Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07150.jsonl.gz/305

Questions courantes
1.IL ETAIT UNE FOIS MALLEY, UN LIEU DIT AUX MILLE VISAGES
Cette première séquence de question-réponse invite à se plonger dans le passé et marque les principaux événements historiques qui, au fil du temps, ont transformé le secteur. Les éléments de réponses sont tirés du Cahier de l’Ouest, Malley ville animale.
A. Avant l’époque industrielle, que se passait-il à Malley ?
Malley vient de l’ancien lieu-dit « En Meylan ». Ce lieu était tout d’abord, et pendant longtemps, un terrain agricole, une vaste campagne. Des activités rurales s’y développèrent jusqu’au 20ème siècle.
B. A quel moment les activités industrielles prennent-elles place à Malley ?
Dès le milieu du 19ème siècle, de nouvelles voies de communication annoncent l’urbanisation future. En effet, placé à mi-chemin entre les gares de Renens et de Lausanne, Malley occupe une position stratégique. C’est en 1903 que fut inaugurée la (première) ligne de tramway Lausanne-Renens, comportant une halte à Malley. Des ateliers, fabriques et maisons d’habitation surgissent alors. C’est en 1911 que le complexe de l’usine à gaz se réalise. Pour l’époque, l’usine à gaz représentait une véritable avancée technique. Puis, l’urbanisation s’intensifie avec la construction des abattoirs en 1945. Des commerces tels que le Café des Bouchers s’installent alors dans le quartier afin d’accueillir habitants et travailleurs. Deux autres entreprises marquent également l’histoire industrielle de Malley : l’usine Bobst et le laboratoire Kodak. Finalement, plusieurs entreprises industrielles fleurissent à Malley dans les années 60, grâce aux voies de communication.
C. En quelle année l’usine à gaz est-elle désaffectée ?
Dès les années 70, le gaz naturel se substitue au gaz de houille. L’usine est alors désaffectée et démolie par étape. Par ailleurs, deux bâtiments subsistent au pied de la boule à gaz. Ils inspirent un collectif de comédiens qui les raccordent en 1979 et les transforment en l’actuel Théâtre Kléber-Méleau (TKM).
D. En quelle année les abattoirs ont-ils été démolis ?
Construits en 1945, les abattoirs de Malley ont fait partie des plus grands du Canton de Vaud jusqu’en en 2002. Suite à leur démolition en 2015, les vestiges restant sont l’ancien bâtiment administratif ainsi que la sculpture taurine de Pierre Blanc.
Le projet « Malley en quartier » retrace notamment l’histoire des anciens abattoirs municipaux de Malley (www.malleyenquartiers.ch).
E. Depuis quand la halte RER CFF Prilly-Malley est-elle en exploitation ?
Suite à la présence d’entreprises tertiaires et de zones commerciales, Malley est reconnu comme l’un des plus grands potentiels de développement urbain de Suisse. L’inauguration de la halte RER Prilly Malley en juin 2012 vient justement marquer la transformation de la friche industrielle en une nouvelle centralité de l’agglomération Lausanne-Morges.
F. En bref, quelles sont les grandes étapes de la transformation de la friche industrielle de Malley ?
2.EN QUOI CONSISTE LA DENSIFICATION URBAINE ?
En 2013, le peuple suisse a accepté la nouvelle loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT). Cette dernière exige notamment un développement urbain à l’intérieur du milieu bâti, ceci afin de veiller à une utilisation mesurée du sol. Les questions-réponses ci-dessous aident à comprendre en quoi cela consiste concrètement dans le périmètre de Malley.
A. Quels sont les enjeux de l’aménagement du territoire ?
B. Pourquoi densifier le secteur de Malley ?
Situé au cœur de l’agglomération Lausanne-Morges, Malley constitue une des plus importantes friches urbaines de Suisse. Le développement du secteur constitue la concrétisation des politiques supérieures en matière d’aménagement du territoire. En particulier, Malley permet de limiter le mitage du territoire en favorisant la densification d’un espace sous-utilisé et particulièrement bien situé.
Le secteur de Malley offre également une réponse aux enjeux de mobilité et de durabilité. En effet, il est doté d’une situation idéale de dessertes en transports publics (train, métro, tram et bus) et est développé dans le souci de favoriser les mobilité actives. Il s’inscrit alors directement en phase avec les politiques visant à coordonner finement le développement urbain (logements et emplois) et la mobilité durable.
C. Ça sera dense comment ?
Malley tend à devenir un nouveau pôle urbain de l’agglomération lausannoise. Sa densité sera celle d’un quartier central, dynamique et animé. Le choix urbanistique de recourir ponctuellement à des bâtiments hauts permet de dégager une surface au sol conséquente pour des espaces publics généreux. La qualité de l’aménagement, le recours à une importante végétalisation et l’espace limité réservé aux véhicules motorisés (voirie et stationnement), permettra également de diminuer la perception de densité.
3.LA DENSIFICATION URBAINE, COMMENT CA MARCHE ?
Comme évoqué ci-dessus, la priorité de l’aménagement du territoire est le développement urbain à l’intérieur du milieu bâti (densification). Les questions-réponses ci-dessous explique comment se décline la mise en œuvre de ce développement urbain, du niveau fédéral jusqu’à Malley.
A. Comment est régi l’aménagement du territoire en Suisse ?
En Suisse, les buts et grands principes de l’aménagement du territoire sont définis au niveau fédéral, par la Loi sur l’aménagement du territoire (LAT). L’aménagement concret du territoire relève cependant des cantons et communes. Dans le cadre de leurs planifications directrices (Plan directeur – PDCn), les cantons définissent de manière détaillée un projet de territoire et précisent le cadre dans lequel doivent s’inscrire les communes. Au final, c’est les communes qui sont en charge de définir l’affectation et l’utilisation du sol au moyen de plans d’affectation (PA).
B. Que dit la loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT) ?
La LAT révisée est entrée en vigueur 2014 après avoir été approuvée en votation populaire. Elle poursuit les objectifs suivants :
- – Limiter le mitage du territoire en développant l’urbanisation vers l’intérieur du milieu bâti, notamment en exploitant les secteurs encore libres (friches) et en densifiant les zones à bâtir existantes
- – Assurer une utilisation mesurée du sol, une occupation rationnelle du territoire ainsi que la préservation des terres agricoles
- – Coordonner urbanisation et développement des transports publics
C. Que dit le plan directeur cantonal (PDCn) ?
Le Plan directeur cantonal vaudois (PDCn) constitue l’instrument de référence en matière de planification territoriale pour tout le Canton. Il précise comment coordonner les politiques ayant une incidence sur le territoire et comment les articuler à différentes échelles (cantons, régions, agglomérations et communes). Le projet de territoire porté par le PDCn se fondent sur trois enjeux principaux : la vitalité du territoire, la qualité du cadre de vie ainsi que la solidarité sociale et l’équilibre entre les régions et les centres.
Ces enjeux sont déclinés en stratégies et mesures concrètes, propres aux différents espaces géographiques qui composent le Canton. Le développement de Malley s’inscrit en cohérence avec les stratégies du PDCn et en particulier avec les mesures suivantes :
- – A1 Localiser l’urbanisation dans les centres
- – A2 Développer une mobilité multimodale
- – B1 Consolider le réseau de centres dans les régions
- – B3 Stimuler la construction de quartiers attractifs
- – B4 Optimiser l’implantation des équipements publics
D. Qu’est-ce que le Projet d’Agglomération Lausanne-Morges (PALM)
Le projet d’agglomération Lausanne Morges (PALM) est un instrument de planification territoriale qui vise à coordonner le développement de différents domaines (urbanisation, mobilité, paysage, environnement et énergie) sur 26 communes (dont Prilly et Renens).
Le PALM est formalisé sous la forme d’un document évolutif (rapport) qui définit des lignes stratégiques de développement, des mesures pour la mise en œuvre et des degrés de priorisation. Finalement, Le PALM identifie une dizaine de sites stratégiques destinés à accueillir la plus grande part du développement de l’agglomération. Par ailleurs, Malley est identifié comme centralité secondaire et joue donc un rôle clef à l’échelle de l’agglomération.
E. Qu’est-ce que le schéma directeur intercommunal de Malley (SDIM)
Le SDIM constitue l’instrument stratégique de référence pour guider le développement de la plaine de Malley. Elaboré en 2012 sous l’égide du SDOL (Stratégie et développement de l’ouest lausannois), il définit les lignes directrices et grands principes d’aménagement (densité, affectation, intensité urbaine, articulation des espaces publics) pour le développement de toute la friche de Malley (du Censuy, à l’ouest, jusqu’au ch. du Martinet, à l’est), en particulier son centre. Le SDIM a pour objectif de faire émerger un nouveau morceau de ville, selon une vision cohérente et partagée. Concrètement, ces principaux objectifs sont les suivants :
- – Développer une nouvelle centralité dense et mixte sur les friches et terrains industriels et ferroviaires autour de la nouvelle halte RER.
- – Créer sur l’ensemble du périmètre un secteur de ville de haute durabilité technique, urbaine et sociale (écoquartier).
- – Favoriser les transports publics et mobilité active en créant une interface multimodale entre les réseaux CFF, le métro M1, les bus, le tram, et les réseaux de mobilité douce.
- – Limiter la génération de trafic individuel motorisé.
- – Accentuer les réseaux piétons et vélos et garantir la perméabilité du secteur.
- – Élaborer un concept énergétique ambitieux pour le site.
- – Élaborer une offre diversifiée, qualitative et généreuse d’espaces libres, s’articulant avec l’offre déjà existante (parc de Valency, Vallée de la Jeunesse, centre sportif du Censuy).
- – Gérer les nuisances et pollutions du secteur (air, bruit, sols, risques d’accidents majeurs, etc.).
- – Valoriser et créer les espaces favorables à la biodiversité et garantir la mise en réseau des éléments naturels présents et crées (corridors verts et biotopes relais).
F. Comment sont développés les différents secteurs qui composent le SDIM ?
Les différents secteurs qui composent le SDIM sont développés selon des temporalités et modalités différentes, en fonction de leurs caractéristiques propres. Les intentions du SDIM sont retranscrites dans des plans d’affectation communaux, intercommunaux (le plan d’affectation de Malley-Gare, par exemple) ou encore cantonaux (le plan d’affectation cantonal du centre sportif de Malley, par exemple).
G. Qu’est-ce qu’un plan d’affectation communal ?
Un plan d’affectation (PA) est la réglementation de l’utilisation du sol souhaitée par une Municipalité (ou éventuellement par le Canton). En d’autre terme, il définit les zones (à bâtir, agricoles,…etc.) sur une partie du territoire communal. Il précise aussi les règles quant à l’usage du sol, le degré de sensibilité au bruit, la typologie des constructions, etc. Juridiquement contraignant, un tel plan se développe selon les enjeux urbanistiques des 15 années suivantes.
4.QUELS SONT LES ENJEUX POUR MALLEY-CENTRE ?
L’ambition des villes de Prilly et Renens est de faire de Malley un nouveau morceau de ville répondant pleinement aux exigences d’un développement urbain durable, tout en proposant une vie de quartier de qualité. Au travers des questions-réponses, les enjeux tels que la durabilité, la mobilité et l’aménagement des espaces publics sont détaillés ci-dessous.
Durabilité
A. Comment se traduit la durabilité à l’échelle d’un quartier ?
Un quartier dit « durable » est un quartier dans lequel les exigences économiques, sociales et environnementales sont prises en considération selon un juste équilibre.
La durabilité d’un quartier se traduit tant par sa localisation et que ses caractéristiques propres. En effet, le quartier doit permettre de limiter le mitage du territoire et favoriser, par sa localisation, le recours aux mobilités douce et transports publics. Ensuite, il doit démontrer une utilisation efficace des ressources tant pour sa construction que son exploitation.
B. Comment le secteur répond-il aux enjeux sociaux et économiques ?
Le secteur de Malley vise une importante mixité fonctionnelle. Un juste équilibre entre activités commerciales, tertiaire et logements est recherché. De plus, plusieurs équipements publics d’importance sont projetés (école, crèche, parc public majeur, maison de quartier) ou déjà réalisé (la Vaudoise aréna, par exemple). Les habitants et usagers pourront donc profiter de nombreux services de proximités directement dans le quartier. De plus, les quartiers visent la mixité sociale en proposant différents types d’habitats (logements d’utilité publique, à loyer modéré ainsi que des PPE).
Finalement, les quartiers et bâtiments sont conçus de manière à maximiser les interactions sociales et favoriser le « vivre ensemble ». Des espaces communautaires destinés aux habitants et travailleurs sont notamment prévus.
Par ailleurs, le processus de développement du site de Malley permet la participation de la population à la définition du nouveau cadre de vie des habitants et employés des futurs quartiers.
C. Comment la question énergétique est-elle traitée ?
Une stratégie globale a été mise en place pour le développement de Malley (quartiers de Malley-Gare, Malley-Gazomètre et Malley-Viaduc). La durabilité de ces nouveaux quartiers est notamment assurée via le label « Site 2’000 watts », une distinction accordée à des projets qui s’engagent pour la protection du climat et démontrent une utilisation durable des ressources. Chacun des quartiers vise à être le plus efficace et automne possible en termes d’alimentation en énergie et en chaleur renouvelables, via la mise en place de sondes géothermiques, la connexion au réseau de chauffage à distance et des panneaux solaires.
Les bâtiments répondent à toutes les exigences Minergie qui se distinguent par une efficacité énergétique maximale et un confort très élevé. De plus les modes de construction particulièrement sain et écologique sont privilégiés.
D. Comment les eaux sont-elles gérées ?
Le secteur bénéficiera également d’un système de gestion des eaux claires et usées innovants. En effet, l’évacuation des eaux se fait par un système séparatif, conformément aux exigences des plans généraux d’évacuation des eaux (PGEE) des Communes de Prilly et Renens. Des collecteurs d’eaux usées récolteront la quasi-totalité des eaux de l’ensemble des quartiers Malley-Gare et Malley-Gazomètre, y compris de la déchetterie intercommunale (CID). Un bassin de rétention permet de retenir des eaux usées en cas de fortes précipitations, ce qui permet de minimaliser les impacts environnementaux. En complément, il est prévu d’y inclure, à terme, un système de récupération de chaleur.
E. Comment les éléments naturels existants sont-ils pris en compte ?
Bien que principalement constitué de terrains en friche, Malley est caractérisé par la présence d’un cordon forestier (au sud du site) ainsi que par la présence de quelques arbres majeurs et bosquets. Ces éléments naturels sont pris en compte dans le cadre du développement et font l’objet d’une attention particulière. Dans le cadre du développement du site de Malley-Gazomètre, la forêt sera préservée. Au sujet des bosquets, arbres isolés et alignements, une analyse approfondie et multicritère est menée sur la possibilités et la pertinence de maintenir l’arborisation en place (étude phytosanitaire notamment).
Dans tous les cas, tout abattage sera compensé par des plantations au minimum équivalente.
Le réseau routier structurant du quartier (Avenue de Malley notamment) sera bordé d’alignements d’arbres double ou triple, quand cela est possible.
F. Quelles mesures seront prises pour favoriser la biodiversité ?
De manière générale, dans le cadre du développement de Malley, une attention particulière est portée sur la maximisation de la couverture végétale et des surfaces de pleine terre. Les espaces verts seront conçus et entretenus afin de favoriser la biodiversité. L’objectif est que la potentialité écologique soit renforcée par la mise en application du concept paysager et des mesures envisagées telles que :
- – Aménagement de différents biotopes diversifiés (humides, secs, petites structures favorables à la biodiversité, etc.).
- – Végétalisation extensive sur les toitures plates.
- – Valorisation de la fonction écologique de la forêt existante par l’aménagement d’une zone de transition et l’amélioration de l’étagement de la lisière.
- – Aménagement de prairies extensives et recours à un entretien différencié des espaces verts.
G. Héritage du passé industriel, de la pollution se trouve sur certaines parcelles du secteur. De quelle pollution s’agit-il et comment est-elle gérée ?
Comme de nombreux terrains occupés par des activités industrielles du 19e et 20e siècles, ceux de Malley ont été pollués à des degrés divers. Si pour la majeure partie du site ces pollutions sont localisées et sans conséquence par rapport à la protection de la population et de l’environnement, une partie du secteur est plus fortement impactée. La pollution a pour origine l’ancienne usine à gaz (production et distribution de combustibles gazeux) ainsi que vraisemblablement les activités développées en périphérie de l’usine à gaz (valorisation des produits bitumineux, etc.). Cette pollution a notamment migré et atteint les eaux souterraines présentes sur le site. Ces eaux souterraines ne sont toutefois pas exploitées pour alimenter le réseau d’eau potable et n’entrent pas en contact avec les activités actuelles sur le site.
Depuis la fin des années 1990, l’entier du périmètre a fait l’objet de nombreuses investigations historique et techniques (sols, eaux souterraines, air interstitiel, diagnostics de pollution dans le cadre de travaux projetés et réalisés) et fait l’objet d’une surveillance par les autorités cantonales et communales. Plus récemment, entre 2019 et 2021, des investigations complémentaires ont été entreprises pour le site de Malley-Gazomètre par la Ville de Lausanne (propriétaire foncier) en collaboration avec la Direction générale de l’environnement (DGE) ainsi que des bureaux d’ingénieurs. Les résultats amènent à classer une portion du site en zone à assainir.
Une investigation de détails de cette portion du site est ainsi en cours. Cette investigation de détails vise à clarifier les buts de l’assainissement et évaluer la proportionnalité des mesures au regard des biens à protéger. Elle englobe, entre autres, des mesures complémentaires de surveillance des eaux souterraines à l’aval du site et des investigations pour localiser d’éventuels autres foyers de pollution en amont de la zone la plus polluée. Les résultats de cette investigation de détails, attendus pour le deuxième semestre 2023, permettront de confirmer ou d’infirmer la nécessité de prendre des mesures spécifiques d’assainissement (comme par exemple des excavations ciblées permettant le retrait des matériaux pollués), en complément des processus standards appliqués sur tous les chantiers en termes d’évacuation et de traitement des matériaux d’excavation pollués.
Dans la situation actuelle (occupation et utilisation du site) et en l’état des connaissances, tant pour la portion du site classée en zone à assainir, que pour le reste du périmètre de Malley, il n’y a pas de risque sanitaire pour la population.
Comme mentionné, lorsque des travaux de construction seront entrepris sur cette parcelle (excavation, terrassements), un suivi du chantier sera effectué par des spécialistes. Cela permet d’assurer que les matériaux d’excavation pollués soient gérés et éliminés conformément aux lois et règles en vigueur et que toutes les mesures soient prises pour protéger les ouvriers, la population voisine ainsi que les futurs occupants.
H. Comment est pris en compte le plan climat ?
Des plans climats sont en cours d’élaboration au sein des Villes de Prilly et Renens. La réalisation et la transformation du site de Malley étant pour partie déjà en cours, d’éventuelles mesures des plans climats viendront donc à posteriori. La mise en œuvre des projets à Malley est cependant en phase avec les plus hautes exigences de durabilité à l’heure actuelle.
Accessibilité
I. Quel est l’offre en transport public sur le secteur de Malley ?
Malley bénéficie d’une offre en transports publics particulièrement intéressante. Le site est d’ores et déjà desservi par le métro M1 (au sud), par la halte CFF Prilly-Malley ainsi que par plusieurs lignes de bus. La desserte en transports publics sera encore renforcée dans les prochaines années, notamment grâce à
- – L’arrivée du tramway (au nord du site sur la rue de Lausanne).
- – Le renforcement de la cadence sur les lignes RER (desserte de halte de Prilly Malley toutes les 15 minutes) et l’amélioration des accès aux quais.
- – Le renforcement des lignes de bus et l’arrivée du BHNS (sur le Chemin du Viaduc).
J. Quels sont les aménagements spécialement conçus pour la mobilité active ?
La densification des quartiers de Malley s’accompagne de mesures favorables aux mobilités actives. Les rues internes aux quartiers seront apaisées afin de donner la priorité aux piétons et aux cyclistes.
De nombreux cheminement réservés aux modes actifs seront par ailleurs créés, afin de desservir les quartiers et les connecter aux réseaux d’agglomération (en particuliers aux voies vertes). Le « Trait d’union » (passage souterrain sous les voies CFF ouvert en 2020) constitue le premier geste fort en faveur des modes actifs.
Il est prévu de réaliser et d’aménager une nouvelle avenue (Avenue de Malley) et de réaménager de l’Avenue du Chablais. Ces projets seront réalisés dans l’optique de rééquilibrer le partage des voiries en faveur des mobilités actives. Par ailleurs, les accès aux hubs de transports publics seront améliorés et conçus afin de favorisé la multi-modalité.
Une offre généreuse et qualitative en stationnement vélo est également prévue. Une vélo-station prendra notamment place à l’intérieur d’un des bâtiments réalisés à proximité de la halte CFF et de nombreux stationnement vélos seront proposés sur l’espace public.
K. Quelle est la place de la voiture au sein du secteur ?
Le concept de mobilité vise à contenir le développement du trafic individuel motorisé. Il ne s’agit cependant pas d’un secteur « sans voiture ». L’Avenue de Malley permettra notamment l’accessibilité des quartiers de Malley-Gare et Malley-Gazomètre.
Le nombre de places de stationnement à disposition sera réduit. Les places seront regroupées à l’échelle des îlots ou des quartiers et aménagées de manières à limiter les emprises sur l’espace public.
Espace public et vie de quartier
l. Des espaces publics sont-ils prévus ?
Les espaces publics constituent un enjeu majeur. Ils seront aménagés de manière qualitative et connectés entre eux afin de faire émerger un véritable réseau d’espaces publics.
Une attention particulière est portée à la qualité des aménagements avec de la végétalisation. Les différents espaces auront des fonctions et caractères différenciés et sont imaginés afin d’accueillir de nombreux usages (détente, loisirs, déplacement…etc.).
Ces espaces publics majeurs seront complétés par de nombreux petits espaces publics secondaires, de portée plus locale. Ceux-ci permettront de rythmer les cheminements et de compléter le réseau.
m. En quoi les espaces publics participent-ils à améliorer la qualité de vie ?
Les espaces publics constituent les principaux lieux de rencontre. Afin de créer une vie de quartier riche en interactions sociales, les aménagements des espaces publics sont donc une priorité. La qualité de l’espace public passe aussi par la végétalisation. Face aux enjeux climatiques actuels, cette dernière joue un rôle majeur dans la climatisation des villes en offrant des zones « fraiches » et des lieux de détente.