Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06959.jsonl.gz/1303

La coopération internationale de la Suisse est-elle comparable à celle du Conseil de coopération du Golfe?
Certaines grandes orientations – telles que l’éducation, le travail et le revenu, ou encore des thématiques ayant trait à la santé – sont communes à la DDC et à la majorité des pays donateurs arabes. Il en est de même pour l’eau, la sécurité alimentaire ou les mesures pour lutter contre le changement climatique.
Les approches sont toutefois différentes : les principaux donateurs du CCG, dans le domaine de la coopération au développement, investissent dans l’infrastructure, ce que la DDC ne fait quasi plus. Ils sont également très actifs dans le secteur des énergies renouvelables. Ces pays consentent souvent des prêts à taux préférentiels ; la DDC attribue quant à elle exclusivement des grants, à savoir des subventions. D’autre composantes d’un programme comme la professionnalisation locale, les questions de bonne gouvernance et l’égalité des sexes ou encore la durabilité des investissements constitue des atouts pour la Suisse. Celle-ci peut contribuer positivement aux programmes communs, qui font aussi l’objet d’une forte demande.
Ces différentes approches donnent lieu à un haut potentiel de complémentarité. Ainsi, des coopérations judicieuses peuvent naître dans le cadre d’un programme, faisant intervenir des donateurs du CCG pour le financement des infrastructures, la Suisse apportant quant à elle ses atouts par l’entremise de la DDC.