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|TEXTILE

Le coton est la première fibre textile consommée au monde.
Caractéristiques de la fibre de coton
Pouvoir absorbant
Les fibres de coton ont un bon pouvoir absorbant (environ 8,5% de leur poids en eau). C'est pour cette propriété que le coton est majoritairement employé dans le linge de bain (serviettes, gants de toilette, peignoirs).
Pouvoir isolant
Le pouvoir isolant du coton est moyen, cependant, on peut l'améliorer par grattage. Le fait de gratter le tissu rend sa surface pelucheuse. Il peut ainsi retenir l'air réchauffé au contact du corps et « tenir chaud ». Par exemple, les sweats à capuche zippés sont souvent en jersey de coton gratté à l'intérieur.
Combustion
Un tissu 100% coton brûle rapidement, avec une flamme et dégage une odeur de papier brûlé. Il laisse des cendres grises, légères et friables.
Action des bases
Les solutions alcalines faiblement concentrées n'altèrent pas les fibres de coton, ce qui permet le blanchissage. Par contre une solution de soude (NaOH) concentrée modifie la structure du coton et ses propriétés. Cette capacité de la soude à modifier le coton est utilisé dans la mercerisation (rend les fils de coton brillants) et dans la fabrication des textiles artificiels. La soude avec le disulfure de carbone dissout la cellulose pour produire de la viscose.
Action des acides
L'acide sulfurique concentré dissout le coton. À chaud l’acide nitrique peut oxyder la cellulose dans une réaction explosive, mais à froid il forme un ester le nitrocellulose, on utilise ce procédé dans la fabrication de la poudre sans fumée. L’anhydride acétique agit sur le coton et est utilisé dans la fabrication de l’acétate de cellulose.
Action du chlore
Le chlore brûle lentement la fibre de coton. Le chlore en solution très diluée est employé dans le blanchissement des fibres et des étoffes de coton.
Action de la chaleur
Le coton supporte de hautes températures. On peut ainsi bouillir le coton blanc. D'autre part, le coton supporte le repassage à fer chaud (2 points sur les codes d'entretien). Un fer trop chaud peut néanmoins jaunir le coton blanc.
Différentes qualités de coton
La qualité d'une fibre de coton en sortie de culture est appréciée selon 3 critères :
Longueur
Le critère principal de qualité est la longueur de la fibre. La taille varie entre 1 et 4 cm selon les espèces. D’autre part les cotons les plus longs sont également les plus fins. Cette finesse garantit de bonnes caractéristiques à la matière, car plus la fibre est longue, plus il est facile de la transformer en fil.
Les fibres très courtes (linters) sont arrachées par des égreneuses spéciales et sont employées pour la fabrication de papiers ou de textiles artificiels sous forme de cellulose régénérée. C’est l’Égypte qui produit les fibres les plus longues (+ de 3,2 cm). On les appelle longue soie ou longues fibres.
Couleur
La couleur varie du blanc crème au jaunâtre, le coton le plus blanc est plus recherché. Plus le coton est proche du blanc, plus il sera facile de le blanchir complètement pour le teindre ou l’imprimer.
Propreté
Les fibres sont plus ou moins débarrassées de leurs impuretés.
Qualités des fibres de coton
La fibre de coton est très appréciée car :
• c’est une fibre textile peu coûteuse
• le textile obtenu est doux et confortable
• la douceur du coton et la possibilité de l’aseptiser en font un textile privilégié pour les vêtements de bébés.
• elle est hypoallergénique (très peu allergisant)
• le coton est très sain pour le contact des muqueuses (d’autres fibres favorisent la macération et donc l’apparition de champignons)
• le coton a une bonne perméabilité à l’air : il permet à la respiration cutanée de s’effectuer
• le coton est souple grâce au fait que les fibres sont vrillées (elles peuvent s’allonger de 5 à 8%)
Divers traitements
• on peut le merceriser (rendre brillant à l’aide de soude)
• il prend facilement les teintures
• on peut facilement imprimer sa surface
• on peut améliorer son pouvoir thermique en le grattant.
• on peut l’empeser à l’aide d’amidon (ex : bazin)
Facilité d’entretien :
– il est facile à laver ;
– on peut faire bouillir le coton blanc ;
– on peut le repasser à fer chaud ;
– on peut le nettoyer à sec.
Inconvénients des étoffes de coton
Malgré ses nombreuses qualités, le coton a néanmoins des inconvénients :
– tendance à rétrécir ;
– palissement des teintures avec le temps ;
– sensible à l'humidité : il développe rapidement des moisissures s'il est mal stocké.
– se déchire facilement
Utilisation des fibres de coton
Fils
Le coton est utilisé pour faire des fils mats ou brillants (mercerisés).
Tissage
Le coton est utilisé pour tisser des étoffes très différentes suivant la taille et la torsion des fils employés et d’autre part de leur mode de tissage.
Bonneterie
Le jersey de coton est employé dans la fabrication de nombreux articles de sous-vêtements, pour les t-shirts, les pulls, etc., pour l’homme, la femme et l’enfant.
Dentelle
Beaucoup de dentelles et de tulles sont en coton.
Passementerie
Le coton est utilisé dans la fabrication des ganses, tresses, galons et franges.
Quelques exemples de tissus réalisés à base de coton
• taffetas (toile à l’aspect craquant)
• tissu éponge (serviettes de bain, gants de toilette…)
• jeans (ou denim)
• basin (ou bazin)
• chintz (toile teinte ou imprimée d’aspect brillant et glacé)
• mousseline (toile très fine et transparente au tombé fluide dû au fait qu’elle est réalisée à partir de fils très retordus)
• madras (étoffe de coton et soie à carreaux)
• jersey (maille employée pour les t-shirts)

|SOUS-VETEMENTS

Historique
S'il est apparu dans une notion première de confort, l'évolution de sous-vêtement est par contre étroitement liée à l'hygiène.
Au XIXe siècle, les gens se lavaient peu mais la chemise devait être immaculée1. On parlait alors pour les vêtements portés à même le corps de « tricots de peau ».
Jusque dans les années 1960, le sous-vêtement masculin était uniquement un objet d'hygiène, sans recherche ; les seuls modèles existants étaient des boxers et des slips ouverts de coton blanc.
Depuis les années 1970, les fabricants de lingerie ont pris conscience de la possibilité d'étendre leur marché en proposant des sous-vêtements masculins plus séduisants, en variant la taille, la couleur, la matière, voire en ajoutant des détails précédemment typiquement féminins (string, dentelles).
La notion érotique du sous-vêtement s'installe dans les années 19801 ; le sous-vêtement devient un objet de mode.
Les sous-vêtements sont l'ensemble des vêtements que l'on porte à même la peau ou plus généralement sous les vêtements. Les vêtements de nuit et la lingerie sont des sous-vêtements. Certains sous-vêtements peuvent être des vêtements d'intérieur comme le peignoir ou la robe de chambre.
Fonctions
Historiquement, la première fonction du sous-vêtement a été de protéger la peau contre la friction et la gêne provoquée par l'envers des costumes alors richement brodés et ornementés.
Il peut servir dans une optique de pudeur si un vêtement de dessus est trop transparent, par exemple ou à l'inverse véhiculer une fonction érotique.
Il peut aussi avoir une fonction de remodelage du corps avec le corset, la gaine, le panty, la culotte dite ventre plat, etc.
Il a aussi une fonction de protection contre les rigueurs du climat : absorption de la sueur ou bien protection contre le froid, en particulier avec des sous-vêtements longs.
Depuis la fin du XXe siècle, il a aussi une fonction de protection bactériologique dans laquelle l'usage du coton est favorisé.
Types de sous-vêtement
|Sous-vêtements féminins et masculins

• Boxer
• Caleçon long
• Chaussette
• Collants
• Combinaison à manches longues
• Débardeur
• Maillot de corps
• Maillot à manches longues
• Shorty
• Slip
• Sous-pull ou tee-shirt à col roulé
• String
• Tanga
• Tee-shirt
Sous-vêtements exclusivement masculins
• Caleçon
• Suspensoir ou Jockstrap
|Sous-vêtements exclusivement féminins

• Baby Doll
• Bas
• Body
• Brassière
• Bustier
• Camisole
• Caraco
• Combinaison • Combinette
• Corps à baleines
• Corset
• Culotte
• Culotte fendue
• Déshabillé
• Gaine
• Guêpière • Jarretelle
• Jarretière
• Jupon
• Nuisette
• Panty
• Porte-jarretelles
• Redresse-seins
• Shorty string • Slip brésilien
• Slip italien
• Soutien-gorge
• Tabi
• Top
|Sous-vêtements pour enfants

• Body

|COTON

Le Coton est préparé pour une récolte mécanisée par un défanage chimique (généralement par du Méthane arsonate monosodique, qui est une source durable et croissante de pollution des champs de coton par l'arsenic).
Le coton est une fibre végétale qui entoure les graines des cotonniers « véritables » (Gossypium sp.), un arbuste de la famille des Malvacées.
Cette fibre est généralement transformée en fil qui est tissé pour fabriquer des tissus. Le coton est la plus importante des fibres naturelles produites dans le monde.
Depuis le 20e siècle, il constitue, grâce aux progrès de l'industrialisation et de l'agronomie, la première fibre textile du monde (près de la moitié de la consommation mondiale de fibres textiles).
Un peu d'histoire
Le coton est utilisé pour fabriquer des vêtements légers depuis des millénaires dans les régions au climat tropical. Certains chercheurs affirment qu'il est probable que les Égyptiens connaissaient le coton il y a plus de 12 000 ans av. J.-C. et l'on a trouvé des fragments de coton datant d'il y a environ 7 000 ans dans des grottes de la vallée du Tehuacán, au Mexique. Des preuves archéologiques ont permis de savoir que les hommes ont domestiqué des espèces différentes de cotonnier en Inde et en Amérique du Sud il y a des milliers d'années.
Du coton naturellement coloré datant de plus de 5 000 ans a été découvert sur la côte Nord du Pérou. La plus ancienne trace écrite que l'on connaisse parle du coton indien. Le coton est en effet cultivé en Inde depuis plus de 3 000 ans et le Rig-Veda, écrit en 1 500 av. J.-C. le mentionne. Mille ans plus tard, le Grec Hérodote mentionne le coton indien : « Là-bas il y a des arbres qui poussent à l'état sauvage, dont le fruit est une laine bien plus belle et douce que celle des moutons. Les Indiens en font des vêtements. » À la fin du XVIe siècle av. J. C., le coton, dont le nom vient de l'arabe (el kutun) via le castillan ("el algodón", un cas de métanalyse), s'est répandu dans les régions plus chaudes en Amérique, Afrique et Eurasie.
Le coton fut l'une des premières cultures des colons européens en Amérique, dont la première plantation dans la colonie de Jamestown date de 1607. L'industrie cotonnière qui s'était bien développée en Inde a été affectée par la révolution industrielle britannique et ses inventions qui ont permis une production de masse à bon marché au Royaume-Uni. En 1764, l’Anglais James Hargreaves construit la première machine à filer industrielle à plusieurs fuseaux baptisée «Spinning Jenny». Quelques années plus tard, l’Anglais Richard Arkwright inventa la machine à peigner et à filer, et c’est finalement Samuel Crompton qui fit la synthèse de ces deux métiers en 1799 en créant le « Mule » (mulet) qui avait une productivité environ 40 fois plus élevée que le rouet utilisé auparavant. En 1805, Jacquard mit au point l'un des premiers métiers à tisser automatiques fonctionnant avec de grandes cartes perforées qui permettaient la réalisation de motifs variés.
Les pays européens parvenus à copier la richesse des étoffes indiennes cessèrent presque complètement leur commerce avec elle. Seule l'Angleterre, par le biais de la Compagnie anglaise des Indes orientales, continua ce commerce, tout en le limitant à l'importation du produit de base brut et non plus d'étoffes ; tout particulièrement lorsque l'administration de l'Inde lui échoira en 1858. Le second débouché du coton indien était essentiellement chinois. Le tissage de cette fibre végétale reprendra sous l'influence du Mahatma Gandhi. Par la suite, la colonisation du continent américain amena avec elle une vague d'émigrants venus d'Europe qui connaissaient la culture du coton et installèrent sur ce nouveau territoire d'importantes plantations.
Actuellement, le coton reste la fibre textile la plus largement utilisée dans le monde malgré l'apparition des fibres synthétiques.

|SOIE

L'Histoire
L'histoire de la soie semble débuter selon les découvertes récentes entre 3000 et 2000 ans av. J-C (le plus vieux fragment de soie découvert en Chine datant de 2570 av J-C.). Elle se poursuivra ensuite avec trois millénaires d’exclusivité durant lesquels la Chine commerce ce tissu précieux sans jamais en transmettre le secret. L’art de fabriquer la soie se serait ensuite progressivement transmis aux autres civilisations par le biais d'espions de tous genres (moines, princesses ...) aux pillards et aux marchands. Cependant, des découvertes récentes dans la vallée de l'Indus (à Harappa et à Chanhu daro), entre l'Inde et le Pakistan actuels, laissent à penser que la civilisation qui y vivait (-2800 à -1900 avant J-C) connaissait et maîtrisait déjà l'usage de la soie.
En Europe, la soie fut longtemps un monopole de l'Empire romain d'orient. Arrivée en Europe occidentale à la fin du Moyen Âge, la production de soie parvient au stade de l'industrialisation à partir du XIXe siècle, à Lyon notamment (la Fabrique).
Elle connaît toutefois un grave déclin lié à la concurrence de fibres modernes (dont le nylon), à l'évolution des coutumes vestimentaires en Europe, à l’essor de certains pays d’Asie et aux épidémies qui la touchent en France à cette époque. Elle est donc finalement redevenue une production essentiellement asiatique.
La préparation des cocons
1. Le décoconnage. Huit à 10 jours après la fabrication du cocon, a lieu le décoconnage. Les cocons sont enlevés de leur support et triés. Ensuite on enlève la bourre ou « blaze », qui a servi à la fixation du cocon.
2. L'étouffage. Les cocons sont ensuite étouffés dans des étuves de 70 à 80 °C, puis trempés dans l'eau bouillante pour que le grès (ou séricine, colle naturelle protégeant les brins) se ramollisse.
La chrysalide doit être tuée sans abîmer le cocon.
La filature
Chaque cocon n'est fait que d'un seul fil appelé bave. Pour trouver l'extrémité de chaque fil, on remue constamment les cocons avec un petit balai de bruyère (dans les Cévennes et partout en France) ou de paille de riz (en Chine). Celui-ci sert à accrocher les premiers fils de dévidage. Chaque fil étant trop fin, on en réunit plusieurs (une dizaine) lors du dévidage. Ceux-ci se soudent entre eux grâce au grès, lors de son refroidissement.
Les fils sont enroulés sur des « dévidoirs », la soie est alors dite soie « grège ». Celle-ci est ensuite enroulée sur des écheveaux ou « flotte ». Un kilogramme de soie grège s'obtient avec huit à dix kilogrammes de cocon.
Le tissage
Pour le tissage, la soie se présente sous la forme de flotte.
1. Elle est enroulée sur un tambour « l'ourdissoir ». Cela permettra de monter les fils de chaîne sur le métier.
2. Elle est dévidée sur une « cannette » qui sera placée dans la « navette ». Celle-ci sert à tisser la trame.
Il existe aussi une autre sorte de soie l'organdi.
Composition chimique
La soie est une protéine, constituée d'un polymère d'acides aminés. C'est une répétition d'acides aminés hydrophobes alanine-glycine. Elle a une structure en feuillet bêta.
Soie artificielle
Le comte Hilaire de Chardonnet est l'inventeur de la « soie artificielle », dont le nom a été modifié en « rayonne » par une loi du 8 juillet 1934.
Des projets d'organismes génétiquement modifiés pour produire des soies hautement résistantes ou à moindre coût ont existé.
Commerce de la soie France-Japon
À l’époque d’Edo (XIXe siècle), le Japon a sauvé la sériciculture française en envoyant des vers à soie pour pallier les pertes liées à une épidémie. Puis Louis Pasteur et ses équipes se sont emparés de la question et ont trouvé le remède à cette épidémie, une innovation introduite par Meiji au Japon… Et aujourd’hui encore, les vers à soie font l’objet de collaborations scientifiques entre la France et le Japon. À l'époque Meiji, les maisons de commerce ont prospéré sur les échanges entre la France et le Japon. Elle marquent le début des relations économiques entre les deux pays. Ce sont ces mêmes entrepreneurs (Léon Barmont, Joël Reynaud, Charles Eymard) qui fondent la Chambre de commerce et d'industrie française du Japon en 1918.
Méthode d'identification des fibres d'une soierie par la calcination
Un des tests les plus simples pour savoir si l’on a affaire à de la soie pure est de désassembler les fils de chaine des fils de trames d’un petit échantillon du tissu, et de les brûler chacun de leur coté; car il est possible d’utiliser plusieurs types de fibres pour le tissage d’une pièce. Ainsi de la viscose ou du polyester peuvent être mélangées à de la soie pure, sans que l’acheteur s’en aperçoive. Si on a affaire à de la soie pure, ils brûleront lentement avec une petite flamme. La soie s’enflamme plus facilement que la laine, moins aisément que le coton, et la flammèche qui la consume s’éteint d’elle-même très rapidement. La fumée qui s’en dégage s’envole vite, formant un filet opaque ; et la cendre de soie pure, grisâtre, s’écrase facilement sous les doigts, dégageant une odeur de cheveux ou de plumes brulées. Brûler des fibres en viscose ne laisse presque aucun résidu, ceux-ci sont pulvérulents et de couleur noire. La viscose s’enflamme rapidement, générant un flash avec une flamme jaune, comme le coton. Sa combustion dégage une odeur faible, comme celle d’un morceau de papier journal enflammé. Les fibres de polyester laissent une cendre noire, dure au toucher après avoir refroidi et d’un aspect brillant. Le polyester brûle plus rapidement que la viscose et dégage une flamme bleue, sa structure semble fondre et crépite un peu. La combustion de fibres de polyester dégage une odeur vinaigrée, légèrement aigre, qui prend au nez.

|LAINE

La laine est un matériau d'origine animale qui est constitué de fibres kératiniques provenant d'ovins et utilisé dans la production textile, notamment pour ses capacités d'isolant thermique.
Légalement, on désigne par « laine » les fibres du mouton ainsi que les fibres d'autres animaux (mais dans ce dernier cas on appelle toujours ces textiles par leur nom) dont la toison est composée de fibres kératiniques tels que la chèvre angora (dont les fibres de toison sont désignée par « laine mohair »), le lapin albinos ou lapin angora (dont les fibres de toison sont désignée par « Angora »), la chèvre dite cachemire (dont les fibres de toison sont désignées par le même terme « cachemire »), le lama, l'alpaga, le guanaco, le chameau domestique, yack, etc. La laine est utilisée dans tous les domaines du textile : tricot, vêtements tissés, chaussants, tissus d'ameublement, tapis et autres.
Caractéristiques
La laine est un bon isolant thermique, notamment du fait qu'elle emprisonne près de 80 % d'air dans son propre poids. Elle absorbe facilement l'humidité (1 kg de laine contient environ 150 g d'eau).
Elle est relativement étirable mais ne reprend que difficilement sa forme originelle.
Une fibre de laine mesure de 20 à 80 microns de diamètre et sa longueur varie de 2 à 30 cm. La fibre de laine est recouverte d'écailles ; sa section montre une sorte d'écorce appelée cuticule où se creuse un canal.
Label de qualité
Seule la laine de première qualité provenant de la tonte d’animaux sains et vivants peut être dotée du label « Woolmark ». La désignation "laine vierge" correspond à un produit auquel on n’a ajouté que 7 % au maximum d’autres fibres, tandis que pour la pure laine vierge ce pourcentage est ramené au maximum à 0,3 % d’autres fibres. Les désignations 100 % laine, pure laine ou laine peuvent correspondre à une laine de moindre qualité ou à de la laine recyclée.
Généralités sur la filature
La filature est donc l'art de confectionner, à partir de filaments discontinus et irréguliers comme les poils qui constituent la laine, un fil continu devant présenter certaines qualités exigées en vue de sa destination ultérieure.
Les principales qualités recherchées sont la solidité, l'élasticité, la régularité et la grosseur (ou « numéro ») du fil. Pour pouvoir confectionner un fil continu qui possède ces qualités, il faut transformer la laine en lui faisant subir un certain nombre d'opérations destinées à épurer et nettoyer, démêler et isoler, paralléliser, régulariser, affiner et tordre.
Les transformations de la laine
Tonte
La tonte des moutons, par exemple, s'effectue à l'aide d'une tondeuse électrique. On arrive à tondre un mouton en moins de trois minutes. La toison coupée se tient d'une seule pièce, grâce à l'enchevêtrement serré des fibres.
En moyenne, un tondeur de moutons professionnel tond 100 à 150 moutons par jour et certains champions australiens atteignent jusqu'à 300 moutons.
Cette opération a lieu au printemps, en général une fois par an. Il arrive que l'on puisse effectuer deux tontes dans l'année, car dans les premiers mois, la laine pousse particulièrement vite.
Tri
À la ferme, les différentes parties de la toison sont classées en lots suivant leur qualité. En effet, un nombre important de corps étrangers et d'impuretés se retrouvent dans la toison (dont la laine représente entre 2 et 8 kg) et peuvent représenter jusqu'aux deux tiers du poids de celle-ci. Ces impuretés sont principalement le suint, de la graisse, de la terre, du sable, de la paille, des graines disséminées par zoochorie et des chardons.
Les toisons sont ensuite pliées et roulées en balles (de 170 kg en moyenne) avant d'être acheminées vers les centres de vente, puis vers les usines textiles. Cinq millions de balles de laine partent ainsi chaque année d'Australie vers les pays transformateurs situés en Europe, en Amérique et surtout en Asie.
Lavage
Naturellement grasses, les toisons retiennent poussières et débris végétaux. Aussi cette laine, dite laine brute, est-elle d'abord lavée et séchée. Il y a cinq phases :
1. le trempage (pour enlever le maximum de terre) ;
2. le dégraissage (récupération de la suintine) ;
3. le lavage ;
4. le rinçage ;
5. puis vient la phase de sèche (ni trop ni trop peu - si elle est trop sèche, cela entraîne de gros problèmes en carderie à cause de l'électricité statique et si elle est trop humide, les matières végétales vont se dérouler et partir avec le ruban ; la carde ne pourra faire son travail, éliminer les matières végétales en plus de paralléliser les fibres).
La graisse, ou suint, est récupérée et raffinée, pour être utilisée en pharmacie et dans la fabrication des produits de beauté sous le nom de lanoline. Toutefois, toute la matière grasse n'est pas enlevée. Une infime partie est laissée sur la fibre, sinon elle serait impossible à travailler (laine décreusée d'où électricité statique et problèmes en carderie).
Cardage
Dans cette opération, il s'agit de démêler la laine. Elle est d'abord ensimée, c'est-à-dire imprégnée d'une émulsion destinée à faciliter le démêlage ; puis elle passe dans la carde : des tambours garnis de très fines pointes d'acier, tournant à grande vitesse, divisent et parallélisent les fibres de laine et retiennent les impuretés végétales qui ont pu rester.
Suivant l'usage final auquel la laine est destinée, elle suivra, à partir du cardage et jusqu'à la transformation en fil, l'un ou l'autre cycle suivant :
• le cycle peigné, suivi de préférence par les laines fines. Elles sortent de la carde sous forme de ruban continu, souple et homogène, dit ruban de carde. Le ruban subira l'opération de peignage avant d'être transformé en fil. La laine peignée donnera des tissus et des tricots d'aspect sec et fin ;
• le cycle cardé, suivi par les laines de plus gros diamètre de fibre. Elles sortent de la carde sous forme de mèches fines qui seront directement transformées en fil. La laine cardée donnera des tissus et des tricots d'aspect plus rustique.
Défeutrage
Les fibres composant le ruban à la sortie de la carde ne sont pas rigoureusement alignées ; certaines sont encore emmêlées : aussi dit-on qu'elles feutrent. Avant de peigner ce ruban, il faut le défeutrer, c'est-à-dire le régulariser, le paralléliser et en redresser les fibres. On procède par trois passages successifs sur des machines qui assument le doublage et l'étirage des rubans. Cette partie s'appelle aussi la préparation c'est une préparation de sorte à mettre le ruban aux normes (poids pour la mise sur peigneuse).
Peignage
Cette opération complète et parfait le cardage des laines passant par le cycle peigné. Le peignage vise principalement à éliminer les fibres très courtes, appelées blousses, et les dernières petites impuretés qui subsistent encore. Pour ce faire, le ruban de carde passe au travers d'une succession de peignes de plus en plus fins. Comme le cardage, le peignage fournit une matière première pour la filature, sous forme de rubans de peigné.
Filature
Les mèches fines de carde et les rubans de peigné sont transformés en fils. L'opération consiste en étirages successifs par les métiers à filer, qui vont amener progressivement la mèche ou le ruban primitifs à une grosseur qui pourra être 400 fois moindre. Le fil subira également une torsion et sera le plus souvent retordu avec un ou plusieurs autres fils, afin de le rendre plus solide et surtout plus régulier. Le fil de laine obtenu est fin, assez élastique, résistant, surtout s'il est retors. L'aspect du fil de laine cardée est plus poilu et irrégulier que le fil de laine peignée, lui-même beaucoup plus lisse car ses fibres sont couchées et fines.
Le filage peut aussi se faire de manière artisanale, à la main, à l'aide d'un fuseau ou d'un rouet.
Teinture
Une fois propre, la laine de mouton est naturellement blanche et écrue. La teinture peut être réalisée à différents stades de la transformation suivant la technique utilisée : soit après le lavage, soit sur rubans avant la filature, soit encore au stade du fil ou après le tissage ou le tricotage.
L'opération s'effectue dans de grands récipients contenant une solution colorante maintenue bouillante. La laine y est plongée et remuée pendant un certain temps avant d'être rincée, essorée et mise à sécher.
Tissage
Le tissage consiste à entrecroiser des fils, peignés ou cardés. Les fils disposés dans le sens de la longueur de la pièce de tissu constituent la chaîne, les fils disposés dans le sens de la largeur forment la trame.
Sur le métier à tisser, les fils de chaîne, alignés parfaitement, sont soulevés alternativement pour permettre au fil de trame, entraîné par un petit dispositif qu'anime un rapide mouvement de va-et-vient (la navette) de s'entrecroiser avec eux. Le fil de trame s'aligne perpendiculairement aux fils de chaîne, jusqu'à ce que la pièce de tissu soit terminée.
Tricotage
Le tricotage est une technique différente qui consiste à fabriquer un réseau de mailles à l'aide d'un fil que le métier forme en boucles passant les unes dans les autres. Le tricotage industriel permet d'abord d'obtenir des tissus tricotés (jersey), ainsi que des tricots prêts à porter (Fully-Fashioned ou diminué).
Les apprêts
Après le tissage ou le tricotage, tissus et tricots sont soumis à une suite d'opérations de finissage très variées : les apprêts, qui leur donneront leur aspect et leur toucher définitifs.
Les tissus peuvent, par exemple, être grattés pour rendre leur surface plus veloutée, ou bien foulés (c’est-à-dire passés entre des rouleaux qui les compriment alors qu'ils sont encore humides) afin de les rendre denses et feutrés.
Ils sont alors prêts à être vendus au mètre dans les magasins ou livrés aux confectionneurs qui couperont et coudront les vêtements en série.