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En général, la relecture est une activité qui consiste à relire un texte. Elle peut avoir différentes motivations. Pour son auteur, avant la publication du texte, elle peut servir à détecter d’éventuelles erreurs. Pour le lecteur, quand le texte est publié, elle peut notamment servir à mieux apprécier la construction d’une intrigue jusqu’à la révélation finale qui l’a surpris à la première lecture, par exemple.
Dans l’univers de la traduction, les choses ne sont pas tout à fait similaires : Une fois le texte transposé dans la langue cible, on commence par la révision et on termine par la relecture.
La révision, contrairement à la relecture, consiste à examiner et retravailler le texte d’un point de vue stylistique et linguistique. Il ne s’agit donc pas seulement de corriger les fautes, mais d’améliorer également le texte en profondeur. L’intelligibilité du texte pour le lecteur est au cœur de la démarche. Les phrases complexes et difficiles à comprendre et les passages trop familiers sont reformulés, les répétitions sont supprimées, les liens manquants sont rétablis. Au besoin, le texte est complété et les paragraphes sont réagencés.
Dans le cas où le relecteur apporte une modification au texte, il doit veiller à ce que cette dernière n’ait pas d’incidence sur le sens du texte.
Cette étape n’a lieu que sur la dernière version du texte, par exemple juste avant l’impression. Si cette version finale est retravaillée avant impression, nous réalisons ce que l’on appelle un bon à tirer. Pour que rien ne soit oublié, la relecture doit suivre le principe des quatre yeux. Cela signifie que deux personnes relisent le même texte à tour de rôle.
Elles contrôlent les points suivants :
- orthographe ;
- grammaire ;
- ponctuation ;
- uniformité de l’écriture ;
- coupure des mots suivant les règles et
- typographie (guillemets, apostrophes, traits d’union et tirets, alinéas, etc.).
Philippe Golay