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Ex voto à Mercure
Le 6 février 2013 une plaque de calcaire portant une inscription latine était découverte dans les fouilles de l'esplanade Saint-Antoine. Plantée dans le sol en position verticale, elle était remployée comme dalle latérale d'une tombe en coffre des 5e-7e siècles apr. J.-C.
L’inscription peut se traduire ainsi : « À Mercure impérial, Marcus Masonius Marcellus, fils de Marcus, (a consacré ceci) en acquittement d'un vœu ». Elle s'ajoute aux sept dédicaces à Mercure déjà découvertes à Genève, qui laissent supposer l'existence d'un sanctuaire de ce dieu dans les environs de l’esplanade. À l’origine, la plaque devait en effet être placée dans un temple ou une petite chapelle. Protecteur des arts, des routes, des voyages et du commerce, Mercure était le dieu le plus important du panthéon gaulois. Son épithète d’« impérial » inscrit la dévotion dans la cadre des cultes qui étaient rendus en l’honneur de l’empereur. Le nom du dieu a été en partie martelé, peut-être pour marquer le fait que le christianisme avait triomphé du paganisme lorsque la pierre a été remployée.
Les trois noms portés par le dédicant indiquent qu'il était un citoyen romain. Les citoyens de la colonie de Vienne, dont le vicus de Genève faisait partie, ont obtenu le droit de cité romain sous le règne de l'empereur Caligula, entre 37 et 41 apr. J.-C. L'usage des tria nomina se raréfie dès le milieu du 2e siècle et disparaît au cours du 3e siècle apr. J.-C. La plaque peut donc être datée entre le 1er siècle et le 2e siècle apr. J.-C.