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Si l'élection américaine devait avoir lieu cette semaine, Donald Trump serait élu président des Etats-Unis. Hillary...27.07.2016 07:33 Election présidentielle américaine
Hillary Clinton a accepté jeudi à Philadelphie la nomination du parti démocrate pour l'élection présidentielle du 8 novembre. L'ex-première dame a proposé une vision "lucide" des défis auxquels les Etats-Unis sont confrontés, tout en attaquant son adversaire républicain Donald Trump.
"C'est avec humilité, détermination et une confiance sans limites dans la promesse de l'Amérique que j'accepte votre nomination pour la présidence des Etats-Unis!", a lancé, sous un tonnerre d'applaudissements, l'ancienne chef de la diplomatie américaine, une première pour une femme dans l'histoire politique américaine.
Assurant qu'elle serait "la présidente des démocrates, des républicains, des indépendants", elle s'est adressée dès le début de son allocution aux partisans de son rival de la primaire, le sénateur du Vermont Bernie Sanders, "démocrate socialiste" revendiqué.
"Je veux remercier Bernie Sanders et vous qui l'avez soutenu, ici et à Travers le pays. Je veux que vous sachiez que je vous ai entendus", a-t-elle déclaré devant les quelque 5000 délégués rassemblés depuis lundi à Philadelphie, en Pennsylvanie.
"Nous n'avons pas peur"
L'ancienne secrétaire d'Etat n'a pas manqué l'occasion de décocher des flèches à son adversaire républicain, le milliardaire Donald Trump, qui a été investi la semaine dernière à Cleveland.
"Surtout ne croyez pas quelqu'un qui dit: 'Je suis le seul à pouvoir le faire'", a lancé l'ancienne sénatrice de New York. "Ce furent les mots de Donald Trump à Cleveland. Et cela devrait tous nous inquiéter".
L'homme d'affaires "veut que nous ayons peur de l'avenir et que nous ayons peur les uns des autres", a-t-elle relevé. "Mais nous n'avons pas peur. Nous relèverons les défis comme nous l'avons toujours fait".
"Nous ne construirons pas de mur. A la place, nous bâtirons une économie dans laquelle tous ceux qui veulent un emploi bien payé peuvent en trouver un", a poursuivi la première femme à représenter un grand parti pour conquérir la Maison-Blanche.
A ce sujet, elle s'est dit "heureuse pour les grands-mères et les petites filles et toutes celles qui sont entre les deux" d'avoir brisé le plafond de verre. "Je suis heureuse pour les garçons et les hommes aussi, car quand une barrière tombe pour quelques-uns en Amérique, cela ouvre l'espace pour tous".
L'ancienne chef de la diplomatie américaine du président Barack Obama a par ailleurs souligné qu'elle avait présenté une "stratégie pour vaincre le groupe Etat islamique". "Ce ne sera pas facile, mais, croyez-moi, nous vaincrons", a-t-elle lancé.
Mal aimée
Après son discours, Hillary Clinton a été rejointe sur scène dans un déluge de ballons bleu, blanc et rouge par sa famille et celle de son colistier, le sénateur Tim Kaine.
C'est avec lui qu'elle engagera vendredi la nouvelle phase de sa campagne. Le duo prendra la route de la Pennsylvanie et de l'Ohio, épicentre de la désindustrialisation.
Ce discours d'Hillary Clinton devait être le point d'orgue de la convention démocrate après les interventions parfois électrisantes du président Barack Obama, du vice-président Joe Biden et de l'actuelle première dame, Michelle Obama.
Peu connue pour ses talents d'oratrice, Hillary Clinton a livré une prestation solide et vigoureuse qui a fait rugir les milliers de délégués. Elle espérait que son grand oral lui donnera une impulsion, alors que Donald Trump l'a rattrapée dans les sondages.
Plus de 55% des Américains ont en outre une opinion défavorable d'elle, selon les enquêtes d'opinion, une cote très dégradée durant les primaires, sous les coups de boutoir des républicains et de son ex-rival Bernie Sanders.