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Le concile Vatican II a rétabli le diaconat comme degré propre et permanent de la hiérarchie de l’Eglise. Mais cette vocation demeure encore assez peu connue. Considéré par certains comme « super-laïc », pour d’autre comme « mini-curé marié», qui est vraiment le diacre? Quelle est sa mission? Comment devient-on diacre? Qu’elle est la situation du diaconat permanent dans nos cantons romands? Eclairage.
Le mot diacre est la traduction du grec diakonos, qui signifie serviteur. Le diacre est un baptisé qui a reçu le sacrement de l’Ordre pour s’engager en Eglise, à l’image du Christ, qui « est venu non pour être servi, mais pour servir » (Mt 20, 28) et qui recommande à ses disciples à faire de même. Le diacre, fortifié par le sacrement de l’ordre, a pour mission de rappeler que toute l’Eglise est appelée à être « diaconale », c’est-à-dire en posture de service. Ce service est indissociablement service de Dieu et des hommes.
Le diaconat dans l’histoire
Une tradition a vu les débuts du diaconat dans l’institution des » Sept « , que décrivent les Actes des Apôtres (Ac 6,1-6). Dans son épitre aux Philippiens (1,1), Paul salue les diacres avec les évêques et, dans la 1ère lettre à Timothée, il énumère les qualités qu’ils doivent avoir pour accomplir leur ministère ( 1Tm 3,8-13).
Les Pères et les conciles attestent que le diaconat est partie intégrante de l’Eglise depuis ses débuts. L’institution du diaconat fut florissante en occident jusqu’au Vème siècle ; ensuite, pour diverses raisons, elle subit un lent déclin, pour finir par n’être plus qu’une étape intermédiaire vers l’ordination sacerdotale.