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La place des femmes dans la course à pied
Jusqu’à récemment, les femmes n’avaient pas le droit de courir en compétition. Le premier marathon olympique féminin fut celui de Los Angeles en 1984!
Les femmes reviennent donc de loin. Durant les dernières décennies, de nombreuses allégations toutes les plus incroyables que les autres ont été dites pour interdire aux femmes de courir: corps trop fragile, santé délicate, avoir des poils qui poussent et j’en passe. Vous ne rêvez pas ! Tous ces arguments tous plus stupides les uns que les autres étaient très répandus vers les années 1970. Ceci tant au niveau médical, qu’au niveau des coaches, mais tous de la part des hommes.
La première course d’endurance autorisée pour les femmes fut le 3000 m lors des championnats du monde en 1980 ! Puis il y a un premier marathon, puis le 10000 m, et le 5000 m.
Cela fait donc moins de 25 ans que les femmes courent sur les mêmes distances que les hommes !
L’américaine Roberta Louis Gigg a couru en 1966 le marathon de Boston sous le nom d’un homme. Elle avait pourtant demandé à pouvoir courir ce marathon, mais cela lui a été interdit. On lui avait répondu que les femmes étaient physiologiquement incapables de courir de longues distances. Elle était pourtant parvenue à courir ce marathon en 3h 21 et 40 s.
A l’époque, les hommes se réfugiaient derrière des croyances… la femme donne la vie et allaite les enfants … laisser la femme à sa place et non pas prendre celle de l’homme. La femme devait transmettre l’espèce et elle était garante du foyer.
Depuis, les femmes ont montré qu’elles étaient faites pour courir. Lors des courses d’ultra-trails, par exemple, il n’est pas rare que certaines femmes terminent dans les premières places. Certaines études suggèrent que la physiologie des femmes serait adaptée à l’ultra-endurance.
Bien entendu, il existe des différences morphologiques et physiologiques entre les deux sexes qui expliquent les écarts de performances sur les distances plus courtes ou les sports de vitesse. Mais en revanche, les écarts de performance diminuent nettement lorsque les distances parcourues s’allongent.
Quels sont les avantages des femmes ? Ils seraient surtout d’ordre psychologiques, comme la tolérance à la douleur, la force mentale des femmes, leur résilience face à l’adversité ?
Réf. La Clinique du Coureur “les femmes enfin dans la course” de Blaise Dubois