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Les moments forts ou insolites de la carrière de Didier Burkhalter
Elu au Conseil fédéral en 2009, Didier Burkhalter était devenu président de la Confédération pour 2014 avec l'image d'un homme qui a "le charisme d'une autoroute", pour reprendre les mots de la Basler Zeitung. Mais le Neuchâtelois s'est distingué à plusieurs reprises avant l'annonce de sa démission mercredi.
IL EST "PARFOIS BON DE PARLER EN FRANCAIS"
Deux jours après le vote du 9 février 2014 sur l'immigration de masse, Didier Burkhalter avait défendu la langue française et rappelé que la Suisse romande s'était une fois de plus retrouvée minoritaire lors de ce scrutin.
Alors qu'un journaliste alémanique exigeait des précisions en allemand, le Neuchâtelois, alors président de la Confédération, avait déclaré - en allemand - qu'il était "parfois bon de parler le français", surtout dans le cas présent, car "la Suisse romande tout entière a dit non à l'initiative". Et c'est elle qui "devra faire avec cette décision, comme d'habitude", avait-il ajouté.
UNE CERTAINE IMAGE DE LA SUISSE
En septembre 2014, une photo du conseiller fédéral PLR et président de la Confédération sur le quai de la gare de Neuchâtel, sans gardes du corps, avait fait le tour du monde via les réseaux sociaux.
EN DUO AVEC BASTIAN BAKER
Dans un tout autre registre, le Neuchâtelois avait surpris le chanteur vaudois en décembre 2014 en se joignant à lui pour entonner en choeur "The River" de Bruce Springsteen lors d'une émission de la radio alémanique SRF3 à Lucerne pour l'opération de la Chaîne du Bonheur "Chaque sou compte", qui récolte des fonds pour aider les familles qui fuient les conflits.
LE SUISSE DE L'ANNEE 2014
En janvier 2015, Didier Burkhalter avait même été élu Suisse de l'année lors du gala du Swiss Award. Il a été distingué pour son action comme président de la Confédération, mais aussi pour son rôle dans la gestion de la crise ukrainienne comme président de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.
L'ACCOLADE DE JOHN KERRY
En marge du Forum économique mondial de Davos en janvier 2016, Didier Burkhalter avait eu droit à une accolade du secrétaire d'Etat américain de l'époque, John Kerry. Le démocrate voulait ainsi le remercier du rôle joué par la diplomatie suisse dans les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran.
Le conseiller fédéral avait rétorqué que remplir des missions de bons offices est "dans l'ADN" de ses diplomates.
cab
Publié le 14 juin 2017 - Modifié le 11 août 2017