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Description du projet :
Tous pronostics démographiques prévoient un développement de plus en plus important des centres urbains. Pour lutter contre l'étalement des villes, ces dernières doivent être densifiées vers l'intérieur comme l'exige aussi la dernière LAT ' et ceci sur la base d'un stock de bâtiments urbains bien âgé. Un des moyens le plus prometteur pour densifier les villes existantes est l'augmentation de la capacité de logement des bâtiments existants par l'élargissement vers le haut, i.e. la surélévation des bâtiments.
Déjà d'un point de vue des capacités de la structure du bâtiment existant, les éléments de surélévation doivent être les plus légers possibles afin de ne pas sur-solliciter la construction existante d'une façon excessive respectivement de rendre possible l'ajout d'un nombre maximal d'étages sans interventions disproportionnées sur la structure existante. Ces éléments de construction légers peuvent être réalisés en utilisant, soit des matériaux légers en dimensions usuelles, soit des matériaux de haute performance d'une densité (beaucoup) plus élevée mais permettant des dimensions très minces.
Sur la base de bâtiments existants utilisés comme études de cas, des matérialisations génériques pour les éléments de surélévation sont proposées en tenant compte des exigences structurelles, thermiques, phoniques et de protection incendie en fonction de différents aménagements de surélévation. Les solutions développées sont évaluées par rapport aux impacts écologiques et économiques, à l'aide d'une bibliothèque de composants en considérant différentes combinaisons de matériaux de structure, d'isolation et de revêtements. A la multitude de combinaisons possibles de matériaux, s'en ajoutent plusieurs pour l'évaluation de l'impact du type d'aménagement intérieur et du nombre d'étages ajoutés. Ces évaluations écologique et économique permettaient d'identifier, quelles sont les solutions plus adaptées à la construction de surélévation et celles qui ne le sont pas, en considérant le type d'aménagement intérieur et le nombre d'étages ajoutés. De plus, elles permettent d'identifier les éléments prépondérants (et ainsi, à optimiser) pour l'impact écologique, en premier lieu.
Les résultats montrent qu'il n'y a pas une réponse simple à la question, quelle est la matérialisation générale (« béton », « bois » etc.) la plus appropriée pour construire des surélévations. Faire des surélévations les plus hautes possibles est à priori bénéfique pour les impacts économique et écologique, mais plus elle est haute, plus il faudrait faire des compromis sur l'aménagement d'étage. Une surélévation plus haute sera aussi favorable à l'amortissement d'une rénovation énergétique de l'existant (i.e. les loyers supplémentaires grâce à la surélévation contribuent à « payer » la rénovation de l'existant). L'impact écologique se trouvent principalement dans les éléments de plancher y.c. la toiture tandis que sa distribution sur les différentes couches de l'élément varient fortement en fonction du matériau appliqué. Les couches non porteuses (i.e. second 'uvre : finitions, revêtements et parois de séparation) peuvent contribuer d'une façon très importante à l'impact écologique. Des résultats plus détaillés se trouvent dans le rapport technique final.
Les résultats montrent encore qu'il n'y a pas de corrélation évidente entre le poids constructif de la surélévation et l'impact écologique. Par contre, cibler une réduction de l'impact économique est normalement au détriment de l'impact écologique, tandis qu'une augmentation des dépenses financières ne résultent normalement pas dans une réduction de l'impact écologique (au contraire). In fine, les résultats du projet permettaient de recommander des matérialisations préférentielles et de déconseiller d'autres.
Research team within HES-SO:
Radu Florinel, Périsset Blaise, Rudaz Joëlle, Citherlet Stéphane, Favre Didier, Zwicky Daia, Meszes Adam Attila, Schaller Marc, Torche Jérémy, Giorgi Morgane, Lasvaux Sébastien, Runser Julie, Bernasconi Andrea, Uboldi Paride, Bourrier Hervé, Jaquerod Grégory, Goulouti Kyriaki, Schwab Stefanie
Partenaires académiques: IGT; FR - EIA - Institut iTEC; FR - EIA - Institut TRANSFORM
Durée du projet:
22.08.2018 - 13.12.2021
Montant global du projet: 200'800 CHF
Statut: Completed