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Le chef de la diplomatie suisse Ignazio Cassis s'estime satisfait dans La Matinale du débat suscité par son interview dans l'Aargauer Zeitung à propos de l'Agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (UNRWA). "Cela permet à la population de notre pays de se poser la question de ce que notre pays est en train de faire pour peut-être arriver à la conclusion que c'est pour l'instant la meilleure voie", a-t-il indiqué sur La Première.
Et de défendre son choix: "Le moyen choisi devait lancer le débat. (...) Je pense que ce débat est utile et je salue toute prise de position, positive ou négative."
"Je parle en connaissance de cause"
Ignazio Cassis se défend d'ignorer la situation sur place: "Ce que j'ai dit, je l'ai dit après avoir longtemps discuté avec le directeur général de l'UNRWA, je parle en connaissance de cause."
Il ajoute que poser des questions critiques, "qui doivent déranger, parce qu'autrement je ne serais pas à ma place", ne signifie pas pour autant, "à la fin", une remise en cause de la position suisse sur l'UNRWA, qui "si elle n'est pas la meilleure, est au moins la moins pire".
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Propos recueillis par Romain Clivaz
Adaptation web: Eric Butticaz
Désarroi face aux morts et aux victimes à Gaza
Revenant sur son discours devant la section tessinoise de l'association Suisse-Israël, Ignazio Cassis souligne qu'il a rappelé les points communs entre Israël et la Suisse, mais aussi les différences. "J'avais d'ailleurs exprimé mon désarroi face aux morts et aux victimes de la bande de Gaza. On se pose la question de savoir si l'usage de la violence à ce moment-là était légitime."
Interrogé sur une éventuelle disproportion dans l'usage de la force, le conseiller fédéral explique qu'avant d'exprimer un jugement sur un pays, "il faut qu'une enquête indépendante soit menée. Ensuite de quoi, je peux me prononcer sur une éventuelle disproportion."