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Un enfant par heure est décédé ou a été gravement atteint depuis début janvier en Syrie. Dans la Ghouta, des dizaines sont en danger en raison de la malnutrition sévère aiguë, a dit vendredi à Genève l'ONU, avant un débat urgent au Conseil des droits de l'homme.
Sur les 400'000 personnes assiégées dans cette zone, la moitié sont des enfants, a expliqué devant la presse le directeur régional du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) Geert Cappelaere. Dans le convoi de l'ONU prévu dimanche, cette agence onusienne veut aider 70'000 personnes avec de la nourriture, des médicaments et du matériel de santé. Les prix de l'eau ont notamment considérablement augmenté.
"C'est ce qui est faisable de manière réaliste" pour ce premier chargement de huit camions, a déclaré M. Cappelaere. En six mois dans la Ghouta orientale, le taux de malnutrition sévère aiguë a été "multiplié au moins par dix", a-t-il affirmé.
Difficile pour lui de donner des chiffres sur le nombre d'enfants qui pourraient encore décéder si le convoi de dimanche ne peut entrer et si une aide n'est pas apportée dans les prochaines semaines. Il n'a pas souhaité non plus donner d'évaluation du nombre d'enfants parmi le millier de personnes qui ont besoin, selon l'ONU, d'une évacuation médicale d'urgence. Mais celui-ci est "significatif".
Centaines d'enfants tués
Et "même si c'est un enfant qui doit être évacué" pour être sauvé, "c'est suffisant" pour une action, affirme M. Cappelaere. Pour le moment, aucun matériel n'a été retiré par le gouvernement du convoi qui "est prêt". En revanche, aucune évacuation n'a été autorisée.
Près de 600 civils sont décédés depuis le 18 février dans la Ghouta, dont près d'un quart d'enfants, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Vendredi après-midi, un débat urgent est prévu au Conseil des droits de l'homme à Genève à la demande de la Grande-Bretagne.
Un projet de résolution condamne fermement le manque d'accès humanitaire et les attaques indiscriminées dans la Ghouta. Après le vote au Conseil de sécurité sur une trêve de 30 jours toujours pas appliquée, Londres demande au gouvernement d'autoriser une assistance "libre, sans entrave et durable" à cette région. Et à la Commission d'enquête indépendante sur la Syrie de mener des investigations sur les récentes violences dans cette zone.