Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07204.jsonl.gz/423

Jusqu’en 1900, l’agriculture a créé une multitude d’habitats, pour la plupart nouveaux, pour les animaux et végétaux. Cela donna lieu à un renchérissement notable de la biodiversité. Depuis lors, le processus s’est renversé. Jusqu’en 1990, la biodiversité a accusé une forte diminution dans les régions agricoles suite à l’intensification de la production. Les changements se sont avérés particulièrement profonds sur le Plateau et dans les vallées, mais les régions propices de l’arc alpin et du Jura n’ont pas été épargnées par l’intensification de l’exploitation.
De nombreuses espèces ont disparu à l’échelle locale et régionale parmi tous les groupes d’organismes pour lesquels des données sont disponibles. Entre 1900 et 1980, la diversité de plantes cultivées et de races d’animaux de rente a également subi une forte réduction. Bon nombre de variétés et de races locales connues aux alentours de 1900 se sont éteintes ou ont été absorbées dans la culture et l’élevage de variétés ou de races plus productives. A l’inverse, les efforts accrus entrepris depuis les années 1980 pour sauvegarder la diversité génétique ont contribué à enrayer le déclin des variétés et des races.
Depuis les années 1990, l’un des objectifs de la nouvelle politique agricole consiste à préserver et à encourager la biodiversité. Avec les prestations écologiques requises et les surfaces de promotion de la biodiversité (anciennement surfaces de compensation écologiques), des milieux précieux sont censés être sauvegardés dans les terres cultivées et d’autres doivent être créés. A l’échelle locale, des mesures de valorisation concrètes ont porté leurs fruits. Des études montrent toutefois qu’une grande partie des espèces menacées continuent de subir des pertes d’effectifs.
Etat des lieux sur les abeilles et autres pollinisateurs
Grâce à leur service de pollinisation, les abeilles contribuent à une agriculture durable et productive et à une nature diversifiée. Les abeilles domestiques sont confrontées depuis quelques années à de multiples problèmes et la diversité des abeilles sauvages est menacée. Assistons-nous à la disparition des abeilles? En 2014, la et le de la ont approfondi la question. Un factsheet et un rapport de symposium font le point sur les connaissances en la matière.
Aktuell
La science et la pratique perçoivent différemment l’importance de la biodiversité pour l’agricultureImage : Forum Biodiversität Schweiz
Omniprésents en Suisse, les pesticides portent atteinte à l’environnement et mettent la biodiversité en danger. Les normes légales concernant la qualité des eaux sont souvent dépassées, et parfois presque en permanence, comme le montre une nouvelle fiche d’information du Forum Biodiversité de l’Académie suisse des sciences naturelles. Les scientifiques ont analysé spécifiquement les incidences de l’emploi des pesticides en Suisse sur l’environnement, la biodiversité et les services écosystémiques et formulé des pistes d’actions éventuelles pour la politique et la société.Image : Monika Rohner
Les pesticides sont avant tout utilisés dans l’agriculture, mais aussi en milieu urbain et dans d’autres domaines. Sous forme de produits phytosanitaires, ils réduisent les pertes de rendement et de qualité dues aux organismes nuisibles. Toutefois, l’emploi actuel de pesticides porte toutefois un préjudice considérable à l’environnement et en particulier à la biodiversité.Image : CC-BY-NC-ND
Strukturen sind unerlässlich für die Erhaltung und Förderung zahlreicher Arten von Tieren, Pflanzen, Pilzen, Flechten und Moosen im Landwirtschaftsgebiet. Gemeinsam mit Fachleuten hat das Forum Biodiversität das Wissen zur Bedeutung von Strukturen für die Biodiversität und deren Entwicklung zusammengetragen, Defizite und Handlungsbedarf identifiziert und Massnahmen formuliert, mit denen sich biodiversitätsfördernde Strukturen verstärkt fördern lassen.Image : Forum Biodiversität Schweiz
La diversification des cultures agricoles favorise les services écosystémiques sans perte de rendement significativeImage : Forum Biodiversität
En Suisse, les apports excessifs d’azote et de phosphore dans l’environnement nuisent gravement à la biodiversité, aux forêts et aux eaux ; ils accentuent le changement climatique et portent atteinte à la santé humaine. Tel est le constat du Forum Biodiversité de l’Académie suisse des sciences naturelles dans une nouvelle fiche d’information. Les émissions proviennent en premier lieu de l’agriculture et des transports. Jusqu’à présent, pratiquement aucun des objectifs de réduction fixés par le Conseil fédéral n’a été atteint.
Plus de 160 subventions, dans des secteurs très différents, poursuivent non seulement des objectifs politiques, mais affectent également la biodiversité, comme le montrent les scientifiques de l’Institut fédéral de recherches WSL et du Forum Biodiversité de l’Académie suisse des sciences naturelles dans leur étude publiée lundi. Dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique, la Suisse s’est pourtant engagée à adapter ou à supprimer d’ici 2020 les subventions qui nuisent à celle-ci.
La confédération, les cantons et les communes financent des mesures de promotion de la biodiversité en Suisse depuis de nombreuses années. Pourtant, l’état de la biodiversité reste critique. Cette situation est notamment imputable aux multiples subventions et incitations financières négatives des pouvoirs publics, qui encouragent des activités parfois fortement dommageables à la biodiversité. La Stratégie Biodiversité Suisse du Conseil fédéral a pour objectif d’identifier les incidences négatives de ces encouragements et d'éliminer, de réduire progressivement ou d'aménager les subventions dommageables. La présente étude a identifié 162 subventions dommageables à la biodiversité et fournit des recommandations sur la manière de les abolir ou de les réformer.
Ces dernières décennies, l’agrobiodiversité s’est effondrée de manière dramatique : des 7,000 espèces de plantes autrefois cultivées, seules 80 espèces apportent encore une contribution majeure à l’alimentation mondiale actuelle. Il est donc crucial de la restaurer en tant que pilier de la sécurité alimentaire. Une nouvelle fiche d’information de l’Académie suisse des sciences naturelles (SCNAT) compilée de concert avec une équipe de chercheurs du Centre for Development and Environment (CDE) de l'Université de Berne, décrit ce phénomène de déclin et ses conséquences, tout en proposant des pistes à suivre en matière de politique et de recherche.
Depuis des millénaires, la sécurité alimentaire et la résilience de l’humanité sont assurées par des milliers d’espèces de plantes cultivées, des dizaines d’espèces animales domestiquées et la biodiversité dont elles proviennent. Mais la mondialisation de l’agriculture industrielle et les systèmes alimentaires normés ont fait chuter l’agrobiodiversité : trois espèces végétales fournissent la moitié des calories végétales et quatre espèces animales produisent presque toute la viande. Il est donc crucial de restaurer l’agrobiodiversité – qui représente la richesse de ce que nous cultivons, élevons, consommons et protégeons dans la nature – afin de conserver des systèmes alimentaires résilients, dans un contexte de changement climatique. Il faut d’abord sauvegarder les conditions de vie des « gardiens de l’agrobiodiversité », les quelques 500 millions de petites fermes dans le monde, surtout dans les pays du Sud. Cette fiche d’information définit les causes et conséquences de la perte d’agrobiodiversité, les domaines prometteurs et les opportunités pour les politiques et la recherche.
Les organismes aquatiques plus affectés par l’agriculture que par les eaux usées des zones urbaines
Si la Suisse veut atteindre ses objectifs de développement durable, elle doit utiliser ses ressources naturelles de manière plus efficace qu'aujourd'hui. La prochaine politique agricole (PA22+), qui fera bientôt l'objet d'une consultation, offre une excellente opportunité à cet égard. La biodiversité aura alors un rôle capital à jouer. C'est en tout cas ce que montrent de nouvelles études: les paysans et paysannes qui se font de la biodiversité une alliée au lieu de la combattre préservent l'environnement et assurent la pérennité de leurs bases de production. De nouvelles techniques permettent aujourd'hui de mieux concilier productivité et écologie. Et ceci est nécessaire si l'agriculture suisse souhaite remplir les missions qui lui sont confiées par la constitution et la loi.
La production agricole et la biodiversité ne sont en aucun cas opposées. Au contraire, une biodiversité riche signifie des écosystèmes sains et fonctionnels et constitue un partenaire important dans la production de denrées alimentaires et d'aliments pour animaux. Si, à l'avenir, la production agricole est mieux adaptée au maintien de la biodiversité et au bon fonctionnement des écosystèmes, l'utilisation d'engrais et de pesticides, et ainsi leurs effets secondaires négatifs, pourront être réduits. Le magazine HOTSPOT « Produire avec la biodiversité » offre un aperçu du sujet. Il montre que les agriculteurs soucieux de la biodiversité agissent avec sagesse : ils sécurisent les bases de production pour l'avenir et créent en même temps des paysages culturels attrayants. Outre de nouvelles connaissances scientifiques, le magazine présente également de nombreux bons exemples de la façon dont la capacité de production des sols agricoles peut être maintenue à long terme avec l'aide de la biodiversité et d’écosystèmes performants.
On 6 June 2018 the IPBES report on Europa and Central Asia was presented to governments and stakeholders. The report summarizes the state of biodiversity and ecosystems services, and potential policy approaches in Europe and Central Asia.
Nature et culture - deux contraires irréconciliables ? Pas du tout ! La nature et la culture sont intimement liées. D'une part, la biodiversité et les paysages d'Europe centrale sont le résultat d'une gestion et utilisation par l’être humain des ressources naturelles qui est influencée culturellement. D'un autre côté, le patrimoine culturel matériel aussi bien qu’immatériel est fortement influencé par la nature. A l'occasion de l'Année européenne du patrimoine culturel 2018, le Forum Biodiversité Suisse retrace les liens entre biodiversité et patrimoine culturel avec l'édition actuelle du magazine HOTSPOT. Des exemples pratiques révèlent de nombreuses interdépendances, des parallèles et des défis communs. Les deux, le patrimoine culturel et le patrimoine naturel, sont indissociables de l'histoire humaine. Et les deux sont sous pression aujourd'hui. Pour leur protection et leur développement, de nouvelles alliances sont nécessaires entre la préservation du patrimoine culturel et la promotion de la biodiversité.
La biodiversité en Europe et en Asie centrale revêt une importance considérable pour la région, mais elle décline d’année en année. La qualité de la vie d’un nombre croissant de personnes est ainsi compromise à long terme. Telle est la conclusoin du premier rapport élaboré par le Conseil mondial de la biodiversité (IPBES) sur la situation en Europe et en Asie centrale. Les experts proposent plusieurs initiatives possibles et recommandent de davantage tenir compte, à l’avenir, de la biodiversité et des services rendus par la nature dans tous les domaines. Le rapport a été adopté le 22 mars 2018 à Medellìn (Colombie) ainsi que les rapports concernant l’Asie-Pacifique, l’Amérique et l’Afrique, et un rapport sur la dégradation du sol. L’IPBES, Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, synthétise ainsi pour la première fois la situation de la nature et les conséquences pour l’être humain dans le monde entier.
Oktober 2016
Février 2016
September 2015
L’immense richesse en bactéries ainsi qu’en champignons, algues et protozoaires microscopiques suggère l’importance de la biodiversité du sol pour la nature et l’être humain. Fertilité des sols, salubrité de l’eau potable, stockage du CO2, approvisionnement en denrées alimentaires et en médicaments: cette édition du HOTSPOT met son focus sur le sol, cette fine pellicule qui enveloppe notre planète, avec son énorme diversité biologique à multiples fonctions.
Juin 2015
Bei den Wiesenmeisterschaften prämieren die IG Kulturlandschaft, der Schweizer Bauernverband, das Forum Biodiversität und regionale Organisatoren die artenreichsten Wiesen einer Region. Ziel ist es, auf die Schönheit dieser Wiesen und ihre Bedeutung für eine grosse Vielfalt von Pflanzen und Tieren wie auch für uns Menschen aufmerksam zu machen. Gleichzeitig zeigen sie den Bauern und Bäuerinnen, die ihre artenreichen Wiesen standortgerecht und mit Weitsicht bewirtschaften, Wertschätzung für ihr Wissen und Können. Dies ist dringend nötig: seit 1900 gingen 95 Prozent der Trockenwiesen wie auch der traditionellen Futterwiesen verloren.
Les abeilles mellifères et d’autres insectes pollinisent de nombreuses plantes et se montrent ainsi indispensables à une agriculture productive, une alimentation saine et une nature diversifiée. Les pollinisateurs sont toutefois en danger, même en Suisse. L’abeille mellifère est confrontée à de multiples problèmes, et les pollinisateurs sauvages accusent une réduction inquiétante du nombre de leurs individus et de leurs espèces. Les mesures prises agissent certes en partie, mais elles ne suffisent pas pour sauvegarder à long terme les insectes pollinisateurs et leurs prestations. Le présent factsheet des Académies suisses des sciences donne une vue d’ensemble du savoir actuel et des initiatives possibles.