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Sous la houlette de l'Association pour une Suisse sûre, des représentants du PLR, de l'UDC, du PDC, du PBD, des Vert'libéraux, du PEV et de nombreuses organisations ont lancé mardi leur campagne pour l'achat de nouveaux avions de combat. Ceux-ci augmenteront la sécurité de la Suisse et de sa population, selon eux.
Bien qu'il n'y ait pas de conflit armé en Suisse, la sécurité est trompeuse: les conditions stables peuvent rapidement changer, argumentent-ils. L'émergence de nouvelles formes de guerre ne remplace pas les anciennes menaces.
Achat nécessaire
"Nous devons regarder si la Suisse pourra dans 30 ou 40 ans faire face à des menaces encore insoupçonnées", a lancé le conseiller aux Etats Thierry Burkart (PLR/AG), également président de l'Association pour une Suisse sûre. Aucun pays ne renonce à sa flotte aérienne pour se concentrer uniquement sur la cyberdéfense, a abondé la conseillère aux Etats Brigitte Häberli-Koller (PDC/TG).
Pour fonctionner, l'armée a besoin de nouveaux avions, selon le comité. Les F-5E Tiger, acquis en 1978, sont déjà obsolètes. Ils ne peuvent voler que de jour et par temps clair. Les F/A-18 atteindront leur limite en 2030.
Ces avions doivent être remplacés à temps afin d'assurer la sécurité, a souligné Thierry Burkart. Sans défense aérienne, l'armée, avec ses seules forces terrestres, ne peut pas remplir son mandat de défense et ne sera plus en mesure de protéger la population et les infrastructures. La sécurité est un ensemble: les conflits ont plusieurs facettes et se déroulent sur plusieurs terrains.
Une fraction du budget total
Le comité rappelle que l'enveloppe maximale est plafonnée à 6 milliards de francs. Cet investissement est à considérer sur le long terme. Pour une durée de vie de 30 ans, 6 milliards ne représentent que 0,28% du budget global de la Confédération.
Même en prenant en compte les coûts d'entretien (environ 12 milliards sur 30 ans), cela ne représente que 0,84%. A titre de comparaison, le comité a rappelé que la Confédération a dépensé plus de 22 milliards de francs pour la prévoyance sociale en 2019.
Par ailleurs, a rappelé le conseiller national Lorenz Hess (PBD/BE), l'armée de l'air est également un pourvoyeur d'emplois. La place de Payerne (VD) emploie 630 équivalents temps plein, dont 40 apprentis. C'est justement Payerne qu'a choisie le comité francophone pour lancer sa campagne, le 18 août.
ats/gma