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2'602 patients ont pris part à la National Polyp Studie (NPS). Ces personnes avaient subi une coloscopie suivie d'une résection de polypes et d'adénomes dans 7 centres américains entre 1980 et 1990.
Les adénomes sont une sorte de polypes présentant un risque de développer un cancer de l'intestin. Plus l'adénome est grand, plus l'apparition du cancer est probable. Ils sont donc en général prélevés lors d'une coloscopie de dépistage précoce. Les chercheurs voulaient maintenant savoir si leur résection permet de réduire le taux de mortalité du cancer de l'intestin.
Les scientifiques ont déterminé, grâce au registre américain des cancers, le nombre de cas mortels de cancer de l'intestin et ont comparé ces données avec celles de la population globale. La période d'observation était chez certains patients de 23 années, pour la majorité de presque 16 années.
Après en moyenne 16 ans, 1'246 des 2'602 participants étaient décédés, dont 12 d'un cancer de l'intestin (carcinome colorectal).
D'après les calculs précédents des chercheurs, 25.4 cas mortels étaient pourtant attendus. D'autres calculs ont montré que la résection des polypes et des adénomes avait permis de réduire le risque de mourir du cancer de l'intestin de 53%.
Selon les chercheurs, les résultats de cette étude consolident ce qui était dit jusqu'à présent, c'est-à-dire que la résection des adénomes lors d'une coloscopie réduit distinctement le risque de développer un cancer de l'intestin ainsi que celui d'en mourir.
Les deux méthodes d'examen les plus importantes pour le dépistage précoce du cancer de l'intestin sont le test du "sang dans les selles" ainsi que la coloscopie. La ligue suisse contre le cancer recommande d'effectuer régulièrement une coloscopie dès l'âge de 50 ans. S'il existe un risque dans la famille pour cette maladie, les coûts de la coloscopie sont pris en charge par l'assurance de base.
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