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Des primes maladies liées au mode de vie ne convainquent pas
08.06.2018
Une majorité de la population suisse refuse des primes maladies en fonction du style de vie, selon une étude publiée vendredi. Les personnes affiliées à gauche se montrent plus sceptiques que les partisans des partis bourgeois.
L'étude se base sur les réponses de 3055 personnes de plus de 18 ans, interrogées en ligne en janvier. Elle a été réalisée par le centre de recherche sotomo, à la demande de la caisse d'assurance Sanitas.
La question posée était la suivante: est-ce que les personnes, qui ont un style de vie "sain", doivent payer des primes d'assurance moins élevées que les personnes, qui vivent de manière "malsaine"?
Le refus de primes plus élevées pour les "inattentifs", à savoir les personnes que ne se maintiennent pas en forme et qui se nourrissent de "malbouffe", a récolté 60% des avis. C'est un peu plus que le refus (56%) de la réduction des primes pour les "attentifs", soit les personnes qui font du sport et qui mangent sainement.
Orientation politique décisive
L'étude montrent que la mise en oeuvre de primes selon le mode de vie dépend du profil politique des interrogés. Les personnes orientées à gauche se montrent plus sceptiques que celles à droite. Le scepticisme quant aux réductions des primes pour les personnes en forme est par ailleurs plus grand auprès de la base du PLR que chez l'UDC et le PBD.
Les personnes ayant un revenu élevé sont plus sceptiques que la moyenne par rapport à ces réductions de primes. A l'inverse et sans grande surprise, les jeunes adultes sont généralement plus favorables à un tel système que leurs aînés.
ats