Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06972.jsonl.gz/367

La politique étrangère de Napoléon III
Charles-Louis, est née en 1808, fils de Louis (frère de Napoléon et roi de Hollande entre 1806-1810) et Hortense de Beauharnais. Participe aux mouvements de 1848 en Italie, emprisonnécontact avec les idéaux nationalistes et avec les idées socialistes.
Ecrit deux livres : ‘L’Extinction du paupérisme’ et ‘Idées napoléoniennes’.
Coup d’Etat du 2/12/1851 : tranche le conflit que opposait le président de la république et l’Assemblée nationale étape autoritaire : la concentration du pouvoir dans les mains du prince-président Louis-Napoléon Bonaparte. Proclamation de l’Empire Napoléon III = une restauration singulière.
Largeur de vue, le goût des idées, richesse d’imagination (mais pas créatif) ;
Aisance, charme, pouvoir de séduction. Ce qui manque à cette intelligence c’est le sens des réalités, c’est la capacité de cerner un problème et mesurer les moyens d’exécution d’une solution. Ses idées sont vastes, mais compliquées et confuses. L’imagination prime la volonté et le caractère.
Contradiction des idées, contradiction entre l’audace de la pensée et la timidité dans l’action, contradiction entre les moyens qu’il envisage et les moyens qu’il emploie.
S’occupe personnellement de la PE : la F redevient un foyer d’initiatives pour l’Europe.
Contradiction entre ses vues européennes et son désir de satisfaire l’amour propre national (politique de prestige) Mission européenne de la France : nécessité d’établir une organisation générale de l’Europe par la satisfaction aux vœux des nationalitésla F doit assumer la direction morale.
Pacifiste, ‘L’Empire c’est la paix’. Il préfère la négociation à la guerre. Pas de modernisation de l’armée, mais de la marine. Favorable aux congrès internationaux pour régler les grandes questions internationales dans la paix un tribunal européen. Pourtant il a fait des guerres.
Développement du libre échange abandon progressif du protectionnisme tarifaire
Favorable à une rupture du status quo , il ne voit pas les effets pour la F et pour l’Europe des unifications allemande et italienne – il pense être en mesure de garder la maîtrise des événements : donner des satisfactions partielles aux nationalismes et les arrêter à temps, avant qu’ils deviennent dangereux.
Il reste fidèle à deux points : Ménager la GB (qui a vaincu son oncle) et rompre le front des puissances conservatrices.
Bismarck : ‘il a une suite d’idées fixes, et il ne sait jamais où elles le mèneront. On dirais qu’il les a longuement méditées et qu’il dévoile toute la faiblesse de sa préparation…Il n’est pas inquiétant, mais seulement incertain ‘
Cavour: La politique personnelle de prestige mené par Nap III pourrait être utile à l’Italie.
Richard de Metternich: ‚Il a des moments de lucidité dignes d’un génie et des aveuglements funestes qu’une argumentation irréfutable ne saurait arrêter’
Diplomate anglais: ‘Il veut tout diriger, mais soit par indolence, soit par ignorance, il en est incapable.’

Querelles des lieux saints (1850-52)
R et F: Contrôle des lieux saints délégués aux orthodoxes. Nap III veut garder l’appui des chrétiens : en 1850 il conteste positions acquises par les orthodoxes en Jérusalem + Bethléem et réclame le rétablissement du droit de contrôle des lieux saints basée sur le traité de 1740 entre la F et EO (et le reçoit en 1852).
La R demande le rôle de protecteur des orthodoxes dans toute l’EO (elle y est en Europe). Ceci sera l’excuse russe pour la guerre de la Crimée.

Guerre de la Crimée (1853-1856)
Les mobiles de Nap III sont :Politique de prestige + recherche d’une entente avec GB
En plus, l’élargissement de la coalition franco-britannique par l’entrée de AU est une rupture du front conservateur. France : prestige car ses forces militaires se sont distinguées dans la guerre.

Question italienne : (1859 – 1871)
‘Le Piedmont est un allié naturel de la F’ Napoléon III
La politique italienne de Nap III :
Nap III à le désir d’affaiblir AU puissance conservatrice
- il envisage une guerre contre AU à cause de l’Italie, En contrepartie : Italie comme satellite français + des compensations territoriales (Savoie).
donc déstabiliser AU par l’unification des principautés danubiennes sous couvert du principe des nationalités.
Nap III voit l’Italie comme une confédération de 4 Etats (donc pas d’unification), sous la présidence du Pape (prestige face aux catholiques français) et la direction effective de la maison de Savoie (compensation au Piedmont). Il écarte, en 1859, l’annexion du Lombard-vénitien qui resterait autrichien contexte international
1859 : après 3 victoires, paix entre F et AUcar médiation armée de la P, mais aussi parce que Cavour a donné un caractère révolutionnaire nationaliste à la guerre, il travaille au profit de la maison de Savoie nocif au projet de Confédération. Rome sera la pomme de discorde entre Nap III et les Italiens jusqu’en 1870.

Développement du libre échange à partir de janvier 1860
Politique de démantèlement des droits de douanes période de croissance économique. Traités : GB (1860) ; Belgique et Turquie (1861) ; les Etats allemands (1862), l’Italie (1863), suède et NL (1865) et l’AU (1866)

Question polonaise 22/01/1863 : insurrection polonaise
Nap III ne se contente pas de donner un avertissement à R, mais revendique publiquement un statut d’autonomie pour les Polonais dans le cadre de l’Empire russe allusion à la reconstitution d’une Pologne indépendante et même possibilité d’une guerre (politique de prestige) Napoléon montre des volontés révisionnistes.
Conséquences : abandon du rapprochement entre F et R ; un rapprochement entre R et P pour mater la révolution en Pologne (Convention de Alvensleben), et des dissentiments entre F et GB (Nap III va refuser de soutenir GB contre P lors de la Question des Duchés car GB n’a pas soutenu F dans la question polonaise) .

Révision de la carte de l’Europe (1863 ) :
reconstitution de la Pologne (sans la Posnanie) sous un archiduc autrichien ; cession de la Vénétie à I ; Moldavie-Valachie à AU ; Hanovre à P ; partage de la Belgique entre F et NL ; formation d’un Etat tampon entre F et P. 04/11/1863 : invite les puissances européennes à un congrès dont le but est de discuter les traités de 1815 refus général.

Mexique 1861-67
Opération militaire qui aboutit à la prise du Mexique et à l’installation de l’empereur Maximilien au trône mexicain politique de prestige Echec et exécution de Maximilien en 1867
Remarque : US en guerre civile.

Question Allemande (1866 et 1870)
Nap III est favorable à l’unification des Etats du Nord et indépendance des Etats du sud sous forme d’une confédération. Lors de la guerre entre P et AU, la F garde sa neutralité. Nap III joue un rôle essentiel dans le traité entre I et P en donnant la garantie que I ne finirait pas tout seule en guerre contre AU.
F et P : F prend initiative de négociation : si P vainqueur, agrandissement territorial au dépens des Etats allemands, à condition des donner à la F des compensations territoriales sur le Rhin (Nap III renouvelle cette offre à 3 reprises) – Bismarck : refus absolu.
Défaite autrichienne :Nap III s’attendait à une guerre longue : un coup dans sa politique impériale équilibre menacé. Il pourrait redresser sa politique par une médiation armée, mais il se borne à une médiation diplomatique intérêt dynastique. Il perd donc la possibilité de donner à P un coup d’arrêt, mais il espère encore pouvoir assurer l’indépendance des Etats du Sud et des compensations territoriales.
Au début d’avril 1867 la politique française est en déroute rude éprouve pour Nap III, car il a mené personnellement toutes les négociations. Bismarck va humilier la diplomatie française à plusieurs reprises provocation.
La question de la succession espagnole : publication du dépêche de Ems par Bismarck Nap III joue le jeu de Bismarck en déclarant la guerre à la Prusse le 19/07/1870.
Défaite de Sedan 02/09/1870 Chute de l’Empire