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Quel avenir pour l'aviation ?
L'aviation se développait jusqu'à l'épidémie Covid-19 d'une façon incontrôlée. Le nombre de vols en Europe augmentait de 5% par année et les prévisions suggéraient qu'ils pourraient tripler jusqu'en 2040.
L'avion consomme énormément de kérosène et l'aviation constitue 20% des émissions de carbone de la Suisse. Ces émissions de l'aviation ne sont gérées par aucun pays, et constituent une zone grise, mal réglementée. Elles augmentaient rapidement alors que les émissions de carbone planétaires doivent diminuer rapidement.
L'épidémie de coronavirus a arrêté cela et a provoqué une interruption brusque des vols partout sur la Planète. Les avions
sont actuellement au sol, certains aéroports se transforment en cinéma drive-in, les hôtesses Easyjet portent secours aux malades dans un hôpital d'urgence Londonien. La consommation de kérosène a immédiatement baissé et provoque une baisse des émissions de carbone planétaires. Cette crise montre que l'aviation, tributaire des déplacements internationaux, succombe immédiatement à la crise épidémique, comme elle est à la merci des guerres et des catastrophes climatiques.
Le trafic aérien constitue aussi une énorme source de contamination infectieuse, des centaines d'avions de centaines de personnes du monde entier se croisent dans ses files et ses couloirs, la climatisation brasse les microbes. Un passager venant de Chine a pu contaminer le même jour des personnes voyageant à destination de tous les pays du monde. Les vols seront peut-être conditionnés par une quarantaine obligatoire.
Il faut limiter l'aviation.
Les voyages en avion ne font certainement pas partie de biens indispensables de l'Humain, nous nous en sommes facilement passés pendant la période de l'épidémie. C'est une bonne nouvelle car la croissance rapide de leurs émissions de carbone menace vraiment le climat terrestre, et nous devons diminuer les émissions de carbone au plus vite pour pouvoir le maîtriser (ONU, GIEC). La réduction des émissions carbone de l'aviation est nécessaire pour éviter des graves catastrophes climatiques. Les voyages en avion doivent être limités et rester rares. Il ne faut pas vivre en Algarve et travailler à Londres, même si la publicité nous le vend, ce serait insoutenable pour la Planète.
Il y a de nombreuses solutions pour diminuer les émissions de l'aviation: renoncer aux vols avec escale et aux trajets les plus courts, assurer les transferts en bus ou train, prêter un peu d'attention à une conception écologique des avions. Un avion électrique est prévu pour 2030, les biofuels pourraient être utilisés dans ce cas. C'est le bon moment pour réorganiser l'aviation de façon écologique. Plusieurs solutions apparaîtront quand les gouvernement les exigera.
En Suisse, le projet de loi CO2 prévoit une taxe sur les billets d'avion d'un montant entre 30 et 120 francs, qui donnera un premier message important aux voyageurs et influencera la demande, notamment pour les voyages courts pour lesquelles d'autres solutions de transport existent. Une partie de taxe sera réinvestie pour les trains de nuit.
Notre civilisation doit changer et se transforme déjà. Ce serait une folie de maintenir artificiellement le système de 2019.