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Parallèlement à l’espérance de vie en augmentation depuis des décennies, la mortalité des nouveau-nés a régulièrement baissé en Suisse. Pour 1 000 enfants nés vivants, on ne compte plus aujourd’hui que moins de 4 décès en moyenne au cours de la première année de vie. Cette évolution est due avant tout à l’amélioration de l’hygiène, mais aussi de la prise en charge médicale, des soins de santé et de l’alimentation.
En comparaison mondiale, la Suisse se caractérise, de même que la plupart des pays européens, par une faible mortalité infantile. Celle-ci est plus élevée dans les pays émergents tels que la Chine ou la Russie, mais aussi aux États-Unis. Aux États-Unis, cela est entre autres dû aux différences notables des chiffres de mortalité infantile selon les catégories de revenus. Elle est nettement plus élevée dans les milieux défavorisés. Les indicateurs que sont la mortalité infantile et l’espérance de vie renseignent sur les conditions de vie générales et d’hygiène au sein d’un système de santé.
En Suisse, depuis plusieurs années, le nombre de naissances est à nouveau en hausse. 87 381 enfants sont nés en 2017, soit 0.6% de moins que l’année précédente. Il s’agit néanmoins, après 2016, du nombre de naissances le plus élevé depuis 1972. Deux évolutions différentes sont à noter: on enregistre de moins en moins de naissances chez les femmes de moins de 30 ans, mais de plus en plus chez celles de plus de 35 ans. De ce fait, l’âge moyen des mères à la naissance du premier enfant est passé d’environ
25 ans en 1970 à plus de 30 ans.