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Le Service d'analyse et de prévention (SAP), dépendant de
fedpol, a rendu attentive la direction de Securitas au fait que de
tels agissements pouvaient être problématiques si la personne
mandatée ne respectait pas à la lettre les exigences légales. (voir
)
Le SAP n'a toutefois pas relevé d'indices concrets d'infractions
commises par la personne concernée. Il n'a pas non plus collaboré
avec Securitas.
"Taupe" démasquée à Lausanne
Dimanche dernier, l'émission «
sein du Groupe anti-répression (GAR!) à Lausanne, qui lutte contre
les violences policières. Une femme s'était intégrée au groupe dès
2004 après s'être présentée sous une fausse identité.
Suite à l'affaire Nestlé-Attac (lire ci-contre),
le GAR! avait découvert qu'elle était en réalité une employée de
Securitas. Cette «taupe», qui a eu accès à nombre de dossiers
sensibles, a étendu ses manoeuvres à d'autres groupes, notamment la
Reithalle à Berne.
Selon les déclarations de Securitas lundi dernier, la police, qui
a été tenue au courant de cette infiltration, n'a jamais considéré
ces missions comme illégales.
En automne 2005, l'Office fédéral de la police a rendu la société
Securitas attentive au fait que ces services spéciaux ne devaient
plus faire partie du domaine de compétences d'entreprises de
sécurité privées. En conséquence, Securitas aurait cessé d'offrir
de telles prestations il y a trois ans déjà.
tsr/sbo
L'affaire Attac-Nestlé
Ce premier cas avait été révélé en juin dernier par une émission de «Temps présent» de la TSR.
En juillet, Attac-Vaud a saisi la justice pour obtenir, dans un premier temps, la confiscation et l'interdiction de destruction des documents, enregistrements et photographies collectés sur son compte par Securitas. Une plainte contre X a également été déposée.
Le 13 août dernier, le Tribunal civil de Lausanne a rejeté les mesures provisionnelles demandées par l'organisation altermondialiste dans l'affaire qui l'oppose à Nestlé.