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La probabilité qu'un cancer du sein se propage aux poumons est plus élevée chez les femmes qui fument que chez les non-fumeuses, indique Susan Murin, du Centre médical de l'Université de Californie, à Davis, aux Etats-Unis (Lancet 2001 ; 357 : 2031). «Les femmes ont plus de chance de survivre à un cancer du sein si elles ne fument pas. Et leur faire connaître cette donnée, ajoute Murin, pourrait motiver certaines d'entre elles à cesser de fumer».Dans une étude comparative, Murin et son collaborateur John Inciardi ont comparé un groupe de 87 patientes souffrant d'un cancer du sein s'étant propagé aux poumons, à un groupe de 174 patientes dont le cancer du sein ne s'était pas propagé aux poumons. Résultat, les femmes qui fument ont une probabilité deux fois plus grande d'avoir les poumons métastasés que celles qui ne fument pas (Chest 2001 ; 119 : 1635-40).Murin concède que cette association ne signifie pas nécessairement que fumer entraîne le développement de métastases pul-monaires. Elle note toutefois que «le taux de mortalité est beaucoup plus élevé chez les fumeurs que chez les non-fumeurs pour d'autres cancers dont l'origine n'est vraisemblablement pas liée au tabagisme. Ce constat soulève l'enjeu des effets négatifs encore non compris du cancer sur la biologie.»Dans un éditorial qui accompagne cette étude, Glen Lillington et David Sachs, de l'Université de Stanford (Palo Alto, Californie, Etats-Unis) observent que si d'autres études à venir confirment ces résultats, «un traitement vigoureux pour faire arrêter le tabagisme fera probablement partie de la thérapie standard chez les patientes souffrant de carcinomes du sein».