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Le chef du Service de renseignement de la Confédération (SRC) Jean-Philippe Gaudin quittera son poste le 31 août. Le Conseil fédéral a accepté mercredi le départ du Vaudois, après trois années de fonctions. Le directeur suppléant du SRC Jürg Bühler assurera l’intérim.
La fin des rapports de travail avec le directeur du Service de renseignement de la Confédération a été prise d’un commun accord, indique le gouvernement. Jean-Philippe Gaudin va relever un nouveau défi dans l’économie privée. La ministre de la défense Viola Amherd le remercie pour son engagement. Le poste sera mis au concours en temps voulu, précise le Conseil fédéral.
Jean-Philippe Gaudin est à la tête du SRC depuis juillet 2018. Nommé par Guy Parmelin, alors ministre de la défense, le Vaudois âgé de 58 ans a succédé à Markus Seiler. Il a dirigé le Service de renseignement militaire de 2008 à 2015, avant de devenir attaché de défense à Paris.
Après avoir travaillé à l'office du tourisme de Montreux, Jean-Philippe Gaudin est devenu en 1987 instructeur à l'armée. En 2000, il a commandé un bataillon de soutien logistique à l'OSCE en Bosnie et Herzégovine.
Tout en poursuivant son perfectionnement en suivant des cours en Grande-Bretagne, en France et auprès de l'OTAN, le Vaudois a grimpé dans la hiérarchie du service de renseignement militaire. Il en deviendra le numéro deux en 2005 avant de diriger le service dès 2008.
Sous la houlette de Jean-Philippe Gaudin, le SRC a pu être étoffé. Une centaine de nouveaux postes doivent être créés pour renforcer les domaines de la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent. L'augmentation s'étalera sur cinq ans.
Affaire Crypto
Jean-Philippe Gaudin a toutefois été critiqué dans un rapport de la Délégation des commissions de gestion du Parlement sur sa gestion de l'affaire Crypto. Mis au courant de l'affaire, qui concernait ses prédécesseurs, il a informé le Conseil fédéral trop tard, ce qui lui a été reproché.
L'affaire Crypto a été révélée mi-février, suite aux recherches d'un pool de médias internationaux. La CIA et les services de renseignement allemands (BND) auraient écouté, grâce à des appareils de chiffrement de Crypto AG dotés de systèmes "vulnérables", les conversations de plus de 100 Etats étrangers.