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Le questionnement sur l’origine du réchauffement n’est pas nouveau. Il me paraît toutefois utile de continuer le débat sur cette question, d’autant plus que l’on admet de plus en plus que ce réchauffement aurait une origine essentiellement humaine.
Les rapports du GIEC, qui font actuellement référence en matière de conférences internationales et de décisions gouvernementales, affirment que l’intervention humaine est décisive dans le réchauffement.
Or divers scientifiques ont analysé ces rapports, et surtout ont analysé les données utilisées par le GIEC. Ils ont également analysé les variations de températures à l’échelle planétaire depuis 1‘000 ans et depuis plusieurs centaines de milliers d’années. Les moyens d’analyse sont détaillés dans le document vidéo ci-dessous, et des tableaux sont proposés pour bien comprendre l’exposé et les arguments.
Pas de complot, pas d’opposition pour faire du sensationnel dans cette contestation de la thèse officielle du GIEC. Vincent Courtillot n’est pas un fantaisiste animé d’intentions obscures. Sa démonstration est au contraire claire et argumentée. A tout le moins, il fait débat.
L’image 1 (cliquer pour agrandir) montre la réalité du réchauffement. Entre 1900 et 1980 environ, les variations se succèdent, et la ligne moyenne est plate. Autour de 1987 la montée est brusque en deux ans. Une montée si brusque et non progressive (l’accumulation de C02 a été elle progressive) est difficile à expliquer par le seul C02.
D’autres tableaux montrent une moyenne des températures différente selon les régions du globe; en particulier les années 1930 ont été aux Etats-Unis les plus chaudes du siècle, et dans une mesure à peine moindre en Europe également. De plus l’optimum climatique médiéval, période chaude qui a duré deux siècles vers l’an 1‘000, semble avoir été plus chaud que l’actuel réchauffement.
L’image 2 montre les variations climatiques sur 400‘000 ans. Le rythme des variations est régulier. Le Professeur Courtillot met ces variations en partie sur les variations de l’orbite terrestre, calculée, et sur les variations de l’axe de la Terre, phénomène bien connu et mesuré.
De nombreux autres points et paramètres sont analysés dans cet exposé, un peu long mais instructif.
Le GIEC est certes formé de 600 scientifiques. Mais ceux-ci n’analysent pas toutes les données, comme le montre le Prof. Courtillot. De plus on sait que certaines de leurs conclusions sont assez vagues, comme pour l’élévation possible des océans, qui varie d’un coefficient de 1 à 5 environ.
Il est également à noter qu’un des chantres du réchauffement climatique, Al Gore, auteur de la «Vérité qui dérange», a été critiqué pour son implication personnelle dans le business du C02, laissant entrevoir de possibles collusions d’intérêts.
En conclusion, les scientifiques qui mettent en cause les thèses officielles ne nient pas le réchauffement, mais estiment qu’il peut y avoir d’autres causes qu’une cause humaine prédominante. Ces scientifiques contestataires sont nombreux à travers le monde et pas des moindres. Vincent Courtillot par exemple, né en 1948, professeur de géophysique à l'université Denis-Diderot, est diplômé de l'Ecole des Mines de Paris et des universités de Stanford, Paris 6 et Paris 7. Il a enseigné à Stanford, Santa Barbara et au CalTech. Il a été directeur de la recherche et des études doctorales, président de l’European Union of Geosciences, conseiller spécial du Ministre de l'Education Nationale, de la Recherche et de la Technologie puis directeur de la recherche du Ministère. Depuis 2002 il préside le conseil scientifique de la Ville de Paris.
Il y aussi été critiqué pour un document dont les données n’étaient pas complètes. On lui a aussi reproché de ne vouloir tenir compte que de l’activité solaire pour expliquer le réchauffement, ce qui est inexact comme le montre la vidéo. Les éléments qu’il propose à l’appui de son exposé semblent bien mériter un débat.
La vidéo ci-dessous est tirée de l’intéressant blog de Criticus - Romain Bernard.
PS: Les otages suisses en Libye, retenus contre leur gré depuis bientôt 15 mois, sont malgré eux les thermomètres de l'évolution du climat politique entre la Suisse et le pays de Kadhafi.