Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06891.jsonl.gz/1128

Zürich, 11.09.2017
La coalition de centre droit de la première ministre conservatrice sortante Erna Solberg était en passe lundi de remporter d'une courte tête les élections législatives en Norvège face à l'opposition travailliste. Ce serait une première en Norvège.
Les conservateurs et le Parti du progrès, soutenus par deux petites formations, devraient obtenir 88 sièges sur les 169 élus du parlement, selon les estimations du directoire électoral national. Les projections de la chaîne TV2 accordent 91 élus aux partis du gouvernement et à leurs alliés.
Les projections officielles, réalisées à partir du décompte de 38,6% des voix, sont encore susceptibles de basculer. Beaucoup dépendra de la capacité des partis de centre droit, les libéraux et des démocrates-chrétiens, à dépasser le cap fatidique des 4% qui donne droit à des mandats supplémentaires, un chiffre autour duquel les deux formations oscillaient en début de soirée.
L'opposition de gauche emmenée par le travailliste Jonas Gahr Støre et les écologistes, indépendants des deux blocs mais opposés à un gouvernement comprenant les populistes, sont quant à eux crédités de 83 mandats.
Première
Si le succès des conservateurs était confirmé, il constituerait une première en Norvège où jamais un gouvernement conservateur n'est parvenu à se maintenir plus d'un mandat depuis 1985.
Les conservateurs de la première ministre sont favorables à une réduction des impôts pour soutenir la croissance tandis que les travaillistes estiment qu'une hausse des prélèvements obligatoires est indispensable pour garantir la qualité des services publics.
Avenir de la production de pétrole
Ces résultats pourraient avoir des conséquences sur l'avenir de la production nationale de pétrole car les Libéraux, force d'appoint dans la coalition gouvernementale, sont opposés aux prospections d'hydrocarbures dans l'Arctique.
Les enquêtes d'opinion ont longtemps prédit une victoire des travaillistes et des leurs alliés mais le gouvernement a finalement profité d'un regain de popularité à mesure que s'inversait la courbe des prix du pétrole orientés à la baisse.
Le taux chômage qui avait atteint son plus haut niveau depuis vingt ans avec 5% est retombé à 4,3% tandis que l'indice de confiance des consommateurs s'établissait au plus haut depuis dix ans. Le fonds souverain du pays est doté de 1000 milliards de dollars, soit le plus important du monde.