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L'offre en uranium naturel et en services pour la fabrication de combustibles nucléaires a couvert la demande. Il s'agit ici d'un équilibre sensible dans la mesure où la concentration parmi les producteurs s'est poursuivie et où on ne trouve plus qu'un nombre réduit de vendeurs et d'acheteurs en présence. C'est à ces conclusions que parvient l'Agence d'approvisionnement d'Euratom ESA (Euratom Supply Agency) dans son rapport annuel 2002 qui vient de paraître.
L'ESA observe avec une certaine inquiétude que la production mondiale d'uranium naturel a à nouveau légèrement baissé en 2002. Comme tel est le cas depuis quelques années, elle ne couvre encore que légèrement plus que la moitié des besoins. Le reste provient de ressources secondaires telles que la dissolution de stocks, le réenrichissement ou le mélange d'uranium appauvri, ainsi que le recyclage d'uranium et de plutonium de retraitement. L'ESA rappelle que seul l'uranium naturel peut couvrir l'approvisionnement à long terme. Les prix sont restés à leur niveau peu élevé en 2002, comme l'indique avec netteté un tableau annexé au rapport annuel dans lequel figurent les prix moyens des contrats signés depuis 1980 dans la zone de l'ESA pour les livraisons spots et les livraisons à long terme. Certes, précise l'ESA, les ressources en uranium connues dans le monde seraient plus que suffisantes pour couvrir les besoins, mais étant donné que la mise en valeur de gisements n'est plus guère rentable à l'heure actuelle et exige de nombreuses années, on ne peut exclure à l'avenir une instabilité du marché avec des fluctuations soudaines des prix, ceci d'autant plus qu'une reprise de la construction de centrales nucléaires pourrait se concevoir, en particulier en dehors de l'UE.
Source
P.B./C.P. d'après le rapport annuel 2002 de l'ESA du 4 juin 2003