Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07263.jsonl.gz/455

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Anna Gabriel risque jusqu'à 30 ans de prison pour participation à l'organisation du référendum en Catalogne (archives)
KEYSTONE/AP/MANU FERNANDEZ(sda-ats)
La procureure du Tribunal suprême espagnol a émis mercredi un mandat d'arrêt contre l'ex-députée indépendantiste catalane Anna Gabriel, actuellement réfugiée à Genève, selon la chaîne de TV espagnole Tv3. Elle est accusée de "rébellion" par la justice espagnole.
Dans sa décision, le juge de la Cour suprême espagnole "ordonne l'arrestation" d'Anna Gabriel, qui ne s'est pas présentée à une convocation mercredi devant le magistrat, comme la principale intéressée l'avait insinué en début de semaine dans des médias suisses. Ce mandat d'arrêt ne s'appliquera que dans un cadre "national", a encore précisé un porte-parole du tribunal.
Le juge n'a qu'en partie suivi les réquisitions du parquet, qui avait requis un mandat d'arrêt assorti d'une demande d'extradition auprès des autorités suisses.
Interrogé plus tôt sur la possibilité d'une extradition par la Suisse, Folco Galli, porte-parole de l'Office fédéral de la justice (OFJ), avait répondu que "selon les bases légales relatives à la coopération entre la Suisse et l'Espagne (...), la Suisse n'accorde pas - comme la plupart des autres Etats - l'extradition et toute autre forme d'entraide judiciaire pour des délits politiques".
"S'il y a une demande, il faut examiner cela de manière approfondie. A priori, d'après ce que disent les médias, il semble s'agir de délit politique, donc il n'y a pas d'extradition", a-t-il ajouté.
Dernière fuite en date
Anna Gabriel est l'ancienne porte-parole parlementaire du parti d'extrême-gauche indépendantiste CUP (Candidature d'unité populaire).
Elle est la dernière séparatiste catalane à avoir quitté le pays depuis que Carles Puigdemont, président destitué de la Catalogne, et quatre anciens membres du gouvernement régional sont partis en Belgique, peu de temps après une tentative avortée de sécession d'avec l'Espagne.
M. Puigdemont et les anciens ministres échappent depuis à la justice espagnole qui les a inculpés pour rébellion et sédition. Ils risquent, comme Anna Gabriel, d'être arrêtés s'ils rentrent en Espagne.
Forcée par la situation
Anna Gabriel avait justifié sa décision mardi dans des médias suisses, expliquant qu'elle jugeait excessives les enquêtes policières, judiciaires et les inculpations visant des centaines de personnes pour leur rôle dans la tentative de sécession en Catalogne.
"C'est une persécution politique (...), ce n'est pas un tribunal impartial", avait-elle notamment déclaré à la RTS.
A la télévision catalane qui l'a interrogée mercredi à Genève, Anna Gabriel a indiqué qu'"elle n'avait eu aucune intention de se réfugier en Suisse mais que la situation l'avait forcée" à prendre cette décision.
Anna Gabriel risque jusqu'à 30 ans de prison pour avoir participé à l'organisation du référendum en Catalogne. Madrid l'accuse de rébellion, sédition et malversation de fonds.
Cette ancienne professeure de droit à l'Université autonome de Barcelone avait encore affirmé à la RTS et au quotidien Le Temps que si elle devait rester en Suisse, elle allait essayer de reprendre la voie académique, voire de s'y installer pour y travailler.
ATS