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"Donald Trump président, trois mots qui paraissaient improbables pour des dizaines de millions d'Américains sont maintenant devenus le futur des Etats-Unis". L'introduction derésume le choc que représente le résultat de l'élection de cette nuit pour la majorité de la presse américaine. Un changement "qui place les Etats-Unis au bord du précipice", écrit le journal.
Dans, le NYT tire le constat de l'échec des médias, de l'establishment et de Wall Street "incapables de cerner la rage d'une large majorité de l'électorat américain", faisant le parallèle avec la surprise du vote sur le Brexit, une comparaison utilisée dans de nombreuses colonnes.
Je n'ai jamais eu aussi peur (...) que nous puissions rompre notre pays
Toujours dans les pages du quotidien new-yorkais, les éditorialistes Thomas Friedman et Paul Krugman expriment leurs craintes. "Je n'ai jamais eu aussi peur lors de mes 63 années de vie qu'aujourd'hui que nous puissions rompre notre pays, qui deviendrait divisé au point de rendre non fonctionnel le gouvernement",.
Le second, "on découvre qu'une majorité du peuple - blanc et vivant à la campagne - ne partage pas notre vision des Etats-Unis", s'étonne le prix Nobel de l'économie 2008, qui se demande si son pays est devenu un "Etat et une société en déliquescence". "Il semble que cela soit possible", conclut Paul Krugman.
De nouveaux risques pour nos alliés européens et asiatiques
Leanticipe ce que l'élection de Donald Trump à la tête de la première puissance mondiale pourrait amener sur la scène internationale. "L'antagonisme de Donald Trump envers les accords de défense représente de nouveaux risques pour les alliés de Washington en Europe et en Asie", écrit le quotidien économique, qui souligne que le choix du peuple américain ne fait pas que des malheureux en relevant la satisfaction affichée par la droite populiste européenne.
L'éditorial d'annonce une période d'incertitude qui va "grandement compliquer les relations des Etats-Unis avec leurs alliés". Malgré cela, le quotidien, qui avait appelé à voter Hillary Clinton, espère qu'une "opposition constructive", l'exercice du pouvoir et les garde-fous permettront "de contenir les pires instincts de Donald Trump".
Nous avons espéré ne pas avoir à écrire un éditorial sur l'élection de Donald Trump
"Président Trump, habituez-vous y", tel est le titre de l'éditorial résigné dus. "Nous avons espéré ne jamais à avoir à écrire un éditorial sur l'élection de Donald Trump comme président des Etats-Unis. Et pourtant, nous y voici". Fatalistes, les auteurs souhaitent toutefois le succès de Trump en tant que président, tout en restant "profondément préoccupés par le caractère" du nouvel homme le plus puissant de la planète.
Lepose une analyse similaire. "Trump président. Ces sont des mots que nous espérions ne devoir jamais écrire", souligne le journal de la capitale, qui espère que Donald Trump sera un meilleur président que ce qui est craint.
Le conservateurse demande si les Etats-Unis survivront à la présidence Trump, "qui manque de respect envers la constitution" et n'est pas la hauteur du rôle. Dans sa conclusion, l'auteur reconnaît s'être trompé tout le long de la campagne. "Avec de la chance, je me trompe encore", conclut-il.
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