Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07119.jsonl.gz/1097

La politique agraire suisse veut promouvoir une production de denrées alimentaires sûre, concurrentielle, mais aussi durable et haut de gamme.1 La production doit être augmentée, mais en même temps l’environnement doit être moins sollicité. De nouvelles méthodes et technologies sont importantes pour atteindre ces objectifs. La sélection de variétés améliorées, adaptées aux lieux de production et au climat, résistantes aux maladies et aux ravageurs, en fait également partie. Le génie génétique vert peut contribuer à sélectionner de telles variétés. Cependant, la production commerciale de plantes génétiquement modifiées (GM) n’est pas autorisée en raison du moratoire actuellement en vigueur. Il n’est pas encore clair quant à savoir si cultiver des plantes GM en Suisse à l’échéance du moratoire fin 2017 sera possible.
L’agriculture suisse aujourd’hui
En Suisse, environ un quart de l’ensemble de la superficie est dédié à l’agriculture. Une grande partie est utilisée comme prairies et pâturages (env. 70 %), le reste majoritairement pour les cultures arables. Toute forme d’agriculture est liée à des changements dans la nature. Sans intervention humaine, la région du Mittelland, par exemple, serait couverte de forêts mixtes de chênes et de hêtres, et non d’herbage.
Pratiquement toutes les entreprises suisses produisent selon les « Prestations écologiques requises », lesquelles fixent les exigences pour une production respectueuse de l’environnement.3 Elles incluent, entre autres, un bilan de fumure équilibré, des surfaces de compensation écologiques, un assolement régulier et une protection appropriée des sols et des plantes.
Environ 12 % de la totalité des terres agricoles sont exploitées biologiquement. Concernant les cultures arables, 4 % sont des surfaces bio.2 Cependant, certaines cultures sont extrêmement difficiles à produire biologiquement. Ainsi, en ce qui concerne le colza, moins de 1 % des surfaces sont exploitées biologiquement et même moins de 0,1 % pour ce qui est de la betterave sucrière.4