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On reparlera pendant longtemps de l'accrochage entre Lewis Hamilton et Nico Rosberg, après trois virages seulement au Grand Prix d'Espagne... Succès historique pour Max Verstappen devant les Ferrari.
Parti en pole, Lewis Hamilton a perdu le leadership au profit de Rosberg à la sortie du premier virage. Mais les deux hommes se sont percutés deux courbes plus loin, refermant immédiatement le livre de ce GP d'Espagne tout en ouvrant celui d'une polémique qui fera rage. A qui la faute? A Rosberg, étrangement lent et qui s'est curieusement déporté sur la droite? A Hamilton qui, puisqu'il était derrière, devait conserver le contrôle de son bolide?
Des discussions qui n'intéresseront pas Max Verstappen, lequel est devenu, à 18 ans et 228 jours, le plus jeune vainqueur de l'histoire de la Formule 1. Le Néerlandais disputait son premier Grand Prix pour Red Bull, n'ayant été promu de Toro Rosso que le 5 mai dernier en remplacement de Daniil Kvyat. Jamais un Batave n'avait encore gagné en championnat du monde.
En plus de l'incident entre Hamilton et Rosberg, ce succès doit aussi beaucoup à la curieuse stratégie de Ferrari. Alors que Sebastian Vettel a semblé être le pilote en piste le plus rapide presque tout au long de l'épreuve, l'Allemand a été handicapé par les choix de la Scuderia qui lui ont sans doute coûté la victoire. Plutôt que de s'imposer, Vettel a même terminé troisième derrière le Finlandais Kimi Räikkönen.
Romain Grosjean (Haas), en proie à des complications mécaniques, n'a pas terminé la course tandis que les Sauber de Magnus Ericsson et Felipe Nasr ont pris les 14e et 15e rangs.
ATS