Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07078.jsonl.gz/1128

Titre : Batman 9. La relève - 2e partie
Auteurs : Scott Snyder, James Tynion IV, Greg Capullo, Yanick Paquette et Riley Rossmo
Éditeur : Urban Comics 10 novembre 2016
Pages : 208
Ce tome contient Batman 46-52. Batman est mort, Bruce Wayne est amnésique. Il a perdu son entreprise ainsi que le manoir familial. Mais jamais il n'a été plus heureux. Il essaie d'aider les enfants de Gotham avec l'aide de sa fiancée tandis qu'Alfred se réjouit de voir l'homme qu'il a élevé prendre enfin soin de lui. Mais Gotham ne peut pas existe sans Batman. La famille Powers, qui a racheté les entreprises Wayne, lance donc un programme afin de créer un nouveau Batman. Celui-ci doit fonctionner au sein des forces de polices et non comme un possible adversaire. Et qui mieux que Jim Gordon pour être le Batman ? Mais la ville possède de nombreuses surprises. L'une de celles-ci est le dénommé Bloom. Ce dernier donne des pouvoirs à tous les habitant-e-s de Gotham, ce qui débouche sur une catastrophe. Bruce Wayne doit redevenir Batman même s'il doit tout sacrifier pour cela.
SPOILERS
J'ai l'impression que le run de Snyder s'est basé sur des thèmes principaux : Gotham et Batman. Durant son run la ville de Gotham est décrite de différentes manières par plusieurs groupes. Au lieu de la ville de Batman on apprend qu'un groupe s'y cache, et contrôle la politique et l'économie dans l'ombre. Pire encore, l'an zéro permet de briser la ville pour mieux la reconstruire. Gotham, dans le run de Snyder, est un personnage à part entière qui se modifie selon les besoins de l'intrigue. Elle n'est que trompeusement familière. Dès que Batman semble comprendre la ville elle mute en autre chose.
Mais si l'on se demande ce qu'est Gotham on doit se poser la question de l'identité de Batman. En donnant le rôle à Jim Gordon je pense que Snyder voulait mieux décrire ce qu'il pense. Il crée un personnage qui fonctionne avec la police. Qui utilise un robot géant avec de nombreuses options accessoires. Dont le logo est décliné en nombreuses marchandises. Mais Gordon n'est pas Batman. Selon Snyder, l'identité profonde de Batman fonctionne sur deux points. Premièrement, il est nécessaire de vivre une crise intense au point de briser la personne. Ensuite, le symbole doit être un moyen de rendre espoir aux habitant-e-s de la ville. Ce qui permet au scénariste d'écrire que jamais un super-héros ne pourrait réellement résoudre les problèmes d'une ville. Il peut s'attaquer au crime et aux super-vilains mais les problèmes systémiques sont au-delà de ses capacités. Batman est présent pour s'attaquer aux cauchemars, la réalité doit être résolue par des personnes vivantes
Il faut aussi noter que le scénariste termine son run sur deux numéros que j'ai beaucoup apprécié. Le premier a lieu lors d'une coupure de courant. Alors que la police et Batman cherchent la personne responsable et se préparent à une attaque il apparait rapidement que la ville continue à vivre normalement et que, parfois, personne ne tente de la détruire. La seconde explique pourquoi Bruce Wayne est devenu Batman. Il crée une liste des pas à prendre pour passer au-delà du deuil de la mort de ses parents et se termine sur une étape inscrite par Alfred. Ces deux numéros sont à la fois en dehors de l'intrigue précèdent et un bon moyen de terminer un run sur une dose d''optimisme.
*
**
***
**** Ce tome est loin d'être parfait mais j'ai beaucoup apprécié les deux derniers numéros.
*****
Image : DC