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Manque d'oxygène dans le lac de Schiffenen et dans la Sarine
TG
Un manque d'oxygène dans le lac de Schiffenen et dans la Sarine en aval du barrage a conduit à la mort de poissons cet été dans la rivière. Des mesures urgentes ont été prises pour améliorer la situation, d'entente avec Groupe E.
Le phénomène est lié à la prolifération d'algues dans le lac de Schiffenen, présentes naturellement dans l'étendue d'eau. Présentes par milliards à la surface de l'eau, ces algues meurent après quelques jours et coulent au fond du lac, où elles se dégradent en consommant de l'oxygène. Des mesures effectuées le 22 août ont confirmé une grave carence en oxygène à partir d'une profondeur de 5 mètres, indique mercredi le Service de l'environnement dans un communiqué.
Cette prolifération d'algues n'est pas due à une pollution, mais à un cumul de facteurs, dont une chaleur localement importante des eaux, la teneur en nutriments élevée et l'absence de brassage des eaux du lac en été. Le manque d'oxygène s'est répercuté en aval sur la Sarine, où est déversée l'eau du lac utilisée par Groupe E pour la production d'électricité.
En collaboration avec le Service de l'environnement et le Service des forêts et de la faune, Groupe E a pris des mesures immédiates en laissant déverser une partie des eaux depuis la surface du lac la mieux oxygénée (environ 12% du débit rejeté à la Sarine). Ces mesures, qui conduisent à une perte de production d'électricité importante, se poursuivront jusqu'à ce que les conditions d'oxygène dans le lac de Schiffenen soient redevenues satisfaisantes, précise le Service de l'environnement.
La concentration en oxygène s'est aujourd'hui stabilisée à des valeurs satisfaisantes dans la Sarine, mais elle est encore mesurée plusieurs fois par jour et il est prévu d'installer une sonde à oxygène automatique.
La baisse des températures attendue ces prochaines semaines devrait permettre un retour à la normale, de même que la régression de la présence des algues et le brassage naturel des eaux du lac qui se produit généralement en automne lorsque la température des eaux en surface diminue.
Des investigations seront entreprises pour déterminer précisément les causes du phénomène et les mesures possibles pour éviter qu'il ne se reproduise. Il s'agira notamment d'évaluer et de localiser les apports en nutriments, de mieux connaître le fonctionnement du lac et d'adapter au besoin le fonctionnement du barrage durant les périodes défavorables pour la faune piscicole.