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Ottawa - Le chef d'Etat major de la force militaire de la Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (Minustah), le Canadien Bernard Ouellette, a été relevé de ses fonctions par Ottawa. Le ministère canadien de la défense n'a plus "confiance" en lui.
"C'est une décision qui a été prise par la hiérarchie" militaire canadienne, "en raison de l'incapacité du Colonel Ouellette à répondre ces derniers mois à la baisse de moral (des Casques bleus) et à (maintenir) la cohésion des équipes", a déclaré à l'AFP Jay Paxton, porte-parole du ministre Peter MacKay.
"Il a perdu la confiance" de l'Etat major canadien, a-t-il souligné, précisant qu'une enquête interne avait été ouverte. Selon les médias canadiens, Ottawa reproche notamment au haut gradé d'avoir entretenu une "relation inappropriée", une allégation qu'a refusée de commenter M. Paxton.
Le porte-parole n'était pas en mesure d'indiquer si le militaire avait déjà quitté le pays caribéen. Celui-ci doit commémorer lundi les six mois du terrible séisme qui a fait entre 250 000 et 300 000 morts et près de 1,5 million de sans-abri, selon l'ONU.
Soldat expérimenté, qui a notamment servi en Bosnie, le colonel Ouellette avait pris la tête des quelque 7000 militaires de l'ONU déployés en Haïti en juillet 2009.
Son renvoi intervient un peu plus d'un mois après celui du plus haut gradé canadien en Afghanistan, le brigadier-général Daniel Ménard. Il avait été relevé de ses fonctions après des allégations de "conduite inappropriée".
ATS