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La commissaire européenne au Climat minimise le coût engendré par l'instauration d'une taxe carbone dans le secteur du transport aérien. Vingt-six des 36 membres de l'Organisation de l'aviation civile internationale, dont la Chine et les Etats-Unis, contestent cette mesure.
Avec l'instauration de cette taxe, "un vol de Pékin à Francfort par exemple coûterait environ deux euros de plus par passager", affirme Connie Hedegaard dans le journal "Les Echos" de vendredi. "Autrement dit, des montants inférieurs au prix d'un café à l'aéroport", ajoute la commissaire.
"Il importe de ne pas perdre de vue les ordres de grandeur", que ce soit du point de vue des compagnies aériennes ou des pays ayant contesté l'instauration de cette taxe, explique-t-elle.
Achats d'Airbus bloqués
Mi-mars, le groupe Airbus et six compagnies aériennes européennes (British Airways, Virgin Atlantic, Lufthansa, Air France, Air Berlin et Iberia) se sont associées pour alerter les chefs de gouvernement français, allemand, britannique et espagnol "sur les conséquences économiques" de cette taxe. Ils parlent d'une menace "inadmissible" pour leur secteur d'activité, selon eux.
La Chine a bloqué l'achat de 45 appareils Airbus par les compagnies chinoises en représailles à la taxe carbone européenne. Des discussions sont en cours au sein de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), avec une nouvelle réunion prévue en juin.
La taxe carbone européenne, entrée en vigueur sur le papier le 1er janvier 2012, oblige les compagnies opérant dans l'Union européenne, quelle que soit leur nationalité, à acheter l'équivalent de 15% de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique.
ATS