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le temps
La concordance n'est pas un gag électoral
L'UDC soutient la concordance. C'est la recherche commune de solutions par toutes les forces politiques du pays qui fait la force de la Confédération. Mais le Parlement n'est nullement aussi bloqué...
(UDC) L'UDC soutient la concordance. C'est la recherche commune de solutions par toutes les forces politiques du pays qui fait la force de la Confédération. Mais le Parlement n'est nullement aussi bloqué que le prétendent les radicaux. La question centrale des élections fédérales 2007 est de savoir qui gouvernera la Suisse à l'avenir, une majorité parlementaire bourgeoise ou au contraire une majorité de gauche. L'UDC salue une meilleure collaboration avec le PRD, mais pareils entretiens n'ont logiquement un sens qu'après les élections, donc quand la force des partis et des éventuels interlocuteurs sera connue. De plus, les conseillers fédéraux doivent participer à ces négociations.
L'UDC invite donc le PRD à parler de la concordance après les élections. C'est précisément une affaire de respect de la concordance qui est trop précieuse pour servir d'instrument électoral facile juste avant les élections. La concordance s'applique durant toute la législature, et non pas seulement dans les cinq mois précédant les élections. La proposition du PRD d'ouvrir des négociations est certes intéressante, mais l'UDC ne peut y adhérer qu'au début de la prochaine législature, car les rapports de force et le contexte peuvent changer sensiblement dans cinq mois.
L'UDC exhorte les radicaux à ne pas coopérer avec la gauche dans cette campagne électorale, mais au contraire à contribuer à préserver une Suisse où il fait bon vivre et une économie florissante. Une alliance avec le PDC, le PS et les Verts n'apportera aucun avantage électoral au PRD. Preuve en est le résultat de ladite "coalition de la raison" des années nonante.
Avant une élection chaque parti doit présenter ses idées afin que les électrices et les électeurs puissent choisir celui qui aborde les vrais problèmes de la Suisse et propose les solutions les plus utiles. Le PRD devrait précisément saisir cette occasion. Toute alliance électorale opportuniste avec un autre parti priverait le PRD de son profil et ne serait certainement pas utile à la défense des intérêts de la Suisse.
Berne, 7 mai 2007