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Houston - BP rejette sur ses sous-traitants une grande partie de la responsabilité de l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon. Le groupe britannique a rendu public mercredi le rapport de son enquête interne sur la catastrophe à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique.
Le rapport estime que la société Transocean, exploitante de la plate-forme avec siège à Zoug, ainsi qu'Halliburton, chargée de cimenter le puits, sont en partie responsables de la catastrophe. Onze personnes ont péri dans cet accident qui a entraîné la plus grave marée noire de l'histoire des Etats-Unis.
L'enquête, menée par le directeur des opérations et de la sécurité de BP, Mark Bly, est considérée comme un élément essentiel de la future stratégie de défense du groupe face aux poursuites engagées aux Etats-Unis. M. Bly dresse une liste de huit dysfonctionnements qui ont conduit à l'explosion à l'origine de l'incendie, puis de l'effondrement de l'édifice de forage le 20 avril.
"Une cause unique n'est pas à l'origine de la tragédie du puits Macondo. C'est plutôt une série d'erreurs impliquant plusieurs parties", a affirmé BP en publiant le rapport de plus de 200 pages. Les investigations ont duré quatre mois.
Affirmant ne pas vouloir se décharger de ses responsabilités, BP admet que l'un de ses représentants, en liaison avec Transocean, a interprété de manière erronée un test de sécurité qui aurait dû l'avertir des risques d'explosion. Mais le groupe souligne que Transocean a commis la même négligence.
"Pendant une période de 40 minutes, l'équipe de Transocean n'a pas détecté l'afflux d'hydrocarbures dans le puits et n'a pas agi en conséquence", dit BP dans un communiqué.
La société américaine de services pétroliers Halliburton est également critiquée. "Pour dire les choses simplement, les opérations de cimentation ont été mal faites", explique dans un communiqué Tony Hayward, le directeur général de BP qui doit quitter son poste au 1er octobre.
ATS