Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06876.jsonl.gz/71

Des découvertes scientifiques parfois singulières
Rétrospective 2011—
Mots-clés
Signaler une erreur
Vous avez vu une erreur? Merci de nous en informer.
Selon le palmarès annuel de la revue Science, l’avancée scientifique la plus importante de 2011 a été l’essai clinique qui a montré que les antirétroviraux (ARV) permettaient d'éliminer quasiment le risque de transmission du virus du sida par des séropositifs.
Trente ans après le début de l'épidémie de sida, cet essai international mené auprès de 1763 couples surtout hétérosexuels, dans neuf pays, a démontré que des séropositifs prenant très tôt des ARV, réduisaient à près de zéro la transmission du VIH à leur partenaire.
Ces résultats, dévoilés aux Etats-Unis en mai, ont permis d’établir que les ARV peuvent non seulement contenir l'infection par le VIH en réduisant la charge virale des personnes infectées mais aussi empêcher la transmission de ce rétrovirus à des sujets sains.
Les chaussettes sales contre la malaria
Il fallait y penser. En Tanzanie, des chercheurs ont découvert que l'odeur des chaussettes sales est le meilleur moyen pour attirer les moustiques vecteurs du paludisme. Elle attire quatre fois plus de moustiques qu'un humain», a expliqué l'un d'eux.
Ces scientifiques ont reçu une subvention pour concrétiser un piège avec cette fragrance entêtante. Deux prototypes ont été testés. Lorsque les moustiques y pénètrent, ils sentent quelque chose qu'ils croient être un humain.
Ils pensent faire un festin de sang mais sucent en fait un insecticide. Chaque année, 225 millions de personnes contractent la malaria et environ 800'000 en meurent, des enfants africains pour la plupart.
Toujours au chapitre de la recherche contre la malaria, un essai clinique a permis de révéler le premier vaccin antipaludique prometteur appelé RTS,S qui devrait donner un coup de fouet à la recherche vaccinale contre le paludisme qui tue un grand nombre d'enfants en Afrique.
Neutrinos fulgurants
«Totalement inattendu», «étonnant»... les physiciens n'en ont pas cru leurs instruments de mesure. Ils ont annoncé en septembre avoir constaté une particule ayant dépassé la vitesse de la lumière, limite pourtant considérée comme «infranchissable» dans la théorie d'Einstein.
Des neutrinos - particules élémentaires de la matière - ont parcouru les 730 km séparant les installations du CERN à Genève de celles du laboratoire souterrain de Gran Sasso (Italie) à 300'006 kilomètres par seconde, soit 6 km/s de plus que la vitesse de la lumière. L'exploit pourtant réitéré en novembre, a laissé maints scientifiques sceptiques.
Diamant massif
A 4000 années-lumière d'ici, hors du système solaire, existe une planète composée de diamant gravitant autour d'une minuscule étoile de la Voie Lactée. Des astronomes ont annoncé leur découverte à fin août.
Début décembre, la Nasa a confirmé la présence d'une planète soeur de la Terre hors de notre système solaire. Il y a désormais trois exoplanètes de ce type dont l'existence à pu être confirmée par la communauté scientifique internationale.
Des astronomes américains ont également découvert deux nuages d'hydrogène qui durant deux milliards d'années ont préservé leur composition d'origine datant de peu après le big bang. Ils ont permis de montrer que des poches de matière originelle sont restées inchangées très longtemps après la naissance du cosmos.
Hydrogène à bon marché
Les recherches de scientifiques japonais ont permis d’élucider la structure d'une protéine photosynthétique utilisée par les plantes pour séparer les atomes d'hydrogène et d'oxygène formant l'eau.
Cette découverte pourrait permettre de développer des techniques de production bon marché d'hydrogène, une source d'énergie propre.
Asticot artificiel
A Fribourg, deux chercheurs de l'Institut Adolphe Merkle ont présenté en juillet un appât artificiel pour la pêche créé à partir d'un matériau «intelligent»: un polymère à base de nanofibres de cellulose cristalline. En clair, l'objet est rigide mais peut gigoter comme un asticot une fois plongé dans l'eau. Un comportement réversible à volonté.
Cela ouvre des perspectives moins anecdotiques car l'équipe envisage une application dans le domaine biomédical. Ce matériau pourrait servir de support à des microélectrodes implantables dans le cerveau.
Surprise grecque
Des études plus ou moins insolites n'ont pas manqué, telle celle publiée en août outre-Rhin révélant que les Danois sont les champions du bonheur en Europe: 96% d'entre eux se disent heureux. Surprise: les Grecs se classent à la deuxième place: 80% s'estiment heureux, malgré l'endettement abyssal de leur pays et la crise.
Le sentiment de félicité atteint 68% en moyenne. Les Suisses arrivent juste au-dessus avec 71% d'habitants satisfaits de leur vie. En queue de classement: les Russes (37%). Pour cette enquête, 15'000 personnes ont été interrogées dans 13 pays d'Europe.
Rire antidouleur
Rire à gorge déployée diminue la sensation de douleur, grâce aux molécules opiacées inondant alors le cerveau, selon une étude britannique publiée en septembre. Il suffirait de quinze minutes pour obtenir ce résultat.
L'étude distingue toutefois le rire à gorge déployée du rire poli, de façade. Le rire franc est seul efficace car il implique d'expirer de l'air sans reprendre son souffle. Cet effort soutenu entraînerait la production d'endorphines, selon les chercheurs.
Joujou high-tech
A l'approche du 14 février - fête des amoureux - une étude américaine révélait que les femmes de moins de 35 ans sont plus attirées par «quelqu'un se promenant avec son chien, que par quelqu'un avec un super téléphone».
Si 50% des hommes pensent que posséder un smartphone rend attirant, 36% des femmes partagent cet avis. Les personnes questionnées trouvent en outre qu'il est plus sexy de voir quelqu'un lire un livre que manipuler un joujou high-tech. Certains s'en doutaient mais une preuve scientifique vaut mieux qu'une supputation.
(ATS/AFP/Newsnet)
Créé: 28.12.2011, 08h57