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Jusqu’à quatre ans de prison pour les conducteurs qui mettent délibérément la vie des autres en danger: mardi, la fondation des victimes de la route lance l’initiative populaire «protection contre les chauffards». Elle a jusqu'au 27 octobre 2011 pour récolter les 100'000 signatures nécessaires.
Le texte est issu de Road Cross, la fondation pour les victimes de la route, et a le soutien de politiciens de tous les partis. Il réclame des peines d'emprisonnement d'un à quatre ans pour tout chauffeur qui s'accommode d'un fort risque d'accident en commettant des excès de vitesse particulièrement importants, en effectuant des dépassements téméraires ou en participant à des courses de vitesse illicites avec des véhicules à moteur.
La sanction frapperait par exemple les dépassements d'au moins 40km/h dans les zones où la vitesse maximale autorisée est fixée à 30km/h, d'au moins 50 km/h à l'intérieur des localités, d'au moins 60 km/h à l'extérieur des localités et d'au moins 80 km/h sur les autoroutes.
Le chauffard serait passible d'une peine plus sévère si son comportement entraîne la mort ou des lésions corporelles graves. Député démocrate du centre (UDC/ droite conservatrice) à la Chambre basse, Adrian Amstutz a estimé qu'au niveau suisse, le nombre de chauffards avoisinait un millier, «une petite minorité qui, par son comportement, génère une souffrance indescriptible et beaucoup de malheur.»
Soulignant qu'ils ne visent pas les personnes qui dépassent une fois par mégarde les limitations de vitesse, les initiants estiment que la législation actuelle est trop laxiste. Et RoadCross de rappeler que chaque année en Suisse 1100 personnes sont blessées grièvement et 147 sont tuées dans des accidents causés vraisemblablement par des excès de vitesse.
swissinfo.ch et les agences