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Problèmes sociaux et écologiques
Pour un revenu vital
La plupart des cacaoculteurs et cacaocultrices ne touchent qu’une part extrêmement faible des bénéfices de la production de chocolat. Ces revenus ne leur permettent pas d’atteindre le seuil de pauvreté de deux dollars par personne et par jour. Leur revenu est non seulement très faible, mais il est aussi très incertain en raison des fluctuations de prix. Il leur est impossible de couvrir leurs besoins élémentaires ou de payer la main-d’œuvre nécessaire à la récole, ce qui les pousse à recourir au travail des enfants.
La chute des prix du cacao, la hausse du coût de la vie et l’absence d’investissements dans les plantations entraînent une détérioration constante de la situation des familles de petits producteurs. En Côte d’Ivoire, premier pays producteur de cacao dans le monde, une famille de cultivateurs devrait gagner en moyenne quatre fois plus pour atteindre le seuil de pauvreté de deux dollars par personne et par jour. Au Ghana, 2,5 fois plus. Le prix qui est payé aux cacaoculteurs et cacaocultrices pour leurs fèves est déterminant pour leur garantir leurs moyens de subsistance. Un prix du cacao garantissant aux familles de cacaoculteurs un revenu vital demeure un objectif encore lointain pour la plupart des familles.