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Une association entre les consommations épisodiques excessives et les effets négatifs sur la santé a été démontrée dans plusieurs études épidémiologiques depuis de nombreuses années. Cette étude a évalué la mortalité totale de 446 personnes âgées de 55-65 ans avec une consommation moyenne ≤ ½ verre par jour pour les femmes et ≤ 2 pour les hommes, en comparant ceux avec une consommation épisodique excessive * (n = 74) et ceux sans (n = 372).
Les sujets qui n’ont pas d’épisode de consommation excessive avaient un statut socio-économique plus élevé, étaient moins susceptibles de fumer, de présenter des symptômes dépressifs ou d’être obèses comparativement aux sujets qui ont des épisodes de consommations épisodiques excessives.
Dans les études ajustées pour les facteurs confondants potentiels, les sujets ayant une consommation excessive épisodique avaient une mortalité à vingt ans plus de deux fois supérieure à ceux sans consommation excessive épisodique.
Commentaires : les résultats de cette étude confirment les résultats antérieurs d’une association entre la consommation épisodique excessive et la mortalité. Cependant, cette étude présente plusieurs faiblesses : 1) il y avait relativement peu de participants ayant une consommation excessive épisodique et 2) il n’y avait pas de données sur les changements potentiels dans les habitudes de consommation d’alcool durant les vingt années de suivi. Ceci sous-entend que la simple connaissance de la consommation moyenne d’un sujet est insuffisante pour la classification et que des détails sur les modes de consommation sont cruciaux.