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Au fur et à mesure que l’enquête avance dans le terrible accident de téléphérique à Stresa, au plus des éléments viennent mettre en lumière une cause non-accidentelle.
Trois personnes ont été arrêtées: le dirigeant de la société Ferrovie del Mottarone, le directeur du téléphérique et son chef opérationnel. Elles sont soupçonnées d'avoir volontairement désactivé le système de freinage d'urgence, qui rencontrait des problèmes.
La procureure de Verbania, citée par le journal italien La Repubblica a indiqué que «c'était un choix conscient dicté par des raisons économiques. Le téléphérique aurait dû rester à l'arrêt».
Le système de freinage d’urgence de l'une des deux cabines s'était bloqué à plusieurs reprises, l'empêchant d'avancer. Le système a donc été désactivé avant le grand week-end de la Pentecôte. Les trois responsables incriminés ont estimé que «la rupture d'un câble était impossible».
L'enquête a permis de démontrer que le système de freinage d'urgence de la cabine tombée dans le vide avait été trafiqué. La «fourchette», à savoir le dispositif permettant de désactiver le frein, avait été activée. Les trois hommes ont reconnu les faits.
Depuis la réouverture du téléphérique le 26 avril, l'une des deux cabines se bloquait régulièrement en raison d'une série d'anomalies qui déclenchaient le système de sécurité, qui a donc été désactivé.
«Pour remédier au problème, le gestionnaire et les responsables du téléphérique ont décidé de désactiver le dispositif de freinage sur la cabine... Et donc lorsque le câble s'est rompu, le système d'urgence n'a pas pu fonctionner», précise la procureure dans La Repubblica. Les responsables étaient convaincus que jamais un câble n’aurait pu rompre.
L’unique survivant, un enfant de cinq ans dont les parents, le frère et deux arrière-grands-parents sont morts dans l’accident, souffre d’un traumatisme crânien et de fractures des jambes. «Il se réveille progressivement et il n’est plus intubé», a annoncé mercredi matin le directeur de l’hôpital de Turin où il est soigné, Giovanni La Valle, repris par Euronews. (ga)
La puissante sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a rejeté vendredi une offre d'aide économique en échange d'une dénucléarisation, formulée par le gouvernement sud-coréen.