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Citons quelques faits tirés des archives de Cernier :
1676 : Différend suscité entre spectable Jacques Debely, ministre de Fontaines et Cernier, et entre les paroissiens de l’église de Cernier sur quoy le dit ministre prétendait que toutes les censes reconnues tant en faveur de la Cure que de l’église de Cernier lui appartenoyent et les paroissiens soutenant que tout ce qui avait été reconnu en faveur de l’église leur appartenait ". L’affaire fut portée au Conseil d’état et elle eut comme résultat : "que le dit Debely et ses successeurs en la dite charge de ministres de Fontaines percevront et retireront à l’avenir toutes les dites charge de ministres de Fontaines percevront et retireront à l’avenir toutes les dites censes foncières reconnues es dites reconnaissance, tant en faveur des ministres de Fontaines que de la dite église de Cernier, constituant tant en grains, chapons, huile qu’en argent, mais réciproquement que le dit sieur Debely et ses successeurs seront tenus de délivrer annuellement et perpétuellement sur chaque jour de Saint-Martin aux dits paroissiens de l’église de Cernier, soit au marguiller de la dite église cinq émines de froment bon et recevable ".
1774 : " Difficultés entre Cernier et Grand-Chézard à l’occasion des réparations de la Tour du Temple du dit Cernier, l’une des parties voulant la rétablir d’une manière et l’autre d’une autre manière, ce qui n’aurait pas manqué de plonger les dites parties dans de fâcheuses circonstances. " l’accord fut fait sur les bases suivantes : "Rebâtir et réédifier la Tour du Temple de quartiers de roc travaillés à la pointe du marteau et aux traits de ciseau, et de la hauteur de la vieille tour, telle qu’elle existe avec un pommeau d’étain, une barre et croisade de fer et un coq de fer-blanc étamé.
Les paroissiens de Cernier ont été en général fort aimables à l’égard de leurs pasteurs, et ils n’ont adressé de plaintes que dans des cas graves.
En 1768, ils se joignent aux paroissiens de Fontaines-Fontainemelon et Genève, pour réclamer contre le pasteur Roy (qui fut pasteur de la paroisse de 1757 à 1787) : " que nonobstant les avertissements que les anciens ont donné à Mr. Roy de faire enfermer son chien pendant le prêche, qu’ils le laissaient toujours le suivre dans l’Eglise, où il faisait un scandale horrible par des hurlements pendant le chant des psaumes, qu’il surpassait chacun et qu’on a pu venir à bout d’y remédier que par la voye d’un châtois de 4 batz par fois qu’on y verrait de ces sortes d’animaux, soit le sien ou autre de la paroisse. " ( La pièce est signée par les gouverneur Monet, de Cernier, Benguerel, de Fontemelon, Challandes, de Fontaines, Andrié de Geneveis.)
Une nouvelle plainte se produisit en 1786, contre le ministre Thiébaud, pour des négligences diverses. Elle fut présentée par ceux de Cernier seulement : " Veuve-Carel et Fabvre, gouverneur ".
Du reste, l’entretien de la cure de Fontaines fut la source d’interminables querelles avec la seigneurie, les pasteurs et les communes. Les paroissiens de Fontaines et de Cernier affirmaient que ces dépenses devaient être à la charge de l’état et des pasteurs, attendu que cette cure avait été construite et entretenue par l’abbaye de Fontaine-André ; or l’Etat s’étant emparé à la Réformation des biens de cette abbaye, c’était à lui à entretenir la cure ; malheureusement, ils n’avaient en mains aucun acte, aussi étaient-ils régulièrement condamnés, et ils s’exécutaient quand même.
Jusqu’en 1875, Cernier resta une annexe de Fontaines. A cette époque, il fut détaché de Fontaines et forma avec Fontainemelon une paroisse spéciale dont le premier pasteur fut Charles Châtelain, de 1875 à 1896. Dès 1900, Fontainemelon s’étant séparé de Cernier devint une paroisse sans annexe.
Les archives de Cernier ne mentionnent aucun fait important pour la paroisse dans la première moitié de ce siècle.
En 1849, la nouvelle loi ecclésiastique, qui introduisit de grands changements dans l’organisation de l’Eglise, remit entre autres aux électeurs paroissiaux la nomination du pasteur et des anciens, le premier était nommé jusqu’alors par la Vénérable Classe, et les seconds par les assemblées de commune sur la présentation du pasteur. M. Bernard de Gélieu, pasteur à Fontaines et Cernier depuis 1838, fut réélu par ses paroissiens.
La loi ecclésiastique de 1873 n’apporta aucun changement dans le mode d’administration des paroisses ; cette administration resta entre les mains de l’autorité locale. Dans les paroisses comprenant plusieurs municipalités, elle fut remise à un Conseil de paroisse formé de trois délégués de chacun des Conseils municipaux. Dans ce Conseil toutes les décisions doivent être prises à la majorité des votants, et non par localités. Les frais de culte sont répartis entre les municipalités intéressées au prorata de leur population.
En 1873, la votation de la loi ecclésiastique amena une scission dans la paroisse de Cernier, et la création d’une Eglise indépendante, mais le nombre des adhérants était peu considérable. Vers la fin de 1873, quelques personnes se réunirent à Fontainemelon, et au mois de janvier suivant, douze personnes fondèrent une Eglise indépendante et s’adressèrent au Synode pour obtenir son concours. Ce fut le pasteur Robert Tissot qui vint célébrer le premier culte à Cernier le 25 janvier 1874. 41 signatures furent recueillies et le 26 avril Georges Godet, ancien diacre de la Chaus-de-Fonds, fut installé comme pasteur auxiliaire. L’érection définitive de Cernier-Fontaines en paroisse indépendante fut votée par le Synode le 9 juin 1875. Le temple fut construit en 1875 et a coûté fr.15.200. Il a été décoré par M.CH.l’Eplattenier, artiste-peintre à la Chaux-de-Fonds. La cure fut construite en 1887, pour le prix de fr.22.000.
Armoiries de la commune de Cernier –
Armoiries : d’argent à l’épervier.
Chargé en cœur d’un écu de gueules au pal d’argent, chargé de trois chevrons de sinople. Drapeau : Rouge au pal blanc chargé de trois chevrons verts
© Famille Fesselet 2001 Dernière révision : 11 août,2011 .