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La toxicogénomique est une méthode éthique d'évaluation de la toxicité des substances chimiques. Pratiquée à partir de cellules humaines reproduites chimiquement, la toxicogénomie a reçu l'agrémentation du Parlement européen en juin 2007. Cela faisait plus de 50 ans que son agrémentation était attendue. Aussi, la toxicogénomie semble être une méthode incomparablement plus fiable que les tests sur animaux.
Elle est aussi beaucoup moins onéreuse à l'instar des tests actuels basés sur l'expérimentation animale. La méthode travaille sur la base de plusieurs lignées cellulaires et mesure l'impact de la substance testée sur les gènes de celles-ci. On constate différentes voies pathologiques.
Certaines cellules doivent faire face à une situation de stress. D'autres montrent que le patrimoine génétique de la cellule a été attaqué. Dans certains cas, le cycle de division cellulaire est dérégulé. Parfois encore la substance a des effets neurotoxiques et agit sur la cellule comme une hormone, favorisant une mauvaise architecture des protéines. Tous ces résultats prédisposent à une large classe de pathologies graves : cancers, Alzheimer, Parkinson, Creutzfeldt-Jakob, diabète de type 2.
Dans le journal Le Monde du 18 février 2008, il est annoncé que la toxicogénomique" permettra, dans un futur proche, d'accélérer considérablement les études de nocivité des composés chimiques mis sur le marché. Et d'évaluer celle des dizaines de milliers de molécules de synthèse diffusées depuis plusieurs décennies dans l'environnement sans réelles études préalables."
Les scientifiques adeptes de cette discipline considèrent que ce qui est toxique pour les cellules de l'homme l'est également pour l'homme. Les résultats de la toxicogénomie sont sans appel. Cette discipline est incomparablement supérieure à l'expérimentation animale. Merci pour la bonne nouvelle ! source
Appel à proposition
En 2009, le septième congrès mondial sur les alternatives à l'expérimentation animale en « science de la vie » a accouché d'une initiative unique en son genre. En effet, la Commission européenne et l'industrie cosmétique européenne ont présenté leur projet d'implication commun en faveur de la recherche sur les méthodes de substitution.
Chacune des deux parties s'engagent à financer des recherches dans ce domaine à hauteur de 25 millions d'euros. L'appel à proposition porte sur la "toxicité systémique à dose répétée". La Commission européenne attend donc des idées de projets. À suivre ! Pour l'heure, des efforts visant à rationaliser l'utilisation d'animaux dans certains domaines doivent être renforcés et rendus plus visibles. Vu les lenteurs du système, gageons néanmoins que, pour le secteur cosmétique, les applications concrètes des lois seront effectives de notre vivant.
Mise ne ligne 15 avril 2011