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L'ex-présentateur français de TF1 Patrick Poivre d'Arvor a porté plainte mardi pour dénonciation calomnieuse contre 16 femmes ayant porté plainte contre lui pour violences sexuelles ou encore harcèlement sexuel. Le parquet de Nanterre (banlieue de Paris) a confirmé une information de France info et de Complément d'enquête.
Dans sa plainte, Patrick Poivre d'Arvor fustige le «lot d'excès et de dérives» du mouvement #MeToo, d'après des passages publiés par France info. Il décrit aussi «un retour du puritanisme et de la censure, habilement parés de la prétendue protection des femmes»:
Mardi, sa plainte a été déposée avec constitution de partie civile, une procédure qui provoque quasi systématiquement la saisie d'un juge d'instruction.
Hélène Devynck, l'une des femmes visées, a dénoncé une «inversion de la culpabilité» et une «procédure bâillon» qui «fait des victimes les coupables», et se fonde sur une «domination par l'argent». «On n'a pas forcément toutes les moyens de se payer des avocats», a-t-elle déclaré.
La plainte pour viol de la journaliste et scénariste avait été classée sans suite en juin 2021 pour prescription:
L'affaire PPDA avait éclaté en février 2021 quand l'écrivaine et journaliste Florence Porcel avait porté plainte, accusant l'ancien présentateur de lui avoir imposé un rapport sexuel en 2004 et une fellation en 2009.
Une enquête préliminaire avait ensuite été menée pendant quatre mois par le parquet de Nanterre, au cours de laquelle 23 femmes avaient témoigné. La majorité des faits dénoncés étant prescrits, l'enquête avait été classée sans suite en juin. La plainte de PPDA à l'encontre de Florence Porcel, pour dénonciation calomnieuse, avait également été classée.
Le journal le Parisien, qui a publié plusieurs articles en février et mars 2021 sur les accusations de la journaliste française sera bientôt jugé pour «diffamation» par le tribunal correctionnel de Nanterre, selon l'ordonnance consultée par l'AFP.
Fin novembre, la première femme à avoir accusé publiquement PPDA s'était constituée partie civile afin de provoquer la saisine d'un juge pour enquêter de nouveau sur les faits non prescrits qu'elle dénonce. L'information judiciaire, ouverte en décembre 2021, suit son cours. Une deuxième enquête pour viol est également menée à Nanterre, cette fois par des magistrats du parquet, pour des faits apparaissant prescrits. (ats/jch)
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