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Les prix des produits alimentaires ont augmenté globalement plus de 40% entre 1982 et 2022. Dans le groupe des produits alimentaires, les fruits et le pain ont renchéri dans des proportions supérieures à la moyenne, alors que dans la même période les prix de la volaille, du lait et des yogourts ont évolué dans des proportions inférieures.
Les prix des produits alimentaires ont augmenté globalement plus de 40% entre 1982 et 2022. Dans le groupe des produits alimentaires, les fruits et le pain ont renchéri dans des proportions supérieures à la moyenne, alors que dans la même période les prix de la volaille, du lait et des yogourts ont évolué dans des proportions inférieures.
Par consommation de denrées alimentaires, on entend ici l'offre de produits disponibles pour la transformation, et non la consommation proprement dite.
En 2021, la consommation de lait, comprenant le lait frais, le fromage et les autres produits transformés, a atteint 301 kg par personne et par an.
Les fruits, suivis par les légumes puis les céréales, complètent ce classement des aliments les plus consommés. S'agissant des fruits et des légumes, on considère le poids frais, y compris les épluchures.
Les dépenses des ménages pour le logement, l'habillement, la santé, la formation, les loisirs, etc. ont augmenté de 55% entre 1995 et 2021, tandis que la hausse des dépenses en produits alimentaires et en boissons non alcoolisées a été de 58%. Au cours de cette période, la croissance de la population résidante a été d’un quart.
Les ménages consacrent la plus grande partie de leurs dépenses pour la catégorie « dépenses obligatoires » (impôts, cotisations aux assurances sociales, assurance-maladie de base).
En 2020, année marquée par la pandémie de Covid-19, un ménage moyen a consacré environ 10% de son budget à l’alimentation, soit environ 1000 francs par mois, y compris les repas et les boissons au restaurant. Ce montant équivaut à 150 francs de moins que l’année précédente. La baisse la plus nette a été observée dans les dépenses pour les repas au restaurant en raison des mesures de restriction.
Entre 1998 et 2020, la part des dépenses pour les produits bio dans les dépenses des ménages en denrées alimentaires a été multipliée par un peu plus que trois. Cette part est de 12% en 2020.
En 2019, 43% de la population indiquait consommer souvent ou systématiquement des produits bio. Les produits alimentaires biologiques sont plus souvent consommés par les habitants des villes que par ceux des campagnes et plus souvent par les femmes que par les hommes.
Après un recul de toxi-infection alimentaire en 2020, le nombre de cas de zoonoses est reparti à la hausse en 2022 et a atteint le niveau d’avant la pandémie de COVID-19. Avec environ 7600 cas en 2022, la campylobactériose, maladie diarrhéique, a été à nouveau la zoonose la plus fréquemment enregistrée chez l’être humain. La plupart du temps, les personnes s’infectent en consommant des denrées alimentaires contaminées ou pas assez cuites, la viande de volaille étant la première source d’infection.
La salmonellose, deuxième zoonose la plus fréquente en Suisse avec environ 1800 cas déclarés, a également pour cause principale des aliments contaminés, comme les œufs et la viande ou encore les salades et les légumes crus. Les salmonelles peuvent aussi se transmettre par contact direct avec des animaux ou des personnes infectées. Une production alimentaire rigoureuse et des gestes simples en cuisine permettent en grande partie de prévenir ces deux maladies.
La proportion de personnes en surpoids ou obèses a augmenté entre 1992 et 2017. En 2017, environ 51% des hommes et 33% des femmes étaient concernés et avaient un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 25 (L'IMC équivaut au poids en kilogrammes divisé par la taille en mètres au carré). Le surpoids et l'obésité ont des causes multiples et sont des facteurs de risque importants pour la santé, pouvant provoquer de hypertension artérielle ou un taux de cholestérol élevé, qui mènent à des maladies cardio-vasculaires. Aussi le diabète pourrait être une conséquence.
Pour se nourrir sainement, il faut non seulement connaître les composantes d’une alimentation équilibrée et modérée, mais aussi avoir une attitude adéquate, c’est-à-dire une conscience appropriée de son corps et de sa santé. En 2017, 68% des personnes indiquent veiller à leur alimentation, dont une proportion plus élevée de femmes.
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