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Prêtre en Irak, moine de Mar Moussa d’origine zurichoise installé au Monastère chaldéen de Deir Maryam Al-Adhra à Souleymanieh, Jens (Petzold) était de passage à Genève le 1er mars 2024 à Carouge, au sien de la communauté jésuite romande, il a témoigné de la situation des chrétiens d’Orient du nord de l’IRAK. Les fidèles de l’association suisse des amis de Mar Moussa étaient venus l’écouter.
Le monastère de Deir Maryam al adhra est dans une situation particulière: il se situe au milieu d’une ville moderne datant de 1784 (alors que le monastère de Mar Moussa s’élève dans le désert, et celui de Cori dans une ancienne ville italienne). Dans cette région kurde de l’Irak, on parle plusieurs langues que tout le monde ne comprend pas. Entre 2014 et 2017, Mossoul et Irbil étaient sous l’emprise de daech, or Suleymanyie était à l’écart du front.
Pendant ces années, le monastère s’est concentré sur un travail d’ONG, dont l’accueil d’urgence de réfugiés. Dès 2017, la situation s’est apaisée, et le gouvernement a repris le contrôle. Actuellement le pétrole est vendu par les kurdes pour leur propre profit (accaparé par des intérêts privés). Le gouvernement revendique cette propriété. Au problème économique s’ajouter un problème institutionnel, les fonctionnaires de la région restant parfois des mois sans être payés, notamment dans l’éducation. Cette région n’a pas développé d’industrie, d’où un manque de perspectives pour les jeunes.
L’avenir du monastère en question