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Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’objectif était d’aider l’Europe à se reconstruire et de mettre en place un système monétaire stable. Au fil du temps, la Banque mondiale a vu son champ d’activité s’élargir aux pays en développement et aux économies émergentes. Elle comprend aujourd’hui cinq organismes, qui forment le Groupe de la Banque mondiale (voir illustration 1).
La Banque mondiale et le FMI sont des institutions spécialisées de l’ONU qui compte aujourd’hui 189 pays membres. Leur siège se trouve à Washington.
Le principal objectif du Groupe de la Banque mondiale est de réduire la pauvreté et les inégalités dans le monde. Il veut ramener la première à 3 % à l’horizon 2030 et favoriser, dans chaque pays, la croissance du revenu des 40 % les plus pauvres. Il soutient les pays en développement dans presque tous les secteurs d’activité en leur accordant des prêts à des conditions favorables et en leur fournissant une assistance technique. Le groupe engage chaque année près de 60 milliards d’USD et figure parmi les grands bailleurs de fonds de la planète pour les projets de coopération au développement. Il contribue ainsi à la réalisation des objectifs internationaux en matière de développement (voir illustration 2).
Le Groupe de la Banque mondiale est l’un des acteurs majeurs de la politique internationale du développement. Institution de financement à sa création, la Banque mondiale est devenue peu à peu une organisation du savoir. Son importance ne repose aujourd’hui plus uniquement sur l’aide financière, mais aussi sur la transmission et l’amélioration du savoir-faire dans les pays en développement.
L’organe suprême de surveillance et d’organisation du Groupe de la Banque mondiale est le Conseil des gouverneurs, qui siège deux fois par an et décide de l’orientation stratégique de l’institution. La Suisse y est représentée par le chef du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche, le conseiller fédéral Johann N. Schneider-Ammann. Quant à la gestion quotidienne de la banque (par ex. octroi de prêts, questions financières, projets), elle est assurée par le Conseil des administrateurs, composé du président Jim Yong Kim et de 25 administrateurs. Les principaux actionnaires – actuellement les États-Unis, le Japon, la Chine, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France – désignent chacun leur propre administrateur. Les autres pays membres, réunis dans des groupes de vote, sont représentés par les administrateurs restants.
La Suisse est actionnaire du Groupe de la Banque mondiale depuis 1992 et consacre environ 700 millions de francs à l’AID, un fonds pour les pays les moins avancés. Elle est ainsi le neuvième bailleur de l’institution, ce qui en fait un partenaire de poids. Notre pays participe également au financement de certains projets de développement menés par la Banque mondiale. Le rôle important que tient la Suisse au sein du Groupe de la Banque mondiale se reflète dans le fait qu’elle dirige l’un des 25 groupes de vote. Celui-ci comprend huit autres pays, à savoir l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, le Kirghizstan, la Pologne, la Serbie, le Tadjikistan, le Turkménistan et l’Ouzbékistan. Siéger dans les organes exécutifs permet à la Suisse d’influer activement sur l’évolution du Groupe de la Banque mondiale, tout en s’assurant une grande visibilité.