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Le TagesAnzeiger ( 11 novembre 97 ) a publié un compte rendu de la matinée consacrée par l’Union syndicale saint-galloise à la formation d’une cinquantaine de meneurs de grèves.
Au début de ce siècle, les syndicalistes romands connaissaient une brochure intitulée Boycottage et sabotage basée sur le rapport de la commission du congrès corporatif de Toulouse de 1897. ( Bibliothèque d’études économiques et syndicalistes, Paris, 1908 ). Il s’agissait de l’explication de moyens de substitution « au cas où la grève semblerait ne pouvoir donner des résultats aux travailleurs visés. » Quelques extraits :
« Le boycottage n’est autre chose que la systématisation de ce que nous appelons en France la mise à l’index. Le syndiqué est invité à ne pas se servir dans les commerces qui ne respectent pas les normes syndicales.
Quant au sabotage, inspiré du go canny britannique, il signifie : « à mauvaise paye, mauvais travail ».
Dans la préface de 1908 il y a cette phrase : « Nous travailleurs, nous vous vendons notre force de travail ; nous vous en donnons comme le commerçant à son client pour votre argent. Vous criez à l’immoralité comme si tout commerce, toute la société n’était pas basée sur cette pratique. » Et nous relevons aussi : « Dans maintes circonstances, le sabotage peut être très favorable au public ? Le cuisinier qui, à la place de margarine, mettra du beurre, sabotera aussi ? »
Autres temps, autre vocabulaire, autres méthodes. cfp
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