Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07086.jsonl.gz/703

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Assurant qu'elles étaient inutiles, dépassées et incohérentes, le ministre américain de la Justice Jeff Sessions a annulé plusieurs directives (archives).
KEYSTONE/AP/PATRICK SEMANSKY(sda-ats)
Le ministre américain de la Justice Jeff Sessions a annulé mardi, au motif qu'elles étaient invalides, des directives concernant notamment l'incarcération des mineurs et les discriminations dans l'éducation. La décision a alarmé les défenseurs des droits civiques.
"Lorsqu'elles publient des règles, les agences fédérales doivent respecter les principes constitutionnels et suivre les règles présentées par le Congrès et le président", a insisté le ministère dans un communiqué énumérant les 24 directives supprimées, qui avaient été mises en place pour la plupart durant la présidence de Barack Obama. Ces règles sont annulées, car elles "étaient inutiles, dépassées, incohérentes avec les lois existantes".
Plusieurs directives annulées concernaient la discrimination positive dans le système éducatif américain. Le mécanisme emblématique avait été validé par la Cour suprême afin de garantir la diversité en offrant un coup de pouce aux étudiants appartenant à des minorités ethniques.
"Les directives ne font pas la loi, mais elles clarifient et facilitent la mise en oeuvre de la loi", a réagi Faiz Shakir, responsable de la politique nationale au sein de la puissante association de défense des droits civiques ACLU.
"Il s'agit d'une nouvelle attaque de Sessions et du président Trump contre les personnes de couleur", a dénoncé M. Shakir. Et le responsable de déplorer le "démantèlement de structures qui évitent les discriminations raciales dans l'éducation, le logement et assurent un traitement juste des jeunes dans notre système judiciaire".
ATS