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L'Allegro pour quatuor à cordes (2011 – 2012) est désormais complété par deux autres mouvements.
Méditation – Adagio (2014 – 2015)
Point de départ
Le prélude pour piano de Claude Debussy Des pas sur la neige, a marqué de son empreinte la composition de cette pièce, associé à l'image d'un homme, peut-être un religieux, marchant avec détermination, dans une situation sérieuse et difficile.
Forme
Ce morceau expressif et lent se déroule en trois parties. Il commence par des notes lourdes d'une grande régularité, confrontées à des contretemps répétitifs. Un contretemps particulier placé à la suite d'une note courte, se fait entendre plusieurs fois et retient l'attention. En milieu de parcours, cette première partie connait une accélération et une tension qui ne cessera de croître. Soudain l'atmosphère se dégage et cède la place à la clarté, à l'évidence : c'est la deuxième partie. Elle est confiée à deux instruments seulement, les violons.Leur jeu est plus simple. Les motifs mélodiques sont les mêmes, mais les contretemps ont pratiquement diparu, alors qu'un motif rythmique nouveau se fait entendre : des triolets. La troisième partie est le retour des notes pesantes ainsi que des contretemps. Une certaine tension se manifeste à nouveau elle aussi, mais elle s'estompe rapidement . La pièce s'achève dans une coda pianissimo.
Modes
A son début la Méditation se rattache à un mode de six notes, qui successivement est placé à différentes hauteurs ou « tonalités ». Progressivement elle s'enrichit de notes étrangères, et évolue vers un mode de huit notes. La pièce est donc gouvernée par deux modes et plusieurs « tonalités ».
Finale - a tratti furioso a tratti disparato (2015 – 2016)
Le point de départ de ce mouvement était la volonté de reprendre le début du deuxième mouvement, Méditation, en exprimant cette fois de la rage.
Comme l'indique le sous-titre, l'essentiel de la forme est l'alternance entre parties furieuses, voire de rage, et parties de désespoir. La dépense d'énergie qu'implique l'état de rage parvient périodiquement à être si exaspérante qu'il ne restent plus que le désespoir et les pleurs. Et pourtant chaque fois la colère reprend le dessus, jusqu'au retour du prochain désespoir. Une accélération se fait jour dans l'alternance entre ces deux états d'âme, même si un lointain répit intervient parfois dans la partie Furioso (leggiero puis deciso). Les passages caractérisant chacune des deux atmosphères sont toujours plus ramassés, jusqu'à l'aboutissement à un sommet final.
Ce mouvement n'est pas seulement lié au deuxième mouvement, comme exposé ci-dessus. Le début de son premier Disperato (mesure 8) dérive, lui, du premier mouvement, Allegro, et plus particulièrement du début de son deuxième thème (également mesure 8).