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Lorsque des scientifiques demandent une autorisation pour une expérience, ils doivent justifier pourquoi ils ne peuvent pas recourir à des méthodes sans animaux. Quand une méthode de substitution est à disposition et est appropriée (voir la loi sur la protection des animaux) pour atteindre le but de l’expérience, il n’est pas permis de recourir à l’expérimentation animale.
Ce n’est pas l’un ou l’autre : les scientifiques ne travaillent pas soit sur l’animal, soit avec des méthodes de substitution. En général, ils combinent les deux approches ; ils recourent à des méthodes de recherche sans animaux aussi bien qu’à des études avec des animaux, si c’est nécessaire. Les organes artificiels, par exemple, sont une méthode de substitution dont les résultats sont souvent complétés par ceux d’une expérience sur l’animal. L’action d’une substance sur un organe peut être en partie testée dans une culture de tissus ou de cellules. Mais son action dans le corps ne peut être correctement appréciée que par l’expérimentation animale ; l’évaluation de cett action au niveau de l’organisme est déterminante pour les effets secondaires de médicaments. Un remède pour le cœur agit différemment sur le tissu cardiaque isolé qu’en conjugaison avec le foie, où il est en partie dégradé ou modifié.
Qu’il s’agisse de l’homme ou des animaux, le corps est constitué de différents organes et types de cellules qui sont reliés de multiples façons par des systèmes complexes. Des études sur des cellules isolées ou sur des cultures de tissus ne permettent donc guère d’obtenir des résultats concluants sur l’action d’une substance active dans l’organisme entier.