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Le lundi 15 août, le Canada entame l’étape estivale de l’opération Nanook. Exercice annuel, l’opération se déroule jusqu’à quatre fois dans l’année, chaque fois dans une région différente du Nord canadien, et chaque fois avec un objectif différent.
Dans son ensemble, l’opération Nanook est, selon les militaires, l’opération phare du pays dans le Nord. Elle est conçue pour montrer les capacités de défense nationale et sécuriser les régions du Nord.
« Au fond, [Operation Nanook] renforcer les connaissances des Forces armées canadiennes sur cette région vitale et nous permet de travailler main dans la main avec nos autres nations arctiques, ainsi que nos alliés-clés, et fortifie nos partenariats étroits avec les communautés fédérales, territoriales et locales », a déclaré l’armée dans un communiqué le mois dernier. « Travailler dans le Nord canadien permet également d’affiner notre capacité à opérer dans un environnement difficile nécessitant des compétences uniques, une connaissance et un soutien approfondis au niveau local, ainsi que des équipements conçus pour fonctionner dans des conditions climatiques extrêmes. »
Au cours de l’opération Nanook, les forces canadiennes – et les forces des autres pays participants (cette fois-ci la France, le Danemark et les États-Unis) – se concentrent principalement sur des activités qui montrent qu’elles peuvent opérer dans les régions septentrionales du pays, et, si nécessaire, les défendre.
Garder un œil sur le nord du Canada n’a jamais été une mince affaire : la région englobe 75 % des côtes du pays et une superficie de quelque 8 millions de kilomètres carrés sur terre et en mer, mais, à mesure que d’autres pays et des entreprises individuelles s’intéressent de plus en plus aux activités en Arctique, et que la région devient plus accessible, la tâche est devenue plus importante, tout en prenant une nouvelle dimension.
« Ces facteurs devraient entraîner une augmentation de l’activité commerciale, de la recherche et du tourisme dans la région nordique du Canada et ses environs. L’augmentation du trafic entraîne de nouveaux risques en matière de sûreté et de sécurité. Le Canada doit être prêt à répondre à des missions de recherche et de sauvetage, ainsi qu’à des catastrophes naturelles ou d’origine humaine », a déclaré l’armée.
L’opération Nanook, qui a eu lieu pour la première fois en 2007, se déroule chaque année avec une activité majeure dans le Nord. En 2018, elle a été séparée en quatre activités distinctes. L’opération Nanook-Nunakput – le volet qui se déroulera la semaine prochaine – sert à montrer la présence du Canada le long des passages du Nord-Ouest tout en permettant de mieux savoir qui navigue sur les voies navigables, pourquoi il le fait et s’il le fait de manière responsable.
Connues sous le nom d’opérations de présence et de souveraineté, l’intérêt de ce type de mission est autant de prouver aux autres qu’à ceux qui y participent (et à ceux qui déterminent leurs budgets) qu’ils peuvent opérer efficacement dans un endroit particulier. Si les prochaines semaines, donc, sont (pour simplifier à l’extrême ce que ce type d’activité cherche à accomplir) principalement consacrées à montrer le drapeau, la composante hivernale – l’opération Nanook-Nunalivut – vise simplement à se tenir au chaud. L’objectif de cet exercice par temps froid est de montrer que l’armée peut maintenir des forces en Arctique et d’apprendre aux troupes à y survivre.
La troisième conduite, l’opération Nanook-Tatigiit, est une opération pangouvernementale axée sur la lutte contre les principales menaces identifiées par les gouvernements territoriaux, tandis que la quatrième, l’opération Nanook-Tuugalik, démontre la capacité de la Marine royale canadienne à effectuer des patrouilles de surveillance et de présence dans le Nord aux côtés de ses partenaires et alliés.
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