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Lewis Hamilton s'est imposé dimanche sur le circuit de Silverstone. Le Britannique a du même coup remporté le 99e Grand Prix de sa carrière. Surtout, il a recollé au classement général en revenant à huit points du leader, Max Verstappen. Sur le bitume anglais, le duel entre les deux hommes – qui dominent outrageusement la saison après dix courses – a pris une autre tournure. Ils ont eu un accrochage dans un virage à la fin du premier tour.
Résultat: le bolide de Verstappen est parti en tête-à-queue puis est allé s'écraser contre la rambarde. Le Néerlandais a dû abandonner. Il a été transporté à l'hôpital pour des contrôles, d'où il est sorti indemne en fin de soirée déjà.
Mais l'actuel leader du championnat du monde était furieux. Il l'a fait savoir sur Twitter.
Max Verstappen a donc condamné le comportement au volant de son grand rival. Les commissaires de course lui ont donné raison: ils ont estimé qu'Hamilton était fautif et lui ont infligé dix secondes de pénalité, après la suspension de la course pendant une demi-heure. Le Néerlandais s'est aussi offusqué de l'attitude de l'Anglais au moment de fêter son succès:
Glad I’m ok. Very disappointed with being taken out like this. The penalty given does not help us and doesn’t do justice to the dangerous move Lewis made on track. Watching the celebrations while still in hospital is disrespectful and unsportsmanlike behavior but we move on pic.twitter.com/iCrgyYWYkm— Max Verstappen (@Max33Verstappen) July 18, 2021
Après la course, le directeur de l'écurie Red Bull Christian Horner a pris la défense de son poulain, en qualifiant la conduite d'Hamilton dans ce virage de «pilotage sale». Le Britannique a lui aussi pris la parole, pour se dédouaner de la responsabilité de l'accident: «J'essaie toujours de prendre des précautions, en particulier avec Max (Verstappen) qui est très agressif (sur le circuit). J'étais complètement à côté de lui, et il ne m'a pas laissé de place.»
Bref, les deux meilleurs pilotes du championnat du monde ne sont pas allés manger ensemble ce dimanche soir. Et pourtant, leur relation était très loin d'être délétère il y a peu encore. Dans leurs déclarations médiatiques, les deux hommes avouaient un respect mutuel, voire une admiration.
Le 2 mai dernier, après la victoire d'Hamilton au Grand Prix du Portugal, le Néerlandais reconnaissait que «vu la façon dont Lewis a gagné parfois des courses très piégeuses, comme en Turquie l'an dernier, (...) il est définitivement l'un des meilleurs de l'histoire.»
Verstappen avait aussi déjà fait part de sa certitude quant au fair-play de son rival: «J'ai toute confiance en bataillant contre Lewis, nous nous laissons toujours suffisamment de place.» Et le pilote de Mercedes de rendre le compliment, dans la foulée: «Je confirme. C'est une question de respect. Nous sommes tous les deux durs mais justes. C'est ce qui fait les belles courses et les grands pilotes. Je pense que nous allons rester à la limite mais propres.»
Entre les mains d'Hamilton, il y a bel et bien un volant et non une boule de cristal. Sa prophétie a pris fin ce dimanche à Silverstone. Et finalement, c'est logique.
Le natif de Stevenage évoquait son lien cordial, à ce moment, avec son coéquipier chez Mercedes – mais rival – Nico Rosberg. Mais la courtoisie entre les deux as du volant n'a pas duré. En 2016, à la lutte pour le titre mondial, les deux pilotes s'étaient accrochés à seulement deux mois d'intervalle sur les circuits du Grand Prix d'Espagne et de celui d'Autriche. Cette même année, Rosberg avouait alors au quotidien anglais The Guardian, sans détour: «Notre rivalité nous empêche aujourd’hui d’être amis».
En 2014, l'ancien pilote canadien Jacques Villeneuve se désolait du manque d'hostilité entre Rosberg et Hamilton: «Ce que vous voulez voir, ce sont des rivalités et des luttes. Des gars fâchés de ne pas avoir gagné.»
Les tweets de Max Verstappen dimanche nous ont donné un petit indice: la relation qu'il entretient avec Lewis Hamilton risque bien de prendre cette direction.
Et ça n'en finit plus... De nouvelles offensives sont envisagées sur le marché des transferts. Au bord de la faillite il y a un an avec une dette de 1,35 milliard d'euros, le FC Barcelone convoite maintenant Bernardo Silva, le milieu de Manchester City, pour environ 55 millions d'euros. Ce nouveau renfort (après Lewandowski, Koundé, Raphinha, Kessié et Christensen) porterait les dépenses de cet été à plus de 200 millions d'euros. Contre des rentrées de 25,5 millions.