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Historique
Constatons tout d'abord que son territoire s'étend sur 3,8 km2 ; c'est peu. Penthaz est donc une petite commune, mais proche de multiples commodités sans en supporter les inconvénients directs.
Petite par sa surface, moyenne par sa population, mais néanmoins riche de son histoire.
En effet, notre commune a officiellement fêté, en 2011, ses 1000 ans. Ce fut l'occasion, grâce à la bonne volonté de nombreux bénévoles encadrés par une poignée de citoyennes et citoyens motivés, ceci avec l'engagement de la Municipalité et de l'administration communale, de mettre sur pied une multitude de manifestations aussi diverses que conviviales.
Mais revenons quelques siècles en arrière.
En 1416, date du premier recensement connu, elle comptait 26 feux, soit environ 250 habitants. Jusqu'en 1960, ce chiffre est resté inchangé. Puis, de 270 habitants en 1960, sa population a atteint 599 habitants en 1970, pour dépasser les 1'300 âmes en 1994. Au cours de la législature 2007 - 2011, le cap des 1'500 habitants a été franchi, pour compter, à l'heure de cette publication, quelque 1'650 habitants.
Penthaz est très ancien, dit-on. C'est vrai, et cela s'explique par ses nombreux points d'eau et puits, puisqu'on en dénombrait encore une dizaine en 1950. Le dernier à disparaître fut le puits que l'on appelait « L'Etang ». Il était situé à la bifurcation de la route de Daillens, en face du café-restaurant de la Treille. A noter qu'à l'occasion des 1000 ans, la Municipalité a remis à jour, en 2011, l'un de ces anciens puits, certes avec un aspect quelque peu différent de son original, à la rue qui porte le même nom.
L'eau de ces anciens puits continue à courir. C'est certainement elle qui alimente la nappe phréatique coulant sous la Venoge.
Penthaz était située sur la voie romaine de Vidy à Orbe. La pierre milliaire, qui figure sur les armoiries de la commune et dont les restes se trouvent sous le porche de l'église Saint-Maurice, est le témoin de ces temps éloignés.
L'époque burgonde, de 378 à 534, nous a laissé des tombes avec fers de lance, scramasaxes, boucles de ceinture, poteries. Ces tombes étaient situées « Au Pontet », en bordure de l'actuel chemin de la Veivy qui rejoint les bords de la Venoge.
C'est vers la fin de cette époque que nous retrouvons la mention officielle de Penthaz.
En effet, le cartulaire de Romainmôtier indique que le roi de Bourgogne, Rodolphe III, fit don de « Penta » au dit couvent. C'était donc en 1011. L'époque savoisienne, de 1190 à 1536, fut l'une des plus prospères de notre commune. Plusieurs familles nobles possédèrent des fiefs sur notre territoire. Nous citerons, par exemple, le Dallinges dont les deux châteaux dominent, aujourd'hui encore, la ville française de Thonon.
Plusieurs ecclésiastiques illustrèrent Penthaz durant cette période. Hügli, curé de Penthaz et secrétaire du pape Félix V, troqua sa cure contre la prévôté de Saint-Ours à Soleure. Cela permit au prévôt de Saint-Ours de sortir de la prison de Lucerne pour venir occuper la chaire de notre commune. Il s'agissait du célèbre Malléolus, de son vrai nom Hämmerlein.
Citons également Hügolin qui fut curé de Penthaz et secrétaire de l'évêque Georges de Saluces.
Vint l'époque bernoise entre 1536 et 1798. Le village fut le siège d'une seigneurie qui appartint à deux coseigneurs. Ils habitaient l'ancien prieuré de Cossonay.
Dès 1589, ce furent les Charrière qui devinrent seigneurs de Penthaz. La cour de justice comptait alors huit « justiciers » ainsi que le gibet de Valavan. En 1794, le siège de la seigneurie fut transféré à Penthaz, dans le château actuel, situé en bordure de la route de Daillens, classé monument historique, magnifique construction datant du XVIIIème siècle.
C'est enfin Penthaz devenu une des 385 communes que comptait alors le nouveau Canton de Vaud. Cela n'alla pas tout seul et de nombreuses luttes empêchèrent le village de vivre en bonne harmonie, ce dont il eut du mal à se relever.
Comme vous pouvez le constater, le passé de notre commune est très riche. Pour écrire ces quelques lignes, la Municipalité a fait des choix, parfois douloureux. Absents la pierre à sabot, les calamités, la pauvreté, l'ancien four banal qui nous donne notre sobriquet de Tartreux et Tartreuses, la forge, le temple à travers les siècles et finalement les développements vécus au cours du 20ème siècle.
Pour en savoir plus sur cette longue histoire et sur le mode de vie de ses habitants au cours des siècles passés, nous vous conseillons de vous pencher sur le magnifique et passionnant ouvrage écrit par M. Armand Portier, publié à l'occasion des 1000 ans de notre village, que vous pouvez acquérir auprès de l'administration communale.
L'existence des fontaines mérite encore d'être mentionnée : taillées dans la pierre des carrières de Vaulion et de Croy entre 1827 et 1844, elles suscitèrent un événement lors de leur réception au village. Comme référence, nous pouvons citer ici l'ouvrage de Paul Bonnard sur les « Fontaines vaudoises ».