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Comment le système immunitaire évite-t-il le déclenchement d’une réponse primaire, et par extension une inflammation, face à une infection déjà connue ? Lors d’une restimulation par un antigène, des lymphocytes T «mémoire» CD4+ inhibent, grâce à un contact cellule-à-cellule, les inflammasomes, complexes protéiques localisés dans les macrophages et responsables de la production d’interleukine 1β (IL-1β). C’est ce que vient de découvrir l’équipe de Jürg Tschopp du Département de biochimie de l’UNIL, en étudiant principalement les inflammasomes comprenant les récepteurs NALP3 ou cryopyrines chez la souris (Nature, édition en ligne du 3 juin 2009). Cette découverte ouvre la voie à la mise au point de traitements contre les maladies inflammatoires chroniques. La cryopyrine est notamment activée par les cristaux d’acide urique, liés à la goutte, et impliquée dans des maladies héréditaires telles que la maladie de Crohn, la fièvre méditerranéenne familiale ou l’urticaire familiale au froid.