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L'accrochage réunit une centaine d'oeuvres provenant des plus grandes collections publiques et privées européennes, indique la Fondation.
Le centre Georges Pompidou de Paris, le Henie-Onsad Art Center norvégien, la Philips Collection de Washington, le Kunsthaus de Zurich, le Kunstmuseum de Berne et la famille de l'artiste y ont contribué.
Entre abstraction et figuration
Les dix années choisies pour la rétrospective sont parmi les plus intenses qu'aient vécues l'artiste. Il crée un langage radicalement nouveau entre l'abstraction et la figuration.
Tous les thèmes sont abordés: nature, paysage, nus, football. Des oeuvres très connues côtoient quelques découvertes. Cet accrochage permet une lecture différente de l'oeuvre.
ats/bri
Une vie difficile
La peinture le passionne dès l'âge de dix ans. Il fait l'académie des Beaux-Arts de 1933 à 1936 et voyage aux Pays-Bas, en Espagne, au Maroc. Il rencontre sa future femme Jeannine Guillou en 1937.
Puis la guerre éclate, de courte durée pour Nicolas démobilisé en 1940. Influencé par Magnelli, Arp ou Le Corbusier, il peint ses premières toiles non figuratives. Hachures, griffures s'entrecroisent en formes géométriques aux teintes sombres.
Nicolas de Staël vit à Paris dans une pauvreté accentuée par l'occupation. La faim et le froid ne sont pas étrangers à la mort de sa femme en 1946. Jusqu'en 1947, sa peinture s'exprime avec des traits violents, souvent noirs, à l'image d'une vie difficile.
Avec son remariage en 1947 et son installation dans un atelier spacieux, sa palette s'éclaircit. Dès 1950 les formats s'agrandissent. Les tons rouges et jaunes éclatent.
Il assiste à un match de football entre la France et la Suède en 1952 qui lui inspire une série de 24 tableaux.
Peintre de contrastes, Nicolas de Staël a porté en lui la contradiction entre abstraction et figuration jusqu'à son suicide à Antibes le 16 mars 1955.