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Je suis personnellement sensible à la construction européenne, je la soutiens depuis longtemps.
L'Europe c'est d'abord réunir les ennemis d'antan et garantir une paix durable. C'est trouver des dénominateurs communs aux multiples cultures. C'est aussi ouvrir et simplifier les marchés, car je n'oublie pas que la prospérité économique est un pilier de la liberté.
J'ai lu et entendu les arguments contradictoires à propos des bilatérales. Je suis convaincu que les avantages sont nettement supérieurs aux inconvénients. L'afflux de gens de l'est est contingenté, les échanges économiques restent facilités. Je ne crois pas que ce soit le moment de nous replier. Cela a été clairement dit: un non mettra fin aux accords actuels.
L'Europe a certes des défauts, mais c'est un peu court de vouloir ne mettre que cela en avant. On ne change pas deux mille ans d'histoire en cinquante ans. Etre lié avec nos voisins, c'est exister avec, c'est peut-être contribuer à améliorer l'Europe par notre modèle confédéral assez exemplaire. Nous pouvons nous replier sur notre réduit national: ce n'est pas l'idée que je me fais de la Suisse. La Suisse qui échange m'intéresse plus que la Suisse qui se replie.
Le 8 février? C'est oui, bien sûr.
A suivre: les détails de l'affaire Khalid Naji.