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Me référant à l'excellent article de Mohamed Musadak «Un collectif contre ‘l'usine à viande'», je vous fais part du commentaire suivant: comment des autorités fédérales, cantonales et communales ont-elles pu donner le feu vert à un projet aussi inique et choquant que celui de la construction de cette halle d'engraissement de taureaux à Coffrane (Neuchâtel) et cela malgré de nombreuses oppositions?
Ces veaux (720), arrachés à leurs mères aussitôt nés, seront transportés à l'âge de 3 semaines dans ce centre concentrationnaire pour y être immédiatement bourrés d'antibiotiques et gavés de maïs et de soja et de quelques additifs pour leur permettre de rester debout. Une année plus tard, ils pèseront 600 kg et quitteront cet enfer pour celui des abattoirs. Ils n'auront connu ni le lait de leurs mères ni l'herbe du pré, les nourritures qui leur conviennent naturellement. Quelle misère! Quelle honte! De plus, les céréales qu'ils auront été forcés à ingurgiter auraient pu nourrir des populations qui souffrent de la faim. On sait qu'une superficie de terre consacrée à la culture de céréales peut nourrir environ vingt fois plus d'humains que la même superficie vouée à l'élevage.
Cette «bidoche» aussi irrespectueusement obtenue aboutira dans les assiettes d'une population qui en consomme déjà trop (780 g par semaine, au lieu des 240 g recommandés) risquant des maladies cardio-vasculaires ou le diabète de type 2.
Est-ce ce projet de société ne visant que la croissance et le profit que nous souhaitons?
Si la réponse est non, œuvrons donc pour un monde plus juste et éthique pour les humains et les animaux! Il est urgent de s'y atteler.
Danielle Martinet, La Rippe (VD).