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Leishmaniose : bouton d’Orient ou fièvre noire (Kala Azar)
La leishmaniose est une maladie infectieuse tropicale relativement rare. De petits parasites sont transmis par les piqûres de moustiques infectés. La maladie est essentiellement présente dans les pays méditerranéens ainsi que dans toutes les régions tropicales et subtropicales à l’exception de l’Australie. La maladie est également appelée « bouton d’Orient » ou « clou de Biskra ».
En fonction de la forme de la maladie, les symptômes peuvent aller d’ulcères cutanés relativement bénins jusqu’au dysfonctionnement de certains organes vitaux (pour la forme appelée « fièvre noire », Kala Azar en Hindi), pouvant entraîner le décès du patient des années après la contamination. La période d’incubation (durée entre la contamination et l’apparition des symptômes) peut parfois durer des années, ce qui rend le diagnostic et la prévention très difficiles. En cas de fièvre noire, le patient décède en une à deux années.
Formes
En fonction du type de parasite (leishmania), la maladie se manifeste sous trois formes, chacune ayant une évolution plus ou moins sévère:
Leishmaniose cutanée: lagent pathogène affecte la peau; des ulcères cutanés relativement bénins (appelés « boutons dOrient ») apparaissent.
Leishmaniose cutanéo-muqueuse: en plus de la peau, lagent pathogène touche les muqueuses; des mutilations surviennent au niveau du visage.
Leishmaniose viscérale: lagent pathogène atteint des organes vitaux comme la peau, la rate ou le foie (Kala Azar)
Causes
En fonction du type de parasite (leishmania), la maladie se manifeste sous trois formes, chacune ayant une évolution plus ou moins sévère:
Leishmaniose cutanée: l’agent pathogène affecte la peau; des ulcères cutanés relativement bénins (appelés « boutons d’Orient ») apparaissent.
Leishmaniose cutanéo-muqueuse: en plus de la peau, l’agent pathogène touche les muqueuses; des mutilations surviennent au niveau du visage.
Leishmaniose viscérale: l’agent pathogène atteint des organes vitaux comme la peau, la rate ou le foie (Kala Azar)
Causes
La leishmaniose se transmet par les moustiques infectés, essentiellement durant le crépuscule. Les personnes avec une peau abîmée qui écrasent des moustiques peuvent également être contaminées.
De plus en plus, l’agent pathogène n’est plus exclusivement présent dans les régions tropicales : plusieurs cas de leishmaniose ont été observés dans des pays méditerranéens comme l’Italie et le Portugal. La majorité des touristes infectés ont contracté la maladie lors de voyages en Amazonie bolivienne.
Troubles (symptômes)
La période d’incubation (durée entre la contamination et l’apparition des symptômes) est très variable et peut aller de quelques semaines jusqu’à plusieurs mois ou années.
Leishmaniose cutanée:
Rougeur de la peau
Gonflements localisés
Formation d’ulcères indolores qui, après cicatrisation, se résorbent en quelques mois
Leishmaniose cutanéo-muqueuse:
Formation d’ulcères sur les muqueuses du nez et de la gorge ainsi que sur les lèvres
Destruction de la peau, des muscles et du cartilage au niveau du visage, entraînant des défigurations parfois importantes
Leishmaniose viscérale:
Malaise général, perte d’appétit
Douleurs gastriques et diarrhées souvent sanglantes
Perte de poids
Fièvre
Augmentation du volume du foie et de la rate
Perte des cheveux
Accumulation d’eau (oedème)
Hémorragies menaçant le pronostic vital
Altérations de l’hémogramme
Examens (diagnostic)
Anamnèse détaillée avec prise en compte des symptômes du patient; il est important de faire mention des voyages réalisés
Analyses sanguines (altérations de l’hémogramme) pour exclure d’autres maladies comme la tuberculose ou la lèpre. A l’heure actuelle, la maladie est majoritairement diagnostiquée par mise en évidence directe du matériel génétique de l’agent pathogène (méthode PCR)
Le diagnostic de leishmaniose peut uniquement être confirmé par biopsie (prélèvement et analyse de tissu)
Options thérapeutiques
Différents médicaments, à administrer par voie orale ou par perfusion, sont disponibles. Le choix du médicament est fonction de la souche pathogène. Concrètement, il s’agit de dérivés de l’antimoine, de médicaments antifongiques (classe des azolés) ainsi que de la miltéfosine, une substance prometteuse qui n’est pas (encore) autorisée en Suisse.
En cas de diarrhées et d’hémorragies sévères, le traitement s’effectue à l’hôpital.
Complications possibles
Malgré les médicaments disponibles, 3-20% des patients décèdent de la maladie. Parmi les complications graves, on compte les mutilations et les défigurations importantes. En cas d’atteinte viscérale, la majorité des sujets décèdent en l’espace d’une à deux années.
Mesures préventives
Il n’existe aucun vaccin de protection contre la leishmaniose
Utilisation de produits anti-moustiques, surtout au moment du crépuscule
Vêtements longs et chaussures fermées
Séjours dans des pièces sans moustiques
Moustiquaires, spirales d’encens anti-moustiques
Les insectes vecteurs de la leishmaniose volent très mal et sont essentiellement présent au ras-du-sol; dans les zones à risque, ne pas camper, ne pas dormir sur le sol et à l’hôtel, séjourner dans une chambre située au premier étage minimum.