Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07227.jsonl.gz/299

C'est l'une de ses caractéristiques principales: l'imprévisibilité. Le coronavirus n'impacte pas tous les patients de la même manière. Pourquoi certaines personnes ne présentent que des symptômes légers, tandis que d'autres développent une forme grave de la maladie? On l'ignore.
Une nouvelle étude réalisée par le rhinologue américan Henry Barham pourrait aider à éclairer à cette question. Et la réponse est surprenante: l'immunité serait liée... aux récepteurs gustatifs.
Mais de quoi parle-t-on? Si l'on simplifie au maximum, les résultats de la recherche suggèrent que les personnes qui ressentent les saveurs de façon plus intense sont moins susceptibles d'être testées positives au virus. Ça veut dire que ceux qui ne trouvent pas le brocoli trop amer sont plus à risque de développer une forme sévère du Covid-19, illustre le National Geographic.
Saveurs? Brocoli? Est-il vraiment légitime de baser une étude sur la manière de ressentir le goût de la nourriture? Bien que cela puisse paraître surprenant, ce sujet a fait l'objet d'une analyse scientifique: dans les années 1990, une psychologue de l'Université de Yale a inventé le terme de «super-goûteur» (supertaster en anglais), qui décrit ces personnes plus sensibles aux saveurs amères. Elles représenteraient 25% de la population.
Pourquoi Barham a-t-il décidé de s'intéresser aux supertaster? Et quel rapport ces personnes ont-elles avec le Covid-19? Voici son raisonnement:
Résultats? Moins de 6% des supertasters ont été testés positifs au Sars-Cov-2. Ils étaient beaucoup mois susceptibles d'être hospitalisés une fois infectés et de souffrir de symptômes pendant plus longtemps.
Ressentez-vous les saveurs de manière très intense? Ne vous réjouissez pas trop vite: selon un expert interrogé par National Geographic, l'étude a des limites, notamment à cause du nombre relativement faible d'individus examinés. (asi)
Vous faites partie d'une délégation de cinq femmes parlementaires ukrainiennes. Pourquoi n'y a-t-il que des femmes? Est-ce parce que les hommes doivent se battre et ne peuvent pas quitter le pays?
C'était le cas juste après l'invasion. Maintenant, les membres masculins du Parlement peuvent aussi voyager. Mais nous, les femmes, avons bien travaillé ensemble jusqu'à présent. Nous étions ensemble à Washington, au Canada et au Parlement européen.