Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06908.jsonl.gz/645

Baràvingt 1er mars
La longeole est considérée comme un met typiquement genevois, mais d’où vient-elle ?
On trouve dans le Dauphiné un saucisson similaire, le murson et il est probable que ce soit les protestants de cette province, venus se réfugier à Genève après la révocation de l’Edit de Nantes (1685), qui aient amené cette spécialité culinaire dans la cité de Calvin. Par la suite, elle se serait répandue aux alentours, dans des terres savoyardes acquises par des patriciens genevois.
– Au fenouil ou au cumin ?
La longeole est faite avec de la viande de porc, du lard et de la couenne, le tout assaisonné de poivre et de fenouil et non pas de cumin comme on entend dire parfois. Cependant dans l’ancien temps, on pouvait cueillir dans les prés une plante sauvage nommée carvi ou « cumin des prés » dont les graines servaient à épicer la longeole. Au cours du 19e siècle, la disparition progressive des prairies naturelles, donc du carvi, aurait provoqué son remplacement par le fenouil, sauf dans certaines régions de la Haute-Savoie.
Au début du 20e siècle, la longeole apparaît dans plusieurs livres de cuisine édités aussi bien côté suisse que côté français et figure en bonne place sur les menus des auberges de campagne. Les maraîchers genevois organisent des expositions de fruits et légumes ainsi que des « Foires aux Longeoles » avec la collaboration de la Société des Charcutiers de Genève.
La Croix-de-Rozon fut le théâtre de plusieurs de ces manifestations. Le 26 décembre 1926 par exemple, Jules Balthazard y organise une exposition horticole avec le concours de la fanfare de Compesières dont il est le président. Puis, le 2 octobre 1932, une Foire aux longeoles ainsi qu’une exposition horticole. Cette année-là, la fanfare de Versoix s’était jointe à celle de Compesières pour animer la fête.
Ce vendredi 1er mars, il pleuvine, il vente, il fait froid, mais cela ne décourage pas les habitants du village qui ont apporté comme convenu des longeoles genevoises ou savoyardes et des gratins de pommes de terre, de cardons ou de fenouils. Ceux qui ne sont pas familiarisés avec la cuisine locale ont amené des pâtisseries et de quoi arroser abondamment ces mets campagnards.
Baràvingt 1er février
Chaud les marrons!
Bravant la neige et le froid et faisant fi des giclées émises par les véhicules de pendulaires pressés, une dizaine d’autochtones se sont retrouvés le vendredi 1er février pour une dégustation de châtaignes savamment grillées par Luigi.
Espérons un temps plus clément pour notre prochain rendez-vous, le vendredi 1er mars à 18 heures. La longeole, spécialité culinaire locale par excellence sera à l’honneur!
Baràvingt Spécial Noël
On aurait pu penser que le froid et les intempéries dissuaderaient les gens de se rendre au Baràvingt spécialement ouvert, en ce dimanche 23 décembre, pour fêter Noël. Mais il n’en fut rien et une joyeuse assemblée ne tarda pas à se réunir autour de la fontaine et du sapin joliment décoré par Sarah et ses filles. Elles avaient aussi préparé du vin chaud et du thé pour accompagner les pâtisseries « maison » et autres friandises apportées par les convives.
Avez-vous connu l’époque où on allait acheter son pain à la boulangerie du village ? On y trouvait aussi de délicieuses pâtisseries et notamment, au moment des fêtes de fin d’année, les fameuses rissoles aux poires.
Pour satisfaire sa fidèle clientèle, Albert Roguet devait se procurer une centaine de kilos de poires blesson, une variété très ancienne qu’on trouve encore dans quelques vieux vergers de la commune et des environs (sinon il y en a dans certaines épiceries et au marché de Collonges).
Recette des rissoles aux poires
La boulangerie de Landecy a fermé en 2005. Cependant, Albert a bien voulu nous communiquer sa recette des rissoles, la voici :
Farce
2 kilos de poires à rissoles
500 grammes de sucre en poudre
400 grammes de raisins secs
200 grammes d’orangeat
200 grammes de citronnat
2 bâtons de cannelle
Mettre les poires sans les peler 20 minutes au four. Enlever le cœur et broyer (on peut aussi peler les poires et les couper en petits dés).
Mettre cette préparation dans une casserole en cuivre
Ajouter les ingrédients, mélanger.
Faire cuire à feu moyen en remuant (ajouter éventuellement un peu d’eau, au début pour éviter que ça brûle !) Baisser le feu et laisser cuire pendant 1h30 au moins
Confection des rissoles
Prendre une cuillère de farce et la déposer sur de la pâte feuilletée puis former la rissole en la découpant avec une roulette ou à défaut avec une tasse ou un verre. Badigeonner les rissoles avec du jaune d’œuf et mettre au four à 200 degrés sur une plaque enfarinée. Temps de cuisson : 15 à 20 minutes.
Pour punir les gloutons, confectionner une ou deux rissoles plus grosses que les autres en mettant du fromage en guise de farce !
Atelier rissoles
Afin que cette belle tradition subsiste, un atelier permettant d’apprendre à faire les rissoles fut organisé la veille, soit le samedi 22 décembre. Plusieurs recettes furent expérimentées, avec un égal succès !
Devinette
Plusieurs personnes ont trouvé la réponse : il s’agissait de l’ancien cimetière protestant situé au début du Chemin des Côtes de Landecy (près du pressoir).
On profita de la réunion pour procéder au tirage au sort et la main innocente de la plus jeune, Sienna, désigna le gagnant : Alain Magro qui reçut comme prix un livre intitulé « L’ogre du Salève ». Ce polar haletant, est l’œuvre d’une jeune romancière genevoise, Olivia Gerig. Elle s’est inspirée de faits réels qui se sont déroulés près de chez nous, dans la région du Chable et dans des grottes du Salève. Quand vous irez vous promener sur les lieux, prenez garde aux cannibales !
Vous trouverez prochainement sur le site internet, dans la rubrique « histoire locale », quelques informations sur le cimetière de Landecy.
Bonne année 2019
Vive Pro Landecy !
E.G.
31 décembre 2018
Bar A 20 – Special ESCALADE
Le mardi 11 décembre au soir, les habitants de Landecy ont fêté l’Escalade autour de la fontaine du village.
Malgré le froid, de nombreux participants se sont pressés autour de la marmite traditionnelle.
Braseros pour se réchauffer, soupe chaude, vin chaud, victuailles ont accompagné ce moment de convivialité.
Les chants traditionnels ont résonné dans la rue du village.
Et la marmite à été brisée pour la plus grande joie des enfants présents en nombre.
Un grand merci aux bénévoles qui ont oeuvré en coulisses.
Rendez-vous est pris pour l’année prochaine.
Cueillette des pommes dans le verger d’Emilien
Le dimanche 16 septembre, vers 10 heures, une douzaine d’habitants de Landecy se retrouvent près de la fontaine du village. Munis de sacs à dos ou de paniers, ils se dirigent maintenant, à pied ou à vélo du côté de Verbant où se trouve le verger d’Emilien.
Il s’agit d’un verger « hautes tiges », ainsi nommé parce que le tronc des arbres a environ deux mètres de haut. La période de formation de ces arbres étant très longue, huit à dix ans, l’horticulteur doit faire preuve d’une grande patience. Cependant devenus adultes ils pourront produire en abondance des fruits savoureux, pendant plusieurs décennies, tout en jouant un rôle écologique remarquable. Ce sont des élèves de l’école de Compesières, encadrés par Nicolas Varidel, jardinier attitré de Pro Natura, qui ont planté ces arbres, en novembre 2006 et ce n’est que depuis un an ou deux qu’ils commencent à donner des fruits.
A l’entrée du verger se dressent deux poiriers Marlioz destinés à perpétuer la tradition des rissoles. C’est en effet avec des poires de cette variété que l’on farcit cette spécialité culinaire régionale fort prisée qui apparaît sur les tables de nombreuses familles au moment des fêtes de fin d’année. Il y a quelques années encore, on pouvait venir acheter des rissoles à la boulangerie de Landecy, mais malheureusement ce n’est plus possible depuis qu’Albert Roguet a pris sa retraite.
Après les poiriers, il y a deux cerisiers, puis deux mirabelliers. Mais ces arbres ayant déjà donné leurs fruits, ils ne retiennent guère l’attention des cueilleurs qui s’avancent rapidement au cœur du verger où une douzaine de pommiers chargés de fruits les attendent.
Il s’agit de variétés anciennes, introuvables dans les magasins d’alimentation:
- La reinette de Courthay, une pomme d’origine genevoise, également présente dans le pays de Gex.
- La Berlepsch, d’un rouge intense qui doit son nom ä un baron.
- La Jacques Lebel, originaire d’Amiens, particulièrement succulente sous forme de tartes ou de beignets.
- La Bohnapfel, originaire d’Allemagne, recommandée pour le cidre. On peut la conserver longtemps, dans une bonne cave, car elle ne se rabougrit pas.
- La pomme d’Api, ramenée par Apius, un général romain, d’une campagne au Moyen Orient. Petite, ses vives couleurs et sa forme pentagonale qui rappelle une étoile la rende très décorative.
Emilien donne quelques explications sur l’origine du verger et recommande la prudence : attention aux guêpes qui pourraient se trouver à l’intérieur d’une pomme becquetée par les corneilles !
Mais déjà chacun s’approche pour goûter au plaisir de mordre dans un fruit muri sur l’arbre, d’une saveur nouvelle, tout en remplissant son sac ou son panier.
E.G. 18 octobre 2018
Fête du village
Dimanche 2 septembre 2018
Landecy était autrefois un village très vivant. L’agriculture et les activités qui en dépendent employaient beaucoup de monde : bergers, charretiers et ouvriers de campagne. A cela s’ajoutait des artisans et de petits commerçants : Joseph Morard le forgeron auquel succéda Henri Evard, Paltani le cordonnier, le P’tit –Gars, un cirier qui fabriquait des bougies et des cierges à Carouge pendant que sa femme tenait l’épicerie du village, Roguet le boulanger et son concurrent Bussat. Toutes ces personnes venaient assidument au Café du soleil levant, ou plutôt Chez l’Alice, femme d’Henri Boymond, vigneron et cafetier.
Derrière le bistrot se trouvait la « Cour des Miracles » un lieu qui doit son nom à certaines activités souvent peu recommandables qui s’y déroulaient. En effet, c’est là que les contrebandiers de tabac préparaient leurs expéditions avant de monter sur les vignes en empruntant le Boulevard des Belles-Filles, « tout un programme » comme dit Jacques Delétraz, grand connaisseur de l’histoire locale, dans un de ses récits !
Je me souviens pour ma part d’une fête du village tenue à cet endroit emblématique où Jacques Delétraz, maire de la commune, fit un exposé sur Landecy en soulignant l’intérêt de connaître son histoire et la valeur de ce patrimoine.
Quelques années plus tard, dans cette même Cour, Roberto, un cuisinier de renom (une étoile au Michelin) qui avait repris le café pour en faire un restaurant gastronomique, régala l’assemblée d’une soupe de sa composition. Il voulait peut-être aussi se faire pardonner les changements opéré dans son établissement afin d’y attirer une nouvelle clientèle, plus huppée. Le temps fut ainsi révolu ou les gens du village en tenue de travail venaient boire une picholette « Chez l’Alice ».
Cependant, à cette même époque, l’agriculture connut de grands changements. La mécanisation des travaux des champs et la disparition du bétail eurent notamment pour conséquence la transformation progressive des bâtiments agricoles en logements et la « Cour des miracles » eut bientôt pour seule fonction d’accueillir les voitures des nouveaux venus.
C’est le début d’une longue léthargie. L’absence de place publique, de lieu de rencontre se fait cruellement sentir. Cependant, à la fin des années 90, de grands travaux sont effectués dans Landecy : la mise en séparatif des eaux usées. On saisit cette occasion pour organiser, le 12 septembre 1999, une grande fête sous un chapiteau installé à la Route du Prieur à laquelle furent conviés tous les habitants du village.
Depuis lors, « La Fête du village » se tient régulièrement chaque année au début du mois de septembre, chez des privés, dans les endroits qui s’y prêtent : dans l’une des cours du domaine Micheli, dans l’enceinte du « Rural », un bâtiment agricole du Domaine des Dames abritant maintenant des logements ; au hangar de la famille Despraz, là où le chemin de la Moëtte après s’être faufilé entre les maisons, s’échappe vers les vignes; dans le jardin d’Emilien Grivel, au milieu de la route du Prieur. Une année, elle s’est tenue au fond du « Chemin de la Fontaine », et une autre fois dans la cour des Evard. Enfin, cette année, elle s’est déroulée dans la belle cour pavée de la maison Baulacre, dont la famille Meyer-Harbarth est aujourd’hui propriétaire.
Comme à l’accoutumée, chacun amena des mets de sa préparation et des boissons souvent alcoolisées ! Par exemple la fameuse « sangria » préparée par Péri selon une recette très personnelle. La tarte aux pruneaux fut à l’honneur et les macarons apportés par Albert, l’ancien boulanger, recueillirent tous les suffrages. Les voitures se montrant discrètes le dimanche sur la route du Prieur, les enfants en profitèrent pour la sillonner en tous sens à vélo, en tricycle, en trottinette, ou sur d’autres engins à roulettes.
Remercions tous ceux qui ont contribué au succès de cette fête agrémentée par les airs entraînants, accompagnés à la guitare, de Gabor et de Charles ainsi que par les contes de Judith renforçant ainsi le caractère familial et bon enfant de cet événement festif.
E.G. 15 octobre 2018
Inauguration du « Baràvingt »
Nous sommes le mercredi 27 juin, à l’heure de l’apéritif.
– Mais quelle est cette foule en conversation animée et un verre à la main, autour de la fontaine du village?
– Des gens de Landecy venus assister à l’inauguration du « Baràvingt ».
La fontaine couverte, en bordure de la rue du village, étant l’unique emplacement public de Landecy, l’idée a germé d’aménager sommairement cet espace, certes exigu, pour en faire un lieu de rencontre. Des membres futés de Pro Landecy ont donc installé, en guise de sièges, des planches encastrées dans les bornes protégeant le bassin, ainsi qu’un ingénieux dispositif permettant d’avoir à portée de main des bouteilles baignant dans l’eau fraîche.
La population du village est très variée. On y trouve encore des familles paysannes établies à Landecy depuis fort longtemps, des descendants des bourgeois de Genève ayant acquis des terres en ces lieux, au 17e et 18e siècle, des citadins, séduits par la beauté et la tranquillité du site, venus s’installer à Landecy, au fil du temps. Enfin, ces dernières décennies, la transformation de bâtiments agricoles désaffectés et la construction de plusieurs villas a permis l’arrivée d’une population nouvelle.
Il manquait cependant un endroit pour faire connaissance ou tisser des liens plus solides. C’est donc avec un plaisir évident que les villageois ont découvert ce lieu propice à la convivialité.
Il convient ici de rappeler que de tout temps, la fontaine, tout en ayant une fonction utilitaire, jouait un rôle social important. Avant l’arrivée de l’eau courante (en 1912, avec la construction du château d’eau), les gens venaient chercher de l’eau à la fontaine et remplissaient la pierre à eau, petit bassin de roc encastré dans le mur de la cuisine au-dessus de l’évier. La fontaine constituait aussi une réserve d’eau en cas d’incendie, on y abreuvait le bétail, on y faisait tremper les tonneaux et les brantes avant les vendanges et on y lavait les légumes avant d’aller les vendre au marché.
Quand j’étais enfant, la fontaine de Landecy avait deux bassins, l’un en pierre et l’autre en ciment. Je me souviens de la mère Boget qui venait faire, deux fois par an, les grandes lessives. Parfois un petit garnement s’amusait à retirer la bonde du second bassin, au grand dam de la brave femme obligée d’attendre que le niveau de l’eau soit à nouveau suffisant pour poursuivre son ouvrage.
Mais la fontaine se prêtait aussi à des jeux plus innocents. Pendant l’été, par exemple, les enfants du village s’y baignaient en « cuissettes » ou venaient faire naviguer à sa surface de petits bateaux à voile ou à moteur.
A l’exemple de Charrot, où les gens se retrouvent périodiquement autour de sa belle fontaine, et de Saconnex d’Arve, où l’association Sacapéro organise des rencontres dans « la petite école », les habitants de Landecy vont avoir maintenant l’occasion de se réunir périodiquement au Baràvingt pour des moments de rencontre et de partage.
E.G. Juillet 2018
Le Feuillu
Le dimanche 6 mai s’est tenu le Feuillu de Landecy. Le cortège a traversé le village en chantant le retour du joyeux mois de mai, les « grands » tirant un char fleuri sur lequel se trouvaient les « époux ».
Le Feuillu est une tradition très ancienne qui émane de rites pratiqués depuis des temps immémoriaux par les sociétés agraires. A la fin de l’hiver, le renouveau de la nature et la période des amours étaient célébrés par des chants et des danses et par des présents aux divinités pour qu’elles accordent des récoltes abondantes.
Ces festivités païennes étaient réprouvées par l’Eglise qui cherchait parfois à les interdire. Cependant elles se sont maintenues dans certains villages de notre région, à Confignon, à Perly-Certoux, à Plan-les-Ouates, à Saconnex-d’Arve.
Sur notre commune, si cette coutume a disparu à Bardonnex, elle subsiste à Charrot. En ce qui concerne Landecy, après plusieurs années d’interruption, elle a repris il y a 7 ans. Souhaitons lui longue vie !
E.G. 22 mai 2018
Défilé et concert de la fanfare de Plan-les-Ouates à Landecy.
Le dimanche 15 avril, la Musique municipale de Plan-les-Ouates est venue à Landecy. Sous un soleil radieux et devant un public enthousiaste, elle a défilé dans la rue du village, puis elle a donné un concert dans la cour de l’ancien domaine Baulacre.
A la fin du concert, Emilien Grivel, petit-fils de Jules Balthazard et membre de Pro LANDECY, prononça une brève allocution suivie de la remise, en guise de remerciements, de cinq photos historiques encadrées, destinées à orner les locaux de la Musique municipale de Plan-les Ouates.
Après un apéritif agrémenté de délicieuses pizzas, sorties toutes chaudes du four à bois mobile de Jérémie, les participants eurent le plaisir de s’attabler dans la rue du village, fermée au trafic automobile à cette occasion, et de partager dans la bonne humeur un « repas canadien ».
Pourquoi cette manifestation ? – En raison de liens historiques.
En effet , en 1883, Charles Reymond, instituteur à Compesières, fonde La Fanfare de Compesières et Collonges-sous-Salève. La Société entre en crise quand, en 1896, Charles Reymond quitte la commune, mais elle est relancée, en janvier 1912, sous le nom de Fanfare de Compesières par Jules Balthazard, instituteur à Compesières lui aussi. Les répétitions commencent à la Petite école de Landecy. Le 28 avril, ce fut la première sortie, véritable marche triomphale dans la commune de Bardonnex. Jules Balthazard sera le président de la Fanfare de Compesières jusqu’en 1938.
La fanfare participe à tous les événements, à la Vogue de Bardonnex, à la Fête des promotions à Compesières, aux banquets des sociétés de jeunesse telle « La Solide » de Plan-les- Ouates, à des fêtes champêtres organisée à La Croix-de-Rozon comme l’exposition horticole en 1926 ou à la foire aux longeoles en 1932.
Jules Balthazard est élu Président de la Fédération musicale genevoise en 1922. Cette même année, la Fête de la Fédération a lieu à Landecy, dans la Campagne Micheli.
En 1938, Jules Balthazard donne sa démission, après 27 années de présidence. Cependant, il reste Président de la Fédération musicale genevoise, fonction qu’il occupera jusqu’en 1948.
En veilleuse pendant la 2e guerre mondiale, la formation renaît sous le nom de Fanfare de Plan-les-Ouates en 1955, mais les liens avec Bardonnex restent très étroits.
Après le décès Jules Balthazard (1954) la fanfare viendra régulièrement donner une aubade à Landecy sous les fenêtres de la maison familiale.
En 1966, la Fanfare est élevée au rang de Musique municipale de Plan-les Ouates.
E.G. 4 octobre 2018