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Baar - Réunis à Baar (ZG), les délégués de l'UDC ont confirmé la ligne du parti en plébiscitant unanimement son initiative sur le renvoi des étrangers criminels. Ils ont dans la foulée balayé l'initiative du PS sur les impôts. Ces objets seront soumis au peuple le 28 novembre.
Les délégués sont en revanche restés sur leur faim pour les élections partielles au Conseil fédéral afin de remplacer Moritz Leuenberger et Hans-Rudolf Merz. Si le président de la formation Toni Brunner, a bien rappelé que l'UDC disposait de cinq personnalités prêtes à se porter candidates, il n'a révélé aucun nom.
Il s'est contenté de revendiquer un deuxième siège pour le premier parti de Suisse et a rappelé au passage l'initiative de l'UDC pour une élection du Conseil fédéral par le peuple. "On s'éviterait un an avant les élections fédérales ce théâtre des partis qui tentent de sauver leur siège au gouvernement alors que leurs résultats électoraux sont en recul", a-t-il lancé.
Contre-projet inefficace
Revenant à l'ordre du jour de l'assemblée, les participants ont plébiscité l'initiative pour le renvoi des étrangers criminels, par 415 voix contre 0. Ils ont rejeté tout aussi massivement le contre-projet par 416 voix contre 0.
Tous les intervenants ont souligné que seule l'initiative proposait une véritable solution pour le renvoi des étrangers délinquants. Ils ont concentré leurs attaques sur l'alternative du Parlement, qui ne vise pas, selon eux, à renvoyer les étrangers mais plutôt à miner l'initiative.
L'initiative de l'UDC réclame qu'un étranger condamné pour une liste de crimes graves soit automatiquement privé de son titre de séjour. Expulsé, l'intéressé ne pourrait revenir en Suisse pendant 5 à 15 ans, voire 20 ans en cas de récidive.
Impôts nuisibles
L'initiative socialiste "pour des impôts équitables" n'a pas eu plus de chance. Par 379 voix contre 1 et 5 abstentions, les délégués ont rejeté ce texte qui vise à freiner la concurrence fiscale entre les cantons.
Selon eux, cette proposition laisse planer la menace d'une hausse généralisée de la fiscalité. Elle "impose un corset fiscal aux cantons" et ne tient pas compte du fait que la concurrence fiscale profite à l'ensemble de la population et de l'économie.
ATS