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La Cour de justice de Genève a rendu un jugement favorable à la société Biogen, dans le conflit qui l'oppose à son concurrent Serono. Dans son arrêt, elle a conclu que les allégations comparatives de Serono étaient fausses et trompeuses.Ce contenu a été publié le 18 août 2001 - 16:57
La Cour de justice confirme l'ordonnance prise en urgence le 21 juin dernier, indique samedi la société américaine Biogen dans un communiqué. Il est toujours interdit à Serono de diffuser ses allégations trompeuses concernant la supériorité de son médicament Rebif sur l'Avonex de Biogen dans le traitement de la sclérose en plaques.
Une étude, commandée par Serono, publiée en mai puis en juin dernier, concluait que les malades traités avec le Rebif pouvaient mener une vie normale plus longtemps que ceux traités avec l'Avonex, pour lequel Biogen s'est vu accorder par les Etats-Unis un monopole sur le marché américain jusqu'en juin 2003.
Un marché juteux
La société genevoise, qui appartient au milliardaire Ernesto Bertarelli, a pourtant affirmé que la Foot and Drug Administration américaine avait approuvé les critères de l'étude. Biogen a aussitôt contesté les résultat de cette étude en déposant une plainte. La Cour de justice genevoise lui a donc donné raison.
Biogen est en concurrence avec plusieurs groupes, notamment Serono, pour le traitement de la sclérose en plaques, dont le marché mondial est estimé à plus de 3,3 milliards de francs par an. La sclérose en plaques frappe deux millions de personnes dans le monde, dont 450 000 en Europe. Les enjeux de ce bras de fer sont donc de taille.
swissinfo avec les agences
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