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"Le président Trump a incité une foule violente à attaquer le Capitole des Etats-Unis" et sa "volonté de rester au pouvoir à tout prix est une trahison d'une ampleur historique. Elle appelle une condamnation", affirment dans leur argumentaire ces procureurs, des élus démocrates de la Chambre des représentants.
"Il est impossible d'imaginer que les événements du 6 janvier se soient produits sans que le président ait créé une poudrière, allumé une allumette puis cherché à tirer personnellement profit du chaos qui a suivi", assurent-ils.
"Difficile d'imaginer pire"
Le milliardaire républicain n'a jamais reconnu explicitement sa défaite à la présidentielle, dénonçant sans preuves des fraudes massives lors du scrutin. "Si le fait de provoquer des émeutes insurrectionnelles contre une session conjointe au Congrès après avoir perdu une élection n'est pas un crime valant une destitution, il est difficile d'imaginer ce qui pourrait l'être", résument les procureurs dans leur argumentaire de 77 pages.
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Premier président de l'histoire américaine à faire face à un second procès en destitution, Donald Trump conteste la légalité de cette procédure, tout comme certains élus républicains, arguant qu'il n'est plus en fonction. L'ancien magnat de l'immobilier a été mis en accusation par la Chambre des représentants le 13 janvier, mais son mandat de président s'est terminé le 20 janvier. "La Constitution exige qu'une personne soit de fait en fonction" pour être visée par une procédure de destitution, ont ainsi estimé ses avocats dans leur réponse à l'acte de mise en accusation.
La fraude électorale ne sera pas plaidée
Au sujet des accusations de fraude lancées par l'ancien locataire de la Maison Blanche et rejetées par différents tribunaux, ils arguent que Donald Trump "a exercé son droit garanti par le premier Amendement de la Constitution d'exprimer son opinion selon laquelle les élections étaient suspectes".
L'un de ses avocats, David Schoen, a toutefois souligné au Washington Post qu'il ne plaiderait pas la thèse de la fraude électorale, comme le souhaite Donald Trump. "Le procès ne portera pas là-dessus", a-t-il insisté.
Extraits vidéo produits comme pièces à conviction
L'argumentaire démocrate s'appuie sur de nombreuses images vidéo qui devraient servir de pièces à conviction lors du procès. Selon l'accusation, elles montrent comment Donald Trump a incité la foule à la violence. Sur certaines images, les manifestants appellent à "pendre Mike Pence", le vice-président qui ne s'est pas opposé à l'officialisation de la victoire de Joe Biden, et sont à la recherche de la présidente de la Chambre, la démocrate Nancy Pelosi.
Certains des 50 sénateurs républicains, traumatisés par la violence de l'assaut, pourraient joindre leur voix aux 50 démocrates. Il est toutefois peu probable qu'ils soient assez nombreux pour atteindre la barre des 67 élus nécessaire pour une condamnation à l'issue de ce procès, qui débute au Sénat le 9 février.
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ats/vic