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Des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) à Neuchâtel, de Berkeley et de l’Australian National University sont parvenus à simplifier la fabrication de cellules solaires en silicium cristallin. Ces dernières sont les plus couramment utilisées.
Plus de 90% du marché mondial des panneaux photovoltaïques est basé sur le silicium cristallin, indique jeudi l’EPFL dans un communiqué. Ces cellules sont fiables et leur coût de fabrication baisse de manière constante, mais des améliorations peuvent être réalisées.
Techniquement, la majorité de ces cellules utilisent un procédé appelé dopage dans lequel des atomes étrangers sont ajoutés au silicium. Cette pratique a toutefois pour désavantage d’induire à la fois des résistances électriques et des pertes optiques.
Dans un article publié cette semaine dans la revue Nature Energy, un consortium international de chercheurs montre qu’il est possible de supprimer ce dopage. Et les résultats obtenus pour ce type d’approche sont remarquables avec un rendement de près de 20% et une tension de plus de 700 millivolt (mV), poursuit le communiqué.
Une partie importante de ces cellules a été réalisée au laboratoire de photovoltaïque de l’EPFL à Neuchâtel. Ces nouveaux résultats permettent ainsi d’imaginer toute une palette de nouveaux procédés pour réaliser des cellules en silicium cristallin à haut rendement.