Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07124.jsonl.gz/1444

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
La ville de Porto Alegre anticipe des dérives éventuelles liées au procès de Lula (archives)
KEYSTONE/AP NY/DADO GALDIERI(sda-ats)
Le maire de Porto Alegre a demandé jeudi l'appui de l'armée pour éviter "une invasion" des sympathisants de Lula dans sa ville le 24 janvier. A cette date débute le procès en appel de l'ex-président brésilien condamné à la prison pour corruption.
Le parti des travailleurs (PT), fondé par Lula, a appelé à une mobilisation massive dans cette ville du sud du Brésil pour cette journée susceptible de sceller le sort de l'icône de la gauche qui est candidat à la présidentielle d'octobre et favori des sondages.
Luiz Inácio Lula da Silva, âgé de 72 ans, peut tout aussi bien être relaxé, incarcéré ou être autorisé à faire campagne et redevenir chef de l'Etat, après la décision qui sera prise le 24 janvier.
Le maire conservateur de Porto Alegre, Nelson Marchezan Jr, voit d'un oeil inquiet les appels à une forte mobilisation des partisans de Lula, y compris avec un possible campement organisé dès le 20 janvier par des organisations de gauche, et peut-être même la présence de Lula lui-même.
"J'ai demandé au président brésilien Michel Temer l'appui de la Force nationale et de l'armée pour qu'elles agissent le 24 face aux manifestations des responsables politiques qui ont appelé à une invasion de Porto Alegre", a déclaré le maire sur Twitter. "J'ai pris cette décision pour protéger les citoyens et le patrimoine public", a-t-il expliqué.
Trois magistrats doivent trancher sur l'appel interjeté par l'ex-président Lula après sa condamnation choc en juillet à 9 ans et demi de prison pour corruption passive par le juge Sergio Moro. Lula a toujours clamé son innocence et estime que sa condamnation relève d'un "pacte diabolique" pour l'empêcher de se représenter. Il a été accusé d'avoir reçu un triplex en échange de son intercession dans l'attribution de marchés publics lors de sa présidence (2003-2010).
ATS