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Les Femmes UDC rejettent de justesse les projets militaires
Les Femmes UDC ont décidé à une faible majorité de rejeter les projets de réforme de l'armée soumis au souverain le 18 mai prochain. Elles craignent avant tout un rapprochement permanent de la...
(UDC) Les Femmes UDC ont décidé à une faible majorité de rejeter les projets de réforme de l'armée soumis au souverain le 18 mai prochain. Elles craignent avant tout un rapprochement permanent de la Suisse aux organisations militaires étrangères (OTAN). Les Femmes UDC tiennent à une armée suisse indépendante et hors pacte, à une armée apte à défendre une Suisse neutre et indépendante. C'est à l'unanimité, en revanche, qu'elles recommandent le rejet de tous les autres objets des votations du 18 mai.
Les Femmes UDC admettent la nécessité d'adapter l'armée suisse au développement de la situation internationale en matière de sécurité. Elles craignent cependant que la doctrine de défense indépendante de la Suisse ne soit sournoisement minée. L'armée doit avant tout garantir la sécurité de la population. Les Femmes UDC critiquent aussi la libération précoce des soldats de leurs obligations militaires. Selon cette réforme, en effet, les personnes astreintes au service militaire quitteraient l'armée à 30 ans déjà. En outre, les Femmes UDC ne peuvent pas admettre que la milice soit exclue de la formation militaire. Elles admettent certes la nécessité de réformer l'armée et soutiennent aussi l'idée de prolonger le durée de l'école de recrues. Ces réformes peuvent cependant être réalisées en dehors du cadre d'Armée XXI. Après avoir soigneusement pesé les arguments pour et contre ces projets, les Femmes UDC se sont opposées de justesse aussi bien à Armée XXI qu'à la loi sur la protection de la population et la protection civile.
Les Femmes UDC s'opposent à l'unanimité aux sept initiatives populaires qui sortent toutes de la cuisine socialiste, écologiste et syndicale. Dans la situation économique actuelle, il est important de ne pas charger encore davantage l'économie et, plus particulièrement les PME, de nouveaux impôts et taxes. Les efforts doivent être récompensés et non pas étranglés par une bureaucratie débordante. L'économie a besoin de conditions-cadres libérales pour pouvoir créer des emplois durables. Les Femmes UDC ont accordé une attention particulière à l'initiative sur les places d'apprentissage. C'est précisément en tant que mères qu'elles s'opposent à ce projet trompeur. La formation professionnelle axée sur la pratique, dont l'efficacité est reconnue dans le monde entier, doit absolument être sauvegardée. Elle est avant tout l'affaire de l'économie et des organisations professionnelles. L'Etat, respectivement les cantons, ne peut remplacer cette formation professionnelle que par des écoles à plein temps, c'est qui est forcément moins efficace et beaucoup plus cher.
Publié le 24 avril 2003