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26/01/2011
L’américaine Mary CASSAT naquit à Pittsburgh, Pennsylvanie, le 22 mai 1844, au sein d’une famille bourgeoise dont le père était un riche banquier. Après des études à Philadelphie, elle découvrit l’Europe en 1866. Et, de Parme où elle admira les œuvres de CORREGE, elle se rendit en Espagne pour étudier VELASQUEZ, puis en Hollande où elle découvrit Frans HALS, et à Anvers où la peinture de RUBENS la captiva.
En Italie, elle devint l’élève de RAIMONDI durant huit mois, après quoi elle quitta Parme pour aller s’installer à Paris en 1872, et fréquenter l’atelier de CHAPLIN. La vue d’un pastel de DEGAS agit sur elle comme un révélateur. Elle exposa au Salon une première toile intitulée « Au balcon », puis renouvela l’expérience en 1874 avec un tableau que remarqua DEGAS, « Portrait d’Ida ». Elle devint alors l’amie du peintre qui la présenta aux Impressionnistes. En 1877, elle exposa avec eux. Les qualités de luministe de RENOIR l’influencèrent beaucoup. Elle parvint, dans ses sujets, à faire une synthèse du talent de DEGAS, de RENOIR, et de MANET. Elle exprima néanmoins une préférence pour le pastel et la gravure.
Les enfants, la maternité et les scènes de famille furent les sujets les plus fréquents de ses tableaux. A Paris, en 1890, en compagnie de DEGAS, elle visita une exposition japonaise, et marqua son intérêt pour les estampes. Mais elle employa une technique différente de celle des asiatiques, en utilisant des plaques de métal en lieu et place de leurs plaques de bois, à l’exemple de « La toilette » pour laquelle elle utilisa des couleurs « plates ». Elle contribua ensuite à faire connaître l’art des Impressionnistes aux Etats-Unis. Les membres de sa famille, et leurs amis, achetèrent ainsi un grand nombre d’œuvres d’artistes français.
Devenue aveugle au début de la première guerre mondiale, elle se retira dans son château du Mesnil-Beaufresne, et mourut le 19 juin 1926, à l’âge de quatre vingt deux ans, sans avoir connu le succès, tant en France qu’aux Etats-Unis. A l’exemple de nombre d’œuvres d’artistes ignorés en leur temps, les œuvres de Mary Cassat figurent aujourd’hui dans les grandes ventes internationales, pour une fois encore connaître un succès posthume, lié le plus souvent à certaines «spécificités déconcertantes» du Marché de l’Art.
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Alain VERMONT
18/01/2011
Au siècle dernier, dans ses « Entretiens avec David Sylvester », Francis Bacon que l’on ne présente plus, déclarait : « Une des raisons pour lesquelles je n’aime pas la Peinture Abstraite, ou qui font qu’elle ne m’intéresse pas, c’est que je pense que la peinture est une dualité et que la peinture abstraite est une chose entièrement esthétique. Elle opère toujours à un seul niveau. Elle ne s’occupe réellement que de la beauté de ses rythmes et de ses formes ».
Las !
Les constructions picturales de Sylvie GEDDA, faites de rythmes et de formes, s’intègrent dans la post-modernité de la peinture, pour exprimer une peinture abstraite parsemée de rébus figuratifs. Après l’invention de l’Abstraction par le grand Kandinsky en 1910, beaucoup d’encre a coulé pour monter aux nues ou vouer aux gémonies la Peinture Abstraite. Tout a été dit, et parfois son contraire. Figurative ou Abstraite, la peinture demeure l’un des fondements même de la structuration de la pensée créatrice qui a entretenu nombre de civilisations. Il ne faudrait jamais mettre en opposition l’Art Figuratif et l’Art Abstrait qui sont complémentaires dans ce monde où certains circulent en calèche alors que d’autres utilisent une automobile.
Chocs, huile/toile, 70 x 60 cm
Il devrait suffire une entente cordiale entre les admirateurs et les détracteurs. Car la grandeur de l’esprit humain peut tout comprendre, et donc s’adapter aux différences des autres. Rien n’est plus navrant que d’entendre nombre de remarques désobligeantes des Figuratifs à l’égard des Abstraits, et inversement. Le malaise de tous ces jugements est parfois très pervers.
En effet, pourquoi le grand Toulouse Lautrec, artiste figuratif, ressentait-il tant de haine à l’égard du paysage, et des peintres paysagistes ? A ses yeux seule la Figure avait droit de cité. Ne déclarait-il pas « Seule la Figure existe, le Paysage n’est et ne doit être qu’accessoire ; le Peintre Paysagiste pur n’est qu’une brute. Le Paysage ne doit servir qu’à mieux faire comprendre le caractère de la Figure ».
Durs propos de la part de ce Grand petit homme ! Dans ma jeunesse parisienne, j’ai fréquenté assidûment Le Louvre, pour apprendre les Maîtres Anciens, car fascinés étaient mes yeux lorsqu’ils admiraient la magnificence de la technique de ces peintures qui ont traversé les siècles. Un peu plus tard, au Musée d’Orsay, j’ai appris et apprécié les Impressionnistes qui avaient tant défrayé la chronique à la fin du 19ème siècle. Mon amour d’alors de la peinture ne respectait que l’Art Figuratif dans toutes ses déclinaisons. Et je dois avouer que je ressentais un malaise indicible à l’égard de la Peinture Abstraite. Mais comme l’esprit humain demeure la plus belle machine à comprendre, je me suis « corrigé » après avoir « creusé » toute la production de l’illustre Kandinsky avant de m’intéresser à Franz Marc, Aschile Gorky, Hans Hartung, Roberto Matta, André Masson, et bien d’autres trop nombreux à citer ici.
Empreintes, huile/toile, 73 x 92 cm
Mon cheminement personnel m’a alors entraîné vers cette vérité qui veut que j’admire autant Renoir que Kandinsky, alors même qu’ils sont diamétralement opposés.
Gedda, j’aime avant tout sa féminité artistique. Je ne dirai jamais assez combien je regrette que les artistes peintre femmes, de par le monde, ne soient pas plus reconnues, au même titre que les milieux de la haute couture, de l’architecture, de la musique classique ou de la gastronomie ne sanctifient que des hommes. Gedda est donc avant tout une femme, une femme qui peint avec le talent qui est le sien. N’en déplaise à certains messieurs.
Sa peinture, faite de sensibilités existentielles s’exprime au travers d’un dessin qui synthétise l’union de la forme avec la couleur. Il me semble qu’elle n’a pas succombé un jour aux démons de la facilité répétitive dans ses questionnements quotidiens concernant son renouvellement créateur. Les titres de ses tableaux peuvent en surprendre plus d’un, ils ne sont que la transposition résumée et écrite de ses compositions faites de son interprétation plastique de ses états d’âme.
Comme nombre d’artistes, Gedda « souffre » d’une sensibilité exacerbée qui sous tend cette perpétuelle envie d’imager ses moments de vie, faits de croyances et de doutes divers.
Huile/toile, 100 x 81 cm
A l’exemple du tableau Talisman dans lequel les oppositions colorimétriques ne peuvent qu’ajouter au titre. Le Talisman, cet objet auquel on attribue des vertus extraordinaires, comme un pouvoir magique, le Talisman de Gedda exprime toute l’ambiguïté de notre condition humaine, sujette à tous les doutes.
L’avant-plan, dans lequel dominent les rouges garance de l’emblématique figurine au repos sur le sol, visage contre terre, figure ce Talisman qui détient la clé fleurie de la porte d’accès, cerbère de cette porte ouverte sur la difficile voie de la vie qui s’échappe au loin par le parcours sinueux de la rivière de l’Eden si lointain, et dont l’accès reste obstrué par des végétaux nourriciers qui parviennent à s’élever vers la Félicité.
Dans ce parcours jonché de difficultés, d’innombrables yeux échappés de leur enveloppe charnelle, observateurs attentifs, attendent le prochain passager de ce chemin salutaire autant qu’ardu. Comme des clins d’œil qui acquiescent le message délivré. Dernier observateur de cette scène comme clandestine, l’oiseau, dans son plumage mauve d’apparat, qui survole ce paysage fantastique, en s’avançant sur la droite de la composition dans un vol délicat qui imprime une sensation de particulière apesanteur, à l’ensemble, pour nous dire, « Terriens vous êtes, mais tous terriens demandeurs du bonheur, donc tous aptes à une élévation spirituelle, avec ou sans ailes ».
Si vos pas vous portent un jour vers le Bassin d’Arcachon, visitez Gedda et son monde d’Artiste. Vous en conserverez certainement un beau souvenir.
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Alain VERMONT
Voir aussi : http://www.luxe-dream.tv/pages/art-design
11/01/2011
L’Aquarelle demeure la peinture de la spontanéité par excellence, longtemps restée dans l’ombre de la peinture à l’huile.
Au XVème siècle Durer a magnifiquement exploité cette technique pour illustrer des ouvrages traitant de l’étude détaillée des plantes, alors qu’au 19ème les artistes britanniques Turner et Girtin ont réalisé des chefs-d’œuvre à l’aquarelle, avant que Paul Klee et ses abstractions s’y intéressent. Sans oublier également toutes les compositions des Impressionnistes Européens, ainsi que celles de Nolde et Kokoschka Outre Rhin. L’aquarelle permet un grand nombre de réalisations, comme les glacis. Mais il ne faut jamais oublier que cette technique de détrempe reste difficile à maîtriser, et il n’est pas rare de rencontrer des débutants qui s’étonnent de ne pas progresser. L’apprentissage demeure le seul critère de réussite. Car l’aquarelle permet de réaliser des combinaisons de couleur astucieuses et éclatantes. Mais pour ce faire, il faudra utiliser des papiers, des pinceaux et des couleurs choisis avec un grand discernement. Chaque couleur est composée par deux éléments de base, le pigment qui donne le ton, et le liant. Les pigments purs sont des particules poudreuses qui ne peuvent pas se « marier » à l`état naturel. Si l’on tente de lier des pigments simplement avec de l’eau, les couleurs apparaîtront d’une intensité incomparable. Néanmoins, en séchant, les pigments retrouveront leur forme initiale, et un simple souffle les effacera plus rapidement qu’ils n’auront été appliqués. Le liant demeure donc un élément essentiel qui détermine la nature de la peinture.
La Gomme Arabique, et plus rarement, la Gomme Adragante et la Dextrine sont utilisées dans la fabrication des aquarelles. Les glycols sont également intégrés parfois en tant que médiums, ainsi que des agents d’étalement dont le fameux Fiel de Bœuf. La gomme arabique est une résine originaire du Soudan qui, dans son état naturel rappelle l’Ambre. Cette gomme arabique, soluble dans l’eau, dégage une odeur légèrement sucrée. De qualité supérieure, elle est quasiment incolore. C’est donc un produit parfait si vous l’associez aux aquarelles pour révéler et exalter l’intensité des pigments. Généralement, les couleurs pour aquarelles sont disponibles en godets ou en tubes. Votre choix pour l’un ou l’autre conditionnement dépendra en fait de vos préférences, et de vos utilisations du produit.
En effet, le conditionnement en tubes sera plus approprié pour réaliser des grandes surfaces, et de manière spontanée, car le taux d’humidité est plus élevé. La peinture, plus tendre, peut être « accrochée » plus aisément avec le pinceau. Concernant les godets, dont la fabrication est plus spécifique, la pâte épaisse obtenue par déshydratation est mise en godet par extrusion. Ainsi la forte densité de la peinture garantit une incroyable intensité des couleurs, ainsi qu’une homogénéité constante. Les agents mouillants permettant de prendre une petite quantité de couleur avec le pinceau, sans aucune adjonction d’eau. Les agents humidifiants accroissent le potentiel d’humidification, en l’occurrence la solubilité dans l’eau.
Au même titre que l’huile ou l’acrylique, la différence fondamentale entre une aquarelle extra-fine et une aquarelle fine, ou étude, tient dans la concentration pigmentaire, dans la proportion pigment/liant, et dans le choix des nuances.
Les meilleures aquarelles extra-fines :
Artist’s Water Colour, de la marque Windsor&Newton demeure la plus prestigieuse des aquarelles, et qui propose une gamme de 96 nuances, et ce, en 1/2 godet, grand godet, ou tubes de 5 ou 14 ml.
Crées en 1830, ces couleurs sont fabriquées à partir des pigments les plus fins et les plus précieux en très haute concentration. Mélangées aux liants à base de gomme arabique, ces pigments confèrent aux couleurs une brillance, une transparence et une résistance à la lumière parfaites.
La gamme Horadam, de la marque Schmincke, vous proposera 110 couleurs, dont 72 se composent d’un seul pigment. Ces couleurs offrent une résistance exceptionnelle à la lumière. Les nuances sont d’une pureté extraordinaire et se mélangent parfaitement entre elles pour permettre la création de contrastes subtils. Le conditionnement existe en ½ godet, et tubes de 5 et 15 ml. Chaque godet est rempli en quatre couches successives. L’ « accrochage » de ces couleurs sur le grain d’un papier aquarelle est un pur délice. La gomme arabique Kordofan du Sahel africain est alors utilisée comme liant. La configuration ingénieuse du remplissage du godet permet une bonne dilution des couleurs dans l’eau, même en fin de godet. L’éclat et l’intensité de ces couleurs sont inaltérables.
La gamme Artist’s de Daler&Rowney propose 79 couleurs, dont 78 sont extrêmement résistantes à la lumière. C’est une aquarelle extra-fine qui offre une consistance fluide, de par les propriétés de sa fabrication, fabrication basée sur une solution aqueuse de gomme arabique contenant une suspension de pigments sélectionnés pour leur pureté. Car, tout au long du processus de fabrication de ces aquarelles, la couleur est soumise à une longue série de tests pour vérifier la taille et la qualité des particules pigmentaires de chaque couleur. De plus, la consistance de chaque nuance est examinée avec soin pour déterminer la viscosité idéale. Ces aquarelles existent en ½ godet, ou tubes de 5 ou 15 ml.
Les aquarelles extra-fines de la marque Sennelier offrent une luminosité satinée qui prend ses racines dans l’Ecole Impressionniste. Ces couleurs extra-fines sont toujours fabriquées sur les mêmes bases que celles des années 1893-1894. Le liant de Sennelier demeure la gomme arabique de qualité supérieure, de Kordofan. Cette gomme dissoute dans l’eau froide, dans une lente agitation, préserve son pouvoir agglutinant. A cette solution très riche en résine, Sennelier ajoute une proportion de miel qui apportera éclat et vivacité aux nuances. Le mélange obtenu, au pouvoir très collant, sera plastifié ensuite avec de la glycérine. Cette première base crémeuse est alors mélangée aux pigments, puis broyée. Le broyage des aquarelles Sennelier est réalisé dans la plus ancienne tradition, avec des meules en granite qui tournent lentement de manière à ne pas échauffer la pâte, pour ne pas altérer la pureté de la nuance. Plusieurs broyages sont réalisés à la suite afin d’obtenir une finesse maximale, et d’éviter la présence de particules pouvant altérer la perfection de l’unité de la matière. Ces aquarelles sont disponibles en ½ godets, ou tubes de 10 et 21 ml, pour une gamme de 80 couleurs.
La marque Blockx qui redécouvrit les secrets de la dissolution de l’ambre (voir dossier additifs), propose des aquarelles extra-fines d’une transparence extraordinaire, onctueuses et intenses. Cette marque exploite toujours d’anciens secrets de fabrication, et offre une résistance exceptionnelle à l’épreuve du temps. Les pigments qui composent ces aquarelles sont broyés très finement, et enrobés de gomme arabique et de miel. 72 nuances existent en godets porcelaine de 18 ml et en tubes de 15 ml.
L’aquarelle 1862 de la marque Lukas, qui propose 70 couleurs, dont 48 sont réalisées à base d’un seul pigment, fut la première marque à réussir la mise au point d’une recette d’aquarelles en godets contenant le résidu d’eau nécessaire. En effet, ce dernier rend l’aquarelle Lukas très souple, sans qu’aucun film ou résidu de colle ne demeure sur les pigments. Cette aquarelle est fabriquée avec les pigments les plus purs et les plus fins. Car, 99% des pigments ont une granulation inférieure à 2µ (2/1 000 de mm), pigments exploités dans les plus fortes concentrations. Les liants utilisés pour cette aquarelle, la gomme arabique, des gommes naturelles, la dextrine et des dérivés du glucose, permettent une qualité d’application remarquable pour les lavis. Ces aquarelles sont proposées en ½ godets, godets et tubes de 24 ml (taille 8).
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Alain VERMONT
06/01/2011
Jacques Strauss est un artiste qui a exploité toutes les techniques de la peinture et du dessin durant plus de 50 années de créations picturales. Depuis deux décennies Strauss s’applique à réaliser des laques dont la technique demeure toujours difficile dans sa maîtrise, en fonction des températures d’exécution. Dans son atelier, l’alchimie faite de pigments et diverses essences et autres solvants très volatiles comme le naphtalène, l’oblige à travailler avec un masque à filtres charbon, tant les vapeurs dégagées sont nocives pour la santé.
Soupirs, craie/papier noir, 30 x 40 cm
Ces laques surprenantes n’appartiennent qu’à lui. Sa technique et ses continuelles recherches dans sa définition du résultat optique qu’il recherche, transposent son art dans un monde pictural hors normes, et qui s’applique à sublimer l’union formes-couleurs. Dans ses compositions, l’artiste exploite le trait et la matière à peindre dans un renoncement à une quelconque référence figurative comme on l’entend généralement.
Ceginus, laque/toile, 55 x 46 cm
Strauss reste le spécialiste de l’Oxymore qui, en rhétorique signifie « piquant » et « émoussé ». Un paradoxe qui sied à sa peinture dans laquelle on retrouve toujours la juxtaposition d’éléments abstraits, et figuratifs ténus. La surface parfaitement plane de ses toiles, tel un miroir écho, ajoute encore à la divination de leur construction car nombres de rébus sont dissimulés dans les compositions, pour mieux inviter l’œil curieux à décrypter les mystères sous-jacents que l’artiste a voulu révéler à sa manière.
Vega, laque/toile, 55 x 46 cm
Ce perpétuel jeune homme de 88 printemps, déborde d’une énergie consternante, pour mieux nous faire comprendre que le temps qui s’écoule n’a pas prise sur sa volonté et sa capacité à peindre, et donc à créer en permanence.
Rozca, laque/toile, 55 x 46 cm
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Alain VERMONT