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Séance particulièrement houleuse lundi au parlement à Caracas
KEYSTONE/EPA EFE/MIGUEL GUTIERREZ(sda-ats)
Le parlement vénézuélien, contrôlé par l'opposition, a voté lundi contre le président Nicolas Maduro pour "manquement aux devoirs" de sa fonction. Le législatif lui attribue la responsabilité d'une "crise sans précédent" qui secoue le pays.
Ce vote, au cours d'une session agitée, reste toutefois symbolique car il a de fortes chances d'être invalidé par la Cour suprême vénézuélienne (TSJ). Avant le début des débats, elle a prévenu que "l'Assemblée nationale n'avait pas la faculté de destituer le président de la République".
"Est approuvé l'accord selon lequel Nicolas Maduro est reconnu responsable de manquements aux devoirs de sa fonction et il est exigé une sortie électorale à la crise vénézuélienne pour que ce soit le peuple qui s'exprime dans un vote", a déclaré le nouveau président du parlement Julio Borges, issu de l'opposition.
Selon ce texte, "Nicolas Maduro a provoqué une crise sans précédent au Venezuela" et est "en marge de la Constitution" pour avoir provoqué "un marasme économique", "la rupture de l'ordre constitutionnel" et pour avoir "fait violence aux droits" des Vénézuéliens.
"Opéra bouffe"
Le député chaviste Hector Rodriguez a qualifié cette initiative d'"acte insensé et irrationnel". "Lorsqu'ils diabolisent les actions du président, ils reconnaissent implicitement qu'il gouverne effectivement. C'est un opéra bouffe de plus", a commenté de son côté un autre député chaviste, Pedro Carreno.
Nicolas Maduro a nommé la semaine dernière comme vice-président Tareck El Aissami, un "dur" de son équipe, chargé de lui succéder au cas où il serait finalement destitué. Pour tenter de rassurer la population dans ce pays qui connaît une inflation vertigineuse, il a annoncé dimanche soir l'augmentation de 50% du salaire minimum.
L'opposition de centre droit, devenue majoritaire au parlement fin 2015, livre une bataille sans merci au pouvoir exécutif de Nicolas Maduro, dauphin de l'ex-président Hugo Chavez (1999-2013), dont elle demande le départ et des élections anticipées avant 2018.
ATS