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Une minute de silence a été observée vendredi en Tunisie et en Grande-Bretagne en mémoire des 38 victimes de l'attentat perpétré il y a une semaine près de Sousse. Le Premier ministre Habib Essid a lui reconnu que la police avait été trop lente à intervenir.
Après un air de clairon, une plaque "In Memoriam" a été plantée au-dessus des fleurs déposées depuis une semaine sur le site du drame. Le Premier ministre tunisien Habib Essid était présent.
La cérémonie commémorative, organisée par l'ambassade britannique en Tunisie, a rassemblée notamment l'ambassadeur britannique et M. Essid, les ministres tunisiens du Tourisme, des Affaires étrangères, de la Santé et de la Jeunesse et des sports. Ils étaient encadrés par un important dispositif policier.
A la même heure (13h00 en Suisse), une minute de silence était observée au Royaume-Uni, dont 30 ressortissants sont morts lors de l'attentat. La reine Elizabeth II et son époux le prince Philip ont rendu hommage aux victimes de ce qui constitue l'attaque la plus meurtrière envers des Britanniques depuis les attentats du 7 juillet 2005 à Londres, à l'université de Strathclyde en Ecosse.
Dépouilles rapatriées
Le Premier ministre britannique David Cameron a lui marqué ce moment de recueillement dans sa circonscription de Witney, au nord ouest de Londres.
Dans l'ensemble du pays, les drapeaux étaient en berne et même les balles de tennis se sont arrêtées à Wimbledon. Spectateurs, joueurs, membres de l'organisation, massés dans l'enceinte du prestigieux tournoi anglais, ont rendu hommage aux victimes un quart d'heure avant le coup d'envoi des matches qui avait été décalé de 45 minutes pour l'occasion.
L'attentat a été perpétré par un étudiant tunisien de 23 ans, selon les autorités. Il a ouvert le feu sur des touristes sur la plage, au bord des piscines et dans l'hôtel Imperial Marhaba Riu de Port el Kantaoui, à environ 150 kilomètres au sud de Tunis.
Quelques dépouilles ont quitté la Tunisie mercredi, neuf autres ont été rapatriées jeudi. Les autres doivent l'être vendredi et samedi.
D'autres arrestations
Jeudi, le ministère de l'Intérieur avait annoncé que huit personnes en lien direct avec l'attentat, le plus sanglant de l'histoire récente de la Tunisie, avaient été arrêtées. Des enquêteurs britanniques ont été dépêchés pour appuyer le travail des équipes tunisiennes.
M. Essid a reconnu vendredi dans une interview à la BBC que la police avait été trop lente à intervenir lors de l'attentat. Le Premier ministre a ajouté que la police avait été "bloquée partout", sans plus de précisions.
ATS