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Le dépistage du TDA/H n'est pas toujours évident car il arrive parfois que d'autres troubles associés prennent le dessus.
- dépression, anxiété
- troubles de l'apprentissage (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, dyspraxie, dysgraphie)
- problèmes moteurs (psychomotricité)
- problèmes sociaux (peine à établir le contact avec les autres, comportement agressif, manque de confiance en lui)
Il existe également d'autres troubles associés tels que :
- trouble de la mémoire
- trouble du sommeil (agitation motrice)
- instabilité émotionnelle (passe du rire aux larmes, contrôle difficilement ses émotions)
Les enfants TDA/H souffrent de se sentir différents et se croient "incapables". Ils ont alors une mauvaise estime d'eux-mêmes. Vous pouvez les aider à reprendre confiance en eux en :
- relevant les comportement sociaux adaptés (par exemple en le félicitant d'avoir attendu son tour avant de prendre la parole)
- les complimentant fréquemment devant ses pairs
- relevant souvent les points positifs
- mettant en avant ses qualités, ses succès et réussites
- prodiguant réassurance et encouragements
Chaque enfant et chaque situation étant différente nous ne pouvons faire aucune généralité. Certains enfants arrivent à suivre leur scolarité dans des écoles publiques et grâce à des enseignants disposés et ayant les capacités de les aider et de les soutenir.
D'autres enfants TDA/H seront plus à même de suivre une scolarité dans des classes à effectif réduit que ce soit en école publique ou privée.
Toutefois, certains élèves en rupture et dont l'avenir pourrait être compromis sont dirigés dans des écoles spécialisées/institutions. Il faut savoir qu'en Suisse nous ne disposons pas d'école spécialisée uniquement dans le TDA/H. Ces enfants sont donc en compagnie d'autres enfants à problèmes diverses.
Afin de prendre une telle décision, n'hésitez pas à prendre conseil auprès du thérapeute qui suit votre enfant et à en discuter longuement avec les enseignants. N'oubliez pas que l'enfant TDA/H se sent déjà différent, mal dans sa peau et ayant peu de confiance en lui. Un tel changement pourrait être interprété comme une punition par l'enfant !
Seuls les professionnels de la santé (pédopsychiatres, pédiatres, médecins, etc...) sensibilisés à la problématique du TDA/H sont habilités à poser un diagnostic.
Concernant les enfants dont un TDA/H est suspecté, parlez en tout d'abord à votre pédiatre qui le cas échéant pourra soit lui-même poser le diagnostique soit vous orienter vers un confrère. Dans le cas où l'enfant est suivi psychologiquement, votre pédopsychiatre ou psychologue est peut-être également apte à poser le diagnostique.
Le diagnostic doit être posé par un spécialiste. Vous ne pouvez en aucun cas poser vous-mêmes ce diagnostic mais simplement le suspecter. Il s'agit d'un travail d'observation et il ne peut être fait en quelques minutes.
Le spécialiste observera souvent l'enfant lors de plusieurs séances (à savoir que le comportement de la plupart des enfants change en présence de personnes inconnues). Un questionnement sur le comportement en famille de l'enfant sera fait et les enseignants seront également mis à contribution.
D'autres recherches sur les troubles associés ("dys" fonctions, troubles du comportement, angoisse, etc.) seront également entreprises.
L’allocation en faveur des familles s'occupant d'un mineur handicapé (AMINH) à domicile peut être versée jusqu’à l’âge de 18 ans révolus. Elle a pour but de compenser partiellement le manque à gagner des parents qui diminuent ou cessent leur activité lucrative pour s'occuper de leur enfant handicapé. Elle peut également être versée lorsque les parents démontrent qu’ils auraient exercé une activité lucrative si leur enfant avait été en bonne santé.
En savoir plus ici
Une prise en charge par des médecines alternatives peut être envisagée, ceci même en dual avec la médication allopathique. En fonction de votre choix ou conviction, vous pouvez opter pour une prise en charge alternative, telles que homéopathie, naturopathie, nutrithérapie, kinésiologie, etc. A savoir que ces médecines douces feront plus un traitement de fond et demandent un certain investissement personnel.
Nos bulletins n° 21"nutrition" et n° 26 "thérapies et prises en charge complémentaires" sont également en vente à notre secrétariat
(prix public CHF 15.--, prix membre CHF 5.-- + frais d'envoi)
L'assurance de base de l'enfant diagnostiqué prendra généralement en charge la médication au méthylphénidate ou atomoxétine. Toutefois, si un dossier a été déposé et accepté auprès de l'Assurance Invalidité (AI), elle entrera en matière www.ahv-iv.ch
Avant toute décision thérapeutique, que ce soit allopathique, comportementale, logopédique ou autre, veillez à bien vous informer auprès de votre assurance ou de l'instance qui prendra les traitements en charge.
Ces pratiques ne sont pas directement un traitement en soi pour le TDA/H mais elles permettent de détendre, de relâcher les tensions et de se recentrer. Ces techniques peuvent être conseilléEs également aux parents qui doivent prendre du temps pour eux !
Il faut savoir que le TDA/H n'implique pas automatiquement un droit à des prestations de l'Assurance Invalidité (AI). L'AI peut entrer en ligne de compte lorsque le TDA/H demande un soutien paramédical (logopédie, psychomotricité, ergothérapie, etc.) pour la médication ou encore lorsqu'il est nécessaire que l'enfant suive une scolarité en école spécialisée/institution.
La demande doit être fait dès le diagnostique connu, soit par le médecin, par le représentant légal ou la personne concernée elle-même.
Plus d'info sur www.ahv-iv.ch
Notre assocation ne prend aucune position à ce sujet, son rôle étant de soutenir les personnes concernées et de les accompagner dans leurs choix.
Il faut cependant savoir que la prise de méthylphénidate (Ritaline ou Concerta) ou d'atomoxétine (Strattera) peut débloquer des situations critiques et sauver des familles au bord de la rupture. Le choix de la prise d'une telle médication appartient à chacun et ne devrait pas être jugée.
Une fois le diagnostic posé, puis l'analyse des difficultés personnelles et scolaires de l'enfant faite, un traitement pluridisciplinaire peut être envisagé.
En fonction d'un ou plusieurs troubles associés (voir "dépistage" : quels sont les troubles férquemment associés au TDA/H ?), une prise en charge par des thérapeutes spécialisés en logopédie, psychomotricité, psychologie, conseillers en méthode d'apprentissage serait souhaitable.
Soyez vigilant à ne pas trop surcharger le planning de votre enfant !
Souvent les adultes se découvrent TDA/H à la suite d'un diagnostique posé chez leur(s) enfant(s) ou à force de mal-être. Ces adultes ont tous souffert du TDA/H étant enfant mais sans avoir eu la chance qu'un diagnostic soit posé (voir notre page "TDA/H", "des symptômes à reconnaître").
Il n'est pas aisé de poser un diagnostique de TDA/H chez un adulte car il aura souvent mis en place des stratégies pour compenser sa désorganisation, ses "dys" fonctions dans sa vie quotidienne. Il peut également souffrir d'un grand mal-être ou de dépression.
Il y a quelques années, on s'accordait à dire que le TDA/H se stabilisait, voire disparaissait à l'âge de l'adolescence. Nous savons actuellement que la plupart des enfants touchés continuent à en souffrir à l'âge adulte. Pour cette raison, nous manquons actuellement cruellement de spécialistes pour adultes souffrant de TDA/H et l'attente en vue d'un rendez-vous peut parfois s'avérer très longue, Toutefois de plus en plus de psychiatre et psychologue se forment activement à ce trouble. Le diagnostic est posé par un (neuro)psychiatre.