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Critique
A en croire des blogs, le long métrage où Helen Hunt se trouve des deux côtés de la caméra a beaucoup ému les Etasuniens. L’Atlantique marque peut-être un abîme culturel avec l’Ancien Monde... Votre chroniqueur a en tout cas été horripilé par ce qui est présenté comme une comédie dramatique mais qui tient plutôt du mélo larmoyant rendant difficile l’identification aux personnages.
April (Helen Hunt) est une institutrice frisant la quarantaine desséchée, élevée par des parents adoptifs israélites new-yorkais (mère juive stéréotypée). Elle épouse un collègue coreligionnaire, Ben (Matthew Broderick) qui la quitte lorsqu’il apparaît qu’elle ne peut pas lui donner d’enfant. Elle se lie alors avec un père d’élève, Frank (Colin Firth) fraîchement divorcé, et voit surgir inopinément, après le décès de sa mère adoptive, une soi-disant mère biologique, Bernice (Bette Midler), animatrice d’un parloir (talk-show en français...) télévisé. Et voici Ben qui revient à la charge, alors qu’elle se découvre enceinte - mais de qui? La seule scène «comique» est celle où April subit une échographie pratiquée par un médecin (Salman Rushdie!...) entouré des deux pères putatifs et du frère de la patiente pris d’abord pour un troisième candidat à la paternité... Ajoutez à des personnages immatures et à des femmes hystériques (le mot est de circonstance) la mort du fœtus et une insémination artificielle, agitez le tout: vous avez une super-série télévisée (genre dans lequel Helen Hunt excelle).
Daniel Grivel