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Les "Poésies" de François Villon réunissent l'oeuvre poétique de Villon. Petit Lais, Testament, Ballade des pendus, Ballade des dames du temps jadis, etc. Son oeuvre poétique, avec celle de Rutebeuf, avec les farces médiévales, et le Roman de Renart, jettent les bases de la littérature française. Afin de rendre hommage à celui, qui le premier, créa une oeuvre mais aussi une légende, nous offrons au public des Éditions de Londres une traduction en français moderne ainsi que la version originale en français du Quinzième siècle. Découvrez cet inédit numérique unique.
« Les Sonnets » sont un recueil de vingt-neuf sonnets de La Boétie, écrits à une période incertaine de sa vie. Si certains, la plupart, considèrent que les Sonnets ont été écrits avant le Discours de la servitude volontaire, d'autres les voient comme une oeuvre de maturité. Dur à dire. Ils sont intégrés par Montaigne dans le Livre un des Essais, mais sont repris par d'autres auteurs dans d'autres recueils. Découvrez cette édition numérique absolument inédite des Sonnets de La Boétie avec sa version en français du Seizième siècle, et sa traduction en français moderne originale par Les Editions de Londres !
Les "Poèmes saturniens" sont un recueil de poèmes de Paul Verlaine publiés en 1866 chez un petit éditeur à compte d'auteur. Les «Poèmes saturniens », souvent vus comme une oeuvre de jeunesse, ou à la structure influencée par Baudelaire, posent d'emblée Verlaine parmi les plus grands.
« Les Fêtes galantes » est un court recueil de poèmes de Paul Verlaine publié en 1869. Il s'agit du deuxième recueil de Verlaine après les Poèmes Saturniens. C'est le chef d'oeuvre de Verlaine. Inspiré des tableaux de Watteau, « Les fêtes galantes » met en scène une suite de pantomimes qui mettent en scène les personnages de la Commedia dell'arte.
« Alcools » est un recueil de poèmes de Guillaume Apollinaire paru en 1913. Commencé en 1898, « Alcools » est le fruit de seize années de travail. Manquant d'homogénéité à la première lecture, « Alcools » impressionne par la diversité de ses thèmes, ses rythmes, ses sons et ses sentiments. Apollinaire y supprime parfois la ponctuation, apparemment inspiré par La prose du Transsibérien de Blaise Cendrars, et en cela pourrait être considéré comme le précurseur de la poésie française moderne. Mis en chanson à de multiples reprises, le recueil est l'un des plus célèbres de la poésie française.
Ce parcours, qui dessine un voyage initiatique, essaie, à travers divers exercices d'approfondir l'écriture, et de mener, avec et par elle, une quête intérieure de l'être, comme en réponse à une question : « To be or not to be ». A force de tarauder avec les mots le matériau écrit, la vision d'une spirale surgit, qui projettera cette trajectoire de vie dans l'espace. Je tente d'en donner les clés, et de préciser son orientation. Margo Ohayon
N'est-ce pas, ici, la ligne de départ d'une course à la voile ? Le long, des bateaux se profilent dans l'attente du signal.Là-bas, au large du port, un être, penché sur les mappemondes de son parcours, se concentre dans son prototype en forme de nautile. Il a en tête, avec la voilure de ses mots, de le propulser pour la tentative d'un envol vers une île intérieure, un centre poétique.Fébrile aux manettes, le poète impulse son catamaran astral qui commence à vriller sur les flots avec le mythique Kon-Tiki accroché à un de ses bras, radeau de sauvetage au cas où.Dans un tournoiement sa Spirale s'élève et n'est plus bientôt qu'un serpentin de lumière en route vers l'inconnu...
La voici enfin, la suite du Voyage en Orient, Tome 1. Cette fois-ci, après l'Egypte du Tome 1, Gérard de Nerval est au Liban et en Turquie. Avec lui nous découvrons Sabéens, Maronites, Druzes, Derviches et jusqu'à un conte réinventant l'histoire de Salomon et de la Reine de Saba. Gérard de Nerval essaie toujours de se marier, cette fois-ci avec une princesse Druze, confidente de son esclave, et pour cela doit libérer un cheikh druze, mais aussi se faire passer pour un descendant des Druzes d'occident, avant de se travestir plus tard (et pour d'autres raisons) en commerçant persan. Le Voyage en Orient, Tome 2 complète la première partie. Oui, il y a bien Byron, Lamartine, et Chateaubriand, mais le Voyage en Orient reste le plus beau récit de voyage poétique.
Le 1er Novembre 1755, un séisme de magnitude 8.5 à 8.7 sur l'échelle de Richter détruit quatre-vingts cinq pour cent de Lisbonne. Le monde européen est effaré. Un siècle plus tard, des philosophes comme Hegel en parlent encore. Adorno compare l'effet du tremblement de terre de Lisbonne sur les consciences européennes à l'holocauste. C'est en 1756 que Voltaire écrit son Poème sur le désastre de Lisbonne. Règlement de comptes avec Dieu, coupure du noeud gordien qui tient l'homme à la Providence, rupture définitive avec l'âge classique et début de l'ère « pré-moderne » où l'homme, n'ayant plus rien à attendre de Dieu, se consacre à la maîtrise de son destin ? Toutes ces questions se posent. Rousseau répondra au poème de Voltaire dans une « Lettre sur la Providence » dont nous parlons longuement dans notre préface. Du poème naîtra en 1759 Candide et la fin de l'optimisme.
"Aurélia" de Gérard de Nerval est un ovni littéraire. C'est une des plus belles nouvelles jamais écrites. L'un des plus grands morceaux de poésie. Un texte inclassable, donc pas assez lu ! La dérive mentale d'un narrateur perdu entre la réalité, le rêve et ses souvenirs, plus toutes les vies antérieures et futures qu'il a vécues ou va vivre. Nerval ne le supportera pas, et se donnera la mort.
Peu de recueils poétiques contiennent autant de poèmes aussi connus que les "Poésies 1870-1871" d'Arthur Rimbaud. Les corbeaux, le Chant de guerre parisien, Voyelles, et bien sûr le Bateau ivre. Avec le "Cahier de Douai", c'est l'autre recueil classique de Rimbaud. Naturellement, immanquable, incontournable, indémodable. Qu'en pensez-vous ?
Pour certains, l'"Album zutique" de Rimbaud est une grosse pochade. Un pastiche scatologique, érotique, frisant à l'incestueux et au vulgaire. Une plaisanterie pas sérieuse, comment peut-on publier des machins pareils, d'accord c'est Rimbaud, donc un éditeur sérieux se doit de noyer le poisson en oubliant l'Album zutique. Rimbaud c'est un tout. Nous n'avons aucun droit de décider de ce qui est publiable et de ce qui ne l'est pas. Il existe une créativité langagière étonnante dans le Zutique. Nous l'offrons avec une belle illustration originale, histoire de vous donner envie.
Le "Cahier de Douai" est un des grands recueils poétiques d'Arthur Rimbaud. Aux amateurs d'"Une saison en enfer", il peut sembler « classique », mais franchement, « classique », qu'est-ce que cela veut bien dire lorsque l'on parle de Rimbaud, l'inventeur de la poésie moderne ? Le "Cahier de Douai" contient entre autres le célébrissime « Dormeur du val », dont nous prétendons qu'il inspira Méliès, puisque, voyant et résolument moderne, Rimbaud a aussi inventé le cinéma. Vous ne le saviez pas ?
"Illuminations" est la dernière oeuvre d'Arthur Rimbaud. Après cela, ça y est, il part : Europe, Asie, Afrique, Harrar, Aden...Les mots portent l'esprit au loin, de par leur simple itération, ils soulèvent le corps avec la légèreté d'un vers aérien. Rien ni personne ne remplacera jamais le vers ou l'allure rimbaldienne. Je suis réellement d'outretombe..., nous dit-il. Illuminations ne s'accroche pas à la réalité comme une sangsue littéraire, mais plutôt la dépasse, nous entraîne dans un outreréel, au-delà duquel Rimbaud réapparaît, transformé, réincarné. Seuls les mots et l'art nous restent, nous avons du mal à l'accepter, il faut nous comprendre. Rimbaud, lui, le sait depuis toujours. En cela, il est bien un voyant.
Nous en avons de la chance ! En deux lettres écrites à deux jours d'intervalle, Rimbaud nous expose sa théorie poétique dans les "Lettres du Voyant". Quand on pense qu'il y en a qui écrivent des volumes pour théoriser, que dis-je, terroriser, la poésie au lieu de la faire ! En deux coups de plume, Rimbaud nous réapprend tout, sur tout : être moderne, être visionnaire, ne pas mettre des fers aux pieds des nouvelles idées, assez du classicisme, du romantisme, c'est par le dérèglement de tous les sens que l'on retrouve son sens commun, il n'y a d'avenir que dans le départ, soyons voyants.
"Une saison en enfer" de Rimbaud est un des plus grands textes de poésie. C'est la première fois (et la dernière ?) que la prose atteint ce niveau. Sa vie, à dix-neuf ans, Rimbaud en tire déjà un bilan. C'est sa vie, mais surtout toute la civilisation occidentale, vacillante du haut de sa fin dix-neuvième siècle, qui passe au tribunal des mots et des idées. Son déclin, elle ne fait encore que le commencer, il y a beaucoup à dire et à souffrir avant d'en changer : crises mondiales, exploitation, nazis, holocauste, bombe H, camps de la mort et goulags...Rien n'arrête la chute. Rimbaud, lui n'attend pas, sa vie, il en change peu après. Il part, il voyage, il découvre, il n'écrit plus, et alors ? J'ai eu raison dans tous mes dédains : puisque je m'évade !
Le "Voyage en Orient" de Gérard de Nerval s'inscrit dans une tradition très romantique et 19ème siècle de voyages exotiques, vers l'Est de la Méditerranée. En partant pour un an vers la Grèce, Egypte, Liban, Turquie, il suit les traces de Lord Byron, Chateaubriand, et Lamartine. Mais ce qu'écrit Gérard de Nerval est évidemment unique ; ce n'est pas un récit de voyage, ce n'est pas de la poésie « exotisante », c'est un récit de voyage poétique.