Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07199.jsonl.gz/1263

La phytothérapie est le recours aux plantes médicinales ou médicaments à base de plantes contenant des principes actifs naturels pour soigner des symptômes ou des maladies. Le mot phytothérapie , provient des deux racines grecques anciennes "phyton" (végétal) et "therapeia" (cure, thérapie) qui, mises ensemble, signifient la thérapie par le végétal ou par les plantes.
Qu’est ce qu’une plante médicinale
Il existe plusieurs définitions pour désigner une plante médicinale mais, pour faire simple, le terme désigne une plante ou une partie d'une plante possédant des substances appelées principes actifs, pouvant être utilisés à des fins thérapeutiques L'Organisation mondiale de la santé (OMS) ne donne pas de définition précise de plante médicinale mais plutôt de médicament à base de plantes, tout en classant l'utilisation de plantes médicinales et médicaments à base de plantes parmi les médecines et formes de médication traditionnelles. Ainsi, pour l'organisme international, les médicaments à base de plantes incluent " des plantes, des matières végétales, des préparations à base de plantes et des produits finis qui contiennent comme principes actifs des parties de plantes, d'autres matières végétales ou des associations de plantes ".
La plus vieille médecine du monde
La phytothérapie est sans doute la plus vieille médecine du monde. Déjà les druides de notre vieille Europe (600 ans av. J.-C.), en faisaient un usage courant et n'ignoraient rien des vertus du gui contre la stérilité. les médicaments à base de plantes et substances végétales ont gardé une place primordiale en médecine pendant des siècles. Plus récemment, dans les pays occidentaux, les médicaments à base de plantes ont progressivement cédé la place aux molécules chimiquement synthétisées, qui sont devenues majoritaires à partir des années 1940. Cependant, plus d'un tiers de ces médicaments synthétiques sont élaborés à partir des molécules trouvées dans les plantes :l'aspirine est issue de la saule, la digitaline (médicament bien connu des cardiaques) de la fleur de digitaline. Aujourd'hui leurs qualités sont à nouveau redécouvertes et exploitées au naturel.
Les principes actifs des plantes médicinales
Les effets bénéfiques des plantes sur la santé sont dus au fait qu'elles contiennent des substances appelées principes actifs, responsables de leurs effets thérapeutiques. Chaque plante offrirait deux à trois cents composants différents. Il existe de nombreux principes actifs connus et décrits dans les monographies mais tous ne le sont pas. Selon les phytothérapeutes, c'est de l'interaction entre ces différentes substances que naîtrait l'efficacité thérapeutique.Lorsque les principes actifs sont connus, il est souhaitable d’utiliser une forme galénique dont le dosage des méthodes validées est de normalisé. Cela permet d'obtenir un maximum de bénéfices thérapeutiques avec un minimum de risques, sachant que, si beaucoup de plantes n'ont pas d'effets secondaires lorsqu'elles sont utilisées à des doses connues et normalisées, certaines ont des effets toxiques pouvant être graves, même à faible dose.
Ces constatations soulignent encore une fois l'importance de la connaissance des plantes médicinales et le rôle du thérapeute dans l'utilisation à bon escient de substances médicamenteuses d'origine végétale.
L'activité thérapeutique des plantes médicinales
En ce qui concerne l'activité thérapeutique, elle est définie par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme l'action ou l'ensemble d'effets conduisant à la " prévention, le diagnostic et le traitement de maladies physiques et psychiques, l'amélioration d'états pathologiques, ainsi que le changement bénéfique d'un état physique et mental ". Les activités thérapeutiques potentielles des plantes médicinales sont donc multiples.
Beaucoup de plantes médicinales possèdent plusieurs activités thérapeutiques car le plus souvent elles contiennent plusieurs principes actifs dont les effets sont additifs et/ou complémentaires. Ce phénomène explique également qu'en phytothérapie, plusieurs plantes ou parties de plantes sont fréquemment utilisées en association afin d'obtenir un effet optimal.
Un marché en expansion
Depuis les années 1970, entre autres à cause des effets indésirables des médicaments de synthèse, les gens se tournent de nouveau vers les plantes médicinales.La phytothérapie revient en force, à tel point qu'actuellement, un Français sur deux déclare avoir recours à des plantes médicinales ou médicaments à base de plantes pour se soigner. Leur popularité grandissante a amené les scientifiques à entreprendre de nouvelles recherches. Par exemple, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la Communauté européenne ont créé des organismes visant à recenser les usages traditionnels des plantes médicinales, à les valider sur le plan scientifique et à mieux comprendre leurs mécanismes sous-jacents.
Quelle que soit la partie de la plante utilisée (racines, tiges, fleurs, écorce, graines, fruits, etc.), la matière brute est généralement hachée et séchée, et parfois réduite en poudre. Ainsi, on peut la conserver plus longtemps à condition de l’entreposer dans un endroit sec et frais, à l’abri de la lumière. On en fait des infusions ou des décoctions qu’on prend sous forme de boissons chaudes ou tièdes, ou dont on se sert pour préparer des compresses, des cataplasmes ou encore des sirops, crèmes ou onguents médicinaux.
Dans le commerce, on trouve des plantes séchées vendues en vrac ou en sachets pour la préparation de tisanes (infusions) : ces produits doivent donc simplement afficher le nom commun et le nom latin de la plante, ainsi que la partie dont il est tiré. Il arrive aussi que la plante ainsi séchée et réduite en poudre soit mise en capsules ou en comprimés à prendre par voie orale.
Un autre procédé, l’extraction, permet l’obtention d’une forme pulvérulente (extrait sec, atomisat), pâteuse (extrait mou) ou liquide (extrait fluide, teinture, teinture-mère) concentrée en principes actifs.
Après le broyage de la plante, la poudre obtenue est traitée par un solvant, par simple contact ou par lixiviation. On utilise généralement de l'eau ou un alcool, ou un mélange hydro-alcoolique de titre variable, le plus souvent à chaud. Le solvant est choisi en fonction de la solubilité des principes actifs recherchés. Cette extraction permet d’isoler tous les actifs et de conserver leur éventuelle synergie d’action. Le liquide (soluté) ainsi obtenu est ensuite filtré afin d’éliminer le résidu insoluble (marc). Puis une phase d'évaporation — généralement sous vide pour éviter une élévation trop forte de la température - élimine tout ou partie du solvant.
La forme ainsi obtenue:
est une forme concentrée en principes actifs;
Elle peut être ajustée à une teneur fixe en principe actif (pour assurer une reproductibilité de l'action) ;
Elle peut être incorporée dans une forme galénique permettant un usage aisé, y compris en ambulatoire (gélules, comprimés, solutions, etc.). buvables).
Bien entendu, les plantes utilisées pour ces préparations doivent être de bonne qualité (en général conforme aux standards de la Pharmacopée). L'extraction peut en effet, selon la nature du solvant utilisé, éliminer une partie des contaminants (ex. : pesticide) ou au contraire les concentrer ... Lorsque l'extrait est un extrait hydro-alcoolique de titre élevé, il est généralement nécessaire que la toxicité du “ médicament de phytothérapie ” qu'il permet d'obtenir soit évaluée avant sa commercialisation.
Il existe également un 3e solvant: la glycérine végétale. On obtient alors une triple extraction (eau/alcool/glycérine) qui permet d'obtenir une préparation proche du totum de la plante et avec un titrage alcoolique diminué. L'efficacité est plus élevée.
Fluide ou solide, l’extrait normalisé (on utilise également le terme « standardisé » ou « titré ») présente une teneur déterminée et constante en une substance active ou en un marqueur spécifique.
Substances actives: on a identifié, pour certaines plantes, les composants auxquels elles doivent leur activité pharmacologique, et on a pu déterminer dans quelle proportion (dans ce cas, un pourcentage) ils devaient être présents dans l'extrait pour que ce dernier soit efficace. Par exemple, les extraits de chardon-Marie (Sylibum marianum) sont normalisés en silymarine, un des principes actif de la plante.
Marqueurs: la plupart du temps, on ne connaît pas, pour une plante donnée, la (ou les) substance active à laquelle on pourrait attribuer son action pharmacologique. Dans ces cas, on se sert, comme élément de référence, d'un composant très caractéristique de cette plante pour établir une norme permettant de s'assurer objectivement, à l'aide de méthodes d’analyse biochimiques classiques, que l’extrait renferme bien la bonne plante, dans une concentration adéquate. Par exemple, l’hypéricine, qui sert généralement de marqueur pour le millepertuis (Hypericum perforatum), n’a rien à voir avec l’effet antidépresseur que l’on reconnaît à la plante. Le but de la normalisation est simplement de fournir des produits comparables d’un lot à l’autre.
LesEPS:ce sont des Extraits fluides de Plantes Standardisés et glycérinés, obtenus grâce à un procédé d’extraction innovant et breveté, à teneur garantie en un traceur. Les EPS sont des matières premières à usage pharmaceutique utilisées pour des préparations magistrales réalisées et délivrées par votre pharmacien.
On dénombre encore les teintures mères homéopathiques, les macérats glycérinés de bourgeons, les ampoules buvables, les huiles essentielles qui constituent une discipline distincte, l'aromathérapie et les hydrolats (ou eaux florales quand il s'agit de fleurs), obtenus, comme pour la plupart des huiles essentielles, par distillation à la vapeur d'eau.
La composition d'une plante peut aussi varier d'un spécimen à l'autre, dépendant du terrain, des conditions de croissance, humidité, température, ensoleillement, qui vont déterminer ce que l'on appelle en aromathérapie le chémotype.
Ainsi, il n'est pas recommandé d'utiliser des plantes d'origine douteuse, puisque les facteurs de pollution, la cueillette et les méthodes de conservation, de stockage… peuvent altérer les propriétés des plantes. Il convient d'éviter les plantes sèches vendues sous sachet transparent, car la lumière altère en partie leurs propriétés.
En résumé
Il peut demeurer difficile de faire un choix éclairé devant le grand nombre et la grande diversité des produits naturels et des différentes formes galéniques présentent sur le marché. Il est donc conseillé de prendre conseil auprès d’un spécialiste : médecin, pharmacien, phytothérapeute, naturopathe qui sera vous guider afin de choisir la forme la mieux adaptée à votre cas.