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Grande-Bretagne, le 25 juillet 1978. La naissance de Louise Brown marque le début d'une longue liste de bébés nés grâce à une fécondation in vitro (FIV). L'ovule et les spermatozoïdes de ses parents ont été mis en contact en laboratoire dans une petite boîte en plastique. Une technique révolutionnaire pour l'époque.
Louise Brown, le premier "bébé-éprouvette", est née le 25 juillet 1978 en Angleterre. AP/STR Keystone [AP/STR - Keystone]
Les gynécologues ont reçu en 2010 le prix Nobel de médecine pour leur travail. Mais à l'époque, le doute est total sur l'état de santé de Louise, que le monde surnomme alors le premier "bébé-éprouvette". Se développera-t-elle normalement? Pourra-t-elle donner naissance naturellement?
"A peine née, ils m'ont fait une centaine de tests, ils ont pris mes empreintes digitales. Tout est apparu normal", raconte Louise Brown, lors de sa visite en Suisse.
>> En vidéo, la venue de Louise Brown en Suisse, le 27 mars 2019:
Un arsenal de nouveaux procédés
Aujourd'hui on estime que près de 7 millions de personnes sont nées par fécondation in vitro. Et les gynécologues ont désormais quarante années de recul sur la santé des enfants.
Selon Nicolas Vulliémoz, responsable de la Médecine de la fertilité au CHUV, les données sont très rassurantes, notamment d'un point de vue neuro-développemental: "On sait qu'il y a un petit risque augmenté de malformations, mais est-ce que ce risque est associé aux couples infertiles, à leur génétique ou à la technique? C'est ce qui reste inconnu à l'heure actuelle."
Depuis 1978, la technique s'est perfectionnée. Le spermatozoïde peut être injecté directement dans l'ovule. Les cellules et les embryons peuvent être congelés et utilisés plus tard. Cet arsenal de nouveaux procédés a ouvert la porte à d'autres interventions.
"La possibilité d'obtenir des embryons in vitro a permis le développement d'autres technologies pour les couples qui ne sont pas infertiles, notamment pour les tests génétiques préimplantatoires, dans le cas où l'on veut exclure le risque de transmission d'une maladie grave à son enfant", développe Nicolas Vulliémoz.
Aujourd'hui, la FIV a fait de gros progrès, mais elle ne répond pas toujours aux attentes des couples infertiles, avec seulement une chance sur trois de voir naître un bébé.
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