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Depuis quelques semaines, l'utilisation de la 5G inquiète les acteurs de l'aviation. Pour cause, le radioaltimètre, un radar permettant aux avions de calculer certaines mesures, telles que l'altitude, pourrait être perturbé par les fréquences de la 5G qui sont proches des siennes.
D'après la BBC, les patrons des deux plus grands constructeurs d'avions au monde, Airbus et Boeing, ont demandé au gouvernement américain de retarder le déploiement des nouveaux services téléphoniques 5G. Celui-ci devrait avoir lieu le 5 janvier prochain. Ils ont déclaré que:
Pour relever la trajectoire verticale, le radioaltimètre émet des ondes sur une plage de fréquences allant de 4,2 à 4,4 GHz. Celle de la 5G se situe aux alentours de 3,5 GHz.
Selon l'administration fédérale de l'aviation, la fréquence d'émission de la 5G est suffisamment proche de celle du radioaltimètre pour pouvoir provoquer des perturbations.
L'altération des données relevées peut notamment avoir un impact lors de l'atterrissage ou lors de manœuvres en faible visibilité, comme c'est souvent le cas en hiver. Cela pourrait entraîner des annulations et des retards importants.
Pour l'instant, on ne sait pas si oui ou non la 5G peut vraiment avoir un impact sur la sécurité des vols de ligne. Pour les professionnels de la téléphonie, ces craintes ne sont pas réalistes.
Toutefois, d'après The Verge, l'administration américaine de l'aviation a demandé aux équipages concernés de ne plus utiliser pour le moment les systèmes d’atterrissage guidés, conçus pour fonctionner dans des conditions de mauvaise visibilité.
Dans toutes les sociétés, on trouve des cinglés et des théories du complot. La théorie du «grand remplacement» (great replacement) regroupe les deux: elle est propagée par des cinglés et affirme que les immigrés veulent évincer la population locale.