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Critique
Second film malais en compétition, LOVE CONQUERS ALL se la joue dans la solitude et la mélancolie, sans grande surprise. La jeune Ping est envoyée à Kuala Lumpur pour travailler dans le restaurant de sa tante. Elle y rencontre John et se laissera séduire, en dépit de l'existence d'un fiancé qu'elle a laissé dans sa province de Penang.
D'une écriture assez typique d'un certain cinéma d'auteur asiatique, LOVE CONQUERS ALL se veut œuvre intimiste sur l'ambivalence des sentiments, mais ne possède ni force émotionnelle, ni réel point de vue. Les deux protagonistes poursuivent assez pesamment une idylle courue d'avance, et la morosité permanente qui s'installe ne stimule pas le spectateur. Les quelques touches d'ironie ou d'ambiguïté ne suffisent pas à sauver l'entreprise. Le film a obtenu le Prix de la première œuvre: un choix tout de même bizarre.
Antoine Rochat