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Depuis la mi-mars, l'industrie du cinéma est à l'arrêt total. L'année avait pourtant bien commencé pour le cinéma suisse. "Platzspitzbaby", par exemple, le documentaire sur la scène de la drogue zurichoise dans les années 1990, avait déjà engrangé plus de 280'000 spectateurs. Mais pour son producteur, Peter Reichenbach, le monde s'est arrêté avec l'arrivée de la Covid-19, laissant en plan la troisième saison de la série "Wilder". "Il nous manque cinq semaines de tournage, environ 25 jours ouvrables. On espère pouvoir retravailler à la mi-juillet. On réfléchit à plusieurs concepts logistiques pour reprendre, tout en respectant les règles sanitaires". Le défi? Tourner sans risquer de s'infecter.
Le modèle du X
Pour l'instant, impossible de tourner une scène de baiser ou de combat. Mais une solution se dessine. Elle s'inspire d'un scénario qui remonte aux années 1980-1990. A l'époque, l'épidémie du HIV, pourtant très angoissante, n'a jamais empêché le cinéma pornographique de tourner. La parade? "Tester, tester, tester" répond le producteur de films pornographiques Peter Preissle qui se souvient que les acteurs devaient apporter un certificat de bonne santé tous les 2 ou 3 jours pendant les tournages.
Mettre toute l'équipe en quarantaine
Mais peut-on imaginer un dépistage de la Covid-19 comme du HIV? "Je suis certain que les tests viendront mais la pandémie ne concerne pas que les acteurs. Mettre l'équipe de tournage en quarantaine est une autre affaire. Il faudrait que je loue un hôtel pour tout le monde et que personne ne soit autorisé à sortir..."
Dans ces conditions, le mieux est peut-être d'attendre. Mais jusqu'à quand?
Sujet traité par Théo Jeannet/mcm