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Une politique PME doit, selon Bigler, respecter et intégrer ces facteurs de succès en s'abstenant de définir préalablement les résultats des processus de marché. Mener une politique des PME signifie considérer les entrepreneurs comme porteurs d'une grande responsabilité et leur accorder une marge de manœuvre.
Il n'existe, bien entendu, aucun État qui puisse se passer de toute réglementation. Mais toute mesure réglementaire implique des coûts, qui devront être assumés par l'appareil de l'État, par la collectivité et par les entreprises. Une politique des PME doit être centrée sur ces dernières et sur les coûts qu'entraînent les réglementations pour chacune d'elles.
Une politique PME efficace et différenciée est axée sur les besoins des petites et moyennes entreprises et tient compte de l’énorme diversité des arts et métiers. Cette politique doit avoir pour priorité la réduction des coûts réglementaires et le renforcement de la liberté d’entreprise.
Bigler, conseiller national PLR et directeur de l'usam, poursuit en ces termes: «Pour être appropriée à l'extrême diversité des entreprises, toute politique des PME doit être centrée sur la liberté d'entreprise, abolir les coûts superflus de la réglementation et endiguer la croissance de l'appareil étatique.»
L'ouvrage «Wert der KMU» nouvellement publié met en évidence la multiplicité des apports des PME suisses à la valeur ajoutée. S'appuyant sur la théorie économique, il présente des exemples étayés par des faits et des chiffres. Il aide à comprendre comment fonctionne, dans la pratique, une politique des PME.