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(21.12.2012) De plus en plus de personnes sont exposées au stress sur leur lieu de travail ou sont préoccupées par la sécurité de leur emploi. Selon une étude de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), un salarié sur cinq souffre déjà de troubles mentaux comme la dépression ou l'anxiété.
Le rapport souligne que 30 à 50% de toutes les nouvelles demandes de pension d'invalidité dans les pays de l'OCDE sont dues à des problèmes mentaux. Or, ce phénomène touche toujours plus de jeunes.
Outre une augmentation des absences au travail, les problèmes mentaux induisent une diminution de la productivité des employés. Ainsi, trois travailleurs sur quatre qui en sont atteints font état d'une baisse de rendement, contre seulement un sur quatre pour ceux en bonne santé.
L'étude souligne également que la grande majorité des individus souffrant de maladies mentales travaillent, leur taux d'emploi oscillant entre 55% et 70%. Toutefois, le risque de se retrouver au chômage est deux à trois fois plus élevé dans ce cas de figure. Pour venir en aide à ces personnes, l'OCDE préconise l'adoption d'une nouvelle approche visant à garantir de bonnes conditions de travail, à réduire le stress et à assurer un suivi systématique des travailleurs afin notamment d'éviter des licenciements.
A l'heure actuelle, près de 50% des individus touchés par un trouble mental grave et plus de 70% de ceux qui présentent un trouble modéré ne reçoivent aucun traitement, selon l'OCDE. La plupart de ces affections peuvent être soignées, rappelle l'organisation, et les chances de trouver un emploi s'en trouvent alors améliorées. Il est important de ne pas se focaliser uniquement sur les maladies graves, mais de se préoccuper également des troubles courants.
Dernière modification 23.08.2015