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Débat
Mme Christina Meissner (UDC). Je vous rappelle que ce quartier est sinistré, depuis la Jonction en passant par le boulevard Carl-Vogt et la rue de l'Ecole-de-Médecine. Les habitants nous ont donc interpellés pour dire que ça ne va pas et qu'il faut rétablir des modes de circulation qui permettent de fluidifier le trafic et non pas de le bloquer. Apparemment, d'après la réponse qui est donnée par le Conseil d'Etat, il est toujours prématuré de décider de nouvelles mesures ou de modifier les mesures qu'il a prises, or il est aussi indiqué qu'une étude a été mise en route et que les résultats de celle-ci sont prévus pour septembre 2013. Nous sommes en septembre 2013, et je dirais donc en l'occurrence que, plutôt que de prendre acte de ce rapport, il conviendrait de le renvoyer au Conseil d'Etat pour qu'il le complète avec les résultats de cette étude, afin que les habitants de ce quartier qui subissent des nuisances absolument insupportables puissent enfin obtenir une réponse concrète suite à cette étude et qu'on ne leur dise pas simplement qu'il est encore prématuré de décider. Je vous remercie donc de suivre notre proposition de renvoi au Conseil d'Etat de son rapport.
Le président. Merci, Madame la députée. Madame Künzler, je vous passerai la parole en dernier, si vous le voulez bien. Je cède maintenant le micro à M. Roberto Broggini.
M. Roberto Broggini (Ve). Merci, Monsieur le président. Il se trouve qu'il y a toujours des gens pour dire que c'est la mort d'un quartier dès qu'il y a des voitures et que quand il n'y en a pas... (Remarque.) Oui, c'est le contraire, merci, Madame von Arx ! (Rires.) Eh bien vous savez que dans de très nombreuses villes suisses, on pacifie les quartiers justement en enlevant les voitures. A Genève, il y a même la rescousse des hérissons qui viennent pour sauver des quartiers en ville, où il n'y a pas de hérissons, me semble-t-il...
Je n'arrive pas à comprendre cette obstination à vouloir laisser les voitures partout, alors qu'on sait très bien que, avec moins de voitures dans les rues, les normes sur le bruit et sur la pollution de l'air sont respectées, ce qui n'est pas le cas actuellement à la Jonction. Nous devons prendre des mesures au niveau fédéral, c'est au niveau fédéral que nous devons appliquer toutes ces mesures, et nous sommes donc pour le classement de cet objet.
En conclusion, après avoir lu attentivement la réponse du Conseil d'Etat qui nous donne entièrement satisfaction, nous sommes en faveur du classement de cette pétition.
M. Pascal Spuhler (MCG). Mesdames et Messieurs les députés, je ne peux que regretter que M. Broggini n'ait visiblement pas lu la réponse du Conseil d'Etat. Les propos de ma préopinante Mme Christina Meissner étaient clairs: nous avons besoin de savoir ce qu'il en est de cette étude, dont les résultats sont prévus pour septembre, et nous demandons donc simplement que ce rapport soit complété, afin que les habitants obtiennent une réponse claire et nette. Ces derniers demandent tout bonnement de pouvoir vivre, de pouvoir circuler, et que le trafic soit fluidifié. Aujourd'hui tout est bouché à la Jonction, il faut faire quelque chose.
Mme Michèle Künzler, conseillère d'Etat. Mesdames et Messieurs les députés, vous avez déjà donné une partie de la réponse. Les pétitionnaires demandaient de compenser les places de parking supprimées ou déplacées. Qui a retardé pendant plus de deux ans la réalisation du parking Carré-Vert ? Je vous le demande ! C'est bien ici que cela s'est passé ! Maintenant vous l'avez voté, et on peut enfin aller de l'avant avec la construction de ce parking. L'une des demandes a donc été résolue.
J'en viens ensuite à la demande de rétablir un tourner à gauche depuis le pont Sous-Terre en direction du quai Ernest-Ansermet. C'est une mesure qui a été prise suite à la mise en place du tram, de même que la circulation des trolleybus dans les deux sens sur le boulevard Carl-Vogt que l'on demande de supprimer ici. Mais il serait absurde de supprimer cela ! Je crois que la plupart des gens sont extrêmement contents que le boulevard Carl-Vogt, qui est situé dans un quartier très fortement peuplé, ait enfin une desserte digne de ce nom. En réalité, il a fallu retrouver un peu ses habitudes les premiers jours, mais maintenant les réponses ont été données. Nous pouvons vous redonner des explications, mais le bus va continuer à passer au boulevard Carl-Vogt, parce que c'est le souhait de l'immense majorité des personnes. De plus, le parking va être enfin construit, puisque vous avez accédé à cette demande. Pour le reste, nous n'allons pas couper la ligne du tram pour remettre un tourner à gauche qui n'est simplement plus possible.
Donc les réponses, vous les avez, et en ce qui concerne le reste du quartier de la Jonction, une proposition va être faite aux habitants, avec la Ville de Genève. Et je rappelle que cette pétition ne demande pas un rapport sur tout le quartier de la Jonction mais contient trois demandes, auxquelles nous avons répondu. Nous vous avons déjà répondu deux fois et je vous réponds encore une troisième fois ! Les explications ont été données. Vous pouvez renvoyer ce rapport au Conseil d'Etat, mais cela ne changera rien, puisque les réponses, vous les avez déjà.
Le président. Merci, Madame la conseillère d'Etat. Nous sommes saisis d'une demande de renvoi de ce rapport au Conseil d'Etat, que je mets aux voix.
Mis aux voix, le renvoi au Conseil d'Etat de son rapport sur la pétition 1803 est rejeté par 43 non contre 19 oui.
Le président. Il est donc pris acte de ce rapport. (Commentaires.) Monsieur Spuhler, vous avez la parole.
M. Pascal Spuhler (MCG). Merci, Monsieur le président. Vu que le renvoi au Conseil d'Etat a été refusé, nous demandons le renvoi à la commission des pétitions afin de pouvoir examiner l'étude en question.
Le président. Il semble que ce ne soit pas prévu par la loi, Monsieur le député, puisqu'il s'agit d'un rapport du Conseil d'Etat au Grand Conseil. (Commentaires.) Nous pouvons simplement prendre acte de ce rapport ou le renvoyer au Conseil d'Etat. Le renvoi au Conseil d'Etat ayant été refusé, il est pris acte de ce rapport.
Le Grand Conseil prend acte du rapport du Conseil d'Etat sur la pétition 1803.