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La Suisse recule au 13e rang cette année dans l'indice du WEF sur l'écart entre les hommes et les femmes. Les efforts actuels dans le monde sont «trop lents» pour diminuer le décalage qui s'est étendu pendant la pandémie, selon le rapport publié mercredi à Genève.
La Suisse perd trois rangs par rapport à 2021 dans l'évaluation du Forum économique mondial (WEF), malgré des améliorations sur les questions de santé. En revanche, la situation se détériore encore sur la participation professionnelle et les opportunités économiques, l'éducation ou encore, plus rare, l'émancipation politique.
Le pays se trouve parmi les 20 premiers pour toutes les composantes de la participation politique, que ce soit au Parlement ou au gouvernement. Il est 13e sur celle-ci.
La Suisse est aussi toujours première sur le taux d'alphabétisation, l'accès à l'éducation supérieure ou le ratio à la naissance.
Les perturbations liées à la pandémie freinent les avancées. Parmi environ 150 pays, seuls 20% ont réussi à réduire le décalage d'au moins 1%.
L'Islande reste le pays le plus égalitaire, le seul à avoir diminué de plus de 90% l'écart. Il devance la Finlande et la Norvège.
En un an, la participation et les opportunités économiques ont augmenté de 1,6 %. Surtout en raison des avancées des femmes dans des rôles professionnels et techniques et de la diminution de l'écart des revenus.
Même si les inégalités entre hommes et femmes dans la population active ont encore avancé en raison de la pandémie, la parité parmi celle-ci s'établit à 62,9%, part la plus basse observée depuis le lancement de l'indice.
L'accès des femmes aux postes de direction s'améliore toutefois, mais l'augmentation reste malgré tout petite. Cette situation n'est en revanche pas observée sur ceux liés aux technologies, à l'agriculture, à l'énergie, à l'approvisionnement, à la fabrication et aux infrastructures.
Parmi les autres composantes, celle de la santé a pu s'appuyer sur une petite amélioration. Au contraire de l'éducation qui recule, alors que le pouvoir politique stagne de son côté.
Le WEF a lancé une initiative pour tenter d'accompagner les gouvernements et les entreprises dans la diminution de l'écart sur toutes ces questions. Au total, ce dispositif est appliqué par 12 Etats. (ats/jch)
Hannah est une fillette de huit ans originaire des Etats-Unis. Chaque jour, sa mère publie des vidéos d'elle sur Instagram et Youtube, dans lesquelles Hannah goûte de nouveaux aliments. Soit elle fait la grimace et ses yeux se remplissent de larmes, soit elle sourit avec délectation. Il y a rarement un entre-deux. La raison de ces réactions extrêmes: Hannah souffre d'un trouble alimentaire évitant-restrictif (ARFID).