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Et un quatrième titre en ski alpin pour la délégation suisse! Championne du monde de la discipline, Corinne Suter s'est offert l'or en descente.
On aime l'appeler la dame des grands rendez-vous. Un titre clairement pas usurpé au vu de son palmarès. Depuis 2019 et les Mondiaux d'Are, Corinne Suter ne repart pas des grands événements sans médaille. Deux breloques en Suède (bronze en Super-G et argent en descente), deux à Cortina l'an dernier avec l'argent du Super-G et l'or en descente) et désormais l'or olympique.
La Schwytzoise rejoint Hedy Schlunegger, Madeleine Berthod, Marie-Thérèse Nadig, Michaela Figini et Dominique Gisin dans l'histoire du ski helvétique. Un sixième titre qui permet à la Suisse de devenir la nation la plus titrée en descente aux JO chez les dames. Grâce à ce titre de Corinne Suter, la Suisse devient le premier pays depuis l'Autriche en 1980 à remporter les deux descentes olympiques. Et c'est la première fois que quatre athlètes d'un même pays remportent quatre titres olympiques.
Pour réussir cet exploit, Corinne Suter a sorti la manche parfaite. Glisseuse hors pair, la Schwytzoise a su conserver sa vitesse du haut en bas de la piste. Le bas, justement, et ce Haituo Bowl qui conditionne l'entrée du canyon fut particulièrement bien maîtrisé. C'est là que Corinne Suter est allée chercher l'or en reprenant du temps à Sofia Goggia pour s'imposer avec 0''16 d'avance.
L'Italienne, championne olympique en titre, revenue de nulle part après avoir subi une lésion partielle d'un ligament à la suite de sa chute en Super-G à Cortina, a bien failli réussir un exploit XXL. Les Transalpines, peu à l'aise en Chine hormis l'argent de Brignone en géant, se sont reprises lors de cette descente: Nadia Delago, 3e, est aussi montée sur le podium, à 0''57 de Suter.
A noter le nouveau titre pour la marque Head, qui a enlevé les quatre épreuves de vitesse.
Les trois autres Suissesses ont connu des fortunes diverses. Victorieuse du deuxième entraînement, Joana Hählen n'a pas démérité, mais elle n'a pas pu se mêler à la lutte pour les médailles avec un joli 6e rang final à 1''29. Jasmine Flury a terminé au 15e rang et a relancé le débat sur sa présence par rapport à Michelle Gisin, médaillée de bronze du Super-G.
Déception, en revanche, pour Lara Gut-Behrami, seulement 16e à 2''16 sans avoir commis de faute majeure. La Tessinoise n'a pas dû trouver les bons réglages avec des vitesses extrêmement basses, au-delà des vingt meilleures. Mais elle peut se consoler avec sa superbe médaille d'or en super-G. (ats/yog)
Si Zurich a pu devenir champion avec un fonctionnement à l’ancienne, constitué d’un système patriarcal (un mécène comme à Sion) et de ressources locales (un vivier comme à Servette), pourquoi le football romand, lui, est-il incapable de remporter le moindre titre depuis 1999? Pourquoi semble-t-il voué à une destinée obscure et velléitaire, quelque chose d'irrémédiablement provincial?