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Être trempé de sueur – tout le monde a déjà vécu ça un jour. Nous transpirons pour les raisons les plus diverses, par exemple lors d'un sport intensif, en cas de fièvre ou lorsque l'on reste dans un endroit où il fait chaud en été. En fait, la transpiration est vitale : elle aide le corps à compenser les différences de température, à évacuer la chaleur excessive de l'intérieur vers l'extérieur du corps et à maintenir ainsi une température corporelle constante.
Nous avons des glandes sudoripares presque partout dans la peau. On en trouve notamment beaucoup sur la paume des mains, la plante des pieds et le front. Elles sécrètent un liquide salé. Celui-ci s'évapore à la surface de la peau ce qui permet au corps de se rafraîchir grâce au froid de l'évaporation. De plus, la sueur aqueuse contient des minéraux comme le calcium et le magnésium. Cela signifie que les personnes qui transpirent beaucoup doivent compenser la perte de liquide et de sels en buvant, par exemple de l'eau minérale.
Il existe un autre type de glandes sudoripares : celles situées sous les aisselles et dans la région génitale. Elles sécrètent, en plus de l'eau et des sels, une substance plutôt grasse. Cette sécrétion est en fait inodore, mais lorsque les bactéries ont le temps de dégrader les substances qu'elle contient, elle commence à dégager une odeur.
Le système nerveux végétatif, sur lequel nous n'avons aucune influence, détermine quand et comment les glandes sudoripares deviennent actives.
En cas d'hyperhidrose, les personnes concernées transpirent énormément pendant la journée, mais généralement pas la nuit. Cela peut commencer dès l'enfance ou l'adolescence. Ce sont surtout les paumes des mains, la plante des pieds et/ou les aisselles, le front et la tête qui sont constamment humides, voire mouillés. Cela affecte clairement la vie quotidienne : on ne veut pas serrer les mains des gens, le contact avec les autres est plus difficile.
Malheureusement, on ne sait toujours pas quel déficit spécifique du corps entraîne une hyperhidrose. En d'autres termes, on ne sait pas si la cause de la formation excessive de sueur est due à une hyperactivité du système nerveux sympathique ou si ce sont les glandes sudoripares qui en sont responsables.
On distingue deux formes d'hyperhidrose. D'une part, l'hyperhidrose dite primaire, c'est-à-dire une forte transpiration sans raison. Sans que l'on en connaisse la cause, les glandes sudoripares produisent, dans ce type de trouble, plus de sueur que ce qui serait nécessaire et attendu au cours des processus naturels du corps. Des stimuli minimes, par exemple des températures plus chaudes, des émotions positives / négatives ou une rencontre avec d'autres personnes, peuvent déjà suffire à faire augmenter la production de sueur.
Si l'on souffre de cette forme d'hyperhidrose, la transpiration a lieu par crises plusieurs fois par semaine ou par jour, généralement à des endroits précis, par exemple uniquement sous les aisselles. Cela peut également se produire sur les deux paumes des mains, sur la plante des pieds et / ou sur le front et la tête. Les crises de transpiration sur l'ensemble du corps ne sont pas aussi fréquentes. Si la maladie est très intense, il ne se forme pas seulement des perles de sueur, mais la sueur dégouline littéralement.
Malheureusement, les zones de peau trempées de sueur sont en outre plus sensibles aux mycoses et aux ulcères. On peut également aisément l'imaginer, des problèmes psychiques tels que l'anxiété ou la dépression viennent souvent s'ajouter à cette situation déjà pénible. Il est relativement fréquent que les personnes souffrant d'hyperhidrose primaire se tiennent de plus en plus à l'écart des autres pour éviter de se retrouver dans des situations désagréables.
L'autre forme est l'hyperhidrose secondaire. Elle se caractérise par une transpiration excessive et répétée sur tout le corps. Cette forme de maladie apparaît soit lors d'un changement physique et d'une contrainte, par exemple à la ménopause, en cas de surpoids, de stress, soit comme symptôme d'une certaine maladie. En cause, on retrouve souvent des maladies hormonales et métaboliques, comme l'hyperthyroïdie, des infections, des troubles nerveux, un cancer ou des maladies psychiques.
Les principaux facteurs de l'hyperhidrose secondaire sont le surpoids, voire l'obésité, la consommation d'alcool, voire l'abus d'alcool, le stress au travail ou les tensions psychiques dans la vie privée, voire le burn-out, la grossesse, la ménopause, le manque de testostérone, une thyroïde trop active (maladie de Basedow ou thyroïdite de Hashimoto) et le diabète.
Une hyperhidrose secondaire peut également être une réaction à certains médicaments, par exemple à la suite de la prise de préparations hormonales et de cortisone, de médicaments pour la thyroïde, d'antidépresseurs, d'analgésiques puissants et de certains médicaments contre la maladie de Parkinson, ainsi que de médicaments contre les psychoses et les états d'excitation et de médicaments favorisant la circulation sanguine.
Le plus souvent, le médecin généraliste est le premier interlocuteur. Il nous pose des questions sur les symptômes, les conditions de vie et les antécédents médicaux. à cela s'ajoute un examen physique poussé. Il existe également des tests qui permettent de déterminer les zones du corps fortement touchées et les quantités de sueur, comme le test à l'amidon iodé. Lors de ce test, une solution d'iode et de la poudre d'amidon sont appliquées sur les zones du corps concernés qui vont alors se colorer si elles sont affectées.
Si nécessaire, votre médecin vous adressera à un spécialiste.
La phytothérapie utilise traditionnellement un certain nombre de plantes pour lutter contre la transpiration, notamment l'écorce de chêne et les feuilles de noyer. Toutes deux contiennent beaucoup de tanins qui ont une action anti-transpirante.
Usage: Pour une décoction de feuilles de noyer, prendre 4 cuillères à soupe de feuilles de noyer et les faire bouillir dans 1 litre d'eau. Laisser refroidir ce mélange et filtrer les feuilles. Prendre un bain de pieds ou de mains dans cette décoction ou se laver les aisselles avec.
Procéder de la même manière avec l'écorce de chêne.
Usage: Mettre 200g d'écorce dans 1 litre d'eau, faire bouillir le mélange et laisser refroidir. Filtrer les feuilles et utiliser le mélange pour un bain ou pour se laver.
L'écorce de chêne peut également être consommée sous forme de thé. Elle n'a toutefois pas bon goût, de sorte que les médicaments prêts à l'emploi sous forme de comprimés ou de gélules sont plutôt conseillés. L'écorce de chêne ne devrait pas être utilisée plus de deux à trois semaines en raison de son effet tannant et desséchant.
L'hamamélis de Virginie (Hamamelis virginiana) présente également une teneur élevée en tanins dans ses feuilles ainsi que dans ses branches et devrait donc aider à lutter contre l'hyperhidrose. Elle se trouve prête à l'emploi sous forme de pommade ou de crème, de teinture alcoolique, de tisanes et de remède homéopathique.
Comme l'hamamélis peut provoquer des troubles gastriques chez les personnes sensibles en cas d'usage interne, il est préférable de ne l'utiliser que sous forme de bains, de cataplasmes et de compresses.
Des réactions allergiques aux produits à base d'hamamélis sont possibles.
Usage: Pour les compresses, verser ¼ l d'eau chaude sur 5 à 10 g d'écorce d'hamamélis, laisser infuser 10 minutes. Utiliser l'eau d'hamamélis non diluée ou diluée au 1/3 dans de l'eau, puis en compresse ou en cataplasme.
Pour un bain, verser 250 à 500 ml d'eau chaude sur 20 à 50 g d'écorce, laisser infuser 10 à 15 minutes, ajouter au bain.
Variante simple : ajouter 20 à 30 ml d'extrait fluide d'hamamélis disponible dans le commerce ou 20 ml d'essence d'hamamélis à l'eau du bain.
La sauge est utilisée depuis des siècles pour traiter les problèmes de transpiration, en particulier durant la ménopause. Il existe de nombreuses études qui confirment son effet anti-transpirant. Elle a un effet désinfectant et astringent (contractile). Des études montrent que l'utilisation de cette plante peut aider à réduire environ de moitié le flux de transpiration. Les extraits obtenus à partir d'herbes fraîches sont particulièrement utiles.
En général, il n'y a pas d'objection à une thérapie à long terme avec des préparations de sauge, tant que la limite supérieure de l'absorption quotidienne de thuyone (substance contenue dans la sauge) de 6 mg par personne n'est pas dépassée.
(Dans les produits de A.Vogel, la thuyone est fortement réduite, car elle est presque entièrement éliminée en tant que composant volatile pendant le processus de fabrication).
Dans la médecine traditionnelle, une infusion de feuilles de sauge est considérée comme très efficace contre toutes les formes de transpiration.
Usage: Verser 150 ml d'eau bouillante sur 1 cuillère à café de feuilles, laisser infuser 10 minutes, filtrer. Boire une tasse trois fois par jour. Utiliser pendant environ quatre semaines, puis faire une pause pendant un certain temps. L'infusion de sauge peut également être utilisée en usage externe sous forme de lavage, de compresses ou de bain de pieds.
Les médicaments homéopathiques peuvent également être utiles en cas d'hyperhidrose ou soutenir d'autres méthodes de traitement. On utilise des granules, des gouttes ou des comprimés. En cas d'hyperhidrose, le médicament correspondant doit être utilisé quotidiennement à faible dilution (D6 ou D12) pendant une période prolongée afin de pouvoir évaluer le succès du traitement.
Si l'augmentation de la transpiration survient soudainement, il convient d'administrer le remède en une seule prise (à répéter le lendemain si nécessaire) à la dilution D30. Si l'hyperhidrose est due à une maladie sous-jacente, la médication doit être effectuée dans le cadre d'un traitement homéopathique par un homéopathe qualifié.
Indications:
- En cas de transpiration accrue, de bouffées de chaleur et de sueurs nocturnes, éventuellement accompagnées de remontées acides, d'aphtes, de douleurs articulaires et de fatigue : Acidum sulfuricum.
- Transpiration abondante au moindre effort, sueurs nocturnes, la sueur est malodorante : Calcium carbonicum, Mercurius solubilis, Silicea.
- Transpiration abondante juste après l'endormissement : Conium.
- En cas d'anémie combinée à des sueurs nocturnes, les personnes concernées sont épuisées : Ferrum phosphoricum.
- La sueur sent l'urine et la peau qui transpire abondamment présente des crevasses et des fissures : Nitricum acidum.
Outre la phytothérapie, l'acupuncture représente une possibilité de traitement importante en cas d'hyperhidrose. Des stimuli sur certains points du corps à l'aide de fines aiguilles permettent d'influencer les processus de régulation de l'organisme. C'est pourquoi les experts recommandent l'acupuncture en particulier dans les cas de transpiration excessive d'origine nerveuse. Les réactions se font sentir assez rapidement grâce à l'effet relaxant et apaisant du traitement d'acupuncture, souvent après seulement quatre à six séances. En règle générale, huit à quatorze aiguilles sont légèrement plantées dans le corps et restent en place pendant environ 15 à 20 minutes. La pose des aiguilles s'accompagne d'un bref stimulus douloureux. Ce stimulus est à peu près comparable à l'arrachage d'un poil. Une fois l'aiguille placée, le patient ne la sent (normalement) pas ou à peine. Le retrait des aiguilles est également indolore.
Pour un acupuncteur formé, le traitement de l'hyperhidrose représente bien plus qu'un traitement des symptômes ou une thérapie de relaxation. En médecine traditionnelle chinoise (MTC), le symptôme de la transpiration s'inscrit dans un contexte pathologique général. Cela signifie que la cause de la maladie ainsi trouvée peut, en cas de traitement réussi, améliorer la situation physique générale du patient.