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Dès samedi, l'Allemagne va vivre à l'heure du hockey. Le championnat du monde débute par un explosif Allemagne - Suisse, qui ne permettra pas aux sélectionnés helvétiques d'entrer tranquillement dans le tournoi. Ensuite, les Suisses se frotteront à la Biélorussie lundi et le lendemain à la République tchèque, tenante du titre.
Pour participer au tour intermédiaire, passage obligé vers une éventuelle participation aux quarts de finale, la Suisse doit terminer dans les trois premiers.
Douze mois après leur sixième place en Russie et un retentissant succès contre l'équipe hôte, les Suisses de Ralph Krueger peuvent-ils espérer mieux?
La composition de la poule A où évolue la Suisse invite à la prudence. L'Allemagne joue chez elle, la Biélorussie n'a jamais perdu contre la Suisse et la République tchèque a un jeu qui ne convient pas aux joueurs de Krueger. Un départ idéal contre les Allemands assurerait presque une qualification pour le tour intermédiaire.
Ce match contre l'Allemagne, qui se disputera à Cologne dans la plus grande patinoire d'Europe - 18 500 spectateurs - est-il celui de tous les dangers? Probablement pas si l'on compare les résultats des deux équipes.
L'Allemagne a perdu des matches amicaux contre l'Ukraine et l'Italie et sera privée du gardien des Washington Capitals, le géant Olaf Kölzig. Mais les joueurs de Hans Zach - ex-CPZ Lions -, galvanisés par leur public, pourraient bien bousculer les Suisses, qui restent sur un succès (4-2) face à la sélection germanique en novembre à la Deutschland-Cup.
Côté suisse, les arguments ne manquent pas, avec une ligne Riesen - Crameri - Jenni qui a laissé entrevoir de belles choses contre la Norvège et les Etats-Unis.
L'absence du Davosien Patrick Fischer, blessé, sera ainsi compensée par l'avènement de Riesen, qui pourra disputer son premier Mondial en entier. Le Biennois d'Hamilton a prouvé qu'il possédait de réels talents de buteur en inscrivant un goal dans les trois derniers matches de la Suisse.
Le trio Reichert - Plüss - Conne pourrait également constituer une révélation à ce niveau. L'imposant travail du Bernois à la bande se marie fort bien avec l'explosivité des deux attaquants de poche. Mais ce trio ne doit pas oublier ses bases défensives. Au niveau mondial, cela ne pardonne pas.
La force des Suisses reposera une nouvelle fois sur son jeu de transition capable de surprendre l'adversaire en contre. Mais face à l'Allemagne et la Biélorussie (lundi), qui a également des soucis avec son gardien Mezin, blessé à un bras, il s'agira de faire le jeu. Un domaine où les Suisses avaient été défaillants l'an dernier avec des défaites contre la France et la Biélorussie après avoir mené 3-0 après 8 minutes de jeu!
Mais plusieurs joueurs - Jenni, Crameri, Sutter, Steinegger - disputent leur quatrième championnat du monde sous la houlette de Krueger, ils savent donc ce qu'est la patience.
swissinfo avec les agences