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Histoire
Moyen-Âge
Vignes, champs et bétail étaient protégés par des gardes et les bois par des forestiers. Au port de Pully, la sécurité pour le transit des marchandises imposait d’importantes mesures de surveillance. Pour les cas graves, on faisait appel au bailli épiscopal disposant de gens d’armes.
Époque Bernoise (1536-1798)
Le pasteur et son consistoire, qui surveillaient les bonnes moeurs, étaient accompagnés par une garde bourgeoise. Vers 1740, la maréchaussée fut créée, dont les principales fonctions étaient : le commerce de vins, la mendicité, le charivari (jeunesse), le vol de bois, la lutte contre les incendies et la surveillance du vignoble.
Dès 1800
Époque de l’Acte de Médiation attribuant une nouvelle constitution à la Suisse, les bâtiments du Prieuré, qui appartenaient à la commune, contenaient l’appartement du policier municipal, un local d’arrêt, ainsi que l’auberge communale. La gendarmerie avait comme principale occupation la lutte contre les contrebandiers au Port de Pully. Dans l'exercice de ses fonctions, elle tira sur un Pulliéran et le tua.
23 décembre 1841
On plaça un agent au Monts-de-Pully à la suite du règlement de police du 6 février 1839. Le premier poste de Gendarmerie cantonale fut mis en service le 1er janvier 1896 avec un appartement de deux pièces. Un geôlier (gardien de prison) était alors payé entre 4.- et 10.- CHF de l'an, et ce dès le 3 août 1846.
Quelques extraits
Règlement de police de la commune de Pully du 8 janvier 1833
Des moeurs
Art. 17 – Il est interdit de faire saillir aucune jument, vache, chèvre ou autre bétail sur la voie publique, ni en vue de celle-ci.
Des dimanches et jours de fête
Art. 20 – Pendant les services divins des dimanches ordinaires et pendant toute la durée des jours de fête religieuse, les jeux de quilles, les danses, les tirs, les chants, et en général tous les divertissements bruyants sont interdits. Les jeux de billard et de cartes sont tolérés les dimanches de communion et de jeûne depuis 4 heures de l'après-midi.
Propreté et désencombrement des rues et places
Art. 33 – La divagation des poules, oiseaux de basse-cour et pigeons, est réprimée par les articles 143 et suivants du code rural.
Art. 34 – Ceux qui tuent des porcs sur la voie publique, sont tenus, sous peine d'amende, de laver immédiatement et proprement la place.
Sûreté publique| Précautions contre le feu0 | Police de nuit
Art. 35 – Tout ce qui tend à troubler l'ordre, la sûreté et la tranquillité publique, tant de jour comme de nuit, est défendu. Il est particulièrement interdit de parcourir les rues, à des heures indues, en criant, chantant et faisant du bruit.
Art. 36 – Aucun travail bruyant, sur la voie publique ou dans les maisons particulières dans le village, ne peut être effectué avant quatre heures du matin, ni après onze heures du soir.
Art. 37 – Les enfants qui seraient trouvés une heure après le coucher du soleil dans les rues et places publiques à faire des jeux, des attroupements ou du scandale, seront condamnés à une amende.Art. 46 – Il est défendu de tirer des coups de feu, de faire partir des feux d'artifice quelconques, tant dans les rues que sur les places publiques et dès les maisons ou jardins dans l'enceinte du village, et à une distance moindre de 50 mètres, tant de jour que de nuit.
Art. 48 – Il est défendu de fumer avec une pipe non couverte dans l'enceinte du village.
Des auberges et des établissements destinés à la vente en détail et à la consommation des boissons.
Art. 56 – Tout titulaire d'une patente est tenu d'entretenir à ses frais, un réverbère à la porte de son établissement, pour en éclairer l'entrée ainsi que la voie publique toutes les nuits où cela est nécessaire, c'est-à-dire lorsque la lune n'éclaire pas, et peut l'éteindre à la fermeture de l'établissement.
Art. 57 – Tous ces établissements doivent être fermés à onze heures précises du soir pendant toute l'année. Ils ne peuvent être ouverts avant quatre heures du matin.
Police des étrangers
Art. 79 – La mendicité et le vagabondage sont sévèrement défendus. Les citoyens sont invités à faire connaître à la police les contraventions de ce genre dont ils seraient témoins. Celui qui, dans l'intention d'abuser de la charité publique, feindra une infirmité, sera dénoncé au Préfet.
Mesures relatives aux propriétés foncières
Art. 81 – Il est défendu, sous peine d'amende, à toute personne de s'introduire dans les possessions d'autrui, sans la permission du propriétaire.
La chasse aux escargots est interdite en hiver.
Des sépultures, de la police des inhumations et des cimetières
Art. 97 – Aucune inhumation ne sera faite avant que le corps ait été visité par le préposé à cet effet, et avant que ce préposé ait délivré une autorisation d'enterrer. Si celui-ci aperçoit quelque indice de mort violente, il devra immédiatement en informer l'autorité compétente.
Art. 102 – En attendant que le vérificateur des décès soit venu, on devra laisser le mort dans son lit, sans lui ôter sa couverture, son chevet, traversin ou oreiller, sans lui fermer la bouche ni lui couvrir le visage; on se contentera de lui étendre les bras le long du corps sans les croiser sur la poitrine et l'estomac; ce n'est qu'après que le vérificateur aura certifié le décès que le cadavre pourra être mis dans la bière ou le cercueil.
Art. 103 – En attendant que l'enterrement puisse avoir lieu, la bière renfermant le cadavre sera placée, autant que possible, dans un endroit où les exhalaisons qui s'en échappent ne puissent nuire.
Janvier 1900
La Municipalité de Pully nomma un deuxième agent de police.
Rodolphe a.reiss (1875-1929)
Un Serlock Holmes de Pully, Rodolphe Archibald Reiss (1875-1929), célébrité mondiale, vécu à Pully et fit partie du Conseil communal. Il fut le fondateur de l’Institut de Police scientifique et de criminologie de l'Université de Lausanne.
Ignace Reiss (1899 - 1937)
Le 4 septembre 1937, Pully passa sous les feux de l'actualité. On retrouva près du Port de Pully le corps de l'agent secret soviétique Ignace Reiss, alias Porteski, qui fut assassiné par d'anciens complices suite aux conflits du stalinisme. Le « crime de Chamblandes » fit couler beaucoup d’encre et fournit le sujet de films.
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Agent de police de Pully au début des années 1900
- Le service de police est assuré par les agents; ils doivent être majeurs, jouir de leurs droits civiques et posséder une bonne instruction primaire; ils sont nommés par la Municipalité. Le port de l'uniforme est obligatoire.
- Ces employés doivent tout leur temps au service de la Commune. Ils ont cependant le droit à des congés, lesquels sont fixés suivant l'ordre de service.
- Ils doivent veiller strictement à l'observation des lois et règlements.
- Les agents sont aux ordres de :
- Des membres de la Municipalité
- Du Président du Conseil communal
- Ils doivent contrôler et signaler tous les dépôts faits sur les places publiques et chemins, surveiller les bains publics et promenades.
- Ils doivent faire rentrer à leur domicile les enfants trouvés seuls dans les rues dès la nuit tombante; ils dressent rapport contre ceux qui n'obéissent pas à l'ordre donné.
- Ils surveillent les personnes suspectes et logent au poste de police les pauvres passants, ils incarcèrent les vagabonds et les mendiants en exigeant le dépôt de leurs papiers.
- Les agents sont tenus, sous leur propre responsabilité, d'assurer l'entretien des personnes incarcérées, ils doivent faire leur possible pour prévenir les évasions, des accidents ou des suicides.
- En cas d'incendie ou de sinistre, les agents avisent immédiatement le commandant du corps des sapeurs-pompiers et donnent l'alarme.
- Ils font les publications et les affichages après visa du syndic ou du vice-président de la Municipalité.
- En activité de service, le stationnement dans les établissements publics leur est formellement interdit.
- En cas d'indiscipline ou négligence, les agents de police sont punis :
- Par la réprimande
- Par une amende dans la compétence municipale
- Par la suspension avec retenue de salaire
- Par la révocation