Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07176.jsonl.gz/673

Conformément à la loi sur l'égalité pour les personnes en situation de handicap entrée en vigueur en janvier 2004, tous les arrêts de train et toutes les gares doivent être aménagés à la fin de cette année afin de les rendre accessibles à tous les passagers.
Or, comme déjà annoncé en décembre 2022, l'Office fédéral des transports (OFT) constate que, malgré ses "interventions répétées", les entreprises ferroviaires du pays - soit les CFF et de nombreuses entreprises ferroviaires régionales - ne sont pas dans les temps pour la mise en conformité de 499 gares et arrêts ferroviaires.
A fin 2022, 992 gares et arrêts de train sur un total d'environ 1800 répondaient aux exigences de la loi et pouvaient donc être utilisés de manière autonome par les personnes en situation de handicap, indique l'OFT. S'y ajoutent 106 gares qui devraient être mises aux normes d'ici à la fin de cette année et 190 pour lesquelles les adaptations des infrastructures sont jugées "disproportionnées" et qui ne doivent donc pas être transformées.
Les entreprises ferroviaires responsables
L'OFT rappelle que les entreprises ferroviaires sont responsables de la mise aux normes des infrastructures. Ces dernières justifient leur retard par le manque de personnel et de ressources financières ainsi que le manque de créneaux horaires pour réaliser les travaux de construction notamment, selon l'OFT.
L'office fédéral dit avoir défini un calendrier avec les CFF et les autres entreprises concernées "dans le but de réduire au maximum les retards". De plus, d'ici à ce que les gares soient assainies, l'OFT indique que les chemins de fer doivent proposer des services aux personnes en situation de handicap qui en ont besoin telles qu'une assistance sur place ou des offres de navettes.
furr avec ats
"On demande aux gens handicapés d'accepter des différences de traitement"
Malick est journaliste indépendant. Il prend souvent le train pour son travail. Pour la RTS, il a accepté de tester le trajet entre Prilly-Malley et Vufflens-la-Ville, dans le canton de Vaud.
Or, il s'avère que la gare de destination, située en campagne vaudoise, n'est pas adaptée aux personnes handicapées. Malick est ainsi contraint de sortir à Bussigny, où un bus prendra le relais pour terminer son voyage.
Une navette sur appel, telle est la solution proposée par les CFF aux personnes handicapées dans les gares dépourvues d'ascenseur, de rampe d'accès et de quais surélevés.
Problème: cette navette doit être réservée deux heures à l'avance, le temps de parcours est prolongé et l'heure d'arrivée n'est pas mentionnée par les CFF. "On demande aux gens handicapés d'accepter des différences de traitement par rapport aux autres, et c'est ça qui est problématique", dénonce Malick Reinhard.