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Histoire
Plus de 800 ans d’histoire...
C’est en 1979 que le village d’Eschert a fêté son 800e anniversaire, histoire qui est illustrée dans la plaquette éditée à cette occasion par le commune. Un extrait est reproduit ci-dessous.
De sa fondation à 1179
L’acquistion de Grandis Vallis, cette région d’accès difficile, offerte par le Duc d’Alsace Gondonius, permet à l’abbé de Luxeuil de fonder le couvent de Moutier-Grandval.
Le prêtre Germain de Trèves (610-675) devient régisseur du domaine après qu’une colonie dirigée par les moines Fridoald ait défriché la plus grande partie du Grand Val. En 675, St-Germain et son prévôt Randoald sont assassinés par des hommes d’Adalric, roi des Burgondes, après avoir essayé de persuader celui-ci de ne pas envahir la vallée.
Les Carolongiens, Pépin le Bref et Carloman (père et frère de Charlemagne) favorisent le développement de l’abbaye en lui accordant certains privilèges. Ce sont ensuite le roi Lothaire de Lorraine (866), puis Conrad, fils de Hugues de Provence (962) , qui confirment à l’abbaye de Moutier ses possessions.
En 999, l’évêque de Bâle reçoit du roi de Bourgogne, l’abbaye de Moutier-Grandval et toutes ses dépendances. Désormais, le régime féodal s’installe peu à peu et le couvent de Moutier-Grandval est remplacé par un Chapitre de chanoines.
C’est le 27 février 1179 qu’apparaît pour la première fois, dans une bulle du pape Alexandre III confirmant les biens de la collégiale, le mention du village d’Eschert.
Du 13e siècle à la fin du Moyen-Age
Après avoir peut-être subi la peste bubonique en 1348, l’abbaye, devenue très riche, recherche l’alliance des Soleurois puis celle des Bâlois, avec qui les Prévôtois signent un trâité de Combourgeoisie en 1407.
L’évêque Jean de Fleckenstein leur ayant déjà donné, en 1430, une lettre de franchise et des libertés, les Prévôtois obtiennent encore que les droits respectifs du Chapitre et des hommes de la Prévôté soient énumérés en 1461 dans « le Rôle de la Prévôté ».
Ci-contre, une reproduction du Rôle de la Prévôté de 1461
De l’intervention de Berne à la Révolution
Le conflit qui éclate entre l’évêque et Berne à propos de l’élection d’un prévôt, débouche sur la signature le 29 avril 1486, d’un traité de Combourgeoisie entre Berne, le Chapitre et les habitants de la Prévôté.
A la suite des prédications de Farel, et sur l’intervention de Berne, la Réforme est, en 1531, acceptée dans la Prévôté sur les Roches. Le Chapitre s’établit alors à Delémont.
Jusqu’au traité de 1588, par lequel le prévôt cède au prince tous les droit seigneuriaux, que lui ou le Chapitre pouvait avoir sur la Prévôté, une grande confusion existe au sujet des droits respectifs de chaque partie.
L’ affaire du banneret Wisard qui refuse en 1705 de prêter serment d’obéissance au prince-évêque avant que celui-ci n’ait reconnu les privilèges et les combourgeoisies des Prévôtois, débouche, après de nombreuses négociations, sur le Traité d’Aarberg (1711). A partir de ce moment-là, les catholiques demeurent dans la Prévôté sous les Roches et à Elay et les protestants dans la Prévôté sur les Roches.
De 1711 à 1797, la double dépendance de l’évêque et de Berne permet aux Prévôtois d’échapper pratiquement aux troubles.
De la Révolution à 1815
Les Français ayant, à partir du 15 décembre 1797. « brisé des fers » des Prévôtois, le canton de Moutier est rattaché au district du Mt-Terrible, puis en 1800, au département du Haut-Rhin.
Désormais cette région subit les réquisitions, les conscriptions et paie des impôts souvent très lourds. C’est à partir de 1815, après le passage des troupes des puissances alliées dans la Vallée de Tavannes (23 décembre 1813), que l’histoire de la Prévôté se fonde avec celle de l’Evêché, dans celle du canton de Berne.
Le 3e article de la Déclaration du Congrès de Vienne (20 mars 1915) est en effet rédigé ainsi :
« La Confédération helvétique ayant témoigné le désir que l’Evêque de Bâle lui fût réuni, et les puissances intervenantes voulant régler définitivement le sort de ce pays, ledit Evêché et le territoire de Bienne feront à l’avenir partie du canton de Berne... »
Les bourgeois d'Eschert
Parmi les familles bourgeoises d'Eschert, nous retrouvons les noms suivants :
Selon les Actes de la Société jurassienne d'Emulation de 1942, les noms de Campler, Ganguin et Guerne se retrouvent parmi les familles survivantes de Prusse orientale. Actuellement, le village n'a plus que les familles Ganguin comme descendantes bourgeoises.
Les autres familles ont totalement disparues même si le nom de Guerne se retrouve régulièrement dans la région mais avec pour origine le village de Tavannes.

Dernière mise à jour : 1.02.2017
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