Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/207574

<h2>SubmittedText<h2><p>Selon le Secrétariat d'État à l'économie, avec l'accord avec le Mercosur, le Conseil fédéral a pour la première fois l'intention de faire figurer dans un accord le bien-être animal parmi les critères de développement durable.</p><p>Mais quels critères contraignants pouvons-nous espérer, dès lors que nous savons très bien que la plus grande partie de la viande issue des quatre pays d'Amérique du Sud concernés provient de l'élevage industriel, que l'utilisation d'hormones et d'antibiotiques alimentaires pour favoriser la croissance y est monnaie courante et que les animaux sont parqués dans des parcs d'engraissement où ils sont nourris au moyen d'aliments qui ne correspondent pas aux besoins de leur espèce ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Peu de pays disposent d'une réglementation aussi stricte en matière de protection des animaux que la Suisse. L'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) édicte les normes en matière de protection des animaux. Tous les membres de l'OIE, donc les États du Mercosur, sont tenus de respecter ces normes.</p><p>Le Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche précise que le projet d'accord de libre-échange avec le Mercosur prévoit également un dialogue sur le bien-être animal. Ce dialogue permet un échange et une coopération plus étroite avec les pays du Mercosur afin de parvenir à une compréhension commune dans le domaine du bien-être animal et de sensibiliser davantage les pays du Mercosur. L'objectif de cet échange est d'améliorer, si nécessaire, l'approche réglementaire en matière de bien-être animal. Le projet d'accord prévoit également un dialogue sur les résistances aux antibiotiques. En ce qui concerne l'utilisation des hormones dans la production de viande, elle est interdite dans les pays du Mercosur, comme en Suisse.</p>