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Tandis que la Suisse envisage ce lundi de se joindre aux autres puissances occidentales pour faire de Moscou un paria financier et de geler des milliards de francs «d'avoirs russes», plusieurs théories sont avancées sur ce qu'il est réellement de la fortune supposée de Vladimir Poutine.
28.02.2022, 10:5328.02.2022, 11:53
Lors de sa séance extraordinaire lundi, il est «très probable» que le Conseil fédéral décide de geler des avoirs russes en Suisse. L'éventualité de sanctionner Poutine directement devrait également être mise sur la table.
Pour rappel, ces nouvelles mesures à l'encontre de Moscou se portent principalement sur deux volets:
- Priver d’accès certaines grandes banques russes au système Swift.
- Geler les avoirs de la banque centrale russe.
Cette dernière décision est susceptible de provoquer un véritable séisme économique dans le pays.
En tout cas, la guerre a déjà de lourdes conséquences économiques👇
Qu'est-ce qui se cache derrière la «fortune» de Poutine?
Alors que les Européens ont déjà décidé de sanctionner Poutine par un gel de ses avoirs dans l'Union européenne (UE), on ne sait pas réellement ce que représente exactement la fortune du président russe. Selon ses opposants, elle serait estimée entre 40 à 200 milliards de dollars, rapporte RTL.
Le magazine Forbes a affirmé, pour sa part, avoir passé 20 ans à résoudre la question de l'origine de ces fonds. Il a néanmoins formulé trois hypothèses:
- La méthode «Khodorkovski»: Poutine aurait confisqué les biens de plusieurs milliardaires russes avant de se les approprier. L'homme le plus riche de Russie, Mikhaïl Khodorkovski, aurait fait les frais de ce chantage de la part du maître du Kremlin. Cette première thèse estime la fortune de Vladimir Poutine à quelque 200 milliards de dollars - faisant de lui la personne la plus riche du monde en 2017.
- La méthode «mafieuse»: le président de la Fédération de Russie se trouverait au centre d'un vaste système de type mafieux. Selon cette thèse, il aurait aidé plusieurs membres de son entourage proche à s’enrichir en leur attribuant des marchés publics ou des participations dans des entreprises. Chaque proche détiendrait entre 500 millions et 2 milliards de dollars de la fortune de Poutine. Selon cette hypothèse, la fortune de Poutine serait comprise entre 100 et 130 milliards.
- La méthode de l'esbroufe: d'après cette troisième théorie, la véritable fortune de Vladimir Poutine serait en fait... un mythe! La déclaration officielle de situation financière du président russe, publiée chaque année par le Kremlin, fait état d'un revenu d'environ 140 000 dollars pour l'année 2020 (soit environ 11 600 dollars par mois).
Il est toutefois de notoriété publique que le chef du Kremlin possède trois voitures, une remorque, un «modeste» appartement de 74 m² et un garage. Il serait aussi propriétaire d'une importante collection de montres haut de gamme et du «palais de Poutine», résidence luxueuse située au bord de la mer Noire et des jets privés qu'il utilise en tant que président .
Autant de biens qui sont gérés par des proches, par le biais de sociétés-écrans ou de fondations. Ces prête-noms permettent, en tout cas, d'alimenter le mystère autour de la fortune véritable du président russe.
Les liens commerciaux fructueux entre la Suisse et la Russie
Même si la Russie n'est «que» le 23e partenaire commercial de la Suisse, les banques de notre pays comptent parmi les favorites des grosses fortunes russes pour placer leur argent. L'année passée, les engagements des banques suisses à l’égard de clients russes se montaient à 23 milliards de dollars - dont 21,4 milliards sous la forme de dépôts.
A noter également que des oligarques russes possèdent également des intérêts dans de grandes entreprises suisses, notamment dans le domaine des matières premières. Selon les estimations, 80% du négoce de pétrole et de gaz russes se ferait en Suisse.
Le géant du tabac Philip Morris mise depuis longtemps sur les produits alternatifs à la fumée et le snus fait désormais son entrée dans l'assortiment. En Suisse, le tabac à sucer est de plus en plus apprécié.
«Snuser» au lieu de fumer. Se glisser discrètement une petite pochette blanche sous la lèvre supérieure au lieu de devoir sortir pour fumer. En Suisse, de plus en plus de fumeurs passent de la cigarette traditionnelle au tabac à sucer.