Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07006.jsonl.gz/1109

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Berne - Désireux de rendre le Conseil fédéral plus transparent, Johann Schneider-Ammann souhaite une publication des majorités au sein du gouvernement et des points sur lesquels ses membres divergent. Cette idée avait déjà été avancée par Christoph Blocher après son entrée au gouvernement, en vain.
Dans une interview accordée à la "Zentralschweiz am Sonntag", Johann Schneider-Ammann dit vouloir que le Conseil fédéral informe la population de ses décisions de manière aussi sincère et transparente que possible, sans pour autant que cela ne mène à la division de l'autorité collégiale sur chaque dossier. "C'est un grand souhait", déclare le nouveau conseiller fédéral.
Pour y parvenir, le libéral-radical imagine de "nouvelles voies", comme de rendre public par quelle majorité les décisions ont été prises et sur quels points les ministres n'étaient pas d'accord. Les réflexions du gouvernement seraient ainsi claires dès le début, assure Johann Schneider-Ammann.
Cette idée n'est toutefois pas nouvelle. En avril 2004, après ses 100 premiers jours passés au Conseil fédéral, Christoph Blocher avait estimé que, pour augmenter la transparence et la crédibilité du gouvernement, il faudrait publier au minimum les résultats des votes au sein du Conseil fédéral et les arguments des uns et des autres.
Conseil national contreL'ancien ministre UDC était toutefois revenu sur ses propos en janvier 2006, notamment sur la publication des votes. Un avis alors partagé par ses collègues Pascal Couchepin, Hans-Rudolf Merz et Moritz Leuenberger ainsi que par le Conseil national.
En mars 2007, la Chambre du peuple avait refusé par 128 voix contre 48 une initiative parlementaire d'un élu UDC qui demandait de rendre public les votes au sein du gouvernement. Cela ne ferait qu'augmenter la pression des partis sur les ministres et mettrait en danger la collégialité, avaient estimé la majorité des députés.
ATS