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Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a révélé mercredi qu'il examinait les activités de 206 entreprises dans les colonies israéliennes. Ces implantations sont considérées comme illégales au regard du droit international.
"La majorité de ces compagnies est domiciliée en Israël ou dans les colonies (143), puis aux Etats-Unis (22). Les autres sont domiciliées dans 19 pays différents", précise-t-il. Sept d'entre elles sont basées en Allemagne, cinq aux Pays-Bas, quatre en France et deux en Suisse. Le document ne donne pas les noms de ces entreprises.
Ce rapport fait suite à une résolution votée en mars 2016 par le Conseil des droits de l'homme sur proposition du Pakistan au nom de l'Organisation de la coopération islamique. Cette résolution demandait au Haut-Commissaire d'"établir une base de données de toutes les entreprises impliquées dans les activités" liées à la construction, développement ou maintenance des colonies israéliennes, qui "sera actualisée chaque année".
Violations des droits de l'homme
Dans son rapport, le Haut-Commissariat juge "catastrophiques" les violations des droits de l'homme associées à la présence des colonies juives dans les territoires occupés par Israël.
Le premier rapport incluant la liste des noms des entreprises concernées par ces activités aurait dû être publié en mars 2017 mais au regard de l'ampleur de la tâche, le bureau du Haut-Commissaire avait obtenu une extension du délai jusqu'à fin 2017, en vue d'une présentation au Conseil en mars 2018.
Le Haut-Commissariat indique par ailleurs que seules 64 des 206 entreprises ont pu être contactées pour l'instant, faute de moyens. Une fois qu'il aura pu les contacter toutes, "et sous réserve de leur (...) réponse ou non-réponse, le Haut-Commissariat prévoit de fournir les noms des sociétés", indique-t-il. Mais pour que cette base de données soit finalisée, "il faut plus de ressources".
Crainte d'une "liste noire"
Le gouvernement israélien avait critiqué en mars 2016 la décision du Conseil des droits de l'homme de lancer, à la demande de pays comme le Pakistan, une enquête sur les entreprises liées aux colonies, craignant que ne soit établie une "liste noire" de compagnies susceptibles d'être ensuite boycottées.