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Le cirque, actuellement en tournée en Suisse romande, a toujours été une affaire de famille. En 1803, Friedrich Knie débute avec des représentations à ciel ouvert, qui se tiennent en Allemagne. La troupe, de passage en Suisse au début du siècle, décide de s'établir à Rapperswil (SG) et d'investir dans un chapiteau. L'aventure débute.
Désormais, la huitième génération prend la relève. Ivan Knie, nommé responsable des écuries et des chevaux de l'entreprise il y a deux ans, présente son spectacle aux côtés de ses jeunes frère et soeur, un rêve devenu réalité pour le dresseur.
Ce numéro, dans lequel trente chevaux parcourent la piste, se transmet de génération en génération. Le premier à l'avoir réalisé est l'arrière-grand-père d'Ivan Knie. Et ce dernier a effectué son premier tour de piste à seulement quatre ans, en compagnie de son grand-père, Fredy Knie junior.
Une évidence
Le jeune adulte, né en 2001, a toujours su qu'il souhaitait s'épanouir dans le milieu du spectacle. Fils de Géraldine Knie, la directrice artistique du cirque, il a passé son enfance sur les routes, lors des tournées qui s'étendaient sur neuf mois. "L'école était sur place", dans une caravane, en présence d'une enseignante, explique Ivan Knie. Les autorités du canton de Saint-Gall effectuaient des contrôles sur le nombre d'heures effectuées et le matériel scolaire.
En dehors des périodes de représentation, l'écolier se rendait dans un établissement classique, orphelin de sa vie de nomade. "Chaque fois que j'entre en piste, j'ai l'impression de faire ce que j'aime", indique l'artiste.
Selon Ivan Knie, le secret pour cette vie de famille et ce style de vie réside dans la communication: les idées sont échangées, même si elles ne sont pas identiques. "A la fin, on arrive à trouver des compromis" et "nous sommes vraiment unis", malgré les difficultés, affirme-t-il.
Rester attractif auprès du public
Le cirque Knie est une entreprise privée qui dépend du sponsoring et de la billetterie. Pour continuer ses performances, il se doit par conséquent de modifier son spectacle et d'y apporter des nouveautés. L'instauration de la technologie aquatique dans le spectacle était notamment "un challenge", précise Ivan Knie, mais "le public s'attend à quelque chose de plus fort" d'année en année, de spectacle en spectacle.
La troupe, qui comprend environ 200 personnes, doit ainsi rester créative pour satisfaire les attentes des spectatrices et spectateurs. Si le cirque a acquis une notoriété mondiale dans les années 1920 pour le dressage des animaux - les éléphants en particulier -, cette époque est désormais révolue.
"Ca me manque tous ces animaux, les éléphants sur la tournée", admet le dresseur de chevaux. Mais "il ne faut pas avoir peur du changement, il faut l'accepter", souligne-t-il. "C'est comme cela que l'on arrive à rester d'actualité pour nos publics", car "les temps changent" et le cirque aussi.
Propos recueillis par Elisabeth Logean
Adaptation web: Mérande Gutfreund