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Citigroup a pris Wall Street par surprise mardi en annonçant le départ de son directeur général Vikram Pandit et celle du directeur d'exploitation John Havens avec effet immédiat. L'annonce survient au lendemain de la publication des résultats trimestriels de la troisième banque américaine.
Michael Corbat, vétéran de Citi avec 30 ans d'expériences dans l'entreprise, devient membre du conseil d'administration (CA) et va lui succéder après avoir été élu "à l'unanimité" par le CA.
"C'est une surprise totale, et pas une surprise positive comme tout départ de dirigeant non annoncé à l'avance", a commenté Erik Oja, analyste de Standard & Poor's, interrogé par l'AFP.
Optimiste sur l'avenir
Vikram Pandit s'est expliqué dans un court mémo transmis aux employés. "Après cinq années extraordinaires j'ai décidé de démissionner", dit-il dans ce mémo. "Les résultats d'hier montrent clairement que nous avons redressé l'entreprise. Je ne pourrais pas être plus optimiste pour l'avenir de la banque".
Wall Street s'interrogeait sur ce départ précipité. "Les investisseurs se demandent probablement s'il n'y a pas quelque chose qui ne va pas", remarquait le site d'analystes 247Wallst.com
D'autres soulignaient que l'action du groupe avait plongé de 90% depuis l'arrivée de M. Pandit à la tête du groupe et ne remontait pas malgré la reprise du secteur bancaire, contrairement aux titres concurrents.
Différend sur le salaire
M. Oja estimait toutefois que Vikram Pandit quittait Citi "en position de force". "Je pense qu'il part à cause d'un différend sur sa rémunération", ajoutait l'analyste de Standard & Poor's.
Le conseil d'administration avait proposé pour 2011 une rémunération de 15 millions de dollars mais les actionnaires l'ont rejetée en assemblée générale.
ATS