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Estimation de la récolte 2023 de swiss granum
Par rapport à l’année dernière, les estimations tablent notamment sur une augmentation des surfaces d’épeautre, de tournesol, de soja, de l’avoine, de l’orge, et de colza. Une surface stable est en revanche attendue pour le blé panifiable et les protéagineux. La surface de blé fourrager et de seigle est estimée plus faible. Fin-février, la récolte de céréales panifiables (blé panifiable, épeautre, seigle, amidonnier/engrain, méteil) était estimée à près de 438’000 t, celle de céréales fourragères à près de 449‘000 t et celle de colza à près de 88’000 t.
Céréales panifiables
Les estimations pour la récolte 2023 tablent sur une surface stable de blé panifiable par rapport à l’année précédente. La surface d’épeautre devrait augmenter d’environ 770 ha (+ 9.7%). La surface de céréales panifiables biologiques a fortement augmenté ces dernières années. Si la part de celles-ci atteignait encore 8% en 2017, elle est estimée à 13.2% cette année. La surface de céréales panifiables devrait rester stable comparé à 2022.
Concernant la répartition des classes de qualité de blé panifiable, on note une baisse de classe II au profit de la classe Top. Avec 64.0% (2021 : 60.5%), la classe Top reste la plus importante, suivi de la classe I avec 25.6% (2021 : 25.1%) et de la classe II avec 9.6% (2021 : 13.9%). La variété Top Montalbano se trouve toujours à la première place des variétés de blé panifiable. Sa part aux ventes de semences de blé panifiable s’élève à 21.8% (2021 : 18.1%) et sa part dans la classe Top à 34.1% (2021 : 30.6%). CH Nara reste le numéro deux de la classe TOP. Hanswin arrive en tête de la classe I. Sa part aux ventes de semences de blé panifiable s’élève à 10.5% et sa part dans la classe I à 40.9%. On trouve ainsi aussi en 2023 sur chaque 3ème parcelle de la classe TOP la variété Montalbano, pour la classe I, la variété Hanswin se trouve dans deux parcelles sur cinq.
En tablant sur des rendements moyens, la récolte 2023 totale de céréales pour l'alimentation humaine est estimée à environ 453’000 t, dont environ 438'000 t sont des céréales panifiables (blé panifiable, épeautre, seigle, amidonnier/engrain, méteil). La quantité de céréales panifiables devrait donc être supérieure à celle de l’année 2022. Pour des raisons de qualité, une quantité non encore déterminée ne pourra probablement pas être déclarée apte à la panification à la récolte et sera écoulée dans le canal fourrager. Cette quantité est actuellement encore contenue dans l’estimation.
Céréales fourragères / protéagineux
La surface de blé fourrager est estimée à 7’662 ha, soit 17.6% de moins que l'année précédente. La surface d’orge augmente de 2.7%, celle d’avoine de 7.4%, alors que celle de triticale devrait être en recul de 7.5% par rapport à 2022. L'augmentation de la surface d'avoine est probablement due à l'avoine destinée à l'alimentation humaine qu'elle contient. La surface de maïs grain ne pourra être estimée que plus tard. La surface de blé fourrager et de triticale biologique devraient être en léger recul, tandis qu’une légère augmentation est attendue pour l’orge biologique.
Globalement, on s’attend à une récolte de céréales fourragères à environ 450’000 t. Cette estimation ne comprend pas la quantité de céréales panifiables éventuellement impropre à la panification. Celle-ci n’est pas encore quantifiable et dépend de l’évolution du climat et des conditions de récolte. La récolte de l’orge devrait être plus grande qu’en 2022, tandis qu'une baisse de la récolte est attendue pour le blé fourrager et le triticale. L’estimation table sur une augmentation de près de 37.5% de la quantité d’avoine, ceci est probablement dû à l'augmentation de la production de l'avoine alimentaire. Enfin, la quantité de céréales fourragères biologiques devrait être un peu plus basse qu’en 2022.
Selon les premières estimations, la surface de protéagineux peut être qualifiée de stable en 2023. Cela vaut aussi pour les protéagineux biologiques. Au total, on s’attend à une récolte similaire à celle de 2022.
Oléagineux
Pour le colza on s’attend à une légère augmentation de la surface en 2023. En raison de l’augmentation de l’attribution pour la production de tournesol, on s'attend à une surface nettement plus élevée qu'en 2022. Elle est estimée à 6’250 hectares (+ 19.2%). L’attribution pour la production de soja est également plus élevée que l’année précédente. Du fait des nouvelles directives pour l’affourragement Bio, une extension de la surface destinée à la production de fourrages est cependant attendue. L’estimation de la surface de soja est actuellement difficile. Pour le moment, on s’attend à une augmentation de la surface de 17.7% à 3’300 hectares. Par rapport à 2022, la surface d’oléagineux biologiques croît de 7.5%, surtout en raison de l’augmentation de la surface de soja.
La récolte d’oléagineux est estimée à environ 116‘000 t et atteint un niveau légèrement supérieur à celui de 2022. On s’attend à 88'000 t de colza, à 18'300 t de tournesol et à 8'700 t de soja. La quantité d’oléagineux biologiques devrait aussi augmenter légèrement par rapport à 2022.
Pour l’interprétation des chiffres ci-dessus, rappelons qu’il s’agit d’estimations provisoires ne constituant qu’un premier pronostic. Les données détaillées sur les ventes de semences de céréales de printemps ne sont pas encore prises en compte. Des informations plus précises pourront être données lors de l’estimation de la récolte à la fin mai.
|Estimation des récoltes de swiss granum |
La division Agristat de l’Union suisse des paysans procède à deux estimations des surfaces cultivées et des récoltes de céréales, d’oléagineux et de protéagineux de février à août sur mandat de swiss granum. Les chiffres des cultures biologiques sont également indiqués séparément dès 2021. Les estimations sont basées sur les ventes de semences, sur des sondages effectués auprès de près de 1’000 producteurs de céréales et d’oléagineux ainsi que sur les résultats du relevé fédéral des structures agricoles. D’autres paramètres, tels les conditions climatiques lors des semis, les lots de semences non utilisés ou les surfaces effectivement cultivées au cours des années précédentes, sont aussi pris en compte.