Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06993.jsonl.gz/1117

04/07/2015
Moscou, la Russie a testé un appareil hypersonique, l'appareil Yu-71 a été mis en orbite par le missile balistique intercontinental Ur-100N (SS-19 Stilet). L’engin a été lancé par l'unité des Troupes balistiques stratégiques russes (RVSN) du district Dombarov, région d'Orenbourg. C'est cette unité, qui devrait obtenir d'ici 2025 24 unités de Yu-71, qui seront très probablement installées sur le nouveau missile intercontinental Sarmat.
Projet 4202 :
Russie travaille depuis un certain temps sur un nouveau missile hypersonique, qui peut transporter des ogives nucléaires et enfreindre les systèmes existants de défense antimissile, selon les experts militaires. La nouvelle arme fait partie des plans de la Russie pour moderniser la force de missile stratégique du pays.
La Russie est dit avoir passé plusieurs années à développer le missile "Yu-71", en vertu d'un projet de nom de code "Project 4202." Le missile est prétendu avoir une vitesse maximale de 11200 kilomètres par heure (environ 7000 mph ou Mach 10), et est également très maniable. La Russie a jusqu'à présent effectué quatre tests avec le Yu-71.
Développements connexes:
En parallèle aux tests du Yu-71, les enseignements de ceux-ci vont également servir deux autres projets, le futur bombardier stratégique PAK-DA et le futur MiG-41 (voir liens).
La course à l’hypersonique :
Les Etats-Unis et la Chine travaillent également sur la technologie nécessaire pour construire des missiles hypersoniques, soulevant des inquiétudes sur une nouvelle course aux armements parmi les trois superpuissances mondiales.
La Chine a testé son véhicule hypersonique «Wu-14», au moins quatre fois depuis janvier 2014. L'arme, qui peut transporter des ogives nucléaires tout en voyageant à 7000 mph, peut aurait également neutraliser le bouclier anti-missile américain.
Les États-Unis, d'autre part, est dit avoir conçu une arme similaire, qui peut se déplacer à Mach 5, soit environ 3806 mph.
Liens :
Photos : 1 image d’artiste du Yu-71 2 lanceur Ur-100N 3 Image d’artiste du futur Sarmat @ITAR-Tass
03/07/2015
Singapour a confirmé que les travaux de mise à niveau destinés à la flotte de Lockheed-Martin F-16C/D « Fighting Falcon » est autorisée et va débuter en 2016. Cette modernisation va durer six ans et concerne 60 appareils pour un montant total de 2,4 milliards de dollars.
Mise à jour des F-16 singapouriens :
La mise à jour doit porter les F-16 au standard «Viper» Block60. Le modèle «Viper» est en fait une modernisation destinée aux utilisateurs du F-16. L’appareil est cette-fois doté d’un nouveau radar avec antenne à balayage électronique (AESA) couplé à un nouvel ordinateur de mission et une architecture dotée de la fusion de données. Cette modernisation doit permettre de mieux préparer et interagir avec les appareils de 5e génération ou de génération 4++.
Le Département d’Etat Américain a validé la vente du radar à antenne électronique (AESA) SABR (Scalabre Agile Beam Radar) de Northrop-Grumman. Ce radar tire profit de la renommée de la gamme des radars de type l'APG- 77, -77 (V) 1 (F-22 Raptor) , -80 , -81 (F-35). Le SABR a fait ses débuts sur un F-16 en novembre 2009. En vol, ce radar a effectués 17 sorties avec les pilotes d'essais en vol de l'USAF avec un taux de réussite de 100%.
En parallèle aux mises à jour électronique, les F-16 de Singapour seront doté des armes suivantes : Bombes GBU-38 « Joint Direct Attack Munition » de GBU-39 Small Diameter Bomb, CBU-105 Sensor Fuzed Weapon, et de GBU-49/50 Enhanced Paveway II dual-mode guided bombs. Les missiles AIM-120C7 AMRAAM et AIM-9X viendront compléter l’armement en mode air-air.
Photos : 1 F-16 D singapourien 2 Radar SABR @ Northrop-Grumman
Le ministère irakien de la Défense (MoD) a annoncé qu'il a pris livraison de quatre MI Mi-35M Russie, il s’agit du second de ce type d’appareil à être livré.
Le MIL Mi-35M
Le Mi-35M est version modernisée du Mi-35 au niveau de l’avionique, de la motorisation (turbines Klimov VK-2500 de 2’400 chevaux), des capteurs (GOES-342 géostabilisé par exemple) et de l’armement (missiles anti-char AT-6 « Spiral », AT-9 « Spiral-2 » et AT-12 « Ataka », missiles air air SA-18 « Grouse », canon bitube GSh-23V de 23mm) avec notamment des éléments communs avec l’hélicoptère de combat Mi-28N, comme son rotor et sa transmission. Le poids à vide de l’appareil est réduit à 8,09 tonnes augmentant ses performances. Le Mi-35M est proposé principalement à l’export.
Photo : Mil Mi-35M @Sergy
Le gouvernement tunisien va recevoir 12 hélicoptères Sikorsky UH-60M « Black Hawk » d’ici la fin de juin 2019, le Département américain de la Défense (DoD) a confirmé la commande.
Le contrat précise que huit UH-60M seront livré d’ici décembre 2016, ces hélicoptères seront au standard de base. Les quatre autres UH-60M seront en version spéciale, ceux-ci seront dotés d’une nacelle Wescam MX-15Di de désignation, de lunettes de vision nocturne AN/AVS 9, d’un équipement de contre-mesures avec une récepteur d'alerte radar AN / AAR-57 et un système d'alerte missiles de type AN/AVR-2B (V) ainsi qu’un système d'alerte laser.
L’UH60 Black-Hawk «M» a émergé durant les années 1990 avec l'obligation de mettre à jour l’avionique analogique des UH-60A et UH-60L avec un cockpit numérique intégré, des commandes de vol numériques doublées et des moteurs plus puissants et des améliorations structurelles. Conçu par Sikorsky est doté d’une interface de Lockheed-Martin, le S-70i (MH-60) représente l’évolution des versions précédentes, grâce aux leçons apprises durant les différents déploiements et durant les nombreuses opérations de ces dernières années. Cette nouvelle version permet un engagement multi-missions en utilisant un équipage de trois personnes.
Photo : UH-60M « Black-Hawk »
02/07/2015
C’est une petite bombe qui vient d’éclater, suite à la publication d’un rapport de l’US Air Force concernant les essais en combat aérien, avec le Lockheed-Martin F-35 « Joint Strike Fighter ». A vrai dire, les résultats de l’évaluation sont sévères à l’encontre de l’avion.
Inférieur au F-15, F-15 et F/A/18 :
L’évaluation a été effectuée sur demande de l’US Air Force et devait permettre d’évaluer le comportement du F-35 face à des appareils tels que le F-16, F-15 et accessoirement F/A-18 pour la Marine. Si les essais ont principalement été menés contre un F-16, les résultats ont créés une véritable stupeur au sein de l’USAF.
Le pilote d'essai en chef, qui a une expérience de vol du sur F-15E, F-16 et F/A-18F, explique que la manoeuvrabilité du F-35A est "sensiblement inférieure au F-15E" en raison de ses petites ailes, de plus,
face à un F-16, le résultat est sans appel, le F-35 s’est révélé inférieur en combat aérien rapproché (Dogfight) à chaque engagement.
Dans le rapport, le pilote d'essai a noté l'absence de visibilité vers l'arrière de l'habitacle, en raison de la taille du casque. Il avait également des difficultés en levant les yeux, ce qui rend difficile de repérer l'agile F-16 au-dessus et derrière, soit des configurations normales en combat aérien rapproché.
"Le casque était trop grand pour l'espace intérieur de la canopée et ne permet pas de voir correctement derrière l'avion," note le rapport. "Chaque fois que le casque a été plaqué contre la verrière, le pilote a continué à chercher son adversaire en tournant son cou, entraînant une modification de la symbologie du viseur de casque, qui ne se trouvait plus en face des yeux !".
Pour terminer, le taux de virage est jugé inférieur au F-16.
Du côté de chez Lockheed-Martin :
Chez l’avionneur américain, on explique de manière « un peu empruntée » que le F-35 est conçu pour "tirer et tuer" ses ennemis sur de longues distances, et que lors d’essais simulés le F-35 avait remporté toutes les victoires face à des avions de la génération actuel et ceci grâce à ses capteurs de nouvelle génération. Et Lockheed-Martin d’ajouter que de toute manière dans un environnement de combat moderne seul, le F-35 pourrait survivre » et ceci notamment grâce à sa furtivité ». En conclusion l’avionneur déclare qu'il est trop tôt pour "tirer des conclusions définitives sur la manoeuvrabilité de l'avion, celui-ci étant encore en développement » !
Commentaire :
A vouloir pousser les compromis à l’extrême, on peut une nouvelle fois s’interroger sur la réussite de ce projet, aérodynamisme mal adapté et qui génère des faiblesses en matière de manoeuvrabilité de l’avion, des problèmes de conception du viseur de casque, qui pourront être corrigés, non sans, un risque de surcoût, même léger.
La réponse de l’avionneur est par contre inquiétante, certes, l’avion est en développement, mais les carences de celui-ci sont encore énormes, pour un aéronef dont le taux de production est déjà activé, même à un faible taux. De plus, chacun sait qu’en quelques minutes une formation de chasse passe du combat BVR (au-delà de la portée visuelle) au Dogfight (combat rapproché), de fait il est impératif que l’avion puisse être engageable et bon dans cette configuration du combat. L’argumentation de la supériorité à distance et de la furtivité ne tiennent non plus pas la route, les aéronefs actuels sont tous capables de tirer loin, d’ailleurs l’armement du F-35 est le même que pour un Rafale, Eurofighter et Gripen avec le Meteor. Quant à la furtivité, un F-35 ne l’est plus lorsque celui-ci, est doté de pylône sous les ailes, il devient même parfaitement détectable avec un radar classique à antenne mécanique. L’arrivée des radars AESA et des optroniques IRST rendent par ailleurs, la furtivité quasi obsolète.
Photos : F-35A et F16 danois @ Danish air force 2 F-16 et F-35 de l’USAF @ USAF