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Le président du Parti bourgeois démocratique (PBD) Hans Grunder n'a pas ménagé l'UDC samedi lors de l'assemblée des délégués à Ebnat-Kappel (SG). En même temps, il s'est montré conciliant. Le parti a adopté ses mots d'ordre pour les votations fédérales du 11 mars.
Dans son discours d'ouverture, M. Grunder a déclaré qu'il voyait le PBD dans une nouvelle phase. Avec la réélection d'Eveline Widmer-Schlumpf, il a pu s'établir comme parti gouvernemental. Le Bernois affirme se réjouir de collaborer avec les autres partis, dont certains UDC.
Selon son discours écrit, il a lancé un appel "à toutes les personnes raisonnables de l'UDC", dont il en existe manifestement beaucoup. Hans Grunder a constaté, ces dernières semaines, qu'une large base de l'UDC n'est plus d'accord avec le comportement de certains membres éminents du parti. Ces personnes en ont assez de devoir sans cesse se justifier.
Hans Grunder a cité en exemple, la "chute" de l'ancien président de la banque nationale Philipp Hildebrand. Il s'agit à ses yeux d'une campagne sans précédent, tout simplement indigne de la Suisse et nuisible.
Mots d'ordre
Les délégués ont ensuite procédé aux recommandations de vote: le PBD dit clairement "non" à l'initiative sur les résidences secondaires et à celle demandant six semaines de vacances pour tous. Ils ont en revanche accepté l'initiative sur l'épargne-logement.
Les avis étaient plus partagés sur la réglementation du prix du livre: après un débat contradictoire et une discussion nourrie, le non l'a emporté par 59 voix contre 41 et 11 abstentions. Enfin, les délégués ont soutenu à l'unanimité le contre-projet à l'initiative "Pour des jeux d'argent au service du bien commun".
ATS