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La Chine a fini par dominer le marché ces dernières années et, en 2017, le pays produisait in addition de 80 % de l’approvisionnement mondial. Pékin y est parvenu en consacrant des ressources à l’étude et à l’extraction d’éléments de terres rares pendant des décennies, en créant 6 grandes entreprises publiques et en assouplissant les réglementations environnementales pour permettre des méthodes peu coûteuses et très polluantes. Le pays a ensuite rapidement augmenté ses exportations de terres rares dans les années 1990, une ruée soudaine qui a mis ses rivaux internationaux en faillite. La poursuite du développement des industries des terres rares est un objectif stratégique dans le cadre de la stratégie Made in China 2025 de Pékin.
Le pays a démontré sa domination à plusieurs reprises, notamment en arrêtant toutes les expéditions de ressources vers le Japon en 2010 lors d’un différend maritime. Les médias d’État ont averti que la Chine pourrait faire de même avec les États-Unis.
Les États-Unis et d’autres nations occidentales ont vu ce monopole comme une faiblesse critique pour leur camp. En conséquence, ils ont dépensé des milliards ces dernières années pour s’améliorer dans la recherche, l’extraction et le traitement des minéraux.
Début juin 2022, la société minière canadienne Appia a annoncé avoir trouvé de nouvelles ressources en Saskatchewan. En quelques semaines, la société américaine United states of america Scarce Earth a annoncé une nouvelle usine de traitement dans l’Oklahoma.
Dragonbridge s’est engagé dans une activité similaire en 2021, peu après que l’armée américaine a signé un accord avec la société minière australienne Lynas, la plus grande société de terres rares hors de Chine, pour construire une usine de traitement au Texas.