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Un conflit de longue date qui fait toujours plus de victimes
L’EPER fournit une aide d’urgence aux réfugié·e·s arméniens du Haut-Karabakh. La récente escalade de la violence dans le Haut-Karabakh fin septembre a contraint des centaines de milliers d’Arménien·ne·s de souche qui vivaient dans la région à fuir en Arménie. À court terme, ces personnes ont besoin de toute urgence de logements, de denrées alimentaires et d’autres biens de première nécessité. À moyen terme, elles ont besoin de perspectives.
Le conflit autour de la région du Haut-Karabakh, dans le Caucase du Sud, qui oppose l’Arménie à l’Azerbaïdjan depuis plusieurs dizaines d’années, est un drame humanitaire récurrent, en particulier pour la société civile des deux pays. À la suite de la dernière explosion de violence en septembre et de la conquête de l’ensemble de la région par l’armée azerbaïdjanaise, presque toute la population arménienne de souche du Haut-Karabakh, soit plus de 100 000 personnes, a fui les combats pour rejoindre l’Arménie, le pays voisin. Elle craignait en effet des attaques ethniques de la part de l’Azerbaïdjan.
Aide d'urgence dans le pays d'accueil, l'Arménie
Pour la population du Haut-Karabakh d’origine arménienne, la situation est dramatique. Pour l’Arménie, leur pays d’accueil, le plus gros défi consiste à leur fournir un hébergement et des biens de première nécessité. En collaboration avec ses organisations partenaires de longue date sur place, Armenia Round Table et Syunik-Development NGO, l’EPER a fourni une première aide d’urgence à hauteur de CHF 300 000. Cette aide a bénéficié à 1650 personnes vulnérables en tout, principalement des familles avec enfants, parfois monoparentales, et des personnes âgées. Ainsi, 1000 familles ont reçu environ CHF 120 en espèces pour couvrir leurs besoins fondamentaux (denrées alimentaires, articles d’hygiène, loyer). Un hébergement et de la nourriture ont été mis à disposition de 300 autres réfugié·e·s. Ces derniers ont également eu accès à un soutien psychosocial et à des offres de garde d’enfants.
Toutefois, les personnes déplacées ont aujourd’hui encore besoin de soutien. Par exemple, certain·e·s n’ont toujours pas de logement permanent. L’EPER a donc décidé de fournir aux réfugié·e·s une aide supplémentaire, à hauteur de CHF 1,5 million.
Ces fonds permettront, d’une part, de maintenir, durant l’hiver, l’hébergement d’urgence de 200 personnes à Yeghegis, de couvrir les besoins de base des réfugié·e·s et de leur apporter un soutien psychologique.
Inclusion et dialogue
D’autre part, afin d’offrir aux personnes réfugiées des perspectives à moyen terme, l’EPER poursuit sa collaboration avec l’Armenian General Benevolent Union (AGBU) pour favoriser leur insertion sur le marché du travail. L’objectif est que les réfugié·e·s puissent rapidement subvenir eux-mêmes à leurs besoins. À cette fin, ils bénéficient de programmes intensifs de reconversion professionnelle et de rehaussement du niveau de qualification, qui leur permettent de s’adapter au contexte et au marché du travail locaux. Cette mesure s’appuie sur l’existence de nombreuses petites et moyennes entreprises dans le Haut-Karabakh.
Enfin, le projet promeut le dialogue entre les personnes réfugiées et la population locale grâce à des initiatives communes.
Cet engagement plus large est financé en intégralité par le Canton de Genève.