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EXPO "An Mil"
|Liens vers les images se rapportant au panneau suivant :||

Panneau 4
Les sources écrites et les fouilles archéologiques menées depuis le milieu du 19e siècle ont permis de déterminer de nombreux sites du Haut Moyen Age, dont une dizaine de bâtiments religieux et de nécropoles, des tombes isolées, quelques pièces de monnaie, etc.
Plusieurs sarcophages ont été exhumés en fouillant d'anciennes églises.
Plus récemment, la découverte de bas fourneaux à Boécourt, Crémines et Corcelles, et celle d'un habitat rural à Develier-Courtételle, a révélé l'importance du travail du fer dans le Jura mérovingien. En France voisine, une trentaine de sites datant de cette époque ont été répertoriés.
Ces trouvailles donnent une image des populations "jurassiennes" entre l'an 600 et 1000. Si les Gallo-Romains, soit des Celtes romanisés, constituent le fond du peuplement régional, on décèle, notamment grâce au mobilier funéraire, la présence des nouveaux arrivants qui imposent leur domination après la chute de l'Empire romain, au 5e siècle. Enterrés avec leur armes, les Francs sont particulièrement nombreux à Bassecourt, qui est peut-être le chef-lieu du Sornegau dès le milieu du 6e siècle.
Ici comme ailleurs, les modes vestimentaires, les armes, les murs, même les noms des nouveaux maîtres germaniques sont souvent adoptés par les Gallo-Romains. Le christianisme déjà présent avant la fondation de Moutier-Grandval, vers 640, achève de se diffuser au cours du 7e siècle, ce qui facilite la fusion progressive des populations.
Dans le Jura et le
Jura bernois, la population autochtone est suffisamment nombreuse pour
que la langue romane perdure.