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La police est de plus en plus engagée à la résolution de conflits de voisinage ou familiaux, soit environ 20% de son temps à répondre à des demandes formulées par les services sociaux.
Avant d'augmenter les effectifs de police, ne serait-il pas plus judicieux de former les assistants sociaux et les éducateurs à la gestion des conflits et de la violence ?
Aujourd'hui, les acteurs sociaux se questionnent et expriment une réelle préoccupation sur la généralisation de phénomènes de violence.
Le fait de violence se cristallise toujours autour d'une atteinte plus ou moins directe à l'intégrité matérielle, physique ou psychique d'un tiers symbolique ou réel et comporte souvent une dimension de symptôme ou d'appel.
Les violences subies ou émises troublent la sécurité des usagers et atteignent le personnel en déstabilisant ses assises narcissiques et en fragilisant l'identité professionnelle.
Les objectifs d'une formation adéquate devrait permettre aux acteurs sociaux de :
Comprendre et prévenir les phénomènes d'agressivité et de violence.
Mieux gérer les situations difficiles, porteuses de violence.
Faciliter l'accès à la parole et apprendre à utiliser les techniques d'apaisement et de désamorçage.
Et enfin, d'optimiser les outils institutionnels dans la prise en compte des violences.
Si les agents sociaux étaient ainsi formés à la gestion de la violence, les gendarmes auraient plus de temps à disposition pour remplir des tâches de maintien de l'ordre.