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Brutaux, persistants, diffus ou encore localisés, les maux de tête constituent un motif de consultation très fréquent. Dans la majorité des cas une anamnèse détaillée et un examen clinique permettent de les caractériser et de distinguer s’il s’agit d’une céphalée primaire ou d’une céphalée secondaire à une affection sous-jacente. Les céphalées primaires représentent environ 80% des cas, les 20% restants sont à attribuer aux céphalées secondaires.
La céphalée primaire constitue une pathologie en elle-même. L’examen clinique est en général normal tout comme les investigations radiologiques. Les migraines, touchant environ 12% de la population, sont les céphalées primaires les plus fréquentes.
De nombreuses causes aux céphalées secondaires
D’autres maux de tête peuvent être symptomatiques d’une pathologie qu’il est nécessaire d’identifier. Les affections sous-jacentes qui peuvent causer ces céphalées secondaires s’avèrent être très nombreuses. Les causes peuvent être métaboliques à l’instar de la fièvre; infectieuses, il s’agit souvent d’affections ORL ; vasculaires telles qu’un accident vasculaire cérébral ou une thrombose veineuse cérébrale ; inflammatoires ; ostéo-articulaires, arthrose de la colonne cervicale par exemple ; névralgiques ; traumatiques ; ou encore tumorales. Un trouble de la circulation du liquide céphalo-rachidien, soit l’hypertension et l’hypotension, peut également être à l’origine de céphalées secondaires. Ces dernières apparaissent parfois aussi à la suite de la prise de certains médicaments ou substances toxiques.
Des douleurs inhabituelles auxquelles il faut prêter attention
Les causes de ces maux de tête étant multiples, les types de douleurs ressenties par ceux qui en souffrent le sont aussi. Dans bon nombre de cas, les céphalées secondaires peuvent survenir chez des personnes déjà touchées par des céphalées primaires. Ainsi, dans de telles situations, le caractère inhabituel de la nouvelle céphalée constitue un élément important à relever. Cependant d’autres critères que le type de douleurs doivent également faire l’objet d’une attention particulière et aideront le médecin à établir un diagnostic. Notamment, une durée plus longue des douleurs qu’à l’accoutumée ou encore le manque de réponse au traitement habituel peuvent être révélateurs d’une céphalée secondaire dont il faut chercher la cause.
Consulter pour des maux de tête
Nous sommes nombreux à ressentir parfois des maux de tête sans que cela ne soit vraiment inquiétant. Mais certaines caractéristiques des céphalées nécessitent de consulter un spécialiste et de réaliser des examens complémentaires. C’est le cas lorsque vous ressentez une douleur brutale qui vous semble d’emblée extrêmement forte voire maximale ou des maux de tête qui persistent de façon inhabituelle. C’est également le cas lors de céphalées associées à un déficit neurologique. Les maux de tête accompagnés d’un état fébrile ou de signes méningés tels que la raideur de la nuque doivent aussi vous conduire à consulter.
Le bilan complémentaire comprend, en fonction du diagnostic suspecté, un CT-scan ou une IRM cérébrale avec séquences angiographiques, une ponction lombaire ainsi qu’un echo-doppler carotidien et vertébral, des artères intracérébrales et des artères temporales.