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Avec le printemps pourri comme jamais auparavant, on entend de plus en plus souvent des remarques ironiques sur la réalité du réchauffement climatique. Cela mérite un éclairage.
En premier lieu le climat de notre jolie mais petite Suisse n’est pas forcément représentatif du climat mondial. Ensuite, il est logique que si les glaces fondent un peu partout à la surface de la terre (95% des glaciers connus sont en régression) de l’eau entre dans le système. Qui dit eau dit également nuage et donc pluie.
Dans les faits, l’élément déterminant pour expliquer un refroidissement local alors que la moyenne globale augmente se trouve dans la perturbation de courants existants atmosphérique ou océanique comme le Gulf Stream.
Si l’on se réfère aux climats passés de notre planète et en particulier à la fin du dernier maximum glaciaire, on constate que le réchauffement a commencé dans l’hémisphère nord puis l’eau douce arrivant dans l’océan Atlantique ayant perturbé les échanges thermiques entre le nord et le sud, le nord s’est subitement refroidi à nouveau tandis que le sud se réchauffait. Ce refroidissement local de l’hémisphère nord n’était pas en contradiction avec le fait que la planète globalement se réchauffait.
Ce qu’il faut en retirer est relativement simple : le réchauffement climatique conduit globalement à des climats perturbés ainsi qu’une une forte augmentation des phénomènes climatiques extrêmes (tempêtes, sécheresses, épisodes pluvieux extrêmes, …). La meilleure preuve est à trouver auprès des compagnies de réassurance, qui s’inquiètent ouvertement du fait que les sinistres deviennent de plus en plus difficilement assumables.