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Le département d'Etat a fait preuve de manquements structurels, aussi bien en terme d'organisation que de gestion, lors de l'attaque du consulat américain à Benghazi, a conclu mardi une commission d'enquête indépendante. Le dispositif de sécurité était "extrêmement inapproprié".
L'attaque du consulat américain à Benghazi le 11 septembre dernier a coûté la vie à quatre Américains, dont l'ambassadeur des Etats-Unis en Libye. La commission d'enquête affirme qu'aucune manifestation n'a précédé cette attaque, contrairement à une hypothèse évoquée dans un premier temps par certains responsables américains, et que les services de renseignement n'avaient transmis aucune mise en garde précise.
Si aucun fonctionnaire n'a manqué à ses devoirs, la commission d'enquête juge cependant que certains responsables du département d'Etat ont fait preuve de "manque de réactivité" face aux inquiétudes exprimées par des diplomates en poste en Libye au sujet de la sécurité du consulat de Benghazi.
Centaines de marines supplémentaires
Hillary Clinton a dit accepter toutes les conclusions de cette commission d'enquête. La secrétaire d'Etat a ordonné à ses services d'appliquer "rapidement et intégralement" les recommandations formulées par cette commission.
Elle a annoncé l'envoi de centaines de "marines" supplémentaires pour assurer la sécurité de représentations diplomatiques américaines à travers le monde. La commission d'enquête juge en outre que la réaction des autorités libyennes à l'attaque du consulat américain de Benghazi a été "profondément insuffisante".
ATS