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Peu d’oiseaux ont autant affaire au bois que les pics. Leur anatomie hyper spécialisée leur permet de creuser des loges profondes dans les bois les plus durs.
Beaucoup ont remplacé leur chant nuptial par un martèlement rapide contre du bois qui résonne. Certains, comme le Pic à bec ivoire, ont disparu suite à la déforestation et à la chasse excessive.
Après son proche cousin le Pic impérial Campephilus imperialis, le Pic à bec ivoire Campephilus principalis était le deuxième plus grand pic du monde. Originaires respectivement du Mexique et du sud-est des Etats-Unis et de Cuba, les deux partagent aussi un destin tragique qui les a vus disparaître définitivement de la surface de la Terre au cours du 20e siècle.
Le Pic à bec ivoire n’a probablement jamais été commun. Il habitait les forêts de feuillus, de cyprès et de pins, abondamment parsemées d’arbres morts, avec une prédilection pour les arbres calcinés. La disparition de ces habitats a causé un rapide déclin, puis d’un effondrement des populations vers la fin du 19e siècle déjà. Parallèlement, l’espèce a été abondamment chassée par les Indiens et les trappeurs, notamment les mâles pour leur scalp rouge et leur bec blanc.
Les dernières observations fiables datent de 1944 aux USA et de 1986 à Cuba. En 2004, une observation en Arkansas a fait renaître les espoirs. Bien que certifiée par le prestigieux Cornell Lab of Ornithology à Ithaca, cette observation très douteuse a été presque unanimement rejetée par la suite. Le couple conservé au Muséum a été récolté au Texas au 19e siècle.
Cernée de murailles jusqu’à la moitié du 19ème siècle, bâtie de molasse dans ses parties les plus anciennes, Genève entretien pourtant un rapport subtil au bois. D’ailleurs, la matière n’est pas loin : le canton compte 2990,7 ha de bois et forêts pour une surface de 28'248,4 ha et 500'000 arbres se situent hors forêt.