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Robert Aurèle
Huile sur panneau - 1870
46 cm x 39 cm
En bon état
Cadre d'origine offert
Ref: C7
Aurèle ROBERT, 1805-1871
Portraitiste, peintre de genre et d'architectures, lithographe. Né à La Chaux-de-Fonds, frère et élève de Léopold Robert. Père de Paul Robert
Frère cadet du peintre Léopold Robert, Aurèle, après son école accomplie à La Chaux-de-Fonds, débute dans l’horlogerie comme apprenti graveur de boîtes et pratique le dessin industriel. En 1822, il est invité par son frère à Rome et travaille pour lui comme assistant en exécutant des copies de ses tableaux, ce qui lui assure une formation. Il fréquente également les cours de dessin à l’Académie de France, où il bénéficie des conseils de maîtres tels que Pierre Narcisse Guérin. Dès lors, il commence à produire ses propres tableaux.
En 1831, il expose deux peintures au Salon à Paris: un Pâtre romain et La barque des religieux descendant la cascade de Terni qui lui vaut une Médaille d’or. Resté à Paris pour assurer la diffusion de l’œuvre de son frère par la gravure, il est rappelé à la fin de 1832 par celui-ci en détresse, qu’il rejoint alors à Venise. Il y réalise de nombreuses études de la basilique Saint-Marc. Suite au suicide de Léopold en 1835, il rentre en Suisse, puis voyage à Paris pour suivre le projet de diffusion des œuvres de son frère. Après un second séjour à Venise de 1838 à 1843, il se fixe à La Chaux-de-Fonds, puis au Ried-sur-Bienne. Dès lors, il ne voyage que très peu, allant tout de même chercher son inspiration à Lugano, où il exécute plusieurs études du couvent de Santa Maria degli Angeli.
Ses clients, mis à part Marcotte d’Argenteuil (mécène et confident de son frère Léopold) et le futur Frédéric-Guillaume IV de Prusse, furent suisses en grande majorité. Il termina sa carrière en portraitiste local.
Aurèle Robert possédait un talent honnête, et ses caricatures dénotent un sens de l’observation excellent. Dans l’Atelier de Léopold Robert à Rome (1829, Musée d’art et d’histoire, Neuchâtel), on aperçoit deux caricatures dessinées directement sur le mur – de la main d’Aurèle. Ses premières œuvres furent pour la plupart des peintures de genre et des intérieurs, suivant le goût de l’époque pour la peinture hollandaise du XVIIe siècle. Elève d’un frère qui souffrit de ne pas savoir développer pleinement ses propres aptitudes, il se limita lui-même trop souvent à l’aider et à réaliser ses petits tableaux de genre, ou à copier ses œuvres plus ambitieuses. La première toile qui le fit connaître est l’Intérieur de la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs après l’incendie de 1823 (1824, Musée Thorvaldsen, Copenhague), une copie transformée d’un tableau de son frère exécutée pour le sculpteur Bertel Thorvaldsen. Ses essais de peinture de genre, tels les Personnages sur une terrasse à Capri (1830, Musée départemental de l’Oise, Beauvais), trahissent une grande difficulté à composer ainsi qu’une rigidité artificielle des figures. Ses intérieurs, ses représentations architecturales, sont très élaborées, en particulier la perspective linéaire et aérienne. Dès 1843, ayant abandonné presque complètement ce registre, il produisit plus de cent portraits. Ses couleurs furent souvent ternes, et vers la fin de sa vie, il sacrifia complètement la couleur, peignant ses portraits en grisaille. Il continua jusqu’à sa mort à produire des copies des œuvres les plus célèbres de son frère.
Oeuvres: La Chaux-de-Fonds, Musée des beaux-arts; Neuchâtel, Musée d’art et d’histoire.
Sources: Neuchâtel, Bibliothèque publique et universitaire, correspondance Aurèle Robert.