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Soleure Prié d'arrêter de fumer pour récupérer son permis
Un Soleurois s'est battu en justice contre une décision du service de la circulation routière demandant qu'il renonce à la cigarette.
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Un automobiliste de 47 ans s'est fait retirer son permis pour conduite en état d'ivresse. Un examen d’évaluation de l’aptitude à la conduite a révélé que l'homme buvait régulièrement trop d'alcool. Le service des automobiles a donc décidé qu'il ne devait plus boire pendant six mois et suivre une thérapie s'il voulait récupérer son permis, écrit la «Solothurner Zeitung».
Si le quadragénaire a accepté ces deux conditions, il s'est en revanche battu contre celle lui demandant d'arrêter de fumer. Se basant sur une expertise médicale de l'institut de médecine légale de l'Uni de Zurich, l'office de la circulation avait en effet estimé qu'il était dangreux que l'homme reprenne le volant s'il continuait de fumer. Selon cette expertise, les personnes fumant beaucoup et souffrant de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) courent un risque élevé de faire une syncope de toux lorsqu'elles sont au volant, et par conséquent de subir un bref black-out.
Nouvelle évaluation du dossier
Le Soleurois, qui fume environ deux paquets de cigarettes par jour, avait en effet déjà été soigné par le passé pour cette maladie. Malgré cela, le tribunal administratif a estimé que la décision du service des autos, demandant qu'il arrête de fumer, allait trop loin. Les juges se sont notamment basés sur le rapport d'un pneumologue, attestant que l'automobiliste ne souffrait pas de BPCO. Et malgré sa forte consommation en nicotine, les examens n'ont rien révélé d'anormal au niveau de l'activité de ses poumons.
Mais l'affaire n'est pas encore totalement réglée pour le quadragénaire puisque le tribunal administratif a renvoyé le dossier au service des automobiles. Celui-ci devra évaluer une nouvelle fois le dossier. Il a d'ores et déjà demandé une deuxième expertise.
Créé: 16.02.2018, 14h41