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Pas de privilège pour les investissements dans le secteur de la construction
COMMUNIQUE DE PRESSE
Pas de privilège pour les investissements dans le secteur de la construction
11 sep 2003 (DFF) C'est notamment pour offrir un cadre favorable à une
croissance durable que la Confédération doit assainir ses finances. Le
Conseil fédéral refuse donc de faire bénéficier les investissements du
secteur de la construction d'un traitement de faveur dans le cadre du
programme d'allégement budgétaire 2003, comme il l'indique dans sa réponse à
deux interventions parlementaires.
Les conseillers nationaux Adrian Imfeld (PDC/OW) et Robert Keller (UDC/ZH)
ont chacun déposé une interpellation demandant que la Confédération réduise
les économies prévues dans le domaine des investissements concernant la
construction et les transports. Rappelant les effets bénéfiques, sur l'
emploi et sur la croissance, des investissements dans la construction, les
deux parlementaires disent craindre que le programme d'allégement budgétaire
2003 ne détériore la conjoncture et ne renforce le chômage.
Dans sa réponse à ces interpellations, le Conseil fédéral indique que, pour
des raisons de symétrie des sacrifices, le programme d'allégement budgétaire
doit aussi porter sur les investissements consacrés au secteur de la
construction dont les coûts subséquents ne peuvent plus être financés à long
terme.
La suppression temporaire d'emplois induite à court terme par le programme d
'allégement budgétaire 2003 est, selon le Conseil fédéral, défendable en
raison des plus grands avantages que ce programme apporte à long terme. L'
assainissement des finances fédérales permet de créer des conditions
favorables à la croissance économique et d'offrir la marge de manouvre
nécessaire à l'accomplissement de nouvelles tâches ou au renforcement de
certains domaines.
Le Conseil fédéral a tenu compte de la situation conjoncturelle actuellement
difficile en prévoyant de procéder aux économies nécessaires par étapes d'
ici à 2007. A ce moment-là, l'économie devrait avoir retrouvé le chemin de
la croissance.
Conscient du caractère imprécis de la notion d'investissement ainsi que des
distorsions causées par d'importantes variations de dépenses dans d'autres
domaines, le Conseil fédéral fait également savoir qu'il continuera à
maintenir stable la proportion d'investissements et à mettre rapidement en
ouvre les projets prêts à être réalisés pour autant que le financement de
ceux-ci soit assuré.
Renseignements: Peter Saurer, Administration fédérale des finances, (031)
322 60 09 Andreas Pfammatter, Administration fédérale des finances, (031)
322 60 54
Département fédéral des finances DFF
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