Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07263.jsonl.gz/1286

Je m’avance et me fends d’un scoop. Le « truc » de la conférence de cet automne sur le climat sera la sixième extinction de masse. Probablement. Celui de la conférence de Varsovie en 2013 avait été le typhon Hayan et la grève de la faim très médiatisée et émotionnelle du délégué philippin.
On se souvient du typhon Hayan - Yolanda. Il avait dévasté une partie des Philippines en novembre 2013. La ville de Tacloban en particulier avait été littéralement rayée de la carte (image 1). Hayan avait mobilisé fortement la communauté internationale. Ce typhon avait été qualifié de « pire typhon de l’histoire à avoir touché terre à une intensité aussi élevée », et de « pire typhon de tous les temps ».
Ces affirmations catastrophistes sont inexactes. Je vais faire aussi court que possible mais il serait dommage de scinder ce billet en deux parties.
D’abord un petit retour en arrière. Le « Grand ouragan » de 1780 (22’000 à 27’000 morts) reste une référence en intensité, en particulier des vents. Même si les relevés de l’époque sont des extrapolations, « … ils ont ont même décollé l'écorce des arbres avant de tous les abattre sur l'île, phénomène qui n'a jamais été observé au cours des plus forts ouragans des temps modernes. Selon le météorologue Jose Millas, pour que seuls le vent et la pluie puissent provoquer cela, il faudrait des vents soufflant à plus de 320 km/h. L'ouragan a aussi détruit toutes les maisons et tous les forts de la Barbade. Les vagues ont rompu les amarres de la plupart des bateaux qui mouillaient près de l'île et le vent a déplacé de lourds canons sur 30 m. » Il a aussi coulé la flotte militaire française au large de la Floride. Sans lui les Etats-Unis seraient aujourd’hui peut-être français.
Nous avons la mémoire courte. Mais pas seulement. Le mensonge s’est emparé des experts en climat et a été relayé largement. Par exemple par Mediapart, 4 jours après le passage de Hayan en novembre 2013 sur les Philippines (6’300 morts, plus de 1’000 disparus) : « Le typhon Haiyan, le plus destructeur recensé dans l'histoire, pourrait être le précurseur de tempêtes tropicales de plus en plus violentes et de plus en plus fréquentes, sous l'influence du réchauffement climatique. »
Des vents de 380 km/h ont été annoncés. Certains médias ont quand même eu l’honnêteté de préciser qu’il s’agissait de pointes, d’autres parlant de rafales de 315 km/h. Un article détaillé décrit précisément les exagérations (lien plus bas). Quand un ouragan passe de l’océan à une terre habitée, on parle d’atterrissage. L’intensité du vent doit être mesurée au sol et non en altitude par les seuls satellites (les vents sont toujours plus forts en altitude), et sur une durée de 10 minutes afin de connaître la vitesse soutenue du phénomène. Une rafale n’est pas une mesure de l’intensité d’un ouragan. Selon l’OMM (Organisation météorologique mondiale) les rafales les plus puissantes connues à ce jour ont été mesurées lors du passage du cyclone Olivia en 2010 en Australie : 408 km/h. Il battait le précédent record de 372 km/h sur le Mont Washington en… 1934. Or pour Hayan, un organisme du Pacifique dépendant de l'armée américaine ne mesure le vent que sur 1 (une) minute. C'est un biais.
Concernant Hayan (appelé Yolanda aux Philippines), l’Office National Philippin de la réduction des risques annonçait le pic maximal d’activité du typhon le 7 novembre : « Vitesse maximale des vents soutenus de 235 Km/h (147 mph) à proximité du centre et rafales jusqu'à 275 km/h.(170 mph) ». Ce sont les chiffres officiels et mesurés. D’ailleurs :
« Aucun arbre ne résiste à des vents de tornades (à près de 380 km/h près du sol) qui ne laisse derrière elles que des moignons de troncs brisés à proximité du sol. Ce n'est pas le cas aux Philippines après le passage de Haiyan/Yolanda. Les palmiers ont été sérieusement malmenés mais ont survécu, pour nombre d'entre eux, comme on peut les voir sur les photos d’agence. » La ville de Tacloban (île de Leyte) a été détruite par le raz-de-marée du typhon plus que par les vents. Un autre supertyphon avait déjà détruit cette ville et causé 15’000 morts en 1912. Et en 1888 un autre typhon avait laissé 7’000 morts et des villes entières soufflées par le vent sur l’île de Leyte.
L’article détaillé et documenté dont je reprends ce passage et les infos et images est disponible ici.
Qui a « boosté » le chiffre des rafales de 275 à 380 km/h, soit 100 km/h de plus que la réalité ? CNN et la BBC ont annoncé des chiffres invérifiables de vagues de 7 à 13 mètres, alors que l’officie philippin annonce des vagues de 4 à 7 mètres.
Les cadres de l’ONU et les représentants du monde à la conférence de Varsovie sur le climat ont tous repris les chiffres exagérés. Qu’a-t-on entendu lors de cette conférence ?
« Pratiquement toutes les délégations qui ont pris la parole ont fait référence à la tempête signalant que le changement climatique apparaissait impacter l'intensité des événements météorologiques extrêmes. Le principal délégué philippin, Yeb Sano déclara aux participants du COP : "Ce que mon pays est en train de subir du fait des cet événement climatique extrême est de la folie. La crise climatique est de la folie. Nous pouvons arrêter cette folie ici même à Varsovie. »
Le secrétaire général de l’ONU, monsieur Ban Ki Moon, disait pour sa part:
« Nous avons vu maintenant ce qui est arrivé aux Philippines. C'est un avertissement impérieux" …" C'est un exemple de changement météorologique et aussi du fait que le changement climatique nous affecte tous sur la Terre. »
L’ONU contre le GIEC
C’est faux. L’ONU contredit ouvertement le rapport SREX du GIEC, daté de 2012, qui précise, page 161 :
« En résumé, il y a une confiance faible qu'une tendance quelconque à long terme (c'est à dire de 40 ans ou plus) des augmentations de l'activité cyclonique tropicale (c'est à dire, de l'intensité, de la fréquence et de la durée) soient robustes après avoir pris en compte les changements passés des capacités d'observation. Les incertitudes dans les données de l'histoire des cyclones tropicaux, la compréhension incomplète des mécanismes physiques liant les métriques des cyclones tropicaux au changement climatique et le niveau de variabilité de l'activité cyclonique tropicale ne procurent qu'une faible confiance dans l'attribution d'une quelconque variation de l'activité cyclonique tropicale à des influences anthropiques. »
Donc le GIEC lui-même affirme ne pas pouvoir corréler l’activité cyclonique avec le réchauffement, et donc pas non plus avec un réchauffement carbocentré ou anthropique. L’image 2 montre que le nombre de supertyphons n'a pas augmenté et (image 3) que l’intensité des ouragans mesurée depuis 1971 n’a pas augmenté – et est même en baisse, contredisant les prédiction catastrophistes relayées par la presse. L'image 4 montre même que le plus grand nombre de supertyphons a été relevé pendant la période de référence climatique et non depuis la poussée chaude des décennies 1980-1990.
Pourquoi cette hystérie climatique ? D’une part parce que les écolos sont les enfants du gauchiste français René Dumont et qu’il y a une critique permanente du capitalisme dans cette mouvance. Le catastrophisme sert une marxisation qui ne dit pas son nom. D’autre part parce qu’il y a des milliards à récolter au nom de la peur fabriquée. Les écolo-politiciens du GIEC vivent du catastrophisme.
Et la sixième extinction de masse ? Comment peut-on la quantifier alors qu’elle ne ferait que commencer ? Et selon quelles références comparatives dans le passé ? Des références très discutables. Cette extinction serait massive « selon une étude publiée vendredi 19 juin par des experts des universités américaines de Stanford, de Princeton et de Berkeley, notamment. Jamais, selon eux, la planète n'a perdu ses espèces animales à un rythme aussi effréné que depuis la dernière extinction de masse, il y a 66 millions d'années, celle des dinosaures. »
Ils cherchent des subventions ?
A moins d’un nouveau Katrina d’ici la conférence de Paris en décembre, il y a des probabilités que cette supposée extinction de masse soit l’un des gimmicks donné en pâture à la presse pour affoler les populations et récolter quelques milliards. Il doivent se dépêcher avant le refroidissement annoncé pour les années 2030.
Oui, il y a eu une période de réchauffement (encore active) dans les décennies 1980-1990. Et même depuis 1880. Rattrapage normal suite au mini-âge glaciaire ? Personne ne peut dire si c'est bon ou mauvais. Dans le passé c'était une bonne chose (holocène, optimum médiéval).
A propos, un nouveau coup de chaleur de type caniculaire est annoncé dès demain en Europe de l’ouest. C’est normal, nous avons un vrai été.