Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06855.jsonl.gz/1080

Le niveau de stress est donc stable depuis 2018, mais il est plus élevé qu'en 2014 et 2016, comme l'a indiqué mardi Promotion Santé Suisse sur la base de son Job-Stress-Index. Selon cet indice, 28,2 pour cent des personnes interrogées ont déclaré un niveau de stress critique pour leur santé. C'est 1,4 point de pourcentage de mieux que lors de la dernière enquête en 2020.
Les personnes actives dans le domaine critique font état de contraintes qui dépassent leurs ressources. Elles subissent par exemple plus de pression temporelle ou encore plus de conflits et reçoivent moins de marge de manœuvre ou d'estime.
En plus de ces charges relevées pour l'indice de stress, de nouveaux facteurs sont venus s'ajouter avec la pandémie de coronavirus. Ainsi, l'inquiétude liée à une éventuelle maladie grave des proches, l'isolement social et l'utilisation accrue des technologies de l'information et de la communication ont augmenté le fardeau.
Cela ne se reflète certes pas dans l'indice, mais montre un lien avec la santé des actifs, par exemple avec l'épuisement émotionnel. La part des personnes épuisées émotionnellement a augmenté de 0,3 point depuis 2020 pour atteindre 30,3 %.
Moins productif
Tous les facteurs réunis entraînent une baisse de la productivité, comme l'a écrit la Promotion de la santé. 14,9 pour cent du temps de travail sont ainsi perdus. Si le rapport entre la charge et les ressources était équilibré, l'économie suisse pourrait augmenter son potentiel de 6,5 milliards de francs, selon la Promotion de la santé.
Dans l'ensemble, la Promotion de la santé atteste que les travailleurs et les employeurs ont bien géré la pandémie. Néanmoins, les employeurs devraient percevoir l'augmentation du nombre de personnes épuisées émotionnellement comme un signal d'alarme.
L'indice de stress au travail se base sur un sondage représentatif réalisé en février auprès de 3022 personnes actives âgées de 16 à 65 ans. Promotion Santé Suisse, en collaboration avec l'Université de Berne et la Haute école zurichoise des sciences appliquées (ZHAW), relève régulièrement cet indice depuis 2014. (SDA)