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Le président de la Confédération Alain Berset appelle ses collègues à une certaine retenue dans le débat sur l'accord-cadre avec l'UE. Vendredi, trois conseillers fédéraux avaient fait des déclarations contradictoires.
"Il serait bon que les conseillers fédéraux ne parlent pas seulement d'une seule voix une fois une décision prise, mais fassent également preuve d'une certaine retenue juste avant un débat", a déclaré Alain Berset samedi dans une interview du Tagesanzeiger et du Bund. Les déclarations ne reflètent pas la position du collège gouvernemental dans son ensemble, a-t-il ajouté.
M. Berset entend rappeler à ses collègues qu'ils doivent faire montre d'une certaine retenue avant que le Conseil fédéral n'ait pris une décision, a-t-il précisé à la radio alémanique. On ne peut déclarer constituer un collège et ne pas le respecter.
Le président de la Confédération croit pourtant que la collégialité est respectée et fonctionne: "On a peut-être un peu surinterprété les déclarations".
Pas d'accord entre eux
Dans la Neue Zürcher Zeitung de vendredi, le conseiller fédéral UDC Ueli Maurer avait estimé qu'un accord-cadre entre la Suisse et l'Union européenne (UE) n'était pas possible dans un avenir proche et qu'il valait mieux améliorer les accords bilatéraux.
Le même jour, le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann se montrait également sceptique sur une solution à court terme avec l'UE, dans une interview accordée à la RTS. Il estimait qu'il ne fallait pas se laisser imposer une issue à l'accord-cadre "avant un, deux ou trois ans", et dans tous les cas "pas avant le Brexit", pour pouvoir observer le sort réservé au Royaume-Uni.
Enfin, au Forum de Davos, le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis a au contraire réaffirmé la volonté de l'exécutif fédéral d'arriver rapidement à un accord avec l'UE. Le Conseil fédéral doit définir sa stratégie de négociations avec Bruxelles mercredi prochain.