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Âges du fer
Si la production de fer se limita pendant le premier âge de fer aux armes, c'est que le métal était difficile à obtenir. La généralisation des bas fourneaux (fosse surmontée d'une cheminée) permis progressivement sa généralisation aux objets usuels. Les murus gallicus, fortifications admirées par César pendant la guerre des Gaules étaient truffés de grands clous de fer destinés à maintenir en place le complexe assemblage de poutres servant à maintenir le blocage de pierre et terre.
César convenait des capacités techniques des gaulois qui avaient inventé le tonneau, la moissonneuse (poussée par une paire de boeufs) et avaient une religion polythéiste pas si différente de celles des gréco-romains. Pourtant ces peuples ingénieux étaient déconsidérés par les peuples classiques.
La cause en est simple, le pouvoir de l'écriture. Les grecs méprisaient leurs voisins, ce qui ne pourrait être qu'une preuve de xénophobie est devenue aux yeux d'une histoire tissée à l'aune des humanités classiques. Devant la découverte des merveilles réalisées par les artisans "barbares", on révise ce jugement.
Les gaulois utilisaient la monnaie imitant les pratiques des peuples classiques. Ils s'inspirèrent des modèles, même si la frappe est nettement moins régulière. C'est en effet un caractère de la période que cette fascination des peuples celtes pour les gréco-romains. Cette contamination s'explique par les nombreux et riches échanges nécessités par les besoins en matière première.
La Gaule transalpine est organisé en une soixantaine de cités, sortes de provinces indépendantes par les lois, mais aussi la langue. Les propriétaires terriens formaient une aristocratie qui dirigeait la vie collective.
La conquête romaine ne se fit donc pas dans un territoire rempli de sauvages hirsutes, mais bien au sein d'une société organisée.
L'Art celte
Hors l'imitation des réalisation classiques, les celtes développèrent un art qui trouva son origine dès la période d'Hallstatt et qui perdurèrent très avant dans le moyen-âge, en particulier dans l'enluminure. Ses caractéristiques sont bien connus car ils nous sont parvenus par la survivance folklorique du celtisme.
Les formes les plus typiques de l'art celte sont les torques à tampon qui avaient certainement un rôle religieux car on les trouve sur certaines statues de divinités, comme le dieu au Torque du Musée de Saint-Germain-en-Laye. Les bracelets, souvent assez imposants et les chaudrons comme celui de Gundenstrup.
Les gaulois furent réputés dans le travail du métal, mais aussi dans celui du bois. Par contre, en poterie, s'ils utilisèrent le tour de potier dès le 5ème siècle, mais sans acquérir la technique des artistes classiques dont les productions se retrouvent même dans les tombes gauloises. Ils prirent, comme les verriers leur revanche après la conquête romaine.
Grand Atlas de l'Archéologie (le), Encyclopaedia Universalis, Paris, 1985.
Trésor des princes celtes, RMN, Paris, 1987.
C. Eluère, or des celtes (l'), bibliothèque des Arts, Paris, 1987.
Guilaine Jean, Préhistoire d'un continent à l'autre (la), Larousse, Paris, 1986.
Guilaine Jean, France d'avant la France (la), Hachette, Paris, 1880.