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La sportive hyperandrogène, dont le bras de fer avec la Fédération internationale (IAAF) dure depuis 2009, a aussitôt annoncé qu'elle envisageait "tous les recours internationaux et nationaux".
L'arrêt, publié mardi soir mais qui remonte au 25 août, confirme la décision l'an dernier du Tribunal arbitral du sport (TAS): déboutant l'athlète, la juridiction sportive avait validé le règlement de l'IAAF définissant un seuil maximal de testostérone pour concourir avec les femmes sur des distances allant du 400 mètres au mile (1609 m).
Concrètement, la fédération impose depuis avril 2018 aux femmes présentant un excès naturel d'hormones sexuelles mâles de faire baisser leur taux de testostérone, par un traitement, afin de s'aligner sur les épreuves internationales.
Caster Semenya, révélée en 2009 aux Championnats du monde de Berlin et aussitôt au coeur d'une controverse liée à sa carrure musculeuse, voit dans ce règlement une "discrimination", ainsi qu'une "violation de sa dignité humaine".
Mais le Tribunal fédéral de Lausanne a fait prévaloir "l'équité des compétitions", "principal cardinal du sport", soulignant qu'un taux de testostérone comparable à celui des hommes confère aux athlètes féminines "un avantage insurmontable".
La juridiction a certes admis qu'un traitement hormonal portait "sérieusement atteinte au droit à l'intégrité physique", mais elle a souligné que les athlètes concernées pouvaient "librement refuser" de le suivre.
ats/jfk
Semenya forcément déçue par cet arrêt
"Je suis très déçue par cet arrêt, mais je refuse de laisser World Athletics me droguer ou m'empêcher d'être qui je suis", a réagi l'athlète dans un communiqué, promettant de se battre "pour les droits humains des femmes athlètes, sur la piste et en dehors, jusqu'à ce que nous puissions courir aussi libres que nous sommes nées". "Exclure les femmes athlètes ou mettre notre santé en danger simplement en raison de nos aptitudes naturelles place World Athletics du mauvais côté de l'histoire", plaide la sportive.