Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06945.jsonl.gz/238

Quel est l'impact de la hausse du prix de l'essence sur le budget des ménages suisses?
Sergio Rossi, économiste: Cette situation peut toucher plusieurs personnes, notamment celles issues de la classe moyenne inférieure et les plus pauvres. Pour ceux et celles qui ont des difficultés financières et qui doivent utiliser la voiture pour aller travailler tous les jours, cette augmentation du prix des carburants risque d'avoir un impact sur l'épargne disponible, qui pourrait se volatiliser.
Qu'est-ce qu'on peut faire pour limiter ça?
Plusieurs mesures peuvent être prises. La première serait de réduire les taxes sur les carburants, ce qui va encourager les gens à utiliser davantage la voiture. Mais ce n'est pas bien pour l'environnement et, surtout, cela va toucher tout le monde de manière indifférenciée, les riches comme les pauvres.
Pour éviter de baisser les taxes sur les carburants, on pourrait aussi offrir aux gens qui en ont besoin un crédit d'impôt, ce qui permettrait au final de réduire leur facture pour l'achat de carburant.
Mais comment déterminer les critères pour y bénéficier?
Cela pourrait être calculé sur la base du revenu disponible. Une autre mesure consisterait à verser des subventions à celles et ceux qui en font la demande, comme on le fait par exemple avec les subsides pour les primes de l'assurance-maladie.
Pourquoi?
Ceux qui s'opposent à ce type de mesures diront que la hausse du prix de l'essence est un phénomène qui relève de l'économie de marché, qu'il ne faut pas intervenir dans le mécanisme de l'offre et de la demande. Selon eux, l'État a déjà beaucoup dépensé pendant la pandémie et devrait plutôt viser un équilibre budgétaire au niveau des finances publiques.
L'une des raisons expliquant la hausse du prix de l'essence est la spéculation financière. Cela devrait-il être réglé?
Il faudrait interdire l'achat et la vente à terme de pétrole par des institutions financières, car ce genre de transactions influence aussi le prix de l'essence et des autres carburants dérivés du pétrole. À défaut de cela, les banques et les fonds de placement devraient payer une taxe sur ces transactions qui les dissuadent de spéculer sur le pétrole.
Alors que la cinquième vague pandémique déferle sur la Suisse, une catégorie de la population est particulièrement touchée: les plus jeunes. Dans presque tous les cantons romands, plus de 30% des personnes en quarantaine sont des enfants. A Fribourg, ce pourcentage s'élève même à 59%, selon des chiffres publiés mercredi dernier par la RTS. Moins vaccinés, voire pas du tout avant 12 ans, les enfants contribuent à la retransmission du virus. Faut-il s'en inquiéter? Les réponses d'Alessandro Diana, vaccinologue et responsable du Centre de Pédiatrie de la Clinique des Grangettes (GE).