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NEW HAVEN / CONNECTICUT – Il existe de nombreuses raisons de tomber amoureux. Les intérêts communs, l’attirance physique ou les valeurs partagées sont autant de facteurs qui peuvent pousser deux personnes à se rapprocher. Mais lorsqu’elles se marient et restent ensemble, leur bonheur à long terme pourrait dépendre de leurs gènes individuels selon une nouvelle étude menée par des chercheurs de la Yale School of Public Health et publiée le 28 février 2019 dans la revue PLOS ONE.
Cette étude a examiné le rôle d’une variation génétique qui affecte l’ocytocine, une hormone qui joue un rôle dans le lien social. L’auteure principale Joan Monin, professeure agrégée à la Yale School of Public Health, et son équipe ont étudié 178 couples mariés âgés entre 37 et 90 ans. Chaque participante a répondu à un sondage sur ses sentiments de sécurité et de satisfaction conjugales et a également fourni un échantillon de salive pour le génotypage.
Rôle clé des prédispositions génétiques dans la satisfaction conjugale
L’équipe de recherche a constaté que lorsqu’au moins un partenaire présentait une variation génétique connue sous le nom de génotype GG dans le récepteur du gène de l’ocytocine, le couple a fait état d’une satisfaction conjugale et d’un sentiment de sécurité significativement plus élevés au sein de son mariage. Ces couples étaient plus satisfaits que les autres couples qui avaient des génotypes différents.
Bien que la variante des récepteurs de l’ocytocine, OXTR rs53576, ait déjà été étudiée et liée à des traits de personnalité comme la stabilité émotionnelle, l’empathie et la sociabilité, la nouvelle étude serait la première à examiner son rôle dans la satisfaction conjugale.
« Cette étude montre que la façon dont nous nous sentons dans nos relations personnelles est influencée par bien plus que les expériences que nous partageons avec nos partenaires au fil du temps », a déclaré le prof. Monin. « Dans le mariage, les gens sont aussi influencés par leurs prédispositions génétiques et celles de leur partenaire ».
Plus grande sécurité relationnelle
Les chercheurs ont également constaté que les personnes ayant le génotype GG ont signalé un attachement moins anxieux dans leur mariage, ce qui a également profité à leur relation. L’attachement anxieux est un style d’insécurité relationnelle qui se développe à partir d’expériences passées avec des membres de la famille proche et des partenaires au cours de la vie, et qui est associé à une perte d’estime de soi, à une forte sensibilité au rejet et à un comportement de recherche d’approbation.
Influence significative des génotypes
Les chercheurs font remarquer que le génotype GG d’une personne et le génotype GG de son partenaire représentent ensemble environ 4 % de la variance de la satisfaction conjugale. Bien que ce pourcentage soit faible, il a une influence significative sur les autres facteurs génétiques et environnementaux auxquels les couples sont exposés.
Les résultats de l’étude pourraient mener à des études futures pour examiner comment les génotypes des couples interagissent pour influencer les résultats des relations au fil du temps. Une autre orientation importante pour l’avenir de l’étude sera d’examiner comment la variante OXTR rs53576 interagit avec des expériences relationnelles négatives et positives spécifiques pour influencer la qualité des relations dans le temps dans un large échantillon représentatif de couples mariés, a déclaré le prof. Monin.
Le 01 mars 2019. Par la rédaction de Romanvie. Sources : Communiqué de presse de l’étude (en anglais). Référence : PLOS ONE. – Photo illustration : Adobe Stock
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