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Renouvellement des mandats de maître-assistant-e
Fin 2011, le conseil décanal décidait, avec effet immédiat, la réduction du mandat de maître-assistant-e à trois ans non renouvelables, mettant un terme à la formule de trois ans renouvelables d'autant, jusque-là pratiquée à la Faculté des lettres. Inquiète des conséquences d'une telle réduction sur la qualité de la recherche des maîtres-assistant-e-s, ainsi que sur le développement de leur dossier scientifique comme de leur expérience d'enseignement, l'ACIL a engagé le dialogue avec le décanat d'alors au moyen d'un argumentaire exposant les raisons pour lesquelles cette décision paraissait mauvaise. L'argument opposé en retour portait sur le dynamisme des chercheur-e-s et le nombre de postes de maître-assistant-e au sein de la Faculté, qu'il s'agissait tous deux d'augmenter. Invoquant le Règlement sur le personnel de l’Université de Genève Art. 147, al. 4, qui prévoit un renouvellement du mandat, l'ACIL a dans un premier temps obtenu du décanat le maintien d'un renouvellement d'une année. Considérant cette durée insuffisante pour servir de véritable tremplin dans la carrière académique, l'ACIL a poursuivi les négociations pour voir aboutir, en septembre 2014, un compromis satisfaisant les deux parties: la possibilité du renouvellement de trois ans est désormais rétablie, mais celui-ci est conditionné à la soumission d'un dossier comprenant un rapport d’activités, l’exposé des perspectives de carrière ainsi qu'une lettre de soutien du Département. La reconnaissance de ce dossier est assurée par une commission composée de facto par le décanat.
Statut des maîtres-assistante-s
Soulevée au sein de l'Assemblée de l'Université, la question de l'autonomie, scientifique, administrative et symbolique, du statut de maître-assistant-e, a aussitôt trouvé un écho auprès de l'ACIL. Rédigé en consultation avec les maîtres-assistant-e-s de la Faculté, un texte de revendications a été soumis à l'Assemblée de l'Université au printemps 2015. Trois points principaux étaient soulevés: 1° la gestion des examens et la direction des mémoires, 2° la gestion des fonds de recherche et 3° la traduction anglaise du statut de maître-assistant-e.
1° Suite à une modification du Statut de l'Université, votée par l'Assemblée de l'Université et approuvée par le Conseil d’État, les maîtres-assistant-e-s de toutes les facultés sont désormais habilité-e-s à faire passer des examens en tant qu'examinateur principal, ce qu'étaient déjà les chargé-e-s de cours et d'enseignement. Concernant la direction de mémoires, le décanat de la Faculté a réagi en rappelant au collège des professeurs être très favorable à l'octroi de la dérogation actuellement nécessaire aux maîtres-assistant-e-s. La démarche la plus simple consiste à transmettre au décanat une copie de la demande avec l’accord du/de la professeur-e concerné-e. Pour les examens comme pour les mémoires gérés par des maîtres-assistant-e-s, il est néanmoins possible que le système informatique fasse obstacle au moment de l'inscription officielle. Ce point est à vérifier à l'usage.
2° Contrairement aux chargé-e-s de cours et d'enseignement, les maîtres-assistant-e-s ne sont pas autonomes dans la gestion de leurs fonds de recherche, mais doivent souvent faire appel à un-e professeur-e. Il leur est en particulier impossible d'ouvrir un compte en leur nom pour recevoir des subsides du FNS, ce qui n'est pas conforme avec l'esprit du poste de maître-assistant-e.
3° Face à la proposition, faite par le rectorat, de traduire « maître-assistant-e » par Senior Research and Teaching Assistant, l'ACIL avait relayé auprès du décanat l'insatisfaction partagée par les personnes concernées sur cette question symbolique. Le vice-doyen en charge des relations avec le CCER a alors adressé le problème à la commission des langues, dont la proposition de traduction par Research and Teaching Fellow a retenu la préférence de l'ACIL après consultation de l'AG. La validation de ce choix relève de la commission des langues.