Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/142643

<h2>SubmittedText<h2><p>La Russie s'est attiré la critique internationale en arrêtant une loi homophobe. Les organisations LGBTI russes qui se battent contre cette loi organisent des Open Games, qui se tiendront à Moscou entre les Jeux olympiques d'hiver et les Jeux paralympiques.</p><p>- La Suisse est-elle prête à soutenir officiellement ces Open Games ?</p><p>- Si non, pour quelles raisons ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La Suisse n'a pas l'intention de soutenir financièrement, directement ou indirectement, l'organisation des Open Games à Moscou. En effet, le soutien financier à des événements sportifs internationaux ayant lieu à l'étranger étant réglé par le droit privé, la Confédération ne dispose pas d'une compétence lui permettant de soutenir une telle manifestation.</p><p>Par contre, la Suisse soutient le principe d'une manifestation pacifique et la liberté d'expression des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transsexuelles et intersexuées (LGBTI), en Russie comme ailleurs. Le Conseil fédéral est en effet clairement opposé à toute forme de discrimination et de stigmatisation à leur encontre et s'inquiète à ce titre de la nouvelle loi russe interdisant la "propagande relative aux relations sexuelles non traditionnelles".</p><p>En ce qui concerne la présence d'une délégation du Conseil fédéral aux Jeux olympiques de Sotchi, il est d'avis que le sport en général et la participation aux Jeux olympiques en particulier ne doivent pas constituer des vecteurs d'expression politique, tant au niveau des athlètes qu'en ce qui concerne les délégations officielles. Ainsi, la présence d'une délégation du Conseil fédéral aux Jeux olympiques de Sotchi n'est pas à considérer comme une quelconque forme d'adhésion ou de condamnation de la politique du pays hôte et de son gouvernement, mais vise à marquer le soutien de la Suisse au sport en général, aux Jeux olympiques en tant qu'institution et au travail des athlètes.</p><p>La Suisse s'engage depuis plusieurs années en faveur du respect des droits de l'homme des LGBTI sur le plan bilatéral comme multilatéral. Le Conseil fédéral estime cependant que les Jeux olympiques ne font pas partie des enceintes internationales adéquates pour aborder ce genre de thématique.</p><p>C'est lors de rencontres bilatérales et au sein d'organisation multilatérales, notamment de l'OSCE, du Conseil de l'Europe ou encore du Conseil des droits de l'homme que la Suisse évoque activement ces questions et s'engage en faveur des droits des personnes concernées.</p>