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Outre les avantages évidents de l'utilisation d'outils tels que Zotero (au premier rang desquels figure le gain de temps), ceux-ci permettent aussi de se prémunir contre certaines formes de plagiat.
Avant de poursuivre, je vais citer ici un extrait d'un article du SEM: "Faire face au plagiat dans un contexte numérique" qui avance divers éléments de définition du plagiat.
"Dans le contexte scolaire, le plagiat est une forme de fraude. Or, tout le monde n’a pas la même compréhension de ce qu’est le plagiat. Pour certain·es, seule la restitution « mot à mot » d’une source que l’on omet de mentionner tombe dans cette catégorie ; pour d’autres, la définition sera nettement plus inclusive. Un cadre clair est néanmoins défini par la jurisprudence et par un certain nombre de documents de référence pour les travaux de fin d'études, telle que celui de la commission suisse de maturité ou le guide du DIP sur la rédaction des travaux personnels d’approfondissement ou les travaux interdisciplinaires centrés sur les projets.
Deux critères déterminants en ressortent :
► Présenter le travail d’autrui comme son propre travail
Par exemple, faire écrire son travail par quelqu’un d’autre, faire écrire (ou réécrire) son travail par une intelligence artificielle, acheter un travail sur Internet, etc.
► Faire une mauvaise utilisation des sources
Par exemple, reprendre un texte mot à mot (avec ou sans guillemets) sans en indiquer la source, paraphraser un document, emprunter une ou plusieurs idées à une source sans la mentionner, utiliser la traduction d’un texte sans en indiquer la source, utiliser une source en renvoyant à une autre source que celle réellement utilisée, etc.
Dans un contexte numérique en ébullition, les règlements et autres documents cadres précisent toujours que la liste des pratiques frauduleuses n’est pas exhaustive.
Par contre, l’intentionnalité n’est pas considérée comme un critère déterminant, dans la mesure où une erreur involontaire ou une maladresse devrait entraîner la même sanction qu’une fraude volontaire."
En mettant davantage l'accent sur ces aspects méthodologiques, on permet donc aux élèves:
- de maîtriser les règles à respecter en matière de référencement,
- de mettre en place des bonnes pratiques qui les protègent contre le plagiat involontaire,
- d'être moins tenté·es par les raccourcis liés à la paresse ou au manque de temps,
- de mieux comprendre, en définitive, la nature même d'un travail de recherche qui consiste à savoir mener une réflexion critique sur un sujet donné en s'appuyant sur des informations sourcées et des raisonnements d'expert·es.
Par ailleurs, si vous souhaitez poursuivre cette réflexion sur la prévention du plagiat, l'article du SEM susmentionné renvoie, dans la partie 4 ("Prévenir le plagiat par la pédagogie"), à un entretien très intéressant avec Martine Peters, professeure à l’Université du Québec en Outaouais et directrice de la recherche du Groupe de recherche sur l’intégrité académique (GRIA). Celle-ci insiste notamment sur l'intérêt des outils de gestion bibliographique, mais propose également d'autres pistes intéressantes pour lutter contre le plagiat.