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Gishin FUNAKOSHI est né sur l’île d’Okinawa au Japon en 1868.
Alors qu’il est un enfant un peu chétif, de constitution fragile, même maladive, ses parents lui firent étudier le karaté dès l’âge de 11 ans le Karaté d’Okinawa auprès de différents maîtres. Dès lors, sa frêle santé s’améliora considérablement durant les années suivantes.
A cette époque, l’enseignement et la pratique du Karaté étaient interdits par le gouvernement. Les entraînements avaient donc lieu le soir, à l’abri des regards. Il devint l’élève d’un des plus grands experts du karaté d’Okinawa, Yasutsune AZATO.
Devenu plus tard maître d’école, il enseigne le jour et poursuit le soir son apprentissage du Karaté chez Maître AZATO.
Gichin Funakoshi était un homme humble, il a toujours prôné et pratiqué une humilité essentielle. Il est cultivé et poète, éducateur né et fin psychologue.
Chaque matin, après une toilette qui durait une heure, le Gishin FUNAKOSHI se prosternait dans un profond respect vers le palais impérial, et accomplissait le même cérémonial en se tournant vers Okinawa avant de prendre son thé du matin.
En 1916, Gichin FUNAKOSHI fit une démonstration à Kyoto, et une autre à Tokyo en 1922. Ces présentations provoquèrent beaucoup d’enthousiasme et furent une révélation pour les adeptes japonais d’arts martiaux. C’est à ce moment que le Ministre de l’éducation nationale demande à Gichin FUNAKOSHI d’enseigner dans les universités du Japon.
Sa méthode d »enseignement était très scolaire, avec une progression claire et établie qui correspondait bien à l’esprit logique des Japonais.
C’est en 1926 qu’il adopta, comme Kano Jigoro au Judo, le système de graduation des élèves par Dan.
Funakoshi sut comment captiver le public Japonais. Il ne démontra pas seulement les kata et les formes de base, mais il enthousiasma l’assistance en mettant l’efficacité démontrée en étroite relation avec les explications claires et scientifiques des techniques utilisées. Le style Funakoshi était vraiment différent de ce qu’en attendait la majorité des jeunes Japonais, son but était de former l’homme plutôt que le guerrier.
Selon ses étudiants, Gichin FUNAKOSHI était un homme très intelligent et une personne très attachante. Gichin FUNAKOSHI présenta premièrement son art comme une technique guerrière, puis par la suite comme une méthode qui permet d’atteindre la vérité philosophique. Gichin FUNAKOSHI enseignait des techniques, mais aussi une philosophie, un mode de vie.
Maître FUNAKOSHI a entretenu d’excellents rapports avec des maîtres de d’autres types d’arts martiaux. Entre autres, Jigoro KANO, le fondateur du Judo.
Il faut surtout retenir ici que le Karaté n’est pas la création d’un seul homme ou même d’un seul peuple, cependant, Gichin FUNAKOSHI est incontestablement considéré comme le fondateur du Karaté moderne.
Gichin FUNAKOSHI mourut le 26 avril 1957, à l’âge de 88 ans.
Quelques jours avant sa mort, il fabriquait encore de ses mains un makiwara, sur lequel il comptait s’entraîner. Il l’essaya devant deux ou trois de ses disciples. Fidèle à son habitude, il demeurait très droit, l’épaule dénudée et chaussé de geta, des sandales en bois à hauts talons. À chacune de ses frappes, le makiwara touchait le mur provoquant un sourd ébranlement dans tout le bâtiment.
On raconte qu’il fit encore quelques mouvements de bras, sur son lit de mort » C’est étrange, ce matin, je sens réellement tsuki (le poing). Un poing, une vie… « .
Quelques heures plus tard, il perdit connaissance et mourut paisiblement.
Yoshitaka FUNAKOSHI ainsi que Shigeru EGAMI (le plus proche disciple de Gichin FUNAKOSHI), fondèrent le Shotokai dans le but de préserver le Karaté original du père.Le mémorial de O Sensei Funakoshi est placé à Tokyo.
Une cérémonie publique a été tenu à Ryogoku Kokugikan (Ryogoku National Sumo Hall), et plus de 20 000 personnes y participèrent, y compris de nombreuses célébrités venues témoigner leur respect.
La stèle dédiée à Maître Funakoshi, quant à elle, a été érigée en 1968 dans le temple Zen Enkakuji situé à Kamakura. Ses cendres ont été ramenées à Okinawa.
L’on peut y lire deux calligraphies. L’une est de Asahina Sogen, le prêtre du temple.
L’autre est de Funakoshi et se lit ainsi « Karate ni sente nashi« , ce qui veut dire : « En karaté, l’initiative est sans avantage« .
Extraites de l’autobiographie de Maître Gichin FUNAKOSHI, voici 5 règles « dont la stricte observation est absolument nécessaire à quiconque désire comprendre la nature de l’art. ».
1. L’entraînement doit être pour vous extrêmement sérieux (…). Par là, je ne signifie pas que vous ne devez être raisonnablement assidu ou modérément appliqué. Je veux dire que vous devez toujours garder votre adversaire à l’esprit, que vous soyez assis ou debout, que vous marchiez ou que vous leviez les bras. Si vous devez frapper en combat, vous devez être convaincu que ce coup sera décisif. Si vous faites erreur, ayez conscience que vous avez perdu. Et soyez toujours prêt à une telle éventualité.
Vous pouvez vous entraîner longtemps, très longtemps mais si vous vous contentez de bouger vos mains et vos pieds, de sauter et de fléchir comme une marionnette, il n’y aura pas beaucoup de différence entre votre Karate et la danse. Vous n’atteindrez jamais l’essentiel ; vous n’aurez pas réussi à saisir la quintessence du Karatedô. L’Art demande une discipline aussi rigoureuse que la vie, lutte quotidienne pour la survie. Ne pas miser sur une seconde chance est la condition du succès.
2. Entraînez-vous corps et âme sans vous soucier de la théorie. Bien souvent un homme à qui manque cette qualité essentielle de sérieux se réfugiera dans la théorie. D’autres s’écrient avec un soupir de lassitude au bout de deux mois de pratique d’un Kata : « Malgré tous mes efforts, je n’y arrive pas. Que dois-je faire ? » Deux mois ! Comment pourrait-on maîtriser un Kata en deux mois ?(…) Quelle idiotie, vraiment, de se plaindre d’être incapable de maîtriser un Kata au bout de deux mois.
La véritable pratique se passe des mots, il lui faut l’engagement total du corps. D’autres ont maîtrisé le Kata que vous pratiquez. Alors, pourquoi n’y arrivez-vous pas ? Qu’est-ce qui n’est pas juste ? Ce sont les questions que vous devez vous poser. Puis il faut vous entraîner jusqu’à l’épuisement et recommencer encore avec la même intransigeance. Vous oublierez très vite ce que vous aurez appris oralement mais vous vous rappellerez pour le restant de vos jours ce que vous avez appris avec tout votre corps.
3. Evitez la suffisante et le dogmatisme. Celui qui parle d’un ton supérieur ou marche en plastronnant dans les rues comme si elles lui appartenaient, celui là ne sera jamais vraiment respecté même s’il possède d’indéniables compétences. Les vantardises d’un incapable sont encore plus absurdes, or, en Karate, c’est généralement le débutant qui ne résiste pas à se mettre en valeur et à fanfaronner. Il déshonore ainsi non seulement son nom mais aussi l’Art qu’il a choisi.
4. Évitez de vous trompez sur vous-même et adoptez le savoir-faire de vos camarades. Quand vous remarquez des points forts chez d’autres pratiquants, essayer de les incorporer à votre propre technique. Et si le débutant que vous observez semble travailler en dessous de ses possibilités, demandez-vous si vous-même ne manquez pas sérieux dans votre pratique. Nous avons tous des qualités et des défauts ; l’homme sage cherche à égaler les qualités qu’il trouve chez les autres et à éviter leurs défauts.
5. Respectez les règles de la morale dans votre vie quotidienne, en public comme en privé. Et observez ses principes scrupuleusement. Les arts martiaux et plus particulièrement le Karate-Do permettent des progrès assez rapides : certains débutants deviendront de meilleurs Karatekas que leur professeur. (…) L’enseignent risque de tomber dans l’orgueil et d’oublier que le jeune homme auquel il s’adresse (…) non seulement le rattrapera mais le dépassera dans la l’Art du Karate ou dans d’autres domaines de l’existence.
Et enfin, voici quelques phrases de Maître Gichin FUNAKOSHI tirées de son autobiographie :
Le Karate-Do n’apprend pas seulement à donner des coups, c’est aussi un rempart contre la maladie et les agressions.
Je faisais brûler de l’encens sur l’autel de chaque professeur en m’engageant à ne jamais utiliser mon savoir et ma maîtrise à des fins malhonnêtes.
Il ne faut jamais se laisser intimider mais garder la tête froide pour chercher l’inévitable faille de la garde. La victoire est alors à portée.
Tout homme est capable après un entraînement suffisant d’une force prodigieuse.
Seule la conscience de sa propre faiblesse permet de rester maître de soi en tout situation ; seule la faiblesse véritable est capable du vrai courage.
Le Karate-Do est une philosophie, une attitude devant et un regard sur la vie et le monde.
De même que le miroir est clair et reflète une image sans distorsion, ou la vallée tranquille qui renvoie l’écho d’un son, ainsi doit un débutant se libérer de ses pensées égoïstes et mauvaises, car c’est seulement avec un esprit clair et la conscience pure qu’il peut comprendre ce qu’il apprend.
Le Karate-Do est un art noble. Ceux qui s’enorgueillissent d’êtres capables de casser des planches et de briser des briques, ou qui affirment êtres capables d’arracher des morceaux de chair à leurs adversaires, ne connaissent absolument rien au karaté. Ils jouent dans les branches et le feuillage d’un grand arbre sans avoir la moindre idée de ce que recèle le tronc.
Le Bouddhisme nous enseigne que le monde entier est un dojo et aucun de ceux qui veulent suivre la voie du karaté ne doit l’oublier. Le Karate-do, ce n’est pas seulement savoir se défendre mais plutôt être un bon et honnête citoyen.
Seul un idéal élevé donne la force de persévérer dans la rigueur que l’apprentissage demande. Quand on l’a compris, plus l’entrainement devient dur, plus il devient passionnant.
Si un expert peut casser une planche épaisse ou un empilement de tuiles d’un seul coup. Chacun, je vous l’assure, en est capable avec de l’entrainement. Il n’y a là rien d’extraordinaire. N’y voyez pas le véritable esprit du karaté. Il s’agit simplement d’une démonstration de la puissance qu’un homme peut acquérir par la pratique, sans aucun mystère. On m’a souvent demandé si l’exercice de casse révélait le niveau d’un karatéka. Évidemment, non. Le Karate-do est l’un des arts martiaux les plus raffinés, et le pratiquant qui se vante de ses exploits à la casse, ou qui prétend pouvoir déchirer un adversaire et lui extirper les côtes, n’a qu’une vue très bornée de la véritable nature de l’Art.
Quelques jeunes techniciens enthousiastes pensent que le karaté ne se travaille que dans un dojo, avec un professeur. Ils ne sont pas de véritables karatékas.
Évitez la suffisance et le dogmatisme. Celui qui parle d’un ton supérieur ou marche en plastronnant dans les rues comme si elles lui appartenaient, celui-là ne sera jamais vraiment respecté même s’il possède d’indéniables compétences.
Évitez de vous tromper sur vous-même et adoptez le savoir faire de vos camarades. Quand vous remarquez des points forts chez d’autres pratiquants, essayez de les incorporer à votre propre technique.
Respectez les règles de la morale dans votre vie quotidienne, en public comme en privé. Personne ne peut atteindre la perfection en Karaté sans avoir compris qu’il s’agit par-dessus tout d’une foi, d’une voie. Le karatéka en offrant son aide et en acceptant celle des autres apprend à donner à l’Art la dimension d’une foi.
L’entrainement doit être pour vous une affaire extrêmement sérieuse, aussi sérieuse que la mort. Si vous vous contentez de bouger vos mains et pieds, de sauter et fléchir comme une marionnette, il n’y aura pas beaucoup de différence entre votre Karaté et la danse. L’art demande une discipline aussi rigoureuse que la vie, lutte quotidienne pour la survie.
Personne ne peut atteindre la perfection en Karate-do sans avoir compris qu’il s’agit par-dessus tout, d’une foi, d’une voie.
Quiconque a véritablement maîtrisé l’art du karaté prendra soin de ne pas s’aventurer dans les dangers pour éviter d’avoir à mettre ses connaissances en application.
Seule la conscience de sa propre faiblesse permet de rester maître de soi en toute situation ; seule la faiblesse véritable est capable du vrai courage.
Comme la surface d’un miroir reflète ce qui est devant lui, et comme une vallée calme transmet les sons les plus faibles, ainsi l’étudiant en Karaté doit vider son esprit de l’égoïsme et de la méchanceté, dans un effort pour réagir d’une manière appropriée à tout ce qui peut se présenter devant lui.
Ce qui compte, ce n’est pas la grosseur du chien dans la bataille, mais l’ardeur de la bataille dans le chien.
L’intuition est plus importante que la technique elle-même. Car l’intuition alerte l ‘individu du danger avant qu ‘il n ‘arrive et permet de l’éviter dans le cas où y faire face ne peut que causer une blessure.
Ne ménage pas tes efforts quand tu enseignes. Tu avances en même temps que tes élèves. Ne sois pas impatient. Personne n’apprends tout bien sur le coup. La persévérance dans l’enseignement est importante, tout comme la patience, la gentillesse, et l’habilité de se mettre à la place de l’élève.
A l’entrainement ne montre pas ta force sans une raison spécifique, de peur de réveiller la résistance dans l’esprit de ceux qui te regardent. Des fois il faut être à la place du receveur pour bien expliquer la technique.
Ne critiquez pas les autres Arts Martiaux … la montagne ne rit pas de la rivière parce qu ‘elle est petite et la rivière pas de la montagne parce qu’elle ne peut bouger. Chacun à ses propres caractéristiques et sa position dans la vie.
Un entrainement poussé à l ‘extrême provoque une fatigue qui rends la réaction musculaire difficile. C’est à ce moment que la véritable technique se met en place. Si le bras qui exécute le mouvement est au bord de l’épuisement, c’est l’ensemble corps, esprit, respiration qui participera à ce mouvement. L’épuisement est une étape favorable et nécessaire pour aborder la sensation.
Quand un adversaire fait des gestes inutiles dans une distance où il ne peut pas vous atteindre c’est qu’il est indécis et ne trouve pas la faille.
La valeur de l’art est fonction de celui qui l’utilise.
Quand un karatéka devient habile, il doit exercer beaucoup de prudence dans ces paroles. Dans la majorité des cas, c’est la langue qui est responsable pour les batailles. Il n’est pas la place d’un karatéka de devenir arrogant simplement à cause de la petite quantité de connaissances qu’il a appris. Une petite quantité de connaissances peut être très dangereuse.
Le vrai brave éprouve la peur et la surmonte.
Respectez les autres et les autres vous respecteront. Respectez leur personnalité et écoutez leurs points de vue et il vous suivront avec plaisir.
Les élèves sont le miroir du sensei, les vertus et les fautes sont visibles dans l’élève et vice versa. Si l’élève étudie bien, le sensei enseignera bien.
Le maître montre seulement la bonne direction. L’élève, lui, doit faire les expériences.
La maladie, la souffrance et les blessures sont peut-être des aspects négatifs de la vie mais ils l’embellissent lorsque l’on arrive à les vaincre.
Le maitre doit conduire son élève et non être son modèle, il doit lui donner sa chance de découvrir à son tour l’excellence par ses propres moyens.
Dans le dojo il faut rechercher la véritable silence intérieur et ne pas réfléchir au pourquoi et au comment. Si des pensées parasitaires interviennent pendant l ‘étude, le corps ne pourra trouver l’harmonie.
Le rôle du sensei n’est pas de convaincre mais de donner à celui qui demande et qui peut recevoir.
Connaissez-vous la différence entre un homme de petite envergure et un homme de Tao ? C’est simple. Quand un homme de petite envergure reçoit son premier dan, il court chez lui, grimpe sur son toit et hurle à la cantonade qu’il a reçu son premier dan. Quand il reçoit son deuxième dan, il parade dans la ville. Par contre, quand l ‘homme de Tao reçoit son premier dan, il baisse la tête en signe de gratitude. Quand il reçoit son deuxième dan il baisse la tête et les épaules, quand il reçoit le troisième il courbe tout le haut de son torse en signe d’humilité, et silencieusement, il quitte les lieux. Il rentre chez lui en longeant les murs pour que personne ne le remarque.
Le guerrier devient un homme libre qui ne juge pas si tel ou tel chemin est bon ou mauvais. Pour lui sa vie est celle qu’il suit et il rencontrera encore beaucoup d’épreuves difficiles.
Un guerrier est respecté et reconnu par ce qu’il fait et non pas par ce qu’il dit. Toutefois ce qu’il dit doit être la conséquence de ce qu’il fait.
Lorsqu’on entre dans le dojo, il faut laisser son moi à la porte. Le dojo, pendant les cours est l’endroit sacré où l’on doit tuer son égo. Dans le dojo, on pratique la technique, on apprend à maitriser son corps, ceci est la partie visible de l’iceberg. Le véritable combat est celui du moi.
Un guerrier doit connaitre ses faiblesses et passer son temps à les corriger. Pour lui le doute est un facteur essentiel. Il ne doit jamais être trop sûr de lui bien que le but final soit de vaincre.
Gagner 100 victoires dans 100 combats, n ‘est pas l’habilité ultime… l’habilité ultime est de l’emporter sur l’adversaire sans se battre.
En apprenant à maîtriser notre partenaire et aimer sa technique, comme il nous maîtrise et on aime sa technique aussi, nous progressons beaucoup plus rapidement.
Rester maître de son esprit, c’est également rester maître de son corps.
Avant l’action il y à toujours une attitude, un regard, un changement de position qui font pressentir la décision d’agression. Si vous passez à l’attaque dans cet instant vous serez vainqueur. Ce n ‘est pas au moment où l’agresseur à une arme à la main qu ‘il faut attaquer, mais pendant qu’il pense qu’il va prendre celle-ci dans sa poche. L’animal lui, a cette sensation. Observez ses yeux et ses pupilles qui prendront la forme de l’attaque au moment décisif.
Le regard ne doit exprimer aucun force. Il doit donner le reflet du vide le plus complet afin que l ‘adversaire ne puisse s’accrocher sur aucune chose de l’esprit.
C’est l’esprit qui donne la force au combattant. Pour acquérir cette force, il doit toujours voir la vérité en ne jamais la masquer. Le geste sera pur si l’esprit l’est.
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La technique ne fait pas la personne, c’est la personne qui fait la technique.
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Ce que vous aurez appris en écoutant les paroles des autres vous l’oublierez bien vite. Ce que vous aurez compris avec la totalité de votre corps, vous vous en souviendrez toute votre vie.
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L’essence du karaté est que dans la vie quotidienne notre esprit et notre corps soient formés et développés avec un esprit d’humilité, et que lors de périodes difficiles, nous soyons consacrés tout à fait à la cause de la justice.
Si on apprend avec l’idée d’enseigner la technique à un autre qui ne la sait pas, notre progrès sera beaucoup plus rapide.
Le Karate do vise le perfectionnement tant de l’esprit que du corps et les louanges des seules prouesses physiques doivent être bannies.
Il faut que la pratique quotidienne de l’art martial puisse s’avérer inestimable dans le danger.
Celui qui ne pense qu’à lui-même sans se soucier des autres n ’est pas digne d’apprendre le Karate Do… les étudiants sérieux se sentent toujours concernés par autrui.
Le Karate-Do est une philosophie, une attitude devant et un regard sur la vie et le monde.
Le nombre d’individus qui perçoivent la vraie nature du Karate-do est très limité.