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Dimanche 17 février 2019 à 17h30. Précédé d'une visite guidée de l'exposition à 16h30.
Pour Oskar Kokoschka et Friedrich Dürrenmatt, la mythologie grecque était une source d’inspiration sans fin; tous deux se sont réapproprié plusieurs mythes antiques à des fins artistiques et politiques, notamment la batailles aux Thermopyles.
Kokoschka voit l’intemporalité de la comédie antique dans la défense de la démocratie. Il illustre la tragédie « Penthésilée » d’Heinrich von Kleist et la comédie « Les Grenouilles » d’Aristophane, dans laquelle les grenouilles symbolisent les suiveurs. Il choisit également « Les Troyennes » d’Euripide pour dénoncer la guerre.
Dans sa comédie « Hercule et les écuries d’Augias », Dürrenmatt use également de la parabole : Augias décrit son pays comme une entité « libéralo-patriarcale louvoyant entre la Ligue de Délos, l’hégémonie de Sparte et l’Empire mondial perse ». On y reconnaît les différents protagonistes de la guerre froide : l’Europe correspond à la Ligue de Délos, les USA à Sparte et l’URSS à l’Empire perse, tandis que la Suisse louvoie entre les différents camps sous pavillon neutre.
Dans le cadre de l'exposition "Kokoschka-Dürrenmatt: le mythe comme parabole", le CDN vous invite à une discussion sous forme de un "Salon Dürrenmatt" avec :
Hédi Dridi, professeur d’archéologie de la Méditerranée antique à l’Université de Neuchâtel
Cathérine Hug, commissaire de la rétrospective sur Kokoschka au Kunsthaus Zürich
Peter Gasser, professeur associé émérite de littérature suisse à l’Université de Neuchâtel
Modération : Régine Bonnefoit, commissaire de l'exposition
Précédé d’une visite guidée par Régine Bonnefoit et Cathérine Hug à 16h30.