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Vaccin: il ne faut pas "tout contrôler dès le début" (Seth Berkley)
Il faut éviter à tout prix de "tout contrôler dès le début" et "prédire quel vaccin sera le meilleur". Le bon candidat contre le coronavirus doit être choisi selon un processus ouvert et des efforts globaux, note Seth Berkley, directeur de GAVI, l'Alliance du vaccin.
La science doit acquérir "la meilleure compréhension possible du Covid-19", souligne M. Berkley, interrogé dans l'édition de mercredi du journal Le Temps. Et de préciser qu'à ce jour, on compte 54 candidats à un vaccin, un chiffre qui va peut-être doubler.
Ce qu'il faudra faire plus rapidement que d'ordinaire, c'est le travail d'homologation et de fabrication ainsi que l'établissement des procédures standardisées pour sélectionner les meilleurs, poursuit le directeur de GAVI, organisme basé à Genève. "Les tests devront s'effectuer au sein des populations pertinentes afin d'avoir des informations fiables."
Vaccinations de routine
Normalement, le développement d'un vaccin prend entre dix et quinze ans, rappelle M. Berkley. "Tout sera entrepris pour raccourcir ce temps, mais il y a des étapes qui ne peuvent pas être compressées." Il est toutefois possible que des vaccins soient disponibles avant d'être officiellement homologués, comme ce fût le cas pour Ebola.
L'OMS a déclaré que les campagnes de prévention devraient être retardées en raison du risque de contagion du Covid-19. Seth Berkley avertit: "si les vaccinations de routine continuent, les enfants seront vaccinés, notamment contre la polio", mais "sans cela, des populations risquent de perdre toute immunité contre certaines maladies". Ce qui serait "très inquiétant".
ats