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Dans les boîtes à tiroir se déplacent les tiroirs de distribution cylindriques, par le mouvement desquels les lumières d'admission et d'échappement des tiroirs s'ouvrent et se ferment, de manière que la vapeur fraîche soit dirigée des tuyaux d'admission de vapeur par les boîtes à tiroir alternativement dans la partie avant ou arrière du cylindre. La vapeur d'échappement est également dirigée par les boîtes à tiroir et les tuyaux d'échappement de vapeur qui y sont raccordés vers la boîte à fumée.
Les boîtes à tiroir des anciennes locomotives sont construites en trois parties, insérées "lose" dans les tiroirs et assurées par des vis contre toute rotation. Elles sont munies d'un épaulement sur le pourtour, par lequel elles sont appuyées par les boîtes d'échappement vissées aux tiroirs contre un siège d'étanchéité. L'épaulement et le siège sont usinés l'un en fonction de l'autre, de manière que les canaux de vapeur d'admission pour le cylindre soient parfaitement étanches. Les canaux d'échappement de vapeur sont rendus étanches par un joint pressé par les boîtes d'échappement contre un second épaulement de la boîte à tiroir et le tiroir. Sur les locomotives plus récentes ou les transformations plus tardives, on a fait usage de boîtes à tiroir en deux parties, enchâssées dans les tiroirs.
Coupe à travers la boîte à tiroir d'une locomotive unifiée de 1925
Laurent Voisin - www.voisin.ch (repris du fabuleux travail d'Andreas Schäfer - www.dlok.de)