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Basé sur des événements historiques, le dernier film de Marco Bellocchio, Rapito (L’Enlèvement), relate l’enlèvement d’un des enfants de la famille Mortara par l’Église catholique en 1858 et suit la lutte de cette famille juive pour récupérer leur fils enlevé.
Rapito nous emmène en 1858, dans le quartier juif de Bologne, auprès de la famille Mortara où les nombreux enfants, entourés par leurs parents bienveillants et aimants – Marianna (Barbara Ronchi) et Salomone Mortara (Fausto Russo Alesi) – mènent une vie paisible et partagent les valeurs du judaïsme comme la prière Shema Israël qu’ils récitent ensemble tous les soirs.
Nous immergeant immédiatement dans le quotidien des communautés juives d’Italie, Marco Bellocchio nous révèle un chapitre méconnu de la persécution des Juifs dans la péninsule alors que des soldats de l’Inquisition font irruption chez la famille Mortara et font réveiller les enfants qui dorment déjà. Sur ordre du cardinal, ils sont venus prendre Edgardo (interprété enfant par Enea Sala puis adolescent par Leonardo Maltese), leur fils de six ans. L’enfant aurait été baptisé en secret par sa nourrice étant bébé et, en vertu de la loi papale en vigueur, une famille juive ne peut élever un enfant catholique. Au titre de cette « conversion », Edgardo doit donc être placé dans un monastère à Rome pour y être éduqué.
Lire la critique complète de Firouz E. Pillet publiée lors du Festival de Cannes 2023.
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