Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07017.jsonl.gz/35

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Lausanne - Le CHUV à Lausanne a averti 277 de ses patients qu'ils pourraient avoir été contaminés lors d'une prise de sang effectuée par un autopiqueur. Le risque est estimé inférieur à 1 pour mille, mais l'hôpital a informé tous les intéressés par lettre recommandée.
Le Service d'angiologie a découvert le 7 mai qu'un type d'autopiqueur avait été utilisé de manière inappropriée entre janvier 2008 et mars 2010. "Les patients se piquent eux-mêmes avec une sorte de gros stylo", a expliqué le professeur Alain Pécoud, directeur de la Policlinique médicale universitaire.
Les soignants ont deux systèmes similaires à disposition: l'un est réutilisable, l'autre n'est prévu que pour un seul patient, car le capuchon n'est pas jetable. "Il s'est produit une erreur. De temps en temps, on a utilisé l'un pour l'autre", a précisé le Dr Pécoud.
L'aiguille a été systématiquement changée, mais l'hôpital ne peut exclure totalement que certaines personnes aient été mises en contact avec du sang provenant d'un autre patient. Potentiellement, 277 patients sont concernés. Seule une partie d'entre eux a utilisé l'autopiqueur litigieux. "On n'a pas de chiffres. Peut-être la moitié ont été en contact", estime le professeur Pécoud.
Le risque d'une contamination est "très très faible", selon le médecin. Les patients concernés sont invités à consulter à la PMU pour une information et, au besoin, pour des analyses spécifiques.
"Nous allons leur faire des tests avec les virus potentiels", a ajouté le Dr Pécoud. Les soignants vont tester l'hépatite B et C, et le sida. Une contamination par le sida est très peu probable, car il faut de grosses quantités de sang, a précisé le professeur.
ATS