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A l'EPFZ et à Fribourg, la moitié des étudiants et étudiantes pratiquent au moins une fois par semaine un sport universitaire, indique l'organisation Swiss University Sports. Au palmarès de la fréquentation, l’Université de Zurich (45%) suivie des universités de Saint-Gall et de Bâle (43% chacune) font aussi un bon score.
Près de deux étudiants et étudiantes sur trois (61%) déclarent faire du sport plusieurs fois par semaine, pendant au moins trois heures. Cela représente une hausse de 22% par rapport à 2010. Seuls 5% ne pratiquent jamais de sport.
L'enquête en ligne sur le thème "sport et études" a été menée au printemps 2020. Elle visait à comparer les diverses institutions entre elles, mais aussi à étudier les différences entre les sexes. Un total de 18'211 étudiants et étudiantes de 22 universités et hautes écoles suisses y ont pris part.
Parmi les femmes, 38% profitent de l’offre sportive de leur haute école au moins une fois par semaine, contre 29% d'hommes. Les premières préfèrent le fitness en groupe ou les activités psychocorporelles, de bien-être et de relaxation, les seconds la musculation, le cardio-training individuel et toutes les formes de jeu.
La popularité du sport universitaire s'explique moins par le besoin de convivialité et de performance que par les faibles coûts, révèle le sondage. Autres motivations: la proximité des installations, la qualité des offres et la possibilité de s'essayer à diverses disciplines sans passer par un club.
Les athlètes de haut niveau y trouvent aussi leur compte. Un système de soutien dédié leur permet de concilier sport d'élite et études, souligne la faîtière des organisations de sport universitaire.
A Tokyo, un tiers de la délégation olympique suisse, la plus performante depuis 1952, était composé d’athlètes ayant mené une telle "double carrière" académique et sportive. C'est le cas d'Anouk Vergé-Dépré, étudiante à l’Université de Fribourg et médaillée de bronze olympique.
Dans les hautes écoles spécialisées en revanche, les programmes sportifs encore relativement récents ont moins de succès. Les étudiants y invoquent souvent le manque de temps et d'envie ou la lourde charge de travail.