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L'ATE est très satisfaite que le Conseil fédéral n'ait pas l'intention d'autoriser la circulation des méga-camions de 60 tonnes en Suisse. Ces énormes véhicules représentent un danger considérable pour les autres usagers de la route, et ils nécessiteraient des adaptations routières extrêmement coûteuses.
Quant au programme de sécurité routière Via sicura, l'ATE regrette le choix d’un programme minimaliste, 10 ans après son lancement!
Les méga-camions ont la longueur de six voitures mises bout à bout. Pour cette raison, ils mettent les cyclistes encore plus en danger que les camions existants.
Les méga-camions ont la longueur de six voitures mises bout à bout. Pour cette raison, ils mettent les cyclistes encore plus en danger que les camions existants.
Argument supplémentaire contre ces camions géants: les routes actuelles n'ont pas été construites pour eux. Si des méga-camions devaient circuler en Suisse, il faudrait adapter les routes, les places de stationnement, les ronds-points, les entrées et sorties d'autoroute ainsi que les ponts. Cela coûterait une fortune que le contribuable devrait payer.
Pour ces raisons, l’ATE et les autres organisations environnementales se sont dès le début prononcées contre les méga-camions. L’ATE est donc très satisfaite que le Conseil fédéral partage son opinion.
Trop peu de mesures en faveur des plus vulnérables dans la circulation
Pour l'ATE, le programme de sécurité routière Via sicura est par contre moins réjouissant que le refus des méga-camions. Les usagers de la route les plus vulnérables, tels les cyclistes et les piétons, ne sont quasiment pas pris en compte par Via sicura. Pourtant, selon l'Office fédéral de la statistique, elles et ils ont souvent été des victimes innocentes du trafic ces dernières années. Une obligation de porter un casque à vélo jusqu'à l'âge de 14 ans fait partie de Via sicura, mais presque aucune autre mesure efficace ne figure au programme pour protéger les cyclistes ou les piétons des dangers du trafic motorisé.
Des mesures structurelles comme des réseaux de pistes cyclables, l'élimination des endroits dangereux, les «tourner-à-gauche indirects» pour cyclistes, les îlots refuges sur la chaussée ou les ronds-points contribueraient grandement à améliorer la sécurité des adeptes du vélo et des piétons.
Et surtout, les propositions principales ne sont pas retenues autrement que par une recommandation aux cantons: l’élimination des points noirs et le contrôle. Ces mesures coûtent bien sûr de l'argent. Or, le Conseil fédéral ne se préoccupe pas de trouver des sources de revenus supplémentaires.
Dès lors, l'ATE craint que les mesures constructives restent lacunaires, faute de financements complémentaires. Il serait pourtant possible de résoudre ce problème grâce à une affectation partielle du produit des amendes de circulation ou à une augmentation de l'impôt sur les véhicules à moteur.
Selon l'ATE, le Parlement doit désormais remédier à l'insuffisance du projet présenté par le Conseil fédéral. Outre l'exploitation de nouvelles sources de revenus et l'adoption de mesures techniques efficaces ainsi que de zones 30 dans tous les quartiers résidentiels, la police doit procéder à davantage de contrôles d'alcoolémie et de vitesse.
Lien vers la liste des mesures, réduites de cent à une vingtaine
Lien vers la liste d'origine, avant qu'elle ne soit sabrée (site de la Confédération)