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Tu as fait partie du groupe d'accompagnement de cette analyse - qu'est-ce qui t'a le plus surpris dans les
résultats ?
J'ai été surpris par le nombre énorme de micropolluants possibles - substances de départ, produits intermédiaires, secondaires et de transformation, substances actives ou solvants - ainsi que par les charges parfois extrêmement élevées. Souvent, les eaux usées d'une seule entreprise peuvent déjà entraîner une pollution considérable des eaux Il est étonnant de constater que cette situation ne se limite pas à un seul secteur ou à une seule grande entreprise ou région de Suisse.
L'Eawag fait beaucoup de recherches sur les eaux usées domestiques et leur traitement. Devrait-elle maintenant s'occuper (aussi) davantage des eaux usées industrielles et commerciales ?
Le rapport montre clairement l'importance des eaux usées industrielles et artisanales sur la qualité des eaux. De mon point de vue, il est donc inévitable que l'Eawag s'occupe davantage de ce thème. L'Eawag devrait élaborer des solutions conceptuelles en collaboration avec les associations et l'industrie. Les mesures spécifiques aux entreprises sont l'affaire de ces dernières. L'Eawag est d'ailleurs déjà très actif dans ce domaine de recherche à travers quelques projets. Un institut de recherche ne peut justement pas dire "le problème est trop complexe et multidimensionnel, alors laissons-le de côté".
L'analyse de la situation montre qu'il faut agir, écrit le VSA. Par où faudrait-il commencer pour pouvoir réduire le plus rapidement possible les nuisances de l'industrie et de l'artisanat ?
Il n'y a certainement pas de solution unique. Le problème a trop de facettes pour cela. Il faudrait intervenir aussi bien au niveau de la production (mot-clé "chimie verte" ou "begnin-by-design") qu'au niveau du prétraitement décentralisé des eaux usées de l'entreprise et du traitement centralisé et étendu des eaux usées. Dans certains projets, nous avons vu que le simple fait d'échanger et de discuter intensivement avec les entreprises et les associations sectorielles sur la base de mesures concrètes a déclenché une prise de conscience du problème et donc un changement de comportement (c'est-à-dire des mesures). Mais il faut certainement d'abord des relevés systématiques des rejets de substances pour pouvoir lancer correctement cette discussion. Une partie de la résolution du problème passe certainement aussi par la diffusion d'informations par des manifestations, de formations et de brochures d'information en collaboration avec les associations sectorielles.