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Nicolas Cantillon est né en 1972 à Melun et Laurence Yadi en 1973 à Argenteuil en France. Ils partagent leur vie et leur activité professionnelle entre la Suisse et la France. Musicien au départ, Nicolas Cantillon débute une formation de danse au conservatoire Marius Petipa en 1989. Laurence Yadi, quant à elle, achève un cycle sport étude à Paris en 1991. Deux ans plus tard, elle obtient une bourse pour intégrer le centre Alvin Ailey de New York. Au terme de leurs apprentissages respectifs, tous deux vont multiplier les collaborations comme interprètes et assistants chorégraphiques, parfois dans les mêmes structures : au sein, notamment, du Ballet J. Art de Paris et de la compagnie genevoise Alias, auprès de Gisela Rocha et de Rui Horta...
En 2003, leur première pièce voit le jour : La Vision du lapin met en abyme les codes de la représentation à travers le prisme de l'expérimentation, pour interroger, sur un mode souvent ironique, le processus de la création. En 2004, ils créent Simple proposition ou « quarante-cinq minutes de beau absurde, lent, haletant et minimal pop », selon les mots d'Edouard Levé qui a collaboré à cette création, avec João Fiadeiro et Daniel Demont, sur une musique blanche d'Eric Linder. La pièce développe une recherche sur le duo et la fragmentation du mouvement. Simple proposition inspire ensuite le court-métrage Durée déterminée que les chorégraphes co-réalisent en 2005 avec Frédéric Lombard et Jennifer Bonn.
En 2006, Climax ouvre un nouveau chapitre dans leur carrière : partition solitaire fondée sur la fluidité du mouvement et sur un phrasé continu, la pièce condense un matériau chorégraphique fertile dans lequel vont puiser certaines des créations à venir. Elle vaudra à la compagnie le prix de la Fondation Lietchi pour les Arts. On stage, en 2007, se veut une variation resserrée et accélérée de Climax. De ce « shoot de danse » émerge une réflexion sur le temps et sur le rythme. Cette même année, ils créent Merry-go-round pour les vingt danseurs du Ballet Junior de Genève en adaptant le modèle fourni par Climax à la spécificité du ballet.
Toujours en 2007, la compagnie entame une trilogie sur les liens entre la danse et la musique folk américaine des années 70 : En concert, succession de chansons et de musiques originales interprétées par les chorégraphes, préfigure Laï laï laï laï, créée en 2008, pièce pour quatre interprètes plongés dans un univers fantasmagorique, entre rêve éveillé, nostalgie et souvenir d'enfance. Poursuivant la relecture de Climax, la compagnie crée en 2009, Listen & Watch, troisième volet de la trilogie : s'y déploie une danse magnétique, hantée par la tentation de l'exténuation et de la mise à l'épreuve de ses limites. La pièce est le fruit d'une collaboration artistique avec le musicien américain Sir Richard Bishop.
La même année naîtra Romance-s, pas de deux d'une élégante austérité. Cet histoire d'amour est traversé par l'histoire de la danse.
En 2010, les deux chorégraphes réalisent Figure 5, pour trois danseurs et le batteur de jazz expérimental Nicolas Field. Ils créent Nil en janvier 2011, un ballet pour six danseurs sur une musique originale de Sir Richard Bishop et une mise en lumière de Patrick Riou. Cette même année sera également marquée par la signature d'une nouvelle chorégraphie de Petrouchka sur la musique de Stravinsky pour le Ballet du Grand Théâtre de Genève et par plusieurs grandes tournées en Amérique (USA, Porto Rico, Colombie), Afrique australe (Afrique du sud, Mozambique, Zimbabwe), Europe et Egypte.
Laurence Yadi, Nicolas Cantillon - Compagnie 7273 sont soutenus, depuis 2009, dans le cadre d'une convention tripartite par la Ville de Genève, la République et le Canton de Genève ainsi que par Pro Helvetia. Depuis 2003, ils ont présenté leurs pièces lors de tournées en Europe, en Afrique, aux Amériques, en Asie et au Proche-Orient. Ils ont reçu le PRIX LIECHTI POUR LES ARTS en 2006 et le PRIX SUISSE DE LA DANSE ET DE LA CHOREGRAPHIE 2011.