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Madeline, adolescente un peu sauvage, observe à travers ses jumelles cette famille qui emménage sur la rive opposée du lac. Un couple et leur enfant dont la vie aisée semble si différente de la sienne. Bientôt, alors que le père travaille au loin, la jeune mère propose à Madeline de s'occuper du garçon, de passer avec lui ses après-midi, puis de partager leurs repas. L'adolescente entre petit à petit dans ce foyer qui la fascine, ne saisissant qu'à moitié ce qui se cache derrière la fragile gaieté de cette mère et la sourde autorité du père. Jusqu'à ce qu'il soit trop tard.
L'Usine, un gigantesque complexe industriel de la taille d'une ville, s'étend à perte de vue. C'est là qu'une femme et deux hommes, sans liens apparents, vont désormais travailler à des postes pour le moins curieux. L'un d'entre eux est chargé d'étudier des mousses pour végétaliser les toits. Un autre corrige des écrits de toutes sortes dont l'usage reste mystérieux. La dernière, elle, est préposée à la déchiqueteuse de documents. Très vite, la monotonie et l'absence de sens les saisit, mais lorsqu'il faut gagner sa vie, on est prêt à accepter beaucoup de choses... Même si cela implique de voir ce lieu de travail pénétrer chaque strate de son existence ?
Dans une ambiance kafkaïenne où la réalité perd peu à peu de ses contours, et alors que d'étranges animaux commencent à rôder dans les rues, les trois narrateurs se confrontent de plus en plus à l'emprise de l'Usine. Hiroko Oyamada livre un roman sur l'aliénation au travail où les apparences sont souvent trompeuses.
Dans le quartier lugubre de Soho, le docteur Jekyll est un médecin corpulent, bienveillant, très humain de caractère. De temps à autre, dans son poussiéreux laboratoire, il se livre à des expériences chimiques et concocte un certain breuvage qui le transforme à volonté en personnage malfaisant, difforme, de tempérament violent et bestial : sous le nom de Hyde, il mène sporadiquement une vie criminelle. Mais peu à peu, la meilleure part de lui-même faiblit, et Jekyll résiste de moins en moins au monstre qui s'est emparé de lui.
Stevenson n'avait d'autre intention que de raconter une histoire fantastique au milieu de gens ordinaires et de bon sens, mais, dans les brumes de Londres, l'intuition géniale du conteur fixe à jamais l'effrayante dualité de l'animal humain.
Texte intégral
Trois jours, c'est le temps qu'un adolescent va passer dans un village isolé, où il décide de planter sa tente en plein mois de février. sa démarche insolite éveille la curiosité des villageois et bientôt, la méfiance tourne à la suspicion lorsque survient dans son sillage une série d'évènement étranges. Chacun, au coeur de ce village pétrifié de froid, projette ses fantasmes et ses peurs sur le jeune inconnu...
En guise de trésor, le Docteur Jekyll parvient à mettre au point une mixture louche qui lui permet d'être tour à tour ange ou démon. Au fil de lettres et de meurtres mystérieux, l'avoué Charles Utterson enquête sur la liaison étrange qui semble unir Edward Hyde et le Docteur Henry Jekyll.Cette oeuvre majeure de Robert Louis Stevenson, d'une écriture très fine et imagée, développe une intrigue riche et sujette à tous les fantasmes de l'inconscient. Sous la bride des moeurs hypocrites de la société victorienne, Jekyll est M. Hyde : par-delà le bien et le mal.
Une oeuvre dramatique composée de trois pièces courtes. Un triptyque cubiste où la parole fait acte ; où le quotidien révèle son étrangeté ; où les univers de l'intime sont explorés ; où la voix des personnages compose comme une musique brisée.
Pierre Schlémihl, jeune homme pauvre, vend son ombre au diable contre la fortune à volonté. Cependant, Pierre découvre que la perte de son ombre le transforme en monstre banni de la communauté humaine et c'est en vain qu'il essayera de racheter son ombre au diable.Parmi les premiers romans fantastiques, L'histoire merveilleuse de Pierre Schlémihl a apporté la gloire littéraire à son auteur. Ecrit presque en même temps que le Frankenstein de Mary Shelley, il annonce déjà l'univers du Dracula de Bram Stocker ou le fantastique d'un Rosny aîné et, comme ces grands classique, c'est un incontournable du genre.
« Prendre des risques, écrire à partir de la marge, être étranger chez soi. La maison de l'étranger est l'art, la littérature en particulier. Il y retrouve sa terre et son exil. Il y rencontre à la fois sa demeure et l'exclusion de cette demeure. L'aliénation, de ce merveilleux mot estrangement en anglais. Le processus qui transforme quelque chose de familier en quelque chose de non familier. D'étrange, même. Être artiste, c'est débusquer l'inquiétante étrangeté de l'être au sein du familier. C'est être défamiliarisé, par soi-même ou par les autres. Comme circuler en train dans un paysage que l'on connaît - on (y) est à la fois le même et un autre. » Un travail sur le temps, son épaisseur et sa densité, les sensations et impressions qu'il laisse en nous : voici ce qui semble être un moteur dans l'écriture de ces courts textes qui captent, avec cet outil imparfait qu'est la langue, tout ce qui peut se passer l'instant d'une rencontre, lors d'une confrontation à une oeuvre d'art, durant un moment a priori anodin. De là, peut-être, ce style à l'infinitif, ces phrases averbales, qui tentent de retenir les émotions et pensées, de les figer sur la page pour en faire comme des trésors à revenir, plus tard, contempler et méditer.