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Description
Écrites entre 1918 et 1923, ces pages publiées en 1935 et dédiées à la mémoire de Fernand Pelloutier, « serviteur de la classe ouvrière », s’inscrivent dans la tradition d’auto-émancipation du prolétariat du syndicalisme révolutionnaire français. Réédité en 1976 par François Maspero, et depuis longtemps épuisé, ce livre est « tout entier occupé par les problèmes que pose cette nécessité de la culture ouvrière ».
Écrivain, poète et militant révolutionnaire, Marcel Martinet (1887-1944) collabora à La Vie ouvrière et à L’École de la fédération durant la Première Guerre mondiale. Premier directeur littéraire de L’Humanité (1921-1923), il quitta le PCF en 1924 et participa aux combats du petit noyau de militants syndicalistes groupés avec Pierre Monatte autour de la revue La Révolution prolétarienne.
« Comme toutes les époques d’écroulement social, la nôtre pourrait être également une époque de reconstruction. Cela dépend des hommes. Mais il faut que ces hommes soient des hommes : non des machines, non des soldats, non des esclaves. Il faut que chaque individu soit une personne libre et voulant accomplir le maximum de son destin dans une société riche qui permettra à tous les hommes ce maximum d’accomplissement. La révolution prolétarienne, c’est cela. Pour qu’elle triomphe, il faut que les hommes appelés à sauver le monde en se sauvant eux-mêmes, il faut que les hommes de la classe ouvrière s’instruisent et s’éduquent, méditent et développent leur capacité ouvrière et sociale. Pour acquérir cette culture nécessaire, ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes : “Ni dieu, ni césar, ni tribun.” »