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Tennis - Roger Federer (no 1) ne disputera pas une neuvième demi-finale consécutive à l'US Open.
Le Bâlois de 31 ans s'est incliné en quatre sets, 7-6 (7/1) 6-4 3-6 6-3, face au Tchèque Tomas Berdych (no 6). Il n'avait jamais connu la défaite dans ses 23 premières "night sessions" disputées dans le stade Arthur Ashe.
Tomas Berdych est un récidiviste. Le solide Tchèque (1m96, 91 kg) avait en effet déjà mis un terme à une superbe série de Roger Federer à Wimbledon, où le Bâlois avait disputé sept finales d'affilée avant de subir la loi du résident monégasque en... quart de finale de l'édition 2010.
Le somptueux été de Roger Federer connaît donc une fin étonnante. Redevenu no 1 mondial après avoir triomphé pour la septième fois à Wimbledon, "argenté" aux JO de Londres, il n'aurait certainement pas imaginé quitter Flushing Meadows sur un échec aussi prématuré.
D'autant plus que l'homme aux 17 trophées du Grand Chelem semblait redevenu invulnérable sur les courts en dur américains. Il avait ainsi conquis le titre dans le Masters 1000 de Cincinnati sans concéder le moindre break, et n'avait perdu qu'un seul jeu de service dans ses trois premiers matches à New York.
Au repos forcé depuis samedi en raison du forfait de Mardy Fish (no 23), Roger Federer s'est heurté à un roc mercredi soir. Impressionnant à la relance, extrêmement constant à l'échange, Tomas Berdych s'emparait ainsi de la mise en jeu du Bâlois à cinq reprises, se procurant au total onze balles de break.
Tout avait pourtant démarré de manière idéale pour Roger Federer, qui signait le break d'entrée. Il relançait cependant les actions de son adversaire en livrant un jeu de service catastrophique alors qu'il menait 3-2, commettant trois fautes directes. Le Bâlois touchait même le fond dans un jeu décisif perdu 7/1, alors qu'il aurait pu signer un mini-break dès le premier point s'il n'avait pas manqué une volée de revers plutôt aisée.
Le Maître entretenait l'espoir d'un improbable retour en empochant un troisième set dans lequel il fut pourtant mené 1-3. Poussé par un public qui ne voulait pas le voir quitter New York, il retrouvait même comme par miracle son meilleur tennis, réussissant des prodiges en attaque comme en défense. Il craquait cependant sur son service à 3-4 dans la quatrième manche. Tomas Berdych, qui signait alors le break grâce à un coup droit gagnant, ne tremblait pas au moment de conclure et terminait la partie sur un jeu blanc.
ATS