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Cette décision équivaut à un changement drastique d'orientation au sein d'une commission qui a longtemps suivi une ligne très dure. "C'est réjouissant. Pour ce qui est du service civil, les parlementaires de la Commission de la politique de sécurité se déclarent désormais en faveur d'une politique sensée et basée sur des faits", a commenté Heiner Studer, ancien conseiller national et président de la Fédération suisse pour le service civil CIVIVA.
Depuis la suppression de l'examen de conscience en avril 2009 et la hausse des demandes qui s?en est suivie, le service civil a souvent été considéré comme une menace pour l'armée. Mais dès lors que l'ordonnance sur le service civil a été modifiée le 1er février 2011, durcissant ses conditions d'accès, les admissions ont à nouveau baissé jusqu'à un chiffre de 4'500 personnes. Cela signifie que les mesures prises ont produit leurs effets. La majorité de la Commission de politique de sécurité du conseil national reconnaît aujourd'hui que les effectifs de l'armée ne sont pas menacés par le service civil.
Le président de la Fédération CIVIVA Heiner Studer espère qu'une discussion intelligente sera dès lors possible sur la question du service civil. Une discussion qui se focalise sur les réelles qualités et apports du service civil pour la société.