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La communauté internationale s'est mise d'accord lundi à Vienne sur une déclaration visant à améliorer les standards de sécurité des centrales nucléaires dans le monde. Mais la proposition initiale de la Suisse de modifier la Convention sur la sécurité nucléaire (CSN) n'a pas abouti.
Cette déclaration finale intègre des principes de sécurité résultant de la proposition initiale de la Suisse, a indiqué lundi l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) sur son site.
Ces principes sont liés aux exigences déjà existantes dans l'Union européenne (UE) et en Suisse. Ils ne sont toutefois pas contraignants au niveau légal.
Ils s'écartent peu de la proposition initiale de modification de la Suisse, selon le directeur de l'IFSN, Hans Wanner. "Elle n'a cependant pas obtenu un soutien suffisant", indique l'IFSN.
Résistance
"La résistance était surtout d'ordre politique", poursuit M. Wanner. Pour certains pays, il n'aurait été guère possible pour des raisons de politique intérieure de ratifier la modification de la convention.
De plus, beaucoup craignaient des coûts supplémentaires massifs si les installations déjà existantes devaient être adaptées aux nouveaux standards. Cette mesure était prévue dans la proposition de modification de la convention faite au départ par la Suisse.
Consensus
"Sans la volonté des pays nucléarisés les plus importants - Etats-Unis, Chine, Inde, notamment - notre objectif d'améliorer la sécurité nucléaire dans le monde n'aurait pas été atteint", a estimé M. Wanner. Les opposants auraient simplement pu décider de ne pas signer une déclaration plus stricte.
La Suisse a finalement renoncé à sa propre proposition en consensus avec les autres Etats. Elle a favorisé le succès de l'alternative décidée, estime l'IFSN. "Forcer une modification de la convention au moyen d'une votation aurait été contreproductif dans ces circonstances", a conclu Hans Wanner.
La conférence a eu lieu à Vienne dans les locaux de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
ATS