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<h2>SubmittedText<h2><p>Au lendemain des Journées des Forces terrestres qui se sont déroulées à Thoune à la fin du mois d'octobre 2006, je prie le Conseil fédéral de répondre aux questions suivantes :</p><p>1. À quel échelon l'organisation de ces Journées des Forces terrestres a-t-elle été décidée ? Qui a eu l'idée de ces journées ? À quel moment le Conseil fédéral a-t-il donné son aval ?</p><p>2. Combien ont coûté à la Confédération, aux cantons et aux communes ces Journées des Forces terrestres, organisées par le brigadier Fred Heer les 27 et 28 octobre à Thoune ?</p><p>3. À combien de soldats a-t-on confié avant, pendant et après ces Journées des Forces terrestres des travaux en rapport avec cette grande manifestation ?</p><p>4. Quel objectif cherche-t-on à atteindre en termes d'instruction lorsque des soldats sont engagés pour organiser de grandes manifestations de ce genre ?</p><p>5. Comment justifie-t-on le fait que l'on célèbre la nostalgie de la cavalerie à une période où l'armée, qui poursuit sa mue, traverse une crise politique profonde ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Les Journées des Forces terrestres qui se sont déroulées à Thoune, à la fin du mois d'octobre 2006, ont été perçues de manière positive par le public et les médias. Ils y ont vu une présentation moderne de ce dont notre armée est capable et l'ont apprécié comme telle. De l'avis du Conseil fédéral, le nombre considérable de visiteuses et de visiteurs qui a assisté à ces journées est une preuve de l'acceptation et de l'ancrage de l'armée dans la population. Par conséquent, le Conseil fédéral ne décèle aucun accent particulièrement nostalgique dans cette manifestation et il n'estime pas non plus que l'armée traverse une crise politique profonde comme le formule l'auteur de la question.</p><p>Le Conseil fédéral répond comme suit aux différentes questions :</p><p>1. L'organisation des Journées des Forces terrestres 06 a été décidée au niveau de la direction du domaine Défense. L'initiative a été lancée par le chef de l'armée, le commandant de corps Keckeis et le commandant des Forces terrestres, le commandant de corps Fellay. L'organisation de telles journées est de la compétence du chef de l'armée et des membres de sa direction. Une autorisation du Conseil fédéral n'est pas nécessaire. Toutefois, l'organisation des Journées des Forces terrestres a été discutée avec le chef du DDPS, le conseiller fédéral Samuel Schmid, qui l'a saluée.</p><p>2. Les frais ont en grande partie été couverts par le budget ordinaire des Forces terrestres. La plupart des activités réalisées au cours de ces journées correspondent aux objectifs habituels de l'instruction (voir réponse 4). Pour des dépenses supplémentaires (p. ex. du matériel d'exposition et le financement du système de Park &amp; Ride), des frais additionnels de 300 000 francs ont été budgétés. Ce budget a été respecté. Aucun frais direct supplémentaire n'a été engendré pour les cantons et les communes. La ville de Thoune a toutefois participé à des mesures de promotion de ces journées.</p><p>3. Au total, pendant la période du 12 octobre au 1er novembre 2006 (au total 17 jours de service), 5645 hommes par jour ont été accomplis pour des travaux de préparation, de déroulement et de démontage. Cela correspond au chiffre moyen de 332 militaires par journée de travail.</p><p>4. Les Journées des Forces terrestre n'étaient pas "une fête coûteuse aux accents nostalgiques", mais une présentation actuelle des performances de notre armée. La plus grande partie des efforts consentis étaient dès lors en relation directe avec les objectifs ordinaires de l'instruction dans notre armée. </p><p>C'est ainsi, par exemple, que les militaires de la classe de détachement de commandement (école d'aspirants char) ont reçu la mission, réaliste, d'installer et de faire fonctionner un poste de commandement mobile. En plus d'utiliser leurs capacités acquises pour la manipulation des appareils, cette mission concrète leur a permis de s'exercer au rythme de la conduite, de la planification à la réalisation en passant par l'évaluation des résultats. </p><p>Selon le même principe, une section de l'infanterie a installé un point de contrôle, des spécialistes de la sécurité militaire ont réglé le trafic et des soldats des troupes sanitaires et des médecins militaires ont été chargés d'assurer le service sanitaire.</p><p>La majorité des tâches qui n'étaient pas spécifiquement militaires (p. ex. le catering et le transport des visiteurs) a été confiée a des entreprises ou institutions privées.</p><p>5. Un très petit nombre d'éléments "nostalgiques" étaient intégrés dans les Journées des Forces terrestres : à part l'association de droit privé "Schweizer Kavallerie Schwadron 1972", quelques véhicules et chars historiques étaient exposés à côté des véhicules modernes. De plus, dans le secteur des télécommunications et de l'information actuels, une rétrospective technique a été présentée au public.</p><p>L'association de droit privé "Schweizer Kavallerie Schwadron 1972" représente la cavalerie et de ce fait, sur le plan de l'histoire militaire, elle est la troupe qui a précédé les troupes de blindés. Dans cette fonction, l'association participe par tradition chaque année au championnat international Swiss Tank Challenge (STC), à Thoune. Le championnat STC n'ayant pas eu lieu en 2006, la présentation de la cavalerie s'est réalisée dans le cadre des Journées des Forces terrestres.</p>  Réponse du Conseil fédéral.