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La prescription de Ritaline ne nécessite pas de mesures de contrôle supplémentaires. Le Conseil des Etats a enterré tacitement mardi une motion du National. Il juge suffisantes les mesures annoncées par le gouvernement relatives au monitorage et l'assurance qualité.
Le Conseil fédéral a rendu en novembre un rapport sur les médicaments améliorant les performances. Selon l'étude de l'exécutif, la prise en charge médicale des enfants présentant un trouble du déficit de l'attention (TDAH) est adéquate.
Sur les 3 à 5% d'enfants en âge scolaire concernés, seuls un quart se voient prescrire un médicament contenant du méthylphénidate comme la Ritaline, a noté Liliane Maury Pasquier (PS/GE) au nom de la commission. Le Conseil fédéral n'a pas constaté d'abus.
Meilleure prise en charge
Le nombre de personnes traitées est globalement en augmentation, mais le traitement des enfants et des jeunes va de pair avec une meilleure prise en charge psychosociale. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) continue lui de surveiller l'évolution de la prescription. Il va aussi étudier si des mesures doivent être prises pour améliorer la qualité des traitements.
Selon le rapport, rien n'indique que le nombre de consommateurs de méthylphénidate pour améliorer les performances ("neuroenhancement") ait fortement augmenté. Pas d'explosion non plus du nombre des personnes souffrant d’ennuis de santé consécutifs à cette consommation. A l’heure actuelle, 4% des personnes ont déjà pris une fois des neurostimulants.
ATS