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New York - Les Etats-Unis - avec un bémol -, l'UE et l'Iran ont salué le résultat de la conférence de suivi du TNP, parvenue à un accord sur la création d'une zone dénucléarisée au Proche-Orient. Israël, considéré comme la seule puissance nucléaire de la région, a dénoncé "l'hypocrisie" du texte.
"L'accord comporte des étapes équilibrées et réalistes qui feront avancer la non-prolifération, le désarmement nucléaire et l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire, qui sont des piliers importants du régime global de non-prolifération", a déclaré le président américain Barack Obama.
Il a cependant ajouté être "fortement" en désaccord avec le fait que la conférence ait singularisé Israël dans sa section consacrée au Proche-Orient. Il a réaffirmé que "la principale menace de prolifération au Proche-Orient est le refus de l'Iran de respecter ses obligations découlant du "Traité de non-prolifération nucléaire" (TNP).
Le document prévoit l'organisation en 2012 d'une conférence internationale, "à laquelle tous les Etats de la région sont censés participer et devant mener à l'établissement" d'une telle zone, ce qui implique la présence d'Israël et de l'Iran.
L'accord affirme "qu'il importe qu'Israël adhère au traité et place toutes ses installations nucléaires sous les garanties globales" de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). En revanche l'Iran n'est pas mentionné nommément.
"Cet accord est marqué du sceau de l'hypocrisie. Seul Israël est mentionné alors que le texte passe sous silence d'autres pays comme l'Inde, le Pakistan, la Corée du Nord qui disposent d'armes nucléaires ou, plus grave encore, l'Iran qui cherche à s'en doter", a réagi un haut responsable du gouvernement israélien.
L'Iran s'est en revanche félicité du résultat de la conférence. "C'est un pas en avant vers la création d'un monde sans armes nucléaires", a estimé le représentant de l'Iran à l'AIEA. A Bruxelles, la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne (UE) Catherine Ashton a salué "avec enthousiasme" l'accord.
ATS