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Dans notre société il y a un dogme autant bien ancré que celui de la croissance économique, c’est le dogme du plein emploi. Le chômage est le spectre que l’on annonce pour faire peur à tout le monde et pour faire accepter les décisions impopulaires.
Tout est fait pour favoriser la création et la sauvegarde des emplois. C’est le discours principal des partis politiques de l’extrême gauche à l’extrême droite.
Tout le monde est pour l’emploi !
Cependant, c’est un sacré raccourci qui est fait.
Ce que tout le monde veut, ce n’est pas un emploi…
… c’est un revenu pour vivre !
D’accord, alors donnons un revenu à chaque personne pour la simple et bonne raison qu’elle est en vie. Plus besoin d’avoir un emploi pour vivre.
C’est le principe du revenu de base inconditionnel.
Pour tenter de diffuser l’idée d’un tel revenu de base, le cinéaste allemand Enno Schmidt et le balois Daniel Häni ont réalisé un film qui montre le fonctionnement et le financement d’un revenu de base inconditionnel.
Actuellement, est-ce qu’un revenu est forcément lié à un emploi ?
Est-ce si étrange de dissocier travail et revenu ?
Une étude allemande montre comment chacun obtient son revenu:
30% des gens ont un revenu de leur famille. Ce sont les enfants, étudiants, mais aussi les mères et pères au foyer.
20% des gens reçoivent une rente. Les retraités, les payements directs des agriculteurs, les rentiers (propriétaire immobiliers, bourse, etc…)
10% des gens sont au chômage ou à l’aide sociale.
40% des gens travaillent.
La majorité des gens n’a donc pas un revenu lié directement à une activité professionnelle. La majorité des gens profitent d’un revenu de transfert.
Est-il encore possible de garantir un emploi pour tous ?
Toute notre société industrielle est basée sur le principe que chacun obtient un revenu en échange d’un travail. Dans cette société il faut un travail pour vivre. C’est ce que défendent les syndicats et les partis politiques.
Cependant, la société industrielle touche à sa fin. Nous sommes maintenant à l’ère de l’information et ça change la donne. La finance a pris le dessus. Depuis 20 ans les industries font plus de profit avec leurs placements financiers qu’avec leur métier de base !
Il est difficile de dire qu’à l’avenir on pourra garantir que chacun puisse avoir un emploi, et donc que chacun puisse vivre !
Il est temps de repenser la base de la cohésion sociale.
Actuellement une personne sans travail est dévalorisée. Il faut un avoir un travail pour être intégré dans la société.
… il devient de plus en plus dur d’avoir un job ! … Oui, actuellement on parle plutôt de job que de métier.
La part de chômage structurel ne cesse d’augmenter. Le taux de chômage est à ~10% sur l’europe et ~25% en Espagne ou en Grèce.
Si l’on observe le taux de chômage des jeunes on peut doubler les chiffres !
Ainsi, est il est possible de marginaliser le quart de la population d’un pays ? .. voir la moitié des jeunes, des forces vives ? Ceci sans avoir de réaction ?
Si l’on continue à marginaliser de plus en plus de monde on va droit vers une révolution !
Il est temps de repenser les bases de la cohésion sociale !
Le revenu de base est une alternative crédible permettant de retrouver une cohésion sociale !
Des emplois pour les machines ou pour les humains ?
Cela fait un siècle que l’on tente de remplacer les ouvriers dans les usines par des machines, les employés de banques et les fonctionnaires par des guichets informatiques, les caissières de supermarchés et les contrôleurs de train par des portails automatiques….
Une banque avec un guichet on-line a besoin de dix fois moins d’employés pour faire le même travail !
Cette politique de la rationalisation n’est pas cohérente. Nous voulons des emplois pour les humains ou pour les machines?
Il est temps de sortir totalement de ce système aberrant et d’opter pour une alternative.
Si l’on ne change pas on est obligé de persévérer dans l’aberration, de continuer à tout miser sur la croissance économique pour produire toujours plus avec toujours moins, de produire de la surproduction.
Puis l’on est obligé de pousser à la consommation de cette surproduction par une manipulation mentale publicitaire toujours plus pernicieuse.
Il existe des chaires universitaires de neuromarketing. Est-ce légitime que le contribuable finance lui même sa manipulation mentale ?
D’un point de vue écologique, je doute que notre planète supporte encore longtemps notre habitude de transformer des ressources naturelles en déchets le plus vite possible. (La planète survivra, la vie… un peu moins !)
Il est donc temps de changer de système. Le revenu de base inconditionnel est une alternative crédible.
La suisse n’est que peut touchée par le chômage en comparaison internationale, mais il y a une tendance de fond qui montre que le chômage est grandissant, surtout chez les jeunes.
C’est une des facteurs du succès du mouvement des indignés.
Il est aujourd’hui illusoire de penser que l’on arrivera à garantir un travail pour chacun et donc de faire vivre tout le monde avec ce système.
Les avantages du revenu de base inconditionnel
Avant de diaboliser le revenu de base inconditionnel, il est intéressant de voir ce qu’il peut apporter d’intéressant. Ainsi il sera possible de faire la balance des pour et des contres.
Je crois que de toute façon, il sera impossible de trouver le système parfait. Mais peut être que le système du revenu de base inconditionnel est moins pire que notre système actuel ?
Le revenu de base inconditionnel résout de nombreux problèmes que l’on a de la peine à rédoudre avec notre système actuel. En bref, il permet de financer:
la création artistique en étant une alternative au système du droit d’auteur qui est mis à mal dans notre société de l’information.
des biens communs. Ex: logiciels libres (les fondements d’Internet), l’encyclopédie wikipedia, la carte citoyenne openstreet map, etc..
l’apiculture. Alors que les abeilles sont indispensables à l’agriculture. Les abeilles disparaissent et les apiculteurs aussi. C’est une activité économique qui ne permet plus de gagner assez d’argent pour vivre… mais qui est indispensable à la vie !
les soins aux personnes âgées qui sont souvent assumés actuellement par des bénévoles. Dans notre société vieillissante nous auront de plus en plus besoin d’assisster nos aînés. Nous pouvons le faire, sans faire exploser les coûts de la santé.
l’éducation des enfants pour qu’un des parents puisse rester avec eux à la maison plutôt qu’en les laissant se faire éduquer par la TV. (L’égalité entre homme et femme (qui est une excellente chose) a été reprise par l’économie pour n’avoir comme résultat d’avoir besoin de 2 salaires pour vivre au lieu d’un seul comme il y a 50 ans !)
les régions périphériques. L’argent et les emplois ne sont plus centralisés dans les grands centres urbains. C’est un bon moyen de lancer des mini-entreprises sans prendre de risques.
les études et la reconversion professionnelle choisie ou non. A tout âge, à tout moment, il est possible de se former pour changer de métier.
toute activité qui est maintenant bénévole car il n’existe actuellement aucun moyen pour la financer.
la recherche scientifique. Ainsi il est possible de partout. D’exploiter toutes les bonnes idées et pas seulement celle qui arrivent à rassembler des fonds publiques qui diminuent et des fonds privés payé très souvent par des entreprises qui ont un intérêt. (les OGM par exemple…)
la création d’entreprise. Ça prend du temps de créer une entreprise…. c’est difficile d’être rentable dès le début. Un revenu de base est une bonne sécurité pour se lancer…. et ainsi, presque paradoxalement, permettre aux gens d’arrêter de travailler…. c’est créateur d’emplois !
Si votre revenu était assuré. Est-ce que vous iriez encore travailler ?
C’est la question posée lors d’un sondage sur le vif dans une gare:
60% des gens répondent: oui
30% des gens répondent: oui mais à temps partiel ou dans un autre domaine.
10% des gens répondent: non, j’irai voyager, faire des études, dormir…
Est-ce que vous pensez que les autres iraient travailler ? :
80% des gens répondent: non !!!
=> Belle cohérence ! En fait ce sondage révèle surtout le manque de confiance de chacun envers ses concitoyens !
C’est cette peur de l’autre qui est souvent utilisée par les partis d’extrême droite pour faire passer leur idées.
Il faut bien comprendre que le but du revenu de base inconditionnel n’est pas de voir tout le monde s’arrêter de travailler et ne rien faire.
Le sondage ci-dessus montre que la majorité des gens vont continuer de travailler. La motivation au travail, au delà de la limite de survie n’est pas une motivation financière. Sinon pourquoi de nombreux millionnaires continuent de travailler ??
Le revenu de base inconditionnel, n’est pas un revenu minimal. Ce n’est pas du communisme. Ce n’est pas un nivellement par le bas. Il est possible de s’enrichir, de travailler plus pour gagner plus.
C’est un revenu qui nous est donnée comme salaire pour faire notre métier de citoyen, pour se former, pour éduquer, pour prendre soins des autres, pour être en pleine santé et ne pas être à la charge de la société !
L’inconditionnalité de ce revenu permet de valoriser tout le monde. Personne n’est à la charge de la société. Plus de honte à se déclarer à l’aide sociale !
Le revenu de base inconditionnel doit être vu comme le ciment de notre société.
Qui fera le sale boulot ?
Une objection que l’on entend souvent, est celle que si l’on peut choisir le travail que l’on veut faire, plus personne ne fera le sale boulot. A ceci on peut répondre que c’est le même discours que celui qui avait lieu au moment de l’abolition de l’esclavage. « Mais qui fera le sale boulot si l’on a plus d’esclaves ? » …. la réponse à cette question en vidéo…
Comment se fait le sale boulot dans une société disposant du revenu de base inconditionnel ?
Pour les gens qui ont pensent que le marché, l’offre et le demande est une réponse à tout. La solution est tout simplement de rendre plus attractif le sale boulot. On va payer plus les boulots que personne ne veut et ainsi quand même trouver des gens qui seront prêts à faire le sale boulot juste pour gagner beaucoup d’argent.
Cette méthode me rappelle un copain qui pendant ses études passait toutes ses vacances d’été a être éboueur. Il disait que c’était un boulot super bien payé et lui laissant quand même l’impression d’être en vacances. En effet, il ne travaillait que le matin de 5h à 8h et pouvait profiter du reste de la journée pour aller à la plage.
Etant aux études et vivant chez ses parents, il bénéficiait d’une sorte de revenu de base, ses parents lui payaient de quoi vivre, mais sans plus. Comme il avait envie d’avoir un scooter, il a trouvé ce travail d’éboueur pour avoir les moyens de financer ce véhicule, pour améliorer son quotidien.
Ainsi on voit que même quand on a déjà de quoi vivre, il y a des gens prêt à faire le sale boulot pour s’offir des plaisirs supplémentaires.
Pour les gens qui pensent que la communauté dans laquelle on vit est importante et que chacun devrait y contribuer. On peut imaginer que le sale boulot se fasse par une sorte de service civil.
Ceci me rappelle les camps scouts, où chaque jour un groupe est responsable d’aller chercher du bois pour le feu, un autre groupe de faire la vaisselle ou de nettoyer les toilettes.
Pour les gens qui ont plutôt une vision du monde dans laquelle la responsabilité personnelle est importante. On peut imaginer que chacun prenne sur soi la responsabilité de faire une partie du sale boulot.
Chez moi je n’ai pas de femme de ménage, mais la poussière s’accumule quand même, il m’arrive d’utiliser mes toilettes, de manger dans mes assiettes….
Donc, régulièrement, je me responsabilise et me décide à faire le ménage chez moi, à faire ma vaisselle, nettoyer mes toilettes, passer l’aspirateurs… faire le repassage…. C’est ma propre responsabilité, et donc je le fais quand même, même si je préfère boire des verres que nettoyer les verres. Mais comme j’aime boire dans un verre propre, je me motive à faire la vaisselle !
Et pour terminer, finalement qu’est ce qu’un sale boulot ?
Nous sommes tous différents, ce qui est un sale boulot pour quelqu’un ne l’est peut être pas pour un autre ?
Le revenu de base inconditionnel ça marche comme le montrent de nombreuses expériences
Mais tous les pays ne sont pas assez riches en ressources pour financer un tel revenu.
Plein de pistes existes, et souvent il faut réaliser un mixe de plusieurs solutions. Voici un aperçu de ces solutions.
Daniel Häni et Enno Schmidt recommandent d’utiliser un système où l’on remplace l’impôt sur le revenu par un impôt sur la consommation. Une sorte de TVA qui vaut la moitié du prix.
Couplée à un revenu de base une tva n’est pas un impôt anti-social. On arrive même à faire un impôt progressif !
Un autre avantage de ce système est d’empêcher l’évasion fiscale. A une époque où la concurrence fiscale est plus tendue que jamais entre les cantons suisses et entre l’union européenne et la suisse. La réforme de ce système calmerait les tensions.
Une autre approche pour financer un revenu de base inconditionnel est de réformer le système monétaire. Actuellement, la création monétaire par le crédit bancaire profite principalement aux banquiers (et crée des dettes publiques). En réformant la manière de créer l’argent, les bénéfices de cette création monétaire peuvent être utilisé pour financer un revenu de base inconditionnel.
Le financement du revenu de base inconditionnel en France
La thèse de l’économiste Marc de Basquiat (pdf) montre qu’en France, il y a déjà tellement d’aide et d’allocations en tous genres qu’en fait le financement d’un revenu de base de 400€ par personne est déjà assuré. Cette somme est actuellement distribuée de manière conditionnelle selon plein de condition différente.
Il serait temps de tout simplifier et d’utiliser cette somme globale pour faire une seule allocation universelle de 400€ par personne, par mois.
Yoland Bresson explique quelque chose d’assez simple. Le financement est acquis. Il n’y a pas à aller chercher de l’argent ailleurs. Il suffit de le distribuer autrement. Il prend l’exemple d’un jeu de carte.
Actuellement, on distribue les cartes au hasard (et parfois comme au jeu du « trou de cul » et président.. on favorise le président et on fait couler le trou de cul..). Avec un revenu de base. On s’assure que chacun a au départ un jeu de base jouable.
La question du financement est toujours compliquée, on va vite dans des détails sur lesquels tout le monde n’est pas d’accord, on a des hypothèses et fait des choix sur beaucoup de choses donc forcéement tout le monde ne peut pas être d’accord. Mais il faut revenir à l’essentiel. Comprendre qui on veut favoriser avec l’introduction d’un RBI.
C’est l’humain que l’on veut favoriser avec l’introduction d’un RBI.
Il y a là clairement un grand principe qui est repris par tous les modèles de financement.
Ces 25 dernières années, l’économie a beaucoup changée. Les travailleurs humains ont été remplacés de plus en plus par des travailleurs mécanique, des robots et des automates. La productivité à beaucoup augmentée. Donc le gâteau à se partager a grandi, mais le nombre d’humain à qui le donner à diminué ! Ainsi c’est la part de rémunération du capital qui a bien été servie, mais pas les humains.
Ces 25 dernières années, l’économie est devenue financière et automatisée. Ainsi la protection sociale de l’époque industrielle ne tient plus, n’est plus valable.
Ainsi un moyen de ré-équilibrer cette modification de l’économie en faveur des humains et d’introduire un troisième bénéficiaire du fruit des richesses crée par le travail: le Revenu de Base Inconditionnel.
Ainsi on s’assure que même si les entreprises sont dans l’économie financière et n’utilisent plus des humains, que au moins les humains puisse vivre. On appelle ce modèle, celui de la « Répartition tripartite de la VAN », la Valeur Ajoutée Nette d’une entreprise.
Ainsi la manière dont les salaires sont distribués par les employeurs est un peu différente, voir le schéma.(oui.. il y aura encore des employeurs, tout le monde ne vas pas arrêter de travailler.)
La proposition de financement dont on parle ici propose de fonctionner un peu de la manière de beaucoup d’assurances sociales. L’employeur verse une contribution à un fond du revenu de base pour chaque employé qu’il a. (et c’est la seule obligation).
Ensuite pour ne pas couler l’entreprise à devoir augmenter tous les salaires de CHF 2500.- , ce qui va probablement arriver, c’est que l’employeur va diminuer sa contribution directe à l’employé en lui disant… « Et bien…comme tu reçois déjà 2500.- de base… je crois que je peux baisser ma contribution directe d’autant… et globalement c’est comme si tu recevais le même salaire… comme ça, cette histoire de revenu de base, ça ne changera rien ni pour toi ni pour moi…. Je donne pareil.. tu reçois pareil« .
C’est là que certains politiciens de gauche et syndicalistes prétendent que finalement l’employeur peut aussi se dire que vu que tout le monde a un revenu garanti, il peut supprimer ou diminuer sa contribution directe à l’employer.. et que ça risque d’entrainer une spirale des salaires à la baisse…..
Mais à mon avis c’est un faux raisonnement. C’est oublier que le Revenu de Base Inconditionnel est une pression sur l’employeur. S’il ne présente pas de conditions de travail intéressantes (un bon salaire par exemple..) personne ne va venir travailler dans son entreprise… C’est un peu la nouvelle version de la grève que les syndicalistes utilisent pour faire pression sur les employeurs. Mais en plus efficace.
A mon avis, on va ainsi maintenir un équilibre qui sera très proche de l’équilibre des salaires actuels.
A ce propos, sur le schéma ci-dessous, c’est le petit bloc rose qu’il faut observer. Ce bloc est ce qu’un employeur devra peut être mettre en plus sur le salaire pour motiver un employé à venir travailler pour lui. C’est l’offre et la demande qui va réguler ce montant. C’est une solution plus souple que le salaire minimum à CHF 4000.- qui a été largement balayé par le peuple suisse, justement par ce qu’un montant fixe ne permet pas de s’adapter aux différences entre branches, entre régions, aux motivations des gens pour qui le salaire ne fait pas tout qui préfèrent un cadre de travail agréable même si le salaire est faible (coursier à vélo par exemple..), ou alors les entrepreneurs qui lancent une nouvelles entreprises qui sera rentable seulement quelques années plus tard.
C’est mon analyse du refuse du salaire minumu lors de la votation du 18 mai 2014. Je le justifie en observant les résultats dans cantons de Neuchâtel et Jura, qui ont accepté il y a 2 ans le principe d’un salaire minimum, mais sans en donner le montant. Et qui lors de cette votation on refusé le salaire minimum fédéral pourquoi ce revirement ? … La seule différence était l’introduction d’un principe ou d’un montant précis… c’est toute la différence !
Tous les syndicats devraient se rallier au Revenu de Base Inconditionnel, c’est un outil qui permet d’inciter à l’augmentation des bas salaires ce que les syndicats veulent. Mais la méthode est nettement plus souple et adaptable que celles que les syndicats ont prôné lors de cette votation sur le salaire minimum !
Reprennons le schéma ci-dessous:
l’employé reçoit le même revenu global que maintenant. Mais une partie vient de son salaire et une partie du revenu de base.
l’employeur paye le même montant que maintenant. Mais une partie à l’employé et une partie au fond du revenu de base.
=> Ce changement parait anodin au premier abord.. mais en fait, au passage on change complètement le rapport de force employeur-employé ! et surtout on apporte une énorme sécurité en cas de coup dur !
Pour reprendre le calcul, ainsi, par le revenu du travail, on estime que le fond du revenu de base est alimenté par 110 Milliards de CHF.
=> 60 MCHF + 110 MCHF = 170 sur 200…
Voilà comment on finance plus de la moitié du Revenu de Base Inconditionnel avec de l’argent qui est déjà là !
Tout le débat se focalise maintenant sur les 30 milliards qu’il « manque » pour financer un système de revenu de base inconditionnel.
Cette somme semble énorme. Mais il faut mettre ceci en lien avec le fait que les recettes de l’ensemble de la population suisse, le PIB est de 600 Milliards de CHF par an.
On s’écharpe pour 30 milliards sur 600 milliards !
D’autant plus que si l’on réfléchi, à qui sont destiné ces 30 milliards ? … et bien en gros, c’est aux enfants ! à Cette masse de la population qui actuellement ne reçoit quasi rien. (juste de maigre allocation familliale)
Donc sur ces 30 milliards, 25 milliards sont en fait destinés aux enfants et aux étudiants. Ce sont des super allocation familiale et bourse d’étude !
La véritable manière de poser la question du financement du RBI est de savoir si un pays comme la suisse est d’accord de mettre le tiers de ses revenus (200 Milliards sur 600 Milliards de PIB annuel) pour assurer un revenu de base inconditionnel à sa population ?
C’est une question de choix de répartition des revenus. Pas de manque de revenu !
Même si le PIB diminue, il y a une bonne marge de sécurité. Quelle est la proportion de la population qui peut prétendre assurer tous ses besoins de base pour vivre avec uniquement un tiers de ses revenus et garder les 2 tiers comme argent de poche pour se faire plaisir ?
Voici le graphe du revenu de la population suisse, le PIB:
Les économies financières apportées par le revenu de base inconditionnel
Il faut aussi voir ce que le système du revenu de base inconditionnel nous fait économiser par rapport au système actuel.
Actuellement, nous sommes prêt à tout pour attirer et garder des emplois. Ce ne sera plus nécessaire. Ainsi on peut cesser le chantage des entreprises qui demandent des infrastructures pharaoniques et une exonération d’impôt pour garantir quelques emplois.
Un exemple neuchâtelois en Suisse: à quoi sert le tunnel de Serrières ?
Ce tunnel a pour but de pouvoir dire que l’on peut traverser la suisse entièrement sur une autoroute ! En effet, il y avait un « chainon manquant », 700m de route ressemblant à s’y méprendre à une autoroute, mais pas qualifiée d’autoroute…
Ainsi on se paye le luxe de payer 1 Million de CHF le mètre pour réaliser ce vieux rêve en créant un tunnel de contournement….
Le chainon manquant. C’est ce qui est présenté. Mais en fait, c’est surtout pour garantir des emplois qu’il a été décidé de réaliser ce tunnel. Depuis 35 ans, le canton de Neuchâtel construit des tunnels à tour de bras. C’est toute une économie et de nombreux emplois qui tournent autour du consortium « Infratunnel » en charge des travaux.
Avec notre habitude de garantir la cohésion par le plein emploi on construit à tour de bras des ouvrages pharaoniques d’une utilité discutable en gaspillant de l’argent et des ressources naturelles.
Le système s’auto-alimente ! Il est temps de voir autrement !
Est-ce que l’on aurait besoin d’autant de lignes de trains et d’autoroutes si les gens pouvaient travailler chez eux (ou dans leur région) ?
Avec un revenu de base inconditionnel, beaucoup de monde pourrait vivre du salaire d’une activité locale qui n’est actuellement pas possible car trop peu rémunératrice.
Beaucoup d’économie peuvent être faites dans le domaine de la santé avec un système à revenu de base.
Actuellement, les psy disent que le tiers de leur consultations sont dues à des maladies du travail ! (stress, burn out)
Travailler plus… pour gagner plus… et y laisser sa santé….
Avec un revenu de base inconditionnel, il est possible de travailler sans brûler la chandelle par les deux bouts !
Toujours dans le domaine de la santé, de nombreuses personnes âgées se retrouve dans des EMS, alors qu’elles pourraient rester à la maison si on les aidait un peu dans certaines tâches. Il y a déjà de nombreuses personnes qui bénévolement s’occupent de personnes âgées. Avec l’instauration d’un revenu de base inconditionnel. On va certainement augmenter le nombre de volontaires.
Dans le domaine de l’éducation il y a beaucoup d’économie à faire en évitant de recourir systématiquement à des crèches ou structures d’accueil parascolaires. Je développe ce point ci-dessous.
Le revenu de base inconditionnel est favorables aux familles
Le revenu de base inconditionnel permet de financer l’éducation des enfants. Un enfant étant un être humain vivant, lui aussi a droit à un revenu de base inconditionnel.
La charge financière est donc allégée pour les familles.
Les combats féministes ont libéré la femme de sa condition de maitresse de maison pendant que son mari travaille à l’extérieur.
Très bien! Maintenant les femmes peuvent aussi travailler à l’extérieur. Malheureusement, le système a récupéré cette évolution pour faire travailler 2 fois plus de monde ! Le mari et la femme travaillent à l’extérieur.
(Suite à l’incompréhension que j’ai vu dans les commentaires, je ne dis pas que c’est mal.. que les femmes travaillent à l’extérieur. Au contraire si c’est leur désir. Mais je reproche au système d’avoir repris cet acquis pour en faire la norme et ainsi faire travailler plus de monde… J’ai lu un article du parti socialiste suisse qui dit que pour faire vivre une famille, il faut maintenant 1,6 salaire…. alors qu’il y a 50 ans.. 1 salaire suffisait !)
Oui, c’est la réalité actuelle, quand on travaille à deux à l’extérieur de la maison, il devient de plus en plus dur de s’occuper des enfants. Il faut donc des structures d’accueil.. des crèches.. et finalement c’est l’école qui s’occupe d’éduquer les gosses (après la TV)
Les maths, la lecture, l’écriture, tout le programme scolaire fini par être une tâche secondaire pour l’école, tellement la place de l’éducation grandit.
Beau projet d’avenir…
L’idéal d’une égalité homme-femme devrait permettre, dans tous les cas d’avoir au moins un des deux parents (voilà l’égalité) qui peut rester à la maison s’occuper de l’éducation des enfants. (et d’avoir le plaisir de voir ses enfants grandir) Pour ça il faut quand même un revenu.
Ce que les gens veulent, ce n’est pas un emploi qui les éloignent de chez eux et de leur famille. Ce que les gens veulent c’est un revenu !
Le revenu de base inconditionnel est ce revenu qui permet aux familles de voir leurs enfants grandir et de les éduquer.Bien éduquer des enfants, c’est profitable pour toute la société !
Est-ce que le revenu de base inconditionnel est une utopie ?
Qu’est ce qui est le plus utopique ?
Un revenu de base inconditionnel ?
Un système économique basé sur une croissance infinie dans un monde fini ?
Une collaboration entre les mouvements belges, français et Suisse cherche du financement et de l’aide pour crée un journal papier diffusé à 50 000 exemplaires pour diffuser l’idée du Revenu de Base Inconditionnel. Alors si vous avez des millions à nous donner pour nous aider à réaliser ce journal… c’est par ici… et si vous n’avez pas de million.. mais juste 10.- … ça ira aussi 🙂 Merci… et n’hésitez pas à partager l’idée !
La vision d’Eric Scherer, directeur de la prospective et de la stratégie à France télévision ne m’a pas convaincue! J’avais même plutôt l’impression qu’il n’a pas de vision du tout !
« Depuis 15 ans l’internet a chamboulé le monde de la presse, de la musique et maintenant, c’est au tour de la télévision. La TV connectée va être un grand chamboulement » … « L’année 2011, fin 2011.. et puis surtout 2012… nous allons voir la convergence entre l’internet et la télévision… »
« C’est encore le tout début, c’est la terra incognita »
Bref, avec un tel discours, j’ai l’impression que le gars n’a pas de vision, qu’il ne sait pas où il va. C’est facile de dire que le net à tout changé. Tout le monde peut le dire !
J’ai l’impression qu’il répete souvent le même discours… « en 2011…. on verra… » .. et voilà que lors d’une interview en fin octobre 2011, il se dit « heu… c’est presque fini 2011.. et on a pas encore vu grand chose… ce sera surtout 2012…« . Il faut qu’il mette à jour son discours !
Puis, hormis un avis dans lequel il annonce que le principal changement, c’est que le téléviseur va disparaitre, que l’on affichera la tv sur des miroirs, des tables et autres surfaces, il n’y a rien d’intéressant dans cet interview.
Avec l’arrivée des « mass media », on a commencé à confondre le moyen de communication et le contenu, l’information.
Un journal, la radio, la télévision, sont des médias. Dans l’acceptation traditionnelle du terme média, le support et le contenu sont très liés. Pour lire le contenu d’un journal, on achète le papier. Pour écouter la radio, on se branche sur des ondes radio, puis sur une fréquence particulière pour écouter une fréquence de radio particulière.
La télévision, utilise le même principe que la radio, mais avec l’image en plus.
Ainsi, dans la vision traditionnelle de ces médias. La chaine de TV est autant le créateur du contenu que le distributeur.
Mais si l’on revient au début de ce texte, j’explique que j’écoute des « podcasts d’émissions de radio« .
Cette phrase est étrange. Elle comporte des contradictions. J’écoute une « émission de radio« , mais sans jamais avoir eu besoin d’émettre des ondes radios !
Le principe du podcast est tout autre. J’utilise un moyen de transmission différent de l’information. J’utilise un média différent. Ce n’est plus de la radio. Le podcast est un enregistrement de son qui est diffusé via le média internet.
Voilà ce qu’a changé internet: un nouveau média, un nouveau moyen est né.
Une émission de radio, avait pour unique moyen de se diffuser d’être émise par des ondes radio.
Actuellement, ce que l’on appelle émission de radio n’en est plus une. On écoute juste le contenu. Il existe plusieurs moyens de diffuser ce contenu, les ondes radio, le câble, l’internet en direct sur un site web, le podcast lu en différé sur un lecteur mobile.
Ainsi, l’internet révolutionne le monde des médias, car il est lui même un média dans le vrai sens du terme, mais pas un créateur de contenu.
Internet révolutionne le monde des médias, car internet est un média bon marché, tout le monde peut devenir émetteur. Ce n’est pas le cas d’une télévision ou d’une radio pour lesquelles le matériel d’émission est très cher et où la place sur les ondes est limitée.
Avec l’arrivée de l’internet, on voit une explosion du nombre de créateurs de contenu qui viennent concurrencer directement les créateurs de contenus traditionnels, les journalistes.
Le nombre de créateurs est potentiellement plus grand. Mais les créateurs peinent toujours autant à distribuer leur création.
Ces créateurs ne sont pas des distributeurs. On remarque qu’il y a un découplage entre le créateur de contenu et le distributeur de contenu.
Le pouvoir est aux mains des distributeurs et non des créateurs
L’avantage des médias traditionnels, c’est qu’ils ont un réseau de distribution. Ainsi, les médias traditionnels ont une longueur d’avance. Mais faut-il encore s’en rendre compte.
Il est un principe de base qui s’applique dans tous les domaines. C’est toujours le distributeur qui contrôle un système dans lequel des producteurs alimentent des consommateurs.
C’est vrai pour la distribution de nourriture et c’est vrai pour les médias.
C’est ainsi que google est devenu l’entreprise qui contrôle le web. Google ne produit pas de contenu. Google propose un service de recherche qui permet à des consommateurs de contenu d’entrer en contact avec des producteurs de contenu.
L’entreprise Apple était en quasi faillite en 1997 et est devenue en 2011 la plus grosse capitalisation boursière de l’histoire. Comment est-ce possible ?
Apple, est devenu distributeur de musique avec iTunes et son réseau d’iPod. Puis, Apple est devenu un distributeur d’applications pour son réseau d’iPhone et d’iPad.
Apple a simplifié la distribution et s’est octroyé le droit de prélever le tiers du prix de chaque transaction. Voilà le secret de la richesse.
Pour connaitre l’avenir, il faut se placer du côté de celui qui a le pouvoir d’imposer l’avenir
Dans le cas de la télévision, il faut se placer du côté du plus gros distributeur de contenu vidéo. C’est lui qui va donner les tendances pour l’avenir.
Qui est-ce ?
Vous l’avez deviné… on retourne chez google. Le plus grand distributeur de vidéo. C’est youtube !
Google ne produit pas de vidéos, il propose un service d’hébergement de vidéos. Quand on connait le coût du stockage et de la diffusion de vidéos, on se rend compte qu’il n’y a que google qui est assez riche pour offrir ce service !
… Mais il n’est pas offert sans contrepratie. En échange, google dispose d’un énorme réseau publicitaire qu’il monnaye très bien !
Ainsi, l’avenir de la télévision existe déjà !
C’est youtube ! Ou du moins les princpes que l’on retrouve sur youtube.
C’est un contenu provenant de sources diverses. C’est un contenu accessible en tout temps, sur divers supports, de la grande TV de 2 mètres de diagonales au petit écran de l’iPhone.
De plus, c’est du contenu qu’il est possible d’inclure dans la mise en page d’un autre site web comme celui-ci, ou comme facebook !
Un contenu interactif, un contenu au centre des discussions
Facebook est également un grand distributeur de contenu ! C’est le concurrent direct de google.
Dans le principe google, c’est vous qui devez indiquer le contenu que vous chercher.
Dans le principe facebook, même pas besoin de savoir ce que l’on veut voir. C’est le contenu que vos amis publient ou relayent qui vous est proposé.
Il y a moyen de commenter directement le contenu, d’engager une conversation autour du contenu.
L’avenir de la télévision c’est ça aussi. C’est l’interactivité. La diffusion unidirectionnelle c’est le passé. Maintenant, on commente le contenu.
Le contenu devient interactif, ainsi, dans les vidéos youtube, il est possible de placer des liens hypertextes, et même de placer des jeux !
C’est ce que j’ai découvert dans la vidéos de Cyprien à propos des vieux téléphones mobiles sur lesquel on jouait au jeu du serpent. Maintenant on peu jouer au jeu du serpent sur les vidéos !
Une autre innovation technique que l’on trouve sur youtube est la possibilité de voir des vidéos en 3D.
Comme ça, il est possible de retrouver Cyprien et son pote Norman en 3D…
En découvrant ces évolutions technologiques, vous avez découvert, au passage, les nouvelles célébrités de la TV francophone, que sont Cyprien et Norman.
Chacune de leur vidéos est un succès populaire. En moyenne chaque vidéo est vue environ 2,5 millons de fois !
Pour l’information, je préfère la télévision locale, canal-alpha, qui propose également des podcasts de son journal, mais aussi des vidéos en lien avec les articles de la presse locale sur un site web commun: arcinfo.ch.
Conclusion… où est le grand chambardement annoncé de la télévision connectée ?
Je ne vois rien de révolutionnaire pour 2012. La télévision connectée ça fait déjà quelques années que je l’utilise quotidiennement via mon ordinateur.
Ce qui peut changer, c’est que l’on remplace le meuble du salon appelé télévision par un ordinateur !
(mais c’est déjà le cas pour quelques personnes que je connais !)
Nous sommes à l’ère de l’information et je suis tout a fait convaincu que l’on doit encourager les valeurs de partage et de collaboration.
Nous sommes en train de vivre une révolution de l’ampleur de celle de l’invention de l’écriture et de l’invention de l’imprimerie.
Ceci implique passablement de chamboulements, et il faut tout faire pour garantir que la culture de l’ère de l’information parte dans la bonne direction. (sinon on va en avoir pour des millénaires d’obscurantisme !)
L’invention de l’écriture a entrainé l’invention du droit, des lois et donc de l’organisation des cités et des Etats. L’invention de l’imprimerie a mis fin à la domination de l’église catholique sur le monde. La réforme à changé le monde.
Que nous réserve, l’invention du web ?
Il y a 20 ans, cet outil inventé, à Genève, au CERN, était destiné à échanger des articles de physique entre physiciens….. Quand on voit ce que l’on fait aujourd’hui sur le web… c’est énorme !
Et rien de tout ça n’était prévu !
C’est la culture d’ouverture, de partage et de don des scientifiques qui ont conçu le web et l’Internet qui permet ces possibilités incroyables.
C’est cette culture qui a permi cette explosion de l’utilisation des réseaux de télécommunication dans notre vie de tous les jours.
Sans cette culture des hackers, (dans le sens du bidouilleur) on aurait rien de tout cela. Il est important de garantir que cette culture perdure.
Attention de ne pas tomber dans le piège du totalitarisme de l’information et de ses usages
Quand je vois ce que fait Apple en empechant de bidouiller ses appareils et en centralisant et censurant l’installation des applications sur les iPhones ça me fait peur !
Il faut favoriser la culture de l’ouverture, du partage, de la bidouille. Favoriser la diversité, afin de permettre l’existence de comportement, d’utilisation et de contenu que l’on aurait même pas imaginés à la base.
Exemples d’utilisations non prévues à la base
Pour illustrer mes propos, je vais vous montrer qu’une culture du partage d’information a une influence directe sur nos propre vie.
Règulièrement je publie des photos sur wikipedia. Je publie délibérément mes photos dans le domaine public, afin qu’elles n’aient aucune contrainte (légale) pour se balader sur le web.
Je n’ai absolument aucune idée de ce à quoi mes photos pourraient bien pouvoir servir. Mais parfois, j’ai un retour et c’est très drôle.
Voici deux exemples de ce que sont devenues mes photos publiée sur wikipedia.
Premier exemple d’utilisation non prévue
Un jour, je vais à la poste de Boudry, ville où j’habite, et je tombe sur un panneau d’information qui décrit la commune. Sur ce panneau, il y a une illustration du château de Boudry, dans un style d’aquarelle.
Cette illustration me travaille.. elle me dit quelque chose….. puis tout s’éclaircit dans mon esprit !
… C’est la copie conforme d’une de mes photos du château de Boudry que j’ai publiée sur wikipedia !!
Je crois qu’il y a suffisamment d’indices qui prouvent que ma photo est la source de la peinture.
On peut citer:
La position du drapeau
l’ombre des arbres (invisible) sur le muret devant
la position des stores à droite
la position des volets (celui que l’on voit à travers la porte est fermé)
la couleur de la vigne (ce n’est pas à n’importe quelle saison)
le choix de l’angle de vue qui influence l’alignement de tous les détails
Il devient donc évident que si j’avais gardé toutes ces photos et tous ces dessins sur mon propre ordinateur sans jamais les montrer, il y aurait nettement moins de variantes intéressantes en circulation !
Vive la culture du partage, de la collaboration et du remix….
Il est un fait que nous ne prenons pas assez en compte: tout est lié !
Tout est est lié dans un équilibre instable où chaque action modifie cet équilibre. Chaque action a une conséquence.
Notre science est essentiellement une science analytique, une science qui étudie en isolant, en séparant, en décomposant. Mais alors comment observer les effets d’émergence, les effets issus de liens, de relations entre les éléments ?
Il n’est pas possible d’observer un effet d’émergence en décomposant les parties qui le compose, car l’effet a une somme supérieure à la somme des parties qui le compose.
Ce concept est souvent illustré par la phrase:
Ensemble nous sommes plus fort.
Ainsi, même si la science analytique nous permet de comprendre beaucoup de chose et nous aidera encore beaucoup. Elle ne permet pas de tout comprendre.
Pour étudier un univers où tout est intimement lié, il est temps d’utiliser un peu plus souvent une science holistique, une science dans laquelle on se préoccupe des liens entre les éléments.
L’emploi est l’outil qui permet de vivre, il faut le garantir à tout prix
Dans notre société, il y a un dogme, c’est le plein emploi.
Dans notre société, il est nécessaire que chacun ait un travail. C’est le travail qui fourni un revenu. Le revenu permet de vivre.
Ainsi les forces politiques sont utilisées pour garantir ce dogme. On cherche à créer le maximum d’emploi possible.
Les partis ont un slogan: « De l’emploi pour tous… »
Sarkozy a basé sa campagne sur « Travailler plus, pour gagner plus… », ça suppose des places de travail en grand nombre.
Même, des banques comme la FED, la banque centrale du dollars US a dans ses statuts une close qui l’oblige à favoriser le plein emploi.
En pratique, on ne cesse de diminuer le nombre d’emploi
Cependant, si on regarde la réalité. Depuis la révolution industrielle, on remplace les humains par des machines. On diminue le nombre de places de travail. Ceux qui le réalisent préfèrent dire que l’on ne diminue pas le nombre de places, on les transfert.
Ainsi on diminue drastiquement la main d’oeuvre non qualifiée que l’on remplace par des machines qui sont fabriquées par des gens hautement qualifiés.
Ce qui entraine que l’on encourage tout le monde à se former toujours plus. Heureusement, ainsi, la durée des études empiète déjà sur la durée du « travail ». Cette durée est plus courte que pour la génération précédente. C’est des places de travail en moins à trouver pour garantir le plein emploi.
Pour garantir l’emploi, on brades ses ressouces
Les autorités politiques sont souvent prêtes à tout pour attirer des places de travail. Suivant les cas, on est d’accord de faire des exonérations d’impôts. Au minimum on tente d’avoir des impôts sur les personnes morales plus bas que ses voisins.
Puis on finance à bien plaire, les infrastructures pour implanter des entreprises. (eau, électricité, route, transport, etc…)
Globalement, on brade son territoire, on déclasse des bonnes terres agricoles pour y mettre des entreprises, construire des routes, étendre son réseau électrique, son réseau d’eau. On fini par consommer globalement plus d’eau et d’électricité que ce que l’on avait avant, ce qui demande parfois de redimenssionner tout son réseau.
Bref, on investit beaucoup de ressources en tous genres, en nature et financière, mais il n’est pas certain qu’avec tous les allégement fiscaux offerts on équilibre le bilan financier, et il est certain que l’on péjore le bilan ressources naturelles.
Ces pratiques fiscales entrent dans le cercle vicieux de la concurrence fiscale, entre les communes, entre les cantons, entre les Etats…. Finalement si tout le monde veut être moins cher que le voisin, ce sont les collectivités publiques qui sont perdantes à tous les coups sur le long terme.
Tout ceci, je le rappelle pour garantir des places de travail !
On éloigne le lieu d’habitation du lieu de travail, donc on vit dans les transports
On en arrive au point, que certaines régions attractives détiennent beaucoup de places de travail, mais finalement n’arrêtent pas de dégrader les conditions de vie des habitants.
L’arc lémanique est en train de découvrir ce problème. Le nombre de place de travail dans cette région n’arrête pas d’augmenter, donc le nombre de personnes qui viennent travailler dans cette région augmente. Le prix de logement augmente aussi, il n’y en a pas assez pour tout le monde, les prix sont trop élevés pour beaucoup de monde. Ainsi, il y a un étallement qui se fait. Les gens habitent loins de leur travail. Ainsi, ils ont besoin de transports efficaces pour venir.
Les autoroutes sont saturés, les voies de chemin de fer sont saturées. Le temps passé dans les transports augmente pour tous les travailleurs pendulaires. Ce qui souvent entraine un stress et un coût financier important. Ce qui n’est pas en faveur d’une bonne qualité de vie !
Le dogme de l’emploi à tout prix favorise le populissme
Comment financer les infrastructures pour absorber le flot de travailleurs ? On utilise les impôts. Mais quels impôts ? Les impôts du lieu de la place de travail. Pas les impôts du lieu de domicile des travailleurs.
Ainsi beaucoup de travailleurs échappent au financement de leur place de travail.
C’est normal, vu que dans la majorité des cas le travailleur n’habite pas la commune dans laquelle il travaille, que de plus en plus le travailleur n’habite pas le canton dans lequel il travaille, et situation bien connue pour les aglomérations en frontière des états, le travailleur n’habite pas le pays dans lequel il travaille !
Si, actuellement, il n’y a pas trop d’animosité envers les travailleurs pendulaires d’un même état. Il est clair que certains partis politiques font leur fond de commerce sur la haine du frontalier qui vient piquer les places de travail de nos gentils concitoyens…
Voici donc une autre manière de faire de la politique de défense de l’emploi, on catégorise les gens en plusieurs classes. Tous n’ont pas le même accès aux places de travail.
40% des jeunes sont au chômage, ils ont le temps de faire la révolution
Il est admis que dans notre système économique, il y a un taux de chômage structurel que l’on arrive pas diminuer.
Globalement, dans les pays occidentaux, on a un taux de chômage admis de l’ordre de 5% à 10%. En réalité il est probablement plus élevé vu que l’on ne compte pas forcément les gens qui n’ont plus droit au chômage.
En suisse, le taux de chômage est très bas, il est plus souvent de l’ordre de 2%, ainsi le dogme de plein emploi est bien ancré vu qu’il est très réel.
Ce que l’on voit moins, c’est que globalement, le taux de chômage chez les jeunes est beaucoup plus élevé. On parle de 40% !
Pourquoi, est ce que la révolution tunisienne s’est faite en début 2011 ?
C’est par ce que la majorité des jeunes de ce pays sont très bien formés dans des bonnes écoles, mais qui ils n’ont aucun droit à une place de tavail.
Quand une majorité de gens sont au chômage, ils ont le temps prendre part à une révolution. Il suffit d’un petit élément déclencheur.
Après avoir embrasé le monde arabe, ces révolutions du début 2011 on traversé la méditerrannée pour prendre la forme du mouvement des indignés.
La situation est la même en europe que dans le monde arabe, les jeunes sont les laissés pour compte des places de travail.
On voit ainsi que le dogme du plein emploi peut mener très loin, qu’il touche toute la société.
Mais alors que faire ?
En terminer avec l’idée que l’emploi est ce qui permet de vivre
Il faut décoloniser son imaginaire. Il faut en terminer avec cette idée qui nous fait croire que l’on doit avoir une place de travail pour vivre.
Il faut que les partis politiques virent les slogans du type: « De l’emploi pour tous… » Ce que les gens veulent, ce n’est pas un emploi, c’est un revenu !
Ce n’est pas l’emploi qui est l’outil qui permet de vivre, c’est le revenu.
Si l’on réfléchit aux sommes colossales qui sont investies pour créer des infrastructures nécessaires à l’implantation d’entreprises, et pour créer des réseaux de transport qui transporterons tous les jours des travailleurs.
Si l’on réfléchit à toutes ces ressources financières et naturelles que l’on a utilisée pour garantir le dogme du plein emploi, on peut se dire que l’on est vraiment très riches….. et très bête.
Que tout cet argent aurait pu directement être donné aux gens, plutôt que de l’utiliser dans la mise d’un pari que le plein emploi résoudra tous les problèmes.
Je le répète, ce que les gens veulent, c’est un revenu, pas un emploi !
Le revenu de base inconditionnel est une solution
Donner à chacun un revenu suffisant pour vivre, peut importe qu’il travaille ou non, est un concept qui est souvent appelé Revenu de base inconditionnel ou encore allocation universelle.
Le dogme est encore bien ancré, voici un liste de références où l’on cite toujours l’emploi comme étant au centre de ses problèmes, de ses actions, ou des ses préoccupations politiques….
…le patron de Coop, Hansueli Loosli, estimait à deux milliards de francs le manque à gagner pour le commerce de détail helvétique. Il dénonçait aussi la menace que ce «tourisme des achats» fait peser sur les emplois en Suisse. Dans un article sur arcinfo à propos du tourisme des achats à l’étranger favorisé par la baisse de l’euro qui n’est pas répercutée partout en suisse…
les candidats du POP et de Solidarités vont défendre les thèmes chers à leur formation respective. «Un travail décent qui donne des moyens pour vivre, aussi un accès à la protection sociale, une économie plus responsable, qui se soucie des enjeux environnementaux»
Une vocation qui couvre le maintien de l’emploi et la défense des chômeurs… (programme du PS Didier Berberat)
Jacques-André Maire intervient aussi dans un domaine qu’il connaît bien: l’éducation, la formation, l’apprentissage, dans le souci de garantir une insertion professionnelle au plus grand nombre possible de jeunes.
Même préoccupation chez la libérale-radicale Sylvie Perrinjaquet, dans le cas des jeunes sans-papiers: ils doivent pouvoir suivre un apprentissage dual.
Laurent Favre tient aussi à garder à Neuchâtel la production de cigarettes «fortes» de Philip Morris, menacée par un accord agricole avec l’UE.
Francine John-Calame n’a pas hérité de commissions où faire valoir ses convictions écologistes. Elle est préoccupée par le sort des chômeurs…
L’économie américaine a besoin de créer entre 130.000 et 150.000 postes par mois pour stabiliser le taux de chômage…. le Figaro
Pour les gens qui ne se sentent pas anarchistes, l’anarchie c’est le bordel !
Pour le conférencier, l’anarchie, c’est l’ordre moins le pouvoir.
Il cite également Noam Chomsky, qui est probablment l’anarchiste le plus connu de nos jours.
un anarchiste est quelqu’un qui se bats contre des structure de pouvoir qui ne sont plus capables de se justifier. Définition de Noam Chomsky
La notion d’Etat est combattue par les anarchistes. C’est ce que montre la définition de mon dictionnaire:
Doctrine politique qui préconise l’abolition de l’État, de toute législation qui brime l’individu, de toute contrainte sociale.
Pour les anarchistes, l’Etat ne sert à rien. L’idée de l’anarchisme, c’est que tout le monde se préoccupe du bien commun, donc l’Etat est inutile. L’Etat est une notion récente de l’histoire, c’est un organisme qui se bat contre la société. Qui cherche à dominer la société. Les anarchistes sont contre toute forme de domination. Donc contre l’Etat.
Les anarchistes aiment la liberté. Ils sont libertaires.
Leur définition de la liberté n’est pas la plus connue. Souvent on nous donne comme définition de la liberté, que c’est faire ce que l’on veut mais qu’elle s’arrête où commence celle des autres.
Les anarchistes, pour autant que l’on puisse parler au nom d’un anarchiste, disent que cette forme de liberté n’est pas juste. Que finalement si la liberté dépend de son territoire, les différentes libertés ne sont pas équivalente.
Une autre définition nous dit que la liberté, c’est ce qui rend libre les autres. Plus l’autre est libre, plus nous sommes libres.
Ceci s’explique par l’exemple de l’esclavagiste qui est libre d’exploiter des esclaves vu que c’est son territoire !! .. mais sa liberté est très fragile. C’est une sorte d’épée de Damoclès. Il n’est jamais à l’abri d’une révolte de la part des esclaves qui veulent leur liberté.
Ainsi, si un homme rend libre les autres, il se libère lui-même !
J’écoutais cette conférence en me déplaçant à vélo. Voilà que j’arrive dans un carrefour avec un giratoire, et tout s’éclaircit dans mon esprit.
L’anarchisme, c’est un carrefour géré par un giratoire, contrairement à une Etat qui est un carrefour géré avec des feux de signalisation.
Le giratoire est capable d’auto-réguler le traffic. C’est l’anarchie, car il n’y a pas d’autorité centrale qui dirige. Mais il y a de l’ordre. J’en déduit que l’anarchie, c’est de l’auto-organisation.
Sans être anarchiste, il y a un homme qui a beaucoup inspiré les anarchistes, c’est Cornelius Castoriadis. Son dernier livre: La montée de l’insignifiance
L’idée la dernière, c’est que la politique est de plus en plus faites par des gens déconnecté, dans des hautes sphères, que finalement on crée une distance, et qu’il est normal que les gens se désintéressent de la politique. Ce n’est pas compliqué de devenir dictateur de nos jours, la propagande en place fait tout pour un désintéret de la politique. Personne ne s’opposera à la venue d’un dictateur.
L’anarchisme aimerait que la tâche première de la vie soit le bien être de la communauté toute entière.
Actuellement on s’indigne de voir de moins en moins de monde voter et s’investir en politique. Comme panacée pour que les gens votent, on invente le vote par correspondance, le vote par internet.
C’est peut être pratique, mais ça rend l’acte de voter encore plus insignifiant.
Personnellement, je me dis de plus en plus que l’on devrait réinstaurer la landsgemeinde. On réuni tout le monde sur la place du village, on vote tous ensemble à main levée, et on fait la fête toute la journée. Là je suis certain que l’on peut retrouver un enthousiasme pour la politique. La politique c’est la fête, c’est pas une paperasse de plus que l’on reçoit à la maison. On crée du lien social. On connait les autres citoyens.
Cette page à pour but de recenser les traditions qui tournent autour de la fondue. Vous êtes libre de proposer du contenu pour cette page en y proposant vos propres traditions, vos propres expressions, vos habitudes etc…
Que se passe-t-il lorsque quelqu’un perd ton morceau de pain dans la fondue ?
il le récupère… (banal)
il a un gage
il paie la bouteille
Comment tournez vous la fondue ?
en huit
en cercle
peut importe mais c’est des mouvements rapides
Comment le pain est il préparé ?
il est coupé en petit cube.
on laisse les tranches tout le monde fait les morceaux de son choix.
Qu’est il possible d’utiliser à la place du pain pour manger une fondue ?
des morceaux de pommes
du raisin
des petites tomates
des patates
Quels sont les fromages que vous utilisez pour faire une fondue ?
moitié vacherin, moitié gruyère
que du vacherin
du fromage de chèvre
Quel liquide avez vous déjà utilisé pour préparer la fondue ?
du vin blanc
de l’eau
de la clairette de Die
de la bière
Lexique de la fondue
Comment appelle-t-on la croûte de fromage grillé qui se trouve au fond du caquelon à la fin de la fondue ?
le croûton
la religieuse
la Madeleine
Les expressions parlant de fondue
La fondue crée la bonne humeur
l’Union suisse du commerce de fromage est à l’origine de ce slogan.
Un raccourci tout-à-fait intéressant d’un slogan plus tout récent: Figugegl. (Fondue isch guet u gibt a gueti luune) ce qui avait été traduit par La fondue est bonne et crée la bonne humeur…
Dans les inventions majeures du domaine de la communication quelles sont les apports des sociétés privées commerciales et quels sont les apports issus de financement publics.
Dans le domaine des systèmes d’exploitation Unix est incontournable. Unix est issu en marge des laboratoires Bell AT&T, mais pour cause de loi anti-trust, ces laboratoires n’avaient pas le droit de commercialiser un produit hors du domaine de la téléphonie !!! Donc unix est offert à l’université de Berkeley. Grâce à ce geste, des centaines d’étudiants ont pu bénéficier du travail d’une entreprise privée et surtout l’ont énormément amélioré et diffusé grâce à des fonds publics !
C’est ainsi que TCP-IP, le protocole à la base d’internet à été conçu en premier pour un unix BSD, donc un unix de Berkeley ! TCP-IP est d’ailleurs un protocole issu des recherches faites par le département de la défense état-unien.
Donc le développement d’internet a été financé par le contribuable état-uniens. En suisse également, la base de l’internet suisse (le réseau de switch) à été conçu pour relier entre-elles les universités.
En ajoutant une couche de services au dessus d’internet, on trouve le fameux web, qui a lui tout seul éclipse tout les autres services internet.
Le web est un projet issu du CERN, donc un projet financé par un centre de recherche qui obtient ses fonds des contribuables européens.
Le fameux moteur de recherche google tout comme son cousin yahoo est aussi un projet qui a sa base dans une université.
Tout ceci pour rappeler que les principales infrastructures du monde de l’internet et de ce que l’on qualifie de nouvelles technologies sont pour la plupart issues de recherche financées par des états et non par des sociétés commerciales.
Toutes les principales architectures de type réseau ont toujours été financées par l’état.
Le réseau d’eau
Le réseau électrique
Le réseau téléphonique
Le télé-réseau
La base de réseau de téléphonie mobile
Le réseau ferroviaire
Le réseau routier
Ceci tente à prouver que pour concevoir un réseau il faut qu’il soit ouvert. Et les formats et réseaux ouverts ne peuvent être réalisés que si tout le monde contribue.
Une société commerciale à toujours un réflexe protectioniste. Un réflexe de tentative de vérouillage pour assurer des gains financier. Ce réflexe tend à ne pas concevoir de formats ouverts et donc seul l’état peut le faire.
Régulièrement, dans le cadres de mes activités scoutes, je suis parti en expédition spéléologique. Les grottes où nous allons sont par exemple: la grotte de vert, la grotte du chemin de fer, la grotte de la cascade à Môtiers…
A force de les explorer, ce sont des grottes que je connaît bien. Cependant, pour être sûr de ne pas se perdre et pour savoir où l’on est, il est préférable de disposer d’un plan.
L’inventaire spéléologique du canton de Neuchâtel est une bonne source d’informations pour préparer une balade spéléologique. (Cet inventaire est épuisé et non ré-édité. J’ai la chance d’en avoir trouvé un exemplaire chez ma grand-mère que je me suis permis de scanner.
Vu qu’il n’est plus réédité je me permet de le mettre à disposition sous forme électronique, même si c’est en marge du droit d’auteur. Je préfère enfreindre une mauvaise conception du droit d’auteur, que de gens mal informés se tuent dans une grotte par ce qu’ils n’avaient pas le plan !)
Pour les grottes de Môtiers (grotte de la cascade et grotte de la sourde), j’ai la chance de disposer, en plus du plan de l’inventaire, des originaux du premier plan réalisé de ces grottes.
En effet, c’est mon arrière-grand-père, Jean Schnörr qui les a réalisés.
C’est dans les années 1930 que Jean Schnörr à dressé les premiers plans de la grotte de la cascade et de la grotte de la Sourde. Ces deux grottes n’en sont en fait qu’une, car elles communiquent entre elles par deux siphons successifs. (Ce que soupçonnait Jean Schnörr, mais qu’il n’a pas réussi à prouver malgré les week-end de pompage effectué…)
C’est sur la base des plans de Jean Schnörr, qu’ont été réalisés, les plans actuels que l’on trouve dans l’inventaire. Les plans de Jean Schnörr ont l’avantage d’être plus imagés que les plans actuels. En effet, pour chaque concrétion ou rocher important, on trouve un nom. Il y a par exemple: le rocher de la baleine, celui de la pince de crevette, le bourbier, le passage des aiguilles, etc… Tous ces noms évoquent bien ce qu’ils représentent. Ils sont donc très utiles pour se repérer dans la grotte.
Un spéléo piégé par la crue de la grotte de la cascade à Môtiers
En avril 2013, c’est un spléo du coin qui a voulu aller faire une photo de la vague qui arrive quand l’eau qui rempli la 3ème galerie se déverse dans la 2ème….. malheureusement il n’avait pas pensé qu’il n’y a pas que cette galerie qui peut laisser passer l’eau…. il y a de nombreuses infiltrations non visibles sous la galerie qui remplissent la grotte…
Donc au moment de vouloir revenir après sa photo, la galerie de retour était déjà sous l’eau ! Piégé !
Le malheureux a pu se réfugier en hauteur, et attendre…. Il a eu de la chance, car le lendemain ne le voyant pas au boulot, un spéléo secours a été déclenché. Mais si personne n’avait su où il était.. il aurait pu attendre un moment.
Rétrospectivement, on sait que l’eau a mis 13 jours a redescendre pour que le passage soit à nouveau libre !
Ainsi dans cette histoire, elle s’est bien finie, car des plongeurs sont venus rejoindre, sous l’eau à contre-courant le malheureux, puis l’équiper en équipement de plongée pour le ramener du bon côté ! Ce n’est pas tout à fait anodin.
C’est marrant pour moi de revoir ces photos, car j’y vois pleins de potes. Et oui, peu de temps après cette histoire, je me suis mis un peu plus à fond à la spéléo, et j’ai aussi rejoint l’équipe du spéléo secours.
La grande question maintenant… est-ce que la photo à l’origine de toute cette histoire est au moins réussie ?
…. il parait qu’elle n’est vraiment pas exceptionnelle… Dommage !
Je suis allé une fois dans la grotte de Môtiers au moment d’une décrue. Il y avait encore de l’eau au passage des aiguilles… donc on était sur nos gardes…. mais le niveau de l’eau descendait rapidement. On est ainsi passé dans le passage supérieur pour rejoindre la 3ème galerie. Elle était quasiment remplie d’eau. C’est impressionnant de voir ça. Ça devait beaucoup ressembler à ça le moment où le malheureux a tenté de prendre une photo de la « vague »… il ne doit pas y en avoir.. Mais il y a une faille dans laquelle l’eau s’engouffre avec beaucoup de bruit…. et donc certainement pas de vague.
J’ai également été amusé de voir durant cette saga médiatique que le plan de mon arrière grand père a été copié par l’infographiste de l’express/impartial pour indiquer où se trouve le malheureux spéléo prisonnier….
Jugez vous même…
Nouvelles explorations à la grotte de la cascade à Môtiers
Ces plans sont intéressants mais incomplets. Ces dernières années, la grotte de la cascade est en pleine effervescence exploratoire.
A gauche, juste après l’entrée, un couloir est désobstrué et permet d’avance un bout de plus.
Dans le siphon final, en janvier 2010, l’exploration a progressé d’un bout à des profondeurs vertigineuses sous l’eau. (-138m)
Voici également le reportage de Pascal Bourquin pour la TSR à propos de cette plongée en eaux troubles…
Observez bien l’état de la caméra à la fin du reportage….. Moi je n’ai jamais osé prendre mon appareil photo au delà de la 2ème galerie. La boue de Môtiers est une boue tenace !
Encore plus loin, après le triangle du siphon, il y a le petit train, une partie pleine de bonne glaise dans laquelle je réalise des sculpture de champignons et de dromadaires…. pour ceux qui veulent voir mes sculptures vous connaissez le chemin !
Après le petit train, on a longtemps cru que la grotte se terminait avec la faille qui coupe ce boyau. Mais ce n’est pas le cas.
Juste avant la faille, il faut observer au dessus de sa tête, il y a moyen de monter dans une petite chambre où une échelle de corde permet de grimper ~7m plus haut dans une autre chambre.
L’oeil observateur saura trouver dans cette petite chambre le passage qui permet d’accéder aux étages supérieurs….
Malheureusement, je n’ai jamais pu explorer plus loin, l’entrée de ce passage étant fermé par une grille avec un cadenas….
Un panneau plein de boue indique un numéro de téléphone à moitié effacé pour qui voudrait en savoir plus…
Un jour peut être j’arriverai à aller visiter cette « nouvelle » partie…
Il est possible d’y voir la grotte mieux que lorsque qu’on s’y balade avec le tout petit faisceux de sa lampe frontale !
Il y a aussi des photos impressionnantes des crues où l’eau remonte depuis le fond de la grotte jusqu’à la première galerie, avant de s’enfoncer en tourbillon dans la cave…
(où par un siphon, la grotte de la cascade communique avec la grotte de la sourde…. « sourde » qui veut dire « source » et donc c’est là que sort de terre l’eau qui va alimenter la rivière aussi nommée la sourde…)
Heureusement ces crues ne sont pas très courantes. Ces photos ont été prises en 2006 suite à 3 semaines de pluie. C’est la période, où (de souvenir, à vérifier) le lac de Neuchâtel a atteint son plus haut niveau.