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"Il manque environ 11,6 milliards de dollars (12 mrds de francs
suisses) destinés aux pays les plus pauvres pour assurer le
financement de secteurs cruciaux, menacés tels que la santé,
l'éducation, la protection sociale et les infrastructures", a
indiqué l'institution internationale.
"Si ce trou devait ne pas être comblé, les succès remportés
jusque-là pour réduire la pauvreté et poser les bases d'un
développement à long terme seront sapés", a expliqué la BM dans ce
document intitulé "Protéger les progrès: les difficultés qui
attendent les pays à bas revenus dans la récession mondiale".
Une crise à long terme
"Les pays les plus pauvres ne sont peut-être pas bien
représentés au sein du G20, mais nous ne pouvons pas ignorer les
coûts à long terme de la crise mondiale sur la santé et l'éducation
de ces peuples", a déclaré dans un communiqué le président de la
Banque, Robert Zoellick.
"Les pauvres et les plus vulnérables" peuvent très aisément être
victimes de la crise, a continué Robert Zoellick. "Des familles
tombent dans la pauvreté, les conditions sanitaires se dégradent,
la maintenance des écoles se détériore et les progrès effectués
dans d'autres secteurs vitaux sont annihilés ou renversés".
A une semaine du G20
Les dirigeants des pays du G20 doivent se retrouver la semaine
prochaine à Pittsburgh (Pennsylvanie, est des Etats-Unis) pour
discuter de la façon de sortir la planète de l'ornière économique
dans laquelle elle se trouve depuis l'an dernier.
Mais, lors d'une conférence téléphonique un peu plus tard
mercredi, Robert Zoellick s'est fait l'écho de "la crainte que la
reprise économique ne tombe à plat", alors que de nombreux plans de
relance n'en sont encore qu'à leurs prémisses. "Il ne faut pas
tromper les gens en leur expliquant que la reprise commence à
poindre", a-t-il prévenu.
afp/sbo
Des promesses de dons non tenues
Le rapport cite le cas du Cambodge, où "62'000 ouvriers du textile ont perdu leur travail" dans un secteur à 90% féminin, ou de la Zambie, où "la chute des prix du cuivre a abouti en 2008 au licenciement d'un quart des mineurs".
Selon la Banque, 89 millions de personnes de plus dans le monde tomberont dans "l'extrême pauvreté" (moins de 1,25 dollar par jour) d'ici à fin 2010 que si la crise n'avait pas eu lieu.