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Lors de leur journée de réflexion semestrielle, les quatre académies ont scellé leur stratégie: rappeler constamment à la société ses obligations défaire progresser le développement durable et attirer l'attention du public sur les chances qui en résultent et les problèmes à résoudre.
Selon un communiqué de presse daté du 20 novembre 2003, les Académies fondent leurs réflexions sur les réalités suivantes: nous habitons une terre limitée. Les technologies modernes de communication rendent visibles les différences de prospérité. La destinée de l'humanité implique d'offrir à la population de cette planète en constante augmentation et à ses descendants une qualité de vie acceptable. Les pays en voie de développement et les pays émergeants ont un besoin de rattrapage au niveau de l'utilisation des ressources. L'irrémédiable tarissement des ressources non renouvelables exige une exploitation plus efficiente de celles-ci et, simultanément, leur remplacement progressif par des ressources renouvelables, soit le progrès vers la durabilité. Seul un développement durable peut garantir une couverture des besoins actuels sans affecter les possibilités des générations futures. Les économies publiques hautement développées ont la marge de manoeuvre et l'expérience nécessaires pour montrer la voie à suivre. Bien que la contribution de la petite Suisse au budget global soit négligeable, elle doit s'engager par solidarité et parce qu'elle puise ses ressources du flot d'énergies et de matières premières. Cet état de dépendance la rend vulnérable en situation de pénurie.
Les progrès nécessaires sur le chemin de la durabilité demandent de nouvelles découvertes scientifiques et leur transfert en des solutions pratiques, ainsi qu'une société qui s'oriente plus vers des valeurs éthiques que matérielles, écrivent les Académies. Les influences de notre comportement sur l'environnement ne se manifestent souvent qu'après plusieurs générations. Si les conséquences immédiates des atteintes à l'environnement ne sont pas ressenties par la génération qui les cause, il n'y a pas d'incitation directe à un rapport plus respectueux avec les ressources. Par conséquent, la science doit d'urgence indiquer la direction à suivre avec des procédures prospectives anticipées. Les innovateurs agissant tôt pourront aussi tirer un profit économique de cette avance temporelle. La société doit se mettre d'accord sur la stratégie à appliquer afin d'atteindre à long terme le progrès planifiable du développement durable, en intégrant nos connaissances et en tenant compte des conditions cadres économiques, écologiques et sociales. "Nous avons ancré en 1999 le concept du développement durable dans la constitution fédérale. Il est temps d'agir selon ces principes", constatent encore les Académies.
Les quatre académies scientifiques engageront le potentiel de connaissances dont elles disposent pour rappeler constamment à la société ses obligations défaire progresser le développement durable et attirer l'attention du public sur les chances qui en résultent et les problèmes à résoudre.
Source
H.R./C.P. d'après un communiqué de presse commun des quatre Académies du 20 novembre 2003