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L'entreprise a précisé dans un communiqué que 500 emplois supprimés concernent des «employés de Tata Steel», «principalement les personnes occupant des postes de direction, de personnel et de support». Les 300 autres emplois supprimés concernent «des travailleurs intérimaires et (...) des postes vacants qui ne sont pas directement liés à la production», a-t-elle précisé.
«Des licenciements forcés ne sont pas à exclure et l'entreprise discutera d'un plan social avec les syndicats», a-t-elle ajouté.
Tata Steel emploie 11.500 personnes aux Pays-Bas. 9.200 d'entre elles travaillent dans son immense aciérie à IJmuiden, à l'ouest d'Amsterdam.
Les postes supprimés concernent cette immense usine située à l'embouchure de la rivière IJ, fortement critiquée par les habitants et les autorités sanitaires, qui l'accusent de polluer l'air, le sol et l'eau dans la région et de provoquer des maladies.
Tata Steel est un des principaux employeurs aux Pays-Bas, et dit contribuer à hauteur d'environ 6% au produit national brut de l'industrie néerlandaise. Mais elle est aussi selon les autorités néerlandaises un des plus grands émetteurs de CO2 du pays.
«Malgré tous les efforts déployés par Tata Steel pour améliorer sa position sur le marché et réduire ses coûts, il reste encore beaucoup à faire», a expliqué Tata Steel.
«L'entreprise doit également réduire davantage ses coûts de personnel», a-t-elle ajouté.
Les procureurs néerlandais ont ouvert en février de l'année dernière une enquête pénale, examinant une possible pollution «intentionnelle et illégale» de la part de Tata Steel.
Le gouvernement britannique a annoncé en septembre qu'il allait investir jusqu'à 500 millions de livres (573,7 millions d'euros) pour rendre l'usine du sidérurgiste indien au Pays de Galles moins polluante et assurer sa pérennité, mais quelque 3.000 licenciements sont évoqués.