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Comment définis-tu ta discipline sportive ?
Au même titre que le skate-board ou le surf, c’est un « sport de glisse de travers » qui demande de la persévérance, parce qu’il faut avoir envie de snowboarder pour faire du snowboard. L’une des difficultés de ce type de sport, c’est de glisser et déraper dans une direction différente de celle de l’engin, avec les pieds en travers. C’est la motivation à progresser, à te relever après une chute, qui te pousse à avoir envie de faire du snowboard.
Qu’est ce qui t’a amené à faire du snowboard ?
J’aime pratiquer les sports comme le surf, le vtt et le motocross, qui offrent les mêmes sensations que le snowboard. Quand j’étais plus jeune, à 12 ans, je pratiquais le skate-board. Sans même connaître la discipline, je m’amusais déjà à glisser et déraper sur une planche.
Quelles sont les qualités physiques que demande cette discipline ?
Beaucoup d’équilibre, parce que les pieds sont attachés. De la souplesse également, car on tombe souvent, et il faut une certaine force dans les membres inférieurs pour se relever. Celui qui est déjà sportif a plus de facilité à apprendre et à progresser, car il faut beaucoup de coordination.
Quelles sont les étapes pour apprendre à faire du snowboard ?
On commence d’abord par définir le pied d’appel. On apprend ensuite à crocher et décrocher les pieds de la planche. Après, on glisse à plat sur 1 pied, puis avec les 2 pieds sur la planche. Parallèlement, on apprend aussi à chuter et à se relever après une chute. Ensuite, on va rechercher les premières sensations de glisse sur une petite pente pour apprendre à s’arrêter. C’est le début du virage et du dérapage. Dès que la vitesse est maîtrisée, on peut aller faire les premières pistes pour débutant.
Quelles sont les étapes pour faire de la compétition ?
Il existe des écoles de ski dans chaque station. On peut prendre des cours en groupe ou des cours privés. Selon SwissSnowLeague, il y a plusieurs niveaux à atteindre, avant de faire de la compétition. Le premier niveau, c’est le Snowgarden (école neige). Ensuite, il y a la « Blue League » pour les débutants, la « Red League » pour les avancés et la « Black league » pour les experts. Dans chaque league, il y a 3 niveaux : le niveau 1 « Prince », le niveau 2 « Roi ou Reine » et le niveau 3 « Star ». Il existe des championnats cantonaux et nationaux. Les jeunes qui font de la compétition sont sur les pistes trois à quatre fois par semaines pour s’entraîner.
Pourquoi certains jeunes se passionnent pour cette activité sportive ?
Il y a certainement un attrait pour la montagne au départ. Un intérêt pour la discipline sportive, telle qu’elle se pratique, en tant que sport de glisse. Une image cool auprès des jeunes, notamment par rapport au ski. Le plaisir de se sentir libre de descendre une piste comme on le souhaite, en toute liberté.
Quelle est la meilleure période de l’année pour pratiquer cette discipline sportive ?
On peut en faire en hiver, mais en été aussi, sur les glaciers. Pour un débutant, la qualité de la neige a une grande importance, c’est mieux d’apprendre quand la neige est fraîche ou molle. Cela permet surtout d’avoir moins mal lors des chutes. Ce sont les meilleurs jours pour débuter ou pour tester de nouvelles figures. Par contre, lorsqu’il y a des plaques de glaces, après un refroidissement de la neige, les chutes sont plus dures à amortir.
Quelles sont les risques de blessure, lorsqu’on pratique cette discipline sportive ?
Il y a parfois des blessures aux articulations, poignets, genoux, clavicule. Le risque diminue de manière considérable lorsqu’on fait un bon échauffement. Il est aussi important de ne pas brûler les étapes. Il faut toujours maîtriser sa vitesse, s’adapter à la neige et à la météo.
Quel matériel faut-il acquérir pour pratiquer cette activité, et quel est le coût global ?
Pour un débutant, l’important est de posséder un snowboard, pas forcément neuf, à la bonne taille, avec les carres bien aiguisées. Des fixations qui aient moins d’une dizaine année, adaptée à l’âge et au niveau de l’enfant. Des boots standards, un pantalon et une veste bien imperméable, des gants, un bonnet et surtout de bonnes lunettes, qui ne font pas de buée quand on transpire. Le port du casque est recommandé. Pour les gants, il y a un débat, avec ou sans protège-poignet, les études sont mitigées à ce sujet. Les barres de métal censées protéger le poignet peuvent être aussi la cause des blessures, dit-on. On peut donc s’en tirer entre 600 CHF et 700 CHF pour une saison, mais je conseille aux jeunes en croissance de plutôt louer l’équipement.
Pourquoi cette activité sportive est bonne pour la santé ?
Elle permet de bouger, en améliorant sa coordination et sa motricité. Le fait d’apprendre à tomber permet de se renforcer musculairement. Avoir du plaisir, c’est important, parce que ça met de bonne humeur, et c’est aussi important pour la santé. Au niveau social, ça favorise les rencontres, et ça apprend à devenir autonome vis-à-vis des parents.
Comment définir le snowboard en tant qu’activité sociale à pratiquer en groupe ?
Le snowboard est un sport individuel, avec des sensations individuelles. Lorsqu’on le pratique en groupe, on se sent valoriser à l’intérieur du groupe. Il y a un échange au niveau des sensations ressenties sur chaque descente, une entre-aide lorsqu’on chute, des conseils à s’échanger en permanence, des expériences vécues en commun. C’est une ambiance proche de celle des sports urbains, comme le skate ou le break-dance.
Quelles sont tes motivations à enseigner le snowboard ?
Je pratique le snowboard depuis des années, j’enseigne à l’école suisse de ski de Lausanne, et j’aime faire découvrir cette discipline sportive aux élèves. Ce n’est pas mon métier, mais cela me tient à cœur de transmettre la passion de ce sport aux enfants.
Comment résumer cette discipline sportive en 3 mots ?
Glisse, neige, plaisir.