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C'est ce qu'a confirmé le commissaire européen Günter Verheugen lors d'entretiens récents à Sofia. Or une nette majorité de la population bulgare n'est pas du tout d'accord avec ce qu'elle considère comme une impudence. Selon un sondage représentatif de Gallup, pas moins de 77% des Bulgares estiment que leur gouvernement ne devrait pas céder aux tentatives de pressions exercées par l'UE pour que les deux tranches nucléaires soient arrêtées prématurément. 66% sont même d'avis que l'arrêt définitif, déjà décidé, des deux tranches encore plus anciennes de Kozloduy 1 et 2, devrait être ajourné, ceci même si l'adhésion à l'UE s'en trouvait retardée. 8% seulement sont d'avis contraire, 26% n'ayant pas exprimé d'opinion sur le sujet. Presque 78% des sondés ne partagent pas le point de vue selon lequel cet arrêt anticipé serait nécessaire parce que "l'exploitation n'est pas sûre", ou parce que la centrale "présente un danger possible pour la Bulgarie et l'Europe". La plupart des personnes interrogées soupçonnent "une autre raison" que la sûreté derrière la condition de l'UE, à savoir 42% "des raisons économiques", et 32% l'intention de l'UE de "rendre la Bulgarie dépendante de l'UE"."60% sont également persuadés que la Bulgarie ne pourrait pas adhérer plus rapidement à l'UE même si les quatre tranches les plus anciennes de Kozloduz étaient arrêtées, comme cela est demandé. 90% pensent que cet arrêt entraînerait une augmentation des prix de l'électricité dans le pays, et 70% que la Bulgarie deviendrait dans ce cas un marché intéressant pour des producteurs d'électricité étrangers. Enfin pour presque 60% des personnes interrogées, il faut reprendre la construction de la centrale nucléaire de Belene et achever l'installation.
Source
P.B./C.P. d’après NucNet du 22 mai 2002