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18/07/2016
L’Association du transport aérien international a publié ses statistiques sur le secteur mondial du fret aérien, qui indiquent que la demande, mesurée en tonnes- kilomètres de fret (FTK) a ralenti en mai, avec une croissance de 0,9 % en glissement annuel. Les rendements demeurent sous pression puisque la capacité, mesurée en tonnes-kilomètres disponibles (AFTK), a augmenté de 4,9 % en glissement annuel.
La demande dans le secteur du fret aérien a diminué ou est restée inchangée en mai dans toutes les régions sauf l’Europe et le Moyen-Orient. Ces régions ont enregistré en mai des taux de croissance des volumes de fret de 4,5 % et 3,2 % respectivement, comparativement à la même période l’an dernier.
La faiblesse généralisée des volumes commerciaux mondiaux, qui, dans l’ensemble, font du surplace depuis la fin de 2014, est responsable d’environ 80 % de la performance morose du fret aérien.
« Le commerce mondial fait du surplace depuis la fin de 2014 et le fret aérien suit. Les espoirs d’une année 2016 forte s’amenuisent, alors que l’incertitude économique et politique augmente. Le fret aérien est vital pour l’économie mondiale. Mais l’environnement d’affaires est extrêmement difficile et on ne voit pas de signe d’un soulagement à court terme », a déclaré M. Tony Tyler, directeur général et chef de la direction de l’IATA.
Les compagnies aériennes d’Asie-Pacifique ont enregistré en une diminution de 0,7 % de la demande dans le secteur du fret aérien, par rapport à l’an dernier. La capacité a augmenté de
3,7 %. Les transporteurs d’Asie-Pacifique affrontent des vents contraires dans le contexte du faible niveau de commerce dans la région et dans le monde.
Les transporteurs d’Amérique du Nord ont subi un déclin de la demande de 0,2 % en glissement annuel. Les volumes de fret aérien ont souffert de la force du dollar américain, qui a placé les marchés d’exportation américains sous pression. Cela a fait en sorte que la demande de transport de fret chez les transporteurs américains est demeurée négative depuis douze mois consécutifs.
Les transporteurs d’Europe rapportent une augmentation de 4,5 % des volumes de fret et une hausse de capacité de 5,7 % en mai 2016. La performance positive de l’Europe correspond à l’augmentation des commandes d’exportation en Allemagne au cours des derniers mois.
Les transporteurs du Moyen-Orient ont enregistré une augmentation de la demande de 3,2 % et une augmentation de capacité de 9,5 % en mai 2016, comparativement à la même période l’an dernier. Bien que les transporteurs de la région affichent la plus forte demande globale, les conditions de la demande se sont détériorées considérablement. La croissance annuelle en mai 2016 représentait le cinquième du rythme enregistré en mai 2015. Cela reflète à la fois un ralentissement de l’expansion du réseau chez les principaux transporteurs de la région au cours des six derniers mois et les faibles conditions commerciales.
Les transporteurs d’Amérique latine affichent un déclin de la demande de 9,7 % et une baisse de capacité de 7 %, alors que les conditions économiques continuent de se dégrader en Amérique latine, particulièrement dans la plus grande économie de la région, le Brésil.
Les transporteurs d’Afrique ont enregistré en mai 2016 une croissance de 0,3 % par rapport à la même période l’an dernier. La capacité des compagnies aériennes africaines a augmenté de 22,2 % en glissement annuel, à cause de la tendance expansionniste des opérations long-courriers depuis décembre 2015.
Photos : 1 B757 DHL 2 B747 Cargolux @ John Fleck
17/07/2016
La chaine de montage du célèbre chasseur F-16 n’a plus que 15 appareils neufs à produire pour l’instant. Cependant, l’avionneur Lockheed-Martin planifie une seconde vie pour le « Fighting Flacon ».
A Fort Worth au Texas, les installations de production de Lockheed-Martin fonctionnent essentiellement sur le programme du F-35 « Joint Strike Fighter ». Mais l’avionneur le sait, l’ensemble des clients du F-16 ne pourront pas se payer le F-35. Par ailleurs, certains utilisateurs du nouvel avion vont continuer à maintenir tant que possible le F-16 en service, afin de garantir une dotation suffisante en terme d’avions de combat.
Une nouvelle version du F-16 :
Alors, chez Lockheed-Martin on prépare une évolution de la dernière version disponible du F-16 « Viper ». Ce futur standard devra incorporer des technologies en provenance du F-22 et F-35. Ce nouveau programme de mise à niveau les F-16 semble être la prochaine étape naturelle pour les clients existants et émergents du F-16. Mais ce programme ouvre la voie également en vue d’en séduire de nouveaux et de relancer la fabrication du célèbre avion produit à ce jour à plus de 4'500 exemplaires.
L’arrivée du standard « Viper » permet le remplacement de l’actuel radar à antenne mécanique par le Northrop Grumman APG-83 « Radar Scalable Agile Beam » de type AESA couplé à un nouvel ordinateur de mission et une architecture dotée de la fusion de données. Cette modernisation doit permettre de mieux préparer et interagir avec les appareils de 5e génération ou de génération 4++.
A l’avenir, Lockheed-Martin veut ajouter un réseau de données à haut débit et un nouveau système informatique pour permettre plus de circulation de l'information dans les nouveaux écrans du jet. Une nouvelle version ainsi configurée du F-16, lui permettra de travailler de concert avec les F-22 et F-35 en réseaux. Mais ces nouvelles applications permettront également à l’avion d’emporter de nouvelles armes plus sophistiquées.
Pour l’avionneur, trois clients ont commandé plus de 300 F-16 modifiés à la nouvelle norme « Viper ». Il s’agit de Taïwan, la Corée du Sud et Singapour. D’autres utilisateurs pourraient être tentés à l’avenir de moderniser le F-16.
Lockheed-Martin espère donc continuer à placer le standard « Viper » à d’autres utilisateurs et du même coup préparer le lancement d’une version encore plus puissante, telle que décrite ici. L’occasion de venir sur de nouveaux marchés en Asie, Amérique Latine et en Europe. En effet, l’avionneur américain désire pouvoir offrir le futur standard « Viper amélioré » à des pays ne pouvant s’offrir pour diverses raisons le F-35 et qui pourraient être intéressés par un monomoteur performant.
Photos : F-16 Viper @ Lockheed-Martin
16/07/2016
Boeing a reçu un nouveau contrat en vue de la préparation de l’intérieur du futur avion présidentiel « Air Force One ». Ce contrat d’une valeur de 127,300 millions de dollars a été décerné par l'US Air Force.
L'an dernier, l'US Air Force a annoncé la sélection du B747-800 pour remplacer la flotte de deux VC-25s (B747-200) qui sont communément connus sous le nom "Air Force One" lorsque le président américain vole à bord. Les deux B747-200 auront 32 ans, lorsque le premiers Boeing B47-800 entrera en service.
Après une série de revers en matière d'acquisition coûteux dans d'autres programmes, l'USAF adopte aujourd’hui une approche prudente en matière de risque dans les programmes de grande envergure, y compris le programme présidentiel de recapitalisation des aéronefs (PAR).
Il y a sept mois, l'USAF a remis Boeing un contrat de 25,8 millions de dollars pour commencer à définir "les exigences détaillées et la conception " du futur « Air Force One ». Par ailleurs, l’avionneur Boeing et l’US Air Force ont confirmé l’entrée en service du premier B747-800 présidentiel pour 2023.
Rappel :
La désignation de l'US Air Force pour les «747» réaménagés pour le président est Boeing VC-25A. Les deux appareils actuels sont différenciés par leur codes d'empennage soit : « 28 000 » et « 29 000 ». Même si Air Force One se réfère au seul avion de l'US Air Force à bord duquel se trouve le président des États-Unis, ce terme est désormais communément employé pour désigner l'un ou l'autre de ces «747» présidentiels.
Les «747» VC-25A présentent une superficie de 370 m², reconfigurée pour pouvoir répondre aux besoins présidentiels. Le plus bas des trois niveaux est principalement aménagé en soute à bagages et pour le stockage de la subsistance à bord. L'avion peut emporter plus de 2’000 repas de manière à rester autonome toute la durée du voyage présidentiel. Ce niveau possède aussi, à l'avant et à l'arrière, deux portes passagers annexes à l'appareil, utilisées pour le service, lesquelles permettent aussi de monter et descendre sans passerelle aéroportuaire. Le deuxième niveau est occupé par le président et sa proche équipe et le troisième comprend le cockpit, un petit espace de repos pour l'équipage avec quatre sièges et tables d'un côté et deux couchettes de l'autre et à l'arrière un centre où quatre personnes gèrent les communications et la protection de l'appareil. Ce centre permet ainsi à l'avion de disposer de 87 lignes de téléphone, dont des communications sécurisées, d'Internet et de recevoir les chaines de télévision par satellites.
Photo : Image de synthèse du futur B747-800 Air Force One @ Boeing
La compagnie de lancement du CSeries la compagnie Swiss International Air Lines (SWISS) a effectué hier avec succès le vol commercial inaugural de son nouvel avion, le CS100 entre Zürich et Paris-Charles-de-Gaulle.
Ce premier vol n° LX 638 a assuré ce vendredi la liaison entre l’aéroport de Zürich et Paris-Charles-de-Gaulle. L’avion a décollé en début d’après-midi pour se poser aux alentours de 14h30 à Paris. Ce premier CS100 immatriculé HB-JBA baptisé « Kanton Zürich » avait fait le plein de passagers.
Une cérémonie a eu lieu avant le vol lors de l’embarquement à Zürich. Markus Binkert, directeur commercial de la compagnie, a remis un certificat à Thomas Marks Lee, détenteur du record mondial de participation à des vols inauguraux. L’événement s’est poursuivi avec le traditionnel coupé du ruban, avec la présence de Miss Suisse 2013 Dominique Rinderknecht.
« Je suis particulièrement fier que SWISS soit la première compagnie au monde à accueillir cet appareil entièrement repensé dans sa flotte », s’est réjoui Markus Binkert. « Le Bombardier CS100 convainc à tous points de vue : confort, rentabilité et compatibilité environnementale. Pour nos passagers, une nouvelle ère du transport est en train de s’ouvrir sur les vols courts et moyen-courriers. »
SWISS a commandé 30 avions CSeries à Bombardier, 15 appareils du type CS100 et 15 appareils du type CS300, plus grand. D’ici à l’été 2017 ils remplaceront surtout le modèle Avro RJ100. SWISS prendra ensuite livraison de nouveaux CS100 qui serviront en partie à prendre la relève d’autres avions de la flotte et à alimenter une croissance modérée sur le segment court et moyen-courrier. Outre Paris-Charles de Gaulle, Manchester, Prague et Budapest figurent parmi les premières villes que SWISS dessert avec un CS100. A la fin août suivra le lancement des vols SWISS en direction des métropoles européennes Varsovie et Bruxelles avec le CSeries. En septembre, Nice, Stuttgart, Hanovre, Milan, Florence et Bucarest viendront enrichir le réseau aérien CSeries. Avec chaque livraison d’un CS100, d’autres destinations desservies avec des avions du type Avro passeront au CS100. La desserte de la liaison Zurich - London City est prévue pour le premier trimestre 2017.
Les points forts de l’avion :
De grands hublots rapprochés laissent entrer plus de lumière à l'intérieur de la cabine, ce qui crée une sensation d'espace inédite. Chaque rangée de sièges comporte un écran sur lequel le passagers peut visionner des films et des informations sur le vol durant votre voyage. Les nouveaux compartiments à bagages offrent plus de place pour les bagages à main. Le nouveau design accroît sensiblement la sensation d'espace à l'intérieur de la cabine. La climatisation de la cabine s'adapte automatiquement en fonction du nombre de passagers. Ceci garantit une ventilation optimale et une température agréable pour chaque place assise. Pour manger ou pour travailler, le support de tablette est désormais installé au centre, ce qui offre beaucoup de place aux genoux, même lorsque la tablette est rabattue. La consommation de carburant a été diminuée de 20 %, ce qui réduit également les émissions de CO2. Ceci grâce aux réacteurs entièrement repensés, à l'aérodynamisme optimisé et au poids réduit de l'appareil. Le niveau de bruit perceptible par l'oreille humaine a été divisé par deux. Avec le nouveau CSeries, SWISS contribue ainsi sensiblement à améliorer la qualité de vie des riverains des zones aéroportuaires. Les ailes et les winglets spécialement dessinés ainsi que les réacteurs parfaitement dimensionnés garantissent une consommation de carburant réduite. Le poids de l'appareil a été réduit d'une tonne. Ceci notamment grâce à l'utilisation d'un nouveau type d'aluminium et de matériaux composites sélectionnés. Le CSeries est le premier appareil à embarquer un système de freinage électrique. Celui-ci améliore l'efficacité du freinage tout en réduisant l'usure. Il garantit en outre aux passagers un atterrissage en douceur. La cuisine de bord a également été transformée. L'agencement fonctionnel et ergonomique facilite le travail de notre personnel de bord.
Photos : 1 CS100 SWISS @ SWISS 2,3,4 Arrivée à Paris @ Paul Marais-Hayer
15/07/2016
Séoul, dans l’attente de pouvoir remplacer sa flotte actuelle d’avions de patrouille maritime, la marine sud-coréenne a pris livraison du premier des huit Lockheed Martin PC-3C « Orion » mis à jour par la Division Aerospace Korean Air (KAL-ASD).
En attendant mieux, les Lockheed P-3C « Orion » sont progressivement dotés d’améliorations en ce qui concerne les logiciels du radar, de nouvelles radios et des systèmes acoustiques améliorés. Les systèmes de guerre-électronique sont également mis à jour.
La modernisation doit permettre à ces appareils de continuer les missions de guerre anti-sous-marine jusqu’à l’arrivée d’un nouvel appareil. Les livraisons des sept avions restants seront terminées en 2017.
Lockheed P-3C « Orion » :
La version finale, P-3C, conserva la cellule et la motorisation de la version précédente, le P-3B, mais fut équipée d'un nouveau système de lutte anti-sous-marine et d'un Air Tactical Data Systems. Entre 1974 et 1984. Le P-3C peut emporter diverses armes dont des missiles AGM-84 « Harpoon » sur des points de charges externes, 4 torpilles Mk.46 ou 2 bombes sous-marines Mk.101 en soute et peut aussi utiliser des bouées acoustiques.
Photo : Lockheed P3C « Orion » coréen @ Seongsu Kim