Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06930.jsonl.gz/1315

L'ORIGINE DE LA DENTELLE
(passez sur les images pour visualiser les références)
A l'époque de la Renaissance commence la culture dentellière à Venise. La dentelle à l'aiguille qui provient de la broderie blanche et la dentelle aux fuseaux qui découle de la passementerie se développent simultanément et se répandent rapidement au nord des Alpes.
Caractéristiques des dentelles de Neuchâtel
La dentelle de Neuchâtel est faite d'un lin très fin, les motifs y sont sertis d'un réseau de points très serrés. Des épingles d'entomologie très fines sont utilisées pour travailler le réseau.
Mais dès la seconde moitié du XVIIIème siècle, le "fond clair" (ou point de Lille) apparaît, plus rapide à exécuter, et qui met mieux en valeur les motifs du dessin.
Au début du XIXème siècle, on trouve 90% de fond clair et 8-9% de fond au point de Paris.
"Les dentelles se travaillent en grande quantité dans les Montagnes, et il s'en fait un débit prodigieux au dehors. On a poussé la perfection de ces ouvrages à un degré tel qu'ils vont de pair avec celles de Flandres pour la beauté, et les surpassent de beaucoup en qualité.
Au XVIIIème siècle apparaît la dentelle "à fond" (réseau de mailles fines sur lequel se détachent les motifs), probablement amenée par les réfugiés huguenots de Normandie après la Révocation de l'Édit de Nantes en 1685.
L’abondante production de dentelle neuchâteloise est exportée en quantité, en France, en Italie, en Espagne, en Allemagne et jusqu'en Amérique. De nombreux fabricants exportateurs ont des comptoirs de vente à Lyon et des voyageurs parcourent à l'année la France et l'Italie.
Le Val-de-Travers et les Montagnes neuchâteloises sont les régions de production de la dentelle. Presque toutes les femmes y travaillent à domicile pour des fabricants qui créent et protègent jalousement leurs modèles. Certains fabricants ont des centaines d'ouvrières, comme par exemple Mélanie Montandon du Locle qui occupe près de 800 personnes vers 1830.
Durant le dernier tiers du XVIIIème siècle, on recense six fois plus de dentellières que d'horlogers. C'est la dentellerie qui a ouvert le chemin de l'exportation à l'horlogerie neuchâteloise.
Après 1840, les changements de la mode et l'invention de la dentelle mécanique ont ruiné cette activité. Vers 1860, il n'y a plus de dentellières neuchâteloises. Elles se tournent vers l'horlogerie.