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La Namibienne Christine Mboma (18 ans), révélation 2021 sur 400 m, ne pourra pas s'aligner sur sa distance favorite aux JO de Tokyo. Elle affiche un taux de testostérone naturellement trop élevé.
Devenue par surprise la 7e meilleure performeuse de tous les temps sur 400 m mercredi à Bydgoszcz (Pol) en 48''54, Christine Mboma est finalement concernée par le règlement sur les athlètes hyperandrogènes, comme la Sud-Africaine Caster Semenya.
Mboma et sa compatriote Beatrice Masilingi (18 ans également), qui ont toutes les deux explosé au plus haut niveau ces derniers mois, ont été récemment testées en Italie près de leur camp d'entraînement.
«Les résultats du centre de test indiquent que les deux athlètes ont un taux de testostérone naturellement élevé (...) elles ne sont pas éligibles pour les évènements allant du 400 m au mile (1609 m)», écrit vendredi le comité olympique namibien dans un communiqué.
Remue-ménage
Entré en vigueur en 2019, le règlement sur l'hyperandrogénie impose aux athlètes concernées de suivre un traitement pour faire baisser leur taux de testostérone pendant six mois consécutifs avant de pouvoir participer à une compétition internationale du 400 m au mile (1609 m).
Mboma, meilleure performeuse de l'année, et Masilingi, se retrouvent donc privées de 400 m aux Jeux olympiques de Tokyo (23 juillet – 8 août), où Caster Semenya ne pourra pas défendre ses deux titres acquis sur 800 m.
Les deux Namibiennes seront cependant du voyage au Japon où elles se concentreront sur le 200 m, discipline où elles figurent par contre loin des meilleures mondiales.
ATS