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Une augmentation de l'immigration en Suisse constitue le meilleur atout des initiatives désirant restreindre les politiques envers les étrangers. Les résultats des votations des 50 dernières années tendent à le démontrer.
La part des voix favorables à une limitation a nettement progressé en moyenne nationale, bondissant de 40,4% dans les années 1970 à 52,5% dans les années 2010. Dans le même temps, la proportion d'immigrants a gagné 5,3 points pour passer de 17,2% à 22,5%, indiquent les deux économistes Beatrice Brunner et Andreas Kuhn dans "La vie économique", la revue publiée par le SECO.
Le pays d'origine joue un rôle déterminant. L'attitude négative envers la migration est principalement liée aux nouveaux arrivants provenant de régions culturellement différentes de la Suisse. Cette immigration-ci a davantage augmenté au cours de la période étudiée que la part d'étrangers en général.
Mobilité interrégionale
L'attitude de l'électorat est notamment influencée par la composition linguistique et culturelle de la commune de domicile. La structure des écoles et de leurs classes représente un paramètre important: l'effet de l'immigration sur la proportion de voix restrictives est singulièrement prononcé dans les communes qui comptent un fort taux d’enfants scolarisés.
L'immigration influence également la mobilité interrégionale en Suisse. Le succès des velléités restrictives qui a été observé dans des communes d'agglomération est dû aux nouveaux résidents. Ces derniers ont quitté les centres urbains justement pour des motifs liés aux migrants, poursuivent les deux auteurs dans la publication du Secrétariat d'Etat à l'économie.
ATS