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Dans un récent article consacré au «éco-carburant» présenté à Oberhallau, la «BZ» (Berner Zeitung) a écrit que celui-ci nécessitait une autorisation spéciale. Ce n'est pas vrai...
Lors de la course de côte d'Oberhallau fin août, un groupe de passionnés de sport automobile autour du chef de Horag Markus Hotz a présenté son carburant «drop-in». Avec succès! Les courses de démonstration de Marcel Fässler, Neel Jani et Benjamin Hotz se sont déroulées comme sur des roulettes.
Il n'y a encore qu'une quantité limitée de ce carburant synthétique, tel qu'il a été utilisé à Oberhallau dans les voitures d'endurance. Mais cela n'empêche pas la communauté d'intérêts, dont font partie Markus Hotz, Mario Ilien et Fredy Lienhard, de faire avancer ses projets. Auto Sport Suisse est également très favorable au nouveau carburant. «En tant que président de la CSN, j'apprécierais que le carburant présenté à Oberhallau soit très bientôt utilisé dans une série ou une classe au sein du Championnat suisse de la montagne», déclare Andreas Michel, président de la Commission sportive nationale depuis 2006.
Un article paru dans la «BZ» a semé un peu d'incertitude quant à une «introduction prochaine». Dans l'article du 8 septembre, il est écrit que le biocarburant n'est actuellement pas encore autorisé pour les courses – et qu'il faudrait d'abord adapter le règlement international.
«Ce n'est pas vrai», dit Michel. «Au niveau international, les carburants durables sont déjà utilisés dans diverses séries de courses. Ainsi, le championnat du monde des voitures de sport se déroule avec des carburants issus à 100% d'énergies renouvelables. Dans la Coupe du monde des voitures de tourisme, ce sont des carburants à 15% et même en Formule 1, on utilise des carburants avec 10% de renouvelable. Au niveau national, nous pourrons utiliser ou autoriser ce carburant dès la saison prochaine. Et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir, car ce carburant synthétique répond aux exigences de l'essence normale et peut être utilisé dans tous les véhicules sans grandes modifications des moteurs.»
Même les sceptiques ont pu s'en convaincre à Oberhallau: Non seulement l'essence produite à partir de déchets biologiques et neutre en CO2 jusqu'à 80 pour cent a fonctionné de manière impeccable, mais aucune différence n'a été constatée au niveau des performances et du son. «La seule différence», selon le pilote d'essai Neel Jani, «c'est que le carburant a une odeur un peu différente...»