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DDPS: Remplacher le chef, clarifier le mandat, garantir la sécurité du pays
L'armée suisse doit garantir la sécurité du pays et de sa population. Voilà pourquoi l'UDC se bat pour une défense nationale forte. Or, l'armée est depuis longtemps dans un état tel qu'elle n'est...
(UDC) L'armée suisse doit garantir la sécurité du pays et de sa population. Voilà pourquoi l'UDC se bat pour une défense nationale forte. Or, l'armée est depuis longtemps dans un état tel qu'elle n'est plus à même de remplir son mandat: pas de conduite, pas de mandat clair, pas d'identité, pas de repères. L'UDC dénonce ces dysfonctionnements et invite la Commission de gestion à soumettre le DDPS à un examen parlementaire complet. Par ailleurs, l'UDC n'examinera les prochains crédits d'armement qu'à la condition que le ministre de la défense quitte son poste.
L'armée suisse est dans un état inquiétant. Les événements lamentables qui ont précédé la démission du chef de l'armée ne sont malheureusement que la pointe de l'iceberg. L'armée est déstabilisée depuis des années. Parti s'engageant totalement pour la sécurité du pays, l'UDC exige que l'armée retrouve une direction et des repères dignes de ce nom afin qu'elle puisse remplir son mandat original à l'intérieur de la Suisse. Lors de sa conférence de presse d'aujourd'hui, l'UDC a présenté, d'une part, les exigences qu'elle adresse à la Commission de gestion du Conseil national et, d'autre part, un document de fond dénonçant les dysfonctionnements dont pâtit le DDPS.
Si les dysfonctionnements au sein du DDPS persistent et si le conseiller fédéral Samuel Schmid reste chef de ce département, l'UDC proposera au Parlement de biffer toutes les dépenses militaires inscrites au budget 2009 qui ne sont pas indispensables à l'exécution du mandat de défense constitutionnel (par exemple, les engagements à l'étranger, les engagements subsidiaires en Suisse, les vidéos de relations publiques inutiles, l'armée d'une soixantaine de préposés à la communication, les collaborateurs superflus des états-majors, etc.)
L'UDC exige en outre que l'examen parlementaire de tous les crédits d'armement et crédits de construction militaires soit suspendu aussi longtemps que le conseiller fédéral Samuel Schmid dirige le DDPS.
La meilleure chose pour la Suisse serait la démission du conseiller fédéral Schmid. Par conséquent, l'UDC ne votera pas pour Samuel Schmid quand il sera candidat à la fonction de vice-président du Conseil fédéral. Il est hors de question de donner des responsabilités supplémentaires à un homme qui n'est pas à la hauteur de sa tâche à la tête de son département et qui l'a mis dans un état aussi catastrophique.
Bern, le 8 août 2008