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Niveau de testostérone, expression génique et réponse immunitaire sont corrélés, comme le démontre pour la première fois une étude menée à l’Institute for immunity, transplantation and infection de Stanford.1
On savait déjà que les femmes répondent plus fortement à la vaccination que les hommes. Il ressort de cette nouvelle étude – ayant inclus 53 femmes et 34 hommes, suivis pendant plusieurs années après une vaccination annuelle contre la grippe –, que le système immunitaire des hommes ayant un taux de testostérone élevé réagit de façon moins importante à la vaccination. Les auteurs ont remarqué la sensibilité à la testostérone d’un ensemble de gènes, regroupés sous le nom de Module 52, impliqués dans la régulation immunitaire. Les hommes ont ensuite été répartis en deux groupes : ceux chez qui la testostérone circulante était au-dessus de la moyenne, et ceux pour lesquels elle était moyenne ou inférieure. Dans le premier groupe, une haute activation du Module 52 était corrélée à une quantité moindre d’anticorps postvaccination. «La testostérone ne semble pas "refroidir" directement la réponse immunitaire, mais interagirait plutôt avec cet ensemble de gènes en atténuant la réponse», résument les auteurs.
On ne peut pourtant pas dire qu’une réponse immunitaire élevée soit un réel avantage des femmes sur les hommes. Selon l’hypothèse des auteurs, la testostérone pourrait en fait prévenir les surréactions du système immunitaire auxquelles les femmes sont plus sujettes.