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Cette protection de l'intérêt supérieur de l'enfant et de ses besoins "a engendré de nombreux bénéfices", comme une meilleure reconnaissance de leurs droits ou encore moins de violence à leur égard.
Cependant, les chercheurs stipulent qu'il y a de "possibles conséquences négatives" au "culte de l'enfant", comme des problèmes de santé mentale et physique chez ces enfants. Ces derniers, trop couvés par leurs parents, font moins d'activités physiques, ce qui multiplie les risques d'obésité.
"On a également constaté qu'ils sont plus susceptibles de présenter des symptômes de dépression ou d'anxiété", souligne Serge Dupont, docteur en psychologie à l'Université catholique de Louvain et co-auteur de l'étude, dans Forum. Selon le scientifique, il faut donc faire attention de ne pas placer systématiquement l'enfant au centre de l'attention.
Menace pour les sociétés démocratiques
L'étude publiée jeudi par l'Université catholique de Louvain précise également que le phénomène de l'"enfant roi" (enfant qui obtient tout ce qu'il veut et qui en devient tyrannique) pourrait devenir une menace pour les sociétés démocratiques.
Les pratiques inspirées par le culte de l'enfant risquent de produire des individus bien éloignés de l'idéal de citoyenneté
"La démocratie est un système fragile qui a besoin de citoyens matures. Or, les pratiques inspirées par le culte de l'enfant risquent de produire des individus bien éloignés de l'idéal de citoyenneté", explique Serge Dupont qui préconise un cadre "ferme mais juste", associé à de la bienveillance.
"Laisser les enfants respirer"
Dès lors, les chercheurs préconisent de trouver un équilibre dans l'éducation des enfants. Il ne faut plus se concentrer sur leur bien-être à court terme, mais bien envisager leur développement au long cours, en lien avec les perspectives sociétales, tout en prenant en compte les gens qui les entourent.
Il faudrait notamment "laisser les enfants respirer, vivre des expériences et surmonter des épreuves sans la présence parfois étouffante des parents", conclut cette étude publiée dans la revue Social Sciences.
ats/hkr