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Commentaire de Gestion Mai 2016
Commentaire de mai 2016
Les marchés boursiers mondiaux ont continué leur trajectoire, ajoutant un troisième mois de rendement positif d'affilée, mais à un rythme plus modeste (+ 0,23%). Depuis le début de l'année les marchés boursiers mondiaux sont quasiment inchangés lorsque l'on remet les actifs dans la même monnaie (USD).
Nous sommes plutôt satisfaits de notre allocation de nos résultats actuels, faisant mieux que la plupart des concurrents. Notre allocation de conviction sur la dette des marchés émergents est la principale source d'alpha cette année.
Sept ans de politique de taux d'intérêt à zéro par la Réserve fédérale a donné lieu à une quête sans précédent sur le rendement à tout prix, ce qui a eu pour effet de gonfler les valorisations de nombreux actifs financiers à des niveaux historiquement élevés. Depuis la mi-2014, les marchés boursiers américains ont également connu une divergence extrême, provoquée par l'effondrement des prix des matières premières ainsi que la force exceptionnelle du dollar américain. Cela a alimenté les craintes d'une récession industrielle, qui a déprimé les cours des actions de nombreux titres de valeur et ont poussé les investisseurs vers des actifs perçus comme refuges, tels que les grands fonds passifs (ETF). Les grosses capitalisations, les producteurs de biens de consommation non cyclique (Nestlé, Walmart, etc) et les titres de croissance (où la prime de croissance trait à un plus haut historique) ont donc été les grands vainqueurs ces dernières années.
L'investissement passif, déjà en hausse depuis des années en raison de flux importants de capitaux dans les ETF, entraine une accélération des surévaluations. Prenons l'exemple du groupe des FANG (Facebook, Amazon, Netflix et Google) qui a gagné plus de 80% en moyenne en 2015, principalement en raison d'une valorisation d'expansion multiple, alimentant un gain à deux chiffres dans le Nasdaq 100 Index, qui, sans ces quatre actions, aurait été en nette baisse en 2015. Le différentiel de valorisation entre les actions de valeur et les actions de croissance/momentum est à un niveau proche de la bulle internet.
Néanmoins, nous croyons fermement à la valeur et nous voyons beaucoup d'opportunités à risque modéré, même si le rendement attendu pour les principaux indices tels que le S&P500 reste faible à notre avis. Ce mois-ci, nous tenons à mettre en évidence la distorsion actuelle sur les marchés en utilisant la sous-performance du fonds RAM systématique long/short: ce dernier a une exposition de marché très limitée et un biais de qualité (ce qui signifie qu'il va acheter des entreprises avec de bons modèles d'affaires, de hautes marges, des barrières à l'entrée, et va se protéger en vendant à découvert des sociétés ayant les propriétés opposées). Il souffre temporairement d'un récent rebond des matières premières, entre autres facteurs. Même si ce n'est pas si mal de voir le cours du brut remonter à 50 $, de nombreuses entreprises sont dans une situation d'offre excédentaire et la situation est problématique pour les acteurs les plus endettées. Le retour à la moyenne anticipé est donc une belle opportunité pour les mois d'été.
Nous sommes très heureux de voir de la surperformance pour la plupart des fonds (sauf celui
mentionné ci-dessus). Tactiquement, nous avons encore des signes d'alerte en place compte tenu de l'incertitude entourant le « Brexit » en Juin, nous continuons à être assez défensifs et à maintenir des positions de protection en place.
« Sell in May and go away" a une assez bonne probabilité de réussir cette année.