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https://www.commune-henniez.ch/fr/portrait/histoire/welcome.php?action=showinfo&info_id=6892
24.04.2024 21:56:33

Le relais postal d'Henniez
Tandis que le relais de Marnand était consacré au gros roulage, aux voyages privés, les postes suisses avaient préféré établir le leur à Henniez pour égaliser les distances. Les courses postales de Berne à Lausanne, en effet, s'arrêtaient à Gümminen, Morat, Payerne, Henniez, Moudon, Montpreveyres. Un relais à Marnand eût été trop près de Payerne et trop loin de Moudon.
On s'arrêtait devant l'ancien hôtel de l'Ours - ou de la Tour - où le premier étage servait de salle à boire. L'ancien hôtel était flanqué d'une tour et les gens du pays ne disaient pas allons à l'Ours mais allons boire un verre à la Tour. Quand on le reconstruisit vers 1830 on lui donna un nouveau nom, celui de la Cigogne, afin de faire disparaître un témoin de plus de la domination bernoise.
Le panneau qui est reproduit est conservé au Musée postal de Berne, au-dessus d'une boîte aux lettres et d'une "poste aux chevaux" en réduction. On constate que la diligence ne contenait qu'une demi-douzaine de places et que le cocher n'avait aucune protection contre les intempéries.
Si deux chevaux suffisaient pour tirer cette petite diligence sur une route plate, on pense qu'il n'en était pas de même à la montée. C'est pourquoi les postes suisses avaient établi des écuries au bas des fortes montées afin de doubler les chevaux tirant les coches. Une réserve se trouvait à Marnand pour aider les diligences montant par le bois de Bopulex dans la direction de Payerne. Le relais de Marnand était donc utilisé à la fois par la clientèle privée et par les postes suisses. Le panneau ci-dessous concerne évidemment le relais de Payerne, mais il en existait de semblables devant tous les relais suisses.
Une explication à propos du texte : On appelait "poste", autrefois chez nous, la distance de 9600 mètres. En France où ce terme était également employé, une poste équivalait à deux lieues parisiennes, soit à deux fois 3897 mètres environ. Il était d'usage de diviser ces postes en huitièmes. Un huitième valait 1200 mètres, six huitième 7200 mètres, etc. Les six huitièmes de poste qui séparaient Henniez de Payerne d'après le panneau équivalaient donc à 7, 2 kilomètres, ce qui est exact.
d'après Ric Berger in Henniez - Aux sources de l'histoire, 1966.
illustration : Ric Berger
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