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Après les différents scandales qui ont agité le département municipal de Sandrine Salerno (Boris Drahusac, Valérie Garbani, etc.), voilà que nous apprenons que le directeur général de l'administration municipale a bénéficié d'avantages salariaux. Si ce dernier cas n'est pas plus acceptable que les dérives constatées au département des finances de Madame Salerno, il faut avouer qu'il est encore plus révélateur de la mentalité qui règne au sein du Conseil administratif d'alors, bien que nous retrouvions pour cette légilsature MM. Maudet et Pagani et Mme Salerno. Se moquer des statuts du personnel démocratiquement accepté par le parlement est déjà une faute grave de la part de magistrats élus et par conséquent assermentés. Mais en plus le faire alors que les salaires des employés de la Ville de Genève étaient bloqués depuis quatre ans dénote un esprit de caste plus soucieuse de préserver et d'accorder ses privilèges que de respecter les lois et les règlements en usage.
L'autorité de surveillance des communes, à savoir le Conseil d'Etat, doit intervenir dans les plus brefs délais devant ces maguouilles faites entre magistrats et hauts fonctionnaires pourtant largement rémunérés (200'000 francs dans le cas du directeur général) et qui mélangent vie privée et mandat électif : Christian Ferrazino est le parrain du fils du directeur général. Et pour mémoire Sandrine Salerno est la marraine de l'enfant de Boris Drahusak.
Si le Conseil d'Etat n'intervient pas devant de tels comportements, je me demande si il ne faudra pas s'adresser directement au Procureur général en invoquant l'article 252 du code pénal « Faux dans les titres » : Celui qui, dans le dessein d'améliorer sa situation ou celle d'autrui, aura contrefait ou falsifié des pièces de légitimation, des certificats ou des attestations, aura fait usage, pour tromper autrui, d'un écrit de cette nature, ou aura abusé, pour tromper autrui, d'un écrit de cette nature, véritable mais non à lui destiné, sera puni d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire ?