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Patrick de Carolis était président-directeur général de France Télévisions de 2005 à 2010 (archives).
KEYSTONE/AP FRANCE 3/SYLVAIN LEGRAND(sda-ats)
L'ancien patron de France Télévisions, Patrick de Carolis, et le fondateur de la société Bygmalion, Bastien Millot, ont été condamnés chacun jeudi à Paris à cinq mois d'emprisonnement avec sursis pour avoir passé des contrats entachés de favoritisme.
Les deux hommes ont été condamnés également à des amendes: 25'000 euros (27'000 francs) contre Patrick de Carolis, reconnu coupable de "favoritisme", et 75'000 euros contre Bastien Millot, coupable de "recel". Ils n'ont pas assisté à la lecture du jugement par le tribunal correctionnel. L'avocat de Patrick de Carolis a immédiatement annoncé qu'il ferait appel.
Un troisième homme, Camille Pascal, ancien secrétaire général du groupe de télévision public, est le seul à avoir "pris sa part de responsabilité" selon le tribunal. Il a été condamné plus légèrement, à deux mois d'emprisonnement avec sursis et 15'000 euros d'amende avec sursis.
La société Bygmalion, qui est en liquidation, n'en a pas moins été condamnée aussi, à 60'000 euros d'amende. Le tribunal a par ailleurs attribué des dommages-intérêts de 35'000 euros au total à trois syndicats du groupe de télévision.
Contrats illégaux
France Télévisions et Bygmalion ont passé en 2008 et 2009 des contrats de prestation de services, sans mise en concurrence et donc illégaux. Ils représentent un montant total dépassant un million d'euros .
Les premières commandes ont été passées à l'automne 2008. Bastien Millot venait alors de se mettre en congé de son poste de directeur de la communication de France Télévisions pour fonder sa société.
Bygmalion est également impliqué dans le scandale des comptes de campagne de l'ancien président Nicolas Sarkozy.
ATS