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Plusieurs centaines de manifestants avaient été tués par la police au début du soulèvement contre Hosni Moubarak en janvier 2011. L'ancien chef de l'Etat a toujours nié en avoir donné l'ordre.
KEYSTONE/AP/TAREK EL GABBAS(sda-ats)
L'ex-président égyptien Hosni Moubarak a été acquitté jeudi des accusations d'implication dans le meurtre de manifestants durant la révolte de 2011 qui a mis fin à ses 30 ans de pouvoir. La décision a été prise à l'issue d'un ultime procès devant la Cour de cassation.
Au terme d'une journée d'audience, le juge Ahmed Abdel Kaoui a annoncé : "La cour déclare l'accusé innocent." La cour a également rejeté la demande des avocats des victimes de réouverture des procès civils, ce qui ne laisse plus aucune possibilité de voir cette affaire jugée devant une quelconque juridiction.
Hosni Moubarak avait été condamné à la prison à vie en 2012, mais un nouveau procès avait été ordonné par la justice. Une cour criminelle avait ensuite acquitté l'ex-président, décision confirmée jeudi en cassation.
Il s'agit de la dernière procédure judiciaire visant M. Moubarak. L'ancien président a été impliqué dans plusieurs affaires depuis son retrait du pouvoir en février 2011.
Centaines de morts
Plusieurs centaines de manifestants avaient été tués par la police au début du soulèvement contre Hosni Moubarak en janvier 2011. L'ancien chef de l'Etat a toujours nié en avoir donné l'ordre.
La plupart des responsables de l'ancien régime poursuivis pour leur rôle dans les violences ou pour corruption ont été acquittés par la justice depuis que le chef de l'armée, Abdel Fattah al Sissi a pris le pouvoir en 2013 en renversant le président islamiste Mohamed Morsi, à son tour cible de grandes manifestations contre son pouvoir.
Hosni Moubarak, 87 ans, a passé le plus clair de son temps dans un hôpital militaire depuis son arrestation en 2011. En janvier 2016, la cour d'appel a confirmé une peine de trois ans de prison pour lui et ses deux fils dans une affaire de corruption.
Mais la peine prononcée tenait compte du temps déjà effectué en prison. Ses deux fils, Alaa et Gamal, ont été remis en liberté. Avant la révolte, Gamal avait été longtemps pressenti pour prendre sa succession à la tête de l'Egypte.
ATS