Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07084.jsonl.gz/1216

La tradition de la présidence tournante du gouvernement uranais subit cette année un bouleversement. Désignée par ses pairs, la ministre libérale-radicale Barbara Bär renonce à la fonction, après avoir été sanctionnée dimanche par les citoyens.
Tous les deux ans, les Uranais élisent l'un ou l'une de leurs ministres à la présidence du gouvernement pour une période de deux ans. Jusqu'à présent, le membre du gouvernement désigné par le tournus était à chaque fois confirmé dans les urnes par les citoyens du canton. Pour la première fois, ça n'a pas été le cas dimanche dernier.
Les citoyens ont préféré un autre ministre du PLR, Roger Nager, à Barbara Bär, bien qu'il n'ait pas été candidat à la présidence du Conseil d'Etat. Ce dernier a devancé la candidate officielle de 18 voix. Il n'a cependant pas obtenu la majorité absolue.
Critiquée de toute part
Avant le scrutin, le débat avait fait rage au sein de la population et de la classe politique pour savoir si Barbara Bär était éligible. La candidate suscitait la polémique en raison de sa politique sociale et de sa politique d'asile. L'UDC avait même décidé de soutenir officiellement Roger Nager à sa place.
Même le PDC ne s'était exprimé que du bout des lèvres en faveur de Barbara Bär. Agée de 60 ans, la ministre libérale-radicale élue au gouvernement en 2012 était aussi critiquée par le PS.
Mardi, Barbara Bär a annoncé aux médias qu'elle renonçait à briguer la présidence lors du second tour de l'élection, le 22 avril prochain. Ce faisant, elle entend permettre au gouvernement et aux partis de s'entendre sur une candidature commune.