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L'invasion de l'Ukraine par la Russie provoque des pénuries de blé et des flambées des prix alimentaires au Yémen, pays ravagé par la guerre et qui importe près de 90% de son blé.Image: sda
Les Etats-Unis comme le Canada, gros producteurs de céréales, vont augmenter leurs exportations en conséquence pour aider les pays à risque.
25.03.2022, 04:2725.03.2022, 06:51
Les Occidentaux se sont concertés jeudi pour répondre aux risques de pénuries alimentaires mondiales à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, deux exportateurs majeurs de blé.
«Les pénuries alimentaires vont se concrétiser»
Le président américain Joe Biden
Les Etats-Unis ont annoncé qu'ils allaient consacrer 11 milliards de dollars (10,2 milliards de francs) ces cinq prochaines années pour répondre aux menaces sur la sécurité alimentaire et à la malnutrition dans le monde.
La France, pour sa part, a proposé un plan d'urgence pour la sécurité alimentaire au niveau de l'UE et du G7.
«Nous discutons également avec les Européens et tous les autres pays pour qu'ils suspendent toutes les restrictions sur leurs exportations alimentaires»
Joe Biden
Afrique et Asie
La guerre comme les conséquences indirectes des sanctions occidentales touchent un nombre important de pays, car la Russie et l'Ukraine sont «les greniers à blé de l'Europe», a rappelé Joe Biden.
«Nous appelons Moscou à être responsable en permettant que les semis en Ukraine aient lieu. Faute de quoi la guerre provoquera dans 12 à 18 mois une famine inéluctable, avec des pénuries de céréales au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, où l'Egypte dépend notamment à 80% des céréales russes et ukrainiennes pour nourrir sa population.»
Le président français Emmanuel Macron
L'Egypte, la Turquie, le Bangladesh ou encore le Nigeria, des pays très peuplés, sont les principaux importateurs des céréales de Russie et d'Ukraine.
Le président français a proposé à Bruxelles une «initiative pour la sécurité alimentaire» avec d'abord un «plan d'urgence de libération des stocks en cas de crise pour éviter toute pénurie et modérer les hausses de prix».
Autre volet, à l'unisson de ce que réclame Washington: «Obtenir un engagement multilatéral à ne pas imposer de restrictions à l'export des matières premières agricoles», a précisé Emmanuel Macron. (ats/jch)
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