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Le Premier ministre français, François Fillon, a dénoncé jeudi avec la plus grande fermeté les révélations du site internet WikiLeaks y voyant "du vol et du recel de vol", deux délits "condamnables" a-t-il déclaré à Moscou, où il est en déplacement.
"Vous ne m'entendrez jamais commenter des informations qui ont été volées. Je pense que chacun devrait s'interroger sur l'utilisation qu'on fait de documents volés. Le vol dans tous les pays du monde c'est condamnable et le recel de vol c'est aussi condamnable", a-t-il dit.
"Le gouvernement français n'a pas besoin de diplomates de quelque pays que ce soit pour se faire une idée sur ce qu'est la Russie dans son fonctionnement, sur son évolution, d'où elle vient, où elle va", a jugé M. Fillon au cours d'une conférence de presse à l'issue d'un séminaire gouvernemental bilatéral.
"Nous sommes présents en Russie. Nous avons des diplomates auxquels nous faisons confiance et qui nous renseignent", a-t-il ajouté évoquant aussi des "contacts denses" entre Paris et Moscou.
"Nous connaissons toutes les difficultés que la Russie rencontre. Nous savons tout ce qu'elle a surmonté comme handicaps mais nous voyons aussi tous ses progrès et tout son potentiel", a aussi dit M. Fillon.
M. Fillon était interrogé sur les propos très critiques à l'égard des dirigeants russes et du fonctionnement de l'administration russe de diplomates français et américains qui figurent sur des câbles diplomatiques américains rendus publics récemment par WikiLeaks.
Ils décrivent la Russie comme un pays corrompu et en recul démocratique, révélant en outre que la confiance n'était pas absolue envers Moscou dans les capitales occidentales, y compris Paris.
Le président russe, Dimitri Medvedev est dépeint dans ces documents comme un dirigeant "falot et hésitant" et son Premier ministre Vladimir Poutine comme le "mâle dominant" de la scène politique russe.
L'impression qui ressort des documents révélés par WikiLeaks est très différente de la position officielle affichée par les capitales occidentales.
L'an dernier à Rambouillet, M. Fillon avait affirmé que "la Russie était aujourd'hui une démocratie".
Répondant à la même question, M. Poutine a mis en doute le bien-fondé de l'arrestation du fondateur du site WikiLeaks Julian Assange en Grande-Bretagne, la jugeant anti-démocratique.
Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, a été placé en détention mardi à Londres, non pas pour avoir divulgué des documents secrets américains, mais dans le cadre d'une affaire de viol et de violence sexuelle en Suède, pays qui réclame son extradition. Son avocat a dénoncé des poursuites politiques contre l'Australien âgé de 39 ans.
Le point de vue du 1er ministre français sur le vol de données dépend visiblement de qui vole quoi ! Il y a peu de temps encore, la France remettait (vendait ?) à la Belgique les fichiers informatiques dérobés par l'informaticien de la HSBC Genève. Monsieur Fillon ne considérait alors pas ce fichier comme volé......Je note que Monsieur Fillon (se) condamne lui-même en ce qui concerne le recel de fichier volé....