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Programme :
Un espace d'entrainement pour un mouvement d'art martial japonais, le "Bushido". Les différents axes du mouvement génèrent un deuxième espace d'accès inférieur.
Dessins:
Photos:
Prolongement des axes du mouvement pour générer un deuxième espace à l'étage inférieur.Celui-ci devient un espace d'accueil et d'accès au tatami.
Maquette finale:
Les escaliers sont le décalque des traces de pas. Ils forment ainsi une prolongation du sol.
Système de lattage du toit permettant des angles d'inclinaison différents.
Maquette découlée de l'étude:
Chemin d'accès ainsi que plate-forme pour s'assoir surélevés. Le tatami est conçu d'un lattage entrecroisé qui permet d'avoir des modules des deux structures porteuses avec squelette du mouvement, facilement montables à échelle 1:1.
Le programme du tatami combiné à la reprise et l'étude du 3ème des sept mouvements de Bokken Subiri induit une forme précise et fluide dans les limites de la pièces. Les murs, le sol, l'ensemble se module et se déforme selon des points précis, ponctués par le canevas régulier de la protostructure. La prolongation de ces axes créent un deuxième espace inférieur d'entrée. Les visiteurs font tout d'abord une marche architecturale au travers des axes pour monter à l'étage et assister à la prestation du mouvement qui a engendré tout l'espace qu'ils ont traversé...
/WEEK 1 - Modularity
Le point de départ des détails constructifs apporte une organisation spatiale toute particulière. Les deux détails respectifs apportent chacun d'eux langage et caractère dans la conception de l'espace d'une pièce de vie.D'un côté les axes et vecteurs puissants structurent fortement l'espace, le coupant et créant des zones de déambulations et de passage. Cette scission crée ainsi des espaces non définit, qui eux peuvent être structurés par un jeu complexe de plans verticaux et horizontaux répétés.
Comment définir l'espace délimité ? Quels seront les paramètres nécessaires afin de différentier le programme d'un lieu à un autre ? Le jeu de nuance de ces paramètres sera déterminant, parlant de lumière, de proximité, de proportion au corps etc. définissant ainsi le programme.
Marchant seule dans la rue, mon regard fut porté sur un passage sombre à ma gauche. Curieuse, je m’y engage. C’est endroit est étrangement haut et étroit. Plus je m’y avance, plus je me sens petite et compressée par cette masse d’air au dessus de ma tête, cet espace a quelque chose d'effrayant. Mon ascension m’amène dans dans une pièce ramenée à mon échelle. Heureusement que l’entrée est juste assez large pour que je puisse m’y enfiler. La succession de petits espaces devant moi me rend cependant mal à l’aise. Je me demande qui peut bien vivre dans ces pièces qui n’ont la place que pour un lit et une étagère au plus. Des enfants peut-être... Je sors pour me retrouver à nouveau dans le deuxième axe du passage mais cette fois bien plus haut dans les airs. En regardant vers le bas une sensation de vertige me prend. Paniquée, je cours dans les escaliers pour arriver dans une succession d’espace où cette fois-ci le plafond est très bas. Je reprend mon calme et m'abaisse pour essayer de trouver quelqu'un, tourne au premier mur puis au deuxième, troisième en me perdant dans cette succession de parois et toujours personne n'apparait. Tout est déserté.
Créer divers espaces en répétant et croisant un module, tel est l'idée centrale de mon projet. Le demi passage sous arche sur la parcelle de Lausanne, module initial, présente des caractéristique d’espace intéressant : une mi- intériorité/extériorité, un espace de transition. Les axes des différents étages de l’immeuble délimitent différents espaces fractionnés par ce module. La hauteur quant à elle est modifiée selon l’étage en un rapport de proportionnalité de 1/4, 2/4, 3/4 et 4/4 du module initial. Cela impose différentes qualités d’un espace étrangement bas ou il faut se pencher pour y entrer, à un espace particulièrement haut ou le regard est porté. Afin d’exploiter le second axe induit par la colonne, divers croisements par étages sont créés. Cela crée une densité d’ouvertures différentes permettant des transitions d’étages.
Colonnes avec plâtres et carton:
maquette centrale en carton:
plâtres:
Colonne sans plâtres:
dessin de recherche:
J’avance dans la rue avec le colis qu’on ma demandé d’apporter à la main. Les gens autour de moi ne me prêtent aucune attention, ils sont enfermés dans leurs propres préoccupations. Cette étrange atmosphère me fait sentir étrangère à ce lieu. Hésitante, Je sors du flux de cette grande avenue pour m’engouffrer dans une arche donnant sur une ruelle sombre. Elle est extrêmement haute et étroite me donnant le sentiment d’être soudainement toute petite.
Je monte les escaliers extérieurs pour rentrer dans le bâtiment. Une fois à l’intérieur, je m engage dans le corridor et voit successivement de minuscules chambres. Elles ont la place pour un lit, éventuellement une petite commode et ont très peu d’accès à la lumière du jour. Les gens à l’intérieur sont pour la plupart des jeunes avec visiblement très peu de moyens. En voyant cette scène l’image de couchettes d’un navire transatlantique du 20ème siècle grouillant de monde et de vie me vint à l’esprit. J’imagine ces personnes avec des chemises d’époque, changeant de chambres, jouant aux carte ou flânant sur leur lit en attendant que le long trajet les mène en Amérique. J’avance dans ce paquebot imaginaire et monte à l’étage. Là je me retrouve dans une pièce à la géométrie particulière qui me fait penser à la coque du navire. En effet un des murs est arrondi pour suivre la géométrie formée par les deux parois. La chambre est nettement plus grande que les précédentes, mais cette étrange forme fait perdre une partie de l’espace. Elle est cependant plus lumineuse et comporte deux petites cases annexes. Sans aucun doute un autre rang social y loge. Je tourne et passe dans un autre espace encore plus grand et spacieux où l’orthogonalité a été rétablie. La vision d’un couple dans sa loge privée du paquebot cadre parfaitement avec l’homme et la femme bourgeois que j’aperçois manger à la table. Je monte finalement au dernier étage au but de mon ascension. Et là contraste total avec les premières chambres, je me retrouve dans un espace totalement ouvert avec pour seule contrainte 4 piliers porteurs. Je trouve le capitaine des lieux observant l’horizon de la mer de bâtiments qui s’étend à perte de vue. Je lui remets le paquet et il m’invite à s’installer avec lui un moment pour continuer d’observer la vie qui s’étend de l’autre côté.
Week 11
Research drawing sur la forme et l'emplacement de l'espace sur la colonne. (dessin)
Inspiration architecturale reprise du deuxième projet double-element:
Week 10
Study of the emplacement of the +column in my parcel with drawing.
The central idea of our project was to work on the notion of verticality, which we noticed was present on the facades of both sites. To express this verticality, we had the idea of creating a table constituted of vertical elements, in opposition with the horizontality which usually caracterizes the table.
Another key notion was the passage. Starting from this point, we made our table modulable: it allows passage in its highest position and provides it when it's down.
When outside of the global infrastructure, it takes both the function of a table but it can also become a bench. Both function create an anomaly in the rhythm of the street.