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2. Transmission du virus de la variole du singe
La transmission du virus se fait :
- Par contact avec des liquides corporels infectés OU
- Par de grosses gouttelettes respiratoires.
On peut donc tomber malade par exemple :
- En ayant un contact direct avec des lésions de la peau
- En ayant des contacts avec du matériel contaminé par des lésions (ex: draps)
- En parlant longtemps et de façon rapprochée avec une personne malade.
Le virus est présent dans les liquides biologiques du corps comme la salive, le sang et également au niveau des lésions. Il peut entrer dans le corps d'une autre personne par des petites blessures de la peau (même si elles ne sont pas visibles), et les muqueuses (bouche, nez, yeux, anus, vagin, etc.).
Des recherches sont en cours pour savoir si le virus de la variole du singe est aussi présent dans d'autres liquides corporels comme le lait maternel, les sécrétions vaginales ou le sperme.
La variole du singe n'est pas considérée comme une maladie sexuellement transmissible. Toutefois, l'acte sexuel facilite la transmission du virus. Comme cette maladie s'attrape par le contact prolongé avec une personne contagieuse, plus l'activité sexuelle est importante et plus le nombre de partenaires sexuels est élevé, plus le risque d'attraper la maladie augmente.
Une personne est contagieuse dès la phase de symptômes grippaux et avant l’apparition des lésions cutanées (qui apparaissent en général 1 à 3 jours après les symptômes grippaux). Elle reste contagieuse jusqu’à la disparition de ces lésions (voir schéma ci-dessous).
Par précaution, les autorités sanitaires du Royaume-Uni et l’OMS recommandent l’usage du préservatif durant plusieurs semaines après l’infection et jusqu’à ce que la possibilité d’une transmission sexuelle soit formellement écartée par les études scientifiques.

De nombreux cas de variole du singe ont été identifiés parmi les communautés d'hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Qu'en est-il?
Lors de cette flambée, plusieurs cas de variole du singe ont été détectés chez des personnes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) qui ont participé à des évènements les ayant mis à risque de contracter la maladie (multiplication de partenaires sexuels). Il est important de comprendre que le risque de variole du singe ne se limite pas aux HSH. Quiconque est en contact étroit avec une personne contagieuse est à risque. L’hypothèse est que les personnes qui ont plusieurs partenaires sexuels multiplient les situations à risque et donc la probabilité de contracter la maladie. En plus, comme le souligne l'Organisation mondiale de la santé, la surreprésentation des personnes ayant des rapports sexuels avec des hommes parmi les personnes ayant un diagnostic de variole du singe peut s'expliquer aussi par le comportement positif de recherche de santé dans cette communauté (c'est-à-dire qu'ils sont sensibilisés aux thématiques de santé, savent reconnaître des symptômes et ont le réflexe de consulter en cas de doute). Les lésions de la peau de la variole du singe peuvent ressembler à certaines maladies sexuellement transmissibles, notamment à l'herpès ou à la syphilis, ce qui peut expliquer pourquoi ces cas sont détectés dans les cliniques de santé sexuelle. On enregistre actuellement plusieurs signaux indiquant qu'il y aurait une sous-détection des cas et une circulation silencieuse. Il est probable que plus on en apprendra sur la variole du singe, plus on sera en mesure d'identifier des cas dans la communauté au sens large. Stigmatiser les personnes à cause d'une maladie n'est jamais acceptable. N'importe qui peut contracter ou transmettre la variole du singe, quelle que soit sa sexualité.