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Bolivie
Malgré une évolution politique prometteuse, la Bolivie reste l’un des pays les plus pauvres d’Amérique Latine. L’arrivée au pouvoir du premier président d’origine amérindienne en 2005 a soulevé chez les boliviens un grand espoir de retrouver leur dignité dans un contexte latino américain plaçant la population autochtone à l’écart des pouvoirs politiques et économiques.
La loi sur la participation populaire de 1996 notamment a fait passer le pays d’un système centralisé à un partage du pouvoir avec les autorités locales. La société civile organisée en communautés fortes est régulièrement sollicitée. La réforme éducative a permis aux autochtones de bénéficier d’une instruction primaire à la fois en langue amérindienne et en espagnol. Mais depuis vingt ans, la privatisation des grandes compagnies nationales a mené à une politique d’exploitation des matières premières par les multinationales occidentales sans bénéfice pour la majorité de la population.
Terre des Hommes Suisse
axe ses actions dans 2 domaines
1. Droit à l'éducation
Malgré une augmentation sensible des inscriptions dans les écoles, 7% seulement des enfants vivant en zone rurale achèvent leurs 8 années d’école primaire et les filles sont fortement discriminées face à l’accès à l’éducation. Et même si l’enseignement est officiellement bilingue, les programmes scolaires ne font que peu de cas des autochtones. Dans ce cadre, Terre des Hommes Suisse encourage une éducation adaptée et de qualité pour tous et toutes. La survie de nombreuses familles dépend de l’agriculture locale qui offre peu de perspectives. Le manque de diversification et le peu de rendement sur les hautes terres engendrent une migration importante des paysans andins vers les centres urbains du pays, ou vers les zones de production de canne à sucre et de coton et constituent, depuis de nombreuses années, une stratégie de survie.
2. Droit à la protection
- lutte contre la traite et la vulnérabilité en situation de migration
La survie de nombreuses familles dépend de l’agriculture locale qui offre peu de perspectives. Le manque de diversification et le peu de rendement sur les hautes terres engendrent une migration importante des paysans andins vers les centres urbains du pays, ou vers les zones de production de canne à sucre et de coton et constituent, depuis de nombreuses années, une stratégie de survie. Mais, sans formation, les migrants échouent dans les bidonvilles ou fournissent une main-d’œuvre agricole à bon marché, restant prisonniers du cercle de la pauvreté. Aujourd’hui, presque les 2/3 des Boliviens vivent en zone urbaine. Terre des Hommes Suisse travaille en amont, auprès des populations rurales, et notamment des jeunes, afin de leur donner les moyens de subvenir à leurs besoins et de se former par un programme adapté à leur réalité.
- lutte contre toute forme de violences
Environ 800'000 enfants de moins de 18 ans travaillent dans le pays. La violence familiale est particulièrement visible, en particulier la maltraitance, 13% des adolescents sont enceintes ou ont déjà des enfants. Terre des Hommes Suisse cherche à prévenir ces situations dramatiques et pour faire appliquer les droits de l’enfant.