Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07168.jsonl.gz/284

Le politologue rappelle par ailleurs que la force électorale des partis n'est pas l'unique baromètre du poids de chaque formation, ni même le nombre de sièges au Conseil national, qui est élu à la proportionnelle. « On a tendance à oublier que les chiffres qui comptent sont ceux du nombre de sièges à l'Assemblée fédérale, car c’est là que chaque candidat au Conseil fédéral doit trouver une majorité pour être élu », souligne-t-il.
Or, le Centre et le PLR sont surreprésentés au Conseil des Etats et ils pourraient encore se renforcer, alors que le PS risque de perdre des plumes. M. Stojanovic rappelle que le parti à la rose a déjà perdu deux sièges en cours de législature – ceux de Christian Levrat à Fribourg et récemment de Paul Rechsteiner à St-Gall. Il faut ajouter le siège de la Tessinoise Marina Carobbio qui est resté vacant depuis son élection à l’exécutif cantonal, en avril dernier, et que les socialistes réussiront difficilement à conserver. En outre, des scrutins difficiles se dessinent pour le PS notamment à Soleure et à Berne.
En conséquence, si le PLR devait devancer le PS en nombre de sièges à l'Assemblée fédérale – le premier détient actuellement 41 sièges, le second 45 – il y aurait un argument supplémentaire pour remettre en cause le second siège socialiste. Tandis que si les socialistes maintiennent leur position de deuxième parti à l'Assemblée fédérale, les choses deviennent plus difficiles pour celles et ceux qui aimeraient réduire la présence socialiste au Conseil fédéral à une seule personne.
Il n'y a pas de règle écrite concernant la composition du Conseil fédéral, rappelle M. Stojanovic. Chaque parti interprète la formule magique en fonction des critères qui l'avantagent et essaie de tirer la couverture à soi.