Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07022.jsonl.gz/481

État de droit. Séparation des pouvoirs. Voilà des notions qui apparemment ne sont pas très bien comprises du pourfendeur patenté des directeurs d'établissement du primaire.
L'association genevoise des directeurs de l'enseignement primaire a décidé de faire recours contre un seul article de la nouvelle loi sur l'instruction publique, celui qui dit qu'ils doivent consacrer du temps à l'enseignement. Outre le fait que la préoccupation d'enseignement est quotidienne pour les directeurs qui sont le garant que l'enseignement est dispensé correctement dans leur établissement, c'est leur droit de citoyen de faire recours.
Que cela plaise ou non.
L'association aurait certes pu lancer un référendum, mais cela aurait alors remis en question toute la loi, ce qui n'était pas dans l'intérêt général dont les directeurs sont particulièrement soucieux en tant que serviteurs de l'Etat. La Cour constitutionnelle décidera par conséquent si le recours est recevable ou non.
Il n'est donc pas question de "faire une crise" ou de se comporter en "enfant gâté", il est d'ailleurs piquant de se faire traiter d'enfant gâté par quelqu'un qui a pu prendre sa retraite à 55 ans à des conditions qui n'existent plus aujourd'hui, mais simplement de faire valoir ses droits.
Est-ce si difficile à comprendre?