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Fabrice Gygi est issu de la mouvance des squats genevois, sa vie et son travail sont imprégnés d’un rejet général de l’ordre social. Il se fait d’abord connaître par des performances dans lesquelles il explore les limites de son propre corps. Dès les années 90, glissant progressivement d’un discours lié à la sphère intime à un discours impliquant la société dans son ensemble, il développe un travail d’installations et de sculptures portant en elles un potentiel de contrainte et de contrôle sur les individus. Au sein d’un vocabulaire formel minimaliste emprunt aux infrastructures urbaines et aux objets usuels et nomades, il les détourne de leurs fonctions premières manifestant ainsi une ambiguïté comme source de tension. Il nous amène à penser à l’obéissance civile et soulève des questions sur notre idéal occidental de liberté. En 2009, il est invité à représenter la Suisse à la 53ème Biennale artistique internationale de Venise.