Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06985.jsonl.gz/400

La marque préférée de James Bond subissait "un coup de frein" sur la place britannique après la publication d'informations "laissant entendre que (l'entreprise) cherchait à lever de l'argent pour assurer son avenir", a indiqué Russ Mould, analyste de AJ Bell.
L'action d'Aston Martin chutait de 16,08% à 403 pence jeudi vers 13H30 GMT.
Le fabriquant britannique cherche à "renforcer de façon significative sa situation financière tout en augmentant les investissements", avait indiqué le magazine britannique Autocar dans un article publié mercredi sur son site internet, évoquant des "investisseurs potentiels liés à l'Arabie Saoudite et aux Etats-Unis".
Aston Martin a accumulé les déconvenues depuis son entrée ratée en Bourse à Londres fin 2018 et de potentiels investisseurs "demanderaient sans aucun doute une forte compensation pour les risques encourus", estime Russ Mould.
Sauvée de la faillite début 2020 par le milliardaire canadien Lawrence Stroll, devenu président exécutif, la marque cherche désormais à évoluer encore davantage vers le luxe et à amorcer le virage vers l'électrification.
Le constructeur avait annoncé en mai le départ de son directeur général, Tobias Moers, remplacé par l'ancien patron de Ferrari, Amedeo Felisa, alors que sa perte s'était creusée au premier trimestre.
Aston Martin Lagonda avait cependant divisé ses pertes par deux en 2021, porté par une forte accélération des ventes avec la levée des restrictions liées à la pandémie.
Le constructeur reste à la traîne pour l'électrification de ses modèles.
La marque a pour objectif à horizon 2024-2025 de vendre 10'000 voitures par an, pour un chiffre d'affaires de 2 milliards de livres et un Ebitda de 500 millions de livres.