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Le député fribourgeois Roger Schuwey (UDC) est à nouveau condamné à cause de sa façon de pratiquer la chasse. Il s'est rendu coupable de cruauté envers les animaux et de contravention à la loi sur la chasse.
Roger Schuwey a comparu jeudi et vendredi devant le Tribunal de police de la Gruyère, car il avait contesté une ordonnance pénale à son encontre datant du 3 février. Il écope bel et bien de 20 jours-amende à 130 francs, mais avec quatre ans de sursis au lieu de deux ans. Son amende est fixée à 500 francs au lieu de 800.
Le 30 septembre 2014, près de Bellegarde en Gruyère, il a blessé un chamois avec un fusil emprunté à un autre chasseur. Il n'avait que quatre cartouches sur lui. Il a tiré quatre fois sans pour autant tuer l'animal.
Septante minutes d'agonie
Le tireur a attendu quarante minutes entre le troisième et le quatrième tir, alors que la bête était dans son champ de vision. Il a finalement suivi à pied le chamois, l'a saisi par les cornes et l'a achevé avec une arme de poing.
Mais au total, pas moins de septante minutes se sont écoulées entre la première blessure et la mort de l'animal. De plus, il n'a pas inscrit cet épisode de chasse dans le carnet de statistiques comme exigé par la loi. Par contre, le juge lui laisse le bénéfice du doute quant à l'absence d'un tir d'essai.
Renards dans une poubelle
L'homme avait déjà sévi en 2013: trois renards avaient péri sous ses coups de fusil hors de la période de chasse. Il les avait abattus depuis une fenêtre de l'hôtel qu'il tient au hameau de La Villette (commune de Bellegarde), à moins de cent mètres d'autres habitations.
Roger Schuwey s'était débarrassé des goupils dans un sac poubelle, qu'il avait déposé devant le centre de collecte de Broc. Le garde-chasse avait dû achever un des renards qui respirait encore. Le député avait alors écopé de 15 jours-amende à 120 francs avec deux ans de sursis et à une amende de 1000 francs.
Le Ministère public, dans son ordonnance de février, avait révoqué le sursis sur les jours-amende de cette précédente affaire - soit une facture de 1800 francs pour le coupable. Vendredi, le juge Peter Rentsch a au contraire prolongé ce sursis d'une année. Il a estimé que le risque de récidive était faible en raison de l'effet dissuasif de la nouvelle condamnation.