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Analyse des communications orales en Assemblée plénière, jeu des textes proposés en Commissions, sollicitation des grandes autorités ecclésiastiques du moment (dont Mgrs Garonne, Suenens, Wojtyla le futur pape Jean Paul II), orientations des théologiens patentés; tout cela fait partie de l’analyse de la communication intra-conciliaire.
Ceux qui ne sont pas spécialistes de communication se contenteront de lire l’ouvrage de Congar. L’ouvrage fut, à la demande de son auteur, publié trente-cinq ans après la fin du Concile, en l’an 2000. Congar pensait -à tort- que la plupart des protagonistes seraient morts à cette date-là.
L’ouvrage de Congar le dit, et les analyses techniques de David Douyère le confirment ici: le Concile ne fut pas un long fleuve tranquille. Les tensions théologiques et ecclésiologiques se coulaient dans des stratégies de communication. Ce qui apparaissait en 1965 comme un immense courant, ultra majoritaire, presque unanime, se révèle le fruit d’une majorité modeste mais inventive et pugnace. Le livre de David Douyère intéressera les spécialistes et donnera aux fidèles une idée moins simpliste de la façon dont l’esprit parle aux Églises.