Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07004.jsonl.gz/303

Depuis que la télévision existe, depuis que j’ai l’âge de la regarder, année après année, de terribles images de famine sont régulièrement montrées. Pas seulement en cas de catastrophe, pas seulement de façon ponctuelle, non, tout le temps, chaque jour on meurt de faim dans le monde.
Et chaque jour on meurt aussi de maladies consécutives à la «malbouffe», au surpoids, à l’obésité. C’est même une épidémie qui se répand.
Doit-on se résigner, se dire qu’il n’y a pas assez pour tout le monde, que c’est malheureusement «comme ça» ? Est-ce que les décideurs du G20 le pensent aussi ? Les mesures que préconisent la Banque mondiale ou le Programme alimentaire mondial sont-elles de nature à résoudre ce lancinant problème ? La spéculation sur les matières premières, rendue possible par des déréglementations dès l’an 2000, est-elle immuable ?
Est-ce que vraiment, la terre ne produit pas assez pour nourrir tout le monde ?
Le Rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation ne le pense pas. «La faim ne résulte pas d’un déficit de production à l’échelle de la planète, mais de ce que les droits des plus pauvres sont violés dans l’impunité» a dit récemment Olivier de Schutter.
C’est donc une question de justice ....
«A mes yeux, la chose préférée est la justice .... Pèse bien ceci : Comment dois-tu être ? En vérité la justice est le don que je te fais, le signe de ma tendre bonté. Ne la perds donc pas de vue «.
Baha’u’llah (en 1858)