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Droits du propriétaire
Si la voie demeure privée, c'est son propriétaire qui est chargé de l'entretien, de la signalisation, du nettoyage et de l'éclairage. Il est libre d'en limiter l'accès par une interdiction de passage partielle ou même générale. Il reste toutefois soumis à l'obligation d’assurer la sécurité de la circulation. Cette maxime juridique non écrite découle de l'obligation de protection générale qui incombe aux personnes. Lorsqu'elles créent un état de fait potentiellement dangereux, elles ont l'obligation de prendre toutes les mesures de précaution et de protection nécessaires pour empêcher la survenue dudit danger. Certaines communes édictent des prescriptions supplémentaires pour les voies privées. C'est ainsi qu'elles doivent en général se conformer aux plans d'aménagement et de quartier ; dans certains cas, une largeur minimale est prévue ; souvent aussi, il est défini dans quel cas le déblayage de la neige peut être à la charge de la commune.
Droits des voisins
Pour la desserte d'un terrain constructible, une commune peut ordonner un remaniement parcellaire ou un remembrement ; ou encore, établir, adapter ou annuler des servitudes (dans le dernier cas contre indemnisation ou transfert). Ainsi, une parcelle constructible peut être grevée d'un droit de passage au profit d'une propriété voisine. De telles servitudes sont inscrites dans le registre foncier. Les anciennes servitudes posent souvent problème lorsque leur description dans le registre foncier est trop lapidaire. Si en plus le registre ne mentionne comme servitude qu'un droit de passage à pied et que le droit de passage en voiture ne repose que sur un accord oral, un changement de propriétaire peut remettre en question ce droit non écrit. Il est vrai que la loi prévoit qu'un droit de passage peut être imposé dans la mesure où le propriétaire foncier ne dispose pas d'un accès suffisant à une voie publique. Dans ce cas, ses voisins, ou du moins celui qui se trouvera le moins affecté dans la jouissance de son bien sera tenu de lui laisser l'emprunt d'une voie d'accès à titre de pis-aller. Cette solution nécessite toutefois un recours en justice et un dédommagement, une procédure qui peut s'étirer en longueur et qui peut s'avérer très cher.