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La trajectoire de Seiji Ozawa est celle d’une fulgurance. Né de parents japonais, il voit le jour le 1er septembre 1935 en Chine. Mais c’est à l’école de musique de Toho à Tokyo qu’il se forme la musique occidentale. Son premier maître, Hideo Saito, lui donne les bases techniques indispensables qui lui permettent ensuite d’aller en Europe et aux Etats-Unis, là où s’ancrent la tradition et le répertoire de la musique occidentale qu’il a étudiée. En 1959, il obtient en le Premier Prix du Concours de Direction d’Orchestre de Besançon. Dès lors, il prend son envol. Charles Münch l’invite à diriger l’Orchestre symphonique de Boston à Tanglewood. Puis, Seiji Ozawa reçoit à Berlin l’enseignement d’Herbert von Karajan, avant d’approfondir encore sa formation auprès de Leonard Bernstein. Celui-ci, que l’élève qualifie de « génie », lui fait partager la tournée de l’Orchestre philharmonique de New York au Japon.
Lors de ses années américaines, Seiji Ozawa assure la direction musicale de l’Orchestre symphonique de Toronto de 1965 à 1969, avant d’être nommé chef de l’Orchestre symphonique de San Francisco de 1970 à 1976. Il accomplit ce mandat tout en étant chef attitré de l’Orchestre symphonique de Boston où il imprime sa marque jusqu’en 2001.
De retour en Europe, où il est est directeur musical de l'Opéra de Vienne de 2002 à 2010, Seiji Ozawa n’en cultive pas moins les liens qui l’unissent au Japon. Ainsi, en 1984, en hommage à son professeur Hideo Saito, il fonde l’Orchestre Saito Kinen, qui réunit chaque été dans la ville de Matsumoto des instrumentistes nationaux appartenant aux plus prestigieux orchestres occidentaux pour le Saito Kinen Festival. Parallèlement, deux fois par an, le Maestro dirige le Mito Chamber Orchestra créé en 1990 qui regroupe une trentaine d’instrumentistes du meilleur niveau. L’éducation musicale des jeunes artistes est au cœur de ses préoccupations. Seiji Ozawa est ainsi à l’origine de plusieurs académies, l’Ozawa International Chamber Music Academy Okushiga et l’Académie Ongaku-Juku au Japon, ainsi que l’International Music Academy – Switzerland (IMAS) à Genève, connue depuis 2011 sous le nom de ‘Seiji Ozawa International Academy Switzerland’. Fidèle au public, Seiji Ozawa offre son immense talent lors de ses prestations légendaires qui le consacrent comme l’un des plus grands chefs de ce siècle.
L'IDÉE DE SEIJI OZAWA - Pour Seiji Ozawa, la pratique musicale de la musique de chambre et du quatuor en particulier est essentielle. Le quatuor, selon Seiji Ozawa, est l'essence même de la musique. Les compositeurs y donnent le meilleur d'eux-mêmes, sans rien de décoratif ni de superflu. Travailler un quatuor à cordes permet d'aller au plus profond du style et des intentions de son créateur. Cet apprentissage constitue une étape nécessaire pour que de jeunes virtuoses deviennent des artistes de premier plan.
LA SÉLECTION - La sélection de ces musiciens appelés à pratiquer leur art au plus haut niveau est rigoureuse. Dirigé par Blanche d'Harcourt et composé d'anciens étudiants de l'Académie, le Comité de sélection choisit tout au long de l'année dans les principaux conservatoires et concours internationaux européens des jeunes talents pour participer aux auditions. Puis, le groupe final des étudiants est défini par Seiji Ozawa, la Direction artistique ainsi que les professeurs.
LES PROFESSEURS - La mission de l'Académie est de transmettre aux instrumentistes les plus talentueux de la jeune génération ce qui ne peut résulter que d'un travail collégial et d'une exigence acquise au contact des meilleurs enseignants. Pour cela, l'Académie réunit des professeurs, tous interprètes, dont la renommée internationale s'accompagne d'une longue expérience de l'enseignement musical. Ainsi Pamela Frank, Nobuko Imai ou encore Sadao Harada.
L'ACADÉMIE - Les quatuors se forment par affinité, sur la base des échanges entre Seiji Ozawa, les professeurs, les instrumentistes, et la direction artistique, en tenant compte du style, de la sonorité et du tempérament de chaque musicien. Les étudiants travaillent à tour de rôle avec les professeurs, en présence de Seiji Ozawa, ce qui assure la transmission d'un savoir-faire unique.
LES CONCERTS - Seiji Ozawa dirige l'ensemble des étudiants au cours de répétitions publiques auxquelles sont conviés le public de Rolle ainsi que les invités de l'Académie. Une série de concerts, donnés dans des salles prestigieuses telles que le Victoria Hall à Genève ou le Théâtre des Champs-Élysées à Paris, clôture les travaux de l'école. Un concert est également offert aux résidents de la Fondation Aigues-Vertes.
PENDANT L'ANNÉE - Très investie, l'équipe artistique conseille les jeunes musiciens, tandis que le bureau de Genève veille sur l'organisation et la gestion de l'Académie.
Dès sa plus tendre enfance, Pamela Frank a baigné dans la musique, grâce à ses parents, pianistes professionnels. Elle a commencé ses études de violon à l'âge de cinq ans. Après avoir été l'élève de Shirley Givens, elle a poursuivi sa formation avec Szymon Goldberg et Jaime Laredo. En 1989, elle est diplômée du Curtis Institute of Music de Philadelphie. Elle a acquis une réputation internationale remarquable, en développant sa carrière d'interprète toujours plus largement. Comme soliste, elle ne compte plus ses engagements avec les plus grands orchestres du monde. Elle a fait ses débuts au Carnegie Hall lors d'un récital en 1995 et a triomphé dans un cycle de sonates de Beethoven avec son père, Claude Frank, au Wigmore Hall de Londres en 1997. Elle cultive une passion particulière pour la musique de chambre, partagée avec des musiciens comme Yo-Yo Ma, Tabea Zimmermann, Peter Serkin. Elle a été l'hôte des grands festivals que sont Marlboro, Salzbourg ou Edinburgh. Elle a également participé à plusieurs des séminaires de musique de chambre d'Isaac Stern à Carnegie Hall. En 1999, elle a reçu le Avery Fisher Prize, plus haute distinction accordée à des interprètes américains.
En tant que fondateur et mentor du Tokyo String Quartet qu'il a animé pendant 30 ans, il a acquis une réputation mondiale et a récolté de nombreuses récompenses tant pour sa maîtrise technique exceptionnelle que pour le dynamisme de ses interprétations. Il étudie tout d'abord la musique avec son père et, à l'âge de onze ans, suit une formation musicale chez le maître Hideo Saito. Il devient ainsi le plus jeune violoncelliste de l'Orchestre symphonique de Tokyo. Il rejoindra ensuite la Juilliard School aux Etats-Unis et fondera en 1969 le Tokyo String Quartet. Depuis 1999, il poursuit une carrière internationale très intense, comme soliste ovationné, pédagogue sollicité et chambriste renommé. Il enseigne à la Staatliche Hochschule für Musik de Trossingen en Allemagne.
Avec son talent, son intégrité musicale et son charisme exceptionnels, Nobuko Imai est considérée comme l'une des altistes contemporaines les plus remarquables. Après avoir achevé ses études à la Toho School of Music, à l'université de Yale et à la Juilliard School, elle a remporté les premiers prix des concours internationaux de Genève et de Munich. Mme Imai, qui a été membre du célèbre Quartet Vermeer conjugue une carrière solo internationale et plusieurs postes d'enseignement. Elle s'est produite avec de nombres orchestres prestigieux dont le Philarmonique de Berlin, le Royal Concertgebow, le London Symphony et le Chicago Symphony. Chambriste renommée, Nobuko Imai a joué avec divers artistes de premier plan tels que Gidon Kremer, Midori, Isaac Stern, Mischa Maisky et Martha Argerich. En 2003, elle a créé le Michelangelo Quartet qui a très vite acquis une réputation internationale et qui fait maintenant partie des plus célèbres quartets au monde. Mme Imai a consacré une grande partie de ses activités artistiques à l'exploration du vaste potentiel de l'alto. N. Imai retourne au Japon plusieurs fois par an pour se produire comme soliste, notamment dans le cadre du projet « Viola Space ». En 1995/1996, elle fut directrice artistique de trois festivals Hindemith, au Wigmore Hall (Londres) à l'université de Columbia (New York) et au Casals Hall (Tokyo). En 2009, elle a créé le premier concours international du Japon exclusivement dédié à l'alto, le « Tokyo International Viola Competition ». Sa discographie est impressionnante ; elle a enregistré plus de 40 disques avec les plus grands labels, parmi lesquels.. BIS, Chandos, Hyperion, Philips, Sony…. De 1983 à 2003, elle a enseigné à la Detmold Academy of Music et est aujourd'hui professeur dans les conservatoires de Genève et d'Amsterdam ainsi qu'à la Kronberg International Academy et à l'université Ueno Gakuen (Tokyo).
Fondateur et premier violon du célèbre Quatuor Juilliard, R. Mann y a œuvré comme soliste, compositeur, professeur et chef d'orchestre. Selon Richard Dyer (Boston Globe), il est l' «un des musiciens les plus admirés et les plus sincèrement aimés du pays ».
En 1938, il entre à la Juilliard School de New York, où il étudie le violon, la composition, et la direction d'orchestre. Il est lauréat du prestigieux concours Naumburg en 1941. En 1946, il fonde le Quatuor Juilliard dont il sera premier violon jusqu'à sa retraite en 1997 et qui deviendra l'un des plus renommés. Le Quatuor, qui a fêté ses cinquante ans lors de la saison 1996-97, a donné quelque 5 500 concerts et a joué plus de 500 œuvres, dont environ 75 premières. Il a enregistré plus 100 compositions.
Robert Mann a composé plus de 30 œuvres pour narrateur et instruments, qu'il joue avec sa femme l'actrice Lucy Rowan et de nombreuses compostions dont une Fantaisie pour orchestre interprétée par Dimitri Mitropoulos avec les Philarmoniques de New York, de Vienne ainsi qu'au Festival de Salzbourg, un duo pour piano et violon créé par Yitzhak Perlman au Carnegie Hall, un quatuor pour cordes, des duo pour violoncelle et piano, un concerto pour orchestre ...
Le 12 février 2011, le Quatuor Julliard et Robert Mann, en sa qualité de fondateur, se sont vus décerner le "Recording Academy's Lifetime achievement Award" des Grammy Awards. Des chaires ont récemment été créées à son nom à la New York's Manhattan School of Music et à la Thornton School of Music de l'Université de Californie du sud. Chaque été, Robert Mann participe au Festival de Saito Kinen au Japon, à l'invitation de Seiji Ozawa, où il intervient comme chef, enseignant et interprète et à la Seiji Ozawa International Academy Switzerland en qualité de professeur et chef. A 90 ans, Robert Mann continue à se produire sur scène, à composer, enseigner et à diriger.
Comme Seiji Ozawa en son temps, Kazuki Yamada a remporté en septembre 2009 le Concours International de Besançon ainsi que le prix du public. Durant la saison 2010/2011 il fait ses débuts à Londres avec le BBC Symphony Orchestra, à Paris avec l'Orchestre de Paris et à Berlin avec le Rundfunk Sinfonieorchester Berlin. A l'Université, il forme le Yokohama Sinfonietta dont il est le Directeur Musical. Suite à ses débuts en juin 2010 avec l'Orchestre de la Suisse Romande, il est nommé Premier Chef Invité de la formation dès la saison 2012/2013. Résidant actuellement à Berlin, Kazuki Yamada est né à Kanagawa au Japon en 1979.
Blanche d’Harcourt est pianiste et directrice artistique de ‘Seiji Ozawa International Academy Switzerland’ dont elle est un des membres fondateurs. Après avoir étudié à l’École Normale de Musique de Paris et au « Mozarteum de Salzbourg », elle se perfectionna auprès de Jean Fassina à Paris. Elle a formé un duo avec la cantatrice italienne Maria-Fausta Gallamini, avec laquelle elle a fait de nombreuses tournées. Avec l’actrice Marthe Keller, elle a élaboré un programme de mélodrames romantiques allemands, qui a tourné en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. Parallèlement elle développa une carrière de soliste et de chambriste ayant joué avec Philippe Hirshhorn, Michel Arrignon, Mitsuko Shirai, Cécile de France… De 1993 à 2010, elle a été directrice artistique des ‘Rencontres Musicales Internationales d’Enghien’ en Belgique.
Julien a été élève de Seiji Ozawa International Academy Switzerland de 2007 à 2011. Lauréat de nombreux concours internationaux (concours de Genève, Long Thibaud…) Julien partage sa vie de musicien entre des concerts avec orchestre, en musique de chambre, son nouveau poste de violon solo avec l'Orchestre National des Pays de Loire et l'enseignement. Fort de son expérience au sein de l'Académie de Seiji Ozawa, nous lui avons demandé de faire partie du Comité de Sélection.Julien est co-responsable de la sélection pour la France, Belgique et l'Allemagne.
Agata participe à l'Académie de Seiji Ozawa depuis sa toute 1ère édition en 2005. Lauréate du concours International de violon Henryk Wienawski en 2006, Agata poursuit maintenant une carrière de violon solo et se produit avec les orchestres les plus célèbres, tels l'Orchestre Philharmonique de Varsovie. En raison de son expérience au sein de l'Académie et sur la scène internationale, nous lui avons demandé de faire partie du Comité de Sélection.Agata est co-responsable de la sélection pour les pays de l'ex bloc de l'Est.
Après avoir participé en 2005 à la 1ère édition de l'Académie de Seiji Ozawa, Pauline est désormais professeur invité à l'Académie de Musique Hanns Eisler de Berlin et 1er alto au Berlin Radio Symphony Orchestra. Pauline a remporté de nombreux concours (Lenzewski, Joseph Joachim…). Elle a travaillé avec les plus grands chefs (Claudio Abado, Daniel Barenboïm, Mariss Jansons, Simon Rattle et Seiji Ozawa). En raison de son activité d'enseignement en Allemagne et de ses compétences, nous lui avons demandé de faire partie du Comité de Sélection de Seiji Ozawa International Academy Switzerland. Pauline est co-responsable de la sélection pour l'Allemagne.