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« Celui qui m'a ordonné cet écrit m'a dit que les Soeurs de nos monastères de Notre-Dame du Mont-Carmel ont besoin qu'on leur explique certaines difficultés relatives à l'oraison ; il a pensé qu'elles comprendraient mieux le langage d'une femme, et que, vu leur amour pour moi, mes paroles leur seraient plus efficaces que d'autres ; il est persuadé que cet écrit aura quelque importance pour elles, si je réussis dans mon exposé. Voilà pourquoi c'est à elles que je l'adresse [.]. Notre-Seigneur me fera une grande grâce si quelqu'une de mes filles en retire profit pour le louer un petit peu plus, et Sa Majesté sait bien que tel est mon unique désir. Il est très clair, en outre, que, dans le cas où je réussirais à dire quelque chose de bon, elles comprendront que cela ne vient pas de moi [.] ; sans cela elles n'auraient pas plus d'intelligence que moi-même je n'ai d'aptitude pour de tels sujets, à moins que le Seigneur dans sa miséricorde ne daigne me l'accorder. »
Rédigé vers la fin de mai 1577, dans un moment de grande sérénité spirituelle, Le Château intérieur décrit le chemin que l'âme doit parcourir pour être au plus près de Dieu. Pour Thérèse, notre âme même est ce "château fait d'un seul diamant", qui renferme sept demeures. Au centre de toutes se trouve celle où Dieu seul réside, "la principale, où se passent, entre Dieu et l'âme, les choses les plus secrètes".
Un ouvrage poétique, un guide spirituel, qui entraîne le lecteur dans l'invisible.
Le traité fondateur de la mystique au féminin.
Cette autobiographie de Thérèse d'Avila est un livre mystique unique en son genre, car il est constitué à la fois du récit d'une confession et des leçons d'un docteur en spiritualité. Profond, délicat et intense, c'est un chef-d'oeuvre qui réunit la lucidité et l'humilité d'une conversion tardive et l'intransigeance comme l'expérience hors du commun d'une réformatrice qui explora un chemin spirituel inédit. La grande supériorité de la sainte, c'est qu'elle nous jette en plein surnaturel, nous en parle directement, comme d'une réalité qu'elle a expérimentée, comme s'il n'y avait pas d'intermédiaire entre le lecteur et ce monde inconnu dont elle parle.
C'est à l'insistance de la communauté du monastère de saint Joseph d'Avila que nous devons le Chemin de Perfection. Désireuses de profiter de l'expérience spirituelle de leur mère Thérèse, les soeurs lui demandèrent de leur parler de l'oraison. Thérèse avait rédigé en 1565 le récit de sa vie, mais celui-ci jugé trop personnel par son confesseur ne fut pas divulgué. Elle entreprend donc en 1566 un nouvel ouvrage plus bref où elle s'exprime dans un style simple et familier comme en dialogue avec ses soeurs. Elle y dévoile le secret de la « perfection » pour le chrétien : laisser toute la place à Dieu et à son prochain.Traduit de l'espagnol par Marcelle Auclair.
Sainte Thérèse d'Avila est une carmélite espagnole, (1515-1582). Profondément mystique, elle laisse des écrits sur son expérience spirituelle et devient une figure majeure de la spiritualité chrétienne. Elle a été proclamée docteur de l'Église par le pape Paul VI en 1970.
Thérèse d'Avila raconte qu'elle aimait chanter sur la route en allant visiter ses couvents. Elle faisait preuve d'une grande facilité pour composer des vers au rythme syncopé ; des sortes de parodies religieuses de chansons d'amour, selon la mode qui existait à l'époque. Parce que les textes de Thérèse d'Avila s'en tiennent à sa propre expérience, ils semblent découvrir avec des yeux neufs les fondements du catholicisme, ou du moins les redéfinir et les réaffirmer.
¤ Marcelle Auclair, qui a traduit ses oeuvres complètes proposées ici et lui a consacré une biographie fameuse, l'appelait la « Dame errante de Dieu » : Thérèse d'Avila (1515-1582) s'impose comme une des grandes figures de la mystique et de la culture espagnole, qui va marquer à jamais la spiritualité du Carmel. Jusqu'à aujourd'hui, elle continue de fasciner les spécialistes du religieux, les psychanalystes ou les artistes par son « excès » mystique doublé d'un grand sens de l'action concrète, que traduiront ses nombreuses fondations de communautés de carmélites.
Le premier tome des Oeuvres complètes de Thérèse d'Avila permet de découvrir également une grande écriture, une capacité d'expression psychologique et spirituelle à la mesure de son expérience de Dieu.
Ce volume réunit « Les Fondations », rédigées durant les dix dernières années de la vie de Thérèse (1573-1582), les « Actes et Mémoires », ensemble de divers documents datés de 1561 à 1581, et les « Poésies ». Nous y avons ajouté le récit de la fondation de Grenade, rédigé par la mère Anne de Jésus à la demande de Thérèse.
Le récit des « Fondations » fait véritablement corps avec le « Livre de la vie ». Dans les deux cas, nous sommes face à un écrit narratif dans lequel Thérèse se veut également pédagogue. Récit et enseignement ne cessent de s'entrecroiser.
Souvent méconnu et tenu pour un écrit secondaire, une simple épopée, cet écrit est l'un des plus délicieux de la littérature espagnole. Thérèse écrivait au père Jérôme Gratien : « Je crois que vous aurez plaisir à le lire, car vraiment c'est savoureux » (lettre 138, 1, du 31 octobre 1576).
Nous y découvrons le style si particulier que la Madre a mis en place sous la motion de l'Esprit saint et qu'elle désigne par l'expression « mi manera de proceder ».
Cet ensemble d'écrits nous offre le portrait attachant d'une femme enracinée dans le concret de l'existence, pleine d'un réalisme non dénué d'humour. Les deux pieds bien posés sur le sol, sa tête et son coeur sont ancrés dans le ciel, c'est-à-dire en Dieu. Active et contemplative à la fois, telle nous apparaît celle qui aimait signer « Thérèse de Jésus ».
L'un des plus célèbres ouvrages de la réformatrice du Carmel dans une édition de qualité.
Sainte Thérèse d'Avila a écrit cet ouvrage pour guider ses filles spirituelles dans les voies de l'oraison.
Prenant pour fil directeur l'Oraison dominicale (Notre Père), elle explique comment se disposer aux faveurs divines par une ascèse rigoureuse (faite de pauvreté et de mortification), et comment se comporter face aux grâces d'oraison contemplative dont elle était familière.
Destiné à l'origine à des carmélites, cet ouvrage est en fait un guide pour tous, puisque toute âme est appelée à croître dans l'union avec Dieu par la prière.
Réformatrice du Carmel (1515-1582), proclamée Docteur de l'Église par Paul VI en 1970.
- Doctrine élevée et solide dans un style familier et vivant, facile à lire.
- Édition de qualité (reliure cuir, papier velin blanc naturel).
J'ai reçu l'ordre d'écrire ma manière d'oraison et les grâces dont le Seigneur m'a favorisée ; on me laisse en même temps pleine liberté d'entrer dans les plus grands détails. J'aurais cependant voulu être également libre de révéler, dans tout leur jour, mes grands péchés et les infidélités de ma vie. Mon âme en eût éprouvé une joie bien vive ! Mais loin de céder à mon désir, on m'a commandé sur ces aveux une extrême réserve.
Ainsi je conjure, pour l'amour de Notre-Seigneur, celui qui me lira, de se souvenir toujours de ma triste vie. Non, parmi tous les saints qui se sont Convertis, je n'ai pas la consolation d'en trouver un dont la misère égale la mienne.
L'ouvrage se présente sous la forme d'une anthologie des 365 plus beaux textes de Thérèse d'Avila, sélectionnés et traduits par Claude Plettner.
Une biographie, une introduction à son oeuvre et un index écrits par des
«Qu'il est admirable de songer que Celui dont la grandeur emplirait mille mondes et beaucoup plus, s'enferme ainsi en nous qui sommes une si petite chose !» Thérèse d'Avila Ce «livre vivant» est un des premiers de la Sainte. Il n'a pas reçu de titre comme tel, en effet, les bibliothécaires de l'Escorial lui en donnèrent un qui nous a été transmis jusqu'à ce jour. De toutes ses oeuvres, la Vida est la plus longue et Sainte Thérèse se présente à nous comme écrivain. Il s'agit d'un écrit profond, saisissant, d'une révélation authentique de son âme, au point qu'elle-même l'appelle ainsi : mon âme (Lettre à Luisa de la Cerda, 23 juin 1568, 3 ; V 16, 6 ; V épilogue, 4). Sainte Thérèse a fait dans ce livre un effort systématique - le premier dans l'histoire de la pensée et de la littérature - pour déverser en ces pages la totalité de sa personne, en sorte que les critiques littéraires le considèrent comme le livre le plus personnel de toute la littérature espagnole. Sainte Thérèse ne prétend pas seulement écrire une autobiographie, mais aussi raconter sa vie au lecteur comme une histoire de salut, comme un espace de rencontre avec Dieu. La Sainte nous raconte la manière dont Dieu a pris l'initiative dans sa vie, en l'attendant (V, prologue) et en la transformant patiemment. Ainsi, le Livre de la Vida relate l'intervention de Dieu dans la vie de cette femme qu'est Thérèse de Jésus, et invite le lecteur à donner l'occasion à Dieu de diriger sa propre vie. Bien qu'écrite en diverses périodes (1562- 1565), il s'agit d'une oeuvre très pensée, avec une structure bien définie, alternant la narration de faits biographiques et l'exposé de caractère doctrinal. Ce rythme entre le narratif et le didactique est une caractéristique très particulière de l'écrivain et un trait commun de tous ses écrits. Narratrice exceptionnelle, elle ne se limite pas à transmettre une chronique, mais portée par une ardeur communicative, elle préfère guider spirituellement, faisant de la narration biographique une rampe de lancement pour l'enseignement doctrinal, cherchant que l'on accueille plus ses paroles que les réponses qui en découlent."
La grande Thérèse lisait-elle la Bible ? Quels étaient ses textes préférés ? Comment l'Écriture est-elle présente dans son oeuvre mystique ?
On trouve plus de 800 citations des textes sacrés dans ses écrits. Elles constituent une lectio divina qui allie respect, admiration, foi et humilité et qui fait dialoguer expérience spirituelle et Écriture sainte dans une grande liberté, avec pour seul critère la fidélité à l'enseignement de l'Église.
Les propos de Thérèse sur le Nouveau et l'Ancien Testament et les passages qu'elle choisit de retranscrire sont ici pour la première fois réunis et présentés.
Un ouvrage où l'on goûte à la fois la saveur de la Parole de Dieu et celle de la méditation thérésienne.
Anthologie établie et traduite de l'espagnol par Aline Schulman, préfacée par Julia Kristeva.Cette anthologie permettra au lecteur de découvrir les chemins qu'emprunta Thérèse d'Avila (1515-1582), femme simple aux prises avec les puissants de son siècle le Roi, l'Église, l'Inquisition , pour vivre une expérience mystique incomparable et, en même temps, fonder des couvents et diriger une réforme religieuse.
Dans ses premiers écrits, imposés par ses confesseurs pour lui éviter d'avoir maille à partir avec l'Inquisition et intitulés Livre de la vie (1565), Thérèse révèle la foi qui la porte, mais aussi la violence des pressions qui s'exercent sur elle et la plongent dans l'abîme du doute. Une fois établie son orthodoxie auprès de ses supérieurs, et elle-même devenue supérieure de monastère, elle use de sa plume pour transmettre son enseignement et ses expériences spirituelles, ainsi que son travail de fondatrice : Chemin de perfection (1566-1567), Livre des Fondations (1573-1582), Le Château intérieur ou les Demeures de l'âme (1577). Dans Relations et Faveurs, écrit au long de vingt années (1560-1581) et que l'on pourrait qualifier de journal intime, on touche au plus près d'une personnalité étonnamment moderne, qui va jusqu'à questionner les fondements mêmes de la théologie chrétienne; mais Thérèse appartient à son siècle et conclura prudemment : « Moins je comprends les choses, plus je les crois. » Béatifiée, proclamée patronne de l'Espagne en 1617 et canonisée en 1622, Thérèse d'Avila aura laissé des écrits qui font d'elle une figure majeure de la spiritualité chrétienne. Elle fut la première femme de tous les temps à être déclarée, en 1970, docteur de l'Église catholique.La nouvelle traduction, par Aline Schulman, de ces textes choisis tranche par sa beauté sur celles parues au fil des siècles et en restitue toute la modernité.
A l'occasion du cinquième centenaire de la naissance de sainte Thérèse de Jésus (1515-2015), la collection Sources mystiques propose de redécouvrir les trois oeuvres majeures de la célèbre mystique espagnole, dans leur toute première traduction française. Due à la plume de Jean de Brétigny, qui fut aussi une des chevilles ouvrières de l'introduction du Cannel thérésien en France (1604), cette traduction très proche du texte source fut aussi le texte lu par toute la première génération mystique française du XVIIe siècle, à une époque où sainte Thérèse faisait figure de référence majeure.
Les Demeures ou Château de l'âme, que nous publions en premier, présentent la vie d'oraison, des commencements à l'union consommée avec Dieu, à partir de l'allégorie de l'âme comme château aux sept demeures de plus en plus intérieures. L'ouvragea fait date dans la littérature mystique, et a aidé des générations de lecteurs à se repérer dans la vie spirituelle. La Vie de sainte Thérèse de Jésus écrite par elle-même est bien plus qu'une autobiographie.
Avec un immense talent de conteuse, en même temps que l'histoire de sa vie - de l'enfance à la fondation du premier carmel réformé - la sainte fait l'histoire des miséricordes de Dieu envers elle, occasion de précieux développements sur la vie de prière. Le Chemin de perfection, plus bref que les deux précédents, mais tout aussi dense, fut écrit tout exprès pour ses filles carmélites. Réfléchissant à leur intention sur les éléments essentiels de leur vie consacrée, et sur ce qu'est la contemplation, la sainte prend pour fil conducteur le texte du Notre Père, dont elle donne un commentaire riche et original.
Le chrétien qui veut apprendre à prier trouve en sainte Thérèse d'Avila un maître qui parle d'expérience. Il risque pourtant, s'il aborde ses ouvrages sans aucune préparation, d'éprouver une certaine déception ou, au contraire, un très grand enthousiasme. Un guide lui est donc nécessaire. Sainte Thérèse aime à répéter que Dieu mène les âmes par des chemins divers Mais ces chemins conduisent tous au même but : la perfection de l'amour. Des textes rassemblés dans cet ouvrage, l'homme de bonne volonté tirera l'assurance que, quel que soit son point de départ, quelle que soit son expérience ou son inexpérience de la vie spirituelle, il existe un chemin qui peut le mener à la rencontre de Dieu. A l'école de la carmélite espagnole, il apprendra à mieux se connaître et à mieux recevoir l'appel personnel que Dieu lui adresse.
Traduire les poèmes de Thérèse a été d'abord, pour moi, en traduire le rythme.
Sa voix, ses paroles sont tout entières contenues dans ce rythme, sorte de crescendo sur un chemin où les pas semblent souligner la cadence des phrases. Les mots que j'écrivais ne pouvaient avoir de sens que si je parvenais à transcrire en français cette musique fuguée et cristalline. Afin de la rendre le mieux possible, je n'ai pas tenu compte des rimes rigides, mais j'ai respecté le nombre de syllabes - en général sept - qui composent les vers, en essayant de faire coïncider les accents de l'espagnol avec ceux de la langue française.
Thérèse est illuminée, transportée dans l'élan de sa marche triomphale. Ses Cantiques sont scandés par une chorale de femmes qui défile derrière une Croix, symbole de douleur et d'offrande. J'ai cherché à ce que les sons se ressemblent, s'échangent. J'ai tenté de reproduire le cortège de cette multitude en fête.
" Sainte Thérèse de Jésus (Teresa de Cepeda y Ahumada) naquit à Avila le 28 mars 1515.
Elle mourut à Alba de Tortues, non loin de Salamanque, à l'âge de soixante-sept ans, le 4 octobre 1582. Si les quatre siècles qui nous séparent d'elle ne l'éloignent pas du lecteur d'aujourd'hui, c'est à elle-même qu'elle le doit : à son génie féminin, à l'humanisme de son expérience religieuse et, surtout, à ses écrits. Presque tout ce que nous savons de cette femme nous vient directement de sa plume.
Par une étrange convergence de pressions extérieures, sociales, et d'élans intérieurs, psychologiques et religieux, Thérèse nous fait le récit de sa vie, de ses voyages sur les chemins de Castille et d'Andalousie, de ses multiples relations sociales et amitiés personnelles, de son itinéraire mystique - bref, du plus intime de son âme. " TOMAS ALVAREZ, carme déchaux.
Ce volume réunit Le Château intérieur, rédigé vers la fin de mai 1577, dans un moment de grande sérénité spirituelle, et Pensées sur l'amour de Dieu, oeuvre publiée pour la première fois en 1611, à Bruxelles.
Le Château intérieur décrit le chemin que l'âme doit parcourir pour être au plus près de Dieu. Notre âme même est ce " château fait d'un seul diamant ou d'un cristal parfaitement limpide ", qui renferme sept demeures. Au centre de toutes se trouve celle où Dieu seul réside, " la principale, où se passent, entre Dieu et l'âme, les choses les plus secrètes ". Thérèse nous guide de demeure en demeure, selon sa propre perception, ses propres expériences, animée d'un désir de clarté extrême : pour ce faire, elle recourt à de nombreuses images tirées du récit de la Création, de l'expérience humaine.
Sur ce chemin, le Christ est notre guide, car Il est " Celui qui voit le Père ". Union au Christ, croix rédemptrice, prière sacerdotale, amour du prochain, tels sont les thèmes récurrents développés ici et qui tous conduisent à une nouvelle vie. Pensées sur l'amour de Dieu nous livre ses méditations sur sa lecture du Cantique des cantiques.
Beaucoup ont mesuré l'importance du livre de la "Vie de sainte Thérèse d'Avila". Ces pages ne sont pas aussi structurées que "Les demeures", mais leur vivacité, leur limpidité balisent un authentique chemin de vérité. Cependant, tel quel, cet ouvrage, passant du récit à des conseils sur l'oraison et vice versa, était un peu surprenant. Aussi a-t-on jugé intéressant d'extraire tous les traits autobiographiques pour que, de son enfance à la fondation de S. José d'Avila, il soit aisé de suivre le parcours de Teresa de Ahumada. Un commentaire tiré de livres espagnols inédits en français, de photos prises au terme de trente années de voyages outre-Pyrénées donneront à ces textes une implantation plus solide et savoureuse dans l'histoire.