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La dengue est une maladie tropicale infectieuse, anciennement appelé fièvre rouge ou grippe tropicale. Elle est transmise à l’homme par la piqûre d’un moustique répandu dans différents pays tropicaux et subtropicaux. La maladie se guérit dans la plupart des cas sans complications, mais elle connaît parfois une évolution grave, la dengue hémorragique.
La fréquence de la maladie a nettement augmenté ces dernières décennies. Selon les estimations de l’OMS/WHO, ce sont environ 50 millions de personnes qui en sont affectées à travers le monde, surtout en Asie du Sud, en Amérique latine.
Les pays européens ne représentent plus une région endémique, mais des manifestations de la maladie ont été enregistrées avant 1930, en particulier dans la région méditerranéenne, parfois d’une ampleur non négligeable. De nos jours, il existe encore toujours des cas importés. Entre 2001 et 2002, la Thaïlande a été le „pays aux infections“ les plus fréquentes pour les touristes européens. En 2008 une épidémie largement répandue a sévi au Vietnam.
Manifestation durable ou répétée d’une maladie dans une région géographique délimitée (région endémique). L’agent pathogène est présent en permanence dans cette région.
Propagation d'une maladie touchant un grand nombre des personnes d’une maladie dans une région délimitée durant une période limitée (limitée au point de vue géographique et temporel).
L’organisme est exposé aux influences de l’environnement, par exemple aux agents pathogènes, aux substances nocives en tout genre ou aux rayonnements.
Saignement spontané dans un organe et dans les orifices du corps, suite à un trouble de la coagulation du sang et des atteintes aux vaisseaux sanguins. Adjectif: hémorragique.
Le terme générique de fièvre hémorragique comprend tout un groupe de maladies infectieuses, surtout tropicales, provoquant de la fièvre accompagnée d’une hémorragie. Elles sont provoquées par des virus de différents genres.
Importantes diminutions ou déficiences fonctionnelles de plusieurs organes vitaux qui peuvent avoir une issue fatale.
Parmi les agents pathogènes, on compte quatre variétés de flavivirus, inoculés à l’homme par le piqûre d’un moustique tigre ou aedes albopictus.
Les moustiques tigrés en noir et blanc piquent surtout durant la journée et vers le soir. Ils couvent dans de petits réservoirs d’eau propre, aux creux des arbres, mais aussi dans les pots, les boîtes et les pneus abandonnés où stagne de l’eau.
Très souvent l’infection évolue comme une légère grippe ou sans symptômes.
2 à 15 jours après la piqûre, on constate une très forte fièvre et une sensation d’un état général maladif, avec des maux de tête, des douleurs articulaires et musculaires, le cas échéant même une conjonctivite. La maladie s’accompagne de manière très typique, mais pas toujours, d’une éruption cutanée et d’un pouls ralenti. Déjà au bout de quelques jours, les symptômes s’atténuent et le patient va provisoirement mieux, mais la fatigue et les douleurs articulaires peuvent persister pendant plusieurs semaines. De petits saignements sur la peau ou du nez sont possibles même si la maladie connaît une évolution bénigne.
Plutôt rare, mais très redoutée, la dengue hémorragique (DHF) et ce qu’on appelle le syndrome du choc de la dengue. Les éléments caractéristiques sont: des saignements et une perméabilité accrue de la paroi des petits vaisseaux sanguins, éventuellement des troubles graves de la coagulation et les signes d’une méningite. Autres possibilités, des lésions du foie, des reins et du coeur.
Une telle évolution se produit surtout chez les enfants et lors d’une récidive de la dengue, quand l’infection est due à un autre type de virus que les virus de la famille des flavivirus. La mortalité grimpe alors jusqu’à 30 %.
Le danger très particulier réside dans une forte propension à faire des hémorragies, associée à des lésions vasculaires. Raison pour laquelle il ne faut pas prendre des préparations à base d’acide d’acétylsalicylique en cas de maladie ou de probabilité d’une dengue. Ces médicaments augmentent la tendance aux saignements.
En cas de fièvre dans des régions tropicales et subtropicales ou trois semaines après le retour d’un tel pays, une maladie tropicale est tout à fait possible. Il faut très rapidement consulter un médecin si une fièvre hémorragique n’est pas à exclure (voyage dans une région endémique ou épidémique).
Pour poser le diagnostic, il sera nécessaire de procéder à des examens du sang. Les laboratoires qui effectuent ces analyses doivent répondre à des normes de sécurité très strictes (laboratoire de haute sécurité).
Si le soupçon se confirme, vu les dangers potentiels de la maladie, les patients seront traités dans le quartier d’isolement des contagieux, les personnes de contact examinées et également isolées.
Comme il s’agit d’une affection virale, la thérapie ne peut s’appliquer qu’aux symptômes, en premier lieu à la fièvre, aux douleurs, à la perte de sels minéraux, aux pertes de sang ou aux troubles de la coagulation.
Il n’existe pas de vaccin, il faut donc avant tout veiller à ne pas s’exposer inutilement, c’est à dire: