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23/05/2015
West Palm Beach, Sikorsky a réussi le vol inaugural du S-97 « Raider »en Floride. Ce premier vol ouvre la voie à une série d’essais et de démonstration tout au long de l'année pour l’hélicoptère à grande vitesse.
Le pilote en chef Bill Fell et le co-pilote Kevin Bredenbeck ont terminé trois décollages et atterrissages au cours de la sortie d'une heure et évalué la manipulation du S-97 dans les quatre directions à des vitesses allant jusqu'à 10kt.
Le S-97 « Raider » avec son rotor coaxial rigide va être testé à des vitesse jusqu'à 220kt - soit environ 50 kt plus vite que la limite de vitesse de la plupart des hélicoptères classiques.
Le Sikorsky S-07 « Raider » :
Le «Raider» est basé sur la technologie du X-2 développé par Sikorsky à la fin des années 2000. Le démonstrateur X-2 est une plate-forme de 5’000 livres, alors que le «Raider» est d'environ 11’000 livres et permettra d’emporter jusqu’à six soldats en mode assaut. En mode reconnaissance, cet espace pourrait être utilisé pour l'équipement supplémentaire ou des munitions avec 2 pilotes et réservoirs de carburant auxiliaire. Outre, sa vitesse maximale presque deux fois supérieure, à 250 nœuds, le S-97 sera plus manœuvrable et aura une signature acoustique plus faible qu’un hélicoptère standard.
Le principe des rotors contra-rotatifs coaxiaux et hélice propulsive offrent des vitesses de croisière allant jusqu'à 250 kt (253 mph), plus du double de la vitesse des hélicoptères classiques, selon Sikorsky. Le S-97 est propulsé par un moteur General Electric YT706, une variante du CT7.
Pour Sikorsky, ces attributs permettront au S-97 d’égaler ou dépasser les exigences de l’US Army pour son prochain hélicoptère léger polyvalent, car celui-ci, sera en plus, très performant dans les opérations à haute altitude qui posent problème aux hélicoptères légers actuels.
Photos: 1 Premier vol pour le S-97 2 le Roll-Out @ Sikorsky
22/05/2015
Cela fait près de 15 ans qu’au sein des Forces aériennes, des milieux militaires et de cercles politiques on réclamait la mise en place d’une police du ciel 24/24. Celle-ci est actuellement en cours de mise en place et sera complète pour 2020.
Première étape :
La mise ne place d’une Police du ciel 24/24 « Quick Reaction Alert » (QRA) demande plusieurs phases de préparation. Le financement soit environ 250 millions, la mise en place de ressources humaines avec par exemple le renforcement des aiguilleurs du ciel militaires, la mise en place de piquet pour les équipes de maintenance de logistique sur les aérodromes.
D'ici le premier janvier 2016, les horaires de vols seront étendus, deux avions de type Boeing F/A-18C/D « Hornet » seront de piquet avec une relève de pilotes et de mécaniciens.
Et, selon la planification actuelle, la sécurisation de l'espace aérien en continu sept jours sur sept interviendra en 2020.
Confirmation et volonté :
A l’occasion du rapport d’information des Forces aériennes qui s’est tenu à Emmen mercredi, le commandant de corps Schellenberg a évoqué le concept relatif à la sécurité à long terme de l’espace aérien que le Conseil fédéral a adopté en août 2014 : «Le profil de prestations des Forces aériennes de demain est clairement défini. Nous devons travailler sur cette base.» Cela signifie que la capacité à intervenir 24h/24 dans le cadre de la police aérienne doit être mise en place d’ici 2020.
QRA (Quick Reaction Alert), Alerte de réaction rapide: organisation d'alerte des Forces aériennes:
L'espace aérien désigne la troisième dimension d'un territoire national et il circonscrit, en hauteur, l'espace territorial d'un état. Cet espace aérien, la «frontière bleue», représente la plus vaste porte d'entrée d'un territoire national. L'accès au territoire étatique est donc une affaire qui incombe à l'état: une incursion dans son espace aérien équivaut au franchissement d'une frontière. Ainsi, une incursion non-autorisée représente une infraction de la souveraineté étatique.
La neutralité armée de la Suisse, choisie librement et définie au niveau national, inclut également l'espace aérien. Par conséquent, elle a l'obligation de le surveiller, de le contrôler et de le protéger. En tant qu'état non-aligné, la Suisse doit s'assurer, par ses propres moyens, qu'il ne subsiste aucune carence militaire dans l'espace aérien helvétique. La protection de cet espace aérien est indispensable pour garantir la sécurité du territoire et de sa population.
Police du ciel mais pas seulement :
Si la mise en place de la QRA dans notre pays est cette fois-ci en bonne voie, le Cmdt des Forces aériennes a rappelé que la flotte actuelle de 32 F/A-18 était juste suffisante pour assurer cette police et ceci en temps de paix. Reste qu’en cas de situation de tensions internationales (mise en alerte sur plusieurs mois) et en cas de conflit ces 32 avions sont insuffisants. De plus, le vieillissement de ceux-ci et le fait que les F/A-18C/D commenceront à être retirés du service dès 2023 au sein de la marine américaine, va compliquer l’obtention de pièces de rechanges d’une part et surtout l’avionneur américain Boeing n’assurera plus une mise à jour systématique des systèmes.
En conséquence, il est toujours d’actualité de remplacer les anciens Northrop F-5 « Tiger » et également de préparer le remplacement des F/A-18. On évoque le nombre de 52 nouveaux avions de combat, dont l’acquisition se ferait en deux tranches (chiffre minimum). En parallèle, les Forces aériennes devront également être dotées du nouveau drone (programme de cette année) des nouveaux systèmes de défenses contre-avions (évaluation en cours) et de la modernisation des centrales d’engagement (C4I).
Commentaire :
Non, le monde n’est pas plus sûr aujourd’hui qu’hier. Les nombreux conflits qui perdurent et se développent à travers le monde, le renforcement de dépenses militaires et les réarmements en cours dans de nombreux pays, nous ramènent à une situation critique avec de nombreux foyers de tension. L’arrivée de nouvelles menaces, comme la cyber-guerre (mise en place de celle-ci en Suisse) et le terrorisme généralisé n’enlève en rien au réalisme du conflit classique. On le voit à travers les zones de guerre actuelles, avions, chars, artillerie et mines sont toujours d’actualités.
Par ailleurs, l’arrivée de nouveaux avions de combat, des futurs bombardiers stratégiques en cours de développements, des drones furtifs et la prolifération des missiles balistiques, nous obligent à rester vigilant et à maintenir une sécurité d’un haut niveau.
Prétendre, que notre pays ne risque rien et que celui-ci est protéger par ces voisins de manière naturelle, démontre non seulement les carences en matière d’analyse stratégique de ceux qui défende cette idée, mais en plus relève de la stupidité digne de la ligne Maginot.
Photos : Police du ciel avec avion F/A-18C Hornet @ Swiss Air Force 2 Cmdt des FA A. Schellenberg à Emmen@DDPS
Une délégation des Forces aériennes suisses forte de quelque 60 personnes participe du 22 mai au 5 juin à l’exercice international de défense aérienne Arctic Challenge Exercise (ACE 2015) qui se déroule à Luleå-Kallax, en Suède. Les armées de l’air de Suède, de Norvège, de Finlande, du Royaume-Uni, de France, d’Allemagne, des Pays-Bas et des Etats-Unis y prennent part également. Huit avions de combat F/A-18 suisses sont détachés dans le nord de la Suède à cet effet.
Les objectifs de l’exercice de défense aérienne ACE 2015 sont notamment, pour les armées de l’air y participant, d’aller plus loin dans la collaboration internationale pour surmonter des situations de crise actuelles et d’entraîner, dans le cadre de scénarios complexes, l’engagement commun de différents moyens de mener une guerre aérienne, d’améliorer la capacité à coopérer avec leurs partenaires, tant sur les plans opérationnel et technique que logistique (interopérabilité), et enfin, de comparer leurs capacités tactiques et logistiques propres (benchmarking). La délégation suisse se compose d’une quinzaine de pilotes et de membres du personnel au sol et de spécialistes des Forces aériennes.
Le protocole d’entente (Memorandum of Understanding [MOU]) du 24 juin 2002 conclu entre le Royaume de Suède et la Suisse constitue la base légale de la participation à l’Arctic Challenge Exercise 2015 (ACE 2015).
Les participants à ACE 2015 :
Participating Flying Forces
Finlande : 15x F/A-18C/D Hornet.
Suède : 18x JAS-39C/D Gripen, 1x C-130, 1x NH-90 et Super Puma.
Norvège: 12x F-16C/D.
Angleterre : 8x Tornado, 4x Hawk.
Allemagne: 12x Eurofighter, 1x A310MRTT, 1x PC-9, 1X Learjet.
USA: 12x F-16C/D.
France: 8x Mirage 2000.
Suisse : 8x F/A-18C/D Hornet.
OTAN: 2x E-3 Sentry.
Pays-Bas: 1x KC-10
Photos : 1 F/A-18C Hornet suisse 2 Hornet, Gripen et F-16 lors de l’édition 2014 d’ACE@ACE
21/05/2015
Washington, le Département d'Etat américain a approuvé la vente de 10 hélicoptères Sikorsky MH-60R « SeaHawk » à l’Arabie Saoudite. Le montant de la transaction est estimé à près de 1,9 milliards de dollars us.
En plus des hélicoptères, le contrat prend en compte des équipements associés, comme les mitrailleuses de type GAU-21 (M3M) et M240 (FN MAG) les missiles Lockheed-Martin AGM-114 « Hellfire » à guidage laser, et des roquettes de 70 mm « Arme Advanced Precision » a guidage laser de BAE.
Par ailleurs, on apprend que les MH-60R Saoudiens seront dotés des mêmes capteurs que ceux qui sont actuellement montés sur MH-60R de l'US Navy, soit le radar Telephonics APS-153 (V) à ouverture synthétique et le FLIR Raytheon AAS-44C (V) à infrarouge et laser de ciblage. De plus les Mh-60R seront doté des bouées sonar SSQ-36/53/62.
Le Sikorsky MH-60R :
La version MH60R et le dernier développement du SH-60-SeaHawk destiné à la lutte anti-sous-marine et de bâtiments de surface. Il remplace et reprend l’ensemble des missions actuellement dévolues aux actuels SH60B et SH60F. Conçu par Sikorsky est doté d’une interface de Lockheed Martin, le MH-60R représente l’évolution des versions précédentes, grâce aux leçons apprises durant les différents déploiements et durant les nombreuses opérations de ces dernières années. Cette nouvelle version permet un engagement multi -missions en utilisant un équipage de trois personnes.
Outre, l’attaque de navires et de sous-marins, le MH60R est susceptible de remplir l’ensemble des missions secondaires telles que : la recherche et le sauvetage (SAR), le ravitaillement vertical, le soutien aux incendies de surface, l’évacuation médicale (MEDEVAC) ainsi que le relais des communications.
Lockheed-Martin qui est responsable de l'intégration numérique de poste de pilotage de l'hélicoptère, du radar multi-mode, du sonar acoustique à longue portée et l’adjonction d’une caméra infrarouge. Le MH60R dispose également d’une architecture électronique permettant de protéger l’aéronef contre les menaces missiles.
Photos : Sikorsky MH-60R « SeaHawk » @ US Navy
San Antonio, Boeing a récemment terminé l'entretien sur un E-4B NOAC (National Operations Airborne Center) et ceci plus tôt que prévu, permettant à l’US Air Force de disposer plus rapidement en service opérationnel.
L’US Air Force dispose d’une flotte de quatre E-4B NOAC. Ce type d’avion est chargé de transporter le Président des Etats-Unis pendant des situations d'urgence, et plus précisément en cas de guerre nucléaire. Les appareils sont ensuivre au sein du 1st Airborne Command & Control Squadron sur la base aérienne d’Offutt au Nebraska.
Construit sur la base d'une cellule de Boeing B7474-200. lLe E-4B dispose des meilleurs systèmes de communication disponibles. Outre les liaisons radios et satellites classiques, il possède un système de communication VLF (très basse fréquence) pour contacter les sous-marin en plongée, et un système de communication utilisant des ondes qui se répercutent sur les météorites proches de la Terre (les satellites pourraient être détruits en cas de guerre généralisée).
L'avion est aussi surprenant par son rayon d'action puisqu'il emporte suffisamment de vivres pour nourrir son équipage de 112 membres durant une semaine, tandis qu'il peut être ravitaillé en carburant en vol.
Photo : E-4B de l’USAF @ Boeing