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On pénètre dans le couloir du sous-sol en longeant le “Train des bonnes oeuvres” qui présente des oeuvres d’entraides protestantes à l’origine de l’état social mis en place au 20e siècle en Occident.
La vitrine des missions tente de dire, en quelques objets, photos et gravures, l’ambiguïté du mouvement missionnaire protestant. Sans remonter jusqu’aux tentatives malheureuses du 16e siècle, le but des grandes sociétés missionnaires du 19e siècle concerne avant tout une évangélisation allant de pair avec l’expansion colonialiste européenne. Très marquée jusqu’au milieu du 20e siècle par le spiritualisme émotionnel et littéraliste du Réveil, la mission protestante, concrètement, fournit dispensaires et écoles. Mais progressivement, l’idée missionnaire gagne l’ensemble du protestantisme et se comprend de plus en plus comme une défense des peuples autochtones. (…) En un souci synthétique, on retrace ici la célèbre expédition au Zambèze du „Livingstone français“, François Coillard (1834-1904). Long mais étonnant est le chemin parcouru depuis l’arrivée du missionnaire en Lesotho en 1857 jusqu’à la rencontre, en 1968, entre le pasteur Charles Bonzon, directeur de la Société des missions évangéliques de Paris, et Kenneth Kaunda, premier président de la Zambie en 1962, formé à l’école missionnaire de Lubwa et fer de lance du mouvement de libération de son pays.