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Une guerre qui s’éternise et comme si cela ne suffisait pas une épidémie de grippe s’abat sur le monde entier et quelque 20 millions de personnes décèdent.
On la nomme « grippe espagnole » parce que les journaux en Espagne parlaient de la pandémie, alors que la censure des belligérants interdisaient d’en parler. Ainsi on l’a baptisée « grippe espagnole ». En fait, la pandémie semble avoir pris naissance dans les camps de troupes américaines aux Etats-Unis (source Hervé de Weck).
Abel Roth – huit ans en 1918 – racontait en 2005: « La famille habitait à Porrentruy. J’allais à l’école chez Mme Girard, à Juventuti. Les classes ont été fermées pendant six mois, pour laisser la place aux soldats « hospitalisés ». Les convois funéraires étaient quotidiens à Porrentruy. La population commença à paniquer. Une fanfare militaire accompagnait les défunts au son de la marche funèbre de Chopin, au point qu’il a fallu y renoncer. »
Raphaël Brahier, de Lajoux, né en 1928 s’était penché en 2009 sur ce fléau qui a touché son village et a écrit en se référant à un article paru dans le Journal le « Franc-Montagnard » du jeudi 12 septembre 1919, sans oublier aussi le souvenir qu’en avait gardé ses parents.
A quelque 300 mètres du village de Lajoux, direction Saulcy, la croix et les deux stèles, à l’entrée du pâturage où les soldats allaient s’entraîner.