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Selon la première impression de ce délégué de l'Organisation
pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), les conditions
de vie au niveau financier et de l'éducation sont «relativement
meilleures» que celles qui règnent dans les autres pays
européens.
Ömür Orhun, diplomate turc, a achevé mercredi une visite de
trois jours en Suisse par une conférence de presse. Selon lui, il
n'y a pas de ghettos et la communauté ne s'est pas plainte de
harcèlements.
Crainte grandissante
Les représentants musulmans ont toutefois fait état d'une
crainte grandissante de la part de la population suisse à leur
égard, a-t-il rapporté. Et les autorités suisses ne nient pas qu'il
y ait un problème «aigu» dans la perception qu'a la population des
musulmans, a-t-il précisé. Outre les représentants des communautés
musulmanes, Ömür Orhun a rencontré les conseillers fédéraux Pascal
Couchepin, Micheline Calmy-Rey et Christoph Blocher.
«Il est encore trop tôt pour pouvoir se faire une opinion sur les
problèmes abordés», a-t-il déclaré devant la presse. Ömür Orhun
voit toutefois plusieurs sources à l'inquiétude de la communauté
musulmane. La nouvelle loi sur les étrangers, votée en 2006, peut
être vue comme discriminatoire, estime-t-il.
Le représentant de l'OSCE cite aussi l'initiative sur les minarets
qui peut amplifier le sentiment des musulmans d'être mis à l'écart.
Selon lui, la communauté musulmane attend des autorités qu'elles
l'acceptent et qu'elles lui accordent des lieux de prière
appropriés. Une interdiction des minarets ne serait «défendable ni
au niveau de la loi internationale ni du point de vue des droits de
l'homme», a affirmé Ömür Orhun.
ats/sun
Un rapport attendu pour janvier
Berne décidera alors si le rapport sera rendu public ou pas.
Avant la Suisse, Ömür Orhun a effectué des visites similaires dans neuf autres pays, dont la France, la Grande-Bretagne, l'Espagne, ou le Danemark. Seul ce dernier a publié le rapport.