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Gonja Project – L’archéologie de Gonja et l’islamisation du nord du Ghana
Description du projet
Le projet Gonja se fait dans le cadre d’un partenariat entre l’Université de Genève (Laboratoire Archéologie et Peuplement de l’Afrique, Unité d’Anthropologie) et l’Université du Ghana (Department of Archaeology and Heritage Studies). Il est codirigé par les Dr Denis Genequand, Dr Wazi Apoh et le prof. Kodzo Gavua. Le projet est soutenu par la Fondation Suisse-Liechtenstein pour les recherches archéologiques à l’étranger (SLSA, Zürich).
Le royaume de Gonja s’est formé au milieu du 16e siècle dans la zone de savane s’étendant au nord de la forêt tropicale. Selon les traditions historiques et orales, son origine est due à l’arrivée d’envahisseurs Mandés venus de la région de Djenné pour reprendre le contrôle du commerce de l’or des mines de la région de Buna et Beghu. Après leur raid, au lieu de retourner au Mali, les troupes ont retraversé la Volta Noire et se sont établies dans la région connue sous le nom de Gonja à la suite d’une série de guerres de conquête.
La position géographique du royaume en a fait un intermédiaire indispensable à l’extrémité méridionale des routes du commerce sub-saharien entre le Niger et la forêt tropicale. Les villes de Gonja ont progressivement pris le pas sur les marchés de Beghu et des autres villes au sud et à l’ouest de la Volta Noire.
L’islamisation de la région fut l’un des effets de la conquête et de la création d’un nouveau royaume impliqué dans le commerce avec le nord, sans doute aidée par une alliance entre les Ngbanya (clan ou famille royale de Gonja) et des Wangara musulmans. Dans son extension maximale, Gonja a couvert toute la zone comprise entre la boucle de la Volta Noire et la Volta Blanche, ainsi qu’une large zone à l’est de la Volta Blanche. Si l’origine malienne (Mandé) des premiers envahisseurs est généralement admise par les historiens, car corroborée par les sources textuelles et les tradition orales, elle est rejetée par d’autres qui y verraient plutôt un groupe d’origine Akan, en particulier pour des raisons linguistiques.
Les objectifs principaux du projet sont d’étudier l’islamisation du nord du Ghana à partir du 16e siècle et de reprendre l’étude archéologique du royaume de Gonja. Deux axes de recherches ont été définis. Le premier et le plus important est l’étude monographique d’un site majeur, en l’occurrence Old Buipe, en recourant à des relevés topographique et à des fouilles extensives pour documenter les états anciens de la ville et son évolution du 15e au 18e-19e siècle. Le second, de moindre importance mais très complémentaire, s’attache à l’étude architecturale et à la datation de quelques unes des dernières mosquées traditionnelles du nord du Ghana, dont la majorité se trouve sur le territoire de Gonja et dont les origines sont encore mal connues (mosquées de Bole, Larabanga, Banda Nkwanta, etc.).
Projet de recherche financé par la Fondation Suisse-Liechtenstein pour les recherches archéologiques à l’étranger (Requérant Dr Denis Genequand)
Collaborateurs internes
- Denis Genequand (PI)
Collaborateurs externes
- Wazi Apoh (University of Ghana, Department of Archaeology and Heritage Studies)
- Kodzo Gavua (University of Ghana, Department of Archaeology and Heritage Studies)
- Hugo Amoroso (Site et musée romain d'Avenches)
- Irka Hajdas (ETH Zürich, Laboratory for Ion Beam Physics)
- Fabien Maret (Tera, Sion)
- Christian de Reynier (Office du patrimoine et de l'archéologie, Neuchâtel)