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Le Chevalier Des Touches
Jules Barbey d'Aurevilly
Le Chevalier Des Touches appartient à l'histoire de la chouannerie. Il est le fils d'un chef d'escadre qui s'est couvert de gloire lors de la guerre d'indépendance de l'Amérique contre les Anglais, Jacques Destouches, ...
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Chaque génération hérite des a priori et des idées reçues de la génération précédente. Ainsi, nombreux sont les mensonges de l'Histoire qui ont survécu jusqu'à nos jours. Nos ancêtres les Gaulois ? Napoléon était petit ? Au Moyen Age, les gens ne se lavaient pas ? Christophe Colomb a découvert l'Amérique ? Ce livre revient sur 80 poncifs considérés par beaucoup comme une réalité...
Les portraits intimes des huit Premières Dames de la Ve République, dont la vie romanesque raconte un demi-siècle d'histoire contemporaine. L'ouvrage s'achève par un portrait de Valérie Trierweiler : Robert Schneider est le premier à raconter sérieusement son " règne " interrompu. Qu'y a-t-il de commun entre Yvonne de Gaulle, la prude, et Carla Bruni-Sarkozy, la délurée ; entre Anne-Aymone Giscard d'Estaing, la discrète, fille de la princesse de Faucigny-Lucinge, et Valérie Trierweiler, la twitteuse, fille de la caissière de la patinoire d'Angers ; entre Bernadette Chirac, la catholique, née Chaudron de Courcel, et Danielle Mitterrand, la laïque, fille d'instituteurs socialistes et francs-macons ; entre Claude Pompidou, fidèle pendant trente ans à la mémoire de son mari, et Cécilia Sarkozy, qui a quitté le sien cinq mois seulement après son élection ? Toutes ont connu un destin exceptionnel auquel elles n'étaient ni prédestinées ni préparées. Comment ont-elles vécu cette existence hors du commun ? Comment ont-elles tenu leur place auprès du monarque républicain ? Quelle a été leur influence ? Pourquoi, à l'exception de Bernadette Chirac, ont-elles toutes été malheureuses à l'Elysée, ce palais prestigieux où elles étaient servies comme des reines ? En pénétrant leur intimité, on découvre huit femmes loin des clichés sur papier glacé, loin des caricatures dont elles ont été victimes, loin aussi de l'image qu'elles ont tenté de donner d'elles-mêmes.
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La série Nicolas Le Floch, diffusée depuis 2008 sur France 2, est adaptée des romans de Jean-François Parot (éd. J-C Lattès). Voici les contributions d'une journée d'études consacrée à cette fiction policière et historique. L'ambition essentielle étant de souligner les rapports que cette fiction entretient avec l'Histoire et de définir les publics auxquels elle se destine.
Marguerite de Valois, que son étrange postérité nomme la reine Margot , n'est pas uniquement ce personnage d'amoureuse sulfureuse dont l'imagination populaire s'est engouée. Cette femme, soeur et épouse de rois, est bien autre chose qu'une simple figure d'alcôve.
Fille d'Henri II et de Catherine de Médicis, elle naît en 1553, au coeur d'une France déchirée par les guerres de religion. Son mariage avec le protestant Henri de Navarre - des noces dites vermeilles - coïncidera avec le massacre de la Saint-Barthélemy. Quel signe du destin !
à Nérac, devenue reine de Navarre, elle crée une cour raffinée. Son tempérament ardent, volontaire, son goút farouche de la liberté la mènent sur tous les chemins et jusqu'aux complots et entreprises dangereuses confiés d'ordinaire aux seuls hommes. Si bien qu'on la voit s'enfuir, sur les routes de France, à la fois chassée, parfois magnifiquement reçue, intrépide et risquant sans cesse sa vie. Des erreurs, elle en commet : à cause de son désastreux jeune frère, François d'Alençon, de ses amants, qu'Henri III et Catherine de Médicis font assassiner ou livrer au bourreau. Jusqu'au jour où elle est retenue prisonnière à la citadelle d'Usson et y demeure dix-neuf ans... Son étonnante vitalité, sa vive intelligence ont raison de l'adversité : habile, elle négocie l'annulation de son mariage avec celui qui est devenu le roi Henri IV. Revenue à Paris, chargée d'ans et de kilos, écrivant et lisant sans cesse, elle prend le nom de Marguerite de France et duchesse de Valois et s'éteint en 1615, incarnant depuis lors la plus étonnante princesse de l'histoire de France.
Au cours de la première guerre mondiale, la frontière de l'est de la France, selon le tracé issu du traité de Francfort de 1871, fut le théâtre de grandes batailles comme l'Hartmannswillerkopf et le Linge. Des dizaines de milliers de soldats perdirent la vie pour le contrôle des crêtes vosgiennes, surtout dans les armées françaises, pour la reconquête de l'Alsace et de la Moselle. Il reste de leur sacrifice des témoignages particulièrement poignants. Peut-être plus qu'ailleurs en France, le premier conflit mondial ne peut se résumer à des actions militaires. Ici, le front côtoie intimement l'arrière. Les populations alsaciennes et mosellanes vivent la guerre intensément. Bombardements, réquisitions, déplacements forcés et même internement dans des camps sont leur sort quotidien. Dès la reconquête des vallées de la Doller et de la Thur se pose la question du devenir de l'Alsace et de la Moselle quand les hostilités auront cessé. Comment réintégrer ces départements dans la nation française en prenant en considération un demi-siècle de présence allemande ? Le sort de la ville de Belfort et de la centaine de communes qui furent détachées du Haut-Rhin et laissées à la France en 1871 est aussi en suspens : retour dans le giron du Haut-Rhin ou création d'un nouveau département ? Autant de thèmes et de questions abordés dans cet ouvrage magnifiquement illustré. Docteur en histoire et enseignant à Belfort, Francis Péroz a écrit une dizaine d'ouvrages consacrés au territoire de Belfort et à la Franche-Comté. Sa biographie de Ludovic-Oscar Frossard, fondateur du Parti communiste français, a obtenu le prix Lucien Febvre décerné par la région de Franche-Comté.
Hitler est-il devenu la créature incontrôlée de sociétés secrètes ? Ce livre dévoile un aspect fondamental de sa personnalité : sa fascination pour l'occulte et le paranormal. Jeune artiste à Vienne, Hitler est membre de l'ordre du Nouveau Temple qui prêche la violence, la haine de l'Eglise et des Juifs. Après la guerre de 14-18, ancien combattant, il rencontre Dietrich Eckart qui deviendra son mentor et un théoricien du national-socialisme. Il découvre la mystérieuse Société de Thulé, païenne et raciste, qui prône un régime autoritaire et prétend pouvoir dominer le monde par la connaissance des grands secrets de l'histoire. Poussé par un cercle d'illuminés, nourri de magie et d'astrologie, Hitler devient une figure publique à travers le parti nazi. Entouré de mages, galvanisé par les drogues qu'il ne cesse de s'administrer, il électrise les foules allemandes et échappe peu à peu à ceux qui l'ont conduit au sommet de l'Etat. Une fois au pouvoir, il se débarrasse de ses anciens maîtres, interdisant même les sociétés secrètes en 1937. Toutefois, il continue à consulter des astrologues réputés dont les prévisions influencent largement ses décisions.
Ce petit livre est écrit par une journaliste de talent, soucieuse de faire comprendre la Suisse, ce pays petit, mais si compliqué, à ceux qui viennent la visiter. De l'expliquer à travers les étapes de sa construction, c'est-à-dire son histoire. De montrer comment ce pays s'est forgé une âme, des cultures politiques, une prospérité qui doivent beaucoup à ses voisins mais qui lui confèrent son identité singulière. La journaliste a fait confiance aux historiens en s'entourant de leurs livres. Et l'historien que je suis est séduit par la lecture qu'elle en a faite, ingénieuse, libre et volontiers provocante. Jean-François Bergier, préface
Le Prince est une véritable aberration philosophico-littéraire. D'abord parce que ce n'est pas de la philosophie, à proprement parler. Celle qu'aiment les fabricants de concepts, les universitaires de haut vol ou les intellectuels à chemise blanche. En effet Machiavel rédige un " portrait de prince ", genre littéraire de la Renaissance, où l'auteur adressait un certain nombre de conseils à un Prince dans un horizon verteux : le bien, l'honnête, le juste, la tempérance... autant de valeurs idéales auxquelles l'impétrant roi se devait de faire allégeance.
Mais, à cette époque, ce n'est pas parce que c'est " littéraire " que c'est de la littérature au sens où nous l'entendons. Jadis, le mot désignait toute production écrite - litterae - en latin. Soyons clairs : au XXIe siècle ce livre se verrait évincé des grands éditeurs, rejeté par les distributeurs et méprisé des libraires. Sans parler des lecteurs, pour qui la dimension pratique de l'ouvrage serait un motif suffisant de dédain. Qui plus est à un roi. Imaginez un recueil de conseils retords et tordus, adressé à Chirac, Sarkozy, ou Hollande, les invitant à la cruauté, la malice, la force et le volonté de puissance...
La dernière aberration, c'est que Machiavel semble, d'après la tradition, l'homme d'un seul livre. Le Prince... de Machiavel. Machiavel ou l'auteur du Prince. La périphrase semble quasi-homérique, une épithète de nature... et portant Machiavel est un polygraphe de talent. Poésies, théâtre, récits de voyage, réflexions sur l'histoire, histoires florentines, art de la guerre, rapport de diplomatie, critique littéraire. Rien ne semble lui avoir échappé. Cette réédition est une invite à découvrir Machiavel et son oeuvre et non Machiavel et son Prince.
Enfin, ce qui donne une ultime valeur à cet inclassable traité, c'est qu'il réactive toute une philosophie qui ne sera jamais à la mode : celle des sophistes, celle des adversaires de Platon, celle des " prostitués du savoir ", comme les nommera avec tendresse Xénophon. On peut comprendre les réactions vives : Il n'y a rien à sauver chez Machiavel. Tout n'est que feinte, ruse, manigance, combines, assassinats, complots ourdis ou déjoués. Force, violence, cruauté, intelligence... occasion et fortune, chance et hasard. Le monde de Callicès, la loi du plus fort.
Des générations de philosophes ont voulu la slavation du penseur. Rousseau y vit un précurseur républicain, presque démocrate. On lui emboîta la pas. La mal était fait. L'humble vérité, la jouissive révélation, est que Machiavel est irrécupérable. Pour cette raison là, il est urgent de le lire.
Ce texte reprend l'édition du traducteur Jean-Vincent Périès en 1825.
Avis aux lecteurs à la bonne conscience : ne pas lire ce livre.
Qui pense Maroc est partagé entre des images contrastées : les cités arabisées du Nord et les casbahs berbères du Sud, les musulmans et les juifs, les docteurs de la Loi et les saints. Pour tenir ensemble ces représentations, Daniel Rivet pose les questions primordiales en remontant loin en arrière dans le passé : le Maroc, depuis quand ? la pérennité de la monarchie, pourquoi ? la cohabitation de styles culturels aux antipodes, comment ? Il scrute les étapes de la formation d'un état, puis d'une nation en faisant appel aux forces profondes modelant cette entité émergée sous notre haut Moyen Age, et qui se cristallise à partir du moment où l'Andalousie échappe au Maghreb et où l'Afrique du Nord passe aux Ottomans à l'est d'Oujda. Nous voyons ressortir les variations de cet équilibre si instable au fil des siècles, jusqu'au Maroc à l'orée du XXIe siècle. Les paysages historiques se succèdent, mais aussi les grands hommes , dont Ibn Tumart, Ahmad al-Mansur, Lyautey et Mohammed V, sans oublier les destins individuels ordinaires (pâtres guerriers du Maroc central, bourgeois marchands et savants de Fès aux XVIIu et XVIIIu siècles, femmes rurales et jeunesse indocile des grandes villes au XXu siècle) car, selon le mot de Paul Veyne : expliquer plus, c'est raconter mieux.