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La milice chiite d'Ansaruallah a annoncé vendredi la dissolution du Parlement yéménite. Elle a mis en place un Conseil présidentiel de cinq membres, confortant son emprise sur le Yémen, privé d'exécutif depuis deux semaines.
La milice chiite a décidé de créer un Conseil national de 551 membres. Il remplace le Parlement dissous, a-t-elle annoncé dans une "déclaration constitutionnelle" rendue publique depuis le palais présidentiel, dont elle avait pris le contrôle par la force le 20 janvier dernier, poussant l'exécutif à la démission.
Le Conseil présidentiel doit à son tour former un gouvernement de compétences nationales pour une période de transition. La milice l'a fixée à deux ans dans son document.
Ces mesures ont été annoncées au lendemain de la suspension des négociations entre les différentes formations politiques sur une sortie de crise, parrainées par l'émissaire de l'ONU au Yémen, Jamal Benomar, faute d'accord. Ces négociations devaient reprendre samedi, selon des participants.
Le mouvement chiite houthi, qui est devenu l'organisation la plus influente du pays, avait donné jusqu'à mercredi aux factions politiques rivales pour trouver une issue à la crise provoquée par le départ du président Abd Rabbou Mansour Hadi le 22 janvier. Dans le cas contraire, le mouvement soutenu par le pouvoir iranien menaçait d'imposer une solution unilatéralement.
ATS