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||Samedi, le BBC Nyon a cueilli une nouvelle victoire en se défaisant de Bären Kleinbasel (76-61). Mais l'irrégularité dont il fait preuve depuis quelques matches interpelle.
Ça fait trois matches d'affilée qu'on arrive à creuser l'écart seulement parce qu'on est pressés derrière, et qu'ils (ndlr: les adversaires) sont en train de remonter. On n'arrive pas à rester à 100% pendant 40 minutes» expliquait William Van Rooij, le capitaine du BBC Nyon à l'issue de la victoire décrochée samedi au Rocher face à Bären Kleinbasel. La base du succès s'étant construite tôt durant la partie, le BBC était à même de gérer cet écart avec plus ou moins de maîtrise. Durant les premières minutes, l'équipe d'Alain Attallah trouvait une voie d'accès privilégiée au panier adverse. William Van Rooij pouvait notamment faire parler ses centimètres et instaurer une avance qui se chiffrait rapidement à une dizaine de points. Dominants dans leur propre raquette, les Nyonnais récupéraient un bon nombre de rebonds, ce qui leur permettait d'aller marquer en contre. Pourtant, dès le deuxième quart-temps, le niveau de l'équipe locale baissait. Ce n'était que par intermittence qu'elle laissait voir son meilleur visage. Il lui suffisait de deux ou trois minutes de bon basket par quart-temps pour valider la possibilité d'être moins à son affaire le reste du temps.
«On cherche encore»
Les blocks de Van Rooij, les rebonds de Wolfisberg, l'inspiration d'Hayman faisaient toujours leur apparition dans les moments plus délicats. Ainsi, Nyon, sans briller, maintenait son adversaire à distance et, sans être trop inquiété, s'adjugeait la victoire sans toutefois trouver de réponse précise à cette étrange passe. L'explication de cette irrégularité vient peut-être du nombre impressionnant de blessés. Alain Attallah pourrait constituer un cinq de base de très haut niveau, juste avec les pensionnaires de l'infirmerie. Toutefois, William Van Rooij refuse d'y voir une excuse. «Si on trouvait l'explication, ce serait idéal. Mais là, on cherche encore. Un manque d'envie... pas trop, peut-être la fatigue, mais ça me paraît compliqué aussi. Quand on trouvera la solution, ça se verra», prévenait-il. En attendant, le capitaine nyonnais et Joël Wolfisberg font parler leur expérience à chaque turbulence. Dans le haut de classement en termes de points, de rebonds et d'assists, ils tirent l'équipe vers le haut. «Il faut qu'on montre la bonne intensité, il faut qu'on pousse, parce que les jeunes se réfèrent à nous pour jouer. On sait que le coach nous fait beaucoup confiance et ça, ça motive énormément, valorisait Van Rooij, sans pour autant tirer toute la couverture vers lui. On sait qu'on n'est pas juste deux. On peut compter sur l'équipe, même les plus jeunes». Avec les blessés, ces derniers doivent prendre des responsabilités. «Ils y arrivent super bien» se félicite le capitaine.
La Côte – Elias Baillif