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5G "fast" : tests prévus!
5G "FAST" (ANTENNES ADAPTATIVES) : TESTS PRÉVUS SUR 9 SITES DANS LE CANTON DE VAUD
En l'absence de tout débat démocratique, le canton de Vaud a décidé de procéder à des mesures d'antennes 5G dites "adaptatives" (appelées "5G fast" ou "5G+"par Swisscom) sur 9 sites dont voici la liste :
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Onnens
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Villeneuve
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La Chaux
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Yverdon-les-Bains
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Eysins
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Jouxtens-Mézery
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Penthalaz
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Lonay
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Lausanne
Ces antennes émettent des faisceaux directifs d'ondes électromagnétiques, de fréquence comprise entre 3.5 et 3.8GHz. Le but de ces tests est de valider la nouvelle méthode de mesure de ce type d'antenne établie par le département de métrologie de la Confédération (METAS, www.metas.ch) afin de vérifier que les normes de l'ordonnance sur le rayonnement non ionisant (ORNI) soient respectées. Voir document officiel vaudois ici.
Cette méthode de mesure et de calcul du METAS ne fait pas l'unanimité, et en particulier la firme NARDA qui fabrique des équipements de mesure de la 5G met en doute le fait que cette méthode basée sur une mesure des signaux de synchronisation émis par l'antenne soit représentative des émissions effectives des faisceaux de données. NARDA et d'autres experts considèrent que cette méthode peut conduire à une sous-estimation importante des rayonnements. La méthode utilisée par l'ANFR (Agence Nationale des Fréquences en France, équivalent de l'OFCOM) qui consiste à bloquer un faisceau de données suffisamment longtemps pour pouvoir être mesuré, semble beaucoup plus proche de la réalité et aboutit à des valeurs élevées de rayonnement effectif. Document de référence ici. La méthode utilisée est décrite dans §4.1 et §4.2.
Bien que le but recherché avec ces tests de 5G soit louable en soi, le procédé retenu qui consiste à utiliser la population comme cobaye ne l'est pas, car cela consiste ni plus ni moins à faire de l'expérimentation humaine sur des humains non consentants, ce qui est contraire au droit international (code de Nuremberg).
De plus, les mesures seront purement des mesures d'intensité des ondes et non de leur impact au niveau biologique, que ce soit chez les humains ou dans l'environnement. Les impacts sanitaires ne semblent pas pris en compte non plus.
De surcroît, les résultats seront en-dessous de la réalité, dans la mesure où très peu, voire pas d'appareils capables d'utiliser cette nouvelle technologie sont en usage aujourd'hui. On ne mesurera que des valeurs faibles de rayonnement effectif. Dès lors qu'il y aura une grande quantité d'appareils 5G à proximité, le rayonnement augmentera de manière très importante et difficile à estimer. Il est fort probable aussi que, pour pouvoir prétendre respecter les normes en vigueur de l'ORNI, on utilise une moyenne sur 24h telle que décrite ici. Ceci correspond d'ailleurs à l'option n°3 du rapport de l'OFEV "Téléphonie mobile et rayonnement".
Par ailleurs, la participation des opérateurs de téléphonie mobile à ce projet-test pourrait aboutir à des résultats biaisés en faveur de l’industrie, comme cela avait été le cas pour le rapport fédéral « Téléphonie mobile et rayonnement ». On peut douter de l’impartialité des futurs groupes de mesure dont les opérateurs feront partie intégrante, agissant comme juges et parties.
Il est également à craindre que ces tests, qui n'en doutons pas seront déclarés positifs et respectant les normes de sécurité actuelles, pourront servir d'alibi pour supprimer le moratoire en vigueur dans certains cantons, dont le canton de Vaud.
Devant l'absence de tout débat démocratique, et devant les possibles catastrophes annoncées par cette nouvelle technologie (sanitaires, environnementales, sécuritaires, etc.) c'est à tout un chacun de prendre les devants et de rappeler aux personnes élues que selon la Constitution, le peuple est souverain, et que le principe de précaution et l'intérêt prépondérant de la population doivent être respectés.
Il est par ailleurs révélateur d'entendre nos autorités déclarer en substance que le problème avec la 5G est la résistance populaire à cette technologie, et qu'un travail d'information devra être fait pour qu'elle cesse. Apparemment nos autorités refusent d'entendre que le peuple dans sa grande majorité ne veut pas de cette technologie qu'on veut lui imposer de force, et en déduisent qu'il sera donc nécessaire d'"informer" le peuple (sous-entendu lui fournir des données biaisées qui iront dans le sens désiré par la Confédération, les opérateurs et les milieux économiques), de façon à provoquer un revirement de l'opinion publique.
Nous vous proposons donc un courrier-type contenant une question à votre Municipalité: "Possibilité d'une opposition au projet-pilote du canton au travers d'une mise à l'enquête". N'hésitez pas à le modifier, l'écourter, le raccourcir... Il sert avant tout de base de réflexion et chacun.ne doit pouvoir se le réapproprier pour pouvoir l'envoyer à qui de droit.
D'avance un grand merci pour de transférer ce courriel à d'autres habitant.e.s de vos communes (et ailleurs!), pour prendre le temps d'imprimer et d'envoyer cette question essentielle à nos autorités, avec les annexes en fichiers joints. Pour référence voici également le communiqué de presse de STOP5G.
LETTRE TYPE D'OPPOSITION (à modifier à votre convenance)
PIÈCES JUSTIFICATIVES (format PDF) à joindre à la lettre si format papier
Pièce 01 : Interpellation d’Odilo Schmid
Pièce 02 : Postulat de Pia Hollenstein
Pièce 03 : Motion de Simonetta Sommaruga
Pièce 04 : Programme National de Toxicologie américain (NTP), Rapport de PRIARTEM
Pièce 05 : Dr Belpomme « Thermal and non-thermal health effects of low intensity non-ionizing radiation »
Pièce 06 : Appel international demandant l’arrêt du déploiement de la 5G sur Terre et dans l’espace
Pièce 07 : Résolution 1815 du Conseil de l’Europe
Pièce 08 : Igor Belyaev et alii, « EUROPAEM EMF Guideline 2016
Pièce 09 : Recommandation FMH session de printemps 2018
Pièce 10 : Interpellation Frédéric Borloz