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"De par mon expérience de conseillère d'Etat à Genève, je sais que le gouvernement jouit d'une légitimité plus importante lorsqu'il est élu par le peuple", a déclaré l'ancienne conseillère fédérale socialiste Micheline Calmy-Rey.
Par ailleurs, l'équilibre entre le Conseil fédéral et le Parlement est selon elle actuellement perturbé: le législatif dispose de trop de pouvoir par rapport au gouvernement.
Ce déséquilibre a pour conséquence que le Conseil fédéral ne prend pas assez ses responsabilités lorsqu'il s'agit de concrétiser ses visions.
Une approche plus décidée dans la conduite des dossiers serait bénéfique pour le gouvernement. "Les votations et élections populaires constituent un principe essentiel de notre système démocratique", a-t-elle souligné.
Système proportionnel préféré
L'initiative de l'UDC n'est certes pas parfaite. Si le PS l'avait conçue, il aurait préféré le système proportionnel au système majoritaire. "Mais la votation à venir porte sur le principe, et je trouve cela juste", a-t-elle poursuivi.
Micheline Calmy-Rey ne redoute pas une évolution sur le modèle américain avec des campagnes électorales coûteuses. L'influence des bailleurs de fonds pourrait être limitée par des lois efficaces portant sur le financement des campagnes électorales et de votations.
Un éventuel changement de la composition du collège dépendrait des candidats en lice. Les Romands seraient obligés de bien parler l'allemand, tandis que les Alémaniques se verraient contraints de maîtriser le français. La cohésion nationale s'en trouverait renforcée, selon elle.
ats/hend