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Cet étonnant assemblage archéologique se compose d’un vase globulaire à bords droits légèrement évasés à l’intérieur duquel sont fichées, dans la terre pétrifiée par le temps, deux figures de pierre, frustes et muettes. Leur corps cylindrique s’achève par une bille qui fait office de tête. Elle seule les différencie. En effet, l’un des présumés « personnages » arbore une crête, creusée en quatre profonds sillons au sommet de sa tête, tandis que l’ovale de son « visage » est griffé de triples « scarifications » sur chaque joue. L’autre ne comporte aucun signe distinctif. L’origine de cet objet composite, à vocation probablement funéraire, nous est inconnue. Il pourrait toutefois provenir d’un site archéologique situé à la frontière entre le Niger et le Burkina Faso, au niveau de la localité de Bangaré où, selon les dires du professeur B. Gado, repris par E. de Roux : « on trouve une zone où les pierres taillées sont associées à des jarres en terre cuite. Avec, là encore, la présence de squelettes sous les jarres » (de Roux 1999, p. 137). L’archéologue nigérien ajoute, lors du même entretien, que les sites de pierres taillées en question n’ont jamais été fouillés complètement et que beaucoup d’entre eux ont été détruits.