Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07097.jsonl.gz/802

L´Office fédéral de la statistique a livré jeudi une nouvelle radiographie de la population étrangère travaillant en Suisse. L´étude montre que les étrangers forment un groupe très hétérogène. De plus, elle bouscule certaines idées reçues.Ce contenu a été publié le 11 janvier 2001 - 21:19
Quelque 966 000 étrangers travaillaient en Suisse à fin juin 2000, soit 1 pour cent de plus qu'une année auparavant. Malgré cette augmentation, la proportion d'étrangers dans la population active occupée enregistrée en 2000 (24,7 pour cent) reste plus faible qu'en 1991. La Suisse comptait alors 1,061 million de travailleurs étrangers.
Si la main-d'œuvre étrangère effectue près du quart du volume de travail réalisé en Suisse, cette proportion varie largement d'une branche économique à l'autre. Dans l'hôtellerie et la restauration, les étrangers accomplissent 45,2 pour cent des heures de travail. Dans les services domestiques, cette part s'élève à 34 pour cent et à 26,7 pour cent dans le domaine de la santé.
A contrario, seuls 6,8 pour cent du volume de travail dans l'agriculture sont effectués par des étrangers. Cette proportion est également relativement faible dans l'enseignement (14,2 pour cent) et dans l'administration publique (10,6 pour cent).
La structure des populations actives helvétique et étrangère diffère en plusieurs points. D'une manière générale, les femmes suisses sont plus nombreuses à exercer une activité lucrative (43,7 pour cent) que les étrangères (36,8 pour cent). Les travailleurs étrangers sont plus jeunes: 59,4 pour cent ont moins de 40 ans, contre 48,9 pour cent chez les Suisses.
Une plus petite partie d'entre eux recourent à un emploi à temps partiel (17,8 pour cent contre 28,3 pour cent). Cette différence est encore plus accentuée chez les femmes (52,8 pour cent contre 37,8 pour cent).
Pour bien des Suisses, travailleur étranger rime avec travailleur peu formé et sous-payé. L'étude de l'OFS prouve toutefois que cette vision est partiellement erronée.
Elle est correcte pour les étrangers venant du sud de l'Union européenne. En revanche, les travailleurs issus du nord et de l'ouest de l'UE sont souvent logés à meilleure enseigne que les Suisses.
Les travailleurs venant du nord et de l'ouest de l'UE ont un plus haut niveau de formation. Ils sont presque 51 pour cent à avoir achevé une formation tertiaire, contre 24 pour cent des Suisses, 10 pour cent des Européens du sud et 17 pour cent des ressortissants d'Etats non-membres de l'UE.
Structure quasi-semblable pour la situation professionnelle: 36 pour cent des actifs occupés venant du nord et de l'ouest de l'UE occupent un poste de cadre. Ils sont 30 pour cent chez les Suisses, 28 pour cent chez les personnes du sud de l'UE et 18 pour cent chez les ressortissants d'Etats non-membres de l'UE.
Enfin, si les travailleurs étrangers touchent en moyenne des salaires mensuels inférieurs de 14 pour cent à ceux des Suisses, les ressortissants du nord et de l'ouest de l'UE gagnent davantage. Leurs revenus sont environ 1,09 fois plus élevés que ceux des Suisses.
Au cours du 2e trimestre 2000, 12 pour cent des étrangers disposaient d'un revenu inférieur au seuil de pauvreté, alors que ce pourcentage n'atteint que 9 pour cent dans la population suisse. Les Européens du nord et de l'ouest s'en sortent une nouvelle fois mieux: ils ne sont que 6 pour cent à être touchés par la pauvreté contre 11 pour cent pour les Européens du sud et 21 pour cent pour les non-Européens.
swissinfo avec les agences
Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: <email-pii>
En conformité avec les normes du JTI