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Le président américain Barack Obama et son adversaire républicain Mitt Romney s'affrontent mercredi soir au premier des trois débats présidentiels à Denver, dans l'Etat du Colorado. Ce duel sera un test de personnalité suivi par des dizaines de millions d'Américains.
Barack Obama arrivera sur scène en position de force, avec une avance nette dans les sondages. La dernière enquête de l'institut Gallup lui accorde 50% des intentions de vote contre 44% pour Mitt Romney, un écart supérieur à la marge d'erreur.
Pour Mitt Romney, la rencontre diffusée sur toutes les grandes chaînes américaines offre une tribune exceptionnelle pour renverser la tendance, à moins de cinq semaines du scrutin du 6 novembre. L'économie et l'emploi occuperont l'essentiel de la rencontre de 90 minutes, à partir de 21h00 locale (03h00 suisse jeudi). Plus de 50 millions de téléspectateurs devraient la suivre.
"Nous ne pouvons pas nous permettre quatre années supplémentaires comme les quatre années passées" est la formule centrale de Mitt Romney. L'argument d'incompétence du président sur le front de l'emploi a perdu de sa force ces derniers mois, avec un chômage toujours haut, à 8,1% en août, mais qui a fortement diminué depuis le pic de la crise dans plusieurs Etats-clés comme l'Ohio.
Vidéo exploitée?
Mitt Romney a donc accentué depuis plusieurs jours ses attaques sur la politique étrangère de Barack Obama, accusé de passivité face aux récentes attaques anti-américaines dans le monde arabe ou sur le dossier du nucléaire iranien.
Le président, orateur plus à l'aise dans les grands discours que dans les face-à-face, a passé lundi et mardi dans un hôtel du Nevada à dépoussiérer ses talents de débatteur, exercés pour la dernière fois en octobre 2008 avant son élection, face à John McCain.
Nul doute qu'il exploitera la vidéo volée, filmée en mai et diffusée en septembre. Mitt Romney y confie à des donateurs de sa campagne qu'il n'a "pas à se préoccuper" des 47% d'Américains qui ne paient pas d'impôts, les qualifiant de "victimes" dépendantes de l'Etat et irrémédiablement acquises au candidat démocrate.