Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07179.jsonl.gz/1280

Les découvertes étonnantes d’une analyse ADN à des fins généalogiques
Mouvements migratoires (source : FamilyTree DNA - 2009)
Préface
Le test primaire d’ADN a pour objectif de déterminer si 2 personnes que l'on suppose au départ sans lien de parenté ont en réalité un ancêtre (paternel) commun. L'objectif de ces tests est de permettre de reconstituer les liens familiaux perdus.
Nos découvertes sont l’aboutissement de tests ADN réalisés par Family Tree DNA(1)avec le concours de plusieurs membres des familles Junod, Cellier, Chiffelle et Schiffley ainsi que les recherches documentaires réalisées sur Internet ainsi qu’aux archives de Berne, Nods, de La Neuveville par le Prof. ETHZ François Cellier (Einsielden), notre cousin Alfred Cellier (Los Angeles) et Nicolas Junod.
Introduction
Il existe deux cordons d'ADN spéciaux: le chromosome Y et l'ADN mitochondrial qui ne se recombinent jamais. Le chromosome Y est transmis d'un père à tous ses fils, alors que l'ADN mitochondrial (qui n'est pas un chromosome) est transmis dans le cytoplasme d'une mère à tous ses enfants (le sperme ne contient pas d'ADN mitochondrial). Ces deux cordons sont haploïdes, c’est-à-dire qu’il n’en existe pas deux copies dans le génome d’une personne. Tous les autres chromosomes, il y en a 22, sont diploïdes, c’est-à-dire que chaque être humain en possède 44 (de ce qu’on appelle les autosomes): 22 paires. Chacune des paires contient un chromosome hérité du père, l'autre hérité de la mère.
Toutes nos cellules sont diploïdes, à l'exception des ovules femelles et des spermatozoïdes mâles, qui sont haploïdes. Ceux-ci, appelés gamètes, sont produits à partir de cellules diploïdes en deux étapes de la méiose. Dans ce processus, le matériel génétique des deux chromosomes qui forment une paire peut être recombiné, créant de nouveaux chromosomes contenant des informations génétiques provenant de deux grands-parents.
Lorsqu'un spermatozoïde fusionne avec un ovule, c'est-à-dire lorsque l'ovule est fécondé, l'information génétique contenue dans l'ovule et celle dans le sperme sont combinées et un nouvel ovule diploïde, appelé zygote, est en cours de formation.
Dans la méiose (à chaque génération), il y a en moyenne 33 recombinaisons sur les 44 autosomes, c’est-à-dire que nous héritons d’une partie de nos chromosomes de l’un de nos grands-parents, alors que d’autres ont été recombinées, c’est-à-dire que les chromosomes contenus dans l'ovule et le sperme sont des recombinaisons de matériel génétique de deux de nos grands-parents.
Si nous héritons d’un chromosome intact de l’un de nos grands-parents, les informations correspondantes de l’autre grand-parent sont filtrées, c’est-à-dire qu'il n’est pas représenté chez l’enfant. (Source : François Cellier - 2019)
Liens entre les Junod et les Chiffelle et Cellier
Mes ancêtres Junod, originaires de Lignières, sont attestés dans cette commune dès le 16èmesiècle, notamment par Gérard (env. 1530 – av. 1600), époux de Marie Gicot et, plus tard, d’Esther Yerle. Mes recherches sur cette famille ont débuté en 1995.
Ma participation depuis 2007 à un programme de recherche généalogique basé sur l'analyse ADN, a marqué un tournant majeur dans mes recherches en 2012, ayant permis d'établir – avec croisement de documents écrits existants - que les ancêtres des JUNOD de Lignières viennent du village voisin (bernois) de Nods, tout comme les familles CELLIER (aujourd'hui originaires de La Neuveville) ainsi que les familles CHIFFELLE (Tschiffely ou Tschiffeli en allemand), aujourd’hui originaires de Lignières et de la Neuveville.
Le plus étonnant a été de découvrir de fil en aiguille le point commun de ces trois familles aux patronymes distincts : elles sont toutes issues du même ancêtre paternel, par changement de patronyme – et non adultérins.
Vers la fin du 14èmesiècle, première séparation de patronyme par les enfants du couple Jean CHIFFELLE-DIT JUNOD (né env. 1360), fils de Jehan TSCHIFFELI et de son épouse JUNOD : une partie s’étend sous le patronyme CHIFFELLE, l’autre sous celui de JUNOD.
Le grand-père de ce CHIFFELLE allié JUNOD, Hans TSCHIFFELY et son épouse Katharina VON RONSENEGG, s’installent à Nods au début du 14ème siècle, en provenance de Sursee (LU).
Une recherche généalogique datant de 1608 établie par le Dr. Paul de Quervain (2)évoque le fait que les TSCHIFFELY de Sursee auraient émigré du Sud de l'Italie au 13ème siècle : des CIPELLI ou CIFELLI, CIPHELLI de la région napolitaine seraient les ancêtres des TSCHIFFELY et donc des CHIFFELLE, SCHIFFLEY, JUNOD et CELLIER.
Au début du 16èmesiècle, nous constatons une nouvelle séparation de patronyme avec les enfants d’un descendant du couple Jehan Tschiffeli et ? Junod : "Jehan Junod-dit-Seyllier" (ou Sallier) de Nods qui adoptent, pour les uns le patronyme de CELLIER et pour les autres, celui de JUNOD.
Autre particularité issue des résultats ADN : sur les 111 allèles analysés (version variable d'un même gène ou d'un même locus génétique), celui identifié sous « DYS19 » indique pour notre « clan » élargi une valeur de répétition(3)extrêmement rare de 9 ou moins (alors que la plupart des personnes testées affichent ici une valeur aux alentours de 13 ou 14) : seules 27 sur les centaines de milliers de personnes testées indiquent une telle valeur basse – qui demeure à ce jour encore un mystère.
Notes
Nous sommes à la recherche de descendants mâles porteurs du nom CIPELLI, CIFELLI ou CIPHELLI qui accepteraient de prendre un test ADN (simple et anonyme). Merci de me contacter.