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Par ats - Mis en ligne le 29.10.2012 à 18:17
|L'ex-courtier d'UBS Kweku Adoboli, jugé pour une fraude ayant coûté 1,8 milliard à la banque, a assuré lundi lors de son procès à Londres que son comportement a été influencé par ses collègues. Il a notamment mis en cause le directeur de la banque d'affaires Carsten Kengeter.|
Continuant de plaider non coupable, Kweku Adoboli a indiqué que ses collègues avaient fait pression sur lui en juillet 2011 pour qu'il change sa stratégie sur les marchés financiers et parte du principe que les cours allaient évoluer à la hausse. C'est ce changement qui l'aurait conduit à générer d'énormes pertes.
Caricature d'un oursCes pressions auraient atteint leur apogée lorsqu'un collègue de Kweku Adoboli au sein du département ETF ("Exchange Traded Funds") a envoyé une caricature du trader ghanéen sous les traits d'un ours - animal symbolisant les marchés baissiers.
"A ce moment-là, j'ai craqué, j'ai tout simplement craqué", a lancé Kweku Adoboli à la cour. Il a alors modifié ses positions sur les marchés financiers, mais les cours se sont ensuite effondrés.
Les positions ont dégringolé de 30%, a-t-il indiqué. "Mais je les ai maintenues, suivant les conseils des personnes qui m'entouraient. Si seulement je ne les avais pas écoutés, je ne serais pas là aujourd'hui!"
Patron de la banque d'affairesParmi les collègues qui l'ont influencé se trouve le patron de la banque d'affaires, a ajouté Kweku Adoboli. Carsten Kengeter a échangé ses vues sur les marchés financiers avec Kweku Adoboli le 12 juillet.
M. Kengeter a notamment cité une conversation avec l'ancien membre de la direction de la Banque centrale européenne Axel Weber. Selon cet échange, les marchés financiers étaient sur le point de repartir à la hausse.
"Il aurait été grossier de la part d'un trader relativement inexpérimenté d'ignorer les propos du patron de la banque d'affaires", a souligné Kweku Adoboli.
La justice britannique reproche à Kweku Adoboli au total six "abus de position" ou fraudes comptables qui pourraient lui valoir jusqu'à dix ans de prison.