Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/162300

<h2>SubmittedText<h2><p>Les analyses d'eau potable effectuées autour de la mine de Tintaya, qui est exploitée par Glencore dans la province d'Espinar, au Pérou, ont révélé à plusieurs reprises des teneurs élevées en métaux lourds. Boire cette eau constitue donc un danger pour la population locale. Aucune étude indépendante n'a été menée à ce jour pour déterminer la cause de cette pollution. C'est ce qu'exige maintenant de l'ONU une large coalition d'ONG.</p><p>- La Suisse soutient-elle cette démarche ?</p><p>- Va-t-elle appuyer l'exigence faite au rapporteur spécial sur le droit à l'eau potable et à l'assainissement ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Depuis les incidents survenus dans la région en mai 2012, plusieurs études ont été réalisées concernant la qualité de l'eau à Espinar, notamment une mandatée par l'État péruvien dans le cadre des dialogues mis en place pour essayer de résoudre le conflit social en cours depuis des années autour de la mine de Tintaya. Celui-ci a ses origines dans l'interprétation contradictoire des études effectuées, la pollution de l'eau étant attribuée soit à la mine soit à des causes naturelles.</p><p>Le Conseil fédéral est d'avis qu'en principe des informations fiables, obtenues indépendamment, sont importantes pour évaluer ce contexte et d'autres similaires. Si une vérification et un monitoring de la qualité de l'eau par une organisation indépendante internationalement reconnue et disposant d'une méthodologie scientifique sont acceptés par toutes les parties concernées (entreprise, gouvernement péruvien, communautés, société civile), le Conseil fédéral soutient une telle approche. La Suisse n'interviendra toutefois qu'à cette condition, en accord avec le gouvernement concerné. Dans ce cas, la Suisse serait également prête à participer aux travaux correspondants.</p>