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En parcourant quelques fils RSS de Digg, mon oeil s’est arrêté sur ce titre : ‘He Looks Like A ‘Bob » Is True
Des chercheurs de l’Université de Miami pensent savoir pourquoi vous pouvez retenir des noms de certaines personnes et pas d’autres. Ils ont démontré de manière significative qu’on associe certaines spécificités d’un visage à certains noms. L’Université de Miami publie la nouvelle en décrivant succintement la recherche et les résultats assez édifiants. L’étude sera publiée dans le .
Selon vous, lequel des deux a une tête à s’appeler Bob ? Un auditoire entier rempli d’étudiants n’a eu aucun mal à se prononcer! (Credit: Photos copyright Psychonomic Bulletin and Review)
Un Bob aurait une tête plus ronde et large qu’un Tim ou un Andy dont le visage serait forcément plus mince. Robin Thomas, professeur associé en psychologie et ses collègues ont démontré non seulement que ce lien existe, mais aussi que si les personnes essaient d’apprendre des paires de noms-visages allant dans le sens contraire de ce à quoi ils s’attendent, ils ont du mal à le faire. Ces études permettent de comprendre comment certains d’entre nous ont de la facilité pour retenir des noms de personnes. Les auteurs ont démontré que si les noms correspondent aux visages tels que définis dans l’étude de concordance, les participants pouvaient retenir plus facilement les paires noms-visages alors que dans le cas contraire, les gens ont plus de difficulté a retenir les noms.
Les chercheurs ont tenté d’identifier pourquoi les gens ont en tête des types de visages particuliers pour certains noms. Une hypothèse est que le son du nom correspond à la représentation visuelle que l’on s’en fait. Ainsi, « Bob » est un nom plus rond et plusieurs participants produisent un visage relativement rond pour le nom de « Bob ».
Ils ont aussi examiné si le fait d’avoir une représentation mentale d’une association visage-nom pouvait avoir des conséquences négatives. « Si je vous dis que la personne que vous allez rencontrer cet après-midi s’appelle « Bob », allez-vous percevoir son visage plus rond qu’il ne l’est en réalité ou si je vous dis qu’il s’appelle « Tim », allez-vous le percevoir plus mince qu’il ne l’est réellement? »
Ces effets d’étiquettes de perception du plus bas niveau deviennent un souci pour les chercheurs en psychologie cognitive et sociale parce que leur existence suggèrent que nous puissions ne jamais pouvoir voir ce qui est réellement là mais que nous soyons toujours influencés par ce que nous attendons à trouver.
Le sujet m’intéresse d’autant plus que je suis en train de lire un livre passionnant « La force de l’intuition », (Malcom Gladwell), qui traite de l’intuition et de son rôle dans la prise de décision. Très agréable à lire, il cite de nombreuses études et découvertes en neurosciences. Un chapitre est consacré au test d’association implicite ou TAI, qui se fonde sur l’hypothèse voulant que nous établissions des liens entre les concepts qui sont déjà associés dans notre cerveau beaucoup plus rapidement qu’entre des concepts qui ne nous sont pas familiers, un peu comme dans la question des noms-visages. Ces tests sont disponibles en ligne et sont très intéressants à faire!