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Au camp de réfugiés d’Al-Hol en Syrie, le correspondant de Yle, Antti Kuronen, a trouvé 44 citoyens finlandais, dont 33 enfants.
Il s’est entretenu avec cinq femmes finlandaises, qui lui ont dit que 11 mères finlandaises et 33 enfants vivaient dans le camp, qui accueille temporairement quelque 70.000 personnes.
« Nous sommes Finlandaises et nous ne comprenons pas pourquoi nous ne pouvons pas retourner en Finlande avec nos enfants », dit l’une d’elles.
Elles ont dit qu’elles vivaient en Syrie depuis plusieurs années et que certains de leurs enfants y étaient nés.
Toutes ont dit être nées en Finlande et avoir déjà essayé de quitter le califat.
« Mais nous n’avions pas d’argent pour payer les passeurs. Des enfants meurent tout le temps dans le camp, souvent d’infections respiratoires », disent-elles.
Le ministre finlandais de l’Intérieur, Kai Mykkänen, a déclaré à Yle que la Finlande n’avait pas l’intention de rapatrier ces femmes, qu’il a qualifiées de profondément radicalisées.
Il espère qu’elles seront jugées par la Cour internationale de justice.
Le ministre a ajouté que les citoyens finlandais affiliés à Isis seront arrêtés et feront l’objet d’une enquête pénale s’ils reviennent en Finlande.
En revanche, la Finlande étudie les moyens de rapatrier leurs enfants, si la Syrie accepte. La décision appartiendra au nouveau gouvernement.
Source en anglais : Yle (la radio-télévision nationale finlandaise)
Résumé Cenator