Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07038.jsonl.gz/528

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Le Tribunal correctionnel de Lausanne a condamné lundi à quinze mois de prison avec sursis l'ancien-président du FC Baulmes Fabian Salvi et son agent fiduciaire. Les deux hommes sont reconnus coupables d'escroquerie dans leur recherche effrénée de fonds pour le stade.
La culpabilité des deux prévenus est lourde, a déclaré le président du tribunal. Ils ont utilisé tous les moyens possibles - y compris illégaux - pour se faire remettre de l'argent. Ils ont agi par cupidité, car les montants récoltés servaient aussi pour "leurs besoins personnels dispendieux", a estimé la Cour.
Stade à payer
Le procès avait pour toile de fond la belle aventure sportive du FC Baulmes, petit poucet du football suisse promu en Challenge League en 2004. Pour répondre aux normes de la Swiss Football League, le club avait fait construire un stade à plusieurs millions. Mais l'investisseur prévu n'a jamais versé les 3 millions promis.
Les irrégularités ont été commises en 2008 lors de la recherche de financements pour sauver le club de la faillite. L'ex-président, Fabian Salvi, a été reconnu coupable d'escroquerie, de faux dans les titres et d'obtention frauduleuse d'une constatation fausse.
Tromperie astucieuse
L'ancien dirigeant a fait usage de faux documents prétendument émanant de l'Etat de Vaud pour obtenir un prêt de 234'000 francs pour le club. Il y a bien eu "tromperie astucieuse", note la Cour. Ce comportement est "typique de l'escroc", qui "convainc par des affirmations fallacieuses et de faux documents".
Le tribunal a assorti ces peines d'un long sursis de 4 ans et a condamnés les accusés à verser chacun une créance compensatrice de 20'000 francs.
Cause difficile
Interrogé à l'issue de l'audience, Fabian Salvi a qualifié ce jugement de "sévère". Il a regretté que le tribunal "n'ait pas tenu compte de beaucoup de choses". Il a contesté, lui qui est aujourd'hui ruiné, avoir mené un grand train de vie.
"Je me suis battu pour sauver une cause difficile, compliquée. Je ne sais pas où sont les véritables coupables. Mais je connais beaucoup d'opportunistes qui doivent se marrer." Il ne savait pas s'il fera recours.
ATS