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Ce matin nous avons trouvé deux visiteurs inattendus dans notre tuktuk : le fils de Monsieur Tom et sa belle-mère qu'il doit déposer dans un hôpital près de notre orphelinat. Le petit est d'abord un peu timide et se cache dans l'écharpe de sa grand-mère, mais quelque temps après il cède aux charmes de Marie et rigole de toutes ses dents. C'est le portrait craché de son papa.
Comme nous avions dû faire une petite course avant d'aller à l'orphelinat, nous prenons d'autres rues que d'habitude. Elles sont autant chargées de trafic. Monsieur Tom tourne alors à gauche pour prendre un raccourcis et se fait aussitôt arrêter par la police. Apparemment il est interdit de tourner à cet endroit. Il ne le savait pas mais se prend quand même une amende à payer tout de suite sur place. Mince alors - nous restons bouche bée tandis que la belle-mère ne cache pas ses sentiments par rapport à la police. Visiblement, les temps changent à Phnom Penh.
Je me rappelle encore très bien les premières années quand il n'y avait essentiellement que des motos et tuktuks. Tout le monde roulait dans tous les sens, sans se soucier de lignes continues et d'autres accessoires de la régulation du trafic. Mais comme tout les conducteurs faisaient attention et ne roulaient pas vite, il y avait relativement peu d'accidents. Puis les voitures se sont multipliées, mais les conducteurs ont gardé leur comportement routier. Alors les problèmes ont commencé. Aujourd'hui il y a des petits murets de séparation sur presque tous les grands boulevards pour empêcher les voitures de rouler à contre sens. Si les flics se mettent maintenant en plus à distribuer des prunes, alors là...
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