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Si les citoyens suisses devaient élire le successeur de Moritz Leuenberger au Conseil fédéral (gouvernement), leur choix se porterait sur la sénatrice socialiste bernoise Simmonetta Sommaruga. C’est ce que révèle un sondage publié dans la presse dominicale alémanique et tessinoise.
Selon l’enquête d’opinion divulguée par le SonntagsBlick et Il Caffè, seulement deux jours après l’annonce de la démission de Moritz Leuenberger, plus de 43% des Suisses souhaiteraient que le Parlement élise la socialiste bernoise Simonetta Sommaruga pour succéder à Moritz Leuenberger au Conseil fédéral.
Les personnes interrogées pouvaient donner plusieurs noms: 31,6% d'entre elles se sont prononcées en faveur de la présidente du Conseil national (Chambre basse) Pascale Bruderer. Les autres candidates socialistes envisagées pour la succession réalisent des résultats moins convaincants. La députée zurichoise Jacqueline Fehr a été nommée par 17,9% des personnes interrogées. La sénatrice bâloise Anita Fetz recueille 12,8% d'opinions.
Par ailleurs, 44% des personnes interrogées estiment que le siège de Moritz Leuenberger doit rester aux mains du Parti socialiste. Quant au ministre des Finances Hans-Rudolf Merz, dont la démission a été évoquée ces dernières semaines, 54% des sondés souhaitent qu'il cède sa place d'ici la fin de l'année. S'il se retire, 46% estiment que le Parti libéral-radical (PLR / droite) doit conserver son siège.
Pour sa part, le président du PLR Fulvio Pelli est défavorable à un départ de Hans-Rudolf Merz à la fin de l'année. Il a rappelés samedi soir à la télévision publique francophone avoir toujours dit que le conseiller fédéral libéral radical devait terminer la législature qui arrive à son terme en automne 2011.
La situation pour le maintien du 2e siège radical au Conseil fédéral ne s'est pas améliorée avec le retrait de Moritz Leuenberger, a-t-il expliqué dans la SonntagsZeitung. Fulvio Pelli estime qu'un 2e siège vacant au Conseil fédéral créerait trop d'instabilité alors que les attaques des partis se multiplient.
swissinfo.ch et les agences