Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07271.jsonl.gz/220

La Ligue de diamant qui s'ouvre vendredi à Doha donne le coup d'envoi d'une saison extrêmement chargée, avec pas moins de quatre grands Championnats au programme. Les meetings rivalisent pour se faire une place.
Championnats d'Afrique à l'Ile Maurice (8-12 juin), Championnats du monde à Eugene (15-24 juillet), Jeux du Commonwealth à Birmingham (2-7 août), Championnats d'Europe à Munich (15-21 août), sans compter les trials américains et jamaïcains à fin juin: les athlètes devront, parfois, faire des choix douloureux à l'heure de fixer leurs objectifs prioritaires.
«Final 3» revisité
Dans ce contexte, World Athletics ne cesse de redessiner les contours de la Ligue de diamant pour s'assurer la participation des meilleurs. Ainsi, outre le classement général rémunérateur à l'issue des 13 meetings du circuit conclu par la finale à Zurich les 7-8 septembre, la «Diamond League» distribue aussi des points qui peuvent permettre de se qualifier pour les grands Championnats, pour les athlètes qui n'auraient pas les minima.
Deux nouveautés cette année sur le circuit: le changement de la règle très controversée du «Final 3» pour les sauts et les lancers et une nouvelle méthode pour détecter les sauts mordus. Ainsi, dans les concours, le classement sera déterminé sur la base de la meilleure performance dans l'ensemble de la compétition, et non plus seulement comme l'an dernier sur celle du dernier essai réunissant les trois premiers après cinq tentatives.
Le principe du «Final 3» est certes maintenu, seuls les trois premiers après cinq essais ayant droit à un sixième. Mais celui-ci sera une sorte de bonus et non plus le juge de paix. Son but premier consistera à braquer tous les projecteurs sur les trois finalistes, toutes les autres compétitions dans le stade étant arrêtées le temps de ces ultimes tentatives.
Electronique
Concernant la validité des sauts, un essai mordu était détecté jusqu'à présent en fonction d'une marque que pouvait laisser l'athlète sur la plasticine de la planche d'appel. Mais World Athletics a constaté que certains trichaient en relevant le bout de leur chaussure, ce qui leur permettait de dépasser la limite sans laisser de trace. Désormais, donc, dans les meetings équipés en conséquence, c'est un système électronique qui dira si le saut est valable au non.
Une assez forte participation des athlètes suisses est attendue. Une dizaine d'entre eux ont le niveau leur permettant de se qualifier ou de prétendre à des invitations au moins ponctuelles: Ajla Del Ponte et Mujinga Kambundji sur le sprint, Loïc Gasch à la hauteur, Simon Ehammer à la longueur, Jason Joseph sur les haies hautes, Lore Hoffmann sur 800 m, Angelica Moser à la perche, voire Salome Lang à la hauteur et Kariem Hussein sur les haies basses ou encore Ditaji Kambundji sur 100 m haies.
Gasch et Del Ponte entameront leur saison internationale le 21 mai à Birmingham, Mujinga Kambundji une semaine plus tard à Eugene. Aucun Suisse n'est engagé à Doha. La superstar du meeting qatari sera Armand Duplantis, recordman du monde (6m20) et champion olympique de saut à la perche.
Le Suédois a également déjà signalé son intention de concourir lors du City Event d'Athletissima le 25 août à Lausanne. Le concours se tiendra à Ouchy, au bord du lac, sous un chapiteau qui protégera des éventuelles intempéries. Le meeting proprement dit à la Pontaise aura lieu le lendemain. «C'est une date favorable, après Monaco», affirme son patron Jacky Delapierre.
olpe, ats