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Seront-ils plus de 271? Alors que le Comité olympique russe et les fédérations internationales annoncent le nombre de Russes autorisés à participer aux JO de Rio, le CIO entretient le suspense.
Le président du Comité olympique russe a donné le premier chiffre précis. "Pour l'instant, 271 sportifs russes ont été admis", a lancé Alexandre Joukov, lors d'une conférence de presse en milieu d'après-midi. Au départ, l'équipe de Russie était composée de 387 sportifs. "Dans la majorité des sports, l'équipe de Russie a été autorisée à concourir au complet", a souligné M. Joukov, en citant, entre autres, l'équitation, la gymnastique, l'escrime, la boxe, le BMX ou le volley-ball...
La grosse centaine de sportifs écartés a été victime de la publication du rapport McLaren, pointant un dopage d'Etat en Russie. Dans la foulée, le CIO avait demandé aux différentes fédérations internationales d'établir une première liste des athlètes russes indésirables. Ces pré-listes ont ensuite été soumises à un panel de trois membres du CIO, chargés d'écarter les sportifs russes repêchés par leurs fédérations mais qui resteraient encore inéligibles à leurs yeux, à la lumière du rapport McLaren.
Parmi les cas épineux figurait la natation. La Fédération internationale (Fina) a annoncé qu'ils seraient finalement 31, seuls cinq d'entre eux restant finalement sur le carreau, en comptant une concurrente de l'eau libre. Parmi ces 31, deux nageurs, Vladimir Morozov et Nikita Lobintsev, avaient fait appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), et ont donc été blanchis. Pour un chiffre définitif sur la taille de la délégation russe, tout le monde comptait sur la conférence de presse de Thomas Bach, en clôture de la 129e session du CIO. Mais le patron du mouvement olympique a botté en touche. "Nous nous attendons à ce que le résultat du travail du panel du CIO (chargé de décider du nombre de sportifs russes éligibles aux Jeux) soit publié plus tard dans la journée", a déclaré le président du CIO, en précisant que les diverses fédérations internationales devaient "d'abord être informées".
Il restera ensuite à guetter les procédures d'appel encore en cours devant le TAS. Car, sur les dix-huit procédures d'appel engagées devant le Tribunal arbitral du sport depuis le 26 juillet -un record sur une seule édition des JO- onze concernent en effet des sportifs russes exclus par leurs fédérations.
Selon les décomptes, à 24 heures de la cérémonie d'ouverture, 14 sportifs (2 nageuses, 1 lutteur, 1 membre de l'équipe de canoë kayak en ligne, 3 rameurs, 3 cyclistes et 4 haltérophiles) pourraient encore être repêchés en dernière minute par les arbitres du tribunal de Lausanne, actuellement délocalisé à Rio. Difficile derrière cette actualité russe de se faire une place aux JO. C'est pourtant ce que va essayer de faire la star du "futebol" brésilien, le Barcelonais Neymar, entré en lice avec la Seleçao olympique, contre l'Afrique du Sud (Groupe A), au Mané Garrincha Stadium de Brasilia, après le match d'ouverture Irak - Danemark.
Au lendemain du football féminin, qui a eu l'honneur d'ouvrir les Jeux, c'est en effet le tour des garçons. Réservé aux jeunes, "encadrés" au maximum par trois joueurs de plus de 23 ans, ce tournoi olympique offre au Brésil une belle occasion d'effacer (en partie) le traumatisme de l'élimination en demi-finale du Mondial-2014 face à l'Allemagne (7-1). "J'espère revenir au Maracana et marquer le but de la victoire, ou aider par une passe (décisive), qui sait. D'une manière ou d'une autre, qu'on soit champions", a lancé Neymar, finaliste en 2012 à Londres et qui rêve d'offrir au Brésil le premier titre olympique de son histoire. Cette première journée de football messieurs offrira aussi deux beaux chocs, entre Mexique et Allemagne (Groupe C) et Portugal et Argentine (Groupe D).
ATS