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Etude sur mandat de la SRG SSR
Si les votations avaient eu lieu dès la mi-janvier 2021, l'initiative Oui à l'interdiction de se dissimuler le visage ainsi que la loi sur les services d'identification électronique et l'accord de libre-échange avec l'Indonésie auraient été acceptés. La participation au vote aurait été en moyenne de 45 %.
Vous trouverez ci-après un état des lieux dressé environ sept semaines avant le jour du scrutin. Il ne s’agit pas d’un pronostic, mais de la situation en vigueur au début des principales campagnes.
Toute désignation, dans ce document, de personne, de statut ou de fonction s’entend indifféremment au féminin et au masculin.
Toutes les indications valent avec une probabilité de 95 % et une marge d’imprécision de ±2.8 points de pourcentage. La campagne de votation ne fait que commencer et l’opinion à se former, faits dont il est prouvé qu’ils peuvent influencer le rapport des Oui et des Non lors des votations populaires. A cela s’ajoutent des effets dus à la mobilisation, encore inconnue, déclenchée par les campagnes.
Le positionnement théorique des constats de l’enquête fait appel à la démarche du gfs.bern en matière de disposition.
Vous pouvez télécharger ici la présentation Powerpoint des résultats.
Intentions de voter Oui actuellement majoritaires
Si la votation sur l’initiative « Oui à l’interdiction de se dissimuler le visage » avait eu lieu dès le 18 janvier 2021, 56 % des électeurs inscrits fermement décidés à participer auraient certainement ou plutôt voté en sa faveur, et 40 % auraient voté contre.
Pour le 7 mars 2021, 55 % des personnes mobilisées partent d’une acceptation de l’initiative, et 42 % de son refus. La part de Oui est estimée en moyenne à 51 %.
Stade avancé de formation de l'opinion
Dès cette phase précoce de la campagne de votation, 69 % manifestent déjà des intentions de vote fermes alors que 4 % seulement se disent encore indécis. En outre, les décisions de vote s’appuient sur un solide argumentaire.
Un stade aussi avancé de formation de l’opinion réduit la marge de manœuvre des changements.
Le schéma conflictuel provisoire est conditionné par une polarisation gauche/droite claire.
Le schéma conflictuel relatif à cette initiative populaire sur l’interdiction de se dissimuler le visage est marqué par une très nette polarisation gauche/droite, sachant que la ligne de fracture traverse le terrain du PVL. Les personnes désireuses de participer situées sur celui du PS ainsi que les Verts sont clairement contre l’interdiction de se dissimuler le visage; tous les autres groupes d’électeurs dont notamment les Indépendants sont pour dans la situation de départ.
La confiance inspirée par le gouvernement s’avère également pertinente: Qui fait confiance au Conseil fédéral et au Parlement est de justesse contre l’interdiction de se dissimuler le visage, qui se méfie du gouvernement est clairement pour.
Concernant les majorités de Oui dans toute la Suisse, l’approbation est plus faible en Suisse germanophone qu’en Suisse francophone ou en Suisse Italophone, et plus forte dans les régions rurales que dans les agglomérations.
En outre, l’âge et le niveau d’éducation caractérisent de façon déterminante les intentions précoces de vote. Les personnes de moins de 40 ans désireuses de participer sont en majorité contre l’interdiction de se dissimuler le visage, celles plus âgées sont pour. Les personnes désireuses de participer détentrices d’un niveau d’éducation réduit ou moyen sont clairement pour l’interdiction de se dissimuler le visage; celles détenant un niveau d’éducation élevé aussi, mais seulement de justesse.
Par ailleurs, les Suisses de l’étranger manifestent nettement plus de soutien au projet que les électeurs inscrits résidant en Suisse.
Argumentaire
Les deux camps disposent de messages capables de réunir la majorité, mais les initiateurs parviennent toutefois mieux à convaincre dans la situation de départ.
Ils marquent nettement des points avec l’argument de l’égalité des droits (76 % plutôt/entièrement d’accord). L’argument de la sécurité séduit près des deux-tiers des personnes désireuses de participer. Et 59 % considèrent que la burqa ou le niqab dégradent les femmes parce que selon eux elles s’y sentent enfermées au lieu de pouvoir vivre librement au sein de notre société.
La partie adverse convainc avec l’argument qu’une interdiction de se dissimuler le visage conduirait les femmes concernées à ne plus pouvoir participer à la vie publique
(59 % plutôt/entièrement d’accord).
57 % remettent en question la pression exercée par le problème vu qu’en Suisse les femmes entièrement voilées sont extrêmement rares et qu’il s’agit selon eux de touristes la plupart du temps. En outre, 54 % trouvent qu’une interdiction de se camoufler le visage dans des situations spéciales suffit.
L’analyse de l’effet des arguments confirme le tableau d’une opinion parvenue à un stade de formation avancé (degré de déclaration: 58 %). L’argument le plus efficace en faveur de l’initiative est l’argument sécuritaire des initiateurs. Aussi avec l’argument de l’égalité de droits, ils promeuvent un Oui de façon déterminante.
Toutefois, le deuxième plus important argument actuellement provient de la partie adverse: Le risque que les femmes voilées soient exclues de la vie publique en raison de l’interdiction. En outre promeut un Non l’opinion selon laquelle une interdiction de se camoufler le visage suffirait pour assurer la sécurité.
Tendance dans la formation de l'opinion
Sans connaissance de la dynamique sous-tendant la formation de l’opinion, il faut laisser ouverte l’issue de la votation du 7 mars 2021.
Les intentions de vote et les attitudes envers les arguments parlent, en situation de départ, pour une acceptation de l’initiative Oui à l’interdiction de se dissimuler le visage. La position des élites politiques et la règle générale de formation de l’opinion sur une initiative parlent plutôt contre.
Le soutien précoce est en majorité cristallisé mais pas partout selon la même ampleur.
L’approbation des milieux ne faisant pas confiance au gouvernement et des électeurs inscrits proches de l’UDC devrait se maintenir. Le soutien du projet sur le terrain du PLR, du centre et du PVL ainsi que chez les Indépendants est moins assuré. C’est sur ce terrain que la décision tombera.
La campagne de votation vient juste de prendre réellement de la vitesse, ce qui associé aux conflits élite/base existants sur les terrains du PLR et du PVL devrait faire bouger les choses dans la formation de l’opinion. Si pendant la suite de la campagne de votation la partie adverse prend le dessus, la part de Non augmentera.
Intentions de vote actuelles de justesse en faveur du Oui
Une majorité ténue, soit 52 % des personnes désireuses de participer, va certainement ou plutôt voter en faveur des services d’identification électronique.
La partie adverse arriverait actuellement à 37 % Les personnes jusqu’à présent mobilisées partent plutôt d’une acceptation du projet de justesse.
Stade peu avancé de formation de l'opinion
Plus de la moitié des personnes ayant l’intention de participer ne se sont pas encore arrêtées sur un choix certain, 11 % sont encore irrésolues.
Par conséquent, la formation de l’opinion se trouve encore à un stade faiblement à moyennement avancé.
Le schéma du conflit: Critique en provenance des deux pôles
Actuellement, les partisans du PLR, du PVL et du centre voteraient en majorité pour ce projet. La critique du projet en provenance des rangs de l’UDC et des Indépendants est plus vive et proche de la moyenne des électeurs inscrits. A la différence de la situation chez les Verts et le PS, la base du parti UDC et les Indépendants sont une majorité minime à soutenir le projet. Au centre gauche le soutien n’est certes pas majoritaire mais une majorité relative s’exprime en faveur du projet jusqu’à présent. Une alliance de gauche et de droite incluant les Indépendants, contre la position prise par les autorités, n’en reste pas moins concevable.
Le jugement porté sur la confiance envers le gouvernement pourrait être pertinent car cette dernière a souffert ces derniers mois, selon le monitoring de la Covid par la RTS, dans le contexte de la pandémie. Dans le contexte de la votation, c’est moins nettement le cas. Plus de la moitié des personnes jusqu’à présent mobilisés manifestent encore leur confiance au gouvernement.
Les citoyens hommes et femmes qui font confiance au gouvernement penchent plus clairement pour le Oui. Pour qu’il y ait vote de protestation, il faudrait que la part de personnes méfiantes parmi celles désireuses de participer augmente encore nettement.
Les hommes, les personnes arrivées à l’âge de la retraite et les électeurs italophones inscrits jusqu’à présent mobilisés penchaient plus fortement, à la mi-janvier, en faveur du Oui au service d’identification électronique.
En outre, la part d’approbateurs tend également à augmenter avec le revenu du foyer.
La Suisse romande joue un rôle intéressant dans la poursuite de l’évolution vu qu’un cinquième de son électorat est encore irrésolu. En outre il est possible que ces prochaines semaines le fossé se creuse entre d’une part les jeunes et les moins jeunes car les premiers voient les services d’identification électronique d’un œil plus critique que les seconds, et d’autre part entre les hommes et les femmes.
Argumentaire
Le camp des Oui peut argumenter avec succès d’un côté quant à la vitesse de la mise en œuvre si l’État et le secteur privé coopèrent, et de l’autre avec le contrôle par l’État pour assurer la protection des données.
En outre, ce camp convainc une majorité relativement serrée lorsqu’il exige, dans le contexte de la Covid, qu’il faut accélérer les choses en matière d’échange électronique des données. Cet argument précis s’avère le plus important jusqu’à présent lorsqu’on calcule, sur la base d’une analyse de régression statistique, l’influence de l’argumentaire sur les intentions de vote manifestées. L’analyse ne permet cependant d’expliquer que juste la moitié des intentions de vote.
De son propre côté, le camp des Non dispose d’un argument très bien étayé: Ils sont 82 % à refuser que la mise en place d’une identification électronique soit confiée au secteur privé. 60 % adhèrent pleinement à cet argument. Bien que bénéficiant du plus puissant soutien, cet argument est pourtant celui qui agit le moins efficacement jusqu’à présent sur la formation de l’opinion.
L’argument le plus efficace en faveur du Non est la crainte que des multinationales tirent possiblement profit de ces données sensibles. 55 % se rangent pleinement à cet argument. 68 % voient un potentiel d’abus si des entreprises privées administrent l’usage de l’identification électronique.
Tendance dans la formation de l'opinion
Avec l’approfondissement du conflit sur le contenu, la formation de l’opinion devrait glisser un peu hors du périmètre de la numérisation dans le contexte de la Covid vers celui de la répartition annoncée des rôles entre le secteur privé et l’État. Une polarisation est ainsi imaginable, car à l’utilité ponctuellement souhaitée dans le contexte pandémique est opposé un éventuel dommage dû à l’usage des données par le secteur privé. Sur ce point, aussi bien l’environnement de l’UDC que de la gauche présentent des potentiels en faveur du Non. L’avance de justesse en faveur du Oui suffira-t-elle dans ce scénario de polarisation?
Il est difficile d’en juger: Un supplément d’émotionnel face aux mesures prises par l’État est également pensable dans ce climat d’opinion marqué par la crise sanitaire. Dans ce cas seraient alors mobilisées des personnes supplémentaires qui regardent fondamentalement d’un œil plus critiques les propositions des autorités. Le camp des autorités a toutefois plutôt des atouts auprès des citoyens qui décident au jour le jour lorsqu’il argue de l’utilité rapide de cette solution. Si cette interprétation s’impose, la part de Oui dans la campagne principale peut encore s’accroître avec un tel scénario.
Intentions de vote actuelles de justesse en faveur du Oui
A la mi-janvier, l’accord de partenariat économique avec l’Indonésie aurait bénéficié d’une infime majorité de Oui: Selon une enquête tendance RTS, 51 % des personnes désireuses de participer sont plutôt ou certainement pour et 36 % de l’électorat se range dans le camp du Non.
61 % des personnes désireuses de participer partent d’une acceptation le 7 mars 2021, un tiers seulement d’un refus. La part de Oui est estimée en moyenne à 53 %.
L'opinion tarde à se former
Pratiquement encore aucune opinion ne s’est formée. En effet, 13 % – ce qui est beaucoup – des électeurs inscrits ayant l’intention ferme de voter sont encore indécis et seule une minorité a manifesté des intentions de vote résolues: Ils sont 40 % à vouloir voter «certainement» pour ou contre le projet.
Cela correspond à un stade encore peu mûr de formation de l’opinion, d’où la possibilité de décalages importants pendant la campagne de votation.
Le schéma conflictuel provisoire a un cachet plutôt politique
Il est très clair que les intentions de vote précoces ont un cachet politique car les Verts et les personnes proches du PS désireuses de participer auraient refusé cet accord de libre-échange en compagnie des Indépendants. Les sympathisants de tous les autres partis disent Oui. C’est plus nettement le cas chez ceux du PLR que chez ceux du PVL, du centre ou de l’UDC. De la sorte, les électorats des différents partis campent en majorité sur la position de leur parti respectif et il ne se dessine pas de conflits élite/base.
Des voix modérément critiques s’élèvent, accompagnées de majorités de Non relatives, dans les rangs des personnes désireuses de participer détenant un niveau d’éducation réduit ainsi qu’en Suisse francophone.
Les avis précoces sont divisés chez les électeurs inscrits provenant de foyers à revenus plutôt modestes et de milieux méfiants envers le gouvernement.
Au-delà des groupes précités, l’accord de libre-échange avec l’Indonésie rencontre de l’approbation même si cette dernière n’est parfois manifestée qu’avec réserve.
Comme le tableau d’opinion dans son ensemble, le schéma conflictuel est (pour l’instant) peu accentué et l’on note de fortes parts d’indécis chez les jeunes, les femmes, en Suisse italophone, dans les petites et moyennes agglomérations, chez les Verts, chez les Suisses de l’étranger ainsi que dans les foyers à revenus modestes.
Argumentaire
Sur le plan des arguments, le camp du Oui a le dessus car non seulement ses arguments convainquent de solides majorités mais ils sont également les plus efficaces pour une décision de vote.
Approximativement les deux-tiers voient des avantages concurrentiels pour la Suisse car cet accord de libre échange fait disparaître de coûteux droits de douane et d’autres obstacles au commerce. Le meilleur accès à un grand marché preneur encore peu exploité jusqu’à présent par l’économie suisse, cela a de quoi séduire et constitue le motif le plus efficace d’un Oui. En outre, 63 % trouvent que l’accord de libre échange constitue un progrès: vu que seule l’huile de palme produite de manière durable bénéficie d’allégements commerciaux, cet accord profite à l’environnement et contribue au développement durable de l’Indonésie.
Les arguments Contre réveillent des souvenirs des votations de novembre.
Un pourcentage élevé de personnes (83 %) reconnaissent que l’écologie et les droits de l’homme doivent enfin peser plus dans la collaboration avec d’autres pays. Elles sont 63 % à soutenir l’argument que l’huile de palme est aujourd’hui extrêmement bon marché et qu’elle repousse de plus en plus les huiles locales. 56 % reconnaissent par ailleurs que l’effet réduit de l’accord sur l’économie suisse ne justifie pas les dommages infligés par la production d’huile de palme. Cet argument est l’argument Contre le plus puissant selon l’analyse des effets.
La congruence plutôt faible constatée entre l’attitude des électeurs inscrits envers le projet d’une part et envers les différents arguments d’autre part (pourcentage de déclaration: 38 %) souligne la fragilité du tableau d’opinions rencontré.
Les avantages de l’accord commercial sont acceptés et promeuvent un Oui au projet. La question cruciale reste cependant de savoir si ces avantages pour la Suisse justifient les dommages occasionnés en Indonésie par la production d’huile de palme.
Tendance dans la formation de l'opinion
La décision sur l’accord de libre-échange avec l’Indonésie ne présente que de faibles prédispositions, ce que montrent la part réduite de personnes fermement décidées, le grand nombre d’indécis et le fragile rapport de majorité. Dans cette votation, la campagne qui la précèdera jouera un rôle phare. Trois scénarios sont fondamentalement envisageables quant à l’évolution future de l’opinion sur ce projet. Deux suggèrent un Oui, le troisième un Non.
Premièrement, la formation de l’opinion pourrait s’adapter unilatéralement à la position des autorités. Deuxièmement le projet pourrait plus fortement polariser, ce qui accroîtrait les parts de Oui et de Non au fil de la campagne de votation. En raison de la prédisposition positive, le projet serait accepté dans ces deux cas.
Troisièmement, une polarisation unilatérale en direction du Non pourrait se déclencher si l’argumentaire de la partie adverse prenait le dessus. Vu la longueur d’avance réduite que détient le camp des Oui, une inversion des rapports de majorité serait pensable.
Les avantages de cet accord commercial pour l’économie suisse sont indéniables et ils caractérisent la formation précoce de l’opinion. Toutefois, la critique envers l’accord de libre échange est relativement répandue car il règne un climat sensibilisé aux droits de l’Homme et aux thèmes environnementaux. Le critère décisif sera celui-ci: les avantages économiques de l’accord de libre échange continueront-ils de dominer le débat ou celle-ci va-t-il bientôt basculer en direction de l’éthique et de la protection de l’environnement liée à l’extraction de l’huile de palme?
Intention moyenne de participer aux votations du 7 mars 2021
Avant le confinement de février, l’année 2020 a donné d’abord une participation d’abord inférieure à la moyenne, puis nettement supérieure à la moyenne en septembre, et une participation moyenne de 47 % le 29 novembre 2020. La mobilisation jusqu’à présent moyenne (45 %) pour le 7 mars 2021 détient encore un potentiel de mobilisation supérieur à la moyenne ou au moins légèrement supérieur à la moyenne.
La combinaison thématique hétérogène de ces trois projets parle pour une hausse tardive de la participation, comparable à celle de septembre 2020. Cette hétérogénéité fait que plusieurs groupes spécifiques sont sensibilisés et qu’ils pourraient être mobilisés.
Profil des personnes désireuses de participer
Pour l’instant, les données suggèrent encore un cas normal de participation, sans mobilisation de protestation ou mobilisation supplémentaire: Les personnes aisées, les hommes et les moins jeunes sont plus fortement mobilisés. Actuellement, les personnes qui font confiance au gouvernement sont elles aussi beaucoup plus enclines à participer que celles qui s’en méfient.
En Suisse germanophone, la mobilisation (47 %) est déjà un peu plus élevée qu’en Suisse francophone (38 %) ou en Suisse italophone (43 %). La mobilisation à ce stade précoce est politiquement plus équilibrée que lors des votations dans un passé récent. C’est en particulier l’électorat des partis de gauche qui souvent avait été très mobilisé depuis le début. Si cette mobilisation demeure, les trois projets ont de meilleures chances d’être acceptés car la gauche est la seule à combattre aussi bien l’initiative que les deux projets des autorités.
Première session de l’enquête Trend SRG-SSR sur les votations du 7 mars 2021, réalisée par l’Institut de recherche gfs.bern entre le 11 et le 24 janvier 2021 auprès de 9067 titulaires du droit de vote. La plage d’erreur statistique est donc de +/- 2.8 pour cent.
La partie téléphonique de l’enquête présente a été réalisée par le Service d’enquête gfs, l’institut de recherche gfs.bern est en charge de l’évaluation et de l’analyse des données.
Le sondage suit la procédure RDD/Dual Frame, via les réseaux fixe et mobile. Dans le cadre du mandat SSR, le sondage téléphonique des électeurs est complété par un sondage en ligne depuis l’automne 2018, afin de renforcer la taille d’échantillonnage en Suisse romande et au Tessin. La partie en ligne a été réalisée sous forme de sondage opt-in (sondage participatif) via les portails en ligne de SRG SSR Médias.
Pour pouvoir émettre des affirmations par régions linguistiques, nous avons tenu compte plus que proportionnellement des minorités linguistiques au cours de l’enquête CATI. Les proportions ont été rectifiées pour pouvoir émettre des affirmations au niveau national.
Nous ne pouvons émettre aucune affirmation sur la majorité des cantons vu que le nombre de personnes interrogées ne suffit pas pour effectuer des analyses assurées au niveau cantonal.
Vous trouverez ici plus d’informations sur la théorie et la méthode des sondages SRG Trend.
Rapport technique succinct
Commettant : Conférence CR de la SRG SSR
Corpus de base : Titulaires du droit de vote domiciliés en Suisse
Origine des adresses CATI : Plan d’échantillonnage Gabler/Häder pour RDD/dual-frame; corrigé par liste Swiss Interview
Origine des adresses en ligne : Sondage opt-in via les portails Internet de SRG SSR
Relevé des données : par téléphone, assisté par ordinateur (CATI) et en ligne
Nature de l’échantillonnage CATI : randomisé/par régions linguistiques; méthode de la date de naissance dans le foyer selon régions linguistiques
Nature de l’échantillonnage en ligne : Sondage de participation ouvert
Période d’enquête : 11 – 24 janvier 2021
Jour médian de l’enquête : 18 janvier 2021
Taille des échantillons : minimum 1200, réel9067 (Cati: 1206, Online: 7861), n DCH: 7794, n FCH: 422, n ICH: 851
Erreur d’échantillonnage : ± 2.8 points de pourcentage d’une valeur de 50% (et probabilité de 95%)
Particularités des quotas CATI : sexe/âge interverrouillés
Particularités des quotas en ligne : –
Pondération selon : Pondération dual-frame, langue, lieu de résidence, affinité avec un parti, recall, participation
Durée de l’enquête moyenne CATI : 14.8 minutes (écart-type : 4.0 minutes)
Publication : 29. janvier 2021, 6h00