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Pour les fondeurs, le jour J aux Championnats du monde de Planica est arrivé. Ce jeudi, la sprinteuse Nadine Fähndrich n'aura qu'un but: la médaille.
Il y a une année dans le frigo de Zhangjiakou, Nadine Fähndrich était inconsolable malgré une bonne cinquième place aux Jeux olympiques. Une médaille n'était pas absolument attendue, mais l'ambitieuse Lucernoise ne voulait pas se contenter d'une place en finale. C'était aussi le début de la «nouvelle» Nadine Fähndrich. «Les JO ont été une très bonne école de vie», souligne son entraîneur Ivan Hudac. «Elle est devenue plus forte à travers cette expérience.»
La fondeuse d'Eigenthal au pied du Pilate a fait un grand saut dans ses performances. Ainsi, elle a fêté trois victoires en Coupe du monde devenant ainsi la Suissesse la plus prolifique. Ce jeudi, elle fera partie du cercle des candidates aux médailles. «Si je suis franche: je serai déçu sans médaille.»
«La forme joue, la tête joue»
Elle a connu de bonnes expériences avec ce genre de prédiction. Aux Mondiaux à Oberstdorf en 2019, la situation était similaire. Fähndrich et Laurien van der Graaff constituaient la seule chance réaliste de médailles dans le sprint par équipes. Elles avaient également annoncé un objectif élevé qu'elles avaient réalisé avec l'argent. Je me mets moi-même une grande pression», souligne la Lucernoise. «C'est quelque chose de beau quand cela débouche sur de bons résultats.»
Fähndrich a affiné la dernière préparation à la maison à Allschwil (où son ami habite) et à Eigenthal dans de bonnes conditions. Elle a rejoint la Slovénie samedi. «La forme joue, la tête joue», est persuadé le coach Hudac. «Mais contrairement à d'autres sports, nous n'avons pas de comparaisons de temps et nous ne savons pas où se situe la concurrence.»
Hudac jouera à domicile à Planica. Le Slovaque vit avec l'ancienne médaillée olympique Petra Majdic et ses deux enfants depuis des années dans les environs de Ljubljana. Un petit avantage comme il dit. «Je connais tout sur le tracé. Si j'ai besoin de quelque chose, je peux appeler en tout temps quelqu'un.»
Cela l'aidera-t-il vraiment dans la lutte avec les meilleures Suédoises, qui avec les Norvégiennes et l'Américaine Jessie Diggins constitueront la plus forte opposition pour Fähndrich? La Lucernoise aura besoin de vivre un jour parfait, si elle veut devenir la deuxième Suissesse après Evi Kratzer (bronze sur 5 km en 1987) à décrocher une médaille dans une discipline individuelle.
Comme à Davos et à Val Müstair
«Je dois me concentrer sur moi», devise Fähndrich. Cela signifie ses forces dans la technique classique et profiter des montées. «En classique, je suis également très rapide dans l'aire d'arrivée.» Ce qu'elle ne veut pas: se faire inciter par des adversaires à une action précipitée. «Si j'essaye d'attaquer ou de contrer immédiatement une attaque, je commence à «bafouiller» et je ne retrouve plus mon pas», explique-t-elle.
Si tout marche bien, elle pourrait claquer une médaille à l'arrivée. Elle se sentait très nerveuse deux jours avant le sprint. Mais elle ne s'inquiétait pas. «Je pense aux situations où j'étais aussi nerveuse et qui ont bien fonctionné malgré tout. Cela me donne de la sûreté.»
Fähndrich pense aux Mondiaux d'il y a deux ans ou à Davos et Val Müstair cet hiver, lorsqu'elle était également sous pression. Les deux courses Coupe du monde à la maison, elle les a remportées, c'est pourquoi le podium est un objectif réaliste jeudi. La déception pour une cinquième place serait encore plus grande.
ck, ats