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Dans ses premières déclarations, Jair Bolsonaro a annoncé qu'il gouvernerait la quatrième démocratie la plus peuplée au monde en s'appuyant sur la Bible et la Constitution.
Il a également fait savoir que toutes ses promesses de campagne seraient tenues. "Nous allons ensemble changer le destin du Brésil", a-t-il poursuivi, ajoutant que son élection tournait la page du "communisme".
Haddad demande le respect pour ses électeurs
Dans son premier discours, le candidat du Parti des travailleurs (PT), Fernando Haddad, n'a pas félicité le vainqueur. En revanche, il a demandé que ses "45 millions d'électeurs soient respectés", alors que Jair Bolsonaro avait, durant sa campagne, promis à ses opposants "la prison ou l'exil".
"Les droits civiques, politiques, du travail et sociaux sont en jeu maintenant", a-t-il dit. "Nous avons la responsabilité de représenter une opposition qui place les intérêts de la Nation au-dessus de tout".
>> La communauté brésilienne de Suisse a également suivi les élections avec attention:
C'est une défaite de la démocratie au Brésil
Pour le journaliste Jean-Jacques Fontaine, interrogé lundi dans La Matinale de la RTS, l'élection de Jair Bolsonaro "est une défaite de la démocratie au Brésil, dans la mesure où une partie des personnes qui ont porté Bolsonaro au pouvoir voit d'un assez bon oeil un gouvernement autoritaire."
"Jair Bolsonaro a des déclarations extrêmement fortes, disant qu'il va réarmer la population, que la Constitution peut être changée, que tout peut, finalement, être remis en question", explique ce spécialiste du Brésil.
Une partie de la population brésilienne, notamment les jeunes qui n'ont pas connu la dictature, accepte une restriction des droits démocratiques, avec "des coups de griffe à la démocratie ou à la vie citoyenne" qui ne leur posent pas problème, souligne Jean-Jacques Fontaine.
>> La correspondance de Stephen Mossaz, envoyé spécial à rio de Janeiro:
pym avec l'ats