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Bien que le christianisme domine le paysage religieux suisse, le pays se distingue par une grande diversité de croyances et de mouvements.
Deux tiers de la population suisseLien externe est protestante ou catholique romaine. La plupart des cantons reconnaissent officiellement ces deux religions et font payer un impôt ecclésiastique aux membres qui se déclarent affiliés à l'une ou l'autre.
Presque chaque canton applique actuellement un système différentLien externe pour le calcul de cette taxe qui est parfois facultative. Les entreprises sont également soumises à cet impôt dans la plupart des régions.
En dehors du christianisme, l'islam est la plus grande religion non officielle avec 5,2% d'adeptes dans la population suisse. Il est suivi de l'hindouisme, du bouddhisme et du judaïsme (tous comptant moins de 1% d'adeptes). Un quart des résidents suisses ne s'identifient à aucune religion.
Les statistiques officielles ne reflètent toutefois pas la diversité religieuseLien externe réelle du pays: les mouvements dissidents issus du christianisme et des religions orientales, les groupes ésotériques et les sectes ont trop peu d'adhérents pour occuper une place significative dans les graphiques. La Suisse compte pourtant environ 150 églises évangéliques avec ses quelque 9'500 adeptes et des centaines de sectes, selon la définition donnée à ces groupes dissidents.
Traduction de l'anglais: Marie Vuilleumier, swissinfo.ch