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New York - Novartis à commencé à se défendre devant le Tribunal du district de New York. La filiale américaine du groupe pharmaceutique bâlois fait face à une plainte collective de 17 ex-employées qui l'accusent d'avoir sciemment discriminé les femmes.
Selon l'acte d'accusation, Novartis a de manière systématique payé des salaires inférieurs à son personnel de sexe féminin. Le groupe aurait également conseillé à ses employées d'éviter une grossesse, Les 17 plaignantes font aussi état de remarques désobligeantes et péjoratives de manière répétée à leur encontre.
Elles reprochent en outre à la filiale américaine de Novartis de favoriser de manière systématique la carrière de ses employés masculins ainsi que leur formation.
Depuis le dépôt de la plainte en 2004, Novartis réfute toutes ces allégations. Ses avocats ont maintes fois rappelé les directives de "tolérance zéro" que l'entreprise fait figurer publiquement sur son site.
Un des avocats du groupe, Richard Schnadig, a appelé à la barre des témoins un directeur de Novartis aux Etats-Unis. Celui-ci a affirmé que l'entreprise ne distribuait pas de promotions basées sur le sexe de la personne ou sur des faveurs, mais plutôt en fonction de la performance et des ventes réalisées par le collaborateur ou de la collaboratrice.
Une affirmation que l'avocat des plaignantes Steve Wittels a réussi à discréditer en contre-interrogatoire. Il a pu démontrer que ce même directeur avait refusé une promotion à l'une des plaignantes, notamment parce qu'elle se serait montrée arrogante lors de l'entretien. Pourtant la candidate avait des résultats excellents. Le directeur lui a préféré un homme.
ATS