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L’Asie représente pas moins de 90% de la production et de la consommation de riz à l’échelle mondiale. La culture de cet aliment de base pour la moitié de l’humanité est aujourd’hui confrontée à certains défis inhérents aux politiques visant à garantir la sécurité alimentaire et la rémunération des agriculteurs dans les pays les plus peuplés.
Pour commencer, il existe différentes variétés de riz et autant de façons de le traiter après la récolte. Sa consommation varie d’une région à l’autre : le riz étuvé est par exemple incontournable dans la cuisine indienne, mais très peu consommé en Chine et dans le Sud-Est asiatique. Ce facteur influence les routes commerciales en fonction des populations et de leurs habitudes culinaires (diasporas, etc.). Certains produits sont même associés à des régions spécifiques, à l’instar des brisures de riz particulièrement appréciées en Afrique de l’Ouest.
Le riz est principalement produit dans les pays émergents. Dans l’intérêt de la stabilité sociale, les gouvernements concernés doivent veiller à la sécurité alimentaire et trouver un compromis entre l’accessibilité du riz dans les zones urbaines et les revenus générés dans les régions rurales, qui détiennent parfois un important pouvoir électoral. Un large éventail de mesures s’offre à eux pour réguler les marchés : barrières tarifaires et non tarifaires, prix minimums, programmes de soutien, inventaires publics, etc. L’évolution de ces politiques et le prix relatif des autres céréales visées par les programmes alimentaires (principalement le blé) peuvent influencer le prix du riz.