Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06991.jsonl.gz/100

Conclusions
Depuis environ 25 ans, on a l'expérience avec des lotissements sans ou peu de voiture. Pour surmonter une société dominée par l'automobile, il est utile de comprendre ces ménages. Les zones résidentielles peuvent être considérées comme de véritables " laboratoires " d'un développement urbain de mobilité durable. Dans la thèse de maîtrise de Lisa Buchmann et la thèse de doctorat de Daniel Baehler, différentes habitats sans ou peu de voiture ont été étudiées. Le-voilà les résultats :
Etude sur la motivation et le comportement de mobilité dans 9 lotissements (D et CH)
Dans sa thèse de doctorat, Daniel Baehler, Université de Lausanne, a examiné la motivation et le comportement de mobilité des habitants de neuf lotissements sans voiture qui ont été étudiés. Il est arrivé à la conclusion que les résidents ne sont pas limités dans leur mobilité. Ils ont différentes options de mobilité, les compétences nécessaires pour les utiliser et ils se déplacent de diverses façons. Pratiquement tous les résidents vivent volontairement sans leur propre voiture et ne perçoivent pas cela comme un renoncement. Leurs motivations pour vivre sans voiture sont principalement pratiques et personnelles. Pour vivre facilement sans voiture, il faut non seulement un accès et des compétences personnelles, mais aussi un environnement spatial (et social) qui rende possible une vie sans voiture.
Étude sur les effets à long terme des lotissements avec réduction du nombre de voitures
Dans son mémoire de maîtrise, Lisa Buchmann, Université téchnique de Berlin, a examiné les effets à long terme des lotissements sans ou peu de voitures. Elle est arrivée à la conclusion que les quartiers pauvres en voitures ont une qualité de vie particulièrement élevée. Des offres d'infrastructure complètes combinées à un design attrayant des espaces ouverts offrent un large éventail de possibilités et garantissent une qualité de vie élevée. Le fait que les projets de logements réduits à la voiture ne se soient pas encore imposés de manière permanente comme un modèle de développement urbain et d'offre sur le marché du logement n'est pas dû à un manque de valeur ajoutée ou à une demande insuffisante, mais plutôt à des obstacles bureaucratiques et juridiques qui découragent les initiateurs et les investisseurs potentiels et rendent difficile la mise en œuvre de tels projets à plus grande échelle. Néanmoins, le potentiel des quartiers urbains réduits à la voiture réside précisément dans le fait de montrer comment (bien) la vie sans voiture fonctionne en ville.