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L’élévation des océans ne pourra être empêchée
Changement climatique—
Une réalité
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La montée du niveau des mers est un des effets les plus redouté du changement climatique. Elle menace de nombreuses îles et régions côtières, parfois très peuplées.
Le sens commun voudrait que l’homme fasse tout pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Et qu’il s’évite ainsi cette déconvenue. D’autant qu’elle est déjà entamée. L’élévation des océans atteint plusieurs millimètres par an ces vingt dernières années.
Mais à partir de modèles climatiques et de toute une série de simulations complexes sur ordinateur, des chercheurs américains et australiens noient toute illusion.
Mécanismes complexes
Selon leurs scénarii les plus agressifs de réduction des GES, il semble possible de stabiliser les températures globales à deux ou trois degrés de plus que les valeurs préindustrielles. Voire d’enregistrer une baisse de ces températures les deux siècles suivant l’actuel.
Mais cela n’empêchera pas le niveau des mers de continuer à s’élever pour plusieurs siècles. Les chercheurs donnent une explication: l’expansion thermique des océans.
Les températures plus chaudes gagnent plus profondément le cœur des océans. Des volumes d’eau toujours plus importants se mélangent et se réchauffent. Avec la dilatation, le niveau des mers augmente.
Cette expansion thermique aux ressorts complexes se poursuivra au moins jusqu’en 2300, calculent les chercheurs. Et ce, même si les températures moyennes de la planète régressent.
Selon les scénarii, le phénomène pourrait déboucher sur des océans plus élevés de vingt centimètres à un mètre quarante.
Gagner du temps
Même s’ils en tiennent compte dans leurs scénarii, les auteurs restent par contre prudents sur l’impact réel de la fonte des glaciers et autre islandis sur le niveau des eaux.
«Quelques siècles de réchauffement pourraient ne pas suffire à engendrer une hausse de plusieurs mètres des océans similaire à celle constatée sur une bien plus longue période durant la dernière période interglaciaire», écrivent-ils.
Mais contrairement à ce qu’on pourrait croire, ces chercheurs n’appellent pas à l’immobilisme. Une importante réduction des GES pourrait réduire la vitesse de la hausse des océans. Ce qui laisserait le temps à l’humanité de s’adapter. (nxp)
Créé: 04.07.2012, 15h09