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Chez Larze
Contexte géologique
Les marbres de Chez Larze sont intimement associés au gisement de fer. B Wutzler les rattache aux métamorphismes régional et de contact hercyniens. La formation des Alpes a fortement malmené les bancs de marbre qui ont été alors boudinés et entrecoupés par des filons de quartz et d’aplite
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Exploitation
Il semble que Jules Métral se soit intéressé le premier au marbre de Chez Larze. En mai 1925, il passe une convention avec la commune de Vollèges pour l’exploitation, mais revend déjà en mai 1926 la concession à Arthur Amort. Jules Métral avait prospecté dans une ancienne galerie au Couloir Collaud.
En 1927, Georges Jordan de Dorénaz, construit pour A. Amort le téléphérique qui relie Chez Larze à Bovernier. Le marbre est vendu en Suisse allemande pour la mosaïque et la pierre artificielle.
La société de A. Amort «Nouvelles Carrières suisses de marbre» a maille à partir avec ses bailleurs de fonds. L’année suivante, MM. Gustave Wagnières, inspecteur d’assurances et Rober Jan, demandent à la commune de transférer la concession à leur nom pour récupérer tant soit peu leurs apports et cautions. La concession passe ainsi à G. Wagnières en fin d’année 1928 qui prend à sa charge les arriérés dus à la commune par Amort.
Les Mines du Mont Chemin S.A. profitent de la faillite Amort pour racheter le téléphérique et le matériel de la carrière de marbre en mai 1929. M. Wagnières cherche alors un entrepreneur pour relancer l’exploitation. Il cède la moitié de la concession à Robert Gabella, le 21 janvier 1932.

||R. Gabella démarre prudemment. 50 tonnes sont extraites par exemple en 1933. Il s’intéresse aussi aux «pierres vertes» de Chemin, Vens, Vollèges et Levron et obtient le droit de les extraire dans les alpages en juillet 1933. Le téléphérique de Bovernier est refait en 1935 avec l’installation d’un concasseur à la station inférieure.

R. Gabella utilise le marbre pour fabriquer des pierres artificielles et des poudres, et les commercialise sous le nom de «Blanc-Chemin». Du marbre est même incorporé dans du savon pendant la Seconde Guerre mondiale dont l’effet abrasif était dévastateur sur la lingerie. Chaque année, quelques dizaines de tonnes sont extraites sous la direction d’André Pellaud et de Charles Forter, ancien champion de lutte, jusqu’en 1950. On retrouve parmi les ouvriers de nombreux Vollégeards : Georges et Marius Abbet, Henri et Alfred Pellaud, Candide, Edouard et Eugène Terrettaz, Maurice et Jules Comby.
Mais depuis 1940, R. Gabella ne s’y retrouve plus financièrement et en 1951 l’activité cesse. Après règlement d’un concordat, R. Gabella vend en novembre 1953 sa part de la concession et les installations fixes (téléphériques etc.) à Albert Guye de Lausanne. Wagnières cède aussi ses droits en octobre 1954 à A. Guye. L’exploitation reprend une année après. Mais l’entrepreneur se décourage et vend la concession en novembre 1955 à Angel Guignard de la Tour-de-Peilz qui la repasse en novembre 1956 à Joseph Dionisotti de Monthey par la société Cristaux Quartz S.A.
De 1959 à 1965, les travaux reprennent avec efficacité. En 1961, un affaissement de terrain est provoqué par l’effondrement d’une galerie. Les ouvriers vivent sur place dans une baraque où la lumière est installée en 1962.
Depuis 1965, l’exploitation a cessé. Le contrat de bail est échu à la fin décembre 1976. En 1982, la commune faisait démonter, par mesure de sécurité, le téléphérique qui avait mal supporté les assauts du temps.
Les gisements - Le quartz