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Alors qu'Arnold Schwarzenegger choisit Genève pour installer une nouvelle organisation internationale, Rive-Belle refait surface. Souvenez-vous. Le Conseil d'Etat rêvait de vendre cette propriété, magnifiquement située à Pregny-Chambésy, au bord du lac Léman. L'Etat algérien était intéressé jusqu'à ce qu'un fin notaire relève l'existence sur la parcelle d'un droit d'accès pour le public que lui confère la Loi sur la protection des rives du lac. Ce qui avait échappé aux collaborateurs de Mark Muller. L'UDC s'était mobilisée pour que ce domaine reste à la population genevoise et que sa plage soit leur soit accessible. La votation sur l'OMC avait montré l'intérêt des Genevois pour leurs parcs. Voilà une compensation bienvenue. Le parti socialiste, viscéralement opposé à toute vente du patrimoine public avait alors mené combat commun avec l'UDC et dégagé une majorité devant le Grand Conseil. La partie était gagnée.
La volonté clairement exprimée par la majorité du Grand Conseil était donc d'offrir aux Genevois une nouvelle plage. Mon collègue socialiste Alberto Velasco imaginait un centre de planches à voile. Pourquoi pas. Le bon sens aurait donc voulu que le bâtiment soit loué et qu'ainsi l'Etat finance l'entretien de la plage après y avoir apporté les améliorations nécessaires. C'est ce qui se faisait autrefois lorsque Rive-Belle était louée à la Confédération. Nous apprenons aujourd'hui que ce bâtiment sera mis à disposition à l'Institut Confucius (succursale de l'Université de Pékin) pour que ce dernier puisse faire connaître la culture chinoise. Gratuitement. Ou gracieusement. C'est comme vous voulez.
Nous connaissons l'amour parfois excessif que voue le Conseil d'Etat pour tout ce qui compose la Genève Internationale. D'où les craintes de l'UDC qui s'entête à vouloir que la plage de Rive-Belle soit mise à disposition du public. Quelles conditions offrent notre gouvernement à cet institut? Et quelles sont les garanties d'utilisation des bords du lac pour la population genevoise? Une interpellation urgente écrite nous éclairera sur les intentions de l'exécutif genevois.