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Isérables est une commune située dans la petite vallée de la Faraz, qui s’étend sur 1532 ha, entre la plaine du Rhône à 476 m. et la pointe de Champs-Ferret à quelque 2750m. d’altitude. Epinglée au ciel à 1100m d’altitude, Isérables abrite une population de près d’un millier d’habitants et tire son nom de l’érable, arbre solide et abondant dans la région.
Pour la première fois, il est fait mention d’Aserablos (ou Isérables) dans un acte de 1227, par lequel le Seigneur de la Tour vendait une partie de la dîme d’Aserablos au Chapître de Sion. Ce lieu était toutefois bien connu avant cette date. Les Romains et les Celtes y ont séjourné, ainsi que l’attestent les découvertes archéologiques. Le village d’Aserablos fut créé sur un petit épaulement ensoleillé près d’une source qui coule aujourd’hui encore sous l’église Saint-Théodule – patron de la paroisse.
Tout au long de l’époque moyenâgeuse, Aserablos appartiendra tantôt aux Seigneurs de la Maison de Savoie, tantôt à l’Échêché de Sion, au gré des transactions et des batailles. Isérables devient une commune indépendante le 13 mars 1798, dans les limites de sa défunte Seigneurie. Ses habitants vivront en relatives autarcie et indépendance, à l’écart des grands passages jusqu’au milieu du XXe siècle. Seul un petit sentier muletier reliait le village à la plaine pour les échanges et l’approvisionnement en produits de première nécessité.
La construction du téléphérique Riddes-Isérables en 1942 projette définitivement Isérables dans le XXe siècle. Les grands chantiers hydroélectriques des années 1950-1960 créent de nombreux emplois dans la région, permettant ainsi une diversification des revenus jusqu’alors essentiellement agricoles. L’implantation des industries (horlogerie en 1957 et orfèvrerie en 1963) prend le relais des chantiers hydroélectriques en fournissant des places de travail à la main d’œuvre locale. Ces industries ont toujours été actives et dynamiques pendant plus de 40 années, ce qui a fait d’Isérables une exception parmi les communes de montagne et évité ainsi un exode de ses habitants. Depuis quelques années, la situation est malheureusement moins favorable pour les industries en montagne.