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Genève - L'UCI est accusée par "Le Journal du Dimanche" d'avoir aidé le Britannique Chris Froome en l'autorisant à avoir recours à un corticoïde pour se soigner, fin avril, et remporter le Tour de Romandie.
Le vainqueur du Tour de France, qui souffrait d'un refroidissement, aurait bénéficié d'une AUT (autorisation à usage thérapeutique) validée par le directeur médical de l'UCI pour utiliser par voie orale une dose conséquente de prednisolone (40 mg par jour).
Le Dr Gérard Guillaume, cité par le "Journal du Dimanche" en tant qu'expert, relève que "selon le règlement, les corticoïdes par voie orale sont interdits en compétition, que si un sportif présente un état de santé nécessitant l'usage d'un tel traitement, c'est en théorie qu'il n'est évidemment pas capable de prendre le départ, et qu'enfin l'octroi d'une AUT ne peut être étudié que par un groupe d'experts."
La demande d'AUT a été formulée par le médecin de Sky, le Dr Alan Farrell, et "validée par le seul directeur médical de l'Union cycliste internationale (UCI)", le Suisse Mario Zorzoli, souligne le journal français en ajoutant que "le département médical de l'AMA (Agence mondiale antidopage) s'est saisi du dossier".
Froome, forfait à Liège-Bastogne-Liège le 27 avril, a pris le départ deux jours plus tard du Tour de Romandie, la seule course par étapes figurant à son programme sur la période avril-mai.
Vainqueur de la dernière étape, un contre-la-montre (1 seconde d'avance sur le champion du monde, l'Allemand Tony Martin), le Britannique a terminé en tête, comme l'an passé, du classement final.
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