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Vienne - Le cannabis reste la première drogue consommée au monde. Mais les substances de synthèse gagnent du terrain, particulièrement en Asie, indique un rapport de l'ONU qui évoque les transformations du marché des stupéfiants.
Il y a actuellement entre 30 et 40 millions de consommateurs de drogues de synthèse dans le monde, écrit l'Organisation des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) dans son rapport annuel.
La production d'ecstasy a augmenté en Amérique du Nord et en Asie. La substance semble avoir du succès sur le continent asiatique, compensant la baisse de la consommation en Europe depuis 2006.
Produites près des zones de consommation avec des matières premières souvent licites et disponibles, les drogues de synthèse posent des défis aux Etats. "Elles ont un temps d'avance sur l'adaptation du cadre législatif", reconnaît le chef de l'agence onusienne Antonio Maria Costa.
Le cannabis reste cependant la drogue la plus courante: 130 à 190 millions de personnes en ont fumé au moins une fois en 2009. D'après les derniers relevés de l'ONUDC, l'Afghanistan, déjà premier producteur d'opium, est aussi en tête pour la résine de cannabis.
L'ONUDC se félicite du recul des volumes de production de cocaïne et d'héroïne, ainsi que des surfaces cultivées. Cette tendance pourrait se confirmer en 2010 car un quart des plants de pavot afghans sont touchés par une maladie. Au niveau mondial, les cultures de pavot ont déjà régressé de 23% ces deux dernières années.
Pour la cocaïne, le reflux de la production est estimé entre 12% et 18% sur la période 2007-2009. L'ONUDC relève toutefois que le nombre de consommateurs de poudre blanche sur le Vieux contient est passé de 2 à 4,1 millions entre 1998 et 2008.
ATS