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Les effectifs de la protection civile sont déjà légèrement inférieurs à la valeur cible de 72 000 membres, a indiqué le gouvernement vendredi dans un communiqué. A la fin de la décennie, l’armée aura des difficultés à assurer l’effectif réel de 140 000 militaires s’il n’est pas possible de réduire les départs prématurés de manière substantielle, a-t-il ajouté.
Plusieurs pistes présentées dans un rapport provisoire du Département fédéral de la défense (DDPS) ont ainsi été évaluées. Le Conseil fédéral a retenu deux options: celle de rendre le service obligatoire pour les femmes, et ainsi doubler les effectifs et celle prévoyant la fusion du service civil et de la protection civile pour former une nouvelle organisation. Dans ce cas, l'alimentation en effectifs de la protection civile serait assurée.
L'obligation pour les femmes de participer à la journée d'information sur l'obligation de servir dans l'armée serait une possibilité moins radicale que le gouvernement a également retenue.
Mais pour le Conseil fédéral, des questions restent toutefois à clarifier:
Deux autres options, envisageant un service citoyen, ont en outre d'ores et déjà été écartées par le Conseil fédéral. Ce dernier a ainsi chargé le DDPS, en collaboration avec le Département fédéral de l'économie (DEFR) d'examiner ces options d'ici 2024.
Dans son rapport, le DDPS a par ailleurs lancé une enquête auprès de la population afin d'évaluer son rapport à l'armée. Il en est ressorti une volonté d'accomplir le service.
Les personnes engagées souhaitent toutefois une meilleure conciliation avec la vie privée. S'agissant de l'obligation de servir pour les femmes, la population est plutôt réticente tant que l'égalité n'est pas atteinte dans d'autres domaines. (sda/ats)
Le Conseil fédéral ne veut pas attendre. La semaine dernière, il a décidé de signer les contrats d'acquisition de l'avion de combat F-35 avec le gouvernement américain «au plus tard pour le 31 mars 2023, c'est-à-dire pendant la période de validité des offres». Et ce, malgré la récolte de signatures en cours pour l'initiative populaire «Contre le F-35» du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA), du Parti socialiste (PS) et des Verts.