Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06935.jsonl.gz/63

L’Ecole polytechnique de l’Université de Lausanne
Le premier bâtiment de l’Ecole spéciale est édifié entre 1857 et 1858 à la rue de la Tour 8 sur les plans de l’architecte Louis Joël. Construit par une société immobilière qui désire soutenir la jeune Ecole créée trois ans plus tôt, il marque le premier lieu de ce qui deviendra l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).
Cette nouvelle école, attachée à l’Académie dès 1869 sous le nom de Faculté technique, ne cessera de se développer en particulier au moment de l’institution de l’Université. Dès lors, la Faculté technique devient une Ecole d’ingénieurs rattachée aux sciences. En 1903, l’Ecole polytechnique de l’Université de Lausanne (EPUL) compte 24 professeurs et 134 étudiants, cinquante ans plus tard, 32 professeurs, 24 chargés de cours, 1 privat-docent, 4 chefs de travaux et 18 assistants composent le corps enseignant pour 469 étudiants. Comme pour les autres sections de l’UNIL, la croissance du nombre d’étudiants appelle à l’extension des locaux et à une dispersion des lieux d’études; entre 1970 et 1976 les instituts et laboratoires de l’EPFL se trouvent sur plus de trente sites différents.
La Cité accueillait l’Alma Mater lausannoise depuis ses premiers jours. Le développement de l’institution provoque, dès 1970, le déplacement du site vers le domaine de Dorigny.
Considéré comme l’un des plus vastes chantiers du XVIe siècle en Pays de Vaud, le bâtiment de l’ancienne Académie est un rare exemple de complexe scolaire protestant européen de cette époque, destiné à une Académie.
Egalement tributaire de la création de la Faculté de médecine, l’Hôpital cantonal de la rue du Bugnon, construit en 1883, devient universitaire, en 1890.
Lorsqu’en 1879, la Confédération présente un règlement sur la profession médicale, l’Académie de Lausanne se doit de modifier sa structure pour rester au niveau des autres hautes écoles suisses.
En 1893, le bâtiment est occupé par les laboratoires de physique, de chimie, de microscopie botanique, de chimie agricole, de bactériologie et de botanique systémique.
Le legs de Gabriel de Rumine, en 1871, à la ville de Lausanne, destiné à la construction d’un édifice d’utilité publique, donnera jour, au début du XXe siècle, à un monument que tout lausannois connaît, le Palais de Rumine.
Gabriel de Rumine (1841- 1871), ancien étudiant de la Faculté technique, lègue à sa mort, à la Ville de Lausanne une somme considérable pour la construction d’un édifice d’utilité publique.