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La Cour constitutionnelle italienne vient de se prononcer en faveur de l'organisation d'un référendum en vue de l'abrogation partielle de la nouvelle loi italienne sur la procréation médicalement assistée. A moins que le Parlement ne modifie rapidement cette loi, quatre questions devraient être soumises par référendum aux Italiens, et ce entre le 15 avril et le 15 juin, rapporte l'Agence France-Presse. L'une demandera aux Italiens de se prononcer pour ou contre les droits de l'embryon, sujet hautement sensible compte tenu des positions et des pressions du Vatican.La consultation populaire leur proposera aussi de réduire les limites imposées par la nouvelle loi quant aux recherches sur les embryons. Les électeurs italiens pourront également dire s'ils sont ou non d'accord avec l'obligation introduite par la loi de produire seulement trois embryons à chaque tentative de fécondation in vitro, ainsi que l'obligation faite aux futures mères de se faire implanter les trois embryons produits et de n'en congeler aucun. Enfin, l'interdiction de recourir à un donneur extérieur au couple pour la fécondation in vitro pourra également être abrogée, si un nombre suffisant d'électeurs se déplacent aux urnes et se prononcent en ce sens. Une cinquième question, proposant l'abrogation pure et simple de la loi, a en revanche été exclue par la Cour constitutionnelle.Le vote de la loi en vigueur avait déclenché un débat de société très violent en Italie, notamment parce qu'elle interdit tout diagnostic pré-implantatoire et la congélation des embryons. Dans son premier article le texte, accusé de «faire le bon vouloir de la hiérarchie vaticane» par ses détracteurs, «garantit les droits de tous les sujets impliqués, y compris le sujet conçu». Il maintient toutefois le droit à l'avortement, légal depuis 1978.La Constitution italienne permet l'organisation d'un référendum d'initiative populaire si un minimum de 500 000 signatures sont réunies en trois mois. Quatre millions de personnes ont apporté leur soutien aux deux comités qui réclament ce référendum.