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Pour cette nouvelle phase, PLANES, je me suis intéressée à la perception de l'espace. Comment la dimension et le positionnement d'un plan peuvent-ils influencer ce que nous ressentons dans un espace ?
Comment avoir un sentiment de légèreté, d'ouverture, dans une certaine partie d'un espace, et puis d'enfermement dans une autre ?
Mon but est de montrer les différents effets que la position des plans de tailles différentes peut avoir sur la personne qui interagit avec eux. Pour cela, j'ai choisi deux tailles différentes pour mes plans triangulaires. Chaque plan est composé de deux demi-plans en plâtre, qui s'emboîtent dans la protofigure à l'aide de bâtons verticaux.
Celui, ou celle, qui interagit, celui ou celle, qui est à la fois sujet et acteur, subit une expérience (qui pourrait être subjective) dans l'espace créé par ces plans. De plus, la forme triangulaire des plans aide à guider le regard.
Nous penserions que marcher à côté du plan triangulaire le plus grand nous donnerait l'impression d'être plus enfermés, plus cloîtrés ou isolés (et nous ferait donc naturellement tourner le dos) par opposition à quand nous atteignons le plus petit plan, qui lui nous donnerait un sentiment d'ouverture. Cependant, cela n'est pas le cas.
En effet, la densité des nœuds qui entourent la zone où le petit plan est positionné, nous procure la même sensation emboîtante que celle du premier plan.
En revanche, le sentiment de légèreté et d'ouverture est ressenti dans les endroits où il y a moins de baguettes verticales, notamment vers la pointe du grand plan triangulaire, et la grande arete du petit plan triangulaire.