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L'ancienne décharge de Rosireux à Bassecourt est à l'origine d'une pollution des eaux souterraines et du ruisseau du Tramont. Un crédit conséquent de 2'700'000 francs est proposé au Parlement pour financer ces travaux prévus en 2020 et 2021.
L’ancienne décharge de Rosireux a fait office de décharge communale de Bassecourt entre 1962 et le milieu des années 80. Les déchets entreposés étaient principalement issus des ménages et de chantiers de l'époque. La part de déchets industriels n'est pas non plus négligeable et est à l'origine d'une pollution des eaux souterraines et du ruisseau du Tramont. Ce ruisseau a été mis sous tuyau afin de procéder au dépôt des déchets dans le fond du vallon. La conduite est aujourd'hui fortement endommagée et le risque qu'elle s'effondre localement est réel. Dans un tel cas, les eaux du ruisseau s'infiltreraient massivement dans le corps de la décharge, augmentant le lessivage déjà constaté des polluants.
La biologie du cours d'eau est affectée par la présence de solvants chlorés en relativement fortes concentrations. L'écrevisse à pattes blanches, espèce rare présente dans les ruisseaux alentours, a disparu du Tramont. Le projet vise ainsi à stopper les impacts sur la Rouge Eau et la Sorne, ainsi que sur les eaux souterraines qui sont aussi touchées.
Dans le cadre des mesures urgentes, une remise à ciel ouvert du cours d'eau est ainsi prioritaire. Une barrière étanche de 5 à 10 mètres de profondeur sera construite en bordure du cours d'eau afin de maîtriser les écoulements d'eaux souterraines polluées. Une installation de traitement des eaux issues de la décharge est également planifiée. A moyen terme, d’autres mesures d'assainissement devront être évaluées pour les eaux souterraines. L'analyse de variantes réalisée a montré que l'excavation des déchets n’est dans le cas présent pas une option pertinente ni finançable.
Sur demande de la commune de Haute-Sorne, l’Office de l’environnement assumera la maîtrise d'ouvrage pour ce chantier complexe. Au final, la commune est appelée à prendre en charge 10% des coûts, l’Etat 50% et la Confédération 40%. En cas d'acceptation du crédit par le Parlement, les travaux sont planifiés dès l’automne 2020. Cet accord trouvé avec la commune pour la gestion de sa décharge démontre un volonté d'action concrète et rapide de l'Etat par rapport à un problème environnemental.
Le canton n'est pas épargné par la problématique des sites pollués. Plus d'une centaine d'anciennes décharges communales et de sites industriels ont fait l’objet d’une investigation. Le canton possède une bonne vue d’ensemble des sites et des priorités d’action. Les sites pollués portant une atteinte inacceptable à l'environnement (sites contaminés) doivent être assainis jusqu'en 2040. Environ 20 sites sont concernés et devront faire l’objet de mesures particulières (sur 1'100 sites pollués recensés).