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Le mot carillon a son origine dans le latin populaire quadrinio ou le latin quaternio, termes signifiant groupe de quatre. Les premiers carillons mécaniques du Moyen Age comportent quatre cloches. Dès cette époque et jusqu’à nos jours, on trouve en Suisse quantité de petites installations campanaires, avec quelques cloches: quatre, cinq ou six. Ce sont des installations jouées de manière très rudimentaire, simplement avec des chaînes et des cordes attachées au battant de la cloche et actionnées par les mains ou les pieds. On trouve aussi de petits claviers très simples avec grosses touches en bois ou bâtons, actionnés par le carillonneur debout dans un jeu assez sommaire. On peut citer quelques-uns de ces petits carillons avec des claviers rudimentaires en bois: en Valais à Bourg-Saint-Pierre (6 cloches) et Salvan (8 cloches), ou dans le canton de Fribourg à Gruyères (8 cloches) et Bulle (10 cloches).
Au Tessin, on en trouve avec des claviers en métal, par exemple à Muralto (5 cloches) ou Bellinzone.
Carillons des sonneries traditionnelles tessinoises à la main:
Clavier du carillon de l’église catholique San Antonio Abate de Mendrisio
Cloches et carillons au Tessin, Bellinzona, Artore, en 2004:
voyage de la guilde des carillonneurs suisses (GCCS)