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Critique
"Un homme d'affaires genevois dans la soixantaine, Philip Emmenthal (John Standing) confie à son fils Storey (Matthew Delamere) la gestion de salons de jeux appelés au Japon ""Pachinko"". Peu après le voici très affecté par la mort de sa femme. Storey conçoit l'idée de consoler et de distraire son père en invitant huit femmes et demie (!) dans le château de famille à Genève. Chacune de ces femmes représente, selon Greenaway, un type de femme ayant focalisé sur lui, dans l'histoire de la littérature et de la peinture, un fantasme sexuel masculin.
Le film du réalisateur anglais se veut également un hommage à Fellini, en se référant à son film HUIT ET DEMI.
Il y a là deux femmes japonaises, pour rappeler l'Orient qui a toujours nourri des fantasmes sexuels en Occident. Il y a Griselda la religieuse, représentant la virginité inaccessible, Beryl l'amazone, Clotilde la servante, Giaconda la femme enceinte, et la mère, Palmira la prostituée, et la femme corsetée par une minerve, la 1/2 femme.
Le film débute au Japon et se poursuit à Genève que Greenaway définit comme le ""centre d'une culture paisiblement immorale"". Une ville où, après la fin du mur de Berlin, ont afflué de nombreuses jeunes femmes venues des anciens pays de l'Est. Ces types de femmes sont épurés à l'extrême, et chaque scène est composée comme un tableau de maître. Inutile du reste d'y chercher des scènes sexuelles explicites. La sexualité est suggérée, très peu montrée. C'est du grand art, c'est extrêmement brillant, éblouissant, et... insupportable, telle la scène où le fils et le père sont dans le même lit.
Ce film, difficile et provocant, pourrait heurter de nombreuses sensibilités."
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