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Administration
Finhaut en histoire
Originaires de Salvan et Vallorcine
Le territoire est géré par le métral, représentant de l’abbé de Saint-Maurice, seigneur temporel et spirituel de la rive gauche de la vallée du Trient. La métrallie s’étend du Rhône à Vernayaz jusqu’aux alpages d’Emosson.
La peste à l’origine de la paroisse
Le territoire de la vallée est, dès lors, partagé entre Salvan et Finhaut, à l’exception des indivis de la plaine (actuellement Vernayaz) dont le produit revient pour un quart à Finhaut et trois quarts à Salvan. La séparation définitive des deux communes intervient en 1874.
Une vie simple, bien organisée
L’organisation de la commune est définie en fonction des villages. Quatre entités sont représentées au conseil communal : Châtelard, Giétroz, La Cotze et Le Léamon. Ces deux derniers hameaux constituent aujourd’hui le village de Finhaut. Chacun des quatre villages possède son conseil général, son four banal, son école, ses pompiers et son représentant au conseil communal.
Un garde-champêtre et un garde-forêt font en sorte que les décisions du conseil soient respectées. Celles-ci sont annoncées par le tambour le dimanche après la messe, sur la place du village. On définit notamment les jours où il est autorisé d’aller en forêt faire de la feuille, des branches ou du bois.
Les travaux publics sont assurés par corvées, appelées yamphes. Chaque famille est tenue d’y envoyer un de ses membres sous peine d’amende. Le parcours des chèvres est règlementé afin de préserver la forêt, notamment celles se situant au-dessus des villages qui assurent un rôle protecteur évident. Pour la même raison, on bâtit essentiellement en dur.
L’essor touristique
On améliore le chemin muletier pour faciliter le passage. A l’annonce de l’arrivée du chemin de fer en plaine, on décide la construction d’une route des diligences. Elle est bâtie dès 1855. En 1861, elle atteint Finhaut et en 1867 elle rejoint la route de La Forclaz au Châtelard.
A la même période, on édifie les premiers hôtels. Châtelard-Frontière, qui ne comptait jusque là qu’un poste de douane et une porte fortifiée, se développe. En 1865, la commune compte trois hôtels, cinq en 1879, onze en 1901 et dix-neuf à la veille de la première guerre mondiale. Ce développement va de pair avec celui des voies de communication et, notamment, avec la construction du chemin de fer Martigny-Châtelard en 1906 qui permet de rejoindre Chamonix en 1908.
C’est l’âge d’or du tourisme fignolin. Finhaut est connu loin à la ronde. La station rivalise avec Zermatt. L’aristocratie et la bonne bourgeoisie européennes s’y donnent rendez-vous pour y passer l’été. De nombreux bâtiments datent de cette époque.
La population diversifie son activité, les paysans de montagne deviennent propriétaires d’hôtels, portiers, blanchisseuses, cochers, guides et commerçants. Le guide Baedecker de 1913 décrit le site comme charmant, très fréquenté, comme station climatérique, avec une belle vue sur la vallée du Trient, le glacier du Trient et l’Aiguille du Tour.
La fin d’une époque
La crise économique des années trente donnera un nouveau coup d’arrêt au tourisme. Finhaut se tourne alors vers les cures. La société de développement décide de vanter les vertus de l’eau de la région. Celle-ci est même mise en bouteille car son taux de radioactivité est le plus haut de Suisse pour une source d’eau froide. Cette activité ne durera qu’une dizaine d’années.
Pendant les guerres, les hôtels sont utilisés pour loger les internés. Par la suite ils servent aussi de préventorium-sanatorium pour soigner la tuberculose. Faute de rénovation et d’une nouvelle clientèle – la station n’est pas adaptée au tourisme hivernal – la plupart des hôtels ferment dans les années 1950-60.
L’ère des barrages
Ces réalisations donnent de nouvelles ressources à la commune de Finhaut.La moitié de ses revenus proviennent des droits d’eau et impôts générés par les sociétés hydroélectriques. Ce nouvel apport économique permet à la fin du XXème siècle de rénover les anciens hôtels qui tombaient en ruines pour les transformer en appartements et en logement de groupes.
La population qui comptait traditionnellement plus de 400-450 habitants jusqu’en 1980, et qui avait chuté en dessous de 300 en 1989 croît à nouveau pour osciller entre 340 et 350 aujourd’hui.
Site de Vallis Triensis
Vous trouverez ici un documentaire sur l'histoire et le développement de la commune de Finhaut - Châtelard - Giétroz.
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Place de l'Eglise 3
1925 Finhaut