Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/187420

<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est chargé de préparer, en coordination avec l'Union européenne, une stratégie pour l'Europe de Sud-Est et de fournir un rapport à ce sujet. En particulier, il est prié d'indiquer dans quelles conditions la KFOR peut se retirer du Kosovo et quelles mesures la Suisse prendra, avec ses États partenaires et dans le cadre d'une approche "Whole-of-Government", en vue de contribuer à la concrétisation de telles conditions.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La situation et les perspectives au Kosovo font régulièrement l'objet d'entretiens sur la politique de sécurité avec d'autres États engagés sur place et des représentants de l'Union européenne (UE) et de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN).</p><p>Les États membres de l'UE décident dans quel cadre ils souhaitent établir leur stratégie globale sur les Balkans occidentaux. La stratégie actuelle date du 6 février 2018. Toutefois, seul l'OTAN prend des décisions portant sur l'avenir de la KFOR puisque l'organisation conduit cet engagement sous mandat du Conseil de sécurité de l'ONU. Les États engagés auprès de la KFOR, sans forcément être membres de l'OTAN, peuvent donner leur avis au Conseil de sécurité.</p><p>Vu les développements au Kosovo et dans l'ensemble des Balkans occidentaux, l'OTAN ne voit pas de possibilité de réduire substantiellement les effectifs de la KFOR, voire de mettre complètement fin à cet engagement. L'UE restera également un acteur important pour l'ensemble de la région.</p><p>La Suisse décide en toute autonomie de son propre engagement, civil ou militaire, au Kosovo. Elle applique une stratégie de coopération dans chaque pays partenaire des Balkans occidentaux. La stratégie de coopération 2017-2020 est mise en oeuvre conjointement par la Direction du développement et de la coopération (DDC), le Secrétariat d'État à l'économie (SECO) et la Division Sécurité humaine (DSH) du DFAE. Le Conseil fédéral a déjà présenté divers documents relatifs à l'engagement de la Suisse dans le cadre de la KFOR, comme le message du 23 novembre 2016 relatif à la prolongation de la participation suisse à la Kosovo Force multinationale (KFOR), le rapport 2017 sur l'engagement de la compagnie suisse (Swisscoy) au sein de la Kosovo Force multinationale (KFOR) et le rapport du 21 février 2018 sur la politique extérieure 2017. L'évolution de la situation ne semble pas requérir de nouvelles analyses.</p>  Le Conseil fédéral propose de rejeter le postulat.