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Patrick Pharo, Editions puf.

L'avis du Club de présélection du prix Turgot
|Christian Chouffier||

L’auteur essaie de démontrer que le capitalisme moderne «glouton» est devenu un processus addictif collectif grâce d'une part à l'amélioration de la compréhension des technologies de marketing et à la rationalisation des processus de production augmentant considérablement l'offre de biens et services et, d'autre part à la libéralisation des désirs de récompense suite aux années 60 et plus particulièrement à mai 68. Il décrit ainsi une relation de complicité objective entre le capitalisme oppresseur et les individus, recherchant à la fois des récompenses de leur travail et la satisfaction de leur désir de consommation. Cette addiction aurait été créée par le développement du libéralisme depuis 68 qui serait une perversion de l'émancipation demandée à l'époque. Il faudrait donc maintenant revenir à une vraie émancipation et essayer de se désintoxiquer Du capitalisme et du libéralisme économique. A l'appui de sa thèse l'auteur utilise la filmographie comme outil critique de ces phénomènes.
L'approche intéressante au départ, le phénomène actuel de ruée sur les écrans liée à la coupe du monde en est un exemple, se perd cependant dans des digressions sur la liberté sexuelle, l'oppression des religions le droit des migrants… avec, bien entendu la condamnation des deux grands coupables, le capitalisme et le libéralisme économique.