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Son bénéfice opérationnel devrait atteindre sur cette période 14.000 milliards de wons (10,7 milliards de dollars), contre 12.600 milliards de wons lors de la même période de l'année précédente.
De plus, le plus grand fabricant de smartphones au monde s'attend à une hausse de 21% sur un an de ses ventes entre avril et juin pour ressortir à 77'000 milliards de wons.
Mais ce serait en repli par rapport au premier trimestre de cette année quand le groupe avait engrangé un chiffre d'affaires de 77.800 milliards de wons.
Selon des analystes, le groupe a bénéficié des solides performances de ses activités dans les puces-mémoire qui ont compensé le déclin dans les ventes de smartphones au cours de ce deuxième trimestre.
"Les expéditions de smartphones par Samsung au deuxième trimestre devraient tout juste dépasser les 60 millions d'unités, ce qui est pire qu'anticipé", a relevé auprès de l'AFP Park Sung-soon, analyste de Cape Investment & Securities.
Ce serait également moindre que les ventes au premier trimestre qui avaient atteint 74,5 millions de smartphones, d'après les données de la société Counterpoint Research.
Un niveau qui a néanmoins assuré à Samsung sa première place au niveau mondial avec une part de marché de 23%, devant Apple et ses 18%.
Avec des puces-mémoire dans tout un éventail d'appareils et dans les serveurs en cloud --cruciaux pour le télétravail pendant la pandémie de Covid-19--, le secteur est devenu moins dépendant à la saisonnalité de la demande pour des gadgets tels les smartphones et les ordinateurs portables.
Mais les inquiétudes enflent de plus en plus à cause des incertitudes sur les perspectives de l'économie mondiale à cause de l'invasion de l'Ukraine par la Russie et de la crainte d'une récession alimentée par la pression inflationniste.
Dans de telles circonstances, ce sera "difficile d'attiser la demande des consommateurs pour des gadgets technologiques", a relevé Park Sung-soon.
Samsung Electronics est la filiale phare du groupe géant Samsung, de loin le plus grand des empires familiaux, connus sous le nom de chaebols, qui dominent les affaires en Corée du Sud.
Le chiffre d'affaires du conglomérat équivaut à environ un cinquième du Produit intérieur brut de la Corée du Sud.
3 nanomètres
Samsung Electronics a annoncé la semaine dernière être devenu le premier fabricant de puces électroniques au monde à produire en grande quantité des micropuces de 3 nanomètres.
Le géant cherche à rattraper son retard sur son principal concurrent, l'entreprise taïwanaise de semi-conducteurs TSMC.
Ces puces plus petites, plus puissantes et plus efficaces que celles de la génération précédente, sont dans un premier temps destinées à des applications informatiques de haute performance. Elles seront ensuite intégrées dans des appareils tels que les téléphones portables.
"Comparées au procédé 5-nm, les 3-nm de première génération permettent de réduire la consommation d'énergie jusqu'à 45%, d'améliorer les performances de 23% et de réduire la surface de 16%", a affirmé Samsung dans un communiqué.
Le plus grand conglomérat de Corée du Sud a annoncé en mai un plan d'investissements de 356 milliards de dollars sur les cinq prochaines années, destiné à "faire avancer la production de masse de puces basées sur le procédé 3-nm".
La majorité des micropuces les plus avancées du monde sont produites par deux entreprises --Samsung et TSMC-- qui tournent toutes deux à plein régime pour pallier une pénurie mondiale.
TSMC envisage de lancer la production avec d'importants volumes de puces de 3-nm au second semestre de cette année, après être entré dans la phase de développement de la technologie à 2-nm l'an dernier, selon le rapport annuel du fabricant taïwanais.