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Lorsqu’un os est cassé ou un ligament déchiré, on va sans tarder consulter et le traitement se fait rapidement. En revanche, les blessures musculaires, souvent sous-estimées, ne sont pas prises en charge comme elles le devraient. Lorsqu’un muscle est sollicité alors qu’il n’est pas totalement rétabli, la guérison peut s’avérer longue et fastidieuse.
Environ une blessure sportive sur trois concerne les muscles. Les blessures musculaires comptent ainsi parmi les plus fréquentes. Les courbatures, les plus bénignes d’entre elles, surviennent surtout lorsque le muscle est sollicité de manière nouvelle, plus intense ou inhabituelle. Contrairement à certaines idées reçues, ce n’est pas l’acide lactique formé dans le muscle qui est responsable de la douleur, mais plutôt les microlésions dans les fibres musculaires. Généralement, la douleur se manifeste un à deux jours après l’effort et disparaît après quelques jours, sans conséquence. L’augmentation d’une tension musculaire due à une mauvaise préparation ou à une sollicitation intensive poussant jusqu’à l’étirement peut provoquer une élongation. Cette dernière se traduit par une douleur liée à la sollicitation des muscles et par des crampes. Dans ce cas, les fibres musculaires ne sont pas encore déchirées, mais elles ont impérativement besoin de repos et d’une prise en charge adéquate.
Une forte douleur d’apparition soudaine est bien souvent due à une déchirure des fibres musculaires ; si la douleur est très intense, c’est probablement tout le muscle qui est déchiré. A l’origine de ce type de blessures, on note souvent des changements brusques de direction dans les sports de ballon tels que le football ou le handball. Lors d’une déchirure, la douleur est accompagnée d’un saignement dans le muscle, ce qui provoque un hématome (bleu).
La contusion, quant à elle, est une lésion résultant d’un choc externe tel qu’un coup, qui provoque un hématome caractérisée par une accumulation de sang dans les tissus. La zone musculaire concernée est douloureuse, sensible au toucher et à la pression, et éventuellement gonflée.
Un effort trop intense ou une préparation inadéquate peuvent entraîner des tensions musculaires.
Les principales mesures permettant de prévenir les blessures musculaires reposent sur une bonne préparation et un temps de repos suffisant pour régénérer les tissus. Il convient en outre de veiller aux points suivants :
• L’entraînement régulier ainsi que la pratique de sports complémentaires tels que renforcement musculaire léger, natation, vélo ou marche nordique renforcent idéalement les muscles.
• Chaque nouvelle activité sportive doit faire l’objet d’un programme d’entraînement graduel, idéalement établi par un professionnel. Tout surmenage musculaire est à proscrire.
• Un échauffement ciblé avant toute séance sportive stimule la circulation sanguine et permet de « chauffer les muscles ».
• S’étirer après une séance et se ménager des périodes de repos après les entraînements intensifs sont autant de bons réflexes à avoir pour régénérer les muscles. Le sauna, les bains chauds et les massages procurent une détente supplémentaire.
• Lors de séances d’entraînement de longue durée, des boissons pour sportifs et des compléments alimentaires spécifiques, en vente en pharmacie, peuvent compenser la perte de sels minéraux par la transpiration (sodium, potassium, magnésium et calcium).
• La prise de magnésium, disponible sous différentes formes en pharmacie, permet d’éviter les crampes et de favoriser la récupération en cas d’effort musculaire intense. Elle est recommandée à tout sportif régulier pour limiter les blessures.
• Chez les personnes pratiquant un sport associé à un risque élevé de blessures musculaires tel que le ski, l’escalade et les sports d’équipe et de contact (foot, rugby, hockey, …), une bonne technique et un équipement adapté jouent un rôle déterminant.
Le protocole GREC résume les principales mesures d’urgence à adopter en cas de blessures musculaires :
• G = Glace
Appliquer des compresses avec de la glace ou des cold packs en vente en pharmacie pendant 20 minutes toutes les deux heures procure un effet antalgique (qui calme la douleur) et vasoconstricteur (dont le rôle est de contracter les vaisseaux).
• R = Repos
On préconise l’arrêt immédiat de l’activité et la mise en décharge du membre lésé.
• E = Elévation
La surélévation du membre permet de lutter contre l’œdème.
• C = Compression
La compression de la lésion limite l’œdème, et calme la douleur.
Si, malgré ces mesures, les douleurs ne diminuent pas de manière conséquente en quelques jours, si vous suspectez un claquage, une déchirure musculaire ou en présence d’autres blessures, une consultation médicale s’impose.
Auteur: Sandra Müller
• Gels rafraîchissants pour le sport et crèmes à base de plantes ou de substances anti-inflammatoires
• Huiles relaxantes pour le bain
• Cold packs
• Bandes élastiques
• Pour quelques jours : médicaments anti-inflammatoires et anti douleurs