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On se souvient de l'affaire Terri Schiavo, du nom de cette femme âgée de 41 ans qui avait, il y a quelques mois, alimenté une vive controverse opposant partisans et adversaires d'une forme d'acharnement thérapeutique chez les personnes en état végétatif chronique. Cette affaire est désormais close avec les résultats de l'examen post-mortem du cerveau de Terri Schiavo. Selon le Dr Jon Thogmartin qui s'exprimait lors d'une conférence de presse organisée à Tampa (Floride), l'autopsie a révélé l'existence de «dommages neurologiques étendus et irréversibles». «Son cerveau, qui était profondément atrophié, ne pesait que 615 grammes, soit environ la moitié du poids normal, a précisé le médecin légiste. Ces dommages étaient irréversibles et aucune thérapie ou traitement n'aurait pu régénérer la perte étendue de neurones.»Le Dr Thogmartin a d'autre part révélé que «la partie du cerveau où siège la vision était totalement détruite». En d'autres termes, Terri Schiavo était aveugle au moment de sa mort et ne pouvait a priori donc pas, contrairement aux affirmations de sa mère, répondre aux stimulations visuelles de cette dernière.Cette autopsie avait été demandée par l'époux de Terri Schiavo. Elle n'a révélé aucune trace de substance toxique pas plus qu'elle n'a pu mettre en évidence des séquelles de fractures osseuses. Pour le dire autrement, ces résultats lavent de tout soupçon le mari de la malade qui était accusé par sa belle-famille d'avoir une responsabilité directe dans l'état végétatif de sa femme. Pour autant, cette autopsie n'a pas non plus permis de déterminer les causes du coma. L'affaire s'achève donc sur une interrogation.Rappelons que les parents avaient tenté durant sept ans d'empêcher leur gendre tuteur légal de débrancher le système de nutrition qui la maintenait en vie. Michael Schiavo a toujours eu gain de cause devant tous les tribunaux saisis de cette affaire. Terri Schiavo est morte de déshydratation le 31 mars 2005, 13 jours après le retrait de ce système.L'affaire s'achève aussi, outre-Atlantique, sur un silence juridique. Le Congrès américain, dominé par les républicains conservateurs, avait, en urgence, voté en mars une loi spécialement destinée à permettre aux parents de soumettre ce cas à la justice fédérale.Quelques jours plus tard, la justice fédérale avait confirmé la décision prise par la justice de Floride (le maintien du débranchement du système de nutrition) et le 23 mars, la Cour d'appel fédérale d'Atlanta rejetait un dernier recours des parents qui engageaient alors un ultime recours devant la Cour suprême des Etats-Unis. Or, cette dernière a refusé de se saisir de l'affaire. Et ce sans dire pourquoi.