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Et si notre nouveau parlement imaginait des rapports nouveaux avec les Eglises et les religions?
Actuellement on peut discerner trois attitudes du monde politique face au fait de croire et aux communautés de croyants, toutes négatives: la réclusion de la foi dans la sphère privée et le déni, stupide et contreproductif, de sa dimension culturelle, politique et sociale, ensuite l'interdit pur et simple - motivé par la peur - d'expressions religieuses nouvelles (p. ex. les minarets), enfin l'exploitation populiste et nostalgique des soi-disant symboles ou valeurs de l'Occident chrétien (la récente initiative parlementaire).
Il serait temps que cela change et que le monde politique prenne en compte que toute société vit avec des fois, des transcendances, des religions et temps que nos politiciens donnent à cet incontournable fait sa place dans la construction du vivre ensemble dont ils sont responsables.
Cela sans déroger au principe de la laïcité de l'Etat, mais justement pour l'honorer en demandant aux croyants de prendre en tant que tels leurs responsabilités en matière de vie politique commune. Ils l'ont fait dans le passé, je ne vois pas qu'ils ne puissent le faire aujourd'hui.
En optant pour l'exclusion, l'interdit ou la récupération nostalgique, le monde politique se coupe de la force et de la compétence de la foi de millions d'hommes et de femmes. L'une de ces forces est leur confiance en l'avenir: elle vient de leur foi en ce Dieu qu'ils croient à l'origine et à l'aboutissement du monde, qui n'est donc pas le fruit du hasard, l'autre, fondée sur la première, est leur espérance, ce dont notre société a un immense besoin.