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Il était une fois la pollution
L’espace, dès la naissance de la terre fut le premier des pollueurs. De plus avec, par exemple, les tremblements de terre, les tsunamis ou les volcans, la terre elle-même se pollue.
Enfin l'homme, depuis des milliers d'années, a également dégradé et pollué la terre. D’ailleurs déjà dans l'Antiquité Sénèque se plaignait de l'air pollué à Rome !
Plus tard en 1273 le Parlement de Londres a prohibé, pour cause de nuisances des fumées, l'usage du charbon.
Nous voyons donc que le sentiment de pollution de la terre par l'homme est déjà bien ancien.
Il est amusant de constater qu'au début de l'ère industrielle la pollution a fortement inspiré positivement toute une génération de peintres comme par exemple Claude Monet comme on peut le voir sur le tableau ci-dessus.
Ce n'est finalement qu’au milieu du XXe siècle qu'une véritable prise de conscience est apparue suite à des pollutions catastrophiques faisant de nombreuses victimes directes et indirectes.
On en a tous entendu parler mais qu’en est-il vraiment ?
Souvent évoqué mais rarement appliqué, le principe de prévention n'est pas facile à mettre en œuvre car il intègre la notion de ‘coût économiquement acceptable’, donc, pour faire court, si cela semble coûter trop cher, et c’est le rôle des lobbies de le démontrer, on n’applique pas le principe de prévention ...
Pour sa part le principe de précaution a pour but de mettre en place des mesures pour prévenir d'éventuels risques lorsque les connaissances scientifiques ou techniques ne sont pas à même de fournir des certitudes.
Présenté par le monde scientifique comme une solution qui bloquerait toute innovation, on met souvent en avant le fait que le risque zéro n'existe pas pour justifier, du point de vue politique et économique, qu'il est inutile voire impossible de le mettre en œuvre.
Lorsque dans les années 60 les politiques, sollicités fortement par les industriels de la chimie, ont accepté le remplacement du verre par le plastique, ils ne pouvaient pas penser qu'au XXIe siècle toutes les minutes ce serait près d'un million de bouteilles plastiques qui seraient vendues dans le monde !
Mais, hélas, il n'y a pas que la pollution avec le plastique, il ne faut pas oublier les grandes catastrophes industrielles ainsi que la pollution naturelle liée à l'existence même des humains.
Pollution des sols, de l'eau, de l'air mais aussi pollution sonore, pollution lumineuse, ... l'homme, depuis bien longtemps, pollue tout son environnement.
Vignette de circulation ou taxes sur le CO2, lorsque l'État réglemente on n'a pas forcément l'impression que les vrais pollueurs sont ciblés mais comme Monsieur Tout Le Monde est directement ou indirectement touché, cela nous donne l'impression que les politiques se sont emparés du problème.
De plus la réglementation, autour de l'air par exemple, nécessite des infrastructures et du personnel qui coutent directement à la collectivité sans apporter la moindre solution.
Enfin, et sans entrer dans une polémique, il est étonnant de constater qu'aujourd'hui les pouvoirs publics cherchent plus à toujours plus réglementer qu'à résoudre les problèmes causés par les négligences de leurs prédécesseurs comme par exemple le plastique, les déchets nucléaires, les armes obsolètes, ...
Aujourd’hui les outils juridiques existent, alors inutile de taxer ou d'interdire, il suffirait simplement d’appliquer systématiquement le principe de précaution voir le principe de prévention sur tout ce qui pourrait engager le futur de notre planète.
Cela aurait été fait en son temps nous ne serions pas aujourd’hui face à des problèmes incommensurables comme celui que représentent les déchets plastiques ...
Maintenant il est temps d’investir pour éduquer positivement et concrètement les futures générations à mieux consommer et mieux utiliser les richesses de la terre en prenant immédiatement en compte la pollution éventuelle et le traitement des décrets et, surtout, il faut leurs montrer comment ne pas reproduire à l’infini les erreurs et négligences du passé.