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Singapour - Le Suisse poursuivi à Singapour pour des graffitis dessinés sur une rame de métro a été mis en liberté. Il a été relâché après versement d'une caution de 100'000 dollars singapouriens (82'000 francs), a indiqué l'agence de presse allemande dpa, citant l'ambassade suisse.
A Berne, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) n'a souhaiter confirmer que la remise en liberté contre caution.
Le Suisse, un consultant de 32 ans, a été inculpé et mis en détention provisoire samedi par un tribunal de Singapour pour s'être introduit illégalement à la mi-mai dans un dépôt de métro et avoir endommagé une rame avec des graffitis. Son passeport a été saisi.
Un tel acte de vandalisme est passible de trois à huit coups de bâtons, d'une peine de prison allant jusqu'à trois ans et d'une amende de 2000 dollars singapouriens (1645 francs).
Dans une déclaration, le DFAE a rappelé que les Suisses sont soumis aux réglementations et lois ayant cours à Singapour. Dans le même temps, il souligne que "les punitions corporelles sont étrangères au droit suisse".
Arrêté le 25 mai, le ressortissant helvétique se trouvait selon la police en compagnie d'un Britannique lorsqu'il a pénétré illégalement dans la zone interdite d'accès entourée d'une clôture et surmontée de barbelés. Un journal local croit savoir que le Britannique s'est envolé pour Hong Kong peu après les faits.
Selon le chef d'inculpation, les deux hommes ont vandalisé des biens publics, forçant une clôture et exécutant des graffitis sur deux wagons.
Singapour, où règnent ordre et propreté, inflige des sanctions draconiennes aux salisseurs.
ATS