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Les dirigeants européens se sont mis d'accord pour un pacte pour la croissance d'un montant de 120 milliards d'euros, a annoncé jeudi le président de l'UE Herman Van Rompuy. Selon le projet du Conseil européen, ce montant, qui équivaut à 1% du revenu national brut de l'UE, sera mobilisé "en faveur de mesures de croissance à effet rapide".
Le Premier ministre grec Antonis Samaras s'est engagé a "accélérer" les réformes réclamées par ses créanciers, avec en priorité les privatisations, dans une lettre remise jeudi à ses homologues réunis en Sommet à Bruxelles dont l'AFP a obtenu copie.
En contrepartie de ses engagements, Antonis Samaras réclame "une série de modifications" au programme, "afin de contrôler le chômage sans précédent en Grèce et enrayer la récession dévastatrice que le pays subit depuis 5 ans consécutifs". "Ces modifications seraient également nécessaires pour atteindre les buts du programme", soutient-il.
Retard
Le Fonds d'exploitation du patrimoine privé de l'Etat, une agence établie à la demande des bailleurs de fonds du pays, UE et FMI, a été chargée de piloter un programme de cessions d'actifs publics d'un montant de 19,5 milliards d'ici fin 2015 pour aider à extraire la Grèce de la crise.
Mais ce programme a pris beaucoup de retard, a déploré la Commission européenne. Seulement 3 milliards de cessions d'actifs ont été réalisés, selon les indications fournies à Bruxelles.
ATS