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Un bébé est mort peu avant Noël à l'hôpital de l'Ile à Berne. Le personnel lui a administré un produit portant une fausse indication. Une enquête est en cours.
Ce tragique accident a été communiqué, jeudi, par le service de presse de l'hôpital. Deux autres enfants, qui avaient également reçu cette solution, ont survécu. La mort du bébé est due à une erreur humaine, ont reconnu les responsables de l'hôpital.
Le bébé était âgé d'une dizaine de jours seulement. Il se trouvait aux soins intensifs de la maternité de l'établissement bernois. Il était placé sous perfusion. La solution nutritive administrée contenait 2,5 pour cent de chlorure de calcium au lieu du glucose, a expliqué le chef du secteur concerné, Jürg Pfenninger. Le nourrisson est décédé à la suite d'une défaillance de la circulation sanguine.
Les deux médicaments ont été involontairement intervertis en janvier dernier, à la suite d'un contrôle de qualité réalisé au moyen d'un appareil de stérilisation, a précisé le chef de la pharmacie centrale de l'hôpital Hans-Rudolf Widmer. Ils ont été stockés, mal étiquetés, dans un même local.
Les employés impliqués n'auraient pas respectés des standards internationaux lors de ce contrôle. Cette négligence aurait dû avoir pour conséquence, selon la procédure exigée, la destruction des produits concernés.
A la suite de la mort de l'enfant, les médecins ont d'abord songé à des troubles du métabolisme, selon M. Pfenninger. Mais quelque jours après, dans la nuit du 23 décembre, deux autres nourrissons ont montré une insuffisance en glucose et une trop forte concentration de calcium. C'est ce qui a mis la puce à l'oreille des médecins.
Il est pour l'instant impossible d'affirmer avec certitude que le médicament à base de calcium soit à l'origine du décès du bébé, selon M. Pfenninger. Seule l'enquête en cours permettra d'établir la vérité.
Les deux autres bébés sont hors de danger, mais des séquelles ne sont pas exclues pour l'un d'eux. Les parents respectifs ont été placés sous suivi psychologique.
Dans le cadre de l'enquête, le juge d'instruction devra déterminer s'il y a eu une faute pénale dans les manipulations des médicaments. Les parents concernés ont la possibilité de se porter partie civile dans le cadre d'une procédure pénale.
L'hôpital a immédiatement pris des mesures pour éviter de nouvelles erreurs. 280 fioles des deux médicaments concernés ont été retirées et seront examinées, selon le juge d'instruction. La question de savoir si d'autres personnes ont été touchées par ce mauvais étiquetage fait aussi l'objet de l'enquête.
swissinfo avec les agences