Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07058.jsonl.gz/972

Kurt HOSTETTMANN a effectué des études de chimie couronnées par une thèse de doctorat ès sciences à l'Université de Neuchâtel. Passionné par les plantes, il poursuit sa formation à la Columbia University de New York. Par la suite, il occupe un poste à l'Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich, tout en donnant des cours à l'Université de Neuchâtel et à celle de Fribourg. Depuis 1981, il est Professeur ordinaire à l'Université de Lausanne et Directeur de l'Institut de pharmacognosie et phytochimie. En 2004, son institut a été transféré à l’Université de Genève.
Il s'intéresse aux principes actifs de plantes utilisées en médecine traditionnelle. Il est l'auteur de plus de 500 publications scientifiques et d'une quinzaine de livres, dont l'un écrit en anglais, a été traduit en japonais, en chinois, en indonésien, en espagnol et en farsi. Il a également publié neuf livres destinés au grand public et a participé à plusieurs émissions de télévision. Il a reçu de nombreuses distinctions scientifiques, dont le titre de professeur honoraire à l’Université de Lausanne, à l'Académie chinoise des sciences à Shanghai, à la Nanjing University, à la Shandong University à Jinan ( Chine ) et le grade de Docteur honoris causa de l'Université de Toulouse et de la Medical University de Iasi ( Roumanie ).
En décembre 2005, le Prof. Hostettmann a été élu membre correspondant étranger à l’Académie Nationale de Pharmacie de Paris. En avril 2007, il a reçu la plus haute distinction de la Société Européenne de Phytochimie (PSE), la Médaille PSE. Il est également président du groupe de travail « Chimie des plantes » de l’IOCD (International Organisation for Chemical Sciences in Development). Depuis le 1er octobre 2009, K. Hostettmann est professeur honoraire à l'Université de Genève et depuis le 1er janvier 2010 professeur extraordinaire à la Western Cape University, Bellville, Afrique du Sud. Depuis le 1 novembre 2013, il est professeur invité au Chulabhorn Research Institute à Bangkok, Thaïlande.
"Les plantes anti-âge", éditions Favre (2013)
Tout savoir sur les plantes anti-âge – santé, longévité, beauté. Ce livre aurait aussi pu être intitulé «Tout savoir sur les plantes pour mieux vieillir» ou encore « sur les plantes pour rester jeune plus longtemps ». Mais le terme anti-aging utilisé depuis assez longtemps aux Etats-Unis est devenu anti-âge en français. Il exprime bien l’aspiration de l’homme stressé de notre époque qui est de rester en bonne santé et en forme en vieillissant. L’homme cherche aussi à augmenter sa longévité et pour ce faire, il fait appel de plus en plus aux plantes et aux produits naturels pour la prévention et le traitement des maladies. Parmi ces dernières, la maladie d’Alzheimer, les affections cardiovasculaires et le cancer sont au premier plan et font peur.
Pour conserver les fonctions cognitives (l’attention, la concentration, la mémoire, le sens de l’orientation) et prévenir la maladie d’Alzheimer, il faut consommer régulièrement des fruits riches en antioxydants comme la myrtille, le cassis, la pomme, le goji ou encore la fraise et boire du thé vert. La sauge et le romarin sont également indiqués pour la prévention de maladies neurodégénératives. William Shakespeare (1564-1616) a écrit dans Hamlet « There’s rosemary, that’s for remembrance ». Une étude clinique, publiée en 2012, confirme que le romarin est bon pour la mémoire ! -les affections cardiovasculaires peuvent en partie être évitées par la consommation de plantes qui abaissent le taux de cholestérol sanguin comme par exemple les baies d’aronie, fruits à la mode originaires de l’Amérique du Nord et introduits chez nous depuis peu ou par des plantes antihypertensives. La pistache, le raisin et d’autres fruits peuvent contribuer à la prévention de l’infarctus.
Les plantes pour la prévention des cancers sont nombreuses. Il s’agit surtout d’espèces riches en antioxydants et en capteurs de radicaux libres. Une grande consommation de café et de tomates est bonne pour la prévention du cancer de la prostate. Eviter et diminuer le stress est un facteur qui permet sans aucun doute de vivre plus longtemps. En cas de stress et de burnout, on fera appel à la racine de l’orpin rose, une plante qui pousse dans nos Alpes. Pour lutter contre la surcharge pondérale qui engendre beaucoup de maladies, il existe aussi des plantes comme par exemple le maté d’Amérique du Sud. Contre l’insomnie, l’anxiété et la déprime, on utilisera respectivement la valériane, la passiflore et le millepertuis. Les troubles de la ménopause peuvent être atténués par des plantes comme l’actée à grappes, la sauge, l’onagre ou encore le soja et le trèfle rouge. Pour garder une vie sexuelle active malgré l’âge, il existe de nombreuses plantes aphrodisiaques comme le gingembre, la sarriette,la grenade et la maca du Pérou. Pour rester belle plus longtemps, les femmes utiliseront, comme déjà Nefertiti et Cléopâtre, l’aloès et son gel et d’autres plantes comme l’edelweiss ou la gentiane.
Cet ouvrage est un guide pratique sur l’utilisation de plantes pour rester en bonne santé malgré l’avancement de l’âge. Des conseils sont prodigués afin de bénéficier au maximum de leurs propriétés thérapeutiques. On y trouve aussi des mises en garde et des indications sur le dosage. On ne peut pas vraiment arrêter le vieillissement, ni bien sûr éviter la mort. L’essentiel est de rester en bonne forme malgré un âge avancé afin de jouir pleinement de la vie. Utiliser correctement les espèces végétales que la Nature nous offre peut y contribuer grandement.
Le professeur HOSTETTMANN s'est établi dans la charmante station de Champex-Lac (VS).
Quelques liens pour mieux connaître ses activités et sa personnalité
Planète santé, portail médical romand: Voir page
Interview du professeur Hostettmann sur www.rosenfluh.ch: lire
Le jardin botanique de Champex-Lac. Voir page