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La BNS va vérifier les transactions des deux dernières années effectuées par les membres de sa direction, après les opérations bancaires controversées de son président Philipp Hildebrand. Le Conseil de banque a aussi décidé de réviser le règlement de l'institut d'émission.
Un cabinet d'audit sera chargé de contrôler "toutes les transactions bancaires effectuées par les membres de la direction générale élargie" entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2011, a décidé samedi le Conseil de la Banque nationale suisse (BNS) lors d'une séance.
Le règlement sur les opérations sur instruments financiers passées en nom propre par les membres de la direction générale élargie fera également "l'objet d'un réexamen approfondi" par "des spécialistes externes", a précisé le Conseil de banque. Il souhaite que le projet lui soit soumis le plus rapidement possible.
Mesures provisoires
En attendant, les opérations sur devises supérieures à 20'000 francs faites par les membres de la direction générale élargie "ou par des collaborateurs ayant accès à des informations privilégiées", devront obtenir l'autorisation du responsable de la conformité à la BNS.
Selon M. Hildebrand, son épouse a effectué un achat de 500'000 dollars sur le marché des changes le 15 août 2011, soit trois semaines avant la fixation d'un taux plancher du franc suisse par la BNS. Il n'en aurait été averti que le lendemain.
Soutien de Widmer-Schlumpf
La présidente de la Confédération Eveline Widmer-Schlumpf se dit opposée à une démission du patron de la BNS. Si le président de la BNS n'a commis aucune faute légale, la Suisse a tout intérêt à ce qu'il reste en poste, a-t-elle estimé vendredi dans l'émission de télévision alémanique "Arena".
Mme Widmer-Schlumpf a par ailleurs exigé une enquête serrée sur les circonstances qui ont mené à la publication des données bancaires de M. Hildebrand. Elle juge qu'il faut découvrir ce qui s'est passé exactement et qui tirait les ficelles.
Le conseiller d'Etat thurgovien et avocat Hermann Lei ne regrette lui pas d'avoir transmis les données bancaires volées du président de la BNS, a-t-il indiqué samedi dans le "St-Galler Tagblatt".
ATS