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Un train à vapeur traverse un paysage tandis que, en voix off, un narrateur se présente comme la Mort et expose sa philosophie. Dans un wagon, une mère accompagne sa fille Liesel (Sophie Nélisse) et son fils pour les confier à une famille d'accueil: il ne fait pas bon être communiste sous le IIIe Reich. Le garçon meurt subitement et est enterré à côté de la voie ferrée; la fillette arrive donc seule auprès de la famille Hubermann, Rosa (Emily Watson), plutôt rugueuse, et Hans (Geoffrey Rush), plus chaleureux. Liesl, qui ne sait pas lire, est la risée de ses condisciples, mais Rudy Steiner (Nico Liersch), gentil blondinet, la prend sous son aile. La vie est dure avec le rationnement, un père chômeur et en prime Max (Ben Schnetzer),un jeune Juif que l'on cache dans la cave. La fillette découvre les joies de la lecture et «emprunte» des livres de la bibliothèque du bourgmestre, lorsqu'elle va apporter le linge repassé par sa mère.
Inutile de résumer le scénario d'un méli-mélo kitsch, sans surprises et très convenu. C'est un peu «Heidi chez les nazis», lesquels, quelques brutalités mises à part, ne paraissent pas si méchants que ça, et les enfants sont si mignons dans leurs uniformes de la Hitler Jugend... La musique de John Williams est sirupeuse à souhait, et si la distribution est prestigieuse, il est exaspérant d'entendre les acteurs émailler leurs propos de Saumensch et parler anglais avec un accent allemand caricatural. Une superproduction de Babelsberg, mais aussi un supernavet.
Daniel Grivel
|Nom||Notes|
|Daniel Grivel||7|