Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/163146

<h2>SubmittedText<h2><p>En tant que société du secteur spacial, Swiss Space Systems (S3) entretient des relations étroites avec l'Agence spatiale européenne (ESA) cette dernière est en position d'apporter un soutien technique et financier à un projet porté par un pays membre.</p><p>Pour ce faire, l'ESA doit donner un blanc-seing officiellement subordonné au soutien de Swiss Space Office (SSO). Avec les projets de la société S3, notre pays pourrait entrer au club des nations spatiales.</p><p>Pour quelles raisons ce soutien n'est-il pas apporté par le SSO ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Depuis sa création en octobre 2012, la société S3 fait partie des firmes suisses intéressées qui reçoivent systématiquement toutes les informations du SEFRI/SSO sur les possibilités de soutien par l'ESA. Les appels d'offre de l'ESA sont ouverts à toutes les firmes suisses sur une base compétitive et la société S3 a exactement les mêmes possibilités de participer à ces appels d'offre.</p><p>De facto, jusqu'à présent, S3 n'a fait aucune demande au SBFI/SSO pour être soutenue financièrement dans des activités technologiques de l'ESA. S3 a en revanche demandé au SSO de favoriser l'accès à des experts de l'ESA, en particulier dans le domaine du vol suborbital. Le SSO a répondu favorablement à cette demande et des contacts utiles et réguliers ont été établis.</p><p>La Suisse fait partie des États membres fondateurs de l'ESA dès sa création en 1975. Aujourd'hui, environ 200 entreprises et instituts suisses participent à des projets spatiaux. Au premier plan des réussites suisses on mentionne les horloges atomiques qui sont le coeur technologique des satellites de Galileo, ou la coiffe de protection des charges utiles du lanceur Ariane.</p><p>Le soutien d'un projet de cette envergure demande à être partagé avec d'autres États membres de l'ESA, la Suisse n'ayant ni les capacités industrielles ni les moyens financiers pour agir seule. Dans ce but, le SSO a organisé une séance d'information et d'échange qui s'est tenue le 4 juin dernier - élargie aux principaux États membres de l'ESA - où S3 a pu présenter l'état actuel de son projet SOAR, avec ses partenaires industriels. Suite à cette séance, les États membres de l'ESA sont en train d'évaluer la situation pour voir si ce projet correspond à leur stratégie et s'ils veulent soutenir leur industrie dans ce projet.</p>