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«L'Alhambra est une citadelle composé de quatre parties bien distinctes: l'Alcazaba (Al Casbah, la maison), édifice purement militaire à l'origine du palais; les palais nasrides, construits sous la dynastie des Nazari, sous laquelle Grenade a été la plus florissante; le Generalife et ses jardins et enfin le Palais de Charles Quint.
L'Alhambra de Grenade est un des monuments majeurs de l'architecture islamique et l'acropole médiévale la plus majestueuse du monde méditerranéen. C'est avec la Grande mosquée de Cordoue le plus prestigieux témoin de la présence musulmane en Espagne du VIIIe au XVe siècle (voir péninsule Ibérique ou Al-Andalus). Leurs caractères sont d'ailleurs opposés: à la sobriété grandiose du monument religieux représentatif de la première architecture islamique (voir Art des Omeyyades d'Espagne), s'oppose l'exubérance de la dernière manière hispano-mauresque: celle-ci s'exprime en effet dans les palais des derniers souverains nasrides, alors en pleine décadence, et qui disparaîtront bientôt lors derniers assauts de la Reconquista.
Le nom féminin Alhambra provient de l'arabe Al Hamra, « la rouge » en raison de la couleur que prennent les murs du monument au coucher du soleil.
C'est un ensemble fortifié de bâtiments situés sur la colline de la Sabika, qui domine la plaine et la ville de Grenade, et qui fait face au quartier populaire et pittoresque de l'Albaicin. On y aperçoit au loin les sommets enneigés de la Sierra Nevada. Parmi ces bâtiments se trouvent notamment le palais mauresque qui fait la gloire de l'Alhambra ainsi que le palais renaissant de Charles Quint et une église édifiée à la place d'une mosquée.»
Infos reprises du site: http://www.sevillaonline.es/francais/andalousie/grenade/alhambra.htm
Mais au-delà de cette description technique, il y a quelque chose d’autre à l’Alhambra. Le nom lui-même parle à mon oreille comme un rêve, presque un Graal. Imaginez un ensemble de pièces, de patios aux jadins fleuris, de jeux d'eau et de fontaine, de décorations fines en tous lieux. Un endoit où l'eau et le feu se marient, où l'air et la terre se fondent.
La visite touche autre chose que les seuls yeux d’observateur. Il y a, dans la beauté des formes et des lignes, dans l’agencement des espaces, dans cette petite salle ronde vers la fin de la visite, quelque chose qui apaise l’âme, comme un retour à la maison, dans un chez soi évident, délicat.