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Parmi les réformateurs protestants du XVIe siècle, Guillaume Farel – disparu voici 450 ans – est un combattant de la première heure, indéfectible partisan de la nouvelle foi. Plus libéral, Sébastien Castellion, dont on célèbre les 500 ans, conteste les … Lire la suite
Le caractère de Martin Luther (1483-1546) le porte sa vie durant tantôt à se tourmenter et tantôt à mener joyeuse vie. Moine ultrareligieux dans sa jeunesse, Martin se persécute et se flagelle. Il recherche la perfection devant Dieu, graal inaccessible … Lire la suite
Prétendre que la religion est une affaire d’argent est réducteur. La foi, le pardon, l’espérance du salut, ne sont pas des affaires financières. Pourtant, à chaque époque, les liens entre la piété et l’économie sont très intenses. La mentalité religieuse … Lire la suite
Devenir soi-même et renoncer à soi-même sont deux mots d’ordre apparemment contradictoires de l’Evangile. Le premier correspond bien à l’esprit de la modernité, le second lui est incompatible, notre société de consommation se méfiant de toute forme de sacrifice. Les conserver ensemble, hors toute forme de radicalisme, est une manière de percer le mystère de la spiritualité chrétienne. Lire la suite
Dans cette conférence présentée lors de la conférence internationale de l’ICCJ (International Council of Christians and Jews) à Aix-en-Provence, le 2 juillet 2013, je réponds en deux phases à la question qui m’est posée : “La modernité peut-elle survivre sans religion ?”. La conférence a été traduite en anglais:
Dans une première partie de la conférence, je répond négativement à la question, en montrant que la modernité ne parvient pas à éliminer toutes les raisons qui conduisent les êtres humains, ou du moins certains d’entre eux, à adopter une attitude religieuse.
Dans la seconde partie de la conférence, j’apporte une précision à la réponse précédente, en soulignant que si la modernité ne supprime pas la religion, elle la modifie par contre en profondeur. L’établissement de la laïcité tend en effet à intérioriser et spiritualiser la religion, un processus déjà entamé au sein des monothéismes eux-mêmes.
Kant distingue entre la religion intérieure, fondée sur le sens du Bien inné à tout être humain, et la religion extérieure, fondée sur le message de l’Église qui est la personnification du Bien dans le Fils de Dieu. À ses yeux, lorsque la religion extérieure devient un but en soi, elle se mue en une fausse religion, car sa fonction est d’édifier la religion intérieure. Lire la suite
Prétendre à la perfection intérieure, et du coup se passer de la grâce, est un non-sens spirituel. Le protestantisme ne l’a que trop souligné. À l’inverse, tout miser sur le simple effacement de nos fautes, au point de négliger ce travail intérieur de pacification du soi et de guérison intérieure, c’est ignorer la valeur irremplaçable de notre for intérieur. Selon certains mystiques, le siège de nos émotions et de nos pensées intimes est aussi la demeure du divin en nous : Une conscience à la fois sensible et fragile. Lire la suite
Le texte biblique
Romains 6,22-23 : Mais maintenant, libérés du péché et devenus esclaves de Dieu, vous portez les fruits qui conduisent à la sanctification, et leur aboutissement, c’est la vie éternelle. Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ, notre Seigneur. Lire la suite
Après avoir présenté la diversité du protestantisme actuel au moyen du modèle de la fronce, je présente la complémentarité des théologies de la croix et des théologies de l’expérience, qui mettent en scène des conceptions différentes de la grâce divine.
Formation donnée lors de la retraite des conseils de paroisse au Twannberg, le 4 février 2012.
A priori, tout diffère entre le christianisme et le bouddhisme : Alors que le christianisme, à la suite du judaïsme, est une religion monothéiste centrée toute entière sur la foi au Dieu sauveur, les dieux de l’hindouisme n’ont plus d’importance significative dans le bouddhisme, de sorte que l’on peut se demander s’il s’agit encore d’une religion ou plutôt d’une philosophie. Nous verrons pourtant qu’au-delà de cette opposition, les projets spirituels du Christ et du Bouddha visent un objectif semblable : Libérer leurs disciples de la servitude des rituels religieux célébrés par les prêtres, en mettant l’accent sur la qualité de la vie personnelle de chacun/e. Tant cette différence que cette similarité avec le christianisme sont à l’origine de la bonne réputation dont jouit le bouddhisme en Occident, alors même qu’il demeure souvent mal compris.
Conférence donnée à l’Université populaire à Courrendlin le 16 novembre 2010, puis durant le premier semestre 2011 dans le cadre des paroisses réformées à Tavannes, à Diesse, à Berne et à Cernier.