Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07006.jsonl.gz/1386

Roger VUILLEM
(1897-1973)
Artiste-peintre. Né à Besançon en 1897 (une autre source indique qu’il serait né à Brest), mort à Neuchâtel en 1973, où il s’était établi en 1954 après un intermède de 2 ans à Lausanne. Engagé volontaire à 17 ans, pilote de guerre, constructeur de planeurs, coureur automobile, organisateur de galeries d’art puis artiste-peintre.
Etudes d’art à Lyon, médaille d’or de la Société lyonnaise des beaux arts en 1949, premier prix du concours d’affiche de Montmartre en 1950, membre de la Société nationale des Beaux-Arts, sociétaire de la Société lyonnaise des Beaux-Arts ainsi que de la Société des peintres et sculpteurs de France.
A été ministre de la République de Montmartre. Expositions en France, en Suisse, à Rio de Janeiro et à Montréal. On connaît de lui des huiles, gouaches, aquarelles, lavis.
Roger Vuillem à Fechy, le 27 mai 1966 Le port de Cannes - tableau de Roger Vuillem daté de 1957
L'art figuratif entraîne le spectateur hors de lui-même et l'invite à suivre l'artiste qui, véritable enchanteur, l'induit en joie, en plaisirs et parfois en souffrance, cette dernière pouvant être encore un plaisir.
L'art abstrait ou non figuratif pousse le spectateur à entrer en lui-même et à fouiller, dans le bric-à-brac de son subconscient, d'où le malaise qui peut se manifester aux découvertes qu'il fait.
Roger Vuillem, outre nombre d'occupations accessoires (par rapport à la peinture) - pilote de guerre, engagé volontaire à 17 ans lors de la guerre 14-18, constructeur de planeur, un des premiers brevets de vol à voile, constructeur de remorque, coureur automobile sur Amilcar, organisateur de nombreuses galeries d'art, détenteur de moult médailles, exposant à Rio de Janeiro comme à Paris et à Montmartre, à Lyon, à Cannes, à Troyes ou à Lausanne, à La Chaux-de-Fonds comme à Berne et à Payerne, à Martigny comme à Clichy, au Locle, à Lugano, à Berne ou à Fribourg, à Soleure comme à Marin, sans parler de Neuchâtel.
Bizontin devenu Montmartrois, voyageur, au travers de ses aventures, de sa vie active s'il en est - s'est attaché à la première manière, par goût, par nature. Il le dit lui-même :
Depuis l'impressionnisme les écoles se sont succédées: cubisme, dadaïsme, expressionnisme, surréalisme, et bien d'autres encore. Mon école ne possède pas de qualificatif. C’est la Rue. Là, j'ai découvert le climat pictural correspondant à mon tempérament.
Je plante mon chevalet au gré de ma fantaisie, un peu partout. Et je peins dans la joie, sans me soucier de l'apport financier que me procurera la vente de mes oeuvres et encore moins des critiques venant de la part de ceux qui considèrent mon école comme périmée.
Peu importe d'ailleurs puisque j'y reste.
Roger Vuillem
Médaille d’Or de la Société Lyonnaise des Beaux-Arts 1949