Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06942.jsonl.gz/345

Lors de cette première review, deux idées de prolongement ont été évoquées. La première était d'étendre nos observations typologiques vers le reste de la structure, afin de déterminer s'il existerait -ou non- d'autres types que ceux mesurés et étudiés (au nombre de 3). La deuxième piste concernait les possibilités de rapprochement entre nos pièces moulées en plâtre et la notion de bas-relief.
Nous avons pu observer que les interstices choisis se répétaient à travers tout le projet "Murmures". Les plâtres, issus de mesures menées à des endroits précis, peuvent ainsi "se déplacer", se translater, jusqu'à « recouvrir » la grille formée par la prostructure (représentée en noir et blanc dans l'axonométrie ci-dessous). En ayant donné une matérialité au vide, grâce aux maquettes, on peut alors s'imaginer qu'elles créent un nouveau « toit », générant une nouvelle structure et délimitant de nouvelles interstices.
Les trois typologies identifiées ne sont toutefois pas répétées avec exactitude dans la structure. Chacune d'elles se déclinent avec une série de variations. Si nous avons, par exemple, documenté l'intersection de la plaque de bois (plan vertical) avec l'interstice (plan horizontal), la plaque se déplace d'une "case" à l'autre, entraînant des variations autour de cette première typologie. Il en est de même avec la typologie documentant la rencontre entre la trame horizontale de la protostructure et les éléments de bardage verticaux.
Nous pourrions dès lors prolonger ce travail en développant un plâtre combinatoire offrant davantage de croisements. En particulier, des typologies hybrides faisant se rencontrer les 3 typologies identifiées seraient pertinentes.
Protostructure MURMURES, projet des élèves de 2ème année, et interstice étudiée (en noir)
Durant cette première phase, nous avons "moulé le vide" de notre interstice. Après avoir construit un moule délimitant l'espace interstitiel et prenant en compte les éléments traversant notre interstice (tels que les poutres en bois), nous avons coulé du plâtre, concrétisant ainsi l'espace "vide" entre les objets "pleins". Du fait des interstices choisis, les moules réalisés s'apparentent à des plaques d'épaisseur faible. Ces plaques présentent des découpages et des surfaces plus ou moins creusées. Les plâtres obtenus, au relief faible et pourtant riche en détail, peuvent être rapprochés de la notion de bas-relief. Il s'agit d'un type de sculpture particulier du fait que les objets représentés ne se détachent que très faiblement du mur contre lequel ils sont dessinés.
Exemple de bas-relief : Cheval sellé, bas-relief en pierre, Province de l'Anhui
L'étape de review, nous permettant de recevoir des retours faits par les directeurs de studio ainsi que par des invités extérieurs, nous a permis de préciser des pistes d'approfondissement de notre travail.
Notre travail itératif sur les différentes temporalities (t0, t1, t2) gagnerait à être prolongé pour dépasser la dimension esthétique que les mélanges bois/plâtre soutiennent et explorer les incidences constructives/mécaniques de tels mélanges.
Il serait particulièrement intéressant de mettre en place un protocole d'expérimentation pour que les différents temps (menant à la rupture) s'accompagnent effectivement d'une rupture du matériau plâtre. Il s'agirait de suivre et de documenter, selon les mélanges, les rétractations, les fissurations, les dislocations.
L'idée du pigment dans le béton a également été évoquée. À partir d'un certain ratio la cohérence du matériau n'est plus assurée. Il y a donc des valeurs minimales et maximales à explorer pour les mélanges. La taille des fibres et la façon de les mélanger -plus ou moins homogènement dans le plâtre- sont d'autres paramètres à explorer dans cette recherche vers la rupture.
Interstice complet
Travail sur l'altération