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On demandait un jour à l'écrivain Jean Cocteau ce qu'il souhaiterait emporter de sa maison si celle-ci devenait la proie des flemmes… A la stupéfaction de ses interlocuteurs, il répondit : le feu.
Était-ce une boutade d'un homme de lettres, friand de mots d'esprit, ou au contraire, une intuition de poète ? Peu importe, ce qu'il convient de retenir, c'est que rien ne s'accomplit en l'homme sans flamme intérieure, sans cette flamme qui est le moteur de tous les amoureux du monde.
Le récit des actes nous parle de « vent violent » et de « feu qui se partageait en langues ».
L'Esprit Saint est comparé au vent parce que l'Esprit est libre comme le vent et comme le vent il pénètre partout.
L'Esprit Saint est comparé au feu, car ce ne sont pas seulement les oreilles qui sont frappées, mais encore la vue et nous savons que Dieu s'est révélé à Moïse dans un buisson de feu dont la particularité consistait à brûler sans se consumer.
Que l'Esprit soit comparé au vent ou au feu, cet Esprit est destiné aux disciples et à tous les hommes. Animés par la flamme de l'amour de Dieu, aucun obstacle ne brisera l'élan des Apôtres ; ni les éléments déchaînés, ni l'hostilité des foules, ni la crainte du supplice, rien ne les arrêtera, ils rendront témoignage à leur Maître jusqu'à l'effusion du sang.
La Pentecôte achève l'oeuvre de la Rédemption opérée par le Christ et l'étend au monde entier.