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Les étudiants suisses sont toujours plus frileux à l’idée de changer de région linguistique pour leurs études. C’est le constat d’une étude réalisée par l’Office fédéral de la statistique (OFS). Les germanophones ne seraient plus que 3% à franchir la barrière de rösti alors qu’ils étaient encore 5% au début des années 2000. Les francophones ont fait le chemin inverse, pour passer de 3% à 5% d’étudiants à entamer leurs hautes études dans une autre langue. La situation est différente pour les italophones, où l’offre d’études de l’Université de la Suisse italienne est plus limitée: 84% des nouveaux étudiants universitaires italophones et un tiers des entrants des hautes écoles spécialisées (HES) ont débuté dans une haute école hors de leur région linguistique.
Succès international
Autre constat de cette étude, les universités suisses attirent plus facilement hors des frontières nationales. Au niveau du doctorat, 57% des nouveaux étudiants viennent de l’étranger, notamment à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) où ce taux est de 85%. Dans les programmes de master, ils sont 34% dans les hautes écoles spécialisées et 28% dans les universités. Ce sont les Français et les Allemands qui se montrent le plus intéressés à venir étudier en Suisse. Les formations en sciences exactes et naturelles, en arts et en économie et service sont celles qui attirent le plus sur le plan international.