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La reconnaissance faciale interdite à San Francisco, capitale high tech
Huit des neuf membres du conseil municipal de la mégalopole californienne, capitale des hautes technologies, se sont prononcés pour la nouvelle réglementation. L'interdiction ne concerne néanmoins ni les aéroports, ni les sites régulés par les autorités fédérales.
Plus de dangers que de bénéfices
Selon un paragraphe du document contenant la nouvelle réglementation, il deviendra illégal pour tout département d'obtenir, conserver, avoir accès à, ou utiliser une quelconque technologie de reconnaissance faciale ou une quelconque information obtenue à partir d'une technologie de reconnaissance faciale.
"La propension à ce que la technologie de reconnaissance faciale mette en danger les droits civils et les libertés civiques contrebalance nettement ses soi-disant bénéfices. Elle va exacerber l'injustice raciale et menacer notre capacité à vivre libre de toute surveillance permanente par le gouvernement", relève la décision du conseil municipal de San Francisco.
Utile mais peu au point
Ses partisans, eux, estiment qu'elle peut aider la police à lutter contre la criminalité et rendre les rues plus sûres, aider à localiser des enfants disparus, des personnes atteintes de démence ou à combattre les trafics sexuels. L'arrestation de criminels par la police a été portée à son crédit, mais elle est également responsable d'identifications erronées.
Une interdiction similaire est envisagée à Oakland, de l'autre côté de la baie de San Francisco, dont la région abrite plusieurs géants des nouvelles technologies comme Facebook, Twitter, Uber ou Alphabet, la maison-mère de Google.
Cette nouvelle réglementation doit encore faire l'objet d'un vote de procédure la semaine prochaine, avec néanmoins peu de probabilités que le résultat soit différent.
afp/vic
Publié le 15 mai 2019 à 15:54 - Modifié le 15 mai 2019 à 15:55
Utilisée en Chine à large échelle
Selon le New York Times, les autorités chinoises se servent de cette technologie pour repérer les membres de la minorité musulmane des Ouïghours, après avoir été programmée pour identifier leurs caractéristiques physiques. Ce serait le premier exemple connu d'utilisation par un gouvernement de l'intelligence artificielle pour faire du profilage racial.