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Entre 1448 et 1934, le bisse a permis à la vie de se développer sur les coteaux ensoleillés au-dessus de Sion, en rendant possible une agriculture riche et prolifique. La population a dompté la nature, et pendant ces cinq siècles, toutes les familles qui souhaitaient profiter de ce système d’irrigation ont participé à la construction puis l’entretien en continu du Torrent-Neuf.
Certains avaient des fonctions permanentes comme le “parchu” qui était chargé de diriger l’eau vers l’une ou l’autre parcelle à arroser, ou ceux qui surveillaient jour et nuit la régularité du débit au niveau de la scierie. Ces derniers écoutaient le tam-tam d’un marteau tapant sur une pierre grâce à un mécanisme de roue à eau. Si le débit changeait, le rythme du tam-tam aussi, indiquant une brèche dans le bisse ou une crue en amont qui risquait de briser le chenal. Il fallait alors lancer une équipe pour réparer ou ouvrir des vannes afin de régulariser le débit.