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19/03/2007
Madame la raie pochée aux câpres
Yep!
Bon, évidemment, on commence par s'offrir une demi-aile pelée de dimensions généreuse (la nôtre pesait ses 600 grammes, compter 207 gr par bouches slurpantes). La rincer sous l'eau, virer la partie visqueuse, puis diviser éventuellement en deux ou trois avec un grand couteau (c'est mieux pour la cuisson). Puis mitonner le court-bouillon en faisant frémir un quart d'heure un litre d'eau avec un oignon coupé en deux, trois clous de girofle, deux brins de thym, deux feuilles de laurier, trois brins de persil, six grains de poivre. Et une pincée de sel. Et une cuillère de vinaigre. Alouette.
Laisser tiédir. Dans une poissonnière ou une casserole de dimensions gaulliennes, disposer votre aile. Recouvrir avec le bouillon tiédi. Remettre à feux tout doux, manière de porter le liquide au seuil du frémissement, environ 14 minutes. Pendant ce temps, tambouillez votre beurre aux câpres, en faisant mousser à feu cool une bonne grosse motte. Ajouter le jus d'un demi-citron vert, un tour de moulin à poivre et une poignée de câpres coupées en deux (ou en trois si affinités).
Tâter la cuisson du poisson de la pointe d'un couteau: il faut que la chair se détache facilement du cartilage central. Sortir la bête de son bain, essorer et effilocher en longs spaghettis de part et d'autre du cartilage. Répartir dans des assiettes chaudes. Napper de beurre câpré. Saupoudrer de poivre au moulin et de fleur de sel (voire de persil haché les soirs de liesse). Et servir en imitant le cri gourmand de la raie apercevant le derrière de Crocodile Dundee.
Bye
PS: La sagesse populaire, s'alarmant de la surcharge pondérale due aux agapes des fêtes, nous livre aimablement le dicton du jour: "Noël sur les fesses, Pâques au fitness".