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Développements internationaux actuels
UE
27.05.2020
La Commission européenne soutient les pays particulièrement touchés par la crise Covid-19 en leur accordant une aide de plusieurs milliards. Selon le projet de nouveau plan financier de l'UE, présenté par Ursula von der Leyen le 27 mai, ces aides doivent être financées, entre autres, par de nouveaux impôts et taxes. Ces nouvelles taxes seront principalement dirigées vers les sociétés numériques et les utilisateurs de plastique. Une autre source de revenus possible à l'avenir pourrait également être le commerce des certificats d'émission.
18.02.2020
Outre les Samoa américaines, les Fidji, Guam, Oman, les Samoa, Trinidad et Tobago, les Îles Vierges américaines et Vanuatu, les Îles Caïmans britanniques, Palau, Panama et les Seychelles figurent désormais sur la "liste noire" des paradis fiscaux de l'UE. Les pays n'ont pas été en mesure de mettre en œuvre les normes requises par l'UE pour lutter contre l'évasion et la fraude fiscales dans les délais impartis. La Turquie, qui fait actuellement encore l'objet d'une période de grâce, et le Royaume-Uni pourraient également être visés, en fonction des réglementations fiscales qui doivent encore être adoptées avec le Brexit.
31.01.2020
Après un long débat sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE, le Brexit a finalement eu lieu le 31 janvier 2020. Un Brexit dur a été évité grâce à la ratification d'un accord de retrait, de sorte que le Royaume-Uni n'est pas devenu un pays tiers du jour au lendemain, comme cela était prévu jusqu'alors. Cela aurait eu des conséquences fiscales fatales, notamment en ce qui concerne les importations et les exportations, ce qui aurait sensiblement entravé le libre-échange. Une phase transitoire au cours de laquelle les futurs accords commerciaux doivent être conclus devrait désormais durer au moins jusqu'au 31 décembre 2020. D'ici là, le Royaume-Uni continuera à faire partie de l'union douanière européenne et du marché unique. Jusqu'à cette date, les accords bilatéraux avec la Suisse resteront également en place. La Suisse a déjà conclu un accord commercial avec le Royaume-Uni pour la période suivante, probablement à partir du 1er janvier 2021. L'accord commercial avec l'UE doit s'inspirer de l'accord de libre-échange entre l'UE et le Canada ou de l'accord souple entre l'UE et l'Australie, selon Boris Johnson. En outre, le Royaume-Uni veut restreindre sévèrement l'entrée et la délivrance de permis de travail. À l'avenir, il faudra présenter un bon niveau d'anglais, des compétences particulières et une offre d'emploi.
10.10.2019
Après plus de dix ans de différends fiscaux avec l'UE, la Suisse, ainsi que l'Albanie, l'île Maurice, la Serbie et le Costa Rica, ont été définitivement retirés de la "liste grise" des paradis fiscaux par les ministres des finances de l'UE. La Suisse a été retirée de la liste parce qu'elle a pu mettre en œuvre toutes les réformes fiscales avant la date limite. Les Émirats arabes unis (EAU) et les Îles Marshall ont également été retirés de la "liste noire", la liste de l'UE des pays non coopératifs à des fins fiscales. Ces derniers ont été placés sur la "liste grise", et donc sous observation. Par conséquent, tous deux ne sont plus soumis aux contrôles stricts des transactions. Les îles Vierges américaines, Fidji, Guam, Oman, les Samoa américaines, Trinité-et-Tobago et Vanuatu restent sur la "liste noire".
12.03.2019
La Suisse n'a pas été placée sur la "liste noire" par les ministres des finances de l'UE, mais elle a jusqu'à la fin de 2019 pour abolir les régimes fiscaux mal vus. D'ici là, il restera sur la "liste grise" avec 34 autres pays. La "liste noire" ne comprend plus cinq, mais quinze pays qui n'ont pas tenu leur promesse à l'UE d'abolir les pratiques fiscales désapprouvées (notamment les Émirats arabes unis, Oman et les Bermudes). En revanche, 25 États ont adapté leur législation fiscale aux exigences de l'UE et ont été retirés des listes (dont Hong Kong, le Panama et le Liechtenstein). Dans un an, les ministres des finances de l'UE réévalueront si les pays figurant sur la "liste grise" ont tenu leurs promesses. Si la Suisse ne parvient pas à adapter ses régimes fiscaux controversés d'ici là, elle sera placée sur la "liste noire" des paradis fiscaux en 2020.
08.03.2019
Le mardi 12 mars 2019, les ministres des finances de l'UE se prononceront à nouveau sur les régimes fiscaux décriés, en les répartissant en "liste noire" et "liste grise". Selon les indications de l'UE, les Etats qui auront adapté leurs régimes fiscaux/privilèges fiscaux contestés d'ici fin 2018 seront définitivement rayés de la "liste grise". En cas d'inaction de leur part, ils seraient inscrits sur la "liste noire". Dès le début, on a douté que cette action de nettoyage permette d'éliminer définitivement la "liste grise". Tant les pays en développement que la Suisse pouvaient espérer des délais plus longs de la part de l'UE. Le ministre des Finances Ueli Maurer a récemment expliqué aux ministres à Bruxelles la durée plus longue de la législation en Suisse, notamment par la possibilité de recourir au référendum populaire. Il est donc fort probable que la Suisse soit maintenue sur la "liste grise" lors des futurs débats - au moins jusqu'à la votation populaire du 19 mai 2019 sur le Projet fiscal 17 / RFFA.
02.10.2018
Les ministres des finances de l'UE ont retiré le Liechtenstein et le Pérou de leur "liste grise" des paradis fiscaux, car ils ont mis en œuvre les réformes nécessaires. En outre, ils ont fait passer Palau de la "liste noire" des pays et collectivités territoriales non coopératifs à la "liste grise". Cela parce que Palau a pris des engagements à un haut niveau politique pour remédier aux lacunes constatées par l'UE. Les Samoa américaines, Guam, la Namibie, Samoa, Trinidad et Tobago ainsi que les îles Vierges américaines figurent donc désormais sur la "liste noire". D'ici début 2019, les ministres des Finances de l'UE veulent en outre décider qui sera définitivement retiré de la "liste grise". Si un pays ne tenait pas ses promesses, il serait même inscrit sur la "liste noire". Pour la Suisse, qui se trouve également sur la "liste grise", le temps presse, car le Projet fiscal 17 / RFFA ne devrait pas encore être adopté d'ici là.
05.05.2018
Le président français Emmanuel Macron a annoncé qu'il supprimerait en 2019 l'exit tax, qui n'a pas été très efficace ni productive jusqu'à présent et qui vise à décourager les riches actionnaires et détenteurs d'obligations de migrer vers des pays à faible fiscalité. Macron veut également réduire l'impôt sur les bénéfices des sociétés de 33,3 % à 25 % d'ici 2022. On peut se demander si cela contribuera à rendre la France plus attrayante sur le plan fiscal en comparaison internationale.
13.03.2018
Les ministres des finances de l'UE ont adopté une directive visant à lutter contre la planification fiscale transfrontalière agressive Tax Planning par une plus grande transparence, conformément au projetBEPS de l'OCDE. La directive veut obliger les intermédiaires tels que les conseillers fiscaux, les comptables et les avocats à signaler, sous peine de sanctions, les stratégies de planification fiscale transfrontalière qu'ils conçoivent ou proposent et qui sont considérées comme potentiellement agressives. En outre, les États membres seront tenus d'échanger automatiquement entre eux les informations ainsi obtenues par le biais d'une base de données centrale. Les États membres ont jusqu'au 31 décembre 2019 pour transposer la directive dans leur législation nationale. La nouvelle obligation de déclaration s'appliquera alors à partir du 1er juillet 2020. La directive aura également un impact indirect sur la Suisse. Si le conseiller d'un client de l'UE est basé dans un pays tiers, les obligations de déclaration décrites dans la directive seront transférées au client.
13.03.2018
Les ministres des finances de l'UE ont une nouvelle fois adapté la liste noire des paradis fiscaux : Le Bahreïn, les îles Marshall et Sainte-Lucie ont été retirés de la liste. Ces pays se sont engagés à corriger leurs régimes fiscaux et ont donc été placés sur la "liste grise" des pays qui resteront sous observation jusqu'à la mise en œuvre des engagements pris. Dans le même temps, les ministres ont ajouté les Bahamas, les îles Vierges américaines et Saint-Kitts-et-Nevis à la liste noire.
23.01.2018
Les ministres des finances de l'UE ont fait passer huit pays (Barbade, Grenade, Corée du Sud, Macao, Mongolie, Panama, Tunisie et Émirats arabes unis) de la liste noire à la liste grise parce qu'ils se sont engagés à revoir leurs pratiques fiscales.
05.12.2017
Le Conseil des ministres des finances de l'UE (Ecofin) a publié une "liste noire" de 17 pays tiers que l'UE considère comme "non coopératifs" en matière fiscale. Les pays figurant sur la liste noire sont : Samoa américaines, Bahreïn, Barbade, Grenade, Guam, République de Corée, Macao, Îles Marshall, Mongolie, Namibie, Palau, Panama, Sainte-Lucie, Samoa, Trinité-et-Tobago, Tunisie, Émirats arabes unis. Quarante-sept autres États, dont la Suisse, ont accepté au cours de la procédure de traiter les points litigieux dans certains délais et ont été placés sur une "liste d'engagements". L'UE attend de ces États qu'ils mettent en œuvre ces engagements d'ici la fin de 2018 (les pays en développement d'ici 2019).
31.10.2017
D'ici la fin de l'année, l'UE veut établir une première version d'une "liste noire" de paradis fiscaux ("juridictions fiscales non coopératives"). Les experts fiscaux des États membres préparent actuellement cette liste pour le compte des ministres des finances de l'UE. Bien que les ministres des finances aient encore le dernier mot, la Suisse a reçu le feu vert pour l'instant : le groupe d'experts ne proposera pas la Suisse pour cette liste.
20.10.2017
La France supprime l'impôt sur la fortune. Le président Macron a fait adopter l'abolition par le Parlement par 77 voix contre 19. Macron et son gouvernement comptaient sur le retour des riches au pays avec leurs richesses et donc plus d'investissements et d'emplois. Le gouvernement poursuit un objectif similaire avec un nouvel impôt forfaitaire sur les gains en capital de 30 %, que l'Assemblée nationale a déjà approuvé jeudi.
OCDE
Nous suivons les entretiens fiscaux de l'OCDE et nous les résumons pour vous de manière continue.
17.06.2020
Les États-Unis demandent une pause dans les négociations sur l'imposition des sociétés numériques. Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, le justifie en disant que pour l'instant, il faut se consacrer entièrement à la lutte contre la crise Covid-19. On peut toutefois se demander si la réduction des recettes fiscales qui menace les États-Unis en cas d'introduction d'une taxation numérique mondiale ne constitue pas également une motivation essentielle. Sous la menace de tarifs punitifs, M. Mnuchin met en outre en garde contre les pays qui imposeraient leurs propres taxes numériques, car il s'agirait de pratiques discriminatoires. Cette menace s'explique par le fait qu'une telle taxe toucherait la majorité des entreprises numériques américaines telles que Facebook, Amazon, Google ou Apple.
Le projet de l'OCDE sur la fiscalité des entreprises numériques multinationales (BEPS) repose sur deux piliers. Le premier pilier comprend l'imposition des sociétés numériques à l'endroit où le chiffre d'affaires est généré, au lieu d'une imposition à 100 % au siège social, ce qui fait que les États-Unis en particulier sont l'un des grands perdants. Le deuxième pilier comprend une imposition minimale mondiale afin d'éviter les transferts internationaux de bénéfices et donc l'évasion fiscale. Les États-Unis ont accepté de repousser le deuxième pilier jusqu'à la fin de 2020, date à laquelle les négociations sur le premier pilier seront temporairement interrompues. Le projet BEPS n'est donc pas encore condamné, mais le risque de conflits commerciaux augmente drastiquement.
06.04.2020
Le Forum mondial sur la transparence et l'échange de renseignements à des fins fiscales de l'OCDE, qui examine la transparence et l'échange de renseignements sur demande à des fins fiscales par les États, a attribué à la Suisse la mention "largement conforme" pour la deuxième fois. À la suite du premier cycle d'examens par les pairs sur ce sujet, la Suisse a mis en œuvre diverses recommandations de l'OCDE au moyen de la loi fédérale sur la transparence et l'échange de renseignements à des fins fiscales, qui est entrée en vigueur le 1er novembre 2019. Entre autres choses, il a été déterminé que les actions au porteur ne seront émises à l'avenir que par des sociétés cotées ou en tant que titres intermédiés. D'autres recommandations du Forum mondial pour la Suisse portent sur des améliorations concernant les exigences de confidentialité, les droits des personnes physiques et morales concernées par les demandes d'assistance administrative et la disponibilité des informations sur les bénéficiaires effectifs.
La deuxième série d'examens par les pairs devrait être achevée pour tous les États en 2023.
27.02.2019
Le 27 février 2019, le Conseil fédéral a ouvert la consultation sur la modification de la loi fédérale et de l'ordonnance sur l'échange automatique international de renseignements en matière fiscale (AEOI) avec laquelle le Conseil fédéral entend mettre en œuvre les recommandations émises par le Forum mondial sur la transparence et l'échange de renseignements à des fins fiscales (Forum mondial) pour la Suisse.
22.11.2018
Le Conseil fédéral a adopté le message sur la mise en œuvre des recommandations de la phase 2 du Forum mondial pour la Suisse. Le Forum mondial avait publié ces recommandations dans un rapport le 26 juillet 2016. Le projet de loi, qui doit maintenant mettre en œuvre ces recommandations, prévoit notamment la conversion des actions au porteur en actions nominatives ou leur structuration en titres intermédiés et l'introduction d'un système de sanctions pour les manquements aux obligations. Le projet de loi a reçu un accueil critique lors du processus de consultation. Le Conseil fédéral entend toutefois s'en tenir aux principaux points susmentionnés, faute de quoi la Suisse pourrait recevoir une note globale insatisfaisante lors du prochain examen par pays du Forum mondial (fin 2018), ce qui entraînerait non seulement un préjudice considérable en termes de réputation, mais aussi le risque de voir la Suisse figurer sur une liste de pays non coopératifs par d'autres États. Le projet de loi devrait être examiné au parlement au printemps 2019.
USA
17.06.2020
Les États-Unis demandent une pause dans les négociations sur l'imposition des sociétés numériques. Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, le justifie en disant que pour l'instant, il faut se consacrer entièrement à la lutte contre la crise Covid-19. On peut toutefois se demander si la réduction des recettes fiscales qui menace les États-Unis en cas d'introduction d'une taxation numérique mondiale ne constitue pas également une motivation essentielle. Sous la menace de tarifs punitifs, M. Mnuchin met en outre en garde contre les pays qui imposeraient leurs propres taxes numériques, car il s'agirait de pratiques discriminatoires. Cette menace s'explique par le fait qu'une telle taxe toucherait la majorité des entreprises numériques américaines telles que Facebook, Amazon, Google ou Apple.
Le projet de l'OCDE sur la fiscalité des entreprises numériques multinationales (BEPS) repose sur deux piliers. Le premier pilier comprend l'imposition des sociétés numériques à l'endroit où le chiffre d'affaires est généré, au lieu d'une imposition à 100 % au siège social, ce qui fait que les États-Unis en particulier sont l'un des grands perdants. Le deuxième pilier comprend une imposition minimale mondiale afin d'éviter les transferts internationaux de bénéfices et donc l'évasion fiscale. Les États-Unis ont accepté de repousser le deuxième pilier jusqu'à la fin de 2020, date à laquelle les négociations sur le premier pilier seront temporairement interrompues. Le projet BEPS n'est donc pas encore condamné, mais le risque de conflits commerciaux augmente drastiquement.
25.11.2019
Le président américain Donald Trump et les Républicains voulaient prouver à la population qu'une baisse d'impôts s'autofinance par une croissance ultérieure et une augmentation des investissements, et ainsi faire revenir les grandes entreprises qui avaient auparavant migré aux États-Unis. Par conséquent, dans le cadre de la réforme fiscale américaine, le taux d'imposition des sociétés aux États-Unis a été ramené de 35 % à 21 %. Il est désormais clair que le trou de 1,5 trillion de dollars qui en résulte ne sera pas si facilement comblé à nouveau. Jusqu'à présent, la croissance économique s'est limitée à deux pour cent seulement. Contrairement aux prévisions de trois à six pour cent, il s'agit d'un résultat faible qui augmentera le déficit national d'environ un trillion de dollars US. En outre, les investissements des sociétés précédemment résidentes n'ont pas augmenté, mais ont même diminué. Au lieu de cela, des dividendes plus élevés ont été versés et des rachats d'actions ont été effectués. Il reste à voir si les mesures fiscales auront un impact à l'avenir.
22.12.2017
Le président américain Donald Trump signe la réforme fiscale américaine et la promulgue le 1er janvier 2018. Le Sénat a adopté le projet de loi, appelé Tax Cuts and Jobs Act, par 51 voix contre 48, et la Chambre des représentants par 224 voix contre 201.
02.12.2017
Le Sénat américain a approuvé son projet de réforme fiscale controversée par 51 voix contre 49. Maintenant, le processus de conciliation des différences avec la Chambre des représentants commence. Il y a de bonnes chances que le président Trump ait un projet de loi propre sur la table d'ici Noël.
28.11.2017
Le vote dans la deuxième chambre du Sénat est imminent. Si une majorité est trouvée au Sénat, la Chambre des représentants et le Sénat doivent encore se mettre d'accord sur une version commune du projet de loi. La préoccupation centrale des deux versions est de réduire le taux d'imposition des sociétés de 35 à 20% afin de l'aligner sur le reste du monde, la moyenne de l'OCDE étant actuellement de 23%.
17.11.2017
La Chambre des représentants et la Commission des finances du Sénat ont chacune adopté leur propre projet de la réforme fiscale prévue le 16 novembre 2017. La version du Sénat va maintenant être soumise au vote de la seconde chambre du Congrès. Toutefois, selon une étude du Tax Policy Center, la réforme fiscale envisagée pourrait conduire la moitié de la population américaine à devoir payer plus d'impôts en 2027 que l'année en cours.
09.11.2017
Après quatre jours de débat, la commission de la Chambre des représentants des États-Unis chargée de la politique fiscale a adopté sa version de la réforme fiscale par 24 voix contre 16. Au même moment, les républicains du Sénat ont lancé leur propre projet de loi. Celui-ci prévoit également une réduction de l'impôt sur les sociétés de 35 à 20 %, mais contrairement à la Chambre des représentants, il attendrait 2019 pour la mettre en œuvre. Il existe également des différences considérables entre les deux projets de loi à d'autres égards, de sorte qu'il semble probable que les deux chambres adopteront chacune leur propre version de la réforme fiscale et qu'elles en viendront ensuite à une procédure de règlement des différends.
02.11.2017
La commission de la Chambre des représentants des États-Unis chargée de la politique fiscale a lancé un premier projet de loi pour la nouvelle réforme fiscale. La pièce maîtresse du projet de loi républicain consiste à réduire l'impôt sur les sociétés de 35 % à 20 %. Les taxes sur les petites entreprises doivent également être réduites. Le mode de financement de la réforme fiscale n'a toutefois pas encore été précisé, car le budget national des États-Unis accuse toujours un déficit élevé.
20.10.2017
Le Sénat a voté par 51 voix contre 49 pour autoriser une charge supplémentaire sur le budget fédéral pouvant aller jusqu'à 1,5 trillion de dollars sur dix ans. Cette somme est destinée à contribuer au financement des réductions d'impôts promises par le gouvernement aux entreprises et aux particuliers dans le cadre de la nouvelle réforme fiscale. Le projet de loi prévoit également qu'une majorité simple suffirait lors du vote sur la législation fiscale. Les projets fiscaux du président Donald Trump ont ainsi franchi un obstacle important au Sénat.
Autres organismes internationaux
18.07.2020
Une réunion virtuelle des ministres des finances du G20 a eu lieu le 18 juillet. Pour la Suisse, le conseiller fédéral Ueli Maurer et le président de la Banque nationale Thomas Jordan y ont participé. La réunion a principalement porté sur la gestion économique mondiale de la crise du COVID 19. De ce point de vue, l'importance de l'initiative de suspension du service de la dette (DSSI) a également été soulignée à nouveau. Des marchés ouverts et des chaînes d'approvisionnement mondiales et fonctionnelles jouent un rôle central pour que l'économie se redresse aussi rapidement et durablement que possible et pour garantir la sécurité de planification des entreprises et des investisseurs, a déclaré Ueli Maurer.
La prochaine réunion des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales du G20 aura lieu en octobre. D'ici là, l'OCDE devrait également présenter au G20 les nouvelles étapes de la mise en œuvre du projet BEPS .
19.06.2020
Le Conseil fédéral décide de trois contributions financières au Fonds monétaire international (FMI). Premièrement, la Banque nationale suisse (BNS) a été chargée de renouveler la ligne de crédit bilatérale de 8,5 milliards de francs en faveur du FMI à partir du 1er janvier 2021. En raison des futures réaffectations de ressources, le montant sera bientôt réduit à 3,662 milliards. Le remboursement du FMI dans les délais est garanti par la Confédération.
La deuxième contribution est un engagement de garantie de 800 millions de francs pour un prêt de la BNS au Poverty Reduction and Growth Trust (PRGT). Ce fonds accorde des prêts bon marché aux pays les plus pauvres afin que les problèmes financiers et économiques puissent être traités rapidement. Le Conseil fédéral répond ainsi à l'appel du FMI pour faire face à la crise Covid-19.
La troisième contribution d'environ 10 millions de francs est destinée au désendettement de la Somalie et s'inscrit dans le cadre d'une initiative multilatérale de désendettement pour laquelle la Somalie ne s'est qualifiée qu'en mars 2020.
17.04.2020
Les réunions virtuelles de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale ont eu lieu les 16 et 17 avril 2020. La Suisse était représentée par le conseiller fédéral Ueli Maurer, la secrétaire d'État Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch, représentant Guy Parmelin, et Thomas Jordan, président de la direction générale de la Banque nationale suisse. La réunion a porté sur la gestion mondiale de la crise actuelle Covid-19 et les défis de politique économique qui y sont associés. La Suisse s'est déclarée prête à soutenir le paquet de mesures de la Banque mondiale au sein du Comité du développement, mais a exigé en même temps que des interventions durables et ciblées soient mises en œuvre. En outre, la Suisse peut imaginer se joindre à l'initiative du FMI et de la Banque mondiale visant à suspendre temporairement les dettes des pays les plus pauvres.