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Tout savoir sur les vélodromes
Le cyclisme sur piste est l’une des plus anciennes formes de compétition cycliste. Toutefois, si vous aviez la possibilité de comparer la piste utilisée pour les tout premiers Championnats du Monde de la discipline, en 1893, à Chicago, aux Etats-Unis, avec celles que l’on connaît aujourd’hui, vous trouveriez sans doute leur aspect général très similaire. Dans les deux cas elles sont de forme ovale, avec deux virages à 180 degrés relevés reliés entre eux par deux lignes droites. Cela dit, bien entendu, les matériaux et les techniques de construction ont beaucoup évolué en plus d’un siècle, mais le design de base est demeuré le même.
Il existe des vélodromes de plusieurs tailles et configurations, comme le reflète le Règlement de l’Union Cycliste Internationale (UCI) dans ses articles 3.6.064 à 3.6.101 (« Spécifications techniques et homologation des vélodromes »).
La longueur des pistes varie dans une large mesure. Celle du Forest City Velodrome (non homologuée), à London, au Canada, est l’une des plus courtes du monde avec ses 138 mètres, tandis qu’on trouve des pistes en plein air de 500 mètres (limite supérieure pour l’homologation) ou plus. La longueur standard pour l’organisation de compétitions est maintenant de 250 mètres (contre 333,33 mètres auparavant).
Plusieurs matériaux peuvent être utilisés lors de la construction des pistes. Les plus utilisés sont le bois et le ciment, le premier – en particulier le pin – étant devenu la norme pour les pistes couvertes.
Il faut noter que toutes les compétitions se déroulent dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.
Le Règlement UCI définit quatre catégories de pistes utilisables pour l’organisation de compétitions, allant de la catégorie 1 ( Championnats du Monde et Jeux Olympiques) à la catégorie 4 (compétitions non internationale de niveau régional et entraînement), en passant par les catégories 2 (Coupe du Monde et Championnats Continentaux) et 3 (autres compétitions internationales).
En matière de sécurité, tous les vélodromes doivent évidemment respecter les normes de construction locales, mais également d’autres définies par l’UCI. Ce sont les pistes de catégorie 1 et 2 qui doivent répondre aux exigences les plus strictes étant donné que ce sont elles qui accueilleront les coureurs qui atteindront les vitesses les plus élevées. La largeur de telles pistes (de 7 à 8 mètres) et le rayon de leurs virages devront s’inscrire dans des paramètres déterminés qui garantiront qu’il est possible de rouler en toute sécurité même à des vitesses de l’ordre de 110 km/h, sur une surface sans aspérités.
Ces règles laissent tout de même une certaine latitude quant au design aux architectes spécialisés, qui cherchent à donner à chaque piste ses caractéristiques propres. Les pistes de catégories 1 étant celles où sont organisées les compétitions du plus haut niveau, elles doivent être équipées pour accueillir un grand nombre de spectateurs, des équipes de télévision et les médias. Elles bénéficient également de l’éclairage le plus performant.
Il existe de nombreuses épreuves sur piste distinctes : contre-la-montre ou duels, individuelles ou avec départ groupé. Les lignes tracées sur les pistes sont indispensables dans ce cadre.
Entre la partie plate à l’intérieur de la piste et cette dernière, on trouve une bande bleue (la « Côte d’Azur »), qui permet une transition aisée entre les deux parties. Il ne s’agit pas d’une section utilisable en course. Il est donc interdit par le règlement de l’emprunter pour dépasser un adversaire.
Vingt centimètres plus haut se trouve une ligne noire de 5 cm de large qui définit la longueur de la piste. Des marques, numérotées tous les 10 mètres, y sont dessinées tous les 5 mètres.
On peut voir 90 centimètres plus haut, une ligne rouge (la « ligne des sprinters »).En restant entre la ligne noire et la ligne rouge, un coureur emprunte le parcours le plus court et le plus efficace. Lorsqu’il se trouve dans cette zone, il ne peut être dépassé que par la droite (par le haut). L’adversaire qui chercherait à lui faire quitter cette zone ou à le dépasser par la gauche serait disqualifié.
Au premier tiers de la piste depuis le bas se trouve enfin une ligne bleue dite « ligne des stayers ». Elle est utile lors d’événements comme la Madison ou le demi-fond (derrière moto).
La ligne d’arrivée est tracée en travers de la piste à la fin de l’une des lignes droites, à quelques mètres de l’entrée du virage. Une autre ligne, blanche, est dessinée à 200 mètres de la ligne d’arrivée . Elle marque le début de la section utilisée pour la partie qualificative des épreuves de vitesse (200 m lancé). Quant aux lignes rouges que l’on voit en deux points opposés de la piste au milieu des deux lignes droites, elles matérialisent la ligne de départ et d’arrivée des épreuves de poursuite.
Parce qu’il est important que les officiels puisse suivre ce qui se passe sur la piste d’où qu’ils se trouvent sans être gênés par des obstacles, les piliers supportant le toit des pistes couvertes ne peuvent être placés dans la partie centrale. Cette exigence augmente le coût de la construction d’un vélodrome.
La plupart des vélodromes les plus modernes comprennent un système de ventilation et de chauffage sophistiqué permettant de gérer la température et le degré d’humidité pour offrir des conditions optimales aux coureurs et leur permettre de réaliser les meilleures performances.
Les pistes actuelles ont beaucoup en commun avec celles de l’époque héroïque de la discipline, tout en étant des bijoux technologiques.