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Le débat sur l'hyperconnectivité chez les jeunes est lancé
Le projet prévoit l'éducation et la prévention en milieux scolaires sur la question de l'hyperconnectivité. Il consisterait en des cours de formation animés par des experts dans le domaine de la prévention et du traitement des addictions, ainsi que des programmes spécifiques destinés aux parents d’élèves.
Objectifs : éduquer les écoliers à être conscients de leur utilisation d'internet et des réseaux sociaux, et ceci dans les établissements d'enseignement de tous niveaux.
La proposition mentionne les recherches et opinions de professeurs en psychiatrie selon lesquelles "l'attachement au smartphone est très similaire à toutes les autres dépendances car il provoque des interférences dans la production de dopamine, le neurotransmetteur qui régule le circuit cérébral de la récompense. En d'autres termes, ceci encourage les personnes à réaliser des activités qui, à leur avis, leur procureront du plaisir". C'est la thèse défendue par David Greenfield, professeur en psychiatrie à l'Université du Connecticut (USA). Selon lui, le problème résiderait alors dans le fait que lorsque nous recevons par exemple des notifications, nous nous attendrions à recevoir quelque chose de positif, de nouveau et intéressant. Mais étant donné qu'il n'y a aucune assurance que ces dernières nous procurent ce plaisir, ceci nous pousserait alors à contrôler sans cesse son téléphone.
Néanmoins, ce postulat ne fait pas l'unanimité. Le professeur Andrew Przybylski, psychologue et directeur de recherche du Oxford Internet Institute, s'oppose à ce parallèle entre différents types d'addiction. Pour lui, ces domaines ne sont pas comparables en termes de conséquences sur les mécanismes cérébraux, et peu de recherches scientifiques existantes en la matière soutiennent une similarité. Concernant le projet italien, il dénonce les camps de "ré-éducation" prévus pour les cas extrêmes. "En Chine et dans d'autres régions du monde où une telle approche de la problématique a été adoptée, nous avons observé des camps de redressement à but lucratif se multiplier, ayant même parfois amené à des violences et voir la mort des patients," déclare le scientifique.
La conclusion du Prof. Przybylski est que, bien qu'il ne soit pas impossible que l'utilisation extensive des réseaux sociaux a un effet négatif sur notre comportement, il est nécessaire et fondamental de poursuivre les recherches à ce sujet avant d'alarmer les gens, vision défendue par le GREA.