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Une mission de haut niveau de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) se rendra fin janvier en Iran pour une "tentative de la dernière chance". Elle cherchera à clarifier les soupçons quant à une possible visée militaire du programme nucléaire de la République islamique.
La visite, menée par l'inspecteur en chef de l'AIEA, le Belge Herman Nackaerts, doit avoir lieu "probablement" le 28 janvier et durer jusqu'à la première semaine de février, mais cela n'est pas encore définitif, a indiqué vendredi un diplomate occidental à l'AFP.
Tensions
Cette visite interviendra sur fond de tensions grandissantes entre Téhéran et les puissances occidentales après l'annonce le 9 janvier par l'Iran de la mise en service d'une deuxième installation d'enrichissement d'uranium et le mystérieux assassinat à Téhéran d'un scientifique nucléaire iranien le 11 janvier.
Trois mois après la diffusion d'un retentissant rapport de l'agence onusienne - jugé "sans fondement" par Téhéran - renforçant les soupçons sur le développement d'armes nucléaires, le gendarme du nucléaire mondial va ainsi envoyer une délégation de haut niveau.
Pression
Dans son rapport publié le 8 novembre, l'AIEA avait affirmé détenir des informations "crédibles", indiquant que l'Iran "a mené des activités visant à développer un engin explosif nucléaire".
Depuis la publication du rapport, les pays occidentaux ont accentué la pression sur la République islamique, les Etats-Unis et l'Union européenne visant avec de nouvelles sanctions l'industrie locale du pétrole et la Banque centrale iranienne, qui gère les paiements relatifs à l'or noir.
L'Iran nie vouloir développer des armes nucléaires et assure que son programme nucléaire est purement civil, mais les pays occidentaux soupçonnent le contraire et le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies (ONU) a déjà pris quatre séries de sanctions contre Téhéran.
ATS