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Les enquêtes de conjoncture ont pour but de dégager les tendances actuelles et futures de la marche des affaires en interrogeant un échantillon de chefs d'entreprise volontaires.
Elles permettent de saisir les tendances de la marche des affaires au moyen de questions de nature principalement qualitative sur l'évolution récente constatée, sur l'appréciation de la situation présente et sur les perspectives d'évolution.
Les questions s'adressent aux dirigeants, qui doivent y répondre en se fondant sur la connaissance qu'ils ont de la situation de leur propre entreprise. Une consultation de la comptabilité n'est nécessaire que dans de rares cas seulement.
Les questions sont formulées en termes généraux afin de rester pertinentes quelles que soient les particularités des entreprises. Les questions étant pour la plupart qualitatives, les réponses à apporter ont trois modalités prédéterminées :
- Modalité «positive» (exemples : la marche de nos affaires est bonne; le chiffre d'affaires a augmenté)
- Modalité «neutre» (exemples : la marche de nos affaires est satisfaisante; le chiffre d'affaires est stable)
- Modalité «négative» (exemples : la marche de nos affaires est mauvaise; le chiffre d'affaires a diminué).
Dans la règle, il est demandé de ne pas tenir compte des influences saisonnières, c'est-à-dire de variations répétitives et d'une ampleur comparable d'une année à l'autre, qui sont liées à des pratiques commerciales, à des évolutions saisonnières de la demande ou aux périodes de congé.
Les réponses de l'ensemble des entreprises participant aux enquêtes sont quantifiées selon la méthode du «solde». Un solde résulte de la différence entre la part de réponses «positives» – correspondant aux réponses des entreprises qui, par exemple, estiment «bonne» la marche de leurs affaires – et «négatives» – correspondant aux réponses des entreprises jugeant, par exemple, «mauvaise» la marche de leurs affaires. Les réponses sont pondérées selon la dimension de l'entreprise, déterminée par le nombre de personnes qu'elle emploie. Par définition, un solde varie entre – 100 (toutes les entreprises indiquent que la marche de leurs affaires est «mauvaise») et + 100 (toutes les entreprises indiquent que la marche de leurs affaires est «bonne»).
Les soldes résument donc de façon satisfaisante l'évolution de chaque indicateur retenu.
L’interprétation des séries doit cependant se faire avec prudence : on privilégiera toujours l’évolution d’une série à son niveau. Toutefois, si l’on veut essayer de qualifier son niveau, la référence doit toujours être la moyenne de longue période de la série pour tenir compte du comportement de réponse usuel des chefs d’entreprise.