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Berne - Le président de l'UBS Kaspar Villiger défend une nouvelle fois dans la presse alémanique le versement de bonus élevés à ses cadres. Il en va de la capacité de la grande banque à conserver ses meilleurs éléments, pour éviter de les voir partir chez les concurrents.
"Si nous ne payons pas de bonus, nous pouvons fermer demain", a résumé l'ancien conseiller fédéral dans une interview parue dans le "Blick". "Nous avions réellement peur d'un exode massif", a-t-il renchéri dans les colonnes de la "Neue Zürcher Zeitung" du même jour.
L'ancien ministre des finances s'exprime encore sur le refus des actionnaires, réunis en assemblée générale mercredi, d'accorder la décharge à l'équipe dirigeante en 2007, qui correspond au début de la fin de l'ère Marcel Ospel. L'UBS ne changera pas sa volonté de ne pas entamer de poursuites civiles.
"Le monde n'a pas changé avec cette décision", relève le président du conseil d'administration dans la "NZZ". "Le conseil est arrivé à la conclusion que des années de procédures mettant l'UBS en première ligne des médias, avec des coûts en millions de francs et une grande incertitude, n'est pas dans l'intérêt de la banque."
Le refus de la décharge n'a donc pas apporté de nouveaux aspects à ses yeux. En cas d'instauration en juin d'une Commission d'enquête parlementaire et d'apparition de nouvelles informations, "la situation pourrait alors évoluer", concède Kaspar Villiger dans le "Blick" cette fois.
ATS