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Une banque (même si formellement il s’agit de trois personnes morales distinctes qui recourent), recourt au Tribunal administratif fédéral à l’encontre de la décision rendue par la FINMA nommant un chargé d’audit affirmant qu'il n'est pas en mesure de mener sa mission. Le recours est rejeté.
Commissions d'apport versées par un établissement financier à un apporteur d'affaires qui exerce également des fonctions élevées auprès d'un groupe de clients de l'établissement. Commissions financées par des rémunérations perçues par l'établissement, facturées aux clients à un taux plus important que le taux habituellement pratiqué. Violation du droit de la surveillance. Confiscation par la FINMA des revenus générés par les relations d'affaire. Confiscation annulée par le TAF.
Dans cet arrêt, le Tribunal administratif fédéral précise les conditions légales qui doivent être remplies pour que la FINMA puisse nommer un chargé d’enquête. Il indique en particulier que de simples indices objectifs d’une violation prudentielle sont en principe suffisants et examine le prononcé d’une telle mesure sous l’angle du principe de proportionnalité.
La vente de bons d’achat par des sociétés commerciales à leurs membres afin d’acheter d’importants volumes de marchandises avec les fonds collectés et de permettre auxdites membres d’acquérir les marchandises avec une remise ou des rabais ne constitue pas une acceptation de dépôts du public au sens de la loi sur les banques pour autant que les conditions générales applicables aux bons n’autorisent pas le remboursement des montants reçus.
Malgré une décision de la FINMA annulée par le Tribunal administratif fédéral, l’Autorité de surveillance financière reste libre de répartir les frais d’enquête (nomination d’un chargé d’enquête) ainsi que ses propres frais de procédure avec l’assujetti blanchi.
Le Tribunal fédéral rappelle certains principes en matière de faillite d'établissements assujettis à la LFINMA à l'occasion de l'examen d'une condamnation pour violation de l'art. 166 CP (violation de l'obligation de tenir une comptabilité)