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Un désastre a été observé en moyenne chaque jour dans le monde depuis 50 ans en raison de la météo, du climat et de problèmes d’eau, selon un rapport de l’ONU publié mercredi à Genève. Il faut également s’attendre à davantage de sécheresses, d’incendies, de pluies extrêmes et d’inondations.
Sur cette période de 50 ans, le nombre de désastres a été multiplié par cinq. En cause: le changement climatique, les situations météorologiques extrêmes et davantage de données.
Dans le même temps, le nombre de décès a été presque divisé par trois, explique l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Cette situation est attribuée aux alertes de plus en plus rapides, même si seulement la moitié des 193 Etats membres s’appuient sur un système d’anticipation, et à une meilleure réponse à ces catastrophes. Des efforts doivent encore être menés, notamment en Afrique et en Amérique latine.
Plus de 11’000 désastres ont eu lieu en raison des trois causes, soit 50% du total. Plus de 2 millions de personnes sont décédées (45% des victimes des catastrophes). Et les dommages ont atteint près de 3400 milliards de francs, trois quarts des pertes liées aux désastres.
Autre indication, plus de 90% des victimes habitaient un pays en développement. Les sécheresses et les tempêtes ont été les plus meurtrières, largement devant les inondations et les températures extrêmes.
En revanche, les tempêtes constituent de loin les problèmes les coûteux, bien davantage que les inondations, et elles sont les seules dont l’effet économique augmente toujours plus. En 50 ans, les dommages liés à tous ces désastres ont été multipliés au total par sept.
Parmi toutes les catastrophes, trois parmi les dix plus coûteuses ont été observées en 2017. Ces désastres augmentent et « vont devenir plus fréquents et graves dans de nombreuses parties du monde en raison du changement climatique », affirme le secrétaire général de l’OMM Petteri Taalas.
Il faut s’attendre à davantage de sécheresses et d’incendies comme ceux qui ont eu lieu récemment. Et également davantage de pluies extrêmes et d’inondations.
Davantage de personnes sont exposées. Face aux nombreux déplacements de populations en raison de ces catastrophes, il faut davantage d’investissement pour adapter au changement climatique les politiques nationales et locales, a dit la représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU pour la réduction des menaces de désastre, Mami Mizutori. D’autant plus avec la pandémie de Covid-19.
Le rapport recommande aux Etats membres de réévaluer l’exposition aux dangers et aux vulnérabilités liés aux désastres, de renforcer les mécanismes de financement, notamment dans les pays pauvres, et d’établir des politiques proactives sur des catastrophes lentes comme les sécheresses. Ces dernières années, presque chaque étude a révélé que les canicules sont dues au changement climatique provoqué par les êtres humains.
Ce lien est moins évident pour les sécheresses, en raison notamment des effets des courants chauds El Niño. Mais il peut aussi être établi dans un certain nombre de cas. De même que pour de nombreuses inondations et des pluies extrêmes.
Les explications des effets des courants chauds El Niño :
ats/vajo