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Au commencement était...
PAR Manuela Giroud
Enfant au Pérou, Monica Deferr était une petite fille très rêveuse, perdue la plupart de temps dans un univers imaginaire. De l'enfance, l'artiste qu'elle est devenue a conservé la spontanéité, et aussi le goût de créer des atmosphères, un monde imaginaire dont elle-même ne possède pas toutes les clés.
Une recherche théorique profonde sous-tend le travail. Les origines de l'homme, la dualité de l'être humain, l'identité de la femme, la condition humaine... Ces questions, Monica Deferr se les pose par le truchement de diverses références: les religions, la mythologie, la psychanalyse...
Comme des peintures
L'utilisation de la photographie pour mener à bien cette démarche est particulièrement intéressante. Le plus souvent, la photo sert à fixer une réalité. Or, chez Monica Deferr, elle imprime précisément ce qui n'existe pas, un monde d'illusion, un univers onirique.
Ombre et lumière
L'ombre et la lumière mettent en valeur
les deux versants d'une même réalité. Comme aussi l'artiste, qui se cache et se
dévoile en se mettant elle-même en scène sous divers déguisements.