Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06876.jsonl.gz/1134

Nous générerons bientôt plus de données que nos disques durs ne peuvent en emmagasiner. Une étude publiée dans la revue Science montre qu'il serait possible d’inscrire des informations dans de l'ADN, cette molécule de la vie qui a l'avantage de résister des centaines de milliers d'années et qui offre une densité de stockage incomparable.
Les tests génétiques permettraient de connaître les risques de développer certaines maladies, de découvrir les origines de ses lointains ancêtres ainsi que d’établir le taux de compatibilité génétique, qui serait à la base d’une relation amoureuse réussie et durable. Les tests génétiques peuvent-ils tout révéler de vous?
Il est désormais possible de dresser le portrait-robot d'un individu recherché en recourant aux traces d'ADN retrouvées sur le lieu d'un crime. Même si elle ne s'appuie que sur des probabilités, cette technique offre une idée sur la couleur des yeux, des cheveux et de la peau, ainsi que sur les origines continentales (européennes, asiatiques, nord-africaines, etc) de la personne.
Grâce à la technique Crisp, les scientifiques peuvent modifier l'ADN, le couper, en retirer un bout ou au contraire en coller un nouveau. Des chercheurs de l’Université de Lausanne ont utilisé cette technique pour modifier les mutations de 14 maladies neurologiques, dont la maladie de Huntington.
Didier Trono a fait ses études de médecine à l’Université de Genève. Il prend ensuite le chemin des Etats-Unis: le Massachusetts General Hospital de Boston, puis l’institut Whitehead du prestigieux MIT, avant d’être recruté en 1990 par le Salk Institute de San Diego pour lancer un centre de recherche sur le SIDA. Didier Trono rentre en Europe sept ans plus tard. En 2004, il prend les rênes de la toute nouvelle Faculté des sciences de la vie de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Il abandonne le décanat en 2012. Depuis, il dirige son laboratoire: le Trono Lab.
Le diagnostic préimplantatoire consiste à rechercher sur des embryons conçus in vitro «dans une éprouvette » avec les spermatozoïdes et les ovules des deux parents, une maladie génétique grave et incurable qui peut être transmise par les parents.
Situé sur les deux sites hospitalo-universitaires de Lausanne et de Genève, ce centre dispose d’un effectif d’environ 160 collaborateurs dont les activités s’exercent au sein de neuf unités spécialisées que sont la médecine forensique.
Le Parlement européen s'est prononcé pour une interdiction totale du recours au clonage animal dans les produits alimentaires, allant au-delà de la proposition de la Commission européenne.
Le 14 juin 2015, les Suisses se prononcent sur une légalisation du diagnostic préimplantatoire (DPI). Le DPI permet de diagnostiquer des maladies génétiques chez l’embryon.