Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06940.jsonl.gz/922

C'est un projet aussi fou que nécessaire. Le 26 avril, la société de développement danoise Oceanix a dévoilé le prototype de ce qui constituera la première ville flottante du monde. Le projet lancé fin 2021 avec le soutien de l'Organisation des Nations Unies (ONU) élira domicile à Busan, en Corée du Sud. Il devrait voir naître ses premiers logements en 2025.
Dès 2023, le terrain de 15,5 hectares de surface devrait être construit en trois parties reliées par des ponts, soit une zone dédiée à la recherche, une autre à des lieux publics et une dernière aux habitations. Lesquels logements pourraient accueillir entre 12 000 et 100 000 personnes.
Si l'idée peut surprendre, il semble qu'elle soit surtout motivée par une volonté de répondre aux récents défis climatiques, comme l'expliquent les concepteurs sur leur site internet:
Les villes flottantes pourraient être un moyen d’atténuer les effets de la montée des eaux, causée par le réchauffement climatique. Ce problème a notamment été soulevé dans le dernier rapport du GIEC en février. Les experts présentaient cette élévation du niveau de la mer comme «une menace existentielle pour les infrastructures côtières d’électricité et de transport».
Depuis 1880, le niveau moyen de la mer à l’échelle mondiale a augmenté d'une vingtaine de centimètres, a observé Climate.gov, le portail scientifique et d’information sur le changement climatique géré par l'administration nationale océanique et atmosphérique. Si l'on se fie aux graphiques présentés, un tiers de cette montée des eaux s’est produit au cours des 25 dernières années.
En ce sens, la ville flottante de Busan devrait produire l'intégralité de son électricité à l'aide de panneaux solaires, dont une partie se trouvera sur les toits et l'autre flottera sur la mer. Fonctionnant à partir d'une économie zéro déchet, seuls les véhicules électriques seraient autorisés à y circuler.
La construction de la ville pourrait coûter environ 200 millions de dollars. Un montant conséquent, qui se révèle, d'après Amina Mohammed, secrétaire générale adjointe de l'ONU, être une nécessité: «Nous ne pouvons pas résoudre les problèmes d'aujourd'hui avec les outils d'hier [...] Nous devons construire des villes en sachant qu'elles seront en première ligne des risques liés au climat, de l'élévation du niveau de la mer aux tempêtes.» (mndl)
Actuellement, quitter un groupe de discussion Whatsapp se fait froidement, à la vue de tous. «Melissa est parti(e).» notifie l'application à tous les participants, entrecoupant ainsi brusquement l'ambiance réjouissante et foisonnante du fil de messages. Une fonctionnalité de la mise à jour de la plateforme au cours du mois de juin pourrait mettre fin à ce malaise.