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Les concerts de cette session ont eu lieu le samedi 4 février 2006 à la salle polyvalente de Courgenay (20h) et le dimanche 5 février à la salle polyvalente de la cité universitaire à Neuchâtel...
De l'Aurore à Demain, nous vous proposions, sous la direction d'Etienne Mounir et avec la complicité du comédien Frédéric Lugon, un voyage à travers le temps, d'un lever de soleil sur le Monde aux épopées intergalactiques des héros de Star Wars, en passant par la grandiloquente époque romaine et les chasses aux sorcières du Moyen-Âge...
Pour le 100e anniversaire des jeux olympiques modernes, John Williams a composé une oeuvre dédiée au trompettiste solo du Boston Pops Orchestra, Tim Morrison. Les parties principales de cette oeuvre sont Fanfare, Prologue, Flags, Contest et Parade.
Aurora
Aurora est le nom latin de la déesse de l'aube dans la mythologie grecque, incarnant le commencement d'un jour nouveau. Dans beaucoup de cultures anciennes, l'aube a un sens spirituel : la lumière du jour est victorieuse de l'obscurité de la nuit. Dans Aurora, le compositeur donne une illustration des différentes façons de saluer les premières lueurs du jour selon les cultures et les civilisations. On entend notamment les gongs et les instruments de percussion mélodiques des moines d'Asie, l'accueil passionné offert au lever du soleil dans les déserts d'Afrique, les danses des premiers habitants du continent américain, les Indiens, rythmées par le battement des pieds sur le sol, et l'activité industrielle des sociétés occidentales d'aujourd'hui, où la dimension de mystique de l'aube n'est plus perçue.
Aurora reflète ces différentes atmosphères, mais l'accent est placé plus particulièrement sur les sonorités orientales - la musique symbolise ainsi, en premier lieu, les pays du Levant
Fantasy Tales
Le compositeur belge Piet Swerts fut influencé dans la composition de cette oeuvre par la musique des films américain, et en particulier par celles de John Williams. Il y décrit l'histoire d'un village hollandais, Horn. L'oeuvre retrace dans un thème ample et lyrique, interprété par les cors, l'évolution de ce village situé sur les rives de la Maas. L'utilisation de ces instruments symbolise les trois cors, armes du village cousues sur le manteau du châtelain, le comte de Horn. Un Allegro joyeux, composé dans le style de pastorale selon Beethoven, concrétise d'une façon typique la communauté paysanne du village et des alentours du château. Puis le thème est repris par les cors et la musique prend une allure dramatique.
Des roulements de tambours symbolisent l'époque de la guerre subie par le village et le château. L'allure sombre de la musique fait à nouveau place au thème plein d'espoir interprété par les cors, donnant l'image de la reconstruction et de l'expansion, tournée vers le futur dans une apothéose positive.
Ponte Romano
De l'immensité des montagnes environnantes se détache l'imposant pont romain de Pont-Saint-Martin. Cet édifice, vieux de plus de 15 siècles, a été la principale source d'inspiration de Jan van der Roost pour la création de cette ouverture de concert qui, structurée selon le principe de la musique à programme, fait davantage penser à un poème symphonique. L'introduction imposante est suivie d'un Allegro au caractère sombre et menaçant où alternent des thèmes en forme de choral et des thèmes d'une plus grande virtuosité. Un troisième thème, plus rythmique, est exposé dans un premier temps par les trombones et les trompettes, puis repris peu à peu par l'ensemble des pupitres de l'orchestre d'harmonie. L'Allegro se caractérise par une régularité rythmique presque obsessionnelle, à la manière d'une armée romaine marchant en cadence.
Saga Candida
Bert Appermont a composé la musique de la première comédie musicale en plein air, intitulée Zaad dan Satan et interprétée en première à Kruibeke (Belgique) en août 2002. Ce spectacle grandiose dédié aux histoires de la sorcellerie du 17e siècle a attiré plus de 10'000 spectateurs en quelques semaines. Bert Appermont a réalisé une suite sur les temps forts de cette comédie musicale, intitulée Saga Candida.
Star Wars
Est-il besoin de rappeler le thème certainement le plus connu parmi les musiques de films ? Arrangés par Iwai, Myokoin, Hoshide et Morita, les thèmes du quatrième film (Star Wars : Episode One) composés par John Williams sont réunis dans cette suite, où l'on entend entre autres Main Theme, Duel of the Fates, Anakin's Theme, The Flag Parade, et Augie's Great Municipal Band.