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La juge militaire a accepté jeudi les termes d'une partie des infractions pour lesquelles Bradley Manning a proposé de plaider coupable. Le soldat américain est accusé d'avoir transmis des milliers de documents secrets au site WikiLeaks.
La juge a indiqué qu'elle avait "accepté" les termes de huit des 22 chefs d'accusation auxquels Bradley Manning devra répondre. Ces huit charges sont "passibles de 16 années d'emprisonnement" au total (deux ans par infraction), a précisé un juriste militaire au troisième jour d'une audience préliminaire sur la base militaire de Fort Meade (Maryland, est des Etats-Unis).
Ces chefs d'accusation ont été reformulés par la défense de M. Manning dans son projet de plaider coupable, afin d'alléger la peine. Cette décision ne signifie pas que le plaider coupable sera définitivement accepté car l'autorité militaire supérieure doit prendre la décision ultime.
Perpétuité encourue
Les chefs d'accusation les plus graves, dont "collusion avec l'ennemi" pour lequel M. Manning encourt la prison à perpétuité, ne sont pas contenus dans cette proposition et devront toujours être prouvés au procès, prévu pour débuter le 4 février 2013.
Bradley Manning n'a pas non plus plaidé coupable de violation du système informatique gouvernemental ni de vol de la liste des adresses électroniques des forces américaines en Irak.
Le soldat de 24 ans est accusé d'avoir transmis à WikiLeaks, entre novembre 2009 et mai 2010, des documents militaires américains sur les guerres en Irak et en Afghanistan, et 260'000 dépêches du département d'Etat, déclenchant une tempête dans la diplomatie mondiale.
Régime carcéral sévère
Bradley Manning a témoigné jeudi pendant cinq heures. L'audience préliminaire doit durer jusqu'à dimanche et est consacrée aux conditions de détention du soldat à la prison de Quantico, de juillet 2010 à avril 2011. Le détenu a raconté le stress et les brimades et son combat pour échapper au régime carcéral ultrasévère auquel il était soumis en raison des risques présumés de suicide.
ATS