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Telle est la conviction exprimée fin août 1999 par Mme Loyola de Palacio, commissaire désignée de l'Union européenne (UE) pour les questions énergétiques, lors d'une audition qui s'est déroulée au Parlement européen en perspective de la confirmation mi-septembre de la nouvelle Commission de l'UE. Invitée à faire part de son point de vue personnel sur l'énergie nucléaire, Mme de Palacio a indiqué que sans énergie nucléaire, non seulement il serait impossible de diminuer dans les proportions convenues les rejets de CO2, mais qu'à son avis, un abandon serait également très coûteux et prendrait énormément de temps. Elle a admis toutefois que conformément aux conventions de l'UE, l'utilisation de l'énergie nucléaire ou son abandon relevaient de la compétence de chaque Etat membre. En réponse à des questions relatives à la sûreté, Mme de Palacio a confirmé que plusieurs tranches nucléaires anciennes d'Europe centrale et orientale ne remplissaient pas les critères de l'UE en la matière, la Commission de l'UE faisant pression sur les pays concernés pour arrêter définitivement ces installations. La nouvelle commissaire à l'énergie estime que l'arrêt ou la modernisation de ces installations devraient aussi figurer à l'ordre du jour des négociations entre l'UE et les pays d'Europe centrale et orientale candidats à une adhésion à l'Europe. Elle considère toutefois que l'élargissement à l'Est présente une importance si fondamentale pour l'UE que ce processus ne devrait pas être bloqué par des divergences sur l'énergie nucléaire.
Source
P.B./C.P. d'après NucNet du 31 août 1999