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La maladie
C'est une maladie liée à la malnutrition et à la promiscuité. Au niveau planétaire, c'est une des maladies infectieuses les plus meurtrières, après la malaria et le sida.
Dans les pays de l'hémisphère nord, sa fréquence était encore élevée au début du vingtième siècle, mais, grâce à l'amélioration des conditions de vie, elle ne représente plus un problème de santé publique. La maladie se cantonne à des populations marginales : toxicomanes, alcooliques, sidéens, immigrés des pays du sud ou de l'est. Dans les pays où la tuberculose est encore fréquente, la plupart des enfants sont touchés sous la forme d'une infection pulmonaire localisée qui guérit le plus souvent spontanément.
Les germes restent à l'état latent dans la lésion pulmonaire. Mais, si l'organisme s'affaiblit, ils peuvent se disséminer dans l'ensemble des poumons, dans le système urinaire, le squelette ou dans le système nerveux. En l'absence de traitement, la maladie peut évoluer vers la chronicité, l'affaiblissement et la mort. Il existe des antibiotiques spécifiques, mais les germes deviennent de plus en plus résistants.
Le vaccin
Noms de marque : Vaccin B.C.G. SSI®, Vaccin B.C.G. Mérieux®.
On a renoncé à son usage dans la plupart des pays, sauf en France où il est obligatoire avant l'entrée en collectivité.
B.C.G.® est l'abréviation de bacille "bilié de Calmette et Guérin", du nom des inventeurs de ce vaccin. Il est constitué du germe vivant de la tuberculose de la vache, dont la virulence a été atténuée.
Il est inoculé seul et laisse une cicatrice comme le vaccin de la variole. Il peut être appliqué dès la naissance, et la coutume veut qu'on vérifie son efficacité par la "cuti-réaction" ou "test de Mantoux", c'est-à-dire l'injection d'un extrait du germe dans la peau, qui provoque une inflammation locale s'il est positif.
Ce que l'on ne vous dit généralement pas
Ce vaccin a d'emblée été contesté par une partie du corps médical. Une grande étude comparative effectuée en Inde vers 1968 n'a démontré aucun effet protecteur.
Les effets secondaires du vaccin son variés à l'extrême, allant de l'infection chronique du lieu de l'inoculation à des infections généralisées, éventuellement mortelles. Il favorise la survenue des infections ORL, pulmonaires ou urinaires, l'asthme ou une baisse d'énergie pouvant aller jusqu'à la dépression.
La plupart des spécialistes reconnaissent aujourd'hui que ce vaccin n'est pas efficace et que la cuti-réaction n'est pas la preuve d'une protection.
La tuberculose a commencé à régresser en Europe de l'Ouest bien avant l'introduction du vaccin qui n'a pas modifié cette décroissance. Au contraire, à la fin de la deuxième guerre mondiale la fréquence de la maladie était pratiquement la même en France et aux Pays-Bas. Alors que ce dernier pays n'a pas eu recours au vaccin, la mortalité actuelle par tuberculose y est la plus basse d'Europe avec un taux dix fois inférieur à celui de la France.
Nos recommandations
Les personnes exposées à cette maladie, immigrés et immunodéprimés en priorité, doivent être soumises à une surveillance adéquate afin de recevoir un traitement à la première alerte. Quant au B.C.G.®, il n'a pas sa raison d'être. Depuis peu, et après de nombreuses démarches de médecins et de politiciens, l'obligation a enfin été levée pour le B.C.G. Comme pour la variole, la lourdeur administrative associée à l'intangibilité des vaccins font de la France le dernier pays occidental à avoir renoncé à cette vaccination dont l'utilité a toujours été contestée. Combien d'enfants vaccinés n'ont-ils pas été fragilisés dans leurs défenses immunitaires par la faute d'un règlement obsolète ?
Référence : Qui aime bien, vaccine peu ! - Edition 2009