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Vous l'aurez compris, on n’a pas fini d'entendre l'ancien Président de l'IIHF que l'on devrait retrouver tôt ou tard au sommet de l'organisation russe de la KHL.
Mais il ne va sans doute pas s'arrêter là et nous livre sa vision des choses dans un entretien accordé à RDS.
« Nous avons une centaine de clubs professionnels répartis dans toutes nos ligues en Europe. On a des équipes en Russie, dans les pays scandinaves, en Suisse, en Allemagne, en Tchéquie, en Slovaquie, en France, en Italie. C’est beaucoup. C’est trop pour le nombre de joueurs de haut calibre à la disposition de tous ces clubs. Il en faudrait 2500 par années. Nous ne les avons pas. Les équipes doivent payer de gros salaires et offrir des conditions de vie de premier ordre pour attirer les meilleurs joueurs. La LNH partage ses revenus à 50-50 avec ses joueurs. Ici, c’est 100 % des revenus qui sont versés aux joueurs. Cela cause beaucoup de soucis aux équipes dont plusieurs opèrent à perte. Il est peut-être temps de revoir nos paramètres ».
Et d'ajouter : « La LNH a étendu à 32 son nombre d’équipes. Si nous en avions, 28, 30 ou 32 dans une grande ligue en Europe. Si nous avions des grands clubs dans les grandes villes et grandes capitales, nous pourrions rehausser le niveau de compétition sur la patinoire et offrir une concurrence plus saine à la Ligue nationale. À la grande époque du hockey en Union soviétique, on comptait 12 clubs répartis dans 15 républiques. Aujourd’hui, la KHL compte sur 24 clubs séparés par des milliers de kilomètres et qui évoluent dans neuf fuseaux horaires différents. Ça complique les opérations. Il y a peut-être moyen de structurer les choses pour faciliter les opérations et les rendre plus rentables. »