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Peindre l'Italie.
Keiserman et Knébel: deux Vaudois à Rome vers 1800
Rome et la campagne romaine exercent au XVIIIe siècle un formidable pouvoir d’attraction sur les artistes. Lieu de la bucolique Arcadie chantée par Horace et Virgile, la Ville Eternelle réunit les plus fameux monuments de l’Antiquité et de la Renaissance; à ce titre, elle est l’étape majeure du Grand Tour.
Les riches voyageurs aimaient à emporter un souvenir de leur séjour, et beaucoup de paysagistes espéraient en profiter pour trouver fortune. La production de «vedute» connut un essor extraordinaire, et de plus en plus de peintres utilisèrent à cet effet une technique auparavant mal considérée, l’aquarelle. Le Suisse Louis Ducros, qui connut la gloire à Rome entre 1776 et 1793, joua un rôle majeur dans cette évolution.
François Keiserman, né en 1765 à Yverdon, fut l’assistant de Ducros avant d’ouvrir son propre atelier. Ses paysages eurent un grand succès, notamment auprès du prince Camille Borghèse. Il s'entoura de nombreux assistants, parmi eux les italiens Domenico Cecchi et Bartolomeo Pinelli (1781-1835), puis fit venir successivement ses cousins de La Sarraz, Jean-François Knébel et Charles-François Knébel dont l'oeuvre fut poursuivie par son fils Titus.
L'exposition présente une sélection de plus de septante oeuvres, aquarelles et huiles, pour un véritable voyage dans le temps à Rome et dans la campagne environnante.