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Nouveau plaidoyer écossais en faveur d'un prix plancher de l'alcool
Le Parlement écossais approuvait en 2012, sans opposition, l'introduction d'un prix plancher unitaire pour l'alcool (MUP - Minimum Unit Price) qui devait entrer en force en avril 2013. C'était sans compter le puissant lobby de l'alccool formé par Scotch Whisky Association, European Spirits Association et Comite European des Enterprises Vins. Le cas a été transféré à la Cour européenne de justice qui prendra la température dans les pays membres avant de donner son opinion.
Pourtant, les industriels sont partagés. La Scottisch Licenced Trade Organisation, la "Gastrosuisse" écossaise, et le grand producteur C&C encouragent l'introduction d'un prix minimum, notamment pour des raisons sanitaires.
Les Ecossais ont en effet pour habitude de boire beaucoup. Ce n'est pas une fatalité, selon les intervenants cités dans le rapport annexé. Le prix moyen de l'alcool est 60 fois moins élevé qu'il y a 30 ans, en termes réels. Ces 20 dernières années, les habitudes ont changé : 70% des boissons alcooliques sont achetées dans un supermarché, seulement 30% dans un pub. Et tandis que le nombre de décès pour cirrhose du foie a baissé dans les années 80 en Italie, en Espagne et en France, il a considérablement augmenté en Ecosse. Or, il est prouvé que le prix est une clé déterminante pour la diminution des risques. Au Canada, une diminution de 10% du prix a entraîné une diminution de 30% des décès dus à l'alcool.
L'introduction d'un prix plancher à 0.50£ (environ 75 centimes suisses), ainsi décidé par le Parlement écossais, permettrait une diminution des dommages. Il atteindrait surtout les personnes qui abusent de l'alcool car ce sont elles qui sont sensibles à cet argument.