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Accompagnée du président adjoint du DUP, la présidente du Parti unioniste démocratique Arlene Foster est arrivée en début d'après-midi au 10 Downing Street pour rencontrer Theresa May. Les deux femmes se sont séparées près de deux heures plus tard.
Keystone/EPA/FACUNDO ARRIZABALAGA(sda-ats)
Les discussions entre la première ministre britannique Theresa May et Arlene Foster, la cheffe de file du Parti unioniste démocratique (DUP), ont progressé mardi. Un accord susceptible de permettre à Mme May de se maintenir semble désormais à portée de main.
Accompagnée du président adjoint du DUP, Arlene Foster est arrivée en début d'après-midi au 10 Downing Street. Les deux femmes se sont séparées près de deux heures plus tard.
A Westminster, où elle s'est rendue à l'issue de cet entretien pour l'élection du président de la Chambre des communes issue des législatives de jeudi dernier, Theresa May n'a pas évoqué le déroulé des discussions. Elle a préféré plaider en faveur de l'unité du pays afin de surmonter les défis de la sortie de l'Union européenne (UE) et du terrorisme islamiste.
Sur Twitter, Mme Foster a évoqué pour sa part le bon déroulement des discussions et espéré être en mesure de parvenir "rapidement" à un accord. Selon une source conservatrice, les discussions se seraient poursuivies mardi en fin de journée. Mme May était ensuite attendue à 18h00 à Paris où elle devait rencontrer le président français, Emmanuel Macron, avant d'assister au match amical de football opposant la France à l'Angleterre.
"Chances élevées"
Le parti ultra-conservateur nord-irlandais entend tirer parti de sa position de force pour arracher à la dirigeante britannique un assouplissement de son approche du Brexit et répondre ainsi aux attentes exprimées par les électeurs des six comtés irlandais sous administration britannique. L'apport des dix élus du DUP aux voix des 317 députés conservateurs donnerait à l'ensemble une courte majorité absolue, fixée à 326 élus.
"Les chances qu'un accord soit trouvé sont élevées, tant parce que Theresa May a besoin des unionistes pour gouverner que parce que le DUP risque de ne jamais se retrouver dans une telle position de force pour satisfaire ses revendications", explique Jon Tonge, professeur de sciences politiques à l'université de Liverpool.
Dans une tribune publiée par le Belfast Telegraph, Arlene Foster a dressé une liste de trois priorités pour ses négociations, notamment celle d'une réactivation du gouvernement nord-irlandais "de dévolution", dit de Stormont, où protestants et catholiques se partagent le pouvoir en vertu des Accords de paix de 1998.
Bien que profondément eurosceptiques, les unionistes du DUP redoutent notamment l'une des conséquences du "Brexit dur" prôné par Theresa May: le retour d'une frontière physique avec la République d'Irlande.
Les doutes d'un ex-premier ministre
La perspective d'un accord entre Theresa May et les unionistes nord-irlandais ne fait toutefois pas l'unanimité au sein même du Parti conservateur. "Je suis préoccupé par cet accord. Je suis méfiant, je suis dubitatif", a ainsi déclaré l'ancien premier ministre britannique John Major à la BBC.
M. Major a expliqué craindre qu'un accord entre les Tories et les unionistes pénalise le processus de paix qu'il a contribué à enclencher lorsqu'il dirigeait le gouvernement britannique.
ATS