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La chirurgie bariatrique permet de traiter des troubles métaboliques sévères, notamment des dyslipidémies. une résection gastrique améliore, de même, un diabète de type 2 (D2). Pories et coll. ont montré l’efficacité du by-pass gastrique (BPG), corrigeant un D2 à long terme dans 83% des cas. La recherche visant à élucider les mécanismes par lesquels les interventions bariatriques influencent le D2 a permis de préciser les gestes chirurgicaux requis pour parvenir à un tel objectif.
Le GLP-1 est sécrété par les cellules L de l’iléon terminal, en réponse au stimulus du contenu intestinal. Le BPG et d’autres interventions accélérant le transit intestinal et amenant plus rapidement le bol alimentaire dans l’iléon influencent sa production. Avec d’autres hormones, il augmente la production d’insuline, diminue celle du glucagon et l’appétit. Le BPG et la dérivation bilio-pancréatique excluent le duodénum du circuit alimentaire. Des by-pass duodéno-jéjunaux réalisés chez des rats diabétiques, diminuent la réponse plasmatique à une charge orale de glucose par rapport à des animaux identiques ayant subi une gastro-jéjunostomie. L’exclusion du duodénum semble donc aussi jouer un rôle dans le contrôle du diabète par le BPG, mais son mécanisme demeure obscur. Il est en outre possible que des modifications intestinales, aussi bien proximales (duodénum) que distales, participent à l’amélioration de la tolérance au glucose et du diabète après une chirurgie bariatrique. Ces notions conduisent au développement de la chirurgie métabolique dont l’objectif est le contrôle du diabète et non la perte pondérale. Cohen et Coll. ont été les premiers à rapporter les résultats du by-pass duodéno-jéjunal chez deux patients diabétiques non obèses morbides. Leur maladie était totalement contrôlée quelques semaines après la chirurgie, sans médication. L’HbA s’est normalisée en quelques mois. D’autres auteurs ont publié d’excellents résultats avec la même procédure. La transposition iléale associée à une sleeve gastrectomy permet également d’améliorer de manière spectaculaire le D2 de malades dont l’indice de masse corporelle est
La chirurgie métabolique existe depuis des décennies pour traiter l’obésité morbide. Le développement de nouvelles interventions n’entrainant pas de perte pondérale, ou même l’emploi de techniques barriatriques comme le BGP chez les malades présentant un D2 sans obésité majeure, représente un nouveau concept dont le rôle reste à préciser. Il est fascinant, tant sur le plan pathologique, qu’en ce qui concerne l’importance potentielle de son champ d’application, en particulier en raison de l’incidence croissante du D2.
(Tiré de l’article de Dr Y. Cerantola & coll., publié dans la Revue médicale suisse 2009 ; 5 : 210-4).