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le temps
La présidente Sommaruga doit s'expliquer encore aujourd'hui
L'UDC exige aujourd'hui encore des informations claires sur la situation véritable dans le domaine de l'asile.
Le secteur de l'asile échappe à tout contrôle. L'afflux de migrants explose. Pour faire bonne mesure, le Conseil fédéral semble avoir décidé d'accueillir 1500 requérants d'asile supplémentaires provenant d'autres pays européens alors qu'il n'existe pas de base légale claire à cet effet. Le Département fédéral de justice et police a volontairement fixé trop bas les coûts de l'asile dans le budget 2016. Pendant ce temps, Madame Sommaruga fait un voyage à Malte. L'UDC exige aujourd'hui encore des informations claires sur la situation véritable dans le domaine de l'asile.
Après la séance du Conseil fédéral d'hier, il a fallu que les journalistes posent expressément des questions pour que le porte-parole du gouvernement s'exprime avec désinvolture sur le thème de l'asile, faisant comme s'il n'y avait rien à dire à ce sujet. Pendant ce temps, les médias rendent compte de l'explosion des chiffres et de décisions "secrètes" du gouvernement concernant l'accueil volontaire de requérants d'asile supplémentaires provenant d'autres Etats européens. Une telle décision a-t-elle été réellement prise? Sur quelle base légale le Conseil fédéral se fonde-t-il? Est-il exact que plus de 4700 demandes d'asile ont été déposées durant le seul mois d'octobre? Les informations selon lesquelles 330 migrants par jour sont entrés en Suisse durant les dix premiers jours du mois de novembre et que le Secrétariat d'Etat aux migrations compte dans un document interne avec 10 000 requérants d'asile pour le mois de novembre sont-elles exactes? Le Département fédéral de justice et police (DFJP) maintient-il les chiffres budgétisés pour 2016 qui se basent sur 24 000 requérants d'asile alors que ce nombre est évidemment beaucoup trop bas?
L'UDC exige que les autorités compétentes répondent encore aujourd'hui à ces questions et informent sur les mesures qui ont été prises pour freiner l'afflux de migrants. Si ces réponses ne viennent pas, les responsables du DFJP doivent avouer qu'ils sont dépassés par les événements. Il faut immédiatement mettre fin à la crise de direction dans le domaine de l'asile, faute de quoi la Suisse subira des dommages énormes.
Pour l'UDC il est évident que les frontières doivent être immédiatement contrôlées et protégées avec le soutien de l'armée. Les migrants qui arrivent d'Etats sûrs – donc aussi des pays voisins de la Suisse – doivent être retenus aux frontières. Enfin, il est hors de question que la Suisse accueille des requérants d'asile supplémentaires en provenance d'autres pays européens.