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Bild © Stefan Wassmer / stadtwildtiere.ch BiologieHomme & AnimalConseilsGalerieCarte Biologie Lors de la migration printanière vers les frayères, le crapaud commun parcourt souvent une distance de plus de 3 km. En raison de sa lenteur, il se fait souvent écraser par les voitures ou tombe dans les bouches d’égouts des routes. Chant des mâles : sons métalliques "eukk" et "uuk". Les femelles fixent leurs lignes de frai, qui émergent en deux brins composés de près de 4000 oeufs noirs, entre les plantes aquatiques ou des branches. Les larves forment des bancs denses, surtout en présence de poissons. Après environ deux semaines dans les sites de reproduction, les adultes commencent leur migration de retour vers leurs habitats d'été (forêts de feuillus et de conifères, haies, également jardins). Le crapaud commun se nourrit d'insectes, d'escargots et de vers annelés. Il se cache dans des tas de pierres, de branches et entre des racines ou dans des cavités qu’il creuse lui-même. Hiberne à partir de la mi-octobre sur la terre ferme. Signes distinctifs Brun, brun-gris ou brun-roux. Peau verruqueuse, deux glandes parotoïdes en forme de haricot derrière les yeux. Iris rouge-orange, cuivré ou doré, avec pupille horizontale. Appartient à crapauds Physique Mâles jusqu'à 7,5 cm, femelles jusqu'à 10 cm. Confusions possibles Le crapaud calamite a des pattes arrière plus courtes que le crapaud commun et présente généralement une ligne dorsale claire et des taches verdâtres. De plus, l'iris est jaune-vert et non orange comme le crapaud commun. Le crapaud accoucheur est également plus petit que le crapaud commun et possède une pupille à fente verticale (pupille horizontale chez le crapaud commun). Degré de menace Vulnérable Période d’activité début/mi-mars à mi-octobre Homme & animal Menaces Destruction de l'habitat : Les crapauds communs sont très fidèles à leurs sites de reproduction. La destruction d'un site sans fournir un plan d'eau de remplacement peut exterminer une population entière. Ils sont probablement également impactés par la détérioration générale de la qualité des habitats, en particulier des habitats terrestres. Circulation routière : Le trafic routier sur les voies de migration printanière est une cause importante de mortalité chez les crapauds communs. Bouches d’égout sans aide à la sortie Herbicides et pesticides : en raison de leur peau fine et très perméable, les amphibiens sont particulièrement sensibles aux pesticides et aux herbicides. Mesures de soutien Priorité aux crapauds et aux grenouilles La meilleure façon d'aider les crapauds communs est de prendre des mesures de protection le long de leurs voies de migration. À partir de la mi-février, des barrières temporaires sont donc érigées aux endroits où les voies de migrations traversent des routes fréquentées. Dans quelques cas, les routes sont même fermées pendant la migration des amphibiens. De nombreux bénévoles récupèrent les animaux au crépuscule et les transportent de l'autre côté de la route. Grâce à ces mesures, de nombreux animaux peuvent être sauvés. Chaque année, les organisations de protection de la nature recherchent des bénévoles pour ces interventions. Malgré ces mesures, d'innombrables amphibiens meurent encore sur les routes. Il faut donc éviter les routes proches des plans d’eau, surtout au printemps et en automne. Fidélité au site de reproduction, un fléau ? En raison de la fidélité au site de reproduction remarquable chez le crapaud commun, il est très important de préserver les eaux de frai existantes. Il est également possible de promouvoir les crapauds dans votre propre jardin, soit en créant un étang assez grand, soit en réalisant des cachettes naturelles. Ça peut prendre quelques années avant que l’étang de jardin soit colonisé. Vu que les crapauds communs ne passent que quelques mois dans l'eau, les piles de bois, les tas de pierres, les caves humides et les jardins naturels constituent un habitat important pour le reste de l'année. Conseils Migrations des amphibiens Les crapauds communs vivent dans différents types de plans d’eau. Ce sont les seuls amphibiens indigènes qui se reproduisent également dans les eaux peuplées de poissons. Cela est possible parce que leurs œufs et leurs têtards contiennent une substance qui est évitée par les poissons. Leurs quartiers d'hiver se trouvent dans un rayon de 3 km de leur site de reproduction. Au printemps, ils doivent donc souvent faire de longues migrations pour les atteindre. Les nuits printanières humides, en mars et avril, on peut observer les crapauds communs en migration. Ils doivent traverser les routes et sont alors souvent victimes de la circulation. Les crapauds communs sont très fidèles à leurs frayères. À leur arrivée, les femelles relâchent les chapelets d’œufs, à partir desquelles les têtards noirs se développent rapidement. Les crapauds communs ne peuvent être observés que pendant une courte période dans les plans d’eau avant qu’ils ne retournent dans leur habitat terrestre. Dès la fin juin, les jeunes crapauds (près de 1 cm de long) vont également rejoindre leur habitat terrestre. Habitats terrestres Les forêts de feuillus et conifères, haies et jardins constituent l’habitat terrestre des crapauds. Vous pourrez les découvrir, durant la nuit, à la recherche d'escargots, d'araignées et de coléoptères. En ville, on le rencontre volontiers dans les jardins communautaires ou encore les zones en friches des parcs publics. A la chasse aux grenouilles Pour observer les amphibiens, m’unissez-vous d’une lampe de poche et partez à la « chasse aux grenouilles », lors d’une soirée pluvieuse et tempérée (> 5°C) de printemps. S’il n’y a pas de vent, vous profiterez encore mieux du concert donné par les mâles. Attention, certaines espèces sont actives très tôt dans l’année (février-mars) comme la grenouille rousse ou le crapaud commun, et quittent ensuite leur eau de ponte. D’autres, sont plus tardives comme les grenouilles vertes et peuvent être observées en avril et mai. © Lukasz Olszewski / WikiCommons Les crapauds communs peuvent se gonfler pour se défendre contre les prédateurs. © Ramessos / WikiCommons « Nœud de crapauds », où plusieurs mâles tentent de s'accoupler avec une femelle. © Mike Krüger / WikiCommons Les crapauds communs déposent des chapelets d’oeufs.