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Le Chenit
Le Chenit, trait d’union entre industrie et nature
Forte de quelque 4700 habitants, la commune du Chenit donne l’image d’une région tout autant attachée à son essor économique qu’à ses paysages typiques du Jura.
Historique
C’est un religieux nommé Dom Poncet qui, au Ve ou VIe siècle, foula le premier le sol aride de la vallée de Joux. La colonisation date du XIIe siècle seulement et ne s’est développée que très lentement. D’abord possession des ducs de Savoie, puis sujette de Leurs Excellences de Berne, la vallée de Joux fait partie, dès la Révolution, de la République lémanique, puis du canton de Vaud.
Aujourd’hui, elle forme un sous-arrondissement électoral composé de trois communes et rattaché au district du Jura-Nord vaudois :
– Le Lieu (constituée en 1396)
– L’Abbaye (1571) et
– Le Chenit (1646)
Le nom du Chenit apparaît pour la première fois en 1489 sous la forme Chinit. Ce terme a été apparenté au chenil, à chenu et enfin à tsneu. Il semble que tsneu, « branches de foyard sec jetant un vif éclat », soit la plus vraisemblable des hypothèses.
A la fin du XIXe siècle, à la suite de dissensions et de violentes rivalités, la Commune se subdivise. Par des décrets officiels du Grand Conseil, trois fractions de commune sont reconnues :
– Le Sentier (décret du 17 novembre 1900)
– L’Orient (9 mai 1904)
– Le Brassus (23 novembre 1908).
Ces fractions ont pour exécutif des Conseils administratifs de village, soumis directement à la juridiction du préfet. Elles prélèvent des impôts, et leurs autorités exécutives sont élues en même temps que celles des communes.
Le Sentier est le chef-lieu de la commune du Chenit. Le village du Solliat n’est pas fraction de commune mais a inauguré officiellement son drapeau en 1974.
Avec une superficie de 100 km2, la commune du Chenit est la 2e du canton de Vaud. Elle est, après la Bourgeoisie de Berne, Poschiavo et Zernez, la 4e commune suisse en ce qui concerne la surface forestière. Cette surface comprend 2463 hectares de forêts productives et 800 hectares de pâturages.
Les églises ont joué un rôle important dans la vie des divers villages de la Vallée, plus particulièrement celles du Lieu et du Sentier. Le premier temple du Sentier fut construit en 1612. Aujourd’hui, la commune du Chenit est rattachée à deux paroisses, organisées sur le plan du district, l’une pour l’Eglise évangélique réformée et l’autre pour l’Eglise catholique romaine.
Armoiries
Elles figuraient sur une cloche de l’église du Sentier datant de 1787 et détruite dans l’incendie de 1898.
La clé et l’épée rappellent sans doute que le Chenit faisait autrefois partie du baillage de Romainmôtier.
Et le mousquet évoque le souvenir de l’Abbaye des Fusiliers, fondée en 1660.
LE CHENIT :
De gueules au mousquet et à l’épée en sautoir, à la clef brochant en pal, le tout d’argent.
Le Brassus :
Parti d’or au lion de sable et d’azur à la fasce ondée accompagnée en chef d’un cœur et en pointe de trois étoiles, le tout d’argent.
Le Sentier :
Tranché d’or à la roue dentée de gueules, et de gueules à la trompette d’église d’or.
L’Orient :
Parti de gueules à une montre d’argent au chef dextre, et d’argent à un sapin de sable brochant sur une fasce ondée d’azur.
Epoque contemporaine
Le développement de la Commune du Chenit a suivi une courbe parallèle à celle de l’industrie horlogère. Après avoir connu une croissance continue dès 1950, elle a été freinée à partir de la moitié des années septante, suite aux restructurations des grands groupes horlogers et la crise qui a frappé de plein fouet la région.
Suite à la récession des années 1970, l’horlogerie a fortement été secouée, les industries ont dû réagir énergiquement. Et c’est grâce au dynamisme de nombreux chefs d’entreprise, à la qualité de la main-d’œuvre et à la ténacité des Combiers que la situation économique a pu être redressée.
Après une diversification réussie, grâce à l’expérience acquise dans tous les domaines de la miniaturisation, et grâce à une demande accrue de pièces d’horlogerie mécanique de haut de gamme, les entreprises combières sont aujourd’hui prospères et les besoins en main-d’œuvre importants.
Le recrutement est parfois difficile pour la conception et la fabrication des produits ainsi que pour leur commercialisation (marketing, publicité).
A noter que, aujourd’hui, les exportations directes ou indirectes de la vallée de Joux représentent environ 10% des exportations vaudoises, pour moins de 1% de la population du canton.
Avec les équipements dont elle est dotée (station d’épuration, quartiers résidentiels, hôpital, bâtiments scolaires dont une école technique permettant de former, outre des horlogers et des mécaniciens, des bijoutiers et des électroniciens), la commune du Chenit est prête à accueillir celles et ceux qui aspirent à travailler dans une entreprise de pointe et à bénéficier d’un cadre de vie agréable.
Réalisation communale, le village industriel du Chenit, au Sentier, offre aux petites et moyennes entreprises existantes la possibilité de développer leurs activités dans des locaux spacieux et modulables. Il permet également l’implantation de nouvelles entreprises désireuses de partager leur savoir-faire avec celui qui a fait la réputation de la vallée de Joux, dans les domaines de l’horlogerie, de la micromécanique et de l’électronique.
Si l’horlogerie occupe le premier rôle dans la Commune, elle n’est pas la seule industrie. Parmi les autres activités économiques, citons la micromécanique, l’électronique, les activités liées au bois : menuiserie, charpente, ébénisterie, lutherie ; des entreprises de génie civil, auxquelles s’ajoutent de nombreux commerces, sans oublier l’hôtellerie.
L’agriculture, même si elle est passée au second plan de l’économie combière, est toujours bien présente, et propose une gamme alléchante de produits régionaux, dont le fameux Vacherin Mont-d’Or.
Parc Jura Vaudois
Dans ce cadre, la commune du Chenit est membre du Parc Jura Vaudois dès sa création. Elle compte notamment sur cette organisation pour améliorer la promotion des produits locaux. Diverses idées sont en cours de réalisation dans le domaine.
Ce n’est pas le seul domaine de compétence du parc naturel régional, qui œuvre avec le soutien actif de la commune, à la mise en place de projets visant à promouvoir l’art de vie combier. Ce parc se veut aussi le trait d’union entre l’activité économique importante de la région et la nature très chère au cœur des habitants. La promotion de la filière bois locale est un excellent exemple de ce lien.
Forêts et alpages
Notre forêt est gérée de façon multifonctionnelle afin de garantir durablement et simultanément – en temps et en lieux – l’ensemble des fonctions économiques, protectrices, biologiques, paysagères et sociales.
Nos massifs forestiers sont principalement composés de résineux (épicéas et sapins) ainsi que de feuillus (hêtres, érables et sorbiers). Notre forêt sert d’abri pour une faune très variée dont l’emblème est le Grand Tétras. Au sein de cette forêt, la commune met à disposition des promeneurs plus de 38 refuges forestiers disséminés à travers les bois.
En plus du Vacherin Mont-d’Or bien connu de tous, rappelons que la commune du Chenit est propriétaire de 14 alpages, dont trois fabriquent du Gruyère d’alpage AOP (Commune de Bise, Grands Plats de Bise et Grands Plats de Vent.)
Le Risoud est rempli d’une riche histoire (contrebandiers, passage pendant la Seconde Guerre mondiale) et fournit depuis très longtemps du bois de très bonne qualité, notamment pour la lutherie.
Côté tourisme, les sports nautiques connaissent depuis quelques années un succès considérable, tout comme le ski de fond et le tourisme pédestre. Depuis 1996, l’Espace horloger complète l’offre touristique. Hôtels, restaurants, campings sont prêts à accueillir nos hôtes.
Le Centre sportif de la vallée de Joux, comprenant une salle omnisports, une piscine et une patinoire couvertes, ainsi qu’un spa récemment construit, est l’un des atouts qui contribue à la qualité de la vie de toute la région. Il a été mis en place par les communes et villages et a ouvert son actionnariat à l’ensemble de la population locale.
La culture est très présente, au travers de nombreuses sociétés locales, chorales, fanfares, troupes de théâtre. Plus de 120 sociétés y sont implantées. L’art musical et choral en particulier, revêt une importance prépondérante pour les habitants. D’importantes manifestations ont lieu à un rythme soutenu, que ce soit par le biais de la compagnie du CLEDAR, ou par les Rencontres internationales de chœurs d’hommes RICHVJ.
Le calendrier des manifestations ne désempli pas. Au cours de l’année 2018, la Fête cantonale des musiques a eu lieu sur le territoire communal, de même que le spectacle Dracula buveur de son, mis en place par une association regroupant l’ensemble des sociétés musicales combières. Le mois de juin se termine par les RICHVJ qui ont accueilli des chœurs d’hommes prestigieux.
En outre, la commune possède sa propre galerie d’art, L’Essor, qui est gérée par une commission de passionnés.
La vision du Syndic
Notre Commune est la plus peuplée et vaste des trois communes de la vallée de Joux. Depuis longtemps déjà nous travaillons ensemble, et depuis la nouvelle législature, nos collaborations s’accentuent encore afin d’optimiser les synergies possibles. Que ce soit les transports scolaires, la gestion des eaux claires et usées, les écoles, les déchets, le service incendie, l’aménagement du territoire, ou même les cimetières, tout est pensé Vallée de Joux.
A ce jour l’aménagement du territoire est notre grand défi. Au centre d’une nature luxuriante et hyper protégée, il s’agit pour les autorités de ne pas restreindre les libertés de nos citoyens, et de permettre aux entreprises de se développer afin de faire face aux défis de l’économie mondialisée. Ainsi, garder les acquis que nos prédécesseurs ont su obtenir, tout en permettant à notre région de se développer, est un travail de tous les instants. Plus concrètement, nous essayons de profiter du plein emploi et des nombreuses places de travail offertes dans les manufactures horlogères afin d’avoir plus de résidents pour obtenir une taille critique nécessaire à faire vivre nos services et commerces, mais aussi, à garder les diversités culturelles, musicales et sportives grâce à nos nombreuses sociétés locales. Le deuxième défi est de développer un pôle santé vallée de Joux nécessaire à tous, afin de pérenniser l’accès aux soins. Garder nos médecins, dentistes et autres spécialistes de la santé, ainsi que des locaux adaptés aux diverses interventions dans notre hôpital est prioritaire.
En résumé : viser une certaine autonomie économique et sanitaire pour permettre de limiter les déplacements inutiles, améliorer la qualité de vie de nos concitoyennes et concitoyens et augmenter l’attractivité de la région. C’est à cela que les autorités de la commune du Chenit travaille chaque jour, ne se contentant pas de gérer les services, mais bien d’avoir une vision stratégique pour l’avenir afin que nos enfants puissent garder la place qui leur revient, dans cette nature luxuriante.
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