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«Le taux de logements vacants en Suisse continue d’augmenter.» «Le taux de locaux vacants n’a jamais été si élevé.» Vous avez peut-être déjà vu ce type de grands titres. Mais que signifie concrètement la notion de locaux vacants et quelle influence exercent-ils sur l’achat et la vente d’immobilier? Dans cet article, nous souhaitons vous livrer une définition ainsi qu’un aperçu de la situation actuelle.
Commençons par la définition: qu’entend-on en fait par locaux vacants?
Les locaux vacants sont des immeubles ou des terrains de propriétaires privés ou publics non utilisés ou non loués. Il s’agit du contraire de la pénurie de logements. (Source Wikipedia)
En Suisse, le nombre de logements vacants est chaque année comptabilisé par l’Office fédéral de la statistique. Lors de la dernière étude de l’Office effectuée en juin 2020, 78 832 logements vacants ont été au total recensés, ce qui correspond à 1,72% du parc immobilier, y compris les maisons individuelles. Lorsque l’on compare ces chiffres avec ceux de l’année précédente, on constate une augmentation de 3 449 appartements vacants, ce qui représente une augmentation de 4,6%. On constate ainsi que la croissance prédominante du nombre de logements vacants observée au cours des dix dernières années se poursuit.
Lors du recensement des logements vacants, ne sont comptabilisés que ceux qui sont proposés pour une location sur le long terme ou à la vente. Tous les logements habitables sont pris en considération, indépendamment du fait qu’ils soient meublés ou pas. Les appartements de vacances ou les résidences secondaires sont également recensés, dans la mesure où ils sont proposés pour une location sur le long terme (au moins trois mois) ou à la vente. Les maisons individuelles vacantes destinées à la location ou à la vente sont comptabilisées tout comme les appartements. Le nombre de logements vacants correspond au pourcentage des appartements vacants (date de référence: le 1er juin) au sein du parc des logements sur la base du Registre fédéral des bâtiments et des logements (GWS) de l’année précédente.
Logements vacants principalement dans les appartements à louer
La majorité des appartements vacants sont des appartements à louer. Selon le BFS, à la date de référence du 1er juin, au total 62 825 appartements inhabités été proposés à la location. En comparaison avec l’année précédente, cela correspond à une augmentation de 3 101 unités, soit 5,2%.
Le nombre d’appartements vacants proposés à l’achat a lui légèrement reculé. Au terme de la période concernée, il avait reculé de 12 498 appartements (–0,6%). Les propriétés immobilières sont très peu concernées parce qu'actuellement la construction est en baisse: selon le Credit Suisse, le nombre de 18 000 autorisations de construction pour des unités d’habitation des 12 derniers mois représente environ un tiers de la valeur moyenne constatée depuis 2002. En conséquence, sur le marché du logement de propriété une offre excédentaire n’est constatée que dans les régions touchées par l’exode, pour les résidences secondaires et dans le segment du luxe, tandis que dans de nombreuses régions, on constate plutôt une pénurie.
Disparité croissante entre les villes et les zones rurales
La détente ne s’est pas poursuivie dans les cinq plus grands centres urbains de la Suisse. Que ce soit à Zurich, Genève, Lausanne, Berne ou Bâle, on ne peut toujours pas parler d’offre excédentaire. Au contraire, on observe même plutôt une tendance à l’augmentation de la pénurie de logements dans toutes ces villes. Selon le Credit Suisse, le nombre de logements vacants de ces grands centres urbains reste stable à environ 0,46%.
Les appartements vides sont particulièrement rares à Zurich (0,14%) et à Lausanne (0,36%). Cette année encore, les appartements de 3 et 4 pièces constituent la majeure partie des logements vacants avec un total de 4 300 appartements. La probabilité de trouver un appartement varie très fortement en fonction du type d’appartement recherché et de la région.
Alors que l’on pourrait penser que ce sont surtout les nouvelles constructions d’appartements qui contribuent à l’augmentation des logements vacants, au final, chaque nouvel appartement doit trouver un locataire ou un acheteur et les données ne corroborent pas cette hypothèse. La construction de nouveaux appartements conduit assez rapidement à des transferts sur le marché du logement parce que ces appartements contribuent à améliorer la situation du logement. En plus de l’afflux de personnes venant de l’étranger ou des cantons voisins, ce sont principalement des ménages issus des environs qui s’installent dans les nouveaux logements, créant ainsi des logements vacants dans d’autres lieux.
Mais malgré tout, en raison de la situation difficile due au coronavirus qui génère beaucoup d’incertitude, de peurs face à l’avenir et de conséquences difficiles à prévoir, investir dans l’immobilier reste une bonne idée. Afin d’être certain que cet investissement sera profitable, nous vous recommandons de vous faire conseiller par un expert.
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