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Autres vues aériennes de Soyhières
C'est au XIe siècle que fut bâti le château de Soyhières par les comtes du même nom, sur une falaise dominant la Birse. La première mention écrite date de 1271. Par contre, la famille comtale est citée dans différents actes dès le XIIe siècle. Avec celui du Vorbourg, le château de Soyhières contrôle la voie venant d'Alsace (au nord). L'accès de la vallée de la Birse vers Bâle est de création récente, probablement du XVIIIe siècle, l'ancien tracé passait pas le Val Terbi.
Le plan du site est adapté à la falaise orientée est-ouest. Au nord, elle est verticale et forme un rempart naturel, tandis qu'à l'ouest et au sud, les murailles ferment les accès. La paroi Est du donjon est en maçonnerie.
Le château a été incendié lors de la Guerre de Souabe et s'est ruiné petit à petit jusqu'à sa reprise par la famille Quiquerez puis par la SACS.
La seigneurie a passé des mains des Comtes de Soyhières à ceux de Ferrette, puis de plusieurs nobliaux locaux avant que Jacques-Christophe de Blarer de Wartensee ne le rachète le 10 mars 1576 pour 800 florins et en confie la gestion à un receveur à Delémont.
Le château resta dans le domaine de l'Evêché jusqu'à la Révolution en 1789. Il fut vendu comme bien national en 1793 à Georges Quiquerez, maire de Porrentruy.
Auguste Quiquerez, l'historien jurassien, y a fait des travaux, et installé un "cabinet d'antiquités", un ancêtre du Musée jurassien.
Après sa mort, le château passa à sa fille Augusta Quiquerez, puis à Charles Fleury, fermier du domaine.
Propriété de la Société des Amis du Château de Soyhières (SACS) depuis 1920, il est constamment entretenu. En 1957, la partie "habitation" a été restaurée; l'oratoire a été rebâti avant la Deuxième Guerre mondiale.
Bibliographie