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Le thorium est plus fréquent dans le monde que l'uranium, et si l'Inde dispose de grands gisements de thorium de haute valeur, ses gisements d'uranium ont une valeur relativement moindre. L'Inde fait partie des rares pays qui mènent des recherches systématiques sur les diverses options en matière de cycle de combustible nucléaire. Ces alternatives comprennent aussi des cycles basés sur l'uranium naturel et sur le thorium.
En ce qui concerne le cycle à uranium naturel, l'Inde a déjà développé un réacteur à eau lourde sous pression (PHWR, pressurised heavy water reactor) pour lequel on a également utilisé des cycles de combustible basés sur le thorium, ce réacteur ne s'étant toutefois pas révélé idéal pour ce type de combustible. Le nouveau réacteur AHWR tient compte d'une particularité du cycle du thorium, à savoir la possibilité d'un taux de combustion relativement faible (20'000 MW-jours/t). L'AHWR est un réacteur refroidi par circulation naturelle avec canaux de combustible. La circulation naturelle garantit l'évacuation de la chaleur résiduelle depuis l'arrêt jusqu'à l'exploitation du réacteur à pleine puissance, et il a été renoncé à des pompes de refroidissement du réacteur. Les chercheurs indiens ont ainsi mis au point une conception présentant des caractéristiques de sûreté remarquables et aussi des propriétés économiques favorables.
Ces chercheurs sont persuadés que la construction d'un AHWR, qui est projetée, ainsi que la réussite de son exploitation, leur vaudront une reconnaissance internationale.
Source
H.K./C.P. d'après BARC Newsletter d'avril 1999