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Pneumothorax / pneumothorax sous tension, collapsus pulmonaire
Définition
Pneumothorax: collapsus pulmonaire
La plèvre recouvre d’une part, la paroi interne de la cage thoracique et d’autre part, la face externe des poumons. Entre les deux se trouve un liquide. Au moment de l’inspiration, le volume de la cage thoracique augmente et étire le poumon de façon passive. Si de l’air pénètre dans l’espace situé entre la plèvre viscérale et la plèvre pariétale, il est alors question de pneumothorax. En conséquence, le poumon s’affaisse car la traction de la plèvre viscérale n’est plus maintenue et les fibres élastiques se resserrent au niveau du poumon.
Environ une personne sur 10'000 est atteinte de pneumothorax. Les hommes, en particulier les sujets minces et de grande taille, sont touchés plus fréquemment que les femmes. Un premier pneumothorax survient généralement entre 10 et 30 ans.
Causes
On distingue une forme primaire et une forme secondaire de pneumothorax.
Dans la forme primaire, on observe un tissu pulmonaire sain, de petites bulles pouvant être notées sous la surface du poumon dans la plupart des cas. Ces bulles éclatent et créent un passage entre le système des voies respiratoires et la cavité pleurale. On sait que les fumeurs sont plus fréquemment atteints de pneumothorax primaire que les non-fumeurs.
Il est question de pneumothorax secondaire lorsqu’une lésion pulmonaire préexistante favorise la survenue d’un pneumothorax (BPOC, tumeur du poumon, emphysème pulmonaire, pneumonie, mucoviscidose).
Le pneumothorax peut être déclenché par des efforts physiques, de la toux ou des éternuements ou survenir de façon spontanée.
Il peut également arriver que de l’air pénètre dans la cavité pleurale, en cas de blessures notamment. Un mécanisme de ventilation se met alors en route, permettant à l’air d’entrer dans la cavité pleurale, sans qu’il puisse en ressortir. Ainsi, la pression augmente sans cesse, comprimant le poumon et pouvant bloquer la circulation sanguine vers le coeur. Dans ce cas de figure, on parle de pneumothorax sous tension; la vie du patient est en danger et une prise en charge d’urgence est impérative.
Un pneumothorax peut également être causé par une ponction ou une biopsie pratiquée par un médecin.
Troubles (symptômes)
Douleurs thoraciques aiguës, dépendantes de la respiration
Détresse respiratoire
Toux d’irritation
Sensation étrange et désagréable au niveau de la poitrine
Parfois, expectoration de petites quantités de sang au moment de la toux
Dégradation de la maladie sous-jacente, en cas de pneumothorax secondaire
En cas de pneumothorax sous tension, les symptômes suivants peuvent s’ajouter: tachycardie (plus de 120 battements/minute), détresse respiratoire croissante, tension basse accompagnée de vertiges et de perte de connaissance ( urgence absolue!)
Examens (diagnostic)
Anamnèse (souvent des évènements similaires se sont produits auparavant)
Examen physique, surtout par tapotement et auscultation du poumon
Confirmation du diagnostic grâce à une radiographie de la cage thoracique
Options thérapeutiques
Le but du traitement est d’évacuer l’air contenu dans la cavité pleurale mais surtout d’éviter une nouvelle survenue. En cas de pneumothorax sous tension, la première mesure consiste à soulager en urgence le patient en insérant une canule.
Pneumothorax sans gravité entraînant très peu, voire aucun symptôme
Si très peu d’air est présent dans la cavité pleurale, le pneumothorax peut se résorber spontanément et un traitement spécifique n’est pas nécessaire. Des contrôles réguliers en ambulatoire ou à l’hôpital doivent toutefois être effectués. Lorsque l’observation se fait à l’hôpital, le processus peut être accéléré par l’inhalation d’oxygène. Un pneumothorax secondaire devrait toujours être traité à l’hôpital.
Pneumothorax plus important ou pneumothorax causant des symptômes
Dans ce cas, la pose d’un drain sous anesthésie locale est nécessaire: pour ce faire, un petit tube est inséré de l’extérieur dans la cavité pleurale. Ce tube permet de produire une dépressurisation grâce à laquelle l’air est aspiré. Le drain peut être retiré lorsqu’il n’y a plus d’air sortant du drain au bout d’un moment et lorsque la radiographie montre que la plèvre est collée à la paroi de la cage thoracique. Ce traitement s’effectue toujours à l’hôpital.
Deuxième ou troisième pneumothorax
Si un pneumothorax survient de façon récurrente (récidive), une tomodensitométrie est en général pratiquée afin de déterminer si une prévention de la récidive peut être mise en place. Il s’agit d’une intervention ouverte ou d’une thoracoscopie (procédé similaire à la gastroscopie ou scopie du genou) consistant à souder la plèvre viscérale et la plèvre pariétale. Pour ce faire, le chirurgien introduit du talc dans la cavité pleurale ou il gratte les surfaces, ce qui conduit à une inflammation des deux plèvres, puis à leur adhérence. De petites bulles pouvant éventuellement survenir à la surface des poumons et qui peuvent conduire à un pneumothorax sont enlevées au cours de l’opération.
Il convient d’éviter tout effort physique dans les trois premières semaines après la guérison.
Chez les plongeurs, la prudence est de rigueur après un pneumothorax: en effet, le risque de récidive est très élevé et la survenue d’un pneumothorax au cours d’une plongée peut mettre la vie du patient en danger.
Complications possibles
Après un premier pneumothorax, le risque de récidive est de 16 à 50%. Après un deuxième évènement, le risque de survenue d’un troisième pneumothorax est supérieur à 50%.
Présence d’eau au niveau du poumon (oedème pulmonaire), après un collapsus pulmonaire de longue durée
Douleurs, infections, saignements ou tension basse accompagnée de vertiges sont des complications possibles en cas de pose d’un drain.