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Les régions des pays d'Europe orientale - Pologne, République tchèque et Hongrie - sont les plus touchées, suivies par les principaux sites industriels d'Europe occidentale.
La guerre en Ukraine entraîne de grandes souffrances pour toutes les personnes impliquées dans le conflit et des conséquences économiques considérables pour les pays et régions d'Europe. Une analyse de BAK Economics de l'impact structurel sur les régions européennes montre un net clivage Est-Ouest: les régions des pays d'Europe orientale - Pologne, République tchèque et Hongrie - sont les plus touchées, suivies par les principaux sites industriels d'Europe occidentale. En revanche, la plupart des régions suisses se situent en dessous de la moyenne européenne. Les sites de production d'Europe de l'Est sont particulièrement exposés, non seulement en raison de leur proximité géographique avec le théâtre de la guerre, mais aussi en raison de leur forte densité industrielle, de leur intégration étroite dans les chaînes de valeur mondiales et de leur forte intensité énergétique. Cela rend ces économies régionales particulièrement vulnérables aux conséquences économiques des conflits. Pour des raisons similaires, bien que dans une moindre mesure, le coeur industriel de l'Europe occidentale est également mis à l'épreuve. La guerre souligne également la nécessité d'accélérer le changement structurel vers une économie plus verte et de renforcer les chaînes d'approvisionnement afin de les rendre plus résistantes aux crises.
Source: BAK Economics
La guerre en Ukraine a un fort impact sur le système économique européen, qui cherche toujours de se remettre de la crise de la pandémie et des problèmes d'engorgement de la chaîne d'approvisionnement et de hausse généralisée des prix. Toutefois, il existe de grandes différences entre les régions européennes. Certaines conséquences du conflit sont directes, comme la nécessité d'accueillir des réfugiés ou la dépendance vis-à-vis du commerce avec la Russie. Les conséquences indirectes ont toutefois un impact beaucoup plus important : augmentation des prix, pénurie d'énergie, perturbation des chaînes d'approvisionnement et perte d'opportunités commerciales.
L'étude souligne les grandes différences entre les régions européennes en termes d'exposition potentielle de leurs économies aux effets de la guerre en Ukraine. En ce sens, les structures économiques régionales et les modèles économiques régionaux respectifs sont déterminants pour définir l'impact de la guerre et des sanctions sur les différents secteurs économiques. Il est aussi démontré que certains facteurs de stress économique sont clairement identifiables. Les industries d'Europe de l'Est sont particulièrement touchées, non seulement en raison de leur proximité géographique avec le théâtre de la guerre, mais aussi en raison de leur forte densité industrielle, de leur rôle dans les chaînes de valeur internationales et de leur forte intensité énergétique, autant de facteurs qui les rendent vulnérables aux perturbations causées par la crise. Pour des raisons similaires, bien que dans une moindre mesure, le coeur industriel de l'Europe occidentale est également mis à l'épreuve.
Grâce à leurs structures économiques, les régions suisses sont toutefois moins touchées par la crise que la moyenne européenne : le canton le plus exposé est le Jura, en raison du pôle de précision, tandis que Bâle-Ville, avec son industrie pharmaceutique, est la région la moins touchée. Mais même en dehors des éléments structurels examinés ici, de nombreuses régions sont particulièrement exposées aux risques économiques. Ces différences dans l'intensité de la charge économique en Europe doivent être prises en compte, notamment dans la perspective de la discussion des paquets d'aide et des mesures à mettre en oeuvre.
La guerre en Ukraine montre encore davantage la grande importance de la résilience régionale:
- La guerre en Ukraine met en évidence la nécessité de faire évoluer l'économie vers des modèles de production plus durables et décarbonés, compte tenu notamment de la hausse des prix de l'énergie et de la dépendance à l'égard des sources d'énergie russes. La crise ukrainienne renforce et accélère la pression en faveur d'un changement structurel.
- Comme l'a déjà montré la crise pandémique, la nécessité de diversifier les chaînes de valeur mondiales est encore plus fondamentale. Il est donc clairement nécessaire que l'État et les entreprises prennent des mesures décisives.
Les régions qui sont plus avancées dans ce changement structurel - décarbonisation, modèles de production durables et diversification des chaînes d'approvisionnement - peuvent mieux amortir les effets de la nouvelle crise. Etre à l'avant-garde du changement structurel contribue également à renforcer la résilience régionale.
Pour accéder à l’étude, en allemand, cliquez ici