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Parfois, les scientifiques font des études auxrésultats surprenants… et mêmedérangeants. C’est le cas d’une enquêteaméricaine sur les relations entre viol etfertilité. Les chercheurs ont ainsi découvert qu’après unviol, une femme a deux fois plus de chances de tomber enceintequ’après un acte sexuel consenti. Ils ont en faitexaminé le cas de 405 femmes victimes de ce typed’agression et ont découvert que 6,4 % ont eu unegrossesse par la suite. Ils ont comparé ce chiffre àune étude qui démontrait qu’après ununique rapport non protégé, 3,1 % des femmestombaient enceintes : soit plus de deux fois moins. Cette constatation est assez surprenante : d’un point de vuebiologique, cette agression n’a aucune raisond’augmenter la fertilité. Les chercheurs avancentplusieurs hypothèses. Ainsi, les femmes en périoded’ovulation, dixit les chercheurs, pourraient inconsciemmentémettre des signaux attirants les violeurs. Une autrehypothèse est que les agresseurs choisissent des victimessouvent bien portantes et en âge de concevoir. Dans tous les cas, et quelle que soit la raison, elle ne sauraitjustifier cet acte criminel que rien n’excuse. Source : New Scientist, 20 juin 2001.
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