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Exproprié du sens de sa souffrance comme de sa parole, le patient, réduit au statut de "danger pour lui-même et la société", n'est plus soigné, mais simplement parqué. Franco Basaglia, en un geste inédit et révolutionnaire, décide alors de rompre avec la structure asilaire. Son asile psychiatrique n'est plus un espace fermé, mais ouvert. Les patients peuvent librement en sortir, les proches librement les visiter.
Des assemblées générales, quotidiennes et non obligatoires, réunissent psychiatres, personnels soignants et patients, et permettent de fixer démocratiquement les règles de la vie communautaire.