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Une manipulation qui vient de loin…
Les partisans du OUI le 3 mars 2013 répètent en boucle que le projet de nouveau bâtiment n'aura pas sur le Jardin du Rivage une emprise supérieure au bâtiment existant. Pour arriver à cette conclusion, ils comparent la surface au sol du restaurant actuel ET sa terrasse avec la surface potentielle autorisée du projet avec sa terrasse. Sur leur blog: «Le bâtiment actuel et la terrasse représentent une surface d'un peu plus de 900 m2. Le futur bâtiment pourra avoir une surface de 760 m2 et la terrasse de 340 m2, mais les deux réunis ne peuvent avoir une surface supérieure à 940m2. L'emprise supplémentaire est donc minime: 40 m2.»
Les chiffres sont justes: la surface du restaurant en place avec sa terrasse est d'environ 910 m2, alors que la promesse de vente autorise une surface cumulée de 940 m2.
Sauf que…
Sauf que la terrasse actuelle est gigantesque: 304 m2 ! La surface au sol du restaurant actuel est de 540 m2, alors que la surface autorisée pour la nouvelle construction est de 760 m2. soit une augmentation à 140 %. Et c'est ça qui compte: une terrasse n'exerce évidemment pas la même emprise qu'une construction.
Cette manipulation n'est pas la première du genre. En 2007 déjà, Le Régional avait été induit en erreur par une illustration fournie par le bureau Nomad qui procédait de la même façon…
Et hop, une petite manip…
Dans l'honnête état des lieux paru ce jour dans le Régional (pdf, 700 Ko; voir aussi les opinions exprimées sur deux pleines pages, pdf, 1,4 Mo) a été utilisée en tout innocence l'illustration ci-dessous (extrait), fournie, comme c'est indiqué en signature de l'article, par le bureau Nomad, auteur du projet de nouveau bâtiment.
Les volumes des bâtiments sont indiqués en blanc flou, ce qui diminue visuellement leur volumétrie, en particulier celle du projet 109. C'est de bonne guerre.
Ce qui l'est moins, c'est le trait, très net, très visible, sous-titré «Emprise du bâtiment existant». Une seule lecture possible, qui saute aux yeux: le nouveau bâtiment occuperait considérablement moins d'espace que l'actuel. Or c'est faux. Tous les plans, y compris ceux réalisés par les architectes du bureau 109 le montrent (voir notamment notre superposition du projet et de l'existant; pdf, 504 Ko).
Tout au plus, ce trait dessine le périmètre de la terrasse de l'actuel restaurant, ce qui n'est pas du tout la même chose
Sans même parler de sa hauteur, nettement plus importante que l'existant, on sait que le nouveau bâtiment du Rivage, s'il se faisait, bénéficierait aussi évidemment d'une terrasse, en avant de la parcelle vendue par la commune (une servitude est prévue à cet effet dans l'acte de vente). Elle n'est évidemment pas visible sur cette maquette.
Un petit coup de propagande pas cher, ça ne se refuse pas. Au prix d'une petite manipulation.
(1er juin 2007)
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