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Première rétrospective consacrée à l’ensemble de l’œuvre de Josef Koudelka en Suisse depuis 1977, ce projet, complété par une publication, offre de nouvelles perspectives sur sa carrière : une partie de ses archives personnelles a été explorée en profondeur et mise en valeur à cette occasion, en particulier les 30 000 planches contact de 35 mm couvrant les années 1960-2012. Ikonar est le surnom donné à Josef Koudelka par un groupe de Roms qu’il a rencontré lors de ses voyages.
Visant à saisir l’essence du regard de l’artiste sur le monde, cette exposition est structurée autour d’œuvres clés issues de ses plus importantes séries dont Théâtre, Gitans, Invasion 68 : Prague et Exils. Elle comprend également une installation entièrement dédiée à ses archives qui s’attache à analyser leur place dans le parcours personnel et artistique d’un des acteurs principaux de la photographie du XXe siècle, ainsi qu’à une sélection de ses livres les plus emblématiques. Cette rétrospective sélective et condensée retrace l’évolution et les méthodes de travail du photographe avec, comme fil conducteur, un accent mis sur ses archives. L’exposition aborde ainsi certains des paradoxes centraux de l’œuvre, de la vie et de la carrière de Koudelka : une vie nomade par opposition à une activité méticuleuse de collecte et d’archivage ; une révision et un remaniement constants de ses œuvres iconiques par opposition à un programme philosophique « maximaliste » ; et dans la seconde moitié de sa carrière, une obsession autoproclamée de continuer à exposer et à capturer des images – parfois au détriment de leur analyse et de leur production matérielle.
Josef Koudelka est né en Tchécoslovaquie en 1938. Il a débuté sa carrière en tant qu’ingénieur aéronautique et, pendant son temps libre, a commencé à photographier les communautés roms et des productions théâtrales en 1962, avant de se consacrer à plein temps à la photographie à la fin des années 1960. En 1968, Koudelka a photographié l’invasion soviétique de Prague, publiant ses photos sous les initiales P. P. (Prague photographer). En 1970, il a quitté la Tchécoslovaquie pour demander l’asile politique au Royaume-Uni, et a rejoint Magnum Photos peu après, en 1971. En 1975, son premier livre, Gypsies, a été publié. Les titres suivants comprennent Exiles (1988), The Black Triangle (1994), Invasion 68 : Prague (2008) et Wall (2013). Koudelka a remporté des prix importants, comme le Prix Nadar (1978), le Grand Prix National de la Photographie (1989), le Grand Prix Cartier-Bresson (1991). Les institutions qui ont exposé son travail comprennent le Musée d’Art Moderne de New York, la Hayward Gallery de Londres, le Palais de Tokyo de Paris, l’Art Institute de Chicago, le Musée des Arts Décoratifs et la Galerie Nationale de Prague. Il vit à Paris et à Prague.
En 1970, il a quitté la Tchécoslovaquie pour demander l’asile politique au Royaume-Uni, et a rejoint Magnum Photos peu après, en 1971. En 1975, son premier livre, Gypsies, a été publié. Les titres suivants comprennent Exiles (1988), The Black Triangle (1994), Invasion 68 : Prague (2008) et Wall (2013). Koudelka a remporté des prix importants, comme le Prix Nadar (1978), le Grand Prix National de la Photographie (1989), le Grand Prix Cartier-Bresson (1991). Les institutions qui ont exposé son travail comprennent le Musée d’Art Moderne de New York, la Hayward Gallery de Londres, le Palais de Tokyo de Paris, l’Art Institute de Chicago, le Musée des Arts Décoratifs et la Galerie Nationale de Prague. Il vit à Paris et à Prague, + d’infos.
D’Après Nature, photographies suisse au XIXe siècle du 5 novembre 2022 au 29 janvier 2023
Après avoir été proclamée invention française en 1839 à Paris, la photographie a rapidement conquis l’Europe entière. Si la course aux innovations techniques émanait des centres culturels, les lourds appareils photographiques ne tardèrent pas à faire leur apparition dans les villages et à la campagne, dans des vallées reculées et à la montagne. En Suisse, le tourisme émergent joua un rôle important dans le nouveau marché de la photographie. Outre l’intérêt pour les paysages spectaculaires, ce furent aussi la demande croissante de portraits, les débuts de l’industrialisation et les grands projets techniques qui contribuèrent à l’essor de ce médium, + d’infos.
Destins croisés du 18 juin au 25 septembre 2022, Photo Elysée, Plateforme 10, Quartier des Arts, Lausanne
Marc Donnadieu, commissaire
Dans le cadre de la manifestation inaugurale Train Zug Treno Tren, l’exposition conçue par Photo Elysée, intitulée Destins croisés, explore de nouvelles approches sur plus d’un siècle et demi d’histoires ferroviaires, depuis les toutes premières expériences du train au cours du XIXe siècle jusqu’aux usages d’aujourd’hui. L’xposition témoigne en premier lieu des relations croisées entre l’expansion du chemin de fer, l’avènement du cinéma et les expérimentations des avant-gardes artistiques et littéraires de la première moitié du XXe siècle. Elle développe ensuite, de salle en salle, toute la richesse de cette thématique du train en parcourant le tissu des voies, des tunnels, des ponts et des stations en Suisse ou ailleurs ; en découvrant des lieux emblématiques tels que Saint-Lazare et le pont de l’Europe à Paris ou les lignes de l’EL à New York ; en analysant la complexité des rapports sociaux propres aux gares, aux trains et aux wagons ; en retraçant les luttes et les combats de ceux qui œuvrent pour le rail ; en révélant des points de vue inédits à partir d’autres formes de voyages ; en dévoilant des pratiques alternatives contemporaines…
Film Lumière n° 653, L’arrivée d’un train en gare de la Ciotat, 1895, Institut Lumière, Lyon
Explorations dans les collections vous invite par ailleurs à découvrir pour la première fois une sélection d’œuvres des collections du musée dans un espace dédié tandis que l’exposition. Tony Oursler. Anomalie, présentée au LabElysée, vous emmène à la rencontre d’objets volants non identifiés (OVNI).
Espace des collection à côté des escaliers
Pour fêter leur réunion à Plateforme 10, Photo Elysée, le mudac et le MCBA proposent trois expositions transdisciplinaires autour d’une thématique commune : l’univers ferroviaire. A Photo Elysée, l’exposition Destins croisés explore de nouvelles approches sur cet univers en entrecroisant l’esprit de conquête du rail, les sociabilités des gares et des wagons, la mélancolie du voyage et les pratiques alternatives contemporaines du chemin de fer. 60 espèces d’espaces photographiques.
Composée de près de 350 œuvres, documents et objets, notre exposition foisonnante se déploie selon trois parcours ou « trajets » et quinze thématiques ou « stations ». Les visions, les utopies et l’esprit de conquête composent le premier trajet qui court du XIXe siècle au début du XXe siècle. Les premiers usages du rail, entre apprentissage de son fonctionnement et mélancolie du voyage en lui-même, en forment le deuxième. Celui-ci s’attache également aux différentes formes de sociabilités dans l’espace de la gare ou du wagon. Entre fascination, inspiration et interrogation, certaines dimensions propres à l’univers ferroviaire en constituent le troisième : des visages de ceux qui y travaillent aux heures les plus sombres de son histoire, de l’étonnante singularité des trains d’ailleurs aux pratiques alternatives contemporaines. L’exposition fait ainsi dialoguer la photographie (Ella Maillart, Sabine Weiss, René Burri, Henri Cartier-Bresson, Martine Franck, Jean Mohr, Bernard Plossu), le film (les frères Lumière, Georges Méliès, Charlie Chaplin), la peinture et le dessin (Gustave Caillebotte, Paul Klee, Aloïse Corbaz, Pablo Picasso, Andy Warhol) et la littérature (Blaise Cendrars).
Sabine Weiss, Pennsylvania Station, New York, 1962