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Les méchants de James Bond, héros d'une exposition à Washington
Que serait James Bond sans Dr No, Jaws, Auric Goldfinger ou la sculpturale May Day? Les "méchants" que l'espion britannique traque depuis 50 ans, avec un succès toujours renouvelé, sont les vrais héros d'une exposition proposée par le Spy Museum, un musée privé de la capitale américaine dédié à l'espionnage.
Ouverte depuis vendredi, pour deux ans, "Délicieusement diabolique: 50 ans de méchants pour Bond" raconte un demi-siècle de ces infâmes scélérats qui ont donné bien du fil à retordre à OO7.
Le reflet des changements d'époque
"James Bond est resté le même alors que les méchants ont changé. Leur transformation reflète les changements d'époques", analyse Meg Simmonds, directrice des archives de EON, la société qui produit les films.
Reflétant les vraies peurs engendrées par la Guerre froide entre les Etats-Unis et l'Union soviétique, le vilain Blofeld essaye d'opposer les deux blocs. Dans les années 1970, Karl Stromberg et Hugo Drax menacent le monde de leurs armes nucléaires, tandis que le trafic de drogue aiguise les appétits dans "Vivre et laisser mourir".
La guerre des matières premières et les risques environnementaux font ensuite leur apparition dans "Le Monde ne suffit pas" ou "Quantum of Solace".
Une centaine d'objets
Pour illustrer chaque thème, des extraits de films sont proposés. Des panneaux relient l'intrigue à l'actualité du moment ou à l'individu qui a inspiré le personnage.
Parmi la centaine d'objets en vitrine, on peut voir le dentier argenté de Jaws, les chaussures à talons truqués de la soviétique Rosa Klebb, une maquette de voiture de "Skyfall".
afp/hend