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01/02/2017
Traversée du Lac - Quel est le problème?
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A gauche, le tracé de l'Etat, à droite ci-dessus le tracé de l'association "Genève Route et Rail".
Le tracé de l'Etat s'étend sur 14 kilomètres. Il est désormais entièrement souterrain, sauf, éventuellement pour traverser le lac en pont. Il traverse Chêne-Bourg et Thônex en plein centre de l'agglomération, en tunnel délicat. Les conditions géologqiues qu'il rencontre pour traverser le lac sont épouvantables. La Confédération reproche à ce tracé de parcourir une zone faiblement construite, de passer à travers une zone naturelle protégée (la Pointe à la Bise). Bien sûr, Genève peut bien affirmer que ce contournement est un projet cantonal, sur lequel de ce fait la Confédération n'a rien à dire, cette affirmation genevoise d'indépendance perd son crédit lorsque Genève avance l'hypothèse qu'il suffit de lancer le projet selon ses voeux pour obtenir de la Confédération qu'elle le rachète et l'intègre dans le réseau des routes nationales.
Mais pourquoi ce tracé ? Aucune idée! personne n'est en mesure d'avancer un quelconque argument. Ce tracé n'est certes pas impossible, mais faute de toute comparaison sérieuse, comment peut-on savoir qu'il n'en est pas de bien meilleurs?
Par exemple, le tracé de l'associaition "Genève Route et Rail" est plus court de 5 kilomètres (soit 30 % de moins). Il se réalise dans des conditions géographiques et géologiques beaucoup plus faciles, il traverse le lac à faible profondeur, il emprunte en approchant de la douane de Thônex-Vallard le tracé de la route de Malagnou puis celui de la route Blanche. La Confédération a examiné son schéma (ligne droite entre l'embouchure du Vengeron et la douane de Thônex-Vallard, avec jonctions partielles au Quai de Cologny et sur le plateau de Frontenex), et l'a jugé digne d'intérêt.
Le tracé GeReR se prête au chemin de fer, qui se raccorde en rive gauche au CEVA à proximité de la gare des Eaux-Vives. Celui de l'Etat amène le chemin de fer à la Pointe à la Bise, dans un désert ferroviaire.
Toutes ces questions, et bien d'autres encore, n'ont pas été examinées. La seule interrogation rendue publique porte sur le type de traversée du Lac: en pont ou en tunnel? c'est bien étrange. Pas de question sur l'économie générale du tracé, pas de question sur l'opportunité d'associer le rail à la route, pas de question sur les conditions de participation de la Confédération. Tout ça tient du mystère, aux yeux du profane.