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Les activités du Quartierhof sont variées. Au total, on compte 12 groupes de travail, au sein desquels les membres élèvent lapins, poules, moutons, poneys, mulets et cochons laineux, produisent du cidre, de l’eau-de-vie et du vin, et se chargent du jardin potager, des arbres fruitiers haute-tige et de la protection des surfaces naturelles protégées. La ferme propose également diverses offres aux écoles et aux jardins d’enfants et organise des événements tels que la fête des foins, des barbecues dominicaux, la fête annuelle du cidre comme événement principal, la fête du printemps, une bouchoyade, des repas de midi hebdomadaires, etc. Le cidre et les produits excédentaires du jardin communautaire et du verger sont vendus dans le petit magasin de la ferme. À l’origine, le jardin communautaire a été créé afin de disposer de ses propres produits pour les événements. À l’heure actuelle, la récolte permet en outre d’assurer 10 abonnements de légumes.
Bien que les bénéfices provenant de ces activités contribuent de manière significative au budget annuel de l’association responsable du Quartierhof, la production et la vente ne jouent pas un rôle central, car c’est bien la participation et le transfert du savoir qui y ont la priorité. L’objectif est de conserver la ferme comme espace de liberté au sein duquel les gens s’engagent, s’impliquent activement et apprennent les uns des autres. Environ 300 membres actifs sont répartis dans les 12 groupes de travail, et les hiérarchies sont horizontales. Les groupes s’organisent en grande partie eux-mêmes, doivent être financièrement indépendants (à l’exception du loyer) et prennent les décisions qui concernent le groupe au sein de celui-ci.
Le Quartierhof repose essentiellement sur les relations interpersonnelles, en particulier pour le transfert des connaissances. Le réseau est la source de savoir principale. Ainsi, les groupes sont toujours composés de membres expérimentés et de personnes moins expérimentées, qui peuvent apprendre de celles et ceux qui ont plus d’expérience. Prenons l’exemple du groupe de protection de la nature : certains membres travaillent dans des domaines similaires, comme l’un qui est jardinier de profession. Des échanges ont également lieu avec un collègue paysan ou avec les collaborateurs et collaboratrices du jardin botanique qui participent au repas de midi et donnent volontiers des conseils. De plus, le responsable d’exploitation a accumulé beaucoup de connaissances spécialisées grâce au travail à la ferme et à des formations continues ponctuelles.