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Quatre jours après le voyage à Tripoli du président de la Confédération, l'accord signé par M. Merz avec la Libye provoque l'«indignation» de Genève. De son côté, la commission de politique extérieure de la Chambre basse attend le retour des otages pour se prononcer.Ce contenu a été publié le 24 août 2009 - 14:16
Le président du gouvernement genevois David Hiler a déclaré lundi qu'il était à la fois «indigné» et «effaré par le caractère improvisé de l'accord passé avec la Libye».
L'accord signé jeudi par Hans-Rudolf Merz porte sur la création d'un tribunal arbitral à Londres pour statuer sur la seule détention en 2008 à Genève d'Hannibal Kadhafi et de son épouse, et non, comme l'avait demandé le Ministère des affaires étrangères, sur la légalité des sanctions contre les entreprises suisses en Libye.
«Il n'y avait aucune obligation de coupler des excuses avec un tribunal arbitral», a précisé M. Hiler. Cet accord international n'est pas conforme au droit cantonal suisse. Le conseiller d'Etat ne souhaite «pas de polémique» tant que les deux otages seront encore en Libye. Mais il du gouvernement fédéral, qui se réunit mercredi, qu'il fasse «preuve de maîtrise».
De son côté, le ministère de Hans-Rudolf Merz indique «rester en contact» avec la Libye, mais ne fournit aucune information sur le calendrier de la libération des otages.
Par ailleurs, après avoir auditionné Hans-Rudolf Merz, la Commission de politique extérieure (CPE) du Conseil national a annoncé lundi qu'elle ne prendrait position qu'après le retour des otages.
swissinfo.ch et les agences
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