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23 février 2012
Voyages et littérature
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Voyages
74. Une promenade lointaine à la Hasenmatt en 1933 par Samuel Aubert.
Dans la région de la Hasenmatt.
Jadis à l'école, dans les leçons de géographie, on nous énumérait les sommités du Jura. Cela commençait par le Crêt-de-la-Neige (1723m), le Reculet (1720 m) et cela finissait par la Hasenmatt et le Weissenstein. Et pour le jeune, l'écolier, cela signifiait simplement des points sur la carte et des noms autour. Rien de plus, car tant qu'il n'a pas vu la montagne elle-même, ou qu'il ne l'a pas gravie, il ne saurait de faire une idée de ce qu'elle est, de son aspect, de sa nature, de son panorama, etc. Pourtant c'est à cela que l'enseignement doit aboutir; à quoi bon donc meubler la mémoire de l'enfant d'une série de noms s'il est incapable de se représenter à quoi se rapporte chacun d'eux, d'évoquer en son esprit l'image de tel sommet? - Il faudra donc, pour enseigner la géographie des montagnes au jeune enfant, le conduire partout. Impossibilité matérielle évidente! - Que l'on se borne donc aux points les plus importants du pays et qu'on laisse à la vie le soin de faire le reste. Avec le temps, les éducateurs l'ont compris, actuellement les manuels de géographie, mis entre les mains des petits, font état d'idées tout autres, heureusement.