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Glossaire des Stratégies
La politique étrangère couvre un large éventail de domaines et le vocabulaire employé n’est pas toujours simple. Vous trouverez ici les termes les plus importants expliqués de A à Z.
La politique étrangère couvre un large éventail de domaines et le vocabulaire employé n’est pas toujours simple. Vous trouverez ici les termes les plus importants expliqués de A à Z.
Il s’agit d’un traité international visant à établir et à garantir le libre-échange entre les États ou les sujets de droit international parties au traité en question. Les parties contractantes s’engagent réciproquement à éliminer les obstacles au commerce, tout en menant à l’égard des pays tiers une politique commerciale autonome.
L’Accord de Paris sur le climat est un instrument juridiquement contraignant adopté dans le sillage de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Il prévoit de contenir l’élévation de la température de la planète nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et de poursuivre les efforts pour la limiter à 1,5°C.
Accord visant à garantir que les personnes en situation irrégulière sur le territoire suisse soient réadmises rapidement et en toute sécurité dans leur pays d’origine. À cet effet, il règle les modalités d’exécution, la procédure ainsi que les délais de renvoi applicables entre la Suisse et l’État d’origine concerné.
Le 1er août 1975 à Helsinki, les représen¬tants de 35 États des blocs de l’Ouest et de l’Est ont signé l’Acte final de la CSCE. Ce forum multinational destiné au dialogue et aux négociations entre l’Est et l’Ouest devait permettre de mener à bien des projets communs dans les domaines de la culture, de la science, de l’économie et du désarmement, et de contribuer au respect des droits de l’homme. Dans l’Acte final, les États participants ont formulé dix principes régissant leurs relations. Ils se sont notamment déclarés en faveur du respect de leur égalité souveraine et des droits inhérents à leur souveraineté, du non-recours à la menace ou à l’emploi de la force et de l’inviolabilité des frontières. Dans un esprit nova¬teur, l’organisation a défini la sécurité de manière très globale : des aspects liés à l’économie, à la politique environnemen¬tale et aux droits de l’homme ont été ajoutés aux traditionnels éléments politico-militaires.
Il s’agit, à proprement parler, du «Programme de développement durable à l’horizon 2030» de l’ONU. Avec ses 17 objectifs, l’Agenda 2030 constitue un cadre de référence mondial, qui couvre trois dimensions indissociables du développement durable, à savoir l’économie, l’environnement et la société. La Suisse le reconnaît comme un cadre d’orientation de première importance. L’Agenda 2030 n’a pas valeur de cadre légal impératif. C’est un instrument contribuant à la fixation d’objectifs politiques, à la formation de l’opinion et à la définition des politiques intérieure et extérieure. Il constitue également le cadre de la politique extérieure numérique (cf. politique extérieure numérique).
Modèle stratégique de transformation sociale et économique du continent africain adopté par l’Union africaine en 2013.
L’OCDE (par son Comité d’aide au développement) définit l’APD comme «tous les apports de ressources qui sont fournis aux pays et territoires sur la liste des bénéficiaires d’APD, ou à des institutions multilatérales, et qui répondent aux critères suivants:
L’APD est calculée de manière rétrospective et permet de comparer l’engagement des pays donateurs entre eux et de montrer son évolution dans le temps. Des dépenses de différents départements de l’administration fédérale ainsi que des cantons et des communes sont comptabilisées dans l’APD de la Suisse. Les budgets de la CI (sans les charges propres de la DDC, de la DSH et du SECO) couvrent 70 à 75% de l’APD de la Suisse.
Face à l’augmentation de la complexité, de la durée et de la fréquence des crises humanitaires, des conflits violents, des catastrophes naturelles et des épidémies, il est indispensable de coordonner, dans le cadre d’une approche intégrée, l’utilisation des trois instruments de politique extérieure (aide humanitaire, coopération au développement à long terme et promotion de la paix) pour obtenir des effets durables dans les contextes de crises. Un des grands défis consiste à répondre aux besoins humanitaires récurrents en même temps qu’aux besoins de développement à long terme. La démarche du « triple nexus », aussi appelée nexus humanitaire-développement-paix, consiste à relier ces trois instruments et à coordonner leur action. Elle permet d’aborder les problèmes comme la pauvreté et les conflits violents ainsi que la complexité de leurs causes profondes au moyen d’une approche holistique.
Elle se réfère à l’idée que tous les groupes d’intérêt concernés doivent être impliqués dans les décisions et les efforts de réglementation.
Le but de l’approche pangouvernementale est d’accroître la cohérence et l’efficacité des activités déployées par les autorités exécutives d’un État au moyen d’un renforcement de la collaboration et de la coordination entre les unités administratives. Pour s’acquitter de leurs tâches, les différents départements ont aussi recours à des instruments qui leur sont propres. L’approche pangouvernementale vise à combiner et à coordonner ces instruments, ce qui permet à l’administration d’être plus efficace et plus performante face à des tâches complexes.
Cette architecture se compose d’une structure unique au monde comprenant plusieurs organisations régionales, à savoir l’UE, l’OTAN, l’OSCE et le Conseil de l’Europe. Un régime de sécurité paneuropéen a vu le jour, dont les bases ont été posées dans le cadre du processus d’Helsinki, à l’époque de la guerre froide. Outre l’OSCE, ses piliers les plus importants sont l’Accord de partenariat et de coopération entre l’UE et la Russie, entré en vigueur en 1997, et l’Acte Fondateur OTAN-Russie, signé la même année.
Les armes légères et de petit calibre sont des armes portables. Les armes de petit calibre sont des armes qui sont utilisées par une seule personne, comme les revolvers et les fusils d’assaut. Les armes légères sont en principe manipulées par plusieurs personnes travaillant en équipe. Elles comprennent par exemple les mitrailleuses lourdes, les canons antiaériens portatifs et les mortiers d’un calibre inférieur à 100 mm.
La numérisation (cf. numérisation) doit être centrée sur l’individu. Chaque personne doit pouvoir contrôler ses données, les utiliser elle-même et choisir les tiers auxquels elles sont mises à disposition. Cette approche garantit que des valeurs fondamentales comme la protection de la sphère privée et la liberté de choix sont respectées dans l’espace numérique également. Le but est de créer des espaces de données de haute qualité, qui ont une utilité sociétale et renforcent les valeurs démocratiques.
Le rapport « La Suisse dans le monde en 2028 », publié en 2019, a été élaboré par un groupe de travail de haut niveau institué par le conseiller fédéral Ignazio Cassis. Pour le DFAE, il représente une source d’inspiration pour le développement de la politique étrangère, en analysant les moteurs politiques, écologiques, technologiques, économiques et sociaux du changement et en en déduisant les conséquences à moyen terme pour la politique extérieure de la Suisse.
La BRI consiste principalement en la création d’infrastructures (transport, énergie et communication) dans des pays tiers, la plupart de ces infrastructures étant financées et construites par la Chine. Avec la BRI, la Chine présente pour la première fois son propre modèle de développement global. Elle souhaite ainsi soutenir sa croissance économique, mais surtout affirmer sa présence sur la scène géopolitique internationale. La politique du Conseil fédéral consiste à saisir les chances qu’offre cette initiative, du point de vue des intérêts de la Suisse et de son économie. Dans le même temps, il demande que la BRI respecte les valeurs et les principes universels, afin qu’elle soit mise en œuvre de manière durable sur les plans économique, social et environnemental, dans l’intérêt des pays cibles.
On parle de bilatéralisme lorsque des questions de politique extérieure sont débattues ou négociées entre deux parties. Si les parties sont plus nombreuses, on parle de multilatéralisme (cf. multilatéralisme).
Vision selon laquelle l’eau peut être un vecteur de la coexistence pacifique de tous les êtres humains. « Blue Peace » est aussi une initiative diplomatique de la Suisse, fondée sur une série de projets et de programmes destinés à promouvoir la coopération transfrontalière, intersectorielle et intergénérationnelle dans le domaine de l’eau à différents niveaux, afin de soutenir le développement socio-économique durable et de contribuer ainsi à la stabilité, à la prospérité, à la sécurité et à la paix.
Terme désignant une gouvernance démocratique, efficiente et efficace, dans l’intérêt de toutes les citoyennes et tous les citoyens. Il recouvre notamment la prise de décisions politiques dans un contexte de processus transparents et participatifs, de responsabilités clairement réparties, de services publics efficaces, d’un système juridique accessible, professionnel, indépendant et constitutionnel, et d’un contrôle politique par une opinion publique critique.
Terme générique désignant les différents types d’initiatives prises par une tierce partie pour contribuer au règlement pacifique d’un conflit entre deux ou plusieurs États. Les bons offices de la Suisse relèvent de trois catégories: les mandats de puissance protectrice (cf. mandat de puissance protectrice), la Suisse en tant qu’État hôte de pourparlers de paix, et enfin, la Suisse en tant qu’État tiers facilitateur ou médiateur (cf. facilitation et médiation), ou encore promoteur de processus de médiation et de négociation. Les bons offices vont de l’assistance technique ou organisationnelle (p. ex. mise à disposition d’un lieu de conférence) à la participation à un processus international de maintien de la paix, en passant par la médiation.
Immigration de talents. Désigne, par opposition à la « fuite des cerveaux » (brain drain), les gains de compétences dont un pays et son économie bénéficient du fait de l’immigration de personnes bien formées et qualifiées ou particulièrement talentueuses.
Stratégie visant à accroître la notoriété d’une marque pour en faire une figure de proue. L’objectif principal du branding est d’associer à la marque des messages et des émotions déterminés.
Désignation familière des membres des forces de maintien de la paix des Nations unies. Il s’agit notamment d’unités militaires mises à disposition par les États membres des Nations Unies pour des missions de maintien de la paix ; les Casques bleus sont placés sous le commandement des Nations Unies.
Ensemble de mesures de communication regroupées sous une même marque (branding), qui ont pour vocation de réaliser un objectif de communication pendant une période déterminée, soit à l’échelle mondiale soit dans une zone géographique donnée.
Canaux de communication utilisant le réseau numérique, à l’exemple des médias sociaux.
En créant la Maison de la paix à Genève en 2014, la Suisse s’est dotée d’un centre de compétences mondialement reconnu en matière de politique étrangère et de promotion de la sécurité et de la paix. La Maison de la paix abrite trois fondations : le Centre de politique de sécurité, le Centre international de déminage humanitaire et le Centre pour le contrôle démocratique des forces armées.
La notion se réfère à la gestion commune et décentralisée des données. Ces dernières sont enregistrées plusieurs fois sur les ordinateurs d’un réseau décentralisé. Les transactions sont effectuées sans gestion centralisée des comptes, regroupées en blocs et stockées de manière inaltérable.
Action qui consiste à viser avec précision un groupe cible délimité sur la base de données librement accessibles.
Relation aussi peu contradictoire que possible entre les différentes politiques sectorielles d’un État.
La communication internationale a pour but de sauvegarder les intérêts de la Suisse à l’étranger par des activités de relations publiques. Elle permet d’influencer activement la perception de la Suisse à l’étranger au moyen d’activités de communication ciblées qui visent à présenter le pays, ses positions et ses points forts, ainsi que ses actions de politique intérieure et extérieure.
Ensemble des activités de communication se déployant sur le réseau numérique.
La Commission de consolidation de la paix de l’ONU coordonne l’engagement de la communauté internationale après la fin des hostilités dans certains pays. La Suisse préside la Configuration Burundi depuis 2009.
La deuxième dimension de l’OSCE, à savoir la dimension économique et environnementale, vise principalement à promouvoir un cadre économique favorable à la sécurité et à la stabilité ainsi que la connectivité entre les États participants. Cette approche fondée sur le développement de réseaux économiques et politiques au niveau international découle de la conviction que la paix et la stabilité ne peuvent être réalisées à long terme dans l’espace de l’OSCE que si les relations économiques sont renforcées par-delà les frontières.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies se compose de cinq membres permanents (États-Unis, Royaume-Uni, France, Russie, Chine) et de dix membres non permanents. Il s’engage pour le maintien de la paix et de la sécurité internationales. La Suisse est actuellement candidate à un siège non-permanent pour la période 2023–2024.
Contribution fournie selon les règles sur les subventions à des ONG, afin de soutenir le programme international de l’organisation de manière non liée à un projet, un thème ou un pays particulier.
Contribution fournie selon les règles sur les subventions à des projets spécifiques d’acteurs du développement (notamment des ONG ou des organisations multilatérales) dans le cadre de la mise œuvre de la CI.
Ce terme renvoie à un mécanisme établi par la loi permettant l’examen systématique des projets d’investissement étrangers.
Les quatre Conventions de Genève de 1949, leurs deux Protocoles additionnels de 1977 et le Protocole additionnel de 2005 constituent le cœur du droit international humanitaire applicable en situation de conflit armé (cf. droit international humanitaire). Ces textes protègent les personnes qui, en temps de guerre, ne participent pas ou ont cessé de participer aux combats et réglementent la conduite des hostilités.
Activités réalisées à travers des programmes ou projets bilatéraux dans un ou plusieurs pays, qui se basent en règle générale sur un accord-cadre de coopération entre le gouvernement suisse et le gouvernement du pays partenaire.
La CI comprend les activités relevant de l’aide humanitaire, de la coopération au développement, de la promotion de la paix (cf. promotion de la paix) et de la sécurité humaine mis en oeuvre par le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) et le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR).
Action intentionnelle et non autorisée d’une personne ou d’un groupe dans le cyberespace afin de compromettre l’intégrité, la confidentialité ou la disponibilité d’informations ou de données, ce qui, selon le type d’attaque, peut aussi entraîner des conséquences psychiques.
La cyberdiplomatie défend les intérêts et les valeurs de la Suisse dans le cyberespace mondial. Ce dernier inclut l’infrastructure de réseau et les logiciels, ainsi que les composantes sociales (interactions humaines) qui leur sont associées. L’intégration croissante de tous les domaines de l’existence dans le cyberespace comporte à la fois des chances et des risques. C’est pourquoi la Suisse s’engage pour que le droit international, en particulier les droits de l’homme et le droit international humanitaire, s’applique aussi dans le cyberespace et qu’elle s’attache à instaurer un climat de confiance entre les États. Explorant de nouvelles voies à cet effet, elle pratique la diplomatie scientifique et propose ses bons offices (cf. bons offices) également dans le cyberespace.
La cybersécurité touche tous les aspects sécuritaires relevant du domaine de l’informatique. Cela couvre toutes les technologies de l’information liées à Internet et autres réseaux similaires, y compris les moyens de communication, les applications, les processus et le traitement des informations reposant sur ces réseaux. La coopération internationale des acteurs étatiques et non étatiques dans le domaine de la cybersécurité doit permettre non seulement de créer et de protéger un cyberespace ouvert, libre et stable, mais également de réduire les risques de cyberattaques entre États.
Ce terme a été créé au sein de l’OSCE dans le cadre de la décision historique du Conseil ministériel de 2011 concernant les éléments du cycle du conflit. La décision s’intéressait aux quatre aspects principaux de ce cycle, à savoir l’alerte précoce, l’action rapide, la facilitation du dialogue et le relèvement post-conflit.
La Déclaration universelle des droits de l’homme a été adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU le 10 décembre 1948. En tant que première déclaration internationale sur les droits de l’homme, elle énonce des droits civils et politiques ainsi que des droits économiques, sociaux et culturels.
Ce terme désigne des personnes qui jouent un rôle important en matière de protection des droits de l’homme, de règlement pacifique des conflits et de renforcement de l’état de droit. Cette notion a été reconnue au niveau international en 1998, dans la « Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnus » de l’Assemblée générale des Nations Unies (A/RES/53/144).
Déplacement de personnes impliquant la force ou la contrainte, causé par divers facteurs tels que les persécutions, les violations systématiques des droits de l’homme, les conflits armés ou les catastrophes naturelles.
Comme le prescrit la Constitution, la Suisse encourage le développement durable tel qu’il a été défini par la Commission Brundtland en 1987, à savoir un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins. Ce principe a été mis en pratique en 2015, dans les 17 objectifs de l’Agenda 2030 (cf. Agenda 2030).
Il s’agit généralement de discussions organisées à intervalles réguliers, au niveau technique ou politique, entre les gouvernements de deux pays. Les dialogues peuvent être utilisés p. ex. pour favoriser la coopération bilatérale ou aborder des problèmes.
Terme désignant aujourd’hui les minorités nationales, culturelles, religieuses ou ethniques qui ont quitté leur pays d’origine, que ce soit de manière involontaire ou volontaire, et qui se sont installées dans de nouveaux lieux. Elles sont caractérisées par un sentiment d’attachement fort à leur pays et à leur communauté. Les États du continent américain sont, à des degrés divers, à la fois des pays de destination et des pays d’origine des diasporas.
Recours à des instruments diplomatiques pour résoudre ou désamorcer les différends et les conflits existant ou naissant autour de l’utilisation de ressources en eau communes dans l’intérêt de la collaboration, de la stabilité régionale et de la paix. La Suisse se sert de son engagement diplomatique dans le secteur de l’eau comme d’un instrument de paix, de sécurité et de stabilité et s’efforce de protéger les ressources en eau et les infrastructures liées à l’eau dans les zones de conflit.
Mesures de communication à visée stratégique dont le but est de générer, dans d’autres pays, un sentiment d’approbation et de compréhension à l’égard de la Suisse et de sa politique. Contrairement à la diplomatie classique, la diplomatie publique ne s’adresse pas en premier lieu aux gouvernements mais au grand public.
La notion se réfère par exemple à l’utilisation de la collaboration scientifique entre États pour aborder des problèmes communs ou établir des partenariats internationaux. À l’intersection de la science, de la technologie et de la politique étrangère, une approche scientifique des problématiques et des objectifs à atteindre peut contribuer à l’établissement de la confiance et enrichir les discussions bilatérales et multilatérales. La diplomatie scientifique constitue une approche essentielle également dans le domaine de la politique extérieure numérique, en particulier au niveau multilatéral.
Ces discussions portent sur les conséquences du conflit de 2008 en Géorgie. Lancées en octobre 2008 à Genève, elles sont menées conjointement par l’OSCE, l’UE et l’ONU et incluent des représentants de la Géorgie, de la Russie, des secteurs non contrôlés par le gouvernement en Abkhazie et en Ossétie du Sud ainsi que des États-Unis.
Le terme est utilisé pour décrire une idéologie extrémiste violente, qui détourne le concept religieux du djihad pour se légitimer. L’expression « voyageurs à motivation djihadiste » est un terme désignant les personnes qui quittent leur pays d’origine ou de résidence pour rejoindre ou soutenir un groupe djihadiste dans une zone de conflit.
Il s’agit d’un instrument essentiel visant à renforcer la confiance entre les États participants de l’OSCE dans le domaine militaire. Basé sur l’Acte final d’Helsinki de 1975, il a été adopté en 1990, en tant que développement du Document de Stockholm 1986 après la fin de la guerre froide, et révisé pour la dernière fois en 2011. Ce document comprend : 1) des mesures visant à améliorer la transparence dans le domaine militaire (notamment en ce qui concerne l’instruction, les exercices et les manoeuvres) ; 2) des mesures permettant de renforcer la confiance dans le domaine militaire (notamment en développant les contacts) ; 3) des mécanismes destinés à prévenir les conflits (notamment en évitant les incidents militaires).
Domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation, conformément au message relatif à l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation pendant les années 2021–2024.
En informatique, une donnée est définie comme une représentation, généralement numérique, d’une information qui peut être lue et traitée (par des machines).
Technologies destinées au traitement et à l’analyse de très grandes quantités de données.
Le droit international humanitaire réglemente la conduite des hostilités et protège les victimes de conflits armés. Il s’applique à tous les types de conflits armés, internationaux ou non, indépendamment de leur légitimation ou des motifs invoqués pour justifier le recours à la force.
Le droit international public naît de la volonté commune des États et règle leur coexistence. Il sert de fondement à la paix et à la stabilité et vise la protection et le bien-être des êtres humains. Le droit international public couvre donc des domaines très variés, tels que l’interdiction du recours à la force, les droits de l’homme, la protection des êtres humains pendant les guerres et les conflits (cf. droit international humanitaire), la prévention ou la poursuite pénale des crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, le génocide, le crime organisé transnational et le terrorisme. Il réglemente en outre des domaines comme l’environnement, le commerce, le développement, les télécommunications ou les transports. Les États étant souverains, ils sont soumis uniquement aux normes de droit international auxquelles ils ont décidé d’adhérer. Le droit international coutumier contraignant constitue une exception: aucun État ne peut se soustraire aux normes fondamentales qu’il contient, comme l’interdiction du génocide. Le droit international public s’applique également à l’espace numérique (cf. espace numérique).
La notion de droit souple (soft law) recouvre de nombreux instruments internationaux se présentant sous des formes variées. Ces instruments ont en commun de ne pas être juridiquement contraignants, tout en fixant certaines règles de conduite. À la différence du droit international public (cf. droit international public), le droit souple ne crée aucune obligation de droit international, si bien que sa violation n’engage pas la responsabilité juridique des États.
Les droits civils et politiques sont définis dans le Pacte international du même nom conclu en 1966 et entré en vigueur pour la Suisse le 18 septembre 1992. Du point de vue historique, les droits civils et politiques sont les premiers droits de l’homme inscrits dans les constitutions des États occidentaux, et c’est pourquoi on les appelle aussi droits de la première génération. Ils comprennent notamment le droit à la vie et à la sécurité, le droit à ne pas être soumis à la torture, le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, le droit à la liberté d’expression ainsi que le droit d’association.
Les droits de l’homme sont les droits innés et inaliénables auxquels toute personne peut prétendre, sans discrimination, du simple fait de sa condition humaine. Ils sont essentiels pour garantir la protection de la dignité et de l’intégrité physique et psychique des personnes ainsi que leur développement individuel. Les droits de l’homme sont à la base de la coexistence pacifique des peuples. Garants d’une société fondée sur l’obligation de respecter les droits des individus, ils s’appliquent aussi bien dans les relations internationales que dans les politiques nationales, jusqu’au domicile de chaque personne. Les droits de l’homme sont universels, indivisibles et étroitement liés les uns aux autres. Chaque État est tenu de les respecter, de les protéger et de les appliquer.
Les droits économiques, sociaux et culturels sont définis dans le Pacte international du même nom conclu en 1966 et entré en vigueur pour la Suisse le 18 septembre 1992. Ces droits sont souvent considérés comme moins contraignants que les droits civils et politiques car, à la différence de ces derniers, ils ne sont parfois pas suffisamment concrets pour être justiciables, c’est-à-dire qu’il est difficile de les invoquer en justice. Les États sont néanmoins tenus de garantir ces droits à tous et de mener une politique active visant à en assurer progressivement l’application effective.
Comme le prescrit la Constitution, la Suisse encourage le développement durable, tel qu’il a été défini par la Commission Brundtland en 1987: «Développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins.» Ce principe a été mis en pratique en 2015, dans les 17 objectifs de l’Agenda 2030 (cf. Agenda 2030).
Il s’agit des États membres de l’UE – la France et l’Allemagne – ainsi que du Royaume-Uni qui, avec la Chine, la Russie et les États-Unis, ont participé aux négociations avec l’Iran sur son programme de développement nucléaire.
Norme internationale visant à améliorer la transparence fiscale entre les États adoptée par l’OCDE en 2014.
Concept axé sur l’intégralité du cycle d’utilisation des matériaux, de l’extraction des matières premières jusqu’au recyclage, en passant par la conception et la fabrication du produit, sa distribution et son utilisation, qui doit durer le plus longtemps possible. Dans l’économe circulaire, les cycles d’utilisation des matériaux et des produits sont bouclés grâce à la réutilisation et au recyclage. En comparaison avec l’économie linéaire, ce modèle permet de réduire la consommation de matières premières. La durée de vie des produits est augmentée et les quantités de déchets sont réduites.
L’efficience dans l’utilisation de l’eau renvoie à la capacité de créer le plus de valeur possible à partir des ressources en eau disponibles. En même temps, la consommation d’eau et la pollution ainsi que les autres impacts sur l’environnement provoqués par l’utilisation de l’eau pour la production de biens et de services tout au long de la chaîne de création de valeur et de la mise à disposition de services en rapport avec l’eau, sont réduits. L’efficacité hydrique, en revanche, reflète le degré d’adéquation globale de l’utilisation d’eau à une fin et dans un contexte spécifique (compte tenu, donc, des aspects écologiques, sociaux, économiques et politiques, au niveau local et à l’échelle de la planète). L’efficacité hydrique a pour objectif d’assurer que les ressources en eau disponibles dans une certaine aire géographique à un certain moment sont utilisées, directement ou indirectement, de sorte que le bien ou le service qu’il est prévu de produire soit réalisé de manière équitable d’un point de vue social, avantageuse économiquement et durable sur le plan écologique.
Une société fondée sur l’égalité des chances offre à tous ses membres, en particulier au début de leur existence, le même accès sans obstacles aux perspectives de vie, notamment aux possibilités de formation et de carrière ainsi que de développement de leur potentiel personnel. Nul ne doit subir de discrimination du fait notamment de son origine, de sa race, de son sexe, de son âge, de sa langue, de son statut social, de son mode de vie, de ses convictions religieuses, philosophiques ou politiques ni du fait d’une déficience corporelle, mentale ou psychique (art. 8, al. 2, Cst.).
Initiative économique dont la finalité est sociale ou écologique. Les entités relevant de ce concept peuvent être à but lucratif, à but non lucratif ou hybrides. En règle générale, elles réinvestissent leurs bénéfices afin de maximiser l’impact de leur action sur la société.
Entreprise dont le but principal est de générer un bénéfice social et/ou environnemental, tout en assurant sa viabilité financière par l’action commerciale. Elle diffère d’une entreprise traditionnelle dans la mesure où elle réinvestit ses profits pour poursuivre son but social ou environnemental.
Le terme désigne la totalité de l’espace physique et virtuel concerné par la numérisation (cf. numérisation). L’espace numérique ne se rapporte pas qu’aux systèmes, mais également aux acteurs et aux processus.
L’état de droit désigne la primauté du droit sur la loi du plus fort. Sur le plan national, l’état de droit a pour but de garantir la primauté du droit et, partant, la liberté des citoyennes et citoyens à tous les niveaux de l’État. Au niveau de la politique extérieure, l’état de droit est essentiel pour promouvoir la paix et la sécurité internationales, le progrès économique et social, le développement ainsi que la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Son instauration est favorisée principalement par le renforcement du droit international public (cf. droit international public), qui assure la stabilité politique et la fiabilité des relations internationales.
Terme désignant un État qui accueille des représentations étrangères (ambassades, missions, consulats) ou des organisations internationales. La Suisse – en particulier la ville de Genève (cf. Genève internationale) – est l’État hôte de nombreuses organisations internationales.
L’OSCE est née d’une succession de conférences et n’a pas de personnalité juridique propre. Elle ne constitue donc pas une organisation internationale au sens strict. En conséquence, les pays qui font partie de l’organisation sont des «États participants »et non des «États membres».
Compétences et connaissances qui sont déterminantes pour optimiser la défense des intérêts suisses et mener une collaboration fructueuse avec la Chine. Cette expertise recouvre notamment des connaissances linguistiques, des compétences interculturelles, ainsi qu’une compréhension de l’économie, de la politique, de l’histoire moderne et de la société chinoises.
Représentation surproportionnée des jeunes dans la démographie d’un pays. C’est le cas lorsque la catégorie des 15 à 24 ans représente au moins 20 % de la population totale et celle des 0 à 15 ans au moins 30 %.
La mission d’une tierce partie qui organise des négociations entre deux parties à un conflit est appelée facilitation ou médiation. La facilitation consiste à soutenir, favoriser et encourager les contacts entre les parties au conflit, sans s’impliquer dans le contenu de la négociation. Librement choisie par les parties au conflit – comme dans la médiation –, la tierce partie les aide à se rencontrer en un lieu approprié, à engager le dialogue sur de possibles solutions au conflit, à négocier et à signer un accord. Dans la médiation, la tierce partie s’implique également dans le contenu de la négociation et la recherche d’une solution, sans avoir toutefois le pouvoir d’en imposer une. La facilitation et la médiation font partie des bons offices (cf. bons offices) de la Suisse.
Le terme de finance durable recouvre l’ensemble des services financiers qui intègrent des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (critères ESG) dans l’exercice d’activités commerciales et d’investissement.
Fondation d’utilité publique qui, pour financer ses activités, ne dépend pas de dons ou de co-affectations, car elle dispose d’un patrimoine propre et déploie son action à l’aide des revenus de ce patrimoine (ou de la substance de celui-ci, s’il s’agit d’une fondation à capital consommable).
Stratégie de marque (branding) pour la campagne de promotion de la place financière suisse.
Inégalités sociales et économiques au sein d’un pays ou entre pays s’accentuant en raison de différences dans les progrès de la numérisation (cf. numérisation).
L’OCDE définit la fragilité comme la conjoncture d’une exposition à des risques et d’une capacité insuffisante de l’État, d’un système ou d’une communauté à gérer, absorber ou atténuer ces risques. La fragilité peut avoir des conséquences dommageables comme la violence, la déliquescence des institutions, des déplacements, des crises humanitaires ou d’autres situations d’urgence.
La Suisse a rejoint la Freedom Online Coalition en octobre 2019. Il s’agit d’un groupe d’une bonne trentaine de pays créé en 2011 à l’initiative des Pays-Bas, dont le but est de promouvoir la démocratie et les droits de l’homme sur Internet. Les droits à la vie privée, à la liberté d’expression, à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’association sont au cœur de son action.
Genève est le cœur du système multilatéral et le siège européen de l’ONU. Pas moins de 38 organisations, programmes et fonds internationaux, ainsi que 179 États et 750 ONG, y sont représentés. La Genève internationale assure un emploi à environ 45 000 personnes et génère plus de 11% du PIB cantonal (1% du PIB national). Chaque année, quelque 3300 conférences internationales se déroulent à Genève, principalement sur les thèmes suivants:
(«Integrated Water Resource Management», IWRM): processus favorisant le développement et la gestion coordonnés des ressources en eau, du sol et des ressources associées. La GIRE vise expressément à maximiser les bénéfices économiques et sociaux de façon équitable, sans compromettre la pérennité des écosystèmes vitaux et de l’environnement.
Sur les 195 pays existant dans le monde, 153 partagent des cours d’eau (rivières, lacs, nappes souterraines, etc.) avec des pays voisins. La gestion transfrontalière des ressources en eau a pour but de développer des stratégies et des instruments de planification globaux qui assurent la durabilité de l’utilisation des ressources en eau par les États riverains compte tenu des intérêts de tous les usagers et des mesures nécessaires pour protéger le cours d’eau.
Ce terme désigne une gouvernance démocratique, efficiente et efficace, dans l’intérêt de toutes les citoyennes et tous les citoyens. Il recouvre notamment la prise de décisions politiques dans un contexte de processus transparents et participatifs, de responsabilités clairement réparties, de services publics efficaces, d’un système juridique accessible, professionnel, indépendant et constitutionnel, et d’un contrôle politique par une opinion publique critique.
Elle englobe l’élaboration et l’application de principes, de normes, de règles, de procédures de prise de décision et de programmes pour le développement et l’utilisation d’Internet communs (cf. gouvernance mondiale).
La gouvernance mondiale désigne un système de règles, d’institutions et de mécanismes de coopération internationale mis en place pour faire face aux problèmes mondiaux et régler les questions transfrontalières. Elle inclut le système des Nations Unies, les organisations internationales, les acteurs étatiques et non étatiques ainsi que les organisations régionales. Traditionnellement, la Suisse joue un rôle important dans la gouvernance mondiale, dont la Genève internationale (cf. Genève internationale) est l’un des centres les plus importants.
Elle englobe la création, la conception et la consolidation de systèmes institutionnels et réglementaires ainsi que de mécanismes de coopération internationale dans l’espace numérique (cf. gouvernance mondiale, espace numérique).
Le Groupe des 20 est un forum informel réunissant 19 États (Afrique du Sud, Allemagne, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, États-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie) et l’UE et représentant les principaux pays industrialisés et émergents. Il s’occupe de coopération financière et économique et peut fixer des normes internationales.
Depuis 1992, ce groupe discute de solutions possibles pour la région du Haut-Karabakh sous la conduite des États-Unis, de la France et de la Russie (qui en assurent la co-présidence), ainsi que du représentant personnel du président en exercice de l’OSCE.
Lors de la première phase de la CSCE, il y avait trois groupes d’États, à savoir les États de l’OTAN, l’Union soviétique et les membres du Pacte de Varsovie, ainsi que les États neutres et non alignés. Ce dernier groupe rassemblait des États neutres (la Suisse, l’Autriche, la Suède, la Finlande et l’Irlande) ainsi que la Yougoslavie non alignée, rejoints ensuite par Malte et Chypre.
Le Groupe des 20 est un forum informel réunissant 19 États (Afrique du Sud, Allemagne, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, États-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie) et l’UE et représentant les principaux pays industrialisés et émergents. Il s’occupe de coopération financière et économique et peut fixer des normes internationales.
Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) est un organisme rattaché au Secrétariat des Nations Unie et chargé de la promotion et de la protection des droits de l’homme. Il coordonne les activités relatives aux droits de l’homme dans l’ensemble du système des Nations Unies.
Marque utilisée pour les manifestations temporaires organisées par Présence Suisse dans le cadre de ses activités de communication.
Plateformes régionales destinées à soutenir les activités de communication numériques du réseau extérieur en fournissant des contenus spécifiques (langues / thèmes), en organisant des formations et en assurant un service d’assistance technique.
Ensemble des opinions, des représentations et des impressions que des opinions publiques (à l’étranger) associent à un pays.
Le terme désigne des fausses informations diffusées dans un but de manipulation. Les réseaux et médias sociaux permettent de diffuser de telles informations fallacieuses extrêmement rapidement.
Modèle qui met à disposition des infrastructures informatiques, à savoir des capacités de stockage, de la puissance de calcul et des logiciels, par l’intermédiaire d’un réseau de serveurs, sans avoir à les installer localement sur des ordinateurs.
Une alliance de gouvernements, d’ONG et d’entreprises s’est fixé pour objectif, à travers l’initiative multipartite ITIE créée en 2003, de rendre plus transparents les revenus issus du secteur des matières premières dans les pays en développement. La publication d’informations telles que les volumes de production, les licences et les paiements d’impôts dans le secteur du pétrole, du gaz et des mines peut contribuer à prévenir la corruption et à renforcer les pratiques de bonne gouvernance. L’objectif est de faire en sorte que les revenus tirés des ressources minières soient davantage utilisés pour le bien-être de la population concernée.
Au sens de la loi fédérale du 14 décembre 2012 sur l’encouragement de la recherche et de l’innovation (Leri), l’innovation désigne le développement de nouveaux produits, procédés, processus et services ainsi que leur mise en valeur.
En 1944, les ministres des finances des pays vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale se sont réunis à Bretton Woods (États-Unis), où ils ont tracé les grandes lignes de la reconstruction et des politiques économique et financière de l’après-guerre. Pour en assurer la mise en œuvre, deux organismes ont vu le jour: la Banque mondiale, ou Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), et le Fonds monétaire international (FMI). Ces deux institutions – dont le champ d’activité a depuis lors évolué – comptent aujourd’hui parmi les principaux acteurs de la coopération au développement et du financement du développement.
Elle peut se définir comme une technologie qui combine données, algorithmes et puissance de calcul.
La mission première de la politique extérieure suisse consiste à promouvoir nos intérêts et nos valeurs. Ces intérêts et valeurs sont les deux faces de la même médaille et reposent sur la Constitution fédérale.
L’investissement d’impact (impact investing) est une stratégie d’investissement visant à générer tant un impact social et/ou environnemental qu’un retour sur investissement.
Activité de communication internationale qui consiste à observer, analyser et évaluer en continu les opinions publiques (à l’étranger) concernant des sujets d’importance stratégique. L’objectif est d’identifier le plus tôt possible les opportunités et les risques liés à la réputation de la Suisse afin de pouvoir, au besoin, tirer avantage d’un contexte favorable en termes de communication ou définir à temps une stratégie de défense en cas de menace pour l’image du pays.
Les Leading Houses contribuent à la coopération internationale en matière de recherche et d’innovation avec des régions disposant d’un important potentiel de développement scientifique et technologique. L’Institut tropical et de santé publique suisse (Swiss TPH), avec le soutien de l’Université de Bâle, est la Leading House pour la coopération scientifique bilatérale avec les institutions partenaires d’Afrique subsaharienne. L’Université de St-Gall (HSG) est la Leading House pour l’Amérique latine pour la période 2021–2024.
La LFMG soumet l’exportation et le transit de matériel de guerre et le transfert de licences de production à une obligation d’une autorisation. Les demandes doivent être adressées au SECO, qui délivre les autorisations d’exportation, conformément à l’ordonnance sur le matériel de guerre (OMG) qui lui est attribuée. Conformément à l’art. 5 de l’OMG, le DFAE examine ces demandes et veille à ce que la Suisse remplisse ses obligations internationales et respecte les principes de sa politique étrangère et le droit international. Pour ce faire, elle tient compte des critères suivants : le maintien de la paix et de la sécurité internationale, la stabilité régionale, le respect des droits de l’homme, les principes et objectifs de la coopération suisse au développement et la conduite adoptée par les autres États.
S’appuyant sur la loi sur les embargos (RS 9<ip-pii>), la Suisse met en oeuvre les sanctions à l’encontre de plusieurs États de la région MENA. Participer à des sanctions largement approuvées sur le plan international sert les intérêts de la politique extérieure de la Suisse, axée sur le respect du droit international public et des valeurs humanitaires. Conformément au droit international, la Suisse est tenue d’appliquer telles quelles les sanctions adoptées par le Conseil de sécurité de l’ONU en vertu du chap. VII de la Charte des Nations Unies. Lorsque l’UE édicte des sanctions, le Conseil fédéral décide au cas par cas si la Suisse les reprend intégralement, en partie ou pas du tout. Pour trancher, il peut s’appuyer sur différents critères relevant de la politique extérieure, de la politique économique extérieure et du droit.
Ce terme fait référence aux instruments ainsi qu’aux efforts bilatéraux et multilatéraux déployés dans le but de contrer la course à l’armement incontrôlée et de stopper la prolifération d’armes conventionnelles et d’armes de destruction massive. Les contrôles à l’exportation s’inscrivent dans le cadre des efforts de non-prolifération.
Selon le cadre pour la maîtrise des armements du Document de Lisbonne (adopté lors du sommet de l’OSCE de décembre 1996), la « maîtrise des armements, y compris le désarmement et le renforcement de la confiance et de la sécurité, fait partie intégrante du concept global et coopératif de sécurité propre à l’OSCE ». Le document a établi quatre principes pour guider les futures négociations : la suffisance, la transparence grâce à l’échange d’informations, la vérification et la limitation des forces. Les trois piliers du contrôle des armes conventionnelles en Europe sont constitués des accords suivants : le Traité sur les forces armées conventionnelles en Europe, le Traité sur le régime « Ciel ouvert » et le Document de Vienne.
Dans le contexte de ses collaborations avec d’autres acteurs, le mandat se réfère aux contrats passés selon les règles de transparence et compétitivité des marchés publics pour des prestations de services, avec une ONG ou un autre acteur de la CI.
Ils donnent aux utilisateurs la possibilité de développer des réseaux et d’échanger des informations grâce aux médias numériques. Les utilisateurs peuvent ainsi non seulement consommer mais aussi produire des informations sur eux ou qui les concernent.
Il s’agit de mesures politiques, économiques ou sociales qui visent à accroître la transparence et la confiance entre les parties afin d’éviter des conflits ou une escalade des hostilités. En font partie, par exemple, des activités communes permettant d’aborder un problème particulier, la mise en place de canaux de communication fiables et l’institutionnalisation des contacts. De plus, les États participants ont convenu de seize mesures de confiance relatives au cyberespace. Dans le domaine militaire, on parle de «mesures de confiance et de sécurité».
Ce concept se réfère à l’Acte final d’Helsinki de la CSCE, qui souligne la «nécessité de contribuer à réduire les risques de conflit armé et de malentendus ou d’appréciations erronées concernant les activités militaires». Le document le plus important dans ce domaine a été adopté pour la première fois en 1990. Il s’agit du Document de Vienne, qui promeut la confiance et la prévisibilité grâce à des mesures de transparence et de vérification des activités militaires, des forces armées, les systèmes d’armes et les équipements d’importance majeure.
Migration contrevenant aux lois, aux réglementations ou aux accords internationaux qui régissent l’entrée ou la sortie du pays d’origine, de transit ou de destination.
Groupes de personnes qui migrent en empruntant les mêmes itinéraires, mais pour des raisons différentes (déplacement forcé, déplacement interne, migration de main-d’oeuvre).
Le terme de « minorité » désigne un groupe numériquement inférieur au reste de la population d’un État, dont les membres possèdent des caractéristiques ethniques, religieuses, linguistiques ou autres différentes de celles du reste de la population. La Suisse, dont l’identité est fondée sur le pluralisme et la coexistence de différentes communautés, se mobilise en Chine pour que les minorités puissent jouir du droit d’avoir leur propre vie culturelle, de professer et de pratiquer leur religion, et d’employer leur propre langue.
Présence de l’OSCE sur un territoire défini, où elle assume certaines responsabilités. Les opérations de terrain ont chacune un mandat spécifique, qui est négocié avec l’État hôte et décidé par tous les États participants selon le principe du consensus. Le mandat s’applique généralement à l’ensemble du territoire d’un État, plus rarement à une partie de celui-ci. Les opérations de terrain mettent en oeuvre l’approche globale de l’OSCE en matière de sécurité dans la zone placée sous sa responsabilité.
Mission de terrain civile de l’ONU active dans les domaines de la prévention des conflits ou de la promotion et de la consolidation de la paix ou soutenant des processus politiques par des bons offices. Les rôles et les caractéristiques des plus de 40 missions en cours sont très variés. Ces missions impliquent par exemple des bureaux nationaux ou régionaux, des envoyés spéciaux du secrétaire général de l’ONU ou des équipes d’experts ou de surveillance en matière de sanctions. Leur mandat repose généralement sur des décisions de l’Assemblée générale ou du Conseil de sécurité de l’ONU.
On parle de multilatéralisme lorsque des questions d’intérêt commun sont débattues et négociées par plus de deux États (cf. par opposition: bilatéralisme). Les organisations et enceintes internationales comme l’ONU, l’OSCE et le Conseil de l’Europe sont le théâtre de discussions de cette nature. Le multilatéralisme permet à la Suisse, par la conclusion d’alliances, de produire un effet de levier et de multiplier son influence.
Récit porteur de sens dont le but est d’influencer la perception d’un fait et de véhiculer des valeurs et des émotions.
Les droits et les obligations de la Suisse en tant qu’État neutre découlent du droit international public (cf. droit international public). Ces obligations imposent à la Suisse, pour l’essentiel, de ne pas soutenir militairement d’autres États engagés dans un conflit armé interétatique. Au niveau national, la Constitution fédérale mentionne la neutralité en tant qu’instrument destiné à préserver l’indépendance du pays. La politique de neutralité doit garantir l’efficacité et la crédibilité de la neutralité de la Suisse.
Lien structurel entre les divers instruments de la coopération internationale (aide humanitaire, coopération au développement et promotion de la paix et de la sécurité humaine) établi dans le cadre d’un projet, en particulier lors de crises prolongées.
La numérisation consiste en l’intégration de toutes les données et applications électroniques relevant de la société, de l’État et de l’économie. Elle inclut un large éventail d’applications numériques, telles que les nouvelles technologies de communication, la robotique, l’informatique en nuage, l’analyse des mégadonnées, l’intelligence artificielle, l’Internet des objets et l’impression 3D. La numérisation pénètre tous les domaines de notre quotidien et les transforme parfois radicalement.
Outre l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène, l’ODD 6 de l’Agenda 2030 pour le développement durable comprend d’autres cibles (sous-objectifs) relatives à la protection et à la restauration des écosystèmes liés à l’eau. Ces cibles incluent l’amélioration de la qualité de l’eau et la réduction de la pollution de l’eau par les activités humaines. Il s’agit aussi de développer la coopération internationale pour aboutir à une gestion intégrée des ressources hydriques à tous les niveaux. Directement ou indirectement, l’ODD 6 est étroitement lié à d’autres objectifs et thématiques comme la pauvreté, la sécurité alimentaire, la santé ou l’économie.
Ce terme fait référence aux règles du jeu qui s’appliquent de la même manière à tous les États et qui garantissent leur coexistence pacifique au sein de la communauté internationale. Outre les normes du droit international, cet ordre englobe également des normes et des règles de comportement juridiquement non contraignantes. La prospérité, la sécurité et l’indépendance de la Suisse sont tributaires d’un ordre fondé sur des règles. Cet ordre se base également sur des normes et des règles multilatérales, essentielles à la réalisation d’un multilatéralisme efficace et pragmatique (cf. multilatéralisme).
Chacune des neuf conventions de l’ONU sur les droits de l’homme est dotée d’un organe de contrôle appelé « organe de traité ». Celui-ci se compose d’experts qui vérifient si les droits de l’homme inscrits dans la convention concernée sont bien respectés. À cet effet, ils examinent par exemple les rapports que les États parties à la convention doivent établir périodiquement et font ensuite des recommandations à ces États. Ils traitent en outre les requêtes interétatiques déposées contre des États qui manquent à leurs obligations ou statuent sur les requêtes individuelles de victimes de violations des droits de l’homme.
Selon le chap. VIII de la Charte des Nations Unies, les États membres sont encouragés à conclure des accords de sécurité régionaux afin de « faire tous leurs efforts pour régler d’une manière pacifique, par le moyen desdits accords ou organismes, les différends d’ordre local, avant de les soumettre au Conseil de sécurité ». L’OSCE est la plus grande organisation de sécurité régionale au monde.
Les organisations internationales sont des structures permanentes regroupant au moins deux États. Elles sont chargées d’accomplir de manière autonome des tâches qui leur sont propres et comportent donc au moins un organe exécutif. Elles reposent en général sur un traité constitutif multilatéral (appelé aussi Statut ou Charte), qui définit leur domaine d’action et leurs organes.
Toute entité privée à but non lucratif au sein de laquelle les personnes s’organisent au niveau local, national ou international afin de poursuivre des objectifs et des idéaux communs, sans participation significative ou représentation du gouvernement. Les ONG font partie de la société civile (cf. société civile).
L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) est une institution indépendante siégeant à La Haye, qui supervise depuis 1997 l’application de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques entrée en vigueur cette même année. L’OIAC apporte un soutien aux États ayant ratifié la Convention sur l’interdiction des armes chimiques et fait office d’organe de supervision en matière dedémilitarisation, de non-prolifération, de coopération et de mise en oeuvre de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques. À ce jour, 193 États ont ratifié la Convention sur l’interdiction des armes chimiques.
Acteurs avec lesquels la CI collabore pour la mise en œuvre de ses objectifs. Les partenaires peuvent être des gouvernements, des organisations multilatérales, des entreprises privées, des ONG, des fondations donatrices, des institutions académiques ou tout autre acteur pertinent.
Accord traduisant la volonté de deux ou plusieurs États de coopérer pleinement dans le domaine de la migration. Il fixe un cadre général pour leur coopération et permet de tenir compte des intérêts de tous les partenaires impliqués.
Personne ou organisation ayant un intérêt légitime dans l’exécution ou le résultat d’un processus ou d’un projet.
Depuis 2015, la pauvreté extrême désigne tout revenu inférieur à 1,90 USD par jour (parité de pouvoir d’achat en 2011, soit un pouvoir d’achat de 1,90 USD aux États-Unis en 2011) selon la Banque mondiale. Les personnes vivant dans la pauvreté extrême ne possèdent typiquement ni moyen de transport (bicyclette ou similaire), ni lit, et doivent parcourir chaque jour de longues distances à pied pour chercher de l’eau et du bois. La définition est régulièrement adaptée par la Banque mondiale en fonction de l’évolution du coût de la vie.
Figure de proue des manifestations officielles de la Suisse aux Expositions universelles.
Pays à faible ou moyen revenu qui sont éligibles à l’APD selon la liste définie par l’OCDE.
En 2005, le Conseil fédéral avait décidé de concevoir de manière plus systématique la coopération avec les pays prioritaires situés hors de l’UE. C’est ainsi que les relations avec le Brésil, la Chine, l’Inde, le Japon, la Russie, l’Afrique du Sud, la Turquie et les États-Unis ont depuis lors été renforcées, sur la base de stratégies par pays. Dans le cadre de la CI, le terme de pays prioritaire a toutefois un autre sens: il désigne les pays dans lesquels la majeure partie des moyens de la coopération bilatérale au développement sont engagés. Il s’agit donc d’autres pays que ceux mentionnés ci-dessus.
Evénement de communication qui combine des éléments physiques et des canaux numériques, en tenant compte de leurs possibilités et limites respectives, pour promouvoir la diffusion de messages auprès du grand public.
La politique extérieure d’un État définit ses relations avec les autres États et avec les organisations internationales et défend ses intérêts à l’étranger. Elle couvre divers domaines politiques, notamment les politiques en matière de commerce, d’environnement, de sécurité, de développement et de culture. En Suisse, la politique extérieure est de la compétence du Conseil fédéral. Le DFAE est chargé d’en assurer la coordination et la cohérence (cf. cohérence), en concertation avec les autres départements.
Le terme désigne la conception et la mise en œuvre de la politique extérieure (à savoir défense des intérêts et promotion des valeurs) dans l’espace numérique (cf. politique extérieure, espace numérique).
Utilisation du branding House of Switzerland, en dehors des grands événements officiels, pour soutenir des actions de communication temporaires déployées dans un pays donné (lieu physique) pendant une période maximale de six mois.
Basé sur des enquêtes d’opinion représentatives, répétées périodiquement, le monitoring d’image renseigne sur l’image actuelle de la Suisse auprès du grand public à l’étranger. Son objectif est d’identifier les évolutions et les tendances concernant la perception de la Suisse à l’étranger.
Approche globale visant à lutter contre les causes directes et structurelles de l’extrémisme violent et du terrorisme.
La politique extérieure suisse se fonde sur les principes constitutionnels que sont la liberté, l’état de droit, l’égalité des chances et la durabilité. Les instruments à disposition pour la mettre en œuvre sont principalement l’universalité, le multilatéralisme et la neutralité.
Humanité, impartialité et neutralité sont les valeurs et principes fondamentaux sur lesquels repose l’action humanitaire. Ils sont inscrits dans le Code de conduite du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et ont également été approuvés par l’Assemblée générale des Nations Unies.
Normes internationales élaborées en 2000 par des entreprises, des ONG et des gouvernements. Destinées aux entreprises de sécurité privées, elles visent à promouvoir et à protéger les droits de l’homme.
Sur mandat de la Confédération, la fondation de droit public Pro Helvetia promeut depuis 1939 la création artistique et les échanges culturels en Suisse ainsi que la diffusion de la création artistique et culturelle suisse dans le monde.
Processus ayant pour but de promouvoir la coopération et le dialogue en matière de migration entre les pays d’origine, de transit et de destination situés le long de l’itinéraire conduisant de la Corne de l’Afrique à l’Europe. Il s’agit d’une initiative commune de l’Union européenne et de l’Union africaine, lancée en 2014.
Processus euro-africain sur la migration et le développement lancé en 2006 Il a pour objectif de créer un cadre de dialogue et de consultation pour répondre aux enjeux liés à la route migratoire ouest-africaine. Ce processus réunit plus d’une cinquantaine de pays européens et de pays d’Afrique du Nord et de l’Ouest et d’Afrique centrale, ainsi que la Commission européenne et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Il s’agit d’un processus de négociation visant à un règlement global, pacifique et durable du conflit en Transnistrie sur la base de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République de Moldova à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues. Des représentants des parties au conflit, des médiateurs et des observateurs participent à ces discussions au format 5+2 : la Moldova, la Transnistrie, l’OSCE, la Russie, l’Ukraine, les États-Unis et l’UE.
Un programme contient plusieurs projets liés à un pays ou à un thème donné.
Les programmes globaux du DFAE travaillent sur des défis globaux dont les effets se perçoivent au-delà des frontières et qui nécessitent une action collective (migration, changements climatiques et environnement, eau, sécurité alimentaire, santé). Ils visent à influencer et à établir des standards universellement reconnus, afin de contribuer à résoudre ces défis. Ils s’engagent dans des processus intergouvernementaux, dans des initiatives globales et régionales ainsi que des actions innovantes dans certains pays en vue d’influencer le cadre normatif international.
Toute mesure contribuant à prévenir, apaiser ou résoudre des conflits armés, notamment par la promotion de la confiance, la médiation et l’engagement en faveur du droit international humanitaire et des droits de l’homme (cf. facilitation et médiation, droit international humanitaire, droits de l’homme) relève de la promotion civile de la paix. Les mesures de consolidation de la paix prises au terme des hostilités incluent, entre autres, le travail de mémoire ainsi que les contributions à la promotion des processus démocratiques et au renforcement des droits de l’homme. La promotion de la paix crée ou consolide les conditions-cadres nécessaires au développement durable. Elle inclut des mesures aussi bien civiles que militaires.
La propriété intellectuelle sert à protéger les innovations et les créations telles que les inventions ou les logos. Les droits de propriété intellectuelle regroupent par exemple les brevets, marques, secrets de fabrication ou designs.
Protection contre un usage abusif des données à caractère personnel, souvent en relation avec la protection de la sphère privée.
Politique commerciale extérieure visant à protéger l’économie nationale moyennant l’application de droits de douane ou de restrictions à l’importation.
Un État assume la fonction de puissance protectrice lorsque deux autres États rompent leurs relations diplomatiques et/ou consulaires. Si toutes les parties concernées sont d’accord, la puissance protectrice reprend l’exécution, dans l’État d’accueil, des tâches convenues avec l’État mandant. Elle assure en outre la protection des ressortissants et/ou représente les intérêts de l’État mandant dans l’État d’accueil. Ses services permettent ainsi aux États concernés de maintenir un minimum de relations. À la fin de 2019, la Suisse remplissait sept mandats de puissance protectrice, représentant l’Iran en Égypte, les États-Unis en Iran, la Géorgie en Russie, la Russie en Géorgie, l’Iran en Arabie saoudite, l’Arabie saoudite en Iran et l’Iran au Canada.
Dans le cadre des relations entre la Suisse et l’UE, les questions institutionnelles sont des questions concernant l’application homogène, par les deux parties, des accords sur l’accès au marché. Des mécanismes institutionnels doivent définir comment les parties contractantes garantissent cette application, notamment par des dispositions sur l’évolution du droit, sur la surveillance et l’interprétation des accords ainsi que sur le règlement des différends.
Un système de reconnaissance faciale est une technologie qui permet d’identifier une personne ou de vérifier son identité à partir d’une image numérique ou d’une vidéo.
Processus de restitution de valeurs patrimoniales acquises de manière illicite par la corruption ou d’autres crimes. Dans certains cas, la conclusion de modalités de restitution bilatérales peut en outre garantir que les fonds soient utilisés pour améliorer les conditions de vie de la population dans le pays d’origine. La Suisse s’engage ainsi à lutter pour l’état de droit et la transparence ainsi que contre la corruption et le placement des valeurs patrimoniales incriminées sur la place financière suisse.
Sont considérées comme des réfugiés les personnes qui quittent leur pays d’origine parce qu’elles ont des craintes fondées d’être persécutées en raison de leur race, de leur religion, de leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social déterminé ou de leurs opinions politiques. Le statut de réfugié est régi par la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, complétée par le Protocole de 1967. Le principe du non-refoulement revêt une importance particulière: il interdit de renvoyer des personnes dans des pays où leur intégrité physique ou leur vie est menacée.
Les relations publiques visent à instaurer de la confiance, de la crédibilité et de la sympathie et à générer une opinion extérieure positive. En fonction du contexte et du public cible, la communication internationale utilise différents instruments de relations publiques, allant de la simple diffusion de supports d’information et de promotion jusqu’à l’organisation d’événements adaptés au public visé, en passant par l’utilisation de canaux de communication spécifiques.
Le réseau extérieur de la Suisse comprend environ 170 représentations (ambassades, missions permanentes auprès de l’ONU ou d’autres organisations internationales, consulats généraux, bureaux de coopération, autres représentations) et près de 200 représentations honoraires (état en décembre 2020). Ce réseau, qui fonctionne selon les principes d’universalité, d’efficacité et de cohérence, constitue un important instrument de sauvegarde des intérêts de la Suisse.
Adoptée en 2000, la résolution 1325 «Femmes, paix et sécurité» souligne l’importance, pour les femmes et les hommes, de participer sur un pied d’égalité à la prévention des conflits armés, aux processus de paix et à la reconstruction des structures étatiques. La résolution demande en outre la protection complète des femmes et des filles, qui sont particulièrement touchées par la violence sexuelle et sexiste dans les situations de conflit. La Suisse a adopté son premier plan d’action national «Femmes, paix et sécurité» (PAN 1325) – destiné à assurer la mise en œuvre de la résolution – en 2007. Son quatrième PAN 1325 est en vigueur depuis 2018.
Partie de l’économie d’un pays qui n’est pas prise en compte dans les statistiques officielles.
Ensemble des actions (balises techniques, publicité) visant à améliorer le positionnement d’un contenu numérique dans la page de résultats d’un moteur de recherche en ligne.
Le secteur privé comprend les acteurs qui n’appartiennent pas majoritairement à l’État et qui ont un but lucratif. Dans le cadre de la présente stratégie, le terme englobe également les entreprises sociales, les investisseurs d’impact et certaines fondations donatrices (notamment celles des entreprises multinationales).
Fondée sur l’inclusion et le dialogue, elle se distingue des systèmes de sécurité collective (p. ex. mesures de contrainte) et de défense collective (alliances, dissuasion). Ce terme est employé tout particulièrement dans le cadre de l’OSCE. Au sein de l’organisation, d’autres caractéristiques de la sécurité coopérative concernent le principe de l’unanimité et donc de l’égalité souveraine des États, la nature politique (et non juridique) des engagements, la promotion de la sécurité passant par la collaboration dans des domaines très variés et le recours à des mesures de confiance et de sécurité.
Services que le DFAE, en tant que point de contact central (guichet unique), fournit seul ou en collaboration avec d’autres autorités, des États partenaires ou des prestataires externes en faveur des ressortissants suisses à l’étranger. Ils incluent par exemple l’aide aux personnes en situation de détresse à l’étranger, lorsque ces personnes ne sont pas en mesure ou ne peuvent raisonnablement pas être tenues d’assumer seules, ou avec l’aide de tiers, la défense de leurs intérêts. D’autres services consulaires sont de nature administrative (p. ex. légalisations), consistent en des conseils sur le départ de Suisse ou le retour au pays ou portent sur des questions d’état civil, de nationalité, de documents d’identité ou autres. Les services consulaires sont donc comparables aux services que les autorités communales fournissent à la population en Suisse. Ils se fondent notamment sur la Convention de Vienne sur les relations consulaires et sur la loi sur les Suisses de l’étranger (LSEtr). Enfin, le traitement des demandes de visa déposées auprès d’une représentation à l’étranger fait également partie des services consulaires.
La société civile recouvre la partie de la société qui est relativement indépendante de l’État et du secteur privé. Elle est composée de groupes qui s’organisent autour d’intérêts, de buts ou de valeurs communs, tels que les ONG, les associations et fondations d’utilité publique, les groupes communautaires, les organisations confessionnelles, les partis politiques, les associations professionnelles, les syndicats, les mouvements sociaux ou les groupes d’intérêt.
L’engagement de la Suisse en faveur des déplacés internes a pour objectif que ces derniers puissent, à terme, subvenir eux-mêmes à leurs besoins. La Suisse tient donc compte des besoins de protection spécifiques des migrants et de leurs communautés d’accueil en suivant une approche axée sur la durabilité.
Nombre de conventions et d’accords sur les droits de l’homme garantissent à tout individu des domaines dans lesquels il peut se développer et s’épanouir librement et sans ingérence extérieure. Tant le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (art. 17) que la CEDH (art. 8) garantissent la sphère privée. Selon ces normes, l’État n’a pas le droit d’intervenir sans raison dans la vie privée et familiale. À une époque où la surveillance, le détournement de données numériques et la collecte de données personnelles sont de plus en plus fréquents, la protection de la sphère privée revêt une importance capitale.
Entreprise innovante nouvellement créée, avec un fort potentiel de croissance.
Dans le domaine migratoire, la structure IMZ est amenée à renforcer la coopération entre les acteurs de l’administration fédérale ainsi que la coopération dans le cadre de la politique migratoire extérieure de la Suisse. Cette coordination vise à renforcer le lien stratégique entre la CI et la politique migratoire en vue de réduire les causes de la migration irrégulière et forcée ; elle est étayée par les fonds de la CI qui peuvent être actionnés de manière flexible.
Cette initiative a été créée en 2013 en tant que partenariat public-privé par le SECO et la Swiss Better Gold Association (SBGA), une association regroupant le secteur suisse de l’or, les raffineurs, les transformateurs et les institutions financières. Elle s’est fixé pour objectif d’accroître la demande d’extraction et d’acquisition d’or extrait de manière durable par des incitations tarifaires. L’or certifié par la SBGI et provenant de petites mines peut en outre être tracé jusqu’à son lieu d’origine, ce qui devrait contribuer à prévenir la corruption et les violations des droits de l’homme. La SBGI a débuté au Pérou avant d’être étendue à la Colombie et à la Bolivie.
Les 23 Swiss Business Hubs (dont cinq sur le continent américain) assurent la présence internationale de l’organisation Swiss Global Enterprise qui, sur mandat de la Confédération, a pour objectif de promouvoir le commerce extérieur suisse.
Pour les montres comme pour d’autres produits, l’appellation d’origine « Swiss made » est devenue un label mondialement connu, synonyme de fiabilité et de qualité.
Réseau mondial suisse pour l’éducation, la recherche et l’innovation, swissnex est une initiative du Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation qui fait partie du réseau extérieur de la Confédération, sous la direction du Département fédéral des affaires étrangères. Il soutient ses partenaires dans la mise en réseau internationale et dans leur engagement en faveur de l’échange de connaissances, d’idées et de talents au niveau mondial. Les cinq sites de swissnex et leurs succursales sont situés dans les centres les plus innovants du monde. Le réseau est également présenté temporairement lors de certains grands événements, comme les expositions mondiales (par exemple l’Expo Dubaï), au moyen de ce que l’on appelle un swissnex Mobile.
Stratégie de marque (branding) pour la campagne visant à promouvoir la perception de la Suisse en tant que pôle d’innovation.
Sur mandat de la Confédération suisse, cette organisation soutient les entreprises de Suisse et du Liechtenstein à développer leurs activités à l’étranger. À cette fin, elle coordonne un vaste réseau de partenaires compétents en Suisse et à l’étranger. Les services de base comprennent le conseil aux entreprises pour le démarrage et le développement de leurs activités d’exportation, la transmission d’informations à ces entreprises et le marketing à l’étranger pour la place économique suisse.
La République populaire de Chine est un État socialiste gouverné par un parti unique, le Parti communiste chinois (PCC). Fort de 90 millions d’inscrits, le parti est dirigé par les sept membres du comité permanent du bureau politique, placé actuellement sous la présidence de Xi Jinping. Le PCC contrôle les différents pouvoirs : le pouvoir exécutif (présidence et Conseil des affaires de l’État), le pouvoir législatif (Assemblée nationale populaire), le pouvoir judiciaire et l’Armée populaire de libération. Huit autres partis et formations indépendantes sont regroupés au sein de la Conférence consultative politique du peuple chinois. Ils n’exercent toutefois que des fonctions représentatives, au niveau local notamment. Depuis 1978, le contrôle des moyens de production a été assoupli. Cependant, le PCC continue à diriger de nombreuses entreprises étatiques (dans l’industrie, la finance et les médias entre autres) et des cellules du parti ont été implantées dans toutes les grandes entreprises privées.
Le taux d’APD permet de quantifier les efforts financiers des différents pays donateurs en les comparant à leur force économique (RNB). Il s’agit d’un indice de mesure et non d’un instrument de pilotage. Cet indice est calculé a posteriori, une fois que les comptes annuels sont clôturés. Ses composantes connaissent toutefois des fluctuations importantes: en particulier, l’évolution conjoncturelle du RNB et les coûts d’assistance aux requérants d’asile sont difficiles à prévoir. Leurs fluctuations peuvent avoir un impact sur le taux d’APD, parfois même lorsque les moyens de la CI restent inchangés.
Les technologies numériques et les innovations techniques offrent de nombreuses possibilités d’améliorer les conditions de vie dans le monde entier. La Suisse encourage leur utilisation dans la coopération internationale, de manière à ce que les objectifs du développement durable soient atteints plus largement, plus avantageusement ou plus rapidement. Les nouvelles technologies peuvent contribuer à soulager les populations dans le besoin, à lutter contre la pauvreté, à surmonter les défis mondiaux, tels que le changement climatique, ou à améliorer la gouvernance. Elles comportent cependant aussi des risques et c’est pourquoi la Suisse accompagne toujours le transfert d’innovation par des mesures de formation.
Les technologies alimentaires – l’anglicisme foodtech étant une contraction des mots food (alimentation) et technology (technologie) – sont les solutions technologiques pour la production ou la transformation des aliments.
Le terme désigne l’ensemble des instruments, services ou modèles d’affaires que les innovations dans le domaine des services financiers produisent, par exemple la chaîne de blocs (blockchain).
Les technologies médicales – ou, en anglais, medtech, mot-valise formé des mots « médecine » et « technologie » – sont l’effort de développement de produits technologiques utilisés dans la prévention, le diagnostic et la thérapie des maladies.
Elles désignent les appareils, les programmes ou les infrastructures qui permettent de traiter, enregistrer et diffuser les informations sous forme numérique.
Commission d’actes de violence criminels visant à intimider une population ou à contraindre un État ou une organisation internationale à accomplir ou à s’abstenir d’accomplir un acte quelconque. Sur le plan universel, des conventions internationales et des résolutions de l’ONU définissent différentes mesures que les États doivent mettre en œuvre pour prévenir ou poursuivre pénalement les actes de terrorisme. Ces textes reconnaissent que les mesures de lutte contre le terrorisme doivent respecter le droit international, en particulier les droits de l’homme, le droit international humanitaire et le droit international des réfugiés.
Ce terme fait référence à la transmission de connaissances techniques ou de connaissances en matière de gestion en vue de leur développement et de leur application dans différents domaines fonctionnels. Le transfert technologique se fait entre des entreprises ou des filiales sises dans différents pays.
Le fait d’entretenir de bonnes relations avec tous les États du monde. Cela ne signifie toutefois pas que la Suisse se sert des instruments de sa politique extérieure de la même façon dans tous les pays ni qu’elle dispose de représentations dans le monde entier. Elle défend ses intérêts en s’appuyant sur un système modulaire et en fonction de ses priorités politiques. Elle agit en outre aussi bien aux niveaux bilatéral et multilatéral qu’en qualité de membre d’organisations internationales.
Depuis 1993, la Suisse développe ses relations avec l’UE sur une base bilatérale. Cette politique a mené aux négociations et à la conclusion des deux paquets d’accords, les Accords bilatéraux I et II, ainsi que d’autres accords.
L’acronyme WASH, désignant l’eau, l’assainissement et l’hygiène, illustre la complémentarité de ces trois éléments qui sont au centre des efforts d’amélioration de la santé publique par l’approvisionnement en eau potable, l’élimination correcte et le traitement des eaux usées ainsi que la promotion de l’hygiène en général. L’objectif principal est de réduire les risques pour la santé et l’environnement résultant de la contamination de l’eau par des matières fécales et les germes pathogènes et autres substances nocives qu’elle contient.
En 2019, les 54 États membres de l’Union africaine ont adopté l’accord de libre-échange continental africain, qui porte sur la création d’une zone de libre-échange à l’échelle du continent. Sa mise en oeuvre est prévue en 2021. L’objectif est de créer un marché unique africain et de promouvoir les échanges commerciaux en Afrique, l’intégration régionale et continentale ainsi que le développement de l’économie africaine. La ZLECAf s’étendra sur un marché de 1,3 milliard de personnes.
Ce terme désigne une zone géographique généralement délimitée, à l’intérieur d’un État, dans laquelle des facilités juridiques et administratives sont accordées aux investisseurs.
La 5G est la toute dernière génération de téléphonie mobile. Elle a été conçue pour accroître de manière significative la vitesse et la réactivité des réseaux mobiles. La cinquième génération des standards en matière de téléphonie mobile combine trois nouveautés : vitesse de transmission plus élevée, temps de latence réduits et virtualisation des fonctions réseau, laquelle permet d’exploiter avec la même infrastructure plusieurs réseaux mobiles de qualité différente. Si le déploiement de la 5G est synonyme d’innovations, comme p. ex. le contrôle direct de processus industriels, il implique également de nouveaux défis en termes de sécurité des réseaux.
Dernière mise à jour 23.03.2022
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