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2019-04-18
Le Tribunal fédéral a rejeté le recours d'un homme soupçonné d'avoir participé au cambriolage de l'étude de son propre avocat. Le casse commis dans la nuit du 22 au 23 décembre 2018 a rapporté quelque 160'000 francs en liquide.
A la suite d'un abus de confiance portant sur 114'000 francs au moins, l'homme avait été licencié avec effet immédiat par la banque où il travaillait qui avait aussi porté plainte. Afin de réparer le dommage, il avait obtenu 140'000 francs en espèces de ses grands-parents.
Les 11 et 19 décembre, le recourant a apporté 120'000 francs au total à son avocat. Lors de la première livraison, il était accompagné d'un autre homme. Il avait été convenu que l'avocat entreprendrait dès que possible des discussions avec l'ancien employeur en vue du remboursement.
Trois jours après le second versement, l'étude de l'avocat a été visitée. Deux coffres-forts contenant 160'000 francs au total ont été emportés. Un témoin a aperçu trois suspects, a pu décrire leur véhicule et donner les cinq premiers chiffres de la plaque d'immatriculation.
Le 30 décembre, le recourant a été contrôlé par la police alors qu'il circulait comme passager dans le mini-van des suspects. Dès ce moment-là, il a été soupçonné d'avoir participé au cambriolage, que ce soit comme coauteur, complice ou instigateur. Il a été arrêté le 11 février 2019.
Sérieux soupçons
Dans un arrêt publié jeudi, le Tribunal fédéral souligne que les soupçons pesant sur le recourant ont été jugés sérieux tant par le Tribunal des mesures de contraintes que par la Cour suprême du canton de Glaris. Si le premier a refusé d'ordonner la détention préventive, la seconde l'a en revanche acceptée à la demande du Ministère public.
Cette dernière instance a fondé sa conviction sur le fait que le recourant et la personne qui l'accompagnait savaient qu'une importante somme d'argent se trouvait à l'étude. En outre, le premier prétendait ne pas connaître le nom de son compagnon, ce qui ne fait que renforcer les soupçons.
Pour les juges de Mon Repos, les arguments du recourant ne suffisent pas à renverser ces présomptions. Le suspect avançait que la marque du mini-van mentionnée par le témoin n'était pas juste. En outre, le propriétaire d'un véhicule similaire avait un nom à consonance italienne, ce qui le rendrait également suspect.
Le Tribunal fédéral constate aussi que l'établissement des preuves n'est pas terminé. D'autres actes d'instruction doivent être encore effectués, tels que relevés de téléphonie mobile, exploitation de traces ADN, interrogatoires, etc.
La personne présente lors de la première livraison d'argent doit aussi être identifiée. Dans ces conditions, un risque de collusion, contesté par le recourant, subsiste toujours. (arrêt 1B_121/2019 du 8 avril 2019) (ats/nxp)Créé: 18.04.2019, 12h02