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19 mai – 2 juin 1976
Exposition réalisée par les Archives de l’Architecture Moderne, Bruxelles
Il peut paraître étrange que nous attirions l’attention sur un architecte qui ne semble pas avoir joué un rôle de pionnier à l’échelle internationale et qui parait même occuper une situation marginale par rapport au mouvement des idées au temps où il élaborait l’essentiel de son oeuvre. Antoine Pompe (1938-) s’est tenu volontairement à l’écart des lieux où se constituaient les signes culturels de la bourgeoisie, où se tramait la stratégie esthétique fonctionnelle, où l’architecture recherchait de nouvelles formes pour habiter, travailler, « cultiver le corps et l’esprit » en vue d’accompagner la révolution sociale. Antoine Pompe a opposé aux idées régnantes (priorité à la géométrie, promotion de la forme pure, la fonction engendre la forme) une architecture du sentiment et de la raison : attitude qui devait le conduire à récuser l’esthétique moraliste pratiquée par les fonctionnalistes au profit d’une architecture ouverte à toutes les rugosités humaines, donc une architecture « en marge » face à celle identifiée comme le « style international ». La position d’Antoine Pompe peut apparaître, aux yeux des jeunes générations, plus riche, plus humaine et, en définitive, plus sentimentale et plus sociale que celle qui accorde la priorité au geste architectural.
(R. Delevoy)
Institut du Docteur Van Neck , 1910
Villa, 1926
Cet immeuble obtint le premier prix Van de Ven.
Il fut démoli quelques années après sa construction.