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Lors de son exercice légèrement décalé (décembre 2021-novembre 2022), le numéro 2 mondial du secteur a souffert à la fois de son retrait de Russie, de la hausse des matières premières et du prix du fret, d'un dollar élevé, et de son choix de ne pas répercuter la totalité des hausses sur le consommateur pour défendre ses parts de marché, explique sa dirigeante Helena Helmersson dans le rapport financier du groupe.
Le quatrième trimestre a été marqué par une perte nette de 864 millions de couronnes (77 millions de francs), inattendue des analystes qui misaient sur des bénéfices nettement positifs, selon les agences Bloomberg et Factset.
H&M précise avoir été affecté au dernier trimestre par des frais de restructuration liés aux suppressions d'emplois annoncées fin novembre.
Sur l'ensemble de l'exercice annuel, le chiffre d'affaires du groupe progresse de 12%, à 223,5 milliards de couronnes, mais de seulement 6% hors effets de change.
Le nombre de magasins du groupe (H&M, COS, Monki...) a été réduit à 4465 fin novembre, soit 336 de moins qu'un an plus tôt, avec près de la moitié de l'impact lié au retrait de Russie et du Bélarus.
Dans le même temps, le bénéfice net annuel a chuté de 68%, à un peu moins de 3,6 milliards de couronnes.
H&M explique que l'accumulation de facteurs défavorables a eu un effet négatif de cinq milliards au total sur ses profits.
"Notre décision de cesser l'activité en Russie, qui était un marché important et rentable, a eu un effet négatif significatif sur nos résultats", a souligné Helena Helmersson.
"La hausse des matières premières et des coûts du transport, combinée à un dollar historiquement élevé, se sont traduits par des hausses des coûts d'achat", explique-t-elle, citant également les frais de restructuration et la hausse des prix de l'énergie.
"Plutôt que de répercuter la totalité du surcoût sur nos clients, nous avons choisi de renforcer encore notre position de marché", avance la dirigeante.
2023 devrait toutefois être meilleur, selon H&M.
Depuis la fin de l'exercice fin novembre, "les facteurs extérieurs sont toujours difficiles mais vont dans la bonne direction", selon la patronne.
"Avec nos investissements et nos gains d'efficacité, il y a de très bonnes bases pour que 2023 soit une année de hausse des ventes et de rentabilité améliorée", explique-t-elle.