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En comparaison avec les autres dangers naturels (notamment chutes de pierres, crues ou tempêtes), ce sont les avalanches qui provoquent le plus de victimes. Mais ce nombre augmente-t-il en raison de la fréquentation croissante des espaces non sécurisés?
Pour pouvoir répondre à des questions de ce type, les chercheurs du SLF ont analysé les accidents mortels d’avalanches enregistrés depuis 1936 par l’Institut. Au cours des 80 dernières années, la moyenne annuelle des victimes d’avalanches est de 25 personnes.
Moins de victimes d’avalanches malgré un nombre croissant d’adeptes des sports de neige en dehors des pistes
Un coup d’œil sur la figure 1 montre que le nombre des victimes d’avalanches n’a pas augmenté, au contraire. Mais ce graphique nous fournit également d’autres informations. Par exemple, tu vois que le nombre de victimes d’avalanches varie d’année en année. Ainsi, pendant l’hiver avalancheux 1950/1951, 99 personnes ont perdu la vie dans une avalanche, alors que les deux années précédentes il n’y a eu pratiquement aucune victime.
Les hivers avalancheux comme en 1963 ou 1999, mais aussi une catastrophe provoquant des victimes particulièrement nombreuses (par exemple l’avalanche de 1970 à Reckingen, qui a causé la mort de 30 personnes), influencent fortement les statistiques.
Bien moins de victimes d’avalanches dans les domaines sécurisés
Lorsque les chercheurs du SLF traitent les données concernant les victimes d’avalanches, ils font la distinction entre les domaines sécurisés et les zones non sécurisées. Les domaines sécurisés comprennent non seulement les pistes, mais aussi les routes, les voies de chemin de fer et les localités.
Comme l’indique la figure 2, le nombre des victimes a largement baissé dans les domaines sécurisés. D’importants investissements dans les ouvrages paravalanches, de meilleures cartes de danger, la fermeture des infrastructures menacées, l’évacuation des personnes des zones dangereuses ou les minages par les services d’avalanches compétents ont contribué à ce qu’aujourd’hui, moins de personnes meurent dans les régions sécurisées qu’autrefois.
Moins de victimes d’avalanches également dans les zones non sécurisées
C’est une autre réalité qui apparaît lorsqu’on se penche sur le nombre de victimes d’avalanches dans les espaces non sécurisés contre les avalanches. Ces accidents ne concernent presque que des personnes qui pratiquaient pendant leurs loisirs la randonnée ou le hors-piste à ski, en snowboard ou en raquettes. Dans la grande majorité des cas, les victimes ont déclenché elles-mêmes «leur» avalanche.
Dans ces espaces non sécurisés, le nombre de victimes a baissé après une pointe lors des années 1980, et il est depuis relativement constant – malgré l’augmentation des amateurs de hors piste.
Le travail de prévention renforcé (p. ex. cours sur les avalanches, présentations, whiterisk.ch, de meilleures informations sur la situation relative aux avalanches ou encore la trilogie de sauvetage en cas d’accident (DVA, sonde et pelle) doivent avoir contribué à cette évolution.