Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07264.jsonl.gz/589

Le sprint final de la Coupe du monde succède aux Championnats du monde de Courchevel/Méribel qui se sont terminés dimanche. Marco Odermatt se trouve en pleine lutte pour la victoire du grand globe.
Le double champion du monde se trouve sur le bon chemin pour défendre sa victoire au classement général et y ajouter deux petits globes de cristal.
Marco Odermatt n'a pas dépassé les limites après son deuxième titre en géant. Il s'est montré beaucoup plus prudent que cinq jours auparavant lorsqu'il avait fêté son sacre en descente. Entouré de ses amis, entraîneurs et staff, il avait terminé aux petites heures du matin. Après le géant, le Nidwaldien a pris congé tôt pour regagner son hôtel.
Après une journée exigeante avec deux longues manches de géant, qui «demandaient plus sur le plan physique qu'un Super-G» (Odermatt), l'énergie du dominateur de la saison était entamée. «Beaucoup de gens pensent, que cela paraît simple. Je gagne toujours. Mais cela exige beaucoup pour réaliser des performances à chaque course.»
Seulement un jour à la maison
Samedi matin, au lendemain de son deuxième titre, Odermatt a encore dû satisfaire à quelques obligations médiatiques, avant de sauter dans sa voiture pour rejoindre son domicile. Chaque heure passée dans sa maison comptait pour essayer de retrouver un peu d'énergie avant d'aborder le sprint final de la Coupe du monde.
La pause fut de courte durée puisque lundi il était déjà dans l'avion pour rejoindre les Etats-Unis. «Défaire la valise, faire la lessive et la sécher et refaire son bagage. Et entre-temps, suivre une thérapie pour le genou et la régénération», relève Odermatt.
Jours plus tranquilles aux Etats-Unis
A l'image des autres vedettes du circuit comme Aleksander Kilde, Alexix Pinturaul et Marco Schwarz, on ne lui a accordé que peu de temps. Tandis que les dames se retrouvent à Crans-Montana, près des Mondiaux de Savoie, le calendrier des messieurs est particulièrement indigeste. Ils disputeront des courses ce week-end en Californie.
Un voyage aux USA dont se réjouit Odermatt après tout le tumulte des Mondiaux, «parce que ce sera plus calme. Les jours aux Championnats du monde étaient contraignants. J'étais en route pour le tirage au sort des dossards deux heures et demie avant et cela la veille des courses. D'autres pourraient dire que c'est idiot. Ce sont exactement les heures, qui me manquent pour le temps libre ou la régénération.»
Avec le géant samedi à Palisades Tahoe, c'est le début du dernier tiers de la Coupe du monde. Le programme comprend encore onze courses, dont quatre géants. Outre trois descentes, dont deux auront lieu à Aspen le week-end d'après, il y a encore deux Super-G et deux slaloms à disputer. Ces deux dernières épreuves seront zappées tant par Odermatt que Kilde son plus grand rival dans la conquête du classement général.
Un coussin confortable
Que manque-t-il à Odermatt pour remporter une deuxième fois de suite le grand globe de cristal ? Ses 313 points d'avance sur Kilde constituent un coussin confortable, surtout si le Suisse brille dans les deux prochains géants. Si le Nidwaldien conserve un avantage de cette grandeur avant les finales d'Andorre, où quatre disciplines seront disputées du 15 au 19 mars, il aura remporté la Coupe du monde.
Malgré des succès en masse, il n'est pas difficile pour le champion olympique du géant de rester affamé. «La victoire au classement général signifie beaucoup pour moi.» Odermatt est également à la lutte pour le classement général du géant (70 points devant Henrik Kristoffersen) et du Super-G (148 points d'avance sur Kilde).