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Reinhild Hoffmann
© Jochen Klenk
Reinhild Hoffmann appartient à la génération pionnière du Tanztheater allemand. Elle est formée à la Folkwang-Hochschule d’Essen, sous la direction de Kurt Joos. En 2017, elle a présenté Callas, une de ses pièces chorégraphiques emblématiques, avec le Ballet du Grand Théâtre de Genève. Dès 1978, lorsqu’elle prend la direction du Bremer Tanztheater, ses chorégraphies se transforment en « pièces » qui racontent un thème. En tant que directrice à Brême, elle confronte chorégraphie et œuvres du répertoire lyrique ; « l’artificialité » du mot chanté devient la référence pour le mouvement à imaginer. En 1992, elle signe sa première mise en scène d’opéra à Bonn avec Il Tabarro de Giacomo Puccini, ne travaillant qu’avec des chanteurs. Sa tendance, à utiliser son langage chorégraphique pour le théâtre musical, se développe dans les œuvres suivantes. À Francfort, en 1995, pour Idomeneo de Mozart, à chaque chanteur correspond un double, un danseur qui devient une expression corporelle strictement développée à partir de la musique. Pour les quatre productions qu’elle réalise à Lucerne, entre 1999 et 2002, Die tötliche Blume de Salvatore Sciarrino, Kafka-Fragmenten de György Kurtág, Don Giovanni et Betulia liberata de Wolfgang Amadeus Mozart, Reinhild Hoffmann utilise les structures musicales et dramaturgiques des œuvres de manière très différente. En 2003, elle met en scène la création mondiale de Beat Furrer, Begehren, présentée à la Ruhrtriennale et qui est nommée « meilleure création de l’année 2003 » par le magazine Opernwelt. Parmi les autres opéras, on peut citer : Ariadne auf Naxos au Staatsoper de Berlin, Iphigénie en Tauride, Dialogues des carmélites, Lohengrin, Tristan und Isolde, ou encore Macbeth de Salvatore Sciarrino. Au Grand Théâtre de Genève, elle signe sa première mise en scène de Carmen.