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CORRESPONDANCE ENTRE ALBERT MURET ET C. F. RAMUZ
La correspondance entre Albert Muret et C. F. Ramuz, à ce jour, ne connaît pas d’édition publique complète. Elle comprend soixante-huit lettres du peintre et dix-sept de l’écrivain, conservées au Centre de Recherches sur les Lettres Romandes.
Les envois du premier s’échelonnent sur quatorze ans, soit de 1907 à 1921. Les lettres du second couvrent la période comprise entre 1922 et 1947, excepté un brouillon daté d’octobre 1907.
La correspondance est passionnante en ce qu'elle nous dit des sensibilités et aspirations des deux artistes, et des normes sociales et esthétiques de l'époque. Si Muret, le peintre, est tombé dans l’oubli, ses lettres sont sans aucun doute un excellent témoignage de l’homme qu’il est ; bien plus, elles rendent justice à celui qui, vingt ans durant, se tient délibérément en marge des cercles artistiques.
Évidemment, elles ne nous permettent pas de juger de la qualité esthétique de ses travaux, mais elles révèlent un personnage intègre et sensible. Les mots de Ramuz, si secret sur sa vie personnelle, sont, à première vue, un matériau moins riche ; tout d’abord, ils sont plus rares et, par ailleurs, l’écrivain s’en tient très souvent à des considérations d’ordre général.
Pourtant, une vraie amitié les lie, mais plutôt que de se coucher sur du papier, elle se vit.
Dédicace par Ramuz à l'attention de Muret