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Ce serait une erreur d'assimiler le suédois Lars Danielson au jazz de fjord ou de climat ambiant. Ce contrebassiste et violoncelliste, formé au conservatoire de Göteborg, dispose d'oreilles ouvertes sur le classique bien sûr, mais également sur le jazz et l'orient. Il rejoint dans les années 2000 le label ACT qui lui permet de libérer son talent de compositeur et de producteur avec le projet «Liberetto», jeu de mots évoquant le «libretto» du lyrique, fondateur de la mélodie et de la liberté (du jazz). Liberetto, c'est avant tout un quartet qui effectue un travail en profondeur sur le son et les timbres. Lars Danielsson trouve son ancrage avec Magnus Öström (batterie et percussions, ex-E.S.T.), John Parricelli (guitare) et le talentueux français Grégory Privat (piano). Ce dernier apporte une dimension supplémentaire à la musique de Danielsson, avec une touche créole et une force d'improvisation rare. C'est donc un jazz des continents que ce quartet apporte au public, avec une volonté de mettre en valeur la mélodie. Le jazz de Danielsson n'est ni intellectuel, ni conceptuel: il se chante, s'enrobe d'acoustique pure et assume son format mondial. Avec Liberetto III, il a réussi et produit une musique magnifiquement construite, et pourtant profondément ressentie.
Lars Danielsson: Contrebasse et violoncelle
Grégory Privat: Piano
John Parricelli: Guitare
Magnus Öström: Batterie et percussions