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Organisation des Nations Unies (ONU) :
La Suisse est membre de l’ONU depuis 2002. Elle participe cependant à des opérations et discussions en tant qu’observatrice depuis la fondation de l’ONU. Cette adhésion n’entre pas en conflit avec sa neutralité.
Historiquement, la Suisse était membre de la Société des Nations, l’ancêtre de l’ONU, fondée en 1919.
En 1945, la Suisse n’est pas invitée à la fondation de l’ONU. Malgré cela, elle participe aux activités et aux assemblées générales de l’ONU en tant qu’observatrice. En effet, l’ONU et la Suisse poursuivent des objectifs semblables en termes de paix, de sécurité, de protection des droits de l’Homme et de l’environnement, d’économie, etc. Cependant, comme la Suisse n’est pas un membre de l’ONU, elle ne peut ni voter ni être élue. Il lui est ainsi plus compliqué de défendre ses intérêts lors de l’élaboration d’opérations ou de projets politiques.
Un arrêté fédéral pour une adhésion à l’ONU est élaboré, mais celui-ci est rejeté le 16 mars 1986 à plus de 75% par les votants et par tous les cantons. Les opposants craignent qu’en acceptant la charte de l’ONU, la Suisse perde une partie de son indépendance et de son pouvoir décisionnel au niveau politique. La neutralité du pays leur paraît aussi compromise si la Suisse prend part plus activement aux décisions politiques à l’international. De plus, le budget prévu lié à cette adhésion s’élève à 20 millions de francs par année, en plus des 170 millions de francs que la Confédération verse déjà à l’ONU et aux institutions qui en dépendent.
Lors d’une votation populaire le 12 juin 1994, les citoyens suisses rejettent par 57% de non le projet de loi fédérale sur l’engagement de Casques bleus suisses dans les opérations de maintien de la paix de l’ONU.
Le 3 mars 2002, suite à une initiative populaire, une votation pour l’adhésion à l’ONU a lieu. Cette fois, la votation est acceptée à 54.6% des citoyens et par 11 cantons et 2 demi-cantons. Le taux de participation est relativement haut : 58%. Le Conseil fédéral garantit que la neutralité de la Suisse ne sera pas entachée. La mondialisation se reflète dans cette décision : les citoyens suisses ont le sentiment qu’ils ne peuvent pas se tenir à l’écart. Le budget annuel de cette participation plus active est de 60 à 70 millions de francs en sus des 500 millions de francs déjà versés par la Suisse.
Depuis, la Suisse a notamment fortement contribué à la création du Conseil des Droits de l’Homme, un organe qui discute des violations des droits de l’Homme et les condamne.
La Suisse s’est portée candidate pour siéger de manière non permanente au Conseil de Sécurité de l’ONU dès 2023.