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Axes de recherche
La neurobiologie de l'anxiété et de la peur
Nous concentrons nos études sur deux régions du cerveau qui se trouvent à la base du lobe temporal: l'amygdale et l'hippocampe. De nombreuses données cliniques et des modèles animaux ont indiqué que ces deux structures sont importantes pour la mémoire émotionnelle. L'étude des mécanismes à la base de leurs circuits neuronaux peut ainsi directement apporter des informations importantes pour la compréhension des troubles de l'anxiété et de la peur. En plus, ces régions sont souvent affectées par les troubles épileptiques, ce qui pourrait expliquer le fait que les patients souffrant d'épilepsie souffrent également de problèmes d'anxiété.
Située en profondeur dans le lobe temporal du cerveau, l'amygdale reçoit les informations sensorielles du monde extérieur par une voie directe qui lui permet de déclencher des cascades de réactions physiologiques avant que le cerveau n'ait analysé la situation. Par exemple, quand un danger est perçu, l'amygdale donne par ses neurones les impulsions électriques nécessaires aux noyaux du système nerveux pour accélérer le rythme cardiaque, augmenter la pression sanguine, bloquer la respiration, tendre les muscles, assécher la bouche. Certains neuropeptides sont bien connus pour leurs effets opposés sur nos réactions face à la peur. Par exemple, connue et synthétisée depuis de nombreuses années, l'ocytocine peut influencer le comportement maternel en accroissant l'attraction de la mère vers ses petits et en inhibant ses sentiments de crainte, tandis que la vasopressine a souvent été citée pour induire plus d'agressivité. Pendant votre visite, nous vous expliquerons comment ces deux neuropeptides pourraient exercer leurs effets sur la peur par leurs influences opposées sur l'activité des cellules de l'amygdale.
L'amygdale est aussi contrôlée par l'hippocampe, une structure qui est bien connue pour sa fonction dans l'acquisition de nouvelles mémoires. Chez des patients qui souffrent de l'épilepsie du lobe temporal, l'amygdale et l'hippocampe sont souvent atteints par des décharges.