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Paris - Le ministre français de l'Intérieur doit signer l'arrêté d'expulsion de l'Iranien Ali Vakili Rad. Cette annonce ravive les soupçons de tractations entre Paris et Téhéran pour le retour de la Française Clotilde Reiss.
Brice Hortefeux ouvrira ainsi la voie à la remise en liberté de l'Iranien, condamné pour l'assassinat de l'ex-Premier ministre Chapour Bakhtiar.
La justice française doit se prononcer sur la libération conditionnelle de cet homme condamné en France pour l'assassinat en 1991 de Chapour Bakhtiar, ancien Premier ministre du Shah d'Iran. Vakili Rad avait été arrêté en Suisse en 1992 puis extradé vers la France.
Une libération conditionnelle de l'Iranien, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 18 ans, n'était envisageable que si le ministère de l'Intérieur ordonnait son expulsion. Vakili Rad devrait ainsi pouvoir regagner très rapidement l'Iran.
Téhéran et Paris ont démenti tout lien entre la libération de la Française Clotilde Reiss, retenue pendant dix mois en Iran, et le sort d'Ali Vakili Rad, malgré cette coïncidence des dates et le fait que l'Iran ait plusieurs fois relié ces différentes affaires.
Les deux capitales ont aussi affirmé que la libération de Clotilde Reiss n'avait pas de rapport avec celle, le 5 mai, de l'ingénieur Majid Kakavand, retenu depuis mars 2009.
ATS