Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07160.jsonl.gz/1398

Il a trente-quatre ans, une certaine expérience de la vie et des terrains de foot. Mais, surtout, une malice à toute épreuve pour répondre aux journalistes. Rappelé en équipe nationale des Pays-Bas en raison des forfaits d'Arjen Robben et de Robin van Persie, Ruud van Nistelrooy a fait dans la diplomatie épicée face à la presse l'attendant de pied ferme du côté de Saint-Marin, où les vice-champions du monde entament leur campagne de qualifications pour l'Euro 2012.
Diplomate, "Van the man"? Eh oui. Histoire de passer pour un garçon bien poli, l'ancien buteur de Manchester United a livré ses déclarations avec des pincettes. Pour ne pas froisser le sélectionneur van Marwijk - qui ne l'avait pas retenu pour l'Afrique du Sud -, il a d'abord lâché: "Je suis persuadé que j'aurais pu être important pour la Coupe du monde, mais je respecte le choix de ne pas m'y avoir emmené..." Puis de poursuivre: "van Persie est un grand joueur, mais ce n'est peut-être pas un vrai buteur. Cela dit, je ne prétends pas que j'aurais fait mieux que lui (ndlr: aucun but au Mondial)"
Enfin, histoire d'enfoncer le clou en toute discrétion, van Nistelrooy a conclu: "Je ne prétends pas non plus que j'aurais converti en but les occasions qu'Arjen Robben s'est créée en finale..."
Ou comment rappeler à tout le monde que son compatriote a manqué deux montagnes face à l'Espagne, pendant que lui, l'ex-machine à buts des "Oranje" se morfondait devant sa TV...