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Depuis plusieurs années, Olivier Taramarcaz porte sa croix dans les villes et les campagnes de Suisse pendant la période de Pâques. Il veut ainsi rappeler aux passants qui croisent son chemin la signification originale de la fête. Samedi, il était à Genève.
La croix en bois pèse une quinzaine de kg. Pour éviter de devoir la traîner et qu'elle ne frotte sur le bitume, une roulette a été fixée à son pied. Ainsi, le Valaisan de 59 ans peut parcourir des kilomètres, son baluchon à l'épaule, distribuant à ceux qui le veulent des fascicules sur le message du Christ ainsi que des poèmes.
Si certaines personnes secouent la tête à son passage, d'autres viennent à lui, discutent et lui sont reconnaissantes. Les mots "amour", "paix" et "liberté" sont écrits en plusieurs langues sur la croix. "Je veux montrer l'universalité des valeurs transmises par les paroles de l'Evangile", explique M.Taramarcaz.
"Je ne fais pas de prosélytisme", précise le marcheur, qui n'aborde pas les gens. Il rappelle que la croix est un symbole qui parle de lui-même. "Chacun fait son chemin", dit-il. Le Valaisan vit d'échanges spontanés, de brefs moments partagés.
Il y a deux ans, M.Taramarcaz a traversé la Suisse en tirant sa croix sur le chemin de Compostelle. "On m'offrait le gîte et le couvert". Parfois, il lui arrivait aussi de passer la nuit sous sa tente. Olivier Taramarcaz affirme ne pas avoir besoin de plus dans sa vie.