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La Commission nationale pour la prévention de la torture (CPNT) n'est pas assez dotée, selon des experts onusiens. Pour leur première visite officielle en Suisse, ceux-ci ont appelé "à augmenter les ressources" attribuées à cette instance.
Le travail de la CPNT pour la "protection des droits des personnes privées de liberté" doit être étendu, a affirmé mardi la cheffe de la délégation du sous-comité de l'ONU pour la prévention de la torture, Catherine Paulet, au terme d'une visite d'une dizaine de jours en Suisse. Les six spécialistes onusiens ont salué la collaboration des autorités.
Ils se sont rendus dans des commissariats, des prisons, des centres de détention pour migrants et des unités psychiatriques dans les cantons de Berne, Zurich, Genève et Vaud. Des discussions ont été menées avec les autorités fédérales et cantonales, le pouvoir judiciaire, la CPNT et la société civile.
Les membres du sous-comité ont remis aux premières et à la Commission leurs observations préliminaires. Celles-ci sont confidentielles, de même que le rapport qui leur sera envoyé avec des recommandations. Le Conseil fédéral ou la CNPT peuvent décider de les rendre publiques.
La Suisse a ratifié en 2009 le Protocole facultatif à la Convention contre la torture. Elle a lancé la même année la Commission nationale sur cette question qui a démarré ses travaux en mai 2010.