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Démocratie semi-directe
Sur le plan politique, le Valais passe d’une forme de démocratie « gouvernée » à une démocratie référendaire avec une représentation législative proportionnelle aux partis. Cependant, l’intervention d’un « peuple réel », largement encadré par un parti conservateur très dominant, rencontrera dès les années 1930, plus encore au début de la Seconde Guerre mondiale, les risques de choix extrêmes incarnés par les idéologies corporatistes et de « rénovation nationale », voire par les sympathies pour les régimes catholiques et autoritaires.
Avec l’instauration de la démocratie semi-directe dictée par la nouvelle Constitution du 8 mars 1907, les droits populaires vont être élargis. L’opinion publique va devenir une composante majeure du jeu politique.
La caractéristique de la forme valaisanne d’une démocratie « gouvernante » est le maintien d’un parti conservateur fortement dominant. On assiste alors à l’hégémonie conservatrice. De plus, une véritable constellation politique se met en place. Les radicaux représentent la deuxième formation au Grand Conseil. Quant aux socialistes, ils font leur entrée en 1921. L’attrait pour les idées d’extrême droite se manifeste. Ainsi, en 1933, se crée, le Front valaisan qui sera dissout une année plus tard et remplacé par une section de la Fédération fasciste suisse. D’autres personnes rejoignent l’Union nationale valaisanne qui s’intégrera plus tard au Mouvement national suisse.
Bibliographie
- Histoire du Valais, Annales valaisannes 2000-2001, Sion, 2002
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