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Demander à l'éthique de trancher les dilemmes qui se posent dans notre vie en société est très répandu. Ce n'est pourtant pas son rôle. Après douze ans de participation active et critique à la Commission nationale d'éthique suisse (CNE), Alberto Bondolfi nous livre une réflexion sous forme de bilan sur les rapports entre éthique et droit.
Difficile de croire aujourd'hui qu'un jésuite puisse être pape, alors que cet Ordre a été supprimé par le Saint-Siège lui-même de 1773 à 1814. Une décision dont l'enjeu principal était l'établissement d'un nouveau rapport entre pouvoir civil et pouvoir religieux.
Présenter les transformations des orientations de la Compagnie au cours des deux derniers siècles tient de la gageure. Philippe Lécrivain s'y essaye, en privilégiant quatre moments : la « restauration » (1814-1853), les « durcissements » (1853-1914), les « atermoiements » (1914-1964) et enfin les « refondations » (1964-2014). Ces étapes suivent la chronologie des supérieurs généraux jésuites mais aussi la vie de l'Eglise et de la papauté.
Les tests de médicaments sur des êtres humains concernent toutes les grandes firmes pharmaceutiques, y compris les suisses Roche, Novartis et Actelion. Ils sont de plus en plus délocalisés et s'accompagnent de fréquentes violations éthiques. L'association suisse la Déclaration de Berne a demandé à nos autorités d'agir sans attendre.
Les perturbateurs endocriniens sont parmi les polluants les plus pernicieux que la société humaine ait créés car ils dérèglent les capacités de reproduction d'une bonne partie des animaux, de façon certes relativement peu violente, mais parfaitement radicale. Une fois la reproduction d'une espèce animale perturbée, celle-ci est menacée d'extinction en quelques générations.
Qui se soucie vraiment des pesticides, ces substances que l'on nomme de manière euphémique « produits sanitaires » ? Ils sont pourtant présents partout, non seulement dans notre production alimentaire moderne, mais aussi dans ce qui constitue notre quotidien le plus anodin : hygiène, loisirs, santé, logement, éducation, etc. Non sans conséquences.
Pour mieux appréhender les enjeux de la situation politique de la Turquie de 2014 (voir l'article suivant), un bref mémento des événements récents de son histoire peut s'avérer utile.
Le Conseil fédéral a signé le 11 septembre la Convention d'Istanbul « sur la prévention et la lutte contre la violence dont sont victimes les femmes ». L'occasion de se pencher sur la notion de « féminicide », une nouvelle catégorie d'homicides qui s'immisce dans le droit et qui côtoiera désormais les parricides, matricides et infanticides. Car il existe une haine des femmes qui peut aller jusqu'à la mort.
Le 22 septembre, le peuple suisse se prononcera sur le référendum relatif aux ouvertures prolongées la nuit et le dimanche des commerces des stations service. Une petite modification de loi, mais qui pose des questions fondamentales sur les normes qui structurent notre société et sur la direction que l'on veut donner à notre vie commune.
La Bible suggère que le bonheur compris comme une absence de soucis est illusoire face à la réalité. Elle propose un bonheur entendu comme une plénitude de vie, toute la vie, en y introduisant une dynamique transcendantale. Celle-ci ouvre la porte sur l'espérance a priori folle de la résurrection, hors cadre humain normal, mais néanmoins en cohérence profonde avec l'expérience de vie.
Jusque dans les années 1960, les suicidés n'avaient pas droit à des obsèques chrétiennes. La conscience collective en a été marquée au fer rouge, même si l'Eglise les accueille tous aujourd'hui, persuadée, comme Thérèse de Lisieux, qu'« on ne peut tomber plus bas que dans les bras de Dieu ». Une espérance pour ceux qui restent, dont l'accompagnement, surtout des jeunes, demande accueil, écoute et partage.
Le 17 février 1863, il y a 150 ans, un groupe de citoyens de Genève créait la Croix-Rouge. Mais les valeurs fondatrices de l'humanitaire sont beaucoup plus anciennes et universelles. Exécutoires le plus souvent entre membres de la même civilisation, le christianisme, avec sa vision de l'amour du prochain, en a élargi la perspective. La conception occidentale moderne de l'humanitaire est son héritage. Soumise à des tensions entre particularismes et universalisme, elle devrait être réexaminée à l'aune des cultures locales.