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Le ministre suisse des Finances, Ueli Maurer, a parlé de la guerre en Ukraine dans une interview accordée mercredi aux journaux de Tamedia. Il s'est exprimé d'une part sur les aides publiques possibles pour les ménages, et a émis des critiques sur les sanctions.
En raison de la hausse des prix de l'énergie, l'ensemble du Conseil fédéral avait mis en place, en avril dernier, un groupe de travail. Celui-ci doit examiner si des mesures sont nécessaires pour soulager les ménages. Maurer s'est opposé à de telles idées. «Nous n'avons pas d'argent pour cela», a déclaré le politicien de 71 ans.
Selon lui, de telles mesures ne sont pas nécessaires avec une inflation à 2,5%. Le conseiller fédéral UDC ne voyait pas non plus la nécessité d'agir sur le prix de l'essence pour le moment, qu'il considère comme «abordable dans une Suisse riche».
Selon ses propres déclarations, Ueli Maurer craint un ralentissement de l'économie dans son ensemble.
Par ailleurs, le conseiller fédéral UDC s'est également exprimé sur l'attitude de la Suisse dans la guerre en Ukraine et sur la mise en œuvre des sanctions de l'UE. Dans ce contexte, la Suisse a causé des «dommages de couloir» en ce qui concerne la question de la neutralité.
En fin de compte, il s'agissait d'un problème de communication, a poursuivi le ministre des Finances. «En fait, nous ne nous écartons pas beaucoup de ce que nous avons toujours fait. Mais cela est remis en question dans le monde entier». Il est difficile de corriger la perception, a-t-il ajouté.
«Pour l'instant, nous avons une position unilatérale», a déclaré Maurer à propos de la guerre. Mais au Forum économique mondial (WEF) de Davos, il entend souvent dire qu'il ne faut pas couper tous les ponts avec la Russie. Car la Russie ne se résume pas seulement à Poutine. «Et à un moment donné, il y aura une période d'après-guerre», a-t-il déclaré. «La porte doit rester entrouverte pour que le dialogue puisse reprendre». (dab/sda)
Traduit et adapté de l'allemand par sia
Depuis cette semaine, la Russie a réduit de 60% ses livraisons de gaz à l'Europe, souligne Christoph Brand dans une interview accordée à Blick-TV. Si cette situation perdure, cela aggravera les problèmes que l'Europe rencontre déjà aujourd'hui avec l'approvisionnement en énergie.