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Constructions, équipements et entretien
Femmes utilisant la presse à karité
• Centre de formation (de 1993 à 2003)
La construction d’un centre de réunion polyvalent à Gourcy même a permis de mettre en place des formations de base (alphabétisation, formation agricole, formation féminine, etc.). Ce bâtiment a ensuite été complété par l’aménagement d’une clôture de protection et l’installation de latrines.
En 1998, un groupement Naam féminin de Gourcy a reçu, par l’intermédiaire de l’ambassade américaine, une presse à huile de karité. Pour pouvoir la mettre en service, la construction d’un local pour le matériel et d’un abri pour griller les noix de karité a été entreprise sur la même parcelle que le centre de formation. Cette installation permet aux femmes d’obtenir l’huile de manière beaucoup plus rapide et plus économique en eau et en bois. Des responsables ont été formées en 1999.
En 2017, l'UGNG s'est vue dans l'obligation de construire un nouveau centre de réunion et de formation, en remplacement du premier, construit en banco et en mauvais état vu son âge. La nouvelle construction a ensuite aussi équipée de bancs et de chaises.
• Savonneries
La première structure (1992–1993) a été construite et mise en service pour permettre aux femmes de fabriquer un produit de base qui coûte cher et d’obtenir ainsi un revenu supplémentaire. Dans le milieu paysan, le savon ordinaire est le seul détergent utilisé et il est donc très demandé.
La savonnerie permet de valoriser des produits locaux comme le beurre de karité, les graines de nem, les tourteaux de coton et l’huile de coton. Sa fonction est aussi de permettre aux femmes intéressées d’apprendre les techniques de la production du savon.
Malheureusement, cette première savonnerie avait été construite sur un terrain non loti qui, suite au lotissement du quartier en 1996, a dû être restitué. En compensation, l’UGNG a reçu de la Mairie de Gourcy une nouvelle parcelle de 997m2.
C'est pourquoi, l’UGNG nous a transmis en 2010 un projet de construction d’une nouvelle savonnerie et de son mur d’enceinte. Ce nouveau bâtiment a par la suite été électrifié et branché au réseau d'eau pour simplifier le travail des femmes responsables de la fabrication du savon. Puis des latrines sont venues compléter l'ensemble.
Vu la taille de la nouvelle parcelle, celle-ci pourra abriter plus tard, en plus de la savonnerie, d’autres activités artisanales comme le tissage, la transformation des produits céréaliers, le séchage des produits maraîchers et la fabrication de produits naturels pour protéger les cultures.
• Boutique de vente des produits de la savonnerie
En 2015, vu l'emplacement de la savonnerie éloigné des lieux de passage de Gourcy, l'UGNG a construit une boutique de vente et de conservation du savon dans l'enceinte de l'Union. Elle permet ainsi d'être près de la clientèle et donne plus de publicité à la savonnerie.
• Construction de 4 boutiques
Pour répondre aux besoins des femmes et des jeunes hommes des groupements de base, l'UGNG a décidé de construire au siège de l'Union un bâtiment comprenant quatre boutiques pour leur permettre de vendre leurs produits ailleurs qu'au marché où les prix de locations sont trop élevés.
Ces boutiques donnent sur la rue et leur loyer abordable permet de payer les frais d'eau et d'électricité.
• Puits
Pour faciliter le ravitaillement en eau et l’irrigation des cultures, 20 puits ont été forés.
Lors de la construction d’un puits dans un village, les habitants assurent eux-mêmes la main-d’œuvre et la nourriture des travailleurs. Le financement venant de Trait d’Union permet de payer le puisatier, le maçon, l'achat et la location du matériel nécessaire.
A ce jour, un puits a dû être réhabilité.
• Centres d’alphabétisation (de 1998 à 2010)
Après la construction du centre polyvalent construit à Gourcy même, quatorze centres d’alphabétisation et de formation ont été réalisés dans des villages dépendant de l’UGNG. Ils sont construits en grande partie par les villageois (qui font les briques) avec l’aide de professionnels pendant la saison sèche. Deux mois par année (entre janvier et mars), ils permettent l’enseignement des bases scolaires : la lecture, l’écriture en moré (langue locale) et le calcul élémentaire, l'amélioration du français. Les apprenant-e-s profitent aussi d'enseignements concernant l'hygiène, la santé, …
Ces centres sont fréquentés par des adultes, en particulier des jeunes femmes, ainsi que par des garçons et des filles entre 12 et 15 ans qui n’ont pas pu fréquenter l'école. Les parents n'ont souvent pas les moyens financiers pour payer des frais de scolarisation. De plus, les enfants sont une force de travail précieuse pour l’économie de la famille. Les garçons accompagnent les hommes aux champs. Les filles participent dès leur plus jeune âge aux tâches ménagères : préparation des repas, approvisionnement en eau, …
En dehors des cours d’alphabétisation, ces locaux constituent des lieux de rencontre.
De jeunes femmes, qui ont suivi quatre séries de deux mois de cours, peuvent ensuite prendre des responsabilités, par exemple dans la gestion du centre d’alphabétisation, du moulin à céréales ou du grenier de sécurité alimentaire de leur village. Elles acquièrent ainsi une nouvelle place dans l’organisation de la société villageoise.
• Moulin à céréales (2002-2003)
L’achat d’un moulin à grains et la construction d’un hangar pour l’abriter permettent de faciliter la tâche des femmes à Rassagoma, village de la circonscription de Gourcy. Comme pour toutes les constructions dans les villages, la population concernée a fabriqué les briques et a fourni la main d’œuvre et la nourriture.
Deux meuniers ont été formés et un comité assure la gestion du moulin qui doit être remboursé à l’UGNG.
• Reconstruction d’un des bâtiments du siège central de l’UGNG (2003 et 2005)
Le toit de la maison abritant le bureau du président et la chambre de passage (pour l’accueil de visiteurs de passage) était à remplacer, car il fuyait. De plus le bâtiment, ayant été construit en banco, risquait de tomber à plus ou moins brève échéance à cause des pluies. C’est pourquoi l’UGNG a préféré envisager une reconstruction en dur et en a demandé le financement à Trait d’Union.
• Réparations au siège de l’UGNG (2001)
L’un des murs de protection du centre de l’UGNG, qui s’était écroulé suite à des pluies diluviennes, a dû être impérativement reconstruit, car ce centre abrite le matériel de travail, les outils ainsi que les équipements administratifs de l’Union. Il sert également de dépôt de matériel agricole.
Pour permettre l’accès au centre de l’UGNG, envahi périodiquement par les eaux de pluies et le trop plein des caniveaux et égouts à ciel ouvert de Gourcy, l’entrée a dû être dallée pour assurer le passage des véhicules par tous les temps.
Travaux à mettre en place pour un centre d'alphabétisation détruit par les intempéries
La suite du site est en construction
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Mise à jour le 21.03.2023