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En Suisse, les enfants voudraient donner leur avis, mais ils n'en ont que trop rarement la possibilité.
Une étude de l'UNICEF fait un état des lieux de la participation des jeunes dans la vie publique, dans leur famille et à l'école.
L'enquête présentée lundi à Berne a été réalisée en 2002 auprès de 12 872 enfants de 9 à 16 ans dans toute la Suisse.
Dans les grandes lignes, les enfants et les adolescents interrogés estiment que leurs possibilités de participation sont «importantes» dans le cercle familial. Qu'elles sont «plutôt faibles» à l'école et «inexistantes» au niveau communal.
12 ans, un tournant
Dans la famille, la participation des enfants augmente avec l'âge. A partir de 12 ans, ils sont souvent associés aux décisions liées à l'aménagement de leur chambre, aux invitations de copains, à leur habillement ou à l'utilisation de leur argent de poche.
En revanche, ils ont peu voix au chapitre lorsqu'il s'agit de se prononcer sur les vacances, les repas et les animaux domestiques.
A l'école, les élèves participent à l'aménagement de leur classe. Mais n'ont que très peu d'influence sur la notation.
A l'échelon de la vie publique, seuls 7 % des enfants interrogés ont à leur actif des expériences de participation, telles que parlement de jeunes ou l'aménagement de places de jeu.
Peu de différences
L'enquête de l'UNICEF révèle également qu'il n'y a pas vraiment de différences entre régions, sexes et cultures, à quelques exceptions près.
En effet, les garçons seraient davantage impliqués dans le domaine public que les filles. Et les petits Alémaniques semblent pouvoir davantage s'engager dans le milieu scolaire.
Par ailleurs, les enfants qui ne sont pas nés en Suisse ont nettement plus d'occasions de participer à la vie publique que leurs camarades nés en Suisse.
L'UNICEF regrette la participation extrêmement faible des jeunes dans la vie publique. D'autant qu'ils manifestent souvent un vif intérêt.
L'Organisation spécialisée des Nations unies constate que l'application de l'article 12 de la Convention des droits de l'enfant est insuffisante.
swissinfo et les agences