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Roger Federer l'avoue sans détour: il ne garde pas un souvenir précis de son début d'année 2006 et de ce record de seize victoires qu'il a égalé jeudi soir à Indian Wells.
"Je me souviens seulement que la série avait commencé plus tôt", lâche-t-il. Il l'avait, en effet, entamée lors de la première semaine de janvier à Doha contre le Tchèque Ivo Minar. "Samedi, j'ai la possibilité de battre ce record, dit-il. Ce record n'est pas anodin. Il procure une immense confiance grâce aux points qu'il permet d'accumuler. Jouer aussi bien aussi tôt est magnifique."
Si tout semble si facile aujourd'hui, Roger Federer n'oublie pas ces - rares - années où il a connu la défaite. "Perdre m'a appris beaucoup de leçons qui me sont précieuses aujourd'hui, avoue-t-il. Pour retrouver le chemin du succès, il y a des choses essentielles à faire: étudier parfaitement le jeu de l'adversaire, établir sa programmation avec une très grande minutie et bien choisir son entourage."
L'avenir immédiat du Maître passe par cette demi-finale d'Indian Wells contre Borna Coric qui sera programmée samedi à... 11h00 (19h00 en Suisse). "Une heure bien inhabituelle pour moi désormais, s'amuse Roger Federer. Les conditions de jeu seront totalement différentes par rapport à mon quart de finale contre Chung. Borna Coric a, toutefois, un jeu similaire à celui de Chung. Sauf qu'il donne plus de lift et que son revers est, je pense, un peu meilleur."
ATS