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Le 23 mai 1387, l'évêque Adhémar Fabri, un dominicain né à La Roche-sur-Foron et résidant habituellement en Avignon ratifiait les ordonnances, coutumes, franchises et libertés des citoyens de Genève et s'engagea à les respecter. Le précieux parchemin muni du grand sceau de l'évêque Adhémar Fabri est conservé aux Archives d'Etat. Cet événement s'est inscrit dans un contexte qui vit interagir plusieurs acteurs au cours de la période qui précéda l'événement, illustrant l'époque des luttes entre l'Evêque de Genève qui détenait le pouvoir temporel sur la Cité depuis l'accord de Seyssel signé en 1124 entre le comte Aymon de Genève et l'évêque Humbert de Grammont. S'agissant des acteurs, on y trouvait les comtes de Genève en perte d'influence et dont la dynastie allait d'ailleurs s'éteindre, les comtes de Savoie qui manoeuvraient avec plus ou moins d'adresse pour s'introduire à Genève et y devenir maîtres des leviers du pouvoir et, in fine, les citoyens. Un cocktail qui fit émerger un mouvement communal qui se renforça au fil des années. En 1263 par exemple, on trouvait déjà les premières traces d'un mouvement communal à Genève. Un mouvement qui allait prendre l'ampleur et un pouvoir des citoyens qui allait insensiblement se renforcer En 1309 le prince-évêque Aymon du Quart reconnaissait les syndics élus par les citoyens et autorisa la construction d'une halle commerciale au port du Molard.
Claude Bonard