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L'école des cancres. L'éducation populaire à la fin de l'Ancien Régime
Musée jurassien d'art et d'histoire (MJAH) - Delémont
Dès la fin du Moyen Âge, les paroisses sont censées entretenir un maître d'école placé sous la surveillance du curé. En théorie, les enfants du peuple de 7 à environ 14 ans doivent donc aller en classe pour apprendre à lire, écrire, compter (et le catéchisme, naturellement). En pratique, les choses sont bien différentes. Si les villes abritent assez tôt des écoles de bonne qualité, les campagnes sont très mal loties : nombre de communautés n'ont pas de maître, les enfants ne vont pas tous à l'école - et ceux qui y vont la quittent souvent presque aussi ignorants qu'ils n'y sont entrés ! En 1784, l'administration du prince-évêque de Bâle lance une grande réforme scolaire visant à rendre l'enseignement élémentaire obligatoire et à en assurer la qualité - mais les résultats seront plutôt mitigés...
Le conférencier
Jean-Claude Rebetez, conservateur des Archives de l'ancien Evêché de Bâle. Chargé du cours de paléographie médiévale latine et allemande à l'Université de Bâle depuis 1997. Membre de l'Institut jurassien. Auteur de recherches sur l'histoire de l'Arc jurassien helvétique et de la région bâloise, en particulier dans les domaines de l'histoire ecclésiastique, institutionnelle et des sciences auxiliaires.
Musée jurassien d'art et d'histoire (MJAH)
Rue du 23-Juin 52
2800 Delémont