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Lorsque John retourne chez son père après avoir purgé sa peine de prison, il aspire à prendre un nouveau départ. Mais son crime reste présent dans les mémoires des habitants de la commune et semble impardonnable. Son retour attise la colère de chacun et lentement s’installe une atmosphère pesante qui laisse présager un lynchage imminent. Se sentant abandonné par ses amis et ceux qu’il aime, John perd espoir et l’agressivité qui l’avait conduit en prison refait peu à peu surface. Devant l’impossibilité d’oublier son passé, il décide de l’affronter.
Enfant légitime de «Boy A» et de «La Chasse», «Le Lendemain» retient la jeunesse et la nature du crime du premier pour les transposer dans le cadre familier du second. «Efterskalv», le titre original suédois, désigne l’onde de choc qui suit un séisme, et sa version française, «Le Lendemain», traduit une volonté de se projeter dans l’avenir. La première réalisation de Magnus von Horn est une synthèse des deux où le crime commis par le passé est relégué au second plan au profit de l’auscultation fine et précise des retombées du choc. – Elisabeth Yturbe, «Clap!»