Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06982.jsonl.gz/622

Critique
Homme de théâtre, scénariste, réalisateur, David Mamet signe là un film qui s'apparente davantage à du théâtre filmé qu'à du cinéma. Du reste, L'HONNEUR DES WINSLOW est bien au départ une pièce de théâtre de Rattigan, écrite peu avant la Seconde guerre mondiale et inspirée d'une histoire vraie survenue à un certain George Archer-Shee en 1908. C'en est la deuxième adaptation au cinéma. Dans le film, George s'appelle Ronnie. Elève de l'école navale d'Osbourne, il est accusé de vol et renvoyé. Mais l'enfant se dit innocent. Son père (Nigel Hawthorne) s'adresse alors au meilleur avocat (Jeremy Northam) afin d'obtenir justice et de sauver l'honneur de la famille. L'affaire prend une ampleur telle que toute l'Angleterre s'en trouve mobilisée.
Presque toutes les scènes sont en intérieur et, si l'on voulait être cruel, on dirait que l'on peut écouter le film en fermant les yeux. Ce serait tout de même dommage. Les acteurs et actrices sont délicieux à écouter mais aussi à voir, tant le sens de l'honneur et de la justice, la ténacité, l'intelligence et l'agilité de l'humour anglais sont autant visuels que sonores.
Ancien membre