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Le 12 décembre dernier, les National Institutes of Health (NIH) des Etats-Unis ont mis un terme précoce à deux essais cliniques menés en Afrique pour évaluer l'impact de la circoncision sur la transmission du VIH. Les résultats préliminaires montraient une diminution du risque de contracter le virus de l'ordre de 50% chez les circoncis. Les NIH ont jugé qu'il fallait arrêter les études et offrir la circoncision à tous les participants. Dans ces études prospectives, des sujets mâles et sexuellement actifs étaient aléatoirement sélectionnés pour la circoncision (!). Tous bénéficiaient d'un suivi médical dans les règles de l'art pendant l'étude (tests VIH, conseils, prévention, préservatifs, traitement des infections transmises sexuellement).L'un des chercheurs, Robert Bailey, de l'Université de l'Illinois à Chicago, cité par le site privé d'information médicale Medscape, juge qu'il s'agit d'un «pas important dans la lutte contre le sida». Son discours doit conforter les partisans de mesures de prévention non médicamenteuses aux Etats-Unis, pays où la circoncision est par ailleurs répandue.Un autre expert cité par Medscape, Myron Cohen, de l'Université de Caroline du Nord, refroidit cet enthousiasme. Selon lui, la courte durée du suivi relativise beaucoup les résultats de ces études. Même si ces résultats se confirmaient, il doute que cette mesure puisse contribuer de façon importante à «circoncire l'épidémie». Il relève encore les risques de complications postcirconcision dans des pays où les infrastructures médicales sont notablement insuffisantes, et craint que ces «découvertes» les guillemets sont de lui ne nuisent à d'autres efforts de prévention.