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Transferts de composés organiques halogénés par les établissements industriels
La quantité de composés organiques halogénés (AOX) constitue un paramètre standard de l'évaluation de l’eau, des eaux usées et des boues d’épuration. Il correspond à la somme des halogènes organiques adsorbables liés (A = adsorbable, O = organique, X = halogène). Les principales sources en sont les eaux usées industrielles et des ménages en général. Ce paramètre regroupe des substances très différentes. Les données sont tirées du Registre suisse des rejets et transferts de polluants SwissPRTR (Swiss Pollutant Release and Transfer Register).
- Données de base
- Swiss Pollutant Release and Transfer Register (SwissPRTR)
En 2016, les établissements industriels ont notifié le transfert dans les eaux usées d'environ 360'000 kg de composés organiques halogénés. Comparé à l'année précédente, la quanité est restée presque inchangée.
Au premier abord, la diminution des rejets d’un polluant est positive pour l‘environnement et son augmentation négative. Toutefois, si les raisons du changement observé et ses conséquences ne sont pas connues, il est en réalité impossible de qualifier la tendance. Il importe en particulier de déterminer si la diminution des rejets est liée à une délocalisation de la production. Dans l’affirmative, cela signifie que les polluants, au lieu d’être rejetés en Suisse, le sont à l’étranger. L’adoption de nouvelles méthodes de production peut se traduire, pour certains rejets, par une baisse, pour d’autres, par une hausse. Les mêmes considérations s’appliquent aux polluants qui parviennent dans les eaux usées. Selon le polluant, il peut d’ailleurs être préférable de lui faire subir un traitement via les eaux usées plutôt que de le rejeter dans l’air de manière incontrôlée.
- Indicateurs associés
- COV dans les eaux souterraines
Les données concernant les rejets de polluants et les transferts de déchets sont recensées de manière comparable dans tous les pays ayant mis en œuvre le protocole sur les RRTP, notamment tous les Etats de l’UE. Toutefois, comme il s’agit de valeurs absolues, une comparaison entre pays n’est pas probante, car certains petits Etats peu industrialisés vont inévitablement faire meilleure figure. Les données détaillées des différents établissements sont en revanche comparables.
Le registre des polluants SwissPRTR met chaque année en ligne des informations concernant les rejets de polluants et les transferts de déchets. La liste de polluants sujette à notification est limitée à 86 substances bien précises. Les établissements appartenant à certains secteurs industriels et dont la capacité dépasse un seuil déterminé doivent notifier les quantités de ces polluants qu’ils ont rejetées l’année précédente dans l’air, l’eau ou le sol, pour autant que les rejets aient eux aussi dépassé un seuil fixé. Les données ne sont pas directement corrélées à la taille des établissements concernés. Des paramètres importants, tels que le volume de production, le nombre de postes de travail ou la capacité d’une installation, ont une influence directe ou indirecte sur les volumes de polluants ou de déchets et diffèrent bien sûr considérablement d’un secteur à l’autre. La déclaration faite par l’industrie se fonde sur des mesures, des calculs et des estimations; elle est vérifiée par les autorités cantonales.
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