Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07131.jsonl.gz/530

L’infection urinaire, aussi appelée cystite, est un mal fréquent qui touche surtout les femmes, en particulier celles ménopausées. Elle est reconnaissable aux symptômes suivants:
- Brûlures lors de la miction.
- Fréquent besoin d’uriner avec parfois des urgences.
- Urine malodorante.
- Présence éventuelle de sang dans les urines.
L’infection urinaire n’est pas dangereuse. S’il n’y a pas de signes de complications comme de la fièvre ou des douleurs intenses, il n’est pas nécessaire de consulter immédiatement. Lorsque les symptômes se manifestent, il est important de boire beaucoup pour vidanger la vessie. Des anti-inflammatoires permettent de calmer la douleur.
Si l’infection urinaire ne passe pas ou si les cystites s’enchaînent, il faut consulter. Si de la fièvre ou des douleurs au bas du dos se manifestent, il faut voir un médecin en urgence.
La plupart des infections urinaires sont liées à la bactérie Escherichia Coli. Présente dans les selles, cette bactérie migre jusqu’à atteindre la vessie. Chez la femme, la proximité entre l’anus et le méat urinaire ainsi que la petite longueur de l’urètre rendent cette migration plus fréquente.
Certains facteurs peuvent favoriser une cystite, comme la mauvaise habitude de s’essuyer de l’arrière vers l’avant après la selle, une hygiène intime excessive ou une hydratation insuffisante.
Chez les hommes, l’infection urinaire cache souvent un problème sous-jacent, comme une obstruction du canal urinaire ou un calcul dans la vessie ou les reins.
La prescription d’antibiotiques permet de lutter contre la bactérie responsable de l’infection. En cas de cystites à répétition (plus de deux cystites en six mois), l’urologue procède à différents examens :
- Une analyse d’urine pour cibler le germe impliqué.
- Une débitmétrie, qui permet de mesurer le débit et la quantité d’urine.
- Une échographie pour observer les reins et la vidange de la vessie.
- Un scanner pour repérer d’éventuels calculs ou anomalies.
Ces examens permettent de trouver le facteur favorisant de l’infection. L’urologue peut prescrire des traitements de support qui empêchent la bactérie de s’accrocher à la vessie ou stimulent les défenses immunitaires.
Chez les femmes ménopausées, on retrouve parfois une atrophie de la peau de la vulve qui favorise l’infection. Des œstrogènes locaux ou de la crème à base d’acide hyaluronique permettent d’y remédier.