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Critique
Rafael a repris le restaurant de son père, sans grand enthousiasme. Il vit au jour le jour, mais il est stressé du matin au soir, il a raté son mariage, mais il n'envisage pas d'avenir avec sa jeune maîtresse, il se force à voir sa fille une fois par semaine et la seule personne à laquelle il est très lié reste son père, Nino. Ce vieil homme charmant rend visite régulièrement à sa femme Norma, qui souffre de la maladie d'Alzheimer et vit dans une institution. Et il voit encore son épouse comme un ange qui a fait de sa vie un paradis et il l'adore comme un adolescent.
A partir de ce scénario des plus conventionnels, Juan José Campanella, comme dans une musique douce, a composé une partition pleine de charme et de rebondissements, où les notes passent avec délicatesse de l'émotion à l'humour, de la dérision à la tendresse. Même si l'on déplore quelques longueurs, particulièrement vers le milieu de notre histoire, il faut dire que la finesse de l'observation et de l'analyse des sentiments, ainsi que la qualité de l'interprétation, font merveille. Et si vous désirez connaître la réponse à la question qui obsède le héros tout au long du film, ayez la patience de suivre le générique final jusqu'au bout!
Georges Blanc