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Consultés dimanche par référendum, les électeurs équatoriens ont largement approuvé une proposition empêchant la réélection illimitée dans le temps du chef de l'Etat. Ils ferment ainsi la porte à un éventuel retour au pouvoir de l'ancien président Rafael Correa.
La présidente du Conseil national électoral, Nubia Villacís, a précisé devant la presse que la proposition avait été validée à 64,3% des suffrages exprimés. Elu en mai dernier à la présidence, Lenin Moreno, ex-allié de Rafael Correa, avait proposé cette révision constitutionnelle, estimant qu'elle consoliderait la démocratie dans le pays andin.
"Les vieux politiciens ne reviendront pas, ils ont l'obligation de se renouveler", a-t-il commenté dans les minutes ayant suivi l'annonce de la victoire du "oui". Durant la campagne, Moreno avait expliqué que "la corruption s'installe quand il n'existe qu'un seul gouvernement qui pense pouvoir rester éternellement".
Selon le décompte préliminaire du Conseil national électoral, les électeurs ont aussi approuvé à 63% des voix le remaniement de l'organe créé par Rafael Correa pour nommer les représentants des pouvoirs publics, dont le procureur général. Un résultat qui ouvre la voie une "décorréisation" totale de l'Etat.
"Traître"
Rafael Correa, président de 2007 à 2017, reste en partie populaire grâce à sa politique de redistribution des richesses en faveur des plus pauvres. Depuis qu'il a quitté le pouvoir, l'ancien chef d'Etat vit à Bruxelles avec son épouse belge. Il est retourné plusieurs fois en janvier à Quito pour faire campagne en faveur du "non", qualifiant son successeur de "traître" cherchant à le détruire politiquement.
D'autres mesures étaient soumises à l'approbation des Equatoriens, parmi lesquelles de nouvelles mesures anti-corruption pour limiter l'exploitation minière et pétrolière afin de préserver l'environnement