Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07005.jsonl.gz/231

Pour des raisons qu'il serait inutile de résumer ici, je vous ai lâchement abandonné la semaine dernière. J'aime croire que vous ne m'en avez pas voulu !
Reprenons donc, au moins jusqu'à la fin de l'année, nos petits portraits de personnages que l'Histoire a fini par oublier.
Je vous propose donc pour ce samedi un savant anglais dont le nom est plus qu'obscure dans le grand public.
John FLAMSTEED (1646 - 1719)
C'est sur sa proposition que fut fondé, en 1676, par le roi Charles II, l'observatoire de Greenwich. Devenu "astronome royal", Flamsteed observa systématiquement les planètes et les étoiles jusqu'à sa mort. Il améliora les instruments et les techniques d'observation (méthode des déclinaisons correspondantes.), mit au point une méthode de projection à laquelle son nom reste attaché (méridien du milieu de la carte et parallèles développés en ligne droite, autres méridiens courbes.), rédigea "l'Historia Coelestis Britannica". Mais cette encyclopédie ayant été publiée sans son autorisation, Flamsteed se querella avec ses collègues et en brûla lui-même les trois-quarts des 400 exemplaires imprimés ! L'ouvrage, finalement révisé par ses assistants, fut republié en 1725 après la mort de l'auteur. Il contient les coordonnées de près de 3000 étoiles et constitue le premier grand catalogue moderne.
- Dans son ouvrage, les étoiles sont numérotées d'ouest en est dans une constallation : Bételgeuse est ainsi 58 Orionis. Et plus une étoile est faible, moins sa dénomination est intéressante puisqu'on ne lui accorde pas de nom, mais un numéro d'ordre.