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Boissons énergisantes : elles nuisent au cœur et au cerveau
Les médecins de l’Université de Fribourg (Suisse) concluent au terme d’une étude que la boisson énergisante « Red Bull » est néfaste non seulement pour le cœur mais également pour l'irrigation du cerveau.
Les chercheurs ont fait boire à des jeunes gens en bonne santé âgés de 20 à 31 ans soit une canette de 355 ml de « Red bull », soit de l'eau. Après la consommation de la boisson énergisante, la tension et le pouls ont augmenté, et sont restés élevés jusqu’à la fin des mesures.
Soucrce : GN, 7/8.14, (nzz.ch/UGB)
Les scientifiques ont en outre également constaté que cette boisson accroissait la résistance dans la plus grosse des trois artères cérébrales, et réduisait la vitesse de circulation du sang.
Ainsi, l’irrigation sanguine dans le cerveau diminuait de près de 10 %. L’affirmation selon laquelle ce soda « stimule le corps et l’esprit » est donc fausse. Une étude postérieure a permis de conclure que les participants n’étaient pas meilleurs en calcul mental que ceux qui avaient bu de l’eau.
Les effets stimulants sont comparables à ceux d’une tasse de café et sont imputables uniquement à la caféine, expliquent les chercheurs. Certes, les boissons énergisantes comme « Red Bull » ne sont pas nécessairement néfastes pour la santé ; cependant en raison de la consommation croissante chez les jeunes et de leur très haute teneur en sucre (trois à quatre morceaux de sucre), elles ne devraient être consommées qu’en quantité modérée.
Chez les jeunes, il existe en outre un risque de surdosage, qui peut entraîner une intoxication à la caféine accompagnée de symptômes comme la nervosité, l'agitation, les tremblements, le manque de sommeil ou des palpitations. Les médecins recommandent de ne pas absorber plus de 500 mg de caféine par jour (soit cinq tasses de café), les jeunes doivent se limiter à 100 mg par jour.
Des scientifiques espagnols et allemands ont par ailleurs démontré que les études financées par l'industrie constataient une absence de lien entre le poids et la consommation de boissons sucrées cinq fois plus souvent que les autres.
Lorsqu’il n’y a aucun lien entre les financeurs et le résultat des études, le résultat contraire est démontré dans plus de 80 % des cas.