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Les traitements
L'incontinence urinaire et/ou le prolapsus génital ne sont pas des problèmes graves. Cependant, la gêne occasionnée par les fuites, le sentiment de honte et/ou de dépréciation, font que les patientes sont souvent isolées. Elles sont hésitantes voire incapables d'en parler même à leur médecin.
Le traitement est d'abord préventif : rééducation des muscles périnéaux après un accouchement, réparation soigneuse des parois lors d'interventions chirurgicales pelviennes, traitement hormonal substitutif lors de la ménopause, règles hygiéno-diététiques.
Le traitement est variable suivant la gêne occasionnée, l'importance de l'incontinence urinaire et du prolapsus, l'âge de la patiente, le désir ou non d'une future grossesse, la possibilité ou non de conserver une activité sexuelle.
Les traitements
Elles comprennent entre autres la régulation des boissons, la réduction d'une surcharge pondérale...
D'une manière générale, il faut chez une patiente avec une incontinence d'effort limiter le plus possible les situations favorisant une hyperpression abdominale.
- Lutter contre le tabagisme
- Maintenir une bonne tonicité musculaire du périnée
- Prévenir la constipation et éviter les efforts de poussée
- Eviter une prise de poids trop importante
- Ne pas commencer les exercices de musculation abdominale trop tôt après une intervention chirurgicale abdominale
La rééducation vésico-sphinctérienne et périnéale consiste à faire des exercices pour améliorer le tonus musculaire du périnée, du sphincter, et améliorer le contrôle vésical. On y associe généralement une électrostimulation du sphincter et du biofeedback, qui permet au patient de visualiser l'effet de ses contractions. Beaucoup de patientes ont des difficultés à faire les exercices car, elles ont du mal à identifier les muscles à rééduquer, et donc ont du mal à déterminer la force de contraction nécessaire. Le biofeedback utilise des électrodes vaginales ou rectales qui permettent d'avoir un signal sonore ou visuel qui indique au patient la force de contraction des muscles pelviens. Le patient peut ainsi contrôler la qualité de la rééducation.
Pour être efficace, une rééducation doit être faite par un(e) thérapeute spécialisé(e) (sage-femme ou physiothérapeute). La rééducation ne doit pas consister en de simples séances d'électrostimulation qui, isolées, sont inefficaces. L'absence d'amélioration après 20 séances de rééducation bien faite doit faire passer à une autre méthode de traitement.
Les exercices du Docteur Kegel sont devenus la référence. Ils sont très utiles dans le traitement initial de l'incontinence urinaire d'effort et également des impériosités mictionnelles. Ils consistent à contracter et relâcher les muscles pelviens de façon répétée 3 à 5 fois par jour. On note une amélioration dans 50 à 75 % des cas.
Il n'y a pas de traitement médical spécifique de l'incontinence urinaire d'effort. Certaines fuites par impériosités peuvent être traitées par des médicaments (anticholinergiques). Chez les femmes ménopausées, un traitement hormonal substitutif pourra être prescrit.
Certains médicaments entraînent des troubes urinaires et dans ces cas, l'arrêt ou une modification du dosage permet de corriger les troubles. Il est donc important d'apporter lors d'une consultation pour incontinence, la liste de tous les médicaments pris par la patiente.
Différentes techniques chirurgicales existent afin de traiter l'incontinence urinaire d'effort et /ou de prolapsus génital.
C'est le chirurgien qui décidera, avec vous, du type d'intervention en fonction des différents critères (gêne, âge, activité sexuelle, antécédents chirurgicaux, incontinence associée etc.).
Différentes techniques du traitement chirurgical de l'incontinence urinaire d'effort existent :
- Mise en place d'une prothèse sous l'urètre par voie vaginale (TVT - tension-vaginal-hope) et TOT et TVT-O in out (Transobturateur Tape)
- Suspension du col vésical sans prothèse (selon le procédé de Burch) (par voie laparoscopique).
Le traitement chirurgical du prolapsus peut se faire par laparoscopie, par voie vaginale ou par laparotomie.
Il peut être associé ou non à la mise ne place d'une prothèse (ou filet) pour remonter ou soutenir les organes concernés.