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14/01/2011
LA GRANDE REGRESSION
je me régale à la lecture du dernier livre de l'éminent économiste Jacques Généreux ("La grande régression") et vous livre ci-dessous un résumé du résumé de Guillaume Etievant dans "A Gauche" :
"Le capital profite de tout : de ses propres échecs, mais également des progrès de la modernité. Il en exploite les traits progressistes, la liberté individuelle, la démocratie, la science, quand ils servent ses intérêts. Et il arrive même à faire croire à nombre de nos contemporains qu'il en est la source. Pourtant, nous ne l'avons pas attendu pour aboutir à la science moderne et à la démocratie, et c'est contre le capital qu'il a fallu conquérir les droits sociaux et la sécurité sociale. Nous ne devons rien au capital, à part le pire... Le nouveau discours économique martèle que l'épargne des riches permet de financer l'investissement et la création d'emploi, que les inégalités dynamisent la société et qu'il faut attirer les investisseurs les plus fortunés sur notre territoire. Les faits prouvent constamment l'inverse : C'est le travail productif qui permet l'épargne et la richesse d'un pays et c'est l'affectation d'une part du revenu national aux services collectifs qui engendre le progrès social...Le désastre actuel est un processus politique volontaire. Il n'est en aucun cas la conséquence de l'incapacité de l'Etat à répondre aux attentes des citoyens. L'Etat n'est pas faible, il s'agit de le rendre au peuple par la Révolution citoyenne... L'homme est avant tout un être social et l"Homo oeconomicus" une fiction...Nous pouvons stopper la régression par une arme simple : le bulletin de vote. Notre état social est encore puissant, notre niveau d'éducation élevé. Les citoyens sont encore capable de voter pour un programme qui confierait la gestion des entreprises en partie aux salariés, freinerait radicalement la spéculation financière, ferait disparaître la dictature des actionnaires et préserverait les services publics du marché et des intérêts particuliers.