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Novak Djokovic a retiré sa candidature pour un retour au sein du Conseil des joueurs, que le Serbe avait quitté en août, en raison de l'opposition de l'ATP. Un refus qui a fait bondir un ancien champion en Grand Chelem.
Novak Djokovic et le Conseil des joueurs de l'ATP, c'est bel et bien fini. Alors que le Serbe avait démissionné en août dernier de son poste pour créer la PTPA (Professional Tennis Players Association) avec le Canadien Vasek Pospisil, plusieurs membres du circuit ont plébiscité ces derniers mois son retour au sein de l'organisation faîtière.
Toutefois, le joueur de 33 ans s'est heurté au refus de l'ATP elle-même. Le "Djoker" a donc annoncé en début de semaine qu'il renonçait à se présenter lors de la prochaine élection. "Ma première réaction a été d'accepter. Si j'avais été élu, je me serais battu pour protéger les intérêts des joueurs", a déclaré "Djoko" dans un communiqué publié lundi.
Avant d'ajouter : "Mais un nouveau règlement édicté par l'ATP me met dans une position difficile." Ce texte - introduit en novembre dernier - précise qu'aucun joueur ne peut faire partie activement du conseil de l'ATP et d'une autre association tennistique en même temps.
Si, dans un premier temps lors des Masters de Londres, il s'était dit "déçu" par cette décision et qu'il ne voyait "pas de conflit de quelque nature que ce soit" à être dans les deux syndicats, le vainqueur de 17 titres en Grand Chelem a dû depuis se résoudre à retirer sa candidature. Il ne souhaite pas entrer en guerre contre l'organisation qui gère le circuit mondial masculin.
"J’estime qu’il est nécessaire de retirer mon nom de la liste des candidats. Je ne veux pas créer d’ambiguïtés et de conflits dans le Conseil des joueurs et les élections. Je le fais avec regret et le cœur lourd. (...) Avant de conclure, je voudrais exprimer ma conviction qu’il est extrêmement important que nous n’entrions dans aucun conflit parce que c’est dans l’intérêt de notre sport. J’espère qu’à l’avenir, cela s’appliquera à toutes les organisations de joueurs et à tous les niveaux de l’organisation ATP", a estimé le natif de Belgrade.
Mais malgré la volonté de ce dernier d'atténuer les tensions sur le sujet, sa déclaration a fait bondir un certain Paul McNamee. Ancien tennisman professionnel en double dans les années 70 et 80, l'Australien de 66 ans a ainsi tenu à défendre Djokovic sur les réseaux sociaux, avant de s'en prendre à l'ATP.
"C’est avec une profonde tristesse que j’ai lu que le joueur numéro 1 mondial n’avait pas le droit de représenter ses pairs… Cela n’a jamais été, n’est pas et ne sera jamais ce que l’organisation devrait représenter… Les fondateurs de la ATP, y compris le grand regretté Arthur Ashe, auraient honte", a pesté le quintuple gagnant de Majeurs en double (deux fois à l'Open d'Australie et trois à Wimbledon) sur son compte Twitter.
Assez pour remettre de l'huile sur le feu et de relancer les débats ?