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La Suisse en formation, après l’aventure napoléonienne, a aussi créé une norme d’instruction minimum pour les artilleurs. Ils devaient savoir lire, écrire et maîtriser les quatre opérations de l’arithmétique.
Plus tard, en 1854, le canton de Soleure introduisit les premiers examens de lecture, d’écriture et de calcul pour les recrues, mais c’est avec la Constitution fédérale de 1874 que commença le contrôle du niveau de l’instruction des jeunes gens passant le recrutement. « De 1874 à 1914 la Confédération examinait tous les hommes astreints au service sur les sujets suivants : lecture, écriture, calcul et instruction civique. » Les statistiques publiées pour la période allant de 1875 à 1882 montrent que Bâle-Ville occupe le premier rang et Appenzell Rhodes-Intérieures le dernier (25e). Pour les cantons romands le classement est le suivant : Genève deuxième, Vaud sixième, Neuchâtel neuvième, Fribourg vingt-deuxième et Valais vingt-quatrième.
C’est pour éviter un trop mauvais classement que des cantons introduisirent des cours complémentaires obligatoires pour les jeunes gens qui ne poursuivaient pas leurs études ou un apprentissage. Ces indications sont extraites d’une fiche de documentation en allemand du pédagogue lucernois Werner Lustenberger sur les examens pédagogiques des recrues comme instrument de la politique scolaire fédérale.
Il existe du même auteur un livre dont la version française est intitulée Les examens pédagogiques des recrues, une contribution à l’histoire de l’école suisse, Editions Rüegger, 1996. Les filles étaient bien entendu oubliées à l’époque. cfp
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