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Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a supervisé samedi le test d'un "lanceur de missiles multiple de grande taille", a annoncé dimanche l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA. Ce système "nouvellement développé" est "une grande arme", s'est-il réjoui.
La Corée du Nord doit continuer à renforcer le développement d'armements "pour contrer résolument les menaces militaires et les pressions croissantes des forces hostiles", a encore dit M. Kim selon l'agence. Il a exprimé sa "grande reconnaissance" envers les scientifiques qui ont conçu et construit cette nouvelle arme.
L'état-major interarmes de la Corée du Sud avait pour sa part décrit samedi cet essai nord-coréen comme étant le tir de deux missiles balistiques à courte portée. Les engins ont parcouru environ 380 kilomètres et atteint une altitude de 97 km à une vitesse maximale de Mach 6,5 avant de s'abîmer en mer du Japon.
"Le test a montré que toutes les spécifications tactiques et technologiques du système ont atteint correctement les normes qui avaient été fixées", selon KCNA.
Septième test
Le test de samedi était le septième en date d'une série d'essais de missiles à courte portée effectués en août par la Corée du Nord pour exprimer son mécontentement devant des manoeuvres militaires conjointes menées par les forces sud-coréennes et américaines. Ces manoeuvres ont pris fin il y a un peu moins d'une semaine.
Selon Pyongyang, M. Kim a observé au cours du mois écoulé au moins deux autres tests d'armes "nouvelles". Mais la nature et les caractéristiques de ces armements ne sont pas connues.
A Séoul, l'essai de samedi a amené la présidence sud-coréenne à convoquer une réunion du conseil national de sécurité, le NSC. "Les membres du NSC ont décidé de poursuivre les efforts diplomatiques auprès de la communauté internationale pour ramener la Corée du Nord à la table de négociations avec les Etats-Unis pour parvenir à l'objectif d'une dénucléarisation complète dans la péninsule coréenne", a déclaré le gouvernement sud-coréen dans un communiqué.
Les pourparlers bilatéraux entre Washington et Pyongyang sont dans l'impasse depuis l'échec du second sommet entre le président américain Donald Trump et Kim Jong-un, à Hanoï en février.
Les deux dirigeants s'étaient de nouveau rencontrés en juin à la frontière dans la zone démilitarisée, qui sépare les deux Etats depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953). La rencontre avait débouché sur la décision de relancer les discussions sur le programme nucléaire de Pyongyang, un peu plus d'un an après le premier sommet Trump-Kim à Singapour. Les discussions n'ont cependant pas repris depuis.