Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07160.jsonl.gz/277

À partir des images en haute résolution prises au laboratoire photographique de l’Ecole des sciences criminelles (ESC), il faut procéder au géoréférencement numérique ; celui-ci permet la création d’un modèle virtuel en 3D qui peut ensuite draper chacun des globes. Alexandre Hirzel, spécialiste des Systèmes d’information géographique (SIG) à l’UNIL, se charge de cette procédure.
Voici les différentes opérations réalisées, grâce au logiciel ArcGIS Desktop 1.3 (ArcMap). L’exemple développé ici est celui de la modélisation du globe terrestre, la démarche est identique pour le globe céleste :
Réalisation d’un réseau de longitudes (en rouge) calés sur le méridien zéro mercatorien à Fuerteventura dans les Iles Canaries. Ce réseau est décalé de 14.1° vers l’ouest par rapport au méridien zéro actuel de Greenwich (en bleu).
Le protocole de photographie des globes a permis de déterminer 42 images centrées sur certains croisements de longitudes et de latitudes.
Les images doivent posséder une couleur, une lumière et une netteté les plus homogènes possible. Une zone circulaire utilisable est donc définie pour chaque prise de vue.
Chaque photo rectangulaire est géoréférencée afin d’être ensuite drapée précisément sur le globe virtuel.
Pour optimiser la déformation de l’image due à la perspective, le globe est affiché via la projection « World Vertical Perspective », avec une altitude de 35’800’000 mètres. Cette altitude correspondant, à l’échelle, à la distance à laquelle se trouvait l’appareil photo.
Les globes n’étant pas parfaitement sphériques, un ajustement non-paramétrique a donné de meilleurs résultats. En l’occurrence, l’algorithme « Spline » a été utilisé.
En moyenne, une trentaine d’ancres sont nécessaires pour assurer un ajustement optimal.
Dans l’animation ci-dessus, afin de mieux mettre en évidence le processus, le point focal est décalé par rapport au centre du globe. En réalité, le globe était centré ; on pouvait ainsi disposer de la géométrie la plus proche possible des conditions de prise de vue.
Le processus de découpage est répété pour les 42 photos.
L’opérateur « Blend » va permettre de pondérer l’affichage des tuiles en fonction de la distance de leur centre et ainsi les fondre ensemble de manière plus atténuée.
Pour en savoir plus
- Procédure pour la photographie des globes de Mercator : Alexandre Hirzel, Centre informatique, UNIL | Université de Lausanne.