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A la fois proche du peuple et familier des sphères de la haute finance, l'Appenzellois Hans-Rudolf Merz (61 ans) est à l'aise dans toutes les situations.
Le candidat radical au Conseil fédéral est un eurosceptique et chantre de la rigueur financière.
Hans-Rudolf Merz a fait ses débuts en politique dans les années 1960 en tant que secrétaire du Parti radical st-gallois. Il a ensuite siégé au législatif de Herisau avant de s'accorder une pause.
Il a fait son retour politique en 1997 à l'occasion de son élection au Conseil des Etats. Il était alors «candidat sauvage» soutenu par l'UDC. Il préside la commission des finances des Etats.
Ce major à l'armée est aussi membre des commissions de la politique de sécurité et de la politique extérieure. Eurosceptique convaincu, il prône la poursuite de la voie bilatérale.
Ce représentant de l'aile libérale du PRD se dit «attaché aux valeurs traditionnelles». Il défend également une ligne dure en matière d'asile.
Des mandats délicats
Hans-Rudolf Merz était un des papables à la succession de Franz Steinegger à la présidence du Parti radical en 2001. Mais il s'était retiré au profit de Gerold Bührer.
Lorsque ce dernier a dû quitter son poste fin 2002 à la suite de l'affaire de la Rentenanstalt, l'Appenzellois s'est lancé dans la course. Il a toutefois dû retirer sa candidature suite aux critiques sur ses mandats dans l'économie privée.
Il est notamment président du conseil d'administration d'Anova Holding, ex-Amiantus, au cœur d'une polémique sur l'amiante. Il siège aussi à celui de Huber et Suhner, soupçonnée d'avoir eu des liens avec le régime de l'apartheid en Afrique du Sud. Le politicien préside par ailleurs l'assurance-vie Helvetia Patria.
De 1993 à 1996 il était à la tête de la Banque cantonale d'Appenzell Rhodes-extérieures, avant de la revendre à l'UBS, ce qui a permis d'éviter de justesse une débâcle financière au canton.
Ce docteur en sciences politiques et entrepreneur est marié et père de trois enfants. Bon orateur, il est régulièrement invité à l'émission politique phare «Arena» de la télévision alémanique. Il est aussi à l'aise en français.
swissinfo et les agences