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Critique
"Le cinéma a démontré cent fois les codes d'honneur des truands: ne pas trahir, protéger sa famille, par exemple. C'est ce qu'on appelle ""la mentale"" dans le groupe de voyous que met en scène Manuel Boursinhac. Dris et Yanis sont cousins. Le premier vient de vie avec Lise, la femme qui l'aime et qui l'a attendu. Yanis a beau avoir le culte de la famille, il ne supporte pas que Dris se range et va tout faire pour le réintégrer au ""milieu"".
Le scénario plonge rapidement dans les lieux communs, jouant aux montagnes russes entre le désir de s'en sortir et la reprise des mauvaises habitudes. Non seulement Manuel Boursinhac n'invente rien, mais il reprend assez maladroitement ce qui a déjà été fait. Le culte de l'apparence, le goût de l'argent, l'impression d'invincibilité, on connaît. Ce n'est pas LA MENTALE qui ramènera aux vraies valeurs toute une jeunesse avide de conjuguer le verbe avoir. Ou alors, il faudrait traiter le sujet différemment, comme le fait Sam Mendes dans LES SENTIERS DE LA PERDITION, par exemple. On en est vraiment très loin."
Geneviève Praplan