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La recherche porte sur des facteurs (internes et environnementaux) et des processus qui favorisent ou soutiennent l'autonomie de la personne vieillisante, son intégrité physique et psychique et sa participation à la vie en société, ou au contraire qui entravent ou portent atteinte à celles-ci. Cet objectif est poursuivi au moyen d'une enquête transversale auprès d'un échantillon représentatif de la population âgée de 63 ans et plus de deux régions typées (canton de Genève et Valais central) en 1979. Le choix des deux régions d'enquête s'explique par le fait qu'elles constituent typologiquement les deux extrêmes de la "fourchette" représentant la diversité des situations des personnes âgées en Suisse. Cette enquête transversale est répétée en 1994 et complétée par une enquête longitudinale (1994-1999) sur la cohorte des 80-84 ans vivant à domicile au moment du passage de l'enquête transversale de 1994. Ce design autorise une comparaison permettant d'établir l'évolution et les changements de la condition âgée sur 15 ans.
La recherche s'inscrit dans la perspective théorique du parcours de vie (life course). A la stratification sociale "horizontale" (de classes) s'articule une stratification "verticale", une organisation sociale du temps de vie, définissant étapes et transitions. L'hypothèse est que la position occupée dans le parcours de vie est un meilleur indicateur que l'âge tant pour définir des situations et problèmes-types que par rapport aux pratiques des personnes vieillissantes. L'idée est donc de construire et de valider un indicateur de position dans le parcours de vie (IPV) combinant la position individuelle dans trois dimensions: le parcours de santé, la trajectoire familiale, la trajectoire professionnelle.
Par les résultats de la recherche, on veut contribuer à une réflexion sur les fondements éthiques de la recherche en gérontologie et d'une politique de la vieillesse, à la définition des besoins présents et à venir des personnes vieillissantes, et à la mise en lumière des possibles articulations entre le soutien que peuvent apporter la famille ou les réseaux d'entraide, et les diverses formes d'aides institutionnelles.