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Défis pour les grandes cultures
Avec ses prairies vertes et ses champs aux contours nets, la Suisse est digne d'une carte postale. Or, ces magnifiques paysages qui semblent idylliques constituent un défi pour les grandes cultures. Du fait de la topographie et des conditions climatiques, seule une petite partie de la surface agricole suisse se prête aux cultures maraîchères, fruitières ou d'autres plantes.
Qu'est-ce qu'un "pays d'herbages"?
Concrètement, sur les 41 285 km2 que compte la Suisse, 35,8% environ peuvent être utilisés pour l'agriculture. Un tiers à peine sert à la production de denrées alimentaires. Les deux tiers restants sont des surfaces herbagères, soit des prairies et des pâturages de plaine ou d'alpage où herbe, trèfles et autres plantes poussent en abondance grâce aux précipitations régulières. Ces surfaces constituent une base fourragère idéale pour les vaches et les autres ruminants.
32,8% de surfaces non productives (dont les zones construites)
31,3% de forêts et de bosquets
35,8% de surfaces agricoles utiles (y compris alpages) – 11,25% de champs cultivés et 24,55% de surfaces herbagères
Un sain mélange
Ce qui distingue les surfaces herbagères de la Suisse, c'est leur sain mélange d'herbe, de trèfles et d'autres plantes. Les agriculteurs européens, eux, disposent essentiellement d'herbe. Pour augmenter les rendements, ils répandent des quantités d'engrais azoté. Nos paysans en utilisent nettement moins, car en Suisse, les nombreuses espèces de trèfles présentes sont capables de fixer l'azote de l'air dont elles ont besoin pour leur croissance. Le processus se fait donc naturellement, et les engrais sont inutiles.
Plus de 70% de la surface agricole utile se composent d'herbages.
Pas de concurrence pour l'homme
Les vastes surfaces herbagères ont une incidence sur le fourrage des vaches. En comparaison européenne, les vaches suisses ne consomment que peu de concentrés. La population suisse peut s'en réjouir: les surfaces cultivables, déjà limitées, peuvent être en majorité consacrées aux plantes destinées à la consommation humaine. Humains et animaux de rente ne sont ainsi pas en concurrence pour la production de nourriture.
Que mangent nos vaches laitières?
Lait et Suisse: faits l'un pour l'autre
Ses caractéristiques naturelles font que notre pays, pour plusieurs raisons, est parfaitement adapté à la production laitière. Le lait et les produits laitiers ont donc évidemment une place centrale dans l'alimentation de la population suisse. Cette adéquation parfaite de la Suisse et de la production laitière, Agroscope l'a démontrée dans une étude. Celle-ci conclut qu'en raison des précipitations abondantes et des vastes surfaces herbagères de la Suisse, aucune alternative consommant moins de ressources ne peut remplacer le lait et les produits laitiers dans notre alimentation.
Un château d'eau
Sources