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Comme on peut le lire dans un communiqué de presse de Leibstadt, la centrale n'a conclu aucun contrat doublant les quantités de combustible à retraiter, contrairement à ce qu'affirme Greenpeace. La réalité est la suivante: la centrale nucléaire de Leibstadt a conclu dès 1978 avec La Hague, et dès 1983 avec Sellafield, des conventions contractuelles relatives au retraitement de 64 tonnes dans chaque cas. Comme l'écrit encore Leibstadt, l'organisation écologiste a une fois de plus utilisé des informations mensongères, scientifiquement non fondées et non recherchées, pour abuser la population et la presse à des fins de propagande.
La raison de la fausse information est probablement la suivante: en août 1999, à l'occasion d'une conférence de presse organisée pour la reprise des transports d'assemblages combustibles usés, les centrales nucléaires suisses ont présenté entres autres un tableau intitulé "Planification des transports: occupation des piscines de stockage de combustible". Pour Leibstadt, le tableau donne un total de 292 assemblages combustibles pour les transports prévus de 1999 à 2002, mais il n'indique pas que tous les contrats avec les usines de retraitement seront ainsi épuisés. Un article publié début avril dans l'"Aargauer Zeitung" a mentionné par la suite que Leibstadt enverrait encore ces prochaines années quelque 700 assemblages combustibles de plus dans des usines de retraitement. Cette différence entre les chiffres facilement explicable (la deuxième source se base sur une quantité totale de transports et non pas sur une planification jusqu'en 2002) correspond pratiquement aux 130 tonnes "négociées en plus" que cite Greenpeace. Si telle est l'explication de la fausse information, un seul coup de téléphone aurait suffi pour lever le malentendu ...
Source
H.R./C.P. d'après un communiqué de presse et des informations de la centrale nucléaire de Leibstadt des 19 et 20 juin 2000