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Le co-fondateur du Montreux Jazz Festival René Langel est décédé mercredi à Lausanne. L'ancien journaliste, qui était un passionné de jazz, devait fêter en novembre ses 97 ans, a annoncé sa famille.
Né le 25 novembre 1924 à Neuchâtel, René Langel a travaillé pour divers médias romands, notamment la Tribune de Lausanne et "Vevey-Riviera" dont il a été rédacteur en chef. Très jeune, il a collaboré à une revue de jazz, "Hot Revue".
Le jazz était l'une des passions de ce joueur de saxophone. Il est à l'origine, avec Claude Nobs et Géo Voumard du festival de jazz de Montreux. Au début des années 2000, il a publié "Le jazz orphelin de l’Afrique", et a également consacré une biographie à Franz Weber.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Brésil: approbation d'un rapport accablant pour Bolsonaro
La commission d'enquête parlementaire (CPI) sur la pandémie au Brésil a approuvé tard mardi le rapport accablant de ses six mois d'enquête. Il recommande l'inculpation du président Jair Bolsonaro pour neuf crimes, dont "crime contre l'humanité".
A l'issue de dizaines d'auditions, souvent poignantes, la CPI a accusé le gouvernement d'avoir "délibérément exposé" les Brésiliens à "une contamination de masse".
Sept des 11 sénateurs ayant mené les travaux de la commission ont approuvé en soirée le texte de près de 1200 pages qui demande l'inculpation du président pour, notamment, "crime contre l'humanité", "prévarication", "charlatanisme" et "incitation au crime". A l'issue du vote, les sénateurs ont observé une minute de silence en hommage aux plus de 606'000 Brésiliens décédés du Covid-19.
Le texte, qui avait été présenté par le rapporteur Renan Calheiros la semaine dernière, recommande aussi l'inculpation de quelque 80 personnes, dont plusieurs ministres, ex-ministres, compagnies et les trois fils aînés de Bolsonaro, tous des élus.
Crimes "intentionnels"
La CPI ne pouvant aller plus loin, son rapport va être transmis au parquet, seul compétent pour inculper les personnes qu'elle a incriminées. Mais dans le cas de Jair Bolsonaro, les spécialistes jugent une inculpation peu probable, puisqu'elle est du ressort du procureur général, Augusto Aras, un allié du président. Toutefois, le "crime contre l'humanité" pourrait être jugé à la Cour pénale internationale de La Haye.
Le président brésilien - antivaccin, anti-pass sanitaire et dont la cote de popularité est au plus bas - s'était dit la semaine dernière "coupable d'absolument rien". "Nous savons que nous avons fait ce qu'il fallait dès le début", avait-il lancé.
Les accusations de la CPI devraient donc avoir une portée surtout symbolique pour l'heure, Jair Bolsonaro bénéficiant aussi de soutiens au Parlement à même de lui éviter une destitution.
Mais pour la CPI, ces crimes sont "intentionnels", le gouvernement ayant délibérément décidé de ne pas prendre les mesures nécessaires contre le coronavirus, espérant que la population atteigne "l'immunité collective", une stratégie "à haut risque".
"Retard délibéré"
La CPI a notamment dénoncé le "retard délibéré" dans l'acquisition de vaccins, le gouvernement ayant préféré promouvoir des traitements inefficaces comme l'hydroxychloroquine, avec des "conséquences tragiques" pour la population.
La CPI a aussi enquêté sur les responsabilités gouvernementales dans la pénurie d'oxygène qui a tué des dizaines de patients à Manaus (nord), et sur les relations entre Brasilia et des mutuelles de santé privées.
L'une d'elles, Prevent Senior, est soupçonnée d'avoir mené, à l'insu de ses patients, des expériences avec des traitements précoces et d'avoir fait pression sur ses médecins pour les prescrire à des "cobayes humains".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Alphabet dépasse largement les attentes, perte pour Twitter
Alphabet, la maison-mère de Google, a dégagé au troisième trimestre un bénéfice net de 18,9 milliards de dollars. Twitter affiche pour sa part une perte de 537 millions de dollars mais une hausse de son chiffre d'affaires publicitaire.
Alphabet, numéro un mondial de la publicité en ligne, qui est sous le coup de nombreuses enquêtes et poursuites pour des soupçons de pratiques anticoncurrentielles, continue de récolter plus de recettes aussi bien grâce à YouTube que par son moteur de recherche. Au troisième trimestre, son chiffre d'affaires a bondi de 41% à 65 milliards de dollars, bien au-delà des attentes du marché.
De juillet à septembre, son service de vidéos a ainsi vendu pour 7,2 milliards de dollars d'espaces publicitaires finement ciblés en fonction des contenus et des utilisateurs, contre 5 milliards à la même période l'an passé, d'après un communiqué de résultats paru mardi.
Son activité de cloud (informatique à distance), a réalisé près de 5 milliards de dollars de chiffre d'affaires, en hausse de 45% sur un an. "La transformation numérique et la transition vers le travail hybride (au bureau et à distance, ndlr) continuent, et nos services de cloud aident les organisations à collaborer", a indiqué Sundar Pichai, le patron de la firme, dans un communiqué.
Publicité
Pour le trimestre en cours, celui des fêtes de fin d'année, Alphabet espère en outre se faire une place sur le marché des smartphones. Il a sorti ce mois-ci le Pixel 6, une nouvelle gamme d'appareils avec un processeur conçu par Google et de nombreuses fonctionalités d'intelligence artificielle.
Mais le moteur de Google reste la publicité. Le groupe californien détient 28,6% du marché publicitaire numérique mondial en 2021, selon le cabinet eMarketer, juste devant son voisin Facebook et ses 23,7% de parts du gâteau.
En plus du moteur de recherche devenu synonyme d'internet, et de YouTube, le groupe dispose d'une galaxie de services, de la cartographie (Google Maps) aux courriels (Gmail) qui sont massivement utilisés par les internautes, et donc prisés des annonceurs.
Perte liée à un accord pour Twitter
Twitter a de son côté enregistré au troisième trimestre une très lourde perte de 537 millions de dollars, lié à un accord amiable avec des actionnaires qui s'estimaient lésés. Le réseau social avait annoncé, fin septembre, le versement de 809,5 millions de dollars pour solder un contentieux qui portait sur la communication de l'entreprise début 2015, jugée trompeuse par plusieurs actionnaires, à l'origine d'une action en justice.
Plusieurs mois s'étaient écoulés avant que Twitter ne livre une image plus conforme à son activité réelle. Dans l'intervalle, des dirigeants du groupe avaient vendu pour 281 millions de dollars d'actions Twitter, à des prix qui ne reflétaient pas, selon les actionnaires, la situation du groupe.
L'accord a entraîné une charge exceptionnelle de 766 millions intégrée dans les comptes de ce trimestre, qui a fait plonger le résultat dans le rouge, avec une perte ajustée de 54 cents par action, quand le marché attendait un bénéfice de 17 cents.
Pour autant, malgré ce trou d'air, les investisseurs ont bien accueilli ces résultats, le titre prenant 2,95% dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture de Wall Street.
Revenus publicitaires en hausse
Le groupe à l'oiseau bleu a en effet enregistré un chiffre d'affaires conforme aux attentes, à 1,28 milliard de dollars, avec des revenus publicitaires en hausse de 41% sur un an et même de 8,5% d'un trimestre sur l'autre.
Twitter tire ainsi son épingle du jeu ce trimestre quand d'autres réseaux sociaux, en premier lieu Facebook, ont souffert des effets d'un mise à jour du système d'exploitation de l'iPhone.
La version 14.5 d'iOS demande ainsi désormais à l'utilisateur s'il souhaite ou non permettre à une application téléchargée sur l'iPhone de suivre son parcours en ligne en dehors de l'appli. S'il refuse, l'application ne peut plus collecter de données lorsque l'utilisateur se rend sur d'autres sites et d'autres applications, ce qui était le cas jusqu'ici.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
France: Christine Angot remporte le prix Médicis
L'écrivaine française Christine Angot a remporté mardi le prix Médicis pour "Le Voyage dans l'Est". Elle revient dans ce récit sur l'inceste, dont elle a été victime. Christine Angot est également retenue parmi les quatre finalistes du prix Goncourt.
Réuni dans un restaurant du quartier de l'Odéon à Paris, le jury a couronné la romancière de 62 ans pour l'un des livres les plus remarqués de la rentrée littéraire 2021. Très émue devant le jury, elle l'a remercié en disant : "C'est très important".
Interrogée par la presse, elle a dit être heureuse pour ceux qui l'entourent. "Ça compte vraiment (...) C'est-à-dire qu'il y a des gens qui sont là, qui vous aident, qui vous soutiennent, qui manifestent qu'ils sont avec vous", a-t-elle expliqué.
"Quand vous écrivez vous êtes absolument seule et c'est très bien comme ça, et c'est aussi ce qui m'intéresse dans le fait d'écrire. Mais moi il y a des gens qui me disent: on est là, on entend, on lit, on voit, on comprend, on soutient", a-t-elle ajouté. "Je suis soutenue depuis très longtemps, en fait".
Deuxième prix pour Actes Sud
Le prix Médicis du roman étranger a été remis au Suédo-Tunisien Jonas Hassen Khemiri pour "La Clause paternelle" (Actes Sud). "C'était une surprise. C'est un honneur énorme d'avoir ce prix. Pas seulement pour le prix, mais c'est pour le livre aussi la possibilité de trouver de nouveaux lecteurs", a expliqué ce romancier, de père tunisien et de mère suédoise, qui écrit en suédois et parle français couramment.
"La Clause paternelle" raconte les tiraillements d'un trentenaire suédois d'origine étrangère qui va remettre en cause l'autorité de son père immigré.
C'est le deuxième prix en deux jours pour Actes Sud en littérature étrangère, après le Femina lundi pour "Madame Hayat" du Turc Ahmet Altan.
L'art pour terrain commun
Le prix de l'essai a lui été décerné à la Française Jakuta Alikavazovic pour "Comme un ciel en nous" (Stock). Ce livre, dans une collection qui raconte les nuits d'écrivains au musée, en l'occurrence celui du Louvre, est une exploration de l'histoire personnelle de l'autrice, fille d'exilés arrivés de Yougoslavie à Paris.
"C'est un livre sur une nuit, c'est aussi un livre sur une vie. Deux peut-être: celle de mon père, qui est arrivé en France au début des années 70, et la mienne, qui suis née à Paris à la fin des années 70. Et sur les moyens qu'il a trouvés, - et le Louvre en fait partie -, de me transmettre quelque chose, ce qui n'allait pas de soi puisqu'il a quitté son pays, sa famille, sa langue, qu'il fallait trouver un terrain commun. Ce terrain, c'est l'art", a-t-elle déclaré à l'AFP.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Amazon: la bataille commence entre les pro-syndicats et le groupe
Des employés d'un entrepôt d'Amazon à New York, qui veulent réussir à créer un syndicat après l'échec d'une tentative dans l'Alabama, ont annoncé lundi avoir franchi la première étape devant l'agence en charge du droit du travail. Le géant du commerce a dit en douter.
"Nous avons déjà plus de 2000 signatures et ce n'est que le début", a annoncé le leader du mouvement, baptisé Amazon Labor Union (ALU, "syndicat des travailleurs d'Amazon"), Christian Smalls, en sortant de l'agence fédérale en charge du droit du travail (National Labor Relations Board, NLRB), à Brooklyn.
L'avocat de l'ALU, Eric Milner, a assuré de son côté que le minimum de signatures requises parmi les salariés de cet entrepôt de Staten Island, soit 30%, était atteint. Selon lui, une audience a été fixée au 15 novembre par le NRLB, pour débattre de la procédure, mais d'ici-là, le géant du commerce a l'obligation d'informer les salariés de l'entrepôt que le dossier a été validé.
"Nous doutons qu'un nombre suffisant de signatures légitimes d'employés ait été obtenu pour justifier une élection", a réagi, dans un communiqué, une porte-parole d'Amazon, Kelly Nantel.
Vote
Vêtu d'une salopette rouge et portant au-dessus de la tête le masque des personnages de la série Netflix "Casa de papel", Christian Smalls, lui-même licencié d'Amazon il y a quelques mois, a assuré que "le monde nous regarde (...) New York est une ville de syndicats, et nous allons le prouver". Derrière lui, se dressait une caricature de l'ancien PDG du groupe, Jeff Bezos.
Pour l'emporter lors d'un futur vote, il faudra que plus de la moitié des employés de l'entrepôt new-yorkais se prononce en faveur de la création d'un syndicat. Ce qui constituerait une première pour Amazon aux Etats-Unis.
En avril dernier, dans un entrepôt de Bessemer, dans l'Alabama, malgré la mobilisation de militants et de personnalités politiques jusqu'au sommet de l'Etat, le non l'avait emporté.
"S'il y a une élection, nous voulons que la voix de nos employés soit entendue et nous l'attendons avec impatience. Notre objectif reste d'écouter directement nos employés et de nous améliorer continuellement en leur nom", a déclaré la porte-parole d'Amazon.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Un festival sur le thème de la haine au palais de Rumine
La question de la haine sera au coeur d'un festival d'un nouveau genre, vendredi et samedi au palais de Rumine à Lausanne. Cette thématique sera déclinée sous la forme de débats, projections, performances artistiques et autres promenades.
L'événement a été imaginé par l'association Disputons-Nous, fondée en mars dernier et présidée par Charles Kleiber. "Ecran contre écran, croyance contre croyance, nous sommes à une époque où, plus que jamais, la haine circule. Il faut oser la questionner pour mieux la comprendre et éviter qu'elle ne soit refoulée", explique-t-il à Keystone-ATS.
C'est donc pour mettre la haine "en lumière" que l'ancien secrétaire d'Etat à l'éducation et à la recherche a créé cette 1ère édition de la Dispute. "La crise du Covid a agi comme un révélateur, même si j'avais déjà cette idée en tête depuis plusieurs années", relève-t-il.
Le festival proposera plusieurs débats (haine sur les réseaux sociaux, dans les religions, haines de demain, etc). Des promenades seront aussi organisées dans la bibliothèque et les musées du palais de Rumine, en compagnie de personnalités romandes comme Yves Daccord (l'ancien directeur du CICR) ou Marc Atallah (le directeur de la Maison d'Ailleurs à Yverdon).
Parmi les autres temps forts, le réalisateur Barbet Schroeder viendra présenter son documentaire "Le Vénérable W", sorti en 2017 et traitant du massacre des Rohingyas en Birmanie. L'écrivain, dramaturge et scénariste Antoine Jaccoud déclamera un monologue à partir de textes de Thomas Bernhard, accompagné d'un pianiste.
Charles Kleiber indique avoir voulu "ce mélange de regards" en faisant appel à des intervenants de différents milieux (politique, art, science, économie, philosophie ou encore journalisme).
Deuxième édition à Genève
Deux "disputes participatives" clôtureront samedi soir le festival. Il y sera question de la régulation de la haine, avec notamment l'exemple de la démocratie suisse. L'objectif consiste à revenir à une vieille tradition de joutes oratoires, souligne Charles Kleiber, citant la Dispute de Lausanne de 1536 (entre réformés et catholiques).
L'ensemble du programme est gratuit. Et s'il faudra montrer son certificat Covid, il n'est pas nécessaire de s'inscrire préalablement aux différentes activités.
Cette première édition de la Dispute est financée par la Société académique vaudoise et la Loterie romande. Charles Kleiber indique qu'il souhaite pérenniser l'événement, qui pourrait revenir dès l'année prochaine à la Comédie de Genève.
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