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Jusqu’au 18ème siècle, la campagne Rigot, qui ne portait pas encore ce nom, faisait partie des grands domaines agricoles de Varembé entretenus par des fermiers et appartenant aux bourgeois et notables travaillant en ville de Genève. Le peu de bâtiments construits à cette époque dans les environs sont principalement les corps de ferme.
Dans le courant du 18ème siècle, jusqu’à la fin du 19ème siècle, la campagne passe de main en main au fil des achats et héritages qui feront évoluer l’aménagement du domaine au gré des modes, courants et nécessités des propriétaires. L’aspect agricole est peu à peu relégué au second rang alors que l’aménagement paysager prend le dessus pour aboutir au jardin d’agrément cher à l’époque, avec essences exotiques (cèdre du Liban, Gingko, etc.) et "folies" diverses (pavillon "chinois", "montagnes artificielles", etc.).
C’est dans la deuxième partie du 18ème siècle, que l’actuelle Villa Rigot et ses dépendances seront reconstruites par Isaac-Robert Rilliet-Fatio qui vient de racheter la propriété.
En 1900, Eugène Rigot fait réaliser le chemin Madame (futur chemin Eugène-Rigot) dans le but de lotir le bas de la parcelle qui ne fait désormais plus que 8,5 hectares, mais le lotissement ne sera jamais réalisé. En 1942, la campagne Rigot est clairement délimitée par des voiries et offre encore les belles qualités d’une propriété lorsque le mécène John D. Rockfeller le jeune l’acquiert pour en faire un don, sous conditions particulières, à l’Université de Genève.
Dès 1960 les bâtiments universitaires sont érigés, dont une partie existe toujours actuellement. En 2002, la modification des limites de zone permet la reconstruction du collège Sismondi suite à un concours d’architecture. Le nouveau bâtiment est achevé en 2012.
photo : Les Jardins de Varembé vers 1764-1765 et confrontation avec le plan actuel. (OCAN)
texte : Ville de Genève, département des constructions et de l'aménagement