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Das BGer bejaht eine gültige Schenkung. Nach schweizerischem Recht (vgl. IPRG 124 I und II) konnte die Schenkung nur als Handschenkung iSv OR 242 Bestand haben, da kein schriftlicher Schenkungsvertrag nach OR 243 I vorlag. Das BGer bejahte eine Handschenkung. Offen - da nicht entscheidend - blieb nur die Frage, ob die Handschenkung (i) bereits mit Eingang des Geldes auf dem gemeinsam gehaltenen Konto oder (ii) erst mit der Weiterleitung auf das eigene Konto des Anwalts vollzogen war:
"Dès ce moment [sc. der Überweisung auf das gemeinsame Konto], les fonds étaient à disposition de l'intimé, puisque celui-ci disposait d'une signature individuelle sur ce compte; le défunt n'en avait cependant pas totalement perdu la maîtrise, puisqu'il pouvait aussi disposer de ce compte avec une signature individuelle (sur cette question: cf. ATF 52 II 284 consid. 2 p. 289 s.); on peut donc se demander si la donation manuelle était déjà parfaite au moment où les fonds sont arrivés sur ce compte; il n'est cependant pas nécessaire d'approfondir cette question. En effet, par une seconde assignation, l'intimé a fait transférer les fonds sur un compte personnel auprès d'une autre banque. Dès ce moment, les fonds sont clairement sortis du patrimoine du défunt et sont entrés dans celui de l'intimé. En donnant cet ordre, l'intimé a manifesté sa volonté d'accepter la donation. Le transfert de valeur ayant été opéré, il faut raisonner avec la notion de donation manuelle et l'absence de promesse en la forme écrite est sans importance (art. 242 al. 1 et 243 al. 3 CO)."