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J’ai reçu la semaine dernière un enfant de 12 ans dont les parents pensaient qu'il était peut-être un enfant Asperger. Il souffrait “de troubles de l’attention et de la concentration”. Il est venu avec sa mère qui se plaignait d'une grande difficulté à lui faire faire ses devoirs. Elle voulait savoir si la naturopathie pouvait l'aider.
Quand j’ai observé ce garçon, dès le premier abord, ce que j’ai vu, c’est quelqu’un avec des symptômes post traumatiques. Alors j'ai demandé à la mère de me laisser parler à son enfant et j’ai commencé à regarder tous les éléments pour faire un diagnostic différentiel. J’ai questionné l’enfant pour savoir ce qu’il vivait, ce qu’il sentait par rapport à l’école, par rapport à ses études… Puis j'ai dit à sa mère: “votre fils a subi beaucoup de traumatismes, pouvez-vous me dire de quoi il s’agit ?”
Nous avons identifié deux sources de traumatismes, l’une résultant d’une forme de maltraitance scolaire aux mains d’une maitresse, les autres liés à une séparation de la mère à un moment où cette dernière était malade. J’ai demande à l’enfant de choisir un sujet lié à la scolarité et j’ai traité directement ce sujet là pour en amoindrir la charge traumatique. Et j’ai constaté pendant tout ce processus de traitement que l'enfant se concentrait très bien. J’ai constaté que l’enfant n’avait pas de troubles, ni d’attention, ni de concentration, bien au contraire, et que son seul trouble était post traumatique. Alors je lui ai dit: “écoutes, tu n’es pas un enfant Asperger”. Il était ravi. C’était un enfant très intelligent, avec un côté verbal assez élaboré. Il m'a dit: “je suis heureux, je le savais. J’ai toujours pensé qu’on m’avait mis dans une boite, qu’on m’avait collé cette étiquette parce que les gens ne voulaient pas se donner la peine de réfléchir à mon sujet et de comprendre ce que je vis”. L’enfant était ravi, et après il me dit: “donc je n’ai pas de trouble de l’attention, et donc, je n’ai pas de trouble de concentration. Donc je n’ai pas à avoir de problèmes relationnels, donc je n’ai pas à être marginalisé et mis à l’écart”. Il faisait sa propre thérapie.
Le récit de la séance suivante avec l'enfant qui n'était pas un enfant Asperger.