Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07115.jsonl.gz/364

28/10/2010
GUILLAUMIN et Les Impressionnistes
S’il est un artiste que les succès de la Peinture Moderne ont oublié, celui-ci a pour nom Jean-Baptiste-Armand GUILLAUMIN. Né à Paris en 1841, ce peintre issu d’un milieu modeste occupa dans sa jeunesse un petit emploi dans l’administration des Ponts et Chaussées. Cela ne l’empêcha pas, en 1863, de fréquenter l’Académie Suisse où se retrouvaient les jeunes artistes qui rejetaient l’enseignement officiel.
Il rencontra là PISSARO et CEZANNE qui devinrent très vite ses amis. Ses loisirs l’entraînèrent alors dans la nature où il composa ses paysages en refusant sans ambiguïté le travail en atelier. Il s’appliqua alors à reproduire, sous diverses lumières, le Montmartre rural de l’époque, ou la symphonie batelière des quais de la Seine.
Contrairement aux idées reçues qui prévalurent plus tard, GUILLAUMIN contribua à l’élaboration des principes de la nouvelle esthétique picturale, en fréquentant les « nouveaux artistes » qui se retrouvaient chaque soir au Café Guerbois, et en participant en 1874 à la première exposition des Impressionnistes chez NADAR.
Il séjourna ensuite régulièrement chez le Docteur Gachet à Auvers-sur-Oise. En 1886, il exposa à New-York lors de l’accrochage organisé par le marchand d’art Durand-Ruel. Après cela, GUILLAUMIN découvrit la France, pour peindre le département de l’Yonne. La Creuse évoqua ensuite un élément essentiel dans son œuvre. Vers 1887 il devint l’ami de Van GOGH.
Il faut d’ailleurs rappeler que GUILLAUMIN représenta l’une des raisons pour lesquelles Van GOGH se brouilla un peu plus tard avec le Docteur Gachet, en quittant sa demeure, pour s’installer à l’auberge d’Auvers où il mourut. En effet, l’histoire raconte que Van GOGH avait un jour reproché à Gachet de ne pas avoir correctement accroché au mur un tableau de GUILLAUMIN.
En 1891, après avoir participé à plusieurs expositions des Impressionnistes, GUILLAUMIN gagna cent mille francs à la Loterie. L’importance de la somme, pour l’époque, lui permit alors de quitter son emploi, pour se consacrer exclusivement à la peinture.
Ses moyens financiers nouveaux l’autorisèrent dès lors à voyager à sa guise. Il perdit ainsi le contact avec ses amis MONET et PISSARRO, en allant découvrir les côtes de l’Océan, ou celles de la Méditerranée. En 1904, il séjourna même deux mois en Hollande.
Dès ses débuts parisiens, GUILLAUMIN s’était distingué des Impressionnistes par l’emploi d’une matière dense, et par une coloration vive de ses tableaux, à l’exemple des « Vues de Montmartre » ou des « Péniches sur la Seine à Bercy », peints en 1871. Déjà en 1870, le « Soleil couchant à Ivry » exprimait alors son emploi des plus violentes couleurs.
Il acheva sa vie en se perdant un peu dans sa recherche d’un chromatisme intense. La production de ses dernières années d’existence, se rapprocha par sa polychromie accentuée, du style des Fauves.
Il mourut à Paris le 26 juin 1927, à l’âge de quatre vingt six ans, oublié par le monde de l’art qui n’avait alors retenu que les précurseurs du Mouvement Impressionniste.
Nouveau, si vous souhaitez obtenir diverses informations concernant un artiste-plasticien, les expositions mondiales, ou le marché de l'art, cliquez en haut de page à droite sur ARTPRICE. Gratuitement vous aurez déjà accès à un grand nombre d'informations...
Pour découvrir plus d'informations concernant l'Historique de l'Art (de la préhistoire à nos jours), toutes les techniques utilisées (supports, matériels, produits, fabricants et marques, etc...), les réalités du Marché de l'Art International, visitez mon site : www.lartpourtous.net
Ce site dispose d'un certificat de sécurité SSL.
Alain VERMONT