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La proposition du groupe de travail pour une ordonnance sur l’application de l’initiative sur les résidences secondaires va à l’encontre des objectifs principaux de l’initiative – empêcher la construction sans borne de résidences secondaires et maintenir la population locale dans les stations. Certes, les Verts sont satisfaits qu’une définition de la résidence secondaire stricte, telle qu’ils la soutenaient, ait été acceptée, ainsi que l’entrée en vigueur immédiate des dispositions constitutionnelles. Cependant, d’après les Verts, les points suivants doivent être corrigés :
- Inclure le bâti existant : les résidences principales existantes ne doivent pas pouvoir être transformées en résidences secondaires. Des exceptions ne peuvent être envisagées que de manière limitée et clairement contrôlée – par exemple lors d’héritages ou si une région est touchée par la dépopulation. Sans ces restrictions, les prix des résidences principales augmenteraient fortement et il y aurait une incitation à la transformation de résidences principales en résidences secondaires, suivie de la construction de nouvelles résidences principales. La population locale serait refoulée vers la périphérie des communes, la construction illimitée continuerait et la proportion de lits inoccupés augmenterait encore plus.
- Monitoring: Les exceptions prévues par l’ordonnance impliquent des risques de contournement des objectifs de l’initiative. Elles doivent dès lors être définies de manière très stricte. Un contrôle permanent doit en outre être mis en place pour vérifier que les mesures prises ne soient pas contournées et que les objectifs de l’initiative soient atteints. En fonction des résultats du monitoring, les mesures doivent être adaptées ou renforcées.
- Entrée en vigueur: les Verts soutiennent l’entrée en vigueur la plus rapide possible pour garantir la sécurité juridique.
D’après les Verts, l’ordonnance seule ne suffira pas à assurer le tournant vers un développement durable des régions touristiques. Un encouragement conséquent du tourisme durable, ainsi que des instruments efficaces d’aménagement du territoire sont également nécessaires, comme l’obligation de réduire les zones à bâtir surdimensionnées et l’instauration de la taxe sur la plus-value que les Verts ont défendues dans la nouvelle loi sur l’aménagement du territoire.
Les Verts ont clairement démontré dans un document de travail (voire lien) comment l’initiative de Franz Weber peut être appliquée dans le respect de ses objectifs et comment les conflits d’intérêts peuvent être résolus. Les Verts s’engagent pour que l’initiative ne soit pas affaiblie et qu’elle soit considérée comme une chance pour le développement durable des régions touristiques.