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Le groupe de danse « Le Feuillu » est né en 1956 à la suite d'une série de représentations du Jeu du Feuillu d'Emile Jaques-Dalcroze. Un costume spécifique a été créé pour ses danseurs : dessiné et adapté par Henry Wanner d'après des gravures et estampes du XIXe siècle de la Bibliothèque publique et universitaire de Genève, le costume du « Feuillu » respire la jeunesse, la grâce et la vivacité, en accord avec la fraîcheur de l'œuvre qui a marqué ses origines.
Permettant une grande liberté de mouvements, il est adapté au style des danses interprétées par ce groupe, transposant dans le domaine de la danse populaire les conceptions rythmiques de Jaques-Dalcroze.
Légèreté, grâce, mouvement : le costume du groupe « Le Feuillu » a été créé pour danser, virevolter, tourbillonner, pour représenter de façon tangible les musiques et chants populaires de Genève, sur le pas d'Emile Jaques-Dalcroze qui leur a redonné un nouvel éclat.
Costume des Filles :
Les fraîches et tendres couleurs du costume des filles évoquent les fleurs
du printemps :
L'encolure de la blouse s'épanouit en un col châle, aux extrémités cachées sous le corsage. Tels des pétales, les manchettes plissées s'ouvrent sur l'avant-bras.
Le corsage brun, serré, laisse apparaître à la taille une bordure de pointes, prolongement de la blouse. Une broche en métal ouvragé est sertie en son cœur d'une pierre en harmonie avec la teinte de la jupe. Fixé sur le devant du corsage, le bijou retient les rubans du chapeau de paille.
Le chapeau de paille à larges bords se porte dans le dos. Le ruban, assorti à la teinte du tablier, s'enroule autour de la calotte, se glisse à travers une fente pratiquée dans la paille et vient se croiser sur le devant du corsage.
Faits pour tournoyer, les larges plis de la jupe s'évasent en une généreuse corolle.
Le tablier de soie, léger comme un souffle, s'envole avec la brise, en compagnie des rubans du chapeau auxquels sa teinte est assortie.
La ruche en dentelle de la coiffe rappelle les couronnes de fleurs des enfants qui célèbrent la tradition du « Feuillu » le premier dimanche de mai.
Collants blancs et ballerines noires viennent souligner les pas légers des danseuses.
Costume des Garçons :
Tel le plumage d'un oiseau multicolore, le costume du garçon fait pendant au costume printanier de la fille :
______La chemise au col immense et aux généreuses manches bouffantes est ______resserrée au poignet.
Une cravate de belle prestance, en feutrine jaune vif, à la mesure de la taille du col, trouve son rappel dans la ceinture coupée en forme.
______Le garçon porte un gilet en drap de laine. Il est bordé d'un large revers gris, qui
______se prolonge par une ganse avec boutonnières appliquées.
La culotte brune est garnie, de la taille au genou, d'une rangée serrée de grands boutons cousus sur les côtés. Une série de plis en éventail, insérés à la hauteur du genou, ménagent le tombé du pantalon, tout en assurant l'aisance des mouvements.
Les chaussures noires mettent en valeur le motif des superbes chaussettes blanches généralement tricotées main.
Tiré de : "Genève, Costumes et Traditions" de la Fédération cantonale du Costume genevois - 1999