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Critique
Le réalisateur californien né en 1973 passe pour l'un des papes du cinéma underground. Ce qu'il livre ici est une comédie gentillette légèrement déjantée à défaut d'être sulfureuse, mettant en scène des gens qui n'existent qu'au travers des personnalités dont ils prétendent être les sosies. Les héros principaux - et attachants - sont un Michael Jackson et une Marylin Monroe, qui ont été appariés par un agent (Leos Carax) en vue d'une animation dans un home pour personne âgées à Paris. Marylin, séduite par le talent de danseur du jeune homme, l'invite à rejoindre une communauté de sosies vivant dans un manoir écossais. On y trouve notamment le mari de Marylin, Charlot, et leur fille Shirley Temple, un Abraham Lincoln au langage particulièrement vert, le Petit Chaperon rouge, la reine Elizabeth et le pape Benoît XVI.
Parallèlement, on assiste aux exploits de bonnes sœurs aidant un missionnaire pittoresque (Werner Herzog) à larguer des sacs de riz sur des villages défavorisés, et une des religieuses tombe de l'avion, plane dans le ciel et atterrit miraculeusement indemne.
Sur un mode léger, une réflexion un peu courte sur la recherche de l'identité, qui ne laissera pas un souvenir impérissable.
Daniel Grivel