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La Suisse ne se contente pas de produire de l'électricité pour ses besoins domestiques, elle en exporte également.
Depuis les années 70, le pays est devenu une des plaques tournantes du marché européen.
Les premiers pas vers un réseau électrique européen datent du milieu du siècle dernier. A l'époque, la Suisse, la Belgique, l'Allemagne, la France, l'Italie, le Luxembourg, les Pays Bas et l'Autriche fondent une association dans ce but.
Dans la foulée, on s'occupe également des conditions techniques qui rendront possible l'échange de courant.
En moyenne annuelle, la Suisse exporte depuis vingt ans davantage d'électricité qu'elle n'en importe. La production est plus élevée en été qu'en hiver, alors que la consommation suit le mouvement inverse.
C'est pourquoi la Suisse doit importer du courant (principalement de France) durant les mois d'hiver. Le solde reste malgré tout positif: en 2001, les exportations globales ont atteint 68,4 milliards de kWh, alors que les importations étaient de 58 milliards de kWh.
Avenir incertain
La Suisse est donc un des grands pays du marché international de l'électricité. Et ses barrages de montagne jouent un rôle économique important et garantissent des places de travail dans les régions périphériques.
Toutefois, des incertitudes pèsent sur le développement futur de l'économie électrique en Suisse. En novembre 2002, le peuple a refusé en votation la nouvelle loi sur le marché de l'électricité, qui aurait signifié une extension de la libéralisation.
Mais l'Union européenne pendant ce temps accélère le mouvement. D'ici 2007, les Etats membres auront ouvert totalement leur marché de l'électricité, brisant les monopoles régionaux et nationaux. Difficile de prévoir comment la Suisse arrivera à se positionner dans ce contexte nouveau.
Après le «non» de novembre dernier, l'OFEN a entamé une série de consultations avec tous les milieux intéressés. Et c'est à partir de ce premier tour de table que le gouvernement pourra décider de la suite des opérations.
swissinfo, Rita Emch (traduction: Marc-André Miserez)