Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07239.jsonl.gz/1703

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
La cadette, Serena, va défier l'aînée, Venus, au 3e tour du tournoi d'Indian Wells.
Là même où, dix-sept ans plus tôt, le clan Williams a vécu un traumatisme qui, assurent les deux joueuses, ne les hante pas.
Pour la 29e fois dans leurs carrières, les soeurs Williams vont s'affronter dans un tournoi WTA et ce duel, que les organisateurs vont sans doute programmer en début de soirée lundi, est alléchant à plus d'un titre.
Serena, de retour sur les courts après une pause maternité, a dominé au 2e tour la Néerlandaise Kiki Bertens 7-6 (7/5) 7-5. Elle mène largement au bilan de leurs confrontations avec son aînée (17-11).
Mais Serena Williams dispute cette semaine son premier tournoi depuis... 14 mois et l'Open d'Australie 2017, où elle avait conquis son 23e titre du Grand Chelem en battant en finale... Venus.
Et sur sa route se dresse maintenant une sacrée cliente qu'elle connaît très bien, Venus, 8e mondiale, qui a surclassé au 2e tour la Roumaine Sorana Cirstea 6-3 6-4.
Il s'agira du deuxième affrontement des soeurs Williams à Indian Wells et le premier, en demi-finale de l'édition 2001, avait fait couler beaucoup d'encre et... de larmes.
Car ce premier duel n'avait finalement pas eu lieu avec le forfait à quelques minutes du match de Venus, ce qui avait déclenché la colère du public d'Indian Wells, accusant leur père Richard Williams d'avoir manigancé cet abandon.
Lors de la finale remportée face à la Belge Kim Clijsters le lendemain, Serena sur le terrain et son père en tribune avaient été conspués par une partie du public.
Pour protester contre ce climat raciste, à leurs yeux, les Williams ont boycotté Indian Wells de 2002 à 2015, mais interrogée samedi à plusieurs reprises en conférence de presse sur l'épisode de 2001, Serena a botté en touche. "Je n'y ai pas pensé une seule seconde, cela fait 17 ans, c'est une éternité", a-t-elle balayé.
"J'aurais préféré affronter n'importe quelle joueuse à l'exception de ma soeur, mais ainsi va la vie", a conclu Williams, radieuse et pressée de retrouver sa fille, née en septembre.
ATS