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Donald Trump va au clash, le combat de la destitution promet d'être violent
Donald Trump "piétine la Constitution et nous ne pouvons pas le laisser s'en sortir comme ça", a tonné l'ancien vice-président Joe Biden, possible adversaire du milliardaire républicain en 2020.
"Pour protéger notre Constitution, notre démocratie, nos principes fondamentaux, il doit être visé par une procédure de destitution", a-t-il ajouté. "Pathétique", lui a répondu le locataire de la Maison Blanche dans un tweet.
Institutions démocratiques à l'épreuve
L'issue du clash constitutionnel qui démarre sera lourde de conséquences pour le milliardaire républicain, mais constituera aussi un test pour les institutions démocratiques américaines.
La stratégie de la Maison Blanche est claire: bloquer les demandes, tenter de convaincre l'électorat républicain que la procédure en cours n'est qu'une basse manoeuvre politique et se servir de celle-ci pour galvaniser les troupes pour l'élection de 2020.
"La Chambre ne relâchera pas ses efforts"
Dans un courrier de huit pages aux accents plus politiques que juridiques, l'avocat de la présidence Pat Cipollone, a informé mardi le Congrès que l'administration Trump ne participerait pas à une enquête "partisane et anticonstitutionnelle".
Pour le chef de la majorité démocrate à la Chambre des représentants, Steny Hoyer, qui a rappelé que "personne n'était au-dessus des lois", cette missive ne change rien au fond du dossier. "Les Américains méritent de connaître les faits et la Chambre ne relâchera pas ses efforts pour mettre en lumière la conduite du président", a-t-il écrit.
ats/asch
Publié le 09 octobre 2019 à 22:32 - Modifié le 09 octobre 2019 à 22:37