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Thabo Sefolosha va déposer un recours cette semaine contre des policiers new-yorkais, a indiqué à l'AFP son avocat, Alex Spiro.
Le Vaudois des Atlanta Hawks les accuse de l'avoir agressé et interpellé sans raison il y a un an.
L'ancien coéquipier en compagnie duquel il se trouvait au moment des faits, le Macédonien Pero Antic, a lui déposé son recours dès vendredi, a indiqué le conseil, confirmant une information du site d'information sportive ESPN.
Les deux joueurs réclament des dommages et intérêts, mais le document du recours de Pero Antic, consulté par l'AFP, ne mentionne pas de montant.
Cette action, qui vise nommément quatre policiers ainsi que la ville de New York, est liée aux conditions de leur interpellation, le 8 avril 2015 au petit matin, à la sortie d'une boîte de nuit du quartier de Chelsea à Manhattan.
Un autre joueur de la ligue professionnelle nord-américaine, Chris Copeland, venait d'être poignardé lors d'une rixe devant la discothèque. Au moment où la police faisait évacuer les lieux, les forces de l'ordre avaient procédé à l'interpellation de Thabo Sefolosha et lui auraient à cette occasion fracturé le péroné et endommagé les ligaments, version contestée par les policiers. La blessure a nécessité une intervention chirurgicale et plusieurs mois d'immobilisation.
Pero Antic avait également été interpellé, avant d'être relâché. Les poursuites engagées contre lui, notamment pour trouble à l'ordre public, ont finalement été abandonnées.
Poursuivi pour rébellion et trouble à l'ordre public, Thabo Sefolosha a lui été renvoyé en procès et acquitté le 9 octobre par un tribunal pénal de Manhattan. Au terme du procès, le Civilian Complaint Review Board (CCRB) de New York, agence indépendante chargée d'enquêter sur les plaintes visant d'éventuels abus de policiers dans l'exercice de leurs fonctions, avait conclu que deux officiers de police avaient abusé du pouvoir conféré par leur fonction ce soir-là.
Thabo Sefolosha avait expliqué lors de son procès que l'un d'entre eux l'avait insulté et menacé à sa sortie de la boîte de nuit, afin qu'il quitte les environs immédiats de la discothèque. Ces accusations ont été confirmées par l'enquête de la CCRB, qui n'a cependant pas mis en évidence l'usage disproportionné de la force par un ou plusieurs policiers présents ce soir-là.
ATS