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Un base jumper a effectué un saut spectaculaire, mais illégal, depuis la cathédrale de Berne. Les autorités n’ont guère...02.10.2019 09:43
Chaque année en Suisse, 184 personnes en moyenne perdent la vie en pratiquant un sport. Un tiers des victimes sont des touristes étrangers. La pratique la plus mortelle est le base jump, avec plus de trois victimes sur quatre domiciliées à l’étranger.
Quelque 400’000 sportifs se blessent chaque année en Suisse et 184 y laissent la vie, selon un nouveau relevé du Bureau de prévention des accidents (BPA) publié mardi. La statistique porte sur tous les accidents de sport mortels connus survenus entre 2000 et 2018.
Les chiffres montrent que près d’un tiers des victimes d’accidents mortels (58 sur 184) sont des touristes étrangers. Il existe un rapport clair entre l’engouement pour un certain type de sport auprès des étrangers et leur proportion dans les accidents, souligne le BPA.
La Suisse est par exemple une destination prisée pour le base jump. Cela se reflète dans le fait que 77% des personnes qui décèdent en pratiquant le base jump sont domiciliées à l’étranger. Il en va de même pour l’alpinisme (66%) ou le ski hors piste (52%).
Victimes de la chasse
Le tableau est inversé pour d'autres activités sportives: par exemple, l'ensemble des chasseurs décédés depuis l'an 2000 résidait en Suisse. Cette pratique a coûté la vie à 63 individus entre 2000 et 2017.
Le plus grand nombre de tués, indépendamment du lieu de domicile, est recensé dans les sports de montagne: 83 en moyenne par an, dont 46 pour la randonnée et 29 pour l'alpinisme.
Les sports d'hiver occasionnent quant à eux 39 décès par an, dont la plupart surviennent en pratiquant le ski de randonnée ou le hors piste. Pour les sports aquatiques, 29 personnes en moyenne perdent la vie chaque année dans l'eau.
Hommes casse-cou
Pour tous les sports, hormis les sports équestres, les hommes mortellement accidentés sont plus nombreux (83%) que les femmes. Ce phénomène s’explique d’une part par une exposition plus importante dans certains sports, mais également par la plus grande propension au risque des hommes.
Le nombre de tués dans un sport donné ne dit rien du risque de décès lié à cette activité, souligne le BPA. Pour estimer ce risque, il faudrait tenir compte du nombre de sportifs actifs ainsi que de leur expérience. Or ces deux informations sont mal connues pour de nombreux sports.