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Mariya Lasitskene a brillé en réussissant 2m05 à la hauteur pour la 1re partie des finales de la Diamond League à Zurich. Le reste des performances fut en adéquation avec une fin de saison éprouvante.
L'athlétisme se réinvente depuis plusieurs années. Zurich avait ouvert la voie avec un concours du poids, puis de la perche, délocalisé dans la gare. Lausanne et d'autres villes ont suivi en créant un événement complémentaire au meeting.
Là, en accueillant les 32 finales de la Diamond League, Zurich a dû innover pour ne pas «blinder» les épreuves au Letzigrund et rendre ce rendez-vous pour le moins indigeste aux yeux des spectateurs. Alors plutôt que d'isoler un concours, les organisateurs ont mis sur pied un «mini-meeting» avec sept épreuves.
Sur la célèbre Sechseläutenplatz, où les Zurichois viennent assister à la crémation du Böögg, le bonhomme hiver, le Weltklasse a installé un sautoir pour la hauteur féminine, un terrain herbeux pour les deux concours du poids, une piste pour la longueur féminine et masculine, et enfin un tartan temporaire pour les deux 5000 m.
La reine Lasitskene
Le plus beau concours fut sans nul doute celui de la hauteur féminine. Les trois dominatrices de la saison se sont livré une bataille acharnée. Et à la fin, c'est la championne olympique Mariya Lasitskene qui s'est imposée avec une barre à 2m05, soit la meilleure performance mondiale de l'année. Si la Russe a pu aller aussi haut, c'est parce qu'elle a été challengée par l'Ukrainienne Yaroslava Mahuchick à 2m03 et par l'Australienne Nicola McDermott à 2m01.
Trois Suisses ont participé à cette fête de l'athlétisme en ville: le décathlète Simon Ehammer et Benjamin Gföhler à la longueur, et Jonas Raess sur 5000 m. Un 5000 m où le Zurichois a terminé au 7e rang en 13'43''47 dans une course remportée par l'Ethiopien Benhu Aregawi en 12'58''65.
Le 5000 m dames a été remporté par Francine Niyonsaba en 14'28''98. La Burundaise a dominé au sprint la Kényane Hellen Obiri. Au sortir de sa course, Niyonsaba a rappelé qu'elle devait encore s'habituer à ce passage sur une distance différente de ce qu'elle a fait pendant des années. Pour rappel, Francine Niyonsaba fait partie des athlètes dits hyperandrogènes. Spécialiste du 800 m, elle a dû passer à des distances supérieures pour ne pas devoir faire baisser son taux d'androgènes de manière médicale.
A la longueur, la victoire fut très disputée. Le Suédois Thobias Montler a bondi à 8m17 à sa 6e tentative, pour battre de trois centimètres l'Américian Steffi McCarter. Dans le duel interne entre les deux Suisses, c'est Ehammer (4e) qui a dominé avec un saut à 7m94. Gföhler (5e) s'est arrêté à 7m90. Ivana Spanovic a elle attendu son dernier essai pour l'emporter avec un saut mesuré à 6m96.
Ryan Crouser a enlevé le poids avec un jet à 22m67, sa compatriote Maggie Ewen a fait pareil avec un lancer à 19m41.
ATS