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MARECHALERIE
CONSEILS DES MARECHAUX FERRANTS AUX PROPRIETAIRES DE CHEVAUX
Extrait du site web de la FFE
|Cheval au pré|
|Soins aux pieds|
|Cheval au travail|
Site spécifique de maréchalerie
QUAND DOIT-ON FERRER ?Avant de ferrer un cheval il importe d'abord de s'assurer si l'opportunité du renouvellement de sa ferrure s'impose. On reconnaîtra qu'un cheval a besoin d'être chaussé à neuf aux signes suivants donnés, au poser et au lever.
Au poser, le sabot a une longueur anormale, généralement dans toute sa hauteur mais principalement en pince et en talons, ce qui a pour conséquence de modifier la rectitude de l'aplomb. La paroi déborde le fer, surtout en quartiers et en dehors et ce d'autant plus que le pied est plus oblique. (Croquis)
On voit que le fer est devenu trop court et trop étroit pour le pied: il semble avoir glissé en avant. Ses rivets se sont relâchés, son pinçon est souvent redressé.
Au lever, le fer entraîné par la pousse de la paroi, est éloigné de la sole : ses éponges, portées en avant, ne recouvrent plus les talons et s'incrustent dans la sole; celle-ci est écailleuse, la fourchette présente des lambeaux de corne tendant à s'exfolier et étalés sur les lacunes latérales qu'ils obstruent plus ou moins; sa pointe est déviée. (croquis)
Cet état du pied et du fer commence ordinairement a s'observer vers la cinquième semaine de ferrure; tantôt plus tard, tantôt plus tôt, car il y a des chevaux dont les sabots poussent peu et d'autres qui poussent très vite. Cela tient à leur physiologie personnelle, mais aussi à leur alimentation (herbe jeune) et à leur litière. De même, certains animaux usent lentement leurs fers, tandis que d'autres les entament très rapidement, tout comme il y a des gens qui usent plus vite leurs chaussures que d'autres. Cela tient aussi au travail demandé et aux parcours.
RECONNAITRE UN PIED BIEN FERRETout pied sortant " bien ferré " des mains du maréchal présente les caractéristiques techniques suivantes :
Au poser
De face, l'axe du paturon et celui du sabot sont dans le prolongement rectiligne l'un de l'autre; les deux côtés du sabot ont la même hauteur. Le pinçon est au milieu du pied, les rivets de pince sont à égale distance du sommet de ce pinçon et sur la même ligne. Au pied antérieur, le fer est légérement relevé en pince et en mamelles; il est plat sans aucun relèvement, au pied postérieur. La hauteur des talons est en rapport avec l'obliquité de la pince, le paturon et le sabot se trouvant dans le prolongement l'un de l'autre. Plus la pince est droite, plus les talons sont hauts; plus elle est oblique, plus ils sont bas. Dans une pince moyennement inclinée, les talons ont environ la moitié de sa hauteur. Devant, l'épaisseur du fer est partout la même; derrière, elle est un peu plus forte en pince. Les éponges du fer ne dépassent pas les talons. Ce fer porte partout sur le sabot; son fil d'argent est bien adonné. Sa garniture commence, de chaque côté, vers les mamelles, et va en augmentant progressivement vers les talons.
Les rivets également distants, sont à une même et suffisante hauteur, ils sont courts, épais et complètement incrustés dans la paroi. (croquis)
Au lever
Les éponges sont a égale distance de la lacune médiane de la fourchette, le pinçon est dans le prolongement de la pointe de cette fourchette. Les branches du fer ont la même longueur, leurs extrémités sont donc sur une même ligne transversale, perpendiculaire, au grand diamètre du sabot. La pince et les mamelles sont suffisamment relevées, les branches sont bien à plat.
La garniture est modérée; les rivets sont blen noyés ce que l'on reconnaît en passant la main de chaque côté de la paroi. Le corps de la fourchette se trouve sur le plan des branches du fer, la sole et les barres sont respectées et ont conservé toute leur force. (croquis)
Un pied ainsi ferré est dans les meilleures conditions possibles pour remplir son rôle physiologique et conserver longtemps sa forme et sa structure normale