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Glossaire A-D
A.
Absorption, diffusion et émission de rayonnement
Le rayonnement électromagnétique peut interagir de diverses façons avec la matière, que celle ci se présente sous la forme des atomes ou des molécules d’un gaz (par exemple les gaz de l’atmosphère) ou sous la forme de matière particulaire, solide ou liquide (par exemple les aérosols). La matière émet elle même un rayonnement en fonction de sa composition et de sa température. Le rayonnement peut aussi être absorbé par la matière, l’énergie absorbée étant alors transférée ou réémise. Enfin, le rayonnement peut être dévié de son trajet initial (diffusé) par suite de son interaction avec la matière.
Accord volontaire
Accord librement conclu entre une instance gouvernementale et une ou plusieurs parties relevant du secteur privé au sujet de la réalisation de certains objectifs environnementaux ou de l’amélioration des résultats en matière d’environnement au-delà des obligations à remplir. Les accords volontaires ne sont pas tous véritablement volontaires ; certains comportent des récompenses et/ou des pénalités liées à l’adhésion aux engagements pris ou à leur réalisation.
Acidification de l’océan
Diminution du pH de l’eau de mer due à l’absorption de dioxyde de carbone anthropique.
Action volontaire
Programmes non officiels, engagements personnels et déclarations par lesquels les parties prenantes (entreprises ou groupe d’entreprises) déterminent leurs propres objectifs et s’emploient souvent à assurer elles mêmes leurs activités de surveillance et de compte rendu.
Activités exécutées conjointement
Phase pilote de la mise en œuvre conjointe, telle qu’elle est définie dans l’article 4.2(a) de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et qui favorise la mise en œuvre d’activités de projets entre pays développés (et leurs entreprises) de même qu’entre pays développés et pays en développement (et leurs entreprises). Les activités exécutées conjointement devraient permettre aux Parties à la CCNUCC d’acquérir de l’expérience en ce domaine. Il n’est pas prévu de valider les activités de ce genre pendant la phase pilote. Rien n’est encore décidé quant à l’avenir des projets d’activités exécutées conjointement et à la façon dont ils peuvent se rattacher aux mécanismes de Kyoto. Sous la forme simple de permis négociables, les activités exécutées conjointement et autres formules fondées sur le marché représentent des mécanismes qui pourraient grandement contribuer à la mobilisation de ressources supplémentaires pour la réduction des émissions. Voir aussi Mécanisme pour un développement propre et Échange de droits d’émissions.
Activité solaire
Le Soleil traverse des périodes de grande activité, qui se traduisent par une augmentation du nombre de taches solaires ainsi que par un accroissement du rayonnement solaire, de l’activité magnétique et des flux de particules de haute énergie. Ces fluctuations s’effectuent à des échelles de temps qui peuvent varier de plusieurs millions d’années à quelques minutes.
Actualisation
Opération mathématique permettant de comparer des montants en numéraire
(ou autres) reçus ou dépensés à des moments (années) différents. L’opérateur utilise un taux d’actualisation fixe ou, éventuellement, variable (> 0) d’une année à l’autre, qui fait qu’une valeur future vaut moins aujourd’hui. En cas d’approche descriptive de l’actualisation, on accepte les taux d’actualisation qui sont effectivement appliqués par les particuliers (épargnants et investisseurs) dans leurs décisions quotidiennes (taux d’actualisation privé). Dans le cas d’une approche prescriptive (éthique ou normative) de l’actualisation, le taux d’actualisation est fixé d’un point de vue social, fondé par exemple sur une appréciation éthique des intérêts des générations futures (taux social d’actualisation).
Adaptation
Initiatives et mesures prises pour réduire la vulnérabilité des systèmes naturels et humains aux effets des changements climatiques réels ou prévus. On distingue plusieurs sortes d’adaptation : anticipative ou réactive, de caractère privé ou public, autonome ou planifiée. Citons à titre d’exemple l’édification de digues le long des cours d’eau ou des côtes et le remplacement des plantes fragiles par des espèces résistant aux chocs thermiques.
Aérosols
Ensemble de particules solides ou liquides en suspension dans l’air, dont la taille varie généralement de 0,01 à 10 µm (millionième de mètre) et qui séjournent dans l’atmosphère plusieurs heures au moins. Les aérosols peuvent être d’origine naturelle ou humaine (anthropique). Ils peuvent influer sur le climat de diverses façons: directement, par diffusion ou absorption du rayonnement, et indirectement, en agissant comme des noyaux de condensation pour la formation de nuages ou en modifiant les propriétés optiques et la durée de vie des nuages.
Albédo
Fraction du rayonnement solaire réfléchi par une surface ou un objet, souvent exprimée en pourcentage. Les surfaces enneigées ont un albédo élevé, les sols de surface ont un albédo élevé à faible et les surfaces couvertes de végétation et les océans ont un albédo faible. L’albédo de la Terre varie principalement en fonction de la nébulosité, de l’enneigement, de l’englacement, de la surface foliaire et des variations du couvert terrestre.
Anthropique
Résultant de l’action de l’homme ou fait par lui.
Apprentissage par la pratique
À mesure que les chercheurs et les entreprises se familiarisent avec de nouveaux procédés technologiques ou qu’ils acquièrent de l’expérience par suite de l’accroissement de la production, ils peuvent découvrir des moyens d’améliorer ces procédés ou d’en réduire les coûts. L’apprentissage par la pratique est une forme d’évolution technologique fondée sur l’expérience.
Atmosphère
Enveloppe gazeuse de la Terre. L’atmosphère sèche est composée presque entièrement d’azote (rapport de mélange en volume de 78,1 %) et d’oxygène (rapport de mélange en volume de 20,9 %) ainsi que d’un certain nombre de gaz présents à l’état de trace, tels que l’argon (rapport de mélange en volume de 0,93 %), l’hélium et des gaz à effet de serre qui influent sur le rayonnement, notamment le dioxyde de carbone (rapport de mélange en volume de 0,035 %) et l’ozone. En outre, l’atmosphère contient de la vapeur d’eau en proportion très variable, mais généralement dans un rapport de mélange en volume d’environ 1 %. L’atmosphère contient également des nuages et des aérosols.
Atténuation
Modification et substitution des techniques employées dans le but de réduire les ressources engagées et les émissions par unité de production. Bien que certaines politiques sociales, économiques et technologiques puissent contribuer à réduire les émissions, du point de vue du changement climatique, l’atténuation signifie la mise en œuvre de politiques destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à renforcer les puits.
Attribution
Voir Détection et attribution.
Avantages connexes
Avantages qu’offrent les politiques mises en œuvre pour de multiples raisons au même moment, étant entendu que la plupart des politiques d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre ont d’autres motifs, souvent aussi importants (par exemple en matière de développement, de durabilité et d’équité).
Avantages des mesures d’adaptation
Dépenses d’indemnisation évitées ou avantages résultant de l’adoption et de l’exécution de mesures d’adaptation.
Avantages nets liés au marché
Le changement climatique, notamment lorsqu’il est modéré, devrait avoir des effets positifs et négatifs sur les secteurs fondés sur le marché, avec cependant des différences marquées selon les secteurs et les régions et selon son rythme et son ampleur. On appelle avantages nets liés au marché la somme des avantages et des coûts liés au marché propres à tous les secteurs et à toutes les régions pour une période déterminée. Ces avantages ne tiennent pas compte des effets non liés au marché.
B.
Base de référence
Référence pour des quantités mesurables à partir de laquelle on peut mesurer un autre résultat ; par exemple, un scénario de non intervention sert de référence pour l’analyse des scénarios fondés sur l’hypothèse d’une intervention.
Bassin
Surface d’alimentation d’un cours d’eau ou d’un lac.
Bassin hydrographique
Zone qui recueille et draine les eaux pluviales.
Bilan de masse (des glaciers, calottes glaciaires ou nappes glaciaires)
Bilan entre le gain de masse de la masse de glace (accumulation) et la perte de masse (ablation, vêlage d’icebergs). La terminologie dans ce domaine comprend les termes suivants:
Bilan de masse spécifique : perte ou gain net de masse pendant la durée d’un cycle hydrologique en un point donné de la surface d’un glacier ;
Bilan de masse totale (d’un glacier) : bilan de masse spécifique intégré spatialement pour toute la surface du glacier ; perte ou gain total de masse d’un glacier pendant la durée d’un cycle hydrologique ;
Bilan de masse spécifique moyen : bilan de masse totale par unité de surface du glacier. Lorsque la surface est spécifiée (bilan de masse surfacique spécifique, etc.), on ne tient pas compte de l’écoulement glaciaire ; dans le cas contraire, l’écoulement glaciaire et le vêlage d’icebergs sont pris en compte dans le bilan massique. Le bilan de masse surfacique spécifique est positif dans la zone
d’accumulation et négatif dans la zone d’ablation.
Bilan énergétique
Différence entre l’énergie d’entrée totale et l’énergie de sortie totale dans le système climatique. Un bilan positif donne lieu à un réchauffement, un bilan négatif, à un refroidissement. Calculé en moyenne pour l’ensemble de la planète et sur des périodes prolongées, ce bilan doit être égal à zéro. Comme le système climatique tire pratiquement toute son énergie du Soleil, un bilan égal à zéro signifie que, globalement, la quantité de rayonnement solaire incident est en moyenne égale à la somme du rayonnement solaire réfléchi et du rayonnement infrarouge thermique ascendant émis par le système climatique. Toute perturbation de cet équilibre radiatif global, qu’elle soit anthropique ou d’origine naturelle, est appelée forçage radiatif.
Biocarburant
Carburant obtenu à partir de matière organique sèche ou d’huiles combustibles d’origine végétale. L’alcool, la liqueur noire issue de la préparation de la pâte à papier, le bois et l’huile de soja sont des exemples de biocarburants.
Biodiversité
Diversité totale de tous les organismes et écosystèmes présents à diverses échelles spatiales (depuis les gènes jusqu’aux biomes entiers).
Biomasse
Masse totale des organismes vivants présents dans un périmètre ou un volume donné ; les végétaux morts depuis peu sont souvent inclus en tant que biomasse morte. La quantité de biomasse est exprimée en poids sec, en contenu énergétique (énergie) ou en teneur en carbone ou en azote.
Biome
Élément régional majeur et distinct de la biosphère, généralement constitué de plusieurs écosystèmes (forêts, cours d’eau, étangs, marécages, etc. dans une région de même climat). Les biomes se caractérisent par des communautés végétales et animales particulières.
Biome des glaces de mer
Biome constitué de tous les organismes marins vivant dans ou sur la banquise (eau de mer gelée) des océans polaires.
Biosphère (terrestre et marine)
Partie du système terrestre comprenant tous les écosystèmes et organismes vivants présents dans l’atmosphère, sur terre (biosphère terrestre) ou dans les océans (biosphère marine), y compris la matière organique morte qui en provient, telle que la litière, la matière organique des sols et les détritus des océans.
Blanchissement des coraux
Décoloration des coraux résultant de la disparition des organismes symbiotiques qui leur fournissent de l’énergie.
Boisement
Plantation de nouvelles forêts sur des terres qui, historiquement, n’en possédaient pas (depuis 50 ans au moins). Pour une analyse plus approfondie du terme forêt et d’autres termes connexes tels que boisement, reboisement et déboisement, on se reportera au rapport spécial du GIEC intitulé « Land Use, Land Use Change, and Forestry » (Utilisation des terres, changements d’affectation des terres et foresterie) (IPCC, 2000). Voir également le rapport intitulé « Definitions and Methodological Options to Inventory Emissions from Direct Human-induced Degradation of Forests and Devegetation of Other Vegetation Types » (Définitions et options méthodologiques en ce qui concerne les inventaires des émissions
résultant de la dégradation des forêts et de la disparition d’autres types de végétaux directement liées aux activités humaines) (IPCC, 2003).
C.
Calotte glaciaire
Masse de glace en forme de dôme recouvrant une zone située en altitude, d’une superficie très inférieure à celle d’une nappe glaciaire.
Capacité d’adaptation
Ensemble des capacités, des ressources et des institutions d’un pays ou d’une région lui permettant de mettre en œuvre des mesures d’adaptation efficaces.
Capacité d’atténuation
Capacité d’un pays de réduire les émissions de gaz à effet de serre anthropiques ou de renforcer les puits naturels. Cette capacité se rapporte aux savoir-faire, aux aptitudes et aux compétences dont dispose un pays et dépend de la technologie, des institutions, de la richesse, de l’équité, des infrastructures et de l’information. La capacité d’atténuation est un élément essentiel de tout développement durable au niveau national.
Carotte de glace
Cylindre de glace prélevé par forage dans un glacier ou une nappe glaciaire.
Changement climatique
Variation de l’état du climat, que l’on peut déceler (par exemple au moyen de tests statistiques) par des modifications de la moyenne et/ou de la variabilité de ses propriétés et qui persiste pendant une longue période, généralement pendant des décennies ou plus. Les changements climatiques peuvent être dus à des processus internes naturels, à des forçages externes ou à des changements anthropiques persistants dans la composition de l’atmosphère ou dans l’utilisation des terres. On notera que la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), dans son article premier, définit les changements climatiques comme des « changements qui sont attribués directement ou indirectement à une activité humaine altérant la composition de l’atmosphère mondiale et qui viennent s’ajouter à la variabilité naturelle du climat observée au cours de périodes
comparables ». La CCNUCC fait ainsi une distinction entre les changements climatiques attribuables aux activités humaines altérant la composition de l’atmosphère et la variabilité du climat imputable à des causes naturelles. Voir également Variabilité du climat ; Détection et attribution.
Changement climatique brusque
La non linéarité du système climatique peut conduire à des changements climatiques brusques, parfois dénommés changements climatiques rapides, événements brusques ou même événements surprise. Le terme brusque se réfère souvent à des échelles temporelles plus courtes que l’échelle temporelle type du forçage responsable. Toutefois, tous les changements climatiques brusques ne sont pas forcément imputables à des forçages externes. Au nombre des événements brusques possibles qui ont été envisagés figurent une réorganisation de grande ampleur de la circulation thermohaline, une déglaciation rapide et une fonte massive du pergélisol ou un accroissement de la respiration des sols entraînant de rapides changements dans le cycle du carbone. D’autres événements peuvent survenir de façon totalement inattendue, à la suite d’un forçage intense à évolution rapide d’un système non linéaire.
Changement structurel
Changement, par exemple, des parts relatives du produit intérieur brut imputables aux différents secteurs de l’économie (industrie, agriculture, services, etc.). De façon plus générale, un changement structurel correspond à la transformation d’un système, à l’occasion de laquelle on remplace ou on prévoit de remplacer certains éléments par d’autres.
Chlorofluorocarbones (CFC)
Voir Hydrocarbures halogénés.
Circulation méridienne océanique
Circulation convective méridienne (nord-sud) à grande échelle, moyennée zonalement, dans les océans. Dans l’Atlantique, cette circulation mobilise les eaux relativement chaudes des couches supérieures vers le nord et les eaux relativement froides des couches profondes vers le sud. Le Gulf Stream fait partie de cette circulation atlantique.
Climat
Au sens étroit du terme, le climat désigne en général « le temps moyen » ou, plus précisément, se réfère à une description statistique fondée sur les moyennes et la variabilité de grandeurs pertinentes sur des périodes variant de quelques mois à des milliers, voire à des millions d’années (la période type, définie par l’Organisation météorologique mondiale, est de 30 ans). Ces grandeurs sont le plus souvent des variables de surface telles que la température, la hauteur de précipitation et le vent. Dans un sens plus large, le climat désigne l’état du système climatique,
y compris sa description statistique. Dans plusieurs sections du présent rapport, on utilise également des périodes types d’une durée différente, par exemple des périodes de 20 ans.
Combustibles fossiles
Combustibles carbonés extraits des dépôts de carbone fossile (charbon, tourbe, pétrole, gaz naturel, etc.).
Concentration d’équivalent dioxyde de carbone
Voir l’encadré intitulé « Émissions et concentration d’équivalent dioxyde de carbone (équiv.-CO2) » dans la section consacrée au point 2 du présent rapport.
Confiance
Le niveau de confiance dans la justesse d’un résultat est exprimé, dans le présent rapport, au moyen d’une terminologie standard définie comme suit :
Terminologie
Degré de confiance dans la justesse d’un résultat
Degré de confiance très élevé
Au moins 9 chances sur 10 de tomber juste
Degré de confiance élevé
Environ 8 chances sur 10
Degré de confiance moyen
Environ 5 chances sur 10
Faible degré de confiance
Environ 2 chances sur 10
Très faible degré de confiance
Moins de 1 chance sur 10
Voir également Probabilité ; Incertitude.
Conformité
La conformité fait référence à la capacité des pays à se conformer aux dispositions d’un accord ainsi qu’à la mesure dans laquelle ils s’y conformeront. Elle dépend de la mise en œuvre des politiques ordonnées, mais aussi du degré de concordance des mesures appliquées avec ces politiques. La conformité indique à quel point les différents acteurs dont le comportement est remis en cause par l’accord (administrations locales, sociétés, organisations, particuliers, etc.) se sont effectivement conformés aux mesures de mise en œuvre et aux obligations y afférentes. Voir aussi Mise en œuvre.
Consommation d’eau
Quantité d’eau irrémédiablement perdue lors de son utilisation (par évaporation et production de biens). La consommation d’eau correspond à la différence entre l’eau prélevée et l’eau rejetée.
Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC)
Convention adoptée le 9 mai 1992 à New York et signée par plus de 150 pays et par la Communauté européenne lors du Sommet Planète Terre, qui s’est tenu à Rio de Janeiro en 1992. Son objectif ultime est de « stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique ». Elle contient des engagements pour toutes les Parties. Conformément à la Convention, les Parties figurant à l’annexe I (les pays faisant partie de l’OCDE en 1990 et les pays à économie en transition) doivent s’employer à ramener en 2000 les émissions de gaz à effet de serre non réglementées par le Protocole de Montréal à leur niveau de 1990. La Convention est entrée en vigueur en mars 1994. Voir Protocole de Kyoto.
Convention-cadre sur les changements climatiques
Voir Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).
Corail
Le terme « corail » a plusieurs significations, mais désigne habituellement l’ordre des Scléractinies, dont tous les membres possèdent des exosquelettes calcaires et qui se divisent en coraux qui construisent des récifs (hermatypiques) et en coraux qui n’en construisent pas ou en coraux d’eaux froides et en coraux d’eaux chaudes. Voir Blanchissement des coraux ; Récifs de corail.
Couplage climat cycle du carbone
Les changements climatiques futurs causés par les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère auront une incidence sur le cycle du carbone à l’échelle du globe. Ces modifications du cycle mondial du carbone influeront à leur tour sur la fraction des gaz à effet de serre anthropiques qui reste dans l’atmosphère et, par conséquent, sur la concentration atmosphérique de ces gaz, ce qui se traduira par de nouveaux changements climatiques. Cet effet de rétroaction est appelé couplage climat cycle du carbone. Les modèles couplés climat cycle du carbone de la première génération semblent indiquer que le réchauffement planétaire aura pour effet d’augmenter la proportion du dioxyde de carbone anthropique qui reste dans l’atmosphère.
Coût
Consommation de ressources (temps de travail, capitaux, matériel, combustibles, etc.) considérée comme la conséquence d’une action. En économie, toutes les ressources sont évaluées à leur coût de substitution, qui est le coût du renoncement à une activité économique au profit d’une autre. Les coûts sont définis de multiples façons et en fonction de diverses hypothèses qui influent sur leur valeur. Il existe différents types de coût : les frais d’administration, les coûts des dommages (causés aux écosystèmes, à l’économie et aux personnes par les effets négatifs des changements climatiques) et les coûts de mise en œuvre pour toute politique nécessitant des modifications de la règlementation existante, des efforts pour renforcer les capacités, des activités d’information, de formation et de sensibilisation, etc. Les coûts privés sont supportés par des personnes, des entreprises ou autres entités privées qui engagent l’action, tandis que les coûts sociaux comprennent en plus les coûts externes pour l’environnement et pour la société dans son ensemble. Les avantages sont le contraire des coûts (on les qualifie parfois de coûts négatifs). Les coûts nets correspondent aux coûts, moins les avantages.
Coûts des mesures d’adaptation
Coûts de la planification, de l’élaboration, de la préconisation et de l’application des mesures d’adaptation, y compris les coûts de transition.
Coûts macroéconomiques
Correspondent généralement à des variations du produit intérieur brut ou à des variations de sa croissance ou encore à un affaiblissement du bien-être ou de la consommation.
Cryosphère
Composante du système climatique constituée de la totalité de la neige, de la glace et du gélisol (y compris le pergélisol) au dessus et au dessous de la surface des terres émergées et des océans. Voir également Glacier ; Nappe glaciaire.
Cycle du carbone
Expression utilisée pour désigner le flux de carbone (sous diverses formes telles que le dioxyde de carbone) dans l’atmosphère, les océans, la biosphère terrestre et la lithosphère.
Cycle hydrologique
Cycle selon lequel l’eau des océans et l’eau présente à la surface des terres émergées s’évapore, se déplace dans l’atmosphère sous la forme de vapeur d’eau, se condense pour former des nuages, retombe sous forme de pluie ou de neige, est interceptée par les arbres et la végétation, s’écoule par ruissellement à la surface des terres émergées, s’infiltre dans les sols, réalimente les nappes souterraines, se déverse dans les cours d’eau et, pour finir, se jette dans les océans, d’où elle s’évapore de nouveau (AMS, 2000). Les différents systèmes participant au cycle hydrologique sont habituellement qualifiés de systèmes hydrologiques.
D.
Déboisement
Conversion d’une forêt en zone non forestière. Pour une analyse détaillée du terme forêt et de termes apparentés tels que boisement, reboisement ou déboisement, on se reportera au rapport spécial du GIEC intitulé « Land Use, Land Use Change, and Forestry » (Utilisation des terres, changements d’affectation des terres et foresterie) (IPCC, 2000). Voir également le rapport intitulé « Definitions and Methodological Options to Inventory Emissions from Direct Human-induced Degradation of Forests and Devegetation of Other Vegetation Types » (Définitions et options méthodologiques en ce qui concerne les inventaires des émissions résultant de la dégradation des forêts et de la disparition d’autres types de végétaux directement liées aux activités humaines) (IPCC, 2003).
Dernière période interglaciaire (DPI)
Voir Période interglaciaire.
Détection et attribution
Le climat varie continuellement à toutes les échelles temporelles. La détection des changements climatiques consiste à montrer que le climat a changé selon certains critères statistiques définis, sans donner la raison de ce changement. L’attribution consiste à établir, avec un certain degré de confiance, les causes les plus probables du changement détecté.
Développement durable
La notion de développement durable, qui a été introduite dans la Stratégie mondiale de la conservation (UICN, 1980) et qui est centrée sur le concept de société durable et de gestion des ressources renouvelables, a été adoptée par la Commission mondiale de l’environnement et du développement en 1987, puis à la Conférence de Rio en 1992. Elle correspond à un processus de changement dans lequel l’exploitation des ressources, la gestion des investissements, l’orientation du développement technologique et les changements institutionnels s’articulent harmonieusement et renforcent le potentiel existant et futur pour répondre aux besoins et aux aspirations de l’homme. Le développement durable comporte des dimensions politiques, sociales, économiques et environnementales.
Déversement de glace dynamique
Déversement de glace en provenance de nappes glaciaires et de calottes glaciaires plutôt sous l’effet de la dynamique de ces nappes ou calottes (par exemple sous forme de mouvements de glaciers, de courants glaciaires et de vêlage d’icebergs) que par suite de la fonte ou du ruissellement.
Dilatation thermique
En relation avec l’élévation du niveau de la mer, augmentation de volume (et diminution de la densité) résultant du réchauffement de l’eau. Un réchauffement des océans entraîne une augmentation de leur volume et, par conséquent, une élévation du niveau de la mer. Voir Variation du niveau de la mer.
Dioxyde de carbone (CO2)
Gaz d’origine naturelle ou résultant de la combustion des combustibles fossiles (pétrole, gaz, charbon, etc.) et de la biomasse ainsi que des changements d’affectation des terres et d’autres procédés industriels. C’est le principal gaz à effet de serre anthropique qui influe sur le bilan radiatif de la Terre. C’est aussi le gaz de référence pour la mesure des autres gaz à effet de serre, dont le potentiel de réchauffement global est donc égal à 1.