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Pour la première fois, le rôle de la génétique dans les troubles de l'érection a été identifié dans de larges études américaine et britannique. Des variations génétiques proches d'un gène impliqué dans la fonction érectile augmenteraient de 26 à 59% le risque de souffrir de tels problèmes, rapportent ainsi les compte-rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS). Un pas en avant prometteur vers de nouveaux traitements de la dysfonction érectile (DE).
"Le premier marqueur génétique de la dysfonction érectile (DE) a été identifié ! Située sur le chromosome 6, cette variation génétique entraîne une augmentation du risque de dysfonction érectile de 26 à 59% par rapport à la moyenne de la population", rapporte Science&Avenir. Une information reprise par nombre d'autres publications.
Ces résultats ont été publiés lundi 8 octobre 2018 dans les compte-rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS)* et marquent un pas important pour la prise en charge des dysfonctions érectiles. Cela sachant qu'il s'agit d'un trouble sexuel qui touche 1 homme sur 3 après 40 ans et dont le risque augmente avec l'âge.
La DE peut avoir de nombreuses causes: facteurs neurologiques, hormonaux et vasculaires (diabète, obésité, maladies cardiovasculaires, etc.). Et "les traitements disponibles contre la dysfonction érectile ne fonctionnent pas chez environ la moitié des hommes traités", a expliqué le généticien Eric Jorgenson, auteur principal de l'étude. "Si l'on arrivait à développer de nouveaux traitements qui ciblent cette variation génétique, nous pourrions aider ces hommes-là."
Comme l'expliquent encore les auteurs de l'étude: "Des études sur des jumeaux suggèrent qu'environ un tiers du risque est dû à des facteurs génétiques, indépendamment des autres facteurs de risque connus de la dysfonction érectile." Mais les chercheurs n'avaient pas réussi à établir encore d'association avec des localisations spécifiques dans l'ADN.
C'est désormais chose faite avec cette étude, qui a porté sur 36'649 patients américains, analysant les réponses à une enquête sur leur état, un diagnostic clinique de dysfonction érectile sur la base de leur dossier médical électronique et leur utilisation de traitements. Et elle a été confirmée par une autre étude sur une seconde cohorte, britannique celle-ci, de 222'358 hommes, fournissant une confirmation solide des résultats, comme le rapporte Science&Avenir.
Variations dans une zone d'ADN précise
Cette analyse à large échelle a donc révélé des variations génétiques dans une zone précise de l'ADN entraînant un risque significativement plus grand de dysfonction érectile, sur le chromosome 6, à proximité d'un gène nommé SIM1. Le gène SIM1 est impliqué dans la fonction sexuelle, et la zone subissant les variations incriminées est capable de l'éteindre ou de l'activer à la manière d'un interrupteur, notent les chercheurs.
Comme les chromosomes fonctionnent par paires, ces variations peuvent être présentes sur un seul chromosome 6 ou sur les deux, selon la personne. Les hommes avec une seule copie de cette variante auraient ainsi 26% de risques supplémentaires d'avoir des problèmes d'érection, par rapport à la moyenne de la population et ceux ayant deux copies un risque augmenté de 59%, selon Eric Jorgenson.
Ouverture vers de nouveaux traitements génétiques
Les responsables soulignent le potentiel de SIM1 comme cible pour le développement de nouveaux traitements de la dysfonction érectile: "L'identification du premier facteur de risque génétique de la dysfonction érectile est une découverte passionnante, car elle ouvre la porte à des investigations sur de nouveaux traitements à base génétique", s'est ainsi enthousiasmé Eric Jorgenson.
*Références: "Genetic variation in the SIM1 locus is associated with erectile dysfunction", Eric Jorgenson, Navneet Matharu, Melody R. Palmer, Jie Yin, Jun Shan, Thomas J. Hoffmann, Khanh K. Thai, Xujia Zhou, James M. Hotaling, Gail P. Jarvik, Nadav Ahituv, Hunter Wessells, and Stephen K. Van Den Eeden - PNAS published ahead of print October 8, 2018 https://doi.org/10.1073/pnas.1809872115 Edited by Martin R. Pollak, Harvard Medical School, Beth Israel Deaconess Medical Center, Brookline, MA, and approved September 11, 2018 (received for review June 7, 2018) (Télécharger l'étude (en anglais)
Troubles sexuels de A à Z: l'éjaculation prématurée ou précoce
Publié le 18 Août 2018
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Il n’est pas simple de définir clairement quand une éjaculation est prématurée, et le facteur temps n’est pas le seul élément décisif pour poser ce diagnostic. Ainsi, même la plus récente des définitions d’experts, plus proche de la réalité, reste imparfaite. Explications avec un spécialiste dans notre dernier article mis à jour dans la rubrique "Les troubles sexuels".
Il n’est pas simple de définir clairement quand une éjaculation est prématurée, et le facteur temps n’est pas le seul élément décisif pour poser ce diagnostic. Ainsi, même la plus récente des définitions d’experts, plus proche de la réalité, reste imparfaite. Explications avec un spécialiste dans notre dernier article mis à jour dans la rubrique "Les troubles sexuels".
Les troubles de l'érection, annonciateurs d'un risque accru de trouble cardiovasculaire à 10 ans
15/06/2018 – La dysfonction érectile (DE) touche près de 20% des hommes de plus de 20 ans. Et elle est annonciatrice d'un risque accru de maladie cardiaque.
Et cela indépendamment de tout autre facteur de risque, comme le conclut à nouveau une étude, cette fois de la John Hopkins University (Baltimore).}
Les résultats ont été publiés dans la revue Circulation de l'association américaine des cardiologues, l'American Heart Association.
Ainsi, une dysfonction érectile est à nouveau décrite comme un signe important pouvant aider les médecins à évaluer le risque cardiovasculaire chez les hommes d'âge moyen.
Risque cardiovasculaire à 10 ans
Cet indicateur – ou marqueur – a d’ailleurs été incorporé officiellement dans l'algorithme britannique de notation de risque cardiovasculaire à 10 ans.
L'étude confirme ainsi ce lien des troubles de l'érection le risque cardiovasculaire plus élevé, indépendamment des autres facteurs de risque connus, tels que le mauvais cholestérol, le tabagisme et l'hypertension artérielle.
L'étude a suivi plus de 1900 hommes, âgés de 60 à 78 ans, participant à la cohorte Multi-Ethnic Study of Atherosclerosis durant quatre ans. L'analyse montre que les participants qui ont signalé une dysfonction érectile sont deux fois plus susceptibles de subir des crises cardiaques, des arrêts cardiaques, une mort subite cardiaque et des accidents vasculaires-cérébraux (AVC) mortels ou non mortels.
Les hommes atteints de dysfonction érectile sont ainsi toujours presque deux fois plus susceptibles de souffrir d'événements cardiovasculaires que les hommes sans un tel trouble sexuel.
Dépistage plus ciblé nécessaire
« Nos résultats suggèrent que les cliniciens devraient effectuer un dépistage cardiaque plus ciblé chez les hommes souffrant de dysfonction érectile, indépendamment des autres facteurs de risque cardiaques et devraient envisager de gérer d'autres facteurs de risque, tels que l'hypertension ou le cholestérol, de manière beaucoup plus agressive », concluent les auteurs.
Messieurs, consultez!
Quant aux patients, ils devraient demander un bilan complet de leur risque cardiovasculaire dès l'apparition d'un trouble de l'érection.
Source: egora.fr (15.06.18); l'étude complète (en anglais) dans Circulation (11.06.18)
Pilule contraceptive masculine: une étude prometteuse
15/03/2018 – Des chercheurs américains ont réalisé des tests prometteurs sur une pilule contraceptive à base de diméthandrolone undécanoate (DMAU) chez une centaine d’hommes âgés de 18 à 50 ans, annonce la Société américaine d'endocrinologie (Endocrine Society).
La nouvelle pilule de contrôle des naissances, à prendre quotidiennement pendant un mois, serait d'emploi sûr, et efficace pour les hommes selon les auteurs de la recherche, dont les résultats seront présentés ce dimanche au meeting annuel de l'Endocrine Society, à l'occasion de son 100è anniversaire à Chicago. Comme la pilule destinée aux femmes, le contraceptif masculin à l'essai, appelé dimathandrolonge undecanoate (DMAU) combine l'activité d'un androgène (hormone masculine) comme la testostérone et d'un progestatif et doit être pris une fois par jour, a expliqué la chercheuse responsable de la recherche, Stephanie Page, médecin et professeur de médecine à l'Université de Washington.
Un pas majeur vers la pilule pour hommes
"Le DMAU est un pas majeur vers le développement d'une pilule masculine quotidienne. Beaucoup d'hommes ont indiqué qu'ils préféraient une pilule quotidienne comme contraceptif réversible plutôt que des injections à durée prolongée ou des gels, qui sont également en développement", a noté la chercheuse.
Dans les précédentes recherches, en prenant une pilule contraceptive, les hommes risquaient de souffrir d'une inflammation du foie et la pilule était rapidement éliminée par l'organismes, obligeant les utilisateurs à en prendre une deuxième dans la même journée.
C'est grâce à l'adjonction d'un acide gras à longue chaîne, ralentissant l'élimination du produit et protégeant le foie, que les chercheurs ont remédié à ce problème.
Trois dosages testés
L'étude incluait 100 hommes âgées entre 18 et 50 ans en bonne santé. Les chercheurs ont testé trois dosages différents du produit (100, 200 et 400 mg), et deux formules différentes dans les capsules administrées (huile de castor et poudre).
Pour chaque dosage, le groupe incluait cinq sujets à qui était donné au hasard un placebo inactif et un autre groupe de 12 à 15 hommes qui ont reçu le DMAU, pendant 28 jours avec de la nourriture. Le DMAU doit en effet être pris avec de la nourriture pour être efficient.
Un total de 83 hommes a terminé l'étude, y compris par des tests sanguins recherchant les hormones et le taux de cholestérol au premier et dernier jour de l'étude.
Suppression d'hormones masculines
A la dose la plus élevée de DMAU, de 400 mg, les sujets ont montré une "suppression marquée" des niveaux de testostérone et de deux hormones requises pour la production du sperme. Cette baisse des niveaux est cohérente avec une contraception masculine effective, démontrée dans des études à long-terme, selon les chercheurs.
Malgré ces bas niveaux de testostérone circulante, très peu de sujets ont rapporté des symptômes d'un déficit ou d'un excès de testostérone, selon la chercheuse.
Prise de poids
Tous les groupes de l'étude ont pris du poids et accusé une baisse du (bon) cholestérol, mais faible seulement. Et tous les participants ont passé des examens de sécurité, y compris des marqueurs de leur fonctions rénale et hépatique.
Pour la responsable de l'étude, "ces résultats prometteurs sont sans précédent dans le développement d'un prototype de pilule masculine. Des études à long terme sont actuellement en cours pour confirmer que pris tous les jours, le DMAU bloque la production du sperme", conclut-elle.
Viagra sans ordonnance en Grande-Bretagne: «Une triste nouvelle!»
Vendre du Viagra sans ordonnance: une décision dangereuse, selon le DPrFrancesco Bianchi-Demicheli, médecin sexologue.
29/11/2017 – L'agence britannique du médicament (MHRA) a décidé de rendre le Viagra (substance active: sildenafil ), favorisant l'érection, accessible sans ordonnance, a annoncé hier le gouvernement de Grande-Bretagne dans un communiqué. Il sera disponible en pharmacie outre-Manche sans ordonnance dès l’âge de 18 ans pour les hommes souffrant de tels troubles.
Il sera ainsi vendu sous le nom de Viagra Connect (50 mg), en pharmacie dès le printemps 2018. C'est le pharmacien qui décidera si le patient y a droit ou pas, selon divers critères d'évaluation.
Les pharmaciens ne pourront pas remettre le Viagra aux hommes présentant un risque cardiovasculaire élevé, ni aux patients présentant une insuffisance hépatique ou prenant certains médicaments en interaction. Ils devront également informer sur les effets secondaires possibles du médicament, et d'orienter le patient vers un généraliste si nécessaire, et de recommander un suivi 6 mois après la première prise, selon le communiqué de presse.
Le Pr Francesco Bianchi-Demicheli, médecin sexologue, a été surpris par l'annonce de la décision britannique .
A la demande du fabricant
Le fabricant du médicament, Pfizer, géant de la pharma, avait déposé auprès de l’Agence britannique du médicament une demande pour un tel changement de statut de son Viagra au printemps dernier.
Comme le rappelle le communiqué de presse du gouvernement d'hier, une consultation publique, menée entre le 27 mars et le 18 avril 2017, a amené l’agence britannique à décider de donner son accord au changement de statut du Viagra. Entre autres parce que cela va « enrayer le marché noir » de la pilule bleue, qui constitue une marché juteux, et qui met les hommes qui en achètent par ce biais, sans avis médical, en danger, sachant aussi que souvent il s’agit de contrefaçons dont on ignore la composition exacte.
C’est du moins l’argument principal avancé par les responsables de Pfizer. A noter que le marché noir des pilules favorisant l'érection est énorme, dans le monde et en Grande-Bretagne, où l'Agence à saisi pour plus de 50 millions de livres (56,5 mio. d'€) de ces médicaments non autorisés ou contrefaits en cinq ans.
Alors que la nouvelle fait le tour des médias, nous avons contacté un spécialiste, le Pr Francesco Bianchi-Demicheli, à qui nous avons appris cette information: «C’est une triste nouvelle!», s’est exclamé, incrédule, le sexologue, responsable de la Consultation de Gynécologie psychosomatique et Médecine sexuelle aux HUG (Hôpitaux universitaires de Genève) et consultant et référent pour la Consultation de Médecine sexuelle au CHUV de Lausanne, chercheur et enseignant.
Il est d'ailleurs aujourd'hui reconnu par le corps médical que la dysfonction érectile peut être un marqueur, soit un premier symptôme, d’une atteinte cardiovasculaire pas encore manifeste ou diagnostiquée – les vaisseaux sanguins du pénis, participant au mécanisme de l’érection, étant parmi les premiers touchés par l’artériosclérose (artères « bouchées »).
Des difficultés érectiles peuvent ainsi constituer un signe prédicteur d’un potentiel évènement cardiovasculaire (p.ex. d’un infarctus du myocarde ou d’un accident vasculaire cérébral) pouvant se produire dans les deux à cinq ans après l’apparition du trouble de l’érection.
Professionnel pas toujours bien informés
Sachant cela, on comprend mieux les inquiétudes du Pr Bianchi-Demicheli face à la décision britannique.
En effet, la plupart des pharmaciens, tout comme un certain nombre de médecins d’ailleurs, sont encore insuffisamment informés et formés en matière de dysfonction érectile, et ignorent cette cause potentielle, tout comme la complexité des troubles sexuels en général. Dès lors, comment les pharmaciens pourraient-ils savoir et décider en toute connaissance de cause qu’un patient peut prendre du Viagra ou non?
La question reste posée, les responsables de la santé britanniques ne semblant pas y avoir vraiment pensé, ou du moins, ne soulignent pas dûment ces causes principales des dysfonction érectiles, ni n'exigent une formation appropriée des pharmaciens.
Introduire son pénis dans l'orifice d'un objet rigide peut entraîner des lésions irréversibles
09/10/2017 – Ce fait divers (clic sur l'image pour lire l'article sur egora.fr) pour rappeler aux hommes qu'ils doivent être vigilants lorsqu'ils introduisent leur pénis dans des objets. En l'occurence, ici, il s'agissait d'une haltère. Mais les services d'urgences recensent bon nombre de cas avec des sexes coincés dans des bouteilles, des tuyaux d'aspirateurs et autres bagues et trous.
capture d'écran egora.fr (23.09.17)
L'occasion de rappeler qu'un pénis introduit facilement à l'état flaccide dans l'orifice d'un objet rigide, risque de ne plus pouvoir en être sorti lorsqu'il est en érection, gorgé de sang.
Et si le sexe n'est pas délivré rapidement de cette situation douloureuse, il risque de subir des dommages irréversibles notamment des corps caverneux, dus au sang qui ne peut refluer du pénis, et qui peuvent entraîner des difficultés ou l'impossibilité d'avoir une érection. Un rappel à partager largement, donc!
E.W. - www.masexualite.ch
Cancer de la prostate: radiothérapie de pointe prometteuse selon un essai britannique
05/10/2017 – Les données d'un essai de phase I et II, mené en Grande-Bretagne sur 447 hommes atteints de cancer localement avancé traité par une technique de pointe de radiothérapie, la radiothérapie lymphatique pelvienne avec modulation d’intensité (PLN-IMRT pour pelvic lymph node intensity modulated radiation therapy), ont été jugées prometteuses.
Ces données suggèrent que le recours à cette technique de radiothérapie mérite d’être étudié plus avant, rapporte le site santé-log, citant une article paru dans l'International Journal of Radiation Oncology, Biology, Physics du 1er août dernier (DOI: 10.1016/j.ijrobp.2017.07.041).
Des essais contrôlés randomisés doivent en confirmer la sécurité et les bénéfices chez les hommes atteints d'un cancer de la prostate localisé avancé en comparaison des approches thérapeutiques standard.
Une intervention délicate et avec de graves complications possibles, mais qui pourrait être pratiquée plus souvent à l'avenir.
24/05/2017 – Un Sud-Africain de 40 ans a bénéficié d'une greffe de pénis, d'un donneur décédé, le 21 avril dernier. L'homme greffé avait été amputé de son membre il y a 17 ans, à cause de complications suite à sa circoncisions. Selon ses médecins, il devrait retrouver ses fonctions sexuelle et urinaire dans les 6 mois, rapporte le site pourquoidocteur.fr.
Ce n'est pas la première, mais déjà la troisième greffe réussie du genre. La deuxième a eu lieu il y a un an aux Etats-Unis.
C'est une équipe de chirurgiens de l’hôpital de Tygerberg, au Cap (Afrique du Sud) qui a réussi pour la deuxième fois à greffer un pénis entier. C’est aussi le premier centre médical au monde à y être parvenu. Leur premier patient, âgé de 21 ans et greffé en 2014 était devenu père un peu plus d’un an après sa transplantation. Ce qui donne un fort espoir de retrouver toutes ses fonctions au dernier patient opéré.
Microchirugie
L'intervention a duré plus de neuf heures. Elle relève de la microchirurgie, consistant à greffer des vaisseaux sanguins très fins, ainsi que des nerfs, l’urètre et les corps caverneux, indispensables à la bonne fonction urinaire et sexuelle de la verge.
Tatouage pour cacher la greffe
Afin que les deux parties du corps aient une couleur semblable, le patient bénéficiera encore d'un tatouage médical, grâce à la même technique que celle utilisée pour les tatouages suite à une opération d’un cancer du sein.
Importants risques de complications
Si l'Afrique du Sud procède à ses interventions et a déjà d'autres candidats à la greffe, ailleurs, comme en Europe, on les déconseille, et la France par exemple ne la pratique pas pour des raison d'éthique comme l'a expliqué dans une interview à pourquoi docteur.fr (du 17.05.2016) le Pr François Desgrandchamps, chef du service urologie à l’hôpital Saint-Louis (Paris). Cela notamment à cause du grand risque d'infection, voire de tumeurs, car il faut administrer de fortes doses d'immunosuppresseurs au patient, à vie, pour éviter le rejet de l'organe, et qu'il respecte scrupuleusement toutes les mesures nécessaires pour l'éviter.
Pour le plaisir, mais pas vital
Le spécialiste français estime ainsi que: "la transplantation de verge relève plus du versant plaisir et esthétique que d’une question vitale. Une main, un visage, c’est vital. Pas une verge. C’est pourquoi la dimension éthique liée au bénéfice et au risque de cette intervention se pose davantage. Toutefois, on peut espérer que l’immunosuppression évolue pour devenir moins sévère et alors, cet obstacle sera levé." C'est un avis... néanmoins pour un certain nombre d'hommes, l'équation vie ou plaisir n'est pas si simple - et qu'il peut être vital pour eux aussi de préserver leur verge et une vie sexuelle satisfaisante.
Difficultés d'acceptation psychologiques
A noter que les donneurs sont aussi difficiles à trouver pour l'heure. Et que "porter" le pénis d'un autre peut être difficile du point de vue psychologique pour les hommes greffés, également. Ainsi, un homme ayant reçu une telle greffe en Chine en 2005 a demandé à l'enlever deux semaines après, en raison de sévères problèmes psychologiques vécus tant par lui-même que par sa femme.
Comme toute allogreffes, il peut y avoir en effet des traumas psychologiques dus au fait de voir sur son propre corps un pénis, mais aussi une main ou un pied d'une personne décédée sur son propre corps.
De plus, la symbolique du pénis et son importance pour les hommes vont bien au-delà de sa seule fonction pour uriner et se reproduire. D'où d'ailleurs la nécessité d'un suivi psychologique des hommes subissant de telles greffes.
La reconstruction du pénis, autre solution
D'autres solutions existent pour les hommes amputés pour une raison ou une autre de leur sexe. Dont la reconstruction du membre, pour laquelle on utilise le plus souvent la peau et les tissus mous du bras. Selon les cas, on y ajoute une prothèse pour permettre l’érection et les rapports sexuels. Mais les complications sont fréquentes après cette intervention.
Des pénis artificiels pour bientôt?
Aux Etats-Unis, on travaille sur des pénis artificiels utilisant les cellules propres du patient à greffer. Un essai avec des lapins avait été couronné de succès les scientifiques du Wake Forest Institute for Regenerative Medicine qui travaillent sur ces pénis reconstitués depuis 20 ans déjà.
Aux vues de ces développements et des indications de greffes péniennes (après maladie, traumatisme, accident, pour les personnes transgenres) il n'est pas exclu que cette chirurgie se développe davantage que prédit il y a une dizaine d'années.
29/04/2017 – Voilà un mythe qui perdure, celui du "penis captivus" (littéralement, le "pénis captif"), qui consisterait en une contraction indéfiniment prolongée des muscles du vagin autour d'un pénis, qui se retrouverait ainsi "piégé".
Un accident qui n'a cependant jamais été observé par le moindre médecin, comme l'a expliqué le chroniqueur scientifique Florian Gouthière de l'émission Allô Docteurs de France5 (20/04/2017).
En effet, anatomiquement, une telle situation est improbable, comme le rappelle l'auteur: "Une verge humaine en érection est, grosso modo, un tube d’une certaine rigidité (à l’intérieur, les corps caverneux sont gonflés de sang) et dont le diamètre est constant. On ne parle pas d’un organe qui gonfle à l’intérieur du vagin, il est érigé avant la pénétration. Diamètre constant : même si l’orgasme enserre transitoirement un peu fort, se dégager est + qu’envisageable au vu de l’anatomie humaine."
Anneau pénien enlevé à la meuleuse - gare aux sextoys métalliques!
03/04/2017 – Non, ce n'est pas un poisson d'avril, mais une histoire médicale véridique: un Chinois sexagénaire a dû se faire enlever un anneau métallique, dans lequel il avait glissé son pénis, avec une meuleuse empruntée à des ouvriers d'un hôpital par des chirurgiens.
Effet garrot
L'utilisation de tels anneaux péniens vise à augmenter les sensations érotiques ou à faciliter le maintien de
l’érection, par un effet garrot rendant le retour veineux plus difficile. C'est justement cela, le problème: le sang du patient avait afflué dans son pénis, et, à cause de l'anneau, ne pouvait pas suffisamment refluer. Gonflé de façon importante en son extrémité, il n'était plus possible non plus d'enlever l'anneau du pénis.
Risque de dommages irréversibles
Si un tel étranglement dure plusieurs heures, il peut en résulter des dommages irréversibles - avec des pertes de sensibilité et de la capacité érectile!
Accident rare, il risque toutefois de se reproduire, les sextoys en métal étant toujours plus proposés sur le marché de l'érotisme. Les spécialistes mettent donc en garde contre ces dispositifs, sans danger lorsqu’ils sont utilisés moins de 20 minutes et qu'ils sont en silicone ou amovibles (pour être facilement ôtés), mais qui deviennent de dangereux pièges lorsqu'ils sont en métal.
Intervention filmée et risquée
Les chirurgiens ont mis une demie heure à délivrer le pénis du sexagénaire. Une intervention exceptionnellement filmée et diffusée sur le web. Nous la diffusons également, à titre préventif, en espérant qu'elle aura l'effet dissuasif escompté.
Cela sachant que la procédure n'est pas à tenter soi-même, comme le détaille le figaro.fr. Elle requiert en effet plusieurs précautions pour" éviter de trancher le pénis (glissement d’une bande métallique entre le pénis et l’anneau), de le brûler (refroidissement constant pendant l’opération, champs protecteurs ignifugés) ou pire de déraper et d’aller sectionner l’artère fémorale qui passe dans la cuisse à proximité! Une anesthésie générale ou loco-régionale est aussi indispensable."
Vasectomie et cancer de la prostate: lien pas certain
29/03/2017 – Une nouvelle étude prospective britannique, portant sur près de 85 000 hommes, vient confirmer l’absence de corrélation entre la vasectomie et le risque de développer un cancer de la prostate à un stade avancé ou mortel.
Toutefois, les chercheurs soulignent que le risque réel pourrait être masqué par un recours plus systématique au dépistage chez les hommes optant pour cette méthode de contraception définitive. Lire l'article sur Medscape
Recherche: la testostérone n'améliore pas la mémoire de l'homme âgé
09/03/2017 – Avec l'âge, la plupart des fonctions cognitives diminuent. Et il ne suffit pas de prendre de la testostérone pour améliorer sa mémoire, comme le suggéraient des études préalables. Il n'en est en effet rien, vient de démonter une analyse menée aux Etats-Unis*, comme le rapporte le site médical français egora.fr (28.02.17).
Méta-analyse
Les chercheurs américains, afin d’en faire la preuve dans le cadre des études sur la testostérone (7 études pour évaluer l’efficacité du traitement
par la testostérone chez les hommes âgés avec testostérone basse), ont effectué une méta-analyse des études portant sur la fonction cognitive incluant 800 participants.
Dans 12 centres médicaux académiques américains, 788 hommes de plus de 65 ans, dont la testostérone était < 2.7 ng/ml et qui avaient des troubles de la fonction sexuelle ou des troubles de la fonction physique ou de la vitalité, ont reçu soit de la testostérone en gel (n = 394) soit du placebo (n = 394).
Parmi les 493 hommes ayant des troubles de la mémoire liés à l’âge (âge moyen = 72.3 ± 5.8 ans), 147 ont reçu de la testostérone et 146 du placebo.
Pas de changement significatif
Mais on n'a pu observer de changement moyen significatif entre les scores de mémoire de base, ceux à 6 mois et ceux à 12 mois, tant dans le groupe testostérone que dans le groupe placebo
La testostérone n'a pas non plus eu d'influence significative sur la mémoire visuelle, les fonctions exécutives ou les capacités spatiales des hommes.
Et les chercheurs, dont les résultats ont été publiés dans la revue JAMA, de conclure que chez les hommes âgés avec des taux de testostérone bas et des troubles de la mémoire liés à l’âge, le traitement de testostérone n'a démontré aucune amélioration de la mémoire ni d'autres fonctions cognitives en comparaison ou groupe ayant reçu le placebo.
*Resnick S.M. et al. Testosterone treatment and cognitive function in older men with low testosterone and age-associated memory impairment. JAMA 2017 ; 317 : 717-727.
Mythe et réalité: «La vasectomie altère le désir et le plaisir"*
Il n’en est rien. Mais lorsque cette croyance est fortement ancrée chez l’homme chez qui elle est pratiquée, la vasectomie peut bel et bien le mener vers un trouble sexuel, qui n’aura alors aucune cause physique, mais uniquement psychologique!
Après une vasectomie, l’homme peut reprendre les relations sexuelles dans les cinq jours, avec parfois une émission d’un peu de sang lors des premières éjaculations, un peu douloureuses selon le patient. Ensuite, la sexualité sera identique à celle d’avant l’intervention.
Libido et éjaculation toujours normales
Tant la libido que les érections, les éjaculations et l’orgasme seront pareils. L’éjaculation n’est en effet pas non plus altérée par la vasectomie, puisque les spermatozoïdes forment moins de 2% de l’éjaculat, le reste étant majoritairement un liquide de conservation.
Lorsque le réservoir de spermatozoïdes est vide, l’homme continuera ainsi à éjaculer normalement et sans ressentir de différence, puisque la fraction de liquide manquante, celle qui contenait les cellules vivantes est minime.
L’importance du pénis - tout au long de la vie de l'homme
"Chez le garçon, la découverte de sa propre sexualité est très visuelle – la perception de son pénis participe à la construction de son identité sexuelle masculine. Mais au-delà de cette découverte identitaire, il est extrêmement soucieux de son sexe, un élément décisif pour la vision qu’il a de lui-même et pour son estime de soi.
Souvent, à l’enfance, comparer son membre à celui des copains (longueur, largeur, etc.) préoccupe énormément les garçons. Cette préoccupation perdure souvent au-delà de l’enfance et reste généralement très forte.
On comprend bien dès lors que toute atteinte à cet « emblème » même de la virilité et à ses capacités – célébrées à travers les civilisations et les époques – peut avoir d’importantes conséquences."
16/02/2017 – De nombreux parents s'interrogent sur la nécessité de faire circoncire leurs fils, sur les éventuels risques. Voici deux articles écrits par Ellen Weigand - masexualite.ch pour le site Planète Santé à ce propos qui peuvent éclairer leur réflexion.
"A côté des raisons ethniques et religieuses, on invoque souvent des raisons médicales pour justifier la circoncision d’un petit garçon. Or, en réalité, les motifs médicaux avérés sont bien moins nombreux. Tour d’horizon avec le Pr Olivier Reinberg, médecin adjoint en chirurgie pédiatrique au CHUV à Lausanne."
Suisse: grosse saisie de contrefaçons de stimulateurs de l'érection
Acheter des stimulateurs de l'érection en ligne ou au marché noir - fort danger pour la santé!
08/12/2016 - A la mi-novembre, lors de deux opérations différentes, les gardes-frontière suisses ont saisi à Diepoldsau ( St-Gall) 3000 unités de différents stimulateurs de l’érection, indique la Confédération dans un communiqué.
Dans les deux cas, la marchandise était transportée dans des autocars en provenance de Serbie. La première saisie lors d'un contrôle de routine le 13 novembre, appartenait au chauffeur du car, la seconde saisie, le 16 novembre, était dans les bagages d'un passager Serbe.
Or, outre le fait que les particuliers ne sont pas autorisés à importer de l’étranger de grandes quantités de médicaments, les médicaments d’origine indéterminée présentent un danger majeur pour la santé, comme le rappellent les autorités suisses.
Contre-façons sous-dosées
La marchandise saisie – des comprimés et sachets de gel - a été remise pour analyse puis destruction à l’Institut suisse des produits thérapeutiques, Swissmedic. Les analyses ont révélé que ces comprimés étaient des contrefaçons et qu’ils étaient fortement sous-dosés. Les sachets de gel étaient des imitations en provenance d’Inde. Swissmedic a ouvert une procédure administrative aux frais de l’importateur à l’encontre des personnes ayant tenté d’importer les médicaments saisis.
Comme le rappelle la Confédération, la qualité conforme aux exigences et donc l’innocuité des substances d'origine inconnue ne peuvent être garanties. Raison pour laquelle il est recommandé d'acheter les médicaments auprès de sources suisses contrôlées.
Marché noir et contrefaçons
Or, depuis l'arrivée du Viagra et des autres médicaments stimulant l'érection, le marché noir et des contrefaçons de ces substances va bon train. Il faut dire que ces médicaments sont coûteux, et non remboursés par l'assurance maladie.
Parallèlement, les emails proposant les médicaments favorisant l'érection à bon marché, cinq à dix fois moins chers, sont les spams les plus répandus.
Comme tout médicament, il existe des contre-indications à ce genre de substances:
- La prise de traitements ou substances contenant des dérivés nitrés (famille de médicaments antihypertenseurs, Poppers; par exemple). Il s’agit d’une contre-indication absolue ! - Une hypersensibilité connue à son principe actif ou à l’un de ses constituants. - Les traitements par alpha-bloquants. - Les antimycotiques oraux. - Certains traitements anti-VIH (inhibiteurs de protéase et inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase inverse). - Certains traitements antibiotiques (érythromycine par exemple).
Cette liste n’est pas exhaustive : il faut dans tous les cas prendre conseil auprès de votre médecin avant de prendre un médicament favorisant l’érection !»
Et vu le coût élevé des traitements contre les troubles érectiles, qui ne sont généralement pas remboursés par les assurances, un tiers des personnes concernées par un trouble de l'érection les achèteraient sur le web.
Sans parler de tous ceux qui n'ont pas de véritable problème, mais pensent devenir "plus performant" encore en avalant ces substances.
96% des pharmacies online illégales
Swissmedic estime que 100'000 médicaments illégaux sont envoyés chaque année en Suisse depuis l'étranger. Et parmi eux, 53% sont des stimulants de l’érection - souvent de mauvaise qualité, voire sans efficacité aucune, car ne contenant pas de médicament.
Par ailleurs, 96% des pharmacies en ligne sont illégales, malgré leur apparence parfois professionnelle. Mais certains sites devraient de suite éveiller la méfiance des internautes - écrits en mauvais français, prétendant être autorisés par des autorités étatiques, alors qu'ils vendent leurs produits dans le monde entier, garantissant en grandes lettres leur sécurité et fiabilité, etc.
Hélas, les hommes, cédant à la pression de la performance valant dans notre société, sont souvent très crédules quand il en va de leur virilité, ou de ce qu'ils estiment qu'elle devrait être.
«Il faut absolument consulter lorsque le problème d’érection est persistant. Plus vite on consulte, mieux cela vaut, aux vues des causes et des risques potentiels. Il est vivement recommandé de consulter un médecin (généraliste, urologue, andrologue), de préférence formé en médecine sexuelle.
Trop fréquemment encore, des patients sont victimes de diagnostics lacunaires et de traitements inadéquats. Le trouble érectile comme symptôme d’un problème organique – et pas seulement psychologique – est encore méconnu même de certains médecins.
D’ailleurs, consulter pour une telle dysfonction constitue une excellente occasion d’effectuer un bilan de santé complet et d’évaluer les facteurs de risque cardiovasculaires. » (Extrait de "Ma sexualité (homme)"
E.W. / www.masexualite.ch
Le saviez-vous?
Définition et formes des dysfonctions érectiles
"La dysfonction érectile ou insuffisance érectile, est définie ainsi par les spécialistes: L’incapacité persistante ou répétée d’obtenir et/ou de maintenir une érection suffisante pour permettre une activité sexuelle satisfaisante. Cette incapacité s’accompagne d’une détresse du patient et/ou de son couple (retentissement psychologique).
Les diverses formes du trouble érectile
On distingue entre: - Trouble primaire: présent depuis toujours. - Trouble secondaire: apparu alors qu’il ne s’était jamais manifesté auparavant. - Trouble situationnel: n’apparaissant que dans certaines situations, avec certaines partenaires par exemple. - Trouble généralisé: présent constamment, dans toutes circonstances, avec n’importe quelle partenaire." (...)
Gare au risque cardiovasculaire!
"Toute une série d’affections peuvent provoquer une dysfonction érectile organique plus ou moins sévère, dont la majorité des maladies chroniques, surtout lorsqu’elles sont à un stade avancé. Mais le plus souvent, il s’agit de maladies cardiovasculaires."
La pilule pour lui - pourquoi elle ne serait pas pour demain
10/11/2016 – Aux vues des effets secondaires constatés, des essais cliniques de contraception hormonale pour les hommes ont été suspendus. Des troubles que subissent pourtant de nombreuses utilisatrices des divers moyens de contraception.
Pour certains, le fait que la contraception masculine n'existe pas encore, serait symptomatique d’inégalités entre les genres, non seulement en matière de limitation des naissances, mais au niveau de la médecine en général.
D'autres pensent que les femmes en perdraient leur contrôle sur leur propre corps.
12/10/2016 - Bien que le pénis ne contienne pas d'os (contrairement à ce que certains croient encore...), l'homme peut avoir ce qu'on appelle une fracture du pénis ou faux pas du coït, notamment lors de rapports sexuels vigoureux.
Il s'agit d'une blessure extrêmement douloureuse, provoquée par un traumatisme au niveau du sexe masculin en érection, et déchirant l'enveloppe albuginée (l'épaisse capsule conjonctive qui entoure les testicules) qui entoure le pénis et qui devient rigide à l'érection. La plaie peut toucher aussi l'un ou les deux corps caverneux, voire le corps spongieux et l’urètre.
Symptômes
Souvent, l'homme entend un craquement, puis ressent une douleur très vive et un ramollissement de la verge lorsque cela arrive. Ses testicules tendent à gonfler et la verge à devenir bleue violacée: c'est alors une urgence médicale. Le plus souvent, cette fracture est due à des rapports sexuels très vigoureux du sexe masculin en érection.
Si le pénis flaccide est extrêmement souple, il devient en revanche plus vulnérable en érection. Lorsqu'ils se gorgent de sang sous l'effet de l'excitation, les deux corps caverneux deviennent rigides.
L'accident peut alors par exemple arriver lors de la sortie involontaire du pénis du vagin lors d'un mouvement vigoureux, puis buter sur le périnée de la femme. La fracture peut aussi être provoquée par une masturbation vigoureuse. Ou encore par un accident (de sport,à bicyclette par exemple, lorsqu'on se "prend" la barre entre les jambes).
Consulter sans tarder!
Quelle que soit la cause de la blessure, il faut consulter immédiatement un spécialiste. En effet, sans prise en charge rapide (chirurgicale), la déchirure et l’hématome provoqués à l’intérieur de la verge risquent d’évoluer en fibrotisation et donc en courbure.
Mettre de la glace sur la blessure en attendant d'arriver aux urgence va limiter la formation de l’hématome. Aux urgences, le patient se verra poser un cathéter pour faire régresser l’œdème, et le cas échéant suturer la déchirure. Dans les cas les plus graves, quand les corps caverneux et l’urètre sont sectionnés, la verge doit être opérée dans les 24 h pour reconstituer l'urètre.
EW - www.masexualite.ch
Courbures normales ou congénitales Le sexe masculin n’est que rarement parfaitement droit. Il peut ainsi être légèrement courbé vers le haut ou le bas, à gauche ou à droite sans que cela ne soit un défaut et sans que cela ne soit gênant lors de la pénétration. Chacun trouve en général les positions les plus agréables selon son anatomie.
Il existe une forme congénitale (de naissance) de la courbure de la verge qui dans un certain nombre de cas n'a que des conséquences d’ordre esthétique. Chez d’autres hommes, la vie sexuelle peut en être fortement perturbée, en rendant l'acte sexuel difficile, douloureux voire impossible. Dans des cas extrêmes, mais en dernier recours seulement, on peut y remédier par une intervention chirurgicale.
Les hommes qui constatent de telles difficultés devraient consulter un spécialiste (urologue, andrologue).
«Les problèmes d’érection viennent toujours avec l’âge»
18/07/2016 - "Avec l’âge, la prévalence de la dysfonction érectile augmente en effet, en partie à cause du vieillissement et de ses diverses conséquences sur l’organisme, mais également parce que les problèmes organiques, notamment les maladies cardiovasculaires, augmentent significativement avec l’âge.
Cependant, ce n’est ni systématique ni une fatalité. Bon nombre d’hommes ont des érections et une vie sexuelle satisfaisantes même à 80 ans passés!"
18/07/2016 - Il n’est pas simple de définir clairement quand une éjaculation est prématurée, et le facteur temps n’est pas le seul élément décisif pour poser un diagnostic. Ainsi, même la plus récente des définitions d’experts, plus proche de la réalité, reste imparfaite. Explications avec un spécialiste.
On estime que l’éjaculation précoce est le trouble sexuel masculin le plus fréquent, devant la dysfonction érectile. Dans une enquête menée en France en 2013, il était ainsi fait état d’un homme hétérosexuel sur deux ayant déclaré avoir été confronté à un problème d’éjaculation prématurée une fois ou l’autre.
Et un homme sur trois disait y être confronté de façon permanente. Cette dysfonction provoque souvent une importante souffrance chez celui qui en est atteint et chez sa partenaire. Toutefois, comme c’est également ressenti comme une mise en question de leur virilité et de leurs performances sexuelles par un grand nombre de personnes, le sujet reste tabou – honteux, l’homme n’ose en parler. Trop fréquemment encore, les hommes concernés ne vont ainsi pas consulter. Et un homme sur deux seulement en discute ouvertement avec sa partenaire.
Notion subjective Dans tous les cas, connaître précisément la prévalence du trouble de l’éjaculation prématurée n’est pas aisé. En effet, pour déterminer si un homme en souffre bel et bien, encore faut-il clairement définir ce concept: à partir de quel laps de temps est-on éjaculateur précoce? Et comment savoir quel est le temps «suffisant» avant d’éjaculer? Les principaux concernés eux-mêmes ont des avis fort divergents sur la question. «Ce qui semble une durée normale pour les uns, sera considéré comme trop court ou trop long par les autres», commente le Dr Francesco Bianchi-Demicheli, responsable de la consultation de gynécologie psychosomatique et de médecine sexuelle, et médecin adjoint agrégé au sein du Département de gynécologie obstétrique des HUG (Hôpitaux universitaires genevois). «Si l’éjaculation prématurée est médicalement reconnue comme syndrome depuis plus d’un siècle, ses définitions ont évolué avec le temps et grâce à l’acquisition de nouvelles connaissances en la matière, raconte le sexologue. Mais souvent, elles manquaient de véritables critères scientifiques, d’où certaines confusions.»
EN SAVOIR PLUS
"J'ai envie de comprendre... Ma sexualité (homme)"
Pour la forme primaire (présente dès la première expérience sexuelle) de l’éjaculation prématurée: une dysfonction sexuelle masculine, caractérisée par une éjaculation survenant toujours ou presque toujours avant ou en environ une minute de pénétration vaginale.
OU
Pour la forme secondaire (acquise après une sexualité sans problème): une réduction cliniquement significative du temps de latence éjaculatoire, souvent avant ou en 3 minutes de pénétration vaginale.
ET
L’incapacité de contrôler, retarder l’éjaculation pendant toutes ou presque toutes les pénétrations.
AINSI QUE
Des conséquences négatives personnelles pour l’homme, telles une souffrance personnelle, une crainte, une frustration et/ou l’évitement de l’intimité sexuelle.
Définition réductrice
Le Dr Bianchi-Demicheli commente ainsi cette dernière-née des définitions de l’éjaculation prématurée: «Elle tient compte d’une certaine durée – jusqu’à 3 minutes pour le trouble secondaire. Mais cela exclut les autres éléments, importants, impliqués dans cette dysfonction, ainsi que les hommes dont l’éjaculation a lieu plusieurs minutes, voire bien plus longtemps après la pénétration, et qui s’estiment tout de même précoces et sans un bon contrôle sur leur éjaculation. A l’inverse, un certain nombre d’hommes éjaculent avant ce laps de temps tout en estimant bien se maîtriser. Dans certains pays ou cultures éjaculer rapidement est plutôt un signe de virilité. Cette subjectivité de la notion de durée a d’ailleurs été révélée dans diverses enquêtes et tests chronométrés auprès de milliers d’hommes», note le sexologue.
«De plus, poursuit-il, la nouvelle définition de l’ISSM implique qu’il y ait pénétration et qu’elle soit vaginale. Ce qui exclut d’emblée d’autres éléments du contexte du rapport sexuel influant sur l’éjaculation – avec sa partenaire, une autre femme, en se masturbant, ou avec d’autres formes d’activité ou pratique sexuelle – tout comme les rapports homosexuels.»
Trois facteurs de diagnostic
Pour le Dr Bianchi-Demicheli et une série d’autres experts, aujourd’hui, les trois piliers pour poser clairement le diagnostic d’éjaculation prématurée devraient donc être:
1) Une courte latence d’éjaculation (1 minute ou moins pour le trouble primaire, 3 minutes ou moins si le trouble est acquis).
2) La perception d’un clair manque de contrôle ou l’incapacité de retarder l’éjaculation.
3) La souffrance personnelle significative et les difficultés interpersonnelles engendrées chez l’homme et/ou sa partenaire liées au trouble.
Une maladie qui se soigne
Quel que soit votre problème d’éjaculation, n’hésitez pas à consulter un spécialiste (urologue, médecin sexologue) si cela vous préoccupe, ou lorsque cela se répète pendant quelques mois ou à chaque rapport sexuel. Car il s’agit non pas d’un manque de performance, mais d’une maladie, et qui peut être soignée. Avec les traitements actuels (médicaments, sexothérapies, etc.) à disposition, les résultats thérapeutiques sont ainsi très satisfaisants.
Etude dans 5 pays: 6 minutes en moyenne pour atteindre l'éjaculation
18/06/2016 – Combien de temps s'écoule-t-il entre le début de la pénétration et l’éjaculation ? C'est ce qu'avait notamment cherché à savoir une étude publiée en 2009 dans le Journal of Sexual Medicine*. Ordinairement, les hommes qui s'estiment éjaculer prématurément se basent sur leur perception subjective ou le font après des mesures avec un chronomètre.
Cette étude avait été réalisée "en situation", soit grâce à la participation de 500 couples hétérosexuels venant d’Espagne, des Etats-Unis, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de Turquie.
Pendant un mois, lors de chaque rapport sexuel, ils ont utilisé un dispositif de minuterie spécial, non invasif, pour ne pas freiner la spontanéité du rapport, enregistrant le début de la pénétration et le moment de l'éjaculation.
6 minutes en moyenne
Le résultat donne une moyenne de 6 minutes par acte sexuel. Après un mois d’étude, les performances varient de 6 secondes à 53 minutes. Une fourchette de résultats médians indique qu’une très large majorité de rapports durent entre 4 et onze 11minutes.
A noter que 31% des hommes participant à l'étude ont surestimé leurs performances.
Autres facteurs non inclus
L'étude répond ainsi en grande partie aux questions que se posent bien des hommes à propos de leurs performances. Toutefois, cette étude ne précise pas les divers facteurs pouvant influencer la performance, tels notamment la durée et l’intensité des préliminaires, la fatigue, la prise de certains médicaments, l’utilisation de préservatifs pour rallonger le plaisir ou encore tout simplement les goûts en la matière du couple. * Waldinger MD, McIntosh J, and Schweitzer DH. A five-nation survey to assess the distribution of the intravaginal ejaculatory latency time among the general male population. J Sex Med 2009;6:2888–2895.
Agrandir son pénis: rassurez-vous Messieurs, c'est inutile dans la majorité des cas
17/05/2016 – La taille de leur pénis préoccupe de nombreux hommes, persuadés que leur membre est trop court, pas assez large.
Un complexe souvent injustifié, mais dont profitent des chirurgiens esthétiques, toujours plus nombreux à proposer des interventions pour rallonger ou élargir les membres virils.
Du côté des spécialistes, urologues et sexologues, on tente plutôt de dissuader les hommes souhaitant une telle intervention – nommée pénoplastie ou phalloplastie - et cela, surtout en les rassurant sur les dimensions de leur phallus.
Le complexe du vestiaire...
Paris Match a publié un excellent dossier très complet sur le sujet dans son dernier numéro. A lire par tous ceux qui se laissent influencer par les standards du "plus c'est gros, plus c'est beau", qui souffrent encore des moqueries de leurs camarades dans les vestiaires ou des commentaires dévalorisants d'une partenaire voulant toucher là où ça fait le plus mal.
La taille standard en baisse
Sachez encore, Messieurs, que la tendance générale est à une diminution de la taille du pénis, due à l'influence de facteurs extérieurs: pollution et obésité, notamment.
Enfin, comme le conclut l'auteure de l'article dans le magazine français: "Aristote et ses compatriotes grecs estimaient que l’homme viril se devait d’être doté d’un petit sexe. Les Romains trouvaient qu’un pénis de grande taille était d’une totale vulgarité. Une faute de goût et d’harmonie. Si après tout cela vous n’êtes pas rassurés… " Dossier complet à lire surwww.parismatch.com E.W. / www.masexualite.ch
La viande n'augmente PAS le risque de cancer de la prostate
01/02/2016 – Une vaste étude américaine, portant sur 700'000 hommes, a montré que la consommation de viande rouge et de produits carnés transformés n'augmentaient pas le risque de cancer, contrairement à ce qu'on pensait depuis un certain temps déjà.
Une équipe de chercheurs américains* a réalisé une revue de la littérature sur le sujet et retenu 26 études pour établir si oui ou non la consommation de viande rouge et de produits carnés transformés augmentait le risque d’être atteint d’un cancer de la prostate. Ils ont ainsi effectué une méta-analyse incluant plus de 700 000 participants au total (!).
Toutes viandes et toutes préparations confondues
Et le résultat, publié fin décembre 2015, réjouira les carnassiers: il n’est pas apparu d’association significative entre la consommation totale de produits carnés (bœuf, porc, agneau) et le risque de cancer de prostate (estimation du risque relatif 1,02 (intervalle de confiance à 95 %: 0,92 à 1,12).
Les résultats sont identiques en analysant chaque type de viande séparément, tout comme pour les produits carnés frais ou transformés. Pas de différence non plus selon le mode de cuisson et la quantité de viande consommée.
Pas de différence selon l’origine ethnique
L’analyse a également fait des comparaisons entre personnes d’origines éthniques différentes, sans constater de disparité. On soupçonnait en effet qu’à côté de l’éthnie, l’alimentation était responsable du cancer de la prostate, ayant constaté que les hommes d’origine africaine ou asiatique, qui sont moins touchés par la maladie, en voyaient le risque augmenté lorsqu’ils migraient vers des pays occidentaux.
Enfin, les chercheurs ont mené une analyse selon le risque de cancer non avancé, avancé ou fatal. Là, non plus, aucune association entre consommation de viande et le risque de l’un ou l’autre de ces types de cancers n’a pu être établi.
Discordance avec les expériences animales
Ces résultats sont ainsi discordants aussi avec les résultats d’études expérimentales animales. Celles-ci tendaient à démontrer un lien entre la consommation d’amines hétérocycliques, formées par la cuisson de la viande à haute température, et l’apparition de tumeurs prostatiques. D’autres études avançaient l’hypothèse que ce serait le fer héminique, contenu dans la viande rouge, qui serait responsable de l’atteinte prostatique. Mais les deux hypothèses n’ont pas été confirmées dans la méta-analyse américaine.
Aux vues du volume de leurs résultats et l’exhaustivité de l’analyse, les auteurs de l'étude américaine excluent ainsi qu’il y ait un lien entre la consommation de viande et le cancer de la prostate. A noter qu’ils avaient déjà mené une méta-analyse, portant sur 15 études en 2010, et étaient arrivés aux mêmes conclusions.
Facteur de risque d'autres maladies
A relever toutefois, que la consommation de viande est soupçonnée d’être un facteur de risque pour bon nombre d’autres maladies (cancer colorectal, p.ex.), comme l’a montré une autre étude, publiée fin octobre 2015 dans la revue médicale The Lancet Oncology (en savoir plus sur www.lemonde.fr)
* Bylsma L.C. et coll. : A review and meta-analysis of prospective studies of red and processed meat, meat cooking methods, heme iron, heterocyclic amines and prostate cancer. Nutr J. 2015; 14: 125.-,.
Priapisme: une érection persistante involontaire qui constitue une urgence médicale!*
10/12/2015 – En cas d'érection involontaire durable et douloureuse, il faut consulter d'urgence. A défaut, le patient risque des lésions irréversibles dans les corps caverneux du pénis, et donc des troubles de l’érection partiels ou définitifs.
Le priapisme se définit ainsi: Une érection complète ou partielle, significative, qui dure plus que 4 heures et qui peut apparaître après une stimulation sexuelle (avec orgasme ou pas) ou sans aucune stimulation sexuelle. Le priapisme est une affection rare. Son incidence est difficile à établir. Certains parlent ainsi de > 1.5 pour 100 000 personnes à l’année, et aux Etats-Unis on l’évalue à 5,34 cas pour 100'000 personnes. On remarque toutefois que cette incidence tend à augmenter avec l’accroissement de prescription des injections intracaverneuses. Elle est également plus importante dans les pays africains où certaines maladies hématologiques (sanguines) sont plus fréquentes.
Urgence médicale Selon son origine, cet état peut devenir très douloureux pour l’homme. Et, répétons-le, il s’agit d’une urgence médicale! En effet, selon la forme du priapisme, à défaut de mettre fin à temps à cette érection involontaire douloureuse, le patient risque des lésions irréversibles dans les corps caverneux du pénis, et donc des troubles de l’érection partiels ou définitifs. Il ne faut donc pas tarder à consulter!
Facteurs selon la forme Les causes et facteurs de risque du priapisme dépendent de sa forme. On en distingue trois:
1. Le priapisme ischémique ou à bas débit (de loin le plus fréquent): il ne touche que le corps caverneux. Le sang afflue à débit normal et provoque une érection complète, mais le retour veineux est insuffisant. Ce sang ne peut donc plus être évacué, ce qui avec le temps peut provoquer une lésion, puis une nécrose des corps caverneux. Cette forme de priapisme, où la verge est rigide alors que le gland reste souple, est normalement douloureux devenant très douloureux.
C’est une situation d’urgence! Il faut consulter sans tarder, dans les quatre heures, au risque de subir des lésions irréversibles des corps caverneux, évoluant vers une dysfonction érectile définitive. Le patient peut se rendre aux services d’urgences hospitalières ou chez un généraliste ou urologue/andrologue.
2. Le priapisme non ischémique ou à haut débit: le flux sanguin dans le pénis est augmenté de manière prolongée ou non régulée (le retour veineux se fait, mais de manière insuffisante par rapport au haut débit entrant). Le pénis est tumescent, gonflé, mais pas complètement rigide et sans douleur, ou moindre. Cette forme est bien plus rare que la première et moins grave dans ses conséquences. La majorité des cas à pour origine un traumatisme physique des parties génitales et urinaires ou du bassin (lire ci-dessous). Généralement il n y a pas de douleurs et pas d’urgence immédiate.
3. Le priapisme récidivant: des épisodes récidivants d’érections douloureuses et prolongées qui peuvent parfois évoluer vers un priapisme ischémique. Le plus souvent, il touche les patients atteints d’une maladie hématologique (drépanocytose, leucémie myéloïde chronique, thalassémie majeure, etc.)
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Des hommes avec un utérus - ce serait possible
01/12/2015 - D'après une spécialiste en fertilité, les hommes pourraient attendre un bébé grâce à la recherche sur la transplantation d'utérus d'ici 5 à 10 ans. Toujours plus d'équipes réalisent des greffes d'utérus sur des femmes nées sans, ou qui ont subi une hystérectomie, notamment en Suède.
Alors, pourquoi ne pas le faire avec des hommes? Selon la Dr Karine Chung, directrice du programme de la préservation de la fertilité à la Keck School de Médecine de l'Université de Caroline du Sud, interrogée par Yahoo! Health, cela serait possible d'ici "cinq ou dix ans, peut-être avant".
"Le besoin d'être mère pour une femme est une chose sérieuse. Les femmes transgenres ne sont pas différentes", explique la chirurgienne Christine McGinn, elle aussi transgenre et mère de jumeaux. E.W. www.masexualite.ch Source: http://www.famili.fr/
Les hommes peu emballés par la pilule pour LUI
18/11/2015 – Selon une enquête britannique, seul un homme sur dix (11%) serait enthousiaste à l’idée de l’arrivée prochaine sur le marché de nouvelles formes de contraception masculine.
L'enquête a porté sur 2681 hommes (âgés de plus de 18 ans et en couple depuis au moins 6 mois), et a été menée par un site commercial anglais.
29% des hommes non emballés par cette contraception invoquaient une crainte de répercussions pour leur santé à long terme, et 24% estimaient que la contraception devait rester de la responsabilité des femmes. Comme le note allodocteurs.fr: "Les mentalités semblent donc évoluer moins vite que la recherche, à l'heure où plusieurs formes de contraception masculine pourraient venir concurrencer la vasectomie. Un acte chirurgical définitif qui est, pour l’instant, la seule méthode contraceptive destinée aux hommes, le préservatif mis à part." Lire l'article d'allodocteurs.fr
Connaître l'anatomie génitale masculine prévient aussi les troubles sexuels
19/11/2015 – L’anatomie génitale masculine et son fonctionnement sont souvent méconnus, tant des hommes eux-mêmes que des femmes. Savez-vous par exemple où est située la prostate et quelle est sa fonction exacte ? Ou saviez-vous que le pénis n’est ni un muscle ni un os – des croyances encore largement répandues?
Ce manque de connaissances sur sa propre anatomie ou celle de son partenaire peut contribuer à de nombreux troubles sexuels. D’où l’importance de la connaître.
De grandes avancées ont d’ailleurs été réalisées au cours des dernières années dans la connaissance de la physiologie du pénis et de ses mécanismes. En voici les bases.
La verge est constituée de deux parties: la racine et le corps qui se termine par le gland.
La racine: cette partie postérieure, fixe, du corps de la verge, prend sa racine dans le périnée et est fixée (à la symphyse pubienne) par le ligament suspenseur de la verge.
Le corps: c’est la partie antérieure, mobile de la verge.
Le gland: est situé à l’extrémité de la verge. Il est muni, sur sa face inférieure, d’un sillon qui relie le méat urétral, soit l’extrémité de l’urètre (qui émet l’urine et le sperme) et le sillon balano-prépucial, dans lequel est inséré un repli muqueux triangulaire: le frein du prépuce ou filet de la verge. Il sert à limiter le décalottement du prépuce.
Le gland est recouvert d'une muqueuse de couleur rosée quand la verge est flaccide (au repos) et qui devient rouge foncé lors de l'érection (à cause de l’afflux de sang).
Le saviez-vous? Le frein du prépuce peut être très court, voire trop, et risquer de se déchirer lors des premiers rapports sexuels ou lors de relations plus « violentes ». Cette rupture du frein provoque un saignement abondant, mais sans conséquences. En général, il suffit de comprimer la zone pendant une dizaine de minutes pour arrêter le sang. Si cet accident se répète, il faut consulter un urologue qui peut proposer une intervention chirurgicale, anodine, si nécessaire.
Les trois cylindres du pénis Pour l’essentiel, le pénis est composé de trois cylindres : les deux corps caverneux et le corps spongieux.
Les corps caverneux, situés côte à côte sur le dos de la verge, contiennent le tissu érectile. Il est lui-même constitué d’un enchevêtrement de fibres musculaires lisses, délimitant des espaces appelés lacunes. Les corps caverneux sont des sortes d’éponges qui se contractent pour empêcher le sang d’y pénétrer, ou se relâchent pour laisser passer le sang artériel.
Le corps spongieux est situé dans une dépression, formée à la partie inférieure des corps caverneux, sur le ventre de la verge. Il contient aussi un tissu érectile et entoure l’urètre par lequel s’évacue l’urine ou le sperme. Lors de l’érection, aucune émission d’urine n’est possible.
Le système vasculaire du pénis est constitué principalement par l’artère caverneuse et un double système veineux de drainage. L'innervation du pénis est assurée par les nerfs dorsaux.
La prostate
La prostate est une glande génitale de la taille d’une châtaigne, qui entoure l’urètre à l’endroit où il sort de la vessie. Sa fonction principale est de sécréter une partie du liquide séminal (l'un des constituants du sperme) et de le stocker.
Scrotum et testicules
Le scrotum (ou bourses), sous la verge, contient les deux testicules, suspendu chacun à l'extrémité d'un cordon spermatique. Il contient des vaisseaux sanguins, des nerfs, le canal déférent et les muscles crémasters entourant le testicule. Quand ces derniers se contractent (par réaction au froid, excitation sexuelle, effort intense), les testicules remontent vers le corps. Elles sont de taille différente en général et peuvent descendre plus ou moins bas, selon la longueur du cordon spermatique.
21/08/2015 – Plus d’un tiers des jeunes hommes n’ont jamais entendu parler du DIU (dispositif intra-utérin), constatent des chercheurs californiens qui ont étudié les connaissances des jeunes hommes sur la contraception féminine. Cela à partir des données de 903 jeunes hommes âgés de 22,7 ans en moyenne, célibataires inclus dans l’enquête nationale NSRCK (National Survey of Reproductive and Contraceptive Knowledge, 2008).
La majorité d’entre eux avait fait des études supérieures et reçu une éducation sexuelle. Au moment de l’enquête, un peu plus de 50% des participants avaient des relations sexuelles avec une femme. Résultat: plus d’un tiers des hommes n’ont jamais entendu parler du DIU (dispositif intra-utérin). Parmi les autres, seulement 2% estimaient avoir une bonne ou une très bonne connaissance de ce moyen de contraception. Le préservatif est la méthode la mieux connue, ainsi que la pilule, alors que plus de 30% des interrogés ignoraient l’existence de la contraception injectable.
Meilleure information nécessaire Or, les partenaires masculins influencent l'utilisation de conraceptifs, constatent les chercheurs. "Notre petite recherche indique que les responsables de la santé devraient jouer un rôle important dans l'accroissement des connaissances des jeunes hommes concernant les méthodes contraceptives, incluant l'DIU. Cette étude met en évidence le besoin de mieux incorporer les jeunes hommes dans les programmes de recherche et les programmes de contraception".
Sur le site de Blausen, spécialisé dans les animations médicales, vous pouvez regarder une vidéo explicative sur le DIU. Si vous ne parlez pas anglais, changez de langue (choisissez dans le menu à gauche Français > Reproductive, puis, dans les vidéos proposées > Dispositif intra utérin).
Une dysfonction érectile entre 40 et 60 ans: et si c’était un diabète?
30/07/2015 – Selon une étude américaine, les hommes atteints de troubles de l’érection ont un risque deux fois plus élevé d’avoir un diabète non encore diagnostiqué.
On le sait désormais (ou est censé le savoir, surtout en tant que médecin… !): une dysfonction érectile (DE) à l’âge de 40 à 60 ans doit être considérée comme marqueur d’un risque de maladie cardiovasculaire.
Parmi les facteurs de risque d’une telle maladie, outre le tabagisme, on compte notamment l’hypertension artérielle (HTA), les désordres du métabolisme lipidique et le diabète.
Or, cette étude américaine révèle qu’une DE chez un homme de 40 à 59 ans est fréquemment associée à un diabète de type 2 méconnu. Dans la tranche d’âge de 40 à 59 ans, la probabilité d’avoir un diabète non encore diagnostiqué passe ainsi de 1/50 en l’absence de DE à 1/10 en présence de DE.
Ces résultats reposent sur les données de l’étude de santé et nutrition nationale américaine 2001-2004 National Health and Nutrition Examination Survey|i} qui a porté sur 4519 hommes de plus de 20 ans.
En revanche, les troubles érectiles n’étaient pas associés à un risque d’HTA ou d’hypercholestérolémie méconnue.
Recherche systématique
Les auteurs de l’étude en concluent que face à un trouble de l’érection, le médecin devrait systématiquement faire rechercher un diabète de type 2, ce qui est loin d’être le cas à ce jour, du moins outre-Atlantique.
Pour les scientifiques d’entre nos lecteurs, sachez encore qu’un modèle de régression logistique a été utilisé pour analyser une possible relation entre troubles érectiles et un diabète, HTA ou hypercholestérolémie inconnus jusqu’alors.
EW - masexualite.ch
Vasectomie: 6% des hommes regrettent
17/02/2015 - Sur les 500 000 vasectomies pratiquées annuellement aux États-Unis, près de 6% (30 000) suscitent des regrets qui vont jusqu’à la demande de reperméabilisation des canaux déférents inconsidérément interrompus, rapporte leJournal international de médecine,citant une étude parue dans leJournal of urology.
L'étude menée par des chercheurs du Service d'urologie de l'Université de Portland (Oregon) montre que lorsque cette reperméabilisation a été faite chez des hommes ayant toujours la même partenaire qu'au moment de la vaséctomie, leur fertilité est plus élevée que chez ceux qui ont changé de partenaire entretemps. Cela pourrait s’expliquer par un intervalle moindre entre la vasectomie et sa réparation, mais aussi par le fait que ces couples avaient déjà fait la preuve de leur fertilité auparavant.
Mythe et réalité: «La vasectomie altère le désir et le plaisir"*
Il n’en est rien. Mais lorsque cette croyance est fortement ancrée chez l’homme chez qui elle est pratiquée, la vasectomie peut bel et bien le mener vers un trouble sexuel, qui n’aura alors aucune cause physique, mais uniquement psychologique!
Après une vasectomie, l’homme peut reprendre les relations sexuelles dans les cinq jours, avec parfois une émission d’un peu de sang lors des premières éjaculations, un peu douloureuses selon le patient. Ensuite, la sexualité sera identique à celle d’avant l’intervention.
Libido et éjaculation toujours normales
Tant la libido que les érections, les éjaculations et l’orgasme seront pareils. L’éjaculation n’est en effet pas non plus altérée par la vasectomie, puisque les spermatozoïdes forment moins de 2% de l’éjaculat, le reste étant majoritairement un liquide de conservation.
Lorsque le réservoir de spermatozoïdes est vide, l’homme continuera ainsi à éjaculer normalement et sans ressentir de différence, puisque la fraction de liquide manquante, celle qui contenait les cellules vivantes est minime.
01/02/2015 - Depuis la nuit des temps, l’homme avait pour rôle d'assurer la descendance, il se devait d'être fort, vaillant pour nourrir et protéger sa femme, sa famille, sa tribu, son territoire, son pays.
Et cette image de la masculinité, additionnée de la performance à tous points de vue, imprègne notre société moderne. Ainsi, comme l'écrit la sexologue Suzanne Képès dans Le corps libéré, (Ed. La Découverte, 2003): «Jusqu’à aujourd’hui, dans notre système patriarcal, la masculinité a été surévaluée par l’organisation sociale qui prône davantage le rendement, le pouvoir, la compétition et l’argent, et valorisée au détriment de la féminité.»
«Acceptons que les hommes aient des traits de caractère féminins, et les femmes des traits de caractère masculins!» (Suzanne Képès, sexologue)
Néanmoins, avec l’égalité des sexes, et l’évolution de la société, le rôle symbolique de l’homme autoritaire et viril a pris du plomb dans l’aile, et voici quelques temps qu'on parle du nouveau rôle de l'homme. En réalité, il n’est pas exigé de lui qu’il abandonne l'ancien, mais qu’il en adopte de nouveaux en plus.
Ce qui ne va pas sans quelques paradoxes: sois fort et protège-moi, mais montre aussi tes faiblesses et doutes. Sois viril, mais laisse une place à ton côté féminin. Un homme, ça ne pleure pas! - mais montre tes émotions. Sois séducteur, mais laisse-toi aussi faire. Etc.
Ces changements culturels et sociaux de la perception de l’homme et des attentes des femmes quant à son rôle peuvent prêter à confusion, au point qu’il peut ne plus savoir quelle est sa véritable place. Avec, à la clé, également des problèmes d’ordre sexuel.
Prise de poids, nausées, voire vomissements, les futurs papas font aussi leur «grossesse», rapporte la dernière édition de Migros Magazine. Cette couvade toucherait un homme sur cinq comme l'explique le médecin sexologue genevois Francesco Bianchi-Demichel, co-auteur également des livres "Ma sexualité (femme) et "Ma sexualité (homme)". Lire l'article
2014
La détresse des femmes ayant un partenaire éjaculateur précoce
08/06/2014 – Une enquête internationale, publiée fin avril, menée notamment par des chercheurs de l’Université de Zurich, de l’Université de Versailles-Saint Quentin en Yvelines, montre la corrélation entre la détresse sexuelle vécue par les femmes et le trouble de l'éjaculation précoce de leur partenaire.
Une récente étude transversale a montré une forte corrélation entre l'éjaculation précoce et l'insatisfaction sexuelle chez les deux partenaires avec l’évocation d’une détresse chez certaines femmes. Et plus cette détresse exprimée est grande, plus important est le risque de rupture dans le couple. L’étude a été publiée fin avril 2014 dans la revue américaine The Journal of Sexual Medicine, et menée par des chercheurs de l’Université de Zurich, de l’Université de Versailles-Saint Quentin en Yvelines et d’autres instituts en Australie et en Allemagne. 1463 femmes âgées de 20 à 50 ans ayant une relation stable de sept ans en moyenne, vivant au Mexique, au Canada et en Corée du Sud ont répondu à un questionnaire en ligne. L’enquête a notamment montré que l’éjaculation précoce est un trouble fréquent et douloureux pour la partenaire. Ainsi, près de 40% considèrent le contrôle de leur partenaire extrêmement ou très important. Interrogées sur ce dont les femmes souffrent le plus, elles ont indiqué, par ordre d’importance:
Le manque d'attention du partenaire aux autres besoins sexuels de sa compagne tels des baisers ou des caresses (47,6%).
L'éjaculation précoce (39,9 %).
Le manque de contrôle (24,1%).
Cette étude confirme également que les femmes ne considèrent pas que la pénétration soit l’étape la plus importante pour des relations sexuelles mutuellement satisfaisantes.
Nouvelle définition de l'éjaculation précoce
Début 2014, l’International Society of Sexual Medicine (Société internationale de médecine sexuelle - ISSM), la référence en la matière, a proposé une nouvelle définition, basée sur des observations cliniques: – Pour la forme primaire (dès la première expérience sexuelle) de l’éjaculation précoce : une dysfonction sexuelle masculine, caractérisée par une éjaculation qui survient toujours ou presque toujours avant ou en environ une minute de pénétration vaginale. OU – Pour la forme secondaire (acquise) : une réduction cliniquement significative du temps de latence éjaculatoire, souvent avant ou en 3 minutes de pénétration vaginale. ET – L’incapacité de retarder l’éjaculation pendant toutes ou presque toutes les pénétrations. ET – Des conséquences personnelles négatives, telles une souffrance personnelle, une crainte, une frustration et/ou l’évitement de l’intimité sexuelle.
09/10/2014 - Si la masturbation à outrance peut entraîner des troubles sexuels, tels les problèmes d'érection ou d'éjaculation, elle a également et surtout un effet positif sur la santé et la santé sexuelle. Le site Allo-médecins.fr rétablit la réalité. La plupart du temps, un homme qui se masturbe régulièrement contrôle mieux, non seulement ses érections, mais aussi son éjaculation. Car en s'adonnant à ce plaisir solitaire, il apprend à mieux connaître son corps, ses réactions, il découvre comment contrôler son souffle, faire durer le plaisir ou se retenir. Voilà pourquoi la masturbation améliore les performances sexuelles masculines en général, mais peut être aussi un excellent exercice pour les hommes qui éjaculent de manière précoce, ou a contrario pour ceux qui ont des difficultés à éjaculer, ou qui éprouvent des troubles érectiles, comme l'explique le site Allo-médecins.fr
Bon à savoir Selon des chercheurs, plus les hommes éjaculent entre l'âge de 20 et 50 ans, moins ils risquent de développer un cancer de la prostate.
La masturbation limiterait en effet l’accumulation de liquide séminal dans les canaux prostatiques et préviendrait ainsi le risque de cancer (les composants du sperme pouvant être cancérigènes). Par ailleurs, l’éjaculation induirait une maturation plus complète des cellules prostatiques, les rendant ainsi moins sensibles au risque de tumeur.
"Dans nos sociétés, la masturbation comme source de plaisir personnel, même au sein d’une relation de couple, est désormais admise comme normale. Elle est ainsi utilisée pour amorcer ou remplacer la pénétration. Et également pour permettre au partenaire n’ayant pas encore atteint la jouissance – le plus souvent la femme – d’aller jusqu’au bout de son excitation."
29/08/14 - La pénoplastie ou allongement du pénis serait très en vogue en Allemagne. C'est ce qui semble ressortir de données récemment publiées par la Société Internationale de Chirurgie Esthétique et Plastique. En effet, nos voisins d'Outre-Rhin sont très nombreux à s'allonger ou élargir le pénis grâce à une opération chirurgicale.
2 786 interventions ont ainsi été réalisées en Allemagne en 2013, soit plus de sept par jour. Bien plus que dans les 10 pays réunis où l’on pratique le plus grand nombre d’interventions chirurgicales d’ordre esthétique. En effet, l'an dernier, on a notifié 61 cas de chirurgie d’allongement/élargissement du pénis aux Etats-Unis, 12 en Iran, 473 fois au Venezuela, 471 en Espagne, 295 au Mexique, 266 en Colombie, 256 en Italie, 219 au Brésil et 73 en Argentine. On ne dispose pas de chiffres pour la France. Le rapport de la société internationale indique qu’au total 15414 actes de chirurgie d’allongement ou d’élargissement de la verge ont été réalisés l’an dernier dans le monde. Source et autres infos: Sciences et Avenir
Des chiens détectent le cancer de la prostate - 22/05/2014
Les chiens peuvent flairer presque infailliblement certains composés organiques volatils (COV) libérés dans l'urine par des tumeurs de la prostate, selon une étude présentée à la 109e réunion scientifique annuelle de l'Association américaine d'urologie.
L'étude a été menée sur 677 participants par des chercheurs italiens du Humanitas Research Hospital et Humanitas Castellanza notamment. Les patients ont été répartis dans un groupe à très faible risque de métastases (320) et un groupe témoin (357), comportant certains participants avec des tumeurs non-prostatiques. Deux chiens, spécialement formés, ont réussi à détecter les COV dans l'urine des sujets de l'étude avec une précision de 98%, avec une sensibilité (taux de positifs parmi les patients atteints) de 99% et une spécificité de 97% (taux de négatifs parmi les sujets sains). Cette étude démontre également l’intérêt des composés organiques volatils dans l'urine pour la détection du cancer. Lire l'étude parue dans PRNewswire-USNewswire(en anglais)
Réimplantation d'un pénis réussie au Maroc
23/04/2014 - Des chirurgiens marocains ont réussi à réimplanter un pénis à un homme de 35 ans victime d'une violente agression fin 2012, durant laquelle on lui avait coupé son membre à 3 cm du pubis, révèle un article du 9 avril dans le Journal Case of Medical Reports (télécharger l'article). L'amputation du pénis est une atteinte traumatique rare dans le monde. Une reconstruction complète de toutes les structures péniennes en une fois devrait être tentée, car elle donne les meilleures chances de réhabilitation du patient, notent les médecins.
Une réussite Le patient Berbère a en effet pu retrouver progressivement l’usage normal de son pénis. Sa fonction érectile, sa sensibilité et son apparence ont été rétablies. Les chirurgiens ont en particulier relevé l'absence de resserrement de l'urètre. Cette étude de cas a permis de démontrer que même sans restauration des vaisseaux sanguins, de bons résultats postopératoires peuvent être obtenus, se sont réjouis les médecins qui n'ont pas dû procéder à une microchirurgie pour reconnecter chaque vaisseau sanguin.
Les statines auraient un effet significatif sur les troubles de l’érection 07/04/2014
Les hommes présentant une dysfonction érectile qui ont besoin de statines pour contrôler leur cholestérol en tireraient un bénéfice supplémentaire selon une méta-analyse américaine.
Pour le Pr John Kostis, directeur du Cardiovascular Institute et principal investigateur de l’étude, cela ne fait aucun doute, le petit « plus » que confèrent les statines en termes de sexualité, au-delà de leur action hypocholestérolémiante devrait convaincre les patients les plus réticents à la prise de statines. «Pour les hommes présentant une dysfonction érectile qui ont besoin de statines pour contrôler leur cholestérol, c’est un bénéfice supplémentaire » affirme-t-il dans un communiqué. Cette méta-analyse est la première à se pencher sur la question. Elle a analysé 11 études randomisées, soit 647 patients au total de 57,8 ans d’âge moyen, traités sur une durée moyenne de 3,8 années. Chacune de ses études avait investigué la DE (dysfonction érectile) des participants sous la forme de l’auto-questionnaire International Inventory of Erectile Function (IIEF). Il ressort que la prise de statines chez les patients présentant une hypercholestérolémie et une dysfonction érectile ont amélioré leur score IIEF de 3,4 points (passant de 14,0 % à 17,4 %, soit une augmentation de 24,3%). Un effet qui reste significatif après différents ajustements. «Cette amélioration équivaut à un tiers voire la moitié de celle rapportée avec des médicaments de l’érection comme le Viagra®, Cialis® ou Levitra®, commente John Kostis. Et elle est plus élevée que l’effet induit par des modifications de l’hygiène de vie.» Source: www.medscape.fr
La fécondité des hommes français pâtit de divers perturbateurs et pesticides
L’Institut de veille sanitaire français alerte à nouveau sur la dégradation de la qualité du sperme dans la majorité des régions de France, rapporte le site SantéLog.
L'étude parue dans la revue Human Reproduction du 24/02/2014 montre en effet que la concentration et la qualité morphologique des spermatozoïdes a baissé dans la quasi-totalité des régions avec une diminution plus importante en Aquitaine et Midi-Pyrénées. En revanche, la mobilité spermatique a légèrement augmenté dans l’ensemble des régions de l'Hexagone, sauf en Bourgogne où la tendance est inversée. Ces données viennent compléter celles d’une précédente étude, publiée en décembre 2012 dans la même revue: elle montrait une concentration en spermatozoïdes et une qualité de sperme en forte baisse, une diminution inquiétante du nombre de spermatozoïdes normalement formés, une morphologie du spermatozoïde qui se dégrade – en résumé, un long processus de déclin de la fertilité des hommes constaté depuis les années 90.
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Encore une bonne raison, s'il en fallait, de s'adonner à une activité physique régulière...
"Plaisir sexuel très apprécié par beaucoup d’hommes, la fellation pratiquée sans préservatif peut toutefois transmettre des infections sexuellement transmissibles (IST)." Un rappel du site Planète Santé (17/12/2013)
Hélas, il faut toujours et encore répéter qu'il est dangereux d'acheter certaines substances sur le web!...
L’organe de contrôle des médicaments Swissmedic vient d’analyser une centaine de médicaments destinés à stimuler l’érection vendus sur Internet. Les résultats, publiés le 6 septembre dernier, sont alarmants. Les trois quarts contenaient un produit actif autre que celui déclaré. Ou alors le dosage indiqué était faux. (3/10/2013)
Nombreux sont ceux qui l'ignorent: un trouble érectile peut être signe d'une maladie plus ou moins grave!
A partir de 40 ans, 40% des hommes souffriraient d’une dysfonction érectile (DE) à des degrés de gravité divers. Ces problèmes d’érection affectent fortement la vie sexuelle et relationnelle ainsi que la qualité de vie en général. Ils peuvent également entraîner une détresse émotionnelle et des sentiments négatifs (manque de confiance et d’estime de soi, etc.) ayant parfois des conséquences néfastes sur la vie personnelle et de couple. (08/10/2013)
Un article d'Ellen Weigand, paru le 8 octobre 2013 sur Planète santé
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En cas de problème ou trouble sexuel, ou autre problème de santé, il est indispensable de consulter un médecin.