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L'émissaire international pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, a quitté Damas dimanche, a indiqué une source à l'ONU. Au cours d'une visite de quatre jours, sa première en Syrie, il a rencontré samedi le président syrien Bachar al-Assad.
Le vice-ministre des Affaires étrangères Fayçal Meqdad est venu saluer M. Brahimi lorsqu'il a quitté son hôtel en fin d'après-midi. Entouré d'un important cordon de sécurité, il a quitté l'établissement sans faire de déclaration aux journalistes, saluant seulement les employés de l'établissement.
M. Brahimi était arrivé jeudi à Damas. Il a eu un entretien avec le président Bachar al-Assad et a rencontré le ministres des Affaires Etrangères Walid Mouallem, des représentants de l'opposition de l'intérieur, tolérée par le régime, et plusieurs ambassadeurs. Il a également dialogué dimanche via Skype avec des chefs rebelles.
L'Iran en soutien
Par ailleurs, l'Iran a publiquement admis dimanche pour la première fois avoir envoyé des membres des Gardiens de la révolution en Syrie pour aider le régime, ainsi qu'au Liban voisin. Mais Téhéran a affirmé qu'il ne s'agissait que de "conseillers", non de militaires.
"Un certain nombre de membres de la Force Qods sont présents en Syrie et au Liban", a déclaré le général Mohammad Ali Jafari, commandant en chef des Gardiens de la révolution (Pasdaran), la garde prétorienne du régime iranien.
"Mais cela ne veut pas dire que nous y avons une présence militaire. Nous fournissons (à ces deux pays) des conseils et des avis et les faisons bénéficier de notre expérience", a-t-il annoncé lors d'une conférence de presse à Téhéran. Il n'a pas précisé sur quoi portaient ces "conseils et avis".
Sur le terrain, les violences ont repris dimanche avec des bombardements des bastions rebelles et des combats sur plusieurs fronts. Au total, les violences auraient fait, entre samedi et dimanche, environ 150 morts à travers le pays, selon un bilan de l'OSDH.
ATS