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Le GssA va aussi combattre la révision de la loi sur l'armée. Son assemblée plénière, réunie dimanche à Berne, s'est prononcée en faveur du lancement d'un référendum contre l'armement des soldats suisses en mission à l'étranger.Ce contenu a été publié le 25 juin 2000 - 22:25
Une alliance contre-nature gauche-droite pourrait donc combattre le projet de révision. L'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) avait en effet annoncé il y a quelque temps le lancement d'un référendum contre tout engagement de soldats suisses à l'étranger.
L'ASIN estime en effet que de telles missions, menées pour le compte de donneurs d'ordre internationaux, signifient l'abandon de la neutralité. Le Groupe pour une Suisse sans armée (GssA) a salué pour sa part l'engagement de soldats suisses armés à l'étranger dans le cadre de missions sous mandat de l'ONU ou de l'OSCE.
Mais le groupement refuse toute participation à des opérations militaires destinées à imposer la paix. Par ailleurs, le GssA s'oppose à ce que la loi ne limite pas le port d'armes à l'auto-défense.
Le GssA s'apprête donc à lancer le référendum. Formellement, il attend toutefois l'assemblée générale du 8 octobre, lorsque le Parlement aura éliminé les divergences.
Par cette révision, l'armée veut pouvoir prévoir des engagements armés de soldats suisses hors des frontières. Le GssA estime que c'est une façon de donner une nouvelle légitimité à la gestion purement militaire des conflits.
En soutenant la proposition d'armer les soldats suisses engagés à l'étranger, il devient difficile, par exemple, de s'opposer à l'achat d'avions de transport et de chars. Par ailleurs, accorder aux militaires la possibilité de ramener la paix revient à relativiser les solutions civiles, conclut le GssA.
swissinfo avec les agences
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