Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06882.jsonl.gz/172

Après Jasin Ferati et Léna Bühler, Samir Ben a lui aussi hâte de se lancer dans la course automobile. Ce pilote bernois a déjà effectué des tests pour Jenzer et compte bien profiter de cette saison pour se préparer à ce passage.
Le coronavirus a empêché Samir Ben de réaliser ses projets, comme il l'a fait pour nous tous. Mais pour le pilote de karting âgé de presque 17 ans de Worb, dans le canton de Berne, la crise n'est pas aussi grave. Dès le départ, Ben avait en effet prévu que 2020 allait être une année de préparation avec des tests, mais sans courses. Un éventuel passage à la course automobile n'est pas prévu avant 2021.
Peu avant que le coronavirus nous dicte notre mode de vie, Ben avait déjà effectué son premier test en Formule 4. Pendant deux jours, il a pu avaler des kilomètres sur le circuit du GP du Castellet, dans l'équipe d'Andreas Jenzer. «Ben a sauté dans l'eau froide», dit Jenzer. «Lundi, nous avions décidé d'aller passer un test et mercredi, il se trouvait déjà au volant.»
Sans préparation, ce n'était pas une tâche facile pour Ben, qui il a des racines algériennes et ce d'autant moins qu'il pleuvait des cordes le deuxième jour. Ben déclare: «S'il avait plu le premier jour déjà, j'aurais été perdu. Le deuxième jour, la visibilité était si mauvaise que l'on pouvait à peine voir à cinq mètres devant soi.»
Le patron de l'équipe, Andreas Jenzer, qui a déjà permis à de nombreux Suisses de se lancer dans le sport automobile, s'est néanmoins montré satisfait de la performance de Ben. Jenzer constate ceci: «Ben n’est pas un casse-cou, mais plutôt quelqu'un qui veut apprendre. Si nous avions disposé d’un peu plus de temps de préparation, il aurait certainement pu obtenir encore de meilleurs résultats lors de son premier test.»
Selon le père Ibrahim, il a manqué à Ben une seconde environ par rapport aux autres pilotes testés par Jenzer. Mais ceux-ci avaient déjà un peu plus d'expérience. Les chronos étaient toutefois clairement secondaires. «J'avais un bon pressentiment», dit Samir. «J'avais déjà effectué un test avec une TCR auparavant. Mais on ne peut pas faire de comparaison. Conduire avec une voiture de Formule 4 est complètement différent, également par rapport au karting, notamment en KZ2. Dans une voiture de formule, vous devez utiliser toute la piste. Il faudra d'abord que je m'y habitue.»
Si Ben, dont la carrière a commencé avec une «Puffo» qu'on lui avait fait cadeau, parvient à réunir le budget requis, il veut courir avec Jenzer en 2021 dans la Formule 4 italienne. Pour être prêt, celui qui a été quatrième au classement général de KZ2 en 2019 s'entraînera avec Jenzer dans un simulateur. Et comme le karting est à nouveau possible, on voit maintenant Ben s'entraîner régulièrement sur la piste de karting de Lyss. «Je fréquente actuellement l'école de sport Feusi à Berne. Tes les jeudis matin, je dispose du temps libre pour faire du karting.»