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Ueli Maurer met en garde les détracteurs du Gripen contre un possible retour de bâton de la part de la Suède. En s'obstinant, malgré les garanties reçues, à présenter des revendications unilatérales pour l'achat des avions de combat, il faut faire attention à ce que le partenaire ne se venge pas.
Ceux qui prétendent que la Suède est un risque et que la Suisse a besoin de garanties devraient se dire: "Nous pouvons être contents que la Suède n'exige pas de garanties de notre part pour le cas où l'achat n'aboutirait pas", a dit le conseiller fédéral dans un entretien publié par le journal alémanique "Zentralschweiz am Sonntag".
Selon le ministre de la défense, la Suède pourrait aussi bien dire: "Si vous ne passez pas la commande, vous devez payer une amende conventionnelle". Cela ne s'est pas produit dans les négociations, parce que manifestement la Suède est arrivée à la conclusion qu'il s'agit de deux Etats qui concluent un contrat "en toute bonne foi".
Réveiller un chien qui dort
Mais si l'on formule maintenant des exigences unilatérales, il faut faire attention "de ne pas réveiller de l'autre côté un chien qui dort", a dit le Zurichois à l'adresse des détracteurs du Gripen en Suisse.
Ceux-ci donnent de la voix, quand bien même la Suède a garanti contractuellement à la Suisse un prix fixe de 3,126 milliards de francs pour l'acquisition de 22 avions de combat Gripen du constructeur Saab.
Menace du PLR
Le PLR menace même de rejeter l'achat si toutes les questions ouvertes ne sont pas éclaircies, en particulier celles qui concernent les amendes conventionnelles et droits de retrait si l'accord n'est pas respecté ou en cas de retards de livraison.
Mais Ueli Maurer ne rendra publics tous les détails du contrat que lorsque l'accord-cadre avec la Suède aura été présenté au Conseil fédéral dans son ensemble. "Le Parlement doit avoir l'indulgence d'attendre jusqu'à ce que ce soit à son tour de jouer". Ce sera le cas lorsque le Conseil fédéral aura adopté le message ad hoc.
ATS