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L’auteur cherche à situer la théologie dogmatique à la lumière de son passé, avant de montrer ses grandes réalisations contemporaines et envisager son avenir. Les premiers défenseurs du christianisme furent Justin, «philosophe et martyr», Tatien, Tertullien, Irénée de Lyon, reconnu comme «le père de la dogmatique chrétienne» et le premier grand adversaire de la gnose, combat mené ensuite par Clément d’Alexandrie et Origène. Basile de Césarée s’attela à montrer comment la foi chrétienne pouvait affirmer la Trinité sans tomber dans le polythéisme. Augustin enseigna à rendre «raison de sa foi» à la lumière de l’Écriture et de la Tradition. Avec la scolastique, dont Thomas resta le maître, la théologie devint une «science» ; puis vint le temps de la Réforme, où la théologie s’intéressa particulièrement au rôle de l’Église.
Le Père Sesboüé cite ensuite de nombreux ouvrages apologétiques en réponse aux maîtres du soupçon (Marx, Nietzsche, Freud) et à la montée de l’athéisme aux XIXe et XXe siècles. Il fait aussi une large place aux grands auteurs de la dogmatique du siècle passé, Barth, Balthasar et Rahner.
La lecture de cet ouvrage n’est pas aisée, mais l’effort est largement récompensé car les connaissances de ce jésuite théologien renommé sont si étendues qu’elles nous permettent, avec bonheur, de revisiter les fondements de la théologie moderne et de nous intéresser avec lui au développement de l’œcuménisme.