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L'heure de vérité sonnera ce vendredi pour Roger Federer. Après une mise en bouche à Perth et deux premiers matches en demi-teinte à Melbourne, le Bâlois sera fixé.
En night session aux alentours de 21h00 (11h00 en Suisse), il affronte en seizième de finale de l'Open d'Australie Tomas Berdych dans une rencontre où il jouera très gros: non seulement sa place parmi les... trente premiers du classement de l'ATP, mais surtout une partie de sa crédibilité. Célébré comme celui d'un véritable messie, son retour sur les courts après six mois d'arrêt ne sera, en effet, gagnant que s'il réussit un grand "coup" à Melbourne.
On ne lui demande pas de remporter cet Open d'Australie avec un tableau infernal qui lui impose théoriquement de rencontrer cinq joueurs du top-ten lors de ces cinq derniers matches, Tomas Berdych (no 10), Kei Nishiskori (no 5), Andy Murray (no 1), Stan Wawrinka (no 4) et, pour finir, Novak Djokovic (no 2). On exige de lui en revanche de "claquer" un résultat pour justifier toutes les espérances suscitées par ce comeback après avoir passé six mois à soigner son genou et son dos.
Des sentiments contradictoires
Roger Federer aborde cette rencontre contre le Tchèque avec des sentiments contradictoires. Il se dit rassuré sur sa forme physique. Il reconnaît, en revanche, que son niveau de jeu n'est pas conforme à ses attentes. Les 41 fautes directes commises mercredi après-midi face au 200e mondial - l'Américain Noah Rubin - illustrent bien les tourments d'un grand champion qui peine, de son propre aveu, à trouver ses sensations sur la Rod Laver Arena.
Une enceinte qui est sans doute la plus chère à ses yeux après, bien sûr, le Central de Wimbledon. C'est sur ce court où 'il est devenu no 1 mondial en 2004 et où il avait, aussi, laissé parler comme jamais ses émotions cinq ans plus tard après sa défaite en finale devant Rafael Nadal. Vendredi, c'est sur ce même court qu'il lance l'opération reconquête. Il entend prouver qu'il demeure un joueur capable d'atteindre à nouveau ces sommets qui se refusent à lui depuis quatre ans et demi. Chuter sur le premier obstacle qui se présente donnerait du crédit à ceux qui osent murmurer dans le vestiaire que son temps est passé.
Parfaitement armé pour la gagne
Dernier vainqueur sortant d'un tournoi du Grand Chelem, Stan Wawrinka ne suscite pas les mêmes interrogations. A bientôt 32 ans, il est encore parfaitement armé pour jouer la gagne dans un tel tournoi. La terrible alerte essuyée au premier tour devant Martin Klizan fut peut-être salutaire. Elle lui a enseigné que le piège pouvait survenir à chaque instant. Même vendredi contre un adversaire - Viktor Troicki - qu'il a battu à sept reprises en sept matches. "Je ne sais pas si l'on peut battre Viktor Trocki huit fois de suite", s'amuse le Serbe à une question formulée selon l'expression célèbre du regretté Vitas Gerulaitis. "Tout ce que je sais, c'est que Wawrinka est encore plus fort dans les tournois du Grand Chelem", ajoute Viktor Troiki qui précise qu'il adore l'Australie. "J'ai gagné à deux reprises le titre à Sydney. J'ai passé mon intersaison à Adelaide, dit-il. J'adore jouer ici avec des conditions qui peuvent être parfois extrêmes avec la chaleur et le vent". Mauvaise nouvelle pour lui: la pluie est attendue vendredi et son match risque bien de se dérouler dans les conditions de l'indoor. Ce match est programmé sur la Rod Laver Arena vers 15h00 (05h00 en Suisse).
ATS