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Paris - Investir dans les études supérieures est nécessaire, mais dans le contexte actuel de rigueur budgétaire il faut surtout "optimiser" les ressources et "adapter" les systèmes d'éducation au marché du travail. Cette recommandation provient du rapport annuel de l'OCDE sur l'éducation publié mardi.
"Dans le contexte actuel de rigueur budgétaire, on constate un grand besoin d'efficacité dans la réponse des systèmes d'éducation à la demande de compétences sur un marché du travail qui évolue rapidement", y écrit le secrétaire général de l'OCDE Angel Gurria.
Or "il est inquiétant de constater qu'au cours de la dernière décennie, dans de nombreux pays, l'augmentation significative des dépenses par élève/étudiant ne s'est pas accompagnée d'améliorations de la qualité des résultats d'apprentissage", ajoute-t-il, sans citer ces pays.
La Chine citée pour la 1ere foisLe rapport, qui rassemble des chiffres de 2007 et 2008, porte sur les 31 pays membres de l'OCDE - dont la Suisse. Il intègre aussi des données sur le Brésil, la Russie et pour la première fois la Chine, l'Inde et l'Indonésie.
Il montre que la proportion des diplômés du supérieur a fortement augmenté en quinze ans, passant "d'environ 20% d'une classe d'âge en 1995 à autour de 40% aujourd'hui", a souligné à l'AFP Eric Charbonnier, expert de l'OCDE.
"Le marché du travail a réussi à absorber tous ces nouveaux qualifiés", a-t-il ajouté, soulignant qu'environ "75% de ces jeunes occupent des emplois qualifiés".
Un tiers d'universitaires en SuisseLa situation en Suisse suit la même évolution. En 2008, 34% des personnes âgées de 25 à 64 ans étaient au bénéfice d'un diplôme universitaire ou d'une haute école. Dix ans auparavant, ce taux se montait à 23%.
Malgré cette augmentation, les diplômes du degré tertiaire ne se trouvent pas dévalorisés sur le marché du travail. Leurs détenteurs gagnent en moyenne 54% de plus que les personnes au bénéfice d'une formation au degré secondaire II (gymnase, école de culture générale ou formation professionnelle).
ATS