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Les ministères iranien et suisse des Affaires étrangères ont démenti des informations de médias d'Etat iraniens faisant état de la brève «détention» mercredi dans le nord du pays de l'ambassadrice de Suisse en Iran. Téhéran ne donne toutefois pas sa version des faits. Pour Berne, il s'agissait d'un «simple contrôle de police».
Cité par le site internet de la télévision d'Etat, le porte- parole du ministère iranien des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast a affirmé que les informations sur la détention par les autorités de Livia Leu Agosti avaient été rapportées «de façon inexacte».
«Un tel incident, tel qu'il a été rapporté par certains sites internet, n'est pas vrai», a-t-il dit sans donner plus de détails.
Interrogé par l'agence de presse ATS, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a de son côté affirmé que la diplomate helvétique n'avait pas été «arrêtée», mais avait subi un «simple contrôle de police».
Livia Leu Agosti a été détenue mercredi par des responsables de sécurité locaux «parce que son identité n'avait pas été déterminée sur le moment», avait indiqué plus tôt le site internet de la chaîne de télévision iranienne anglophone Press TV, citant des «sources informées». L'ambassadrice a été libérée quelques heures plus tard, indiquait le site.
Le voyage de Livia Leu Agosti dans un village du Khorassan du Nord a été préparé «en coordination et avec la permission du ministère des Affaires étrangères», avait indiqué pour sa part le site internet de la télévision d'Etat, qui cite une source informée.
«Mais les forces de sécurité locales ont arrêté temporairement l'ambassadrice suisse le 14 juillet parce que son identité n'a pas été déterminée. Cependant, après coordination avec les autorités compétentes, elle a immédiatement été relâchée», expliquait le site.
La mission suisse à Téhéran représente les intérêts américains en Iran depuis que les Etats-Unis et la République islamique ont rompu leurs relations diplomatiques après la Révolution islamique de 1979.
swissinfo.ch et les agences