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Après s’être imposé lors de l’épreuve d’ouverture à Silverstone, Sébastien Buemi et ses coéquipiers Antony Davison et Kazuki Nakajima ont remporté leur deuxième victoire d’affilée lors de la manche disputée sur le tracé de Spa-Francorchamps, et confortant ainsi leur place de leader au championnat avant les 24 Heures du Mans.
Et si le Toyota Gazoo Racing s’offre le doublé sur cette épreuve, la course ne fut néanmoins pas dominée par le constructeur japonais, même si les prototypes du soleil levant ont mené la danse une grande partie de la course. Après avoir réalisé la pole position la veille, la Porsche #1 de Neel Jani, pilotée par André Lotterer au départ, allait mener les premiers tours de course avant de devoir baisser le rythme en raison de pneumatiques dégradés. La Toyota #7 prenait alors la tête de l’épreuve jusqu’à la mi-course, celle-ci n’étant marquée par aucun fait de course majeur hormis une crevaison lente de la Porsche #2 qui imposait à Earl Bamber un arrêt prématuré.
En revanche, les trois dernières heures de course allaient être marquées par deux “Full Course Yellow”, neutralisation qui allait avantager la Toyota de Sébastien Buemi. Ainsi, à deux reprises, la TS050 #8 rentrait aux stands sous régime de neutralisation alors que les autres concurrents avaient effectués leurs pit-stop sous drapeau vert, ce qui permettait au trio leader du championnat de prendre le commandement de l’épreuve, et même d’accentuer son avance lors de la deuxième neutralisation. Alors que durant cette même période, la Porsche #2 perdait une nouvelle fois du temps suite à un contact avec une Alpine, ce qui imposait le changement du capot avant.
Mais, au bénéfice des stratégies décalée, la Porsche #2 menait la danse à un quart d’heure de l’arrivée, malgré la crevaison, la touchette et les deux neutralisations à son désavantage, suivie à quelques secondes de Sébastien Buemi, alors que la Toyota #8, pilotée par Kamui Kobayashi à ce moment, effectuait un retour tonitruant. Mais la Porsche devait repasser par les stands pour remettre quelques gouttes de carburant, et Sébastien Buemi n’avait plus qu’à contenir l’autre prototype japonais pour s’imposer devant la voiture sœur et la Porsche #2, et ce malgré l’apparition d’une petite pluie durant la dernière demi-heure de course.
Sébastien Buemi : « Aujourd’hui, nous n’étions pas la Toyota la plus rapide ; la TS050 #7 aurait mérité la victoire. Ils ont perdu énormément de temps lors des neutralisations. Notre voiture n’était pas la plus rapide, mais c’est agréable de gagner dans ses conditions, c’est un bon signe. L’année passée, nous avions longuement mené avant de connaître un problème technique, cette année la chance a tourné. »
Quatrième, la Porsche de Neel Jani mena les premiers tours de course avant de perdre pied en raison de l’usure des pneumatiques. Handicapé, en outre, par les neutralisations, l’équipage de la Porsche #1 ne pouvait faire mieux que cette place au pied du podium devant la Toyota #9, qui se distinguait des autres prototypes japonais par son aérodynamique type Le Mans. Enfin, notons la sixième place du Team By Kolles.
Dans la catégorie LMP2, la course fut plus limpide. Ainsi l’Oreca du Team G-Drive remportait l’épreuve après avoir mené une grande partie de la course, même si la Vaillante Rebellion #31 fut une menace constante durant les ⅔ de la course, menant même la course à divers moment avant de recevoir une pénalité de 10 secondes, à effectuer lors d’un pit-stop. L’équipe lausannoise se classait donc deuxième devant l’Oreca du Jackie Chan DC Racing, alors que la deuxième LMP2 suisse prenait la quatrième place de la catégorie. En revanche, les deux prototypes de Manor, et pilotées par Jonathen Hirschi et Simon Trummer, n’allaient pas réussir à jouer la victoire et se classaient au septième et huitième rang de la catégorie LMP2.
En catégorie GTE Pro, le début de course laissait penser à une lutte Ford – Ferrari. Mais après un début de course où les deux marques monopolisèrent la tête de la course, les deux 488 d’AF Corse prenaient ensuite le large, s’offrant une lutte intense durant la majeure partie de la course. Au final, c’est la Ferrari #71 qui s’imposait devant la #51, alors que les Ford #66 et #67 terminaient au troisième et quatrième rang. En revanche, les Porsche et Aston Martin ne furent jamais capables de tenir le rythme durant l’épreuve.
En GTE Am, c’est Aston Martin qui s’imposait, avec une Vantage V8 #98 qui allait mener l’épreuve du départ à l’arrivée. Deuxième, la Porsche du Team Dempsey-Proton devançait la Ferrari du Team Clearwater Racing alors que la Ferrari du Spirit Racing pilotée par Thomas Flohr se classait quatrième de la catégorie.Classement Crédits photos : Toyota Gazoo Racing, Porsche, FIA WEC ; citations : Toyota Gazoo Racing ]]>