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22/05/2008
Genève: Les HUG n'engagent pas de personnel soignant voilé
Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont refusé d'engager une infirmière musulmane si elle n'enlevait pas son voile. La politique des HUG est claire: le personnel soignant n'a pas le droit d'afficher des signes religieux, quels qu'ils soient.
L'affaire révélée par la "Tribune de Genève" remonte à mai 2007. Une infirmière de confession musulmane effectue un stage aux HUG. Pendant cinq jours, elle travaille sans son foulard, mais décide ensuite qu'elle doit porter le voile sur son lieu de travail, a indiqué le directeur des HUG.
Les HUG refusent alors qu'elle poursuive son stage. Le personnel soignant n'a pas le droit de porter des signes religieux distinctifs, explique M. Gruson. Cette mesure s'applique autant au voile musulman qu'aux croix chrétiennes ou aux étoiles juives. Par contre, le personnel qui n'est pas en contact avec les patients, comme les employés en cuisine, ne sont pas concernés.
Une directive du comité de direction des HUG, qui date de 2000, établit clairement ce principe. Cette décision a été prise à la suite du refus en 1999 d'engager trois étudiantes en médecine musulmanes qui voulaient porter le foulard au sein de l'hôpital. Les HUG tiennent au principe de laïcité et au respect des convictions religieuses des patients hospitalisés.
Les HUG ont eu raison de se conduire de cette façon vis-à-vis de cette infirmière. En effet, elle a été engagée alors qu’elle ne portait pas le voile puis a décidé, unilatéralement, de le porter. Rien ne nous garanti que, à cause de sa religion, elle renonce tout à coup de soigner un homme au prétexte qu’elle pourrait voir nu.