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Le chat fait partie de l'ordre zoologique des carnivores (Carnivora). Contrairement au chien, le chat est un véritable carnivore, c.à.d. qu’il se nourrit exclusivement de «viande». A l’état sauvage, il se nourrit principalement de petites proies. Celles-ci n’apportent pas uniquement de la viande de muscle, mais également des abats, des os et donc des sels minéraux (calcium et phosphore). Contrairement au chien qui est un animal de meute et qui mange en toute hâte, le chat est un animal solitaire qui consomme sa proie dans le plus grand calme. Il mange sa proie avec la peau et les poils. Les seuls restes sont les viscères et en particulier l’estomac qu’il ne mange pas, à l’inverse encore une fois du chien.
Un chat adulte non castré de 4 kg requiert environ 240 kcals d’énergie par jour. Une souris fournit environ 30 kcals. En d’autres termes, un chat qui se nourrit exclusivement de souris doit attraper environ 8 souris par jour!
Le chat présente quelques particularités métaboliques résultant du fait qu’il se nourrit exclusivement de viande. Par exemple, son métabolisme ne s’adapte pas en cas de manque protéique. Il n’est pas capable de synthétiser de la vitamine A à partir de β-carotène et ne peut pas produire lui-même l’acide aminé Taurine. Ses proies contiennent suffisamment de protéines, de taurine et de vitamine A. La nourriture végétale en revanche contient trop peu de protéine, pas de taurine et pas de vitamine A.
Le rein du chat possède une capacité de concentration incroyable, cela signifie qu’énormément d’eau est résorbée. Il en résulte que les chats consommant exclusivement des petites proies ne doivent pratiquement pas boire d’eau en supplément
Les protéines sont des substances nutritives de base composées de 23 acides aminés différents. Il existe des protéines animales et végétales qui se distinguent dans leur type, leur quantité et leur composition d’acides aminés. Les chats peuvent produire eux-même 12 acides aminés, les 11 autres devant être absorbés par la nourriture (il s'agit des acides aminés dits "essentiels"). La valeur biologique d’une protéine dépend de sa composition en acides aminés. Elle augmente avec le nombre d’acides aminés essentiels.
La taurine et l'arginine sont par exemple des acides aminés essentiels pour les chats. Ils sont nécessaires pour garantir le fonctionnement normal du cœur ou l’élimination des déchets nocifs du métabolisme.
En raison du catabolisme protéique intense, les chats requièrent de manière générale de grandes quantités de protéine.
Des valeurs comprises entre 1.3 et 5.0 gr de protéine pure/kg de poids corporel par jour sont indiquées dans la littérature spécialisée. En outre, une nourriture riche en protéines est plus appréciée des chats que celle ayant une faible teneur protéique.
Les hydrates de carbone (par exemple le sucre ou l’amidon) sont des fournisseurs d’énergie. Dans la nature, on rencontre les hydrates de carbone en quantités importantes dans les céréales et les légumes. Les chats adultes n'ont à guère besoin d’hydrates de carbone comme fournisseur d’énergie, pour autant que l’apport en protéines soit suffisamment élevé. Ils peuvent tout de même très bien digérer les hydrates de carbone. La digestion apparente de l’amidon contenu p.ex. dans les graines de maïs ou de blé concassées s’élève ainsi à 80 %, cette valeur pouvant même dépasser 90 % si les graines sont cuites.
Les matières grasses fournissent de l’énergie ainsi gue des acides gras essentiels et sont importantes pour l’assimilation des vitamines A, D, E et K. Elles contribuent à une peau saine, un beau pelage et à la santé des articulations. L’acceptation de la nourriture dépend essentiellement de sa teneur en matières grasses et du type de matière grasse. Le chat peut tolérer de grandes quantités de matières grasses (jusqu’à 64 % dans une substance sèche) et peut également très bien les assimiler (digestibilité de 85 à 95 %). Dans le commerce, les aliments pour chats disponibles ont la plupart du temps une teneur en matières grasses de 25 à 30 % de la matière sèche et sont manger plus volontiers qu'une nourriture à faible teneur en matières grasses.
Les fibres alimentaires, appelées également «fibres brutes» ne sont certes pas digestibles, mais ne sont pas sans valeur pour autant. De petites quantités sont requises dans la nourriture, car elles stimulent la motilité des intestins (péristaltique) et assurent une bonne digestion.
Les chats adultes sains pèsent entre 2 et 6 kg. Un surpoids voit le jour lorsqu’un chat absorbe plus d’énergie qu’il n’en consomme.
Les besoins indiqués dans la littérature sur les chats sont très divers et varient entre 128 et 660 kJ UE/kg du poids corporel par jour. Les besoins énergétiques effectifs ne dépendent toutefois pas uniquement du poids corporel du chat mais également de divers autres facteurs tels que l’âge, l’activité (l’habitat de l’animal), la densité du pelage, la température ambiante, etc.
Une autre différence réside entre les chats intacts et les chats castrés. Bien que des points de vue s’opposent dans la littérature spécialisée, on observe régulièrement que les castrats tendent à grossir plus que les chats non castrés. Selon de nouvelles études, cela n’est pas dû à une activité réduite de l’animal mais à une prise d’alimentation plus importante et à des besoins énergétiques simultanément plus faibles. C’est pourquoi différentes nourritures pour chats adaptées aux besoins énergétiques spécifiques des chats castrés sont disponibles dans le commerce.
L’apport en sels minéraux dans les bonnes proportions est indispensable pour de nombreux processus métaboliques. Une consommation trop importante ou trop faible de sels minéraux durant une période prolongée peut conduire à des troubles importants de la santé. Le risque est d’autant plus grand lorsque la nourriture n’est pas diversifiée, car certaines viandes ou certains organes ne contiennent pas une composition optimale en sels minéraux.
Le calcium est en particulier déterminant pour la formation des os, mais également pour la coagulation et est indispensable au transport des impulsions nerveuses. Le phosphore participe à pratiquement toutes les fonctions du métabolisme.
Pour couvrir les besoins en calcium et en phosphore, non seulement la quantité mais également le rapport de ces sels minéraux entre eux, revêtent une grande importance. Le rapport idéal entre le calcium et le phosphore est de 0.9:1. Le risque d’un manque de calcium existe en particulier pour les chats nourris essentiellement de rations de nourriture confectionnées soi-même. En particulier, une alimentation exclusivement à base de viande et d’abats livre trop peu de calcium pour un surplus important de phosphore, ce qui peut conduire à des dysfonctionnements de la formation des os et des dents.
Les vitamines sont vitales, car elles gèrent les processus métaboliques et ne peuvent pas être produites par le chat lui-même. Toutefois, au même titre qu’un manque de vitamines, un surplus de vitamines peut également être néfaste.
Vitamine A: elle contribue à la santé de la peau et des muqueuses, protège des infections et est importante pour la croissance, la fécondité et la vue. Contrairement à l’homme, le chat est incapable de produire de la vitamine A à partir de carotène végétale. Il est totalement tributaire d’un apport en vitamine A à partir de sources animales.
Vitamine D: elle est indispensable à la constitution des os et au maintien de la santé du squelette. Si elle vient à manquer dans la nourriture, cela peut occasionner des malformations osseuses chez les chats en pleine croissance et une faiblesse osseuse chez les chats adultes.
Vitamine E: elle possède de nombreuses fonctions de protection dans le corps et assure la fécondité et une gestation normale.
Vitamine K: nécessaire à une bonne coagulation. Elle est produite en quantités suffisantes par des microorganismes situés dans le côlon du chat, mais elle doit également être impérativement prescrite par le/la vétérinaire si le chat a consommé de la mort-aux-rats ou du poison pour souris.
Vitamine B1 (thiamine): un manque de cette vitamine conduit à un manque d’appétit et une perte de poids, à des troubles moteurs, à des vomissements et à des défaillances cardiaques. Cette vitamine est légèrement détériorée par la chaleur, c’est pourquoi elle est ajoutée dans la nourriture prête à consommer de qualité supérieure. Si la nourriture est préparée par le propriétaire de l’animal, cette vitamine devrait être ajoutée, par exemple avec de la levure alimentaire. Les poissons crus et les crustacés ne devraient pas être donnés, car ces animaux contiennent une substance qui détruit la thiamine.
Niacine: les chats ne sont pas en mesure de synthétiser la niacine à partir de l’acide aminé Tryptophane. L’intégralité des besoins doit donc se trouver dans la nourriture. C’est presque toujours le cas dans l’alimentation conventionnelle. Un complément de nourriture doté de niacine est donc uniquement recommandé en cas de besoin important, par exemple en cas d’inflammations de la muqueuse orale.
Biotine: un manque de biotine peut conduire à des inflammations cutanées et à une perte des poils. Un manque peut uniquement se produire si on donne au chat du jaune d’œuf cru, car celui-ci contient une substance qui lie la biotine, de sorte que celle-ci ne peut plus être assimilée par le chat.
Vitamine C: un apport en vitamine C par la nourriture n’est pas nécessaire, car le chat la fabrique en quantité suffisante. Un apport peut s’avérer judicieux en cas de maladies infectieuses.
L’eau, c’est la vie ; c’est pourquoi l’eau constitue la base de toute alimentation.
Un chat ne survit que quelques jours sans eau, même si'l n’a besoin que de peu de liquide, car il est un animal du désert. En revanche, un chat peut survivre étonnamment longtemps sans nourriture.
C’est pourquoi, de l’eau fraîche devrait toujours être mise à sa disposition. Comme les chats aiment l’eau fraîche, il convient de changer l’eau régulièrement. Le récipient d’eau ne devrait pas être placé à côté de la mangeoire car les chats ne mangent et ne boivent pas au même endroit.
Le chat requiert une alimentation riche en protéines de qualité supérieure à base de viande. Des matières grasses en quantités suffisantes devraient également faire partie de sa ration. Des hydrates de carbone peuvent également être présents dans sa nourriture. Cette combinaison est aujourd’hui idéalement proposée en prêt-à-consommer.
Le chat peut également être nourri avec de la nourriture préparée soi-même. Toutefois, il convient dans ce cadre de respecter ses particularités en matière de physiologie nutritionnelle.
1. Apport énergétique trop élevé
Certes, les chats ont moins tendance à grossir que les chiens. Des bouleversements de leurs conditions de vie (castration, habitat, etc.) ont toutefois pour conséquence que les chats sont de plus en plus confrontés à des problèmes de poids. La surcharge pondérale a des effets néfastes sur le système cardiovasculaire, sur les articulations et sur divers organes internes, en particulier sur le foie et les reins, et peut occasionner des séquelles telles que le diabète. C’est pourquoi il convient d’éviter le surpoids. Une réduction du poids doit avoir lieu petit à petit. Comme les chats aiment manger régulièrement au cours de la journée et font preuve de beaucoup d’imagination pour mendier et savent être très convaincants, il est recommandé de ne pas réduire la quantité de nourriture mais d’offrir une alimentation à faible densité énergétique. Il existe différentes offres de nourriture à des fins de réduction du poids dans le commerce. Il convient en outre d’inciter les chats d’appartement à faire des exercices.
2. Alimentation des chats avec de la nourriture pour chiens
Une erreur très répandue est de nourrir les chats avec du prêt-à-consommer pour chiens. Toutefois, les chats ont des besoins protéiques pratiquement quatre fois supérieurs et ont besoin de plus de deux fois la quantité en vitamines du complexe B, ainsi que de l’acide aminé taurine et de la vitamine A. Ces différences de besoins nutritionnels essentielles entre le chat et le chien ont des conséquences à long terme, pour les chats nourris avec de la nourriture pour chiens, en matière de carences (p.ex. insuffisance cardiaque, cécité, dysfonctionnement du système immunitaire, fécondité réduite).
3. Nourriture uniquement à base de viande
Un chat ne se contente pas de manger la viande de sa proie, mais également les os. La nourriture uniquement à base de viande est donc malsaine, car contenant trop peu de calcium, elle crée une carence. C’est en particulier dangereux pour les jeunes chats puisqu’un manque de calcium peut avoir pour conséquence une constitution osseuse défectueuse et une tendance aux fractures.
La nourriture pour chats disponible dans le commerce est idéalement composée quant au rapport calcium / phosphore.
4. Trop de foie
Bon nombre de chats adorent le foie. On y trouve de la vitamine A en grandes quantités. Comme le chat ne peut pas transformer le carotène en vitamine A, il est recommandé d’ajouter 100 g de foie une fois par semaine dans la nourriture préparée à domicile pour couvrir les besoins en vitamine A. Si en revanche, un chat reçoit du foie quotidiennement, cela peut conduire à un empoisonnement par la vitamine A, ce qui peut occasionner des dysfonctionnements de la croissance osseuse et des proliférations osseuses. Les chats concernés présentent au départ des douleurs et des rigidités au niveau des cervicales, puis avec l’avancée de la maladie, les extrémités des membres se figent de plus en plus et les chats maigrissent.
5. Alimentation avec du lait
Le lait n’est pas une boisson mais une denrée alimentaire. Il contient toutefois beaucoup de lactose, lequel ne peut être scindé que partiellement par les ferments digestifs du chat. L’alimentation du chat au lait peut donc occasionner de graves diarrhées.
Les jeunes chats ont besoin d’une nourriture hautement digestive et contenant un pourcentage élevé de protéines animales de qualité supérieure. Il convient d’accorder une attention particulière à la teneur en minéraux et en vitamines, car une mauvaise composition peut avoir des conséquences dramatiques pour les animaux en pleine croissance.
Les besoins énergétiques sont accrus durant la croissance, c’est pourquoi la nourriture devrait présenter une densité énergétique plus importante et une part en fibres alimentaires plus faible que la nourriture des chats adultes.
L’important est de vous informer sur l’alimentation offerte jusqu’ici au jeune chaton. Un changement d’alimentation soudain peut en effet conduire à des troubles digestifs et à des diarrhées. Poursuivez avec la nourriture habituelle durant quelques jours puis changez le régime alimentaire peu à peu pour passer à l’alimentation que vous privilégiez.
Pour habituer les petits animaux de manière précoce aux différents types de nourriture, il est conseillé de varier leur alimentation au maximum. Les chats n’acceptent souvent que la nourriture qu’ils connaissent de leur jeunesse.
Un chat est considéré comme senior à partir de 7 à 8 ans, et de cas gériatrique à compter de 10-12 ans. L'organisme âgé est souvent moins flexible et réagit de manière plus sensible aux erreurs d’alimentation et aux carences alimentaires. Une nourriture équilibrée revêt donc une grande importance pour le vieux chat.
Les chats d’un certain âge se meuvent souvent moins et ont plus tendance à l’embonpoint. La nourriture devrait de ce fait contenir une densité énergétique plus faible que celle des chats plus jeunes.
Avec l’âge, divers phénomènes d’usure se font davantage remarquer. Les vieux chats souffrent souvent d’arthrite, d’insuffisance rénale ou d'hypertension. Des examens de contrôle réguliers chez le vétérinaire permettent de déceler de telles maladies de manière précoce et de les combattre en utilisant des aliments adaptés.
Ces deux types d’aliments présentent des avantages et des inconvénients. Les aliments en boîte ont une teneur élevée en eau: le chat qui s’en nourrit ne doit donc pas augmenter sa consommation d’eau, ce qui correspond à son penchant « naturel ». Cependant, la nourriture en boîte est plus périssable que les aliments secs. En outre, les chats exclusivement nourris avec des boîtes ont tendance à développer du tartre; ils seront donc davantage sujets aux maladies bucco-dentales. Si les dents de votre chat ont tendance à être entartrées, il est conseillé de donner à l’animal une nourriture spéciale retardant la formation du tartre.
Pour ce qui est des aliments secs, il faut veiller à ce que le chat boive suffisamment d’eau. Néanmoins, ce ne sont pas les croquettes qui favorisent la formation de calculs urinaires: leur apparition n’est pas due à un apport insuffisant en eau, mais plutôt à la teneur en minéraux de l’alimentation. Il existe donc des nourritures spéciales qui aident à dissoudre les calculs ou à prévenir leur formation.
Si un chat boude soudain sa nourriture préférée, c’est peut être le signe d’une maladie grave. Il est alors conseillé de l’emmener chez le vétérinaire.
Certains chats sont particulièrement difficiles en matière de nourriture. Ceci peut être problématique si l’animal a besoin d’aliments spéciaux à cause d’une maladie ou pour d’autres raisons. L’adjonction d’hydrolysats de protéines, d’extraits de viande et/ou d’acides gras à chaîne longue (suif de boeuf) peut rendre la nourriture plus appétissante. Le parfum de certaines plantes telles que la valériane (herbe aux chats), le thym et la menthe peut également accroître la sapidité de la nourriture. Le chat préfère la nourriture à 37-38°C (température corporelle des proies) aux aliments trop froids ou trop chauds. En outre, l’adjonction de poudre d’ail, de crème à café ou de bouillon peut augmenter l’appétence du chat pour la nourriture.
En revanche, les édulcorants ne sont d’aucune utilité car le chat ne reconnaît pas le goût sucré.
Pour éviter que votre animal ne devienne trop difficile, il est conseillé de donner au chaton une nourriture variée après son sevrage.
Les chats aiment manger de petites portions tout au long de la journée. Plutôt que de limiter la quantité de nourriture, il est préférable de réduire sa densité énergétique: chaque jour, le chat doit consommer environ la moitié des calories dont il aurait besoin si son poids était normal. Veillez cependant à ce que les besoins journaliers minimaux de l’animal soient couverts pour ne pas risquer d’altérer gravement son métabolisme.
Le plus simple pour le faire maigrir est d’utiliser des aliments diététiques spéciaux. Respectez les quantités indiquées et contrôlez régulièrement que votre chat perd du poids. S’il est obèse, nous vous conseillons de le soumettre à un régime sous le contrôle de votre vétérinaire.
Si vous nourrissez votre chat avec des aliments en boîte, il est normal qu’il boive peu car la nourriture qu’il ingère contient déjà suffisamment d’eau. En revanche, si vous lui donnez des croquettes, veillez à ce qu’il ait toujours de l’eau fraîche à sa disposition. Un chat n’aime pas trop boire là où il mange. Ne placez donc pas l’eau à proximité de sa gamelle, mais disposez des écuelles contenant de l’eau à divers endroits de la maison.
Enfin, certains chats préfèrent l’eau courante à l’eau stagnante. Si votre animal ne boit pas dans son écuelle, il pourrait être utile de vous procurer une fontaine à eau spéciale pour chats.
Les chats vomissent assez fréquemment. Manger de l’herbe fibreuse et la rendre avec le reste du contenu de l’estomac fait partie du comportement normal du chat: cela lui permet de se débarrasser des poils qu’il ingère pendant sa toilette, et d’éviter ainsi la formation de boules de poils dans son estomac. L’élimination naturelle de ces poils peut être facilitée en stimulant le transit intestinal avec un aliment Nutrition Santé enrichi en fibres non fermentescibles.
Si toutefois votre chat se met soudain à régurgiter fréquemment, emmenez-le chez votre vétérinaire. Certains chats ont un estomac particulièrement fragile, ou souffrent d’allergies alimentaires qui provoquent une intolérance à certains aliments. Il pourrait alors s’avérer utile de changer la nourriture de l’animal.
Oui. Lorsqu’il fait sa toilette, le chat ingère beaucoup de poils, qui peuvent former de grosses boules dans son estomac. Les chats vivant en plein air pallient à la formation de ces amas de poils en mangeant de l’herbe, qu’ils régurgitent avec les poils et le reste du contenu de l’estomac. Les chats vivant en appartement doivent toujours avoir la possibilité de consommer des plantes fibreuses (herbe à chat ou cataire). Les chats – en particulier ceux à poil long – qui mangent trop peu d’herbe risquent de voir leur digestion bloquée par les boules de poils qui se forment dans leur estomac, ce qui peut nécessiter une intervention chirurgicale. Il est donc conseillé de leur fournir des aliments spécialement conçus pour prévenir la formation de ces amas de poils.
Bon nombre de nourritures pour chats prescrites pour certaines maladies peuvent également être données sans problème à des chats adultes sains puisque celles-ci contiennent toutes les substances nutritives et vitamines dont un chat a besoin. En cas de doute, consultez le vétérinaire qui vous a prescrit cette nourriture.
Toutefois, il arrive souvent que des chats vivant dans le même foyer doivent être nourris différemment. Si un chat est par exemple en surpoids et que l’autre ne l’est pas, une nourriture sèche faible en teneur énergétique peut être proposée aux deux animaux et une portion de pâtée nourrissante peut être donnée en sus 2 à 3 fois par jour au chat de poids normal. La nourriture humide est la plupart du temps consommée immédiatement; le chat en surpoids n’y a donc pas accès.
Si les chats ont une puce ou qu’ils tolèrent un collier doté d’une puce électronique, il est possible d’installer des mangeoires séparées accessibles par une porte dotée d’une reconnaissance de puce. La nourriture d’un chat peut ainsi être rendue inaccessible à l’autre chat. Avec un peu d’adresse, de telles mangeoires se laissent très facilement confectionner: