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Polaroïd 23 : 43
3. C'est le nombre de lignes au chiffre près qu'a consacré le gouvernement genevois à la disparition du conseiller municipal MCG, Soli Pardo, dans son dernier communiqué de presse de ce jour. A savoir: "Le Conseil d'Etat a adressé ses condoléances à la famille de Me Soli Pardo, membre de l'Assemblée constituante, conseiller municipal de la Ville de Genève et membre du Bureau directeur du Mouvement Citoyens Genevois, décédé le 3 mars dernier."
Vous me direz, c'est toujours trois lignes de plus qu'aura expulsé la Ville de Genève. Certes. Plus circoncis, c'est ardu. D'accord. C'est surtout navrant de constater qu'on préfère monopoliser un parlement pendant plus d'une heure pour féliciter le travail louable d'un élu méritant sur le départ. A ce stade, il "eût été préférable" se taire, pour reprendre la lexicologie du Conseil d'Etat lors de l'omission des funérailles de Monseigneur Genoud.
3. C'est le nombre d'élus socialistes déclarés candidats à la succession de feu Mark Muller. A savoir: l'onésienne Carole Anne-Kast, l'avusienne Anne Emery-Torracinta et le verniolan Thierry Apothéloz. Les autres papables? Ils se taisent. Calculent, se réservent, demandent des garanties, attendent "le bon moment". A vrai dire, c'est assez barbant. Tout autant que de voir Pierre Maudet dégommer ses ennemis sans les nommer. A savoir un certain E.S. et un parti moribond à l'acronyme populaire. On ne mélange pas les divas avec les torchons. D'accord. Mais les torchons, se souviennent-ils des crachats?