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L'incertitude pèse sur l'issue de l'élection à la présidence de l'UMP, une première dans l'histoire du parti. Ce vote a donné lieu à un âpre duel entre François Fillon et Jean-François Copé. Les attaques réciproques ont continué à fuser après le vote.
Les résultats définitifs devraient être proclamés tard dans la soirée. Les deux camps livraient des tendances favorables à leur champion respectif, mais en l'absence d'éléments de référence, il est difficile de livrer une lecture fiable du scrutin.
Dans l'entourage de Jean-François Copé, on donnait le député-maire de Meaux en tête avec 2610 voix d'avance après dépouillement de 138'312 bulletins. Le camp de François Fillon donnait pour sa part l'ancien chef du gouvernement en tête avec 1260 voix d'avance après dépouillement de 101'797 votes.
Quelque 300'000 adhérents étaient appelés à voter pour désigner "un ticket" (président, vice-président, secrétaire général) pour un mandat de trois ans. Ils se prononçaient en parallèle sur différentes "motions" qui, si elles obtiennent au moins 10% des suffrages, deviendront des "mouvements", autre nouveauté à droite.
Organisation critiquée
Des membres des deux états-majors évoquaient une participation supérieure à 50%, avec un duel serré. Une forte affluence dans certains bureaux a nécessité la prolongation des opérations de vote tandis que le dépouillement débutait dans les autres.
François Fillon et ses soutiens ont imputé les longues files d'attente, dissuasives selon eux, à un défaut d'organisation. Une critique voilée aux "copéistes" qui "tiennent" l'appareil du parti et porteraient la responsabilité de ces dysfonctionnements.
Les accusations de fraude ont également fusé: dans les Alpes-Maritimes, où les deux hommes forts de l'UMP Eric Ciotti et Christian Estrosi soutiennent M. Fillon, la maire du Cannet Michèle Tabarot, membre du "ticket" Copé, a dénoncé des "irrégularités".
Elle a fait état à Nice de "procurations distribuées à l'intérieur du bureau de vote pendant le déroulement du scrutin" et de "procurations avec des signatures qui ne correspondent pas à la signature de la pièce d'identité présentée".