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Nous espérons par cet essai démontrer que la combinaison de niacine/laropiprant peut être utile pour diminuer la progression de l'artériosclérose chez des patients infectés par le VIH sous thérapie antirétrovirale efficace.
L’essai (prospectif, randomisé, multicentrique en Suisse dans le cadre de l’étude de cohorte VIH, en double aveugle) que nous allons mener mesure l’épaisseur de l’intima carotidienne chez 90 patients VIH tous sous traitement antirétroviral. Le groupe actif recevra une combinaison de niacine/laropiprant, le groupe contrôle du placebo, et ce pour une durée totale de 48 semaines.
La niacine (acide nicotinique, ou vitamine B3) a des effets favorables sur le profil lipidique, et est particulièrement intéressante par son effet positif sur le cholestérol HDL (appelé parfois: le bon cholestérol). En effet, les personnes séropositives ont fréquemment un HDL-C bas; par ailleurs, la niacine a démontré un effet favorable sur l’inflammation, possiblement médié par ces mêmes HDL-C. La niacine est malgré tout relativement peu utilisée parmi la population des personnes séropositives en raison d’une faible tolérance (flushs cutanés). Depuis juin 2009, une formulation nouvelle de la niacine a été commercialisée en Suisse et adjoint à la niacine du laropiprant, un antagoniste des prostaglandines, qui empêche la vasodilatation responsable du flush causé par la niacine.
Les patients infectés par le VIH sont à haut risque de maladies cardiovasculaires, et ce pour deux raisons au moins; ils présentent plus fréquemment des facteurs de risque classiques, et notamment des troubles lipidiques liés au traitement antirétroviral. D’autre part, la multiplication du virus VIH crée une inflammation, laquelle favorise la survenue de l'artériosclérose.