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Je sursaute lorsque la porte claque. Je tressaille en voyant un rat mort sur l’escalier de notre maison de campagne. J’ouvre grands les yeux à la vue d’un arc-en-ciel derrière la vitre du train. J’écoute, le regard fixe, un ami cher au café me raconter qu’il va mourir d’un cancer du foie. S’est-il passé une journée sans que vous ne connaissiez au moins une fois cet état de trouble? Où vous vous êtes senti soudain perplexe, ébloui, éberlué, émerveillé, sidéré ou stupéfait? Où vous vous êtes exclamé, où vous avez explosé de joie, où vous avez hurlé de colère?
La question à laquelle ce livre cherche une réponse est de savoir ce que la surprise fait à la philosophie. Faut-il pour construire la question de la surprise séjourner dans ces concepts qui en ouvrent la possibilité : perception, attention, émotion, sentiment. On pourrait alors s’engager dans une exploration de la surprise sur le fond de leur expérience, et ce ne serait qu’après avoir reconstitué la théorie de ces activités qu’on pourrait la voir émerger. Mais la surprise se donne-t-elle de façon seulement indirecte? N’est-elle pas là dans les concepts d’événement, d’étonnement, d’admiration ou d’altérité que la philosophie a légués avec Heidegger, Platon, Aristote, Descartes ou Levinas? Par eux, elle accèderait à la dignité d’un topos philosophique, cette ouverture qui contrarie sa structure d’attente, aussi indéterminée soit-elle? Ou doit-on penser son différentiel, tout contre l’événement, l’étonnement, l’admiration et l’altérité, selon une logique de différence?
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Whitaker présente ainsi son travail :
L’Encyclopaedia Autopoietica a été compilée pour fournir un recueil annoté de la terminologie développée et employée par Humberto R. Maturana et Francisco J. Varela pour élaborer leurs théories sur la biologie de la cognition, la phénoménologie du vivant et la science cognitive enactive. Au sens strict, l’Encyclopédie est donc plus un dictionnaire qu’une encyclopédie en soi.
Il est accessible ici
Jean-Daniel THUMSER vient de faire paraître « La vie de l’ego. Au carrefour entre phénoménologie et sciences cognitives ».
Cet ouvrage relate les péripéties de l’ego, son histoire et sa vie. Sous quelle plume ce concept est-il né et sous quelle forme ? En quoi le concept d’ego est-il à la fois le geste fondamental de la philosophie moderne et l’outil pour repenser les sciences cognitives contemporaines? En proposant une lecture à la croisée entre la philosophie transcendantale et les sciences cognitives, l’auteur démontre que la phénoménologie husserlienne est en mesure de dialoguer avec les sciences positives dans l’optique d’une caractérisation de la vie consciente. L’auteur, en confrontant les thématiques phénoménologiques avec les recherches actuelles en sciences cognitives, nous permet de saisir les difficultés qu’il y a à définir une science globale cogénérative de la subjectivité, mais aussi les promesses qu’une telle science nous laisse entrevoir. Accessible, cet ouvrage amène le lecteur au cœur des problématiques contemporaines en philosophie et en sciences.
Accès : ici
L ’éducation, c’est bien plus que l’enseignement et l’apprentissage ; l’anthropologie, bien plus qu’étudier la vie des autres personnes.
Tim Ingold prend son inspiration dans l’œuvre de John Dewey. L’éducation, affirme-t-il, n’est pas la transmission, d’une génération à une autre, d’une connaissance autorisée. C’est une manière d’être présent et attentif aux choses, d’ouvrir des chemins d’essor et de découverte.
Cet ouvrage permet de penser l’éducation et la formation dans une approche très compatible avec une entrée activité.
Une conférence donnée par Tim Ingold offre un point d’entrée stimulant sur ces questions
« The Oxford Handbook of 4E Cognition » vient de paraître
Voir la table des matières : ici
Voici comment l’éditeur le présente :
La cognition 4E (incarnée, intégrée, enactive et étendue) est un domaine de recherche interdisciplinaire relativement jeune et florissant. Elle suppose que la cognition est façonnée et structurée par des interactions dynamiques entre le cerveau, le corps et les environnements physique et social. Le Oxford Handbook of 4E Cognition étudie ce paradigme récent à l’aide d’essais rédigés par des chercheurs et des universitaires de renom. Il aborde les questions centrales de la cognition incarnée en se concentrant sur les tendances récentes, telles que l’inférence bayésienne et le codage prédictif, et en présentant de nouvelles perspectives, telles que le développement d’une fausse compréhension des croyances. Le Oxford Handbook of 4E Cognition introduit également de nouveaux paradigmes théoriques pour comprendre les émotions et conceptualiser les interactions entre cognition, langue et culture. Avec une section entière consacrée à l’application de la cognition 4E dans des disciplines telles que la psychiatrie et la robotique, et des notes critiques visant à stimuler la discussion, ce manuel d’Oxford est le guide définitif de la connaissance 4E. Destiné aux neuroscientifiques, psychologues, psychiatres et philosophes, The Oxford Handbook of 4E Cognition sera une lecture essentielle pour quiconque s’intéresse à ce domaine jeune et dynamique.