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Christine, petite-fille de Gilberte raconte: “Pour son mariage, ma grand-maman Gilberte portait un simple deux-pièces de couleur foncé, mais par contre un grand chapeau”.
Lors de l’inauguration de la fresque en 2017, une dentelière octogénaire, se rappelle: “J’avais 12 ans, j’étais allée en pèlerinage à Einsiedeln avec mes parents. Au retour du groupe, en gare de Zurich, Gilberte était sur le quai pour saluer ses compatriotes jurassiens. Je me souviens de sa robe à pois bleus et de son grand chapeau”.
Et la chanson
Chantée pour la première fois le 11 octobre 1917, à l’Hôtel de la Gare, à Courgenay, on peut dire que tout un chacun l’a une fois ou l’autre fredonnée.
Mais elle représente aussi un symbole de la transmission des valeurs militaires, selon Sydney Charles, jeune premier lieutenant (il a obtenu ses galons en 2015):
“C’est la petite Gilberte, Gilberte de Courgenay….” chantée lorsque les aspirants officiers suisses alémaniques devaient effectuer leur école d’officier à Berne. Elle avait pour but de créer une unité au sein des classes; interprétée pendant les marches et avant la sortie du soir ou le congé du vendredi.
Toutefois, avec les nouvelles mesures de l’armée suisse, l’école d’officier ne se fait plus à Berne, les aspirants effectuent leur école dans leur caserne respective. Mais encore actuellement, pour les suisses alémaniques, le petit clin d’œil implicite au Jura: C’est la “Petite Gilberte”, (Source: Sydney Charles)
La classe romande interprétait
Adieux suisses
Les chansonniers militaires suisses rapportent que ce chant a été entonné par les Gardes suisses lors de leur massacre aux Tuileries qui sont à feu et à sang ce 10 août 1792. Quelque 850 mercenaires meurent durant les combats. En leur mémoire, un monument est sculpté dans la roche et érigé en 1821. C’est le “Lion de Lucerne” (Source: coucou la Suisse)
Et les mariages
Seulement un voile blanc
C’était après la Grande Guerre et lors d’un mariage on rendait hommage aux disparus en accentuant sur la robe de la mariée. Souvent, elle portait un voile blanc, mais une robe noire.
Et bien des années après, lors d’une fête de famille que peuvent-ils bien sa raconter? Des souvenirs de 1914 ?
Les années n’ont pas rattrapé Madeleine, et sa cousine Hélène – 92 ans – fille du soldat Joseph Imbach, de Biberist, qui se souviennent: nos mamans étaient amie avec Gilberte, elles chantaient dans un même chœur à Porrentruy.