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Le conflit en Syrie pourrait se résoudre en moins d'une année, mais la volonté de ceux qui souhaitent un changement de régime va le faire "traîner" en longueur, a affirmé le président syrien Bachar al-Assad jeudi. Pour lui, seuls la Russie et l'Iran y sont disposés.
"Mais pas l'Occident. Aucun pays occidental n'est prêt" à mettre fin à la guerre qui ravage son pays depuis près de cinq ans, a-t-il déclaré en anglais dans un entretien à la chaîne néerlandaise NPO2.
Ces déclarations interviennent à la veille d'une réunion multilatérale à New York sur la Syrie, où le sort du chef de l'Etat syrien, élément crucial d'un règlement, sera évoqué. Cette rencontre s'inscrit dans le processus dit de Vienne, par lequel 17 pays, y compris la Russie et l'Iran, étaient tombés d'accord le 14 novembre sur une feuille de route politique pour la Syrie.
Assad sarcastique
Pour le dirigeant syrien contesté, la guerre pourrait cesser en moins d'un an "si les pays responsables agissent contre l'afflux" de combattants étrangers qui se regroupent en Syrie.
"Le problème est qu'ils continuent à les soutenir quotidiennement, parce qu'ils veulent une solution, ce qu'ils ont appelé une solution politique, aboutissant à un changement de l'Etat", a-t-il ajouté. "C'est pour cela que cela va traîner", a-t-il conclu.
Le président, au ton jusque-là détendu, s'est montré sarcastique lorsqu'il lui a été demandé s'il se félicitait que les positions occidentales réclamant son départ semblent s'être assouplies. "Je faisais mes bagages; je devais partir. Mais maintenant je peux rester", a-t-il déclaré.
La guerre, qui ravage la Syrie, a fait plus de 250'000 morts depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad.
ATS