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Les détenus retenus coupables d’actes de moindre gravité, ainsi que l’ensemble des femmes et des enfants sont enfermés à la Maison de détention de l’Évêché. En raison de la grande promiscuité qui y règne, sa destruction et sa reconstruction sont ordonnées en 1840. Le nouveau bâtiment, qui ne s’inspire pas du panoptisme, ouvre ses portes en 1843 et enferme essentiellement les prévenus et les détenus condamnés à l’exécution de peines assez courtes et les femmes, beaucoup moins nombreuses que les hommes.
La triple fonction de la prison se décline ainsi : défendre, punir, redresser. Cependant, l’action de régénérescence de l’homme par le système pénitentiaire ne représente qu’un facteur secondaire, subordonné à son rôle régulateur. La prison, surtout à ses débuts, s’intéresse moins à préparer l’individu à réintégrer la société qu’à protéger celle-ci.
Élévation et plan de la Maison de détention de l'ancien Évêché.
Album de Genève en 1850 (1890).
[Bibliothèque de Genève]
Plan de l’ancienne Maison de détention de l’Évêché.
Mémoires de la Société d’Histoire et Archéologie (1840).