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L'agence d'évaluation américaine Moody's a abaissé mardi de trois crans la note de l'Italie, expliquant voir une hausse des risques de financement pour les pays de la zone euro ayant un niveau élevé d'endettement. Silvio Berlusconi s'attendait à cette décision.
Moody's a assorti sa décision d'une perspective négative. En bref, l'agence pourrait encore abaisser la note des obligations d'Etat italiennes à l'avenir. Pour les émissions d'obligations publiques à court terme, l'agence a en revanche maintenu sa note de Prime-1.
Moody's a donné comme premier motif à ce déclassement "l'accroissement des risques pour le financement des dettes publiques élevées dans la zone euro (pour des pays) comme l'Italie en raison de l'érosion soutenue et non cyclique de la confiance" des investisseurs.
Selon Moody's, une autre raison réside dans les "risques et le temps dont aura besoin le gouvernement pour atteindre ses objectifs de réduction du déficit et pour inverser la tendance (à l'accroissement) de la dette publique en raison des incertitudes économiques et politiques".
Rome minimise
Le gouvernement italien de Silvio Berlusconi a cherché à minimiser mercredi la décision de l'agence d'évaluation. Rome a confirmé que ce déclassement était "attendu". "Le gouvernement italien travaille avec l'engagement maximum pour atteindre ses objectifs budgétaires", a encore ajouté le chef du gouvernement.
"Le déclassement (de Moody's) est un coup de massue. L'Italie mérite mieux que cette notation", a lancé mercredi Pierluigi Bersani, le chef du Parti Démocrate, la principale formation de l'opposition de gauche en Italie.
Après Standard and Poor's
L'agence avait annoncé le 16 septembre qu'elle prolongeait la période d'examen de la note souveraine de l'Italie pour prendre le temps d'examiner des mesures budgétaires adoptées à la mi-septembre.
Une autre agence de notation, Standard and Poor's, a abaissé la note italienne (à A contre A+) le 19 septembre dernier, là aussi en raison de perspectives de croissance jugées trop faibles.
ATS