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La grand-tante, qui est âgée de 72 ans, a quitté le Palais de justice de Dijon escortée par plusieurs gendarmes avant de monter dans un véhicule. Plus tard, son époux, âgé de 71 ans, a été mis en examen pour les mêmes chefs d'accusation.
Tous deux font l'objet d'une mesure d'incarcération provisoire de quatre jours. Les accusés nient être impliqués, a déclaré Jean-Jacques Bosc, le procureur général de Dijon, lors d'une conférence de presse.
Le procureur a par ailleurs évoqué les liens entre les lettres de menaces et les appels téléphoniques du "corbeau".
Garde à vue
Les deux suspects avaient été placés en garde à vue mercredi dans un spectaculaire rebondissement de l'affaire, plus de 32 ans après la découverte du corps du garçon de 4 ans, pieds et poings liés, dans la Vologne le 16 octobre 1984.
De source proche du dossier, la femme est restée mutique durant sa garde à vue et son mari s'est contenté d'affirmer qu'il ne se rappelait rien.
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La belle-soeur du père libérée
Une belle-soeur du père de l'enfant avait été placée en garde à vue mercredi avant d'être remise en liberté le lendemain. Les grands-parents paternels de l'enfant ont été entendus comme témoins.
>> Reportage dans une région stigmatisée:
ats/jvia
Analyse graphologique
De nouvelles expertises sur une lettre de menaces, manuscrite et anonyme, adressée au père de Grégory en 1983, avant la mort de l'enfant, orientent les soupçons des enquêteurs sur la grand-tante.
Une autre lettre revendiquant le meurtre de l'enfant postée avant la découverte du corps, invoquait une "vengeance". Ce courrier intéresse particulièrement les enquêteurs: si les expertises n'ont pas permis d'en identifier l'auteur, la justice constate "une similitude importante des termes" utilisés dans ce document et dans la lettre de 1983.