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QUESTION-REPONSE
Qu'est-ce qui déclenche la spécialisation des cellules pendant le développement de l'embryon?
Inconnu - 07 décembre 2015
La réponse est différente en fonction du type d’animal étudié. Chez les mammifères, des travaux relativement récents se réfèrent à la fonction d’un gène qui code pour la production d’un facteur de transcription appelé Cdx2.
La transcription de ce gène est activée dans des cellules superficielles (les blastomères) de la morula, un embryon de stade précoce contenant 16 à 32 cellules. Un jour plus tard, soit au stade blastocyste, les blastomères externes produisent le facteur de transcription Cdx2, tandis que les cellules qui ne sont pas en contact direct avec la surface restent Cdx2 négatives. Ces dernières, quant à elles, produisent toutefois d’autres facteurs de transcription, appelés Oct4, Nanog et Sox2, qui ne sont pas produits dans les cellules Cdx2 positives. Cette ségrégation (séparation) entre cellules Cdx2 positives ou Cdx2 négatives est à la base de l’apparition des cellules du trophectoderme, le premier type cellulaire dit "spécialisé" chez les mammifères. Ces cellules externes, Cdx2 positives, sont les précurseurs du placenta. Les cellules internes, Cdx2 négative, sont à l’origine de tous les autres types cellulaires de l’organisme.
Cette première spécialisation est déclenchée par l’activité d’une voie de signalisation intercellulaire, via le récepteur Notch. La position superficielle ou interne des cellules dépend du hasard et est, apparemment, non-programmée.
Tout cela, hélas, est assez technique, mais il en va ainsi de l’analyse génétique moléculaire du développement.
Jozsef Zakany
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QUESTION-REPONSE
On parle souvent des antibiotiques pour soigner les infections. Or, les bactéries développent des résistances aux antibiotiques. Les antibiotiques servent-ils encore à quelque chose? Faut-il se tourner vers les ...
Battant (33 ans) - 25 avril 2017
Un antibiotique est un médicament capable de tuer ou d'inhiber le développement des bactéries. Indispensable à la médecine moderne, il permet de prévenir ou traiter les infections bactériennes.
Les microbes n'ont pas développé des résistances aux antibiotiques. Sur la quantité de bactéries présentes sur Terre (environ 1030), certaines seront spontanément porteuses de gènes de résistance. Ces résistances sont transmises aux descendants et peuvent également être transférées à d'autres bactéries par divers mécanismes. L'utilisation abusive et inappropriée de ces médicaments, non seulement en médecine, mais également en agriculture et en élevage, a sélectionné ces gènes de résistance. Cette pression de sélection a été telle que, aujourd'hui, les médecins doivent faire face à des souches non pas résistantes à un, mais plusieurs, voire tous les antibiotiques!
Depuis la découverte du premier antibiotique en 1928, ces médicaments ont permis de prolonger l'espérance de vie de plus de 30 ans. Il est donc impensable de revenir à une ère pré-antibiotique. Pour cela, médecins et chercheurs œuvrent pour trouver des solutions. Grâce aux connaissances actuelles, le champ d'étude s'élargit. On recherche désormais de nouvelles molécules non plus seulement capables de tuer les bactéries, mais de les rendre inoffensives et cela dans le but de limiter les problèmes de résistance. La découverte de nouveaux antibiotiques devenant plus rares, il est également essentiel de trouver des alternatives dont, en effet, la phagothérapie. Cette technique vise à utiliser des virus, les bactériophages, qui tuent spécifiquement les bactéries pour traiter les infections. La première étude clinique européenne a été lancée en 2013. On peut donc espérer voir bientôt ces médicaments apparaître dans nos pharmacies. Le but ici n'étant pas de remplacer l'antibiothérapie, mais de la compléter. En effet, les bactéries résistantes au médicament pourraient être éliminées par les phages. D'autres voies alternatives, également prometteuses, sont envisagées. On peut citer principalement la vaccination, qui a déjà un rôle essentiel dans la lutte contre les infections.
Véréna Ducret
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QUESTION-REPONSE
Comment appelle-t-on le développement d'une nouvelle plante à partir d'une graine?
Meufdu95100 (12 ans) - 16 février 2012
Habituellement, on parle de "germination" pour se référer au développement d'une nouvelle plante à partir d'une graine. Sous le terme "germination" se cachent de nombreux processus étonnants. Ainsi, pour germer, la graine a besoin d'être d'abord mouillée car elle est au départ toute sèche et quiescente. L'eau active le métabolisme de toutes les cellules. Mais cela ne suffit pas pour déclencher la germination. Il y a des graines qui germent uniquement lors de certaines saisons (par exemple au printemps) ou qui ne germent pas si elles se trouvent sous un arbre, car la lumière qu'elles reçoivent n'est pas celle du soleil et cela ne leur convient pas.
Une fois que la graine se décide enfin à germer, il va s'en suivre toutes sortes de transformations. D'abord la coque externe est perforée, puis la racine embryonnaire (radicule) doit s'allonger et sortir de la coque (le terme "germination" se réfère d'habitude à cette sortie du radicule). Ensuite, le radicule s'allonge encore et se transforme en une racine et une tige. En même temps les feuilles embryonnaires (cotylédons) se gonflent et verdissent. Au final, la graine se transforme en une jeune plante autotrophe, c'est à dire qu'elle peut se nourrir d'elle même (à condition d'avoir de l'eau, des sels minéraux et de la lumière) pour continuer à grandir. La germination proprement dite dépend des stocks de nourriture présents au départ dans la graine. On peut facilement trouver sur internet des vidéos montrant la germination de différentes graines.
Luis Lopez Molina
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QUESTION-REPONSE
Toutes les plantes ont-elles le même plan d'organisation? Quels sont les mécanismes moléculaires impliqués dans le développement de ce plan?
aurelien (21 ans) - 08 novembre 2010
Une promenade au parc montre bien que les plantes peuvent être très différentes les unes des autres : l’architecture d’une herbe est très différente de celle d’un chêne. Il y a toutefois des points communs, des principes de base partagés.
Tout d’abord, les plantes vasculaires ont une organisation qui comporte un système racinaire et une partie aérienne. Ces deux parties croissent initialement à partir de deux méristèmes, des sortes de bourgeons qui contiennent les cellules souches de la plantule. Lors des divisions cellulaires dans le méristème, certaines cellules restent des cellules souches, tandis que d’autres se spécialisent et se différentient pour former les organes tels que les feuilles. Le méristème apical (à la pointe) de la tige produit la tige et les feuilles, alors que le méristème apical de la racine donne naissance à la partie souterraine. Ces méristèmes principaux peuvent aussi produire des méristèmes secondaires, par exemple les méristèmes axillaires (à l’aisselle des feuilles) qui donneront les branches latérales.
Ce qui est aussi très frappant chez les plantes c’est la plasticité du développement : selon les conditions de l’environnement, des plantes d’une même espèce peuvent avoir une morphologie différente. Ainsi une plante qui pousse à l’ombre sera beaucoup plus allongée que sa sœur jumelle qui pousse au soleil. De même, une plante qui a été sectionnée – par exemple par un animal qui l’a broutée- fera beaucoup plus de branches latérales.
Sur le plan moléculaire, on connaît certains gènes architectes de la plante et on constate qu’ils sont semblables dans différentes espèces, car ils ont été conservés au cours de l’évolution. Ces gènes sont souvent des facteurs de transcription, chargés de réguler l’expression d’autres gènes.
Michel Goldschmidt Clermont
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QUESTION-REPONSE
Lorsque qu'on pratique un sport physique comme le fitness, est-ce que l'on doit consommer plus de nourriture pour voir apparaître les muscles, ou est-ce que les muscles se développent seulement en faisant de l'exercice?
Robin (15 ans) - 24 avril 2013
D'abord un principe de base simple: on est fait de ce que l'on mange, car chaque gramme de notre poids corporel est rentré par la bouche. Pour permettre la croissance, il faut donc manger. Les muscles sont constitués de beaucoup d'eau et de protéines, ainsi qu'un peu de lipides et d'autres éléments (minéraux etc.). Dans un régime équilibré, il y a suffisamment de tout cela pour répondre aux besoins de la croissance musculaire. Et en augmentant le niveau d'activité (exercice, sport, etc), on mangera automatiquement plus. Il n’y a pas besoin d'augmenter spécialement la part des protéines dans le régime. Les recommandations sont environ 0.8 gramme par kilogramme de poids corporel pour un adulte, un peu plus chez les adolescents (1.2 g/kg) et les grands sportifs (1-2 g/kg). Mais, généralement, on en mange déjà bien plus! Tout excès de protéines est transformé et métabolisé, et cela charge inutilement le système rénal et le foie. C'est donc mieux ne pas trop manger de protéines. Une chose importante à rappeler: si l’on fait beaucoup de sport, on mangera automatiquement plus pour obtenir l'énergie nécessaire pour ces activités; et cela augmente également automatiquement l'apport en protéines. Qu’en est-il de ces grands pots de compléments de protéines pour le bodybuilding? Il faut faire attention, car ils peuvent contenir des dopants cachés et, si consommés en excès, ils peuvent causer des problèmes rénaux. Finalement, leur efficacité sur la croissance musculaire est bien limitée; leur consommation fait surtout se développer le porte-monnaie du marchand....
Bengt Kayser
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QUESTION-REPONSE
Pourquoi veut-on interdire le cannabis, qui est une plante 100% naturelle et qui favoriserait le développement du subconscient? Personnellement, j'en fume depuis plus de 5 ans plus de 3 joints par jour et je ne ...
(26 ans) - 25 septembre 2017
Il y a une erreur de logique à mettre en lien la notion de légalité et la notion de dangerosité. Par exemple, le tabac est légal dans les limites autorisées par la loi, mais est une substance prouvée comme étant hautement dangereuse à long terme.
Le cannabis est connu depuis l'Antiquité pour ses propriétés médicinales. Au 19ème siècle, il est considéré comme un médicament et largement prescrit pour ses nombreuses vertus, comme par exemple en cas de douleurs, spasmes musculaires, convulsions, tétanos, rage, épilepsie et rhumatisme.
Le statut de substance illégale du cannabis est issu de la décision de la Convention Unique sur les Stupéfiants des Nations Unies, adoptée en 1961, qui inscrit le cannabis dans la catégorie la plus stricte et la plus restrictive.
Malgré l'interdiction légale, presque un tiers (31.3%) de la population suisse a déjà expérimenté le cannabis dès 15 ans. Neuf villes ont mis sur pied un groupe de travail, afin de proposer des projets de remise légale de cannabis. Ces projets doivent obtenir une autorisation de l'Office Fédéral de la Santé Publique. A Genève, Bâle, Zürich et Berne, les pistes étudiées sont un accompagnement thérapeutique étroit des personnes qui consomment du cannabis à des fins médicales, et de celles qui ont des problèmes liés à leur consommation. D'autres consommateurs pourraient obtenir du cannabis dans des clubs ou des pharmacies. Ces projets sont prévus pour un nombre très limité de consommateurs.
Au niveau international, des projets de régulation sont en cours dans différents pays depuis quelques années. Ainsi, plusieurs Etats américains ont légalisé l'usage récréatif de cannabis et d'autres votent sur la légalisation. L'Uruguay est le premier Etat souverain à avoir légalisé le cannabis en 2014. D'autres Etats, comme par exemple le Canada, projettent de réguler cette substance prochainement. Dans plusieurs Etats européens, dont l'Espagne, l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas, les débats autour de la légalisation du cannabis sont à l'agenda politique.
Les effets du cannabis sont liés à la présence principalement de deux substances cannabinoides: le TétraHydroCannabinol ou THC et le CannaBiDiol ou CBD. Le THC a essentiellement des vertus analgésiques, spasmolytiques et inductrices de l’appétit. Selon la consommation, une difficulté à initier les tâches, appelée "syndrome amotivationnel", peut s'instaurer. Il existe également un possible effet perturbateur du système nerveux central pouvant se manifester par une palette de symptômes, de l'état anxieux aigu jusqu'à l'apparition de symptômes psychotiques caractérisés par une vision perturbée de la réalité (accentuation des sens et paranoïa, par exemple). Une des complications de la consommation du cannabis reste l'addiction, comme pour beaucoup de substances psychotropes. Environ 5% des consommateurs de cannabis vont développer une addiction c'est-à-dire une consommation qui a perdu son contrôle et qui perdure malgré les conséquences négatives.
Le CBD, quant à lui, ne présente aucun effet perturbateur du système nerveux central et a essentiellement un effet anxiolytique, ainsi que calmant sur "le syndrome des jambes sans repos".
La loi Suisse interdit la vente de cannabis contenant 1% ou plus de THC. Actuellement, nous trouvons depuis le printemps une multiplicité de points de vente de cannabis légal, c'est-à-dire contenant majoritairement du CBD et moins de 1% de THC.
Rita Manghi
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QUESTION-REPONSE
Si demain matin, il n'y avait plus de pétrole, que se passerait-il ? Pourrais-je survivre ?
Ecolix (52 ans) - 30 janvier 2012
S'il est vrai que nous dépendons énormément du pétrole aujourd'hui, nous nous en sommes passés pendant la plus grande part de l'histoire de l'humanité. Le problème c'est qu'aujourd'hui nous sommes beaucoup plus nombreux sur la terre et les énergies historiques comme le bois ne sont plus suffisantes.
Ce qui est certain c'est que pour un certain temps nous pourrions exploiter d'autres énergies fossiles comme le charbon ou le gaz. Même si c'est moins courant, ces énergies peuvent aussi faire avancer des véhicules (par ex. voitures à gaz naturel ou à gaz tiré du charbon).
Mais ce transfert ne pourra pas se faire en un jour. Si, comme vous le proposez, le pétrole disparaît du jour au lendemain, une crise économique mondiale éclatera avec des conséquences humaines catastrophiques. N'oublions pas que le pétrole est aussi à la base de la majorité des matières synthétiques, de médicaments, d'engrais, etc.
On pourrait supposer que certains habitants de la planète échapperaient à ce cataclysme. Par exemple, certaines tribus d'Amazonie vivent en harmonie avec leur environnement et ne dépendent pas d'énergies non renouvelables. Mais même dans ce cas, la disparition du pétrole risque d'accélérer la destruction de leur milieu par les hommes "modernes" (déforestation, agriculture) et finalement la disparition du fragile équilibre dans lequel ils vivent.
Même si nous substituons au pétrole d'autres énergies fossiles, cette solution ne sera pas durable puisque ces énergies sont comme le pétrole non renouvelables. La sur-exploitation de ces énergies fossiles engendrée par la disparition du pétrole ne pourra qu'accélérer leur fin.
Dans la réalité, le pétrole ne disparaîtra pas d'un coup. Son exploitation deviendra plus chère. D'autres sources fossiles deviendront plus rentables et s'y substitueront. Par exemple, l'Amérique s'est lancée dans l'exploitation à grande échelle du gaz de schiste. Mais ces solutions ne sont pas durables à long terme et ont un impact considérable sur l'environnement. Elles ne font que repousser un petit peu la nécessité impérative de trouver de véritables solutions.
C'est la raison pour laquelle nous devons dès aujourd'hui développer des alternatives aux énergies non renouvelables (nouvelles technologies, énergies propres, économies). C'est la seule solution pour assurer à nos enfants un monde durable.
Martin Reeve
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RTSinfo
Première station-service publique à hydrogène ouverte en Suisse
Coop a ouvert vendredi à Hunzenschwil (AG) la première station-service à hydrogène de Suisse ouverte au public. L'entreprise bâloise franchit ainsi une étape de plus vers la mobilité durable.04 novembre 2016