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Quelle est la meilleure traduction de la Bible ?
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Pourquoi continuons-nous encore de traduire la Bible aujourd’hui ? Sur quels principes théologiques nous appuyons-nous? Examinons ensemble 7 raisons de traduire la Bible.
C’est une déclaration que l’on entend souvent dans le domaine de la traduction de la Bible. En 2003, le fondateur de Jeunesse en Mission, Loren Cunningham, a lancé l’initiative « End Bible Poverty Now » avec pour objectif de distribuer la Bible en langue maternelle dans chaque foyer.
Parler de « pauvreté biblique » et chercher à y mettre fin constitue un appel fort, qui favorise la mobilisation pour le ministère de la traduction. Cependant, cet objectif ne peut se suffire à lui-même sur le long terme ; il est nécessaire de l’ancrer dans des motivations plus profondes.
Une autre façon de souligner la nécessité de traduire la Bible est de mentionner le nombre de langues qui n’ont pas accès à la Bible entière. Ce chiffre est effectivement alarmant !
Au début du 20e siècle, William Cameron Townsend, le fondateur de Wycliffe, voulait traduire la Bible dans toutes les langues du monde. Il s’est alors interrogé : combien de langues existe-il, et combien de traducteurs et de traductrices seront nécessaires ? À cette époque, lui et ses collègues estimaient que plus de 2’000 langues avaient besoin d’une traduction de la Bible.
Au cours des dernières décennies, les recherches ont été approfondies et le nombre estimé de langues nécessitant une traduction a substantiellement augmenté. Traduire la Bible dans toutes les langues du monde est un objectif important, mais seulement si celui-ci s’inscrit dans une vision biblique, comme celle d’Apocalypse 7.9 « (…) C’étaient des hommes de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue. Ils se tenaient debout devant le trône et devant l’Agneau, habillés de robes blanches, des feuilles de palmiers à la main (…) ». Le ministère de la traduction de la Bible s’inscrit ainsi dans une perspective missionnaire visant à réunir tous les peuples du monde devant le trône de Dieu, comme le mentionne ce passage de l’Apocalypse.
Si tout le monde mérite une Bible, qui est responsable de la leur fournir ? Les traducteurs ? Les donateurs ? Vous et moi ? Non, nous ne devons à Dieu que de Lui obéir et d’aimer notre prochain comme Il nous le commande. Nous ne devons pas nous sentir coupables d’avoir la Parole dans notre propre langue alors que d’autres ne l’ont pas encore. En revanche, Dieu nous donne la responsabilité de répandre l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre (Actes 1.8 ) et le ministère de la traduction de la Bible fait partie de cette mission.
Les trois premières raisons évoquées ci-dessus se concentrent sur le besoin, sans rien dire de la nature-même de la Bible. Avant tout, la Bible est « inspirée de Dieu, utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit formé et équipé pour toute œuvre bonne » (2 Tim 3.16-17 ). La Bible est la Parole puissante et inspirée de Dieu et elle a une vocation bien particulière, voulue par Dieu. Voilà une plus belle motivation encore que de simplement répondre à un besoin !
Si nous traduisons la Bible, ce n’est pas pour que les gens aient un nouveau livre entre les mains, mais pour qu’ils puissent comprendre pleinement l’Évangile et accepter Jésus-Christ comme leur Sauveur et Seigneur.
Comme l’affirme le missionnaire Dave Hare, « La traduction de la Bible est nécessaire parce que les gens ne peuvent pas être sauvés s’ils ne comprennent pas l’Évangile. Et pour beaucoup, il est difficile de le comprendre si l’Évangile n’est pas communiqué dans la langue qui compte le plus pour eux . »
Il ne faut donc pas parler du manque d’accès à la Bible sans insister sur le besoin spirituel que cela représente. Reconnaissons l’importance du rôle des Écritures dans l’œuvre miraculeuse de la grâce et dans la foi en Jésus-Christ.
Mais la Bible est bien plus qu’un moyen d’évangélisation efficace ; elle est partie intégrante de la vie des croyants. Aucun ministère ne peut être exercé sans la Bible : elle équipe l’Église pour prêcher et enseigner. Le professeur William Barrick a écrit à ce sujet : « La Parole fournit l’autorité pour le ministère, son mode d’emploi, sa puissance et son message ».
La disponibilité de la Parole en langue maternelle est ainsi au bénéfice de l’édification du corps du Christ, qui peut interagir directement avec les textes. Le Saint-Esprit agit en chacun de nous au travers des textes bibliques, à mesure que nous les comprenons et que nous y répondons par la foi.
L’apôtre Paul a d’ailleurs soulevé l’inutilité de s’adresser à l’Église dans une langue que celle-ci ne comprend pas (1 Cor 14). Au contraire, il est essentiel que l’Église comprenne la Bible afin que le Saint-Esprit exerce son ministère : il agit pour que les croyants puissent se saisir de la vérité et se repentir de leurs péchés, et dépose aussi dans leur cœur un désir plus grand pour la Parole de Dieu.
« Allez, faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et enseignez-leur à mettre en pratique tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ». (Mat 28.19-20)
Pour les traducteurs et traductrices de la Bible, « toutes les nations » inclut la communauté linguistique qu’ils et elles servent par leur ministère. La traduction des textes bibliques constitue en effet la première étape du commandement « enseignez-leur » : l’enseignement présuppose que la Parole soit traduite et disponible.
Traduire c’est donc prendre part à l’appel de Matthieu 28.19 -20, car tout comme l’enseignement et la prédication, la traduction est un acte d’obéissance à ce commandement de Jésus.
Avant toutes choses, cherchons à glorifier Dieu le Père dans toutes nos entreprises, et laissons le Saint-Esprit transformer les vies au travers des textes bibliques traduits.
Traduction libre de l’article 10 Reasons to Translate the Bible · Aaron Shryock (aaronandsusanshryock.com)