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Le Tribunal fédéral a rejeté les demandes de révision et de récusation de François Légeret. Le Veveysan, condamné à vie pour avoir tué trois personnes en 2005, recourait contre le refus essuyé devant la justice vaudoise en avril 2017.
Dans un arrêt publié vendredi, la cour fédérale rejette l’argumentation du recourant selon laquelle les juges vaudois n’auraient pas suffisamment tenu compte des révélations du livre « L’affaire Légeret, un assassin imaginaire » paru en 2016. Dans cette enquête, le fils de la boulangère – qui affirme avoir servi deux des victimes après la date de leur mort – indiquait que sa mère ne souffrait pas de troubles de la mémoire et ne pouvait donc pas s’être trompée.
Les juges fédéraux se rallient à l’avis des juges vaudois selon lequel l’appréciation de la mémoire de la boulangère n’a joué qu’un rôle subsidiaire dans le procès de 2010. A l’époque, la justice avait d’ailleurs écarté d’éventuels troubles de la mémoire pour ne retenir qu’une simple confusion de date.
Relevés téléphoniques
Pour déterminer la date des meurtres, les juges s’étaient bien davantage fondés sur les relevés téléphoniques. Ces derniers montraient qu’aucune communication n’avait été établie avec la villa de la famille Légeret dès le 23 décembre 2005 en fin d’après-midi.
Lors de l’examen de la demande de révision en 2017, les juges vaudois pouvaient donc considérer à juste titre que le témoignage du fils de la boulangère ne pouvait pas ébranler les faits fondant la condamnation de 2010. De même, le Tribunal fédéral a écarté la demande de récusation faute de motivation suffisante.
François Légeret a été condamné à la prison à vie pour le meurtre le 24 décembre 2005 de sa mère, d’une amie de celle-ci et de sa soeur, dont le corps n’a jamais été retrouvé. Le condamné a toujours clamé son innocence. Ses nombreuses demandes en révision ont été rejetées jusqu’à présent. (arrêt 6B_713/2017 du 8 octobre 2018)
(ATS)
Nidecker poursuit son expansion
Le groupe vaudois Nidecker retrouve la deuxième place du marché mondial du snowboard. L’entreprise familiale, dirigée par trois frères, a repris deux sociétés en Europe et aux Etats-Unis. Avec neuf marques, elle talonne désormais le géant américain Burton.
Nidecker a réalisé récemment deux nouvelles acquisitions après une première en 2016, le californien Flow. Le groupe de Rolle s’est emparé de Rome SDS, basée dans l’Etat du Vermont, et du néerlandais Low Pressure Studio (LPS), maison-mère des marques Bataleon, Lobster, des fixations Switchback et propriétaire de technologies brevetées.
Le montant de ces transactions est resté confidentiel. « Avant la progression du chiffre d’affaires et les avancées technologiques, ces acquisitions servent à nous positionner stratégiquement sur le marché international », indique à AWP Thierry Kunz, directeur du marketing.
L’arrivée de ces marques permettra néanmoins aux recettes de culminer à un nouveau pic, selon Henry Nidecker, aîné des frères et directeur général du groupe. « L’acquisition représente 30% du chiffre d’affaires global. » Après le rachat, Rome a été fusionné dans LPS.
Vive croissance
Détenue entièrement par la famille, la société ne publie pas ses résultats, mais revendique une hausse de 400% de ses revenus au cours des dernières années, dont la moitié en croissance organique. « La marque Nidecker représente 12% du chiffre d’affaires. Le reste est couvert par des marques que nous avons créées ou rachetées depuis 2006 », affirme Henry Nidecker, 32 ans.
Ce développement a permis au groupe de gravir de nouveaux sommets après ceux atteints durant l’âge d’or du snowboard, dans les années 90. « Même si à l’époque Nidecker était déjà numéro deux mondial, le groupe ne vendait pas autant de produits qu’actuellement », précise le directeur général.
Lorsque le phénomène snowboard connaît son envol au milieu des années 80, l’entreprise – conduite alors par Henri, le père – prend le téléphérique en marche et rencontre un succès phénoménal. La tendance s’essouffle peu à peu au tournant du nouveau millénaire. Le ski revient à la mode, dopé par l’invention du carving.
Production abandonnée
Nidecker manque alors de s’enliser dans la poudreuse. « Il y avait un problème stratégique. L’entreprise faisait du développement, de la production et de la distribution. Nous avions plein de métiers différents ce qui nous empêchait d’exceller dans un domaine précis », explique le directeur général.
Sous l’impulsion de Henry, Xavier (30 ans) et Cédric Nidecker (26 ans), le groupe familial va négocier ce virage difficile, dès 2006, principalement en abandonnant la production. « C’était un crève-coeur pour le père. Du temps d’Henri, le groupe Nidecker était un fabricant avant d’être une marque. Aujourd’hui, c’est l’inverse », raconte Thierry Kunz.
Bien qu’il n’occupe plus de fonction dirigeante, Henri Nidecker, le père, reste impliqué dans les affaires du groupe.
Approche multimarques
L’approche multimarques va changer la donne. La ligne Yes, créée en 2009, va rencontrer un succès immédiat. Elle sera suivie par d’autres, notamment Jones, spécialiste des « splitboard » (planches séparables). « Chaque marque correspond à un type d’utilisateur, ce qui nous permet de couvrir l’ensemble du marché », selon M. Kunz. Les acquisitions constituent l’étape suivante.
Par ailleurs, Nidecker a externalisé la production de ses planches, fixations, chaussures et autres accessoires dans 17 pays, principalement la Tunisie, Dubaï, la Chine et Taïwan. Le domaine recherche et développement est resté dans le canton de Vaud.
Le groupe emploie environ 100 employés, dont une trentaine à Rolle, un quart à Amsterdam et le reste aux Etats-Unis.
Selon le directeur général, le groupe est en mesure de disputer la place de numéro un mondial à Burton, sans toutefois en faire une priorité. « Dans les snowboards haut de gamme, nous sommes déjà les premiers. »
Entreprise fondée en 1887
Fondé en 1887, Nidecker s’est transformé en exploitant des marques de snowboards après avoir fabriqué tout au long de son histoire des traîneaux, des skis de fond et nautiques puis des snowboards, à partir de 1984. Le groupe vend plus de 500’000 produits par an.
(ATS)
Lausanne interdit l’expo « Real Human Bodies »
L’exposition « Real Human Bodies » qui devait se dérouler de vendredi à dimanche au Palais de Beaulieu a été annulée. La Municipalité de Lausanne a décidé de ne pas autoriser l’exposition de cadavres humains plastinés et de squelettes, annonce-t-elle mardi.
A la suite d’une plainte déposée par l’Association « Action des chrétiens pour l’abolition de la torture et de la peine de mort », la Municipalité de Lausanne a demandé des éclaircissements aux organisateurs.
(ATS)
Interdiction de mendier dès le 1er novembre
Dès le 1er novembre, la mendicité sera interdite sur l’ensemble du territoire vaudois. Une amende entre 50 et 100 francs sanctionnera les contrevenants. Le Conseil d’Etat proposera cependant un régime d’exception pour la mendicité exceptionnelle.
Après le rejet par le Tribunal fédéral du recours contre l’interdiction de la mendicité dans le canton de Vaud, le Conseil d’Etat a fixé mercredi dernier la date de la mise en vigueur de la modification de la loi pénale vaudoise au 1er novembre 2018, a-t-il annoncé lundi.
Dès cette date, quiconque fait usage de la mendicité pourra être sanctionné d’une amende entre 50 et 100 francs. Par ailleurs, celui qui envoie mendier des personnes de moins de 18 ans ou dépendantes, qui organise la mendicité d’autrui ou qui mendie accompagné d’une ou de plusieurs personnes mineures ou dépendantes, sera puni d’une amende de 500 à 2000 francs.
Conformément aux engagements pris, le Conseil d’Etat proposera prochainement au Grand Conseil d’introduire un régime d’exception à l’interdiction de la mendicité lorsque cette dernière est occasionnelle et répond à un cas de nécessité avérée. Il proposera également, pour aller dans le sens d’une motion du député Mathieu Blanc, d’introduire une disposition permettant aux corps de police de prononcer des interdictions de périmètre.
(ATS)
Président de Lausanne 2020, Patrick Baumann est décédé
Il était le Suisse qui monte au CIO. Patrick Baumann nous a quittés. Il est décédé des suites d’une crise cardiaque dans la nuit de samedi à dimanche à l’âge de 51 ans.
Patrick Baumann se trouvait à Buenos Aires, en Argentine, pour assister aux JOJ d’été. L’homme présidait le comité d’organisation des Jeux olympiques de la Jeunesse Lausanne 2020. Le Bâlois était une figure incontournable du monde sportif. Poids lourd du CIO, il était aussi secrétaire général de la Fédération internationale de basketball.
Encore sous le choc de la nouvelle, Philippe Leuba, conseiller d’Etat vaudois en charge du sport, évoque son admiration pour celui qui comptait parmi ses amis :
Réaction de Giancarlo Sergi, président de Swiss Basket :
Voir Patrick Baumann à la tête des JOJ Lausanne 2020 était une évidence, comme nous l’explique Philippe Leuba:
Propos recueillis par Isabelle Bertolini et Hugo Da Custodia de Radio Chablais.
Les drapeaux du Comité International Olympique ont été mis en berne, notamment à Lausanne.
Lausanne Méditerranées met la Grèce à l’honneur
La Grèce est à l’honneur cette semaine à Lausanne. Après une première édition, en 2017, consacrée au Maghreb, Lausanne Méditerranées met en avant la Grèce jusqu’à samedi. Coorganisée par la Ville de Lausanne, le Théâtre de Vidy et la Cinémathèque suisse, la manifestation propose des débats et une riche programmation culturelle contemporaine pour mieux connaître la Grèce de 2018. Le syndic de Lausanne Grégoire Junod explique ce choix :
Films et pièces de théâtre en grec, danse et musique sont en effet une composante importante de la manifestation. Membre fondateur de l’association Grec pour Tous, qui a participé à l’organisation de l’événement, Evi Kassimidis loue la richesse de cette scène contemporaine qui a su se développer malgré la crise :
Et pour elle, s’il n’y avait qu’un message à retenir de toutes ces rencontres, ce serait celui-ci :
A noter que la Ville de Lausanne, instigatrice de la manifestation, compte pérenniser ce rendez-vous autour de la Méditerranée.
C'était quoi ce titre ?
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