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Été 2015.
Olivier Saudan, artiste peintre, reçoit une longue lettre postée de Kinshasa.
Elle semble avoir été commencée en Égypte et terminée sur une île, quelque part au large du Congo. Il y est question de photographie, de peinture, de la mort, des femmes.
C’est une lettre personnelle, presque une confession. Elle fait souvent allusion à l’exposition qu’Olivier Saudan prépare, Quand les tambours s’arrêteront.
Mais cette lettre, il ne sait pas quoi en faire. Parce que malgré qu’elle lui soit bien adressée, qu’elle parle de lui et de son travail, il ne connaît pas l’homme qui lui a écrit,il ne préparait aucune exposition, et, d’après les recherches qu’il a faites, l’île dont il est question dans la lettre n’existe pas.
Cette exposition constitue sa réponse.