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La sprinteuse nigériane Blessing Okagbare a été suspendue dix ans pour usage de substances prohibées et non-coopération dans l'enquête menée par les autorités antidopage, a annoncé vendredi l'Unité d'intégrité de l'athlétisme (AIU).
Okagbare, 33 ans, qui faisait partie des outsiders du 100 m aux Jeux olympiques de Tokyo, avait été suspendue provisoirement et exclue des JO juste avant les demi-finales de la ligne droite le 31 juillet 2021 pour dopage à l'hormone de croissance à la suite d'un contrôle réalisé hors compétition le 19 juillet. Début octobre 2021, elle avait été de nouveau épinglée pour un contrôle positif à l'EPO plus tôt dans la saison.
L'AIU précise que la Nigériane (33 ans) a écopé de cinq ans de suspension pour «multiples usages de produits prohibés» et cinq autres années pour «son refus de coopérer avec l'enquête de l'AIU».
«Nous saluons la décision du Tribunal disciplinaire, a déclaré Brett Clothier, le patron de l'AIU. Une suspension de dix ans est un message fort contre les tentatives intentionnelles et coordonnées de tricherie au plus haut niveau de notre sport. C'est un résultat qui a été motivé par nos tests ciblés basés sur le renseignement ainsi que par notre engagement à enquêter sur les circonstances ayant mené au test positif.»
Okagbare faisait partie d'un groupe de très haut niveau basé en Floride et entraîné par l'Américain Rana Reider, qui comporte notamment l'Américain Trayvon Bromell et le récent champion olympique canadien du 200 m Andre de Grasse.
L'AIU indique qu'Okagbare a trente jours pour faire appel de la décision auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS).
ATS