Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07097.jsonl.gz/1046

Le conseiller fédéral Alain Berset n'aurait pas bénéficié de privilèges dans le cadre de l'enquête sur la tentative de chantage dont il a fait l'objet, conclut l'autorité de surveillance du Ministère public de la Confédération (MPC) selon une information des médias. Les enquêteurs du MPC auraient eux agi correctement.
La SonntagsZeitung fait état du rapport de l'autorité de surveillance sur la base de plusieurs sources, sans pour autant obtenir de détails sur le contenu du rapport. Interrogé par Keystone-ATS, Hans Stöckli (PS/BE), président de la sous-commission responsable d'enquêter sur le MPC pour la commission de gestion du Conseil des Etats, s’est limité à dire que ces deux organes devaient se prononcer sur ce document et décider ensuite du type d'information à donner. Cela durera probablement jusqu’à l’année prochaine.
En novembre dernier, la Weltwoche a rendu public le fait que le MPC avait condamné une femme à une amende avec sursis pour tentative de chantage à l'encontre d'Alain Berset. Celle-ci avait tenté en 2019 de faire pression sur lui en usant de photos et de correspondance privée entre elle et le chef du Département fédéral de l'intérieur. Elle exigeait 100 000 francs, menaçant de divulguer ses informations au public, avant de retirer sa demande dans une lettre en déclarant que ses affirmations ne correspondaient pas à la réalité.
La femme a été arrêtée en décembre 2020. Elle a été condamnée à une peine de 150 jours-amende à 30 francs, soit 4500 francs avec un sursis de deux ans. Afin de clarifier le comportement du MPC pendant l'enquête, l'autorité de surveillance du Ministère public a ouvert des enquêtes en novembre 2020. (sda/ats)
Que ceux (ou celles) qui n'ont jamais senti perler quelques gouttes de sueur froide en passant par une ruelle glauque en rentrant un soir (de pleine lune, parce que c'est toujours comme ça) me jettent la première pierre.