Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06976.jsonl.gz/364

Napoléon n’a fait que s’attribuer les mérites de personnes moins célèbres que lui. C’est ce qu’une correspondance inédite entre Victor Hugo et Karl Marx – sur Tinder – aurait révélé.
« Napoléon est un jeanfoutre qui s’est attribué les mérites d’une armée qui aurait gagné avec ou sans lui », déclare Victor Hugo dans sa correspondance Tinder avec Karl Marx, alors son amant. La lettre, qui porte le sceau du réseau social de rencontre, est formelle et explique en trois points les raisons du pourquoi Napoléon était un rigolo qui savait cependant s’attribuer les honneurs lorsqu’il le fallait :
La campagne d’Italie
On dit de Napoléon qu’il aurait envoyé ses troupes au casse-pipe tout en dégustant un délicieux plat de spaghetti dans un bistrot du coin. Deux trois bouteilles de pinard plus tard, celui-ci aurait organisé une conférence de presse sur BFMTV pour crier victoire. Pourtant, ses troupes n’avaient alors pas encore fini d’égorger les Italiens. Toujours est-il qu’une tornade vint s’abattre subrepticement sur ses ennemis qui furent emportés jusqu’en Sicile où ils cultivent désormais des oranges, laissant Napoléon l’emporter.
La campagne d’Égypte
La campagne d’Égypte fut d’un tout autre acabit en termes de conditions d’existence : des lits inconfortables remplis de punaises, des types perchés en haut de tours malingres entonnant dès cinq heures du matin, à raison de cinq fois par jour, des chants à mi-chemin entre le raï et les mélodies celtiques, et puis du sable à n’en plus redemander pour dix générations. Autant dire que les hussards de Napoléon ne dormirent pas beaucoup, ni lui-même d’ailleurs, qui témoigne alors : « Comme je ne faisais pas mes nuits, j’avais de la peine à donner des ordres. Les hommes gagnèrent mes batailles, certes, mais je ne pus me reposer comme il convient de le faire pour un individu de mon rang. Cela se traduit par mon humeur massacrante néanmoins contrebalancée par la joie d’observer ces hommes fatigués puiser au fond d’eux les ressources nécessaires à leur survie face aux lames courbées des mamelouks ». Au terme de ses victoires en Égypte, Napoléon donna cette fois-ci une interview sur CNews, qui accueillait déjà l’arrière-arrière-grand-père d’Éric Zemmour, lequel militait alors pour l’assimilation du monde entier à l’Empire français.
L’expédition de Syrie
S’ensuivit ce qu’il ne convient, pour des raisons qui nous échappent, pas d’appeler une « campagne » mais plutôt une « expédition ». En fait, nous croyons savoir pourquoi. Ayant eu vent d’une fabuleuse réserve de champignons hallucinogènes sous les effets desquelles Napoléon put passer du bon temps, celui-ci dépêcha non pas moins de deux cent mille soldats unijambistes estropiés lors de la guerre précédente – ce qui fait en tout et pour tout cent mille soldats valides – pour se foutre sur la gueule avec le sultan ottoman venu chercher des noises aux expatriés français. Bien que le nabot ne trouvât pas le moindre champignon – en même temps, il fallait s’y attendre, le climat est si sec là-bas – son armée de mutilés vint à bout des dresseurs de chèvres enrôlés par le sultan. Napoléon s’adressa cette fois-ci à la France via le premier modèle de minitel confectionné à partir des boyaux ottomans dont ont dit qu’ils auraient la même rapidité que la fibre optique.
Bilan
Quand on fait le bilan, calmement, se remémorant chaque instant des campagnes de Napoléon entre 1796 et 1799, on identifiera une régularité dans ce joyeux bordel que sont les velléités guerrières de l’empereur. Une opinion impopulaire certes, mais néanmoins fondamentale à laisser entendre à nos voisins français : Napoléon était un froussard et encore moins courageux que le chien éponyme qui lui, au moins, se salissait les mains pour remplir les sales besognes. En d’autres termes, Napoléon était un jeanfoutre, un individu qu’on appellerait aujourd’hui un « inspecteur des travaux finis » et qui passait alors son temps à s’attribuer les mérites des soldats dont on ne sait trop comment il atterrit à la tête.
La Rédaction.