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Le bénéfice net du groupe s'est élevé à 21,262 milliards de couronnes (2,85 milliards d'euros), un chiffre auparavant jamais atteint, contre des pertes de 4,58 milliards un an auparavant, dues principalement à une provision de près de 1,8 milliard d'euros passée dans ses comptes pour le règlement des suites judiciaires d'un scandale de blanchiment en Estonie.
En 2023, le groupe, désormais uniquement actif dans les pays nordiques, a bénéficié d'une hausse de 39% des revenus nets d'intérêt, à 35 milliards.
Dans le scandale de blanchiment qui avait éclaté en 2018, environ 200 milliards d'euros avaient transité au travers de sa filiale estonienne entre 2007 et 2015.
Danske Bank avait plaidé coupable de fraude dans le cadre de diverses poursuites lancées aux Etats-Unis, et accepté fin 2022 de payer 2 milliards de dollars pour clore les procédures lancées par plusieurs autorités.
La banque danoise, qui avait reconnu des failles à l'origine du blanchiment, avait également été condamnée à 3,5 milliards de couronnes par le gendarme financier danois.
Elle a depuis largement investi pour se conformer aux législations en vigueur dans le domaine.
«Les affaires héritées du passé étant pour la plupart derrière nous, nous sommes à nouveau en mesure de nous concentrer entièrement sur nos activités», s'est félicité la banque dans son rapport.
Vendredi, une femme d'affaires dano-russe, sans lien avec la banque, a été condamnée par le tribunal de Copenhague à neuf ans d'emprisonnement pour avoir aidé et encouragé le détournement d'environ 26 milliards de couronnes (2,48 milliards d'euros) à travers la succursale estonienne de Danske Bank. Le groupe n'a pas commenté cette affaire.
A la Bourse de Copenhague, peu après 10h00 GMT, le titre gagnait 5,78% à 195,75 couronnes, dans un marché étal.
Pour 2024, Danske Bank table sur un bénéfice net dans une fourchette entre 20 et 22 milliards de couronnes.