Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06964.jsonl.gz/43

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Le Conseil national a largement adopté mardi une motion demandant l'interdiction d'importer des produits dérivés du phoque. Le texte, déposé par Oskar Freysinger (UDC/VS), demande que la Suisse s'aligne sur la législation européenne en vigueur depuis août 2010. Le texte passe aux Etats.
"La chasse aux bébés phoques est une pratique indigne de la race humaine", a déclaré le Valaisan. En outre, elle ne vise pas du tout à réguler l'espèce mais a un but purement commercial pour les peaux, a-t-il ajouté.
La commission de la science, de l'éducation et de la culture de la Chambre du peuple est à l'unanimité sur la même longueur d'onde. "Il ne faut pas qu'après l'interdiction décidée par l'Union européenne (UE) en 2010 la Suisse devienne une plaque tournante pour l'importation et le commerce de ce type de produits", a ajouté Chantal Galladé (PS/ZH) au nom de la commission.
Indignation
Le Conseil national a donc adopté le texte par 132 voix contre 28. Il avait déjà voté pour une telle interdiction, mais les Etats avaient rejeté le texte en septembre 2010 à trois voix près. Ce vote avait suscité une vague d'indignation. La fondation Franz Weber avait recueilli près de 100'000 signatures pour relancer une interdiction des produits dérivés de phoque en Suisse.
Le Conseil fédéral était opposé à la motion, arguant qu'une interdiction générale est problématique au vu des règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Le Canada et la Norvège ont en effet lancé diverses initiatives pour contrer la législation de l'UE.
Chasse traditionnelle pas touchée
La motion ne concerne pas les produits provenant de la chasse traditionnelle pratiquée par les Inuits et d'autres communautés indigènes. Suite aux mesures prises par l'UE, 38'000 animaux ont été abattus au printemps 2011 contre 67'000 en 2010.
L'interdiction décidée par l'UE porte sur l'huile, la peau et d'autres produits dérivés utilisés dans la cosmétique ou la médecine. Les fourrures sont prisées pour les manteaux ou les bonnets.
ATS