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Le gouvernement se réjouit notamment de la volonté des organisateurs de s'appuyer autant que possible sur des infrastructures existantes et d'organiser des Jeux olympiques d'hiver en respectant les principes du développement durable. Les compétitions se dérouleront sur les sites de divers cantons, facilement accessibles en transports publics.
Les répercussions sur la cohésion nationale et le développement économique du pays, notamment les régions de montagnes, devraient être positives, estime le gouvernement.
On ne peut pas taxer ce projet de gigantisme
Dans le détail, le Conseil fédéral a prévu 8 millions de soutien pour le budget de candidature, que les organisateurs évaluent à 25 millions de francs. Pour l'organisation des JO, la contribution s'élèverait à 827 millions de francs. Le comité de Sion 2026 estime les dépenses à 1,98 milliard et les recettes à 1,15 milliard de francs.
Une enveloppe de 31 millions est proposée pour les infrastructures dédiées spécifiquement aux Jeux olympiques, sur un montant total de 100 millions. Cette somme sert surtout à adapter les installations existantes aux exigences liées au JO. Concernant la sécurité, la Confédération assumera également 20% des coûts des forces de police cantonale.
"On ne peut pas taxer ce projet de gigantisme", a dit mercredi à la presse le chef du Département fédéral des sports (DDPS) Guy Parmelin qui a aussi salué le travail "remarquable" des organisateurs. Le projet tire profit des infrastructures existantes et "il y a peu à construire".
>> Voir les explications de Guy Parmelin:
Projet à élaborer
Le Conseil fédéral a chargé le DDPS d'élaborer un projet. Celui-ci sera mis en consultation d'ici la fin de l'année. Le comité de candidature Sion 2026 et Swiss Olympic ont remis début août à la Confédération et aux cantons concernés le dossier de faisabilité des Jeux olympiques d'hiver en Valais.
Dans les cantons organisateurs, des votations pourraient encore se tenir sur le sujet. En cas de refus des cantons de Fribourg ou de Berne, il existe des alternatives, a expliqué Matthias Remund, directeur de l'Office fédéral du sport. Certaines compétitions pourraient avoir lieu à Genève ou dans le canton d'Obwald.
En revanche, si le Valais, qui doit notamment accueillir le village olympique, venait à rejeter la candidature de Sion 2026, il n'y aurait pas de solution. Le projet devrait être abandonné.
"L'occasion de repositionner le tourisme"
Interrogé mercredi dans l'émission Forum, le conseiller d'Etat valaisan Christophe Darbellay a salué "le signal extrêmement clair" de la Confédération et défendu des jeux "à échelle humaine, raisonnables, durables".
Reconnaissant un "certain vent contraire" face au projet, le ministre cantonal promet une vraie campagne d'information auprès des Valaisans. Il pondère le milliard proposé par la Confédération, "qui nous permet de nous positionner sur la scène internationale", en comparaison à d'autres dépenses fédérales. "C'est l'opportunité notamment de repositionner le tourisme", souligne encore Christophe Darbellay.
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ats/gax