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12/03/2017
Washington, le nouveau bombardier B-21 de l'US Air Force a récemment franchi une étape importante en terminant son examen de conception préliminaire.
Au cours d'une audience du Comité des services armés de la Chambre sur la dissuasion nucléaire, le général Stephen Wilson, vice-chef d'état-major de l'armée de l'air, a dit aux législateurs qu'il recevait régulièrement des mises à jour sur le programme de développement du futur B-21 « Raider ». Les Ingénieurs de Northrop-Grumman ont ainsi terminé l’examen de conception préliminaire récemment.
Concernant le revêtement furtif :
Selon les dernière informations disponibles et il y en a très peu, le futur bombardier B-21 devrait recevoir son revêtement furtif dans la même usine qui avait en son temps équiper l’actuel B-2 « Spirit ». Il s’agit des installations de la «42 Force Air Force Plant» à Palmdale, en Californie.
A ce sujet, Northrop-Grumman a reçu une modification de contrat de 35,8 millions de dollars en janvier dernier pour la construction d'une nouvelle installation destinée à la préparation du revêtement furtif de 45 900 pieds carrés sur le site de Palmdale.
Le prix du B-21 :
L’US Air Force n’a pas révélé la valeur totale du contrat attribué à Northrop, mais on estime que l'appareil coûtera environ 550 millions de dollars par appareil.
Photos : Image du B-21 « Raider »@ Northrop -Grumman
08/01/2017
L'année 2016 a vu de grands progrès pour l'armée chinoise, avec de nombreuses réalisations liées à l'armement et l'équipement et notamment le début de production initiale à taux faible (CRTR) du J-20 de combat furtif. L’avion conçu par l'Institut 611 et construit par Chengdu sur les installations de l'aérodrome Huang Tianba.
Le chasseur furtif J-20 a fait ses débuts le 1er novembre dernier à l'aéroport de Sanzao à Zuhai, au 11e Salon international de l'aviation et de l'aérospatiale en Chine. Le J-20 va remplir un vide au sein l'armée de l'air chinoise.
Il est prévu que le premier avion de production à faible taux rejoigne le centre d'essai et de formation de la force aérienne chinoise à Cangzhou en 2017. Il donc fort probable, que c’est sur cette base aérienne que les formations de pilotes débuteront en 2019, selon l’annonce officielle. Les autorités chinoises ont indiqué que les exigences portent entre 500 et 700 avions de ce type.
Le Chengdu J-20 :
Le Chengdu J-20, soit un appareil de la cinquième génération de combat furtif, devra répondre à trois rôles bien précis. Ayant des capacités furtives semblables à celles du F-22 et F-35, l’avion semble offrir des capacités dans un certain nombre de rôles, de l’interception à l'attaque de précision à long rayon d’action. L’avion dispose de deux baies latérales pour les petits missiles air-air et une grande baie sous le fuselage pour accueillir des missiles de plus grandes tailles et des armes d'attaques de surface à guidage de précision.
Le moteur destiné au J-20 est le WS-15 chinois, mais de nombreux problèmes de mise au point retardent encore la mise en service de celui-ci. Les prototypes actuels au nombre de quatre sont dotés du moteur russe AL-31FN série 3 offrant 30.800 livres (137 kN) de poussée. Il faut noter que ce type de motorisation ne permet pas le mode « Supercruise ».
On apprend que le J-20 va recevoir une série de capteurs de type électro-optique de ciblage (EOTS) et un grand radar à antenne active (AESA) désigné KLJ-5, qui a été développé par l'Institut 14 près de Nanjing. L’avionique est dotée de trois grands écrans couleurs, ainsi que d'autres petits écrans, ainsi qu’un affichage tête haute holographique grand angle. Une liaison de données de pointe a été développée, et une sonde de ravitaillement rétractable située sur le côté droit de la partie avant du fuselage est installée.
Photos : Le J-20 lors du Salon international de l'aviation et de l'aérospatiale en Chine @ Zhong Wei
25/12/2016
Les sites de défense chinois ont publié des images de ce qui devrait être le deuxième prototype du Shenyang FC-31 (J-31).
Une différence majeure est apparue avec ce second prototype en ce qui concerne configuration des empennages verticaux. Ce FC-31 présente une queue coupée, alors que le premier prototype désigné J-31, avait une queue presque triangulaire avec un haut horizontal.
Le statut du FC-31 n'est pas clair. Le J-31 n'a pas été présenté au salon aérien de Zhuhai en 2016, bien qu'une maquette soit présente au statique sur le stand de l’avionneur et ceci près d'un «cockpit de concept avancé avec un écran tête haute conventionnel et un grand écran tactile multifonction.
Destiné à l’exportation ?
Le FC-31 serait selon certaines sources chinoises destiné aux acheteurs étrangers, à la différence du chasseur chinois J-20 qui sera fourni aux Forces aériennes chinoises. Cependant, la société Shenyang Aircraft espère que FC-31 intéressera l'armée de l'air chinoise.
Selon le porte-parole de Shenyang Aircraft Corporation, l’avion peut emporter six missiles air-air en interne et six en externe sous les ailes ou quatre missiles air-sol supersoniques en internes et quatre sous les ailes. L’avion peut également emmener quatre bombes à pénétration profonde de 500 kg en interne et quatre sous les ailes. Toujours selon l’avionneur chinois le J-31 peut également emporter jusqu’à 18 petites bombes sur les différents pylônes.
L’appareil est doté d’un système de ciblage électro-optique (EOTS) et utilise un radar AESA KLJ-7A produit par Nanjing Electronics (NRIET).
AVIC a également fourni de nouvelles spécifications en ce qui concerne la longueur du J-31 qui est passée de 16,8 m à 17,3 m, tandis que son poids maximal au décollage est passé de 25 tonnes à 28 tonnes. L’avion dispose de commandes latérales, d'un grand écran multifonction reconfigurable (MFD), d'un grand écran tête haute (HUD) et d'un viseur de casque.
Le Shenyang J-31 :
Le Shenyang J-31 est un chasseur de taille moyenne utilisant des moteurs russes RD-93 et à terme des moteurs chinois WS-13. L’avion reprend les entrées d’air du F-35 sans séparateur de couche du moins en apparence. On notera que les tuyères sont classiques à la différence du F-22.
Conçu par l'Institut 601 de Shenyang et fabriqué par l'usine 112, toujours à Shenyang. Selon les premières communication de la China Aviation Industry dédiée à cet avion indique qu'il a une faible signature radar et une forte capacité en matière de contre-mesures électroniques. Il y une capacité multirôle. Les systèmes de bords permettent la fusion des données. De plus l’avion capacité en logistique intégrée et un haut ratio qualité/prix. Il peut décoller sur 400 mètres et atterrir sur 600 mètres. Sa durée de vie est estimée entre 6 et 8’000 heures de vol ou 30 ans de service.
Photos : 1 le second prototype@Weibo 2 Maquette du cockpit 3 le premier modèle @ Chine Nouvelle
03/12/2016
Depuis le mois de septembre 2014, l’US Air Force déploie des avions de combat Lockheed-Martin F-22 « Raptor » en Syrie. Le nombre de F-22 engagé n’est pas connu, mais semble être assez faible. Selon les rapports de l’USAF, les F-22 ont effectué environ 150 sorties et ont largué environ 200 bombes probablement des GBU-32 et GBU-39.
Revêtement en cause :
Les F-22 engagés en Syrie semblent souffrir des conditions climatique, tel que la chaleur, la pluie et la poussière de sable. Ces conditions ont pour effet d’écailler la pellicule de revêtement absorbant qui recouvre les fuselages. La maintenance semble devenir de plus en plus onéreuse pour ce type d’appareil car les matériaux utilisés pas simple à produire et donnent du fil à retordre, lorsqu’il faut effectuer une réparation. Il faut comprendre que les matériaux à vocation de furtivité sont à base de carbone et de caoutchouc (pyrocéramiques, des silicones et des polyuréthanes). Ces éléments absorbants peuvent être recouverts de peinture à base d'époxy qui contiennent des particules de ferrite en suspension qui ont pour rôle de piéger les ondes qui n'ont pas été absorbées par les couches inférieurs. Ces matériaux sont souvent utilisés sur les éléments de structure susceptibles de recevoir le plus d'ondes radars (bords d'attaque, dérives, ailerons, plans canards). Paradoxalement, ces revêtements se montrent particulièrement fragiles.
Quel avenir pour les avions furtifs ?
La furtivité semblait il être « la solution » miracle face aux radars ennemis. Pourtant l’arrivée de nouveaux radars notamment AESA et des optroniques de type IRST semblent remettre en cause la furtivité tant vantée il y encore quelques années. Si les avions dit furtifs comme le F-22 et le F-35 sont conçus de manière à être pratiquement invisibles aux radars de poursuite utilisant des hautes fréquences (bandes Ku, X, C et partiellement S), ceux-ci ne sont pas optimisés pour échapper aux radars à basses fréquences en bandes L, UHF ou VHF). Ajoutons le fait que ces appareils sont particulièrement chers à l’achat et fragile en ce qui concerne l’entretien notamment en opération extérieure, la question se pose aujourd’hui sur le réel avenir de cette technologie ?
Photo : F-22 Raptor @ USAF
22/07/2016
Chengdu Aircraft Company (CAC) a débuté la production à taux faible (LRIP) de son nouvel avion de combat J-20. A ce jour deux prototypes et quatre avions de développements participent aux essais en vol et statiques. Selon l’avionneur chinois deux appareils vont encore venir grossir les rangs en vue de la certification de l’avion.
Un avion encore entouré de mystères :
Peu d’informations ont filtrés sur cet appareil, qui n’a pas encore été montré en public. Cependant, selon plusieurs sites chinois, l’avion pourrait être en voie d'introduction pour des essais au sein de l’armée de l’air populaire de libération chinoise. En effet, des J-20 ont été photographiés par satellite sur la base aérienne de test en vol de Xi'an-Yanliang. Le dernier rapport au Congrès sur les développements de la défense chinoise par le Département de la Défense des Etats-Unis suggère que le J-20 pourrait être opérationnel en 2018.
Le J-20 semble être conçu pour les opérations à longue distance d'interception. Il dispose d'un capteur infrarouge de recherche couplé à un système électro-optique à ouverture (EODAS), assez semblable à celui qui équipe le F-35 américain. L’avion dispose de deux baies latérales pour les petits missiles air-air et une grande baie sous le fuselage pour accueillir des missiles de plus grandes tailles et des armes d'attaques de surface à guidage de précision.
Le moteur destiné au J-20 est le WS-15 chinois, mais de nombreux problèmes de mise au point retardent encore la mise en service de celui-ci. Les prototypes actuels au nombre de quatre sont dotés du moteur russe AL-31FN série 3 offrant 30.800 livres (137 kN) de poussée. Il faut noter que ce type de motorisation ne permet pas le mode « Supercruise ».
L’avion dispose d’un grand radar à antenne active (AESA) désigné KLJ-5, qui a été développé par l'Institut 14 près de Nanjing. L’avionique est dotée de trois grands écrans couleurs, ainsi que d'autres petits écrans, ainsi qu’un affichage tête haute holographique grand angle. Une liaison de données de pointe a été développée, et une sonde de ravitaillement rétractable située sur le côté droit de la partie avant du fuselage est installée.
Photos : J-20@ Sinodefense