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Comment arrive-t-on à une telle situation ?
Il s’agit de blessures cérébrales qui peuvent se produire lorsque le jeune enfant est fortement secoué, ce qui détermine des violentes accélérations et décélérations. Les gestes du quotidien et les mouvements spontanés de la tête des jeunes enfants sont insuffisants pour provoquer un saignement du cerveau.
Des études épidémiologiques indiquent que les personnes gardant un bébé – principalement les parents – sont plus à risques de secouer les enfants. La difficulté de l’adulte à gérer les pleurs d’un nourrisson est un facteur de tension et de frustration qui peut mener à un geste violent de secouement. Epuisé, exacerbé par les pleurs, l’adulte se laisse emporter par ses émotions et, en proie à la colère, secoue le jeune enfant.
Quelles sont les conséquences d’un tel geste ?
Le spectre des dommages pour l’enfant est large et les conséquences dépendent de la gravité des lésions cérébrales, allant de la récupération complète et sans séquelle, jusqu’à des lésions invalidantes, voire létales. Pour la personne responsable d’un tel geste, les conséquences peuvent être légales.
La prise en charge d’enfants victimes de secouement est souvent retardée, puisque le diagnostic est fréquemment caché ou dénié par la personne responsable, en raison de la honte et des conséquences possibles. Il est donc probable que de nombreux cas soient sous-diagnostiqués, renforçant l’idée émises par certains auteurs que le shaken baby syndrom pourrait être à l’origine de difficultés psycho-intellectuelles, de déficits sensoriels, de déficits moteur et d’infirmités motrices cérébrales qui ne s’expliquent pas autrement.
Peut-on se prémunir du shaken baby syndrom ?
Certaines études sur le sujet ont montré que les jeunes parents ne sont pas suffisamment au courant des conséquences de tels actes sur un enfant. L’une des clefs pour prévenir ce genre de geste – qui peut anéantir une vie, dans tous les sens du terme – serait de mieux informer les parents de ce qu’est le shaken baby syndrom et de ses conséquences désastreuses.
Une autre piste serait de sensibiliser les jeunes familles à la frustration et l’exaspération que l’on peut ressentir face aux pleurs d’un enfant. Apprendre à identifier ses émotions et à reconnaitre l’arrivée de la colère afin de demander de l’aide à une autre personne, ou de simplement s’éloigner temporairement de l’enfant qui pleure – tout en veillant à ce qu’il soit en sécurité –, est aussi un moyen de prévenir les terribles conséquences de ce geste.
Si vous souhaitez en savoir davantage sur ce syndrome, nous vous rappelons que le service de pédiatrie de l’Hôpital de La Tour est à votre disposition.