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En 1990, une cascade de scandales fait éclater l'affaire de la P-26 (Projet 26) qui marquera durablement les esprits.
Dans la suite de l'affaire des fiches révélée par la commission d'enquête parlementaire sur le Département fédéral de Justice et Police (DFJP), une enquête est également lancée sur le fonctionnement du Département militaire fédéral(DMF), sous la pression de certains journalistes et d'une partie de l'opinion publique.
La presse révèle en février 1990 l'existence de la P-26, une «armée secrète» dont seuls quelques membres de l'administration fédérale connaissaient l'existence.
Les membres de cette P-26 se recrutent aussi bien dans l'industrie, la finance, l'enseignement que dans l'armée.
Certains d'entre-eux sont entraînés au maniement des armes et aux techniques de subversions. Les conditions d'activation de la P-26 sont un des sujets qui choque particulièrement.
En effet, on peut lire dans un rapport de 1982 du chef de l'Etat-major général de l'armée à usage confidentiel ce passage :
«Un bouleversement politique intérieur par chantage, subversion et/ou autres activités comparables, constitue apparemment une possibilité d'engagement. Dans ce cas également, l'objectif est une occupation de toute la Suisse.»
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