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Critique
Le premier PROJET BLAIR WITCH était un film pas cher (30'000 dollars) qui a rapporté gros (141 millions). Il se présentait comme le montage d'images brutes filmées et enregistrées par trois étudiants enquêtant sur une sorcière et ayant mystérieusement disparu.
Le numéro 2 n'est pas à proprement parler une resucée. Toujours sous une forme plus ou moins documentaire, il met en scène cinq personnages ayant vu le premier film, dont un jeune habitant de Burkittsville qui a fait de l'intérêt pour la sorcellerie son fonds de commerce. L'expédition sur le théâtre des événements tourne à la déconfiture: durant la première nuit, après une soirée de défonce, les protagonistes perdent tout souvenir de cinq heures vécues dans un état second. Ils retrouveront la mémoire - et connaîtront beaucoup d'ennuis - en visionnant leurs cassettes récupérées au fond d'un trou.
Documentaire/documenteur... Faut-il croire tout ce que montrent des documents d'amateurs? Quoi qu'il en soit, THE BLAIR WITCH PROJECT 2, par ses images saccadées et sa violence souvent gratuite, n'ensorcelle pas le spectateur...
Daniel Grivel