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Octobre 2019
Cette journée est l’aboutissement de la période dite des «dix jours de repentance» commencée à Roch-ha-Chanah. Avant la destruction du Temple de Jérusalem, elle était, selon la tradition, la seule occasion dans l’année où le grand prêtre pouvait entrer dans le Saint des Saints pour y prononcer le Nom Ineffable de Dieu. Aujourd’hui, la fête de Yom Kippour est consacrée pour l’essentiel à la prière et à la pénitence: les fidèles, réconciliés avec les autres, demandent le pardon de Dieu. Il leur est interdit, ce jour-là, de boire, de manger, de procéder à des ablutions non rituelles ou encore d’avoir des relations conjugales.
Cette fête porte aussi les noms de fête des Huttes, des Cabanes ou des Tabernacles. Elle fait référence au séjour du peuple d’Israël dans le désert. Pour les juifs, c’est le temps où Dieu, après avoir libéré son peuple, l’a mis à l’épreuve et lui a donné la Torah.
Durant la fête, les croyant-e-s habitent sept jours dans une hutte de branchages, en souvenir des tentes de l’Exode. La semaine se termine par la fête de Simhat Torah (joie de la Torah), lors de laquelle les rouleaux de la Torah sont portés en une procession chantante et dansante autour de la synagogue.
Célébrée depuis le XVIIe siècle, la fête de la Réformation commémore un acte traditionnellement considéré comme fondateur du protestantisme. C’est le 31 octobre 1517 que le moine Martin Luther aurait affiché, sur les portes de la chapelle du château de Wittenberg en Saxe (Allemagne), ses thèses contre les abus de l’Église. Il y dénonçait notamment les indulgences – une sorte de remise de peine censée favoriser l’accès au paradis – que le pape accordait alors aux fidèles. Les dons ainsi récoltés servaient à financer la construction de la basilique Saint-Pierre de Rome (Vatican). Luther, convaincu que le salut est un don de Dieu, condamnait ce qu’il considérait, à la lumière des évangiles, comme un marchandage contraire à la foi chrétienne. C’est la thèse centrale du protestantisme: seule la grâce divine sauve du péché, comme le soulignent les textes bibliques lus en ce jour de fête par bon nombre de luthériens et réformés.
Les festivités de Divali durent plusieurs jours. Chacun d’eux célèbre une divinité spécifique selon des traditions qui peuvent différer d’une région à l’autre. Le plus important est le jour de la nouvelle lune de karttika consacré à la déesse Lakshmi, déesse de la Prospérité. Pour l’attirer dans leurs foyers, les femmes ornent le seuil des portes de dessins géométriques colorés, appelés rangoli dans le nord de l’Inde. Une fois la nuit tombée, elles allument de petites lampes à huile et les disposent sur les fenêtres. La lumière qui en émane symbolise la présence de la divinité. Pour chasser les esprits malveillants, les enfants font des feux d’artifice et lancent des pétards. De manière plus générale, cette fête célèbre pour les hindous la victoire de la lumière sur l’obscurité et par extension, du bien sur le mal. Ainsi, dans le nord de l’Inde, elle commémorerait l’épisode mythique de la fin de l’exil du roi Rama suite à sa victoire sur le démon Ravana. Le nom de Dipavali, dont le sens est «rangée de lampes», rappelle en effet le chemin de lampes fait au roi et à son épouse pour éclairer leur route et célébrer leur retour au royaume.
Divali est l’occasion de divers rassemblements (spectacles, foires, etc.) ainsi que de nombreux fastes. On échange des cadeaux entre proches parents, on se vêt d’habits neufs et on se régale de diverses sucreries lactées.
La pratique anglo-saxonne d’Halloween s’est exportée vers l’Europe à la fin des années 1990. Véritable phénomène de société, dont l’ampleur est un peu redescendue depuis, l’évènement a d’emblée pris une connotation fort mercantile. Associé aux cultes chrétiens («All Hallows’ Eve», à l’origine du mot «Halloween», signifie «veille de la Toussaint»), il aurait des racines celtes.
Le soir du 31 octobre, portant des costumes évoquant la mort ou l’horreur, les enfants font du porte-à-porte, allant quémander des friandises. En cas de refus, ils lancent: «Trick or treat!» («des bonbons ou un sort!»). Pour éclairer leur chemin, on dispose des citrouilles (jadis des navets) évidées, découpées en forme de visage spectral et dans lesquelles on place une bougie.