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L'accord couvre plus de 600 chansons, dont les plus célèbres du chanteur, telles "Blowin' In the Wind", "The Times They Are a-Changing" ou "Like a Rolling Stone". Il intègre également ses chansons les plus récentes, comme "Murder Most Foul", chanson-poème de 17 minutes consacrée à l'assassinat de John F. Kennedy qui figure sur son dernier album.
300 millions de dollars?
Sollicitée, la maison de disques n'a pas immédiatement précisé le montant de cette acquisition. Selon le New York Times, elle pourrait dépasser les 300 millions de dollars.
"Ce n'est pas un secret que l'art de composer des chansons est une clé fondamentale à toute grande musique, et ce n'est pas un secret non plus que Bob est l'un des plus grands maîtres de cet art", s'est réjoui le président de Universal Music Group, Lucian Grainge, dans un communiqué.
"Il n'est pas exagéré de dire que son oeuvre impressionnante a capté l'amour et l'admiration de milliards de personnes à travers le monde. Je n'ai aucun doute que dans les décennies, voire siècles à venir, la musique de Bob Dylan continuera à être chantée et jouée - et chérie - partout", a ajouté Lucian Grainge.
Outre les titres en eux-mêmes, le catalogue Dylan vaut aussi par l'attrait que son oeuvre représente encore aujourd'hui pour de très nombreux artistes. Selon Universal, les chansons de l'icône à la voix nasillarde ont été reprises et enregistrées plus de 6000 fois par d'autres.
125 millions de disques vendus
A 79 ans, Bob Dylan, né Robert Zimmerman, qui a débuté à Greenwich Village à New York au début des années 1960, a vendu plus de 125 millions de disques et continuait, avant la pandémie, à se produire régulièrement en concert.
Seul chanteur a avoir reçu le prix Nobel de littérature (2016), il a sorti en juin son premier album de chansons originales depuis huit ans, "Rough and Rowdy Ways", cinquante-huit ans après son premier opus.
afp/aq
Nouvelle étape d'une bataille en cours dans l'industrie du disque
L'opération annoncée lundi s'inscrit dans une bataille engagée depuis plusieurs années pour acquérir les catalogues les plus prisés de la musique moderne.
Autrefois chasse gardée de quelques "majors" de l'industrie du disque, ce marché a été récemment investi par des groupes tels que Concord, Hipgnosis ou Primary Wave, des sociétés soutenues par de puissants investisseurs.
Avant le coup de tonnerre Bob Dylan, Primary Wave avait indiqué, vendredi, avoir acquis 80% des droits du catalogue de la chanteuse du groupe Fleetwood Mac, Stevie Nicks, pour la bagatelle de 100 millions de dollars, selon l'estimation du Wall Street Journal.
Mi-novembre, Ithaca Holdings a revendu, selon l'artiste elle-même, les droits des enregistrements des six premiers albums de la chanteuse américaine Taylor Swift pour plus de 300 millions de dollars à un fonds d'investissement resté anonyme.
La transaction la plus importante financièrement de l'industrie du disque reste l'acquisition, par Sony, des 50% de la société Sony/ATV qu'il ne détenait pas encore, pour 750 millions de dollars, en 2016.
Sony/ATV contrôlait les droits de centaines de milliers de chansons, mais surtout la majeure partie du catalogue des Beatles.
Après une phase délicate durant les années 2000, l'industrie de la musique reprend peu à peu des couleurs à la faveur de l'avènement du streaming, source de revenus majeure pour les détenteurs de catalogues musicaux.