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Fidelio
Ludwig Van Beethoven
Sur un livret de Joseph Sonnleithner et Georg Friedrich Treitschke, créé à Vienne en 1805 (deuxième version en 1806, troisième en 1814), l’unique opéra de Beethoven, ou au moins le seul qu’il ait réussi à terminer, passant des années à le modifier, pas forcément en mieux.
Fidelio, c’est en réalité Léonore travestie en homme et engagée comme gardien dans la prison où languit son époux Florestan, victime de l’horrible Pizarro. A la fin elle le sauve, triomphent l’amour conjugal, la justice et les nobles sentiments. Tiré d’une histoire vraie de l’époque de la Révolution ; donc, au grand dam des metteurs en scène de gauche, les bons sont les deux nobles et le méchant un jacobin. A force de réécritures, Fidelio est l’unique opéra qui dispose de quatre ouvertures différentes.
Albert Mattioli