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San Damiano - historique
Les apparitions de la Vierge Marie à San Damiano, en Italie, à une simple paysanne, Rosa Quattrini ont fait couler beaucoup d’encre et excité bien des passions. Elles n’ont jamais été reconnues par l’Église, car l’opposition des évêques de Plaisance a toujours été un frein pour cette reconnaissance si désirée par les nombreux pèlerins qui fréquentaient et fréquentent toujours ce lieu si particulier et si priant.
Le petit village de San Damiano, à une vingtaine de kilomètres de Piacenza, au sud de Milan, est connu en raison des apparitions qu’une mère de famille y a eues de la Vierge Marie. Rosa Quattrini (1909-1981), née Buzzini, appelée Mamma Rosa, naît en Italie à Santimento di Rottofreno, dans une famille de type patriarcal. Elle a trois sœurs qui embrassent la vie religieuse : l’aînée, Pierina, devient sœur du Sacré-Cœur au Brésil ; la seconde, Anna, franciscaine au Sri Lanka ; la cadette, Giuseppina, entre au carmel de San Colombano di Lucca.
Les difficiles grossesses de Mamma Rosa
Rosa ne choisit pas la voie religieuse. A l’âge de vingt-huit ans elle épouse, le 7 octobre 1937, un jeune ouvrier d’une briqueterie de Ponte dell’Olio, Giuseppe Quattrini. Les deux jeunes époux connaissent de rudes épreuves de travail et de santé. De leur union naissent trois enfants : Giacomina en 1938, Paolo en 1943 et Pier-Giorgio en 1952. À chaque naissance, les médecins préconisent une césarienne, qu’ils réalisent selon une méthode aujourd’hui abandonnée, par l’ouverture médiane sous-ombilicale de la paroi abdominale. La première césarienne a lieu le 28 novembre 1938.
La deuxième grossesse, en 1943, est compliquée de vomissements persistants, et, quand Rosa est examinée à l’hôpital de Piacenza, plus d’un mois avant le terme, les médecins notent l’existence d’un « volumineux laparocèle secondaire à la césarienne précédente », c’est-à-dire une éventration qui s’est produite sur le trajet de l’incision abdominale de 1938. La deuxième césarienne est réalisée le 15 juillet 1943.
Quand Rosa est enceinte pour la troisième fois, en 1952, les médecins la pressent d’accepter l’avortement thérapeutique, illégal, mais déjà en usage à cette époque. Rosa s’oppose à cette mesure : « Je veux garder cet enfant, c’est Dieu qui me l’a donné ». La troisième césarienne est pratiquée le 7 juillet 1952. Elle est complétée dans le même temps opératoire par un procédé de réfection de la paroi abdominale.
L’enfant naît sans dommages, mais pour Rosa, les années qui vont suivre sont marquées par l’incidence des trois césariennes. Se manifestent des troubles du transit intestinal et des douleurs abdominales fréquentes que le port d’une ventrière prescrit par un chirurgien dès 1958 ne parvient pas à prévenir.
La situation s’aggrave progressivement. En 1961, elle est hospitalisée à deux reprises rapprochées durant le printemps et l’été, d’abord (du 6 au 14 mars) dans un établissement de Ponte dell’Olio, localité proche de San Damiano, pour une crise douloureuse abdominale violente avec vomissements et une « volumineuse éventration secondaire aux trois césariennes précédentes », puis à l’hôpital de Piacenza (du 20 juin au 8 juillet) pour un « volumineux laparocèle responsable de subocclusion intestinale ». Jugée inopérable, elle est renvoyée à la maison. Son alimentation est pratiquement impossible, son état général s’altère gravement, elle ne quitte plus le lit.
Une mystérieuse visiteuse et soudaine guérison
C’est alors que, le 29 septembre 1961, elle reçoit, dans sa ferme, une visite mystérieuse : une jeune inconnue, d’une très grande beauté, s’approche d’elle, pose les mains sur ses plaies qui guérissent instantanément1 . Du jour au lendemain, Rosa reprend une vie tout à fait normale, à la grande surprise de tous les gens du pays et particulièrement du curé de la paroisse, don Edgardo Pellacani, comme il le témoigna lors de l’enquête diocésaine : « Dès mon arrivée à San Damiano, en 1959, je connus Mamma Rosa comme une personne malade. Je suis allé régulièrement la confesser et lui porter la communion. Dès sa guérison subite du 29 septembre 1961, son état physique a complètement changé et elle pouvait travailler normalement. »
La dame exhorte Mamma Rosa à se rendre à San Giovanni Rotondo auprès du padre Pio. Là, Rosa revoit la mystérieuse visiteuse sur la place du couvent : elle se présente comme étant « la Reine de la Consolation et des affligés » et la conduit au padre Pio. Le capucin stigmatisé l’entend en confession et lui donne mission d’assister désormais les malades, selon les appels qu’elle recevra, si son mari l’accepte. Rosa veille sur ces malades avec beaucoup d’amour, « comme une sœur en Jésus-Christ », rapportent de nombreux témoins.
En 1964, lors d’un autre pèlerinage à San Giovanni, le padre Pio met un terme à cette mission : « Ne quitte plus ta maison, prie devant ton oratoire. Invoque saint Michel Archange. Qu’il t’éclaire, te guide, t’assiste et te défende ! Un grand événement t’attend. Prépare-toi par la prière, par le sacrifice. »
Apparitions et messages
Le 16 octobre 1964, Rosa Quattrini, priant chez elle, s’entend appelée, aux alentours de midi, par une voix venant de son verger. Elle sort et s’approche : « J’arrivai au premier grillage vers les vignes. Mes yeux furent frappés par une lumière merveilleuse. Une lumière si belle et si puissante que je ne saurais la décrire d’aucune manière […]. Levant le regard vers le ciel, j’aperçois une grande nuée blanche, et au-dessous et tout autour, une multitude d’étoiles resplendissantes […]. Un globe rouge se pose entre les branches du poirier […]. La Très Sainte Vierge apparaît dans une grande lumière, vêtue d’azur. »
Elle dit son nom : Notre-Dame des Roses. Elle s’adresse au monde entier. Un signe va témoigner de sa présence : Lorsqu’elle s’éloigne, l’arbre sur lequel elle s’est posée fleurit abondamment hors saison, en plein automne. Il devient, selon l’expression de témoins, une « véritable boule de neige », un « bouquet de fleurs », une « nuée lumineuse ». La floraison persiste près de trois semaines, en dépit de la pluie, du vent et de la neige. Des foules nombreuses accourent d’Italie, puis de l’étranger, malgré les mises en garde répétées de l’autorité diocésaine, qui considère le phénomène comme « non surnaturel ».
Le premier message est adressé au monde entier : « Je veux que tous soient sauvés, les bons et les méchants. Je suis la Mère de l’Amour, la mère de tous, vous êtes tous mes enfants. C’est pourquoi je veux que tous soient sauvés. » La Vierge déclare qu’elle reviendra tous les premiers vendredis du mois jusqu’à la fin du monde et pour les grandes fêtes liturgiques.
Dès lors, dans les messages qui suivent, elle invite tous ses enfants à une conversion intérieure, à une vie de prière et d’amour. Elle annonce de grandes épreuves pour le monde qui s’éloigne de plus en plus de son Créateur et une ère nouvelle pour l’humanité à qui Dieu veut communiquer sa gloire. Elle appelle l’Église à une vie évangélique plus pure. Elle fait savoir qu’elle sera présente « vivante et vraie », nuit et jour, en ce lieu : « Même si vous ne me voyez pas, ma Présence est toujours au milieu de vous que j’aime tant » (19 juillet 1968). « Je suis venue sur l’ordre du Père Éternel. C’est moi qui viens en ce lieu pour vous sauver. C’est mon Jardin de Paradis en cette terre. Je suis toujours ici avec les anges et les saints » (14 juin 1969). Elle exhorte tous ses enfants à venir en ce lieu. Dieu y répandra de nombreuses grâces pour convertir les cœurs, promouvoir les familles nombreuses, susciter des vocations sacerdotales et religieuses, des guérisons. Elle donne ses instructions pour le forage d’un puits dans le jardin des apparitions ; on y puisera une eau très bénéfique : « Elle vous purifiera l’âme et le corps […]. Buvez-en souvent ! […]. Je redonnerai la santé à beaucoup d’âmes. Je répandrai dans les cœurs foi et lumière » (12 février 1966).
La Vierge invite à la prière du chapelet : « Quand vous serez tourmentés, affligés, prenez en main le rosaire, serrez-le dans vos mains et récitez-le. C’est l’arme la plus puissante que vous donne votre Mère du Ciel » (13 août 1967). Elle demande que trois rosaires complets soient récités chaque jour à la gloire de la Très Sainte Trinité au lieu des apparitions : le matin, à la gloire du Père ; à midi, à la gloire du Fils ; le soir, à la gloire du Saint-Esprit. La Madonne change le nom de la voyante en celui de Rosa di Gesù-Maria, vocable sous lequel la voyante signera désormais tous les messages transcrits qu’elle confirme par sa signature.
Il a été demandé souvent à la voyante de définir la « charte de vie spirituelle » inscrite dans le message. Elle répond chaque fois sans hésitation : « Aimer. Prier. Offrir. Souffrir. Faire silence. » Aimer « d’un amour intérieur et effectif envers Dieu et envers tous ». Prier « de tout son cœur ». Offrir : « Chacun est appelé à offrir sa propre vie, ses épreuves, ses joies. » Souffrir : « Il faut unir nos souffrances à celles du Christ. » Faire silence : « Le silence de l’amour intérieur et de l’adoration. » La voyante précise que, par ce silence contemplatif, l’homme reçoit la vie divine, évite les discussions vaines, aime, adore, se donne et reçoit, intercède pour tous. La Vierge insiste sur une inébranlable confiance en Dieu : « Soyez forts dans la foi. La foi vous fera surmonter tous les obstacles » (29 mars 1970).2
Rayonnement et obéissance de Mamma Rosa
Depuis le début, San Damiano attire des pèlerins venus des cinq continents mais également de Suisse, particulièrement du Tessin, de Fribourg et du Valais. Plusieurs enquêtes font apparaître qu’ils sont de tous âges, de toutes conditions sociales, d’horizons culturels et spirituels divers ; chrétiens, marginaux de la loi, agnostiques, athées en recherche et jusqu’à des animistes africains ou des bouddhistes japonais. Beaucoup viennent et reviennent, déclarant avoir reçu une grâce spirituelle spéciale. De nombreuses vocations sacerdotales ou religieuses ont surgi en ce lieu, ainsi que le relatent plusieurs documents transmis à Rome, émanant d’autorités religieuses. En un premier temps, la voyante accueille dans son oratoire ceux qui désirent lui confier leurs problèmes. Elle leur communique les conseils de la Vierge : « Apprends-leur à prier et à aimer. Parle clairement à tous, en mon nom. » Du jardin des apparitions, elle transmet les messages. Lorsque la curie diocésaine lui enjoint de ne plus paraître en public, elle les fait entendre de sa maison par haut-parleur.
Quand l’autorité ecclésiastique lui interdit toute communication, de ne plus livrer les messages de la Vierge, elle obéit. Elle ne reçoit plus qu’amis et connaissances venus prier avec elle. Femme d’une grande foi, témoigne son curé, elle demeure ferme au milieu des diverses polémiques que suscite l’événement. On l’accuse de malversation financière. Elle est, en 1978, traduite en justice avec ses enfants, un gendre et trois personnes étrangères, sous l’accusation d’association de malfaiteurs. Le 13 décembre 1978, les propriétés acquises en son nom sont mises sous séquestre3 . Le 5 septembre 1981, Mamma Rosa meurt, douloureuse mais sereine, ayant reçu les derniers sacrements. Elle laisse un testament qui lègue au pape les fonds reçus et les propriétés acquises pour édifier les œuvres demandées par la Vierge. L’héritage, estimé à cinq milliard de lires (environ 8 millions de francs suisses), provenait en grande partie des dons des pèlerins qui se sont accumulés pendant 17 ans ; il est refusé par le pape Jean-Paul II4 .
Interventions des autorités ecclésiastiques
Les événements de San Damiano ont été très rapidement déclarés non surnaturels. L’évêque du lieu, Mgr Umberto Malchiodi, dans une note du 7 septembre 1965, puis une seconde fois le 15 août 1966, estimant que le caractère surnaturel des dites apparitions n’était pas prouvé, invitait les fidèles à s’abstenir d’y prêter foi. Pour tranquilliser tout le monde, il fait ensuite exécuter une enquête formelle sur les faits et sur les personnes qui y sont intéressées. Dans un communiqué du 2 février 1968, il déclare qu’« il résulte de cette enquête qu’il n’existe aucune donnée positive permettant d’affirmer la surnaturalité des faits. »
Ce qui aggrava les objections contre San Damiano, c’est la publication par les amis de San Damiano du message qu’ils ont recueilli le dimanche 9 novembre 1969 selon lequel la communion dans la main serait un sacrilège. Cet usage tendant à s’imposer dans l’Eglise, les réactions des évêques de différents diocèses se firent plus virulentes. Ainsi pour Mgr François Charrière, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, « le Souverain Pontife ayant autorisé cette manière de communier » et parce que « le Vicaire du Christ ne saurait autoriser un acte sacrilège : il n’est pas possible que la sainte Vierge ait inspiré les paroles prononcées par Dame Rosa ce 9 novembre ». C’est pourquoi il demande à ses paroissiens « de ne pas accorder foi à des faits "qui ne méritent pas confiance" ».5
Le successeur de Mgr Umberto Malchiodi sur le siège épiscopal de Plaisance, Mgr Enrico Manfredini, le 1er novembre 1970, réaffirme que « ce qu’on appelle "les faits de San Damiano", c’est-à-dire les prétendus messages, les soi-disant visions et les présumés prodiges, n’ont rien de surnaturel » ; avertit formellement Mamma Rosa que si elle persiste « à se considérer comme une "voyante" et comme "l’instrument de la Sainte Vierge" », les sacrements et même l’accès à l’église lui seront refusés ; menace de suspense a divinis le prêtre Edgardo Pellacani, déjà révoqué comme curé de San Damiano (en 1969), s’il n’obtempère pas à l’ordre formel qu’il a reçu de ne plus s’occuper des faits en question6 . Il renouvelle cette interdiction tout au long de son épiscopat (15 octobre 1976, 20 mai 1977 et 1er mai 1980).
Tout en n’acceptant pas le testament de Mamma Rosa, Jean-Paul II conseille une prudente ouverture pastorale de la part des autorités diocésaines et nomme au siège cardinalice de Bologne Mgr Manfredini (18 mars 1983) qui y meurt en décembre de la même année. Dès lors, tout en maintenant la position officielle de la curie épiscopale, les évêques de Plaisance canalisent progressivement le pèlerinage.
Mgr Antonio Mazza (évêque de 1983 à 1994), puis Mgr Luciano Monari (évêque de 1994 à 2007), tout en ne reconnaissant pas la surnaturalité des faits, nomment des prêtres pour célébrer d’abord chaque dimanche, puis chaque jour la messe dans ce petit village qui compte tout au plus une centaine d’habitants. Permission est ensuite accordée à certains prêtres d’animer des rencontres spirituelles concernant les jeunes et les familles ; permission est accordée aux prêtres pèlerins, extradiocésains ou étrangers, munis de leur celebret, de célébrer la messe, dans l’église de San Damiano, en accord avec le prêtre chargé de la paroisse. L’actuel évêque, Mgr Gianni Ambrosio, poursuit sur la même voie, quoiqu’il lui soit plus difficile, en raison de la baisse des vocations, d’asurer les messes à San Damiano.
Les fruits de San Damiano
En définitive, depuis les années 1980, les évêques appliquent les critères promulgués par le cardinal Seper en 1978 et les consignes du cardinal Ratzinger à propos des phénomènes spirituels discutés : s’occuper des fruits et laisser à l’autorité le jugement sur les faits, qui viendra en son temps. Cela nous amène à terminer ce petit historique par deux témoignages quant aux fruits de San Damiano.
Pour le curé de Mamma Rosa, don Edgardo Pellacani7 , « les fruits spirituels se sont fait sentir progressivement et des personnes désespérées ont trouvé à San Damiano un réconfort à leur peine. Ceux qui ont contribué à faire connaître San Damiano dans le monde entier sont justement ceux qui ont bénéficié de signes particuliers (phénomènes solaires, visions) ou de grâces spirituelles ou corporelles. Ce qui porte à croire aux apparitions, c’est que ceux qui font état de signes ou de grâces reçues ont trouvé ici leur conversion ou pour le moins une ardeur nouvelle dans la pratique religieuse et l’accomplissement de leur devoir d’état. Combien ont aussi senti le besoin de la prière quotidienne ou l’appel à la vie religieuse et au sacerdoce ! Le changement de vie, voire la conversion pour certains, rend leur témoignage digne de foi. »
Pour Mgr Ruggero Franceschini, archevêque d’Izmir (Smirne), vicaire apostolique pour l’Anatolie (Turquie), venu "en tant qu’évêque, non comme simple fidèle, mais en tant qu’évêque", le 16 octobre 1999, pour le 35ème anniversaire de la première apparition, le message de Notre-Dame des Roses – « Aimer. Prier. Offrir. Souffrir. Faire silence. » – a ses racines dans l’Evangile et est d’une grande actualité pour l’Eglise d’aujourd’hui : « Je laisse le soin à l’Eglise officielle de Plaisance et de Rome de porter le jugement qu’elle voudra porter, mais moi, comme Successeur des Apôtres, je peux dire que je me sens dans un lieu de spiritualité, où Dieu est présent, où Dieu se fait sentir, où l’on perçoit Dieu et où il est plus facile d’accueillir le message de la prière, de la pénitence, de la conversion personnelle, pour le bien du monde entier. »
abbé Claude Pellouchoud
(D’après l’article "San Damiano" de Roland Maisonneuve et René Laurentin paru dans le Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, Fayard, 2007 ; et d’autres écrits divers sur San Damiano)
article paru dans Le Rocher c’est Christ n° 91 d'octobre - novembre 2014
- 1On peut lire le récit détaillé de cette visite dans l’ouvrage de Jean Gabriel, "Présence de la très Sainte Vierge à San Damiano", NEL, 1968, pages 14 et 15.
- 2Il n’existe pas de corpus intégral accessible des messages « reçus » par Mamma Rosa. Yves Chiron note : « Ne sont pas connues onze années de messages reçus par Mamma Rosa, morte en 1981. Ceux qui sont connus (années 1964-1970) n’ont pas fait, à ce jour, l’objet d’une édition complète » (Enquête sur les apparitions de la Vierge, Perrin-Mame, 1995, p. 362).
- 3Selon le principe que tout argent non gagné par un travail, mais résultant de dons et de quêtes constitue un délit d’escroquerie. Le 7 décembre 1982, les autorités judiciaires de Plaisance concluent que les accusations portées contre Rosa Quattrini et les autres personnes impliquées sont sans fondement. Elles ordonnent la restitution immédiate aux ayant droit de tous les biens sous séquestre. Mamma Rosa n’a pu voir la conclusion du procès.
- 4Dépêche AP du 5 novembre 1981, publiée dans Le Nouvelliste et FAV du 06/11/1981.
- 5Bulletin diocésain, 19 février 1970.
- 6Cette menace est d’ailleurs étendue à toutes les autres personnes, prêtres et laïcs, qui sont responsables de ce phénomène, le soutiennent et/ou organisent des pèlerinages : « Nous nous verrons dans l’obligation de leur interdire nominativement dans ce diocèse l’accès à l’église et aux sacrements, et de les frapper de suspense a divinis s’ils sont prêtres ».
- 7Décédé le 2 août 1989.