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A l'instar de ces dernières années, le rôle important joué par la migration issue de la libre-circulation des personnes pour l'économie s'est confirmé en 2019. La demande de main-d'œuvre, restée stable en Suisse et associée à une situation économique favorable au sein de l'UE/AELE, a contribué à maintenir le solde migratoire des ressortissants de l'UE/AELE a un niveau historiquement bas. L'évolution du solde migratoire de mars à mai 2020 à quant à elle a été marquée par la pandémie de Covid-19.
La participation sur le marché du travail a un sommet
L'immigration de main-d'œuvre de l'UE/AELE vers la Suisse est toujours fortement orientée sur les besoins de l'économie comme le souligne le niveau élevé de participation sur le marché du travail. Le taux d'activité des ressortissants de l'UE était de 87,7 % en 2019, contre 84,3 % pour la moyenne suisse et 84,6% pour les ressortissants suisses. L'immigration dans le cadre de l'ALCP contribue donc de manière significative à accroître la participation des étrangers à la vie active en Suisse.
Le taux de chômage des personnes provenant de l'UE/AELE reste supérieur à la moyenne nationale. La concentration d'une partie de l'immigration de l'UE/AELE dans des secteurs relativement plus touchés par le chômage l'explique principalement. Le taux de chômage des ressortissants suisses s'est maintenu ces dernières années à un faible niveau, il a décru en 2019.
La croissance des salaires en Suisse reste globalement équilibrée en regard des différents niveaux de formation. Le taux annuel moyen de croissance des salaires pour les résidents permanents était entre 2002 et 2018 de 1,1 % contre 1,2 % pour l'ensemble de la population active. Le salaire médian des Suisses reste toutefois sensiblement supérieur au salaire médian de l'ensemble des travailleurs.
La main-d'œuvre immigrée de l'UE/AELE contribue à la flexibilité du marché du travail
L’immigration vers la Suisse depuis l'entrée en vigueur de l'ALCP est fortement orientée sur le marché du travail: en 2019, 89% des hommes et 80 % des femmes âgés entre 15 et 64 ans ayant immigré en Suisse après juin 2002 exerçaient une activité lucrative. Leur taux d'activité est supérieur à la moyenne et leur volume de travail est plus important que celui des autres groupes de population ce phénomène est particulièrement visible chez les femmes immigrées ou frontalières: comparées aux femmes nées en Suisse, elles occupent plus souvent des postes à plein temps et leur durée hebdomadaire de travail est en moyenne de 15% supérieure.
La main d’œuvre immigrée contribue positivement à la flexibilité du marché du travail. Relativement à la population active née en Suisse, elle exerce plus souvent une activité temporaire et travaille plus souvent de nuit ou le soir. En revanche, elle travaille moins le samedi-dimanche. Elle offre en particulier un réservoir de main d’œuvre flexible aux entreprises soumises aux fluctuations saisonnières.
Depuis son entrée en vigueur, l’ALCP a privilégié l’immigration de main-d’œuvre très qualifiée. Cependant, les Suisses se tournant vers des activités exigeant de plus hautes qualifications professionnelles, les entreprises ont dû recourir à l'ALCP pour occuper certains postes exigeant un plus faible niveau de qualifications.
Le regroupement familial, une source de main-d'œuvre bien intégrée
Alors que la prise d'emploi est le moteur principal de l'immigration depuis l'UE/AELE, le regroupement familial est quant à lui le principal motif d'immigration depuis les Etats tiers.
La majorité des membres d’une famille qui rejoignent la Suisse dans le cadre d’un regroupement familial sont économiquement indépendants et touchent un salaire. L’intégration sur le marché du travail des ressortissants de l’UE/AELE qui ont immigré dans le cadre d’un regroupement familial est plus marquée que celle des ressortissants des États tiers, tant en termes d’intégration professionnelle que de revenu.
L’intégration professionnelle et le recours à l’aide sociale sont étroitement liés. Seuls 3,4% des immigrés de l’UE/AELE arrivés en Suisse en 2009 ont eu recours à l'aide sociale dans les huit ans suivant leur arrivée. Le risque de devoir recourir à l’aide sociale est d’autant plus faible que le niveau de formation est élevé. Les personnes de l’UE/AELE ayant immigré dans le cadre d’un regroupement familial et qui dépendent de l’aide sociale parviennent la plupart du temps à s’en libérer rapidement et à retrouver une indépendance économique.
Seizième rapport de l’Observatoire sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et l’UE(pdf, 1110kb)
Speaking Notes - Staatssekretärin M.-G. Ineichen-Fleisch, Direktorin SECO(pdf, 141kb)
Speaking Notes - Boris Zürcher, Leiter der Direktion für Arbeit, SECO(pdf, 166kb)
Speaking Notes - Roland Müller, directeur de l’Union patronale suisse(pdf, 522kb)
Speaking Notes - Daniel Lampart, économiste en chef de l’Union syndicale suisse(pdf, 120kb)
Contact
Antje Baertschi, Leiterin Kommunikation, SECO, CommunicationTel. 058 463 52 75 ,<email-pii>