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L’UPAM a été fondée en 1992.
Plutôt que d’adhérer individuellement à une grande organisation déjà en place, nous avons choisi de fonder notre propre groupe et d’essayer de mettre sur pied une action avec nos propres moyens. Dans un premier temps, nous avons surtout collaboré avec d’autres petites locales, en nous focalisant essentiellement sur les problèmes liés à l’enfance. Puis, nous avons commencé à établir des contacts personnels directs, d’abord au Brésil, puis en Indonésie, et l’essentiel de nos activités, de 1994 à 1997, a consisté en des actions ponctuelles destinées à nous rapporter des fonds que nous envoyions à des collectifs locaux. Au Brésil, nous avons soutenu la construction et l’aménagement d’un complexe scolaire, du jardin d’enfants à l’apprentissage technique, dans la région du Nordeste.
En Indonésie, nous avons soutenu un orphelinat ainsi qu’une école-internat pour les enfants de familles défavorisées, sur l’île de Lombok, puis la construction de nouveaux bâtiments dans cette école. Après des installations sanitaires, un deuxième bâtiment scolaire a été construit. Petit à petit, nous avons affiné la conception des luttes et de la solidarité internationale que nous souhaitions défendre, sans jamais cesser de questionner les enjeux politiques de nos actions.
C’est dans cette perspective que nous avons soutenu une première initiative d’ampleur : la reconstruction et l’aménagement complet d’une école dans le Nord de l’Albanie, initiée par un collectif de parents. L’inauguration a eu lieu en avril 2000. Au cours de cette même année, nous avons élaboré un double projet de création de garderies pour enfants atteints de handicap en Russie, dans les villes de Novgorod et de Krasnoïarsk. Un peu plus de trois ans après les premiers contacts, les collectifs ont mis un point final à ces projets : les deux garderies volaient de leurs propres ailes et elles continuent de fonctionner en autonomie. Ces échanges ont donné lieu au soutien d’un projet ponctuel dans trois orphelinats de l’Oural, en 2002.
Ces collaborations suivies en Russie nous ont permis de participer à un mouvement visant à mettre en place une structure dynamique qui favorise l’émulation et le dialogue, à l’échelle nationale, sur les questions du handicap. A ce titre, nous avons participé à la mise sur pied d’un important rassemblement national autour de l’autisme, qui s’est tenu à Pskov en avril 2006. Les contacts noués à l’occasion de cette conférence ont engendré de nouvelles actions : d’une part, la mise en place d’une structure d’accueil pour enfants atteints de handicap dans la ville de Mahachkala, dans le Daguestan, et d’autre part, l’organisation de deux séjours d’échange entre des collectifs russes et suisses actifs dans le domaine du handicap.
L’été 2007, ainsi, a vu se dérouler un séjour d’échange et de partage en Valais, ainsi qu’un atelier de théâtre intégratif au Tessin. L’année 2008 a aussi été l’occasion de soutenir des actions dans de nouvelles régions du globe : suite au cyclone qui a ravagé le Sud de la Birmanie, nous avons contacté des collectifs locaux qui menaient une action d’urgence. Cela nous a permis de rencontrer un groupe local que nous avons soutenu dans la reconstruction des écoles : trois bâtiments ont été construits en 2008-9, puis deux autres dans le courant de 2010. Ensuite, suite à des contacts, nous avons soutenu un projet en Mongolie, où un rassemblement de parents voulait acheter deux bus destinés au ramassage scolaire d’enfants sourd-muets qui, sans cela, ne seraient pas scolarisés.
Après plusieurs années d’inactivité, lors desquelles l’UPAM n’a pas soutenu de nouveaux projets, les membres fondateurs ont décidé de se retirer.
Autour des anciens, une équipe de jeunes, la plupart étudiant.es, s’est reconstituée, formant ainsi un groupe hétérogène, composé des deux générations, dans lequel les plus expérimenté.es forment les moins expérimenté.es.
La jeune équipe est à l’origine de la renaissance du collectif. Elle a refondé la structure interne, l’identité graphique, les principes et les valeurs, lancé un festival de solidarité directe dans un terrain autogéré à Bienne (U-FEST), tissé des liens et soutenu des collectifs au Népal et au Laos.