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Le varroa (varroa destructor)
L'arrivée du varroa a entraîné la modification des pratiques apicoles. Sous peine de causer la perte de leurs abeilles, les apiculteurs ont été forcés de modifier les habitudes de soins à prodiguer aux ruches. En effet, sans traitement, le varroa provoque la mort de la colonie plus ou moins rapidement.
La photo ci-dessous montre une femelle Varroa sur le thorax d'une abeille ouvrière.
Près de 40 ans de présence en Suisse
L'acarien Varroa a été signalé pour la première fois en Suisse en 1984. Il n'aura fallut que 5 ans à ce petit vampire pour infester la totalité des rucher de notre pays.
Même si seules les femelles peuvent être aperçues sur les abeilles, il est néanmoins facile de distinguer les deux sexes. Le mâle est blanc et de forme ronde alors que la femelle, un peu plus grande (env. 1,5 mm), est rouge-brune et plus ovale.
Pour se nourrir, la femelle pique l'abeille pour lui prélever son sang. Outre un affaiblissement, ces piqûres peuvent également transmettre divers virus, bactéries ou champignons aux colonies. Lors de fortes infestations, il arrive d'observer des abeilles aux ailes déformées, du couvain en mosaïque ou même des ruches entièrement désertées.
L'ensemble de ces symptômes sont appelés varroose ou varroase.
Par ces effets néfastes sur la colonie, le Varroa joue un rôle prédominant dans les importantes disparitions d'abeilles constatées depuis quelques années.
Un cycle de reproduction parfaitement adapté
La reproduction du Varroa se déroule à l'abri des regards, dans les cellules de couvain. Avant son operculation, une femelle Varroa va s'introduire dans une alvéole contenant une larve et s'y laisser enfermer.
Elle y pondra ensuite entre 2 à 6 œufs, dont le premier sera toujours un mâle. Son unique fonction sera de féconder ses sœurs dans la cellule operculée. Une fois sa tâche accomplie, il mourra peu après.
Cette nouvelle donne a modifié le travail de l'apiculteur moderne. Pour favoriser la survie de ses ruches durant l'hiver, il est indispensable de débuter les traitements suffisamment tôt dans la saison (mi-juillet / début août) lorsque la pression du parasite est à son maximum.
Des moyens de lutte inspirés de la nature
Les médicaments apicoles fréquemment utilisés sont à base d'actifs que l'on trouve également dans la nature. Les plus courants sont le thymol (thym, origan), l'acide formique (ortie, venin de fourmi ou d'abeille) et l'acide oxalique (rhubarbe, épinard).
Pour ne pas contaminer le précieux miel, ces produits sont toujours appliqués hors des périodes de récolte. Pour vérifier l'efficacité des traitements, il est possible de compter la chute des varroas morts tombés sous le planché grillagé de la ruche.
D'autres techniques favorisent aussi une pression acceptable du parasite, comme la formation d'essaims artificiels ou la destruction d'une partie des larves des faux-bourdons qui sont plus infestés que le couvain d'ouvrières.
L'apiculteur peut compter la chute des varroas en examinant la planche situé sous le fond grillagé de la ruche
La découpe régulière du cadre à mâles permet de diminuer le nombre de parasites présents dans la ruche
Lutte contre le varroa selon le concept sur Service sanitaire apicole