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L'Allemagne a déposé une demande d'entraide judiciaire auprès de la Suisse dans l'affaire du financement suspect du parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD). La requête a été transmise au Ministère public zurichois par le parquet de Constance (D).
Un porte-parole du Ministère public zurichois a confirmé lundi à Keystone-ATS des informations du dominical alémanique SonntagsBlick. La demande d'entraide a été déposée vendredi, a-t-il précisé. Son contenu est en train d'être analysé. "La question principale est de savoir si les faits présentés seraient également punissables en Suisse", explique le porte-parole.
Alice Weidel, coprésidente du groupe parlementaire de l'AfD au Bundestag, et d'autres membres du parti de la région de Constance sont soupçonnés d'infraction à la législation sur le financement des partis politiques. La branche locale de l'AfD aurait reçu d'une entreprise basée en Suisse 145'000 francs suisses entre juillet et septembre 2017, juste avant les élections législatives fédérales qui ont permis à la formation de faire son entrée au Parlement.
Mystérieux donateur
On ignore de qui provient l'argent exactement. L'expéditrice du paiement, une société pharmaceutique zurichoise, a affirmé jusqu'ici qu'elle avait agi en tant que fiduciaire pour le compte d'un partenaire.
La loi allemande interdit aux partis politiques de recevoir des dons provenant de pays n'appartenant pas à l'Union européenne. En Suisse, le financement des partis n'est pas punissable.
Devant le Parlement allemand, Alice Weidel a reconnu que son parti avait "commis des erreurs" dans la gestion des dons pour la campagne électorale. Elle a précisé que les fonds litigieux avaient été remboursés à l'entreprise helvétique.