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Afin de pallier la pénurie de logements abordables et d’éviter le dénuement extrême de la rue, des personnes recourent à des formes d’habitats dites « non ordinaires », car dérogeant aux formes traditionnelles du logement et au droit commun locatif, telles que l’hébergement chez des tiers, les squats, les cabanes, le camping résidentiel, etc. Basé sur une enquête ethnographique auprès de seize personnes vivant dans des habitats mobiles ou des constructions provisoires dans le canton de Vaud, ce projet a pour objectifs, d’une part, de reconstruire les trajectoires socio-résidentielles de personnes en situation de privation de logement ordinaire et de comprendre l’enchaînement des étapes qui les ont conduites à recourir à ces formes d’habitat. En appréhendant le recours à l’habitat non ordinaire sous l’angle de l’habiter, il vise d’autre part à documenter l’expérience quotidienne que font les personnes de leur situation résidentielle et le sens qu’elles donnent à leurs conditions d’existence.