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Le Parc National des Virunga abrite une grande varièté d’habitats couvrant des milieux biologiques exceptionnellement variés. Depuis le lac kivu et la chaîne des volcans Virunga jusqu'au pied des cimes neigeuses du Ruwenzori, en longeant l'immense plaine qui borde le lac Edouard. Sur les pentes de la chaine de montagnes Virunga vivent des colonies de gorilles uniques au monde dont la protection fut à l'origine de la création de ce parc. Dans toute l'étendue du parc se rencontrent aussi: éléphants, buffles, lions, antilopes, gazelles, phacochères, hyènes, etc... Situé à cheval sur l'Equateur et proche de la crête Congo-Nil, le Parc National des Virunga renferme une diversité de biotopes (volcans, savanes, forêts ombrophiles, lacs, glaciers éternels
Le gorille de montagne(Gorilla beringei beringei) mesure entre 1,40 et 2 mètres. Les mâles pèsent entre 140 et 300 kg et les femelles entre 70 et 110 kg. Ils vivent dans la région des Grands Lacs Africains, c’est-à-dire dans l'est de la République démocratique du Congo, en Ouganda et au Rwanda. Quelques parcs nationaux forment un réseau transfrontalier de protection : le PN de Mgahinga (Ouganda), le Parc national des Volcans et le Parc national des Virunga en RDC ainsi que dans le PN de la forêt impénétrable de Bwindi (Ouganda). La population du parc de Kahuzi Biega, bien que très proche, appartient à la sous-espèce des gorilles de l'Est (Gorilla beringei graueri). En 2012, c'est en Ouganda que le population des gorilles des montagnes, avec plus de 400 individus dans ses frontières1. Le reste de la population, soit 400 individus, se retrouve en RDC. C'est un animal impressionnant mais sociable et pacifique. Les gorilles de montagne vivent en familles polygames, et chaque famille est guidée par un "dos argenté". C'est le mâle du groupe, qui est censé protéger toute la famille contre les dangers éventuels. Quand le dos argenté meurt, un autre gorille assez âgé pour supporter cette tâche le remplace ou le groupe se dissout. Si c'est le cas, les femelles vont rejoindre d'autres groupes et d'autres mâles, qui tuent les petits de sa nouvelle femelle pour ne conserver que des porteurs de leurs gènes. Les gorilles des montagnes sont des herbivores, ils ont besoin d'une végétation dense pour se nourrir (jusqu'à 25 kg par jour et par individu).
Le gorille des plaines de l’ouest, (Gorilla gorilla gorilla), est, avec le gorille de la rivière Cross (Gorilla gorilla diehli), une sous-espèce du gorille de l'ouest (Gorilla gorilla). Il peut être trouvé en Angola, Cameroun, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Gabon et Guinée équatoriale. Il vit en forêt tropicale humide de montagne et de plaine et en forêt tropicale marécageuse. De tous les gorilles, c'est le moins menacé, et le plus fréquemment rencontré dans les zoos. Il est classé dans les espèces en danger de disparition1. La population totale de cette sous-espèce est estimée à 225 000 en 2008, alors qu’elle était estimée à moins de 100 000 dans les années 19802.
Il mange des plantes et occasionnellement des insectes. Il vit en groupes familiaux constitués d'un mâle dominant, de 5 à 7 femelles adultes, d'enfants et d'adolescents, et parfois de quelques autres mâles adultes non dominants.
L’okapi (Okapia johnstoni) est une espèce de mammifères ruminants de la même famille que la girafe, venant des forêts équatoriales de l'Afrique centrale. Bien que connu par les Pygmées, il est « découvert » en 1901 par Sir Harry Johnston à qui il doit son nom. C’est l’un des derniers grands mammifères à être observé scientifiquement sur la planète. Cet animal dont l’allure étrange rappelle à la fois celle du zèbre et de la girafe vit exclusivement dans une petite région de la République démocratique du Congo, la forêt tropicale de l’Ituri, où une réserve lui est spécialement dédiée. Son nom vernaculaire en lingala est mondonga.
L’okapi mesure environ 1,80 m au garrot et pèse au maximum 200 a 230 kg. Sa morphologie est relativement proche de celle de la girafe : son corps est court et massif, ses pattes arrières sont plus courtes que les antérieures (ce qui lui donne l'allure qu’il a sa croupe plus basse que ses épaules) et il possède une colonne vertébrale sur un axe oblique. Toutefois son cou est moins long et plus épais que celui de la girafe. Le mâle porte des ossicônes, sortes de petites cornes osseuses recouvertes de peau qui se développent entre 1 et 5 ans. Ses oreilles sont larges et particulièrement mobiles. Sa langue préhensile est noire et mesure entre 30 et 50 cm de long : avec elle, il peut saisir sa nourriture mais aussi nettoyer toutes les parties de son corps, y compris ses oreilles. Son pelage court est d’un brun chocolat sur le corps avec des zébrures noires et blanches sur les pattes et l’arrière train. La tête est marquée d’une tache blanche au niveau de la joue. Comme la girafe, l’okapi va l’amble.
L’okapi se nourrit de feuilles, de divers végétaux différents (dont l’euphorbe, particulièrement toxique pour l’homme), de bourgeons, de branches tendres, de fruits, de champignons et de fougères. Il cueille sa nourriture à l’aide de sa langue et de ses lèvres préhensiles. Il comble ses besoins en minéraux en mangeant de l’argile sulfureuse qu’il trouve près des rivières ou des graminées poussant sur des sols hautement minéralisés.
L’okapi est un animal discret et solitaire qui ne fréquente ses pairs qu’au moment de la reproduction. On compte généralement deux individus au km². Sédentaire, il vit sur un territoire qu’il marque par des dépôts d’urine et des sécrétions issues de glandes situées entre ses doigts. Il emprunte toujours les mêmes pistes de passage qu’il a ainsi marquées. C’est un animal essentiellement nocturne dont le principal prédateur est le léopard. Ses oreilles très grandes lui permettent d'entendre le moindre bruit en cas d'attaque.
L’okapi figure sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN. En effet, son habitat est de plus en plus restreint. Même à l’intérieur de la réserve, l’okapi est victime du braconnage, surtout dans le parc national de Virunga. Leur population est estimée de 10 000 à 35 000 individus et la tendance est à la baisse. Cet animal est protégé depuis 19331.
L'éléphant de forêt : Les différents éléphants africains ont longtemps été considérés comme des représentants de sous-espèces du taxon Loxodonta africana. Des études génétiques datant de 2001 ont permis de démontrer que les deux principales sous-espèces africaines Loxodonta africana africana et Loxodonta africana cyclotis étaient en fait deux espèces distinctes : en Afrique, il convient donc de distinguer désormais l’éléphant de la savane Loxodonta africana et l’éléphant des forêts Loxodonta cyclotis 1.
L'éléphant de forêt d'Afrique présente des oreilles généralement plus petites et plus circulaires que l'autre espèce africaine. Il a également des défenses plus minces et plus droites. L'éléphant de forêt peut peser jusqu'à cinq tonnes, et mesurer 3,5 mètres. Cette espèce, moins connue en raison des obstacles écologiques et politiques, est plus difficile à étudier et à protéger. Ils se rencontrent généralement en forêt dense d'Afrique centrale et d'Afrique de l'Ouest, mais on les trouve aussi parfois en bord de territoire forestier, comme les éléphants de savane.