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Depuis la fin du XIXe siècle, le Pacte de 1291 est considéré comme l’acte fondateur de la Confédération suisse. Réunies en fédération, les trois communautés de vallée d’Uri, de Schwytz et de Nidwald ont pu garantir la paix, préserver leur liberté et se défendre plus efficacement contre les attaques extérieures.
Aux XIVe et XVe siècles, la Confédération évolue vers un système d’alliances de villes et de communautés rurales souples. Suffisamment puissante à la fin du XVe siècle, elle parvient à influencer les rapports de force en Europe. Lors de plusieurs batailles, les confédérés ont fait preuve de courage et d’ingéniosité, ce qui leur a valu d’acquérir une réputation de redoutables guerriers.
L’élargissement territorial de la Confédération s’est poursuivi de différentes façons : adhésions volontaires au système en tant que membres dotés d’autant voire de moins de droits que les premiers confédérés, achats ou conquêtes. Tout aussi variés étaient par conséquent les droits des habitants de ces territoires.
En général, les membres de la Confédération – les « cantons » – s’auto-administraient. Mais régulièrement, leurs députés se réunissaient lors de diètes fédérales pour discuter des questions d’intérêt général. Les lieux de rassemblement étaient Lucerne, mais aussi Zurich, Berne ou Baden. Chaque membre de la Confédération envoyait un ou deux députés à ces diètes fédérales.