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Plus de 700 000 personnes ont assisté à la destruction de leur habitation ou de leur moyen de subsistance, parfois même des deux, lors du programme d’expulsions forcées à grande échelle mené par le gouvernement. Dans le cadre de l’opération Garikai, un programme de relogement lancé par le gouvernement, q uelques-unes se sont vu offrir des logements non achevés ou des parcelles de terrain non dotées des services essentiels. La majorité des victimes de l’expulsion forcée de 2005 ont été installées de force dans des régions rurales et celles qui sont restées en ville, dans le parc de logements existant – d’où une surpopulation dans les banlieues à faible revenu.
Des milliers de personnes vivant dans ces quartiers nés de l’opération Garikai se sont enfoncées encore davantage dans la pauvreté après avoir perdu leur domicile et leur moyen de subsistance, et rencontrent de nombreux problèmes comme l’absence d’accès à l’éducation, à des soins médicaux adaptés, à l’eau et à des installations sanitaires.
En 2010, des chercheurs d’Amnesty International ont découvert que des femmes et des jeunes filles enceintes vivant à Hopley Farm, l’un des sites en question, ainsi que leurs nouveau-nés, avaient contracté des maladies – certaines étant même décédées – parce que le gouvernement ne mettait pas à leur disposition des structures de soin adaptées, en particulier en matière de santé maternelle.
En 2011, l’organisation a recensé plus de 2 000 élèves scolarisés dans des établissements non enregistrés. Ces structures ont été mises en place par les habitants car le gouvernement n’offrait pas d’accès gratuit et obligatoire à des écoles primaires de qualité aux enfants touchés par les expulsions à grande échelle.