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Des Etats UE réclament des restrictions de la libre circulation
alors que l'immigration y est beaucoup plus faible qu'en Suisse
Les médias ont rendu compte ces dernières semaines de plusieurs pays membres de l'UE se plaignant des problèmes posés par la libre circulation des personnes. David Cameron, premier-ministre britannique, a fait la une des journaux en réclamant des restrictions de la libre circulation des personnes. Il propose de lier celle-ci à certaines conditions comme par exemple la capacité économique par habitant d'un pays candidat à l'adhésion. Des voix contre la libre circulation des personnes s'élèvent également en Allemagne, France, Autriche et aux Pays-Bas. Or, il suffit de considérer la statistique de la migration pour constater que la Suisse est confrontée à une immigration de masse beaucoup plus importante que, par exemple, l'Allemagne ou la Grande-Bretagne.
Ce serait en fait la tâche du Conseil fédéral d'informer les Etats UE de l'immigration massive que subit la Suisse et des problèmes que pose ce phénomène afin que des solutions soient recherchées au sein du Comité mixte Suisse-UE pour régler les problèmes sociaux et économiques existants et prévisibles. Interrogé à ce sujet durant la session parlementaire d'hiver 2013 par le conseiller national Hans Fehr, le Conseil fédéral a répondu qu'il ne voyait pas la nécessité d'une telle intervention.
Les critiques émises dans plusieurs pays contre la libre circulation des personnes annoncent cependant que la Suisse pourrait compter sur une large compréhension à Bruxelles. Il s'agit maintenant de comprendre les signes du temps et de chercher des alliés. L'exigence de l'initiative contre l'immigration de masse de rouvrir des négociations sur la libre circulation susciterait sans doute des échos favorables.