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L'administration américaine a imposé de nouvelles sanctions sur l'Iran en raison de ses ambitions nucléaires, frappant en particulier les secteurs bancaire et pétrolier. La Maison Blanche a mis en garde tous ceux, de par le monde, qui font des affaires avec l'Iran.
A la suite d'un récent rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) allant en ce sens, le Royaume-Uni, le Canada et les Etats-Unis ont annoncé lundi un nouveau tour de vis.
Un décret de la Maison Blanche durcit les mesures de rétorsion contre les personnes morales ou physiques apportant "sciemment" un soutien au développement des ressources pétrolières et du secteur pétrochimique en Iran.
"Inquiétudes" en matière de blanchiment
De son côté, le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, a indiqué lors d'une conférence de presse que son ministère avait désigné formellement l'Iran comme une "source d'inquiétude majeure en matière de blanchiment".
Conformément à la loi "Patriot Act" votée peu de temps après les attentats du 11-Septembre, cette mesure ouvre la voie à d'éventuelles sanctions des Etats-Unis contre les banques qui traitent avec l'Iran, par l'intermédiaire de banques iraniennes ou de la banque centrale du pays. Il est toutefois à noter que la Banque centrale iranienne ne fait pas l'objet de sanctions spécifiques.
Liste noire enrichie
Le Trésor a également annoncé qu'il plaçait sur sa liste noire "onze personnes morales ou physiques" qu'il accuse de contribuer "au programme d'armes de destruction massive" de Téhéran. Cette mesure a pour effet de geler les éventuels actifs que ces personnes pourraient avoir sur le sol américain.
Mardi, l'Iran a condamné les nouvelles sanctions économiques décidées en raison de son programme nucléaire controversé et les juge "sans effet", a dit le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
La Russie a elle estimé que les nouvelles sanctions américaines contre l'Iran étaient "inacceptables" et contraires à la législation internationale.
ATS