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Le nom d'Agiez apparaît au 14è siècle mais l'origine de notre village est plus ancienne.
Le nom d'Aziacum, d'origine gallo-romaine, apparaît au XIe siècle déjà car le Roi Rodolphe III de Bourgogne fît une donation de cette localité au monastère de Romainmôtier. Elle ne cessa dès lors de faire partie des terres du couvent, puis du baillage de Romainmôtier et c'est le château d'Agiez qui abritait le responsable de la mayorie de cette bourgade. On peut voir encore contre la porte d'entrée de cette maison forte les coups portés par les burla-papey en 1802. C'est quelques années plus tard qu'on découvre au dessus du village un ancien cimetière burgonde.
C'est à cette époque qu'Agiez, comme de nombreuses communes de notre canton prend son essor avec la construction de plusieurs fermes vaudoises, remplaçant les maisons de bois. Jusqu'alors, seule l'église datant du 5e siècle, la cure, le four communal, le château et ses dépendances étaient construits en dur. Au 19e siècle, le village comptait une centaine d'ouvriers qui extrayaient des blocs de roche calcaires des grottes surplombant les Gorges de l'Orbe. Ces pierres blanches servirent à la construction de plusieurs édifices de notre canton, en particulier la Poste et la Banque Cantonale Vaudoise de la Place St-François de Lausanne, le casino et le Grand Pont de la ville d'Orbe. Du reste, cette activité a marqué notre commune puisqu'on retrouve deux pics de mineures sur nos armoiries.
Aujourd'hui, les habitants de notre commune disposent de toutes les commodités puisque toutes les habitations sont reliées au réseau de gaz, à la fibre optique, à l'épuration en séparatif, etc. La couverture du réseau téléphonique n'est, par contre pas extraordinaire car Agiez se situe au creux d'un vallon. Malgré tout nous y vivons heureux car nous y vivons un peu cachés. La commune dispose de la grande salle qui nous abrite, d'un refuge forestier en bois rond de 70 places, et d'un collège qui malheureusement n’abrite plus de classe mais abrite ses locaux administratifs. Agiez fait partie de nombreuses associations intercommunales et se trouve souvent tiraillée entre son attachement historique au Vallon du Nozon et la proximité de la ville d'Orbe et s'il fallait parler de fusion, ce serait si difficile de choisir qu'on préfère encore l'autonomie aussi longtemps que c'est possible. Le grand dossier qui occupe notre municipalité est celui de l'approvisionnement en eau potable. Les sources qui alimentent la commune d'Agiez et celle voisine de Bofflens sont assez superficielles et plus de 60 ha sont exploités avec des contraintes pour éviter une taux trop élevé de nitrates. Mandaterre fait le lien entre producteurs et communes et ce n'est pas toujours facile. Du côté d'Agiez, nous prospectons d'autres sources pour diversifier et assurer l'approvisionnement.
Les 546 ha d'Agiez comprennent 167 ha de forêts, 4 ha de vignes, le solde de cette superficie n'occupe plus que 6 exploitation agricoles sur les 43 que l'on rencontrait il y a un peu plus de 100 ans. Malgré cela, notre agriculture est très active.
Deux exploitations sont en production laitière, une en production maraîchère bio, une en grandes cultures, une en production d'oeufs et d'engraissement bovin et une en production viticole.
Le lait produit à Agiez est acheminé vers Ballaigues où il est transformé en vacherin et Gruyère. Les oeufs de quelques 40'000 poules pondeuses sont acheminés vers les centres de conditionnement et de distribution. Un raisin de qualité, de différents cépages est produit et acheminé pour une part vers la cave coopérative d'Orbe. Le reste est vinifié par un vigneron encaveur. La production de céréales et oléagineux est mise en valeur à la coopérative du Centre Collecteur de Croy et dans les installations de la Fenaco Orbe et Chavornay. Nous, agriculteurs, avons la chance de disposer d'un magnifique territoire (magnifique pour nous, cultivateurs), remanié depuis bientôt 50 ans. Une CAUMA met à disposition des agriculteurs une dizaine de machines abritées dans un hangar communautaire.
Quelques artisans sont installés au village, un menuisier, deux peintres, un restaurant. Aujourd'hui, la laiterie a fait place à un distributeur de produits laitiers et le service postal est assuré par la Poste d'Orbe.