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Le travail non rémunéré de prise en charge des enfants ou des proches nécessitant des soins mérite une meilleure protection sociale. Une étude prône des écoles enfantines facultatives dès 3 ans, des congés parentaux payés en cas de maladie ou la rémunération des proches.
En Suisse, on consacre chaque année 2,3 milliards d'heures au travail de prise en charge, d'assistance et de soins aux enfants et aux proches, a relevé lundi le Bureau fédéral de l'égalité (BFEG). Ces tâches non rémunérées représentent une valeur matérielle de plus de 80 milliards de francs.
Les personnes qui assurent ce "travail de care" sans être rémunérées s'exposent à des désavantages parfois importants qui pénalisent durablement leur protection sociale. Principales concernées, les femmes subissent le plus souvent les conséquences négatives.
L'étude réalisée sur mandat du BFEG présente, sur 150 pages, diverses pistes pour supprimer les discriminations sur le marché du travail et dans le système des assurances sociales. Des modèles de temps de travail flexibles pourraient jouer un rôle clé en permettant de concilier activité rémunérée et soins aux proches, selon les auteures.
Garde des enfants
Pour les parents, il s'agirait d'atténuer la charge financière pour la garde des enfants et d'assurer un meilleur accueil des enfants durant les vacances scolaires. Des congés parentaux payés devraient être introduits en cas de maladie des enfants.
Il faudrait aussi accorder des congés parentaux et des allocations avec un droit individuel pour les pères. Au niveau fiscal, il s'agirait par exemple de prendre en charge équitablement les coûts des enfants en termes de temps et de dépenses de consommation.
Pour ce qui est de la prise en charge d'adultes dans le besoin, l'étude prône la possibilité d'employer des proches à charge des assurances sociales. Des conditions moins restrictives devraient être introduites au versement de bonifications pour tâches d'assistance. Les structures d'accueil de jour devraient être étendues à l'ensemble du territoire.
ATS