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Le nom Cornavin a une origine incertaine, mais il date probablement du Moyen Âge. Il a servi à désigner de nombreux éléments topographiques à Saint-Gervais. Un bastion, une porte, une rue, une place… puis la gare la plus importante de Genève.
Plusieurs hypothèses existent sur l’origine du nom Cornavin. La première, peu suivie, suppose qu’il s’agit du nom d’une ancienne auberge : La Corne à Vin. Elle aurait ensuite donné son nom à la rue, comme d’autres auberges genevoises (les Trois Perdrix, le Cheval Blanc ou encore la Couronne d’or).
D’autres historiens pensent que le nom pourrait remonter au Moyen Âge. Les terres, à cet endroit, étaient celles de l’évêque de Genève. Du XIe au XVe siècles, des vignes y poussaient entre Coutance et le lac.
Enfin, le nom corne peut avoir ici le sens de coin ou angle, faisant référence à la géographie du lieu, la place Cornavin étant jusqu’au XIXe siècle une parcelle pointue entre les anciens bastions de la ville. Cette dernière possibilité n’est pas incompatible avec la deuxième, les vignes épiscopales se trouvant dans une section enclavée et de forme pointue.
Le nom de Cornavin était alors utilisé pour désigner le bastion, la porte et même le nant (ruisseau) se trouvant à cet endroit. Lors de la destruction des fortifications au XIXe siècle, c’est la rue et la place qui prennent ce nom. Puis, évidemment, la gare de Genève.
L’emplacement de la gare à Genève résulte d’un choix stratégique. Elle doit être proche de la ville, mais elle est construite sur la rive la moins peuplée pour diminuer les nuisances de la vapeur et du bruit des trains. Au moment de sa construction, les fortifications de Genève sont peu à peu détruites, et les quartiers des Grottes et des Pâquis commencent à se peupler.
L’inauguration de la gare a lieu entre les 16 et 18 mars 1858 (elle fête donc aujourd’hui ses 166 ans !)
La gare Cornavin a une histoire transfrontalière, puisqu’elle est à l’origine créée pour relier Lyon et Genève. Elle est d’ailleurs privée jusqu’en 1912, et la propriété de son constructeur, la Compagnie PLM (Paris-Lyon-Méditerranée). Ce sont les CFF qui la rachète à cette date. La gare est en mauvais état, puisqu’un incendie l’a gravement endommagée 3 ans auparavant.
La gare a connu de nombreux agrandissements et reconstructions, notamment en 1893 en vue de l’Exposition nationale suisse ou suite au choix de Genève comme lieu d’installation de la Société des Nations. Devenant une gare internationale, Cornavin est alors totalement reconstruite, avec une nouvelle inauguration en 1929.
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Image 1. Photographie de l’auteure
Image 2. Détail de l’Atlas cantonal genevois de Jean Rodolphe Mayer, 1828
Image 3. Domaine public, Wikimedia Commons.