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Le Conseil fédéral menace la sécurité du pays
L'UDC a du mal à comprendre que le Conseil fédéral ose maintenir contre la volonté du parlement un plafond de dépenses de 4,7 milliards de francs pour la défense nationale. Cette décision apparaît...
L'UDC a du mal à comprendre que le Conseil fédéral ose maintenir contre la volonté du parlement un plafond de dépenses de 4,7 milliards de francs pour la défense nationale. Cette décision apparaît dans une procédure de consultation ouverte aujourd'hui. Il est évident aux yeux de l'UDC qu'une défense nationale crédible exige au moins 5 milliards de francs. Ce montant a été confirmé à plusieurs reprises tant par le Conseil national que par le Conseil des Etats. Le Conseil fédéral doit enfin mettre fin à son entêtement et prendre un engagement clair et net en faveur de la sécurité de la Suisse.
Depuis 1990, les dépenses annuelles pour la défense nationale sont tombées de plus de 6 milliards de francs à environ 4,4 milliards (-20%). Pendant cette même période, les dépenses fédérales globales ont plus que doublé. Alors que dans l'aide internationale au développement, la Suisse se montre extrêmement généreuse, elle rechigne à payer le prix de sa sécurité. S'il en va selon les dernières idées du gouvernement, la Suisse devrait dépenser presque autant pour l'aide au développement que pour sa sécurité (plus de 4 milliards de francs selon la réponse du Conseil fédéral aux recommandations du conseil des droits de l'homme de l'ONU de fin février 2013).
Un plafond de dépenses de 5 milliards de francs tel qu'il a été approuvé par le Parlement dans le cadre du rapport 2010 sur l'armée est absolument nécessaire pour garantir une défense nationale crédible. Cette armée doit comprendre au moins 100 000 soldats et elle doit remplacer les vieux avions de combat Tiger. Il est inadmissible et dangereux pour la Suisse que le Conseil fédéral refuse d'appliquer l'arrêté fédéral concernant le rapport 2010 sur l'armée et d'accorder à l'armée les moyens dont elle a besoin.
C'est une évidence: la sécurité est un facteur central de l'attractivité internationale de la Suisse et elle correspond à un besoin élémentaire de sa population. L'UDC se battra dans cette procédure de consultation pour une armée de milice crédible. Un pas dans cette direction sera d'opposer un non massif à l'initiative pour la suppression des obligations militaires qui sera soumise au peuple le 22 septembre prochain.