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Il existe différents tests pour isoler les différents muscles de la coiffe des rotateurs et le biceps brachial.
On demande au patient de tendre ses bras devant lui à 90° d’abduction et 30° d’inclinaison par rapport au plan frontal avec les pouces vers le bas, puis on lui demande de résister contre le mouvement de l’examinateur. L’examinateur applique une force contre le bas au niveau des avant-bras. C’est ce qu’on appelle le test de Jobe. On isole donc le muscle sus-épineux.
Une faiblesse ou une douleur ressentie lors de ce test fait suspecter une déchirure du muscle sus-épineux, une tendinopathie sur un conflit sous-acromial ou encore une bursite.
Figure 10 : Test de Jobe
On demande au patient de mettre les mains au niveau des lombaires, paumes vers l’extérieur. On demande à celui-ci de décoller les mains et de résister au mouvement de l’examinateur qui essaiera de recoller les mains au dos. Si cette version du test est difficile, on peut aider le patient à décoller les mains du dos et lui demander de tenir cette position.
C’est ce qu’on appelle le lift-off. On isole la partie inférieure du muscle subscapulaire. Une impossibilité à effectuer ce geste fait suspecter une atteinte du subscapulaire.
Figure 11 : Test du Lift-off
On demande au patient d’appuyer sur l’abdomen avec les mains en maintenant la rotation interne et en vérifiant que les bras et les coudes soient bien alignés. L’examinateur essaiera de décoller les mains du ventre ou poussera sur les coudes vers l’arrière. C’est ce qu’on appelle le belly press. On isole la partie supérieure du muscle subscapulaire. Si le patient n’arrive pas à garder les coudes alignés, on suspectera une atteinte du subscapulaire.
Figure 12 : Test du Belly press
On demande au patient d’élever les bras à 90° d’abduction et coudes fléchis à 90 °. On demandera au patient alors de résister à un mouvement de rotation externe exercée par l’examinateur. C’est ce qu’on appelle le test de Patte. On isole le muscle petit rond. Si le test est douloureux, qu’on observe un déficit de force ou que l’avant-bras tombe en rotation interne, on suspectera une atteinte du petit rond.
Figure 13 : Test de Patte
On a déjà testé la rotation externe en demandant au patient de résister à une rotation externe lorsque celui-ci a les coudes collés au corps et fléchis à 90°.
Cette fois-ci, on amène passivement les avant-bras en rotation externe maximale toujours à partir de la même position de départ. Le patient ramène ses avant-bras en rotation interne sans pouvoir maintenir la position, on parle du signe du portillon. On pense à une atteinte du sous-épineux.
Figure 14 : Test du portillon
On demande au patient de lever la main vers la bouche, comme pour boire un verre d’eau, par exemple.
Si celui-ci arrive à effectuer le geste en gardant le coude en bas et en maintenant donc la rotation externe, on pensera donc que les rotateurs externes de la coiffe des rotateurs ont gardé leur intégrité.
Si le patient doit lever le coude et donc exercer un mouvement de rotation interne pour effectuer ce geste, on parlera du signe du Clairon. On pensera à une atteinte des rotateurs externes, c’est-à-dire, le petit rond et le sous-épineux.
Figure 15 : Signe du Clairon (positif en bas)
On demande au patient de mettre les bras tendus devant lui en supination. On appuiera alors sur les avant-bras et on demandera au patient de résister au mouvement exercé. C’est ce qu’on appelle le palm-up. On isole donc le chef long du biceps brachial.
Si le patient n’arrive pas à résister au mouvement de l’examinateur ou présente une douleur au niveau de la gouttière bicipitale, on pensera à une tendinopathie bicipitale, une subluxation du chef long du biceps, une lésion du labrum ou encore à un conflit sous-acromial.
Figure 16 : Test du Palm-up
On demande au patient de fléchir le bras à 90°, on stabilise celui-ci en le tenant par le poignet et le coude. Puis on demande au patient d’effectuer un mouvement de supination contre résistance. C’est ce qu’on appelle le Yergason. On isole donc le long chef du biceps. Si le patient présente une douleur lors de ce mouvement, on pensera aussi à une tendinopathie du long chef du biceps.
Figure 17 : Test de Yergason