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La suite du programme ? Prendre un peu de hauteur pour avoir une vue panoramique sur le plateau des geysers, puis aller voir ce qui se cache au fond du parc.
Comme on peut le voir aux marques jaunes sur les rochers au premier plan, un geyser souffre pour être beau.
Jusqu'à présent on ne faisait que le deviner, mais maintenant qu'on a pris de la hauteur c'est plus clair : il y a un joli bassin bleuté en contrebas, à côté de la rivière.
L'eau des éruptions des geysers s'écoule en partie dans la rivière, en partie dans ce lac et en partie dans un geyser voisin de Pohutu et du Prince of Wales Feathers qui porte le nom de Te Horu, ce qui veut dire le chaudron. Celui-ci rentrait fréquemment en éruption avant 1972, mais depuis les eaux de ses deux compagnons semblent le "refroidir". Son eau ne bout presque plus, il a débordé et semble surtout servir de réservoir aux deux autres - même si la façon dont tout ce beau monde communique en sous-terrain est évidemment compliquée à étudier...
A votre avis, combien y a-t-il de geysers sur cette photo ? Auriez-vous besoin d'un compteur Geyser ?
La réponse est cinq. Le premier, Pohutu, est bien évidemment situé au pied de la colonne de vapeur. Légèrement sur sa droite se trouve le Prince of Wales Feathers tandis que, sur sa gauche, le petit étang bleuté c'est le Te Horu dont je vous parlais. Restent encore deux trous fumants plus à gauche... L'un d'entre eux est Waikorohihi tandis que le plus proche de l'allée s'appelle Mahanga, souvent surnommé "le gant de boxe" à cause de sa forme. Les deux sont éteints, le premier depuis 2004 tandis que Mahanga a lui été actif de 1961 à 2001.
Histoire d'être vraiment complet, il y a encore deux geysers dans le coin, non visibles sur cette photo. Le sixième est en contrebas, proche de la rivière, portant le nom de Kereru. Lui est encore actif, mais de façon très irrégulière, avec des éruptions souvent espacées de plusieurs jours.
Le septième, Wairoa, est situé de l'autre côté de l'allée visible à gauche (c'est lui qu'on voit sur l'avant-dernière photo du précédent chapitre). Il paraît que le bougre pouvait cracher jusqu'à 60 mètres de haut ! Après sa dernière éruption naturelle en 1940, les propriétaires des lieux l'ont titillé jusqu'en 1959 en balançant du savon dans ses entrailles pour le faire réagir et ravir les touristes...
Ces sept mousquetaires (oui je sais, ça ne veut rien dire) sont alignés sur une ligne droite - la faille qui a donné naissance à tout ce beau monde.
Si vous regardez bien, on peut apercevoir un dauphin nager dans le lac... Mais non, c'est une blague ! Vous êtes tombé dans le panneau(ramique) ?
En parlant du lac, si vous voulez le voir de plus près, lac'à demander ! Avec toujours ce mystérieux hôtel en toile de fond...
Un peu plus loin, je découvre un espèce de barbecue posé juste au-dessus d'un trou duquel s'échappe de la vapeur, pour cuire son casse-croûte comme les Maoris le faisaient à l'époque.
Ca ça doit être Puapua (si je me trompe, c'est pua de ma faute), toujours situé sur l'alignement de la faille des geysers, un peu plus loin.
Et revoilà un lac à lac-ouleur plutôt charmante.
En direction de Rotorua c'est beaucoup moins charmant. On dirait un mélange entre des eaux stagnantes et une mini-carrière, mais j'ai pas trouvé plus d'infos pour savoir comment ça s'est retrouvé dans cet état. Faut dire que je fais pas carrière dans la géologie.
Encore quelques marches et une vue Panoramix s'offre à moi. Pas possible de continuer druide-vant, je dois faire demi-tour.
Jusqu'en 2008 un chemin partait des environs pour rejoindre le secteur du Waikite Geyser, mais une source d'eau chaude est apparue en plein milieu. Je suis donc obligé de revenir jusqu'au Pohutu Geyser avant de continuer mon exploration...
Petite impression de déjà vu !
Un arbre qui semble se baigner dans la boue... Il paraît que ça fait du bien à sa peau, ça lui évite de finir par ressembler à une vieille branche !
Faut dire que les mud pools acides c'est un peu la spécialité du secteur, puisque me voilà dans les environs de Ngāpuna tokatoru et...
...de Hauanu. L'aspect des lieux dépend évidemment de la météo des jours précédents, là comme vous pouvez le voir il a peu plu. Du coup la boue n'en peu plu et est très sèche.
Y'a juste une petite partie qui bubulle et je me suis entêté à vouloir capturer ça avec mon iPhone 7 au zoom numérique. C'est donc pas très net, mais sous vos yeux ébahis se dévoile... une bulle.
Un peu plus loin un chemin descend en direction de la rivière et nous permet de découvrir au passage cette jolie source du nom de Waiparu, qui se traduit par "eau boueuse" ou "muddy water" en anglais. Ce qui explique qu'elle soit de couleur... blue(s).
Et me voilà arrivé sur les rives de notre ami le Puarenga Stream. Ca fait plaisir de le rivoir.
Les eaux plus excentriques ne sont jamais loin ; comme vous pouvez le voir dans le coin inférieur droit, une source d'eau chaude va s'écouler dans la rivière.
Me reste plus qu'à faire demi-tour pour rejoindre le chemin principal...
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