Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07187.jsonl.gz/902

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Le peuple se prononcera probablement sur le diagnostic préimplantatoire (DPI). Le référendum lancé par le Parti évangélique suisse (PEV) devrait aboutir. Le PEV a récolté 62'000 signatures, mais celles-ci doivent encore être validées dans les communes.
Le délai pour récolter le nombre requis de paraphes échoit le 10 décembre. Le total dépassera largement les 50'000 nécessaires, a assuré samedi à l'ats Dirk Meisel, le porte-parole du PEV en tête du comité interparti. Il confirmait une information publiée par blick.ch.
Le diagnostic préimplantatoire permet aux couples porteurs d'une maladie génétique grave de ne plus la transmettre à leur enfant. Mais selon le PEV, il faut empêcher que cette technique ne soit utilisée sans limites et de manière arbitraire et qu'un nombre incalculable d'embryons soient éliminés.
Pratiqué depuis une vingtaine d'années à l'étranger, le DPI permet de différencier un embryon sain d'un autre atteint d'une anomalie avant son implantation dans l'utérus. La Suisse dispose d'une des réglementations les plus strictes d'Europe en matière de procréation assistée.
Le peuple s'était prononcé le 14 juin en faveur de cette technique, par 61,9% des voix. Mais la votation portait uniquement sur une modification générale de la Constitution qui créera un cadre permettant aux médecins de pratiquer le DPI.
Le Parlement a déjà élaboré une loi d'application. La sélection d'embryons dans le but d'influencer le sexe ou d'autres caractéristiques est explicitement proscrite, à moins que le risque de transmission d'une maladie grave ne puisse être écarté d'une autre manière.
Le comité référendaire peut notamment compter sur le soutien de l'UDC et du PDC. Mais sa démarche trouve également des appuis du côté de la gauche.
ATS