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Critique
Le film commence un peu à la Resnais, avec un plan interminable sur un joggeur vu de dos courant sur les chemins enneigés de Central Park. Sa course se termine par un effondrement: crise cardiaque. Mort d'un scientifique qui professait qu'il n'y a plus de vie après la vie. L'image fugitive et floue d'un bébé venant au monde apparaît.
Anna, la veuve (Nicole Kidman, émouvante), met du temps à se remettre: dix ans après, elle se décide à refaire sa vie. Encouragée par sa mère (Lauren Bacall, encore pleine d'énergie à 81 ans), elle s'apprête à épouser Joseph (Danny Huston). Tout serait pour le mieux - richesse, luxe, confort - si ne surgissait pas un énigmatique garçon de 10 ans (Cameron Bright), qui prétend être le défunt mari et dissuader Anna de son projet. Interrogé par un proche, il révèle la connaissance de détails très intimes.
Décidément, les films sur les morts-vivants, la réincarnation et autres sont à la mode. Quand bien même Jonathan Glazer affirme que son deuxième long métrage est une fable sur un étranger bouleversant le quotidien d'une noble cour, trouble une princesse isolée et propose un amour impossible. Le scénario de Jean-Claude Carrière présente plusieurs invraisemblances et le film est lourd et oppressant.
Daniel Grivel