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Pour quelles expériences peut-on utiliser des singes ?
En principe, les singes peuvent être utilisés dans les mêmes conditions que les autres animaux (voir aussi la ). En 2006, une parlementaire visant à "interdire les expériences sur les primates entraînant des contraintes modérées ou sévères pour les animaux" a été traitée au Conseil national et rejetée par la commission compétente. En 2016, la 15.4241 | Interdiction des expériences contraignantes sur les primates | Objet | Le Parlement suisse a été rejetée par le Conseil fédéral. Dans les deux cas, les parlementaires se sont prononcés pour que la loi sur la protection des animaux règle déjà les conditions. Elle stipule notamment que les expériences ne peuvent être réalisées que sur des animaux évolutivement supérieurs (p. ex. des singes) si le but ne peut pas être atteint avec des espèces animales évolutivement inférieures (p. ex. des rats) ou des méthodes alternatives appropriées. En Suisse, il est donc également possible de réaliser des expériences animales contraignantes sur des singes. Mais aucune expérience de ce type n'est réalisée sur les grands singes anthropoïdes tels que les chimpanzés ou les gorilles.
Quelles espèces de singes sont utilisées en Suisse pour les expériences ?
Disons-le d'emblée : aucune expérience à charge n'est menée en Suisse sur des grands singes. En principe, on distingue chez les singes les singes non humains (p. ex. macaques, singes à touffe blanche) et les singes humains (bonobo, chimpanzé, gorille et orang-outan). Ces deux groupes bénéficient d'un statut particulier en raison de leur proximité avec l'homme et de leurs capacités cognitives et émotionnelles. Cela signifie également que les expériences sur ces animaux nécessitent une justification encore plus grande que pour les autres espèces animales. Les espèces de singes les plus utilisées dans la recherche sont les macaques, principalement les macaques de Java (Macaca fascicularis) et les macaques rhésus (Macaca mulatta). Les marmousets représentent une petite partie des expériences, mais ils sont surtout utilisés en Suisse dans des expériences non contraignantes pour observer leur comportement.
Qu'en est-il de la recherche sur les grands singes en Suisse ?
En 2006, la Commission fédérale pour les expériences sur animaux (CFEA) a publié, en collaboration avec la Commission fédérale d'éthique pour la biotechnologie dans le domaine non humain (CENH), le "Recherche sur les primates - une évaluation éthique". On y lit que les commissions estiment que la pesée des intérêts pour les expériences sur les grands singes n'est pas éthiquement admissible et que les expériences sur ces animaux ne se justifient pas, car ils sont encore plus proches de l'homme que les singes non humains. La CFEA et la CENH ont donc recommandé d'interdire les expériences contraignantes sur les grands singes. Le législateur n'a certes pas interdit officiellement les expériences sur les grands singes en Suisse, au motif que les expériences non contraignantes devraient en principe rester possibles. Cela concerne par exemple l'observation du comportement. Cependant, les expériences à charge ne sont plus réalisées. En se basant sur la loi suisse sur la protection des animaux, une telle autorisation ne serait plus autorisée aujourd'hui.