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<h2>SubmittedText<h2><p>Les dernières élections présidentielles en Iran ont à nouveau vu le camp modéré l'emporter. En revanche, les contrats d'armements massifs récemment conclus entre les États-Unis et l'Arabie Saoudite constituent une menace majeure pour l'Iran.</p><p>- Ce déséquilibre risque-t-il de réveiller les tenants d'une ligne dure ?</p><p>- Quelles seraient les conséquences sur l'ensemble de la crise au Moyen-Orient ?</p><p>- La Suisse peut-elle contribuer à sa manière à la recherche d'un accord de paix dans la région ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le Conseil fédéral a pris connaissance des résultats des élections présidentielles et locales du 19 mai 2017 et a félicité le président Rohani pour sa réélection.</p><p>Le Conseil fédéral a suivi avec intérêt le premier voyage à l'étranger du président américain Donald Trump, effectué juste après les élections iraniennes et qui l'a emmené, entre autres, à Riyad, à Jérusalem, à Bethléem et à Rome.</p><p>Le Moyen-Orient est caractérisé par plusieurs conflits armés, dont quelques-uns qui se prolongent depuis des années. Dans ce contexte se croisent intérêts régionaux et globaux, souvent au détriment de la population. Compte tenu de la complexité des conflits, une détente de la situation dans la région est difficile ; au contraire, on assiste aujourd'hui à une polarisation croissante. Les tensions pourraient même se compliquer davantage dans le cas d'une nouvelle course aux armements.</p><p>La Suisse a de bonnes relations politiques et économiques avec tous les États du Golfe et avec l'Iran. Le 13 juin prochain auront, par exemple, lieu à Berne des consultations politiques avec l'Iran, tandis que le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann se rendra les 15 et 16 juillet prochains avec une délégation économique en Arabie saoudite. La Suisse souhaite identifier, dans ses contacts avec les pays de la région du Golfe et avec l'Iran, des activités qui visent à améliorer la sécurité régionale. La Suisse offre déjà ses bons offices dans la région, par exemple en assurant le mandat de protection des intérêts américains en Iran, et est prête à s'engager davantage dans ce créneau, offrant ultérieurement et selon ses différentes possibilités l'instrument des bons offices. Elle essaye donc en priorité d'apporter des contributions visant à éviter une escalade dans la région.</p>