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La politique libérale-radicale se caractérise et est guidée par sa confiance dans les progrès induits par la recherche et l’innovation. La responsabilité individuelle et la liberté sont nos moteurs. Cela présuppose une ouverture à toutes les technologies, des marchés performants, ainsi que la concurrence des idées. Il convient de supprimer les incitations biaisées et les obstacles régulatoires. Des conditions-cadres appropriées doivent être créées pour que puisse se développer la responsabilité individuelle de chacun. En ce sens, les cantons et la Confédération, mais aussi les différents secteurs, ont le devoir de créer un tel environnement.
Les conséquences des actions individuelles ne sont pas toujours évidentes. Raison pour laquelle, il est nécessaire d’introduire des mesures de pilotage basées sur le principe du pollueur-payeur, qui permettent d’établir une vérité des coûts. Prises dans leur ensemble, ces mesures ne doivent pas augmenter les charges globales. En outre, des instruments de pilotage, tels que les valeurs limites de CO2, doivent être mis en œuvre à l’échelle internationale chaque fois que cela est possible. Ce n'est que si la responsabilité individuelle et les mesures incitatives n’ont aucun effet que des mesures plus fermes, telles que des restrictions de produits et de marchandises, deviennent nécessaires, tant au niveau national qu’international.
Quatre chapitres, de nombreuses mesures claires
Seule une économie forte peut mener à la prospérité et permettre la mise en place de mesures efficaces en faveur du climat et de l’environnement. Seul le progrès économique ouvre la voie à la recherche et à l’innovation, qui amènent de réelles solutions aux problèmes. Une telle politique environnementale libérale est une opportunité tant pour la société que pour la politique économique. Les interdits arbitraires sont, quant à eux, synonymes de blocage et n’ont pas leur place dans un monde libéral-radical. Les Suissesses et les Suisses ne veulent pas vivre dans un monde fait d’interdits ; ils veulent, au contraire, des solutions durables et efficaces, qui soient également proches de la population. La population veut des mesures ciblées et durables, c’est-à-dire écologiques, économiques et sociales. Ce n’est qu’ainsi qu’elles pourront être efficientes, finançables et acceptables. En tant que parti responsable, nous empoignons ce défi. Si nous n’entreprenons rien, nous courons tout droit vers un monde d’interdits.
Aujourd’hui, à Langenthal, la présidente du parti, Petra Gössi, le vice-président, Andrea Caroni, le conseiller national Benoît Genecand, ainsi que le conseiller aux Etats Damian Müller ont présenté la position du PLR en matière de politique environnementale et climatique, élaborée sur la base du sondage réalisé auprès de nos membres. Si nous avons choisi ce lieu, c’est parce que notre hôte, Hector Egger Holzbau, allie de façon exemplaire la durabilité, l’inventivité et l’entreprenariat. Il représente ainsi de nombreux entrepreneurs libéraux-radicaux, qui chaque jour apportent leur contribution à la protection du climat et de l’environnement et voient dans la politique environnementale une politique économique.
Un paquet de mesures pour la politique environnementale libérale-radicale
Les nombreuses mesures découlant des principes libéraux-radicaux – allant de la responsabilité individuelle, à des restrictions plus rigoureuses, en passant par des mesures de pilotage – sont réparties en quatre chapitres.
- La nature est à la base de la vie humaine. La biodiversité assure le bon fonctionnement de notre écosystème. Pour la préserver, des mesures doivent être prises en vue d’améliorer la qualité du sol, de l’air et de l’eau. Les incitations et réglementations biaisées en matière de production alimentaire doivent être supprimées. Des mesures doivent également être prises en vue de limiter le mitage et de protéger les cours d’eaux. Les paiements directs doivent, à l’avenir, être davantage axés sur des objectifs écologiques. La recherche et l’innovation pour une agriculture plus efficace doivent être renforcées. Si ces mesures n’aboutissent pas aux objectifs escomptés, une interdiction doit être introduite à titre de mesure subsidiaire pour certains pesticides particulièrement nocifs.
- L’habitat inclut non seulement le choix du bâtiment ou du système de chauffage, mais également la consommation d’énergie. Avec une part d'environ 27%, les bâtiments sont la deuxième cause d'émissions de CO2 en Suisse, après le trafic. Raison pour laquelle, malgré les mesures de réduction des émissions qui ont fait leurs preuves, le système actuel doit encore être amélioré. Par exemple, de meilleures conditions-cadres en matière de droit du bail pourraient accélérer la rénovation de bâtiments. Les instruments efficaces, tels que la taxe CO2 sur les combustibles, doivent être maintenus. Il en va de même pour les mesures incitatives englobées dans le programme de rénovation des bâtiments.
- La formation et le travail jouent un rôle crucial dans la protection du climat et de l’environnement. L’information est le moteur de la responsabilité individuelle. L'accent est mis à la fois sur les contributions personnelles et sur les performances de l'économie dans son ensemble. Ainsi, l’économie circulaire doit être accélérée en mettant fin au monopole étatique et en laissant une plus large place aux innovations. Le marché du travail doit faire preuve d’une plus grande flexibilité, notamment en termes de temps et de lieu de travail, afin que le trafic pendulaire soit réduit. Les conventions d’objectifs doivent être étendues en vue de supprimer les quotas de participation artificiels inclus dans la loi sur l’énergie et dans la loi sur le CO2.
- La mobilité, qu’elle soit routière, ferroviaire ou aérienne, est un élément de la liberté individuelle et l’expression de la prospérité. Elle représente une partie importante de la vie quotidienne. Avec une part d’environ 32 %, le transport constitue la principale cause d’émissions de CO2 en Suisse. Nous devons adapter nos habitudes en termes de transports et promouvoir une mobilité générant peu de CO2. Pour ce faire, l’installation de bornes de recharge dans les parkings publics et les immeubles d’habitation devrait, par exemple, être favorisée par un système incitatif. Pour que les voyageurs bénéficient d’une meilleure base de décision, les émissions de CO2 générées par le trafic aérien doivent être transparentes. Le principe du pollueur-payeur doit davantage être renforcé pour le trafic routier et ferroviaire. Une taxe incitative sur les carburants, essence et diesel, qui s’inscrive dans un concept global tenant compte des aspects régionaux et taxes existantes, s’avérerait efficace.
La balle est désormais dans le camp de nos délégués
Cette position est le résultat d’un intense processus interne, dans lequel ont été largement impliqués le groupe de travail, la commission spécialisée énergie et infrastructures, composée de membres de la CEATE et de la CTT, le comité directeur, ainsi que la Conférence des présidents de partis. S’en est dégagée une position largement soutenue, enrichie de solides principes et de mesures efficaces. La balle est désormais dans le camp des délégués qui, lors de leur Assemblée du 22 juin prochain, pourront se pencher sur chaque point pour ensuite prendre une décision. Nous avons mené cette discussion au sein du parti de manière ouverte, transparente et participative.
Notre position pour une politique environnementale et climatique libérale-radicale. Cette position sera soumise à l’Assemblée des délégués, le 22 juin prochain, où elle est encore susceptible d’être modifiée.
PLR.Les Libéraux-Radicaux. Avancer ensemble.