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Une affaire de séparation qui occupe les tribunaux depuis environ vingt ans a connu la semaine dernière un épilogue surprenant, raconte «La Repubblica». La Cour de cassation italienne a donné raison au Tribunal ecclésiastique régional des Pouilles au sujet de l’annulation d’un mariage célébré en 1990. Antonio et Anna, couple de cette région du sud de la Péninsule, avaient vécu ensemble pendant dix ans et eu trois enfants, avant que l’épouse ne se découvre lesbienne.
Plutôt que divorcer, avec les conséquences financière que cela implique, monsieur avait demandé – et obtenu en 2012 – l’annulation du mariage auprès de la justice catholique, dont les décisions sont en principe reconnues par l’administration civile. La justice séculière s’était toutefois saisie de l’affaire, constatant plusieurs anomalies. D’abord, dans la jurisprudence italienne, un mariage ayant duré plus de trois ans ne peut être annulé. Surtout, le Ministère public local a estimé que la décision était «discriminatoire» et attentatoire à la «liberté sexuelle et émotionnelle» d’Anna, dont l’homosexualité était assimilée par l’instance catholique à un «trouble de la personnalité» et une «maladie psychique».
Mais les juges suprême de la Cour de cassation ont rejeté le pourvoi du procureur général de Lecce, estimant qu’il n’y avait ni atteintes aux liberté, ni discrimination dans ce cas. Le mariage d’Antonio et d’Anna est donc définitivement annulé.