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La commune de Troinex n'y va pas par quatre chemins. Cette fin de semaine, elle ferme les routes qui la relient à ses voisines, Bardonnex à l'ouest et Veyrier à l'est. Impossible d'aller faire ses emplettes locales au marché Chavaz sans passer par la France et les douanes de Pierre-Grand, de Bossey ou de Veyrier ou par le chef-lieu de Genève sud, soit la cité sarde, Carouge, que quelques politiciens en panne d'audience voudraient marier avec Lancy.
Troinex fête le bicentenaire de son divorce d'avec Veyrier, le 30 mai 1817. Entre les deux villages, il n'y avait pas que des marais, mais aussi deux histoires, deux peuples: les catholiques de Veyrier qui avaient perdu le pas de l'Echelle lors de la création du canton en 1815, et les bourgeois protestants de Genève qui avaient bâtis leurs maisons de campagne du côté de Troinex, dans les anciens territoires du prieuré de Saint-Victor, nationalisés en 1543 au détour de la douloureuse histoire du Genevois, alors occupé par les Bernois, après la Réforme. Bref deux communes antinomiques.