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Entourés de fans venus des quatre coins du monde partager avec leur idole l'ultime concert de son ultime tournée, Elton John a livré samedi soir à Stockholm son dernier concert. Ce après plus d'un demi-siècle sur les routes.
"Jouer pour vous a été ma raison de vivre, et vous avez été absolument magnifiques", a-t-il lancé à une audience comblée.
Queue de pie rehaussée de strass, lunettes aux verres rouges, la star de 76 ans s'est installée au piano peu après 20h00 sous les acclamations du public, pour entamer son spectacle d'adieu par l'une de ses chansons les plus populaires "Bennie and the Jets". Il a enchaîné ensuite avec "Philadelphia Freedom" et "I Guess That's Why They Call It the Blues" face à une audience conquise qui arborait des lunettes scintillantes bleues ou rouges.
Pendant plus de deux heures, les morceaux se sont enchaînés, entrecoupés d'instant où l'artiste, quittant son piano et se levant face à la fosse, remerciait ses fans mais aussi ses musiciens et son équipe, dont certains membres le suivent depuis plus de 40 ans. "Je veux rendre hommage à ces musiciens", a-t-il dit. "Ils sont vraiment incroyables (..) et ce sont les meilleurs".
Peu après "Border Song" dédié à Aretha Franklin, "I'm still standing" a vu les quelque 30'000 spectateurs de la Tele2 Arena se lever comme un seul homme. Avant le rappel, Elton John avait diffusé un message de Coldplay qui jouait ce soir-là aussi dans le pays scandinave, à Göteborg (ouest) dans lequel le chanteur Chris Martin le remerciait pour sa carrière et ses engagements.
Un spectacle "incroyable"
"C'était incroyable. Je n'ai pas encore les mots pour l'instant parce que je n'ai pas encore tout digéré", a confié Anton Pohjonen, un banquier finlandais de 25 ans. "On en vient presque à pleurer pour lui", a renchéri un professeur suédois, Conny Johansson, qui avait ses billets depuis quatre ans.
Pour les fans, la soirée promettait d'être riche en émotions, même avant le lever de rideau. "Ca va être très émouvant ce soir", avait prévu Kate Bugaj, une étudiante polonaise de 25 ans qui a retardé ses examens de master pour suivre la tournée de son idole et attendait devant le stade plusieurs heures avant le début du spectacle.
Jeanie Kincer, quinquagénaire venue du Kentucky aux Etats-Unis, voulait "être là pour la fin car j'étais trop jeune pour être là au début". Pour l'occasion, elle portait un short rouge à bretelles et un tee-shirt rouge, jaune et marron, copie presque parfaite des vêtements qu'Elton John avait choisis lors de son premier concert à Stockholm en 1971.
"Etrangement sobre"
Avec ce dernier tour de piste, "c'est un chapitre important dans l'histoire du rock'n'roll qui est entrain de s'achever", assurait le quotidien Expressen. Samedi était le deuxième soir consécutif que le stade accueillait à guichets fermés la star britannique pour la dernière étape de cette ultime tournée débutée il y a cinq ans et qui fut perturbée par le Covid-19 et une opération de la hanche en 2021.
Avec "Farewell Yellow Brick Road", Elton John aura donné 330 concerts avant Stockholm, sillonnant Europe, Australie, Nouvelle-Zélande, USA, Canada et Royaume-Uni. "Pour la tournée la plus lucrative de l'histoire du monde, 'Farewell Yellow Brick Road' est étrangement sobre", s'étonnait le quotidien Dagens Nyheter, qui se félicitait toutefois de l'enthousiasme contagieux de l'artiste aux 300 millions de disques vendus.
Les "réserves sont faciles à oublier quand Elton John, vêtu d'un blazer à paillettes arlequin et souriant jusqu'aux oreilles, tape son piano à queue comme si tout en dépendait". Au total, l'artiste de 76 ans aura joué devant 6,25 millions de fans lors de cette tournée.
"Je suis triste qu'il prenne sa retraite mais c'est bien qu'il puisse profiter de ses dernières années", estimait sa fan américaine. Avant de se rassurer. "Je sais qu'il va encore jouer de temps en temps, il sortira de la nouvelle musique donc il y a encore des choses à attendre", a-t-elle affirmé.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
L'acteur américain Ryan O'Neal s'éteint à 82 ans
L'acteur américain Ryan O'Neal est décédé vendredi à l'âge de 82 ans, a annoncé son fils. Il était connu pour ses rôles dans les films "Love Story" et "Barry Lyndon" de Stanley Kubrick.
"C'est la chose la plus difficile que j'aie jamais eu à dire, mais c'est ainsi. Mon père s'est éteint paisiblement aujourd'hui", a expliqué Patrick O'Neal sur Instagram.
Ryan O'Neal s'était fait un nom en 1970 grâce à "Love Story", une romance où il incarnait un étudiant en droit d'Harvard qui s'entiche d'une jeune fille forcée de travailler à la bibliothèque pour payer ses études. Le rôle lui avait valu une nomination aux Oscars.
Par la suite, il avait notamment été embauché par Stanley Kubrick pour son "Barry Lyndon" en 1975, une satire sociale explorant les moeurs du XVIIIe siècle. L'acteur était aussi connu pour sa relation tumultueuse avec la comédienne Farrah Fawcett ("Drôle de dames"), qui s'est étalée sur plusieurs décennies. Elle est morte des suites d'un cancer en 2009, le même jour que Michael Jackson.
Après le décès de l'actrice, il avait été au centre d'une querelle concernant un portrait de Farrah Fawcett signé Andy Warhol, réclamé par l'université du Texas. Après une bataille judiciaire, un tribunal de Californie avait reconnu en 2013 qu'il en était bien propriétaire.
L'acteur avait auparavant eu d'autres démêlés avec la justice. En 2009, il avait été condamné à suivre un programme de désintoxication pendant 18 mois, après que la police l'eut interpellé avec son fils Redmond et retrouvé de la méthamphétamine à leur domicile de Malibu.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Le monde punk et bricolé du Chaux-de Fonnier Louis Jucker à Vidy
Louis Jucker, en tournée en Suisse romande et à Berne, se produit jusqu'au 15 décembre à Vidy-Lausanne, avec le Nouvel Ensemble Contemporain. Ce musicien poète punk vient bricoler des sons avec ses valises et ses objets de récup transformés en instruments de musique.
Louis Jucker a joué jeudi soir dans une petite salle de Vidy-Lausanne devant une centaine de personnes. Comme si elle remplaçait les clubs de 50 ou 100 places, qui n'existent plus à Lausanne avec la fermeture du Bourg et du Romandie.
Louis Jucker, on se souvient du discours qu'il a prononcé quand il a reçu un prix de la musique de l'Office fédéral de la culture en 2021. Le Chaux-de-Fonnier, cheveux noirs, encore plus frisés que Cat Stevens à ses débuts, défendait les friches urbaines pour permettre aux artistes mais aussi aux habitants de pouvoir créer plus librement. "J'adhère toujours à cette idée, même si c'est une cause perdue", a dit à Keystone-ATS le jeune homme de 36 ans, architecte de formation, qui vit désormais entre la Chaux-de-Fonds et Lausanne.
Jouer de la machine à écrire
Pratiquant l'humour et l'absurde dans le plus pur esprit anarchiste de l'Arc jurassien, il arrive sur scène avec sa valise et une quantité d'objets improbables transformés en instruments de musique, comme une machine à écrire. Il a aussi métamorphosé des valises en guitare et en basse, dont joue la contrebassiste lausannoise, Jocelyne Rudasigwa.
Qu'on ne s'y trompe pas, car au-delà d'une certaine naïveté que Louis Jucker affiche, une posture qu'il revendique, lui et les musiciens du Nouvel Ensemble Contemporain - ils sont six sur scène -, sont des artistes de haut vol.
Le trentenaire, qui chante en anglais - "c'est pour moi la langue du chant et du rêve" - a étudié enfant le violoncelle au Conservatoire: "J'en ai joué récemment en studio, sur le dernier disque d'Emilie Zoé.
Un label, pépinière de talents
Cette chanteuse, musicienne et compositrice lausannoise, joue sur le label Hummus Records que Louis Jucker a contribué à fonder à La Chaux-de-Fonds. Comme lui, elle a été primée par un prix suisse de la musique (2020) à l'instar de plusieurs autres artistes de ce label, à savoir le guitariste chaux-de-fonnier Jona Nido (2022), la chanteuse fribourgeoise Laure Betris, aka Kassette (2018) ou le batteur biennois Lionel Friedli (2021).
A Vidy, il invite encore sur scène différents créateurs les 9 - Louis Schild et Antoinette Rychner - et 14 décembre - le trio féminin genevois post-punk Massicot avec Simone Aubert, Colline Grosjean et Mara Krastina ainsi que le plasticien jurassien Augustin Rebetez.
Il propose également un atelier pour créer ses instruments et en jouer, le 9 décembre. Trois jours plus tard il invite à une lecture avec l'écrivaine du Jura bernois Myriam Wahli et ses instruments valises à la Chapelle de la gare, à Chavannes-près-Renens.
Il poursuit ensuite en Suisse romande début 2024 au Théâtre de Beausobre à Morges le 13 janvier, à Berne au Bee-Flat le 14 janvier, à Yverdon au Théâtre Benno Besson le 1er mars et à la Ferme-Asile à Sion le 2 mars.
Nouvel album
Louis Jucker prépare également une tournée en Suisse alémanique pour 2024, où il se produit déjà régulièrement comme à la Rote Fabrik à Zurich ou au Mokka à Thoune.
Dans un tout autre registre musical, le musicien chaux-de-fonnier prévoit l'an prochain de sortir un nouvel album avec Coilguns, un groupe de punk rock dans lequel il chante depuis qu'il est ado. Et il a encore un projet d'exposition dans la pharmacie désaffectée du Valentin à Lausanne, qui devrait fermer en juin.
Quand il nous dit que l'organisation de sa vie tient du "rubik's cube" général, on le croit sans problème.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le visage au coeur de la 6e biennale de l'art brut
Le visage est au centre de la sixième édition des biennales de l'art brut qui se tient à Lausanne du 8 décembre au 28 avril. Le musée de l'art brut a sélectionné 330 pièces, issues de son fonds et réalisées par une quarantaine d'autrices et d'auteurs.
"Comme pour chaque biennale, l'exposition rassemble des oeuvres méconnues ou pas encore présentées, parmi plus de 70'000 pièces que le musée possède", a expliqué Sarah Lombardi, directrice du musée de l'art brut jeudi devant la presse. Elle revisite aussi des corpus déjà montrés au public, mais sous un angle nouveau.
"Il y a au moins autant de visages que de pièces que nous présentons", a relevé le commissaire de l'exposition Pascal Roman, professeur de psychologie clinique, psychopathologie et psychanalyse. Et de montrer les portraits d'Eugène Wyss sculptés dans des noyaux d'abricots ou ceux plus destructurés de Curzio Di Giovanni, qui s'inspirent de photographies de stars dans les magazines.
Le visage, intime et extérieur
Le visage est souvent une des premières choses qu'un enfant dessine. Il est aussi un sujet de prédilection pour les artistes, quelles que soient les époques ou les techniques utilisées: "le visage est à la fois le lieu le plus intime et le plus extérieur du sujet", estiment Jean-Jacques Courtine et Claudine Haroche, auteurs de "Histoire du visage" .
Outre la qualité esthétique des travaux, les critères de sélection du commissaire de l'exposition se rapportent notamment à la diversité des supports et des techniques employés : textile, bois, pierre, papier, peinture, craie, gouache, feutre ou stylo à bille.
On peut voir par exemple des visages en textile, parfois appliqués sur du courrier comme celui que Danielle Jacqui envoyait à Michel Thévoz, l'ancien directeur du musée de l'art brut. Dans un autre genre et d'une tout autre envergure, on doit à cette autrice la statue de 36 tonnes, qui culmine à 14 mètres de haut devant La Ferme des Tilleuls à Renens.
Frontières en art et art brut
Elle est une des deux invitées au vernissage de l'exposition jeudi soir. Elle sera accompagnée d'une autre autrice, Ody Saban. Et c'est là que les frontières entre artistes et autrices et auteurs d'art brut se brouillent, les seconds étant à l'origine éloignés des circuits officiels de la reconnaissance avant que des médecins psychiatres ne les fassent sortir de l'ombre.
Lucienne Peiry, historienne de l'art et ancienne directrice du musée de l'art brut, interroge le statut à octroyer à ces multitudes de visages qui peuplent les oeuvres d'art brut. "La précarité affective et sociale qui caractérise souvent l'environnement d'autrices et auteurs d'art brut (isolés, enfermés, marginalisés) peut constituer le terreau de carences ou de traumatismes que l'acte de créer va tenter de tempérer, voire de transformer et transfigurer au travers de la représentation de visages", tente Pascal Roman.
Une dizaine de films documentaire sont projetés pendant l'exposition. Un concert le 18 janvier, en collaboration avec l'Orchestre de Chambre de Lausanne, et un colloque sont encore prévus. Ce dernier rassemblera des historiens de l'art, des philosophes et des psychologues le 22 février au Vortex de l'Université de Lausanne.
Enfin une exposition de Mario Del Curto, qui a photographié des créatrices et créateurs hors normes entre 1983 et 2016, attend les visiteurs à la Grange de Dorigny du 9 février au 3 mars.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Des centaines de personnes réunies pour les obsèques de Gianadda
Les obsèques de Léonard Gianadda ont lieu jeudi matin devant des centaines de personnes réunies à l'église de Martigny-Bourg (VS). La cérémonie rend un dernier hommage au mécène qui laisse derrière lui un héritage à la renommée internationale.
Les rangs de l'église Saint-Michel, qui peut accueillir environ 600 personnes, sont pleins. "Cher Léonard, encore une fois tu as raison, tes amis sont venus, ils sont tous là", a entamé Jean-Henry Papilloud, un proche du Valaisan qui s'est éteint dimanche matin.
Sur les bancs, famille, intimes, représentants des arts et personnalités politiques assistent à la cérémonie que Léonard Gianadda a souhaitée oecuménique. Après un hommage rendu au mécène, le pianiste Olivier Cavé, natif de Martigny, a interprété plusieurs morceaux au fil de la messe officiée par un prêtre et un pasteur.
Le mécène valaisan est décédé dimanche matin à l'âge de 88 ans. Il laisse à Martigny la fondation Pierre Gianadda à la renommée internationale qui a exposé les oeuvres d'illustres artistes comme Picasso, Van Gogh ou Rodin. La disparition de ce "grand homme", "figure marquante", a provoqué de nombreuses réactions.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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