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Pragmatisme : socialisme de transition
La finalité du projet socialiste est la société sans classe.
La société sans classe est une société sans riches, ni pauvres, où il n'y a plus qu'une vaste classe moyenne.
Cela nécessite une équité égalitariste, non une égalité totale.
L'intérêt que la classe moyenne a avec le socialisme réside dans la pérennisation et l'amélioration de ses conditions de vie.
On le voit avec la crise, le capitalisme n'est plus capable d'assurer le niveau de vie des classes moyennes, les politiques pro-capitalistes d'austérité les précarisant gravement.
La solution se trouve dans le socialisme, un système bien plus stable que le capitalisme.
Le socialisme c'est la cohésion, le capitalisme c'est la lutte des classes.
Néanmoins, les classes moyennes ne peuvent adhérer d'un coup à un socialisme trop abouti, et il me semble nécessaire d'esquisser un socialisme de compromis, un socialisme de transition, qui permettra d'unir les classes moyennes avec les autres classes naturellement pro-socialistes (classe ouvrière, classe précarisée, classe populaire, classe intellectuelle éclairée).
Quelle forme doit prendre ce socialisme de transition ?
Je dirais qu'il sera nécessaire d'instaurer une économie mixte composée d'un État producteur et planificateur, ET d'une économie privée.
La phase suivante consistera à passer de secteurs étatiques et privés à un secteur général de coopératives autogérées.
Dans le socialisme de transition la planification jouera donc encore un rôle minime, et ne concernera que le secteur étatique.
C'est d'abord dans ce secteur étatique producteur que l'on pourra mettre en place progressivement une autogestion dans la prise de décision.
Le marché définira la production dans l'économie privé.
Bien entendu, cette économie privée correspondra à la composition des classes moyennes.
Le grand capital, les grandes entreprises et les multinationales, seront socialisés (étatisés dans un premier temps pré-autogestionnaire).
Cette économie privé du marché de ce socialisme de transition sera composée de PME, et le salariat n'y sera pas aboli.
A la fin de la transition, on devrait pouvoir arriver au socialisme abouti et se passer du libre marché, du libre entreprenariat, et des PME.
La période de transition devrait aussi permettre de réformer l’État et les institutions (sans parler des aspects juridiques) afin de décentraliser, et relocaliser les activités et structures politiques et économiques, de mettre en place une transparence généralisée, et d'améliorer la représentativité des députés par le tirage au sort partiel.
Bien sûr, l'économie privé ne sera pas laissée à elle-même, que ce soit sur le plan macro-économique où le crédit et les banques seront étatisés (démocratisés), que sur le plan micro-économique où un écart salarial de 1 pour 5 pourra être établi (ainsi qu'un revenu maximal).
Pour conclure, je joins ma théorie néo-socialiste de la démocratie, puisque je me réfère souvent à elle dans les débats sur ce blog :
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2012/02/23/nouvelle-theorie-neo-socialiste-de-la-democratie-nouvelle-th.html
Il est intéressant de noter que cette théorie correspond à une forme de socialisme abouti, alors que la première esquisse correspondait davantage à un socialisme de transition (que j'établissais comme finalité à l'époque).
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Pragmatisme : socialisme de transition
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FREE in Socialism
Ce texte se base sur ma critique du capitalisme et du productivisme.
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/01/lost-in-productivism.html
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/30/lost-in-capitalism.html
Il reprend la théorie sur le socialisme que j'ai développé auparavant.
http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/27/le-socialisme-du-xxieme-siecle.html
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Comment dépasser le capitalisme : processus de transition vers un projet de société alternatif.
I) Première étape pour commencer un douceur : un capitalisme social-démocrate. C'est à dire un fort interventionnisme étatique (lois, règles, taxes, impôts, services publics étendus et forts, etc.) dans un cadre capitaliste. On s'opposera alors à tout libéralisme économique. Les logiques socialistes de la social-démocratie (redistribution des richesses, justice sociale, égalité) permettent déjà d'appréciables améliorations, même si à la longue la social-démocratie se heurte à ses limites (qui sont les limites de sa dépendance au bon fonctionnement du capitalisme alors qu'elle le péjore par son interventionnisme étatique).
II) Dans un second temps, on passera à une social-démocratie étatiste, c'est à dire qui étend les secteurs de l'économie privée sous contrôle de l’État. Attention, il ne s'agit pas simplement d'avoir des services publics développés, mais d'étatiser des entreprises rentables pour en étatiser les bénéfices. Ces bénéfices permettent ensuite de financer de nouvelles logiques socialistes. Bien entendue, le contrôle de plus grandes parts de l'économie privée permet d’améliorer les conditions de travail des travailleuses et travailleurs. Dans les secteurs étatisés on instaurera l'autogestion (démocratie directe économique).
III) A présent, il s'agit d'étendre le contrôle étatique à toutes les grandes structures de l'économie privée. Toutefois, ce n'est nullement un dogme, nombre de structures économiques de petite taille peuvent fort bien rester privées (par exemple la paysannerie, les artisans, les indépendants, etc.)
A ce stade, le peuple est normalement libéré de la domination d'une minorité possédante. Maître de ses choix, il peut agir sur la société dans le cadre démocratique sans subir la domination d'une dictature des plus riches qui détruisent la démocratie. L'économie étatisée dans un cadre démocratique permet donc de libérer l'individu.
IV) Le contrôle de l'économie par la volonté populaire permet de planifier l'organisation économique. La planification (qui prend comme valeur des choses le travail) offre la possibilité de définir démocratiquement quel type de production et de consommation sont nécessaires pour combler les besoins (et non les envies) de chacun. Il s'agit de planifier la production en prenant en compte les limites des ressources naturelles et le respect de la biosphère.
V) Dans ce cinquième temps, on aura à cœur de donner davantage de liberté aux individus en décentralisant les activités humaines. La décentralisation économique (comprenant une planification décentralisée) et politique (le pouvoir au quartier, puis à la commune, puis au canton, puis à la confédération), donne toute son autonomie à l'individu. La démocratie directe pure (sans représentation) au niveau du quartier, voire de la commune, est souhaitable. La décentralisation permet de construire une société indépendante, auto-suffisante au maximum, avec de grandes capacités auto-productrices. Construire une société à taille humaine, c'est autonomiser l'être humain.
VI) Et nous y voilà ! Transition terminée.
Dans ce système socialiste abouti, l'individu est véritablement libre et autonome.
A partir de ce système, toutes les conditions seront réunies pour créer la société idéale.
Bon, j'ai beaucoup parlé de projet de société, parce que plus grand monde n'en parle aujourd'hui. Mais pour le moment je pense avoir fait un premier tour de la question. Je reviendrai donc prochainement avec une proposition de programme politique pour un autre monde, car il y a les rêves et les utopies, mais il y a aussi la politique concrètement et les mesures qu'il faut soutenir dans l'immédiat pour entamer une transition vers une société alternative.
« Il n'y a qu'une seule façon de tuer le capitalisme : des impôts, des impôts et toujours plus d'impôts. »
« La propriété privée nous a rendu si stupides et si bornés qu'un objet n'est nôtre que lorsque nous le possédons. »
« Les philosophes n'ont fait qu'interpréter diversement le monde, il s'agit maintenant de le transformer. »
Karl Marx