Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07002.jsonl.gz/1013

Né de parents journalistes, Noah George Taylor de son vrai nom grandit entre l’Angleterre et la Nouvelle-Zélande, avant de déménager en Australie au divorce de ses parents en 1974.
Rêvant de s’engager dans l’armée anglaise, c’est finalement vers le théâtre qu’il se dirige, faisant ses classes à la St Martin Youth Theater. Il obtient son premier rôle à l’âge de 17 ans dans le film punk Dogs in Space où il joue l’un des fans de David Bowie. Depuis ce jour, l’acteur australien ne quitte plus les écrans, participant au renouveau du cinéma australien.
Abonné aux rôles d’adolescents pré pubères (Flirting avec Nicole Kidman, le musical Secrets, The Nostradamus Kid), c’est réellement avec Shine de Scott Hicks qu’il prend du galon et prouve à la profession qu’il est capable d’interpréter des personnages de caractère. Dans ce drame qui s’inspire de la vie du pianiste australien David Helfgoot, Noah Taylor se glisse dans la peau du virtuose adolescent.
Ce rôle d’artiste raisonne d’autant plus chez l’acteur, passionné par la musique – il joue dans le groupe de country The Thirteens – et la peinture. Un art qu’il pratiquera d’ailleurs quelques années plus tard dans le drame historique Max (2001), où il incarne un peintre aspirant du nom d’Adolphe Hitler.
Entre temps, le comédien se partage entre sa terre natale, les Etats-Unis et l’Angleterre, alternant entre la saga commerciale Tomb Raider où il joue l’un des assistants technique de la super-héroïne, et deux longs-métrages de Cameron Crowe, d’abord dans la comédie dramatique Presque célèbre (2000), puis dans le remake Vanilla Sky (2001) avec Tom Cruise. Un autre réalisateur, l’Australien John Hillcoat, fait doublement confiance à Noah Taylor, qu’il dirige dans les sanguinaires The Proposition (2005) et Des hommes sans loi (2012).
L’acteur, souvent amené à jouer des personnages de vilains malsains, étend sa palette d’interprétations et se fraie une place dans le registre de la comédie cocasse et burlesque, comme dans le décalé La Vie aquatique (2004) de Wes Anderson ou encore le joliment rétro Submarine (2010) de Richard Ayoade, où il y joue le père d’un ado dépressif. Un rôle de paternel qu’il incarne aussi dans Charlie et la chocolaterie (2005) de Tim Burton où il campait Mr Bucket, le père, modeste mais brave, de Charlie.
En 2014, il tourne pour la seconde fois sous la direction de Richard Ayoade dans l’énigmatique The Double, avec Jesse Eisenberg en tête d’affiche. Côté télévision, il compte parmi les acteurs de Game of Thrones, la série-phénomène de la chaîne HBO, où il se glisse dans l’armure de Locker, un chasseur redoutable à la poursuite de Jaime Lannister (Nikolaj Coster-Waldau).
Marie Ponchel