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C'est sans doute l'une des images les plus marquantes du football de ces dernières années. Le coup porté par Zinedine Zidane avec sa tête sur le torse du joueur italien Marco Materazzi, lors de la finale de la Coupe du monde de football 2006, est maintenant immortalisé en statue. Sobrement intitulée "Coup de tête", la sculpture est l'œuvre d'Adel Abdessemed et est disposée devant le musée Beaubourg, où l'artiste expose ses réalisations à partir du 3 octobre.
Une imposante statue de bronze représentant le coup de boule de Zinedine Zidane. Photo Réveil FM
Devant Beaubourg, le coup de tête de Zinedine Zidane sur Marco Materazzi lors de la finale du Mondial 2006, France-Italie ! Photo Réveil FM
À Beaubourg, une imposante statue de bronze met en scène le coup de tête de Zinedine Zidane lors de la finale du Mondial-2006. Elle est exposée devant le Centre Pompidou, dans le cadre d'une exposition d’œuvres de l'Algérien Adel Abdessemed.
Tout le monde se souvient de ce geste fatidique. Le 9 juillet 2006 à Berlin, lors de la finale du Mondial qui oppose la France à l’Italie, le capitaine des Bleus Zinedine Zidane assène un coup de tête à un joueur de l'équipe adverse, Marco Materazzi. Zizou, qui avait annoncé la fin de sa carrière, sort sur carton rouge. Accusant le coup, la France s’incline alors aux tirs aux buts.
Aujourd’hui, le "coup de tête" de Zinedine Zidane est immortalisé par une monumentale sculpture de bronze de plus de cinq mètres de haut et pesant plusieurs tonnes signée de l'artiste Adel Abdessemed. Elle est érigée devant le Centre Pompidou, qui présente du 3 octobre au 7 janvier la première grande exposition consacrée au plasticien intitulée : "Je suis Innocent".
"Cette statue se veut une ode à la défaite, comme l'explique Philippe Alain Michaud, le commissaire de l'exposition. Elle s'oppose à la tradition qui consiste à faire des statues en l'honneur de certaines victoires." "L'œuvre d'Adel est souvent à double tiroir", ajoute-t-il. "Bien qu'elle reprenne un événement populaire connu de tous et immédiatement identifié, cette œuvre est aussi une allusion à la tradition réaliste et aux fresques de Masaccio.
Le regard de Zidane vers le sol nous rappelle celui d'Adam, chassé du paradis", souligne-t-il. Une version beaucoup plus petite de "Coup de tête" avait déjà été présentée à New York par la galerie David Zwirner.
« Centre Georges-Pompidou »
Le Centre Georges-Pompidou. Photo Réveil FM
Le Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou (CNAC), communément appelé « Centre Georges-Pompidou », « Centre Pompidou » ou « Centre Beaubourg » et, familièrement, « Beaubourg », est un établissement polyculturel situé dans le quartier de Beaubourg, dans le 4e arrondissement de Paris, entre le quartier des Halles et le quartier Marais.
Le centre est né de la volonté de Georges Pompidou, alors président de la République française, de créer au cœur de Paris une institution culturelle originale entièrement vouée à la création moderne et contemporaine où les arts plastiques voisineraient avec les livres, le design, la musique et le cinéma.
George Pompidou. Photo Réveil FM
Inauguré en 1977, le centre Pompidou accueillait, en 2006, plus de 5 millions de visiteurs par an. Au sein du musée national d'Art moderne / centre de création industrielle, il conserve l'une des trois plus importantes collections d'art moderne et contemporain au monde avec celle du Museum of Modern Art de New York et de la Tate Modern de Londres et la première d'Europe avec 77 000 œuvres en 2012. Il abrite également d'importantes galeries d'expositions temporaires, des salles de spectacles et de cinéma, et la BPI, première bibliothèque publique de lecture en Europe. De part et d'autre de la piazza, deux bâtiments annexes accueillent l'IRCAM et l'atelier Brancusi.
Les escalators à l'entrée. Photo Réveil FM
L'Espace 315, galerie Sud. Photo Réveil FM
Depuis le 12 mai 2010, la ville de Metz est dotée d'une antenne décentralisée du centre, le centre Pompidou-Metz.
Dans l'esprit du président Georges Pompidou, l'implantation au centre de Paris d'un équipement culturel d'un type nouveau, voué à toutes les formes de la création contemporaine, se situait au carrefour de plusieurs préoccupations : -la volonté d'enrayer le déclin de Paris sur la scène artistique et de lui conserver son statut de place majeure de l'art contemporain au niveau mondial, de plus en plus contesté par New York ;
-symétriquement, la volonté d'ouvrir la création française sur le monde et de favoriser, par l'interdisciplinarité, l'expression de nouvelles formes artistiques ;
-la conviction que l'art le plus contemporain peut renouer avec le public le plus large à la condition que la puissance publique joue pleinement son rôle de médiateur ;
-le désir de créer à Paris un grand monument représentatif de l'architecture de la seconde moitié du XXe siècle, dont les réalisations dans la capitale avaient, jusqu'alors, été peu importantes ou peu notables.
Cette ambition était faite, particulièrement à l'époque, pour susciter de vifs débats, qu'il s'agisse de l'opposition courante entre culture de masse et culture élitiste, de la problématique de la décentralisation culturelle – le Centre serait-il un grand équipement parisien supplémentaire ou, selon la formule de Michel Guy, parviendrait-il à s'imposer comme « la centrale de la décentralisation » ? – et des rapports entre pouvoir et création – nombre d'artistes redoutaient alors les tentatives de récupération ou d'instrumentalisation, comme le montra, en 1972, la polémique créée par l'exposition du Grand Palais « 60-72 : 12 ans d'art contemporain en France ».
Le 31 janvier 1977, le centre national d'art et de culture Georges Pompidou est inauguré par Valéry Giscard d'Estaing en présence du Premier ministre, Raymond Barre, de Mme Claude Pompidou et de nombreuses personnalités.
Les jeunes dialoguent entre eux. Photo Réveil FM
Les ascenseurs sont rouges. Photo réveil FM
L'architecture du centre suscite une vive polémique : canalisations, escaliers électriques, passerelles métalliques, tout ce qui est traditionnellement dissimulé est ici ostensiblement montré à la vue de tous. On surnomme le centre « Notre-Dame de la Tuyauterie », ou encore « le Pompidolium ». On raille un « hangar de l’art », une « usine à gaz », une « raffinerie de pétrole », un « fourre-tout culturel » ou une « verrue d’avant-garde ». On stigmatise un équipement dispendieux qui absorbe, l'année de son inauguration, le septième du budget de l’État pour la culture.
Mais le centre et son architecture controversée remportent un large succès public. Renzo Piano déclara « avoir voulu démolir l'image d'un bâtiment culturel qui fait peur. C'est le rêve d'un rapport extraordinairement libre entre l'art et les gens, où l'on respire la ville en même temps ». Le centre, prévu pour cinq mille visiteurs quotidiens, en accueillera finalement cinq fois plus. La plupart des visiteurs viennent pour voir les grandes expositions sur l’art, mais la Bibliothèque publique d’information et sa médiathèque bat aussi des records d’affluence.
Le bâtiment se compose de 7 niveaux de 7 500 m2 chacun, dont deux niveaux de sous-sols. Chaque niveau forme un vaste plateau, entièrement modulable, l'ensemble de la structure porteuse, ainsi que les différentes gaines techniques, étant rejetés à la périphérie du bâtiment, lui conférant un aspect extérieur très caractéristique, comparé par certains critiques à une raffinerie de pétrole dans le centre de la ville. Toutes les circulations verticales, personnes et fluides sont rejetées sur la façade : les tuyaux extérieurs colorés constituent une particularité du bâtiment. Les conduites d'air climatisé sont bleues, les tuyaux d'eau sont verts et les lignes électriques sont jaunes. Les ascenseurs sont rouges. Les canalisations blanches sont des gaines de ventilation pour les parties souterraines. Même les poutres métalliques qui composent la structure sont apparentes.
L'intention des architectes était de placer les services de logistique hors du corps du bâtiment afin de consacrer la totalité de l'intérieur à sa vocation de musée. L'un des inconvénients est l'entretien important vis-à-vis de la corrosion. Hommage quelque peu décalé à l'architecture métallique du XXe siècle et au modernisme architectural, multipliant références et citation, le bâtiment a pu être qualifié de dernier grand bâtiment moderne et de premier grand bâtiment post-moderne : « C'est un bâtiment qui fait semblant, c'est une parodie de la technologie » (Renzo Piano).
Les étages supérieurs offrent une large vue sur Paris. On y accède par la diagonale des escaliers roulants extérieurs qui, en traversant toute la façade en zigzag, donnent à l'édifice sa signature visuelle.
Les canalisations blanches sont des gaines de ventilation pour les parties souterraines. Photo Réveil FM
Beaubourg est le haut lieu d'accès libre à la culture. Photo Réveil FM
En 1992, le CCI fusionne avec le MNAM. Les directeurs successifs du musée renouvellent profondément l'accrochage et font procéder à d'importants travaux.
Fin 1997, après avoir célébré son vingtième anniversaire, le centre ferme ses portes pour être rénové en profondeur. Le chantier dure vingt-sept mois et coûte près de 576 millions de FRF (88 millions d'euros) financés à hauteur de 482 millions par l'État. Conduit par Renzo Piano, il permet d'accroître la superficie totale de 8 000 m2 et de reconfigurer les surfaces et les volumes. Pendant la fermeture, le centre se décentralise en organisant en province 34 expositions « hors les murs » qui rencontrent un vif succès, attirant plus de 2 500 000 visiteurs.
Jusqu'en 1997, une horloge grande du millénaire appelée "Le Génitron" a été montée au Centre Pompidou, qui a décrémenté les secondes à l'an 2000.
Dès sa réouverture, le 1er janvier 2000, le succès est encore au rendez-vous avec quatre-vingt mille visiteurs lors du premier week-end. Les visiteurs découvrent de nouveaux services, une nouvelle organisation des salles, des pièces plus vastes.
Ces changements permettent notamment d’exposer davantage d’œuvres et de proposer plus de spectacles de danse, de théâtre et de musique. L’espace consacré aux jeunes est aussi développé avec la nouvelle galerie des enfants où sont présentées deux expositions chaque année.
Depuis décembre 2003, l'Espace 315, situé au premier niveau, côté sud (juste avant la galerie sud), accueille, sur 315 m2, des artistes contemporains. C'est notamment ici qu'expose chaque année le lauréat du Prix Marcel Duchamp.