Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07105.jsonl.gz/210

Alfred Joseph Hitchcock est connu pour être « le maître du suspense », il excelle et est précurseur de nombreuses techniques dans le genre du thriller.
Ce genre a recours au suspense ou à la tension narrative pour provoquer auprès du destinataire une excitation ou une appréhension et ainsi le tenir en haleine jusqu’au dénouement de l’intrigue.
Procédés narratifs du thriller :
- les fausses-pistes et la rétention d’informations afin d’embrouiller le lecteur/spectateur
- l’utilisation des cliffhangers entre les différentes séquences du film
- l’insertion de scènes de poursuite ou de combat
Caractéristiques propres à Hitchcock :
- Combinent habillement tension et humour.
- thématiques récurrentes : la peur, la culpabilité, la perte d’identité et l’innocent persécuté.
- Le procédé du MacGuffin – concept fondamental dans le cinéma d’Alfred Hitchcock qui a pour origine l’histoire suivant, expliquée par Hitchcock lui-même :
Deux voyageurs se trouvent dans un train en Angleterre. L’un dit à l’autre : “Excusez-moi Monsieur, mais qu’est-ce que ce paquet à l’aspect bizarre qui se trouve au-dessus de votre tête ? – Oh, c’est un MacGuffin. A quoi cela sert-il ? – Cela sert à piéger les lions dans les montagnes d’Ecosse – Mais il n’y a pas de lion dans les montagnes d’Ecosse – Alors il n’y a pas de MacGuffin”.
Hitchcock citait souvent cette histoire pour se moquer de ceux qui exigent une explication rationnelle à tous les éléments d’un film. Ce qui l’intéresse c’est de manipuler le spectateur, de le promener au fil de l’histoire et qu’il ait aussi peur que le héros ou l’héroïne de son film. Dans les films d’Hitchcock, le MacGuffin est souvent un élément de l’histoire qui sert à l’initialiser voire à la justifier mais qui s’avère en fait sans grande importance au cours du déroulement du film. Dans Psychose, le MacGuffin est l’argent dérobé par Marion à son patron au début du film, il va sans dire que la suite est tellement prenante que l’argent est bien vite oublié, mais c’est lui qui a initialisé l’histoire.
Filmographie sélective :
- Fenêtre sur cour, « Rear Window « (1954)
- Psychose, « Psycho » (1960)
- Les Oiseaux, « Birds » (1963)