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La crise des réfugiés vénézuéliens est la plus grande vague de migration de l’histoire de l’Amérique latine. Plus de 6 millions de personnes ont déjà quitté le pays. La corruption, l’impuissance politique et l’hyperinflation ont fait que les gens ont tout perdu et ne sont plus en mesure de couvrir leurs besoins de base.
La Colombie est le pays qui a accueilli le plus de réfugiés — plus de 1,8 million de migrants vénézuéliens —, une réalité qui pose de grands défis à ce pays qui compte déjà près de 8 millions de personnes déplacées internes. C’est aussi l’un des pays où les inégalités entre les couches les plus riches et les plus pauvres de la population sont les plus marquées. Cela se manifeste particulièrement dans les grandes villes comme Medellín. Les familles de migrants s’installent souvent dans les quartiers pauvres et densément peuplés de la ville et louent des chambres ou des matelas individuels dans des immeubles insalubres et surpeuplés, aux conditions d’hygiène précaires. Leur quotidien y est marqué par la criminalité, la pauvreté, les disputes et la violence (sexuelle). Les enfants et les adolescents en particulier sont souvent négligés et ont besoin d’une protection contre les abus et l’exploitation ainsi que d’une aide pour préserver leurs droits fondamentaux.