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Le temps apparait alors comme ce qui proprement s'écoule, ce qui passe, ce qui fait vieillir et détruit ce qu'il traverse. Dès lors, comme ce qui passe, il apparait
insaisissable. Quand on veut penser le présent, il est déjà passé, l'instant n'ayant aucune durée. Le temps est alors ce qui nous échappe, ce qui nous tient et nous soumet à un changement et à un
vieillissement perpétuel. Plus que le problème de la connaissance du temps, c'est la connaissance de nous même qui est posée par l'écoulement du temps. Peut-on penser de la permanence dans le changement perpétuel ?
Mais si le temps est fugitif, alors n'est-il pas un pur néant ?
Le temps est-il ce qui est éphémère et insaisissable devenant ce qu'on ne peut
connaitre voir ce qui est illusoire ou le temps est-il ce qu'on rend possible une certaine permanence, qui, surplombant le changement perpétuel permet une connaissance du temps et de nous même dans le temps ?