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L'entretien des chemins était du ressort des communes, qui ne montraient pas trop de zèle. Les baillis devaient y veiller. Voici un mandat où s'exprime le mécontentement bernois.
"Nous Samuel Fasnacht Baillf de Morges
A vous le Docle et Spectable ministre de Sullens, Salut
LLEEces du 200 nos souverains Seigneurs toujours attentifs au Bien de leurs sujets, ont apris que malgré tous les ordres qui ont été donnés jusques icy les chemins ne se réparent point par la négligence des communes à détourner les eaux qui y passent en faisant des bons fossés de chaque cottés pour les écouler, en négligent d'y conduire un bon gravier pour les affermir et de faire de bons médillons pour conduire les eaux dans les fosses et enfin en ne faisant pas de solides collices..."
Le ministre est chargé de lire le présent mandat en chaire, puis de le remettre au gouverneur, qui l'inscrira dans les livres de commune. Le Grand Voyer est chargé de veiller à l'exécution de ces ordres. Les communes doivent en outre désigner un voyer:
"... ordonnant à chaque commune ou il ne se trouvera point de voyer fixé Etably pour les grands chemins, de nommer deux personnes propres à remplir cet employ et de nous les envoyer mercredy prochain à dix heures du matin afin que nous puissions choisir celuy des deux que nous trouverons à propos. Dat. Le 19e 7bre 1764".
La collaboration communale n'était pas très zélée, d'où cette lettre par exemple:
"A Messieurs les Gouverneurs et Communiers de Sullens,
Il y a plus d'une année que j'allai auprès de vous pour vous prier de nous donner quelques écus pour le Pont de st Barthelemy qui vous est d'une grande utilité.
Vous trouvâtes que cela étoit juste: mais que vous ne pouviée rien régler sans auparavant en avoir parle à Monsieur de Sulens: or M. de Bretigny luy en a parlé quelque temps après et Monsieur de Sulens estima qu'il étoit juste que vous fissiez comme les autres villages qui nous entourent. Aussi nous vous prions Messieurs, de ne pas nous renvoyer plus loin. J'irai à Sulens mardy prochain 10 du courant pour recevoir ce que vous aurés déterminé et je vous ferray un (?) sur vos livres de commune si vous le voulez pour vous assurer le droit franc d'y passer et repasser à perpétuité sans jamais rien payer quoy qu'il puisse arriver.
À Bretigny, ce 4 février 1761
C. A. Favre
Agent du Pont de Saint-Barthelemy"
Et en consultant les comptes, on relève:
"A Monsieur le chevalier Favre de Bretigny pour le pont de St-Barthelemy, par ordre : 15 florins" (=3 écus petits !)
Pas très généreux !
- LLEE ou LLEEces = Leurs Excellences -
G.C.