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Statistiques
Selon une enquête de l’Office fédéral de la statistique, les étudiants ayant terminé leurs études en 2004 étaient 5,7% pour les diplômés universitaires et 4,3% pour les diplômés de hautes écoles pédagogiques à n’avoir toujours pas trouvé d’emploi une année après l’obtention du titre. Des chiffres plus favorables que ceux observés deux ans plus tôt lors d’une enquête similaire.
Les hommes alémaniques issus d’une haute école pédagogique sont-ils ceux qui ont le plus facilement trouvé un emploi à la fin de leurs études? L’enquête ne le dit pas, mais ce profil est l’addition de tous les critères statistiquement favorable à une entrée rapide dans la vie active.
{{{disparités entre les formations}}}
Les diplômés issus des hautes écoles pédagogiques étaient pour la première fois dans cette étude considérés de manière séparée. C’est dans cette branche que le taux de sans-emploi une année après l’obtention du diplôme est le plus faible. Les diplômés des domaines d’études dont l’accès à la profession est clairement réglementé (médecine, pharmacie et droit) ont également peu de peines à entrer sur le marché du travail. Viennent ensuite des domaines tels que « Technique et IT », « Sciences de la construction » et « Travail social » qui trouvent dans une large majorité des emplois correspondant à leur formation. Ce n’est pas le cas des nouveaux diplômés en sciences humaines et sociales ou dans les domaines artistiques, culturels ou sportifs.
Beaucoup de nouveaux diplômés ne trouvent pas d’emploi conforme à leur formation. Après une année, cela touche 27% des diplômés universitaires et 39% des ressortissants d’HES.
{{{disparités entre les sexes}}}
Les femmes accèdent en général moins facilement à un emploi adéquat que leurs condisciples masculins. Une observation que l’OFS met en relation avec le fait que les femmes sont plus nombreuses dans les domaines d’études dont les diplômés peinent à trouver un emploi.
{{{disparités entre les régions}}}
C’est au Tessin et dans la région lémanique que les personnes fraîchement diplômées éprouvent le plus de difficultés à accéder à un poste conforme à leur qualification. Les conditions moins bonnes régnant sur le marché de l’emploi dans ces deux grandes régions expliquent en partie cette situation. Mais elle est aussi due, notamment dans la Région lémanique, à une plus forte concurrence entre personnes hautement qualifiées arrivant sur le marché du travail.
{{{disparités salariales}}}
Le revenu annuel brut standardisé des diplômés des HES, une année après la fin de leurs études, se situe à 75 000 fr. Les mieux payés étant les diplômés en sciences économiques, en médecine, en pharmacie, en travail social, en technique et IT et en pédagogie. Les juristes font parties des plus mal payés, une année après la fin de leurs études, mais leurs revenus augmentent rapidement à la fin de leur période de stages. Une augmentation rapide de revenus à laquelle ne doivent pas s’attendre les nouveaux diplômés en arts appliqués, dont les premiers salaires sont également au bas du tableau.
Les données des études de 2003 et de 2005 permettent d’étudier les différences de salaires entre hommes et femmes. Elles sont peu significatives pour les nouveaux diplômés universitaires lorsque l’on tient comptes des autres facteurs influençant les revenus. Les femmes issues de HES touchent par contre en moyenne 2553 fr. de moins par année que leurs condisciples masculins une année après l’obtention de leur titre.
Une analyse menée sur les domaines d’études, sans tenir compte du type d’école, montre, de plus, qu’une année après la fin de leurs études les femmes gagnent en moyenne 2956 fr. de moins que les hommes en sciences économique et 5476 fr. en sciences techniques.