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Plus d'informations sur le bicentenaire, les manifestations organisées et inscriptions à la journée de formation sur le site internet dédié à cet anniversaire: www.bicentenaire-vd.ch
Il y a deux cents ans, le premier juillet 1813, s’ouvrait à Yverdon, le premier institut pour enfants sourds-muets de Suisse. C’est pour le Centre de documentation et de recherche Pestalozzi l’occasion de revenir sur l’histoire de cet établissement, créé sous l’impulsion du pédagogue novateur, et qui a traversé les siècles jusqu’à nos jours.
Il a fallu attendre le XVIIIème siècle pour que la surdi-mutité ne soit plus associée à une absence de raison et qu’un enseignement public dans des instituts spécialisés se répande en Europe grâce à des méthodes de communication telles que la dactylologie, la langue des signes en développant l’oralisme et l’écrit. On retient surtout le nom de l’Abbé de l’Epée et son Institut créé en 1770.
En Suisse, Pestalozzi accueillit des enfants sourds dans son Institut des garçons à Yverdon, bientôt secondé dès 1809 par Johann Konrad NAEF qui ouvrit en 1813 son propre établissement, le premier de Suisse. Suite à la démission de son fils Charles qui lui avait succédé, l’institut, faute de locaux adéquats, s’installera à Moudon en 1869, puis à Lausanne en 1986. Les avancées technologiques, telles que les appareils auditifs externes et l’appui à la lecture labiale (langage parlé complété), ont permis à certains enfants sourds de suivre leur scolarité en classe régulière. Grâce aux progrès fulgurants de l’électronique, on peut maintenant implanter des électrodes qui vont stimuler les terminaisons nerveuses de la cochlée, rendant possible une audition partielle. L’enfant sourd implanté, pour exercer son écoute, doit bénéficier d’un bain sonore qu’il trouvera parmi ses camarades entendants. Ces inclusions dans l’école publique vont entraîner la fermeture en 2010 de l’Ecole cantonale pour enfants sourds (ECES) et l’organisation de soutiens spécialisés.