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Aperçu historique du village de Fétigny
Fitigny, Festigney en 1142, est une localité très ancienne, à mi-chemin entre Ménières et Payerne, jadis sur la route romaine Moudon-Avenches, habitée déjà à cette époque, ainsi que l’attestent les objets qu’on y a déterrés.
En 1882, on a découvert également à l’ouest du village, un important cimetière burgonde, renfermant, sous la forme de croix gravées sur des ceinturons, les premiers symboles chrétiens conservés de notre canton.
Dans l’acte de confirmation des biens donnés à l’abbaye de Thela ou de Montheron, Gui, évêque de Lausanne, cite en 1142, le don des frères Pierre et Wibert et de leur mère Maguntia. Ils donnèrent 8 arpents de terre et un pré situé sous Fétigny.
En 1490, Georges de Glâne, seigneur de Cugy et coseigneur de la Molière, avec le consentement de sa femme, vendit ses hommes de Fétigny avec divers cens à l’hôpital de Romont pour le prix de 1150 florins.
En 1507, ces droits furent vendus au gouvernement de Fribourg. L’hôpital de Romont conserva néanmoins la juridiction à Fétigny. L’hôpital de Romont possédait le tiers de la seigneurie seulement.
Epoque de la réforme.
On trouve peu de documents et de traditions solides sur cette époque. L’agitation provoquée à Payerne, par Farel et les premiers ministres, dut s’étendre dans le voisinage. Plusieurs seigneurs catholiques avaient des droits seigneuriaux à Fétigny, tels étaient les d’Estavayer, l’hôpital de Romont et l’État de Fribourg ; ils furent les protecteurs des catholiques. Quelques procès de cette époque sont cependant une manifestation de l’esprit qui régnait.
1547. Noble Claude Mestral, de Payerne, fut admis dans la bourgeoisie de Fétigny le 8 nov. 1547. Il avait des propriétés dans cette localité, mais il dut prêter hommage à MM. de Fribourg. On suppose qu’il n’avait pas renoncé au catholicisme, car Fétigny aurait difficilement accepté un protestant dans la bourgeoisie. On mit cependant une restriction à cette réception : le fermier ne pouvait assister aux assemblées communales sans y être appelé.
1561. François Jani, de Fétigny, avait tenu quelques propos contre la ville de Payerne et surtout contre les prédicants. Une enquête fut ordonnée par la ville de Payerne ; on cita les témoins présents à ces propos. Le 17 juin, Pierre Bondu, lieutenant de l’avoyer de Payerne, transmit à Thomas Wild, avoyer d’Estavayer, les dépositions des témoins et il demanda que Jani fut puni.
1582. Les commis du village de Fétigny se plaignirent au Sénat de Fribourg du trop grand nombre d’étrangers qui habitaient ce village. L’hôpital de Romont en retirait un avantage et il s’opposait à leur éloignement. Le Sénat déclara que les habitants venus de la seigneurie de Fribourg, seraient tolérés, mais ceux venus d’autres seigneuries ou de l’étranger devaient quitter le village, ou se faire admettre dans la bourgeoisie et se faire reconnaître sujets de Fribourg.