Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07027.jsonl.gz/472

Après une formation à l’École supérieure d’art visuel (ESAV) de Genève achevée en 1992, Philippe Fretz expose régulièrement en Suisse et à l’étranger. Il a obtenu à trois reprises, de 1996 à 1999, le Prix de la Fondation Kiefer Hablitzel à Bâle. Il est actif dans l’association d’artistes qui travaillent dans le cadre de l’ancienne usine Kugler à Genève où se trouve son atelier.
Philippe Fretz a choisi une pratique artistique figurative qui se réfère à l’histoire de l’art. Il emprunte à la tradition un thème, une technique, un vocabulaire formel, une manière. Pourtant, ce retour à la figure et aux modèles ne saurait être confondu avec une attitude dogmatique qui prônerait un quelconque retour à un «âge d’or» de la peinture, bien au contraire. Sa démarche n’est pas uniquement référentielle, elle s’apparente à une réflexion sur le sujet même de la peinture. Certaines séries se rattachent à la Renaissance italienne, notamment à l’œuvre majeure de Dante Alighieri, à savoir La Divine Comédie (1303-1321). Il revisite ce poème épique, considéré par la critique comme le sommet de la vision médiévale du monde qui va de l’Enfer au Purgatoire et jusqu’au Paradis, et qui a été peinte tout au long de l’histoire. Il s’agit d’une interprétation symbolique dense et ouverte à la fois dont l’ampleur et la force stylistique impressionnent en ces années 2.0. Dans un jeu de correspondance plastique, Forever young est une composition abstraite rattachée à la série intitulée Le vestibule des lâches, dont les motifs sont tirés des toiles figuratives.