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Critique
Trois ans après, on retrouve l'essentiel de la distribution de L'AUBERGE ESPAGNOLE, d'où le qualificatif de choral: toute une équipe tentant de jouer et de chanter en chœur.
Les protagonistes ont atteint la trentaine avec plus ou moins de bonheur. Xavier (Romain Duris) s'essaie à l'écriture, avec plus ou moins de succès. Le hasard fait qu'il retrouve quelques copains rencontrés à Barcelone dans le cadre du programme universitaire Erasmus. Un Anglais s'apprête à épouser une Russe à Saint-Petersbourg; Xavier renoue avec Wendy (Kelly Reilly, bien mignonne). Grâce au tunnel sous la Manche, il fait la navette entre Paris et Londres.
C'est joli, c'est sympa, mais ça ne casse rien. On observe avec amusement une génération élevée au gloubi-boulga (rappelez-vous L'ÎLE AUX ENFANTS et Casimir...) Ceux qui ont aimé L'AUBERGE ESPAGNOLE aimeront; les autres s'abstiendront.
Daniel Grivel