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Le château actuel
Description extérieure du bâtiment
Le château fut à la fois résidence et donjon. Il se présente comme un cube imposant de «molasse». L'aspect massif est resté, bien que les proportions aient été modifiées à plusieurs reprises, depuis le siècle dernier, par les nombreux changements apportés dans les abords du monument. A l’origine aucun bâtiment saillant ne s’y greffait.
Selon la datation de la construction, deux évêques se succèdent comme maître d'ouvrage: Guillaume de Menthonay auquel on attribue le gros œuvre et Guillaume de Chalant pour les parties hautes. A la fin du XVe siècle, une annexe occidentale, construite par Aymon de Montfalcon, vient flanquer au nord le pont-levis. A la fin du XVIIIe, une cage d'escalier agrandit au sud ce premier ajout, faisant, cette fois, disparaître le pont-levis.
Le gros œuvre
Le gros oeuvre primitif du château, est appareillé en larges pierres de taille de "molasse". Il mesure en plan 25 m sur 23 s'élève à 25 m environ jusqu'à l’étage défensif (du côté sud). Les murs ont une épaisseur constante de 2m80. Les façades à deux étages de pierres de taille sont percées de fenêtres plus nombreuses au deuxième niveau et la plupart de celles que l’on voit actuellement sont des restaurations.
Les parties hautes
Le troisième étage est l'étage défensif. Il est revêtu de briques et profite de ce matériau pour assurer l’efficacité de la défense et un système décoratif tirant parti du matériau. L'étage défensif comprenait un chemin de ronde et un parapet. Il est en saillie, soutenu par une frise d'arcatures en plein cintre en briques retombant sur des supports (corbeaux) en pierre de taille. Aux quatre angles, de grandes tourelles en poivrière, s'incrustent dans ce machicoulis (système de défense du chemin de ronde construit en balcon et percé d'ouvertures au sol), reposant plus bas sur l'arrête du mur par le même système de supports venant mourir à fleur de pierre. La toiture est à quatre pans droits, haut de 13,50 m, avec un faîte à deux pointes.
L’annexe de Montfalcon
Cet ajout, édifié par Aymon de Montfalcon, n'est visible de l'extérieur que du côté nord. C'est une construction de brique, simple, percée de fenêtres qui ne sont plus d'origine et coiffée d'un toit à pavillon. La corniche de pierre de taille, en quart de rond, est timbrée, sur les faces nord et ouest, d’un petit écu sculpté aux armes de l’évêque Aymon de Monfalcon. Cette construction est presque totalement cachée par des adjonctions postérieures, dont, à la hauteur du rez-de-chaussée, une Ioggia du XVIIIe siècle, ouverte à l'origine, formée de deux travées de colonnes toscanes en "molasse", à fût galbé, et portée par une haute arcade en plein cintre enjambant le vide.
Le vestibule de Delagrange
Durant la période bernoise, en 1788 et 1789, un vestibule est édifié, par Gabriel Delagrange, contre l'annexe de Montfalcon. Cette construction faillit être détruite lors des restaurations des années 1890. En 1908, elle est remaniée. En 1931, les façades sont entièrement refaites remplaçant le décor de 1908, telles que l'on peut les voir aujourd'hui. En 1932, c'est la cage de l'escalier qui subit des transformations faisant disparaître les boiseries et les fenêtres d'origine. L'esplanade a été aménagée en 1845. Elle privilégie un très beau point de vue sur la ville et le lac. Vers 1890, lors de la destruction de la porte Saint-Maire, la place est abaissée de plusieurs mètres pour s'aligner sur le niveau de la rue. Les escaliers de bois de 1844 sont réaménagés et seront construits en pierre en 1926.
Le monument Davel
En 1898, lors d'une restauration générale et de la réfection des façades conduites par l'architecte Eugène Jost, est édifié un monument au Major Davel, héros de l'indépendance vaudoise. Ce monument, dû à Maurice Reymond, est inauguré le 14 novembre 1898.
L'intérieur du bâtiment
L'intérieur du château comporte : un sous-sol, qui est en réalité rez-de-chaussée inférieur ; un rez-de-chaussée, ainsi appelé parce qu'il est l'étage de l'entré; un premier étage ; un étage de couronnement et des combles.
L'accès entre les étages s'effectuait, avant l'installation de l'escalier de 1789, par deux "virets" (escaliers en colimaçon) placés au sud-est et au sud-ouest du corridor central, dans l'épaisseur des murs. Seul le premier subsiste encore, desservant tout le bâtiment. Le second, retrouvé au niveau des étages supérieurs, a été muré ou démoli. Il subsiste dans le sous-sol. Au rez-de-chaussée, la porte de fer de l'escalier à vis est due à Jules Fatio et date de 1915
Le grand escalier de 1789, oeuvre de Gabriel Delagrange, relie le rez-de-chaussée et le premier étage par une volée de marches et une ample rampe en fer à cheval garnie d'une balustrade de ferronnerie très sobre, d'esprit Louis XVI. Il est entièrement bâti en pierre de taille de «molasse», mais des remaniements successifs lui ont fait perdre l'essentiel de son cachet ancien. Il est flanqué d'un cabinet à chaque étage. La cage d'escaliers est décorée d'une grande tapisserie "le Char du triomphe", d'une série imaginée par Le Brun en 1659, 1660 pour le château de Vaux-le Vicomte. Le modèle "Char du triomphe", à la gloire de Louis XIV, fut exécuté par les ateliers de Maincy installés par Fouquet près de son château (future Manufacture des Gobelins).
La visite commence au sous-sol où se trouvent deux salles voûtées en berceau subdivisées dans la hauteur. Les ouvertures sont étroites au fond de profondes embrasures (certaines d'entre elles ont pu servir d'archères). A ce niveau étaient percées deux poternes: l'une donne sur la Barre et est surmontée des armoiries sculptées de Guillaume de Challant. Cette porte a été renforcée de fer aux alentours de 1900. L'autre poterne, murée en 1804, trouait la paroi de la salle nord, du côté ouest. Au XVe siècle, ces caves servirent de prisons. L'utilisation du château comme bâtiment administratif, engendre un besoin d'espace pour les archives. C'est en 1908 que les salles du sous-sol reçoivent les archives du Conseil d'Etat et du Département de justice et de police jusqu'alors entreposées dans les combles. Un étage intermédiaire en béton armé (matériau à caractère incombustible) est construit dans la cave médiévale.
Au rez-de-chaussée, l'entrée se fait par le vestibule Delagrange d'où part l’escalier du XVIIIe siècle. On accède au corridor par la porte d'entrée primitive à cadre rectangulaire qui devait recevoir le pont-levis. L'arc brisé de la porte a été reconstitué. Il est surmonté des armes peintes de Berne. Le corridor a fait l'objet d'une restauration, entre 1911 et 1915, dirigée par l'architecte cantonal Eugène Bron. C'est à ce moment là que sont mises à jour les grandes fresques des murs datant de la Renaissance. Les portes d'origine sont dégagées et rétablies dans le style du XVIe siècle. L'accès à l'escalier à vis de l'est est fermé par une porte de fer. Ce corridor est ouvert à l'est par une ample baie à remplage (éléments de pierre structurant les grandes fenêtres gothiques). Cette fenêtre, reconstituée sur le modèle de celle du premier étage, est datée du 26 juillet 1911. Le vitrail d'Emil Gerster peintre verrier à Riehen date de 1916. Le sol du corridor, a reçu un nouveau dallage en grès de la Molière.
Les salles du rez-de-chaussée présentent un intérêt particulier. Au sud-est s'étend une vaste salle d'angle. La fenêtre est a gardé sa voûte de l'époque bernoise avec son décor peint. Entre cette fenêtre et celle du sud (rénovée en arc brisé en 1907), se trouve un coffre mural du XVIe siècle. La pièce centrale de la partie sud du château qui sert actuellement de dépôt a conservé le linteau d'origine d'une petite fenêtre. La pièce de l'angle sud-ouest possède une boiserie du début du XIXe siècle. On suppose qu'elle fut la magna aula, la grande salle, accostée à l'est d'une pièce chauffée (stupha).
Dans la partie nord du rez-de-chaussée, seule l'actuelle salle de conférences, au centre, ancien oratoire, offre encore de l'intérêt avec son beau plafond à caissons du XVIIIe siècle, les deux embrasures de fenêtres avec décor peints et sa niche dotée d’une fresque allégorique. C'est lors des restaurations de la salle de conférences, en 1952, que sont découvertes les peintures gothiques. L'aménagement de la salle de l'angle nord-ouest avec baie à grand arc surbaissé transformée en arc brisé, date du début du XIXe siècle. La pièce est restaurée en 1971 par Pierre Margot. Sa grande cheminée médiévale est une reconstitution.
Au premier étage, le corridor est semblable à celui du rez-de-chaussée. Il prend jour à l'est par une fenêtre ancienne, à meneau. L'aménagement de ce corridor, reconstitution de l'état présumé au XVIe siècle, date des restaurations de 1915-1918. Les peintures ont été restaurées et complétées par l’artiste-peintre Ernest Correvon à cette époque-là. Dans le même temps, un nouveau mobilier, des volets intérieurs néogothiques pour la fenêtre ont été mis en place. Le carrelage en pierre de Lausen est posé en 1922, achevant cet ensemble néogothique remarquable par son unité.
Les salles du premier étage ont, de tout temps, joui d'un éclairage moins parcimonieux que celles du rez-de-chaussée. Elles ont été modernisées à plusieurs reprises et n'ont gardé de leur état ancien que leurs dimensions.
La salle du Conseil d’Etat est située à l'angle sud-ouest, et fut rénovée en 1827 par l'architecte Perregaux qui l'aménagea pour le Conseil d'Etat. Elle est ouverte à l'ouest par une fenêtre qui fut autrefois à meneau et, au sud, par deux fenêtres refaites en 1899. Cette salle est ornée d'un plafond peint datant des restaurations de 1924 représentant les armoiries des communes vaudoises. Les armoiries des villes et cantons alliés figurent dans l'embrasure des fenêtres.
La salle de lecture, restituée dans son état présumé du XVIe siècle en 1917 et 1918 avec un décor peint dans les niches des fenêtres réalisé par Correvon et des vitraux pour les fenêtres oeuvres des maîtres verrier Guignard et Schmid. Elle est de nouveau rénovée et modernisée en 1951.
La chambre de l’Evêque a été remaniée par Aymon de Montfalcon qui l'a abondamment garnie de son monogramme et de sa devise. Elle a conservé ses deux fenêtres anciennes: celle du nord, rectangulaire, celle de l'ouest présentant un meneau et un encadrement décorés. Les éléments conservés de cette époque sont: le plafond peint et la grande cheminée qui occupe toute la hauteur de la paroi occidentale. En 1847, cette salle fut aménagée par l'architecte Louis Wenger en salle d'audience du Conseil d'Etat, recevant le mobilier qui s'y trouve actuellement. Il s'agit de la première tentative de reconstitution du style gothique dans le bâtiment manifestant le goût de cette époque pour le moyen-âge. Rafraîchie en 1915 par le décorateur Henri Bobaing de Lausanne, elle reçoit un nouveau lustre.
La salle sud-est, s'éclaire de deux fenêtres anciennes. Le coussiège (bancs latéraux situé dans l'embrasure) de la fenêtre sud a été restauré en 1922. La baie de l'est est ornée d'un vitrail aux armes de Benoît de Montferrand. Entre ces deux baies se trouve un remarquable lavabo mural gothique, avec son trou d'écoulement encore visible et souligné d'un berceau peint en accolade. La salle est décorée de peintures de l’artiste-peintre Ernest Correvon et reprenant des motifs floraux médiévaux dans une interprétation Art nouveau. Le grand lustre en fer forgé semble dû à l'atelier Fatio, Lausanne, 1915.
L'étage supérieur contenu dans la ceinture de l'ancien chemin de ronde a été aménagé en bureaux et en dépôts dès 1828, ce qui en a altéré quelque peu la disposition originale. Jusqu'en 1918, la toiture reposait en grande partie sur des piliers de brique, placés contre le bord intérieur des gros murs et sur les supports en molasse, appuyés contre le parapet, qui avaient été installés à l'époque bernoise. Entre 1828 et 1922, intervient une rénovation totale. L'ancien chemin de ronde est alors bordé de piliers de molasse grise sur lesquels va s'appuyer la charpente. Des bureaux sont aménagés sur la courtine. Le plafond à caisson date vraisemblablement de cette époque.
La visite se termine par les combles. Ils mesurent plus de 13m de haut et la charpente ménage au centre un grand vide presque cubique (environ 7,50 m de hauteur et un peu plus d'une dizaine de mètres en largeur). Elle date du XVe siècle et fut réparée à nombreuses reprises, 1886, 1900, etc.
Les décors peints
Le château révèle un ensemble de peintures murales intéressantes, ainsi que des plafonds peints et des vitraux. Trois périodes essentielles concernent ces peintures:
Peintures gothiques
Les peintures médiévales se trouvent au rez-de chaussée dans l'actuelle salle de conférences. Elle datent de l'époque épiscopale du château. En partie mutilées, ces peintures ont été retrouvées en 1918 et restaurées par le peintre Ernest Correvon. Elles sont retouchées en 1952 lors du réaménagement de la salle.
Peintures Renaissance
Les peintures de la Renaissance consistent principalement en un ensemble historié sur les mur du corridor du rez-de-chaussée qu'elles décorent sur toute sa longueur.
Elles ont été retrouvées en 1908 sous une épaisse couche d'enduit et restaurées par Ernest Correvon. Le restaurateur cerne de tirets gris, encore visibles, les parties originales pour distinguer de celles qu'il restitue, selon la méthode déjà scientifique de l'archéologue cantonal d'alors, Albert Naef. Plus de la moitié de la fresque est reconstituée par Correvon. Le décor peint à l'initiative d'Aymon de Monfalcon, XVIe siècle, est essentiellement composé de la fresque du corridor du rez-de-chaussée et du plafond peint de la chambre de l'évêque de l'étage supérieur. Ce dernier est l'un des rares plafonds ornés de peintures qui soient antérieurs à la conquête bernoise et certainement le seul de son genre dans le Pays de Vaud.
Peintures de la période bernoise XVIIe - XVIIIe
De la période bernoise subsistent quelques éléments peints. Au dessus de la porte d'entrée primitive se trouvent les armoiries de Berne, elles sont encore en partie visibles au-dessus de la porte reliant le vestibule au corridor du rez-de-chaussée. Les armoiries de Berne, ville impériale, datées (peut-être postérieurement) de 1536 ont remplacé celles de Guillaume de Challant au-dessus de cette même porte. Sur le mur sud du château, sous la tourelle de la façade sud, se trouve le cadran solaire créé en 1539 par le peintre Jean. Il est restauré en 1727 par Jean-Jacques Berger, puis lors des restaurations de 1925. Et enfin, la chambre du sud-est, au rez-de-chaussée, possède, sur la voûte de sa fenêtre est, des peintures très fines, avec un médaillon central et des bouquets d'arabesques aux angles.
Peintures des restaurations
Ces peintures sont des reconstitutions dans le style du XVIe , imaginées par le peintre Ernest Correvon pour la plupart et ne manquent pas de charme et de vivacité.
Ernest Correvon, peintre et restaurateur œuvra dans la première moitié du XXe siècle, dans le canton de Vaud, à la redécouverte et à la mise en valeur de ce patrimoine peint. Les peintures du corridor font partie de la campagne de restauration des années 1915- 1920 qui restitue à cet espace son aspect du XVIe siècle et ont été réalisées en 1916. Le plafond peint de la salle du Conseil d'Etat, représentant les armoiries des communes vaudoises, date de la restauration de 1924. Les peintures des embrasures de fenêtres sont aussi réalisées par Correvon durant les campagnes de restaurations.
Les vitraux
Presque tous les vitraux anciens du château de Saint-Maire ont disparu ou sont conservés ailleurs. En 1850, on retrouve un écu aux armoiries des Montfalcon, ayant appartenu à la "chambre de l'évêque", mais perdu depuis.
En 1899, on note "la présence dans la rose d'une fenêtre, d'un vitrail armorié ... le seul qui reste au château" Il s'agit du vitrail aux armes de Benoît de Montferrand, (palé d'or et de sable au chef de gueules), surmonté d'une crosse d'évêque. Il est posé au milieu d'un quadrilobe dans la fenêtre en ogive de la pièce sud-est du premier étage supposée camera domini.
Le vitrail de la Vierge à l'enfant est un médaillon circulaire de 21 cm de diamètre datant du début du XVIe siècle. Il représente la Vierge en buste derrière une table garnie de fruits et tenant l'Enfant Jesus debout. Il a été déposé au Musée cantonal d'archéologie et d'histoire vers 1890.
En 1847, on confia au peintre sur verre Müller, de Berne, la confection des vitraux de la "chambre de l'évêque" rénovée, qui figurent de fausses baies sommées des armoiries de Berne, du canton de Vaud et des évêques.
Les vitraux du corridor du rez-de-chaussée, aux armes des évêques, ont été conçus par Emil Gerster de Riehen. Ils ont été posé à la fin de 1915.
Les vitraux de la salle de lecture conçus dans le goût du XVIe, sont signés Guignard et Schmit, maîtres verriers à Lausanne et sont datés de 1918. Ils représentent les armes de Lausanne, des cantons du Léman et du Canton de Vaud.
Les sculptures et le mobilier
Mises à part des pièces héraldiques (armoiries épiscopales) et une oeuvre décorative, la grande cheminée, le château n'a pas livré d'autres sculptures qu'architectoniques.
La cheminée d'Aymon de Montfalcon
elle est située dans la "chambre de l'évêque", au nord-ouest du premier étage. La grande cheminée, établie au début du XVIe siècle par Aymon de Montfalcon, est certainement la plus monumentale et la plus riche qu'a léguée au Pays de Vaud le moyen-âge finissant. La hotte verticale est divisée en deux zones par une niche longue et étroite, avec console et dais, destinée à contenir une statue. Elle est couronnée par l'inscription sculptée "SI QVA FATA SINANT". Quatre frises superposées composent le décor gothique. Le manteau, marqué par deux séries de moulures, reprend la devise de l'évêque avec ses armes au centre. Les piédroits, très larges, portent une décoration analogue à celle de la hotte, encadrés de colonnettes décorées d'un rinceau de vigne.
Les armoiries
Il s'agit de quatre pierres sculptées aux armoiries de Guillaume de Challant, autrefois peintes (d'argent au chef de gueules à la bande brochant sur le tout) surmonté d'une crosse épiscopale et inscrites dans un quadrilobe. Ces armoiries, côté est, sont un fac-similé réalisé par le sculpteur Raphael Lugeon vers 1898. Une de ces pierre se trouve à l'est au dessus de la poterne de la Barre, deux autres sur les façades sud et nord. La dernière se trouve à l'ouest, au dessus de l'entrée primitive. L'écu et le quadrilobe ont été remplacés par les armoiries peintes de Berne, marquées de la date, probablement apocryphe, de 1536.
Deux petites armoiries aux armes d'Aymon de Montfalcon, placées dans un médaillon circulaire, se trouvent sur la corniche de l'annexe Montfalcon à l'ouest.