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26/10/2008
Fiscalité: l'ambassadeur de l'UE prend la défense de la Suisse
Contrairement à l'Allemagne, l'Union européenne ne veut pas placer la Suisse sur une liste noire des paradis fiscaux. La Confédération et le Liechtenstein ne sont pas complètement comparables, affirme l'ambassadeur de l'UE en Suisse, Michael Reiterer.
"La Suisse a conclu un accord sur la fiscalité de l'épargne avec l'Union européenne, l'accord sur la lutte contre la fraude est en phase de ratification, et la Suisse coopère dans la lutte contre le blanchiment d'argent. C'est donc une autre situation que le Liechtenstein", a déclaré M. Reiterer.
Le ministre allemand des finances Peer Steinbrück avait estimé mardi, lors d'une réunion des ministres des finances de l'OCDE à Paris, que la Suisse méritait d'être inscrite sur la "liste noire" des paradis fiscaux.
Il avait aussi reproché à Berne d'offrir aux Allemands des placements leur permettant d'échapper à l'impôt et de ne pas coopérer suffisamment en matière fiscale. Ces propos ont provoqué le courroux du Conseil fédéral.
Les gouvernements de la France et de l’Allemagne seraient-ils allés trop loin ? Auraient-ils dépassé leurs compétences en attaquant la Suisse sur la fiscalité comme ils l’ont fait ? Il s’agit probablement de fautes graves de ces gouvernements et ils devraient présenter des excuses. Nicolas Sarkozy devrait, comme à son habitude, demander un (des ?) tête(s). La Suisse a signé un accord fiscal avec l’UE pour taxer les revenus de l’épargne des ressortissants de l’UE. La France et l’Allemagne sont des membres de l’UE et donc signataires de ces accords. Ils devraient pour le moins respecter les accords signés par l’entité à laquelle ils appartiennent ! De plus, ces deux pays oublient-ils que la Suisse fourni des places de travail à nombre de leurs nationaux ? Désirent-ils un échec de la reconduction de la libre circulation des travailleurs ? La France pourrait-elle supporter un « apport » de dizaines de milliers de chômeurs parce que les accords sur la libre circulation ne sont pas reconduits ? A l’heure où le secteur tertiaire Suisse a des grandes difficultés et va devoir peut-être réduire sa masse salariale, la non reconduction de l’accord sur la libre circulation pourrait être la solution pour nombre d’employeurs, pour respecter la loi, ils se verraient « contraints » de renvoyer chez eux les frontaliers !
Les deux ministres des gouvernements français et allemands sont tombés dans la facilité de la démagogie pour tenter de faire oublier leur incapacité à maîtriser la crise.
Le niveau de leur incompétence est tel qu’ils ne se rendent pas compte que l’accord fiscal passé avec Suisse leur assure des rentrées fiscales non négligeables. En agissant comme ils le font, ils prennent le risque de tout perdre ! Les fonds dont ils voudraient voir le taux de taxation augmenter prendront le large, Singapour et d’autres places financières sont déjà prêtes à les accueillir et là-bas, il sera beaucoup plus difficile d’obtenir un accord d’imposition comme celui concédé par la Suisse. J’imagine le ministre Woerth annoncer à Nicolas Sarkozy que suite à ses menaces, la Suisse et le Luxembourg ne rétrocèdent plus que 10% impôts prévus, qu’en plus les travailleurs français ont dû s’inscrire au chômage car les banques suisses ne leur donnent plus de travail. Que forcément les commerces et entreprises proches de la frontière doivent licencier en masse car ils ont perdus d’une part la clientèle suisse et que d’autre part la plupart de leur clientèle locale n’ayant plus de travail cesse de consommer….Bravo qui ?