Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07257.jsonl.gz/354

Il y a un lien particulier entre Genève et la Grèce que rappelle le quai Capo d'Istria, situé le long de l'Arve en face de la Promenade des orpailleurs...
Ioánnis Kapodístrias fut le premier président de la Grèce lorsqu'elle se libéra de la séculaire tutelle turque - grâce aux puissances européennes qui lui imposèrent un roi allemand. Né à Corfou en 1776, nous dit Wikipedia, dans ce qui était alors une dépendance de Venise, Kapodístrias est mort assassiné à Nauplie, en Grèce en 1831. Il fut tour à tour membre du gouvernement de la République des Sept-Îles (1802-1807), diplomate au service de l'Empire russe (1808-1815), ministre des Affaires étrangères du tsar Alexandre Ier (1816-1822) et gouverneur de la Grèce indépendante (1827-1831)."
Les nationalités ne sont pas ce qu'elles sont devevenues.
Entre deux il est réfugié politique à Genève. "Grand ami du banquier genevois Jean-Gabriel Eynard, dit encore Wikipedia, qui donne beaucoup à la cause des insurgés, Kapodistrias est introduit dans les milieux philhellènes de l'Europe, et aussi dans le milieu genevois, où de nombreux amis de la Grèce lui inspirent sa future réforme de l'éducation fondée sur les idées de Rousseau, dont on fêtera le tricentenaire de la naissance l'an prochain. Son portrait figure sur les pièces de vingt centimes d'euro grecques.
C'est de l'histoire ancienne. Mais, à l'heure où la Grèce est à genoux et que Genève éclate de santé financière, ça me laisse songeur sur le destin des peuples.