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Alors qu'elle achève son année à la présidence de la Confédération, Doris Leuthard a plaidé à la radio publique (RTS) pour un mandat présidentiel de deux ans, qui "servirait davantage les intérêts de la Suisse". Ce mandat est actuellement occupé durant une année par l’un des sept ministres du gouvernement collégial de la Suisse, qui garde dans le même temps la charge de son département.
Doris Leuthard, qui passera le témoin à Alain Berset en janvier prochain, achève sa deuxième année en tant que présidente de la ConfédérationLien externe. Elle l'avait déjà été une première fois en 2010.
La ministre en charge du Département de l'énergie, des transports et de la communication a effectué une vingtaine de voyages qui l'ont conduite du Groenland à l'Inde, en passant par l'Argentine. Aux Nations unies, elle s'est également montrée critique envers le président américain Donald Trump, avec qui elle a eu l'occasion de discuter directement lors d'un déjeuner à New York.
Pour Doris Leuthard, une année de présidence ne sert pas les intérêts de la Suisse sur le plan international: "Après une année, vous avez un réseau assez large, puisque vous voyagez, vous connaissez pas mal de présidents, et après on se retire et une nouvelle personne doit de nouveau travailler sur ces liens. Ce n'est vraiment pas bien pour les contacts internationaux. »
Elle s’en explique au micro de Romain Clivaz de la RTSLien externe.
Ce n’est pas la première fois qu’une telle proposition est lancée. Mais le parlement s’y est toujours montré rétif. Avec son système fédéraliste, la Suisse limite les prérogatives du pouvoir central. En 2013 par exemple, la Commission des institutions politiques du Conseil des Etats (chambre haute du parlement) avait rejetéLien externe la proposition du Conseil fédéral de porter à deux ans la durée du mandat du président de la Confédération. Et ce malgré les exigences toujours plus élevées de la scène internationale.