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LA MEDECINE CHINOISE POUR FAVORISER LA FERTILITE
La fertilité correspond à la capacité pour un couple de concevoir et débuter une grossesse. Si, en dépit du désir à avoir des enfants, une grossesse ne survient pas après un an de rapports sexuels réguliers et non protégés, on parle d’infertilité. La fertilité d’un couple dépend de la fécondité de ses deux partenaires
Environ 15 % des couples d’Europe centrale ne parviennent pas à avoir un enfant après un an de tentatives sans contraception. L’infertilité peut être d’origine féminine, masculine ou mixte. Dans certains cas, le bilan d’infertilité du couple est normal et on parle alors d’une infertilité inexpliquée.
Du point de vue de la médecine chinoise, l'infertilité apparaît quand il existe une perturbation de l'équilibre vital accompagnée d'un blocage de l'énergie Qi et du flux circulatoire sanguin. L'acupuncture restaure la fertilité en régulant les déséquilibres hormonaux et en soulageant le stress.
L'infertilité féminine
Le cycle menstruel
Le Yin et le Yang
Les reins, considérés comme étant la racine de l’essence prénatale et du Qi originel, jouent un rôle précis dans le cycle de reproduction et dans la régularisation du cycle menstruel. En effet, le rein est à la fois la source d’eau (Yin) et de feu (Yang), deux énergies qui influent sur l’utérus. D’un côté, le sang menstruel provient du Yin rénal.
Environ 15 % des couples d’Europe centrale ne parviennent pas à avoir un enfant après un an de tentatives sans contraception. L’infertilité peut être d’origine féminine, masculine ou mixte. Dans certains cas, le bilan d’infertilité du couple est normal et on parle alors d’une infertilité inexpliquée.
Du point de vue de la médecine chinoise, l'infertilité apparaît quand il existe une perturbation de l'équilibre vital accompagnée d'un blocage de l'énergie Qi et du flux circulatoire sanguin. L'acupuncture restaure la fertilité en régulant les déséquilibres hormonaux et en soulageant le stress.
Au cours du cycle, le Yin et le Yang ne cessent de se modifier. Pendant la phase post-menstruelle, la force du Yin se développe en même temps que la membrane utérine. Pendant la phase prémenstruelle (après l’ovulation), le Yang augmente continuellement jusqu’aux règles. Les troubles de transformation ou les déséquilibres entre le Ying et le Yang provoquent très souvent des troubles menstruels. Par conséquent, dans le traitement de l’infertilité féminine, le thérapeute doit tenir compte de la phase du cycle dans laquelle la patiente se trouve, afin de tonifier le Yin ou respectivement réchauffer le Yang. Le but est de normaliser le cycle menstruel de la patiente, d’améliorer la qualité de ses ovules, sa circulation sanguine et la construction de sa muqueuse utérine. Tous ces élément constituent et favorisent la base d’une procréation naturelle.
Le Qi et la circulation sanguine
Le Qi et la circulation du sang jouent également un rôle important dans le traitement de l’infertilité. Une carence en Qi et/ou une carence sanguine peuvent provoquer des menstruations faibles, des retards de menstruation ou des aménorrhées. La stagnation du Qi entraîne non seulement le syndrome prémenstruel, mais directement l’infertilité. La congestion est également une cause fréquente de troubles menstruels et d’infertilité.
La température du corps
La différenciation des syndromes de la chaleur et du froid est également très importante dans le traitement de l’infertilité. La chaleur du sang est la cause la plus fréquente d’une menstruation prématurée et de saignements menstruels abondants. Le froid, quant à lui, entraîne généralement des menstruations douloureuses.
L’acupuncture et la phytothérapie aident les patients à réguler leurs troubles de l’équilibre du Yin et du Yang, à réduire la stagnation du Qi, à éliminer la congestion sanguine et à enlever le froid du corps afin de « chauffer » l’utérus. Ainsi, en régulant et normalisant les troubles menstruels, la grossesse peut être faite dans de bonnes prédispositions.
Les troubles de la maturation folliculaire
Les œstrogènes sont les principales hormones sexuelles féminines. Leur concentration varie considérablement au cours du cycle menstruel. Le taux d’œstrogènes augmente jusqu’au milieu du cycle, stimulant ainsi l’ovulation. Puis, si la fécondation a lieu, il continue d’augmenter afin de soutenir la grossesse et de permettre la maturation du fœtus. Si l’ovule n’est pas fécondée, la concentration en œstrogènes diminue à nouveau.
L’hormone folliculo-stimulante (FSH) est une hormone gonadotrophine, c’est-à-dire qu’elle agit sur les ovaires et les testicules. Synthétisée par l’antéhypophyse, elle intervient chez la femme dans la maturation des follicules ovariens.
Du point de vue de la médecine conventionnelle, la phase post-menstruelle est la phase folliculaire au cours de laquelle le follicule se développe. Sous l’influence de l’hormone folliculo-stimulante (FSH), les taux d’estrogènes augmentent et l’endomètre se développe. Si les taux d’œstrogènes diminuent, la libération de la FSH augmente à nouveau. Lorsque les taux d’œstrogènes sont déficients et/ou lorsque le taux de FSH est augmenté, cela entraîne souvent des troubles de la maturation folliculaire. C’est une cause fréquente de l’infertilité féminine.
La thérapie hormonale provoque souvent des effets secondaires indésirables tant du point de vue physiologique que psychologique. La médecine traditionnelle chinoise propose une alternative. Selon elle, l’œstrogène appartient au Yin. En raison de la perte de sang au cours de la période menstruelle, le Yin est relativement « vidé ». Il est très important de le « nourrir » au cours de la phase post-menstruelle afin de laisser les ovules se développer et de créer un endomètre bien nourri. La recherche clinique montre que la méthode de tonification du Yin-rénal contribue non seulement à améliorer la maturation des ovules et la construction de la muqueuse utérine, mais aussi à augmenter la valeur des estrogènes et à normaliser la FSH, afin de bien préparer la fécondation et la nidation.
La faiblesse du corps jaune
Une cause importante des problèmes rencontrés pour concevoir et débuter une grossesse peut résider dans le fait que la muqueuse utérine n'est pas suffisamment préparée à la réception de l’embryon (nidation). La faiblesse du corps jaune (insuffisance lutéale) fait partie des diagnostics fréquents dans le traitement de l’infertilité.
Le corps jaune a pour fonction de sécréter de la progestérone. L’une des tâches les plus importantes de la progestérone consiste à préparer la muqueuse utérine afin qu’une ovule fécondée puisse s’y implanter et grandir. De plus, la progestérone agit sur la température du corps. L’augmentation de la température après l’ovulation de 0,3 à 0,5 °C est due à l’augmentation du niveau de progestérone. Chez une femme en bonne santé, la température doit être maintenue (avec de légères variations) pendant environ 13 jours et doit diminuer juste avant le saignement normal. Une augmentation trop faible de la température et/ou des variations trop fortes de la courbe de la température pendant la seconde moitié du cycle indique généralement une carence en progestérone.
Si les ovaires ne produisent pas assez de progestérone, c’est que le corps jaune n’est pas suffisamment formé. On parle alors de faiblesse du corps jaune ou d’insuffisance lutéale. La faiblesse du corps jaune provoque souvent des cycles irréguliers, en particulier une seconde phase de cycle raccourcie, ou des hémorragies. La faiblesse du corps jaune et le déficit en progestérone sont des causes fréquentes d’infertilité et de fausse couche.
Selon la médecine traditionnelle chinoise, la progestérone appartient au Yang. Le Yang-Qi monte dans la seconde moitié du cycle. Une augmentation trop faible de la température et/ou des variations trop importantes de la courbe de la température au cours de la seconde moitié du cycle indiquent non seulement un déficit en progestérone, mais aussi un déficit en Yang-rénal. Les patientes souffrant d’un tel déficit ont souvent le visage pâle, sont sensibles au froid et au vent, souffrent d’incontinence et ont généralement le pouls lent et faible.
Du point de vue de la MTC, le Yang-rénal réchauffe l’utérus. En tant que force énergétique, il influence profondément le processus de fécondation, de nidation et la croissance de l’embryon. Si le Yang rénal est déficient, il ne peut plus réchauffer l’utérus (« utérus froid ») et c’est une cause très fréquente de stérilité et de ralentissement de la croissance embryonnaire.
Afin de renforcer le Yang, les thérapeutes chinois traitent souvent à l’aide du moxa ou de la lampe à chaleur. La méthode de tonification du Yang-rénal aide la patiente à stabiliser l’augmentation de la température post-ovulation, à augmenter le faible niveau de progestérone et à chauffer l’utérus afin de bien préparer l’implantation de l’ovule fécondée et de favoriser sa maturation.
Le syndrome des ovaires polykystiques (PCOS)
Le syndrome des ovaires polykystiques (PCOS) est un trouble hormonal fréquent chez les femmes en âge de procréer. La maladie se caractérise souvent par de nombreux petits kystes dans les ovaires, appelés ovaires polycystiques. Le PCOS est souvent associé à des troubles du cycle ou à une aménorrhée. Environ 50% des femmes atteintes souffrent de surpoids.
Les causes du syndrome PCO ne sont pas tout à fait claires mais son évolution semble dépendre d’un changement hormonal. Chez les patientes atteintes du PCOS, l’hypophyse sécrète probablement plus d’hormone lutéinisante (LH) que d’hormone folliculo-stimulante (FSH). Ce déséquilibre stimule la formation d’hormones sexuelles mâles (androgènes) dans l’ovaire. Par la suite, elles se transforment en partie en œstrogènes dans le tissu adipeux.
Ainsi, les femmes atteintes du PCOS ont un taux d’œstrogènes constamment élevé. Cette concentration en œstrogènes est à l’origine de la diminution de la FSH et de la LH distribuées par le corps chez les femmes touchées. Il en résulte une boucle auto-amplificatrice.
La diminution de la concentration de la FSH perturbe la fonction ovarienne et provoque souvent des troubles de la maturation folliculaire et l’apparition de nombreux petits kystes dans les ovaires (ovaires polycystiques). Ainsi, l’ovulation se fait rare ou ne se produit même pas.
L’augmentation de la concentration androgénique (hyperandrogenémie) et l’élévation des taux d’œstrogènes entraînent différents symptômes du PCOS : troubles du cycle ou aménorrhée, hirsutisme, acné et infertilité. Une résistance à l’insuline est fréquemment retrouvée chez les patientes affectées par ce syndrome.
Selon la théorie de la MTC, le syndrome PCO est dû à des déséquilibres entre le Yin et le Yang. Au cours du cycle, le Yin et le Yang ne cessent de changer. Pendant la phase post-menstruelle, la force Yin se développe en même temps que la membrane utérine. Pendant la phase prémenstruelle (après l’ovulation), le Yang augmente continuellement jusqu’aux règles, la température du corps est alors supérieure à celle de la phase post-menstruelle. La théorie du Yin et du Yang représente la doctrine fondamentale de la médecine chinoise. Dans la MTC, la santé est considérée comme un équilibre harmonieux entre les deux. Les déséquilibres (déficit en Yin et/ou en Yang, excès en Yin et/ou Yang) entraînent très souvent des troubles menstruels voire l’infertilité. L’acupuncture et la phytothérapie aident les femmes avec le PCOS à rétablir l’équilibre de leur Yin et Yang. Cela aide les patientes à améliorer ou à guérir leur syndrome et à réaliser leur souhait d’avoir un enfant.
De plus, les femmes atteintes de ce syndrome présentent des facteurs de risque élevés pour d’éventuelles maladies futures telles que le diabète, la thyroïdite de Hashimoto et les maladies cardiovasculaires. Les règles rares peuvent augmenter quelque peu les risques de cancer de l’utérus, du sein et des ovaires au fil du temps. Le traitement de la médecine chinoise est donc efficace et judicieux, non seulement pour répondre au souhait d’avoir un enfant, mais aussi pour prévenir le risque de maladies.
La stérilité masculine
En médecine chinoise, le rein est la racine de l’essence prénatale et du Qi originel. Il contrôle notamment la reproduction, le développement et la maturation du système génital. La capacité de reproduction dépend donc de la présence abondante d’essences rénales. Le déficit en Qi (essence) des reins est la cause principale de l’infertilité masculine.
Des études cliniques ont démontré que les traitements MTC tonifiants pour les reins augmentent la densité du sperme chez les patients dont le nombre de spermatozoïdes est trop faible et améliorent également la qualité du sperme en termes de vitalité, de survie et de mobilité chez les patients dont les spermatozoïdes présentent un défaut de qualité. Les traitements réduisent également le taux de malformation du sperme chez les patients dont le sperme présente des formes souvent anormales.
La thérapie MTC consiste à favoriser la division cellulaire et la maturation du sperme produit par les spermatogonies. L’acupuncture ou la phytothérapie peuvent donc contribuer à l’amélioration et à la guérison de l’infertilité masculine. Ses effets positifs se manifestent dans la qualité et la quantité des spermatozoïdes, mais aussi dans la lutte contre la prolifération anormale des spermatozoïdes.
La médecine traditionnelle chinoise pour lutter contre les troubles liés à la grossesse
Les nausées matinales
La nausée matinale est très fréquente aux premiers stades de la grossesse. Les causes exactes sont inconnues mais elles sont associées à l’hormone de grossesse HCG (hormone chorionique gonadotrope humaine). Celle-ci est produite en grande quantité par l’organisme jusqu’à la 12ème/14ème semaine de grossesse. L’augmentation de l’œstrogène et de l’hormone thyroïdienne, la thyroxine, pourraient également être responsables de la nausée.
Selon la médecine traditionnelle chinoise, les nausées matinales sont généralement causées par le Qi qui se rebelle vers le haut dans Chong Mai (dit le « Vaisseau pénétrant »). Le Chong Mai est le méridien du Yin par excellence. On le traduit par « Vaisseau pénétrant » car il s’agit de permettre la pénétration de toute l’énergie Yin de la Terre dans l’homme. Le Chong Mai commence dans la zone située entre les reins, passe par l’utérus, puis vers l’estomac et le thorax.
Si le sang, le Qi et l’essence des reins ne sont pas en état de carence, le Vaisseau pénétrant de la mère canalise l’énergie du sang et des reins vers le fœtus, afin de promouvoir la formation des principaux systèmes et organes du corps de l’embryon. Le Qi tend à se déplacer, en particulier vers le haut, parce que le sang et l’énergie circulent de bas en haut dans le Chong Mai.
Si une femme a une prédisposition aux carences sanguines ou aux insuffisances rénales, des troubles peuvent survenir au cours de la grossesse en raison de l’aggravation de ces déficiences. Pendant le premier trimestre de la grossesse, le sang et l’essence des reins sont fortement sollicités dans le Vaisseau pénétrant de la mère afin de favoriser le développement de l’embryon. Le sang et l’essence des reins de la mère peuvent ainsi se retrouver dans un vide relatif.
La relation entre le sang et le Qi est très importante dans la MTC. Ils sont indissociables et interdépendants. Le Qi crée du sang et le sang nourrit le Qi. Le sang maintient le Qi et l’empêche de déplacer dans le corps sans direction claire. La carence sanguine entraîne souvent un déséquilibre entre le sang et le Qi, ce qui provoque la rébellion du Qi dans le Chong Mai.
Le Vaisseau pénétrant commence dans la zone située entre les reins. Il comporte 14 points au total, dont 11 points dans le méridien rénal. Les reins contribuent à renforcer le Qi dans le Chong Mai et à le faire circuler dans la bonne direction. Lorsque l’énergie rénale est faible, elle ne peut pas maintenir le Qi, provoquant ainsi la rébellion du Qi dans le Vaisseau pénétrant. La rébellion de l’estomac provoque des nausées et des vomissements.
Pour lutter contre les nausées matinales, la médecine chinoise (acupuncture et phytothérapie) aide la patiente à réguler (calmer) le dispositif du Vaisseau pénétrant, à réprimer le Qi rebelle, à harmoniser l’estomac et à arrêter les vomissements.
Troubles de la croissance embryonnaire / fœtale et fausse couche
Les troubles de la croissance embryonnaire/fœtale sont également appelés troubles de la croissance intra-utérine. En principe, l’embryon/le fœtus est bien nourri et protégé pendant son développement. Il existe toutefois différents facteurs de perturbation qui peuvent entraîner des erreurs de développement, des malformations graves, des troubles de la croissance ou une fausse couche.
Il s’agit de facteurs génétiques, environnementaux (tels que les médicaments, le tabagisme, l’alcool, les rayonnements, etc.) et infectieux. Pour les troubles de la croissance embryonnaire, l’insuffisance placentaire est la pathogenèse la plus fréquente. Celle-ci peut être provoquée par diverses maladies de la mère, telles que le diabète, l’anémie, l’insuffisance rénale et la malnutrition.
En médecine chinoise, le rein est la source d’eau (Yin) et de feu (Yang). En tant que base matérielle, le sang (en particulier le Yin-rénal) est indispensable à la menstruation, à la maturation folliculaire et à la croissance de l’embryon/du fœtus. En tant que force énergétique, le Qi (en particulier le Yang-rénal), influence profondément le processus de fécondation, de nidation et de croissance embryonnaire.
Selon la médecine traditionnelle chinoise, une carence en sang, en Qi et/ou une faiblesse rénale de la mère entraînent souvent une faiblesse du Qi du fœtus. En effet, si la mère souffre d’une telle carence, son organisme ne peut pas nourrir suffisamment l’embryon et ainsi soutenir la formation des principaux systèmes corporels de celui-ci. Cela entraîne souvent une croissance insuffisante de l’embryon ou une fausse couche.
Afin de prévenir les troubles de la croissance de l’embryon / du fœtus et la fausse couche, le traitement MTC est très judicieux. Le principe thérapeutique est structuré de la manière suivante : nourrir le sang, former le Qi, tonifier les reins (Yin et Yang) et consolider le Qi originel de l’embryon/fœtus.
Afin d’être efficace, le traitement peut se faire à titre préventif et durant la grossesse. Les traitements MTC doivent débuter tôt, au moins deux mois avant la période de conception prévue. Il faut suffisamment de temps pour réguler l’équilibre Yin-Yang et la circulation Qi/sang, en particulier pour tonifier l’essence rénale. Le traitement préventif améliore la qualité de l’ovule et le développement de la muqueuse utérine. Cela aide à bien préparer la fécondation et l’implantation de l’ovule fécondée. Une fécondation de qualité et une nidation stable sont des conditions préalables à la croissance normale de l’embryon/fœtus.
D’autres traitements pendant la grossesse sont tout aussi importants que les traitements de préparation, en particulier pendant les trois premiers mois. En effet, pendant cette période de la grossesse, tous les organes vitaux de l’embryon sont formés. La tête, les bras et les mains, les jambes et les pieds se développent, les cellules nerveuses du cerveau se forment et se connectent. Si la mère n’a pas assez d’essence rénale durant cette phase critique, son organisme peut ne pas soutenir suffisamment le développement des principaux systèmes du corps embryonnaire (fœtus). La méthode MTC de renforcement des reins et du Qi originel de l’embryon aide dans ce cas à favoriser la croissance de l’embryon/fœtus et à prévenir d’une fausse-couche éventuelle.
Dépression prénatale
Des études cliniques montrent qu’environ 10% des femmes souffrent de dépression prénatale. Les causes de la dépression prénatale ne sont pas encore tout à fait claires mais plusieurs facteurs peuvent être pris en considération, comme les risques génétiques, le stress, les craintes, les fluctuations hormonales, etc. La plupart du temps, l’interaction de ces différents facteurs entraîne la dépression prénatale. Les femmes qui ont déjà souffert de troubles dépressifs dans le passé sont plus souvent sujettes à la dépression durant la grossesse.
Du point de vue de la médicine traditionnelle chinoise, la grossesse a une influence considérable sur la physiologie de la femme. D’une part, le Qi, le sang et l’essence rénale de la mère sont déviés en direction de l’embryon pour nourrir celui-ci. Si la femme enceinte souffre déjà d’un déficit en Qi, d’un manque de sang ou d’une insuffisance rénale, l’état de carence s’aggrave considérablement car une grande partie de son énergie est dirigée sur le fœtus. D’autre part, l’augmentation de l’utérus exerce une pression de plus en plus forte sur les organes environnants et les vaisseaux pelviens. Cela complique non seulement la circulation du sang, mais aussi la circulation du Qi dans tout le corps. Ainsi, les femmes enceintes présentent souvent des stagnations Qi.
La grossesse a aussi une forte influence sur le psychisme des femmes. En effet, la grossesse, l’accouchement et la maternité entraînent des changements profonds dans leur vie. L'incertitude quant à leur propre avenir (personnel et professionnel) et à celui du bébé provoque de nombreuses inquiétudes. Selon la théorie de la MTC, les émotions telles que l'anxiété et la peur conduisent souvent à une stagnation du Qi.
En médecine chinoise, l’essence, le Qi et l’esprit sont les trois substances physiques et psychiques fondamentales de l’être humain. L’essence et le Qi sont considérés comme la base matérielle de l’esprit. Si ceux-ci sont suffisants et que le Qi coule librement, l’esprit est heureux. En cas de carence de l’une de ces substances ou en cas de stagnation de Qi, des syndromes dépressifs apparaissent.
Le traitement le plus fréquent en médecine chinoise pour lutter contre la dépression prénatale est le fait de nourrir le sang et le Qi, de tonifier les reins, d’apaiser le foie, d’éliminer la stagnation du Qi et de consolider le Qi de l’embryon.
Les traitements MTC n’agissent pas aussi vite que les médicaments mais l’acupuncture et la phytothérapie ne provoquent pas d’effets secondaires. Ce sont donc des traitements particulièrement appropriés chez les femmes enceintes. À l’université de Nanjing, une étude clinique a été menée à ce sujet et a donné un résultat avec un taux de réussite de 70%.
Les symptômes les plus fréquents de la dépression prénatale sont l’insomnie, l’anorexie, l’anxiété ou la tristesse injustifiée, la culpabilité, l’irritabilité et l’apathie.
La dépression prénatale doit être traitée car une dépression sévère non traitée peut entraîner des retards sur le développement de l’embryon, une fausse couche ou une naissance prématurée.
Allergie pendant la grossesse
L’allergie est une réaction défensive excessive du système immunitaire à certains agents environnementaux (allergènes) normalement inoffensifs. Le rhume des foins, l’asthme allergique, l’urticaire et l’eczéma sont les maladies allergiques les plus fréquentes.
Les réactions allergiques peuvent être provoquées par un grand nombre de substances naturelles et artificielles. Les allergènes les plus courants sont les polluants, les produits chimiques, le pollen, les insecticides, les poils d’animaux et la moisissure. Les facteurs génétiques jouent également un rôle essentiel. Le risque d’allergie est clairement démontré pour les enfants dont les parents - ou l’un des deux - sont/est allergique(s).
Du point de vue de la médecine occidentale, les allergies sont associées à un système immunitaire affaibli. En d’autres termes, le système immunitaire réagit de manière excessive et malavisée aux allergènes. Cette réaction provoque la formation et la libération d’histamine, qui à son tour provoque et amplifie les symptômes allergiques tels que l’augmentation de la sécrétion nasale, les éruptions cutanées et les démangeaisons.
Du point de vue de la médecine traditionnelle chinoise, c’est la carence en Qi qui est la cause principale des allergies. Il existe différents Qi qui sont étroitement liés aux défenses immunitaires et aux allergies. Il s’agit du Qi rénale, du Qi pulmonaire et du Qi de la rate.
Les reins
En médecine traditionnelle chinoise, le rein est la racine de l’essence prénatale et du Qi originel. Les reins emmagasinent l’essence vitale de l’être humain, le Qi-rénal et le Yang-rénal réchauffent et protègent les organes internes ainsi que toute la peau. Pour cette raison, le Qi-rénal est considéré comme la base de toutes les fonctions physiologiques du corps, en particulier le système immunitaire humain. Une carence en Qi-rénal entraîne donc un affaiblissement général de des défenses immunitaires.
Les poumons
Selon la MTC, les poumons régissent le Qi et la respiration. Les poumons s’ouvrent sur le nez, les sinus et le larynx, et contrôlent la sécrétion nasale. Avec une distribution normale du Qi et du liquide dans les poumons, le nez est suffisamment humidifié par les sécrétions de mucus et peut résister aux attaques de l’extérieur. Dans la médecine traditionnelle chinoise, le Qi pulmonaire régule l’ouverture et la fermeture des pores et donc la transpiration. Les poumons font non seulement circuler l’énergie de défense vers la peau et les muqueuses mais produisent également l’énergie de défenses de surface (Wei Qi), qui protège la peau et les muqueuses.
Lorsque le Qi pulmonaire est faible et que sa résistance est altérée, le nez, y compris les voies respiratoires ou la peau, peuvent alors facilement être affectés par des facteurs pathogènes externes tels que le vent, le froid et la chaleur. Si les facteurs pathogènes externes attaquent le nez, y compris les voies respiratoires supérieures, et les bloquent, des symptômes typiques du rhume des foins apparaissent. Si les facteurs pathogènes externes pénètrent plus loin dans les voies respiratoires inférieures ou les poumons, l'asthme allergique se développe. Si les facteurs pathogènes externes attaquent la peau et la bloquent, ils provoquent de l'urticaire, de l'eczéma, etc.
La rate (et l’estomac)
Dans la MTC, la rate et l’estomac sont la source de Qi et de sang. En tant que racine de l’essence postnatale, la rate et l’estomac sont responsables de la transformation des aliments et de l’absorption de l’essence. Cette essence postnatale est indispensable au Qi rénal, au Qi pulmonaire et aux défenses immunitaires de l’homme. Si le Qi de la rate est déficient et que la rate ne fonctionne pas correctement, cela entraîne non seulement une déficience du Qi rénal et du Qi pulmonaire (cause importante de l'allergie en général), mais aussi directement une allergie alimentaire.
Concernant les allergies/intolérances alimentaires : 4 à 8% de la population souffrent d’intolérance alimentaire. Du point de vue de la médecine conventionnelle, l’intolérance alimentaire n’est pas une véritable allergie car elle résulte de déficiences enzymatiques congénitales ou acquises. Néanmoins, dans la MTC, l'intolérance alimentaire est considérée comme allergie car les personnes concernées présentent non seulement des symptômes gastro-intestinaux (tels que nausées, flatulences, diarrhées et douleurs abdominales), mais aussi très souvent des symptômes cutanés (tels que démangeaisons et urticaire). De plus, le principe de traitement des deux maladies (intolérance alimentaire et allergie) est très similaire en MTC.
Concernant le stress et les allergies : du point de vue de la médecine conventionnelle, le stress n’est pas une cause directe d’allergie. Toutefois celui-ci affecte le système immunitaire. Dans la MTC, le stress prolongé peut entraîner la stagnation Qi du foie et le blocage de l’énergie de défense de surface (Wei Qi). Par conséquent, le stress peut intensifier une allergie existante ou, en cas de sensibilisation déjà existante, être le déclencheur de la maladie allergique.
Le traitement allergique
En médecine conventionnelle, les allergies sont généralement traitées localement (p. ex. sprays contre l'asthme, pommades pour la peau, etc.) ou systématiquement (p. ex. comprimés) avec divers antihistaminiques et glucocorticoïdes pour soulager ou guérir les symptômes. Les antihistaminiques et/ou glucocorticoïdes sont très efficaces contre les allergies. Toutefois, ce traitement n'est pas causal, mais seulement symptomatique, et a malheureusement de nombreux effets secondaires graves.
Le traitement de l’allergie dans la MTC n’est pas seulement axé sur les symptômes, mais également sur la cause. Au moment de l’allergie, la médecine traditionnelle chinoise se concentre sur le soulagement des symptômes. La thérapie visera à expulser et à dissiper le froid ou la chaleur du vent, à dégager le nez ou les yeux, à soulager les démangeaisons ou les brûlures et à améliorer les nausées, les ballonnements et la diarrhée. Entre les crises allergiques ou bien pendant la période de rémission, le traitement causal est de plus en plus important. Les méthodes de la MTC, telles que l’ajout en Qi pulmonaire, la tonification des reins et le renforcement de la rate, aident les patients à stabiliser leur système immunitaire et à calmer la réaction immunitaire excessive. Le traitement par la MTC doit être adapté aux symptômes individuels. Les traitements (acupuncture et phytothérapie) agissent un peu lentement, mais ils sont généralement exempts effets secondaires indésirables.
L’allergie pendant la grossesse
En soi, la grossesse en elle-même ne peut pas déclencher d’allergies. Toutefois, les statistiques montrent que plus de 30% des femmes enceintes souffrent d’allergies et que l’incidence des allergies est nettement plus élevée chez les femmes enceintes que dans la population générale. La manière dont les changements physiologiques et psychologiques complexes qui surviennent pendant la grossesse influencent l'apparition et l'évolution des allergies n'est pas encore totalement comprise.
Du point de vue de la médecine chinoise, la grossesse a une influence considérable sur la physiologie de la femme. D’une part, le Qi, le sang et l’essence rénale de la mère sont redirigés vers l'embryon pour le nourrir. Pour la femme enceinte elle-même, cela entraîne souvent une carence en Qi, en sang et en essence rénale. D'autre part, la taille toujours croissante de l'utérus exerce une pression de plus en plus forte sur les organes environnants ainsi que sur les vaisseaux pelviens, ce qui complique non seulement le retour du sang de l'extrémité inférieure vers le cœur, mais aussi la circulation du Qi dans tout le corps. C'est la raison pour laquelle les femmes présentent souvent une stagnation de Qi pendant leur grossesse.
La grossesse a aussi une forte influence sur le psychisme des femmes. En effet, la grossesse, l’accouchement et la maternité entraînent des changements profonds dans leur vie. L'incertitude quant à leur propre avenir (personnel et professionnel) et à celui du bébé provoque de nombreuses inquiétudes. Selon la théorie de la MTC, les émotions telles que l'anxiété et la peur conduisent souvent à une stagnation du Qi.
La carence et la stagnation du Qi affectent les défenses de l'organisme et entraînent souvent une faiblesse et/ou un blocage de l'énergie de défense de surface (Wei Qi), qui est la principale cause des allergies. C'est la raison pour laquelle les femmes sont sujettes aux allergies pendant la grossesse et les symptômes allergiques déjà existants deviennent considérablement plus graves.
Si la mère est allergique - en particulier si les maladies allergiques sont ignorées pendant la grossesse ou si elles ne sont pas traitées efficacement - le risque d’allergie de l’enfant est accru. Afin d’éviter la double exposition physique due à la grossesse et aux symptômes d’allergie et afin de penser à la santé future de l’enfant, les allergies pendant la grossesse doivent être traitées de manière appropriée.
De nombreux médicaments ne sont pas autorisés ou recommandés pour les femmes enceintes. Les méthodes de la MTC (acupuncture et phytothérapie) aident les patients non seulement à soulager ou à guérir les symptômes allergiques, mais aussi à résoudre la cause de l’allergie et à renforcer le système immunitaire, le tout sans effets secondaires indésirables.
Le diabète de grossesse (ou diabète gestationnel)
Le diabète gestationnel se caractérise par un taux élevé de sucre dans le sang pendant la grossesse et est défini comme un trouble de la tolérance au glucose diagnostiqué pour la première fois pendant la grossesse. Le diabète gestationnel est la maladie liée à la grossesse la plus courante. Elle survient chez environ quatre femmes enceintes sur dix.
Du point de vue de la médecine conventionnelle : Le surpoids, l'âge de plus de 30 ans et les facteurs génétiques sont considérés comme des facteurs de risque. Cependant, le diabète gestationnel peut également survenir sans facteurs de risque connus.
De par la sécrétion accrue de diverses hormones de grossesse, la sensibilité à l'insuline des cellules du corps est réduite. Comme les cellules du corps réagissent moins que d'habitude à l'insuline, l'effet de celle-ci est réduit et cela entraîne une résistance accrue à l'insuline pendant la grossesse. Les femmes enceintes essaient normalement de produire de plus en plus d'insuline pour faire baisser leur taux de sucre dans le sang. Toutefois, si le pancréas n'est plus en mesure de compenser en augmentant la sécrétion d'insuline, le diabète de grossesse se développe avec une augmentation du taux de sucre dans le sang.
Le taux élevé de sucre dans le sang peut entraîner diverses complications et conséquences pour l'enfant et la mère. Les risques pour l'embryon sont, d'une part, le danger d'un développement perturbé du placenta. Cela peut entraîner des troubles de la croissance de l'embryon, de la maturation de divers organes, voire des malformations. D'autre part, on observe une augmentation de la croissance en taille du fœtus (macrosomie). Les nouveau-nés souffrent souvent de problèmes respiratoires, d'hypoglycémie et de jaunisse néonatale (ictère néonatal).
Les femmes souffrant de diabète gestationnel présentent un risque accru d'hypertension, d'éclampsie, d'acidocétose, d'infections urinaires, de vaginite et d’accouchement prématuré. Le taux de césarienne est également élevé en raison de l’enfant trop grand ou des complications à la fin de la grossesse. Si le diabète de grossesse (diabète gestationnel) n'est pas correctement contrôlé, les risques de surpoids et de diabète augmentent pour l'enfant et la mère.
La médecine occidentale a apporté une profonde compréhension du diabète gestationnel au niveau cellulaire et de la sensibilité des cellules du corps à l'insuline (résistance à l'insuline). Par le biais des antidiabétiques oraux ou de l'injection d'insuline, le taux de glycémie élevé des femmes enceintes peut généralement être facilement contrôlé. Il arrive toutefois que la thérapie ne réponde pas toujours de manière adéquate ou que les fluctuations de sucre soient très importantes. Les patientes se plaignent parfois que leurs symptômes, tels que la soif, l'appétit vorace, la polyurie et l'épuisement, soient souvent ignorés par leur médecin. Le médecin peut penser que ces symptômes ne sont dus qu’à un taux élevé de sucre dans le sang et qu’aucun traitement approprié n’est nécessaire. Cependant, chez certains patients, ces symptômes continuent de les gêner même si leur taux de sucre dans le sang est bien maîtrisé.
Du point de vue de la médecine chinoise, le diabète gestationnel est principalement dû à la carence en Yin. Les symptômes typiques du diabète gestationnel, tels que la soif excessive, la sécheresse cutanée, la polyurie, la constipation, la fatigue et la perte de poids, sont exactement les symptômes typiques du manque de Yin selon la MTC.
La grossesse a une influence considérable sur la physiologie de la femme. Le sang et l’essence rénale de la mère sont redirigés vers l’embryon pour le nourrir. De nombreuses femmes enceintes souffrent d’une carence en Yin, car une grande partie du sang et de l’essence rénale de la mère doit nourrir l’embryon. Si une femme souffre d'une déficience sanguine préexistante et/ou d'une faiblesse de l'essence rénale, cette déficience augmentera de manière significative.
L’élaboration du principe de traitement repose sur une approche holistique de la médecine chinoise et sur les résultats du syndrome de différenciation. Le traitement doit être adapté aux symptômes individuels. Selon le plus important organe touché, la MTC distingue différents types de diabète : le diabète de la cavité abdominale supérieure (poumon), le diabète de la cavité abdominale moyenne (estomac et rate) et le diabète de la cavité abdominale inférieure (mésentère). Le principe de base du traitement MTC est de nourrir le Yin pour rétablir l’équilibre entre le Yin et le Yang. Il est également nécessaire de refroidir la chaleur pulmonaire ou de réduire le feu gastrique si la chaleur pulmonaire ou le feu gastrique persiste. Par conséquent, les méthodes de traitement ainsi que les points d'acupuncture et la formule sont très différents selon les types de diabète gestationnel.
La médecine conventionnelle, elle, se concentre sur l’obtention d’un bon taux de sucre dans le sang par des injections d’insuline, mais ignore souvent la régulation de la sensibilité des cellules du corps à l’insuline ainsi que les symptômes cliniques. La médecine traditionnelle chinoise considère toutes les parties du corps humain comme un tout indissociable et unifié. Elle attache une grande importance au diagnostic et au traitement du diabète gestationnel non pas à partir du taux de sucre dans le sang, mais à partir de l’équilibre Yin-Yang et de l’état fonctionnel organique global. Le mécanisme d’action de la MTC n’est pas l’augmentation du taux d’insuline dans le sang, mais plutôt la régulation et l’amélioration de la sensibilité à l’insuline de l’ensemble des cellules du corps.
Dans le traitement du diabète de grossesse, les traitements MTC tels que l'acupuncture et la phytothérapie sont de très bons compléments à la médecine conventionnelle. Ils aident non seulement les personnes atteintes à diminuer et à stabiliser leur taux de sucre dans le sang, à réduire la prise de médicaments ou l’injection d’insuline mais aussi à améliorer divers symptômes cliniques tels que la soif, la faim, la polyurie et l'épuisement. Il est très judicieux de traiter le diabète gestationnel par une combinaison de MTC et de médecine conventionnelle.
Douleurs au bas-ventre pendant la grossesse
Pendant la grossesse, de légères douleurs dans le bas-ventre peuvent se manifester de manière répétée chez une femme enceinte. Du point de vue de la médecine conventionnelle, la plupart des douleurs abdominales durant la grossesse sont causées par des contractions utérines et/ou intestinales. Quand une femme se plaint de douleurs dans le bas du ventre pendant sa grossesse, il faut d’abord établir un diagnostic différentiel pour déterminer si ces douleurs sont le signe d'un avortement imminent.
Si la douleur dans le bas-ventre est intense et que des saignements utérins surviennent en même temps, les femmes enceintes doivent immédiatement consulter un gynécologue. Si la douleur est légère et sourde, qu’elle peut être atténuée par de la chaleur et qu’il n’y a pas de saignement de l’utérus, alors cette douleur abdominal n’est pas un signe d’avortement imminent.
En médecine chinoise, la douleur, qui peut être atténuée par l'application de chaleur et/ou la consommation de boissons chaudes, indique le froid. Ce froid est généralement causé par une déficience du Yang rénale. Le froid bloque la circulation du Qi et du sang, ce qui provoque des douleurs abdominales. La méthode de réchauffement du Yang-rénal aide la femme enceinte à soulager et à guérir ses douleurs abdominales.
Préparation à l’accouchement par l’acupuncture
L’acuponcture préparatoire à l’accouchement a pour but d’harmoniser l’équilibre entre le Yin et le Yang, de nourrir le sang, de renforcer le Qi rénal et de stimuler le flux d’énergie dans les méridiens. L’acupuncture aide les femmes enceintes à activer le processus de maturation du col de l'utérus, à renforcer la contraction musculaire de l’utérus, à réduire le stress éventuel et à favoriser la relaxation et le bien-être.
Des études ont montré que l’acupuncture pouvait réduire la durée de l’accouchement. Dans le cadre de l’acupuncture normale, il n’y a pas lieu de s’attendre à une hyperstimulation et à une naissance prématurée.
L’acupuncture de préparation à l’accouchement est pratiquée entre la 36e semaine de grossesse et la naissance de l’enfant et cela une à deux fois par semaine.
Au plus tard durant le dernier trimestre de la grossesse, presque tous les bébés tournent une grande partie de leur corps et leur tête dans le bassin de la mère. Dans environ trois pour cent des cas, le bébé ne se tourne pas. Si le bébé est en position de siège (BEL) avant la naissance, l'acupuncture et la moxibustion aident à faire passer le bébé de la position de siège à la position correcte de départ.
Tonification des reins – plus qu’un désir d’enfant
Dans la médecine traditionnelle chinoise, l'essence rénale, en plus de favoriser la fertilité, est très importante pour la santé. Si l'essence rénale est faible, de nombreuses maladies peuvent apparaître.
Les maladies de l'appareil urogénital
La théorie de la MTC affirme que le rein contrôle les fonctions du système urogénital. Lorsqu'il y a un manque d'essence rénale, diverses maladies du système urogénital telles que les maladies gynécologiques, le syndrome de la ménopause, le dysfonctionnement sexuel, la vessie irritable (mictions fréquentes) et les infections récurrentes des voies urinaires se produisent souvent.
Les maladies des os et des articulations
Le rein stocke l'essence vitale à partir de laquelle la moelle osseuse est formée. Celle-ci nourrit les os de la cavité osseuse. Ainsi, la fonction des os et l'état de l'essence rénale sont étroitement liés. Dans la MTC, on dit que "le rein contrôle les os". Si l'essence rénale est suffisante, la moelle osseuse est également suffisamment constituée et les os sont bien nourris. Les os sont alors robustes et solides.
En cas de carence en essence rénale, la production de moelle osseuse est réduite et cela conduit à des os « mal nourris ». Cela peut provoquer l'ostéoporose et entraîner diverses douleurs osseuses et articulaires comme l'arthrose, des douleurs dorsales et des douleurs aux genoux.
Dépression, démence, atrophie cérébrale et Parkinson
Le rein stocke l'essence vitale à partir de laquelle se forme non seulement la moelle osseuse mais aussi la moelle épinière (colonne vertébrale). Cette dernière est directement reliée au cerveau. Le cerveau est la "mer de la moelle épinière". S'il y a un manque d'essence rénale, la mer de la moelle épinière devient vide. Une légère carence conduit à l'insomnie, à l'oubli et aux vertiges. Une carence importante peut provoquer une dépression, une démence, une atrophie cérébrale ou une paralysie par tremblement (Parkinson).
L'essence rénale tonifie ; l’importance de celle-ci pour les femmes
Dans la médecine chinoise, il est dit que « chaque enfant coûte à la mère beaucoup d'essence rénale » car une grande partie de celle-ci doit être redirigé vers l'embryon afin de le nourrir.
De plus, le lait maternel provient à l'origine du sang et de l'essence rénale de la mère. De cette façon, le bébé puise également beaucoup d'essence rénale chez la mère pendant la période d'allaitement. Par conséquent, les femmes souffrent beaucoup plus que les hommes d'un manque d'essence rénale. Cela explique pourquoi l'incidence des femmes atteintes des maladies susmentionnées (comme l'ostéoporose et la dépression) est beaucoup plus élevée que celle des hommes.
La méthode de tonification par l’essence rénale convient non seulement pour favoriser la fertilité, mais aussi à titre de prévention pour la santé. Tant pendant la grossesse que pendant l'allaitement, les femmes devraient accorder beaucoup d'attention à leur état de santé en ce qui concerne l'essence rénale. Si cela est nécessaire, veuillez contacter notre cabinet de médecine traditionnelle chinoise (ChinaSanté).