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Sao Paulo - Les Brésiliens ont voté dimanche au premier tour de l'élection présidentielle dont la grande favorite est Dilma Rousseff. Cette économiste et ex-guerillera de 62 ans a été propulsée par la popularité record du président Luiz Inacio Lula da Silva.
La principale incertitude du scrutin est de savoir si Dilma, comme l'appellent les Brésiliens, l'emportera dès le premier tour pour devenir la première femme à diriger ce pays de 193 millions d'habitants, devenu la huitième économie du monde.
Selon deux sondages publiés samedi soir, Mme Rousseff, 62 ans, pourrait avoir besoin d'un deuxième tour face à son principal adversaire, le social-démocrate José Serra, 68 ans, un ancien gouverneur de Sao Paulo.
Un second tour aurait lieu le 31 octobre, si aucun des candidats n'obtenait dimanche la majorité des suffrages exprimés. Dans ce cas, Dilma Rousseff l'emporterait alors avec quinze points d'avance sur José Serra, selon ces deux sondages.
L'écologiste et défenseur des Indiens Marina Silva, 52 ans, arrive en troisième position, avec 17% des votes exprimés, selon les instituts Ibope et DataFolha.
Pas de troisième mandat possible
Dans la matinée, le président Lula a voté dans son fief de Sao Bernardo do Campo, dans la banlieue de Sao Paulo, accompagné de son épouse Marisa Leticia.
Devant la presse, il a "déploré", avec le sourire, ne pas faire partie de la course présidentielle pour le première fois depuis 1989, premières élections libres après la fin de la dictature. La Constitution brésilienne ne permet pas à Lula de briguer un troisième mandat consécutif en dépit d'une popularité qui atteint 85%.
Il a souligné que le Brésil "vivait un moment extraordinaire de consolidation de la démocratie" et de "maturité politique".
Le Brésil comptant trois fuseaux horaires, les premiers électeurs à se rendre aux urnes ont été les habitants de la petite île de Fernando de Noronha, située dans l'Atlantique. Les derniers bureaux, dans les Etats amazoniens du nord-ouest, fermeront à 23h00 heure suisse.
ATS