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Après Ferdi Kubler, Joseph Fuchs, Mauro Gianetti et Pascal Richard, Oscar Camenzind est devenu, dimanche, le cinquième Suisse à s'imposer dans la classique cycliste Liège-Bastogne-Liège. Le coureur schwytzois a obtenu au sprint la victoire finale.
Cinquante ans après Ferdi Kubler, le Suisse Oscar Camenzind inscrit son nom au palmarès de Liège-Bastogne-Liège, la plus prestigieuse classique printanière, appelée aussi «la Doyenne».
Au sprint, Oscar Camenzind s'est imposé devant ses quatre compagnons d'échappée, dans l'ordre: l'Italien Davide Rebellin, l'Espagnol David Etxebarria, considéré comme le meilleur sprinter du groupe, le Florentin Francesco Csagrande et le Neerlandais Michaël Boogerd.
En outre, il faut relever les 9e et la 10e places des frères Beat et Markus Zberg. Les deux Uranais ont sacrifié leurs chances au profit d'un gros travail en faveur de leur leader Boogerd. Mais le Neerlandais n'a pas su - ou pas pu - jouer sa carte dans le dernier kilomètre.
Ainsi, non seulement Oscar Camenzind, coureur de la formation italienne «Lampre», rejoint Kubler sur les tablettes de l'histoire, mais il devient le deuxième Schwytzois, après Joseph Fuchs (Einssielden) en 1981, à s'imposer à Liège, sur le boulevard Jean-Jaurès.
Tous trois ne sont d'ailleurs pas les seuls Suisses à avoir remporté la Doyenne. En 1995, le Tessinois Mauro Gianetti inscrivait son nom au palmarès, une année avant le Vaudois Pascal Richard.
Passé professionnel en 1996, Camenzind se révèle, l'année suivante, en se classant deuxième du Tour de Suisse, derrière le Français Christophe Agnolutto. Et en juin passé, il inscrit la boucle nationale à son palmarès.
Champion du monde à Walkenburg en 1998, sous le crachin et dans le brouillard hollandais, le Suisse Camenzind remporte le Tour de Lombardie devant Boogerd.
Avec la Doyenne, Oscar Camenzind décroche sa deuxième classique Coupe du monde. Dont il occupe au classement la 4e place ex aequo avec de l'Allemand Eric Zabel, un des principaux absents sur les routes ardennaises.
Cette course s'est jouée dans Saint-Nicolas, la dernière difficulté du parcours, située à cinq kilomètres de l'arrivée. C'est là qu'Oscar Camenzind et ses compagnons d'échapppée ont réussi à fausser compagnie avec à propos. Le Suisse a couru intelligemment. Il a fait preuve d'un remarquable sens tactique dans le dernier kilomètre.
«Dans le final, j'avais prévu, dans un premier temps, de prendre la roue d'Etxebarria, en cas de sprint», explique Camenzind. «Mais quand j'ai vu que Casagrande se montrait le plus costaud dans le dernier kilomètre, j'ai changé d'avis. J'ai opté pour prendre sa roue. Le plus dur de la journée? Ce fut cette côte de St-Nicolas. Par deux fois, Casagrande a placé un puissant démarrage».
Ensuite, le Schwytzois devait lâcher: «Ce fut une drôle de course. Pour les favoris, elle a débuté très tard». Et le bientôt trentenaire d'ajouter: «Mon équipe a parfaitement fonctionné. Toute la journée, un équipier est resté à mes côtés, au cas où des ennuis me seraient arrivés.
Et Oscar Camenzind, le vainqueur de cette Doyenne 2001, de conclure: «Mon pro-chain objectif est le Tour de Romandie. Je vais le courir dans l'optique de le remporter».
Pierre-Henri Bonvin