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Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a pris des mesures en Libye après la mort de son délégué mercredi. "Nous avons gelé les mouvements et adaptons notre réponse opérationnelle, mais on n'arrête pas complètement le travail. Nous n'avons pas l'intention de quitter le pays", a précisé le porte-parole du CICR David-Pierre Marquet.
L'organisation conserve une trentaine d'expatriés en Libye, avec 150 employés locaux. Le porte-parole a souligné que la région de Misrata-Syrte où l'assassinat a eu lieu est l'une des régions les plus calmes du pays.
Un délégué expérimenté
Le délégué, en mission d'évaluation, roulait dans une voiture non marquée de l'emblème de la Croix-Rouge, "un mode opérationnel adopté en Libye pour des raisons de sensibilité culturelle".
Citoyen suisse de 42 ans, le chef de la sous-délégation de Misrata en poste depuis mars, travaillait pour l'institution depuis plus de sept ans et avait effectué plusieurs missions dans le Proche-Orient.
ats/fisf
Les raisons de l'attaque encore inconnues
Il a ajouté que la voiture roulait à 50-60 km/h et que le délégué tué et ses deux collègues blessés, n'étaient pas forcément reconnaissables. "Cela ne donne pas l'impression d'un acte planifié", a-t-il dit.
"Nous étudions toutes les hypothèses. Une cellule de crise a été mise en place et une enquête est en cours avec les autorités libyennes", a-t-il précisé