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La définition communément utilisée décrit le développement durable comme « un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. » [1]. Cette vision s’appuie sur trois piliers principaux que sont l’économie, le social et l’écologie, chacun de ces piliers devant s’intégrer aux deux autres dans une perspective de long terme.
Le développement durable induit une série d’objectifs plus précis comme (entres autres) la protection de la bio-diversité (gènes, espèces, écosystèmes naturels, patrimoines culturels) ; l’exploitation durable des ressources naturelles ; la garantie d’une équité entre nations, individus et générations ; la satisfaction des besoins essentiels pour toutes les communautés humaines ; l’amélioration de la qualité de vie ; le respect des droits et le renforcement des nouvelles formes d’énergies renouvelables[2].
Le développement durable se définit au niveau global (principes, accords internationaux,…) et se décline en actions concrètes sur le terrain par le biais des agendas 21 locaux (régions, communes, associations,…)[3]. La chaîne se termine par l’individu qui détient également une part de responsabilité dans la poursuite des objectifs définis.
Dérives et interprétations
De nombreux observateurs constatent cependant une récupération du concept en le vidant d’une grande partie de sa substance, ceci afin de donner une respectabilité à n’importe quelle activité économique. Le développement durable devient ainsi un argument marketing pour vendre plus et augmenter ses parts de marché.
Il s’agit donc de bien définir ce concept afin d’éviter des malentendus ou des interprétations erronées.
Si on remonte aux fondements du terme économie, on se rend compte avec un certain malaise que cette science a muté au cours du temps pour au final représenter l’inverse de ce qu’elle représentait à l’origine. En effet, à l’époque des Grecs [4], il s’agissait de pouvoir organiser une activité en optimisant l’utilisation des ressources impliquées dans ce processus et en ne ponctionnant une ressource naturelle (le bois de la forêt, les poissons d’un lac, le gibier,…) que la quantité nécessaire sans entamer le capital. En d’autres termes, il s’agissait de produire un bien ou un service répondant à un besoin concret pour un client défini en économisant les ressources et en évitant le gaspillage. Que s’est-il passé pour que le sens de ce terme ait si fortement dévié de son origine ?
Dans le cadre de ce site web, nous partons ainsi du principe que le développement durable n’est pas compatible avec le modèle capitaliste actuel, basé sur l’incitation permanente au consumérisme, à la maximisation du profit, à la financiarisation globalisée et à la croissance perpétuelle de la consommation. Des changements fondamentaux sont donc nécessaires dans la société pour que notre développement soit réellement durable.
Valeurs
Les valeurs qui sous-tendent au développement durable sont nombreuses et variées. Le but n’est pas ici d’en dresser une liste complète. Nous retiendrons les suivantes :
- Équité sociale, accès au développement, à l’éducation et à l’information.
- Utilisation efficace et respectueuse des ressources environnementales.
- Protection de la diversité (sociale, culturelle, biologique,…) et des biens communs.
- Efficacité économique par la responsabilisation des entreprises dans la gestion optimale des ressources (qui intègre l’aspect social, environnemental et de bonne gouvernance).
- Implication et participation des individus, démarche citoyenne.
- Qualitatif plutôt que quantitatif.
Références
- Art. Rapport Brundtland de la commission mondiale de l’environnement et du développement, Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Rapport_Brundtland
- Art. Développement durable, Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Developpement_durable
- « Éléments constitutifs d’un agenda 21 cantonal », site de l’État de Vaud: http://www.vd.ch/themes/environnement/developpement-durable/agenda-21-cantonal/
- Art. Économie, sur Wikipedia.
Logiciels Durables / Logiciels Libres et Développement Durable
C’est super…
Mais face a microsoft et consort, on se sent vraiment petit.
Bonjour,
Oui, c’est vrai qu’on se sent souvent petits face à un tel monopole. Mais il faut garder à l’esprit que du côté de l’entreprise, le libre progresse et assez rapidement. On sait que les géants de l’internet utilisent et promeuvent le libre pour plusieurs raisons, le prix en est une, mais la flexibilité en est une autre. Il reste le poste de travail, dernier retranchement pour Microsoft et Apple. Je suis convaincu que c’est une question de temps. Et je ne serais pas étonné d’apprendre que Microsoft libère son code… Ce serait une révolution ou une évolution naturelle. Voir à ce sujet cet excellente conférence filmée :
http://www.fetons-linux.ch/evenements/largent-public-ne-doit-payer-quune-fois
Notamment entre la minute 35 et 45. Mais toute la conférence vaut la peine d’être vue.
Samuel
Je ne suis pas du tout optimiste.
Le discours « linux se developpe », ça fait 15 ans que je l’entend et que au niveau boulot, c’est windows ou windows, et on vient de changer les ordis pour passer a windows 8 (normal).
Pas plus tard qu’hier, j’ai voulu aller sur un site institutionnel, et pof, « telechargez microsoft silverlight »…
http://www.base-inies.fr/Inies/default.aspx
Clique sur « espace de consultation »…
De moins en moins de gens savent qu’il existe autre chose que windows, et si tu le leur dit, soit tu veux leur vendre un apple, soit tu fais partie d’une secte de pirates, soit tu les fais tous simplement ch…
Chez nous, il y a une note interne expliquant que les apple sont tolérés…
Juste tolérés, alors si je dis que je suis sous ubuntu…
Bonjour,
Linux est très répandu coté serveur, perso je travaille que sur ce type de serveur, jamais du win serveur… Et même Mozilla et son navigateur firefox bien qu’open source est largement financée par Google et Facebook… toujours aussi libre?
Bonjour,
Merci bien pour ton commentaire !
Le modèle du libre n’empêche pas que des grosses structures apportent des financements. On peut certes se poser la question de la gouvernance de tels projets ainsi soutenus, c’est vrai. Mais il y a la licence libre (GPL et autres), et si la direction d’un projet provoque la grogne de la communauté (à cause des orientations prises), un « fork » peut être créé sur la base du code libre. C’est le cas par exemple pour le gestionnaire de fichier Nautilus de Gnome/Unity, très critiqué dans sa nouvelle version (disponible dans Ubuntu 14.04), soit-disant optimisé pour les appareils tactiles.
http://en.wikipedia.org/wiki/Nemo_%28file_manager%29
Nemo est donc proposé comme alternative à Nautilus. La communauté a donc encore son mot à dire. Mais c’est vrai qu’il faut garder cet équilibre entre la communauté et les grands acteurs économiques qui tirent le libre en avant.
Samuel
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