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OSAKA 3 SUR 3: en faisant valser Victoria Azarenka (1-6 6-3 6-3), Naomi Osaka a donc fini par enlever son 3e titre du Grand Chelem, son 2e à New York. Après avoir appliqué les gestes barrières avec son propre tennis durant 35 minutes, la Japonaise a miraculeusement su se reprendre pour coiffer la couronne. Jamais, depuis 1994, une joueuse n'avait remporté l'US Open après avoir concédé le 1er set. Et voilà que l'ancienne No 1 WTA peut conserver son 100% de victoires en finales du Grand Chelem. Comme un certain Stan Wawrinka avant juin 2017.
12 ANS PRENNENT FIN: en s’imposant à Flushing Meadows, Osaka (22 ans et 11 mois) devient la plus jeune joueuse à posséder 3 titres du Grand Chelem depuis Maria Sharapova en 2008. Gageons que si la Japonaise peut devenir le même genre d’icône que la Russe, elle ne s’en privera pas. Mais la route est longue.
L'EFFONDREMENT D’AZARENKA: cette finale restera tout de même dans l’histoire comme un sujet d’étude très intéressant pour les psychologues du sport. Comment en effet expliquer l’incroyable effondrement d’Azarenka alors que celle-ci était au-dessus du lot, incroyable et imperturbable jusqu’à 6-1 2-0? Rien, non, mais alors rien du tout ne semblait pouvoir entraver sa marche vers son 3e titre majeur. D’autant plus qu’Osaka traînait littéralement son spleen sur le court. Or, la fille de Minsk a fini par exploser, à l’instar de toutes les balles qu’elle avait frappées durant les 35 premières minutes de la rencontre. Doit-on considérer ce coup forcé et sorti des limites du terrain à 6-1 2-0, 40-15, comme une sorte de tournant du match? Oui, on peut!
LA TÊTE À ROME: alors que plusieurs journalistes "spécialisés" dans le tennis estimaient ces derniers jours que Victoria Azarenka ne se rendrait pas au tournoi de Rome, qui débute dimanche et auquel elle est invitée, la malheureuse finaliste de cet US Open s’est au contraire étonnée que d’aucuns lui posent la question: "Bien sûr que je vais y aller (ndlr: et elle affrontera Venus Williams mardi)! Je prends l’avion demain. J’ai reçu une invitation, je vais l’honorer. Je suis même très reconnaissante envers les organisateurs d’avoir pensé à moi. Ce sera fun." Ou quand l’appel des charmes de l’Italie se fait entendre.
ROLAND [DR]
ET PUIS, ROLAND...: à peine le livre de l’US Open féminin 2020 refermé que les yeux, fait original et qu’on espère bien unique, se tournent déjà vers Roland-Garros, qui démarre dans 15 jours. La transition sera-t-elle facile pour les deux finalistes? Toutes deux ne se posent pas vraiment la question tant elles n’auront rien de favorites à Paris. Même si, effectivement, il ne faut jurer de rien en cette année qui ne veut rien dire. Reste que pour le moment, Naomi Osaka n'a pas la tête à la terre battue. La Japonaise a d'ailleurs affirmé qu’elle se donnait encore quelques jours de réflexion avant de décider de se rendre - ou non - à Roland.
PLACE À LA FINALE!: le dernier duel messieurs se tient donc ce dimanche soir (à 22 h sur RTS 2) et on espère qu’il ne se soldera pas en moins de 2 heures. Dominic Thiem en sera l’immense favori, mais Alexander Zverev peut s’appuyer sur deux choses pour y croire: primo le fait qu’il n’aura rien à perdre et, donc, qu’il peut tenter de se relâcher pour balancer ses frappes sourdes. Deuzio, l’Autrichien a, selon les bruits de couloir new-yorkais, de vraies et sérieuses douleurs au tendon d’Achille. Souhaitons juste que ce pépin physique ne vienne pas gâcher le rendez-vous!
LA STAT: petit rappel avant cette finale: Thiem mène 7-2 dans ses confrontations avec le cadet de la fratrie Zverev. Ces neuf rencontres se sont étalées de mai 2016 à janvier dernier. L’Allemand ne s’est imposé qu’à Pékin, en 2016 justement, puis à Madrid deux ans plus tard. Thiem a de son côté enlevé toutes les empoignades en Grand Chelem. Sur les trois derniers matches (tous à l’avantage de l’Autrichien), deux se sont tenus en "majeurs".
Arnaud Cerutti, @arnaud_cerutti
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