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La coopération au développement, c'est avant tout l'ensemble des actions entreprises sous le signe de la solidarité internationale pour lutter contre la pauvreté et promouvoir un monde plus juste marqué par un développement durable.
Bref historique
Les notions de "développement", de "sous-développement" et de "Tiers-monde" sont apparues dans la deuxième moitié du XXe siècle. On considérait alors que les sociétés dites traditionnelles étaient en retard par rapport à la civilisation occidentale et qu’elles devaient franchir une série d’étapes afin de parvenir à la souveraineté économique et un haut niveau d’industrialisation. Ces deux éléments, mesurés en fonction du Produit intérieur brut (PIB) des états, étaient sensés garantir à ces populations de meilleures conditions de vie. Le développement était donc vu comme une modernisation surtout au niveau économique et technique, qui devait dans un deuxième temps engendrer de nets progrès aux niveaux politique, social et administratif.
C’est ainsi que les États occidentaux ont mis en place des organismes officiels d’aide au développement dans le but de mettre en œuvre cette "modernisation". C’est aussi une période où les organisations non gouvernementales (ONG) à caractère humanitaire et les missions religieuses (actives depuis longtemps) ont intensifié leurs actions pour aider ces populations défavorisées.
Aujourd'hui, la notion de coopération au développement a évolué, de même que les termes utilisés pour en parler. On ne parle plus de pays sous-développés ou de pays du Tiers-monde mais plutôt de pays en voie de développement. L'assistance est de moins en moins vue comme la solution aux problèmes des pays du Sud. Les ONG en particulier privilégient d'autres types de coopération.
Pour aller plus loin, nous vous suggérons deux brochures éditées par la DDC :
Dans un monde parfait où toutes les personnes et toutes les minorités pourraient vivre dignement et dans l'assurance que leurs droits soient respectés, la coopération au développement deviendrait inutile. Malheureusement, ce n'est pas le cas, comme certains chiffres alarmants nous le rappellent régulièrement.
Ainsi, on estime que 795 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde, soit 1 personne sur 9, alors que près de 8500 enfants meurent chaque jour à cause de la malnutrition, celle-ci représentant 45% des causes de décès (en savoir plus). Un autre exemple frappant concerne l'analphabétisme qui touche environ 757 millions d'adultes dont les deux tiers sont des femmes (en savoir plus). On pourrait continuer à citer les statistiques traitant de l'espérance de vie, d'accès à l'eau potable, d'accès au soin et de nombreux autres problèmes.
Tous les pays font face à des problèmes mais l'on constate au niveau planétaire un grand déséquilibre dans leur répartition. C'est donc la cohésion mondiale que ces problèmes menacent et c'est pourquoi la solidarité entre les peuples est une priorité absolue.
Les projets soutenus par Latitude 21 permettent de manière concrète à des milliers de personnes d'améliorer durablement leurs conditions de vie et leur accès aux ressources économiques, culturelles, sociales ou politiques.
Une organisation non gouvernementale (ONG) est une association à but non lucratif, d'intérêt public, qui ne relève ni de l'État, ni d'institutions internationales. Les ONG n'ont pas le statut de sujet de droit international. De ce point de vue, les associations membres de Latitude 21 sont toutes des ONG. Dans le mesure où la définition d'une association varie d'un pays à l'autre, Latitude 21 parle de ces membres en tant qu'associations à but non lucratif. A cet égard, seules les associations constituée selon les articles 60 à 79 du Code civil suisse peuvent devenir membre de la fédération.
Latitude 21 n'est pas une ONG mais une association faitière qui regroupe des associations neuchâteloises actives dans le domaine de la coopération au développement.
Elle centralise les fonds publics destinés à la coopération au développement et s'assure qu'ils soient utilisés de manière efficiente et rigoureuse. La fédération garantit ainsi une cohérence générale entre les différentes initiatives de développement au sein du canton de Neuchâtel et propose aux autorités publiques un éventail de projets de qualité.
Ainsi, la fédération limite la multiplication des demandes de financement et allège les tâches administratives des autorités. Latitude 21 garantit que tous les projets soutenus par son intermédiaire répondent à des critères de qualité rigoureux grâce au travail de ses différentes Commission.
Ce mécanisme permet de faciliter le travail des pouvoirs publics en les déchargeant du travail d'expertise et de gestion d'éventuels problèmes qui pourraient surgir dans la mise en œuvre d'un projet.
Latitude 21 garantit que les associations réunies sous sa bannière et les projets soutenus répondent à des critères stricts de qualité. La Commission technique assure le contrôle du suivi et de la bonne conduite des projets, tandis que la Commission de suivi financier contrôle les rapports et décomptes financiers tant au niveau des projets et que du fonctionnement des associations membres.
Ainsi, les associations doivent répondre aux critères suivants :
Quant aux projets, les critères principaux sont :
Chaque franc que reçoit Latitude 21 est rigoureusement tracé dès sa réception jusqu'à son attribution pour un projet précis. Ainsi, Latitude 21 est en mesure de dire si l'argent alloué à tel projet provient de la Confédération, du Canton ou d'une Commune donatrice. Comme la Commissions de suivi financier analyse de manière détaillée les décomptes finaux des projets et est en mesure de demander le remboursement partiel ou total d'un projet en cas de problème, la fédération peut garantir une utilisation optimale des deniers publics.
Il faut aussi mentionner que Latitude 21, grâce à l'engagement bénévole des membres du Conseil et des diverses Commissions, n'utilise qu'environ un quart de l'argent total reçu pour son fonctionnement propre, ce qui reste modeste par rapport au fonctionnement d'autres agences de coopération au développement. Bien sûr, cet argent n'est pas attribué aux bénéficiaires locaux, mais c'est le prix à payer pour avoir les garanties offertes par la fédération.
Pour de plus amples informations, vous pouvez consulter la brochure "le chemin du don" qui a été publiée à l'occasion de la journée cantonale de la coopération au développement du 5 novembre 2011.
La campagne d’information 2015-2016 de Latitude 21 s’inscrira dans la problématique générale de l’Agenda « post-2015 » pour des raisons de calendrier international, mais également parce que l’Agenda « post-2015 » a l’avantage de lier les problématiques de la lutte contre la pauvreté et du développement durable.
L’Agenda 21 définit, comme objectif à long terme, l’accès à des moyens d’existence durables pour tous par une gestion durable des ressources et par des politiques sociales adéquates. Il s’avère que l’Agenda 21, pour diverses raisons, a surtout été identifié à ses objectifs environnementaux. C’est pourquoi la Communauté internationale, lors du Sommet du Millénaire en 1992, tout en renouvelant son soutien à l’Agenda 21, a tenu à mettre un accent particulier sur des objectifs sociaux : les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) (lutte contre la pauvreté, accès généralisés à l’éducation de base et aux soins de santé primaire etc.). Les OMD arrivant à échéance en 2015, la communauté internationale est en train de définir un Agenda « post-2015 » qui réunira en un seul document l’Agenda 21 et les OMD.
L’Agenda « post-2015 » veut particulièrement prendre en compte l’évolution du contexte international et les grands défis à relever pour éliminer la pauvreté absolue et garantir un développement durable pour tous, dans les pays du Sud, comme dans les pays du Nord. Il s’agit de passer d’un agenda pour les pays en développement, focalisé principalement sur les questions sociales (OMD), à des objectifs universels pour un monde plus juste et plus durable. . L’aide au développement ne doit pas «être un cadeau», selon les partis bourgeois.