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Il s’agit des scores suivants :
Le tableau 1 donne un résumé des caractéristiques principales de ces scores. Ils reposent tous sur des études observationnelles prospectives, sauf pour les scores de Tabak et Shorr, basés, quant à eux, sur des banques de données rétrospectives comprenant en tout plus de 100'000 sujets (3,4,8).
Tableau 1 : Tableau comparatif des éléments de base des scores de risque de mortalité à court terme en cas d’EABPCO
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La durée d’observation peut dépasser la durée de l’hospitalisation. La moyenne ou médiane de l’âge des patients est, en général, légèrement supérieure à 70 ans, ce qui contraste avec un âge moyen inférieur à 70 ans pour la plupart des séries de sujets ayant servi à l’établissement des scores pronostiques de mortalité pour la BPCO. La prédominance masculine dans l’effectif des études, souvent retrouvée dans les scores portant sur la mortalité à long terme de la BPCO, n’est pas présente. La mesure du VEMS n’est pas toujours rapportée ; dans certains cas, sans doute, la forte dyspnée présentée par les patients empêchait-elle d’obtenir des valeurs fiables. Il existe toutefois une autre façon d’évaluer la gravité de l’état fonctionnel des sujets par la nécessité de les admettre en milieu de soins intensifs, en général pour les ventiler mécaniquement. Le % de transfert aux soins intensifs varie entre 100% (étude de Wildman pratiquée aux soins intensifs de GB !) à 1% (3) : c’est dire l’hétérogénéité des populations testées. L’utilisation de cet index est cependant rendu quelque peu problématique en raison de décisions de ne pas entrer en matière pour la ventilation mécanique, qu’elles aient été prises par le patient lui-même ou par l’équipe soignante.
L’absence de transfert aux soins intensifs peut donc tout aussi bien signifier que le patient est trop bien ou trop mal pour y être admis. Le pouvoir de discrimination des scores mesurée par la SSC de la courbe ROC est, curieusement, plutôt bon compte tenu du caractère disparate de ces séries de patients.
Le tableau 2 des éléments constitutifs de ces différents scores illustre la variété des éléments pris en compte dans leur construction. Un âge supérieur à 65 ou 70 ans est considéré cinq fois ; il en est de même pour la confusion mentale ou le score de Glasgow. Enfin, des données biologiques ou physiologiques sont retenues pour 5 des 7 scores, mais elles comprennent aussi bien un éventail très large (avec un record de 13 données de laboratoire, auxquelles s’ajoute une dizaine d’informations cliniques, pour Tabak 2013) que la seule mesure de l’urée (dans deux cas). Le score de Roche fait exception dans la mesure où il se base uniquement sur un ensemble de données cliniques associées à l’insuffisance respiratoire. Le score de Chang est en réalité le score CURB-65 mis au point pour le pronostic de la pneumonie acquise en communauté et largement validé pour cette affection(8). Il est peut-être d’intérêt de noter qu’une consolidation pneumonique fait partie des éléments du score DECAF de Steer (7). Les scores utilisés par Tabak et Shorr (2009 et 2011)(3,4) sont un proche voisin du score CURB-65 puisqu’ils ne s’en écartent que par l’absence de la mesure de la fréquence respiratoire. Le score CRB-65 a été adapté au pronostic de l’EA BPCO, mais avec une capacité de discrimination plutôt médiocre (SSC ROC 0,68)(6,9)). Dernier élément digne d’être mentionné : la fibrillation auriculaire figure à deux reprises comme facteur pronostique défavorable.
Tableau 2 : Tableau comparatif des éléments constitutifs des scores de risque de mortalité à court terme en cas d’EABPCO
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A côté de ces scores, dont la publication doit répondre à des impératifs propres à une démarche axée sur une approche prédictive probabiliste, plusieurs revues (10,11), dont une méta-analyse (12), et articles (13,14) ont récemment paru qui ajoutent des informations complémentaires sur le nombre et la nature des facteurs impliqués dans la mortalité hospitalière.
En voici une liste non-exhaustive, à partir des écrits de Steer et de Singanayagam (10,12) :