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L’instrument, taillé dans un seul morceau de bois, est le support d’une riche iconographie sculptée et peinte. On y trouve des signes de bon augure comme la tête de dragon à l’extrémité du manche la fleur de lotus ou encore la roue de la Loi.
Comme la plupart des instruments de musique existant dans la région du plateau himalayen, le luth à caisse échancrée serait hérité de la tradition indienne.
Les luths de ce type sont utilisés – exclusivement par des hommes – pour accompagner des chants et des danses profanes. Les enregistrements musicaux réalisés auprès de communautés sherpas du Népal sont peu nombreux, mais donnent une idée du caractère collectif et festif des chants dansés sherbu, au cours desquels les participants sont accompagnés par le jeu d’un luth dranyen.
L’instrument, taillé dans un seul morceau de bois, est le support d’une riche iconographie. Ces images dévoilent des représentations, signes ou emblèmes dits de bon augure : le sommet du manche coiffant le chevillier est sculpté en forme de tête de dragon ; la partie supérieure de la caisse présente un ensemble d’éléments sculptés en haut-relief et peints, parmi lesquels on distingue une fleur de lotus aux pétales orangés ourlés de blanc, et une roue de la loi peinte d’une couleur orange également.
Le dos de la caisse est orné de feuillages stylisés disposés en plusieurs plans, entourant un « joyau sacré ».
Des textes et des sources iconographiques anciennes mettent en évidence le caractère emblématique de ce luth, que l’on retrouve entre les mains de plusieurs divinités du panthéon bouddhique, et plus particulièrement entre celles de la déesse de la musique, connue sous le nom indien de Sarasvati.
LÖBSIGER-DELLENBACH, Marguerite. 1954. Népal. Catalogue de la collection d'ethnographie népalaise. Genève: Musée d'ethnographie.
Ville de passage à la croisée des routes entre le Nord et le Sud de l’Europe, ville d’opportunités commerciales, lieu d’émulation du savoir : Genève a attiré les voyageurs autant qu’elle a fait naître chez nombre de ses habitant-e-s le goût de l’exploration. Ces deux mouvements, concentrique et excentrique, ont contribué à enrichir les collections patrimoniales genevoises.