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Berne soutient les parlementaires non-réélus
Certains parlementaires ne s’attendaient probablement pas à être éjectés du Parlement dimanche. Si l’un d’entre eux se trouvait dans une situation difficile, il peut demander une aide transitoire, mais c’est une des dernières fois que cette offre s’applique.
Il y a presque trois ans, Natalie Rickli, ex-conseillère nationale et ex-membre du gouvernement zurichois, avait lancé une initiative parlementaire visant à abolir l’aide transitoire introduite en 2003. Le texte devrait maintenant passer devant les Chambres fédérales.
De trois à sept personnes pourraient soumettre une demande, a dit lundi Mark Stucki des services du Parlement à Keystone-ATS. Si elles n’ont pas encore atteint l’âge de la retraite, elles peuvent demander une aide transitoire pendant deux ans. Un montant total de 170’000 francs est disponible.
Faire une telle demande reste difficile: « Une simple lettre ne suffit pas », souligne M. Stucki. Les candidats doivent dévoiler leur situation financière à la délégation qui prendra la décision finale.
Les parlementaires concernés ne se sont pour la plupart pas encore posé la question. La Tessinoise Roberta Pantani de la Lega qui n’a pas été réélue dimanche après huit ans à Berne ne sait pas encore si elle va recourir à cette aide ou non. Comme elle a un emploi, elle penche cependant plutôt pour le non, a-t-elle dit.
Si Rosmarie Quadranti, conseillère nationale (PBD/ZH) non-réélue, déposait une demande d’aide, elle ne le dirait pas. Elle va relancer sa société et attend un mandat dans un conseil d’administration: « Il pourrait y avoir besoin de femmes dans ces cercles ».
Le Fribourgeois Jean-François Rime (UDC) n’aura pas besoin d’aide, a-t-il répondu en riant. Il est probablement l’un des rares parlementaires à payer plus d’impôts que ce qu’il perçoit avec son mandat au Conseil national.
Presqu’un million en 14 ans
De 2004 à 2018, près de 923’000 francs ont été versés pour des parlementaires dans le besoin selon la commission des institutions politiques du Conseil national (CIP). Le montant des versements a beaucoup varié d’une année à l’autre, mais a toujours culminé l’année suivant les élections fédérales.
Sept parlementaires non-réélus ont reçu une aide transitoire pour la période 2011-2015. Entre 2015 et 2019, deux parlementaires non-réélus ont sollicité ce fonds.
Source: ATS
Budget 2020: les cantons s’en sortent sauf Genève…
Quinze cantons tablent sur des chiffres noirs en 2020 tandis que dix autres s’attendent à boucler l’exercice dans le rouge. En additionnant tous les budgets cantonaux, le résultat est dans le rouge.
L’important déficit d’environ 600 millions de francs prévu dans le canton de Genève fait basculer l’ensemble de l’exercice sous la barre du zéro, comme le montre une analyse de l’agence d’information Keystone-ATS.
Le budget genevois est marqué par les effets attendus de trois projets majeurs acceptés en votation: la réforme de l’imposition des entreprises (RFFA), le contre-projet à l’initiative pour plafonner les primes d’assurance maladie et de la recapitalisation de la Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève. Le canton peut toutefois couvrir les pertes grâce à des réserves de 710 millions de francs.
Pour les autres cantons au budget 2020 dans le rouge, les déficits sont moins forts. Seuls les Grisons et Zurich s’attendent à un manque à gagner qui dépasse la barre des 10 millions de francs, avec respectivement 33,1 millions et 12 millions. Avec des charges de 16,4 milliards de francs, cela équivaut presque à un bilan équilibré pour le plus grand canton de Suisse. Uri suit avec un déficit d’un peu moins de 9 millions de francs, en raison d’investissements importants.
Bénéfices à Berne et à Zoug
Du bon côté de la barrière, les cantons de Berne et de Zoug se distinguent en escomptant des bénéfices en centaines de millions de francs l’an prochain. Berne espère dégager 217 millions de francs et peut investir près de 450 millions de francs grâce à ses fonds propres.
Zoug s’apprête à sortir des chiffres rouges après une année 2019 probablement déficitaire. Son gouvernement prévoit un excédent de recettes de près de 149 millions de francs au budget 2020. Le canton à basse fiscalité avait envisagé une hausse d’impôts, après avoir déjà réduit son train de vie, mais il y renonce.
En Suisse romande, Neuchâtel propose un budget 2020 dans le noir pour la première fois depuis 1957. Le canton a connu des comptes positifs. Il s’attend à un excédent de revenus de 6,5 millions de francs.
A l’inverse, son voisin jurassien devrait terminer dans les chiffres rouges, avec un déficit attendu de 3,15 millions de francs. Le canton juge que la situation va se détériorer ces prochaines années si rien n’est entrepris.
Les autres cantons romands prévoient des budgets équilibrés. A ce jeu, le canton de Vaud sort vainqueur pour la 14e année consécutive en prévoyant un excédent de revenus de 76’100 francs, sans oublier un geste en faveur du climat.
L’Etat du Valais prévoit également un budget à l’équilibre (100’000 francs de bénéfice). Des investissements en hausse et un sévère coup de frein à l’emploi caractérisent ces prévisions 2020. De son côté, l’Etat de Fribourg dégage un petit bénéfice de 400’000 francs. Et même s’ils sont inférieurs au budget 2019, les investissements prévus en 2020 sont nettement plus élevés que la moyenne de ces dernières années.
Dans la Suisse italophone, le budget du canton du Tessin s’annonce bénéficiaire pour la troisième année consécutive. Mais 2020 devrait être la dernière année dans les chiffres noirs. Dès 2021, le plan financier prévoit à nouveau des déficits, dus notamment à des baisses d’impôts consécutives à la réforme de la fiscalité des entreprises.
Comptes meilleurs que les budgets
De meilleures rentrées fiscales et des contributions plus élevées liées à la péréquation financière expliquent les bons résultats des cantons. On observe cette année une amélioration des comptes cantonaux par rapport au budget. Bâle-Campagne s’attend par exemple à un excédent d’environ 100 millions de francs au lieu des 60 millions prévus au budget 2019.
Le canton de Lucerne table désormais sur un bénéfice de 15 millions de francs au lieu d’un déficit de 26 millions de francs. Quant à Saint-Gall, il devrait boucler les comptes de l’année en cours avec 120 millions de mieux que prévu.
Ces tendances collent aux prévisions du printemps dernier. Les cantons disposaient d’une somme de 2,3 milliards de francs de plus que prévu, selon des chiffres de l’agence de presse Keystone-ATS, qui s’est basée sur les données de 24 cantons en 2018.
Source ATS
Coup dur pour le projet Libra de Facebook
Visa, Mastercard, eBay et Stripe ont annoncé vendredi qu’ils se retiraient de Libra. De quoi porter un nouveau coup dur au projet de monnaie numérique de Facebook. Prévu pour mi-2020, il rencontre l’opposition croissante des régulateurs et fait face à des défections.
Les émetteurs de cartes bancaires Visa et Mastercard, la plateforme de commerce en ligne eBay et les services de paiement Stripe ont confirmé à l’AFP qu’ils abandonnaient le projet, une semaine après PayPal, autre partenaire de Facebook dans l’opération.
« Nous allons continuer à évaluer la situation et nous prendrons notre décision ultime en fonction d’un certain nombre de facteurs, y compris la capacité de l’association à répondre de façon entièrement satisfaisante à toutes les attentes des régulateurs », a expliqué un porte-parole de Visa.
Libra est censée offrir un nouveau mode de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels, permettant d’acheter des biens ou d’envoyer de l’argent aussi facilement qu’un message instantané.
« Long et difficile »
Les quatre entreprises ont parallèlement renouvelé leur soutien aux idées directrices du projet, comme la démocratisation de l’accès aux services financiers ou le développement de cryptomonnaies.
« La composition de l’association peut s’élargir et changer avec le temps, mais les principes fondateurs de la gouvernance et de la technologie de Libra, tout comme la nature ouverte du projet, permettent d’assurer la résilience du réseau de paiement Libra », a réagi Dante Disparte, de l’association Libra.
« Le voyage sera long et difficile », avait-il reconnu vendredi dernier, après le retrait de PayPal. Et d’ajouter alors qu’il fallait « de l’audace et une certaine force morale pour entreprendre un projet aussi ambitieux que Libra ».
« Si vous restez dans le projet… »
Le réseau social et ses partenaires subissent une pression croissante des autorités, qui s’inquiètent de potentielles utilisations malveillantes de la monnaie, et pointent la mauvaise réputation du géant californien d’internet en matière de confidentialité et de protection des données personnelles.
Facebook « n’a pas fourni de plan clair sur comment empêcher Libra de faciliter le financement d’activités criminelles et terroristes, déstabiliser le système financier mondial, interférer avec les politiques monétaires ou exposer les consommateurs à des risques qui n’affectent aujourd’hui que des investisseurs professionnels », ont écrit Brian Schatz et Sherrod Brown, deux sénateurs américains, dans une lettre adressée mardi à Stripe, Visa et Mastercard, publiée par le site spécialisé The Verge.
« Si vous restez dans le projet, vous pouvez vous attendre à des examens poussés de la part des régulateurs non seulement de activités de paiement liées à Libra, mais aussi de toutes vos activités de paiement », continuent-ils.
Requêtes précises du Trésor
Facebook a confié la gestion de la monnaie à l’association Libra, basée à Genève. Celle-ci est composée d’un consortium de partenaires qui devaient aussi investir au moins 10 millions de dollars dans le projet chacun.
Le Trésor américain leur a envoyé des requêtes pour leur demander une revue complète de leurs programmes de lutte contre le blanchiment d’argent, d’après une source proche des organisations concernées.
« Nous avons hâte de tenir la réunion inaugurale du conseil de l’association Libra dans 3 jours, et d’en annoncer les premiers membres », a conclu Dante Disparte. Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, doit être entendu sur le projet le 23 octobre par une commission parlementaire américaine.
Source : ATS
Plus de passagers et de vols pour Swiss
Swiss International Airlines a transporté sur les neuf premiers mois de 2019 près de 14,3 millions de passagers, correspondant à une hausse de 4,4% en comparaison annuelle.
Le nombre de vols a parallèlement progressé de 5,4% à 114’968 liaisons, énumère un compte-rendu publié vendredi.
Les capacités exprimées en sièges-kilomètres offerts ont enflé de 1,9%, tandis que le trafic exprimé en passagers-kilomètres transportés a gagné 2,2%. Le coefficient d’occupations des sièges a grappillé 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 84,2%.
Sur le seul mois de septembre, la fréquentation s’est envolée de 6,4% sur un an à 1,73 million de voyageurs et le nombre de vols de 6,2% à 13’404 mouvements. Le coefficient d’occupation des sièges par contre s’est replié de 0,3 point à 86,2%.
Les statistiques publiées ne tiennent pas compte de la contribution de la filiale Edelweiss Air.
Source: ATS
Uber a 400’000 clients en Suisse
La plateforme de réservation de voitures avec chauffeur Uber compte 400’000 utilisateurs actifs en Suisse, en hausse d’environ 30% sur un an.
L’entreprise revendique « une forte croissance » mais déplore une pénurie de chauffeurs et des nombreux obstacles réglementaires.
Uber, depuis peu coté à Wall Street, ne publie pas de chiffres financiers séparés par pays mais a dévoilé quelques indications pour le marché helvétique vendredi devant les médias à Carouge, où travaille une dizaine de ses quelque 15 collaborateurs en Suisse.
Ainsi, le nombre d’utilisateurs actifs est passé de 300’000 à 400’000 entre juillet 2018 et octobre 2019, et celui des chauffeurs de 2600 à 3200 dans le même temps, pour les quatre villes où la société est présente (Zurich, Genève, Bâle et Lausanne).
« Nous aimerions nous développer dans d’autres villes, mais les procédures et les réglementations sont très compliquées », a déploré Steve Salom, directeur général Uber Suisse, France et Autriche. A ce titre, la Suisse romande, et Genève en particulier, où Uber est en conflit avec l’Etat sur le statut des chauffeurs et celui de la société, se montre plus stricte et développe beaucoup plus de « frictions » que la partie alémanique, a dit M. Salom.
Dans le contexte des attaques contre Uber accusé parfois d’exploiter les chauffeurs, la société a tenu à faire connaître les chiffres: le revenu moyen d’un chauffeur indépendant utilisant l’application atteint 26,81 francs par heure (nets de la commission de 25% versée à la plateforme).
Tous frais déduits (amortissement de la voiture, essence, assurance), il reste 21 francs dans la poche du chauffeur, partant d’un modèle standard de voiture (Toyota Prius). Environ 70% des chauffeurs ont recours à l’application moins de 40 heures par semaine, pendant une moyenne de 33 semaines par an.
Ils sont libres, en tant qu’indépendants, de travailler pour d’autres plateformes de VTC. En Suisse, 85% des chauffeurs choisissent Uber pour être indépendants, c’est-à-dire pour pouvoir se mettre au volant quand ils le veulent, sans contrainte, avec la possibilité d’arrêter pendant trois mois s’ils le veulent ou de ne travailler que le week-end, la nuit ou entre 7h ou 11h par exemple, selon leurs préférences, a précisé la société.
1,6 million de francs de pourboires
Depuis l’introduction des pourboires en octobre 2018, environ 1,6 million de francs de « bonne main » ont été versés aux chauffeurs via l’application par les clients, ce qui représente une moyenne de 400 francs par an sur une base de 400’000 chauffeurs. La méthode d’analyse de ces chiffres a été vérifié par le professeur Rafael Lalive de l’Université de Lausanne.
La vision d’Uber, à l’échelle internationale, est de se développer comme une plateforme globale de mobilité et de micromobilité, en partenariat avec les transports publics, sur une forme multimodale, a rappelé M. Salom.
En attendant, les longueurs administratives et les incertitudes constituent des freins à l’engagement de chauffeurs, raisons pour lesquelles, notamment, Uber s’est mise à collaborer avec des associations de chauffeurs locales « pour améliorer les systèmes de tarification et créer plus de transparence ».
Le conflit avec le canton de Genève fait peser une menace sur la présence de la société dans la Cité de Calvin, estime M. Salom. Uber est prêt à aller devant la justice pour faire valoir son statut de diffuseur de courses, qui garantit son modèle de chauffeurs indépendants, tandis que les autorités souhaitent, selon les termes du conseiller d’Etat Mauro Poggia, que les travailleurs d’Uber (les chauffeurs) oeuvrent « dans le respect des règles qui les protègent » (assurances notamment). Les échanges se poursuivent par avocats interposés, a précisé M. Salom.
Source: ATS
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