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Pour conclure un entretien, le président des sous-officiers d'un régiment de légion étrangère dit à son chef de corps : « vous faites ce que vous voulez, vous êtes Dieu ». Un moine bénédictin se servit de cette anecdote pour lancer au chef de corps un défi surprenant, celui d'exercer la paternité de Dieu. Évidemment il ne s'agissait pas de se prendre pour Dieu, bien au contraire, mais d'imaginer cette divine paternité irriguant l'exercice du commandement : à la fois élévation et règles de comportement, à la fois exigences au service du bien et à la fois un immense respect des autres, à la fois efficacité mais aussi amour. Le défi a donc été relevé sous la forme d'un abécédaire.
Cet abécédaire s'intéresse aux qualités du chef, les replace dans la tradition chrétienne, et en propose une application concrète. Il part du postulat que la vie est un combat spirituel et qu'à l'instar de saint Paul au crépuscule de sa vie, il faudra pouvoir répondre à son tour « j'ai combattu le bon combat, je suis au bout de ma course, j'ai gardé la foi. » Puisse cet abécédaire nous y aider !
Jusqu'à la loi de séparation de 1905, les questions religieuses apparaissaient comme trop susceptibles de porter atteinte à la paix publique pour pouvoir être confiées au juge ordinaire ; elles relevaient pour l'essentiel du Conseil d'État en tant que juge de l'abus. Depuis la loi de séparation, les divers ordres de juridictions se partagent la compétence dans ce domaine.
La justice, qu'elle soit constitutionnelle, administrative, judiciaire ou européenne, a le premier rôle dans la fixation du droit applicable, qu'elle semble parfois façonner presque librement. Néanmoins, le juge judiciaire et le juge administratif n'appréhendent pas le fait religieux de la même façon. Le juge judiciaire se considère comme saisi de l'application du droit commun (Code civil, Code pénal, Code du travail, etc.) à la matière religieuse ; il qualifie les faits religieux au regard des catégories du droit commun qu'il applique. En revanche, le juge administratif applique à la matière religieuse un droit spécifique, le droit des cultes.
Ces juridictions étatiques ne sont pas seules à intervenir. En effet, les collectivités religieuses affirment parfois leur compétence pour créer des juridictions religieuses qui prétendent appliquer elles-mêmes un droit religieux.
l'opposition entre deux extrêmes.
d'un côté l'idée du juste, considérée comme idée régulatrice ou, si l'on veut, transcendantale, pour le champ entier du droit positif appelé aussi domaine de la loi - de l'autre côté l'épreuve de l'échec de la justice sous sa forme judiciaire, épreuve marquée par l'impuissance à justifier de façon convaincante le droit de punir. il m'a semblé que cette opposition entre l'autojustification de l'idée pure du juste et de la débilité de l'argument en faveur du droit de punir pouvait servir de cadre pour une réflexion sur la force et la faiblesse de tout l'ordre juridique en tant que droit positif.
p. r.
Pionnier de la justice restaurative aux USA, Howard Zehr présente ici de façon simple ses grands principes.
Ils reposent sur une confrontation entre l'infracteur et sa victime et de leurs deux communautés respectives, dans le but d'une réintégration sociale des deux protagonistes. Cette démarche représente une façon révolutionnaire et jamais naïve de résoudre les impasses actuelles de la justice contemporaine. Elle s'inspire d'une observation de la manière dont des sociétés non occidentale resocialisent des communautés fragilisées par le crime.
Elle remet en question la stature démesurée de l'Etat dans la pratique de la justice. Mais loin d'être naïve, la justice restaurative lui assigne un rôle, celui précisément de favoriser les médiations en deçà et au-delà de l'acte pénal. Pour un meilleur recouvrement de la victime et de la société, pour une resocialisation effective du coupable et une pratique plus efficace de la prévention.
Père, mère, éducateur, formateur, dirigeant, ce petit guide permet de confronter et relier son style de leadership aux paroles de Jésus. Il n'a pas l'ambition d'apporter un éclairage théologique ni de mettre en évidence une déclaration de foi, mais il fait se rencontrer deux mondes qui s'interpénètrent peu : la vie terrestre de cet homme, Jésus, dont les paroles vibrent et rayonnent à travers les siècles et notre vie de femme et d'homme dans les relations de pouvoir.
L'auteur a un parcours très diversifié qui l'a renvoyé dans ses filets de pêcheur d'hommes : moine, séminariste, prêtre formateur, prêtre en ministère, marié, avec des défis professionnels en matière de ressources humaines, recrutements, fusions, développements d'outils de management, sans compter l'expérience inouïe du métier de père. Ses expériences ratées ou réussies dans la mise en oeuvre du leadership, celles qu'il a pu observer et accompagner ont fini par l'obliger à se relier de plus en plus à l'énergie créatrice des paroles du Christ.
Comment passer de l'empire du sens (François Dosse), qui promet le bonheur à la place de travail, à la vérité des paroles et des actes ? Passer des artifices des méthodes de développement personnel et de la gestion des compétences aux racines même de sa vie et celle d'autrui afin de réussir ensemble. Pour inviter à une lecture plus directe, l'auteur a repris quelques récits évangéliques sans souci de décrire leur contexte et sans volonté de faire le tour de la question.
A l'instar des béatitudes (ou béate attitude, Matthieu 5), qui peuvent devenir un anti-programme de leadership, ou du samaritain de Luc 10 montrant que le leader se rend proche. Ce petit guide n'est pas un manuel de théologie, il n'est pas non plus une méthodologie de management mais les récits abordés pourraient décaper les couches de concepts et d'idées qui recouvrent le pouvoir et sa mise en oeuvre.
Lecteur croyant ou incroyant, ne vous arrêtez pas au titre. Le sujet vous concerne. Oui, je sais : finance et christianisme : tout paraît opposer ces deux univers. L'un dit nous orienter par la charité et le don vers la vie éternelle ; l'autre voit lemonde à travers des calculs orientés vers un profit plus oumoins immédiat. Les Evangiles ont d'ailleurs des passages sévères et même radicaux sur l'argent et sa fascination.
Et pourtant. Déjà le texte évangélique fait clairement une relation entre les deux sujets, parfois conflictuellemais subtile et en un sens intime. On sait aussi que c'est dans le contexte, catholique, de l'Italiemédiévale que la finance est née. Et que la pensée chrétienne a servi de creuset à la réflexion économiquemoderne.
Nous invitons croyant et incroyant, l'un et l'autre, à tirer les leçons de ce regard chrétien original, au premier abord tout différent de celui reçu dans notre société,mais qui est propre à parler à tout homme de bonne volonté.
Unique en son genre, documenté et pédagogique, cet ouvrage expose en quoi la Bible est porteuse d'un modèle économique de développement, qui repose sur la solidarité. On parle de "solidarisme", modèle se démarquant du socialisme ou du capitalisme.
Symbolisée par le bleuet, cette théorie macroéconomique repose sur cinq piliers : l'éducation, le groupe, le contrôle de la croissance, la régulation de la concurrence, un nouvel ordre social.
Gangland pourrait se lire comme un polar ou tout simplement comme le récit d'événements inavouables avant de retrouver le droit chemin. Après avoir goûté aux nuits blanches, testé les drogues et effectué de nombreux casses, John Pridmore voit sa vie basculer quand il manque tuer un homme. Il a atteint ses propres limites et s'en remet au pardon de Dieu, entre rémission et don de soi. La preuve que même les caïds les plus dangereux peuvent sortir des ténèbres.
Les jeunes Eglises d'Afrique connaissent des difficultés sur leur chemin de croissance, dont l'une est la prise en charge financière des communautés ecclésiales. Ces Eglises réfléchissent déjà depuis longtemps sur les voies et moyens à emprunter pour parvenir à une autonomie financière. La mise en place de ces structures exige une dose de courage et de créativité qui tienne compte des réalités locales, mais aussi de l'évolution des mentalités, pour sortir d'une méthode de gestion des biens d'Eglise devenue caduque.
Depuis 1958, les événements qui se sont succédé ont bouleversé le monde.
La Croix a porté sur eux un regard singulier, toujours porteur d'espérance. La preuve, à travers les plus beaux reportages, les analyses les plus pertinentes, les éditos les plus marquants sélectionnés dans cet ouvrage. Tous les grands textes qui ont fait l'histoire du journal sont là. La Croix est entrée dans le vingt-et-unième siècle (le troisième de son existence !) forte de son regard, de son professionnalisme, de ses convictions.
Cette somme, qui concentre le meilleur de cinquante années cruciales, donne au lecteur une formidable matière à réfléchir, à éprouver, à échanger et à former son jugement.
Les auteurs de ce livre ont voulu parler d'une même voix.
Appartenant à la même génération, unis par l'amitié, ils le sont aussi par la foi. Une foi chrétienne, qui éclaire leur vie, et sur laquelle ils s'expliquent sans détour. Mais leur foi commune dans l'avenir, leur confiance dans le siècle qui commence, habitent également ces pages. Mondialisation sans régulation, inégalités croissantes, technosciences imprudentes, crise du politique, certes les défis auxquels nos sociétés sont confrontées paraissent redoutables.
Rien ne justifie pourtant que les citoyens et leurs élus cèdent au découragement ou au pessimisme. Face aux périls du moment, au contraire, il s'agit de conjuguer la lucidité et la détermination, le réalisme et l'espérance.
Passant en revue les principaux dangers et désarrois de ce début de siècle, ils voudraient réhabiliter ici - très concrètement - le concept d'utopie. A condition que cette dernière soit atteignable et prenne valeur d'engagement.
On trouvera donc dans ce livre un certain nombre d' " utopies à réalisation vérifiable ". Au nom d'une même foi dans ce siècle.