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22/12/2016
Washington, le Bureau du Budget du Congrès américain (CBO) proposer ni plus ni moins que de stopper les commandes de l’avion de combat F-35 de Lockheed-Martin. L’objectif de cette demande du CBO doit permettre de réduire le déficit budgétaire des Etats-Unis.
Pour le Bureau du Budget du Congrès américain le programme d’avion de combat F-35 représente un coût estimé à près de 400 milliards de dollars. Le CBO explique dans un son raprt datant du 8 décembre dernier, que cette mesure devrait être appliquée au delà des 285 exemplaires déjà commandés par le Pentagone et de poursuivre la production des chasseurs actuels.
Pour les membres du CBO, une telle décision impliquerait une économie de 29 milliards de dollars sur la période 2017-2026.
Le rapport précise également comment gérer la flotte de F-35 initialement construite. Celle-ci devrait venir intégrer une future force d'appareils furtifs constituée des actuels bombardiers B-2 « Spirit » et des F-22 « Raptor » et du futur bombardier stratégique B-21.
Dans une seconde phase, le CBO préconise et l'achat des deux types de chasseurs non furtifs encore en production, soit le le F-16 C/D pour l'US Air Force et le F/A-18 pour la Navy et les Marines et ceci dans des versions plus modernes comme le « Viper » et « l’Advanced Super Hornet ».
Par ailleurs, le CBO rappelle que les deux composantes de l'armée américaine prévoient de développer des avions de combat "entièrement nouveaux" pour une mise en service dans les années 2030. L'USAF et l'US Navy "pourraient ainsi choisir de remplacer certains des F-35 prévus par ces nouveaux avions", souligne le rapport.
Trump négocie des baisses de coûts :
De son côté, le futur Président D. Trump a rencontré le PDG de Boeing, Dennis Muilenberg, en Floride. Les deux hommes semblent être d’accord sur le fait qu’il sera possible de livrer les futurs B747-800 « Air Force One » pour moins de 4 milliards de dollars. Des efforts sont possibles en vue de réduire les coûts du projet.
Concernant le F-35, D. Trump a également rencontré les dirigeants de Lockheed-Martin en vue de la mise en place d’un plan de réduction des coûts. Ce lundi, le général Christopher Bogdan, directeur du programme F-35 du ministère de la Défense, a défendu le programme en disant que les dépassements de coûts faisaient partir du passé et a déclaré que le Pentagone envisageait de négocier les prix des prochains lots F-35 à la baisse. De son côté l’avionneur américain s'attend à ce que le coût pour chacune des trois variantes du F-35 baisse de 6% à 7%. Cependant cette baisse est insuffisante pour D. Trump. L’histoire ne dit pas pour l’instant, si le futur locataire de Maison Blanche appliquera la recommandation du Bureau du Budget du Congrès américain (CBO) !
Photo : Le F-35 de Lockheed-Martin@ USAF
19/07/2016
Boeing et l'US Air Force ont testé avec succès une solution matérielle pour résoudre les problèmes rencontrés lors du ravitaillement avec un C-17 « Globemaster III ». La résolution de ce problème était une condition préalable à la décision prévue de l’US Air Force d'approuver la production initiale à taux faible de (LRIP) en août prochain,
De nouveaux essais en vol de ravitaille avec un C-17 « Globemaster III » et un F-16 ont permis de validé la solution technique. Cette solution consiste dans l'installation de soupapes de décharge de pression hydraulique dans la perche de ravitaillement. Ces deux vannes de dérivation ont pour but de soulager la pression de chargement du combustible dans la perche fixe.
Ravitaillement d’un A-10 :
Le 15 juillet dernier, un KC-46A a ravitaillé avec succès un avion de combat de type Fairchild A-10. Ce dernier a reçu 680kg de kérosène à une altitude de 15'000 pieds. Avec ce dernier essais l’ensemble de la flotte de l’US Air Force et de la Navy ont pu être testé compatible avec le nouveau ravitailleur.
Un soulagement pour Boeing :
L’avionneur américain est sous pression pour livrer à temps 18 KC-46A à partir du mois d’août 2017. Avec ces essais réussis, l’avionneur devrait donc obtenir la capacité opérationnelle initiale dans les délais prévus.
Le KC-46A «New Generation Tanker»:
Le KC-46A «New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 «Dreamliner». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le «New Gen Tanker» se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le «New Gen Tanker» met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le «New Gen Tanker» dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).
Photos : 1 Ravitaillement réussi d’un C-17 2 Ravitaillement d’un A-10 @ Boeing
09/07/2016
La Marine israélienne prévoit de se doter de huit hélicoptères de type Sikorsky SH-60F « Sea Hawk » d’occasions en provenance des stocks de l’US Navy. Ces hélicoptères seront utilisés à bord des quatre nouvelles frégates commandées au chantier naval allemand ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS).
Confirmation américaine :
L'Agence américaine de défense et de sécurité pour la coopération (DSCA) vient de confirmer cette commande en fin de semaine dernière. La DSCA confirme également que le département d'Etat américain a approuvé la vente éventuelle d’un montant estimé à près de 300 millions de dollars pour les huit SH-60F « Sea Hawk ».
En plus des huit hélicoptères Sikorsky SH-60F « Sea hawk », le contrat comprend 12 moteurs General-Electric T-700-401C ainsi que les systèmes de navigation, communications, identification ami /ennemi, des mitrailleuses et des réservoirs de carburant auxiliaires.
Le Sikorsky SH-60F « Sea Hawk » :
Le SH-60F vola pour la première fois en 1987 et entra en service en 1989. Le SH-60F est assez proche du SH-60B. Ses missions sont pour l'essentiel les mêmes. Le SH-60F est conçu pour protéger avec d'autres hélicoptères une flotte entière à partir d'un bâtiment de surface. Il doit le protéger des menaces de surface dans un périmètre de 50 miles et jusqu'à 150 miles pour les menaces sous-marines. Il peut lancer et écouter les bouées acoustiques grâce à un quatrième homme d'équipage. Il traque les sous-marins grâce à son sonar actif AQS-13F (au lieu d'un MAD) et bénéficie d'un pilote automatique pour les phases de vol stationnaire. Il assure les missions de transport entre navires de la flotte.
Photos : Sikorsky SH-60F « Sea Hawk »@ US Navy
04/07/2016
L'US Navy (USN) a attribué un Boeing un contrat d’une valeur de 71.6 millions de dollars pour le développement et l'intégration du programme « Increment 3 » en vue de l’amélioration des capacités de bord de la flotte d’avions de patrouille maritime P-8A Poseidon (MPA).
Le contrat, attribué « Increment 3 » comprend l’amélioration des capacités du système de liaison de données Link16 pour le guidage du missile Harpoon II, l’intégration d’un récepteur et d’un filtre pour le système de diffusion, l'amélioration du système de radio à haute fréquence, l’amélioration des logiciels de ciblage ainsi que de l’ensemble des communications par satellite à bande étroite (SATCOM). Les travaux devraient être terminés d'ici la fin de Février 2019.
Le programme « Increment 3 » fait partir d'une série de mises à niveau qui sont en cours de déploiement sur le P-8A pour l'USN et la Royal Australian Air Force (RAAF).
Le Boeing P-8A «Poseidon» :
Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et antisurface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes.
Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion pourra échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US Navy.
Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage. Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec des drones.
Photos : Boeing P-8A Poseidon@ Mark McEwan
17/06/2016
Pour l’avionneur américain Boeing, le développement de son projet « Advanced Super Hornet » a atteint sa pleine maturité. Le concept « Advanced Super Hornet » qui a été lancé en 2013 et testé en vol, peut officiellement être proposé à la vente.
Réussir à vendre :
Boeing lorgne maintenant les exigences de divers pays pour tenter de placer son « Advanced Super Hornet ». Les marchés potentiels sont : le Canada, la Finlande, la Belgique, l'Espagne, le Koweït et l’Australie.
Les discussions sont engagées avec la Marine américaine pour adapter le concept sur les flottes de « Super Hornet » et de « Growler ». Pour Boeing, cette solution aurait de nombreux avantages. L’augmentation de vie des cellules déjà en service et permettrait de compenser les retards de livraison du F-35. Les mises à jours offriront une meilleure connectivité entre les appareils en service. Le concept « Advanced Super Hornet » permet de réduire la signature radar des appareils et augmente le rayon d’action.
L’Advanced Super Hornet :
Le projet «Advanced Super Hornet» est basé selon le constructeur Boeing sur le même principe que le F-15 « Silent Eagle ». L’objectif étant de répondre aux besoins anticipés de la crise à des fins de coût-efficacité améliorés concernant des technologies de furtivité. Cette solution permet avec un coût abordable, de répondre aux futurs besoins de survie d’un avion de combat. Tout comme sur le « Silent Eagle », on appliquer une amélioration de la furtivité des revêtements et de la signature radar de l'avion, avec le montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité résident dans le fait, qu’il est possible en fonction de la mission, de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnelle.
Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar. L’adjonction de réservoirs de carburant supplémentaires sur l’épine dorsale de l’avion en augmente le rayon d’action, permet de supprimer les réservoirs sous le ailes pour de l’armement additionnel, le cas échéant.
Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs.
Avec ce concept, Boeing peut directement équiper les flottes de « Super Hornet » existantes ou fabriquer directement de nouveaux avions, ce qui permettrait de maintenir la chaine de montage au-delà de 2018.
Photos : Advanced Super Hornet @ Boeing