Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06994.jsonl.gz/1226

Le nom du conseiller national et président de l'Union syndicale suisse, Pierre-Yves Maillard, battu par Alain Berset en 2011 lorsque ce dernier accéda au Conseil fédéral, était sur toutes les lèvres lors de l’élection d’Elisabeth Baume-Schneider au gouvernement, mercredi. Et pour cause! Des parlementaires radicaux auraient voté pour la Jurassienne plutôt que pour la Bâloise Eva Herzog, afin de rendre impossible une candidature du socialiste vaudois, quand Alain Berset, socialiste lui aussi, s'en ira.
En effet, si l’actuel chef du Département fédéral de l’intérieur devait quitter le collège gouvernemental l'année prochaine, son siège reviendrait sûrement à un ou une socialiste alémanique, de façon à rétablir l’équilibre linguistique qui prévalait au sommet de l'Etat avant qu’Elisabeth Baume-Schneider n’y soit élue.
Que dites-vous de ces rumeurs vous concernant?
Pierre-Yves Maillard: Si ces rumeurs ont une part de vrai, je suis très heureux d’avoir contribué à l’élection d’Elisabeth Baume-Schneider. J’ai voté pour elle à chaque étape et fait campagne pour elle. Je suis très heureux que cela ait fonctionné. S’il y a eu des votes tactiques, je crois cependant que la plupart qui ont voté pour Elisabeth Baume-Schneider l’ont fait pour de bonnes raisons, pour ses qualités.
Pensez-vous que des camarades socialistes alémaniques, zurichois par exemple, auraient pu, eux aussi, voter Elisabeth Baume-Schneider de façon à reprendre le poste d’Alain Berset à votre place, le jour venu?
On peut élire quelqu’un au Conseil fédéral pour de multiples raisons. Ce qui compte, c’est qu’on a élu une socialiste qui a des convictions profondes, qui a de grandes qualités humaines, qui est attachante et qui a de l’expérience. Et qui, en plus, a une sensibilité sociale et syndicale forte. C’est cela qui m’a convaincu de voter pour elle.
Le fait est que la présence désormais de quatre latins au Conseil fédéral vous barrerait la route lors du départ d’Alain Berset, non?
Si j’avais le dixième de votre obsession, à vous, journalistes, qui consiste à m’imaginer trépigner pour accéder au Conseil fédéral, je serais bien malheureux. Je ne rêve absolument pas de la fonction de conseiller fédéral. Je suis heureux de présider l’Union syndicale suisse, c’est une mission enthousiasmante qui me permet d’avoir de l’influence sur la question sociale. Je me bats pour des choses concrètes. J’ai soutenu cette année les maçons pour qu’ils aient leur convention. Le personnel de cabine de Swiss a obtenu une fantastique nouvelle convention, ce qui me ravit. Je me bats pour l’AVS. Je me bats pour mes convictions. J’ai la chance de pouvoir le faire à plein temps. Rien ne me motive plus que cela.
La fonction de conseiller fédéral ne vous fait plus envie?
C’est une fonction tout à fait importante, mais elle ne me fait pas rêver.
Pour quelles raisons?
Parce que la marge de manœuvre des conseillers fédéraux est étroite et parce que leur poste est très exposé. Il faut être reconnaissant que des personnalités s’y engagent
Actuellement conseiller national, vous serez candidat pour le Conseil des Etats en 2023. C’est bien ce qui est prévu?
Oui, je suis candidat au Conseil des Etats et j’ai été réélu le mois dernier pour quatre ans président de l’USS. Si je suis élu aux Etats, je serai heureux de pouvoir peser sur la politique suisse dans un sens favorable aux salariés, aux pensionnés de l’AVS et aux services publics.
Et si un jour, vous deviez bénéficier d’un alignement favorable des planètes, tenteriez-vous votre chance pour le Conseil fédéral?
Toutes ces hypothèses sont très improbables. Je ne pense vraiment pas qu’une telle situation se présentera. Je devrais dire «non» à votre question en espérant avoir la paix à ce sujet. Mais, même quand je dis «non», on ne me croit pas. On a désormais une bonne conseillère fédérale romande pour de nombreuses années.
Permettez-nous d’insister. Si l’UDC Guy Parmelin quitte le Conseil fédéral avant Alain Berset, les Alémaniques récupéreront certainement son siège, ce qui vous donnera la possibilité de vous présenter pour succéder à Alain Berset par la suite…
«Du jour au lendemain, notre compte a été désactivé, la page n'existait plus» raconte Françoise Kuenzi, responsable communication de la ville de Neuchâtel. La page, c'est le compte Instagram de la ville de Neuchâtel qui a disparu subitement le 27 août dernier, victime d'un hacker. La ville a réagi aussitôt: