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|Titre||

Le grand écart de la révision. Étude par entretien des traducteurs-réviseurs et des politiques de révision.
|Auteur||Aurélien RIONDEL|
|Directeur /trice||Prof. Valérie Dullion|
|Co-directeur(s) /trice(s)|
|Résumé de la thèse||

Cette étude par entretien analyse les relations entre traducteurs et réviseurs et, plus largement, la manière dont la révision est organisée, effectuée et perçue dans différents contextes. Le corpus se compose de 45 entretiens menés dans onze services, dont cinq étudiés plus en détail. Le groupe de participants est formé de 38 traducteurs qui traduisent et révisent, quatre traducteurs qui ne révisent pas et trois autres professionnels du monde de la traduction. Les participants à l’étude travaillent à la Confédération suisse, dans une organisation internationale basée à Genève, dans deux entreprises privées disposant de services linguistiques internes, et dans l’industrie des langues (agences de traduction et traducteurs freelances).
L’enquête montre que la révision est organisée de manière très différente d’un service à l’autre. En particulier, certains révisent tous les textes, là où d’autres ne révisent que les traductions les plus importantes ou établies par les jeunes. De la même manière, les pratiques de révision sont variées : si la révision bilingue prédomine, les alternatives que sont la révision orale ou monolingue sont également utilisées. Lorsqu’on adopte la perspective de la personne qui révise, l’activité charrie des représentations globalement négatives. Elle est considérée comme difficile, n’est pas appréciée, et suscite des émotions négatives. Pour la personne révisée, l’activité est à la fois perçue comme un filet de sécurité appréciable et comme un mal nécessaire, car il est désagréable de soumettre son travail à l’appréciation d’autrui puis de recevoir son texte corrigé.
Sur le plan des relations traducteur-réviseur, l’étude montre que traducteurs et réviseurs entretiennent le plus souvent des contacts étendus, tant avant qu’après la révision. Elle distingue différents types de collaboration, et définit trois formes de respect qui peuvent aider à ce que la révision soit bien vécue. Elle pointe le rôle fondamental – en bien ou en mal – que jouent les explications de révision pour la perception de l’activité. Elle souligne que la révision participe au perfectionnement des deux personnes impliquées dans une tâche de révision. À l’échelle collective, elle met finalement en évidence que la révision peut à la fois susciter des tensions et œuvrer à la cohésion d’une équipe de traduction.
|Statut||terminé|
|Délai administratif de soutenance de thèse||2023|
|URL||https://www.unige.ch/fti/fr/faculte/enseignants-collaborateurs/liste-corps-ensre|