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"Les états-unis et la Société des Nations (1914–1946)" de Ludovic Tournès
Ludovic Tournès, professeur d'histoire, membre du Comité de direction du GSI, publie "Les états-unis et la Société des Nations (1914–1946)" aux éditions Peter Lang.
Bien qu’ils n’aient pas adhéré à la Société des Nations, les États-Unis ont largement participé à ses activités, jouant un rôle déterminant dans le développement des sections techniques, ancêtres des agences spécialisées de l’ONU (santé, travail, questions économiques, coopération intellectuelle). Les principaux acteurs de cette participation sont les fondations philanthropiques, notamment la Rockefeller foundation et la Carnegie endowment for international peace. Décidées à intégrer coûte que coûte les États-Unis dans le système sociétaire afin de pouvoir influer sur l’élaboration de normes internationales, les fondations sont tout au long de l’histoire de la SdN des soutiens financiers et des partenaires intellectuelles majeures. Le gouvernement américain n’est pas absent du processus : comprenant l’intérêt de ne pas rester aux portes de l’organisation internationale, il envoie des experts dans les multiples commissions créées par la SdN et soutient discrètement l’activité des fondations. La participation américaine, officieuse mais massive, contribue ainsi à remodeler dès l’entre-deux-guerres le système
international.
Ludovic Tournès
Ludovic Tournès est professeur d’histoire à l’université de Genève. Il a publié notamment New Orleans Sur Seine. Histoire du jazz en France
(1999), Du phonographe au MP3 (2008, rééd. 2011), L’Argent de l’influence. Les fondations américaines et leurs réseaux européens (2010), et
Sciences de l’homme et politique. Les fondations philanthropiques américaines en France au XXe siècle (2011).
2016