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Aurelio Picca est un amoureux de Rome, mais la Rome qu'il aime n'a rien à voir avec celles des guides de voyage et du tourisme de masse : c'est la Rome des bas-fonds, celle où les garçons des rues côtoient les prostituées dans des bars louches, où les malfrats disparaissent dans les ruelles, où les conflits se règlent parfois en assassinats aux yeux de tous.
Aurelio Picca arpente sa ville et voyage dans ses souvenirs : on lira dans L'Arsenal de Rome détruite le récit de nuits passées dans le quartier de l'EUR, le portrait de quelques criminels qu'il a croisés et avec qui, parfois, il est devenu ami. C'est un ouvrage fourmillant d'anecdotes où se découvre l'envers de la Ville éternelle : une cité brinquebalante, à la fois maîtresse et amante, lumineuse et sale. L'auteur y démontre qu'il a bien mérité son surnom de « Henry Miller des Castelli Romani ».
Marc ne savait pas si l´homme qu´il avait frappé était de nouveau opérationnel ou pas. Il espérait que non, car deux malfrats à sa recherche, c´était déjà deux de trop. Il était piégé. S´il se remettait à courir, l´homme était trop près et ne le raterait pas cette fois. Soudain la tête de l´homme partit à la renverse et il s´écroula face contre terre. Le bruit de la détonation arriva juste après. -