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Steve Guerdat et Martin Fuchs n'ont pas signé d'exploit vendredi soir dans la finale du Top 10 au CHI de Genève.
Le Jurassien, sur Victorio des Frotards, et le Zurichois, en selle de Chaplin, ont respectivement terminé 7e et 10e d'une épreuve remportée par le champion olympique 2021 Ben Maher et Explosion W.
Les deux compères ont perdu toute chance de triompher dès la première des deux manches. Le Jurassien, déjà sacré à deux reprises - 2010 et 2018 - dans cette épreuve prestigieuse réunissant les dix premiers mondiaux, a commis une faute sur un vertical également fatal au vainqueur sortant Kent Farrington.
Le Zurichois, qui avait fait de cette finale du Top 10 son principal objectif du week-end, a quant à lui fait tomber deux perches dont une sur l'avant-dernier obstacle. Tous deux chercheront à effacer cette déception dimanche lors d'un Grand Prix que Steve Guerdat a déjà gagné trois fois et Martin Fuchs une (en 2019).
Rebondir dimanche
"Ce n'est pas le résultat que j'espérais", a souligné Martin Fuchs à l'issue d'une deuxième manche dans laquelle il a commis une nouvelle faute. "C'est un rêve de pouvoir m'imposer dans cette épreuve, et je vais continuer à travailler pour revenir plus fort l'an prochain", a-t-il poursuivi, sous les applaudissements du très nombreux public.
"Je suis déçu de ma prestation", a quant à lui lâché Steve Guerdat, après un deuxième parcours dans lequel il a également commis une faute. "Je me suis dit que je devais prendre tous les risques pour accrocher le podium. Mais ça n'a pas marché. Maintenant, je dois vite oublier ça", a lâché le champion olympique 2012.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats/bb
Martin Fuchs manque d'un rien un triplé historique
Martin Fuchs sur Leone Jei a manqué de peu au Grand Prix du CHI de Genève, épreuve du Grand Chelem, un troisième succès en série. Il a terminé deuxième derrière l'Américain McLain Ward sur Azur.
En barrage de cette épreuve dotée d'un million deux cents milles francs, le Zurichois a concédé une seconde et trente-quatre centièmes au cavalier américain.
Treize duos s'étaient qualifiés pour le barrage. Parmi eux, Elian Baumann et Little Lumpi, qui ont décroché la septième place pour leur premier concours cinq étoiles.
Martin Fuchs avait réussi un temps, qui aurait dû lui valoir la victoire. Mais Ward, montant sa jument Azur, a pris tous les risques et un chemin plus court qui leur a permis de laisser Fuchs à plus d'une seconde.
Steve Guerdat sur une jeune jument
Steve Guerdat avait choisi de monter un cheval espoir pour son concours à domicile. La jument Dynamix, âgée de neuf ans seulement, a montré un gros potentiel, mais une légère touchette à l'envol dans la combinaison a conduit à la faute, privant le Jurassien du barrage.
Clooney : émouvants adieux
Auparavant, la halle de Palexpo avait été le témoin des adieux à la compétition de Clooney, le cheval de Martin Fuchs. Une monture qui a galopé dans les plus grands concours du monde et qui a été accidentée après les Jeux olympiques de Tokyo et qui a échappé de peu à l'endormissement. "Grâce à Clooney, je suis le cavalier que je suis devenu", a relevé un Martin Fuchs en larmes.
Un triplé suisse samedi
La Suisse avait par ailleurs signé un triplé samedi dans la Coupe de Genève, épreuve comptant pour le classement mondial qui s'est conclue au barrage. Le champion olympique 2012 Steve Guerdat, en selle de Venard de Cerisy, a décroché le premier et seul succès helvétique dans cette édition 2022 en devançant Edouard Schmitz (Gamin van't Naastveldhof), revanchard après avoir échoué à se qualifier pour le Grand Prix, et Niklaus Schurtenberger (C-Steffra).
Record d'affluence: plus de 44'000 spectateurs
Mais la réussite de cette soixante-et-unième édition du CHI a été populaire autant que sportive. L’affluence record enregistrée lors de cette première édition sans restriction liée au covid réjouit tout particulièrement les organisateurs : plus de quarante-quatre mille personnes se sont rendues à Palexpo de mercredi à dimanche des chiffres jamais atteints auparavant. De plus trois sessions se sont déroulées à guichets fermés.
CHI : Godel heureux quatrième, Fuchs malchanceux neuvième
Testant un jeune cheval, Robin Godel a terminé à une excellente quatrième place lors du cross indoor. Vendredi soir, la finale du top ten qui s'est couru sur un parcours très relevé a tenu toutes ses promesses.
Le public qui est venu en nombre - on a sauté à guichets fermés - ne s'y est pas trompé: le spectacle a été haut en couleurs lors des deux temps forts du soixante-et-unième Concours Hippique Internationale de Genève vendredi. En fin d'après-midi, seize cavaliers en provenance de neuf pays se sont mesurés lors du cross indoor. Ce concours de saut avec des obstacles naturels s’est soldé par un triplé français, la victoire revenant à Max Livio qui a devancé ses compatriotes Karim Laghouag, deuxième, et Sébastien Cavaillon. Le meilleur Suisse Robin Godel termine quatrième. Vainqueur l'an dernier, le Fribourgeois est pourtant ravi de ce résultat et surtout de la performance de son cheval Big Diamond.
Deux zéro fautes seulement
La finale du top ten – rendez-vous des dix meilleurs spécialistes de saut d’obstacle du monde – a tenu toutes ses promesses. Sur un parcours particulièrement exigeant, deux cavaliers seulement ont réussi un zéro faute lors des deux manches. Le Suédois Henrik von Eckermann a été le plus rapide. Simon Delestre termine deuxième à nonante trois centièmes de seconde. Un résultat réjouissant pour le Français qui rend hommage à sa monture.
Parcours exigeant nécessaire
A entendre le directeur sportif du Concours Hippique, mettre sur pied un parcours exigeant est le seul moyen de départager les dix meilleurs mondiaux.
Martin Fuchs avec son deuxième cheval
Martin Fuchs devra encore patienter avant d'ajouter cette ligne-là à son palmarès. Le Zurichois a joué de malchance. Seul des dix concurrents à monter son deuxième cheval Conner Jei. Il a dû se contenter d'une neuvième place. Avant-dernier cavalier à s'élancer en sa qualité de no 2 mondial, Martin Fuchs a commis une faute qui allait s'avérer fatale dès la première manche. Le champion d'Europe individuel de 2019 a pris tous les risques sur le deuxième parcours, faisant alors tomber trois perches.
Texte (Martin Fuchs): ats/sport
Le Genevois Edouard Schmitz au CHI avec des ambitions
Si les premières foulées du Concours hippique international (CHI) de Genève ont eu lieu mercredi sur la piste de Palexpo, c'est jeudi que débuteront les épreuves internationales. Parmi la délégation suisse de saut d'obstacles, le Genevois Edouard Schmitz, 23 ans, espère briller chez lui sur la piste genevoise.
C'est un nom qui n'a pas encore la renommée de Steve Guerdat ou de Martin Fuchs au niveau national mais il faudra compter avec Edouard Schmitz cette année. D'autant qu'il ne se cache pas, il est prêt.
Numéro 3 mondial au classement des moins de 25 ans, 43e mondial dans le classement général, Edouard Schmitz a frappé un grand coup en remportant cette année le Grand Prix 5 étoiles de Dublin en août. Il fit également partie de l'équipe de Suisse lors des Mondiaux de Herning au Danemark. Enfin, ligne notable à son palmarès, le succès au Grand Prix des Nations de Saint-Gall, là aussi en tant que membre de l'équipe de Suisse en compagnie de Steve Guerdat, Martin Fuchs et Pius Schwizer.
Avec une telle année 2022, difficile de ne pas se mettre de pression d'autant qu'Edouard Schmitz est en tête d'affiche sur certains visuels du Concours hippique. Mais cela n'empêche pas le Genevois de 23 ans, étudiant à l'Université de Zurich, de garder son objectif en ligne de mire
Une ambition qui plait à entendre et qui va jusqu'à épater Alban Poudret, directeur sportif du tournoi et rédacteur en chef du Cavalier Romand.
Gamin et Quno en valeur sûre
Ce ne sera pas la première fois qu'Edouard Schmitz s'élancera à Palexpo lui qui a déjà pris part aux précédentes éditions (en atteste son interview sur Radio Lac en 2019: partie 1 / partie 2) mais il endosse pour la première fois un rôle de sérieux concurrent. Malgré l'expérience gagnée sur le circuit, concourir à Genève reste particulier
Un cavalier ambitieux qui peut surtout compter sur deux chevaux bien différents mais prêt à faire vibrer la foule de Palexpo.
Edouard Schmitz, 23 ans, est ambitieux, sûr de lui. Pour prendre son envol en saut d'obstacles, il a mis en pause ses études (il lui reste 1 an d'études à l'Université de Zurich). Un choix qui lui a permis de récolter de précieux succès sur la scène internationale. Mais hors de question de brûler les étapes pour un cavalier qui a su - parfois bien aidé - garder la tête sur les épaules.
Fuchs triomphe à nouveau lors du Grand Prix
Martin Fuchs a remporté pour la deuxième fois consécutive le Grand Prix du CHI de Genève, l'une des épreuves du Grand Chelem.
Vainqueur en 2019 sur Clooney qui s'est gravement blessé peu après les JO de Tokyo, le Zurichois a cette fois-ci triomphé en salle de Leone Jei.
Le suspense a été total dimanche après-midi à Genève. Dernier cavalier à s'élancer dans le barrage, le Néerlandais Harrie Smolders a en effet échoué à 0''23 seulement de Martin Fuchs après avoir également signé un sans faute. Le bouillant public de Palexpo pouvait alors laisser éclater sa joie.
"Merci Leone Jei"
"C'est fou de gagner ce Grand Prix deux fois de suite. Merci Genève, merci Leone Jei. Quel cheval", s'est exclamé sur la piste un Martin Fuchs rayonnant. "C'est un cheval extraordinaire, à seulement neuf ans. Nous avons un grand avenir devant nous", a-t-il poursuivi.
Le duo avait déjà brillé en septembre aux championnats d'Europe de Riesenbeck, où il avait conquis l'or par équipe et l'argent en individuel. Mais Martin Fuchs n'oubliait évidemment pas Clooney, avec qui il avait notamment conquis le titre européen individuel en 2019 à Rotterdam.
"Clooney sera sûrement content quand je lui raconterai tout cela demain", a souri le Zurichois de 29 ans, qui avait aussi souffert lors du passage de Kent Farrington: l'Américain s'est montré plus rapide pour 0''19 lors du barrage, mais il a commis la faute sur le dernier obstacle...
Balsiger proche du barrage
Ce Grand Prix a donc tenu toutes ses promesses, grâce également à un parcours normal extrêmement exigeant avec 14 obstacles répartis sur près de 80'' d'efforts. Il a d'ailleurs fallu attendre le 23e des 39 cavaliers pour assister au premier sans faute, celui de l'Irlandais Darragh Kenny sur VDL Cartello.
Seuls six cavaliers n'ont pas commis de faute. Un deuxième Helvète, Bryan Balsiger, aurait pu s'immiscer dans la lutte pour la victoire. Mais le Neuchâtelois et sa monture Dubai du Bois Pinchet ont fait tomber une perche sur l'ultime obstacle du parcours. "J'ai peut-être pris trop de marge pour l'aborder", a-t-il pesté.
"Ce genre de faute ne pardonne pas à ce niveau", a poursuivi Bryan Balsiger, 14e de ce Grand Prix. Elin Ott et Nanu II ont pour leur part pris la 12e place, avec 4 points également. Quatrième meilleur Helvète, le champion olympique Steve Guerdat doit quant à lui se contenter du 26e rang, avec deux fautes sur Venard de Cerisy.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Saut d'obstacle: nouveau chef pour l'Equipe de Suisse
Andy Kistler rendra son tablier de chef de l'équipe de Suisse de saut. Le Schwytzois mènera une dernière campagne cet été, aux JO de Tokyo, avant de céder la place à Michel Sorg, actuel sous-directeur du Concours Hippique International (CHI) de Genève.
La nouvelle a été dévoilée lors d'un point-presse organisé par la Fédération suisse des sports équestres (FSSE) samedi au CHI de Genève. Kistler était en poste depuis six ans.
"J'ai vécu tant de beaux moments..., a déclaré un Kistler par-dessus tout "fier d'avoir contribué à bâtir une équipe". Mais aussi très reconnaissant d'avoir pu "vivre sur place les trois sacres de Steve Guerdat en Coupe du monde, la conquête du bronze aux Européens d'Aix-la-Chapelle, synonyme de qualification pour les JO 2016 ainsi que le titre de Martin Fuchs aux derniers championnats d'Europe".
Kistler avait succédé fin avril 2014 à Urs Grünig, dont il était l'assistant. Cet ancien homme d'affaires, qui n'était pas issu du milieu équestre, a su s'imposer à ce poste qui demande beaucoup de diplomatie grâce à son sens du relationnel et sa personnalité chaleureuse.
Le choix du lieu de l'annonce n'est sans doute pas anodin puisque Michel Sorg n'est autre que le sous-directeur du Concours hippique. Le futur boss, 34 ans, notamment ancien présentateur à Teleclub Sports, avait été nommé fin 2018 chef du sport pour le saut à la FSSE. "Je suis heureux et, je m'en rends compte à l'instant, aussi très ému", a-t-il commencé en tentant de contenir ses sanglots.
"J'ai une chance folle, je n'aurais même jamais osé rêver d'occuper un jour cette fonction, a-t-il ajouté. Je dois beaucoup à Andy, qui est un manager incroyable. Et il en faut un à la tête d'une équipe de Suisse qui s'appuie sur des cavaliers incroyables, des chevaux incroyables et des propriétaires incroyables."
Michel Sorg toujours sous-directeur du CHI
Bonne nouvelle pour Michel Sorg et le saut helvétique, Thomas Fuchs a accepté de rester entraîneur national. "C'est un privilège de pouvoir compter sur son expertise", a insisté Sorg qui demeurera sous-directeur du CHI mais tout en diminuant son activité. "Les deux rôles sont compatibles", a-t-il assuré.
Michel Sorg a également tenu à rendre hommage à son prédécesseur Andy Kistler pour le travail effectué au cours de son mandat qui s’achèvera l’été prochain...
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