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|A la fin du XVè siècle ,
le front oriental des fortifications de Genève (une muraille précédée
d'un fossé) allait presque en ligne droite du couvent des Clarisses du
Bourg-de-Four jusqu'au bord du lac, où s'élevait la Tour Maîtresse,
construite en 1376, à l'intersection actuelle de la rue Robert-Estienne
et de la rue d'Italie.

A l'extérieur s'étendaient des
champs et des marais par trois voies parallèles qui ont donné
naissance aux faubourg du Temple de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem
et au couvent de Saint-Victor, cité vers l'an 500 déjà.
Quant à Villereuse c'était le nom
d'une ancienne Chapelle où l'évêque officiait quand il habitait au Pré-l'Evêque.
Villereuse proviendrait de la combinaison de villa (maison) et d'un
adjectif dérivé de orare (prier), eureus. C'était la "maison de
prière". La Porte de Rive se trouve être à l'intérieur du système;
elle se situait au bas de la rue Verdaine.
Quand, sous Louis XIV, reprirent les
persécutions contre les protestants de France, l'afflux des réfugiés
vers Genève obligea le conseil de la ville à diriger ces malheureux
vers la Suisse, l'Allemagne et l'Angleterre. Mais peu à peu de nouveaux
arrivants trouvèrent place en dehors des fortifications, le long des
routes principales, non loin des portes.
Ainsi naquirent de nouveaux
faubourgs, dont les plus importants surgirent aux Eaux-Vives, au bord du
lac, et au Pré-l'Evêque, avec des manufactures de toiles peintes,
dites "indiennes", des maisons d'ouvriers et d'artisans.
A l'époque cette bâtisse servait à
l' hebergement des lépreux, elle fut peinte en rouge pour la différencier
des autres bâtiments, et pour éviter que l'on s'approche de ce lieu
contagieux.
Villereuse devint alors un carrefour
où aboutissaient les routes de Chêne et de Vandoeuvre, devant la porte
de Rive, et d'où partait une viabilité en direction des Tranchées, de
Champel et de Plainpalais. Le contact avec la ville sera plus direct et
se diversifiera davantage avec la démolition des fortifications en
1858.