Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07207.jsonl.gz/1040

L’œuvre de maturité de Le Corbusier est imprégnée par l’idée de la « synthèse des arts majeurs ». Ainsi se trouvent à Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp ou au Palais des Assemblées (Parlement) de Chandigarh de grandes peintures émaillées par lesquelles l’architecte artiste cherche à transcender le sens des imposants portails d’entrée. À Zurich, l’entrée principale et celle de service sont cachées sur la façade opposée d’un module spatial de 2,26 m de longueur latérale. Pour accentuer l’importance de cet espace, Heidi Weber, la maîtresse d’ouvrage, fait poser sur la façade de devant la reproduction d’un « Ubu », une gravure en noir et blanc extraite de la Série Panurge, éditée par ses soins. La porte pivotante côté sud, inspirée de Ronchamp, est également animée par des reproductions d’œuvres de Le Corbusier : à l’intérieur par le lavis Taureau de 1963, provenant de la collection de Heidi Weber, à l’extérieur par la lithographie Os 2, qu’elle a publié à 150 exemplaires en 1964.