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Le nouveau médiateur international pour la Syrie Lakhdar Brahimi a reconnu lundi que sa tâche était "très difficile", au début de sa mission de paix au Caire. Il a confirmé qu'il se rendrait dans les prochains jours à Damas, où il espère rencontrer le président Bachar al-Assad.
"Je réalise que c'est une mission très difficile mais je pense que je n'ai pas le droit de refuser d'apporter une aide au peuple syrien", a dit M. Brahimi après une rencontre avec Nabil al-Arabi, le chef de la Ligue arabe.
Il a ajouté qu'il comptait se rendre en Syrie "dans les prochains jours" pour "y rencontrer des responsables et des gens de la société civile". Tout en disant "espérer" rencontrer M. Assad, il a souligné qu'à ce stade il "ne savait pas" si cela serait possible.
M. Arabi a pour sa part affirmé que la mission de M. Brahimi, mandaté par l'ONU et la Ligue arabe pour tenter de rétablir la paix en Syrie, était "presque impossible" mais s'est dit confiant dans la capacité du diplomate algérien à la mener.
Réunion d'un "groupe de contact"
Dans le cadre d'autres efforts diplomatiques, l'Egypte a confirmé la tenue lundi soir d'une première réunion au Caire d'un "groupe de contact" sur la Syrie. Celui-ci rassemble l'Egypte, l'Iran, l'Arabie saoudite et la Turquie.
Pendant ces initiatives diplomatiques, les violences continuent de plus belle sur plusieurs fronts, faisant de nouveaux morts et occasionnant de nouveaux dégâts.
A Alep, la métropole du nord meurtrie par huit semaines de combats, l'armée de l'air a bombardé plusieurs quartiers rebelles, au lendemain d'un attentat contre des bâtiments abritant des forces fidèles au régime, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Des affrontements ont également eu lieu près de Damas, à Deraa (sud), Idleb (nord-ouest), Hama et Homs (centre). Les morts se comptent par dizaines tous les jours.
ATS