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La force de l'eau aux Ormonts
Conférence de Mary-Claude Busset, historienne, conservatrice du Musée des Ormonts
La vallée des Ormonts est irriguée par la Grande-Eau sur près de 25 km. Elle constitue un vaste réservoir hydraulique alimenté par de nombreux affluents surgissant des massifs latéraux. Les moulins, battoirs, foules et scieries sont attestées dès le Moyen Age. Les seigneurs exercent alors leur droit régalien et nul n’est autorisé à construire un «artifice» à eau sans leur consentement. Jusqu’au développement des moyens de communication, les habitants vivent en autarcie et l’on constate l’omniprésence de la culture des céréales et des plantes textiles. Presque toutes les rivières et ruisseaux accueillent des installations à moudre et battre. Les scieries, quant à elles, sont soit fixes soit mobiles, se déplaçant en fonction des besoins. La construction de la route carrossable dès 1850 leur permet de se développer, car on peut désormais exporter directement des planches en plaine grâce à l’utilisation de chars. L’électrification de la vallée à partir de 1895 se fait aussi grâce aux cours d’eau. La construction de nouvelles centrales s’enchaîne au fur et à mesure des nouveaux besoins, dont l’énergie nécessaire pour le train ASD, construit entre 1912 et 1914. Ces usines sont modernisées au cours du 20e siècle, renforcées par l’aménagement de nouvelles prises d’eau et de barrages comme, par exemple, celui du lac d’Arnon. Parallèlement à cette production électrique, quelques microcentrales sont aussi implantées à l’initiative de privés.
Entrée: 15 fr| Adhérent: 10 fr.
Entrée libre pour les communautés UNIL, EPFL, HES La-Source et HEIG-VD sur une présentation d'une carte de légitimation.