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Une graphiste bernoise revisite nos traditionnelles cartes du monde
La projection de la surface du globe sur une carte à plat fait que plus les surfaces sont distantes de l'équateur, plus elles sont distordues.
"Le Groenland par exemple ne fait qu'un tiers de la surface de l'Australie, mais sur les cartes, il paraît plus grand que le continent austral à cause de la distorsion", explique Julia Mia Stirnemann, graphiste à la Haute école des arts de Berne (HKB). Son projet "Mapping Worldmaps" est financé par le Fonds national de la recherche.
Le centre que l'on veut
Les cartes du monde obéissent souvent à des règles strictes. "Grâce à des logiciels adéquats, nous pouvons générer des cartes avec le centre qu'on veut", explique la graphiste. Les cartes qui en résultent sont très différentes de ce que l'on voit d'habitude.
Julia Mia Stirnemann rappelle que la représentation du monde reflète aussi la vision qu'on en a: les cartes médiévales par exemple n'étaient pas axées vers le nord, mais vers l'est, soit vers Jérusalem. D'où le verbe "orienter".
ats/tmun
Publié le 18 août 2016