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« Constructions, transformations : ce qui est opérant dans la cure »
Argument
“Le problème du changement dans l’hystérie d’angoisse”
Beaucoup d’écrivains décrivent, chez le patient hystérique, une particularité insaisissable et énigmatique qui contribue à restreindre le contact analytique et qui, en conséquence, limite le changement psychique que l’on pourrait en attendre. Dans sa conférence David Taylor présentera l’analyse d’une patiente dont les modes de fonctionnement sont caractéristiques de l’hystérie d’angoisse : représentations visuelles et rêves féconds, pseudo-hallucinations et crises de panique. Il décrira comment l’utilisation par la patiente de modes d’expression à prédominance visuelle a amené l’analyste à répondre avec des formes de compréhension qui équivalaient à une poursuite don quichottesque de ce qui était en effet des mirages ou des illusions. Une étroite observation de ces tendances a conduit à des compréhensions qui ont pu aider la patiente à tolérer un contact avec sa réalité psychique plus soutenu que cela n’avait été possible jusque-là. Finalement, cela a permis une reprise de la croissance et du développement mental. Taylor suggère que des observations comme celles-ci soulèvent des questions à propos des mécanismes que Freud a postulés dans ses Etudes sur l’Hystérie pour expliquer l’hystérie “pure” et qui continuent d’être considérés comme des explications suffisantes dans certaines théories psychanalytiques. Ils peuvent être considérés plus précisément aujourd’hui comme des réactions à la perturbation induite chez l’analyste par les modes de communication émotionnelle du patient hystérique. D’une manière plus générale, David Taylor plaide pour la nécessité de redonner aux hypothèses psychanalytiques leur qualité de provisoire afin que la psychanalyse puisse retrouver une capacité à développer ses théories sur la façon dont l’esprit fonctionne.