Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07023.jsonl.gz/536

La plupart des interdits alimentaires retenus par la loi musulmane ont trait au régime carné, la raison étant que toute nourriture influence physiquement et spirituellement celui qui l'absorbe : manger certaines catégories animales revient à prendre le ri
Philosophe, traducteur et exégète de la Bible, Moses Mendelssohn (1729-1786) fut le plus éminent initiateur de la Haskala allemande, ce mouvement des Lumières dans la pensée et la littérature hébraïques. Son itinéraire religieux et philosophique, ses rapports avec Lessing, Dohm et Michaelis, ses disciples et les réactions juives et non juives à son oeuvre jusqu'à aujourd'hui.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Au-delà de l'information historique sur une époque essentielle de l'histoire de la pensée, cet ouvrage vise à définir l'une des directions fondamentales de la pensée britannique : la définition d'un idéal républicain où le pouvoir politique est lié aux principes de consentement, de gouvernement mixte et de liberté.
Le bouddhisme a plus de 2500 ans d'histoire. Aussi la plupart des textes auxquels se sont référés tous les courants jusqu'à aujourd'hui ont-ils été rédigés à l'origine en sanskrit. Il s'agit toujours d'une approche conceptuelle, buissonnante, argumentée, constituant l'un des plus formidables corpus de philosophie que l'humanité ait jamais constitué.
Après l'Analyse de l'idéologie (1980 et 1983), le Centre d'étude de la pensée politique (Institut d'études politiques de Strasbourg, Université Robert-Schuman) a consacré son travail à l'épistémologie de la politique. Quelles relations la connaissance du politique entretient-elle avec la psychanalyse, la philosophie, la logique, la rhétorique ? Quelles modifications les pratiques sociales apportent-elles aux concepts traditionnels de la pensée : paradigmes, système, analogies ? Les questions fondamentales étudiées ici montrent combien la connaissance du politique a débordé le champ classique de la science politique, et a permis d'élargir et de reformuler le problème de la connaissance.
Il y a aujourd'hui un ministre de la Culture, il n'y a plus de ministre des Cultes. Ce transfert d'une ferveur religieuse refoulée, dont témoignent festivals, musées - fussent-ils « imaginaires » -, marchés lucratifs de la peinture, de la chanson, ou de l'« audiovisuel », coïncide depuis un siècle avec l'émergence croissante d'une philosophie de l'Imaginaire, jusqu'ici « part maudite » de nos pédagogies, de nos politiques et de nos catéchèses. La notion d'archétype - avec toutes les allergies passionnelles qu'elle réveille encore - marque bien la frontière de cette impitoyable Guerre Sainte qui, à travers Freud, Nietzsche, Wagner, Cassirer, Jung, Baudouin, Bachelard, Eliade, Lévi-Strauss ou Corbin, consacre et légitime les nouvelles ferveurs. Ce livre montre, une fois de plus, l'efficacité de l'analyse archétypique éclairant les reflets de bien des styles de la peinture européenne. Puis il se penche sur ces deux moments - le XVIIe et le XVIIIe ainsi que la fin du XIXe siècle - qu'illustre la re-mythologisation opératique. Enfin, à l'aube du XXe siècle, à travers le « cas » Wagner, l'auteur se demande si État, École et Églises concordataires ne se sont pas déconsidérés pour s'être rangés dans la « postérité » progressiste, séculière et unidimensionnelle du mythe de Joachim de Flore.
Souvent on a voulu voir et juger la foi de Paul Claudel, tel un bloc sans faille, définitivement établie depuis sa conversion. Mais c'est là une image d'immobilité qui selon M. Jacques Andrieu ne s'applique pas plus à Claudel qu'à tout autre créateur. Aussi arrive-t-il à discerner une évolution dans la religiosité claudelienne dont il voudrait montrer les lignes de force Dès lors on comprendra qu'il ait engagé son investigation au niveau de ce que depuis quelques années il est convenu d'appeler l'expérience vécue. L'oeuvre de Claudel, en effet, n'est pas seulement une oeuvre d'imagination, mais encore la transposition d'une expérience de vie. Sans avoir rien de l'impudeur de certains journaux intimes, elle nous permet d'assister au surgissement et aux développements de la foi dans l'âme d'un homme. Dès lors, l'auteur s'est moins attaché à une pure étude de sources qu'à un essai de reconstitution psychologique, ce qui l'a amené à rapprocher l'expérience religieuse de Claudel de quelques grandes expériences humaines, comme celles de Pascal et Kierkegaard. Le fait que ces auteurs ne soient pas des sources directes de Claudel ne les empêche peut-être pas d'avoir une parenté d'âme profonde avec lui. A l'égard d'un auteur aussi réfractaire à l'analyse littéraire que Claudel, M. Andrieu a voulu concilier les droits de la critique historique avec le respect de cette totalité indissoluble que forme la vie de tout homme de génie.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
L'Évangile de Jean présente un portrait de Jésus qui lui est propre. En théologien et en poète, il exploite la parabole du père et du fils, déjà connue des autres Évangiles. Au titre de fils, Jésus est envoyé par le père et mandaté pour accomplir son oeuvre. L'expression « faire l'oeuvre de Dieu » devient ainsi une formule christologique précise. On en comprendra sans peine ensuite la portée éthique. L'essai que nous présentons met en valeur pour la première fois ce concept fondamental du IVe Évangile. Au moyen de l'étude de plusieurs grands textes johanniques et de thèmes voisins, il cherche à en tracer les contours et à en définir le contenu. L'oeuvre de Dieu accomplie par Jésus, puis par tout homme qui croit, s'apparente à l'oeuvre d'art ; elle est oeuvre d'amour, au plus haut niveau de l'agir humain.
Le confessionnalisme luthérien est une réalité de plus en plus efficace qui ne fera que progresser avec le temps. Il n'est animé d'aucune hostilité ni d'aucun esprit de prosélytisme et de conquête à l'égard des autres familles chrétiennes. Mais, saisissant de mieux en mieux quel est le rôle de l'Église luthérienne, il n'accepte pas l'idée que cette Église, même là où elle est minoritaire, puisse être absorbée par d'autres groupes protestants qui, plus ou moins marqués de libéralisme doctrinal, ne sont pas toujours animés par un esprit de respect et de tolérance.