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Radiographie du rachis cervical: indications et limites
Les radiographies du rachis cervical sont très souvent demandées à la recherche de pathologies dégénératives, dans le bilan de cervicalgie / de névralgie cervicobrachialgie, comme contrôle post-opératoire ou dans le cadre d’un rhumatisme inflammatoire.
L’étude du rachis cervical par des radiographies simples nécessite de nombreuses incidences. Sur le cliché de face, la présence de la mandibule ne permet pas une bonne appréciation des premières vertèbres cervicales. Sur cette incidence de face, les plateaux vertébraux supérieur et inférieur de C3 à C7 doivent être bien visualisés pour que le cliché soit considéré comme acceptable. Le cliché «bouche ouverte» permet de bien visualiser le processus odontoïde et l’atlas. Les clichés obliques permettent de bien mettre en évidence les foramens (par lesquels sortent les nerfs rachidiens).
La radiographie standard est une représentation bidimensionnelle d’une structure tridimensionnelle. Dés lors, sur une radiographie standard, des structures osseuses sont superposées les unes sur les autres et une analyse fine du rachis cervical devient impossible. Des études ont montrés que des fractures peuvent passer inaperçu sur des radiographies standards.
Les radiographies simples du rachis cervical ne peuvent pas mettre en évidence des hernies discales ou des pathologies de la moelle épinière. La recherche de ce type de lésions est du ressort de l’imagerie par résonnance magnétique (IRM).