Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07082.jsonl.gz/1587

Dimanche 29 mai 2011, 17 h 00
Eglise Saint-Martin de Vevey
Magnificat de Buxtehude
Magnificat de Durante
Stabat Mater de d'Astorga
Magnificat de Vivaldi
Blandine Charles, soprano
Agnès Carron, alto
Félix Rienth, ténor
Pierre Héritier,basse
Ensemble Hortvs Amoris
Daniel Chappuis, orgue
Dietrich BUXTEHUDE (vers 1637 – 1707)
Musicien, organiste et compositeur allemand (peut-être d’ascendance danoise). Etabli à Lübeck, une des villes les plus actives sur le plan musical en son temps, Buxtehude compose pour la liturgie, mais aussi pour des concerts spirituels ou profanes plaisant au public local. Musicien reconnu au XVIIe siècle, il attire de nombreux élèves, dont sans doute Johann Sebastian Bach. Son œuvre, dont une partie importante nous est parvenue, compte parmi les plus riches d’Allemagne pour la génération située après Schütz et avant Bach, avec celle de Pachelbel. Cette œuvre, devenue un classique du répertoire d’orgue, n’a cependant retrouvé la faveur des interprètes et du public que récemment en ce qui concerne les nombreuses pièces de musique vocale, grâce aux « baroqueux ».
Francesco DURANTE (1684 – 1755)
Né dans une famille de musiciens, Durante était un compositeur italien de la période baroque qui toucha cependant à tous les genres de musique, si bien qu’il laissa une œuvre extrêmement abondante. C’est en 1705, à Naples, qu’il fit jouer sa première œuvre connue, un « scherzo drammatico » aujourd’hui perdu. Après avoir séjourné quelque temps à Rome, il revint à Naples où il fut nommé en 1728 maître de musique au conservatoire « dei Poveri di Gesù Cristo », poste qu’il quittera en 1739. Puis c’est en 1742 qu’il prit la direction du conservatoire « Santa Maria di Loreto », le plus ancien et le plus grand conservatoire napolitain dont il sut relever le niveau. Au XIXe siècle, il est considéré comme le chef de l’école musicale moderne.
Emanuele D’ASTORGA (1681 – 1736)
Né à Palerme, d’Astorga était le fils d’un éminent baron qui fut décapité sous ses yeux en 1701 pour avoir tenté de secouer le joug espagnol. S’inspirant de Scarlatti, d’Astorga composa de nombreuses cantates de chambre, un opéra et un requiem, mais son chef-d’œuvre reste le Stabat Mater dont l’original est conservé à Oxford. Reconnu pour sa musique d’église, d’Astorga entra au service du duc de Parme en 1704. Bien que très estimé en raison de son talent musical, il fut congédié à cause d’une relation supposée avec la fille ou la nièce dudit duc qui le recommanda quand même à l’empereur Leopold. Après la mort de ce dernier, d’Astorga, soutenu par la cour d’Espagne, voyagea dans toute l’Europe avant de s’installer à Prague où il mourut dans un couvent le 21 août 1736.
Antonio VIVALDI (1678 – 1741)
Prêtre catholique, sa chevelure rousse le fit surnommer « Le Prêtre roux », sobriquet peut-être plus connu à Venise que son véritable nom. Vivaldi a été l’un des virtuoses du violon les plus admirés de son temps. Il est également reconnu comme l’un des plus importants compositeurs de la période baroque, en tant que principal créateur de concertos de solistes, genre initié par Corelli. Son influence, en Italie comme dans toute l’Europe, a été considérable et peut se mesurer au fait que Bach a adapté et transcrit plus d’œuvres de Vivaldi que d’aucun autre musicien. Son activité s’est exercée dans les domaines de la musique instrumentale et de la musique lyrique et a donné lieu à la production d’un nombre considérable de concertos, sonates, opéras et pièces religieuses.
Renseignements tirés de Wikipédia.