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Le sauvetage de l'Occident a-t-il de nouveau débuté au Kahlenberg, où a été présenté le futur gouvernement autrichien ?
Le 12 septembre 1683, après deux mois de siège, les Turcs échouent à s'emparer de Vienne. C'est la seconde fois que la ville doit affronter un siège par les Turcs, le premier ayant eu lieu en 1529. La bataille du Kahlenberg marquera le début de la fin de la domination musulmane en Europe. Un journaliste étranger a demandé au nouveau premier ministre Sebastian Kurz pourquoi son accord de gouvernement avec le parti nationaliste FPÖ avait été présenté sur cette hauteur historique. Kurz a répondu avec malice que c'est parce que c'était très beau et qu'il ne fallait pas donner à ce choix trop d'importance symbolique, ce que le quotidien français Le Monde, visiblement irrité, a interprété comme une décision prise au hasard. Le quotidien allemand Die Welt est plus clairvoyant.
Traduction (Claude Haenggli) : Sebastian Kurz a le sens des symboles. Lors de la bataille du Kahlenberg, les Habsbourg ont réussi, avec l'aide du roi de Pologne Jean III Sobieski, à battre l'armée ottomane et à libérer Vienne des Turcs. L'homme fort de la Pologne Jaroslaw Kaczynski incarne-t-il la résurrection de ce sauveur éclairé de l'Occident ? Il le serait probablement volontiers. En tout cas, les autres Européens peuvent se préparer à des relations étroites entre Autrichiens, Polonais, Hongrois et Tchèques. Cette alliance de conviction va maintenant se montrer encore plus sûre d'elle-même face à la politique d'immigration de l'Union européenne et de la République fédérale d'Allemagne.
Cordialement
Claude Haenggli, 17.12.2017