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Après la levée de la plupart des mesures Covid, l'UDF Suisse a pu convoquer le 2 avril 2022 une assemblée des délégués qui s'est tenue physiquement, pour la première fois depuis longtemps. Plus de 80 délégués se sont réunis à Illnau ZH afin de prendre position quant aux objets de la prochaine votation populaire et de décider du soutien de deux initiatives.
L'UDF Suisse a donné les recommandations de vote suivantes pour la votation populaire du 15 mai 2022:
· Modification de la loi sur le cinéma ("Lex Netflix"): NON
Dominic Täubert, président des Jeunes PEV Suisse, a voté pour le oui à ce projet. Selon lui, ceux qui diffusent des films et des séries en Suisse via des plateformes de streaming très lucratives ainsi que des chaînes de télévision étrangères devraient également investir en Suisse. Le quota de films et l'extension de la taxe sur les films sont justifiés pour encourager les réalisateurs suisses. Pour Samuel Hasler (JUDC), Contre-intervenant du Comité référendaire, la "Lex Netflix" est une hérésie politique. Selon lui, il est inacceptable que l'Etat dicte aux consommateurs quels films et séries ils doivent regarder.
è Les délégués ont décidé de voter Non avec 77 voix contre, 4 voix pour et 2 abstentions.
· Modification de la loi sur la transplantation ("principe de consentement présumé"): NON
Anian Liebrand, collaborateur politique de l'UDF Suisse, a présenté le sujet. L'UDF avait déjà décidé en octobre 2021 de soutenir le référendum - le parti s'est montré dès le début critique à l'égard du changement de paradigme vers un principe du consentement présumé au prélèvement d'organes pour des raisons éthiques et constitutionnelles. L'orateur a souligné que cet objet ne porte pas sur la question de principe "pour ou contre le don d'organes", mais sur la manière de prélever suffisamment d'organes. Il n'est pas scientifiquement prouvé que la réglementation sur le consentement augmente le taux de don d'organes. Dans un État de droit, le silence ne doit jamais être considéré comme un consentement automatique. Le don d'organes n'est éthiquement défendable que si les personnes concernées ont donné leur consentement explicite (principe du consentement explicite) de leur vivant.
è Les délégués ont décidé de voter Non avec 77 voix contre, 0 voix pour et 2 abstentions
· Développement de l'acquis de Schengen (référendum Frontex): NON
Markus Wäfler, ancien conseiller national UDF ZH, a présenté les arguments en faveur de ce projet soumis à référendum. Il a souligné que l'UDF avait refusé l'adhésion de la Suisse à l'accord de Schengen et qu'elle était fondamentalement favorable à un retour aux contrôles souverains des personnes aux frontières nationales suisses. Il est également clair pour lui que Schengen n'a jamais vraiment fonctionné à l'échelle européenne et n'a pas conduit à plus de sécurité. Il faut toutefois accepter que le peuple suisse ait approuvé l'adhésion à Schengen. C'est pourquoi la Suisse a aujourd'hui l'obligation d'assumer ses responsabilités et de participer au développement de l'agence Frontex, responsable de la protection des frontières extérieures de l'espace Schengen. La protection de ces frontières extérieures est d'une importance capitale pour réduire l'immigration illégale et mettre fin aux agissements des organisations de passeurs. Marionna Schlatter, conseillère nationale des Verts ZH, a plaidé pour un rejet du projet, selon le point de vue du comité référendaire de gauche. Frontex représente une politique de fermeture inhumaine. Frontex a déjà été fortement équipée ces dernières années et se rend coupable de violations inacceptables des droits de l'homme, par exemple en refusant l'accès aux bateaux de réfugiés dans la région méditerranéenne.
Lors de la discussion, plusieurs délégués se sont montrés critiques à l'égard de ce projet. Ils ont rejeté l'augmentation de la contribution financière annuelle de la Suisse à Frontex de 14 à 61 millions de francs. Schengen est une construction erronée qui ne doit pas être soutenue par la Suisse avec encore plus d'argent. L'UDF n'a pas pour mission de soutenir l'accord de Schengen qui a échoué.
è Les délégués ont décidé de voter non avec 56 voix contre, 16 voix pour et 7 abstentions.
Soutien à la double initiative pour la protection de la vie et celle pour la réduction de moitié de la redevance SSR
Après la présentation du contenu par le conseiller national UDF Andreas Gafner, les délégués de l'UDF ont en outre décidé sans opposition de soutenir officiellement les initiatives populaires fédérales en cours "Sauver les bébés viables" et "La nuit porte conseil". Celles-ci demandent que les bébés viables hors du ventre de leur mère aient un droit absolu à la vie et que chaque avortement soit précédé d'un délai de réflexion d'au moins un jour. Les délégués ont également approuvé le soutien à l'initiative SSR "200 francs suffisent". Cette initiative populaire, qui est sur le point d'être lancée, prévoit de réduire la redevance Serafe de 335 francs actuellement à 200 francs. En outre, elle vise à exonérer de la double imposition les commerçants et les employeurs qui doivent déjà s'acquitter de ces taxes en tant que particuliers.
Pour de plus amples informations:
Philippe Karoubi, membre du comité de direction, 078 715 98 01