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La reine Beatrix des Pays-Bas a demandé au Premier ministre Mark Rutte de dissoudre la chambre basse du parlement afin de permettre la tenue d'élections législatives le 12 septembre. La coalition au pouvoir a éclaté le week-end dernier, incapable de s'entendre sur des mesures d'austérité budgétaire.
Cette décision ouvre une période d'instabilité politique dans l'un des pays les plus solides financièrement de la zone euro. Elle constitue en outre un facteur supplémentaire d'inquiétude pour les investisseurs, qui doutent de la capacité des Européens à surmonter le poids de leurs dettes.
Les Pays-Bas sont l'un des quatre derniers pays à toujours bénéficier d'un triple A de la part des agences de notation. Le gouvernement sortant a été l'un des plus fervents partisans de la rigueur budgétaire au sein de la zone euro.
Pas de soutien de l'opposition
La coalition soutenant depuis septembre 2010 le gouvernement minoritaire de Mark Rutte a éclaté en raison du rejet, par le parti islamophobe et eurosceptique de Geert Wilders, de mesures d'austérité destinées à ramener le déficit public sous la barre des 3% du PIB.
Mark Rutte a sollicité mardi le soutien de l'opposition afin d'entériner ces mesures censées ramener les comptes publics des Pays-Bas dans les clous fixés par le pacte de stabilité de l'Union européenne.
Le gouvernement de centre-droit formé par les libéraux (VVD) de Mark Rutte et les chrétiens-démocrates (CDA) a tenu 18 mois grâce au soutien du Parti pour la Liberté (PVV) de Geert Wilders à la Chambre des représentants.
ATS