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Le conseiller fédéral a lu, lundi devant la presse, une
déclaration où il soutient l'intention de membres de l'UDC bernoise
de se séparer de l'UDC suisse. Il a précisé en substance que si
cette procédure n'aboutit pas, ses initiateurs seraient amenés à
fonder un nouveau parti. Samuel Schmid se déclare prêt à y adhérer
après avoir pris connaissance de son programme et de ses buts.
Concrètement, la résolution demande au comité de la section
bernoise de lancer une procédure de séparation du parti suisse. Cet
objet doit être soumis au plus tard à la fin août à l'assemblée des
délégués bernois. Il doit recueillir au moins deux tiers des voix
pour aboutir. Si l'assemblée des délégués refuse, ces personnalités
fonderont alors un nouveau parti avec des personnes d'autres
cantons, a expliqué le conseiller national Hans Grunder.
Nouveau groupe à Berne?
Aux côtés de Samuel Schmid et Hans Grunder figurent notamment
les noms de la conseillère nationale Ursula Haller, du conseiller
aux Etats Werner Luginbühl et du conseiller d'Etat bernois Urs
Gasche. Hans Grunder a relevé que des contacts ont été établis avec
des membres UDC de Glaris et de Zoug. L'objectif est de créer un
nouveau groupe parlementaire aux Chambres fédérales avant la
session d'automne à Berne.
Toutefois, même si les dissidents des UDC grisonne, bernoise et
glaronnaise regroupaient leurs forces, il n'est pas certain qu'ils
parviendraient à former un groupe parlementaire sous la Coupole.
Pour y arriver, et ainsi accéder aux commissions, il faut disposer
d'au moins 5 élus dans l'une des chambres.
Or, aux Etats, Christoffel .Braendli (GR), Werner Luginbuehl (BE)
et This Jenny (UR) sont esseulés, alors que Hansjörg Hassler,
Brigitta Gadient (GR), Hans Grunder et Ursula Haller (BE) ne sont
que 4 au National. Toutefois, les dissidents pourraient approcher
le conseiller national UDF bernois Christian Waber, qui a quitté
récemment le groupe UDC.
"Je suis triste"
Tous les résultats de hockey en direct sur votre téléphone mobile L'action "Bubenberg" a été préparée
de longue date, a reconnu Hans Grunder. Les premiers scénarios ont
été élaborés en décembre dernier après les élections fédérales.
Depuis la décision du 29 avril où une majorité de l'UDC bernoise a
soutenu la section des Grisons, nous étions contraints d'en venir
aux mains, a-t-il expliqué. "Jusque-là, il était encore possible de
faire le grand écart, maintenant cette option n'existe plus",
a-t-il conclu.
«Aujourd'hui est un jour qui me rend triste et me laisse très
songeuse», a indiqué de son côté Ursula Haller. La conseillère
nationale estime qu'avec l'exclusion de la section grisonne, l'UDC
suisse a clairement dépassé les bornes. Elle assimile cette mesure
à une punition collective, un geste indigne d'un Etat de droit. La
colère au sein de la base est grande, a renchéri le député au Grand
Conseil Lorenz Hess. Il estime que si rien ne bouge, l'on va
assister à de nombreuses démissions.
agences/sun
L'UDC grisonne pour un nouveau départ
Une fusion avec le Parti radical n'est pas à l'ordre du jour: nous allons poursuivre nos activités avec la même orientation, mais sous le nom d'un nouveau parti, a expliqué Ueli Bleiker, président par interim de l'ex-section grisonne.
Il pense que la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf sera membre de ce nouveau parti. La magistrate, exclue de l'UDC avec les autres membres Grisons, avait déjà annoncé qu'elle se soumettrait à la décision des dirigeants de sa section.
Les 33 députés du groupe parlementaire UDC au Grand Conseil des Grisons soutiennent le projet, s'est félicité Heinz Dudli, président du groupe. C'est également le cas pour les conseillers nationaux Hansjörg Hassler et Brigitta Gadient. En revanche, le conseiller aux Etats Christoffel Brändli n'a pas encore annoncé ses intentions.
La décision de fonder un nouveau parti sera soumise à l'assemblée extraordinaire des délégués de l'UDC grisonne le 16 juin prochain à Landquart. L'assemblée devra également choisir le nom du nouveau parti et ses orientations politiques.
Des UDC libéraux du canton de Glaris pourraient également fonder un nouveau parti.
Des discussions sont en cours, a indiqué Martin Landolt, qui vient de démissionner du poste de vice-président de l'UDC glaronaise.
Le PRD prêt à accueillir des UDC
Le PRD s'est toujours montré prêt au dialogue, que ce soit avec des UDC grisons ou d'ailleurs, déclare Fulvio Pelli lundi dans le premier numéro du «Blick am Abend».
Le président des radicaux ne croit pas en revanche à la création d'un nouveau parti de tendance libérale au plan national.
Ce n'est pas la première fois qu'une telle possibilité est envisagée, a précisé à son porte-parole Christian Weber. Il n'y a pour l'heure ni parti ni programme, a-t-il ajouté.