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Des opérations ont été lancées notamment à Munich (sud),
Francfort (ouest) et Hambourg (nord), ont rapporté des médias
allemands.
Des perquisitions ont lieu ce lundi à Bochum (ouest) et dans
toute la région de Munich, selon le quotidien "Rheinische Post".
D'autres étaient en cours dans la région de Francfort, ainsi qu'à
Hambourg et Ulm (sud), selon le quotidien économique
"Handelsblatt".
Sont visés des locaux commerciaux et des domiciles privés de
"personnes fortunées" mais qui ne sont pas célèbres, affirme le
journal. Aucune confirmation n'a pu être obtenue dans
l'immédiat.
Une affaire qui fera encore du bruit
La justice allemande enquête sur un millier de riches
contribuables soupçonnés d'avoir caché des fonds au Liechtenstein,
sur la base d'informations acquises par les services secrets
allemands (BND) auprès d'un ancien employé d'une banque de la
principauté, considérée comme un paradis fiscal.
Premier épinglé, le patron de la Deutsche Post, Klaus Zumwinkel, a
démissionné vendredi, au lendemain d'une perquisition à son
domicile et son bureau. Les enquêteurs ont l'intention d'effectuer
entre 20 et 25 perquisitions par jour, affirme le quotidien
"Süddeutsche Zeitung" lundi, alors que 900 mandats de perquisitions
auraient été délivrés dans cette affaire.
Débat sur les services secrets
Selon le "Rheinische Post", les personnes qui sont visées par
l'enquête sont "des entrepreneurs, des hauts dirigeants mais aussi
des sportifs, des artistes" et des personnalités du monde
audiovisuel. "Nous avons vraiment de gros poissons dans nos
filets", a déclaré un enquêteur à ce journal.
Par ailleurs, le rôle joué par les services secrets allemands
(BND) fait aussi débat. Plusieurs partis ont appelé à une
clarification immédiate de l'action du BND, qui a payé "entre 4 et
5 millions d'euros", selon le porte-parole du ministère des
Finances Thorsten Albig, pour rémunérer l'informateur ayant livré
le CD-Rom explosif à l'origine de l'enquête.
agences/cer
Angela Merkel veut la transparence
"Nous n'obtiendrons pas d'harmonisation fiscale", mais "nous avons tout de même une certaine attente (...). Nous essayons de rendre le niveau de transparence comparable" dans chaque pays, a dit Angela Merkel.
Elle a rappelé que cela avait déjà été négocié au sein de l'Union européenne et relevé que "le Liechtenstein est un pays où nous avons encore des questions".
Interrogée sur l'actuel scandale de fraude fiscale en Allemagne, elle a répondu: "Je crois que les autorités concernées, dont le fisc et le BND (services secrets allemands), vont s'expliquer, mais nous ne voulons pas maintenant mélanger les causes et les conséquences".
"Le fait que des fraudes fiscales ont eu lieu est regrettable et doit faire l'objet d'une enquête", et "des mesures doivent être prises", a-t-elle souligné.