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Régulièrement contesté à l’étranger, le droit à l’avortement est également remis en cause en Suisse. La question est débattue jusque sous la Coupole fédérale. Alors que certains militent pour sa suppression du Code pénal, deux initiatives ont été lancées pour limiter les interruptions de grossesse.
En Suisse comme ailleurs, l'avortement est un sujet politique controversé. En 2002, ce droit a été partiellement dépénalisé et le régime du délai, qui permet aux personnes enceintes de décider d'avorter librement durant les 12 premières semaines de grossesse, a été introduit, après plusieurs décennies de combat.
Selon les derniers chiffres de l'Office fédéral de la statistique (OFS), 10'906 interruptions de grossesse (IVG) ont été réalisées en Suisse en 2020. La majorité des interventions ont eu lieu dans les huit premières semaines de grossesse et 95% d’entre elles ont été effectuées avant la douzième semaine, indique l'institution. Les IVG se sont déroulées à 79% par voie médicamenteuse, praticable jusqu'à la neuvième semaine de grossesse, et à 21% par voie chirurgicale.
Sur cette même année, il y en a eu en moyenne 6,8 pour 1000 femmes âgées entre 15 et 44 ans qui ont avorté, soit un taux similaire à celui d'il y a dix ans. Ce taux est d'ailleurs bas en comparaison internationale, rappelle l'OFS.