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Dans le grand parc de Valency, vaste puits de pleine terre en ville, les auteurs de l'Incise proposent une fosse pédologique desservie par un chemin et équipée de mobilier en bois.
Dans le grand parc de Valency, vaste puits de pleine terre en ville, les auteurs de l'Incise proposent une fosse pédologique desservie par un chemin et équipée de mobilier en bois.
Les grands arbres de Valency constituent le plus riche patrimoine du parc. Pour en souligner le caractère précieux, le projet Cambium consiste à cercler deux hêtres majeurs par un empilement de sacs de jute ensemencés, imitation des strates du cambium, le coeur du bois vivant.
Le square de Montétan jouit d'un statut peut-être enviable: un espace public entretenu de manière extensive, état propice à l'hébergement de toutes sortes d'habitants. Ici, ce sont plusieurs centaines de petites sculptures de terre cuite et crue qui comptent coloniser ce territoire.
Le projet Nature vivante affirme le caractère monumental du mur de soutènement de Saint-Paul, tout en révélant ce qu'il retient: le sol, exprimé par ses trois horizons. La roche-mère, la sous-couche et la terre végétale sont signifiées par des bandes peintes sur toile au moyen de pigments végétaux, projection en pleine lumière d'une réalité masquée.
Place to live propose d'installer une grande affiche figurant une fillette arrosant l'une des plantes qui poussent dans les interstices du mur de soutènement de Saint-Paul.
Le projet Vanitas bâtit une grande structure à champignons. Ce totem de quatre mètres de haut abritera une culture à visiter où le cycle de vie du bois est exposé.
Le projet Kokedamas propose d'installer un lustre végétal, suspendu et hors sol dans la cour Galfetti. Les plantes disposent chacune de leur propre substrat, sous la forme d'une boule d'argile.
Le projet Jardin sur parking cherche à coloniser l'espace de la BCV partiellement dévolu aux voitures, avec un jardin sur bâche, qui fait allusion au motif des jardins suspendus.
Le projet Terreau incognito suggère de recouvrir de terre plantée les formes encombrantes du labyrinthe des Terreaux, afin d'en adoucir la présence et de faire revenir la terre, la végétation et l'informel dans ce passage hyper minéralisé.
L'équipe propose de créer une topographie virtuelle sur le trottoir nord du Grand-Pont, en simulant une projection de relief. L'effet de trompe-l'oeil fait chavirer le regard et trouble la perception de cet ouvrage d'art, à la planéité dure, ainsi transformé en un tapis souple, peut-être même "plantable"?
Portrait d'un arbre emprunte le pictogramme de Lausanne Jardins pour tirer le portrait d'un arbre au sol. Cette image, qui dit à la fois la couronne aérienne de l'arbre et celle, souterraine, de ses racines, est réalisée via la dépose des pavés et l'insertion de mousse.
Le projet Futur Age de pierre propose une démonstration du processus de biominéralisation. Ou comment le sable devient pierre grâce à un organisme vivant, la bactérie Bacillus pasteurii. En conditions réelles, ce processus n'est pas forcément spectaculaire. La promesse est ici de le rendre compréhensible, accessible, interactif.
Le projet Passage végétal met au centre de son propos l'ornement inspiré du végétal. S'inscrivant dans la longue tradition graphique qui conjugue nature et culture, les auteurs proposent de remplir littéralement le passage souterrain d'un motif stylisant la marube, une plante qui existe encore sur la place Saint-François, alors qu'elle est menacée partout ailleurs.
Un simple jardin, où la pimprenelle emmène un florilège d'espèces, densément plantées dans le format circulaire de l'amphithéâtre. Des ateliers sollicitant les institutions voisines sont prévus pour animer et entretenir cette scène éphémère.
Rien ne laisse envisager l'idée d'un jardin ici - mais le projet L'eau et vous y installe l'un de ses éléments clés: l'eau. Celle d'une fontaine à jet mais sans bassin, résurgence intermittente et spectaculaire, venue des tréfonds du sol urbain.
Le projet Micro Macro compose avec les éléments du lieu, à commencer par les brins d'herbe des pelouses, dont il explose le volume. Avec ce saut d'échelle, les passants deviennent le peuple de l'herbe, miniatures aventureuses en pleine ville.
Marcher pieds nus sur un sol ouvert, enherbé, est une pratique rare en milieu urbain. L'équipe de Front Foot Garden de Rumine veut offrir cette expérience sensorielle aux passants et met en place des tapis de sensations: galets, herbes, terre, sable...
Le projet Amour éternel questionne l'utilisation du sol: comment économiser durablement cette ressource non renouvelable? En imitant le gui, cette plante épiphyte qui se sert des autres plantes pour vivre, hors sol. Le concept, humble et sculptural à la fois, agit en symbole. Un trépied de 18m de haut, à l'impact minimal sur le précieux sol, porte une boule de gui géante protégée par un toit.
A la manière d'un jardin à l'italienne, le projet Pranvera invite à la découverte ou redécouverte du parc avec différents dispositifs classiques: une camera obscure dans la rotonde, une fontaine sèche dans escalier, des machines à sons et à brume, le tout complété par une programmation culturelle.
Dans la partie haute de la promenade, la famille Mercier projetait de construire un bâtiment, qui n'a pas été réalisé suite aux oppositions du voisinage: l'ouvrage aurait privatisé la vue. Une visite à la Famille Mercier propose de ressusciter ce projet de la fin du XIXe siècle en le matérialisant avec un échaffaudage et une bâche imprimée.
Ce parvis de l'église Saint-Jacques est suffisamment large et ouvert pour offrir une vue panoramique sur le grand paysage du Léman et des Alpes. alpalavista propose de doubler les potentiels du lieu, en installant sur le sol dur de ce belvédère un jardin alpin et potager.
Cet espace au panorama exceptionnel est un parking. L'équipe exploite littéralement ce constat et installe un cinéma drive-in à l'américaine, où l'on regarde le film du paysage depuis sa voiture.
Genesis démultiplie le paysage majestueux par un jeux de grands miroirs obliques, modifiant les perceptions. Sur ce sol stérile, il installe un jardin alpin sec, avec quelque 40 m3 de roches, s'insinue entre ces couloirs de vues.
Echappement fluvial propose aux passants de se reconnecter avec la rivière, mais sans en déranger l'écosystème, sans même descendre dans son lit. L'installation de tubes sonores reliés au son de la rivière permet d'en écouter le murmure d'en haut, installé sur des chaises longues propices à cette contemplation sonore.
Le projet propose une structure artistique métallique flottante, mais aussi une buvette en bois, d'enrichir la pelouse, de créer une lisière étagée... Autant d'écosystèmes créés de toutes pièces par l'homme mais favorables aux petits animaux.