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Conseils d'utilisation
Ces pages reproduisent pour vous:
- les transparents qui vous été présentés lors du séminaire présentiel;
- des transparents qui synthétisent certaines informations verbales qui vous ont été données à cette occasion;
- des transparents qui se rapportent à l'information et aux concepts que vous trouverez explicités dans la littérature de référence -textes et articles-, mais qui n'ont pas été nécéssairement présentés lors de cette séance présentielle.
Tr. 1, Tr. 2, Tr. 3, Tr. 4, Tr. 5, Tr. 6, Tr. 7, Tr. 8,Tr. 9, Tr. 10, Tr. 11, Tr. 12, Tr. 13, Tr. 14, Tr. 15, Tr. 16,Tr. 17, Tr. 18, Tr. 19, Tr. 20, Tr. 21, Tr. 22, Tr. 23, Tr. 24, Tr. 25, Tr. 26,Tr. 27, Tr. 28.
Le cours présente une certaine complexité car il doit à la fois porter sur un cadre
théorique (la/les théorie(s) de la communication), sur l'application de ce cadre
théorique à une pratique médiatique particulière (le multimédia), sur la mise en
relation entre cette pratique et l'activité éducative dans laquelle elle s'inscrit.
Enfin, le cours doit vous donner des concepts fondamentaux du multimédia ainsi que des
savoir-faire pratiques relatifs aux différents logiciel multimédias.
Le cadre théorique qui sert de référence à Staf 13 constitue une des difficultés majeures pour vous: son contenu vous est, pour la plupart d'entre vous, peu familier. Ses concepts sont donc entièrement nouveaux. C'est pour cette raison que que les textes rassemblés dans le portefeuille de lecture portent la mention de leur niveau de difficulté croissant: vulgarisation, texte de base, recherche.
Il est possible d'aborder le multimédia de deux points de vue opposé: celui des techniques et de l'ingéniérie ou celui des sciences humaines, de la demande sociale et de utilisateurs. Le premier point de vue est représenté par la littérature technique centrée sur le développement et l'implémentation de systèmes, sur le développement d'outils, etc. Le second est développé par des revues telles que Technologies, information et société qui offrent quant à elles une approche psychosociologique centrée sur les usages et les usagers. Le Centre d'écologie humaine de l'Université de Genève, le Laboratoire de communication interculturelle de l'Université de Liège (Belgique) ou l'équipe de M. F. Koulomdjian (ex-IRPRACS, Lyon) par exemple travaillent dans cette direction. Cette dernière équipe a entre autres organisé a Neuchâtel, en 1994, un séminaire sur le télé-travail dans le cadre du Congrés de l'Association de Psychologie du Travail de Langue Française (Actes, à paraître fin 1996). Y participait notamment l'équipe de recherche d'EDF-France. Des revues comme Réseaux, la Revue de l'IDATE ou la Collection technique et scientifique des télécommunications publiée par la Documentation Française présentent un point de vue anthropologique, au sens large du terme, tout en s'appuyant sur une base technique importante.
Le concept de technoculture est proposé par Roqueplo P. (Le savoir décalé. In: Sfez L. & Coutlée G. (1990). Techniques et symboliques de la communication. Grenoble, PUG). Ce transparent montre les realtions entre quatre sphères principales et surtout les interactions entre chacune de celles-ci; les relations entre les poles sur l'axe des diagonales ne sont pas marqués, mais ils sont aussi importants que les autres. Notre approche nous commande d'observer, d'analyser mais aussi de produire dans l'interaction entre socio-, techno- et sémiosphères. A titre d'exemple:
Pourquoi vous donner cette définition ? Pourquoi me paraît-elle intéressante ?
Elle considère d'abord la pratique médiatique comme une activité humaine finalisée. L'accent est donc mis sur l'homme et son activité: l'analyse des médias peut donc reposer sur une théorie de l'action et de l'interaction sociale. Cette définition souligne l'importance du lien social créé par la pratique médiatique entre les interlocuteurs même dans des formes de communication où émetteur et récepteur sont délocalisés (dans le temps et dans l'espace), où la bi-directionnalité du processus communicationnel est réduite par le dispositif technique.
Ensuite cette défintion a l'immense mérite de s'écarter de toutes les défintions spontanées et intuituives que chacun donne en fonction de son expériences des objets empiriques: la télévision comme "programme", la presse comme journal et comme institution, la radio comme "moyen d'information", etc.
Définition générique et indépendante des objets empiriques, elle les constitue donc en objets théoriques.
Ces différents points seront développés dans les transparents suivants.
Ceci pour vous rappeler que la lecture et la compréhension d'une information visuelle,
quelle qu'en soit la forme, ne sont jamais évidentes. Les études transculturelles et
l'observation des compétences entre les couches socioculturelle et/ou
socioprofessionnelles au sein d'un milieu dit "homogène", les études en
milieux scolaires contrastés ont montré des différences importantes.
Vous vous reporterez à : "Vers une théorie des paratextes: images mentales et images matérielles", Section 4, "Schémas et images pédagogiques: le poids des science, pp. 142-153 de l'édition originale.
Tout processus de communication implique un destinateur, un émetteur. L'émetteur peut être un sujet individuel (un auteur), collectif (un groupe, une équipe de production supposant des rôles et fonctions techniques définis) ou institutionnel (une télévision, TF1, RTL, TSR, etc.). De plus, tout sujet est le lieu d'une histoire individuelle et d'une histoire sociale : il n'y a de sujet qu'historique. Chacun de ses émetteurs est caractérisé par des intentions, des rôles, des moyens d'expression, etc. Il s'agit de l'ensemble des paramètres sociaux dans lesquels s'inscrit l'activité de communication. Bronckart et al. (1985, Le fonctionnement des discours, Delachaux & Niestlé, p. 31 et sv.) distinguent :
"Le lieu social peut être défini comme la zone de coopération dans laquelle se déroule (et à laquelle s'insère l'activité langagière). Ce concept a été choisi de préférence à celui d'institution sociale dans la mesure où les zones d'interaction sont plus nombreuses et plus diversifiées que les instances que les sociologues décrivent généralement sous ce terme (situations de travail industriel, interactions commerciales, interactions de loisirs, etc.)." (p. 31 ).
Ou encore :
"Nous avons défini le lieu social "comme la zone de coopération" dans laquelle se deroule l'activité humaine spécifique à laquelle s'articule l'activité langagière; il s'agit donc d'un concept très général, couvrant notamment les différents type d'institutions et d'appareil idéologiques de la société, mais aussi d'autres zones d'exercices des pratiques quotidiennes." (p. 33).
Quelques repères et quelques exemples.
Cette longue citation définit fort bien la notion de discours, dont certains points
sont développés ci-dessous dans le Tr. 10.
Vous trouverez une application immédiate de cette notion dans la distinction que j'opère, notamment avec Geneviève Jacquinot (Paris VIII), entre les formes de communication socio-éducatives et didactiques.
Comme il existe une zone de coopération qui constitue le lieu social de production, il en existe une autre qui constitue le lieu social de réception. Le lien entre ces deux zones est essentiels pour l'activité humaine de communication soit réalisée. Je dirais volontiers qu'un film 35 mm rangé sur les rayons d'une étagère dans une cinémathèque quelconque, qu'un CD-Rom éducatif dans sa boîte plastique constituent une quantité d'informations sur un support de stockage. S'ils possèdent bien un potentiel médiatique ce dernier ne se réalise que lors d'une activité socio-technique de projection pour le film (aller au cinéma est aussi une activité sociale, un loisir, une façon d'affirmer son statut social, etc. Je vourdrai bien sûr vous persuader du bien-fondé de cette position, qui est d'ailleurs celle d'Anderson. Je vous rappelle d'abord ce fait de l'histoire de la musique européenne: ce qui était considéré comme l'oeuvre était l'oeuvre interprétée et non l'oevre écrite, i.e. la partition. Il a fallu attendre que la notation se développe et que l'écriture musicale se fixe pour assister à cette évolution, comparable d'une certinae façon au passage de l'oral à l'écrit (Cf. Levy P. (xxx), La machine univers, Paris, Point, Le Seuil). C'est encore cette conception qui prévaut en ce qui concerne les récits historiques et fictionnels dans toute tradition orale: il n'y a pas un récit, mais autant de récits que de narrations. Enfin, on retrouve une idée semblable dans Lyotard J. F. (1979, La condition post-moderne, Paris, Minuit.) qui propose la distinction entre deux formes de savoir: un savoir scientifique et un savoir narratif. Si le premier est vérifiable, soumis à des règles strictes de production et de circulation, le second n'est vrai que parce qu'il se transmet, parce qu'il circule dans une communauté.
Il s'agit d'une représentation de la défintion intuitive de ce qu'est le mutlimédia
comme objet empirique.
Rendons d'abord à Cesar ce qui lui appartient : les dessins sont extraits de Michel Olivier (1963), La cuisine est un jeu d'enfants, Paris, Plon (MERCI à lui pour le plaisir que j'ai eu à cusiner avec mon fils... ).
Le titre ne relève pas d'une simple exigence philologique: vous risquez encore de trouver les trois termes et chacun de ceux-ci possède une histoire et un domaine d'application.
Nota bene :
Il s'agit d'une reprise plus systématique du Tr.12. Seul l'aspect du tout numérique est pris en compte ici. La seconde caractéristique classique, l'interactivité, sera analysée dans les Tr. 17 et Tr.18.
Il s'agit d'une reprise mais nuancée des deux caractéristiques toujours citées pour définir le multimédia: l'intégration et le traitement d'éléments de nature différente d'une part, et l'interactivité d'autre part. Cependant, je prends en compte différents aspects développés dans les transparents précédents:
Pour rappel, les différentes approches possible du multimédia, le regard privilégié par STAF13. Deux remarques cependant :
Il ne s'agit pas d'un modèle mais bien de tenter de définir, sur la base des notions
et concepts de référence explicités jusqu'ici, les différents niveaux d'analyse des
(mulit)médias. Il s'agirait donc d'une ébauche de modèle analytique et systémique :
l'important étant bien évidemment l'influence réciproque de chacun de ces aspects sur
les autres.
Vous pouvez chercher des exemples, ils sont nombreux.
Le domaine de la sémiotique est bien évidemment celui des représentations et de leurs différents types: symboles, icones, indices. A cette problématique sont liées celles de la nature analogique du signe iconique et des échelles d'iconicité. Cette problématique est aussi celle des cognitivistes qui, par exemple, tente de voir quelle est l'influence du format de présentation d'une information sur la mémorisation ou la compréhension de l'information. C'est sur des recherches de ce type que doit se repenser l'articulation entre sémiotique et cognition, théorie des images matérielles et mentales. C'est le thème l'article déjà cité "Vers une théorie des paratextes: images mentales et images matérielles" dont vous avez la copie. Du côté des psychologues, il y a de nombreuses recherches dont par exemple celles de Sweller. (voir STAF 11).
Cette brève analyse de Rabate et Lauraire met en évidence différents niveaux d'interactivité, faisant une distinction entre la communication et le dialogue entre des personnes, de échanges d'informations, éventuellement entre des machines, et enfin, une action de l'usager sur le programme. L'intérêt de cette défintion est de :
Cette distinction proposée par Barchechath & Pouts-Lajus est essentielle du point
de vue méthodlogique. la première de ces deux formes, l'interactivité fonctionnelle
régit le protocole de communication entre la machine et l'usager (dans le cas de la
méthode Green, l'apprenant). La seconde, l'interactivité intentionnelle concerne la
relation simulée de communication entre l'auteur -l'émetteur- et l'usager -le
destinataire- absents puisque le dispositif de communication est "disjoint".
L'interactivité intentionnelle "gère le protocole de communication entre
l'utilisateur et l'auteur, absent mais présent à travers le logiciel" (Barchechath
& Pouts-Lajus). Elle concerne donc le dispositif d'énonciation, les formes
d'interpellation, la place attribuée au destinataire au sein du dispositif lui-même,
etc. On pourrait dire en d'autres termes que l'interactivité intentionnelle inscrit à
travers le dsipositif médiatique les interlocuteurs absents ("non
co-présents") dans une relation et dans un rôle: le producteur possède en effet
une représentation de son interlocuteur à partir de laquelle il conçoit son dispositif.
Plus encore que dans une communication présentielle, en face à face, dans un dispositif
médiatisé, une erreur dans la symbolisation de l'autre à qui l'on s'adresse peut
devenir fatal au processus de communication.
Citons aussi :
"C'est l'équivalent de ce que les analystes des médias non interactifs (au plan fonctionnel), presse et télévision notamment, appellent le "contrat de lecture" c'est-à-dire la façon dont, dans un énoncé, un énonciateur se montre et du même coup, la façon dont il propose une place au destinataire auquel il s'adresse (E. Veron, 1983)." (Jacquinot G., 1993, De l'interactivité transitive à l'interactivité intransitive : l'apport des théories d'inspiration sémiologique à l'analyse des supports de communication médiatisé, in Piromallo Gambardella A., Luoghi dell'Apparenza, mass media e formazione del sapere, Ed. UNICOPOLI, 99-11.)
D'ailleurs l'une des principales difficultés observées chez les rédacteurs de matériel didactique pour la distance réside dans leur incapacité à simuler une situation de communication pédagogique - un dispositif d'énonciation - médiatisé et disjoint, dans lequel les interlocuteurs ne sont jamais co-présents.
Cette distinction correspond à celle proposée, à propos ds processu sde réception, par Daniel Thierry (1989) dans son article "Ecrire pour l'interactivité" (in Réseaux, e 33) entre interactivité d'uasage et interactivité de contenu. Enfin, D. Chateau (1991, L'effet zapping, Communications, 51, Paris, Seuil) utilise quant à lui, une interactvité transitive quant le spectateur rétroagit sur le programme en devenant acteur et une interactivité intransitive qui permet au spectateur "de déployer une activité sensorielle, affective et intellectuelle, au service de l'interprétation du message." (cité par Jacquinot, op.cit.).
Enfin, si l'on voulait marquer dans les termes la qualité interactionnelle de l'interactivité intentionnelle, on devrait sans doute lui préférer le terme de médiation que propose M. Linard (1990, Des machines et des hommes, Paris, Editions universitaires, 1ère édition).
Il s'agit d'un rappel de notions vues dans le cadre du Module 1, à l'occasion des notions de base des théories de la communication. Il est important de comprendre que le message (multi)médiatique constitue un intermédiaire, un moyen terme entre la sphère complexe de la production et celle de la réception. Il n'en est donc pas isolé et entretient avec celles-ci des liens étroits (y aurait-il sinon la possibilité de parler de co-construction du sens et du rôle du destinataire dans la production du sens ? ) mais il peut constituer un objet en soi. C'est dans cette optique et sur ce seul objet circonscrit qu'a commencé à travailler, sur la base des avancées théoriques de la linguistique structurale des années '60-'70, la sémiotique structuraliste du code. La percée de la théorie des actes de langages et le retour à la conception pragmatique de la langue et de la communciation a permis une ouverture vers les deux autres sphères, incluant d'une part l'intentionnalité de l'acte de communciation et d'autre part l'analyse des effets linguistiques (les perlocutions) ainsi que l'analyse des conditions de réussite de ces effets. Le problème est bien suûr de délimiter ce qui relève de la pragmatique de l'interaction sociale, de la psychologie sociale (cf. une synthèse dans Meunier & Peraya (1993), Introduction aux théories de la communicaiton, De Boeck, Bruxelles, pp. 81-106).
Il est important de remarquer que l'influence des sphères de production et de réception est d'autant plus grande qu'il s'agit de formes de communication médiatisées par des dispositifs techno-sémiotiques, produites et diffusées dans les conditions industrielles de production, de diffusion et de consommation dans le cadre d'un marché où s'affrontent les secteurs publics et privés. Une partie des questions relatives à ces deux sphères (le "qui" et le "avec quel "effet" des célèbres questions de Laswell) est traitée normalement par la sociologie des médias: théorie de la réception et analyse de l'audience, analyse socio-économique des groupes de production, etc.
Il s'agit aussi d'un rappel de la définition de ce qu'est un produit de commnication multimédiatique, un "multimédia" selon la même terminologie qui parle de "média". Vous vour reporterez si nécessaire (la mémoire est parfois infidèle et la simple lecture ne suffit guère à s'opproprier les connaissances même déclarative) aux transparents Tr.4, Tr.13 et Tr.14.
Pour voir plus clair dans la littérature et dans la terminologie courante, il nous semble utile de rappeler les classifications en tentant d'identifier les différents niveaux d'analyse:
Remarques:
On observe certains recoupements notamment le terme visuospatial que l'on trouve dans l'approche des formats matériels de présentation comme dans le traitement perceptif. On trouve aussi le terme de modalité pour désigner différents formats de présentation.
Nous avons choisi de distinguer les supports et les formats de présentation. Or, qu'observez-vous en lisant le tableau représenté sur le Tr. 21 ? Quatre colonnes; il en manque effectivement une. pour des raisons graphiques (taille du transparent, grandeurs des caractères et importance du texte, etc.), j'ai délibérément choisi de regrouper dans une même colonne les supports et les formats.
Dans la recherche, principalement orientée "psycho", le format de présentaiton ou/et la modalité de présentation désignent une configuration et une mise en forme particulière de l'information, un taitement particulier de celle-ci afin de la communiquer par une représentation matérielle. Souvent, le format regroupe des éléments qui relèvent du registre sémiotique, la structure - le lexique, la syntaxe et la morphologie de la représentation elle-même (en fait le format) ainsi que certains éléments propres à l'artefact technologique. Les supports renvoient plus diretement aux dispositifs techniques de resitution : le mot anglais display correspond assez bien à ce concept.
A priori ce transparent ne demande guère de commentaires. Ou alors, je me suis égaré et vous aussi !
Ce transparent sera détaillé et commenté dans les documents suivants. Allons donc de l'avant !
De nombreuses études prédictives ont besoin d'études descriptives préalables afin de déterminer les différentes variables indispensables à la mise en oeuvre de dispositifs expérimentaux. Entre ces deux pôles, il existe bien sûr aussi des stades intermédiaires (d'où le trait pointillé). Une théorie de l'image a fait longtemps et fait encore partiellement défaut aux pédagogues et psychologues qui s'intéressent aus effets des médias et des représentations matérielles à usage didactique ou socio-éducatif (cf. Notamment, Heidt (1981), La taxonomie des médias, Communications, 33, 51-75).
A propos de cette distinction, je pourrais vous proposer de comparer deux façons de de
classer les représentations matérielles à vocation didactiques ou les paratextes.
Du côté des sémiologues ou des études qui se rattachent à -se reconnaissanet dans- ce courant (par exemple, Richaudeau F., 1979; Belisle C. et Jouannade G., 1988, Moles A.A.,1988; Peraya D. et Nyssen M.C., 1995), les classifications se basent le plus souvent sur un modèle théorique a priori. Le concept d'échelle d'iconicté qui fonde les différentes recherches mentionnées ci-dessus est issu du modèle taxonomique de C. S. Peirce dont on a isolé, de façon un peu rapide, la trilogie aujourd'hui banalisée : indice, icone, symbole (Pour une synthèse de ces notion allez voir, mais surtout relire : Meunier, Peraya, op. cit., pp. 53-54).
Du côté des psychologues, je vous proposerai le travail de Lohse & al. (1991). Les auteurs proposent une classification établie selon une procédure empirique, validée par deux méthodes de classification : regroupements hiérarchiques et similitudes de pairs. Le sujets doivent classer des représentations selon les similitudes perçues; les résultats obtenus correpondent aux catégories habituellement faites : symboles arbiraires, icones, graphes et tableaux, cartes, diagrammes, etc.
De telles classifications, qu'elles soient obtenues par l'une ou l'autre de ces deux
démarches, ont cependant une limite : elles proposent une classification dont les
critères sont des objets empiriques et non des critères formels généralisables.
C'était aussi le cas pour les catégories a priori, réparties en 12 degrés
d'iconicité, proposées par Moles.
Les deux démarches -a priori, a posteriori- sont évidemment complémentaires: la grille à priori que Marie Claire et moi-même avons proposée a connu une première validation dans le cadre du mémoire de Mireille Lintz (Staf-Alice), disponible chez moi. Enfin, ce travial connnaît un prolongement important dans le cadre du projet de recherche FNRS Formes et outils de communicaiton médiatisée auquel nous travaillons dans le cadre du projet Poschiavo (??url a compléter et à vérifier??) avec l'Université de Neuchâtel l'ISPFP (Lugano).
Du côté des sémiologues on observe deux tendances :
Le concept de format pourrait être une bonne alternative, à condition de prendre en compte systématiquement les différents aspects évoqués ci-dessus.
L'approche de Jacobi est typiquement interprétative et herméneutique, ce qui a
été durant longtemps l'orientation des sémiologues. Il s'agit donc d'expliquer les
règles de fonctionnement des discours sans aucun projet évaluatif ou prescriptif.
Pourtant, il arrive, dès que l'on tente d'analyser les effets pragmatiques des messages
et dès que l'on s'introduit par ce biais dans la spèhre de la réception, que le
chercheur que induise à partir des ainsi modèles décrits des critères d'évaluation,
des normes et des prescriptions. La difficulté est de ne pas confondre effets
pragmatiques, liés donc à la pratique des lanagages et de la communication, avec les
effets non langagiers.
Pour mieux comprendre la limite des effets pragmatiques du langage, je vous conseille d'aller voir et re-lire (si, si relire, vous avez bien lu) la synthèse des débats sur les perlocutions -les actes dits perlocutoires- dans Meunier, Peraya (op. cit.), pp. 85-90).
Entre ces deux approches -hermeneutique (interprétative) et expérimentale- on trouvera le même type de complémentarité que celui déjà signalé ci-dessus. Il est donc vain de les opposer.
Il est important de voir que les recouvrements suggérés par la représentation à la
frontière des théories de la communication. Ces zones de recouvrement sous celles de
l'interdisciplinarité.
Pour le reste, le transparent ne demande aucun commentaire.
Tr. 28 L'analyse du fonctionnement des discours multimédiatiques
Ce domaine de recherche qui concerne aussi l'écriture multimédiatique constitue un
paradigme relativement neuf et peu d'études ont été entreprises dans ce domaine.
L'analyse des dipositifs multimédiatiques et de l'écriture propre à ce
"genre" pourrait se développer dans un premeir temps en tous cas sur les
concepts de base de l'analyse sémiopragmatique des dispositifs audio-scripto-visuels (Allez voir et lire dans Meunier, Peraya les pages 229-281).
Les concepts de dispositif d'énonciation, de polyphonie, de scénarisation, d'occularisation, d'interpellation, de focalisation, etc. sont tous susceptibles de servir de cadre de référence... Faut-il encore que l'on s'attelle à ce travail de transposition méthodologique. Pour un mémoire, ça tente quelqu'un(e) ?
On peut s'étonner de l'importance de la littérature et des recherches à visée typologique ou taxinomique. L'activité taxinomique, rappelons-le, est en réalité l'une des premières de toute activité scientifique.
Par classification structurale, nous entendrons toute classification qui se base
sur des critères morphologiques, sur l'aspect physique des représentation ou encore sur
leur nature sémiotique. La défintion n'est pas claire et souvent les recherches
mêlent ces deux types de critères.
Par classification fonctionnelle, nous entendrons toute classification qui se fonde sur la fonction des paratextes et des plages visuelles, soit supposées soit avérées. Il s'agit par exemple de d'analyser les objectifs pédagogiques susceptibles d'être soutenus et/ou réalisés par les paratextes.
Les classificaiton mixtes utilisent plusieurs critères: registre sémiotique (i.e. nature sémiotique de la représentation sur une échelle d'iconicité), fonction, objetcifs pédagogiques, mode de liaison entre le texte et le paratexte, etc.
Il n'est pas question de faire ici la revue de questions de recherche dans le domaine. Disons simplement que ces classifications ne peuvent éluder la question du rapport texte/paratexte qui devient centrale dans toute analyse des dispositifs d'énonciation multimédiatique, ou des formes de communication hétéromédiatisée.
Bibliographie relative au Tr. 29 (de brèves synthèses de ces recherches seront progressivement rédigées et intégrées au document)