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12/01/2014
L'ARROGANCE DE CABLECOM-NAXOO.
LA DEMOCRATIE GENEVOISE N'EST PAS A VENDRE!
Qui est derrière Cablecom? Une multinationale yankee au doux nom de Liberty Global,près de Denver, Colorado, dont l'actionnaire principal est un multi- milliardaire,qui a fait son blé dans les cables et les tv, John C. Malone.Par l'intermédiaire de Liberty Global Europe il a mis la main sur Cablecom en 2005 ancienne société suisse qui était même dans le passé pour partie en mains publiques, en mains de Swisscom. Alors qu'est-ce qui a poussé les dirigeants de Naxoo, dont la majorité des actions appartenaient à la Ville de Genève à se livrer les pieds et mains liés à Cablecom qui entretemps avait été complètement privatisé, après avoir été spéculé dans d'autres mains encore?
En effet, quand Cablecom est entré dans le capital de Naxoo, une convention a été signée qui interdisait à l'actionnaire principal, la Ville de Genève, de vendre des actions à une autre entreprise que Cablecom. Inimaginable! Impossible par exemple que l'entité publique Ville de Genève, vende Naxoo, à une autre entité publique, le concurrent de Cablecom, Swisscom dont une majorité des actions est publique, ce qui aurait été logique.
En effet, les infrastructures, comme les réseaux de câbles qui permettent les télécommunications numériques comme le téléphone, la télévision, internet sont stratégiques pour l'indépendance et la souveraineté d'un pays. A l'heure où la NSA, les services secrets yankees cherchent à espionner le monde entier pour une part importante depuis la mission américaine de l'ONU à Genève, cette décision de vendre Naxoo à une transnationale yankee est un acte soit d'imbécilité stratégique, soit de trahison civique et patriotique, soit bien pire, une simple histoire de corruption. Tout est devenu possible à Genève, une des capitale mondiale de la cupidité liée à l'argent et à ses dérives. La Cour des Comptes genevoise ferait bien d'enquêter sur les dessous de la transaction de la vente d'actions Naxoo à Cablecom et de la fameuse convention liant Naxoo à Cablecom
En effet, en vendant Naxoo à Cablecom avec 25% d'actions de Léman Bleu, l'argentière genevoise, Sandrine Salerno, qui n'a de socialiste que le nom, affaiblit Swisscom, dont le bénéfice sert à la collectivité publique pour plus de moitié, alors que celui de Cablecom au final remplira les poches du multimilliardaire du Nevada. A l'heure qu'il est, Cablecom possède env. 1500.000 clients en Suisse pour les cables et réseaux numériques, alors que Swisscom n'en a que la moitié. Le message concernant la défense de nos intérêts stratégiques en tant que pays indépendant est lamentable.
Suprême arrogance et mépris des Droits du peuple genevois! Avant le vote populaire qui doit décider par référendum si les citoyens, citoyennes genevois, acceptent de vendre Naxoo à Cablecom, Cablecom ramasse tous les clients de Naxoo, consentant et complice et fait même du démarchage par téléphone! Révoltant! Mais d'après la magistrate Sandrine Salerno, cela n'a rien à voir le vote et avec la vente! Nous prends- elle tous et toutes pour des imbéciles!
Il faut que les électeurs et électrices votent en masse contre la privatisation de Naxoo et de Léman-Bleu en assénant très fort: LA DEMOCRATIE DE GENEVE N'EST PAS A VENDRE !
Pierre Pittet, président de l'association CJP Citoyens pour la Justice publique.