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La prestation brute moyenne de 250 200 francs par exploitation a baissé de 5 500 francs, respectivement de 2,1 % par rapport à l'année précédente. Cette baisse est due aux prix à la production globalement plus bas ainsi qu'à une évolution météorologique défavorable pour certaines cultures. Pour la production végétale, la prestation brute a baissé de 4 000 francs (- 10 %). La production céréalière a été caractérisée par des récoltes plus faibles et des prix à la production plus bas. Pour les betteraves sucrières, la réduction de la surface cultivée, la baisse des prix et une récolte plus faible en termes de poids ont conduit globalement à une baisse de 28% de la prestation brute malgré des teneurs en sucre supérieures à la moyenne. Après une bonne année 2009, la prestation brute de la production fourragère a baissé en raison des récoltes plus faibles et du changement des prix indicatifs.
La baisse de la prestation brute de 3 300 francs (- 2,8 %) observée dans la production animale est principalement due à un prix du lait qui a continué à chuter. La prestation brute du lait a ainsi diminué de 1 500 francs (- 2,7 %) malgré une quantité de lait produit en légère progression. Une offre très importante de porcs de boucherie ainsi qu'une évolution défavorable du marché du bétail bovin avec des prix à la production bas ont conduit à une diminution de la prestation brute de la viande pour le bétail bovin et les porcs. En production avicole, la prestation brute a en revanche pu progresser de 9,3 % en raison des bonnes conditions de vente. Si la prestation brute de la production agricole a affiché une baisse, les paiements directs ont quant à eux augmenté de 1 950 francs. Ceci résulte de l'augmentation du montant unitaire des contributions pour les surfaces de compensation écologique et pour les terrains en pente. La prestation brute issue des activités para-agricoles est quant à elle en hausse tandis que les produits des immobilisations ordinaires ont diminué.
Les coûts réels sont pratiquement au niveau de l'année précédente (- 0,2 %). En 2010, ils se montent à 195 000 francs par exploitation. Dans la production végétale, les coûts matériels ont diminué de 590 francs (- 4,4 %) en raison de la baisse du prix des engrais. En production animale, les coûts matériels ont diminué de 890 francs (- 1,6 %). La raison principale est la baisse du coût d'achat des animaux. Les amortissements pour les machines et les bâtiments sont en revanche plus élevés. En 2010, les coûts pour les intérêts des dettes étaient inférieurs à ceux de l'année précédente en raison de la baisse du taux d'intérêt moyen pour les capitaux étrangers.