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Rationnel de l’étude :
Étude A) Le langage repose sur deux composantes neurocognitives, une composante purement linguistique qui dépend des structures cérébrales péri-sylviennes gauche et un système exécutif plus général qui dépend de structures préfrontales dorso-latérales gauches. Le système exécutif joue un rôle dans plusieurs processus langagiers qui nécessitent une stratégie de recherche cognitive, comme dénommer des noms, des verbes, faire des phrases non automatiques, produire des séries de mots selon une règle, etc. La littérature suggère que chez les bilingues, la deuxième langue nécessite plus de cette composante exécutive, car quand un sujet parle en 2e langue, il doit plus rechercher les mots et doit inhiber sa langue maternelle En facilitant ou perturbant les fonctions exécutives, on peut donc en principe modifier la performance de contrôle langagier et moteur. Il s’agit dans ces deux études de démontrer que la stimulation anodale tDCS sur les régions préfrontales améliore certaines tâches langagières et motrices impliquant les fonctions exécutives, ceci de manière transitoire.
But de l’étude : L’objectif de l’étude est de démontrer que la modulation des fonctions exécutives par la stimulation préfrontale peut influencer les tâches de production langagière simples et complexes (de manière plus marquée sur la deuxième langue) au niveau comportemental et électroencéphalographique
Critères d’évaluation :
Le premier critère sera la modification des performances comportementales et de l’activité électrique cérébrale correspondante (potentiels évoqués) en production langagières (dénomination, fluence, traduction) dans la première et la deuxième langue.
Design de l’étude :
Les deux études sont contrôlées en simple aveugle, avec des stimulations positives, négatives et placébo.