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Les Suisses aux urnes pour décider de l'avenir des centrales nucléaires
Le texte des écologistes déposé en novembre 2012 avec plus de 107'000 signatures incite même à une fermeture des centrales avant ce délai de 45 ans d'exploitation si leur sécurité ne peut plus être garantie.
Concrètement, "les trois réacteurs décatis de Beznau (AG) et Mühleberg (BE) seront arrêtés dans l'année qui suit la votation et les deux centrales de Gösgen (SO) et de Leibstadt (AG) après 45 ans de fonctionnement au maximum, soit au plus tard en 2024 et 2029", détaille le site des initiants qui exclut toute nouvelle construction de centrale. Parallèlement, les Verts exigent des économies d'énergie et la production d'énergies renouvelables.
Craintes post-Fukushima
Lancée au printemps 2011 dans la foulée de l'accident nucléaire de Fukushima au Japon, l'initiative a surfé sur un contexte qui a aussi infléchi les positions en Suisse et fait évoluer le débat sur l'avenir du nucléaire, notamment en mettant en lumière les dangers que pourrait faire courir la vétusté de certaines installations helvétiques.
Avec sa "stratégie énergétique 2050" (SE 2050), le Conseil fédéral s'est ainsi engagé en faveur d'une sortie progressive du nucléaire - sans contrainte temporelle - en misant sur une réduction de la consommation d’électricité, une hausse de la part de courant propre et une réduction des émissions de CO2. Des options approuvées en votation finale par les Chambres fédérales lors de leur dernière session. Mais elles sont contestées par l'UDC qui a décidé de lancer un référendum.
Si le Conseil fédéral s'oppose au texte des Verts, c'est que le gouvernement ne veut pas de contrainte temporelle à la mise hors service des centrales. Quant au Parlement, il recommande également de rejeter "Pour sortir du nucléaire".
Centaines de millions de dédommagements?
La gauche fait bloc derrière les écologistes. Les partis de droite recommandent de leur côté de dire non le 27 novembre. Pour eux, de telles mesures pousseraient la Suisse - dont environ 33,5% de l'énergie est d'origine nucléaire - à augmenter son approvisionnement, et par là sa dépendance, à l'étranger.
Si pour "Sortir du nucléaire" était acceptée, il en coûterait "des centaines de millions de francs" aux contribuables, dans la mesure où les exploitants des centrales pourraient demander des dédommagements à la Confédération en cas de démantèlement anticipé de leurs installations, préviennent encore les opposants au texte.
gax
Publié le 26 novembre 2016 à 15:59 - Modifié le 26 novembre 2016 à 20:34