Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06874.jsonl.gz/373

défunts Décès du père Wendelin Walker Décès de François Rossier, prêtre Bernard Truffer, prêtre Urs Schenker, prêtre Eugène Cuenat teaser Adèle nous invite à nous préparer à la Pentecôte Une future bienheureuse Symposium: Vie consacrée marianiste et famille charismatique Le saviez-vous? Décès du père Wendelin Walker Décès du père Wendelin Walker La Communauté territoriale de Suisse recommande à nos prières fraternelles notre cher frère, Wendelin WALKER, prêtre, de la communauté Chaminade, à Sion, Suisse, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 30 mars 2017 à Ried-Brig, Suisse, à 74 ans, dont 53 ans de profession religieuse et 18 de vie sacerdotale. Kurt Wendelin est le premier enfant de Franz Walker et de Gertrude, née Gemmet. Il voit le jour le 19 août 1942. Trois ans plus tard, une sœur, Luise, lui est donnée avec laquelle il s’entend à merveille sa vie durant. Son école primaire, il la vit durant les six mois de l’hiver à Termen, son village natal. Le reste de l’année, il le passe sur l’alpage, à Schallbett, où les deux enfants secondent leurs parents en étant bergers. Wendelin y passe son temps libre à lire des livres en quantité astronomique. En 1955, le jeune Walker poursuit ses études à Fribourg, à l’institut Saint-Raphaël dirigé par les marianistes. Quatre ans plus tard, il fréquente le collège Saint-Michel en section classique et obtient en 1965 la maturité (baccalauréat) de type A. En 1962-63, on le voit en Autriche, au Greisinghof accomplir le noviciat qui prépare à la vie religieuse. Le 2 septembre 1963, il s’engage dans la Société de Marie par la profession des vœux. Le décès de sa maman en 1964 le marque fortement. Une foi forte lui permet de surmonter cette épreuve et de l’intégrer dans sa vie. De 1965 à 1967, le jeune Wendelin expérimente le côté pratique de l’enseignement. Il est engagé comme titulaire de la classe des élèves de 3e – 4e années, à l’école primaire d’Altdorf dirigée par les religieux marianistes. Il s’engage aussi dans un mouvement de jeunes, la Jungwacht. “Joe“ est son nom de totem qu’il affectionne et il aimera dorénavant être ainsi appelé par ses intimes et connaissances. Le 15 octobre 1967, il s’engage pour toujours dans la Société de Marie. En 1968, il passe sept semaines à Paris avec sa sœur pour approfondir ses connaissances dans la langue de Molière. Les temps libres, frère et sœur les mettent à profit pour des visites culturelles et musicales. Wendelin Walker poursuit ses études en philosophie, littérature et germanistique à l’université de Fribourg. Il les termine en obtenant le diplôme de maître de gymnase. A la demande de la paroisse Saint-Nicolas, il s’engage avec un grand enthousiasme dans le mouvement de la Jungwacht. 1975 est une année charnière dans sa vie. Ses supérieurs lui demandent de se rendre au collège Chaminade à Kara (Togo). Les conditions climatiques, les classes à effectif nombreux (une cinquantaine d’élèves) et les lourdes corrections en philosophie et en allemand n’ont pas facillité ses débuts d’enseignant. Initialement, il était prévu que Wendelin Walker passe deux ans en pays de mission, mais son séjour se prolonge. Après plusieurs années d’activité, il seconde le directeur et le remplace à partir de 1991. Puis, les supérieurs lui confient aussi la responsabilité de la communauté. De 1992 à 1997, il est le responsable de tous les religieux marianistes du Togo. Wendelin est aussi actif dans le scoutisme et dirige une chorale. Il est participe à l’organisation des examens de fin d’année des écoles togolaises. Son désir de toujours répondre à l’appel au sacerdoce (il l’avait exprimé lors de la consultation pour l’obtention des vœux définitifs), devient réalité en 1997. Vu son engagement urgent en Afrique, cette vocation n’a donc pu se réaliser que deux décennies plus tard. Il retourne à Fribourg pour parfaire ses études en théologie à l’université. Le 4 juillet 1999, Mgr Paul Vollmar, son confrère, l’ordonne prêtre dans son village natal, Termen. Jeune prêtre, le père Walker répond à un nouvel appel africain, en Côte d’Ivoire, à Abidjan. Il reprend la direction du collège Saint-Jean Bosco. Initialement prévu pour trois ans, le père Wendelin y reste neuf ans. Transformation de bâtiments, nouvelles constructions, mise sur pied de la formation permanente des enseignants et l’aumônerie scolaire occupent la majeure partie de son temps. Le nombre d’élèves passe de quatre cents à mille trois cents. Il est confronté à des situations de guerre dans le pays. Le collège est épargné de pillages grâce à des officiers togolais, ses anciens élèves. Des troupes de l’ONU veillent à la paix. Ses vacances estivales, le père Wendelin Walker les passe dans sa paroisse natale, Termen. Elles permettent au curé de prendre un repos bien mérité. Avant son ordination, il aimait à “se reposer“ auprès de son papa, dans la maison familiale à Schallbett. Il était aussi le bienvenu à Berne chez sa sœur et ses neveux. Les deux dernières années de son engagement en terre africaine, sa succession étant réglée en Côte d’Ivoire, le père Wendelin les passe dans son Togo chéri, à Sotouboua, où il ne se contente pas uniquement d’organiser, mais met aussi la main à la pâte, ne craignant ni la transpiration ni les difficultés techniques. Les problèmes ne manquent pas comme le feu qui détruit plus de la moitié de la récolte de riz ou des machines indispensables qui rendent l’âme. Il ne se laisse pas abattre. Finalement, sa santé oblige le vaillant missionnaire à revenir en Suisse. Peu de temps après son retour au pays, le diocèse engage le père Wendelin dans les paroisses germanophones de Sierre et de Sion. En la fête de l’Ascension 2011, il est intronisé comme curé de la paroisse Saint-Théodule de Sion et quelques semaines plus tard de celle de la Trinité à Sierre. Au mois d’avril 2016, la maladie l’oblige à donner sa démission à contre cœur. Après plusieurs séjours dans les hôpitaux et la constante détérioration de sa santé, il est admis, début de février 2017, dans le home Santa Rita à Ried-Brig, sur le territoire de sa commune natale. Il est heureux de pouvoir célébrer la messe du soir même dans une chaise roulante à la plus grande joie de bien des pensionnaires. Dans la soirée du 30 mars, après un temps de grandes souffrances, atténuées par de forts médicaments, il peut terminer son parcours terrestre entouré de sa sœur, de l’un de ses confrères et d’une catéchiste de ses anciennes paroisses.