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Le relevage des navires coulés ou échoués, opération pratiquement impossible dans le premier cas et difficile dans le second, peut être envisagé d’une façon moins aléatoire dans la seconde moitié du 19ème siècle avec l’emploi des scaphandriers.
Les renflouements représente l’activité principale des scaphandriers opérant sur les côtes de la France durant plus d’un siècle.
Il existe deux techniques de découpage sous-marin : au chalumeau (à gaz ou à l'arc électrique) et à l'explosif. Ces méthodes s'emploient lorsqu'il n'y a pas de possibilité de renflouement de tout ou partie de l'épave, du fait de la vétusté du bâtiment coulé ou de son tonnage trop important pour les moyens de relevage dont on dispose, ou encore de l'importance des destructions qui ont démantelé la structure de l'ensemble, éliminant toute possibilité de relevage par pompage.
L'oxycoupage consiste à porter localement à une température de 1350 degrés (pour fer et acier) l'élément à découper. Puis un jet d'oxygène pur brûle et chasse le métal en fusion. La combustion contribue au maintient en température de la zone de coupe. En déplaçant lentement et régulièrement le chalumeau on obtient une saignée de quelques millimètres de largeur. La puissance du jet d'oxygène et la rapidité de la coupe dépendent de l'épaisseur de la tôle et de la nature du métal que l'on doit sectionner. La chauffe préalable s'effectue grâce à une flamme résultant de la combustion dans l'oxygène pur d'un autre gaz qui peut être de l'acétylène, de l'hydrogène ou du propane. L'acétylène est un gaz souvent utilisé pour les découpages sous-marins du fait de son pouvoir calorifique très élevé, la flamme oxyacétylénique permet d'obtenir une température de 3100 degrés. Pour que la meilleure qualité de chauffe soit obtenue, le débit d'oxygène et d'acétylène doit être égal. L’inconvénient principal, et il est de taille, du gaz acétylène, c'est qu'il ne peut être employé sous une pression supérieure à 1,5 kg/cm2 sans risques d'explosion. De ce fait, la pression pour la chauffe devant être réglée à 200 g + pression due à l'immersion, il n'est pas possible d'employer un chalumeau oxyacétylénique au-delà de 13 mètres de profondeur, ce qui limite considérablement ses possibilités d'utilisation.
Démonstration de découpage
A la fin de la seconde guerre mondiale, les destructions opérées par les alliés au cours des hostilités, ou celles effectuées par l’occupant en battant retraite, laissent les ports dans un état de désolation inimaginable. Des milliers de navires ou d’installations portuaires sont détruits et encombrent les fleuves, les ports et rades, gênant considérablement, pour ne pas dire paralysant, les accès par voie maritime. Des centaines de scaphandriers travailleront sur des chantiers particulièrement difficiles.
Extrait des renflouements après la seconde guerre mondiale, source http://www.cinecitta.com
De nos jours, les scaphandriers restent toujours indispensables dans les opérations de renflouages.
Le vendredi 13 janvier 2012 dans la soirée, alors qu'il réalise une croisière hebdomadaire de sept jours en Méditerranée au large de la Toscane, le Costa Concordia, sous le commandement de Francesco Schettino s'approche très près des côtes afin de pouvoir faire la "révérence", approche consistant à raser les côtes pour saluer les habitants. Mais durant cette manœuvre, le navire heurte un récif, créant une brèche sur la carène sur une longueur estimée entre 70 m et 100 m où l’eau de mer va s’engouffrer très rapidement...
Le renflouage du Koursk