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Un ex-directeur de Petrobras a accusé des dizaines de parlementaires brésiliens de la majorité d'avoir perçu des pots-de-vin sur des contrats de la compagnie pétrolière nationale brésilienne, selon les médias brésiliens. Incarcéré pour blanchiment d'argent, il aurait passé un accord avec les enquêteurs pour une réduction de peine.
Ces informations, non encore confirmées, risquent de retentir comme un coup de tonnerre dans la campagne pour les élections générales du 5 octobre (présidentielle, législatives, gouverneurs, et sénatoriales partielles) et d'affaiblir la présidente sortante Dilma Rousseff.
L'ancien directeur du raffinage de Petrobras, Paulo Roberto Costa, a mis en cause 49 députés, 12 sénateurs et un gouverneur de trois partis politiques de la majorité, a affirmé le quotidien d'opposition "Folha de Sao Paulo" dans son édition en ligne.
Selon le journal, il s'agirait d'élus du Parti des travailleurs (PT, gauche) de Dilma Rousseff, de son grand allié parlementaire, le Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB, centre droit) et d'une autre formation alliée, le Parti progressiste (PP).
Le quotidien Estado de Sao Paulo parle, lui, d'au moins 32 parlementaires et un gouverneur appartenant à cinq partis politiques non mentionnés. Aucun des médias relayant ces informations, parmi lesquels figure également le site G1 du grand groupe de télévision O'Globo, ne cite à ce stade de noms de parlementaires.
Réduction de peine
L'ancien responsable de Petrobras, qui encourt 30 ans de prison, s'est confié en début de semaine devant les enquêteurs de la police fédérale avec lesquels il a passé un accord pour obtenir une réduction de peine, selon les médias. Sa déposition a été transmise au Tribunal suprême fédéral qui devra avaliser ou non la validité de cet accord.
Selon M. Costa, les élus impliqués percevaient des commissions de 3% sur la valeur de chaque contrat signé par Petrobras lorsqu'il était directeur du raffinage et de l'approvisionnement de la compagnie (2004-2012). "Tous les jours il y avait un politicien qui frappait à ma porte", aurait-il déclaré aux enquêteurs.
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