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En 1936, l’artiste surréaliste Meret Oppenheim (1913-1985) réalise Déjeuner en fourrure – une tasse, une sous-tasse et une cuillère, recouvertes de fourrure de gazelle chinoise – qui l’a rendue célèbre à 23 ans. Elle a également fabriqué dans le même esprit un bracelet, un simple tube de laiton recouvert de fourrure qui avait alors séduit Pablo Picasso et Dora Maar.
L’artiste reprend cette idée en 1978 pour la création de la Fur Ring. Un anneau en or recouvert de vison : un chaud et froid qui attire la caresse, la combinaison insolite de deux matériaux attributs de la bourgeoisie, une pièce subversive à l’image de sa créatrice.
L’œuvre d’Oppenheim décloisonne les disciplines. Elle englobe aussi bien le dessin, la sculpture, l’écriture, le mobilier, les vêtements et les bijoux. Meret Oppenheim s’intéresse au corps, à ses métamorphoses et ses artifices, à ses prolongements. Elle transforme des objets associés à la féminité et les charge de connotations érotiques, macabres ou poétiques. Vers la fin des années 1970, elle rencontre le galeriste hambourgeois Thomas Lévy et ensemble ils font réaliser certains de ses anciens modèles de bijoux. D’autres créations ont été exécutées après sa mort.