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Rome - La Ville de Florence et le ministère italien de la culture se disputent la propriété du "David" de Michel-Ange. Et surtout les huit millions d'euros de recettes que déboursent chaque année des touristes du monde entier pour admirer la célèbre sculpture.
"Le 'David' appartient à la commune de Florence. Juridiquement il n'y a pas de doute, tous les documents l'attestent", a affirmé lundi le maire de Florence, Matteo Renzi (Parti démocrate, gauche), cité par l'agence italienne Ansa.
Selon lui, la propriété du chef-d'oeuvre en marbre de Carrare a été transférée à titre de dédommagement à sa ville en 1871, lorsque Florence perdit son statut de capitale provisoire de l'Italie unifiée au profit de Rome. Deux avocats du ministère de la culture avaient affirmé samedi que la célèbre sculpture appartenait à l'Etat italien.
Le ministre de la culture Sandro Bondi (Peuple de la Liberté, droite) a qualifié ce débat de "polémique absurde et inopportune, parce que le 'David' est un symbole d'unité culturelle pour Florence et pour l'Italie".
"Le problème de la propriété de l'oeuvre d'art, soulevé en termes de propagande par le maire de Florence, est une question mesquine", a-t-il répliqué dans un communiqué. "Je suis d'accord avec ceux qui proposent que cette question soit réglée dans le cadre d'une gestion partagée", a-t-il ajouté.
M. Renzi s'est lui aussi dit "prêt à accepter une gestion partagée" de l'oeuvre, tout en se posant la question des droits de reproduction de la statue, soulignant que le "David" est "le symbole de Florence".
Le David, réalisé par Michel-Ange entre 1501 et 1504, mesure 4,34 mètres de haut (5,14 mètres avec le socle). Michel-Ange a représenté David, une fronde à la main, juste avant son combat contre Goliath.
Initialement installé en plein air devant le Palazzo Vecchio, l'original est depuis 1873 exposé à la Galerie de l'Académie de Florence pour le protéger des intempéries et de la pollution.
ATS