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Mardi, les Américains procèdent aux élections de la mi-mandat. Et c'est l'OSCE qui va surveiller ce scrutin en Floride.Ce contenu a été publié le 03 novembre 2002 - 16:30
L'équipe des observateurs est dirigée par le Suisse Gérard Stoudmann. Le député Andreas Gross fait aussi parti de l'équipe.
C'est une tradition. Les Américains renouvellent une partie des membres du Congrès et du Sénat, lorsque le Président arrive à la moitié de son mandat.
C'est également l'occasion d'élire les autorités de plusieurs Etats de l'Union.
Cartes électorales perforées
Ce sera notamment le cas en Floride. Dans cet Etat, les élections seront surveillées par le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme (BIDDH), un organe de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
En effet, le système électoral y est fortement critiqué depuis les élections présidentielles d'il y a deux ans. De nombreux électeurs s'étaient trompés en perforant leur carte électorale et n'avaient pas pu corriger leur erreur.
Le monde entier avait alors parlé de ces fameuses cartes perforées de Floride. L'enjeu était de taille.
Des semaines de polémique
Car une victoire en Floride permettait justement de départager le démocrate Al Gore et le républicain George W. Bush dans le cadre d'un scrutin très serré au plan national.
Après des semaines de polémique, la Cour suprême des Etats-Unis avait finalement accordé la victoire à George W. Bush.
C'est de cette expérience malheureuse qu'est née l'idée d'envoyer des observateurs de l'OSCE pour ces présentes élections.
Le groupe d'observateurs est dirigé par Gérard Stoudmann, directeur du BIDDH. Une vingtaine de personnes en font partie, parmi lesquelles le conseiller national Andreas Gross (PS/ZH).
Toujours des problèmes en Floride
D'un point de vue électoral, la Floride se présente cette année encore comme un Etat intéressant et disputé.
L'actuel gouverneur Jef Bush - le frère du président - doit affronter un candidat aguerri qui, lors des primaires du parti démocrate, a réussi à battre sa rivale Janet Reno (l'ancien ministre de la Justice du président Clinton) de seulement 1% des voix.
Le problème, justement, est lié au fait que la méthode de scrutin est restée la même. Les autorités de Floride ont certes décidé d'en changer. Mais cette modification n'interviendra que dans deux ans.
Le système des cartes perforées n'est par ailleurs pas le seul problème. Il s'avère également que les personnes chargée de surveiller l'élection n'ont pas bénéficié d'une formation suffisante.
Dans ce contexte, la mission du BIDDH semble donc la bienvenue.
Un observateur expérimenté
Le député socialiste Andreas Gross peut se targuer d'une longue expérience dans le domaine de la surveillance d'élections.
«J'ai participé au moins à vingt missions de ce type, déclare-t-il. Mais je crois être la seule personne à avoir observé un scrutin à la fois en Russie et aux Etats-Unis.»
«Observer des élections est chaque fois une expérience différente, précise-t-il encore. En avril dernier, j'étais en France, pour les présidentielles. J'ai été très impressionné par le bon fonctionnement du système.»
Observer et expliquer
Mais à d'autres occasions, Andreas Gross a pu constater des irrégularités flagrantes. «Dans certains pays de l'ex-URSS, j'ai découvert des gens qui avaient voté quatre fois de suite. Et dans un bureau de vote, j'ai trouvé 100 bulletins qui avaient été remplis une heure avant son ouverture», se souvient-il.
La mission de l'observateur est de suivre les différentes phases du vote. «Nous surveillons si les gens sont inscrits correctement et si les bureaux de vote sont ouverts durant un laps de temps suffisant», explique Andreas Gross.
«En général, je vais suivre les élections dans des localités éloignées des grands centres, poursuit-il. Par ailleurs, nous ne nous contentons pas d'observer, mais nous expliquons également comment cela se passe dans les autres pays.»
Au terme du scrutin, les observateurs rédigent un rapport qui est transmis aux personnes intéressées et aux autorités compétentes.
Il ne reste plus ensuite qu'à attendre le verdict des urnes.
swissinfo/Anna Luisa Ferro Mäder à Washington
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