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L'avion éthiopien qui a été détourné lundi matin par son copilote a été escorté par des appareils militaires italiens puis français jusqu'à son atterrissage à Genève, car les forces aérienne suisses n'étaient pas en service à cette heure-là.
L'aéroport de Cointrin a été fermé durant plus de 2 heures après l'arrivée de l'avion, détourné par le copilote de l'appareil, qui souhaitait demander l'asile à la Suisse (lire le compte-rendu détaillé des faits:). L'homme a été maîtrisé et personne n'a été blessé.
Intervention française et italienne
Le Boeing d'Ethiopian Airlines a été accompagné par deux Eurofighter de l'armée italienne dans l'espace aérien italien, a indiqué lundi le porte-parole des forces aériennes suisses, Laurent Savary. Deux Mirages 2000 de l'armée française ont ensuite pris le relais dans l'espace aérien français, jusqu'à Genève, où l'appareil détourné a atterri à 6h02.
Les forces aériennes suisses ne sont pas intervenues, car elles ne sont opérationnelles que dans les heures de bureau, entre 8h et 12h et de 13h30 et 17h.
Cette limitation des interventions de l'armée aux heures de bureau est surtout due à des questions financières: un service de piquet et l'engagement de pilotes seraient nécessaires pour assurer des opérations en tout temps. Lancé par le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports, le projet Ilana devrait remédier à cette situation, mais pas avant 2020.
Voir aussi le trajet de l'avion minute par minute:
ats/boi
Le dernier cas remontait à 1987
Mais le cas le plus marquant date de 1987 et avait fait un mort et trente blessés.
Hussein Hariri, un Libanais de 21 ans, avait détourné un DC10 d'Air Afrique effectuant la liaison Brazaville-Bangui-Rome-Paris.
En manque de carburant, l'avion s'était posé à Genève.
Le pirate, membre du Hezbollah, a été condamné à 17 ans de réclusion en Suisse, et après plusieurs évasions suivies d'arrestations Hussein Hariri a regagné le Liban en 2004.
Sans antécédents judiciaires
Le ministre éthiopien de l'Information a lui estimé que le copilote n'avait aucune raison de fuir l'Ethiopie.
Né en 1983, le suspect travaille pour le transporteur aérien éthiopien depuis cinq ans. Il n'a pas d'antécédents judiciaires.
"De ce que nous savons jusqu'ici, il était médicalement sain", a précisé le ministre éthiopien de l'Information.