Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07090.jsonl.gz/610

Que Novartis souhaite fermer son site de Nyon et délocaliser ses activités à l'étranger pour augmenter ses bénéfices, tout cela entre parfaitement dans la logique du marché. Cependant, les entreprises pharmaceutiques suisses augmentent leurs revenus en vendant leurs produits en Suisse au-dessus du prix du marché grâce à une protection officielle contre la concurrence des importations. Cela est parfaitement contraire à la logique du marché.
Si les fruits de cette protection servaient à soutenir la recherche et la production en Suisse, l'entorse pourrait à la rigueur se défendre sans se soigner à la pommade (Voltaren). Or Novartis nous révèle que la protection ne sert qu'à alimenter ses bénéfices déjà considérables et à conforter dans la foulée la rémunération de son président (qui, rappellons-le en passant) dépasse à elle seule la rémunération de l'ensemble des licencié-e-s de Nyon).
Soyons cohérents, défendons le marché. Que les autorités politiques ouvrent sans délai le marché des médicaments aux importations parallèles.