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Berne - Le PS Suisse exige aussi la démission de son conseiller national Ricardo Lumengo. Comme le PS bernois, le parti national est d'avis que la condamnation du Biennois pour fraude électorale a tellement entaché sa crédibilité qu'une démission est inéluctable.
M. Lumengo a commis une erreur et doit par conséquent démissionner, indépendamment du fait que le jugement en première instance, rendu jeudi, n'est pas encore entré en force, a dit ce vendredi Thomas Christen, secrétaire général du PS, interrogé par l'ATS. La crédibilité est la plus haute valeur d'un politicien. Si celle-ci est entamée, il ne reste que la démission, a dit M. Christen.
Le président du PS bernois Roland Näf a de son côté réitéré sa demande de démission du conseiller national biennois. Mais une exclusion du parti n'entre pas en ligne de compte, a-t-il dit à l'ATS. "Ce serait exagéré", car Lumengo n'a pas commis de crime, estime M. Näf.
Il part du principe que l'élu n'a pas agi avec une mauvaise intention, mais par naïveté. On ne peut toutefois pas accepter qu'un politicien manipule des bulletins de vote, note le président bernois.
Pas le premier à être puni
Ricardo Lumengo n'est pas le premier à être puni pour fraude électorale. En 1994, Christoph Blocher, alors au Conseil national, n'avait échappé à la justice pénale que grâce au refus des députés de lever son immunité parlementaire.
Le politicien UDC avait voté à la place d'une collègue de parti au cours d'une session parlementaire. Jugé lors d'une procédure disciplinaire interne, M. Blocher avait reçu un blâme.
Dans le canton de Fribourg en 2006, c'est un conseiller général UDC qui a été condamné pour tentative de fraude électorale. Pierre-André Dousse avait signé à quatre reprises l'initiative de l'UDC pour des naturalisations démocratiques. Il a écopé d'une amende de 300 francs.
En 2006 toujours, le concierge de la mairie d'Obersiggenthal (AG) a été condamné à quatre mois de prison et 3500 francs d'amende. Dans le but d'empêcher la réélection du maire, cet ancien membre de l'UDC avait faussé au moins 300 bulletins de vote lors d'élections communales en 2005.
ATS