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Critique
"Depuis le temps et sa Palme d'Or, Claude Lelouch s'autopastiche avec plus ou moins de succès. Son nouvel opus, en sélection officielle du 60e anniversaire de Cannes, est conforme à l'étiquetage: roman de gare - pas de tromperie sur la marchandise. On sait à quoi s'attendre, et il n'y a pas de quoi se prendre la tête.
Pour le chroniqueur soussigné, ça commence bien: un gros plan sur le visage de Fanny Ardant. S'ensuit une histoire de destins croisés inattendus: un prof de lettres dans un lycée de province, un tueur en série pédophile prestidigitateur, une romancière (par nègre interposé) en quête de personnages, le tout sur une nuit radiophonique consacrée à Gilbert Bécaud.
Résumons le scénario ""original"" de Lelouch: Judith Ralitzer (Fanny Ardant), romancière à succès, se trouve mise en examen à la suite d'un enchaînement de circonstances compliquées. Une jeune femme (coiffeuse ou pute?) est larguée par son fiancé sur une aire d'autoroute. Un personnage trouble (Dominique Pinon, excellent) la prend en charge et accepte de jouer le rôle du promis. La romancière et suspectée de la mort de son premier mari et de son nègre.
Tout cela est bien compliqué mais se laisse voir par des spectateurs de la même génération que le cinéaste..."
Daniel Grivel