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01/11/2008
C'est une question que mon fils m'avait posée il y a un peu plus d'un an maintenant.
J'avais assez vite compris le sens de cette question.
Le professeur qui le secondait en classe, et à qui aujourd'hui -tout particulièrement- je rends hommage, est décédé brutalement sur son lieu de travail, le jour même précisément où il avait accompagné Gabriel en classe.
Lorsque mon fils m'a posée cette question, je suis restée sans voix. Je ne savais pas quoi lui dire et comment lui dire. Que pouvais-je formuler comme pensée: qu'après la vie il y a une autre vie pour ceux qui y croient ou rien pour ceux qui n'y croient pas ?
Il a perçu ma difficulté à trouver les mots justes.
Alors il m'a dit: "Derrière la chaise, il y a la télévision; derrière l'armoire, il y a la valise; derrière la table, il y a le mur (ce sont des exercices que nous avions faits pour lui apprendre la notion de "derrière") alors, me dit-il, derrière la vie, il y a la terre".
J'ai trouvé que c'était une très belle définition de la mort: une vie couverte de terre.
Je n'ai rien ajouté, juste acquiescé.
C'était sa manière à lui de supporter l'absence, de l'expliquer (sans doute). Et je trouve que c'est une belle manière.
Hommage aux défunts.
Reddenda terrae est terra.