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Le comité FFE (de g. à dr.) Simone Perillo, Quentin Simonet, George Dimaras, Eleonora Ottaviani, Soenke Lauterbach, Theo Ploegmakers, Elisabeth Max-Theurer, Nayla Stössel, Alan Andabaka | © EEF/Lukasz Kowalski
Lors de son assemblée générale du 12 septembre à Varsovie (POL), la Fédération équestre européenne a pris des décisions courageuses qui ont valeur d’exemple. Un nouveau système de vote a été introduit, permettant ainsi à certaines nations membres d’avoir plus de poids que d’autres.
Non seulement au sein de la Fédération équestre européenne (EEF), mais également au sein de la Fédération équestre internationale (FEI), le fait que toutes les nations membres aient le même poids lors des votations donne toujours lieu à des discussions. Dans ce contexte, l’EEF envoie un signal fort avec sa décision, soutenue par une très large majorité des nations membres, d’introduire un système de vote dynamique dans lequel les nations les plus touchées par les modifications des règlements sportifs auront plus de poids.
Plus de poids pour les nations équestres actives
Selon le nouveau système de vote, les nations membres sont divisées en trois catégories sur la base du nombre d’athlètes inscrits auprès de la FEI et elles se voient attribuer des voix supplémentaires en conséquence. De plus, le nombre d’événements FEI organisés dans la nation membre est pris en compte comme facteur de pondération supplémentaire et divisé en trois catégories avec un gain de voix. Enfin, les nations membres ayant participé aux Jeux Olympiques ou Paralympiques au cours des trois dernières années se verront accorder une voix supplémentaire.
Ainsi, les nations membres peuvent se voir attribuer entre 1 et 8 voix. Le calcul se base toujours sur le cycle olympique précédent (actuellement le cycle 2017–2020) et il entre en vigueur en 2023. En 2025, le rapport des voix sera à nouveau calculé sur la base des chiffres les plus récents et il restera alors valable durant quatre ans.
Cette modification concerne uniquement les votes sur des questions de règlement sportif. Pour les votes sur d’autres sujets, chaque nation membre dispose toujours d’une seule voix.
Des cotisations de membres flexibles
L’EEF emprunte également une nouvelle voie en ce qui concerne les cotisations de membres. Ainsi, à partir de 2023, le montant de la cotisation de membre sera divisé en six catégories de cotisation en fonction du nombre d’athlètes de chaque nation membre enregistrée auprès de la FEI. La moyenne du cycle olympique précédent (actuellement le cycle 2017–2020) servira de période de calcul et elle sera donc recalculée tous les quatre ans.
Ce point a également été clairement approuvé par l’assemblée générale par 36 voix contre 2.
Plus d’influence pour la Suisse
Selon le nouveau système de vote, la Suisse obtient 7 voix et compte ainsi clairement parmi les nations équestres «de poids» au sein de l’EEF. Son influence sur les décisions de l’EEF concernant le sport s’en trouve ainsi nettement accrue.
En ce qui concerne les cotisations de membres, la Suisse fait partie de la deuxième catégorie la plus importante avec un coefficient de 8 et un montant annuel de 6000 euros pour 2023 et 2024.
Un pas important et novateur pour les sports équestres
Le président de l’EEF, Theo Ploegmakers, s’est déclaré très fier que ces décisions historiques soient si largement soutenues par les nations membres, tout en lançant une discrète pique à l’attention de la grande fédération internationale sœur: «J’espère que ces décisions serviront de référence pour l’avenir, peut-être même à la FEI!»
Élections
Les nouvelles élections et les réélections au sein de différents organes étaient un autre point important de l’ordre du jour de l’assemblée générale. Le Néerlandais Theo Ploegmakers, 76 ans, président de l’EEF depuis 2018, a été confirmé dans sa fonction pour le prochain mandat qui court jusqu’en 2026.
Ont été élus comme nouveaux membres du comité EEF le Croate Alan Andabaka et l’Autrichienne Elisabeth Max-Theurer. L’Allemand Soenke Lauterbach a été reconduit en tant que membre du comité.
Par ailleurs, la Française Catherine Bonnichon de Rancourt a été élue présidente du groupe de travail permanent de l’EEF qui traite des questions européennes, alors que la Maltaise Paula Calamatta et le Belge Mark Wentein y ont été admis comme membres.
Pour de plus amples informations
Les documents de l’assemblée générale de la EEF peuvent être consultés librement sous: