Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06912.jsonl.gz/533

Consentement présumé, une avancée…
Le conseil national & le conseil des états a adopté le principe du consentement présumé :
Le principe du consentement présumé pour le don d’organes est acquis. Le Conseil des Etats a à son tour accepté le 20/09/2021 par 31 voix contre 12 le projet gouvernemental qui inclut les proches.
Quant à l’initiative populaire “Pour sauver des vies en favorisant le don d’organes”, elle a été tacitement rejetée.
Le Conseil fédéral prévoit que toute personne qui ne souhaite pas faire don de ses organes après sa mort le déclare expressément. En l’absence de document attestant de la volonté de la personne décédée, les proches ou une personne de confiance désignée pourront s’opposer au prélèvement si cela respecte la volonté présumée du défunt.
« Actuellement, c’est le contraire qui prévaut: le don d’organes est envisagé si la personne décédée y a consenti avant sa mort. Mais le consentement explicite n’a pas permis de trouver suffisamment de donneurs. L’an dernier, plus de 1450 personnes étaient sur une liste d’attente et 72 sont décédées faute d’avoir pu recevoir l’organe dont elles avaient besoin. »Paul Rechsteiner (PS/SG)
« Le consentement présumé élargi contribuera à réduire l’écart entre le niveau généralement élevé de soutien au don d’organes dans la population et le taux réel de dons » Peter Hegglin
«Plus de la moitié des gens ne communiquent pas leurs dernières volontés en matière de don d’organes: cela conduit les proches à des choix difficiles dans des moments de grande détresse » Marina Carobbio (PS/TI), présidente de Swisstransplant.