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L’AIEA soutient la lutte contre le virus Zika
En s’appuyant sur la Technique de l’insecte stérile (TIS), l’AIEA souhaite contribuer à lutter contre les populations de moustiques Aedes, responsables du virus Zika, en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). La méthode TIS permet de rendre stériles les moustiques mâles en captivité à l’aide de rayons gamma. Ainsi, les mâles relâchés qui s’accouplent avec les femelles sauvages ne peuvent pas se reproduire, et les femelles moustiques Aedes ne peuvent s’accoupler qu’une seule fois au cours de leur vie. Cette technique permet donc de réduire sensiblement cette population de moustiques, et par là la propagation du virus Zika, a indiqué l’AIEA. La méthode est utilisée avec succès depuis plusieurs décennies contre les ravageurs, et contre les moustiques depuis 2004.
L’AIEA prévoit de former les collaborateurs des autorités locales à l’utilisation de la méthode TIS et d’encourager l’échange d’informations entre les pays. Le projet, mis en place pour une durée de quatre ans, sera lancé en avril 2016 en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) ainsi que les autorités sanitaires locales.
L’AIEA et la FAO contribuent actuellement dans plus de 50 pays à l’application de la méthode TIS par le biais de la Division mixte FAO/AIEA des techniques nucléaires en alimentation et agriculture. 15 projets sont consacrés à la lutte contre les moustiques.
Le virus Zika est transmis essentiellement par les moustiques du genre Aedes. Ceux-ci transmettent également les virus de la dengue et de la fièvre jaune, entre autres. Le virus Zika a été identifié pour la première fois à la fin des années 1940 en Afrique de l’Est. Plusieurs foyers ont ensuite été déclarés en Afrique de l’Ouest et en Asie dans les années 1960 et 1970, et une épidémie a même été déclarée en Polynésie en 2007. D’après la FAO, la souche actuelle du virus Zika est plus proche de la souche polynésienne que des souches africaines. L’OMS estime qu’en 2016, entre trois et quatre millions de personnes pourraient être infectées par le virus dans les régions concernées.