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Ormont-Dessous
Ormont-Dessous, un choix de vie, une vie de choix
La grande commune montagnarde d’Ormont-Dessous occupe la partie aval de la vallée des Ormonts.
Sa superficie de 6402 hectares en fait la quatrième sur le plan cantonal.
Le point le plus élevé se situe à Châtillon, à 2478 m, dans la chaîne du Chaussy alors que son point le plus bas, à 705 m, se rencontre à la limite intercommunale avec Aigle, à Vuargny.
Les cinq villages et hameaux sont dispersés sur les flancs du Pic Chaussy, du Mont-d’Or et du Chamossaire, à savoir : Le Sépey, La Forclaz, Cergnat, La Comballaz-Les Voëttes et le Col des Mosses.
Le territoire de la commune compte trois lacs : celui des Chavonnes, de Lioson et de l’Hongrin, avec son barrage.
Le chef-lieu de la commune, Le Sépey, lequel est cité dès 1231 sous le nom de « Seppetum d’Ormont », nom qui vient du latin « Septum clausum », soit une portion de territoire laissée à la jouissance de chaque cultivateur et que l’on entourait généralement d’une clôture. Le Sépey a ses foires depuis 1441.
Avant le XVIIe siècle, la vallée des Ormonts appartenait à l’abbaye de Saint-Maurice d’Agaune. C’est en 1279 que Jacques de Saillon, seigneur d’Aigle, affranchit tous les hommes de la vallée d’Ormont. Dès cette date, une communauté ecclésiale existe, ayant à sa tête un chapelain desservant l’église de Cergnat, la première construite dans la région. Au XVIe siècle, Aymon de Pontverre édifia le château d’Aigremont, cité comme châtellenie en 1348, qui fut détruit au XVe siècle.
Ormont-Dessous passa, bien entendu, par le régime bernois, dès le XVe siècle. Vivant depuis plusieurs siècles dans un isolement total, par manque de voies de communications, et accoutumé à vivre sous ce régime qui leur était favorable (impôts dégressifs à partir d’une certaine altitude), les Ormonans de 1798 ne comprirent pas qu’au nom de la liberté, des étrangers viennent les déranger. Ils résistèrent de ce fait vaillamment aux troupes franco-vaudoises sans pour autant éviter la capitulation avant de passer au régime vaudois qui leur apporta, enfin, une ouverture avec le reste du canton, notamment par la construction de la route qui mettra fin à l’isolement de la vallée.
Au-delà de ce rappel historique, le présent est bien vivant, notamment au Sépey où on peut croiser des élèves des trois communes des Ormonts et de Leysin. Cette concentration résulte d’une part de la situation géographique du chef-lieu communal et du carrefour des transports publics où convergent trois lignes d’automobiles postales et la ligne du chemin de fer ASD.
Si de nos jours les activités agricoles ne représentent plus la majorité des occupations des habitants, il convient de signaler que les marchés de bétail qui se déroulent pratiquement tous les deux mois au Sépey témoignent de l’importance du chef-lieu à ce sujet puisqu’on peut y croiser des agriculteurs de tout le district.
L’évolution de la conception de la vie en général ou des contraintes professionnelles font qu’aujourd’hui, la distance n’est plus un frein aux déplacements. Situé à mi-parcours entre la plaine et la montagne, le village du Sépey constitue un lieu idéal pour y habiter lorsqu’on veut bénéficier des avantages de l’une et de l’autre.
Le village du Sépey abrite la Maison de commune, où tous les services de l’administration communale sont concentrés. Il peut également s’enorgueillir d’avoir quelques chalets dont la construction remonte au XVIIe siècle et qui ont échappé à l’incendie qui détruisit une partie du chef-lieu en 1900.
Dès que l’on quitte Le Sépey en direction du Sud-Ouest, on atteint rapidement le hameau passablement étendu de Cergnat dont le temple, monument historique restauré.
Situé en face, dans un repli des contreforts du Chamossaire, le village de La Forclaz a conservé son cachet et a gardé l’héritage autarcique du temps passé. Ce charmant village est un trésor architectural composé de chalets du XVIe siècle ainsi que de nombreux greniers ormonans. Il est également le lieu de départ ou d’arrivée d’excursions qui conduisent, notamment, au lac des Chavonnes.
Au Nord, sur la ligne de partage des eaux, entre la Méditerranée et la Mer du Nord, le Col des Mosses, situé à 1445 md’altitude, a la particularité d’abriter le plus haut temple du canton. Son microclimat a permis d’en faire une station d’hiver forte appréciée, notamment pour les familles.
La construction des premières installations de remontées mécaniques débuta dans les années cinquante et attira immédiatement un nombre important de skieurs au vu de la proximité des centres urbains. Le domaine skiable des Mosses –La Lécherette et ses 40 km de pistes de ski est un domaine accessible à tous. Situé entre 1450 et 1750 m d’altitude, ce domaine bénéficie d’un très bon enneigement grâce à des conditions météorologiques particulières au plateau des Mosses – La Lécherette. Pour les plus jeunes, l’apprentissage du ski est facilité par des installations adaptées (tapis roulant, arrache mitaine…) réunies dans un jardin des neiges appelé « Les Mosses Parc ». Pour les bons skieurs ou tout simplement pour une sortie en famille, la liaison directe avec le domaine skiable de Leysin offre plus de 100 km de plaisir.
Autre atout non négligeable, les 2000 places de stationnement situées au centre de la station des Mosses et au pied des pistes, qui desservent également le magnifique et vaste réseau de pistes de ski de fond au sein d’une nature intacte et digne de protection comme l’a souhaité le législateur et comme nos agriculteurs l’ont toujours assuré. La création de l’Espace nordique des Alpes vaudoises, en partenariat avec la commune voisine de Château-d’Oex, permet à tous les adeptes de ski de fond, raquettes, ski de randonnée ainsi que randonneurs et partisans du Nordic Walking, de profiter pleinement de ce beau plateau. Les marcheurs pourront également découvrir la région sous un autre angle, puisque par définition, l’étendue des parcours est beaucoup plus riche et offre des liaisons pédestres avec les stations voisines.
Autre attraction fort prisée, le lac Lioson, qui offre son calme alpin aux amoureux des balades estivales ou aux adeptes de la plongée sous glace en hiver. Et n’oublions pas les charmants petits lacs, où pendant la bonne saison sa sympathique buvette vous attend.
A quelques encablures du Col des Mosses, en direction d’Aigle, se trouvent les hameaux de La Comballaz et des Voëttes, le premier situé sur le flanc du Mont-d’Or, le second sur le plateau du même nom, avec, dans un recoin fort discret, les ruines du château d’Aigremont. Même avec une vocation agricole toujours bien vivante, leurs habitants ont su donner au tourisme la place qui lui revient en hébergeant de nombreux résidents secondaires qui, au fil des années, à l’instar du village de La Forclaz, deviennent quelques fois des habitants à l’année.
Enfin, une partie du territoire de la commune est intégrée dans le périmètre du Parc naturel régional Gruyère – Pays-d’Enhaut, notamment Les Mosses et La Comballaz. Les objectifs stratégiques sont les suivants : préservation et mise en valeur de la qualité de la nature et du paysage ; renforcement des activités économiques axées sur le déve-loppement durable ; sensibilisation du public et éducation à l’environnement.
Les Ormonans de dessous se feront un plaisir de vous accueillir dans leur belle vallée, que ce soit en été ou en hiver, comme hôtes ou comme résidents. n
Gretel Ginier, Syndic
La Forclaz et sa piste éclairée
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