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La non-élection d'un socialiste pour succéder à Micheline Calmy-Rey constituerait une rupture de la concordance, selon le PS. Le parti a adopté une résolution donnant à un congrès le pouvoir de décider du maintien du parti au Conseil fédéral en cas de coup dur le 14 décembre.
Si le PS ne compte plus qu'un ou une ministre après l'élection au Conseil fédéral dans dix jours, un congrès du parti décidera le 11 février d'un éventuel retrait socialiste du gouvernement. Réunis à Lucerne, les délégués ont approuvé samedi à l'unanimité une résolution en ce sens, proposée par le comité directeur.
Dans ce cadre, le PS précise qu'il ne doit pas rester au gouvernement à n'importe quel prix. Il exige un "consensus minimal" entre les différents partis représentés au Conseil fédéral.
Le président du parti Christian Levrat s'est toutefois déclaré confiant en vue du 14 décembre. Il a salué le "bon" bilan du PS aux élections fédérales et remercié les militants pour leur engagement.
Avant de débattre de ce point, les délégués ont réservé une ovation debout aux deux candidats au Conseil fédéral, le Fribourgeois Alain Berset et le Vaudois Pierre-Yves Maillard.
Référendum contre les nouveaux avions
Le PS a aussi rejeté l'initiative bourgeoise sur l'épargne-logement soumise au peuple le 31 mars 2012. Il recommande par contre le "oui" à l'initiative "6 semaines de vacances" et à celle sur les résidences secondaires, ainsi qu'à l'arrêté sur les jeux d'argent et à la loi sur le prix du livre.
Les socialistes soutiennent en outre le référendum de la FMH contre le projet de loi "managed care". Seuls les patients aisés pourront encore choisir leur médecin si le texte adopté par le Parlement entre en vigueur, estime-t-il. Le parti dénonce un système de médecine à deux vitesses.
Le PS veut par ailleurs lancer un référendum contre les restrictions budgétaires entraînées par l'achat des nouveaux avions de combat. Au besoin, il lancera une initiative pour un moratoire sur ces acquisitions jusqu'en 2025.
ATS