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Film célèbre en son temps, «La Forêt d'émeraude» a paradoxalement été peu remontré depuis, sans doute du fait d'un déclin de la réputation de son auteur. Il est vrai que son scénario, inspiré par une histoire vraie mais qui finit par hésiter entre la fable et le film d'aventures, laisse à désirer e que le talon d'Achille des films de Boorman, le choix et la direction d'acteurs, y est particulièrement visible. Mais avec le recul, il apparaît aussi qu'il pourrait bien s'agir là du film écologiste par excellence. A mi-chemin entre «La Forêt interdite» de Nicholas Ray (1958) et «Avatar» de James Cameron (2009), Boorman y exprime en effet tous les doutes qui se sont imposés depuis lors quant à la supposée supériorité de la civilisation occidentale, son traitement de la nature et des cultures indigènes.