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Comment gérer l’effet rebond à l’arrêt du dénosumab et éviter les fractures vertébrales multiples ?
Rev Med Suisse
2019; volume 15.
831-835
Résumé
L’arrêt du dénosumab est associé à un effet rebond sévère associant élévation des marqueurs du remodelage osseux pour deux ans et perte du gain de densité osseuse. A l’arrêt du dénosumab, en l’absence de prescription d’un puissant bisphosphonate, la fréquence des fractures vertébrales multiples est élevée. Le nombre médian de fractures vertébrales est de 5 dans les 7 à 20 mois (médiane 11) suivant la dernière injection de dénosumab. Un bisphosphonate puissant prescrit à l’arrêt du traitement de dénosumab pourrait réduire ce risque. Cette stratégie nécessite un suivi serré des marqueurs du remodelage osseux et un ajustement du traitement si le remodelage osseux n’est pas suffisamment contrôlé.
IntroductionLe dénosumab est un anticorps monoclonal humain, dirigé contre le RANK ligand, l’empêchant de se lier à son récepteur à la surface des ostéoclastes, et bloquant ainsi leurs maturation, activité et survie. Il diminue les marqueurs de résorption osseuse (MRO) et augmente la densité minérale osseuse (DMO).1,2 Après trois ans, le risque de fractures vertébrales (FV) radiologiques diminue de 68 %, et celui des fractures cliniques non vertébrales de 20 %.1 Le gain de DMO est continu sur dix ans avec + 21,7 % sur la colonne lombaire et + 9 % sur le col fémoral.2 En Suisse, le dénosumab 60 mg tous les 6 mois est remboursé: 1) chez les femmes postménopausées et les hommes ayant une ostéoporose; 2) pour prévenir la perte de DMO en lien avec un traitement hormono-ablatif chez les femmes souffrant d’un cancer du sein et les hommes souffrant d’un cancer de la prostate. En raison de la simplicité d’emploi et de la bonne tolérance, ce traitement est largement prescrit.De l’effet rebo...