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23/11/2015
Londres, la nouvelle était à prévisible, l’Angleterre a annoncé avoir planifié ,son choix en matière d’avion de patrouille maritime avec le Boeing P-8A « Poseidon ». Londres désire acheter 9 aéronefs de ce type. Le Premier ministre David Cameron a présenté son plan d’investissement en vue de l’acquisition de l’avion de patrouille maritime américain.
Rappel :
Le retrait des derniers Bae Nimrod MR2 a eu lieu en 2010, ceux-ci devaient être remplacés par un nouveau standard, le Nimrod MRA4. Le Nimrod MRA4 (MRA pour Maritime Reconnaissance and Attack, devait avoir une capacité de tir de missiles de croisières, une nouvelle motorisation et devaient être produits à partir des cellules des anciens MR2. Le programme prévoyait initialement l'achat de 18 avions, ramené ensuite à 12 puis finalement 9. BAe Systems a dû en cours de programme demander l'assistance de Boeing, l'intégration du système d'arme s'étant révélé beaucoup plus complexe que prévu. Le premier vol a lieu en 2004.De nombreux retards et augmentation des coûts ont fini par faire exploser le budget initial. Avec l’arrivée au pouvoir de David Cameron et dans le cadre d'une politique de réduction des déficits publics, le projet fut finalement abandonné en 2010.
Le Boeing P-8A «Poseidon» :
Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et anti-surface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes. Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion peut échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.
Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage.
Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec la quarantaine de drones RQ-4N choisi dans le cadre du programme «Broad Area Maritime Surveillance» devant assurer une surveillance surface de longue durée et une variante du drone de combat Boeing «ScanEagle», le «MagEagle Compressed Carriage».
Commentaire :
En choisissant le P-8A, l’Angleterre opte pour une solution, qui lui permettra de se doter rapidement d’un système moderne et dont, la récente mise en service a démontré ses capacités, mais également la maturité du programme. Il fallait allez vite, l’offre de Boeing permettra de répondre à cette demande. La Royal Navy deviendra donc, le troisième client export du P-8A après l’Inde et l’Australie.
Photos : Boeing P-8A « Poseidon » @ US Navy
22/11/2015
Washington, les Etats-Unis vont progressivement renforcer leur présence en Asie-Pacifique, avec le déploiement d’avions de patrouille maritime de type P-8A « Poseidon » supplémentaires. L’objectif des Etats-Unis et de renforcer la collecte d’information dans la région.
Dès le début de l’entrée en service du P-8A « Poseidon », la marine américaine a opté pour un déploiement inaugural au Japon depuis les installations de la base aérienne de Kadena, sur l’île d’Okinawa. Le secteur Asie-Pacifique allait devenir progressivement le terrain de prédilection pour le P-8A. Les six premiers P-8A «Poseidon» ont été mis en œuvre, par le 6e escadron «The Eagles» (VP16) qui a servit en appuis la 7e flotte pour les opérations de patrouille maritime et de reconnaissance dans la région Indo-Asie-Pacifique. Le déploiement a marqué une étape importante dans la transition de l'US Navy avec son nouvel appareil. Jusqu’à présent, ce sont les Lockheed P-3A «Orion» qui opéraient cette fonction et ceci depuis 1962.
Surveillance de la présence chinoise :
Le renforcement de la présence américaine dans la région et de l'augmentation à terme de la flotte de Boeing P-8A est principalement du aux tensions de ces dernières semaines au large des îles artificielles chinoises dans les archipels Spratly et Paracel. Rappelons que cette région de la mer de Chine méridionale n’est autre que la seconde route maritime mondiale, renfermant des dizaines de milliards de barils de pétrole et pour un tiers de la biodiversité marine globale. La région est également le théâtre de plusieurs revendications territoriales, comme la Chine bien évidemment, mais aussi le Vietnam, les Philippines, la Malaisie et l’Indonésie.
Le Boeing P-8A «Poseidon» :
Le P-8A "Poseidon" est un avion de longue portée de lutte anti-sous-marine (ASM) et anti-surface (LAN), renseignement, surveillance et reconnaissance (RSR). Le P-8A est capable de longues patrouilles proche et loin des côtes. Le P-8A "Poseidon" est conçu pour assurer l'avenir de la Marine à long rayon d'action dans les missions de patrouille maritime. Le P-8A offre une plus grande capacité de combat et demandera moins d'infrastructure tout en se concentrant sur la réactivité et l'interopérabilité avec les forces traditionnelles. L’avion peut échanger ses informations avec l’ensemble des bâtiments de surface, sous-marins, avions et drones en service dans l’US-Navy.
Pour Boeing, le choix de base d’une cellule de B737 NG permet une importante réduction des coûts, le constructeur estime cette base permettra de décliner d’autres versions du P-8A afin de remplacer plusieurs appareils actuellement en services et destinés à des opérations spéciales. Pour Boeing, il sera possible par exemple de remplacer les B707 et autres C-130 spécialisés dans les domaines de l’écoute électronique, commandement volant, guerre psychologique (PsyOps), brouillage.
Cet avion équipé de liaisons 11 et 16 et de systèmes internet, doit agir dans un concept de guerre en réseau en collaboration avec la quarantaine de drones RQ-4N choisi dans le cadre du programme «Broad Area Maritime Surveillance» devant assurer une surveillance surface de longue durée et une variante du drone de combat Boeing «ScanEagle», le «MagEagle Compressed Carriage».
Photos : Boeing P-8A « Poseidon » @ US Navy
C’est une étape particulièrement importante qui a été réalisée en fin de semaine dernière, avec la certification du nouveau moteur LEAP de CFM International par l'Agence Européenne de la Sécurité Aérienne (AESA) et par l'Administration Fédérale Américaine de l'Aviation civile (FAA). Cette double certification va permettre l'entrée en service commerciale du moteur en 2016.
Un moteur très attendu :
Le moteur Leap, est en soi un succès commercial, ce nouveau moteur va équiper pas moins de trois types d’appareils, l’A320NEO, le B737MAX et le C919 chinois. A ce jour, le groupe CFM a reçu, pas moins de 9'660 commandes de moteurs.
Le LEAP :
Le LEAP (Leading Edge Aviation Propulsion) est un réacteur de nouvelle génération conçu par le consortium CFM international détenu par Snecma et General-Electric. Le LEAP est constitué d’un double flux double-corps. Le diamètre de la soufflante est compris entre 178 et 188 cm. Les aubes de turbines basse pression et les anneaux de turbine haute pression sont réalisés en matériaux composite. Les aubes de la soufflante sont en matériaux composites tissés 3D associés au procédé RTM (de l'anglais Resin Transfer Molding, moulage par injection de résine) plus durables et moins nombreuses (18 contre 24 à 36 dans les moteurs CFM56), elles constituent un gain de masse de près de 450 kg.
La consommation spécifique du LEAP est ainsi annoncée de 16 % inférieure à celle du CFM56. CFM International annonce également une diminution des émissions de CO2 de 16 %, de NOx de 50 % et une diminution du niveau sonore du moteur de 15db.
Photos : 1 le LEAP de CFM International 2 A320 NEO @ Airbus 3 B737MAX @ Boeing
21/11/2015
Sikorsky Aircraft Corporation a annoncé en fin de semaine avoir réussi l'achèvement de la conception du futur hélicoptère présidentiel le VH-92A. Le programme de conception préliminaire (PDR), prévoyait les tests d'intégration et les performances du système de communication et de missions (MCS) des composants destinés au VH-92A.
De plus, Sikorsky a terminé et validé les essais d’ingénieurie du modèle 0 (EDM -0), soit, le premier hélicoptère de type S-92A destiné à la validation du programme VH-92A. Plus de 80 heures d'essais au sol et en vol ont été effectués au cours des trois derniers mois. A la base, Sikorsky a utilisé une cellule de S-92A pour y intégrer les modifications et systèmes en vue du développement du VH-92A. Ces essais ont été réalisés en collaboration avec l'US Navy.
Le Sikorsky VH-92A :
Le Sikorsky VH-92 est un dérivé du S-92. Le premier appareil a été livré en septembre 2004. Principalement utiliser pour le ravitaillement des plates-formes pétrolières et en mode de recherche et sauvetage, il a été commandé par les Forces armées canadiennes au nombre de 28 exemplaires sous la désignation CH-148 Cyclone. Le Cyclone peut voler de jour comme de nuit, dans presque toutes les conditions météorologiques et par des températures variant entre - 51 °C et + 49 °C. Grâce à sa vitesse maximale de croisière de 250 km/h, le CH-148 est environ 10 % plus rapide que le Sea King. Le Cyclone peut aussi parcourir 450 km sans ravitaillement. Le Sikorsky S-92 est un hélicoptère de transport biturbine, muni d’un rotor principal et d’un rotor de queue quadripales, d’un train d’atterrissage tricycle rétractable et pouvant transporter jusqu’à 22 passagers. Cinq prototypes sont construits, un pour des tests au sol et les quatre autres pour les essais en vol, munis de turbines General Electric CT7-6D. Le premier vol est effectué au centre d’essais de Sikorsky à West Palm Beach, en Floride, le 23 décembre 1998. A partir du troisième prototype, le S-92 reçoit plusieurs modifications. Son fuselage est rallongé de 40cm, le stabilisateur horizontal est repositionné sur le côté gauche de la poutre de queue, qui elle, est raccourcie de 1,04m. Ces modifications permettent de résoudre des problèmes de stabilité en tangage, facilitant ainsi son utilisation dans des conditions de vols difficiles avec des vents importants. Cela a également permis de rajouter une rangée de trois sièges, portant la capacité de transport du S-92 à 22 passagers. La structure de l’appareil est en aluminium et en matériaux composites, ces derniers représentent 40% de la masse totale de l’appareil.
Le poste de pilotage est équipé de systèmes de navigation modernes, ainsi que de quatre écrans multifonctions. Les pilotes sont assis sur des sièges Martin-Baker anti-crash et utilisent deux manettes qui permettent, grâce aux divers capteurs et de l’ordinateur de gestion du vol, de contrôler l’appareil en tangage, roulis et lacet. Le poste de pilotage est chauffé, ventilé et climatisé indépendamment de la cabine. Un équipement quasi complet permet une sécurité en vol maximale : deux systèmes automatiques de contrôle de vol (AFCS), des systèmes anticollision (TCAS) et d’avertissement de proximité du sol (EGPWS) et un radar météorologique placé dans le nez de l’appareil. Les systèmes vitaux de l’appareil sont redondants, la cellule offre une bonne résistance en cas de crash et la boite à vitesse peut fonctionner durant ½ heure sans huile. En cas d’amerrissage forcé, un système de flottaison se gonfle automatiquement, comprenant également deux radeaux d’une capacité de quinze personnes chacun à l’avant des flotteurs.
Dans le cadre du programme VXX, Sikorsky propose le S-92 dans le standard VH-92 aux moteurs plus puissants et entièrement construit par des entreprises américaines. Les systèmes électriques et hydrauliques sont installés en triple exemplaires et le système d’alimentation en carburant se fait par aspiration, ce qui évite d’éventuelles fuites dues à la pression. Les systèmes de pilotages sont également redondants. Les réservoirs de carburant auto-obturant, placés à l’extérieur de la cabine, sont capables de supporter des impacts d’obus de 23mm. L’appareil possède un système de dégivrage et est également protégé contre la foudre et les champs de rayonnement d’intensité élevée.
Photos : le futur Sikorsky VH-92A « Marine One » @ Sikorsky
Las Vegas, Convention de l'aviation d'affaires (NBAA), Bombardier Avions d’affaires a annoncé avoir signé un protocole d’entente avec Flexjet LLC de Richardson (Texas), pour l’achat de 20 avions Challenger 350. Au prix courant d’un biréacteur doté d’un équipement standard, la transaction est évaluée à quelque 544 millions de dollars.
Challenger 350 :
Bénéficiant de l'héritage emblématique du biréacteur Challenger 300, l'avion Challenger 350 offre les performances accrues des deux nouveaux moteurs Honeywell HTF7350, produisant chacun 7 323 lb-pi (33 kN) de poussée et des émissions réduites, ainsi qu'une meilleure efficacité aérodynamique grâce à ses nouvelles ailettes de bout d'aile inclinées. Cette puissance accrue lui permettra d'atteindre une vitesse de montée plus rapide, combinée avec une plus grande efficacité, ce qui met de plus nombreuses destinations à sa portée. Le biréacteur Challenger 350 offre les performances phares de sa catégorie, ainsi qu'une véritable autonomie à pleine capacité (passagers et carburant) de 3’200 milles marins (5 926 km), et pourra relier Paris à Dubaï.
Le Challenger 350 redéfinit l'expérience cabine avec une esthétique révolutionnaire et des percées ergonomiques afin de créer l'expérience de vol ultime. Avec un plancher plat et la cabine la plus large des avions super intermédiaires authentiques, le biréacteur Challenger 350 présente un intérieur entièrement nouveau, qui laisse pénétrer encore plus de lumière naturelle en cabine grâce à de plus grands hublots, ce qui en fait un avion offrant un confort cabine, une technologie et une productivité de pointe. Doté du système de gestion cabine HD de dernière génération de Lufthansa Technik, la cabine intègre une toute nouvelle conception de la façon dont les passagers contrôlent l'environnement cabine, assortie de fauteuils aux lignes contemporaines, d'un nouvel office modulaire, du rebord latéral le plus évolué de l'industrie, assurant le contrôle au bout des doigts - une première en design d'intérieur cabine de l'aviation d'affaires.
Le poste de pilotage de l'avion Challenger 350 est doté de la suite évoluée Pro Line 21 de Rockwell Collins. Les fonctionnalités de cette nouvelle suite avionique comprennent, entre autres, la vision synthétique, un système de référence inertiel double, un environnement de poste de pilotage qui peut être sans papier et un radar météo MultiScan. L'avionique d'avant-garde est conçue pour alléger la charge de travail de pilotes déjà très occupés afin d'accroître leur conscience situationnelle.
Flexjet :
Flexjet, LLC est arrivée sur le marché des avions en multipropriété en 1995 et a célébré son 20e anniversaire en mai 2015. Flexjet offre la multipropriété et le crédit-bail d’avions. Flexjet est le premier gestionnaire de programme d’avions en multipropriété dans le monde à satisfaire à la norme de vérification de l’industrie de l’Air Charter Safety Foundation, et a été la seule et unique société à être honorée par son 16e Prix Diamant d’excellence de la FAA. Le programme de multipropriété de Flexjet propose une gamme exclusive d’avions d’affaires (l’une des plus jeunes dans le secteur des avions en multipropriété, avec un âge moyen d’environ six ans), dont sa flotte LXi Cabin Collection formée d’avions d’affaires Learjet 75, Challenger 350 et Global Express, ainsi que du Legacy 450 d’Embraer et des G450, G500 et G650 de Gulfstream. De plus, sa collection d’avions comprend le Phenom 300 d’Embraer, ainsi que les avions Challenger 300 et Challenger 605. Flexjet est membre de la famille de sociétés de Directional Aviation.
Photos : 1, 3 Cockpit, 4 Challenger 350 P.Kummerling 2 signature @ Bombardier