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Les vins mousseux dans le canton de Neuchâtel
L'histoire des vins mousseux dans le canton de Neuchâtel
Jean-Jacques Bouvier fonde la société Jean-Jacques Bouvier et Fils le 1er mai 1811. Il y associe dans un premier temps son fils ainé Louis et son beau-fils Charles Pettavel, époux de sa fille Louise Bouvier. En 1815, cette raison sociale devient J.J. Bouvier & Cie société.
Un document manuscrit intitulé Manière de traiter les vins à la champenoise, écrit par Charles Bouvier, laisse penser que la production de champagne suisse, initiée par les Bouviers en Suisse, remonte au début des années 1820. Le caractère carbonique naturel des vins de ce pays facilite leur réussite.
Le brevet de fournisseur attitré de la cour du roi de Prusse décerné à J.J. Bouvier et Cie date du 24 décembre 1828. Grâce à des exemptions de douanes, ils arrivent à imposer leur vin sur la table royale. Pendant plusieurs années, ils ont ainsi un monopole en tant que producteur de vins mousseux de Neuchâtel.
Toutefois, cette compagnie fait faillite en 1848 suite à la conjoncture de l'époque qui a vu divers marchés se fermer suite aux troubles politiques.
Malgré cette débâcle, le 1er janvier 1850, François Bouvier, fils aîné de Charles, reprend l'affaire et la transforme en Bouvier Frères, société dont il prend la direction.
Depuis le début du XIXe siècle et jusque peu après le décès, en 1910, d'Eugène Bouvier, fils de François, il revenait aux chefs de la maison Bouvier d'entreprendre de longs voyages d'affaire. La Première guerre mondiale et ses conséquences bouleversèrent la donne. Le temps où l'on dégustait à Chamonix du Champagne des Glaciers de Bouvier Frères appartient à une autre époque. Au début des années 1930, la Société anonyme Samuel Châtenay reprend l'activité vinicoles de Bouvier Frères et nomme François Bouvier, fils aîné d'Eugène, son administrateur (Les Châtenay et Les Bouvier étaient apparentés). De son côté, Bouvier Frères devient une société immobilière propriétaire d'immeubles et de vignes, et ce jusqu'au décès de François (1950).
Parallèlement, en 1829, un certain Abram-Louis Richardet commence à son tour d'élever des vins mousseux au prieuré Saint-Pierre de Môtiers. Toutefois, Richardet connaît d'emblée des difficultés financières liées à l'emplacement de son encavage. En effet, les mousseux du Val de Travers ne jouissent pas des privilèges douaniers acquis par les mousseux élaborés sur le Littoral. Ainsi il est obligé d'abandonner après quelques années ce commerce.
En 1848, tous les vins issus du vignoble neuchâtelois et vinifiés dans le canton sont mis sur un pied d'égalité. La fabrication du mousseux au Val de Travers devient viable. Ainsi, le 1er février 1859, la maison Mauler voit le jour à Môtiers où elle reprend le flambeau des mains de Richardet.
Ainsi, tant les maisons Bouviers frères que Mauler peuvent se prévaloir d'une longue tradition. Quant aux autres encaveurs qui proposent des mousseux, ils les font élever par les grandes maisons citées ci-dessus.
Ci-après la liste des caves de Neuchâtel ayant du mousseux dans leurs assortiments