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Mai 68. Loin de l'agitation parisienne, dans le Sud-Ouest, Mme Vieuzac s'éteint. Son fils Milou, qui a toujours vécu auprès d'elle, convoque le reste de la famille. Enfants et petits-enfants de la défunte se retrouvent, avec plaisir ou déplaisir. Mais les "événements" les rattrappent : les fossoyeurs sont en grève, on ne peut procéder à l'enterrement...
Critique
Longtemps saisi par les Etats-Unis, Louis Malle avait fait sa rentrée dans le cinéma français en 1987 avec Au revoir les enfants, drame de l'Occupation dans un collège catholique inspiré d'un souvenir d'enfance personnel. Puis, sur un scénario écrit avec Jean-Claude Carrière, Milou en mai fut une étude de mœurs teintée d'irrespect, de dérision et d'humour. (...)
On n'est pas si loin de l'hédonisme du Jean Renoir d'autrefois. Mais Louis Malle a redonné ses lettres de noblesse au réalisme psychologique. C'est magnifiquement interprété. Seule ombre au tableau : Bruno Carette, chargé du rôle du camionneur, était mort, à trente-trois ans, avant la sortie du film.
Jacques Siclier, Le Monde