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Yoseikan Budo
Histoire de l'Art Martial
Le yoseikan-budô a été créé, en Europe, dans les années 70 par Me Hirô Mochizuki, fils aîné de Me Minoru Mochizuki. Ce dernier, considéré comme l'un des grands maîtres d'arts martiaux du 20e siècle, est 10e dan d'aikidô, 9e dan de jûjutsu, 8e dan de iaidô et 8e dan de jûdô. Il fut l'un des assistants de Me Kanô, fondateur du jûdô, et de Me Ueshiba, fondateur de l'aikidô.
Me Hirô Mochizuki prolonge les recherches de son père dans la maîtrise des différents styles de combat. Expert dans les différentes écoles de combat, notamment l'aikidô (8e dan), le jûjutsu (8e dan), le karate (7e dan), le iaidô (7e dan), le jûdô (3e dan), ainsi que dans les armes de kobudô (bô, jô, sai, naginata), Me Mochizuki s'intéresse également aux différents styles de boxe (anglaise, française et chinoise).
Ses recherches l'amenèrent à mettre en lumière la correspondance entre tous les arts martiaux. S'ils sont visuellement différents, les arts martiaux procèdent d'une même logique, celle qui permet de mobiliser l'énergie corporelle grâce à l'ondulation (ou vibration lorsqu'elle est exécutée à grande vitesse). Dans le yoseikan-budô, l'apprentissage des différentes formes de combat est ainsi accéléré. Par exemple, l'apprentissage du travail des armes permet d'améliorer les techniques de frappe, et inversement.
Connaître non seulement les techniques d'atemi, mais aussi de clés, de projections, d'immobilisations et d'utilisation des armes (bâton, sabre, nunchaku, etc.) permet d'être apte à réagir dans toutes les situations, à toutes les distances. Me Mochizuki renoue ici avec la tradition des samurai, qui devaient être prêts à affronter toute forme de combat, et donc se devaient d'innover sans cesse au niveau technique et stratégique. Selon Me Hirô Mochizuki, la tradition des samurai est donc le changement, l'adaptation aux réalités de son époque. Les morphologies ont changé, les instruments de la vie quotidienne, notre environnement aussi, tandis que de nouvelles formes de combat sont apparues. Il convient d'en tenir compte.
Le yoseikan-budô n'est donc pas figé; c'est un laboratoire de recherche des arts martiaux qui évolue avec son temps.