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Juan Guaido prêt à autoriser une intervention américaine "si nécessaire"
"Nous ferons tout ce qui est nécessaire, tout ce que nous devons faire pour sauver des vies humaines, pour que des enfants cessent de mourir", a déclaré vendredi l'opposant Juan Guaido interrogé par l'AFP.
"C'est une question évidemment très polémique, mais en faisant usage de notre souveraineté, en exerçant nos prérogatives, nous ferons le nécessaire", a ajouté Juan Guaido, reconnu comme président par intérim par une quarantaine de pays, dont les Etats-Unis. Il répondait à la question de savoir s'il utiliserait les compétences qui sont les siennes pour autoriser une éventuelle intervention militaire étrangère.
"Ici, au Venezuela, chaque jour qui passe se compte en vies humaines", a déclaré l'opposant. La grave crise économique qui frappe ce pays pétrolier a entraîné de graves pénuries de nourriture et de médicaments. Plus de deux millions de Vénézuéliens ont fui leur pays depuis 2015, selon l'ONU.
>> Voir aussi: Les Vénézuéliens prient l'armée de laisser entrer l'aide humanitaire:
Cargaison d'aide bloquée
"Nous ferons tout ce que nous devons faire de manière souveraine, autonome, pour parvenir à ce que cesse l'usurpation" du pouvoir par Nicolas Maduro, a-t-il encore dit.
Le président américain Donald Trump, qui a immédiatement reconnu Juan Guaido comme président par intérim, a réaffirmé dimanche que le recours à l'armée américaine au Venezuela était "une option" envisagée face à la crise politique qui secoue ce pays.
>> Voir aussi: Treize pays veulent amener leur aide au Venezuela
Une première cargaison d'aide humanitaire envoyée par les Etats-Unis est arrivée jeudi dans la ville colombienne de Cucuta, à la frontière avec le Venezuela. Le président Nicolas Maduro a promis vendredi de la bloquer à l'entrée du pays.
"Le Venezuela ne va pas tolérer le 'show' de la prétendue aide humanitaire, car nous ne sommes pas des mendiants", a-t-il lancé, accusant une nouvelle fois cette aide d'être un cheval de Troie des Etats-Unis pour intervenir militairement dans le pays pétrolier.
D'autres cargaisons d'aide sont attendues dans les "prochains jours", selon l'unité nationale de gestion des risques de catastrophes (UNGRD), l'organisme officiel colombien chargé des secours.
ats/ebz
Publié le 09 février 2019 à 12:07 - Modifié le 09 février 2019 à 14:31