Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07050.jsonl.gz/87

L'Union syndicale suisse (USS) se réjouit de voir que les travaux du Conseil des États concernant la lutte contre la discrimination salariale à l'encontre des femmes pourront se poursuivre pendant la session d'été. Qu'après une nouvelle délibération, la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil des États transmette à ce dernier la même révision de la loi sur l'égalité qu'il y a trois mois renforce le soupçon que la décision de renvoi de cette révision a été une décision spontanée bâclée destinée à s'éviter une " corvée ".
Le projet que le Conseil des États traitera à nouveau le 29 mai ne contient certes pas de mesures plus contraignantes de lutte contre la discrimination salariale, mais il avait déjà été préparé soigneusement pour la première délibération et était en soi consistant : l'obligation pour les entreprises de contrôler les salaires sera une aide précieuse pour les employeurs sensibilisés à cette question lorsqu'ils appliqueront l'égalité salariale.
Sur cette base, le Parlement doit maintenant remplir son mandat de législateur sans s'adonner à des manœuvres déstabilisatrices. À cet effet, s'il prend au sérieux l'article constitutionnel qui prévoit un salaire égal pour un travail de valeur égale, il doit absolument aussi entrer en matière sur les propositions de la minorité de la commission, qui demandent des prescriptions plus contraignantes. La violation de l'obligation d'appliquer l'égalité salariale doit entraîner des sanctions, tout comme la violation d'autres obligations légales. L'USS attend désormais que les choses avancent et que la discrimination soit enfin combattue à l'aide d'une loi sur l'égalité efficace.
Renseignements :
- Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, responsable de l'égalité, 076 200 90 89
- Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74