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Poursuite du combat social pour l'Union syndicale suisse
Ce vendredi, l'USS a déposé à la Chancellerie fédérale deux nouvelles initiatives populaires, l'une pour la réduction du temps de travail, l'autre pour l'imposition des gains en capital.
Ce vendredi, l'USS a déposé à la Chancellerie fédérale deux nouvelles initiatives populaires, l'une pour la réduction du temps de travail, l'autre pour l'imposition des gains en capital.
Les deux textes, munis de plus de 100 000 signatures, font partie d'un bouquet de cinq initiatives lancées récemment par l'USS. Malgré la marge d'erreur plutôt étroite de la dernière (un peu moins de 104 000 signatures, contre 108 000 pour la première), le peuple devrait être appelé à se prononcer sur les deux textes.
La première initiative («Pour une durée de travail réduite») propose, comme son nom l'indique, de ramener progressivement, sur une période de sept ans, le temps de travail à 36 heures par semaine pour tout le monde, soit au niveau européen.
Cette moyenne devrait être respectée sur l'année, mais les employeurs pourraient exiger jusqu'à 48 heures durant les semaines chargées. Toutefois, la limite de 100 heures supplémentaires par an ne pourrait être dépassée.
Une telle réduction améliorera la qualité de la vie de l'ensemble des travailleurs, affirme l'Union syndicale suisse. Et elle n'entraînera pas de baisse de revenu pour les salaires inférieurs à 7200 francs par mois.
L'autre initiative entend mettre un terme à une injustice : chaque franc du revenu est imposé, mais pas les gains en capital. Le texte de l'USS veut donc faire imposer de 20 à 25 pour cent ces gains comme tous les autres revenus. Un tel impôt pourrait rapporter un milliard de francs par année.
Dominique Boillat
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