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En charge du dossier, le procureur général Stefan Haffter est convaincu dans ses conclusions intermédiaires que les listes soustraites au Parti vert'libéral (PVL) ont été délibérément "remplacées" par des listes de l'UDC dans la circonscription de Frauenfeld. Il confirme mardi une information révélée par les titres de CH Media.
Il s'agit donc d'une véritable manipulation, selon le Ministère public. Le procureur général en veut pour preuve qu'un "nombre considérable" de listes de l'UDC comportent des "anomalies". Ces particularités sont visibles à l'oeil nu. Elles ont aussi été confirmées sur le plan technique par l'enquête.
Petit cercle de fraudeurs
Le Ministère public a ouvert son enquête pénale début avril, après que la Chancellerie d'Etat a dénoncé la manipulation. Il a interrogé jusqu'ici quatre personnes. Le cercle des auteurs présumés de cette fraude électorale s'est entretemps fortement réduit, précise Stefan Haffter. Il se dit confiant de voir aboutir l'enquête.
La circonscription de Frauenfeld dispose de 32 sièges au Grand Conseil. La manipulation présumée portant sur une centaine de listes non panachées, elle concerne donc environ 3200 voix. Son impact sur la répartition des sièges concerne un seul mandat.
L'UDC pourrait perdre un siège
Le parlement thurgovien doit se prononcer mercredi sur les conséquences immédiates de ce cas de fraude électorale présumée. Son bureau propose de n'entériner pour l'instant que l'élection de 129 des 130 députés. Le dernier mandat ne serait entériné qu'ultérieurement.
Si la justice confirme définitivement la fraude présumée, l'UDC se verra attribuer 45 sièges au lieu de 46. Les Vert'libéraux obtiendront, eux, un neuvième siège.
ats/oang