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Les importations de beurre sont surtout nécessaires parce qu'une grande partie du lait suisse est transformée en fromage, a écrit l'Office fédéral de l'agriculture (OFAG) lors de la dernière augmentation des contingents à la mi-juin.
Selon Uniterre, il est plus intéressant pour les transformateurs de fabriquer du fromage pour l’exportation que du beurre pour le marché indigène, car il existe une prime accordée pour la transformation fromagère.
Fond créé, sans succès
C'est pourquoi l'Interprofession du lait (IP Lait) a créé l'année dernière un fond pour soutenir l'exportation de concentrés de protéines de lait (CPL). Le CPL est un sous-produit de la fabrication du beurre et sa valorisation pose problème, selon Uniterre.
Mais malgré ce fonds, la production de beurre n'a pas augmenté en 2021, contrairement aux exportations de fromage "sans valeur ajoutée". La question de la logique se pose donc : "Quand va-t-on enfin soutenir la production nationale par une planification adéquate au lieu d'exporter à tout prix ?", demande Uniterre.
Cette année, l'Office fédéral pour l'approvisionnement économique du pays (OFAE) a jusqu'ici autorisé l'importation d'environ 4100 tonnes de beurre. En moyenne, la demande en Suisse s'élève à plus de 40'000 tonnes de beurre par an. La part des importations atteint donc cette année environ 10%.