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Ce texte a été réalisé par Monsieur Paul Gilliéron après consultation des archives du Collège Moderne (surtout les documents relatifs au Cinquantenaire) et de la Fondation du Collège Moderne.
De plus, l’auteur de ce document a fait des recherches en questionnant d’anciens élèves ou maîtres de l’école.
Remerciements à Mme Chantal Renevey-Fry,
archiviste du DIP, qui nous a guidés dans nos recherches.
1883
Adolphe Tschumi écrivit un petit livre intitulé « Routine et progrès, étude sur les écoles secondaires et primaires »
1885
Le 14 janvier, le député Marc Micheli proposa de nommer une commission pour préparer une refonte complète des lois sur l’Instruction publique. Dans la même séance, Georges Favon déclara qu’il terminait un projet de réforme scolaire qui pourrait servir de base à la discussion.
Le 7 février, les délibérations commencèrent. Une commission présidée par Alexandre Gavard, Conseiller d’Etat, Chef du Département des Travaux Publics, fut chargée d’étudier le projet Favon ; elle eut pour rapporteur Louis Bertrand qui devint plus tard Directeur du Collège. Les débats se poursuivirent pendant 33 séances.
1886
Le 5 juin, le Grand Conseil acceptait la nouvelle loi par 61 voix à 5 ; parmi les opposants se trouvait le Conseiller d’Etat Antoine Carteret qui dirigeait alors le Département de l’Instruction publique. Cette loi instituait l’Ecole Professionnelle, qui était destinée aux garçons de 13 à 15 ans.
1887
A la rentrée de septembre, l’Ecole Professionnelle s’ouvrait avec 420 élèves. Elle était située à la rue de la Prairie.
1887-1916
L’Ecole fut placée sous l’autorité de M. Aimé Bouvier, Directeur de l’Enseignement primaire et professionnel. Ancien secrétaire du Département de l’Instruction publique, zélateur de la loi de 1886, travailleur rapide, il était bien l’homme qu’il fallait pour assumer une si lourde charge administrative. L’organisateur de l’Ecole fut Adolphe Tschumi. A 31 ans, il voyait se réaliser une réforme scolaire qu’il avait soigneusement conçue et il mettait toute l’ardeur d’un tempérament très vif à faire marcher la nouvelle école selon son idéal.
1888
Le 4 septembre Adolphe Tschumi fut nommé doyen. C’est lui qui institua les fameuses « Courses de la Prof » pour les élèves achevant leur 2e année ; c’étaient des excursions de 2 jours dans les Alpes de Savoie. Il succomba à une congestion le 3 décembre 1894 à l’âge de 38 ans.
1895
Un maître, M. François Martin, eut alors l’idée de créer un fonds dont la gestion fut remise à la « Société du fonds de courses de l’Ecole professionnelle ». Seuls les élèves de 2e année pouvaient prendre part à la grande excursion annuelle, qui était regardée comme une récompense du travail et de la bonne conduite. Jusqu’en 1929, des prix d’une valeur de 50 francs étaient décernés aux élèves qui avaient le mieux relater ces voyages alpestres.
1934
Par arrêté législatif, l’Ecole Professionnelle prenait le nom de Collège Moderne pour garçons de 13 à 15 ans. Elle restait dans le bâtiment de la Prairie.
1937
Pour fêter le cinquantenaire du Collège Moderne (anciennement : Ecole Professionnelle), différentes manifestations furent organisées.Le repas s’était déroulé à la salle communale de Plainpalais .
1949-1950
Le Collège Moderne quittait la Prairie pour s’installer à la rue d’Italie.
1950
Le 23 janvier, le bâtiment de la rue d’Italie (transformé et rénové par Braillard Architectes) était inauguré.
1955
Ouverture d’une annexe à la Campagne Rigot.
1971
Fin juin, le Collège Moderne disparaissait et tous les élèves de 13 à 15 ans se retrouvaient au Cycle d’orientation.
2011
Le 28 mai une fête a été organisée au Centre Sportif Sous-Moulin et a réuni 800 anciens élèves et maîtres du Collège moderne pour marquer les 40 ans de la disparition de l’école. De plus, un livre « Collège moderne – Histoire d’une école et d’une fondation » a été édité.