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L’alto, cet éternel méconnu? Et pourtant – ou justement – l’un des instruments privilégiés de grands compositeurs.
Le bras gauche comme si l’on voulait jouer du violon, mais étendu d’une dizaine de centimètres supplémentaires: voilà comment l’on tient un alto. Comme son nom l’indique, il s’agit de l’instrument alto de la famille des violons; il est donc légèrement plus grand que le violon et ses cordes sont accordées une quinte (c’est-à-dire cinq tons) plus bas, ce qui fait de lui un instrument plus sombre, aux accents plus obscurs, peut-être plus mélancoliques.
La chaleur et l’intensité de son timbre le prédestinent certes à la musique de chambre, mais nombre de compositeurs – Bach, Mozart, Stamitz, Berlioz, Schumann ou Brahms, et au début du 20e siècle Strauss, Hindemith, Honegger, Enesco, Bartòk, lui ont accordé une vraie place d’instrument soliste.
L’alto peut s’apprendre aussi jeune qu’à l’âge adulte.