Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07253.jsonl.gz/305

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Le suspense reste à son comble pour l'élection du deuxième conseiller fédéral UDC. Le PLR, le PDC, le PBD et les Vert'libéraux ont auditionné mardi les trois papables Thomas Aeschi, Guy Parmelin et Norman Gobbi sans dévoiler qui ils soutiendront le 9 décembre.
Les groupes parlementaires PLR, PDC et PBD choisiront un candidat sur le ticket de l'UDC pour succéder à Eveline Widmer-Schlumpf, mais ils se décideront mardi prochain. Il est difficile de mettre 46 personnes d'accord et c'est l'une des raisons pour lesquelles le PLR a besoin de davantage de temps, a révélé devant les médias à Berne Ignazio Cassis, le président tessinois fraîchement élu à la tête du groupe parlementaire.
Les députés ont posé davantage de questions délicates au Zougois Thomas Aeschi et au Tessinois Norman Gobbi qu'au Vaudois Guy Parmelin, a-t-il en outre indiqué.
Clause irritante
Pas de grande révélation non plus du côté du PBD et des Vert'libéraux. Le Parti bourgeois-démocratique s'est contenté d'annoncer son intention d'en choisir un des trois. "Je n'ai pas connaissance d'un autre plan et le PBD n'en a pas", a déclaré son président Martin Landolt à l'issue de la séance.
Quant aux Vert'libéraux, ils se décideront et communiqueront la semaine prochaine, a fait savoir à l'ats la cheffe du groupe parlementaire Tiana Angelina Moser.
Le groupe PDC a qualifié les trois auditions "de très intéressantes, qui ont permis de révéler des personnalités différentes", a expliqué son président tessinois Filippo Lombardi. Le parti estime qu'un des trois candidats est éligible, mais ne prendra sa décision que mardi prochain.
La clause d'exclusion instaurée par l'UDC, et qui lui permet de bannir de ses rangs tout membre élu au Conseil fédéral sans être le candidat officiel, a été fortement critiquée: "Il serait désirable que l'UDC biffe cette clause qui limite le choix du Parlement", a déclaré Filippo Lombardi. "Il s'agit qu'une question de principe".
Candidats plutôt positifs
Les trois candidats UDC se sont montrés assez positifs concernant les auditions. Le candidat vaudois Guy Parmelin a été le plus réservé dans son jugement. Avant son audition devant les Vert'libéraux, il indiquait que "ça va" et se réjouissait de "voir le bout du tunnel". Si la maîtrise des langues lui a donné du fil à retordre, il a estimé que "les questions étaient très pertinentes".
Des "questions très critiques" ont aussi été posées, notamment pour connaître sa position sur les accords bilatéraux ou sur la mise en oeuvre de l'initiative sur l'immigration de masse, a constaté le candidat zougois Thomas Aeschi.
Il a précisé avoir un "bon sentiment" au terme de ces examens par les quatre groupes, tout comme Norman Gobbi. Le candidat tessinois a déclaré sur les ondes de la RTS qu'il avait été interrogé sur son manque de respect de la collégialité. "Il y a la liberté d'expression en Suisse. Même si on est membre d'un gouvernement, on peut garder sa personnalité", a-t-il indiqué.
Au crible du PS
Les socialistes auditionneront aussi les trois candidats UDC, mais seulement la veille de l'élection au Conseil fédéral. Le groupe PS a pris cette décision mardi. Il a également défini les critères pour évaluer les trois candidats au gouvernement.
Le groupe socialiste exige d'un membre du collège qu'il reconnaisse les droits fondamentaux ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme, qu'il "estime l’asile à sa juste valeur" et aspire à des relations constructives avec l’Europe.
La concordance ne se limite pas à un simple calcul arithmétique, poursuit le communiqué. "L’indépendance, l’intégrité et le respect des opinions d’autrui sont autant de qualités requises pour le bon fonctionnement d’un gouvernement collégial". Le groupe justifie la nécessité de ces critères par la "radicalisation de l’UDC".
ATS