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De l'idée de fabriquer des objets en ajoutant de la matière plutôt qu'en en retirant à l'impression de peau biologique,vous propose de découvrir les grandes innovations dans le domaine de l'impression 3D.
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Le japonais Kojima a l'idée de fabriquer des objets en ajoutant de la matière plutôt qu'en en retirant. Il envisage la fabrication par couches superposées.
Travaillant sur l'impression 3D depuis 1967, Wyn Kelly Swainson, de Berkeley, en Californie, dépose unpour une méthode, des moyens et un appareil pour produire des produits de figure tridimensionnelle. Ce dernier ne donnera pas lieu à une commercialisation.
Hideo Kodama, du Nagoya Municipal Industrial Research Institute, publie le premier compte rendu d'une méthode de solidification holographique.
Depuis 1982, l'Américain Chuck Hull mène des recherches sur la stéréolithographie, une technique dite de prototypage rapide qui permet de fabriquer des objets solides à partir d'un modèle numérique. L'objet est obtenu par superposition de tranches fines de matière.
Chuck Hull déposed’utilisation de la stéréolithographie en 1984.
Chuck Hull explique le principe de la stéréolithographie.
L'entreprise Stratasys est fondée en 1988, par Scott et Lisa Crump, dans le Minnesota. Un an plus tard, ils brevètent une nouvelle technique d'impression 3D. La FDM (fused deposition modeling) est un procédé qui permet de déposer un matériel liquéfié, couche par couche, grâce à une tête d’extrusion qui se déplace.
L'idée de cette technologie serait venue à Crump en 1988 quand il a décidé de faire une grenouille jouet pour sa jeune fille en utilisant un pistolet à colle chargé avec un mélange de polyéthylène et de cire de bougie.
3D Systems, l'entreprise créée par Chuck Hull, commercialise le premier modèle d'imprimante 3D fabriqué en série: la SLA-2502. Cet appareil est destiné à des entreprises souhaitant créer rapidement des prototypes ou tester des designs.
Dans le même temps, l'entreprise concurrente Stratasys sort la première machine utilisant le procédé FDM.
En 1993, une nouvelle technique est mise au point au MIT (Massachuset's Institute of Technology) le procédé est appelé la 3DP (three dimensional printing). Il est assez proche des imprimantes 2D à jet d’encre: une glue est projetée sur une surface de poudre pour former peu à peu un objet.
En 1995, Z Corporation obtient une licence exclusive pour l'utilisation la 3DP, la technologie d'impression 3D développée au Massachusetts Institute of Technology deux ans plus tôt.
1996 est un tournant dans l'histoire de l'impression 3D avec le lancement de trois imprimantes: la Genisys de Stratasys, l’Actua 2100 de 3D System et la Z402 de ZCorporation. Ces appareils sont les premiers à être qualifiés d'imprimantes 3D.
Des chercheurs de l'institut américain Wake Forest for Regenerative Medicine sont les premiers au monde à implanter avec succès sur un humain un organe cultivé en laboratoire. Il s'agissait d'une vessie enrobée de cellules du patient afin d'éviter un rejet.
RepRap (contraction de l'anglais Replication Rapid prototyper, pouvant se traduire par concepteur de réplication rapide) est un projet britannique de l'Université de Bath, visant à créer une imprimante tridimensionnelle en grande partie auto-réplicative et libre (c'est-à-dire sans brevet, et dont les plans sont disponibles pour tout le monde) sous licence "Licence publique générale GNU".
Par "auto-réplication" il ne faut pas entendre que la RepRap pourrait s'auto-répliquer, même en partie, de manière autonome, mais qu'elle peut imprimer une partie des pièces la constituant : on peut avec elle fabriquer une partie des pièces d'autres RepRaps, rendant l'impression 3D plus accessible.
Issue d'un incubateur du géant Philips, aux Pays-Bas, l'entreprise Shapeways lance en 2008 un service d'impression 3D à la demande. Le client peut obtenir un objet créé par ses soins, mais également proposer ses créations aux autres utilisateurs.
Création de MakerBot Industries, une compagnie fondée à Brooklyn qui produit des imprimantes 3D. MakerBot s’appuie sur le projet RepRap, avec pour objectif de rendre l’impression tridimensionnelle abordable pour les particuliers. On lui doit les différents modèles de Replicator.
Montage d'une imprimante 3D MakerBot.
La société Organovo parvient à créer le premier vaisseau de sang humain avec une bio-imprimante 3D un vaisseau sanguin fonctionnel.
Première implantation d'une prothèse (une mandibule de mâchoire en titane) est réalisée par impression 3D.
Anthony Atala, du Wake Forest Institute présente, à l'occasion de la conférence TED (Technology, Entertainment and Design), un rein fabriqué par une imprimante 3D. Face à la forte réaction suscitée (une dépêche circulera dans le monde entier), il précisera ultérieurement que cet organe est un prototype et qu'il faudra des années pour rendre ce type d'impression utilisable en médecine.
Anthony Atala, du Wake Forest Institute, à la conférence TED de 2011.
L'association américaine Defense Distributed présente " Liberator ", un pistolet en plastique indétectable par les portiques de sécurité. Les plans de l'arme sont téléchargés plus de 100'000 fois avant que les autorités américaines interdissent leur diffusion. Les tests sur cet objet indiquent que son utilisation est aussi dangereuse pour la personne visée que pour l'utilisateur de l'arme.
Le premier pistolet entièrement réalisé avec une imprimante 3D fonctionne désormais; il a été fabriqué par un Texan (Info en continu, RTS).
Le géant des cosmétiques L'Oréal s'associe à la start-up californienne Organovo. Cette dernière, fondée en 2007 est spécialisée dans la peau biologique. Elle propose de la peau imprimée pour pallier les tests cosmétiques ou pharmaceutiques sur des déchets de peau humaine ou sur des animaux.
Imprimer de la peau humaine en 3D, une promesse d'avenir pour l'industrie cosmétique ("Corpus", RTS La 1).