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Le Service de cardiologie à l'honneur dans deux revues prestigieuses
Deux "stents actifs" passés au crible dans The Lancet
L'étude publiée dans The Lancet, pilotée depuis Lausanne par le Prof. Olivier Muller en collaboration avec Berne et Genève, porte sur la comparaison entre deux types de "stents actifs" chez des patients présentant des infarctus aigus.
Lorsqu'un patient présente cette pathologie, il est nécessaire d'ouvrir le plus rapidement possible le vaisseau occlus en glissant un fil appelé "guide" à travers l'occlusion et en employant parfois également un petit ballon, gonflé à haute pression. Par la suite, afin que le résultat soit durable, une petite prothèse métallique (le stent) y est déployée. Afin de permettre un meilleur résultat et d'éviter la survenue de nouveaux rétrécissements dans ces stents, des stents dits "actifs" ont été développés. Ces derniers relâchent localement un médicament anti-prolifératif fixé sur une structure appelée "polymère".
Dans la littérature, jusqu'à présent, le stent de référence était un stent à polymère durable diffusant de l'everolimus. Le but de cette étude consiste donc à comparer ce stent de référence à un stent à polymère résorbable relâchant du sirolimus.
Les données de 1300 patients ayant aléatoirement reçu l'un des deux stents ont donc été analysées après un an et elles ont permis de démontrer que le taux de réintervention sur le vaisseau responsable de l'infarctus s'avère être significativement plus faible chez les patients au bénéfice du stent à polymère résorbable relâchant du sirolimus, potentiellement amené à devenir donc le nouveau stent de référence dans le traitement des infarctus.
Revascularisation et diminution de la mortalité à la une dans le JACC
Le but de la revascularisation coronarienne avec l'utilisation de stents est d'améliorer le prognostic des patients ou de les soulager de leurs symptômes (angine de poitrine). Jusqu'à présent, très peu de données étaient disponibles sur le bénéfice de ces interventions chez les patients asymptomatiques. L'objectif de cette étude, publiée par le Dr Stéphane Fournier, a été d'investiguer cette population en se basant sur les données de l'essai FAME 2.
Dans cet essai clinique, 888 patients présentant dans au moins une artère coronaire un rétrécissement responsable d'ischémie (situation où les besoins en oxygène du muscle cardiaque à l'effort ne sont pas satisfaits en raison de la présence de ce rétrécissement) ont aléatoirement bénéficié d'un traitement médicamenteux ou d'une revascularisation à l'aide d'un stent avec un traitement médicamenteux.
Dans la présente étude, les données démontrent que, parmi les patients traités uniquement par voie médicamenteuse, les patients asymptomatiques avaient un prognostic beaucoup plus mauvais à 5 ans en terme de mortalité et survenue d'infarctus que les patients présentant des symptômes. Elle démontre également que les revasculariser au moyen d'un stent permet d'améliorer leur pronostic.