Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07020.jsonl.gz/615

travail commun
Profil de la berge du lac Léman à Saint-Sulpice en coupes en plâtre.
L’endroit que nous étudions se situe sur les berges de St Sulpice. Il s’agit de l’enrochement séparant la plage de la réserve naturelle interdite. Nous nous sommes demandées comment cet enrochement faisait office de barrière, tout en protégeant la berge de l’érosion.
En effet, il faut noter la présence abondante de ronces dans la continuité de l’enrochement. Celles-ci ont un rôle multiple : elles permettent le retour de la biodiversité et donnent à l’enrochement une allure plus naturelle. Elles le stabilisent grâce à leurs racines. L’association de ronces (que l’on a laissé se développer volontairement), du grillage et de l’enrochement constitue une barrière à la fois visuelle et physique (plus de 3 mètres de haut).
Fig.2 : Vue de la plage depuis l'enrochement
Nous avons pris les mesures en utilisant, pour une première approche du lieu, une échelle basée sur les dimensions de nos corps. Pour pouvoir ensuite créer le plan et les 6 coupes à l'échelle 1:30 nous avons effectué des relevés en utilisant les instruments à notre disposition (corde, double mètre, rapporteurs etc.).
Fig.3 : Plan et coupes au 1:30
Nous avons moulé les 3 coupes les plus intéressantes en plâtre, celles qui permettaient de comprendre la topographie du lieu instantanément, en utilisant des techniques différentes à chaque fois pour fabriquer les moules.
Fig. 4, 5, 6 : Moules des coupes situées à 75 cm du centre de l'enrochement, au milieu de l'enrochement et à 2 mètres du centre de l'enrochement à l'échelle 1:30
Fig. 7, 8, 9 : Coupes à l'échelle 1:30
Notre intérêt pour la relation entre l'enrochement et la berge nous a porté à nous intéresser à la manière dont ceux-ci étaient liés. Lorsque nous sommes retournées sur le site prendre nos mesures le lendemain d'un jour de pluie, nous avons immédiatement remarqué que l'eau du lac avait creusé une marche naturelle, qui avait enseveli partiellement l'un des rochers se trouvant sur la plage. cette configuration inhabituelle, montrant explicitement la manière dont les éléments naturels viennent accentuer, voire modifier, l'ancrage dans le sol d'éléments rajoutés par l'homme, nous a intrigué. Le lien fort qui s'était créé grâce à l'érosion entre le sable et la pierre nous semblait essentiel à étudier, car il symbolise les éléments clés de notre site et la façon dont ils interagissent entre eux par le biais de l'action de la nature.
Fig. 10 : Photo du détail au 3:1 (rocher recouvert par le sable)
Fig. 11 : Détail au 3:1
Fig.13 : Plan et coupes du moule, échelle 1:2
Le fait de reconstituer ce détail en le grossissant permet ainsi de se rendre compte précisément de l'alliance du sable et du rocher, mais également d'immortaliser cet élément très éphémère qui se reconstitue différemment chaque jour en fonction du vent, des vagues, de la pluie ou du passage des hommes.
Fig.14 : Moulage du détail en plâtre à l'échelle 3:1, vue frontale en plongée
Fig.15 : Moulage du détail en plâtre à l'échelle 3:1
Fig. 16, 17, 18 : vues du moule
Nous n'avons pas souhaité reproduire ou imiter les rochers, ainsi nous avons joué la carte d'un contraste très simple et géométrique en opposition à la complexité et au désordre de l'enrochement. Pour accentuer cet effet nous avons créé notre structure tout en longueur, pour donner une impression d'étirement de cet enrochement, très massif.
Fig. 19, 20 : vues des coffrages intérieurs du moule
Nous avons du prendre en compte les variations du sol sous l'eau que nous avions relevées lors de Measures, ainsi le fond de notre structure n'est pas droit, mais adapté à la pente. Ceci nous permet d'avoir un ancrage au sol qui ne dénature pas le site.
Fig. 21, 22 : Plan et vues à l'échelle 1:6, détails à l'échelle 1:3 du moule de Elements
Fig. 22 : Moulage en plâtre, vue de dessus
Fig. 23 : Moulage en plâtre, vue depuis la réserve naturelle
Fig. 24 : Moulage en plâtre, vue depuis la forêt