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L'objectif de cette requête serait de sécuriser les sites stratégiques du pays, tels que les aéroports, les ports ou les terminaux pétroliers.
"Nous estimons être dans une situation où les infrastructures du pays - ports, aéroports, énergie - sont des cibles potentielles", a déclaré le ministre haïtien des Elections, Mathias Pierre.
Ces renforts militaires viseraient également à sécuriser les élections présidentielle et législatives prévues le 26mseptembre, a-t-il ajouté.
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Le département d'Etat américain a confirmé, par la voix d'un porte-parole, que le gouvernement haïtien avait "demandé une aide sécuritaire et en matière d'enquête". "Nous restons en contact régulier avec les responsables haïtiens pour discuter de la manière dont les Etats-Unis peuvent aider", selon le département d'Etat.
Une source diplomatique à l'ONU avait indiqué plus tôt que les autorités haïtiennes avaient bien fait cette demande en vue de protéger l'aéroport et les installations pétrolières, mais qu'une résolution du Conseil de sécurité était nécessaire à cet effet.
Mais pour l'heure, un responsable de l'administration américaine a déclaré qu'il "n'était pas prévu à ce stade que les Etats-Unis fournissent une assistance militaire".
Le mystère reste entier
Du côté du déroulé de l'assassinat, le mystère restait entier vendredi. Si l'on sait que le commando armé qui a exécuté le président était composé de 28 personnes (26 Colombiens et deux Américains d'origine haïtienne), aucun détail n'a émergé sur les raisons de cet acte ou sur l'identité de ses commanditaires.
Les hauts commandements de la police et de l'armée en Colombie ont affirmé à Bogota qu'au moins 17 anciens militaires colombiens étaient soupçonnés d'être impliqués dans l'assassinat.
Dix-sept individus, quinze Colombiens et deux Américains, ont été arrêtés pour leur implication dans le meurtre du président Moïse, criblé de balles à son domicile dans la nuit de mardi à mercredi, selon la police haïtienne.
Trois Colombiens aussi accusés d'être des membres du commando ont été tués par la police, tandis que huit autres étaient toujours en fuite, a précisé le directeur général de la police haïtienne.
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Les armes et le matériel utilisés supposément par les assaillants, notamment des machettes, des portables ou encore des passeports colombiens, ont été récupérés par les forces de l'ordre, puis exhibés devant la presse tout comme plusieurs suspects alignés contre un mur et menottés. Taïpei a de son côté fait savoir vendredi que onze suspects avaient été arrêtés dans le complexe de l'ambassade de Taïwan à Port-au-Prince.
Sans confirmer l'arrestation de ressortissants américains, les Etats-Unis ont dit qu'ils allaient envoyer des responsables du FBI et de la sécurité intérieure à Port-au-Prince "aussi vite que possible".
>> Réécouter l'interview dans Tout un Monde de Frédéric Thomas, docteur en sciences politiques et spécialiste d'Haïti:
ats/fgn: