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Selon des études, le célèbre accessoire de mode aurait plusieurs effets néfastes sur la santé. Comme réduire le flux sanguin vers le cerveau ou augmenter le risque de déficience visuelle.
Faut-il laisser tomber la cravate pour de bon? Les études se sont multipliées au cours des dernières années pour dénoncer cet accessoire apparenté à «un étranglement social», selon l'expression de neuroradiologues de l'université de Kiel, en Allemagne. Cette équipe de médecins a réalisé une étude qui établit un lien entre une diminution de l'afflux de sang vers le cerveau et le port d'une cravate. Pour les besoins de la recherche, les IRM de quinze hommes portant des cravates et de quinze autres n'en portant pas ont été comparées. Les résultats ont montré que le premier groupe recevait en moyenne 7,5% de flux sanguin cérébral de moins que le second. Les scientifiques tirent la sonnette d'alarme: si vous faites de l'hypertension ou que vous êtes fumeur, vous pourriez souffrir de maux de tête, d'étourdissements ou de nausées au cas où vous porteriez une cravate trop longtemps.
Autre conséquence sur la santé liée à la mauvaise circulation du sang: un risque d'altération de la vue. Une recherche publiée dans le British Journal of Ophtalmology s'est concentrée sur la variation de la pression intraoculaire lorsqu'un homme porte une cravate. Trois phases ont été examinées: lorsque les sujets avaient le col de la chemise ouverte, trois minutes après avoir serré leur cravate, et enfin trois minutes après l'avoir desserrée. La conclusion est sans appel: une cravate serrée augmente la pression intraoculaire. Cette dernière est considérée comme un facteur de risque de glaucome et de cataracte, et pourrait éventuellement augmenter le risque d'aggravation d'un glaucome déjà existant, selon l'étude.
Il n'en faudrait pas plus pour convaincre les hommes d'abandonner cet accessoire lourd de normes sociales. Mais les conséquences du port de la cravate ne s'arrêtent pas là. Des risques de traumatisme musculo-squelettique peuvent survenir, selon des scientifiques de l'université Yonsei en Corée du Sud, qui ont étudié trente informaticiens affublés de cet accessoire. La flexion du cou et l'amplitude de mouvement sont «significativement réduites» par la cravate, écrivent les membres de l'équipe.
Dans le secteur médical, le port d'une cravate par un professionnel pourrait exposer les patients à des risques potentiellement mortels. En effet, des bactéries pourraient se loger dans le tissu et entraîner des infections nosocomiales – qui sont contractées au cours d'un séjour dans un établissement de santé. Trois chercheurs chargés de l'étude ont déclaré que «les infections nosocomiales représentent une grande partie des taux élevés de morbidité, de mortalité et de coûts».