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Les propositions contre l'explosion des coûts de la santé se multiplient. Une nouvelle initiative a été lancée mardi.Ce contenu a été publié le 05 février 2002 - 16:51
Cette initiative populaire, initiée par le Rassemblement des assurés et des soignants, veut s'attaquer à la constitution de réserves «injustifiées». Elle suggère que les caisses fixent les primes d'assurance sur la base des coûts effectifs.
Plus précisément, les caisses devraient puiser dans leurs réserves, estimées à plus de 10 milliards de francs, pour faire pression sur les primes.
Une longue liste de propositions
C'est la dernière proposition en date. Mais depuis que le Parlement s'est attelé à la deuxième révision de la loi sur l'assurance maladie (LAMal), la liste des solutions avancées pour prévenir la hausse des coûts de la santé n'en finit pas de s'allonger.
En 1999, le Parti socialiste a déposé une initiative intitulée «la santé à un prix abordable». Elle prévoit un financement plus «équitable», en recourant notamment à la TVA et à des primes calculées en fonction du revenu et de la fortune des assurés.
Et il y a une année, une initiative a été lancée par l'Union démocratique fédérale. Pour freiner la hausse des primes, elle veut limiter les prestations de l'assurance obligatoire aux traitements relevant de la médecine «classique et scientifique».
L'UDC s'est engagée dans la même direction. En janvier, les délégués du parti ont souhaité le lancement d'une initiative proposant un modèle axé sur une assurance obligatoire limitée aux prestations «nécessaires», une assurance facultative incluant les prestations supplémentaires et des assurances complémentaires conformes à la solution en vigueur actuellement.
Pour le PDC, les caisses maladie devraient prendre en charge à elles seules la totalité des frais d'hospitalisation. Ce système libérerait les cantons d'une partie de leurs charges, qu'ils pourraient ensuite attribuer aux familles.
Pour sa part, le PRD a proposé au début de l'année un modèle d'assurance à trois niveaux: la responsabilité personnelle, l'assurance de base et l'assurance complémentaire. L'assuré serait responsable et ne pourrait plus abuser des traitements lors de «cas de bagatelle». Les radicaux souhaitent également une hausse de la franchise.
Une caisse cantonale
Des solutions émanent aussi des cantons. A Genève, l'Alliance de Gauche propose la création d'une caisse maladie publique pour le canton, soumise au contrôle des autorités politiques. Son initiative populaire, déposée au début de l'année, prévoit des primes inférieures d'au moins 10% à la moyenne de celles des autres caisses.
Et les Tessinois voteront probablement cette année sur une initiative de la Lega qui exige, là encore, la création d'une caisse cantonale. Les initiants considèrent qu'elle permettra d'offrir des primes mensuelles de 150 francs.
Une étude commandée par le groupe d'assureurs Cosama préconise encore des primes d'assurance maladie basées sur les risques. Selon l'étude, le système de la prime unique étant de plus en plus insupportable pour les jeunes générations, les personnes âgées devraient financer plus largement leurs dépenses de la santé.
La proposition de Ruth Dreifuss
De son côté, Ruth Dreifuss n'a pas réussi à imposer ses idées au Conseil fédéral. Ses collègues ont notamment refusé d'accorder un rabais de prime de 300 francs par enfant financé par les subventions non réclamées par les cantons.
Le gouvernement a aussi réduit la marge de manœuvre de la ministre de l'intérieur en prévoyant une séance spéciale consacrée aux coûts de la santé en mai.
swissinfo avec les agences
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