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Le San Salvatore est une des montagnes les plus connues au monde. Sa célébrité a commencé dès le XIIIè siècle, lorsque les pèlerins se rendaient à pied sur sa cime pour rendre hommage au Fils de Dieu qui, selon une antique légende, y aurait fait une brève halte durant son ascension vers le ciel. Mais ce qui a attiré et continue d’attirer les gens sur la cime de ce mont, montagne des Luganais par excellence, c’est surtout l’incomparable panorama à 360° qui s’étend sur toute la merveilleuse région du lac de Lugano, la plaine lombarde et la magnifique chaîne des Alpes suisses et savoyardes.
Il n’est donc pas surprenant que vers la fin du XIXè siècle quelqu’un se soit aperçu des possibilités économiques et touristiques offertes par la popularité du San Salvatore, accessible à cette époque uniquement à pied ou à dos de mulet.
C’est ainsi qu’en 1870 un entrepreneur florentin, Stefano Siccoli, locataire de la modeste auberge sur la cime, lance l’idée de construire une voie carrossable, un funiculaire, un grand hôtel et autre chose encore. Un projet grandiose, mais qui s’est révélé irréalisable. Les souscriptions ouvertes pour le financement ne rapportèrent pas le montant escompté et l’idée fut abandonnée.
Mais une autre initiative connaîtra un sort meilleur. Le 10 août 1885, l’avocat luganais Antonio Battaglini, soutenu par un groupe de concitoyens résolus, fait une demande de concession au Conseil Fédéral pour la construction d’un chemin de fer à crémaillère au départ de Lugano jusqu’à la cime du San Salvatore. L’itinéraire prévoit le passage du tunnel ferroviaire de Brentino vers Pazzallo, Carabbia, Ciona et, de cet endroit là, la montée finale vers le mont. La longueur de la ligne est de 3866 mètres. Puis le parcours est prolongé, plaçant la gare de départ sur la Piazza del Grano (Lugano) et non plus à Paradiso.
Le 24 novembre 1885, le Conseil Fédéral accueille favorablement la demande de concession de l’avocat Battaglini et la transmet à l’Assemblée Fédérale qui l’approuve le 12 décembre 1885. Une fois la concession obtenue, les études relatives à la construction du chemin de fer sont lancées. Pendant ce temps, l’avocat Battaglini se démène pour rassembler les capitaux nécessaires au financement de l’entreprise.
Pour réaliser le “chemin de fer du San Salvatore” il fallait pouvoir disposer du terrain et des édifices (église incluse) qui formaient le complexe de la cime du “Mont” ; l’Archiconfrérie de la bonne mort et de la prière en était alors propriétaire sous le titre de Santa Marta di Lugano. Le 19 février 1886, le contrat de location respectif est signé.L’Archiconfrérie s’assure tout de même le droit de réserver “le sanctuaire au culte religieux catholique roman avec libre accès à tout moment de l’année”.
Le 29 avril 1887, le Conseil Fédéral autorise une modification de la concession du 12 décembre 1885 aux promoteurs du chemin de fer du San Salvatore. Une augmentation des tarifs initialement prévus est accordée et la demande de la part du concessionnaire de prolonger le parcours de Paradiso jusqu’au débarcadère central de Lugano est approuvée. De Lugano jusqu’au pied du San Salvatore, il fallait construire une simple voie ferrée par adhérence devant ensuite être transformée en un système à crémaillère permettant de monter la forte pente du dernier tronçon.
Le 15 juillet 1887, le comité promoteur ouvre une souscription publique “pour la constitution d’une Société Anonyme par actions, pour la construction et l’exploitation d’un chemin de fer entre Lugano et le Mont San Salvatore, sur la base de l’acte de concession du 12 décembre 1885”. Les promoteurs rencontrent de nombreuses difficultés. Ce sont les deux entrepreneurs confédérés Bucher et Durrer, titulaires d’une entreprise spécialisée dans la construction de funiculaires, chemins de fer et hôtels à Kägiswil, qui réglèrent tous les problèmes. Ils achetèrent les droits de concession à l’avocat Battaglini pour les transmettre immédiatement à la Società della Ferrovia Lugano-Monte San Salvatore en cours de constitution.
Les entrepreneurs Bucher et Durrer s’engagent à construire le funiculaire au départ de Paradiso jusqu’à la cime, pour la somme forfaitaire de Fr. 550’000.- et à fournir l’énergie électrique nécessaire en provenance de leur centrale de Maroggia, contre une redevance annuelle de 10’000.- francs. Mais la société Bucher et Durrer connaît des difficultés financières et doit réduire sa participation. C’est la Banca della Svizzera Italiana et son directeur Giacomo Blankart qui viennent au secours des promoteurs du funiculaire en souscrivant un nombre d’actions conséquent.
Le financement du funiculaire est assuré pour le 7 juin 1888 et le 12 juin 1888, se déroule finalement l’assemblée constitutive de la Società della Ferrovia Lugano-Monte San Salvatore. La présence d’un directeur de la Banca della Svizzera italiana à la tête du Conseil d’administration devient une tradition encore en vigueur aujourd’hui.
Les travaux de construction commencent le 24 juillet 1888 et doivent se terminer le 1er août 1889. Mais les pluies incessantes survenues durant l’été retardent les travaux qui, à partir du 19 septembre 1889, se poursuivent même la nuit à la lueur des torches afin de regagner le temps perdu. Le mauvais état du terrain au Vallone di Calprino oblige les constructeurs à remplacer le mur-digue par un viaduc en fer de 103 mètres de long.
Le premier essai de traction au moyen de la force électrique provenant de la dynamo située à Maroggia s’effectue le 20 janvier 1890. L’expérience donne d’excellents résultats et les wagons parcourent toute la ligne, soit 1600 mètres, en 26 minutes.
Le 9 mars 1890, des membres de la Société des ingénieurs et des architectes tessinois, sur invitation de l’entreprise Bucher et Durrer, effectuent le parcours Paradiso – Mont San Salvatore.
L’inauguration du funiculaire est prévue pour le 19 mars 1890 et son ouverture doit avoir lieu le jour suivant. Les invitations sont expédiées, mais au dernier moment tout doit être annulé car l’autorisation fédérale n’est pas encore arrivée.
L’essai officiel du funiculaire a lieu le 20 mars 1890.
L’inauguration et ses festivités se déroulent le mercredi 26 mars 1890, en présence d’une quatre-vingtaine d’invités au banquet officiel.
Pour le public, le service régulier du funiculaire San Salvatore débute dans la matinée du 27 mars 1890, et coïncide avec les horaires des bateaux. Tarif aller et retour Paradiso-San Salvatore Fr. 4.-
Les actionnaires de la Società della Ferrovia Lugano-Monte San Salvatore tiennent leur première assemblée le 28 mars 1890, au lendemain de l’ouverture du funiculaire. Le Conseil d’administration présidé par Giacomo Blankart présente son premier rapport, clos au 31 décembre 1889, aux actionnaires. Afin de pouvoir offrir un restaurant convenable aux visiteurs du San Salvatore (la construction existante, en raison de ses conditions ne se prêtant pas à la réparation ou à la rénovation) le Conseil d’administration décide de construire un édifice avec une vaste salle et une terrasse à proximité de la gare.
Le procès verbal de la remise du funiculaire de la part de l’entreprise Bucher et Durrer au Conseil d’administration de la Società della ferrovia Lugano-Monte San Salvatore est rédigé le 2 avril 1890, neuf pages de grand format, écrites à la main d’une écriture serrée et pas très lisible. L’inspection est extrêmement méticuleuse et les nombreuses observations concernant les travaux non réalisés ou ne correspondant pas aux projets sont soigneusement rapportées.
Toujours en 1890, la Società della ferrovia Lugano-Monte San Salvatore renonce à son droit de construire une ligne de tramway du débarcadère central de Lugano jusqu’à la gare chemin de fer du San Salvatore.
En 1896 l’extension du restaurant sur la cime est nécessaire. Celui-ci est surélevé d’un étage et doté de quelques chambres pour satisfaire les demandes des touristes qui désirent assister au lever et au coucher du soleil en haut du Mont San Salvatore.
La guerre qui éclate en Europe a une influence négative sur l’activité du funiculaire, car le manque de visiteurs étrangers se fait cruellement ressentir. 1918, dernière année du conflit, qui d’européen est devenu mondial, affiche les valeurs les plus basses dans tous les secteurs. Par chance, à partir de 1919, les affaires reprennent et bien.
Au cours de l’hiver 1925/26, l’installation de traction est complètement transformée. L’installation d’une nouvelle machinerie entraîne un accroissement de la vitesse qui atteint désormais 1,8 m/s. La durée du trajet passe ainsi de 26 à 18 minutes. Les vieilles voitures pouvant accueillir 32 voyageurs sont remplacées par deux nouvelles d’une capacité de 65 personnes.
En 1938, les entreprises Bell & Ci. de Kriens, Maschinenfabrik d’Oerlikon et Kabelwerke de Brugg fournissent des appareils de traction apportant une plus grande sécurité de fonctionnement, mais ceux-ci exigent le changement du câble, du pignon, des roues de traction, des poulies de frein et de certains appareils annexes. Grâce à ces modifications, la vitesse de traction passe de 1,8 m/s à 2,5 m/s, réduisant ainsi la durée du trajet à 14 minutes.
Les années de la seconde guerre mondiale (1939-1945) sont des années d’angoisse et d’incertitude pour le peuple suisse: tous les secteurs de la vie publique s’en ressentent. Etant donné la gravité de la situation politique internationale, les 50 ans du funiculaire ne sont pas fêtés. La guerre mondiale prend fin définitivement en 1945, les frontières s’ouvrent à nouveau et le flux des touristes reprend finalement son cours.
En 1943, un centre d’étude sur les éclairs est créé au sommet du San Salvatore à l’initiative de la Commission d’étude et de recherche sur les hautes tensions de l’Association suisse des électriciens et de l’Union des centrales suisses d’électricité, centre dirigé par le professeur Karl Berger de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Une antenne en bois d’une hauteur de 70 mètres, munie d’une pointe d’acier de 10 mètres, est érigée à proximité de l’église. Le centre est doté d’appareillages de mesure des éclairs très sophistiqués. Une antenne de même hauteur, mais toute en acier, est installée en 1950 sur le “Dosso San Carlo”. Le centre est démantelé au cours des mois de juin et juillet 1982.
En février 1957, on installe neuf nouvelles voitures de 65 personnes qui représentent dans ce domaine une véritable innovation technique.
En 1960, le funiculaire doit s’adapter au nouveau régime de tension adopté par l’industrie électrique de Lugano qui nécessite la transformation de la machinerie : réducteur de vitesse, indicateur de position des voitures, rembobinage du moteur. L’installation d’un groupe à courant continu Ward Leonard permet d’augmenter la vitesse qui passe de 2,5 m/s aux 3,5 m/s actuels.
En 1965, la concession fédérale est renouvelée pour 50 ans.
1973/74, est l’année de construction du nouvel émetteur PTT / Swisscom.
Durant l’hiver 1978-79, le personnel du funiculaire effectue une série de travaux de rénovation et d’amélioration. L’intérieur des voitures est entièrement refait en matériel synthétique (formica) et la partie en bois est repeinte. La gare de départ de Paradiso est embellie et adopte le style “chalet”.
Pendant l’hiver 1982-1983, des travaux importants, aussi financièrement, sont réalisés. Le personnel du funiculaire effectue des travaux de consolidation le long de la ligne (traverses et murs de soutènement), tandis que les entreprises Kündig et Garaventa remplacent les dispositifs de commande et de réglage de l’installation électrique de traction par une nouvelle installation électronique moderne. La commande de frein mécanique est remplacée par une commande de frein hydraulique.
A partir de l’hiver 1984-85, le Conseil d’administration met d’importants crédits à disposition pour la rénovation du restaurant. Parmi les travaux effectués, signalons la réfection de la terrasse/véranda sud avec vue sur le pont-digue de Melide, la rénovation de la salle d’attente de Paradiso et la construction d’un nouveau bureau/caisse.
Le funiculaire a fêté ses cents ans en 1990 démontrant ainsi la clairvoyance des promoteurs qui, malgré les obstacles techniques et les difficultés financières, ont toujours cru en l’importance économique et touristique de leur initiative.
Un autre investissement important de l’ordre de 1,5 million de francs est effectué en 1997, pour transformer les locaux situés à l’étage supérieur du restaurant en salles polyvalentes modernes dotées d’une technologie d’avant-garde et aptes à accueillir, dans des espaces modulables, jusqu’à 100 personnes.
La Société fait preuve à nouveau de sollicitude et de disponibilité lorsqu’en 1998 elle rend toute la structure accessible aux personnes porteuses de handicap. On fait appel à des solutions modernes afin que les personnes ayant des difficultés motrices puissent accéder plus facilement à la gare de départ en aval, aux voitures, à la terrasse Monte Rosa, au restaurant Vetta et aux nouveaux espaces de congrès. En outre, on procède à des interventions visant à faciliter la mobilité des personnes malvoyantes.
En 1999, la cime du mont amplifie l’offre touristique et culturelle avec la restauration et la transformation de l’ancien hospice du XVIIè siècle en Musée San Salvatore. Au rez-dechaussée, l’édifice accueille les témoignages d’art sacré liés à l’Archiconfrérie de la bonne mort et de la prière. En 2000, un nouvel espace d’exposition dédié aux roches, minéraux et fossiles de la région, joyaux créés et cachés dans le sous-sol, est aménagé.
Mais c’est en 2001 que la Société affronte le plus grand défi: le renouvellement des installations et des voitures pour pouvoir à nouveau répondre aux exigences de l’Office Fédéral des Transports et obtenir ainsi le renouvellement indispensable de l’autorisation d’exploitation. Un travail effectué en un temps record pendant la pause hivernale 2000-2001. Un gros investissement de plus de 3,5 millions de francs a permis d’installer de nouveaux moteurs plus puissants dans la salle des machines, de rénover entièrement les deux funiculaires désormais dotés de voitures panoramiques confortables et de disposer d’une installation électronique et technologique d’avant-garde.
Le concept de qualité adopté par la direction de la Société pour le restaurant Vetta prévoit la conformité des structures et des espaces mis à disposition. C’est pour cette raison qu’en 2002 une nouvelle cuisine a été aménagée, que la salle de préparation des mets a été agrandie, que les appareils des zones de lavage et d’arrière-cuisine ont été remplacés et que les structures du restaurant ont été modernisées.
Grâce à la volonté de l’Association des amis de Delio Ossola, la première via ferrata “cittadine” a été inaugurée en septembre 2002. Ainsi, sur le San Salvatore, les sportifs les plus experts et les plus courageux, équipés comme il se doit, ont la possibilité de montrer leurs talents de varappeurs en parcourant l’unique via ferrata du “type dolomites” qui part de Pazzallo et se déroule le long des pentes rocheuses situées côté nord-ouest de la montagne.
Pour rendre le magnifique panorama depuis la cime inoubliable, plusieurs points de vue ont été mis en valeur. D’importants travaux de nettoyage ont été réalisés en 2003, ainsi que des aménagements et des travaux de mise en sécurité et de protection. En suivant un concept chromatique, sept bancs colorés ainsi que des tables synoptiques ont été installés le long du sentier qui se déroule sur la montagne, afin de valoriser encore davantage le sommet et la région environnante.
En 2005, le Musée San Salvatore s’enrichit d’un espace d’exposition supplémentaire, dédié à la spéléologie de la région. Une exposition qui permet d’effectuer un véritable voyage dans le monde magique et impressionnant des grottes présentes au Tessin et sur le San Salvatore, témoignages de l’évolution du monde naturel.
En 2008, l’Exposition de l’affiche touristique propose un parcours d’exposition permanent qui se déroule de la gare d’arrivée au sommet jusqu’à la cime du mont. L’exposition présente des reproductions d’affiches d’époque suggestives et se réfère à l’histoire de la publicité touristique de la première moitié du XXè siècle.
En 2009, une autre exposition installée dans les espaces du Musée San Salvatore vient compléter l’offre culturelle. L’exposition “Sur les traces des éclairs” est dédiée à l’histoire du Centre de recherche sur les éclairs actif sur la cime de 1943 à 1982 et à la signification historique des orages, phénomène de la nature qui intrigue l’homme depuis toujours.
En 2009, une autre exposition installée dans les espaces du Musée San Salvatore vient compléter l’offre culturelle. L’exposition “Sur les traces des éclairs” est dédiée à l’histoire du Centre de recherche sur les éclairs actif sur la cime de 1943 à 1982 et à la signification historique des orages, phénomène de la nature qui intrigue l’homme depuis toujours.
Le mardi 19 avril 2011, après 121 ans d’activité, le funiculaire transport son 17 millionième passager à la cime, évènement prestigieux dignement fêté.
La contribution du professeur Angelo Vaselcchi, naturaliste et animateur écologiste, permet de réaliser en 2012 un agréable parcours naturaliste d’environ 2 km (aller et retour) sur la crête de la cime, afin de faire découvrir ces dons de la nature encore trop méconnus. Le parcours est jalonné de panneaux numérotés simples, à l’enseigne de la maxime “Suis la feuille et découvre les merveilles de la nature”, qui présentent les différents points mentionnés.
Juin 2013 voit l’inauguration d’une exposition photographique intitulée “L’abito nella tradizione ticinese” (Le vêtement dans la tradition tessinoise), constituée d’une trentaine d’agrandissements splendides (signés Aldo Morosoli, sous les conseils de Ebi de Gottardi et avec la collaboration de la Fédération Cantonale du Costume Tessinois), affichés dans les espaces intérieurs du Restaurant Vetta. Cette exposition illustre les formes, les couleurs et les matériaux des costumes qui représentent le passé des habitants de nos villages, qu’ils soient de plaine et de montagne.
2013 est l’année de la 20e édition du prix décerné au meilleur étudiant de l’École Supérieure Hôtelière et de Tourisme (la SSAT), section Tourisme, de Bellinzona. Cette reconnaissance consiste en un soutien historique à la formation de jeunes professionnels du secteur touristique dans le Canton du Tessin, attribué par la Société Funiculaire San Salvatore SA, et ce depuis l’ouverture de la SSAT en 1993 jusqu’à aujourd’hui.
Le dimanche 29 mars 2015 correspond au 125e anniversaire du Funiculaire du Mont San Salvatore, la plus ancienne remontée mécanique touristique du Tessin. Grâce à la clairvoyance d’entrepreneurs innovants, de nombreux événements ont pu se succéder à compter du 27 mars 1890 – jour de la grande cérémonie d’inauguration – grâce aux “voitures panoramiques rouges” du funiculaire, dont l’activité ininterrompue depuis plus d’un siècle a conduit au sommet du “Pain de sucre de la Suisse” plus de 17,5 millions de passagers. De bas en haut depuis 125 ans, une émotion infinie alliée à la capacité de se renouveler au fil des ans, avec dynamisme et professionnalisme.
L’année 2015 voit la naissance d’une émouvante proposition de voyage scolaire intitulée “Scuola Natura, Scuola Avventura” (École Nature, École Aventure). Grâce à des guides (stimulateurs de curiosité) dotés d’une grande expérience théâtrale et pédagogique, les animateurs/acteurs accompagnent les élèves tout au long d’un circuit botanique, durant lequel ils les divertissent avec des jeux en pleine nature tout en mettant l’accent sur la connaissance du territoire.
Outre les différents points panoramiques déjà existants, les visiteurs peuvent, depuis 2015, accéder au “Terrazzino Capodoro”, à une petite terrasse exclusive située aux abords du Restaurant Vetta, en forme de “pointe de diamant” tournée vers le sud. Il s’agit d’un espace panoramique rénové, agrémenté de panneaux instructifs avec des cartes géographiques satellites, véritable point de rencontre et lieu de “communication touristique” pour les visiteurs.
En 2015, le “Coin des Curiosités” fait son apparition: un espace d’exposition situé à la station d’arrivée en haut du mont, qui présente une collection exclusive d’objets, trouvailles, photographies, cadeaux et matériaux divers rassemblés au fil des ans. Il s’agit d’un concentré de curiosités, déclinées ici de différentes manières afin de constituer un témoignage tangible de l’évolution historique du Mont San Salvatore et de son funiculaire.
A l’occasion de la 125e année de fonctionnement du funiculaire, la société Funiculaire San Salvatore SA publie en 2015 un conte intitulé “Il tesoro del Monte San Salvatore e la misteriosa grotta del Bafalòn” (Le trésor du Mont San Salvatore et la mystérieuse grotte du Bafalòn). Les textes sont de Paola Rovelli et Cristiano Iannitti, richement illustrés par Simona Meisser. Le conte original date de 1843, œuvre de l’auteur allemand Franz Krug von Nidda.
En mars 2016, l’Office Fédéral des Transports (OFT) confirme que toutes les conditions légales sont remplies et qu’une prolongation de 25 années – jusqu’au 31 décembre 2040 – est accordée au Funiculaire San Salvatore. Des interventions de plusieurs millions de francs sont prévues au cours des dix prochaines années, afin de garantir l’application de nouvelles mesures nécessaires par rapport à l’installation et aux entreprises connexes. Dans une optique future, la réalisation de ces aménagements indispensables pour la gestion de la remontée mécanique vient confirmer la volonté de la Société d’offrir aux usagers une structure toujours impeccable et en parfait état.
Le dimanche 19 mars 2017 a vu l’inauguration de l’exposition photo exclusive “Les joyeuses fontaines du Tessin”, au rez-dechaussée du Restaurant Vetta. Il s’agit d’une exposition originale, composée de splendides clichés réalisés par Aldo Morosoli de Cagiallo. Grâce aux compétences historiques de l’auteur, parti dénicher des fontaines à travers tout le Tessin, cette exposition permanente présente quarante pétillants sujets, par le biais de magnifiques agrandissements accompagnés de légendes en quatre langues.
Après la publication en 2015 du conte intitulé “Il tesoro del Monte San Salvatore e la misteriosa grotta del Bafalòn” (Le trésor du Mont San Salvatore et la mystérieuse grotte du Bafalòn), le premier spectacle de marionnettes a eu lieu le 29 juin 2017: intitulé “Fulmini e saette e la grotta del Bafalòn” (La foudre et le tonnerre et la grotte du Bafalòn), interprété par Paola Rovelli et Cristiano Iannitti, écrit et mise en scène par Dario Tognocchi, il raconte et célèbre les thèmes
de légende associés depuis des siècles à l’histoire du mont.
C’est le 24 août 2017, après 127 années de “montée et descente ininterrompue à bord des mythiques cabines rouges”, que fut atteint le prestigieux objectif du 18 millionième passager. Le San Salvatore, qui est historiquement l’une des destinations touristiques les plus connues et appréciées de la région, a franchi là une nouvelle étape importante, célébrée à l’occasion d’une joyeuse cérémonie.
Le 27 septembre 2017 a vu l’inauguration de la cinquième exposition de l’affiche touristique, présentée à ciel ouvert au sommet du mont et consacrée à l’histoire importante du Funiculaire San Salvatore. Constituée d’une trentaine de panneaux modulables évocateurs, cette exposition présente de magnifiques affiches
d’époque entrecoupées de textes en quatre langues. Elle retrace l’évolution historique d’une vision ayant permis à des pionniers déterminés de réaliser un projet ambitieux: la construction de la plus ancienne remontée mécanique touristique en activité au Tessin, le Funiculaire du San Salvatore.
L’édition 2018 du Guide Vert Michelin désigne pour la première fois le Monte San Salvatore comme une destination touristique 3 étoiles ***. Cette prestigieuse distinction a été attribuée en fonction de neuf paramètres discutés et examinés par l’équipe d’experts représentant les auteurs et éditeurs français. La distinction trois étoiles signifie que la destination vaut vraiment le voyage. Le Guide Vert est une publication qui fait partie d’une collection de guides touristiques fondée en 1926 par Michelin, et qui met l’accent sur la découverte du patrimoine naturel et culturel des diverses régions.
L’instruction des jeunes est depuis longtemps un des fondements de la politique entrepreneuriale de la Société Funiculaire San Salvatore. Les résultats du projet didactique “Turismo… dolce turismo…” réunissant la Société des Maîtres Boulangers-Pâtissiers-Confiseurs (SMPPC), le Centre Professionnel Technique de Trevano (CPT) et le Centre Scolaire pour les Industries Artistiques (CSIA), ont été présentés le 4 juin 2018. Le projet implique les apprentis en troisième année de formation et les enseignants professionnels SPAI. L’initiative a pour but de soutenir la formation des jeunes en apprentissage et prévoit la création de produits qui rappellent “le Pain de sucre de la Suisse”.
La possibilité d’observer la plus longue éclipse de lune totale du siècle de la cime du San Salvatore, a été proposée le vendredi 27 juillet 2018. Pour cet événement extraordinaire, le Funiculaire San Salvatore a organisé une soirée spéciale ouverte au public en présence d’un expert de l’Observatoire Calina de Carona. Cet événement exceptionnel et magique a attiré plus de 800 personnes sur la cime du mont.
Du 13 au 23 septembre 2018, Lugano a été la “ville du goût”. Onze jours de pur plaisir pour découvrir et profiter de la ville remplie de propositions et manifestations gourmandes visant à satisfaire tous les palais.
Lundi 17 septembre 2018, les promoteurs de “Lugano ville du goût” ont organisé une soirée exclusive à la cime du mont. La société Funiculaire San Salvatore, en tant que “Lugano Lover”, fut partenaire de l’événement et a accueilli le chef Andrea Levratto au restaurant Vetta. Ce dernier a concocté un menu à base de poisson offrant à tous les présents de grandes émotions.
Le vendredi 12 avril 2019 a eu lieu le vernissage de l’exposition photo exclusive “Nudo&Crudo”, installée dans les espaces du Restaurant Vetta. Cette exposition fait partie d’un projet artistique photographique, élaboré conjointement par la designer culinaire Agnese Z’graggen et le photographe Paolo Tosi (Tosi-Photography). Les clichés de cette exposition présentent les différentes variétés de légumes de notre région, en mettant en valeur leur caractère saisonnier. Ces œuvres uniques immortalisent une nature qui se met à nu, où le légume se fait modèle pour s’offrir à nous dans toute sa grâce.
Le mois de juillet 2019 a vu l’inauguration du projet “À la chasse aux trésors du Monte San Salvatore avec le Bafalòn”. Il s’agit d’un circuit récréatif avec une signalétique en bande dessinée, ludique et interactive, et des textes en quatre langues. Une aventure pour petits et grands le long du parcours naturaliste, sur un sentier circulaire qui présente de faibles dénivelés et offre des points de vue panoramique splendides. Au cours de cette marche, on peut observer de près le vol des oiseaux, découvrir des roches millénaires et admirer des arbres, des fleurs, des champignons, des insectes et des animaux qui ne vivent qu’en ces lieux.
Le dimanche 18 août 2019 eut lieu l’événement “Une aube à écouter et admirer depuis le San Salvatore”. On doit cette singulière initiative au Conservatoire de la Suisse italienne, avec le soutien de la commune de Paradiso et de la Società Funicolare San Salvatore. Début du concert à 5h30: le quartet “The X Cellos” – emmené par le célèbre violoncelliste Claude Hauri, accompagné de trois jeunes talents du Conservatoire – a su ravir pendant une heure un public venu nombreux, à travers un fascinant voyage musical d’une grande intensité, débuté dans l’obscurité de la nuit et achevé au lever du soleil.
Depuis décembre 2019, pour la première fois en presque 130 années d’exercice, il est possible de monter même en hiver sur la montagne préférée des Luganais et d’atteindre en funiculaire le sommet du mont, où vous attend la délicieuse cuisine du Restaurant Vetta. Pour la Société Funiculaire San Salvatore, il s’agit de faire en sorte que le “Pain de Sucre de la Suisse” soit accessible au public tout au
long de l’année.
… et l’histoire continue…
Tel.: +41 91 985 28 28
Fax: +41 91 985 28 29
email: <email-pii>
Un lieu de détente et de repos à quelques pas des rythmes frénétiques de la ville