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"J'ai mon petit rituel. Je vais m'efforcer de faire les choses comme d'habitude", déclare Jovian Hediger avant son entrée en lice, mardi, aux JO de Pyeongchang, sur le sprint individuel en classique.
Le Vaudois a pour objectif minimum d'entrer en demi-finales. Il fait partie depuis plusieurs saisons des valeureux spécialistes qui luttent pour les places d'honneur. S'il n'est jamais monté sur un podium de Coupe du monde à ce jour, il se retrouve souvent parmi les premiers viennent-ensuite. Son style de course parfois fougueux est gage de spectacle, mais il lui arrive de payer cette débauche d'énergie sur la fin. Explosif, Hediger préfère aussi les parcours courts et toniques. A Pyeongchang, il lui faudra cependant "gérer deux longues montées, qui nécessiteront de gros efforts. La clé sera de bien doser", anticipe-t-il.
La récupération - et donc l'endurance, finalement - joue un rôle important dans cette discipline qui voit les fondeurs parcourir quatre fois (pour les meilleurs) une boucle de 1 à 1,5 km, entre le prologue, les quarts de finale, les demies et la finale. Les demi-finales se disputent à douze, et Jovian Hediger compte bien en faire partie, même si le style classique n'est pas son préféré. "Mon but est d'améliorer mon meilleur résultat jamais réalisé en classique", dit-il. Soit de finir dans les huit premiers, sachant qu'il s'était classé 9e à Ruka en Finlande, en novembre dernier.
"Les sensations sont relativement bonnes. Nous avons tout mis de notre côté. Obtenir un diplôme (top 8) serait déjà énorme. Mais je vais prendre un tour après l'autre et ne pas me poser de limite. Et me dire que c'est juste une course (comme une autre)", glisse encore Jovian Hediger, dont le cousin Erwan Käser sera aussi au départ, pour sa première compétition majeure en élite. Un quart de finale est envisageable.
Si le contexte est bien sûr différent, le niveau n'est en tout cas pas plus élevé qu'en Coupe du monde. Et les mêmes que d'habitude devraient se retrouver devant. A commencer par le Norvégien Johannes Klaebo, qui aura à coeur de prendre sa revanche après son échec sur le skiathlon (10e), l'Italien Federico Pellegrino, champion du monde en titre, et la révélation française Lucas Chanavat.
Chez les femmes, Laurien van der Graaff reste sur deux victoires en Coupe du monde, mais c'était en skating. En classique, la Grisonne a progressé, mais pas au point de pouvoir annoncer la finale (top 6) comme un objectif réaliste. Elle aura davantage d'atouts dans le sprint par équipes. Les Scandinaves et les Américaines partent favorites mardi.