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Il y a une part de pertinence dans l'argument de l'UDC de dénoncer le lien dans une seule loi de la confirmation des accords bilatéraux et de leur extension à la Roumanie et à la Bulgarie. Mais l'UDC passe sous silence que c'est leur opposition à l'adhésion qui contraint de lier toute extension à l'intégralité des accords et prive les électeurs helvètes de leur souveraineté.
Si la Suisse adhérait elle aurait, comme tous les membres, un droit de véto sur chaque nouvelle adhésion. Hors de l'Union elle ne peut qu'accepter a posteriori ou renoncer à tout.
C'est la paradoxe de la démocratie fédérale de l'Union comme de la Confédération. Les Genevois perdent une partie de leur souveraineté lorsqu'ils doivent suivre des lois fédérales qu'ils ne soutiennent pas, mais cela est compensé par la souveraineté que Genève gagne en contribuant aux décisions fédérales. A cause de l'UDC, la Suisse ne contribue pas aux décisions de l'Union mais les appliquent toutes.
Le rejet du traité constitutionnel Européen nous a aussi fait perdre aussi beaucoup de souveraineté sur la régulation des marchés financiers ou sur la possibilité d'imposer des normes environnementales strictes. Aux élections europénnes du 7 juin nous devrons continuer de construire une Europe plus transparente, plus efficace, plus proche des citoyens qui ait la puissance d'imposer la souveraineté du peuple sur la mondialisation des affaires.