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Etude Les seniors se disent satisfaits du système de santé suisse
Une étude menée dans 11 pays révèle que la Suisse est première en matière de système de santé pour les plus de 55 ans. Une grande majorité des sondés juge en outre «bon» leur propre état de santé.
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La population suisse de plus de 55 ans se dit très satisfaite du système de santé helvétique. Dans une étude menée dans onze pays, la Suisse occupe le premier rang dans ce domaine. Une grande majorité des sondés juge «bon» leur propre état de santé.
Quatre cinquièmes des 1812 personnes interrogées en Suisse le décrivent comme «bon, très bon ou excellent», selon un rapport publié jeudi 20 novembre par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Près d'une personne sur cinq l'estime «moyen ou mauvais».
A ce sujet-ci, en comparaison internationale, la Suisse se situe légèrement derrière la plupart des pays anglo-saxons (Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni, Australie, Canada), mais devant les États-Unis, la Suède, la France, les Pays-Bas, l'Allemagne et la Norvège.
Le recours à la médecine spécialisée en Suisse est fortement développé: seule l'Allemagne présente un taux plus élevé, ce qui pourrait refléter la facilité d'accès à cette catégorie médicale. La consommation de médicaments, mesurée sur la base du nombre de médicaments consommés régulièrement, est en Suisse plutôt inférieure à celle des autres pays participants.
Hospitalisations stationnaires élevées
La fréquence des hospitalisations stationnaires des personnes âgées de 55 ans et plus est plutôt élevée en Suisse en comparaison internationale. En revanche, les consultations ambulatoires dans les services d'urgence des hôpitaux sont nettement plus fréquentes dans d'autres pays tels que les Etats-Unis et le Canada.
L'étude révèle un potentiel d'amélioration: dans les cabinets médicaux suisses, on note relativement peu de consultations - notamment en Suisse alémanique - portant sur la prévention comme l'alimentation, l'activité physique, le stress et le tabagisme.
Pour les erreurs de traitement constatées par les patients eux-mêmes, qui constituent un critère de qualité, la Suisse se distingue par un nombre relativement élevé de tests médicaux inutiles qui avaient déjà été effectués auparavant.
Directives anticipées
Enfin, pour les questions de prise en charge dans la dernière phase de la vie, un peu plus de la moitié des personnes interrogées déclarent en avoir parlé avec une personne de confiance. Près d'un quart possède un document écrit, dans lequel le traitement désiré pour la fin de vie est mentionné et une personne autorisée à prendre une décision est nommée.
Environ 4% des personnes âgées de 55 ans et plus en Suisse déclarent être membres d'une association pour le droit de mourir. Et 8% des sondés ont exprimé leur intention d'y adhérer. (cht/ats/nxp)
Créé: 20.11.2014, 12h40