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Il a fait part de sa position jeudi en réponse à une interpellation de Gabriela Suter (PS/AG). Selon l'Argovienne, 1,2 million de personnes en Suisse subissent un bruit routier excessif. Selon elle, l'utilisation de pneus plus silencieux constitue une solution à faible coût et rapide. Elle pose la question d'une éventuelle interdiction de mise sur le marché des pneus bruyants.
Pour le Conseil fédéral, cette option n'est pas d'actualité en ce moment. Selon une estimation simplifiée, les pneumatiques plus silencieux permettraient en moyenne d'abaisser les émissions sonores de 1 dB pour les camions et de 2 dB pour les voitures. Le nombre de personnes exposées à des valeurs d'immission supérieures à la limite admise diminuerait d'environ 30%, soit quelque 330'000 personnes.
Ce n'est qu'en combinant plusieurs mesures telles que l'abaissement de la vitesse, les revêtements phonoabsorbants et les pneus silencieux qu'on pourrait réduire d'environ 95% le nombre de personnes exposées à trop de bruit. Cela concernerait environ un peu plus d'un million de personnes.
Dans le cadre de cet effort global, le Conseil fédéral examine la possibilité de conclure un accord sectoriel afin de promouvoir les pneus silencieux. Mais il rappelle que le bruit issu de cette source n'est qu'un aspect parmi d'autres, comme le freinage ou l'adhérence. Et compte tenu des obligations internationales de la Suisse, il serait difficile d'interdire les pneus les plus bruyants.
Au niveau cantonal, Genève a défini une stratégie en 2021 pour mieux lutter contre la pollution sonore. Parmi les mesures prises, il a décidé, dès cette année, de subventionner des pneus silencieux, une mesure évaluée à un million de francs pendant cinq ans.