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(Essais et réglages en février/mars 2020)
Les anarchistes sont des doctrinaires qui préconisent la suppression de l'Etat – synonyme de pouvoir établi – et la liberté absolue. Dans mes premiers souvenirs sur l'anarchie, je revois l'image du Larousse représentant Vaillant en train de lancer une bombe en pleine séance de la Chambre des députés le 9 décembre 1893 (l'article consacré à ce sujet est excellent et j'en extrais les citations qui suivent).
Chez les Grecs, les sophistes et les cyniques parlaient déjà d'anarchie, de même que Platon dans sa République. Rousseau a prétendu que l'homme naît bon et libre par nature et qu'il est corrompu par la société. Plus tard, Tolstoï, Proudhon, le «père de l'anarchie»; et Bakounine écrit: «Ma liberté ou, ce qui revient au même, ma dignité d'homme, consiste à n'obéir à aucun autre homme, à ne déterminer mes actes que conformément à mes convictions propres».
Jusqu'à la guerre de 1914-18, la doctrine préconise un système fédératif avec socialisation des moyens de production associée à l'institution de coopératives de production, une répartition égalitaire des richesses, et… la révolution violente. «La génération actuelle, écrit encore Bakounine, doit détruire tout ce qui existe sans distinction et aveuglément, avec cette seule pensée: le plus possible et le plus vite possible».
NB: Qu'il soit bien clair que je ne suis pas anarchiste du tout et que je reste fidèle à un fédéralisme à la Suisse, aussi peu contraignant que possible.