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© Jari Peltomäki
Les nichoirs artificiels peuvent aider tous les oiseaux qui nichent dans une cavité. Cependant, il y a des limites. Les nichoirs ne favorisent une espèce que si le milieu naturel adéquat et la nourriture apropriée sont disponibles.
Malheureusement, ce n'est généralement pas le cas des oiseaux cavernicoles menacés. Poser des nichoirs seulement ne suffit pas pour sauver les chevêches d'Athéna, les huppes fasciées et les torcols fourmiliers. Par contre, nous pouvons soutenir les mésanges et quelques autres espèces là où les cavités naturelles ne sont pas suffisantes. De plus, des nichoirs bien construits permettent un succès de reproduction au-dessus de la moyenne.
Le nombre de nichoirs dépend du lieu et de l'espèce que l'on veut soutenir. Les chiffres suivants sont indicatifs :
Les nichoirs sont des substituts de cavités naturelles dans les arbres. Ces dernières existent à toute hauteur et à toute exposition et sont de toute taille. C'est pourquoi, il est permis d'être flexible quand on construit et installe les nichoirs et de se laisser diriger par les circonstances.
La hauteur ideale pour les petites espèces d'oiseaux se situe entre 1,8 et 3 mètres (voir tableau). Là où l'on peut s'attendre à des dépradations intentionnelles, il vaut mieux accrocher le nichoir plus haut.
Ne pas exposer le trou d'envol du côté des intempéries mais plutôt vers l'est ou le sud-est. Les nichoirs ne devraient pas être exposés longtemps au soleil tapant mais être suspendus à l'ombre ou tout au moins à mi-ombre. Le réchauffement par le soleil du matin est en revanche positif.
Les nichoirs devraient être fixés au plus tard aux premiers jours du printemps mais de préférence à la fin de l'été ou en automne. Les oiseaux peuvent ainsi se familiariser avec les nichoirs qui leur offrent de plus un abri contre la pluie et le froid en hiver. Le nettoyage annuel peut avoir lieu entre septembre et fin février. Il faut enlever les nids et les fientes. En cas de fortes attaques parasitaires, vous pouvez enfumer le nichoir avec un journal enflammé ou le rincer avec de l'eau chaude savonneuse. Quand vous avez constaté de manière irréfutable que les jeunes sont partis, vous pouvez enlever le nid sans attendre. Le nichoir est ainsi disponible pour une éventuelle deuxième nichée dans le nichoir.
Un trou d'envol percé obliquement vers le haut empèche la pluie de rentrer. Un perchoir en dessous du trou d’envol n'est pas nécessaire.
Il faut pouvoir ouvrir les nichoirs pour les nettoyer. La solution la plus simple est une paroi frontale (modèle 1) ou dorsale (modèle 2) amovible. Pour l'aération et l'évaporation, percer au moins 2 trous d'env. 5 mm de diamètre, dans le fond. Lors du nettoyage, faites attention qu'ils ne soient pas bouchés.
Une tôle zinguée autour du trou d'envol protège des pics. Bien polir les bords de la tôle. Pour le torcol fourmilier, qui ne construit pas de nid, on dépose une couche de copeaux de bois dans le nichoir.
Le rougequeue à front blanc aime une certaine lumière. Vous pouvez percer pour lui deux trous d'un diamètre de 32 mm ou 50 mm de diamètre. Il faut alors obturer un seul de ces trous avec un fil de fer vertical décentré pour empêcher les étourneaux d'entrer.
Nous avons fait l'esquisse de deux modèles éprouvés. Le modèle 1 montre le nichoir le plus répandu et le plus simple à monter. Le modèle 2 a un avantage évident : grâce à l'avancée, les oiseaux adultes n'arrivent pas directement vers les jeunes qui ne seront donc pas refroidis par l'humidité amenée en cas de mauvais temps. De plus, cette avancée protège davantage la nichée contre les chats et les fouines.
On peut acheter des nichoirs auprès de la Station ornithologique suisse, des associations de protection des oiseaux, et ici et là dans des ateliers protégés, associations paysannes et Garden Center. Lors de votre achat, faites attention à ce que les nichoirs aient les dimensions mentionnées ici (taille minimale, diamètre du trou d’envol, qualité du bois, etc.).
Les nichoirs sont attrayants pour toutes sortes d'espèces. Quand le trou d'envol est de 30 mm ou plus, les moineaux friquets et domestiques et les étourneaux les adoptent pour nicher. Les frelons, les guêpes et les bourdons peuvent les occuper également. Les loirs et les muscardins y vont également, particulièrement dans les bois. Nous pensons que ces animaux ont aussi le droit de vivre, c'est pourquoi nous recommandons de les tolérer.
Le modèle 1 peut être aussi construit pour de plus grandes espèces comme l'étourneau, le pigeon colombin, la chouette hulotte. Eventuellement, on peut utiliser un bois plus épais pour de plus grands nichoirs ; les dimensions doivent alors être adaptées. Adressez-vous à la Station ornithologique suisse ou à l'Association suisse pour la protection de oiseaux ASPO/BirdLife Suisse pour des nichoirs spéciaux (faucon crécerelle, martinet, effraie des clochers, cincle plongeur, etc.).
|Espèce d'oiseau||Hauteur de pose||Répartition||Début de la construction|
|Mésange charbonnière||1,8-2,5 m||localement jusqu'à 2000 m||dès fin mars|
|Mésange bleue||1,8-2,5 m||localement jusqu'à 1200 m||dès fin mars|
|Mésange nonnette||1,8-3 m||en dessous de 1000 m||dès fin mars|
|Mésange noire||1,8-3 m||jusqu'à la limite des forêts||dès fin mars|
|Mésange huppée||1,8-2,5 m||jusqu'à la limite des forêts||dès mi-mars|
|Gobemouche noir||1,8-2,5 m||en dessous de 1000 m||dès le 25.4. env.|
|Rougequeue à front blanc||1,8-2,5 m||localement jusqu'à 2000 m||dès le 25.4. env.|
|Sittelle torchepot||1,8-2,5 m||jusqu'à la limite des forêts||dès mars|
|Torcol fourmilier||1,8-2,5 m||localement jusqu'à 1800 m||dès mi-avril|
© Station ornithologique suisse & ASPO/BirdLife Suisse, Sempach & La Sauge, 2000
Auteur : H. Schmid
La reproduction avec référence est souhaitée.
Nichoirs pour cavernicoles