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Forum sur l'intégration des réfugiés ukrainiens - 31 mai 2022
Parmi les réfugiés ukrainiens dans le canton de Vaud, il y a une avocate qui tenait absolument à travailler et elle a accepté un emploi d'aide vigneronne.
Tania Sazpinar, journaliste de la RTS, qui vit dans une réalité parallèle, demande à Alain Bolomey, Chef de service adjoint au Service de l'emploi VD :
" On essaie d'éviter ce genre de situation? On est avocate et on se retrouve à travailler dans la viticulture?"
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Clara Montet: La question de Tania Sazpinar est surréaliste. Venant d'Ukraine, pour pratiquer comme avocat en Suisse romande, il faudrait refaire des études de droit et maîtriser parfaitement le français, ce qui est plutôt difficile à l'âge adulte, à moins de faire une équivalence pour l'ONU et des organisations similaires.
La Suisse a un manque chronique de main d’œuvre dans la restauration, l'hôtellerie, l'agriculture, les transports, alors que sa population et le nombre de ses assistés ne cessent d'augmenter...
La Pologne s'est vue obligée de baisser ses prestations pour les réfugiés ukrainiens, affirmant que sa population ne peut plus assumer de tels frais.
La Hongrie défend ses intérêts, elle s'est abstenue d'envoyer des armes, et résiste au boycott du gaz et du pétrole.
Notons que sur les 500'000 réfugiés accueillis en Hongrie, environ 25'000 ont demandé à pouvoir y rester. Une partie parle le hongrois, d'autres ont bénéficié durant trois mois d'un cours de langue, et comme on dit, avec 300 mots en hongrois, grâce à la flexibilité de la langue, on peut déjà se débrouiller.
Après trois mois, il n'y a plus d'aide de l’État sans contrepartie. Tout le monde arrive à s'y plier, et jamais personne n'a trouvé exceptionnel qu'un "universitaire" qui ne parle pas le hongrois aille travailler dans l'hôtellerie, se mette à faire une formation de chauffeur de camion, ou qu'une personne donne des cours de fitness alors qu'elle était journaliste dans son pays.
S'il n'y a pas de place dans les garderies, des bénévoles ou les grands-mères gardent les enfants, la débrouille et la solidarité aident à surmonter ce genre de problèmes.
Une partie de ces réfugiés, très politisés à gauche, ont organisé avec des ONG des manifestations anti-russes, et faisaient la fine bouche pour les aides reçues, réclamations qui ont choqué la population. La plupart de ces militants ont pris le chemin de l'Occident ou se sont calmés depuis.
Personne ne sait quand cette vague de réfugiés va s'arrêter, et si pour le moment la vague d'Ukraine commence à se calmer, l'arrivée depuis le Sud est en augmentation exponentielle.
Jamais encore la Suisse n'avait reçu 50'000 réfugiés en trois mois, et selon toute probabilité, nous ne verrons pas le bout des arrivées de sitôt.
C'est pourquoi, nous devrions prendre de la graine de la Hongrie et au lieu de chercher à éviter qu'un "avocat ukrainien se retrouve comme employé viticole", encourager les réfugiés à s'assumer financièrement par tous les moyens possibles.
Malheureusement, cet état d'esprit n'est pas dans l'air du temps. Dans toutes les facultés, haut-écoles, qui enseignent le "social", les étudiants apprennent que l'assistance est un dû, avec tout le tra-la-la des droits de l'homme et du minimum vital qui doit être garanti sans contrepartie à tous. Et au pire, "vous ne posséderez rien et vous serez heureux".
Lorsque l'argent hélicoptère prendra fin et que les contribuables qui entretiennent les assistés auront de la peine à subvenir à leurs propres besoins, l’État devra prévoir un autre fonctionnement pour éviter la faillite. Pas certain que l'Occident décadent sera capable de faire les choix qui s'imposeraient...
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Résumé de l'iInterview par Tania Sazpinar et Mehmet Gultas
Invités: Alain Bolomey, Chef de service adjoint au Service de l'emploi VD et Véronique Polito, vice-présidente d’UNIA.
Résumé: Bilan de l'intégration professionnelle: sur 50'000 réfugiés ukrainiens en Suisse, 500 ont fait une demande pour travailler (30% d'entre eux travaillent dans des emplois tertiaires où l’on peut parler anglais, comme marketing, trading, recherche scientifique, d’autres dans l’hôtellerie-restauration, l’agriculture, la construction, mais il n’y a pas de statistiques sur le recyclage interne de l'asile, c.-à-d. pour les emplois au service des autres réfugiés ukrainiens). La situation est similaire dans le canton de Vaud, qui a délivré 64 autorisation de travailler, mais le chiffre serait en constante augmentation.
Les réfugiés d'Ukraine sont majoritairement des femmes avec enfants en bas âge; 20% d'entre elles sont sans "qualification professionnelle".
La reconnaissance des diplômes poserait problème, non pas à cause des équivalences, ou à cause des compétences que les papiers représentent, mais à cause des prix pratiqués en Suisse pour leur validation.
Il est urgent de mettre en place des infrastructures d'accueil pour enfants en bas âge, afin de libérer les mères pour aller travailler.
L’employabilité des réfugiés est extrêmement basse, et encore, dans ces statistiques sont compris les emplois auprès des réfugiés ukrainiens, comme enseignants, traducteurs.... Parmi les réfugiés ukrainiens dans le canton de Vaud, il y a une avocate qui tenait absolument à travailler et elle a accepté un emploi d'aide vigneronne...
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