Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07191.jsonl.gz/982

Leur exemple est suivi très tôt par les écolières les plus inoffensives?: elles développent une indifférence au sens de la circulation qui trouve son achèvement à Kyôto, où s'est développé au plus haut point l'art du contresens.
Cet art est condensé dans le tir à l'arc japonais?: atrocement simple, puisque l'acte de plier l'arc à l'envers de sa courbure naturelle pour y tendre la corde signe le moment où vous vous enfoncez dans l'envers des choses, et délicieusement compliqué, car vous devrez non pas bander l'arc, mais entrer en son intérieur. Plutôt que d'actionner vos muscles vous devrez utiliser votre souffle et vos os. Votre main gauche tiendra l'arc sans le tenir?; votre main droite qui, dans l'ordre du visible, tire la corde, devra pousser la poignée et votre main gauche qui, objectivement, pousse l'arc, devra " en esprit " tendre la corde. Cet océan de contradictions, qui donnerait des vertiges au loup de mer le plus amariné, est résumé dans la façon dont les flèches sont disposées avant le tir?: la première regardant la cible, l'autre visant la direction opposée.