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L’union démocratique du centre (UDC / droite conservatrice) reprend son combat contre l’accord de Schengen. Réunis samedi à Näfels (Glaris), les délégués ont adopté une résolution exigeant que la Suisse cesse d'adapter ses lois aux développements de l'accord jusqu'à ce qu'un bilan objectif soit tiré.
Selon Yvan Perrin, les zones frontières sont particulièrement touchées. Pour le vice-président de l’UDC, cette évolution s’explique par le fait que «les frontières ont été abolies pour les délinquants mais conservées pour la police».
Pire encore, selon Toni Brunner, la Suisse n'aurait plus les moyens de contrôler l'immigration à cause de son entrée dans l'espace Schengen. Le président de l’UDC a ainsi prétendu que les ressortissants des Balkans peuvent maintenant immigrer sans limite en Suisse.
L’UDC estime par ailleurs que cette accord inféode la Suisse à Bruxelles et que sa mise en œuvre coûte trop cher. Les délégués ont donc adopté à la quasi unanimité une résolution demandant au Parlement d'arrêter d'adapter le droit suisse aux développements de l'accord de Schengen jusqu'à ce qu'une analyse détaillée des conséquences soit disponible.
Les orateurs qui ont pris la parole n'ont pas caché qu'ils préféreraient que la Suisse se trouve hors de l'espace Schengen. C'est l'UDC qui avait lancé en 2004 le référendum contre l'accord mais elle avait échoué devant le peuple par 54,6% des voix.
swissinfo.ch et les agences