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Le président français François Hollande a dit mardi qu'une "intervention armée n'est pas exclue" en Syrie, après le "massacre" qui a fait plus de 100 tués à Houla. Mais à condition qu'elle se fasse "après délibération du Conseil de sécurité des Nations unies", a-t-il ajouté.
François Hollande a eu des mots très forts sur la Syrie alors qu'il répondait aux questions sur le plateau du journal télévisé de la chaîne publique France 2. "Une intervention armée n'est pas exclue, à condition qu'elle se fasse dans le respect du droit international, c'est-à-dire après délibération du Conseil de sécurité" des Nations unies, a-t-il dit.
"Il faut aussi trouver une solution qui ne serait pas forcément militaire. La pression doit se faire dès à présent pour chasser le régime de Bachar al-Assad. Nous devons trouver une autre solution", a-t-il toutefois ajouté. François Hollande a promis d'évoquer un renforcement des sanctions avec le président russe Vladimir Poutine, attendu vendredi à Paris.
Toujours sur le plan international, M. Hollande a plaidé pour "un bon équilibre entre la France et l'Allemagne", qui soit en même temps "respectueux de nos partenaires et des institutions européennes".
Compromis
Le président français a fait campagne sur la promesse d'ajouter un volet croissance au pacte budgétaire européen. Il a estimé "acté" le fait qu'il y aura des mesures de croissance en plus de ce pacte.
Evoquant la question des euro-obligations ou eurobonds, une sorte de mutualisation des dettes au sein de la zone euro, que Paris souhaite mais pas Berlin dans l'immédiat, M. Hollande a fait état d'un "certain nombre d'objectifs" convenus "avec Mme Merkel".
Mme Merkel "admet le principe de la croissance, comme j'admets le principe du sérieux budgétaire. Elle est hostile aux eurobonds. Elle ne dit pas 'jamais'. Elle dit 'pas tout de suite'. Cela peut ouvrir un certain nombre de compromis", a-t-il dit.
Il a souhaité que "les Grecs fassent le choix de l'Europe" lors des législatives le 17 juin, tout en promettant de les respecter.
ATS