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Il a été décidé de "suspendre les sorties du pays pour les citoyens bélarusses et les étrangers qui ont un titre de séjour" dans le pays dès le 20 décembre, a indiqué le gouvernement de cette ex-république soviétique jeudi dans un communiqué. La mesure concerne les sorties via les frontières terrestres, mais pas les liaisons aériennes.
"Un rideau de fer" biélorusse
La décision a été dénoncée par la figure de proue de l'opposition, Svetlana Tikhanovskaïa, comme visant à imposer un "rideau de fer" biélorusse, alors que le pays est le théâtre depuis quatre mois d'une contestation sans précédent du président Alexandre Loukachenko.
"Le régime fait tout pour transformer notre pays en un nouveau goulag", a-t-elle dénoncé, estimant que fermer les frontières visait à "cacher les crimes" de l'homme fort du pays.
Du fait de la répression, des milliers de protestataires ont été arrêtés et de nombreux autres ont fui vers la Lituanie ou la Pologne, à l'instar de Svetlana Tikhanovskaïa.
Aucun signe d'apaisement
La réélection début août du chef de l'Etat, au pouvoir depuis 1994, a été jugée frauduleuse par l'opposition et l'Occident et a déclenché des protestations de masse. Soutenu par Moscou, Alexandre Loukachenko refuse cependant de quitter le pouvoir et n'a évoqué que de vagues réformes constitutionnelles.
Au début de la pandémie, il s'était distingué en minimisant la gravité du nouveau coronavirus, dénonçant une "psychose" et refusant d'imposer un confinement général ou d'annuler de nombreux évènements publics. Il a lui-même contracté la maladie.
A ce jour, la Biélorussie a enregistré 154'392 cas de coronavirus, dont 1238 décès, selon le ministère de la Santé.
afp/oang