Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07010.jsonl.gz/1105

A fleur d'émotions
En 1958, Georges Brassens est en tournée en Suisse. Au micro de Marine Lorrain, il évoque ses relations avec les autres: il ne se connaît aucun ennemi... Il y a aussi ses chiens et chats, qui malheureusement, passent parfois sous des voitures...
Vedette malgré lui, il garde toujours une pudeur extrême à se montrer et se produire en public.
Confiant ses sentiment sur la vie, le chanteur avoue ne pas avoir de "satisfaction béate à vivre" mais craint le néant que représente la mort.
Les émotions que Brassens dévoile dans cet entretien transparaissent dans toute son oeuvre.
Si le Bon Dieu l'avait voulu
1961, la chanteur a près de 10 ans de carrière à son actif. Il vient de sortir un album en hommage au poète Paul Fort réunissant sept poèmes qu'il a mis en musique.
Pour l'émission Continents sans visa, il évoque tout d'abord ses problèmes de santé qui le contraignent à arrêter ses prestations en public. Mais surtout, il revient sur son arrivée à Paris et la solitude de laquelle il est sorti grâce à des amis qui l'ont présenté à la chanteuse et comédienne Patachou. Dès le lendemain, elle le lançait sur les planches...
Si le Bon Dieu l'avait voulu - lanturette, lanturlu, - j'aurais connu la Cléopâtre, et je ne t'aurais pas connue. J'aurais connu la Cléopâtre, et je ne t'aurais pas connue. Sans ton amour que j'idolâtre, las ! que fussé-je devenu ?
En fin d'émission, Brassens chante Si le bon Dieu l'avait voulu.
Pudiques confidences
Une année plus tard il est l'invité de l'émission Carrefour. "Je serais plutôt d'une nature assez gaie bien que cela ne se voie pas tellement". C'est sur ses mots que Georges Brassens tente de se définir avant de conclure :
Je ne sais pas tellement ce que je suis. Ceux qui savent ce qu'ils sont se trompent souvent.
Quelques heures avant son entrée sur scène au Grand Théâtre de Genève, le chanteur répond à la journaliste Catherine Charbon. La France, la Suisse et enfin la Belgique, l'artiste arrive alors au terme de sa tournée. Brassens évoque sa difficulté à parler de lui lors des interviews.
En 1970, au tour du journaliste Michel Bory de rencontrer Georges Brassens. Le chanteur se souvient de ses débuts dans les cabarets parisiens, de ses relations avec le public et parle de ses chansons qui manifestent son amour des hommes et de la tolérance.
Salomé Breguet pour Les archives de la RTS