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Les définitions citées sont celles de l’étude fédérale « Enfance maltraitée en Suisse» (Département fédéral de l’Intérieur, 1992), qui a permis de faire un premier bilan du phénomène sur la base de déclarations volontaires des professionnels des milieux médicaux, sanitaires et sociaux .
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La négligence:
Le terme de négligence décrit le fait que les enfants, qui doivent être nourris, qui ont besoin de soins, d'hygiène, de surveillance et de protection de la part des adultes, ne reçoivent pas, ou pas suffisamment, les soins indispensables à leur survie et à leur bien-être, qui en sont alors compromis ou gravement atteints.
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Les mauvais traitements psychiques:
Les mauvais traitements psychiques désignent des actes et attitudes qui terrorisent l'enfant, l'humilient, l'offensent, le surmènent, et lui donnent l'impression d'être rejeté, d'être sans valeur. En font également partie : les menaces de suicide, les menaces
de quitter l'enfant ou sa famille. Il importe pour évaluer les mauvais traitements psychologiques d'observer les interactions entre adultes et les enfants concernés.
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Les mauvais traitements sexuels:
Le terme "mauvais traitements sexuels" désigne l'abus d'enfants et d'adolescents dépendants qui n'ont pas atteint leur maturité et qui sont incapables de consentir de façon responsable à des invitations d'ordre sexuel dont ils ne comprennent pas la portée. L'adulte abuse de son pouvoir et de son autorité au détriment de l'enfant.
Le non-respect de la pudeur de l’enfant dans le cadre familial ou social peut également être considéré comme un abus.
Il s'agit d'actes tels que mise à nu ou l'attouchement génitaux, la pénétration vaginale, anale ou orale, la pornographie, l'incitation à la prostitution, l’exhibition, l’exposition non désirée à la pornographie, l’inceste, etc.
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Les mauvais traitements physiques:
Par mauvais traitements physiques, on entend des actes de violence tels que les coups, les heurts, les secousses, les brûlures par des solides ou des liquides, les empoisonnements, l’exposition non désirée au froid, le maintien dans des locaux insalubres, etc. La gravité des lésions physiques ne dépend pas seulement de la violence des actes commis par les parents, mais est fortement reliée à l'âge de l'enfant.
Chez les enfants en bas âge, la quasi-totalité des actes de violence laissent des traces sur le corps. Chez les enfants plus âgés, les châtiments corporels peuvent être difficiles à détecter, même s'ils sont administrés longtemps.Les mauvais traitements physiques peuvent causer des dommages physiques et psychiques.
Ces quatre types de mauvais traitements ne peuvent pas être clairement dissociés les uns des autres, étant donné que lors d'abus physiques ou sexuels ou de négligence, l'atteinte psychologique de l'enfant existe ipso facto ( par ex. l'enfant éprouve une peur constante d'être frappé, etc. ).