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La cellule familiale avec deux enfants reste le modèle auquel aspire la majorité des Suisses, selon un sondage publié mercredi.Ce contenu a été publié le 02 février 2005 - 19:44
A l'aide de l’institut zurichois gfs, Univox photographie régulièrement la société suisse et ses modes de vie.
Malgré le nombre croissant de divorces, le crédit dont bénéficie le mariage n'a que très peu diminué depuis le milieu des années 1980. Il reste le modèle idéal de vie à deux pour la majorité des Suisses.
Cela dit, le concubinat a progressé. 74% des personnes interrogées jugent positif le fait de vivre à deux sans être mariés, contre 46% en 1986. Quant au célibat, il n'était perçu favorablement que par 31% des sondés il y a neuf ans, contre 50% actuellement.
Deux, c'est mieux
Concernant la taille de la famille, la préférence va sans conteste au modèle avec deux enfants. Ce dernier n'est rien de moins que le modèle idéal de la famille moderne pour 84% des personnes consultées.
Parallèlement, la cellule familiale composée d'un seul enfant a gagné du terrain dans les esprits. Si seulement 27% des sondés considéraient ce modèle comme opportun en 1987, cette proportion a passé à 57%.
La famille de quatre enfants ou plus est envisageable pour 34% de l'échantillon de population. A l'opposé, plus d'un tiers estiment agréable de ne pas avoir d'enfant.
Répartition des tâches
Il résulte par ailleurs du sondage que les points de vue sur la répartition du travail ont également changé. En 1994, 47% des personnes interrogées soutenaient encore le modèle de la famille traditionnelle, 45% se prononçant plutôt pour un partage du travail.
Dix ans plus tard, ce dernier modèle a les faveurs de 57% des sondés. Dans ce domaine, il existe un fossé entre les désirs et la réalité, puisqu'en 2000, la femme assumait la plupart des tâches ménagères dans près de huit couples sur dix.
Un bon réseau social
Concernant les relations sociales, une majorité des sondés (85%) affirment entrer facilement en contact et avoir de bonnes relations d'amitié, même si deux tiers d’entre eux estiment qu'aujourd'hui, «les gens vivent chacun de leur côté».
Seuls 9% se sentent socialement isolés. Il n'y a «aucun indice en direction d'une dissolution des contacts sociaux ou d'un isolement croissant des gens», concluent les chercheurs de l'institut zurichois, en précisant que ce constat est confirmé par d'autres études.
La solitude touche plus souvent les personnes âgées qui vivent seules.
On est vieux plus tard
La définition de la vieillesse a aussi changé avec le temps. En 1995, 64% des personnes interrogées étaient d'avis qu'une femme était vieille avant ses 70 ans, alors que 25% trouvaient que la vieillesse commençait seulement après. En 2004, ce dernier taux a passé à 58%.
La perception varie en fonction de l'âge et de la région linguistique. Les plus jeunes fixent le seuil de la vieillesse plus tôt que les retraités eux-mêmes.
De même, les Alémaniques sont plus sensibles à la vieillesse: 42% d'entre eux estiment qu'une femme est vieille avant 70 ans déjà, contre 29% de Romands.
swissinfo et les agences
En bref
- Le sondage Univox a été réalisé par l'institut zurichois gfs en septembre 2004.
- 718 personnes ont été interrogées, dont 75% en Suisse alémanique et 25% en Suisse romande.
- Principale conclusion du sondage: le mariage reste le modèle idéal de vie à deux pour la majorité des Suisses.
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