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14/09/2011
En explorant des sites sur l'entrepreneuriat en général, et l'entrepreneuriat social en particulier, je suis tombée sur un terme qui m'a interpellée: celui d'INDIEPRENEUR.
Indie, abréviation de l'anglais "independent", c'est une manière de désigner des indépendants, souvent utilisé dans les milieux alternatifs ou musicaux. Parfois francisée en indé pour indépendant, il qualifie une forme de culture produite en dehors des circuits commerciaux traditionnels et/ou appartenant à un courant underground, anticonformiste, avant-gardiste*
Preneur, c'est pour entrepreneur, ou porteur de projets, créateur d'entreprise...
Un indiepreneur serait donc en quelque sorte une race hybride entre un indépendant et un entrepreneur: une manière de créer une entreprise qui sortirait des "circuits commerciaux traditionnels" et serait avant-gardiste. Hum... intéressant sur le principe. L'entrepreneuriat indépendant, symbole à la fois d'un désir d'entreprendre et d'un désir d'indépendance, serait peut-être une nouvelle catégorie à créer dans nos manuels de création d'entreprises.
* Wikipédia est ton ami: http://fr.wikipedia.org/wiki/Indie
29/08/2011
Si on pensait naïvement comme moi que la différence de salaire hommes-femmes existait principalement en entreprise, une enquête aux Etats-Unies montre que si la tendance va à l'amélioration, les femmes cadres des ONGs restent moins payées que leurs collègues masculins(1). Plus près de nous, un collectif des femmes pour l'ESS cherche à sensibiliser au sujet des inégalités femmes/hommes au sein de l'Economie Sociale et Solidaire et à mettre en place des propositions concrètes pour y mettre fin (2).
En ce qui me concerne, cela me perturbe et m'interroge par rapport à l'éthique qui devrait exister dans les organisations à but non lucratif. Comment en effet défendre les droits des femmes en tant qu'organisation si on n'applique pas à l'intérieur de l'organisation des principes essentiels d'égalité?
Une tendance grandissante au sein des organisations à but non lucratif (Organisations Internationales, ONGs, etc.) consiste à développer des programmes de Responsabilité Sociale à l'interne: égalité des genres, plans de mobilité, ou encore étude de l'empreinte écologique des ONGs. Le 29 Septembre aura lieu à l'Université de Genève une table ronde sur ces initiatives, intitulée "CSR in International Organizations: Practices and Examples", coorganisée par CSR Geneva et Net Impact Geneva.
(1) http://www2.guidestar.org/rxa/news/news-releases/2008/nonprofit-gender-gap-continues-to-narrow-2008-guidestar-nonprofit-compensation-report-indicates.aspx
(2) http://cpca.asso.fr/spip.php?rubrique94
04/04/2011
Dans mes activités en tant que consultante pour les associations et les micro-entrepreneur(e)s, la même question revient fréquemment:
"Si je veux développer une activité ayant un impact social, quel statut dois-je adopter?"
Car pour les non-initiés, difficile de faire le tri entre les SA, SARL, entreprises en nom collectif ou individuel, les associations, fondations et ONGs ou encore les sociétés coopératives?
01/04/2011
Organisé par les étudiants du Master en organisations internationales de HEC, le Geneva Forum on Social Change (GFSC) réunit dès vendredi et pour la troisième année consécutive étudiants, professionnels des organisations internationales et professionnels du monde de l’entreprise intéressés au thème du changement social.Cette année, le thème central est le pouvoir des médias sociaux pour répondre aux défis mondiaux. Les médias sociaux sont en train de changer notre société. Ils changent notre façon de communiquer, de mener nos affaires, de rester informés. Ils font en sorte que tout est proche, et comblent le fossé entre les pays en fournissant aux particuliers et aux organisations des outils nécessaires pour mettre en place le changement global.
30/03/2011
Jeudi 07 Avril, a lieu à la maison des associations une conférence-débat sur le salaire minimum, avec la présence de Georges Tissot, secrétaire syndical du SIT.
Si vous voulez découvrir les activités du Groupement des Entrepreneurs et Indépendants Progressistes (GEIP), organisateur de l'évènement et rencontrer les membres, RV à 19h30 pour une verrée
Le débat commencera quant à lui à 20h
Pour plus d'infos: http://www.geip.ch/ag-du-geip-2011-et-conférence-publique...
Cousin méconnu de l'entrepreneuriat, l'intrapreneuriat représente de vraies possibilités d'innovation sociale au sein des entreprises...
12/01/2011
La proposition de loi d’«amnistie fiscale cantonale» soumise à votation le 13 Février pose de graves problèmes éthiques et juridiques. Si cette loi était acceptée par le peuple, les contribuables «fraudeurs» verraient leurs impôts dûs réduits de 70% s’ils se dénoncent spontanément en 2011 et de 60% s’ils se dénoncent en 2012 ou 2013. Ansi, en ayant dissimulé des montants puis en faisant amende honorable, ils recevraient un traitement plus favorable que ceux ayant toujours déclaré l’intégralité de leurs revenus/fortune. Cette injustice flagrante viole deux principes de la Constitution fédérale, soit l’égalité de traitement devant l’impôt, mais aussi le principe de progressivité de l’impôt.
En outre, ce projet de loi vient s’ajouter à l’amnistie fédérale en vigueur depuis le 1er Janvier 2010, ce qui le rend - en plus d’être peu éthique et anti-constitutionnel - inutile. Depuis un an en effet, les contribuables repentants évitent les poursuites pénales et reçoivent une réduction dans les cas liés aux successions. Ces deux mesures ont déjà permis le retour de sommes importantes, notamment dans le canton de Genève (il est estimé que Genève recevra globalement en 2010 75 millions de CHF d’arriérés d’impôts). Si cette loi fédérale devait être consolidée, il serait plus efficace d’informer concrètement la population sur l’amnistie fiscale existante mais également de renforcer les contrôles. Les cantons qui se sont engagés dans l’une ou l’autre de ces démarches (notamment St-Gall) ont été «récompensés» avec des retours financiers importants.
En tant que membre des Verts genevois, je voterai contre cet objet et vous incite à faire de même, afin de donner un signal fort qu’il n’est pas admissible de violer les principes d’égalité inscrits dans la Constitution, mais que l’Etat doit au contraire s’engager dans une démarche constructive et durable sur la problématique de la fraude fiscale.
Référence : http://www.clafg.ch/spip.php?article1553
17/12/2010
Tel que décrit par wikipedia, le coworking est "un type d'organisation du travail qui regroupe deux notions : un espace de travail partagé, mais aussi un réseau de travailleurs encourageant l'échange et l'ouverture". Cette notion peu connue en Suisse est pourtant une méthode très intéressante pour les indépendants et les petites entreprises de disposer d'un espace de travail à un prix raisonnable, mais également d'éviter l'isolement - et le découragement - qui résulte parfois du travail depuis son domicile.
A Genève, plusieurs initiatives se sont créées pour répondre à ce besoin grandissant pour les néo-entrepreneurs:
La Fondation La Muse propose depuis début 2009 un très bel espace de coworking au coeur de la ville (2, rue de la Muse, près de la place du cirque). Elle a en outre initié les fameux pique-nique du lundi (12h-14h), qui permettent aux entrepreneurs et porteurs de projet de profiter d'un moment privilégié d'échange de leurs défis et de leurs besoins. La fondation organise lundi 20 décembre une journée portes ouvertes de découverte du coworking qui peut vous permettre de tester en direct le concept et de voir s'il vous convient. Pour plus d'informations: http://la-muse.ch/coworking/ ou http://la-muse.ch/pique-nique/
La chambre de l'ESS propose quant à elle depuis quelques mois un espace de coworking rive droite, et un espace intitulé "The Hub" est également en planification.
Enfin, si vous souhaitez vous tenir informé(e)s de l'actualité du coworking, n'hésitez pas à consulter le blog coworking Léman, créé par Stéphanie Booth, également créatrice d'un espace de coworking à Lausanne.
A la fin du mois de Juin, le canton de Genève a publié en collaboration avec le canton de Vaud et l'Association des communes genevoises, un Guide des achats professionnels responsables. Cette publication, également disponible sur le site www.achats-responsables.ch est saluée par les entreprises et notamment par la Chambre de Commerce et d'Industrie genevoise comme un "outil novateur pour aider les entreprises et institutions à réaliser des achats professionnels responsables"
Je trouve très intéressant que se développent des initiatives visant à expliquer et à inciter les entreprises à appliquer les principes du développement durable. Il est essentiel que l'état se montre exemplaire dans sa responsabilité sociétale, et qu'il définisse des procédures qui favorisent les prestataires de service privés qui suivent eux-même ces recommandations.
23/09/2010
J'ai eu la grande chance d'être invitée au très sélect évènement TEDxChange qui a eu lieu ce lundi à Genève, marquant le 10ème anniversaire des MDGs ("Millennium Development Goals" pour les intimes, soit les objectifs que la communauté internationale se fixe pour la réduction de la pauvreté dans le monde, l'égalité hommes-femmes ou encore la réduction de la mortalité des enfants).
Au programme, des intervenants locaux (Cheryl Hicks, Patrick Keenan...) nous parlent de sujets divers ayant à trait au développement international, à l'usage des réseaux sociaux pour des projets sociaux ou encore la problématique de la garde des enfants pour un projet de développement économique en Afrique. Mais aussi, un "live cast" de New York (heureusement, la technologie ne nous a pas lâchée...) avec des intervenants (encore plus??) prestigieux: Hans Rosling, dont je vous parlerai peut-être une prochaine fois, car il est fascinant, et Mme Melinda Gates.
Le sujet du jour: Est-ce que les méthodes Coca-Cola peuvent être appliquées pour créer un monde meilleur????
Ah, la, je sens que votre petit oeil endormi (c'est jeudi matin) vient de se demander quelles pouvaient bien être les arguments employés... C'est une théorie provocatrice, mais qui vaut la peine qu'on s'y intéresse.
12/09/2010
J'ai été confronté récemment (une fois encore) au hiatus qui peut parfois exister entre les individus et le monde du travail, ou en tous cas à la frontière entre la vie privée et la vie professionnelle.
Petite mise en contexte: (comme si je n'avais pas deja assez à faire avec mon job, mes activités associatives et politiques et mon petit), je prends des cours postgrade dans le domaine du management des organisations internationales. J'espère y apprendre des compétences complémentaires qui me permettront de mieux faire mon travail et d'aider les associations à trouver des solutions qui les aident à mieux travailler tout en gardant leurs valeurs. Et la plupart du temps, c'est le cas: je rencontre des jeunes talentueux et des professionnels qui mettent leurs compétences au service des organisations. Parfois, cependant, je m'interroge sur le contenu, et sur l'éthique qui y est promue. Récemment, dans un cours de relations de travail, voici l'argumentaire qui a été mis en avant par le professeur: "Un de mes employés devait rendre un travail important pour une date précise. Il a mis deux jours de plus à le rendre, et la qualité de ce travail n'était pas bonne. Lorsque je l'ai interrogé sur la raison: il m'a dit que sa femme lui avait demandé le divorce quelques jours auparavant. Je trouve cela inacceptable et lui ai dit que si ca devait se reproduire, je m'en séparerai"
Hum hum... la, j'ai vraiment beaucoup de mal avec l'argumentaire. Ok, être en retard sur son travail peut causer des problèmes, il a nécessité dans ce cas que d'autres collègues passent leur week-end à corriger les erreurs qui avaient été commises. Mais on parle là d'un problème qui fait partie des quelques moments les plus pénibles de notre vie, ce qu'on aimerait ne jamais vivre.
Je vais vous raconter une autre anecdote, encore moins drôle.
Il y a une quinzaine d'années de cela, je travaillais avec un collègue qui était notoirement toujours en retard et mal organisé et sur lequel tout le monde râlait de manière proportionnelle. Il ne préparait pas ses réunions et arrivait la fleur au fusil, un bon quart d'heure après le début de la réunion. Lorsque nous avons eu une réunion plus importante encore et qu'il n'est pas du tout venu, le boss a appelé chez lui pour lui demander ce qui se passait. Et a appris que son fils venait de mourir.
Comme nous sommes dimanche matin, je ne vais pas rentrer dans un débat philosophique, mais simplement vous dire la chose suivante: s'il vous semble qu'un de vos collègues (ou a fortiori un de vos employés) n'est pas concentré sur son travail, donnez-lui le bénéfice du doute. Et plus important encore: parlez-lui avant que cela ne devienne un problème au sein de l'entreprise.
En connaissant (un peu) la vie privée de vos collègues, vous saurez peut-être les accepter tels qu'ils sont, ou peut-être serez-vous en mesure de les aider. Car au final, pour moi, l'individu doit parfois primer sur l'entreprise.
04/06/2010
Une paix durable ne pourra être construite qu'en limitant la conception, la production, la distribution et l'usage des armes. En alliant le désarmement et l'action non-violente, nous pourrons limiter la violence et l'insécurité.
A travers une exposition photo retraçant 5 éléments de la paix dont le désarmement, vous pourrez en apprendre plus sur les organisations actives dans le domaine de la paix. L'inauguration du parcours pour la paix et de l'exposition photographique aura lieu ce dimanche, à 11h, devant les Bains des Pâquis, en présence de Pierre Maudet.
Pour en savoir plus, visitez le site http://www.makingpeace.org
Pour en savoir plus sur l'ensemble du week-end international et sur la journée mondiale pour l'environnement du 05 Juin, visitez http://www.weekendinternational.ch
Un débat sur le sujet du désarmement aura lieu à 15h au Centre de Dialogue Humanitaire avec notamment la participation du GSSA
03/06/2010
Le respect des droits humains est une source vitale d'harmonie dans la société. Ces valeurs, incarnées par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, nécessitent d'être incorporées dans les lois et politiques nationales et d'être mises en pratique quotidiennement.
Le dimanche 06 Juin 2010, la journée Making Peace sera l'occasion d'en apprendre plus sur les organisations actives pour la Paix: celles dont l'activité vise au désarmement et à la résolution de conflits, mais aussi celles qui font en sorte de poser les bases d'une société juste nécessaire à la construction d'une Paix durable, notamment en s'assurant du respect des droits de l'homme.
Pour en savoir plus, visitez le site http://www.makingpeace.org et rendez-vous le 06 Juin sur le Quai Wilson.
Pour en savoir plus sur l'ensemble du week-end international et sur la journée mondiale pour l'environnement du 05 Juin, visitez http://www.weekendinternational.ch
28/05/2010
Pour résoudre les conflits sur le long-terme, il faut s’attaquer à leurs causes profondes : c’est en travaillant à la résolution de conflits mais aussi en utilisant des moyens non-violents comme l’arbitrage et la réconciliation que l’on peut prévenir la réapparition des guerres.
Le dimanche 06 Juin 2010, la journée Making Peace sera l'occasion d'en apprendre plus sur les organisations actives pour la Paix: celles dont l'activité vise au désarmement et à la résolution de conflits, mais aussi celles qui font en sorte de poser les bases d'une société juste nécessaire à la construction d'une Paix durable.
Crédit photographique: Reza
Reza sera présent dimanche 06 Juin pour signer son livre 'War and Peace'
Pour en savoir plus, visitez le site http://www.makingpeace.org et rendez-vous le 06 Juin sur le Quai Wilson.
Pour en savoir plus sur l'ensemble du week-end international et sur la journée mondiale pour l'environnement du 05 Juin, visitez http://www.weekendinternational.ch
18/05/2010
Etablir une Paix durable n'est pas seulement participer au désarmement et résoudre les conflits. C'est aussi œuvrer contre les inégalités et pour une plus grande justice sociale. En réduisant la fracture sociale, on évite que des sentiments d’injustice n’amènent à des violences et des conflits.
Le dimanche 06 Juin 2010, la journée Making Peace sera l'occasion d'en apprendre plus sur les organisations actives pour la Paix: celles dont l'activité vise au désarmement et à la résolution de conflits, mais aussi celles qui font en sorte de poser les bases d'une justice économique et sociale nécessaire à la construction d'une Paix durable.
Pour en savoir plus, visitez le site http://www.makingpeace.org et rendez-vous le 06 Juin sur le Quai Wilson.
Pour en savoir plus sur l'ensemble du week-end international: http://www.weekendinternational.ch
17/05/2010
La protection de l’environnement est l’un des plus grands défis de l’humanité. La lutte contre le changement climatique fait désormais partie du discours de tous les chefs d'état, mais des solutions concrètes et des compromis réels restent encore à construire.
Pourtant, il est désormais démontré que les conséquences d'un laisser-aller dans la protection du climat s'avèreront dévastatrices: pour les peuples, qui subiront (et subissent déjà) de plein fouet le dérèglement climatique mais aussi pour l'économie, qui doit s'adapter et anticiper les défis environnementaux.
Mais s'assurer de la préservation du climat implique aussi de construire une plus grande équité entre les peuples: en adoptant les principes du développement durable, nous pourrons protéger la planète et assurer une répartition équitable des ressources entre les pays du Nord et les pays du Sud. Ce partage responsable évitera des conflits internationaux pour l'accès aux ressources.
Car la guerre est l'ennemie de telles normes: elle tend à détruire les êtres vivants et gaspille d'énormes quantités de ressources essentielles. Il ne pourra y avoir de Paix durable que lorsque nous trouverons des moyens nouveaux pour partager de manière durable les ressources de notre Planète, sans nous détruire les uns les autres.
C'est dans cet esprit et pour engager et prolonger un dialogue entre la communauté internationale et la population genevoise que le Week-end International (http://www.weekendinternational.ch) vous propose d'en apprendre plus sur deux thèmes majeurs:
- Le 05 Juin 2010 commémorera la journée mondiale pour l'Environnement
- Le 06 Juin 2010 sera consacré quant à lui à la Paix avec la journée Making Peace (http://www.makingpeace.org)
05/05/2010
Il est de ma conviction que les structures d’accompagnement et de financement des entrepreneurs devraient prendre en compte une dimension supplémentaire : celle des femmes entrepreneures. Et naturellement, vous allez me demander : en quoi est-ce que les projets féminins seraient différents des projets masculins et quel serait notre intérêt en tant que communauté à prendre en compte ces spécificités ?
La première composante est que certains projets portés par des femmes ont différents des entreprises traditionnelles. En tant que femme, il peut nous arriver de nous rendre compte que certains produits ou services ne sont pas disponibles sur le marché et de souhaiter les commercialiser. Après tout, 50% des clients étant des clientes, il est normal que le marché doive s’adapter à nos besoins et envies.
Ensuite, il peut arriver que les femmes, notamment au moment de la maternité, ne trouvent plus leur place sur le marché du travail. Il est en effet difficile (impossible ?) de trouver une activité intéressante ET à temps partiel qui permette de profiter de la vie de famille. Alors lorsque ces femmes se lancent dans l’aventure de l’entreprenariat, elles peuvent avoir envie d’inventer de nouveaux modèles d’entreprises qui prennent en compte la vie de famille. Et cette innovation sociale est intéressante pour la société.
Mais existe-t-il des structures qui aident ces projets à l’échelle du canton de Genève? En fait, pas vraiment.
30/01/2010
Des fois, on est poursuivis par son destin...
Il y a des années de cela, alors que je cherchais un travail pour me rapprocher de ma douce Suisse, j'ai été embauchée par une société informatique dont la mission était "Making the Change Happen" ("Créer le Changement").
L'an dernier, alors que j'ai souhaité réorienter résolument mes activités, j'ai travaillé avec la fondation "Women Change Makers" (traduction approximative "Les femmes actrices du changement").
Enfin, le nouveau slogan de la nouvelle promotion du MBA durable de l'Université de Genève (IOMBA pour les intimes) est: "In the Business of Making Change" (donc... "C'est notre boulot de créer le changement" - traduction encore plus approximative que la précédente)
Alors je m'interroge. De deux choses l'une:
Soit la notion de changement est en train de sérieusement se galvauder et est employée à tort et à travers (hypothèse qui n'est pas à exclure...)
Soit... mon destin me ramènerait inéluctablement à "créer le changement" ?! Et si c'est cela, de quel changement pourrait-il s'agir?
07/10/2009
Ce qui manque souvent à un jeune pour être embauché, plus que des compétences spécifiques, c'est un certain niveau de confiance - confiance en soi, qui lui permet d'aller de l'avant - confiance de l'employeur en son profil également, puisqu'il n'a rien "prouvé" jusque là.
J'ai réalisé au cours des 5 dernières années une dizaine d'embauches. La compétence recherchée était tellement spécifique que j'avais de manière schématique deux options: soit embaucher des "experts" de la branche, dans des gammes de salaire exorbitantes, soit embaucher des "jeunes", motivés à apprendre, et "investir" dans leur formation. Formation en termes de compétences, mais aussi "formation à l'entreprise" et à ces règles. Mon coeur a rapidement balancé vers la deuxième option, et l'expérience m'a montré que ce choix était le bon !!
Les personnes qui ont fait le meilleur parcours ont été ces "jeunes" aux profils atypiques - certains venant d'école techniques ou n'ayant pas leur matu - car ils ont été valorisés au sein de l'entreprise. Bien sûr, ce choix a impliqué de prendre un temps de formation, mais cet investissement a largement payé ses fruits. Il a aussi créé une connivence forte entre l'employé et l'entreprise, qui évitera peut-être que l'employé ne parte au premier chant d'une plus belle sirène vers un autre employeur.
Ainsi je suis persuadée qu'avec du respect - mutuel - et la création d'un climat de confiance, on peut attendre beaucoup des "jeunes" sur le marché de l'emploi.
01/10/2009
Ce week-end se tenait à l’université Dorigny à Lausanne l’université d’été des Verts Romands sur le thème « Economie et Ecologie ».
Parmi les conférences et ateliers proposés, une après-midi était consacrée au « Green New Deal » :
Après un exposé brillant d’Adèle Thorens sur les origines du Green New Deal et les choix politiques pour une relance en Suisse utilisant le Green New Deal, la question s’est vite portée sur les enseignements à tirer pour effectuer une transformation durable de nos modèles économiques, qui intègre véritablement une prise en compte des impacts sociaux et économiques.
En ce qui me concerne, j’ai tenu un atelier sur l’application du Green New Deal aux niveaux cantonaux et communaux. En présence de nombreux élus communaux (d’Echallens à Pully en passant par Nyon, Genève et Fribourg), j’ai tenté de brosser un tableau des étapes de réflexion qui nous ont poussé à inscrire le Green New Deal comme parti prenante du programme des Verts pour les cantonales :
- l’avis des économistes au sujet du Green New Deal – une bonne ou une mauvaise idée ?
- les expériences récentes de relance verte – quels résultats ?
- en quoi peut consister un Green New Deal à un niveau d’action cantonale ?
- et les communes dans tout ca ?
Pour en savoir plus sur les enseignements qui en sont ressortis...