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Sonate en duo
L’atelier présente
deux sonates, l’une pour piano et violon de la période classique (Beethoven), et l’autre pour deux pianos et percussion de la période moderne (Bartók). Le contraste entre les deux œuvres est d’autant plus grand que la sonate de Beethoven est encore imprégnée de l’esprit de Mozart, alors que celle de Bartók est furieusement tournée vers le futur.
La sonate de Beethoven pour piano et violon n°5 dite “Le Printemps” (1801)
est une œuvre du début de la deuxième période de Beethoven. Il a 31 ans et commence à avoir des problèmes d’audition. Le titre n’est pas de lui (comme pour la plupart de ses pièces nommées). Mais la joie de vivre et l’insouciance qui se dégagent de cette célèbre sonate sont bien printanières.
La sonate de Bartók pour deux pianos et percussion (1937)
est un chef-d’œuvre unique à bien des égards. Première œuvre composée pour une telle formation, elle comprend pour les percussions des timbales, une grosse caisse, des caisses claires, des cymbales, un tam-tam, un triangle et un xylophone. Le traitement des deux pianos exploite tout leur potentiel percussif. Inclassable, électrisante, sublimement barbare, c’est la plus célèbre des sonates de Bartók. Comme plusieurs de ses pièces, elle aura une influence majeure sur la musique du 20e siècle. C’est le mécène bâlois Paul Sacher qui commanda l’œuvre au maître hongrois.