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La célèbre fantaisie zoologique de Saint-Saëns dans une version inédite ! Le conteur Pépito Matéo, avec une verve sans pareille, nous livre une fable écologique pleine de panache : les animaux tirent « la sonate d'alarme » ! La partition d'origine est confiée à dix solistes renommés : Pascal Amoyel, Emmanuelle Betrand, A. Kossenko, E. Sammut. Une interprétation magistrale ! On applaudit les illustrations joyeuses et colorées de Vanessa Hié !
Né en 1835 et enfant prodige, il entre au Conservatoire en 1848, où il rencontre et profite des conseils de Charles Gounod. Armé de prix et particulièrement doué pour l'orgue, il joue dans les églises, improvise volontiers et fait parler de lui. Saint-Saëns compose, écrit et enseigne sans relâche. Il parcourt le monde et on l'applaudit comme le génie qu'il est. Un demi-siècle de création, de récompenses et d'honneurs pendant lequel deux de ses chefs-d'oeuvre voient le jour : la Symphonie numéro 3 avec orgue et le Carnaval des animaux, tous deux écrits en 1886. Considéré par Liszt comme "le premier organiste du monde", Saint-Saëns a composé de multiples opéras, des symphonies, des concertos... et a aussi imaginé la toute première musique de film, L'Assassinat du duc de Guise (1908). Le Carnaval des animaux arrive comme un entracte dans sa carrière. Lors de ses vacances, Saint-Saëns imagine une pièce légère, une fantaisie "zoologique" écrite pour un soir de Mardi gras. En variant les mouvements, il s'amuse à parodier dans cette suite satirique des compositeurs célèbres, tels que Berlioz ou Rossini, et même sa propre Danse macabre écrite quelques années plus tôt. Les animaux, personnifiés par un instrument différent, défilent et finissent par s'accorder pour se retrouver enfin réunis lors d'un Final grandiose. La pièce est pleine d'imaginations sonores et d'humour, jusque dans les titres de chaque tableau (les pianistes y figurent aux côtés de l'éléphant ou du coucou). Pourtant, le Carnaval des animaux ne sera représenté que deux fois en public, car on reproche aussitôt à Saint-Saëns cette douce folie qu'on ne juge pas assez sérieuse. Le compositeur refusera alors qu'il soit joué de son vivant, exceptée la partie intitulée Le Cygne, qui deviendra immédiatement un classique.
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