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Le président guinéen Alpha Condé a été réélu pour un 2e mandat avec un total de 58% des suffrages dès le premier tour de l'élection présidentielle, a annoncé samedi la commission électorale. Selon les résultats définitifs, son principal rival a obtenu 31% des voix.
Selon la somme des résultats bruts annoncés depuis mercredi par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Alpha Condé l'emportait avec près de 2,3 millions de voix, soit environ 57,8 % des suffrages exprimés. Il devance le chef de l'opposition Cellou Dalein Diallo, en tête à Ratoma et New York, crédité de quelque 1,24 million de voix, soit 31,5 % des suffrages. Les six autres candidats, dont une femme, étaient très nettement distancés.
La participation s'établissait à environ 68 % des quelque six millions d'électeurs inscrits, sensiblement moins que l'estimation de 75 % initialement donnée par la Céni.
Fraudes dénoncées
M. Diallo a annoncé qu'il ne reconnaîtrait pas les résultats et a appelé ses partisans à dénoncer des fraudes lors du scrutin de dimanche dernier. Les observateurs électoraux ont estimé que le scrutin était valable malgré quelques problèmes logistiques.
M. Diallo a accusé la commission et le gouvernement de s'être livrés à des abus dont des bourrages d'urnes, des votes de mineurs, un changement de la carte électorale et des intimidations.
"J'invite les autres candidats et les citoyens, qui sont les véritables victimes de ce hold-up électoral, à organiser des manifestations pacifiques dans le respect du droit pour exprimer leur colère", a déclaré Diallo dans un communiqué.
Calme relatif
La commission électorale a diffusé au cours de la semaine des résultats partiels montrant une tendance en faveur du président sortant. Les candidats disposent de huit jours pour contester les résultats avant que ceux-ci soient validés par la Cour constitutionnelle. Alpha Condé est arrivé au pouvoir en 2010, mettant fin à deux années de régime militaire.
Les Guinéens avaient voté dans le calme le 11 octobre, mais sous tension, la campagne de M. Condé visant une réélection au premier tour. Un objectif jugé par ses adversaires irréalisable sans fraude caractérisée, cinq ans après sa victoire sur le fil au second tour sur le chef de l'opposition.