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En Chine, des industriels peu scrupuleux ont vendu du lait frelaté pour réduire leurs coûts et augmenter leurs profits au détriment de la santé et de la vie d'enfants. Pour éviter que celà ne se renouvelle, la Chine devra sanctionner les responsables et mettre en place les contrôles et la législation nécessaire.
Pour les mêmes motifs individuels, des banquiers occidentaux ont vendu des titres frelatés. Pris par leur propre concurrence, les uns et les autres ont ajouté à la surenchère des risques pour augmenter leurs primes de fin d'année et leurs résultats trimestriels. Les conséquences seront moins immédiates que les décès dramatiques d'enfants, mais pas moindre.
Il avait suffit de moins de 4 années pour que la crise de 29 se traduise en 1933 par la victoire des nazis en Allemagne. Il est inévitable que le déblocage par les Etats Unis de centaines de milliards de dollars en 24 heures pour venir en aide à des marchés qui dévissent.. aura des conséquences sur le vote de millions d'électeurs dans le monde qui se plaignent à juste titre depuis de nombreuses années de ne plus avoir les moyens de vivre, et qui eux n'ont pas beaucoup de réponses concrètes.
Le néo libéralisme est mort. Nous devons réinventer un nouveau libéralisme social qui s'attache au développement humain de tous plutôt qu'à une croissance économique qui ne bénéficient qu'à quelques uns.
Comme pour le lait frelaté, les responsables doivent être sanctionnés. Les primes qu'ils ont touchées pour les faux bénéfices des dernières années doivent être saisies pour contribuer au financement des conséquences de leurs actes. Les primes futures devront être attribuées sur des résultats réels de long terme et pas sur des résultats trimestriels ou annuels. Les produits dérivés devront être sérieusement régulés. Plus personne ne doit pouvoir vendre ou acheter des produits financiers qu'il ne comprend pas. Les actionnaires doivent à nouveau remplir leur devoir d'actionnaire c'est à dire voter aux Assemblées Générales et être rémunérés pour celà... les parieurs n'ont pas leur place sur les marchés financiers, ils doivent être financièrement pénalisés. La législation doit encourager les actionnaires durables qui contribuent au développement des entreprises. Des marchés sur lesquels la durée moyenne de détention des actions est de moins de 6 mois sont des marchés qui court à leur perte à moyen terme.
Les entreprises doivent à nouveau se concentrer sur la croissance de leur chiffre d'affaire (seul indicateur de santé à long terme), plutôt que sur leurs profits à court terme. L'augmentation constante des marges signifie simplement que les actionnaires s'arrogent une part plus importante des revenus au détriment des salariés, des fournisseurs et des clients. Nous devons mettre en place un taux d'imposition faible pour les bénéfices qui croissent de manière conforme à la croissance du chiffre d'affaire et des taux d'imposition dissuasifs sur les entreprises dont les bénéfices nets croissent de manière supérieure au chiffre d'affaire. Les marchés financiers ne doivent plus être en position d'exiger des bénéfices en croissance de 15% lorsque la croissance économique mondiale est dans les 5%, c'est illusoire à long terme pour eux et catastrophique pour les équilibres sociaux.
Les lois existantes doivent être appliquées : les primes des traders ne doivent plus être supérieures à leur rémunération fixe... en toute illégalité elles sont aujourd'hui jusqu'à 50 fois supérieures. C'est aux actionnaires de prendre des risques et d'en être responsable sur le capital investit, pas à des salariés qui n'empochent que les primes.. mais ne paient pas les désastres.
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