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Les progrès récents dans le domaine de la neuro-anatomie ont établi l'existence de voies de communication cerveau-coeur et coeur-cerveau fonctionnant en permanence sous la forme d'une boucle en feed-back. Le coeur reçoit son information des parties émotionnelles et viscérales du cerveau représentées par le système limbique. Il s'agit de zones responsables du traitement de l'information tels que l'hippocampe et l'amygdale. En retour le coeur renvoie des informations concernant son propre état de fonctionnement.
Il y a à peine vingt ans on considérait encore un rythme cardiaque parfaitement régulier, lorsque le temps écoulé entre deux battements cardiaques restait toujours identique sur une longue durée, comme un gage de bonne santé. On sait aujourd'hui que c'est exactement le contraire!
L'utilisation d'une technologie de pointe a permis le développement de la mesure de la variabilité du rythme cardiaque (en anglais HRV) ou variabilité sinusale. Il est désormais démontré que plus un rythme cardiaque est variable (à l'intérieur de certaines limites), plus le niveau d'informations transmises entre coeur et cerveau est élevé. Cette variabilité se caractérise par
- plus ou moins d'amplitude
- plus ou moins de régularité
Une amplitude optimale combinée avec une régularité optimale sont les signes de la cohérence cardiaque.
En état de stress chronique, la libération de cortisol en grandes quantités finit par exercer des ravages en causant des altérations au niveau des centres de traitement de l'information que sont l'hippocampe et l'amygdale, structures anatomiques impliquées dans le traitement des souvenirs récents. La communication cerveau-coeur est perturbée. Heureusement, ces altérations sont réversibles au début, si des mesures efficaces sont prises en vue d'éliminer le stress.
La variabilité du rythme cardiaque se calcule par la mesure de l'écart type entre deux battements du coeur normaux sur une période de temps. Elle englobe entre autres plusieurs variables dont le SDNN (Standard Deviation from Normal to Normal ou écart type entre deux battemetns normaux), Puissance Totale (Total Power) et le rapport mathématique BF / HF (rapport entre Basses Fréquences et Hautes Fréquences en unités normalisées).
Ces mesures ont été rendues possibles par l'informatisation des données recueillies par enregistrement Holter des battements cardiaques après infrarctus du myocarde sur une période de 24H et leur analyse. Des études ultérieures ont montré que des enregistrements sur des périodes de cinq minutes pouvaient permettre l'acquisition de données fiables et exploitables pour la mesure de la variabilité du rythme cardiaque.
La variabilité sinusale est influencée par:
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Le système nerveux autonome
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des neurotransmetteurs, des endorphines, les exorphines
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l'arythmie sinusale respiratoire qui est l'entraînement du rythme cardiaque par la respiration
contenu tiré du site : http://www.coherence-cardiaque.ch/science.php