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Le 28 avril 1990, trois mois après la libération de Nelson Mandela, Michael Lapsley perdait ses mains et un oeil dans un attentat au colis piégé au Zimbabwe. Aumônier de l'ANC en exil, il payait ainsi très cher son engagement contre l'apartheid. Depuis lors, des crochets métalliques lui servent de mains, mais il poursuit sans relâche son combat pour la paix et la liberté... En 1998, il fonde au Cap l'Institut pour la guérison des mémoires, dont la vocation est de venir en aide aux victimes de diverses formes de violence et d'oppression. Fort de son expérience, Michael Lapsley anime également des ateliers pour accompagner les personnes marquées par un passé douloureux, notamment des détenus, des réfugiés ou des malades du sida, aussi bien au Rwanda et aux États-Unis qu'en Irlande du Nord et en Colombie. « Michael Lapsley décrit le refus d'être brisé, dans son corps, son âme et son esprit. Cet engagement, il l'étend au monde entier. La portée de ce livre est immense. » Nadine Gordimer, romancière sud-africaine, prix Nobel de littérature.Né en 1949 en Nouvelle-Zélande, Michael Lapsley est un prêtre anglican. À l'âge de 24 ans, il est envoyé en Afrique du Sud pour poursuivre ses études et découvre la réalité de l'apartheid. Expulsé en 1976, il se rend au Lesotho et devient aumônier de l'ANC en exil.Ce livre, préfacé par Desmon Tutu a été écrit en collaboration avec Stephen Karakashian et traduit de l'anglais par Daniel Delmée.
Préface et direction scientifique de Gaël GiraudL'Imposture économique est la traduction du livre « coup de poing » de l'économiste australien Steve Keen paru sous le titre Debunking Economics.
Figure de proue du New Economic Thinking (« une nouvelle manière de penser l'économie »), Steve Keen développe dans son ouvrage une critique systématique de la pensée économique néoclassique dominante. Loin de se contenter d'en dénoncer l'irréalisme ou les biais idéologiques, il dévoile de l'intérieur les graves incohérences des fondements logiques de l'économie orthodoxe, montrant que celle-ci ne parvient à se perpétuer que parce que les étudiants en économie sont maintenus dans l'ignorance des lacunes de leur discipline.
Cet ouvrage, « fondateur » pour l'économiste Gaël Giraud (qui a assuré la direction scientifique de la traduction et en signe la préface), démonte une à une les grandes pièces de l'édifice dogmatique : aucune des théories qui composent le « dur » de l'économie universitaire depuis la fin du XIXe siècle ne résiste à l'analyse, depuis la microéconomie du consommateur jusqu'à la théorie néokeynésienne de la déflation, en passant par l'efficience des marchés financiers et la théorie du capital. Et, sur les ruines de l'orthodoxie défaite, Steve Keen jette les bases solides d'une « autre économie », suggérant d'autres manières, beaucoup plus cohérentes et scientifiques, de penser l'économie.
Le livre a suscité de nombreux débats lors de sa publication en anglais : il répond aux questions que chacun se pose sur la pertinence des arguments économiques exposés depuis la crise des subprimes, et invite à engager une réforme profonde de l'enseignement et de la recherche en économie dans le monde.Steve Keen est australien. Professeur d'économie et de finance, spécialiste de la modélisation macroéconomique monétaire, il est directeur du département Économie, Histoire et Politique de l'université de Kingston à Londres. Son rôle de premier plan et son travail de pionnier lui ont valu le Revere Award for Economics de la Real-World Economics Review et d'être reconnu par ses pairs comme l'économiste « qui a, le premier et le plus clairement, prévu et donné l'alerte sur l'effondrement de la finance mondiale. Son travail est le plus à même d'empêcher à l'avenir une autre crise financière mondiale ».
Gaël Giraud, directeur de recherche au CNRS, directeur de la chaire « Énergie et Prospérité », est membre du Centre d'économie de la Sorbonne et du Laboratoire d'excellence REFI (Régulation financière). Il est l'auteur de Illusion financière (Éditions de l'Atelier, 3e éd., 2014).