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Penelope Fillon aurait été rémunérée 500'000 euros pour son travail auprès de son mari puis de son suppléant, et 100'000 euros pour sa collaboration à la "Revue des deux mondes".
KEYSTONE/AP/FRANCOIS MORI(sda-ats)
Une perquisition a eu lieu jeudi dans les locaux de la "Revue des deux mondes" à laquelle l'épouse de François Fillon a collaboré en 2012. La publication est au coeur de l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs.
Une source proche du dossier a confirmé samedi la perquisition, révélée par une information d'Europe 1. Les policiers, saisis mercredi d'une enquête préliminaire, cherchent à déterminer si Penelope Fillon a bénéficié d'emplois fictifs au sein de cette revue et en tant qu'attachée parlementaire, comme le suggère le Canard enchaîné.
Selon ce dernier, l'épouse du candidat de la droite à la présidentielle a été rémunérée 500'000 euros pour son travail auprès de son mari puis de son suppléant, et 100'000 euros pour sa collaboration à la "Revue des deux mondes".
"Deux notes de lecture"
Le propriétaire du titre, Marc Ladreit de Lacharrière, ami de François Fillon, était présent lors de la perquisition effectuée jeudi, précise-t-on de source proche de l'enquête, confirmant des informations d'Europe 1.
Les enquêteurs ont par ailleurs saisi le dossier de François Fillon à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, contenant notamment ses déclarations de patrimoine, a-t-on confirmé samedi auprès de cette institution indépendante.
Ils ont également commencé vendredi à entendre des témoins, l'ex-directeur de la "Revue des deux mondes" Michel Crépu et la journaliste Christine Kelly, auteure de la première biographie de François Fillon. Michel Crépu avait auparavant déclaré à la presse que Penelope Fillon n'avait rédigé en un peu plus d'un an et demi que "deux notes de lecture" de moins d'une page chacune.
Candidature plombée
L'affaire a vite pris de l'ampleur après les révélations du Canard enchaîné qui ont filtré mardi: la polémique a aussitôt embrasé la classe politique et, mercredi, le Parquet national financier a ouvert une enquête pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits.
Toute la question pour le camp Fillon est de savoir si les enquêteurs parviendront à faire rapidement la lumière sur le dossier. Le candidat, qui nie toute irrégularité dans les emplois de son épouse et parle de "calomnies", a lui-même déclaré qu'il renoncerait à la présidentielle s'il était mis en examen.
Le vainqueur de la primaire de novembre tient dimanche à Paris son meeting de lancement de campagne.
ATS