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C'est une question qui revient souvent. Beatrix Pfister nous parle du lien entre menstruations et performances sportives.
Durant les années où elles sont particulièrement fertiles, les athlètes sont soumises à l’influence des oestrogènes et de la progestérone. Ces deux hormones peuvent agir soit de façon interactive, soit de façon opposée. Cela n’est pas sans influence sur les prestations sportives.
Selon des enquêtes, il ressort que 37 à 63% des athlètes ne ressentent pas d’effets négatifs suivant l’évolution de leur cycle hormonal, alors que 13 à 29% ont même affirmé qu’elles enregistraient de meilleurs résultats sportifs durant leurs règles.
On peut affirmer que les sportives d’endurance prestent le mieux les jours qui suivent leurs règles (phase folliculaire) alors que es athlètes qui ont besoin de davantage d’explosivité comme les sprinteuses ou les judokates remportent davantage de succès juste avant ou pendant leurs règles. Les entraîneurs exploitent cette phase du cycle hormonal pour faire travailler encore davantage leurs protégées.
Une évaluation individuelle de chaque athlète à l’aide d’un ménogramme ou d’un calendrier d’entraînements est nécessaire afin de bien encadrer la sportive sur le plan gynécologique.
Plusieurs études scientifiques ont montré l’effet néfaste de la période prémenstruelle en termes de blessures articulaires, musculaires et osseuses, surtout en cas de SPM. La coordination neuromusculaire, les aptitudes manuelles, la vitesse de réaction, la capacité d’anticipation et d’autres aspects qui ont été soumis à des tests en laboratoire et sur le terrain semblent avoir été négativement influencés par le syndrome prémenstruel. Dans ces cas-là, la pilule contraceptive exercerait un effet positif sur les blessures sportives.