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On ne présente plus les parabènes. Voilà des années que ces esters d'acide parahydroxybenzoïque défraient la chronique et pourtant ils font toujours partie de notre quotidien et sont très largement employés pour leurs incroyables capacités de conservation. En 2004, le Dr Philippa Darbre, scientifique indépendante (qui compte parmi les rares 5% de scientifiques à ne pas travailler pour l'industrie), présente une étude sur les parabens.
Ses conclusions largement médiatisées sont à l'origine d'une polémique de taille. En effet, elle est la première à oser associer parabens et cancers du sein et surtout à oser le dire haut et fort. Cette annonce est très controversée par l'industrie cosmétique qui utilise les parabens dans 80% des ses formules (on trouve parfois jusqu'à 4 parabens différents dans une même formule, y compris dans la cosmétique bébé).
L'Assaps Affsap (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), après avoir démenti la dangerosité de ces substances, admet quelques mois plus tard que « des études in vitro sur des modèles cellulaires mettent en évidence les propriétés oestrogéniques des parabènes pour expliquer l'augmentation des tumeurs cancéreuses du sein ». Seront donc interdits les isopropylparaben et isobutylparaben, néanmoins, quatre autres sont aujourd'hui encore autorisés en cosmétique; il s'agit des méthylparaben, éthylparaben, propylparaben et butylparaben, jugés moins dangereux que les autres !
mise en ligne 15 avril 2011