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<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est chargé d'examiner s'il serait possible de prévoir l'obligation pour toute personne de plus de 49 ans de rédiger des directives anticipées telles que celles qui sont proposées dans le projet de révision du Code civil (06.063 Protection de l'adulte, droit des personnes et droit de la filiation).</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La rédaction de directives anticipées implique que leur auteur se confronte à des questions existentielles sur la maladie, la souffrance et la mort. Elle englobe aussi une responsabilité personnelle envers leurs répercussions. Renoncer à un traitement peut par exemple entraîner la mort, tandis que souhaiter des mesures pour rester en vie peut engendrer une dépendance et la soumission aux décisions de tiers. Nul ne devrait avoir à déterminer ses volontés sous pression. Les directives anticipées des patients peuvent être un précieux instrument d'autonomie ; mais l'obligation de déterminer son devenir, compte tenu de ses valeurs personnelles, de ses opinions religieuses et de sa philosophie de la vie et de la mort, est une autonomie forcée, et par là même une contradiction en soi. Il existe par ailleurs des gens qui sont convaincus qu'il est impossible d'anticiper un problème de santé encore inconnu, que la dépendance de l'aide et de la présence d'autrui font partie de l'existence humaine ou que le refus du destin par un contrôle absolu, y compris de sa propre mort, est une illusion qui devrait céder le pas devant la confiance et la sérénité. Ces réflexions de fond, qui ne tabouisent nullement les questions existentielles, méritent elles aussi le respect.</p><p>Pour ces raisons, le Conseil fédéral refuse également de faire des conjectures sur les effets que l'obligation de rédiger des directives anticipées pourrait avoir sur les coûts de la santé. Le postulat évoque des économies. Mais il est tout à fait pensable que les débats sur un rationnement des coûts dus à la vieillesse suscitent par trop la crainte que tout ne soit plus entrepris par la médecine. Dans ce sens, les directives anticipées des patients pourraient contenir leur souhait de vivre aussi longtemps que possible.</p>  Le Conseil fédéral propose de rejeter le postulat.