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Le jeune économiste Andrés Arauz s'est placé en tête du premier tour du 7 février avec 32,72% des voix contre 19,74% à l'ex-banquier de droite Guillermo Lasso et 19,39% au leader indigène de gauche Yaku Perez.
Ces résultats définitifs, proclamés par le Conseil national électoral (CNE) dans la nuit de samedi à dimanche, ont été approuvés par quatre des cinq membres du CNE présents à l'issue d'une longue session qui s'est achevée tard dans la nuit.
Le vainqueur du second tour succédera au président sortant Lenin Moreno, ex-allié du président Correa (2007-2017), qui ne se représentait pas et terminera son mandat de quatre ans le 24 mai.
Une fraude dénoncée par Yaku Perez
L'avocat écologiste Yaku Perez, candidat du parti Pachakutik, bras politique du mouvement indigène, a dénoncé une fraude en faveur de son adversaire de droite, qui l'a devancé de peu.
"Au 3e jour (du décompte préliminaire) nous étions à la deuxième place et au 4e jour, ils nous mettent à la troisième place. C'est de la fraude!", a-t-il affirmé samedi depuis Riobamba (sud).
Le leader indigène avait demandé, en vain, un nouveau décompte des voix au CNE et il pourrait désormais légalement contester devant la justice ces résultats définitifs du premier tour, auquel ont participé 16 candidats.
"La démocratie a triomphé"
"Aujourd'hui, la démocratie a triomphé. Nous allons à ce second tour avec énergie et optimisme", a pour sa part affirmé Guillermo Lasso après la proclamation des résultats définitifs.
Ce conservateur, âgé de 65 ans et qui se présente pour la troisième fois à la présidentielle sous la bannière de son mouvement Créer des opportunités (droite), est le principal opposant à Rafael Correa.
Il avait été vaincu dès le premier tour en 2013 face à l'ancien président, puis à nouveau battu en 2017 mais de seulement deux points au second tour par Lenin Moreno.
ats/jfe