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« Non, Monsieur Pagani, la brochure officielle des votations n’est pas un organe de propagande laissé à votre discrétion ». L’UDC-Ville de Genève juge ces procédés foncièrement antidémocratiques et co-signe le recours de la droite élargie.
En vue des votations du 24 septembre, le bureau du Conseil municipal avait élaboré une synthèse objective et neutre en prenant en considération les différentes sensibilités politiques de celles et de ceux qui le composent tout en s’efforçant d’employer le vocabulaire le plus intelligible possible. Les partisans des référendums ont en outre eu autant de place que les adversaires. Le bureau du Conseil municipal a finalement adopté le texte sans opposition.
Fort de sa conception toute personnelle de la démocratie, Monsieur Pagani a jugé bon de faire précéder le texte du bureau d’un plaidoyer introductif relevant de la pure propagande en vue d’introduire l’électeur en erreur. Comme si cela ne suffisait pas, les commentaires de la majorité du Conseil municipal ont étés censurés et vidés de leur substance aux fins d’influencer le scrutin. La majorité se retrouve avec quatre fois moins de place que la minorité. Au final, l’électeur trouve en face de lui non plus une brochure de votations, mais l’édition genevoise de la Pravda rédigée par M. Pagani ! Pour l’UDC-Ville de Genève, l’obligation faite aux autorités par le droit fédéral à fournir une information objective avant le scrutin est manifestement violée. Les irrégularités constatées dépassent la simple formulation inexacte et atteignent une telle importance que le scrutin devrait logiquement être annulé par la justice.