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Ce texte a été publié dans le journal ATE Magazine de juillet 2011. L'économie du tout jetable surexploite les précieuses ressources de la planète Terre sans penser aux générations futures.
Il nous a semblé intéressant d'en reprendre quelques extraits.
Nous n'avons qu'une seule terre. Or nous vivons et produisons comme si les ressources naturelles étaient disponibles à l'infini. Nous rejetons quantité de matériaux polluants que notre environnement ne peut pas absorber. La Suisse vit sur un trop grand pied. Elle contribue de manière plus que proportionnelle à.la destruction de l'environnement, aux changements climatiques et à l'épuisement des ressources.
L'économie du tout jetable ne se soucie guère de l'environnement. Elle est notamment responsable des changements climatiques, principale menace du 21e siècle. Elle génère des montagnes de déchets et empoisonne la biosphère avec des produits chimiques toxiques qui portent atteinte à notre santé. La surexploitation de la planète compromet l'avenir de l'humanité tout entière: les prochaines générations en paieront le prix.
Le modèle économique actuel fonctionne selon le principe du self-service: on se sert sans se préoccuper du renouvellement des stocks, alors que la pénurie se fait déjà sentir. En conséquence, les prix flambent. Des guerres éclatent pour le contrôle du pétrole et d'autres matières premières précieuses. Dans ces conditions, une répartition équitable des richesses n'est pas possible. Une économie qui dévore les ressources dont elle est dépendante ne peut pas assurer notre bien-être à long terme.
C'est pourquoi la Suisse doit repenser son système économique, en le réorientant vers une économie circulaire, équitable et respectueuse de l'environnement.
La revalorisation des matériaux est au cœur de l'économie circulaire, Plutôt que de les jeter, on les recycle, on les répare ou on les transforme.
Des procédés particulièrement efficients permettent de réduire drastiquement la quantité de matières premières utilisée. Les objets sont conçus pour durer plus longtemps et peuvent être réparés. Les sous-produits et les déchets sont réutilisés. La chaleur émise par les moteurs industriels est par exemple récupérée pour le chauffage.
Les déchets biodégradables s'intègrent sans dommage aux cycles de la nature. Des matériaux renouvelables remplacent les matériaux de synthèse et les produits chimiques polluants. Les substances particulièrement nocives pour l'environnement sont retirées du marché.
Grâce à l'économie circulaire, l'empreinte écologique de la Suisse pourra être réduite à une seule planète à l'horizon 2050. Pour atteindre ce but, la Suisse ne doit pas consommer plus de ressources que celles qui lui reviennent dans le bilan global.
Une initiative fédérale est lancée pour atteindre ces différents objectifs. Pour en savoir davantage, on peut consulter le site www.economieverte.ch