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Cinéma
Oskar vit dans la famille Egger depuis la mort de ses parents. Agé de 17 ans, le jeune homme est en conflit perpétuel avec son tuteur Elvis, qui se fait un point d'honneur de la bonne éducation de son pupille. Décidé à se libérer de cette autorité démesurée, Oskar n'attend qu'une seule chose : la majorité, pour pouvoir s'enfuir en direction du Zimbabwe et commencer une nouvelle vie. Alors que le jeune homme s'évertue à rassembler de l'argent pour s'évader, Elvis ne recule devant rien pour atteindre ce qu'il considère être le bien de son protégé. Les deux hommes s'engagent progressivement dans un duel violent et acharné, qui amènera Oskar à abandonner son enfance pour de bon et Elvis à sombrer définitivement dans la folie.
Le couple Besson divorce. Pour protéger son fils d'un père qu'elle accuse de violences, Miriam en demande la garde exclusive. La juge en charge du dossier accorde une garde partagée au père qu'elle considère bafoué. Pris en otage entre ses parents, Julien va tout faire pour empêcher que le pire n'arrive.
Un forestier en Allemagne, Peter Wohlleben, a observé que les arbres de sa région communiquent les uns avec les autres en s'occupant avec amour de leur progéniture, de leurs anciens et des arbres voisins quand ils sont malades. Il a écrit le bestseller "La Vie Secrète des Arbres" (vendu à plus d'1 million d'exemplaires) qui a émerveillé les amoureux de la nature. Ses affirmations ont été confirmées par des scientifiques à l'Université du "British Columbia" au Canada. Ce documentaire montre le travail minutieux et passionnant des scientifiques, nécessaire à la compréhension des interactions entre les arbres ainsi que les conséquences de cette découverte.
C'est l'été dans la campagne du nord de l'Italie. Giacomo, un adolescent sourd de 19 ans, part au fleuve avec Stefania, sa meilleure amie, pour un pique-nique. En s'éloignant des sentiers battus, ils se perdent et arrivent dans un endroit paradisiaque où ils se retrouvent seuls et libres. Le temps d'un après-midi, la sensualité accompagne leurs jeux d'enfant jusqu'à ce qu'ils prennent conscience que ces événements ne sont que le souvenir doux-amer d'un temps déjà perdu.
Teresa, 54 ans, a toujours travaillé au service de la même famille jusqu'au jour où elle est contrainte d'accepter une place loin de Buenos Aires. Elle entame alors un voyage à travers l'immensité du désert argentin, et ce qui semblait être le bout du chemin va s'avérer le début d'une nouvelle vie.
De son enfance difficile en Pologne en passant par son adolescence sous le soleil de Nice, jusqu'à ses exploits d'aviateur en Afrique pendant la Seconde Guerre mondiale… Romain Gary a vécu une vie extraordinaire. Mais cet acharnement à vivre mille vies, à devenir un grand homme et un écrivain célèbre, c'est à Nina, sa mère, qu'il le doit. C'est l'amour fou de cette mère attachante et excentrique qui fera de lui un des romanciers majeurs du XXème siècle, à la vie pleine de rebondissements, de passions et de mystères. Mais cet amour maternel sans bornes sera aussi son fardeau pour la vie…
Dans une calanque près de Marseille, au creux de l'hiver, Angèle, Joseph et Armand, se rassemblent autour de leur père vieillissant. C'est le moment pour eux de mesurer ce qu'ils ont conservé de l'idéal qu'il leur a transmis, du monde de fraternité qu'il avait bâti dans ce lieu magique, autour d'un restaurant ouvrier dont Armand, le fils aîné, continue de s'occuper. Lorsque de nouveaux arrivants venus de la mer vont bouleverser leurs réflexions…
1915. Les hommes sont au front et les femmes ont dû s'improviser gardiennes des fermes. Une mère, Hortense, travailleuse infatigable, embauche Francine, une jeune femme de l'assistance publique, pour la seconder car sa propre fille Solange rechigne à se soumettre. Les deux femmes s'accordent d'emblée, mais pour sauver la cohésion de la famille, Hortense va devoir sacrifier la jeune femme et en payer le prix...
Une histoire palpitante, inspirée de faits réels, qui débute à l'aube de la Seconde Guerre Mondiale, à quelques jours de l'élection du Premier Ministre de la Grande Bretagne. Winston Churchill doit affronter un des défis les plus terribles et déterminants pour sa carrière : négocier un traité de paix avec l'Allemagne nazie, ou se battre pour défendre les idéaux d'une nation libre. Alors que les forces nazies traversent l'Europe de l'Ouest et menacent d'une invasion imminente, et que le peuple semble pris au dépourvu, le roi sceptique et son parti conspirant contre lui, Winston Churchill doit affronter des heures sombres, rallier une nation toute entière et tenter de changer le cours de l'Histoire.
Lucky vit dans une petite ville américaine perdue dans un désert. Ses 90 ans passés, il entame, au gré des rencontres avec des personnages hauts en couleur, une quête personnelle et spirituelle. Démarre alors un voyage lumineux et poétique.
"Il y a deux personnes en moi, Maria et La Callas…" Artiste en quête d'absolu devenue icône planétaire, femme amoureuse au destin hors du commun, Maria by Callas est le récit d'une vie exceptionnelle à la première personne. Callas dévoile Maria, et révèle une personnalité aussi enflammée que vulnérable. Un moment d'intimité auprès d'une légende et toute l'émotion de cette voix unique au monde.
Carmen est l'ouvrage le plus connu du compositeur français Georges Bizet et l'un des opéras les plus célèbres de tout le répertoire – des pages comme la Habanera et la Chanson du Toréador ont marqué l'inconscient collectif comme peu d'autres morceaux de musique. L'envoûtant alliage de passion, de sensualité et de violence de cet opéra sembla d'abord excessif pour la scène ; la création de 1875 essuya un échec critique, et Bizet mourut peu de temps après, sans pouvoir savourer le succès spectaculaire que sa Carmen était destinée à connaître : rien qu'au Covent Garden, cet ouvrage a été représenté plus de 500 fois. Créée à l'origine pour l'Opéra de Francfort, la production extrêmement physique de Barrie Kosky jette un regard neuf sur cet ouvrage à la popularité jamais démentie. Ce metteur en scène australien est l'un des plus demandés dans le domaine lyrique, et ses débuts au Royal Opera dans Le Nez de Chostakovich en 2016 ont ravi le public et la critique. Pour Carmen, il a concocté une version tout sauf traditionnelle, incorporant des pages écrites par Bizet pour l'opéra mais rarement interprétées, et donnant une nouvelle voix au personnage central éternellement fascinant du drame.
Leonard Bernstein fut l'un des premiers compositeurs classiques américains à connaître le succès à la fois auprès du public et de la critique. Ses sources étaient éclectiques – il puisait aussi bien dans le jazz et le modernisme que dans les traditions de la musique juive et des comédies musicales de Broadway – et nombre de ses partitions se prêtent remarquablement bien à la danse. Son nom fut souvent associé à celui de Jerome Robbins ; on leur doit notamment Fancy Free et West Side Story. À l'occasion du centenaire de la naissance du compositeur, The Royal Ballet a réuni trois des chorégraphes associés de la troupe afin de rendre hommage à l'ample palette dynamique de la musique de Bernstein, qui donne si souvent envie de danser. Le programme comprend deux créations mondiales du Chorégraphe en résidence Wayne McGregor et de l'Associé artistique Christopher Wheeldon et marque pour chacun d'eux leur première incursion dans l'univers de Bernstein. Au cœur du triptyque, la première reprise de The Age of Anxiety de l'Artiste en résidence Liam Scarlett, créé en 2014 sur les pages pleines d'interrogations existentielles de la Symphonie n° 2 de Bernstein. La symphonie comme le ballet sont inspirés par le magistral poème moderniste de W.H. Auden écrit en réaction à l'atmosphère de désillusion et d'incertitude qui régnait à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Christopher Wheeldon, Associé artistique du Royal Ballet, a créé son adaptation du Conte d'hiver, la dernière grande pièce romantique de Shakespeare, pour The Royal Ballet en 2014. Dans le sillage du succès d'Alice au pays des merveilles, Le Conte d'hiver a recueilli des suffrages enthousiastes lors de sa création, applaudie aussi bien par la critique que par le public pour son récit intelligent, distinctif et d'une grande puissance émotionnelle, raconté par le biais de danses ravissantes. Il est désormais considéré comme un classique du ballet moderne. La trame suit la destruction d'un couple consumé par la jalousie, l'abandon d'un enfant et un amour apparemment sans espoir. Pourtant, malgré les remords et les regrets – et après une résurrection qui semble miraculeuse – tout s'achève par le pardon et la réconciliation. Avec des décors éloquents de Bob Crowley et une musique pleine de caractère de Joby Talbot, Le Conte d'hiver est un ballet narratif moderne particulièrement magistral.
Le Lac des Cygnes occupe une place à part dans le répertoire du Royal Ballet depuis 1934. Cette saison, The Royal Ballet en propose une nouvelle production avec une chorégraphie additionnelle de l'Artiste en résidence Liam Scarlett. Tout en demeurant fidèle à la lettre de Petipa et Ivanov, Scarlett apportera un éclairage nouveau à la mise en scène de ce classique du ballet, en collaboration avec le décorateur John Macfarlane, qui le seconde depuis longtemps. Parti à la chasse, le Prince Siegfried tombe par hasard sur un vol de cygnes. Il est subjugué quand il voit l'un d'eux se métamorphoser en une belle jeune femme Odette. Victime d'un sortilège, elle ne peut reprendre sa forme humaine que la nuit. Le Lac des Cygnes fut la première partition de Tchaïkovski pour le ballet. Comme aujourd'hui il s'agit sûrement du plus aimé et admiré des ballets classiques, on pourra s'étonner que sa création de 1877 ait été tièdement accueillie. C'est grâce à cette production de 1895 signée Marius Petipa et Lev Ivanov que Le lac des cygnes est devenu un élément incontournable, non seulement de l'univers du ballet, mais aussi de la culture populaire au sens large. Ce succès est assuré par les sublimes envolées symphoniques de la partition de Tchaïkovski et par les contrastes chorégraphiques frappants qui opposent l'élégance des scènes conçues par Petipa pour le palais royal au lyrisme de celles créées par Ivanov pour les bords du lac.
L'idylle que Verdi entretint toute sa vie durant avec les œuvres de Shakespeare commença avec Macbeth, pièce qu'il considérait comme « l'une des plus grandes créations humaines ». Avec son librettiste, Francesco Maria Piave, Verdi décida de créer « quelque chose sortant de l'ordinaire », et le succès de leur entreprise est confirmé par chaque mesure d'une partition qui nous montre le compositeur sous son jour le plus théâtral. En effet, son ouvrage bouillonne d'une énergie endiablée. Le guerrier Macbeth se bat aux côtés du roi d'Écosse, mais des sorcières lui prédisent qu'il est lui-même destiné à monter sur le trône, et sa femme et lui, poussés par une ambition impitoyable, en viennent à commettre des crimes horribles. C'est par le meurtre que Macbeth devient roi, et les intrigues et le carnage marquent son règne bref et voué à l'échec. Les sorcières font une nouvelle prédiction, qui elle aussi finit par se réaliser : Macbeth et sa femme perdent la vie, et la justice reprend ses droits. La production signée par Phyllida Lloyd en 2002 pour The Royal Opera arbore des coloris opulents, marbrés de noir, de rouge et d'or. Dans le concept d'Anthony Ward, les sorcières sont des créatures étranges coiffées de turbans écarlates, les agents omniprésents du destin en marche. Selon l'approche de Lloyd, le fait que les Macbeth n'aient pas d'enfant est le sombre malheur qui sous-tend leurs terribles méfaits. Cette production du Royal Opera utilise la révision effectuée par Verdi pour l'Opéra de Paris en 1865, version qui comprend l'irrésistible air de Lady Macbeth « La luce langue ».
Alors que Lescaut, le frère de Manon, propose sa jeune sœur au plus offrant, celle-ci fait la connaissance de Des Grieux et tombe amoureuse de lui. Ils s'enfuient ensemble à Paris, mais Monsieur G.M. fait miroiter à Manon une existence luxueuse, et elle est incapable de résister à la tentation. Encouragé par les Lescaut, Des Grieux triche aux cartes pour essayer de gagner sa fortune à Monsieur G.M., mais les forces de l'ordre interviennent. Accusée de prostitution, Manon est arrêtée et déportée à La Nouvelle Orléans, où Des Grieux la suit. Dans leur fuite, Manon meurt d'épuisement. En s'attaquant à Manon, Kenneth MacMillan a pris pour source le roman français du XVIIIe siècle déjà adapté à l'opéra par Massenet et Puccini. Son ballet a été créé le 7 mars 1974, et les rôles principaux étaient dansés par Antoinette Sibley et Anthony Dowell. L'ouvrage est vite devenu un pilier du répertoire du Royal Ballet, et une référence en matière de danse adulte et dramatique. MacMillan s'est découvert une sympathie nouvelle pour la capricieuse Manon, qui se bat pour échapper à la pauvreté. Les créations visuelles de son collaborateur habituel Nicholas Georgiadis en sont le reflet, dépeignant un univers de splendide opulence pollué par la misère et la déchéance. Les spectaculaires scènes d'ensemble conçues par MacMillan pour la troupe au complet dessinent des portraits frappants et complexes des différentes milieux de Paris et de La Nouvelle Orléans, mais c'est surtout le pas de deux passionné de Manon et Des Grieux – rappelant l'intensité du Roméo et Juliette monté précédemment par MacMillan – qui est le moteur de cette tragique histoire et fait de Manon l'un des drames les plus intenses de son chorégraphe.
La corruption de l'innocence est au cœur de la puissante tragédie de Verdi dans la production de David McVicar pour The Royal Opera. Rigoletto, bouffon à la cour du Duc de Mantoue, un libertin, se fait maudire par le père de l'une des victimes de son maître pour ses railleries irrévérentes. La malédiction semble prendre effet quand le Duc séduit Gilda, la fille de Rigoletto… La production de David McVicar souligne la cruauté qui règne à la cour de Mantoue. Des courtisans richement vêtus s'adonnent à toutes sortes d'excès orgiaques au son des danses enjouées et entêtantes composées par Verdi. Parmi les grands moments musicaux de l'opéra figurent le bouillonnant air « La donna è mobile », où le Duc fanfaronne et dénigre les femmes, les ravissants et plaintifs duos de Gilda avec Rigoletto et le Duc, et le sublime quatuor du troisième acte où les voix s'entrelacent merveilleusement tandis que le récit approche de sa bouleversante conclusion. Giuseppe Verdi écrivit en 1855 que Rigoletto était son « meilleur opéra ». Pourtant, quand il le monta, il lui fallut pourtant se mesurer aux censeurs de l'état, qui virent d'un très mauvais œil cette description d'un gouvernant immoral, mais le compositeur finit par l'emporter grâce à l'immense succès rencontré par son ouvrage lors de sa création de 1851. Rigoletto fut représenté 250 fois au cours des 10 années qui suivirent et est demeuré l'un des opéras les plus populaires du monde.
Tosca nous garantit toujours de passer une fabuleuse soirée d'opéra, et dès ses perçants accords initiaux, nous sommes plongés dans un univers d'instabilité politique et de sourde menace. La production de Jonathan Kent pour The Royal Opera capture les troubles politiques qui secouaient Rome en 1800. Scarpia, le chef de la police – et l'un des plus vils méchants du répertoire – traque et torture impitoyablement les ennemis de l'état. La musique sombre et démoniaque qui le caractérise contraste avec les épanchements mélodiques des deux amants idéalistes, Tosca et Cavaradossi, qui expriment leur passion dans des airs sublimes comme « Vissi d'arte » et « E lucevan le stelle ». L'ouvrage dramatique de Giacomo Puccini rencontra un franc succès public lors de sa création en 1900 et demeure l'un des opéras les plus joués au monde ; avec son intrigue palpitante et sa magnifique musique, cela n'a rien d'étonnant. Une église éclairée aux chandelles, le sinistre bureau de Scarpia avec sa chambre de torture cachée, et enfin l'optimisme trompeur d'une aube romaine: cette élégante production met en relief l'implacable tension du récit, qui progresse inexorablement vers sa tragique conclusion. La partition très recherchée de Puccini est tout aussi détaillée, depuis le son lointain du canon durant le Te Deum du premier acte jusqu'aux cloches d'une église et à la déflagration d'un peloton d'exécution.
Elle Marja, 14 ans, est une jeune fille du peuple Sámi, des éleveurs de rennes, victime du racisme des années 30. Elle se met alors à rêver d'une nouvelle vie, mais elle va devoir changer d'identité et rompre tous les liens avec sa famille et sa culture si elle veut accomplir son objectif.
Bunker77 retrace l'histoire déjantée de Bunker Spreckels, star du surf mystérieuse et controversée à la fois. Beau-fils de Clark Gable, cet héritier millionnaire et excentrique était un mélange de James Dean et d'Andy Warhol. Ses performances dans les vagues n'avaient pas d'égales, même si sa personnalité débridée a fini par avoir raison de lui. Bunker Spreckels a repoussé les limites des vagues les plus dangereuses de Hawaï, traversé l'Afrique sauvage au volant d'une Mercedes, brandissant argent cash et pistolet, tout en se faisant une place au sein d'un Los Angeles rempli de célébrités, de décadence et d'expériences extrêmes. Il est mort en 1977 à l'âge de 27 ans.
Qui est donc cet Otto Bloom surgi de nulle part, qui possède une mémoire du futur et n'en a aucune du passé? Est-il un extraterrestre, ou un charlatan? Un homme malade ou un génie? A partir de cette trame fantastique, le réalisateur Cris Jones nous propose une réflexion sur la relativité du temps et des choses, illustrée par une émouvante histoire d'amour.
Boutiques de souvenirs bigarrées et motels miteux aux noms prometteurs s'enchaînent dans une banlieue de l'un des endroits les plus gais du monde: Disneyworld à Orlando, Floride. Mooney vit au «Magic Castle Inn». La fillette insolente de six ans fait les 400 coups avec ses amis, Scootey et Jancey. Sa mère, Halley, vient de perdre son travail de stripteaseuse et ne sait plus comment régler la location de sa chambre. Mais Mooney ne s'en rend pas vraiment compte. En effet, sa mère et elle peuvent toujours compter, en cas d'urgence, sur le soutien de Bobby, le propriétaire du motel...
«Still no arrests?» La patience de Mildred Hayes a ses limites. Sept mois après le meurtre de sa fille, la police n'a toujours pas avancé d'un iota. Cette marginale entêtée décide alors de prendre les choses en mains: elle loue trois emplacements publicitaires géants et entend ridiculiser le chef de la police, William Willoughby, en lui envoyant un message clair pour le forcer à agir. Willoughby, un homme très apprécié qui exécute son travail avec une fierté certaine, réagit à la provocation, mais pas comme elle l'aurait cru. Or, la mauvaise humeur que diffuse cette action, tout d'abord au poste de police, puis dans tout le village, amorce une spirale grotesque de violence et de marginalisation qui changera pour toujours la vie à Ebbing, Missouri...
Avec passion, Misako écrit des adaptations radiophoniques de films de cinéma pour des personnes malvoyantes. Lors d'une projection test, elle rencontre le photographe Nakamori qui est en train de perdre progressivement la vue. Les deux ont une dispute, lui trouvant son travail trop subjectif ; elle heurtée par son franc-parler brutal. Mais rapidement, leur répulsion se transforme en attraction. Misako voit dans les photos de Nakamori un lien étrange avec son passé. Ensemble, ils découvrent un monde rempli d'une lumière jusqu'ici invisible aux yeux de Misako.