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Des milliers de personnes ont manifesté jeudi à Buenos Aires pour réclamer l'instauration d'un «revenu universel».
Le cortège s'est rassemblé sous les fenêtres du palais présidentiel où le président de centre gauche, Alberto Fernandez, rencontrait sa ministre de l'Economie, Silvina Batakis, opposée à une telle mesure, alors qu'enflent des rumeurs de remaniement ministériel.
L'instauration d'un revenu universel est réclamée depuis des semaines par les groupes de gauche radicale autrefois proches de la coalition au pouvoir «Frente de Todos», mais qui s'opposent désormais au gouvernement à mesure que se détériore la situation économique et sociale.
Ils ont estimé son montant équivalant à deux paniers alimentaires de base pour un adulte, soit environ 67 000 pesos (488 francs) pour toutes les personnes à faible revenu.
L'Argentine connaît l'un des taux d'inflation les plus élevés au monde, avec un cumul de 36,2% au seul premier semestre de cette année, et la pauvreté touche 37% des 45 millions d'habitants:
L'Argentine, qui a renégocié avec le Fonds monétaire international (FMI) le rééchelonnement d'un prêt de 44 milliards contracté en 2018, s'est engagée à une réduction du déficit public de 3% en 2021 à 0,9% du PIB en 2024. Silvina Batakis rentre de Washington où elle a rencontré la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, et d'autres représentants d'organisations multilatérales.
Selon la presse argentine, le président Fernandez pourrait annoncer dans les prochains jours un remaniement de son gouvernement que Batakis a rejoint il y a moins d'un mois suite à la démission de son prédécesseur, Martin Guzman. (ats/jch)
Contre le charbon et le méthane, et pour le nucléaire et les renouvelables. Les pays réunis à la COP28 à Dubaï mettent les projecteurs samedi sur le monde énergétique de demain, parallèlement à des négociations sur comment parvenir à un monde sans énergies fossiles.