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Au XlVe siècle, en Suède, la jeune Karin, fille du riche fermier Töre, s'en va porter des cierges à l'église, en compagnie de sa soeur adoptive Ingeri, adepte de l'ancien dieu Odin. Au cœur de la forêt, Karin rencontre deux pâtres et un enfant…
Critique
C’est une allégorie cruelle sur le péché et le crime, imprégnée d’un message théologique sur le salut, bien en phase avec les obsessions religieuses de Bergman, et les questions intellectuelles qu’elles soulèvent, à cette époque de sa vie. La Source marque également le début de la collaboration entre Bergman et son directeur de la photographie Sven Nykvist. Comme dans Le Septième Sceau, autre incursion médiévale de Bergman, le film montre une humanité en proie à la peur de Dieu dans un monde cruel, sombre et violent. Le succès international de La Source – Premier Oscar du film étranger pour le cinéaste, n’empêchera pas le cinéaste de le renier, le jugeant avec des mots sévères : « un accident de parcours », « un film mort », « une misérable imitation de Kurosawa », « un film douteux, aux motivations malhonnêtes », se reprochant d’avoir introduit trop de psychologie dans son appréhension des personnages. Les critiques furent au contraire séduits, ne reprochant au film que sa violence, difficilement soutenable.
Olivier Père, Arte