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Bernard Garo
La matière du temps
"J'éprouve constamment ce besoin de m'impliquer et de repenser le monde et l'homme, de me mettre à l'écoute de ce qui est en mouvement ou de ce qui fait passer la perception d'un état à un autre. Je suis plus intéressé aux ombres, aux espaces entre les formes, aux vides, aux fragments, aux ruines, aux fissures et à la dégradation qu'aux choses bien définies, évidentes ou sécurisantes", explique Bernard Garo.
Bernard Garo sort de l'ECAL en 1989 avec le prix de peinture. En 2004, la ville de Nyon l'honore de son prix artistique et, en 2013, La Princesse Caroline de Hanovre lui remet le prix de peinture de Monaco.
Au fil de sa carrière, ses concepts l'ont emmené entre Paris, Barcelone et Berlin et plus récemment entre Pékin, Moscou et l'Islande notamment. Il s'est confronté à d'autres cultures, d'autres espaces, afin de développer un regard et des réflexions artistiques en lien avec l'humain et son impact sur l'environnement, touchant autant la mémoire et la vulnérabilité que le temps. Après son exposition monographique au Musée Arlaud à Lausanne en 2017, il s'est focalisé sur le développement durable et l'environnement en créant des séries d'oeuvres en lien avec l'érosion et la géologie alpine qui font partie de son ADN.
En 2018, Bernard Garo est invité à exposer au Musée national de Chine dans le cadre de la Biennale d'art contemporain de Pékin. Se sont ensuite enchaînées des expositions monographiques de 2019 à 2021, au LV lang Art Center de Nantong à Chengdu, puis à la Foire d'Art contemporain de Shanghai. Parallèlement Garo mène divers projets à New-York, Berlin, Venise, Aqua Art Miami et en Suisse. En 2023, l'artiste représente la Suisse pour la 4ème année à l'exposition NordArt près de Hambourg.
Toujours préoccupé par la dégradation accélérée des glaciers dont il a pu observer et mesurer leurs rétractions et les conséquences qui en découlent, Bernard Garo en fait le thème principal de son oeuvre pluridisciplinaire actuelle. Son oeuvre dédiée depuis des années aux questions sociétales et principalement environnementales lui a valu d'être lauréat du premier Grand Prix Artivist Lion de Venise grâce au film manifeste Crevasse, sorti en 2022 et coréalisé avec Marc Décosterd. Il est ensuite invité en résidence art et science au Muséum d'histoire naturelle de Genève qui lui donne carte blanche et l'expose entre 2022 et 2023. Un ouvrage vient de paraître sur ses explorations au MHN.
Articles, ouvrages thématiques et catalogues témoignent de l'oeuvre magistrale de Bernard Garo, dont deux monographies de référence en plusioeurs langues. Bernard Garo a également remporté de nombreux prix et réalisé d'importantes oeuvres intégrées dans l'architecture et l'espace public. Ses oeuvres sont présentes dans de nombreux musées et collections privées.
(Texte : extraits des documents présentés par Garo Art) Ulrich Perren, galerie Saint-Bonnet