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En 1971, la Suisse a finalement octroyé les droits politiques aux femmes. Ma grand-mère saint-galloise a glissé son premier bulletin dans l’urne à l’âge de 50 ans, tandis que ma grand-mère italienne votait depuis vingt-cinq ans. Près d’un demi-siècle s’est écoulé. Et pourtant! Les femmes ne représentent qu’un tiers du Conseil national et 15% du Conseil des Etats.
En 1981, le principe de l’égalité des droits est entré dans la Constitution, précisé par cette phrase: «L’homme et la femme ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale.» Ma mère venait d’atteindre sa majorité, c’était il y a près de quarante ans. Et pourtant! Les femmes ont travaillé gratuitement jusqu’au 24 février, cette année encore, pour rattraper la différence de salaire par rapport aux hommes.
Les femmes ne sont pas responsables de la surreprésentation masculine dans les instances décisionnelles ni des inégalités salariales. Au contraire, elles les subissent et perdent des milliards de francs chaque année.
Chères sœurs, mères, grands-mères, collègues et amies, n’attendons pas qu’on nous cède une place, prenons-la! N’attendons pas qu’on nous paie correctement, changeons les lois!