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Avec une description intégrée de l'appétit et des séquences qui conduisent à la satiété,
Mais il n'en est rien !
Les «régimes»
Ces «régimes» partagent une partie au moins des aspects suivants :
Cet ensemble a pour effet de contraindre la personne à des schémas de pensée qui lui sont a priori étrangers, pour un temps défini, et de lui faire adopter un comportement détaché de ses goûts et perceptions habituels.
L'effet habituel est, après une phase où des résultats rapides et probants peuvent effectivement être obtenus, que l'arrêt du «régime» se solde par un retour aux habitudes antérieures, et une reprise pondérale assez rapide, dépassant même souvent le poids de départ (effet yo-yo).
Une culpabilisation ou un découragement, quelquefois intenses, apparaissent, et compliquent la vie de la personne.
Plusieurs tentatives successives, éventuellement par des méthodes différentes, mais qui conduisent à des résultats toujours partiellement décevants, finissent quelquefois par convaincre la personne de l'inanité de ses efforts, et de la fatalité de l'échec.
L'approche cognitive et comportementale
Rien n'est vraiment facile dans le domaine alimentaire, et l'on sait qu'une bonne proportion de personnes mange sous le coup de l'émotion, sans en être conscientes cependant. Elles ne parviennent pas à mettre des mots sur leurs sensations.
Une voie d'approche qui redonne la main à la personne concernée est l'approche cognitive et comportementale.
Cette technique a ses bases dans les travaux des années 70, et vise à découpler ce qui déclenche le comportement du comportement lui-même, et qui peut devenir un réflexe allant à fin contraire. On part du principe que ce qui a été «appris» peut être défait.
L'intérêt est d'associer à ces modifications volontaires du comportement, décidées de plein gré, les pensées qui entravent la liberté de l'individu de choisir un autre comportement. On analyse les schémas de pensée responsables du comportement déviant, et on propose d'autres modèles, d'autres représentations mentales mieux adaptées. On parle de restructuration cognitive.
La restructuration cognitive peut avoir lieu sur plusieurs modes : des protocoles et techniques d'identification et de modification des pensées, des techniques de résolution de problèmes, des techniques d'auto-instruction et d'autocontrôle cognitif, des techniques de rééducation et de réhabilitation cognitive
L'utilité de cette méthode est de se baser sur une analyse fonctionnelle du problème dont le but est de dégager la dynamique négative qui crée la pathologie.
A partir de ces éléments, analysés dans une perspective nutritionnelle, on élabore avec la personne un objectif thérapeutique réaliste. Le thérapeute invite donc son patient à déterminer de façon précise le contenu concret des changements auxquels il aspire, puis à reconsidérer ses désirs sur la base des questions suivantes:
Le choix et le timing des modifications à opérer sont faits par la personne elle-même à la suite du bilan. La progression est maintenue en se fixant successivement des objectifs réaliste, réalisables dans le mois, et qui ne coûtent à la personne qu'une frustration acceptable et le plus souvent contrôlable