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Avoir une femme candidate à la présidentielle américaine est "logique"
"Chez les démocrates, il y a une vraie impatience d'avoir une femme à la Maison Blanche", selon Corentin Sellin, professeur d’histoire et spécialiste des Etats-Unis.
De plus, élire quelqu'un de complètement opposé est vraiment une règle non dite aux Etats-Unis. Ainsi les Américains sont passés de Bush à Obama et ensuite d'Obama à Trump. Il serait donc "très logique d'avoir une femme face à Donald Trump, lui qui est si misogyne et si brutal vis-à-vis des femmes".
Quel profil pour battre Trump?
Pour battre Donald Trump, le parti démocrate doit faire un choix. Veut-il aller vraiment à gauche, comme la ligne défendue par l'ancien candidat à la primaire Bernie Sanders, ou bien au contraire, être plus centriste pour séduire l'électorat populaire blanc et ouvrier dans les régions industrielles du Midwest? interroge Corentin Sellin.
Ce choix devrait déterminer la personne qui se présentera face à Donald Trump. Pour l'instant, les candidats à l'investiture démocrate se bousculent. Plusieurs poids lourds du parti sont sur les rangs, comme les sénatrices Kamala Harris, Elizabeth Warren ou Kirsten Gillibrand.
Mais le favori dans les sondages est pour l'instant Joe Biden, l'ancien vice-président de Barack Obama, qui n'a pas encore annoncé sa candidature, relève encore le professeur.
Raison d'espérer?
Le choix du positionnement sera capital mais les démocrates ont-ils raison d'espérer? "Actuellement, Donald Trump est vraiment dans un trou, il est retombé à un niveau de popularité au-dessous des 40%. Pour les Etats-Unis, ce n'est pas bon du tout", affirme Corentin Sellin.
Même si on ne peut pas savoir à l'avance quelle sera la situation en novembre 2020, pour l'heure, Donald Trump est "bon à prendre, c'est un président impopulaire, faible et donc pour les démocrates c'est une opportunité en or", conclut l'historien.
Propos recueillis par Romaine Morard
Adaptation web: France-Anne Landry
Publié le 29 janvier 2019 à 10:07 - Modifié le 29 janvier 2019 à 10:53
Une dizaine de prétendants
Elizabeth Warren, la sénatrice du Massachusetts, a brûlé la politesse à ses collègues en annonçant sa candidature le 31 décembre déjà. Mais l’égérie de la gauche américaine a été rattrapée par d’autres élus du Congrès, comme Kamala Harris et Kirsten Gillibrand. Des maires de ville ont aussi affiché des ambitions présidentielle: ainsi, Julian Castro, ancien maire de San Antonio et ancien ministre sous Obama, s'est déclaré candidat tout comme le jeune Pete Buttigieg, étoile montante du parti démocrate, maire de la petite ville de South Bend en Indiana.
Tous ces candidats pourraient souffrir de la candidature d'Howard Schulz, le patron des cafés Starbucks. Celui-ci a annoncé dimanche son intérêt à se lancer dans la présidentielle, mais en tant que candidat indépendant. Beaucoup y voient l’assurance de voir les voix démocrates s’éparpiller et de permettre à Trump de l’emporter en 2020.