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08/04/2014
Qui de vos enfants ou petits-enfants, ou vous-même, n'éprouvez pas le besoin récurrent de recourir à une encyclopédie pour en "savoir plus" ? Le besoin de connaissances et de les enrichir est une des caractéristiques humaines, pour avancer, comprendre, savoir. La plus célèbre encyclopédie est celle de Diderot et d'Alembert au Siècle des Lumières. Plus près de nous, les Encyclopédies Universalis, Larousse, Britannica, Americana... qui se veulent toutes un aperçu -en quelques milliers d'articles tout de même - de l'état des connaissances à un moment donné. Elles sont rédigées par des spécialistes et des experts. Puis, avec l'arrivée du numérique, les encyclopédies papier ne sont plus rentables et la plupart existent maintenant en ligne.
L'arrivée de la technologie "wiki" change la donne, et le plus bel exemple - longtemps décrié - est celui de Wikipedia créé en 2001 par Jimmy Wales : sa particularité est d'être rédigée de manière participative, tout un chacun pouvant contribuer par un article. Wikipedia existe maintenant en 287 langues et compte plusieurs millions d'articles, qui sont modérés le plus souvent. En Suisse, la fondation Wikimedia.ch veille depuis 2006 à développer cette initiative, dans les 4 langues nationales et certains dialectes alémaniques.
Wikimedia.ch développe un certain nombre de projets tous plus intéressants et novateurs les uns que les autres. Parmi ceux-ci, l'idée de faire participer les institutions nationales du savoir comme la Bibliothèque nationale et l'es Archives fédérales en recrutant un Wikipédien en résidence (WIR) afin de faire contribuer les collaborateurs de ces institutions (l'idée d'ailleurs est exploitée dans un certain nombre de pays). Parmi d'autres projets, citons celui d'une bibliographie sur les Alpes, ou d'offrir l'accès à Wikipedia à des populations qui n'ont pas des connections Internet permanentes, ou d'offrir un support à des communautés africaines...
Du 9 au 11 mai 2014, à Zürich, se tiendra la réunion annuelle de Wikimedia, The Wikimedia Hackathon, à suivre !
29/03/2014
Il s'agit de la dernière publication d'Alain Jacquesson, ancien directeur de la Bibliothèque de Genève, ouvrage publié par une nouvelle maison d'édition genevoise au nom prometteur, l'Esprit de la lettre.
"La vie, et parfois la mort, des bibliothèques genevoises témoignent de brusques ruptures autant que de lentes évolutions. La création de la Bibliothèque moderne en 1933 marque les débuts de la lecture publique contemporaine; dans la deuxième moitié du 20e siècle, l'Université met en place de nombreuses bibliothèques spécialisées, qu'elle s'efforce aujourd'hui de regrouper; les bibliothèques scolaires introduisent des documents audiovisuels dans leurs collections; dès 1968 l'informatique est utilisée dans la bibliothèque d'une organisation internationale (BIT); la bibliothèque du CERN s'enrichit désormais majoritairement de publications numériques." (cité par Infoclio.ch)
L'ouvrage fait l'objet d'une conférence le jeudi 3 avril à 17h15 à la Haute Ecole de Gestion, filière Information documentaire, Bâtiment F, Salle 311
23/03/2014
C'est le slogan choisi par des étudiants de l'Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) pour leur clip à l'occasion de la Journée internationale du bonheur du 20 mars dernier. La chanson qui a été choisie est "Happy" de Pharrell Williams, ce drôle de chanteur au chapeau.
14/03/2014
J'ai découvert depuis peu Etsy.com, une place de marché en ligne sur laquelle des gens du monde entier (30 millions d'inscrits...!) se connectent pour acheter et vendre des articles uniques, pour certains qu'ils dessinent ou fabriquent eux-mêmes. Une autre particularité est que l'achat se fait directement chez le producteur ou le fabriquant.
L'originalité de cette plateforme - dont le siège est à New York et qui existe depuis 2005 - est qu'elle n'est pas produite par une société unique, mais par chaque personne qui s'inscrit comme membre pour vendre ou acheter des objets pratiquement uniques. Ce sont ainsi plus de 20 millions de produits proposés et qui ne sont donc pas manufacturés. Leur diversité est grande et ce site mérite le détour, ne serait-ce que pour feuilleter les différentes pages et découvrir des objets singuliers et originaux.
Voici un autre exemple de l'alliance réussie et prometteuse du commerce, d'Internet et de l'artisanat.
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01/03/2014
Le streaming consiste à être abonné à un service qui vous propose l'achat sur abonnement d'un morceau de musique, de films ou de vidéos. La particularité de ce service est que vous ne possédez rien, vous pouvez simplement consulter et consommer des produits culturels, à tout moment et en tout lieu... En Europe, Spotify (pour la musique) compte 20 millions d'abonnés, ou Deezer ou encore Netflix qui pour 10 dollars par mois vous propose des milliers de films à visionner.
Le livre en streaming apparaît comme le prochain marché à prendre: plusieurs modèles sont déjà sur le marché et vont permettre la vente en bouquet à partir d'un choix de livres, ou la lecture au chapitre et au mot-clé, l'impression à la demande... le choix est infini pour tout type de lectures possibles, chez soi, en route pour le bureau, en voyage. Les premiers à se lancer sont Cyberlibris avec 15 000 titres disponibles pour 9,90 euros par mois, ou Youboox première plateforme française avec 50 000 titres pour également 9,90 euros mensuels (il existe plusieurs abonnements possibles). Citons également Publie.net pour la littérature ou Storyplay'r pour la littérature pour enfants de 3 à 8 ans ; Izneo ou Sequencity pour la BD numérique...
Voilà donc un avenir ambitieux qui se dessine pour le livre numérique... mais il reste encore une place pour nos bonnes vieilles bibliothèques !
Articles consultés :
- "Le livre au siècle du nuage" / Frédérique Roussel, Le Temps, 1er février 2014
- "Les livres passent au streaming" / Lucie Ronfaut, Le Figaro, 2 octobre 2014
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11/02/2014
Vous ne le saviez peut-être pas, mais aujourd'hui mardi 11 février est le "Safer Internet Day", une initiative de la Commission européenne créée en 2005. L'édition 2014 s'organise autour du slogan « Ensemble, pour un meilleur Internet ».
L'idée principale de ce programme est de créer, initiative louable, un Internet plus sûr pour les jeunes (vaste travail me direz-vous) et surtout les enfants. Les parents ont bien sûr un rôle important à jouer car Internet fait maintenant partie de l'éducation et de la culture de masse, comme le fut la télévision. Le site Panelparents offre une sélection de sites Internet de qualité sur des thèmes variés, avec un classement par âge. Prévenir ses enfants contre les dérapages du Web ou de Facebook ou par rapport à des contenus qui peuvent se révéler choquants selon qui les regarde ; leur signaler que la vie privée doit être préservée (concept encore un peu flou selon les âges), tous ces aspects de la vie ou de l'identité numérique qui se construit parfois même sans que nous en ayons conscience, sont devenus essentiels aujourd'hui.
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25/01/2014
Un des avantages qu'offrent le numérique et Internet est de pouvoir voyager et découvrir des continents sans bouger de chez soi. Un autre avantage est l'aspect participatif qui associe à certains projets le public à des institutions diverses. J'avais déjà évoqué dans ce blog le projet suisse notrehistoire.ch ou tout un chacun peut contribuer par des photos, des écrits familiaux. Il y a peu la Bibliothèque nationale de France et les Archives nationales de France ont lancé des initiatives similaires pour la commémoration de la guerre 14-18... Mais j'aurai certainement l'occasion de vous parler d'autres projets tout aussi intéressants.
Cette fois-ci, partons vers l'Inde, avec The Indian Memory Project, magnifique initiative où l'Inde intime se dévoile sur une période allant de 1840 à 1990. Anusha Yadav, graphiste, a eu l'idée de ce projet incroyable, qui connait un succès grandissant, avec la collecte de la mémoire indienne et qui constitue maintenant un gigantesque album de photo de famille.
En parcourant les catégories proposées (par mots-clés, par pays car on trouve aussi le Népal, le Pakistan, la Grande-Bretagne), on découvre des pans entiers de ce continent, de son histoire en images et photographies privées mises à disposition de tout le monde. Alors, il ne vous reste qu'à partir dès maintenant vers l'Inde fabuleuse !
21/12/2013
Google investit un grand nombre de champs différents, et le champ culturel n'est pas le moindre. Le 10 décembre dernier Google a ouvert 340 m2 au sein de son siège parisien dans le 9ème arrondissement afin que se rencontrent professionnels de la culture et technologies. C'est ce qu'on appelle un "Lab" soit un laboratoire d'expérimentation avec à disposition des artistes, un atelier pour le moins bien équipé : écran géant interactif, station de capture 3D, appareil photo gigapixel, imprimante 3D, découpe laser...
Outre "World Wonders" (accès à des sites du patrimoine mondial grâce à Google Street View), "Evénements historiques" (pour les expositions temporaires), il y a surtout "Art Project", qui permet de flâner dans les collections numérisées de 400 partenaires soit 53.000 oeuvres disponibles.
Source: Le Nouvel Obs
Photo : Jacques Brinon/AP/SIPA
15/12/2013
20 ans seulement après l'arrivée des premiers pèlerins britanniques dans le Nouveau Monde, soit en 1640, fut imprimé en 1700 exemplaires à Cambridge dans le Massachussets, une nouvelle traduction de la version en hébreu du Livre des Psaumes, le Bay Psalm Book. Il ne resterait que 11 exemplaires de ce livre qui de fait fut le 1er livre imprimé aux Etats-Unis, sur une presse venue de Londres.
Appartenant à une église de Boston, la Old South Church - qui en possède deux exemplaires et en conserve un - et qui souhaite financer des oeuvres caritatives, le livre mis aux enchères à Sotheby's New York a été acquis par un financier américain David Rubinstein le 26 novembre dernier pour la somme de 14,2 millions de dollars... Qui dit mieux ?
C'est l'enchère la plus haute obtenue pour un livre, mais l'ouvrage le plus cher au monde est le "Codex Leicester", une collection de textes scientifiques de Léonard de Vinci (1508-1510) acheté par Bill Gates en 1994 pour 30,8 millions de dollars...
Ill Bay Psalm Book Photo : AFP/EMMANUEL DUNAND
24/11/2013
Les célébrations du centenaire de la guerre 14-18 sont lancées (notamment en France où les citoyens sont priés de déposer pour copie leurs documents privées dans les services d'archives et les bibliothèques). En Suisse, c'est le site infoclio.ch qui annonce le lancement de 14-18.ch, un site historique consacré aux cartes postales suisses de la Première Guerre mondiale. Il donne accès à une soixantaine de cartes postales de la Première Guerre mondiale, conservées au cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale suisse. Chaque carte postale est assortie d'une analyse et d'un commentaire historique, ainsi que d'une courte bibliographie. Le design du site est particulièrement soigné tout en restant simple, et des catégories sont proposées : la propagande ; l'allégorie de la Suisse ; les affaires politiques et militaires ; le quotidien de la guerre ; l'humanitaire ; l'humour.
Le site a été réalisé par Patrick Bondallaz et Alexandre Elsig dans le cadre de l'appel à projet "Presenting History Online" lancé par infoclio.ch en 2012.
09/11/2013
Les Editions Alphil à Neuchâtel publient régulièrement des récits historiques autour de la dernière Guerre mondiale (mais pas seulement) ou des témoignages. Leur dernière publication est une histoire poignante qui retrace l'accueil en Suisse romande d'anciennes déportées françaises de la Résistance, soit plus de 500 femmes.
Les auteurs de "Retour à la vie. L'accueil en Suisse romande d'anciennes déportées françaises de la Résistance (1945-1947)", Eric Monnier et Brigitte Exchaquet-Monnier, nous livrent le fruit de 4 années de recherches: ils reconstituent pas à pas l'histoire de ces lieux d'accueil - 9 au total en Suisse romande - créés grâce au soutien constant de Geneviève de Gaulle, de l'Association des déportées et internées de la Résistance (ADIR) et d'un Comité d'aide suisse. L'ouvrage bénéficie d’une préface de l’historien suisse Marc Perrenoud et d’un avant-propos d’Anise Postel-Vinay, résistante, déportée et proche collaboratrice de Germaine Tillion et de Geneviève de Gaulle.
Des dédicaces sont organisées :
jeudi 13 novembre à Château-d'Oex, à 18h15 au cinéma Eden (film, présentation du livre, signatures)
le 20 novembre, dès 16h30, à la librairie Payot (4, pl. Pépinet) à Lausanne.
samedi 14 décembre, à La Chaux-de-Fonds, librairie Payot, 10h30-12h
dimanche 22 décembre, à Sion, librairie La Liseuse, 15h-18h
Brigitte Exchaquet-Monnier et Eric Monnier seront également présents à Paris les 23 et 26 novembre à la Fondation de la Résistance.
04/10/2013
InterroGE est le nouveau service en ligne proposé par les Bibliothèques municipales de Genève et leur réseau de 11 partenaires sur le Canton. Vous pouvez poser une question de n'importe quel ordre (culture générale, loisirs, voyage ou simplement sur Genève), ce guichet virtuel vous répond dans les 72 heures. N'est-ce-pas magique ? Il va sans dire que derrière cette interface en ligne se cache une équipe de bibliothécaires chevronnés, professionnels de la recherche d'information et qui disposent de nombreux outils pour y répondre.
Les questions/réponses sont archivées au fur et à mesure et il est possible de les consulter: Pour exemple :
Un tel service, nouveau pour Genève, existe depuis une dizaine d'années à la Bibliothèque nationale suisse avec SwissInfoDesk: celui-ci est spécialisé sur la Suisse, ce qui représente déjà un grand champ de recherche.
Beaucoup de bibliothèques proposent maintenant ce nouveau service sur Internet qui présente l'avantage d'être gratuit et interrogeable en tout lieu, avec la certitude d'avoir une réponse professionnelle.
28/07/2013
Vous partez en vacances et vous choisissez de vous déconnecter complètement de votre smartphone, de Facebook et Twitter ou autres réseaux sociaux. C'était l'objet de 2 billets sur ce même blog : l'un en août 2012 "Le jour où j'ai quitté Twitter" et un second en juillet 2011 (l'été semble propice...) "J'ai débranché ou comment se déconnecter pendant l'été". Mais avouez que ce n'est guère facile... tant nous sommes de plus en plus addict.
Le site Bon à savoir, avant lui-même de partir en vacances, nous suggère de rester connecter avec les 15 applications essentielles à notre survie en vacances... Parmi celles-ci, Skyscanner pour choisir une destination bon marché au dernier moment, Booking pour les hôtels, MetrO qui indique les plans des transports urbains de plus de 400 villes, Airnbn pour loger chez l'habitant (34 000 lieux dans 132 pays !), et bien d'autres encore dont certaines un peu farfelues, à découvrir. Alors, connecté ou débranché, à vous de choisir.
13/07/2013
Les bibliothèques accompagnent leurs lecteurs même sur leurs lieux de vacances, impossible d'y échapper : c'est une des dernières tendances du moment, comme on peut le voir sur cette photo prise dans un complexe de vacances en Bulgarie à Albena ou comme celle-ci à Marseille. Mais il y a foule d'autres exemples, tous plus originaux les uns que les autres et qui rentrent sous le concept de "bibliothèques mobiles" : citons les bibliothèques TapTap en Haïti ou l'usage d'un taxi comme bibliothèque ; dans les aéroports comme à celui d'Amsterdam ou dans les gares comme aux Etats-Unis dans le Missouri. Les piscines ne sont pas en reste: à Lausanne, la succursale de Montriond de Bibliothèques et Archives de la Ville de Lausanne a monté un projet pour cet été intitulé "Bibliothèque à la piscine".
Rien ne vaut un bon livre, une bonne BD après le bain ! Pensez-y...
23/06/2013
C'est une belle réussite pour le Festival de Montreux : après la numérisation en cours par l'EPFL des 5000 heures de concert (dont la fin est prévue en 2014), l'Unesco a inscrit sur son registre Mémoire du monde l'ensemble du Festival. C'est une véritable reconnaissance mondiale, quelques mois après le décès de Claude Nobs, son fondateur.
Parmi les noms des plus célèbres interprètes venus à Montreux, citons Erroll Garner, Count Basie, Lionel Hampton, Dizzy Gillespie, Oscar Peterson, Herbie Hancock, Miles Davis ou Quincy Jones. Et encore, Aretha Franklin, Ella Fitzgerald, Ray Charles, Prince, David Bowie... parmi de nombreux autres. La liste est longue et impressionnante.
Le Registre Mémoire du monde compte aujourd'hui 299 documents et collections documentaires en provenance des cinq continents. Le Festival est le deuxième pour la Suisse a y entrer après les manuscrits de Jean-Jacques Rousseau.
Le 47ème Festival de Jazz de Montreux aura lieu du 5 au 20 juillet 2013.
03/06/2013
Il n'y a pas que dans les pays en voie de développement que la fracture numérique existe, dans les pays développés également. On désigne cette "anomalie" sous le terme un peu abscons d'"illectronisme", sorte de contraction entre illettrisme et technologies de l'information.
J'emploie le terme d'anomalie, car dans les sociétés développées, ne pas savoir se servir d'un ordinateur, d'un smartphone ou d'Internet apparait comme une lacune, un manque, voire un défaut. Est-ce si rare ? Certainement pas: une société hyperconnectée telle que la nôtre engendre également des personnes qui se sentent rejetées ou exclues. La technologie, et Internet en particulier, peuvent être vus par certains comme des territoires inconnus, lointains, inaccessibles, ce qui n'est pas faux.
Tout comme il existe des programmes de lutte contre l'illettrisme, il existe des remèdes contre l'illectronisme. L'école et l'université essayent d'y pallier, mais également des associations et bien sûr les bibliothèques, un des rares lieux en ce monde où l'accès à l'information est souvent gratuit. Renseignez-vous, certaines bibliothèques proposent des cours, des formations aux technologies de l'information. Un autre remède consiste dans les liens tissés entre générations, et pourquoi ne pas échanger avec ses enfants ou petits-enfants ou quelqu'un de sa famille, ou un ami, un cours d'informatique contre un autre cours ? La vie, c'est aussi l'échange !
Source Image: http://www.libellules.ch/news/index.php?tag/internet
11/04/2013
Le dernier dossier E-Sens en ligne produit par les étudiants du DAS en Stratégie Marketing, Communication & e-business de l'UNIGE est consacré à notre rapport au temps au sein du travail. Autant dire qu'il concerne un grand nombre de personnes: un des changements majeurs des dernières années est l'introduction des technologies au travail, et plus récemment des réseaux sociaux. Le temps semble s'être démultiplié ou être devenu élastique tant il apparait possible de réaliser plusieurs tâches à la fois : répondre au téléphone, consulter son agenda en ligne, écrire un email, écouter de la musique...
Las... ce n'est pas si simple. Tout un chacun peut-il gérer en même templs plusuieurs activités ? Le gain de temps est-il significatif ou n'est-ce pas plutôt une dispersion de l'attention qui est constatée, et la difficulté de se concentrer qui en découle. Des études récentes montrent que c'est le cas pour les adolescents hyper connectés. N'en serait-il pas de même pour les "salary men/women" ?
Ce dossier répond en grande partie à ces interrogations : il propose plusieurs rubriques (analyse, étude de cas, interviews, fiche technique) toutes aussi passionnantes les unes que les autres. Une lecture à conseiller donc et qui peut nous aider à gagner...du temps !
Source image : Rider, Pict en ligne, http://www.fotolia.com, consulté le 11 avril 2013
31/03/2013
L'éditeur Bernard Campiche publie la traduction française de l'ouvrage "Die Schweizerreise" paru en 2008 chez l'éditeur alémanique Dirk Vaihinger. Quelques changements ou adaptations expliquent ce délai somme toute assez long.
25 écrivains contemporains suisses passent en revue les cantons par ordre alphabétique Appenzell, Argovie, Bâle, Berne, Genève, Fribourg... en évitant avec bonheur les clichés habituels et en dressant une topographie inhabituelle de la Suisse constituée d'habitants ordinaires qu'ils soient paysans, employés, des célibataires, des couples, jeunes, vieux...
B. Campiche, dans sa présentation de l'ouvrage, insiste sur le fait que l'ouvrage présente une Suisse contemporaine, actuelle, et non pas touristique. A lire en 25 étapes.
Le Voyage en Suisse
17/03/2013
On oppose souvent (?) Zürich et Genève, deux villes qui se rêvent probablement chacune "capitale" de la Suisse... Effectivement, il y quelques ressemblances, vue de loin, de très loin : le lac, l'omniprésence dans certains quartiers du luxe, des affaires et des banques... Mais c'est vraiment tout. Un Web documentaire assez étonnant permet de se promener en tram sur la Langstrasse à Zürich, mais de manière différente d'un simple film. Au fil de la promenade, des éléments s'ajoutent qui rendent du coup Streetview de Google un peu obsolète.
Ce Web documentaire intitulé "360° Langstrasse Zürich" a obtenu depuis sa sortie en 2011 un nombre conséquent de récompenses tels "Site of the Day 2011" ou "Site of the Year 2011" ou encore "Best of Swiss Web 2012 Gold Innovation".
C'est une manière comme une autre de promouvoir Zürich sur le Web. D'autres villes (Genève par exemple) pourraient s'en inspirer. En attendant, une petite promenade sur le Web s'impose...
05/03/2013
Alice Rawsthorn publie un passionnant article dans le New Herald Tribune daté du mardi 4 mars 2013 en page 12 (repris du New York Times). A. Rawsthorn semble être une chroniqueuse attentive et curieuse du monde des arts et de la culture. Cette fois-ci, sa chronique croise de manière très heureuse et inattendue, l’art, la culture et l’âge numérique auquel nous appartenons chaque jour un peu plus, peut-être même sans nous en rendre compte.
L’actualité récente met en avant le retrait du Pape Benoit XVI de la scène religieuse et politique, avec en toile de fond le drapeau du Vatican qui voit deux clés ouvragées s’entrelacer et liées par un cordon rouge. De même, une des fresques les plus célèbres de la chapelle Sixtine à Rome est celle du Pérugin dans laquelle le Christ donne à Saint-Pierre les clés du Paradis. Et nous passons, sans transition aucune, à la clé numérique qui prochainement vous permettra d’ouvrir la porte de votre appartement à partir de votre smartphone. La clé est un véritable symbole de la société humaine quelles que soient les époques et les cultures, elle représente souvent le pouvoir et la richesse, elle peut être en or, très ouvragée ou alors toute simple en apparence, mais permettant d’ouvrir les portes des maisons les plus impénétrables.
La clé numérique (qui existe déjà pour ouvrir certaines voitures par exemple) est évidemment moins évocatrice a priori que la clé en métal dont nous avons l’habitude. Si nous réfléchissons en termes d’applications sur les smartphones (les fameuses Apps), nous sommes là en présence de clés aux pouvoirs grandissants : hormis le fait qu’elles sont incluses dans le système lui-même, elles permettent une ouverture/fermeture à distance, elles peuvent être programmées pour une ou plusieurs personnes, servir pour les chambres d’hôtels, les voitures etc… Cela n’empêche évidemment pas d’être vigilant par rapport à la mémoire rechargeable de votre smartphone et au risque de perte… Une question me taraude pourtant : les clés de Saint-Pierre peuvent-elles être numériques ?
09/02/2013
Il y a une quinzaine de jours, la Bibliothèque municipale de Lausanne brûlait suite à un incendie criminel : les 100 000 livres de la collection ne périrent cependant pas dans les flammes, seul l'étage des bureaux fut touché, mettant une quarantaine de bibliothécaires en chômage technique. Le 7 février dernier, la bibliothèque ouvrait à nouveau ses portes pour le plus grand bonheur du public (voir le reportage télé).
Un peu plus loin de nous (mais en même temps si proches), les célèbres manuscrits de Tombouctou au Mali ont pu être sauvés de la destruction causée par la guerre en cours. Leur particularité est d'être la propriété de 32 familles qui ont pu les cacher des pillages et de la destruction (voir l'article du journal Le Monde du 7 février 2013 "Les manuscrits sauvés de Tombouctou").
Ces deux exemples montrent combien la culture est fragile et peut être détruite par des catastrophes provoqués par des hommes. Heureusement, dans les deux cas évoqués, le patrimoine a pu être sauvé grâce à la vigilance ou au courage de certains.
Photo : Alida Jay Boye. Timbuktu Manuscripts Project. Université d'Oslo
A lire : "Les manuscrits de Tombouctou. Secrets, mythes et réalités" de Jean-Michel Djian, Paris, JC Lattès, 2012
NB: depuis 2003, en Suisse, le programme COSADOCA veille au sauvetage du patrimoine documentaire en cas de catastrophe
20/01/2013
Grâce aux technologies des satellites et du GPS, l'organisme suisse de la topographie (donc de la cartographie) SwissTopo a constaté des écarts de mesure sur les cartes de Suisse allant parfois jusqu'à 3 mètres entre Genève et l'Engadine par exemple.
Cela est visible sur un ensemble de cartes et de données mis à disposition sur YouTube par geo.admin.ch. Ce portail met à disposition des informations très précieuses sur la géographie de la Suisse et son évolution dans le temps. Ces données géographiques sont produites par les offices fédéraux et les cantons, et sont donc on ne peut plus officielles.
Ce mouvement de mise à disposition de données s'appelle Open Data (données ouvertes), et de nombreux organismes officiels de par le monde s'emploient à y participer.
Plus d'informations avec l'article de Jean-François Mabut dans la TdG du 8 janvier 2013 (l'image ci-dessus a été reprise de l'article cité).
30/12/2012
Qui n'est pas utilisateur de Google ? Ce moteur de recherche est considéré comme le plus puissant au monde, il est utilisé par des millions de personnes chaque minute et fait l'objet de multiples développements. Nous n'allons pas entrer dans la polémique certes justifiée des données personnelles ou de la question du monopole (quoique... que donnera le moteur chinois Weibo dans quelques années ?). Ce qui nous intérresse aujourd'hui, ce sont les récents développements proposés par Google : la messagerie GMail a été redessinée, Google Drive a été introduit, les applications mobiles Google sont en plein boom, et bien sûr GooglePlus qui se veut le concurrent direct de Facebook mais sans l'égaler encore. On ne peut que le constater : les outils Google s'améliorent.
Pourquoi cette recherche constante d'être le premier ? Exister ou disparaitre serait la réponse. La réelle concurrence pour Google vient des réseaux sociaux et notamment de Facebook. Mais elle vient aussi d'autres moteurs qui privilégient des langues différentes, tel le moteur chinois cité précédemment. Pour continuer à exister et à plaire à son public, Google est condamné à innover de manière constante.
Vous allez continuer à aimer Google.
Ce billet est inspiré de celui publié par Chris Betcher, blogger australien sur son blog Betchablog.
08/12/2012
C'est la Bibliothèque nationale à Berne qui pilote la majorité des projets de numérisation des journaux en Suisse, avec des partenariats publics et privés. Parmi ceux-ci :
- Schaffhauser Nachrichten,
- Il Grigione italiano,
- Le Nouvelliste, Feuille d'Avis du Valais, Le Rhône...
La BN est également partenaire du journal Le Temps qui propose les archives historiques de 3 quotidiens.
Le 7 décembre, le dernier en date des projets a été lancé, le Scriptorium, projet de la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne. une plateforme dédiée aux anciennes parutions des principaux journaux vaudois. La première étape de cet ambitieux projet est la mise en ligne de l'ensemble des numéros de /24 Heures/ et de son ancêtre la /Feuille d'avis de Lausanne/, édités de 1762 à fin 2001. Soit plus d'un million de pages !
Le mouvement de numérisation de la presse suisse est bel et bien lancé !
03/09/2012
Le 29 août dernier, Corinna Bille aurait eu 100 ans. Il y a peu de voix aussi originale dans la littérature, surtout au travers de ses célèbres "Carnets de rêves" au nombre de vingt, et détenus - comme presque tout ce qu'elle produisit - par les Archives littéraires suisses, département de la Bibliothèque nationale à Berne.
Comme l'indique Stéphanie Cudré-Mauroux, conservatrice du fonds C. Bille, "ce fonds est exemplaire de par ses dimensions et son exhaustivité : réunissant la totalité des manuscrits de S. Corinna Bille, il comprend en outre 43 albums de documents, 20 précieux «Carnets de rêves», le dossier protéiforme du Vrai Conte de ma vie, une collection iconographique d'une très grande beauté et, bien sûr, les lettres reçues par l'auteur : avec, parmi tant d'autres, celles de Marcel Arland, Edmond Bille, Georges Borgeaud, Paul Castella, Maurice Chappaz, Albert Chavaz, Jacques Chessex, Bertil Galland, Jeanne Hersch, Philippe Jaccottet, Pierre Jean Jouve, Ella Maillart, Gérard de Palézieux, Jean Paulhan, Alexis Peiry, Anne Perrier, Grisélidis Réal, Gonzague de Reynold, Alice Rivaz, Gustave Roud, Philippe Soupault...
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