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Balayée, humiliée, ridiculisée, Martina Hingis quitte Wimbledon par la petite porte. Elle s'est inclinée, très nettement et contre toute attente, au premier tour, devant la modeste Espagnole Virgina Ruano Pascual 6-4 6-2.
Wimbledon 2001 n'a duré que 65 minutes pour Martina Hingis. Le temps de constater que le mal dont souffre la numéro un mondiale (qui ne le restera plus bien longtemps à ce rythme) est apparemment bien plus profond. Pour le bonheur de Virginia Ruano Pascual (84e joueuse du monde) qui ne s'attendait pas à de pareilles largesses de la part de la St-Galloise.
Cette déroute évoque immanquablement le précédent de 1999. Déjà au premier tour, face à Jelena Dokic, Martina Hingis, boudant sa mère Mélanie, avait alors connu un cuisant revers. Il avait été question de faux-pas sans lendemain. Cette fois-ci, même la présence de sa mère avant et pendant la rencontre n'a été d'aucune aide.
Sans jus, sans imagination, s'offrant même un jeu de service avec trois double fautes, la championne déchue a commis la bagatelle de 25 fautes directes. A ce jour, l'obscure Espagnole de 27 ans n'avait pourtant atteint qu'à une seule reprise un 4e tour à Wimbledon (1998), ne s'éternisant en général pas très longtemps à Londres.
Nul n'ignorait la forme chancelante de Martina Hingis, comme l'avait notamment prouvé le récent Roland-Garros où elle n'avait pas fait bonne impression, ratant son seul match important en demi-finale face à Jennifer Carpriati.
A Wimbledon, la St-Galloise ne figurait plus au rang des favorites, mais son revers inattendu va poser une multitude questions qui devraient aller bien au-delà de son manque de puissance évident sur une surface rapide. A 20 ans, l'ancienne petite princesse de Trübbach a-t-elle encore assez soif de tennis?
Jonathan Hirsch