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Pour Joe Biden, ce sont les Etats-Unis et l'Europe que doivent mener la bataille pour la démocratie et l'ouverture et contre les nationalismes et populismes.
KEYSTONE/AP/MICHEL EULER(sda-ats)
L'Europe et les Etats-Unis doivent être les leaders dans le combat pour la défense de la démocratie et des valeurs d'ouverture: le vice-président américain sortant Joe Biden a fait mercredi ses adieux politiques sur la scène du Forum économique de Davos (GR).
"Mon nom est Joe Biden et je suis vice-président des Etats-Unis pour 48 heures encore", a lancé M. Biden en guise d'entame de son dernier grand discours officiel en tant que vice-président américain avant la remise du pouvoir à Washington au gouvernement du président élu Donald Trump vendredi.
Et dans 48 heures, "je pourrai commencer à dire ce que je pense", a-t-il ajouté, déclenchant un grand éclat de rire dans la grande salle plénière du centre des congrès à Davos. Avant d'enchaîner plus sérieusement avec un discours de politique extérieure, largement centré sur son pays et l'Europe.
"Nous ne devons pas attendre que les autres pays fassent les choses", a plaidé M. Biden, pour qui ce sont les Etats-Unis et l'Europe que doivent mener la bataille pour la démocratie et l'ouverture et contre les nationalismes et populismes, qui sont "des mauvaises ripostes" et donnent "une fausse impression de sécurité".
La Russie de Poutine dans le collimateur
Après une attaque frontale contre "la Russie de Poutine", qui risque de faire reculer le monde "de plusieurs décennies de progrès", Joe Biden a aussi appelé à renforcer la cyberdéfense, en allusion à l'intervention présumée de Moscou dans la dernière campagne électorale américaine.
"Je vous assure que cela va se reproduire, et pas seulement aux Etats-Unis", a-t-il dit, mettant implictement en garde les pays européens. La France et l'Allemagne notamment vivront des élections nationales en 2017.
ATS