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lundi 31 octobre 2016
dimanche 30 octobre 2016
17/30 octobre: Icône de la Mère de Dieu, "Vierge avant et après l'enfantement" [ПРЕЖДЕ РОЖДЕСТВА И ПО РОЖДЕСТВЕ ДЕВА"]
L'icône de la Mère de Dieu "en enfantant, tu conservas ta virginité" ("Vierge avant et après l'enfantement") fut transférée au monastère Nikolaev Pechkov du diocèse de Moscou par le marchand moscovite Alexis Grigorievich Mokeev. Vers 1780 Alexis rejoignit les moines du monastère. Il avait donné toute sa richesse à l'higoumène du monastère, l'archimandrite Macaire, et l'icône sainte restait dans sa cellule.
Après la mort d'Alexis, l'icône fut donnée à l'archimandrite, qui observa que l'icône avait été peinte à l'huile sur toile et non pas selon les règles prescrites de l'iconographie (id est, sur bois et en utilisant la tempéra à l'œuf), et il l'installa sur la porte de sortie de la chapelle de St-Méthode, qui était sur une rue non loin du monastère.
La glorification de l'icône sainte commença en 1827, lorsque le capitaine Platon Osipovitch Shabashov, en passant de nuit devant la chapelle, vit une lumière extraordinaire venant de l'icône de la Très Sainte Mère de Dieu. Une autre fois, il eut une vision de l'icône à un moment où il se trouvait dans des circonstances difficiles. Dans un rêve, Platon vit l'icône rayonnante de la Mère de Dieu dans les nuages au-dessus de la chapelle de St-Méthode et il entendit une voix dire: "Si tu souhaites être délivré de la tentation, prie devant cette icône." Platon obéit à l'injonction de la Mère de Dieu, et son affliction disparut.
Le pieux Platon parla des miracles à l'higoumène du monastère. Il transféra ensuite l'image sainte dans le monastère. Quand ils voulurent mettre l'icône dans un kiot [cadre de protection avec une vitre], l'image de la Très Sainte Vierge, peinte sur toile, se tendit laissant voir une planche, sur laquelle se cachait une représentation de la Mère de Dieu de la meilleure qualité. De nombreux miracles furent enregistrées comme ayant eu lieu devant cette icône en 1848 lors d'une épidémie de choléra, où beaucoup qui prièrent devant elle furent guéris.
Cette icône de la Mère de Dieu est du type Hodigitria.
Version française Claude Lopez-Ginisty
L'icône de la Mère de Dieu "Libératrice", avant d'être amenée au monastère Simono-Kananitsk du Nouvel Athos dans le Caucase, était sur le mont Athos avec un frère du monastère russe de Saint-Pantéléimon, le moine mégaloschème Martinien (+ 1884). Le pieux mégaloschème avait reçu cette icône de l'ascète Théodule. L'icône sainte fut glorifiée par des miracles pendant de nombreux siècles.
Après avoir prié devant cette icône les habitants de Sparte, en Grèce furent délivrés d'une invasion de sauterelles en 1841. Sur l'icône la Très Sainte Mère de Dieu tient l'Enfant divin sur son bras gauche, et Il bénit de Sa main droite.
Du monastère de Saint-Pantéléimon, selon les dernières volontés du mégaloschème Macaire, qui l'avait alors en sa garde, cette icône fut donnée au monastère du Nouvel Athos le 20 juillet 1889, et la célébration de fête en son honneur fut fixée au 17/30 octobre.
Lorsque le jour de la fête en l'honneur de cette icône fut célébré au monastère de Simono-Kananitsk, une tempête jeta plus d'une tonne de poisson sur la plage du monastère, pourvoyant aux repas des visiteurs.
Elle est aussi fêtée le 17/30 avril.
Version française Claude Lopez-Ginisty
vendredi 28 octobre 2016
L'icône de la Mère de Dieu "Qui multiplie les blés", a été peinte avec la bénédiction du staretz Ambroise d'Optino du monastère de la Visitation au désert d'Optino.
Saint Ambroise, grand ascète russe du XIXe siècle, avait une foi ardente et enfantine en la Mère de Dieu. Il vénérait en particulier tous les jours de fête de la Mère de Dieu, et en ces jours-là, il redoublait sa prière. L'icône de la Mère de Dieu"Qui multiplie les blés," saint Ambroise la donna en bénédiction au monastère de femmes qu'il avait fondé à Chamordino, non loin du monastère d'Optino, monastère créé en l'honneur de l'icône de la Mère de Dieu de Kazan.
Sur cette icône peinte à la demande du staretz, la Mère de Dieu est représentée assise sur les nuages, et ses mains sont étendues en bénédiction. En dessous d'elle, il y a un champ comprimé, et sur celui-ci, au milieu de l'herbe et des fleurs gisent des gerbes de seigle. Le staretz Ambroise décréta lui-même le jour de la fête au 15/28 octobre, et baptisa l'icône Mère de Dieu " Qui multiplie les blés", indiquant par là que la Très Sainte Mère de Dieu" est une Aide pour les personnes dans leurs travaux en vue d'acquérir leur pain quotidien."
Avant sa bienheureuse dormition, saint Ambroise commanda de nombreuses copies de cette icône et les envoya à ses enfants spirituels. Pour l'acathiste à cette icône, le staretz composa un répons particulier, "Réjouis-toi, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi! Accorde nous indignes, la rosée de ta grâce et la manifestation de ta miséricorde! "
L'enterrement de saint Ambroise eut lieu le 15/28 octobre, jour de fête de l'icône. Le premier miracle de la sainte icône fut observé en 1891, lorsque dans toute la Russie il y eut une famine en raison des mauvaises récoltes. Dans le district de Kalouga et dans les champs du monastère de Chamordino, cependant, du grain fut produit.
En 1892, déjà après la mort de saint Ambroise, son assistant Jean [Tcherepanov] envoya une copie de l'icône au monastère de femmes de Pyatnitsa dans le district de Voronej. En ce lieu il y avait une menace de sécheresse et de famine, mais bientôt après une Moleben célébré devant l'icône de la Mère de Dieu "Qui multiplie les blés", la pluie tomba et mit fin à la sécheresse.
Version française Claude Lopez-Ginisty
mardi 25 octobre 2016
La fête de ce jour, correspond en Russie à l'arrivée d'une copie de cette icône à Moscou le 13/25 octobre 1648). Elle est aussi fêté à cette même date
Sous l’empereur Théophile, pendant la période iconoclaste, des soldats firent irruption dans la maison d’une veuve qui possédait une chapelle dédiée à la Mère de Dieu.
Un des soldats frappa l’icône de la Génitrice de Dieu qui occupait la place d’honneur. Cette icône était, selon la tradition de l’Eglise, une copie de celle que le saint Apôtre Luc avait peinte. Du sang jaillit de la joue de la Mère de Dieu. Le soldat, frappé de stupeur, se repentit, se convertit, et entra dans un monastère.
Sachant que les iconoclastes allaient revenir accomplir leur sinistre besogne, la pieuse femme pria pour être guidée par Dieu et, sous l’inspiration divine, jeta l’icône à la mer. Celle-ci ne coula pas, mais flotta sur l’onde et s’éloigna vers le large…
Le fils de cette femme dévote se réfugia ensuite au Mont Athos, y narra l’histoire de l’icône et vécut une sainte vie. Cette histoire fut transmise de génération en génération à tous les moines du monastère d’Iviron[1].
Plusieurs années plus tard, l’icône, dit la tradition, apparut comme « dans une colonne de feu » sur la mer. Un saint moine du nom de Gabriel eut une apparition de la Mère de Dieu qui lui annonça qu’Elle désirait que les moines de ce lieu aient son icône comme protectrice et pour le salut de leurs âmes. Elle lui enjoignit de s’avancer sans crainte sur les eaux pour la prendre dans ses mains. Ce qu’il fit. Une icône fut écrite qui montre ce prodige.
L’icône ramenée au monastère d’Iviron fut placée sur l’autel. Le lendemain elle avait disparu du sanctuaire. Elle fut retrouvée sur le mur près du portail, à l’entrée du Monastère.
Ceci se répéta à plusieurs reprises jusqu’à ce que la Mère de Dieu apparaisse au moine Gabriel pour lui dire qu’Elle n’avait nul besoin d’être protégée par les moines. Elle désirait au contraire que les caloyers[2] d’Iviron soient protégés par Elle, comme Elle l’avait annoncé au moine Gabriel.
Après ces prodiges, une église fut construite près des portes du monastère où l’icône fut déposée. On peut l’y voir encore de nos jours. Elle fut connue sous le nom d’icône d’Iviron (Iverskaïa en russe) ou de Portaïtissa (Portière, Gardienne de la Porte ou du Portail en grec)
.
Au XVIIe siècle l’archimandrite Nikon de Moscou, plus tard Patriarche de Moscou et de toutes les Russies, demanda à l’Higoumène du monastère d’Iviron de lui envoyer une copie de l’icône. Sa requête fut acceptée et une chapelle fut construite près des murs du Kremlin à Moscou.
L’icône dite « Iverskaïa »[3] fut très vénérée par le peuple russe jusqu’à la révolution bolchevique de 1917 qui vit la destruction de la chapelle et la disparition de l’icône. Un acathiste[4] avait même été composé en Son honneur. [5]
Cette icône est vénérée le 12/25 février, le 31 mars/13 avril et le Mardi Lumineux.
Version Française Claude Lopez-Ginisty
d'après diverses sources
NOTES
[1] Appelé ainsi car il fut à l’origine le monastère des Ibères, c’est-à-dire des Georgiens.
[4] Hymne au Christ, à la Mère de Dieu ou à un Saint que l’on récite et que l’on écoute debout ( c’est le sens du mot grec).
[5] Cet acathiste est donné en annexe. Après l’avoir traduit, comme j’en parlais avec Frère Joseph-Ambroise, gardien de la Portaïtissa de Montréal et martyr, et que je m’étonnais de ce que la copie faite au Mont Athos ait été peinte en utilisant de l’eau bénite et des reliques insérées sous le levkas, il me dit que lui-même avait procédé de cette façon pour la copie de la Portaïtissa qu’il avait faite et envoyée en Russie. Il aurait tellement voulu s’y rendre lui-même avec l’icône myrrhoblyte!…
L'icône de la Mère de Dieu de Kalouga est apparue en 1748 dans le village de Tinkova, près de Kalouga, dans la maison du propriétaire Basile Kondratevich Khitrov. Deux serviteurs de Khitrov nettoyaient le grenier de sa maison. L'une d'elle, Eudocie, connue pour son mauvais caractère, était coutumière d'un langage grossier et même indécent. Sa compagne était modeste et sérieuse.
Elles découvrirent un gros paquet recouvert d'une toile de lin. L'ouvrant, la jeune fille vit l'image d'une femme en vêtements sombres avec un livre dans ses mains. Considérant que c'était le portrait d'une moniale et voulant faire revenir Eudocie à ses sens, elle l'accusa d'être irrespectueuse envers "l'higoumène".
Eudocie se gaussa des paroles de reproche de sa compagne, et de plus en plus en colère, elle cracha sur l'icône. Immédiatement, elle fut saisie de convulsions et tomba sans connaissance. Elle devint aussi aveugle et muette. Sa compagne apeurée, rapporta ce qui était arrivé à la maison.
La nuit suivante, la Reine du Ciel apparut aux parents d'Eudocie et leur dit que leur fille avait agi avec impertinence envers elle et elle leur ordonné de servir un Molieben devant l'icône insultée, puis de bénir la malade avec de l'eau bénite au Molieben.
Après le Molieben, Eudocie récupéra, et prit l'icône miraculeuse de Khitrov dans sa propre maison, où celle-ci accorda la guérison à ceux qui l'approchaient avec foi. Plus tard, l'icône fut placée dans le temple de la paroisse de la Nativité de la Très Sainte Mère de Dieu dans le village de Kalouga. À l'heure actuelle, elle se trouve dans l'église cathédrale de Kalouga.
Par cette icône, la Mère de Dieu a maintes fois manifesté sa protection à la terre russe pendant les périodes difficiles. La célébration de l'icône de Kalouga le 2 septembre a été créée en souvenir de la délivrance de la peste en 1771. Un deuxième célébration est établie le 12 octobre, en mémoire de la préservation de Kalouga de l'invasion française de 1812. En 1898, une célébration fut établie le 18 juillet pour remercier la Mère de Dieu pour sa protection contre le choléra. L'icône est également commémorée le premier dimanche du Carême des Apôtres.
Version française Claude Lopez-Ginisty
samedi 22 octobre 2016
Elle est considérée comme l'une des icônes de la Mère de Dieu, que peignit saint Luc l'évangéliste.
Il y a deux versions différentes de l'apparition de l'icône de la Mère de Dieu de Korsoun en Russie. Dans la première, l'icône fut apportée à Korsoun depuis Kiev par Saint Vladimir.
Une autre légende dit qu'elle fut introduite en Russie à la fin du XII siècle par la princesse Predislava Polotskaya, Euphrosine dans le monachisme, qui la reçut comme don de l'empereur grec.
L'image de la Mère de Dieu de Korsoun est très semblable à celle dite de Kasperov.
Version française Claude Lopez-Ginisty
L'icône de la Mère de Dieu, "Apaise Ma Douleur", accomplit de nombreux miracles à Moscou dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, et principalement durant l'épidémie de peste de 1771. L'icône apportée par les Cosaques à Moscou en 1640 sous le règne de Mikhaïl Fédorovitch (1613-1645) fut placée dans l'église Saint-Nicolas.
Il fut un temps, probablement en raison du feu et de reconstructions répétées du temple de l'icône oubliée, elle fut abandonnée dans la tour du clocher. Mais une femme malade eut une vision de l'icône et fut guérie par la Mère de Dieu. Ensuite une chapelle en son honneur fut construite. A partir de 1760, une fête de l'icône miraculeuse, eut lieu dès lors chaque année le 25 janvier/7 février en mémoire de la guérison de la malade, qui avait eu cette vision de l'image sacrée et avait été guérie après la prière devant elle.
Elle est fêtée le 9/22 octobre et également le 25 septembre/8 octobre .
Version française Claude Lopez-Ginisty
samedi 15 octobre 2016
vendredi 14 octobre 2016
Sur l'icône Kasparov de la Très Sainte Mère de Dieu, la Toute Pure tient son Fils sur son bras gauche. L'enfant Jésus tient un parchemin. Saint Jean Baptiste est représenté dans une marge de l'icône, et sainte Tatiana dans l'autre. Ce sont probablement les saints patrons des propriétaires originaux de l'icône. La tradition dit que cette sainte icône avait été apportée à Cherson de puis la Transylvanie à la fin du XVIe siècle par un Serbe. Transmise des parents aux enfants, elle appartint finalement en 1809 à une certaine dame Kasperova de Cherson, d'où son nom.
Une nuit de Février 1840 alors que cette femme priait, cherchant consolation à ses nombreux tourments, regardant l'icône de la Génitrice de Dieu, elle remarqua que les détails de l'icône, noircis par l'âge, étaient soudainement devenus lumineux. De nombreuses icônes dont les traits et les personnages sont estompés par le temps et la fumée d'encens des églises, se renouvellent parfois spontanément et s'éclaircissant, elles laissent voir tous leurs détails en devenant lumineuses. Bientôt l'icône fut glorifiée par de nombreux miracles, et le peuple de Dieu la considéra comme thaumaturge.
Pendant la guerre de Crimée (1853-1856), l'icône fut portée en procession à travers la ville d'Odessa, qui était assiégée par les forces ennemies. Le Grand et Saint Vendredi, la ville fut épargnée. Depuis ce temps, par la volonté de l'archevêque Innocent (Borissov), voulant que cet événement miraculeux reste dans les mémoires, un acathiste a été officié chaque vendredi devant l'icône dans la cathédrale de la Dormition d'Odessa.
Cette Icône est commémorée le 1/14 Octobre, le 29 Juin/12 juillet, et le Mercredi Lumineux.
Version française Claude Lopez-Ginisty
L'apparition cette icône au monastère Brailovsky du couvent de la Sainte Trinité, dans la ville de Braïla, au diocèse de Vinnytsia en Ukraine, est associée au nom du professeur d'Histoire et de Philologie du lycée de Nijine, l'archiprêtre A. Hoynatsky, qui en Juillet 1887 à Pochaev l'a trouvée dans l'une des églises de la Laure avec l'inscription: "L'image de l'icône miraculeuse de Notre-Dame de Braïla."
Intrigué par cette inscription, le professeur a commencé à étudier l'icône, et a conclu qu'il avait affaire à une copie de l'ancienne icône miraculeuse de Braïla, dont avait fait don Michel Kropivnisky. Avec la bénédiction des Supérieurs de la Laure, l'archiprêtre Hoynatsky l'a solennellement déplacée au monastère, où elle a trouvé sa place à la solea à la gauche des Portes Royales de la principale église du monastère.
Version française Claude Lopez-Ginisty
L'icône de la Mère de Dieu du monastère Barsky fut longtemps vénérée par les orthodoxes et les catholiques romains. Sa célébration solennelle fut établie en 1887.
Cette icône ancienne était au monastère Barsky du diocèse de Podolie (région actuelle de Vinnytsia, Ukraine). Au début du XVIe siècle, la ville de Bar et de ses environs fut sous domination polonaise, mais en 1793 l'ensemble de Podolie revint à la Russie.
Dans les temps anciens, la ville souffrit de l'invasion des Tatars en Russie. Au début du XVIe siècle, les Polonais reprirent possession de la ville et l'appelèrent Bar, mais en 1793, Bar fut retournée à la Russie, et en 1837 le monastère et le manoir avec ses anciens sanctuaires, et l'icône miraculeuse de la Mère de Dieu, furent remis au clergé orthodoxe.
En 1887, 50 ans après le retour à l'Orthodoxie du monastère Barsky et de l'icône miraculeuse de la Mère de Dieu, cette mémoire fut solennellement célébrée le 1er Octobre. Depuis lors, le Saint Synode a permis au monastère de Barsky d'établir un jour spécial pour honorer l'icône miraculeuse chaque année le 1er Octobre.
À l'époque soviétique, le monastère fut en ruines, et l'icône miraculeuse fut secrètement gardée pendant de nombreuses années par des gens pieux. De nos jours, cette icône ancienne est dans la sainte église de la Dormition de Bar.
Devant cette icône miraculeuse, on priait pendant les troubles, dans les difficultés, lors des persécutions du christianisme et pour le retour des captifs.
Version française Claude Lopez-Ginisty
La fête de l'icône de la Protection de la Très Sainte Mère de Dieu de Pskov fut créée en mémoire de la délivrance miraculeuse de Pskov des troupes d'invasion du roi polonais Étienne Bathory en 1581. Pendant le siège, on mena l'icône miraculeuse de la Dormition de la Mère de Dieu en procession depuis le monastère.
A la veille de la bataille décisive, le pieux staretz aveugle Dorothée le Forgeron, eut une vision de la Très Sainte Mère de Dieu à l'endroit où l'ennemi était préparé à l'attaque, dans un coin de la forteresse du monastère dédié à la Protection de la Toute Sainte Génitrice de Dieu.
La Très Sainte Vierge apparut au staretz Dorothée avec divers saints russes: le saint Grand Prince Vladimir et et les Princes de Pskov Vsevolod-Gabriel et Dovmont-Timothée, saint Antoine de Grottes de Kiev, saint Cornelius de Pskov, Euphrosyne de Spaso-Elazar et Sava de Krypetsk, le bienheureux Nicolas de Pskov et saint Niphon, archevêque de Novgorod, en charge du monastère de Spaso-Miroj de Pskov.
Partant du côté des grottes du monastère Spaso-Miroj à travers la rivière Velika, la Mère de Dieu avec les Saints entra dans l'église du monastère de la Protection [Pokrov]. Les Saints prièrent le Tout-Pure Vierge d'avoir pitié des citoyens coupables de Pskov et de sauver la ville "de l'imposition de malheurs." La Très Sainte Mère de Dieu, ayant promis à la ville Sa miséricorde, donna des ordres pour mettre en place l'icône de Petchersk [des Grottes] au lieu de son apparition.
Au cours de la bataille, les polonais tentèrent de faire une brèche dans le mur de la forteresse, mais par l'intercession de la Mère de Dieu et des saints, ils ne purent pas entrer dans la ville. Après leur délivrance de l'ennemi, les gens de Pskov reconnaissants construisirent une église en l'honneur de la Nativité de la Très Sainte Mère de Dieu.
Pour le temple de la Protection la Très Sainte Mère de Dieu, l'icône de Pskov-Petchersk de la Mère de Dieu fut peinte, à laquelle on donna aussi le nom de "L'apparition de la Mère de Dieu au staretz Dorothée." L'apparition de la Très Sainte Génitrice de Dieu eut lieu le 7 Septembre, et la célébration de l'icône de Pskov-Petchersk [Grottes de Pskov] fut établie le 1er octobre. Un office spécial écrit pour la fête de la Très Sainte Mère de Dieu.
Version française Claude Lopez-Ginisty
dimanche 9 octobre 2016
samedi 8 octobre 2016
L'icône de la Mère de Dieu, "Apaise Ma Douleur", accomplit de nombreux miracles à Moscou dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, et principalement durant l'épidémie de peste de 1771. L'icône apportée par les Cosaques à Moscou en 1640 sous le règne de Mikhaïl Fédorovitch (1613-1645) fut placée dans l'église Saint-Nicolas.
Il fut un temps, probablement en raison du feu et de reconstructions répétées du temple de l'icône oubliée, elle fut abandonnée dans la tour du clocher. Mais une femme malade eut une vision de l'icône et fut guérie par la Mère de Dieu. Ensuite une chapelle en son honneur fut construite. A partir de 1760, une fête de l'icône miraculeuse, eut lieu dès lors chaque année le 25 janvier/7 février en mémoire de la guérison de la malade, qui avait eu cette vision de l'image sacrée et avait été guérie après la prière devant elle.
A cette époque, sont attirés par sa vie et acathiste. Listes Révéré la Mère de Dieu, appelé "Apaiser Mes Douleurs", sont dans de nombreuses églises à Moscou et d'autres villes.
Elle est fêtée le 25 septembre/8 octobre et également le 9/22 octobre.
Version française Claude Lopez-Ginisty
vendredi 7 octobre 2016
L'icône de la Très Sainte Mère de Dieu de la Myrte (Myrtidiotissa/ΜΥΡΤΙΔΙΩΤΙΣΣΑ en grec) est dans l'église du monastère de Myrtides sur l'île grecque de Cythère. Elle tire son nom du fait qu'elle a été trouvée dans un buisson de myrte au XIVe siècle.
A cette époque, un berger faisait paître ses brebis dans une vallée déserte qui était remplie de buissons de myrte. Le 24 septembre/7 octobre, quarante jours après la Dormition, la Mère de Dieu lui apparut et lui dit de chercher son icône qui avait été amenée à cet endroit de nombreuses années auparavant.
Le berger, de stupéfaction, tomba au sol et pria la Mère de Dieu. Dès qu'il se leva et se retourna, il vit l'icône dans les branches d'un buisson de myrte. Pleurant de joie, il apporta l'icône chez lui et raconta à ses amis et parents comment il l'avait trouvée.
Quand il se réveilla le lendemain matin, le berger ne trouva plus l'icône, et il pensa que peut-être quelqu'un l'avait volée pendant la nuit. Le cœur lourd, il mena ses brebis vers l'endroit où il avait trouvé l'icône. À son grand étonnement, il vit l'icône encore une fois dans les branches de l'arbuste de myrte. Glorifiant Dieu, l'homme prit à nouveau l'icône dans sa demeure. Le lendemain matin, elle avait disparu tout comme auparavant. Lorsque cela se produisit pour la troisième fois, le berger comprit que la Mère de Dieu voulait que son icône reste où elle était apparue.
Une petite église fut construite pour abriter l'icône, et elle fut nommée "église de la myrte" d'après l'icône. Le bâtiment fut rénové et agrandi au fil des ans, et de nombreux miracles y eurent lieu.
A la fin du XVIe siècle, Théodore Koumprianos, descendant du berger qui avait trouvé l'icône, vivait dans le village de Kousoumari. Il était paralytique, et avait la foi inébranlable que la Mère de Dieu le guérirait. Chaque année, le 24 septembre, il envoyait un membre de la famille à l'église pour allumer des cierges pour lui. Une année, il demanda d'y être porté par sa famille, afin de pouvoir vénérer l'icône lui-même.
Pendant la vigile, un grand bruit se fit entendre venant de la direction de la mer. Les gens s'enfuirent de l'église, pensant que les pirates attaquaient. Le paralytique resta seul dans l'église, suppliant la Mère de Dieu de le protéger. Soudain, il entendit une voix venant de l'icône, lui enjoignant de se lever et de fuir.
Il se leva, puis sortit de l'église. Bientôt, il fut en mesure de courir et de rattraper ses parents, qui se réjouirent en voyant ce miracle. En fait, il n'y avait aucune attaque de pirates, et le bruit entendu fut considéré comme un signe de la Providence de Dieu, afin que le paralytique puisse rester seul dans l'église avec l'icône. Depuis ce temps, la famille Koumprianos célèbre la fête le jour de l'icône avec une vénération particulière, puisque Théodore a été guéri ce jour-là.
Pendant la vigile, un grand bruit se fit entendre venant de la direction de la mer. Les gens s'enfuirent de l'église, pensant que les pirates attaquaient. Le paralytique resta seul dans l'église, suppliant la Mère de Dieu de le protéger. Soudain, il entendit une voix venant de l'icône, lui enjoignant de se lever et de fuir.
Il se leva, puis sortit de l'église. Bientôt, il fut en mesure de courir et de rattraper ses parents, qui se réjouirent en voyant ce miracle. En fait, il n'y avait aucune attaque de pirates, et le bruit entendu fut considéré comme un signe de la Providence de Dieu, afin que le paralytique puisse rester seul dans l'église avec l'icône. Depuis ce temps, la famille Koumprianos célèbre la fête le jour de l'icône avec une vénération particulière, puisque Théodore a été guéri ce jour-là.
Certains des autres miracles associés à la Très Sainte Mère de Dieu et à son icône "de la Myrte" comprennent la protection de l'île de la peste, la fin de la stérilité d'une femme juive d'Alexandrie, le sauvetage des gens de la mort, et de nombreuses autres grandes merveilles.
Les pèlerins viennent vénérer l'icône pour la fête de la Dormition (15/28 août), et aussi le jour de sa découverte (24 septembre/7 octobre).
Version française Claude Lopez-Ginisty
L'icône de la Mère de Dieu de Miroj apparu au monastère de Miroj en l'an de Grâce de notre Seigneur de 1198. Mais plus tard, sous le règne d'Ivan le Terrible, à un moment où la peste sévissait à Pskov, un rapport ancien raconte comment des larmes coulaient des deux yeux de l'icône. De nombreuses guérisons se produisirent lors de sa vénération.
L'icône est du type "Orante" (La Mère de Dieu est en prière, les bras levés). Sur certains modèles, de chaque côté de la Très Sainte Mère de Dieu se trouvent quelquefois les saints de Pskov: sur la droite, le saint prince Dovmont-Timothée; sur la gauche, son épouse, la sainte moniale Marthe, nommée dans le monde Maria Dimitrievna [petite fille de saint Alexandre de la Néva]. Le tsar Ivan Vassilievitch emporta l'icône miraculeuse de Pskov, mais une copie exacte demeura au monastère: la "Grande Panaghia" [Grande Toute Sainte, littéralement] du monastère du Sauveur de Miroj.
Le 24 septembre 1567, en la fête de saint Abraham au monastère de Miroj il y eut un signe miraculeux venant de cette ancienne icône de la Très Sainte Mère de Dieu. La célébration de l'icône du Signe de Miroj fut établie la même année, avec la bénédiction de l'archevêque Pimen de Novgorod et Pskov. Un office spécial fut composé pour cette icône, et il fut publié dans le Ménée de 1666.
Version française Claude Lopez-Ginisty
jeudi 6 octobre 2016
L'icône de la Très Pure Mère de Dieu "Slovène" fut découverte le 23 septembre 1635 près du village de Slovène, dans la région de Kostroma.
Un chasseur pendant la chasse découvritpar hasard une petite église en forme de tente, envahie par la mousse. Il y entra et vit que tous les vases de l'église étaient tombés en poussière avec le temps, seule cette icône de la Mère de Dieu était complètement indemne. Par la suite, une communauté fut établie sur le lieu de cette découverte.
Version française Claude Lopez-Ginisty
samedi 1 octobre 2016
L'histoire de l'icône de la Mère de Dieu "Guérissante" est associée à des événements miraculeux à Moscou à la fin du XVIIIe siècle. Un prêtre, Vincent Boulveninsky avait la pieuse habitude de se mettre à genoux devant l'image de la Très Pure Mère de Dieu, à l'entrée de l'église et à la sortie de celle-ci, et de réciter cette courte prière: " Réjouis-toi, Pleine de Grâce, le Seigneur est avec toi! Heureux le sein qui a enfanté le Christ, et les mamelles qui ont nourri notre Sauveur le Seigneur Dieu!"
Un jour, Vincent fut gravement malade: sa langue était devenue noire, et la terrible douleur lui fit perdre conscience. Revenant à lui, il récita sa prière habituelle à la Toute Pure, et immédiatement il vit à la tête de son lit un ange, qui, avec lui avait commencé à offrir des prières à la Mère de Dieu. Le regardant avec compassion, l'ange demandait à la Mère de Dieu sa guérison, et dans une lumière inhabituelle, la Mère de Dieu apparut et guérit cet homme pieux qui la vénérait grandement.
Se sentant parfaitement sain, Vincent se leva et alla à l'église. Prenant place dans le chœur, il commença à chanter à l'étonnement de tous. Ce miracle fut la raison qui fit peindre cette icône de la Mère de Dieu "Guérissante."
Version française Claude Lopez-Ginisty
Une icône de la Mère de Dieu "Guérissante" existait aussi en Géorgie. Elle avait été peinte du temps de saints Nina, égale-aux-apôtres
L'icône Staro Rus de la Mère de Dieu a été ainsi nommée parce que pendant longtemps elle fut présente à Staro Rus, où elle avait été apportée par des Grecs d'Olviopolis, lors de la première période du christianisme en Russie.
L'icône demeura à Staro Rus jusques au XVIIe siècle. En 1655, lors d'une épidémie de peste (certaines sources parlent de choléra), il fut révélé à un certain habitant de la ville de Tikhvine que la peste cesserait si l'icône miraculeuse Staro Rus y était transférée, et que l'icône de Tikhvine était envoyée à Staro Rus.
Après le transfert des icônes, la peste cessa, mais les gens de Tikhvine ne rendirent pas l'icône et c'est seulement au XVIIIe siècle qu'ils donnèrent la permission d'en faire une copie, qui, le 4/17 mai 1768 fut envoyée à Staro Rus. Une fête fut créée en l'honneur de cet événement. Le 17 septembre 1888, l'icône originale fut rendue à Staro Rus et un deuxième jour de fête fut alors établi au 18 septembre/1er octobre.
Version française Claude Lopez-Ginisty