Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07170.jsonl.gz/826

L'armée suisse reste sous le feu des critiques après l'accident de canot qui a fait cinq mort le 12 juin dernier dans l'Oberland bernois. Mais pour le chef de l'armée Roland Nef, la professionnalisation n'est pas une solution.
«Ces morts pour rien, en moins d'une année, c'est inadmissible», déclare le vice-président du parti socialiste (PS) Stéphane Rossini dans la presse dominicale. Faisant également référence à l'avalanche de la Jungfrau, qui avait entraîné la mort de six soldats, il estime que «l'armée n'a pas à faire de l'alpinisme ou du rafting».
Pour sa part Roland Nef ne croit pas qu'une armée professionnelle serait plus efficace. Pour le chef de l'armée, les irrégularités constatées dans le cas de l'accident survenu sur la Kander sont une exception.
Dans «Le Matin dimanche» et la «SonntagzZeitung», Roland Nef revient en outre sur les propos qu'il a tenus mardi à la télévision alémanique et qui ont été, selon lui, mal interprétés. Il ne s'agissait en effet pas d'inviter les soldats à refuser les ordres lorsque ceux-ci pourraient s'avérer dangereux. «Seul un ordre humiliant, contraire à la loi ou au droit international en matière de guerre peut en réalité être refusé», précise le chef de l'armée.