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Points forts
- Ce document démêle les effets durables des améliorations techniques de l'efficacité énergétique dans les bâtiments résidentiels du Royaume-Uni.
- L'article analyse un large panel de données au niveau des ménages britanniques en utilisant une méthode quasi-expérimentale de différences dans les différences.
- L'installation de mesures d'efficacité énergétique est associée à des réductions à court terme de la consommation de gaz résidentielle.
- Les économies d'énergie disparaissent entre deux et quatre ans après l'installation de mesures d'isolation des combles et des murs creux, respectivement.
- L'installation de mesures d'efficacité n'est pas associée à des économies d'énergie dans les ménages des zones défavorisées.
Résumé
L'amélioration de l'efficacité énergétique (EE) est essentielle pour garantir un système énergétique durable, abordable et sûr. Le secteur résidentiel représente, en moyenne, 18,6 % de la consommation finale totale d'énergie dans les pays de l'OCDE en 2018, atteignant 29,5 % au Royaume-Uni (AIE, 2020a).
En utilisant une approche de différences en différences échelonnées avec des effets de traitement dynamiques, nous analysons les changements dans la consommation de gaz résidentielle cinq ans avant et après l'adoption de mesures d'efficacité énergétique. L'analyse inclut les interventions d'efficacité énergétique impliquant l'installation de nouveaux équipements d'isolation liés au chauffage - c'est-à-dire l'isolation des combles et des murs creux, soutenus par des programmes d'efficacité énergétique en Angleterre et au Pays de Galles entre 2005 et 2017 - en utilisant un panel de 55 154 ménages issus du National Energy Efficiency Data-Framework (NEED).
Nous contrôlons, entre autres facteurs, les prix de l'énergie et la mesure dans laquelle les changements de consommation de gaz dépendent des caractéristiques des ménages et des variations des conditions météorologiques.
Nos résultats indiquent que l'adoption de mesures d'EE est associée à des réductions significatives de la consommation de gaz résidentiel des ménages un an après leur mise en œuvre. Toutefois, cet effet ne dure pas à long terme et les économies d'énergie disparaissent quatre ans après la mise en œuvre de mesures d'isolation des murs creux et deux ans après l'installation d'une isolation des combles.
La disparition des économies d'énergie à long terme pourrait s'expliquer par l'écart de performance énergétique, l'effet de rebond et/ou par des projets de construction et de rénovation résidentielle concomitants associés à une augmentation de la consommation d'énergie. Notamment, pour les ménages des zones défavorisées, l'installation de ces mesures d'efficacité ne permet pas de réaliser des économies d'énergie.
Ces résultats confirment l'existence d'effets qui réduisent les économies d'énergie résultant de l'adoption de ces technologies d'efficacité au fil du temps et indiquent que, pour certains groupes, ces économies nettes ne semblent pas se matérialiser.