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Cela vous surprendra. Je trouve que l’idée mérite d’être examinée. Mais pas comme l’imaginent les initiants. Pas d’un point de vue socialiste, mais libéral. Si déjà on parle d’un revenu de base, il ne doit pas être octroyé de manière inconditionnelle, mais à la condition de supprimer les aides étatiques. Les chances sont ainsi les mêmes pour tous et chacun est responsable de l'utilisation de cette somme d'argent. L’Etat renonce ainsi à des prestations sociales supplémentaires et les coûts administratifs sont drastiquement réduits.
Un tel revenu de base serait libéral et responsable. Serait-il social ? Peut-être. Est-ce réaliste ? Pas vraiment. En effet, que ferions-nous des personnes qui ne gèrent pas leur revenu de manière responsable et qui restent tributaires de l’aide étatique ? Qui refuserait de les aider ? Seule une mise en œuvre libérale du principe de revenu de base serait cohérente. Mais cette idée échouerait face à la nature même de l’être humain et face à la réalité.
L’idée du revenu de base pensée par les socialistes est incohérente. Elle enlève aux individus la dignité de pouvoir vivre de manière indépendante grâce à leur travail. Elle reprend aux personnes leur individualité, en proposant à tous un revenu de base sans condition. Le RBI est irréaliste et naïf d’un point de vue idéologique. Une idéologie qui échoue face à l’épreuve des faits.
Si la ville de Zurich veut expérimenter cette idée, qu'elle le fasse. Mais il est nécessaire de lui rappeler que la mise en œuvre socialiste ou libérale de cette utopie ne tient pas compte de la réalité de l’être humain. Seule une économie sociale de marché respecte la dignité humaine. Il n’est pas nécessaire d’avoir un revenu de base inconditionnel pour concilier la liberté et la solidarité. La conciliation de ces deux principes est le coeur du modèle économique du PDC.