Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06953.jsonl.gz/405

Organisation et activités
Le but de la conservation des documents était à l'origine juridique : il s'agissait de prouver des droits. A partir du XIXe siècle, un autre but, historique celui-ci, s'ajouta au premier. Les archives sont ainsi autant un instrument nécessaire à l'exercice du pouvoir, à la gestion des institutions publiques et à la reconnaissance des droits, qu'un moyen de connaissance des événements du passé et de l'évolution d'une société.
Les Archives d'Etat conservent
- les archives antérieures à la Réforme, qui consistaient en titres de propriété foncière et privilèges épiscopaux, ducaux, impériaux et pontificaux, puis les premiers documents proprement administratifs, tels que livres de comptes (dès 1364) ou registres du Conseil (dès 1409)
- les archives de l'ancienne République de Genève, de 1536 à 1798
- les archives du Département du Léman, de 1798 à 1813
- les archives du Canton de Genève, issues des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, dès 1814.
A cela s'ajoutent, sous forme de don ou de dépôt, les documents de provenance privée : archives de familles, de sociétés ou d'entreprises.
On a longtemps cru que la plus ancienne pièce des AEG était une donation de la comtesse Eldegarde datée de 912, mais il s'agit en fait d'un faux du XIIe siècle. La plus ancienne pièce authentique date de 1099.
Les documents du XXe siècle sont évidemment les plus nombreux. Depuis 1371 (année de l'achat d'un coffre d'archives par la communauté des citoyens et bourgeois de Genève), avec un accroissement moyen de 650 mètres linéaires par année, la masse des archives n'a cessé de croître, pour atteindre aujourd'hui 28 kilomètres linéaires de documents.