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Avalanche de réactions après le décès du président Hugo Chavez
Les principaux alliés latino-américains du Venezuela ont salué mardi la mémoire du président Hugo Chavez, qualifié d'"homme exceptionnel" dont "la perte est irréparable" pour l'Amérique latine, tandis que le président américain Barack Obama a estimé que le Venezuela "entame un nouveau chapitre de son histoire" (Lire aussi: Le président vénézuélien Hugo Chavez est mort).
Amérique latine
Le régime communiste cubain a décrété un deuil national de trois jours en hommage à son principal allié politique et économique qui avait été hospitalisé durant deux mois à Cuba, avant son retour à Caracas à la mi-février.
Le président bolivien Evo Morales, au bord des larmes, s'est lui dit "anéanti par le décès du frère Hugo Chavez".
"Quand les passions s'apaiseront (...), il ne fait aucun doute que le monde entier reconnaîtra la grandeur d'un homme extraordinaire, courageux, plein d'amour et d'héroïsme", a déclaré le président équatorien Rafael Correa.
Le gouvernement du Nicaragua a estimé que "les hommes exceptionnels et formidables comme Hugo Chavez ne meurent jamais".
"Le gouvernement brésilien n'a pas toujours été intégralement d'accord avec le président Chavez mais sa disparition représente une perte irréparable. Il était un ami du Brésil et du peuple brésilien", a pour sa part affirmé la présidente de gauche Dilma Rousseff.
En Colombie, le président Juan Manuel Santos a exprimé son "profond regret" pour la mort de Hugo Chavez.
Au Chili, le président Sebastian Pinera a notamment souligné le rôle joué par son homologue vénézuélien dans la création de la Celac (Communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes). "Nous avions des différences mais j'ai toujours su apprécier la force, l'engagement avec lequel le président Chavez luttait pour ses idées", a-t-il conclu.
Amérique du Nord
Le président américain Barack Obama a affirmé que les Etats-Unis soutenaient les Vénézuéliens après la mort de leur dirigeant, et espéré des "relations constructives" avec le futur gouvernement de ce pays.
Au Congrès, des élus républicains se sont en revanche félicités sans état d'âme de cette disparition. "Hugo Chavez était un tyran qui forçait les Vénézuéliens à vivre dans la peur. Sa mort entame l'alliance des dirigeants gauchistes anti-américains en Amérique du Sud", a déclaré Ed Royce, le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.
A Hollywood, le réalisateur américain Oliver Stone, supporteur de longue date d'Hugo Chavez, a affirmé qu'il "restera à jamais dans l'Histoire". L'acteur engagé Sean Penn a également rendu hommage à Chavez, estimant que les personnes pauvres de la planète avaient "perdu un champion" et l'Amérique "un ami qu'elle a toujours ignoré avoir".
Au Canada, le Premier ministre Stephen Harper a estimé que le décès du président Chavez ouvre une période de transition qui doit permettre aux Vénézuéliens d'accéder à "un avenir meilleur et plus prometteur".
Europe et Proche-Orient
En Suisse, le président de la Confédération Ueli Maurer a présenté ses condoléances aux autorités et au peuple vénézuélien. De son côté, le ministre suisse des Affaires étrangères Didier Burkhalter a déploré "la disparition d'un dirigeant qui a beaucoup marqué son pays et l'Amérique latine".
En Europe, le président français François Hollande a estimé que Hugo Chavez avait "profondément marqué l'histoire de son pays". Il "exprimait au-delà de son tempérament et de ses orientations, que tous ne partageaient pas, une volonté indéniable de lutter pour la justice et le développement".
"En tant que président du Venezuela pendant 14 ans, il a marqué les esprits dans son pays et bien au-delà", a pour sa part réagi le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague.
Pour le président russe Vladimir Poutine, Chavez était un homme "hors du commun et fort qui regardait vers l'avenir".
"La Palestine dit adieu à un ami loyal qui a défendu passionnément notre droit à la liberté et à l'autodétermination", a déclaré Nabil Shaath, en charge des relations extérieures du mouvement palestinien Fatah.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad salue un défenseur des "valeurs révolutionnaires".
Pour le leader syrien Bachar al-Assad, la mort de Chavez, une "grande perte pour moi et pour le peuple syrien".
Enfin, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a rendu hommage à Hugo Chavez, soulignant qu'il s'était efforcé de "répondre aux aspirations et aux défis des plus vulnérables" dans son pays.
afp/pym
Publié le 06 mars 2013 à 07:40 - Modifié le 06 mars 2013 à 21:08