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Les exportateurs du composant principal du pain devront obtenir une approbation préalable du gouvernement, destinée à préserver la qualité et les prix intérieurs.
L’Inde, deuxième producteur mondial de blé après la Chine, va imposer de nouvelles restrictions sur les exportations de farine pour protéger son marché intérieur, a indiqué la Direction générale du commerce extérieur.
Les exportations de blé ont déjà été sévèrement réduites en mai pour renforcer les réserves alimentaires nationales, suite aux pénuries mondiales et à la flambée des prix consécutive à la guerre en Ukraine.
La Direction générale du commerce extérieur prévoit désormais que les exportateurs de farine devront obtenir une approbation préalable du gouvernement, destinée à préserver la qualité et les prix intérieurs.
«Les perturbations de l’approvisionnement mondial en blé et en farine de blé ont suscité l’arrivée de nombreux nouveaux acteurs et entraîné des fluctuations de prix et de possibles problèmes de qualité», justifient les autorités dans un avis publié mercredi, ajoutant: «Il est donc impératif de maintenir la qualité des exportations de farine de blé» du pays.
L’Inde a interdit toutes les exportations de grains de blé sans l’approbation du gouvernement en mai, s’attirant de vives critiques et accentuant la flambée des cours mondiaux.
Le blé est la première culture céréalière en Inde. L’an dernier, le pays de près 1,4 milliard d’habitants avait bénéficié d’une récolte assez exceptionnelle, produisant 109 millions de tonnes de blé, dont environ sept millions de tonnes ont été exportées.
Cette année, un épisode de forte canicule en mars et avril a entraîné une baisse d’environ 5% de la récolte indienne de blé, faisant craindre des pénuries sur le marché intérieur.
De leur côté, la Russie et l’Ukraine représentent ensemble près d’un quart de l’approvisionnement mondial en blé.