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Life
Jennifer Garner, Eva Longoria, Jessica Chastain, Natalie Portman et Uzo Aduba ont assisté à un match de football féminin aux États-Unis. Elles veulent mettre en lumière le fait que les joueuses sont moins bien payées que leurs homologues masculins.
À un peu plus de deux mois de leur entrée en lice à la Coupe du monde, les tenantes américaines du titre ont écrasé la Belgique (6-0) en amical, dimanche à Los Angeles. Jennifer Garner, Natalie Portman, Jessica Chastain, Eva Longoria et Uzo Aduba sont venues soutenir les membres de la Team USA autant sur le plan sportif que sur celui des égalités salariales.
Dans le cadre du mouvement Time’s Up Pay Up (traduction: le temps est écoulé, payez!), les stars défendent un salaire égal et approprié pour la première équipe de foot au monde. Car les joueuses sont nettement moins bien payées que leurs homologues masculins.
L’équipe de foot féminine ne gagne que 38% de ce que l’équipe masculine touche par match, selon le site The Atlantic. Non seulement, les Américaines sont mieux classées et détiennent le record de victoires, mais elles génèrent surtout plus de revenus pour la US Soccer Federation (USSF).
L’équipe féminine rassemble plus de téléspectateurs à la télévision et joue plus de matchs que l’équipe masculine. Les femmes ont remporté quatre médailles d’or aux Jeux olympiques d’été et trois titres de Coupe du monde. Les hommes, zéro.
L’équipe féminine américaine poursuit actuellement en justice la USSF pour discrimination fondée sur le sexe. Elle met le doigt sur le fait que de 2013 à 2016, les joueuses des équipes nationales féminines ont gagné un maximum de 4950 francs par match amical, tandis que les joueurs des équipes nationales masculines gagnaient en moyenne 13'166 francs.
Et bien qu’une nouvelle convention collective signée en 2017 ait augmenté les salaires des femmes (les chiffres exacts ne sont pas publics), le salaire versé par la fédération à ses athlètes hommes et femmes n’est toujours pas égal. La plainte porte également sur le fait que l’USSF ait alloué moins de ressources à la promotion des matchs féminins que des jeux masculins.
L’équipe nationale féminine des États-Unis se rendra en France en juin pour participer à la Coupe du monde. L’équipe masculine n’a pas réussi à se qualifier pour le même tournoi l’année dernière. Si les femmes gagnent encore une fois, la fédération aura du mal à justifier la disparité salariale.