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Le procès-verbal de l'audience de Christian Varone, le 31 juillet dernier devant le tribunal d'Antalya en Turquie (voir document original et traduction en documents pdf ci-contre), apporte de nouvelles précisions sur l'affaire. C'est cette audience, à laquelle le chef de la Police cantonale valaisanne assistait accompagné d'un traducteur, qui a conduit à sa remise en liberté et a permis son retour en Suisse.
Dans ce protocole, on apprend notamment la date de la prochaine audience, fixée au 25 septembre. On peut lire en fin du procès-verbal qu'il a été "décidé à l'unanimité de mettre le jugement en délibéré au 25 septembre". Le commandant de la police valaisanne a déclaré mercredi à la RTS avoir obtenu la confirmation de son avocate qu’une première audience se tiendrait à cette date-là.
Pas d'intention criminelle
Dans son récit, retranscrit dans le document, Christian Varone déclare par ailleurs avoir ramassé non pas une mais deux pierres. Il répète cependant avoir agi en méconnaissance de cause, sans savoir qu'il était répréhensible de prendre des pierres en Turquie. Il précise qu'il n'a eu aucune intention criminelle, raison pour laquelle il n'accepte pas l'acte d'accusation - à savoir être puni pour infraction à la loi turque sur les biens culturels et naturels.
Pour justifier sa méconnaissance, le Valaisan fait encore une comparaison avec la Suisse. Il prétend que ce genre d'infraction n'existe pas dans notre pays. Si quelqu'un procédait de la sorte en Suisse, souligne-t-il en substance, les objets ramassés seraient simplement saisis pas nos autorités, et il n'y aurait pas de suites pénales.
Ce document nous apprend également qu'un examen des pièces relatives au procès doit avoir lieu le 10 septembre. L'avocate turque de Christian Varone a jusqu'à cette date pour présenter les extraits certifiés de son acte d'état civil et de son casier judiciaire.
Par ailleurs, le document stipule que la libération du voyageur a été décidée à l'unanimité - en tenant compte du fait que l'action du prévenu en est restée au stade de la tentative et qu'il est ressortissant étranger.
Céline Fontannaz/oang