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François André Danican Philidor est un des premiers joueurs d’échecs à mériter le titre de champion du monde. Il est connu pour sa maxime « les pions sont l’âme des échecs » et pour son livre à succès l’Analyse du jeu des échecs.
Né en 1726, ce français d’origine écossaise est musicien comme de nombreux membres de sa famille. C’est autour de ses dix ans, alors qu’il fait partie du chœur de la Chapelle Royal de Versailles, qu’il découvre les échecs.
Philidor arrive à Paris vers 1740. Il gagne sa vie grâce à la musique, mais n’oublie pas sa passion des échecs. Le café de la Régence, célèbre lieu de rendez-vous des joueurs de l’époque, devient rapidement son quartier général.
À 18 ans, faisant déjà partie des meilleurs joueurs, il tente le jeu à l’aveugle (sans regarder l’échiquier, en retenant mentalement la partie), tout d’abord contre un adversaire, puis en deux partie simultanées qu’il remporte. Durant sa vie, il affrontera les meilleurs joueurs de l’époque en France, en Angleterre ou encore en Hollande.
En 1748, Philidor rédige un des plus grands classiques de la littérature échiquéenne, l’Analyse du jeu des échecs, qui rencontre un énorme succès. Son ouvrage sera traduit en plusieurs langues et réédité plusieurs fois. Il est vu comme le premier théoricien du jeu d’échecs.
Malgré ses exploits, ses revenus variables ne lui permettent pas de subvenir aux besoins de sa famille. Il fait donc de nombreux aller-retours entre la France et l’Angleterre pour animer le Club d’échec de Londres, contre rémunération.
Bloqué en Angleterre durant la révolution française, il décèdera là-bas en 1795.
Références :
Sergio Boffa, François André Danican Philidor, La culture échiquéenne en France et en Engleterre au XVIII siècle.
Larousse du jeu d’échecs, 1977
Photos :
Wikipedia
Musée Suisse du Jeu