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Le Premier ministre du Népal KP Sharma Oli a annoncé sa démission dimanche, juste avant le vote d'une motion de censure parlementaire qui aurait dû être adoptée. Sa décision plonge le pays dans une crise politique.
"J'ai décidé d'ouvrir la voie à l'élection d'un nouveau Premier ministre par ce Parlement, et j'ai présenté ma démission à la présidente", a déclaré KP Sharma Oli aux parlementaires. Ceux-ci s'apprêtaient à voter la motion de censure contre le gouvernement.
Ses rivaux politiques, les anciens rebelles maoïstes, avaient appelé à voter la motion après avoir quitté la fragile coalition gouvernementale il y a deux semaines. Les anciens rebelles accusent notamment le Premier ministre d'être revenu sur des accords passés. Ils le tiennent pour responsable de troubles meurtriers suite à l'adoption d'une nouvelle Constitution controversée.
Dans son discours, le Premier ministre démissionnaire a accusé les parlementaires de l'opposition de chercher à discréditer son gouvernement, formé il y a neuf mois seulement. Il a souligné que l'exécutif travaille à reconstruire le pays après le séisme dévastateur d'avril 2015 qui a fait plus de 9000 morts.
"Impact négatif"
Concernant la motion, Sharma Oli a ajouté qu'il était "préoccupé de voir que des mesures ont été prises par égoïsme et désir de revanche". Celles-ci vont avoir, selon lui, "un impact négatif sur le long terme et plonger le pays dans l'instabilité".
Le parti du chef maoïste Pushpa Kamal Dahal, qui fut Premier ministre après la fin de la rébellion maoiste en 2006, pourrait lui succéder.