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Sur les pas des Huguenots et des Vaudois
3 June 2021
En 1598, le roi de France Henri IV (1553-1610) signa l’édit de Nantes, qui mit fin à 36 ans de guerres de religion, et instaura, pour la première fois dans l’histoire de son pays, la coexistence de deux confessions : l’une catholique et l’autre protestante. Cela fut un échec et en 1685, Louis XIV (1638-1715) révoqua l’édit de Nantes.
Sous la pression de la France, le duc de Savoie Victor Amédée II (1666-1732) ordonna la cessation immédiate de toute forme de culte, la démolition des temples, l’éloignement des pasteurs et des enseignants ainsi que le baptême catholique pour les nouveau-nés vaudois. Les troupes du duc, avec le renfort de celles du roi de France, envahirent alors les vallées vaudoises du Piémont.
La révocation de l’édit de Nantes entraîna l’exil de plus de 150 000 huguenots – protestants du royaume de France – par voie maritime ou terrestre. Ils se mirent en route vers la Suisse, l’Allemagne, l’Angleterre ou les Pays-Bas où le protestantisme s’était déjà largement développé.
L’édit de Fontainebleau, le 18 octobre 1685, révoquant l’édit de Nantes
Cet exode considérable s’étendit sur plusieurs décennies. Environ 80’000 huguenots choisirent Genève et la Confédération helvétique. La situation géographique de la Suisse, sa structure politique confédérale, bi-confessionnelle depuis la Réformation et sa tolérance religieuse la prédestinait à être une terre d’asile.
Les réfugiés traversèrent les forêts austères du Jura vers Neuchâtel et le Pays de Vaud ou alors franchirent les Alpes par le Grand Saint-Bernard, d’autres visèrent Coire par les cols des Grisons.
Parmi les itinéraires parcourus par les huguenots, deux voies principales furent établies entre Genève et Schaffhouse. Concernant le transport et l’aide aux réfugiés huguenots, Genève et Berne jouèrent un rôle essentiel. La ville d’Aarberg (Berne) fut un relais important sur la voie d’eau entre Berne et Brugg (Argovie).
(Source et plus d’informations : Fondation Via, www.via-huguenots.ch).
Rédaction et révision: Marianne Wyss, écrivain public et traductrice.