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Roaccutan : En savoir plus
36.9° vous propose une sélection de ressources complémentaires, pour aller plus loin sur le sujet
Le Roaccutane doit être, en principe, prescrit
uniquement pour les acnés kystique sévères résistantes à d'autres
thérapies [DR]
Le Roaccutane doit être, en principe,
prescrit uniquement pour les acnés kystique sévères résistantes à
d'autres thérapies. Ce sont les recommandations officielles. Or,
les ventes de cette molécule restent stables, y compris en Suisse,
ce qui signifie qu'on l'utilise dans les cas moins grave. Depuis
quatre ans, des génériques sont également disponibles. Aux
Etats-Unis, ce produit est commercialisé sous le nom d'Accutane. Il
a toujours fait l'objet de discussions et de controverses. Le
congrès américain s'en est saisi à la demande de l'un de ses
membres dont le fils, âgé de 17 ans, s'est suicidé.
Roche, le laboratoire qui fabrique et commercialise le médicament, campe sur ses positions : pour l'entreprise, aucun lien entre le Roaccutane et des effets secondaires psychiatriques n'a été prouvé. Pourtant, la firme refuse de participer aux études qui permettraient de confirmer ou d'infirmer les doutes qui existent.
Les notices accompagnant le médicament sont plus
complètes aux Etats-Unis [DR]
Si les mécanismes ne
sont pas connus, les indications aux médecins qui accompagnent le
médicament sont aujourd'hui très complètes aux Etats-Unis, beaucoup
moins en Suisse.
Autre différence, la mise en garde. En plus de l'interdiction absolue de prendre le médicament pendant la grossesse à cause de risques de malformation du fœtus, la notice américaine précise un certain nombre de points importants. Ces mises en gardes accompagnent le médicament depuis 2000 seulement.
Reste cette question : quand et comment ce médicament a-t-il été testé avant d'être commercialisé ? Les expériences sur l'homme ont commencé en Suisse et aux Etats-Unis dans les années 70. Mais dans les documents fournis aux autorités pour obtenir l'autorisation de mise sur le marché, aucun cas de dépression n'a été signalé. Or, en 1987 déjà, un jeune tessinois se suicidait après une cure de Roaccutane.