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Préparations vitaminées, magnésium, boissons de récupération: les compléments alimentaires ont la cote dans l’endurance, et pas seulement auprès des athlètes de compétition. Mais ces produits sont-ils nécessaires?
Un sportif amateur a-t-il besoin d’un concept d’alimentation spécifique? Ou bien ce besoin vient-il plutôt d’un habile marketing pratiqué par l’industrie de l’alimentation des sportifs?
La réponse est simple: en cas d’activité faible à modérée, ces produits sont inutiles. Car la base de l’alimentation sportive ne diffère guère de la nourriture quotidienne d’une personne «inactive». Elle se compose d’une alimentation mixte variée et tout à fait normale.
Les sportifs actifs doivent veiller à une part suffisante en glucides dans leur alimentation, qu’ils pourront trouver dans les pâtes, le riz, les pommes de terre, le pain, les haricots ou les petits pois.
Une personne s’entraînant trois à quatre fois par semaine pendant 45 à 60 minutes en endurance a bien des besoins supplémentaires en énergie de 1500 à 2500 kcal. Mais ces besoins peuvent être couverts par le biais d’une alimentation saine normale.
En cas de séances d’endurance intenses ou prolongées (tour en vélo, long jogging, randonnée en montagne) de plus de 90 minutes, un apport supplémentaire en glucides est judicieux. Il est alors recommandé de se tourner vers les boissons (sportives) riches en glucides ou vers un mélange d’eau et de jus.
Sous forme solide, on peut avoir recours à des aliments tels que les bananes, les «Biberli», les friandises (ou autres sucreries pauvres en graisse) et les barres énergétiques ou, pour les compétitions, les gels de glucides spécifiques.
Les personnes souhaitant améliorer leur métabolisme par un entraînement prolongé et modéré devraient renoncer à l’apport de glucides. La consommation de glucides freine en effet le métabolisme des graisses.
Il en va différemment des compétitions: les barres énergétiques consommées avant ou pendant la compétition peuvent alors rendre de bons services.
Ou bien encore les gels énergétiques. Il convient pour ce faire de veiller au bon rapport de mélange avec l’eau, soit une part de gel pour cinq parts d’eau. Attention: la capacité d’absorption des glucides (sous la forme de glucose et de fructose) est limitée à 90 grammes par heure au maximum.
Point important si vous souhaitez utiliser des gels ou des barres: testez durant votre entraînement si vous supportez bien les produits que vous consommerez en compétition.
La plupart des athlètes de compétition se limitent à une alimentation liquide. Pour le reste, les boissons riches en glucides / isotoniques / hypotoniques sont également judicieuses. Elles fournissent une énergie supplémentaire (riches en glucides) ou préviennent la déshydratation par exemple due à une forte sudation.
En bref: ne vous laissez pas déconcerter par l’offre gigantesque de compléments alimentaires. En pratiquant une alimentation de base variée, la majeure partie des sportifs amateurs n’ont nullement besoin de produits supplémentaires au quotidien. Des compléments alimentaires peuvent s’avérer utiles lors de séances d’entraînement très intenses et/ou prolongées, ainsi qu’avant et pendant une compétition.