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Le Conseil fédéral reste silencieux sur la garde d'enfants et les travailleurs vulnérables
Le Conseil fédéral reste silencieux sur la nécessité d'agir dans le domaine de la garde d'enfants et des travailleurs et travailleuses particulièrement exposés. Travail.Suisse, l'organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, est déçue et attend que des mesures soient enfin prises pour mieux protéger les familles et les salarié-e-s vulnérables.
La crise du coronavirus a eu pour conséquence la fermeture effective des écoles et des crèches à la plupart des enfants, même si un niveau minimum de prise en charge est maintenu pour certains enfants. Dans le même temps, les parents continuent à financer les crèches. Le Conseil fédéral ne voit toujours pas la nécessité d'agir pour alléger la charge financière et protéger les familles. Les parents qui travaillent continueront à financer les services des crèches sans contrepartie et doivent continuer à essayer de concilier les activités de garde d'enfants et d'enseignement avec le travail. Il s'agit d'une tâche extrêmement difficile et malsaine pour les familles qui travaillent et dont le taux d’occupation dépasse les 100 %.
Travail.Suisse demande donc à la Confédération de payer les frais pour les tâches extrafamiliales qui ne sont pas fournies. Travail.Suisse demande également une réduction du taux d’occupation pour les parents qui travaillent afin de concilier la garde d'enfants, l'éducation et le travail (voir le communiqué de presse de Travail.Suisse du 2 avril 2020 "Plus de marge de manoeuvre pour les familles qui travaillent dans la crise du coronavirus").
Les salarié-e-s particulièrement vulnérables ont besoin de protection - le Conseil fédéral garde le silence
Le Conseil fédéral est d'avis que les salarié-e-s particulièrement vulnérables devraient continuer à se présenter au travail. Cette réglementation n'est pas justifiable. Travail.Suisse demande au Conseil fédéral de retirer la modification du 20 mars de l'ordonnance sur le coronavirus (art. 10c). Les personnes vulnérables ne devraient pas être obligées de se présenter au travail. Il n'y a actuellement pas assez de mécanismes de contrôle officiels en place pour garantir une protection efficace des salarié-e-s vulnérables sur le lieu de travail. S'il n'y a pas de possibilité de travail à domicile, les employés concernés doivent bénéficier d'un congé même s’ils continuent à recevoir leur salaire.