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Le SECO enjolive comme de coutume les effets de la libre circulation des personnes
Comme chaque année à pareille époque, le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) nous offre un rapport enjolivant les effets de la libre circulation des personnes. Les auteurs n'interprètent que les...
Comme chaque année à pareille époque, le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) nous offre un rapport enjolivant les effets de la libre circulation des personnes. Les auteurs n'interprètent que les chiffres et faits qui les arrangent. Les développements critiques sont ignorés et les études clarifiant ces points sont reportés à plus tard. La réalité est que la Suisse a subi durant les dix années écoulées une immigration nette de 650 000 personnes, dont la majeure partie en provenance de l'UE. Ce chiffre correspond environ à la population des cantons de Neuchâtel, Fribourg et Valais réunis. Contrairement aux promesses faites autrefois, la libre circulation des personnes n'a pas ralenti l'immigration en provenance de pays non membres de l'UE. Or, les personnes issues de ces pays sont fréquemment évincées de leurs places de travail par des citoyens UE. Résultat: le taux de chômage parmi les ressortissants non UE est de 12%!
Bien qu'il ait reçu un blâme du Parlement à ce sujet, le SECO continue de publier des rapports enjolivant les conséquences de la libre circulation des personnes. Des déclarations affirmant que libre circulation des personnes a fortement contribué à la croissance économique ne reposent sur aucune base sérieuse. Ce qui est prouvé, en revanche, c'est que la Suisse, grâce à sa bonne situation économique, agit comme un aimant sur les immigrants. Les conséquences globales de cette immigration incontrôlée ne sont guère évoquées dans ce rapport. Les effets d'éviction et la pression croissante sur les salaires ne sont relevés que marginalement et leur examen est renvoyé à plus tard. Divers développements, comme l'augmentation du nombre d'inactifs depuis l'introduction de la libre circulation des personnes, ne sont pas interprétés. Même constat pour le taux de chômage relativement important dans des branches où travaillent beaucoup d'immigrants comme l'hôtellerie et la restauration.
Les auteurs du rapport se plaisent en revanche à répéter comme moulins à prières des déclarations insensées et contradictoires. Par exemple, la légende des immigrants en majeure partie hautement qualifiées, allégation qui se fonde sur les diplômes des immigrants. Il n'est pas nécessaire de faire une enquête scientifique pour savoir que des immigrants en provenance de pays connaissant un fort taux de maturité - 50% pour la France, 80% pour l'Italie - disposent fréquemment d'un tel diplôme. C'est qui est intéressant, en revanche, c'est que l'immigration a lieu principalement dans des branches comme l'hôtellerie, la restauration et le bâtiment. En clair: la Suisse accueille beaucoup plus de personnel de service et de cuisine que d'ingénieurs nonobstant les diplômes de fin d'étude présentés par les immigrants.
Les constats du rapport concernant les effets à long terme de l'immigration sur les institutions sociales sont plus que maigres. Là encore, les auteurs ignorent délibérément les fortes proportions d'étrangers parmi les bénéficiaires de prestations sociales et les risques énormes que représente un système d'assurances sociales axé sur un fort taux d'immigration.
Conclusion: on manque toujours d'une information objective, concrète et sérieuse sur les conséquences de l'immigration massive de ces dernières années sur le marché du travail, les loyers, les prix des terrains, le bétonnage du paysage, les réseaux de transports, l'énergie, l'environnement, les écoles, la santé publique et les institutions sociales. Le fait est que la Suisse a abandonné le contrôle indépendant de l'immigration en instituant la libre circulation des personnes. L'UDC entend corriger cette situation et c'est pourquoi elle a déposé au printemps son initiative "contre l'immigration de masse". Ce projet exige que la Suisse contrôle à nouveau de manière indépendante l'immigration.