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Ce minuscule canton de Suisse occidentale se classe troisième en termes de superficie viticole (1'300 ha - 2011 - sans oublier les 135 ha depuis longtemps cultivés par les vignerons genevois sur sol français), la plus dense de la Suisse, et produit depuis quelques années, des vins dont la qualité n'a plus grande chose à envier aux autres régions viticoles de ce pays. Il convient de relever que cette région est la plus méridionale de la Suisse romande, après Martigny. Grâce à l'inventivité des producteurs et à leur rigueur dans les choix des cépages et les méthodes de vinification, on voit régulièrement leurs vins s'imposer dans les concours nationaux et internationaux. Il faut savoir que ce canton fut le premier à imposer un règlement sur les appellations d'origine contrôlées, dès 1988. Avec des précipitations plutôt faibles, une excellente insolation et un relief très doux, le canton de Genève bénéficie d'excellentes conditions pour la culture du vin, qui ne représente pas moins d'un 23e de la surface du territoire !
Le vignoble genevois, composé d'une grande diversité de types de sols, comprend trois régions distinctes :
le Mandement, situé sur la rive droite du lac et du Rhône. Il représente la plus grande partie du vignoble (58%) et produit les deux tiers des vins du canton. Situé près du Jura, son sol est composé presque exclusivement d'argile, un sol ni trop léger, ni trop lourd. La commune de Satigny possède la plus grande surface viticole de Suisse (469 ha), battant ainsi les deux premiers cantons viticoles Valais (Chamoson 425 ha) et Vaud (Yvorne 153 ha).
Entre Arve et Rhône, cette deuxième région représente 23% de la surface viticole totale. Le sol est composé de moraines (gravier et calcaire) issues des glaciers du massif du Mont-Blanc et du Salève. Son orientation sud, sud-ouest est très favorable.
La rive gauche entre Arve et lac (19% de la surface totale) forme un triangle qui s'ouvre à l'est. Il est composé d'une multitude de petits parchets, les uns dominent le lac et profitent de trois soleils (ciel, lac et sol), les autres faisant face à la France.
Aucune de ces trois régions ne possède un cépage exclusif du vignoble genevois. Le Chasselas (Perlan) représente encore 45% des surfaces plantées, mais est en constante diminution au profit de cépages plus structurés, plus aromatiques ou de cépages rouges. Ainsi, le Chardonnay, l'Aligoté, le Pinot gris, le Pinot blanc et le Gewurztraminer sont promis à un bel avenir. Dans les rouges, le Gamay règne en maître, idéalement adapté aux conditions des terroirs, mais il commence à être concurrencé par le Gamaret et le Garanoir (croisement récent de Gamay et de Reichensteiner, obtenu à Changins en 1970), voire par le Cabernet franc et le Cabernet Sauvignon.
Le vignoble genevois se classe 3ème de la Suisse, après le Valais et Vaud. En nombre de cépages cultivés, il suit le Valais et devance Vaud.
Sitographie :