Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07174.jsonl.gz/29

L’épaule est remarquable par son amplitude de mouvements dans toutes les directions grâce aux articulations qui la composent :
- articulation sterno-claviculaire
- articulation acromio-claviculaire
- articulation gléno-humérale
- articulation scapulo-thoracique (glissement de l’omoplate sur le thorax).
L’articulation gléno-humérale est une articulation suspendue qui met en contact une sphère (la tête de l’humérus) dans une assiette (la glène de l’omoplate). Le cartilage qui recouvre la glène est entouré par un anneau de fibro-cartilage appelé « bourrelet ou labrum » qui contribue efficacement au centrage de la tête de l’humérus au milieu de la glène. Une capsule articulaire fibreuse comparable à un hamac par sa forme, complète la stabilisation ligamentaire de cette articulation glénoïdienne appelée en anglais « ball in the socket joint ». Pour animer l’épaule et en même temps la stabiliser en mettant en appui les surfaces articulaires l’une contre l’autre, il existe un ensemble de petits muscles très efficaces regroupés sous le terme de « coiffe des rotateurs » en raison de leur disposition anatomique au dessus de la tête de l’humérus.
Ces muscles rotateurs de l’épaule sont :
- le sus-épineux (Supraspinatus)
- le sous-épineux (Infraspinatus)
- le sous-scapulaire (Subscapularis)
- le petit rond (Teres Minor).
Le sus-épineux a également un rôle clé dans l’élévation du bras et permet le glissement de la tête de l’humérus sur le toit osseux de l’épaule appelé « acromion » qui fait partie de l’omoplate.
Les symptômes varient d’un cas à un autre et dépendent beaucoup de l’origine de la lésion (traumatique ou non), de l’âge de patient et de la spécificité de l’événement qui a provoqué la lésion.
Une lésion d’origine traumatique est associée à de fortes douleurs, une déformation de l’épaule et une limitation fonctionnelle nécessitant une évaluation médicale et un traitement. Après correction de la luxation, certains patients peuvent continuer de présenter des signes et des symptômes d’instabilité, particulièrement les jeunes patients qui ont un plus haut risque de présenter des luxations. Le plus commun de ces symptômes est celui de l’appréhension : peur d’une luxation imminente dans certaines positions.
L’instabilité de l’épaule fait référence à la luxation de la tête humérale de la cavité glénoïde.
À cause de son anatomie qui présente peu de congruence entre la tête humérale et la cavité glénoïde (voir la planche anatomique), l’articulation de l’épaule est celle qui est la plus instable de l’appareil locomoteur et qui se luxe le plus facilement. Les luxations sont, dans environ 50 % des cas, celles de l’épaule.
Il y a deux grandes catégories d’instabilité de l’épaule : celle d’origines traumatiques et celle d’origines non traumatiques.
Une instabilité traumatique est typiquement le résultat d’un traumatisme ou d’un accident. Souvent un côté seulement est concerné et est associé à des lésions anatomiques qui expliquent la forte incidence de récidive, spécialement chez les patients jeunes
- moins de 20 ans : 90 à 95 % de récidive
- entre 20 et 40 ans : 60 % de récidive
- en dessus de 40 ans : 10 % de récidive
Le traitement est habituellement chirurgical, particulièrement pour les patients jeunes chez qui le risque de récidive est élevé et pour les patients plus âgés présentant une instabilité persistante.
L’instabilité d’origine non traumatique n’est pas liée à un événement traumatique ou un accident, mais survient lors d’activités quotidiennes comme se coiffer ou même pendant le sommeil. En général, les deux épaules sont touchées, car la cause de l’instabilité est plus en relation avec une laxité générale des articulations. Les patients hyperlaxes ont souvent une hyper-extension des coudes, des genoux et des poignets. Le traitement commence d’habitude par de la physiothérapie. Dans certains cas une stabilisation chirurgicale est nécessaire. Chaque cas est différent. N’hésitez pas à en parler à votre chirurgien.
Pour les luxations traumatiques :
- jeune âge.
- activités sportives avec risques de chute.
Pour les luxations non traumatiques :
- laxité générale.
- antécédents de luxations (du même ou de l’autre côté.)
Pour les épisodes de récidive de luxation :
- antécédent de luxation traumatique.
- quantité des antécédents traumatiques
- jeune âge.
Après chaque luxation de l’épaule :
Il est important de connaître l’histoire de la luxation en question ainsi que tout passé médical significatif.
Deux radiographies au minimum seront faites afin d’évaluer la direction de la luxation ainsi que toutes autres lésions associées, comme des fractures non déplacées.
Une résonnance magnétique est parfois nécessaire dans le but d’évaluer les lésions associées des tissus mous et déterminer si un traitement chirurgical est nécessaire.
En cas de luxation, il est fortement conseillé de procéder à une évaluation médicale comprenant des radiographies adéquates avant toute tentative de réduction de l’articulation de l’épaule pour éviter des lésions supplémentaires.
Ne faites pas abstraction de la douleur, c’est une alarme qui vous indique que quelque chose ne va pas et demandez un avis médical rapidement.
Après qu’une luxation a été diagnostiquée de manière adéquate, on procède à une réduction, sous contrôle de la douleur par médication ou par anesthésie, selon les cas et les circonstances.
Le traitement est souvent conservateur avec une immobilisation de l’épaule pendant deux à trois semaines, suivie par de la physiothérapie qui permettra la récupération de la mobilité et de la force musculaire. Dans certains cas, un traitement chirurgical est nécessaire pour assurer une stabilité adéquate. Une technique chirurgicale spécifique sera choisie en fonction de chaque cas pour s’assurer de pouvoir obtenir une articulation de l’épaule stable et fonctionnelle.
Chaque cas est différent. N’hésitez pas à en parler à votre chirurgien et à prendre connaissance des risques et bénéfices de chaque proposition de traitement.
Chaque cas nécessite une évaluation spécifique de manière à déterminer un diagnostic et un pronostic.
À partir de ce moment, le traitement le plus adéquat est planifié et appliqué en collaboration avec le patient.
Participation de votre médecin de famille
Nous serons en communication permanente avec votre médecin de famille pour discuter et procéder à la meilleure option thérapeutique. Une fois que l’indication de chirurgie posée, votre médecin organisera les examens nécessaires pour compléter l’évaluation préopératoire de l’anesthésiste.
Vous recevrez ensuite une lettre de convocation de la clinique partenaire, Clinique Bois-Cerf, Clinique Montchoisi ou Clinique de La Source, avec des informations concernant :
Consultation préanesthésique
Avant la chirurgie, vous serez vu par un de nos médecins anesthésistes qui vous questionnera au sujet de vos antécédents médicaux, avant de procéder à un examen clinique. Vous pourrez alors discuter des différentes méthodes disponibles et choisir la plus adaptée à votre cas spécifique (anesthésie générale, anesthésie péridurale, rachianesthésie, anesthésie veineuse régionale, blocs tronculaires, anesthésie combinée).
Confirmation de la date d’opération
Le jour et l’heure auxquels vous devrez vous présenter à la clinique vous seront communiqués ; ce peut être la veille ou le jour même de l’intervention.
Ce qu’il faut prendre avec vous en cas d’opération
- vos affaires personnelles
- de la lecture
- un lecteur de musique (que vous pourrez prendre en salle d’opération)
- votre belle énergie
Après l’opération
Nous refusons catégoriquement que vous souffriez après l’opération.
La stratégie anesthésique sera donc spécifiquement conçue en fonction de votre état de santé, de vos souhaits et du type d’intervention chirurgicale, dans le but de vous garantir l’absence de douleur au réveil et pendant la rééducation.
La nuit précédant votre chirurgie ainsi qu’une heure avant votre anesthésie, vous recevrez une prémédication, à savoir un comprimé qui vous aidera à vous détendre.
Repos au lit et glace seront également de bons alliés pendant les premiers jours. Notre équipe évaluera soigneusement la présence et l’intensité de la douleur avec vous 24h/24 et adaptera le traitement en conséquence.
Les risques encourus lors d’un traitement chirurgical de l’instabilité de l’épaule sont les mêmes que ceux pour les autres chirurgies :
L’infection
C’est une complication rare qui implique un traitement immédiat et nécessite souvent une intervention chirurgicale supplémentaire. Nous prenons des mesures très strictes pour éviter tout problème infectieux. Des antibiotiqxues spéciaux sont donnés avant l’opération en adéquation avec des études scientifiques qui confirment les bénéfices de cette mesure préventive.
La plaie chirurgicale est traitée avec précaution dans une salle opératoire spécialement équipée d’un flux laminaire pour contrôler la contamination.
En cas de douleur, de température élevée, de rougeur de la peau autour de la cicatrice, n’hésitez pas à contacter immédiatement votre chirurgien pour un avis.
Caillots de sang (thrombose veineuse profonde)
Ils sont le résultat d’un ralentissement de l’écoulement du sang dans les veines en raison de la position pendant la chirurgie. C’est une complication rare après une opération de l’épaule. Elle se manifeste par de la douleur et de l’inflammation au niveau des mollets et des chevilles. Nous prenons toujours un certain nombre de mesures pour réduire ce risque de manière significative, comme des bas de compression pendant la chirurgie, et l’injection sous-cutanée d’anti-coagulant.
Même après avoir pris toutes les précautions nécessaires, des caillots de sang peuvent parfois se former. En cas de doute, n’hésitez pas à nous contacter pour un avis médical.
L’embolie pulmonaire
Cette complication peut se produire quand des caillots de sang d’une thrombose veineuse profonde se détachent, arrivent aux poumons et empêchent le processus d’oxygénation du sang. C’est une complication qui peut être très grave, d’où l’importance de suivre attentivement toutes les mesures préventives mentionnées ci-dessus.
Perte de la mobilité de l’épaule (« épaule gelée »)
La mobilité de l’épaule peut être réduite de manière transitoire à cause de l’inflammation et des tissus cicatriciels. Il est important de suivre attentivement le programme de physiothérapie pour récupérer la mobilité passive de l’épaule.
Quelle sorte d’anesthésie est utilisée pour cette chirurgie ?
Nous favorisons une combinaison de techniques : anesthésie générale et bloc du nerf local avec un cathéter pour un contrôle efficace de la douleur juste après l’opération.
Combien de temps dois-je porter l’écharpe ?
En général pendant quatre à six semaines. Cela dépend de l’importance de la lésion et du type de reconstruction qui a été faite. C’est le temps nécessaire pour la formation d’une cicatrisation adéquate.
L’écharpe procure une position confortable de l’épaule en évitant une contraction active de ses muscles pendant la période de récupération.
Quand pourrai-je à nouveau conduire ?
Environ six semaines après la chirurgie.
Si vous avez encore d’autres questions, n’hésitez pas à nous contacter :
Par téléphone : +41 21 601 71 77
Par email: <email-pii>