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06/12/2016
Le Parlement sud-coréen a refusé une demande du ministère de la Défense de dépenser 30% supplémentaire pour l'acquisition de Lockheed-Martin F-35 sur le budget prévu de 2017. Mais en contre partie, ce même Parlement a autorisé une dépense plus élevée que prévu pour le programme de modernisation des Lockheed-Martin F-16 et l'achat de missiles air-surface.
Le budget coréen de la défense 2017 prévoit de dépenser la somme de 34,5 milliards de dollars. Dont une importante part pour l’achat de F-35 dont les livraisons sont prévues en 2018-2021. La conséquence de cette décision va ralentir le rythme de livraisons des 40 F-35 prévus, mais va au contraire accélérer la modernisation des pour 134 F-16 au standard « Viper Block 70/75 ». Le Parlement a également ajouté un financement en vue du lancement d’un programme d'acquisition d'aéronefs maritimes susceptible d’être utilisé contre les sous-marins nord-coréens.
Différences de vision :
La décision du Parlement coréen montre un peu plus les différences qui le séparent du ministère de la Défence. La volonté du Parlement semble se diriger vers une modernisation au sens large de l’armée et moins dépendante du programme américain du F-35. Ce même Parlement montre également de nouveaux signes en direction du programme d’avion de combat indigène susceptible, d’entrer en service d’ici 2030. Plus connu sous la désignation de programme KFX-GSC produit par l’avionneur Korea Aerospace Industries (KAI). Dérivé directe du T-50 et du F-35, le KFX-GSX serait un avion multirôle doté d’une avionique nouvelle génération ne nécessitant pas de biplace (comme le F-22, F-35, T-50, Gripen E). L’avion offrirait une capacité de furtivité, mais de manière limitée, car l’ensemble des points de charges seront situés sous les ailes et le fuselage. L’avion serait doté d’un radar actif à balayage électronique (AESA).
Photos : 1 F-35 sud-coréen @ Lockheed-Martin 2 Projet KFX-GSX @ KAI
01/12/2016
Le cabinet israélien a approuvé l'achat de 17 autres avions de combats Lockheed-Martin F-35I, ce qui portera le total de la commande de l’Etat Hébreu à 50 appareils.
L'acquisition supplémentaire a été rendue possible après la signature d'un nouvel accord d'assistance militaire des États-Unis avec Israël et l'approbation du Cabinet. Cette demande fait suite aux exigences du commandement de l'IAF qui a conclu que deux escadrons opérationnels étaient nécessaires.
Au fur et à mesure que la date de livraison du premier avion approche, l'IAF s'apprête à l'équiper avec des systèmes développés par Israël qui sont nécessaires pour adapter les capacités de l'appareil aux exigences opérationnelles du pays.
Indépendance sur le F-35 :
Cette nouvelle commande confirme par ailleurs l’indépendance d’Israël sur le dossier du F-35. Pour l’Etat major général de la force aérienne israélienne, il n’était pas question de sous-traiter la maintenance à l’extérieur du pays. L’ensemble des travaux seront effectués en Israël. Seul, certains sous-systèmes seront envoyés à l’étranger et dans certains cas seulement. La question n’était pas négociable et en cas de refus, le gouvernement aurait annulé cette nouvelle commande.
Pour les israéliens, le système centralisé de maintenance de Lockheed-Martin représente une dépendance vis-à-vis des Etats-Unis inacceptable d’une part et dangereuse de l’autre. Les industriels israéliens à travers la société Israël Aerospace Industry (IAI) se préparent à l’installation d’un service de maintenance complet. Israël prévoit de mettre en place sont propre pare-feu pour vous assurer que l'information privilégiée ne passe pas entre les Etats-Unis et israéliens via un système externe tel que le système Autonomic Logistics information (ALIS). De plus, pour Israël il est inconcevable de rester dépendant en matière de pièces détachées. Pour ce faire le pays va constituer son propre stock pour garder son autonomie en cas de conflit.
Moins de F-35 que prévu :
L’Israël Air Force désirait initialement un total de 75 F-35, pour un coût de 15,2 milliards de dollars afin de maintenir sa suprématie aérienne au Moyen-Orient au cours des deux prochaines décennies. Mais les coûts actuels de l’avion ont diminué fortement cette espérance. La H'eil Ha'Avir Ha'Israeli devra donc se contenter de 50 appareils. Le F-35 permettra à l’Etat d’Israël de maintenir une suprématie aérienne et son avance qualitative technologique dans la région, notamment en matière de dissuasion, mais également en cas de frappes préventives. Par contre, du fait du nombre réduit de F-35, l’ossature du combat aérien sera maintenu avec les F-15 et F-16 modernisés. Reste la question du développement d’un avion de indigène pour venir remplacer à terme les F-15 et F-16.
Photos : Le premier F-35 destiné à Israël @ Lockheed-Martin
30/11/2016
Le Maroc a confié à l’avionneur américain un contrat d’une valeur de 16 millions de dollars en vue de la modernisation de la flotte d’avions de combat F-16 du pays. Le contrat devrait être terminé pour la mi-juin 2019.
Au total se sont 23 appareils qui sont concernés par cette mise à jour. Les F-16 marocains vont recevoir un rafraîchissement au niveau de la cellule qui a particulièrement souffert des conditions de chaleur. De plus, un nouveau système de guerre électronique AN/ALQ-211 (AIDEWS) qui offre une meilleure sensibilisation une prise de conscience de la situation contre les menaces radar et les menaces sol-air et air-air sera installé.
Cette amélioration sensible de la flotte de F-16 marocains est perçue comme une réponse aux tensions avec son voisin l'Algérie, qui ont augmenté ces derniers mois, alors que le premier se prépare à son retour à l'Union africaine. L'agenda politique algérien, qui soutient la République démocratique arabe sahraouie (RASD) auto-déclarée, a dominé l'union continentale depuis le retrait du Maroc en 1984. Au cours de ces dernières semaines, l'Algérie a approuvé l'utilisation de drones pour la surveillance de sa frontière occidentale y compris à la frontière avec le Maroc.
Photo :F-16 marocain@ Force aérienne marocaine
11/11/2016
L’information a été gardée secrète le plus longtemps possible, mais elle vient d’être réveillée, un nouvel incendie a éclaté à bord d’un avion de type Lockheed-Martin F-35 « Lightning II ».
L’incident a eu lieu le 27 octobre dernier à bord d’un avion de combat Lockheed-Martin F-35B « Lightning II » en service au sein de l’US Marine Corps (USMC). L’incendie s’est déclaré à l’intérieur de la baie d’arme ventrale de l’avion au court d’une d'une mission d'entraînement. L’avion appartient à l’escadron VMFAT 501 du Marine Aircraft Group 31.
Quatrième incendie :
Ce nouvel incendie porte à quatre le nombre d’incidents de ce type à venir frapper les F-35. Le premier incident du genre s’était déroulé en 2011 sur l’avion d’essais AF-4. Une défaillance du système électrique intégré avait causé le départ du feu. En 2014, le F-35 n°AF-27 avait pris feu suite à une défaillance qui s'est produite à hauteur du troisième étage du rotor de la soufflante. Il semble que l’avion ne sera jamais réparé et restera cloué au sol. Et puis en septembre dernier, un incendie s’est déclaré lors du démarrage du moteur d’un F-35 sur la base aérienne de Mountain Home dans l’Idaho. L'avion endommagé est l'un des sept F-35A de l'escadron 61 basé à Luke en déplacement à Mountain Home.
Une série noire :
Avec ce quatrième incendie, le terme de « série noire » commence à être employé à propos du programme F-35. Des incidents qui viennent s’ajouter aux trop nombreux déboires de l’avion. Si certains problèmes dont l’isolation des réservoirs sont aujourd’hui réglés, les incendies sont eux issus de problèmes plus graves et qui rendent l’avion peu fiable. L’image du F-35 ne cesse d’être écornée par la révélation constante de nouveaux problèmes, comme ceux apparus ce printemps avec le « bug » du système d’exploitation qui perturbait le bon fonctionnement du radar AESA.
Photo : F-35B du VMFAT 501@ USMC
04/11/2016
Marietta, Lockheed-Martin a livré un nouvel exemplaire du C-5M « Super Galaxy ». Ce C 5M sera affecté à la 433e Escadre aérienne américaine, soit une unité de commandement de la Réserve aérienne de la Base de San Antonio-Lackland au Texas.
L’aéronef numéro de série 87-0038 de la US Air Force numéro 124 avait été livré à l'armée de l'air en décembre 1988 en tant que C-5B et avait enregistré environ 18’950 heures de vol avant le vol.
A ce jour l’ensemble des C-5M « Super Galaxy » ont été livré à l’US Air Force, soit un total de 32 appareils. Les appareils encore en cours de rénovation sont tous affectés à la Garde Nationale.
Le C-5M «Super Galaxy»:
Le C-5 «Super Galaxy» modernisé est doté d’un nouveau tableau de bord est d’une avionique modernisée, dont des écrans plats, un nouveau système de communication, un nouveau système de pilotage automatique. Question motorisation, l’avion est doté de moteurs General Electric CF6-80C2 qui offrent 22% de puissance supplémentaire, permettant une course au décollage plus courte de 30% et un taux de montée supérieur de 38% par rapport aux versions antérieures.
Le C-5M peut dès lors, transporter une charge de 176,610 lb (80,110 kg) à plus de 41.100 pieds (12.500 m) en 23 minutes, 59 secondes. Le C-5M à d’ailleurs battu le record du monde de transport de charge utile à la plus haute altitude, soit une charge de 294,690 kg à 2.000 mètres.
Les C-5M «Super Galaxy» devront pouvoir rester en service durant les quarante prochaines années au sein de l’US Air Force. L’USAF a décidé de convertir l’ensemble des C-5B et C en version M. L’ensemble de la flotte sera convertie comme prévu, d’ici 2016.
Photos : C-5M Super Galaxy @ Lockheed-Martin