Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07104.jsonl.gz/275

Le roman vrai d'une pionnière, d'une libératrice de la condition des Noirs et des femmes du XXe siècle : Bessie Coleman, première aviatrice afro-américaine, formée au Crotoy par la prestigieuse école Caudron.
Hiver 1920. Une belle jeune femme noire arrive en gare de Noyelles-sur-Mer, en baie de Somme. Elle a traversé seule l'Atlantique, fuyant son Amérique natale où règne un climat de haine pour les siens. Avec, chevillé au corps, le rêve de " donner un peu de couleur au ciel ". Faisant fi de sa condition de femme, de noire, d'étrangère, Bessie s'initie au pilotage dans la prestigieuse école d'aviation Caudron. Un don évident, une détermination sans faille, un besoin vital de liberté lui vaudront de réussir sa folle entreprise et de transmettre à la postérité son nom avec ceux d'Adrienne Bolland et de René Fonck. Le destin hors du commun d'une Afro-Américaine découvrant un pays, la France, une région, la baie de Somme, et des hommes, qui l'acceptent sans préjugés.
Entre 1832 et 1848, une plongée romanesque dans l'univers des derniers chasse-marée, entre Paris et Boulogne-sur-Mer, sur les pas d'une jeune femme volontaire surnommée " la Griffue ", qui devra puiser dans les secrets de sa famille pour comprendre la disparition étrange du père tant aimé.
A dix ans, au carnaval de Boulogne, Marie-Suzanne, fascinée par un montreur d'ours, est griffée à la joue gauche par l'animal. A vingt ans, en 1842, celle que l'on surnomme depuis " la Griffue " se retrouve, à la mort accidentelle de son père, la digne héritière d'une grande dynastie de chasse-marée, qui depuis des décennies assurent dans un délai très court le transport de la marée de Boulogne jusqu'aux halles de Paris. Un savoir-faire dont elle assure la relève avec passion et dont elle sera également l'une des dernières représentantes (avant l'ouverture de la ligne de chemin de fer Paris-Boulogne en 1848).
Mais la disparition pour le moins étrange de son père, chasse-marée trop aguerri pour être désarçonné par son attelage, contraint la jeune femme à revenir sur les zones d'ombre de son passé familial, marqué par une figure maternelle rude, un frère, de dix ans son aîné, sans scrupule, et un parrain " coureur de jupons " omniprésent...
Rendez-vous au Sourire d'avril, c'est l'histoire d'un quartier d'Amiens, Saint-Leu, à la marge et pittoresque à souhait, avec son marché sur l'eau, ses halles, sa vie communautaire. Et, au cœur de ce quartier, un café, le Sourire d'avril, où se donne rendez-vous chaque jour une clientèle populaire et bigarrée. La vie, en somme.
Rendez-vous au Sourire d'avril, c'est aussi le portrait d'une femme étonnante et charismatique, Louise, propriétaire du café, au cœur des confidences des uns et des autres, tissu d'intrigues, d'amours, d'amitiés...
Un roman attachant qui met en scène, avec une nostalgie tendre et vivace, trois décennies, des années 50 à la fin des années 70, d'un petit monde picard qui n'est plus.