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Berset Alain, conseiller fédéral:
Depuis le début du 7e programme-cadre de recherche du 15 juin 2011, la Suisse a reçu de la part de la Commission européenne 137 bourses pour un montant de 233 millions d'euros. La commission fait une différence entre les bourses avancées destinées aux chercheurs dont la réputation est déjà installée et celles destinées à des chercheurs talentueux ayant obtenu leur doctorat il y a entre deux et douze ans.
En ce qui concerne la part de Suisses et d'étrangers, nous recevons de la Commission européenne des données dans lesquelles la nationalité des boursiers n'est pas indiquée. En règle générale, ces boursiers proviennent en majorité de l'étranger. Selon une étude effectuée récemment par SwissCore, l'antenne du Fonds national suisse de la recherche scientifique à Bruxelles, le pourcentage du nombre de chercheurs de nationalité suisse et basés en Suisse s'élève à 25 pour cent. On remarque que les Suisses sont plus nombreux à obtenir des bourses avancées (31 pour cent) que des bourses de chercheurs débutants (17 pour cent).
En ce qui concerne les domaines de la recherche, le domaine des sciences de la vie a reçu le plus de bourses: 60 bourses pour un montant de 105 millions d'euros, c'est-à-dire 45 pour cent du total. Il est suivi de près par les sciences physiques: 60 bourses pour un montant de 104 millions d'euros; ensuite le domaine interdisciplinaire: 8 bourses pour environ 15 millions d'euros; les sciences sociales et humaines: 5 bourses pour 5,5 millions d'euros; et les études exploratoires et préparatoires: 1 bourse pour 2,4 millions d'euros.
Au niveau de la répartition par institution, l'EPFL a reçu 30,4 pour cent des contributions, soit 70,8 millions d'euros. Elle est suivie par l'ETHZ, l'Université de Zurich et celle de Genève. Il faut encore ajouter les Universités de Bâle, Berne, Lausanne et Fribourg, qui ont également reçu des contributions.
La question du genre a également été posée: les bénéficiaires des bourses ne sont pas du tout répartis à part égale en terme de genre en Suisse. Moins de 11 pour cent, soit
10,9 pour cent des bourses, sont attribuées à des femmes. Au niveau européen, ce chiffre s'élève à 23,6 pour cent.

AB 2012 N 159 / BO 2012 N 159

Quant au potentiel de la Suisse et aux mesures lui permettant d'augmenter celui-ci: la Suisse obtient déjà proportionnellement plus du double des fonds des bourses ERC que la moyenne européenne selon le rapport sur la participation suisse aux programmes de recherche de l'Union européenne 2007-2011. Elle se place au quatrième rang après le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France, mais se hisse devant des pays comme l'Italie et l'Espagne qui possèdent un plus grand nombre de chercheurs que la Suisse. Le nombre de bourses dépend d'un côté du potentiel d'un pays dans la recherche fondamentale - nombre de chercheurs, fonds à leur disposition -, ainsi que de la qualité de la recherche. La Suisse doit veiller au maintien de cette qualité afin de préserver le haut niveau déjà atteint.