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Les réponses à neuf questions clés sur l’économie US après l’analyse des dix derniers ralentissements conjoncturels.
Cette question est de plus en plus fréquente, surtout depuis que l'épidémie de coronavirus a causé des perturbations sans précédent, déclenchant le premier marché baissier en 11 ans. Même si l'ampleur totale de son impact économique ne sera pas connue avant un certain temps, il nous paraît clair que les Etats-Unis entreront en récession en 2020, si ce n'est déjà fait.
Les récessions peuvent être compliquées, mal comprises et parfois franchement angoissantes. Pour vous aider à vous préparer à ces périodes d’incertitude, nous avons analysé les 10 derniers ralentissements économiques, afin de vous faire part de nos meilleures recommandations. Ce guide, qui tente de répondre à neuf questions clés, vous aidera à vous préparer à la prochaine récession.
Une récession est généralement définie comme au moins deux trimestres consécutifs de baisse du PIB après une période de croissance. Plus officiellement, le US National Bureau of Economic Research (NBER) définit une récession comme «un déclin significatif de l'activité économique, réparti sur l'ensemble de l'économie, qui dure plus de quelques mois, normalement visible au niveau du produit intérieur brut (PIB) réel, du revenu réel, de l'emploi, de la production industrielle, des ventes en gros et des ventes au détail». Dans ce guide, nous reprendrons les dates officielles du NBER.
Les précédentes récessions ont eu lieu pour de nombreuses raisons, mais elles sont généralement le résultat de déséquilibres qui s'accumulent dans l'économie et qui doivent finir par être corrigés. Par exemple, la récession de 2008 a été causée par un excès d'endettement sur le marché de l’immobilier, alors que la contraction de 2001 avait été engendrée par une bulle dans les valeurs technologiques.
montre que les récessions ont duré entre 8 et 18 mois.
Un choc inattendu (comme la crise sanitaire actuelle), suffisamment généralisé pour nuire aux bénéfices des entreprises et déclencher des suppressions d'emplois, peut également en être responsable.
Quand le chômage augmente, les consommateurs réduisent généralement leurs dépenses, ce qui exerce une pression supplémentaire sur la croissance économique, les bénéfices des entreprises et le cours des actions. Ces facteurs peuvent alimenter un cercle vicieux négatif qui fait basculer une économie. Nous avons déjà constaté le premier effet domino, puisqu'un nombre record de 3,3 millions de personnes se sont inscrites au chômage aux Etats-Unis au cours de la semaine qui s'est terminée le 21 mars.
La bonne nouvelle, c’est qu’en général, les récessions ne durent pas très longtemps. Notre analyse de 10 cycles depuis 1950 montre que les récessions ont duré entre 8 et 18 mois, la moyenne étant d'environ 11 mois. Pour ceux qui sont directement touchés par une perte d'emploi ou une fermeture d'entreprise, cela peut sembler une éternité. Mais les investisseurs ayant un horizon d'investissement à long terme gagneraient à examiner la situation dans son ensemble.
Les récessions sont de «mauvais moments à passer», relativement courts dans l'histoire économique. Au cours des 65 dernières années, les Etats-Unis n’ont officiellement été en récession que moins de 15% du temps sur la totalité du nombre de mois pris en considération. En outre, l'impact économique net de la plupart des récessions est relativement faible. L'expansion moyenne a augmenté la production économique de 25%, alors que la récession moyenne a réduit le PIB de moins de 2%. Les rendements des actions peuvent même être positifs sur toute la durée d'une contraction, puisque quelques-uns des plus forts rallyes boursiers se sont produits pendant les dernières phases d'une récession.
Bien qu'il soit difficile de prévoir le moment exact d'une récession, il peut être judicieux de réfléchir à la manière dont ce type d’événement pourrait affecter votre portefeuille. En effet, les marchés baissiers et les récessions se produisent souvent en même temps, les actions entraînant le cycle économique pendant six à sept mois à la baisse, puis de nouveau à la hausse.
En période de récession, le marché boursier continue généralement à baisser fortement pendant plusieurs mois. Il atteint souvent son point le plus bas environ six mois après le début d'une récession et commence généralement à se redresser avant que le moteur économique se remette à vrombir. (Rappelez-vous qu’il s’agit de moyennes de marchés qui peuvent fortement varier d’un cycle à l’autre).
Prendre des mesures radicales get vouloir jouer le marché, comme par exemple le fait de convertir l’intégralité d’un portefeuille en espèces, peuvent se retourner contre vous. Parmi les rendements les plus forts, certains peuvent se produire dans les dernières phases d'un cycle économique, ou immédiatement après un creux du marché. Il est souvent préférable de maintenir ses investissements pour ne pas passer à côté de la reprise.
Ne serait-il pas idéal de savoir à l'avance quand une récession va arriver? Malgré l'impossibilité de déterminer avec exactitude le début d'une récession, il existe des signes généralement fiables qui méritent d'être surveillés de près dans une économie en fin de cycle.
mais en ayant d’une manière générale une position forte.
De nombreux facteurs peuvent contribuer à une récession, et les causes principales changent souvent. Par conséquent, il est utile d'examiner plusieurs aspects différents de l'économie pour mieux évaluer où les excès et les déséquilibres peuvent s'accumuler. N'oubliez pas que tout indicateur doit être considéré davantage comme une borne kilométrique que comme un panneau précisant la distance jusqu’à la destination.
La courbe des taux d'intérêt, les bénéfices des entreprises, le taux de chômage et les mises en chantier sont quatre exemples d'indicateurs économiques qui peuvent avertir d'une récession. Des regroupements de mesures, comme le Conference Board Leading Economic Index, sont également restés fiables dans le temps.
Dans l'ensemble, ces facteurs semblent indiquer que les Etats-Unis sont entrés en fin de cycle en 2020, mais en ayant d’une manière générale une position forte. Il est évident que beaucoup de choses ont changé depuis, et les données économiques commenceront à refléter cela plus clairement dans les semaines et les mois à venir.
Même si l'économie américaine était jugée relativement saine il y a quelques mois, l'épidémie de coronavirus a sensiblement modifié cette opinion.
Notre hypothèse de base est qu'une récession est quasiment certaine en 2020. Bien que l'impact économique total puisse ne pas être connu avant un certain temps, l’association, à l’échelle mondiale, des perturbations des chaînes d'approvisionnement et de la baisse de la consommation aura des conséquences importantes sur les bénéfices des entreprises en 2020. Certains secteurs comme les voyages et l'hôtellerie seront les plus touchés, mais les effets se feront probablement sentir dans tous les domaines d’activité.
Si le gouvernement américain et la Réserve fédérale continuent de réagir avec des mesures fortes de relance budgétaire et monétaire, cela pourrait contribuer dans une large mesure à atténuer l'impact économique et la durée de la crise. Le délai nécessaire pour contenir la propagation du virus sera bien évidemment un facteur décisif.
Nous avons déjà constaté que les actions évoluent de manière peu satisfaisante pendant les récessions, mais il peut être mal avisé d'essayer d’anticiper ce qui se produira sur le marché en vendant des actions.
Toutefois, en se préparant à une récession, les investisseurs devraient profiter de l'occasion pour revoir globalement l’allocation de leurs actifs, (laquelle peut avoir changé de manière significative pendant le marché haussier), afin de s'assurer que leur portefeuille est équilibré et largement diversifié. Consulter un conseiller financier peut être extrêmement utile, car ces décisions sont souvent de nature émotionnelle pour les investisseurs.
Toutes les actions ne réagissent pas de la même manière dans les périodes de stress économique. Au moment des huit plus fortes baisses d'actions entre 1987 et 2019, certains secteurs ont résisté de façon plus consistante que d'autres, généralement ceux dont les dividendes étaient plus élevés, comme le secteur des produits de consommation courante et les services publics. Les dividendes peuvent offrir un potentiel de rendement régulier lorsque les cours des actions sont globalement en baisse.
que les gens continueront à utiliser tous les jours.
Les actions axées sur la croissance ont toujours leur place dans les portefeuilles, mais les investisseurs pourraient s’intéresser à des entreprises ayant un bilan solide, des flux de trésorerie stables et des perspectives de croissance à long terme, tout en étant capables de supporter la volatilité à court terme.
Même durant une récession, de nombreuses entreprises restent rentables. Intéressez-vous en priorité aux entreprises qui proposent des produits et des services que les gens continueront à utiliser tous les jours, comme les services de télécommunication et les fabricants de produits alimentaires.
Les obligations sont la solution pour avoir des investissements qui rapportent pendant une récession ou une période de marché baissier. En effet, les obligations peuvent être un élément essentiel de stabilité et de préservation du capital, surtout quand les marchés des actions sont volatils.
Au cours des six dernières corrections du marché, les rendements du marché obligataire américain (tels que mesurés par le Bloomberg Barclays U.S. Aggregate Index) ont été stables ou positifs dans cinq périodes sur six.
Il est toujours important d'obtenir une bonne répartition concernant les obligations. Mais comme l'économie américaine entre dans une période de grande incertitude, il est vraiment essentiel pour les investisseurs de s'assurer que les obligations de base qu’ils détiennent équilibrent bien leurs portefeuilles. Les investisseurs n'ont pas nécessairement besoin de réallouer davantage leurs placements sur des obligations avant une récession, mais ils doivent s'assurer que leur exposition leur exposition en obligataire leur apporte bien des éléments ayant les quatre fonctions qui sont habituellement celles des obligations, à savoir une diversification par rapport aux actions, un revenu, la préservation du capital et une protection contre l'inflation.
Avant tout, les investisseurs doivent garder leur calme et continuer à s’appuyer sur des perspectives à long terme lorsqu’ils ont placé de l’argent avant, ou qu’ils en placent pendant une récession. Les émotions peuvent être les plus gros obstacles à l’obtention de rendements élevés en matière d’investissement, et c’est vrai pendant les périodes de tensions dans l’économie et sur les marchés.
Si vous avez appris quelque chose de la lecture de ce guide, c’est probablement qu’il est finalement impossible de déterminer avec exactitude la date de démarrage d’une récession, mais aussi que ça n’est pas fondamental. Il est plus important de conserver une vision à long terme et de vous assurer que la composition de votre portefeuille est suffisamment équilibrée pour profiter des périodes de croissance avant que cela ne se produise, et qu’elle est suffisamment résistante pour supporter ces inévitables périodes d’instabilité.
Les investisseurs doivent essentiellement:
- Rester sereins et conserver une vision à long terme.
- Maintenir un portefeuille équilibré et largement diversifié.
- Equilibrer les portefeuilles d’actions avec des actions à haut dividendes, et des actions de croissance.
- Choisir des fonds ayant régulièrement réussi, au cours de leur histoire, à résister aux baisses de marché.
- Penser aux obligations de qualité pour aider à compenser la volatilité des actions.