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Présidentielle américaine Obama et Romney prêts en cas de litige électoral
Les deux candidats à l'élection présidentielle américaine du 6 novembre se préparent à une bataille juridique en cas de contestation de résultats très serrés.
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Alors que les sondages donnent les intentions de vote pour Mitt Romney et Barack Obama à un niveau équivalent, les deux candidats à l'élection présidentielle américaine du 6 novembre se préparent à une bataille juridique, en cas de litige électoral.
Les deux camps gardent le souvenir de l'élection de 2000, quand il avait fallu un mois pour que la Cour suprême mette fin au recomptage des voix en Floride, où George W. Bush ne disposait que de 537 voix d'avance sur Al Gore, et confirme ainsi l'accès du candidat républicain à la Maison blanche.
Douze ans plus tard, l'équipe d'avocats du camp républicain est menée par Benjamin Ginsberg, qui avait déjà mené la bataille en Floride en 2000, comme premier conseiller juridique de la campagne de George W. Bush, un poste qu'il a à nouveau occupé en 2004.
«On ne voyait aucune panique sur son visage», se souvient Joe Allbaugh, directeur de la campagne républicaine en 2000, à propos de la maîtrise affichée par Benjamin Ginsberg dès le lendemain de l'élection. «On n'entendait aucune panique dans sa voix.»
Restrictions annulées
Dans le camp adverse, l'équipe de juristes de Barack Obama est menée par Robert Bauer, qui a été le conseiller officiel de la Maison blanche en la matière, de 2010 à 2011.
Depuis le début de la campagne, Robert Bauer a déjà lutté pour que soient annulées les restrictions de jours de «vote par anticipation» décidées par les législatures républicaines d'Etats stratégiques comme l'Ohio ou la Floride.
Les votes anticipés, qui pourraient représenter jusqu'à 40% des voix en 2012, profitent surtout aux démocrates, en raison des préférences électorales des groupes électoraux, en particulier la classe ouvrière et les minorités ethniques, qui ont recours à la procédure.
Robert Bauer a également accusé Karl Rove, ancien stratège de George W. Bush, de levées de fonds illégales en faveur de Mitt Romney, à travers son organisation American Crossroads, en théorie indépendante, mais favorable, dans les faits, au camp républicain.
Démocrates pas prêts en 2000
La gestion d'un éventuel litige au lendemain du 6 novembre reste cependant la principale préoccupation des juristes démocrates, qui estiment que l'équipe d'Al Gore n'a pas été assez prévoyante au niveau local en 2000.
«Nous n'étions vraiment pas prêts», se rappelle le stratège démocrate Ted Devine, présent en 2000. «Nous avions un avocat dans chaque Etat, mais nous n'avions pas fait l'effort de chercher les meilleurs juristes du pays pour défendre notre cause.»
Robert Bauer et Benjamin Ginsberg ont également négocié les règles des trois débats entre Mitt Romney et Barack Obama et de la confrontation vice-présidentielle entre Paul Ryan et Joe Biden.
Les deux hommes gardent pour le moment le silence sur leur stratégie, mais si le résultat de l'élection est disputé, ce ne sera qu'un nouvel épisode de la série de litiges électoraux que Robert Bauer et Benjamin Ginsberg gèrent depuis des décennies.
«Pour tout dire, il y a très peu d'avocats spécialisés dans ce domaine», s'était justifié Benjamin Ginsberg auprès du New York Times, en 2004. (ats/nxp)
Créé: 28.10.2012, 13h51