Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07058.jsonl.gz/1113

La crise éclatée aux États-Unis durant l’été 2007 et qui s’est rapidement propagée au reste du monde occidental – suite à la mise en faillite de la banque d’affaires Lehman Brothers – à l’automne 2008 n’est pas seulement une crise financière du système économique global, comme l’on pense en général encore de nos jours. En réalité, cette crise est le résultat d’un ensemble de facteurs découlant tous de la pensée dominante (de manière croissante depuis plus d’une trentaine d’années) au sein des facultés de «sciences économiques».
Par conséquent, il est nécessaire de mettre en lumière les fondements méthodologiques et les axiomes théoriques caractérisant cette pensée, afin de comprendre les origines ultimes de la crise et pourquoi celle-ci n’a pas encore été résolue, dix ans après la mise en faillite de Lehman Brothers et durant lesquels bien des gouvernements, avec le soutien des principales banques centrales au plan mondial, ont essayé de différentes manières d’en limiter les effets négatifs pour les activités économiques.
Comprendre les causes essentielles de la crise est en effet une nécessité incontournable afin de comprendre que les politiques économiques mises en œuvre jusqu’à présent pour sortir de cette crise ne peuvent aucunement réussir à le faire. Celles et ceux qui le comprennent seront alors en mesure d’imaginer quelles sont les interventions nécessaires pour éradiquer les facteurs à l’origine de la première crise systémique du capitalisme financier – un régime de croissance économique tributaire de l’endettement privé et au sein duquel les intérêts de court terme des institutions financières dominent au détriment du bien commun, ignoré par l’ensemble de la classe politique qui tire les ficelles dans les institutions publiques.