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Les affaires ont repris des couleurs à Genève en 2021. Selon l'Enquête conjoncturelle d'automne de la Chambre de commerce, d'industrie et des services de Genève (CCIG) publiée mercredi, 42% des entreprises jugent que la marche des affaires est "bonne" voire "excellente".
Globalement, 21% des entreprises qui ont répondu à l'enquête considèrent que les affaires sont "médiocres" à "mauvaises", contre 43% l'an dernier. Mais la situation est plus contrastée pour l'industrie, un secteur qui s'était déclaré plus affecté en 2020: 37% des entreprises déclarent encore une marche des affaires "médiocre" à "mauvaise", relève la CCIG.
Si un tiers des entreprises indique éprouver des difficultés à s'approvisionner, cette proportion monte à 60% dans l'industrie. Même en répercutant la hausse des prix d'achat sur leur prix de vente, en diversifiant leurs fournisseurs, en constituant des stocks et en renégociant des contrats, la moitié des entreprises disent ne pas pouvoir estimer quand le retour à la normale aura lieu.
Difficulté à recruter
Après avoir réduit les effectifs en 2020, 23% des entreprises ont recruté du personnel, une proportion qui passe à un tiers dans l'industrie. Reste que 23% des entreprises déclarent avoir du mal à recruter, surtout dans les grandes entreprises. En cause, une pénurie de main-d'oeuvre qualifiée et, dans l'industrie, de cadres intermédiaires.
En matière salariale, 59% des entreprises n'ont pas accordé d'augmentation en 2021. Pour les autres, la hausse moyenne, pondérée selon la taille des entreprises, s'est élevée à 0,6%, écrit la CCIG, précisant qu'une entreprise sur deux comptant entre 30 et 100 collaborateurs a relevé les salaires au début de l'année.
La marge d'autofinancement se rétablit à un niveau prépandémie: elle est "médiocre" à "mauvaise" pour seul 19% des entreprises, un niveau qui atteint 35% dans l'industrie. Les prévisions pour les six prochains mois restent positives, même dans l'industrie. A plus long terme, un tiers des répondants prévoit de mauvaises affaires et un autre tiers, de bonnes affaires.
Daniel Vasella n'a pas voulu payer d'impôts à Zoug
L'ex-patron de Novartis Daniel Vasella n'a pas voulu payer un montant d'impôt "extrêmement élevé" en 2013 dans le canton de Zoug, parce qu'il aurait déménagé à Monaco. Mais le multimillionnaire a perdu devant le tribunal administratif de Zoug.
Il ressort du jugement définitif du tribunal administratif de septembre 2020, inconnu jusqu'à présent, que Keystone-ATS a pu consulter et dont Le Matin Dimanche et la Sonntag Zeitung se sont fait l'écho, que Daniel Vasella a "entièrement" perdu la procédure de recours. Interrogé, le président du tribunal Aldo Elsener a confirmé qu'il s'agissait bien de Daniel Vasella dans le jugement anonymisé.
Daniel Vasella a donc dû supporter l'ensemble des frais de la procédure, qui ont été fixés à 25'000 francs "en raison du temps et du travail exceptionnellement élevés, de l'importance et de la difficulté" de l'affaire. Le jugement ne précise pas à combien s'élève le montant d'impôt contesté. Le tribunal le qualifie toutefois d'"extrêmement élevé".
Indices contre le déménagement
Cet ex-patron de Novartis s'était désinscrit début 2013 de la commune de Risch, où il résidait depuis 1998. Il avait indiqué à l'administration fiscale zougoise qu'il avait déménagé à Monaco à partir du mois de mars. Selon le jugement, il louait un appartement de cinq pièces dans la principauté. Début 2016, il s'est réinscrit à son ancienne adresse de Risch.
En avril 2017, l'administration fiscale du canton de Zoug a taxé M. Vasella pour l'année fiscale 2013. Comme il avait conservé un domicile, l'administration fiscale a supposé une obligation fiscale illimitée en Suisse et dans le canton de Zoug. M. Vasella ne voulait pas payer d'impôts pour les mois d'avril à décembre 2013 et s'y est opposé.
Le jugement du tribunal administratif, désormais public, met en évidence de nombreux indices qui plaident contre le déménagement de Daniel Vasella à Monaco.
La consommation d'eau de la villa de Risch et celle de l'appartement de Monaco ont par exemple été comparées. Selon le jugement, la consommation d'eau à Monaco "n'était même pas suffisante pour deux personnes ayant une consommation d'eau moyenne". De plus, l'appartement de Monaco disposait d'une petite piscine extérieure, ce qui, selon les juges zougois, plaiderait pour une consommation d'eau encore plus élevée en cas de séjour permanent. Un calcul similaire a pu être fait pour la consommation d'électricité.
Données de localisation non transmises
Des conclusions ont également été tirées à partir des données et indications relatives à l'utilisation du téléphone portable. M. Vasella n'a pas voulu donner les données de localisation de son téléphone portable pour des "raisons de confidentialité". Pour le tribunal, cela n'était "pas compréhensible", d'autant plus qu'il aurait pu protéger la sphère privée de ses interlocuteurs et les "intérêts légitimes" de son ancien employeur en caviardant les numéros.
Le tribunal écrit que l'on peut supposer que les données de localisation du téléphone portable suisse auraient pu fournir un "résultat indésirable" pour M. Vasella.
Des contradictions sont en outre apparues lors de l'évaluation des entrées dans le calendrier Outlook et des paiements par carte de crédit, ainsi que dans les vols réservés, qui passaient presque toujours par Zurich.
La position centrale de l'aéroport de Zurich indique que le domicile en Suisse n'a pas été abandonné, écrit le tribunal. Selon le jugement, Daniel Vasella a argumenté qu'il avait utilisé Zurich comme plaque tournante internationale.
Peu de contacts sociaux à Monaco
Les juges ont également conclu qu'au cours de la période en question, les relations personnelles de M. Vasella avec la Suisse étaient prépondérantes. L'ancien chef de Novartis aurait eu "peu de contacts sociaux" à Monaco. Pour le tribunal, cet argument plaide contre un transfert de domicile. M. Vaselle a expliqué qu'il avait sciemment évité le public pour ne pas être reconnu.
Enfin, la rétention du courrier à Risch et la non-communication du changement d'adresse à l'assurance-maladie plaident "assez clairement" contre une intention de rester durablement à Monaco, peut-on lire dans le jugement.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
"Corona-Leaks" : la popularité d'Alain Berset reste forte
La révélation de possibles "Corona-Leaks" n'a pas entamé la popularité du président de la Confédération Alain Berset. Pourtant, plus de 80% de la population juge les indiscrétions comme inappropriées, selon un sondage commandé par la "NZZ am Sonntag".
Ainsi 37% des 1558 personnes interrogées ont qualifié la transmission d'informations confidentielles du Département fédéral de l'intérieur (DFI) de "faute grave". Pour 46% d'entre eux, il s'agit d'une "violation inélégante des règles", selon le sondage Sotomo dont l'agence de presse Keystone-ATS a eu connaissance dimanche.
Les autres personnes sondées considèrent les indiscrétions comme un "travail de communication normal".
Malgré les attaques en règle que subit Alain Berset, sa popularité n'en souffre pas beaucoup. Il a toutefois dû céder sa première place et a reculé à la troisième derrière les conseillères fédérales Elisabeth Baume-Schneider et Viola Amherd. Le ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis occupe toujours la dernière place du classement.
Les Suisses soutiennent Alain Berset
La majorité des personnes interrogées ne souhaite pas qu'Alain Berset démissionne en raison de ces éventuelles fuites : 64% ont répondu par non ou plutôt non à cette question. Seuls les partisans de l'UDC sont environ deux tiers à se prononcer pour ou plutôt pour une démission du populaire ministre socialiste. Dans tous les autres partis, il peut compter sur une majorité de soutien.
La question de la responsabilité des éventuelles fuites est également assez clairement établie au sein de la population : les deux tiers des sondés pensent que l'ex-chef de la communication d'Alain Berset, Peter Lauener, est responsable des plus grands manquements.
Selon Sotomo, le sondage en ligne a été mené auprès de 1558 électeurs entre le 24 et le 26 janvier en Suisse alémanique et en Suisse romande, soit environ une semaine et demie après la divulgation des possibles fuites. Les données ont été pondérées en fonction de l'âge, du sexe, de la formation, du lieu de résidence et du comportement de vote et d'élection.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Pascal Thurre s'est éteint - La vigne à Farinet orpheline
L'ancien journaliste valaisan Pascal Thurre est décédé samedi dans son home de Sion, à l'âge de 95 ans. Fondateur des "Amis de Farinet", il a attiré pendant plus de 40 ans des personnalités du monde entier sur la vigne qui porte le nom du célèbre faux-monnayeur.
La disparition de Pascal Thurre a été annoncée par ses enfants. "Ces dernières semaines il s'est éteint, petit à petit, comme une bougie qui n'en finit pas de se consumer", ont-ils écrit dans un communiqué. "Cet après-midi, peu après 15 heures, Pascal a émis son dernier rayon, dans le home qui l'accueillait depuis juin 2019."
Jusqu'à son dernier souffle, le natif de Saillon (VS) a été habité par le feu du journalisme, sa passion, a ajouté sa famille. Il avait commencé sa carrière au Nouvelliste, quotidien basé à Sion, puis était devenu correspondant en Valais pour l'Agence télégraphique suisse (ATS), l'Agence France-Presse (AFP), la United Press International (UPI), plusieurs journaux romands et la Radio suisse romande (RSR).
Faire "rêver le monde"
C'est un soir de 1980 que Pascal Thurre fonde les "Amis de Farinet" avec une poignée de copains, pour faire "rêver le monde". L'idée de la création de la vigne revient à Jean-Louis Barrault et à sa compagne, la comédienne Madeleine Renaud. L'acteur avait incarné Farinet en 1938 dans un film tiré du roman "Farinet ou la fausse monnaie" de Charles Ferdinand Ramuz.
La vigne dédiée à Farinet sur la "colline ardente" de Saillon est la plus petite du monde, avec ses 1,618 m2. Pour obtenir son inscription au cadastre, il avait fallu négocier avec le conseiller fédéral de l'époque, Kurt Furgler, racontait à l'ATS Pascal Thurre à l'occasion des 25 ans de la vigne, en 2005.
Kurt Furgler sera d'ailleurs l'un des premiers cultivateurs des trois ceps. Suivront plus de 300 personnalités qui les vendangeront, tailleront, piocheront ou engraisseront. Parmi eux, Tino Rossi, Roger Moore, Gina Lollobrigida, Peter Ustinov, Claudia Cardinale, Zinédine Zidane, Michael Schumacher, Jacques Vergès, Caroline de Monaco ou soeur Emmanuelle.
Des souvenirs plein la brante, Pascal Thurre adorait raconter les anecdotes qui entouraient la venue de ses invités. En 2021, il se souvenait de la fois où il avait installé le célèbre avocat Jacques Vergès dans une baignoire avec une boîte de cigares ou celle où il avait fait presser le raisin par l'éléphant des Knie à Plainpalais. "Ses propriétaires avaient prévenu que l'animal ne pourrait pas monter jusqu'à la vigne."
Il y a aussi eu l'inoubliable kidnapping de Tino Rossi: "Nous l'avions enlevé après un concert à Savièse et lui avions demandé de servir la raclette. Il avait accepté."
Une vigne de "paix" et "d'amour"
Dès le début, les "Amis de Farinet" veulent donner une dimension supplémentaire à leur action. Ils créent alors la Bourse à Farinet, alimentée par la vente du vin issu de la vigne. La somme récoltée est versée chaque année à des oeuvres de bienfaisance, en faveur des "cabossés de la vie", comme disait l'abbé Pierre.
Après le décès du comédien français Jean-Louis Barrault, en janvier 1994, l'abbé Pierre devient le nouveau propriétaire de la vigne. Malgré son voeu de pauvreté, il accepte la charge, qu'il remet au Dalaï Lama en 1999.
Les deux hommes se rencontrent sur la vigne en août de cette année-là, "certainement l'un des moments les plus forts vécus sur la colline", selon Pascal Thurre. Ensemble, ils lâchent deux colombes en signe de paix et baptisent le lopin de terre "vigne de la paix".
A l'automne 2021, lors de la récolte des raisins, Pascal Thurre avait dit espérer "qu'elle le reste, qu'elle soit une réponse à toutes les imbécilités du monde, à l'égoïsme, le racisme, le terrorisme; qu'elle soit une vigne d'amour". "Merci d'être là, c'est probablement ma dernière vendange", avait-il lancé à ses invités. "Je frôle l'au-delà, je sens ma fin prochaine et vous me manquez déjà."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Les PME suisses se préparent à une escalade avec la Chine
Les PME suisses orientées vers le marché asiatique délocalisent leur production au Vietnam, en Thaïlande ou en Inde, constate samedi Simone Wyss Fedele, chargée de la promotion des exportations suisses. Elles se préparent à une escalade en Chine.
"Nous voyons une tendance: 'Chine+1'", déclare la directrice de la promotion des exportations Switzerland Global Enterprise (S-GE) dans un entretien diffusé par la Schweiz am Wochenende.
La régionalisation dans le commerce international est actuellement au centre des préoccupations, ajoute-t-elle. "Les entreprises implantent le développement et la production en Asie pour l'Asie, en Europe pour l'Europe et en Amérique pour l'Amérique. La mondialisation devient régionale".
"Sans l'Europe, rien n'est possible"
Mais, malgré les risques, la Chine reste très importante, poursuit Mme Wyss Fedele. "C'est notre troisième partenaire commercial. Dans le futur, elle sera probablement le deuxième pays le plus important après les États-Unis" d'Amérique. En cas d'urgence, chaque entreprise doit savoir pour quel pays elle opte, poursuit-elle.
"Nous pensons qu'une formation rigide de blocs est possible, mais peu probable. Mais si cela devait arriver, les entreprises suisses choisiraient le bloc européen - c'est le retour que nous recevons - et indirectement les Etats-Unis. Sans l'Europe, rien n'est possible", précise la responsable. "L'Europe dans son ensemble est notre principal partenaire commercial et le restera au cours des 20 prochaines années".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le Grand Conseil approuve le plan d'actions du stationnement
Par 50 oui contre 42 non, le Grand Conseil genevois a approuvé vendredi soir le plan d'actions du stationnement 2020-2025 du gouvernement. En réduisant les places sur le domaine public, cette stratégie doit contribuer à diminuer de 40% le trafic motorisé individuel d'ici à 2030.
"Ce plan d'actions ambitieux s'inscrit dans le plan climat cantonal", a salué la députée verte Marjorie de Chastonay, rapporteuse de majorité. La stratégie du canton prévoit notamment une baisse du nombre de places sur les domaines public et privé, une hausse du prix du macaron et des mesures auprès des entreprises.
La socialiste Caroline Marti a rappelé que le stationnement est un levier puissant pour une transformation profonde des moyens de déplacement. "La baisse du nombre de places pour les voitures favorise la mutualisation des véhicules et le transfert modal", a-t-elle relevé.
"Antidémocratique"
L'UDC s'est fortement opposée à ce plan, sur le fond comme sur la forme. "La baisse drastique des places de stationnement publiques ne s'accompagne pas d'une compensation", a déploré le rapporteur de minorité Christo Ivanov, qui demande des mesures incitatives et non restrictives. Son collègue Stéphane Florey a qualifié la manoeuvre d'antidémocratique: "En cas de vote ce soir, la population n'aura plus rien à dire."
"La politique de l'immobilité est bien plus restrictive que par le passé", a critiqué le PLR Murat-Julian Alder, déplorant la guerre des transports qui sévit à Genève. Pour le député, la gestion de la mobilité ne doit pas être réduite aux seuls objectifs climatiques: "La liberté des modes de transport et donc de mouvement est restreinte."
"S'il y a guerre des transports, c'est peut-être parce que certains campent sur des postures archaïques", a rétorqué le Vert David Martin. Pour Pablo Cruchon, d'Ensemble à gauche, les automobilistes participent à la pollution et au réchauffement climatique. "C'est irresponsable!" a-t-il lancé.
"Réalisme et bon sens"
"La loi prévoit l'élaboration de plans d'actions", a répondu le conseiller d'Etat Serge Dal Busco, en charge du Département des infrastructures, aux critiques de l'UDC et du PLR. En termes climatiques, les déplacements terrestres représentent 27% des émissions de CO2 du canton. Pour le magistrat, il y a toutefois assez d'arguments économiques pour vouloir réduire le trafic individuel motorisé.
"Le trafic est très élevé. Avec une population croissante, ce serait encore pire si aucune mesure n'était prise. Il faut libérer la route pour que ceux qui en ont besoin, notamment les entreprises, puissent circuler. C'est du réalisme et du bon sens", a déclaré le ministre. Or, selon une enquête, 87% des pendulaires disent n'avoir aucune difficulté à trouver une place de stationnement.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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