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Le président égyptien Mohamed Morsi a décidé dimanche, une semaine environ après son investiture, d'annuler la dissolution du Parlement. Il rend ainsi le pouvoir législatif que s'était attribué l'armée à l'Assemblée du peuple largement dominée par les islamistes.
De nouvelles élections parlementaires auront lieu dans un délai de 60 jours, suivant la promulgation de la nouvelle Constitution, a précisé un des collaborateurs du président.
Le Conseil suprême des forces armées (CSFA) qui a dirigé la transition depuis la chute de l'ancien président Hosni Moubarak en février 2011, a aussitôt tenu une réunion urgente sous la présidence du maréchal Hussein Tantaoui pour "étudier et débattre des répercussions de la décision (...)" de M. Morsi.
Vives tensions possibles
L'initiative du premier président islamiste et civil d'Egypte risque de raviver les tensions avec le CSFA. Les militaires s'étaient en effet attribués en juin le pouvoir législatif grâce à une décision de justice dénoncée comme un "coup institutionnel".
L'Assemblée du peuple avait été dissoute à la mi-juin en application d'une décision de la Haute Cour constitutionnelle la déclarant "illégal". Celle-ci avait estimé qu'il y avait eu un vice juridique dans la loi électorale régissant le scrutin législatif.
Des élections qui s'étaient soldées par un raz-de-marée islamiste, près de la moitié des sièges revenant aux Frères musulmans et près d'un quart aux fondamentalistes salafistes.
"Nous ne pouvons accepter d'avoir un président sans aucun pouvoir. Il s'agit de revenir sur les restrictions (imposées par les militaires) afin que le président Morsi soit en mesure de tenir les promesses qu'il a faites au peuple", avait notamment estimé Essam Haddad, responsable de la confrérie et conseiller de Morsi.
ATS