Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07259.jsonl.gz/235

Le 9 septembre 2019, la majorité du Conseil général de Neuchâtel a accepté une motion demandant au Conseil communal "d'étudier les mesures, actions et incitations nécessaires pour réduire de 5 % par an, à compter de 2020 et jusqu'en 2035, le trafic motorisé individuel sur son territoire". Le président de la Section de l'époque, Jean-Luc Vautravers, a immédiatement fait part de son scepticisme face à ces perspectives.
Voici sa déclaration, entre-temps avalisée à l'unanimité par le Comité de la Section :
- La Section neuchâteloise du TCS est consciente de la responsabilité du trafic automobile en relation avec ses effets sur le climat. C’est par exemple pourquoi elle organise le co-voiturage de Neuchâtel à la gare TGV de Vallorbe des participants à son voyage annuel à Paris. Elle saluerait donc toute initiative concrète de la Ville à même de favoriser le co-voiturage.
- En revanche, la mesure consistant à réduire de 5 % par année le trafic motorisé individuel sur le territoire de la commune revient, par son caractère linéaire, à agir « la tête dans un sac » puisque cette formulation permet toutes les hypothèses. Interdira-t-on par exemple le trafic automobile un jour sur deux ?
Dans ces conditions, la Section neuchâteloise suivra attentivement la suite qui sera donnée à cette motion. Elle se déterminera sur les mesures spécifiques qui pourraient être prises. Cas échéant, elle lancera un référendum si elle le juge nécessaire. Et elle le gagnera.