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Holcim et le Venezuela ont trouvé un accord suite à la nationalisation de l'industrie du ciment dans le pays sud-américain il y a deux ans. Le groupe suisse recevra un dédommagement portant sur 650 millions de dollars (près de 660 millions de francs).
Holcim a déjà reçu un versement de 260 millions de dollars pour la nationalisation de sa filiale vénézuélienne intervenue en juin 2008. L'Etat présidé par Hugo Chavez apportera annuellement le solde de 390 millions en quatre tranches égales, a indiqué lundi le groupe.
Caracas avait lancé en été 2008 une vaste campagne de nationalisation lorsque les prix du pétrole atteignaient des sommets. Il avait obligé le cimentier suisse à céder 85% des activités de sa filiale au Venezuela. Or l'Etat vénézuélien a peiné à honorer ses dettes du fait de la baisse de ses revenus pétroliers.
En mars 2009, le groupe suisse avait déposé plainte devant le Tribunal arbitral international de la Banque mondiale pour le non paiement de l'indemnité due. Lundi, le cimentier a fait savoir que cette procédure est désormais abandonnée.
La nationalisation du ciment a obligé Holcim, comme ses principaux concurrents Lafargue et Cemex, à revoir ses engagements dans toute la région. Première décision, le groupe de Jona a vendu sa participation dans une coentreprise au Panama et dans les Caraïbes à son partenaire colombien Argos.
swissinfo.ch et les agences