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Les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de décès en Suisse: un tiers des décès survenus en 2013 sont imputables à des maladies cardio-vasculaires.
Fibrillation auriculaire : l'arythmie cardiaque la plus fréquente
La fibrillation auriculaire est l'arythmie cardiaque la plus répandue. Son incidence augmente globalement avec l'âge. Environ 4 % des personnes de plus de 60 ans et environ 10 % des personnes de plus de 85 ans présentent une fibrillation auriculaire. La fibrillation auriculaire est une activité anormale des fibres musculaires, conduisant à des contractions extrêmement rapides des oreillettes cardiaques. Les personnes affectées perçoivent généralement ces anomalies comme un pouls irrégulier, des ratés du cœur ou des palpitations cardiaques. Leur résistance à l'effort physique est diminuée et elles ressentent une agitation interne ou de l'anxiété. La fibrillation auriculaire peut cependant aussi passer inaperçue.
Ce que beaucoup de personnes ignorent : la fibrillation auriculaire fait augmenter cinq fois le risque d'AVC.
Si du flux sanguin dans les ventricules du cœur la fibrillation auriculaire cause un ralentissement important, cela peut conduire à la formation de thrombus (caillots sanguins). Un tel thrombus peut être véhiculé par la circulation sanguine jusqu'à une artère du cerveau et l'obstruer. La fibrillation cardiaque fait augmenter cinq fois le risque d'accident vasculaire cérébral (AVC).
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Elle affaiblit en même temps la performance de pompage du cœur. À long terme, la fonction cardiaque excessivement sollicitée devient insuffisante: le cœur pompe moins de sang dans la circulation et des symptômes sérieux se manifestent. Au début, les ventricules du cœur sont encore en mesure de compenser cette baisse de performance, mais ils finissent par souffrir du surmenage et leur efficacité faiblit. Il en résulte une insuffisance cardiaque. C'est pourquoi le risque de décès d'origine cardiaque est doublé chez les personnes atteintes de fibrillation auriculaire.
Accident vasculaire cérébral (AVC): chaque minute compte
Environ 16'000 personnes par an subissent un accident vasculaire cérébral en Suisse. L'AVC est dû à l'encombrement ou à l'obstruction complète d'un vaisseau sanguin dans le cerveau, ayant pour effet d'interrompre la circulation en ce point. Les zones du cerveau desservies par le vaisseau sanguin affecté ne reçoivent alors plus assez d'oxygène et de nutriments, ce qui entraîne une perte de fonctions cérébrales importantes.
Les symptômes les plus fréquents d'un AVC sont une paralysie unilatérale du visage et bras ainsi que des difficultés d'élocution. On observe éventuellement aussi des vertiges, une incapacité à marcher, une cécité ou de violents maux de tête inhabituels.
Un AVC est une urgence médicale. La personne atteinte doit immédiatement être transportée en ambulance dans un centre spécialisé dans le traitement des AVC («stroke unit»).
On sait aujourd'hui que le facteur temps est très important dans le traitement des AVC. Si le traitement intervient dans les 90 minutes après l'apparition des symptômes, il est deux fois plus efficace que s'il est commencé dans les 90 minutes suivantes.
Thromboses: lorsque le sang forme des caillots
La capacité de coagulation du sang est un grand avantage pour le corps. Après une blessure, par exemple, la coagulation sanguine ferme la blessure et nous empêche de perdre tout notre sang. Il existe toutefois des situations dans lesquelles une coagulation du sang se produit sans nécessité. Cela conduit à la formation d'un caillot sanguin (thrombus) qui risque de boucher une veine ou une artère, et ce risque ne concerne pas seulement le site d'origine du caillot. Dans le pire des cas, le caillot sanguin se détache de la paroi vasculaire, est transporté par la circulation sanguine dans un autre organe et y reste coincé dans un vaisseau sanguin, où il cause une embolie (occlusion partielle ou complète du vaisseau).
Un facteur de risque important qui favorise la formation d'un caillot sanguin dans une veine est l'immobilité, par exemple lors de longs voyages, d'alitement, d'interventions chirurgicales ou d'un membre plâtré, mais aussi dans certaines situations de la vie quotidienne, par exemple au bureau ou en voiture. Il est donc recommandé de faire du mouvement toutes les 1 à 2 heures en marchant.
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Le risque de thrombose est également accru lors d'interventions chirurgicales et des blessures ainsi que pendant la grossesse et la période après l'accouchement. Parmi les autres facteurs de risque, on compte entre autres le tabagisme, l'excès de poids, la prise d'hormones et les troubles congénitaux de la coagulation. Dans certaines situations, il peut être nécessaire d'inhiber la coagulation sanguine par des médicaments.
Infarctus du myocarde: lorsque l'oxygénation du myocarde fait défaut
Le myocarde (muscle cardiaque) humain se contracte environ 60 à 80 fois par minute pour pomper le sang dans toutes les parties du corps. Le cœur assure ainsi l'apport en oxygène et en nutriments importants aux organes. Si un vaisseau coronaire du cœur est entièrement bouché, par exemple à cause de la présence d'un caillot sanguin, le myocarde lui-même (ou une partie du myocarde) ne reçoit plus assez d'oxygène. Cela peut causer un infarctus du myocarde. Environ 30'000 personnes par an subissent un infarctus du myocarde ou une perturbation transitoire de la circulation sanguine au niveau du cœur (angine de poitrine, ou angor) en Suisse.
La plupart des infarctus du myocarde commencent lentement et sont accompagnés de légères douleurs, de détresse respiratoire, de vertige ou de sueurs. Comme ces symptômes sont ambigus, certaines personnes atteintes attendent trop longtemps avant de demander de l'aide. Les personnes subissant un infarctus du myocarde ressentent éventuellement des douleurs thoraciques, une oppression (impression d'être dans un étau) ou une pression ou brûlure rétrosternale. Les douleurs irradient parfois dans le cou, les bras, les épaules ou l'abdomen. Elles persistent plus de 15 minutes et ne s'atténuent pas au repos.
Un infarctus du myocarde menace directement la vie. C'est une urgence médicale exigeant une hospitalisation immédiate. Il existe fondamentalement des mesures permettant de réduire le risque d'infarctus du myocarde.
L'hypertension, une maladie populaire
Lorsque le cœur bat, il pompe le sang dans les artères. Ce pompage cause une pression – la pression systolique – qui s'exerce sur les parois vasculaires. Cette pression est nécessaire et importante: sans elle, le sang ne serait pas transporté à travers le corps; les organes et les tissus seraient privés de l'apport nécessaire en oxygène et en nutriments.
Si la pression dans les vaisseaux sanguins (pression artérielle, tension artérielle) est toutefois trop élevée, elle peut nuire sérieusement à la santé. D'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), une hypertension (tension artérielle excessive) est définie par une pression systolique d'au moins 140 mmHg (millimètres de mercure) et une pression diastolique (pression artérielle inférieure, mesurée entre deux battements de cœur) de 90 mmHg ou supérieure.
Une personne sur quatre souffre d'hypertension un Suisse, et la tendance est à la hausse. L'hypertension ne cause aucun symptôme. Les personnes atteintes ne la ressentent pas. Et pourtant, l'hypertension peut avoir des conséquences sérieuses: AVC, infarctus du myocarde, angine de poitrine, insuffisance cardiaque, insuffisance circulatoire dans les membres inférieurs et affections rénales.
Un mode de vie sain peut contribuer à maintenir votre tension artérielle dans la normale. Davantage d'exercice physique et une alimentation équilibrée sont là des éléments importants. Il peut éventuellement aussi être nécessaire de commencer un traitement médicamenteux pour réguler la tension artérielle.
L.CH.COM.HC.10.2015.0735-DE/FR