Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07035.jsonl.gz/1252

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
La majorité des élus municipaux de Rome, 26 sur 48, a démissionné officiellement vendredi soir. Leur départ a entraîné automatiquement celui du maire Ignazio Marino, qui après avoir annoncé sa démission il y a 20 jours l'avait retirée jeudi.
En vertu du règlement municipal, la démission de la majorité des élus entraîne la déchéance de toutes les institutions municipales et la nomination dans de très brefs délais d'un commissaire qui dirigera la ville jusqu'aux prochaines élections, vraisemblablement à l'été 2016.
Ce ballet de M. Marino, un pas en avant, un pas en arrière, avait profondément énervé la majorité de ses collègues du Parti démocrate (PD) du chef du gouvernement Matteo Renzi qui le soutenait du bout des lèvres depuis plusieurs mois. Le PD avait réclamé ouvertement sa démission après l'énième scandale, une histoire de notes de frais injustifiées.
Jamais détourné un centime d'argent public
Plus tôt dans la journée, M. Marino s'était une nouvelle fois défendu, affirmant n'avoir jamais détourné un seul centime d'argent public.
"Je crois m'être bien expliqué" auprès des magistrats. "Je suis certain de n'avoir jamais utilisé de l'argent public à des fins privées", avait affirmé le maire de la ville éternelle lors d'une conférence de presse.
Mais il n'a pas convaincu le PD, qui a fait démissionner ses 19 élus au conseil municipal, auxquels se sont joints sept autres conseillers, aussi bien de la majorité que de l'opposition, pour mettre fin à ce que de nombreux observateurs ont qualifié de "farce".
Selon les médias italiens, M. Marino voulait défier le PD du chef du gouvernement Matteo Renzi, avec lequel il a de mauvaises relations depuis des mois. Il aurait cherché à l'obliger à faire voter publiquement une motion de défiance à son égard.
ATS