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Un test de dépistage rapide et précis de l’utilisation et des problèmes de drogue (abus et dépendance) serait utile en médecine de premier recours. Dans cette étude, les chercheurs ont posé la question suivante à 286 patients adultes en médecine de premier recours : «combien de fois dans l’année écoulée avez-vous utilisé des drogues illégales ou un médicament prescrit par un médecin pour des raisons non médicales ?». Le test était considéré comme positif si la réponse était : «au moins une fois». Les participants ont aussi rempli les dix questions du DAST (Drug Abuse Screening Test). Les réponses ont été comparées aux résultats du test pour les drogues illégales dans la salive et au module CIDI pour les abus de substance (Composite International Diagnostic Interview) (standard de référence).
La question unique avait une sensibilité de 85% et une spécificité de 96% pour l’utilisation actuelle de drogue (autoreportée ou confirmée par le test salivaire). Elle avait une sensibilité de 100% et une spécificité de 74% pour la présence de problèmes de drogue (abus ou dépendance).
Les caractéristiques du test de dépistage par une question unique étaient semblables à celles du DAST et n’étaient pas influencées par les caractéristiques démographiques des patients.
Commentaires : cette étude indique qu’une question de dépistage unique pour l’utilisation et les problèmes de drogue présente une sensibilité et une spécificité semblables à celles d’un questionnaire plus long. Même si les résultats soutiennent l’utilisation d’une question de dépistage unique en médecine de premier recours, la valeur de ce test dépendra du fait que les cliniciens offriront ou non aux patients dépistés un suivi avec évaluation approfondie, intervention et/ou qu’ils adresseront ou non ces patients pour un traitement spécialisé.