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L'office de médiation avait reçu 46 réclamations, comme il l'a indiqué mardi à propos de son rapport final. Elles étaient dirigées contre l'émission "Arena" du 18 mars. L'office de médiation constate expressément qu'il était juste de confronter le conseiller national zougois et chef du groupe parlementaire UDC à ses déclarations.
L'office de médiation a également approuvé l'entretien de confrontation au cours duquel l'animateur a pris la place de la partie adverse. Aeschi avait donné son accord préalable à cet entretien en tête-à-tête et savait ce qui l'attendait. Dans le contexte de l'entretien et des clarifications, il est compréhensible que Brotz ait qualifié la déclaration d'Aeschi de "raciste".
Aeschi un peu à la traîne
Mais elle conclut également que la conclusion de Brotz était trop définitive et ne tenait pas assez compte des arguments d'Aeschi. La rédaction d'"Arena" a déjà reconnu que la joute verbale était intense et que le présentateur aurait dû accorder plus de place aux arguments d'Aeschi.
L'ombudsman constate toutefois que Brotz n'a jamais condamné le chef de groupe, mais qu'il s'est appuyé sur la prise de position claire de la Commission fédérale contre le racisme (CFR) et donc sur des spécialistes.
En conclusion, l'ombudsman constate que le public a pu se faire sa propre opinion et que l'objectivité n'a pas été violée. La télévision SRF considère le rejet de toutes les réclamations comme une confirmation du travail de la rédaction d'"Arena". La SRF continue de s'engager à fournir des informations pertinentes, mais aussi à garantir son indépendance politique.
L'UDC boycotte "Arena
Le président du groupe UDC Aeschi avait déclaré lors du débat au Conseil national sur la guerre en Ukraine, en ce qui concerne les réfugiés de guerre attendus : "Il ne faut pas que des Nigérians ou des Irakiens avec des passeports ukrainiens violent soudainement des Ukrainiennes de 18 ans. Cela ne doit pas arriver". Selon une déclaration postérieure, cela devait se référer à un incident survenu en Allemagne. La CFR a qualifié cette déclaration de raciste.
Après la diffusion d'"Arena", l'UDC avait annoncé qu'elle ne participerait plus au débat "jusqu'à nouvel ordre". Le parti a qualifié la confrontation d'Aeschi avec ses déclarations de "dérapage grossier" du présentateur Brotz. Celui-ci s'est érigé en juge face à Aeschi.
Mi-avril, l'UDC s'est déclarée prête à participer après trois semaines de boycott. Cette décision a été précédée d'un entretien entre le président de l'UDC Marco Chiesa (TI), Thomas Aeschi et le conseiller national UDC Thomas Matter (ZH) avec la directrice de la SRF Nathalie Wappler, le rédacteur en chef vidéo Tristan Brenn et la rédactrice en chef audio Lis Borner. (Werbewoche.ch rapporté). (SDA)