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Georges Corm, dont les travaux sur le Proche-Orient contemporain et les rapports entre Europe et Orient sont devenus des références incontournables, propose ici une vision synthétique et vivante de l'histoire du Moyen-Orient depuis la plus haute Antiquité. Il rappelle utilement la " géologie des cultures ", ces différentes couches anthropologiques sur lesquelles l'islam a bâti une des grandes civilisations de l'histoire de l'humanité.
Le Moyen-Orient apparaît ainsi dans la diversité de ses patrimoines culturels, avec les ruptures et continuités entre les empires et les civilisations qui ont marqué son histoire. Pour dépeindre la complexité de cette région ouverte sur trois continents, l'auteur présente les " socles géographiques " de ces empires : le socle anatolien, le socle iranien et mésopotamien, le socle égyptien. Grâce à cette approche, il est enfin possible de sortir des amalgames entre des peuples de langues différentes, mais en interaction permanente : Iraniens, Turcs et Arabes, aujourd'hui confondus dans la " nébuleuse islamique ". Enfin, les dynamiques malheureuses des rapports entre l'Occident et le Moyen-Orient, ainsi que la décadence de cette région depuis deux siècles, sont explicitées de façon claire et objective, prenant en compte les facteurs sociaux et économiques si souvent négligés dans la littérature sur l'islam et le monde musulman.
Ouvrage de base pour découvrir l'islam ou en approfondir sa connaissance, Qu'est-ce que l'islam ? propose un " parcours complet " de la religion musulmane. Si l'objet central de ce livre est bien le fait religieux islamique, il puise très largement dans l'histoire, la sociologie et l'ethnologie.
En France, l'islam se trouve souvent au cœur de problématiques qui, de manière non avenue, lui sont associées. Sur fond d'une profonde ignorance, une violence pernicieuse se déploie contre cette religion, aux frontières de l'histoire et du politique. L'ouvrage rend accessible les aspects pluriels et complexes du fait religieux islamique. Rochdy Alili prend le lecteur par la main et délivre par étapes les connaissances nécessaires pour appréhender ce sujet arborescent et multidisciplinaire.
/> De l'histoire à la sociologie, en passant par l'ethnologie, aucune de ces disciplines ne peut être négligée pour comprendre l'islam. Ce phénomène est non seulement religieux, culturel, historique, mais aussi politique, et ce, dès ses origines. À Médine, au VIIe siècle après J.-C., Mohammed le Prophète est aussi chef politique. Au sein de cet ouvrage, l'auteur déploie ces grands thèmes fondateurs des doctrines islamiques, actuelles ou dépassées, qui traversent l'islam. Du soufisme à l'islam radical la parenté ne semble pas évidente. Quelles sont alors leurs racines communes et en définitive leurs liens ? Pourquoi les héritiers de Mohammed se sont-ils divisés en plusieurs branches ? Quelles sont les différences entre sunnites, chiites et kharijisme ? Le " jihad " est-il une obligation du Croyant musulman ?
Autant de questions auxquelles l'auteur répond dans un langage simple. En quatorze siècles, l'islam s'est transformé et les problématiques contemporaines abondent.
Depuis plusieurs années, et singulièrement après la crise financière de 2008, les inégalités sont redevenues un thème d'actualité. Des best-sellers internationaux se consacrent à cette question trop longtemps négligée. D'Athènes à New York, de Madrid à Hong Kong, les mouvements populaires qui placent la lutte contre les " inégalités " au coeur de leur programme se multiplient et prennent de l'ampleur. [Chapitre extrait de l'édition 2016 de L'état du monde]
Depuis plusieurs années, et singulièrement après la crise financière de 2008, les inégalités sont redevenues un thème d'actualité. Des best-sellers internationaux se consacrent à cette question trop longtemps négligée. Des ONG publient des chiffres alarmistes qui illustrent le fossé croissant entre les pauvres, qui paraissent toujours plus nombreux et vulnérables, et les ultra-riches, qui ne savent plus comment dépenser leurs gigantesques fortunes. D'Athènes à New York, de Madrid à Hong Kong, les mouvements populaires qui placent la lutte contre les " inégalités " au coeur de leur programme se multiplient et prennent de l'ampleur.
Mais, derrière les slogans, comment appréhender et mesurer précisément ces inégalités qui pèsent de plus en plus sur l'agenda international ? Politiques, économiques, sociales, raciales, culturelles ou sexuelles : comment s'enchevêtrent les différentes facettes de l'inégalité ? Pourquoi les institutions internationales, elles-mêmes très inégalitaires, échouent presque toujours à atteindre les objectifs qu'elles se sont fixés en matière de " développement " ? Pourquoi l'accès à l'alimentation, au logement, à l'éducation ou à la santé reste-t-il à ce point inégalitaire ? L'injustice ressentie par de nombreuses populations favorise-t-elle les conflits et la violence politique ?
Grâce aux chercheurs et journalistes réunis autour de Bertrand Badie et Dominique Vidal, cette édition 2016 de L'état du monde propose de nouvelles perspectives pour comprendre les inégalités contemporaines aux échelles mondiale, régionale et nationale. S'appuyant sur de solides ressources statistiques et sur d'innombrables exemples, sur les cinq continents, les spécialistes qui ont contribué à ce volume en décortiquent les mécanismes et fournissent ainsi quelques pistes pour tenter de les combattre.
Ceci est le chapitre " Qu'est-ce qu'un monde d'inégalité ? " par Bertrand Badie, extrait de l'ouvrage L'état du monde 2016.
Pour prendre la mesure de la rupture consommée entre le politique et le social, L'état du monde 2013 en expose les manifestations et les retombées en termes économiques, sociaux, environnementaux, culturels ou encore diplomatiques et stratégiques, à travers les approches multiples des meilleurs spécialistes du champ international.
Du souffle des " printemps arabes " aux mouvements des " Indignés ", les sociétés entrent en scène. Tenues à l'écart du jeu politique pendant des décennies, exaspérées par l'austérité économique et par le verrouillage des institutions, éreintées par des guerres sans fin qui les affectent de plus en plus, elles réagissent. Au Nord comme au Sud, en dictature comme en démocratie, la circulation accélérée de l'information citoyenne et les capacités renouvelées de mobilisation libèrent la contestation populaire.
Alors que toute médiation politique est désormais suspecte, la force d'inertie des dirigeants peut-elle suffire à laisser passer la tempête sans que leurs habitudes en soient trop bousculées ? Cette cassure sera-t-elle à l'origine de véritables alternatives politiques nationales, régionales et internationales ?
Pour prendre la mesure de cette rupture entre le politique et le social, L'état du monde 2013 en expose les manifestations et les retombées en termes économiques, sociaux, environnementaux, culturels ou encore diplomatiques et stratégiques, à travers les approches multiples des meilleurs spécialistes du champ international.
Ce véritable " roman de l'actualité mondiale " révèle, au-delà de l'immédiateté de l'événement, la tonalité des changements à l'œuvre sur la planète.
Si les États-Unis restent le pivot des équilibres géopolitiques mondiaux, ils sont confrontés à des concurrences nouvelles. Comme les puissances européennes, profondément secouées par la crise économique. La montée en puissance de nouveaux mouvements sociaux, revendicatifs ou révolutionnaires bouleverse directement ou indirectement les fondements de l'ordre international hérité de l'après-guerre froide. L'état du monde 2014 se penche notamment sur la dynamique des puissances mondiales.
Alors qu'il est quotidiennement question des pays dits " émergents ", il convient de s'interroger sur la notion de puissance. Contrairement à bien des prévisions, la victoire de l'Occident dans la guerre froide n'a pas débouché sur une longue période de domination américaine. Si les États-Unis restent à bien des égards le pivot des équilibres géopolitiques mondiaux, la puissance américaine est confrontée des concurrences nouvelles. Un constat qui s'applique également aux autres puissances occidentales, en particulier européennes, profondément secouées par la crise économique. Cette évolution structurelle s'accompagne de la montée en puissance de nouveaux mouvements sociaux qui bouleversent directement ou indirectement les fondements de l'ordre international hérité de l'après-guerre froide.
L'état du monde 2014 évalue cette remise en cause de l'hégémonie occidentale par des puissances émergentes et par les " sociétés civiles ". La Chine, l'Inde, le Brésil et, dans une moindre mesure, l'Afrique du Sud et la Russie, se dotent à leur tour des atouts politiques, économiques mais aussi culturels et technologiques de la " puissance ". Quant aux mouvements révolutionnaires ou contestataires qui se multiplient à travers le monde, ils ont déjà des conséquences sur le modelage en cours de la nouvelle architecture mondiale.
Véritable " roman de l'actualité mondiale ", L'état du monde révèle, au-delà de l'immédiateté de l'événement, la tonalité des changements à l'œuvre sur la planète.
Bosnie, anatomie d'un conflit. Les polémiques qui ont porté sur le conflit bosniaque, souvent perçu comme incompréhensible, ont laissé dans l'obscurité des mécanismes essentiels de cette guerre. Cet ouvrage contribue à les éclairer. Quelle est l'histoire du communautarisme en Bosnie ? Cette république pouvait-elle survivre à l'éclatement de la Yougoslavie ? Comment le voisin d'hier a pu se transformer en criminel ? Pourquoi cette guerre a connu des situations militaires si complexes ? Pourquoi, au lieu d'une économie de guerre, s'est développée une économie mafieuse ?
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Une synthèse de l'année écoulée et une analyse concise de la conjoncture à la fois pour tous les pays du monde, pour les relations internationales et pour l'économie.