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- Les infections dues au EHV-1 peuvent provoquer une symptomatique plus grave que celles dues au EHV-4.
- Presque tous les jeunes chevaux font une première infection due au EHV, en général au cours de leurs 6 premiers mois de vie. Cette infection peut persister sous une forme latente. Le virus se retire alors dans les cellules nerveuses et peut rester inaperçu pendant des années. Dans les situations de stress, le virus peut se réactiver et être excrété dans les sécrétions des voies respiratoires via le nez et la bouche. Les chevaux atteints ne présentent souvent que des symptômes très bénins et sont difficiles à identifier. Les infections EVH latentes sont largement répandues dans la population équine et ne peuvent pas être évitées.
- Transmission: directe par contact entre les chevaux, ou indirecte via les récipients pour le fourrage ou l'eau souillés, plus rarement par les vêtements, les mains etc. Dans des conditions idéales, le germe pathogène peut survivre jusqu'à 4 semaines dans l'environnement, mais dans des conditions normales au maximum environ 7 jours.
- Incubation (= depuis la contamination jusqu'à l'apparition de la maladie) 6 à 10 jours
- L'agent infectieux est excrété via les sécrétions de la muqueuse buccale et nasale ou via l'arrière-faix en cas d'avortement ; l'excrétion ne commence qu'après l'apparition des premiers symptômes cliniques.
- Une infection surmontée ne confère pas d'immunité (protection). Un foyer d'herpès peut par conséquent toujours se déclarer et toucher régulièrement n'importe quel cheval. Il n'est pas possible d'éradiquer la maladie de la population équine.
Plusieurs informations générales peuvent être trouvées dans l'aide-mémoire destiné aux propriétaires et l'aide-mémoire destiné aux vétérinaires (appendice au document précité, voir ci-dessous).
Aucun nouveau cas d’EHV-1 n’a été signalé en Suisse depuis bien 3 semaines. Le foyer d’herpèsvirus équin s’est heureusement limité aux cas connus dans le canton de Zoug, concernant des chevaux tombés malades après leur retour d’un concours de saut à Valence. La maladie ne s’est pas transmise en Suisse, notamment grâce au comportement professionnel de toutes les personnes impliquées. Elle n’a provoqué aucun décès et tous les chevaux se sont rétablis. Le cheval qui avait dû être traité pour des symptômes neurologiques à l’Hôpital vétérinaire de Zurich a également pu être remis aux soins de son propriétaire.
Le variant non neuropathogène (EHV-1 DNA pol A2254) a été mis en évidence chez tous les chevaux touchés. Avec le variant neuropathogène du virus (NP, EHV-1 DNA pol G2254), qui présente une mutation du gène (au niveau de l’ORF 30) codant l’ADN polymérase (A à G2254), les chevaux ont un risque 160 fois plus élevé de développer la forme neurologique. Les chevaux atteints de la forme non neuropathogène (NNP) peuvent toutefois aussi développer des symptômes neurologiques, comme on a pu le voir au cours du foyer actuel. Les premiers résultats publiés à Gand sur les séquençages du virus montrent que la souche virale de Valence est identique à la souche abortive isolée en 1997 en Belgique. Il ne s’agit donc pas d’une souche exotique ou mutée. Cela ne veut pas dire que le virus a été introduit par un cheval belge. Vous pouvez consulter ici les recommandations de traitement données par un panel d’experts de l’EHV-1.
Vous trouverez ici un document contenant des réponses aux FAQs sur le EHV-1 posées par les propriétaires, les entraîneurs et autres personnes concernées par le sport équestre.
L’EHV est endémique dans notre population de chevaux et des cas de EHV-1 et de EHV-4 sont diagnostiqués chaque année. Un filtre permet d’afficher le graphique du nombre de cas des dernières années sur le site Equinella.
Equinella était également représentée dans la task force vétérinaire de la Fédération Suisse des Sports Équestres (FSSE). En raison de la stabilité de la situation épidémiologique, il a été décidé à l’unanimité que les concours pourront se dérouler à nouveau en Suisse à partir du 29 mars, pour autant que la réglementation COVID-19 le permette. Le communiqué de presse de la FSSE se trouve ici.
25.03.2021
Premier information du début mars 2021: Il y a actuellement (février 2021) une épidémie d'EHV-1 associée à un concours à Valence, en Espagne. On ne sait toujours pas si cette épidémie s'est étendue à d'autres conours en Espagne et dans le reste de l'Europe. Cependant, des cas d'EHV-1 ont déjà été signalés en France et en Belgique en rapport avec la participation au concours de Valence. Il s'agit d'une grave épidémie qui touche de nombreux chevaux et entraîne des symptômes neurologiques et des décès. L'épidémie doit donc être prise au sérieux et des mesures doivent être prises pour l'endiguer ou pour empêcher sa propagation à la population de chevaux suisses par le retour des chevaux ayant participé à ces concours.
Equinella, la Fédération suisse d'équitation (FSEE) et l'Association suisse de médecine équine (ASME) ont décidé d'émettre des recommandations pour prévenir la propagation de l'épidémie d'EHV-1 en Suisse. Ces recommandations sont indépendantes des directives de la FEI concernant la participation à d'autres concours, et sont donc également différentes en termes de contenu des recommandations de la FEI.
Mars 2021