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Berne - Face aux problèmes de criminalité de certains cantons frontaliers, Micheline Calmy-Rey refuse d'établir un lien direct avec l'espace Schengen. La conseillère fédérale considère toutefois qu'une politique transfrontalière doit être mise en place avec les pays voisins.
Dans une interview accordée aux quotidiens lémaniques "24 Heures" et "La Tribune de Genève", Mme Calmy-Rey fait remarquer que l'évolution de la criminalité n'est pas la même dans tous les cantons, frontaliers ou non.
La cheffe du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) fait remarquer qu'"au niveau national, le nombre de cambriolages était, par exemple, nettement plus élevé dans les années 2002-2006, soit avant Schengen, qu'en 2009."
Elle ajoute qu'avant l'accord Schengen, "on ne contrôlait que 3% des passages à la frontière", et qu'"aujourd'hui, le système de recherche SIS de Schengen rend les contrôles plus efficaces".
Evoquant les différentes politiques nationales à l'égard de la drogue par exemple, la conseillère fédérale admet un manque de standards communs dans les régions transfrontalières. Elle préconise "la recherche de solutions pragmatiques sur le terrain", proposant "des statuts particuliers pour les régions frontalières".
ATS