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Dans son analyse de l'acquisition publiée lundi, le CDF fustige le fait que seuls les avantages du système Hermes 900 soient fortement mis en avant par le Conseil fédéral. Il est à peine fait allusion aux risques découlant de la délégation des compétences du matériel à des fournisseurs étrangers, dans ce cas à l'israélien Elbit Systems par Ruag. Des parlementaires demandent aussi plus de transparence et une meilleure protection informatique.
"On a appris que cette entreprise sous-traitait avec d'autres sociétés, dont nous ne connaissons pas les noms, des composantes importantes sur ces drones, qui peuvent être piratées", explique le conseiller national MCG Roger Golay. "On doit connaître tous les points de production avant l'achat."
Surveillance régulière des fournisseurs
"C'est extrêmement inquiétant qu'un logiciel militaire soit aux mains d'une société israélienne et qu'il puisse ensuite être vendu à n'importe quel chef de guerre", souligne le député socialiste Carlo Sommaruga. "Il y a en plus de l'argent qui est reversé à la Suisse lors des ventes de ces logiciels à des tiers, ce qui est inacceptable."
Le lien de dépendance à Elbit Systems devrait être réévalué, selon le Contrôle des finances, qui s'interroge aussi sur le montant final de l'achat et sur la date de livraison des drones, qui était prévue dans le courant de l'année.
ar/ani avec ats