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<h2>SubmittedText<h2><p>La récente commémoration en présence des ambassadeurs russes et américains du 30e de la poignée de main historique de 1985 entre Gorbatchev et Reagan à Genève mettant fin à la Guerre froide rappelait que les rencontres au sommet peuvent sceller la paix. Le président Poutine vient d'appeler à un tel sommet avec le président Obama sur la Syrie. Obama rechigne à cette rencontre à New York. La Genève internationale serait le lieu propice.</p><p>Que fait le DFAE pour favoriser la tenue d'un tel sommet ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Une volonté politique clairement affichée ainsi qu'un dialogue à haut niveau sont essentiels à la résolution de conflits tels que celui qui sévit actuellement en Syrie ou en Ukraine. À cet égard, la Suisse salue l'idée d'un dialogue présidentiel entre les États-Unis et la Fédération de Russie, indépendamment du lieu.</p><p>Le contexte dans lequel s'était déroulé le Sommet de Genève en 1985 entre le président des États-Unis Ronald Reagan et le secrétaire général de l'Union des républiques socialistes soviétiques Mikhaïl Gorbatchev, est différent. Dans le domaine de l'accueil d'organisations, de conférences et de négociations internationales, Genève fait aujourd'hui face à une concurrence accrue. Pour cette raison, le Conseil fédéral s'engage pleinement en faveur de la Genève internationale. Il a ainsi adopté une stratégie visant à renforcer le rôle de la Suisse comme État hôte et vient d'approuver l'octroi d'un prêt de 400 millions de francs aux Nations Unies pour la rénovation du Palais des Nations, symbole de leur présence à Genève.</p><p>En lien avec la question posée, la Suisse réitérerait sa disponibilité à assumer le rôle d'État hôte discret et fiable, mettant à disposition ses bons offices, si cela venait à être souhaité par les délégations hôtes.</p><p>Le Conseil fédéral promeut la recherche d'une solution à la crise syrienne de différentes manières : c'est ainsi que la Suisse s'est engagée dès le début pour une solution négociée, dans un esprit de dialogue, qui réponde aux aspirations légitimes de toutes les parties en présence. Elle soutient le processus multilatéral de dialogue mené par Staffan de Mistura, envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies pour la Syrie, et encourage tout État intéressé à un retour de la paix dans ce pays à en faire de même.</p>