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New York - Un tribunal de New York a accordé jeudi à une des dix suspects d'espionnage pour la Russie arrêtés aux Etats-Unis un régime de liberté sous caution. Il a en revanche décidé que trois autres personnes poursuivies dans cette affaire devaient rester en détention.
La journaliste Vicky Pelaez doit être libérée sous des conditions strictes, a indiqué le juge Ronald Ellis: sa caution a été fixée à 250'000 dollars, dont 10'000 payés en liquide, elle devra porter un bracelet électronique et être assignée à résidence.
"Elle ne donne pas l'impression d'être un agent professionnel", a déclaré le juge pour justifier la remise en liberté. "Elle a une véritable identité et l'intention de rester dans le pays".
La justice a en revanche décidé que deux autres suspects, Richard et Cynthia Murphy, resteraient en détention. "Les preuves produites par le gouvernement (à leur encontre) sont fortes", a souligné le juge. Concernant le quatrième suspect qui comparaissait à New York, Juan Lazaro, le tribunal a décidé de reporter sa décision.
Deux autres tribunaux américains avaient décidé, plus tôt dans la journée, de maintenir en détention cinq autres suspects.
Le FBI (police fédérale) accuse les dix personnes arrêtées aux Etats-Unis, ainsi qu'une onzième qui a pris la fuite à Chypre, d'avoir fait partie, pour certains depuis des décennies, d'un réseau d'espionnage au profit de la Russie.
Le FBI affirme avoir mené cette enquête depuis près de 10 ans, mais rien n'a encore filtré sur l'importance des informations fournies par ces agents présumés, qui étaient chargés, selon les plaintes déposées aux greffes des tribunaux, "d'infiltrer des cercles de pouvoir".
ATS