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Notre histoire en quelques pages
De 1904 à 2014, les principaux événements qui ont marqué l’histoire du collège.
En un siècle, l’Académie Sainte-Croix qui forme initialement des enseignantes, devient le Lycée cantonal de jeunes filles (1909) puis le Collège Sainte-Croix (1983) accueillant plus de 900 élèves.
Au début du XXe siècle, créer une institution de formation supérieure destinée aux jeunes filles n’allait pas de soi, dans un contexte également marqué par la concurrence entre plusieurs projets.
Au moment de son ouverture, l’Académie se trouve à l’extrémité d’une nouvelle artère qui contribue à recentrer toute la ville et témoigne d’un moment de modernité.
Ecclésiastique très engagé, il est le fondateur et le premier directeur de Sainte-Croix.
Sœur de Joseph Beck, elle symbolise l’arrivée à Fribourg des sœurs de Menzingen qui assureront le succès et la pérennité de Sainte-Croix.
Figure dominante de la vie politique fribourgeoise durant plus de 40 ans, Georges Python choisit finalement l’option proposée par Joseph Beck et les sœurs de Menzingen pour donner aux jeunes fribourgeoises la possibilité d’obtenir une formation pédagogique et scientifique puis, dès 1907, la maturité fédérale.
Le bâtiment originel accueille les chambres des religieuses, celles des élèves, les salles de cours et les locaux communs. Il a été depuis l’objet de plusieurs transformations et accueille aujourd’hui un cycle d’orientation.
Diriger Sainte-Croix a été, durant trois-quarts de siècle, l’affaire d’ecclésiastiques. La structure a été simplifiée et uniformisée dès le passage du Collège sous l’autorité entière de l’Etat, en 1983.
Enseignantes en formation puis candidates à la maturité fédérale, les élèves de Sainte-Croix ont vu leur nombre augmenter rapidement dès les années cinquante. L’arrivée des premiers garçons, trente ans plus tard, accélère cette évolution et enrichit la composition de l’ensemble des élèves.
Les premiers enseignants de l’Académie sont des universitaires, secondés par des religieuses de Menzingen. Ces dernières forment bientôt la majorité du corps enseignant à côté de quelques laïcs. Au fil des décennies cependant, ce sont les laïcs qui deviennent les plus nombreux. La dernière religieuse de Menzingen prend sa retraite au seuil du XXIe siècle.
Durant plusieurs décennies, le Lycée cantonal de jeunes filles n’a pu décerner que des maturités littéraires. La situation s’est peu à peu normalisée et, depuis un demi-siècle, le collège offre toutes les filières de maturité à ses élèves.
Assez rapidement, le bâtiment de l’Académie s’est révélé trop petit face au succès de l’institution : résolu un moment par l’achat et l’intégration d’une villa voisine, le problème des locaux devient lancinant dès les années cinquante. L’inauguration d’un nouveau bâtiment en 1983 n’apporte qu’une solution provisoire. Un nouveau projet est lancé dès 2013-2014.
En 1903, un an avant l’Académie, s’ouvre la Villa Saint-Jean, établissement voisin de celle-ci et ouvert essentiellement aux enfants des familles françaises qui refusent l’orientation anticléricale de la IIIe République. Un élève, arrivé en 1915, va plus tard faire parler de lui : Antoine de Saint-Exupéry. C’est sur le terrain occupé jusqu’en 1970 par la Villa Saint-Jean qu’est construit le nouveau Collège Sainte-Croix.
Dernière religieuse de Menzingen à occuper le poste de rectrice, sœur Uta Formherz est aussi celle qui a affronté une série de problèmes intérieurs et assuré le transfert de l’institution à l’Etat de Fribourg avec l’inauguration d’un nouveau bâtiment.
Ouvert en 1893, le bâtiment du Collège Sainte-Croix répondait aux exigences pédagogiques du temps mais avec des moyens limités à l’essentiel. Rapidement trop petit, le bâtiment a été agrandi puis complété par des aménagements provisoires dans la Villa Gallia.
Un concours d’architecture a été lancé au printemps 2013 en vue d’assainir, de transformer et, partiellement, d’agrandir l’établissement : bâtiments récents et Villa Gallia. C’est le bureau Marc Zamparo, de Fribourg, qui l’a emporté avec un projet intitulé « Sur Mesure ». Le Grand Conseil puis le peuple ont accordé un crédit total de 42 millions et les travaux ont commencé le 21 janvier 2019.