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Evolution du taux de césariennes dans une maternité universitaire suisse selon la classification de Robson
Rev Med Suisse
2017; volume 13.
1846-1851
Résumé
Afin d’analyser le taux de césariennes (CS) selon les différents groupes de la classification de Robson dans une maternité universitaire suisse, nous avons mené une étude rétrospective au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) incluant les accouchements survenus entre le 1er janvier 1997 et le 31 décembre 2011. Le taux global de CS s’élève à 29 %, principalement dans le groupe 5 (patientes avec antécédents de CS) et le groupe 2 (nullipares à terme provoquées ou ayant une CS élective). L’étude montre également que le déclenchement du travail sur demande maternelle chez la nullipare à terme (groupe 2a) augmente le risque de CS par rapport à une induction médicale (p
IntroductionEn 1985, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) statuait qu’un taux d’accouchements par césarienne supérieur à 15 % ne pouvait pas se justifier quelle que soit la région du monde.1 Trente ans plus tard, même si ce seuil a été réestimé à la hausse (autour de 17 %), son dépassement n’est pas associé à une réduction de la morbi-mortalité materno-fœtale.2 D’autre part, d’un point de vue économique, l’inflation du nombre de césariennes est associée à un surcoût qu’il est nécessaire de justifier dans un système de santé.3Avec un taux national de césariennes de 33,3 % en 2015, la Suisse figure dans le peloton de tête des Etats membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).4,5 Le taux, stable depuis 2008, a doublé en 30 ans.6 Le rapport annuel de l’OFS (Office fédéral de la statistique) montre qu’il existe de grandes disparités cantonales (19,5 % dans le Jura et 39,1 % dans le canton de Zoug).4Les hypothèses étiologiques de cette hausse son...