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Jacquemin André
Gravure à la pointe sèche, numérotée 18/50 et datée de 1970
28 cm x 52 cm
En parfait état
Sans cadre
André Jacquemin (1904-1992)
Peintre et graveur français né à Épinal en 1904 et mort à Paris en 1992.
André Jacquemin a été l’élève de Charles Albert Waltner (1846-1925) et de Jean-Paul Laurens à l’École des beaux-arts de Paris.
On lui doit près de mille estampes et de nombreuses illustrations de livres. Ses paysages, généralement tracés au burin sur cuivre, décorent les murs de nombreux musées de France et à l'étranger.
En 1928 il fonde, avec onze autres graveurs (dont Yves Alix, Amédée de La Patellière et Robert Lotiron), la Société de la jeune gravure contemporaine et obtient, en 1936, le grand prix national des arts, attribué pour la première fois à un graveur.
En 1937 il représente la gravure française à la Biennale de Venise et se spécialise dans l'illustration des éditions de luxe, avec La Colline inspirée de Barrès, puis les livres de Colette, Michelet, Gide et Brillat-Savarin.
De 1953 à 1974 il devient conservateur du musée de l'image et du musée départemental des Vosges à Épinal, où il organise notamment la section des images d'Epinal et celle de l'art contemporain qu'il illustra de trois Picasso.
Pendant plus de vingt ans il est membre du comité de rédaction du Pays lorrain.
Entre 1974 et 1980 il organise à Epinal avec l'aide de Maître Damoisy, commissaire priseur, d'importantes ventes de gravures tant anciennes que modernes.
En 1982 il est élu à l'Académie des Beaux-Arts et nommé président en 1989.
En 1991 il patronne l'année Callot (*) en pays Lorrain.
(*) Jacques Callot - né et mort à Nancy (1592-1635) - est un dessinateur et graveur, dont l'oeuvre la plus connue est une série de dix-huit eaux-fortes intitulée Les Grandes Misères de la guerre, évoquant les ravages de la Guerre de Trente Ans qui se déroulait alors en Europe. Il est considéré comme l'un des maîtres de l'eau-forte. Son style se caractérise par la netteté du trait et la profondeur de l'encrage, qui permettent de conserver une parfaite lisibilité à ses eaux-fortes, malgré le fréquent foisonnement des scènes et des personnages, sur des gravures de surface souvent restreinte. On doit à Callot plusieurs innovations qui permirent le plein développement de cet art, en particulier l'utilisation du « vernis dur ». C'est Abraham Bosse qui diffusa ces innovations, en publiant en 1645 le premier traité sur la gravure des eaux-fortes, qui sera largement traduit en Europe.
«Le grand graveur français, fils de nos provinces de l’Est a admirablement exprimé graphiquement la rare poésie du paysage lorrain qui connait sa plus grande beauté en hiver. Les vastes espaces neigeux des grandes routes tragiques et désertes, les ciels lourds de l’hiver ont été magnifiquement évoqués par André Jacquemin… »
André Dunoyer de Segonzac