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«En Suisse, 38% de la population résidente permanente de quinze ans ou plus était issue de la migration en 2020 (2 766 000 personnes)», explique l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans un dossier publié mardi. Ce nombre reste malgré tout stable année après année, ainsi «par rapport à 2019, cela représente une augmentation de 0,3 point de pourcentage».
Passé le simple constat, il est intéressant de se pencher sur quelques graphiques qui permettent de situer cette population parmi le reste des Suisses, et plus particulièrement sur le marché de l'emploi.
Avant de se plonger dans le rapport entre les Suisses et les étrangers d'origine sur le front du travail, voyons comment la population de plus de quinze ans issue de l'immigration se répartit en Suisse. L'OFS note que la plus grande proportion, soit 36%, a la nationalité Suisse. Viennent ensuite les nationalités italienne (10%) et allemande (10%). Voici les dix nationalités les plus représentées:
Parmi la population issue de la migration, on peut encore noter que:
On peut encore noter des différences quant à l'origine de ces première et deuxième générations:
Maintenant que les bases sont posées, voici comment se répartissent les étrangers, en Suisse, dans l'économie.
L’intégration de la population issue de la migration sur le marché du travail est un des aspects étudiés par l'OFS dans son rapport. Cette population occupe, en 2020, une place particulière – et souvent moins favorable – en comparaison avec le reste de la population. Par exemple en ce qui concerne les horaires de travail dits «atypiques»:
Un autre point notable dans les dossiers de l'OFS est celui du rapport entre études et emploi. Ainsi, la première génération est plus touchée par la surqualification en comparaison aux gens non issus de la migration, mais aussi par rapport à la deuxième génération. Le graphe suivant montre le taux de salariés issus d'une formation tertiaire, mais qui exercent une profession ne requérant pas un tel niveau de formation:
Autre élément notable de ce rapport, les gens issus de la migration, quelle que soit leur génération, sont victimes d'un taux de chômage qui s’élève à plus du double du reste de la population (7% contre un peu moins de 3%). Cela s'illustre par ce graphe:
La proportion de gens qui occupent une fonction dirigeante est légèrement plus faible parmi la première génération (32%) que parmi la population non issue de la migration (35%), mais comparable à celui de la deuxième génération ou plus (33%), comme le montre cette image:
«[Bien qu’]au centre de ces analyses, le statut migratoire ne peut en aucun cas être considéré comme le seul facteur explicatif des différences relevées entre ces groupes», explique l'OFS. Quels seraient donc les autres éléments qui pourraient avoir un impact? «D’autres variables telles que l’âge et le niveau de formation peuvent également expliquer ces différences», précise l'OFS. (jah)
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