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Une action dangereuse de «libres-penseurs» met les salarié-e-s en difficulté
Unia défendra les droits des salarié-e-s
Ce faisant, les entreprises concernées mettent leurs employé-e-s dans une situation intenable. S'ils se conforment à la demande de l'employeur de travailler malgré une interdiction officielle, ils commettent alors une infraction pénale sanctionnée d'une amende pouvant aller jusqu'à 10 000 francs.
L'employeur ne peut pas forcer ses employé-e-s à commettre un acte punissable et/ou illégal. Ils peuvent donc refuser de travailler tout en continuant à avoir droit à leur salaire complet ou à une indemnité de chômage partiel. Toutefois, dans un tel cas, de nombreux salarié-e-s craignent des représailles de la part de l'employeur.
Unia invite donc les employé-e-s concernés à prendre contact au plus vite avec le syndicat. Unia défendra leurs droits et signalera les entreprises fautives aux autorités cantonales compétentes, lesquelles sont chargées de fermer les entreprises conformément à l'ordonnance Covid-19.
La stratégie confuse du gouvernement est en partie responsable
Le fait que cette action irresponsable ait reçu le soutien de certains employeurs malgré la pandémie n'est pas excusable, mais au vu de la stratégie confuse de lutte contre le coronavirus du Conseil fédéral, ce n'est pas une surprise. Deux erreurs flagrantes sont à déplorer: premièrement, le gouvernement ne semble pas prendre au sérieux les recommandations de son propre groupe de travail scientifique, qui réclame depuis longtemps des mesures plus efficaces pour réduire le nombre de cas.
Le Conseil fédéral - et avec lui les gouvernements cantonaux - observe passivement depuis des mois comment l'objectif déclaré de réduire le nombre de cas est sans cesse manqué, et qu'une centaine de personnes meurent chaque jour du Covid-19. Mais au lieu de réagir en conséquence et de durcir les mesures, les autorités préfèrent s'inquiéter de savoir quelles remontées mécaniques pourraient quand même encore être ouvertes.
La solidarité au lieu de l'alarmisme financier
L'alarmisme financier du Conseiller fédéral Ueli Maurer et l'aveuglement idéologique de certaines associations patronales causent tout autant de dégâts. Aujourd'hui, tout montre que la Suisse n’en fait pas assez pour aider les entreprises et les employé-e-s en difficulté. L'indigne pingrerie envers l'aide d'urgence doit se terminer enfin. Celles et ceux qui souffrent matériellement de la crise du coronavirus méritent une solidarité totale.
C’est pourquoi Unia exige:
- Le versement non bureaucratique de contributions à fonds perdu pour la sauvegarde des emplois dans les secteurs qui ont subi une fermeture totale ou qui ont été fortement limités en raison d’une fermeture partielle;
- 100 pour cent d'indemnités de chômage partiel pour tous les salaires jusqu'à 5 000 francs nets.
La Suisse dispose de l'argent nécessaire à cette solidarité, le gouvernement et le parlement doivent l'allouer maintenant.