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Nouveau rebondissement dans l'affaire de la jeune autiste disparue en 2013: la justice fribourgeoise met hors de cause les employés de la Fondation des Buissonnets à Fribourg. L'avocat de la famille a déjà annoncé qu'elle ferait recours.
L'encadrement de la jeune Emilie et de deux autres résidents par un seul éducateur en fin de formation n'a révélé aucune négligence, indique le Ministère public fribourgeois mercredi dans un communiqué.
La justice estime que le nombre d'éducateurs pour le groupe d'enfants, dont faisait partie Emilie, était suffisant et qu'on ne saurait reprocher à la directrice de ne pas avoir maintenu verrouillés les accès qui ont permis à la jeune fille de quitter l'institution, poursuit le communiqué.
La procédure n'est pas définitivement classée et peut encore faire l'objet d'un recours: l'avocat de la famille, Me Meier, a également annoncé mercredi qu'elle saisira à nouveau la justice.
A la suite d'une non-entrée en matière en janvier 2015, la famille avait fait un premier recours auprès du tribunal cantonal. Un éducateur et la directrice de la fondation avaient alors été prévenus d'homicide par négligence et exposition en début de cette année.
Après avoir disparu de l'institution spécialisée le 12 novembre 2013, la police avait retrouvé le corps d'Emilie, alors âgée de 15 ans, dans le lac de Schiffenen début février 2014.