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A. K. a effectué un stage d'avocate auprès de l'étude de Mes X. à Neuchâtel, du 1er novembre 1992 au 31 octobre 1994. Après avoir obtenu son brevet d'avocate le 6 dé- cembre 1994, elle a été engagée en cette qualité par l'Union de Banques Suisses à Lausanne à partir du 1er février 1995 pour travailler dans le service juridique du groupe de cet établissement. En 1993 et en 1994, elle a fait l'objet de taxations ordinaires sur les salaires qu'elle a reçus comme avocate-stagiaire, respectivement de 2'216 francs (deux mois) en 1992 et de 12'179 francs (douze mois) en 1993. Pour l'année 1995, le service cantonal des contributions lui a adressé une "taxation ordinaire" du 8 juillet 1995 fondée sur un salaire net annoncé et à recevoir de l'UBS de 81'534 francs pour onze mois, puis, le même service lui a fait parvenir une "taxation rectificative" du 5 novembre 1996, fondée sur le salaire de 85'858 francs que la contribuable avait effectivement réalisé auprès dudit établissement bancaire de février à décembre 1995. B. K. a formulé une réclamation contre sa taxation de 1995 en relevant en particulier que celle-ci, malgré les ter- mes utilisés, constituait en réalité une "taxation intermédiaire". Par décision du 24 janvier 1997, le service des contributions a rejeté la réclamation. Tout en admettant qu'une taxation intermédiaire avait bien été appliquée en la cause, il précisait que celle-ci était jus- tifiée puisque l'intéressée avait commencé son activité lucrative lors de son engagement à l'UBS et que son revenu réalisé durant la période du 1er février au 31 décembre 1995 avait été établi sur une base annuelle et im- posée au prorata de 330 jours. K. a entrepris cette décision devant le Département des finances et des affaires sociales en faisant valoir en bref que son engagement à l'UBS ne pouvait être considéré comme le début d'une activité lucrative, dont le produit devrait être soumis à une impo- sition immédiate, puisque son entrée dans la vie professionnelle datait du début de son stage d'avocate. Le service des contributions n'était donc pas fondé à procéder à une taxation intermédiaire, de sorte que celle-ci devait être annulée et la cause lui être renvoyée pour qu'il procède à une taxation ordinaire pour l'année 1995, le revenu imposable devant être calculé sur la base du revenu réalisé pendant l'année 1994. Dans son prononcé du 18 novembre 1997, le département a rejeté le recours. Il a tout d'abord relevé qu'il n'opposerait pas à l'intéressée l'absence de réclamation contre la première taxation, dite "ordinaire", du 8 juillet 1995, passée en force, puis rectifiée par la deuxième taxation du 5 novembre 1996 prenant en compte le traitement effectivement réalisé auprès du nouvel employeur, puisque les taxations en question consti- tuaient bien une taxation intermédiaire au sens propre du terme, contrai- rement à l'intitulé de la première d'entre elles qui avait pu induire en erreur sa destinataire. D'autre part, il a admis qu'en débutant son stage d'avocate le 1er novembre 1992, la recourante était bien entrée dans la vie active en recevant une rétribution excédant ce que l'on peut considérer comme un simple argent de poche. Par contre, il a retenu que la contribuable avait changé de profession lorsqu'elle s'est engagée à l'UBS, circonstance qui justifiait sa taxation intermédiaire. A cet effet, il s'est référé à un arrêt du Tribunal fédéral selon lequel un avocat- stagiaire entrant au service d'une administration publique à la fin de son stage effectué dans le canton du Valais avait bien changé de profession puisque l'activité qu'il avait exercée durant sa formation pouvait être assimilée à celle exercée par un avocat, alors qu'en devenant fonction- naire, son statut s'en trouvait fondamentalement transformé puisqu'il passait d'une condition indépendante à une condition dépendante. Or, il en allait de même de la recourante qui a quitté l'exercice d'une profession libérale pour se lier par un rapport d'entière subordination avec un seul employeur. C. K. recourt contre ce prononcé devant le Tribunal administratif. Elle conteste avoir changé de profession dès lors que sa situation, aussi bien durant son stage d'avocate que dans l'exerci- ce de son nouvel emploi, se caractérise par un rapport de dépendance per- sonnelle et économique identique. A cet égard, la jurisprudence du Tribunal fédéral invoquée par le département n'est pas déterminante selon elle, car si les avocats-stagiaires dans le canton du Valais qu'elle concerne disposent effectivement d'une certaine indépendance pendant leur formation, il n'en est rien des stagiaires dans le canton de Neuchâtel, comme ses maîtres de stage l'ont du reste confirmé dans une attestation du 5 décembre 1997. N'ayant de la sorte disposé d'aucune liberté d'action comparable à celle d'un avocat indépendant ou d'un stagiaire dans le canton du Valais lorsqu'elle a effectué son stage à Neuchâtel et se trouvant actuellement également dépourvue d'une telle indépendance dans son emploi à l'UBS, on ne saurait donc conclure qu'elle a changé de profession pour avoir passé d'une situation indépendante à une situation dépendante. Elle conclut par conséquent à l'annulation de la taxation intermédiaire dont elle a fait l'objet en 1985 et au renvoi de la cause au service des contributions pour qu'il procède à une taxation ordinaire pour ladite année fondée sur le revenu qu'elle a réalisé en 1994. D. Dans sa réponse sur le recours, le département confirme les mo- tifs et le dispositif du prononcé entrepris sans formuler d'observations. C O N S I D E R A N T en droit 1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece- vable. 2. a) Pour calculer l'impôt sur le revenu des personnes physiques, l'article 47 al.1 de la loi sur les contributions directes (LCdir) prévoit que l'année de calcul correspond en principe à l'année civile précédant celle de la taxation. Il y a toutefois lieu de procéder à une taxation intermédiaire lorsque le revenu se modifie de façon durable au cours de l'année de taxation, pour l'une des causes énumérées à l'article 105 al.1 LCdir et au nombre desquelles figurent le début ou la cessation d'une activité lucrative ainsi que le changement de profession. Cette dernière disposition doit être interprétée restrictivement du moment qu'elle aména- ge une exception au régime d'imposition ordinaire (RJN 1992, p.181, 1989, p.214, 1986, p.166). En l'espèce, le département ayant retenu à juste titre, à la différence du service des contributions, que l'activité déployée par un avocat-stagiaire, même si elle est formatrice et pour ce motif mal rému- nérée, relève de la vie professionnelle (ATF du 26.02.1991 en la cause B. contre administration cantonale neuchâteloise de l'IFD; RF 1986, p.158), seul un éventuel "changement de profession", au sens de l'article 105 al.1 LCdir, lors de l'engagement de la recourante par l'UBS en février 1995, entre en ligne de compte. b) Selon la jurisprudence, on n'admet un changement de profes- sion que lorsque le genre ou le mode d'activité du contribuable se modifie profondément, soit que ce dernier ait changé d'état, soit que, le conser- vant, il y ait vu sa condition fondamentalement transformée. Il en est ainsi lorsqu'un travailleur change complètement de profession ou passe d'une condition dépendante à une condition indépendante, voire inverse- ment, lorsque, par exemple, d'exploitant individuel, il devient directeur de l'entreprise transformée en société anonyme (ATF 101 Ib 402, 92 I 58 et les références; RF 1986, p.158; RJN 1992, p.182). Ces considérations ont amené le Tribunal fédéral à juger que le passage d'une place d'apprentie dans l'administration à celle d'une activité lucrative dans un service public ne constituait pas un changement de profession (ATF 81 I 233; RDAF 1956, p.137). 3. a) Le département a considéré que lorsqu'elle effectuait son stage d'avocate, la recourante, sans être à proprement parler indépen- dante, exerçait néanmoins une activité qui pouvait être assimilée à celle de l'avocat, alors que sa profession actuelle se caractérise par le rapport de subordination étroit qui la lie à son employeur au point qu'elle ne dispose plus d'une liberté d'action comparable à celle de l'avocat-stagiaire. Aussi a-t-il conclu qu'une telle mutation équivalait bien à un changement de profession justifiant le prononcé d'une taxation intermédiaire. L'appréciation de l'autorité inférieure de recours, en ce qui concerne le statut de l'avocat-stagiaire, repose toutefois sur un jugement du Tribunal fédéral qui ne concerne que les stagiaires dans le canton du Valais (RF 1986, p.156 ss). Or, comme le démontre la recourante, la situ- ation de ces derniers n'est pas comparable à celle des avocats-stagiaires du canton de Neuchâtel. En particulier, si les premiers sont habilités à représenter leurs propres clients et à assurer la défense de leurs intérêts, pareille faculté n'est pas conférée aux seconds par la loi neu- châteloise sur la profession d'avocat (LAv). De même si des affaires pé- nales peuvent être attribuées d'office aux stagiaires dans le canton du Valais, en quels cas ceux-ci procèdent sous leur propre responsabilité et sont rétribués personnellement par l'Etat, la loi neuchâteloise de l'assistance judiciaire prévoit que l'avocat d'office ne peut être choisi que parmi les avocats autorisés à plaider dans le canton, solution qui empêche donc les stagiaires d'assumer eux-mêmes des mandats d'office qu'ils ne peuvent entreprendre que sous la responsabilité de leur maître de stage et qui exclut également qu'ils soient directement rémunérés par l'Etat. La Cour de céans a mis cette différence en exergue dans un arrêt comparant le régime neuchâtelois au régime genevois lequel, sur ce point, est identique à celui du canton du Valais (RJN 1985, p.138). D'autre part, si l'avocat-stagiaire dans ce dernier canton peut, sous la responsabilité de son maître de stage, signer tous les actes de procédure au nom du mandant, celui dans le canton de Neuchâtel ne peut le faire qu'en repré- sentation de son maître de stage - ainsi que le prescrit l'article 15 LAv - de sorte qu'il n'agit pas directement pour le compte du mandant mais doit se limiter à représenter son maître de stage en procédure, lequel demeure l'unique mandataire du client. Les différences entre les stagiaires des deux cantons considérés sont donc très substantielles car si plusieurs éléments caractérisant l'indépendance personnelle et économique des stagiaires du canton du Valais dans l'accomplissement de leur tâche ont permis au Tribunal fédéral de retenir qu'ils exerçaient une activité qui, globalement, pouvait être assimilée à celle de l'avocat, aucun élément semblable ne se retrouve chez les stagiaires du canton de Neuchâtel qui se voient au contraire interdire toute activité pour leur compte personnel, à leurs risques et périls et sous leur propre responsabilité. Cet état de fait dissemblable est par ailleurs confirmé en l'occurrence par les maîtres de stage de la re- courante qui ont attesté que, durant sa formation, elle était intégra- lement sous la responsabilité des avocats de l'étude dont elle devait suivre les instructions, que son activité était supervisée, contrôlée et établie au nom de l'étude exclusivement et qu'elle n'avait exercé aucun mandat à titre personnel. b) Il suit de là que K. a bien exercé durant son stage d'avocate une activité de condition dépendante, activité qu'elle a poursuivie comme avocate dans une condition similaire auprès de l'UBS puisqu'il est constant qu'elle a également noué un lien de subordi- nation étroit avec son nouvel employeur. Dans ces conditions, et même si elle a reçu dès son engagement par la banque un salaire beaucoup plus éle- vé que celui dont elle bénéficiait lors de sa formation - circonstance qui ne saurait à elle seule entraîner l'application de l'article 105 al.1 LCdir (RF 1986, p.158; RJN 1992, p.181, 1983, p.175) - force est d'admet- tre que la recourante n'a pas changé de profession au sens de cette der- nière disposition lors de sa prise d'emploi auprès de l'UBS. c) Partant, c'est à tort qu'elle a fait l'objet en 1995 d'une taxation intermédiaire de sorte que le prononcé entrepris et les décisions rendues en la matière par le service des contributions doivent être annu- lés, la cause étant renvoyée audit service pour qu'il procède à une taxa- tion ordinaire de la recourante pour l'année 1995, laquelle taxation tien- dra compte de son revenu réalisé en 1994. Il est statué sans frais, les autorités cantonales étant dispen- sées de leur paiement (art.47 al.2 LPJA) et sans dépens, la recourante n'ayant pas engagé de frais particuliers pour la défense de ses intérêts (art.48 al.1 LPJA). Par ces motifs, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 1. Annule le prononcé entrepris ainsi que la taxation du service cantonal des contributions pour l'année 1995. 2. Renvoie la cause à ce dernier service pour nouvelle taxation de l'année 1995 au sens des considérants. 3. Statue sans frais ni dépens. Neuchâtel, le 25 février 1998

A. K. a effectué un stage d'avocate auprès

A. K. a effectué un stage d'avocate auprès de l'étude de Mes X. à Neuchâtel, du 1er novembre

de l'étude de Mes X. à Neuchâtel, du 1er novembre 1992 au 31 octobre 1994. Après avoir obtenu son brevet d'avocate le 6 dé-

1992 au 31 octobre 1994. Après avoir obtenu son brevet d'avocate le 6 dé- cembre 1994, elle a été engagée en cette qualité par l'Union de Banques

cembre 1994, elle a été engagée en cette qualité par l'Union de Banques Suisses à Lausanne à partir du 1er février 1995 pour travailler dans le

Suisses à Lausanne à partir du 1er février 1995 pour travailler dans le service juridique du groupe de cet établissement. service juridique du groupe de cet établissement. En 1993 et en 1994, elle a fait l'objet de taxations ordinaires

En 1993 et en 1994, elle a fait l'objet de taxations ordinaires sur les salaires qu'elle a reçus comme avocate-stagiaire, respectivement

sur les salaires qu'elle a reçus comme avocate-stagiaire, respectivement de 2'216 francs (deux mois) en 1992 et de 12'179 francs (douze mois) en

de 2'216 francs (deux mois) en 1992 et de 12'179 francs (douze mois) en 1993. Pour l'année 1995, le service cantonal des contributions lui a

1993. Pour l'année 1995, le service cantonal des contributions lui a adressé une "taxation ordinaire" du 8 juillet 1995 fondée sur un salaire

adressé une "taxation ordinaire" du 8 juillet 1995 fondée sur un salaire net annoncé et à recevoir de l'UBS de 81'534 francs pour onze mois, puis,

net annoncé et à recevoir de l'UBS de 81'534 francs pour onze mois, puis, le même service lui a fait parvenir une "taxation rectificative" du 5

le même service lui a fait parvenir une "taxation rectificative" du 5 novembre 1996, fondée sur le salaire de 85'858 francs que la contribuable

novembre 1996, fondée sur le salaire de 85'858 francs que la contribuable avait effectivement réalisé auprès dudit établissement bancaire de février

avait effectivement réalisé auprès dudit établissement bancaire de février à décembre 1995.

à décembre 1995. B. K. a formulé une réclamation contre sa

B. K. a formulé une réclamation contre sa taxation de 1995 en relevant en particulier que celle-ci, malgré les ter-

taxation de 1995 en relevant en particulier que celle-ci, malgré les ter- mes utilisés, constituait en réalité une "taxation intermédiaire". mes utilisés, constituait en réalité une "taxation intermédiaire". Par décision du 24 janvier 1997, le service des contributions a

Par décision du 24 janvier 1997, le service des contributions a rejeté la réclamation. Tout en admettant qu'une taxation intermédiaire

rejeté la réclamation. Tout en admettant qu'une taxation intermédiaire avait bien été appliquée en la cause, il précisait que celle-ci était jus-

avait bien été appliquée en la cause, il précisait que celle-ci était jus- tifiée puisque l'intéressée avait commencé son activité lucrative lors de

tifiée puisque l'intéressée avait commencé son activité lucrative lors de son engagement à l'UBS et que son revenu réalisé durant la période du 1er

son engagement à l'UBS et que son revenu réalisé durant la période du 1er février au 31 décembre 1995 avait été établi sur une base annuelle et im-

février au 31 décembre 1995 avait été établi sur une base annuelle et im- posée au prorata de 330 jours. posée au prorata de 330 jours. K. a entrepris cette décision devant le

K. a entrepris cette décision devant le Département des finances et des affaires sociales en faisant valoir en

Département des finances et des affaires sociales en faisant valoir en bref que son engagement à l'UBS ne pouvait être considéré comme le début

bref que son engagement à l'UBS ne pouvait être considéré comme le début d'une activité lucrative, dont le produit devrait être soumis à une impo-

d'une activité lucrative, dont le produit devrait être soumis à une impo- sition immédiate, puisque son entrée dans la vie professionnelle datait du

sition immédiate, puisque son entrée dans la vie professionnelle datait du début de son stage d'avocate. Le service des contributions n'était donc

début de son stage d'avocate. Le service des contributions n'était donc pas fondé à procéder à une taxation intermédiaire, de sorte que celle-ci

pas fondé à procéder à une taxation intermédiaire, de sorte que celle-ci devait être annulée et la cause lui être renvoyée pour qu'il procède à

devait être annulée et la cause lui être renvoyée pour qu'il procède à une taxation ordinaire pour l'année 1995, le revenu imposable devant être

une taxation ordinaire pour l'année 1995, le revenu imposable devant être calculé sur la base du revenu réalisé pendant l'année 1994. calculé sur la base du revenu réalisé pendant l'année 1994. Dans son prononcé du 18 novembre 1997, le département a rejeté

Dans son prononcé du 18 novembre 1997, le département a rejeté le recours. Il a tout d'abord relevé qu'il n'opposerait pas à l'intéressée

le recours. Il a tout d'abord relevé qu'il n'opposerait pas à l'intéressée l'absence de réclamation contre la première taxation, dite "ordinaire", du

l'absence de réclamation contre la première taxation, dite "ordinaire", du 8 juillet 1995, passée en force, puis rectifiée par la deuxième taxation

8 juillet 1995, passée en force, puis rectifiée par la deuxième taxation du 5 novembre 1996 prenant en compte le traitement effectivement réalisé

du 5 novembre 1996 prenant en compte le traitement effectivement réalisé auprès du nouvel employeur, puisque les taxations en question consti-

auprès du nouvel employeur, puisque les taxations en question consti- tuaient bien une taxation intermédiaire au sens propre du terme, contrai-

tuaient bien une taxation intermédiaire au sens propre du terme, contrai- rement à l'intitulé de la première d'entre elles qui avait pu induire en

rement à l'intitulé de la première d'entre elles qui avait pu induire en erreur sa destinataire. D'autre part, il a admis qu'en débutant son stage

erreur sa destinataire. D'autre part, il a admis qu'en débutant son stage d'avocate le 1er novembre 1992, la recourante était bien entrée dans la

d'avocate le 1er novembre 1992, la recourante était bien entrée dans la vie active en recevant une rétribution excédant ce que l'on peut

vie active en recevant une rétribution excédant ce que l'on peut considérer comme un simple argent de poche. Par contre, il a retenu que la

considérer comme un simple argent de poche. Par contre, il a retenu que la contribuable avait changé de profession lorsqu'elle s'est engagée à l'UBS,

contribuable avait changé de profession lorsqu'elle s'est engagée à l'UBS, circonstance qui justifiait sa taxation intermédiaire. A cet effet, il

circonstance qui justifiait sa taxation intermédiaire. A cet effet, il s'est référé à un arrêt du Tribunal fédéral selon lequel un avocat-

s'est référé à un arrêt du Tribunal fédéral selon lequel un avocat- stagiaire entrant au service d'une administration publique à la fin de son

stagiaire entrant au service d'une administration publique à la fin de son stage effectué dans le canton du Valais avait bien changé de profession

stage effectué dans le canton du Valais avait bien changé de profession puisque l'activité qu'il avait exercée durant sa formation pouvait être

puisque l'activité qu'il avait exercée durant sa formation pouvait être assimilée à celle exercée par un avocat, alors qu'en devenant fonction-

assimilée à celle exercée par un avocat, alors qu'en devenant fonction- naire, son statut s'en trouvait fondamentalement transformé puisqu'il

naire, son statut s'en trouvait fondamentalement transformé puisqu'il passait d'une condition indépendante à une condition dépendante. Or, il en

passait d'une condition indépendante à une condition dépendante. Or, il en allait de même de la recourante qui a quitté l'exercice d'une profession

allait de même de la recourante qui a quitté l'exercice d'une profession libérale pour se lier par un rapport d'entière subordination avec un seul

libérale pour se lier par un rapport d'entière subordination avec un seul employeur. employeur. C. K. recourt contre ce prononcé devant le

C. K. recourt contre ce prononcé devant le Tribunal administratif. Elle conteste avoir changé de profession dès lors

Tribunal administratif. Elle conteste avoir changé de profession dès lors que sa situation, aussi bien durant son stage d'avocate que dans l'exerci-

que sa situation, aussi bien durant son stage d'avocate que dans l'exerci- ce de son nouvel emploi, se caractérise par un rapport de dépendance per-

ce de son nouvel emploi, se caractérise par un rapport de dépendance per- sonnelle et économique identique. A cet égard, la jurisprudence du

sonnelle et économique identique. A cet égard, la jurisprudence du Tribunal fédéral invoquée par le département n'est pas déterminante selon

Tribunal fédéral invoquée par le département n'est pas déterminante selon elle, car si les avocats-stagiaires dans le canton du Valais qu'elle

elle, car si les avocats-stagiaires dans le canton du Valais qu'elle concerne disposent effectivement d'une certaine indépendance pendant leur

concerne disposent effectivement d'une certaine indépendance pendant leur formation, il n'en est rien des stagiaires dans le canton de Neuchâtel,

formation, il n'en est rien des stagiaires dans le canton de Neuchâtel, comme ses maîtres de stage l'ont du reste confirmé dans une attestation du

comme ses maîtres de stage l'ont du reste confirmé dans une attestation du 5 décembre 1997. N'ayant de la sorte disposé d'aucune liberté d'action

5 décembre 1997. N'ayant de la sorte disposé d'aucune liberté d'action comparable à celle d'un avocat indépendant ou d'un stagiaire dans le

comparable à celle d'un avocat indépendant ou d'un stagiaire dans le canton du Valais lorsqu'elle a effectué son stage à Neuchâtel et se

canton du Valais lorsqu'elle a effectué son stage à Neuchâtel et se trouvant actuellement également dépourvue d'une telle indépendance dans

trouvant actuellement également dépourvue d'une telle indépendance dans son emploi à l'UBS, on ne saurait donc conclure qu'elle a changé de

son emploi à l'UBS, on ne saurait donc conclure qu'elle a changé de profession pour avoir passé d'une situation indépendante à une situation

profession pour avoir passé d'une situation indépendante à une situation dépendante. Elle conclut par conséquent à l'annulation de la taxation

dépendante. Elle conclut par conséquent à l'annulation de la taxation intermédiaire dont elle a fait l'objet en 1985 et au renvoi de la cause au

intermédiaire dont elle a fait l'objet en 1985 et au renvoi de la cause au service des contributions pour qu'il procède à une taxation ordinaire pour

service des contributions pour qu'il procède à une taxation ordinaire pour ladite année fondée sur le revenu qu'elle a réalisé en 1994. ladite année fondée sur le revenu qu'elle a réalisé en 1994. D. Dans sa réponse sur le recours, le département confirme les mo-

D. Dans sa réponse sur le recours, le département confirme les mo- tifs et le dispositif du prononcé entrepris sans formuler d'observations. tifs et le dispositif du prononcé entrepris sans formuler d'observations. C O N S I D E R A N T

C O N S I D E R A N T en droit

en droit 1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece-

1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece- vable. vable. 2. a) Pour calculer l'impôt sur le revenu des personnes physiques,

2. a) Pour calculer l'impôt sur le revenu des personnes physiques, l'article 47 al.1 de la loi sur les contributions directes (LCdir) prévoit

l'article 47 al.1 de la loi sur les contributions directes (LCdir) prévoit que l'année de calcul correspond en principe à l'année civile précédant

que l'année de calcul correspond en principe à l'année civile précédant celle de la taxation. Il y a toutefois lieu de procéder à une taxation

celle de la taxation. Il y a toutefois lieu de procéder à une taxation intermédiaire lorsque le revenu se modifie de façon durable au cours de

intermédiaire lorsque le revenu se modifie de façon durable au cours de l'année de taxation, pour l'une des causes énumérées à l'article 105 al.1

l'année de taxation, pour l'une des causes énumérées à l'article 105 al.1 LCdir et au nombre desquelles figurent le début ou la cessation d'une

LCdir et au nombre desquelles figurent le début ou la cessation d'une activité lucrative ainsi que le changement de profession. Cette dernière

activité lucrative ainsi que le changement de profession. Cette dernière disposition doit être interprétée restrictivement du moment qu'elle aména-

disposition doit être interprétée restrictivement du moment qu'elle aména- ge une exception au régime d'imposition ordinaire (RJN 1992, p.181, 1989,

ge une exception au régime d'imposition ordinaire (RJN 1992, p.181, 1989, p.214, 1986, p.166). p.214, 1986, p.166). En l'espèce, le département ayant retenu à juste titre, à la

En l'espèce, le département ayant retenu à juste titre, à la différence du service des contributions, que l'activité déployée par un

différence du service des contributions, que l'activité déployée par un avocat-stagiaire, même si elle est formatrice et pour ce motif mal rému-

avocat-stagiaire, même si elle est formatrice et pour ce motif mal rému- nérée, relève de la vie professionnelle (ATF du 26.02.1991 en la cause B. nérée, relève de la vie professionnelle (ATF du 26.02.1991 en la cause B. contre administration cantonale neuchâteloise de l'IFD; RF 1986, p.158),

contre administration cantonale neuchâteloise de l'IFD; RF 1986, p.158), seul un éventuel "changement de profession", au sens de l'article 105 al.1

seul un éventuel "changement de profession", au sens de l'article 105 al.1 LCdir, lors de l'engagement de la recourante par l'UBS en février 1995,

LCdir, lors de l'engagement de la recourante par l'UBS en février 1995, entre en ligne de compte. entre en ligne de compte. b) Selon la jurisprudence, on n'admet un changement de profes-

b) Selon la jurisprudence, on n'admet un changement de profes- sion que lorsque le genre ou le mode d'activité du contribuable se modifie

sion que lorsque le genre ou le mode d'activité du contribuable se modifie profondément, soit que ce dernier ait changé d'état, soit que, le conser-

profondément, soit que ce dernier ait changé d'état, soit que, le conser- vant, il y ait vu sa condition fondamentalement transformée. Il en est

vant, il y ait vu sa condition fondamentalement transformée. Il en est ainsi lorsqu'un travailleur change complètement de profession ou passe

ainsi lorsqu'un travailleur change complètement de profession ou passe d'une condition dépendante à une condition indépendante, voire inverse-

d'une condition dépendante à une condition indépendante, voire inverse- ment, lorsque, par exemple, d'exploitant individuel, il devient directeur

ment, lorsque, par exemple, d'exploitant individuel, il devient directeur de l'entreprise transformée en société anonyme (ATF 101 Ib 402, 92 I 58 et

de l'entreprise transformée en société anonyme (ATF 101 Ib 402, 92 I 58 et les références; RF 1986, p.158; RJN 1992, p.182). Ces considérations ont

les références; RF 1986, p.158; RJN 1992, p.182). Ces considérations ont amené le Tribunal fédéral à juger que le passage d'une place d'apprentie

amené le Tribunal fédéral à juger que le passage d'une place d'apprentie dans l'administration à celle d'une activité lucrative dans un service

dans l'administration à celle d'une activité lucrative dans un service public ne constituait pas un changement de profession (ATF 81 I 233; RDAF

public ne constituait pas un changement de profession (ATF 81 I 233; RDAF 1956, p.137).

1956, p.137). 3. a) Le département a considéré que lorsqu'elle effectuait son

3. a) Le département a considéré que lorsqu'elle effectuait son stage d'avocate, la recourante, sans être à proprement parler indépen-

stage d'avocate, la recourante, sans être à proprement parler indépen- dante, exerçait néanmoins une activité qui pouvait être assimilée à celle

dante, exerçait néanmoins une activité qui pouvait être assimilée à celle de l'avocat, alors que sa profession actuelle se caractérise par le

de l'avocat, alors que sa profession actuelle se caractérise par le rapport de subordination étroit qui la lie à son employeur au point

rapport de subordination étroit qui la lie à son employeur au point qu'elle ne dispose plus d'une liberté d'action comparable à celle de

qu'elle ne dispose plus d'une liberté d'action comparable à celle de l'avocat-stagiaire. Aussi a-t-il conclu qu'une telle mutation équivalait

l'avocat-stagiaire. Aussi a-t-il conclu qu'une telle mutation équivalait bien à un changement de profession justifiant le prononcé d'une taxation

bien à un changement de profession justifiant le prononcé d'une taxation intermédiaire. intermédiaire. L'appréciation de l'autorité inférieure de recours, en ce qui

L'appréciation de l'autorité inférieure de recours, en ce qui concerne le statut de l'avocat-stagiaire, repose toutefois sur un jugement

concerne le statut de l'avocat-stagiaire, repose toutefois sur un jugement du Tribunal fédéral qui ne concerne que les stagiaires dans le canton du

du Tribunal fédéral qui ne concerne que les stagiaires dans le canton du Valais (RF 1986, p.156 ss). Or, comme le démontre la recourante, la situ-

Valais (RF 1986, p.156 ss). Or, comme le démontre la recourante, la situ- ation de ces derniers n'est pas comparable à celle des avocats-stagiaires

ation de ces derniers n'est pas comparable à celle des avocats-stagiaires du canton de Neuchâtel. En particulier, si les premiers sont habilités à

du canton de Neuchâtel. En particulier, si les premiers sont habilités à représenter leurs propres clients et à assurer la défense de leurs

représenter leurs propres clients et à assurer la défense de leurs intérêts, pareille faculté n'est pas conférée aux seconds par la loi neu-

intérêts, pareille faculté n'est pas conférée aux seconds par la loi neu- châteloise sur la profession d'avocat (LAv). De même si des affaires pé-

châteloise sur la profession d'avocat (LAv). De même si des affaires pé- nales peuvent être attribuées d'office aux stagiaires dans le canton du

nales peuvent être attribuées d'office aux stagiaires dans le canton du Valais, en quels cas ceux-ci procèdent sous leur propre responsabilité et

Valais, en quels cas ceux-ci procèdent sous leur propre responsabilité et sont rétribués personnellement par l'Etat, la loi neuchâteloise de

sont rétribués personnellement par l'Etat, la loi neuchâteloise de l'assistance judiciaire prévoit que l'avocat d'office ne peut être choisi

l'assistance judiciaire prévoit que l'avocat d'office ne peut être choisi que parmi les avocats autorisés à plaider dans le canton, solution qui

que parmi les avocats autorisés à plaider dans le canton, solution qui empêche donc les stagiaires d'assumer eux-mêmes des mandats d'office

empêche donc les stagiaires d'assumer eux-mêmes des mandats d'office qu'ils ne peuvent entreprendre que sous la responsabilité de leur maître

qu'ils ne peuvent entreprendre que sous la responsabilité de leur maître de stage et qui exclut également qu'ils soient directement rémunérés par

de stage et qui exclut également qu'ils soient directement rémunérés par l'Etat. La Cour de céans a mis cette différence en exergue dans un arrêt

l'Etat. La Cour de céans a mis cette différence en exergue dans un arrêt comparant le régime neuchâtelois au régime genevois lequel, sur ce point,

comparant le régime neuchâtelois au régime genevois lequel, sur ce point, est identique à celui du canton du Valais (RJN 1985, p.138). D'autre part,

est identique à celui du canton du Valais (RJN 1985, p.138). D'autre part, si l'avocat-stagiaire dans ce dernier canton peut, sous la responsabilité

si l'avocat-stagiaire dans ce dernier canton peut, sous la responsabilité de son maître de stage, signer tous les actes de procédure au nom du

de son maître de stage, signer tous les actes de procédure au nom du mandant, celui dans le canton de Neuchâtel ne peut le faire qu'en repré-

mandant, celui dans le canton de Neuchâtel ne peut le faire qu'en repré- sentation de son maître de stage - ainsi que le prescrit l'article 15 LAv

sentation de son maître de stage - ainsi que le prescrit l'article 15 LAv - de sorte qu'il n'agit pas directement pour le compte du mandant mais

- de sorte qu'il n'agit pas directement pour le compte du mandant mais doit se limiter à représenter son maître de stage en procédure, lequel

doit se limiter à représenter son maître de stage en procédure, lequel demeure l'unique mandataire du client. demeure l'unique mandataire du client. Les différences entre les stagiaires des deux cantons considérés

Les différences entre les stagiaires des deux cantons considérés sont donc très substantielles car si plusieurs éléments caractérisant

sont donc très substantielles car si plusieurs éléments caractérisant l'indépendance personnelle et économique des stagiaires du canton du

l'indépendance personnelle et économique des stagiaires du canton du Valais dans l'accomplissement de leur tâche ont permis au Tribunal fédéral

Valais dans l'accomplissement de leur tâche ont permis au Tribunal fédéral de retenir qu'ils exerçaient une activité qui, globalement, pouvait être

de retenir qu'ils exerçaient une activité qui, globalement, pouvait être assimilée à celle de l'avocat, aucun élément semblable ne se retrouve chez

assimilée à celle de l'avocat, aucun élément semblable ne se retrouve chez les stagiaires du canton de Neuchâtel qui se voient au contraire interdire

les stagiaires du canton de Neuchâtel qui se voient au contraire interdire toute activité pour leur compte personnel, à leurs risques et périls et

toute activité pour leur compte personnel, à leurs risques et périls et sous leur propre responsabilité. Cet état de fait dissemblable est par

sous leur propre responsabilité. Cet état de fait dissemblable est par ailleurs confirmé en l'occurrence par les maîtres de stage de la re-

ailleurs confirmé en l'occurrence par les maîtres de stage de la re- courante qui ont attesté que, durant sa formation, elle était intégra-

courante qui ont attesté que, durant sa formation, elle était intégra- lement sous la responsabilité des avocats de l'étude dont elle devait

lement sous la responsabilité des avocats de l'étude dont elle devait suivre les instructions, que son activité était supervisée, contrôlée et

suivre les instructions, que son activité était supervisée, contrôlée et établie au nom de l'étude exclusivement et qu'elle n'avait exercé aucun

établie au nom de l'étude exclusivement et qu'elle n'avait exercé aucun mandat à titre personnel. mandat à titre personnel. b) Il suit de là que K. a bien exercé

b) Il suit de là que K. a bien exercé durant son stage d'avocate une activité de condition dépendante, activité

durant son stage d'avocate une activité de condition dépendante, activité qu'elle a poursuivie comme avocate dans une condition similaire auprès de

qu'elle a poursuivie comme avocate dans une condition similaire auprès de l'UBS puisqu'il est constant qu'elle a également noué un lien de subordi-

l'UBS puisqu'il est constant qu'elle a également noué un lien de subordi- nation étroit avec son nouvel employeur. Dans ces conditions, et même si

nation étroit avec son nouvel employeur. Dans ces conditions, et même si elle a reçu dès son engagement par la banque un salaire beaucoup plus éle-

elle a reçu dès son engagement par la banque un salaire beaucoup plus éle- vé que celui dont elle bénéficiait lors de sa formation - circonstance qui

vé que celui dont elle bénéficiait lors de sa formation - circonstance qui ne saurait à elle seule entraîner l'application de l'article 105 al.1

ne saurait à elle seule entraîner l'application de l'article 105 al.1 LCdir (RF 1986, p.158; RJN 1992, p.181, 1983, p.175) - force est d'admet-

LCdir (RF 1986, p.158; RJN 1992, p.181, 1983, p.175) - force est d'admet- tre que la recourante n'a pas changé de profession au sens de cette der-

tre que la recourante n'a pas changé de profession au sens de cette der- nière disposition lors de sa prise d'emploi auprès de l'UBS. nière disposition lors de sa prise d'emploi auprès de l'UBS. c) Partant, c'est à tort qu'elle a fait l'objet en 1995 d'une

c) Partant, c'est à tort qu'elle a fait l'objet en 1995 d'une taxation intermédiaire de sorte que le prononcé entrepris et les décisions

taxation intermédiaire de sorte que le prononcé entrepris et les décisions rendues en la matière par le service des contributions doivent être annu-

rendues en la matière par le service des contributions doivent être annu- lés, la cause étant renvoyée audit service pour qu'il procède à une taxa-

lés, la cause étant renvoyée audit service pour qu'il procède à une taxa- tion ordinaire de la recourante pour l'année 1995, laquelle taxation tien-

tion ordinaire de la recourante pour l'année 1995, laquelle taxation tien- dra compte de son revenu réalisé en 1994. dra compte de son revenu réalisé en 1994. Il est statué sans frais, les autorités cantonales étant dispen-

Il est statué sans frais, les autorités cantonales étant dispen- sées de leur paiement (art.47 al.2 LPJA) et sans dépens, la recourante

sées de leur paiement (art.47 al.2 LPJA) et sans dépens, la recourante n'ayant pas engagé de frais particuliers pour la défense de ses intérêts

n'ayant pas engagé de frais particuliers pour la défense de ses intérêts (art.48 al.1 LPJA).

(art.48 al.1 LPJA). Par ces motifs,

Par ces motifs, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF

LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 1. Annule le prononcé entrepris ainsi que la taxation du service cantonal

1. Annule le prononcé entrepris ainsi que la taxation du service cantonal des contributions pour l'année 1995. des contributions pour l'année 1995. 2. Renvoie la cause à ce dernier service pour nouvelle taxation de l'année

2. Renvoie la cause à ce dernier service pour nouvelle taxation de l'année 1995 au sens des considérants.

1995 au sens des considérants. 3. Statue sans frais ni dépens.

3. Statue sans frais ni dépens. Neuchâtel, le 25 février 1998

Neuchâtel, le 25 février 1998