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Critique
Elle est plutôt mignonne et exerce un métier très honorable: elle est ophtalmologiste. Au moment où le film commence, elle est en pleine dépression. Celui qu'elle aimait, un homme marié, a disparu de sa vie. Elle décide alors de se chercher un mari par petites annonces. Le film s'engage dans une longue série de portraits, dans le cadre confiné d'un restaurant où Madame Du - sous un faux nom - donne ses rendez-vous. Le défilé des candidats comprend tous les types d'hommes: l'instituteur, l'étudiant, le commercial, l'aveugle... qui sont autant de regards sur des êtres fragiles, ridicules, tragiques ou attachants. Tous les portraits ne sont pas réussis, mais certains sont remarquables.
Chen Kuo-fu, le cinéaste taïwanais, fait preuve d'une grande capacité d'analyse psychologique. Mais le procédé répétitif des rendez-vous dans le même cadre finit par lasser. Le film y perd une part de son intérêt. Ce qui est bien dommage, car la tension finale ajoute à son aspect dramatique. THE PERSONALS se révèle un exercice cinématographique intelligent, mais pas entièrement maîtrisé. Il a pour intérêt de nous montrer que l'être humain, dans sa détresse, est finalement partout le même, à Taïwan, New York, Paris ou Sao Paulo.
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