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Né en 1893 à Vaulion – petit village au pied du Jura vaudois, auquel il restera toujours profondément attaché – Casimir Reymond, à six ans déjà, se lève pour dessiner une ou deux heures avant de se rendre à l’école. Formé à l’école municipale des Beaux-arts de Genève, il présente, à peine âgé de vingt ans, 180 peintures dans une exposition personnelle à Lausanne (1913). L’écrivain Gustave Roud lui prédit un brillant avenir.
En 1914, il s’essaye une première fois à la sculpture en taillant la tête de son père dans une borne délimitant le champ paternel. Son ardeur et son talent ne lui évitent pas de connaître la misère à Paris de 1922 à 1932, en période de crise économique.
En 1932, il est nommé professeur puis directeur de l’Ecole de dessin et d’art appliqué de Lausanne. Il s’impose alors dans la sculpture, notamment monumentale, grâce à des commandes publiques, en particulier la Vendange, au parc du Denantou à Lausanne, et les deux figures allégoriques de l’Artisanat et de l’Agriculture, à l’entrée du Comptoir suisse.
Casimir Reymond a toujours dessiné. Il considérait le dessin comme la discipline essentielle, non tant sous sa forme achevée, mais comme moyen de recherche et d’expérimentation, pour matérialiser une certaine présence essentielle à ses peintures aussi bien qu’à ses sculptures, ainsi que le révèle l’observation des innombrables croquis et statuettes conservés par la Fondation Casimir Reymond.
Cette double recherche graphique et sculpturale constitue le fil conducteur de la présente exposition, au-delà d’une chronologie aléatoire des œuvres pour la plupart non datées.
L’artiste meurt en 1969, peu après avoir créé, à la demande de ses proches, la Fondation Casimir Reymond, dont le siège se trouve dans son ancien atelier à Lutry.