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Le «non-stop»
En 1969, l’intérêt du Département de l’Instruction Publique pour les spectacles de la rue Constantin suscite un nouveau virage.
Majoritairement consacrées aux enfants, pour lesquels de nombreuses représentations sont organisées durant les heures de cours, « augmentant peu à peu d’environ dix mille le nombre de spectateurs », les pièces s’adaptent à leur jeune public : rythme plus rapide imprimé à la mise en scène, suppression des pauses entre les tableaux, changements de décor à vue, par l’utilisation d’une double scène ou d’une scène tournante.
Les expériences scénographiques remontent presque aux origines... En 1935, le décor bucolique de L’Oiseau vert consistait en une double toile montée sur deux rouleaux actionnés par des manivelles. La toile s’affaissant, il fallait régulièrement tirer pour la retendre, avec plus ou moins de succès. Combine abandonnée même si la Gazette de Lausanne soulignait que « trucs et éclairages étaient très au point. »
En 1958, les panneaux du Petit tailleur s’inséraient dans des sortes de rail. On en poussait un pendant qu’on tirait l’autre… mais le système grippait. « Une idée qu’on pensait lumineuse et qu’on abandonna également tout aussi vite », s’amusa Germaine Duchêne.