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Différentes études confirment ce qu’on sait depuis des années, mais que seules quelques exploitations mettent en pratique: en renonçant aux aliments concentrés dans une large mesure, le lait peut être produit de manière nettement plus rentable. Les exploitations qui se passent presque entièrement d’aliments concentrés par rapport à la ration habituelle en Suisse, ont des coûts de production de 24 à 32% plus bas par litre de lait. En terme de revenu, cela veut dire que ces exploitations gagnent ainsi deux fois plus par heure travaillée.
Avec la politique agricole 2014-17, la Confédération voulait favoriser la réduction des aliments concentrés pour la production de lait avec des incitations (programme PLVH) À la dernière minute, l’Union suisse des paysans USP est intervenue auprès de l’Office fédéral de l’agriculture pour assouplir le programme PLVH à tel point qu’il alourdit des charges administratives et n’offre pratiquement plus d’incitation à réduite les aliments concentrés.
L’Union suisse des paysans ne représente pas les intérêts des agriculteurs dans la politique agricole en général, mais ceux des intérêts du secteur en amont. Les fabriques et distributeurs d’aliments comme Fenaco, dans lesquels l’Union des paysans est bien représentée, et qui ont soutenu l’Union suisse des paysans avec de hautes contributions, gagnent plus de 1,5 milliard de francs suisses chaque année avec les achats d’aliments concentrés. Il s’agit du poste de dépenses le plus important de l’agriculture suisse.
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