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Le paradis, les dieux, ses saints et serviteurs sont (scientifiquement?) le fruit de notre imagination, laquelle a aussi engendré Peugeot et Google, l'empire romain, le mythe impérial japonais et la démocratie suisse, des constructions intellectuelles, des mythes qui font marcher les humains, assurent la cohésion des nations et des entreprises et qui peuvent être reprogrammés sans réclamer une mutation génétique, qui prend toujours des millénaires à survenir, ce hard codage ne pouvant plus être ensuite modifié que par une nouvelle mutation hasardeuse...
Bref, les reformulation de Harari sont stimulantes, même si ce n'est pas toujours très nouveaux et que la ou les surprenantes mutations qui ont produit sapiens dans la lignée homo restent un mystère complet, une explication trop simple, trop darwinienne, un peu comme ces maladies que les toubibs mettent au compte d'un ou de virus. Rebref, Harari n'explique pas pourquoi Neandertal a disparu mais pas les chimpanzés ou les bonobos.
J'ai même trouvé une définition rigolote des journalistes, une espèces en voie de disparition.
"Les propagateurs de rumeur sont à l'origine du "quatrième pouvoir", des journalistes qui informent la société et La protègent des tricheurs et des pique-assiette", écrit il page 35. La rumeur étant elle-même fruit du commérage, activité favorite des sapiens qui se poursuit aujourd'hui à force de courriels, de messages sur les réseaux sociaux, des faits divers qui persiflent notre quotidien et alimentent nos papotages infinis. De nombreuses études corroborent cette théorie du commérage, écrit encore Harari citant Dunbat.
Le site d'Harari: Le prof israélien le publie en pas moins de sept langues. Qui dit mieux?
A ce sujet: le jeûne fédéral et la fin de l'humanisme