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Pierre Dubochet | 29 mai 2013
Cerveau et ondes artificielles
Le Dr Robert O. Becker s'est intéressé aux fréquences extrêmement basses (ELF) au début des années 60. Il utilise un courant continu (CC) pour transporter le signal ELF. Le signal ELF circule comme un passager dans une voiture : il conserve ses propres caractéristiques, tout en étant porté vers sa destination spécifique. Le Dr Becker a testé ce concept sur des volontaires, avec des signaux compris en 1 et 10 Hertz. Certains cobayes ont eu une perte de capacité de leur conscience. Les faibles ondes ELF sans le courant continue avaient un effet très faible. Au-dessus de 10 Hertz et en association avec le CC, les effets retombaient progressivement. Ces recherches prouvent également que des ondes ELF influencent des processus cérébraux.
L’éventail complet des réactions émotionnelles et intellectuelles est le résultat de combinaisons neurochimiques très spécifiques des neurotransmetteurs. Ils sont sécrétés lors d’impulsions électriques aux fréquences spécifiques. Des mélanges précis de ces sécrétions cérébrales sont responsables d’états mentaux particuliers, tels que la peur du noir, ou une concentration
intense (1).
La fréquence cérébrale dominante peut être modifiée par une stimulation crânienne, des sons, des signaux électromagnétiques, des ondes radioélectriques, des systèmes à impulsion lumineuse et d'autres appareils encore.
Les avancées technologiques actuelles ont été intégrées dans des systèmes particuliers de contrôle et de commande. Le but de ces systèmes de biofeedback cérébral en temps réel est d’être capable de contrôler et de modifier son activité cérébrale en vue d’obtenir des résultats bénéfiques. Ces appareils simple d’emploi, qui montrent les tracés de ses propres ondes cérébrales sur l’écran d’un ordinateur au moment même où l’on pense ou agit, proposent à domicile ce que les laboratoires, celui de Michael Hutchison par exemple, expérimentaient il y a moins de vingt ans. Cela va de faciliter l'endormissement, la relaxation, en passant par une meilleure maîtrise de la douleur, l’aide à l’apprentissage et l’amélioration de la mémoire
(2), (3), (4).
Michael Hutchison va plus loin encore. Il affirme qu'en influençant le cerveau de manière électrique, on peut guérir de dysfonctionnements du système nerveux, corriger un déficit de la concentration et des dysfonctionnements dus à l’hyperactivité chez les enfants. On peut même résoudre des problèmes de dépendances aux drogues et à l’alcool. L'électronique nous permet de rêver au remplacement d'une médecine dont les traitements seraient davantage électroniques que médicamenteux.
La société américaine Biomedical Instruments commercialise des appareils électro-médicaux utilisés pour le contrôle ou la manipulation de l’activité cérébrale. En exploitant différentes fréquences combinées à des formes d’ondes spécifiques, leurs systèmes déclenchent des libérations de neurochimiques qui entraîne à leur tour des réactions de peur, de désir, de dépression, d’amour, etc.
L’American Biotech Corporation vend des systèmes destinées à atteindre des états de méditation très profonde (des états de conscience habituellement atteints après des années d’entraînement), une augmentation du taux de récupération des dysfonctionnements cérébraux, causés par une attaque d’apoplexie ou un accident et des améliorations chez les enfants souffrant de troubles de l’attention et d’autres dysfonctionnements.
Les utilisateurs de ces machines électroniques sont capables de reproduire divers états mentaux spécifiques en l’espace de trente à soixante jours en moyenne.
(1) Michael Hutchison : Mega Brain, New Tools and techniques for Brain Growth and Mind expansion » ,1986 p114
(2) Sheila Ostrander & Lynn Schroeder : « Super Learning »
(3) Michael Hutchison : Mega Brain power 1994
(4) Michael Hutchison : Mega Brain , New Tools and techniques for Brain Growth and Mind expansion » ,1986
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