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Le sens de propriété est quelque chose d’important aux yeux des Humains. Posséder quelque chose nous en assure l’usage et la garanti que cette chose à nous. Le contexte suburbain n’échappe pas à cette idée. Meme s’il est agréable de posséder une partie d’un bâtiment, il est encore mieux d’en posséder l’entier. Ceci est impensable en ville, quand le bâtiment comporte une dizaine d’étage est plusieurs logements, d’autant plus que le prix au m2 est mirobolant. Le contexte suburbain permet aux habitants des banlieues de posséder, à un prix souvent plus attractif, un logement. De plus, celui ci vient avec un environnement, une pelouse, un potager, un carré d’herbe où fixer la balançoire pour les enfants. D’où est née cette envie de la propriété individuelle ?
L’empire Romain est l’inventeur du concept de propriété. De nos jours, la propriété est un aspect important de la nature humaine. La loi romaine, premier système juridique reconnu, classifiait la propriété dans un système appelé Res. Il existait alors deux catégories de propriété foncière : la sacrée et l’individuelle. La sacrée ne pouvait appartenir à personne, elle était et restait intouchable quoiqu’il se passe. La propriété qui pouvait être possédée a alors été répartie dans les mains des Romains, gratifiant les personnes ayant rendu les plus grands services à l’empire des meilleurs emplacements. L’empire Romain a créé ce sens de la propriété et de la non propriété.
La colonisation des Amériques a elle aussi été marqué par le symbole de la propriété. Envoyés par les royaumes et empires européens, les arpenteurs traçaient alors des systèmes de propriété afin de contrôler ce nouveau monde. Faisant partie des peuples « avancés », ils souhaitaient mettre la main sur ces nouvelles terres et la propriété était l’outil parfait pour cela. Le pied sur un sol, ils réclamaient alors la possession de cette bande de terre qui servirait ensuite à loger quelqu’un. Les frontières délimitent la propriété et comme Nicholas Blomley dit, outside lie uncertain and undeveloped entitlements, communal claims, and the absence of state guarantees to property. Inside lies stability and order, outside disorder, violence and « bare life ». À ses yeux, les limites de propriété aident dans la social hierarchy, affecting class, race and gender relations. Le concept de la propriété est un moyen d’aligner l’ordre du monde en créant des catégories dans lesquelles on classe les espaces, et donc les personnes qui l’habitent. Les siècles ont encore plus ancrés dans les esprits des gens les principes de la propriété puisque les citizens must physically respect the spatial markers of property.
La propriété défini donc notre catégorie sociale. La propriété dans les zones suburbaines permet un certain confort : elles sont à distance de la ville, de son bruit, de sa saleté. Elles offrent une surface non négligeable. Elles permettent de bâtir son bonheur, puisque c’est généralement dans ces zones vierges que les futurs habitants construisent leur maison selon leur propres demandes et volontés. Le suburbain est alors une zone de richesse, de nature, de foisonnement mais d’individualité.
Source : Thomas, Yan. ‘La valeur des choses : Le droit romain hors la religion’ in Annales: Histoires, Sciences Sociales 57, no.6 (décembre 2002): 1431-1462
Blomley, Nicholas. ‘Law, Property, and the Geography of Violence: The Frontier, the Survey, and the Grid’ in Annals of the Association of American Geographers 93, no.1 (mars 2003): 121