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De nombreuses études cliniques ou moléculaires effectuées sur des tissus cancéreux, et fortifiées par des analyses effectuées sur des lignées cellulaires, montrent que le cancer du sein se compose d’un ensemble très hétérogène de tumeurs, dont de nombreuses propriétés diffèrent. L’hétérogénéité tumorale se manifeste, notamment, par la pluralité des réponses aux diverses stratégies thérapeutiques utilisées. Par là même, l’hétérogénéité tumorale conduit à la recherche de nouvelles cibles thérapeutiques pour des tumeurs qui ne répondraient pas, par exemple, aux thérapies endocrines. Nous avons, dans des travaux précédents, caractérisé la composition métabolique de 14 lignées cellulaires tumorigéniques et 3 lignées non-tumorigéniques, soit en manipulant plus de 200 enzymes via l’interférence par ARN, soit en mesurant les métabolites intracellulaires par la spectrométrie de masse à haute résolution. Nous avons découvert que le métabolisme des lignées cellulaires ne suit pas les classifications normatives généralement utilisées pour le cancer du sein.
Cette découverte pose des questions fondamentales auxquelles nous essayerons de répondre dans ce projet. Les types métaboliques sont-ils fonctionnellement pertinents? Quel est leur effet sur l’économie cellulaire globale dans le cas d’une oxygénation normale ou d’une oxygénation réduite des cellules ? Quelle est l’origine moléculaire des différents types métaboliques? Quel est le lien entre types métaboliques et efficacité des thérapies qui ciblent le métabolisme? Le project permettra de comprendre les forces et faiblesses de différentes configurations métaboliques, et, ainsi, de contribuer à l’identification de nouvelles cibles de thérapies sélectives.