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Les émissions de gaz à effet de serre (GES) dues aux activités humaines sont hautement susceptibles d'être la cause principale du réchauffement climatique observé actuellement. De plus, une augmentation de la température terrestre sur Terre a une haute probabilité de résulter en une augmentation d’événements météorologiques extrêmes, de la montée du niveau des mers et de l'acidification des océans. En Suisse, la fonte des glaciers et du permafrost sont parmi les plus graves des impacts dus au réchauffement climatique, et pourraient mener à de sévères impacts socio-économiques.
En ratifiant le protocole de Kyoto en 1997, la Suisse s'est engagée à se conformer aux limites d'émissions internationalement établies.[1] La Suisse a pour but de réduire les émissions de GES de 20% par rapport à 1990 d'ici à 2020.[2]
Réduire les émissions de GES est également important pour l'économie au sens large. Par exemple, une taxe au carbone d'actuellement CHF60/tonne (elle était de CHF36 en 2012) s'applique au mazout et au gaz pour le chauffage, ce qui correspond à un revenu total d'environ CHF740 millions pour la Confédération. De futures politiques de dissuasion visant à réduire le réchauffement climatique sont susceptibles de pénaliser de plus en plus les émissions de GES.
• Le secteur énergétique est responsable d'environ 80% des émissions de GES en Suisse
• Les émissions totales de CO2 dues au secteur énergétique ont diminué de 40.9 à 38.4 MtCO2-eq./année de 1990 à 2012.
• L'objectif national de réduction de 10% pour les émissions dues au secteur énergétique (pour la moyenne de 2008-2012 en comparaison avec le niveau en 1990) n'a pas été atteint.[4] La diminution de 6.2% a cependant été compensée par l'acquisition de crédits-carbone.
• Les émissions par habitant dues au secteur énergétique ont diminué de 6.3 à 5.6 tCO2eq/année entre 1990 et 2009.[3]
• Le secteur énergétique représente 65% des émissions de GES dues à l'homme. L'agriculture et les modifications des forêts/terrains constituent le reste.[3]
• Les émissions totales de CO2 dues au secteur énergétique ont augmenté entre 1990 et 2009 de 22,741 à 30,698 MtCO2eq/année.[3]
• Les émissions par habitant dues au secteur énergétique ont augmenté de 4.4 à 5.6 tCO2eq/année entre 1990 et 2009.[3]