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Les bienfaits des dérivés du soja
L’observation et les études épidémiologiques démontrent que la bonne santé des Asiatiques est en partie liée au soja et à ses dérivés – farine, tofu, lait, miso, okara, protéines de soja texturées, tempeh, soja et noix de soja.
La consommation de ces dérivés est un facteur important dans la prévention de certaines formes de cancer, des maladies cardio-vasculaires, de l’ostéoporose.
De plus, le soja stabilise le glucose sanguin et s’avère d’un grand secours lors de la ménopause.
De nombreux chercheurs affirment qu’une alimentation riche en protéines de soja réduit significativement les risques de problèmes cardiovasculaires chez les personnes présentant un taux élevé de cholestérol.
Des chercheurs de l’Université du Kentucky, en analysant les données de 39 essais cliniques portant sur l’impact d’un régime à haute teneur en soja, ont observé que, chez les gens qui en consomment en moyenne 47 g quotidiennement, le mauvais cholestérol (le LDL) diminue de 12,9%.
Il semble que le fait de consommer 25 g de soja par jour suffit pour abaisser le taux de LDL.
Le soja contient des hormones végétales possédant une structure semblable à celle des oestrogènes. Ces isoflavones ont des substances bioactives agissant comme des phytoestrogènes.
Les Japonaises, par exemple, quand on les compare aux Américaines, ont rarement des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes.
Elles ont également des taux inférieurs de cancer du sein, de l’utérus, de maladies cardiovasculaires et de fractures de la hanche.
Le docteur Herman Adlercreutz, chercheur finlandais de l’Université d’Helsinki, croit que le soja et ses produits dérivés, contient des oestrogènes en quantité suffisante pour induire des effets biologiques chez les femmes ménopausées ayant de faibles taux d’oestrogènes.
Dans une étude comparée avec des Japonaises, des Américaines et des Finlandaises, il a trouvé de hauts niveaux d’isoflavones dans l’urine des Japonaises (en particulier du génistéine) de 100 à 1,000 fois supérieurs à ceux des Américaines et des Finlandaises.
Outre une conception culturelle différente de la ménopause, ces hauts niveaux d’oestrogènes naturels pourraient expliquer la santé des femmes asiatiques qui consomment 25 à 45 mg d’isoflavones par jour (comparativement à 5 mg chez les Canadiennes).
Les isoflavones joueraient aussi un rôle déterminant dans le maintien de la densité osseuse, prévenant ou retardant la décalcification osseuse.
Le soja s’avère aussi bénéfique pour les hommes. Les mâles japonais qui émigrent à Hawaï et maintiennent leur régime riche en soja et en riz ont une incidence plus faible de cancer avancé de la prostate comparé à ceux qui adoptent le régime américain à base de viande et de protéines animales.
En conclusion, il est peut-être intéressant de consommer tous types de protéine et d’essayer de manger un peu plus souvent des dérivés de soja.