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La guerre des petites phrases continue. Pour Fulvio Pelli, PDC, PBD et PLR ne peuvent pas systématiquement collaborer au Parlement. Le président du PLR reproche notamment au PDC de chercher à récupérer son second siège au Conseil fédéral "grâce à une union" avec le PBD.
Dans un entretien à la "Neue Zürcher Zeitung" paru lundi, Fulvio Pelli attaque le PDC. Ce dernier essaierait de tirer le Parti bourgeois-démocratique (PBD) plus à gauche. Pourtant, le PBD est bien plus proche du PLR, relève le Tessinois. Les deux partis ont même conclu des apparentements dans plusieurs cantons. Des alliances qui naissent d'une adéquation entre leurs programmes politiques respectifs.
"Déclaration d'amour"
"Mais, bien sûr, il y a aussi la déclaration d'amour du PDC au PBD", indique M. Pelli. "Les démocrates-chrétiens font des plans de mariage". Via cette union, ils souhaitent récupérer leur second siège au Conseil fédéral, perdu il y a huit ans.
Le PBD en prend aussi pour son grade. M. Pelli s'irrite de voir le parti dissident de l'UDC lorgner sur sa gauche, tout cela uniquement dans le but d'assurer la réélection de sa conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf.
Il y a un an, Fulvio Pelli a mené des discussions avec le PDC et le PBD, plaidant en faveur d'une alliance bourgeoise au centre. Il s'agissait de coopérer sur certains thèmes et de renforcer leurs quatre sièges au Conseil fédéral.
Opposition "problématique"
Fulvio Pelli doit aussi discipliner ses propres rangs. Dans un entretien au "Temps", il répond aux libéraux-radicaux qui s'opposent au référendum lancé par leur parti contre la réglementation du prix du livre.
M. Pelli considère le comportement de Pierre Weiss comme "problématique". "Nous ne sommes pas d'accord qu'un vice-président se batte contre un référendum décidé par la direction. Il saura qu'il le fait contre la décision du parti."