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Quelques fameuses hérésies chrétiennes
« Hérésie », du grec hairesis, faire un choix, quel qu’il soit. Est par conséquent « hérétique » quiconque choisit ce qu’il veut croire. Le mot « hérésie » a pris peu à peu son sens péjoratif désignant les opinions de ceux qui s’écartent de la vérité définie comme « orthodoxie » par les autorités. Tout dépend donc du référentiel de l’auteur de cette insulte.
Bien de ces « hérésies » concernent ce qui a trait à la « christologie« .
Adamites
- Mouvement religieux intermittent inspiré par la nostalgie du Jardin d’Eden. Ils tentaient d’imiter Adam avant la chute. Observant une abstinence sexuelle stricte, ils rejetaient le travail et vivaient nus le plus souvent possible.
Adoptionnisme
- Nie la nature divine de Jésus, qui ne serait devenu Fils de Dieu qu’au moment de son baptême dans le Jourdain. Est apparu au IIe siècle chez Théodote de Byzance dont le souci était de revenir à un monothéisme plus fort.
Apollinarisme
- Soutenue par Apollinaire, évêque de Loadicée; refuse de croire que Jésus ait eut une âme et une psychologie humaine.
Arianisme
- Arius était un prêtre à Alexandrie. Vers 318, Arius proclame que le Père seul était réellement Dieu. Le Fils était d’une essence différente. Il ne possédait, ni par nature ni par droit, les qualités divines d’immortalité, de souveraineté, de sagesse infinie et de pureté. Il n’existait pas avant que le Père lui eût donné le jour. Ce dernier l’avait « produit » comme une créature. Cependant, en tant que créateur du reste de l’univers, le Fils « existait hors du temps avant toutes choses ». Néanmoins, il ne participait pas de l’existence de Dieu le Père, et ne la connaissait que de façon imparfaite.
- Le Logos, c’est‑à‑dire le Fils, avait pris la place de l’âme humaine dans le Christ terrestre. Le Logos était seulement uni à un corps humain, non à une nature humaine intégrale.
Docétisme
- Affirment que le corps de Jésus est une apparence, que sa Passion et sa mort ne sont pas réel.
Ébionisme
- Jésus n’est qu’un homme; ce n’est qu’un simple prophète.
Gnosticisme
- Affirment leur croyance en un dualisme pessimiste, et seule la connaissance, réservée à une élite, assure le salut.
Monophysisme
- N’admettent qu’une seule nature dans la personne de Jésus, soit la nature humaine pour certains, soit la nature divine pour d’autres.
Monothélisme
- Prônent l’existence d’une seule Volonté divine au travers de Jésus Christ.
Nestorianisme
- De Nestorius (Ve s.), patriarche de Constantinople considérait qu’une femme créée ne pouvait « Theotokos » (mère de Dieu, Être par excellence et donc sans cause). mais « Christotokos » (mère du Christ).
- Le Nestorianisme devient une variante du christianisme après la condamnation de Nestorius. A fortiori, les nestoriens ignorent les dogmes promulgués ultérieurement dont la trinité.
Origénisme
- D’Origène (IIIe s.) Affirment que les âmes préexistent à la naissance des humains, et sont éternelles.
Pélagianisme
- Le pélagianisme est la doctrine du moine Pélage, héritier de la pensée druidique au sein du christianisme. Il était d’origine bretonne et certains Bretons étaient ses disciples (dont peut-être le roi Arthur). Pelagius minimisait le rôle de la grâce et exaltait la primauté et l’efficacité de l’effort personnel dans la pratique de la vertu. Insistent sur l’efficacité de l’effort individuel pour assurer son salut.
Sabellianisme
- De Sabellius (IIe s.) . Minimise la distinction entre le Père et le Fils.
Anoméisme
- Pour Aetius et Eunomius (IVe s.) . L’essence de Dieu le Père et celle du Fils sont totalement dissociable.
Créationisme
- voir Traducianisme
Encratisme
- Prône une ascèse radicale.
Homéisme
- Le Fils est semblable au Père en toute chose, mais ne lui est pas consubstantiel.
Iconoclasme
- Rejettent fortement le culte des images .
Messalianisme
- Ascètes et mystiques d’Orient expérimentants la présence divine par des danses et des transes.
Subordinatianisme
- Subordonne le Fils au Père dans la Trinité.
Traducianisme
- Affirment que l’âme serait transmise par les parents dans la génération corporelle.