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Un Britannique s’est vu interdire par la justice d’avoir des relations sexuelles avec un homme sous prétexte qu’avec un QI de 48, il était trop handicapé pour saisir les implications de ses actes.
C’est un verdict que l’on croirait sorti d’un autre âge. Il y a deux semaines, le Tribunal de protection (une sorte de Tribunal des tutelles britannique) a statué sur le cas d’un handicapé de 41 ans à Newcastle, dans le nord-est de l’Angleterre. Depuis 2009, l’homme, qui vit sous la tutelle des autorités locales, a développé une relation avec un homme placé dans le même logement que lui. Une situation qui a alarmé les services sociaux, pour qui cette personne «manque de la capacité de consentir à des relations sexuelles». Il y a deux semaines, le juge a donné raison aux autorités, considérant que le quadragénaire, dont le QI est de 48, ne pouvait pas «comprendre pas les risques liés à l’activité sexuelle». L’instance a demandé que les services sociaux s’assurent désormais que l’activité sexuelle de la pupille est limitée à la masturbation dans sa chambre à coucher et dans sa salle de bains.
La mesure a soulevé un tollé, autant dans les associations LGBT que celles de handicapés, note le site britannique Pinknews. Pour les premières, la procédure trahit le «dégoût face à l’homosexualité». Une responsable d’un réseau de soutien aux personnes handicapées a fustigé, quant à elle, une intervention qui procède de l’«exclusion des droits normaux de certains citoyens britanniques.»