Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07038.jsonl.gz/166

Le Sea Spirit a été construit en 1991 et réaménagé en 2008 pour se ranger comme le plus luxueux des bateaux de croisières expéditions polaires opérant au Spitzberg.
Il a 90 mètres de longueur, 15,3 de largeur pour un tirant d'eau de 4,2 mètres, permettant ainsi des navigations dans les fjords. Il développe 4720 chevaux et se range en classe glaces C1-D1 (il peut aller dans une mer couverte jusqu'à 70 % de banquise), il est équipé de stabilisateurs et file 12,5 nœuds (14,5 au maximum).
Servi par un équipage de 75 personnes, il peut accueillir 116 passagers, et nous réduisons volontairement ce nombre à 100. Toutes les cabines sont des suites et sont extérieures, 15 sont aménagées avec un balcon.
Ses ponts sont reliés par un ascenseur qui sert 3 salons dont une salle de conférences, un bar, une salle de sport, une bibliothèque et un restaurant. Les repas sont servis trois fois par jour et les boissons y sont incluses.
10 zodiacs menés par nos 10 guides polaires et notre chef d'expédition francophone, ainsi que par des aides de terrain internationaux, nous permettent de découvrir les lieux ; le service d'hôtellerie est assuré par l'équipe de bord et est aidé par notre équipe de direction de croisière. Un médecin francophone est embarqué par Grands Espaces.
Consulter la fiche • Consulter le plan
Cet archipel de 191 îles à peine explorées, situé à 900 km seulement du Pôle Nord est couvert à 85% de calottes glaciaires. Il fut interdit d'accès à l'époque communiste, puis ouvert au tourisme de 1990 à 2007. La Russie y créa le Parc National Arctique en 1994 et moins de 10 bateaux s'y rendent chaque année au départ de la grande ville de Mourmansk : 3 jours de mer à l'aller et au retour… Pour la première fois en 2015, nous vous proposions une croisière combinée Spitzberg (où nous arrivons par nos vols privatisés économisant ainsi les jours de mer) et Terre François-Joseph. En 2016, le contexte politique n'a pas permis au bateau Ocean Nova d'obtenir les permis de navigations dans ces eaux, c'est pourquoi nous avons repris, pour 2017, le bateau armé directement par les Russes et à qui les permis sont accordés plus facilement. Situé à la même latitude et plus haut (81°30), l'archipel est en effet distant de moins de 200 km de l'Île Blanche, au Spitzberg. Et en route, nous verrons l'Île Victoria, certainement la plus mystérieuse du Grand Nord : une Grande Première ! Outre ses glaciers et barrières donnant des icebergs tabulaires, la Terre François-Joseph abrite aussi les plus grandes populations d'ours polaires, de morses et de bélougas de l'Arctique européen et russe. Enfin, par sa latitude même, l'archipel a vu passer les grands explorateurs, à la recherche de la route du Pôle Nord ou des passages du Nord-Est et du Nord-Ouest, notamment les Norvégiens Johanssen et Nansen. Le programme dépendra des conditions météorologiques et de glaces : « flexibilité » reste ainsi le maître mot. Nous irons vers 81 à 83° Nord si la couverture de glace est faible, en arrivant ainsi en Terre François-Joseph par le Nord. Si la banquise est bien présente, nous arriverons par le Sud. En fonction ainsi de ces navigations de même que des conditions de mer, il ne sera décidé qu'au dernier moment si nous revenons par la côte Nord du Spitzberg ou si nous passons par le Sud.
Formalités : Visa russe. Grands Espaces vous assistera dans les démarches.
Logement : À bord du Sea Spirit.
Déplacements : Zodiacs.
Vêtements : Chauds. Polaires.
Activités : Observation animalière. Randonnées/excursions.
Guide(s) :
Informations complémentaires : Organisation Grands Espaces.
Vol direct privatisé au départ de Paris CDG. Arrivée à Longyearbyen à la mi-journée. Excursion dans la vallée de l’Adventdal et temps libre en ville. Embarquement vers 17 heures, accueil et exercices de sécurité, puis navigation dans l’Isfjord.
Nous passons au large du cap Sud du Spitzberg et de l’île d’Edgeøya, des zones riches en baleines. L’occasion aussi pour notre équipe de conférenciers d’introduire ce voyage exceptionnel. Nous allons vraisemblablement côtoyer de temps en temps la banquise éparse, à l’affût des ours et des groupes de phoques.
Arrivée en Terre François Joseph en soirée, vers les deux grandes Îles d’Alexandra et de George. C’est sur ces îles que se trouvait une station radio et météo allemande durant la dernière guerre mondiale, et qu’aujourd’hui les Russes réactivent deux bases dont l’une offre une piste d’atterrissage. C’est sur ces îles aussi que se trouvent les plus grands espaces dégagés de glaces de l’ensemble de l’archipel.
C’est sur la Terre d’Alexandra que nous allons effectuer les formalités de visa, une équipe d’officiers russes venant à bord en soirée pour cela. Continuation vers la baie de la Géographie où nous serons le lendemain.
10 jours entiers consacrés à l’exploration de l’archipel des glaces. Parmi les sites, nous visiterons :
– L’île Bell. En 1881 l’expédition de Leigh Smith vit son bateau broyé par la banquise. Le moral des hommes sera soutenu grâce à 320 litres de rhum, 30 bouteilles de champagne, 60 bières, 12 gins, 18 whiskys et du cherry… Une hutte fut érigée, et reste en très bon état. L’île présente le relief caractéristique des plateaux de basaltes et de roches sédimentaires qui forgent l’archipel.
– Cap Flora, sur l’île de Northbrook. Les falaises rocheuses forment l’un des paysages les plus connus de la Terre François Joseph, de même que les pentes vertes liées aux colonies d’oiseaux qui enrichissent le sol et permettent à des dizaines d’espèces de plantes et de mousses de se développer en un superbe jardin polaire. Tout proches, les restes de l’expédition anglaise de Jackson sont bien visibles; c’est sur ce cap que se fit le 17 juin 1896 la rencontre historique entre Jackson et les Norvégiens Johanssen et Nansen, de retour de leur périple sur la banquise à la recherche du Pôle Nord. C’est le lieu le plus chargé d’histoire de cet archipel polaire.
– Le rocher Rubini surgit de la mer en une masse façonnée d’orgues de basaltes où mouettes et guillemots sont des milliers à se reproduire; c’est l’une des colonies d’oiseaux les plus impressionnantes de l’Arctique, et les eaux profondes qui l’entourent permettent aux bateaux de s’approcher de cette scène sauvage.
– La Terre de Wilczek, qui couvre plus de 2000 km² et est presque totalement couverte de 600 mètres d’épaisseur de glaces qui coulent en mer; c’est l’île qui donne le plus grand nombre d’icebergs tabulaires, dont certains de très grande taille. Sur l’une des langues de roches, le « Fort Mc Kinley » fait de roches plates empilées et autrefois couvert d’un toit en peaux de morses : deux hommes de l’expédition de Wellman (1898-1899) au Pôle Nord y ont hiverné et réalisé des observations météorologiques.
L’un d’eux y est enterré; le poteau de bois dressé pour indiquer sa localisation porte des traces de griffures d’ours.
– L’île d’Alger est célèbre par les restes des expéditions vers le Pôle Nord de Baldwin et Ziegler et pour ses icebergs dérivants que nous visiterons avec nos zodiacs. Située au centre de l’archipel, elle offre de superbes paysages.
– Les Îles Stoliczka et Appolonov hébergent les plus grandes colonies de morses ; ceux-ci se rencontrent dans toutes les eaux, mais ces petites îles sont des lieux de repos estival privilégiés; les ours blancs rôdent en général près de ces colonies. Des colonies d’oiseaux sont aussi présentes dans ce petit archipel : mouettes, guillemots, mergules, goélands…
– L’Île Hall et le cap Tegetoff : l’expédition Payer/Weyprecht a découvert la Terre François Joseph avec ce cap, en 1873. La toundra y est riche. Le paysage est le plus connu de l’archipel, grâce à ses tours de roches volcaniques qui se font face. Au pied, la maison octogonale de l’hivernage de l’expédition de Wellman est encore bien visible. Une excursion vers les sommets proches permet la découverte de colonies d’oiseaux et un superbe panorama. Si les conditions le permettent, nous irons en croisière zodiac dans le détroit Negri, aux falaises escarpées.
– Île Champs : elle est célèbre par ses roches sphériques – ou géodes -, dont l’origine vous sera expliquée; certaines de ces formations prises dans les moraines peuvent atteindre 3 mètres de diamètre, d’autres quelques millimètres : un tel champ de géodes est unique en Arctique. Les paysages de cette île de 374 km² sont également impressionnants, grâce notamment à des glaciers actifs qui vêlent, et aux colonies d’oiseaux proches du cap Trieste.
– Baie Tikhaya : une ancienne station soviétique y a opéré entre 1929 et 1959, puis elle fut délaissée pour la base Krenkel. Elle est remise en état pour montrer le quotidien de ces stations de recherche et chaque été quelques personnes y séjournent pour y assurer les tâches de gardes du parc national. Des équipes de chercheurs et de bénévoles s’y affairent chaque été, et une visite permettra de comprendre le fonctionnement de ces bases polaires d’autrefois. Une visite de la toundra proche nous permettra de nous familiariser avec quelques-unes des 150 espèces de plantes de l’archipel; une colonie de mergules niche dans les pierriers.
– Par plus de 81° de latitude Nord, nous tenterons d’aborder sur l’île Rudolf, le point le plus au Nord de l’Eurasie. Un cap (souvent occupé par des ours…) est surmonté d’une croix et entouré de falaises de glaces.
Après avoir effectué les formalités de sortie le 13 août, nous prendrons la direction de la Terre du Nord-Est du Spitzberg que nous passerons soit au Nord en effectuant une croisière zodiac autour des Îles Charles XII, Foyn, 7 Îles, soit au Sud en remontant par le détroit de Hinlopen pour y admirer l’immense colonie d’oiseaux d’Alkefjellet avant de nous rendre en baies de la Croix puis du Roi sur la côte Nord-Ouest du Spiztberg. Ce sont ces paysages de montagnes en à-pic qui font la réputation de cet archipel.
Arrivée à quai à Longyearbyen vers 8 heures. Débarquement vers 9 heures et matinée libre pour les achats ou la visite des musées. Départ du vol direct vers Paris à 12h45 et arrivée à Paris Roissy CDG 3 vers 17h30.
L’itinéraire de cette croisière expédition n’est réalisable que depuis 2015 – une première polaire -, et reste une vraie aventure dans la banquise, avec laquelle nous composerons en permanence pour nous frayer notre route.
Lors de ce voyage, ours, morses et baleines seront vus très régulièrement : nous sommes au coeur de leur royaume ; en Terre François Joseph, on trouve 350 tanières d’ours blancs, au Spitzberg, il y a 3500 morses…
Une aventure aussi vers les grandes calottes glaciaires qui se précipitent en mer en donnant de grands icebergs tabulaires, et le plus long front de glaces de l’hémisphère Nord (160 kilomètres) : nous sommes au pays des Îles Blanches, couvertes de 80 à 99% de glaces.
La Terre François Joseph est largement inconnue, car fermée durant les temps communistes, et protégée de nos jours par le Parc national de l’Arctique russe; son accès est limité, et ces voyages sont des opportunités uniques.
Terre François Joseph : Pourquoi ce nom ?
À la fin du XIXe siècle, l’empire Austro-Hongrois s’étendait du Nord de l’Italie à la Roumanie. L’empereur François Joseph y a régné 68 ans. Trouver le passage du Nord-Est ou du Nord-Ouest aurait permis de contourner l’empire Ottoman qui contrôlait en partie le commerce de l’Orient, tout en glorifiant le régime impérial. C’est pourquoi Carl Weyprecht et Julius Payer ont armé en 1871 une expédition avec l’aide du riche comte Hans Wilczeck. L’Académie impériale des sciences et l’association austro-hongroise pour l’exploration polaire ont levé d’autres fonds.
Le bateau « Tegethoff » (32 mètres sur 7,3, moteur de 100 CV) fut nommé en l’honneur de l’amiral de la flotte et mené par 24 hommes ; il fut lancé le 13 juin 1872 pour explorer les eaux polaires espérant atteindre le détroit de Béring : le tsar de Russie était prêt à faire porter assistance aux Autrichiens… Le bateau va être pris tout l’hiver par la banquise puis, le 30 août 1873, l’archipel le plus septentrional du monde est découvert et appelé du nom du vieux monarque. Un autre hivernage, d’autres explorations…
Tant d’îles, de sommets furent aussi nommés… Après 812 jours d’expédition, les hommes étaient tenus pour morts, en Europe. Le « Tegethoff » fut détruit par les glaces, et à leur retour, les 23 survivants recueillis par un bateau russe ont été accueillis triomphalement en 1874. Weyprecht lança la première Année Polaire Internationale (1882-1883).
Un extraordinaire plateau de conférenciers
Pas de personnalité médiatique, rien que des spécialistes pour vous guider. Pour ce voyage 100% francophone, nous aurons 10 guides polaires parmi les plus chevronnés. Nous avons aussi embarqué des spécialistes anglophones et une équipe de 6 gardes et responsables du Parc national Arctique Russe de la Terre François-Joseph : leurs conférences seront traduites. Christian Kempf dirigera cette croisière. Il est le pionnier des voyages polaires en France et en Suisse, ses travaux ont été récompensés par le Grand Prix de l’Exploration remis en 1979 par le Président de la République, et par le Prix Paul Émile Victor. C’est le grand spécialiste du Spitzberg et il a visité plusieurs fois la Terre François-Joseph. Il sera entouré d’une équipe de spécialistes des glaces, des oiseaux, des baleines et autres mammifères marins, de l’histoire, de la géologie… Au total, une véritable université polaire qui vous permettra de mieux comprendre les lieux visités.
Toundras, pics et calottes
Le Spitzberg qui couvre environ 62 000 km² est fait de vastes toundras sur sa côte Ouest : rennes, oies, eiders s’y reproduisent. Au Sud et au Nord-Ouest, les glaciers enchâssés entre des pics impressionnants dévalent des sommets pour arriver en mer et se briser en icebergs, d’où le nom de « Spitzberg » (montagnes pointues) donné en 1956. À l’Est enfin, le courant froid de Sibérie abaisse les températures, donnant ainsi de vastes inlandsis : au gré de ce voyage, nous verrons ces trois grands paysages.
La banquise
L’archipel était autrefois pris par la banquise. En 1991 une première tentative de croisière-expédition fut lancée par Christian Kempf à bord du « Professeur Multanovsky » mais le bateau fut bloqué par les glaces. Par la suite, d’autres voyages ont été organisés, notamment par Grands Espaces en 2004 à bord du brise-glaces « Kapitan Dranitsyn ». Depuis quelques années en revanche, les côtes de l’archipel se libèrent en raison de la diminution alarmante de la superficie estivale de banquise. Si cette dernière était très au Nord, nous effectuerions un détour pour naviguer à son contact.
Les bases sovietiques
La Guerre Froide a amené l’Union Soviétique à garnir l’Arctique de bases secrètes. Le régime communiste y eut peu d’égards pour l’environnement et ces bases sont aujourd’hui et pour la plupart désaffectées, nettoyées, et se rangent parmi les sites historiques. Au total 5 bases ont été créées, et deux ont repris leurs activités, contribuant ainsi à souligner l’intérêt marqué du Kremlin pour les régions polaires.
Une faune exceptionnelle
Il y a environ 1 200 ours et 3 500 morses en Terre François-Joseph, et seulement 20 à 30 hommes…
Les chenaux glacés sont le royaume des baleines, des narvals y sont présents et les bélougas y sont réguliers.
L’Est du Spitzberg, l’Île Victoria et l’archipel François-Joseph hébergent enfin des espèces d’oiseaux sibériennes et polaires : mouette blanche, eider à tête grise, labbe pomarin…
Les falaises basaltiques et sédimentaires enfin sont colonisées par les oiseaux de mer. Parmi les sites les plus célèbres se trouvent Alkefjellet (Spitzberg), et le rocher Rubini (Terre François-Joseph). Les eaux sont le domaine des phoques (barbus, annelés et du Groenland).
Ces prix s'entendent par personne
|Suite triple, 23 m², 2 lits bas et 1 sofa lit, fenêtre||9750 €|
|Suite pont Principal, 20 m², 2 lits bas ou 1 grand lit, 2 hublots||10 750 €|
|Suite classique, 22 m², 2 lits bas ou 1 grand lit, grande fenêtre||11 750 €|
|Suite supérieure, 24 m², 2 lits bas ou 1 grand lit, grande fenêtre donnant sur le pont promenade||12 750 €|
|Suite de luxe, 26 m², 2 lits bas ou 1 grand lit, baie vitrée, balcon privé||14 750 €|
|Suite premium, 33 m², 2 lits bas ou 1 grand lit, baie vitrée, balcon privé||15 750 €|
|Suite présidentielle, 40 m², 2 lits bas ou 1 grand lit, salon, baie vitrée, balcon privé||19 750 €|
|Cabine individuelle :||x1,8|