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XVIIIe DYNASTIE - Tête d'une statue colossale d'Aménophis III - Quartzite - haut. 1,177 - Provient de Luxor - Londres British Museum
Tête en basalte noir représentant Amenophis III
The historical evidence is very scant but, luckily, a comparative interpretation of the documents that survived the post-Amarna Period repression has allowed specialists to solve some of the enigmas: Around 1425 BCE, Thutmose IV, the grandfather of Akhenaten, married a princess from the Mitanni; the latter took the Egyptian name of Mutemwiya upon arrival at the royal court. At some distance from there, in the provinces - more specifically, near to today's Akhmim, the capital of Upper Egypt's ninth nome, a local squire, Yuya, took his cousin Tuyu as spouse. The couple settled in Thebes a few months after their wedding, where both embarked on a glorious court career: in addition to his titles as Prophet and Superintendent of the Cattle of Min, Yuya became the King's Lieutenant of the Chariotry and Master of the Horse; while Tuyu took on the title of Superintendent of the Harem of Amon.
XVIIIe DYNASTIE - Tête d'une statuette de la reine Tiy - Schiste gris - haut. 0,072 Provient de la région du Sinai - Le Caire Musée archéologique
XVIIIe DYNASTIE - Tiy, épouse de Ay, en rohe d'apparat - Bas-relief du premier couloir - Tell el-Amarna, nécropole civile, tombe de Ay
Ay et son épouse en adoration devant Aton - Bas-relief du premier couloir - Tell el-Amarna, nécropole civile, tombe de Ay
détail
En quelque trente-huit ans de règne effectif, Aménophis III et Tiy eurent de nombreux descendants: un héritier d'abord, Thoutmosis, qui mourut prématurément, puis, Aménophis, le futur Aménophis IV Akhenaton et Semenkhkare; des filles aussi, dont la princesse Sitamon; plus tard, Toutankhamon, qui devait succéder à son frère aîné, et Baketaton, la cadette, «chère au coeur de son père».
XVIIIe DYNASTIE - Buste inachevé de Néfertiti - Grès - haut 0,292 - Provient de Tell el-Amarna- Berlin - Ce buste, qui porte encore des repères d'artiste au pinceau, a - été dégagé lors des fouilles de l'atelier de Thoutmès à Armana.
Prince héritier, puis corégent, Aménophis épousa, sept mois après sa majorité, la légendaire Néfertiti. Et là encore, un mystère: qui était-elle? D'aucuns veulent l'identifier à Tadouhipa, fille de Toushratta, roi du Mitanni; son origine étrangère se trahirait dans le nom égyptien qu'elle choisit en s'installant en Egypte, Néfertiti, la Belle qui est venue, sous-entendu d'ailleurs. Mais cette hypothèse, si séduisante soit-elle, ne résiste pas à un examen sérieux, car les documents signalent l'arrivée de Tadouhipa à Malagatta en l'an 36 du règne d'Aménophis III, soit bien après le mariage attesté de Néfertiti et d'Aménophis. Les tenants de l'orthodoxie préfereraient en faire une descendante tardive d'Amènophis III et de Tiy. Une princesse donc; car on se souvient que seule une fille de sang royal était jugée digne de s'unir à l'héritier du trône ; mais nulle part il n'est fait mention de Néfertiti en tant que fille de roi. Peut-on imaginer alors qu'elle était née du roi et d'une épouse secondaire? Pas davantage, car si sa mère avait été de haut lignage, Néfertiti n'aurait pas manqué, conformément à l'usage, de citer son nom dans les protocoles, ce qu'elle ne fit jamais. Force nous est donc d'admettre que Néfertiti n'appartenait pas à la famille régnante. Certaines représentations montrent la jeune reine en compagnie de sa nourrice Ti, épouse du Père Divin Ay ; si Ay, l'un des plus hauts personnages de la cour, reçut, en plus des innombrables titres honorifiques et fonctions qu'il cumulait, l'épithète de Père Divin, c'est sans doute qu'il donna le jour à un enfant qui fut associé à la lignée royale. De fait, tout nous porte à croire qu'Ay fut le père de Néfertiti. Le fait que Ti ne soit jamais appelée Mère Divine, mais nourrice ne met pas l'hypothèse en danger, car il est vraisemblable qu'elle fut la seconde épouse d'Ay et qu'elle joua auprès de la jeune reine le rôle d'éducatrice, de mentor. La découverte récente d'une chapelle consacrée par Ay au dieu Min dans la région d'Akhmîm nous permet de faire un pas de plus: le Père Divin était sans doute apparenté à Youya, et de très près ; la similitude de leurs deux carrières, et plus encore leur attachement commun au neuvième nome de Haute-Egypte, nous incitent à penser que Ay fut fils de Youya et donc frère de la reine Tiy. Sans être de sang divin, Néfertiti serait du moins alliée à la famille régnante par son père, puisque nièce de Tiy ; son mariage avec l'héritier du trône serait donc en tous points conforme aux usages égyptiens.
Six filles naquirent de leur union: Méritaton, qui épousa un frère d'Aménophis IV, le prince Semenkhkare, Maketaton, morte au seuil de l'adolescence, Ankhesenpaaton, que l'on donna en mariage au prince Toutankhaton. et qui devint plus tard reine d'Egypte sous le nom d'Ankhesenamon. Néfernéferouaton-Tasheri, Néfernéferoure et Setepenre enfin, dont nous ignorons tout.