Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06862.jsonl.gz/493

Si les symptômes apparaissent chaque année pendant le printemps et l’été, c’est-à-dire justement où la concentration de pollen dans l’air est très forte, il s’agit sans doute d'une allergie saisonnière, c'est-à-dire du rhume des foins. Si au contraire les symptômes persistent toute l’année, il s’agit d’une allergie pérenne, sûrement due à la présence d’animaux de compagnie à poils (chiens, chats, etc..).
Les symptômes du rhume des foins sont très visibles, en général tous ces symptômes apparaissent ensemble, c'est-à-dire dans une même période de temps (ce qui n'est pas le cas pour le rhume de saison dans lequel les symptômes ont tendance à apparaître l'un après l'autre) :
> Le nez est bouché et démange fortement, les écoulements sont clairs, liquides et souvent abondants.
> Les yeux deviennent irrités et rouges, se gonflent et s’emplissent de larmes : on parle de conjonctivite.
> Les éternuements deviennent très fréquents et souvent en salve.
> La gorge est irritée et peut donc être douloureuse
À ces symptômes peuvent s’ajouter une sensation de fatigue et des maux de tête, qui donne l’air au patient d’être plus malade.
Dans les cas les plus graves, il peut survenir des difficultés respiratoires, voire même des crises d’asthme (consulter immédiatement un médecin).
Le rhume des foins peut favoriser le risque de développer d'autres maladies allergiques comme l'asthme ou l'eczéma.
Remarques sur les symptômes du rhume des foins
- Relevons que les symptômes sont proportionnels à la concentration pollinique, c'est-à-dire que les jours de grand soleil et de vent, ainsi qu'en période de floraison les symptômes seront plus forts.
Au contraire lors de jours de pluies les symptômes seront fortement diminués.
- Le rhume des foins et la sensibilisation aux allergies polliniques augmentent au cours de l’âge scolaire et atteignent un pic pendant l’adolescence. En moyenne les premiers symptômes du rhume des foins apparaissent à l'âge de 6 ans.
- La durée des symptômes du rhume des foins varie en général de 6 à 8 semaines.
Différence entre le rhume des foins et le rhume de saison
Voici des différences importantes entre le rhume (de saison) et le rhume des foins.
Le rhume de saison et le rhume des foins se caractérisent dans les deux cas par des symptômes tels que congestion nasale, nez qui coule, yeux rouges, fatigue et maux de tête.
Cependant le rhume de saison produit des symptômes qui apparaissent l'un après l'autre, c'est-à-dire en premier fatigue, puis nez qui coule,...
Le rhume de saison et le rhume des foins se caractérisent dans les deux cas par des symptômes tels que congestion nasale, nez qui coule, yeux rouges, fatigue et maux de tête.
Cependant dans le rhume des foins les symptômes apparaissent ensemble.
Durée des symptômes
La durée d'un rhume de saison est en général de 7 à 10 jours.
Le rhume des foins peut durer le temps de l'exposition à l'allergène, c'est-à-dire d'une durée indéterminée.
Ecoulement de mucus
Les rhumes de saison peuvent causer des écoulements de couleur jaune, notamment quelques jours après le début du rhume, signe d'une infection.
Le rhume des foins provoque en général des écoulements clairs et très liquides.
Eternuements
Peu fréquent
L'éternuement est un symptôme typique d'un rhume des foins, spécialement lorsque cela se produit deux ou trois fois de suite.
Période de l'année
Les rhumes de saison sont plus fréquents pendant les mois d'hiver (novembre à mars).
Les rhume des foins sont plus fréquents au printemps lors de la pollinisation.
Présence de fièvre
Les rhumes de saison peuvent être accompagnés de fièvre.
Le rhume des foins n'est en général pas accompagné de fièvre.
Diagnostic du rhume des foins
Le diagnostic du rhume des foins repose en premier lieu sur la récolte des symptômes très caractéristiques du rhume des foins, lors de l’anamnèse médicale (voir symptômes du rhume des foins). Le médecin, en identifiant le début et la fin des symptômes (mois de l’année) pourra mettre un nom sur le ou les allergènes responsables de la rhinite allergique saisonnière, correspondant au moment de la pollinisation de l’arbre ou des graminées incriminées.
Il pourra ensuite confirmer son diagnostic en effectuant un test cutané. Si cela n’est pas suffisant, il pourra demander une analyse sanguine, afin de doser le taux d’IgE spécifiques aux allergènes suspectés.
Test cutané
Le test cutané consiste en l’application sous-cutanée du ou des allergènes suspectés. Comme témoin positif, le médecin piquera également la peau avec une solution d’histamine et comme témoin négatif, il aura recours à une solution de chlorure de sodium. Ces deux solutions témoins ont des concentrations connues et précises. Il est essentiel, 4 jours avant d’effectuer le test cutané, d’arrêter toute prise d’anti-histaminique (médicament contre le rhume des foins). En effet, les anti-histaminiques bloquent la réaction allergique et le médecin ne pourra rien identifier.
Ce test cutané est très rapide à faire. La lecture des résultats se fait après une quinzaine de minutes déjà. Cependant, le test est aussi très sensible. Ainsi, dans près d’un cinquième des cas, la personne réagit au test, mais ne développe pas de réaction allergique lors d’une exposition à l’allergène en question. Il est donc recommandé d’effectuer un dosage sanguin des IgE spécifiques
Dosage des IgE spécifiques
Ce dosage est fait par prélèvement du sang. On recherche la présence d’IgE spécifiques aux différents allergènes. En effet, à chaque contact avec l’allergène en question, le corps produit des anticorps spécifiques, les fameux IgE. Ces IgE sont différents d’un allergène à l’autre.
Il est important de poser un diagnostic de rhume des foins, afin de bien prendre en charge le patient, lui donner les médicaments adéquats afin de rendre sa vie plus confortable : éviter les éternuements à répétition, ainsi que les larmoiements, qui sont plus que gênants.
Le fait de rechercher l’allergène est important car on peut prévenir les réactions allergiques en instaurant des mesures d’évitement, par exemple. Dans le cas où l’évitement n’est pas possible, l’allergologue pourra proposer la désensibilisation, traitement de fond qui se base sur la connaissance de l’allergène responsable de la rhinite allergique (saisonnière ou non). Voir traitements du rhume des foins