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Debut avril, l'office de la statistique a constaté que le panier moyen a vu une augmentation des prix de plus 0.4%. Les prix des articles suivants ont augmenté : vêtements et chaussures 3,2 %, fruits frais 1,8 %, logement 0,9 % et nourriture 0,6 %. En résumé, les prix augmentent régulièrement depuis le début de la crise, et les entreprises -principalement- alimentaires en profitent de la pandémie pour augmenter leurs marges, malgré le fait qu'elles engrangent depuis le début de la crise une augmentation de leurs ventes de 40%.
Dans la foulée, les divers commerçants ont oublié de faire les traditionnelles promotions, donc les ménages non seulement accablé par la crise et le chômage n'ont bénéficié d'aucune sorte de bouffée d'oxygène.
Le ministère de l'agriculture lui a annoncé une augmentation du prix de la farine, ce qui aura pour conséquence une augmentation du prix du pain et autres produits dérivés. Ici, un pain aux graines d'un boulanger est d'environ 20Shekels (un peu plus de 5chf) pour un salaire minimum de 30-35 shekels heure....et personnellement en allant chercher mon pain, et trois brioches au sucre, j'ai payé 34 shekels au lieu des 31 habituel.
Dernièrement, en janvier (de mémoire) c'est l'électricité qui avait annoncé une augmentation de ses prix, de 5-6%. Les prix ici, augmentent très régulièrement, le marché est très fermé, et il n'y a pas un vrai marché de la concurrence.
Alors qu'après un mois et quelques semaines de pandémie, en Israël, on compte environ 1 million de chômeurs, et que beaucoup des employés n'ont même pas pu toucher un salaire en mars, ou alors partiel et que même les retraités ont reçu en retard leurs indemnités, quand aux indépendants....
Les indépendants, eux, ont pour la plupart reçu aucune indemnité. Le fait est que le gouvernement -enfin presque mais pas tout à fait formé- n'a pas pu encore voter les budgets ad-hoc. Les chanceux, ceux qui ont pu toucher le graal, ont reçu en moyenne 4000 shekels, lorsque l'on sait que cela ne couvre même pas un loyer....
L'état via les banques a ouvert des prêts, dont l'état ne garanti que 15%*, les banques croulent sur les demandes, plus de 40'000 ont été déposées, et pour l'instant les banques trient et c'est seulement ceux qui sont qui ont des meilleurs chances de remboursement qui pourront en bénéficier, quand aux autres....cela me rappelle ce dicton: les banques prêtent des parapluies par beau temps et vous l'enlèvent lorsqu'il pleut.
Question banque, les réserves de la Banque Centrale Israélienne s’élèvent uniquement en devises à fin février 2020 à 131 milliards de dollars. Les réserves obligatoires en monnaie locale s’élèvent à 9% de tous les dépôts dans les banques israéliennes. C’est une règle obligatoire. Israël a une dette de 60% du PIB.
* on parle d'augmenter cette part à 30%....
photo crédit : @pataline.life suivez moi sur instagram, photo 2019 , jaffa graphiti sur un store lorsque le marché aux puces est fermé