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Depuis mars 2019, des plaques de rue roses ont commencé à apparaître dans les rues de Genève, apposées juste en dessous des plaques bleues habituelles. Quelles sont ces plaques qui portent les noms des femmes qui ont influencé Genève et marqué la ville internationale ?
À l’heure actuelle, seulement 7% des rues de Genève portent le nom de femmes, ce à quoi répond le projet 100 Elles. Afin d’apporter de la visibilité aux femmes dans l’histoire et dans l’espace public, le mouvement rebaptise temporairement les rues de Genève, dans le but de rendre hommage aux femmes qui ont apporté des contributions historiques à la ville et au canton de Genève. Toutes répondent aux critères requis pour qu’une rue genevoise porte leur nom.
A gauche : Marie-Thérèse Maurette à l'Ecolint vers 1929. / A droite : La plaque de rue roses en son honneur à Genève. (© Suzy1919 — Travail personnel, CC BY-SA 4.0)
Parmi les 100 femmes incluses dans ce projet, deux sont intimement liées à l’Ecolint.
- Marie-Thérèse Maurette (directrice générale de l’Ecolint de 1929 à 1950) a laissé une empreinte importante sur l’école, en proposant des idées novatrices comme le bilinguisme et la mixité à l’Ecolint dès les années 1930. C’est aussi elle qui a insisté pour que les cours d’histoire internationale et de culture soient inclus dans le programme d’études.
- Jeanne Hersch a enseigné à l’Ecolint pendant 23 ans (de 1933 à 1956), avant d’être nommée professeure de philosophie à l’Université de Genève, devenant ainsi la première femme à obtenir un tel poste dans cette université.
A gauche : Jeanne Hersch à la première Société des Nations des Etudiants en 1953. / A droite : La plaque de rue en son honneur à Genève. (© Suzy1919 — Travail personnel, CC BY-SA 4.0)