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Travail en cours. La numérotation du chapitre est provisoire.
XI
Jacob écouta attentivement les bruits de pas dans l'escalier du rez de chaussée, accompagnés d'une forte respiration. Les pas, après une montée interminable, s'arrêtèrent devant la porte du dépôt, restée ouverte. Jacob entendit distinctement un souffle régulier. Il avait entretemps remis la feuille dans le carton et le carton à sa place, et s'était retourné vers les rayons de poésie, de sorte à faire face à l'entrée, alors qu'auparavant il était de dos.
Il était certain qu'il ne s'agissait pas du libraire, car celui-ci serait entré dans le dépôt, d'une part, et ne soufflait pas de cette manière, étant en bonne forme physique, pour ce qu'il en savait, d'autre part. Jacob ne bougeait pas, attendant de voir ce qu'allait faire la personne devant l'entrée. Il n'eut pas à attendre longtemps, car une autre personne monta l'escalier, peut-être un locataire de l'immeuble, qui demanda au visiteur ce qu'il faisait là et s'il pouvait l'aider. Ce dernier bredouilla quelque chose, que Jacob ne comprit pas bien, mais cela semblait être à peine du français. Le nouveau venu lui répondit qu'il n'avait rien à faire là.
Puis, deux séries de pas se firent à nouveau entendre, l'une vers les étages supérieurs, sans doute le locataire, l'autre vers la cour et la sortie, sans doute le visiteur. Jacob resta immobile et silencieux un long moment, avant de juger qu'il pouvait également partir. Il quitta le dépôt le plus discrètement possible, cette fois en fermant la porte. Quelque chose toutefois le chiffonnait. Le fait qu'il fallait soit une clé, soit un code, pour entrer dans l'immeuble. A moins de passer par le magasin du libraire.
Jacques Davier (Juillet 2020)