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Un nombre croissant de migrants ont gagné ces dernières semaines la Lituanie, la Lettonie et la Pologne en provenance de Biélorussie. Et le président biélorusse Alexandre Loukachenko a été accusé d'utiliser ces traversées pour faire pression sur l'Union européenne, afin qu'elle lève ses sanctions prises contre son régime après sa réélection contestée il y a un an.
Si le projet est adopté par le Parlement, la Lituanie construirait pour 152 millions d'euros (164 millions de francs) une clôture métallique de quatre mètres de haut surmontée de barbelés sur 508 kilomètres, selon l'agence Baltic News Service, qui cite le Service national des gardes-frontière lituanien.
Le Parlement discutera également de la possibilité d'autoriser l'armée à patrouiller le long de la frontière et de limiter temporairement la possibilité de déposer une demande d'asile à des sites tels que les postes de contrôle frontaliers ou les ambassades.
>> Voir le sujet du 19h30 sur l'accueil des opposants biélorusses en Lituanie:
L'UE "ne finance aucun mur"
La Commissaire européenne aux Affaires intérieures et aux Migrations Ylva Johansson a jugé "favorablement" la construction de cette barrière après des discussions avec les autorités lituaniennes, a indiqué son porte-parole.
"Mais cela ne signifie pas que des fonds européens serviront à la financer", a-t-il précisé. "La Commission ne finance aucune barrière, aucun mur."
Depuis le début de l'année, 4030 personnes ont pénétré illégalement en Lituanie depuis la Biélorussie, a indiqué dans un communiqué du 3 août le ministère lituanien de l'Intérieur, contre seulement 74 en 2020.
>> Voir le sujet du 19h30 sur les réfugiés biélorusses en Ukraine:
agences/oang
Réunion de crise de l'UE le 18 août
Une réunion de crise a été convoquée le 18 août par la présidence slovène de l'UE pour réagir à "la menace pour la sécurité" représentée par l'instrumentalisation des migrations par le régime du Bélarus contre la Lituanie.
Les ministres de l'Intérieur des 27 s'entretiendront en visioconférence avec des représentants de Frontex, l'agence de surveillance des frontières, du Bureau européen pour l'asile et d'Europol, l'agence européenne de police de l'UE, a précisé un porte-parole slovène.