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le temps
Sans le Gripen, nous jouons avec la sécurité du pays
Prise de position concernant la conférence de presse du 31 mars des opposants au Gripen
Les cercles roses-verts critiquent l'acquisition du nouvel avion de combat, mais veulent en réalité supprimer l'armée!
Prise de position concernant la conférence de presse du 31 mars des opposants au Gripen
Les cercles roses-verts critiquent l'acquisition du nouvel avion de combat, mais veulent en réalité supprimer l'armée!
Des représentants des jeunes socialistes, du parti socialiste, des verts et du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) ont présenté aujourd'hui leur position contre l'acquisition du nouvel avion de combat Gripen E. La question des coûts figure en tête de leur argumentation. Les opposants évoquent non seulement les coûts habituels d'acquisition mais aussi tous les coûts relatifs au système Gripen au cours des 30 prochaines années.
Les opposants visent la disparition de l‘armée
Cet argument ne fait pas de sens. En vérité, les opposants au Gripen ne visent rien moins que la dissolution de l'armée. Même si quelques-uns nient cette évidence, le PS s'est donné pour objectif de liquider l'armée et il en va de même pour le GSsA. Pour ce dernier, ce but est le seul qui justifie son existence.
30 ans de sécurité
En réalité, l'acquisition des 22 avions qui seront livrés entre 2018 et 2021 coûtera 3,126 milliards de francs. Dans ce prix sont compris les accessoires, l'armement et l'infrastructure. Le paiement sera effectué par tranches de 300 millions par année prélevés sur le budget ordinaire de l'armée. Ce montant équivaut à 5 pour-mille du budget fédéral. Cette somme est nécessaire et suffisante pour assurer la sécurité de notre pays et de son espace aérien en tous temps. Les 22 Gripen E nous donneront la sécurité attendue durant les 30 prochaines années et seront le toit de la maison Suisse.
Faux calculs des coûts
Celui qui ajoute à l'acquisition les coûts de personnel, de fonctionnement et d'éventuelles futures adaptations en les imputant aux prix d'achat agit malhonnêtement. D'abord parce que les chiffres sont exagérés et ensuite parce que les financements sont assurés par le budget de l'armée. Un tel raisonnement comparé à l'acquisition d'une maison reviendrait à mettre dans le prix d'achat tous les frais habituels, l'entretien, la rénovation et même la démolition après 100 ans. Avec un tel raisonnement, le tunnel ferroviaire du Gotthard du XIX siècle n'aurait jamais été construit. Les milieux roses-verts n'ont du reste pas joué avec les chiffres dans un autre domaine, celui de l'aide au développement, qui coûte annuellement 3 milliards et donc dix fois plus que les dépenses pour le Gripen.
Parler du Gripen - Penser à l‘armée
Le comité interpartis « OUI au Gripen » appelle les citoyennes et les citoyens à passer à la loupe les opposants et leurs motivations. Ils conduisent une campagne cachée. Ils disent s'opposer à l'acquisition des Gripen mais pensent à la suppression de l'armée. Or, il ne peut y avoir de sécurité sans une armée crédible. Celle-ci a besoin d'avions modernes comme le Gripen E. Le comité interpartis « OUI au Gripen », qui regroupe 137 conseillers nationaux et aux Etats, recommande de déposer un oui clair, le 18 mai 2014, au fonds d'acquisition du Gripen.