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Les opérations slow up devraient être étendues aux autoroutes, selon l'écologiste Lisa Mazzone. Le Conseil fédéral ne croit pas à l'efficacité d'une telle mesure (archives).
KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI(sda-ats)
La Suisse a connu ses dimanches sans voitures dans les années 1970. Elle ne devrait en revanche pas connaître ses dimanches sans trafic motorisé sur les autoroutes. Le Conseil fédéral ne juge pas la mesure utile.
L'idée a été lancée par la conseillère nationale Lisa Mazzone (Verts/GE). Dans une motion, elle demande au gouvernement d'organiser la fermeture aux véhicules motorisés d'un tronçon d'autoroute entre deux agglomérations, au moins un dimanche par année, en partenariat avec les milieux économiques.
L'élue revient dans sa justification sur les années 1970 mais aussi sur les plus récentes initiatives locales, du type "slow up". Viser les autoroutes pourraient avoir un effet de promotion plus grand. Selon l'écologiste, il s'agit de réagir au réchauffement climatique: les transports sont responsables d'environ un tiers des émissions de gaz à effet de serre.
Pas efficace
Dans sa réponse publiée jeudi, le Conseil fédéral ne croit pas à l'efficacité de cette mesure. En 2015, près de 42% de l'ensemble des kilomètres parcourus l'ont été sur les routes nationales et le trafic devrait continuer de croître fortement.
Les autoroutes ont l'avantage d'absorber une grande partie du trafic motorisé et d'en assurer la fluidité et la sécurité. En canalisant ainsi la circulation, elles concourent à la protection de l'environnement et à la sécurité routière.
Fermer une autoroute entre deux agglomérations au moins un dimanche par an aurait des effets nuisibles. Le trafic passerait par les routes cantonales et communales, ce qui entraînerait embouteillages et perturbations. La sécurité n'y gagnerait rien. Il faudrait également s'attendre à des répercussions négatives sur l'économie.
Le Conseil fédéral préfère miser sur des mesures ciblées pour réduire durablement les effets négatifs de la mobilité.
ATS