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L’utilisation des anticorps monoclonaux dirigés contre la protéine « spike » du SRAS-CoV-2 semble prometteuse et est en cours d’évaluation aussi bien dans un objectif de prévention que de traitement. L’étude décrite ici montre les résultats provisoires d’un essai thérapeutique de phase 2 parrainé par l’industrie (BLAZE-1). Les investigateurs ont randomisé 452 patients ambulatoires atteints de Covid-19 avec des symptômes légers ou modérés. Ils ont reçu une seule perfusion intraveineuse de placebo ou l’une des trois doses de l’anticorps monoclonal expérimental (non approuvé par la FDA) LY-CoV555 (700, 2800 ou 7000 mg).
La diminution moyenne de la charge virale logarithmique entre le départ et le jour 11 (critère d’évaluation principal) dans l’ensemble de la population était de -3,81. La charge virale logarithmique a diminué de -0,53 de plus, entraînant une charge 3,4 fois plus faible, avec 2800 mg d’anticorps qu’avec le placebo, ce qui est une différence significative. La baisse de la charge virale n’a pas différé significativement entre les autres doses d’anticorps et le placebo. Les scores de gravité des symptômes étaient légèrement inférieurs dans les groupes d’anticorps regroupés par rapport au groupe placebo. L’hospitalisation liée au Covid-19 était de 1,6 % (5/309) dans le groupe anticorps et de 6,3 % (9/143) dans le groupe placebo. Parmi les participants âgés de 65 ans ou plus ou ayant un indice de masse corporelle ≥ 35, il a été mis en évidence que seulement 4 % du groupe anticorps ont été hospitalisés par rapport à 15 % dans le groupe placebo.
Commentaire: Un anticorps monoclonal a la capacité d’accélérer la clairance du SRAS-CoV-2 chez les patients ambulatoires atteints de Covid-19. Trop peu d’hospitalisations sont survenues pour confirmer un bénéfice clinique. Mais la piste est plus qu’intéressante surtout si l’on estime que sans une aide issue des connaissances biologiques et technologiques – vaccin, anticorps monoclonaux, antivirus, etc.) il sera difficile, voire illusoire, de contrôler cette pandémie. Concernant les anticorps monoclonaux, de nombreuses questions demeurent comme la chronologie adéquate dans le déroulement de la maladie (les phases tardives rendent probablement inefficaces leur utilisation). Faudra-t-il les associer à d’autres agents thérapeutiques ? Reste un gros obstacle: la difficile production à grande échelle des anticorps rend cette approche plus intéressante que facilement applicable.
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