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Historique
Il était d’une extrême gentillesse envers les enfants et citait : « La vieillesse c’est la fin, tandis que l’enfance, c’est le commencement, c’est l’avenir ». C’est en pensant à l’enfance abandonnée qu’il a consenti pour lui-même à tous les sacrifices. Au vu de ses pensées, il a institué la municipalité des Verrières comme son héritière universelle aux conditions suivantes :
« Elle emploiera le restant de mes biens tant immeubles que autres à la fondation et à l’entretien d’un asile de travail agricole, où seront reçus gratuitement ou à un prix modique fixé par le règlement, les enfants pauvres du sexe féminin, sans ressources, âgés de six ans au moins et huit ans au plus, pour y être nourris et élevés jusqu’à émancipation .
Le travail, la probité, l’ordre et l’économie, la piété, la moralité, développés par une bonne éducation et une solide instruction, tels sont les principes que je désire qui soient pratiqués dans l’établissement que je fonde, et inculqués aux élèves… ».
« Ma volonté expresse, dit-il, est que cet asile soit tout à fait indépendant de la Municipalité, qu’il soit géré et administré par une commission de 9 membres, conformément à un règlement élaboré par elle ».
Sully Lambelet meurt le 16 août 1876. La famille grandit et l’immeuble du testateur devient trop exiguë. La Commission, dès 1878, se préoccupe de trouver un terrain pour construire de nouveaux bâtiments. Les bâtiments actuels ont été construits en 1883 et inaugurés en 1884. Jusqu’en 1971, ils ont accueilli de très nombreuses pensionnaires et chacune doit avoir bien des anecdotes à raconter sur son séjour à la Fondation. Bien que le pensionnat soit fermé, la maison ne resta jamais inoccupée. De nombreuses colonies, des cours de formation, des week-ends musicaux et autres camps y furent et sont toujours organisés.
Né le 1er septembre 1799, Sully Lambelet, bien que porteur du brevet d’instituteur, exerçait à la fois les métiers de banquier et de commerçant. D’aucuns souriaient de l’extrême économie qu’il pratiquait dans sa vie privée. Mais sous ses dehors austères, il était très bon et nombreux sont les traits de générosité que l’on rapporte sur son compte. Notamment, distribution à bon marché de farine pendant la disette de 1856.