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Huit individus armés et masqués avaient participé au braquage le 18 février 2013 (archives).
KEYSTONE/AP/YVES LOGGHE(sda-ats)
Le parquet a réclamé vendredi des peines de huit ans de prison à l'encontre de six des prévenus dans l'affaire du vol de diamants à l'aéroport de Bruxelles en 2013. Le butin, d'environ 38 millions d'euros, avait été dérobé dans un avion d'Helvetic Airways.
La procureure a requis huit ans de prison contre ceux qu'elle considère comme les auteurs du braquage, notamment le Français Marc Bertoldi, le principal prévenu, absent au procès. Elle a aussi requis des peines allant de un à cinq ans de prison, avec sursis éventuel, à l'encontre d'autres prévenus, qui ont soit apporté une aide essentielle aux braqueurs, soit recelé les diamants volés.
La magistrate a également requis la suspension du prononcé de la condamnation à l'égard d'une prévenue qui a, selon elle, joué un rôle minime et qui n'a aucun antécédent judiciaire.
Le 18 février 2013, un impressionnant braquage avait été commis à l'aéroport de Bruxelles par huit individus armés et masqués. Ils avaient pénétré sur le tarmac et s'étaient approchés d'un avion de Helvetic Airways qui transportait un chargement de diamants, collecté par la société Brink's.
Condamnations à Genève
Les braqueurs s'étaient emparés de 121 colis contenant diamants, lingots d'or et pierres précieuses d'une valeur de 37,9 millions d'euros. Seule une partie du butin avait été retrouvée. Des diamants pour un montant d'environ cinq millions d'euros (sept millions de francs) avaient été découverts dans la cave d'une villa de Champel, à Genève.
Le propriétaire de la villa, un promoteur immobilier proche de Marc Bertoldi, avait été condamné en novembre 2016 à Genève à deux ans de prison avec sursis. Le Tribunal correctionnel de Genève avait aussi condamné à 180 jours-amende avec sursis un avocat genevois poursuivi pour tentative d'entrave à l'action pénale. Elle avait en revanche acquitté au bénéfice du doute deux notables de l'immobilier qui ont eu la mauvaise idée d'acheter chacun un diamant au principal prévenu.
Marc Bertoldi avait de son côté avoué avoir reçu les diamants par un contact mais avait contesté être l'un des auteurs du braquage. Il est cependant absent à son procès, incarcéré pour une autre cause à Metz.
ATS