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Fin février 2008, le Cabinet a chargé le ministère des mines et de l'énergie d'élaborer un programme sur l'utilisation de l'énergie nucléaire en Namibie. Comme l'écrit le gouvernement dans la décision du Cabinet, la nécessité de nouvelles sources de production d'électricité en Namibie est démontrée dans la mesure où l'Afrique australe va souffrir pendant des années encore d'une pénurie d'électricité. Les énormes ressources d'uranium de la Namibie doivent pouvoir être utilisées aussi dans le pays. «Avant que la Namibie puisse construire une centrale nucléaire ou sa propre usine d'enrichissement, il faudra que le pays dispose d'une réglementation nucléaire qui est à élaborer en collaboration avec l'Agence internationale de l'énergie atomique», peut-on lire dans les communiqués de presse.
Loi sur l'extraction d'uranium
La commission de gestion des mines de Namibie a annoncé le 28 février 2008 la constitution d'un comité chargé de la gestion de l'uranium qui va élaborer une loi-cadre pour l'industrie de l'extraction d'uranium. La Namibie possède environ 7% des ressources mondiales assurées en uranium. Le groupe britannique Rio Tinto exploite la mine d'uranium de Rössing depuis plus de 30 ans, mine qui a couvert quelque 8% de la production mondiale d'uranium en 2006. La Mine Langer Heinrich, la deuxième mine du pays, est gérée par la Paladin Resources Ltd. australienne; elle a commencé ses activités en mars 2007. La troisième mine namibienne sera celle de Trekkopje, exploitée par l'entreprise minière canadienne UraMin; la production devrait commencer mi-2008. UraMin est une entreprise du groupe français Areva.
Source
D.S./C.P. d’après des articles de «Allgemeine Zeitung», «Namibian» et World Nuclear News des 3 et 4 mars 2008