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Les Médecins pour l'environnement soutiennent la sortie du nucléaire
Selon ces médecins, le système d'alerte à la population n'est plus adapté aux nouvelles technologies. En cas d'accident nucléaire, des sirènes retentissent et la population est alors censée écouter les consignes données à la radio.
Le problème, estiment ces médecins, c'est qu'un accident nucléaire peut entraîner une panne générale d'électricité. Autrement dit, il faut avoir à disposition un appareil à piles et qui capte les ondes FM, puisque toute transmission par internet ou smartphone serait coupée. Or, qui possède aujourd'hui une telle radio portative? Peu de monde, estime cette association.
Scénario irréaliste
Autre difficulté en cas d'accident nucléaire: l'évacuation. En théorie, les entreprises de transport sont censées mettre à disposition leurs véhicules. Mais les chauffeurs seront-ils d'accord d'aller évacuer des villages près d'une centrale éventrée? Les médecins pour l'environnement en doutent. Ils estiment que la plupart des chauffeurs préféreront rejoindre leur famille, en lieu sûr.
Ce collectif doute aussi de la pertinence du scénario imaginé par les autorités fédérales qui tablent sur une radioactivité 10 fois moins élevée qu'à Fukushima et sur l'apparition d'un nuage radioactif 6 heures après l'accident. Ca n'est tout simplement pas réaliste, estime cette organisation, qui plaide pour la sortie du nucléaire soumise au vote le 27 novembre prochain.
Pietro Bugnon/lgr
Publié le 13 octobre 2016 à 12:54