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Chanvre et vocabulaire : Comprendre le charabia officiel !
L’usager, le citoyen responsable et mêmes les professionnels ont de la peine à décoder le langage scientifico - juridico - psychosociologique largement utilisé dans les rapports et les publications spécialisés. Même les média emploient ces termes à tort et à travers.
La grande confusion qui règne sur ce débat provient en partie de ce problème de lexique. Il existe des dictionnaires plus ou moins complets, la plupart des rapports et des thèses comportent un glossaire, trop souvent partial et incomplet.
Dans son énorme travail sur le cannabis, le comité du Sénat canadien nous fournit l’un des plus aboutis, quoique encore très perfectible comme le prouve les définitions du haschich ou de la marijuana. Les Sénateurs du monde entier sont visiblement plus à l’aise avec la psychiatrie ou les lois qu’avec la cannabiculture. Toute une éducation à faire.
Abus
Terme vague qui reçoit une grande variété de significations, selon les contextes sociaux, médicaux, et juridiques. Selon certains, tout usage de drogues illicites est un abus : ainsi, les conventions internationales considèrent l’usage de toute substance prohibée pour des fins autres que médicales ou scientifiques comme un abus. Le manuel de diagnostic de l’Association Américaine de Psychiatrie définit l’abus comme un mode d’utilisation inadéquat d’une substance conduisant à une altération du fonctionnement ou à une souffrance cliniquement significative, l’Association suggère 4 critères :
A. Mode d’utilisation d’une substance conduisant à une altération du fonctionnement ou à une souffrance cliniquement significative caractérisée par la présence d’une au moins des manifestations suivantes au cours d’une période de 12 mois :
1. Utilisation répétée d’une substance conduisant à l’incapacité de remplir des obligations majeures au travail, à l’école ou à la maison ;
2. Utilisation répétée d’une substance dans des situations ou cela peut être physiquement dangereux ;
3. Problèmes judiciaires répétés liés à l’utilisation d’une substance ;
4. Utilisation de la substance malgré des problèmes interpersonnels ou sociaux, persistants ou récurrents, causés ou exacerbés par les effets de la substance.
B. Les symptômes n’ont jamais atteint, pour cette classe de substances, les critères de dépendance à une substance.
Nous lui préférons le concept d’usage excessif (ou usage nocif).
Accoutumance (de l’anglais addiction)
Terme général renvoyant aux phénomènes de tolérance et de pharmacodépendance. Le terme accoutumance est rarement utilisé en français qui utilise plutôt le terme toxicomanie.
Addiction
Certains auteurs utilisent ce terme issu de l’anglais pour désigner le processus par lequel un comportement, pouvant permettre une production de plaisir et d’écarter une sensation de malaise interne, est employé de façon caractérisée par l’impossibilité répétée de contrôler ce comportement et sa poursuite en dépit de la connaissance de ses conséquences négatives. Ces auteurs le préfèrent au concept de dépendance, celui-ci ne permettant pas de travailler sur la période qui précède la dépendance. Nous lui préférons le terme dépendance.
Agoniste
Se dit entre autres d’une substance qui agit sur un récepteur pour produire certaines réponses.
Anandamide
Neurotransmetteur agoniste du système cannabinoïde endogène. Bien que les rôles spécifiques de ces neurotransmetteurs ne soient pas encore définis, ils semblent agir comme des neuromodulateurs ; en effet, le THC augmente la libération de dopamine du noyau accumbens et du cortex préfrontal.
Cannabinoïdes
Récepteurs endogènes des molécules actives du cannabis, notamment le THC. Deux récepteurs endogènes ont été identifiés : CB1 existent en grande densité dans l’hippocampe, le ganglion basal, les corps cérébelleux, et le cortex cérébral et CB2, ils sont particulièrement abondants dans le système immunitaire Les effets centraux du cannabis semblent être exclusivement reliés aux récepteurs CB1.
Cannabis
Il existe trois variétés de plantes de cannabis, le cannabis sativa, le cannabis indica, et le cannabis ruderalis. La plante de la variété cannabis sativa est la plus répandue poussant dans presque tous les sols. La plante de cannabis est connue en Chine depuis environ 6 000 ans. À partir des sommités florifères de la plante de cannabis, mais aussi parfois des feuilles, on obtient le tabac à fumer. Sous cette forme, l’appellation la plus courante est le pot, mais on le désigne aussi sous le nom de mari, herbe, dope, ganja. La résine extraite de la plante sert à fabriquer le haschich. Généralement classifié sous les psychotropes, le cannabis est un perturbateur du système nerveux central. Le cannabis contient plus de 460 produits chimiques connus, dont plus de 60 sont désignés sous le nom de cannabinoïdes. Le principal ingrédient actif du cannabis est le delta-9-tétrahydrocannabinol, communément appelé THC. D’autres cannabinoïdes présents incluent le delta-8-tétrahydrocannabinol, le cannabinol et le cannabidiol mais ils sont présents en faibles quantités et n’exercent pas d’effets significatifs sur le comportement des individus, comparativement au THC. Ils peuvent cependant contribuer à moduler l’effet global du produit. Dans le rapport, nous utilisons le terme cannabis pour désigner l’ensemble des produits, et n’utilisons marijuana ou haschich que lorsque nous désignons ces dérivés spécifiquement.
Commission sur les drogues (CND)
La Commission sur les narcotiques a été créé en 1946 par le Conseil économique et social des Nations Unies. La Commission est le principal organisme d’élaboration de politiques sur les drogues au sein du système onusien. Elle examine la situation mondiale relativement à l’abus de drogues et fait des propositions pour renforcer le contrôle international des drogues.
Conduite (ou usage) à risque
Comportement d’usage qui met la personne à risque de développer des problèmes de dépendance à la substance. La conduite à risque se compose de l’interaction complexe entre au moins quatre facteurs : le contexte d’usage, la quantité consommée, la fréquence de la consommation et la durée et l’intensité de la consommation.
Conventions internationales
Sous l’égide de la Société des Nations en 1908 puis des Nations Unies, diverses conventions internationales réglementent la possession, l’usage, la fabrication, la distribution, le commerce, etc., des substances psychotropes. Les trois principales conventions sont celles de 1961, 1971 et 1988. Le Canada a ratifié ces trois conventions. Ces conventions, dont l’application est assujettie aux lois constitutionnelles des signataires, établissent un système de réglementation où seuls les usages aux fins médicales et scientifiques sont permis. Ce système est axé sur la prohibition des plantes source (coca, opium et cannabis) et sur le contrôle des dérivés synthétiques fabriqués par les compagnies pharmaceutiques.
Décriminalisation
Opération consistant à retirer un comportement de la "compétence" du système de justice criminelle. On distingue habituellement entre décriminalisation de droit (ou de jure) impliquant une modification législative du Code criminel (ou de toute loi de nature criminelle) et décriminalisation de fait (ou de facto) où il s’agit d’une décision administrative de ne pas poursuivre le comportement qui demeure cependant illégal. La décriminalisation ne concerne que le Code criminel (ou toute loi de nature criminelle), et ne signifie pas que l’on retire la compétence du système juridique dans son ensemble. D’autres lois non criminelles peuvent réguler et contrôler le comportement qui a été décriminalisé (infractions civiles, réglementaires, etc.).
Déjudiciarisation
Réfère aux mesures alternatives à la poursuite ou à la condamnation pénale d’un acte qui demeure par ailleurs prohibé. La déjudiciarisation peut se faire avant la mise en accusation, par exemple si la personne inculpée consent à suivre un traitement. Elle peut aussi se faire au moment de la sanction, et prend alors la forme de sanctions de travail communautaire ou de traitement.
Demi-vie
Temps requis pour la diminution de moitié de la concentration d’une drogue dans le sang. La demi-vie d’élimination du THC est en moyenne de 4,3 jours. Suite au phénomène de tolérance métabolique, les consommateurs réguliers métabolisent et excrètent le produit plus rapidement que les usagers occasionnels. D’autre part, à cause de sa très grande liposolubilité, l’administration répétée du THC provoque son accumulation dans les graisses. Du fait de ce stockage graisseux, la demi-vie d’élimination tissulaire du THC peut atteindre 7 à 12 jours chez les consommateurs réguliers. La consommation prolongée du cannabis se traduit donc par une période d’élimination plus longue du THC. Ainsi, même après une semaine, 20 à 30% du THC administré et ses métabolites demeurent dans l’organisme. Le THC et ses métabolites sont graduellement excrétés dans l’urine (environ un tiers) et dans les matières fécales (environ deux tiers). Des traces de THC ou de ses métabolites peuvent être détectées dans l’urine jusqu’à 30 jours après sa consommation.
Dépénalisation
Opération consistant à modifier les peines (sanctions) associées à un acte dans le Code criminel. La dépénalisation signifie la plupart du temps le fait d’abroger les dispositions permettant une sanction d’incarcération.
Dépendance
État où l’usager de drogue continue de consommer même si l’usage entraîne des problèmes qui peuvent être d’ordre physique, psychologique, relationnel, familial, ou social. La dépendance est un phénomène complexe qui peut avoir des composantes génétiques. La dépendance psychologique renvoie aux effets psychiques caractérisés par le désir insistant et persistant de consommer la drogue. La dépendance physique renvoie aux mécanismes d’adaptation de l’organisme à la consommation prolongée et peut s’accompagner d’une tolérance acquise. L’association psychiatrique américaine propose 7 critères :
Mode d’utilisation inadéquat d’une substance conduisant à une altération ou à une souffrance cliniquement significative, caractérisée par la présence d’au moins trois des manifestations suivantes au cours d’une période continue de 12 mois :
1. Tolérance, définie par l’un des symptômes suivants :
a. Besoin de quantités notablement plus fortes de la substance pour obtenir une intoxication ou l’effet désiré ;
b. Effet notablement diminué en cas d’utilisation continue d’une même quantité de substance.
2. Sevrage, caractérisé par l’une ou l’autre des manifestations suivantes :
a. Syndrome de sevrage caractéristique de la substance ;
b. La même substance (ou une substance très proche) est prise pour soulager ou éviter les symptômes de sevrage.
3. La substance est souvent prise en quantité plus importante ou pendant une période plus prolongée que prévu ;
4. Il existe un désir persistant, ou des efforts infructueux, pour diminuer ou contrôler l’utilisation de la substance ;
5. Beaucoup de temps est passé à des activités nécessaires pour obtenir la substance, à utiliser le produit ou à récupérer de ses effets ;
6. Des activités sociales, professionnelles ou de loisirs importantes sont abandonnées ou réduites à cause de l’utilisation de la substance ;
7. L’utilisation de la substance est poursuivie bien que la personne sache avoir un problème psychologique ou physique persistant ou récurrent, susceptible d’avoir été causé ou exacerbé par la substance.
Dopamine
Neuromédiateur impliqué notamment dans les mécanismes de perception du plaisir.
Drogue
Terme qui renvoie généralement aux substances illicites par opposition à d’autres substances telles l’alcool, la nicotine ou des médicaments psychotropes. En pharmacologie, le terme réfère à tout agent chimique qui modifie les processus biochimiques ou physiologiques des tissus ou de l’organisme. En ce sens, le terme drogue s’applique à toute substance qui est consommée principalement pour ses effets psychoactifs.
Effets aigus
Se dit des effets résultant de l’action ponctuelle d’un médicament et généralement des effets à court terme. Ces effets peuvent être centraux (sur les fonctions cérébrales) ou périphériques (sur le système nerveux).
Effets chroniques
Se dit des effets qui se développent avec le temps, à la suite de la prise ou de l’administration régulière d’une substance. Dans le rapport, nous avons préféré parler des conséquences de l’usage prolongé plutôt que d’effets chroniques.
Escalade (théorie de)
Théorie qui suggère une séquence progressive dans l’utilisation des drogues, nicotine, alcool, cannabis, puis les drogues "dures". Elle repose sur une association statistique entre l’usage de drogues dures et le fait que ces personnes aient d’abord consommé du cannabis. Cette théorie n’a reçu aucune validation empirique et est tombée en désuétude.
Haschich
Résine issue de la plante de cannabis et transformée en pâte.
Intoxication
Perturbations qu’exerce une substance sur l’organisme. On distingue généralement quatre niveaux d’intoxication : légère, modérée, grave et mortelle.
Joint
Cigarette de marijuana, avec ou sans tabac. Le fait que deux cigarettes ne soient jamais identiques rend difficile l’analyse scientifique des effets du principe actif, notamment pour les études sur le cannabis thérapeutique.
Légalisation
Système de réglementation permettant la culture, production, fabrication, commercialisation, vente et usage de substances. Un système de légalisation peut être avec (réglementation) ou sans (libre marché) contrôles de l’État.
Liposolubilité
Propriété biophysique d’une substance de se répandre et se dissoudre plus ou moins facilement dans les graisses de l’organisme. Le THC est très liposoluble.
Marijuana
Nom mexicain qui désigne initialement une cigarette de mauvaise qualité. Par extension est devenu un équivalent pour désigner le cannabis.
Narcotique
Substance provoquant un état de torpeur ou un sommeil artificiel.
Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT)
L’OEDT a été créé en 1993 pour apporter à la Communauté européenne et à ses États membres "des informations objectives, fiables et comparables au niveau européen sur le phénomène des drogues et des toxicomanies et leurs conséquences". Les informations statistiques, documentaires et techniques traitées ou produites par l’Observatoire fournissent à son audience une image d’ensemble sur le phénomène des drogues en Europe. L’observatoire travaille uniquement dans le domaine de l’information. Il est composé d’un réseau de correspondants nationaux dans chacun des pays de l’Union.
Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS)
L’organe international de contrôle des stupéfiants (OICS ou Organe) est un organisme de contrôle indépendant et quasi-judiciaire chargé de l’application des conventions des Nations Unies sur les drogues ; il a été créé en 1968 par la Convention unique sur les stupéfiants de 1961. Il a eu des prédécesseurs créés par les précédentes conventions sur les drogues, dès l’époque de la Société des Nations. L’organe est maintenant chargé de faire des recommandations à la Commission sur les narcotiques relativement aux substances à placer dans les annexes des conventions.
Organisation mondiale de la santé (OMS)
Créée en 1948, l’OMS est l’agence des Nations Unis spécialisée dans les questions de santé. Son mandat est de favoriser le plus haut degré de santé possible. La santé est définie comme un état global de bien-être physique, psychologique et social et non seulement comme l’absence de maladie ou d’infirmité.
Office of national drug control policy (ONDCP) USA
Office national sur la politique de contrôle des drogues. Créé en 1984 sous la présidence Reagan, l’Office relève de la Maison Blanche. L’office coordonne la politique américaine sur les drogues et gère un budget d’environ 18 milliards $ US par année.
Opiacé
Substance contenant de l’opium ou exerçant une action comparable à celle de l’opium.
Pharmacodépendance
Voir dépendance.
Porte d’entrée (théorie de la)
Aussi nommée théorie de l’introduction. Semblable à la théorie de l’escalade mais renvoie plus spécifiquement au fait que les personnes qui se procurent du cannabis viennent en contact avec des milieux potentiellement criminogènes du fait que le cannabis soit illégal.
Programme des Nations Unies pour le contrôle international des drogues (PNUCID)
Mieux connu sous l’acronyme anglais UNDCP. Fondé en 1991, le Programme a pour objectif d’informer le monde sur les dangers de l’abus de drogues. Le programme vise à renforcer l’action internationale contre la production, le trafic et la criminalité reliée aux drogues en proposant des programmes de développement alternatif, de monitoring des cultures et de lutte au blanchiment d’argent. Le programme d’évaluation globale veut aussi fournir des données fiables et le programme d’assistance juridique aide les pays à rédiger des lois adéquates ainsi qu’à former le personnel du système de justice. Le PNUCID relève du Bureau des Nations Unies pour le contrôle des drogues et la prévention du crime.
Prohibition
Terme issu historiquement de la prohibition de l’alcool aux États-Unis entre 1919 et 1933. Par extension, ce terme renvoie aux politiques poursuivies par les États et par les Nations Unies qui visent une société sans drogue. La prohibition est un système fondé sur l’interdiction de la fabrication et de l’usage de drogues à l’exception des usages scientifiques et médicaux.
Psychotrope
Substance qui agit sur le psychisme en modifiant le fonctionnement mental, entraînant des changements dans les perceptions, l’humeur, la conscience, le comportement et diverses fonctions psychologiques et organiques. De manière spécifique réfère aux médicaments utilisés dans le traitement de désordres mentaux, tels les neuroleptiques, les anxiolytiques, etc. Renvoie aux médicaments couverts par la Convention de 1971.
Réglementation
Système de contrôle qui précise les conditions sous lesquelles il est permis de fabriquer, produire, commercialiser, prescrire, vendre ou acheter une substance. La réglementation peut être axée sur la prohibition (comme c’est le cas actuellement pour les drogues illicites) ou sur l’accès contrôlé (comme pour les médicaments psychotropes et l’alcool). Notre proposition de régime d’exemption sous conditions repose sur une approche réglementaire.
Société des Nations (SDN)
Prédécesseur de l’ONU, la SDN était l’organisation internationale des états jusqu’en 1938.
Stupéfiant
Se dit souvent des substances dont les effets psychoactifs peuvent entraîner des effets de tolérance et de dépendance. Plus correctement, ce terme ne devrait s’utiliser que pour désigner les dépresseurs du système nerveux central tels les opiacés.
Substance psychoactive
Substance qui modifie les processus mentaux tels la pensée ou les émotions. Terme plus neutre que drogue, et qui ne distingue pas les substances selon leur statut juridique (licites, illicites) c’est celui que nous préférons utiliser dans le rapport.
Tétrahydrocannabinol (D9-THC)
Principal composant actif du cannabis, le Δ9-THC est très liposoluble, a une demi-vie d’élimination très longue, et ses effets psychoactifs sont modulés par les autres cannabinoïdes du cannabis. À l’état naturel, le cannabis contient entre 0,5 % et 5 % de concentration en THC. Les modes de culture sophistiqués, la sélection des plants, le choix entre des plants femelles, permettent d’atteindre des concentrations plus élevées, pouvant dans certains cas aller jusqu’à 30 %.
Tolérance
État induit par la consommation chronique d’une substance menant à une diminution de la réponse de l’organisme et une capacité plus grande de supporter ses effets.
Toxicité
Qualité spécifique à une substance d’entraîner l’intoxication. Le cannabis a une toxicité très faible et ne présente à peu près aucun risque de surdose.
Toxicomanie
Terme le plus fréquemment utilisé en langue française pour désigner les phénomènes que l’anglais désigne sous le terme addiction. Usage répété d’une ou plusieurs substances de telle sorte que l’usager (alors désigné sous le terme "toxicomane") est en état régulier ou chronique d’intoxication, ressent le besoin de consommer, a de la difficulté à cesser la prise, et cherche à se procurer la substance. Cet état est généralement caractérisé par la tolérance et la dépendance à la substance ainsi que par un usage compulsif. Malgré son usage répandu, l’OMS a recommandé dès 1960 d’en abandonner l’usage pour cause d’imprécision, et de lui préférer le terme de dépendance.
Septembre 2002