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C'est ce qu'écrit le Conseil fédéral dans son avis négatif publié jeudi sur un postulat du conseiller national Gerhard Pfister (centre/ZG). Il serait plus judicieux d'examiner dans quelle mesure des privés ne pourraient pas également fournir l'offre de la SSR, afin d'élargir la marge de manœuvre et de maintenir la redevance à un niveau aussi bas que possible.
Une deuxième offre d'information financée par les pouvoirs publics ne pourrait pas être financée sans une réduction sensible des quotes-parts de redevance existantes pour la SSR ainsi que pour les radios locales et les télévisions régionales titulaires d'une concession, argumente le Conseil fédéral. Une redevance plus élevée pour la radio et la télévision ne serait guère acceptée politiquement.
Le Conseil fédéral fait en outre remarquer qu'une nouvelle offre linéaire de radio et de télévision irait à l'encontre de la tendance aux offres en ligne et sur les médias sociaux. De même, un portail en ligne gratuit fausserait la concurrence.
Dans son postulat, Pfister veut savoir si une deuxième concession pourrait être attribuée à côté de la SSR pour un mandat de service public de programmes de radio et de télévision ainsi que de contributions en ligne dans le domaine de l'information. Le Conseil fédéral doit se prononcer sur la faisabilité d'une telle offre et sur ses conséquences financières.
Le Conseil national doit maintenant se prononcer sur le postulat. (SDA)