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Les vaches en champs à l'automne se réclamaient de la libre pâture. C'est-à-dire qu'elles pouvaient aller là où elles le voulaient. Grâce à des associations dites de regains, qui géraient le tout.
On laissait du regains non fauché en vue de cette pâture de la dernière herbe, comme l'on disait. Intervenait tout un système de taxation pratiqué par les Sociétés de regains. Cela n'allait pas sans grognements des jamais contents qui s'estiment toujours lésés quoique vous fassiez.
Ainsi dans tous nos villages, avant les années soixante où la coutume tomba en deshérence, le bétail, à l'automne, soit dès le 1er octobre et jusqu'au 31 de ce mois, pouvait pâturer là où il le voulait, et traverser les routes s'il le fallait. On était loin de notre circulation forcenée. C'était tranquille. Et en quelque sorte, à cet égard tout au moins, c'était le bon vieux temps où l'on pouvait prendre... son temps!
↓ (PDF) 84. Pâtures d'automne