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En 2008 la société des Pêcheurs de Moutier et Environs
fête son 75ème anniversaire.
Rétrospective des 75 ans dernière année de la vie de notre société.
Nous relevons ici les faits les plus importants qui ont marqué notre société, de même que les membres du comité, pisciculteurs et autres personnes qui se sont succédés dans leurs tâches respectives et qui ont participé à son succès.
1933, jeudi 16 mars, fondation de la société et nomination de son premier président Moutier Arnold Montavon.
Il est épaulé durant son mandat par Messieurs Steiner, Fleury, Châtelain, Roethlisberger, Nyffeler, Cassinari, Palmieri, Froidevaux, Kohler, Allemann, Linder, Garessus et quelques autres membres.
La cotisation est fixée à CHF. 3.-- par année ou 25 cts par mois.
La fondation de cette société a pour but de s’occuper des cours d’eau de la Birse de ses affluents et défendre les intérêts piscicoles.
En 1928, suite à un gigantesque empoisonnement de la Birse entre Moutier et Choindez, quasiment toutes les truites ont péri. Cette catastrophe a poussé les adeptes de la pêche à réagir. La Birse étant à cette époque un récupérateur de déchets qui y sont déversés sans scrupule par les propriétaires d’usines ainsi que par les personnes privées.
En 1928 à 1930, l’usine Rondez détenait des concessions sur la Birse, avec un droit de pêche.
En novembre 1933 un comité spécial a été formé pour trouver un emplacement pour une pisciculture. L’emplacement de la Foule a été retenu.
1933 L’assemblée donne compétence au comité pour louer le ruisseau de la Foule, acheter 3'000 alevins au prix de CHF. 24.—ainsi que de faire l’acquisition d’un ber et de deux nasses au prix de CHF. 20.--
1934 : Un emprunt de CHF. 1'200.—permet l’investissement de travaux à la pisciculture et d’acheter les premiers alevins de truites.
Le creusage des bassins est effectué durant l’année en cours.
1934 La société demande son adhésion à la FCBP. L’effectif de ses membres est de 45. La société participer à sa 1ère assemblée de la fédération Bernoise, le 21 janvier à Berne. La 2ème assemblée de la fédération se tiendra le 20 juin, suivie de la 3ème le 4 novembre 1933.
Des nouveaux projets de lois sur la pêche seront soumises à notre société qui après étude méticuleuse de chaque point et articles, transmettra sa réponse à la fédération Bernoise.
25 février 1934 : Une visite à la pisciculture de Court est organisée.
Le nettoyage du barrage de Court véritable verrue est problématique. Son nettoyage cause des dégâts importants à la faune piscicole et ce n’est qu’un commencement à de futurs problèmes dont la société pourrait bien se passer.
La municipalité de Moutier dédommagera la société de Cours par la mise à l’eau de 5'500 alevins dans les gorges.
1935 : Le ruisseau de la Chalière, propriété de M.Choulat, est à vendre avec du matériel piscicole pour le prix de 700.-Fr. L’achat est décidé à l’unanimité.
Cette même année un emprunt de CHF. 800.-- à la banque cantonal est effectué.
1936 : Deux années se sont écoulées avec le système piscicole de la 1ère génération. La société décide d’arrêter avec la pisciculture de la Foule. Le système de fonctionnement est catastrophique et les rendements nuls.
17 mai 1936 La société de St-Ursanne nous invite pour un grand concours de pêche dans le Doubs.
21 février 1936 La fusion de notre société avec le Giron Jurassien est discutée. Il est décidé d’en faire part. Le président prendra donc part aux assemblées du Giron.
1937 : Une contravention de CHF. 300.-- est infligée à un membre par l’assemblée pour une affaire de souillage du ruisseau de la Chalière pendant la nuit. La dénonciation traîne depuis neuf mois. L’affaire Gerber sera enfin entérinée.
L’usine Tornos n’est pas en conformité avec la loi sur la protection des rivières. Le contrevenant devra prendre à sa charge un alevinage de 300 truitelles.
Une demande est faite au garde police Minger de tuer des loutres qui sont en trop grand nombre sur les berges de la Birse.
Le ruisseau des Ecorcheresses pourrait-être utile pour l’élevage piscicole, une demande à qui de droit sera effectuée.
Depuis trois ans, les matchs au loto vont bon train. Les membres sont très motivés par cette activité d’un rapport non négligeable.
1940 : Depuis 5 ans, les alevins remis dans le ruisseau de la Chalière proviennent en partie de la société de Court. Une livraison gratuite de 2'000 alevins est effectuée par Court. L’état de Berne livre également par deux fois 10'000 alevins pour nos ruisseaux.
Le garde-pêche a surpris trois garnements tuant des truitelles à coup de cailloux dans le ruisseau du tunnel. Dénonciation immédiate de sa part au tribunal des mineurs.
Les cantonniers de la commune de Moutier jettent n’importe quoi dans la Birse, le garde-pêche leur faisant des remarques à ce sujet a été fortement injurié et presque jeté dans la Birse. Une plainte pourrait être déposée.
Le local du coin du Moulin restera le rendez-vous pour nos comités, c’est accepté par 18 voix contre 4.
1942 : Le ruisseau de Perrefitte est vendu à Gerber-Huguenin pour la somme de CHF. 1'000.--.
Autres dénonciations, l’affaire Carnal qui est un braconnier invétéré, et le cas Voirol braconnier récidiviste.
Pour le premier, une amende de CHF. 50.-- est infligée contre une promesse de se tenir tranquille. Pour le second, c’est l’exclusion de la société séance tenante.
1947 : Une fortune de CHF. 2'069.-- est enregistrée.
L’entreprise Edouard & Gerber à Moutier est continuellement hors la loi sur la protection des eaux. Ces pollutions continuelles depuis deux ans doivent cesser.
Des amendes de CHF. 100.-- / 200.-- / 400.-- lui ont été infligées. Trois bassins de décantations lui seront imposés d’ici le 31 décembre 1948.
1949 : Robert Rubin est le 2ème président nommé à cette fonction.
L’entreprise Kleiber & Houmard à Court souille les eaux de la Birse. La direction des eaux et forêts prendra cette affaire en main.
La pêche du frai est autorisée dans la Birse, mais l’état demande de garder les truites femelles uniquement d’un poids de 500 grammes et plus. Les mâles devront avoir un poids supérieur à 250 grammes.
Les propriétaires d’usines de la ville de Moutier seront tous avisés par lettre, afin d’éviter de souiller la Birse. Le garde-pêche touchera CHF. 5.-- par cas dénoncé.
Le petit ruisseau du village de Roches est nettoyé et 5'000 alevins y seront déversés.
Les alevins de ces dernières années proviennent de Zweisimmen. Les commandes sont de 10'000 unités et les truitelles de 2'500 unités.
1952 : Le garde-pêche Otto Ledermann présente au comité l’idée de faire un élevage d’alevins au ruisseau de la ferme Eidam. Ledermann sera le précurseur de l’emplacement d’une pisciculture de la 2ème génération.
La décision est prise et tout s’accélère. le premier coup de pioche est donné en décembre 1952. La construction des bassins s’effectue.
Les droits de pêche sur tout le parcours de la Birse sont très discutés aux assemblées du Giron Jurassien. Différentes démarches n’aboutissent pas.
1954 : Gaston Schilte est le 3ème président nommé à cette fonction.
1954 Le livre de caisse mentionne une fortune de CHF. 456.30, elle était de CHF. 671,50 en 1953.
La cotisation est fixée à CHF 6.-- par membre.
1955 : Une proposition est faite à Marcel Wittmer d’être pisciculteur, Marcel accepte ce poste à condition d’obtenir le permis de pêche gratuit. Le comité refuse cette condition et en septembre c’est Hermann Liechti qui est pisciculteur.
Depuis bien des années, la Birse est sujette à de nombreuses pollutions. La pollution au cyanure du 18 avril 1955 par l’usine Tornos a détruit jusqu’à Courrendlin, un nombre titanesque de truites. Un appel à une vingtaine de pêcheurs, y compris de la société de Court a permis de récupérer environ 600 truites.
Une plainte pénale est déposée contre l’usine Tornos.
1956 : Négociation du prix du terrain à CHF. 4,30 / m2 au lieu de CHF. 4,50.
Le propriétaire M. Heidam cède à CHF. 4,30 et le comité fait l’affaire. Cependant une grosse polémique au sein du comité s’installe sur les compétences de celui qui a négocié cette affaire. La signature du négociateur devait passer par l’assemblée avant de faire quoi que ce soit.
Les bassins d’élevage ont des problèmes d’étanchéité. Néanmoins 600 truitelles sont réintroduites dans la Birse.
Le barrage de Court subira une réfection de ses installations et le débit sera de 30 litres / seconde au lieu de 15 litres. Cependant l’échelle à poisson ne sera pas construite pour diverses raisons techniques.
La direction de l’usine Bechler interdit dorénavant à notre garde-pêche Otto Ledermann de quitter son travail pour des cas d’empoissonnements ! Il sera remplacé par Charles Lehmann.
1957 : Nos statuts ont été constitués officiellement le 6 septembre de cette année. Trois signataires de ces statuts, A. Gigon – L. Holy – G. Schilte.
L’amélioration des bassins n’est toujours pas finie. Une tombola sera mise sur pied pour subvenir aux dépenses de ces travaux.
Novembre, les travaux sont en panne. Carlo Meneghelli sera convoqué par le comité pour résoudre cette affaire en cours.
1958 : Mois de juin, la modification des bassins est terminée et le devis est très largement dépassé. Le coût se monte à CHF. 5'400.--. Un malaise s’installe, car la négociation sur la facture interpelle des opinions différentes.
Le 25ème anniversaire de notre société a lieu à la maison des œuvres. Une assemblée et soirée rassemblant 80 personnes dans une ambiance joyeuse et festive.
Le président souligne que notre société est la 3ème qui a été fondée à Moutier.
1960 : 4ème président à cette fonction Roland Linder le 13 mai 1960, suite au décès de Gaston Schilte.
1961 : 5ème président, Maurice Thomi reprend les rênes le 19 mai.
10'000 alevins en élevage. Réalevinage de 3'820 truitelles dans la Birse.
La pisciculture manque d’eau. Suite à des discussions il faudra la moderniser.
1965 : André Weber est chef pisciculteur et remplace Roland Linder.
Le loto fonctionne bien, il rapporte financièrement CHF. 1'420.--.
1968 : L’assemblée générale de la société décide, dans le point des divers et imprévus de l’ordre du jour, la construction d’une pisciculture de 3ème génération « moderne ».
Une commission d’étude est mise sur pied séance tenante. Georges Rebetez est désigné comme responsable de ces futurs travaux.
L’investissement sera très lourd. Des dons anonymes sont remis à la société.
1971 et 1972 : Empoisonnement à la pisciculture, tout est détruit. Les bassins sont vidés et désinfectés. Malgré ces tracasseries la fortune de la société s’améliore elle s’élève à CHF. 5'429.--.
1972. Empoisonnement de la Birse au cyanure. L’industriel responsable de Court est d’accord de payer la facture totalement.
Certes, la facture est une chose mais des dégâts sur le cheptel des poissons sont constatés jusqu’à Courrendlin !
1973 : 6ème président à cette fonction Georges Rebetez.
Un nouveau barrage sur le ruisseau de la pisciculture sera construit.
Encore un coup dur pour l’élevage, seulement 692 truitelles comptabilisées sur 10'000 alevins. Romain Garessus est le nouveau chef de la pisciculture.
1975 : Les statuts sont revus le 8 février lors de l’assemblée générale.
Après délibération, 11 articles de ces statuts ont été modifiés sur les 34 en liste.
La foire d’automne a souri aux forains. La société des pêcheurs présente à cette foire effectue une vente de billets pour la pêche des truites dans la traditionnelle fontaine du Restaurant du Soleil. Excellent résultat et ambiance parfaite.
La cotisation est passée à CHF. 12.--, elle a donc doublé depuis 20 ans.
Loto et yass se succèdent pour parer à de futurs frais l’année prochaine.
1976 : Des crédits bancaires sont demandés, concernant le financement de cette nouvelle transformation de la pisciculture et d’un carnotzet.
Une prise d’eau sur le raccordement de la source du Diépot est réalisée,
le coût total est de CHF. 40'000.--. Ce montant est élevé certes, mais le rendement piscicole augmente sérieusement. Il comptabilise près de 46'000 truitelles qui seront réintroduites dans la Birse, et 10'000 dans le Doubs.
Les alevins de truites proviennent en grande partie de chez Mändli. Les commandes se font à coup de 100'000 unités par année.
La pisciculture Choulat à Soubey est aussi un fournisseur d’alevins.
1978 : Année record des membres, 183 sociétaires.
La section jeunesse compte 29 membres cette année.
1979 : Année d’un divorce forcé entre notre société et la Fédération Jurassienne de Pêche et de Pisciculture (FJPP). D’autres sociétés de pêche des villages de Court, Malleray-Bévilard et Tavannes devront quitter également cette fédération. La FJPP comptait 1’200 membres pour 12 sociétés, provenant des bassins de la Birse y compris de Laufon, du Doubs, de la Sorne et de l’Allaine.
Le nouveau canton du Jura formera sa propre association qui sera la FCPJ. Le contingent de ses membres diminue passablement. Les échos vont bon train sur ce divorce, qui a laissé des traces plutôt négatives dans l’esprit des pêcheurs Jurassiens mais également des pêcheurs du Jura-Bernois.
La Fédération Jurassienne s’attendait, sur la structure purement halieutique, à une plus grande diplomatie concernant cette séparation et ses infrastructures.
Quant aux pêcheurs des deux cantons, ils envisageaient une approche différente de ces deux fédérations de pêche ! Décidément, la politique n’arrange rien.
Malgré ce passage perturbé, les pisciculteurs et le garde-pêche cantonal Paul Girod ont remis 10'000 truitelles dans le Doubs et 58'000 dans la Birse, sur le parcours Moutier - Choindez. Belle solidarité halieutique.
1980 et 1982 : Le 20 février 1980 les pêcheurs du Jura-Sud ont formé leur association avec Courtelary, La Suze Romand de Bienne et La Neuveville. Cette nouvelle association sera Le Giron.
Paul-Eric Läderach de la société de Moutier assumera le poste de président.
1982. Achat de 1'000 m2 de terrain à Eidam pour la somme de CHF. 40'000.--. La surface totale de l’ensemble piscicole représente 1'609 m2.
1983 : Le cinquantième anniversaire à été fêté dans la simplicité et dans la joie. La pisciculture a été sujette à de nombreuses dépenses, l’investissement représente au moins CHF. 185'000.-- à la fin de cette année. Par contre les subventions cantonale se montent à plus de CHF. 110'000.--.
La société a introduit durant 50 ans près de 1'500.000 truitelles dans les rivières Birse et Doubs.
Amélioration, le bétonnage des bassins extérieurs sera réalisé par Meneghelli.
1985 : A nouveau des investissements, il faut économiser car la fortune semble limite, avec CHF. 10'254.--. Le traditionnel loto des pêcheurs sera le bienvenu.
1987 : Après 15 ans d’activité, Roger Beuchat démissionne comme pisciculteur.
Le rehaussement du mur des bassins est terminé. Accès à la pisciculture enfin en ordre.
Augmentation de la cotisation à CHF. 20.--. Nous n’avons pas le choix, car la FCBP augmente aussi.
1990 à 1992 : La fédération Bernoise de pêche prévient toutes les sociétés d’un changement radical dans le système piscicole.
Les sociétés du bassin de la Birse se retrouveront avec Christophe Küng de l’inspectorat de la pêche. Toutes les explications sont transmises à ce sujet et son emplacement sera à Moutier, vu l’infrastructure déjà en place.
Les préparatifs vont bon train de 1991 à 1992 concernant les modifications dans la pisciculture. Le coût total est estimé entre CHF. 35'000.-- et 36'000.--.
Une aide financière sans intérêts de CHF. 6'000.-- sera remise des sociétés de Malleray-Bévilard, Court et Tavannes. Un arrangement de remboursement à court terme est établi avec ces sociétés.
Franco Brognara chef piscicole depuis 5 ans dirige les travaux. Il est secondé par Louis Holy, Sabatino Vinciguera, Romain Garessus, Eric Meier et Pierre Gerber.
Le nouveau système imposé dans ce domaine piscicole est le suivant :
Tous les alevins de truites devront provenir impérativement de souche Birse.
Donc les truites reproductrices seront pêchées dans le cours d’eau de la Birse uniquement. Ces truites seront ramenées à la pisciculture pour y être pressées dans un local aménagé à cet effet. Il s’agit-là de l’incubation artificielle.
Les première pêches dites, « pêches électriques » devront démarrer entre 1992-1993.
Cette adaptation n’a pas découragé la société et les pisciculteurs.
Maurice Gerber assumera quant à lui la caisse jusqu’en décembre 1992. Son travail exemplaire a permis à notre société d’être très à l’aise financièrement et à la fin de son mandat, la fortune de la société s'élèvait à CHF. 28'295.--.
Cependant, Maurice Gerber averti qu’il y aura des dépenses très importantes pour la mise en place du système d’incubation, du local prévu à cet effet et de la distribution de l’eau. Les sociétés de la vallée de la Birse seront remboursées également.
André Beuchat pour sa part assumera également son poste de secrétaire jusqu’en 1992. Chacun des deux comptabilisent 31 ans et 30 ans au comité. Des vrais de vrais ces deux là.
Les gardes-pêche ne chôment pas, puisqu’ils contrôlent 400 à 480 pêcheurs sur une saison de pêche.
Bref, tout se passe relativement bien dans notre société. Par contre ce nouveau procédé en pisciculture ne plait pas à tout le monde. Plusieurs membres dans ce milieu se sont gentiment retirés.
Un manque d’intérêt des sociétaires commence à s’installer. Durant les mois de novembre à décembre des mutations s’effectuent, le poste de caissier est repris par Dimitri Rebetez. Son père Georges au poste de président depuis 21 ans se retirera comme il l’avait signalé.
1993 : 7ème président à cette fonction Pierre-Alain Raval.
Notre stand de la braderie du mois d’août rapporte CHF. 5'093.--, pas énorme mais bon à prendre. Le loto doit suivre.
Une première pêche électrique s’est déroulée le 20 novembre à Malleray et à Roches par un froid de canard. 186 truites femelles et 41 mâles sont ramenées en pisciculture. Environ 30'500 œufs incubés, c’est un début.
1994 : Les mutations au niveau du comité se poursuivent toujours !
Un 8ème président à cette fonction Heinz Muster reprend donc ce mandat.
Pour sa part Franco Brognara se retire après 20 ans dans le milieu piscicole. Louis Holy et Romain Garessus ont 25 ans dans ce même domaine, ils se retirent également. Eric Meier reprend la responsabilité de la pisciculture.
Le quota des œufs augmente à 47’800. Le système n’est pas encore maîtrisé.
Arrivée d’un chasseur chez les pêcheurs, Joseph Villat rejoint les pisciculteurs.
1995 : Le Tchaïbez ruisseau piscicole au dessus des gorges du Pichoux est acquit. L’acte d’affermage est accordé. Son coût, CHF. 50.-- par année.
La braderie de cette année est financièrement au plus bas. Un bénéfice insignifiant de CHF. 4'764.-- est signalé. Les discussions au sein du comité vont bon train à ce sujet, car les retombées financières doivent impérativement nous rapporter beaucoup plus d’argent ! Marc-André Ehrat secrétaire depuis trois ans, assumera cette charge pour la prochaine braderie dans deux ans.
Le comité décide d’arrêter le traditionnel loto des Pêcheurs, car le dernier résultat est quasi nul financièrement, résalisant même une perte de plus de CHF 500.-- !
1996 : Les mutations au sein du comité se poursuivent encore et toujours. Une stabilité serait la bienvenue.
9ème président à cette fonction Marc-André Ehrat.
Le contingent des membres représente 88 personnes. Sept membres forment le comité dont trois pisciculteurs. Gérard Jungo nouveau membre rejoint le groupe des pisciculteurs. Les rendements piscicoles sont bons avec plus de 88'000 œufs dans l’incubateur. L’engagement dans ce domaine est donc total, grande motivation de certains, voire même excessive pour d’autres .
Effectivement, des disfonctionnements d’ordre personnel concernant une affaire de « souche truites du Doubs » est à l’origine de ce malaise. Cette souche certes rare, n’a rien à faire dans la pisciculture de Moutier.
L’inspectorat de la pêche du canton a été très clair à ce sujet >>>
« Seuls les poissons du bassin versant seront utilisés ».
Le comité et son président prennent cette affaire au sérieux et demandent des explications au responsable de la pisciculture.
Dans cette histoire, certes, considérée finalement de complexe, le juge en perd son latin et clos cette affaire en signalant qu’il s’agissait d’un dérapage d’ordre égocentrique.
Une affaire de poissons, qui se termine donc en queue de poisson.
Autre fait dans cette même année, la pisciculture de Burgdorf nous a présenté un système d’avant garde. Il s’agit d’un canal d’élevage pour alevins. Cette installation mérite son achat. L’acquisition sera réalisée pour un coût de CHF. 500.--.
1997 : Février, 1ère démonstration de montage de mouches par Marc Petijean de Fribourg. Un peu plus de 100 personnes se sont déplacées à cette occasion.
Début mars assemblée générale, une femme au comité des pêcheurs pour la première fois. Joëlle Villat de Moutier a repris le poste de secrétaire.
Satisfaction du stand des pêcheurs à la braderie de cette année. Le chiffre d’affaires a plus que doublé, CHF. 12'080.-- de bénéfice net.
1998 : La pisciculture a 30 ans d’existence depuis sa rénovation en 1968. Mais le premier coup de pic datait de 1951, ne l’oublions pas.
Une porte ouverte est mise sur pied au mois d’avril pour la circonstance.
Satisfaction des pisciculteurs, effectivement 124'620 œufs en incubation.
1999 : Vu les importants travaux de la transjurane (N16) qui ont débuté au dessus de la pisciculture, des mesures nécessaires ont été prises concernant la source du Diépot et la nouvelle conduite d’eau de cette même source. Un droit d’eau illimité a donc été établi concernant un contrat de servitude, signé par la Bourgeoisie, la Commune, les Pêcheurs et le canton de Berne. Montant de la transaction 1'054.-Fr, dont CHF. 754.-- à la charge de la société.
1999 toujours concernant le mois d’avril, organisation de la 2ème démonstration de montage de mouche par Michel Flénet, vice champion du monde de cette spécialité et de Marc Petitjean monteur déjà connu à Moutier. 150 personnes se sont déplacées à cette occasion.
Achat d’un appareil de pêche électrique y compris ses accessoires. Affaire conclue en novembre, son coût CHF. 12'800.--.
Somme importante certes, mais qui a été épongée presque entièrement par les retombées financières de notre participation à la braderie Prévôtoise.
Satisfaction et fierté, car cet appareil sera utilisé lors de notre pêche des géniteurs à la mi-novembre.
2000 : Suite aux dégâts de Lothar, la structure complète de la pergola a été remplacée et agrandie. Sympathique endroit qui est apprécié par tous.
Incubation artificielle, la moyenne des sept dernières années est parfaite 104’000 oeufs. Le système est enfin maîtrisé.
Le 16 octobre de cette année la société a mis sur pied un nettoyage de la Birse en ville. Une benne complète a été remplie, les membres présents sont satisfaits.
Le montage d’une K7 vidéo réalisée par Marc Petitjean est terminé. Plusieurs membres de notre société font partie des acteurs. Le contenu est surtout ciblé sur l’évolution de la truite du stade d’œuf au stade adulte. Les activités de la société sont également présentées dans cette K7. Belle réalisation, mais sujette à de nombreuses discussions.
2003 - 2004 : Analyse scientifique de la Birse sur tout son cours d’eau de Tavannes à Grellingen. Aucune pêche électrique d’estivaux et de truites reproductrices ne sera effectuée dans l’année 2003. Cependant la pêche à la ligne reste ouverte.
PREE Birse 2004 est l’étiquette de tous les paramètres et structures d’une rivière, y compris sa faune aquatique et son cheptel. Un dossier complet très intéressant a été établi par des spécialistes en la matière.
2005 à février 2008 : Durant ces dernières années écoulées, nos activités au sein de la société sont encore variées, et un regroupement est plus approprié :
- Augmentation de la cotisation à CH. 40.-. Elle suscite un débat de 3/4 heure !
- La transformation de l’ancien bassin extérieur, modifié en petit étang.
- Le stand des pêcheurs à la braderie cartonne, les retombées financières sont le reflet des modifications apportées en 1997.
- Nos sorties de pêches électriques, quatre à cinq par année. Ambiance garantie
- Nos concours de pêche annuels et nos diverses rencontres.
- Notre totale autonomie dans les travaux piscicoles.
- Une situation financière de ces dix dernières années très saine.
- Le rendement piscicole du Tchaïbez est de 28,3 % ces 5 dernières années.
- Depuis 1993 y compris l’année 2008, les alevins et préestivaux introduits en ruisseau et rivière --par nos quatre sociétés correspondent à 1'310.000 unités.
- L’ambiance est résolument nouvelle au sein du comité et de la pisciculture. Cet acquit doit être --maintenu.
L’analyse de cet amalgame d’informations interpelle un avis et une critique de notre société des pêcheurs sur le message qui suit :
Notre travail dans ce milieu halieutique est enrichissant au point de vu étique.
Evidemment, peu de monde par contre s’aperçoit du travail fini. La raison est simple, nos truites introduites dans nos rivières sont quasiment invisibles.
Alors que font les sociétés de pêche se disent certains ?
Il faut reconnaître que notre travail n’est pas considéré à sa juste valeur. Cette réalité interpelle les défenseurs de rivières que nous sommes à juste titre, car les contraintes sont multiples voyez plutôt :
La politique est rarement en faveur de nos arguments sur la faune aquatique, elle contourne les lois qui devraient nous défendre !
Les propriétaires de barrage et leurs concessions mafieuses bloquent la migration des poissons. Les débits résiduels ne sont jamais respectés !
Les échelles à poissons sont totalement ignorées !
L’agriculture diminue ses terrains pour des ventes immobilières, conséquences les surfaces vertes ne peuvent plus drainer les pluies !
L’agriculture
intensifie les produits chimiques pour obtenir les mêmes rendements,
conséquence ces rejets polluants finissent dans nos rivières !
La loi de plusieurs cantons n’autorise pas les tirs d’oiseaux piscivores ! Conséquence, ils pullulent actuellement et détruisent le cheptel de poissons.
Les pollutions de rivières sont encore d’actualité. La source de ces pollutions est rarement connue. Conséquence, les sociétés de pêche passent en second rang avec leurs questions précises et les réponses sont totalement aléatoires.
Mais nous sommes encore là et nous défendons ce milieu dans l’intérêt des pêcheurs. Ce loisir évidemment demande un investissement pour maintenir un cheptel adapté, les membres de notre société l’ont compris depuis 75 ans.
En conclusion, beaucoup de travail durant toutes ces années. De nombreux problèmes solutionnés. Une lutte constante dans ce patrimoine halieutique. Un œil averti pour éviter les escalades d’erreurs humaines dans ce milieu.