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(nxp/ats)
La Fondation pour les paraplégiques a-t-elle versé des salaires trop importants à son directeur de l’époque? Parawatch le pense.
Parawatch avait déjà fait des reproches à la Fondation pour les paraplégiques.
(Photo: Keystone)
Une décennie après un scandale de gestion déloyale, la Fondation suisse pour les paraplégiques (FSP) est à nouveau soupçonnée de ne pas gérer les dons correctement. L’association Parawatch a déposé une plainte auprès de la Surveillance fédérale des fondations.
Parawatch, dont le but est de s’assurer que la fortune de la FSP est utilisée selon les volontés des donateurs, reproche à la direction de la FSP d’avoir versé des salaires trop élevés au directeur de l’Association suisse des paraplégiques (ASP) Thomas Troger avant son départ, indique-t-elle. L’information est parue vendredi dans plusieurs médias.
Par ailleurs, la direction de la FSP aurait su que l’ASP avait amassé une fortune de plusieurs millions au lieu de mettre l’argent à disposition des clubs de chaises roulantes. Parawatch demande que la Surveillance fédérale des fondations révoque le président de la FSP Daniel Joggi ainsi que Christian Betl, membre du conseil de fondation.
Malversations dans les années 2000
Contacté par Keystone-ATS, le Groupe suisse pour les paraplégiques, qui chapeaute aussi bien la FSP que l’ASP, a dit ne pas encore avoir connaissance de la plainte. Il salue toutefois que les reproches, que Parawatch n’exprime pas pour la première fois, fassent l’objet d’une enquête indépendante.
Les reproches font aussi l’objet d’un volet judiciaire. L’ASP a obtenu devant le Tribunal de district de Willisau (LU) que Parawatch ne puisse plus faire certaines déclarations. La FSP, qui met à disposition les moyens pour agrandir, entretenir et exploiter le centre pour paraplégiques de Nottwil (LU), soutient également des institutions comme l’ASP. Cette dernière est la faîtière nationale des paraplégiques.
Dans les années 2000, la FSP avait connu des heures tumultueuses. Son président et fondateur Guido Zäch avait été condamné pour malversations. Son successeur, d’alors conseiller aux Etat Bruno Frick (PDC/SZ) avait été contraint à la démission après une manifestation organisée par Parawatch, qui lui reprochait de se préoccuper davantage de son pouvoir que des patients.