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04/11/2008
Politique anticyclique
Un privé refait son toit les bonnes années. Le principe de la politique anticyclque suggère que l’Etat refasse ses toits pendant les mauvaises années. Schématiquement, on peut considérer qu’une bonne politique anticyclique consiste à investir pendant les mauvaises années pour alléger les charges pendant les bonnes années, et non pas les alourdir. Le parti socialiste suisse a raison : en proposant d’encourager les mesures d’assainissement des bâtiments en période de basse conjoncture, ce qui aura pour effet une diminution des dépenses énergétiques lorsque la conjoncture se redressera, il propose une véritable politique anticyclique. Bravo !
Mais ce n’est pas ce que proposent les socialistes vaudois : la construction d’un nouveau musée à Bellerive constitue un investissement qui entraînera un accroissement des charges dans les années suivantes, et non pas un allègement. Ce projet n’a donc rien d’anticyclique. Dommage que les socialistes aient de la peine à appliquer dans leurs programmes cantonaux les grands principes du parti suisse.
Si le canton veut effectuer une vraie politique anticyclique, il doit entretenir et assainir les bâtiments dont il est actuellement propriétaire, par exemple le Château cantonal,… ou le Palais de Rumine, justement ; et pas construire de nouveaux édifices dont l’entretien va durablement alourdir son budget. Mais l’histoire nous l’apprend : la politique anticyclique dépasse rarement l’échelon du discours de cantine…