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Christoph Mörgeli s'attaque à son chef à l'Université de Zurich
Christoph Mörgeli, récemment licencié de son poste de conservateur du Musée d'histoire de la médecine à Zurich, veut que les données bancaires, les mails et les appels téléphoniques de son chef, le professeur Flurin Condrau, soient examinés. Le conseiller national UDC zurichois estime par ailleurs qu'il n'a pas encore été licencié: son renvoi a seulement été évoqué, a-t-il déclaré dans une interview à la "SonntagsZeitung".
Malgré sa mise à pied immédiate, il reçoit les journalistes dans son bureau, disant espérer "pouvoir continuer à diriger le Musée d'histoire de la médecine". Selon lui, il a "rempli au mieux" les objectifs fixés par son supérieur, a-t-il assuré. Ainsi, il a remis dans les temps cinq concepts, mais n'a eu un retour de la part de Flurin Condrau que pour un seul d'entre eux, a-t-il déclaré.
Il compte également continuer de donner des cours à l'Université de Zurich, explique l'historien de la médecine, qui exclut enseigner ailleurs. Cette possibilité lui est toujours ouverte, puisque son poste de professeur n'est pas remis en cause.
Enquête exigée
Christoph Mörgeli est persuadé que "ses supérieurs et leur entourage" l'ont diffamé par des indiscrétions ciblées. Concrètement, il soupçonne "que des inconnus venus de l'entourage de M. Condrau" auraient transmis aux médias deux rapports, "dans le but de provoquer son licenciement". Pour cette raison, "toutes les banques de données, les mails et les appels téléphoniques du professeur Flurin Condrau et consorts" doivent être examinés, exige Christoph Mörgeli.
Il n'a par contre pas encore décidé s'il allait aussi saisir la justice contre certains médias. L'université veut devenir une zone sans UDC, croit savoir le politicien UDC. Il dit ne pas comprendre "l'ardeur missionnaire" que l'Université de Zurich emploie à éliminer "les derniers représentants UDC".
ats/nr