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La liberté est-elle incompatible avec la protection de l'environnement?
RAPPORT. L'économie de marché, par les incitations du profit et les signaux des prix, peut résoudre les externalités.
Les grèves pour le climat sont un appel lancé à la politique. C'est de l'État que les manifestants attendent des solutions. Le bouc émissaire est déjà identifié: le capitalisme, accusé d'exploiter l'homme et la nature.
Une chose est certaine: si l'humanité veut survivre, elle doit produire. Et pour pouvoir produire, elle doit utiliser les ressources naturelles à sa disposition. L'identification et la dénonciation des «dommages» environnementaux liés à chaque utilisation des ressources revient à ignorer que l'être humain fait partie intégrante de la nature. La séparation artificielle du monde en un environnement pur, naturel et propre d'un côté et un corps étranger appelé humanité de l'autre ignore la réalité et ne contribue en rien à la résolution des défis actuels.
L'être humain a été doté de la capacité d'utiliser son intelligence pour tirer profit de l'environnement et le façonner à sa guise. Grâce à cette aptitude et à la liberté économique, et uniquement à cette condition, le niveau de vie a crû de façon exponentielle ces derniers siècles et ces dernières décennies. Le romantisme rousseauiste est à la mode, et avec lui l'idée d'un environnement à l'état de nature, mais personne n'aimerait retourner à l'ère préhistorique, quand les hommes étaient victimes de famine, emportés par des épidémies et chassés par des prédateurs sauvages. L'existence d'un environnement à l'état de nature est un enfer en comparaison au confort de la vie contemporaine.
Lire le rapport:
La liberté est-elle incompatible avec la protection de l'environnement?
(11 pages, PDF)
Juillet 2019