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Une étude américaine démontre que les ados LGB sont plus susceptibles de se livrer à des comportements malsains que les hétérosexuels.
L’analyse du Center for Disease Control and Prevention (CDC) porte sur des données récoltées entre 2001 et 2009 dans sept Etats américains et constitue la plus étude du genre. Celle-ci visait à connaître les risques pris par les adolescentes, que ce soit en matière de consommation de drogues ou d’alcool, du comportement alimentaire ou sexuel. Les participants étaient également interrogés sur leur orientation sexuelle (aucune donnée ne concerne l’appartenance de genre), ce qui a permis de dégager des différences tout à fait significatives.
De manière générale, les résultats démontrent que les ados LGB déclaraient en moyenne adopter 70% de tous les comportements à risque mesurés, tout particulièrement par rapport aux tentatives de suicide, le recours à la drogue et à l’alcool, aux relations sexuelles et à la gestion du poids. Les chercheurs du CDC expliquent cette différence par le manque «d’un environnement qui procure un sentiment de sécurité et de soutien» et préconisent la mise en place de nouveaux dispositifs au sein des établissements scolaires, à l’instar des Gay-Straight Alliance (des groupes censés favorisés la tolérance et la solidarité entre les élèves). Il faut toutefois souligner que les ados gay, lesbiennes et bisexuels ne sont pas les seuls à adopter un comportement plus risqué puisqu’une étude similaire avait souligné le même type d’attitude chez les jeunes obèses. Ce qui laisse à penser que la mise en péril de sa santé serait donc commune aux groupes discriminés.