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Après le Bloc de gauche, le Parti communiste a annoncé à son tour vendredi avoir trouvé un accord avec le Parti socialiste. Cette mesure ouvre la voie à une alliance de gauche permettant de faire chuter l'exécutif de droite minoritaire.
Ces trois partis associés aux Verts disposent ensemble de 122 députés sur 230, soit plus que la majorité requise pour rejeter mardi le programme du gouvernement et provoquer sa démission.
Le gouvernement de coalition de centre droit dirigé par le conservateur Pedro Passos Coelho, dont le Parti social-démocrate (PSD) est arrivé en tête des élections législatives du 4 octobre, a prêté serment il y a une semaine, sans avoir de majorité à l'Assemblée dominée par l'opposition.
Pedro Passos Coelho a reconnu vendredi qu'il risquait fort de se retrouver dans l'opposition dès la semaine prochaine, lorsqu'il présentera son programme au Parlement. Le vote des députés est prévu mardi ou mercredi.
"Si les socialistes m'empêchent de poursuivre ma tâche et si je me retrouve de fait dans l'opposition, j'assumerai mes responsabilités", a dit le chef du gouvernement portugais.
Le Bloc de gauche a également précisé que l'accord conclu avec les socialistes visait "à défendre les emplois, les salaires et les retraites" face au programme d'austérité défendu par M. Passos Coelho.
ATS