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Gallipoli…. La belle ville!
Gallipoli hier
Gallipoli est située sur la côte occidentale de la péninsule Salentine et elle est donc mouillée par la mer Ionienne. Elle fut très probablement fondée par les Messapiens avec le nom d’Anxa et elle fut rebaptisée dans le VIII siècle avec le nom de Callipolis (qui dérive du grec kalos et polis qui signifie belle ville) par les Spartiates qui jouèrent un rôle important dans la formation de la personnalité de la ville qui se distingua pour la présence d’un fort sentiment d’indépendance soit quand elle s’allia avec Tarente contre les Romains, soit quand elle chercha de réagir aux pillages et aux dévastations des Vandales en 460, et des Ostrogothes de Totila en 542. Elle resurgit sous les Byzantins mais elle fut ensuite conquise par les Sarrasins pour environ 30 ans. Elle connut la domination normande, et par la suite celle angevine et aragonaise, jusqu’à quand, échappée à l’invasion turque de 1481, elle fut assiégée et conquise par les Vénitiens après une résistance désespérée. Elle réussit à s’opposer à Charles VIII mais elle capitula devant les Espagnols qui assurèrent à la ville une période de tranquillité qui porta à un développement de l’activité économique. En 1734, elle passa sous la domination bourbonienne et elle y resta jusqu’à l’unité d’Italie.
Gallipoli aujourd’hui
La caractéristique principale de cette petite ville est qu’elle résulte partagée en deux zones: la vieille ville, riche de constructions anciennes et de fresques, qui se lève sur une île calcaire reliée à la terre ferme par un pont en maçonnerie; et le nouveau bourg caractérisé par des habitations modernes et par des magasins et des structures touristiques.
Près du pont qui relie le nouveau bourg à la vieille ville, se lève, presque comme une sentinelle, la fontaine hellénique, considérée la plus ancienne d’Italie et remontant au IIIème siècle Av. J.-C. Elle avait été originairement placée dans la zone des anciennes thermes; en 1548 elle fut déplacée près de l’église de Saint Nicola, aujourd’hui disparue, pour être ensuite déplacée en 1560 de le lieu où elle se trouve actuellement. La façade principale se subdivise en trois façades de 4 cariatides qui soutiennent l’architrave avec un riche décor. Dans les bas-reliefs sont gravées des scènes qui représentent les métamorphoses de Dirce, Salmace et Biblide transformées en sources pour avoir désobéi au vouloir des dieux. Sur l’autre façade réalisée en 1765, pour mieux soutenir la structure il y a le blason de Gallipoli, une épigraphe latine et les insignes de Charles III de Bourbon.
Dans la partie vieille, parmi les principales oeuvres d’art à visiter, se lève le château angevin fait construire dans le XVI siècle, peut-être sur le projet du célèbre architecte militaire Francesco de Giorgio Martini. Il s’agit d’un château-forteresse totalement entouré par la mer qui a une forme quadrangulaire renforcé aux côtés par 4 donjons qui devaient contrôler le port des débarquements des ennemis. La grande tour placée au sud-est n’est qu’un ancien château byzantin renforcé en 1500 pendant que celle au sud-ouest s’écroula en 1755. En 1522, le château fut équipé d’un autre renforcement: une base qui semble flotter sur les eaux du pittoresque crique du Canneto et qui permettait d’opposer une rapide résistance contre les ennemis provenant soit de la terre soit de la mer.
En 1879 le château est devenu domaine de l’État et il est actuellement le siège du Commandement de la Garde de Finance.
La Cathédrale est le monument le plus représentatif de l’architecture gallipoline baroque. Dédiée à Sainte Agata, elle se lève au centre de la ville entourée par de nombreux immeubles distingués. La Cathédrale fut construite là où un temps se levait une église dédiée à Saint Giovanni Crisostomo et puis à Sainte Agata. Les projeteurs furent les deux architectes locaux Scipione Lachibari et Francesco Bischettini, pendant que les décorations furent confiées à Bernardino Genuino. La façade réalisée en carparo présente différentes statues en pierre de Lecce : S. Faust, S. Sebastiano, S. Marine, S. Teresa d’Avila et S.Agata.
L’ample local intérieur est à croix latine et il a 3 nefs séparées par deux files de colonnes doriques en carparo. Le maître-autel a été réalisé dans le XVIII siècle en marbre polychrome pendant que douze autres autels plus petits sont disposés dans les deux nefs latérales.
Les décorations intérieures ont été réalisées par le peintre gallipolin Giovanni Andrea Coppola auxquelles il faut ajouter celles réalisées par Catalano et Malinconico.
La Cathédrale conserve beaucoup de reliques de Saints, même si il manque la relique la plus importante contenant la mamelle de Sainte Agata qui fut prélevée par Raimondello Orsini del Balzo et transférée dans la Basilique de S. Caterina d’Alexandrie à Galatina où elle se trouve actuellement.
Très intéressants à visiter sont les nombreux immeubles construits à partir de 1700, parmi lesquels « palazzo del Seminario e Balsamo », « Torre dell’Orologio », « palazzo Pirelli » et « palazzo Episcopale ».
Parmi la longue série d’églises présentes (église del Carmine, de S. S. Domenico al Rosario, de S. Teresa d’Avila, de S. Chiara et autres), une des plus représentatives est celle de la Pureté, faite construire dans la deuxième moitié du ‘600 grâce aux offres considérables des débardeurs, dont elle devint la structure religieuse de référence.