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Introduction
Le premier des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) est la réduction de l’extrême pauvreté et de la faim. Intention affichée : réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population mondiale qui souffre de la faim.
La faim tue plus que la malaria, le sida et la tuberculose réunis. Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), la faim et la malnutrition représentent, à l’échelle de la planète, le premier facteur de risque pour la santé. La faim et les maladies associées font 10 millions de morts par an.
Les causes sont multiples : les guerres qui ravagent les campagnes, le sida qui décime les populations rurales en Afrique, les changements climatiques et les désastres naturels, la concurrence de plus en plus grande entre l’agriculture pour l’alimentation et celle destinée aux agrocarburants, la spéculation financière sur les denrées alimentaires, la politique de dumping agricole menée par les pays industrialisés qui accordent des subventions aux productions et exportations de leurs paysans. L’équivalent d’une seule semaine de subsides à l’agriculture dépensés par les pays développés (300 milliards de dollars/an), permettrait de répondre à tous les besoins alimentaires.
Ainsi, d’une part la culture vivrière perd du terrain, d’autre part, l’augmentation des prix des denrées agricoles empêche des millions de familles de s’acheter leur pain quotidien. Les solutions ? Réinvestir dans l'agriculture, établir des règles commerciales plus équitables, intégrer le changement climatique dans la politique de développement, interdire la spéculation financière sur les produits agricoles, tant d'éléments pour répondre à un défi majeur.
"La crise ne se fait pas uniquement sentir du côté des agriculteurs. Le scandale de l’Encéphalopathie spongiforme bovine et la perte de confiance des consommateurs dans l’hémisphère Nord, la dérive des habitudes alimentaires vers une nourriture de plus en plus industrialisée, la progression de la consommation de viande en Asie du sud-est, la malnutrition non seulement dans les pays du Sud mais aussi dans des pays riches, montrent bien que ce n’est pas seulement ce que nous produisons mais aussi ce que nous consommons qui va déterminer l’avenir de l’agriculture. Les agriculteurs doivent mieux comprendre pour qui ils produisent, et les consommateurs doivent s’interroger davantage sur le caractère sain et nutritif de leur régime alimentaire mais aussi se demander s’il respecte les écosystèmes de notre planète." Farmingsolutions.org