève, ainsi qu’à l’abbaye de Pontigny et au Festival d’Ambronay. En mai 2001, elle dirige un programme de musique française baroque (J.C. de Mondonville, H. Desmarest, M.R. Delalande) dans le cadre de la saison de concert de l’EVL à la Basilique du Valentin à Lausanne. En août de la même année elle dirige la Danse des morts d’A. Honegger au Festival de Rheingau avec le Sinfonietta de Lausanne. En décembre 2005, elle dirige le Requiem de W.A. Mozart au Festival de Musique Ancienne de Lyon.
Depuis 1995, elle dirige le Cantus Laetus de Genève avec lequel elle pratique un répertoire allant de la période baroque au XXe siècle, en privilégiant l’exploration d’œuvres originales peu connues du grand public.
En septembre 1999, elle reprend le Cercle Bach de Genève avec lequel elle donne des œuvres du grand répertoire choral avec orchestre ou orgue.
De temps à autre, elle est invitée pour diriger diverses formations chorales et orchestrales à Genève et en Suisse romande ainsi qu’au Festival de Musique de Toulon, où elle dirige, en juin 2001, le Requiem de Donizetti avec le chœur du festival, le chœur du théâtre national Moussorgski de Saint-Pétersbourg et l’Orchestre de Cannes PACA.
Elle collabore avec l’Orchestre de la Suisse romande, L’Orchestre de Chambre de Genève, l’Ensemble instrumental de l’EVL, le Sinfonietta de Lausanne, l’Orchestre de Cannes PACA, l’Ensemble Baroque du Léman et le Capriccio de Bâle.
Avec L’Orchestre de Chambre de Genève, elle enregistre régulièrement de la musique de film: Jonas et Lila d’Alain Tanner en mars 1999, La liste de Carla de Marcel Schüpbach en mai 2006, Réfractaire de Nicolas Steil en septembre 2008, How about Love de Stefan Haupt en avril 2010, musique de M. Wintsch.
En octobre 2008, elle dirige douze représentations du conte musical d’Isabelle Aboulker Douce et Barbe-Bleue, mis en scène par Mireille Weber à l’Institut Jaques-Dalcroze de Genève.
Parallèlement à ses activités de chanteuse et de cheffe, elle consacre beaucoup de temps à l’enseignement (chant et direction chorale) en privé et à l’AMAmusique, ainsi qu’à la Haute École de Musique de Genève, où elle enseigne la direction chorale depuis septembre 2004. Elle donne également des stages d’été (Abbaye de Noirlac, Fondation Hindemith) et est invitée par les Associations vaudoise et valaisanne de chefs de chœur pour y animer des ateliers de direction et de chant choral.
Elle a été présidente de l’AGECO (anciennement “Cartel des chorales classiques de Genève”) entre 2001 et 2015.
Extraits de presse
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La Genevoise Natacha Casagrande s’affirme comme chef d’orchestre
Il y a eu Hedy Salquin, une pionnière. Il y a Claire Gibault à Lyon, Eve Queler à New York et quelques autres, encore rares, exerçant un métier qui ne s’écrit qu’au masculin : chef d’orchestre. Parmi elles une nouvelle venue, la Genevoise Natacha Casagrande. (…) Saluons le beau travail accompli par Natacha Casagrande qui, jouant sur la flexibilité du phrasé et des respirations, sait établir un subtil dosage des masses vocales et instrumentales et le maintenir sans faiblir.
(Yves Allaz, Journal de Genève)
Un Elias abouti
Natacha Casagrande sait ainsi galvaniser ses troupes, mais elle excelle également à créer un climat de recueillement comme dans l’air d’Elie, « Es ist genug », et à le conclure avec la même tendresse. Il n’est pas jusqu’au quatuor bucolique, en conclusion de l’ouvrage, qui n’ait connu le même soin porté aux détails comme à l’ensemble.
(Daniel Robelaz, Tribune de Genève)
Casagrande à la baguette
Natacha Casagrande possède la vision des architectures, l’élan des mouvements et l’équilibre des plans. Avec la spectaculaire Danse des morts d’Honegger et l’Erste Walpurgisnacht de Mendelssohn, elle aurait pu ne rester qu’à la surface de partitions puissamment suggestives. Elle s’est au contraire engouffrée au cœur des œuvres avec passion et délicatesse, pour en extraire tout leur suc d’humanité.
(Sylvie Bonier, Tribune de Genève)
Donizetti en apothéose
Au cœur de ce levé de rideau festivalier, 200 exécutants, choristes et musiciens confondus, réunis sous la baguette de Natacha Casagrande dans une œuvre méconnue, le Requiem de Donizetti. (…) Le Maestro Orgasmo, selon Berlioz, a aussi composé une messe des défunts plus apte à réjouir les cœurs, encore qu’une certaine spiritualité se dégageait de l’excellente conduite du chef. Soutenue par l’orchestre de Cannes PACA, théâtral, rutilant, brillant de tout l’éclat de ses cuivres, la Suissesse réussissait la gageure d’harmoniser les « À cœur joie » toulonnais et les « Moussorgski » de Saint-Petersbourg et donnait une belle dimension à cette partition funèbre d’un lyrisme achevé qui concluait la soirée en forme d’apothéose.
(Maurice Sadoul, Var-Matin)
Une messe de Puccini en grand format
Une première partie tendue et vivifiante avec la Nelsonmesse de Haydn. (…) Souffle épique et précision exigés par la partition comme par Natacha Casagrande, qui demande à ses voix un mélange complexe d’articulation millimétrée et d’aération. (…) La Messa di Gloria, œuvre de jeunesse de Puccini, conduit bien le théâtre à l’église. (…) Casagrande, encore, libère, ouvre, demande la respiration.
(Florence Gaillard, Le Temps)
Natacha Casagrande et ses chœurs ont enthousiasmé le Victoria Hall
Belle démonstration, donc, d’un travail sensible et solide à la fois qui révèle la capacité de la chef de diriger un orchestre avec fermeté mais finesse. Du côté de la délicatesse pas de souci: Natacha Casagrande connaît la voix de l’intérieur pour pratiquer elle-même le chant régulièrement. Nuances, respirations, netteté d’attaque et précision d’élocution confèrent au chœur la cohésion et la subtilité requises chez Haydn. Pour ce qui est de la puissance, pas de problème non plus: la musicienne possède le sens de la grande forme et une énergie nourrie au feu de la passion. Avec elle, Puccini prend une dimension théâtrale et romantique particulièrement bien équilibrée. (…) Un vrai bonheur apprécié par un public enthousiaste.
(Sylvie Bonier, Tribune de Genève)
Rheingau Musik Festival
La Danse des morts d’Arthur Honegger (…) avait déjà fait une forte impression lors de sa première exécution en 1940 à Bâle. Lors de son concert dans le cadre du festival de musique de Rheingau dans le cloître d’Eberbach, l’Ensemble vocal de Lausanne et le Sinfonietta sous la direction de Natacha Casagrande ont donné à cette œuvre une dimension saisissante.
(Wiesbadener Tagblatt)
La chef Natacha Casagrande, souveraine, avec un geste toujours clair et précis.
(Frankfurter Allgemein Zeitung)
Natacha Casagrande dirigeait de la même manière économe et prégnante que Michel Corboz après l’entracte et a su dégager de cette œuvre plastique une belle atmosphère sonore.
(Main-Echo)
Natacha Casagrande a dirigé cette œuvre en sachant mettre en exergue d’une manière tout simplement impressionnante sa théâtralité dramatique.
(Erbenheimer Anzeiger)
Dans les sobres murs de la basilique est née une atmosphère concentrée emprunte d’une solennité réfléchie. On a entendu une exécution musicale impeccablement précise et un juste équilibre entre discrétion et emphase (…) Natacha Casagrande a dirigé aussi souverainement et sans prétention que Michel Corboz après l’entracte.
(Frankfurter Rundschau)