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Né en 1979 à Rennes, Charles Barbier est fasciné dès son plus jeune âge par la voix et intègre alors la Maîtrise de Bretagne et le Conservatoire National de Région de Rennes. Il poursuit ensuite ses études à l’Université de Rennes 2 et à l’École nationale de musique de Vannes-Pontivy, dans la classe d’Agnès Brosset, où il obtient un prix de perfectionnement vocal et pédagogique. Il complet son cursus par des études d’acoustique, de direction de chœur grégorien et de notation Laban au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris et se perfectionne ensuite en direction d’orchestre dans la classe du Prof. Leif Segerstam à l ‘Académie Sibelius d’Helsinki (où il travaille également avec Prof. Jorma Panula) après y avoir regardé le continuo (Dr. Assi Karttunen) et la direction de chœur (Prof. Matti Hyökki).
Chanteur ténor et sopraniste, son répertoire s’étend du VIIème au XXIème siècle. On peut ainsi l’entendre dans une trentaine de pays, du Japon (Exposition Universelle de 2005) à la Colombie, en passant par le Canada ou les Philippines.
En chœur il chante avec Les Eléments ou le Concert Spirituel. Comme soliste, il chante dans le Magnificat, la Messe en si, l’Oratorio de Noël, les Passions et des cantates de JS Bach, la Messe en ut et la Neuvième Symphonie de L. van Beethoven (DVD à venir avec le Mozarteum de Salzbourg sous la direction de Leopold Hager), les Sieben Frühe Lieder d’A. Berg, la Rappresentatione di anima e du Corpo d’E. Cavalieri, la Messe de Minuit de MA Charpentier, la Messe en ré de A. Dvořák, les Sept dernières paroles du Christ en Croix de C. Franck, la Messe solennelle à Sainte-Cécile de C. Gounod, Cantique du soleil de S . Gubaïdulina, le Messie de Haendel, le Stabat Mater de J. Haydn, les Kindertotenlieder et Das Lied von der Erde de G. Mahler, Il Combattimento de Tancredi e Clorinda et les Vêpres de C. Monteverdi, le Requiem, la Messe en ut et la Messe du Couronnement de WA Mozart, Venez fils d’art de H. Purcell, la Petite Messe Solennelle de G. Rossini ou Der Rose Pilgefahrt de R. Schumann.
Sur scène, il a déjà interprété des ouvrages lyriques variés: le « Père » (Chemin Faisant) de V. Bouchot, Richard Cœur de Lion (rôle-titre) de A. Grétry, « Filasse la grimace » (La Nuit Filasse) de F. Lory, « Belmonte » (Die Entführung aus dem Serail) de WA Mozart. Il a incarné, aux côtés de Salomé Haller, « Ruggiero » (Alcina) de GF Haendel dans une mise en scène d’Erik Kruger sous la direction de Martin Gester. Avec le même metteur en scène il a chanté le rôle de « Macheath » (opéra du mendiant) de B. Britten. Au Capitole de Toulouse il a chanté pour la création mondiale de l’Aire du dire de Pierre Jodlowski dont le DVD a été couronné du Diamant d’Opéra. A l’Opéra de Paris, sur une idée de Benjamin Millepied, il a participé à une création de Ayoung Kim chorégraphiée par Sébastien Bertaud pour six chanteurs et six danseurs, en lien avec le Palais de Tokyo. A l’Opéra Royal de Versailles en tournée et en DVD il a chanté « l’amant » de JB De Boismortier mis en scène par Shirley & Dino, sous la direction d’Hervé Niquet.
Chef de chœur et d’orchestre il a été invité auprès d’ensembles variés comme le Chœur de Chambre d’Helsinki, le Chœur Grégorien de Paris, Chœur National d’Hommes d’Estonie, EMO Ensemble, l’Opéra National de Mongolie, l’Orchestre Baroque de Finlande, l’Orchestre HAKO, l’Orchestre National d’Auvergne, l’Orchestre Philharmonique de Mongolie ou Utopia dans des programmes allant du chant grégorien à l’opéra contemporain. Depuis 2008 à 2013 Charles Barbier a été le chef principal invité de l’Orchestre Les Lumières, ensemble international basé en Finlande et jouant sur des instruments anciens. Il crée, en 2010, l’Échelle dont il assure la direction artistique avec Caroline Marçot, qui a été en résidence au festival de Cuenca (Espagne) en 2012 et qui a été en tournée en Finlande début 2013. Il a enregistré deux disques avec cet ensemble pour le label Paraty. Depuis 2018 il a pris la succession de Pascal Crittin à la tête de l’Ensemble Vocal de Saint-Maurice.
Fasciné par son époque il s’est déjà fait l’interprète – tant comme chef que chanteur – de créations mondiales de V. Bouchot, P. Haapanen, K. Hakola, P. Jakubowski, P. Jodlowski, T. Lacôte, P. Leroux, T. Machuel, C. Marçot, A. Markeas, J.-C. Marti, Z. Moultaka, S. Rissanen, T. Räisänen, F. Stanzl, T. Wille -dont la direction musicale de deux opéras de F. Lory et H. Rechberger- et de créations nationales de E. Carter, J. Copeaux , P. Dusapin, B. Furrer, P. Jakubowski, P. Hersant, A. Pärt et H. Tulve.
Dans le magazine Diapason de l’été 2016, Ivan A. Alexandre écrit à propos des vidéos chanté-dirigé où Charles Barbier interprète des lieder de Berg, et qu’il considère comme une des «perles du net»: «Jamais entendu ça» / «Le jeune Barbier embrasse tout, vraiment tout, du VIIe au XXIe. Un phénomène. »
Charles Barbier est également conseiller musical et chanteur pour le cinéma, ce qui lui a valu de monter les marches du festival de Cannes pour Un Château en Italie de Valeria Bruni-Tedeschi ou encore de collaborer avec la Comédie Française pour Oblomov réalisé par Guillaume Gallienne pour Arte.
En 2018 il est nommé directeur de la musique à l’Abbaye de Saint-Maurice (VS). A partir de 2020 il devient également conseiller pour la programmation culturelle de l’Abbatiale de Payerne (VD).