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Thuong, 21 ans, pensait que l'informatique était quelque chose pour les autres. L'aînée de quatre frères et sœurs vient d'une zone rurale près de Hanoi au Vietnam. Ses parents sont agriculteurs et vivent en outre de petits travaux. Les possibilités d'acquérir des compétences en informatiques dans cette zone rurale sont limitées.
Des opportunités pour les filles en lesquelles personne ne croit
Thuong est handicapée physiquement depuis sa naissance. Bien qu'elle ait bien réussi à l'école, les gens de son village n'ont cessé de lui dire qu'il n'y avait pas de possibilités d'emploi pour elle en raison de son handicap. Un jour, Thuong a découvert le programme "Fit for the Future" de Plan International Suisse via Facebook. Le projet vise à former 800 jeunes défavorisés de Hanoi, en particulier des jeunes femmes, en vue d’occuper un emploi dans le secteur en plein essor des technologies de l'information (TI) au Vietnam. "J'étais si nerveuse avant l’entretien avec REACH", dit Thuong. REACH est l'un des partenaires locaux du projet avec lequel Plan International met en œuvre "Fit for the Future". Anciennement connu sous le nom de "Livelihood Advancement Business School", REACH a initialement été créé en tant que projet de Plan International pour combler le manque de formation pour les employeurs. Aujourd'hui, REACH est une organisation indépendante, avec des employés vietnamiens uniquement.
Plus qu'une simple éducation
L'entretien s'est bien passée. Thuong a pu suivre un cours de graphisme à REACH. Elle travaille maintenant dans une entreprise sociale de TI et gagne sa propre vie. Elle est satisfaite : "J'étais pessimiste avant. Dans le programme "Fit for the Future", j'ai acquis non seulement des compétences en informatique, mais aussi en anglais, en communication, en planification et des compétences pour la vie en général. Je suis beaucoup plus motivée et je crois en moi".
"Thuong a vécu beaucoup de choses difficiles. Apprendre a toujours été son plus grand souhait depuis qu'elle était petite. Beaucoup ont dit qu'elle ne pouvait rien faire. A l'école, elle était seule. Je suis heureuse - je n'aurais jamais imaginé qu'elle puisse faire un tel travail. C'est au-delà de tous nos rêves", explique la mère de Thuong au bord des larmes.
Thuong est la preuve vivante que les filles peuvent sortir de la pauvreté avec les bons outils et les bonnes ressources.