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Offshore ou onshore? Au large ou sur la rive? Dehors ou dedans? Question existentielle qui tourmente la Suisse dans sa relation avec l’Europe. Depuis des décennies.
Offshore ou onshore? Au large ou sur la rive? Dehors ou dedans? Question existentielle qui tourmente la Suisse dans sa relation avec l’Europe. Depuis des décennies.
Ils avaient l’air grave. Celui de ceux qui n’ont rien à dire, mais chargent ce rien de faire date. « Nous voulons la concordance » ont-ils affirmé. « Toutefois, nous ne sommes d’accord que sur la volonté de concorder » ont-ils précisé doctement.
Au sortir du Café des Amis, les présidents des quatre partis gouvernementaux auraient pu tout aussi bien s’exclamer « nous adhérons ». Et aux cris de « mais à quoi adhérez-vous? à une idée? à un projet ? à une société? à un revêtement? » ils auraient pu répliquer « nous adhérons à l’adhésion ». Au plan du sens, le résultat aurait été le même.
« De toute façon, dans une démocratie classique, Christoph Blocher serait chargé de former le gouvernement, alors où est le problème? » Dans la controverse sur la présence du chef de l’UDC au Conseil fédéral, cette affirmation revient souvent. Dépourvue de sens et riche de significations.
Tant de Suisses voudraient que tout s’arrange. La gauche a gagné, les nationalistes ont gagné. A eux les places, puisque le peuple le veut. Oublions les querelles. Trouvons les bonnes personnes susceptibles de gouverner ensemble. Certains veulent des personnalités fortes, soit pour les neutraliser par l’exercice du pouvoir, soit pour avoir un Conseil fédéral énergique. D’autres imaginent des politiciens plus ronds, pour atténuer les divergences. Tous ont leurs favoris et leurs exclus.