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L'initiative No Billag n'a trouvé une majorité qu'auprès des électeurs de l'UDC. Dans toutes les autres catégories de votants, elle est clairement rejetée, selon un sondage réalisé le week-end dernier. Il est aussi apparu que la taxe doit être abaissée à 200 francs.
L'analyse réalisée sur la base d'un sondage auprès de quelque 17'000 personnes, et rendue publique mardi par Tamedia, montre que pratiquement toutes les catégories de citoyens ont clairement rejeté l'initiative. Seuls les électeurs se réclamant de l'UDC ont dit oui à 55%. A l'opposé, les partisans socialistes n'ont été que 9% à glisser un oui dans l'urne.
Sans y atteindre la majorité, l'initiative No Billag a toutefois fait un peu mieux que la moyenne (28,4%) parmi les votants âgés entre 35 et 49 ans, ainsi qu'auprès de ceux qui font généralement peu confiance au Conseil fédéral ou qui se positionnent très à droite. Elle a recueilli auprès d'eux 34% de oui.
Dans les campagnes, ils étaient encore 31% à voter oui. Dans les villes et les agglomérations, le taux d'acceptation a passé sous la barre, à 27% respectivement 25%.
Redevance abaissée à 200 francs
Les citoyens interrogés se sont vu poser diverses questions complémentaires, notamment sur le montant de la redevance radio-TV à l'avenir. A 62%, ils se sont déclarés pour, ou plutôt pour, une baisse à 200 francs par an. Dès 2019, le Conseil fédéral l'a fixé à 365 francs, contre 451 francs jusqu'à présent.
Une majorité un peu plus faible est pour ne pas trop toucher aux chaînes actuelles. Ainsi 58% des personnes interrogées sont opposées, ou plutôt opposées, à voir la SSR se limiter dorénavant à une chaîne par région linguistique et par média.
Les Suisses sont beaucoup plus clairs s'agissant de la publicité. A 72%, ils sont contre, ou plutôt contre, un renoncement complet de la SSR à la publicité télévisée. Quant aux médias privés en ligne, pas question pour eux de bénéficier de l'argent issu de la taxe, estiment 56% des personnes interrogées après leur devoir de citoyen dimanche.
Elles ont été 16'868 dans ce cas les 2 et 3 mars, via internet. Leurs réponses ont été pondérées sur la base de variables politiques, démographiques et géographiques. La marge d'erreur est de plus ou moins 1,9 point de pourcent.