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Martigny-Combe: Sur les traces de leur grand-père
Pas banale l’histoire de ces trois frères et soeurs originaires de Martigny-Combe partis en Californie et dans l’Ouest américain sur les traces de leur grand-père Louis Pierroz ayant émigré en 1914 comme mineur d’or.
Louis Pierroz et Placerville en Californie, haut lieu de la ruée vers l’or.
100 ans plus tard, au même endroit, ses petits-enfants Gilberte, Philippe et Jean-Claude Pierroz sont sur ses traces.
L’élément déclencheur de cette histoire est tombé le jour où ils ont trouvé sur Internet qu’une rue de Placerville, s’appelle …«Pierroz road» !
Cette découverte était suffisamment excitante pour creuser le sujet.
S’ensuivent alors des recherches très approfondies et ils découvrent que dans le comté d’El Dorado, des patronymes comme: Bochatey, Coquoz, Décaillet, Gay-Crosier, Gay-Balmaz, Jacquier, Revaz, Besse, Pierroz, Pillet, Pont, Saudan se sont établis.
Des documents d’époque indiquent que le voyage de leur grand-père Louis Pierroz avait coûté 707.50 Fr. Ce prix comprenait vraisemblablement le voyage complet, de la gare CFF de Martigny au Havre, puis la traversée de l’Atlantique, puis le voyage en train de New York jusqu’à Placerville. En effet, au débarquement à New York Louis Pierroz a répondu positivement à la question «Avez-vous un ticket jusqu’à votre destination finale?». De plus, il a déclaré avoir (seulement…) 30 $ sur lui. A cette époque, un dollar valait environ cinq francs suisses.
Un siècle plus tard, les trois frères et soeurs entreprennent un voyage pour la Californie et l’Ouest-américain. C’est parti pour San Francisco, Sacramento et Placerville.
Rendez-vous avec l’archiviste du comté, qui leur fait découvrir le journal de salaires de la mine d’or de Keystone dans laquelle a travaillé leur grand-père.
Cette fiche de paie de 1917 démontre que les salaires journaliers sont compris entre 2,5 et 3,5 dollars. On remarque aussi que Louis Pierroz est très acharné au travail puisque pendant cette quinzaine il a travaillé tous les jours, y compris les dimanches.
Tous ces Valaisans qui ont fui la misère du Valais sont partis pour travailler dans des mines d’or. Les découvertes d’or uniquement dans la mine Keystone ont rapporté au moins 120 millions de Francs de l’époque.
Quand les Valaisans arrivèrent, ce fût le déclin de l’industrie minière, ils se sont donc assez rapidement convertis en agriculteurs et arboriculteurs. Ferdinand Pierroz, cousin de Louis Pierroz, possédait un ranch et une laiterie et y a laissé son empreinte, puisqu’une rue porte son nom aujourd’hui.
La descendance posant fièrement devant la «Pierroz road». Nom donné en l’honneur de ces pionniers de la région de Martigny. Non loin de là, se trouve la «Jacquier road» qui fait angle avec la «Kit Carson road»
Les dernières traces laissées par leur grand-père aux USA, se trouvent en Arizona lors d’une demande de naturalisation américaine. On ne saura jamais si cette demande a été acceptée ou refusée, ou si Louis a eu le mal du pays, mais leur grand-père rentre à Martigny-Combe en 1919.
En 1924, il sera chef mineur à la mine de l’Arpille à Martigny-Combe, mais aucun gramme d’or n’y a été trouvé...
Le voyage de la fratrie se poursuit en Arizona et Utah à la découverte des paysages extraordinaires.
Randonnée dans les paysages torturés de l’Arizona
Philippe déambulant dans les formations géologiques de Bryce Canyon
Jean-Claude sur une autre planète...
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