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Comment éviter que les nouvelles générations ne prennent le chemin de l'inactivité physique, du surpoids et du cortège de complications liées à un mode de vie trop sédentaire ? En augmentant le programme sportif des écoliers ? En faisant la promotion de la marche et du vélo pour les petits déplacements ? Deux courtes études parues l'une derrière l'autre dans le BMJ incitent à la prudence dans l'élaboration de solutions.La première montre que la place du sport à l'école ne détermine pas forcément le niveau d'activité physique des enfants (BMJ 2003 ; 327 : 592-3). Des chercheurs ont mesuré durant sept jours l'activité physique totale de 215 élèves de trois écoles primaires. L'une des écoles, privée, offre 9 heures d'activité physique par semaine. Les deux autres, en ville et à la campagne, ne proposent que 1,8 et 2,2 heures de sport hebdomadaires. Résultat inattendu : l'activité physique totale des enfants des trois écoles est comparable, les enfants les moins favorisés sportivement compensant le manque de mouvement hors de leur classe.La seconde étude (BMJ 2003 ; 327 : 593-4) s'intéresse à première vue à un tout autre sujet : les admissions hospitalières d'enfants et d'adolescents (0-14 ans) pour des blessures graves dans des accidents de la circulation. Les auteurs observent, de 1992 à 1997 une augmentation constante des blessures graves de jeunes piétons (+ 5% par an) et cyclistes (+ 10% par an). Parmi les utilisateurs de tous les autres moyens de transport, en revanche, le nombre d'admissions a diminué de 11% par année, malgré l'augmentation de la distance parcourue en voiture. Les auteurs s'expliquent ces chiffres par une augmentation de la sécurité des enfants passagers de voitures, mais une péjoration simultanée de celle des jeunes piétons et cyclistes.Quel rapport avec la sédentarité ? La Grande-Bretagne fait des efforts au niveau national pour promouvoir la marche à pied et le vélo chez les jeunes. Les auteurs, forts de leurs résultats, se demandent si cette politique ne va pas se payer au prix fort. D'où leur proposition de prendre simultanément des mesures de prévention des accidents, comme la promotion du casque à vélo ou des mesures de limitations du trafic dans les zones sensibles.