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Le nouveau chef du gouvernement japonais est un partisan du nucléaire
Kishida a obtenu 311 voix à la Chambre basse et 141 voix à la Chambre haute, et Yukio Edano – président du principal parti de l’opposition (parti anti-nucléaire) Constitutional Democratic Party – respectivement 124 et 65 voix lors de l’élection, retransmise à la télévision.
Durant la campagne, M. Kishida avait souligné que la stratégie du Japon pour les énergies propres devait être équilibrée et devait combiner les énergies renouvelables, l’hydrogène, le captage du carbone atmosphérique et l’énergie nucléaire. D'après lui, seule cette démarche permettra de garantir à la fois un approvisionnement énergétique stable et une compétitivité des coûts au regard de la numérisation et de la consommation croissante d’électricité.
Devant le groupe PLD, qui demande le remplacement des centrales nucléaires, M. Kishida avait estimé que développer la technologie nucléaire afin de l’adapter aux besoins à venir revêtait une importance majeure, car il sera difficile d'atteindre la neutralité carbone uniquement avec les énergies renouvelables. Il a réaffirmé sa position de soutenir le redémarrage des tranches nucléaires tout en accordant la priorité à la sécurité. Il propose également de remplacer les anciennes tranches par des petits réacteurs modulaires.
Après l’accident de Fukushima-Daiichi du 11 mars 2011, les 48 tranches nucléaires en service commercial au Japon avaient été arrêtées jusqu’à ce qu’il soit démontré qu’elles remplissaient les nouvelles exigences, plus strictes. Dix ont été remises en service depuis, et 21 ont été désaffectées.