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Le solitaire "Robinson Crusoé" entre dans la Pléiade
Quand Daniel Defoe publia son roman à Londres en 1719 il le fit sous couvert de l'anonymat. Alors âgé de 59 ans, il ne voulait pas qu'on lui attribue la paternité de ce livre censé être écrit par Robinson Crusoé lui-même.
"La Tempête" du peintre et graveur veveysan François Aimé Louis Dumoulin. [Pro Helvetia] Pour nombre de romanciers anglais du XVIIIe siècle, l'anonymat n'était pas exceptionnel. "Il s'agissait de ne pas déchoir aux yeux du public en associant leur nom à des histoires réputées futiles" explique l'universitaire Baudoin Millet dans la préface de cette édition qu'il a dirigée. Ce n'est qu'en 1781 que le nom de Daniel Defoe apparaît.
La suite de Robinson
Le volume de la Pléiade reprend également la seconde partie du roman, écrite dans la foulée et moins connue des lecteurs francophones, où l'on voit le héros bourlinguer jusqu'en Chine et en Russie.
Présenté dans la traduction établie par Pétrus Borel en 1836, le volume est accompagné des 150 gravures que l'artiste veveysan François Aimé Louis Dumoulin (1753-1834) avait réalisées à partir du roman.
ats/mcm
Publié le 30 octobre 2018 à 14:15 - Modifié le 30 octobre 2018 à 14:21
Robinson et l'esclavage
"En tout état de cause, ces réécritures, si diverses soient-elles, partent chacune de l'amer constat que dresse Patrick Chamoiseau, auteur de "L'Empreinte à Crusoé": "C'est triste: le Robinson de Defoe était un négrier".reas
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