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Depuis le plus grand accident industriel de l’histoire, en 1984, en Inde, la ville de Bhopal continue d’amasser des déchets toxiques. Des centaines d’habitants de la ville, dont des survivants de la catastrophe, ont ainsi défilé dans les rues lors d'une visite du ministre de l’Intérieur, P. Chidambaram.
Il y a 27 ans maintenant, dans la nuit du 3 décembre 1984, une fuite de gaz toxique à l'usine américaine de pesticides Union Carbide de Bophal (rachetée 15 ans plus tard par la société Dow Chemical) avait fait des milliers de victimes, aboutissant à un bilan colossal : 3.500 morts par suffocation dans les premiers jours, 15.000 décès des suites de maladies respiratoires et 800.000 autres personnes affectées d'une façon ou d'une autre au cours des années suivantes.
Malgré cette catastrophe, le site de l'usine de pesticides recèle aujourd'hui encore des déchets toxiques et n’a toujours pas été nettoyé. "Près de 20.000 tonnes de déchets toxiques reposent à ciel ouvert à Bhopal, présentant un danger sanitaire pour la population", dénonce auprès de l'AFP Nawab Khan, un des manifestants ayant apostrophé le ministre indien de l’Intérieur lors de sa visite dans la ville.
Or, "personne ne s'interroge aujourd'hui sur la façon de se débarrasser des produits chimiques toxiques", a-t-il ajouté. Le mois dernier, l'organisme public allemand d'aide au développement GIZ a indiqué être en pourparlers avec le gouvernement indien pour retraiter 350 tonnes de déchets de l'usine chimique. Mais aujourd'hui, aucune annonce concrète et officielle n'a encore été faite.
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