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Envol de la première sonde israélienne à destination de la Lune
Une fusée Falcon 9 de la société spatiale américaine SpaceX s'est élancée sans incident de Cap Canaveral, en Floride, vers 20h45 (02h45 vendredi en Suisse). Une demi-heure plus tard, à plus de 750 kilomètres au-dessus de l'Afrique et à une vitesse de 35'000 km/h, le second étage de la fusée a déployé la sonde, baptisée Bereshit (genèse, en hébreu).
L'engin spatial devait ensuite effectuer plusieurs orbites elliptiques autour de la Terre, qui serviront d'élan, avec l'aide de son moteur, pour prendre dans un second temps la direction de la Lune, où l'atterrissage est prévu le 11 avril.
Initiative israélienne privée
La fusée transportait aussi un satellite indonésien et un satellite de l'armée de l'air américaine.
L'initiative israélienne, privée, est portée depuis 2010 par SpaceIL, une organisation à but non lucratif. Mais le projet est objet de fierté nationale en Israël, où l'on répète que seules trois nations ont jusqu'à présent réussi à alunir, les Etats-Unis, la Russie et la Chine - seuls les Américains ont marché sur la Lune.
Prévue initialement à 10 millions de dollars, la mission en a finalement coûté 100. Mais "c'est l'engin le moins cher à tenter une telle mission", insiste le groupe IAI. L'alunissage est la mission principale, même si un instrument scientifique est emporté pour mesurer le champ magnétique lunaire. Bereshit n'est conçue pour durer que quelques jours.
ats/kkub
Publié le 22 février 2019 à 08:56 - Modifié le 22 février 2019 à 08:56
Regain d'intérêt pour la lune
Le Japon prévoit l'envoi vers 2020-2021 d'un petit atterrisseur lunaire, baptisé SLIM, pour étudier une zone volcanique.
Quant aux Américains, le retour sur la Lune est désormais la politique officielle de la NASA.