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Londres refuse de payer la facture du Brexit sans accord commercial
L'eurosceptique Dominic Raab, qui a remplacé le 9 juillet David Davis, en désaccord avec les orientations de la Première ministre Theresa May, a affirmé qu'une "certaine conditionnalité entre les deux" était nécessaire.
Il a précisé que le mécanisme de l'article 50 du traité de Lisbonne, utilisé par Londres pour déclencher la procédure de sortie du Royaume-Uni, prévoyait "un futur accord-cadre pour la relation avec l'UE". "Donc les deux sont liés", a-t-il ajouté.
"Vous ne pouvez pas avoir d'un côté une partie remplissant toutes les conditions et de l'autre une partie qui ne les remplit pas, ou qui va doucement, ou qui ne s'engage pas", a encore argumenté le ministre.
Des milliards en jeu
Jusqu'à présent, le gouvernement britannique a envoyé des messages contradictoires concernant le règlement financier du Brexit dans le cadre d'un accord sur les modalités de sortie du Royaume-Uni de l'UE à compter de fin mars 2019.
La Première ministre britannique, Theresa May a accepté en décembre un accord financier d'un montant total de 35 à 39 milliards de livres sterling (39 à 44 milliards d'euros) qui, selon les ministres, dépendait de l'établissement des futures relations commerciales.
Un divorce compliqué
Le Royaume-Uni doit quitter l'UE le 30 mars, mais les deux parties sont censées parvenir à un accord de divorce d'ici la fin octobre afin d'organiser la séparation et donner le temps au Parlement européen et aux Parlements nationaux de ratifier le texte.
Dominic Raab a rencontré pour la première fois vendredi Michel Barnier, le négociateur en chef de l'UE. Les Européens s'inquiètent de l'enlisement des discussions et des remises en cause constantes en interne de la stratégie de Theresa May.
afp/dk
Publié le 22 juillet 2018 à 09:56