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Braille: la lecture à portée de doigts
Louis Braille, son inventeur
Né en 1809, le jeune Louis devient totalement aveugle à l’âge de 5 ans à la suite d’une blessure à l’œil survenue deux ans plus tôt, alors qu’il manipulait des outils dans l’atelier de son père. Il est, malgré son handicap visuel, un élève brillant. Très tôt, il s’intéresse à la mise au point d’une méthode pour retranscrire l’alphabet. En 1829, le système braille naît enfin après des années de travail acharné et de recherche.
Un vrai alphabet
Le braille retranscrit chaque lettre de l’alphabet de façon tactile. Une «cellule braille» est une combinaison de six points en relief, disposés en deux colonnes. Pour former les lettres de A à J par exemple, on utilise les quatre points du haut; pour les lettres de K à T, on ajoute le point trois, etc. Les nombres, les signes de ponctuation, les accents, les majuscules, les signes mathématiques, les notes de musique peuvent aussi être retranscrits.
Le braille est adopté un peu partout à travers le monde. Il peut être utilisé dans plus de 200 langues et dialectes différents!
Déchiffrer
Lire en braille demande du temps, car il faut déchiffrer chaque lettre l’une après l’autre avec le bout de ses doigts. On ne peut pas, comme avec les yeux, sauter rapidement d’un mot à l’autre. Il faut beaucoup de finesse dans le toucher, de la précision et de la patience pour distinguer les lettres brailles et repérer l’emplacement des points. On peut apprendre le braille dès l’âge de 3-4 ans. Il existe même des Lego en braille ou des poupées, pour apprendre en s’amusant!
Écrire et imprimer
Pour écrire en braille, on peut utiliser, à la place du papier et du crayon, une tablette en métal et un poinçon. C’est un moyen peu coûteux, silencieux et facile à transporter. Il y a aussi la «perkins». C’est une grosse machine à écrire dans laquelle on met la feuille à trouer. Pour imprimer en braille, on transforme d’abord le document sur ordinateur, à l’aide d’un programme spécifique. Puis, on l’imprime avec une machine qu’on appelle «embosseuse». Pour de gros volumes de texte ou des documents complexes, on fait appel à des transcripteurs-adaptateurs.
Rare et volumineux
Autrefois, il n’existait qu’un seul exemplaire par ouvrage. Les machines actuelles permettent d’en imprimer davantage. Les livres en braille restent toutefois lourds et volumineux: en format braille, un livre de poche de 150 pages devient 4 volumes de 120 pages A4!
Les moyens d’aujourd’hui
À l’ère du numérique, les moyens de communication sont nombreux. Pour lire ce qu’il y a sur l’écran d’un ordinateur ou écrire soi-même, on utilise une «ligne braille». Il s’agit d’une longue barre connectée à l’ordinateur. Cette sorte de clavier comprend des suites de points en relief qui se soulèvent à mesure que le texte défile. Pour écrire, on peut également se servir de ce dispositif ou d’un clavier standard, à condition d’apprendre les touches par cœur. La voix artificielle permet aussi de restituer ce qu’il y a sur un ordinateur ou un smartphone.
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Article repris du site BienVu!