Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06959.jsonl.gz/135

Life
Une nouvelle étude montre que l'orientation sexuelle évolue jusqu'à la fin de la vingtaine. Les femmes semblent aussi plus ouvertes que les hommes en matière de relations.
Le premier emploi, le premier appart, la première relation sérieuse: pour la plupart des gens, la vingtaine est l’âge du tâtonnement. On veut s’ouvrir à de nouveaux horizons tout en essayant de garder les pieds sur terre. Bref, on se cherche encore un peu. C’est pareil en ce qui concerne la sexualité. C'est ce que révèle une étude parue récemment.
En effet, des chercheurs de la Virginia Tech University, aux États-Unis, ont découvert que l’orientation sexuelle continue d'évoluer entre l’adolescence et la fin de la vingtaine.
Les chercheurs ont sondé près de 12'000 étudiants âgés de 16 ans à la fin de la vingtaine et début de la trentaine. Le but était de comprendre si leur sexualité changeait sur une période donnée (entre 1995 et 2009) et comment cela était possible. Les participants ont indiqué par quel sexe ils étaient attirés, quel était le sexe de leur partenaire et comment ils identifiaient leur orientation sexuelle. Les résultats montrent que ces paramètres ont régulièrement évolué au fil des ans.
Dans l'ensemble, les femmes ont été plus souples que les hommes. 67% des sondées qui se considéraient comme hétérosexuelles (l'une des neuf catégories désignées par les scientifiques) ont confié avoir été attirées par des hommes ainsi que par des femmes au début de la vingtaine. Mais ce n’est qu’à la fin de leur vingtaine qu’elles ont focalisé leur intérêt sur les hommes. Chez les hommes, toutefois, ce développement n'a été observé que dans 30% des cas.
Les chercheurs ont également constaté que les étiquettes traditionnelles «hétérosexuel», «bisexuel» et «homosexuel» sont beaucoup trop statiques et que la sexualité est bien plus large.
«L'orientation sexuelle englobe de nombreux aspects, explique Christine Kaestle, directrice de recherche, dans un communiqué de presse. Jusqu’à maintenant, les chercheurs ne se sont intéressés qu’à un seul des aspects suivants: par qui on est attiré, avec qui nous avons des relations sexuelles et enfin comment on s’identifie». Mais qualifier les choses de la sorte s'avère être beaucoup trop simple.
Est-ce même une bonne idée de diviser les personnes en catégories en fonction de leur orientation sexuelle? Certainement pas. Après tout, cette étude prouve que notre sexualité n'est pas gravée dans le marbre.