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Nadal fait coup double
Rafael Nadal a réussi un exploit remarquable dans l'Open de
Monte-Carlo. Titré en simple pour la quatrième fois de suite,
l'Espagnol a également été sacré en double où il faisait équipe
avec Tommy Robredo.
Nadal est simplement le deuxième joueur à s'adjuger le simple et
le double dans un tournoi estampillé Masters Series, après Jim
Courier à Indian Wells en 1991.
Contrairement à la finale presque à sens unique de l'an dernier,
Roger Federer peut nourrir bien des regrets. Le Bâlois a ainsi
réussi deux breaks dans la première manche qu'il fut incapable de
confirmer. Dans la seconde, il a mené 4-0 avant de perdre... cinq
jeux d'affilée. A 5-4 pour Nadal, deux volées magnifiques de revers
lui offraient un sursis.
Mais à 6-5, il cédait sur la première balle de match en commettant
la faute en revers. Roger Federer a galvaudé deux balles de
tie-break dont la première sur une faute presque impardonnable à la
volée. «J'avais la bonne tactique mais, malheureusement, mon jeu
d'attaque ne fut pas assez percutant», regrettait le Bâlois.
Le doute s'est envolé
Cette défaite en finale contre le meilleur joueur de terre
battue de tous les temps ne doit pas ternir le bilan de Roger
Federer à Monte-Carlo. Malgré la conquête du titre à Estoril, le
Bâlois est arrivé dans la Principauté sans aucune certitude quant à
son niveau de jeu. «Il y a deux semaines, j'étais toujours dans le
doute», avoue-t-il.
Après avoir frôlé l'humiliation lors de son premier match contre
l'anonyme Ruben Ramirez Hidalgo (ATP 137), Roger Federer a retrouvé
presque par magie toute son inspiration pour battre sa «bête noire»
David Nalbandian et le Champion d'Australie Novak Djokovic.
Dimanche, il a pratiqué un jeu plus offensif que lors de ses
dernières confrontations face à Nadal sur terre battue. Cette
option aurait pu payer si le Bâlois avait pu tenir la distance sur
le plan physique. Or, il a calé quelque peu après un set et demi.
Une hypothèse qu'il repousse avec force. «Le problème n'était pas
physique. J'étais prêt à jouer sept sets s'il le fallait», lâchait
il.
Quatre à la suite
Rafael Nadal est le premier joueur de l'ère Open à s'imposer
quatre années de suite à Monte-Carlo. Il y est parvenu sans lâcher
un seul set en cinq rencontres. Il a, ainsi, parfaitement lancé sa
saison sur terre battue qui le verra encore défendre ses titres à
Barcelone, Rome et Roland-Garros et une finale à Hambourg. Il est
capable de faire aussi bien voire mieux ! A 21 ans, il ne semble
pas encore avoir atteint son apogée. Son règne sur la terre battue,
entamé il y a trois ans déjà, est appelé à durer encore.
«Nadal a progressé, notamment à la volée. Il est devenu un joueur
plus complet, souligne Roger Federer. Mais je sens que je ne suis
pas très loin de lui sur terre battue. Tout peut tourner très vite
en tennis. Ce sport vous offre à chaque fois des nouvelles chances.
J'espère les saisir à Rome, Hambourg et Paris. J'ai battu Rafa une
fois sur terre battue, l'an dernier à Hambourg. Cela me suffit pour
y croire toujours !»
si/tou
Monte-Carlo, 1/2
R.Nadal ESP/2 b. R.Federer SUI/1 7-5 7-5
.
Rafael Nadal a remporté le tournoi de Monte-Carlo pour la quatrième fois d'affilée.
Djokovic le perdant
«Je n'avais plus de forces», plaidait un Djokovic qui a quitté le court sous les sifflets du public. Mais rien n'aurait pu empêcher «Nole» de jouer trois jeux de plus pour éviter l'abandon, un sort peu glorieux qu'il a déjà connu à deux reprises à Roland Garros et une fois à Wimbledon. Cela commence à faire beaucoup.