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États-Unis Elections de mi-mandat: ces novices qui rêvent de pouvoir
Une quinzaine de citoyens tenteront de se faire élire, le 6 novembre, lors des élections de mi-mandat aux États-Unis. Portraits.
Le 6 novembre - Les élections de mi-mandat (en anglais Midterm elections) sont les élections des deux chambres du Congrès des États-Unis qui se tiennent au milieu du mandat du président des États-Unis, soit le 6 novembre.
Renouvellement - L'ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants est renouvelé, ainsi qu’un tiers des 100 sièges du Sénat américain.
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Vendeur de fruits de mer, ancien policier, militaire, PDG ou élues locales, la grande crispation de la politique aux Etats-Unis depuis la victoire surprise de Donald Trump en 2016 a motivé des centaines de citoyens à se lancer pour la première fois sur la scène politique nationale.
L'AFP a rencontré une quinzaine de nouveaux venus qui ont passé l'obstacle des primaires et tenteront de se faire élire le 6 novembre, lorsque les Américains renouvelleront les 435 sièges de la Chambre des représentants et un tiers du Sénat à Washington, en plus d'une multitude de postes locaux.
Première femme amérindienne
«Au Congrès, nous avons des gens qui ne savent pas ce que c'est» que d'être pauvre, a confié à l'AFP Deb Haaland, 57 ans. Cette candidate démocrate à la Chambre des représentants pourrait devenir la première femme amérindienne jamais élue au Congrès américain.
Déjà engagée dans la politique locale de son Etat du Nouveau-Mexique, ancienne dirigeante d'une société tribale exploitant les trois casinos de sa réserve puis d'une petite entreprise, c'est l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche qui l'a décidée à sauter le pas de la politique nationale.
Ancienne réfugiée
Un élan que l'on retrouve chez plusieurs des nouvelles figures démocrates, dont un nombre record de femmes, qui ont déjà marqué le panorama politique depuis leurs victoires, souvent surprise, aux primaires.
Ancienne réfugiée, Ilhan Omar, 36 ans, pourrait bien devenir la première Somalienne-Américaine et l'une des deux premières musulmanes à entrer à la Chambre des représentants.
When people ask me who my biggest opponent is, I don’t give a name— I tell them the truth— it’s Islamophoba, Racism, Patriarchy, Xenophobia and Misogyny.— Ilhan Omar (@IlhanMN) 13 octobre 2018
We can’t let them win.
Thank you to the Muslim American Society for hosting me at your convention today. pic.twitter.com/keNDYXGflO
Ancienne militaire
Ayanna Pressley, quadragénaire noire qui tente de passer de la politique locale, à Boston, jusqu'à la Chambre à Washington, promet elle aussi «d'accompagner le mouvement qui apportera du changement et un nouvel horizon à Washington».
Ancienne militaire, MJ Hegar se présente aussi à la Chambre, dans une circonscription du Texas, fief républicain. Avec comme priorité «une économie forte, la création d'emplois», et l'espoir de parvenir à «mettre fin à la corruption et aux intérêts financiers, et à la carrière des politiques qui pensent être intouchables et ne devoir rendre de comptes à personne, y compris leurs électeurs», explique-t-elle à l'AFP.
I believe in the power of us. Thank you to the movement builders, idea generators and policy makers who joined us at @mtwyouth tonight. We were bold, and disruptive, and we started building the future that we want to see. I am so grateful for your partnership. #APEquityAgenda pic.twitter.com/5hzsFZSCNv— Ayanna Pressley (@AyannaPressley) 18 octobre 2018
«Pas de nouveau Venezuela»
Mais l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche n'a pas fait que des indignés. L'homme d'affaires a aussi inspiré des républicains à se lancer en politique.
Policier pendant 22 ans, Pete Stauber a espoir de prendre un bastion démocrate dans le Minnesota pour poursuivre à la Chambre des représentants «le programme pro-croissance, pro-emplois» du président républicain.
C'est sa passion pour le «service public, en tant que policier moi-même et avec ma femme qui est dans l'armée», qui l'a poussé à se présenter, explique-t-il à l'AFP.
Fier de rappeler sa réputation de «M. Fruits de Mer», Johnny Nalbandian se présente dans cet Etat profondément démocrate avec espoir de décrocher un siège à la Chambre. «J'ai vu la grande et belle Californie se détériorer. J'ai vu la Californie devenir socialiste. Je ne veux pas que la Californie devienne un nouveau Venezuela», explique à l'AFP celui qui a commencé sa carrière comme poissonnier à 19 ans. «J'adore ce que le président fait», ajoute-t-il.
????WE NEED YOUR HELP???? I will push the President @realDonaldTrump #AmericaFirst agenda and help my community. My opponent has over $4,000,000 in his tank from defense contractor contributions. NOBODY OWNS ME! Please consider contributing ANY AMOUNT at https://t.co/5TltNk33Pl pic.twitter.com/NV97wrMkTc— Johnny J. Nalbandian (@Johnny_Congress) 15 octobre 2018
«Il est temps que les philosophes, les politiciens de carrière et tout le reste quittent Washington. Laissez les hommes d'affaires prendre le contrôle.» (afp/nxp)
Créé: 18.10.2018, 09h13