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Le marquis de Sade, autre représentant de l'ancienne noblesse, a connu Charolais au cours de sa petite enfance passée à Paris, à l'hôtel de Condé, et en gardera toute sa vie un souvenir plein d'effroi. Libertin comme son père ou son oncle, mais sans protection à la cour, Sade deviendra rapidement un bouc émissaire pour une opinion publique excédée par l'impunité dont jouissent les grands. Incarcéré près de trente ans, il puisera dans son imagination et les fantasmes nourris par la solitude la matière d'une oeuvre capable de dire l'inexprimable et de révéler de l'homme la part maudite. Pourtant, Sade ne fut pas le sociopathe que d'aucuns se sont plu à peindre.
Durant sa jeunesse et les courtes périodes de liberté qui lui furent données de vivre, il démontra qu'il n'était en rien prisonnier comme Charolais d'une logique de la répétition ordonnée par le seul instinct de mort, mais qu'il pouvait faire preuve d'empathie, et même de cet amour qu'il récuse le plus souvent dans ses ouvrages.
Cet ouvrage étudie enfi n la disparition d'une caste plusieurs fois séculaire, celle de l'aristocratie guerrière mise à mal par Charolais et ses semblables qui apparaissent comme le vestige d'une époque révolue.