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Un pédophile condamné définitivement à 16 ans de prison
ATS
Le Tribunal fédéral rejette le recours d'un septuagénaire condamné à 16 ans de prison par la justice fribourgeoise pour traite d'êtres humains et actes d'ordre sexuel avec des enfants. L'homme avait exploité plus de 80 mineurs en Thaïlande.
Le 1er mars 2018, le Tribunal pénal de la Gruyère avait reconnu l'accusé coupable de contrainte sexuelle et de pornographie. Entre 2003 et 2012, il avait exploité des garçons de 5 à 16 ans pour produire des milliers de photos pédopornographiques. Il les avait aussi livrés à la prostitution dans son bar de Pattaya.
Après avoir recouru en vain devant le Tribunal cantonal, l'homme s'est tourné vers le Tribunal fédéral afin d'obtenir une réduction de la peine à 6 ans. Les juges de Mon Repos n'ont pas suivi le recourant qui affirmait que la justice thaïlandaise était au courant des faits qui lui ont été reproché en Suisse et qu'elle avait renoncé à le poursuivre dans une procédure menée en 2014.
Enquêteurs mis en cause
L'homme mettait aussi en cause la méthode employée par les enquêteurs pour établir le nombre et l'âge des victimes. La Cour de droit pénal a écarté ce moyen qui n'a pas été invoqué devant les instances précédentes.
Le Tribunal fédéral a estimé que l'évaluation des faits et de la culpabilité "très lourde" du recourant par l'instance cantonale ne prêtait pas le flanc à la critique. Concernant la peine, il rappelle que l'infraction la plus grave - la traite d'êtres humains - pouvait être sanctionnée par 20 ans de réclusion au maximum.
Compte tenu de l'extrême gravité des faits et du manque de collaboration de l'accusé à l'enquête, une peine de 12 ans au minimum s'imposait. Les autres infractions justifiaient de l'aggraver sensiblement.
Même si, comme l'affirme le recourant né en 1944, une peine de 16 ans s'apparente à une condamnation à vie, elle n'en est pas moins proportionnée à sa faute "extrêmement grave", concluent les juges fédéraux. (arrêt 6B_233/2020 du 5 juin 2020)