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De Lucrèce on croit tout savoir : un éclair, le De rerum natura, qui troua la nuit où sombrait la République romaine, entre guerres civiles et religions à mystères, portant la bonne nouvelle du rationalisme grec et de l'hédonisme épicurien. Puis l'oubli, au Moyen Âge. Oubli délibéré de la part du christianisme triomphant, désireux d'étouffer toute dissidence. La redécouverte enfin, par les humanistes qui, en imposant l'oeuvre malgré tous les interdits, feront naître le monde moderne.
Mais tout cela n'est que mythes. Mythe du poète hors des normes de son temps, mythe d'un Moyen Âge obscur, mythe de l'humaniste éclairé parti seul sur les routes à la redécouverte d'un passé disparu. Pierre Vesperini plonge à même les sources, antiques, médiévales et modernes, et déjoue le filtre de l'historiographie dominante. Dénouant un à un les fils de l'histoire supposée des origines de notre modernité, il éclaire de manière fascinante l'apport de l'héritage antique à notre culture européenne.
Marc Aurèle est aujourd'hui considéré comme un philosophe stoïcien à part entière, au même titre que Sénèque ou Épictète. Pierre Vesperini remet ici en cause cette «opinion commune» à partir d'un nouvel examen des écrits de l'auteur, notamment de passages souvent ignorés, croisés avec toutes les autres sources, exceptionnellement nombreuses, dont nous disposons à son propos. Conformément à une pratique courante dans l'Antiquité, Marc Aurèle utilise les «discours philosophiques» pour «rester droit», lorsque l'âme est ébranlée par les affects produits par le monde extérieur ou par le déséquilibre des humeurs, notamment de l'humeur mélancolique. Par ailleurs, l'auteur montre combien l'éthique ancienne est éloignée des conceptions de Pierre Hadot et de Michel Foucault. Le «soi» visé par les pratiques éthiques n'est pas un «soi» intérieur, mais un «soi» tout extérieur, entièrement soucieux du regard des autres, et de donner la plus belle image possible. La «droiture» ne consiste pas en l'adoption d'un «mode de vie» spécifique, mais au contraire en l'adoption d'un mode de vie le plus conforme possible aux attentes sociales, en fonction du statut de chacun. Enfin, l'éthique philosophique n'est jamais coupée du religieux, dans la mesure où «bien vivre», c'est «vivre avec les dieux».
Chacun croit savoir, pour l'avoir appris à l'école, ce qu'était la philosophie antique : la naissance de la Raison, avec la critique du mythe et de la religion ; l'invention de l'éthique, avec le « souci de soi » et les « exercices spirituels » ; et bien sûr une galerie de bustes blancs vénérables : Socrate, Platon, Aristote, etc.
Pierre Vesperini propose de mettre en suspens ce « grand récit », et d'aller directement aux sources, en leur posant une question simple : qu'appelait-on philosophia dans l'Antiquité ? Tout d'un coup, le musée laisse place à un territoire luxuriant de couleurs et d'histoires, où le familier retrouve son étrangeté, où l'inconnu fait son entrée.
L'histoire ici, loin de s'opposer à la philosophie, la déplace. Car en proposant une reconstitution de l'expérience antique de la philosophia, du « temps des sages » à la christianisation, l'auteur invite aussi à prendre conscience de ce qui a été perdu, pour inventer d'autres façons de concevoir le savoir et la pensée.
Le 1er janvier 2002, les billets et les pièces en euros ont été introduits dans douze des quinze États membres que comptait alors l'Union européenne. En 2012, dix-sept des vingt-sept États membres de l'Union européenne ont adopté cette monnaie commune :Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Grèce, Espagne, Estonie, Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Portugal, Slovénie et Slovaquie (Grande-Bretagne, Danemark, Suède, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, République tchèque, Pologne, Lituanie et Lettonie ne font pas partie de la zone euro).Depuis la mise en place de l'Union économique et monétaire, l'euro est devenu l'un des symboles les plus visibles de l'intégration européenne, et si les évènements de l'actualité récente montrent que la zone euro peine à coordonner les politiques économiques de ses membres, il n'en demeure pas moins que l'euro représente un outil politique essentiel de l'intégration européenne.
Analyse de l'évolution de l'économie française depuis la crise de mai 1968 approchée sous l'angle de la politique économique et de ses résultats.
Cet ouvrage a pour but d'étudier l'évolution de l'économie française sous la Ve République en analysant les différentes politiques économiques qui ont été successivement adoptées et les résultats qu'elles ont permis d'obtenir. Il analyse ainsi la fondation de la Ve République et l'adoption des mesures qui ont orienté de manière décisive l'avenir de la France, le plan de stabilisation, la crise de mai 1968, la dévaluation de 1969 et la fin du système de Bretton-Woods, les chocs pétroliers, l'expérience socialiste et celle de la cohabitation. L'analyse des succès et des échecs des politiques suivies conduit enfin l'auteur à indiquer quelles mesures permettront à l'économie française d'opérer son redressement et de parvenir à une diminution du chômage.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Retrace l'évolution du franc par rapport aux autres grandes devises (dollar, mark) depuis la création du nouveau franc en 1959.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.