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"L'éducation est notre investissement dans la paix en cas de guerre, notre investissement dans l'égalité en cas d'injustice, notre investissement dans la prospérité en cas de pauvreté", estiment les signataires. Or, les ministres, auxquels s'ajoute l'émissaire de l'ONU sur cette question, l'ancien Premier ministre britannique Gordon Brown, parlent d'une "crise mondiale de l'éducation", à l'occasion de la Journée internationale de l'éducation.
En 2016, au moment du lancement du Fonds mondial de l'ONU pour l'éducation dans les situations d'urgence, plus de 70 millions d'enfants avaient besoin d'assistance dans des environnements difficiles. Ce chiffre a été multiplié par trois. Parmi ces enfants, un tiers environ sont déscolarisés.
"C'est une attaque contre notre humanité"
Chaque minute, des jeunes fuient des violences dans le monde. Certains rejoignent des groupes armés, certains ont faim parce qu'ils ne peuvent accéder à une éducation qui leur offre leur seul repas de la journée.
"C'est une attaque contre notre humanité", selon les sept signataires. Face à cette situation, le Fonds de l'ONU ("L'éducation ne peut attendre") et ses partenaires ont pu atteindre 7 millions d'enfants ces dernières années. Trois fois plus devraient l'être dans les quatre prochaines années.
Dans trois semaines, le Fonds et la Suisse accueillent une réunion de haut niveau de deux jours à Genève. L'objectif est d'aboutir à un financement de 1,5 milliard de dollars.
ats/vkiss