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10/04/2013
SEOUL, on s’en doutait à peine, le gouvernement coréen vient de pré-sélectionner deux appareils dans le cadre du programme FX qui prévoit d’acquérir un nouvel avion de combat d’ici 2015. Ce programme est estimé à plus 9 milliards de dollars, doit permettre le remplacement des F-4 «Phantom».
Short-List made in USA :
L’Eurofighter de Cassidian et le T-50 de Sukhoi sont définitivement écartés de la compétition, ne subsiste donc que les deux appareils américains, le Lockheed-Martin F-35 «Lightning II» et le Boeing F-15 «Silent Eagle».
Selon les dernières informations disponibles, le ministère américain de la Défense a informé le Congrès d'une vente concernant l’un des deux protagonistes. L'Agence de coopération pour la sécurité de la Défense (DSCA) avance le prix de 10,8 milliards, résultant en un prix pièce de 180 millions de dollars américains pour 60 Lockheed-Martin F-35, prix qui inclut, les équipements et des simulateurs de soutien, ainsi que 9 moteurs Pratt & Whitney F135 de rechange.
Concernant le prix pour le Boeing F-15 « Silent Eagle», celui-ci n’a pas été divulgué étant donné que la demande ne concernait que le nouveau radar AESA et diverses armes. Le F-15SE n’étant pas encore utilisé par l’USAF, la Corée doit donc passer une série de négociation avec le constructeur pour une éventuelle acquisition.
Le Boeing F-15 «Silent Eagle» :
Dérivé direct du F-15E, le F-15 «Silent Eagle » dispose d’une amélioration de la furtivité des revêtements et la signature de l'avion, qui est due, au montage de trappes qui permettent le transport des armes en interne (CFTS). La particularité résident dans le fait qu’il possible en fonction de la mission de choisir entre le transport en interne ou de revenir au transport traditionnelle, emport de carburant et armes en externes.
Le «Silent Eagle» est capable de transporter en interne l’ensemble des missiles air-air, tels que des missiles AIM-9X et AIM-120 et air-sol, des armes telles que le Joint Direct Attack Munition (JDAM) et Small Diameter Bomb (SDB). Le niveau de charge des armes utilisées sur les versions actuelles des F-15 reste le même avec l’installation du CFTS.
Une autre amélioration est l'aérodynamique Digital Flight Control System, qui améliore la fiabilité de l'avion et réduit le poids de la cellule. L’adoption d’une peinture absorbante sur l’ensemble de la cellule contribue également à la diminution de la signature radar.
Un nouveau système de guerre électronique Digital Electronic Warfare System (DEWS) qui travaille de concert avec le radar Raytheon Electronic Scanning Array (AESA) permet une optimisation des différents capteurs et senseurs.
Lockheed-Martin F-35A :
A la fois furtif et relativement léger (20 tonnes en combat), le F-35 «Lightning II», nommé ainsi en hommage au légendaire P-38, sera essentiellement employé pour des missions d’attaque, même si, il dispose de capacité air-air appréciables. Cependant, son développement a pris au moins 4 ans de retard sur le calendrier initial, en raison de problèmes liés à la complexité de sa conception. Le programme JSF doit déboucher sur la production de trois variantes d’un même appareil, ayant environ 80% de commonalité de structure et pièces et pratiquement 100% au niveau avionique.
L’appareil possédant une soute à armements capable de loger principalement deux bombes guidées et deux missiles air-air AMRAAM, de bénéficier d’une autonomie importante et d’une manœuvrabilité comparable aux F-16 de première génération. A noter, que le F-35 peut recevoir de nombreux armements sur 7 pylônes externes, sacrifiant la furtivité au profit de la capacité d’emport, qui peut aller jusqu’à 9 tonnes de charges diverses (réservoirs, bombes guidées, missiles de croisière et missiles air-air).
Photos : 1 F-15 Silent Eagle en vol 2 Trappes furtives @ Boeing 3 F-35A @ Lockheed-Martin
SURAT THANI, la base aérienne du sud de la Thaïlande vient de réceptionner trois JAS-39 C Gripen supplémentaires. Il s’agit des appareils 7, 8 et 9 destinés à la Royal Thaï Air Force (RTAF).
Les trois appareils se sont posés dans la soirée après une traversée de quatre jours depuis la chaine de montage en Suède. Une petite cérémonie d’accueil a été organisée pour accueillir les trois nouveaux appareils en présence d’officiels et de journalistes.
Ces appareils font partie de la seconde commande thaïlandaise passée en octobre 2010, ces avions font partie d’une transaction commerciale intergouvernementale dans laquelle la FMV, représentant du gouvernement suédois, vend un système de défense aérienne intégré basé sur des produits construits par Saab, dont les Gripen.
La Thaïlande a lancé le programme de remplacement de ses Northrop F-5 E/F Tiger II, soit 15 machines appartenant au Squadron 701 basé à Surat Thani (Sud de la Thaïlande). Pour mémoire la RTAF avait choisi dans les années nonante le Boeing F/A-18 « Hornet», mais le contrat fût dénoncé par les Etats-Unis, faute de moyens financiers de la part du pays du sourire. En effet, celui-ci avait proposé de payer la moitié des Hornet avec de la viande de poulet et des fruits !
Photo : Cérémonie d’accueil des trois nouveaux Gripen C RTAF @ Saab
SEATTLE Boeing annonce une commande de la part de la compagnie Turkish Airlines concernant 95 appareils de la famille « 737 ». Cette commande avec options est estimée à près de 6,9 milliards de dollars au prix catalogue du constructeur.
Une famille complète de 737 :
Cette nouvelle commande de la part de Turkish Airlines se décline comme suite : 40 B737-800 « MAX », 10 B737-900 « MAX » et 20 B737-800 « Next Generation ». L'accord comprend également des options pour un supplément de 25 B737-800 « MAX ».
Rappel :
Le Boeing B737 est un avion de ligne construit par la société Boeing depuis 1965. Le Boeing B737 est un avion court à moyen-courrier. Il s'agit d'un biréacteur (deux moteurs, un sous chaque aile). Il effectua son premier vol le 9 avril 1967.
Il existe 9 modèles du B737 répartis en quatre générations. Les modèles originaux sont les B737-100 et 200. Les classiques sont le B737-300, le B737-400 et le B737-500. Enfin la Nouvelle Génération (NG) comporte le B737-600, le B737-700, le B737-800 et le B737-900. La génération de demain porte la dénomination «MAX» avec notamment une remotorisation et se décline comme suit : B737-700, -800, -900 «MAX».
Photo : B737 MAX aux couleurs de Turkish @ Boeing
09/04/2013
DONAUWORT, le premier hélicoptère de type NH-90 en version navale (NFH) destiné à la Belgique, a effectué son premier vol en Allemagne dans sa configuration définitive. En Belgique, le NH-90 NFH est destiné à remplacer les vénérables Sea King en service depuis 1976 au sein de la 40e escadrille de Coxyde. Le premier NH-90 TTH (version non navale) avait été livré le 21 décembre dernier.
Cet appareil, le premier d’une série de quatre appareils commandé par la Belgique, ce pays avait également commandé quatre NH90 en version de transport tactique (TTH). Le NH-90 NFH belge est configuré dans un standard pleinement opérationnel, connu comme le «Step B+». Cet appareil est très proche des NH-90 «Step B» actuellement déployés en opérations par la marine néerlandaise.
Le NH-90 NFH :
La variante NH-90 NFH est principalement conçu pour la lutte anti-sous-marine (ASM) et la guerre de surface. Les ensembles complets d'équipement de mission permettent à un large éventail de missions supplémentaires comme la recherche et le sauvetage (SAR), la patrouille maritime, ravitaillement vertical, le transport de troupes, l'évacuation médicale ainsi que le soutien amphibie. L'hélicoptère est conçu pour les opérations de jour comme de nuit dans des conditions météorologiques défavorables partir du pont d’un navire, il peut fonctionner à partir de petites frégates, même en haute mer.
Le programme NH-90 fait appel à un nombre important d’innovations technologiques dans l’emploi de matériaux composites au niveau de la structure et l’intégration de systèmes modulaires utilisant la technologie numérique. Premier appareil doté en série de commandes de vol électriques, il possède une grande manœuvrabilité et agilité qui lui permettent d’assurer des missions de jour comme de nuit même dans de très mauvaises conditions météo. De plus, le NH-90 possède un haut niveau de sécurité et de survivabilité.
L’ENR (european naval radar) est un radar aéroporté fabriqué par un consortium éponyme (Gallileo Avionica, Thales Airborn Systems, EADS/DE) destiné au NH90 NFH. C’est un radar à compression d’impulsion et agilité de fréquence qui permet plusieurs modes de fonctionnement, dont l’un est optimisé pour la détection de petits échos par mer forte. Il fournit également des informations nécessaires à la navigation y compris météorologiques. Il est utilisé aussi bien des opérations militaires (lutte anti navire et anti sous-marine) que des opérations de surveillance (maritime et côtière) ou humanitaires (recherche et sauvetage en mer).
Le NH-90 NFH est doté d’une caméra infrarouge FLIR développée par Sagem. C’est une caméra infra rouge de 2e génération travaillant dans l’IR lointain. Elle est destinée entre autres à l’observation longue portée de jour comme de nuit. Question sonar, l’appareil est pourvu d’un Sonar Flash fabriqué par Thales Underwater Systems. Il s’agit d’un sonar basse fréquence léger à immersion (avec 750 mètres de câble) et fonctionnant en mode actif ou passif. Deux types de signaux sont utilisés : des émissions continues (CW) pour la détection et des mesures doppler et des émissions en FM avec un traitement de signaux comprimés qui permet d’accroître la gamme de résolution. Les émissions CW et FM peuvent être combinés en un seul signal.
Le NH-90 est le programme d’hélicoptère européens le plus performants jamais lancé. Les commandes fermes établies pour 14 pays dont la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, Portugal, Suède, Finlande, Norvège, Grèce, Espagne et Belgique en Europe, ainsi que l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Sultanat d’Oman.
Photos : 1 Le premier NH-90NFH belge 2 NH-90NFH en vol 3 Simulateur NH-90 @ Eurocopter
La commission de la politique de sécurité du National a posé de nouvelles conditions avant de trancher le sort de l'avion de combat suédois. Et le plénum ne traitera pas du dossier avant la session d'automne. Par 20 voix contre 3, la commission a suspendu ses travaux. Par 12 voix contre 12, celle de sa présidente Chantal Galladé (PS/ZH) faisant pencher la balance, elle a décidé de ne les reprendre qu'en août, ce qui rend impossible une décision en juin au National, comme prévu initialement.
Il reste encore une série de questions à éclaircir avant de décider si l'on libère 3,126 milliards pour acheter 22 Gripen comme le demande le Conseil fédéral, a expliqué Chantal Galladé devant la presse.
CONDITIONS ET QUESTIONS DE LA COMMISSION :
Concrètement, la commission souhaite que la Suisse obtienne des garanties auprès de l'Etat suédois, notamment en ce qui concerne les sanctions et pénalités en cas de non respect du contrat dont la version définitive est attendue en mai.
La commission demande que la Suisse ne verse pas d'acompte dépassant 15%.
Elle demande aussi que pour chaque tranche d'achat des Gripen, une retenue de 8% soit opérée. Les 4 premiers pourcents seraient versés si les prestations sont jugées satisfaisantes et le 4 derniers qu'avec la facture finale.
Autre exigence: la commission veut s'assurer que le renchérissement suédois utilisé pour fixer le prix en francs suisses ne porte pas préjudice à l'économie helvétique.
Les garanties qu'apportera le gouvernement ne seront pas les seules à peser dans la balance.
Plusieurs autres questions ont été soulevées en commission sans pour autant qu'une décision soit prise pour l'instant.
Ainsi en va-t-il de la location entre 2016 à 2020 de Gripen d'un modèle antérieure à celui qu'il est prévu d'acheter, en attendant que celui-ci puisse être livré.
Le ministre de la défense Ueli Maurer a confirmé que cette variante est relativement chère devant la commission, a dit sa présidente. D'où la question de peut-être renoncer à cette location.
Autre question qui fait couler beaucoup d'encre: les affaires compensatoires que Saab s'engage a passer avec l'économie suisse en retour de l'achat des Gripen. Jusqu'ici 200 millions ont été promis, dont 30 millions en Suisse romande (soit 15%). On est donc encore en dessous du seuil de 30% prescrit.
Donner du temps aux partisans du Gripen :
En fait, la commission a posé une série de conditions. Il ne s'agit pas d'une remise en cause du gouvernement mais de donner aux partisans de l'achat de l'avion les moyens d'argumenter en vue de la votation populaire qui s'annonce, selon Hugues Hiltpold (PLR/GE).
Le recours à un fonds pour financer l'acquisition (en puisant en moyenne 300 millions chaque année pendant dix ans dans le budget de l'armée) permettra en effet à la gauche de lancer un référendum.
Pour l'instant, la majorité de droite de la commission est favorable à l'achat de 22 Gripen. Par 16 voix contre 9, la commission est entrée en matière.
Prendre ses responsabilités :
Si ce retard ne remet pas en cause l’acquisition proprement dite de l’avion, la cacophonie des débats au sein de cette commission démontre non seulement la complexité du dossier, mais met en avant un certain amateurisme en matière de dossier de la part de certains politiques.
En effet, cela fait déjà plus d’une année que cette commission est censée suivre le dossier et certain semble ignorer l’essentiel. Pires, les pressions faites, par de pseudo contre-offres et les intoxications connexes n’ont quasi jamais étés correctement identifiées. En résulte une méconnaissance pour certains et une volonté de nuisance accentuée pour ceux qui ne veulent pas d’avion, ni d’armée !
Peu importe, il faudra que cette commission prenne ses responsabilités, car de toute manière, même si le dossier devait partir au provisoirement aux oubliettes, il pourrait ressurgir très rapidement via le Peuple !