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« Dans l’officine des fées »
Version alerte et synthétique de la traduction d’Antoine Galland, l’Aladin de Laure Choisy privilégie le poétique et le merveilleux tout en délivrant, « sans fadeur, un dialogue vivant et varié de tons.
Et ajoutant à cette fidélité l’invention, l’auteur a réussi à composer deux ou trois scènes comiques dont l’effet – point si facile à obtenir – a été complet sur le jeune public d’hier après-midi. »
Seul petit écart, la transformation d’Ahmed, fils du Grand Vizir, en coq pour faire échouer la signature de son contrat de mariage avec la princesse.
Ce subterfuge remplace, dans le récit de Galland, le vol du lit des époux par Aladin et sa chaste nuit auprès de la belle.
Antoine Galland
Orientaliste français, antiquaire du roi et professeur d’arabe au Collège de France, Antoine Galland se fait rapporter d’Alep, en 1701, un manuscrit de contes d’origine persane, traduits en arabe au VIIe siècle.
Il publiera leur traduction française en trois volumes, de 1704 à 1715, en y intégrant des récits qui n’y figurent pas à l’origine : Aladin, Sinbad le marin et Ali Baba et les Quarante voleurs.
Le succès de cette version, en France et en Europe, fut fulgurant.