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En 2001, pour la première fois à St Julien en Genevois, une municipalité socialiste a été élue. Jean Michel Thénard élu Maire. En 11 ans, 1444 logements ont été construits sur la commune dont 93 logements sociaux décidés par la municipalité socialiste (1) et 192 décidés par la précédente municipalité dans le cadre de la Zone d'Aménagement Concerté de Ternier et livrés en 2004 (2).
Pour être complet sur le bilan de la municipalité, il faut intégrer les projets en cours : sur les 1500 logements autorisés à la construction et qui seront livrés dans les 3 à 4 prochaines années il n'y aura qu'une centaine de logements sociaux. Le bilan de la municipalité socialiste sera d'environ seulement 193 logements sociaux en 13 ans sur 3000 logements livrés !
La construction de logements sociaux sur la commune a été initiée dans les années 60 par Jean Pissard lorsqu'il était Maire de St Julien. Toutes les autres municipalités ont poursuivi ce travail de construction. On est parti de 0% de logements sociaux en 1960 pour arriver à près de 18% à l'arrivée de la municipalité socialiste. Il aura fallu la première municipalité socialiste de St Julien pour voir la proportion de logements sociaux baisser pour la première fois de l'histoire de St Julien.
Lors de l'inauguration du Ferrum de Chabloux j'ai affirmé qu'ENFIN la municipalité socialiste s'engageait sur la production de logements sociaux. Les chiffres le prouvent malgré les dénégations du Maire lors du dernier conseil communautaire.
En 2001, la municipalité socialiste avait été élus principalement grâce au soutien des quartiers populaires. Aujourd'hui c'est là qu'elle fait ses pires scores. Là bas, on appelle le PS "la gauche des riches", une gauche qui augmente les impôts, qui ne lésine pas sur les festivités, mais qui garde un budget social stable pendant 10 ans alors que le budget de la commune double et que les problèmes sociaux s'aggravent, une gauche qui ne se préoccupe pas de logements sociaux. La gauche de la bonne conscience. Une gauche qui défend surtout les avantages acquits des bien logés contre les mal logés, une gauche qui défend surtout les avantages acquits de ceux qui ont un CDI au détriment de ceux qui n'en ont pas.
Le centre dans sa modération et par son humanisme est plus à gauche que cette gauche là. Et alors que les employeurs ont du mal à trouver des solutions de logements pour leurs collaborateurs, la droite ferait bien de s'inspirer du centre aussi.
(1) 55 logements à l'angle de l'avenue de Genève et de la rue du Jura, et 28 logements à l'immeuble le Ferrum à Chabloux et une dizaine de logements à la rue de vieux moulins.
(2) La renaissance dans la ZAC de Ternier