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Le MPC a ouvert son enquête pénale en juillet 2012 suite à une communication du Bureau de communication en matière de blanchiment d'argent (MROS). Dirigée au départ contre quatre ressortissants ouzbeks entretenant des relations d'ordre privé et économiques avec la fille du président, l‘enquête a mené à l'arrestation à l'été 2012, à Genève, de deux d'entre eux, qui ont été libérés de la détention provisoire à la mi-octobre 2012 contre le versement d'une caution.
Des actes présumés illicites ayant eu lieu dans le marché des télécommunications en Ouzbékistan sont considérés comme des infractions initiales au blanchiment d'argent. Le lien avec l'enquête du MPC est constitué par l'existence de valeurs patrimoniales en Suisse, qui ont été séquestrées à hauteur de plus de 800 millions de francs suisses.
Dans le cadre de son enquête, le MPC a adressé des demandes d'entraide judiciaires à plusieurs Etats, et est à l'origine de plusieurs perquisitions en France qui ont eu lieu pendant l'été 2013 et ont déclenché des enquêtes sur place. Par ailleurs, se fondant sur une demande d'entraide judiciaire de la Suisse, les autorités de poursuite pénale suédoise ont elles aussi engagé une action en ouvrant une enquête pour corruption en lien avec diverses acquisitions d'une entreprise suédoise sur le marché ouzbek des télécommunications. Le MPC a de son côté donné suite à une demande d'entraide judiciaire émanant de la Suède en informant ses autorités de poursuite pénale au sujet des liens de ces opérations avec la Suisse et des capitaux correspondants identifiés comme tels en Suisse.
Fin août 2013, le MPC a perquisitionné avec l'aide de la police judiciaire fédérale et de la police genevoise la villa de Karimova à Genève pour réunir de nouveaux éléments de preuve.
En sa qualité de représentante permanente de l'Ouzbékistan auprès des Nations-Unies et d'autres organisations internationales à Genève, Gulnara Karimova a bénéficié de l'immunité diplomatique jusqu'à l'été dernier. Le 16 septembre 2013, l'enquête pénale a été étendue à la fille du président ouzbek pour soupçon de blanchiment d'argent.
Le MPC poursuit ses investigations afin de déterminer l'origine des valeurs patrimoniales séquestrées en Suisse. Des informations sur le déroulement ou la fin de son enquête seront communiquées en temps utile.