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Famille et parenté
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Statut de la femme dans la famille
Le divorce : causes et conséquences
Le mot divorce a plusieurs origines étymologiques. Dans la période archaïque, on employait le terme repudiare pour désigner la dissolution du mariage par l’homme sans consultation de sa femme. Ce mode de divorce représentait bien la place de la femme dans la société patriarcale rigide. Ensuite, l’usage du mot divertere, anciennement divortere, s’est appliqué à la femme initiant une procédure de divorce. Ce terme impliquait l’intention de la femme de se séparer du chemin de son mari. Plus tard, on vit également les hommes employer cette expression. Enfin, on vit apparaître dimettere (dissoudre) qui avait le même sens que divertere mais d’un usage plus neutre. Dans les premiers temps, le divorce était donc unilatéral et dépendait de la seule volonté d’un des deux conjoints alors que plus tard, il pouvait aussi être qualifié de bilatéral, contracté par les deux époux.
Les motifs de divorce sont divers. Selon une loi attribuée à Romulus, une répudiation pouvait être prononcée par l’époux pour cause d’adultère, d’empoisonnement d’enfant ou d’usage des "fausses clés". La stérilité pouvait aussi constituer une cause de divorce unilatérale, durant la période archaïque, et bilatérale, durant la période classique, après trois ans d’épreuve. A noter que la stérilité était attribuée d’office aux femmes alors que les auteurs médicaux, comme le pratiques religieuses (offrandes) suggèrent que l'on savait qu’elle pouvait aussi être un problème masculin.
La procédure de divorce n’était pas définie légalement. On trouve néanmoins des traces d’une formule traditionnelle : Tuas res tibi habeto! (Prends ce qui t’appartient!). Il existait d’ailleurs un débat parmi les juristes pour savoir si le divorce devait être validé par une formule spéciale, ou si un nouveau mariage suffisait à démontrer qu’un divorce avait lieu. Un message pouvait être envoyé au conjoint pour signaler la séparation. Celle-ci était alors valable même si le message n’arrivait pas à bon port ou si le destinataire n’était pas en mesure de le comprendre. Par la suite, cette procédure s’institutionnalisa avec la présence nécessaire de sept témoins et une inscription dans la loi romaine interdisant un nouveau mariage avant la dissolution du précédent.
Les conséquences d’un divorce sont surtout liées à la question de la dot. La restitution de la dot dépendait du genre de la dot, de la gravité de la faute et de qui avait causé la dissolution. Par exemple, une conjointe ayant perpétré un adultère devait laisser un sixième de sa dot à son époux. Mais, si le mari répudiait sa femme pour d’autres causes que celles mentionnées ci-dessus, il se voyait puni par la perte de ses biens.
La conséquence sociale majeure d’un divorce était la séparation partielle de la mère et de ses enfants. Ils restaient en effet chez le père car ils étaient toujours sous la patria potestas. En revanche, le lien maternel n’était pas totalement rompu. La mère avait un droit de visite pour les enfants en bas âge et lorsque le père était absent.