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Caracas - Le Venezuela pourrait nationaliser les mines d'or et de diamants des gisements de la province de Bolivar, a annoncé dimanche le président Hugo Chavez. Il s'agirait d'éviter des catastrophes environnementales dans une région où sévit l'exploitation minière illégale.
"Si nous allons exploiter l'or, il faudra nationaliser tout cela, récupérer et en finir avec les concessions" qui représentent une menace pour les forêts, les mines, l'eau, l'environnement, a dit le président Chavez dans son émission hebdomadaire "Alo Presidente".
Le chef de file de la gauche radicale latino-américaine a nationalisé plusieurs secteurs stratégiques de l'économie vénézuélienne depuis son arrivée au pouvoir en 1999, comme les hydrocarbures.
Selon Chavez, les mineurs artisanaux exploitent l'or et les diamants du Venezuela sans payer d'impôts, tout en polluant les cours d'eau et la terre avec du mercure, métal utilisé pour séparer l'or. Par ailleurs, ils embauchent une main d'oeuvre "tenue en esclavage". "C'est le capitalisme le plus sauvage", estime le président.
"Cela doit disparaître, sans que personne ne soit tué ni torturé, seulement en faisant respecter la loi, mais on ne peut pas permettre que des mafias capitalistes nationales et internationales continuent de détruire notre patrie", a-t-il ajouté.
Au Venezuela, 60% de la production aurifère (4,2 tonnes par an) provient de mines informelles, selon la Banque centrale. Le pays abrite les 15e réserves d'or au monde (363,70 tonnes). L'entreprise russe Rusoro exploite un gisement dans le sud de la province de Bolivar et la cubaine Geominsal est en phase d'exploration, toutes deux en association avec l'Etat vénézuélien.
ATS