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L'ancienne secrétaire d'Etat américaine Madeleine Albright est morte mercredi à l'âge de 84 ans, a annoncé sa famille dans un communiqué, qui salue «une défenseure infatigable de la démocratie et des droits fondamentaux». Elle avait été la première femme à occuper ce poste au sein du gouvernement américain.
Madeleine Albright a contribué à «changer le cours de l'histoire. C'était une immigrée fuyant les persécutions», a rappelé le président Joe Biden dans un communiqué. «Et comme tant d'autres avant et après elle, elle était fièrement américaine. Pour rendre ce pays, qu'elle aimait, encore plus beau, elle a bravé les conventions, brisé les barrières, encore et toujours», a-t-il conclu.
Madeleine Albright était «une voix passionnée pour la liberté et la démocratie», a aussi salué Bill Clinton. Sa mort est «une perte immense pour le monde à un moment où nous avons le plus besoin des enseignements de sa vie», a-t-il souligné.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a tenu une minute de silence en la mémoire de celle qui fut aussi quatre ans ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies (1993-1997), où elle imprima sa marque, notamment lors de l'intervention de l'Otan au Kosovo. Au même moment, l'ambassadeur russe était un certain Sergueï Lavrov, depuis chef de la diplomatie russe et un très proche allié du président russe Vladimir Poutine. Madeleine Albright accusait ce dernier, il y a un mois jour pour jour, de commettre une «erreur historique» en se préparant à envahir l'Ukraine.
Née le 15 mai 1937 à Prague, Madeleine Albright est une réfugiée polyglotte, qui fuit d'abord le nazisme en se réfugiant à Londres en 1939 avec sa famille juive. Onze ans plus tard, ses proches, qui sont entre-temps retournés en Tchécoslovaquie, décident, lorsque les communistes y prennent le pouvoir, d'émigrer aux Etats-Unis, où des études brillantes permettront à Madeleine Albright d'accéder aux plus hautes marches du pouvoir.
En avril 2012, en lui décernant la «médaille présidentielle de la liberté», la plus haute décoration civile des Etats-Unis, Barack Obama avait salué son «courage et sa ténacité qui ont permis de ramener la paix dans les Balkans et ont ouvert la voie au progrès dans certains des lieux les plus instables au monde». (ats/sia)
Lors de cette manifestation commémorative initiée par plusieurs organisations civiles et intitulée «#YesWeCare» (en français «Oui, nous nous en soucions»), les participants ont exprimé leur soutien aux personnes touchées par les conséquences à long terme de la maladie et aux personnes particulièrement vulnérables.