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Critique
Après le succès de SPIDER-MAN et de X-MEN, les studios hollywoodiens exploitent une autre bande dessinée, espérant avoir apprivoisé une nouvelle poule aux œufs d'or.
Un diablotin rouge sorti des flammes de l'enfer lors d'un rituel occulte de dignitaires nazis est recueilli et élevé par le professeur Broom qui le baptise Hellboy. Sa croissance est rapide. Il devient un titan avec une queue plus ou moins discrète, des pieds fourchus, une main droite en pierre méga-puissante, deux cornes qu'il brise pour mieux s'intégrer dans le clan du Bien. Super héros que Mike Mignola a créé et dont il relate les exploits contre des monstres dans un cycle d'albums de BD depuis une dizaine d'année.
Le film de Guillermo del Toro (BLADE 2) est tiré de cette bande dessinée. Si les dernières technologies permettent des effets spéciaux hallucinants qui donnent vie et mouvement à des êtres étranges, qui rendent possibles des phénomènes paranormaux, qui simulent des combats titanesques; si le jeu des éclairages et des bruitages crée des ambiances apocalyptiques; si le monstre Hellboy (Ron Perlman) - rôle bien assumé - est affublé d'un cœur d'enfant et de bonnes intentions, le contenu, quant à lui, est confus et l'histoire chaotique. De quoi plonger le spectateur dans le bleu!
Sauf s'il connaît quelques clés: les codes de la démonologie, les mythes Frankenstein, la mémoire de Raspoutine, le monde des Alien, la revivification des cadavres, etc.: l'addition ne fait pas une synthèse, mais essaie de frapper large pour provoquer du frisson. Les habitués du genre apprécieront, les autres perdront leur temps.
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