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La lévodopa, introduite il y a 28 ans, a été responsable du premier «effet Lazare» sur les patients parkinsoniens. Les complications à long terme du traitement, fluctuations motrices et non motrices «on-off», allaient progressivement remettre en question cet enthousiasme. Au début des années 90, la compréhension du déséquilibre d'activité entre les voies striato-pallidales interne directe (activatrice) et indirecte (inhibitrice) allait permettre une nouvelle approche de la thérapeutique du patient parkinsonien au stade avancé de la maladie. La stimulation sous-thalamique, qui a actuellement la faveur de la majorité, permet un second «effet Lazare», pour les parkinsoniens avancés, traitant tous les symptômes de la maladie de Parkinson à hauteur de la meilleure efficacité de la lévodopa, sans fluctuations, et, dans les meilleurs des cas, sans médication antiparkinsonienne. Quant à savoir si les greffes de cellules souches pourront un jour être la cause d'un troisième «effet Lazare», la réponse est dans l'avenir.