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Suite à la 1ère CEJ et à l’abaissement du niveau du lac de trois mètres, de vastes étendues de sable et de limons (les grèves) apparurent au pied des falaises molassiques de la Rive sud. Ces terres n’intéressèrent d’abord guère les communes riveraines, plutôt tournée vers l’agriculture et l’arrière-pays. Au début du 20e siècle, les communes refusèrent même d’acheter ces terrains pourtant cédés à bas prix par les cantons.
Régulièrement inondées et peu accessibles, les rives se prêtaient en effet mal aux grandes cultures. Seuls quelques habitants s’y intéressaient : ils pratiquaient la pêche, la chasse et utilisaient la paille des prairies fauchées comme litière et les roseaux pour la confection de nattes et de panneaux isolants. Pour le reste, les grèves furent abandonnées à la nature.
Dès 1910, ces grandes étendues sauvages éveillèrent par contre l’intérêt des premiers naturalistes, des ornithologues en particulier, qui découvrirent la valeur biologique extraordinaire des lieux. Tombés sous le charme des rives, des navigateurs de la Rive nord s’y intéressèrent également. C’est ainsi qu’en 1930, à leur demande, les cantons octroyèrent les premières concessions pour aménager des chalets de vacances.