Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07197.jsonl.gz/81

Sidney Poitier, le premier homme noir à recevoir l'Oscar du meilleur acteur en 1964 pour Le Lys des champs, est décédé vendredi. L'annonce a été faite par le vice-premier ministre des Bahamas, où l'acteur a grandi, sur sa page Facebook:
Né prématuré à Miami, en Floride, le 20 février 1927, à l'occasion d'un déplacement de ses parents venus des Bahamas voisines, Sidney Poitier obtient ainsi la double nationalité américaine et bahaméenne.
Grâce à ses rôles, le public a pu concevoir que des Afro-Américains pouvaient être:
A 37 ans, lorsque l'acteur au sourire incandescent reçoit son Oscar, il est la seule star de couleur à Hollywood. «L'industrie cinématographique n'était pas encore prête à élever plus d'une personnalité issue des minorités au rang de vedette», décryptait-il dans son autobiographie This Life.
Dans Devine qui vient dîner? en 1967, il campe le fiancé d'une jeune bourgeoise blanche le présentant à ses parents, un couple d'intellectuels qui se croient ouverts d'esprit. La rencontre est un choc et donne un film majeur sur le racisme de l'époque.
Les militants de la cause noire critiquent cependant âprement Sidney Poitier pour avoir accepté ce rôle de médecin de renommée internationale, aux antipodes des discriminations dont souffrent ses pairs. Il est désigné comme le «Nègre de service», «fantasme de blanc». Ses qualités irréelles de gendre idéal masquent sa négritude et les problèmes racistes, estiment-ils.
En 2002 Sidney Poitier recevait un Oscar d'honneur pour «ses performances extraordinaires, sa dignité, son style et son intelligence».
(ats/mbr)
Des appels à la violence et incitations à la haine qui n'ont pas été supprimés: c'en est trop pour Nancy Faeser, la ministre allemande de l'Intérieur. Après une séance à Berlin ce mercredi avec les ministres de l'Intérieur des gouvernements régionaux dirigés par le SPD, la femme politique a appelé les deux fournisseurs dominant le marché des systèmes d'exploitation mobiles et aux magasins d'applications correspondants (Google Play Store et App Store) de virer Telegram de leur offre d'applications, nous apprend le Spiegel. Il en irait de leur «responsabilité sociale».