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Culture
Des Picasso vendus à Las Vegas pour 108 millions de dollars
Onze oeuvres de Pablo Picasso appartenant au groupe américain d'hôtels-casinos MGM Resorts ont rapporté 108,87 millions de dollars lors d'une vente aux enchères organisée par la maison Sotheby's au célèbre hôtel Bellagio de Las Vegas, connu pour sa collection d'art.
Le joyau de cette vente samedi, à deux jours du 140ème anniversaire du peintre espagnol, était le célèbre tableau "Femme au béret rouge-orange", l'un des derniers portraits réalisé par l'artiste de Marie-Thérèse Walter, sa muse et amante des années 1930.
L'oeuvre, estimée entre 20 et 30 millions de dollars, s'est vendue pour 40,47 millions. Picasso avait peint la mère de sa fille Maya en janvier 1938 alors qu'il avait déjà une liaison avec la photographe Dora Maar, durant "l'une des périodes les plus inspirées et les plus productives de Picasso"", selon Sotheby's.
Portraits emblématiques
Deux autres portraits emblématiques exécutés par le peintre durant les dernières années de sa vie ont été vendus, "Homme et enfant" pour 24,39 millions de dollars et "Buste d'homme" pour 9,45 millions - soit en dessous de l'estimation initiale de 10 millions.
Présentés par le peintre dans son exposition de 1970 au Palais des Papes d'Avignon, ces portraits avaient été réalisés entre le 5 janvier 1969 et le 2 février 1970.
Parmi les autres oeuvres cédées lors de cette vente aux enchères figuraient des céramiques, des dessins et des natures mortes.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
La mort de Beethoven à la lumière de son ADN
Il y a quasiment deux siècles, le 26 mars 1827, l'un des plus influents compositeurs de musique classique, Ludwig van Beethoven, décède à Vienne à l'âge de 56 ans. Mais depuis, les débats autour des raisons exactes de sa mort n'ont jamais cessé entre les spécialistes.
Des chercheurs ont aujourd'hui utilisé une technique inédite pour apporter un nouvel éclairage sur la disparition prématurée du compositeur allemand: en analysant son ADN à partir de mèches de ses cheveux.
Leur étude, publiée mercredi dans la revue scientifique Current Biology, a révélé de fortes prédispositions génétiques aux maladies du foie, ainsi qu'une infection au virus de l'hépatite B à la fin de sa vie, deux facteurs ayant vraisemblablement contribué à sa mort, très certainement d'une cirrhose, aggravée par la consommation d'alcool.
Mais ils n'ont malheureusement pas pu expliquer la cause de sa surdité progressive, qui causait tant de peine à l'auteur de la 9ème Symphonie.
En 1802, le compositeur avait fait part de sa volonté, dans une lettre à ses frères rédigée dans un moment de désespoir, que sa maladie soit décrite après sa mort et rendue publique.
"Nous avons cherché à répondre à ce souhait", a déclaré lors d'une conférence de presse Tristan Begg, chercheur à l'université de Cambridge et auteur principal de l'étude.
Et même si le mystère perdure encore autour de certaines des nombreuses pathologies dont souffrait Beethoven, "nous avons été extrêmement chanceux (...) d'obtenir des résultats si fascinants", a déclaré M. Begg, à l'origine de ce projet démarré en 2014.
Cinq mèches
Jusqu'ici, les recherches sur la santé de Beethoven émanaient surtout de ses correspondances, son journal, des notes de ses médecins, ou encore d'un rapport d'autopsie.
Cette fois, les scientifiques se sont penchés sur huit mèches de cheveux présentées comme appartenant à Beethoven, et issues de collections publiques ou privées.
Ils ont déterminé que cinq d'entre elles provenaient d'un même individu masculin, avec des altérations montrant qu'elles dataient bien du début du 19ème siècle.
Parmi ces cinq mèches, l'histoire de transmission depuis deux siècles est ininterrompue pour deux d'entre elles, et soutenue par une riche documentation. L'une a été offerte en 1826 par Beethoven lui-même à un ami musicien, et la seconde provient d'un ami de la famille ayant organisé ses funérailles - jusqu'à être vendue aux enchères en 2016.
Ces cinq mèches, qui couvrent les sept dernières années de vie de Beethoven, sont de façon quasi-certaine authentiques, selon les chercheurs.
Trois autres ont en revanche été disqualifiées, dont une qui avait été utilisée pour soutenir l'hypothèse d'une mort par intoxication au plomb, mais appartenant en fait à une femme.
Le séquençage de l'ADN a ensuite eu lieu en Allemagne, dans le laboratoire de l'Institut Max-Plank d'anthropologie à Leipzig, où sont habituellement plutôt étudiés des hommes préhistoriques.
Contrairement à l'analyse d'os, "dans les cheveux, l'ADN est très dégradée", a expliqué Johannes Krause, responsable du département de génétique de cet institut, et co-auteur de l'étude. "Il était difficile de récolter assez d'ADN pour assembler le génome."
Plusieurs mètres de cheveux ont été utilisés, et finalement, les trois-quart du génome (l'ensemble des gènes d'un être vivant) ont pu être cartographiés.
Ecart conjugal
Beethoven, qui a connu au moins deux épisodes de jaunisse dont le premier en 1821, présentait "une prédisposition génétique considérable" aux maladies du foie, conclut l'étude.
Elle révèle également que Beethoven présentait une infection au virus de l'hépatite B, au moins durant les derniers mois de sa vie, mais qui pourrait avoir été antérieure. Or une infection chronique est l'une des causes majeures de cirrhose.
On sait par ailleurs que Beethoven était un grand consommateur d'alcool.
"Nous pensons donc que sa maladie provient d'une interaction" entre ces trois facteurs, a expliqué Markus Nöthen, également co-auteur de l'étude.
Les chercheurs n'ont en revanche pas pu émettre de conclusion définitive pour les problèmes intestinaux du compositeur (mais l'intolérance au lactose est exclue), ni surtout pour sa surdité, qui aurait pu être causée par une otosclérose ou bien la maladie de Paget.
Pour conclure leurs travaux, les scientifiques ont comparé l'ADN de Beethoven avec celle de cinq hommes belges partageant avec le compositeur un lointain parent ayant vécu au 16ème siècle, Aert van Beethoven.
Surprise: le chromosome Y de ces cinq hommes ne correspond pas à celui du musicien.
Selon les chercheurs, la seule explication possible est une relation extraconjugale, quelque part entre les sept générations séparant cet ancêtre commun et la naissance de Beethoven, à Bonn en 1770.
"Vous ne pouvez pas exclure que Beethoven lui-même soit illégitime", a jugé Tristan Begg. "C'est une possibilité."
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Le Salon du livre témoin de la féminisation du milieu de l'édition
Parmi les 639 plumes invitées au Salon du Livre de Genève, qui a ouvert ses portes mercredi jusqu’à dimanche, figurent de plus en plus d’autrices. Une proportion à la hausse qui témoigne de la féminisation du milieu de l’édition.
Les femmes publient aujourd'hui plus de livres que leurs homologues masculins, selon une étude d'un économiste de l'Université du Minnesota, aux Etats-Unis, publiée en février dernier. D'après cette publication, 2020 a été la première année au cours de laquelle la proportion d'ouvrages publiés par des femmes a dépassé celle des hommes.
La féminisation du monde littéraire, une tendance confirmée au Salon du livre de Genève. "C'est un mouvement qui s'inscrit depuis plusieurs années déjà. La richesse des publications des autrices est remarquable et cela nous réjouit", confie à Keystone-ATS Nine Simon, directrice artistique de l'événement.
La parité, une évidence
Pour les programmateurs du salon, tenir la parité entre autrices et auteurs n'est donc pas une contrainte, mais "une évidence, car elles le méritent", souligne Nine Simon.
Ainsi, le salon fera, par exemple, une belle place aux autrices de bande dessinées, souvent invisibilisées par le passé. Louison, Virginie Augustin, Clara Lodewick ou encore Mathilde Van Gelhuwe seront présentes pour "crever les bulles" sur la scène BD, indiquent les organisateurs.
Et Nine Simon de relever la présence d'Adèle Van Reeth et de Marie Robert, qui mettront en avant la philosophie à travers un regard féminin.
Les lignes bougent
Si les autrices gagnent leurs places dans nos bibliothèques aux côtés des grands auteurs classiques, c'est également le cas pour les éditrices. Ces dernières années, de nombreuses femmes ont pris la tête de grandes maisons d'édition.
"Les lignes bougent à la fois du côté des éditrices, des autrices, mais aussi du lectorat qui est, selon moi, de moins en moins genré dans ses choix littéraires", commente la directrice artistique.
Pour sélectionner ses autrices et auteurs et satisfaire toutes les curiosités du public, l'équipe de programmation du Salon du livre de Genève travaille d'arrache-pied durant plusieurs mois. "Il n'y a pas vraiment de quotas ou de critères outre celui d'offrir de la diversité, de couvrir l'actualité, de mettre en lumière des thématiques qui occupent voire préoccupent le public et de mettre en avant des nouveaux livres et nouveaux auteurs", indique Nine Simon.
Une édition gratuite et animée
En marge des plumes confirmées et des étoiles montantes de la littérature francophone présents sur scène et en dédicaces, le salon propose des rencontres autour de grandes thématiques comme la question féminine, l'écologie ou la famille ainsi que des temps forts autour de la poésie et de la chanson francophone. Des animations "à consommer sans modération", indiquent les organisateurs en soulignant la gratuité de cette édition.
Entre les stands des quelque 260 exposants, les visiteurs pourront visiter douze expositions. Comme le veut la tradition, une grande dictée attend les férus d'orthographe samedi à 11h00. Et si le salon reprend ses quartiers au sein de Palexpo, quelques animations seront également organisées extra muros, en ville de Genève.
Enfin, quatre prix littéraires et artistiques seront remis durant la manifestation.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Bons Plans LFM
« Spaguetti western » au menu de la saison 2023 de Bande-Son
L'orchestre symphonique Bande-Son a décidé de rendre hommage au western spaghetti, pour sa saison 2023, avec une série de concert ayant lieu à la Salle de Chisaz à Crissier.
L'ensemble musical Bande-Son a décidé de nous plonger dans un genre cinématographique bien spécifique en nous présentant plusieurs reconstitutions musicales. Bon nombre des œuvres jouées lors de ces concerts n’ont effectivement jamais été rejouées depuis leur enregistrement initial et les partitions sont elles aussi introuvables.
C’est dans cette optique que l'orchestre, sous la direction de Thierry Besançon, a décidé de redonner vie à ces partitions au plus proche de la musique originalement produite avec ce nouveau programme intitulé : « Spaguetti western ». A voir du 24 au 26 mars à la Salle de Chisaz à Crissier.
L’histoire du western italien débute en 1964 avec « Pour une poignée de dollars » et s’étend sur une période d’environ 10 ans. Durant ce laps de temps, pas moins de 600 films sont tournés, dont 79 dans la seule année 1968. Dès 1970, l’auto-parodie, apparaît tel un ouragan dévastateur. Le pistolero ne dégaine plus mais distribue des gifles et des tartes à la crème. Au milieu de ce raz-de- marée de productions comiques et familiales se démarquent tout de même quelques pépites tels que « Le grand duel » avec Lee Van Cleef.
Vilipendé par la presse, le western italien fut baptisé péjorativement « western spaghetti ». Il n’a pas été pardonné à des mangeurs de spaghetti de s’être approprié un genre cinématographique reconnu, codifié selon des critères nord-américains bien établis.
Sergio Leone n’a pas inventé le western européen mais il est incontestable qu’en 1964, « Pour une poignée de dollars » a mis le feu aux poudres en renouvelant fondamentalement la narration, l’esthétique et la morale du western telles qu’Hollywood les avait pérennisées dans les années 50. Mais jamais il n’a été question de copier les Américains, bien au contraire. Le western italien, c’est la fantaisie, la créativité, l’inventivité. Il est primitif, ses ingrédients aussi : amour, haine, vengeance. On pourrait dire que le western italien est tout simplement l’antithèse du western américain.
Pour cette nouvelle saison, les quelques 120 musiciens de l'Orchestre Bande-Son se proposent de nous emmener sous le soleil brûlant de l'Ouest avec cette nouvelle salve de concerts.
Infos et réservations : www.bande-son.ch
Thierry Besançon était l'invité, par téléphone, du 16-19, en date du 21 mars. Il répondait aux questions de Sylvain Lavey.
Culture
Printemps culturel: 50 événements autour des Amériques noires
La 5e édition du Printemps culturel neuchâtelois (PCN), qui commence mercredi soir et qui va se terminer le 21 juin, va proposer une cinquantaine d'événements autour des Amériques noires. L'écrivain Patrick Chamoiseau va ouvrir la manifestation.
L'auteur martiniquais, Patrick Chamoiseau, Prix Goncourt 1992 pour "Texaco", évoquera mercredi à 18h00 au Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel la manière dont la création et l’art - de la danse à la musique en passant par le conte - offrent un espace unique qui émancipe des multiples esclavages. La soirée d'ouverture se poursuivra avec un concert acoustique de la chanteuse et animatrice Licia Chery.
Outre Patrick Chamoiseau, la manifestation va accueillir l'écrivain et essayiste sénégalais, Felwine Sarr, qui est l'auteur du best-seller mondial "Afrotopia", qui appelle à déconstruire les modes de pensée "pour s’engager dans une politique sans prédation". L'auteur sera au Club 44 à La Chaux-de-Fonds le 1er juin à 20h15.
"Du Brésil aux confins du Canada et des rivages de Cuba aux Etats-Unis, c’est une traversée par-delà l’océan Atlantique" que le PCN propose, ont indiqué les organisateurs. Les précédentes éditions avaient été consacrées à l’Iran, Sarajevo, le Grand Nord et le Sahel.
Drapeaux aux couleurs panafricaines
Pendant trois mois, 32 acteurs culturels neuchâtelois vont proposer des conférences, des débats, des concerts, des visites guidées, des pièces de théâtre, des expositions ou des films sur les Amériques noires. Le public pourra partir à la rencontre des populations issues de la grande migration forcée de l’esclavage, arrachées au continent africain pour prendre racine dans l’immensité des Amériques, donnant naissance à des formes de cultures et d’expressions inédites.
"Ces mondes en mouvement sont aujourd’hui porteurs de questions, de revendications plus que jamais au c½ur de l’actualité, ici comme ailleurs", ont précisé les organisateurs.
L'agence de communication neuchâteloise Supero a uni visuellement tous les drapeaux des pays membres de l’Organisation des Etats américains grâce aux couleurs panafricaines. Une exposition en plein air de drapeaux au centre-ville de Neuchâtel aura lieu du 5 avril au 7 mai.
Depuis sa création en 2015, le PCN a permis à plus de 40 institutions culturelles et privées de proposer plusieurs centaines d'événements et de rencontres à un large public.
www.printempsculturel.ch
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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