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Berne - Pour les cantons, la droite et les milieux économiques, le peuple a montré son attachement à la concurrence fiscale et à la souveraineté des cantons en rejetant l'initiative "pour des impôts équitables". Le PS impute son échec aux moyens engagés par ses adversaires.
Les citoyens ont tenu à préserver le fédéralisme et la souveraineté des cantons en matière fiscale, se réjouit le conseiller d'Etat vaudois Pascal Broulis, président de la Conférence des gouvernements cantonaux. La concurrence fiscale permet d'éviter les excès d'impôts, dit-il, interrogé par l'ATS.
Elle oblige les cantons à utiliser l'argent public avec parcimonie, renchérit economiesuisse. Le peuple a compris que l'initiative du PS aurait été dommageable pour une place économique compétitive, écrit la Fédération des entreprises suisses. Il a montré qu'il a confiance dans le modèle fiscal suisse.
Si les partis bourgeois saluent le résultat des urnes, ils voient aussi une nécessité d'optimiser le secteur fiscal. Pour le président du PLR, Fulvio Pelli, le droit de timbre doit être supprimé et la TVA simplifiée. L'UDC évoque des déductions fiscales pour les familles qui gardent elles-mêmes leurs enfants et la suppression de l'imposition de la valeur locative.
Le PS, qui a lancé l'initiative, juge le résultat plutôt satisfaisant, puisque le parti était quasiment seul - avec les Verts, le PEV et le PCS - à militer en faveur de l'initiative. Il a largement dépassé le socle électoral de gauche.
Les socialistes dénoncent une campagne adverse dotée de "plusieurs millions de francs et d'une mauvaise foi confondante". Selon le conseiller national schaffhousois Hans-Jürg Fehr et ancien président du PS, les opposants avaient trente fois plus d'argent que le PS, soit 7,5 millions de francs. Des chiffre rejetés par economiesuisse, qui dit avoir investi dans la campagne à peu près la moitié de ces sommes.
ATS