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Le projet de Dieu est plus puissant que les prédictions humaines
"Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance." (Jérémie 29.11)
Quand on regarde à nos vies, on peut se demander : mais où sont ses projets de bonheur ?
Je viens d’une famille non chrétienne, seul mon grand-père était chrétien. Mon père ne voulait pas entendre parler de Dieu et à chaque fois que mon grand-père lui en parlait, il devenait si violent au point de lui brûler à plusieurs reprises ses Bibles.
Au moment de ma naissance, il y a eu une complication. Le médecin a dû dire à mon père de choisir entre moi et ma mère car on ne pourrait pas sauver les deux à la fois. Mais Dieu n’en a pas voulu ainsi, nous avons toutes deux survécu. Toutefois, suite à la complication, je suis née avec un bras paralysé. Mes parents ont tout de suite consulté des grands spécialistes mais leurs diagnostics étaient toujours le même : "votre fille n’aura jamais l’usage de son bras, nous ne pourrons rien faire pour elle."
À ce moment-là, ma grand-mère, voyant mon état, a prononcé des paroles de malédictions comme suit : "cet enfant va souffrir toute sa vie, il vaudrait mieux qu’elle meure au lieu de vivre". Je pense qu’elle ne se rendait pas compte de la portée de ses paroles mais l’ennemi, lui, les a utilisées. Attention aux paroles que nous prononçons car elles peuvent nous marquer toute notre vie !
Un jour, mon grand-père a demandé à mon père s’il voulait bien venir avec moi dans son groupe de maison car ils priaient pour les malades. Mon père a accepté sans conviction, en se disant : "de toute manière, si cela ne lui fait pas du bien, cela ne lui fera pas du mal". Ainsi, mes parents m’ont amenée dans cette maison où ce groupe de chrétiens se réunissaient. Ils ont prié pour moi et à l’instant même j’ai été guérie, j’ai tout de suite levé mon bras et celui-ci a retrouvé toute sa tonicité, c’était un miracle ! À la vue de ce miracle, toute ma famille s’est tournée vers le Seigneur, ma grand-mère, ma tante, mes parents.
Par la suite, j’ai grandi dans une famille chrétienne, j’aimais beaucoup les enseignements dans les écoles du dimanche, j’aimais aussi les temps de culte à la maison avec mes parents. Mais très souvent, j’avais des moments de tristesse, je pleurais beaucoup et je ne savais pas pourquoi. Comme si quelque chose me pesait ou comme si je n’avais pas le droit au bonheur.
Plusieurs années plus tard, alors que je travaillais à l’hôpital, dans un service de cancéreux et de fin de vie, j’ai été souvent confrontée avec la mort. Je ne supportais pas les décès, je me sentais comme si un esprit de mort m’environnait à tel point que je voulais moi aussi mourir. Un soir après un décès à l’hôpital, je me suis enfermée dans ma chambre, j’ai crié à Dieu et je lui ai dit : "je ne veux plus vivre ainsi, je ne sortirai pas de cette chambre tant que tu ne m’aies pas répondu". Je lui ai demandé : "pourquoi je ne suis pas heureuse ? Je t’appartiens et pourtant j’ai envie de mourir". Et là, je peux en témoigner : quand on crie à Dieu, Il répond toujours. A ce moment-là, je me suis sentie comme un bébé : je me suis mise à pleurer comme un bébé. J’entendais une voix au loin qui prononçait les anciens mots de ma grand-mère : "il vaudrait mieux qu’elle meure au lieu de vivre". Puis, dans mon cœur, le Seigneur me dit : "c’est fini, je te libère de ces paroles". A ce moment-là, ces moments de tristesse dans mon cœur ont disparu, j’étais remplie de joie et encore aujourd’hui, j’ai cette joie.
Des paroles de malédictions peuvent nous marquer pendant plusieurs années et même nous voler notre joie. Mais sachez que Dieu veut nous en libérer. Dieu veut aussi nous libérer des malédictions que nous avons héritées de notre famille. C’est ce qu’il a fait pour moi.
Anna.