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Les commissions de gestion des Chambres fédérales s'emparent du scandale du Libor. Elles ont décidé d'entendre le directeur de l'Autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA) après les critiques émises au sujet de la surveillance exercée sur la banque UBS.
Impartialité remise en question
Si UBS s'est vu infliger une amende de 1,4 milliard de francs pour son implication dans les manipulations du Libor (lire:), le rôle de la FINMA demeure flou. L'impartialité de l'instance a été mise en question car le directeur de sa division Banques, Mark Branson, a dirigé en 2006-2007 la filiale UBS Securities Japan, particulièrement dans la ligne de mire des enquêtes sur le Libor.
La ministre des Finances Eveline Widmer-Schlumpf a pris jusqu'ici la défense de l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers. Mais la surveillance de la FINMA relève du Parlement. Les commissions de gestion veulent auditionner le directeur Patrick Raaflaub, ont-elles annoncé mardi. La date n'a pas encore été fixée.
Première enquête en 2012
Les commissions de gestion ont déjà dû se pencher sur les agissements de la FINMA l'an dernier, révèle le rapport annuel de la haute surveillance parlementaire, qui fait le tour des différentes enquêtes. Il s'est agi de faire la lumière après des reproches formulés à l'encontre de la FINMA pour son enquête concernant la vente de produits Lehman Brothers (la banque américaine qui a fait faillite en 2008, déclenchant une crise financière mondiale) par Credit Suisse.
La commission du Conseil des Etats a blanchi l'Autorité de surveillance financière. Pour elle, les reproches concernant le manque d'indépendance de la FINMA sont sans fondement dans ce cas.
ats/vtom