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Ne dites pas…
Ne dites pas: «Les chasseurs avaient du 1er décembre 2023 jusqu’au 31 janvier 2024 pour réguler ce loup.» Dites: «Les chasseurs avaient du 1er décembre 2023 jusqu’au 31 janvier 2024 pour tuer (ou abattre ou éliminer) ce loup.»1
Il s’est avéré par la suite que le loup prétendument régulé n’était pas le bon. Mais cela ne change rien au fait qu’on ne peut pas réguler un individu, surtout pas en lui ôtant la vie. Quand on parle de régulation du loup, on donne au mot «loup» le sens général de population lupine – qu’il convient de ne pas laisser se reproduire de manière anarchique ni commettre trop de dégâts. Il en va de même en ce qui concerne les droits de l’homme – farce dont est censée bénéficier toute l’humanité – ou les cornes de la vache – qui seraient bien utiles aux troupeaux, hélas décornés, pour se défendre contre le loup.
Il y a des jours où on se dit qu’il serait bien agréable de pouvoir «réguler» individuellement tel ou tel journaliste, non pas en le tuant, bien sûr, mais en le renvoyant à ses chères études, afin qu’il apprenne le sens des mots. Pourtant, que deviendrions-nous sans les absurdités des gens de presse?
On verrait aussi d’un assez bon œil la «régulation» individuelle de tel ou tel conseiller fédéral, afin qu’il s’en aille apprendre l’humilité dans quelque retraite éloignée. Mais que deviendrions-nous sans les errements de notre Ignazio et de ses collègues?
Il faut pouvoir railler un peu.
Le pinailleur