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Yves BOUVIER et Dimitriy RYBOLOVLEV sont en litige depuis 2015, suite à la vente par le premier au second, entre 2003 et 2014, de 38 oeuvres d'art d'une valeur totale de CHF 2.2 milliards. Les sociétés ayant acquis les oeuvres, liées à Dimitriy RYBOLOVLEV, ont déposé plainte pénale à l'encontre d'Yves BOUVIER et d'autres prévenus en 2015 à Monaco et en 2017 à Genève des chefs d'escroquerie par métier (art. 146 CP), de blanchiment d'argent (art. 305bis CP) et de gestion déloyale (art. 158 CP).
Le 15 septembre 2021, le Ministère public a classé une première fois la procédure au motif que les éléments constitutifs des infractions n'étaient pas réalisés et qu'une procédure, portant sur les mêmes faits, avait été menée à Monaco. Par arrêt du 26 juillet 2022, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice a annulé ce classement et renvoyé la cause au Ministère public pour qu'il reprenne l'instruction. Suite à cet arrêt, le Ministère public a procédé à plusieurs auditions, lesquelles n'ont apporté aucun élément permettant de retenir des soupçons suffisants à l'encontre des prévenus.
Le 20 novembre 2023, les parties ont informé le Ministère public qu'elles avaient conclu un accord, les parties plaignantes indiquant qu'elles retiraient leurs plaintes pénales et leur constitution de partie plaignante. Les parties ont sollicité qu'il ne soit pas donné suite à la procédure pénale et indiqué qu'elles ne s'opposeraient pas à un classement.
Au vu de ces éléments, le Ministère public a classé la procédure par ordonnance du 6 décembre 2023, les frais de procédure, arrêtés à CHF 100'000.-, étant mis à la charge d'Yves BOUVIER.
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