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Son prototype de machine nous sauvera peut-être. Il est bientôt prêt à naviguer et nettoyer les fonds marins.
de Philipp Dahm
Boyan Slat avait tout juste 16 ans lorsqu'il est parti en vacances en Grèce faire de la plongée. C'était en 2011. De ses vacances, il n'en garde pas un excellent souvenir: il n'a pas vu des poissons de toutes les couleurs mais plutôt des tonnes de plastique. «Ca doit changer! » s'est alors dit l'ado hollandais et il est passé à l'action.
Le jeune homme présente au monde un an plus tard son concept révolutionnaire: avec un filtre-filet spécial, les déchets doivent être automatiquement remontés des océans. En 2013, Boyan met ses études de côté pour se consacrer au projet. Il commence à récolter de l'argent sur Kickstarter pour son idée. Un objectif ambitieux : 2,2 millions de dollars de fonds pour démarrer. Cette somme est vite récoltée par le Hollandais, il fonde ensuite l'ONG, The Ocean Cleanup. Il ne se laissera pas détourner de son objectif.
Il ne se laisse pas non plus déboussoler par différentes critiques, qui ne donnent pas un peso de son idée. Slat réunit autour de lui près de 100 scientifiques qui soutiennent et croient à son idée. Ils rédigent une étude de faisabilité solide, étude de près de 530 pages – et peuvent maintenant présenter les premiers succès: les maires de Los Angeles et de Tsushima au Japon coopèrent avec Slat. Ensemble, ils veulent mettre à l'eau un premier prototype de deux kilomètres en 2016. La version finale doit atteindre les 100 kilomètres.
Le prototype prend la forme d'une barrière en forme de V et longue de 2 kilomètres. Dieser besteht aus einer zwei Kilometer langen Barriere in V-Form. Celle-ci sera tractée jusque sur l'une des cinq plus grandes mers de déchets qui enlaidissent nos océans. Le principe est très simple: le courant entraîne la matière plastique dans la partie supérieure de la barrière, où elle est ensuite automatiquement récupérée. «Plutôt que de chasser les déchêts, tu peux simplement attendre que le plastique vient à toi, et tu n'as pas besoin d'énergie supplémentaire», résume le jeune inventeur. Les poissons peuvent s'échapper facilement du barrage en plongeant plus loin.
C'est aussi une histoire d'argent: selon EcoWatch le plastique cause pour près de 13 milliards de dollars de dommage par année - et annuellement viennent s'y ajouter près de 8 millions de tonnes supplémentaires. Le prototype de 2km doit être testé deux ans. Avec l'une des barrières de 100 km prévues, il serait possible de ramasser en 10 ans plus de 70 millions de tonnes de plastique. Voilà pour les chiffres. Ah et encore le coût de récupération d'un kilo est évalué à 4.55 francs.
Avant que les grands nettoyages ne commencent, les stocks de plastique doivent être localisés précisément: avec près de 50 navires, les protecteurs de l'environnement veulent lancer en août une «mega expédition» pour cartographier les détritus entre Hawaï et la Californie. Nous libérer de tout les déchets est malheureusement mission impossible pour The Ocean Project: un résidu de moins de deux centimètres ne peuvent être récupéré, une autre partie des déchets est plongée dans des eaux trop profondes. Au final, l'avantage d'un tel projet est d'au moins commencer ce grand nettoyage.
The Ocean Cleanup a aussi sa page Facebook.
(via Gizmodo)
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