Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06897.jsonl.gz/386

Contenu externe
Le séjour de Barack Obama en Colombie ce week-end est entaché par un scandale. Des gardes du corps et des militaires américains qui ont préparé la visite du président au sommet des Amériques sont soupçonnés d'avoir fréquenté des prostituées à Carthagène.
Cette affaire a éclaté peu après l'arrivée de M. Obama vendredi dans la ville coloniale. Elle a pris une nouvelle ampleur samedi, ce qui a contraint la Maison Blanche à assurer que le président restait concentré sur le programme officiel de sa visite.
Vendredi, le Secret Service, la police d'élite chargée de protéger M. Obama, avait révélé que certains de ses membres étaient soupçonnés de "mauvaise conduite à Carthagène en Colombie, avant le voyage du président", sans plus de précisions.
Agents remplacés
Mais le Washington Post, citant le président de l'Association américaine des officiers de police fédéraux, a affirmé qu'au moins un de ces policiers avait été accusé d'être impliqué dans des relations avec des prostituées à Carthagène.
"Ces membres ont vu leur mission abrégée, ont été reconduits à leurs cantonnements et sont en train d'être remplacés par d'autres membres du Secret Service", avait indiqué un porte-parole du Secret Service. Il n'avait pas dit combien de policiers étaient concernés - le New York Times a évoqué une douzaine d'agents rappelés - mais précisé qu'une enquête interne avait été ouverte.
Pas d'effet sur la sécurité
Samedi, le commandement militaire américain pour l'Amérique du Sud (Southcom) a révélé que cinq membres des forces armées, envoyés à Carthagène pour une mission de soutien au Secret Service, étaient eux aussi soupçonnés de "mauvaise conduite".
Interrogé sur ce scandale samedi lors d'un point de presse à Carthagène, le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, a assuré que M. Obama faisait toujours "pleinement confiance au Secret Service". "Le Secret Service a dit, et je vous renvoie vers ces déclarations, que cet incident n'avait pas eu d'effet sur la sécurité du président", a-t-il insisté.
ATS