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La chute des talibans avait donné un ballon d’oxygène à la société afghane, en particulier aux femmes. Elle gagnaient du terrain sur la question des droits fondamentaux qui leur étaient accordés.
Ainsi elles pouvaient à nouveau travailler, enseigner, sortir de chez elles. Ce qui, à nos yeux d’occidentaux, est évident et fondamental.
Or le président Hamid Karzaï vient de signer une loi promulguée par le parlement. Cette loi règle le code de la famille pour les afghans de confession chiite.
En particulier, cette loi dirait que la femme n’a pas le droit de se refuser à son mari (sauf maladie). En outre elle n’aurait pas le droit de quitter sa maison sans l’accord de son mari.
C’est au conditionnel, car “le Fonds de développement de l'Onu pour la femme (Unifem) fait savoir qu'il doit encore étudier la version finale de la "Loi sur le statut personnel chiite", dont le texte fait l'objet d'une diffusion confidentielle pour le moment”.
Par ailleurs, un député afghan prétend que la loi ne contient pas cela: “Sayed Hussain Alem Balkhi, député qui a pris part au débat parlementaire, le projet de loi ne contient "rien de tel" et ces allégations relèvent de la "propagande".
"Ce projet de loi est très clément en comparaison du droit civil qui a cours depuis quarante ans. Par exemple (selon la nouvelle loi), une femme chiite peut demander le divorce si son mari n'est pas en mesure de la nourrir ou s'il disparaît pendant une longue période", dit-il.
"Une femme chiite peut sortir pour recevoir des soins médicaux ou voir ses parents sans l'autorisation de son mari, alors que cette liberté n'est pas inscrite dans le droit civil."
Dans la mesure où la loi n’est pas encore publiée officiellement, on ne peut préjuger de son contenu définitif.
Toutefois, il importe de rester attentifs et vigilants, et de soutenir les femmes afghanes qui luttent pour avoir un minimum de droits, ou pour ne pas avoir à s’immoler pour échapper à un mariage forcé (voir mon billet: “Nous sommes tous des femmes afghanes").