Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06975.jsonl.gz/1022

Cette relation apparemment contradictoire, aussi nommée Obesity Paradox, avait déjà été observée dans le cadre d’autres maladies chroniques, telle l’insuffisance cardiaque par exemple.
Cette étude nouvellement publiée prouve pour la première fois que l’Obesity Paradox est aussi valable pour les accidents vasculaires cérébraux (AVC).
Les chercheurs ont analysé dans leur étude la relation entre le poids corporel et les conséquences d’un AVC. Les résultats ont montré que les personnes en surcharge pondérale survivent plus souvent à un AVC, en souffrent de moins d’handicaps et en nécessitent de moins de soins que celles avec un poids normal. Cependant, le risque d’avoir pour la première fois un AVC est deux fois plus élevé chez les personnes en surcharge pondérale que chez celles avec un poids normal. Par contre, le risque de souffrir pour la deuxième fois d’un AVC n’est pas plus élevé chez les personnes en surcharge pondérale.
Le Professeur Wolfram Döhner du centre de recherche sur les AVC de la Charité à Berlin a déclaré à ce sujet: "Ces résultats sont nouveaux pour les patients d’un accident vasculaire cérébral. Les recommandations pour le traitement d’un AVC en Allemagne, en Europe et aux USA sont jusqu’à présent la perte de poids après le premier AVC, si surcharge pondérale ou adiposité il y a. Ces recommandations se basent cependant sur les connaissances d’experts d’après des résultats provenant seulement de la prévention primaire, puisqu’il manque effectivement des données jusqu’à présent sur ce sujet. " Selon cette nouvelle étude, les personnes en surcharge pondérale sont les plus touchées par un accident vasculaire cérébral. Par contre, le risque de mourir d’un AVC est de 14% inférieur chez une personne en surcharge pondérale que chez celle avec un poids corporel, alors que chez une personne adipeuse, ce risque est même de 24 à 45% inférieur.
Selon les chercheurs, les résultats de cette étude contredisent les recommandations faites dans nos pays préconisant la perte de poids chez les patients ayant subi un premier AVC. La connaissance qui peut être tirée de cette étude scientifique "va à l’encontre de notre croyance la plus profonde qui dit qu’être svelte est un gage universel de santé", selon Döhner. "Chez les personnes déjà malades, la prise en charge du poids corporel devrait donc être estimée d’une autre manière. "
Dans cette étude, les scientifiques ont analysé les données de 1’521 patients d’une précédente étude effectuée sur les accidents vasculaires cérébraux dans plusieurs centres durant les années 2003 à 2005. Une personne présentait un poids corporel définit par l’Organisation Mondial de la Santé comme normal si son Body-Mass-Index (BMI) était entre 18.5 et 25.