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Siham, l’héroïne du roman La Femme de Beyrouth, est une jeune Libanaise. Elle est née en 1943 dans la vallée de la Bekaa au Liban, elle est l’aînée d'une famille de dix enfants. Son père a fait fortune en Afrique et sa mère s'est consacrée à l'éducation des enfants. La famille de Siham est chrétienne maronite, elle vit dans la vallée jusqu'à ses 18 ans et y reçoit une éducation très sérieuse. Elle aime aller à l'école et se faire des amis dans ce pays en paix. Elle sera assassinée à l’âge de 30 ans dans les années 70 au début de la guerre civile. Elle aura eu une petite fille, qu'elle verra grandir jusqu’à ses 3 ans ; Rémy. Même morte l'âme de Siham erre, elle cherche à savoir, observe la vie de son enfant et de son pays qui entrera finalement en guerre. Si Siham avait survécu, elle n'aurait jamais cherché à se venger. Elle aurait simplement voulu voir son enfant grandir, savoir ce qui va arriver à son pays. Elle aurait aimé savoir ce que ce sera d'être une femme au Liban dans 20 ans. C'est pour cela qu'elle reste, que son âme vagabonde ; quand son enfant sera prêt, elle repartira. Avec pour toile de fond la guerre et l'Histoire du Liban, ce roman est avant tout une histoire de femmes, un roman féministe qui ne revendique rien.
Issue d'une formation théâtrale et de l'édition, Déborah Fotzé a ensuite continué ses études en école de commerce. Elle travaillera par la suite dans différentes entreprises et associations essentiellement dans le secteur culturel tout en continuant à développer sa passion pour le théâtre. Par la suite, elle devient professeur des écoles, ce métier lui permettra de consacrer plus de temps à sa passion, le théâtre et les mots et d'écrire son premier roman : La femme de Beyrouth.