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En 1960 Madagascar obtient son indépendance et devient une république à régime multipartite où le président est le chef de l’Etat et le Premier ministre chef du gouvernement. Le gouvernement détient le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et les deux chambres du parlement. Le pouvoir judiciaire est indépendant.
L’Assemblée nationale est constituée de 160 représentants élus par suffrage direct tous les cinq ans. Le Sénat est composé lui de 90 sénateurs, élus pour six ans (2/3 élus par les législateurs locaux, 1/3 tiers nommé par le président). Le premier ministre est nommé par le président.
Depuis le début de l’année 2009, Madagascar connaît une crise politique due à une série de manifestations et d’émeutes. Le maire d’Antananarivo et ancien disc-jockey, Andry Rajoelina, surnommé TGV du nom de son parti ( Tanora malaGasy Vonona, les jeunes Malgaches décidés en français) et ses partisans sont opposés au président de la république élu en 2006, Marc Ravalomanana. Il lui est reproché la hausse des prix, sa mainmise sur l’économie malgache et le musellement de l’opposition en ayant recours à la force.
De janvier 2009 à mars 2009, plusieurs manifestations emmenées par Andry Rajoelina et ses partisans eurent lieu dans toute l’île. Si au début ces dernières étaient pacifiques, par la suite, elles se transformèrent en scènes d’émeutes et de pillages et furent le théâtre de violences où plusieurs centaines de personnes perdirent la vie. Le 11 mars, des militaires proches de l’opposition forcent le chef de l’Etat major à démissionner; le 15 mars, l’armée apporte son soutien à Andry Rajoelina. Le 17 mars 2009, Andry Rajaoelina et ses partisans envahissent le palais présidentiel avec l’appui de l’armée. Ravalomanana démissionne et les fonctions de président de la République et de Premier ministre sont provisoirement confiées à un directoire militaire. Dans la soirée, ce dernier confie les pleins pouvoirs à Andry Rajoelina pour effectuer la transition politique.
Depuis, un grand flou règne à Madagascar. La communauté internationale soutient l’ancien président et réclame la tenue d’élections le plus rapidement possible. La Haute autorité de transition (HAT) a fixé la tenue d’élections législatives en mars 2010 et une élection présidentielle en octobre 2010. En parallèle, des tentatives de conciliations diplomatiques sont engagées et l’ONU encourage les deux opposants à trouver une entente entre eux, comme cela fut le cas au Kenya.