Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07212.jsonl.gz/76

Le Conseil fédéral n’a pu se décider à introduire la taxe sur le CO2, quand bien même les objectifs de réduction des émissions ne seront pas atteints dans les délais prévus. Il temporise en procédant à une procédure de consultation sur plusieurs variantes.
La variante que la loi exigerait gêne le gouvernement. Une augmentation du prix de l’essence de 15 à 30 centimes par litre provoquerait une diminution de la consommation, notamment en décourageant le «tourisme des pompes à essence» que pratiquent les automobilistes des pays voisins. La caisse fédérale y perdrait de 400 à 600 millions de francs annuellement.
Ce dilemme illustre une nouvelle fois le fait que l’Etat ne peut à la fois combattre des phénomènes indésirables et tirer profit de ces mêmes phénomènes. Il prétend limiter l’usage du tabac, de l’alcool, des agents énergétiques fossiles en taxant ces produits, mais renâcle à poursuivre efficacement ces objectifs dès lors qu’il lui en coûte.
Indépendant, différent, réformiste du 31 octobre 1963 au 24 juin 2021
Indépendant, différent, réformiste depuis 1963