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L’endométriose
L’endométriose est une maladie qui se caractérise par le développement d’un tissu identique à celui de la muqueuse utérine (endomètre) dans des organes où il devrait normalement pas se trouver. L’endométriose se loge le plus souvent sur le péritoine, une couche cellulaire qui recouvre les organes abdominaux, comme l’utérus, les trompes, la vessie, ou au niveau des ovaires, où elle forme des kystes appelés endométriomes. L’endométriose induit une réaction inflammatoire et favorise la formation de points fibreux (adhérences). Ses principales conséquences sont des douleurs pelviennes ou une infertilité.
L’infertilité inexpliquée
Dans environ 10 à 20% des cas, on ne trouve pas de cause apparente à l’infertilité ou on n’a pu identifier que des anomalies mineures dont le rôle est incertain. Il est probable qu’il existe bien une cause à l’infertilité mais qu’elle n’est pas décelable par les moyens diagnostiques actuels. Il peut s’agir d’un problème immunologique (incompatibilité entre les gamètes), d’un problème de qualité ovocytaire ou d’un facteur masculin occulte.
L’infertilité liée à l’âge
Dans la société d’aujourd’hui, les femmes envisagent de fonder une famille à un âge plus avancé qu’autrefois. Beaucoup d’entre elles attendent d’avoir terminé leurs études et stabilisé leur situation professionnelle avant de planifier une grossesse. Dans les pays industrialisés, on estime actuellement que près de 20% des naissances sont issues de mère de 35 ans ou plus.
Ce désir tardif d’une maternité est en partie responsable de l’augmentation des problèmes d’infertilité, l’horloge biologique n’ayant malheureusement pas suivi les changements de notre mode de vie. La fertilité féminine, comme la fertilité masculine, diminue progressivement avec l’âge. Ce déclin est déjà perceptible vers 30 ans et s’accélère rapidement à partir de 35 ans. Par exemple, une femme de 30 ans a environ 20% de chance d’être enceinte chaque mois. A 40 ans, ce taux n’est plus que de 5%. Parallèlement à la diminution de la fertilité, on observe une augmentation du risque de fausse-couche.
Ces phénomènes sont consécutifs à une diminution du nombre et de la qualité des ovocytes avec l’âge.