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La ville de Vancouver possède déjà un local d'injection de drogue (archives).
KEYSTONE/AP VANCOUVER PROVINCE/NICK PROCAYLO(sda-ats)
Le gouvernement canadien a approuvé lundi l'ouverture à Montréal de trois salles d'injection pour les toxicomanes. Ces installations, communément appelées "salles de shoot", ont pour but de contrer l'explosion de surdoses mortelles.
Un seul centre du genre existe à ce jour en Amérique du Nord: celui de Vancouver en Colombie-Britannique, ouvert en 2003. Ces trois nouvelles salles d'injection seront situées dans les arrondissements centraux de Hochelaga-Maisonneuve et Ville-Marie, a annoncé la ministre canadienne de la santé, Jane Philpott.
Une demande pour la création d'une unité mobile afin d'offrir des services dans les quartiers les plus éloignés de Montréal continue d'être examinée par le gouvernement fédéral, a précisé le maire de la métropole québécoise, Denis Coderre.
"Les sites de consommation supervisée ont donné des résultats positifs au Canada ainsi que dans d'autres pays", a déclaré Mme Philpott en approuvant la demande faite par les autorités montréalaises de la santé en décembre 2013.
"La transmission de maladies et les décès par surdose diminuent, de même que les infections, les visites aux urgences et les hospitalisations associées à la consommation de drogues injectables", a-t-elle ajouté.
En décembre, face à une flambée de surdoses mortelles aux opiacés, le gouvernement libéral a annoncé la suppression d'une longue liste de critères imposés par l'ancien gouvernement pour l'ouverture de "salles de shoot".
C'est principalement l'usage du fentanyl, un puissant sédatif présenté par la police fédérale comme étant "d'une puissance 100 fois supérieure à celle de la morphine", qui est en cause.
Epicentre de cette crise, la Colombie-Britannique a recensé l'an dernier 914 décès par surdoses sur son territoire, causées aux deux tiers par le fentanyl, selon le gouvernement de la province.
ATS