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Quand, en 1956, Yang et Lee découvrent que la désintégration bêta, et donc que l’interaction faible dont elle découle, ne concerne que les particules à hélicité lévogyre (ou antiparticules à hélicité dextrogyre) et viole la parité, ce qui leur vaudra le prix Nobel, ils réalisent que soit l’Univers dans son ensemble est “gaucher”, ce qui semble étrange, soit que la matière composant accidentellement notre région du Cosmos le serait, ce qui signifierait qu’il existerait, ailleurs, des nucléons, des électrons et des neutrinos droitiers sous l’interaction faible, dont la durée de vie serait comparable à celle de l’Univers.
En somme, l’Univers serait ambidextre, mais nous ne connaîtrions que sa main gauche. De même, les molécules organiques chirales du vivant sont essentiellement lévogyres, bien que la chimie n’impose aucune asymétrie fondamentale.
À la fin 1965, les physiciens soviétiques Okun et al tirent les conséquences de la coexistence hypothétique, à côté de la matière lévogyre, d’une matière inversée sous le “miroir” combiné de la Charge, de la Parité et de l’hélicité gauche-droite : outre les galaxies, astres et planètes qui nous sont familiers, il existerait un Monde-miroir, sensiblement identique, dont la lumière-miroir nous est aussi invisible que celle de notre Soleil le serait à ses habitant éventuels, mais dont nous sentirions néanmoins la gravité.
Seuls les neutrinos et les gravitons verraient les deux mondes énantiomorphes, plongés en un seul espace-temps et obéissant à une seule gravité. Après avoir lancé l’idée audacieuse, nos physiciens s’empressent de la rejeter : si la Terre capturait un astéroïde réellement fantôme, celui-ci oscillerait éternellement en son sein, perturbant son mouvement de façon tangible.
Durant les années 1980, l’invention, puis l’étude de la corde hétérotique montrent qu’il existe naturellement dans ce cadre, à côté du groupe de jauge G de notre matière connue, un groupe de jauge caché G' sous lequel nos particules seraient, au premier ordre, neutres, et qui permet en principe de coder un monde de matière miroir. Des modèles apparentés furent construits par Maslikov, Volkov et al. (Grand unified string theories with non-abelian gauge symmetry.... Ph.Rev.D 50 no12 p7440). Plus récemment, des constructions similaires sont envisagées en M-théorie, où les deux secteurs résident aux deux extrémités d’une membrane plongée dans des dimensions additionnelles. Finalement, la réalisation du modèle standard sur un réseau spatio-temporel discret aboutit généralement à un dédoublement des états fermioniques.
En 1986, le prix Nobel Sheldon Glashow montre qu’il serait naturel, au sein d’un double groupe de grande unification GxG' que la lumière se couple quelque peu, aux ordres supérieurs, à de la lumière miroir. Les charges électriques du monde-miroir nous apparaîtraient donc très atténuées (d’un facteur e ), mais non nulles. Si c’est le cas, l’orthopositronium oscillerait entre la matière et son miroir invisible à une fréquence de e 8.7 x 1010Hz et aurait une faible probabilité de se transformer en son dual invisible avant de se désintégrer, ce qui réduirait quelque peu sa durée de vie observée. Glashow, remarquant sur la base des meilleures données expérimentales que le facteur de conversion des photons en leur miroir, et donc que la charge apparente de la matière fantôme est inférieure à 10-5e, s’empresse lui aussi d’abandonner l’idée sacrilège, sitôt contemplée.
Puis en 1991, l’Australien Robert Foot la ressuscite et en étudiera assidûment jusqu’à ce jour les conséquences avec d’autres physiciens. Il remarque que l’étude de Glashow n’excluait nullement une charge apparente de l’ordre de 10-6e. Et que l’objection initiale d’Okun et al. pouvait dès lors être écartée : cette matière interagirait suffisamment avec la nôtre pour qu’un astéroïde-miroir traversant la Terre soit rapidement freiné. Foot et al. trouveront ensuite de nombreuses conséquences phénoménologiques, lesquelles, aussi étonnant que cela paraisse, s’accordent bien aux observations. Son hypothèse favorite est celle d’un monde invisible, inversé dans le miroir de la parité et de la charge. De la sorte, les noyaux miroir, de charge opposée, peuvent former des états liés à travers leur charge fantôme avec les noyaux ordinaires allant de la fraction d’électron-volts à e 120MeV pour Pb-Pb'. La matière-miroir aurait donc une chiralité électrofaible et des charges opposées, mais une gravitation, une flèche temporelle et des masses effectives identiques. Remarquons enfin que la combinaison de l’inversion sous C et P équivaut formellement (dynamiquement au sens mathématique) à inverser T. (La combinaison de n’importe lesquelles des deux inversions équivaut en fait à la troisième.) Et qu’il y a une symétrie exacte entre les solutions à énergie positives et négatives de l’équation de Dirac à condition d’effectuer une inversion CPT des coordonnées, des impulsions, de la charge, ainsi que de la masse et du temps propre.
Le Dr Robert Foot
QUELQUES CONSÉQUENCES
Autrement dit, ces nombreux et mystérieux Objets Astrophysiques Massifs à Halos Compacts, d’environ une demi-masse solaire qui peuplent notre voisinage galactique et se font sentir par leur effet de lentille gravitationnelle en amplifiant brièvement la luminosité des étoiles lointaines devant lesquelles ils passent, mais que personne n’a jamais observé.
De telles géantes ne sauraient se former aussi près d’une étoile, parfois à un huitième de la distance Soleil-Mercure, car la chaleur en volatiliserait rapidement les matériaux et n’en laisserait même pas le cœur métallique, comme c’est le cas de Mercure. Il faut donc supposer qu’elles se sont formées à bonne distance puis qu’elles se sont rapidement rapprochées de leur étoile au fur et à mesure que son activité diminuait, si la situation est stable. Sinon, leur observation serait improbable et, contrairement aux faits, rarissime, car la durée de vie d’une telle géante devenue aussi proche serait courte. En revanche, une planète-miroir, peu affectée par le rayonnement essentiellement visible, peut se former en un tel endroit et y survivre longtemps. Sa visibilité réduite à la fraction de matière ordinaire qu’elle a capturé n’apparaît pas, sa présence étant uniquement déduite par les oscillations perturbatrices de sa gravité sur l’étoile centrale.
Leur formation loin du disque d’accrétion entourant une étoile est considérée quasiment impossible. Mais avec une étoile miroir jeune, n’ayant pas encore capturé suffisamment de matière ordinaire pour apparaître à nos télescopes, le phénomène devient explicable.
La moitié des neutrinos muoniques résultant des rayons cosmiques ont disparu en atteignant l’autre côté du globe, étant devenus des antineutrinos-miroir.
Dans le vide, l’orthopositronium oscille continûment entre son état initial et l’état miroir : au bout d’un certain temps, bien supérieur à sa durée de vie moyenne, la probabilité de s’être transformé en positronium-miroir serait de 100%. À la fin de sa durée de vie moyenne, cette probabilité est marginale, mais mesurable. Or, dans un milieu où l’orthopositronium entre fréquemment en collision avec des atomes avoisinants, l’horloge est chaque fois remise à zéro, et la transition vers l’état-miroir est supprimée. C’est ce que l’on appelle l’effet Zénon quantique. Les meilleures mesures dans un vide partiel (3 collisions en moyenne avant de se désintégrer) comparées au résultat obtenu dans une poudre laissent penser que la probabilité de transition d’un photon vers son miroir, et donc que l’atténuation de la charge miroir serait inférieure à 5 x 10-7, selon les dernières expériences de l’équipe de Michigan. La même expérience sous un vide total (0 collisions) est en cours de réalisation et tranchera la question, poussant la limite jusqu’à 10-8 - 10-9. Dans les scintillateurs de NaI construits pour détecter la matière sombre, l’effet saisonnier dû à la diffusion d’atomes-miroir d’oxygène et de fer galactique a récemment suggéré e ~ 5x10-9. En revanche, les atomes isomères métastables de Néon 22 gazeux, qui se désintègrent en émettant de l’orthopositronium, semblent former un macro-état cohérent dans lequel l’effet Zénon quantique n’est plus sensible. Cet étrange phénomène fut observé par le physicien soviétique B.M. Levin en 1986.
D’habitude, les météores initialement glacés par leur long séjour sidéral et dont la vitesse dépasse les 11Km/sec, brillent intensément au moment de leur rentrée et de leur freinage dans la haute atmosphère, qui en chauffe et vaporise uniquement les minces couches superficielles successives, puis tombent à une vitesse de 1Km/sec sous forme solide, froide et terne en laissant un cratère.
Mais des objets atypiques et étranges ne se mettent à briller et à ne produire leur bruit le plus intense qu’à basse altitude, quand ils étaient quasiment invisibles à haute altitude. Puis, ils explosent violemment en frappant le sol sans laisser de traces matérielles apparentes, excepté un intense incendie où les arbres avoisinants et le sol sont curieusement réduits en cendres dans la masse par endroits, tandis que d’autres sont intacts.
Or, cela ne correspond ni au comportement attendu d’un météore, ni d’une boule de glace qui se fragmenterait à haute altitude. En revanche, un météore-miroir interagirait avec l’atmosphère qui y pénétrerait de façon homogène, de façon croissante aux basses altitudes, le chauffant dans la masse. En frappant le sol, ses fragments libéreraient rapidement leur énergie cinétique en s’y incrustant (Si un atome isolé rapide traverse entièrement un tel objet en y perdant lentement son énergie cinétique, un grain solide y serait rapidement arrêté en surface). Robert Foot propose de séparer les fragments de matière miroir à l’aide d’une centrifugeuse et de peser le matériau avant et après. Les fragments-miroir se colleraient sur la paroi intérieure immobile. Dans le même ordre d’idées, un fragment-miroir incrusté dans un métal lourd chauffé finirait par s’y dissoudre. Puis il formerait des états liés en émettant un rayonnement qui aurait été capté en chauffant du plomb avec un laser. Il y aurait donc des alliages anormalement lourds de matière usuelle avec de la matière miroir, susceptibles de voir leur excédent de poids disparaître sous certaines conditions.
Tungunska en 1908
Jordanie Avril 2001
D’étranges morceaux de verre fondu dans le désert du Sahara. Ils pourraient résulter de l’impact d’un météore miroir. L’absence de cratère peut être élégamment expliquée ainsi que l’impact plus 'doux' nécessaire. (Similaire aux impacts sur Eros.) Autre exemple (encore plus intéressant), celui du champ de verre de Edeowie en Australie du Sud. [P. W. Haines, R. J. Jenkins and S. P. Kelley, Geology Vol. 29, page 899 (2001) ]. Pourquoi? a) Il y a des roches fondues in situ (selon Peter Haines, cela est unique à ce champ de verres Australien) et particulièrement difficiles à expliquer par un impact ordinaire où elles seraient éjectées et ne devraient pas fondre sur place... b) Puisque c’est en Australie.. Foot pense s’y rendre avec un thermometre!
Ces sondes subissent un freinage inexplicable dû, selon R. Foot et al., à leur interaction avec l’hydrogène miroir.
Des observations récentes suggèrent que cette étoile tourne trop vite pour rester entière... de la matière miroir additionnelle serait bienvenue.
Selon un article
du New York Times:
Le kilogramme est défini par un cylindre de platine-iridium, coulé en Angleterre en 1889. Nul ne sait pourquoi, mais il perd du poids, du moins en comparaison avec d'autres poids-étalon. Le changement a motivé une recherche internationale pour une définition plus stable.
Le kilogramme standard perd de la masse relativement aux autres standards. Ces standards sont intéressants du fait de leur composition hautement homogène. Dans ce cas, toute particule de poussière-miroir incluse y diffusera lentement vers le bas. [Pour la matière 'ordinaire' plutôt inhomogène, comme la terre de votre jardin, il y a une force statique substantielle (venant de la force de transition photon-photon miroir) empêchant les petites particules de matière miroir de bouger. Dans ces matériaux inhomogènes, le seul moyen de vaincre la force statique est de les mettre dans une centrifugeuse]. Le temps nécessaire à une petite poussière-miroir pour diffuser à travers 5 cm de matière ordinaire solide et dense (homogène!) serait de l’ordre de 10 ans, selon les calculs de Robert Foot. Lorsqu’elle atteint la face inférieure, elle y resterait attachée du fait de la force statique l’empêchant de tomber. Toutefois, quand l’étalon est périodiquement nettoyé, elle en serait ôtée.
- La plus simple : un alliage contenant de la matière miroir serait thermiquement couplé à un réservoir froid par des phonons, puis par des photons thermiques-miroir, permettrait de construire ce qui ressemblerait à première vue à un mouvement perpétuel de seconde espèce, c’est-à-dire de convertir la chaleur ambiante en électricité avec une jonction Peltier ou un moteur Stirling. Avec des quantités limitées de matière-miroir, l’effet sera limité à de petites quantités d’énergie.
- L’alliage d’un conducteur et d’un conducteur-miroir produirait ou capterait un rayonnement électromagnétique invisible, capable de traverser des épaisseurs substantielles d’océan et de sol sans interagir avec elles, en fonction des quantités de matière-miroir qu’elles recèlent.
- La matière-miroir se convertirait en antimatière grâce à des singularités de type corde électrofaible contenant des états cohérents du Higgs, qui chevauche les deux Mondes. Une possibilité plus attrayante à mes yeux serait, si cette symétrie est localement jaugée, comme cela semble expérimentalement être le cas en présence d’atomes métastables de Néon 22 ou de Gallium 68, un soliton non-topologique à base d’états cohérents d’orthopositronium créant une configuration macroscopique de champ oscillant périodiquement entre le monde-miroir et le nôtre.
Peut-être ce phénomène a-t-il déjà été observé lors de la compression de flux par les chercheurs militaires, comme le laissent entendre Jean-Pierre Petit et certains auteurs de la mystification Ummite?
Remarquons qu’en comprimant soudainement un gaz parfait à la température ambiante à une pression de 15 millions d’atmosphères, on obtient une température de 1.5MeV et un plasma hyperdense riche en positronium. (1) Soumis à un champ magnétique et à un tourbillon de courant hyperintenses, un alliage de matériau miroir deviendrait un plasmoïde compact où l’orthopositronium et la matière-miroir ionisée moins denses formeraient un cocon cohérent autour de la matière ordinaire ultra-comprimée, version extrême de l’Oeuf de Brahma. Dans ces conditions, l’effet de Zénon quantique précipite le basculement du cocon vers le Monde-miroir.
Autre recette typiquement Ummite : irradier une couche périphérique gazeuse d’états atomiques liés avec leur miroir, ceux-ci étant convertis en un cocon de noyaux métastables selon un mode topologique cohérent impliquant l’orthopositronium. Les symétries internes du Modèle Standard ayant une base dans la topologie spatiale, un tel cocon siège d’un soliton cohérent permettrait le transfert d’un objet ou d’un véhicule vers le monde-miroir, où celui-ci deviendrait un anti-véhicule miroir (mais avec le même signe des charges) disposant du combustible diffus de l’hydrogène-miroir. De la sorte, on aurait accès à la plus haute densité énergétique imaginable. Évidemment, cela serait le cas idéal. En pratique, le taux de conversion de la matière-miroir en antimatière, si elle était possible, serait initialement modeste, le taux grimpant avec la pression, la densité et la qualité de l’état cohérent. Mais la possibilité est néanmoins assez attrayante, par rapport à une synthèse classique dans des accélérateurs pour justifier des recherches ultérieures.
À quoi ressemblerait un véhicule passé de l’autre côté?
À rien justement, excepté pour la matière-miroir qu’il contenait, devenue de l’anti-matière en s’inversant, ou la matière ordinaire qui s’y incrusterait, sombre comme de la brume si elle est froide, mais étrangement luminescente quand elle est sous forme de plasma, laissant entrevoir les “entrailles de la bête”.
Il y a deux scénarios analogues :
1-le Monde-miroir recèle de la matière à hélicité faible droite de charges opposées

La matière de notre Monde - Celle du Monde-miroir
e < Charge > -e
V-A < Interaction faible > V+A
m < Masse > m
t < Temps propre > t
Solutions à énergie positive < Équation de Dirac > À énergie positive

Transfert
Matière < Se transforme en > Antimatière-miroir
Matière-miroir < Se transforme en > Antimatière
Énergie positive < Solutions équation de Dirac > Énergie négative
e < Charge apparente > e
e < Charge formelle (équation de Dirac) > -e
V-A < Interaction faible > V+A
m < Masse formelle > -m
t < Temps propre > -t
(x,t), (p,E) < Coordonnées et impulsions > (-x,-t), (-p,-E)
****
2-le Monde-miroir recèle de l’antimatière à hélicité faible gauche

La matière de notre Monde - Celle du Monde-miroir
e < Charge > -e
V-A < Interaction faible > V+A
m < Masse > -m
t < Temps propre > -t
Solutions à énergie positive < Équation de Dirac > À énergie négative
(x,t), (p,E) < Coordonnées et impulsions > (-x,-t), (-p,-E)

Transfert
Matière < Se transforme en > Matière-miroir
Antimatière-miroir < Se transforme en > Antimatière
Énergie positive < Solutions équation de Dirac > Énergie positive
e < Charge > e
V-A < Interaction faible > V+A
m < Masse formelle > m
t < Temps propre > t
Dans ce dernier cas, le transfert inverse seulement la chiralité électrofaible. Dans les deux, la synthèse d’antimatière serait possible.
V-A : interaction faible avec hélicité gauche pour la matière, droite pour l’antimatière
V+A : le contraire.
La Matière, l'antimatière, leurs miroirs et la gravité
Vu leur masse formelle négative, l’anti-matière et son miroir tombent-t-elles vers le haut ou vers le bas?
Selon la plupart de physiciens qui admettent le principe d’équivalence d’Einstein et un graviton de spin deux avec un seul type de charge (l’énergie effective positive et l’impulsion), la gravité serait toujours attractive, du fait que l’antimatière a une masse et une énergie effectives positives.
Du moins les énergies et masses positives, telles que la Terre, seraient toujours attractives envers toute autre masse, positive ou négative, qui tombera donc vers elles. Par contre une masse négative, telle qu’elle apparaît dans la conjuguée de la fonction d’onde lors d’excursions d’une particule à contre-temps, repousserait toute autre masse, selon Hermann Bondi. (2)
Et les masses-miroir ne sont pas différentes. En adoptant ce point de vue, tout fonctionne à merveille, sans complications ni contradictions : l’Univers est plat parce qu’il y a une densité positive critique de masses à l’équilibre thermique qui assurent l’inertie et la seconde loi de Newton F = ma ; sinon, sa courbure serait fortement négative, contrairement aux observations. De fait, dans un Univers de Mach, l’espace est une émanation de la masse-énergie positive. Donc, pas de densité matérielle positive -> pas d’espace ni d’Univers ni d’inertie, ce qui évite d’avoir à se poser la question suivante : si on fait tourner un électron dans un Univers par ailleurs vide, il tourne et ressent une force centripète par rapport à quoi?
Mais une minorité tient à ce que l’antimatière et son miroir se comportent à l’opposé de la matière et du sien, ceux-ci tombant donc... vers le haut. Raisonnement:
a) : en théorie de jauge, l’antimatière correspond au film inversé de ce que ferait une particule d’énergie négative. Les masses négatives tombent vers le bas, selon Bondi (et à l’envers du temps, selon Stueckelberg ; une fourmi de masse négative que nous voyons tomber se sentirait léviter en remontant le temps) : donc l’antimatière monte.
b) : selon Dirac, l’antimatière est une bulle dans l’océan des fermions d’énergie négative. Ceux-ci tombent, donc la bulle monte. Mais alors, son inertie aussi serait négative!
La théorie d’Einstein serait incorrecte et les gravitons auraient un spin un, admettant des charges opposées. Et l’idée de Mach d’une inertie induite par la gravité lointaine, expliquant vraisemblablement la courbe de rotation anormale des galaxies est, a priori, à jeter à la poubelle si l’Univers contenait autant de masses positives que de négatives. Ruggero Maria Santilli inventa de nouveaux nombres négatifs et tout une mathématique spéciale pour construire une théorie de la gravitation conforme à Einstein dans laquelle l’anti-pomme s’envolerait. Toutefois, je peine à comprendre ce que deviendrait l’inertie de Mach dans un tel Univers, sauf si la densité cosmologique y est positive (quand vous faites tourner une fronde, elle accélère et tente de s’échapper par rapport à quoi?). Quid du Monde-miroir? En outre, dans ce type de théorie duale, la matière CPT (ou antimatière) implique des nombres spéciaux non seulement pour les masses, mais aussi pour les coordonnées, les vitesses et les impulsions. Mais avec quels nombres mesure-t-on les distances, les constantes de couplage et les opérateurs multiplicatifs dans les interactions mixtes matière-antimatière? Tout cela me semble bien compliqué et susceptible à trop d’interprétations ad-hoc pour fournir des réponses claires et falsifiables. Selon Jean-Pierre Petit et Ruggero Maria Santilli, votre soucoupe volante, une fois passée de l’autre côté du miroir, serait repoussée par la Terre. Et donc notre voisinage cosmique ne contiendrait que des masses positives, les négatives de l’antimatière étant repoussée plus loin.
Que disent les faits?
* L’Univers étant quasiment plat et sa densité énergétique nécessairement positive, cela exclut l’Univers composé à moitié de masses négatives. (Sinon, soit il y a une asymétrie, fondamentale ou apparente qui devrait alors être justifiée, entre masses positives et négatives, soit la densité critique provient de la seule constante cosmologique positive.)
* L’antimatière ayant une inertie positive, ainsi que le montrent abondamment les nombreuses expériences avec les accélérateurs et les pièges de Penning, on s’attend à ce qu’elle tombe vers le bas en raison du principe d’équivalence d’Einstein, bien que personne n’ait encore fait l’expérience.
* Si l’antimatière antigravitait, les antineutrinos de la lointaine supernova 1987A seraient arrivés plusieurs semaines après les neutrinos, à cause de la gravité galactique. Or les neutrinos, les antineutrinos et la lumière sont quasiment arrivés ensemble. Puisque les neutrinos et les antineutrinos massifs oscillent continûment entre l’Univers miroir et le nôtre, on en déduit que la matière, l’antimatière et leurs miroirs gravitent.
* Et aussi que le Monde-miroir ne permet pas de vitesses superluminales. Du moins pour les particules matérielles libres connues. Sinon les neutrinos, qui le fréquentent à mi-temps seraient plus rapides que la lumière, contrairement aux observations. En outre, les perturbations gravitationnelles du miroir seraient tachyoniques, ce qui pose problème.
Explication du symbole Ummite : rappel de géométrie
Selon les meilleures observations et le modèle standard, la densité cosmologique W = 1.02+0.02 est vraisemblablement un peu supérieure à l’unité critique, et donc l’Univers, bien qu’il puisse être plat, serait plutôt une hypersphère. (3) Avec W = 1 + e , l’Univers hypersphérique actuellement en expansion, issu d’un Big Bang conformément aux observations, permet l’inertie de Mach ; son énergie totale, matérielle et gravitationnelle, étant nulle. Pour e = 0, l’Univers est plat ou Euclidien (de rayon infini) : son expansion éternelle tendra asymptotiquement vers un état stationnaire. Les 73% de cette densité seraient aujourd’hui constitués d’une ‘constante cosmologique’ L répulsive, les 23% restants de ‘matière sombre’, cette dernière pouvant refléter tant une forme de matière inconnue que des modifications dynamiques à la loi de la gravitation universelle à large échelle. La matière connue représenterait 4% de la densité totale.
L’Univers d’Einstein-de Sitter est un Univers vide de matière, plat et infini avec W = L = 1 inventé en 1932. Notre Univers actuel en serait voisin, car quasiment Euclidien et essentiellement dominé par une constante cosmologique positive.
Pourquoi appelle-t-on L ‘constante cosmologique’ ? Parce qu’elle est une énergie du vide de densité volumique constante. (imaginer un gaz magique de pression et de densité constante : en augmentant par sa pression le volume du ballon infiniment extensible qui le contiendrait, il s’auto-engendrerait en multipliant simultanément sa masse totale et son volume) Créant une force répulsive, L accélère l’expansion de l’espace et de son énergie totale (non-gravitationnelle, car avec l’énergie gravitationnelle, la somme s’annule). L induit la version moderne de la création continue proposée par Hoyle et Narlikar. Dans la cosmologie inflationnaire de Guth et Linde fondée sur les modèles de Grande Unification de Jauge, la masse des particules résulte de leur interaction avec un champ scalaire. Au commencement, il n’y a que l’énergie potentielle L du vide qui antigravite, liée au champ scalaire. Au fur et à mesure de l’expansion universelle, des transitions de phase apparaissent, à l’échelle de grande unification (1015 GeV), puis électrofaible (200GeV), puis celle de condensation des quarks en mésons et en baryons (1GeV). Chaque fois, une part de l’énergie du vide initiale de la constante cosmologique L se matérialise en scalaires et en particules.
L’interprétation de la constante cosmologique résiduelle actuellement observée est que la création de notre Univers n’est pas achevée et qu’il se trouve encore dans une phase d’inflation douce liée au scalaire qui donnera sa masse à quelque particule qui pour l’instant n’en a pas (le photon, le neutrino électronique?). Lorsque la température universelle (aujourd’hui de 2.7°K) baissera en-dessous de l’énergie liée à cette masse future, l’énergie du vide matérialisera la composante scalaire associée à cette particule ainsi que cette dernière. La masse extrêmement faible de ce scalaire formera des ondes stationnaires et des structures à très large échelle dans l’Univers futur. L’expansion de l’Univers sera rapidement freinée, avant de s’inverser. L’Univers aurait déjà connu deux transitions de phase de ce type, vraisemblablement liées aux masses du neutrino tau et mu, la première étant responsable de structures périodiques de 130Mpsec.
L’Univers d'Einstein de Sitter est-il incohérent?
En physique quantique, mais aussi en cosmologie, l’Univers de de Sitter pose des problèmes difficiles. Ainsi, deux observateurs initialement proches peuvent se retrouver dans des régions causalement déconnectées. De plus, pour certains observateurs l’Univers de de Sitter apparaît fermé, à d’autres, il semble ouvert. Enfin, l’ordre chronologique des événements dépend de l’observateur et de son référentiel. En théorie quantique des champs, mais aussi dans ses avatars modernes (M-théorie, théorie des supercordes et particulièrement dans les modèles conformes holographiques), l’Univers de de Sitter ressemble, a priori, à un véritable cauchemar pour théoriciens où plusieurs grandes pointures eurent l’impression d’y perdre leur latin.
Mathématiquement, on représente l’espace-temps de de Sitter comme un hyperboloïde de révolution quadri-dimensionnel plongé dans un espace à cinq dimensions, dont voici la réduction à trois, puis à deux dimensions :
L’holographie établit une correspondance élégante entre la physique conforme sur le bord d’un horizon et son intérieur, un peu comme, en électrodynamique, on définit un système par ses conditions aux limites. Pour les raisons évoquées plus haut, cette belle construction se déconstruit totalement dans l’espace de de Sitter qui serait voisin du notre, où les horizons dépendent apparemment du référentiel et où la physique théorique ressemble à une farce décousue.
Une clarification drastique de cet imbroglio fut donnée par Erwin Schrödinger en 1956 : il identifia les antipodes de l’espace-temps de de Sitter après une inversion CPT, c’est-à-dire de l’orientation du temps, des trois axes de l’espace et de la charge. Dès lors, la physique quantique et même la physique tout court redeviennent envisageables, et chaque observateur devient causalement connecté à tous ses voisins passés par un horizon futur ou passé bien défini. C’est ce que l’on appelle l’Univers de de Sitter elliptique. Un tel Univers donne néanmoins encore lieu à quelques paradoxes, du genre que certains observateurs pourraient voir le film temporellement inversé d’événements cosmologiques lointains. Mais il est vraisemblable que l’électrodynamique transactionnelle de Wheeler, Hoyle et Narlikar inverserait alors la flèche du temps des photons et rendrait une telle observation impossible. Finalement, le nombre d’états de cet Univers est fini, ce qui pose des problèmes pour y construire une théorie quantique des champs qui aboutissent à une indétermination de certaines observables (Univers de type Jésuite). Bref, malgré que l’idée curieuse de Schrödinger en résout certains problèmes, l’Univers de de Sitter reste problématique, bien qu’il soit proche de l’Univers standard actuel dans ses phases inflationnaires, y compris sa phase actuelle. D’aucuns estiment qu’il serait métastable. Il pourrait donc n’être qu’une vue de l’esprit. Néanmoins, si nous nous imaginons dans un tel Univers de de Sitter, alors les antiparticules, et plus généralement le spineur à énergie négative des bi-spineurs de Dirac des leptons et des quarks qui nous composent, ainsi que la conjuguée des ondes quantiques, vivent tous sur l’antipode spatio-temporel de l’hyperboloïde. Et puisque l’inversion de la matière la transformerait en antimatière-miroir, cela revient à la transférer sur l’antipode (ou à rendre sensible la matière antipodale en changeant l’hélicité électrofaible, dans le second scénario).
* En conclusion, les ingrédients essentiels de la cosmologie Ummite furent inventés en 1932, 1956 et 1965 par des savants bien terrestres. Quant à la recette pour inverser les Ibozoo-uu (intervertir les bi-spineurs), elle semble s’inspirer d’une publication de Sheldon Glashow de 1986 et de la confirmation, peut-être prématurée, du déficit dans la désintégration en orthopositronium, l’année précédente, par B.M. Levin. Mais il n’est pas exclu que la chose, si elle existe, ait pu être empiriquement confirmée par des expérimentateurs militaires lors de la compression explosive de flux. La lettre Ummite qui parle de 15 millions d’atmosphères date du 21 Mars 1987 et fut transmise au GEPAN. L’interprétation ici exposée et dans la ligne de celle de Robert Foot et B.M. Levin, basée sur la matière-miroir, a dû venir à l’esprit d’un physicien des particules au fait du sujet. Curieusement dissout en 1988, le GEPAN se transforme en SEPRA, le mal-nommé Service d’Expertise des Phénomènes de Rentrées Atmosphériques, dont on peut imaginer qu’il servit à repérer les points de chute de météores exotiques avec l’aide de la gendarmerie et de témoins. Après un mémorable effort sémantique, le SEPRA deviendra le Service d’Expertise des Phénomènes Rares Aérospatiaux en 1999.
La cosmologie **Ummite** de Jean-Pierre Petit
En 1988, Jean-Pierre Petit propose un modèle à vitesse de la lumière et à constantes variables. Dans la première partie de son article, il déduit que cet Univers doit être de densité et de pression nulles, donc vide de matière et courbé négativement (W = 0, k = -1). Dans la seconde, la paramétrisation des ‘constantes variables’ nécessaires à l’invariance de certaines équations essentielles de la physique et à la conservation de l’énergie indique un Univers plat, de densité matérielle critique W = 1 , k = 0. À première vue, les deux postulats sont incompatibles! (Un referee compétent aurait renvoyé l’article à son auteur, et un étudiant n’aurait jamais reçu un DEA en astrophysique sur cette base. D’autres ont cru à un canular.)
Avec Pierre Midy, JPP résoudra néanmoins la contradiction onze ans plus tard, en utilisant la cosmologie de dimensionnalité supérieure de Paul Wesson : l’Univers serait de densité et de pression nulle à cinq dimensions (ou plus), mais plat et de densité critique à quatre dimensions.
Bravo!
Oui, mais si l’Univers quadridimensionnel comporte autant de masses positives que de négatives, une idée ajoutée à la théorie de 1988 et qui n’a rien arrangé, alors cette densité critique à 4D ne peut provenir que... de la constante cosmologique. Dans ce cas, la paramétrisation de la variation des constantes donnée par JPP, qui ne s’applique qu’à un Univers plat entièrement dominé par de la matière, n’est pas valable. Et à l’inertie de Mach de notre versant de l’Univers, qui devrait être induite par la seule constante cosmologique, répondrait l’anti-inertie, due au signe relatif inversé des masses-miroir qui antigraviteraient par rapport à notre Terre et à cette densité lointaine. (Ou alors L* = -L , ce qui est absurde sauf si L = 0 )
On pourrait certes imaginer, sur une hypersphère spatiale (où la paramétrisation des ‘constantes variables’ proposée par JPP ne serait pas non plus valable, sauf si le rayon en est infini), que la gravité inverse uniquement les masses et la constante cosmologique apparentes des antipodes et de leur voisinage, de sorte que l’inertie de Mach soit dominée par la gravité des masses positives jusqu’à la région équatoriale, moins lointaine et plus importante, mais encore faudrait-il justifier cela rigoureusement. Sans oublier la vitesse de la lumière supposée différente dans le monde-miroir, afin de justifier la distance initialement donnée entre la Terre et Ummo... qui se trouve correspondre exactement à une erreur des anciens catalogues stellaires. Ni qu’à cette position, aucune étoile correspondant à Iumma n’existe, et que ce mystérieux astre trois fois moins lumineux qu’il ne devrait l’être viole les lois élémentaires de la physique stellaire. Sans parler de la probabilité d’une civilisation humanoïde dans notre voisinage et d’autres invraisemblances. Tout cela me semble excessivement compliqué, avec l’addition continuelle d’élément nouveaux ad-hoc afin de corriger les incohérences précédentes, qu’elles soient théoriques ou narratives.
Supposons par exemple, comme le fait Santilli, que l’antimatière antigravite. Alors la conversion en antimatière-miroir inverserait la charge gravitationnelle liée à l’énergie-impulsion. Aucun fait expérimental reconnu en physique des particules, notamment des neutrinos, ne confirme pour l’instant de pareilles hypothèses ni aucune théorie satisfaisante n’en rend compte. Mais on peut comprendre la fascination qu’exercent sur l’esprit humain des concepts aussi décousus que contradictoires et la perspective de leur donner un sens. Ainsi que celle de pouvoir ensuite se prétendre incompris ou ignoré de ses collègues. Tout cela me fait penser aux incroyables contorsions conceptuelles auxquelles se livrent les adeptes de Nostradamus, du créationisme ou du Suaire de Turin pour justifier leur croyance. L’étude de théories bizarres est néanmoins salutaire, puisqu’elle révèle leur bizarrerie même et aide à se clarifier les idées, serait-ce par l’absurde, ce qui est le but de toute recherche authentique.
Récemment, Frédéric Henry Couannier a publié une série d’articles qui ont élégamment résolu la plupart de ces problèmes dans le cadre de la théorie des champs (microphysique); il montre un monde jumeau d’énergies négatives, dont la gravité serait répulsive sur les masses de notre monde mais où les masses de chaque versant s’attirent de manière mathématiquement consistante. Son modèle non-Machien implique des prédictions différentes et testables concernant les effets d’entraînement dits gravitomagnétiques, qui seront bientôt testés par gravity probe B; des effets apparemment compatibles avec les anomalies constatées sur les satellites Pionneer et une explication de la coïncidence improbable des multipôles du fond cosmologique micro-ondes avec le plan de l’écliptique. Il permet d’annuler la constante cosmologique à l’instar de la proposition initiale de Sakharov et conserve les qualités dynamiques de l’effet des halos de masses gémellaires sur la formation et la stabilité des galaxies découvertes par Landsheat. La flèche temporelle inversée du monde miroir serait une question d’orientation formelle de l’axe temporel dans les équations de la physique (les gens qui vivaient avant notre ère ou avant JC n’étaient pas rétrochrones! bien que nous comptions leur évolution temporelle à l’envers). Reste à observer une indication tangible de galaxies et autres corps invisibles de masses négatives. Toutefois, si la vitesse de la lumière du monde miroir était supérieure à la nôtre, on observerait des perturbations gravitationnelles tachyoniques, en principe interdites (les expériences de Podkletnov sur des décharges, si confirmées, indiqueraient de tels effets).
Remarquons enfin que la métrique exponentielle de Couannier ne permet ni les trous noirs, ni le passage dans le jumeau à travers un astre ultra-massif, mais autoriserait ce passage sur certaines régions frontières. Le lecteur trouvera un exposé plus complet sur le site de Fréderic Henry Couannier.
Si l’avenir devait confirmer cette étrange et fascinante théorie inspirée par le canular UMMO, ce serait là d’une ironie à la mesure de celle du canular UMMO lui-même, à mon avis une conséquence du talent et du travail de Frédéric Henry Couannier et des autre chercheurs qui ont sué sur ces idées. Regrettons que ce chercheur de talent ait été interdit d’expression, tant sur arxiv que sur le serveur HAL du CNRS, ce qui n’est manifestement pas une façon constructive de faire avancer la science et refléte un esprit mesquin et rabougri.
Dans un espace-temps quadridimensionnel, on peut concevoir que le choix de la direction temporelle soit arbitraire, ce qui fait quatre mondes mutuellement tachyoniques. Ils correspondent à une complexification de l’espace-temps, telle qu’utilisée par Streater & Whightman en 1963 dans PCT, Spin, Statistics and all that. Les Mondes qui sont tachyoniques relativement au nôtre ne nous affecteraient qu’au travers d’un système universel d’ondes stationnaires de la constante cosmologique. Pour chacun, on a deux Mondes Miroir, ce qui nous donne huit possibilités. Si l’espace-temps de base de l’Univers était fondamentalement pentadimensionnel, alors on aurait dix mondes. Mais dans ce dernier cas, deux seraient essentiellement différents du nôtre, du fait des propriétés de la cinquième dimension spatiale une fois devenue temporelle, soit compacte et périodique, soit localisée.
Généralement, on considère un espace-temps de base classique, variété de Riemann sur laquelle on définit les fonctions d’ondes telles que celles d’un électron, un bi-spineur dans un espace de Hilbert dont le carré de la norme est intégrable et dont la phase est fonction oscillatoire de la position et de l’impulsion, et on définit à l’aide d’observables la probabilité d’observer cet électron dans tel ou tel intervalle de l’espace classique des positions ou des impulsions, puis on fait de même avec les ensembles d’électrons. Mais de nombreux physiciens ont, à l’instar de Roger Penrose, proposé la réciproque : l’entité de base est la fonction d’onde, le bi-spineur et ses produits tensoriels, et l’espace, le temps et les impulsions sont définis par les valeurs que peuvent prendre les observables correspondantes. Maintenant, appelez le spineur ibozoo-uu, et le bi-spineur paire d’Ibozoo-uu, et le tour est joué.
Une extension élégante de l’équation de Dirac réalisant l’unification de l’électromagnétisme et de la gravitation fut étudiée par Einstein et Meyer, puis par Pauli et beaucoup d’autres depuis 1931. Dans un espace-temps à cinq dimensions métriques, dont une dépend des quatre autres et est généralement supposée périodique(4), on considère l’espace de Finsler déca-dimensionnel des positions et des vitesses (xa, b a), puis la substitution des vitesses b a par les bi-quaternions de Dirac g a, a = 0...4, g 4 = g 5 - f Amg m, m = 0...3. À l’instar des dxm ~ b m dt des formes différentielles, les biquaternions différents anticommutent.
L’espace pentadimensionnel de base a des transformations cinématiques linéaires récemment découvertes, au-delà de celles de Lorentz : celles de la relativité doublement restreinte par deux limites, de la vitesse de la lumière et de la masse de Planck.
L’équation de Dirac devient simplement g a DaY = 0.
Noter le facteur scalaire conforme f devant le potentiel-vecteur Am, et la possibilité de multiplier les g et/ou les g m par d’autres facteurs conformes. Ceux-ci peuvent évoluer avec le temps cosmologique mais aussi avoir des dépendances locales en fonction des champs, des potentiels ou de la dynamique quantique. Ce point est important, car il permet, dans la mesure où les hypersurfaces tridimensionnelles à temps universel constant sont indexées par de tels facteurs, d’envisager le voyage spatio-temporel dans des Univers avec d’autres vitesses de la lumière! Si la vitesse de la lumière y est supérieure, leur seule influence admissible sur notre espace-temps, puisqu’ils sont tachyoniques, se limite à des systèmes universels d’ondes stationnaires, liés à des cycles, dont certains ont imaginé qu’ils expliquaient les vagues d’Ovnis. Sur une hypersphère à cinq dimensions formelles, il existe une correspondance naturelle entre les dix coordonnées (xa, b a) et dix angles, et entre ceux-ci et les dix éléments du groupe de Poincaré, auxquels s’ajoute un onzième, lié à la dimension de Kaluza-Klein ou aux transformations d’échelle.
Voilà vraisemblablement l’inspiration du modèle Ummite de 1966, à une époque où l’on spéculait fiévreusement sur le mélange direct des symétries externes de l’espace-temps étendu xm (sur lequel s’appliquent les dix éléments du groupe de Poincaré) et internes de Jauge de l’espace de Hilbert des fonctions d’ondes Y, comme l’isospin qui transforme le proton en neutron par rotation dans l’espace interne, ce qui se révéla prématuré.
Les g a permettent de construire la métrique électrogravitationnelle unifiée à cinq dimensions gab = {g a,g b}/2 incluant le potentiel gravitationnel et électromagnétique, les facteurs d’échelle déjà mentionnés, ainsi que l’opérateur de spin S ab = i[g a,g b]/2 et, de concert avec les fonctions d’ondes Y et les dérivées, ceux de courant et de champs. Les cinq opérateurs bi-quaternioniques de vitesse g a correspondent aux micro-oscillations (Zitterbewegung) de l’électron, supposé quasi-ponctuel, à la vitesse de la lumière au sein de sa longueur ondulatoire de Compton, autour du centre de masse de la position moyenne <x> de sa fonction d’onde, ce qui engendre un moment mécanique et magnétique intrinsèque, ainsi que la complexification formelle des coordonnées de l’espace-temps xa initial, aboutissant à un espace interne dynamique toroïdal et compact à cinq dimensions, indissociable de la ligne d’Univers de la particule. (5) Auquel s’ajoute la cinquième dimension initiale t = x4, que l’on choisit généralement périodique et compacte.
Voici donc notre espace de Finsler transformé en quasi espace de Kaluza-Klein à dix dimensions, dont quatre sont macroscopiques et six compactes et périodiques. Leur dynamique et leur taille dépendra des facteurs conformes, ainsi qu’indiqué précédemment, ce qui permet de faire varier certains facteurs supposés constants dans le Modèle Standard, comme le taux de désintégration nucléaire.
Pour en voir pleinement émerger les symétries internes, il faut se servir de la dynamique oscillatoire de l’électron dans un potentiel externe local, ainsi que des symétries spatiales de ce potentiel, ce qui aboutit à une interdépendance du potentiel que l’électron ressent vis-à-vis de ses propres micro-translations oscillatoires (Zitterbewegung), processus que l’on appelle supersymmétrie et qui permet en principe d’unifier de façon mathématiquement consistante les symétries internes et externes.
Ce potentiel externe est nécessairement celui d’un second électron oscillant, voire de deux autres, formant un système couplé qui garde encore bien des mystères à cause de sa complexité.
Puisque la cinquième dimension initiale est uniquement fonction des quatre autres, que les potentiels retardés ou avancés permettent de n’avoir qu’un seul paramètre-temps pour le système, il est naturel d’aboutir à huit, puis sept dimensions de base (t, x1, x2) pour deux corps et à onze, puis dix dimensions (t, x1, x2, x3) pour un système à trois corps. Dans ce dernier cas, l’espace de Kaluza-Klein total est de 25 ou 26 dimensions, puisqu’il faut considérer les coordonnées des trois particules dans leurs espaces compacts pentadimensionnels respectifs. À petite échelle, l’électron est une singularité annulaire de Kerr-Newman, c’est-à-dire une corde fermée. Oscillant microscopiquement à la vitesse de la lumière, ses interactions électromagnétiques retardées ou avancées se font à travers des fronts d’ondes de type corde fermée, sur des cônes de lumière ou surfaces à deux dimensions spatiales, comparables à un mille-feuilles de membranes plissées et entrecroisées par la dynamique oscillatoire. Or, la physique à deux dimensions spatiales contient des monopôles magnétiques et des charges fractionnaires. Puisqu’il existe trois surfaces orthogonales, il y a trois monopôles, autant que de couleurs de l’interaction forte. Et puisque ces monopôles, les quarks, sont confinés, il y a donc trois charges électriques duales libres, le nombre de générations. Mais tout cela est plus facile à formuler intuitivement qu’à résoudre dans le détail! Il y encore matière de travail et de développements pour plusieurs générations de chercheurs.
De nombreux physiciens sont intimement convaincus que toute la physique du Modèle Standard, avec ses symétries de Jauge internes baroques, se déduit de ses symétries externes d’espace-temps à cinq (voire à quatre) dimensions : le Zitterbewegung dans les trois dimensions de l’espace étendu engendrant dynamiquement les trois couleurs des quarks, et par dualité, les trois générations de particules, le neutrino et les charges fractionnaires des quarks étant obtenus par combinaison linéaire d’un électron et d’un positron de même hélicité, ce qui implique les symétries temporelles et le choix d’une orientation pour l’hélicité de l’interaction faible.
En 1969, Veneziano découvre que la corde bosonique exige 26 dimensions. Et en 1971, Pierre Ramond découvre que la supercorde doit résider dans un espace métrique à dix dimensions. En 1973, on achève le Modèle Standard et en 1974, propose les groupes de Grande Unification de Jauge qui l’étendent, dont la chaîne U(5)->{SO(10)->SO(4)xSO(6)~SO(4)xSU(4)c ->SU(2)LxSU(2)RxSU(3)cxU(1)B-L }xU(1)Y . Qu’elle rappelle étrangement la dimensionnalité complexifiée de l’espace à cinq dimensions et la décomposition du groupe de Poincaré en quatre translations et six rotations de Lorentz n’est guère surprenant, vu ses origines essentiellement dynamiques, qui restent encore à explorer. Puis, au début des années 1980, ce sera la cosmologie de Paul Guth et d’Andreï Linde, fondée sur la grande unification et ses scalaires. Puis, la supercorde hétérotique et la M-théorie, dont les fondements sont posés en 1988.
En 1986 paraît le volumineux, célèbre et controversé “Principe Anthropique” de Tipler et Barrow, qui tenteront d’y justifier une vision téléologique de l’Univers, de la place qu’y occupe l’homme, la conscience, voire Dieu, faisant une large synthèse et approfondissant les travaux cosmologiques des décennies précédentes, tels ceux de Brandon Carter et d’Archibald Wheeler, ainsi que de courants philosophiques, aussi bien récents (le Cosmisme Russe et ses déclinaisons marxistes ou socialistes) que remontant, pour certains d’entre eux, aux théologiens médiévaux. À la même époque, les lettres Ummites prendront un tour assurément théologique en traitant abondamment du sujet. Paul Davies, puis Tipler seul écriront aussi sur la question.
Lorsqu’il publie pour ses pairs, le scientifique doit résoudre explicitement ses équations et présenter un système cohérent de faits, de références, d’arguments et de déductions, ce qui limite la portée de ses conjectures et de ses prétentions. L’auteur de science-fiction, d’anticipation ou d’une mystification est libre, quant à lui, d’imaginer l’évolution future de la science sur la base de ses intimes convictions, de maintenir un certain flou artistique quand les éléments concrets lui manquent, de ne citer aucune référence ou d’en inventer d’imaginaires, de faire le syncrétisme de théories contradictoires, de jongler entre différents concepts dont il pressent le lien, de passer par exemple de l’espace décadimensionnel de Finsler et de ses cinq bi-quaternions, à la dimensionnalité métrique étendue de l’espace ou des groupes de jauge internes ; de la logique tétravalente à celle des bi-spineurs de Dirac et aux mathématiques ou à la socio-psychologie de la manipulation sans devoir se justifier. Il peut ensuite compléter ou rectifier ses intuitions initiales, plusieurs années plus tard, en ajoutant telle ou telle autre précision a posteriori, afin de maintenir la cohérence du récit et cadrer à l’actualité, tout en maintenant un certain flou essentiel. De telles spéculations pourraient néanmoins émaner de groupes de recherche techno-scientifique de pointe à vocation impériale: diffuser une propagande à retombées socio-politiques favorables à des groupes de conspirateurs tels que la Société Fabienne, liée à Bertrand Russell, ou son équivalente en URSS, fortement empreinte du Cosmisme qui était la religion cachée de ses élites, pariculièrement dans l’aérospatiale, et en motivait l’utopie fanatique et le dévouement — ces groupes pourraient même avoir collaboré — ; désinformer sur certains points techniques sensibles ; inspirer des sujets de recherche épineux aux chercheurs mis en contact avec de tels documents en en récoltant ensuite les fruits dans leurs travaux et publications ultérieurs, tout en constituant un canal occulte, pour les scientifiques impliqués et confinés au secret, de “fuites charitables” ou de confessions à destination de ceux de leurs collègues qui sauraient les décoder.
Et puisque le voyage spatio-temporel fut évoqué, il y a la possibilité, certes extrêmement ténue, d’une interaction d’éléments de tels groupes de conspirateurs ou de simples citoyens avec leurs descendants futurs, ou d’autres factions encore, plus ou moins recommandables. Selon Albert Einstein — peut-être influencé par la fiction de Richard “Sharpe” Shaver? —, les ufonautes seraient nos lointains descendants, qui effectueraient des pèlerinages aux sources. Toutefois, étant donné les innombrables mensonges, incohérences et idioties inclus dans le dossier Ummo et son exégèse, je doute de la nécessité de voyageurs temporels pour en expliquer quoi que ce soit.
T.D. Lee & C.N. Yang ; Phys Rev 104, 256 (1956)
I.Yu. Kobzarev, L.B. Okun & Ya. Pomeranchuk ; On the possibility of Experimental Observation of Mirror Particles, Sov. J. of Nucl. Phys. V3 n6, 837 (1966)
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B.M. Levin ; Orthopositronium : annihliation... in gaseous neon, arXiv:quant-ph/0303166
D.D. Rabounski & L.B. Borissova ; Particles here and beyond the Mirror, arXiv:gr-qc/0304018
Le site du Dr Robert Foot : http://www.ph.unimelb.edu.au/~foot/ , avec de nombreux articles et références.
E. Schrödinger ; Expanding universes, Cambridge University Press 1956
M. Parikh, I. Savonije & E. Verlinde ; Elliptic de Sitter space dS/Z2, arXiv:hep-th/0209120
P. Midy & J.-P. Petit ; Scale invariant cosmology, arXiv:gr-qc/9909086
Fréderic Henry Couannier: the dark side of gravity
I. Coher ; About the nature of Dark Matter... , arXiv:astro-ph/0304029
D.C. Galehouse ; Spinors in quantum geometrical theory, arXiv:math-ph/0212077
J. Niederle & A.G. Nikitin ; Extended Susy with central charges in Quantum Mechanics, Proc. Nat. Inst. Math, NAS Ukraine, V43-2, pp 497-607 (2002)
NOTES
(1)Autre façon de voir les choses : en général, P = E/V = E4/(hc)3. E = (eo E2+B2/mo)/2. Dans ce cas, 15 millions d’atmosphères correspondent à 500eV, 2000Teslas ou 1.5 1011V/m. On peut donc aussi supposer que ce sont les conditions pour réaliser la désintégration induite d’atomes capables de produire l’état cohérent d’orthopositronium recherché en changeant certains facteurs conformes. (retour au texte)
(2) Le raisonnement de Hermann Bondi sur la dynamique classique des masses négatives suppose un Univers de Mach dominé par les masses positives. Il n’y donc pas de symétrie exacte : de telles masses négatives seules ne peuvent former de systèmes orbitaux, bien qu’une masse négative en orbitera une positive plus importante (avec son centre de gravité de l’autre côté de la masse centrale de celui attendu d’une masse positive). Cette dynamique étrange s’obtient en inversant le signe de m dans toutes les équations de Newton et d’Einstein, ce qui donne des objets qui accélèrent contre la force qu’on leur applique (à moins d’inverser C, P et T et le temps propre), et des couples de masses opposées qui accélèrent tout seuls. Il ne semble pas qu’il existe d’objets stables (à l’équilibre thermodynamique) de masse négative, ceux-ci ayant nécessairement une température négative, selon Stueckelberg. En revanche, l’idée de Bondi s’accorde bien avec une dynamique quantique fondée sur des inversions transitoires CPT et de masse/temps propre des particules au cours de leur évolution. (retour au texte)
(3)Pour W légèrement plus petit que 1, l’Univers serait spatialement hyperbolique, ouvert, infini et son expansion éternelle. Mais la physique de l’Univers hyperbolique pose des problèmes insurmontables du fait que son énergie étant infinie, il ne pourrait être créé à partir de rien. Ni ne permettrait l’inertie de Mach et la création constante de l’infinité des mondes parallèles multiples aux histoires alternatives de la mécanique quantique chère aux amateurs de science-fiction, qui résout les paradoxes du voyage temporel. Selon l’électrodynamique de Dirac, Wheeler, Feynman, Hoyle et Narlikar qui considèrent à la fois les ondes retardées qui nous sont familières et des ondes avancées remontant le temps, leur résultante, liée à une asymétrie entre les conditions initiales et finales de l’Univers, ferait pointer la flèche temporelle d’un Univers hyperbolique vers le Big Bang initial plus dense et plus absorbant que tous ses états d’expansion ultérieure. Un tel Univers serait donc en contraction vers le Big Bang, à l’inverse de ce que nous observons. Hoyle et Narlikar avaient spéculé en 1964 sur une variation des constantes lors de la création continue du fait des potentiels retardés. Ainsi que sur un Univers hyperbolique à flèche temporelle inversée ayant précédé le Big Bang. (retour au texte)
(4) Cette définition autorise cette cinquième dimension d’être le facteur d’échelle du pas du réseau d’un espace-temps périodique à quatre dimensions. (retour au texte)
(5) Imaginons un ethologue théoricien cherchant à décrire la vie des escargots dans un pré, leur dynamique individuelle et leurs interactions mutuelles. Divers indices lui révèlent que ces gastéropodes semblent pouvoir s’abstraire temporairement de leur milieu ambiant. Vu leur extension, il conclut fort justement que l’escargot se replie en s’enroulant dans un espace interne à topologie spirale. Il décide donc de modéliser le milieu ou vivent les escargots par le produit M3xCh2, où M3 est l’espace étendu de Minkowski du pré à 1+2 dimensions, et Ch2 un conchoïde compact. Donc le pré possède deux dimensions cachées et périodiques! Dans un paroxysme de créativité conceptuelle, il les représente par un réseau périodique de conchoïdes de Kaluza-Klein couvrant le pré, où circulent des escargots sans coquilles! On trouve des illustrations similaires dans le livre de Brian Greene, L’Univers élégant. Je préfère, quant à moi, considérer que la coquille est intrinsèque à l’escargot, et donc présente sur toute sa ligne d’Univers. Et donc tant la dynamique de l’escargot individuel que celle de ses interactions sociales impliqueront la fameuse topologie conchoïdale. Si, dans un espace-temps de Minkowski à D dimensions MD, se propage un certain phénomène périodique, tel que celui engendrant la fonction d’onde d’un électron, d’un quark ou d’un photon, on peut construire un tore compact de Kaluza-Klein à D dimensions euclidiennes sur une période spatiale et temporelle du phénomène. (retour au texte)