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En marge de l'Assemblée générale que tint récemment la Société de développement et d’embellissement du Noirmont, nous nous plaisons à relater quelques anecdotes qui ont trait à l’histoire de la société. Aujourd’hui encore les projets ne manquent pas, ce qui dynamise les membres du comité et agrémente au fil des ans un village de plus en plus accueillant et où il fait bon.
Hier, en 1926...
Pour l'heure, faisons un brin d'histoire en parcourant le livre de caisse de la société. Celui-ci date de juillet 1926, époque à laquelle de courageux initiateurs ont créé la société de développement du Noirmont.
Ils se nommaient Henri Aubry père de Marcel Aubry de la Ciny - Henri Froidevaux - Abel Amoux du Franc-Montagnard – Raoul Benoît, notaire - Emile Gigon, ancien instituteur à Porrentruy - Henri Erard, fabricant - Angelo Parietti, peintre, prédécesseur de René Québaite - Marc Donzé - Léon Maître de la Pronto.
Relevons que ces neuf généreux «embellisseurs» avaient offert chacun la somme de 3 francs, pour le démarrage de la société. A l'époque, onze membres hors comité cotisaient chacun 3 francs par année.
Puis, Rodolphe Schneider, ancien laitier, a présidé la société durant de très nombreuses années. Et lorsqu'il mourut subitement, les statuts de la société s'éteignirent avec lui. On ne les a en effet jamais retrouvés. Les sociétaires d'aujourd'hui projettent d'en élaborer de nouveaux qui seront très certainement proposés aux 250 membres lors de la prochaine assemblée générale de 1989.
1940 - 1948 : un trou
Dans les mouvements de caisse de l'époque, signalons en 1927, un don de 27 francs à la fanfare pour l'élaboration de sa plaquette. La commune du Noirmont versait un subside annuel de 100 francs. Le Contrôle fédéral donna 100 francs dès 1929, la Société électrique de La Goule 70 francs en 1928. En 1929, M. Fernand, Gerber ayant effectué une réparation pour la société la factura 3 francs ! Le livre de caisse relate ce mouvement et note, dans la marge : (pas remboursé, compense ta cotisation !). La paroisse quant à elle, versa en 1930 un subside de 150 francs à l'occasion du déplacement de la croix !
En 1930 toujours, 1'000 francs ont été enregistrés dans les dépenses faites lors de travaux aux Sommêtres ainsi que 1’650 francs pour les frais d'installation d'une place de jeux.
En outre, la société déplaçait des murs, effectuait des travaux de jardinage, plantait des arbres, participait au goudronnage de la route du cimetière (1938).
L'achat d'un érable a coûté 26 francs 30 en 1940.
La guerre incita malheureusement la société de développement à rester en veilleuse et les archives ne laissent apparaître aucune activité entre 1940 et 1948. Celles-ci reprirent avec l'entrepreneur Aldo Christen qui, en juillet 1948, factura 9 francs un travail effectué pour la société.
Du pain sur la planche
Une société de développement rempli avant tout le mandat de promoteur et d'incitateur. Les activités 1987 furent diverses, multiples et dynamiques. Au carrefour du Cerf, de grands bacs à fleurs agrémentent désormais l'entrée du Noirmont. A l'heure où sonnent les fêtes civiles et religieuses du village, drapeaux et oriflammes sont des parties, posées par la société de développement.
Un prospectus touristique fut tiré à 20'000 exemplaires, à destination des Syndicats d'Initiatives, banques, gares CJ, hôtels, restaurants, commerçants, etc. Une visée hors canton est prévue car, est il encore nécessaire et utile de promouvoir Le Noirmont aux indigènes convaincus ?
Installations et réparations de bancs aux points de vue, pose et entretien des jardins d'enfants et places de jeu, entretien de la piste Vita, décorations lumineuses pour les fêtes de fin d'année, sapin de Noël, organisation de la traditionnelle fête de Saint Nicolas, aménagements de sentiers, réparations de la cabane des Sommêtres, numérotation des propriétés du village, pose d'un plan métallique de la localité, coups de peinture par-ci, ventes de fleurs par-là... voilà un beau et vaste programme d'activités pour le présent et l'avenir...
Grâce à des mordus d'esthétisme, soucieux de promouvoir et de conserver les valeurs d'antan, grâce surtout à un noyau de personnes animatrices et astucieuses placées sous la houlette de Jean Christen, président dynamique, Le Noirmont fleurit, s'épanouit, réjouit et donne envie d'y vivre, longtemps, longtemps...
Simone Bouillaud (article paru dans Le Franc-Montagnard Ⓒ )