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L’actrice de cinéma Charlize Theron, connue pour ses films, ses photos dénudées et ses engagements politiques, estime, conformément à la théorie du genre, que ce n’est pas le sexe visible d’un être humain qui détermine s’il est un homme ou une femme, mais ce qu’il pense être intérieurement.
Elle a donc décidé d’élever son fils adoptif comme une fille, parce qu’il lui a dit, à l’âge de trois ans, qu’il n’était pas un garçon. Elle l’habille entre autres comme une fille. Tamara Wernli, écrivain et journaliste, commente cette décision dans la Weltwoche, en se référant notamment à l’opinion du transsexuel Todd Whitworth, qui considère que seuls des psychologues spécialisés peuvent définir s’il existe chez une personne ce que la science appelle une dysphorie de genre, qui n’est pas un trouble mental, mais une souffrance clinique.
Traduction (Claude Haenggli) : « Trans, c’est actuellement chic. Et se trouver à l’aise dans son propre sexe biologique (ainsi que le rôle d’homme ou de femme y correspondant) est considéré comme inintéressant. Beaucoup d’enfants sont confrontés à ce message et prétendent que leur vraie identité est celle de trans, qu’ils ressentent intérieurement. »
Mais fait-on une faveur à son fils de sept ans lorsqu’on le désigne officiellement comme une fille et qu’on l’éduque comme une fille ? En lui imposant le rôle qu’il a désiré dans sa petite enfance ? Ou n’augmente-t-on pas son trouble par cette confirmation parentale ? Ainsi que Whitworth l’écrit, seuls des psychologues spécialisés dans ce domaine peuvent décider s’il existe une dysphorie de genre chez une personne. Un enfant ne peut pas prendre cette décision.
Claude Haenggli, 27.4.2019 pour LesObservateurs.ch
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