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Connu pour ses travaux en cryptographie quantique, le Genevois Nicolas Gisin propose de changer le langage mathématique utilisé par la physique classique. Cela permettrait à l’aléatoire et à l’indéterminisme d’y entrer, la rapprochant ainsi de la physique quantique.
En physique classique, soit la physique de Newton, il est admis que depuis le Big Bang, tout est déjà déterminé. Les équations mathématiques servent à expliquer l’évolution du monde qui découle de ces conditions initiales de la manière la plus précise possible.
Pour ce faire, les physiciens utilisent le langage des mathématiques classiques, en utilisant notamment les nombres réels, a indiqué mardi l'Université de Genève (UNIGE) dans un communiqué.
Dans un commentaire publié par la revue Nature Physics, Nicolas Gisin, professeur honoraire au Département de physique appliquée de l’UNIGE, propose de changer de langage mathématique, afin de ne plus devoir recourir aux nombres réels.
Un autre langage
"Il existe un autre langage mathématique, nommé intuitionniste, qui refuse l’existence de l’infini", s’enthousiasme le physicien genevois, cité dans le communiqué. "Mais celui-ci a été complètement écrasé par le langage mathématique classique au début du XXe siècle".
A la place des nombres réels qui contiennent à l’instant T un nombre infini de décimales, les mathématiques intuitionnistes représentent ces nombres comme un processus aléatoire qui se déroule au cours du temps, une décimale après l’autre, de sorte qu’à chaque instant T, il n’existe qu’un nombre fini de décimales, et donc une quantité finie d’informations.
"Cela résout la contradiction de la physique classique, qui utilise de l’infini pour expliquer le fini", ajoute le spécialiste. Autre différence entre les deux langages mathématiques: la véracité des propositions.
Part d'aléatoire
"En mathématique classique, une proposition est toujours soit vraie, soit fausse, selon le principe du tiers-exclu. Mais dans les mathématiques intuitionnistes, une proposition est soit vraie, soit fausse, soit indéterminée. Il y a donc une part acceptée d’aléatoire", continue Nicolas Gisin.
Cet aléatoire se rapproche beaucoup plus de notre expérience quotidienne que le déterminisme prôné par la physique classique. De plus, on retrouve également l’aléatoire en physique quantique.
"Certains tentent de l’éviter par tous les moyens en impliquant d’autres variables fondées sur les nombres réels. Mais selon moi, il ne faut pas chercher à rapprocher la physique quantique de la physique classique en tentant de supprimer l’aléatoire. Au contraire, il faut rapprocher la physique classique de la physique quantique en y intégrant enfin de l’indéterminisme", soutient le physicien genevois.
Trop de déterminisme
"Je considère à présent que l’on a accepté trop de postulats en physique classique et qu’on y a, de ce fait, intégré du déterminisme qui n’avait pas forcément lieu d’être", explique Nicolas Gisin.
"Au contraire, si l’on choisit de fonder la physique classique sur les mathématiques intuitionnistes, elle deviendra également indéterminée, comme la physique quantique, et se rapprochera de notre vécu, ouvrant les possibilités de notre futur", conclut le chercheur. Cela ne changerait aucunement les résultats de recherches menés jusqu’à aujourd’hui, selon lui.
Source: KEYSTONE-ATS
Des ateliers pour bien utiliser l'IA pendant ses études
“L’IA et études: duo gagnant?”, c’est le thème d’une série d’ateliers qui commence mercredi à l’Université de Genève.
Comment bien utiliser l'intelligence artificielle pendant ses études?
Pour aider les étudiants à maîtriser ces nouvelles technologies, l’Unige lance une série de trois ateliers: “l’IA et études: duo gagnant?”. Le premier a lieu ce mercredi.
L’objectif: connaître les bases d'utilisation des outils comme Chat GPT pour un rendu efficace. Par exemple, savoir donner dès le départ les bonnes instructions à l’outil et mettre les bons ingrédients. C’est que nous explique Jehan Laliberté, expert IA. C’est lui qui va dispenser les ateliers de l’Unige:
Aujourd’hui l'intelligence artificielle suscite souvent des craintes dans les milieux éducatifs. Mais pour Jehan Laliberté, il faut justement la comprendre pour mieux l’utiliser:
Si vous êtes intéressés par les ateliers, il faut s’inscrire en amont.
Genève veut davantage intégrer les élèves à besoins
Genève veut davantage intégrer les élèves avec des troubles des apprentissages ou du comportement dans l'enseignement régulier. Pour la nouvelle magistrate en charge de l'Instruction publique, Anne Hiltpold, l'enjeu se situe à l'entrée en scolarité.
Depuis plusieurs années, le canton connaît une hausse du nombre d'élèves à besoins spécifiques. Ceux-ci n'ont pas été tous scolarisés à la dernière rentrée par manque de places. "Il est exclu que la rentrée 2024 soit aussi compliquée", a déclaré mardi devant les médias la conseillère d'Etat en charge du Département de l'instruction publique, de la formation et de la jeunesse (DIP).
D'où l'élaboration d'un plan d'action qui va se déployer progressivement durant les trois prochaines années scolaires. Il mise en premier lieu sur l'entrée à l'école régulière d'un maximum d'enfants, compte tenu de l'importante marge de progression dans le développement des élèves entre 4 et 6 ans. Leur prise en charge sera améliorée grâce à la présence d'un adulte en plus de l'enseignant.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Auditions: l'UDC et les Verts ne dévoilent pas leurs cartes
Les groupes parlementaires ont mené mardi les premières auditions des candidats à la succession d'Alain Berset. L'UDC et les Verts n'ont pas dévoilé lequel des deux socialistes, Beat Jans (BS) ou Jon Pult (GR), l'emportait. L'UDC réaffirme le droit du PS à deux sièges.
Dans un communiqué publié en soirée, le parti conservateur indique que le groupe va poursuivre ses discussions lors de sa prochaine séance le 12 décembre. Il entend respecter la formule définissant la répartition des sièges au gouvernement, à savoir deux sièges aux trois partis ayant le plus grand nombre d'électeurs et un siège au quatrième.
Les Verts ont quant à eux estimé les deux candidatures socialistes très bonnes. Mais le parti n'a pas donné de piste sur son choix final. "Les auditions se sont très bien passées, les candidats les ont menées avec beaucoup de sérieux", a déclaré devant la presse Léonore Porchet (Vert-e-s/VD). Interrogée sur leurs différences, la conseillère nationale a répondu que ce sont à la fin des "questions de personnalité".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le sénateur Mauro Poggia (MCG/GE) rejoint le groupe UDC
Le conseiller aux Etats Mauro Poggia (MCG/GE) a enfin trouvé un groupe parlementaire. L'UDC a annoncé mardi soir avoir intégré le Genevois dans son groupe.
La semaine dernière, M. Poggia avait déjà indiqué avoir trouvé un accord avec le groupe UDC au Conseil des Etats. Il avait assuré pouvoir siéger en commission, tout en gardant sa liberté.
Seul élu MCG de la Chambre des cantons, Mauro Poggia aurait souhaité collaborer avec le Centre, mais ce parti a refusé de l'accueillir, estimant que les positions des deux partis étaient trop éloignées.
En outre, selon les services du Parlement, les élus fédéraux d'un même parti doivent siéger dans des groupes identiques. Or les deux élus MCG au Conseil national avaient déjà rejoint le groupe UDC.
L'ex-conseiller d'Etat Poggia, très populaire à Genève, a été élu le 12 novembre au Conseil des Etats avec le sortant Carlo Sommaruga (PS). Lisa Mazzone, des Vert-e-s, a perdu son mandat.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
En mains américaines, Crans-Montana veut déployer son potentiel
Le rachat du domaine skiable de Crans Montana par Vail Resorts ouvre de nouvelles perspectives. " C'est un signal positif pour les investisseurs et cela permettra d'accélérer notre croissance", souligne Bruno Huggler, directeur de Crans Montana Tourisme et Congrès.
Un peu plus d'un an après l'acquisition d'une participation majoritaire dans Andermatt-Sedrun Sport, le géant des domaines skiables Vail Resort a jeté son dévolu sur Crans Montana, sa deuxième acquisition en Europe. "C'est un signe de confiance, une preuve que Vail Resort croit au potentiel de développement des stations suisses", s'est réjoui M. Huggler en marge d'une conférence de presse à Zurich. Il entrevoit de potentielles synergies avec son homologue grisonne.
Pour l'instant, difficile de dire à quoi ressemblera la nouvelle tarification pour les forfaits de Crans Montana lors de l'hiver 2024/2025, lors que la transaction déploiera complètement ses effets. L'abonnement pour l'année coûte actuellement 900 francs, soit l'équivalent du prix de l'Epic Pass américain, qui donne accès à plus de 65 domaines skiables, principalement aux Etats-Unis.
"La stratégie derrière les abonnements multi-destinations est de créer du volume, en élargissant l'offre, tout étant meilleur marché. Mais je pense que les Américains tiendront compte des spécificités en Europe", indique le spécialiste du tourisme.
Vail Resort collabore déjà avec plusieurs stations européennes, dont Ski Arlberg en Autriche depuis 2016, où les détenteurs d'un Epic Pass peuvent skier trois jours consécutifs, à condition de résider dans un hébergement participant à l'opération. "Le plus grand avantage est la valeur marketing et la visibilité obtenue dans la communauté des amateurs de sports d'hiver en Amérique du Nord, un de nos marchés clés", explique une porte-parole de l'office de tourisme de St. Anton am Arlberg.
Clientèle américaine en forte hausse
"L'acquisition nous ouvre les bras de la clientèle américaine, qui pèse pour environ 3% des hôtes actuellement à Crans-Montana. De plus, le marché américain s'est avérée un segment en forte progression au cours des dernières années", a abondé M. Huggler. Il s'attend à une demande additionnelle, dans la mesure où la station compte environ 12'000 résidences secondaires et que la clientèle est à 80% suisse: "il est évident que la situation ne va pas changer du jour au lendemain, nous allons rester une station suisse".
Faire vivre les résidences secondaires est d'ailleurs vital pour la station et M. Huggler constate une amélioration de l'utilisation depuis la pandémie. "J'estime qu'à peu près 15 à 20% sont loués sur Airbnb ou sur d'autres plateformes, nous travaillerons à augmenter cette part".
Avoir un partenaire "expérimenté" comme Vail Resort est aussi une bonne nouvelle pour Crans-Montana, alors qu'elle accueillera les championnats du monde de Mountainbike en 2025 et ceux du ski alpin en 2027. Les investissements "significatifs" de 30 millions de francs annoncés sont aussi de nature à soutenir le développement de l'infrastructure, et devraient encourager d'autres investisseurs.
En février, Six Senses a été la première chaîne hôtelière internationale à ouvrir un hôtel à Crans-Montana, le seul établissement en Suisse du groupe haut de gamme. La chaîne Hyatt devrait également ouvrir un établissement prochainement, portant à 4-5 nouveaux hôtels sur les quatre prochaines années. M. Huggler s'attend également à ce que la transaction avec Vail soutienne les prix immobiliers, en hausse depuis la pandémie.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
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