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- Chris, quel bilan tirez-vous des neuf premiers jours de course?
CHRIS FROOME: Cette première semaine de course était sans doute la plus délicate de l'histoire récente du Tour pour tous ceux qui ambitionnent de remporter la Grande Boucle. Pour moi, c'était une vraie préoccupation. J'ai repensé à mes malheurs de l'édition précédente (réd: il avait abandonné sur chute lors de la 5e étape). C'était encore bien présent dans mon esprit. L'objectif était donc de ne pas perdre trop de temps sur mes rivaux . Au final, c'est moi qui porte le maillot et qui possède de l'avance. C'est donc un scénario rêvé que je dois en grande partie à l'équipe. Mes équipiers m'ont porté sur les pavés et face au vent.
- Qu'attendez-vous de l'étape de mardi avec la première ascension et l'arrivée au sommet du col de Soudet?
CHRIS FROOME: Ce sera une étape clé. Ce ne sera pas aussi difficile que les jours suivants, mais cela permettra déjà de jauger les capacités des uns et des autres. On va savoir qui a les capacités de lutter pour la victoire finale. Le facteur fraîcheur sera important dans les Alpes. Mais passons déjà les Pyrénées. J'aborde cette étape dans une position confortable: je n'ai de temps à rattraper sur personne. Je peux rouler devant en étant serein. Ce sont mes adversaires qui vont devoir dévoiler leurs cartes et mettre du mouvement.
- Craignez-vous désormais plus Nairo Quintana que Vincenzo Nibali?
CHRIS FROOME: C'est vrai que la plupart des observateurs s'attendaient à voir Vincenzo prendre du temps aux autres lors de la première semaine tandis que Nairo est davantage attendu dans la montagne. Vincenzo a concédé du temps. Donc oui, je m'attends à devoir surveiller davantage Nairo qui arrive sur son terrain préféré et qui a bien limité les pertes lors des premières étapes. Il ne peut plus se permettre de perdre du temps. Pour ceux qui concéderaient encore du temps, ce serait pénalisant pour leur moral et celui de leurs équipiers. Nairo ne sera pas le seul à tenir à l'oeil chez Movistar. Il pourra compter sur le soutien d'Alejandro Valverde. L'Espagnol va peut-être dynamiter la course en attaquant d'assez
- Et Tejay Van Garderen (2e au général), c'est désormais un rival crédible?
CHRIS FROOME: Oui, et ce n'est pas du tout une surprise pour moi qu'il soit aussi bien. Je l'ai affronté récemment, lors du Dauphiné, et il marchait déjà très fort. Ma marge n'est pas énorme sur lui. En ce moment, il représente la plus grande menace. Je ne possède que 12 secondes d'avance et il répondra présent dans la montagne. Je n'ai guère de doute là-dessus.
si/fg
Michel Thétaz: "Nous ne sommes plus des p'tits Suisses"
"C'est une grande fierté de le constater aujourd'hui après trois ans d'efforts, car nous avons presque failli battre ces grosses structures. Nous ne sommes plus des p’tits Suisses", a lâché le financier genevo-valaisan.
Si IAM n'a pas pu jouer la gagne lors des étapes de la première semaine, Michel Thétaz a relevé que ses hommes avaient réussi leur deuxième objectif, à savoir protéger leur leader Mathias Frank. Ce dernier, que son patron aimerait voir terminer dans le top 10 à Paris, occupe actuellement la 20e place du classement général, à 4'32 du leader Chris Froome.
Classement général (13.07)
2. Tejay Van Garderen USA + 0'12"
3. Greg Van Avermaet BEL 0'27"
4. Peter Sagan SVK 0'38"
5. Alberto Contador ESP 1'03"
6. Rigoberto Uran COL 1'18"
7. Alejandro Valverde ESP 1'50"
8. Geraint Thomas GBR 1'52"
9. Nairo Quintana COL 1'59"
10. Zdenek Stybar CZE 1'59"