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Le constructeur aéronautique américain a détecté un troisième problème sur son avion long-courrier 787 Dreamliner produit depuis 2009. Il a décidé de "prendre le temps d'examiner rigoureusement" tous les avions de cette catégorie n'ayant pas encore été acheminés aux clients. Ces inspections supplémentaires liées à des défauts de fabrication devraient "affecter le calendrier des livraisons du 787 à court terme", a précisé le groupe aéronautique.
Le défaut concerne les stabilisateurs horizontaux, dont certains éléments ont été serrés ensemble plus fortement que prévu. Boeing va corriger le problème sur les appareils en production et est en train d'analyser s'il doit être également réparé sur les appareils en service. Au total, près de 900 avions pourraient être affectés par ce défaut.
Ce problème s'ajoute aux deux problèmes concernant le raccord d'une portion du fuselage de certains 787. La société avait alors indiqué avoir identifié huit appareils touchés par ces défauts et avoir demandé aux compagnies les utilisant de les réparer avant de les remettre en service.
Enquête lancée
L'agence américaine chargée de superviser l'aviation, la FAA, a lancé une enquête sur ces défauts de fabrication touchant le 787 Dreamliner.
Affecté par la chute du transport aérien déclenchée par le nouveau coronavirus, Boeing avait déjà prévenu en juillet qu'il ne produirait plus que six de ces appareils par mois en 2021 contre dix actuellement. Plus de 1500 exemplaires du 787 Dreamliner, qui vole depuis 2009, ont été commandés depuis que l'avion est commercialisé et 981 ont déjà été livrés.
Les nouveaux accrocs touchant ce long-courrier amplifient un peu plus les déboires de Boeing. Le constructeur était déjà englué dans la crise du 737 MAX, son avion vedette interdit de vol depuis mars 2019 après deux accidents mortels, quand le virus a fait plonger les ventes de billets et temporairement cesser la production dans les usines.
Des licenciements attendus
Les commandes ont fortement baissé, obligeant l'entreprise à ralentir les cadences de fabrication sur le 787 mais aussi le 737 MAX, le 777 et le 777X. L'avionneur, qui a déjà engagé au printemps la suppression de 10% de ses postes, soit 16'000 emplois, a aussi averti à la fin juillet qu'il allait devoir "encore revoir la taille de ses effectifs".
ats/fgn