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Rapports des entreprises sur le développement durable
L’indicateur montre la proportion des plus grandes entreprises ayant leur siège en Suisse qui publient systématiquement un rapport sur la durabilité de leurs activités. Ces rapports sont un signe visible de l’intérêt que les entreprises portent à l’impact de leurs activités sur l’environnement. Les lignes directrices de l’organisation Global Reporting Initiative (normes GRI) sont les normes les plus importantes au niveau international. Toutefois, la publication d’un rapport sur le développement durable, même conforme aux normes GRI, ne garantit pas la qualité de la gestion environnementale ou de la performance en matière de durabilité d’une entreprise.
En 2016, 73 des 110 plus grandes entreprises ayant leur siège en Suisse (66 %) ont publié un rapport sur les efforts qu’ils fournissent du point de vue du développement durable, dont 47 conformément aux normes GRI. En 2010, ces chiffres n’étaient respectivement que de 49 et 33.
Ainsi, deux tiers des plus grandes entreprises suisses publient des rapports sur leur durabilité, mais 32 % de ces rapports seulement sont révisés par une société extérieure. Quelque 44 % de ces entreprises ont intégré ce rapport à leur rapport annuel.
Si l’on considère non pas les plus grandes entreprises, mais toutes les entreprises employant 250 personnes et plus, la proportion de celles qui publient des rapports conformément aux normes GRI chute fortement : elle s’établissait à 5,4 % en 2016 (cf. GRI 2019 "report list" [disponible en anglais] et OFS 2018 « Marktwirtschaftliche Unternehmen nach Wirtschaftsabteilungen und Grössenklasse » [disponible en allemand]).
L’état de l’indicateur est jugé moyen. La qualité formelle des rapports de développement durable est évaluée selon les trois critères d’exhaustivité, de crédibilité et de pertinence. La plupart des rapports fournis par les entreprises obtiennent des notes moyennes (öbu & engageability 2017). Les grandes entreprises ont généralement de meilleurs résultats que les PME, tout comme les prestataires de services face aux sociétés immobilières. Trois des 101 entreprises suisses interrogées dans le cadre d’une étude ont présenté un rapport de développement durable formellement exemplaire (ibid.). La vérification des rapports par une entreprise externe et la transparence dans la gestion de la chaîne d’approvisionnement pourraient permettre des améliorations en la matière.
L’évolution est jugée globalement positive. De 2010 à 2016, on a observé parmi les plus grandes entreprises de Suisse une progression de 49 % en ce qui concerne la publication de rapports sur le développement durable et de 42 % environ s’agissant de l’application des normes GRI. Cependant, le nombre d’entreprises qui publient un rapport conformément aux normes GRI a reculé entre 2015 et 2016 (78 % contre 64 %). Il convient de se pencher sur l’évolution de cette tendance dans le cadre de la prochaine évaluation.
Il n’existe actuellement pas de chiffres permettant une comparaison internationale directe (pour une comparaison internationale de la situation relative aux informations non financières des entreprises suisses, cf. EY 2017: Transparenz im Visier). L’UE et divers pays européens ont des prescriptions légales régissant les rapports des entreprises en matière de développement durable (Directive 2014/95/EU), lesquels doivent contenir au minimum des informations sur les engagements pris aux plans social, humain et environnemental, sur le respect des droits de l’homme et sur la lutte contre la corruption passive et active. Les entreprises sont également tenues de décrire les stratégies qu’elles appliquent dans les domaines précités, y compris pour ce qui est de la due diligence.
On observe au niveau mondial une tendance en faveur de la publication d’informations non financières. Entre 2000 et 2015, le nombre d’entreprises publiant des rapports conformes aux normes GRI a continuellement augmenté. La tendance s’est inversée pour la première fois en 2016. Alors qu’en 2015, 4237 entreprises avaient publié des rapports reposant sur les normes GRI, elles étaient 4198 en 2016. Les entreprises optent parfois pour d’autres modèles (p. ex. « UN Global Compact », « Eco-Management and Audit Scheme », « Social Accountability » 8000, norme ISO 26000, principes directeurs de l’OCDE [cf. UN Global Compact 2016 et économie citoyenne.
Les lignes directrices de l’organisation Global Reporting Initiative (normes GRI) sont les normes les plus répandues en matière de rapports sur le développement durable. La société Ernst & Young mesure chaque année la proportion des 110 plus grandes entreprises ayant leur siège en Suisse qui publient un rapport sur leur situation du point de vue du développement durable, en indiquant en outre lesquelles se conforment aux normes GRI.
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