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Saurer L4C
Malheureusement nous n'avons pas de Saurermais c'est exactement la même construction que notre Berna
Les paragraphes qui suivent vous parle du "frère" de notre mémé car il est similaire sauf au niveau carrosserie!
La différence entre Saurer et Berna ... sont les lieux de constructions.
Les véhicules Saurer sortent de l'usine d'Arbon et ceux Berna sortent de l'usine d'Olten.
Donc notre Berna L4U est vraiment le frère du Saurer L4C dont je vous narre l'aventure ci dessous.
Les «Poschti» ont une grande importance dans les pays alpins.
En Suisse, les autobus de la poste sont généralement appelés cars postaux ou parfois, avec une certaine tendresse, «Poschti».
Les cars postaux sont les successeurs motorises des calèches postales et ils remplissent encore aujourd'hui leur double fonction dans les Alpes, avec ses villages isolés sans ligne de chemin de fer et ses vallées en altitude : le transport tant des personnes que du courrier. De multiples caractéristiques distinguent à cet égard les cars postaux, telles que leur couleur jaune et le fait qu'ils soient le plus souvent ornés d'un grand cor postal stylisé sur I es côtés. D' autre part, les cars postaux suisses étaient équipés d'un avertisseur sonore à trois tons dont la tonalité rappelait celle des cors postaux et qui servait à s'annoncer aux abords des virages sans visibilité. L'arrangement musical des trois notes est tiré de l'ouverture de l'opéra de Rossini «Guillaume Tell», ce qui convenait pour la Suisse. En Suisse, les cars postaux étaient, avec les voitures de police et les ambulances, les seuls véhicules autorisés à utiliser un avertisseur sonore multi-tons.
Les moteurs diesel et autobus Saurer ont accédé à une gloire mondiale
Saurer fut le plus grand fabricant d'autobus en Suisse mais s'établit rapidement aussi à l’étranger.
L'entreprise Saurer, qui était à l'origine une fonderie métallurgique, fut fondée en 1853 à Saint-Georgien en Suisse par Franz Saurer. Né en Allemagne à Veringendorf, Franz Saurer émigra plus tard en Suisse. En 1904, son fils Adolph met sur le marché le tout premier autobus du nom de Saurer. Sa qualité et sa fiabilité sont vite reconnues. Saurer devient alors la plus grande fabrique d'automobiles et de camions en Suisse, et ses véhicules sont bientôt produits en Autriche, en Yougoslavie, en France et même aux Etats-Unis ( en partie sous licence). Parallèlement aux véhicules et aux moteurs diesel, I' entreprise produit également des machines à broder et à tisser. Aujourd'hui, Saurer SA est l'un des plus grands fabricants de machines textiles au monde. Un tiers des 9 000 employés travaille dans le secteur des boites de vitesse de véhicules mais l'activité de fabrication d'autobus est abandonnée au début des années1980.Cependant, les autobus Saurer roulent encore aujourd'hui sur les routes suisses, le plus souvent à des fins touristiques. Le «car alpin» (Alpenwagen) L4C était et reste encore très apprécié. Selon le code officiel suisse, I'ajout de lettres et de chiffres indiquait, contrairement aux autobus ou aux voitures légères, que le L4C était en mesure de rouler sur des routes de montagne. Sur certaines lignes, les cars alpins Saurer disposaient même d'un volant à droite, afin que le conducteur puisse mieux évaluer la distance par rapport au ravin.
Les bus Saurer, tels que les cars alpins, etaient réputés pour leur robustesse et leur fiabilité.
La porte arriere servait en outre, non pas a monter dans Je bus, mais a charger et décharger le compartiment bagages situe à l'arriere.
(légende Images)
Petit mais exclusif
Le car postal Saurer L4C Alpenwagen réussissait à convaincre grâce à son robuste moteur diesel a six cylindres mais aussi en raison de nombreux extras dans l'aménagement intérieur.
Au début, les cars alpins de Saurer disposaient d'un gigantesque toit ouvrant qui s'ouvrait sur presque toute la longueur du bus et offrait aux passagers de magnifiques perspectives sur les paysages, à condition toutefois que le soleil soit au rendez-vous. Par temps de pluie ou en hiver, les inconvénients tels que les éventuelles infiltrations d'eau et un chauffage insuffisant étaient manifestes. Avec le L4C, arrive dans les années 50 un car avec un toit fixe et de grandes vitres panoramiques qui dépassaient le bord du toit et se rejoignaient presque au milieu du toit. C'est pourquoi les conducteurs l'appelaient Glaswagen (car en verre), mais ce type de vehicule, avec ses 30 places assises, s'appelait officiellement Car alpin L4C IIIa. Les revêtements en tissu et en cuir, ainsi qu'un levier au niveau du dossier permettant de décaler la banquette deux places vers le centre et d'offrir plus de liberté de mouvement aux passagers du «couloir», garantissaient le confort.