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La scierie a été construite en 1855 sur les rives de La Morvaz (petit affluent de la Venoge). Elle était entraînée alors par une roue en bois d'environ 4m de diamètre. En 1890 de grand travaux sont entrepris pour l'équiper d'une roue en acier de 6m de diamètre.
En 1900 Jules César Crisinel, avec Aline son épouse et leurs enfants, ayant dû quitter son moulin de Denezy rachète la scie, la ferme et le domaine attenant. Louis, mon grand-père, qui reprendra plus tard l'exploitation a alors 4 ans.
Dans les années 70 Martial et Raymond Crisinel entreprennent une grande rénovation du bâtiment (ce qui n'est pas un luxe...) ainsi que sont agrandissement.
Une nouvelle scie est installée, c'est celle qui fonctionne encore aujourd'hui.
Sur la photo, on peut voir de gauche à droite : Martial, Olivier, Raymond et Louis sur l'échelle.
A sa construction la ferme était également équipée d'une roue à eau qui entraînait alors un moulin ainsi qu'une batteuse à céréales. Mais en 1920 suite à des travaux d'assainissements l'installation est complètement désaffectée.
A la fin des années 90 nous entreprenons de grands travaux pour installer une nouvelle roue à eau. Nous pouvons utiliser ainsi les 4 m de dénivelé qui séparent la prise d'eau de la scierie. Nous construisons également des passes à poissons pour assurer la liaison du ruisseau de la Morvaz jusqu'à la Venoge.
Passe à poisson.
Pose de la nouvelle roue
En fonction depuis l'an 2000
Elle produit de l'électricité.
Depuis de nombreuses années nous avions des problèmes de liaison entre la roue à eau de la scierie et son axe.
Et en janvier 2013 c'est la panne... La roue n'entraîne plus le mécanisme de la scierie.
Nous entreprenons alors une rénovation complète des moyeux ainsi que des rayons de la roue.
C'est le service des 120 ans...
Vue des nouveaux moyeux en deux parties boulonnées.
Et au début du mois de mai la roue peut enfin redémarrer !
Suite à un problème d'emballement de la roue de la scierie, toutes les dents de deux engrenages ont cédés. Une révision complète est nécessaire !
L'engrenage principal avec 168 dents.
Dents en frêne prêtes à poser... L'engrenage secondaire avec 96 dents
Chaque dent est ajustée à la ponceuse, le dentiste est un peu poussiéreux !
Après une quinzaine d'année de fonctionnement ( env. 130'000 h en plus de sa vie précédente...) le boîtier d'engrenage nous lâche !
Le pignon primaire n'a plus aucune dent !...
Après le démontage de toute la multiplication nous installons un nouveau boîtier d'engrenage et la roue peut redémarrer.
Rien de tel qu'un peu de cambouis pour avoir des mains douces !