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Quatre propositions de peintures murales de Francis Baudevin (1964, Bulle) avaient pour particularité de servir de fond ou de décor à quatre accrochages thématiques. Elles constituaient en fait une exposition disséminée dans le musée, glissée sous d’autres expositions et présentée sous un titre générique, Acratopège (qui qualifie ce qui ne possède aucune vertu particulière). La méthode de Baudevin, fondée sur l’appropriation du graphisme commercial, était donc confrontée à un nouveau problème : celui de son lien avec les œuvres exposées, étant entendu que chaque proposition en modifiait la perception. Ainsi des héros de la modernité conquérante, tels que Le Corbusier, Lohse, Stella, Glarner, Albers ou Fontana, étaient accrochés sur Moulinsart, dont le motif s’inspire des pages de garde des albums de Tintin. L’échange entre « haute culture » et la culture « populaire » se mirait ironiquement dans l’ambiance surannée du salon bourgeois, inéluctable destination des peintures les plus subversives.