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Cet article fait suite à celui traitant de l’apprentissage programmé.
Dans les dispositifs d’enseignement individualisé, une deuxième vague apparaît dans les années 1960 et 1970 avec de nouveaux programmes, tels que l’Individually Prescribed Instruction (IPI), Indivdually Guided Education (IGE), Program Learning in Accordance with Needs (PLAN), et le Personalized System of Instruction (PSI).
Dans la même veine, Bloom s’appuie sur les théories psychologiques de Carroll pour développer son travail dans la pédagogie de la maîtrise. Cette dernière se révèle être nettement plus efficace que les autres approches citées plus haut. La raison en est notamment par le fait que Bloom garde l’enseignement collectif comme un élément primordial.
La pédagogie de la maîtrise est un des apports du behaviorisme qui propose une approche individualisée de l’enseignement. C’est une stratégie pédagogique, développée par Benjamin Bloom en 1968, qui repose sur l’hypothèse que tout apprenant peut arriver à une maîtrise totale ou du moins de 85 à 90% des notions et des opérations enseignées si on lui laisse suffisamment de temps et qu’on utilise des moyens adéquats.
Inspiré des travaux de Caroll, Bloom affirme qu’il n’y a pas de bons ou de mauvais étudiants mais plutôt des étudiants-es qui apprennent plus rapidement ou plus lentement que les autres. Le degré d’apprentissage dépend du temps laissé pour apprendre et cela varie d’un individu à l’autre.
La procédure classique de la pédagogie de maîtrise est la suivante : l’enseignement est découpé en une séquence d’unités et les objectifs de chaque unité sont soigneusement définis. Le déroulement de chaque unité d’enseignement est divisé dans trois étapes distinctes :
– L’enseignement : la matière est présentée et travaillée selon les procédures habituelles utilisées par l’enseignant (leçons magistrales, exercices, travaux en petits groupes, etc.).
– L’évaluation formative : passation d’un contrôle écrit portant sur les objectifs de l’unité ; l’élève et l’enseignant-es reçoivent un feedback sur les objectifs atteints et non atteints.
– La remédiation/régulation/correction : selon le profil des résultats de l’élève fourni par le test formatif, des activités de régulation (appelées également activités de remédiation ou correctifs) de diverses sortes lui sont proposées : passages à étudier dans des ouvrages parallèles, cahiers d’exercices, textes, programmes ou modules, moyens audiovisuels ou informatique, aide préceptorale, constitutions de petits groupes d’élèves dans une perspectives d’aide mutuelle, etc. Il est cependant important que les activités correctives soient différentes de celles adoptées dans la formation initiale.
A la fin de la séquence des unités d’enseignement, les résultats sont évalués par une épreuve sommative. Si les procédures de régulation ont bien fonctionné tout au long de la séquence, un pourcentage très élevé d’élèves devrait atteindre les critères de maîtrise fixés pour l’évaluation sommative.
A ce dispositif de base peuvent s’ajouter d’autres procédés, en particulier le contrôle des prérequis (test diagnostic) au début de l’enseignement et la passation d’un deuxième test formatif après la remédiation effectuée en chaque unité. Le noyau de la démarche classique de la pédagogie de la maîtrise réside dans les étapes 2 et 3 ; c’est-à-dire dans le feedback fourni par le test formatif et dans les activités de régulation qui en découlent.
En substance, voici comment la pédagogie de la maîtrise est présentée à travers cette formule : “Enseignement collectif + Tests formatifs et procédures de régulation”.
Les tests formatifs suivent donc une phase d’enseignement collectif et servent à identifier les éléments incompris ou insuffisamment maîtrisés. Des remédiations ou régulations sont alors prévues, soit en quelque sorte des mesures de correction, sont mis en place avant de permettre à l’apprenant d’avancer dans son programme d’apprentissage.
BetterStudy s’inscrit dans la pédagogie de la maîtrise pour ce qui est des évaluations diagnostiques et formatives avec des procédures de régulation automatiques et ce de façon complémentaire à un enseignement collectif comme le préconise Bloom.
En outre, il existe trois principes liés à la pédagogie de la maîtrise :
Le premier concerne les « composantes des caractéristiques individuelles de départ qui affectent les apprentissages scolaires » (Bloom, 1979 dans Crahay, 2011, p. 166).
Dans le second principe de la pédagogie de la maîtrise, entre autres, il y a la question de la motivation.
Par ailleurs, il est doublement intéressant pour nous de comprendre et susciter de la motivation auprès des apprenants-es ayant pour impact l’augmentaton des performances et surtout l’amélioration des apprentissages.