Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06920.jsonl.gz/770

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Bruxelles - Son procès a tenu toute la Belgique en haleine: une Belge de 26 ans a été condamnée jeudi à 30 années de prison. Elle avait été reconnue coupable la veille d'avoir assassiné sa rivale en amour en sabotant son parachute peu avant un saut.
Cette institutrice flamande qui clamait son innocence depuis le début de cette affaire digne d'une série policière, avait été reconnue coupable d'assassinat mercredi soir par le jury populaire de la cour d'assises de Tongres (nord-est), malgré l'absence de preuve matérielle la confondant.
La jeune femme a été condamnée jeudi à 30 ans de réclusion, soit légèrement moins que la peine maximale --la réclusion à perpétuité-- réclamée par le procureur, qui a demandé aux 12 jurés et aux trois juges professionnels de ne lui accorder aucune circonstance atténuante.
Selon le droit belge, elle pourra demander une remise en liberté conditionnelle après avoir purgé un tiers de sa peine, en cas de bonne conduite. Compte tenu de l'année passée en détention préventive, elle pourrait donc en principe retrouver la liberté d'ici une dizaine d'années.
Le jury s'était fondé sur un faisceau de présomptions pour estimer qu'elle avait bien saboté le parachute d'une femme de 38 ans, membre du même club de parachutisme qu'elle et avec qui elle partageait un amant.
Le 18 novembre 2006, les deux femmes et leur amant avaient effectué un saut en commun. Mais le parachute de la rivale ne s'est jamais déployé et cette mère de deux enfants, épouse d'un bijoutier de la région d'Anvers, avait fini sa chute dans un jardin, tuée sur le coup.
ATS