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Le rendement désigne la relation entre la variation de la quantité produite (output) et la variation des facteurs nécessaires à la production (input). On distingue les rendements factoriels et les rendements d’échelle. Les rendements d’échelle désignent la façon dont varie la quantité produite si l’on augmente dans la même proportion tous les facteurs de production.
Les rendements d’échelle peuvent être croissants, constants ou décroissants.
Exemple: si on multiplie les machines et les travailleurs par deux, et que la production est aussi doublée, les rendements d’échelles sont constants. Si la quantité produite a plus que doublé les rendements d’échelle sont croissants et si elle a moins que doublé, ils sont décroissants. Les rendements d’échelle sont différents des rendements factoriels, où l’on ne fait varier qu’un seul facteur de production, l’autre restant fixe (cf. loi des rendements décroissants).
Source: Échaudemaison, C.-D. (2009). Dictionnaire d’économie et de sciences sociales (8e éd.). Paris: Nathan.
La croissance économique est une augmentation sur le long-terme des richesses d’un pays. Elle est mesurée par le PIB.
Parmi les théories qui cherchent les causes de la croissance, celle de Solow est la référence pour l’économie néoclassique. Lire la suite
La loi des rendements décroissants dit que l’exploitation économique commence toujours des éléments les plus simples et les plus rentables à exploiter, et qu’au fur et à mésure qu’on étend la production l’exploitation est forcée de se tourner vers des éléments de moins en moins rentables. Cette loi économique a été formulée par Turgot puis reprise et améliorée par Ricardo.
Par exemple, pour les rendements agricoles l’argument est le suivant: plus la population augmente, plus il y a besoin de nourriture, il faut donc étendre la culture à des terres qui n’étaient pas cultivées auparavant. Ces nouvelles terres cultivées sont logiquement moins fertiles (c’est pourquoi elles n’étaient pas utilisées avant), leur rendement est moins bon car il faut plus de travail pour en tirer une même quantité de blé. Au fur et à mesure de l’augmentation de la population, on utilise donc des terres de moins en moins bonnes, les coûts augmentent et les profits diminuent. Les rendements de l’agriculture sont donc décroissants.
Ainsi, la loi des rendements décroissants dans le cas de l’agriculture implique que l’augmentation de la population conduit à une baisse des profits.
Source : Deleplace, G., & Lavialle, C. (2008). Histoire de la pensée économique. Paris: Dunod.