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Aux premières heures de l’été, l’EVL et l’OCL investissent la Cathédrale de Lausanne pour faire résonner deux chefs-d’oeuvre de l’art choral, fruits l’un comme l’autre de l’amour : le Psaume 42 de Mendelssohn et la Messe en ut de Mozart. Le premier a été offert à la belle Cecile Jeanrenaud, fille de pasteur, durant son voyage de noce avec Felix. La seconde voit le jour en 1782, alors que Mozart vient d’épouser Constanze Weber et qu’il a enfin réussi à briser les liens qui l’enchaînaient au tyrannique prince-archevêque Colloredo. En guise de fil rouge : la passion inconditionnelle pour l’oeuvre tutélaire de Bach, qui chez Mendelssohn se traduit huit ans plus tôt par la recréation-événement de la Passion selon saint Matthieu à Leipzig et chez Mozart par un intérêt marqué, à l’époque, de la composition de la Messe, pour la musique du cantor de Saint-Thomas, qu’il étudie (au même titre que les oratorios de Haendel) avec le très éclairé baron Gottfried van Swieten.