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Facile. Un alarmiste est une personne qui, lorsqu'elle voit ceci…
…pense immédiatement y voir le début de cela !
Jamais il n'envisagera que le premier graphique puisse évoluer vers ça…
…ni ça…
…et encore moins ça !
Appliqué au climat, l'alarmisme ça donne ça :
J'ai directement tiré ce graphe du dernier rapport AR4 du GIEC, organisme mandaté par l'ONU pour étudier les effets du réchauffement global, document édité en 2007. Il montre l'accroissement des températures mondiales en fonction du comportement des politiques. Selon que le taux de CO2 dans l'atmosphère continue à augmenter dans de très larges proportions, qu'on parvienne à limiter son accroissement, voire qu'on arrive à le stopper, le GIEC fait des prévisions très différentes. Mais en dehors du cas où ce taux resterait constant, ce vers quoi on ne semble pas se diriger, le GIEC prévoit dans tous les cas un réchauffement important, allant de 1.5°C à pas moins de 4°C d'élévation de la température mondiale !
Donc, le taux d'accroissement moyen selon cet organisme devrait se situer entre 0.15 et 0.4°C d'élévation de la température par décennie. Si l'on prend en compte le fait que durant tout le 20ème siècle, l'élévation a été d'environ 0.7°C et qu'on nous dit déjà que cette augmentation est gigantesque et sans précédent, on mesure mieux ce que ces prévisions ont d'alarmantes.
Bref, avec les prévisions, le mieux est de les comparer avec la réalité.
Voici un graphique des températures de ces 30 dernières années, sur lequel j'ai ajouté une courbe correspondant à la température "lissée" et la plage des prévisions du GIEC.
Ces données sont issues des quatre organismes relevant régulièrement les températures mondiales. 2 mesures sont effectuées par des satellites, deux par des stations au sol. Celle en vert (GISTEMP) est généralement utilisée par le GIEC. (qui étrangement ne se sert pas des relevés des satellites pourtant plus précis…) Si je n'ai pris en compte que 30 ans de données, c'est parce qu'auparavant, il n'existait pas de données satellitaires et les mesures étaient plus sujettes à caution. Cette période est de toute manière précédée d'une période de plusieurs décennies de refroidissement et correspond à la plus grande partie du réchauffement du 20ème siècle. Elle est donc celle à laquelle on doit s'intéresser en priorité. Cette courbe montre plusieurs choses :
- Depuis le début des années 80, un réchauffement est clairement visible. Les données satellitaires confirmant les données des stations au sol, la véracité de ce réchauffement est indiscutable. Le réchauffement subit même une nette accélération entre 1990 et 1995.
- L'année la plus chaude depuis le début du relevé des températures mondiales est 1998. Cela est dû à l'intense phénomène "El Niño" observé cette année-là dans le Pacifique. Même si ce pic est impressionnant, il ne doit pas être pris en compte car il correspond à un phénomène passager et d'ailleurs compensé par un refroidissement les deux années suivantes.
- Avant 2002, aucun écart prolongé ne s'est produit par rapport à la courbe du GIEC. En général, après 2 ans, les températures avaient toujours rejoint la courbe moyenne.
- Si l'on fait abstraction de ces pics, on constate que la Terre s'est réchauffée jusque vers 2002, que la température s'est alors stabilisée pour ensuite se mettre à descendre depuis 2007, ce qui constitue un écart d'une durée sans précédent.
- Le résultat est que la température est aujourd'hui inférieure de près de 0.2 degrés par rapport à la prévision la plus optimiste du GIEC, alors même que le taux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère a continué à grimper sans arrêt, ce qui devrait plutôt faire tendre les températures vers la prédiction la plus alarmiste. Et il est évident que l'écart par rapport à cette dernière prévision devient gigantesque !
Certes, quelques années c'est bien peu. Toutefois, il parait étonnant que ce revirement des températures mondiales n'intéresse absolument pas les scientifiques du GIEC. Un scientifique n'est-il pas sensé être curieux ? Ne devrait-il pas sauter sur une pareille bizarrerie pour essayer de comprendre quel phénomène étrange et imprévu en est la cause ? Mais non, les experts du GIEC ne relèvent même pas ce fait et continuent à parler de réchauffement, décidant sans doute qu'ils ont raison et que c'est la nature qui a tort !
Et pourtant… Le problème, c'est que selon le GIEC, le forçage dû aux gaz à effet de serre surpasse très largement tout effet naturel. Selon l'histoire climatique telle qu'ils la présente, la température est naturellement régulée et seul l'homme est capable de la faire varier de façon importante.
Alors, comment expliquer que le réchauffement induit par l'activité humaine, puisse être annulé durant plusieurs années, voire même inversé ? Si la hausse de température due à l'homme est de près de 0.07°C durant ces 5 dernières années, de combien doit être la baisse de température due à un effet naturel qui la contrebalance et produit même une baisse de près de 0.1°C ? Tout simplement de 0.17°C ! Ce qui est véritablement gigantesque selon le GIEC ! Alors voyons ce qui peut produire cette baisse de température selon les modèles qu'ils utilisent:
C'est simple, si on se fie à leurs modèles, seule l'activité humaine, et dans une moindre mesure l'activité volcanique qui ne peut ici être mise en cause, produit des effets importants qu'ils soient positifs ou négatifs ! Les autres effets naturels sont totalement négligeables ! Et surtout, le bilan est très largement positif. Donc, rien n'explique cette baisse de température.
Conclusion : Soit la nature se trompe, soit les modèles utilisés par le GIEC sont faux !
Quelques questions qu'on devrait se poser :
- Pourquoi, si on ne lit que la presse grand public, n'est-on pas mis au courant de la nouvelle tendance ? Pourquoi continue-t-on à nous bombarder d'informations sur le réchauffement et ses conséquences, alors que la Terre se refroidit ? L'alarmisme est-il plus vendeur que la raison ?
- Si une augmentation de la température mondiale de 0.7°C sur 100 ans est considérée comme catastrophique et sans précédent, comment se fait-il qu'une diminution de 0.2°C de la température sur 5 ans soit considérée comme tout à fait normale et naturelle ?
- Si on s'aperçoit qu'on travaille avec des modèles faux, le moins qu'on puisse faire ne serait-il pas de chercher à y apporter des corrections ? Est-il sage de donner des conseils aux politiciens sur la base de données qu'on sait erronées ?
- Combien d'années de refroidissement devrons-nous vivre pour qu'on cesse de parler de réchauffement ?