Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07071.jsonl.gz/1229

Prévue samedi, la finale retour de Copa Libertadores entre River Plate et Boca Juniors, les rivaux historiques de Buenos Aires, a été reportée à dimanche.
Des jets de pierres et de gaz lacrymogènes, samedi contre l'équipe de Boca Juniors, ont contraint les organisateurs à repousser ce match. Le bus de Boca Juniors a été pris pour cible alors qu'il s'approchait du stade Monumental, deux heures avant la rencontre. Plusieurs joueurs ont été blessés, par les bris de vitres ou l'inhalation de gaz.
Selon des images de télévision des chaînes sportives, le véhicule est entré dans le stade avec plusieurs vitres latérales brisées. Les joueurs en sont descendus en toussant et les yeux larmoyants sous l'effet des gaz. Des affrontements ont également opposé la police à des supporters en dehors du stade.
Après avoir retardé la rencontre à deux reprises, la Confédération sud-américaine (Conmebol) a fixé à dimanche 17h00 (21h00 en Suisse) le dénouement de la principale compétition de clubs du continent, à l'issue de plusieurs réunions avec les dirigeants des deux clubs, parfois en présence du président de la FIFA Gianni Infantino. "Je tiens à féliciter les deux présidents car il y a eu entre eux un pacte de gentlemen, car dans ces conditions, le jeu était dénaturé. L'un ne peut pas jouer et l'autre ne veut pas jouer contre un adversaire qui n'est pas en condition", a déclaré le président de la Conmebol, Alejandro Dominguez.
Les joueurs de Boca ont fait pression sur la Conmebol pour que la rencontre soit reportée, notamment leur attaquant vedette Carlos Tevez. "Nous ne sommes pas en condition de jouer, on nous oblige à jouer la rencontre", a-t-il dénoncé en zone mixte avant de prendre connaissance du report.