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Le Ministère public de la Confédération a reçu une demande d'entraide de l'ìle Maurice concernant Dufry (archives).
KEYSTONE/PATRICK STRAUB(sda-ats)
Le Ministère public de la Confédération (MPC) répond actuellement à une demande d'entraide judiciaire à l'encontre de Dufry. Selon un porte-parole du spécialiste bâlois du commerce de détail hors taxes, l'entreprise n'a pas été jusqu'ici contactée par les autorités.
La demande d'entraide provient du parquet général de l'Île Maurice, a précisé dimanche la porte-parole du MPC Walburga Bur, confirmant une information parue dans le SonntagsZeitung et le Matin Dimanche.
Selon les journaux dominicaux, l'affaire a débuté en 2013, lorsque Dufry a conclu un contrat d'exclusivité pour deux aéroports mauriciens. Ces derniers étaient exploités par l'Etat, avant que Dufry n'encaisse deux tiers des revenus. Après le changement de gouvernement en 2015, les autorités mauriciennes ont émis des soupçons de corruption et ont commencé une enquête.
La demande d'entraide a été effectuée en 2016. La Sonntagszeitung et le Matin Dimanche citent des documents issus des Paradise Papers, selon lesquels Dufry a eu recours au cabinet d'avocats Appleby, notamment pour examiner la possibilité de déposer une plainte pour diffamation.
L'entreprise rejette les reproches
La multinationale rhénane rejette tous les reproches qui lui sont faits. "Dufry n'a été contacté par aucune autorité; ni de l'île Maurice, ni de Suisse", a affirmé le porte-parole Renzo Radice, contacté par l'ats.
Les informations des Paradise Papers se basent sur la fuite de 13,5 millions de documents financiers obtenus par la Süddeutsche Zeitung. Le journal allemand a ensuite partagé ces documents avec le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) et d'autres médias. En Suisse, une équipe d'enquête du groupe d'édition zurichois Tamedia est impliquée.
ATS