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Londres - Le Premier ministre britannique Gordon Brown a déclaré qu'il démissionnerait de la tête du Labour d'ici à l'automne. Par ce sacrifice politique, il entend favoriser l'avènement d'un gouvernement de coalition entre le Labour et les libéraux-démocrates.
En faisant cette annonce, le Premier ministre a compliqué un peu plus l'imbroglio institutionnel résultant des législatives du 6 mai. Celles-ci ont été gagnées par les conservateurs, mais sans la majorité absolue qui leur permettrait de former seul un gouvernement. Les libéraux démocrates de Nick Clegg se placent depuis en posture de faiseurs de roi, ayant clairement entre leurs mains le choix du vainqueur.
En s'alliant au Labour délesté de M. Brown, ils permettraient aux travaillistes de décrocher un quatrième mandat historique. En scellant un accord avec les conservateurs, ils porteraient au pouvoir David Cameron, le plus jeune Premier ministre jamais désigné au Royaume-Uni, mettant fin à 13 ans de traversée du désert conservateur.
"Je pense que cette annonce pourrait être un élément important dans une transition en douceur vers un gouvernement stable", a réagi M. Clegg après la déclaration du Premier ministre.
M. Brown qui pourrait rester aux commandes de façon transitoire en cas d'accord avec les Lib Dems, est perçu comme un obstacle à la formation d'un gouvernement de coalition avec le petit parti de centre gauche, en raison de son impopularité et de dissensions personnelles avec M. Clegg.
La date butoir pour la constitution d'un gouvernement est fixée au 25 mai, jour où la reine doit prononcer devant le nouveau Parlement le discours-programme du gouvernement.
ATS