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Le Luxembourg promulgue la première loi européenne sur l'exploitation des ressources spatiales.
Cette loi, votée principalement pour attirer des investisseurs privés faute de fonds monétaires suffisants, permet à la fois aux entreprises du pays et aux investisseurs privés d'extraire et d'utiliser des ressources spatiales diverses, les investisseurs privés étant dans l'obligation d'obtenir un agrément du Ministère de l'Economie pour la collecte de ressources spatiales en vue d'un rapatriement sur Terre ou d'une utilisation ultérieure pour la construction de bases spatiales.
Considérée comme une première européenne, cette loi votée à la mi-juillet entrera en vigueur le 1er août 2017. Faisant ainsi, le Luxembourg suit les traces des Etats-Unis qui ont voté en 2015 la loi spatiale « Obama Space Act », permettant l'exploitation spatiale par des investisseurs privés.
Avec cette loi et en mettant en place une législation conforme au droit international, le Luxembourg conforte sa position de leadership européen en matière d'exploration et d'utilisation commerciale des ressources spatiales.
En créant ce cadre législatif, le Grand Duché ambitionne de développer une industrie appelée « New Space » tout en cherchant un nouveau relais de croissance économique.
Au Luxembourg sont présentement installées quatre entreprises du secteur spatial : les sociétés américaines Deep Space Industries et Planetary Resources orientées essentiellement vers le développement des ressources présentes sur les astéroïdes, la société japonaise Ispace, spécialisée dans la robotique et la société germano-luxembourgeoise Blue Horizon dont l'ambition est de rendre possible la vie dans l'espace.
Il est prévu qu'en octobre 2018, une agence spatiale luxembourgeoise voie le jour, soutenue par un fonds d'investissement dédié à son financement. Associées à ce projet, la Banque Européenne d' Investissement et l' Agence Spatiale Européenne espèrent un accord supplémentaire avec l' UAE Space Agency et l'agence spatiale des Emirats Arabes Unis.
Etienne Schneider, Ministre de l'Economie, mentionne en outre la collaboration de 60 entreprises désireuses de s'installer au Luxembourg.
Cette initiative d'exploitation de ressources spatiales suscite évidemment des réactions contraires. Plusieurs Etats membres considèrent ces actions nuisibles à la préservation de l'environnement sur Terre, l'idée de trouver autant de ressources que l'on souhaite dans l'espace stoppant le mouvement de recyclage sur Terre.
Cela n'empêchera pas le Grand Duché d'accueillir la première édition européenne de la Conférence Internationale Annuelle dédiée à l'espace. De même, en mars 2018, le Luxembourg participera au 2ème Forum de l’Exploration Internationale Spatiale tenu à Tokyo. Et pour conclure, le Grand Duché prévoit d'exposer son initiative à l ’Exposition Universelle de Dubaï, en octobre 2020.
Jusqu' à aujourd'hui, les traités internationaux régissant l'espace écrits et ratifiés durant la guerre froide veillaient à empêcher l'appropriation de l'espace notamment par les Etats-Unis ou l'ex URSS. Avec l'entrée en vigueur de cette loi, le Luxembourg approfondit ainsi une « révolution du droit de l’espace » initiée en 2015 par les États-Unis, selon Philippe Achilleas, directeur de l’Institut du droit de l’espace et des télécommunications (IDES).
Cependant, ces textes sont en contradiction avec le droit international dont les écrits stipulent que si les acteurs privés sont autorisés dans l'espace par le Traité de l'espace de 1967, « l’appropriation nationale des ressources spatiales quant à elle, est interdite ».
Il est un fait qu'à ce jour, aucun pays n'a empêché la mise en oeuvre de telles dispositions. M. Achilleas souligne que l'ambiguïté du droit existant permet au Luxembourg et aux Etats Unis d'affirmer qu'ils ne « s’approprient pas l’espace, seulement ses ressources. ».
Comme cela fut le cas avec le droit de la mer, le principe de non-appropriation de l'espace existant depuis 1967 serait donc progressivement abandonné.
Georges Schmidt, ancien consul général du Luxembourg espère que d'autres pays viendront soutenir la démarche du Luxembourg.
Une nécessité économique et une garantie juridique pour les partisans de cette évolution. Un renoncement aux principes idéalistes du droit international pour les autres.
Le Monde - 31 juillet 2017
Puce RFID testée aux Etats Unis
Et elle [la bête] fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçoivent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne puisse acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom » (Apocalypse 13 :16-17).
A partir du 1er août 2017, des employés d'une compagnie du Wisconsin pourront régler leurs achats au moyen d'une puce électronique implantée sous la peau de la main.
Dans le monde des cyborgs, cela s'appelle une nouvelle étape de franchie. En effet, le projet élaboré de longue date de paiement électronique sous-cutané voit finalement le jour.
Au Wisconsin, les salariés de la compagnie Three Square Market pourront faire usage du nouveau mode de paiement proposé par l'implantation d'une puce RFID sous-cutanée.
Sur 80 salariés, une cinquantaine s'est portée volontaire pour l'expérience. La compagnie offre à ses employés de vivre une expérimentation inédite en leur faisant implanter gratuitement une puce électronique de la taille d'un grain de riz entre le pouce et l'index.
Cette puce permettra à son porteur de régler ses paiements sur un simple geste de la main ou encore d'actionner un dispositif d'ouverture des portes, d'utiliser la photocopieuse ou de déverrouiller son ordinateur.
Selon Todd Westby, le directeur de la compagnie, l'argument en faveur de cette manoeuvre inédite est que « l’implantation élimine le besoin de transporter des données ».
La puce électronique, développée par le fabriquant suédois Biohax et approuvée par la Food and Drug Administration (FDA), l’agence de régulation américaine, coûte quelque 300 dollars.
Elle opère sous le principe de l’identification par radiofréquence (RFID, Radio Frequency Identification), une technologie courante pour suivre les livraisons en transit, et qui repose sur l’utilisation d’un champ électromagnétique pour la capture automatique de données.
C'est la première fois que cette expérimentation est proposée à des employés d'entreprise, étant jusque-là limitée à des "biohackers" expérimentant sur eux-mêmes des technologies transhumanistes.
Pour les indécis, la puce pourra être insérée dans un bracelet ou une bague.
L'entreprise Three Square Market qui commercialise un logiciel pour les distributeurs de snacks dans les entreprises, espère bénéficier de la publicité de cette expérience.
Le Monde - 31 juillet 2017