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Histoire
Origines du métier
Antiquité (- 3000 à 476)
Avant J.C.
Des textes anciens évoquent le statut de médecin des animaux ("c’est sous le règne du sixième Roi sémite Hammourabi, qui régna à Babylone vers 2000 avant J.-C., que fut édicté un code réglementant toute la vie civile du pays. Cette loi, gravée sur un bloc de diorite, prévoit en détail tout ce qui concerne les personnes et les biens. Les dispositions relatives à l’exercice de la médecine vétérinaire ne constituent qu’une petite partie du texte, mais elles sont néanmoins prévues.
La domestication du cheval, dont la plus ancienne trace remonte à environ 3000 avant J.C. (Asie mineure), est un pas en avant indiscutable vers l'approche animalière. Il servait au déplacement vers des terres plus fertiles.
Lors de la période Gréco-romaine, des notions de maladies surgissent. L'observation des animaux permet de définir visuellement certaines malades (gales, rage) ainsi que les manifestations physiologiques (oestrus), voire des problèmes causés par d'autres animaux (vipères). Le cheval domestiqué a acquis une valeur supérieure par rapport aux autres animaux domestiques (intérêt économique et agricole). Vers 300 avant J.C., Aristote rédigea une encyclopédie parlant de la médecine des animaux (maladies bien connues mais pathogénie hasardeuse).
Les Romains s'intéressèrent de près aux microbes et maladies, grâce à leurs agronomes et philosophes (Varron, et son "Traité de l'agriculture" 116 avant J.C., traitant de l'élevage et des maladies). L'auteur Varron a d'ailleurs écrit "Si dans un lieu quelconque il y a des marécages, là se développent des animaux tellement petits que les yeux ne les peuvent voir, et qui, pénétrant dans le corps avec l’air, par la bouche ou les narines, produisent de graves maladies".
La civilisation Égyptienne laissa d'autres traces : des représentations graphiques sur les constructions et papyrus. Le roi Asoka, bouddhiste, en 250 avant J.C., érige deux asiles/hôpitaux : celui des hommes et des animaux. Les maladies des éléphants sont décrites, ainsi que la thérapeutique végétale utilisée.
Après J.C.
Columelle, en 40 après J.C. traita dans son ouvrage "Re Rustica" de la médecine des animaux.
L'empire de Byzance va recevoir l'héritage Gréco-romain et rédiger les Hippiatrica, textes écrits par les agronomes, hippiatres et vétérinaires byzantins. Apsyrte (300 après J.C.) y apporta une grande contribution. Il fut vétérinaire de l'armée de Constantin le Grand. Il évoqua les soins aux chevaux pour les militaires. Ce fut ensuite Hiéroclès (400 après J.C.) qui apporta des informations sur l'élevage, la médecine (examen des symptômes).
L'ère Chrétienne grandissant, la spiritualité se développant, la différence entre hommes et animaux fut posée : l’existence d'une âme immortelle chez l'homme et d'une âme matérielle chez l'animal. Dès le Ier siècle après J.C., une rupture fut observée, la toute-puissance de Dieu mettant un frein à la légitimité des soins aux animaux.
Moyen Âge (476 à 1492)
La période du Moyen Âge n'a pas révélé beaucoup d'évolution. Seuls les populations Arabes ont entretenu le culte du cheval, à travers ses soins, et ont développé des méthodes d'élevage. Les Celtes et Gaulois conservèrent une sorte d'éthique des soins grâce aux druides et prêtres.
Époque moderne (1492 à 1789)
Des hippiatres rédigèrent des ouvrages, peu accessibles au grand public (notions sur les chevaux). Les maréchaux ferrands s'exerçaient en parallèle dans les campagnes aux soins de base des chevaux. Ce sont eux les prédécesseurs pratiquants et techniciens des vétérinaires. Des méthodes thérapeutiques plus rationnelles ont vu le jour, ainsi que des ouvrages sérieux, marquant dès lors l'entrée dans l'aire scientifique de la médecine vétérinaire.
Époque contemporaine (dès 1789)
Les guerres ont fait prendre conscience de l'intérêt des mesures sanitaires. Le siècle des lumière donna un essor grandissant à la médecine et la philosophie. Les maladies qui déciment le bétail favorisent la pensée d'une éducation à cette médecine. À cette époque, ce sont les écuyers qui exercent la médecine des animaux, ainsi que la maréchalerie. Claude Bourgelat, qui était alors écuyer à Lyon et directeur de l'Académie fondée par le roi, décide en 1761 de fonder la première école vétérinaire française, à Lyon. Il est également l'initiateur de la création de l'école d'Alfort en 1765. Le succès de ces écoles attira des étudiants étrangers. Dès lors, d'autres écoles dans le monde ont vu le jour.
On peut citer Copenhague en 1773, Vienne en 1777, Budapest en 1786, Londres et Milan en 1791. L'école de Toulouse ouvrit ses portes en 1825 et l'école de Nantes vit le jour en 1979.
Source : Wikipédia