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Cette étude multicentrique randomisée prospective internationale a étudié l’efficacité et la sécurité de la dénervation des artères rénales chez des patients présentant une hypertension artérielle réfractaire. Pour être inclus, les patients âgés de 18 à 85 ans devaient présenter une HTA réfractaire définie comme une TA systolique de > 160 mmHg (150 mmHg chez les diabétiques) malgré une compliance à un traitement de trois antihypertenseurs ou plus. Les patients avec une insuffisance rénale (eGFR selon MDRD < 45 ml/min/1,73 m2), un diabète de type 1, une valvulopathie cardiaque sténosante significative, un événement cérébrovasculaire de moins de six mois (angor, infarctus du myocarde ou AVC) étaient exclus ; de même que les femmes enceintes et les patients présentant une contre-indication à l’IRM. Après une période d’évaluation de deux semaines (vérification des TA, évaluation de la compliance et de l’anatomie des artères rénales), les patients étaient inclus dans le groupe traitement (consistant en une dénervation sympathique par radiofréquence des artères rénales par cathéter endovasculaire) ou dans le groupe placebo. Après six mois, la réduction de la TA systolique/diastolique mesurée assise au cabinet était de 33/11 mmHg dans le groupe dénervé alors qu’on ne notait pas de changement dans le groupe contrôle (p < 0,0001). Curieusement, la réduction de la TA systolique/diastolique mesurée à domicile était un peu moindre 22/12 mmHg (p < 0,0001). Dans le groupe traité, 39% des patients avaient une TA systolique < 140 mmHg et seuls 10% n’avaient pas de baisse de la TA systolique. Les complications liées à la procédure étaient mineures et aucune sténose des artères rénales n’a été observée après six mois.
Commentaire : Cette étude sponsorisée et contrôlée par le fabricant du cathéter présente quelques points faibles : la procédure n’était pas en aveugle, les hypertensions secondaires n’étaient pas exclues, seuls 17% des patients étaient sous antagonistes de l’aldostérone, et le profil tensionnel de 24 heures n’était disponible que chez 45% des patients.
Il n’en demeure pas moins que le procédé est élégant et intéressant. L’avenir nous dira si cette technique prometteuse deviendra un traitement de choix une fois son efficacité et son innocuité à long terme établies.