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Considérant qu’ « Il existe dans toutes les villes d’Europe de grands bâtiments, des ensembles construits ou des groupes d’édifices qui forment de véritables parties de ville et dont la fonction est rarement la fonction originelle »[1], la réaffectation d’édifices religieux par la profanation semble opportune.
Nos sociétés actuellement confrontées à la problématique de l’hébergement d’urgence, s’interrogent sur la qualité des accueils en termes de salubrité, de confort et de dignité. Ce travail propose un imaginaire utopique pour y répondre.
Pragmatiquement la position spatiale des édifices religieux au sein de la ville ainsi que leur disponibilité nous interrogent quant à la possibilité d’une meilleure utilisation. En effet, on observe aujourd’hui, du fait de la baisse de la fréquentation des fidèles dans ces lieux, un potentiel à les réinvestir.
A Lausanne, l’exemple récent de l’occupation de la paroisse de l’église Saint-Laurent par le COLLECTIF R qui vise à la prise en charge de réfugiés en demande d’asile, montre qu’une réflexion est d’ores et déjà en cours.
Ce projet pousse cette réflexion, en se demandant s’il ne serait pas envisageable, à travers une profanation, de ramener au libre usage de tels espaces, tout en redéfinissant la notion de refuge en y incluant des considérations domestiques adéquates, dignes et pérennes.
[1] Aldo Rossi, L’Architecture de la ville, Infolio, Gollion,2001, p.23