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Un Vaudois découvre la Finlande pendant l'entre-deux guerres
Jean-Louis Perret, premier traducteur du Kalevala intégral et défricheur de la littérature finnoise pour les francophones
Juste après la première guerre mondiale, Jean-Louis Perret devient le précepteur d’un jeune finlandais de 10 ans résidant avec sa mère, Maria Von Heirot, à Clarens. Cette dernière ouvrira rapidement au jeune vaudois les portes de l’élite culturelle de la toute jeune nation finlandaise qui vient d’acquérir son indépendance vis-à-vis de la Russie devenue communiste.
Il relèvera très vite le défi d’apprendre le finnois pour en devenir un éminent spécialiste et passera près de 25 ans en Finlande. Par ses nombreuses traductions de classiques finnois, il offrira au lectorat francophone la possibilité de découvrir cette littérature. Sa principale contribution est sans doute la traduction de l’épopée du Kalevala, dont il proposera en 1931 une version métrique qui demeure aujourd’hui encore une référence. Grâce à ses relations d’amitié avec de nombreuses personnalités finlandaises, il sera aussi un témoin privilégié des tensions entre la Finlande et l‘URSS, durant la seconde guerre mondiale.
Né 10 jours avant le décès de son grand-père Jean-louis, Jacques Perret est l’un de ses cinq petits-enfants. Ingénieur civil de formation, il est ainsi un des premiers «descendants dont l’un ou l‘autre aura peut-être un jour la curiosité de se renseigner sur son ancêtre finlandais» auxquels l’auteur de la première traduction en français du Kalevala en vers destinait ses Notes biographiques. Il a eu la chance d’y découvrir la vie fascinante d’un jeune vaudois propulsé au cœur de la vie culturelle et politique de la jeune nation finlandaise, créée en 1917.