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Amnesty International demande aux responsables turcs une enquête indépendante et impartiale immédiate sur ce meurtre qui a touché les activistes et le mouvement des droits humains turcs au plus profond, afin qu’il soit garanti que cet acte ne reste pas impuni.
Accusé de propagande
Suite aux dires de Tahir Elçi sur un canal de télévision en octobre, une enquête judiciaire avait été ouverte et une peine de prison de sept ans et demi avait été requise contre lui au motif qu’il aurait fait de «la propagande en faveur d’une organisation terroriste». D’après Amnesty International, Tahir Elçi n’était pas vraiment visé en raison de ses dires à la télévision, mais en raison de son travail d’avocat et de défenseur des droits humains, et la procédure contre lui était une attaque politique à sa liberté d’expression.
Collaboration avec de nombreuses organisations
Depuis des dizaines d’années, Tahir Elçi était l’un des meilleurs avocats défenseurs des droits humains. Dans un premier temps, il avait révélé des violations des droits humains survenus à Cizre, son lieu de naissance, puis à Diyarbakir, devant la justice nationale et devant la Cour européenne des droits de l’homme. Il a collaboré avec pratiquement toutes les organisations des droits humains nationales et internationales. Il était président du barreau de Diyarbakir depuis deux périodes. A ce titre il avait avant tout dirigé les comités qui travaillent sur les violations des droits humains commises au Sud-est de l’Anatolie.
Le chagrin d’Amnesty International est très profond suite à la perte de Tahir Elçi.