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Des questions difficiles se posent quant aux moyens à mettre en uvre dans des situations de fin de vie irréversibles et impliquant une grande souffrance du patient. Il y a lieu de se demander dans quelle mesure on permet de manière acceptable une plus longue survie du patient et si on contribue à son soulagement (respectivement si, à l'inverse, on est susceptible d'ajouter à son inconfort). La réalisation de tel ou tel geste sert-elle vraiment l'intérêt du soigné et son mieux-vivre (ou son mieux-mourir), lui permettant de quitter la vie, ses proches et ce monde dans des conditions aussi sereines et accompagnées que possi-ble ? Le bénéfice principal d'une ultime démarche «héroïque» n'est-il pas parfois de contribuer à la tranquillité d'esprit de professionnels qui jugent qu'il ne leur est pas possible de surseoir plus tôt (y compris à cause d'un attachement au malade) ?a Etant entendu que les déterminations du patient doué de discernement sur le traitement qu'il souhaite doivent être respectées, de mê-que les directives anticipées qu'il aurait pu établir (voir par exemple la loi genevoise K 180 sur les rapports entre les professions de la santé et les patients, art. 5, et la loi valaisanne sur la santé, art. 20 et 21).