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Lorsqu’une personne fait appel à un coach, bien souvent elle vient avec un problème auquel elle désire s’attaquer. Un des buts de l’élaboration du contrat entre le coach et le coaché(e) est de modifier le centre d’intérêt en le déplaçant du problème à l’objectif de changement.
Un outil d’aide à l’évaluation de la situation et des besoins est le contrat 4/4 de R.Hostie:
1- Situation présente :
Décrire les faits, les problèmes. Que se passe-t-il?
2- Situation désirée :
Décrire l’objectif visé. Qu’est-ce que je veux?
3- Contraintes ou obstacles :
Identifier les résistances, les craintes. Qu’est ce que je fais qui m’empêche de réussir?
4- Ressources ou moyens :
Identifier les démarches possibles, les options. Que mettre en place? Comment réussir?
La résolution de problèmes n’implique pas seulement de réfléchir pour trouver la solution d’un problème, cela signifie aussi d’agir efficacement pour mettre en œuvre cette solution. Il peut être particulièrement judicieux de poser « la résolution efficace de problèmes » comme objectif de changement! 🙂
Puis, comment être certain que le changement est bien là ou encore que la « guérison » est assurée?
Ce changement ou cette « guérison » entraine d’une manière ou d’une autre un mouvement pour sortir du problème. Le coaché(e) peut sortir du problème par de nouvelles façons de ressentir, de penser ou d’agir. Ma définition préférée du mot « guérir » est: apprendre progressivement à exercer de nouveaux choix. [Définition tirée du livre « Manuel d’analyse transactionnelle » de Ian Stewart et Vann Joines]
Cette définition implique aussi que le changement ou la « guérison » est rarement accomplie une fois pour toutes!
A chaque pas supplémentaire vers la situation désirée, le coaché(e) éprouve un bien-être pendant quelques semaines. Puis au bout d’un certain temps, il revient souvent vers l’ancien comportement; comme s’il voulait vérifier qu’il n’avait rien perdu en allant vers son but. Ce qui est différent, c’est qu’il sait maintenant où il se trouve et il n’y reste pas. Cet ancien comportement n’est plus satisfaisant et il a de nouvelles options qui l’aident à en sortir rapidement. Et bientôt, cet ancien comportement est abandonné définitivement.
Le texte suivant, sous forme de métaphore, résume bien ce mécanisme:
Autobiographies en cinq petits chapitres par Portia Nelson
I Je marche dans la rue.
Il y a un grand trou dans le trottoir.
Je tombe dedans
Je suis perdue… Impuissante
Ce n’est pas ma faute.
Il me faut une éternité pour en sortir.
II Je marche dans la rue.
Il y a un grand trou dans le trottoir.
Je fais semblant de ne pas le voir
Je tombe dedans
Je n’arrive pas à croire que je suis au même endroit.
Mais ce n’est pas ma faute.
Il me faut encore longtemps pour en sortir.
III Je marche dans la même rue.
Il y a un grand trou dans le trottoir.
Je le vois bien
Je tombe quand même dedans… c’est une habitude
J’ai les yeux ouverts.
Je sais où je suis.
C’est ma faute.
J’en sors immédiatement.
IV Je marche dans la même rue.
Il y a un grand trou dans le trottoir.
J’en fais le tour.
V Je prends une autre rue.
Alors, l’objectif de changement est atteint!