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Parce que le sport peut répondre à des besoins plus importants que le simple défoulement...
L'ONU a consacré l'année internationale 2005 année du sport. Une excellente occasion de revenir sur les objectifs du nouveau mandat de l'ancien Conseiller fédéral Adolf Ogi, aujourd'hui Conseiller spécial du Secrétaire général de l'ONU pour le sport au service du développement et de la paix.
Un droit fondamental
L'accès au sport et à l'activité physique est reconnu comme un droit fondamental pour tous selon l'article 1 de la Charte internationale de l'éducation physique et du sport de l'UNESCO, datée de 1978.
A l'origine, le sport est apolitique et il a déjà souvent permis de rétablir le dialogue lors de tensions politiques, culturelles ou encore religieuses. De tous temps, les joutes sportives permettent à des communautés, des peuples ou des Nations entières de se mesurer entre elles dans le respect des règles du jeu, et de se quitter amicalement.En 2003, un rapport de l'ONU déplorait les lacunes de l'organisme sur le plan sportif. Le sport ne faisait pas partie intégrante ni des programmes de développement ni du système des Nations Unies. En général, les initiatives sportives étaient jusqu'ici ponctuelles, informelles et isolées.
Le moment était venu de concevoir une stratégie cohérente et systématique visant à accroître l'utilisation du sport dans les activités des Nations Unies, afin d'établir un cadre commun regroupant les initiatives et les intervenants du domaine sportif dans les différents secteurs.
L'année 2005, fut dans ce but proclamée Année internationale pour le sport et l'éducation physique (AISEP 2005) par l'Assemblée générale de l'ONU en novembre 2003. Une occasion unique de démontrer les valeurs positives du sport et son rôle primordial dans la société. Dans la définition du sport sont comprises toutes les formes d'activité physique qui contribuent à entretenir un bon état physique, la santé mentale, et qui permettent une interaction sociale. Cela inclut le jeu, la recréation, le sport occasionnel ou de compétition, ainsi que les sports et jeux traditionnels ou indigènes.
Le sport peut, sous toutes ses formes, contribuer au développement humain. Du développement harmonieux des enfants à l'école jusqu'à la lutte contre la pauvreté dans les bidonvilles, l'activité physique et le sport disposent d'un pouvoir impressionnant, et nécessitent généralement peu de moyens pour atteindre des objectifs très variés. A l'ONU, les objectifs à atteindre ensemble avec les gouvernements avant 2015 sont les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Ces huit objectifs ont été choisis et acceptés par les chefs d'Etats lors du Sommet du Millénaire au siège de l'ONU en l'an 2000 à New York. Le sport a son rôle à jouer pour aider à atteindre ces objectifs :
1. éradiquer la pauvreté extrême et la faim dans le monde
2. obtenir une scolarité primaire universelle
3. promouvoir l'égalité des genres
4. réduire la mortalité infantile
5. améliorer la santé maternelle
6. combattre le sida, la malaria et les autres maladies
7. assurer la durabilité de l'environnement
8. instaurer un partenariat global pour le développement
Pour toutes ces raisons, le Secrétaire général de l'ONU a nommé en 2001 Adolf Ogi comme Conseiller spécial pour le service du sport et de la paix.
A ce titre, l'ancien Conseiller fédéral représente Kofi Annan dans toutes les conférences sur le sport, et soutient les initiatives faisant appel au sport qui sont lancées par les Nations Unies. Nous reviendrons prochainement avec lui sur le bilan de cette année faste...
«Tout être humain a le droit fondamental d'accéder à l'éducation physique et au sport, qui sont indispensables à l'épanouissement de sa personnalité. Le droit de développer des aptitudes physiques, intellectuelles et morales par l'éducation physique et le sport doit être garanti tant dans le cadre du système éducatif que dans les autres aspects de la vie sociale.»
Charte internationale de l'Education Physique et du Sport - UNESCO, 1978