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S'engager dans un parti, c'est renoncer à une part d'indépendance. C'est donc accepter, sauf si c'est en accord avec lui, de suivre le mouvement majoritaire du parti auquel on a adhéré en toute liberté. Si à un moment ou à un autre, la ligne suivie est trop éloignée de ses convictions, alors on démissionne.
Mme Meissner a accepté son élection au bureau du Grand Conseil, ce qui était tout à fait son droit, puisque cela a été fait démocratiquement, mais contre l'avis de l'UDC qui avait désigné quelqu'un d'autre. Elle aurait par conséquent dû démissionner, car c'est un cas évident d'opposition à son parti, et ne pas attendre de se faire exclure.
L'UDC n'avait pas d'autres choix, sa crédibilité était en jeu.
C'est une question de principe et le fait qu'elle soit une femme n'a rien à voir avec cette décision. On peut parier que l'UDC aurait agi de la même manière avec un homme. Et puis, franchement, quand on adhère à l'UDC, il ne faut pas s'attendre à être mise en avant en tant que femme, sinon on choisit un autre parti! Ce que pourrait d'ailleurs bien faire Mme Meissner prochainement, l'UDC lui ayant au bout du compte rendu un sacré service en la "libérant" d'un parti qui ne la mérite sans doute pas...