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Le "pédophile de Gland" a comparu devant la Cour d'appel du Tribunal cantonal à Lausanne où son avocate a réclamé une réduction de sa peine. En décembre, le sexagénaire avait été condamné à neuf ans de prison et une mesure d'internement pour avoir notamment abusé d'une fillette de 11 ans.
Devant la Cour, l'avocate du Genevois, Véronique Fontana, a demandé trois ans de prison et des mesures thérapeutiques institutionnelles en milieu fermé. Une demande rejetée par le procureur Xavier Christe, qui a réclamé une nouvelle fois une peine de 11 ans de prison. Le verdict est attendu pour la fin de semaine.
La défense a par ailleurs réclamé de nouvelles expertises. Une d'ordre psychiatrique car "la première a été réalisée dans un climat tendu, par des expertes extrêmement partiales", a expliqué Me Fontana à l'ats.
La seconde, d'ordre médical, visant à "prouver qu'il est impuissant". S'appuyant sur cette impuissance, le sexagénaire nie avoir violé une fillette à Gland en 2011. Pour que le viol soit retenu, il faut qu'il y ait eu pénétration, du moins partielle.
Les deux expertises ont été refusées par la Cour. Cette dernière a par ailleurs partiellement accepté la demande du sexagénaire de pouvoir s'exprimer. Celui-ci souhaitait pouvoir prendre la parole pendant une heure. Il a finalement bénéficié d'un laps de temps plus court "durant lequel il a notamment indiqué qu'il trouvait sa peine trop sévère par rapport à des crimes similaires", résume son avocate.
Sadisme
En décembre, le Tribunal criminel de Nyon avait reconnu l'homme coupable de viol qualifié et d'actes d'ordre sexuel avec des enfants, notamment pour le viol d'une fillette de 11 ans dans la buanderie de son immeuble à Gland.
La Cour avait alors retenu une culpabilité "écrasante". Le jugement soulignait le "déferlement de sadisme et de perversité" du condamné, qui a infligé un "martyr" à sa victime, réduite à l'état "d'objet déshumanisé". Entre 2007 et 2010, l'homme a aussi commis à plusieurs reprises des actes d'ordre sexuel sur une petite voisine, alors âgée de 7 à 10 ans.
Circonstances atténuantes
Mardi, Me Fontana a plaidé plusieurs circonstances atténuantes pour son client dont ses "regrets sincères exprimés à plusieurs reprises", l'absence d'antécédent judiciaire et son autodénonciation dans l'une des affaires.
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