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Le Conseil des Etats a donc avalisé le plan du Conseil fédéral, porté par le socialiste Alain Berset, présenté comme une "réforme du système des retraites". Pour faire accepter ce plan par la gauche parlementaire et, sans doute, par le peuple, le Conseil des Etats l'a un peu amélioré, en rétablissant des éléments (la compensation du renchérissement, le niveau du financement par l'impôt) que le Conseil fédéral voulait mettre à mal, et en augmentant les rentes AVS des futurs rentiers (mais pas celles des rentiers actuels). Alain Berset vante ce compromis (les mauvais esprits -il y en a- parlent, eux, de marchandage) : "Pour la première fois depuis la fin du siècle passé, une réforme (des retraites) qui a de réelles chances de passer est sur la table". A quel prix ? 70 francs par mois de plus pour les rentiers AVS (240 francs pour les couples). Pour le Conseiller fédéral socialiste, on tient là une "réforme équilibrée capable d'obtenir le soutien d'une majorité". Et même, une réforme à laquelle, selon lui, ses opposants ne proposent aucune alternative. Or il y a une alternative (de gauche), le basculement progressif du "2e pilier" dans l'AVS qui, elle, serait réellement une réforme, quand le "plan Berset" n'est, de l'aveu même du Conseiller fédéral, qu'un moyen d'assurer quinze ans d'équilibre à un système, l'actuel, fragilisé moins par le nombre de rentiers que par un "deuxième pilier" bien plus sensible que l'AVS à la conjoncture économique (et à la spéculation et aux placements imprudents).
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Le vote, à trois contre un, en faveur de la fusion des caisses de
retraites publiques genevoises CIA et CEH n'est sans doute pas très
glorieux, et ne nous offre qu'un répit (c'est d'ailleurs pour ce répit
que nous avons voté « oui »), mais il nous évite de passer, c'est-à-dire
de perdre, encore six mois à bidouiller un « plan B » dont les premiers
éléments déjà connus (hausse des cotisations des salariés, réduction des
prestations, augmentation de l'âge de la retraite) laissaient lourdement
présager d'une proposition encore pire que celle qui nous était
soumise... Du moins a-t-on maintenu ce que la droite de la droite
voulait (et veut toujours) abolir : la primauté des prestations, la part
patronale majoritaire dans les cotisations... Reste qu'on a mieux à
faire que choisir entre le pire et le mauvais... et que le Deuxième
pilier est à plier, pas à sauver.
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Le Conseiller fédéral Alain Berset veut réformer le système suisse de retraites. Et contrairement à ses prédécesseurs, qui s'y sont tous cassé les dents, il veut réformer à la fois l'AVS et le Deuxième Pilier, mais de telle manière que chaque futur-e retraité-e ait à la fois à perdre et à gagner à la réforme proposée. A perdre, c'est le passage de 64 à 65 ans de l'âge de la retraite des femmes (ou, plus précisément, de l'âge de référence pour le droit à une retraite pleine et entière), la réduction du « taux de conversion » du 2e Pilier, qui permet de déterminer le montant des rentes en fonction du capital accumulé, des réductions de rentes de « survivants » (veuves et veufs, orphelin-e-s), des augmentations de cotisation pour les « indépendants »... A gagner (dit-on), c'est une augmentation des prestations en cas de prolongement de l'activité professionnelle au-delà de l'âge de référence (mais on peine à considérer comme un progrès la mise de septuagénaires au boulot) et des conditions de retraite anticipée plus favorables pour les plus bas revenus et des possibilités de retraite partielle ou progressive. On se retrouve donc avec un « paquet » de propositions contradictoires, qui ne suscite l'adhésion ni à droite, ni à gauche, ni même dans le propre parti d'Alain Berset, et que chacun s'attelle déjà à déficeler.
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Le Conseil d'Etat a officialisé hier l'aboutissement, avec au moins 7014 signature, du référendum contre la loi instituant la Caisse de prévoyance de l'Etat de Genève (LCPEG), du 14 septembre 2012, par la fusion des caisses CEH et CIA. La votation populaire sur cet objet est fixée au 3 mars 2013, date à laquelle on votera aussi sur l'initiative cantonale de l'AVIVO « Stop aux hausses des tarifs des Transports Publics Genevois», sur l'initiative populaire fédérale « contre les rémunérations abusives » (dite initiative Minder) et sur la révision de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire. Des sujets mobilisateurs qui devraient amener aux urnes plus de citoyennes et de citoyens que les derniers rendez-vous électoraux, ce qui devrait donner un chance aux opposants au projet du Conseil d'Etat sur la fusion des caisses, projet soutenu par le Cartel intersyndical de la fonction publique, mais combattu par le Syndicat des services publics, qui avait lancé le référendum.