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La loi sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics à Genève a été confirmée lors du vote d'hier.
Un parcours politique intéressant. Une première initiative populaire avait été adoptée avec le soutien de 4 Genevois contre 1. Une telle marge est inhabituelle. Elle laisse supposer que l'interdiction de fumer dans les lieux publics est soutenue par une majorité des habitants depuis plusieurs années ou décennies. Une attente que les élus n'avaient pas su retranscrire dans les lois.
Le Gouvernement genevois avait promulgué à la va vite une loi qui mettait en pratique le souhait des Genevois. L'UDC Soli Pardo qui prétend habituellement défendre les droits populaires avait déposé un recours contre cette loi. La loi a été annulée par le Tribunal Fédéral.
Une nouvelle loi a été votée au Grand Conseil Genevois. Des amendements soutenus par les Radicaux et quelques PDC contre l'avis manifeste des électeurs ont atténuée la porté de la loi en autorisant des fumoirs. La loi a été contestée par les cafetiers et restaurateurs.. mais confirmée par les électeurs Genevois ce week end.
Près d'une vingtaine d'étude ont mesuré l'impact en terme de santé publique de l'interdiction de fumer dans les lieux publics. Elles évaluent la baisse du nombre d'arrêt cardiaque entre 17% et 25% dès la première année. L'impact s'accroit au cours du temps. Cela ne compte pas encore les impacts sur les cancers à plus long terme.
A Genève, environ 500 personnes décèdent chaque année d'un arrêt cardiaque en dehors de l'hôpital. Les couacs sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics ont coûté deux années d'impact. La dépendance politique de certains élus envers les cafetiers et restaurateurs à coûté sans doute une dizaine d'année. Dans l'estimation basse cela représente 87 décès par an qui auraient pu être évité à Genève. 87 morts sur la conscience de l'UDC Soli Pardo.