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Le GSsA s’engage pour que l’accès aux armes à feu en Suisse soit rendu plus difficile, que toutes les armes à feu soient enregistrées et que les armes de l’armée soient systématiquement stockées à l’arsenal.
Chaque année, environ 250 personnes meurent en Suisse à cause des armes à feu. De nombreux décès pourraient être évités avec une législation plus stricte. Ainsi, moins d’armes disponibles entraîne moins de suicides et d’homicides. Au Canada, les homicides par arme à feu dans les relations de couple ont diminué de 69% après le durcissement de la loi sur les armes à feu en 1995, et la diminution des suicides par arme à feu après un durcissement de la législation est également bien documentée empiriquement. La position du GSoA est claire : chaque mort·e est un·e mort·e de trop.
En 2013, le Conseil fédéral a supposé qu’il y avait environ 2 millions d’armes à feu dans les ménages suisses, dont environ 200’000 armes de l’armée. Même selon le DDPS, disposer d’une arme dans son ménage n’a aucune utilité d’un point de vue militaire. Cependant, cela créé un potentiel inutile de menaces, de violences et cause beaucoup de souffrance. Dans de nombreux cas de violence domestique, l’arme à feu est utilisée à la maison par les hommes comme moyen de menace. Même la menace latente d’une arme à feu peut rendre la vie infernale pour les femmes et les enfants – chaque arme en moins est un gain de sécurité pour l’individu et toute la famille.
Seul·e·s celles et ceux qui en ont besoin (chasseurs·euses, tireurs·euses sportifs·ives, commerçant·e·s, collectionneurs·euses) et qui disposent des compétences appropriées devraient être autorisé·e·s à posséder une arme. Depuis la votation sur l’initiative « Protection contre la violence armée », certaines mesures ont été prises, telles que la confiscation des munitions de poche, la remise volontaire des armes à l’arsenal, l’obligation de présenter un certificat d’acquisition d’arme pour l’achat d’une arme de l’armée après la période de service. Mais seules 600 des 214’000 armes de l’armée ont été remises volontairement et les munitions sont encore très facilement disponibles en Suisse.
Le Conseil fédéral lui-même a déclaré dans son message sur l’initiative que « la limitation de la disponibilité des armes à feu contribue à la diminution des taux de suicide. Dans les pays qui, au cours des deux dernières décennies, ont réussi à restreindre l’accès aux armes à feu (comme par ex. le Canada, l’Australie, l’Écosse, l’Angleterre et le Pays de Galles), non seulement le nombre de suicides par arme à feu a diminué, mais aussi le taux de suicide en général. Il est en effet prouvé que les instruments ou méthodes de suicide ne sont pas interchangeables. » (voir ici, page 147)
Une bonne feuille d’information sur la disponibilité des armes à feu dans la sphère domestique et ses conséquences a été produite par le Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes (BFEG). Vous la trouverez ici.