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Sepp Blatter sait toujours se montrer mordant. Il se livre dans un long entretien accordé au «Walliser Bote». L'ancien président de la FIFA rassure sur son état de santé avant de déplorer l'attitude de Gianni Infantino et de Jean-Paul Brigger, ses deux compatriotes valaisans.
«Nous n'avons absolument aucun contact, précise-t-il à propos de son successeur à la tête de l'institution mondiale. Je lui avais fait part de ma volonté de lui parler de quelques thèmes concernant la FIFA. Il m'avait promis de prendre contact avec moi après le congrès de Mexico en 2016. Il ne l'a pas fait. Toutes mes sollicitations téléphoniques se terminent chez le juriste. C'est le silence radio total entre nous. Il a certainement ses raisons pour se comporter ainsi, mais cela témoigne d'un manque de respect à mon égard.»
Sa relation avec Jean-Paul Brigger, ancien collaborateur auprès de la FIFA et membre de la direction actuelle du FC Bâle, s'est également détériorée. «Avant une manifestation à Mörel, il a accepté d'y participer à condition que je ne sois pas présent. Les organisateurs m'ont alors décommandé.»
«Christian Constantin m'a dit merci»
Il évoque également l'affaire Fringer. «On doit reconnaître à Christian Constantin la capacité de se défendre tout seul. Sa confiance l'aidera. Il m'a récemment remercié car je lui avais conseillé de ne pas engager Diego Maradona comme entraîneur.»
L'ancien patron du football mondial confirme avoir reçu un bonus de 10 millions de francs de la FIFA pour «avoir eu le courage d'attribuer le Mondial à l'Afrique du Sud en 2010, mais je n'ai rien touché pour 2014.» Il réitère son opposition à l'utilisation de la vidéo lors de la Coupe du monde en Russie en 2014 «en raison du manque d'expérience nécessaire pour son exploitation lors d'une phase finale». Quant à l'enquête ouverte par la justice autrichienne, elle vise «un versement agréé dans le cadre d'un programme de développement qui n'a rien à voir avec un cadeau personnel au président de la fédération autrichienne comme certains l'interprètent».
Ces déclarations précèdent la parution d'un deuxième livre écrit par Sepp Blatter, programmée pour le printemps, qui décrira son activité à la FIFA de 1975 à 2015 et de son quotidien jusqu'à ce jour.