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Roche a été condamné par un tribunal américain à verser 18 millions de dollars (17,1 millions de francs) de dommages-intérêts à deux patients ayant utilisé l'Accutane. Le jury de l'Etat du New Jersey a reconnu le groupe pharmaceutique bâlois coupable de ne pas avoir suffisamment informé des risques.
Roche devra verser 9 millions de dollars à chacun des deux plaignants. Ces derniers ont suivi un traitement contre l'acné à l'Accutane dans les années 1990, a indiqué leur représentant Seeger Weiss LLP lundi soir. Il en a résulté une inflammation de l'intestin (colitis ulcerosa).
Les deux cas mentionnés s'inscrivent dans le cadre d'une plainte collective de quatre personnes. Les deux autres cas ont été rejetés par le tribunal.
Pulsions suicidaires
En Europe, ce traitement contre l'acné sévère est commercialisé sous le nom de Roaccutan. Apparu sur le marché en 1982, il est depuis accusé d'avoir de graves effets secondaires. Il aurait notamment une influence sur le psychisme, pouvant générer des attaques de panique, l'anorexie ou des pulsions suicidaires. A ce jour, six cas de suicide ont été signalés en Suisse.
Roche, dont la filiale américaine est basée à Nutley, dans le New Jersey, a assuré qu'il n'y avait aucune preuve scientifique d'un lien entre la prise de l'Accutane et les problèmes dont ont souffert les plaignants. Le groupe pharmaceutique salue le fait que le tribunal ait rejeté deux des cas. Les avertissements sur les emballages sont suffisants, écrit-il dans un communiqué.
ATS