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le temps
L’intégration est l’affaire de la personne immigrée
En rejetant le contreprojet à l'initiative sur le renvoi, le souverain suisse a aussi refusé d'inscrire un article sur l'intégration dans la Constitution fédérale. Selon cette disposition, la...
En rejetant le contreprojet à l'initiative sur le renvoi, le souverain suisse a aussi refusé d'inscrire un article sur l'intégration dans la Constitution fédérale. Selon cette disposition, la Confédération, les cantons et les communes auraient dû tenir compte des besoins de l'intégration dans l'accomplissement de leurs tâches. Aujourd'hui, le Conseil fédéral a ouvert une procédure de consultation sur un projet de loi imposant de nouvelles obligations à la Confédération et aux employeurs en matière d‘intégration. Les conséquences financières de cette réforme, y compris la mise en place et le développement d'une nouvelle bureaucratie, seraient énormes.
Une fois de plus la Confédération cherche, moyennant de nouvelles lois et subventions, à miner le fédéralisme, donc l'autonomie des cantons et des communes. Les conséquences financières de ce projet seraient également lourdes pour les cantons et les communes. Aujourd'hui déjà, le subventionnement de programmes publics d'intégration coûte des sommes énormes aux cantons, villes et communes. Or, il faut se rappeler que l'intégration est avant tout l'affaire des personnes qui immigrent en Suisse. Des mesures individuelles ciblées sur des situations concrètes et limitées dans le temps peuvent certres être utiles dans les communes et les villes, mais sans la volonté des personnes concernées de s'intégrer ces efforts ne servent à rien. Des moyens financiers et prescriptions supplémentaires suscitent avant tout de nouvelles revendications et transfèrent les responsabilités à d'autres niveaux. La règle est simple: celui qui immigre doit veiller à son intégration.