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L’étude des flux comporte un nombre considérable de sujets, de facteurs, et de conséquences. Parmi cette multitude de choix, nous avons pris ceux qui nous semblait les plus judicieux ; à savoir la lumière, les constellations, et l’eau. En effet, le site du galpon se situe sur un terrain intéressant. Le projet est couvert en partie par la végétation, et plonge en direction de l’Arve. Ces deux facteurs nous mènent à différentes réflexions. Par exemple, comment nous pourrions exploiter la couverture végétale des arbres sur la House, comment faire lorsque celle-ci n’a plus de feuille, comment l’utiliser ? Comment utiliser l’eau à travers elle, et comment utiliser la pente ? Ce sont des questions que nous nous sommes posés, et dont nous avons tenté de répondre.
Le flow qui est le plus important et imposant du site, c’est l’eau. En effet, l’environnement du galpon est et a été façonné par l’eau, par l’Arve et le lac. Nous nous sommes intéressés à son comportement, à ses caprices, aux impactes qu’elle a sur la nature, et a l’utilisation qu’on en pouvait en faire. Après maintes idées, le projet a drastiquement évolué. Nous avons choisi des thèmes -l’eau bien évidemment, mais aussi le mouvement des constellations-, et avons créé un observatoire, dont le toit recueille l’eau et l’a conduit dans une cascade. Nous avions pour but de prendre l’eau de pluie qui tombait sur le parking, pour en faire quelque chose. L’idée était de représenter l’eau et son mouvement, dans la structure de la House. Les consignes étaient claires : on ne pouvait pas construire dans l’eau, alors nous avons apporté la rivière dans la structure.
Par ailleurs, notre cascade représente aussi le cycle de l’eau : souvenons-nous les phases qui le constitue. Premièrement, l’eau des lacs et des mers s’évapore, puis est condensée et retombe dans les terres avec la pluie, remplissant ainsi les nappes phréatiques et les source. Ensuite, celles-ci fuitent, créant ainsi des rues, puis des rivières, puis des fleuves, qui tombent dans la mer. En parallèle, nous captons les eaux de pluie, elles font leur chemin dans la cascade, traverse la House, et retourne à la rivière.
Le lien qui unit les flows entre eux sont les arbres. En effet, malgré les saisons, la végétation protège la House du soleil et de la pluie. Ainsi, elle bénéficie déjà d’une protection naturelle. Cependant, pour admirer les étoiles, elle devient plus encombrante qu’autre chose. C’est pourquoi l’observatoire devait soit, être découverte totalement par la végétation, soit la dépasser en hauteur. Le site du galpon est partagé en 2 : une partie dans la pente, sur la terre, et la deuxième sur le parking. Nous avons ainsi posé notre observatoire sur ce dernier. Afin de définir un angle de vue particulier, nous avons étudié la course de la grande ourse dans le ciel genevois, et tourné l’ouverture de l’observatoire dans ce sens.
La lumière sur le site provient du soleil en journée, mais de lampadaires la nuit. Pour observer les étoiles, il faut avoir le moins possible de pollution lumineuse. Sur le site, il y a un lampadaire qui gêne particulièrement l’observatoire, ainsi, nous l’avons construit en fonction de la portée de la lumière. Ainsi, l’enjeu était de trouver un angle de vue qui correspondait au cycle de la grande ours, et de pouvoir échapper à la lumière du lampadaire.