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Le gouvernement uranais renonce provisoirement à ouvrir un centre de requérants d'asile à Seelisberg (UR). Le nombre de places existantes dans le canton est pour l'instant suffisant. La commune s'était élevée contre l'installation de ce centre dans un ancien hôtel.
Le projet de centre d'enregistrement de requérants d'asile à Seelisberg est suspendu, annonce le gouvernement uranais. L'exécutif cantonal en a décidé ainsi mardi. Le nombre de réfugiés attribués au canton au cours de l'été est resté inférieur aux prévisions, invoque-t-il.
Les intentions du Conseil d'Etat de placer 60 requérants d'asile dans un hôtel de Seelisberg a soulevé un tollé parmi les habitants de la commune. Des protestations et des insultes proférées à l'encontre de la ministre des affaires sociales Barbara Bär (PLR) le 4 août dernier avaient entraîné la fin prématurée d'une séance d'information organisée dans la localité.
L'exécutif communal et une communauté d'intérêts avaient en outre déploré le fait d'avoir été mis devant le fait accompli en pleines vacances d'été par le gouvernement. Ils critiquaient aussi le nombre de réfugiés prévus, trop élevé, selon eux, dans une commune de 700 habitants.
Table ronde en vue
La ministre avait aussi essuyé les critiques de son propre parti. Ce dernier lui reprochait un manque de communication. Des rumeurs ont en outre circulé, selon lesquelles le mari de Barbara Bär serait impliqué dans la location de l'hôtel concerné. La conseillère d'Etat a réagi en portant plainte contre inconnu.
Le gouvernement entend désamorcer le conflit avec la commune en organisant une table ronde dirigée par un médiateur externe.
Il veut par ailleurs mettre au point des concepts à long terme et des mesures pour créer suffisamment de places de requérants d'asile en collaboration avec la commune et la Croix-Rouge. L'exécutif a mandaté une commission à cet effet, composée du président du gouvernement Beat Jörg (PDC), de la ministre des affaires sociales Barabara Bär (PLR) et du ministre de la sécurité Dimitri Moretti (PS).