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Le mot d’origine latine est:
Porrigere = s’étendre
Si on feuillète dans les anciens livres de Dermatologie peut-être même dans le fameux Atlas d’Alibert (1768-1837), on va tomber sur cette terminologie. En essayant de trouver la dermatose correspondante à ce terme, on se rend vite compte qu’il existe une grande confusion. Willan et Bateman (1ère moitié du 19 siècle) montrent dans leurs atlas sous cette dénomination clairement une pelade. Gruby découvre à Paris au même temps les parasites des mycoses du cuir chevelu. En publiant cette fameuse découverte, il se réfère aux cas de porrigo alias pelade mais d’autres chercheurs n’arrivent pas à confirmer cette découverte dans un premier temps car ils se sont référés aux atteintes non mycosiques. Plus tard, beaucoup d’affections du cuir chevelu, en particulier les teignes, porteront la dénomination “porrigo”. Dans l’Atlas d’Alibert on trouve encore une autre forme de porrigo –p. amiantacea décrite par lui et connue aujourd‘hui sous “fausse teigne amiantancée”. Une présentation d’impétigo aussi était connue sous le terme de porrigo larvalis. Donc, il était évident qu’avec ce terme on n’arrivera pas à clarifier le sujet et aujourd’hui il est complètement abandonné.
Harms M. Dermatologica Helvetica (www.dermatologicahelvetica.com)