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La section des droits de l’homme promeut et défend les intérêts de la Suisse au sein du Conseil des droits de l’homme et de ses mécanismes subsidiaires. La section travaille étroitement avec les autres Etats, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme, les représentants de la société civile et le monde académique.
Conseil des droits de l’homme
Le Conseil des droits de l’homme est un organe intergouvernemental, basé à Genève, en charge de la promotion et de la protection des droits de l’homme au sein des Nations Unies. Composé de 47 membres, il se réunit en session ordinaire dix semaines par an. Lorsqu’il le juge nécessaire, le Conseil peut également se réunir de manière extraordinaire pour traiter de situations urgentes impliquant des violations de droits de l’homme. Le reste de l’année est consacré notamment aux groupes de travail établis par le Conseil des droits de l’homme sur une multitude de thématiques. Un de ces groupes de travail est l’Examen périodique universel. Ce mécanisme novateur contribue à l'examen régulier de la situation des droits de l’homme de tous les Etats et à la formulation et l'adoption des recommandations afin de les encourager à mieux protéger et respecter les droits de l’homme sur leur territoire.
La Suisse s'est fortement engagée en faveur de la création du Conseil des droits de l'homme. ELle a été membre de cet organe à trois reprises (2006-2009; 2010-2013; 2016-2018) et vice-présidente en 2006, 2013 et 2017. La Suisse s'implique dans toues les discussions institutionnelles liées au Conseil des droits de l'homme afin de contribuer à son efficacité et de renforcer l'impact de son action. La création du Conseil des droits de l'homme a par ailleurs permis de renforcer la Genève internationale et son statut de centre de compétences mondial en matière des droits de l'homme.
Initiatives diplomatiques et négociations
Au sein du Conseil des droits de l’homme, la Suisse développe des initiatives diplomatiques sur des thèmes prioritaires de sa politique étrangère, tels que la peine de mort, la justice transitionnelle, la promotion et la protection des droits de l’homme dans le contexte de manifestations pacifiques, les droits de l'homme et l'environnement, les droits de l'homme dans les politiques de drogue, l'égalité salariale, les mariages d'enfants précoces et forcés.. La Suisse participe également activement aux négociations sur divers thèmes et situations de droits de l’homme qui font l’objet d’initiatives menées par d’autres Etats et qui sont jugées prioritaires pour la Suisse, comme notamment la protection des défenseurs des droits de l'homme, la lutte contre la torture, la liberté d'expression et la violence faite aux femmes et aux filles.
Depuis 2013, la Suisse mène avec divers partenaires le Dialogue de Glion sur les droits de l'homme qui s'est imposé comme forum informel de discussion sur les questions de gouvernance en matière de droits del'homme.
Haut-Commissariat aux droits de l’homme
Le bureau du Haut-Commissariat des droits de l’homme est basé à Genève et est un partenaire stratégique de la Suisse. Il agit - entre autre - comme Secrétariat du Conseil des droits de l’homme. La Suisse soutient le Haut-Commissariat aux droits de l’homme financièrement et politiquement et défend fermement son indépendance. Elle est en faveur d’un financement renforcé du «pilier droits de l’homme» de l’ONU. Ce financement permettrait de donner plus d’importance à ce domaine face aux autres piliers de l’ONU que sont les secteurs «paix et sécurité» et «développement». La Suisse s'engage aussi pour une collaboration plus étroite entre les trois piliers car le respect des droits de l'homme est la base d'une société paisible et prospère.
Organisations non-gouvernementales et monde académique
La Suisse attache beaucoup de valeur au travail des organisations non-gouvernementales et des instituts académiques actifs dans les droits de l’homme. Elle soutient la participation de la société civile aux travaux du Conseil des droits de l’homme et défend l’espace qui permet aux représentants de la société civile de pleinement contribuer aux travaux du Conseil. La Suisse participe ainsi activement aux initiatives visant à lutter contre toute forme de représailles commises par les représentants d’Etats à l’égard des défenseurs des droits de l’homme en raison de leur participation aux travaux du Conseil des droits de l’homme et ses divers mécanismes.