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L'un des principaux piliers de l'identité de la Suisse est sa diversité linguistique. Notre pays compte quatre langues nationales, et tout citoyen a le droit d'obtenir des autorités fédérales une communication dans la langue de sa communauté linguistique.
Le plurilinguisme est également l'un des principaux atouts de nos concitoyens, qu'ils vivent et travaillent en Suisse ou à l'étranger. D’ailleurs, la maîtrise de plusieurs langues nationales favorise également l'apprentissage de langues étrangères.
Dans l'actuel contexte de globalisation, il est donc indispensable de préserver cette diversité et de jeter des ponts entre les différentes régions de Suisse.
Hélas, force est de constater que la tendance va dans le sens inverse. Certains cantons alémaniques, dont la francophile Zurich, favorisent désormais l'enseignement de l'anglais au détriment d'une autre langue nationale à l’école publique. Pourtant, l’anglais, contrairement au français et à l’allemand, est une langue facile à apprendre. Il n’y a donc aucune raison de l’enseigner de manière précoce.
Dans de nombreux cantons romands, les exigences qualitatives de la maîtrise de l’allemand sont insuffisantes. Au Tessin, pourtant, à la sortie de l’école, chacun maîtrise l'italien, une autre langue nationale et l'anglais.
Dans nos entreprises, nos banques et nos assurances, lorsque des collaborateurs des deux bords de la Sarine se téléphonent, ils se parlent de plus en plus en anglais. Même dans notre armée, des militaires de tous grades se parlent en anglais.
Si cette tendance se poursuit, si les Suisses ne font plus l'effort de parler la langue de l'autre, la conséquence d'ici la fin du XXIème siècle sera la suivante : l’anglais deviendra la langue fédérale et nos actuelles langues nationales seront reléguées au statut de langue régionale en quête de protection culturelle. On ne parlera alors plus de Röstigraben mais de Hashbrown potato trench.
Absurde ? La mélodie du « God save the Queen » était bien celle de notre ancien hymne national, « Ô monts indépendants ». Inimaginable ? Aujourd’hui, on parle bien de partition de la Belgique, un pays qui présente des similitudes avec la Suisse à plus d’un égard.
Il existe une solution pour préserver la diversité linguistique de la Suisse, tant en renforçant la cohésion nationale qu’en ouvrant le bagage linguistique des Suisses à la langue de Shakespeare : réviser la loi fédérale sur les langues nationales et la compréhension entre les communautés linguistiques du 5 octobre 2007, en imposant aux cantons d’enseigner une deuxième langue nationale à l’école primaire et l’anglais à l’école secondaire.
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L'un des principaux piliers de l'identité de la Suisse est sa diversité linguistique. Notre pays compte quatre langues nationales, et tout citoyen a le droit d'obtenir des autorités fédérales une communication dans la langue de sa communauté linguistique.
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À la suite du tsunami qui avait ravagé l’Asie du Sud-Est fin 2004, la Suisse avait mis à disposition près de 120 hommes et des hélicoptères Superpuma pour transporter près de 400 tonnes de matériel et 2200 personnes. Cette mission, sous mandat du HCR, avait été couronnée de succès et unanimement saluée par les instances de l’ONU et les autorités suisses.
Ce savoir-faire humanitaire et logistique, la Suisse doit le mettre à nouveau à disposition dans le cadre de l’aide internationale à Haïti. L’armée suisse dispose de moyens et compétences de qualité en matière d’aide en cas de catastrophe, de sauvetage et de logistique, qui pourraient venir compléter ceux des organisations civiles déjà sur place. En raison des pillages qui sont à craindre dans les prochaines semaines, une assistance militaire sera probablement nécessaire.
À en croire les déclarations du Conseiller fédéral Ueli Maurer en 2009, celui-ci plaidait pour davantage de missions humanitaires que de missions de maintien de la paix pour notre armée. Récemment, le Conseil fédéral s’est engagé à s’impliquer davantage dans la politique internationale : qu’il passe à l’acte !
En proposant cette aide militaire, le Conseil fédéral redonnera une image positive de la Suisse à l’étranger, après une année 2009 chargée de mauvais coups pour notre politique étrangère. La Suisse est désormais perçue comme un paradis fiscal islamophobe. Il serait donc souhaitable qu’elle joue à nouveau avec ses meilleurs atouts.