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Destinée aux adultes et aux enfants dès 12 ans. L'exposition "Un poing c'est tout?" cherche à susciter une prise de conscience et à favoriser un changement d'attitude par rapport aux phénomènes de violence. Créée par le Centre pour l'action non-violente (CENAC) en mai 2000, à l'occasion de l'Année Internationale de la Paix, l'exposition « Un poing, c'est tout? » est destinée aux adultes et aux enfants dès 12 ans.
Cette exposition interactive a circulé dans toutes les régions de la Suisse romande ainsi qu'en Belgique jusqu'en 2004.En cours de réédition "Un poing c'est tout ?" circulera à nouveau en Belgique d'ici 2014.
« Un poing, c'est tout? » pose deux questions essentielles:
L'exposition cherche à susciter une prise de conscience et à favoriser un changement d'attitude par rapport aux phénomènes de violence.
L'exposition "Un poing c'est tout ?" est conçue en deux parties, chacune composée de plusieurs séquences: «Connaître la violence» et «Se libérer de la violence». La mise en scène, interactive et ludique, utilise des moyens de présentation classiques (panneaux, photos, dessins), mais aussi des installations vidéo, des décors à traverser, des éléments à manipuler.
Le visiteur découvre d'abord un Salon de la Violence (la violence-spectacle, sous forme de consommation quotidienne de jeux vidéo et d'actualités télévisées). Il est intéressant de relever que cette séance a suscité des réactions fortes, voire agressives, de la part de jeunes qui supportent mal de voir épinglée la violence des jeux vidéo; celle-ci leur paraît normale et banale… alors qu'ils sont choqués par la violence des images d'actualités télévisées projetées en parallèle sur un autre écran; beaucoup d'adultes ont la réaction inverse: accoutumés aux violences quotidiennes du téléjournal, ils sont effrayés par celles des jeux vidéo.
Il s'initie ensuite à une Brève histoire des armes (comment la technologie rend la violence plus efficace et plus facile) avant de se risquer à traverser un Couloir de la Vie symbolisant le cours d'une vie normale dans un pays en paix: un Damier dont certaines cases sont « piégées », comme par une mine anti-personnel dans un pays ravagé par une guerre; le bruit d'explosion qui retentit alors signale au visiteur qu'il a été victime d'une violence - mais laquelle? Pour le savoir, il faut lancer un ou deux dés. Le chiffre obtenu renvoie à une Palette de la Violence qui décrit des événements traumatisants, des situations de violence que chacun(e) peut être amené(e) à subir dans la vie quotidienne (racket scolaire, queue de poisson sur autoroute, licenciement, harcèlement sexuel, etc.). Réflexions sur la violence non guerrière et ce qui la rend possible.
La suite du parcours présente l'attitude non violente: ni hérisson, ni paillasson. Ne pas blesser, ne pas se laisser piétiner. La violence étant un échec de la communication, il s'agit d'apprendre à Ecouter vraiment, avec empathie, ce que nous dit l'autre; mais aussi d'Oser dire: pour ne pas subir la violence, il faut avoir une certaine estime de soi. S'affirmer sans agressivité, cela s'apprend aussi. Les idées reçues, préjugés, rumeurs, mènent souvent à une perception déformée, dogmatique, de la réalité.
Pour contrer la violence, il est important de pouvoir Observer sans déformer. A partir d'exemples d'illusions d'optique, le visiteur est amené à s'interroger sur la relativité de la vérité, à refuser les dogmes en se dotant d'un regard critique. Il peut aussi remettre en question le bien fondé de l'obéissance inconditionnelle: Obéir, est-ce toujours bien? Vivre en société implique des règles, des limites, des lois à respecter. Mais il y a aussi des lois injustes, et la désobéissance est parfois une manière légitime, courageuse, de lutter contre la violence.
Expression de nos différences, le conflit n'est en lui-même ni bon ni mauvais. En apprenant le Bon usage du conflit, on découvre que celui-ci ne mène pas fatalement à la violence, mais peut jouer un rôle positif en permettant la construction de relations plus justes, plus équilibrées. Une technique comme la Médiation s'avère précieuse quand le conflit paraît sans issue. En faisant intervenir un tiers comme médiateur, on peut rétablir le dialogue. Mais il arrive que la négociation et la médiation échouent.
Pour établir ou rétablir la justice, il est alors nécessaire de lutter, d'entrer dans un rapport de force pour contraindre l'adversaire. L'action non-violente, une force politique, a montré son efficacité dans l'histoire du XXe siècle avec notamment les campagnes de Gandhi contre l'oppression coloniale aux Indes, de Martin Luther King contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis. D'autres exemples, moins célèbres et plus récents, sont évoqués dans l'exposition. La culture, l'art, l'humour sont d'excellents antidotes à la violence.En conclusion de l'exposition, des Artistes contre la violence montrent que dénoncer l'injustice, transmettre un message de tolérance et de respect, c'est aussi une manière de ne pas rester impuissant face à la barbarie.
Feuille d'aventure accompagnant le parcours de l'exposition
À l'entrée de l'exposition "Un poing c'est tout?" les visiteurs et visiteuses reçoivent une "feuille d'aventure" qui présente les escales du parcours et qui lui permet de noter leurs réponses à différents jeux-tests.
L'exposition « Un poing, c'est tout? » est parrainée par la Commission nationale suisse pour l'UNESCO.
Elle est soutenue financièrement par:
Le CENAC tient encore tout particulièrement remercier les Banques Raiffeisen qui ont apporté à l'exposition « Un poing, c'est tout? » un soutien précieux, en éditant gratuitement flyers et affiches pour ses différents lieux de passage.
Lieux où l'exposition "Un poing c'est tout ?" a été accueillie:
La tournée de l'exposition s'est poursuivie jusqu'en octobre 2004 en Belgique, grâce à la Maison de la Laïcité. Elle a été présentée au Musée Royal de l'Armée et d'Histoire Militaire. A cette occasion "Un poing c'est tout ?" a été traduit en néérlandais.
Une nouvelle édition de l'exposition est en cours de réalisation par la Maison de la Laïcité. Une nouvelle tournée est prévue à partir de 2014.
La conception générale et la coordination du projet ont été assumées par Roger Gaillard, né en 1947, domicilié à Lausanne. Journaliste de formation, il a notamment travaillé pour le magazine « L'Hebdo » avant de s'orienter vers la muséologie et la création d'expositions temporaires (Maison d'Ailleurs, Yverdon; Festival de bande dessinée de Sierre; Musée suisse des Transports, Lucerne). Il a également été secrétaire du Centre pour l'action non-violente de 1997 à 2001 et chef de projet, à partir de cette date pour la "Fondation Science et Cité. Roger Gaillard nous a quitté prématurément la nuit du 22 janvier, décédé d'une crise cardiaque à l'âge de 63 ans.
La scénographie et le graphisme de l'exposition ont été conçus par Blaise Favre, né en 1970, domicilié à Sierre. Architecte EPFL de formation, il ouvre en 1998, dès l'obtention de son diplôme, son propre atelier où il partage ses activités entre des mandats d'architecture, de graphisme et de scénographie.Il a notamment travaillé pour l'exposition « Le ciel nous est tombé sur la tête », présentée dans le cadre du festival Science et Cité en mai 2001, ainsi qu'à la scénographie de la future exposition « Souffler le chaud et le froid » qui s'est déroulée dans le cadre de la Foire du Valais en septembre 2002.
Au nombre des artistes et artisans qui ont contribué de façon marquante à sa réalisation figurent notamment:
Le CENAC tient également à remercier Christian Perrin, pour sa contribution à la conception de la partie électrique du Couloir de la vie, et Jacky Lagger, pour un merveilleux concert gratuit et les chansons du CD « Pas la guerre ».
La création de l'exposition à Lausanne a été rendue possible grâce au concours de nombreux bénévoles du Centre pour l'action non-violente. Nous voudrions citer ici pour leurs contributions diverses: Jean Allenbach, Sandrine Bavaud, Joanne Borloz, Eliane Bruchez, Béatrice Crabbe-Béguin, Raymond Durous, Bertrand, Marie-Claude et Vérène Favre, Félicie Girardin, Jeanne Golay, Francine Gschwend, Olivier Lange, Christian Perrin, Nicole Pletscher, Maurice Reymond, Olivier Salamin, Pierre-Yves Thévoz, Saskia Weiss.
Une réédition de l'exposition "Un poing c'est tout ?" est en cours de réalisation par la Maison de la Laïcité. Une nouvelle tournée est prévue à partir de 2014.
Le feuillet de présentation de l'exposition "Un poing c'est tout?" reprend les informations présentées sur le site et comprend sa fiche technique (inventaire du matériel mis à disposition, conditions financières, prestations complémentaires incluses, accompagnement).