Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/220491

<h2>SubmittedText<h2><p>Certaines associations, notamment en France, ont tiré la sonnette d'alarme concernant l'instauration d'un environnement familial hostile avec le confinement. Des chercheuses genevoises ont également noté l'amplification des violences sur les réseaux sociaux à l'encontre de la communauté LGBTI*.</p><p>La task force contre la violence domestique s'est-elle emparée de la question, si oui a-t-elle remarqué une telle augmentation et entend-elle mettre en place des mesures pour répondre à ces situations ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La task force contre la violence domestique de la Confédération et des cantons suit la situation depuis mi-mars. Dès le départ, ses activités ont porté sur toutes les formes de violence domestique, indépendamment du genre, de l'orientation sexuelle ou de la situation familiale des personnes concernées. Dans la plupart des cantons, les cas de violence domestique signalés par la police et les services d'aide aux victimes sont restés stables par rapport à l'année dernière. Depuis mi-mai, les services d'aide aux victimes de certains cantons (Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Argovie et Soleure) ont constaté une hausse du nombre de consultations. La task force n'a reçu aucune information des cantons selon laquelle la violence domestique contre les personnes LGBTI* aurait augmenté. Au cours des premières semaines de la pandémie, plusieurs cantons ont adapté leurs prestations d'aide aux victimes et augmenté leurs capacités d'hébergement dans les foyers d'accueil afin de pouvoir faire face à une éventuelle hausse des cas de violence domestique. En outre, la task force a lancé une campagne d'affichage en treize langues destinée à toutes les victimes de violence domestique, quel que soit leur genre ou leur orientation sexuelle. De leur côté, les cantons mènent une campagne sur les réseaux sociaux pour faire connaître les prestations d'aide aux victimes. Les services de consultation cantonaux sont accessibles gratuitement à toutes les victimes, qu'il y ait plainte pénale ou non.</p>