Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07202.jsonl.gz/721

A propos de l’audition de Thérèse Delpech à l’Assemblée nationale comme « Commissaire pour les affaires irakiennes à la Commission de contrôle, de vérification et d'inspection des Nations unies (CCVINU) ». Pascal Boniface fait un raccourci pour le moins malhonnête en citant cette phrase de son audition : « Les experts ont par ailleurs constaté l’existence d’un véritable système de dissimulation active de la part de l’Irak. » Puis en enchaînant, la phrase d’après, sur cette déduction : « En clair elle suggère assez fortement, au nom du principe de précaution, d’appuyer le projet de Bush de lancer la guerre contre l’Irak ». On notera le raccourci facilité par le très commode « en clair ».
En réalité, nulle trace de cette position dans cette audition, dont Pascal Boniface « omet » de citer la conclusion. Il suffisait pourtant de se rendre sur le site de l’Assemblée nationale. La voici : « Mme Thérèse Delpech a finalement à nouveau insisté sur le constat d'incertitude relatif à l'état de l'armement irakien. Ces incertitudes ne doivent pas être interprétées comme des détentions avérées mais comme des points à éclaircir, c'est pourquoi le rapport de Hans Blix et de son équipe est intitulé « questions de désarmement non résolues ».
En d’autres termes, loin de prôner l'emballement à la Georges Bush, Thérèse Delpech insiste au contraire, comme l’ONU, pour ne pas confondre la tentative d’obstruction du régime irakien avec la preuve d’une présence d’armes de destruction massive « avérée »… Par esprit de rigueur. Une rigueur qui manque décidément cruellement à Pascal Boniface.
Source :