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famille
Le vaccin contre la coqueluche perdrait son efficacité après trois ans
Cette étude a été menée sur environ 15 000 enfants du comté de Marin en Californie où une épidémie de coqueluche a tué onze nourrissons et affecté plus de 8000 personnes en 2010.
"Nous avons assez vite déterminé que la plus grande partie des enfants touchés par l'épidémie dans ce comté étaient vaccinés et avaient de huit à douze ans", a expliqué le Dr David Witt, du Kaiser Permanente Medical Center à San Rafael en Californie (ouest), principal auteur de cette communication. Il a présenté les résultats de cette étude à la 51é conférence annuelle sur les agents anti-microbiens et la chimiothérapie (ICAAC) réunie à Chicago du 17 au 20 septembre 2011.
Dans le groupe de 15 000 enfants étudiés nous avons eu 171 cas confirmés de coqueluche dans tous les groupes d'âge et 103 dans le groupe des huit-douze ans", a dit le Dr Witt. "Les enfants de plus de douze ans et de moins de huit ans paraissaient bien protégés contre la coqueluche tandis que les huit-douze ans étaient les plus touchés", a-t-il dit. "Nous avons aussi établi que cette vulnérabilité correspondait à une période de trois ans et plus depuis la dernière dose de rappel du vaccin", a précisé l'infectiologue.
Ces enfants avaient ainsi jusqu'à vingt fois plus de probabilités d'être infectés que ceux dont le dernier rappel de vaccination était plus récent, a-t-il estimé, soulignant que ces résultats devaient encore être confirmés. Il a aussi insisté pour dire que "le vaccin fournit une très bonne protection les deux ou trois premières années".
Et même chez les vaccinés qui ont été malades, le vaccin a probablement contribué à minimiser les symptômes, selon lui, donnant une raison de plus pour se faire vacciner.
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