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La Suisse est un pays libre et souverain au cœur de l'Europe. Elle n'est pas, et ne doit pas être un membre de l'UE. Cependant, elle a un intérêt vital à entretenir de bonnes relations avec ses voisins, notamment dans les domaines de l'économie, de la sécurité et de l'immigration. Les accords bilatéraux assurent ces relations.
Le Conseil fédéral a pour tâche représenter avec confiance, d’une voix unie et avec un esprit pragmatique les intérêts de la Suisse vis-à-vis de l'Union Européenne.
Un accord-cadre limitant la souveraineté de la Suisse avec des juges étrangers n'est pas acceptable pour le PDC.
Un tel accord doit être bénéfique non seulement pour l'UE, mais aussi pour la Suisse. La voie bilatérale doit être défendue contre les attaques de droite et de gauche. Ella a été confirmée à plusieurs reprises par le peuple. Le PDC acceptera le milliard de cohésion que si c'est dans l'intérêt de la Suisse. L'UE n’a pas le droit d’affaiblir unilatéralement la compétitivité de la Suisse sans se rendre compte qu'elle se porte préjudice. Le désaccord au sein du Conseil fédéral sur la manière de négocier avec l'UE a nui à la Suisse. J'espère vivement que le nouveau ministre des Affaires étrangères pourra réunir à nouveau le gouvernement afin de représenter la Suisse d'une seule voix vis-à-vis de l'UE. La voie bilatérale est la meilleure pour la Suisse. Le PDC continuera à défendre cette position au cours de la prochaine année. Pour que la Suisse reste libre et souveraine."
Texte publié dans le Sonntagsblick le 31.12.2017