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Doris Leuthard a expliqué lors d'un sommet réunissant à Paris le G8 et le G20 l'abandon progressif du nucléaire décidé par la Suisse. La conseillère fédérale a plaidé pour des prescriptions de sécurité nucléaire contraignantes au niveau international.
Devant ses homologues du G8 et du G20, la ministre de l'énergie a expliqué que "la sûreté des centrales nucléaires suisses est actuellement garantie".
La Suisse met désormais l'accent "notamment sur les économies d'énergies et les énergies renouvelables pour assurer un approvisionnement en électricité sûr", a précisé Mme Leuthard. "La priorité absolue reste la sécurité de la population", a-t-elle souligné.
Risques réévalués
Doris Leuthard a également rappelé que la Suisse avait déjà procédé à une "réévaluation" des risques encourus par les centrales nucléaires en cas de séismes et d'inondations.
Elle a en outre déclaré qu'"il est indispensable de procéder à une réévaluation de la sûreté" des centrales "à un niveau régional". Elle a de ce fait salué la décision européenne de mener des tests de résistance et a expliqué que la Suisse procédait à de tels tests.
Tests à rendre obligatoires
Au niveau international, la Suisse aimerait également que tous les Etats mettent en pratique "les exigences de sécurité nucléaire internationalement reconnues", a indiqué Doris Leuthard.
En outre, tous les pays devraient se soumettre à des examens par leurs pairs. Ces tests, idéalement effectués par l'Agence internationale de l'énergie atomique, devraient devenir "si possible obligatoires".
Selon un communiqué de la présidence française de ce sommet, un "large consensus s'est dessiné au sein des participants" sur la nécessité pour tous les pays disposant d'installations nucléaires de réaliser des "audits de sûreté".