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La situation peut changer continuellement. Des informations actualisées et des réponses aux questions fréquemment posées sur le coronavirus sont disponibles sur le site de l'OFSP.
L'OFSP a mis en place des lignes téléphoniques pour les questions (tous les jours de 8 à 18 heures) :
Déclaration de la commission des affaires cliniques (status au 13 avril 2021)
Selon l'état actuel de nos connaissances, il n'y a aucune raison pour les patients d'interrompre leur traitement de base tant qu'il n'y a pas de suspicionune d'une infection active par le coronavirus (par exemple, toux, essoufflement et/ou fièvre ≥ 38ºC).
Selon les recommandations de vaccination avec des vaccins à ARNm contre le COVID-19 (état au 21.7.2021), les personnes qui sont sous un traitement immunosuppresseur léger (p.ex. biologiques bloquant une cytokines), développent en général des anticorps protecteurs après une vaccination complète.
Pour les personnes qui sont sous un des traitement immunosuppresseurs suivants au moment de la vaccination contre le COVID-19 :
ainsi que pour les personnes atteintes d’une
il est recommandé d’effectuer une détermination des anticorps IgG anti-Spike du SARS-CoV-2 quatre semaines après l’administration de la 2ème dose du vaccin à ARNm.
Procédure à suivre en fonction du résultat :
Une 3ème dose n’est pas nécessaire si un taux d’anticorps clairement positif est détecté, c'est-à-dire comparables à ceux des personnes saines immunocompétentes. Les titres d’anticorps à la limite du niveau positif doivent être considérés comme négatifs (voir le point b).
La détermination du titre d’anticorps afin de déterminer l’indication à la vaccination ou afin de mesurer la réponse vaccinale s’adresse uniquement au groupe spécifique des personnes présentant une immunosuppression lourde ou une immunodéficience sévère. Elle n’est expressément pas recommandée pour la population en bonne santé.
La prise en charge des coûts des analyses des anticorps anti-SARS-CoV-2 chez les personnes présentant une immunodéficience sévère est actuellement en cours de clarification.
Les personnes qui n'ont pas formé d'anticorps vaccinaux après trois doses de vaccin, doivent être informées que malgré les vaccinations, elles doivent respecter les autres mesures de protection (maintien de la distance, port du masque et hygiène des mains) encore plus systématiquement que les autres personnes vaccinées avec une immunodéficience, même si ces mesures de protection sont assouplies pour la population générale. En cas d’infection au SARS-CoV-2, il convient d’envisager un traitement par anticorps monoclonaux pour ces patients (voir Policy brief on the reduction of Covid-19-associated mortality by drug therapies). La vaccination de tous les contacts proches est particulièrement importante.
Le moment idéal pour l’administration de la 3ème dose doit être discuté avec les spécialistes qui sont en charge du patient. En général, l’immunosuppression doit être aussi faible que possible au moment de la vaccination, si le traitement de la maladie le permet. Pour les thérapies qui déplètent les cellules B, il faut veiller à ne pas administrer le vaccin à un moment où les cellules B sont totalement supprimées. Certains spécialistes suggèrent d'attendre que les lymphocytes B soient revenu à un niveau proche de la normale avant de vacciner, car la réponse immunitaire humorale au vaccin est fortement corrélée avec le nombre de lymphocytes B. Toutefois, il faut également se rappeler que l'absence de réponse immunitaire humorale ne signifie pas une absence totale d'immunité contre le SRAS-CoV-2. En effet, même en l'absence de lymphocytes B et sans anticorps vaccinaux contre le SRAS-CoV-2, les patients sont capables de développer une réponse immunitaire cellulaire spécifique contre le SRAS-CoV-2, ce qui devrait les protéger au moins partiellement d'une évolution sévère de la maladie COVID-19.
Les traitements par anticorps monoclonaux contre le COVID-19 peut prévenir une évolution sévère du COVID-19. Ils sont disponibles pour traiter les patients atteints d’un COVID-19 confirmé et présentant un risque élevé de développer une forme sévère de la maladie.
Parmi les critères permettant de déterminer quels patients peuvent bénéficier de ce traitementfigurent figurent:
De plus amples informations sont disponibles sur le site de l'OFSP.
L'efficacité d'une administration de deux doses du vaccin a été établie à 95.0%, avec un intervalle de confiance de 95% entre 90.3% et 97.6%. Mais comme pour de nombreux essais cliniques, qu'il s'agisse de médicaments ou de vaccins, toutes les sous-groupes n'ont pas été représentées dans la population inclue, entre autre les personnes immunodéprimées. Cependant les patients souffrant de maladies autoimmunes vaccinées dans le cadre des études vaccinales ne semblent pas avoir eu plus de complications que la population générale.
Le consensus des experts nationaux et internationaux en rhumatologie, immunologie et maladies infectieuses est que les patients atteints d'une maladie à médiation immunitaire devraient si possible bénéficier du vaccin COVID-19. Malgré le risque que ces patients n'aient pas une réponse vaccinale aussi robuste que les personnes sans pathologie immunitaire, une vaccination COVID-19 est recommandée car "un certain degré d'immunité est préférable à aucun degré d'immunité" (Prof. Anthony Fauci).
A signaler qu’une vaccination durant les moins 4 mois qui suivent une administration de rituximab ou pendant un traitement de Prédnisone > 20 mg/j ne permet souvent pas une réponse vaccinale significative. Dans cette situation particulière, nous recommandons si possible d’attendre avant d’effectuer la vaccination COVID-19 ou de retarder l’administration du rituximab pour faire le vaccin rapidement. Il est recommandé d’attendre au moins 2 semaines après la deuxième vaccination COVID-19 avant d’administrer le rituximab. En cas d'infiltration cortisonée (par exemple dans les articulations), il est recommandé d'attendre au moins 24 heures après l'infiltration avant une vaccination COVID-19.
Les patients immunodéprimés en raison de leur traitement (voir "Recommandations de vaccination pour les patients atteints d'une maladie rhumatismale inflammatoire") ne devraient pas recevoir de vaccins vivants atténués. Cependant, aucun vaccin vivant-atténués pour COVID-19 n'est actuellement disponible en Suisse. Les vaccins à ARNm sont considérés comme sûrs pour les patients atteints de maladies à médiation immunitaire ou sous thérapies immunomodulatrices (c'est-à-dire les vaccins COVID-19 de Pfizer/BioNtech ou Moderna), ainsi que les vaccins à vecteur viral non-répliquant (p.ex. AstraZeneca/Oxford - AZD1222 ou Janssen-Cilag AG) qui pourraient également devenir disponible. Le vaccin COVID-19 peut également être donné aux personnes souffrant d'allergies. Toutefois, la prudence est de mise pour les personnes qui ont des antécédents de réactions graves à des vaccins ou à des médicaments injectés, auquel cas il est nécessaire de consulter un médecin spécialisé en allergologie. Par ailleurs, il n'existe actuellement encore aucune donnée sur une éventuelle amélioration de l'efficacité du vaccin COVID-19 avec une interruption temporaire de l'immunosuppression. Comme individuellement on ne sait en général pas précisément quand une vaccination sera réalisable, une interruption du traitement de fonds antirhumatismal ne peut pas être recommandée, en raison du risque accru de poussée de la maladie. Pour les deux vaccins à ARNm mentionnés, l'administration de deux doses est nécessaire. Si la deuxième dose de vaccin est retardée, la première administration n'a pas besoin d'être répétée.
On peut conseiller aux patients de consulter la page web de la Ligue suisse contre le rhumatisme de l'ACR ou de l'EULAR sur ce sujet, qui contient beaucoup d’information actualisées et vérifiées sur la vaccination COVID-19.
Selon les recommandations de vaccination avec des vaccins à ARNm contre le COVID-19 (état 14.04.2021, actuellement disponible uniquement en allemand), le vaccin n’est désormais recommandé aux personnes avec infection confirmée (par PCR ou test antigénique) que six mois après la maladie. Cette recommandation ne s’applique pas aux personnes vulnérables, qui doivent déjà être vaccinées trois mois après une telle infection.
Il est recommandé de n’administrer qu’une seule dose de vaccin à ARNm aux personnes ayant déjà été infectées. Cette recommandation ne s’applique pas aux personnes immunosupprimées, qui doivent continuer à recevoir les deux doses prévues, car on ne sait généralement pas quelle est la qualité de la réponse immunitaire et donc de la protection après l'infection et la vaccination.
Selon la stratégie de vaccination (état 14.04.2021, actuellement disponible uniquement en allemand) les contacts étroits des personnes vulnérables (groupe cible 3) peuvent se faire vacciner par groupes d’âge décroissant en même temps que tous les autres adultes (groupe cible 5) de moins de 65 ans dès qu’un nombre suffisant de doses sera disponible (selon les directives cantonales).
Les contacts étroits des personnes immunodéprimées sont exclus. Ces personnes doivent garder la priorité, car on ne sait généralement pas, pour les personnes immunodéficientes, quelle sera la qualité de la réponse immunitaire et donc de la protection après la vaccination.
Swissmedic a délivré une autorisation pour l'utilisation du vaccin COVID-19 produit par Pfizer/BioNTech, par Moderna et par Janssen-Cilag AG, mais seuls les deux premiers sont disponibles sur le marché Suisse.
Vous trouverez ici les informations professionnelles concernant le vaccin Comirnaty de Pfizer/BioNTech.
Vous trouverez ici les informations professionnelles concernant le COVID-19 Vaccine Moderna® de Moderna.
Vous trouverez ici les informations professionnelles concernant le COVID-19 Vaccine Janssen® de Janssen-Cilag AG.
S’agissant de la responsabilité lors de la vaccination, veuillez tenir compte des règles énoncées dans l’article Vaccin contre le COVID-19: responsabilités et droits des patients et, en particulier, de ce qui concerne l’information aux patients.
Il est fortement recommandé aux patients immunodéprimés ou sous traitement antirhumatismal de base de se faire vacciner contre la grippe. Compte tenu de la pandémie de COVID-19, la vaccination contre la grippe est particulièrement importante car les risques d'infection simultanée par la grippe et le COVID-19 sont encore inconnus.
Les personnes souffrant de maladies ou subissant des thérapies qui affaiblissent le système immunitaire font partie des personnes particulièrement vulnérables. Cela est particulièrement le cas pour ceux qui prennent des médicaments qui suppriment le système de défense immunitaire (comme l'utilisation à long terme de glucocorticoïdes, d'anticorps monoclonaux, de cytostatiques, etc.).
Selon l'article 27a de l’Ordonnance 3 sur les mesures destinées à lutter contre le coronavirus (COVID-19) (état 15.04.2021) les employeurs ont l’obligation de protéger la santé de leurs collaboratrices ou collaborateurs particulièrement vulnérables. Les employés vulnérables s’acquittent de leurs obligations professionnelles contractuelles ou des tâches de substitution équivalentes à domicile. Si, en raison de la nature du travail, les activités professionnelles ne peuvent être accomplies qu’au lieu du travail habituel, le patient peut exercer sur place, pour autant que les conditions étendues en matière d’hygiène et d’éloignement social sur le lieu de travail soient remplies. Si cela n’est pas possible, ou si l’employé concerné refuse d’accomplir une tâche qui lui a été attribuée parce qu'il estime que le risque d'infection par COVID-19 est trop élevé, malgré les mesures prises, l’employeur le dispense en continuant à lui verser son salaire. Les employés font valoir leur situation de personnes vulnérables par une déclaration personnelle. L’employeur peut demander un certificat médical.
Si les personnes vulnérables sont entièrement vaccinées, ils ne sont plus considérés comme personnes vulnérables, et leurs employeurs ne sont plus tenu de les accorder une protection supplémentaire au travail. On considère que la vaccination est complète 14 jours après que la seconde dose du vaccin a été administrée. Les mesures de protection générales applicables sur le lieu de travail s'appliquent alors à l'employé (OFSP, Coronavirus : personnes vulnérables).
On peut conseiller aux patients de consulter la page web de la Ligue suisse contre le rhumatisme sur ce sujet, qui contient beaucoup d’information actualisées dans une langue accessible.
Actuellement, il n'y a pas d'instructions généralement valables pour recommander l'arrêt de tous les médicaments immunosuppresseurs, compte tenu de la propagation croissante du coronavirus. Vous continuez donc à prendre vos médicaments antirhumatismaux sans changement jusqu'à nouvel ordre. Dans certains cas, toutefois, votre rhumatologue traitant ou votre médecin de famille peut arriver à une évaluation différente des avantages et des risques de votre traitement et peut souhaiter suspendre le traitement, au moins temporairement. Dans ce cas, veuillez suivre les instructions individuelles.
Selon le courrier de l'OFSP du 8 juin 2020, I‘approvisionnement en hydroxychloroquine pour les patients chroniques s’est stabilisée et ne pose plus de difficultés actuellement. Au vu de l’évolution favorable de la situation, les recommandations et les mesures d'accompagnatrices (utilisation du formulaire de commande) sont donc levées avec effet immédiat.
L’hypothèse selon laquelle l’Actemra® serait efficace en cas d’infection au COVID-19 est toujours discutée, car les études publiées à ce jour sont contradictoires.
L'utilisation d'Actemra® pour les infections COVID-19 n'est actuellement plus recommandée (https://ssi.guidelines.ch/guideline/3352). La recommandation de la SSR du 24.03.2020 que les patients rhumatologiques recevant l’Actemra® par voie intraveineuse passent à une administration sous-cutanée est donc révoquée.