Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07083.jsonl.gz/943

Un lecteur apporte des corrections et des compléments à l’article consacré au livre de Sophie Pavillon, L’Ombre rouge (DP, no 1410).
Est-il besoin de rappeler que Conradi n’était pas « un Russe blanc », mais un Helvète rentré au pays après des décennies où sa famille avait vécu dans la Russie des tsars ? Et que la légitime colère des Soviets après le procès dudit Conradi était due, non à l’attentat lui-même, mais à l’acquittement du meurtrier par une justice vaudoise déjà difficile à suivre dans son interprétation de la notion de responsabilité ? Que les tentatives soviétiques de renouer les relations avec Berne furent obstinément ignorées par la Suisse, qui fut un des très rares pays à s’opposer à l’entrée de l’URSS dans la SDN en 1930 ? Qu’avant mars 1940, la myopie de la politique étrangère ne peut pas être attribuée à Pilet-Golaz, qui avait en charge les PTT et les CFF, mais qu’elle est de la responsabilité de Giuseppe Motta jusqu’à sa mort en janvier 1940?
Ces imprécisions et ces erreurs sont certainement, et jusqu’à preuve du contraire, à attribuer au compte rendu et non au livre. En est-il de même du résumé péremptoire: « Y sont stigmatisés l’étroitesse de la politique extérieure suisse, son anti-bolchévisme crispé, son attentisme diplomatique »?
Rémy Python, Allaman