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Quels sont les genres, les lieux, les formes de l’art dramatique engagé? Comment la réflexion sur la fonction du théâtre politique selon les contextes historiques et spatiaux évolue-t-elle? Quelles sont les expériences les plus marquantes réalisées en France et en Suisse? Basé sur des exemples concrets, cet ouvrage présente une réflexion pluridisciplinaire et comparatiste sur la fonction du théâtre dans les sociétés contemporaines.
Alors qu’elle pouvait encore s’enorgueillir d’une richesse surprenante de titres il y a trente ans seulement, la Suisse romande est aujourd’hui en passe de voir disparaître sa presse. Ce ouvrage retrace l’histoire de la presse romande des origines à nos jours et nous aide ainsi à comprendre comment on en est arrivé là.
Les intellectuel·le·s ont entretenu dès ses débuts une relation difficile avec la radio, faite d’intérêt et de scepticisme, d’enthousiasme et de crainte. Cette relation se reconfigure tout au long du XXe siècle, en fonction à la fois de l’évolution des pratiques radiophoniques et des redéfinitions du rôle des femmes et des hommes de culture dans la société. Cet ouvrage s’interroge sur l’influence réciproque entre les acteurs intellectuels et le vecteur radiophonique, dans le monde francophone, durant une période qui couvre presque un siècle.
Grimpion est instituteur dans un petit village de Suisse romande. Rêvant de devenir un notable, il use de toute la panoplie à la disposition de l'arriviste: séduction, flagornerie, alliances douteuses, dénigrement, trahison…Dans ce roman satirique, Jules Besançon porte un regard acéré sur la société et sur les institutions vaudoises du milieu du XIXe siècle.
Écrire l'histoire des intellectuels antifascistes en Suisse, c'est écrire une histoire des vaincus. D'une certaine manière, ces hommes et ces femmes ont été vaincus trois fois. Une première fois, dans les années 30, leur combat fut celui d'une minorité stigmatisée qui peine à se faire entendre. En 1945, au moment de la Libération, ils auraient dû triompher, mais leurs témoignages furent immédiatement invalidés parce qu'ils révélaient en creux le comportement de la majorité des élites du pays. Enfin, même dans la mémoire de cette période qui se construira pendant un demi-siècle, nul espace ne leur fut réservé. L'image dominante a été celle d'une Suisse qui aurait formé un peuple menacé et héroïquement replié autour des valeurs de la Défense nationale spirituelle.
En étudiant les intellectuels, les historiens ont le plus souvent privilégié la production écrite, qu'elle se manifeste sous la forme de livres, de brochures, de pamphlets, d'articles de journaux ou de revues, de proclamations, de pétitions L'intellectuel est vu comme un "homme de lettres" dont l'arme de prédilection par excellence demeure la plume. Pourtant, la transmission des idées ne se limite pas à l'écrit, et, à négliger la transmission orale, on se prive de tout un pan, important, de l'activité intellectuelle. Dans le monde du savoir, le cours, ou la "dispute orale", constituent quelques-uns des fondements de la transmission des connaissances et de l'apprentissage académique.
La Seconde Guerre mondiale est un moment singulier dans l'histoire des relations culturelles entre la Suisse et la France. Au lendemain de la défaite, en effet, Paris occupé perd de son prestige et de son irrésistible pouvoir d'attraction; l'édition, la presse, les revues, les hiérarchies intellectuelles, tout est bouleversé par la défaite et l'Occupation. Les milieux culturels de la Suisse épargnée ne connaissent pas une telle déstructuration. Certes, la censure veille et les embarras ne manquent pas, mais jamais au point de véritablement gripper le fonctionnement du champ culturel helvétique. Les artistes et intellectuels français d'avant guerre n'avaient pour lui que condescendance, les voilà qui se pressent au portillon des quotidiens romands pour s'y faire publier et gagner quelque argent.