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Les libéraux présenteront sans doute Jacques-Simon Eggly à la présidence de la Constituante. Les socialistes présenteront Christiane Perregaux et les Verts Marguerite Contat-Hickel. Qui sera la quatrième personnalité? Les discussions vont bon train. On devrait connaître la réponse lundi après-midi. Le bureau et les chefs de groupe mettront la dernière main à l'organisation de la séance de prestation de serment qui aura lieu lundi 2 février à 14 heures à la salle du Grand Conseil.
L'Avivo, quatrième des grands partis de l'Assemblée, devrait, sauf surprise, présenter un candidat. Souhail Mouhanna ne l'exclut pas et se prépare à relever le défi. Une candidature qui offusque le radical Pierre Kunz: "L'Avivo comme l'UDC ont fait campagne contre la révision totale de la Constitution. Ce serait un peu fort de leur accorder une présidence."
Entre outre, l'élection en effet hypothétique de l'ancien syndicaliste ferait pencher la balance politique à gauche. C'est donc à droite qu'il faut chercher le quatrième élu probable.
Les PDC ont renoncé à revendiquer un siège. L'honneur reviendra donc au parti radical. C'est donc François Saudan - pas question de laisser l'empreinte féminine à la gauche - ou Thomas Büchi qui seront sur les rangs. A moins, à moins que le projet d'une présidence à quatre voix qui figure dans l'avant-projet de règlement ne tombe à l'eau.
Il se pourrait bien en effet qu'une majorité se rallie finalement à un modèle plus classique de gouvernance. Celui qui prévaut au Grand Conseil et au Parlement fédéral, à savoir un président flanqué de deux (ou trois) vice-présidents; le premier vice-président devenant sauf accident président l'année suivante. De quoi clarifier les responsabilités et donner un visage à l'Assemblée qui en aura bien besoin. Un autre modèle consisterait à considérer que les quatre seraient élus pour les quatre ans du mandat de l'Assemblée. A eux de se répartir les responsabilités.
Deux autres points au moins du règlement feront débat:
- la question toujours controversée du devoir de réserve des membres des commissions, lesquelles sont non publics.
- la question d'adopter le projet final avec ou sans variantes.
Le socialiste Thierry Tanquerel pense que l'option des variantes est juridiquement impossible. Elle s'écarterait trop du mandat constitutionnel voté par les Genevois le 24 février 2008 et pourrait déboucher sur une contestation auprès du Tribunal fédéral. Une catastrophe qui réduirait les travaux de la Constituante à néant. Tous les professeurs de droit sont-ils du même avis?
J.-F. Mabut