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Plus de 250'000 Rohingyas ont désormais une preuve d'identité après avoir été enregistrés par le Bangladesh et l'ONU. Pour beaucoup, ces documents sont une première, a dit vendredi à Genève le HCR. Ils pourraient aussi permettre de les protéger de trafiquants.
La Birmanie, que près d'un million de membres de la minorité musulmane ont fui en raison de violences considérées par l'ONU comme un possible génocide, ne reconnaît pas les Rohingyas comme citoyens. Parmi eux, près de 880'000 n'ont jamais bénéficié de document qui prouvait leur identité.
L'enregistrement de ces réfugiés a débuté en juin dernier pour leur permettre de pouvoir rentrer dans leur pays lorsque les conditions seront rassemblées. Mais celles-ci sont toujours insuffisantes, selon l'ONU. Chaque jour, plus de 4000 Rohingyas sont enregistrés par près de 500 personnes dans les camps de Cox's Bazar, a précisé devant la presse un porte-parole du HCR. Tous les réfugiés devraient pouvoir l'être d'ici la fin de l'année.
Ces données permettent aussi aux autorités du Bangladesh et aux organisations humanitaires de mieux évaluer les besoins de la population dans ces camps. L'assistance pourra être mieux ciblée sur les personnes dans une situation difficile. Les documents doivent aussi contribuer à réunir les familles sur ces sites en cas de problème. Et d'empêcher les réfugiés d'être victimes de trafiquants, une question que le HCR "suit de près".
Dimanche, les autorités avaient annoncé que la police avait empêché le départ de dizaines de jeunes filles rohingyas pour une exploitation présumée en Malaisie. Au total, le HCR a reçu depuis janvier un peu plus de 160 millions de dollars, soit moins de 20% de son appel initial.