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La fédération romande des associations LGBT se réjouit du vote du Conseil national de ce jour qui devrait permettre de compléter la norme pénale antiraciste et permettre ainsi de combattre l’homophobie et la transphobie au même titre que le racisme.
« L'homophobie n'est pas une opinion, elle tue! Un homosexuel sur cinq a tenté de se suicider, la moitié avant l'âge de vingt ans » a lancé Mathias Reynard, dont l'initiative parlementaire est à l'origine du projet.
Cette modification de la norme pénale antiraciste a été approuvée par 115 voix contre 60, ce qui est une excellente surprise après le vote très serré de la commission (13 voix contre 11). L'opposition est venue essentiellement de l'UDC et d'une partie du PLR.
Malgré le soutien du Conseil fédéral, cette même opposition n'a pas réussi à restreindre la portée du projet. Par 98 voix contre 83, le National a en effet accepté d'ajouter également l'identité de genre dans la norme antiraciste évitant ainsi de faire une différence, qui aurait été incompréhensible, entre les crimes haineux homophobes et transphobes.
Il appartient désormais au Conseil des États de se prononcer sur le texte.
Cette décision est un signal important dans la lutte contre les discriminations pour laquelle toutes les associations membres de la Fédération romande s’engagent depuis de nombreuses années.
Pour la Fédération romande des associations LGBT
Maya Burkhalter, coprésidente Didier Bonny, coprésident
Communiqué de presse de la fédération romande des associations LGBT du 25 septembre 2018