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« Une minorité des personnes sujettes à la paralysie [du sommeil] rapporte des témoignages beaucoup plus inquiétants où cet état s’accompagne de visions de présences autour du lit qui tentent de les étouffer en s’asseyant sur leur poitrine ou en essayant de les étrangler. Certains disent même être victimes de viol.
Il est intéressant de noter que l’on trouve ce genre de témoignages dans beaucoup de civilisations et à des époques très reculées. Certains traités médicaux datant de l’Antiquité relatent ainsi ce type d’agressions liées au sommeil et l’on constate que les caractéristiques principales sont les mêmes qu’aujourd’hui : une sensation d’immobilisation, d’étouffement, une impossibilité de crier et une grande anxiété.
On retrouve cette notion chez les Grecs des siècles avant notre ère, et les Romains lui donnent le nom d’incube, qui signifie « couché sur ». Dans les pays nordiques, on retrouver la notion de « mare » qui désigne un spectre à l’origine de ce phénomène et qui a donné le mot « cauchemar », qui fait référence à la « pression » qu’exerce ce fantôme nocturne.
A l’époque, l’explication communément donnée à ce phénomène est donc paranormale : il s’agit d’un fantôme ou d’une entité maléfique qui se manifeste et qui tente d’étouffer sa victime ou d’en abuser sexuellement. Le poète Horace, du 1er siècle avant notre ère, résume assez bien la situation : « Si je suis maudit, je reviendrai la nuit vous harceler. Je m’en prendrai à vos visages et j’appuierai sur vos poitrines tremblantes. Je vous prierai du sommeil par la terreur. »