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Extraits du Tome VII.
Lettre du R. P. Rodrigue de St-François de Paule, Postulateur de la Cause de la Sainte.
Rome, le 12 mai 1923.
Le jour de la Béatification, il est survenu ici, à Rome, un fait remarquable.
Le prêtre Don Francesco Motto souffrait d'une tumeur à l'estomac, constatée par trois médecins de Catania, et, l'opération étant jugée inévitable, il vint à Rome pour la subir.
Le 29 avril, sa soeur pria avec ferveur la Bienheureuse Thérèse d'épargner à son frère l'opération si redoutée.
Le malade se rendit ensuite à la clinique Bastianelli. Le Professeur Bastianelli lexamina avec soin avant de procéder à l'opération, et, tout surpris, déclara qu'il n'y avait pas trace de tumeur ! Don Francesco Motto était parfaitement guéri.
Fr. RODRIGUE DE ST-FRANÇOIS DE PAULE, (Carme déchaussé.)
Saint-Maurice (Suisse), 8 mai 1923.
Mon neveu est instituteur à M., important village de la commune de S.
Le 24 ou 25 avril dernier, l'un de ses élèves, âgé de 9 à 10 ans, avait, par une négligence qui lui était habituelle, oublié d'apporter son encrier. Ordre lui fut donné très vivement d'aller le chercher, et d'être de retour dans 10 minutes.
L'enfant partit tout craintif ; il avait un bon kilomètre à franchir sur une pente assez raide, mais à l'heure fixée, il était là avec son encrier. Hélas ! quelques instants plus tard, il devenait très pâle, d'une pâleur de neige, puis il s'affaissait sur son banc. Il se remit toutefois assez pour pouvoir rentrer seul chez ses parents. Mais le lendemain, il était au lit, très malade, avec une forte fièvre et tous les symptômes d'une broncho-pneumonie. Le thermomètre accusait 40°.
L'instituteur en fut d'autant plus alarmé qu'il se jugeait en partie responsable. Sa façon d'agir avec un enfant de cet âge, et d'une santé plutôt débile, avait pu suffire à provoquer la maladie, et il envisageait avec épouvante la possibilité d'une issue fatale. Aussi avait-il, dés l'aube, téléphoné au docteur, alors à St-Maurice, d'arriver au plus vite. Mais celui-ci n'avait pu malheureusement répondre à son appel, bien que, sur les indices fournis, il ait à plusieurs reprises qualifié le cas de « très grave ».
Alors dans sa cruelle angoisse, le pauvre instituteur recourut à la Vénérable Petite Thérèse, et lui promit d'envoyer 20 francs à son Carmel si elle sauvait le jeune malade. Sa femme partageait ses inquiétudes et, bien plus encore, sa confiance envers la chère Sainte de Lisieux. Elle épingla une relique sur la poitrine de l'enfant, et lui conseilla de prier Soeur Thérèse avec elle. Le samedi 28 avril, elle redoubla d'instances, la proximité de la belle fête du lendemain stimulait son espoir : « Petite Soeur Thérèse, implorait-elle, il nous faut un mieux sensible pour demain ! »
Or, le lendemain 29 avril, jour de la Béatification, amena non seulement un mieux sensible, mais bien la guérison complète et parfaite. Plus de souffrance ! plus de fièvre ! L'enfant tout joyeux s'écriait « Je n'ai plus mal ! la Petite Thérèse m'a guéri ! »
Depuis, ajoutent les témoins, le jeune miraculé continue de se, bien porter, et ne garde aucune trace de sa maladie.
L'événement fit grand bruit dans le village, provoquant partout l'admiration et la reconnaissance envers la nouvelle Bienheureuse.
Chanoine E. GRos.
Roche (Isère), le 12 mai 1923.
MADAME LA PRIEURE,
Nous avons obtenu de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus une grande grâce au jour de sa Béatification ; je viens vous en donner les détails
Il s'agit de mon fils, Léon Janin, âgé de 16 ans, qui, en travaillant dans une usine métallurgique,'s'était laissé prendre le bras droit dans un engrenage. Les chairs avaient été arrachées, l'os mis à nu, et le membre presque détaché, tant la coupure avait été profonde.
Depuis ce jour, 16 août 1922, les médecins avaient tout essayé pour sa guérison, mais inutilement. Au mois de décembre, Ils avaient recousu la plaie, mais les points de suture s'étaient brisés, et la plaie devint affreuse.
Le 18 avril, nous sommes allés à Lyon pour consulter encore un chirurgien : celui-ci nous conseilla un greffage; sinon, disait-il, mon fils en aurait pour la vie, sans espoir de voir le mal se cicatriser.
En sortant de l'hôpital, comme nous montions à Fourvière, j'ai acheté pour mon enfant une médaille de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, qu'il passa à son cou, et il me vint alors l'idée de prier cette puissante petite sainte pour sa guérison.
Tout d'abord, nous n'avons pas obtenu de résultat; mais, reprenant courage, nous avons commencé en famille une fervente neuvaine le lundi 23 avril, et voici que le jour de la Béatification, dimanche 29, la plaie du bras était complètement refermée. Depuis ce temps, notre malade va très bien.
Devant un pareil résultat, nous ne savons comment remercier la Petite Soeur Thérèse de la grande grâce qu'elle nous a accordée. Nous vous demandons de lui en assurer, ma Mère, toute notre reconnaissance.
Suzanne JANIN.
Suivent les signatures et témoignages de nombreux parents et amis du blessé, qui sont unanimes à affirmer qu'au début de la neuvaine, son bras présentait une plaie de très mauvaise apparence, et qu'ils ont tous constaté sa complète guérison après la neuvaine.
JANIN Etienne, père du blessé.
JANIN Augustine, sa soeur.
Elise DELAY.
Victor DELAY.
Cladie GADOUD.
A. MENOD.
Pélagie BERNARD.
Marguerite TERRY.
Vient ensuite la déclaration du privilégié qui reconnaît avoir été guéri par Soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus, au jour de sa Béatification, le 29 avril 1923.
Léon JANIN.
Enfin, le CERTIFICAT MÉDICAL atteste que M. Léon Janin souffrait, depuis le 16 août, d'une « plaie accidentelle au pli du coude droit, n'ayant depuis bientôt un an aucune tendance à la cicatrisation ».
Il garantit, après le mois d'avril 1923, sa parfaite guérison.
Cannes (Alpes-Maritimes), 14 mai 1923.
RÉVÉRENDE MÈRE SUPÉRIEURE,
C'est avec une vive joie que je viens vous faire part d'une grande grâce obtenue par votre chère petite Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, le jour même de sa Béatification.
Il s'agit d'une âme éloignée de Dieu, pour qui nous priions depuis plus de 20 ans, et qui vient de se convertir, le 29 avril, dernier jour d'une neuvaine à l'angélique Sainte du Carmel.
Ce matin-là nous avons eu l'immense consolation de voir cette personne s'agenouiller avec nous à la Sainte Table.
Comment remercier assez l'aimable et puissante Bienheureuse !
Lina MICHALLET.
Grasse (Alpes-Maritimes), 18 mai 1923.
Le 7 avril dernier, j'ai commencé une neuvaine à la Vénérable Thérèse de l'Enfant-Jésus, pour obtenir la guérison d'une hernie crurale dont je souffrais depuis 40 ans : le mal avait été jugé incurable par les médecins, à moins d'une opération.
La neuvaine se passa sans amener aucun changement. Je m'étais donc résigné à la volonté de Dieu, abandonnant tout espoir de guérison, lorsque le 29 avril, jour de la Béatification de Soeur Thérèse, la faiblesse, les douleurs ressenties habituellement disparurent. Je n'éprouvais plus aucun mal.
Cette transformation miraculeuse a persisté; depuis ce jour, je me porte très bien, et je suis animé de la plus vive reconnaissance envers la chère sainte qui a bien voulu se souvenir de moi, au moment où je n'y comptais plus.
Anne DENIS.
Congrégation de N. D. des Apôtres,
Moulin à Vent (Rhône); 26 mai 1923.
MA RÉVÉRENDE MÈRE,
Votre chère petite Sainte a bien voulu jeter un beau pétale de rose sur notre chère Communauté, le 29 avril, jour de sa Béatification.
Voici dans quelles conditions :
L'une de nos jeunes Soeurs novices, Soeur Thérésia, originaire de Cork, en Irlande, avait été prise, au mois de décembre dernier, d'un mal subit dans la région des reins. La fièvre montait jusqu'à 42°, puis s'abaissait à 35°, sans que l'on comprenne rien à son état. On l'emmena à l'hôpital où, pendant deux mois, elle fut tenue en observation. Puis les médecins nous la rendirent, ayant épuisé auprès d'elle toutes les ressources de la science et sans avoir pu préciser la nature du mal.
Pourtant, notre pauvre petite Soeur souffrait beaucoup : certaines crises étaient parfois si douloureuses qu'elles lui arrachaient des cris, et de temps en temps, elle vomissait par la bouche un sang très noir, d'une odeur fétide.
Elle avait déjà fait plusieurs neuvaines à la Bienheureuse Thérèse, ruais sans obtenir de résultat. Et cependant l'heure était critique pour la jeune religieuse ! La santé espérée ne revenant pas, les Supérieures, bien à regret, se voyaient contraintes de la rendre à sa famille. Elles ne cherchaient plus qu'une occasion favorable pour la faire reconduire en Irlande.
Dans sa détresse, Soeur Thérésia, voyant approcher la Béatification de la petite sainte de Lisieux, redoubla de ferveur et de confiance, et recommença une neuvaine qui devait se clôturer le 29 avril.
La semaine qui précéda ce jour fut particulièrement pénible ; pendant toute la nuit du 28 au 29, la malade ne put fermer l'il, tant les souffrances étaient vives. Le matin du 29, vers 9 heures, elle se sentit encore plus lasse et épuisée. Puis, tout à coup, pénétrée d'un bien-être extraordinaire, la voici qui se lève, fait son lit, descend au jardin et cueille des fleurs qu'elle place en ex-voto devant l'image de la Bienheureuse. Elle était guérie ! De fait, pendant toute cette journée, elle demeura sur pied, suivant intégralement la vie de communauté.
L'événement nous a semblé si extraordinaire que nous n'avons pu, ma Révérende Mère, rester silencieuses avec vous. Nous vous prions de nous aider à remercier votre sainte petite Soeur dont l'intervention a jeté toute notre famille religieuse dans l'allégresse.
Soeur MARTHE, missionnaire.
En l'absence de la Révérende Mère Supérieure générale, qui visitait alors ses Maisons d'Afrique, le bienfait est encore détaillé et confirmé par :
la Maîtresse des novices, Sr THOMAÏDE ;
la Rév. Mère Assistante générale, Sr FÉLIX;
la Rév. Mère Conseillère générale, Sr CÉCILIUS.
Suit le CERTIFICAT MÉDICAL qui souligne l'étrangeté et la gravité du mal dont souffrait Sr Thérésia, mal qui dérouta tous les examens chirurgicaux et radioscopiques. « Il est certain, affirme-t-il, qu'il y avait infection interne probablement d'origine rénale accompagnée de suppuration, mais il n'a pas été possible de déterminer avec précision l'organe atteint.
Il atteste en outre le changement décisif du 29 avril, et l'état satisfaisant de la malade qui, depuis lors, se lève, s'alimente, et a pu effectuer sans fatigue un voyage pénible. »
« En ce jour de votre Béatification, montrez-moi votre puissance ! » GUÉRISON SUBITE DUN CANCER INTERNE
Paris, juin 1923.
MA RÉVÉRENDE MÈRE,
Je vous avais demandé de puissantes prières pour une de mes anciennes enfants du patronage qui se mourait d'un cancer dans l'abdomen, mal ancien déjà et sans espoir de guérison. Elle avait subi un affreux traitement de 16 jours par les rayons X, qui lavait réduite à l'extrémité. Fin mars, son état était si grave qu'on l'avait administrée. Cependant la jeune femme, mère de deux enfants, se voyait bien nécessaire à son mari incroyant et à ses pauvres petits. Son entourage n'avait aucun sentiment religieux, mais pour elle, sa confiance en la Bienheureuse Thérèse de l'Enfant-Jésus était sans bornes. Elle ne se lassait pas de l'invoquer tout haut, avec une foi à transporter les montagnes. Ses souffrances croissant de plus en plus, elle dit à sa Protectrice : « J'attends jusqu'au jour de votre Béatification, mais alors, j'espère de toute mon âme que vous me montrerez votre puissance... » De fait, jusqu'à la date désignée, le 29 avril, son état demeura des plus alarmants à cause de vomissements très pénibles qui ne cessaient ni jour ni nuit. Mais dès l'aube de la glorieuse journée, ils s'arrêtèrent subitement, la malade mangea de tout, dormit ensuite la nuit entière ; toutes ses souffrances avaient disparu, elle était complètement guérie.
Le médecin, comme le mari incrédule, répétait à qui voulait l'entendre « qu'il n'en revenait pas ! » Quant au dernier, il voulut se confesser et s'approcher de la Sainte Table en même temps que sa femme qu'il accompagne depuis à la messe chaque dimanche.
Véritablement la chère petite Soeur avait bien « montré sa puissance ! » La privilégiée est toujours en bonne santé : elle conduit allègrement tous les travaux du ménage.
M. NICOLLE.
Sofin (Nièvre), 8 juin 1923.
MA CHÈRE MÈRE,
En l'honneur de sa Béatification, votre petite sainte a daigné jeter sur moi une rose du ciel.
Depuis cinq ans, j'en ai 35 actuellement à la suite de plusieurs opérations, j'étais malade, et je traînais une vie de souffrances. J'étais sujette à des abcès de l'abdomen et crises de diabète qui se renouvelaient sans cesse avec des alternatives de haut et de bas. Plusieurs interventions chirurgicales étaient demeurées sans effet, et voici onze mois que j'avais dit m'aliter définitivement.
Tout mon espoir était du côté du ciel. J'avais choisi Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus pour mon avocate, lui multipliant les neuvaines, mais sans succès. Enfin, le 21 avril dernier, stimulée par l'approche de sa Béatification, je lui commençai, en union avec votre Carmel et plusieurs personnes pieuses, une neuvaine plus ardente que jamais.
Tout d'abord, je ne ressentis aucune amélioration. Mais voici que le samedi, veille de sa Béatification, vers le soir, il me vint un désir irrésistible de me lever. Je le fis, en effet, vers les 5 heures, sans avoir besoin de l'aide de personne, et je demeurai ainsi levée pendant plusieurs heures, je me sentais guérie.
Le lendemain dimanche, j'étais debout dès 6 h. 1/2, et je pus me rendre à jeun à l'église, distante d'un kilomètre, pour y communies. Je fis l'aller et le retour à pied, sans fatigue et sans soutien.
Depuis ce temps, je continue à me bien porter et à pouvoir circuler normalement. Je reste debout des journées entières, je me promène, je fais le ménage, c'est merveilleux 1
Ah ! ma chère Mère, aidez-moi à remercier le bon Dieu et la Bienheureuse petite Soeur Thérèse de la grande grâce que j'ai reçue. Comme témoignage de reconnaissance, je vais faire mettre une statue de la chère Sainte dans notre église.
Mme Vve MALAISÉ.
Suit une attestation concordante de M. le Curé de là paroisse, enrichie d'une trentaine de signatures.
« Mme Vve Malaisé, porte le texte, était atteinte d'un mal incurable qui lobligeait, depuis 5 ans, à garder la chambre, et même, depuis 11 mois, la tenait alitée.
Elle s'est levée, subitement guérie, le matin du 29 avril, pour aller assister à la messe à l'église d'Authion, distante d'un kilomètre environ, et y communier. Depuis, elle n'a pas cessé de s'y rendre chaque dimanche. Elle se porte présentement aussi bien que possible. »
M. le Curé insiste encore sur l'état alarmant de la malade aux approches du 29 avril. . Bien des fois, raconte-t-il, l'ayant communiée en viatique, j'avais cru le faire pour la dernière fois. Mme Malaisé avait même été administrée. Je puis affirmer, en toute sincérité, qu'elle a été l'objet d'une intervention remarquable de la Bienheureuse Thérèse de l'Enfant-Jésus. »
A. CHEYOT, curé d'Arthel, desserv. Authion.
La relation porte en outre le cachet de la Mairie.
D'après le CERTIFICAT MÉDICAL, soigneusement établi, Mme Malaisé souffrait, depuis le mois d'avril 1918, de a prolapsus utérin qui, à la suite d'opérations, avait donné lieu à des abcès successifs. Elle était sujette également à des crises de diabète ..
La gravité de la maladie était extrême.
Enfin le document constate qu'en mai 1923, toutes douleurs abdominales avaient disparu, ainsi que les abcès.
X. (France), 13 juin 1923.
MA RÉVÉRENDE MÈRE,
Combien j'ai été heureuse au jour de la Béatification de votre chère petite Soeur ! Tout à coup, pendant que je la priais, mon âme, enfermée dans les ténèbres, a trouvé la lumière, et après 16 ans de vie loin du bon Dieu, la nouvelle Bienheureuse m'a remise dans le droit chemin, en cet belle journée du 29 avril.
C'est là une bien grande grâce que j'ai reçue, et je suis heureuse,, ma Révérende Mère, de vous la faire connaître. Je voudrais maintenant une petite relique de ma Bienfaitrice pour qu'elle demeure sans cesse avec moi et me garde toujours fidèle.
Recevez, etc...
Mme Vve M.-
X. (Tunisie), juillet 1923.
MA RÉVÉRENDE MÈRE,
Je viens, par cette lettre, accomplir la promesse que j'avais faite autrefois à la Bienheureuse Thérèse de l'Enfant-Jésus, pour le cas où elle m'exaucerait au sujet de deux enfants que je lui avais confiés particulièrement.
Ces deux enfants sont mon neveu, âgé de 12 ans, et ma nièce, âgée de 14 ans. Leur père, qui est mon frère, est malheureusement ennemi de la religion, à laquelle il ne comprend absolument rien. Je crains même qu'il ne soit franc-maçon. n s'est marié à l'église voilà une quinzaine d'années, mais il a toujours depuis empêché sa femme de pratiquer sa religion,. à laquelle elle ne peut se livrer qu'en cachette. À la naissance des enfants, il a refusé de les faire baptiser, sous prétexte que plus tard, quand ils seraient grands, ils choisiraient eux-mêmes leur religion. D'autres fois, il voulait en faire des protestants.
La pauvre mère n'osait rien dire. Connaissant l'humeur très violente de son mari, elle évitait toute discussion sur ce sujet pour ne pas provoquer de scènes.
Les enfants avaient grandi dans ces conditions, et cette année, ils se trouvaient en pension à l'internat communal de X. Par bonheur, ils allaient au catéchisme avec les autres enfants, et leur père le tolérait : « Qu'ils fassent comme ils voudront ! » disait-il.
Le petit garçon s'y rendait régulièrement, mais la fillette avait moins d'assiduité. « A quoi bon ! se disait-elle, notre père ne nous laissera jamais faire notre première Communion ! »
En effet, à part moi, je tremblais en pensant à ce jour. Mais surtout je priais le bon Dieu, je priais Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus avec beaucoup d'ardeur de conduire elle-même ces enfants à la Table Sainte. Je lui avais promis une offrande s'ils parvenaient à faire leur première Communion, et je distribuais ses images et ses neuvaines en grand nombre pour m'attirer sa protection.
La date de la première Communion fut précisément fixée, dans notre paroisse, au 29 avril, qui était en même temps celle du triomphe de la Bienheureuse Thérèse de l'Enfant-Jésus. Ce fut pour moi un gage d'espoir : « Au jour de sa glorification, elle ne permettra pas que nous pleurions ! » me disais-je avec confiance.
Et, en effet, elle nous exauça merveilleusement.
Après de bien grandes difficultés, que je suis incapable de redire ici, nos chers petits ont pu être baptisés, faire leur première Communion et recevoir le sacrement de Confirmation, tout cela précisément dans cette belle journée du 29 avril.
Chose plus merveilleuse encore, leur père assistait à la cérémonie et il paraissait très heureux.
Je vous envoie ci-joint, ma Révérende Mère, l'attestation du Curé de la paroisse.
Puisse la chère petite Sainte, en agréant ma reconnaissance, veiller toujours sur ses deux petits protégés, et poursuivre la conversion de mon frère.
Recevez, ma Révérende Mère, etc...
Maria R.
Le. témoignage de M. le Curé de X. est ainsi conçu
« Je certifie volontiers que les petits Philippe et Gabrielle R., après beaucoup de difficultés, ont obtenu contre toute espérance d'être baptisés, de faire leur première Communion et de recevoir la Confirmation, le 29 avril 1923.
Leur pieuse tante attribue cette grâce à l'intercession de la Bienheureuse Thérèse de l'Enfant-Jésus.
24 juin 1923.
ROUSSEL, curé.
« Elle est plus habile que les médecins. » GUÉRISON D'UNE GRAVE LÉSION PULMONAIRE QUI ENTRAVAIT UNE VOCATION RELIGIEUSE
Nantes (Loire-Inférieure), juillet 1923.
MA RÉVÉRENDE MÈRE,
Les « Roses » de votre angélique Petite Thérèse sont tombées sur nous en abondance. à l'époque de sa Béatification.
Nous lui avions demandé, en mars dernier, par votre intermédiaire, la guérison de notre fille, atteinte d'une lésion profonde, au sommet du poumon gauche, et qui implorait, en outre, la grâce d'être religieuse cette année même, après avoir entrevu clairement dans quel Ordre elle devait entrer.
Toutes ces grâces lui ont été accordées dans des circonstances qui tiennent du prodige.
Notre privilégiée, depuis deus mois heureuse postulante chez les Augustines d'Angers, me charge de vous faire parvenir le récit des faveurs dont elle a été l'objet.
Son père et moi, nous profitons de l'occasion pour redire à l'aimable Sainte du Carmel toute notre reconnaissance après de si pénibles angoisses.
M. ALLERY.
RÉCIT DE LA PRIVILÉGIÉE
Noviciat des Religieuses Augustines,
Angers (Maine-et-Loire), juillet 1923.
Je, Marie-Antoinette Allery, âgée de 18 ans, étais, au commencement de cette année, pensionnaire au Couvent du Sacré-Coeur de Pornichet.
Depuis quelque temps, j'éprouvais, pour respirer, une certaine difficulté que j'attribuais à mes mauvaises digestions. Je mangeais normalement, mais j'étais fiévreuse tous les soirs. La nuit, je dormais peu et j'avais des cauchemars. Enfin, je maigrissais beaucoup.
La Supérieure du Couvent, inquiète sur mon compte, fit venir, le lundi 5 mars, le docteur Rouaud, de Pornichet, afin de m'examiner. Ma surprise fut grande lorsque j'entendis celui-ci déclarer que j'avais une lésion au sommet du poumon gauche. Il me prescrivit de quitter aussitôt le bord de la mer pour faire une cure de repos à la campagne. Comme je ne me croyais pas bien malade, je ne pus m'empêcher de sourire à toutes ces indications
« Mademoiselle, vous avez tort de rire, me dit sérieusement le docteur. Votre cas est très grave. Si encore vous étiez plus âgée, je m'en préoccuperais moins, mais dans les conditions présentes, je vous le répète, votre cas est grave... plus que vous ne le pensez ! »
Le 9 mars, je revins à Nantes, bien fatiguée, toussant et crachant beaucoup. margeant peu, mais dormant assez bien, au moins dans les débuts.
Le 15, je fus, avec ana mère, consulter le docteur Bécigneul, qui se montra encore moins rassurant que son confrère de Pornichet. Il se prononça, lui aussi, pour une lésion du poumon gauche, au sommet.
« Docteur, lui demandai-je vivement, croyez-vous que cela m'empêche d'entrer au Couvent comme je le désire beaucoup ?
Attendez un an, Mademoiselle, et nous en reparlerons.
Mais, repris-je, on ne guérit pourtant pas de cette maladie !
Nous verrons, nous verrons ! A me dit le docteur sur un ton qu'il s'efforçait en vain de rendre encourageant.
Et, comme il désirait me voir séjourner à la campagne pendant une année au moins, ma mère lui demanda s'il m'accepterait dans sa maison de santé de Varades :
Non, répondit-il, nous n'y pouvons prendre les personnes atteintes de cette sorte d'affection. »
Tandis que mes parents s'occupaient de me chercher un asile favorable à la cure fortifiante qui était ordonnée, je résolus, dans les premiers jours d'avril, d'aller faire une retraite au prieuré de Pontchâteau, car je supposais dès lors n'avoir plus longtemps à vivre. J'y arrivai le soir du 9 avril, absolument exténuée.
Le lendemain et les jours suivants, je voulus me lever à 5 h. 1/2 et profiter régulièrement de tous les exercices communs. Comme il faisait très froid et qu'il pleuvait presque toujours, je passais mon temps à grelotter dans la chambre pendant les heures libres, et je toussais tellement que j'excitais la pitié générale.
Je ne mangeais absolument rien, et ma poitrine oppressée me faisait cruellement souffrir.
Un soir, une méditation sur la mort me toucha profondément, et de plus en plus je me préparais à mon prochain départ pour l'éternité. Sur ces entrefaites, ma mère m'invita à entreprendre, de concert avec le Carmel de Lisieux, une neuvaine à « Soeur Thérèse » pour obtenir ma guérison et les grâces nécessaires pour fixer mon avenir. Une messe, ajoutait-elle, serait célébrée à ces intentions.
Nous étions au 21 avril.
Je fis cette neuvaine avec grande ferveur, tandis que je suivais une retraite prêchée par mon directeur, le R. P. L..., S. J., de Nantes, qui me conseilla d'écrire à la Supérieure générale des Augustines d'Angers, pour obtenir mon admission dans son Ordre si j'étais guérie.
Pendant les premiers jours, je ressentis une réelle amélioration, je toussais moins, et mangeais davantage.
Mais le 29 avril, fête de la Béatification et clôture des prières, je me réveillai plus fatiguée que de coutume. Je me sentis très malade, et je crus que la Bienheureuse, au lieu de me guérir, voulait m'emmener au ciel.
La Supérieure de Pontchâteau, alarmée de mon état, me dit qu'à l'avenir, elle ne pourrait m'accepter au prieuré qu'avec une ordonnance de médecin lui permettant de contrôler la nature de mon mal. Et elle me congédia le 30 avril.
Or, le lendemain 1er mai, aussitôt après la sainte communion, je me sentis pénétrée d'un bien-être extraordinaire :
« Maman, je suis guérie ! » dis-je tout bas à ma mère qui priait à mes côtés.
L'après-midi, je voulus aller consulter un médecin, au sujet de mon entrée en religion. Ma mère m'accompagna chez le docteur Bonamy. Il ne me connaissait pas ; je lui expliquai le but de ma visite. Il m'ausculta avec soin, et me dit que je pouvais sans crainte suivre ma vocation, étant en parfaite santé.
« Mais, docteur, lui dis-je, n'ai-je rien aux poumons ?
Absolument rien.
Je n'ai pas de lésion ?
De lésion ? je me demande où vous avez pris une idée semblable ! Votre poitrine est en fort bon état, je vous l'assure. A quel Ordre vous destinez-vous ?
Aux Augustines.
Là-dessus, il me rédigea un certificat me déclarant apte à embrasser immédiatement la vie religieuse.
De là, nous retournâmes chez le docteur Bécigneul qui m'avait vue le 15 mars, et avait constaté, au sommet du poumon gauche, l'existence d'une lésion de la grandeur d'une coque de noix. Il ne me reconnut pas, et je jugeai inutile de réveiller ses souvenirs. Je lui demandai seulement, de la part des Religieuses Augustines d'Angers, de vouloir bien m'examiner à fond, pour savoir si j'étais physiquement en mesure d'entrer au Couvent.
« Vous n'avez pas l'air malade, me dit le docteur.
Sans doute, mais je suis si maigre que l'on craignait !...
Des idées de bonnes Soeurs ! reprit-il en riant; la maigreur ne fait rien à l'affaire... Du reste, nous allons bien voir. »
Après une étude consciencieuse, il m'assura :
« Vous êtes en très bonne santé, vous pouvez entrer en religion quand vous voudrez.
Mais, docteur, demanda maman, ma fille n'a-t-elle rien aux poumons ?
Absolument rien, Madame, ses poumons sont en très bon état.
Ah !... peut-on se guérir d'une lésion pulmonaire en six semaines ?
Non, Madame.
Eh bien ! docteur, c'est pourtant ce qui vient d'arriver à ma fille.
C'est impossible !... ses poumons sont intacts... Qui vous a dit qu'elle avait une lésion ?
Mais, vous-même, docteur.
Moi, jamais de la vie !
Vraiment... voyez plutôt votre ordonnance du 15 mars... Du reste, vous n'étiez pas le seul à le déclarer, le docteur de Pornichet avait rendu un diagnostic semblable. »
Le praticien saisit vivement l'ordonnance, et jamais je ne vis homme plus stupéfait.
Il convint que le fait était « vraiment extraordinaire ».
« C'est à Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus que nous le devons, lui dit ma mère.
Eh bien ! avoua-t-il, elle est plus habile que les médecins !... »
Et il me donna sur l'heure le témoignage sollicité.
En me quittant, il me répéta :
« Vous pouvez entrer au couvent, et vous vous y porterez très bien, j'en réponds ! »
Je me retirai, au comble du bonheur.
J'envoyai sans retard à Angers les deux pièces médicales, qui me valurent une acceptation immédiate, et 8 jours après, le 9 mai, j'arrivais au noviciat.
Depuis lors, je me porte merveilleusement, je mange bien, je dors parfaitement, et je ne tousse plus du tout. Je suis la Règle intégralement sans en être fatiguée, ce qui étonne tout le monde.
Je suis gaie et heureuse au delà de toute expression.
Que la Bienheureuse Thérèse de l'Enfant-Jésus, ma bien-aimée Protectrice, soit mille fois bénie et remerciée de toutes les faveurs dont elle m'a comblée !
Sr MARIE-ANTOINETTE,
postulante
de la Communauté des Augustines
Plusieurs documents concernant la maladie et la guérison de Soeur Marie-Antoinette, sont joints au dossier.
Ce sont :
1° Une lettre de la Supérieure du couvent du Sacré-Coeur de Pornichet annonçant à M. et Mme Allery la grave maladie de leur fille, qui nécessite, de l'aveu du docteur, un changement d'air et de grands soins.
2° Les deux CERTIFICATS MÉDICAUX (1er et 2 mai 1923), exigés pour l'admission de Mile Allery, au noviciat d'Angers.
3° Une lettre de la Supérieure générale des Augustines témoignant, en juillet 1923, de l'excellente santé de Sr Marie-Antoinette.
« Nos autres postulantes, déclarait la même Supérieure aux parents de la jeune fille, ne suivent pas d'ordinaire la Règle intégrale dès le début; mais Sr Marie-Antoinette a pu le faire sans peine, c'est merveilleux. On ne croirait jamais qu'elle a été malade ! Et pourtant, peu de jours avant son arrivée parmi nous, la Supérieure de notre clinique de Nantes m'écrivait :
« N'allez-vous pas trop vite en acceptant Marie-Antoinette Allery comme postulante ? je l'ai vue, elle est bien mal ! »
« Cette postulante, jadis si malade, se porte admirablement à l'heure actuelle, grâce à la puissante intervention de la Bienheureuse petite Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus. »
Carmel de Léopol (Pologne), 7 août 1923.
MA RÉVÉRENDE MÈRE,
Nous ne pouvons passer sous silence une touchante faveur de notre bien-aimée petite Soeur Thérèse, un sourire qu'elle nous adressa le jour même de sa Béatification.
Comme de tous côtés l'on nous réclame ici son image, et qu'il nous est très difficile d'en faire venir de France, nous avions résolu de tenter, pour le 29 avril, la reproduction d'un tableau de la nouvelle Bienheureuse, qui nous avait été communiqué de Rome et qui nous plaisait beaucoup. Mais, hélas ! les frais de ce tirage étaient très élevés. Pour la commande, pourtant bien modeste que nous avions formulée, on exigeait 3 millions de marcks polonais, dont 1 million 600 mille payés d'avance : sans cela, impossible à l'imagier trop pauvre de se procurer la matière première.
Stimulée par son amour pour la chère petite Sainte, notre Rév. Mère Marie-Antoinette, alors Prieure, emprunta l'acompte nécessaire que nous étions loin de posséder, et le travail s'organisa.
Mais bientôt, notre Mère commençait à s'inquiéter, presque à se repentir, de s'être lancée dans une aventure si hasardeuse. Son priorat allait s'achever, et elle s'attristait de laisser à la Communauté cette lourde dette en des temps si durs. La vente des gravures allait-elle nous permettre de rentrer dans nos fonds ? cela n'était pas certain !
Dans cette perplexité, Mère Marie-Antoinette s'était tournée confiante vers Celle qu'elle avait voulu glorifier, lui demandant son secours. Et voilà que le 29 avril, au joyeux matin de la Béatification, nous avons trouvé dans notre botte aux lettres une enveloppe, sans adresse, contenant une demande anonyme de prières, avec une liasse de billets de banque. Nous comptons, il y avait exactement 1 million 600.000 marks.
N'était-ce pas une délicieuse réponse de notre petite Soeur du Ciel, un gage de sa protection et. de son contentement au sujet de l'oeuvre entreprise ?... Nous ne pouvons attribuer qu'à elle seule l'inspiration de ce don discret, car personne ne connaissait notre nécessité. Oh ! combien nous avons été touchées d'une si délicate intervention !
Et c'est constamment que nous sentons de la sorte transparaître sa douce main au travers des événements quotidiens. Que le Seigneur en soit béni !
Sr THÉRÈSE-MARGUERITE
Monastère des Clarisses,
Bruxelles (Belgique), 8 août 1923.
MA TRÈS RÉVÉRENDE MÈRE,
Je viens, avec la plus vive gratitude, vous faire part de ma guérison, obtenue par le secours de votre angélique petite Soeur, au jour même de sa Béatification.
Depuis que j'ai eu le bonheur de lire sa Vie, c'était en 1910, en Bretagne j'ai conçu pour elle la plus tendre confiance; et, en retour, elle m'a donné maintes preuves de sa protection.
Elle vient de couronner le tout par une faveur insigne. En voici le détail
Vers la fin de 1916, j'avais commencé à souffrir d'une hernie qui m'obligea à porter continuellement un bandage; et, chose plus pénible pour moi, j'étais dans l'impossibilité de prendre part aux travaux fatigants de la Communauté.
Quand approcha la Béatification de ma céleste Amie, je me sentis poussée à lui faire une neuvaine se terminant le 29 avril, pour obtenir, si telle était la volonté de Dieu, la disparition de mon mal.
J'avais grand espoir d'être exaucée.
Le samedi 28, transportée de joie, je songeais à la gloire que la journée du lendemain réservait à ma chère Protectrice.
Le 29, je communiai pour remercier Dieu des merveilles opérées en elle et par elle. Je ne pensais plus à mon infirmité : lorsque, tout à coup, durant mon action de grâces après la communion, une douleur aiguë, mais passagère, me fit sursauter.
N'ayant fait aucun mouvement, aucun effort, je ne pouvais m'expliquer la cause de cette douleur. Mais bientôt une pensée s'impose à mon esprit
« C'est la réponse de la « Petite Thérèse . » ! Me voilà guérie ! »
Je l'étais en effet.
Je fis part à notre Révérende Mère de la grâce qui m'était accordée, et j'obtins, avec l'autorisation d'enlever mon bandage, celle de me livrer désormais à tous les travaux communs. Toutefois, il fut entendu que l'on attendrait le résultat de l'expérience, avant d'annoncer ma guérison à la Communauté.
Mais, voyant que le fait se confirmait de plus en plus, il fut décidé que nous ferions, en l'honneur de ma Bienfaitrice, une solennelle procession de reconnaissance, à travers le monastère. Ce qui fut très émouvant.
J'ai voulu patienter encore, même après ce jour-là, pour vous écrire, ma Révérende Mère; mais vraiment ma guérison ne peut plus faire de doute désormais. Je me suis livrée à toutes sortes de travaux fatigants : lessive, récurage des pavés, bêchage du jardin ; j'ai porté de lourds fardeaux; tout ceci sans en éprouver le moindre mal. Au contraire, de jour en jour, ma vigueur augmente, et mes compagnes elles-mêmes s'aperçoivent bien que ma santé se fortifie.
J'ose vous prier, ma Révérende Mère, d'unir vos actions de grâces aux nôtres pour cette grande faveur, et d'agréer, etc...
Sr MARIE-ANGÈLE, pauvre Clarisse.
Maison-Mère
des Petites Soeurs des Pauvres,
J'ai la douce mission de venir vous raconter un bienfait que votre angélique petite Soeur vient de déverser sur l'une de nos vieilles adoptées.
Jane Nuum, de notre Asile de Leeds (Angleterre), est infirme de naissance, mais, depuis quatre ans, une crise d'hydropisie plus accentuée l'a immobilisée sur une chaise roulante. Il lui est impossible de faire un pas.
Or, dans les premiers mois de cette année 1923, la petite Soeur qui la soignait vit les pieds de la pauvre femme prendre une apparence inquiétante. Ils devenaient successivement bleus, violacés ; bientôt, des plaies se formèrent aux extrémités, et des symptômes de gangrène se manifestèrent.
Alarmée, l'infirmière fit appeler le médecin qui constata la gravité du cas, et, après d'infructueux essais de traitement, déclara la double amputation absolument indispensable. Il n'y avait aucun autre moyen, affirmait-il, d'arrêter les ravages du mal.
Mais la Mère Supérieure et les Religieuses s'attristaient à la pensée des souffrances réservées à leur malade, déjà si éprouvée et d'un âge bien avancé.
Elles eurent alors une inspiration: « La Vénérable Thérèse de l'Enfant-Jésus, se dirent-elles, est sur le point d'être béatifiée on était en avril 1923 ; peut-être, à cette occasion, voudra-t-elle bien jeter une rose sur notre infirme... Essayons de l'obtenir !... » Dans les pansements de chaque pied on glisse aussitôt une relique, et la Communauté, ainsi que tous les vieillards, commencent une fervente neuvaine.
La réponse du Ciel fut très prompte. Dès le premier jour, les plaies se ferment, la suppuration s'arrête, les indices de gangrène disparaissent. Jane Nuum souffrit encore pendant deux jours, puis, au quatrième elle se déclara bien soulagée. A la fin de la neuvaine elle était guérie. Depuis, la voilà redevenue gaie et bien portante et toute la maison est dans la reconnaissance.
Le docteur s'est montré bien surpris de cette guérison qu'il atteste par le certificat ci-joint.
Pour nous, nous n'en sommes point étonnées, car ce n'est pas la première faveur dont l'aimable Bienheureuse nous a rendues bénéficiaires. Veuillez agréer...
Sr
PAULINE DU SAINT-SACREMENT,
Suit le CERTIFICAT du médecin traitant, qui certifie « que Mme Jane Nuum fut atteinte d'une ulcération gangreneuse des deux pieds, ulcération qui se trouva guérie dans les conditions rapportées plus haut ».
St-Nicolas (Waes) (Belgique), 3 septembre 1923.
RÉVÉRENDE MÈRE PRIEURE,
Le coeur tout débordant de joie, je viens vous annoncer que la Bienheureuse Thérèse de l'Enfant-Jésus m'a guérie.
Voici le compte rendu de cette faveur
Religieuse institutrice au pensionnat St-Charles Borromée, je tombai malade à la fin de l'année 1919. Je souffrais beaucoup de la hanche droite et de plusieurs plaies qui m'étaient survenues au cou, au bras gauche et au pouce droit.
Le médecin reconnut une carie des os, et prescrivit plusieurs cautérisations.
Des spécialistes, consultés ensuite, me déclarèrent atteinte d'adénite tuberculeuse et d'un début de coxalgie, également tuberculeuse. Leur traitement amena la fermeture des plaies, mais les douleurs de la hanche augmentèrent, et bientôt s'étendirent à toute la jambe. Quelques semaines plus tard, le côté gauche lui-même se prit, et les mouvements devinrent extrêmement pénibles. Lorsque je m'en plaignais, le docteur, impuissant à me soulager, se contentait de répondre : « Ma Soeur, ce qui est étonnant, c'est que vous puissiez marcher encore ! »
Notre vénérée Supérieure, connaissant ma grande dévotion à Soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus, me conseilla de me recommander à elle ; mais tout ce que j'obtins, ce fut de pouvoir continuer ma classe chaque jour, moyennant toutefois de fréquentes stations au lit ou sur une chaise longue.
Cependant, je nourrissais un vif désir de voir arriver la Béatification de ma chère petite Sainte. Je disais souvent à mes compagnes : « Oh ! ce jour-là sera l'un des plus beaux de ma vie ! » Grande fut donc ma joie de savoir l'heureux événement fixé au mois d'avril 1923. Sur les exhortations de mon entourage, j'adressai alors à la bienfaisante Carmélite plusieurs neuvaines pour ma guérison, mais en vain; mon état s'aggravait, je souffrais beaucoup, et je marchais avec une difficulté croissante. Le docteur en vint à me dire : « Le mal ne cèdera pas ; il n'y aurait qu'un remède : l'amputation. »
Sans perdre courage, je recommençai, avec la Communauté et mes élèves, une fervente neuvaine qui devait se terminer exactement le 29 avril.
Dès le premier jour, tandis que nous en récitions les prières, j'éprouvai comme une brusque et douloureuse commotion dans les jambes. Je crus, en vérité, que j'allais mourir et que ma petite sainte, au lieu de me guérir, m'emmènerait au Ciel pour y fêter son triomphe. Mais quelles ne furent pas ma surprise et ma joie lorsque, en cherchant à quitter la chapelle, je m'aperçus que je pouvais marcher librement, sans le moindre difficulté. J'étais transportée de bonheur.
Dès le lendemain, je m'acquittais de ma classe et de toutes mes surveillances sans prendre aucun repos ; je m'agenouillais, je montais les escaliers avec facilité, je pouvais aller et venir sans ressentir la moindre fatigue.
A la fin de la neuvaine, les ganglions avaient entièrement disparu, le mouvement des hanches se trouvait normal.
En entendant le récit de ma guérison merveilleuse, le docteur s'était montré sceptique ; il ne croyait pas, disait-il, à toutes ces illusions ! Mais quand je me présentai à lui pour lui faire constater de ses propres yeux le prodige, il demeura stupéfait. Il m'examina avec soin, puis conclut par ces mots : « Je vous félicite, ma Soeur ! vous êtes guérie. » Et quand je lui confiai mon projet de signaler le cas à Lisieux comme une nouvelle protection de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, il me répondit que je pouvais le faire en toute sécurité. Il exprima seulement le désir de me revoir un mois plus tard, afin de pouvoir contrôler la persévérance du bienfait. En conséquence, je suis allée le visiter encore à deux reprises, et chaque fois, il m'a trouvée en excellente santé.
Voilà 5 mois que je mène ainsi la vie commune, que j'ai repris toutes mes occupations, et je me porte à merveille.
Depuis lors, toute notre Communauté professe la plus confiante dévotion envers la chère Bienheureuse, et je ne suis pas des moins ardentes à l'aimer. Comment lui témoigner jamais toute mon immense gratitude ?
Je vous prie de m'y aider, ma Révérende Mère, et de vouloir bien agréer, etc...
Sr RAPHAELLE DE LA RÉSURRECTION
(la reconnaissante privilégiée).
Le récit porte également les signatures :
1° De la Révérende Mère générale, Soeur LIGUORI.
2° Du chanoine A. DESCHRYVER, directeur spirituel de la religieuse guérie.
Le CERTIFICAT MÉDICAL déclare, à son tour, que Soeur Raphaëlle était atteinte, depuis le mois d'avril 1920, d'adénite tuberculeuse, aggravée d'un commencement de coxalgie tuberculeuse à droite ; le tout à l'état chronique ».
Il atteste, en outre, au 23 août 1923, que, depuis avril, les ganglions ont disparu, les mouvements de la hanche sont redevenus normaux, et toutes douleurs se sont dissipées ; la malade a regagné 11 kilogr. »
Signé : Camille PENNENS, docteur.
La Côte St-André (Isère), 11 septembre 1923.
MADAME LA SUPÉRIEURE,
Je suis tout heureuse de pouvoir vous adresser une offrande d'action de grâces pour une guérison dont nous sommes redevables à la Bienheureuse Thérèse de l'Enfant-Jésus.
Cette guérison : arthrite du genou avec graves complications s'est opérée en faveur d'une jeune fille qui travaille depuis plusieurs années dans ma maison, et pour qui nous avions fait en commun une fervente neuvaine.
La neuvaine s'est terminée au jour de la Béatification, et subitement alors la privilégiée s'est mise à marcher sans souffrances.
Je lui laisse le soin de vous raconter le détail de sa maladie et de sa guérison.
A. BERTRAND.
LETTRE DE LA PRIVILÉGIÉE
MA RÉVÉRENDE MÈRE,
Voici les renseignements qui vous ont été promis au sujet de ma guérison miraculeuse :
Depuis l'âge de 12 ans, à la suite d'une chute dans laquelle je m'étais déplacé la rotule, sans quelle fût remise en position normale, mon genou gauche était demeuré très faible et m'avait toujours plus ou moins fait souffrir. En août 1922, une seconde chute sur le même genou m'occasionna un redoublement de souffrances. On me soigna de diverses façons, croyant à un épanchement de synovie, mais sans me procurer grand soulagement.
Au mois de février dernier, le mai avait redoublé : une glande s'était formée au-dessous du genou, de la grosseur d'un veuf, ce qui m'inquiétait beaucoup. Le médecin consulté me dit qu'une opération était nécessaire.
Je me rendis à Lyon, le 9 mars, chez le docteur Wittoz, spécialiste des maladies osseuses et articulaires ; il reconnut une arthrite des plus graves, mais il essaya de me guérir sans opération. Il réussit, en effet, par des massages, à replacer ma rotule démise, me prescrivant du repos, des mouches de Milan à mettre de chaque côté du genou, et des fortifiants pour mon état général bien anémié. Mais, quand il me revit le 10 avril, un mois plus tard, il ne trouva aucune amélioration. Il m'ordonna, par la suite, de prolonger le traitement : mouches, pommades, etc., me disant que si le mal ne cédait pas, il serait obligé de m'opérer.
Voyant que les ordonnances du docteur ne me servaient de rien, j'essayai de reprendre mon travail pendant la seconde quinzaine d'avril, car j'ai besoin de gagner ma vie : je suis employée dans une pâtisserie de la ville. Ma jambe allait pourtant de plus en plus mal : la dernière mouche m'avait laissé une plaie qui, loin de se refermer, s'aggravait chaque jour ; et la glande avait tellement grossi que je ne pouvais plus plier le genou.
Cela me gênait extrêmement dans mon métier où je suis toujours debout.
C'est alors que ma patronne, ayant lu le récit d'un miracle surprenant attribué à la Bienheureuse Thérèse de l'Enfant-Jésus, me conseilla de faire une neuvaine à cette petite sainte pour obtenir ma guérison. Elle me promit de prier avec moi.
La neuvaine commença dès le lendemain : neuvaine de prières à la Bienheureuse, avec messes et communions, à laquelle une troisième personne amie voulut bien s'associer.
Durant les premières journées, je ne ressentis aucun changement avantageux, au contraire. Le huitième jour, ma plaie était même plus enflammée que jamais, je souffrais beaucoup, et le soir, en me couchant, je vous avoue, ma Révérende Mère, que j'ai cédé au découragement. Il me semblait que j'étais abandonnée, que ma céleste petite Soeur ne s'occupait plus de moi. Mais ce désespoir ne dura pas, et je repris avec plus de ferveur mes invocations, suppliant ma petite Thérèse de me guérir.
Dans la nuit, je fus plus d'une fois réveillée par des douleurs intenses.
Enfin, le matin de ce neuvième jour, qui était celui de la Béatification de Soeur Thérèse, je me levais à l'heure convenue pour me rendre à la messe, et en prenant pour ma jambe les précautions habituelles.
Quelle ne fut pas ma joie de constater que je ne ressentais plus aucune douleur ! Vite j'enlève le pansement. Oh ! surprise ! ma plaie est complètement sèche, et ma glande quasi disparue.
Je compris aussitôt que la Bienheureuse m'avait exaucée, et je me jetai à genoux pour la remercier avec effusion.
Je me rendis à la tresse en marchant avec agileté, et plusieurs personnes qui m'avaient vue me traîner autrefois péniblement, me demandèrent la cause de cette transformation. Toute joyeuse, je leur ai déclaré que c'était un miracle de la Bienheureuse Thérèse de l'Enfant-Jésus. Et depuis ce jour, j'ai pu me livrer à n'importe quel travail, et faire même de grandes courses sans être fatiguée.
La glande a complètement disparu, à la fin de la neuvaine d'actions de grâces que nous avons adressée à ma sainte Protectrice, et je n'ai jamais plus éprouvé la moindre gêne dans ce genou si longtemps douloureux.
Je garde, depuis ce bienfait, et je garderai toute ma vie une confiance illimitée en la chère Bienheureuse.
Mes parents, et toutes les personnes de mon entourage qui ont été témoins de ma guérison subite, ont voulu l'attester avec moi par leur signature
Maria LAURENT, la malade guérie.
M. et Mme LAURENT, ses père et mère.
Mlle BERTRET, amie intime.
M. ROULLET, directrice du patronage.
Mme Seux, Vve BOURDE, J. BOURDE, amis de la famille, ayant suivi de près la malade.
Mme BERTRAND, propriétaire de la pâtisserie dans laquelle travaille depuis plusieurs années Mlle Laurent.
Enfin, M. le Curé de la Côte St-André, qui n'est arrivé dans la paroisse qu'après la guérison, rend hommage à la parfaite santé actuelle de la privilégiée, et présente tous les témoins cités comme très honorables et dignes de foi.
(En faveur d'une âme religieuse violemment tentée.)
Paris, 17 octobre 1923.
MA RÉVÉRENDE MÈRE,
Il m'est bien doux de vous faire le récit de la grâce que m'a accordée votre céleste petite Soeur, au jour inoubliable de sa Béatification.
Depuis trois ans environ, un ennui profond, accompagné d'amère tristesse et de dégoût, avait envahi ma pauvre âme. Je souffrais beaucoup, et je faisais malheureusement beaucoup souffrir aussi mon entourage. La vie religieuse m'était devenue un martyre. Je me considérais comme une victime à propos de tout et de rien. Enfin, la paix du coeur me manquait totalement.
Bien que très attachée encore à ma vocation, je tremblais en songeant à l'avenir ; les meilleurs conseils me laissaient indifférente, rien n'avait prise sur moi.
Effrayée par la gravité de mon état, je suppliais le Seigneur de me prendre en pitié, de me donner un peu de joie, de paix, enfin de me faire aimer non devoir et les compagnes de ma vie quotidienne, que je ne pouvais plus souffrir. Mais rien ne changeait.
Quelques jours avant la Béatification de Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, comme la Communauté envoyait à Lisieux une liste d'intentions confiées à la petite Sainte, j'eus l'idée de lui demander la cessation de mes épreuves. J'ai donc inscrit ces mots sur une bande de papier qui devait être déposée prés de ses Reliques : « Enlevez-moi lennui et le dégoût, accordez-moi la paix de l'âme et la joie. » Mais, je l'avoue, j'avais formulé cette requête sans aucune confiance.
Et, la nuit qui précéda la Béatification (29 avril), la « Petite Thérèse n eut pitié de moi. Dans mon sommeil, je sentis sa mystérieuse présence, tandis qu'une voix très douce me disait : « Je vous apporte la grâce demandée », et que la même voix m'appelait deux fois par mon nom comme pour me tirer de mon sommeil.
De fait, je m'éveillai sur le coup, mais il n'y avait plus personne auprès de moi.
Pensant que ma compagne de chambre avait peut-être eu besoin de mon aide, je l'appelai : pas de réponse, elle dormait paisiblement. Je regardai la porte pour voir si quelqu'un ne venait point de la franchir ; mais non, elle était bien fermée. La chambre ne présentait aucun aspect anormal.
Alors, songeant aux paroles qui m'avaient été si nettement adressées, une émotion surnaturelle me pénétra, et une grande paix intérieure succéda à la tempête de mon âme.
Cependant, ne voulant pas céder aveuglément à ce premier sentiment de joie, je dis à la Bienheureuse petite Thérèse : « Si c'est vous qui êtes venue m'apporter le soulagement auquel j'aspire depuis si longtemps et que je vous ai demandé avec si peu de confiance, permettez-moi d'attendre huit jours avant de vous exprimer ma reconnaissance. Je voudrais m'assurer que le changement éprouvé dans l'intime de moi-même n'est pas une illusion. »
Les jours, depuis lors, se sont passés, les semaines se succèdent, et même les mois, sans que cette paix et cette joie apportées par l'aimable sainte se soient atténuées.
L'ennui ne trouve plus de place dans mon coeur tout débordant de gratitude. J'envisage les personnes et les choses sous un jour très différent; tout a changé de face, au point que mes compagnes, ignorantes de mon secret, sont toutes surprises de cette transformation.
Pour moi, je ne cesse de remercier l'ange du Carmel, en lui demandant pardon de mon incrédulité première.
Voilà, ma Révérende Mère, ce que j'estime être l'exacte vérité.
Votre humble SOEUR et servante, Sr P.
Une lettre de la Rév. Mère Assistante générale accompagne cette relation et en confirme la véracité.
« Je puis confirmer, témoigne la Rév. Mère, que, depuis le 29 avril, notre chère SOEUR n'est plus la même.
Sa physionomie qui, dans ces dernières années, était sombre, taciturne, angoissée, non seulement est devenue sereine, mais même rayonnante, reflétant la paix et la joie de son âme.
La grâce apportée par la Bienheureuse Thérèse de l'Enfant-Jésus est d'autant plus remarquable que toute la vie religieuse de notre SOEUR a été troublée par d'étranges et terribles tentations. Malgré mon indignité, j'exerce la charge de supérieure depuis 23 ans ; c'est dire que j'ai pu connaître intimement un grand nombre d'âmes consacrées à Dieu ; or, jamais je n'ai rencontré ailleurs ce que j'ai constaté chez cette pauvre enfant, placée sous ma direction depuis 12 années, aussitôt après sa Profession. Il semblait que l'ennemi de tout bien avait reçu le pouvoir de la tenter de toutes manières, en son âme, en sa vocation, en sa famille.
Le premier vendredi de chaque mois en particulier, la lutte était effroyable : la pauvre SOEUR subissait les plus violents assauts, comme si, en ce jour consacré à l'Amour divin, le démon avait voulu satisfaire sur elle toute sa haine contre cet Amour. C'était un duel angoissant.
Actuellement, ces sombres jours se sont enfuis pour faire place subitement à une joie sereine et inaltérable.
Gloire et reconnaissance à la Bienheureuse Thérèse qui fut ici lAnge libérateur !
Sr C., assistante générale.
Monastère de la Visitation Ste-Marie,
X. (France), octobre 1923.
M. M., de X., décédé au mois de mai dernier, était gravement malade depuis un an environ. Sa famille très chrétienne, dés l'apparition du mal qui devait l'emporter, avait tenté, à plusieurs reprises, de provoquer une réconciliation avec le bon Dieu, mais toutes les démarches dans ce sens échouaient invariablement.
Le malade, depuis plus de 40 ans, avait perdu la foi et vivait dans l'indifférence . les inquiétudes des siens étaient donc bien fondées. Mais hélas ! la maladie s'aggravait, les mois s'écoulaient sans qu'aucun progrès soit obtenu, en dépit des prières faites de tous côtés pour cette conversion. Le pécheur repoussait invinciblement la visite du prêtre et toute offre de confession.
Sur ces entrefaites, la famille commença une neuvaine à Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus dont la Béatification devait avoir lieu à Rome le 29 avril. Ce jour-là, l'histoire de sa vie et de ses miracles fut racontée au pauvre endurci, on lui fit même baiser son image, et le soir venu, chacun se dit : « Maintenant, nous l'abandonnons à la Bienheureuse Thérèse ! » Huit jours après, l'état ayant empiré, on appela M. le Curé en vue d'un effort décisif.
A la surprise générale, quand M. M. vit le prêtre il s'écria de lui-même : « Oui, je veux bien me confesser aujourd'hui même, »
Et sur l'heure, son retour à Dieu fut consommé.
Après sa confession, comme on lui présentait une image de la Bienheureuse Thérèse de l'Enfant-Jésus, il dit avec un sourire : « Oh ! je la connais cette petite Sainte. Je l'ai vue il y a une huitaine de jours, et c'est alors que quelque chose d'extraordinaire s'est passé en moi. » Il récita ensuite un acte de foi et formula avec ferveur plusieurs invocations. Puis il reçut l'Extrême-Onction et vécut encore huit jours, dans des sentiments de grande piété, baisant à maintes reprises son crucifix et faisant, en pleine connaissance, le sacrifice de sa vie.
Il s'éteignit ainsi en bon chrétien, dans le calme et la paix, laissant à tous les siens l'immense consolation de ce retour miraculeux au Dieu de son enfance.
Que la Bse Thérèse de l'Enfant-Jésus soit mille fois remerciée pour un si grand bienfait ! Toute la famille, malgré le chagrin du décès, est dans l'action de grâces.
Soeur X., de la Visitation Sainte-Marie.
Suit l'attestation de la Rév. Mère Supérieure de ce Monastère.
Guérison d'une religieuse atteinte, depuis 14 ans, de tuberculose de la moelle épinière, avec diverses complications.
Couvent
des Soeurs de la Ste-Enfance de Jésus,
MA RÉVÉRENDE MÈRE,
La Bienheureuse petite sainte de votre Carmel a favorisé l'une de nos Soeurs d'une guérison extraordinaire, à l'occasion de sa Béatification ; nous lui vouons pour ce bienfait toute notre reconnaissance.
Voici dans quelles conditions cette grâce a été accordée
Depuis 14 ans, Sr Marie Alcantara, religieuse de ce Couvent, souffrait
1° de tuberculose de la moelle épinière (myélite) ;
2° d'une inflammation de l'intestin transversal ;
3° d'une maladie des reins ; trois affections des plus graves.
Les médecins consultés se déclarèrent impuissants : « Elle n'en peut guérir... à moins d'un miracle », déclara l'un des spécialistes.
De fait, le mal s'aggrava et força, voilà 6 ans, notre pauvre Soeur à s'aliter. Elle se nourrissait très difficilement, car son estomac ne supportait qu'un peu de lait, un biscuit, et, de loin en loin, un peu de viande. De là, bien souvent, des maux de tête aigus, et une faiblesse qui empirait toujours.
Au mois d'avril dernier, neuf jours avant la Béatification de Soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus, l'une de ses compagnes conseilla à la malade de recourir à cette petite sainte par une fervente neuvaine. Sr Marie-Alcantara y consentit. mais avec une certaine répugnance : elle avait déjà fait tant de prières pour sa guérison !
Le début de la neuvaine ne fut pas encourageant : les maux de tête se faisaient plus violents qu'à l'ordinaire, et la malade était sur le point d'abandonner la partie.
Enfin, subitement, au sixième jour, elle reprend confiance.
Le matin de la Béatification. elle veut être seule pour prier plus à son aise, et place sous ses yeux l'image de sa Protectrice.
Soudain, vers 10 heures, elle sent comme un frisson parcourir tout son corps. Alors, elle s'écrie
« O ma petite Soeur Thérèse ! je vous en supplie, ayez pitié de moi ! donnez-moi une santé suffisante pour reprendre mes fonctions d'institutrice. »
Le reste de la journée se passa en prières, mais sans qu'aucune amélioration se dessine. Enfin le soir, la pauvre malade, toujours confiante, s'endort paisiblement; et le lendemain, à son réveil, elle est complètement guérie. Alors elle se lève, se met à marcher toute seule dans sa chambre, puis veut se rendre aussitôt à la chapelle, mais on le lui défend par mesure de prudence. Elle se résigne, bien convaincue, dans le fond de son coeur, que ses voeux sont exaucés.
De fait, la guérison s'accentua chaque jour, et la faiblesse elle-même disparut bientôt. Le dimanche suivant, 6 mai, l'heureuse privilégiée pouvait, à jeun et sans le secours de personne, se rendre à la chapelle pour y communier et entendre la sainte messe.
A partir de ce jour, notre chère St Marie Alcantara a repris ses exercices conventuels ; son estomac s'est réhabitué à la nourriture commune, si bien que, dans le courant de l'été, nos Supérieurs ont pu lui donner son obédience pour une autre de nos Maisons où, le 1er octobre, pour son extrême consolation, elle a recommencé à faire la classe.
Gloire et actions de grâces soient rendues à Dieu et à la Bienheureuse Thérèse de l'Enfant-Jésus !
Sr MARIE-FRANCINE.
(Supérieure Générale des Soeurs de la Ste-Enfance de Jésus.)
Une lettre du frère de la privilégiée, le Rév. P. Gérard, Mariste, confirme la « guérison merveilleuse », de Sr Marie Alcantara.
Il détaille les événements déjà signalés, et ajoute :
« Je suis allé voir ma soeur le samedi 18 août. Dans mes visites passées, j'étais toujours profondément attristé par la gravité de son état ; je la quittais généralement les larmes aux yeux, demandant au bon Dieu de vouloir bien la prendre au plus tôt dans son paradis.
« Mais cette fois, je l'ai trouvée en parfaite santé. Elle causait facilement, avec gaieté, évoluait avec aisance, et mangeait normalement, de bon appétit. Ses maux de tête l'avaient abandonnée.
« Elle porte toujours sur elle, par reconnaissance, la relique de sa Protectrice qui, véritablement, l'a gratifiée d'une « rose » de grand prix. »
Frère GÉRARD, S. M.
A son tour, le CERTIFICAT MÉDICAL constate que, depuis 1916, date à laquelle le docteur a connu la malade Sr Marie Alcantara souffrait, de myélite grave ; il signale le changement décisif du 29 avril, et atteste que la privilégiée est actuellement en bonne santé et susceptible de remplir ses fonctions d'institutrice.
Signé : Docteur Sioux.
X. (Belgique), 21 décembre 1923.
MA RÉVÉRENDE MÈRE,
Je tiens à vous faire connaître une grâce de conversion, due à la Bse Thérèse de l'Enfant-Jésus.
Il s'agit d'une malheureuse jeune fille qui, depuis longtemps, restait éloignée de la religion à cause d'une déplorable faiblesse de volonté qui lempêchait de mettre sa conscience en ordre. Cette pauvre enfant dès le matin de sa vie, avait déjà, hélas ! un passé bien lourd.
Elle portait donc toujours cette chaîne qui lentraînait de plus en plus vers le mal.
Après avoir confié cette âme, qui m'intéresse depuis longtemps, à votre petite, Sainte, ma Révérende Mère, j'eus la joie d'apprendre d'elle que la veille de la Béatification, le 28 avril, elle s'était sentie poussée à entrer dans une église et que là elle avait enfin sincèrement dévoilé à un confesseur tous ses errements passés, tout ce que, depuis des années, elle ne se décidait pas à avouer. Alors une grande joie inonda son âme purifiée.
Pour moi, mon coeur déborde de reconnaissance envers la chère « petite Thérèse » qui m'a pleinement exaucé.
Veuillez agréer, ma Révérende Mère, etc...
J. DE M., prêtre.
Au jour de la Béatification, guérison d'une enfant atteinte depuis trois ans de pleurésie purulente.
Ansignan (Pyrénées-Orientales), 18 février 1924.
Notre petite Céline fut atteinte à l'âge de 7 ans 1/2, d'une violente douleur au côté droit, s'irradiant jusque dans l'abdomen, que le docteur prit tout d'abord pour de l'appendicite. Il la soigna en conséquence, puis, au bout d'un mois seulement, s'aperçut qu'il s'agissait de pleurésie purulente. Il fallut opérer l'enfant d'urgence. On lui fit une large ouverture au côté et l'on y plaça 3 drains, tant la suppuration était abondante. La pauvre petite resta deux ans dans cet état, malgré tous les efforts du médecin. Il y eut une consultation de plusieurs docteurs, qui étaient d'avis d'opérer de nouveau l'enfant, disant qu'il était impossible qu'elle guérisse ainsi. Mais nous refusâmes; toute notre confiance était dans les prières à Soeur Thérèse. En effet, elle nous exauça complètement un an après, à sa Béatification. Ce jour-là, les suppurations qui n'avaient pas cessé depuis trois ans s'arrêtèrent subitement. Le côté se cicatrisa très vite et l'enfant put retourner à l'école.
Signature de la mère : Marguerite AJAX.
Du père : Joseph AJAX.
Je remercie de grand coeur et de toutes mes forces la Bse Thérèse de l'Enfant-Jésus à qui je dois d'être guérie.
Céline AJAX.
Paris, 13 mars 1924.
MA RÉVÉRENDE MÈRE,
Je viens vous parler de ma petite fille, Anne-Marie, dite Marinette, âgée de 9 ans 1/2, qui a été guérie par la Bienheureuse petite Thérèse, le jour même de sa Béatification, et que j'ai été si heureuse de vous présenter au cours de notre pèlerinage d'action de grâces, en juillet dernier.
Marinette se portait très bien et n'avait jamais ressenti aucune menace d'appendicite quand, le 22 avril dernier, éclata une violente crise, accompagnée de fièvre intense.
Le lendemain apparaissait une forte rougeole. Comment soigner ces deux maladies aux régimes si contraires : la glace et la chaleur ! Les médecins appelés en consultation n'avaient jamais vu ce cas.
La rougeole étant accompagnée de toux et de bronchite, impossible de penser à l'opération.
Les souffrances de notre chérie augmentant toujours, on força la dose de glace, mais alors la rougeole rentra, infecta le péritoine, où se forma un abcès.
Depuis plusieurs jours, notre espoir ne résidait que dans le secours de la petite Sainte de Lisieux. Mon mari, chrétien fervent, avait épinglé au lit de notre pauvre petite la relique de la Bienheureuse, qui lavait lui-même protégé bien des fois pendant la guerre. De tous côtés on nous assurait de ferventes prières : ma mère avait écrit au Carmel pour demander une neuvaine
Le soir du samedi 28 avril, l'abcès fut ouvert, la suppuration envahissait tolite la paroi abdominale, il fallait, entre deux crises de toux et avec ce petit souffle de vie, agir très vite... L'appendice gangrené fut retiré, mais impossible de refermer la plaie, il fallut y. laisser six drains et une mèche ; de plus, le docteur ordonna de coucher notre chérie sur le côté pour que l'infection continue à s'éliminer.
Il ne cacha pas à mon mari la gravité du cas, et ses deux internes restèrent pour veiller aux moindres symptômes de danger imminent. La nuit fut mauvaise, la respiration se pressait de plus en plus et, à 7 heures du matin, les deux poumons étaient pris.
Au risque de ne plus laisser le poison évacuer, on assit l'enfant et on lui appliqua des ventouses scarifiées, des enveloppements froids, mais la respiration ne se faisait plus qu'avec l'aide de ballons d'oxygène. Le pauvre petit visage prenait l'aspect livide. La connaissance, pourtant, restait complète, et nous fîmes appeler le confesseur de notre enfant mourante, M. l'abbé Rivière, curé de Saint-Dominique : il apporta les saintes huiles à midi, et, dominant avec peine son émotion, il parla à notre petite Anne-Marie, du Jésus de sa Première Communion. Elle répétait les invocations qu'on lui suggérait : « Ma petite Soeur Thérèse, guérissez-moi !... Mon petit Jésus, tout ce que vous voulez !... » Elle s'unit aux cérémonies avec la simplicité touchante des enfants.
C'était le dimanche 29 avril, jour de la solennelle Béatification de Soeur Thérèse à Saint-Pierre de Rome. Oh ! quelle confiance animait nos coeurs, à cause de cela ! Et cette confiance n'a pas été trompée. La visite suprême du bon Dieu a arrêté la rapidité du mal. A 7 heures du soir, une parcelle du saint Viatique put être donnée à l'enfant, ce qui n'avait pas été possible le matin.
Peu à peu elle revint à la vie, et lorsque les médecins la revirent le lendemain, elle était pour ainsi dire transformée. et ils purent tenter un abcès de fixation qui réussit.
Enfin, la convalescence survint et fut extrêmement rapide, puisque trois semaines après nous emmenions à la campagne notre petite ressuscitée. Elle avait repris ses bonnes joues roses, il nous semblait sortir d'un cauchemar. Mais nous avions vu la puissance de la Bienheureuse Thérèse et notre reconnaissance nous amenait à Lisieux le 18 juillet. Quelles douces émotions nous ressentîmes en ce pèlerinage d'action de grâces !
Maintenant Marinette, dont je vous envoie la photographie, ma Révérende Mère, se porte à merveille ; l'autre jour même, une pauvre marchande de fleurs admirait sa bonne mine : et je lui répondis : « Elle a pourtant été mourante l'année dernière, c'est un miracle qui la sauvée.
Moi aussi, Madame, reprit-elle joyeuse et émue, j'ai été guérie par un miracle de la petite Soeur Thérèse. Voilà: j'étais condamnée à mourir à l'hôpital, on m'a donné son portrait et j'ai guéri ! »
Et depuis, la marchande de fleurs est notre grande amie.
Tel est, ma Révérende Mère, le récit bien long, mais très exact, de la grâce que nous avons obtenue par votre chère Bienheureuse; je vous prie de vouloir bien la remercier encore avec nous.
Daignez agréer, etc...
M.-T. LEQUEUX.
Signature de l'enfant : Marinette LEQUEUX.
Mme Lequeux est recommandée par le Carmel de Nogent-sur-Marne comme une personne digne de toute confiance.
P. RIVIÈRE, curé de St-Dominique,
qui avait assisté la petite mourante, et qui remercie la Bienheureuse de lui avoir conservé sa jeune paroissienne.
« Vous vous lèverez le 29 avril. »
Coulaines-lès-Le Mans (Sarthe), avril 1924.
MA RÉVÉRENDE MÈRE,
Voici une guérison accomplie par la chère petite Soeur, le jour même de sa Béatification, 29 avril 1923.
Une jeune femme torturée par une maladie extraordinaire, peu connue des médecins, sorte de lèpre extérieure et intérieure, désespérait le docteur qui renonçait à la sauver, ne sachant quel remède employer.
Voyant son état très grave, je fis faire à la malade une neuvaine au cours de laquelle je lui dis, sans qu'elle y fît trop attention : « Vous vous lèverez le 29 avril. » J'espérais ce bienfait de la nouvelle Bienheureuse et ne fus pas trompé.
Le 30, j'allai voir ma paroissienne. Elle m'accueillit, rayonnante, sur le seuil de sa porte :
« Quand donc vous êtes-vous levée ? lui dis-je.
Hier, Monsieur le Curé, pour la première fois.
Je lui rappelai alors la parole qui ne l'avait pas frappée les jours précédents et, bien émus, nous remerciâmes la Bienheureuse de ce don miraculeux de joyeux avènement.
Veuillez, etc....
A. BELIN, curé.
X. (France), 17 octobre 1924.
MA RÉVÉRENDE MÈRE,
Il m'est bien doux de venir m'acquitter d'une dette de reconnaissance envers la Bse Thérèse de l'Enfant-Jésus. Il y a un an et demi, je venais implorer à deux reprises sa protection pour obtenir la guérison de mon fils aîné, Pierre, atteint d'attaques de nature épileptique. Je fus pleinement exaucée. Voici le détail de cette grande grâce :
Depuis quatre ans, mon fils était pensionnaire chez les Frères des Ecoles chrétiennes, réfugiés en Belgique. Il se portait très bien, et rien ne faisait prévoir la triste maladie qui allait brusquement se déclarer ; lorsque, à l'âge de 16 ans et demi, alors qu'il préparait la seconde partie de son baccalauréat, il fut assez fatigué par son travail et donna des signes de nervosité. Subitement, une attaque d'épilepsie se produisit, et revint six fois à différentes reprises.
D'abord, les Frères gardèrent le silence, sachant quelle serait notre douleur, et espérant une amélioration. Mais hélas t nous découvrîmes la vérité, une crise terrible le saisit aux vacances du mardi gras, lorsque l'enfant était chez nous (c'était en 1923). Immédiatement, nous allâmes trouver le Directeur, en lui recommandant de faire tout ce qu'il fallait pour améliorer ce triste état.
J'écrivis en même temps au Carmel de Lisieux, sollicitant une neuvaine et une messe, mais la Soeur Thérèse voulait éprouver notre confiance. Mon fils n'était pas guéri ! Il revint aux vacances de Pâques, tout se passa bien chez nous, mais dans le train, accompagné de ses professeurs et camarades pour retourner en Belgique, une nouvelle crise le prit encore. On nous en avertit, et notre désolation fut immense, car je dois vous dire aussi, Ma Révérende Mère, que notre fils se destinant à l'état ecclésiastique, nous savions que s'il restait affligé de cette lamentable maladie, les portes du grand Séminaire seraient fermées pour lui.
Nous décidâmes de vous demander une seconde neuvaine qui devait se terminer le jour de la Béatification. Mon mari et moi, nous la fîmes avec ferveur. Or, depuis ce jour, mon fils n'a plus jamais eu de crise. Il a passé avec succès la seconde partie de son baccalauréat et il est entré dans une annexe du Séminaire de St-Sulpice, à Paris, pour y faire ses études théologiques ; il pourra donc suivre son désir le plus cher, il sera prêtre, et cela grâce à votre petite Sainte !
Je vous envoie, Ma Révérende Mère, une attestation de M. le Curé-Doyen de C., notre proche parent. Je ne peux, malheureusement, vous apporter d'autres témoignages, parce que nous sommes seuls à connaître la guérison de notre fils : il avait quitté les Frères peu de temps après notre neuvaine, ils n'ont pu, par conséquent, constater le miracle. A cause de la tristesse de cette maladie, nous l'avions tenue cachée à notre entourage, qui ne s'est douté de rien.
Notre fils lui-même ne connaissait pas la gravité de sa maladie comme il perdait connaissance au début des attaques, il ne se rendait pas compte de son état et les docteurs avaient expressément défendu de lui en parler.
Nous l'avons donc seulement engagé à prier la Bienheureuse avec nous pendant la neuvaine, et nous lui avions envoyé une relique, qu'il portait sur lui.
Que la chère petite Soeur continue à le protéger et fasse de lui un saint prêtre !
Daignez agréer, etc...
A. G., mère de l'enfant.
G., père de lenfant.
Je soussigné, certifie qu'on peut pleinement ajouter foi et confiance aux affirmations de Mme G., au sujet de la maladie et de la guérison de son fils. Des relations de parenté ininterrompues depuis notre enfance, me permettent de donner cette affirmation avec toutes les garanties possibles.
X., curé-doyen de C.
+ Cachet de la Paroisse.