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L'hormonothérapie de substitution a démontré un bénéfice indiscutable dans le traitement des symptômes climatériques de la ménopause et la prévention de l'ostéoporose. Jusqu'en 1996, il semblait que le risque de thrombose veineuse associé à la substitution hormonale était insignifiant. De plus, on pensait jusqu'en 1998 que la substitution hormonale avait un effet protecteur sur la maladie artérielle. Ces notions étaient basées sur certains arguments biologiques et données expérimentales ainsi que sur de nombreuses études épidémiologiques. De nouvelles études, dont certaines randomisées, ont infirmé ces notions. En 2002, il est maintenant bien établi que : a) les femmes qui prennent une substitution hormonale ont un risque trois fois supérieur de développer une maladie thromboembolique veineuse que celles qui n'en prennent pas et b) que la substitution hormonale ne protège pas les femmes d'une récidive de maladies artérielles (maladies coronaires et cérébrovasculaires en particulier). Lors de l'évaluation du coût-bénéfice d'une hormonothérapie de substitution, il est donc important de prendre en considération ces nouvelles données, en tenant compte du fait que le risque de maladies thromboemboliques augmente avec l'âge.