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En 1928
Le château de Zwingen est mentionné pour la première fois dans un acte de 1312, époque à laquelle il appartenait à la famille de Ramstein, sous la suzeraineté des évêques de Bâle. A l'extinction de cette maison, dans la seconde moitié du XlVe siècle, le château fit retour à l'évêché, après un long procès. Dès cette époque et jusqu'à la Révolution française, il fut habité par les baillis du prince. Ces baillis, dont la série fut inaugurée par Veltin de Neuenstein, étaient choisis tantôt dans les familles nobles, tantôt dans les familles bourgeoises de la principauté. Vendu après la Révolution, il passa par plusieurs mains, et fut acheté en 1913 par la papeterie de Zwingen, qui en est le propriétaire actuel.
Le château se composait, au temps des baillis, de deux groupes de bâtiments formant deux îles juxtaposées et baignées par les eaux de la Birse, qui étaient amenées dans des canaux artificiels servant de fossés au château. Ces bâtiments étaient reliés l'un à l'autre et avec l'extérieur par trois ponts: l'un donnait sur la route de la vallée, le second faisait la liaison entre les deux îles, et le troisième, un pont-levis, assurait les communications avec le village.
Le groupe principal se composait de plusieurs constructions entourant une cour centrale: c'était d'abord le corps du château proprement dit, de forme triangulaire arrondie, d'une épaisseur de murs invraisemblable, dominé au centre par un donjon à toit conique (ce groupe existe encore actuellement); ensuite, à l'opposé, la chapelle de St-Oswald, encore debout mais désaffectée, puis l'ensemble des communs, écuries, granges, remises, logis divers maintenant disparus.
L'autre groupe formait le bourg avancé, "la Vorbourg" ; il contenait les Jardins et était défendu par la forte tour carrée et crénelée que l'on aperçoit de la route, et qui est flanquée de deux bâtiments menaçant ruine aujourd'hui. La tour porte, sculptées dans du grès rouge, les armoiries des Ramstein. Le dernier prince de la famille des Rink de Baldenstein fit apposer les siennes au-dessus de la porte d'entrée du château, l'année même de son élection au siège épiscopal (1743).
Bibliographie