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Mykalau Statkevich s’est opposé au régime en place au Bélarus en se présentant à l’élection présidentielle de 2010. En mai 2011, il a été condamné à six ans de travaux forcés pour avoir «organisé des troubles à l’ordre public de grande ampleur». Il est toujours en prison.
Après avoir travaillé dans une scierie à la colonie pénitentiaire n° 17, Mykalau Statkevich a été transféré en janvier 2012 dans un établissement soumis à un régime plus sévère, la prison n° 4, en raison d’infractions présumées au règlement de la prison. Moins d’un mois plus tard, le directeur de la prison déclarait que le prisonnier manifestait des tendances suicidaires. Aucun élément ne vient étayer cette affirmation. Mykalau Statkevich et sa famille craignent que les autorités de la prison ne se préparent à invoquer ce prétexte au cas où il lui arriverait quelque chose en détention.
Son épouse, Marina Adamovich, n’est autorisée à le voir que quatre heures par an. Elle peut lui parler au téléphone une fois par mois. «Même si je vis dans l’attente de ces appels, ils me prennent toujours par surprise», nous a-t-elle confié. «Il essaie de dire qu’il va bien ou de faire passer des informations importantes de la part d’autres détenus. Quand il m’appelle, je suis submergée par l’émotion, c’est une joie immense.»
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Cette lettre fait partie des Lettres contre l'oubli de mars 2014 |Télécharger le fichier Word | S'inscrire pour recevoir un E-mail chaque mois avec des nouvelles lettres