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Quand mon aînée était encore bébé, j'ai passé un hiver entier à ne faire pratiquement que de la marche. Je voulais éviter qu'elle attrape la grippe ou d'autres méchants virus dans les transports publics. J'y suis parvenue... mais seulement jusqu'à ce qu'elle fasse son entrée en crèche. Dès la période d'adaptation, la pauvre enfant a contracté sa première gastro-entérite. Cela a marqué le début d'une année très éprouvante pour nous. Une année qui est toutefois cruciale pour le système immunitaire des enfants.
En effet, il y a une bonne raison au fait que les tout-petits soient toujours malades. Leur système immunitaire doit d'abord se développer. Et pour cela, aussi difficile que cela puisse être pour les parents, il faut les confronter aux agents pathogènes. C'est pourquoi douze infections par an sont tout à fait normales les premières années. Quand l'enfant va en crèche, il est exposé à une multitude de virus dès son plus jeune âge. S'il reste à la maison, son système immunitaire ne se construira que plus tard, par exemple lorsqu'il fréquentera un groupe de jeu ou le jardin d'enfants. Autre fait avéré: les enfants réagissent plus rapidement aux infections par de la fièvre. Ce n'est pas une mauvaise chose en soi, car la fièvre aide le corps à lutter contre les agents pathogènes. Chez l'enfant, une température corporelle supérieure à 38 degrés est par conséquent considérée comme élevée. À partir de 38,5, on considère qu'il y a fièvre.
Sur le principe, il est donc normal que les tout-petits soient constamment malades. Les parents ne peuvent pas y faire grand-chose. Bien entendu, il est important d'apporter tous les nutriments nécessaires à ses enfants, au travers d'une alimentation équilibrée et d'une supplémentation en vitamine D (selon la prescription du pédiatre) notamment. Si vous craignez une carence en nutriments, une consultation chez un pédiatre s'impose. Par exemple, la carence en fer est relativement fréquente chez les jeunes enfants et peut aussi les rendre sensibles aux infections. Enfin, une cure de probiotiques peut également être utile, en particulier si votre enfant est sous antibiotiques.
Depuis que la période de la petite enfance est passée, notre fille est en bonne santé et tombe très peu malade, à l'exception des rhumes habituels. Il en va tout autrement pour son frère. À quatre ans, il est toujours aussi souvent mal-en-point, avec au moins deux infections par mois, soit entre 24 et 30 infections par an à vue de nez.
Nous lui avons fait subir des examens plus approfondis à plusieurs reprises, et tout va bien pour lui. Parfois, les enfants qui tombent souvent malades n'ont tout simplement pas de chance. D'autres, en revanche, peuvent souffrir d'une maladie grave. Voici quelques signes qui doivent vous alerter: l'enfant ne grossit plus ou ne grandit plus assez. Il a de la fièvre sans raison apparente. Il a très souvent des otites qui ne guérissent pas sans antibiotiques.
Aucune cause aux infections fréquentes de mon cadet n'a encore été trouvée. D'un côté, c'est rassurant. De l'autre, nous souffrons avec lui à chaque fois. Et maintenant qu'il est en maternelle, nous craignons qu'il ne passe à côté de trop de choses. Nous allons donc tenir bon, tout en espérant que sa vulnérabilité aux infections diminue rapidement.