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Cette étude des Archives of Internal Medicine consiste en une analyse prospective portant sur 161 808 femmes enrôlées dans deux études de la Women’s health initiative (WHI-OS et WHI-CT) portant sur les effets de l’hormonothérapie, de la prescription de supplément en calcium-vitamine D et de l’alimentation sur la prévention de l’ostéoporose. La durée du suivi était de trois ans en moyenne. En analyse multivariée, la prise d’inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) n’était pas corrélée avec les fractures de hanche (HR 1,00 ; IC 95%, 0,71-1,40), mais était associée de manière significative avec les fractures de colonne diagnostiquées cliniquement (HR 1,47 ; IC 95%, 1,18-1,82) et avec les fractures de poignet ou d’avant-bras (HR 1,25 ; IC 95%, 1,15-1,36). Les IPP n’étaient pas associés à un changement significatif de la densité minérale osseuse par rapport au groupe ne prenant pas d’IPP.
Commentaire : Même si de multiples biais sont possibles – en particulier le fait que les patientes prenant des IPP étaient significativement plus malades (IMC plus élevé, plus de cardiopathie ischémique, de BPCO, d’asthme et de sédentarité, etc.) – cette étude suggère un lien entre la prise d’IPP et le risque de fractures ostéoporotiques (sauf la hanche). Le risque de fracture sous IPP n’était pas influencé par la prise de vitamine D ou de calcium. Même s’il convient de rester prudent au vu de la méthodologie utilisée et de l’absence de variation significative de la densité minérale osseuse sous IPP, cette étude devrait nous amener à réfléchir sur la pertinence des indications de traitement à long terme sous IPP. Ce d’autant plus que ces derniers semblent également associés à une augmentation du risque de pneumonie et de colites à Clostridium difficile.