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Le terme est souvent utilisé avec désinvolture, mais l’anxiété de séparation est un problème très sérieux. La véritable anxiété de séparation est une réaction de panique de votre chien lorsqu’il est laissé seul. Les résultats – y compris la destruction de vos biens et la détérioration de la santé mentale et physique de votre chien – peuvent être dévastateurs.
L’anxiété de séparation est très différente d’un mauvais comportement. Il est faux de croire que lorsque votre chien déterre vos précieuses orchidées ou urine sur votre tapis préféré, il cherche à se venger d’avoir été laissé seul à la maison. Dans le meilleur des cas, ce comportement s’explique par l’ennui, et dans le pire des cas, par un état de panique grave. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’avec un peu d’effort, l’anxiété de séparation peut être traitée.
Causes de l’anxiété de séparation
L’anxiété de séparation peut résulter d’une expérience traumatisante, comme un tremblement de terre important ou le fait de se perdre dans un environnement inconnu. Parfois, le décès d’une personne ou d’un autre animal de la maison peut déclencher l’anxiété de séparation. Dans de nombreux cas, aucun événement particulier n’est à l’origine de l’anxiété de séparation ; certaines races de chiens y sont simplement prédisposées génétiquement.
A quoi ressemble le problème
L’anxiété de séparation se manifeste presque toujours par un ou plusieurs des comportements suivants lorsque vous n’êtes pas à la maison :
- Comportements destructeurs, tels que mâcher les oreillers ou les meubles, mutiler les plantes ou gratter sans relâche les portes et les fenêtres.
- Aboiements, gémissements ou hurlements incessants
- Uriner ou déféquer à l’intérieur
- Démarche intense et persistante
- Tentative d’évasion d’une pièce ou d’une caisse au point de s’automutiler
- Réactions physiologiques, telles que dilatation des pupilles ou halètement excessif
Trouble ou mauvaise conduite
Tous les comportements indésirables ne relèvent pas de l’anxiété de séparation ; en fait, la plupart n’en relèvent pas. Si, en rentrant chez vous, vous trouvez votre chien en train de ronger vos vieilles pantoufles, il est fort probable qu’il trouve cette activité agréable. Il voit votre absence comme une occasion de ronger sans interruption. Il se peut aussi que votre chien s’ennuie.
Plusieurs facteurs indiquent que le problème est sérieux :
- Le comportement se produit à chaque fois que vous quittez
- Le comportement ne se produit qu’en votre absence
- Les comportements anxieux commencent avant même que vous ne partiez (par exemple, dès que vous mettez votre manteau ou vos chaussures).
Comment traiter le problème
Dans certains cas, un vétérinaire peut prescrire des médicaments pour traiter l’anxiété de séparation grave. Reconcile, par exemple, est un de ces médicaments qui est sur le marché ; il est basé sur le Prozac.
La désensibilisation est la méthode la plus courante pour traiter l’anxiété de séparation. Elle consiste à habituer progressivement votre chien à votre départ. Demandez l’aide d’un comportementaliste réputé si vous pensez que la désensibilisation est la meilleure option de traitement. Il faut généralement huit semaines ou moins pour maîtriser les symptômes ; dans de rares cas, il faut beaucoup plus de temps.
Pour l’instant, voici un exemple très simple de la façon d’aborder le problème : la première étape consiste à habituer votre chien à entendre le bruit de vos clés qui s’entrechoquent. Lorsqu’il peut le faire sans montrer le moindre signe de détresse, ajoutez-lui le fait de ramasser votre sac de travail. Ajoutez ensuite la marche jusqu’à la porte. Puis à l’ouverture de la porte. Vous continuerez à ajouter des actions, à petits pas, jusqu’à ce que vous puissiez quitter la maison pendant une heure ou plus sans conséquence.
Si ce processus vous semble lent et fastidieux, c’est qu’il l’est. En attendant, faites en sorte que vos salutations et vos adieux soient aussi discrets que possible. Vous indiquerez ainsi à votre chien que les allées et venues sont des événements banals et décontractés – pas besoin de drame ou d’émotions spectaculaires.
Comment prévenir l’anxiété de séparation
Heureusement, l’anxiété de séparation peut être évitée si vous commencez avec un chiot. La clé est d’apprendre à votre chiot que le fait d’être seul à la maison est en fait synonyme de bonnes choses. L’objectif est que votre chien associe votre départ à quelque chose de positif. Voici quelques techniques efficaces :
- Laissez des Kongs farcis de beurre de cacahuète ou de fromage blanc à la disposition de votre chien dès que vous partez.
- Cachez de petites friandises dans la maison ou dans sa cage. Assurez-vous que ses jouets préférés sont bien rangés dans des endroits qu’il sait fouiller. Cela donne à votre chien quelque chose à faire pendant votre absence et l’aide à ne pas s’ennuyer.
- Fatiguez votre chien. Veillez à ce qu’il fasse beaucoup d’exercice physique et mental et qu’il passe beaucoup de temps avec vous. Lorsque vous partirez, il sera plus enclin à dormir ou à se reposer.
La cage peut également être un outil de prévention efficace. Les chiens qui ont été correctement familiarisés avec leur cage ont tendance à se sentir en sécurité dans cet espace privé. Dans certains cas, les chiens préfèrent le sanctuaire d’une cage plutôt que d’être laissés seuls dans une grande maison ouverte. Chaque chien étant différent, il est important de savoir exactement quelles sont les options qui le réconfortent – et celles qui ne le réconfortent pas – avant de le laisser seul à la maison.