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Plus axée sur la prévention que sur la répression, la nouvelle ordonnance sur la protection des animaux dans la pratique de l’élevage ne contient aucune liste de races.
L'ordonnance de 2008 sur la protection des animaux (OPAn) dispose que l'élevage doit viser à obtenir des animaux en bonne santé et exempts de caractères contraignants. Ainsi, le but d'élevage ne doit causer à l'animal ni maux, ni douleurs, ni dommages ; de plus, il est interdit d'intervenir profondément dans son aspect physique ou dans ses aptitudes. Toute race, toute variété d'élevage a des problématiques qui lui sont propres. Toute personne désireuse de faire de l'élevage doit obtenir au préalable suffisamment d'informations sur les éventuels problèmes héréditaires dont peuvent souffrir les animaux reproducteurs et leur descendance. Car, contrairement aux erreurs de détention qui peuvent être corrigées à tout moment, un dommage dû à l'élevage portera atteinte à l'animal tout au long de sa vie. Pour guider les éleveurs, l'ordonnance de l'OSAV sur la protection des animaux dans la pratique de l'élevage dresse une liste des contraintes qui peuvent découler du but d'élevage. Des informations plus détaillées sont disponibles dans l'abondante littérature spécialisée publiée à ce sujet.
Avant tout appariement, il convient d'examiner les animaux soupçonnés de subir une contrainte moyenne ou sévère pour déterminer le degré de contrainte. La nouvelle ordonnance indique la procédure à suivre et la manière de documenter le degré de contrainte d'un animal dont l'élevage est prévu.
C'est en effet le degré de contrainte qui déterminera dans quelle mesure un animal peut être utilisé pour l'élevage. Les animaux de race sont souvent issus d'un élevage très consanguin. Afin d'éviter d'augmenter encore le degré de consanguinité, l'ordonnance autorise l'utilisation pour l'élevage d'animaux présentant des contraintes moyennes, à condition qu'une stratégie visant à diminuer les contraintes chez les descendants soit mise en place. À des fins de contrôle, les éleveurs sont tenus de documenter leur stratégie d'élevage et les données concernant les animaux et leurs descendants, et de présenter ces documents sur demande.
À l'inverse, les animaux souffrant de contraintes sévères ne peuvent être utilisés pour l'élevage. Font notamment partie de cette catégorie les élevages extrêmes comme la souris dansante, certaines variétés d'élevage de poissons rouges ou les nanifications extrêmes de chiens. Les animaux qui présentent des différences extrêmes par rapport à la forme normale, qui ne pourraient survivre sans intervention humaine ou qui ne peuvent être détenus selon les règles appartiennent également aux variétés d'élevage interdites.
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