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29/02/2012
Le peuple n'élira pas un PLR, un Socialiste ni même un MCG
Le peuple a envie d'élire une personnalité capable de dépasser les clivages politiques pour penser d'abord à Genève, prête à défendre ses habitants et à répondre à leurs besoins d'emploi, de sécurité, de logement et d'environnement de qualité. Le peuple n'élira pas un promoteur, un avocat, un habitué de la politique ou un novice mais une personne capable de s'identifier à l'autre, de travailler en équipe, de faire avancer les dossiers dans un esprit non partisan. Le peuple veut un être charismatique et non pas d'un apparatchik. Mais quelles que soient ses qualités ou sa couleur politique, cet homme ou cette femme devra composer avec 6 autres conseillers d'Etat rodés à l'exercice du pouvoir. Sauront-ils faire preuve d'ouverture et d'empathie ? Rien n'est moins sûr. Les jeux du pouvoir n'aiment pas qu'on brouille leur partie.
Un seul « indépendant » gagna des élections partielles, c'était Aloys Werner en 1981. Il dut s'incliner 1 an plus tard, face au pouvoir des alliances partisanes. Mais je ne juge pas de la qualité ou non de ce monsieur mais du jeu des pouvoirs qui mettent en place des personnes portées par des alliances plus que par leur propre charisme. En l'occurence, comme le souligne un commentaire, cet indépendant fut remplacé par Christian Grobet. On peut aimer ou pas son parti, mais ce dernier était doué d'une capacité de travail remarquable, d'une connaissance des dossiers redoutable et il était capable d'aller à la rencontre de l'autre, de construire avec et non contre l'autre. Des qualités partagées plus tard par un autre conseiller d'Etat, Robert Cramer. Comme quoi, il n'est pas question ici de couleur politique mais de qualités humaines.