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Lors des votations populaires, hommes et femmes s'expriment de manière assez semblable. Les secondes sont toutefois plus sensibles aux aspects sociaux ou environnementauxCe contenu a été publié le 05 février 2007 - 16:35
C'est ce qui ressort d'une étude VOX-Trend publiée lundi. Elle montre également que la confiance des citoyens en leurs autorités se stabilise, mais à un niveau bas.
En Suisse, hommes et femmes participent autant aux votations: il n'y aurait donc pas de sujet typiquement féminin ou typiquement masculin, apte à mobiliser massivement les unes ou les autres.
De même, les catégories d'âge ne semblent pas jouer de rôle: les femmes les plus âgées, qui n'avaient pas le droit de vote dans leur jeunesse, ne sont pas moins assidues à se rendre aux urnes que les hommes de la même génération.
Et les votants des deux sexes sont souvent du même avis. Ils ont les mêmes chances de faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre.
Tels sont les premières conclusions de l'étude VOX-Trend 2006, commandée par la Chancellerie fédérale et réalisée par l'institut gfs.bern sur la base des analyses faites au lendemain de dix votations de la période 2004 à 2006 et de leur comparaison avec les 14 analyses de la législature 2000 – 2003.
Plus "vertes" et plus sociales
Les différences existent pourtant: alors que les femmes défendent plus facilement l'environnement, le service public et les personnes défavorisées, les hommes accordent davantage d'importance aux besoins de l'économie.
Ainsi, le vote des femmes a fait échouer en 2002 la libéralisation du marché de l'électricité et l'initiative de l'UDC (droite nationaliste) sur les abus dans le domaine de l'asile.
Les femmes ont été aussi plus nombreuses l'an dernier à accepter l'harmonisation des allocations familiales et l'initiative (rejetée) demandant que les bénéfices de la Banque nationale aillent à la prévoyance vieillesse.
Les femmes sont également moins favorables que les hommes aux économies dans le budget de l'Etat. Ainsi, c'est le vote des hommes qui a été décisif dans le rejet de l'initiative "Services postaux pour tous", qui demandait le maintien du réseau de La Poste.
Critiques envers l'armée
La plus grande différence entre les sexes a été observée en février 2004 lors du rejet du contre-projet à l'initiative "Avanti", sur le développement du réseau des autoroutes. Seules 29% des femmes avaient glissé un oui dans l'urne, contre 46% des hommes.
Par contre, on n'a pas relevé de différence marquante au sujet des délinquants sexuels ou de la naturalisation facilitée des jeunes étrangers.
De manière générale, les femmes sont également plus critiques envers l'armée. Elles ont tendance à voter différemment dans les domaines de la politique familiale, du partenariat et sur les questions spécifiquement féminines.
Confiance faible
Hommes et femmes confondus, cette étude montre également que la confiance de la population dans le gouvernement et les institutions s'est stabilisée à un bas niveau, après avoir atteint son plancher historique lors de la votation sur le paquet fiscal en mai 2004.
La confiance remonte principalement chez les électeurs de l'UDC et chez ceux qui se disent sans attache partisane particulière. Les votations gagnées par le gouvernement en 2006 ont aidé à faire remonter cette confiance.
swissinfo et les agences
L'intérêt stagne
L'implication des citoyennes et citoyens dans la vie politique s'est stabilisée en 2006. De 2002 à 2005, la participation aux votations fédérales a oscillé entre 30% et 45%. L'année dernière, elle s'est maintenue à 40%.
Pour s'informer, les votants continuent à privilégier la brochure officielle du gouvernement. Dans ce domaine, Internet ne gagne que lentement du terrain.
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