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→ CINÉMA
RENÉ CLAIR
Né il y a 120 ans dans le quartier des Halles à Paris
DU 22 NOVEMBRE AU 31 DÉCEMBRE 2018
• FILMPODIUM
Nüschelerstrasse 11
8001 Zürich
+41 (0)44 211 66 66
www.filmpodium.ch
Porte des Lilas...avec Georges Brassens à la guitare
René Clair (11 novembre 1898 à Paris - 15 mars 1981 à Neuilly)
Henri Langlois: «Dans le monde entier, depuis vingt-cinq ans, un seul homme personnifie le cinéma français: René Clair. Mieux encore, il résume aux yeux de l’étranger non seulement notre cinéma, mais l’esprit même de notre nation; il est considéré à la fois comme le successeur de Feydeau et de Molière.» Et c'est vrai qu'il suffit d'égrener la liste des films présentés au Filmpodium pour constater la justesse de cette assertion confirmée. Celui qui voulait être écrivain et qui prit un pseudonyme pour devenir réalisateur afin de laisser la voie de l'écriture libre a traversé l'époque du cinéma muet, a travaillé avec les surréalistes dans sa phase expérimentale (Paris qui dort, son premier film en 1923),est allé à Hollywwod et a signé quelques-uns des grands films de l'après-guerre.
SURRÉALISME
Ainsi on a pu voir lors de l'exposition sur Picabia au Kunsthaus le court-métrage «Entr'acte» (1924), incroyable d'inventivité. Ce petit bijou d'une vingtaine de minutes est projeté dans l'exposition. La musique est signée Eric Satie et on peut voir Marcel Duchamp jouer aux échecs avec Man Ray, ou encore un cercueil s'ouvrir pour laisser apparaître un personnage médaillé qui fait disparaître tous les autres. Humour, fantaisie, pirouettes et danse, ce petit film était projeté pendant la pause du ballet «Relâche», auquel il avait également collaboré.
CRITIQUE SOCIALE
Dans «À nous la liberté» (1931), il donne une représentation du monde du travail, de l'usine moderne qui y est comparée à une prison et du travail à la chaîne. Ce film est intéressant à plus d'un titre, non seulement c'est son deuxième film sonore, mais c'est aussi une critique sociale qui inspira «Les temps modernes» de Charlie Chaplin.
DES ATMOSPHÈRES, DES RÉCITS
Pour se retrouver dans le Paris des années 30, on ira voir «Quatorze juillet» (1934). Pendant la guerre, il fuit à Hollywood et tourne «I Married a Witch» (1942) ou «It Happened Tomorrow» (1944).
De retour en France, il tourne les films qu'on connaît le plus de lui: «Le silence est d´or» (1947), «Les belles de nuit» (1952) ou encore «Porte des Lilas« (1957)...
Dans «Porte des Lilas», on retrouve Georges Brassens à la guitare et à la musique. C'est en effet lui qui signe la bande musicale et souvent l'interprète. Son rôle, celui de l'artiste qui a le coeur sur la main, un peu comme l'Auvergnat, car il ouvre sa porte... En tous cas, c'est le seul rôle de Brassens au cinéma.
Poussé dans l'ombre par le cinéma naissant dans les années 60, il revient sous les projecteurs dans cette rétrospective.
LE PREMIER RÉALISATEUR DE LETTRES
René Clair n'est pas donc pas devenu écrivain, même s'il a écrit de nombreux articles et essais. Néanmoins ce fut le premier réalisateur à entrer à l'Académie française.
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LES FILMS
Le voyage imaginaire
La proie du vent
Sous les toits de Paris
A nous la liberté
14 juillet
I married a witch
It happened tomorrow
And then there were none
Le silence est d'or
La beauté du diable
Les belles de nuit
Les grandes manoeuvres
Porte des Lilas