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mercredi 18 janvier 2017
Extrait du film "Doll Face", 1945, ce qui explique l'échange surréaliste : "Et alors les japonais ?", "Ah tu ne sais pas ? Il parait que c'est un peu nuageux au dessus de Tokyo". Traduction à la truelle bien sûr... Mais un tube pour Perry Como.
Quiconque a déjà eu l'occasion de regarder un James Bond, c'est à dire, supposons, à peu près tout le monde, s'est au moins une fois demandé, surtout en découvrant les invraisemblables repères du SPECTRE : "Mais qui a construit tout ça ?", le "ça" pouvant être remplacé par "base sous-marine", "zone de lancement de missile", ou "station spatiale".
En fait, jusqu'en 1979 et "Moonraker", le responsable de ces aberrations architecturales mais ô combien suaves n'était autre que Ken Adams, designer et décorateur attitré de la saga depuis ses débuts en 1962 et qui imposa les décors mesurant au moins 9 stades de football et possédant souvent un élément de forme ronde, souvenir de son premier fait de gloire au cinéma, la salle de commande de "Docteur Folamour".
Alors même si au cours de sa prestigieuse carrière, Ken remporta deux Oscars et des brouettes de prix dans son Angleterre presque natale (il vit le jour à Berlin en 1921 et quitta son pays d'origine pour Londres lorsqu'un moustachu un peu hargneux arriva au pouvoir), reconnaissons que les décors XXL n'invitent pas à un emménagement soudain.
Cela semble souvent assez froid, et forcément difficile à chauffer étant donnée la superficie, cela nécessite beaucoup de personnel, c'est assez sombre, pour des raisons de sécurité évidemment et on perd une place folle en sous-marins et navettes spatiales.
Heureusement, Ken Adams sut aussi faire dans le plus raisonnable, le plus intime, le cozy même, et brusquement on songe à appeler les Déménageurs Bretons. Illustrations :
Ken Adams fit des jardins intérieurs délicieux avec cascades (et parfois requins), des maisons flottantes en forme de bulle et des lounges parquetés d'une rare finesse. Et il est parfois dommage de penser que seul 007 put s'y installer, le temps simplement d'un tournage.
L'influence réelle de Ken Adams sur l'architecture d'intérieur et le design est toujours d'actualité, c'est du moins ce qu'on se dit en découvrant le siège construit par l'architecte Albert France-Lanord pour une société qui fait dans l'Internet à Stockholm.
Il ne manque qu'une James Bond girl et un chat blanc duveteux et nous y sommes. Et que Ken Adams, tout cigare dehors, ait lui-aussi quelque peu ressemblé à un méchant de "Goldfinger" ou "Opération Tonnerre" ne gâche rien.
Chaque mercredi, Soyons-Suave propose une tribune aux minorités opprimées, puisque la suavitude passe aussi par le respect et la compréhension. Quelqu'un a dit : "Il faut commencer par s'aimer pour pouvoir aimer les autres", ajoutons "Il faut reconnaître la suavité de l'autre avant de s'attaquer à la sienne".
Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette sept cent quatre vingt unième édition, Barbra présente le modèle intitulé "Le Kiki".
lundi 16 janvier 2017
Le moins que l'on puisse dire est qu'avec ce Quizz, Ana Maria nous prend par les sentiments mais chut.
Comme il est parfois dangereux d'en dire trop, demandons-nous simplement : qui se perd dans un océan de plumes et de résille ? Indices mercredi en cas de panne, un seul nom par réponse et évidemment, notre gagnante ne joue pas. A vos cellules grises.
Nous ne pouvons une nouvelle fois que saluer la sagacité de nos suaves visiteurs et le talent d'Ana Maria qui ne laissa aucun macaron pour ses camarades et démasqua Carrie Fisher dans "Quand Harry rencontre Sally".
Alors c'est vrai, parfois "Soyons-Suave" est un peu paradoxal et semble laisser dans l'ombre certaines de ses idoles, ce qui n'empêche ni notre affection, ni notre tristesse lorsqu'elles viennent à nous quitter. La joie par contre explose en célébrant ce soir Ana Maria qui voit son nom en noir sur gris sur nos pages. Bravo. Baisers. Sangria.
Nous ne dirons pas grand chose du film de Rob Reiner qui propulsa en 1989 à la fois Meg Ryan, Billy Crystal et Harry Connick Jr en orbite géostationnaire et fit du restaurant Kat'z une halte touristique obligatoire de New York. Tout le monde a vu le film, tout le monde a revendu depuis longtemps son exemplaire de la bande originale et tout le monde pleure en songeant que la scénariste Nora Ephron n'est plus et que Meg Ryan... non plus.
Mais il ne faudrait pas oublier que dans un formidable second rôle, Carrie Fisher exposait pour l'une des premières fois une nature comique qui allait lui ouvrir les portes des deux décennies à venir, après avoir été la princesse de l'espace préférée de la planète Terre.
Le décès de Princesse Leia nous a fait prendre conscience du nombre de films, au cours des années 90 et 2000, dans lesquels elle fut parfaite sans pour autant qu'on s'en souvienne vraiment, ce qui est parfaitement raccord avec le fait qu'elle non plus, ne se souvenait pas toujours y avoir fait une apparition.
Beaucoup de drogues, de séjours en cliniques variées, des monceaux de pilules et quelques électrochocs. Non, ce ne fut pas drôle drôle. Impeccable filmographie par contre.
Et si vous n'avez jamais vu "Soapdish"... eh bien nous ne savons pas vraiment quoi vous dire.
Il y a deux semaines, HBO, étant donné l'actualité passablement tragique, précipitait la sortie de "Bright lights", le documentaire sur Carrie Fisher et Debbie Reynolds. C'est sous-titré "A love story" et c'est drôle, émouvant, vraiment très émouvant. C'est aussi disponible assez facilement sur le net si vous savez où chercher.
Mais franchement, parfois nous ne comprenons pas ce que vous faites encore là.
Contrairement aux idées reçues, on peut être suave en string. Chaque lundi, la preuve en images.
Et cette semaine, notre ami le string est très heureux de son nouveau sofa. Les soldes, plus une garniture à mémoire de forme, sa ficelle est ravie.