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Voilà que reviennent encore et encore la hargne et la vengeance contre Cantat. Au fond il a payé. mais pas assez cher. Et même si on l'avait guillotiné - avant que R. Badinter mette fin à ce triste simulâcre de justice - il y en aurait pour demander qu'on lui coupe le coup encore une fois.
Mais à quoi servirait donc la justice si elle n'était que le bras exterminateur d'une population vengeresse ? Je n'ai jamais été fan de B. Cantant, pas plus d'ailleurs que de M. Trintignant. Cette histoire d'amour passionnel qui finit dans le drame et le sang ne peut pas se résumer à un article du code pénal et un nombre d'années de détention pour le "qualifier". On doit avoir de la compassion pour les parents de Marie Trintignant et l'abominable sort qui a été réservé à leur fille. On peut tout aussi bien avoir de la compassion pour la famille de B. Cantat.
Quant à l'acteur de drame, pourquoi vouloir l'empêcher de faire son métier, probablement le seul qu'il sache faire correctement : écrire et jouer de la musique. Lorsqu'un mécanicien "trucide" sa maîtresse, a-t-on jamais eu l'idée de l'empêcher - à sa sortie de pénitencier - d'exercer son métier ?
Il est vrai qu'en s'acharnant sur un ou une "repris(e) de justice" (le terme est éloquent !), la population vengeresse a le doux et réconfortant sentiment d'être du bon côté de la justice parce qu'elle ignore tout de son avenir...