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L'ex-journaliste du Matin Ludovic Rocchi a apporté la preuve de la vérité de la plupart des faits mentionnés dans ses articles sur l'affaire de plagiat (archives).
KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT(sda-ats)
Le journaliste Ludovic Rocchi est acquitté sur toute la ligne après ses articles sur l'affaire de plagiat à l'Université de Neuchâtel en 2013. Il ne s'est rendu coupable ni de calomnie ni de diffamation, a jugé lundi le Tribunal régional de La Chaux-de-Fonds.
Le procureur Nicolas Aubert avait requis une peine de 45 jours-amende à 140 francs avec deux ans de sursis. Quant à Michel Bise, avocat du professeur qui avait déposé plainte, il demandait une condamnation sans préciser la quotité de la peine, et réclamait pour son client une indemnité pour tort moral.
Le défenseur fera une annonce d'appel pour obtenir les considérants du jugement, a-t-il dit à l'ats. Il les examinera avant de décider ou non de faire appel.
Ludovic Rocchi était accusé d'avoir porté atteinte à l'honneur du professeur de la faculté des sciences économiques dans trois articles publiés dans Le Matin. Il l'a accusé d'être l'auteur d'un plagiat dans un livre vendu aux étudiants, et il évoquait aussi des soupçons de plagiat concernant un autre ouvrage.
Preuve de la vérité
La prévention de calomnie a été assez rapidement écartée, a indiqué la juge Muriel Barrelet. Restait à examiner l'affaire sous l'angle de la diffamation. La juge a estimé que le journaliste avait pu apporter la preuve de la vérité pour la plupart des faits décrits.
Ce n'est toutefois pas le cas pour l'allégation selon laquelle le professeur aurait enrichi son CV en s'inventant trois fonctions. Mais le journaliste pouvait le penser de bonne foi sur la base du témoin qu'il a interrogé. On ne pouvait pas attendre de lui qu'il mène une vaste enquête auprès de divers professeurs au Canada.
ATS