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Dimanche, Mike Pompeo avait affirmé qu'"il existe un nombre significatif de preuves" que le nouveau coronavirus provient d'un laboratoire de la ville chinoise de Wuhan, berceau de la pandémie.
"Il existe des preuves immenses que c'est de là que c'est parti", avait-il insisté, refusant de dire s'il pensait que le virus avait été libéré intentionnellement par Pékin.
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Un journal proche du Parti communiste chinois a qualifié lundi de "bluff" ces déclarations du secrétaire d'Etat américain, appelant Washington à fournir des preuves.
Le président américain Donald Trump avait déjà déclaré jeudi envisager des représailles commerciales contre Pékin en affirmant que le coronavirus émanait d'un institut de virologie chinois.
Craintes des marchés
Alors que le Bourses européennes reculaient nettement à mi-séance lundi, les nouveaux échanges tendus entre les Etats-Unis et la Chine sur l'origine de la pandémie de coronavirus menacent de raviver la guerre commerciale entre les deux pays, sur fond de récession historique de l'économie mondiale.
"La crainte dans les salles de marché est d'avoir une intensification de la guerre commerciale qui vienne s'ajouter à la crise économique et sanitaire, ce qui viendrait hypothéquer toute perspective de reprise de l'activité rapide", a commenté Christopher Dembik, responsable de l'analyse macroéconomique chez Saxo Bank.
"Elle pourrait en outre réduire à néant les efforts des banques centrales qui ont réussi, avec brio, en l'espace de quelques semaines à éviter que la crise économique ne se transforme en crise financière", a-t-il ajouté.
agences/kkub