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La Suisse doit abandonner toute retenue à l'égard de l'Italie
L'UDC invite le Conseil fédéral à abandonner toute retenue à l'égard de l'Italie et à prendre les mesures qui s'imposent après l'escalade des actions intolérables de l'Etat italien contre la place...
L'UDC invite le Conseil fédéral à abandonner toute retenue à l'égard de l'Italie et à prendre les mesures qui s'imposent après l'escalade des actions intolérables de l'Etat italien contre la place financière suisse et l'économie tessinoise. Nous ne pouvons accepter que la Suisse s'incline une fois de plus face à un acte hostile de l'étranger et ne réagisse pas à des atteintes graves à ses intérêts économiques. Le conseiller national Yvan Perrin, vice-président de l'UDC Suisse, a annoncé la semaine dernière déjà une intervention parlementaire et invité le Conseil fédéral à agir.
L'attitude de l'Italie à l'égard de la Suisse prend un tour de plus en plus grotesque. Après avoir dénigré publiquement la Suisse, lancé trois amnisties fiscales depuis 2001 et espionné des clients de banques suisses, l'Italie s'adonne à des razzias auprès d'instituts financiers helvétiques. De toute évidence, l'Italie a déclaré une guerre économique à la Suisse. Il faut absolument éviter que la Suisse s'incline une fois de plus devant des pressions étrangères; elle doit au contraire prendre des contre-mesures rigoureuses. Les déclarations molles et lénifiantes du Conseil fédéral d'hier ne suffisent pas. Il faut maintenant prendre des mesures concrètes contre l'Italie. La fermeté s'impose d'autant plus que l'Italie se montre également peu coopérative dans d'autres domaines, comme par exemple la réadmission des requérants d'asile.
Yvan Perrin, conseiller national et vice-président de l'UDC Suisse, a annoncé la semaine dernière déjà une intervention parlementaire dans laquelle il invite le Conseil fédéral à examiner rapidement les mesures suivantes:
- réduire la ristourne fiscale provenant du revenu des frontaliers (le Tessin ristourne actuellement 40% à l'Italie alors que les Grisons ne restituent que 12,5% à l'Autriche) ou suspendre totalement ces versements jusqu'à ce que l'Italie renonce à ses mesures chicanières aux frontières.
- ne plus accorder de nouvelles autorisations de séjour/de travail aux frontaliers italiens et aux Italiens cherchant du travail en Suisse jusqu'à ce que l'Italie remplisse rapidement et de manière non bureaucratique ses obligations découlant de l'accord de Dublin.
- exiger de l'Italie qu'elle s'engage clairement auprès de la Suisse en garantissant le raccordement au sud de la NLFA et en présentant des solutions concrètes.
Par ailleurs, les négociations sur un accord de double imposition avec l'Italie doivent être suspendues jusqu'à ce que l'Italie fasse cesser ses agissements nuisibles pour la Suisse.