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Le Temps du 19 novembre consacre une pleine page au fossé qui se creuse entre le Royaume-Uni et le continent européen. Sous la plume de Richard Wehrli, l'Angleterre semble se congratuler des acquis nationaux qu'elle a su préserver, un « euroscepticisme de droite s’est généralisé dans le pays » lit-on encore. La divergence s'accroît, on rêve à moins d'Etat.
L'auteur semble trouver des raisons à la situation: Albion, perfide ou non, n'a jamais pleinement consenti à livrer les attributs de la Couronne aux pieds du conglomérat bruxellois. La chose serait historique, remonterait à Churchill, à la résistance à une Europe conquise. La narration se perd un peu, on ne sait plus si les Anglais sont nationalistes, mondialistes ou s'ils ne souhaitent que de pouvoir gérer leurs affaires comme ils l'entendent.
Reste qu'aucune de ces raisons ne sera jamais valable pour la Suisse, pas plus l'histoire que le pragmatisme économique. Suisse dont le principal défaut, outre le fait d'avoir osé contesté le principe de cette ébauche de gouvernance mondiale qu'est l'Union européenne, est de ne pas être une grande puissance tout en aimant sa liberté.