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International
Sept enfants morts et leur mère morts dans un incendie
Un feu "très violent" et une famille emportée: sept enfants de 2 à 14 ans sont morts asphyxiés avec leur mère dans la nuit de dimanche à lundi dans l'incendie de leur maison en France, provoqué a priori par leur sèche-linge. Seul le père a survécu.
Le drame est le plus meurtrier impliquant des enfants en France depuis la mort en 2013 de cinq enfants de 2 à 9 ans asphyxiés dans la nuit du 30 au 31 mars à Saint-Quentin (nord-est) lors d'un incendie d'origine accidentelle.
"La Nation partage le choc et la peine" de la famille et de ses proches, a réagi le président Emmanuel Macron sur Twitter.
A Charly-sur-Marne, à une centaine de kilomètres à l'est de Paris, les enfants, cinq filles et deux garçons, et leur mère sont mortes asphyxiées, "les corps n'étaient pas calcinés", a affirmé à l'AFP le procureur, Julien Morino-Ros.
Quatre des enfants étaient issus d'une première union de la mère, a précisé la gendarmerie.
Au rez
"C'est à priori un sèche-linge qui a pris feu au rez-de-chaussée", a indiqué le procureur, alors qu'une enquête a été ouverte.
Le père de cette famille recomposée, âgé de 40 ans, et gravement brûlé, a été extrait de l'habitation, située dans le centre de cette commune de 2600 habitants, et transféré à l'hôpital.
C'est un "premier sapeur-pompier", un voisin, intervenu "individuellement", qui a pu "procéder à son sauvetage", avant l'arrivée de ses collègues, selon la préfecture et le parquet. L'homme, dont les jours ne sont pas en danger, a été sédaté.
Selon le récit du procureur à l'AFP, il a tenté d'intervenir en descendant au rez-de-chaussée, où se trouvait le sèche-linge, demandant à sa famille de se mettre à l'abri au deuxième étage, un comble aménagé.
Cellule psychologique
Un piège qui s'est finalement refermé sur les victimes: tandis que la fumée noire envahissait l'escalier, les pompiers, qui ont dû utiliser des échelles, peinaient à intervenir du fait de la configuration des lieux, une maison encastrée dans une rue étroite du centre de la commune, de quelque 2600 habitants.
Les volets électriques de l'habitation étaient aussi bloqués par la panne électrique, a relevé le procureur.
Appelés à 00h49, selon la préfecture, les pompiers ont déployé d'importants moyens, avec 80 soldats du feu présents, qui ont utilisé deux grandes échelles.
En début de matinée, le feu avait été éteint après plusieurs heures de lutte.
Une cellule d'aide médico-psychologique a été mise en place au centre de secours de Charly-sur-Marne..
Bourg sous le choc
Dans le bourg, la famille était bien identifiée et de nombreux habitants, interrogés par l'AFP, avaient des enfants fréquentant les victimes en classes, conférant au drame une dimension collective.
"On les connaissait tous", résume Rémi Patou, 28 ans, un habitant.
Il est à l'initiative d'une marche blanche prévue samedi à 14h30. Ce sera un "tour de la ville", en passant par les trois établissements - maternelle, élémentaire et collège - où étaient scolarisées les jeunes victimes, pour finir devant la maison familiale "déposer tous les souvenirs", a-t-il indiqué à l'AFP.
"La maman et deux de ses enfants sont encore venus hier soir acheter des bonbons et des graines de tournesol, ils venaient presque tous les jours", décrit très émue la responsable d'une supérette, qui refuse de donner son nom.
"C'est malheureux... perdre sa femme et ses enfants", confie Laurent Christophe, 51 ans, en tenue de travail grise. Il "connaît bien" l'unique survivant du drame, un homme "simple", un "bosseur" qui travaille à la vigne "toute l'année".
Il travaillait pour l'exploitation viticole de champagne Corré. La mère s'occupait des enfants, la famille, originaire du Nord, s'était installée dans la maison il y a quatre ans.
Ce drame a lieu le jour même où débute le procès aux assises de l'incendiaire présumée d'un immeuble de la Rue Erlanger, dans le XVIe arrondissement de Paris, qui avait fait dix morts et 47 blessés dans la nuit du 4 au 5 février 2019.
Le dernier drame similaire remonte à la nuit du 15 au 16 décembre, avec la mort de dix personnes dont quatre enfants dans l'incendie d'une copropriété de sept étages située dans un quartier populaire en cours de rénovation urbaine de Vaulx-en-Velin, près de Lyon.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Climat
Sept morts et 62 disparus dans un glissement de terrain
Soixante-deux personnes sont portées disparues et sept autres sont mortes dans le sud de l'Equateur, dans un glissement de terrain provoqué par de fortes pluies dans la nuit de dimanche à lundi. C'est ce qu'a annoncé lundi soir le président équatorien Guillermo Lasso.
"Cinq (membres de ma famille) sont enterrés ici", explique à l'AFP Manuel Upai, un agriculteur et maçon de 40 ans, qui continuait lundi de chercher ses beaux-parents dans les décombres à Alausi, dans le sud de l'Equateur.
Plusieurs dizaines de maisons ont été ensevelies dans cette localité de la province de Chimborazo, à environ 300 km au sud de Quito, dans une zone andine frappée la semaine dernière par un tremblement de terre qui a fait 15 morts, dont un au Pérou voisin.
"Je déplore que sept personnes soient mortes et que 62 personnes soient toujours portées disparues", a déclaré lundi soir le président Guillermo Lasso à son arrivée dans la localité d'Alausi. "Nous continuerons de mener des opérations de sauvetage", a assuré M. Lasso. Dans la zone sinistrée, quelque 600 maisons épargnées par la coulée ont été évacuées sur ordre des autorités.
Les images diffusées par les médias locaux ont montré des dizaines de secouristes et de civils s'affairant autour des débris pour tenter de dégager des personnes ensevelies, dans un ballet d'ambulances à gyrophares et sirènes hurlantes. Une énorme coulée de boue brunâtre est descendue soudainement des montagnes verdoyantes qui entourent Alausi, où vivent quelque 45'000 habitants. Dans la zone sinistrée, les rescapés en larmes et aux visages éplorés attendent des nouvelles de leurs proches disparus.
"Nez du Diable"
Dès les premières heures de la matinée de lundi, des équipes de secours étaient à pied d'oeuvre à la recherche du moindre signe de vie sous les décombres. Le "bruit fatal" du pan de la montagne qui s'est détaché résonne encore dans l'esprit de Maria Villa, 46 ans, qui s'est échappée de sa maison par une fenêtre avec son mari et sa fille.
"J'étais en train de préparer à manger (...) et j'ai entendu un bruit", raconte-t-elle à l'AFP, apeurée. Son mari a aussitôt crié: "La colline est en train de s'écrouler". Maria reconnaît que les autorités avaient recommandé à sa famille de quitter la zone, celle-ci ayant été classée en "alerte jaune" en février en raison de risques de glissements de terrain après de fortes intempéries.
"Cette semaine, ils nous ont conseillé de partir, mais la vérité c'est que cela fait de la peine de laisser nos affaires derrière nous. Je sais que la vie a plus de valeur, mais c'est une douleur si forte", confie-t-elle. Les autorités avaient également mis en garde contre un possible effondrement de la route E35 dans le secteur de Casual, où une partie de la montagne s'était détachée.
Selon le Secrétariat national à la gestion des risques (SNGR), près de 500 personnes au total ont été affectées par la coulée. Le bureau du gouverneur de Chimborazo a indiqué qu'il préparait des centres de collecte de nourriture pour aider les personnes touchées. Les forces armées participent aux opérations de secours et à l'acheminement de matériel pour construire des abris temporaires.
De son côté, la Croix-Rouge locale a fourni des "soins préhospitaliers" aux victimes. Des habitants des villages voisins sont également arrivés dès les premières heures de la matinée pour participer aux opérations de sauvetage. La ville d'Alausi est connue dans le monde entier pour le "Nez du Diable", une pente abrupte par laquelle passe la ligne ferroviaire transandine de l'Équateur, un tronçon surnommé le "train le plus difficile du monde" en raison de sa dangerosité.
Depuis janvier, les fortes pluies ont déjà fait 22 morts et 346 sans-abri dans le pays. Plus de 6.900 maisons ont été endommagées et 72 ont été détruites, selon les autorités. Quelque 987 incidents ont été causés par les intempéries, tels que des inondations et des glissements de terrain. En février, les pluies ont entraîné une suspension de cinq jours du pompage du pétrole brut car un oléoduc menaçait de se rompre après l'effondrement d'un pont.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Vingt morts dans l'accident d'un bus de pèlerins (média d'Etat)
Un bus transportant des pèlerins en direction de La Mecque, en Arabie saoudite, s'est enflammé après une collision sur un pont lundi. L'accident a fait 20 morts et blessé une trentaine de personnes, selon une télévision d'Etat saoudienne.
L'accident, qui a eu lieu dans la province d'Asir (sud), souligne le défi constant de la sécurité des transports de pèlerins à destination de La Mecque et de Médine, les deux villes les plus saintes de l'islam.
Il intervient au cours de la première semaine du mois de jeûne musulman du ramadan, au moment où beaucoup de musulmans effectuent le pèlerinage de la Omra (petit pèlerinage), et quelques mois avant le pèlerinage annuel du hajj.
"Selon des informations préliminaires que nous avons reçues, le nombre de morts dans cet accident a atteint les 20, et le nombre total de blessés était d'environ 29", a rapporté la chaîne d'Etat Al-Ekhbariya.
Trajet périlleux
Les victimes sont de "nationalités différentes", selon la chaîne, qui n'a pas donné davantage de précisions. Al-Ekhbariya a diffusé des images montrant un reporter devant ce qui semblait être la carcasse calcinée d'un bus.
Le transport de pèlerins sur les routes d'Arabie saoudite peut être périlleux, en particulier pendant le hajj, lorsque des embouteillages interminables sont créés par les bus remplis de fidèles. En octobre 2019, 35 étrangers avaient été tués et quatre autres blessés dans la collision entre un bus et un autre véhicule lourd près de Médine.
Les pèlerinages restent toutefois une partie cruciale du secteur du tourisme, sur lequel les dirigeants saoudiens comptent en vue de diversifier leur économie dépendante des énergies fossiles.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
Fraudes présumées de la Juve: audience préliminaire renvoyée
L'audience préliminaire d'examen des demandes de renvoi en procès pour fraudes comptables présumées de la Juve et 12 anciens et actuels dirigeants, dont l'ex-président Agnelli, a été renvoyée en mai.
L'audience s'est ouverte lundi matin à Turin, consacrée à la constitution de parties civiles de la part de plusieurs petits actionnaires, avant d'être suspendue et renvoyée au 10 mai.
La séance s'est tenue en l'absence des dirigeants et ex-dirigeants, accusés principalement d'avoir artificiellement amélioré les comptes du club en gonflant des plus-values lors de la vente de joueurs ou en différant le paiement de salaires, selon l'agence Ansa.
L'audience du 10 mai devrait principalement être consacrée à la question de savoir où se tiendrait un éventuel procès.
La Juve, club coté en bourse, plaide en effet pour qu'il ait lieu non à Turin mais plutôt à Milan, où se trouve la Bourse, ou à Rome, ville accueillant les serveurs effectuant les opérations financières, selon les médias.
Le parquet avait demandé le renvoi en justice des douze dirigeants et du club le 1er décembre. Andrea Agnelli avait pris les devants en démissionnant de son poste de président trois jours plus tôt, le 28 novembre, avec l'ensemble de son conseil d'administration, dont le vice-président et ex-Ballon d'or Pavel Nedved.
D'ici ce nouveau rendez-vous judiciaire, la Juve devrait connaître la décision de la justice sportive sur son recours contre la pénalité de quinze points en championnat infligée en janvier par la cour d'appel de la Fédération italienne de football.
Ce recours doit être examiné le 19 avril par les juges du Comité olympique italien (Coni). Ces derniers, qui examineront la forme et non le fond de la sanction sportive, pourront valider la pénalité de quinze points, l'annuler totalement ou la suspendre en demandant que la cour d'appel de la Fédération motive davantage sa décision.
Toujours du côté sportif, où seul le volet "plus-values" a pour le moment été jugé, d'autres enquêtes sont en cours au sein de la Fédération italienne sur les salaires payés en différé aux joueurs ou sur d'éventuelles ententes entre la Juve et d'autres clubs.
Outre ces procédures pénale et sportive en Italie, la Juve est aussi visée depuis décembre par une enquête de l'UEFA sur de possibles "violations financières présumées". Le club est sous étroite surveillance de l'instance européenne avec qui elle a conclu l'été dernier un plan de redressement sur trois ans pour respecter le fair-play financier.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Zelensky et Grossi se retrouvent avant une visite à Zaporijjia
Volodymyr Zelensky et Rafael Grossi se sont retrouvés lundi dans une station hydroélectrique de la région de Zaporijjia. Le second, chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), est attendu dans les prochains jours à la centrale de Zaporijjia.
"Sans le retrait immédiat des troupes et du personnel russes de (la centrale) et des territoires adjacents, toute initiative visant à restaurer la sûreté et la sécurité nucléaire est vouée à l'échec", a averti le président Zelensky auprès de M. Grossi, selon des propos rapportés par la présidence ukrainienne.
"Votre rôle pour assurer la sécurité énergétique de l'Ukraine est extrêmement important aujourd'hui", a rappelé Volodymyr Zelensky.
Les deux dirigeants se sont rendus lundi sur le site d'une centrale hydroélectrique à Dniepr chargée d'alimenter la centrale nucléaire de Zaporijjia, occupée par l'armée russe et régulièrement victime de coupures de courant.
Visite attendue
Le chef de l'AIEA est, lui, attendu dans les prochains jours à la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d'Europe, pour sa deuxième visite sur place depuis le début de l'invasion russe en février 2022.
"Je poursuivrai mes efforts pour protéger la centrale nucléaire pendant le conflit en cours et dirigerai notre prochaine rotation régulière d'experts vers et depuis le site", avait indiqué dimanche M. Grossi.
Lundi, MM. Zelensky et Grossi "ont été informés des mesures prises pour protéger la centrale hydroélectrique de Dniepr en cas de nouvelles attaques" russes, selon la présidence ukrainienne, qui a indiqué dans un communiqué que les infrastructures du site étaient "considérablement détruites".
"J'ai eu avec M. Zelensky un riche échange sur la protection" du site "et de ses employés", a écrit pour sa part M. Grossi dans un tweet, accompagné d'une photo des deux dirigeants.
Zelensky sur le frond Sud
Plus tôt lundi, M. Zelensky s'était affiché dans la région de Zaporijjia, "en première ligne" sur le front Sud.
"Région de Zaporijjia. Positions en première ligne. Je suis honoré d'être ici aujourd'hui, aux côtés de nos militaires", a-t-il indiqué sur son compte Telegram, accompagnant son message d'une vidéo dans laquelle on le voit remettre des médailles à des soldats.
"Merci de protéger notre État (et) nous tous. Merci pour la protection de nos maisons, de notre intégrité territoriale et de la vie en Ukraine", leur a-t-il dit, selon un communiqué de la présidence ukrainienne.
Selon la présidence ukrainienne, M. Zelensky s'est rendu lundi au poste de commandement du groupe opérationnel des troupes pour la région de Zaporijjia, où une réunion s'est tenue avec des responsables militaires de la région.
Le président ukrainien est par ailleurs allé sur le site d'une frappe russe sur un immeuble d'habitation dans la ville de Zaporijjia, qui avait fait un mort et une trentaine de blessés mercredi dernier. Il a aussi visité un hôpital militaire où il a échangé avec des blessés de guerre et le personnel médical, selon la présidence.
La semaine dernière, Volodymyr Zelensky s'était déplacé dans la région de Kherson (sud), partiellement occupée par la Russie, après être allé près de Bakhmout, l'épicentre des combats dans l'Est, et dans la région de Kharkiv (nord-est).
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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