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Une plainte constitutionnelle, formulée par la procureure Patricia Benavides, tombe sur l'ancien président Martín Vizcarra , pour le crime présumé de commotion cérébrale, dans le cadre de l'affaire "Vacunagate".
L'ancien président, ainsi que son ancienne ministre de la Santé, Pilar Mazzetti, sont accusés d'avoir vacciné irrégulièrement contre le coronavirus en octobre 2020.
Quatre mois après la survenance de l'événement, selon une enquête du journaliste Carlos Paredes, on a appris que le frère de l'ancien dignitaire et son épouse, l'ancienne première dame Maribel Díaz , avaient également bénéficié de la même manière.
Dans ce contexte, la plainte constitutionnelle doit être évaluée par la Sous-commission des accusations constitutionnelles (SAC), dans les prochains jours, dans le but de lever l'immunité présidentielle de Vizcarra Cornejo.
La députée Lady Camones (Alliance pour le progrès), présidente du groupe de travail, a expliqué qu'il s'agit d'une « plainte assez délicate, puisqu'elle pèse sur un ancien président de la république et est présentée par le procureur national ».
« Ce type de dossier doit être traité en priorité. Il s'agit d'une accusation de crime de commotion contre un ancien président. L'affaire mérite une attention urgente », a-t-il garanti en dialogue avec Canal N.
Selon Camones Soriano, cette affaire sera abordée lors de la prochaine session du CSA — ce vendredi 5 mai — et la levée de l'immunité sera éventuellement discutée.
"Puisqu'il est un ancien président et que cinq ans ne se sont pas encore écoulés depuis la fin de son mandat, il bénéficie toujours de l'immunité présidentielle. Ce que le procureur demande, c'est de lever l'immunité afin qu'elle puisse enquêter sur ce crime spécifique, qui est la commotion cérébrale. C'est le but", a-t-il dit.
Actuellement, Vizcarra est disqualifié pour occuper des fonctions publiques pendant dix ans, après un vote en plénière le 16 avril 2021 dernier, pour la même affaire.
Au Parlement, par ailleurs, la Commission de contrôle a approuvé le rapport final de l'enquête sur la gestion de la pandémie par la direction de l'ancien dignitaire. Le document recommande de l'accuser du crime présumé contre l'administration publique.