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L’Union démocratique du centre (droite conservatrice) confirme sa ligne en matière d'étrangers et d'imposition. Ses délégués ont recommandé samedi d'accepter l'initiative sur le renvoi des étrangers criminels (415 voix contre 0) et de rejeter le contre-projet (416 voix contre 0). Ils prônent aussi le non à l'initiative socialiste destinée à freiner la concurrence fiscale entre les cantons (379 voix contre 1 et 5 abstentions). Ces objets seront soumis au peuple le 28 novembre.
L'initiative de l'UDC réclame qu'un étranger condamné pour une liste de crimes graves soit automatiquement privé de son titre de séjour. Expulsé, l'intéressé ne pourrait revenir en Suisse pendant 5 à 15 ans, voire 20 ans en cas de récidive. Le contre-projet précise que ces décisions doivent être prises dans le respect des droits fondamentaux.
L'initiative socialiste «pour des impôts équitables» quant à elle fait planer la menace d'une hausse généralisée de la fiscalité, juge l’UDC. Elle impose un corset fiscal aux cantons et ne tient pas compte du fait que la concurrence fiscale profite à l'ensemble de la population et de l'économie, selon l’UDC.
Les délégués réunis samedi à Baar (canton de Zoug) sont en revanche restés sur leur faim pour les élections partielles au Conseil fédéral (gouvernement) afin de remplacer les ministres démissionnaires Moritz Leuenberger et Hans-Rudolf Merz.
Si le président de l’UDC, Toni Brunner, a bien rappelé que le parti disposait de cinq personnalités prêtes à se porter candidates, il n'a révélé aucun nom. Il s'est contenté de revendiquer un deuxième siège pour le premier parti de Suisse et a rappelé au passage l'initiative de l'UDC pour une élection du Conseil fédéral par le peuple.
swissinfo.ch et les agences