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Donald Trump renonce à la question de la nationalité dans le recensement
"Nous allons choisir une autre voie", a-t-il indiqué lors d'une déclaration depuis les jardins de la Maison Blanche.
Cet épisode est un revers cinglant pour le président américain qui avait engagé un bras de fer sur ce sujet. Il avait évoqué la possibilité d'avoir recours à un décret présidentiel, voire de reporter l'impression des formulaires devant servir au recensement qui doit se tenir tous les dix ans selon la Constitution.
La Cour suprême a bloqué il y a deux semaines l'ajout de cette question dans le prochain recensement, jugeant "artificielles" les justifications fournies par l'administration Trump.
Enormes enjeux
Les enjeux sont immenses: le recensement conditionne l'octroi de 675 milliards de dollars de subventions fédérales et détermine le nombre de sièges alloués à chaque Etat américain à la Chambre des représentants, en fonction de la population.
Or l'ajout d'une question sur la nationalité, abandonnée il y a plus de soixante ans, pourrait pousser entre 1,6 et 6,5 millions d'immigrés à s'abstenir de participer ou à mentir sur le questionnaire par peur, notamment chez les sans-papiers, d'être repérés, selon les experts du bureau du recensement.
La puissante association de défense des libertés civiles (ACLU) a assuré qu'elle continuerait à surveiller les tentatives de l'administration Trump de compter les immigrés.
ats/pym
Publié le 12 juillet 2019 à 10:32 - Modifié le 12 juillet 2019 à 10:39