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La légende de Guillaume Tell se forge au XVe et XVIe siècles. Elle apparait pour la première fois de manière complète vers 1470 dans le Livre blanc de Sarnen, une chronique qui relate la genèse de l’alliance des montagnards des Waldstätten. Fait étonnant, ce récit se propage assez rapidement hors de la Confédération. Neuchâtel est le premier pays romand intéressé par le mythe de Tell. C’est en effet aux Archives de l’Etat que se trouve la première traduction française connue d’un texte relatif aux légendes suisses, celle du Jeu de Tell. Elle est vraisemblablement l’œuvre d’un ancien chancelier neuchâtelois, Pierre Chambrier, vers 1565. Seul le premier quart du texte d’origine nous est parvenu dans sa version française. A la même époque, en 1571-1572, on trouve dans le registre de la Reconnaissance des bourgeois de Cornaux et Cressier la première représentation iconographique connue dans la Suisse romande actuelle de l’épisode du tir de la pomme.