Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06955.jsonl.gz/1194

Jusqu’au XIXe siècle, la traversée de Serrières est très malcommode. Venant de Neuchâtel, le voyageur doit descendre jusqu’au bord du lac par le Chemin-Vieux, traverser la rivière de la Serrière à son embouchure, avant de remonter la rue Guillaume-Farel. Cette dernière montée, très raide, est un obstacle sérieux pour la circulation des voitures et des marchandises. Dès le milieu du XVIIIe siècle, les autorités envisagent un pont pour traverser le ravin de la Serrière en un point plus favorable. En 1789, un projet de l’ingénieur français Nicolas Céard (1745-1821) est approuvé, mais il faut attendre l’avènement du maréchal Alexandre Berthier, nouveau prince de Neuchâtel, pour que le projet soit relancé. Le nouvel ouvrage est terminé en 1810.