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Hong Kong Le PDG de Cathay Pacific jette l'éponge
Alors que la compagnie aérienne de Hong Kong a été rappelée à l'ordre par Pékin, Rupert Hogg a annoncé sa démission.
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Cathay Pacific a annoncé vendredi la démission de son directeur général Rupert Hogg après que la compagnie aérienne de Hong Kong a été rappelée à l'ordre par Pékin. La Chine a notamment reproché à certains personnels de la compagnie d'avoir affiché leur soutien aux manifestations pro-démocratiques. Rupert Hogg a démissionné, «assumant la responsabilité, en tant que dirigeant de la compagnie, des récents événements», selon un communiqué.
M. Hogg a été remplacé par Augustus Tang, une figure du groupe Swire, conglomérat basé à Hong Kong et principal actionnaire de Cathay. Un autre dirigeant de Cathay, Paul Loo, directeur de la clientèle et des affaires commerciales, a également annoncé son départ en invoquant les mêmes raisons que Rupert Hogg, selon le communiqué
Colère
La semaine dernière, Cathay Pacific a provoqué l'ire des nationalistes chinois après que certains de ses 27'000 employés ont pris part aux manifestations pro-démocratie ou exprimé leur soutien au mouvement.
Les dirigeants de Cathay se sont empressés de rassurer Pékin en prenant leurs distances par rapport à la mobilisation pro-démocratie, promettant de licencier tout employé soutenant ou participant aux «manifestations illégales». Depuis, la compagnie a en effet licencié deux employés et suspendu un pilote lié aux manifestations.
La police dit pouvoir gérer les manifestations
Sur le terrain, la police de Hong Kong affirme disposer des ressources suffisantes pour continuer à se dresser devant les manifestants pro-démocratie, même si la violence devait s'intensifier, atténuant les craintes d'un recours à une intervention militaire depuis la Chine continentale.
Trois commandants de la police hongkongaise, ayant accepté de recevoir une poignée de journalistes étrangers, ont déclaré jeudi qu'ils n'étaient pas au fait d'un quelconque projet de Pékin d'envoyer des troupes pour leur prêter mains fortes, y compris si la crise politique s'aggravait.
Ces officiers ont accepté de s'exprimer sous couvert de l'anonymat, afin de pouvoir discuter plus librement de la crise la plus aiguë depuis la rétrocession de Hong Kong en 1997. Des révoltes syndicales contre le colonisateur britannique avaient fait 51 morts dans les années 60.
Ils disent aussi n'avoir eu aucune discussion sur ce qui se passerait si Pékin envoyait des troupes et qu'il n'y avait donc pas de protocole établi pour faire face à telle éventualité. (afp/nxp)
Créé: 16.08.2019, 11h54