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parents avec une efficacité remarquable, exerçant, comme naturellement, une mission de paix au milieu de ses frères et soeurs. Elle partage ainsi son temps entre l'Auberge de la Croix Blanche, la maison de sa tante et le service de l'église où elle est si heureuse d'entretenir la lampe du sanctuaire.
* En fondant la Visitation, saint François de Sales n'a pas voulu faire un Ordre enseignant; de son vivant, néanmoins, quelques enfants étaient déjà reçues dans les monastères, à certaines conditions: elles étaient aspirantes à la vie religieuse. On les appelait les "Soeurs du Petit Habit", en raison de l'uniforme qu'elles portaient. Peu à peu, leur nombre augmenta, les conditions s'élargirent et les monastères eurent alors de véritables pensionnats où les jeunes filles de bonnes familles faisaient leur éducation. Cette situation dura pour la plupart des maisons de France, jusqu'à la loi de séparation de 1904 qui ferma les établissements scolaires tenus par des religieuses et redonna ainsi à la Visitation son caractère authentique d'Ordre contemplatif cloîtré.
APPEL PRESSANT
Au milieu de ses occupations, dans cette vie familiale qu'elle aime tant, la pensée de vie religieuse lui vient de temps à autre, mais la grande liberté dont elle jouit pour servir Dieu, le bonheur de se trouver avec les siens empêchent Thérèse d'approfondir cet appel.
Cependant, à la suite d'un pèlerinage à Notre-Dame des Ermites d'Einsiedeln, où le
Seigneur s'est fait pressant, elle décide d'entrer au monastère de la Visitation de
Fribourg. Elle a dix-huit ans. Une épreuve l'y attend: le mal du pays et l'ennui
insurmontable du milieu familial la persuadent qu'elle n'est pas faite pour cette vie.
Trois mois ne se sont pas écoulés qu'elle est de retour à Soyhières.
Elle y reprend sa vie active et priante, mais le coeur n'y est plus. Dieu lui-même semble s'être éloigné... Elle dira plus tard, en parlant des trois années de souffrance silencieuse qu'elle passa alors au village: « C'est entre le Sauveur et moi que cela s'est passé; il le sait, cela me suffit».
RÉPONSE D'AMOUR
Dans son désarroi, elle multiplie les pèlerinages à Notre-Dame du Vorbourg sanctuaire proche