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Kenneth Gaburo

La beauté d’une musique qui ne compte pas
Edité et traduit de l’anglais (américain) par Lionel Bize, Laura Daengeli, Christian Indermuhle, Christine Ritter et Thibault Walter.
Kenneth Gaburo (1926–1993) était un compositeur américain de musique qui ne compte pas. Professeur renommé de musique dans plusieurs universités américaines, il fut transmetteur et transgresseur des systèmes sériels par un engagement dans les possibilités offertes par le corps, le langage, l’électronique et l’ordinateur. Son oeuvre réinscrit la performance collective au centre de l’expérience sonore. À travers ce qu’il nomme la linguistique compositionnelle et sous forme musico-théâtrale, il interroge la musique en général, la musique expérimentale, sa propre musique, leurs codes, leur autonomie et leur relativité, et leurs liens à des environnements socio-écologiques.
La beauté d’une musique qui ne compte pas avait pour titre original The Beauty of Irrelevant Music. Il a été finalisé le 18 août 1970 à La Jolla en Californie. Il fut lu pour la première fois en public par l’auteur le 27 mars 1971 lors d’une performance à l’Université de Pittsburgh, en lien avec une projection diapositive des graphes générés par ordinateur d’Herbert Brün (de la série Mutatis Mutandis). La lecture fut ultérieurement incluse dans des «Collaborations». Chacune de ces collaborations formait des spectacles totaux mêlant plusieurs performances simultanées données par des danseurs, écrivains, projectionnistes, musiciens, ingénieurs lumière et laser. Collaboration One eut lieu le 17 novembre 1972 à l’Université de San Diego en Californie, avec six traceurs, sept projectionnistes, des bandes à deux et quatre pistes et un laser. Le texte fut enfin publié à compte d’auteur en 1976, puis performé par Gaburo en d’autres occasions. Les archives de Kenneth Gaburo se trouvent dans les fonds de l’Université de l’Illinois à
51 pages, ISBN 978-2-37466-012-7.