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Le quotidien de référence britannique "The Times" a présenté vendredi ses excuses publiques à un policier. Le courrier électronique de ce dernier avait été piraté par un reporter du journal. Le pandore tenait un blog très populaire sur les coulisses de la vie policière.
En février dernier, le rédacteur en chef du "Times", James Harding, avait reconnu devant une commission d'enquête britannique sur les pratiques de la presse qu'un journaliste de sa rédaction avait bel et bien accédé en 2009 aux mails du policier en question. Le pandore démasqué par le journal avait décidé alors en avril de poursuivre le quotidien. Devant la Haute Cour de Londres saisie de l'affaire, le "Times" a présenté vendredi ses excuses sincères.
"J'accepte les excuses du 'Times' pour leur action qui remonte à 2009", a réagi le policier sur son compte Twitter. "Mais je ne les aurais pas obtenues" sans l'aide notamment des avocats, a-t-il ajouté. Times Newspapers, qui publie le "Times", avait accepté au début du mois d'octobre de verser 42'500 livres (environ 63'000 francs) de dommages et intérêts au policier.
Rapport imminent
Le reporter responsable du piratage avait auparavant fait l'objet d'un avertissement écrit de sa hiérarchie. Il a depuis quitté le journal.
Cette affaire avait éclaté peu après le scandale des écoutes téléphoniques pratiquées par "News of the World", le tabloïd de Rupert Murdoch soupçonné d'avoir fait écouter 800 personnes dans les années 2000 pour alimenter sa machine à scoops. Emporté par le scandale, le journal a fermé boutique en juillet 2011.
Dans la foulée, une commission d'enquête sur les pratiques de la presse en Grande-Bretagne, où a témoigné le rédacteur en chef du "Times", a été mise en place par le Premier ministre David Cameron. Cette commission doit rendre son rapport d'ici la fin de l'année.