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Info: Le Pays – Que retiendra-t-on de Jacques Fanet, qui s’est éteint samedi soir à Belfort, quelques semaines après son épouse ? Sa faconde pour raconter ses souvenirs de la Seconde Guerre mondiale ? Son soucis de transmettre son savoir-faire à ses apprentis ? Sa passion pour l’automobile ou la photo ? Sa curiosité et son intérêt pour les nouvelles technologies, qu’il a transmises à son fils ? Sa passion pour l’aéronautique, qu’il a transmise à ses petits-enfants ? Sans doute un peu de tout de cela, associé à un large sourire et à un regard pétillant et rieur.
Jacques est né le 1er janvier 1929, à Paris, au foyer de Julienne Nicot et d’Henri Fanet, boulanger au 68, faubourg de Montbéliard, à Belfort.
Il a très tôt assisté son père dans son métier de boulanger-pâtissier. C’est dans le cadre de cette activité qu’il est entré dans la Résistance, avec sa mère : il profitait de ses tournées de livraison de pain pour faire passer des aviateurs en Suisse. Jacques et sa mère ont été arrêtés par la Gestapo. Il est alors envoyé en Allemagne dans le cadre du STO (Service du travail obligatoire), tandis que sa mère est internée en camp de concentration, d’où elle reviendra presque miraculeusement vivante. Jacques, quant à lui, parvient à s’évader et trouve refuge en Côte-d’Or, à Cessey-sur-Tille. Il s’engage alors dans l’US Air Force en tant que radio-navigateur, ce qui le conduira à participer au pont aérien de Berlin.
Lors de ses permissions, il rencontre Andrée Lollier, qui deviendra son épouse le 4 février 1950. De cette union est né Alain, le 8 juillet 1959, qui faisait sa fierté. D’une première union avec Anne, Alain lui a donné un petit-fils, Théo ; d’un second mariage, avec Armelle, sont nés Tom et Max.
Jacques et Andrée ont repris la boulangerie paternelle à leur compte et ont étendu son activité à la pâtisserie. Au cours de son activité professionnelle, il s’est efforcé de transmettre son savoir-faire en accueillant régulièrement des apprentis du CFA.
Parallèlement à son activité professionnelle, il s’est investi dans plusieurs associations : « F3AR » était son indicatif de radioamateur ; il était membre de l’association des boulangers-pâtissiers de Belfort, de l’association des anciens navigants et pilotes de marauder B26, membre de l’association belfortaine des diabétiques Diabel.
Amoureux de belles mécaniques et de conduite, il a participé dans les années cinquante au concours Renault du meilleur conducteur de France. Concours où il a été classé deuxième : il a alors remporté une Renault Frégate !
À 40 ans, il a découvert les joies de ses premiers congés payés et s’est envolé en compagnie de sa femme et d’amis au Mexique, aux États-Unis, au Japon, en Thaïlande.
Les obsèques de Jacques Fanet seront célébrées le jeudi 6 juin, à 9 h 30, à la cathédrale Saint-Christophe de Belfort.
À son fils, ses petits-fils et à toute sa famille, Le Pays présente ses très sincères condoléances.