Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/224505

<h2>SubmittedText<h2><p>Je dépose l'initiative parlementaire suivante :</p><p>L'art. 261bis du code pénal est modifié comme suit :</p><p>Discrimination et incitation à la haine</p><p>Quiconque, publiquement, incite à la haine ou à la discrimination envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur appartenance raciale, ethnique ou religieuse, de leur orientation sexuelle ou de leur sexe,</p><p>quiconque, publiquement, propage une idéologie visant à rabaisser ou à dénigrer de façon systématique cette personne ou ce groupe de personnes,</p><p>quiconque, dans le même dessein, organise ou encourage des actions de propagande ou y prend part,</p><p>quiconque publiquement, par la parole, l'écriture, l'image, le geste, par des voies de fait ou de toute autre manière, abaisse ou discrimine d'une façon qui porte atteinte à la dignité humaine une personne ou un groupe de personnes en raison de leur appartenance raciale, ethnique ou religieuse, de leur orientation sexuelle ou de leur sexe ou qui, pour la même raison, nie, minimise grossièrement ou cherche à justifier un génocide ou d'autres crimes contre l'humanité,</p><p>quiconque refuse à une personne ou à un groupe de personnes, en raison de leur appartenance raciale, ethnique ou religieuse, de leur orientation sexuelle ou de leur sexe, une prestation destinée à l'usage public,</p><p>est puni d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire.</p><h2>InitialSituation<h2><p class="Standard_d">Je dépose l'initiative parlementaire suivante&nbsp;:</p><p class="Standard_d">L'art. 261bis du code pénal est modifié comme suit&nbsp;:</p><p class="Standard_d">Discrimination et incitation à la haine</p><p class="Standard_d">Quiconque, publiquement, incite à la haine ou à la discrimination envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur appartenance raciale, ethnique ou religieuse, de leur orientation sexuelle ou de leur sexe,</p><p class="Standard_d">quiconque, publiquement, propage une idéologie visant à rabaisser ou à dénigrer de façon systématique cette personne ou ce groupe de personnes,</p><p class="Standard_d">quiconque, dans le même dessein, organise ou encourage des actions de propagande ou y prend part,</p><p class="Standard_d">quiconque publiquement, par la parole, l'écriture, l'image, le geste, par des voies de fait ou de toute autre manière, abaisse ou discrimine d'une façon qui porte atteinte à la dignité humaine une personne ou un groupe de personnes en raison de leur appartenance raciale, ethnique ou religieuse, de leur orientation sexuelle ou de leur sexe ou qui, pour la même raison, nie, minimise grossièrement ou cherche à justifier un génocide ou d'autres crimes contre l'humanité,</p><p class="Standard_d">quiconque refuse à une personne ou à un groupe de personnes, en raison de leur appartenance raciale, ethnique ou religieuse, de leur orientation sexuelle ou de leur sexe, une prestation destinée à l'usage public,</p><p class="Standard_d">est puni d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire.</p><h2>Proceedings<h2><h4 class="SDA_Meldung_d">Dépêche ATS</h4><h3 class="Debatte_sda_linksbündig_d"><span style="color:#221E1F;"><strong>Délibérations au Conseil national, 06.12.2023</strong></span></h3><p class="Standard_d"><strong>La discrimination genrée doit être inscrite dans le Code pénal</strong><br><strong>Les incitations à la haine ou la discrimination de personnes en raison de leur genre doivent être punissables. Le National a soutenu mercredi, par 123 voix contre 65, six initiatives parlementaires de même teneur visant à compléter le Code pénal, comme le Parlement l'a fait pour l'homophobie.</strong></p><p class="Standard_d">Les textes ont été déposés par Marti Min Li (PS/ZH), Jacqueline de Quattro (PLR/VD), Sibel Arslan (Vert-e-s/BS), Kathrin Bertschy (PVL/BE) ainsi que les anciennes conseillères nationales Marianne Binder-Keller (Centre/AG) et Liliane Studer (PEV/AG).</p><p class="Standard_d">La haine et la violence envers les femmes sont malheureusement très répandues, constatent ces six politiciennes. Lors des débats sur l'extension de l'art. 261bis du Code pénal à l'orientation sexuelle, le Parlement avait renoncé à pénaliser la discrimination etl'incitation à la haine liée au sexe de la personne.</p><p class="Standard_d">&nbsp;</p><p class="Standard_d">Poursuivre d'office</p><p class="Standard_d">Dans le discours haineux, on ne parle pas que de l'origine, de la couleur de peau, de l'orientation sexuelle ou de l'appartenance religieuse, mais aussi du genre, a rappelé Mme Min Li pour la commission.</p><p class="Standard_d">"En Suisse, on n'est pas protégé en tant qu'homme ou femme", a complété Mme de Quattro. "Or il y a une montée des intolérances dans ce domaine. Face à l'augmentation des violences, nous devons adapter la législature, montrer que passer au-delà d'une ligne rouge a des conséquences."</p><p class="Standard_d">Et de rappeler qu'en cas de discrimination en raison du genre, il n'y a une procédure pénale qu'en cas de plainte, alors que les discriminations racistes ou religieuses sont poursuivies d'office. "C'est plus qu'un acte symbolique."</p><p class="Standard_d">Cet ajout à la liste des infractions constituerait un instrument efficace de lutte contre la haine et la discrimination, a soutenu le co-rapporteur Vincent Maitre (Centre/GE) pour la commission. Le fait de rabaisser des personnes en raison de leur appartenance à un groupe constitue une atteinte à la dignité. L'infraction de discrimination ne concerne pas obligatoirement une minorité.</p><p class="Standard_d">&nbsp;</p><p class="Standard_d">Pas une minorité</p><p class="Standard_d">Pour Barbara Steinemann (UDC/ZH) au contraire, le but de cet article du code pénal est de protéger les minorités. Elle était également d’avis qu'il n’est pas opportun que tous les comportements déplaisants soient passibles d’une peine inscrite dans le code pénal.</p><p class="Standard_d">"Cet article contre le racisme risque de perdre de son efficacité", a-t-elle argué. "A ce moment-là, il faut prévoir aussi des dispositions pour les personnes en situation de handicap ou obèses." Et d'estimer que les autorités judiciaires sont déjà débordées.</p><p class="Standard_d">La commission du Conseil des Etats avait elle refusé le projet, mais le vote était serré. Elle devra se prononcer à nouveau.</p><p>&nbsp;</p><h2 class="Titel_d"><strong>Renseignements</strong></h2><p class="Auskünfte_d">Simone Peter,&nbsp;secrétaire de la commission,</p><p class="Auskünfte_d">058 322 97 47,</p><p class="Auskünfte_d"><a href="mailto:rk.caj@parl.admin.ch">rk.caj@parl.admin.ch</a></p><p class="Auskünfte_d"><a href="https://www.parlament.ch/fr/organe/commissions/commissions-thematiques/commissions-caj">Commission des affaires juridiques (CAJ)</a></p>