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Il est intéressant d'apprendre dans l'ouvrage rédigé par H.P. Blavatsky "Isis Dévoilée" que la légende de Jonas et de la baleine qui l'aurait avalé puis recraché trois jours plus tard pourrait trouver ses racines dans un fait réel s'étant déroulé aux temps des Patriarches bibliques, c'est à dire, il y a fort longtemps, probablement aux temps couverts par les récits de l'Ancien Testament qui se situent avant le début de l'ère chrétienne.
En ces temps-là, Jonas vivait dans une contrée où l'on célébrait le culte de la colombe en l'honneur de Vénus Astarté. Il se serait enfui à Jaffa dans le but d'abolir l'idolâtrie et d'instaurer le culte du monothéisme.
Ayant été fait prisonnier à son arrivée dans cette ville où l'on célèbrait le culte du dieu homme-poisson DAGON, il fut mis au cachot dans un des temples de la ville.
D'après une gravure de collection représentant l'intérieur d'un de ces temples, on aperçoit qu'au centre du temple s'élevait une immense idole dont la partie supérieure avait une forme humaine et la partie inférieure, celle d'un poisson. Entre le ventre et la nageoire caudale, il y avait une ouverture qui se fermait comme la porte d'une armoire et dans laquelle étaient retenus les prisonniers jusqu'à ce qu'il soit statué sur leur sort.
Conservée par un collectionneur résidant au Portugal, cette gravure avait été copiée d'une ancienne tablette trouvée lors de fouilles archéologiques faites non loin de Jaffa. La tablette était couverte de dessins et d'inscriptions en caractères phéniciens anciens donnant précisément la description de ce genre d'oubliettes des temps anciens.
Ceci est une hypothèse parmi d'autres, la plus répandue étant celle de la captivité de Jonas lors de son voyage en mer vers Jaffa par un navire ayant une effigie de KETOS, le Grand Poisson, à la proue.
Au sujet du symbolisme des Poissons utilisé pour la représentation du Christ Sauveur, il est également intéressant d'en apprendre l'origine.
D'une part, ce symbole serait lié à la configuration des corps célestes établie au moment de la venue du Christ, c'est à dire une conjonction de Saturne et de Jupiter dans le signe astrologique des Poissons et, d'autre part, il découlerait d'un héritage transmis de la Chaldée ancienne, la région où se trouvait la ville de Babylone.
Là bas et bien avant le début de l'ère chrétienne, la figure du Messager divin appelé aussi Instructeur, Interprète ou Révélateur des Mystères, était personnifiée sous cette même appellation du dieu homme-poisson DAGON.
Dans la Bhagavad-Gita, le livre sacré de l'Inde ancienne, c'est Vishnou qui prend la forme d'un poisson à tête humaine pour retrouver les Védas sacrés perdus lors du Déluge.
Ayant aidé Vaïvasvata et sa famille à échapper aux flots dans l'arche, Vishnou, pris de compassion pour cette portion d'humanité rescapée des eaux, resta parmi elle pour lui enseigner ce dont elle avait besoin, tant au niveau matériel que spirituel.
Les poissons, la colombe, la croix ansée et la croix chrétienne sont autant de symboles qui ont voyagé au fil du temps, d'un continent à l'autre, partant des régions de l'Asie et de l'Inde pour migrer ensuite sur l'ensemble du globe.
On constate alors que rien de ce qui existe aujourd'hui n'existait déjà il y fort longtemps et que c'est simplement une absence de corrélation qui empêchait d'en prendre conscience.
Source :
H.P. Blavatsky
"Isis Dévoilée" Tome II Chapitre 6/page 289