Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07179.jsonl.gz/1267

-
Aujourd'hui plus que jamais, il est important que les progressistes se souviennent de la première règle en politique: les gens votent pour quelqu'un qui pense à ce qu'il faut faire pour eux, pas ce qu'il a fait avant.Le problème c’est que la crise semble avoir accaparé beaucoup de progressistes à défendre les acquis du passé au lieu d'aller de l'avant.Les progressistes ont adopté un grand nombre des principes fondamentaux de la politique économique néolibérale et se sont mis du mauvais côté de la dichotomie entre avenir et le passé, ce qui aggrave le vote progressiste.Ils se sont employés à apaiser les craintes des employés du secteur public et les emplois protégés par les syndicats, sans tenir compte des jeunes, des chômeurs et de ceux qui aspirent à une économie plus durable et inclusive.À cette fin, le programme des « progressistes » devrait non seulement inclure des investissements dans les secteurs économiques d’avenir, mais aussi offrir davantage de mobilité sociale, et de reconnaître que l'amélioration de la qualité de vie pour de nombreux citoyens nécessite de nouvelles institutions pour leurs permettre de contribuer au bien commun de la manière qu'ils préfèrent.Les citoyens devraient être en mesure de s'investir personnellement dans leurs collectivités.De même, la construction de sociétés plus solidaires et durables dépendra d’un secteur public qui est en mesure de faire les bons investissements sociaux et de créer de nouvelles institutions qui mobilisent et canalisent l'énergie des individus désireux de contribuer au bien commun.
-
Le système financier actuel a un gros problème, il est complètement pourri. On sait que seul 5 % des transactions financières sont reliées à l’économie réelle. Ce qui veut dire que le reste c’est de la spéculation. En fonctionnant ainsi ce modèle de croissance qui crée toujours plus de dettes, un jour va imploser.
Il y a beaucoup de personnes qui ont compris ça, et qui veulent redonner à l’argent sa vraie valeur, un moyen d’échange.
Elles créent des monnaies complémentaires liées à l’activité réelle, à l’économie réelle, qui est censée couvrir les besoins fondamentaux des humains. Ce sont en général des monnaies fondantes, c’est-à-dire qui perdent de leur valeur si on ne s’en sert pas, donc on ne peut pas thésauriser, on ne peut pas spéculer.
-
La classe moyenne s’installe au cœur du débat politique, elle est très courtisée par les partis politiques, certains n'hésitant pas à se proclamer "parti de la classe moyenne".
Mais, c’est sous l’angle de la question des inégalités sociales et de leur prise en compte par le système de transferts sociaux et fiscaux que devrait se situer le débat.
L’utilisation de la notion de classes moyennes n’est pas neutre et implique une certaine lecture de la réalité sociale.
Le comportement politique de la classe moyenne varie beaucoup, une partie d'entre elle vote à gauche, l'autre à droite.
De plus, le sentiment d'appartenance à la classe moyenne est très subjectif, et les gens ont tendance à tous vouloir se situer dans cette classe.
Il n’existe pas de définition « objective » de la "classe moyenne". Libre à chacun de placer la barre où il l’entend.
Sa valeur économique varie d’un canton à l’autre... en moyenne Suisse, selon l'OFS, les revenus par foyer fiscal varient entre 47'000.- et 210'000.- par an.