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alimente l'inflation et représente une mauvaise nouvelle pour Joe Biden à quelques mois d'une échéance électorale cruciale, qui verra le renouvellement d'une large partie des élus du Congrès.
Le prix moyen du gallon d'essence, qui était il y a un an de 3,077 dollars, a donc flambé depuis de 62%. Le prix actuel correspond à environ 1,30 franc le litre, les Américains étant habitués à une essence moins taxée et moins chère qu'en Europe.
Les prix de l'énergie flambent
Selon des chiffres diffusés vendredi par l'administration américaine, les prix de l'énergie ont dans leur ensemble flambé de 34,6% en mai par rapport à mai 2021.
Cette envolée a contribué à alimenter la hausse généralisée des, qui ont augmenté de 8,6% sur un an en mai, un record en 40 ans.
À l'approche de la saison des grands déplacements en voiture pour les vacances et alors que les Américains plébiscitent souvent des modèles gourmands en carburant, la hausse des prix à la pompe va grever encore un peu plus le budget des automobilistes, qui doivent aussi faire face à la hausse des prix de l'alimentation (+10,1% en mai), des logements, des voitures ou encore des soins médicaux.
Enjeu politique
Cela complique la position de Joe Biden, qui répète depuis plusieurs mois que son administration met tout en oeuvre pour faire baisser les prix sans faire ralentir l'activité économique et doit faire face dans quelques mois aux élections de mi-mandat, qui renouvelleront une large partie des élus du Congrès.
Vendredi, le président américain s'en est, une nouvelle fois, pris à l'industrie pétrolière américaine, qu'il a mis en garde contre "l'utilisation" de la situation en Ukraine "pour rendre les choses pires pour les familles, faire des bénéfices excessifs ou remonter les prix".
Les Etats-Unis vont devoir "vivre avec l'inflation pendant un certain temps", a reconnu Joe Biden vendredi en Californie, après une nouvelle accélération de la hausse des prix à la consommation au mois de mai.
"Cela va baisser progressivement mais nous allons vivre avec pendant un moment", a ajouté Joe Biden.
La hausse des prix à la consommation continue de s'étendre à de nouveaux biens et services alors que l'invasion de l'Ukraine par la Russie pèse sur l'approvisionnement mondial en produits pétroliers et alimentaires.
afp/cab
Réaction des compagnies aériennes
"On dit généralement dans le secteur aérien que les compagnies parviennent à répercuter (sur les clients) environ deux tiers de la hausse du kérosène en trois à six mois, et 100% en six à douze mois", remarque Savanthi Syth, spécialiste du secteur pour Raymond James.
Les compagnies américaines, qui ont pour la plupart cessé depuis plusieurs années d'acheter à l'avance du kérosène pour se protéger en cas de forte hausse, ont réussi à répercuter la quasi-totalité de la hausse des prix en quelques semaines: les prix des billets d'avions en mai étaient 38% plus chers qu'il y a un an.
Autre effet de la pandémie: le manque de personnel a conduit certaines compagnies comme Delta à réduire le nombre de vols proposés cet été, et ainsi à consommer moins de carburant.