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Le président du PLR base son raisonnement sur le principe du pollueur-payeur, explique-t-il dans un entretien diffusé samedi dans les journaux alémaniqueset . L'Etat fédéral accorde les admissions provisoires, c'est pourquoi il doit aussi supporter tous les frais ultérieurs, au moins 10 ans, ajoute-t-il.
Ce n'est que de la "pure théorie" d'intégrer un requérant d'asile, lorsque la participation de la Confédération s'arrête après 5 ans.
Transférer les charges
Avec l'augmentation du nombre de demandes d'asile depuis 2014, les cantons vont se retrouver à la fin de cette décennie "avec une grosse facture" sur les bras. "Je me demande, si les cantons réalisent ce qui va leur arriver", poursuit l'Argovien.
Il concède toutefois que les dépenses supplémentaires dues au transfert des charges pourraient atteindre "rapidement des milliards". "En contrepartie, les cantons et les communes seraient soulagés" de cette charge.
ats/fme
Fermeture irréaliste des frontières
Il ne comprend cependant pas pourquoi un Erythréen bénéficie d'une plus grande protection qu'un Syrien. "Notre système d'asile attrayant est faux", constate-t-il encore.
Philipp Müller se retirera de la présidence du PLR à la mi-avril. Son successeur probable est la conseillère nationale schwyzoise Petra Gössi, seule candidate déclarée pour le poste.