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Le comité directeur du Parti socialiste (PS) ne veut pas des dons des grandes banques. Il a décidé vendredi de poser des conditions à l'acceptation de fonds. L'assemblée des délégués se prononcera le 1er décembre. Il est également demandé à la base de ne pas soutenir le référendum contre la révision urgente de la loi sur l'asile.
Plusieurs offres étaient sur la table. Celle de l'UBS n'était "pas vraiment sérieuse et n'a pas été vraiment discutée", a annoncé le président du PS Christian Levrat en fin de journée à la presse.
Au printemps, UBS a annoncé qu'elle allouerait un million de francs aux partis politiques suisses "qui s'engagent clairement pour la concurrence et l'économie de marché". Selon M. Levrat, le PS se prive ainsi de 200'000 francs.
Le comité directeur ne veut pas non plus d'un don de Credit Suisse, dont le budget pour les partis est aussi de 1 million, mais sans conditions. L'argent du Credit Suisse refusé par le PS ne sera pas redistribué par la banque aux autres partis.
Conditions strictes
Le comité directeur soumettra à la base un règlement qui pose des conditions très strictes aux dons. Seuls ceux issus de coopératives, d'entreprises individuelles ou d'associations entreraient en ligne de compte. Les entreprises devraient rendre leurs dons publics et s'engager à ne pas en faire d'autres cachés. Enfin, le PS n'accepterait aucun don soumis à conditions.
Selon M. Levrat, la banque Raiffeisen, qui a promis aux partis 246'000 francs par an, pourrait entrer dans ces critères. Les trois banques ayant annoncé vouloir faire des dons aux partis veulent en faire dépendre les montants de la force des partis au Parlement.
Asile
Le comité directeur du PS demande à la base de ne pas soutenir le référendum contre la révision urgente de la loi sur l'asile. La présidence ne veut pas monter aux barricades, estimant qu'une votation n'améliorera pas la situation des personnes concernées.
La discussion sera sans doute plus animée à l'assemblée des délégués du 1er décembre. La question divise le parti.
ATS