Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06918.jsonl.gz/1233

On remarque un intérêt croissant de la population pour les sports d’endurance. Certains font un peu de vélo, de marche ou de jogging pour garder la forme. D’autres se lancent dans des activités d’ultra-endurance comme en témoignent les très nombreuses inscriptions dans les principales épreuves internationales dans cette discipline. Mais, existe-t-il un danger à se préparer et à participer à de telles compétitions?
Le marathon fait partie de ces activités sportives à haut risque qui sont fatales chez quelques-uns, peu nombreux, mais qui restent dans les mémoires comme ce malheureux Philippidès, mort d’épuisement en 490 avant JC après avoir parcouru en courant la distance Marathon Athènes ou comme ce soldat venu annoncé à Fribourg la victoire des Confédérés sur l’armée de Charles le Téméraire, à Morat en 1476.
Hormis ces rares accidents majeurs, il y a d’autres conséquences minimes qui n’échappent pas aux techniques de l’échographie actuelle. En témoignent les résultats d’une étude dans laquelle ont été inclus 20 marathoniens amateurs qui ont tous participé au marathon de Boston en 2003. L’examen échographique a été réalisé avant et immédiatement après l’épreuve, puis répété un mois plus tard.
Juste après le marathon, on a observé un trouble de la fonction ventriculaire, à savoir une diminution de la fonction musculaire qui permet au sang de quitter le cœur, probablement lié à une fatigue de ce muscle. Un mois après, les paramètres étaient revenus à la normale, bien qu’il existait encore des signes de surmenage.
Le marathon fatigue l’ensemble de notre organisme, y compris la musculature cardiaque. Les altérations de la fonction cardiaque sont transitoires. Les conséquences de ces troubles chez le sujet sain sont probablement négligeables, mais il pourrait en être autrement en cas de pathologie cardiaque préexistante. Idéalement, il ne faudrait par conséquent ne pas courir plus de deux marathons par an.