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Le PDC veut répéter la votation fédérale de 2016 sur l'imposition des couples mariés. Le parti a déposé lundi des recours dans plusieurs cantons. En cause: une erreur de calcul de l'administration fédérale sur le nombre de couples pénalisés fiscalement.
L'initiative du PDC "pour le couple et la famille - non à la pénalisation du mariage" avait été été rejetée de peu le 28 février 2016, par 50,8% des votants. Une large majorité des cantons l'avait en revanche acceptée.
"Le Conseil fédéral a reconnu le 15 juin des erreurs majeures dans l'information lors de la campagne de votation", écrit le PDC dans un communiqué annonçant le dépôt de ses recours. En effet, au lieu des 80'000 couples mariés et enregistrés, pénalisés par rapport à des concubins, ce sont 454'000 couples qui sont concernés.
Ce sont "près d'un million de personnes, ou un huitième de la population suisse", souligne le parti. Avec les bons chiffres, "l'initiative aurait été acceptée", estiment les démocrates-chrétiens.
Plaintes dans au moins huit cantons
Le PDC exige une répétition de la votation populaire sur son initiative. Il demande que le peuple puisse se prononcer à nouveau sur la base d'informations correctes et transparentes. Les instances dirigeantes du parti ont dès lors déposé des recours dans au moins huit cantons, a indiqué à Keystone-ATS Marianne Binder, présidente du PDC en Argovie.
A part l'Argovie, des recours ont été déposés dans les cantons de Berne, Bâle-Campagne, Soleure, Vaud, Valais, Zoug et Zurich, a-t-elle précisé.
Ces cantons ont dix jours pour se prononcer. En cas de refus ou de non entrée en matière, les recourants peuvent s'adresser au Tribunal fédéral.
Plus de 250'000 retraités
La Confédération avait jusqu'ici estimé que plus de 80'000 couples mariés, dont les deux époux travaillent, et plus de 250'000 retraités sont actuellement pénalisés par rapport à des concubins dans la même situation économique.
L'Administration fédérale des contributions (AFC) avait toutefois oublié de comptabiliser les couples mariés à deux revenus avec enfants. Eux inclus, le nombre de couples mariés pénalisés dont les deux époux travaillent s'élève désormais à 454'000. Pour les retraités, le chiffre de 250'000 reste valable.
La répétition d'une votation fédérale serait une première dans l'histoire du pays, a indiqué à Keystone-ATS la Chancellerie fédérale. En 2008, l'acceptation de justesse de la réforme de l'imposition des entreprises II avait fait l'objet d'un recours du PS. Il s'agit du seul précédent de ce type.
Le Tribunal fédéral avait alors rejeté l'organisation d'un nouveau vote, tout en tapant sur les doigts du Conseil fédéral pour sa mauvaise information. Il avait argué que la loi était déjà entrée en vigueur et que l'annulation du vote mettrait en péril la sécurité juridique en créant des inégalités de traitement.
Vision conservatrice
L'initiative du PDC était combattue notamment par les milieux libéraux et de gauche, qui dénonçaient sa vision conservatrice de la famille. Elle définissait le mariage comme l'union durable d'un homme et d'une femme et, fiscalement, comme une communauté économique, des postulats qui vont à l'encontre de projets comme l'ouverture du mariage aux couples homosexuels ou le passage à une imposition individuelle.
A gauche, on critiquait également un cadeau fait aux riches, les derniers couples mariés discriminés n'appartenant pas aux couches populaires.
(Source ATS - Photo ©KEYSTONE/LUKAS LEHMANN)
Roshdy Zem : "Soyons délicats avec les nôtres"
Le comédien et réalisateur français présente Les Miens, son dernier et sixième film, en salles le 23 novembre. L'histoire vraie d'une fratrie - la sienne - dont les relations se trouvent changées après le traumatisme crânien du frère aîné. Interview croisée pour La Journée Finit Bien.
Les Miens, ce sont les siens, les nôtres. L'histoire a été réellement vécue, elle suit Moussa (sublime Sami Bouajila), frère aîné attentif, doux, voire effacé. A la suite d'un traumatisme crânien que personne n'arrive à expliquer, son attitude et sa personnalité changent. Moussa n'a plus de filtre, dit haut ce que tout le monde pense bas et fait ressortir toutes les vérités et les non-dits d'une famille a priori normale et soudée.
Grâce à une mise en scène réaliste et une direction d'acteurs très juste et très fine, Les Miens oscillent constamment entre fragilité et déchirure, simplicité et complexité, vérité et miroir. On trouve ici Ryad (Roshdy Zem), star de la télé à qui l'on passe tout, Samia (parfaite Meriem Serbah), la sœur qui remplace la mère ou encore Emma (Maïwenn) qui tente de recoller les morceaux mais qui n'y arrive pas.
On aime ici la crédibilité rare de chacun des personnages et des scènes de famille, à travers lesquelles le réalisateur parle bien plus en réalité de toutes nos familles que simplement de la sienne.
"Il faut savoir mettre des filtres avec ceux que l'on aime" confie Roshdy Zem, César en 2020 du meilleur acteur pour le film Roubaix, une lumière d'Arnaud Desplechin. On ne peut pas tout dire, et c'est bien normal. Il faut rester délicat."
Sortie en salles le 23 novembre 2022.
Patrick Bruel : "Il faut savoir prendre le temps d'écouter"
La vie, tout simplement. Dans son nouvel et dixième album en studio Encore une fois, Patrick Bruel aborde des thèmes forts et universels, comme il l'explique à Benjamin Smadja et Elsa Duperray dans cette interview.
Ne pas toujours se fier ni aux apparences, ni aux premières secondes. Le dixième et nouvel album studio de Patrick Bruel , Encore une fois, s'étoffe au fur et à mesure de l'écoute et des titres, dont chacun aborde un thème toujours fort, à la fois personnel et universel.
"On se rappelle majoritairement mes tubes radio qui parlent d'amour, confie le chanteur au micro de Benjamin Smadja et Elsa Duperray. Je parle pourtant souvent de chose plus large, de tout ce qui nous touche, tous, à un moment de notre vie, avec plus ou moins de force, comme la maladie, la drogue, et même la guerre. Le fil rouge de ce nouvel album, c'est la vie, tout simplement."
Egalement producteur de cet album, Patrick Bruel s'est entouré d'artistes, au gré de rencontres. Hoshi (J'avance), Mosimann (J'avance, Dernier verre premier café) ou encore Yuksek (Le Fil) signent ainsi parmi les meilleurs titres de Encore une fois. Mi-Stromae mi-Kool-Shen, Patrick Bruel prend des risques sur On en parle, mais le pari est gagné pour ce nouvel album qui vogue entre électro, disco et parfois chanson française.
Prendre le temps d'écouter, et réfléchir. Voilà ce que nous offre ce nouvel opus. Patrick Bruel était l'invité de Benjamin Smadja et Elsa Duperray sur Radio Lac.
La 8e édition du festival Jeune Public s'ouvre mercredi à Lausanne
Le festival Cinéma Jeune Public revient mercredi pour une 8e édition dans les salles de Lausanne et Pully. Programmée sur cinq jours, la manifestation propose aux enfants dès trois ans une cinquantaine de films, courts et longs métrages, mais aussi un ciné-concert et des ateliers de création.
Pour inaugurer cette édition 2022, le long métrage d'animation franco-suisse "Yuku et la fleur de l'Himalaya", de Rémi Durin et Arnaud Demuynck, sera projeté en avant-première romande, dans le cadre de Ciné-familles, ont indiqué les organisateurs. Dans ce film musical, Agnès Jaoui, Arno, Tom Novembre ou encore Alice on the Roof ont prêté leur voix aux personnages.
La manifestation s'articule toujours autour de cinq programmes de courts-métrages en compétition internationale. Ils se verront remettre le Prix du Jury des Gymnases (films dès 14 ans), le Prix du Jury des jeunes (films dès 12 ans), le Prix du Jury des enfants (films dès 8 ans) et le Prix du public (films dès 4 ans).
Une nouvelle compétition de six longs métrages, en première suisse, complète ce programme. Un jury de trois réalisateurs de la relève du cinéma remettra un prix pour la meilleure création jeune public. Autre nouveauté, le festival s'ouvre à différents formats de création: série, réalité virtuelle, fiction sonore ou encore clips vidéo.
La manifestation est notamment tournée vers les écoles. Cette année, ce sont plus de 130 classes de tous les degrés (2200 élèves) de Lausanne, Pully, Renens, Lutry, Chavannes-près-Renens, Ecublens, Préverenges et Froideville qui assisteront aux projections et participeront aux ateliers, soit une hausse de fréquentation de 50 classes par rapport à 2021.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Les photos de presse de l'année 2021 au Château de Prangins (VD)
Le Château de Prangins (VD) revient en images sur l'année 2021. Il expose dès vendredi les travaux des lauréats du Swiss Press et World Press Photo. Dont Denis Balibouse, photographe suisse de l'année, primé pour sa photo du sommet entre Joe Biden et Vladimir Poutine.
Des moments historiques, de l'émotion, des drames, de l'inattendu et de la poésie: les images exposées offrent une large rétrospective de l'année écoulée. Elles racontent des histoires courageuses et des actions remarquables. Le tout est à voir jusqu'au 18 décembre pour le concours international, jusqu'au 26 février pour le volet suisse.
Après la parenthèse de la pandémie, l'année 2021 a été une période de transition où les turbulences du monde ont refait surface, expliquent les organisateurs de l'exposition. Les photos primées parlent des tensions en Ukraine, des enlèvements d'élèves par des groupes islamistes en Afrique, des combats dans la bande de Gaza, des manifestations en Thaïlande et de la crise climatique.
Une main floue et l'envers du décor
En juin 2021, le président américain Joe Biden et son homologue russe Vladimir Poutine se rencontrent à Genève. Ils sont assis dans la bibliothèque de la Villa La Grange et prennent brièvement la pose. Denis Balibouse, photographe de l'agence reuters qui couvre l'événement, opte pour un plan large, incluant le décor.
Lorsque la sécurité demande aux photographes de partir, il voit cette main s'approcher et décide de rester quelques secondes de plus pour l'inclure dans ses photos. Le résultat, avec cette main floue au premier plan, dévoile un peu de l'envers du décor, et lui vaut d'être désigné photographe de l'année.
Approches diverses
Les différentes catégories retenues permettent de rendre compte de la diversité du travail de photographe de presse. Un sujet montre des chercheurs d'insectes sur un haut plateau des Grisons, un autre un reflet du conseiller fédéral Alain Berset dans un verre d'eau ou encore une enquête sur le monde culturel pendant le Covid.
Dans le concours international, la Canadienne Amber Bracken est la photographe de l'année pour ses images troublantes de robes rouges-orangées accrochées à des croix sur le site de l'ancien pensionnat pour autochtones de Kamloops, au Canada.
Ce travail fait référence à une page sombre de l'histoire canadienne. Il commémore la mémoire des enfants autochtones, retirés à leurs familles et victimes de sévices dans des pensionnats. En 2021, les restes de 215 enfants ont été retrouvés enterrés sur le site du pensionnat de Kamloops, en Colombie-Britannique.
Nouveau format
Cette année, le World Press Photo a changé de format, pour ne pas donner une place démesurée aux points de vue occidentaux. Désormais, le concours est subdivisé en six régions: Afrique, Asie, Europe, Amérique du Nord et centrale, Amérique du sud et Asie du sud-est/Océanie. Chacune a son propre jury chargé de désigner les lauréats, qui sont ensuite évalués par un comité international.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Une 25e Nuit du court métrage à Lausanne
Après avoir sillonné la Suisse, le festival itinérant de la Nuit du court métrage achève vendredi sa tournée à Lausanne. Au programme de cette 25e Nuit du Court: 114 films répartis en 19 séances et projetés de 19h00 à 04h00 du matin dans cinq salles du cinéma Pathé Les Galeries.
En provenance de 20 pays, les fictions, animations et autres documentaires dureront entre 2 et 29 minutes. Dans un communiqué diffusé lundi, les organisateurs annoncent que les festivités démarreront avec une séance "100% vaudoise" avec "La Reine des renards" de Marina Rosset, "Do Not Feed the Pigeons" d'Antonin Niclass, "Action" de Benoît Monney et "Fairplay" de Zoel Aeschbacher. Cette première séance se déroulera en présence de la conseillère d'Etat Nuria Gorrite et du syndic de Lausanne Grégoire Junod.
Pour les autres séances, l'équipe de programmation de l'association Base-Court a réuni les films en plusieurs thématiques, par exemple "sur le monde du travail, des femmes libres, des adolescent·es hors du commun", poursuit le communiqué.
Le public sera invité à faire la programmation durant une séance interactive, via un "Juke-Box courts métrages" avec l'humoriste Yacine Nemra en maître de cérémonie. Au petit matin, les meilleurs films seront récompensés lors de la séance de clôture par le Prix RTS du Public de Lausanne, le Prix RTS du Public de la Tournée de la Nuit du Court métrage et le Prix du Jury des jeunes.
www.nuitducourt.ch.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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