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Sur tout le Plateau, la valeur limite de 120 µg/m³ est dépassée. L'ozone, combiné à la chaleur, peut engendrer de sérieux problèmes de sande. La vague de chaleur est prévue jusqu'à dimanche. Il faut s'attendre à une forte élévation des valeurs d'ozone ces prochains jours.
Selon les termes de l'ordonnance sur la protection de l'air, la moyenne horaire de la concentration en ozone ne doit en aucun cas dépasser 120 µg/m3 plus d'une fois par an.
La Suisse essaie de réduire la concentration d'ozone depuis le milieu des années 80. Les mesures prises montrent leurs effets : les ainsi nommés précurseurs d'ozone – hydrocarbures et oxydes d'azote, à partir desquels l'ozone se forme – ont été réduits de presque deux tiers depuis le milieu des années 80 ; une importante diminution en comparaison européenne.
Malgré ce succès, les valeurs limites d'ozone sont toujours souvent dépassées. Ceci s'explique par diverses raisons. Étant donné que la réduction des précurseurs n'a pas provoqué une diminution équivalente de l'ozone, une réduction plus importante des substances précurseures est nécessaire pour atteindre l'amélioration souhaitée. Parallèlement, les précurseurs d'ozone ont fortement augmenté dans les pays émergents d'Asie du Sud-Est au cours des 25 dernières années. La situation menace de se dégrader en raison du réchauffement climatique. Une augmentation de la fréquence des hautes pressions persistantes en été, qui accentue la concentration d'ozone, est attendue suite au réchauffement climatique. En fonction du scénario, le nombre de jours d'été (en-dessus de 25°C) dans les agglomérations du Plateau pourrait doubler.
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La concentration d'ozone dans l'air en Suisse n'a que légèrement diminué malgré des mesures de protection de l'air appliquées avec succès. Par conséquent, le smog estival est toujours nocif pour la santé de l'homme. Avec le réchauffement climatique, les étés caniculaires tels que ceux de 2003 et 2015 pourraient devenir plus fréquents et à nouveau aggraver les problèmes d’ozone selon la « factsheet » publiée mardi par les Académies suisses des sciences.Immagine: metair
La concentration d’ozone dans l’air en Suisse n’a que légèrement diminué malgré des mesures de protection de l’air appliquées avec succès. Par conséquent, le smog estival est toujours nocif pour la santé de l’homme. Avec le réchauffement climatique, les étés caniculaires tels que ceux de 2003 et 2015 pourraient devenir plus fréquents et à nouveau aggraver les problèmes d’ozone.