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[669] Immunobiologie des tumeurs du cerveau
Le dialogue entre une tumeur et la réponse du système immunitaire est complexe et peut avoir des caractéristiques uniques en fonction du site de croissance. Notre groupe se concentre sur les tumeurs cérébrales, en particulier les gliomes, ainsi que leurs interactions avec la réponse du système immunitaire que ce soit spontanée ou induite.
Nous travaillons activement sur une nouvelle approche de vaccination anti-tumorale basée sur des protéines antigénique couplées à un peptide pénétrant les cellules (« cell penetrating peptide », CPP) qui entrent efficacement dans les cellules présentatrices d'antigènes. Cette entrée est suivie de l'apprêtement puis la présentation des peptides antigéniques aux lymphocytes T CD4 et CD8. Pour avoir un impact thérapeutique, les lymphocytes T induits par le vaccin doivent atteindre la tumeur et être fonctionnels dans le microenvironnement tumoral. Nous avons identifié des marqueurs et des mécanismes permettant aux lymphocytes d'être programmés afin de se diriger vers les tumeurs du cerveau. De ce fait, un vaccin optimal devra utiliser ces propriétés. La stimulation de lymphocytes auxiliaires CD4 est aussi importante que la stimulation des lymphocytes cytotoxiques CD8. Dans des modèles murins de tumeur cérébrale ainsi que dans les gliomes humains, la balance penche du côté de lymphocytes T suppresseurs CD4 (Treg) et un microenvironnement tumoral immunosuppressif. En revanche, le transfert de lymphocytes T auxiliaires CD4 polarisés en Th1 peut promouvoir le recrutement de lymphocytes T CD8 et la sécrétion de cytokines de type 1.
De plus, les cellules immunitaires qui ont un impact sur la croissance tumorale doivent fonctionner dans le lit tumoral hostile qui a souvent une faible concentration en oxygène. De ce fait et afin de mieux caractériser le microenvironnement tumoral, nous explorons la fonction immunitaire sous hypoxie.
Enfin, la traduction clinique de l'immunothérapie du cancer aura généralement besoin d'être compatible avec d'autres traitements préalablement ou simultanément donnés aux patients. Notre objectif de recherche ici est d'identifier les chimiothérapies pouvant être en synergie avec l'immunothérapie afin de cibler les cellules tumorales similaires aux cellules souches qui sont résistantes aux modalités thérapeutiques actuelles.