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Abstract
Les banlieues de Stockholm ont été construites à partir de bâtiments solitaires qui n'ont pas été organisés selon une forme architecturale et urbaine unifiée. Ces quartiers manquent d'espaces collectifs où pourraient se confronter des personnes d'origines et de classes sociales différentes. Tel est le site de ce projet, divisé par deux routes en quartiers populaires et bourgeois à l’intersection desquels la station de métro de Islandstorget la place de l'Islande – ne constitue pas une place digne de ce nom. Cette station de métro et la route – qui organise aujourd'hui une école, une station-service et une église – possèdent pourtant un potentiel urbain latent. En introduisant une série de bâtiments métropolitains qui viennent compléter l’ensemble existant, ce potentiel urbain passif est activé. Ces bâtiments appartiennent tous à une famille d'ancêtres, variantes d’une même typologie: un espace central qui organise sa périphérie, tant à l'échelle architecturale qu'urbaine. Cette collection de bâtiments révèle des principes communément partagés de convenance et d'économie servant de base à une architecture contemporaine. Dans un nouveau contexte et dotés d'un nouveau programme, ces modèles purs de l'architecture scandinave se transforment en un ensemble de bâtards défigurés, qui synthétisent la dialectique “contexte hors contexte”, “urbain et suburbain”.