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Quel pourrait être l’avenir de la thérapie génique? Les bienfaits sont faciles à saisir: la nouvelle technique Crispr renferme le potentiel de faire avancer beaucoup plus vite la thérapie génique de l’avenir. En effet, grâce à elle, les scientifiques pourraient modifier l’information génétique à leur guise, efficacement et avec une grande précision.
Mais pourrait-il s’agir d’une malédiction? En Chine, des chercheurs ont fait des expériences sur des embryons humains et ont essayé d’insérer des gènes dans la lignée germinale pour soigner des maladies. Cela veut dire que ces gènes seraient alors transmis de génération en génération. L’avantage d’une telle intervention, si elle fonctionne, serait que non seulement le patient serait guéri, mais aussi ses descendants. Mais c’est là que réside aussi le danger: si une erreur se produit, les enfants de la personne ainsi traitée seraient eux aussi touchés. En Suisse et dans beaucoup d’autres pays, les interventions dans la lignée germinale sont considérées comme trop risquées et sont donc interdites.
Une autre discussion sur la thérapie génique concerne la disponibilité de ces traitements en termes de coûts: si une thérapie génique comme la première autorisée dans l’UE (le Glybera) coûte au total plus d’un million d’euros pour le traitement d’un patient typique, nos systèmes de santé peuvent-ils assumer ces coûts?
Une autre question en suspens est celle des abus dans le domaine du sport. Cette technique pourrait être employée pour transférer aux athlètes des gènes qui augmentent la force musculaire (dopage génétique). Une telle méthode serait difficile à mettre en évidence.