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Donald Trump s'en prend au numéro deux de la justice, qu'il a lui-même nommé le 31 janvier.
KEYSTONE/AP/EVAN VUCCI(sda-ats)
Donald Trump a accentué vendredi la pression sur le ministère de la justice et sur Robert Mueller, le procureur spécial qui enquête sur l'ingérence présumée de Moscou dans la présidentielle américaine. L'investigation cible désormais aussi le président américain.
Dans un tweet ambigu, Donald Trump a donné crédit à ce que seules des sources anonymes avaient jusqu'à présent confié à des médias: le procureur spécial enquête sur une possible entrave à la justice de la part du chef de l'exécutif américain, dans l'affaire russe.
"L'homme, qui m'a dit de limoger le directeur du FBI enquête sur moi parce que j'ai limogé le directeur du FBI! Chasse aux sorcières", a écrit Donald Trump vendredi matin. Le message s'adresse apparemment à Rod Rosenstein, numéro deux du ministère de la justice, qui a été nommé par le président le 31 janvier.
C'est M. Rosenstein qui, à la demande du président, avait établi une liste de griefs contre James Comey, l'ancien directeur du FBI qui supervisait l'enquête sur la Russie, dans une note invoquée par Donald Trump pour limoger M. Comey le 9 mai.
Ministre récusé
Peu après ce limogeage, face aux soupçons d'interférence politique, Rod Rosenstein avait nommé Robert Mueller afin de garantir l'indépendance des investigations. Il reste son supérieur hiérarchique, car le ministre, Jeff Sessions, s'est récusé dans tout ce qui concerne la Russie.
Le périmètre de l'enquête inclut les tentatives d'ingérences russes dans la campagne présidentielle de 2016, une éventuelle collusion entre des membres de l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie et, désormais, une possible tentative d'entrave du dirigeant républicain.
L'entrave serait constituée des pressions du milliardaire sur James Comey avant son renvoi, au cours de conversations privées. Il aurait notamment demandé à M. Comey d'épargner l'un de ses ex-conseillers, Michael Flynn. Le Washington Post a écrit que M. Mueller avait pris le témoignage de M. Comey très au sérieux et avait commencé à interroger des responsables-clés.
Ses investigations montent en puissance. Il dispose désormais d'une équipe de treize personnes, avec plusieurs autres embauches imminentes.
"Après sept mois d'enquête et d'auditions des commissions sur ma 'collusion avec la Russie', personne n'a été capable de montrer la moindre preuve. Triste!" a encore tweeté le milliardaire vendredi.
ATS