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24/09/2013
Je n'ai pas été particulièrement impressionné par le Programme de transition de Trotsky (de 1938), mais il faut bien lui reconnaître une qualité certaine, celle de mettre en évidence (voire de conceptualiser) la nécessité d'adapter le contenu de la propagande socialiste et révolutionnaire au grand public (ce qu'il appellerait plutôt les masses je suppose), ce qui n'est pas si loin de quelque chose comme le populisme (dans une définition non propagandiste justement). Car si le populisme consiste à dire au grand public ce qu'il veut entendre (ou à lui dire que ce qu'il veut est ce qui est bon ou bien), à l'opposé de la philosophie (politique ou pas) qui établit la vérité (ce qui est bon ou bien entre autres) et la présente au grand public, alors la propagande de transition de Trotsky se trouve à la croisée des chemins entre philosophie politique socialiste et populisme.
Selon Trotsky, la propagande de transition est la propagande qui est nécessaire dans le cadre d'un niveau de développement donné d'une société non socialiste. Il s'agit de savoir comment s'adresser au grand public sans le rebuter, en passant sous silence les éléments les plus radicaux qui pourraient par trop choquer, en vulgarisant ce qui doit l'être, et en axant son discours sur des objets concrets (non théoriques) à même de toucher directement les groupes sociaux visés. Ainsi, d'une propagande de transition efficace est censée émerger une adhésion progressive au programme socialiste révolutionnaire de la part du grand public, jusqu'au niveau de conscientisation et de mobilisation nécessaire à la réalisation des premières étapes de la révolution.
Bien entendu, il y a une propagande de transition comme il y a une action (politique) de transition, et peut-être même une philosophie (politique ou pas) de transition, formant un militantisme de transition.
Dans son texte (cité au début de ce billet), Trotsky aborde la question des programmes. Lui-même écrit un Programme de transition, dont je tire la présente méthodologie militante, qui explique (entre autres) comment dans le contexte de son époque mettre en pratique une propagande et une action de transition. Il y a pour Trotsky des programmes minimum, maximum, et de transition. Les programmes maximums sont les programmes qui décrivent, non pas la société idéale recherchée dans son détail (ce serait je suppose pour lui un programme idéaliste ou utopiste, et donc anti-marxiste), mais plutôt ce que l'action politique socialiste révolutionnaire cherche à réaliser (le renversement de l'état des choses). Les programmes minimums sont les programmes qui se content de décrire ce qu'un parti ferait comme réformes (non révolutionnaires*) s'il arrivait à la tête de l’État dans le cadre d'une société capitaliste. Les programmes de transition sont les programmes cherchant par des objets de luttes concrètes à conscientiser et mobiliser progressivement le grand public.
Ceci étant posé, il est bien plus difficile de savoir ce qu'est exactement un bon programme de transition, ou de manière plus générale, un bon militantisme de transition, et il me semble que c'est essentiellement par la pratique, par le tâtonnement, que l'on parvient à s'adapter au contexte dans lequel on évolue.
Un petit mot en conclusion, je suis bien conscient que mon blog n'est pas un blog de transition (aucune de ses trois parties ne l'est), mais ce n'est pas son but. Mon blog est un blog de recherche et de débat qui s'adresse avant tout aux autres militants. Il ne s'agit pas de faire de la propagande au grand public (ce que d'autres blogueurs font, particulièrement en ces temps d'élection), mais bien plutôt d'essayer de construire les bases théoriques d'une culture politique militante socialiste et révolutionnaire contemporaine.
*Les réformes révolutionnaires sont les réformes qui favorisent l'avènement de la révolution socialiste. Les réformes contre-révolutionnaires sont celles qui produisent l'effet inverse. Les réformes neutres n'ont aucun effet sur l'avancement ou l'affaiblissement de la probabilité révolutionnaire.
23/09/2013
La construction d'un mouvement social révolutionnaire passe nécessairement par la (re)construction d'une culture politique (révolutionnaire)*. Je mets une parenthèse au mot « révolutionnaire » car j'ai du mal à considérer l'état actuel du champ culturel politique comme relevant d'une culture politique en tant que telle. Entre pragmatisme consensualiste prêt à tous les compromis(sions) et électoralisme carriériste, en passant par la posture anti-idéologisme dépolitisante ou le réformisme minimaliste (anti-radical) petit-bourgeois, je crois que je ne suis en effet pas grandement convaincu (bon d'accord j'exagère volontairement quelque peu).
Par conséquent, le premier pas consiste à (re)construire une culture politique de qualité, mais dans une optique socialiste et révolutionnaire évidemment.**
La (re)construction d'une culture politique révolutionnaire signifie que le militant doit se faire en quelque sorte, non forcément théoricien, mais en tout cas propagateur théorique (et donc débattant théorique). Cela implique évidemment un effort de notre (les organisations socialistes) part dans la formation des militants (un point que j'avais déjà traité dans une note antérieure), dans la mise à disposition, la production, et la diffusion de matériel théorique et analytique (sans oublier leur actualisation), dans la mise sur pieds de nouveaux rites militants (célébrations par exemple) ou de symboles (novateurs ou anciens). Nous avons besoin d'analyse socialiste des crises, du capitalisme suisse, de la composition en classe de la société, etc. Le fait est que les partis ayant abandonné plutôt largement la diffusion (et la production) de ce type de matériel, il nous faut en retrouver (voire en recréer), le vulgariser si besoin est, et le diffuser à nouveau de manière adéquate.
On voit pourquoi l'échec rapide de mon projet d'Union des ouvriers de l'esprit est embêtant, de même que l'échec antérieur du Cercle Gramsci. D'autres structures devraient voir le jour d'une manière ou d'une autre (il y a au moins des volontés de relancer le cercle d'étude marxiste de l'année précédente). La difficulté étant toujours d'essayer de ne pas en rester aux limites partisanes (ce qui est très difficile à ce que j'ai pu constater malheureusement) dans le développement de ce type de projets.
Une question importante qui se pose aussi est : avons-nous besoin du marxisme dans cette entreprise de reconstruction culturelle politique révolutionnaire ?
Il me faut bien constater que la quasi totalité des jeunes militants de gauche radicalisés se sont tournés vers le marxisme (et ses dérivés léninistes et/ou trotskistes), si on excepte les anarchistes (mais bon ces derniers n'ont même pas d'organisation politique à Genève). Il y a donc quelque chose dans le marxisme qui en fait l'outil adéquat pour la nouvelle génération de militants socialistes révolutionnaires, et ce quelque chose est probablement l'immense bagage théorique et analytique qui s'est développé depuis la pensée de Marx et de Engels au court du XXe siècle et du XXIe siècle qui offre un cadre de pensée efficace pour penser le socialisme et la révolution. Si on évite l'écueil de l'orthodoxisme (ou du dogmatisme littéraire) en cherchant à bâtir une pensée et un projet socialiste critique sur la base du meilleur du marxisme, alors je pense qu'on peut considérer que le marxisme a clairement un rôle (important) à jouer aujourd'hui. Il serait d'ailleurs bon de s'étendre un peu sur ce que signifie être marxiste de nos jours.
Enfin, sur la question (tactique) de la connotation du terme, je ne pense pas que l'on puisse dire qu'il soit pire que le mot « communisme » ou le mot « socialisme » (qui est doublement connoté « URSS » et « social-libéralisme à la sauce Hollande »).
*Pas de révolution sans politique révolutionnaire et tactique révolutionnaire. Pas de politique et de tactique révolutionnaire sans mouvement révolutionnaire. Pas de mouvement révolutionnaire sans culture politique révolutionnaire.
**On notera qu'il s'agit de construire une culture politique révolutionnaire au sein des militants en premier lieu, et que par extension une telle action aurait comme conséquence de toucher bien au-delà le grand public non militant. C'est là du moins mon hypothèse.
15/09/2013
Quel meilleur moment que les élections cantonales pour l'annoncer ?
Il y a plusieurs semaines, de passage à Lausanne pour une rencontre inter-cantonale du collectif artistico-politique Chlorure de sodium, j'ai pris le temps de discuter avec deux socialistes libertaires. La discussion a porté entres autres sur mon parti, nos activités, et nos buts. Et c'est ainsi que ces derniers ont instillé en moi le doute : le socialisme pouvait-il réellement être réalisé par une couche successive de réformes ? Si par un hasard transcendant notre histoire suisse minoritaire nous obtenions une majorité dans les parlements et les exécutifs de ce pays, pourrions-nous réellement voter des lois transformant radicalement la société, ses institutions, ses structures ?
L'histoire n'est pas du côté du réformisme.
Mitterrand n'a-t-il pas échoué ?
Jamais le socialisme n'a été réalisé par des réformistes.
Ses seuls moments d'existence sont des moments révolutionnaires : l’État du Soleil de Spartacus dans l'Antiquité, la Commune de Paris en 1871, la Catalogne de 1936, la Hongrie de 1956, etc.
Empiriquement, le socialisme semble n'être réalisable que par des révolutions.
Mais ce n'est pas un argument suffisant.
Ce qui m'a convaincu, c'est cette petite phrase qui m'a traversé l'esprit : « La liberté ne se donne pas, elle se conquiert. »
Ni Dieu, ni César, ni tribun.
Ni État, ni gouvernement, ni parti, ni avant-garde.
Nul ne peut donner la liberté à un individu.
On ne libère pas un esclave en lui notifiant sa liberté sur un bout de papier.
Car le réformisme est un formalisme, il croit qu'un peu d'encre sur un papier crée quelque chose de réel, alors que tout ce qu'il produit c'est une possibilité de réalité qui restera possibilité tant que la réalité ne rejoindra pas le contenu du bout de papier.
L'esclave doit vouloir au plus profond de son âme sa liberté. Et il doit la conquérir, sinon elle restera simple illusion de liberté.
On n'instaura pas l'autogestion d'un trait de plume sur un document officiel.
La gestion direct du monde par ses usagers ne saurait émerger que des usagers de ce monde.
Nous, socialistes révolutionnaires réunis au sein du Parti Socialiste et de la Jeunesse Socialiste, ferons du PS le parti de la révolution, et de la JS son avant-garde dans cette transformation.
Pour que ce projet soit crédible, nous devons obtenir en premier lieu l'entrée du PS dans une opposition radicale, ce qui implique : le retrait du PS de tout exécutif où nous sommes minoritaires, et prioritairement du Conseil Fédéral, la rupture avec toute idée de paix du travail, et la fin de la collaboration avec les partis bourgeois.
Ainsi prennent fin mes trois années de militantisme réformiste.
04/09/2013
Nous ne transformerons pas radicalement la société tel que nous le souhaitons depuis les parlements, et probablement encore moins depuis les exécutifs (et je ne parle même pas des exécutifs décrédibilisant où nous sommes minoritaires), ou autrement dit, nous n'instaurerons pas le socialisme par des couches successives de réformes.
Pourquoi ? Car la liberté ne se donne pas, elle se conquiert. On ne peut pas libérer un esclave tant qu'il reste dans une mentalité d'esclave. On ne peut pas supprimer la propriété et instaurer l'autogestion d'un trait de plume sur un document officiel, même voté par une majorité parlementaire. La seule façon de transformer radicalement la société vient des individus eux-mêmes. Ce sont les jeunes, les travailleurs, et les précaires, qui doivent construire une contre-société au sein même du capitalisme en étendant la gestion directe des espaces de vie, de la production, et des lieux de formation, par ceux-la mêmes qui en sont les premiers concernés. Ainsi la transformation sociale est-elle le fait même de la base de la société, et non le fait de quelque avant garde.
Ceci étant dit, je suis néanmoins candidat aux prochaines élections cantonales d'automne sur la liste socialiste.
Pourquoi être candidat après pareille introduction ?
Pour plusieurs raisons que voici.
Premièrement, la charge de député est une tribune permettant de mettre en avant des idées nouvelles, si possible subversives, pouvant participer à mobiliser et conscientiser les jeunes, les travailleurs, et les précaires, aussi bien qu'un terrain de luttes concrètes illustrant institutionnellement les rapports de pouvoir qui traversent la société, ainsi que le rapport de force capital-travail (et la lutte des classes qui découle de cet antagonisme). Ces luttes doivent être menées et peuvent servir d'exemples pour dévoiler toute la servilité de la droite en faveur des intérêts des classes dominantes.
Ensuite, il est évident que le Grand Conseil reste un lieu où l'on peut obtenir des réformes utiles permettant une amélioration rapide et concrète des conditions de vie de la population (création de crèches, de logements à bas prix, baisse du prix des transports publics, etc.), et en ce sens, le travail du député reste essentiel.
Je suis aussi candidat, car il s'agit de favoriser la représentation des jeunes au parlement, car Dieu sait si nous sommes mal représentés par rapport à notre proportion réelle dans la société (sans oublier que seuls les citoyens de plus de 18 ans, suisses, peuvent voter, excluant ainsi bon nombre de résidents).
En outre, il serait intéressant pour la Jeunesse Socialiste Genevoise d'avoir des élus parmi ses membres, ceci afin de lui permettre d'amener directement ses propres projets au sein du parlement.
Par ailleurs, si j'étais élu, je publierais tout ce que je vivrais et verrais en tant que député sur mes blogs, histoire d'informer les citoyens au jour le jour du fonctionnement concret du législatif, des rapports de pouvoir qui s'y trament, des questions de temps investi, de revenu reçu, et de présence des députés.
Alors, faut-il que vous votiez pour moi ?
Franchement, préférerais que vous rejoigniez notre parti ou tout autre mouvement d'émancipation luttant pour le socialisme et la liberté.
A défaut (ou si c'est déjà le cas), oui, vous pouvez toujours voter pour moi.
Article paru (sous une version brève) dans la Cuite Finale n°7, le journal de la Jeunesse Socialiste Genevoise
02/09/2013
Selon l'économiste R. Brenner, qui analyse l'économie sur la base des théories de Kondratieff sur les séquences longues de plusieurs décennies du capitalisme, on doit faire remonter les origines de la crise économique contemporaine aux années 1970. C'est en effet à partir de cette date que les taux de croissance ont commencé à être historiquement faibles, comparativement aux Trente Glorieuses, et même au début à la fin du XIXe siècle. Cette baisse serait une crise de profitabilité du capitalisme, ou autrement dit nous serions depuis 1970 dans une phase de baisse tendancielle du taux de profit.
Cette baisse s'expliquerait par l'augmentation de la concurrence internationale avec l'entrée en compétition avec les pays occidentaux de nouveaux acteurs, les puissances émergentes, innovantes, ayant accomplis un transfert de technologies et de connaissances de l'Occident à elles-mêmes, et possédant comme caractéristique un coût du travail très bas (ou autrement dit un très haut degré d'exploitation des travailleurs).
En outre, les innovations technologiques constantes de ces dernières décennies rendent de plus en plus rapidement le capital fixe (et par conséquent l'investissement) désuet, impliquant une baisse du profit.
Ces deux facteurs (augmentation des acteurs productifs dans le domaine de la concurrence internationale, et innovations technologiques constantes) ont comme conséquence une augmentation de la capacité productive générale au-delà de la demande antérieure, et donc une suproduction, induisant une baisse du taux de profit.
Face à cette baisse tendancielle du taux de profit, la classe capitaliste a réagi politiquement en ouvrant « de force » de nouveaux marchés par la privatisation et/ou la libéralisation des entreprises publiques (par exemple de monopoles d’État) et de certains pans des services publics, et en attaquant l'Etat-providence pour faire baisser les coûts de solidarité qu'elle devait assurer jusqu'à présent. C'est ce qu'on appelle généralement le néolibéralisme il me semble (dans son sens le plus restreint et plus valable à mon sens).
Mais outre cette offensive politique, la classe capitaliste a aussi réagi économiquement en tournant ses investissements vers la spéculation. C'est ce qu'on appelle la financiarisation de l'économie (le passage massif d'investissements du secteur productif au secteur financier).
Cette financiarisation de l'économie produit des bulles, comme celle qui a éclaté en 2000, et comme la crises des subprimes.
Elle s'appuie sur l’État pour maintenir artificiellement un retour sur investissement financier élevé (keynésianisme financier).
La crise économique contemporaine immédiate est donc le fruit de ce processus, et la crise de la dette n'est que le résultat d'une baisse de la croissance (impliquant une baisse des recettes pour l’État, et les poussant à s'endetter) de ces dernières décennies, ainsi que des offensives néolibérales qui ont baissé les coûts de solidarité pour la classe capitaliste (idem que le précédent).
Il m'arrive régulièrement de recevoir des messages de lecteurs qui me demandent des compléments d'information sur le sujet de l'économie planifiée, que j'avais abordé à l'ouverture de ce blog.
Premièrement, oui, la planification est généralement conçue (sous une forme ou une autre) par les penseurs socialistes comme un outil utile à la construction de la société socialiste. Toutefois, il faut rappeler que le principal combat socialiste réside dans la transformation de la propriété et le passage à une société fondée sur la gestion directe du monde par ses usagers (l'autogestion). Bon nombre de socialistes contemporains s'intéressent donc moins à cette question et conçoivent (tout comme moi) un socialisme de marché comme première et principale étape de la lutte pour la réalisation du socialisme.
Je considère par conséquent que Schumpeter se trompe avec la thèse de son livre "Socialisme, capitalisme, et démocratie" où il prétend faire équivaloir économie planifiée et socialisme (j'ai moi-même fait cette erreur au début de mes recherches).
En ce qui concerne les origines de l'économie planifiée, je ne crois pas me tromper en renvoyant aux théories de Saint-Simon, dont Marx s'inspira.
L'apogée de ces théories eut lieu dans les années 1930 à 1950 il me semble. On peut en voir un exemple à la lecture du programme du Parti Socialiste Suisse de 1956.
Une bonne critique de l'économie planifiée étatiste et centralisatrice, telle qu'elle était défendue à l'époque majoritairement est évidemment "La route de la servitude" du libéral Hayek.
La réponse doctrinale aux critiques de cette forme d'économie planifiée se retrouve dans les textes de Castoriadis "Sur le contenu du socialisme", qui présente une économie planifiée décentralisée et autogestionnaire (un ouvrage impossible à trouver, j'ai mis la main dessus en fouillant des recueils).
Aujourd'hui, des modèles intéressants ont été développés, par exemple avec le courant de l'économie distributive (qui règle les problèmes monétaires, notamment en ce qui concerne l'inflation).
Un ami à moi en a imaginé une théorisation particulièrement poussée ici.
J'ai retrouvé des soutiens à des modèles d'économie planifiée parmi certains acteurs de la gauche radicale (sous des formes peu subversives comme chez Mélenchon), chez certains militants marxistes sous une forme antérieure (celle des années 30-50), chez des objecteurs de croissance (parfois), et chez certains anarchistes (c'est peut-être là le plus intéressant).