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Olivier Gaumer, physicien à l’Université de Genève.
Une centrale nucléaire fonctionne un peu comme une vieille machine à vapeur, à cela près que la chaleur utilisée pour transformer l’eau en vapeur n’est pas fournie par du feu (comme dans les vieux trains), mais par du matériau radioactif. La radioactivité, c’est un peu l’alchimie des temps modernes. Au Moyen Age, les alchimistes essayaient de transformer le plomb en or!
Aujourd’hui, la radioactivité permet de transformer un élément chimique, par exemple de l’uranium, en un autre élément chimique tout en produisant énormément d’énergie et de chaleur: on appelle ça la désintégration nucléaire. Cette chaleur est utilisée pour faire bouillir de l’eau et la transformer en vapeur qui va faire tourner des turbines (des espèces de grandes roues), comme dans les anciennes machines à vapeur, les barrages hydroélectriques ou les éoliennes.
D’ailleurs, les grandes fumées que l’on voit s’échapper des cheminées des centrales nucléaires ne sont pas des fumées, mais des nuages d’air très humide! Les turbines entraînent alors un générateur qui va transformer ce mouvement de rotation en électricité. Dans une centrale nucléaire, il y a donc une série de transformations d’énergie: une désintégration nucléaire produit de la chaleur qui est convertie en mouvement qui est à son tour converti en électricité. Il existe plusieurs types de centrales nucléaires, mais le principe de base reste toujours le même.