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La socialiste Marina Carobbio ne veut pas être réduite à une candidate du canton du Tessin au Conseil fédéral. Si elle est élue, elle entend notamment exploiter ses compétences de médecin et de présidente de l'Association suisse des locataires (Asloca).
"Je ne me présente pas seulement par souci de représentation géographique", déclare Marina Carobbio dans une interview publiée mercredi dans les journaux du groupe Hersant ainsi que le "Journal du Jura". Elle espère toutefois que le Parlement réalisera qu'il est nécessaire d'élire au gouvernement "non seulement des gens compétents mais aussi des personnalités qui représentent la diversité des langues et des cultures suisses".
Les Tessinois ont été confrontés avant le reste de la Suisse aux abus liés à la libre circulation des personnes, relève-t-elle. "Il a fallu que des difficultés surgissent dans d'autres régions pour que le problème prenne un caractère national". Marina Carobbio dit se battre pour renforcer les mesures d'accompagnement et contre les faux indépendants.
Contre les réseaux de soins
Médecin de 45 ans, elle soutient le référendum contre la loi sur les réseaux de soins intégrés (managed care). Le projet approuvé en septembre par le Parlement "pose trop de problèmes". Il implique une participation accrue des patients qui ne sont pas intégrés dans un réseau de soins, selon elle. Par ailleurs, les malades chroniques seraient défavorisés.
La socialiste s'oppose à l'abaissement du taux de conversion du 2e pilier. "Les problèmes des caisses de pension sont aussi dus à des investissements hasardeux", estime-t-elle. Elle rejette également une élection du Conseil fédéral par le peuple, que demande l'UDC dans une initiative populaire. Elle "pense que ce système conduirait à une polarisation accrue et donc à des difficultés majeures en terme de conduite de projets politiques".
ATS