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La fonction principale des poumons est de fournir à l'ensemble de notre corps suffisamment d'oxygène et d'éliminer le dioxyde de carbone par l'expiration. Sans cet échange gazeux, la vie humaine n'existerait pas.
Informez-vous sur l'anatomie des poumons et des bronches, sur le mode de fonctionnement de la respiration et sur les maladies pulmonaires les plus fréquentes.
Chaque jour, les poumons d'un adulte bougent environ 25 000 fois. L'air respirable pénètre 10 à 18 fois par minute dans les poumons en passant par le nez, le pharynx et la trachée. Dans les deux poumons, des canaux d'airs appelés bronches se ramifient comme les branches d'un arbre. Les plus petites ramifications sont appelées bronchioles.
Les bronchioles se ramifient encore une fois en branches microscopiquement fines (Bronchioli respiratorii). Celles-ci mènent finalement au tissu pulmonaire proprement dit, qui respire. À l'extrémité des bronchioles se trouvent les alvéoles pulmonaires au nombre estimé de 300 millions, ce qui représente une surface de 100 m². C'est ici qu'a lieu l'échange gazeux proprement dit.
Les bronches sont (de même que le nez) tapissées d'une muqueuse dont le but est notamment d'intercepter et d'éliminer les fines particules de saleté et de poussière dans l'air inspiré ainsi que les agents pathogènes.
Des millions de cils vibratiles minuscules qui ondoient comme le blé sous le vent évacuent hors des poumons des particules liées au mucus visqueux sur une couche de liquide et les transportent vers le pharynx, où elles sont avalées de façon involontaire et inconsciente ou bien expectorées, si le « nettoyage automatique » est perturbé.
En principe, on distingue entre la respiration thoracique et la respiration abdominale. Dans la respiration thoracique, les côtes, voire la cage thoracique, se soulèvent suite à la tension des muscles intercostaux et les poumons adjacents à la paroi de la cage thoracique se dilatent. Du fait de cet élargissement, de l'air extérieur est aspiré puis il afflue dans les bronches à travers les voies respiratoires supérieures et la trachée.
Dans la respiration abdominale (appelée aussi respiration diaphragmatique), le diaphragme se tend, suite à quoi il s'aplatit et s'étire en direction de la cavité abdominale. Les poumons suivent ce mouvement et aspirent ainsi l'air extérieur. En général, la respiration thoracique et abdominale sont combinées.
L'expiration se produit sans tension musculaire active et tous les organes impliqués retournent à leur position de départ en raison de leur tension interne.
Notre respiration est basée sur un processus chimique. Des chimiorécepteurs agissent comme des « capteurs » dans les grands vaisseaux sanguins et informent le centre respiratoire dans le cerveau sur la quantité d'oxygène et de dioxyde de carbone (gaz sanguins) présente dans le sang.
Si un manque ou un excédent de gaz sanguin se produit, cela est corrigé en augmentant, selon le cas, le volume d'air inspiré ou expiré. Pour respirer, nous avons besoin d'environ 6 à 9 litres d'air par minute. Lors d'activités sportives intenses ou de travail physique, le besoin peut augmenter jusqu'à 50 à 100 litres par minute.
Les maladies respiratoires, qui sont des infections d'origine virale la plupart du temps, affectent en premier lieu le nez et les sinus paranasaux. Toutefois, l'infection s'étend souvent également au système bronchique. Elle est souvent accompagnée de toux avec ou sans expectoration ou même de détresse respiratoire.
Les maladies des poumons et des bronches peuvent cependant être aggravées par une infection bactérienne supplémentaire. Dans de tels cas, la prise d'antibiotiques peut s'avérer nécessaire
À partir d'une bronchite chronique, une BPCO (= bronchopneumopathie chronique obstructive) peut également se développer. La détresse respiratoire s'ajoute alors à la toux avec expectoration. Les facteurs déclencheurs par lesquels une bronchite chronique évolue en BPCO ne sont pas encore tout à fait connus.
Il s'est toutefois avéré que virus et bactéries ont la partie facile face à une muqueuse bronchique chroniquement enflammée. En résultent souvent des inflammations aiguës de la muqueuse bronchique qui provoquent à la longue un rétrécissement des bronches et limitent le débit respiratoire. À ce stade, la diminution du débit respiratoire est irréversible.
On souffre d'asthme bronchique lorsque des substances ou irritations déterminées déclenchent un rétrécissement soudain des voies respiratoires. Une détresse respiratoire s'installe, l'expiration est difficile et accompagnée de sifflements. Des crises de toux peuvent parfois se produire. Lors d'une crise d'asthme, les voies respiratoires se rétrécissent, mais elles se rétablissent entièrement par la suite. Les patients peuvent donc vivre des périodes sans symptômes.
L'asthme allergique peut être dû à un « changement d'étage » : une rhinite allergique s'étend de la région rhino-pharyngée aux bronches.
L'asthme non-allergique peut être provoqué par des irritations telles que les solvants, l'air froid ou également par une intolérance aux médicaments.
La mucoviscidose est une maladie métabolique congénitale d'origine génétique. En raison d'un dysfonctionnement, la sécrétion des glandes exocrines se transforme et devient visqueuse. Dans les poumons, on retrouve également une sécrétion visqueuse et tenace qui est difficile à évacuer, de sorte que les patients souffrent de fréquentes bronchites aiguës et sont sujets également aux pneumonies. Des mesures très ciblées sont nécessaires pour apaiser les symptômes et soulager les patients.
Remarque importante : cet article contient uniquement des informations générales et ne doit pas être utilisé pour l'autodiagnostic ou pour l'autotraitement. Il ne peut remplacer une consultation auprès d'un médecin.