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EXIGUË, la rue des Granges située au cœur de la Vieille-Ville, dans une ruelle où les hôtels particuliers se succèdent. Au XVIIe siècle, le paysage était bien différent. La rue longeait le sommet d’une colline appelée «le crêt de la Chauvinière» parsemé de bâtiments rustiques, bordé de granges, d’étables et d’écuries. Au début du XVIIIe siècle, grâce à de fructueux placements bancaires, de grandes fortunes se bâtirent, créant prospérité, richesse et la construction de magnifiques ensembles architecturaux. A Genève, une période de bien-être s’installe, c’est le siècle des Lumières. En 1800 et jusqu’à sa mort, au 2 rue des Granges, s’installe Jean-Jacques de Sellon (photo). Fervent opposant à la peine de mort, il fonde, en 1830, la première «Société de la paix» du continent européen. Collectionneur d’art et mécène, il ouvre les portes de sa résidence aux amateurs d’art et aux peintres donnant ainsi à la population genevoise un certain engouement envers la culture.