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Cet ouvrage analyse la place et l'évolution des métiers et de l'artisanat, des origines à nos jours, particulièrement en France. Sans occulter les aspects économiques et juridiques, il s'attache à étudier les conditions socio-anthropologiques d'exercice des activités aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles et le passage des métiers à l'artisanat. L'image des artisans a toujours été brouillée, entre archaïsme et modernité, révolution et maréchalisme... Le secteur artisanal est dynamique et créateur d'emplois dans toute la Communauté européenne, mais sa lisibilité juridique est faible et une harmonisation est nécessaire.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Ce livre s'efforce de présenter les données empiriques les plus significatives et les principales théories de la croissance des services. Cette croissance suscite de vifs débats : après l'agriculture, l'industrie est-elle condamnée à régresser dans l'emploi et dans la valeur ajoutée ? La consommation des ménages s'oriente-t-elle de plus en plus vers les services au détriment des biens ? Les achats et les investissements des entreprises et des administrations portent-ils de façon croissante sur des réalités dites « immatérielles » ? La croissance du produit national et de la productivité n'est-elle pas conduite à s'essouffler dans une « économie de services » ? Peut-on équilibrer la balance des paiements avec des services ? L'emploi tertiaire n'est-il pas de nature duale, avec, d'un côté, le tertiaire supérieur des experts et professionnels et, de l'autre, les « petits boulots » de la restauration, de la distribution et des services de proximité ? Ce dualisme des emplois ne s'accompagne-t-il pas d'une forte polarisation spatiale des activités, sacrifiant des villes de second rang et des banlieues sur l'autel des nouveaux centres d'affaires des métropoles favorisées ? Des réponses, souvent contradictoires à ces différentes questions, seront fournies, sur la base des principaux travaux existants
Quelque 450 milliards de francs sont dépensés, chaque année en France, pour former enfants, adolescents et adultes. Pourtant, plus de trois millions de personnes sont, aujourd'hui, au chômage et la qualification par la formation reste un mot d'ordre, plus qu'une réalité tangible. Car notre système de formation est éclaté : les procédures administratives en ont fait un lieu de tensions multiples et contradictoires. Hommes politiques, responsables d'entreprises, partenaires sociaux, enseignants et formateurs : personne ne peut plus ignorer qu'une nouvelle approche de la formation est devenue indispensable, pour rendre à notre société le dynamisme et la vigueur qui semblent l'avoir quittée. Ce livre se veut une réflexion sur notre système de formation, initiale et continue. Celui-ci est analysé et comparé, tour à tour, avec ceux de nos principaux partenaires européens. L'objectif n'est pas d'apporter la solution unique. Il est bien, plutôt, de proposer une autre conception de l'école, une autre implication des pouvoirs publics, et une autre légitimité des partenaires sociaux. L'enjeu financier est colossal, l'enjeu de société aussi ; mais il l'est également pour chacun d'entre nous, qui devons nous former tout au long de notre vie.
Ce guide permet aux candidats de comprendre ces outils de présélection professionnelle, en présentant les différents modèles de tests et les théories qui les sous-tendent. Ils sont présentés sous l'angle scientifique, déontologique et légal. « Copyright E
Une présentation des fondements et de l'activité de l'OIT, depuis sa création en 1919. La législation sociale internationale qu'elle entreprend doit inclure, à l'heure de la mondialisation, une clause sociale dans les accords qui régissent le commerce international.
Présente les caractéristiques juridiques originales et les multiples implications psycho-sociologiques du phénomène collectif de la grève en France.
Redécouvrir le travail en équipe, s'entraîner aux entretiens de recrutement, accéder aux emplois par le bouche à oreille, réduire ses frais. Chercher un emploi en groupe apporte un souffle nouveau dans un exercice long et difficile.
Le travailleur sans papier, le bénévole de la Croix-Rouge, la ménagère, le gros fraudeur, le petit escroc et le jardinier du dimanche, que peuvent avoir en commun ces personnages qu'on dirait sortis d'un roman d'Agatha Christie ? Tout simplement que leurs activités, si différentes soient-elles au premier abord, échappent largement aux statistiques économiques officielles et à toutes formes d'imposition. Discrètes, voire clandestines, elles se prêtent mal à l'évaluation. Ce phénomène est-il récent ? Comment en mesurer l'ampleur ? Quelles en sont les conséquences sur la vie d'un pays, en particulier sur la croissance, l'emploi et la répartition des revenus ? À ces questions, l'auteur de ce livre répond avec prudence et clarté, en s'appuyant sur les études les plus récentes et sur des enquêtes inédites. Il essaie de donner un éclairage nouveau à cette face cachée de l'économie presque aussi considérable, semble-t-il, que sa face visible.
Troisième volet des mémoires de ce militant qui fut secrétaire de l'Union syndicale CGT de la métallurgie de la région parisienne en 1945 et devint, dans les années cinquante, membre du comité central du Parti communiste. Il rapporte ici les évènements des lendemains de la Libération jusqu'à l'éviction des ministres communistes du gouvernement Ramadier en 1947. Copyright Electre
En moins de vingt ans, les syndicats, acteurs centraux de la société française, sont en passe de devenir des institutions sans base sociale. Ont-ils les ressources suffisantes pour redresser la situation et au prix de quelles mutations ? Pour répondre à ces questions, encore faut-il que les syndicalistes acceptent de se regarder tels qu'ils sont et tels qu'ils fonctionnent. C'est ce que la CFDT a accepté de faire. Pierre Éric Tixier, sociologue des organisations, a mené une grande enquête à tous les niveaux de la CFDT, du délégué syndical à la Commission exécutive confédérale. Comment se construisent les jeux d'acteurs entre sommet et base ? Comment le syndicalisme peut-il se redéfinir face à la modernisation de l'entreprise ? Quels sont les invariants de son idéologie et de sa stratégie ? Rompant avec l'histoire héroïque du mouvement ouvrier, avec la sociologie naturaliste de la classe ou l'analyse politique réduite aux textes officiels, l'auteur, par cette recherche qui dépasse le cas de la CFDT, renouvelle l'étude du syndicalisme en France.
Les attentes et les incertitudes identitaires d'un groupe social en expansion qui ne se reconnaît ni dans la classe ouvrière, même s'il en est issu, ni dans le groupe des cadres, dont il se sent exclu, et interpelle aussi bien les organisations syndicales que le patronat.
Historienne, l'auteur a écrit de nombreux ouvrages sur la société, l'économie et les mentalités en France, du XVIe au XVIIIe siècle. Son ouvrage sur la vallée de la Dordogne est une étude pionnière et un retour aux sources d'un monde récemment perdu : celui des cours d'eau navigables et de leurs gens de rivière.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Les 9, 10 et 11 novembre 1984, à l'initiative de l'ATLF1 et de l'ATLAS2, avec le concours de diverses instances et organismes publics et privés, quelque deux cents traducteurs français ou étrangers se trouvèrent réunis en Arles pour une rencontre désormais annuelle : les Assises de la Traduction littéraire. Ensemble, pendant trois jours, ces professionnels, ces passionnés, ces découvreurs de livres et d'auteurs souvent fameux ont dialogué, discuté de leur métier, de leur identité, de leur statut, réfléchi sur les devoirs et les droits qui étaient les leurs. Quant à nous, installés en Arles, et conscients de ce que notre catalogue doit aux suggestions et au travail de ces professionnels, il nous a semblé opportun - au moment où la municipalité arlésienne, menant à bien le projet de l'ATLAS, ouvrait une Maison de la Traduction, faisant ainsi d'Arles la ville française des traducteurs - d'accueillir sous notre marque les textes des communications et des débats de ces premières Assises. Hubert Nyssen
Un guide indispensable, pour préparer son départ sur plusieurs plans - la législation américaine exige de grandes garanties ; passant en revue toutes les étapes de l'installation dont : l'obtention de la Carte verte (Green card), la recherche d'un logement,...
Dans le courant des années quatre-vingt, le classement par ordre décroissant des inégalités de salaires pour l'ensemble des salariés est, pour les principaux pays de l'Est et de l'Ouest, le suivant : 1. les États-Unis ; 2. la France ; 3. la Belgique, le Royaume-Uni, la Pologne, l'URSS (tous à peu près au même niveau) ; 7. la Hongrie et la RFA ; 9. la Tchécoslovaquie ; 10. le Danemark. Ainsi, les différences à l'intérieur de chaque système apparaissent-elles au moins aussi importantes qu'entre les deux systèmes. Bien plus, les déterminants des inégalités de salaires sont souvent les mêmes. II s'agit du niveau de formation des salariés, de la discrimination à l'égard des femmes, du pouvoir des entreprises les plus concentrées qui, dans les deux systèmes, versent des salaires relativement élevés. Cependant, certaines différences « systémiques » peuvent être mises en évidence. Elles s'expliquent tout d'abord par le modèle de croissance suivi par les économies de type soviétique qui privilégie les salariés de certaines industries lourdes (mines, sidérurgie). Finalement la justification des similitudes dégagées par l'analyse statistique ne trouve pas tant ses racines dans la convergence des conceptions du salaire selon les théories du marché et de la planification, que dans les modalités de l'organisation du travail et des politiques salariales suivies par les entreprises des deux systèmes.
Les auteurs passent en revue les principales thèses des économistes, juristes et sociologues, mais réfutent les habituelles conclusions le plus souvent à la gloire des syndicats.
Le syndicalisme a-t-il un avenir ? Cent ans d'existence ont-ils émoussé son efficacité ? Les syndicats ont-ils les ressources suffisantes pour affronter les défis d'un second siècle, au moment même où le social revient sur le devant de la scène ? Ces questions, posées crûment, sont au coeur de ce livre à plusieurs voix, où interviennent des militants syndicaux exerçant, ou ayant exercé, des responsabilités importantes à la CGT, à la CFDT, à la CGT-FO et aux Autonomes. Leur démarche, novatrice parce que fondée sur le dialogue entre militants de différents horizons, analyse les raisons de la crise encore sous-estimée du syndicalisme : dépendance à l'égard des partis politiques, absence de volonté unitaire, difficultés à prendre en compte les aspirations nouvelles des salariés et des chômeurs, manque d'outils pour peser sur la nouvelle donne internationale. Parce qu'ils refusent de se résigner, devant les difficultés auxquelles se trouve confronté le mouvement syndical, les auteurs tracent des pistes de réflexion et des propositions stimulantes, qui sont autant de pièces à verser à un débat vital pour l'ensemble de la société.
Le syndicalisme peut-il se contenter de relayer la contestation des salariés ? Doit-il au contraire accompagner une modernisation, souvent synonyme de licenciement, en laissant, au patronat et aux dirigeants, le soin d'en définir le contenu ? Ce livre brise un tabou, en examinant une autre voie : celle d'un syndicalisme du troisième type, qui remet en cause le contenu de la modernisation et propose d'autres choix de gestion dans les entreprises. Cette option, loin d'être une chimère, est déjà une réalité dans les pratiques syndicales de nombreuses entreprises racontées et analysées dans cet ouvrage : les syndicats de Thomson proposent des solutions novatrices, pour reconvertir les technologies de l'armement à des fins civiles, des ouvrières du textile imaginent un plan de développement de leur entreprise menacée de faillite, des syndicalistes de la santé s'investissent, pour lier des embauches à une meilleure qualité des soins... Dans une passionnante rétrospective historique, ce livre révèle également une tradition syndicale d'intervention dans la gestion, entrant en débat avec ceux qui, au nom de la pureté révolutionnaire, préfèrent rester entre eux pour briser la tutelle de la classe dominante. Fort de ce détour historique, d'une analyse détaillée des innovations syndicales actuelles, cet ouvrage enrichira les pratiques et les réflexions de ceux qui cherchent des alternatives, face aux prétentions universelles de l'économie libérale.
Emmitouflé dans son ciré jaune, Jean s'égosille dans son porte-voix. En l'espace d'un quart d'heure, le vacarme des moteurs de la vingtaine de camions forcés de s'arrêter, est devenu assourdissant. Incrédules, nombres de chauffeurs passent la tête en dehors de leur cabine, pour tenter de comprendre les raisons de cette halte imprévue au coeur de la nuit. Il est minuit et demi, lundi 18 novembre 1996, à un rond point perdu à l'entrée de Vitry-le-François. Le mouvement national de protestation, lancé par tous les syndicats de chauffeurs routiers, vient de commencer. L'action spectaculaire des routiers a marqué durablement l'actualité sociale de la fin de l'année 1996. Ce livre raconte ce conflit de l'intérieur. Les propos de chauffeurs saisis sur le vif, au cours d'une longue enquête, trouvent leur prolongement dans les analyses des conditions de travail moyenâgeuses imposées dans ce secteur. En donnant également la parole aux syndicats, cet ouvrage souligne leur place prépondérante dans ce conflit. Au fil des pages, apparaissent les raisons de la colère des routiers : elles prennent racine dans les logiques économiques, et les interventions publiques, qui traversent l'histoire de ce mode de transport. En ce sens, comme le montre cet ouvrage, le mouvement de novembre 1996 apparaîtra comme l'acte fondateur d'une nouvelle donne sociale dans le transport routier.
Pour en finir avec la fin du travail. La persistance du chômage massif, depuis vingt ans, annonce-t-elle vraiment la fin du travail ? À première vue le raisonnement séduit : puisque l'emploi est en crise, c'est donc que le travail se raréfie. D'autres voix annoncent également la fin du salariat, et l'avènement du travailleur indépendant, puisque la précarité des contrats se développe... Si ces discours s'appuient sur une certaine vision de la réalité sociale, sont-ils pour autant les plus justes ? Ne cautionnent-ils pas le fatalisme ambiant, en accompagnant socialement un libéralisme intégral qui n'ose pas dire son nom ? Telle est l'interpellation centrale de cet ouvrage. À tous ceux qui perçoivent, dans la crise actuelle, le début de la fin du travail, l'auteur, Anne-Marie Grozelier, objecte que, tous comptes faits, le travail conserve une place essentielle dans la vie économique et sociale, sans compter qu'il reste le moyen le plus sûr d'entériner le contrat social offert à chacun dans la société moderne. À partir d'une analyse rigoureuse, fondée sur le croisement d'approches sociologiques, économiques voire philosophiques, et étayée par de nombreux exemples, ce livre de synthèse est un plaidoyer vigoureux pour la construction d'une société salariale, qui conjugue reconnaissance du travail, mobilité et solidarité.
La crise économique frappe, de façon spectaculaire, le groupe des cinquante-soixante-cinq ans : on est licencié définitivement à cinquante ans à Longwy. L'auteur a rencontré plusieurs centaines de ceux qu'on appelle préretraités, à la fois chômeurs âgés et jeunes vieux, ouvriers et cadres, dans la sidérurgie, le textile et ailleurs... Il a découvert un nouveau groupe social, sans statut, ni salarié, ni retraité, ni chômeur, décrété vieux par la société quels que soient son âge et son état. Il a analysé la crise de la fin de la vie professionnelle et du licenciement, le présent et l'avenir de ces hommes et de ces femmes, leur passé professionnel et familial. Il a ainsi brossé l'histoire sociale d'une génération, de la fin de la guerre de 1914 à l'an 2000... L'avenir à reculons retrace l'histoire de la vieillesse en France depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale : la vieillesse devient la retraite ; la vieillesse devient ensuite le troisième âge ; une nouvelle vieillesse émerge maintenant, définie par les forces et acteurs économiques. De quarante-cinq à soixante-cinq ans, dans l'entreprise comme à l'extérieur, on tend à être exclu, on vit une situation instable, sans statut : vie précaire ? société duale ? autre chose ?... L'auteur situe les enjeux de ces changements sociaux, interpellant ainsi les militants, les élus, les travailleurs sociaux, tous ceux qui veulent comprendre notre avenir.
Prud'hommes, comités d'entreprise, délégués du personnel, sécurité sociale, commissions paritaires de la fonction publique, chambres consulaires... Pour beaucoup, ces élections semblent composer un véritable maquis que ce livre a justement pour projet de défricher, mais aussi de déchiffrer...