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Seuls la musique des sphères, la harpe éolienne et quelques instruments électroniques récents se passent de l'homme pour être mis en vibration. C'est finalement au corps humain que revient le rôle d'agitateur, de stimulateur et d'organisateur de la matière sonore.
Au plus intime du corps naît la voix. A l'origine cachée du chant, un mouvement intérieur se traduit en geste phonatoire. La danse n'est pas loin : les pieds, les mains, spontanément, répondent à ce surgissement dont l'oreille assure le relais. Comment naît le geste vocal ? Comment vient la danse ? Comment l'instrument accueille-t-il celui qui en joue, comment s'adapte-t-il à la physiologie humaine ? A quelles impulsions obéissent le souffle, la voix, les mains, les doigts ou les pieds lorsqu'ils se meuvent pour produire des sons, et quelle est la part des automatismes dans le geste "intérieur" - geste "antérieur" au son - qui conduit le jeu du musicien ? Telles sont, parmi d’autres, les questions qui se posent lorsqu’on pense aux mouvements de la musique dans l’homme, lorsqu’on réfléchit aux gestes de l’homme musicien.
Ce volume est consultable en intégralité sur OpenEdition journals :
https://journals.openedition.org/ethnomusicologie/70