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L’effet d’une concentration en CO2 atmosphérique élevée (60 Pa) sur le rendement et la qualité des graines de cinq espèces herbagères en culture pure a été testé durant trois ans d’essai en champ. Quatre espèces ont montré une augmentation de la production de graines, alors que Plantago lanceolata L. a vu son nombre de graines diminuer. Le taux de germination n’a pas été affecté par une concentration en CO2 élevée, par contre la proportion de grosses graines chez les légumineuses a été diminuée. On conclut qu’une concentration en CO2 élevée pourrait réduire la part des graines tombées de P. lanceolata par rapport à celles de toutes les espèces de la communauté à laquelle elle appartient et pourrait provoquer une baisse de vigueur des graines de Trifolium repens L. et Trifolium pratense L. Une concentration en CO2 élevée pourrait donc influencer la composition botanique des prairies.
La fixation symbiotique de l'azote par des bactéries dans le sol en cohabitation avec des légumineuses entraîne une réduction du besoin en engrais. Dans les exploitations agricoles, ce paramètre n’est toutefois pas facilement mesurable. Or, des chercheurs d'Agroscope ont développé une méthode qui permet d'évaluer, au niveau de l’exploitation, les apports d'azote par la fixation symbiotique.
En Suisse aussi, la période de végétation s'est nettement allongée suite à l'augmentation des températures globales et régionales. À l’aide de données de l'Office fédéral de météorologie et de climatologie, Agroscope montre l'évolution de la période de végétation depuis le début du siècle dernier.
La réserve de minéraux phosphatés utile à la fabrication d’engrais pourrait être épuisée d’ici quelques décennies à l’échelle mondiale. Cette étude présente une piste pour recycler un sous-produit industriel suisse en engrais phosphaté.