Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07039.jsonl.gz/725

L'on m'a dit que Jean-Sébastien Bach supporte toutes transcriptions, réinstrumentations et même de sérieux tripotages. Mozart, je n'en suis pas sûr. L'accordéoniste Richard Galliano s'est emparé de quelques partitions du divin Salzbourgeois; il est accompagné sur son dernier CD par un quintette de cordes. Je veux croire que pour La Marche turque l'accordéon fait preuve de la désinvolture voulue; que dans le fameux adagio (KV 617) il est moins poussif que le glassharmonica.
En revanche, s'agissant du concerto pour clarinette, j'ai de sérieux doutes. Mozart a utilisé comme personne le timbre de la clarinette; dans ses oeuvres ultimes surtout, la clarinette est indissociable du message. Et La Petite Musique de Nuit? Ignore-t-on que cette oeuvre, réputée radieuse, à la mort du Père, est toute imprégnée de la nostalgie de l'enfance?