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En 2011, le journaliste du Blick avait tenté d'obtenir des informations confidentielles sur deux enquêtes menées par la police. La première concernait l'arrestation d'une bande de jeunes accusés de vols. La seconde concernait l'arrestation de deux chauffeurs de taxi accusés de viols. Le journaliste avait engagé un détective privé, un ancien policier cantonal. Celui-ci lui a fourni, par le biais de ses contacts, des renseignements sur les jeunes et, dans le cas des chauffeurs de taxi, des photos de deux suspects. Le détective privé a reçu 800 francs pour les photos, qui ont ensuite été publiées dans le Blick. Il s'est avéré par la suite que l'un des chauffeurs de taxi qui y figurait était innocent.
Un journaliste demande l'acquittement
Le 16 mai 2013, le tribunal de district de Wil avait condamné le journaliste à une peine pécuniaire avec sursis de 60 jours-amende pour incitation à la violation d'un secret de fonction. Le détective privé a reçu une peine pécuniaire avec sursis de 240 jours-amende pour les mêmes faits. L'un des deux policiers qui avait transmis des informations a également été condamné à une peine de 45 jours-amende avec sursis pour violation du secret de fonction. Le tribunal a rejeté la demande de dommages et intérêts de 30 000 francs du chauffeur de taxi. Le policier et le détective privé ont tous deux accepté ce jugement. Le second policier n'avait pas fait appel de l'ordonnance pénale. Deux procédures sont donc encore ouvertes devant le tribunal cantonal le 24 novembre : Lors de l'audience d'appel, le journaliste demande un acquittement. Et le chauffeur de taxi demande des dommages et intérêts ainsi qu'une réparation pour tort moral. (ATS)