Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07118.jsonl.gz/852

Et bien ! Depuis le 15 mai, plus rien. Le vide sidéral, plus aucun portrait. Ce n'est pas par lassitude ou dilettantisme de ma part que vous n'avez rien eu à vous mettre sous les yeux. Non juste un pépin de santé qui m'a retenu loin de chez moi et une convalescence un peu plus longue que prévue.
Je reprends donc ma série consacré aux savants oubliés, mais illustres quand même. Aujourd'hui je vous propose quelques lignes consacrées à Enrico Fermi, un physicien italien disparu il y a un peu plus de cinquante ans.
Enrico FERMI (1901 - 1954)
Fils du chef inspecteur du ministère de la communication, le jeune Enrico suit sa scolarité au lycée. Très vite ses qualités en matière de mathématiques et physique sont remarquées. Il obtient une bourse à Pise pour poursuivre ses études. Il y obtiendra un doctorat.
Il travaillera avec Max Born, à Göttingen puis avec Ehrenfest à Leyde avant de revenir en Italie.
Dès 1927 il développe la théorie statistique quantique. Professeur à l’Université de Rome jusqu’en 1938, date à laquelle il émigrera aux Etats-Unis pour échapper au fascisme de Mussolini. Mais dès 1932 il se tourne plus particulièrement vers la physique nucléaire. Il enseignera à Columbia avec son Collègue Leo Szilard. Travaillant sur un sujet nouveau, les deux physiciens réussissent la première fission de l’atome en 1942. C’est l’avènement du premier réacteur nucléaire.
Il travaillera ensuite au laboratoire national de Los Alamos jusqu’à la fin de la guerre sur le projet Manhattan. Il sera naturalisé citoyen américain suite « aux services rendus » aux USA.
Une récompense "Enrico Fermi" est décernée depuis 1954 chaque fois que des avancées exceptionnelles ont lieu dans le domaine de l’énergie.
Enrico Fermi décède le 28 novembre 1954 à la suite d’une tumeur à l'estomac.