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L’Initiative contre le commerce de guerre exige que la Banque nationale suisse (BNS), nos institutions de prévoyance étatique et professionnelle (AVS et caisses de pension) et les fondations renoncent à investir de l’argent dans les producteurs de matériel de guerre.
Si l’initiative contre le commerce de guerre est acceptée, la Banque nationale, les caisses de pension, la caisse de compensation AVS et les fondations ne seront plus autorisées à investir de l’argent dans les producteurs de matériel de guerre
Non. L’initiative ne concerne que les entreprises qui réalisent plus de 5 % de leur chiffre d’affaires avec la production de matériel de guerre. En Suisse, tout ce qui relève du matériel de guerre est défini de manière très précise – et seuls quelques biens sont considérés comme tel. En Suisse, seules quelques entreprises produisent du matériel de guerre.
Non. L’initiative contre le commerce n’exige ni une interdiction de production ni une interdiction d’exportation. Il s’agit d’empêcher que la Banque nationale suisse et nos caisses de pensions investissent dans l’industrie internationale de l’armement.
Non. Les investissements dans l’industrie de l’armement ne sont pas plus rentables – même UBS affirme que les investissements durables sont souvent plus rentables. 90 % des études montrent que les fonds d’investissement durables obtiennent même de meilleur rendement que les fonds conventionnels.
Oui, seules les institutions sont concernées par l’initiative, et c’est principalement la BNS, les institutions de prévoyance et les fondations. Cela signifie qu’il sera toujours possible, même après l’acceptation de l’initiative, pour un particulier d’investir dans des titres de producteurs de matériel de guerre par l’intermédiaire d’un prestataire de services financiers.
Il est clair que l’initiative ne mettra pas fin à tous les conflits du jour au lendemain. Mais si la Suisse en tant que l’une des plus grandes places financières mondiale, interdit le financement des producteurs de matériel de guerre, cela affaiblira à termes l’industrie internationale de l’armement. En effet, aujourd’hui les armes et le matériel de guerre sont considéré comme des produits normaux, à de très rares exceptions (les armes nucléaires, les armes à sous-munition, les mines antipersonnel).
Si l’initiative est acceptée, les banques et les compagnies d’assurance pourraient externaliser leurs activités à l’étranger. Pour des institutions financières telles que la Banque nationale suisse ou les fonds de pension, cela n’est pas possible ou du moins est beaucoup plus difficile.
….Nos retraites ?
… La place financière suisse ?
Pourquoi les banques ont-elles une position particulière dans le texte de l’initiative?
Que comprend la notion de matériel de guerre?
Pourquoi le texte de l’initiative comporte-t‘-il un obstacle à 5%?
L’initiative signifie-t-elle plus de bureaucratie ?
Si l’initiative est adoptée, les caisses de pension et les banques pourront-elles encore répartir leurs investissements suffisamment largement ?
Comment contrôlerons-nous qu’aucun argent suisse ne soient investi dans les producteurs de matériel de guerre ?