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Le tribunal de première instance de Sapporo a jugé que la non-reconnaissance du mariage gay était contraire à la Constitution.
Il y a du progrès dans l'air. Au Japon, dernier pays du G7 à ne pas reconnaître le mariage homosexuel, un tribunal a estimé mercredi que la non-reconnaissance de l'union sacrée entre personnes du même sexe était anticonstitutionnelle.
Il s'agit d'une première dans le pays qui a été immédiatement saluée comme une victoire par des militants pour l'égalité des droits.
C'est à Sapporo que la décision a été prise. Le tribunal a jugé que cette non-reconnaissance était contraire à l'article 14 de la Constitution qui stipule que «tous les citoyens sont égaux devant la loi».
Jusqu'ici l'Etat estimait qu'une telle union n'est «pas prévue», soulignant la nécessité d'un «consentement mutuel des deux sexes». Ce qui laisse la place à beaucoup d'interprétation.
Ce jugement est le premier à être rendu dans le cadre d'actions en justice contre l'Etat japonais engagées par une dizaine de couples homosexuels en 2019 pour obtenir la reconnaissance légale de leurs unions.
L'élue d'opposition Kanako Otsuji, l'une des rares personnalités politiques au Japon ouvertement LGBT, s'est dite dans un tweet «vraiment, vraiment heureuse» de cette décision. (ats/hkr)