Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07124.jsonl.gz/634

Le bon vieux couteau militaire suisse, qui accompagne le soldat helvétique depuis des décennies, n'est pas épargné par le progrès technologique.
L'armée suisse prévoit de remplacer l'ancien canif par un instrument plus moderne et plus sûr. Le nouveau couteau ne sera pas nécessairement 'made in Switzerland'.
Datant de 1961, le modèle gris va être remplacé par une nouvelle version de couleur verte. Celle-ci portera toujours la croix suisse. Elle sera dotée de diverses améliorations.
Il sera ainsi possible de bloquer la lame, «ce qui réduira le risque de blessures», a indiqué vendredi le porte-parole de l'armée Felix Endrich, revenant sur une information de la radio alémanique DRS.
«La technologie a fait des progrès significatifs, nous voulons en tenir compte», a-t-il poursuivi.
Sans tire-bouchon
Le nouveau couteau militaire aura en outre une scie et un tournevis cruciforme, la plupart des appareils modernes étant dotés de ce type de vis.
A noter que, contrairement au modèle pour officier, le modèle pour soldat ne comporte pas de tire-bouchon. Il sera livré à la troupe dès la fin 2008 avec un étui permettant de le porter à la ceinture.
Au civil, le couteau suisse est généralement rouge. Seules deux entreprises ont le droit à l'appellation 'couteau d'officier suisse': Victorinox et Wenger SA, la première ayant racheté la seconde en 2005.
Appel d'offres international
L'armée suisse prévoit la production d'une première série de 65'000 unités. Un appel d'offres international sera lancé. Jusqu'ici, le couteau militaire de l'armée était fabriqué en Suisse.
A un prix estimé de 18 francs pièce, la commande représente 1,17 million de francs. La commande d'une seconde série de 30'000 unités est prévue ultérieurement.
swissinfo et les agences
En bref
L'histoire du couteau de l'armée suisse trouve son origine au 19e siècle.
En 1891, Karl Elsener, fondateur de Victorinox, l'une des deux entreprises suisses qui fabriquent aujourd'hui le mythique couteau, a commencé à fournir l'armée. Les couteaux utilisés jusque-là provenaient d'Allemagne.
Le premier modèle avait un manche en bois et était dotée d'une lame, d'un tournevis, d'un ouvre-bouteille et d'un poinçon. A l'heure actuelle, les couteaux suisses sont proposés avec clé USB, loupe ou encore lampe de poche.