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Depuis 1992, sur toutes les parcelles de grandes cultures de l’exploitation Burgrain, nous avons comparé trois systèmes de production: intensif (IS), intégré (PI) et «low input» (LI). Une réduction du nombre de traitements avec des produits phytosanitaires de 63 % en PI et de 83 % en LI par rapport au système IS a pu être obtenu. En même temps, l’apport d’azote rapidement disponible a été reduit d’environ 22 % pour la PI et de 37 % pour LI. Les rendements en pommes de terre, maïs et céréales produits de manière intégrée ont été inférieures respectivement de 4 %, 5 % et 14 % par rapport à IS. Dans le système LI, ces rendements étaient de 10 %, 9 % et 17 % inférieurs par rapport à IS. Les rendements des prairies artificielles montraient peu de différences entre les systèmes de production. En raison des rendements plus faibles, les marges brutes en PI ont été de 62.- Fr. inférieures par hectare et par année et en LI de 265.- Fr. inférieures par hectare et par année, ceci en moyenne des sept grandes cultures. Grâce aux paiements directs pour la production intégrée ou biologique, les systèmes PI et LI ont donné un revenu comparable ou meilleur à celui du IS à Burgrain.
Les exploitations agricoles suisses cèdent leurs engrais de ferme excédentaires à des exploitations ayant des capacités disponibles ou à des installations de compostage ou de méthanisation, afin d’équilibrer leur bilan d’éléments nutritifs. Les volumes d’engrais de ferme et de recyclage transportés, de même que les coûts de transport, ont nettement augmenté entre 2015 et 2022.
Nombre de pays européens observent un recul de l’emploi dans le secteur agricole et plus particulièrement dans celui de l’élevage. Les paiements directs peuvent contrecarrer cette tendance et mener à un renforcement de la main-d’œuvre – principalement féminine – sur l’exploitation.
Malgré les problématiques actuelles comme la guerre en Ukraine ou le changement climatique, le secteur alimentaire suisse est relativement résilient. C'est la conclusion du rapport établi par Agroscope sur mandat de l'Office fédéral pour l'approvisionnement économique du pays.