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chapitre 6 Le décideur, son organisation et son environnement
La raison pour laquelle la simulation orientée objet d'agents et d'événements discrets ne rencontre pas énormément d'intérêt en sciences humaines tient surtout aux raisons suivantes: d'abord il s'agit d'une technologie relativement nouvelle. Les disciplines comme la science politique mettent en règle générale une vingtaine d'années ou plus pour adopter une nouvelle technologie. Aujourd'hui la pression d'être "à la page" a sans doute augmenté. Toutefois, il manque au politologue moyen une formation suffisamment bonne en informatique pour travailler avec des langages plutôt proto-typiques. Finalement, toute modélisation orientée objet nécessite un certain investissement en ressources humaines dont on dispose que rarement dans notre discipline*2. Ce problème est aggravé par le fait qu'il existe peu d'efforts de recherche à long terme sur un même sujet, cadre où la modélisation objets est particulièrement payante. Toutefois, dans le cadre d'un travail coopératif en partageant des bibliothèques d'objets, ce type de simulation est tout à fait envisageable au plan des ressources.
La discipline de l'informatique proprement dite ne s'intéresse guère à la simulation à moins que ce ne soit des problèmes très difficiles et pointus. La simulation numérique ou orientée objets est essentiellement un domaine d'application et non de recherche en informatique. Elle est donc "laissée" aux autres disciplines. La modélisation de l'interaction d'agents intelligents se fait surtout dans le cadre du domaine IA du "planning" sous les labels de "cooperative planning", "collaborative interagent planning", etc. Nous y reviendrons brièvement dans la section suivante.
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