Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07017.jsonl.gz/6

Rue Gevray 1-3, Ex- Hôtel California
Logements de super-luxe aux Pâquis !
2002 Des étudiants occupent cet ancien hôtel reconverti en logements et resté vide de nombreuses années. Un accord est ensuite obtenu par la Ciguë pour que les étudiants puissent y rester jusqu’à nouvel avis.
Janv. 2004 Une autorisation de transformer l’immeuble est délivrée. L’ASLOCA et SURVAP font recours.
Avril 2004 Une convention est signée entre la société propriétaire, l’ASLOCA et SURVAP, qui comprend, entre autres, la rénovation de 9 logements LDTR, en compensation de logements supprimés dans les dépendances de l’Hôtel Richemond, hôtel qui appartenait à l’époque à la même la société. En août, suite à la signature de cette convention, les étudiants libèrent l'immeuble.
2007 L’immeuble est racheté par une nouvelle société, Lake Property Development S.A.
Avril 2010 Une 2e autorisation est obtenue pour la construction d’appartements de luxe et de 9 appartements LDTR sans reconstruction d'immeuble.
Août 2010 Une 3e requête est déposée pour une surélévation de 3 étages au total au 1 rue Gevray, avec des appartements de luxe hyper-sécurisés jusqu'à 420 m2 de surface, négociés jusqu'à 20'000.-/m2. L’ASLOCA fait immédiatement opposition.
Juillet 2011 Une nouvelle convention est signée entre la société propriétaire, l’ASLOCA et SURVAP : la surélévation du 1 rue Gevray est limitée à 2 étages supplémentaires et la façade est remaniée afin d'améliorer son intégration sur la rue Gevray. Les appartements LDTR de compensation seront au nombre de 12, réunis dans l'immeuble 3 rue Gevray, et plafonnés à 3'000.- la pièce par an.
2014 Les immeubles sont en voie de finition. Les neuf appartements LDTR du 3 rue Gevray sont mis en location.
2017 Selon l'agence Naef Prestige, sur les 27 appartements du 1, rue Gevray dont les dimensions vont de 148m2 à 526m2, 12 cherchent toujours acquéreur, 6 ont été vendus, et 6 ont un statut "suspendu." Sur place, aucune lumière n'apparaît aux fenêtres de l'immeuble en deçà du 4e étage.
Trois ans après la fin des travaux, les 27 appartements du 1 rue Gevray sont toujours largement vides. Vides, mais très bien gardés : un garde de sécurité présent jour et nuit, et pas moins de quatre caméras installées dans la cour avec une vue directe également sur les appartements des immeubles voisins. En pleine crise du logement, comment peut-on justifier une telle transformation ?
SURVAP Association d'habitants des Pâquis, Genève, le 26 mars 2017
Documentation