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L'équipe nationale féminine du Canada a annoncé samedi arrêter sa grève pour dénoncer les inégalités femmes-hommes et le manque de financement.
Les joueuses ont cédé sous la menace d'une action judiciaire de la Fédération, d'après leur communiqué.
Leur grève aura duré une journée. Dès dimanche, les championnes olympiques en titre reprendront l'entraînement en vue de leur match face aux Etats-Unis jeudi dans le cadre de la SheBelieves Cup, puis de la Coupe du monde cet été.
«Canada Soccer nous a dit qu'il considérait notre action syndicale comme une grève illégale», écrivent-elles, menacées si elles continuaient par de futures «mesures juridiques» pour les «forcer à revenir sur le terrain», associées à des demandes de «ce qui pourrait être des millions de dollars en dommages et intérêts».
Coupes «inacceptables»
L'équipe féminine a donc renoncé à son mouvement de grève mais rappelle qu'elle considère les «coupures» budgétaires «inacceptables». Comme leurs homologues danoises il y a six ans, les Canadiennes déplorent le fait de devoir se battre pour «un traitement juste et équitable» et dénoncent un manque de considération de la Fédération par rapport à l'équipe masculine.
Selon leur capitaine Christine Sinclair, l'institution a accordé en 2021 plus de 11 millions de dollars canadiens (plus de 7 millions d'euros) à l'équipe masculine contre environ 5 millions (environ 3,5 millions d'euros) à l'équipe féminine. L'année précédente, les dépenses étaient quasiment équivalentes, autour de 3 millions de dollars canadiens (2 millions d'euros) chacune, mais toujours à l'avantage des hommes.
«De tout coeur»
Les joueurs masculins, qui ont disputé le Mondial 2022 au Qatar l'hiver dernier, avaient déclaré «soutenir de tout coeur» les footballeuses dans leur démarche. «La manière dont Canada Soccer alloue ou utilise les fonds n'est pas claire et est pleine de secrets», avaient-ils écrit dans un communiqué.
Sur Twitter, la Fédération avait affirmé sa volonté d'équité et souligné que des «montants rétroactifs» avaient déjà été versés aux joueuses, «après des mois de négociations».
En 2019, les footballeuses américaines ont porté plainte contre leur Fédération pour discrimination devant un tribunal de Los Angeles.
ATS