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Alors que depuis Noël l’Europe grelotte et que des records de froid sont battus en plusieurs régions, la presse a encore pris prétexte de la tempête Bella (et des autres) pour incriminer le réchauffement climatique. À tort, une fois encore.
Par exemple sur CNews, une chaîne peu réputée pour plonger dans l’angoisse des thèses alarmistes, on lit pourtant:
« Le réchauffement de la surface des océans, liée au réchauffement climatique, devrait mener à une intensification de la puissance des ouragans (mais pas à leur fréquence, qui reste plutôt aléatoire), selon les experts climatiques. »
Le média ajoute:
« C’est pour cela que l’on constate des tempêtes de plus en plus dévastatrices et puissantes, comme la tempête Eta qui a frappé violemment l’Amérique centrale et le sud des États-Unis il y a quelques jours. »
Cette affirmation est contredite sur le site tameteo.com:
« Selon les statistiques, il n’y a pas eu d’augmentation significative du nombre de tempête au cours des 60 dernières années. Il n’est ainsi pas possible d’affirmer à ce jour que la hausse des températures favorise leur risque de survenance. D’autant que ce phénomène, caractérisé par une variabilité naturelle importante, rend les données difficiles à interpréter. Aucune tendance ne peut donc être établie sur l’évolution du phénomène. »
D’ailleurs ce n’est pas possible. Car le réchauffement étant plus marqué aux pôles, et moins aux tropiques, la plus faible différence de températures diminue l’intensité des tempêtes et ouragans.
C’est basique. Richard Linzen, climatologue de référence, le dit dans un document qui mérite la lecture:
« Chaque prévisionniste en ligne sait que des événements extrêmes se produisent presque tous les jours. La tentation actuelle d’attribuer ces événements qui se produisent normalement au changement climatique est manifestement malhonnête. Roger Pielke Jr., professeur à l’Université du Colorado à Boulder, a écrit un livre détaillant le fait qu’il n'y a pas de tendance à la hausse dans pratiquement tous les événements extrêmes (y compris les tornades, les ouragans, les sécheresses, les inondations, etc.), certains diminuant en fait.
Même le GIEC reconnaît qu’il n’y a aucune base pour attribuer de tels événements au changement climatique anthropique. La situation en ce qui concerne les températures extrêmes contredit en fait non seulement les observations, mais la théorie météorologique de base. »
La raison est la suivante:
« … dans un climat plus chaud, on s’attend à ce que le réchauffement soit plus important aux pôles qu’à l’équateur, donc la différence entre les tropiques et les hautes latitudes diminuera. »
Et donc les tempêtes et ouragans ne seront pas plus intenses, au contraire, puisque l’intensité de la perturbation dépend de la différence des températures.
Contrairement à e que les médias véhiculent, le réchauffement ne produira pas de tempêtes et ouragans extrêmes.
Mais, et Irma, et Katrina, me direz-vous?
Irma a bénéficié de conditions météorologiques extrêmement favorables. Il a pu prendre toute sa puissance sans aucun cisaillement. Katrina a été un ouragan majeur, comme d’autres depuis des décennies et des siècles. C’est documenté.
Et l’augmentation des inondations et des submersions? Peu ont à voir avec le réchauffement, qui ne fournit pas autant de pluies que prévu par la théorie, comme en attestent les périodes de sécheresse plus fréquentes en Europe de l’ouest depuis quelques décades. L’urbanisation inadaptée aux épisodes de pluies intenses doit être le plus souvent recherchée dans les drames qui se répètent.
Et la catastrophe de la Vésubie? Les épisodes extrêmes sont connus de longue date. Aujourd’hui on les scrute davantage avec des moyens techniques inégalés, il est donc difficile de faire des comparaisons valables avec le passé. Pour que ces vallées se creusent elles ont dû connaître des phénomènes encore plus violents. C’est l’érosion naturelle. Mais on n’a pas d’enregistrement des données.
Alors pourquoi lit-on qu’il n’y a jamais eu autant de tempêtes?
Depuis 40 ans et l’observation satellitaire, on les voit plus, on comptabilise davantage les tempêtes tropicales de faible intensité par rapport aux ouragans. Et puis, il y a des cycles, des périodes, qui font la variation naturelle dont l’ampleur nous est encore mal connue.
La prochaine fois que vous lirez, dans un média, que telle ou telle tempête un peu forte est la conséquence du réchauffement (forcément anthropique selon la thèse dominante), n’angoissez plus, riez même de bon cœur de cette blague, allez faire un tour en avion à Prague et téléphonez à Greta: vous saurez que c’est une fake news.
Fiche du site climato-realiste.fr, clic pour agrandir:
Huit jours de nuages vus par la Nasa, juillet 2005, avec un typhon sur la Chine: