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Les Innus, par tradition un peuple de chasseurs, piégeurs et cueilleurs du Subarctique oriental, étaient connus anciennement sous le nom de Montagnais. Economie oblige, avec le temps et les contacts extérieurs, ils se sont faits médecins, avocats, conducteurs de machinerie lourde, pêcheurs commerciaux, chanteurs, artistes et écrivains. Bref, ils se sont inscrits dans le processus des activités économiques contemporaines tout en conservant leur identité propre. Ce recueil de récits d'origine innue se veut une contribution à la connaissance de ce peuple culturellement riche et complexe.
L'histoire de la philosophie est une oeuvre collective qui s'étale sur une longue période. Les
chapitres s'enchaînent sans avoir été coordonnés. Aussi, l'enjeu, pour chaque nouvelle génération, c'est de se réapproprier cette histoire.
Les auteurs du présent ouvrage nous proposent une manière originale d'y arriver. Par le dialogue, les philosophes de la tradition semblent revivre pour faire le point sur leur cheminement. Socrate, Kant, Marx, Arendt et bien d'autres répondent aux questions de Laure Becdelièvre, Laurence Hansen-Lve et Fabien Lamouche.
Au fil de ces conversations imaginaires, nous découvrons comment l'esprit de résistance a pu s'incarner à travers les figures de penseurs aussi profonds que subtils et aussi novateurs qu'insoumis.
Les Atikamekw, selon la graphie vernaculaire, constituaient par tradition un peuple de chasseurs, cueilleurs, piégeurs et pêcheurs nomades, bien qu'au fil des siècles, ils aient aussi développé une grande expertise dans plusieurs domaines économiques dont la foresterie, le tourisme et l'artisanat.
Les Atikamekw ont une très longue histoire d'occupation de leur territoire et d'utilisation de ses ressources qui remonte, dans les sources écrites, au début de la période de contact et, dans les sources orales, à une époque bien antérieure.
Ce recueil de récits présente plusieurs facettes de leur société.
Dans ce récent ouvrage révolutionnaire, Peter C. Gotzsche lève le voile sur les comportements frauduleux de l'industrie pharmaceutique dans les domaines de la recherche et de la commercialisation et sur son mépris moralement répugnant pour la vie humaine. L'auteur établit des rapprochements convaincants entre l'industrie pharmaceutique et l'industrie du tabac et révèle l'extraordinaire vérité derrière les efforts déployés pour semer la confusion et détourner l'attention du public et des politiciens. Il s'appuie sur des données probantes et traite de manière détaillée de l'extraordinaire défaillance du système causée par le crime généralisé, la corruption et l'inefficacité de la réglementation pharmaceutique - une réglementation qui, selon lui, doit être radicalement transformée. « Si nous prenons autant de médicaments, c'est principalement parce que les compagnies pharmaceutiques ne vendent pas des médicaments, mais des mensonges à leur sujet. C'est ce qui fait que les médicaments sont si différents du reste... Tout ce que nous savons sur leur compte, c'est ce que les compagnies ont choisi de nous dire et de dire à nos médecins... Les patients ont confiance dans leurs médicaments parce qu'ils extrapolent la confiance qu'ils ont envers leurs médecins et la reportent sur les remèdes que ces derniers leur prescrivent. Ils ne sont pas conscients que les médecins, s'ils en savent long sur les maladies et la physiologie et la psychologie humaines, en connaissent très, très peu sur les médicaments si ce n'est les informations fabriquées de toutes pièces par l'industrie pharmaceutique... Si vous ne croyez pas que le système est hors de contrôle, je vous invite à m'écrire pour m'expliquer pourquoi les médicaments sont la troisième cause de mortalité... Si une épidémie provoquée par une nouvelle bactérie ou un nouveau virus avait fait autant de victimes - ou si elle avait même causé un centième seulement des décès associés aux effets secondaires des médicaments -, nous aurions tout fait pour la contenir. »
Etrangement, même si les personnes handicapées ont toujours existé dans l'histoire de l'humanité, bien peu de réflexions leur ont été consacrées. La philosophie est quasiment muette sur le sujet. Le temps paraît venu de proposer une véritable pensée du handicap. Les sciences sociales l'ont entreprise, en s'opposant à la conception médicale qui considérait spontanément le handicap comme une infirmité, une chose purement négative. Les handicapés eux-mêmes nous ont appris à revenir sur cette vision simpliste, certains (en particulier les sourds) rejetant complètement le terme de handicap pour les qualifier. Il est sans doute possible aujourd'hui d'aller plus loin, en élargissant radicalement cette notion. Ne sommes-nous pas tous, au fond, valides ou invalides, des handicapés d'une certaine manière à l'égard de l'existence ?
L'homme présumé « diminué » par le handicap apparaît également, de nos jours, opposé en tous points à l'homme supposé « augmenté » dont parle ce courant de pensée contemporain, le transhumanisme. Mais cette confrontation est-elle justifiée ? N'y a-t-il pas plutôt, dans la réconciliation entre pensée du handicap et transhumanisme, une occasion nouvelle et originale de repenser la vieille question du sens de la vie ? C'est ce que cet essai tentera de démontrer.
«Les hommes sont hommes avant d'être avocats, médecins, marchands, ou manufacturiers, et si vous en faites des hommes sensés et compétents, ils deviendront par cela même des avocats et des médecins compétents et sensés. [...] On peut être un homme de loi compétent sans avoir reçu une éducation générale; mais il appartient à l'éducation générale de donner à l'homme de loi l'esprit philosophique qui cherche des principes et les saisit, au lieu de charger sa mémoire de détails, et il en va ainsi de toutes les autres professions, y compris les métiers manuels. » John Stuart Mill
John Stuart Mill a été nommé en 1865 recteur honoraire de l'Université de St-Andrews. Deux ans plus tard, il y prononce un discours fameux dans lequel il expose ses idées sur l'université et sur l'éducation qu'elle doit procurer à quiconque la fréquente.
C'est ce texte qui est ici pour la première fois intégralement présenté aux lecteurs francophones. Ils y mesureront à la fois la distance qui nous sépare de l'université anglaise du XIXe siècle, mais aussi l'actualité des hautes exigences qu'avait le recteur Mill à l'égard de cette institution. Mill reste en effet un réformateur social utilitariste, démocrate et égalitariste, pour qui l'éducation doit former des personnes capables non seulement de développer leurs capacités et dispositions cognitives, émotionnelles et morales de manière à devenir autonomes, mais aussi de coopérer entre eux (et elles) afin de transformer le monde [...] (Normand Baillargeon, Antoine Beaugrand-Champagne et Camille Santerre Baillargeon)
Il y a chez Thomas d'Aquin une autre morale que celle que nous connaissons. Si elle n'a pas été développée, c'est que les options et les sensibilités du temps ne la réclamaient pas. Cette autre morale, dont les assises ne font aucun doute, se trouve, elle, en rapport avec le meilleur des options et des sensibilités de notre temps.
La morale de Thomas d'Aquin est celle du chemin qui conduit à Dieu. Les humains sont ici-bas des voyageurs, en quête de leur fin bienheureuse. Si riche soit-elle, cette morale ne promeut pas pour elles-mêmes les valeurs proprement terrestres et humaines.
L'autre morale se définit comme une manifestation de ce qui nous habite : Dieu est en nous et pas seulement dans un au-delà, et notre vie éternelle est déjà commencée. En manifestant ce qui en nous est vie et valeur, nous les faisons nôtres et nous les développons; en les engageant dans des tâches terrestres et humaines, nous prenons au sérieux la création de Dieu remise entre nos mains. Et nous travaillons au voeu que celle-ci porte : la promotion des peuples et l'instauration d'une société juste et fraternelle dès ici-bas.
Le livre articule, en finale, ces deux morales dans un nouvel ensemble.
Ce livre dresse un portrait pénétrant de la complexité des valeurs, des attitudes et des croyances relatives au travail de la population active québécoise. Quelle importance et quelle signification revêt le travail aujourd'hui ? Le travail est-il de plus en plus un lieu de réalisation de soi ou n'est-il qu'une valeur en perdition, voire un simple moyen en vue de financer la vie à l'extérieur du travail ? Quel est le modèle de travail idéal auquel aspirent les travailleurs et quelles sont leurs attitudes envers les nouvelles normes et pratiques de gestion mises de l'avant par les employeurs au cours des deux dernières décennies ? Plus fondamentalement, de quelle manière l'identité personnelle est-elle reliée ou dissociés du rôle professionnel ?
Issu d'une vaste enquête auprès d'un millier de travailleurs québécois, ce livre montre que le travail est toujours une valeur importante, mais que la réalisation de soi et la quête d'équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle sont des aspirations de plus en plus partagées par les individus. Les grands schèmes de valeurs et d'attitudes par rapport au travail mis au jour dans l'ouvrage témoignent de changements culturels récents ainsi que de la diversité des situations de travails vécues. A des degrés divers, ces schèmes convergent vers les exigences du modèle productif contemporain ou s'en distancient : ils contribuent à l'émerveillement d'un nouveau monde du travail.
La pensée d'Edgar Morin est inclassable. Ni science ni philosophie, enjambant la science et la philosophie, les sciences humaines et les sciences naturelles, sa pensée échappe aux cloisonnements disciplinaires et aux modes de connaissance compartimentée. Véritable touche-à-tout du savoir, autodidacte par complexion, Edgar Morin est l'auteur d'une oeuvre considérable, qui couvre le vaste champ du savoir et qui propose une méthode pour traiter la complexité du réel.
Cet ouvrage retrace les grands moments de l'histoire personnelle et intellectuelle qui ont fait d'Edgar Morin un des grands penseurs de notre temps, et l'auteur d'une oeuvre majeure à la convergence des savoirs, oeuvre colossale et désormais incontournable pour penser notre temps et les problèmes de notre temps.
Ce traité d'épistémologie comparée offre une étude des développements les plus marquants qui ont précédé et qui ont suivi l'émergence du Cercle de Vienne.
Le premier volume présente la tradition des « savants-philosophes ». Vers la seconde moitié du XXe siècle s'amorce une profonde réflexion épistémologique chez des scientifiques de pointe tels Hermann von Helmholtz, Heinrich Hertz, Ernst Mach, Ludwig Boltzmann et, du côté des Français, Pierre Duhem et Henri Poincaré. L'avènement de la « nouvelle logique » et, surtout, l'essor des investigations axiomatiques formelles promulguées par David Hilbert menèrent le Cercle de Vienne à prendre fait et cause pour l'autonomie de la méthode logique par rapport aux approches antérieures qui avaient partie liée avec la méthode historique ou encore le psychologisme.
Le second volume scrute le volet sémantique de la conception empiriste logique venue à maturité aux mains de Rudolf Carnap et de Carl Hempel dans les années 1948-1958. Suit alors une étude comparative critique des conceptions les plus connues qui se sont développées en réaction à l'empirisme logique ou en retrait de ce dernier : celles, dès les années 1930, de Karl Popper et de Gaston Bachelard ; puis, au début des années 1960, celles de Thomas Kuhn, d'Imre Lakatos et de Paul Feyerabend. La principale critique que l'auteur adresse à l'empirisme logique ne provient cependant pas de ces sources ; elle porte plutôt sur l'incapacité, chez les tenants de l'approche logique, à élaborer le constructivisme mathématique que leur projet nécessitait.
Ce travail sur la philosophie des sciences comparée n'a pas d'équivalent dans le monde francophone et ailleurs
À bien des égards, le Canada est un pays de limites, un paradoxe pour un territoire qui jouit d'un espace pratiquement illimité. La majeure partie de cet espace est inhabité et inhabitable. Le nord du pays est très vaste, mais la majorité de la population vit dans le sud, le long de la frontière américaine. L'éminent historien Robert Bothwell soutient que l'histoire du Canada va au-delà de l'aspect régional ou national. À certains égards, le Canada a plus de sens vu de l'extérieur. Le reste du monde a toujours considéré ce pays comme une terre d'expérimentation et d'avenir. Les colonies, les régions et les populations disparates qui ont formé le Canada venaient d'un monde plus vaste, et y étaient liées. Au départ, la survie du pays et, ultérieurement, sa prospérité dépendaient des liens avec le monde extérieur : les technologies qui faisaient avancer les bateaux à vapeur et les trains d'un océan et d'un continent à l'autre, les armées qui se battaient pour l'Amérique du Nord, les fourrures, le blé et l'or, qui assuraient au Canada une place dans le système commercial mondial.
À d'autres égards, le Canada est inhabituel. Pour réussir à vivre ensemble, ses habitants ont dû composer avec des croyances bien ancrées à l'égard de la religion et de la nationalité. Le compromis n'a pas été facile et l'élaboration d'un système tolérable de gouvernement et de politique a donné lieu à des affrontements pénibles entre les Français et les Anglais, l'Est et l'Ouest, les natifs du pays et les non-natifs.
Pays difficile et aux prises avec des défis, le Canada a néanmoins réussi contre toute attente : au XXIe siècle, il demeure un havre de paix et de prospérité. Ouvrage érudit, bien qu'accessible et témoignant d'un dont pour la narration, Une histoire du Canada brosse un riche portrait d'un pays dynamique et complexe.
Qui n'éprouve pas avec crainte ou nostalgie la résonance intérieure des mots du poète-chanteur : " Mourir, cela n'est rien, mais vieillir... " ? Source de peurs individuelles et collectives, le vieillissement représente un véritable défi pour nos sociétés occidentales, fondées sur le progrès et la modernité, et pour leurs responsables politiques, qu'ils soient nationaux ou locaux. Pour cela même, nous sommes invités à une vision renouvelée de l'avancée en âge par la saisie de possibilités inédites et créatrices sur le terrain des relations intergénérationnelles, de l'aménagement du territoire, de la question éthique, de l'offre de services sociaux et sanitaires, de l'engagement associatif et politique... Dès lors, comment ne pas y déceler un domaine d'élection pour un opportun croisement des regards, source d'analyse comparée, de confrontation des pratiques et de dialogue entre chercheurs et acteurs ? L'importance de ces enjeux a conduit les inspirateurs québécois et français des Rencontres Champlain-Montaigne à faire du vieillissement le thème de leur troisième colloque. Ce moment particulier de réflexion a permis de discerner dans le vieillissement un indicateur privilégié de la transformation des formes de solidarité et de responsabilité et un vecteur de modalités nouvelles de la construction du lien civique.
Arnold van Gennep (1873-1957) est aujourd'hui reconnu comme un chercheur méticuleux et talentueux. Amoncelant et classant des sommes de travaux ethnographiques, avec le temps et la rigueur nécessaires, il perçoit avec une acuité fulgurante, au travers des imaginaires sociaux qui se déploient sous ses yeux, des structures symboliques propres aux organisations humaines. Avec ses Rites de passage, c'est tout un pan de l'anthropologie religieuse qui s'éclaire et éclaire les destins croisés de l'être humain et des communautés humaines.
Arnold van Gennep se révèle encore aujourd'hui comme un analyseur du vivre ensemble. Naître, grandir, se rencontrer, s'unir, se séparer, mourir, demeurent des temps de crise individuelle qui ébranlent, dans les sociétés traditionnelles aussi bien que dans les sociétés modernes, les tribus, les cercles relationnels du sujet concerné.
Les voix qui se font entendre dans ce volume sont celles de femmes latino-américaines (Mexique, Guatemala et Pérou) qui, pour des raisons socioéconomiques ou politiques, n'ont pas hésité à partir ailleurs pour s'en sortir, laissant derrière elles tous leurs repères. Leur récit est un continuel va-et-vient entre leur présent et leur passé, une sorte de bilan où chaque événements est soumis à une évaluation. La distance qu'elles prennent par rapport au trauma vécue leur permet de donner un sens à ces événements et d'en tirer toute leur force, faisant preuve d'une réelle capacité de résilience. Le rôle joué par le médiateur auprès de ces sujets narrants rappelle la relation binaire existant entre le psychnalyste et son patient : dans les deux cas un pacte de confiance s'établit et l'un écoute ce que l'autre a à lui révéler. Comme le thérapeute, le médiateur peut observer les effets positifs du travail de la mémoire sur l'estime de soi du sujet narrant. Ces femmes ont accompli des tours de force dans leur parcours de vie et particulièrement pendant et après leur démarche pour obtenir leur statut d'immigantes. Elles n'avaient pas le choix, c'était comme le dit l'expresion populaire : « Marche ou crève », et bien sûr elles sont choisi de marcher, marcher, marcher...
La figuration de l'altérité amérindienne constitue l'axe thématique choisi pour explorer les relations littéraires interaméricaines à partir d'un corpus constitué de romans contemporains brésiliens, québécois et argentins, publiés depuis 1980. L'examen des modalités de construction de la figure fictionnelle de l'Amérindien s'ouvre au dialogue avec les discours sociaux produits au sein de nos sociétés contemporaines, tout en cherchant à éclairer les lignes de force thématiques et formelles que les auteurs explorent pour mettre en scène la contemporanéité des contacts entre des systèmes culturels distincts - ceux des communautés amérindiennes et des sociétés nationales des Amériques. Les textes romanesques étudiés proposent une relecture de l'histoire de cette rencontre, récupèrent la dimension mémorielle de l'inscription du territoire du continent américain dans la longue durée, dévoilent une vision du monde qui participe de notre temps présent et avec laquelle nous éprouvons un besoin urgent d'apprendre à dialoguer. Ce faisant, ils contribuent à élargir le potentiel imaginaire de la sensibilité contemporaine.
Cet ouvrage décrit les parcours de soins, entre biomédecine, médecines traditionnelles et religions des personnes vivant avec le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) suivies entre 1994 et 2012 au Centre hospitalier Louis-Constant-Fleming (hôpital de Saint-Martin, Antilles françaises). Ces parcours s'inscrivent dans différents espaces transatlantiques : l'île de Saint-Martin, Haïti, la France hexagonale et les États-Unis. L'analyse ne s'arrête pas à la scène de l'hôpital, mais présente également les contextes économiques et politiques dans lesquels les itinéraires des patients et les pratiques biomédicales s'insèrent. Le livre propose une approche théorique des espaces thérapeutiques dans le contexte de migrations transnationales malgré une législation très coercitive à l'égard des étrangers. L'approche multisituée a permis de suivre les itinéraires en relation avec différentes échelles locales, transnationales et mondiales et de proposer une écriture qui met en jeu plusieurs styles narratifs, reflet de ces différents niveaux. Il s'agit de la première ethnographie sur la partie française de Saint-Martin, paradis fiscal pour les investisseurs, friendly island pour les touristes, mais " coeur des ténèbres ", pour reprendre l'expression de Joseph Conrad, pour les migrants.
Montrant que le temps de grandes concertations internationales est certainement venu pour sauver un patrimoine commun, le texte passe en revue les réactions des Etats envers le cyberterrorisme pour couper le réseau aux terroristes... Le but du terrorisme est de semer le trouble, d'exercer du chantage, de provoquer le chaos. Il passe par deux vecteurs, l'un humain, l'autre technologique.
Les terroristes agissent sur les hommes en suscitant la peur ou en étant prosélytes.Ils agissent par Internet, soit en laissant planer des doutes sur la sécurité et la sûreté des installations stratégiques, soit en provoquant la dépendance par des méthodes sectaires.
Ainsi, les machines auraient un pouvoir sur les hommes, les uns seraient convertis, les autres terrorisés...
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Pour sortir du chaos et rétablir un ordre, passer les relais après l'état d'urgence, il faut se garder des dérives totalitaires qui seraient des leurres pires finalement que le mal...
Le présent essai est un appel citoyen qui est fait aux familles qui doivent prendre conscience de la menace jusque dans les recoins les plus éloignés de la République et agir sur l'éducation des enfants. Le texte s'adresse également aux éducateurs qui ont en charge les plus exposés. Enfin, il invite à propager l'esprit de résistance, tout comme les terroristes propagent l'esprit de peur.
Le xxie siècle a débuté, dans bon nombre de pays, avec des progrès législatifs conséquents pour les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, intersexes (LGBTI). Le mariage pour tous, l'ouverture à l'adoption pour les couples de même sexe, des lois réprimant les discriminations liées aux identités de genre et aux orientations sexuelles... autant de dispositions qui s'appliquent dans de nombreux pays de l'hémisphère Nord et quelques pays du Sud, même si quelques-uns, ici ou là, y voient encore une perversion de l'Occident et considèrent toujours les personnes LGBTI comme de dangereux délinquants, des malades chroniques, des pécheurs sans remords.
Les jeunes « sont » le monde d'aujourd'hui et, à ce titre, le façonnent. Les jeunes LGBTI sont donc une partie de ce monde et de ses artisans. Mais ils investissent également d'autres mondes, à la marge, plus ouverts à leurs identités. Ils investissent des « lieux autres », réels et imaginaires, où ils peuvent enfin exister, être reconnus et, lorsqu'ils ont été symboliquement mis à mort, renaître. Il peut y avoir des passages d'un monde à l'autre, mais il peut aussi y avoir des frontières infranchissables, des murs de la honte. Le risque, c'est que ces deux mondes soient tellement étrangers l'un à l'autre et deviennent tellement inconciliables qu'aucun échange ni aucun partage ne puisse advenir.
Cette enquête auprès des jeunes LGBTI plaide pour un métissage des cultures, pour une ode à la diversité, pour une attention distinctive à toutes les existences.
La dramatisation progressive du rôle de l'enfant au cours des conflits du XXe siècle a donné lieu déjà à des travaux d'historiens, de sociologues et d'autres spécialistes des sciences humaines. Le présent ouvrage propose des études ponctuelles portant sur des cas de figure fort différents et qui convoquent tant la réactualisation de mythes que la presse écrite, la littérature, le théâtre et le cinéma. Nous avons réuni huit essais inédits écrits par des spécialistes en littérature, communication et cinéma, portant sur des conflits s'échelonnant depuis la Grande Guerre jusqu'aux conflits en Afrique et en Tchétchénie. Ces analyses éclairent la double position à laquelle l'enfant se voit contraint - acteur et victime de la guerre - et, de ce fait, doublement victime : de la guerre en premier lieu comme toute autre victime, mais aussi de la figuration et du rôle auxquels on l'assigne en exigeant de lui qu'il renonce à l'enfance.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des « super soldats ». Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la « guerre juste » ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions.
Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Ce livre jette des regards croisés sur le métissage, ceux d'historiens, de littéraires, d'ethnologues, d'archéologues, de philosophes et de muséologues. Les auteurs dévoilent et débusquent les expressions du métissage dans la parole, les textes littéraires, les objets matériels, les expositions, les pratiques alimentaires et la danse, tant dans les contextes coloniaux que postcoloniaux. Loin de considérer le métissage comme un entre-lieu heureux, une situation rassurante du milieu, ils adoptent une posture critique envers cette notion aujourd'hui à la mode et récupérée par tous les discours, ceux de gauche et de droite, ceux du nationalisme et du transnationalisme, du Tiers monde et du Premier monde. Certains y ont recours pour lutter contre les fondamentalismes de toutes sortes ou les forces hégémoniques du capitalisme mondial, alors que d'autres s'en méfient, soutenant qu'il représente une utopie trompeuse construite et manipulée par un pouvoir occulte. Les auteurs de ce recueil présentent des perspectives variées sur le métissage qui recoupent celles que l'on retrouve aujourd'hui de par le monde.???
Ce livre réunit les textes de Michael Dietler (Université de Chicago), Simon Harel (Université du Québec à Montréal), Alexandru Jinga (Université Laval), Anne-Hélène Kerbiriou (Université Laval), Samuel Kinser (Université de l'Illinois), Hans-Jürgen Lüsebrink (Université de Saarbrücken), Alexis Nouss (Université de Montréal), Pierre Ouellet (Université du Québec à Montréal), Laurier Turgeon (Université Laval) et Alexandra Van Dongen (Musée Boijmans Van Beuningen).?
Au milieu des années 1970, un chercheur dans le domaine du stress, Aaron Antonovsky, a eu une intuition révolutionnaire dans l'univers des sciences de la santé : et si l'on tentait de comprendre ce qui génère la santé, la «salutogénèse», plutôt que de se concentrer essentiellement sur ce qui produit la maladie, la «pathogenèse», comme on le faisait depuis des siècles? Il commença donc à formuler une théorie à cet effet et à la vérifier empiriquement. Son décès prématuré dans les années 1990 a ralenti le développement de cette théorie, qui avait déjà commencé à susciter beaucoup d'intérêt. Heureusement, deux chercheurs scandinaves intéressés à la promotion de la santé, Bengt Lindstrm et Monica Ericksson, ont pris le relais au début des années 2000 et sont devenus la plaque tournante internationale de la recherche sciientifique sur la salutogenèse.
Dans ce petit ouvrage écrit en 2010, ces deux chercheurs présentent de manière claire et concise ce qu'est la salutogenèse en tant qu'idée générale, en plus de faire le point sur les développements considérables que la théorie salutogénique d'antonovsky a connus à l'échelle de la planète depuis une quinzaine d'années et de discuter des acquis et des défis qui y sont liés. Ce livre permet, pour la première fois en langue française, de comprendre les possibilités et les limites de la salutogenèse, non seulement en tant que théorie, mais aussi en tant qu'orientation générale pour aborder les enjeux de santé du XXe siècle. A ce titre, il intéressera au premier chef les chercheurs et les praticiens des diverses disciplines du domaine de la santé et des services sociaux, mais aussi un grand public averti, curieux de constater les évidences scientifiques dont on dispose quant à l'effet d'une approche salutogénique pour promouvoir la santé des individus, des groupes et des populations.
La dépendance aux réseaux sociaux, aux jeux en ligne ou à la cybersexualité est-elle comparable à la dépendance aux drogues ? Ces dernières années, médecins, psychologues et criminologues ont mis au point des approches et des outils nouveaux pour caractériser les signes et les " symptômes " de la dépendance à Internet. Le diagnostic engage le mode de traitement des dépendances. Jacques-Louis Colombani, avocat et chercheur, nous éclaire ici sur les " causes complexes " des comportements de cyberdépendance, des pratiques de déviance jusqu'au passage au franchissement de l'interdit pénal. Quelles sont les voies à suivre pour les politiques publiques de prévention ? Soigner ou réprimer ?
Le présent essai est conçu comme une sorte d'antivirus pour " vacciner les consciences ". Les Etats occidentaux tentent aujourd'hui d'apporter des réponses compatibles avec le respect des valeurs de la démocratie et des libertés publiques. Une solution majeure évidente passe, en démocratie, par l'éducation.
« Racine de l'empathie repose sur une solide connaissance scientifique de la condition humaine. Mais au-delà, le programme nous apprend à développer et à promouvoir l'attachement, la littératie affective, la communication authentique et l'intégration sociale. Il montre que l'on peut offrir à tous les enfants, même aux plus difficiles, une expérience qui va littéralement changer leur vie en leur révélant le sens de la condition humaine dans un monde de diversité - un monde très dur, en fait. » - Tiré de la préface de Michael Fullan, professeur émérite, Institut d'études pédagogiques de l'Ontario, Université de Toronto