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Communiqué de presse 07.12.2004
PISA 2003: très bonnes notes pour la Suisse
Berne, le 07.12.2004. La CDIP se montre satisfaite du très bon score obtenu par la Suisse dans le cadre de l'enquête PISA 2003: les résultats en mathématiques, domaine principalement testé, ainsi qu'en sciences et dans le domaine nouvellement testé de la résolution de problèmes permettent à l'école suisse d'obtenir de très bonnes notes en comparaison internationale. Les résultats en mathématiques témoignent en outre de sa forte capacité d'intégration.
Par rapport à PISA 2000, on constate des améliorations dans tous les domaines déjà testés il y a trois ans. Les très bons résultats déjà obtenus en mathématiques sont confirmés, et si l'on compare 2000 et 2003, les élèves les plus faibles ont nettement progressé. En sciences et en lecture, la Suisse est maintenant au-dessus de la moyenne OCDE. Tous ces résultats montrent que, dans l'ensemble, les réformes entreprises depuis le début des années nonante vont dans la bonne direction.
Ce résultat réjouissant n'enlève rien à la détermination d'améliorer la qualité du système éducatif suisse ainsi que sa capacité à atteindre ses objectifs. Au niveau national, la CDIP va continuer à mener rondement les projets qu'elle a lancés tels que Harmos (standards éducatifs nationaux) et le monitorage de l'éducation par les cantons et la Confédération.
Les résultats de PISA 2003 ont été présentés lors d'une conférence de presse qui s'est tenue le 7 décembre 2004 à Berne. En tant que représentants de la CDIP et membres du groupe de pilotage PISA Suisse, le conseiller d'Etat et président de la CDIP Hans Ulrich Stöckling (SG) ainsi que le conseiller d'Etat Charles Beer (GE) ont procédé à une première évaluation de ces résultats.
Mathématiques: les élèves les plus faibles ont nettement progressé
Les mathématiques étaient au cœur de l'enquête PISA 2003. La Suisse s'était déjà distinguée en 2000 par de très bons résultats dans ce domaine. Il est très réjouissant de voir que la batterie de tests détaillés de PISA 2003 le confirme aujourd'hui de manière aussi nette:
- La Suisse se situe très clairement au-dessus de la moyenne OCDE.
- Sur 40 pays, trois seulement dépassent la Suisse de manière significative, et parmi eux un seul pays européen (la Finlande). (En tout, 41 pays ont participé à PISA 2003, mais l'Angleterre n'a pas pu être prise en compte dans le dépouillement des données en raison de lacunes dans ces dernières.)
- Si on se réfère à la moyenne OCDE, on constate que, en comparaison internationale, la Suisse compte nettement plus d'élèves qui obtiennent d'excellents résultats et nettement moins d'élèves dans les niveaux les plus faibles.
- La Suisse se situe, avec le Liechtenstein, dans un groupe de pays dont les résultats surpassent de manière significative ceux de l'Allemagne, de l'Autriche, de la France et de l'Italie.
- En comparaison avec les résultats de PISA 2000, les compétences des élèves considérés comme les plus faibles se sont améliorées de manière significative.
Résolution de problèmes: excellent aussi
Les éléments suivants contribuent aussi au bon résultat d'ensemble de la Suisse:
- Dans le domaine de la résolution de problèmes, testé pour la première fois en 2003, la Suisse se situe de manière significative au-dessus de la moyenne OCDE. Sur 40 pays, quatre seulement dépassent la Suisse de manière significative, et parmi eux un seul pays européen (la Finlande).
- En sciences, les résultats de la Suisse se sont nettement améliorés par rapport à ceux de PISA 2000. Ils surpassent maintenant de manière significative la moyenne OCDE.
- En lecture, la moyenne suisse s'est améliorée par rapport à PISA 2000 et dépasse désormais celle de l'OCDE (494). La proportion des élèves les plus faibles en lecture a diminué d'un cinquième par rapport à l'année 2000. La Suisse reste néanmoins toujours dans la moyenne.
Importance moindre du contexte socio-économique
Les résultats de la Suisse en mathématiques témoignent de la forte capacité d'intégration de l'école au niveau de la scolarité obligatoire: en effet, le bon résultat atteint l'est dans un domaine où l'acquisition des compétences a lieu en grande partie à l'école, alors que dans le cas de la lecture, comparativement aux mathématiques, le rôle de l'éducation préscolaire et des apprentissages extrascolaires est beaucoup plus important.
Il est par conséquent très positif de constater que, dans le cadre de PISA 2003, l'influence du milieu familial sur les résultats en mathématiques, en Suisse, ne dépasse pas la moyenne OCDE. Cela montre que l'école suisse est tout à fait en mesure d'atteindre de très bons résultats dans les conditions actuelles et en dépit d'une population scolaire qui, en comparaison internationale, s'avère très hétérogène.
Lecture: le plan d'action PISA conserve toute sa validité
Le plan d'action adopté par la CDIP consécutivement à PISA 2000 et visant à l'encouragement des compétences linguistiques reste valable. En fait partie notamment l'encouragement de ces compétences chez les enfants et les jeunes connaissant des conditions d'apprentissage défavorables, un encouragement qui se veut précoce, touchant le préscolaire comme le parascolaire. L'école est également tributaire d'appuis extérieurs: d'une politique de la migration et de l'intégration qui la soutienne dans les tâches qui lui sont assignées et d'une politique familiale qui s'adapte constamment aux conditions qui régissent la société.
Lors de la conférence de presse qu'elle donnera en juin 2005, la CDIP présentera des informations sur la mise en œuvre des mesures prévues dans le cadre du plan d'action PISA 2000. Elle s'appuiera pour ce faire sur les enquêtes menées auprès des cantons durant l'année en cours.
Editeur:
Service de presse du Secrétariat général de la CDIP, tél. 031 309 51 11