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Dans les années 1950, René Burnand, fils d’Eugène, constate que les œuvres de son père ne suscitent plus qu’un moindre intérêt et ne trouvent plus leurs places aux cimaises des musées. Alors qu’à Moudon différentes institutions telles que la Commune, le Musée du Vieux-Moudon ainsi que la Société de développement possèdent et exposent les travaux de l’artiste, il est décidé de les regrouper et de fonder un musée. Un étage de la Maison de Denezy est alors mis à disposition par L’État et inauguré le 26 mars 1960.
Au milieu des années 1980, le Conseil d’État vaudois accepte une motion demandant la rénovation du bâtiment endommagé par des infiltrations d’eau. Le Canton se charge de rénover l’enveloppe du bâtiment. La Commune de Moudon et l’Établissement cantonal d’assurance contre l’incendie (ECA) assurent pour leur part la réfection intérieure des espaces.
Pendant dix ans, le Musée bénéficiera d’une gratuité sur la location des espaces qu’il occupe. En prévision du renouvellement de la muséographie, de nouvelles œuvres sont prêtées au Musée par le Musée d’art et d’histoire de Genève, le Kunstmuseum de Berne et le Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel. C’est ainsi que le musée renaît le 14 septembre 1990. Un groupe de mécènes, formé d’entreprises, de commerces et d’institutions de la région, reconnu comme les membres fondateurs du Musée, se mobilisent et réunissent un capital permettant d’assurer le fonctionnement de l’institution qui s’appuie dorénavant sur une fondation.
En 2004, une nouvelle présentation des œuvres est initiée suite à la rétrospective consacrée à Eugène Burnand au Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne. Cette dernière exposition invite à une relecture de l’œuvre du peintre et rappelle son importance dans l’histoire de l’art en Suisse et en Europe.
En 2012, vingt-deux ans après la réouverture du musée en 1990, le conseil de Fondation souhaite réactualiser le discours sur Eugène Burnand, lequel passe par le renouvellement de la scénographie des salles d’exposition et des outils d’aide à la visite et ce, dans le respect des normes en vigueur de conservation des œuvres. Une proposition est alors étudiée et acceptée par le Conseil. Propriétaire des lieux, l’État est informé du projet mais ne peut assurer son soutien en raison de la remise en question de l’affectation du Bâtiment du Grand Air suite au déménagement, prévu en 2016, du registre foncier. Chargés d’assurer la pérennité de l’institution, les membres du conseil entreprennent alors une réflexion de fond qui mène celui-ci à définir, à une échelle plus large, l’ensemble du Projet scientifique et culturel du Musée.