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Dans un article du Journal de Genève, daté du 8 mars 1861, nous pouvons justement lire à cet effet le mécontentement affiché
par l’un des nombreux promeneurs qui arpentent nos chemins de campagne:
On nous écrit
de Carouge :
« Voici
le printemps. Avec cette saison commence l'époque des promenades. Engagez vos lecteurs à choisir pour une de leurs premières courses le chemin qui, par Pinchat, unit le haut de Carouge à la route de Veyrier. Je ne doute pas qu'en
faisant cette traversée ils ne se demandent s'ils sont dans le Canton de Genève. Il n'est pas possible de rencontrer au monde un chemin (je ne parle que de la partie située sur la commune de Veyrier), plus abominablement mal entretenu.
Fondrières de huit à dix pouces, ornières continues, cailloux aussi gros que des pierres à bâtir, etc. ; ils verront là pendant un quart de lieue tout ce qu'ils s'imagineraient ne devoir exister qu'en Chine ou au Monomotapa.
On dit que la commune de Veyrier est en discussion avec Carouge au sujet de ce chemin. Quelle que soit cette discussion,
le public ne doit pas en être la victime, et le département des travaux ne peut permettre qu'un chemin unissant deux grand' routes demeure, sous n'importe quel prétexte, dans un pareil état… »