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Le protocole de Kyoto
Que Signifie le protocole de Kyoto ?
Suite à l’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, le climat a subi des modifications indéniables depuis le début de l’ère industrielle. D’ici à la fin du siècle, les scientifiques estiment que les températures pourraient augmenter au niveau mondial de 1,4 °C à 5,8 °C en moyenne.
La Suisse, dont l’écosystème montagnard est vulnérable, pourrait ressentir plus fortement le phénomène. Depuis le début du XXe siècle, les températures ont augmenté en moyenne de 1,4 °C en Suisse alors que l’augmentation moyenne mondiale a été de 0,6 °C.
Pour diminuer mondialement les émissions de gaz à effet de serre et atténuer ainsi le réchauffement, les Etats ont adopté il y a dix ans, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. En 1997 a été adopté le Protocole de Kyoto qui fixe des objectifs contraignants pour les pays industrialisés pour une première période de réduction allant de 2008 à 2012. Les mesures de réduction pour la période après 2012 feront l’objet des négociations futures. Suite à la ratification de la Russie, le protocole va entrer en vigueur le 16 février 2005.
En complément aux mesures nationales de réduction, le protocole prévoit que les Etats peuvent créer et échanger des crédits d’émissions dans le cadre des mécanismes de flexibilité. Les puits de carbone définis par les Etats ou les entreprises, par exemple les forêts exploitées dans le but d’augmenter l’absorption du CO2 présent dans l’atmosphère, peuvent aussi être prises en compte pour réaliser l’objectif.
La Suisse – comme l’Union européenne - s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 8% par rapport à 1990. Comme le dioxyde de carbone (CO2) représente plus de 80% des émissions de gaz à effet de serre émis en Suisse, l’essentiel de l’objectif devrait être atteint par la mise en œuvre de la loi sur le CO2. Elle prévoit que d’ici à 2010, les émissions de CO2 doivent avoir diminué de 10%, par rapport à 1990.
Le contrôle des engagements de réduction s’appuie sur des rapports d’experts ainsi que sur les inventaires de gaz à effet de serre établis par chaque Etat Partie à la convention. Le non-respect des engagements de réduction durant la période 2008 à 2012 est sanctionné, par exemple, les possibilités d’utiliser les « mécanismes de flexibilité » pourraient être réduites pour l’Etat concerné.