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La plupart des personnes souffrant d’un trouble lié à la consommation d’alcool ne reçoivent pas de traitement, et très peu un traitement médicamenteux. Il a été recherché de manière systématique dans la littérature toutes les études randomisées, en double aveugle, concernant la médication chez les adultes alcoolo-dépendants (les études randomisées sur les conséquences pour la santé et les effets indésirables ont été incluses) ; 123 études avec 22 803 participants ont été incluses dans ce rapport et 95 méta-analyses.
L’acamprosate et la naltrexone réduisent tous deux le taux de rechute quel que soit le niveau de consommation (nombre de patients traités pour ou souffrant de l’effet secondaire, 12 et 20, respectivement).
La naltrexone réduit les consommations importantes.
Les études sur l’acamprosate ayant un risque de biais faible (meilleure méthodologie) n’ont pas montré l’efficacité de la médication.
Le topiramate et le nalméfène réduisent plusieurs indicateurs de consommation.
Des effets positifs pour la santé n’ont été démontrés avec aucun de ces médicaments.
La naltrexone a été associée aux effets secondaires suivants : malaise, nausées et vomissements (nombre de patients traités pour ou souffrant de l’effet secondaire, 16, 9, et 24, respectivement).
L’acamprosate a été associé aux effets secondaires suivants : anxiété, diarrhées et vomissements (nombre de patients traités pour ou souffrant de l’effet secondaire 7, 11 et 42, respectivement).
Le topiramate a été associé aux effets secondaires suivants : troubles cognitifs, paresthésies et dysgueusie (nombre de patients traités pour ou souffrant de l’effet secondaire, 12, 4 et 7, respectivement).
Le nalméfène a été associé aux effets secondaires suivants : malaise, céphalées, insomnie, nausées et vomissements (nombre de patients traités pour ou souffrant de l’effet secondaire, 7, 26, 10, 7 et 17, respectivement).
Commentaires : il y a quelques aspects à considérer lorsqu’on interprète cette publication. Premièrement, le disulfiram n’avait pas montré d’efficacité, mais les études placebocontrôlées n’étaient pas optimales pour tester l’efficacité d’une médication qui requiert que les patients sachent qu’ils sont en train de la prendre. Des études de supervision de la prise orale de disulfiram ont démontré une efficacité.
Deuxièmement, la plupart des études négligent la prise en charge psychosociale, qui conduirait probablement à de meilleurs résultats de traitement, pensant que ce type d’intervention est difficile à faire en médecine de premier recours.
Finalement, ces médicaments ont des effets secondaires, sans pour autant affecter les résultats autres que la consommation. Les médications utilisées dans le contexte de consommation d’alcool ont une efficacité modérée pour réduire la consommation des personnes avec des troubles liés à la consommation d’alcool de degré modéré à sévère.