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Le génie génétique peut être divisé en divers secteurs. On parle de génie génétique rouge, de génie génétique vert et de génie génétique blanc. La couleur rouge se rapporte au génie génétique appliqué au domaine de la médecine, comme par exemple lorsque le génie génétique est mis au service du développement de médicaments et de vaccins. Le génie génétique vert se rapporte au domaine végétal et le génie génétique blanc aux utilisations industrielles, comme par exemple le développement d’enzymes pour des produits de nettoyages.
Le génie génétique est de nos jours utilisé de manière routinière et les possibilités techniques en découlant se sont très rapidement développées au cours des années. C’est ainsi qu’en 1995, le génome d’un organisme composé de 1'800’000 éléments (la bactérie Haemophilus influenzae), a été pour la première fois décodé (séquencé). En 2000, le génome humain, composé de 3'200'000’000 éléments, a été à son tour séquencé (voir glossaire). Les conséquences du décodage du génome humain, l’évolution de la recherche à ce niveau ainsi que les buts d’une telle recherche sont présentés dans le dialogue « la recherche génétique 2.0 ».
De grands progrès ont également été réalisés dans le domaine du développement de micro-organismes génétiquement modifiés. En 1973, il a été possible pour la première fois d’introduire un morceau d’ADN additionnel dans une bactérie. Peu après, ce sont des gènes spécifiques qui ont été introduits afin que les bactéries produisent des protéines d’intérêt. Aujourd’hui, les bactéries peuvent être dotées d’une voie métabolique complètement nouvelle par l’introduction de plusieurs gènes additionnels. Des informations complémentaires à ce sujet sont présentées dans le chapitre « la biologie synthétique »