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Les Suissesses partiront à la chasse aux médailles aux Championnats du monde qui débutent samedi à Rome. Deux des duos helvétiques féminins en lice peuvent lorgner le podium.
Il s'agira aussi de combler une incongruité. Aux Championnats d'Europe, les Suissesses brillent régulièrement. Mais jamais elles n'ont glané de médaille aux Mondiaux.
Tanja Hüberli/Nina Brunner (têtes de série no 11), Joana Heidrich/Anouk Vergé-Dépré (no 22) et Esmée Böbner/Zoé Vergé-Dépré (no 29) ont les moyens de s'illustrer sur le sable du Foro Italico, moins d'un an après le bronze olympique remporté par Heidrich/Vergé-Dépré à Tokyo.
Ce duo, par ailleurs titré aux Européens 2020, a l'expérience des grands rendez-vous, tout comme Tanja Hüberli/Nina Brunner, championnes d'Europe en 2021.
Après un début de saison difficile, les deux paires suisses ont désormais le vent en poupe. Elles se sont hissées en demi-finale du tournoi Elite16 (World Tour) d'Ostrava, à fin mai.
Le premier objectif à Rome sera de surmonter la phase de groupes et de rejoindre les 16es de finale, une tâche qui ne devrait pas poser trop de problèmes (48 équipes en lice, 32 qualifiées).
Hommes en rade
Il y a trois ans à Hambourg, Hüberli/Betschart (devenue Brunner par la suite) avaient fini 4es, le meilleur résultat d'une paire helvétique à des Mondiaux.
Chez les hommes, les Suisses ont fêté deux podiums planétaires, en 1999 avec les frères Paul et Martin Laciga et en 2005 avec Paul Laciga et Sascha Heyer. Aujourd'hui, aucune paire suisse masculine ne s'est qualifiée pour Rome. Marco Krattiger/Florian Breer ont été les plus proches d'y parvenir.
A noter que la soeur cadette d'Anouk Vergé-Dépré, Zoé Vergé-Dépré, sera aussi de la partie, aux côtés d'Esmée Böbner. Les deux premières paires de chacun des douze groupes de quatre seront qualifiées pour les 16es de finale, ainsi que huit équipes classées 3es (soit directement, soit via des play-off).