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Les régions d'estivage représentent une part non négligeable du paysage rural dans les Alpes, les Préalpes et le Jura. Les contributions d'estivage contribuent à assurer l'exploitation durable de ces surfaces sur l'ensemble du territoire.
Des contributions d'estivage sont accordées pour autant que la gestion des exploitations soit conforme aux prescriptions et respectueuse de l'environnement. Les exploitants qui estivent des animaux sur une exploitation d'estivage, de pâturage ou de pâturages communautaires ont droit aux contributions (cf. OTerm, art. 2, 6 à 9).
Les contributions d'estivage sont versées par pâquier normal (PN) ou par UGB. Un PN correspond à l'estivage d'une UGB pendant 100 jours. Les taux de contribution (art. 4 OCest) s'élèvent à :
330 fr./UGB:
pour les vaches, brebis et chèvres traites estivées de 56 à 100 jours
330 fr./PN:
pour les moutons surveillés en permanence, sans les brebis laitières, et pour
250 fr./PN:
pour les moutons gardés sur des pâturages tournants, sans les brebis laitières,
120 fr./PN:
pour les moutons gardés selon une autre conduite du pâturage, sans les
Les taux des contributions ont été augmentés en 2009 et 2010 et sont aujourd'hui environ 10 % supérieurs aux taux des années précédentes. Suite à ces augmentations, le montant des contributions devrait atteindre quelque 100 millions de francs par année. Les chiffres définitifs sont publiés chaque année dans le rapport agricole.
La surface d'estivage en Suisse est d'environ 530 000 hectares. Elle est exploitée par un peu plus de 7000 exploitations gardant quelque 300 000 UGB estivées.
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