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Opéra "Einstein on the Beach" de Philip Glass et Robert Wilson au Grand Théâtre de Genève
Einstein on the Beach est comme une galaxie inconnue : ses thèmes, le temps et l’espace, les humains et les machines. Einstein on the Beach, c’est comment faire une pièce sur la théorie de la relativité d’Einstein sans être physicien, d’ailleurs ça ne viendrait pas à l’idée d’un physicien. Le flux de la musique est ici la base pour une méditation sur le temps, sur les lieux, les espaces et les événements. L’opéra est considéré comme une des plus importantes créations musicales du XXe siècle.
Philip Glass. Compositeur d’opéras, de musique de films, ballets et pièces pour ensemble et pour instruments solo que chacun connaît de près ou de loin, Glass composa Einstein dans les années 1974-76 en se basant sur les dessins de son collaborateur et metteur en scène Robert Wilson. Au début, fascinés par l’idée de faire un travail autour d’une figure historique, les deux créateurs décidèrent fi nalement de ne rien en faire et se tournèrent vers Albert Einstein, le scientifique le plus fameux des temps modernes : Einstein on the Beach ne fut dotée d’aucune narration, d’aucune intrigue et n’obéit à aucune intention biographique. Les scènes sont nommées d’après des lieux et des temps (field, night train, the moon) et se succèdent sans pause pendant presque quatre heures d’affilée. Le public peut sortir et entrer comme il l’entend. Le texte chanté se réduit à des chiffres ou des syllabes. Quelquefois un monologue aux limites de l’absurde vient se juxtaposer à la musique.
Mis en scène par Daniele Finzi Pasca, au Grand Théâtre de Genève