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Pierre Dubochet | 29 mai 2013
Michel Repacholi, un responsable de département
de l'OMS à la botte des industriels
En 1996, l’OMS confie le projet international CEM (champs électromagnétiques) à Michael Repacholi, chargé de coordonner les programmes de recherche dans le monde entier. Après appréciation des résultats scientifiques, il devait évaluer les éventuels risques sanitaires constatés à proximité des émetteurs de téléphonie et autres systèmes à hyperfréquences, à proximité des lignes à haute tension, etc.
À la suite des conclusions du département CEM, l'OMS publie ses recommandations mondiales visant à –théoriquement– préserver la santé publique. Michael Repacholi est en charge de ce projet jusqu'en 2006; où il atteint l'âge de la retraite. Il quitte l'agence onusienne par la petite porte.
Les détracteurs accusent Michael Repacholi d'avoir été à la botte des industriels, en critiquant systématiquement les études qui montrent la nocivité des systèmes, tandis qu'il ne mettait que rarement en cause les études neutres.
Les industriels ont été trop souvent impliqués dans les décisions, tandis que des scientifiques de renom ont été trop écartés des groupes d'experts. Une pétition demandait son éviction, parce qu'il ternissait l'image de l'OMS. Sans résultat.
Michael Repacholi a été la cible de critiques dans d'autres départements.
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De multiples paramètres d’exposition aux CEM, tels que la fréquence, la durée, la forme de l’onde, la modulation de fréquence, la modulation d’amplitude sont des facteurs déterminants des réponses biologiques, et compliquent la compréhension exposition / conséquences.
Le fait de ne pas comprendre le fonctionnement d’une nocivité n’est pas à confondre avec une innocuité.