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La poste suisse (suite)
Chemin de fer
La première ligne de chemin de fer reliant Zurich à Baden fut inaugurée le 9 août 1847, puis Bâle – Liestal en 1854. Le train devenait un concurrent sérieux pour la poste, mais il devenait également un moyen auxiliaire important. Il a fallu céder beaucoup de lignes postales aux chemins de fer, ceci afin d’assurer plus rapidement les expéditions des envois postaux.
Calcul du port
Lettre indiquant le port jusqu'à la frontière
L’énorme inconvénient avant l’introduction du timbre-poste était le fait que le port était payé par le destinataire. Les lettres non affranchies étaient mises en compte entre les administrations postales, les taxes étaient additionnées sur les plis à la main et finalement encaissées auprès du destinataire. En cas de refus de ce dernier pour une raison quelconque, les administrations postales subissaient des pertes sensibles. Afin de calculer le port, il était indispensable de connaître la localité de l’expéditeur, ce qui contribua à l’introduction du sceau postal. L’expéditeur pouvait aussi payer le port ou par exemple une partie jusqu’à la frontière. De telles lettres étaient également munies d’une marque écrite ou dans des bureaux de postes plus importants, il était apposé des sceaux P.P. (Port payé) ou P.D. (Payé jusqu’à destination).
Toutefois, le paiement anticipé du port n’a jamais été pleinement accepté par les usagers.
16 administrations postales
Alors que l'Angleterre créait son premier timbre-poste, pendant cette période, en Suisse, aucun progrès réel n’a été fait. Bien au contraire, ceci à cause de la question religieuse qui empoisonna la vie politique durant les années 1840. On maintint donc la règle de modifier les tarifs au passage des frontières cantonales.
Il existait à cette époque 16 administrations postales avec des systèmes tarifaires et monétaires différents : Zurich (avec les cantons de Thurgovie, Zoug, Uri et Unterwald), Berne, Lucerne, Glaris, Fribourg, Soleure, Schaffhouse, Bâle (avec Bâle-Campagne), St-Gall (avec Schwytz), Argovie, Grisons, Tessin, Vaud, Valais, Neuchâtel et Genève (en 1848, les cantons d’Uri et de Bâle-Campagne ont eu leur propre régie des postes). Il est facile d’imaginer la confusion qui devait régner.
Ce n’est qu’après la guerre du Sonderbund en 1848 que la situation politique permit de créer un Etat fédératif fort et des services publics à l’échelon fédéral, alors que jusqu’ici, ceux-ci étaient soumis à l’autorité cantonale.
Dans l'article 36 de la Constitution fédérale, il est dit : «L'administration de la poste, dans son ensemble, est repris par la Confédération».
Introduction du timbre-poste en Suisse
Le 28 février 1843, la «Nouvelle gazette de Zurich» publiait une annonce officielle. L’annonce du début d’une nouvelle période dans l’histoire postale suisse. On s’est inspiré de l’exemple anglais et on fixa pour tout le canton une taxe unique de 2 centimes pour une lettre de moins d’un «lot» (15 grammes) et une taxe de 4 centimes pour le rayon local. La seconde innovation nous apporta les premiers timbres-poste suisses. Les lettres devaient être affranchies lors de l’expédition et oblitérées par un signe ou un tampon fourni par l’administration postale.
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