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Jusqu’à présent, les études sur le transnationalisme des migrant.e.s n’ont que rarement regardé de près les pratiques de la deuxième génération. Une raison se situe certainement au niveau de la thèse de l’assimilation linéaire : il est supposé que les filles et les fils des immigré.e.s seront plus intégré.e.s dans la société d’accueil que leurs parents et auront moins de contacts avec des gens du pays d’origine des parents. Bien que cette thèse soit correcte pour un secteur de la deuxième génération, il y a quand même une partie qui maintient ces liens. Comme elles ou ils héritent ces liens de leurs parents, il leur est d’abord nécessaire de se les approprier, de rendre la potentialité des réseaux en liens actifs et, après, de les maintenir malgré la distance géographique, les visites limitées et les barrières linguistiques. La présentation observera ces processus pour analyser comment les relations sont maintenues par la deuxième génération et comment ces pratiques sont articulées selon un langage genré. Bien que les stéréotypes des relations de soins féminisées et des relations d’intérêts communs masculinisées semblent se répéter au premier regard, l’analyse montrera une image plus floue et plus différenciée.
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