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Merci à Charles Poncet dans l'Hebdo de nous faire rêver, et de nous ramener au temps de l'enfance et des contes de fées où il y avait toujours un prince, un justicier, un ogre, et si possible : une sorcière. En ces temps difficiles, dans la forêt du monde, où le petit Poncet a perdu son chemin et cherche son bâton de pélerin, il est bon de retrouver l'oreiller douillet de son enfance et le bon goût du lait. Mais diable, pourquoi prendre un oreiller de paresse et presser son encre comme du venin? Est-ce un effet de l'âge, l'effet d'une mélancolie amère, celle du "bon vieux temps" où tout était simple et, comme dans les livres, récité d'une voix douce? Charles-non-pas-téméraire se bichonne une berceuse pour se tenir compagnie et montre ses petites dents dans la rubrique "opinion" pour mordiller la sorcière Salernou. Mais il le fait comme un enfant s'accroche à son doudou. Pourquoi décrire un monstre quand on cherche une mère?