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Le statut juridique des minorités ethniques, linguistiques et religieuses étant relativement peu développé en matière de protection des droits humains à l’ONU, les représentant-e-s autochtones tentent d’obtenir un instrument juridique efficace au sein de l’ONU.
Cette situation est compliquée par la problématique suivante : où se situe la frontière entre groupes ethniques et groupes autochtones. Cette question est particulièrement pertinente dans certaines régions d’Europe et d’Asie où l’histoire coloniale a été fortement marquée par la « colonisation interne », survenue la plupart du temps au moment où se formaient les États-nations. La problématique liée à la différence sémantique entre les termes « ethnique » et « autochtone » ne pouvant se dissocier d’une différence de revendications juridiques, cette question dépasse largement le seul débat linguistique. La tendance montre que de nombreux groupes, qui étaient alors considérés comme des « minorités ethniques », commence à réclamer, avec une certaine chance de réussite, le statut de « groupes autochtones », ce à quoi les États s’opposent habituellement.
18.06.2014