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A propos des grandes questions de la vie et de la mort.
Lorsque tout dans la vie tourne rond et qu’il se dégage de cet état la sensation de bonheur, la question du devenir après la mort est évacuée. Que survienne le décès d’un proche, et voilà que l’interrogation se fait incisive. A quoi peut-on alors se raccrocher pour trouver le réconfort? En l’espérance de la résurrection pour ceux qui ont la foi, dans l’espoir de la survie pour les autres. Il faut constater que les deux courants soufflent dans la même direction, vers le siège de l’immortalité: l’âme. Mais, celle du philosophe n’est pas la même que celle du physicien. Pour le premier, elle est l’émanation de Dieu et marque sa présence dans la vie. Pour le second, elle est la somme des milliards de milliards de particules élémentaires: quarks, électrons, protons, neutrons, dont notre corps est constitué, celles-là même qu’abrite le noyau des atomes réputés immortels. Il n’y a pas opposition entre les deux définitions, dès lors qu’elles se signalent dans la même perspective. Au demeurant, il ne saurait y en avoir si l’on attribue à Dieu la création de l’univers à partir du Big Bang initial qui a projeté dans la durée qu’était alors l’espace, les milliards, précisément, de particules citées plus haut. Clovis Colliard, Châtel-sur-Montsalvens