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Si le PLR Genevois était encore libéral ou radical, il défendrait sa vision d'un hyper-développement économique en ayant la cohérence d'assumer le développement urbain qui va avec les taux records d'imposition des entreprises de RFFA... mais le PLR est devenu seulement conservateur et il ne défend plus que les intérêts étriqués et contradictoires des propriétaires de villa d'une part et des actionnaires d'autre part. Ses incohérences créent chaque année des milliers de pendulaires supplémentaires qui saturent les infrastructures de notre agglomération.
Si le PLR Genevois était encore libéral ou radical, il n'aurait jamais voté l'attribution d'un 14ième mois de salaire aux seuls haut-fonctionnaires résidant dans le canton de Genève. S'il était encore libéral ou radical, il se moquerait des lieux de résidence et n'accorderait de l'importance qu'aux compétences, au travail et aux réalisation. S'il était encore libéral ou radical, il ne jugerait les individus qu'à leur mérite et pas à leur nationalité ou à leur adresse. Mais le PLR Genevois est devenu seulement conservateur et ne renâcle plus à former des coalitions avec les populistes qui jugent les gens à leurs origines ou leur accent.
Si le PLR Genevois était encore libéral ou radical, il aurait défendu la libre concurrence entre les entreprises et n'aurait jamais soutenu avec autant d'ardeur des statuts spéciaux pour les seules multinationales, leur donnant un avantage concurrentiel sur les entreprises locales. Mais le PLR est devenu seulement un parti conservateur qui cache derrière l'euphémisme "accord cadre" une série de privilèges pour ceux qui en ont déjà.
Si le PLR Genevois était encore libéral ou radical, il aurait l'honnêteté de défendre l'application pleine et entière des accords de libre circulation par la Suisse en général et par Genève en particulier au lieu de se contenter de défendre leur pérennisation lors des votations, et leur violation au quotidien par le canton de Genève. Mais le PLR est devenu un simple parti conservateur qui défend l'idée que la Suisse pourrait sans cesse obtenir des avantages sans jamais concéder de contrepartie à ses partenaires.
Si le PLR Genevois était encore libéral ou radical, il ne défendrait pas non plus les forfaits fiscaux mais défendrait l'idée que chacun doit être traité avec égalité pour une concurrence pure et parfaite. Mais le PLR est devenu un simple parti conservateur qui défend l'intérêt des quelques uns.
Si le PLR Genevois était encore libéral ou radical, il défendrait l'idée que le marché détermine avec efficacité l'affectation des espaces à construire. Il laisserait le marché œuvrer seul à la conversion des zones de villas en zones à bâtir des logements collectifs. Ce n'est pas la moindre des ironies de voir le PLR défendre des règles contraignantes d'urbanisme qui interdisent la construction d'immeubles. Mais le PLR est devenu un simple parti conservateur qui ne défend plus que les intérêts de quelques privilégiés.
Si le PLR Genevois était encore libéral ou radical, il défendrait la liberté du lieu d'enseignement pour les Genevois contraints à l'exil par la pénurie de logements, mais le PLR est devenu un simple parti conservateur et défend l'idée que les Genevois vivant en dehors du canton seraient devenus des citoyens et contribuables de seconde zone.
Bref, le PLR a perdu tous ses repères, ses valeurs et son identité. Il défend le conservatisme dans un monde qui change inexorablement et de plus en plus vite.
Que le PLR genevois se rassure... il y a encore plus déboussolé que lui : la droite à St Julien est tellement perdue qu'elle fait liste commune avec le Parti Socialiste et soutient la candidature d'une ancienne candidate PS aux législatives et aux sénatoriales !?!?!?