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Pristina - Le rapporteur du Conseil de l'Europe, Dick Marty, a rejeté les menaces de poursuites en justice évoquées par le Premier ministre kosovar sortant, Hashim Thaçi, qu'il a accusé d'être impliqué dans sur un trafic présumé d'organes. Il a évoqué son immunité parlementaire.
"M. Thaci sait très bien que les rapporteurs du Conseil de l'Europe jouissent de l'immunité et porter plainte dans des cas semblables ne veut rien dire", a déclaré le conseiller aux Etats (PLR/TI) dans une interview diffusée jeudi par le quotidien "Vecernje Novosti".
L'immunité des responsables du Conseil de l'Europe est prévue par le statut de cette institution.
"C'est facile de porter plainte, il serait nécessaire, avant tout, d'élucider ce qui s'est produit, expliquer et répondre point par point aux affirmations mentionnées" dans le rapport, a dit M. Marty.
AccusationDans un rapport rendu public la semaine dernière, M. Marty évoque un trafic présumé d'organes sur des prisonniers serbe organisé sur le territoire albanais par des maquisards indépendantistes kosovars à la fin des années 90.
Selon le parlementaire suisse, la plupart des victimes était des prisonniers serbes détenus dans des camps de détention de l'Armée de libération du Kosovo (UCK) en Albanie.
Le rapport met en cause un groupe de responsables de l'UCK, dont faisait partie Hashim Thaçi.
"Je pense que différentes institutions compétentes devraient enquêter sur ces affirmations (...) les institutions juridiques du Kosovo, les institutions internationales, mais aussi la justice serbe qui est concernée car il est évident qu'il y a eu des victimes serbes", a dit M. Marty.
Hashim Thaci, qui a notamment qualifié le rapport de M. Marty de "pure calomnie", a menacé de porter plainte contre lui en justice à plusieurs reprises.
"Nous examinons toutes les possibilités", a indiqué le porte-parole du gouvernement kosovar admettant toutefois que déposer une plainte en justice au niveau international "demande du temps et certaines démarches concrètes".
ATS