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Quand j'étais petit, j’ai reçu une gifle d’un singe.
- C’est ce qui vous pousse à écrire ce journal dont le titre est très évocateur, m’a dit un psychologue, il y a quelques jours.
Pourtant, j’ai reçu d’autres gifles plus monstrueuses, de la part de ma mère (Que Dieu la bénisse!), de la part d’un maître et directeur d’école, un ancien militaire au service de la paix envoyé par la Croix rouge en Corée (Heureusement, il est à la retraite ou mort.), de la part de mon premier amour (Une seule et quelle belle déclaration d’amour!), de la part du gouvernement de mon pays (J’ai brûlé les lettres et effacé de ma mémoire le nom des auteurs, cruels et médiocres.) et bien d’autres gifles de grande et de petite importance... et rien ne me pousse et ne me poussera à écrire le journal d’un giflé.
Alors, j’ai répondu à cet homme de science, convaincu de sa science, en me grattant la tête:
- Je comprends maintenant pourquoi mon frère s’est fait circoncire... Dans sa jeunesse, un pasteur, protestant bien entendu, lui avait donné un coup de pied au cul. Et comme mon frère n’aime pas écrire, il s’est exprimé autrement... à suivre