Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07116.jsonl.gz/993

Le sommeil lausannois à la loupe
HypnoLaus: kesako?
Jusqu’à présent, le sommeil avait été très peu étudié. Le peu de données dont on disposait concernait surtout des cas pathologiques qui consultaient des centres du sommeil. Le but de cette étude est d’avoir des renseignements sur le sommeil de la population générale, pour ensuite évaluer les liens qu’il pourrait avoir avec les maladies cardiovasculaires, métaboliques (comme le diabète ou l’obésité) et psychiatriques. La détermination du profil génétique de la population pourrait expliquer que certains d’entre nous sont plutôt lève-tôt ou couche-tard!
Le sommeil des Romands
Les Romands dorment apparemment plutôt bien: ils trouvent le sommeil en un quart d’heure et dorment en moyenne sept heures par nuit.
La durée du sommeil est un paramètre intéressant… Certaines études ont montré qu’un sommeil trop long ou trop court (dans un sens comme dans l’autre) augmente la mortalité et le risque de développer une hypertension, un diabète ainsi que des maladies cardiovasculaires. Il semblerait également que le risque d’obésité soit augmenté chez les petites dormeuses (moins de 6h par nuit).
Maladies fréquentes: que disent votre respiration et vos jambes?
Les apnées du sommeil sont un problème de plus en plus fréquent dans nos sociétés, en partie à cause de la prise de poids progressive observée actuellement. Il s’agit de courts arrêts respiratoires (apnées). Environ un homme sur cinq et une femme sur dix-sept serait concerné(e) par le syndrome des apnées du sommeil.
Le syndrome des jambes sans repos est une autre maladie fréquente qui concernerait 2,5% de la population de manière régulière (plusieurs fois par semaine), et 10% de manière occasionnelle. Il est caractérisé par un inconfort dans les jambes qui génère un besoin irrépressible de les bouger (surtout le soir et au repos). Dans 80% des cas, il s’accompagne de mouvements des jambes pendant le sommeil.
Dans les deux syndromes, la personne concernée ne s’en rend pas compte, et c’est le/la partenaire qui le remarque. Les apnées et/ou les mouvements des jambes perturbent tous deux le sommeil, qui devient moins réparateur.
L’avis de nos gènes
Une prédisposition génétique a déjà été démontrée concernant la narcolepsie (une maladie du sommeil). Par ailleurs, un enfant a plus de risque d’être somnambule si ses parents le sont. Il existe une forme familiale du syndrome des jambes sans repos, et il se pourrait que les gènes interviennent également dans les apnées du sommeil.
Attendons les révélations d’HypnoLaus à ce sujet…
Référence
Adapté de «HypnoLaus: le sommeil sous la loupe», Drs Raphael Heinzer, José Haba-Rubio et Medhi Tafti, Service de pneumologie, Centre d’investigations et de recherche sur le sommeil (CIRS), CHUV, Lausanne, in Revue médicale suisse 2011;7:2137-41, en collaboration avec les auteurs.