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Les informations de ce chapitre portent essentiellement sur les sociétés anonymes et sur les sociétés coopératives. Dans quelques cas, comme pour la subdivision des sociétés anonymes selon les classes de grandeur, nous avons tiré des séries de chiffres de l’Annuaire statistique de la Suisse et les avons complétées à partir d’autres publications du Bureau fédéral de statistique (Office fédéral de la statistique). Nous avons renoncé à exploiter l’ensemble des chiffres publiés, car ces données concernent presque exclusivement la structure et l’évolution des sociétés anonymes.
On sait beaucoup moins de choses sur les entreprises privées figurant dans le registre du commerce en tant que «raisons sociales individuelles». Au début des années 70, celles-ci avaient davantage de poids que les sociétés anonymes. La statistique officielle n’offre pas de telles séries, et les données chiffrées récoltées dans les archives des entreprises privées dans le cadre du projet du Fond national intitulé «Beiträge zur quantitativen Beschreibung wirtschaftlicher Entwicklung der Schweiz im 19. Jahrhundert» (Contributions à une description quantitative de l’évolution économique en Suisse au 19e siècle) sont, à l’exception des séries sur les salaires, trop hétérogènes et trop peu représentatives pour qu’on puisse constituer des séries chronologiques longues ou pour qu’on puisse s’en servir comme base d’extrapolations. Et finalement, on n’a pas encore commencé d’exploiter de manière systématique les statistiques parues dans des éditions anniversaires ou dans des monographies. C’est pourquoi nous sommes dans l’impossibilité pour l’heure de présenter une statistique qui refléterait l’évolution d’entreprises ou de groupes d’entreprises.
La statistique officielle offre néanmoins quelques informations sur le commerce de détail, que nous avons représentées dans les tableaux. L’indice du mouvement des chiffres d’affaires du commerce de détail, ventilé selon les branches et une subdivision de ces branches, mérite d’être quelque peu relativisé: pour obtenir des séries chronologiques longues, nous avons dû changer à plusieurs reprises les bases des indices de 1925 à 1948 que nous avons tirés de «La Vie économique».
SOURCE: «Enterprises privées» in Ritzmann/Siegenthaler, Statistique historique de la Suisse, Zürich: Chronos, 1996, 903-904