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Anton Spronk
«D’abord, je souhaite achever mes études à Zurich avec succès et, éventuellement, continuer à étudier dans une autre ville, par exemple Berlin. J’espère pouvoir ainsi évoluer un maximum et déployer pleinement mon potentiel de soliste.»
Biographie
Mes objectifs
«D’abord, je souhaite achever mes études à Zurich avec succès et, éventuellement, continuer à étudier dans une autre ville, par exemple Berlin. J’espère pouvoir ainsi évoluer un maximum et déployer pleinement mon potentiel de soliste. Ces prochaines années, je souhaite participer à des grands concours internationaux et intensifier mon activité au sein de formations de musique de chambre. Actuellement, je projette de mettre sur pied mon propre festival de musique de chambre pour l’été 2016. J'ajoute qu'enseigner me procure également une grande joie.»
Biographie
Anton Mecht Spronk (né en 1994, Pays-Bas/Suisse). Sous la direction de son père, Anton a commencé à jouer du violoncelle à l’âge de 4 ans. A partir de ses 12 ans, c’est Monique Bartels du Conservatoire d’Amsterdam qui s’est chargé de sa formation. Depuis 2012, il étudie auprès de Thomas Grossenbacher à la Haute Ecole des Arts de Zurich (ZHdK). Il a suivi des master classes notamment chez Valter Dešpalj, Anner Bylsma, Jens Peter Maintz et Wolfgang Emanuel Schmidt.
Anton Spronk a décroché le 1er prix ainsi que le prix du public au concours international de la biennale du violoncelle à Amsterdam. Il est boursier de l’Académie internationale de musique de la Principauté de Liechtenstein où il participe régulièrement aux séminaires et activités. Par ailleurs, il est lauréat du prix d’études et de l’encouragement du Pour-cent culturel Migros. Actuellement, il joue sur un violoncelle Vuillaume de 1865 qui lui a été mis à disposition par la Fondation néerlandaise d’instruments de musique.
Repertoire
Anton est un violoncelliste polyvalent qui se distingue par son répertoire englobant toutes les époques. Il est familier aussi bien avec la musique du baroque et du début de la période classique qu’avec la musique romantique et contemporaine.
Distinctions
- 2017: 2e prix au concours de musique de la fondation Kiefer Hablitzel
- 2015: Mention honorable au Concours X. Witold Lutoslawski, Varsovie
- 2015: Prix d’encouragement du Pour-cent culturel Migros et admission dans le placement de concerts
- 2014: Bourse du Rahn Kulturfond
- 2014: 1er prix au Concours Kiwanis, Zurich
- 2014: 1er prix et prix du public au Concours national de violoncelle de la Cello Biënnale Amsterdam
- 2014: Prix d’études du Pour-cent culturel Migros
- 2012: Bourse de la fondation Friedl Wald
- 2010: 1er prix de la finale nationale du Concours de la Princesse Christina, Den Haag
- 2009: 1er prix National Competition Stichting Jong Muziektalent Nederland
- 2003: 1er prix National Competition Stichting Jong Muziektalent Nederland
L'art de l'équilibre
Talent du mois
1février 2015, Simon Spiegel
Quand Anton Spronk parle de sa profession, le mot équilibre revient souvent: en tant qu'interprète il le recherche quand il doit concilier les intentions du compositeur avec sa sensibilité musicale à lui, un bon professeur en fait preuve également puisqu'il ne se contente pas simplement d'enseigner sa propre interprétation mais s'efforce à dépister et encourager les points forts de son élève. Au premier coup d’œil, le violoncelliste de 21 ans ne donne pourtant pas l'impression d'être placide. Spronk n'arrête pas de s'agiter sur sa chaise, il semble avoir du mal à rester calme. Peut-être est-ce justement sa passion pour la musique qui bouillonne en lui. Puis, au fil de la conversation, on se rend rapidement compte que Spronk est, pour son jeune âge, particulièrement serein et déterminé.
Après tout ce n'est pas surprenant puisque, dès l'âge de quatre ans, Spronk s'est mis à la musique. Son père étant professeur de violoncelle, l'instrument lui a été quasiment transmis au berceau. La priorité de Frank Spronk était d'enseigner à des enfants qui commençaient tout juste à jouer du violoncelle. Les conditions étaient donc idéales pour le petit Anton. «J'ai grandi avec la musique et quand je suis entré au gymnase j'étais déjà sûr de vouloir devenir violoncelliste.» Ses camarades de classe étaient surtout occupés à chercher qui ils étaient et ce qu'ils voulaient. Le fait que Spronk avait déjà une idée très précise de son avenir ne manquait pas de créer des malentendus. Il n'a pourtant jamais regretté d'avoir fréquenté un gymnase traditionnel et suivie une formation scolaire normale au lieu d'une formation musicale spécialisée. Bien sûr, lors de sa scolarité la musique n'a pas été négligée: à l'âge de 12 ans il a d'abord suivi des cours au Conservatoire royal de La Haye, puis plus tard au conservatoire d'Amsterdam.
Coup de foudre
Depuis 2012, Anton Spronk vit à Zurich où il étudie à la Haute Ecole des arts (ZHdK). Ayant obtenu son bachelor l'année passée, il suit actuellement des études de master qu'il achèvera en 2017. Bien que Spronk ait la double nationalité néerlando-suisse, il a choisi sans hésiter Zurich pour des raisons musicales. «Le fait que c'est Thomas Grossenbacher qui enseigne à la ZHdK a été décisif.» La première rencontre entre Spronk et Grossenbacher a été un véritable déclic. «Ç'a été le coup de foudre», se souvient -il en rigolant. Il est vrai que, à l'époque, il avait obtenu des auditions auprès de deux autres écoles. «Après avoir été accepté à Zurich, j'ai été tellement sûr de ma décision que j'ai annulé les autres auditions. Aujourd'hui, je peux dire que j'ai vraiment fait le bon choix.»
Spronk, qui parle couramment l'allemand, se sent parfaitement à l'aise à Zurich. Il n'apprécie pas seulement le fait que tout fonctionne à la perfection mais aussi la situation plutôt confortable pour les musiciens. «En Hollande, ces dix dernières années, beaucoup d'orchestres ont dû fusionner ou même être dissous. En Suisse, on n'en est heureusement pas encore à ce point-là.» Malgré cela, il s'inquiète de la situation de la musique classique dans son ensemble. «Malheureusement, le public se compose aujourd'hui presque exclusivement de personnes d'un certain âge. C'est un vrai problème. Dans dix, vingts ans, eux, ils ne seront plus là et il manque un jeune public qui pourrait prendre le relais.» Spronk trouve intéressant les événements tels que la série de concerts tonhalleLATE où un concert de musique classique est suivi d'un DJ transformant l'honorable salle de concert en boite de nuit, mais, selon lui, ils ne pourront pas remplacer le concert traditionnel. «Ces événements attirent beaucoup de monde, ce qui me plaît, bien sûr. Reste à espérer qu'ils donnent envie aux jeunes d'aller voir aussi des concerts ‹normaux›.»
Un des inconvénients de Zurich est le coût élevé de la vie, d'autant plus que Spronk n'arrive pas encore à vivre de sa musique malgré de nombreux concerts et récompenses. Par conséquent, l'encouragement par le Pour-cent culturel Migros est très important pour lui. Après avoir obtenu en 2014 un prix d'études, il a pu convaincre le jury une nouvelle fois cette année et décrocher un prix d'encouragement. Il attend beaucoup des mesures d'encouragement qui en font partie et qui sont spécialement adaptées à ses besoins.
Aiguiser le profil
L'objectif déclaré de Spronk est une carrière de soliste. Bien qu'il soit conscient qu'il s'agisse là d'un domaine à forte compétition, il ne se laisse pas intimider. Au contraire, cela le motive encore plus à aiguiser son profil. «Il y a beaucoup de musiciens, de plus en plus venant d'Asie, qui aspirent à une telle carrière. Ce qui compte pour te faire remarquer est d'avoir une forte personnalité.» C'est aussi pour cette raison qu'il souhaite enregistrer prochainement son propre CD. A l'ère du numérique cela n'a pas perdu de son importance. «Après un concert, les gens aiment en rapporter quelque chose de tangible chez eux.» Spronk a hâte de faire cette expérience. «Cet enregistrement sera fixé de manière immuable. C'est nouveau pour moi. Il est d'autant plus important que le résultat soit soigné.»
Mais tout d'abord, il s'agit de terminer le master en pédagogie musicale. Une fois le diplôme en poche, il veut aller à Berlin pour affiner ses études. Même s'il adore Zurich, se sentir trop à l'aise quelque part pourrait avoir des effets néfastes pour un musicien. «Il ne faut pas s'installer dans sa zone de confort. On a constamment besoin de nouveaux défis et impressions. Un changement de décor de temps à autre ne peut donc pas faire de mal.» Cependant, si on déménage, on court toujours le risque de perdre tout ce que l'on s'est construit au fil du temps. Entre ces deux facteurs, être inspiré par de nouvelles expériences et préserver ce qui est acquis, il faut trouver un terrain d'entente. Justement, une question d'équilibre.