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Le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) a tenu sa traditionnelle assemblée générale aujourd'hui au restaurant Kreuz à Soleure.
Près de la moitié du budget de l’État russe est financé par le commerce des matières premières. La place financière suisse y joue un rôle décisif : 80% du pétrole et du gaz naturel russes sont négociés via la Suisse. La Suisse finance ainsi directement le trésor de guerre de Poutine et des oligarques russes. L’assemblée générale du GSsA a donc adopté une résolution demandant l’arrêt immédiat du commerce et de l’importation de matières premières russes, ainsi qu’une recherche bien plus active des biens possédés par les oligarques russes afin de les exproprier dans le but de reconstruire les infrastructures ukrainiennes et de soutenir la résistance pacifiste russe.
En outre, la résolution demande également que les déserteurs et les objecteurs de conscience russes puissent déposer des demandes d’asile auprès des ambassades et que le traité sur l’interdiction des armes nucléaires soit ratifié. Anja Gada, secrétaire du GSsA, souligne l’importance de la demande d’asile dans les ambassades : « La motivation de nombreux jeunes hommes russes à effectuer leur service militaire est de nature économique : en raison d’une situation économique déjà mauvaise et de perspectives d’avenir sombres, l’armée représente pour beaucoup la seule possibilité d’atteindre un niveau de bien-être minimal et de percevoir un revenu assuré. Avec l’asile dans les ambassades, la Suisse apporterait une contribution substantielle pour empêcher une nouvelle escalade de la guerre et pour soutenir activement les opposants à la guerre ». Le GSsA exige depuis le début de la guerre que la répression en raison du refus de combattre soit considérée comme un motif d’asile.
En plus, il a été fait état de la situation actuelle de l’initiative Stop F-35 et le maintien de l’initiative a également été expliqué, et le manque de démocratie du Conseil fédéral, qui avait appelé la Coalition contre le F-35 a retirer l’initiative a également été mentionné. En février, la conseillère fédérale Viola Amherd a encore promis d’attendre le vote populaire avant de signer le contrat d’achat. “C’est le Conseil fédéral et le Parlement qui disposent de la plus grande marge de manoeuvre dans le processus, en aucun cas ces derniers ne peuvent demander à une coalition de retirer une initiative simplement car cette dernière met en péril ses chance d’acheter des jets au moment où nous avons urgemment besoin de sortir de la spirale de réarmement !” ajoute Pauline Schneider.