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L'an dernier, le musée Guggenheim de New York avait consacré une exposition à Jean-Michel Basquiat - alors qu'il n'était en 1983 qu'un jeune artiste de rue encore inconnu - dans laquelle il exprimait, au travers de son oeuvre, ses angoisses face aux violences policières à l'encontre des Noirs. Le prétexte en était le sort tragique d'un autre jeune artiste de rue, également Afro-Américain, tabassé à mort par la police new yorkaise. "Cela aurait pu être moi", ne cessait-il de répéter.
En relisant l'article que j'avais consacré à cet évènement- et que je prends la liberté de republier - je constate que le réquisitoire posthume de Basquiat, il y a 37 ans, est toujours d'une brûlante actualité par rapport au puissant mouvement populaire qui défie aujourd'hui l'Amérique de Trump. Mais avec cette fois, peut-être, l'espoir d'un véritable changement.