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Le Japon renonce à sortir du nucléaire
En mars 2014 déjà, les ministres du cabinet japonais s’étaient prononcés en faveur de la partie du projet du nouveau plan énergétique relative à l’énergie nucléaire. Le ministère japonais de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (Meti) avait publié le projet de ce plan en février 2014, élaboré par la commission gouvernementale stratégique du Japon en décembre 2013.
Il s’agit pour le Japon du quatrième «Basic Energy Plan». Les documents précédents étaient entrés en vigueur respectivement en 2003, 2007 et 2010. L’approbation du cabinet de M. Abe constitue une volte-face par rapport aux projets de sortie du nucléaire de son prédécesseur, Yoshihiko Noda. Le premier projet présenté par celui-ci en septembre 2012 visait en effet une sortie progressive du nucléaire. Mi-décembre 2012, le Parti libéral-démocrate (LDP) de M. Abe (LDP), avait cependant remporté les élections parlementaires et formé une coalition avec le parti New Komeito. M. Abe avait indiqué au moment de la prise de fonction des parlementaires que le Japon ne renoncerait pas à l’énergie nucléaire, volonté qu’il avait consignée dans le «Basic Energy Plan».
Comme les précédents, ce plan énergétique fait référence au rôle central joué par la sécurité d’approvisionnement électrique du pays qui ne possède aucune ressource combustible fossile en quantité significative. Le document de 78 pages présente l’énergie nucléaire comme une composante importante du mix énergétique japonais. La sécurité nucléaire est au cœur du développement de la technologie. En outre, le plan prévoit un renforcement de la prévention des accidents. Une fois que l’autorité de sûreté nucléaire japonaise (NRA) aura terminé les contrôles de sécurité des centrales, celles-ci seront redémarrées. Les énergies renouvelables conservent leur place dans le plan énergétique et doivent être développées dans la mesure où cela est judicieux.