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Le mot «éthique» signifie « qui concerne les principes de la morale », le mot «morale»: «Science qui enseigne les règles à suivre pour faire le bien et éviter le mal». L'éthique fait donc référence à l'ensemble des valeurs à promouvoir dans le cadre d'une activité de recherche impliquant des êtres humains.
La déontologie quant à elle, renvoie aux principes et règles découlant des valeurs promues. Ces principes et règles définissent les devoirs des chercheurs et des institutions de recherche.
Dans le but de garantir le respect de la dignité humaine, la sauvegarde de la liberté imprescriptible de disposer de soi, et la sécurité des personnes participant à une recherche. L'accomplissement de recherches mal planifiées ou mal gérées qui n'apporteraient aucun résultat utilisable et qui pourraient présenter des dangers pour les participants qui n'en seraient pas conscients. Le jugement du Comité d'éthique se substitue à celui que le participant/patient ne peut avoir en général par manque de connaissance.
Les objectifs visés sont les suivants :
Un essai ou une expérimentation, organisé et pratiqué sur l'être humain en vue du développement des connaissances biologiques ou médicales, est défini comme recherche biomédicale sur l'être humain. En général, le patient/participant n'a pas de bénéfice direct par sa participation à une recherche. Par contre, il fait indirectement progresser la médecine par sa participation volontaire. Dans certains cas, la recherche peut concerner la maladie du patient et dans une certaine mesure, il peut y avoir un bénéfice direct si le patient reçoit par exemple un nouveau médicament en développement qui en principe est meilleur que le médicament standard.
Le but de la recherche biomédicale est d'étendre la connaissance scientifique de la physiologie humaine et de développer les moyens susceptibles d'améliorer sa condition et sa santé. Mieux connaître le comportement de l'homme et de ses maladies est indispensable pour améliorer la prévention, développer des moyens de dépistage et de suivi, et mettre au point de nouveaux traitements médicaux ou chirurgicaux.
Tout projet de recherche clinique sur l'être humain prévu au sein des Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) doit préalablement être soumis à la Commission cantonale d'éthique de la recherche (CCER).
La CCER se fonde principalement sur :
Les HUG se réfèrent à la CCER.
Pour chaque protocole, le comité examine dans la mesure de ses moyens la validité scientifique du protocole, les aspects éthiques impliqués, en principe la recevabilité des actes médicaux que le patient devra subir dans le cadre de la recherche et qu'il ne subirait pas s'il ne participait pas au protocole.
Le Comité examine la conformité des formulaires d'information et de recueil de consentement destinés aux sujets de recherche. Il approuve ou refuse un protocole de recherche. Si les patients sont mineurs, il doit avoir double consentement, celui de l'enfant dès qu'il est capable de donner un tel consentement, et de ses parents jusqu'à l'âge de 18 ans révolus.
Pour en savoir plus
Consultez la rubrique Éthique