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11/05/2015
Ayant eu la chance, il y a quelques années déjà, d'avoir été de manière intense en contact avec l'Amérique latine j'ai eu le plaisir de connaitre beaucoup de spécificités de cette région du monde, notamment leurs politiciens qui il faut le dire sont souvent de gauche. Les écouter et connaitre leurs opinions m’intéresse toujours beaucoup. Paradoxalement peut-être ils confortent mon idée que le centre droit est une politique juste à suivre.
Pas très connu dans notre région du monde mais très connu en Amérique latine José Mujica fût le 40ème président de la République orientale de l'Uruguay. Amicalement nommé "Pepe Mujica" par les siens il est connu pour avoir continué à vivre comme la majorité des gens de son pays une fois élu. Ceci contrairement à beaucoup de chefs d'États de divers pays qui une fois élus commencent à vivre comme une minorité des gens de leurs pays, c'est à dire comme des rois. José Mujica a en effet une fois élu continué à vivre dans sa modeste ferme non loin de Montevideo sans personnel de maison et avec une sécurité minimum pour la fonction qu'il exerçait. Lorsqu'on lui pose la question de ce qu'il pense des gens qui disent de lui qu'il est le plus pauvre des présidents, il répond: "Ce sont les gens qui pense cela qui sont de pauvres gens".
Il y a un certain temps déjà il a donné une entrevue à la télévision Al Jazeera. On le voit recevoir la journaliste dans sa ferme au milieu de ses bibelots et montrant en effet son style de vie proche à la majorité des Uruguayens et non pas à la minorité des Uruguayens. Le seul regret que j'ai sur cette vidéo que je transmets ci-dessous est qu'elle n'est pas sous-titrée en français. Afin de la comprendre il faut parler la langue de Shakespeare et encore mieux l'espagnol si l'on souhaite comprendre la version originale de José Mujica. La vidéo dure 25 minutes et je vous encourage vivement de la regarder du début à la fin. Elle vaut la peine d'être visionnée jusqu'au bout. Il y fait beaucoup de remarques pertinentes à mettre dans les mains des gens de gauche comme de droite.
José Mujica 40ème président de la République orientale de l'Uruguay. Cliquez sur l'image pour accéder à la vidéo.
21/04/2015
Voilà quelques jours que les élections municipales ont eu lieu dans le canton de Genève. Les résultats ont été analysés et digérés. Ils auront fait des heureux et des déçus. Je ne vous cache pas que de mon côté elles auront fait un déçu car je n'ai pas été élu. Il parait cependant que c'est normal car c'est la première fois que je me présente.
Comme beaucoup de monde dans mon cas j'ai analysé les résultats sous tous les angles possibles. J'ai finalement réalisé que la liste sur laquelle je me suis présenté a donné à peu de choses près le même ordre que la liste envoyée aux électeurs. Mon parti étant correct et galant nous avons listé en premier le candidat pour le Conseil administratif suivi du président de notre parti communal et ensuite bien entendu les gens en place suivi des nouveaux candidats. Étant des gentlemen nous avons bien entendu mis les dames en premier. Tout ceci en respectant l'ordre alphabétique. Étant moi-même un homme, et je l'espère un gentleman, étant également un nouveau candidat dont le nom commence par "W" vous comprendrez vite que j'ai commencé cette course très motivé mais en queue de peloton. Ceci n'ayant visiblement que peu d'influence selon ce qu'on me disait.
Ceci dis j'ai aujourd'hui décidé de faire une analyse plus mathématique. J'ai pris les deux plus grands parlements du canton et j'ai mesuré la proportion d'élus dans la première moitié et la seconde moitié de l'alphabet. Commençons par le Grand Conseil où nous réalisons que nous avons 68 députés dans la première moitié et 32 dans la seconde moitié. Si on y inclut les députés suppléants on arrive exactement à la même proportion. Continuons avec l'actuel Conseil municipal de la Ville de Genève où nous trouvons 51 personnes dans la première moitié et 29 dans la deuxième moitié. Et si nous voulons encore nous amuser un peu plus analysons donc le Conseil d’Etat de notre canton. Actuellement nous sommes à 6 et 1, la législature précédente à 5 et 2, l'antérieure à 6 et 1, celle d'avant à 5 et 2, et encore celle d'avant à 5 et 2. Vous comprendrez que le plus grand chiffre représente toujours la première moitié de l'alphabet.
Bref, pensez bien que je ne veux pas créer une association des opprimés du bas de l'alphabet mais si vous vous appelez Zen Ruffinen, Zwahlen ou encore mieux Zwicky n’hésitez pas à me contacter. Nous pourrions nous rencontrer et faire de la politique et pourquoi pas nous retrouver un jour sur une liste commune. Je profite de saluer mes colistières et colistiers qui pourraient me lire dont 3 sur 11 ont tout de même réussi à briser l'ordre préétabli.
Bill Clinton, Jimmy Carter, Georges H. Bush et son fils
PS : On m’a fait remarquer que les treize premières lettres de l’alphabet contenaient plus de patronymes que les treize dernières. Il est donc normal qu’il y a plus d’élus dans la première moitié. Je tenais à vous transmettre cette remarque pertinente faite par un lecteur (ajouté le 22.04.14).
25/02/2015
Pour celles et ceux qui suivent la politique de nos voisins français la tentative de taxe à 75% au-delà d'un million d'euros de revenu annuel restera certainement un fait marquant du quinquennat de François Hollande.
Il est amusant de voir que finalement cette taxe n'aura pas vécue longtemps. En 2013 n'ayant pas reçu l'aval des plus hautes instances elle fut légèrement modifiée pour finalement être introduite en 2014 pour une seule et unique année. Elle fut depuis discrètement retirée.
Le plus amusant de cette histoire restera probablement l'interview de Laurent Delahousse questionnant Will Smith à ce sujet. L'acteur américain est donc un démocrate convaincu qui n'a aucun souci de payer plus d’impôt pour aider les plus démunis. Cependant il y a tout de même quelques limites. Je vous laisse savourer la minute et cinquante secondes qui suit.
Laurent Delahousse démontre dans cette vidéo son talent à faire dire aux autres ce que par déontologie il ne peut pas dire lui-même. Il est du reste amusant de le voir rigoler alors qu'il prépare soigneusement son coup.
26/12/2014
C'est avec un certain amusement que j'ai appris que le Nouveau mouvement européen Suisse (NOMES) organise une conférence publique dans les locaux de l'Institut National Genevois où le Président du Conseil d'Etat Monsieur François Longchamp prendra parole.
Faisant personnellement partie des gens qui pensent que le monde est plus grand que l'Europe je ne sais pas encore si je serais présent ce 12 janvier 2015 au soir. A en lire sur internet les locaux seront mis à disposition par l'Institut National Genevois sans que celui-ci n'en fasse la publicité sur son site internet.
En effet en cette période j'imagine que le NOMES a beaucoup de plomb dans l'aile et que les gens souhaitant voir la Suisse adhérer à l'Union européenne se font de plus en plus rares. Mais quelle argumentation reste-t-il encore dans les mains de ces gens du NOMES?
Dans l'industrie dans laquelle je travaille celle de la haute horlogerie environ 80% du chiffre d'affaire se fait hors de l'Union européenne. Et quant aux 20% qui restent une forte proportion du chiffre est réalisé par des Moyen-orientaux, des Russes ou des Chinois de passage dans quelques capitales européennes.
Je vois déjà l'orateur dérouler tout son argumentaire sur le thème de la soirée qui sera "les conséquences du 9 février sur notre région". Il dira certainement à quel point il est important de faire venir les Européens les plus compétents à Genève pour améliorer notre vie à tous.
En fin de conférence j'aurais vraiment envie de lui poser les questions suivantes: "Pourquoi n'ouvririons-nous pas les candidatures du prochain Conseil d'Etat à tous les citoyens européens? Le management par l'exemple n'est-il pas la meilleure des choses?".
Sur beaucoup de thèmes je partage l'opinion de François Longchamp et de l'entente PDC-PLR mais comme mentionné plus haut je fais partie des gens qui pensent que le monde et plus grand que l'Europe.
Ci-dessus cinq pays importants pour notre futur
06/11/2014
C'est à la fin du 19ème siècle que les premières lampes à incandescence, communément appelée "ampoule", furent inventées. Une histoire jamais réellement communiquée dit qu'après avoir été lancé sur le marché ce produit aurait eu un défaut majeur. Il ne se cassait pas et ainsi le processus de vente ne pouvait pas être reproduit.
A des fins commerciales ce produit fut "amélioré" et aurait été volontairement rendu cassable. Les nouvelles ampoules se cassaient ainsi après environ mille heures et leurs propriétaires pouvaient retourner au magasin racheter les suivantes qui se casseront à nouveau mille heures plus tard. Ceci est un bel exemple du phénomène jamais réellement avoué de l'obsolescence programmée.
Une ampoule de la toute première génération reste cependant bien présente dans une caserne de pompiers de Californie. Cette ampoule brillerait depuis 1901 et n'aurait été presque jamais éteinte. L'amusement des gens qui l'entourent a été de créer un site internet où une webcam filme en permanence cette ampoule.
Le plus parlant dans cette histoire est que la webcam doit être régulièrement remplacée par une nouvelle alors que l'ampoule brillerait depuis plus d'un siècle. Si nous souhaitons limiter les déchets sur notre planète passer de deux ans à quatre ans de garantie pourrait être une proposition. Un consommateur averti pourrait être prêt de payer deux fois plus pour un produit qui dure deux fois plus longtemps.
L'ampoule centenaire peut être visionnée en direct, si la webcam ne s'est pas cassée, sur ce site internet.