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Long de presque 230 mètres, le navire est doté de deux voiles rigides de plus de 37 mètres de haut et fabriquées en fibre de verre et en acier.
Semblables à des ailes d'avion placées à la verticale, elles sont composées de trois panneaux articulés et pivotent selon la direction du vent.
Lorsqu'elles ne servent plus, elles peuvent être couchées sur le navire. Ce cargo à propulsion éolienne, le premier de notre époque, est doté d'une capacité de charge de plus de 80'000 tonnes.
Le bâtiment a été construit en 2017 et a été équipé par la suite de ces voiles. Celles-ci ne le rendent pas totalement indépendant d'un moteur à carburant fossile. Mais elles lui permettent d'économiser jusqu'à 30% de fuel.
Volonté de réduire les émissions de carbone
Fruit d'une collaboration entre plusieurs entreprises - dont le géant de l'agroalimentaire Cargill - ce navire, destiné au transport de céréales, sera observé de très près lors de ce premier voyage intercontinental.
Les observations serviront à améliorer le concept, pour aider à décarboner le transport maritime. Un secteur qui, sans se soumettre aux accords de Paris, vise quand même à atteindre le zéro carbone d'ici 2050.
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Katja Schaer/ami