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Rédigé par Philippe Boehler et publié depuis
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Portrait de Bossuet par Hyacinthe Rigaud
le 27 septembre 1627 : naissance de Jacques Bénigne Bossuet, évêque de Meaux, prédicateur et écrivain.
Sorti d'une famille de magistrat, formé par les Jésuites de Dijon, il est ordonné prêtre et devient l'archidiacre de Sarrebourg en 1652, puis de Metz en 1654.
Il se fait rapidement une grande réputation pour ses sermons et ses panégyriques de saints, prêche un Avent et un Carême devant le Roi et la reine-mère. Sa sainteté et cet art oratoire lui permettent de convertir de nombreux Protestants parmi lesquels, Turenne et sa nièce Mademoiselle de Duras, ou de Dangeau, pour qui, il écrit l'Exposition de la doctrine de l'Église. (Voir la chronique du 11 septembre)
Beaucoup de ses discours sont improvisés et ont donc été perdus. En effet, quelques heures avant de monter en chaire, il médite son texte et le couche sur papier agrémenté de quelques passages des Pères de l'Eglises, puis se livre à l'inspiration du moment, et à l'impression qu'il produit sur ses auditeurs.
Et seuls sont restés quelque deux cents des cinq ou six cents sermons prononcés. Le 21 septembre 1670, Charles-Maurice Le Tellier, archevêque de Reims, sacre Jacques Bénigne Bossuet évêque de Condom (Gers).
En 1671, Bossuet devient le précepteur du Dauphin.
Et il écrit lui-même les livres de classe pour son royal élève, parmi lesquels se trouve le Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même.
Il prononce douze oraisons funèbres qui sont des chefs-d'œuvre d'éloquence, inédits depuis l'Antiquité. Il est élu membre de l'Académie française en 1671.
En 1681, une fois l'éducation du Dauphin achevée, il est nommé évêque de Meaux ; rédige le célèbre Catéchisme de Meaux et pour les religieuses de son diocèse les Méditations sur l'Évangile et les Élévations sur les Mystères.
Il dirige la rédaction des Quatre articles de 1682 qui sont, selon Bernard Basse, à la source des deux funestes évolutions de la monarchie française légitime et tempérée : le gallicanisme et l'absolutisme.
Parmi ces œuvres les plus célèbres se trouvent :
Réfutation du catéchisme du Sr Paul Ferry, ministre de la religion prétendue reformée
Oraison funèbre d'Henriette-Marie de France
Exposition de la doctrine de l'église catholique sur les matières de controverse.
Discours sur l'Histoire universelle
Histoire des variations des Églises protestantes
Défense de la Tradition et des saints Pères
Maximes et réflexions sur la comédie
Explication de la prophétie d'Isaïe
La Politique tirée des propres paroles de l'Écriture sainte(publié à titre posthume)
Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même(publié à titre posthume)
Sermons(publié à titre posthume)
Traité de la concupiscence(publié à titre posthume)
Bossuet meurt à Paris le 12 avril 1704 de la maladie de la pierre. Voir la chronique du 12 avril. Des Statues de Bossuet se trouvent encore dans de nombreux endroits comme dans l'enceinte de l'Académie française, à Paris, sur la fontaine Saint-Sulpice, place Saint-Sulpice à Paris, dans la Cathédrale Saint-Étienne de Meaux ; ville où il fut évêque, ce monument a été fait en 1911.
Pour les amateurs de documentation , je leur signale qu'en ouvrant l lien de la BNF <www.bnf.fr
ils ont accès à une extraordinaire source de données . Exemple pour le vol 9 de Bossuet, vous obtenez ceci
le Père Dominique Stolz, prêtre Bénédictin de l Abbaye de St-Benoît à Port-Valais (Suisse) est celui qui sous le pseudo *Le copiste* a numérisé de très nombreux ouvrages anciens, dont les oeuvres de Bossuet.