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Le jeune stagiaire néo-zélandais est venu en Suisse au début du mois d'août. Lors de sa recherche de stage, il a dû mentir et prétendre avoir les moyens de subvenir à ses besoins pour la durée de son contrat, a-t-il indiqué mercredi devant le Palais des Nations.
N'ayant pas les moyens de se loger, il a passé au total sept nuits sous tente dans des parcs au bord du Léman, affirme-t-il.
Touché par la problématique, il a voulu sensibiliser à la question des stages non payés, déclare-t-il à la RTS. A cette fin, il a alerté les médias sur sa situation, en prétendant avoir été repéré par une passante, qui était de mèche.
"J'admire la réaction des Suisses"
"J'ai voulu sensibiliser, mais je ne m'attendais pas un tel résultat", assure le jeune homme. Et d'ajouter: "Je n'ai jamais voulu susciter la charité et j'ai été dépassé par l'élan de générosité des Genevois".
"J'admire la réaction des Suisses, mais ce n'est pas à eux de résoudre ce problème", estime le Néo-Zélandais.
Michael Maccabez
"Rien de ce que j'ai fait n'est radical"
Interrogé sur le succès de son action, il est amer: "qu'il faille aux Nations unies le fait de voir un de ses stagiaires à la rue pour réagir montre à quel point l'organisation est déconnectée du problème".
David Hyde reconnaît avoir accepté les conditions de son stage dès le début. "Personne ne m'a forcé à dormir sous tente", a-t-il déclaré devant le Palais des Nations. Il affirme que mentir sur ses conditions de subsistance pendant son stage était le seul moyen pour lui d'en décrocher un.
Les stagiaires sont "heureux", selon le porte-parole de l'ONU
Ahmad Fawzi a dit considérer la difficulté de se loger à Genève mais a assuré que les Nations unies offrait "des conseils" aux stagiaires.
Accompagné au point de presse de trois stagiaires travaillant dans son service le porte-parole avait assuré qu'ils étaient parfaitement "heureux".