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La Commission européenne s'est déclarée "ouverte" à la création d'une agence européenne de surveillance du marché...13.09.2017 19:41 Volkswagen
Un ex-cadre du groupe automobile allemand Volkswagen a été condamné mercredi à sept ans de prison et 400'000 dollars d'amende. Arrêté en début d'année aux Etats-Unis, il avait plaidé coupable dans le cadre de l'affaire du ""dieselgate"" contre une réduction de peine.
L'homme, âgé de 48 ans, écope de la peine maximale prévue dans l'accord qu'il avait conclu en août avec les autorités. Sur les sept ans d'emprisonnement, cinq ont été prononcés au titre de l'accusation de conspiration pour fraude. Deux l'ont été pour avoir enfreint les lois sur l'environnement. Son avocat avait plaidé pour une peine un peu plus longue que 3 ans de prison et une amende 100'000 dollars.
Devant le tribunal Oliver Schmidt a lu une déclaration écrite dans laquelle il a reconnu sa participation à un complot destiné à tromper les autorités américaines et à enfreindre la législation environnementale sur la qualité de l'air aux Etats-Unis. Il s'est effondré en évoquant les sacrifices consentis par sa famille depuis son arrestation en janvier. "J'ai pris de mauvaises décisions et j'en suis désolé", a-t-il dit.
Choix de ne rien faire
L'ancien dirigeant de Volkswagen avait été informé au printemps 2014 de l'existence d'un logiciel frauduleux installé sur certains véhicules diesel du constructeur allemand depuis des années, pour tromper les tests anti-pollution.
Pourtant, "à l'été 2015, Oliver Schmidt a participé aux discussions avec d'autres employés de VW pour déterminer comment ils pourraient répondre aux questions posées par les autorités américaines (...) sans révéler le logiciel truqueur", selon des documents de justice.
Trente milliards
Aux Etats-Unis, Volkswagen a déjà dû débourser plus de 22 milliards de dollars pour réparer ou racheter près de 600'000 voitures incriminées - équipées principalement de moteurs diesel 2 litres et de moteurs 3 litres pour moins de 100'000 d'entre elles - et verser à leurs propriétaires des indemnités. Les logiciels truqueurs étaient capables de dissimuler des émissions dépassant jusqu'à 40 fois les normes autorisées.
Au total, le scandale du diesel a déjà coûté 30 milliards de dollars à Volkswagen, qui a reconnu en septembre 2015 avoir installé des logiciels de manipulation des émissions polluantes sur ses moteurs diesel.