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Les chercheurs travaillant en psychologie cognitive ou en science cognitive sont aujourd'hui les majeurs utilisateurs des grammaires génératrices dans le domaine du récit. Ils les utilisent principalement pour construire des hypothèses sur le fonctionnement et l'organisation de la mémoire humaine. Selon ces derniers les grammaires génératices reflètent et décrivent nos capacités de traiter des récits simples tel que des fables et les contes de fées. Pour eux, les individus utiliseront des schémas (décrits par ces grammaires) qui leur permettent de structurer un récit au cours de sa réciption, de sa mémorisation et de sa réproduction. La notion de schéma se rencontre déjà chez Kant lorsqu'il développe l'idée selon laquelle les expériences des gens sont collectées de facon organisé dans la mémoire des gens. De par cette organisation ces "collections" ont des éléments communs. telles que les abstractions qui permettent l'identification des exprériences nouvelles, mais encore l'expression d'un savoir général sur une catégorie d'expériences (cf. Thorndyke 80:25 f.). L'idée des schémas a d'abord été reprise par certains neurologistes et les psychologues de la forme (Gestaltistes) au début du siècle. Ensuite le jeune Piaget et d'autres chercheurs ont conduit des expériences, dont les résultats sont toujours actuels, postulant le schéma comme plan cognitif operationel pouvant guider et orienter un comportement de résolution de problème. Puis Bartlett (32) dans ses expériences sur l'histoire "The War of the Ghosts" a démontré que le rappel (recall) d'histoires de la mémoire ne concerne pas seulement des procesus reproductifs, mais aussi reconstructifs qui laissaient présupposer l'existence de "schémas de récit".
Aujourd'hui la notion de schéma est quelque peu galvandé. Ce terme dénote en fait des constructions théoriques très variées. Dans le cadre des recherches sur le traitement du récit on peut distinguer par exemple les schémas de la compréhension du récit et de son intégration dans des structures de mémoire, ou bien ceux concernant la réproduction de texte. Il en résulte que le schéma dans ces cas sera ou bien organisateur de mémoire, ou aide à la compréhension, ou encore aide à la reproduction. Malgré ces différentes perspectives il est toutefois possible de donner une définition générale du schéma pour ce domaine de recherche (cf.Thorndyke 80:27):
Cette définition très générale montre à quoi cela sert le schéma, mais elle n'explique pas sa nature à un niveau plus mécanique dans la cognition. Sur ce point il y a des différences. En bref ce terme dénote ou bien la capacité de faire quelquechose, ou un "programme" qui contient une tel capacité, ou encore simplement la structure cognitive qui contient l'information utilisé par un "programme" pour faire quelquechose. Toutefois dans le cadre de cette section ces différences ne sont pas si importantes. Pour nous ces différences peuvent se résoudre à un niveau terminologique. Il faut juste retenir qu'il faut en effet au moins distinguer entre des structures cognitives de savoir statique, les structures procédurales, et les mécanismes qui les utilisent. La formation des schémas est une question importante en psychologie cognitive. En général il est postulé que l'individu acquiert ces schémas en écoutant des récits. Pendant ce processus il forme sa capacité de comprendre, de mémoriser et de reproduire. Sa compétence de traitment de récit grandit dans la mesure où il est cabable de développer des schémas. Plus pratiquement cela veut dire qu'il acquiert une compétence pour travailler avec des structures décrites par ces grammaires narratives. Ainsi la psychologie cognitive, comme premier pas logique s'est concentrée à développer des langages qui décrivent la structure des récits. Ensuite elle s'est mis à tester la question si ces derniers peuvent bien correspondre à des structures cognitives. Encore peu de recherches on été entreprise sur la compétence générale qui "utiliserait" ces schémas, et sur les problèmes de l'interaction d'un processus d'application des schémas avec d'autres processus cognitives.