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Dans son livre « l’image en relief », Olivier Cahen introduit la notion d’erreur de proximité. Cette notion influence selon lui l’image stéréo « psycho-physiologique » par opposition à l’image stéréo théorique « géométrique ».
La valeur de l’erreur de proximité va modifier notre perception générale de l’espace restitué.
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Définir l’erreur de proximité (q)
On ne peut donner une formule simple car ce paramètre dépend de facteurs subjectifs et ceci principalement du au fait que « c’est l’écart de convergence comparé à un repère identifié qui donne une connaissance précise de la distance de chaque élément de l’image stéréo reconstituée »
Pour que l’erreur de proximité soit définie sans ambiguïté, il faut qu’il y ait un repère unique qui impose la position de son image dans l’espace. Voici les cas typiques :
• Horizon vu à l’infini
Dans ce cas, on peut considérer que q est nul.
• Objet visible dans la salle (écran)
C’est la distance écran-spectateur qui fixe la valeur de q. Tout point situé à la hauteur de l’écran sera perçu comme étant situé à cette distance « m » de l’écran. Le reste de l’image sera reconstitué par le spectateur autour de cette distance. q est ainsi définit par « m », distance du spectateur à l’écran.
•Présence d’un objet de grandeur connue
Si on a dans l’image un objet de grandeur connue (personnage, objet, construction,…)le cerveau reconstituera ces objets à une distance telle qu’ils apparaissent à une grandeur « normale ». q sera donc ainsi définit par la position de sujet connus dans l’image.
• Présence d’un objet de forme connue
Si on a un objet de forme connue qui, s’il n’était pas vu à une certaine distance se retrouverait aplatit ou étiré, le cerveau humain à tendance à le replacer à une distance telle qu’il ne soit pas déformé. q est ainsi défini par la forme de l’objet.
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Mais en pratique, il est évident qu’une image comporte plusieurs repères à des distances différentes, des repères dans la salle, des formes et objets connus,… etc. On peut alors considérer que deux cas extrêmes se produisent avec tous les intermédiaires possibles :
• Les conditions de présentations des vues sont correctes, q est nul : le spectateur attribue sans ambiguïté une distance à chaque objet représenté dans l’image.
• Un objet identifié comme étant à une distance évidente n’est pas restitué à cette même distance, q n’est donc pas nul. Le spectateur sera gêné par un conflit entre plusieurs modes d’évaluation contradictoire. Chaque objet apparaîtra à une distance mal déterminée et parfois en contradiction avec le reste de l’image.
Conclusions
Les théories mathématiques concernant le relief définissent l’image stéréo théorique ou « géométrique » par opposition à l’image « psycho-physiologique » effectivement perçue par le cerveau. Dans tous les cas, le cerveau cherchera toujours le moins mauvais compromis pour lever les contradictions. Chaque spectateur le fera de manière différente; certains arriveront à faire abstraction de certains repères et d’autre, plus synthétique n’arriveront pas à restituer l’image d’ensemble. Dans tous les cas ce genre de situations provoquent une fatigue oculaire.
Notons encore que certaines images abstraites n’offrent aucun repère de proximité ; la restitution du relief sera donc très subjective !