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13/10/2015
Vous le savez certainement, l'US Air Force désire un nouveau bombardier furtif connu sous le nom de programme Long Range Strike-Bomber (LRS-B). La problématique du futur bombardier furtif vient de son financement, qui est estimé à près de 14 milliards de dollars, juste pour le développement de celui-ci, mais un autre enjeu se joue en coulisses.
La survie de Northrop-Grumman :
Le statut de l’avionneur et équipementier Northrop-Grumman, en tant que troisième source d’avions de combat pour l'armée américaine est condamné. En effet, si l’un des deux autres avionneurs en concurrence, que sont Boeing et Lockheed-Martin devait emporter le contrat, Northrop-Grumman finirait par être avalé par l’un d’eux.
En effet, une défaite de Northrop-Grumman laisserait l’avionneur dans une position complexe, car celui-ci ne produirait tout simplement plus d’avion de combat, laissant ainsi Lockheed-Martin et Boeing comme les deux seuls fournisseurs de l’armée.
Un autre scénario montre également que Boeing cherche à acquérir Northrop-Grumman. Il y a deux raisons à cela, premièrement dans le cas d’une victoire de Northrop-Grumman, c’est la branche avion de combat de Boeing qui serait alors en difficulté. Le "Super Hornet" arrive en fin de chaine de fabrication les modernisations de F-15 ne représentent pas un avenir suffisant et Lockheed-Martin est assuré de produire le F-35. Boeing dispose par ailleurs, de fonds suffisant pour avaler Northrop-Grumman et ceci, peu importe le résultat du futur gagnant du programme LRS-B.
Pression sur le financement :
Il fait également tenir compte des difficultés financières que rencontre actuellement l’armée américaine, le DoD ne semble pouvoir soutenir, que deux programmes d'avions furtifs, le premier étant le F-35 de Lockheed-Martin et le second sera le futur bombardier (les drones coûtent moins cher et ne sont pas pris en compte dans l’estimation). Que faire alors d’un troisième avionneur ? La question est posée, Boeing et Lockheed-Martin ont les reins solides, ce qui n’est pas le cas de Notrhrop-Grumman.
Le projet LRS-B :
Le programme LRS-B prévoit de mettre au point une nouvelle génération de bombardier stratégique furtif capable d’emporter des armes conventionnelles et nucléaires. Il doit venir compléter le nouveau dispositif de l’USAF qui comprend l’arrivée du F-35, des nouveaux ravitailleurs KC-46A et la modernisation des F-15. Le programme LRS-B a été officiellement lancé en 2012, mais les principaux constructeurs (Boeing, Lockheed-Martin, Northrop-Grumman) ont reçu la consigne de ne rien divulguer sur le sujet. On le comprend, le sujet est classifié «confidentiel».
Le projet LRS-B est considéré, comme si important pour la future stratégie militaire américaine dans le Pacifique occidental et le Moyen-Orient, que le programme se poursuivra en dépit d'une réduction de 487 milliards de dollars dans le budget du Pentagone, portant sur les 10 prochaines années.
Photos : vues d’artiste des trois projets : 1 Northrop-Grumman 2 Lockheed-Martin 3 Boeing
La Force aérienne afghane (AAF) est en phase de discussion en vue d’un possible achat d’hélicoptères lourd Mil Mi-35. L’objectif étant de renforcer sa capacité d’appuis actuellement dotée d’Embraer A-29 « Super Tucano » et des Boeing AH-6i « Little Bird ».
L'AAF prévoit dispose déjà d’un petit lot composé de 11 Mi-35 qui ont été acquis auprès de la République tchèque en décembre 2008. Mais, très peut de ces hélicoptères sont aujourd’hui opérationnels. Une l'acquisition supplémentaire prendrait donc tout son sens opérationnel. Reste à fixer la question du financement, en effet, auparavant, l'achat de matériel militaire a été financé par les Etats-Unis, qui a maintenant mis en place des sanctions contre la Russie suite aux événements en Ukraine.
Le MIL Mi-35M
Le Mi-35M est version modernisée du Mi-35 au niveau de l’avionique, de la motorisation (turbines Klimov VK-2500 de 2’400 chevaux), des capteurs (GOES-342 géostabilisé par exemple) et de l’armement (missiles anti-char AT-6 « Spiral », AT-9 « Spiral-2 » et AT-12 « Ataka », missiles air-air SA-18 « Grouse », canon bitube GSh-23V de 23mm) avec notamment des éléments communs avec l’hélicoptère de combat Mi-28N, comme son rotor et sa transmission. Le poids à vide de l’appareil est réduit à 8,09 tonnes augmentant ses performances. Le Mi-35M est proposé principalement à l’export.
Photo : Mil Mi-35 @ Ilya Morozov
12/10/2015
L ‘Arabie Saoudite recevra le premier exemplaire des 24 hélicoptères d’attaque légère et de reconnaissance Boeing AH-6i « Little Bird »en juin 2016. La production de l'hélicoptère destiné à la Garde nationale saoudienne Saoudite (SANG) débutera à l'usine de Boeing à Mesa, en Arizona, le 1er décembre prochain, avec le premier aéronef sera remis le 30 juin 2016.
L'acquisition des 24 hélicoptères Boeing AH-6i « Little Bird » fait partie d’une commande qui comprend notamment 12 Boeing AH-64E « Apache » et 24 Sikorsky UH-60M « Black Hawk ».
Le Boeing AH-6I «Little Bird» :
Dérivé du célèbre Hughes 500, le Boeing AH-6I «Little Bird» est une variante conçue pour les opérations de reconnaisse et l’appuis rapproché. Les caractéristiques l’AH-6 lui permettent la surveillance et la détection électro-optique jour/nuit, ainsi que le ciblage. Les fixations simples permettent l’emport de 2 missiles Hellfire et des mitrailleuses M260.
Selon Boeing, l’AH-6 est doté d’une avionique spécialement adaptée pour le travail en collaboration avec les AH-64 «Apache». L’AH-6I dispose d’une configuration flexible, un poste de pilotage numérique intégré et un système de communication qui permet la connectivité avec d'autres aéronefs et stations au sol. Le AH-6I est conçu pour fournir un appui aérien rapproché aux forces terrestres et est capable de neutraliser des véhicules tels que des chars et autres véhicules blindés.
Photos : Boeing AH-6i « Little Bird » @ Boeing
Bangkok, l'Armée royale thaïlandaise veut se doter de huit hélicoptères de type AgustaWestland AW139 supplémentaires, le pays dispose de deux exemplaires de ce type d’aéronef qui ont été commandé en octobre 2012. Il s’agit maintenant de porter à 10 le nombre d’AW139.
L’AW139 est devenu l'hélicoptère le plus vendu de sa catégorie pour une variété impressionnante de rôles commerciaux et gouvernementaux qui répondent aux exigences les plus exigeantes à travers le monde. Depuis sa certification en 2003, l'AW139 a été constamment amélioré pour atteindre des niveaux toujours croissants de performance, la sécurité, l’efficacité de la mission et la capacité de répondre aux dernières exigences très difficiles des clients actuels et futurs. Le seul hélicoptère de nouvelle génération dans sa catégorie de poids, l'AW139 établit de nouvelles normes de performance dans sa catégorie, avec la plus grande cabine de sa catégorie, une vitesse de croisière maximale de 165 noeuds (306 kilomètres par heure) et une portée maximale au-delà de 570nm (1060 km) avec carburant auxiliaire. Les AW139 sont doté d’une motorisation de type Pratt & Whitney Canada PT6C-67C. Le poste de pilotage intégré et avancé doté d’une avionique de dernière génération minimise la charge du pilote permettant à l'équipage de se concentrer sur les objectifs de mission. 500 appareils sont déjà en service dans des nombreux rôles y compris EMS / SAR, VIP / transport corporate, application de la loi et de transport militaire. Près de 170 clients de plus de 50 pays ont commandé plus de 640 hélicoptères AW139 jusqu'ici.
Photo : AgustaWestland AW139 de l'Armée royale thaïlandaise @ Tei
11/10/2015
Moscou, la société Sukhoi a confirmé avoir remis un autre lot de Su-34 « Fullback » au Ministère de la Défense de la Fédération de Russie. L'avion a décollé de l'aérodrome de la VPChkalov Novosibirsk Aircraft s’est dirigé en direction de son lieu de leur déploiement tenu confidentiel.
Cette nouvelle livraison confirme le bon fonctionnement de la chaine d’approvisionnement qui s’étant, selon les commandes actuelles jusqu’en 2020 et garantit une charge de travail stable pour l’avionneur Sukhoi. En parallèle à cette livraison, l’avionneur a fait état du très bon fonctionnement du Su-34 notamment avec les aéronefs engagés en Syrie. Ceux-ci se montrent particulièrement efficace pour traquer les forces rebelles au sol, tout en ne demandant qu’un entretien léger et ceci malgré les conditions particulières du théâtre d’opération syrien.
Le Sukhoi Su-34 «Fullback» :
Le Su-34 peut attaquer des cibles terrestres, maritimes et aériennes, de jour comme de nuit et par tous les temps, en utilisant l’ensemble des types de munitions en service en Russie. En termes de capacités opérationnelles, il s'agit d'un appareil de génération 4+. Son système de sécurité active avec les nouveaux ordinateurs, fournit des capacités supplémentaires pour le pilote et le navigateur, pour effectuer des bombardements précis et à manœuvrer sous le feu ennemi. L’excellente aérodynamique de l’avion, les grands réservoirs de carburant de capacité interne, la nouvelle génération de moteurs plus économe en carburant, doté d’une commande numérique. Font que le Su-34 de bombardement tactique, se trouve très proche de la catégorie de bombardier stratégique de classe moyenne.
Le Su-34 dispose également d’un système de communication et le système d'échange d'informations de type liaison16 (Link16) lui permettant une interface avec des troupes terrestres et des navires de surface, ainsi qu’avec d’autres aéronefs.
Question armement, le Su-34 met en oeuvre des missiles à longue portée air-surface et air-air ainsi que d'armes guidées multicanal. Il est équipé d'un système de contre-mesures de dernière génération. Rappelons que le cockpit est blindé. L'avion peut effectuer des missions à basse altitude de type « by-pass et fly-by». A noter, que les pilotes disposent d’un petit cabinet WC, pour les longues missions.
L’avion a des capacités de lutte antinavire et dispose d’un rayon d'action de 4.000 km, sa vitesse maximale.
Photos : 1 Su-34 Fullback @ Pavel Zhuravkov 2 Su-34 Fullback @ Dmitriy Pichugin