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Charles Oser a été Chancelier de la Confédération de 1952 à 1967.
Bourgeois francophone de Bâle ; collège à Lausanne ; études de droit à Lausanne et à Berne ; doctorat en droit en 1927. Entré à la chancellerie en 1928 comme secrétaire-traducteur. Nommé vice-chancelier en 1944.
La quatrième bataille électorale pour le poste de chancelier
Après les élections au Conseil national de 1951, le parti populaire conservateur constitue le premier groupe de l’Assemblée fédérale, devançant les radicaux. Après le retrait de Leimgruber, il revendique donc de nouveau le poste de chancelier et présente la candidature d’un outsider, Joseph Plattner, juge au Tribunal cantonal thurgovien. Or les radicaux sont favorables à l’élection, devenue quasi traditionnelle avec le temps, d’un vice-chancelier. La victoire du vice-chancelier radical Charles Oser irrite tellement le parti populaire conservateur qu’il en vient à concevoir la « formule magique » et qu’il contribue, en 1959, au gain d’un deuxième siège au Conseil fédéral par les socialistes, au détriment des radicaux.
Une fine plume
Comme Bovet avant lui, Oser renonce à un second vice-chancelier puisqu’il assume lui-même la responsabilité de la rédaction des textes en français. Oser impose sa marque moins comme organisateur que comme rédacteur au français particulièrement élégant. Vu le nombre croissant d’actes législatifs, il lance un projet qui arrivera à maturité en 1974 sous le chancelier de la Confédération Karl Huber : le Recueil systématique du droit fédéral, qui permet de consulter facilement le droit en vigueur puisqu’il est présenté sous la forme de feuilles détachables dont la mise à jour se poursuit.