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Les roches de la région du col du Grand-Saint-Bernard dérivent presque toutes de sédiments sableux déposés il y a plus de 300 Ma (ère primaire).
Col et lac du Grand-St-Bernard
Lorsque ces sables étaient très purs, leur cimentation donna naissance à des quartzites blancs massifs qui sont accompagnés de marbres bleus et de schistes noirs du Carbonifère.
Lors du plissement des montagnes, les quartzites, soumis à de fortes pressions et à de hautes températures et se transformèrent en quartzites feuilletés qui, en présence même infime de sels de fer, donnèrent des quartzites rouillés.
Lorsque les pressions et les températures augmentèrent davantage, apparurent les micaschistes puis les gneiss.
Ceux de la région même du col sont variés : gneiss à grand micas, gneiss à grenats, gneiss à veines de quartz, etc.
Quelques filons de laves ont traversé les sédiments sableux ; ils apparaissent comme des roches sombres.
Les calcaires, les marnes et les schistes qui bordent ces assisses sont des roches plus jeunes des ères secondaire et tertiaire. Visibles au loin dans les crêtes qui ferment l’horizon vers le sud-ouest ou dans le Grand-Combin dont l’imposant massif peut être admiré depuis la route au-dessus d’Aoste, Italie, leur matériel abonde dans les moraines des glaciers qui ont envahi ces vallées.
Tout à l’ouest affleurent les granites du massif du Mont-Blanc qui sont des roches claires et grenues.
Texte extrait du Musée du Grand-Saint-Bernard