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Si les projecteurs ont été longtemps braqués sur la transcription codante, il s’avère que la transcription non-codante est très largement majoritaire dans une cellule eucaryote. Cette omniprésence de la transcription non-codante peut avoir des conséquences fonctionnelles : de nombreux transcrits non-codants passent au travers des régions promotrices des gènes codants. Ceci peut provoquer la répression du gène codant à travers un mécanisme appelé interférence transcriptionnelle. Quels sont les gènes codants affectés par cette interférence transcriptionnelle ?
L’équipe de Françoise Stutz du département de Biologie Moléculaire et Cellulaire propose que les principaux gènes cibles appartiennent à une classe particulière appelée gènes dépendants de SAGA. Ces gènes qui constituent 15% des gènes codants présentent une chromatine fermée, bien que très dynamique, au niveau de leur promoteur ainsi qu’une très grande hétérogénéité d’expression au sein de la population cellulaire. Leurs travaux montrent l’importance de la transcription non-codante dans la régulation optimale de ces gènes.
Cette étude a été réalisée avec la levure de boulanger comme organisme modèle. Cependant, considérant la conservation des facteurs impliqués, il semble probable que la régulation de nombreux gènes codants humains dépende du mécanisme proposé dans cette publication.
L’article a été publiée dans la revue Nucleic Acids Research, le 27 avril 2022.