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Souvent vu comme "trop compliqué" ou "trop lourd", le langage inclusif est depuis longtemps décrié par ses adversaires. Pourtant, depuis quelques années, l’Université de Lausanne l’a adopté afin de rendre compte de la diversité de ses membres.
Même si l’on précise que le genre masculin est utilisé de manière générique pour les deux sexes, les recherches les plus récentes suggèrent qu’il nous est impossible d’empêcher l’activation du lien forme grammaticale masculine = homme. Même si l’on demande à une personne de penser le masculin comme une forme grammaticale générique, incluant les hommes et les femmes, ce lien est activé.
Par exemple, en lisant la phrase Les chercheurs présenteront leurs résultats lors de la prochaine Journée de la recherche de la Faculté, nous formons automatiquement une représentation mentale constituée d’une majorité d’hommes. La forme masculine est donc réductrice au regard de la réalité.
Et puis le masculin utilisé de manière générique n’a pas toujours été la norme grammaticale en vigueur comme le raconte cette vidéo de l’Université de Neuchâtel :