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Le développement économique
Autrefois, le Rhône se promenait librement et les marécages étaient nombreux.
Le souci de canaliser le fleuve commença déjà au 16e siècle, mais il fallut attendre 1776 pour que des travaux communaux soient répartis et permettent de lutter contre les inondations.
Inondations qui se reproduisirent en 1869 et qui amenèrent le gouvernement valaisan à accélérer le projet. Les travaux de cette première correction durèrent jusqu'en 1894 et permirent d'assainir près de 7000 hectares. Au début du 20e siècle, divers travaux intermédiaires furent réalisés et durèrent jusqu'en 1936. Une deuxième correction se déroula entre 1936 et 1960. Les crues d'octobre 2000 poussèrent les dirigeants du canton à mettre en place une troisième correction du Rhône dont l'étude est toujours en cours actuellement. Ce grand projet qui vise la protection durable de l’ensemble de la plaine contre les dangers d’inondation liés aux crues par la prise en compte des aspects sécuritaires, environnementaux et socio-économiques, nous met face à la réalité de l’emprise sur les terres agricoles.
L'assainissement de la plaine du Rhône permit un fort développement de l'agriculture dans le canton et permit la création en 1892 de la première Ecole cantonale d'agriculture située à Ecône. Celle-ci déménagea à Châteauneuf en 1923.
Il se trouve que l’agriculture fut jusqu'à une période récente, la principale source de richesse pour les habitants de Riddes. Aussi les divers règlements et statuts établis par la commune ou par les consortages furent marqués par un fort protectionnisme ce qui les rendaient très stricts vis-à-vis de la vente ou de la cession des biens à des non-communiers. Cette situation posa beaucoup de problèmes avec les communes voisines, particulièrement avec Isérables car les Bedjuis possédaient des biens sur le territoire riddan, notamment en plaine. Ceux-ci leur servaient de lieu de résidence lorsqu'ils travaillaient dans les vignes. Cela entraîna de nombreux Riddans à une limitation de l'emploi de ces biens.