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<h2>SubmittedText<h2><p>Se fondant sur l'art. 160, al. 1, de la Constitution fédérale, le canton de Schaffhouse soumet à l'Assemblée fédérale l'initiative suivante :</p><p>La Confédération est chargée de modifier l'article 450 du Code civil de sorte que la corporation publique tenue de prendre en charge les coûts ait qualité pour recourir contre des mesures de protection des enfants et des adultes arrêtées par les autorités de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA).</p><h2>InitialSituation<h2><p>Se fondant sur l'art. 160, al. 1, de la Constitution fédérale, le canton de Schaffhouse soumet à l'Assemblée fédérale l'initiative suivante :</p><p>La Confédération est chargée de modifier l'article 450 du Code civil de sorte que la corporation publique tenue de prendre en charge les coûts ait qualité pour recourir contre des mesures de protection des enfants et des adultes arrêtées par les autorités de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA).</p><h2>Proceedings<h2><p>Dépêche ATS</p><p><b>Délibérations au Conseil national, 20.09.2017</b></p><p><b>Le National contre un droit de recours des communes </b></p><p><b>Les collectivités publiques ne devraient pas pouvoir s'opposer aux décisions des autorités de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA). Le National a rejeté mercredi deux initiatives en ce sens. L'une vient de Schaffhouse, l'autre de l'UDC.</b></p><p>Le texte de la droite a été enterré par 105 voix contre 69. Le sort de l'initiative cantonale, repoussée par 107 voix contre 71, n'est pas encore définitivement scellé. La commission des affaires juridiques du Conseil des États lui avait en effet donné suite.</p><p>En raison d'un jugement datant de 2014 du Tribunal fédéral, les communes ou les cantons qui paient les coûts des mesures de protection ne peuvent plus recourir contre les décisions de l'APEA. Pour le canton de Schaffhouse, la situation est "insatisfaisante".</p><p>Des décisions de l'APEA ne sont plus contestées, notamment pour des adultes sous curatelle qui ne peuvent de toute façon plus décider eux-mêmes de leur lieu de résidence. La commune ou le canton passent en outre souvent à la caisse lorsque des proches ne s'acquittent pas des frais liés à des mesures onéreuses.</p><p>Pour l'UDC, il devrait être permis que des institutions comme la commission scolaire, l'aide sociale, les EMS, qui prennent des décisions concernant la protection et le bien-être d'une personne, puissent s'opposer à des mesures plus radicales prises par les APEA. Un réexamen par un juge devrait être possible.</p><p>La majorité ne l'entend pas de cette oreille. Elle reconnaît que les communes devraient être davantage impliquées dans les procédures, par exemple en obtenant un droit restreint de consulter des documents ou la possibilité de donner leur avis aux APEA. Plusieurs cantons ont déjà agi en ce sens.</p><p>Un droit de recours n'est pas la solution idoine. Cela pourrait entraîner une incohérence par rapport aux mesures prononcées par les tribunaux civils dans les procédures de droit matrimonial, où aucun droit de recours n'est accordé aux communes. La majorité du National craint en outre que ces dernières ne privilégient des intérêts financiers.</p><p></p><p>Dépêche ATS</p><p><b>Délibérations au Conseil des États, 14.06.2018</b></p><p><b>Le Parlement contre un droit de recours des communes </b></p><p><b>Les collectivités publiques ne devraient pas pouvoir s'opposer aux décisions des autorités de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA). Suivant le National, le Conseil des États a refusé par 30 voix contre 9 jeudi de donner suite à une initiative cantonale schaffhousoise.</b></p><p>En raison d'un jugement datant de 2014 du Tribunal fédéral, les communes ou les cantons qui paient les coûts des mesures de protection ne peuvent plus recourir contre les décisions de l'APEA. Pour le canton de Schaffhouse, la situation est "insatisfaisante".</p><p>Des décisions de l'APEA ne sont plus contestées, notamment pour des adultes sous curatelle qui ne peuvent de toute façon plus décider eux-mêmes de leur lieu de résidence. La commune ou le canton passent en outre souvent à la caisse lorsque des proches ne s'acquittent pas des frais liés à des mesures onéreuses, fait valoir le canton.</p><p>Initiative en arrière-plan</p><p>Il n'est pas admissible que les décisions d'une autorité ne puissent pas être remise en cause, s'est emporté Hannes Germann (UDC/SH). Il faudrait au moins que les communes aient un droit de regard, selon l'indépendant schaffhousois Thomas Minder.</p><p>Et d'appeler ses collègues à faire un geste pour ne pas donner davantage de grain à moudre aux opposants aux APEA, qui ont lancé une initiative populaire pour réduire les compétences de ces autorités.</p><p></p><p>Affaire cantonale</p><p>La majorité du Conseil des États ne l'a pas entendu de cette oreille. Les personnes concernées par les décisions des APEA peuvent faire recours, a souligné Daniel Jositsch (PS/ZH) au nom de la commission.</p><p>En instituant un tel droit pour les collectivités publiques, les intérêts fiscaux de ces dernières auraient une influence sur la décision. Or c'est le bien-être de la personne concernée et non les conséquences financières qui doit prévaloir.</p><p>Il revient en outre aux cantons de régler le problème. Les modalités de prise en charge des coûts des mesures de protection varient d'un canton à l'autre. La Conférence en matière de protection des mineurs et des adultes a formulé des recommandations concernant la collaboration entre les communes et les APEA. Et le problème s'estompe peu à peu.</p><p></p><p>Remous outre-Sarine</p><p>Depuis l'entrée en vigueur du nouveau droit début 2013, toutes les décisions relevant de la protection de l'enfant et de l'adulte sont du ressort de l'APEA, autorité professionnelle interdisciplinaire désignée par les cantons. Cette révolution a fait des vagues, surtout en Suisse alémanique.</p><p>La presse a fait écho au drame de Flaach (ZH) du 1er janvier 2015. Une mère qui s'était vu retirer ses deux enfants en bas âge a préféré les tuer plutôt que les ramener dans l'institution où ils avaient été placés après le Nouvel An. Les grands-parents s'étaient déclarés prêts à accueillir les enfants.</p><p>Le Conseil fédéral a annoncé qu'il allait examiner comment mieux associer les proches à tous les stades de la procédure et s'il est possible de régler plus concrètement la marche à suivre des autorités en cas de signalement de personne en danger.</p>