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Calendrier de l’Avent 2018
Cette année encore, le ciel nous a offert de magnifiques décors photogéniques. Nos collaboratrices et collaborateurs ont sélectionné pour vous leurs meilleures photos. Elles vous accompagneront tout au long de la période de l’Avent. Nous vous souhaitons de joyeuses Fêtes !
1er décembre 2018
Le matin du 3 janvier 2018, la tempête Burglind (parfois aussi appelée Eleanor) frappait une grande partie de la Suisse. Ce fût la plus forte tempête depuis Lothar, en 1999. Elle a engendré des vents tempétueux, en particulier sur le Plateau et dans le Jura. En plaine, des rafales entre 90 et 130 km/h ont été mesurées, entre 140 et 170 km/h en montagne et jusqu’à 200 km/h dans les zones les plus exposées. La vallée du Rhône, le Nord et Centre des Grisons n’ont été touchés que marginalement. Le Sud des Alpes a été largement épargné.
2 décembre 2018
Les vagues de Kelvin-Herlmholtz se forment généralement à la frontière entre deux masses d’air différentes. Dans ce cas, les vagues de Kelvin-Herlmoholtz se sont formées à la tropopause, la limite entre la troposphère (la couche où l’on trouve la plupart des phénomènes météorologiques) et la stratosphère (la couche sèche au-dessus de la troposphère). La tropopause se trouve suivant la situation météorologique et la latitude, entre 8 et 15 km d’altitude environ. Sur la photo, les couches nuageuses dans la troposphère et l’air sec situé au-dessus sont bien visibles. Un autre « ingrédient » nécessaire à la formation de vagues de Kelvin-Helmholtz est le changement de direction ou de force du vent avec l’altitude. Durant cette journée, une bande de vents très forts (jetstream) se situait au niveau des nuages avec au-dessus (dans la tropopause et la stratosphère), une rapide diminution de la vitesse du vent. Ceci explique la formation de vagues de Kelvin-Helmholtz.
3 décembre 2018
Peu avant le coucher de soleil, des cellules orageuses isolées se sont formées au sud des Alpes, avec une enclume bien visible du côté nord des Alpes. L’enclume est la partie supérieure du Cumulonimbus (nuage d’orage). Elle se forme quand le nuage atteint la tropopause. A cet endroit, l’air humide ne peut pas s’élever d’avantage et s’étale sur les côtés. Sur la partie inférieure de la photo, le vent du Grimsel frais et humide s’écoule en direction de la vallée de Conches.
La vidéo suivante montre clairement l’air frais et humide s’écoulant dans la vallée de Conches. Vidéo : D. Gerstgrasser
4 décembre 2018
Un arc-en-ciel peut être observé lorsqu’on a le soleil dans le dos et qu’un nuage de pluie s’éloigne tout en étant éclairé par le soleil. Les couleurs de l’arc-en-ciel sont le résultat de la réfraction et de la réflexion de la lumière du soleil à travers les gouttes de pluie, nommé parfois également dispersion. Les couleurs sont toujours les mêmes et apparaissent toujours dans le même ordre, de l’extérieur vers l’intérieur : rouge, orange, jaune, vert, bleu, violet.
Lors d’un double arc-en-ciel, les rayons de lumières sont réfléchis deux fois à travers les gouttes de pluie. Les rayons de lumières ressortent de la goutte de pluie avec un autre angle et forment leur propre arc qui entoure le premier (arc principal). L’ordre des couleurs spectrales est inversé suite à la double réflexion.
En cas de fort foehn, des tourbillons, parfois aussi appelés diables d’eau, se forment sur la partie sud du lac des Quatre-Cantons (Urnersee). Ces petits tourbillons de courte durée sont bien visibles grâce à l’écume. Durant cette journée, des rafales de 102 km/h à Isleten et 92 km/h à Altdorf ont été mesurées.
6 décembre 2018
Photo "Vue du lever de soleil": Les couleurs rouges au lever et coucher du soleil résultent de la dispersion de la lumière du soleil par des molécules de gaz, des particules de poussière ou de vapeur. La lumière bleue (ondes courtes) est plus fortement dispersée que la lumière rouge (ondes longues), c’est pour cela que la journée le ciel est bleu. À proximité de l’horizon, lors du lever et coucher de soleil, les couleurs rouges (ondes longues) prédominent dû au parcours plus long à travers l’atmosphère.
7 décembre 2018
Le soleil brille sur le vignoble du Lavaux déjà bien coloré, contrastant avec le bleu profond du ciel. En automne, le ciel apparaît particulièrement bleu parce que l’air contient peu d’humidité. Peu de molécules d’eau sont présentes pour disperser la lumière. Quand l’air est humide, donc contient beaucoup de molécules d’eau, la lumière du soleil est plus fortement dispersée et apparaît par conséquent blanche. C’est pour cela que le ciel est blanchâtre en cas de brume. Moins l’air est humide, plus le ciel est bleu.
8 décembre 2018
Quand le rayonnement direct du soleil est caché par le soleil, celui-ci est visible en bordure des nuages. Ces rayons sont ensuite dispersés avec un petit angle par les particules d’eau et de poussière. Les rayons se détachent de l’ombre des nuages et ressortent ainsi de manière visible. Ceci est aussi parfois nommé effet Tyndall.
9 décembre 2018
Astronomiquement parlant, l’année 2018 a été marquée par la plus longue éclipse lunaire totale du XXIème siècle. Dans de nombreuses régions en Suisse, les conditions étaient optimales pour observer le phénomène avec un ciel clair et limpide, après la dissipation des cumulus en soirée. On ne pouvait pas seulement observé le lune rouge, qui se trouvait dans l’ombre de la Terre, mais aussi la planète Mars qui était également particulièrement brillante.
10 décembre 2018
Les nuages lenticulaires au-dessus des cumulus en arrière-plan sont appelés pileus. Le pileus est un type de nuage avec une petite surface horizontale en forme de chapeau se formant juste au-dessus d’un nuage de type cumulus ou cumulonimbus (nuage d’orage). Les pileus se forment quand de vents verticaux rencontrent une couche d’air stable en altitude. L’air montant se refroidit et atteint son point de rosée (condensation). Un pileus au sommet d’un cumulus est un signe qu’un cumulonimbus est en train de se former, car le pileus se forme en cas de fortes ascendances. Celles-ci sont une condition préalable à la formation d’un orage.
11 décembre 2018
Le contraste entre l’air froid d’altitude arrivant au-dessus d’un lac de Zürich, dont les eaux étaient encore relativement chaudes, a engendré la formation d’une magnifique trombe d’eau en début de matinée. Elle a duré environ sept minutes.
Les trombes d’eau, d’un aspect souvent transparent, se forment seulement avec des conditions de vent calme, de l’air humide en altitude (ce qui permet à l’air de se condenser dans le tourbillon et de le rendre visible) et une grande instabilité (typique en automne avec des lacs encore assez chauds).
Vidéo de la trombe d’eau sur le lac de Zürich (D. Gerstgrasser).
12 décembre 2018
Les asperitas sont des structures en forme de vagues clairement visibles à la base d’un nuage. Ils sont ordonnés de manière chaotique et présentent une organisation horizontale moins marquée que les nuages undulatus. Les nuages asperitas sont reconnaissables grâce à des vagues locales à la base du nuage avec des structures lisses ou tachetées. Cela donne parfois l’impression que l’on regarde la surface de la mer d’en-dessous et que celle-ci est agitée. Ces structures apparaissent généralement avec des stratocumulus et des altocumulus, c’est-à-dire dans les couches nuageuses basses et moyennes.
13 décembre 2018
Des phénomènes intéressants ont pu être observés tôt le matin du 19 septembre 2018 avec l’arrivée de la première vague d’avions depuis le nord. Les atterrissages s’effectuaient sur la piste 14, le ciel était clair et l’air à proximité du sol relativement humide. Cela a permis à cet air humide de condenser sur les ailes de l’avion, dans les zones de dépression et dans les turbulences de sillage qui se trouvent aux extrémités des ailes. Un bel exemple de la théorie de Bernoulli qui dit que l’air sur la partie supérieure courbe de l’aile doit parcourir un chemin plus long que l’air sous la partie inférieur plate de l’aile. La pression est donc plus basse sur la partie supérieure de l’aile.
14 décembre 2018
La gelée blanche se forme grâce au processus de déposition (ou condensation solide), c’est-à-dire lorsque la vapeur d’eau contenue dans l’air se dépose sur un objet directement sous forme solide, sans passer par l’état liquide. Pour cela, l’humidité de l’air doit être supérieure à 90%. La gelée blanche peut se déposer sur des objets à la limite supérieure du brouillard en cas de vent ou au sol avec des températures comprises entre -2 et -10°C.
15 décembre 2018
Le 1er janvier 2017, une importante baisse de pression au Nord des Alpes, accompagnée de vent de sud-ouest, plus marqué en montagne, a permis de nettoyer l’air du Plateau, dissipant partiellement le lac d’air froid régnant en plaine. Ceci fit baisser le limite supérieure du stratus entre 500 et 700 m. Le stratus s’étant dissipé vers la mi-journée, le soleil a pu briller entre 3 et 5 heures dans la région de Zürich avec une température maximale de 0 degré. Les températures négatives, associées au brouillard, ont permis au givre ainsi qu’à la gelée blanche de se déposer sur la végétation, offrant une belle ambiance hivernale après la dissipation du brouillard.
16 décembre 2018
Plusieurs étapes sont nécessaires à la formation de la neige. Le point de départ du processus est la vapeur d’eau. Quand celle-ci se refroidit, elle se condense en de très petites gouttelettes, qui finissent par geler en se refroidissant d’avantage. En gelant, les gouttelettes libèrent de la chaleur latente de cristallisation, laquelle réchauffe l’air entourant cette gouttelette. Ce réchauffement évapore d’autres gouttelettes d’eau qui regèlent, mais cette fois directement sous forme de cristaux.
Une fois ce « flocon primaire » formé, il va croître par agrégation avec d’autres cristaux de glace environnants durant sa chute en direction du sol. La taille et la forme des flocons dépendent de la température et de l’humidité de l’air lors de leur formation. S’il fait doux (>-5°C), des gros flocons se formeront. A l’inverse, dans de l’air froid et plus sec, les cristaux de glace peuvent moins facilement s’assembler et, par conséquent, seuls de petits flocons se formeront.
17 décembre 2018
La fin du mois de février 2018 a été marquée par une situation de bise glaciale. Durant plusieurs jours, l’ouest du Bassin lémanique a été soumis à une bise tempétueuse, les rafales dépassant souvent les 80 km/h. Conjuguée à des températures négatives, les embruns se congelaient en touchant les rives froides et, comme le montre la photo, souvent déjà parées de glace. Pendant cette période, les rives du lac Léman, notamment la région genevoise, fut particulièrement touchée.
18 décembre 2018
La neige est particulièrement présente en hiver chez nous. Mais qu’est-ce donc que la neige ?
La neige se compose de nombreux petits cristaux de glace de formes très variées. On trouve des plaquettes hexagonales ou des étoiles, ainsi que des colonnes ou des aiguilles. La structure moléculaire de l’eau est responsable de la forme hexagonale fréquemment rencontrée. Par ailleurs, les formes des flocons de neige dépendent de la température et de l’humidité de l’air.
19 décembre 2018
Voici le premier jour de haute pression après d’abondantes chutes de neige en montagne. Sur le côté sous le vent de ces cabanes, le premier étage est complètement enseveli sous la neige.
Si l’on considère l’ensemble du trimestre hivernal, de novembre à avril, l’hiver 2017-2018 a été, en moyenne, enneigé comme celui 2008/09, alors que l’hiver 1981/82 fut plus enneigé. L’hiver à avalanches 1998/99 n’a pas tout à fait atteint les valeurs des hivers actuels, en raison d’un début de saison pauvre en précipitations neigeuses. En-dessous de 1000 m, l’hiver 2017/18 n’a produit que la moitié des précipitations neigeuses habituelles.
Source : Rapport d‘hiver 2017/18 SLF
20 décembre 2018
Temps et circulation
Comme nous le savons tous, le temps exerce une influence importante sur notre quotidien. La neige, en particulier, mène rapidement notre société à ses limites. Ainsi, MétéoSuisse, par le truchement de différentes prévisions et d’alertes, est au service de la population 365 jours/an, 24h/24.
21 décembre 2018
A la suite d’un épisode neige, lorsque de l’air arctique sec et froid ou une masse d’air sibérien s’écoule dans les Alpes, les nuages se dissipent et le vent cesse. C’est à ce moment-là que tout se met en place. Dans les dépressions, la température peut s’abaisser vers des extrêmes. Cela peut avoir plusieurs causes (effondrement du sol, processus glaciaires), mais généralement ils apparaissent comme la conséquence d’un processus karstique auquel ils sont liés par la roche calcaire sous-jacente. Environ un cinquième de la surface de la Suisse a été façonnée par le ce processus, en particulier le Jura, ainsi que le relief du nord des Préalpes et, en partie, le relief inter alpin (Valais et Grisons). C’est dans ces régions que l’on a enregistrée les températures les plus basses du pays. Parmi les lieux les plus célèbres, citons la Brévine avec -41.8 °C (pas homogénéisé), mesuré le 13 janvier 1987. Dans la combe des Amburnex, dans le canton de Vaud, il a été mesuré -45 °C en janvier 1945 et même -52.5 °C au Glattalp /SZ, le 7 février 1991. On peut donc estimer que l’on pourra mesurer des températures encore plus basses.
Source : https://kaltluftseen.ch (en allemand).
22 décembre 2018
A l’arrière de la tempête Andreas, le fort barrage du nord provoqua des vents tempétueux , des chutes de neige intenses ainsi que des congères dans les Alpes. La photo a été prise dans la vallée de l’Albula. Aux amateurs de neige parmi vous, nous souhaitons également de pouvoir profiter de ces beaux paysages enneigés durant cette période de fêtes.
23 décembre 2018
On peut observer des cristaux de neige scintillants lors d’une journée ensoleillée ou, dans notre cas, pendant le clair de lune d’une nuit sereine. Pour cela, il faut que les cristaux de neige de la couche supérieure d’une surface enneigée soient composés de cristaux plats. Ces derniers reflètent la lumière, tels des miroirs, lorsque les rayons du soleil, ou de la lune, les éclairent. Ce sont ces réflexions qui provoquent le scintillement. Par temps sec, la probabilité d’observer des cristaux de neige scintillants augmente. Cela peut s’expliquer par le fait qu’un temps sec n’est pas favorable à une liaison entre cristaux, alors que par temps humide, la vapeur d’eau se déposant à leur surface, accentuera leur croissance, et donc la liaison entre cristaux.