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Pourquoi de tels écarts entre les revenus et entre les patrimoines ? Il y a là un paradoxe puisque ces écarts s'accroissent au moment où, si l'on en croit le rapport de la Banque mondiale du 26 août dernier, la richesse
globale augmente. La réponse tient dans les pouvoirs qui s'affrontent sur les marchés et notamment le système de réseau. Certains acteurs y trouvent le moyen de prélever légalement une part croissante de la
richesse produite par tous.
La crise financière déclenchée par l'affaire des subprimes a remis en avant un fait essentiel : la confiance est au coeur du fonctionnement de la finance. Elle repose sur des compétences techniques, des outils de
régulation et surtout sur la morale.
Les questions de fiscalité agitent périodiquement la Suisse avec, en toile de fonds, deux thèmes principaux : la justice fiscale tout d'abord, les problèmes budgétaires et de croissance économique ensuite. Le débat a
été fortement relancé en fin 2007 avec la « flat rate tax ». Il se poursuit avec les votations du 24 février lors desquelles le peuple se prononcera sur la réforme de l'imposition des entreprises. Mais est-il réellement possible de définir la justice fiscale ?
Si l'on se contente de lire à la lettre l'Ecriture sainte - les Evangiles en
particulier - on risque d'être frappé par les incohérences économiques
qui s'en dégagent ou de l'offrir en pâture à des gens n'hésitant pas à lui faire dire une chose puis son contraire au gré de leurs intérêts. Or derrière les paraboles mettant en scène des travailleurs ou des
talents, Jésus parle du salut de Dieu. Qui obéit à une toute autre logique