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Après une première vague de spéculations sur les personnalités émergentes en lice pour la succession de Benoît XVI, place aux interrogations et affinement des profils des papables. Des pans du passé politique de certains d'entre eux se présentent sous un jour plus cru. Rapide tour d'horizon des raisons qui interpellent.
Le Ghanéen Peter Turkson, âgé de 64 ans, qui est surnommé "l'Obama du Vatican" semble être le favori des pronostiqueurs pour succéder à Benoît XVI. Mais, sur des questions de morale, il a notamment critiqué le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, qui avait - lors d'un déplacement en Afrique - appelé à une dépénalisation de l'homosexualité.
L'archevêque de Buenos Aires, Jorge Bergoglioqui s'est fait entendre l'automne dernier en demandant que les enfants nés hors-mariage soient baptisés. Mais son rôle "coopératif" avec la dictature militaire argentine entre 1970 et 1980 est aujourd'hui pointé du doigt.
L'archevêque de Tegucigalpa, Oscar Andres Maradiaga, 70 ans, connu pour sa "fibre sociale", est aujourd'hui critiqué pour avoir soutenu en juin 2009 le putsch militaire qui a renversé le président Zelaya au Honduras.
Le cardinal de New York Timothy Dolan, apprécié du pape et considéré comme un "conservateur moderniste" au talent médiatique, a été entendu mercredi dans le cadre d'une affaire d'abus sexuels commis par des prêtres de l'archidiocèse de Milwaukee alors qu'il en avait la charge entre 2002 et 2009.
La désignation du pape se fera lors du prochain conclave réunissant les 117 cardinaux. Devant se tenir au minimum deux semaines après le terme du pontificat précédent - le 28 février pour Benoît XVI - en l'occurrence dès la mi-mars, la session pourrait être avancée au début du mois prochain déjà.
RTSinfo/gax