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Yorick (Ben Schnetzer) est un jeune illusionniste de l’évasion qui n'est pas encore tout à fait au point. Chômeur, il partage sa vie avec un singe capucin indiscipliné, Esperluette. Alors qu'il s'apprête à demander sa copine Beth en mariage, tous les mammifères porteurs du chromosome Y de la planète meurent en quelques minutes, sauf lui et son singe.
Après ce cataclysme, les femmes tentent de se réorganiser pour vivre sans hommes. Quant à Yorick, il doit se cacher pour éviter que l'on réalise qu'il est le dernier homme vivant sur Terre. Aidé par une espionne nommée Agent 355, il cherche également à comprendre pourquoi il a été épargné.
>> A voir, la bande-annonce de la série: "Y, le dernier homme"
Une série qui démarre lentement
Le premier épisode de cette série dystopique débute quelques heures avant cette pandémie expresse, afin de mettre en place les personnages principaux. Il se poursuit avec beaucoup de sang, de cadavres et de quelques indices pas toujours évidents à comprendre. Une exposition qui prend beaucoup de temps.
Dans le deuxième épisode, les survivantes tentent de s’acclimater et de gérer cette nouvelle donne, qui en pleurant leurs garçons, maris, amants et pères, qui en regrettant les hommes en général et en se demandant comment faire sans eux, qui se décidant heureusement à se retrousser les manches et à mettre les mains dans le cambouis.
Jennifer Brown, sénatrice, admirablement interprétée par Diane Lane, est de celles-ci. Elle se retrouve propulsée à la présidence des Etats-Unis.
L'actrice Diane Lane interprète Jennifer Brown, présidente des Etats-Unis dans "Y, le dernier homme". [Disney+]
Un questionnement sur la notion de genre
Le scénario de la série, produite par FX Productions, est adapté d’un comics américain créé par le scénariste Brian K. Vaughan et la dessinatrice Pia Guerra, et publié par une filiale de DC Comics entre 2002 et 2008.
Depuis, le mouvement #MeToo est passé par là. Eliza Clark, créatrice de la série, ne s'y est pas trompée en mettant à jour ce que le comics montrait déjà de fort belle manière sur la condition féminine et le patriarcat. Elle y a ajouté un questionnement sur les notions de genre et de transidentité. Le tout sans tomber dans le cliché. Dans ce monde amputé de ses mâles, divisions sociales, luttes de pouvoir et coups bas sont toujours présents.
Si la série "Y, le dernier homme" n’est pas très innovante et un peu lente à démarrer, rythme, rebondissements et mystères s'accélèrent dès le troisième épisode pour dévoiler alors un univers beaucoup plus complexe que ce qui était montré dans les premiers épisodes.
Sujet radio: Pascal Bernheim
Adaptation web: aq