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L'armée doit recevoir davantage d'argent à partir de l'année prochaine. Le Conseil fédéral est d'accord avec la demande des Commissions de la politique de sécurité des deux Chambres. Il ne veut, toutefois, pas s'engager sur un objectif concret.
Concrètement, les commissions de politique de sécurité du Conseil national et du Conseil des Etats appellent à une augmentation progressive des dépenses de l'armée à partir de 2023. L'objectif devrait être qu'ils représentent au moins 1% du produit intérieur brut (PIB) d'ici 2030 au plus tard.
Cela représenterait environ sept milliards de francs. En 2019, l'armée disposait d'un budget de 5,6 milliards. Le Conseil fédéral appuie l'inquiétude selon ses réponses publiées jeudi.
Cependant, le gouvernement n'a pas nommé de montants précis dans ses réponses. Il veut «évaluer en permanence l'objectif requis – environ sept milliards de francs ou un pour cent du PIB d'ici 2030 au plus tard – à la lumière des dépenses totales du budget fédéral», écrit-il. Ce dernier demande aux conseils d'accepter les motions.
Les dépenses de l'armée ont régulièrement diminué depuis 1990, passant de 15,7 milliards de francs par an à 5,6 milliards de francs en 2019. Ou pour le dire autrement: en 1990, 1,34 % du PIB était investi dans l'armée, en 2019, il était de 0,67 %, comme l'écrivent le CPS-N et CPS-E, un institut de recherche à Zürich.
En raison du frein à l'endettement, le budget fédéral ne subit aucun «coup de théâtre financier». L'augmentation nécessaire par paliers est justifiée. Le Conseil national se prononcera sur la motion de sa commission lors de sa session de mai.
Avec deux motions, l'UDC pose des exigences encore plus concrètes, à savoir augmenter le budget de l'armée «à court terme» à au moins sept milliards de francs et augmenter l'effectif théorique de 20 000 militaires. L'armée doit s'équiper plus rapidement et de manière plus complète que ne le prévoit le plan financier.
Le Conseil fédéral s'y oppose. Il veut d'abord assurer durablement l'effectif théorique de 100 000 militaires, comme il l'écrit. Des mesures ont été mises en place pour réduire le nombre de départs prématurés de l'armée, a-t-il ajouté.
Enfin, le Conseil fédéral propose également de rejeter le postulat de la conseillère nationale Marianne Binder-Keller (centre). Elle demande un rapport sur la question de savoir comment «contrer efficacement une attaque terrestre contre la Suisse» et ce «dans l'hypothèse d'une augmentation significative du budget de l'armée».
Le Département de la défense souhaite présenter une analyse de la guerre en Ukraine d'ici la fin de l'année, écrit le Conseil fédéral dans sa réponse. Un rapport supplémentaire ne serait pas nécessaire. (scie/ats)
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