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QU'EST-CE QUE C'EST ?
Le Neurofeedback est une variante du Biofeedback appliqué à l’entraînement des ondes cérébrales. Il va en quelque sorte « rééduquer » le système nerveux central.
Il est aussi appelé Biofeedback EEG (électroencéphalogramme).
La définition officielle approuvée en 2008 par l'AAPB, le BCIA et l'ISNR - les principales organisations professionnelles reconnues dans ce domaine :
Le Biofeedback EEG, aussi connu sous le nom du Neurofeedback est un procédé qui permet à un individu d'apprendre à modifier son activité cérébrale dans le but d'améliorer sa santé et ses performances. Des instruments précis mesurent l'activité des ondes cérébrales, ces instruments retournent en temps réel, et avec précision, des informations à l'utilisateur. La représentation de ces informations (souvent en relation avec les changements dans les pensées, les émotions et le comportement) montrent les modifications physiologiques souhaitées. Au fil du temps, ces modifications pourront être reproduites sans le recours à un appareil.
Histoire du Biofeedback :
• Un des pionniers du Biofeedback a sans doute été Joseph Kamiya aux Etats-Unis qui a prouvé le premier qu’il est possible de prendre conscience de sa propre « activité cérébrale » et de contrôler ses propres ondes cérébrales par l’intermédiaire d’appareils en 1958. Vingt ans plus tard, avec un collègue, il utilise l’entraînement « alpha » pour réduire les symptômes d’anxiété.
• En 1967, Barry Sterman prouve qu’il est possible d’entraîner des chats à modifier leurs ondes cérébrales. Il montre ainsi que le Neurofeedback peut améliorer les capacités du cerveau. En 1974, il prouve que des crises d’épilepsie chez l’homme peuvent être empêchées par le Neurofeedback (ondes SMR). Ces résultats ont été confirmés par 12 institutions scientifiques et 20 études différentes.
• En 1976, Joël Lubar pratique les mêmes entraînements sur des enfants atteints de TDAH et arrive aux mêmes conclusions : le Neurofeedback apporte de grandes améliorations à l’état de santé.
• Dans les années 90, Eugène Peniston et Paul Kulkosky effectuent des entraînements sur des vétérans de la guerre du Vietnam qui souffrent de PTSD (syndrôme post-traumatique) et d’alcoolisme, toujours avec une amélioration notoire.
• Dès lors, le focus de la recherche a été de trouver le lien entre les différents états de conscience, les pathologies et les symptômes et l’activité électrique cérébrale.
• Les apports des neurosciences et les avancées technologiques font avancer rapidement les choses.
Comment agit le Neurofeedback ?
Le Neurofeedback fonctionne en permettant au patient d’agir directement sur son activité cérébrale en visualisant les résultats et effets directs de cette action. Celle-ci est présentée sur un écran et un système d’imagerie performant.
Le terme feedback signifie littéralement « rétroaction ». C’est le retour d’information à un système, comme par exemple un thermomètre qui indique la température ambiante. Nous utilisons quotidiennement des feedback de tous genres, par exemple quand nous nous regardons dans le miroir pour nous coiffer ou quand nous interprétons l’expression du visage de notre interlocuteur.
Le fonctionnement de base est le conditionnement opérant. C’est un principe d’apprentissage issu du behaviorisme (développé par Skinner), qui décrit que la motivation pour l’apprentissage est le succès. Si la conséquence d’un comportement particulier est un état agréable (récompense, félicitations), le même comportement sera reproduit plus souvent. Il en va de même pour l’inverse.
Sur cette base, en thérapie Neurofeedback, nous sommes récompensés lorsque le cerveau fonctionne harmonieusement, soit par la musique, soit par une animation ou un film qui marchent sans coupures
Ondes cérébrales
Durant une séance de thérapie, on peut utiliser uniquement le Neurofeedback ou combiné avec le Biofeedback. Les capteurs posés à des endroits bien précis du cuir chevelu mesurent les ondes et les entraînements audio ou vidéo permettent au cerveau de « créer » les bonnes ondes au bon endroit.
Types d’ondes
Par exemple, les ondes alpha, celles qui permettent de soulager les douleurs, d’être calme et attentif et de produire de la sérotonine (hormone du bonheur), doivent se situer plutôt à l’arrière de la tête. Si elles sont produites à l’avant, nous avons de la peine à nous concentrer, nous nous dispersons. C’est très souvent le cas des enfants souffrant de troubles de l’apprentissage et d’hyperactivité. Avec des entraînements bien précis, on peut apprendre au cerveau à fabriquer les bonnes ondes.
Les résultats obtenus sont durables, parce que notre cerveau a créé de nouveaux réseaux neuronaux.
Applications
Le Neurofeedback peut être utilisé dans les cas suivants :
- Déficit d’attention
- Hyperactivité
- Troubles de l’apprentissage
- Autisme
- Troubles de l’anxiété
- Epilepsie
- Troubles du sommeil
mais aussi pour le développement personnel et l'amélioration des performances (peak performance), pour des athlètes professionnels, des cadres d’entreprise et pour la pratique artistique.