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L'ex-gynécologue de l'USC n'a jamais été inquiété jusqu'en 2016, malgré de nombreuses plaintes (archives).
KEYSTONE/AP/RICHARD VOGEL(sda-ats)
La police de Los Angeles, aux Etats-Unis, examine les accusations de conduite abusive de 52 anciennes patientes à l'encontre d'un ex-gynécologue de l'université USC. Certains faits présumés remontent à trente ans.
Un capitaine du LAPD a indiqué mardi que 39 de ces cas avaient été signalés par l'University of Southern California(USC) directement, les autres anciennes patientes ayant contacté la police indépendamment. La police précise travailler étroitement avec le bureau de la procureure du district de Los Angeles pour déterminer si certaines de ces accusations méritent des poursuites pénales.
Le suspect, qui nie tout acte abusif, a démissionné l'an dernier à l'issue d'un accord amiable avec l'USC. Il est accusé d'avoir pénétré avec ses doigts voire sa main entière le vagin de ses patientes sans raison médicale, d'avoir attrapé les seins de certaines, et d'avoir photographié les organes génitaux de dizaines d'entre elles.
Démission du président
Il aurait fait des commentaires lubriques sur leur corps et leurs organes génitaux, parfois des remarques racistes et homophobes, entre autres.
Malgré des plaintes multiples d'étudiantes et infirmières, il n'a pas été inquiété jusqu'à une enquête interne en 2016, lorsqu'une infirmière s'est plainte au centre de gestion des agressions sexuelles de l'école, qui a révélé des pratiques d'examens pelviens anormales.
L'université USC fait déjà l'objet de nombreuses plaintes au civil dont plusieurs en nom collectif. Face au scandale, son président a accepté de démissionner vendredi.
ATS