Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06978.jsonl.gz/125

Gluten et lactose vont-ils de pair?
Dernière mise à jour : 10 nov. 2021
Ce n'est pas parce que nous sommes intolérants au gluten que nous sommes forcément intolérants au lactose. Même si un grand nombre de personnes confondent très souvent les deux; ce sont bel et bien deux intolérances différentes même si elles sont très souvent corrélées mais unidirectionnellement puisque les intolérants au gluten sont souvent intolérants au lactose alors que le contraire n'est pas vrai. La raison réside au fait qu'une maladie auto-immune laisse souvent la place à d'autres pathologies; le corps se battant contre lui-même.
L'intolérance au gluten est déjà différente de celle du lactose puisqu'elle est engendrée par l'ingestion du gluten auquel il y a instantanément une réponse immunitaire. L'ingestion du lactose pour un intolérant ne provoque pas de réponse immunitaire mais provoque une indigestion puisque le sujet n'a pas ou pas assez de lactase, enzyme permettant de digérer le lactose qui est le sucre du lait. En effet, quand le lactose arrive dans notre corps, il est divisé en galactose et en glucose. Dans le cas d'une intolérance au lactose, cette division ne se fait pas et le lactose pénètre ainsi dans le gros intestin sans en être au préalable transformé. Il y a alors une prolifération de bactéries qui provoquent chez le sujet une fermentation et donc une création de gaz et une accumulation d'eau. Les conséquences qui en découlent sont des ballonnements, des flatulences, des crampes d'estomac, des diarrhées, des nausées ou même des constipations.
Face à cette intolérance, il est conseillé de bannir le lactose de son alimentation. Dans ce sens-là, l'intolérance au gluten est semblable puisque le seul remède est de retirer tous les aliments contenant du gluten de son alimentation. L'intolérance au lactose connaît depuis plusieurs années un médicament à base de lactase qui permet ainsi aux intolérants de pouvoir consommer du lactose quand ils le souhaitent. Une telle approche n'est pas possible pour l'intolérance au gluten aujourd'hui car nous ne sommes pas en manque d'une enzyme mais face à une maladie auto-immune qui surréagit face à la moindre molécule de gluten. Peut-être qu'avec l'avancée des solutions sur l'ARN pourrions-nous transmettre à notre corps dans un futur que notre propre corps n'est pas son ennemi mais son allié. Mais là il s'agit d'un rêve pour lequel je laisse l'avancée aux scientifiques. Affaire à suivre.