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Les entreprises suisses jouissent d'une excellente réputation internationale. Non seulement auprès des clients qui apprécient la qualité des produits, mais aussi auprès des investisseurs qui cherchent à acquérir de nouvelles entreprises. Cela s'explique en partie par le succès des entreprises suisses elles-mêmes, mais aussi parce que le droit libéral des offres publiques d’acquisition permet aux investisseurs étrangers d’acheter facilement des entreprises suisses. De cette façon, ils s'assurent non seulement l’acquisition d’une entreprise rentable, mais aussi le savoir-faire sous-jacent. Il ne s'agit pas seulement d'entreprises d'infrastructures comme les centrales électriques. Il s'agit aussi d'entreprises technologiques ou pharmaceutiques qui pourraient faire l'objet de reprises. Cette situation est problématique car de plus en plus d'entreprises et de fonds investissent en Suisse pour le compte des gouvernements étrangers. Ils investissent stratégiquement en Suisse pour acquérir ces connaissances et les mettre au service de leur économie.
Pour éviter que la Suisse ne soit confrontée à une liquidation sans fin, le Conseil fédéral doit de toute urgence édicter des conditions-cadres pour les investissements directs étrangers. L'introduction d'une obligation de contrôle et d'approbation doit être examinée. En particulier, lorsque des entreprises et des gouvernements de pays n'entrent pas en matière sur le principe de réciprocité, la Confédération doit être en mesure d'intervenir et si nécessaire empêcher de telles prises de contrôle. Les pays voisins, mais aussi l'UE et les États-Unis connaissent déjà de tels mécanismes ou sont en train de les mettre sur pied.
Le PDC veut une situation comparable avec celle des autres États, en particulier avec ceux qui mènent explicitement une politique économique libérale, en ce qui concerne les interventions possibles sur le marché. Si la Suisse ne veut pas être désavantagée par rapport à d'autres pays, elle doit agir maintenant. C'est le seul moyen de préserver la savoir et les emplois en Suisse.