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A Genève, le bas du quartier des Grottes était en fête samedi. Le Collectif 500 qui s'était opposé à l'agrandissement en surface de la gare Cornavin a inauguré en musique le nouveau "Passage de la gare souterraine" enterrant définitivement l'ex-"Impasse CFF".
Ce petit tunnel qui relie la rue des Gares à la cour intérieure des immeubles du bas des Grottes a été décoré par des graffeurs. Les artistes lui ont donné un air de hall CFF. Ce nouveau look s'accompagne d'un nouveau nom: "Passage de la gare souterraine". Rebaptisée ainsi, l'ex-"Impasse CFF" devient un symbole de la lutte du Collectif 500.
Ce groupement de citoyens a combattu le projet des CFF qui visait à agrandir la gare Cornavin en surface. Cette extension aurait abouti la destruction d'une partie du quartier. Le Collectif 500 a proposé une autre solution - soit une extension souterraine - grâce au travail d'un ingénieur à la retraite.
Cet habitant des Grottes a élaboré en dix jours dans sa cuisine un projet chiffré pour une extension souterraine. Au final, une solution similaire a été retenue par une expertise indépendante, enterrant dans la foulée le projet d'agrandissement en surface.
Le nouveau Passage a été dédié à cet homme, "sans qui on ne serait pas là", selon Morten Gisselbaek du Collectif 500. "Nous enterrons symboliquement le projet d'extension en surface", a-t-il ajouté. "Mais rien n'est gagné: les combats sont longs", a-t-il ajouté.
Le projet d'extension souterraine a obtenu un soutien massif autant des autorités cantonales et communales que de la part de la population. Le Grand Conseil doit se prononcer prochainement sur l'initiative populaire lancée par le collectif "Pour une extension souterraine de la gare". Mais vu la situation favorable à cette option, il n'est pas sûr que la population soit encore appelée à se prononcer.
Pour l'heure, la variante souterraine est estimée à 1,2 milliard. Un coût couvert en partie par les 790 millions inscrits dans le programme de financement et d'aménagement de l'infrastructure ferroviaire (FAIF). La Ville de Genève devrait verser 100 millions et le canton le solde, tout en espérant être remboursés à terme par la Confédération.