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Photographie
La Fondation Henri Cartier-Bresson consacre une exposition à Zbigniew Dłubak, un artiste polonais désigné comme un “Héritier des avant-gardes“.
- Zbigniew Dłubak « Les rues sont pour le soleil et non pour les hommes », 1948
- © Armelle Dłubak / Archeology of Photography Foundation, Varsovie
Zbigniew Dłubak (1921-2005) a été, après-guerre, l’un des acteurs du profond changement de la scène artistique polonaise. Grand expérimentateur des formes photographiques, il fut également peintre, théoricien de l’art, enseignant et éditeur de la revue “Fotografia“ pendant plus de vingt ans. Il y a introduit une critique photographique solide et une manière interdisciplinaire de penser le medium. Il jouissait, en Pologne, d’une certaine notoriété de son vivant. Plusieurs expositions monographiques lui furent consacrées, et ses œuvres majeures sont représentées dans les collections publiques polonaises.
Si Dłubak se fit d’abord connaître en tant que photographe, il aspirait initialement à devenir peintre, sans cesse à la recherche de matériaux pour dessiner durant la guerre. Très actif dans ces deux domaines traditionnellement séparés il a beaucoup influencé le décloisonnement des formes artistiques. Il défendait également le droit de la photographie à exister en tant que discipline à part entière.
Ses premières expériences photographiques laissent transparaître une diversité d’inspirations caractéristiques des pratiques d’avant-guerre, issues des traditions constructivistes et surréalistes. Fasciné par la linguistique, Dłubak s’orientent ensuite vers les mécanismes d’une approche systématique puis vers la disparition des signes.
Du 17 janvier au 29 avril 2018