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Cette méta-analyse a regroupé 44 études observationnelles de 1980 à 2010 qui relevaient un risque relatif de cardiopathie ischémique (CI) en relation avec la consommation moyenne d’alcool.
• La courbe bien connue en forme de J a été confirmée (comparé aux abstinents, le risque de CI est plus bas chez les personnes ayant une consommation d’alcool basse, mais s’élève avec l’augmentation de la consommation).
• Les effets cardioprotecteurs maximaux en termes de mortalité apparaissaient entre 32 et 63 g d’alcool par jour pour les hommes et 11 à 31 g par jour pour les femmes.
• Les effets étaient hétérogènes, même à de bas niveaux de consommation.
Commentaires : bien que cette étude réaffirme l’association entre une faible consommation d’alcool et une morbidité et mortalité cardiovasculaires diminuées, la grande hétérogénéité signifie qu’il est très difficile pour les praticiens de tirer des conclusions pour des patients individuels. Certaines personnes retirent des bénéfices d’une consommation modérée d’alcool alors que celle-ci nuit à d’autres, et nous ne pouvons pas différencier ces groupes. De plus, la méta-analyse, même d’un grand nombre d’études, n’écarte pas la possibilité que des facteurs confondants puissent expliquer ces résultats (par exemple : le risque de CI était diminué à cause d’un profil de risque plus favorable parmi ceux qui buvaient de faibles quantités). Bien que le fait d’informer les patients sur les limites d’une consommation d’alcool à risque soit le standard actuel, l’incertitude demeure sur ce qui constitue une limite sûre de consommation et pour qui.