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A. S., né en 1969, est marié et il a trois enfants nés en 1992 et 1995. Depuis le mois d'août 1996, il a bénéficié de prestations de l'assurance-invalidité dans le cadre de mesures d'ordre professionnel. Il a ainsi suivi un cours d'agent technico-commercial durant lequel il a perçu des indemnités journalières de l'AI. Depuis le 1er octobre 1997 et jusqu'au 30 septembre 1998, l'intéressé est engagé comme agent commercial en formation par l'entreprise D. SA au Locle. Il occupe son poste à raison de 60 % d'un horaire normal et perçoit un salaire mensuel de 1'500 francs, tout en continuant à bénéficier d'indemnités journalières versées par l'assurance sociale en vertu d'une décision de l'office de l'assurance-invalidité du 5 novembre 1997. S. a déposé une demande d'allocations familiales auprès de la Caisse A. Dans sa décision du 20 novembre 1997, notifiée à l'employeur, la Caisse A. a refusé le versement de toute allocation pour enfant au motif que l'intéressé bénéficie d'indemnités journalières de l'AI et que celles-ci comprennent déjà de telles prestations. B. Le 2 décembre 1997, S. défère ce prononcé au Tribunal administratif en demandant, sous suite de dépens, l'annulation de la déci- sion attaquée et la reconnaissance de son droit aux pleines allocations pour ses trois enfants depuis le 1er octobre 1997, subsidiairement le ren- voi de la cause à la caisse intimée. Il fait valoir en résumé qu'il est partie à un contrat de travail, qu'il perçoit un salaire et que, dès lors, il n'y a pas lieu de tenir compte des allocations versées par l'assurance- invalidité dans son cas. Le recourant relève par ailleurs que le versement d'allocations pour enfant en sa faveur ne heurterait pas le principe de non-cumul de telles prestations posé par la loi. C. Dans ses observations sur le recours, la Caisse A. s'en remet à dire de justice. Les moyens des parties seront repris en tant que besoin dans les considérants en droit ci-dessous. C O N S I D E R A N T en droit 1. Interjeté dans les formes et délai prévus par la loi sur les allocations familiales du 25 juin 1986 (LAFA) en vigueur jusqu'au 31 dé- cembre 1997, le présent recours, qui concerne un litige né sous l'ancien droit, est recevable. 2. a) Selon l'article 10 LAFA, le droit aux allocations familiales prend naissance et fin avec le droit au salaire, sous réserve des excep- tions prévues à l'article 11. Selon cette dernière disposition, les per- sonnes qui ne sont pas ou plus salariées, pour des raisons indépendantes de leur volonté et sans faute de leur part (invalidité, maladie, chômage, service militaire) et qui n'exercent pas d'activité indépendante, peuvent faire valoir un droit aux allocations familiales pour les enfants qu'elles ont à charge (al.2). Toutefois, il sera tenu compte des allocations ver- sées en vertu d'autres dispositions légales auxquelles les salariés sont obligatoirement soumis (al.3). Ces dispositions ont été reprises telles quelles dans la loi sur les allocations familiales et de maternité du 24 mars 1997 (LAFAM), entrée en vigueur le 1er janvier 1998 (art.27, 28 al.1 à 3). Le Tribunal administratif a eu l'occasion de préciser le sens et la portée exacts de l'article 11 al.3 LAFA. Cette disposition a principa- lement pour but d'éviter qu'un ayant droit perçoive de pleines prestations fondées sur la loi sur les allocations familiales, alors qu'il bénéficie déjà d'allocations semblables en vertu d'une autre assurance sociale à laquelle il émarge obligatoirement. Dans ce cas, un cumul de prestations de même nature pourrait se produire si une compensation n'était pas ef- fectuée, ce que prévoit justement l'article 11 al.3 LAFA (RJN 1990, p.247 cons.4). Les indemnités journalières AI sont payées sous forme d'indemni- tés pour personne seule, d'indemnités de ménage, d'indemnités pour enfant, d'indemnités pour assistance et d'indemnités pour exploitation, les dis- positions de la LAPG étant applicables en ce qui concerne les conditions du droit aux diverses sortes d'allocations (art.23 LAI; 21 RAI; 4 ss LAPG). Selon la jurisprudence du Tribunal administratif précitée, celui qui touche des indemnités journalières de l'AI - lesquelles comprennent des indemnités pour enfant - n'a droit aux allocations familiales que dans la mesure où le montant de celles-ci n'est pas couvert par celui qui lui est alloué au titre d'indemnité pour enfant dans le cadre de l'indemnité journalière AI (RJN 1990, p.248; ATA non publiés du 31.01.1997 dans la cause Câbles de Cortaillod SA c/ CINA. et du 22.09.1993 dans la cause S. c/ CCNC). b) Selon la jurisprudence précitée, est déterminant tout d'abord le point de savoir si l'intéressé est encore au bénéfice d'un contrat de travail. Si tel est le cas, son droit aux allocations familiales résulte soit directement de l'article 10 LAFA (27 LAFAM) s'il continue de perce- voir un salaire, soit de l'article 11 al.1 LAFA (28 al.1 LAFAM) s'il ne reçoit plus de salaire, avec la restriction prévue par cette dernière dis- position (empêchement de travailler imputable à faute). Si, en revanche, l'intéressé n'est plus lié à un employeur par un contrat de travail, son cas relève de l'article 11 al.2 et 3 LAFA (28 al.2 et 3 LAFAM). c) En l'espèce, il est constant que le recourant est au bénéfice d'un contrat de travail et que, néanmoins, il reçoit des indemnités jour- nalières de l'assurance-invalidité, lesquelles comprennent des indemnités pour enfant. Son cas ne tombe dès lors pas sous le coup des dispositions de l'article 11 al.2 et 3 LAFA (28 al.2 et 3 LAFAM). C'est dès lors à tort que dans la décision attaquée la Caisse A. s'est référée à la jurispru- dence précitée du Tribunal administratif rendue dans des cas où ces dispo- sitions étaient applicables. 3. a) Cela étant, si le droit aux allocations familiales est, en règle générale, directement lié au droit au salaire (art.10 LAFA; 27 LAFAM), sous réserve des exceptions à ce principe prévues par l'article 11 al.2 et 3 LAFA (respectivement 28 al.2 et 3 LAFAM), la loi ne dispose pas moins que tout enfant de père et de mère salariés donne droit au paiement d'une seule allocation qui ne peut être cumulée avec d'autres allocations légales versées en faveur du même enfant (art.12 al.1 LAFA; 29 al.1 LAFAM). Cette dernière règle constitue une restriction générale du droit aux allocations familiales ainsi que le souligne la systématique des notes marginales introduites par la nouvelle loi aux articles 27 à 29 de la LAFAM (v. aussi RJN 1996, p.235, 1995, p.228). b) En l'espèce, le cumul interdit par la loi serait bel et bien réalisé si le recourant était mis au bénéfice d'allocations familiales, quand bien même - ainsi que le relève l'intimée - le droit régissant l'assurance-invalidité prévoit dans certains cas la réduction des indemni- tés journalières. Ainsi en est-il par exemple si - comme en la cause - l'assuré exerce une activité lucrative pendant sa réadaptation. En pareil cas, l'indemnité journalière, y compris le supplément de réadaptation, est réduite dans la mesure où, ajoutée au revenu de cette activité, elle dé- passe le gain qui a servi de base au calcul de l'indemnité journalière (art.21 al.3 1re phrase RAI). Par revenu au sens de cette disposition, il faut entendre le salaire déterminant selon l'article 5 LAVS (RCC 1966, p.50; Valterio, Droit et pratique de l'assurance-invalidité, les presta- tions, no 2a, p.193). Or, les allocations pour enfant litigieuses ne sont pas comprises dans ce salaire (art.5 al.4 LAVS; 6 al.2 litt.f RAVS). C'est donc dire qu'en cas de versement au recourant des allocations qu'il pré- tend, l'indemnité journalière de l'assurance-invalidité ne serait pas ré- duite pour ce motif et que, dès lors, il cumulerait des prestations en violation des disposition précitées de la loi sur les allocations fami- liales. C'est en vain que le recourant soutient qu'un tel cumul serait admissible parce qu'il aurait son origine dans un contrat de travail. En effet, c'est bien cette hypothèse qu'envisage l'article 12 al.1 LAFA (29 al.1 LAFAM) qui régit justement la situation de l'enfant dont les parents sont salariés. Comme c'est la disposition de l'article 12 al.1 LAFA (29 al.1 LAFAM) qui s'oppose à l'octroi des allocations litigieuses au recourant et que la règle de l'article 11 al.3 LAFA (28 al.3 LAFAM) n'est pas appli- cable, la question de la compensation entre les deux sortes d'allocations en concurrence ne se pose pas. 4. Il suit des considérants qui précèdent que le refus opposé au recourant par l'intimé n'est pas critiquable, ce qui conduit au rejet du recours. Il est statué sans frais, la procédure étant gratuite selon la pratique du Tribunal administratif (v. aussi art.85 al.2 litt.a LAVS par renvoi de l'art.45 LAFAM). Vu le sort de la cause, il n'y a pas lieu à allocation de dépens (art.48 LPJA a contrario). Par ces motifs, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 1. Rejette le recours. 2. Dit qu'il n'est pas perçu de frais de justice ni alloué de dépens. Neuchâtel, le 10 février 1998

A. S., né en 1969, est marié et il a trois enfants nés

A. S., né en 1969, est marié et il a trois enfants nés en 1992 et 1995. Depuis le mois d'août 1996, il a bénéficié de prestations

en 1992 et 1995. Depuis le mois d'août 1996, il a bénéficié de prestations de l'assurance-invalidité dans le cadre de mesures d'ordre professionnel. de l'assurance-invalidité dans le cadre de mesures d'ordre professionnel. Il a ainsi suivi un cours d'agent technico-commercial durant lequel il a

Il a ainsi suivi un cours d'agent technico-commercial durant lequel il a perçu des indemnités journalières de l'AI. Depuis le 1er octobre 1997 et

perçu des indemnités journalières de l'AI. Depuis le 1er octobre 1997 et jusqu'au 30 septembre 1998, l'intéressé est engagé comme agent commercial

jusqu'au 30 septembre 1998, l'intéressé est engagé comme agent commercial en formation par l'entreprise D. SA au Locle. Il occupe son

en formation par l'entreprise D. SA au Locle. Il occupe son poste à raison de 60 % d'un horaire normal et perçoit un salaire mensuel

poste à raison de 60 % d'un horaire normal et perçoit un salaire mensuel de 1'500 francs, tout en continuant à bénéficier d'indemnités journalières

de 1'500 francs, tout en continuant à bénéficier d'indemnités journalières versées par l'assurance sociale en vertu d'une décision de l'office de

versées par l'assurance sociale en vertu d'une décision de l'office de l'assurance-invalidité du 5 novembre 1997. l'assurance-invalidité du 5 novembre 1997. S. a déposé une demande d'allocations familiales auprès de la Caisse A. Dans sa décision du 20 novembre 1997, notifiée à l'employeur, la Caisse A. a refusé le versement de toute allocation pour enfant au motif que l'intéressé bénéficie d'indemnités journalières de l'AI et que celles-ci comprennent déjà de telles prestations.

S. a déposé une demande d'allocations familiales auprès de la Caisse A. Dans sa décision du 20 novembre 1997, notifiée à l'employeur, la Caisse A. a refusé le versement de toute allocation pour enfant au motif que l'intéressé bénéficie d'indemnités journalières de l'AI et que celles-ci comprennent déjà de telles prestations. B. Le 2 décembre 1997, S. défère ce prononcé au Tribunal

B. Le 2 décembre 1997, S. défère ce prononcé au Tribunal administratif en demandant, sous suite de dépens, l'annulation de la déci-

administratif en demandant, sous suite de dépens, l'annulation de la déci- sion attaquée et la reconnaissance de son droit aux pleines allocations

sion attaquée et la reconnaissance de son droit aux pleines allocations pour ses trois enfants depuis le 1er octobre 1997, subsidiairement le ren-

pour ses trois enfants depuis le 1er octobre 1997, subsidiairement le ren- voi de la cause à la caisse intimée. Il fait valoir en résumé qu'il est

voi de la cause à la caisse intimée. Il fait valoir en résumé qu'il est partie à un contrat de travail, qu'il perçoit un salaire et que, dès lors,

partie à un contrat de travail, qu'il perçoit un salaire et que, dès lors, il n'y a pas lieu de tenir compte des allocations versées par l'assurance-

il n'y a pas lieu de tenir compte des allocations versées par l'assurance- invalidité dans son cas. Le recourant relève par ailleurs que le versement

invalidité dans son cas. Le recourant relève par ailleurs que le versement d'allocations pour enfant en sa faveur ne heurterait pas le principe de

d'allocations pour enfant en sa faveur ne heurterait pas le principe de non-cumul de telles prestations posé par la loi. non-cumul de telles prestations posé par la loi. C. Dans ses observations sur le recours, la Caisse A. s'en remet

C. Dans ses observations sur le recours, la Caisse A. s'en remet à dire de justice.

à dire de justice. Les moyens des parties seront repris en tant que besoin dans les

Les moyens des parties seront repris en tant que besoin dans les considérants en droit ci-dessous. considérants en droit ci-dessous. C O N S I D E R A N T

C O N S I D E R A N T en droit

en droit 1. Interjeté dans les formes et délai prévus par la loi sur les

1. Interjeté dans les formes et délai prévus par la loi sur les allocations familiales du 25 juin 1986 (LAFA) en vigueur jusqu'au 31 dé-

allocations familiales du 25 juin 1986 (LAFA) en vigueur jusqu'au 31 dé- cembre 1997, le présent recours, qui concerne un litige né sous l'ancien

cembre 1997, le présent recours, qui concerne un litige né sous l'ancien droit, est recevable. droit, est recevable. 2. a) Selon l'article 10 LAFA, le droit aux allocations familiales

2. a) Selon l'article 10 LAFA, le droit aux allocations familiales prend naissance et fin avec le droit au salaire, sous réserve des excep-

prend naissance et fin avec le droit au salaire, sous réserve des excep- tions prévues à l'article 11. Selon cette dernière disposition, les per-

tions prévues à l'article 11. Selon cette dernière disposition, les per- sonnes qui ne sont pas ou plus salariées, pour des raisons indépendantes

sonnes qui ne sont pas ou plus salariées, pour des raisons indépendantes de leur volonté et sans faute de leur part (invalidité, maladie, chômage,

de leur volonté et sans faute de leur part (invalidité, maladie, chômage, service militaire) et qui n'exercent pas d'activité indépendante, peuvent

service militaire) et qui n'exercent pas d'activité indépendante, peuvent faire valoir un droit aux allocations familiales pour les enfants qu'elles

faire valoir un droit aux allocations familiales pour les enfants qu'elles ont à charge (al.2). Toutefois, il sera tenu compte des allocations ver-

ont à charge (al.2). Toutefois, il sera tenu compte des allocations ver- sées en vertu d'autres dispositions légales auxquelles les salariés sont

sées en vertu d'autres dispositions légales auxquelles les salariés sont obligatoirement soumis (al.3). obligatoirement soumis (al.3). Ces dispositions ont été reprises telles quelles dans la loi sur

Ces dispositions ont été reprises telles quelles dans la loi sur les allocations familiales et de maternité du 24 mars 1997 (LAFAM), entrée

les allocations familiales et de maternité du 24 mars 1997 (LAFAM), entrée en vigueur le 1er janvier 1998 (art.27, 28 al.1 à 3). en vigueur le 1er janvier 1998 (art.27, 28 al.1 à 3). Le Tribunal administratif a eu l'occasion de préciser le sens et

Le Tribunal administratif a eu l'occasion de préciser le sens et la portée exacts de l'article 11 al.3 LAFA. Cette disposition a principa-

la portée exacts de l'article 11 al.3 LAFA. Cette disposition a principa- lement pour but d'éviter qu'un ayant droit perçoive de pleines prestations

lement pour but d'éviter qu'un ayant droit perçoive de pleines prestations fondées sur la loi sur les allocations familiales, alors qu'il bénéficie

fondées sur la loi sur les allocations familiales, alors qu'il bénéficie déjà d'allocations semblables en vertu d'une autre assurance sociale à

déjà d'allocations semblables en vertu d'une autre assurance sociale à laquelle il émarge obligatoirement. Dans ce cas, un cumul de prestations

laquelle il émarge obligatoirement. Dans ce cas, un cumul de prestations de même nature pourrait se produire si une compensation n'était pas ef-

de même nature pourrait se produire si une compensation n'était pas ef- fectuée, ce que prévoit justement l'article 11 al.3 LAFA (RJN 1990, p.247

fectuée, ce que prévoit justement l'article 11 al.3 LAFA (RJN 1990, p.247 cons.4). cons.4). Les indemnités journalières AI sont payées sous forme d'indemni-

Les indemnités journalières AI sont payées sous forme d'indemni- tés pour personne seule, d'indemnités de ménage, d'indemnités pour enfant,

tés pour personne seule, d'indemnités de ménage, d'indemnités pour enfant, d'indemnités pour assistance et d'indemnités pour exploitation, les dis-

d'indemnités pour assistance et d'indemnités pour exploitation, les dis- positions de la LAPG étant applicables en ce qui concerne les conditions

positions de la LAPG étant applicables en ce qui concerne les conditions du droit aux diverses sortes d'allocations (art.23 LAI; 21 RAI; 4 ss

du droit aux diverses sortes d'allocations (art.23 LAI; 21 RAI; 4 ss LAPG).

LAPG). Selon la jurisprudence du Tribunal administratif précitée, celui

Selon la jurisprudence du Tribunal administratif précitée, celui qui touche des indemnités journalières de l'AI - lesquelles comprennent

qui touche des indemnités journalières de l'AI - lesquelles comprennent des indemnités pour enfant - n'a droit aux allocations familiales que dans

des indemnités pour enfant - n'a droit aux allocations familiales que dans la mesure où le montant de celles-ci n'est pas couvert par celui qui lui

la mesure où le montant de celles-ci n'est pas couvert par celui qui lui est alloué au titre d'indemnité pour enfant dans le cadre de l'indemnité

est alloué au titre d'indemnité pour enfant dans le cadre de l'indemnité journalière AI (RJN 1990, p.248; ATA non publiés du 31.01.1997 dans la

journalière AI (RJN 1990, p.248; ATA non publiés du 31.01.1997 dans la cause Câbles de Cortaillod SA c/ CINA. et du 22.09.1993 dans la cause S. cause Câbles de Cortaillod SA c/ CINA. et du 22.09.1993 dans la cause S. c/ CCNC). c/ CCNC). b) Selon la jurisprudence précitée, est déterminant tout d'abord

b) Selon la jurisprudence précitée, est déterminant tout d'abord le point de savoir si l'intéressé est encore au bénéfice d'un contrat de

le point de savoir si l'intéressé est encore au bénéfice d'un contrat de travail. Si tel est le cas, son droit aux allocations familiales résulte

travail. Si tel est le cas, son droit aux allocations familiales résulte soit directement de l'article 10 LAFA (27 LAFAM) s'il continue de perce-

soit directement de l'article 10 LAFA (27 LAFAM) s'il continue de perce- voir un salaire, soit de l'article 11 al.1 LAFA (28 al.1 LAFAM) s'il ne

voir un salaire, soit de l'article 11 al.1 LAFA (28 al.1 LAFAM) s'il ne reçoit plus de salaire, avec la restriction prévue par cette dernière dis-

reçoit plus de salaire, avec la restriction prévue par cette dernière dis- position (empêchement de travailler imputable à faute). Si, en revanche,

position (empêchement de travailler imputable à faute). Si, en revanche, l'intéressé n'est plus lié à un employeur par un contrat de travail, son

l'intéressé n'est plus lié à un employeur par un contrat de travail, son cas relève de l'article 11 al.2 et 3 LAFA (28 al.2 et 3 LAFAM). cas relève de l'article 11 al.2 et 3 LAFA (28 al.2 et 3 LAFAM). c) En l'espèce, il est constant que le recourant est au bénéfice

c) En l'espèce, il est constant que le recourant est au bénéfice d'un contrat de travail et que, néanmoins, il reçoit des indemnités jour-

d'un contrat de travail et que, néanmoins, il reçoit des indemnités jour- nalières de l'assurance-invalidité, lesquelles comprennent des indemnités

nalières de l'assurance-invalidité, lesquelles comprennent des indemnités pour enfant. Son cas ne tombe dès lors pas sous le coup des dispositions

pour enfant. Son cas ne tombe dès lors pas sous le coup des dispositions de l'article 11 al.2 et 3 LAFA (28 al.2 et 3 LAFAM). C'est dès lors à tort

de l'article 11 al.2 et 3 LAFA (28 al.2 et 3 LAFAM). C'est dès lors à tort que dans la décision attaquée la Caisse A. s'est référée à la jurispru-

que dans la décision attaquée la Caisse A. s'est référée à la jurispru- dence précitée du Tribunal administratif rendue dans des cas où ces dispo-

dence précitée du Tribunal administratif rendue dans des cas où ces dispo- sitions étaient applicables. sitions étaient applicables. 3. a) Cela étant, si le droit aux allocations familiales est, en

3. a) Cela étant, si le droit aux allocations familiales est, en règle générale, directement lié au droit au salaire (art.10 LAFA; 27

règle générale, directement lié au droit au salaire (art.10 LAFA; 27 LAFAM), sous réserve des exceptions à ce principe prévues par l'article 11

LAFAM), sous réserve des exceptions à ce principe prévues par l'article 11 al.2 et 3 LAFA (respectivement 28 al.2 et 3 LAFAM), la loi ne dispose pas

al.2 et 3 LAFA (respectivement 28 al.2 et 3 LAFAM), la loi ne dispose pas moins que tout enfant de père et de mère salariés donne droit au paiement

moins que tout enfant de père et de mère salariés donne droit au paiement d'une seule allocation qui ne peut être cumulée avec d'autres allocations

d'une seule allocation qui ne peut être cumulée avec d'autres allocations légales versées en faveur du même enfant (art.12 al.1 LAFA; 29 al.1

légales versées en faveur du même enfant (art.12 al.1 LAFA; 29 al.1 LAFAM). Cette dernière règle constitue une restriction générale du droit

LAFAM). Cette dernière règle constitue une restriction générale du droit aux allocations familiales ainsi que le souligne la systématique des notes

aux allocations familiales ainsi que le souligne la systématique des notes marginales introduites par la nouvelle loi aux articles 27 à 29 de la

marginales introduites par la nouvelle loi aux articles 27 à 29 de la LAFAM (v. aussi RJN 1996, p.235, 1995, p.228).

LAFAM (v. aussi RJN 1996, p.235, 1995, p.228). b) En l'espèce, le cumul interdit par la loi serait bel et bien

b) En l'espèce, le cumul interdit par la loi serait bel et bien réalisé si le recourant était mis au bénéfice d'allocations familiales,

réalisé si le recourant était mis au bénéfice d'allocations familiales, quand bien même - ainsi que le relève l'intimée - le droit régissant

quand bien même - ainsi que le relève l'intimée - le droit régissant l'assurance-invalidité prévoit dans certains cas la réduction des indemni-

l'assurance-invalidité prévoit dans certains cas la réduction des indemni- tés journalières. Ainsi en est-il par exemple si - comme en la cause -

tés journalières. Ainsi en est-il par exemple si - comme en la cause - l'assuré exerce une activité lucrative pendant sa réadaptation. En pareil

l'assuré exerce une activité lucrative pendant sa réadaptation. En pareil cas, l'indemnité journalière, y compris le supplément de réadaptation, est

cas, l'indemnité journalière, y compris le supplément de réadaptation, est réduite dans la mesure où, ajoutée au revenu de cette activité, elle dé-

réduite dans la mesure où, ajoutée au revenu de cette activité, elle dé- passe le gain qui a servi de base au calcul de l'indemnité journalière

passe le gain qui a servi de base au calcul de l'indemnité journalière (art.21 al.3 1re phrase RAI). Par revenu au sens de cette disposition, il

(art.21 al.3 1re phrase RAI). Par revenu au sens de cette disposition, il faut entendre le salaire déterminant selon l'article 5 LAVS (RCC 1966,

faut entendre le salaire déterminant selon l'article 5 LAVS (RCC 1966, p.50; Valterio, Droit et pratique de l'assurance-invalidité, les presta-

p.50; Valterio, Droit et pratique de l'assurance-invalidité, les presta- tions, no 2a, p.193). Or, les allocations pour enfant litigieuses ne sont

tions, no 2a, p.193). Or, les allocations pour enfant litigieuses ne sont pas comprises dans ce salaire (art.5 al.4 LAVS; 6 al.2 litt.f RAVS). C'est

pas comprises dans ce salaire (art.5 al.4 LAVS; 6 al.2 litt.f RAVS). C'est donc dire qu'en cas de versement au recourant des allocations qu'il pré-

donc dire qu'en cas de versement au recourant des allocations qu'il pré- tend, l'indemnité journalière de l'assurance-invalidité ne serait pas ré-

tend, l'indemnité journalière de l'assurance-invalidité ne serait pas ré- duite pour ce motif et que, dès lors, il cumulerait des prestations en

duite pour ce motif et que, dès lors, il cumulerait des prestations en violation des disposition précitées de la loi sur les allocations fami-

violation des disposition précitées de la loi sur les allocations fami- liales. C'est en vain que le recourant soutient qu'un tel cumul serait

liales. C'est en vain que le recourant soutient qu'un tel cumul serait admissible parce qu'il aurait son origine dans un contrat de travail. En

admissible parce qu'il aurait son origine dans un contrat de travail. En effet, c'est bien cette hypothèse qu'envisage l'article 12 al.1 LAFA (29

effet, c'est bien cette hypothèse qu'envisage l'article 12 al.1 LAFA (29 al.1 LAFAM) qui régit justement la situation de l'enfant dont les parents

al.1 LAFAM) qui régit justement la situation de l'enfant dont les parents sont salariés. sont salariés. Comme c'est la disposition de l'article 12 al.1 LAFA (29 al.1

Comme c'est la disposition de l'article 12 al.1 LAFA (29 al.1 LAFAM) qui s'oppose à l'octroi des allocations litigieuses au recourant et

LAFAM) qui s'oppose à l'octroi des allocations litigieuses au recourant et que la règle de l'article 11 al.3 LAFA (28 al.3 LAFAM) n'est pas appli-

que la règle de l'article 11 al.3 LAFA (28 al.3 LAFAM) n'est pas appli- cable, la question de la compensation entre les deux sortes d'allocations

cable, la question de la compensation entre les deux sortes d'allocations en concurrence ne se pose pas. en concurrence ne se pose pas. 4. Il suit des considérants qui précèdent que le refus opposé au

4. Il suit des considérants qui précèdent que le refus opposé au recourant par l'intimé n'est pas critiquable, ce qui conduit au rejet du

recourant par l'intimé n'est pas critiquable, ce qui conduit au rejet du recours. Il est statué sans frais, la procédure étant gratuite selon la

recours. Il est statué sans frais, la procédure étant gratuite selon la pratique du Tribunal administratif (v. aussi art.85 al.2 litt.a LAVS par

pratique du Tribunal administratif (v. aussi art.85 al.2 litt.a LAVS par renvoi de l'art.45 LAFAM). Vu le sort de la cause, il n'y a pas lieu à

renvoi de l'art.45 LAFAM). Vu le sort de la cause, il n'y a pas lieu à allocation de dépens (art.48 LPJA a contrario). allocation de dépens (art.48 LPJA a contrario). Par ces motifs,

Par ces motifs, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF

LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 1. Rejette le recours.

1. Rejette le recours. 2. Dit qu'il n'est pas perçu de frais de justice ni alloué de dépens.

2. Dit qu'il n'est pas perçu de frais de justice ni alloué de dépens. Neuchâtel, le 10 février 1998

Neuchâtel, le 10 février 1998