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Firmin Massot est né à Genève le 5 mai 1766. Comme pour beaucoup de peintres de l’époque, un membre de sa famille s’y était réfugié pour des motifs religieux. Dans son cas, c’était son grand-père qui y avait trouvé refuge au début du XVIIIème siècle.
Son père était dirigeant d’une fabrique d’horlogerie, Massot commença son apprentissage à ses côtés.
Une anecdote originale, quoiqu’incertaine, entoure ses débuts dans l’art. En effet, on raconte que sa sœur Pernette, qui est son premier maître, épouse de Schenker et miniaturiste de génie, lui avait appris à dessiner. Lorsque l’une de ses sanguines tomba entre les deux mains d’un amateur enthousiasmé, celui-ci réussit à convaincre son père d’inscrire Massot à l’école de dessin. C’est ce qu’il fit.
Après un séjour à Rome avec le conseiller Jalabert en 1787, il commença à dessiner et à peindre des portraits dès son retour dans sa ville natale. Malheureusement pour lui, la révolution lui fit rapidement perdre beaucoup de clients et ses relations avec la haute aristocratie genevoise le rendirent suspect aux yeux de certains révolutionnaires. Il décida ainsi de s’éloigner.
Tout d’abord, il n’alla pas bien loin de là où il était parti. Effectivement, il fut accueilli à Coppet par Mme Neker. Plus tard, il s’installa à Lausanne avec sa femme. C’est là-bas qu’il retrouva son ami Agasse, qui fera l’objet du prochain article de cette série.
Lorsqu’il retourna à Genève, alors que tout s’était calmé, il devint relativement célèbre et ne quitta plus sa ville, hormis pour quelques brefs voyage à Paris ou en Angleterre. C’est à ce moment-là qu’il fit le portrait de plusieurs genevois et notamment de la bonne société genevoise. Sa renommée fit qu’il portraitura également plusieurs étrangers de passages, comme par exemple Mme de Staël ou La Reine Hortense. Son succès était tel que son atelier devint une véritable usine et que les prix ne firent qu’augmenter. Pour notre plus grand regret, probablement pas le sien en son temps, son art est peu à peu devenu commercial. Il était probablement très rare qu’il exécuta entièrement un tableau.
Notre cher peintre, bien qu’ayant délégué beaucoup à ses élèves, n’était pas dénué de talent. Les œuvres sorties de son atelier en sont la preuve matérielle.
Il mourut à quatre-vingt-trois ans, en 1849, après avoir passé trois longues années sans peindre à cause de sa vue affaiblie.