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Nouveaux aperçus sur le déroulement des travaux et thèmes centraux de la recherche
Contenu
Les 12 derniers mois étaient essentiellement axés sur le répertoriage en temps voulu des plâtres dans le catalogue d'études développé au début du projet. Entretemps de nombreuses informations ont été rendues disponibles sur environ 40 pièces en plâtre examinées, et il est déjà possible de discerner de nombreuses préférences portant sur la structure et les techniques, assignées à Alberto lui-même, à son frère Diego (qui produisait essentiellement les moulages à partir des modèles en argile) ou aux fonderies.
Les résultats très révélateurs obtenus lors d'un premier scannage 3-D CT au début de 2011 ont suggéré que d'ultérieures recherches plus avancées des intérieurs devraient être bien prometteuses. Des études en série avec la technique de scannage 3-D CT n'étaient pas possible en raison des coûts élevés, mais grâce à des idées techniques innovatrices de la EMPA Dübendorf, tous les plâtres ont cependant pu être passés sur place au Kunsthaus aux rayons X en automne 2011 grâce à une installation mobile. Le trésor d'images numériques et d'informations ainsi obtenu a permis de découvrir les standards techniques appliqués lors de la production au niveau des armatures, les modifications ultérieures et les réparations. Ces informations sont aussi un enrichissement du point de vue de la conservation. Elles aident à évaluer correctement la fragilité des objets ainsi qu'à optimiser la manutention et le transport.
Vers mi-janvier 2012, une nouvelle "réunion d'experts" a été convoquée dans le but de clarifier les questions relatives aux détails techniques du moulage. Felix Lehner (Directeur de la Fonderie d'Art Sitterweg à Saint-Gall) et Rolf Fritschi (restaurateur de la Collection Archéologique de l'Université de Zurich) ont été invités à bord en tant que spécialistes externes. Les discussions portaient par exemple sur la fonction exacte des dépressions coniques sur la face inférieure des moules, interprétées comme des repères de position. Ces dépressions avaient été taraudées par la fonderie dans la base afin de préserver la position exacte du modèle et de la capsule de la forme lors de futurs tirages à la gélatine. Les capsules en plâtre correspondantes ont généralement été conservées dans la fonderie, mais n'ont malheureusement pas été préservées jusqu'à présent. Un autre sujet important de l'étude de cette dernière année portait sur les analyses de matériaux ciblées qui ont été menées en Mars 2012 au ISEA (Institut Suisse pour les Études d'Art). L'analyse a abouti à des résultats clairs en termes de matériaux utilisés, tels que le sable de moulage, l'argile, la gélatine et la gomme laque, de sorte que les hypothèses en vigueur ont pu être confirmées. L'évaluation des résultats de recherche obtenus a également permis de déterminer une séquence précise des techniques de moulage sur de nombreux objets. Il n'est pas rare que jusqu'à trois techniques différentes (sable, gélatine, caoutchouc de silicone) ont pu être constatées sur un seul objet. Chez Giacometti en général, l'emploi de moulages au sable ou à la gélatine indique son passage d'une fonderie à une autre (passant en 1952 de Rudier à Susse), celui au silicone suggère aussi, par contre, une production tardive, passée en commande après la mort d'Alberto par sa veuve Annette Giacometti, probablement dans les années 1980.
Étant donné que les séquences des tirages détectées sont toujours en relation directe avec la production de bronzes, un prochain pas judicieux serait une comparaison entre la ou les techniques de moulage en plâtre et celles s'appliquant au bronze. À cet égard, nous aspirons à une collaboration avec la Fondation Alberto et Annette Giacometti (FAAG) à Paris, qui détient les documents pertinents dans ses archives.
Perspectives
Une petite présentation au Kunsthaus de Zurich, prévue pour l'automne 2012, présentera les résultats des deux premières années du "projet plâtres de Giacometti". Ainsi une plateforme pour l'échange professionnel entre ceux qui s'intéressent à Giacometti devrait se voir créé. Cette exposition constitue cependant aussi la base de discussion pour la seconde partie pratique du projet. Dans celle-ci, il sera question de définir les lignes directrices pour la gestion de la conservation des objets fragiles. Il s'agit de questions centrales, telles que: Jusqu'à où peut aller un nettoyage de surface sans craindre d'éliminer des traces importantes? Quels sont les dommages qui peuvent ou devraient être réparés? Comment traiter les objets fragmentés, c'est-à-dire comprenant plusieurs pièces, et comment les exposer? Voilà juste une petite partie des nombreuses questions devant être discutées à la fin de première partie du projet par un groupe interdisciplinaire d'historiens d'art et de conservateurs.
Rapport de progrès d'octobre 2010 - à avril 2011
Définition des points centraux de recherche et de systématisation du processus de travail
Le début de la phase de recherche et perspectives