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Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a appelé dimanche à un règlement politique, chapeauté par Damas, du conflit qui déchire le pays depuis 2011, a indiqué l'agence Sana. Il a rencontré l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Geir Pedersen.
M. Pedersen, qui doit rencontrer d'autres responsables syriens au cours de sa visite, avait indiqué à son arrivée dimanche à Damas qu'il aborderait avec ses interlocuteurs "la mise en oeuvre de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies", qui appelle à un cessez-le-feu et à une transition politique.
Le chef de la diplomatie syrienne a exprimé la disposition de la Syrie à coopérer avec l'émissaire onusien pour faciliter l'émergence d'une solution politique, a indiqué Sana.
Mais toute éventuelle transition, comportant des négociations sur une nouvelle Constitution, devra être "dirigée" par les autorités syriennes, a insisté M. Mouallem, ces questions relevant selon lui de la "souveraineté" du pays.
Quatrième médiateur
Diplomate norvégien chevronné, M. Pedersen est le quatrième médiateur envoyé par l'ONU depuis le déclenchement du conflit en mars 2011. Sa visite est la deuxième en Syrie depuis son entrée en fonction en janvier.
Ses prédécesseurs n'ont pas réussi à trouver une issue à cette guerre qui s'est complexifiée au fil des ans et a fait plus de 370'000 morts ainsi que des millions de réfugiés et déplacés.
La création d'un comité constitutionnel, cheval de bataille de son prédécesseur Staffan de Mistura, avait achoppé sur la nomination d'une partie des membres du comité.
Selon le plan de l'ONU, ce comité, dont les travaux doivent conduire à une révision de la Constitution et à des élections, doit comprendre 150 membres: 50 choisis par le pouvoir, 50 par l'opposition et 50 par l'émissaire de l'ONU, afin d'inclure dans la réflexion des experts et des représentants de la société civile.
Aucun accord n'a été trouvé jusqu'à présent sur la composition de cette troisième liste qui suscite des divergences entre Damas et l'ONU.
La mission du nouvel émissaire intervient dans un contexte militaire favorable au régime syrien qui contrôle les deux tiers de la Syrie après avoir enchaîné les conquêtes territoriales grâce au soutien militaire de la Russie depuis 2015.