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"Personne ne connaît les causes du changement du climat mondial. Nous savons que notre Terre a connu des périodes de réchauffement et de refroidissement et cela peut dépendre de processus dans l'univers", a-t-il dit lors de sa traditionnelle conférence de presse annuelle à Moscou.
"Un petit changement d'angle de rotation de la Terre autour du Soleil peut conduire - et a déjà mené dans le passé - la planète à des changements sérieux, colossaux de climat avec des conséquences dramatiques", a ajouté le chef de l'Etat russe pour qui "évaluer l'influence que peut avoir l'humanité contemporaine" sur le climat est "très difficile, voire pas possible".
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Faire néanmoins "le maximum d'efforts"
Vladimir Poutine a cependant réaffirmé son engagement de réduction des émissions de gaz à effet de serre et le respect de l'accord de Paris sur le climat. "Ne rien faire n'est pas non plus une solution, et sur ce point je suis d'accord avec mes collègues (chefs d'Etat). Nous devons faire le maximum d'efforts pour que le climat ne change pas de manière dramatique", a-t-il poursuivi.
Le président russe a du reste relevé que son pays était particulièrement exposé à un réchauffement: "C'est un processus très sérieux pour nous (...) Des villes entières sont bâties sur le permafrost, imaginez les conséquences" en cas de fonte massive."
Ce n'est pas la première fois que le président russe fait des remarques laissant entendre que l'activité humaine n'est pas la principale cause du changement climatique. Chef d'un Etat grand producteur d'hydrocarbures, il a aussi mis en garde en novembre contre les appels, en Europe en particulier, à renoncer aux énergies fossiles.
Vers un départ définitif du Kremlin en 2024 ?
Le président russe a été interrogé sur une réforme de la Constitution et notamment l'interdiction d'exercer plus de "deux mandats consécutifs". "Ce qu'on pourrait faire concernant ces mandats, c'est supprimer le qualificatif +consécutifs+ s'agissant de la fonction présidentielle", a-t-il dit.
Si ce terme devait être supprimé de la Constitution, cela exclurait tout retour de Vladimir Poutine au Kremlin après 2024 lorsque son actuel second mandat consécutif expire.
En effet, il ne pourrait plus quitter la présidence pour un temps seulement et y revenir, comme il l'a fait en 2012 après quatre années (2008-2012) en tant que Premier ministre.
Depuis sa dernière réélection en 2018, les spéculations vont bon train quant aux intentions de Vladimir Poutine au-delà de 2024. Le Kremlin a jusqu'ici jugé prématuré d'évoquer la question, le chef de l'Etat russe ayant encore plus de quatre ans à passer au Kremlin.
Une conférence de presse parfois boudée
La conférence de presse annuelle du président est l’un des événements marquants de la vie politique russe, mais tous les journalistes ne jouent pas des coudes pour pouvoir y participer. Certains n'y voient qu'une propagande extrêmement bien huilée.
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afp/oang
Au secours de Donald Trump
"Il faut encore passer par le Sénat, où les Républicains sont majoritaires. Et il est peu probable qu'ils veuillent écarter du pouvoir un représentant de leur parti sur la base d'accusations totalement inventées", a déclaré le président russe, interrogé sur les relations russo-américaines.
Le chef de l'Etat a estimé que la crise qui secoue Washington n'était que "la continuation de luttes politiques internes" aux Etats-Unis.
Sportifs sous drapeau russe svp!
"Notre pays n'a pas à participer sous drapeau neutre si aucun reproche concret n'est fait à notre Comité olympique actuel. C'est écrit dans la charte olympique", a déclaré le président russe.
L'agence russe antidopage doit décider jeudi si elle enclenche la procédure pour contester l'exclusion pour quatre ans de la Russie des compétitions sportives mondiales, dont les Jeux olympiques 2020 et 2022 et la Coupe du monde de football 2022, pour avoir falsifié les données d'athlètes contrôlés.
La mise au ban de la Russie prévoit que seuls des sportifs russes triés sur le volet pourront participer aux compétitions, mais sous drapeau neutre et sans que l'hymne national ne soit joué.