Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/98441

<h2>SubmittedText<h2><text><p>Le Conseil fédéral est chargé de veiller à ce qu'une organisation qui demande à figurer sur la liste des destinataires invités à participer à une consultation soit ensuite invitée automatiquement à toutes les consultations qui concernent le but qu'elle poursuit. Par ailleurs, dans un souci de transparence à l'égard et du public et des organisations intéressées, l'administration sera chargée de publier les différentes listes des destinataires des procédures de consultation.</p></text><h2>FederalCouncilResponseText<h2><text><p>Le Conseil fédéral attache un prix particulier à la procédure de consultation, dont le principe est inscrit à l'article 147 de la constitution fédérale, et concrétisé par la loi du 18 mars 2005 sur la consultation (LCo ; RS 172.061). Ce dernier texte dispose notamment que "toute personne ou organisation peut participer à la consultation et exprimer un avis" (art. 4 al. 1 LCo). Pour garantir effectivement cette participation, à chaque fois qu'une procédure de consultation est ouverte, la Chancellerie fédérale publie la décision en indiquant le délai imparti et le service où le dossier peut être obtenu (art. 5 al. 3 LCo), ce qui signifie concrètement qu'elle la publie dans la Feuille fédérale et la diffuse par voie de communiqués de presse auxquels il est du reste possible de s'abonner (www.admin.ch). Cette procédure ne s'applique pas toutefois aux auditions qui portent sur des projets de portée mineure, organisées non par le Conseil fédéral, mais par les départements (art. 10 al. 1 LCo). Enfin, les dossiers soumis à consultation ou à audition sont tous publiés sur la page d'accueil du site internet de l'administration fédérale, www.admin.ch (art. 9 et 10 al. 2 LCo).</p><p>La loi sur la consultation prévoit trois groupes de participants distincts. D'abord, il y a ceux qui sont invités d'office à se prononcer, à savoir : les cantons, les partis politiques représentés à l'Assemblée fédérale, les associations faîtières des communes, des villes et des régions de montagne qui oeuvrent au niveau national, et les associations faîtières de l'économie qui oeuvrent au niveau national (art. 4 al. 2 let. a à d LCo). Ensuite, à ces organisations consultées systématiquement et dont la liste est tenue par la Chancellerie fédérale (art. 4 al. 3 LCo), s'ajoutent les autres milieux concernés par le projet dans le cas d'espèce (art. 4 al. 2 let. e LCo). Il est à noter que les personnes ou organisations des deux groupes précités ne sont pas seulement invitées formellement : il leur est également envoyé spontanément le dossier soumis à consultation, qu'elles n'ont donc pas à demander ou à télécharger. Enfin, le troisième groupe est constitué des personnes ou organisations qui, bien que ne faisant partie ni du premier, ni du deuxième groupe, n'en souhaitent pas moins émettre un avis sur un projet mis en consultation (art. 4 al. 1 LCo), et qui, doivent, elles, demander ou télécharger le dossier concerné.</p><p>Pour ce qui est de la question de savoir qui appartient aux "milieux concernés par le projet dans le cas d'espèce", donc au deuxième groupe, il est impossible d'y répondre à l'avance et de manière définitive, puisque la réponse varie précisément en fonction du projet concerné. Aussi n'est-il pas possible d'établir la liste demandée par l'auteur de la motion.</p></text>