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Marie-Jeanne Urech est née à la clinique La Source, une année de canicule. Malgré cette sécheresse initiale, elle a suivi la ligne médiane de la courbe de croissance et développé son cerveau pour qu’il puisse contenir toute une foule de choses plus ou moins utiles comme : « Le carré de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés des deux autres côtés » ou « Wer reitet so spät durch Nacht und Wind ? ». En plus de son cerveau, elle possède une autre boîte qui regorge de papiers officiels : un permis de conduire de Legoland, un extrait de casier judiciaire vierge et un certificat du cap Nord. Elle ne les a pas accrochés au mur, car elle préfère y pendre le calendrier du ramassage des déchets encombrants. Grâce à un rejet viscéral de l’uniforme, elle a écrit son premier recueil de nouvelles « Foisonnement dans l’air » publié en 2003 aux Editions de l’Aire. D’un séjour à Londres est né le roman « La Salle d’attente », suivi du « Syndrome de la tête qui tombe », traduit en allemand et en italien. « L’Amiral des eaux usées » rassemble neuf nouvelles inspirées de voyages aux quatre coins du globe (comment un globe peut-il avoir des coins ?). Une résidence à l’Institut suisse de Rome a donné lieu au roman « Des Accessoires pour le paradis » (prix Bibliomedia 2010) et la crise des subprimes forme la toile de fond des « Valets de nuit » (Prix du roman francophone de l’Alliance française de Tulle). Dans « Le chat qu’il tenait en laisse comme un chien », nous partons pour le milieu du monde alors que les contes du« Train de sucre » nous emmènent au Caire.