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Un rayonnement est une émission d’énergie et/ou un faisceau de particules.
Certains rayonnements (X et gamma) sont dit ionisants car ils émettent des « rayons » d’énergies suffisantes pour transformer les atomes qu’ils traversent en ions (un atome qui a perdu ou gagné un ou plusieurs électrons).
Timeline
En 1838, le chimiste et physicien britannique Faraday s’intéresse aux décharges électriques dans les gaz raréfiés grâce au dispositif suivant : une anode et une cathode sont placées en vis-à-vis dans un tube en verre, la cathode est mise sous tension et si celle-ci est assez élevée cela déclenche une étincelle entre les deux électrodes (figure 1.) Si on diminue la pression du gaz dans l’ampoule, on constate que l’apparence de l’étincelle se change en une émanation violette. Faraday pense alors avoir découvert un quatrième état de la matière qu’il nomme « matière radiante ».
En 1869, son élève Hittorf prouve que cette lueur est due à l’arrivée sur le verre de rayons qui se propagent en ligne droite depuis la cathode. Pour cela il dispose une croix métallique face à la cathode et observe l’ombre de cette croix sur la paroi du tube opposée à la cathode. Ces rayons seront nommés « rayons cathodiques ». Il montre également que les rayons cathodiques peuvent être déviés par un aimant.
En 1895, le physicien allemand Wilhelm Röntgen alors âgé de 50 ans étudie le rayonnement cathodique avec des tubes de Crookes. Il s’intéresse plus précisément à la pénétration des rayons dans le verre. Il a déjà été constaté à l’époque que les rayons cathodiques peuvent franchir la paroi du tube et pénétrer de quelques centimètres dans l’air.
Dans la soirée du 8 novembre, au cours de ses travaux préliminaires il décide de recouvrir le tube d’un cache en carton noir. Il constate alors qu’un écran recouvert d’une couche de platinocyanure de baryum placé fortuitement en face du tube devient fluorescent lors de la décharge. Or il sait qu’à cette distance, la fluorescence ne peut pas être due aux rayons cathodiques. Il éloigne encore l’écran et constate que la fluorescence persiste malgré l’augmentation de la couche d’air à traverser. Puis il intercale des objets entre l’ampoule et l’écran : une feuille de papier, une feuille d’aluminium, du bois, du verre et même un livre de mille pages. À chaque fois la fluorescence persiste : il en conclut qu’il vient de découvrir un rayonnement distinct de celui émis par la cathode, très pénétrant puisqu’il est capable de traverser la matière. Ces rayons étant inconnus jusqu’alors, il les nomme « X » du nom de l’inconnue en mathématiques.
Il réalise également le premier cliché radiographique le 22 décembre 1895 en intercalant la main de son épouse entre le tube de Crookes et une plaque photographique
L’usage des rayons X pour réaliser des images médicales se répand dans le monde entier dès 1896.
En une quinzaine d’année les amputations des doigts et de la main et les décès parmi les praticiens se sont généralisées. Le corps médical prend alors conscience de la nocivité des rayons X sur les tissus humains. Les effets en sont cumulatifs, il faut donc prendre des mesures de protection, c’est la naissance de la radioprotection. Les appareils commencent à être conçus pour permettre une manipulation à distance et le praticien est abrité derrière une vitre plombée pour minimiser l’exposition aux rayons.
Pendant la première guerre mondiale, Marie Curie est à l’origine de la création d’un service de radiologie aux armées dont elle prend la direction. Elle fera équiper des camions d’appareils radiologiques (surnommés les « petites Curie ») qui permettront de monter au front traiter les blessés non-rapatriables à l’arrière. Plus d’un million d’examens radiologiques seront réalisés pendant la guerre évitant ainsi les complications et sauvant sans doute la vie de milliers d’hommes.
1914
Un institut du radium dédié à la recherche médicale contre le cancer et à son traitement par radiothérapie est fondé en 1914. L’institut Curie en est aujourd’hui l’héritier.
1951
L’échographie utilise des ultrasons qui se répercute sur le sujet à analyser et sont ensuite convertis en impulsions électriques numérisées et affichées sur ordinateur.
1972
Le Scanner appelé aussi tomodensitométrie est un examen qui utilise les rayons X.Il étudie le cerveau, la cage thoracique, l’abdomen ou encore les os.
Il recherche des anomalies qui ne sont pas visibles sur des radiographies standard ou à l’échographie.
1972
L’IRM utilise les propriétés magnétiques du corps humain, placé dans un tunnel qui est en fait une sorte d’aimant géant. Des antennes sont adaptées à la zone à explorer. Cela permet une analyse très fine des tissus mous notamment du cerveau et de la moelle épinière.
Aujourd’hui
Les personnes travaillant dans le domaine de la radiologie utilisent différents types d’appareils de radiologie dans le but de voir et de prendre des images de l’intérieur du corps humain. Les machines à rayons X, de tomographie axiale par ordinateur (CAT) et d’imagerie par résonance magnétique (IRM) font partie de celles utilisées en radiologie.
Actuellement les progrès se basent surtout sur la recherche contre le cancer et le dépistage de ce dernier. Pour ce qui est des appareils de radiologie en soit, il n’y a pas vraiment de recherches sur de nouveau types d’appareils. On améliore simplement les techniques et machines actuellement utilisées.
FUTUR
Pour le futur, la médecine se dirige de plus en plus vers la robotique et l’intelligence artificielle. On peut donc s’attendre voir la nano-technologie et des petits robots élire domicile dans nos propres corps afin de remplacer les appareils de radiologie. En effet ces derniers nous renseigneront en tout temps sur l’état de notre corps et détecteront les anomalies s’y développant. Ces technologies pourront peut-être même directement soigner la maladie.
Entretiens
|· Expérience perso
Ayant passé de nombreux examens médicaux et ayant utilisé la quasi-totalité des différents types d’appareils radiologique, je pourrai user de mon expérience personnelle pour la thématique.
1. Quand a été votre premier contact avec un appareil de radiologie ?
Vers 10ans
2. Pourquoi
Pour une radio des dents
3. Quel souvenir en gardez-vous ?
Voir la personne sortir de la salle me disait rien de bon
4. Aviez-vous peur ?
Pas vraiment j’étais plus confus
5. Avez-vous eu d’autres expériences depuis ?
Oui, 2 Ultrasons, un IRM, d’autres radios dentaires, une radio du nez, un arthro-IRM de l’épaule(liquide de contrast), un IRM du genou. Je crois qu’il ne me manque plus que le scanner !
6. Avez-vous confiance en ce système ?
Oui, mais, ayant déjà fait de nombreuses radiologies en tout genre, je me demande toujours à partir de quelle fréquence d’utilisation commence-t-on à se poser des questions sur la santé et la sécurité du patient.
7. Changeriez-vous quelque chose dans la manière d’utiliser ces appareils ?
Je pense qu’il est difficile de changer radicalement la manière dont on les utilise car ils doivent avant tout être fonctionnels. Mais peut être ajouter un peu de couleur aux salles et aux appareils rendrait le tout plus accueillant
|· Étudiante en radiologie
1. Qu’est-ce qui vous plait dans la radiologie ?
Le cote technique des radios tout en sachant les analyser et en etant en contact avec le patient
2. Quand est-ce que cet intérêt s’est-il développé chez vous ?
Il y a plusieurs annees mais il s’est développé avec les cours de cette annee
3. Dans les grandes lignes, comment fonctionne un appareil de radiologie, de nos jours ?
Il faut regler les parametres techniques des machines, avoir un bon positionnement du patient tout en etant confortable
4. Par quelles éléments la lecture de radiographie peut-elle être perturbée /complexifiée ?
A cause de mouvements (respiration, mouvements du patient…), mauvais parametres mauvaise manipulation de la machine, pas assez de temps si produit de contraste
5. Quels sont les progrès fait actuellement dans cette discipline ?
Les machines sont plus rapides ce qui reduit le temps dexamen pour le patient et la reduction de la dose au patient pour l’exposer le moins possible et etre moins nocif pour lui
6. Quels sont les dangers actuels de la radiographie pour vous ?
Toutes les techniques des machines sont a connaitre et peuvent provoquer des confusions qui peuvent etre dangereuses
7. Et pour les patients ?
Trop d’irradiations qui peuvent provoquer des cancers que l’on traite avec des rayons
8. En avez-vous peur ?
Non pas spécialement car on est surveille et on doit utiliser les dosimetres et les murs plombes
9. Au niveau du fonctionnement de la machine, y a-t-il des changements que vous aimeriez apporter ?
Pouvoir rester vers le patient pour le destresser quand il est angoisse mais il est difficile de faire en sorte que les rayons aillent que dans une seule direction
Sources
Film :
Marie Curie
Livre:
Immortel, J-R Dos Santos, 2021