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Les forêts suisses présentent une grande diversité écologique, elles se composent de plus de 100 types de forêts. Les forêts dominantes sont par nature pauvres en espèces et de nombreuses forêts humides ont été défrichées au 19e siècle. Les forêt sont vitales pour la faune et la flore suisses: environ 35 % de toutes les espèces (26 000) en dépendent.
Les déficits écologiques dans les forêts de rendement, et surtout l'absence de dynamique, ont des effets de plus en plus négatifs sur la diversité des espèces. Il s'agit de réduire progressivement ces déficits grâce à des programmes d'action ciblés.
Plus de 75 % de la Suisse étaient naturellement boisés. Les forêts de hêtres et d'épicéas, qui dominent, étaient aussi à l'origine plus riches en espèces qu'aujourd'hui. Car leur dynamique naturelle, renforcée par des tempêtes, des incendies, des attaques d'insectes et des inondations, générait une mosaïque d'habitats d'une grande richesse sur le plan écologique.
Une bonne partie des forêts a déjà été défrichée au début du Moyen-Âge. L'influence de l'homme sur ce qui restait de la forêt n'a pas toujours eu des effets négatifs sur la faune et la flore. Ainsi, la préférence donnée autrefois au chêne a diversifié les espèces dans l'habitat des forêts de chêne. Par ailleurs, les grandes corrections de cours d'eau du 19e siècle ont ensuite causé la perte de 95% des forêts humides riches en espèces.
Les forêts constituent encore aujourd'hui un habitat semi-naturel dans lequel les espèces menacées sont moins nombreuses que dans d'autres écosystèmes. Mais elles présentent elles aussi des déficits écologiques. Il leur manque aussi bien la dnamique naturelle des forêts primitives que la dynamique artificielle des formes d'exploitation du Moyen-Âge. De nombreuses forêts sont devenues sombres, les espèces qui ont besoin de lumière disparaissent.De plus, ces forêts à peine exploitées ont eu trop peu de temps pour redevenir des forêts naturelles riches en vieux bois et en bois mort.
La Confédération et les cantons veulent développer le potentiel écologique des forêts suisses par un programme quadriennal ciblé. D'ici à 2030, 10 % de la surface forestière deviendront des réserves. La gestion de toutes les forêts doit être proche de la nature et la mise en réseau écologique doit être améliorée. Il faut favoriser davantage les espèces menacées et particulièrement précieuses sur le plan écologique. Des efforts particuliers doivent être faits dans le Jura et dans les Alpes, pour sauvegarder les pâturages boisés d'une grande valeur paysagère.
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