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Et si on parlait d'éducation?
Rassurer oui, mais comment?
27.12.2017
Comment faire pour interpréter les craintes de son enfant et le rassurer correctement?
Comment faire pour interpréter les craintes de son enfant et le rassurer correctement?
Education familiale Fribourg
Rachel, 2 mois, pleure beaucoup le soir. Sa mère Sylvie se demande ce qu’elle peut faire. Une amie lui dit : «Elle a juste besoin d’être rassurée!».
Diego, 3 ans, se met en colère le matin avant d’aller à la crèche. «Non, non, non je ne veux pas aller à la crèche!». Sa mère se dit : «Mon fils est hypersensible, il faut que je le rassure, il doit vivre des choses difficiles à la crèche».
Simone, 11 mois, se réveille la nuit. Son père se dit qu’elle doit être en désarroi et a juste besoin d’être rassurée.
Plusieurs parents réfléchissent: est-ce que, quand un enfant pleure, a-t-il juste besoin d’être rassuré? Quels sont les autres besoins des enfants ? Et quelles sont les actions possibles des parents?
En tant que parent, est-ce que je peux vraiment rassurer mon enfant?
Diego qui dit ne pas vouloir aller à la crèche à 3 ans montre sa force et son affirmation de soi: «Je m’oppose pour grandir, je pense différemment de maman, j’ai d’autres idées pour ma matinée. Je suis en train d’apprendre que les autres ont des idées différentes des miennes. J’ai des bons moments à la crèche, j’ai des moins bons moments aussi et j’ai surtout besoin que ma mère croie en moi, en ma capacité à passer par-dessus, à devenir plus fort. Ainsi je me sentirai en sécurité. Ce n’est pas elle qui peut faire l’action de me «rassurer».
A 2 mois, les stimulations de la journée trouvent leur canal d’expression dans les pleurs du soir. Rachel dit : «Je suis en train de lâcher les tensions, j’ai la capacité de le faire, même si cela paraît difficile. J’ai besoin qu’on accompagne ces moments, en me permettant de le faire. Ainsi je me sens en sécurité, entourer par des parents qui ne paniquent pas et me permettent de lâcher».
A 11 mois, Simone dit : «Je ne sais pas comment faire pour attendre le prochain train du sommeil. Je me réveille et suis en train d’apprendre par moi-même comment repartir dans une nouvelle phase de sommeil. J’apprends à me repérer dans le temps : est-ce le jour, est-ce la nuit ? je me sens bien quand les parents m’accompagnent à trouver des moyens de le faire, de manière de plus en plus autonome».
En tant que parent, je peux juste créer une ambiance qui permette à l’enfant de se sentir en sécurité !
>> Ces histoires sont des «séquences» extraites des rencontres que l’Education Familiale organise dans le canton. Elles traitent des compétences éducatives des parents.