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Les
techniques de la méthode clinique
L'entretien
L'observation
Les tests psychométriques
Les épreuves projectives
|Les
techniques de la méthode clinique

Certains cliniciens se méfient du terme " technique ", ils croient apercevoir dans ce terme le danger de s'éloigner affectivement de leur sujet, de le traiter comme un objet et non comme un " toi ". Le mot " technique " peut être pris dans des sens très divers : les techniques utilisées dans les investigations psychanalytiques n'ont pas la réticence qui vient d'être évoquée ; au contraire, certains paraissent les considérer comme une sorte de modèle dont les techniques du psychologue clinicien doit s'en inspirer. Les nuances qui séparent la conception des différents psychologues en ce qui concerne l'attitude clinique se manifeste également en ce qui concerne les techniques qu'ils mettent en œuvre.
Souvent considéré comme technique clinique par excellence !
L'entretien est le moment où peut se produire la rencontre du psychologue et du sujet et où peut s'établir ce champ d'intersubjectivité qui est pour certains le domaine d'application de la méthode clinique. Dans cette perspective, les réactions émotionnelles des psychologues sont des moyens pour apprendre quelque chose du sujet. Il est nécessaire que le psychologue contrôle ses réactions, c'est l'un des cas où certains cliniciens estiment que la méthode clinique nécessite de la part de ceux qui l'utilisent une psychanalyse.
Il existe également l'entretien non directif. Le psychologue se borne à écouter le sujet en l'encourageant à s'exprimer, sans émettre de jugement de valeur ni aucune appréciation, sans essayer de donner à l'entretien une quelconque structuration. L'objectif est ici de permettre au sujet de découvrir lui-même les informations ou les solutions qu'il venait chercher auprès du psychologue.
Le psychologue peut encore faire appel à un canevas (séries de questions) pour effectuer son entretien. L'application de ce canevas est souple, il se fait tout au long de la conversation et c'est avec une liberté d'allure que sont introduits les thèmes dont l'étude paraît nécessaire. Le psychologue apprend à ne pas influencer les réponses du sujets.
La technique de l'entretien s'apprend essentiellement par la pratique. L'étudiant commence par assister à des entretiens effectués par un psychologue expérimenté. Il réalise lui-même ses premiers entretiens sous le contrôle d'un psychologue responsable.
L'entretien peut constituer une occasion d'observer la conduite du sujet dans cette situation concrète que constitue l'examen psychologique. L'observation peut dépasser ce cadre de l'entretien et porter par exemple sur la conduite d'un jeune inadapté placé dans un " Centre d'observation ", ou plus généralement un élève à l'école. Le psychologue s'insère souvent dans ce cas dans une équipe (enseignant, éducateur, assistante social, etc) et utilise alors des témoignages, documents de ces collègues. Les parents, camarades, etc. peuvent enrichir le dossier psychologique qui s'organise, les observations actuelles décrivent un moment de l'évolution. L'application des tests peut, comme l'entretien, fournir l'occasion de pratiquer des observations.
Sont qualifier de tests psychométriques, les tests dont les conditions d'application ont été normalisées et qu'il soit possible de construire des étalonnages statistiques permettant l'individu examiné d'être situer dans la population à laquelle il appartient. Les tests psychométriques sont souvent considérés par les cliniciens comme des situations favorables à l'observation du comportement du sujet. On recommande de relever toutes les réactions du sujets devant la tâche qui lui est proposée, sa façon de l'aborder, les commentaires qu'il émet, son attitude à l'égard de l'examinateur, etc. bien que la partie cohérente de ces observations n'ajoute que très peu d'informations à celle qui est fournie par le résultat métrique du test.
Très différentes des tests psychométriques !
On présente au sujet un matériel aussi peu structuré que possible (taches d'encre dans l'épreuve de Rorschach, etc.). On demande au sujet de structurer ce matériel en lui demandant par exemple ce qu'il voit dans ces taches, quelles sont les histoires qu'il pourrait raconter au travers de ces taches. On suppose que la structure de ses réponses traduit la structure de sa personnalité par un mécanisme de projection. L'interprétation des réponses peut passer par la statistique, il possible en effet de situer un individu par rapport à un pourcentage moyen : on peut savoir quel est le pourcentage moyen de réponses " mouvement " qu'une tache produit, et ainsi placer le sujet par rapport au pourcentage. Cependant, la difficulté est de savoir comment interpréter ces faits. Le contenu des réponses peut fournir matière à une interprétation symbolique, plus proche de la psychanalyse, et donc pour laquelle une psychanalyse préalable du psychologue paraît nécessaires à certains psychologues.