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Si Christoph Mörgeli n'est pas réhabilité à son poste de directeur du Musée d'histoire de la médecine à Zurich, le politicien exigera 156'000 francs de dommages et intérêts à l'Université. Mais sa priorité, selon son avocat, est d'abord d'annuler son licenciement.
L'avocat de M. Mörgeli, Manfred Küng, défend dans les colonnes de l'hebdomadaire alémanique "Sonntag" la position selon laquelle la carrière professionnelle, tant politique que scientifique, de son client a pâti de cette affaire.
Il demande une réparation pour le tort subi couvrant 14 mois de salaires de M. Mörgeli, l'équivalent de 109'200 francs. L'avocat demande en plus des dédommagements représentant six mois de salaires, soit 46'800 francs. M. Küng a déposé sa réclamation au Tribunal administratif de Zurich, qui doit se prononcer dans ce dossier.
L'avocat du conseiller national UDC a déjà fait recours contre le refus de la cheffe de l'instruction publique zurichoise Regine Aeppli de dessaisir le recteur de l'Université de Zurich de la décision de licencier Christoph Mörgeli.
Deux cas de figure
Le 21 septembre dernier, le recteur Andreas Fischer avait annoncé aux médias le licenciement de M. Mörgeli, alors directeur du Musée d'histoire de la médecine à Zurich, une semaine avant que celui-ci soit formellement prononcé. Selon l'avocat du politicien, le recteur n'était plus impartial au moment du licenciement officiel.
C'est ensuite que Christoph Mörgeli a demandé à la ministre socialiste de dessaisir le recteur de cette affaire. Mais la conseillère d'Etat avait alors rejeté cette demande.
Si le Tribunal administratif donne finalement raison à M. Mörgeli, son licenciement sera considéré comme invalidé. Si l'instance judiciaire lui donne tort, le recours déposé par l'avocat de M.Mörgeli sera réactivé. La défense entend porter l'affaire jusqu'au Tribunal fédéral.
ATS