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Chemin Auguste-VILBERT 8
| Chemin Auguste-VILBERT 8

Chemin Auguste-VILBERT 8, 1218 Le Grand-Saconnex
|Google maps|
|rue:||Chemin Auguste-VILBERT|
|secteur :||662300031-Grand-Saconnex - Organisations|
|type :||Habitation|
|construction :||Avant 1919|
|étages[1] :||3, pour 9.83 mètres.|
|Carte|
Le premier, (n. 4), n’a en fait qu’une haute et très étroite façade donnant sur la cour. Les deux autres sont tournées quant à elles, pour l’une, au sud-ouest, sur une terrasse jardinée qui domine la route de Ferney, pour l’autre, au nord-ouest, en direction du Jura. Moins haut et mono-orienté, le deuxième, (n. 6), s’appuie contre le premier et regarde uniquement au nord-est, c’est-à-dire en direction de la courette et du mur de soutènement de l’église. Plus haut et le plus large, le troisième, (n. 8), s’adosse aux deux premiers (n. 4 et 6). Il compte quant à lui trois façades : la première tournée sur la placette, la deuxième au sud-est, sur la déclivité montante de la colline, la troisième sur la terrasse qui surplombe la route de Ferney. Le quatrième et dernier bâtiment, qui relève du numéro 4, est une grange mi-enterrée dans la pente, dont la porte ouvre sur la petite cour.
Plus ou moins bien agencés les un avec les autres, mais ayant tous, peu ou prou, comme dénominateur commun la courette placée au pied de l’église et les terrasses donnant sur la route de Ferney, ces quatre bâtiments forment un îlot préservé qui doit être envisager dans son ensemble, tant d’ailleurs en ce qui concerne son architecture, que ce qui touche à son contexte paysager, arbres, arbustes et jardins qui embellissent ce flanc de colline.
Juste avant la grange du XVIIIe siècle, ce dernier bâtiment est de loin le plus grand et le plus haut de l’îlot, et le seul à compter trois façades : la première donne sur la petite cour, la seconde sur les terrassements effectués pour creuser la colline et aménager à cet endroit un espace plan (jadis peut-être construite ou pas), la troisième sur la terrasse jardinée qui surplombe au sud-ouest la route de Ferney. Côté cour, au rez-de-chaussée, est percée la porte d’entrée, accès qui est curieusement déjetée à droite, peut-être pour ne pas affaiblir la partie droite contre laquelle s’appuie la grange. Banalement, au dessus de cette porte, sont percées des fenêtres d’étage en étage. Face à colline, au sud-est, s’étire la plus longue façade de la maison, façade qui de ce côté ne compte par contre que trois niveaux. Elle est symétriquement divisée en trois travées, sauf au rez-de-chaussée, où une porte couverte d’un auvent métallique vient rompre cette organisation. Du côté du jardin surplombant la route, sa troisième façade, aussi étroite que celle donnant sur la petite cour, superpose quatre niveaux de bais, du rez-de-chaussée jusqu’ aux combles. Ce dernier étage est maladroitement couvert par une toiture en appentis irrégulier, indice certain, soit de travaux arrêtés brusquement, soit d’accidents advenus après la construction de la maison (incendie par exemple), soit encore d’une surélévation opérée après coup. A sud-est, contre le mur de soutènement sur lequel repose la grange, s’appuie un curieux édicule de deux niveaux : construit en molasse, le premier servait au rez-de-chaussée de chambre à lessive ; charpenté, le second était utilisé à l’étage pour sécher le linge une fois lavé, d’où l’ouverture en façade de larges baies. Un escalier extérieur d’une volée droite permet de passer d’un niveau à l’autre.Laissé aujourd’hui à l’abandon, le jardin n’est plus que l’ombre de lui-même, mais il garde, près du mur de soutènement au sud-est, une descente d’escalier dont les degrés débouchaient sur la route de Ferney au niveau du trottoir. Ce passage direct est aujourd’hui condamné.[2].