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Les douleurs constituent un signal. L’objectif de ce signal consiste à nous protéger contre d’autres dommages potentiels. Les douleurs sont généralement le fait de l’irritation des récepteurs de douleur périphériques en cas de lésion tissulaire locale et d’inflammation. Cependant, la douleur peut également survenir lorsque les voies nerveuses sont elles-mêmes endommagées.
La lésion directe des fibres nerveuses conductrices de la douleur peut engendrer des douleurs dites neuropathiques. Le traitement de telles douleurs exige une approche thérapeutique spécifique, qui se distingue fondamentalement de la lutte courante contre les douleurs liées à une inflammation. Par conséquent, les douleurs neuropathiques ne peuvent pas être traitées par des anti-inflammatoires.
Approfondissements
Douleurs consécutives à une blessure
La majeure partie des douleurs que nous ressentons au quotidien sont d’ordinaire la conséquence d’une inflammation, souvent causée par des blessures aiguës. L’inflammation est l’expression d’un trouble tissulaire localisé, qui déclenche ensuite des processus de réparation. Les événements traumatiques, comme les entorses de la cheville ou les contusions musculaires, occasionnent une lésion des tissus. La lésion tissulaire entraîne la libération de substances messagères qui suscitent une réponse ciblée du système immunitaire.
Les dommages cellulaires et tissulaires entraînent ensuite l’activation d’enzymes dans les membranes cellulaires endommagées. Ces enzymes, également appelées cyclooxygénases, extraient l’acide arachidonique des membranes cellulaires pour en former des prostaglandines. Les prostaglandines constituent les principaux messagers de l’inflammation et de la douleur.
Les prostaglandines, la bradykinine, l’histamine et d’autres substances messagères constituent les moteurs de
l’inflammation dans les tissus. Les symptômes de l’inflammation sont les suivants:
- Rougeur (rubor)
- Chaleur (calor)
- Gonflement (tumor)
- Douleur (dolor)
- Limitation fonctionnelle (functio laesa)
L’inflammation fait partie du processus de réparation qui intervient en cas de blessures aiguës. Le processus d’inflammation prévoit l’attraction de globules blancs (leucocytes) dans le tissu blessé, moyennant la libération de substances messagères (notamment les prostaglandines). La mission des leucocytes consiste à mettre de l’ordre dans les tissus lésés par la dégradation des tissus endommagés.
Par conséquent, l’inflammation provoquée par une blessure contondante aiguë ne constitue rien d’autre qu’une sorte de phase de nettoyage préparatoire visant la formation de nouveaux tissus. Le fait que les tissus doivent être
immobilisés durant ce processus est renforcé par la libération de prostaglandines. Ces substances messagères stimulent entre autres les récepteurs de douleur sensibles et induisent ainsi la perception consciente de la douleur – ce qui nous oblige à observer un temps de repos.
À cet égard, la douleur doit également être interprétée comme un signal: elle nous oblige à observer un temps d’arrêt et contribue ainsi à accélérer le processus de guérison du tissu blessé.
Les douleurs liées à une inflammation ne surviennent cependant pas exclusivement à la suite d’événements traumatiques. Les inflammations tissulaires avec libération de substances messagères comme les prostaglandines peuvent également avoir lieu dans les états douloureux. Les troubles chroniques, comme l’arthrose ou la dégénérescence des tendons, s’accompagnent également de processus inflammatoires dans les tissus, qui peuvent eux aussi être traités à l’aide d’anti-inflammatoires.
La cyclooxygénase
La cyclooxygénase est une enzyme présente dans les cellules humaines, capable de former des prostaglandines à partir de l’acide arachidonique. Ce dernier est un acide gras à longue chaîne que l’on trouve dans les membranes cellulaires et qui fait office de substrat pour la formation des prostaglandines. Une perturbation de la fonction cellulaire, telle qu’un traumatisme ou une infection, engendre une augmentation du taux de synthèse des enzymes cellulaires cyclooxygénase 2.
Celles-ci produisent alors davantage de prostaglandines, responsables de l’activité inflammatoire et de la douleur. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, comme le diclofénac, inhibent les enzymes cyclooxygénases et freinent par conséquent l’inflammation et la douleur.
L’inflammation
L’inflammation est un processus qui présuppose l’activation et l’acheminement de globules blancs dans le tissu lésé. Les globules blancs (leucocytes) tels que les macrophages ou les granulocytes, attirés par les prostaglandines et les leucotriènes produits localement, se déplacent du flux sanguin vers les tissus et sont en mesure d’absorber et d’éliminer les micro-organismes et les tissus endommagés.
En cas de blessure, qu’elle soit aiguë ou chronique, les leucocytes sont également attirés vers les tissus lésés. Voilà pourquoi une blessure génère également une inflammation avec les symptômes connus.
Les récepteurs de douleur
Via les voies de la douleur, les récepteurs de douleur répartis dans les tissus véhiculent la douleur à travers la moelle épinière jusqu’au système nerveux central (SNC), où la douleur est alors perçue consciemment. Les prostaglandines, produites par les enzymes cyclooxygénases dans les tissus enflammés et lésés, sont capables de stimuler les récepteurs de douleur.
Douleurs sans blessure
La libération de prostaglandines et, par conséquent, l’apparition de douleurs interviennent également dans des états qui ne sont manifestement ni d’origine traumatique ni dégénérative. Les maux de tête et les douleurs menstruelles en font partie, au même titre que la fièvre consécutive aux infections.
Pour ce qui est de ces processus, la lésion des tissus n’est pas visible, mais il en résulte malgré tout une perturbation des cellules et une libération de médiateurs inflammatoires comme les prostaglandines. Ces dernières stimulent les récepteurs de douleur et mènent à la perception de la douleur.
Céphalées de tension et migraines
Les maux de tête peuvent avoir des causes diverses: dans le cas d’une céphalée de tension, le stress physique ou psychique occasionne une tension musculaire et une inflammation des tissus. La libération de prostaglandines dans les tissus enflammés conduit à la perception de la douleur.
Les maux de tête peuvent avoir des origines très diverses. Les maux de tête les plus courants sont les céphalées de tension, qui apparaissent soit à l’avant du front, soit à l’arrière de la tête. Les céphalées de tension sont le résultat d’une tension physique ou psychique. Les céphalées migraineuses, en revanche, sont dues à un dysfonctionnement neuronal. Celui-ci entraîne une dilatation vasculaire et une inflammation locale des tissus. Les céphalées en grappe, beaucoup plus rares, résultent également d’une dérégulation neuronale centrale, qui occasionne à son tour une dilatation vasculaire, une inflammation ainsi que des douleurs.
Il s’agit de distinguer les maux de têtes courants des céphalées migraineuses. En cas de migraine, les maux de tête sont déclenchés par des processus inflammatoires au niveau des vaisseaux sanguins, dans les méninges. Les maux de tête migraineux sont beaucoup plus violents que les céphalées de tension et apparaissent généralement d’un seul côté de la tête. Les maux de tête migraineux s’accompagnent d’ordinaire d’autres symptômes, comme les nausées, les vomissements et la sensibilité à la lumière et au bruit.
Par ailleurs, une crise de migraine est suivie d’une fatigue extrême engendrant une incapacité de travail. En cas de céphalées de tension, en revanche, il est possible de travailler normalement et de pratiquer du sport.
Troubles menstruels
Les femmes souffrent souvent de douleurs abdominales ou de maux de ventre lorsqu’elles ont leurs règles. Lors de la menstruation, la muqueuse utérine est expulsée puis renouvelée. Ce processus entraîne de fortes contractions dans la musculature de l’utérus ainsi que dans les vaisseaux sanguins qui l’alimentent.
Les troubles menstruels s’accompagnent souvent de syndromes douloureux variés. Les plus typiques sont les douleurs abdominales et les maux de ventre, qui peuvent également être accompagnés de maux de tête et de nausées. Étant donné l’intensification de la production de prostaglandines dans les tissus lors des douleurs menstruelles, les substances contribuant à inhiber la synthèse des prostaglandines sont particulièrement indiquées pour soulager les douleurs.
Le rétrécissement des vaisseaux sanguins provoque un déficit local en oxygène, ce qui entraîne la libération de prostaglandines. Dans le tissu utérin, ce processus occasionne les douleurs aiguës typiques.
Fièvre et douleurs
Les infections sont souvent associées à la fièvre et aux douleurs. Qu’il s’agisse de bactéries ou de virus, les micro-organismes présents dans notre organisme déclenchent des réactions de défense liées à une libération de médiateurs inflammatoires comme les prostaglandines. Celles-ci ainsi que d’autres médiateurs (cytokines) sont fondamentalement responsables de la fièvre, mais également des douleurs qui peuvent affecter le corps tout entier.
Les infections virales entraînent souvent de la fièvre. Il n’est pas toujours facile de distinguer une grippe d’un rhume. Alors qu’un refroidissement ne provoque que rarement de la fièvre, une infection par un virus grippal occasionne plus souvent des symptômes aigus, y compris une forte fièvre. La grippe se caractérise fréquemment par des douleurs dans les membres et des frissons, qui ne se manifestent guère en cas de refroidissement. Si la température dépasse 39° C, le recours à des antipyrétiques peut s’avérer utile.
La fièvre, qui constitue l’un des principaux mécanismes de défense de l’organisme contre les micro-organismes, est le résultat d’un dérèglement de la thermorégulation centrale au niveau de l’hypothalamus. La température surélevée qui intervient rend l’organisme inhospitalier pour les virus et les bactéries, c’est-à-dire qu’ils ne sont plus en mesure de se multiplier et meurent. En cas d’infection, il s’agit ainsi de réfléchir mûrement avant d’utiliser des antipyrétiques, puisqu’ils contribuent à affaiblir les défenses de l’organisme. En cas de température corporelle supérieure à 39° C, il peut toutefois être judicieux de recourir à des antipyrétiques, étant donné que les protéines propres à l’organisme sont détruites à partir de cette température.
Traitement des douleurs localisables
La douleur est un symptôme. Cela présuppose qu’il ne s’agit pas de traiter la douleur en soi, mais la cause qui la provoque. Voilà pourquoi il est crucial de connaître l’origine de la douleur. Cela s’avère plus facile quand elle coule de source, comme dans le cas de blessures contondantes aiguës.
La cause est également connue pour les troubles chroniques courants, comme l’arthrose ou d’autres dégénérescences chroniques (tendopathies). Il s’agit ainsi de dégénérescences qui s’accompagnent toujours d’une inflammation localisée du tissu et où des prostaglandines sont libérées localement. Par conséquent, de tels processus localisés devraient toujours être traités localement.
Les douleurs localisées surviennent souvent en cas de blessures contondantes aiguës. Les médiateurs inflammatoires libérés localement, tels que les
prostaglandines, sont à l’origine de la douleur. Dans la mesure où les douleurs sont localisées, il convient alors de les traiter exclusivement avec un AINS à action locale. Les AINS locaux sont efficaces en cas de lésions localisées aiguës et chroniques (traumatisme) ainsi que de dégénérescences (arthrose) des tissus.
Les AINS locaux (anti-inflammatoires non stéroïdiens) inhibent localement la libération de prostaglandines et, par conséquent, l’inflammation et la douleur. Les AINS locaux ne libèrent que la quantité de principe actif nécessaire à l’inhibition de l’inflammation et de la douleur. Une submersion de l’organisme par les AINS, comme lors de la prise orale, est donc exclue.
Voilà pourquoi les AINS locaux sont généralement mieux tolérés que les AINS oraux et qu’ils n’induisent notamment pas d’intolérance gastrique.
Traitement des douleurs non localisables et de la fièvre
Les douleurs telles qu’elles surviennent lors de la menstruation (maux de ventre) ou de maux de tête, mais également en cas de fièvre, sont difficilement localisables. Nous savons toutefois que la cause de la fièvre et de la douleur constitue également un processus allant de pair avec la formation de prostaglandines. Lors de ces processus, les organes et les cellules responsables de la libération de prostaglandines ne peuvent malheureusement guère être atteints à l’aide d’une préparation topique. Le recours aux AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) oraux représente donc l’unique moyen d’atténuer la fièvre et la douleur (Link Flector Liquicaps Forte).
Les AINS oraux sont utilisés depuis les années 1970 dans le traitement des inflammations et des douleurs. En Suisse, la substance active diclofénac s’est notamment établie parmi les AINS oraux depuis les années 1970. La substance est rapidement absorbée dans l’intestin et garantit une bonne répartition tissulaire, notamment dans le système nerveux central. L’absorption intestinale rapide et l’excellente répartition tissulaire contribuent au soulagement rapide de l’inflammation et de la douleur. En cas de douleurs difficilement localisables, l’administration orale de diclofénac constitue le meilleur choix (Link Flector Liquicaps Forte).
De nos jours, les AINS oraux sont également disponibles sans
ordonnance dans les pharmacies et les drogueries. Il ne faut toutefois pas oublier que ces médicaments constituent des AINS oraux qui n’agissent pas uniquement au niveau de l’inflammation, mais également dans les tissus sains. À ce titre, la muqueuse gastrique est particulièrement sensible. L’inhibition des prostaglandines dans l’estomac par les AINS oraux engendre un accroissement de la production d’acide et peut consécutivement provoquer des lésions gastriques. Afin d’éviter de tels effets secondaires, les AINS oraux devraient être utilisés le moins longtemps possible et dans le dosage efficace le plus faible. En règle générale, des traitements sur 2 à 3 jours suffisent amplement pour atténuer les états douloureux ou fébriles aigus.
Le principe actif Diclofenac
Le principe actif diclofénac a été développé et commercialisé par une société suisse dans les années 1960. Nouvellement créée, la catégorie des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) a marqué jadis un tournant dans le traitement de l’inflammation et de la douleur.
Au cours des années suivantes, les AINS oraux ont remplacé tous les corticostéroïdes utilisés jusqu’alors pour le traitement des inflammations et des douleurs. Dans l’ensemble, la tolérance des AINS est supérieure à celle de la cortisone administrée par voie orale.
La muqueuse gastrique
La muqueuse gastrique produit l’acide gastrique, qui est essentiel à la digestion. Lorsque nous consommons des aliments, la sécrétion d’acide dans l’estomac augmente, si bien que nous digérons mieux les composants alimentaires. Entre les phases de digestion, des prostaglandines produites localement inhibent la sécrétion d’acide gastrique et protègent ainsi la muqueuse gastrique de l’autodigestion. Les prostaglandines favorisent en outre la sécrétion de mucine et la formation de bicarbonate dans l’estomac, qui protègent également la muqueuse gastrique des effets néfastes de l’acide gastrique. Si la sécrétion de prostaglandines est également inhibée durablement dans l’estomac par des AINS oraux, cela peut provoquer une libération excessive d’acide gastrique, une autodigestion et une inflammation de la muqueuse gastrique.
Flector Dolo Forte®
Flector® Dolo Forte contient le principe actif épolamine de diclofénac, soit exactement la même substance active que celle comprise dans Flector EP Tissugel® et Flector Plus Tissugel®. Le principe actif est intégré sous forme liquide dans la capsule molle.
Grâce à la dissolution de la capsule dans l’estomac, le principe actif peut d’emblée être absorbé dans l’intestin grêle, contrairement à un comprimé. Le soulagement de la douleur intervient donc rapidement.