Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07177.jsonl.gz/90

Condensation sur les bords des vitres
Depuis l'introduction des chauffages au sol et avec les enveloppes de bâtiment toujours plus étanches, la condensation sur les bords des vitres à fortement augmentée. Les deux à cinq litres de vapeur d'eau dégagée quotidiennement par famille provoque chaque hiver des dommages et conduit à l'insatisfaction des habitants. La fiche technique «Aération optimale» informait déjà sur l'humidité et le changement d'air dans les années 90 et permit de diminuer les réclamations. Toutefois, les vitrages à hauteur de pièce ont de nouveau dégradé la situation. Les meilleurs indices d'isolation thermique des murs et des vitrages isolants réduisent le flux thermique et, par conséquent, le pont thermique au bord du vitrage se révèle toujours plus comme point faible.
Le développement de bords de vitrage améliorés ne s'est fait que très lentement dans l'industrie du verre. Ce n'est qu'à la fin des années nonante que des vitrages isolants avec intercalaire en acier inoxydable étaient disponibles contre un supplément. Les maladies de jeunesse de ces intercalaires ont été rapidement corrigées et la disponibilité de diverses largeurs a évoluée de façon satisfaisante. Dès 2002, des fabricants de fenêtres leaders en qualité ont commencé à changer leur programme et à vendre de plus en plus de vitrages avec des intercalaires en acier inoxydable ou analogues.
Parallèlement à ce développement de l'acier inoxydable, différents produits en matière synthétique sont apparus sur le marché. Comme ces produits sont légèrement supérieurs à l'acier inoxydable en matière énergétique, ils se sont rapidement imposés dans la maison Minergie-P. La branche est toutefois prudente, car il manque l'expérience à long terme.
Les fabricants de fenêtres sont soumis à une forte pression des prix et donc obligés d'optimiser les coûts dans tous les domaines. C'est la raison pourquoi encore en 2006, la majeure partie des vitrages isolants étaient équipés d'intercalaires en aluminium. Les maîtres d'ouvrage sont insuffisamment informés et achètent des produits avantageux, sans être conscient des désavantages.
Le problème de la condensation dans les appartements peut être résolu avec une installation d'aération avec récupération de chaleur. Avec une humidité de l'air de 40%, l'apparition de condensation est fortement diminuée. Il est important que l'humidité de l'air demeure stable 24h/h. En cas d'apport d'humidité pendant la nuit, le risque de condensation augmente en conséquence.
Le remplacement des vitrages peut permettre une amélioration dans les zones à problème.. Les intercalaire en acier inoxydable diminuent le flux thermique d'env. 30%, ceux en plastique jusqu'à 40%.
Généralités sur la formation de condensation
La formation de condensation est toujours liée à la température de surface d'un élément de construction, à la température de la pièce et à l'humidité relative de l'air.
L'air à une température de 20°C peut absorber une quantité d'eau maximale de 17,4 gr/m3.
On parle alors de saturation de 100%. Mais cette valeur n'est quasi jamais atteinte.
À 20°C et une humidité relative de l'air de 60%, l'air contient encore 10,44 gr/m3.
Si l'air dans la pièce est mis en contact avec un élément de construction avec une température de surface d'env. 11° C, l'air à cet endroit ne peut plus contenir cette eau car à 11°C il est saturé à 100%. La condensation apparaît.
Dans les salles de bains/douches et les chambres à coucher les valeurs peuvent être extrêmes
si aucune contre-mesure n'est prise. Pour cela, les facteurs d'influence doivent également être connus:
Dégagement de vapeur d'eau dans l'environnement par heure:
Personne avec activité légère 30 - 60 gr/h
Travaux ménagers légers 60 - 90 gr/h
Travaux ménagers moyens 120 - 200 gr/h
Forte activité 200 - 300 gr/h
Cuisiner 400 - 800 gr/h
Lave-vaisselle 200 - 400 gr/h
Douche 1500 - 3000 gr/h
Baignoire 600 - 1200 gr/h
Plantes en pot (fougère) 7 - 15 gr/h
Caoutchouc moyen 10 - 20 gr/h
Plantes aquatiques 6 - 8 gr/h
Surface d'eau libre (aquarium etc.) 30 - 50 gr/h
Jeunes arbres 2 - 4 gr/h
Un enrichissement de valeur d'eau est aussi provoqué là où des cages d'escaliers ouvertes permettent à l'air chaud de monter vers le haut à travers les étages.
Les étages supérieurs présentent alors une humidité relative de l'air nettement plus élevée et donc un risque accru de condensation.
Par expérience, la formation de condensation a lieu principalement dans des bâtiments
pourvus d'une enveloppe étanche. Les pare-vapeurs ou même les barrières vapeur empêchent
l'évacuation naturelle de l'humidité à travers les murs extérieurs. Si aucune aération
n'est prévue dans ces bâtiments étanches, c'est aujourd'hui la responsabilité de l'architecte. SIA 180 «Isolation thermique et protection contre l'humidité dans les bâtiments» exige expressément que dans les bâtiments avec indice d'isolation thermique accru, l'aération des pièces doit être régulée.
Cela peut être convenu et réalisé comme suit:
- aération naturelle assistée par l'utilisateur
- installation d'extraction d'air avec arrivée d'air contrôlée
- installation de grille hygroréglable sur vos fenêtres
- installation d'extraction/d'arrivée mécanique
C'est-à-dire que le problème de l'aération doit être pris en compte par l'architecte déjà lors de la conception. La formation de condensation est donc prioritairement due à cette responsabilité, à la conception ou au comportement de l'utilisateur.
Il est dommage qu'en Suisse, avec sa haute conscience de la qualité, une amélioration raisonnable, économisant l'énergie et simple nécessite dix ans pour être réalisée. Des adaptations similaires sont encore à venir. Nous devons impérativement améliorer la communication entre les fabricants, architectes et maîtres d'ouvrage. Attaquons ça ensemble!
Pour plus de renseignements n'hésitez pas à contacter notre service technique : Swiss Fermetures