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Que peut apprendre une société des chorégraphes ? (untitled) (2000) dépeint un monde où la danse et la chorégraphie peuvent inspirer une société. Conçu à l’origine pour la scène et dansé par Tino Sehgal lui-même, ce solo reste dans la mémoire culturelle comme un « musée de la danse ». L’espace de ce musée ne contient pas d’objets, mais des mouvements et des gestes de danse iconiques.
Par la simple présence de son corps (sans musique, ni décor), Frank Willens laisse émerger de nouveaux niveaux de lecture et d’interprétation. Quelle est le rôle du théâtre ou du musée dans une société ? L’obsession pour les objets, les valeurs matérielles ont-elles pris fin ?
L’art de Tino Sehgal est immatériel, il prend forme dans le moment où le spectateur le rencontre. Depuis 2000, il construit des situations live dans lesquelles les interprètes entrent en contact avec les visiteurs et les spectateurs par le biais de mouvements, de conversations ou de chansons, les invitant à influencer la structure de l’œuvre.
Né à Londres en 1976, Sehgal a étudié l’économie et la danse. En 2005, il a représenté l’Allemagne à la Biennale de Venise. Le Guggenheim, la Tate Modern et dOCUMENTA (13) ont également présenté des expositions personnelles de ses œuvres. En 2013, il a reçu le Lion d’or à la 55e Biennale de Venise.