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Le président du conseil d'administration de Holcim est sous le coup d'une enquête pour délit d'initié en Espagne. Il quitte son poste. Provisoirement.Ce contenu a été publié le 17 juin 2002 - 16:25
Thomas Schmidheiny précise, dans un communiqué publié lundi, qu'il abandonne son poste jusqu'à la fin de l'enquête menée actuellement en Espagne.
La conduite du conseil est désormais exercée par le vice-président, Willy Kissling, également patron du groupe technologique Unaxis.
Selon la «SonntagsZeitung», Thomas Schmidheiny est soupçonné de délit d'initié par les autorités de surveillance de la bourse espagnole. Au cœur de la polémique: le rachat, à titre privé en décembre 2000, d'actions de la société espagnole Asturiana de Zinc (AZSA).
Schmidheiny se défend
Un mois plus tard, en janvier 2001, le négociant en matières premières Xstrata soumettait une offre de rachat - entretemps conclue - pour la totalité des actions de AZSA. Or, Thomas Schmidheiny siégeait alors au conseil d'administration de Xstrata.
L'industriel et milliardaire suisse affirme n'avoir tiré aucun bénéfice de l'opération et revendu ses titres au prix d'achat. Et cela après l'échéance de l'offre de reprise.
Néanmoins, Thomas Schmidheiny préfère céder provisoirement la présidence de Holcim. Pour éviter que «cette affaire personnelle» ne rejaillisse sur le groupe.
swissinfo avec les agences
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