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Outre le nom d’un programme informatique d’effets spéciaux, le terme anglais ‘after-effect’ désigne l’effet secondaire, l’après-événement ou le contre-effet.
Utilisant cette polysémie du terme, l’exposition AFTER EFFECT aborde les conséquences de la production en art contemporain. Après le vernissage, après une année, après trente ou mille ans que reste-t-il des oeuvres ? Ne les percevons-nous pas quelque peu affadies ? ‘La Fontaine’ de Marcel Duchamp n’est-elle pas devenue un cliché de sa production, colporté à tout va ?
Reprenant ces questions, cette exposition se concentre sur ce qui reste de l’oeuvre initiale lorsque l’artiste décide de reprendre notre savoir académique pour le ré-actualiser ou le re-contextualiser afin d’en offrir une nouvelle interprétation. Les artistes de AFTER EFFECT emploient les clichés de l’histoire de l’art, ceux de la littérature ou de la culture de consommation pour les détourner, les transformer, proposant ainsi de nouvelles interprétations. Dès lors, l’affaire se complique, puisqu’il n’y a pas à véritablement parler un sujet thématique, mais un ensemble de dénominateurs communs à chercher dans l’attitude des artistes, dans leur volonté de changer les formes, de dédramatiser des notions, des expériences et dans leur manière de suggérer de nouvelles voies d’appréciation.