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Utiliser des produits capillaires chimiques pour se lisser les cheveux accroît le risque de développer un cancer de l'utérus. Ce sont les conclusions d'une étude américaine menée sur plus de 30 000 femmes en six ans. Selon l'étude, les femmes noires qui ont recours plus fréquemment au lissage chimiques sont davantage touchées.
L’étude menée entre 2003 et 2009 a porté sur 33 497 femmes américaines, âgées de 35 à 74 ans. Le point commun entre toutes ces participantes? Elles ont toutes eu une sœur qui a développé un cancer du sein. Parmi elles, 7,4 % étaient noires, 4,4 % hispaniques, 85,6 % blanches et 2,5 % appartenaient à d’autres populations. Selon Le monde, l’étude révèle une association manifeste: les femmes qui utilisaient fréquemment des produits de lissage des cheveux, soit plus de quatre fois au cours de l’année précédente, avaient quant à elle un risque multiplié par 2,5 de développer un cancer de l'utérus.
Les produits chimiques utilisés pour lisser les cheveux, mais aussi l'action du fer à lisser qui chauffe ces mêmes produits, sont plus que nocifs pour la santé des femmes. Interrogé par 24 heures, le professeur Patrick Petignat, responsable de l'Unité d'oncogynécologie chirurgicale aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) déclare que «si cette association est avérée, des mesures sont à prendre». L'une des hypothèses avancées: les lissages provoquent des microlésions sur le crâne, ce qui implique une absorption directe des produits lissants, explique le quotidien vaudois. L'oncologue poursuit:
Parce que les risques de développer un cancer hormonosensible comme le cancer des ovaires et du sein étaient déjà connus par les chercheurs travaillant sur les perturbateurs endocriniens contenus dans certains produits chimiques, mais que celui de développer un cancer de l'utérus n'avait pas encore été constaté.
Les perturbateurs endocriniens sont déjà sous la loupe de la Fédération romande des consommateurs (FRC), mais les mesures semblent compliquées à mettre en place, analyse Anne Onidi, spécialiste des tests comparatifs pour la FRC. Dans les colonnes du quotidien vaudois, elle explique que la Suisse est loin «de jouer le rôle de précurseur» et que les demandes de retirer du marché certains produits jugés problématiques à l'étranger n'ont pas été prises en compte. Il est donc extrêmement difficile de reconnaître les produits capillaires nocifs. Pour s'y retrouver la FRC a créé une application qui analyse la composition des produits en scannant le code-barres.
Dans les salons de coiffure, le quotidien vaudois explique que l'étude est passée relativement inaperçue et que la plupart des professionnels n'ont pas souhaité répondre aux questions.
Son lieu de repli est habité par des fantômes. C'est ainsi qu'il appelle les femmes qui se tortillent et se soumettent à l'écran. Jamal*, 33 ans, est accro à la pornographie. Comme 3 à 6% des Suisses. Sa dépendance l'accompagne depuis 21 ans et le demeurera sans doute à vie.