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L'OCDE suggère à la Suisse et aux autres pays membres de prendre des mesures pour que les plus âgés puissent travailler plus longtemps. A de meilleures conditions.Ce contenu a été publié le 04 août 2003 - 17:24
Deux raisons à cela: le vieillissement démographique et le financement de la sécurité sociale.
Un constat incontournable: il y aura de moins en moins de personnes en âge de travailler pour soutenir un nombre croissant de personnes âgées.
Ainsi, en Suisse, en 2020, les plus de 50 ans devraient représenter 31% de la population active. Contre 25% en l’an 2000.
Cependant, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) constate que la plupart des pays possèdent d'importantes marges de manœuvre pour augmenter le taux d'emploi des personnes âgées de 55 à 64 ans.
L’ODCE préconise la suppression de tout dispositif qui subventionnerait le retrait anticipé de la vie active et, en premier lieu, les préretraites. Ce que beaucoup de pays ont d’ailleurs déjà fait.
Mais, fait remarquer l'organisation, cela n'est pas suffisant. Car, souvent, l'âge effectif de départ à la retraite demeure de 2 à 3 ans inférieur à l'âge légal.
Ceci s'explique par le fait que d'autres dispositifs continuent d'encourager le retrait anticipé du marché du travail.
La situation en Suisse
Après examen de la situation en Suisse, l'Organisation de coopération et de développement économiques arrive à la conclusion que certaines lacunes devraient être comblées dans la gestion de cette catégorie de main-d’œuvre.
Et cela malgré la participation élevée (en comparaison internationale) des travailleurs les plus âgés (50 ans et plus) au marché du travail.
Par exemple, dans les pays de l’OCDE, la Suisse se situe en deuxième position, juste derrière l’Islande, en ce qui concerne le taux d’emploi des hommes de 50 à 64 ans.
Malgré la «stagnation économique» des années 90 et l’apparition de retraites anticipées, le taux d’emploi des hommes a peu baissé et celui des femmes a continué de progresser.
Des solutions possibles
L’Organisation de coopération et de développement économiques estime que des améliorations sont possibles.
Et l’OCDE de citer une meilleure coordination entre les institutions qui sont concernées par la politique sociale et la politique du marché du travail. Ainsi qu’une meilleure coordination entre les cantons.
En collaboration avec les cantons et les institutions de la politique sociale, la Confédération helvétique a lancé récemment le projet CII (optimisation de la collaboration inter-institutionnelle).
Un projet qui vise notamment à prendre davantage en compte les interactions qui existent entre les différents facteurs agissant sur l'employabilité des travailleurs les plus âgés.
La formation continue
Pour l'OCDE, il faudra que les travailleurs puissent bénéficier d’une formation continue durant toute leur vie active. Cela afin de maintenir intacte et sur une longue durée leur chance sur le marché du travail.
Elle recommande également une adaptation des instruments de l'assurance chômage, notamment dans les offices régionaux de placement (ORP), pour tenir compte encore mieux des spécificités des chômeurs les plus âgés.
En ce qui concerne la politique salariale, selon l'OCDE, les politiques basées sur l'ancienneté devraient davantage faire place à des politiques plus liées à la compétence et à la productivité.
Cela, bien sûr, pour permettre une meilleure adéquation aux exigences du marché du travail dans la dernière tranche de la vie active.
swissinfo et les agences
Faits
Le taux d’emploi moyen des personnes entre 55 et 64 ans est de 48% au sein de l’OCDE.
Le taux minimum est de 25%. On le trouve en France et en Belgique.
Le taux maximum, 70%, se trouve en Suisse.
L’OCDE comprend les 30 pays les plus industrialisés au monde.
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