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15/02/2013
Les États invités à signer la Convention de Minamata sur le mercure
À Genève, le 19 janvier au matin, après une semaine de négociations, 137 pays ont accepté d'adopter un traité international de prévention des émissions et rejets de mercure, ce métal lourd, dangereux pour la santé de millions d'êtres humains. Une idée suisse dit l'Office fédéral de l'environnement - OFEV.
La Convention, élaborée sous les auspices du Programme des Nations Unies pour l'environnement - PNUE, sera soumise à la signature des États en octobre prochain dans la ville japonaise de Minamata; une cité dont les habitants ont particulièrement souffert d'une pollution au mercure des années durant. Elle entrera en vigueur trois mois après sa ratification par cinquante États.
Le PNUE estime à 727 tonnes les émissions annuelles de mercure causées par l'orpaillage, soit 35% des émissions mondiales. Les orpailleurs d'Amazonie sont donc concernés par cet accord. En effet, un article et une annexe du projet de Convention traitent de "l'extraction minière et artisanale à petite échelle de l'or", celle qui est réalisée par "des mineurs individuels ou de petites entreprises dont les investissements et la production sont limités". Tous les pays de la région étaient représentés à la conférence sauf le Surinam. Selon le "Bulletin des Négociations de la Terre", le Brésil a participé activement à ces dernières discussions.
Le texte officiel du traité devrait être publié en mars. En décembre 2012, L'International Pops Elimination Network - IPEN a envoyé une note aux autorités brésiliennes pour faire part de ses réserves à l'égard du projet de Convention qui, selon l'ONG, ne répond pas aux objectifs fixés, notamment par manque de définitions et délais précis. Le même texte a été adressé aux délégués à la Conférence. Au terme de celle-ci, elle a publié un communiqué dans lequel elle exprime ses critiques à l'égard d'un texte qu'elle juge insuffisant.
En mars 2011, le Ministère brésilien de l'environnement a créé un Groupe de travail pour suivre les négociations relatives à cette Convention.
À voir dorénavant quelle suite, le Brésil et les autres pays amazoniens concernés par l'orpaillage, entendent donner à cet accord.
PS : L'activation des liens hypertextes renvoie à une partie des sources utilisées pour la rédaction de cette note. Elles sont souvent en portugais, sauf quand il s'agit d'anciens "AYA Info".
Cette note a été publiée dans le dernier "AYA Info" (No 79), le bulletin de l'association "Appui aux indiens Yanomami d'Amazonie" - AYA / 15, Chemin de la Vi-Longe - CH - 1213 Onex / Genève - CCP 17-55066-2