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Outre leurs propres émissions déjà diffusées en mode analogique, les radios locales pourront, dès le 1er janvier 2010, utiliser les ondes ultra-courtes pour diffuser en mode numérique des programmes supplémentaires de leur propre production, voire un programme d'un autre diffuseur ou certains services additionnels.
Les technologies numériques, comme la HD-Radio déjà en service aux Etats-Unis ou DRM+, en voie de développement en Allemagne, augmentent en effet notablement la capacité de la bande OUC puisqu'elles permettent de diffuser jusqu'à 4 programmes de radio sur une fréquence analogique. En ouvrant la porte à l'utilisation de ces nouveaux modes de diffusion, le Conseil fédéral veut améliorer les conditions cadre des radios locales qui, si elles le souhaitent, pourront diversifier leur offre de programmes avec un investissement relativement modeste. Cette innovation permettra au public de profiter d'une palette de programmes plus variée. Ainsi les bases sont posées pour l'arrivée future sur le marché de récepteurs radio capables de capter les signaux OUC en mode numérique.
L'exploitation en mode numérique des ondes ultra-courtes se prête en premier lieu à la diffusion de programmes de radio dans des zones de desserte de taille modeste. Pour la diffusion de programmes radio à l'échelle suprarégionale, le choix du Conseil fédéral s'est porté depuis longtemps sur une autre technologie numérique, le DAB(+).
D'autre part, le Conseil fédéral a décidé d'exempter de l'obligation de s'annoncer les fournisseurs de services de télécommunication qui ne transmettent que des programmes de radio et de télévision sur des lignes et qui ont moins de 5000 clients. Cette mesure, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2010, concerne essentiellement des communes qui exploitent leur propre téléréseau.