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Les Suisses sont protégés de manière efficace contre les rayons ionisants (photo symbolique).
KEYSTONE/EPA FILE/CHRISTOPHE KARABA(sda-ats)
Les Suisses sont protégés de manière efficace contre les effets nocifs des rayonnements ionisants. Le respect des doses limites fixées dans la législation permet d’assurer que ce risque est tolérable pour la population.
C'est la conclusion d'un rapport dont a pris acte vendredi le Conseil fédéral. Les faibles doses de radiations ionisantes résultent des expositions d'origine naturelle et de l'utilisation courante des rayons X et de la radioactivité. Cela concerne autant le personnel qui travaille dans les domaines nucléaire, industriel ou médical que la population.
Selon le rapport, les récentes études confortent le modèle linéaire pratiqué. A savoir qu'il n'y a pas de seuil comme base de la radioprotection en Suisse. Conséquence: toute exposition aux rayons ionisants, même à faibles doses, augmente de manière linéaire le risque de cancer ou de maladies héréditaires.
Risque tolérable
Il n'existe donc pas de dose au-dessous de laquelle on puisse considérer qu'une exposition est sans effet. La législation prescrit des doses limites qui permettent seulement d'assurer que ce risque est tolérable. Cela justifie de continuer à appliquer le principe d'optimisation en radioprotection qui consiste à réduire les doses aussi bas que cela est raisonnablement possible.
Ce modèle n'a pas été remis en question par l'étude suisse dite CANUPIS ("Childhood Cancer and Nuclear Powerplants in Switzerland") de 2011. Ces résultats n'ont en effet pas mis en évidence une augmentation de la fréquence des cancers et des leucémies pour les enfants vivant aux alentours des centrales nucléaires suisses par rapport aux enfants vivant à une plus grande distance.
La Confédération admet toutefois qu'il est difficile d’envisager une amélioration radicale de la situation à partir des connaissances qui prévalent aujourd'hui. Le système de radioprotection en vigueur en Suisse repose sur cette estimation réaliste du risque et permet d'assurer une protection efficace de la population, des travailleurs et des patients.
Effets méconnus
Néanmoins, les effets cardiovasculaires aux faibles doses et les mécanismes d'action conduisant à un cancer induit par une exposition au rayonnement restent insuffisamment compris. En outre, les études radio-écologiques sont à poursuivre afin de garantir une protection durable de l'environnement, notamment dans la perspective du stockage des déchets radioactifs.
Les efforts de recherche dans ce domaine doivent être poursuivis. L'estimation actuelle du risque pour les besoins de la radioprotection tire au mieux parti des connaissances issues des études épidémiologiques.
Dans cette optique, les études transnationales ont plus de chances d’atteindre une puissance raisonnable que celles limitées à un petit pays comme la Suisse. La Confédération s'est donc associée à plusieurs projets de recherche européens.
ATS