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Xavier de Rosnay et Gaspard Augé se sont rencontrés il y a quatre ans. Gaspard est originaire de Vincennes, Xavier de Seine et Marne. À l’époque, Xavier est en école de graphisme. Gaspard dessine des flyers. Xavier a tâté de la basse et de la guitare dans des formations de disco périmée, Gaspard a joué de la batterie dans des groupes de rock déprimé. Xavier est bavard, Gaspard est réservé. Un mois après leur rencontre - juste aidés d’une groovebox et d’un sampler - ils bricolent deux morceaux. En 2007, le premier album voit le jour.
«†» le premier album de Justice est une merveilleuse claque pour les oreilles et les pieds. Une sorte d’opéra musical, emprunt de symboles baroques et religieux, où les guitares copulent avec les violons, où les beats déchiquettent les mélodies, où l’électro règle son compte au rock et où la pop se prend un sacré coup de botox. Rarement, dans l’histoire de la house française, un premier disque n’avait placé la barre aussi haut, sans la faire tomber aux premières mesures. Mais le gros coup de bluff des Justice, en plus d’avoir inventé un son immédiatement reconnaissable, est d’avoir su éviter tous les pièges du premier album. Ils confirment en 2008 avec "A Cross The Universe".