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Le palladium et le stockage d’hydrogène
Chauffé au rouge, il s’oxyde à l’air et forme l’oxyde PdO. Mais porté à plus haute température, cet oxyde se décompose à son tour en libérant le métal sous forme d’une poudre fine. Le palladium métallique ainsi obtenu possède la propriété unique d’absorber des quantités considérables de gaz Hydrogène H2, avec lequel il se comporte comme une éponge. A pression ordinaire un échantillon de palladium peut absorber 900 fois son propre volume de gaz H2. On fonde de grands espoirs sur cette propriété pour stocker l’Hydrogène à l’avenir, dont on pense qu’il pourrait un jour remplacer le pétrole.
Il est très utilisé comme catalyseur d’hydrogénation ou de déshydrogénation. On en dépose des quantités infimes à la surface intérieure de nids d’abeilles en céramique, servant de pot catalytique dans l’industrie automobile. Au contact de ces particules, le carburant non brûlé se combine avec l’oxygène de l’air à une température très inférieure à celle de la combustion habituelle, transformant les gaz résiduels en gaz carbonique et en eau.
Le Prix Nobel 2010 a été attribué à Heck qui a montré que le palladium, ajouté en quantités infimes à un mélange de chlorobenzène et d’un alcène comme R-CH=CH2, produit l’arrachement de HCl et la formation de styrène substitué.