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Depuis le début des années 1980, l’artiste français Jean-Michel Alberola développe à travers son œuvre composite (peintures, dessins, photographies, films, installations) une réflexion sur le rôle de l’artiste et le pouvoir de l’image. Il s’inspire aussi bien de la tradition de l’histoire de l’art que de la culture populaire pour créer des pièces énigmatiques, faisant émerger «la coagulation d’un doute ». Alberola nous présente ici une interprétation personnelle du photomaton suivant des procédés artistiques chers aux surréalistes : fragmentation de la composition, association de l’écrit à l’image et effacement de l’artiste. Il cache son visage derrière des lettres et utilise la séquence des quatre prises de vue de la machine et le format de la bande pour faire apparaître le mot « rien ». Alberola détourne l’utilisation ordinaire de ce mode de reproduction, évoquant l’absence plutôt que la présence.