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Le Conseil fédéral est chargé d'actualiser la liste des Etats et des territoires à risque élevé d'infection au coronavirus, les critères pour y faire figurer une région et les conséquences pour les voyageurs en provenance des Etats et des territoires concernés en concertation avec les pays voisins.
Développement
Toute personne entrant en Suisse en provenance de certains Etats et territoires considérés comme étant à risque élevé d'infection au coronavirus doit se mettre en quarantaine. La Confédération met régulièrement à jour la liste de ces régions.
La Confédération considère qu'il existe un risque élevé d'infection notamment lorsqu'un Etat ou un territoire dénombre plus de 60 nouvelles infections pour 100 000 personnes pendant les 14 derniers jours.
Les pays qui nous entourent établissent également des listes d'Etats et de territoires considérés comme étant à risque. Or, il n'existe actuellement aucune concertation entre la Suisse et les pays voisins ni en ce qui concerne les critères justifiant l'inscription d'un Etat ou d'un territoire sur des " listes rouges " ni en ce qui concerne l'actualisation et la prise en compte effective de telles listes (voir à ce sujet la réponse du Conseil fédéral aux questions 20.5711 et 20.5715). Les conséquences pour les voyageurs en provenance de régions considérées comme étant à risque varient aussi suivant les pays (mise en quarantaine plus ou moins longue, réalisation d'un test de dépistage dans un certain délai, etc.).
Cette absence de concertation complique la libre circulation des voyageurs entre la Suisse et les pays qui nous entourent. Elle est également susceptible de porter préjudice à notre pays, singulièrement à la place touristique suisse. Si par hypothèse la Confédération devait placer dans quelques mois la Grande-Bretagne et le Benelux sur sa " liste rouge " sans que l'Autriche, la France et l'Italie fassent de même, notre pays serait fortement désavantagé, l'Autriche, la France et l'Italie étant des places touristiques directement concurrentes de la nôtre.
Une concertation entre la Suisse et les pays voisins serait d'autant plus opportune que les " listes rouges " risquent à terme d'être actualisées davantage en fonction de critères politico-économiques que sur la base d'éléments exclusivement scientifiques.