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Justice internationale Plainte de la Bolivie contre le Chili au sujet du Silala
Le président Morales va saisir la CIJ à propos de l'exploitation de ce fleuve transfrontalier.
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La Bolivie veut poursuivre le Chili, qui entend bien lui répondre sur le terrain judiciaire, devant la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye pour son exploitation du fleuve transfrontalier Silala, a annoncé samedi le président bolivien Evo Morales.
«Nous avons décidé, en tant que pays pacifiste, que nous allions faire appel à La Haye (Pays-Bas) pour que le Chili respecte notre eau à Silala, dans le département de Potosi» dans les Andes boliviennes, a expliqué Evo Morales lors d'une déclaration publique.
Le président bolivien, qui n'a pas avancé de calendrier, a indiqué que les procédures à suivre allaient être étudiées.
Pas de compensation financière
La Bolivie assure que les sources du fleuve Silala se trouvent toutes dans la région de Potosi (sud-ouest de la Bolivie) et alimentent des régions du nord du Chili, sans compensations financières.
«Si la présidente (chilienne Michelle Bachelet) et d'autres responsables ne connaissent pas le Silala, je les invite à venir la semaine prochaine, je les attendrai sur le Silala pour leur démontrer que ce n'est pas un fleuve international», a déclaré Evo Morales.
Réagissant à ces déclarations, le ministre chilien des Affaires étrangères Heraldo Muñoz a répondu que Santiago engagerait également des poursuites «si une action en justice relative à l'utilisation des eaux du fleuve Silala se concrétise» côté bolivien.
Déjà une plainte en 2013 sur le Pacifique
«Nous défendrons nos intérêts par tous les moyens», a-t-il ajouté, «le Chili ne cèdera pas de territoires». En avril 2013, la Bolivie avait déjà déposé une plainte devant la CIJ, plus haut organe judiciaire des Nations unies, pour obtenir un accès à l'océan Pacifique perdu à l'issue d'une guerre contre le Chili au XIXe siècle.
La Bolivie, pays andin et amazonien, l'un des plus pauvres d'Amérique du Sud, est enclavée depuis plus de 130 ans. Elle avait été amputée de 120'000 km2 de son territoire, dont une bande de 400 km de littoral, à l'issue de la Guerre du Pacifique (1879-1883) perdue, avec le Pérou, contre le Chili.
Les relations entre les deux pays sont suspendues depuis 1978 en raison du différend frontalier sur l'accès à la mer. (afp/nxp)
Créé: 27.03.2016, 03h37