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"C'est mon côté "fighteuse" qui m'a permis de gagner !" Timea Bacsinszky l'admet: sa qualification pour les seizièmes de finale, elle est allée la chercher avec ses tripes.
"J'aurais été capable de tenir physiquement et mentalement dans un troisième set, ajoute-t-elle. Je reconnais que mon adversaire n'était pas à son affaire en début de match. Mais ensuite, j'ai dû composer aussi avec un revêtement qui prenait de moins en moins les effets."
La Lausannoise est parvenue à maîtriser les éléments, l'adversaire et ses nerfs au tie-break de la deuxième manche pour goûter à une qualification pour les seizièmes de finale qu'elle n'espérait pas vraiment il y a quelques jours. "J'aurais eu de la peine à croire que je parviendrais à gagner deux matches ici", avoue-t-elle en songeant bien sûr à cette blessure aux abdominaux qui a ruiné sa préparation.
Samedi, elle ne devra plus batailler dans le relatif anonymat des courts annexes. Son duel avec Daria Gavrilova, une vraie "Melbournian" aujourd'hui, sera l'un des matches principaux de la journée. "Je serai l'outsider, affirme Timea Bacsinszky. Elle m'a battue déjà deux fois. Elle joue devant son public et elle sait s'en servir." Mais on peut faire confiance à Timea Bacsinszky pour se "battre sur tous les points". "Je vais aussi m'efforcer de m'amuser le plus possible, ajoute-t-elle. Le tennis est peut-être mon job, mais la notion de plaisir demeure."
ATS