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Première étude suisse détaillée sur les produits structurés
Le Swiss Finance Institute (SFI) a été mandaté par l’Association Suisse Produits Structurés (ASPS) de mener une étude — la première en son genre — visant à promouvoir de la transparence concernant les performances, les coûts ainsi que les opportunités d’investissement des produits structurés. L’étude a révélé des rendements médians positifs compris entre 5 % et 15 % par an dans des conditions normales de marché. Selon les résultats, les Total Expense Ratios (TER) médians des produits structurés, incluant la marge nette et tous les frais de production et distribution, se situent entre 0,3 % et 1,7 % par an. Les produits structurés enregistrent des performances positives sur la période étudiée, à des coûts raisonnables.
Zurich, 18 juin 2015. Le livre blanc actuel du SFI, Structured Products: Performance, Costs, and Investments, est la première étude détaillée et représentative pour le marché suisse. Le Prof. Dietmar Maringer (Université de Bâle), le Dr. Walter Pohl (Université de Zurich) et le Prof. Paolo Vanini (Swiss Finance Institute et Banque cantonale zurichoise) ont analysé les performances des produits structurés sur la période 2008–2014, intégrant ainsi la dernière crise financière mondiale et la crise de la dette en Europe. De plus, les auteurs ont évalué les coûts pour les investisseurs à l’émission entre avril 2012 et avril 2015. A travers cela, l’étude apporte de la transparence et de la clarté sur les questions de performance et de coût des produits structurés. L’analyse aborde également la façon d’utiliser les produits structurés pour déployer une idée d’investissement économique tout en respectant un délai de lancement court à la fois sous des conditions normales de marché et sous pression. Les principales conclusions de ce livre blanc sont les suivantes:
Performance
- Sur la période 2012–2014, au moins 80 % des produits structurés ont enregistré des rendements positifs, avec des rendements médians compris entre 5 % et 15 % par an dans des conditions normales de marché. L’année 2009 s’est révélée particulièrement fructueuse avec des valeurs médianes se situant autour de 19 % à 31 %.
- En 2008 (dernière crise financière mondiale) et 2011 (crise de la dette en Europe), les marchés des actions ont subi de lourdes pertes affectant également les produits structurés — souvent basés sur les actions — composant l’échantillon de l’étude et générant là aussi des rendements médians négatifs. L’impact des mouvements du marché s’est avéré plutôt faible sur les produits de protection du capital.
|Rendements médians annuels par catégorie de produit:||2008||2009||2010||2011||2012||2013||2014|
|Barrier Reverse Convertibles||-42%||31%||9%||-6%||10%||7%||4%|
|Certificats Bonus||-43%||19%||4%||-8%||15%||16%||9%|
|Certificats de protection du capital (avec participation)||-7%||5%||0%||-2%||3%||4%||4%|
|Certificats Discount||-31%||23%||9%||-1%||12%||10%||5%|
|Certificats Tracker||-43%||24%||9%||-16%||10%||15%||6%|
Coûts
- Selon l’étude, les coûts supportés par les investisseurs à l’émission se situent — pour les produits structurés les plus appréciés — autour de 0,3 % à 1,7 % par an en fonction du type de produit. L’étude vient ainsi éclaircir la question du coût des produits structurés en permettant de le comparer au coût des fonds mutuels et des ETF.
- Les coûts exprimés en Total Expense Ratio (TER)[1] incluent la marge nette et tous les frais de production et distribution. Depuis mars 2015, les frais de distribution doivent être déclarés séparément par tous les émetteurs dans le prospectus simplifié suisse.
- TER médians arrondis pour la période avril 2012 – avril 2015:
|Catégorie de produit||Certificats Tracker||Certificats de protection du capital||Certificats Bonus||Certificats Discount||Barrier Reverse Convertibles|
|TER médian||0,3 % p. a.||0,6 % p .a.||1 % p. a.||1,4 % p. a.||1,7 % p. a.|
Investissements
- Les investisseurs suisses préfèrent investir dans les barrier reverse convertibles en actions, dans les certificats tracker et également dans les produits structurés de protection du capital. Les préférences des investisseurs d’autres pays divergent quant à la valeur sous-jacente et au rendement. Les motifs comportementaux jouent un rôle majeur dans les décisions d’investissement. L’étude comprend des études de cas qui ne se concentrent pas uniquement sur les rendements possibles, mais qui soulignent également combien la perspective de l’investisseur peut s’avérer essentielle pour la prise de décision. La décision de la Banque nationale suisse et le programme de quantitative easing pour la zone Euro, annoncés début 2015, ont par exemple ouvert de nouvelles opportunités d’investissement comme des titres EUR de qualité supérieure ou à dividende élevé à un escompte de 15 % ou des barrier reverse convertibles avec des barrières très basses ou un coupon de 1 % à 2 %.
Georg von Wattenwyl, président, ASPS: «Cette étude constitue une nouvelle étape en termes de transparence et de clarté des produits structurés, des éléments qui sont au cœur de l’engagement de l’ASPS depuis des années. Le livre blanc du SFI confirme de façon scientifique le fait que les produits structurés offrent des solutions d’investissement performantes.»
Le livre blanc du SFI est disponible sur http://www.swissfinanceinstitute.ch/16062015_sfi_wp_structured_products_web.pdf
[1] Les auteurs de l’étude parlent de Total Expense Ratio (TER) pour exprimer la différence entre le prix d’émission et le juste prix des composants. Les investisseurs sont ainsi parfaitement informés des coûts des produits structurés, qui peuvent alors être comparés aux données correspondantes pour d’autres produits. Toutefois, le chiffre ne correspond pas à la marge de l’émetteur ou à la somme de la marge de l’émetteur et des frais de distribution et de structure. La marge de l’émetteur attendue (bénéfice) est inférieure et ne peut être évaluée qu’à la maturité du produit car de nombreux composants de coûts ne sont définitifs qu’à ce moment-là. En fait, ils peuvent s’avérer supérieurs au TER mentionné dans cette étude. En-dehors du TER, comme cela est défini dans l’étude, l’émetteur doit payer tous les coûts relatifs à la structure (personnel, technologie, savoir-faire), à la documentation (brochure), à la capitalisation/fonds propres, à la formation et au conseil des investisseurs, à la vente (publicité, agents de vente), à la cotation en bourse, aux prix cotés sur le marché secondaire, etc.Télécharger PDF