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Les enfants qui grandissent sans encadrement parental sont naturellement exposés à des risques multiples. Bon nombre d'entre eux sont amenés à gérer un ménage dès leurs jeunes années. Au lieu d'aller à l'école, beaucoup vont travailler ou mendier pour survivre. Pourtant, un arsenal de programmes pour la protection des droits de l'enfant a été créé au Lesotho et le gouvernement a recueilli de nombreuses louanges pour le courage dont il fait preuve dans la lutte contre le virus du VIH/AIDS. Ces programmes sont axés sur l'accompagnement pédagogique, les soins à domicile, la sécurité alimentaire et le soutien psychologique. La loi relative à l'éducation, qui a été votée en 2010, introduit non seulement la scolarité primaire obligatoire, mais aussi la gratuité de l'enseignement pour les enfants âgés de six à treize ans. Au Lesotho, on estime à 18% la proportion d'enfants dans cette tranche d'âge qui ne vont pas à l'école. Le plus souvent, les parents n'ont tout simplement pas les moyens de permettre à leurs enfants de fréquenter un établissement scolaire. Plusieurs programmes ayant été votés au cours de ces dernières années pour augmenter le taux de scolarisation commencent toutefois à porter leurs fruits. La diffusion de l'épidémie de VIH est un autre fléau qui affecte les enfants au Lesotho. D'innombrables enfants sont des orphelins du SIDA lorsqu'ils ne sont pas eux-mêmes séropositifs. Grâce à un ambitieux programme gouvernemental mis en place en 2003, il a été possible de réduire de façon significative la transmission du virus de la mère à l'enfant. Rien que sur la période de 2005 à 2009, le taux de couverture des programmes de prévention dédiés à une diminution de la transmission mère-enfant est passé de 6% à 71%.