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Glencore estime avoir déjà réalisé des progrès "substantiels" dans le cadre de ses programmes de réduction d'endettement et de financement, dans un contexte de chute des prix. Le géant zougois des matières premières veut davantage réduire sa production de cuivre.
En parallèle à son rapport de production pour le 3e trimestre, Glencore précise mercredi que le placement de nouvelles actions effectué en septembre a permis de lever 2,5 milliards de dollars (2,48 milliards de francs). La suspension du versement de dividendes entre la fin de l'année et le début 2016 apportera quant à elle 2,4 milliards d'économies.
Glencore mentionne un apport supplémentaire de 900 millions de dollars, au titre d'un nouvel accord de livraison d'argent avec son partenaire canadien Silver Wheaton, dévoilé mercredi. Etablie à Vancouver, la société active dans les métaux précieux signe des accords en vue de l'acquisition anticipée d'une partie de la production d'un site d'extraction.
Le groupe basé à Baar attend également des gains à la faveur de la cession de ses participations minoritaires dans les activités agricoles ainsi que les mines de cuivre de Lomas Bayas, au Chili, et Cobar, en Australie. Glencore note que le processus de vente a débuté.
Production réduite après neuf mois
A fin septembre, les liquidités disponibles se montaient à 13,8 milliards de dollars, contre 10,5 milliards trois mois plus tôt. Sur la période, Glencore a remboursé trois emprunts d'un montant total de 1,95 milliard. Le groupe a aussi racheté des emprunts à hauteur de près de 400 millions de dollars.
Au niveau de ses opérations, Glencore ajoute que son projet de réduction de la production de cuivre vise désormais 455'000 tonnes d'ici à fin 2017, contre 400'000 tonnes précédemment. De plus, la multinationale renonce à mettre sur le marché 500'000 tonnes de zinc et 100'000 tonnes de cuivre, dans l'attente d'une remontée des prix. L'extraction de ces matières sera adaptée en conséquence.
Après neuf mois en 2015, la production de cuivre de Glencore s'est ainsi tassée de 2% au regard de la période correspondante de l'an passé, à 1,13 million de tonnes. Outre l'impact de la suspension de l'activité de la mine de Katanga, en République démocratique du Congo, annoncé en septembre, la baisse illustre aussi un apport moindre de la mine d'Alumbrera, en Argentine, arrivée en fin de cycle d'exploitation.
Sur l'ensemble de l'exercice 2015 Glencore entend porter sa dette nette à un montant avoisinant les 25 milliards de dollars. Un an plus tard, l'endettement net devrait se situer à 20 milliards. L'entreprise maintient par ailleurs son objectif en matière de résultat d'exploitation avant intérêts et impôts (EBIT) pour les activités de négoce entre 2,5 et 2,6 milliards de dollars.
Investisseurs rassurés
Glencore dévoilera de plus amples informations quant à ses ambitions à moyen terme, le 10 décembre à l'occasion d'une conférence téléphonique. Les investisseurs ont réservé un accueil favorable à ce point de situation, le titre Glencore gagnant près de 5% après une demi-heure de négoce à la Bourse de Londres à 125,22 pence.
Pour mémoire, étranglé par la baisse des cours des matières premières, le géant zougois a bouclé le premier semestre 2015 dans le rouge, essuyant une perte nette de 676 millions de dollars, contre un bénéfice net de 1,72 milliard un an auparavant. Son chiffre d'affaires s'est contracté de plus d'un quart.
L'action du géant zougois a depuis vécu quelques tourments, notamment en raison des inquiétudes des investisseurs quant à l'imposante dette de la société. Ainsi, le 19 août dernier, date de la publication de la performance semestrielle, le titre valait 158,95 pence, contre un cours d'introduction de 530 pence en 2011.
ATS