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Sécheresse néfaste aux champignons
Les conditions sèches qui ont régné cette fin d'été ont freiné la pousse des champignons sur le bassin lémanique et le Jura.
Sol très sec
Le graphique ci-dessus, montre le taux d'humidité du sol à la station de La Chaux-de-Fonds sur l'année 2018. La ligne pointillée représente la capacité du sol en humidité, ici 13%; la climatologie (moyenne) est représentée par la ligne noire. Les zones colorées montrent le surplus (en bleu) et le déficit d'eau (en brun) dans le sol. On remarque que depuis avril, le sol est nettement plus sec que la normale (zones jaune-brunes). Sur le mois d'octobre, ces valeurs deviennent extrêmes, moins de 5% des années ont été aussi sèches que celle-ci. Le sol ne contenait que 2% d'eau, à la place de 12% en moyenne. A Fahy, le déficit est encore plus marqué.
Très peu de pluie
Le graphique ci-dessus montre les précipitations sur 3 mois (août à octobre) à Longirod depuis 1886, on remarque que cette année, les précipitations ont été très faibles avec 109.5 mm, il s'agit de la quatrième année la plus sèche (août à octobre) depuis le début des mesures. Les valeurs normales sont de 341 mm. A Genève, 112.7 mm ont été mesurés sur les 3 mois au lieu de 288 mm, il s'agit de la cinquième année la plus sèche depuis 1864. Même constat à La Chaux-de-Fonds où il n'est tombé que 140,5 mm sur les 3 mois ce qui constitue un record depuis 1900, soit environ un tiers de la norme.
On remarque aussi que ces trois dernières années ont été plutôt sèches.
La situation fut moins critique dans les Préalpes où il est tombé généralement plus de 250 mm sur ces 3 mois.
Le début de l'automne coïncide généralement avec le retour du courant d'ouest sur l'Europe centrale. Cette année, le temps fut dominé par un anticyclone, les perturbations circulant sur le nord de l'Europe.