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Cette étude américaine s’est intéressée à voir les effets d’un cours de formation continue centré sur la mindfull communication – anglicisme très imparfaitement traduit par « communication en pleine conscience » – pour médecins de premier recours sur différents paramètres comme la satisfaction au travail, l’estime de soi, la stabilité émotionnelle, le degré d’empathie et de burnout. La formation continue initiale d’une durée totale de huit semaines totalisait 27 heures et était suivie d’une rencontre mensuelle de 2,5 heures durant dix mois. Le contenu de la formation comportait, d’une part, plusieurs exercices de mindfulness meditation se composant de méditations silencieuses, d’exercices de prise de conscience de son corps et de relaxation de type yoga. D’autre part, les médecins devaient également écrire de brèves histoires se rapportant à des expériences personnelles (prendre soin de soi, burnout) ou à des histoires vécues avec des patients (conflit, attirance, décès difficile à gérer, etc.). Ces brèves histoires étaient ensuite discutées en petit groupe selon les principes de l’écoute active et sans jugement en évitant les comparaisons. Enfin, en plenum, les participants pouvaient discuter en quoi ces exercices pouvaient avoir un sens dans leur pratique quotidienne. Les participants remplissaient à intervalles réguliers des questionnaires avec des scores pour mesurer le degré de bien-être, le degré d’épuisement professionnel, les traits de personnalité du médecin, l’état émotionnel et le niveau d’empathie pour les patients ainsi que le degré d’intérêt du médecin pour les aspects psychosociaux de sa patientèle. Sur les 70 médecins enrôlés sur un total de 871 invités à participer, 73% ont été suivis jusqu’à la fin de l’étude. A quinze mois, le degré de burnout et les troubles de l’humeur étaient diminués significativement dans tous les items évalués par rapport au début. Le niveau d’empathie pour le patient et la stabilité émotionnelle du médecin étaient quant à eux significativement augmentés. Pour les résultats détaillés, nous renvoyons le lecteur à la publication originale.
Commentaire : Cette étude a le mérite de rappeler qu’une formation se basant sur une approche qui n’est pas sans rappeler les groupes Balint, couplée à une formation plus centrée sur le bien-être du médecin, est efficace en termes d’amélioration de son bien-être, ce qui est directement en rapport avec celui du patient. Comme le rappellent les auteurs dans l’introduction, l’épuisement professionnel du médecin est identifié dans la littérature comme une cause de mauvaise qualité des soins, d’insatisfaction du patient et est lié à une augmentation des erreurs médicales et de leurs conséquences.