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L’aventure Solar Impulse
L’explorateur Bertrand Piccard a donné une conférence au Centre des arts de l’Ecole Internationale et a exhorté nos élèves du cycle à devenir des pionniers. « Il existe tant de domaines importants pour lesquels nous avons besoin de pionniers pour améliorer la qualité de vie : la recherche médicale, l’environnement, les droits de l’homme, les systèmes juridiques, politiques et financiers ». Dans le cas de Solar Impulse, le but était de démontrer que les technologies propres et renouvelables peuvent accomplir des choses « impossibles » – comme voler autour du monde dans un avion sans carburant. Mais pour vraiment être un pionnier, Piccard a mis en garde les élèves, « vous devez penser en dehors des sentiers battus, réfléchir en dehors des connaissances actuelles, et essayer de combler les lacunes là où nous avons des questions et des doutes ».
La passion de Piccard pour l’exploration lui vient de son grand-père, l’un des premiers hommes à être montés dans la stratosphère, et de son père, le premier à explorer la partie la plus profonde de l’océan – la fosse des Mariannes. Ayant appris à l’école qu’un continent perdu aurait coulé, avec, en son sein, une société super-évoluée, Piccard admit que, étant enfant, son premier souhait était de devenir archéologue et partir en quête de l’Atlantide. Plus tard, en grandissant, il a développé une passion pour les montgolfières et a entrepris le défi de voler sans escale autour du monde en ballon pour prouver que ce n’était pas impossible. En 1999, après deux tentatives échouées, Piccard a réussi le tour du monde dans un vol qui a duré un peu moins de 20 jours.
Avec Solar Impulse, l’idée était d’attacher des panneaux solaires à un avion, qui captureraient l’énergie solaire. Cela alimenterait alors les hélices et s’accumulerait dans des batteries pour permettre des vols nocturnes. Piccard raconte que lorsqu’il a présenté l’idée d’un avion qui pourrait (en théorie) voler perpétuellement sans carburant, les ingénieurs de l’industrie aéronautique ont déclaré que c’était impossible. Plus tard, lorsque l’avion fut construit, les mêmes ingénieurs ont déclaré qu’il serait impossible de le piloter. Bien plus tard, lorsque l’avion vola, les ingénieurs ont déclaré qu’il s’écraserait sans doute. Enfin, lorsqu’ils virent qu’il ne s’était pas écrasé, les mêmes ingénieurs se sont alors retournés vers leurs dirigeants pour les encourager à développer des programmes d’avions électriques. « Voici l’importance d’être un pionnier – il faut ouvrir de nouvelles façons de penser, de faire, d’agir », a poursuivi Piccard.