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La propriété de l’État sur 93% des terres fait l’objet d’une surveillance croissante à mesure que la population augmente et que les prix de l’immobilier ne cessent d’augmenter. Près de 93% des terres en Israël appartiennent à l’État ou sont gérées par lui. Cette structure, qui visait historiquement à protéger et à faire d’Israël un «État juif», fait l’objet d’un examen minutieux alors que la population d’Israël augmente et que les prix de l’acquisition immobilière en Israël ne cessent d’augmenter.
A qui appartiennent les terres
Les terres appartenant à l’État comprennent toutes les terres qui étaient soumises au mandat britannique avant la fondation de l’État d’Israël et qui ont été réquisitionnées par le gouvernement après sa création. Les terres qui entrent dans cette catégorie représentent environ 69% des terres en Israël. Les terres appartenant à l’Autorité de développement comprennent les terres confisquées conformément à la loi sur les terres des absents et à la loi sur l’achat des terres, qui concernaient principalement des terres abandonnées par des propriétaires arabes en 1948. Cela représente environ 12% des terres en Israël. Enfin, le Fonds national juif possède environ 12% des terres. Les terres entrant dans ces 3 catégories sont toutes gérées par l’Administration des Terres d’Israël (ILA) et la majorité de ces terres sont uniquement mises à la disposition de citoyens israéliens ou de non-résidents juifs au moyen de baux à long terme allant de 49 à 98 ans.
Contrairement aux terres appartenant à l’État, dont la plupart ne peuvent être louées qu’à des citoyens israéliens ou à des non-résidents juifs, les terres privées sont beaucoup moins restrictives. Les propriétaires de terres privées en Israël sont libres de transférer la propriété de leurs biens à quiconque, juif ou non juif, citoyen d’Israël ou non-citoyen d’Israël. Ce type de terrain est en forte demande et on peut en trouver une grande partie dans les zones urbaines de Tel-Aviv, Jérusalem et Haïfa.
Le dilemme actuel en Israël avec les terres appartenant au gouvernement
Afin de suivre la croissance démographique israélienne et l’acquisition immobilière en Israël en plein essor, l’Administration israélienne des terres doit communiquer les appels d’offres pour des terrains aux entreprises de construction, qui construiront de nouveaux appartements. Au cours du récent boom immobilier en Israël, l’ILA n’a pas libéré de nouvelles terres à un prix qui soit suffisamment raisonnable pour que les entrepreneurs gagnent de l’argent. Par conséquent, les nouveaux appartements ne sont pas construits à un rythme suffisant pour répondre à la demande. De plus, le processus de planification en Israël est le plus lourd du monde occidental. Le Premier ministre Binyamin Netanyahou aurait déclaré “qu’il faut au moins cinq ans pour planifier un appartement en Israël”.
La réforme agraire à l’horizon
Les nouvelles de ces deux dernières semaines ont été dominées par les manifestations dans les rues contre le coût élevé du logement en Israël. Les manifestants ont installé des tentes dans tout le pays qui semblent attirer l’attention du gouvernement. Netanyahu a promis des mesures immédiates et radicales de réforme à la fois de l’Administration des Terres d’Israël et des comités locaux de planification et de construction. Le premier ministre est allé jusqu’à qualifier l’ILA de monopole gouvernemental.