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Selon le rapport de postulat demandé par le Conseil national et publié vendredi, l'agence de presse joue un rôle important dans l'écosystème médiatique. Grâce à ses services, elle offre aux médias une base solide et fiable de nouvelles et les soutient ainsi dans la couverture des événements régionaux, suprarégionaux, nationaux et internationaux.
Cependant, Keystone-SDA a du mal à rentabiliser un service de base multilingue et enregistre une baisse du nombre de ses clients. De plus, selon le Conseil fédéral, elle souffre du fait que les maisons d'édition sont à la fois ses clients et ses propriétaires, qui, en situation de crise économique, accordent généralement plus d'importance à leurs propres intérêts qu'à la pérennité de l'agence de presse.
Situation actuelle ou changement de paradigme
Pour l'avenir de l'agence, le Conseil fédéral met en discussion trois scénarios : un soutien dans le cadre actuel ; une augmentation modérée du soutien financier de la Confédération et la mise au concours public d'un mandat de prestations avec un financement par la redevance radio et télévision.
Dans le premier scénario, Keystone-SDA resterait une société anonyme à but lucratif et continuerait à être financée principalement par les recettes des abonnements et les dépôts de ses actionnaires. Si l'agence en restait au statu quo, sa capacité d'innovation serait un facteur décisif pour une évolution positive, écrit le Conseil fédéral.
Dans le deuxième scénario, le soutien de l'Etat serait reformulé et augmenté au niveau de la loi sur la radio et la télévision. Parallèlement, davantage de médias électroniques pourraient bénéficier de services de base subventionnés. En fin de compte, il reviendrait au Conseil fédéral de définir le montant de la subvention d'année en année.
Dans le troisième scénario, Keystone-SDA serait entièrement restructurée et dotée, comme la SSR, d'un mandat de service public. Cela nécessiterait diverses modifications au niveau de la loi. L'agence serait alors financée d'une part par le produit des abonnements vendus aux clients privés et d'autre part par des fonds publics d'un montant à définir.
Le Conseil fédéral entend approfondir les trois scénarios dans le cadre d'une analyse plus large de la future aide aux médias, qui devrait être disponible au printemps 2024. (SDA)