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Covid-19 : il serait possible de guérir rapidement tout en étant immunisé
Sommes-nous immunisés après avoir été contaminés par le SARS-CoV-2 ? C'est une question fondamentale dans la lutte contre la maladie, et les études ne font à ce jour que se contredire sur le sujet. Une équipe de chercheurs du Brigham and Women's Hospital à Boston s'est penchée sur la question, révélant à son tour que certains patients qui se rétablissent plus rapidement de la Covid-19 pourraient développer une réponse immunitaire plus efficace et durable face au virus.
Si les études scientifiques se succèdent au sujet des anticorps produits à la suite d'une contamination à la Covid-19, il est toujours difficile de savoir à l'heure actuelle si les différentes formes de la maladie – faible, modérée, ou grave – permettent d'être immunisés, à court ou long terme. Certaines études menées par des chercheurs aux Etats-Unis et en Europe se rejoignent en évoquant une durée d'environ 4 mois pour cette réponse immunitaire, tandis que de récents travaux menés par des scientifiques américains indiquent que des malades développeraient des anticorps agissant non pas contre le virus, mais contre leur propre système immunitaire.
Difficile alors d'apporter une réponse claire à la population, d'autant plus que cette réponse immunitaire peut varier en fonction de la forme de Covid-19 développée par les malades. Publiée dans la revue scientifique Cell, une nouvelle étude menée par des chercheurs du Brigham and Women's Hospital a identifié des patients qui ont rapidement éliminé la maladie tout en ayant produit des anticorps persistants.
L'équipe a recruté 92 personnes guéries de la Covid-19 entre mars et juin 2020 dans la région de Boston, parmi lesquelles 5 ont été hospitalisées tandis que les autres se sont rétablies à domicile. Une collecte et une analyse d'échantillons de sang ont été réalisées chaque mois pour déterminer la présence d'anticorps, dont les immunoglobulines-G (IgG) – importantes pour une immunité durable – contre le virus qui cause la Covid-19. La cohorte a été divisée en deux groupes, un premier composé de patients qui ont maintenu des niveaux d'IgG spécifiques au virus pendant plusieurs semaines, et un second qui les ont vus baisser voire disparaître.
Verdict, si les chercheurs ont observé une baisse conséquente des taux d'IgG contre le virus au bout de trois à quatre mois chez la plupart des patients – rejoignant la majorité des études scientifiques réalisées sur le sujet – ils ont dans le même temps constaté que la production d'anticorps est restée stable, voire s'est améliorée, au cours de la même période chez environ 20% des individus. Détail important, ces derniers ont présenté des symptômes pendant une période significativement plus courte que pour les patients qui ont vu leurs anticorps décliner (environ 10 jours en moyenne, contre 16 jours).
Des résultats à prendre avec précaution malgré tout puisque les chercheurs indiquent que la plupart des volontaires étaient des femmes adultes blanches. Il est donc désormais nécessaire de faire les mêmes constats auprès d'une population plus diversifiée, et de comprendre le mécanisme qui a permis un maintien, voire une amélioration de ces anticorps.
Relaxnews