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2. Les fondements psychologiques de l'opposition "Savoirs" et "Savoir-faire"
Etape 1. savoir et savoir-faire entretiennent des rapports d'indépendance et cohabitent pacifiquement: il existe deux formes d'intelligence, l'une verbale supportée par la mémoire et l'autre pratique suportée par l'action. C'est ce que nous appelerons la conception classique.
Etape 2. savoir et savoir-faire entretiennent des rapports de filiation: l'intelligence est d'abord sensorimotrice puis représentative. Avec le temps, le savoir-faire devient aussi progressivement subordonné au savoir. C'est la conception structuraliste.
Etape 3. savoir et savoir-faire représentent la connaissance dans différents états. Les connaissances procédurales ne sont tout compte fait que des connaissances déclaratives compilées. Les connaissances procédurales remplissent une fonction prescriptive, les connaissances déclaratives une fonction descriptive et de contrôle. C'est la conception cognitiviste de la première génération.
Etape 4. savoir et savoir-faire représentent les différentes formes de la connaissance. Les représentations liées à l'action sont décomposables [on peut dire qu'il existe donc des savoirs sur les savoir-faire qui ont les mêmes propriétés que les savoirs sur les objets]. Symétriquement, la maîtrise des représentations conceptuelles suppose elle aussi la maîtrise d'un certain savoir-faire. C'est la conception cognitiviste de la deuxième génération.
Etape 5. savoir et savoir-faire sont, en contexte, indifférenciés: les représentations n'existent pas en tant que telle en mémoire et toute action suppose une participation du sujet à un ensemble contextualisé de pratiques qui fonde les connaissances (savoirs et savoir-faire indifférenciés) et leur donne sens. C'est la conception contextualiste.
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