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WATSON David - Un Dieu tout puissant ou Exode - la clef de la Genèse
Résumé: les[1] miracles de l'Exode sont en accord avec une interprétation littérale de Genèse 1: ils étaient surnaturels et inexplicables pour la science. Ceci peut être démontré par l'étude attentive des récits du passage de la Mer Rouge, les eaux changées en sang, la manne, et les miracles du Mont Sinaï, de plus, il est montré que le quatrième commandement coïncide avec les autres chronomètres (jours littéraux, mois littéraux, saisons et années poses littéralement) fournis par Dieu avec le système solaire au moment de sa création.
Sommaire
Introduction
Pour beaucoup de gens, Il est difficile de croire que Dieu créa l'univers en six jours, mais les Juifs acceptèrent le 4e commandement[2] immédiatement .. POURQUOI?
Je crois que l'expérience les avait préparés à croire en un Dieu tout-puissant, réalisant de grands miracles. Ils avalent vu et entendu de puissants miracles et ils n'avalent par conséquent aucune difficulté à admettre que Dieu puisse fabriquer l'univers en SIX jours, à partir de rien. Ceci va à l'encontre de nombreux commentateurs bibliques du XXe siècle, parmi eux des "évangéliques", qui ont contribué à affaiblir notre foi en tentant de trouver des explications "naturelles" à tous les miracles de l'Exode, ils ne demeuraient miraculeux que dans la mesure ou Dieu en programmait l'instant. Ainsi, lorsque nous nous trouvons en face d'une phrase aussi catégorique que " .. en SIX jours le Seigneur fit les cieux et la terre…", on peut facilement imaginer que ces mots seront rognés ou évacués d'une manière ou d'une autre.
Cette approche est, je le pense, mal fondée et pernicieuse. Tout au long de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament, une grande insistance est placée sur l'Exode comme événement précurseur du salut du Christ. L'évêque Wordsworth (1870) a écrit "ceux qui rognent les faits de l'Exode sapent silencieusement les fondements de la foi en l'ensemble du mystère de la Rédemplion", et aujourd'hui, nous pourrions ajouter "ceux qui rognent les faits de l'Exode sapent silencieusement aussi les fondements de la foi dans l'ensemble du mystère de la Création". Examinons quatre de ces faits miraculeux appelés par la Bible "des miracles et des prodiges"[3]
Le passage de la mer rouge (Yam Suph)
Dans quelques versions de l'Exode, Il est possible de lire une note concernant la "Mer Rouge". disant "Yam Suph". c'est-à-dire "Mer des Roseaux"[4] Un lexique biblique indique" le vrai passage eut probablement lieu au marais des papyrus (coin NE de l'Egypte). Mais Il y a un certain nombre d'objections à cette théorie.
1. Yam Suph est mentionné une première fois en rapport avec la plaie de "l'invasion par les sauterelles", le Seigneur changea le vent en un fort vent d'ouest qui emporta les sauterelles dans le Yam Suph (10:19)". A présent, où ces créatures se trouvaient-elles? Moïse ne laisse subsister aucun doute:
"…elles envahirent toute l'Egypte et s'abattirent sur l'ensemble de la superficie en grand nombre. Jamais auparavant il n'y eu telle plaie de sauterelles"
Au jour de Moïse, le royaume d'Egypte faisant environ 1100 km du nord au sud, mais seulement 16 à 20 km de large (vallée du Nil), soit environ 20'000 km? (en 1889, un essaim de sauterelles estimé à environ 5000 km2 fut observé en train de survoler la Mer Rouge, ainsi, dans le cadre de l'action divine particulière à l'encontre de l'Egypte, il suffit de multiplier ce chiffre par un facteur quatre pour obtenir un essaim à la taille du pays) Devrions-nous croire que ce "fort vent d'ouest" qUI emporta les Insectes déployés sur cet Immense front, les aurait précipités par milliards dans un petit lac, une simple mare au canards comparé à l'océan? Certainement pas! La façon évidente de disposer des sauterelles était de les précipiter dans la Mer Rouge (à l'est), et le texte biblique implique clairement que c'est ce que Dieu fit. Pour la plupart des textes bibliques, la meilleure indication est la manière dont le mot est utilisé la première fois, ainsi, il y a une bonne raison pour croire que le Yam Suph traversé par les Israélites étal! effectivement la Mer Rouge, qui, bien sûr, comprend le golfe de Suez[5]
2. Le mot "suph" est utilisé par Jonas (2:6) pour désigner des algues en Méditerranée, en eau profonde: la traduction "papyrus" ou "roseau" est impropre. Quelques voyageurs ont rapporté que les coraux sous-marins de la Mer Rouge ressemblaient à de la végétation, ce qui pourrait expliquer l'origine de son nom. Les papyrus ne poussant pas en eau salée.
3. Les LXX, traducteurs de l'Ancien Testament, ont vécu à Alexandrie, non loin du golfe de Suez, et pouvaient aisément enquêter sur le chemin de l'Exode à partir des traditions locales. En tous cas, ils traduisirent "Yam Suph" par "Mer Rouge".
4 Le Dr Davies, enseignant en théologie à l'Université de Cambridge, écrivit une thèse au sujet du terme "Yam Suph" Il écrivit… "la traduction "Mer des Roseaux" ne peut pas être retenue. "Yam Suph" devrait être utilisé tel quel, ou être traduit "Mer Rouge".[6]
On peut conclure que le passage de la Mer Rouge fut effectivement un miracle stupéfiant, ainsi que le considérèrent l'ensemble des écrivains de l'Ancien Testament (Deutéronome, Josué, Psaumes, Néhémie, Jérémie).
Ainsi, deux millions de personnes voyant l'océan divisé devant elles n'eurent aucune peine à croire que Dieu avait tout créé en six jours.
Les eaux changees en sang
Selon un commentaire biblique[7] Dieu a "chaque fois utilisé des désordres naturels pour confondre Pharaon habituellement une grande crue du Nil, apportant de la terre rouge et des micro-organismes ... " Cette théorie est-elle conforme au faits?
1. Ce "signe" était l'un des trois que Dieu donna à Moïse, non pas dans le but de frapper le pharaon d'une plaie, mais de démontrer aux Juifs que Dieu était avec eux. Les instructions étaient explicites.
"…tu prendras de l'eau du fleuve, tu la répandras sur la terre, et l'eau que tu auras prise se changera en sang sur la terre".[8] Le fait même que cela fut appelé "signe" démontre que cela n'a rien à voir avec un "désordre naturel": Moïse prit de l'eau claire du Nil, qui devint du sang à l'instant où elle toucha le sol. Ceci fut miraculeux au même titre que la transformation de la verge en serpent ou la main lépreuse, conçus de manière à convaincre les israélites de la puissance immédiate de Dieu. Ils avalent vécu en Egypte durant 200 ans et devaient bien connaître le Nil et ses caprices, mais tout cela était totalement différent.
2. Il est ordonné à Moïse d'étendre sa verge au dessus des Citernes, des bassins et des étendues d'eau d'Egypte, de même qu'au-dessus des rivières, et même audessus des récipients de bois et de pierre.[9] Le fait que leur contenu fut également affecté dOit être clairement Interprété comme un autre miracle.
3. …"les magiciens d'Egypte en firent autant par leurs enchantements…[10]. Mais si le Nil déversait déjà des millions de litres d"'eau rouge", à quoi bon appeler les magiciens?
Conclusion: pas plus qu'il n'est possible d'expliquer ce phénomène scientifiquement, on ne peut expliquer le miracle de l'eau changée en vin à Cana par le Christ. Ce sont toutes deux des manifestations sans précédent de la puissance divine.
La manne
Les commentateurs bibliques modernes abusent quelque peu de la crédulité qu'on pourrait leur manifester en idenlifiant la manne avec quelque substance naturelle, d'origine animale ou végétale. Le commentaire Tyndale affirme "Cette description (1631), avec la faculté de disparaître par la chaleur du soleil (lorsqu'elle est récoltée par les fourmis) prouve de manière presque concluante qu'il s'agissait […] d'un écoulement globuleux de deux espèces de pucerons vivant sur les rameaux de tamaris"
La réfutation de cette théorie est aisée:
- La manne n'était pas récoltée au sol, mais sur les buissons
- elle descendait durant la nuit, avec la rosée[11]
- elle ne descendait pas la nuit du vendredi au samedi
- elle devenait avariée lorsqu'elle était conservée plus d'un lour, sauf durant le septième Jour
- elle fondait lorsque le soleil devenait chaud (rien au sujet des fourmis)
- elle cessa aussitôt que les Israélites entrèrent en Canaan mais les tamaris et les pucerons ont subsisté jusqu'à nos jours
- plusieurs passages bibliques confirment que la manne venait du ciel[12] On peut donc conclure avec assurance, avec les commentateurs anciens
"L'ensemble du récit du don de la manne est à l'évidence miraculeux, elle tire son origine directement de Dieu et ne constitue pas un produit naturel"
Voyons aussi si le programme de distribution de la manne peut renforcer l'interprétation littérale du récit du quatrième commandement:
- Passage de la Mer Rouge: Jour J
- murmures: J + 45 (Ex. 16:1)
- manne de la première semaine: J + 46 à J + 51
- premier sabbat: J + 52
- manne de la seconde semaine: J + 53 à J + 58
- second sabbat: J + 59
- Mont Sinaï: J + 61 (Ex 191)
- les dix commandements: J + 63
Ainsi, les israélites pouvaient difficilement ne pas remarquer que Dieu leur rappelait son repos d'après les six jours littéraux de la semaine de création.
Les miracles du mont sinaï[13]
Le commentaire Tyndale privilégie à nouveau les explications d'ordre naturel et mlnimallse le surnaturel, par exemple
"… le feu provenait d'éclairs, certains harmonisent cela en soutenant que le Sinaï était volcanique, cependant, l'ensemble peut être d'ordre métaphorique, une description "impressionniste" de puissants effets orageux"
Mais à l'encontre de cela
- "… il n'y a rien que l'on puisse appeler volcanique au Djebel Musa du Sinaï … la montagne traditionnellement identifiée avec le Mt Sinaï biblique, ni, certes, dans les autres montagnes du massif du Sinaï[14]
- Le feu est mentionné dix-neuf fois dans les livres allant de l'Exode au Deutéronome, comme l'un des signes grandioses que Dieu opéra
- Le son de la trompette (19 13, 19) diffère totalement de celui du tonnerre. Aucun son naturel ne possède de similitude, même très vague, avec le timbre métallique. Il doit posséder une origine miraculeuse.
- Moïse répète avec insistance que Dieu s'exprima oralement, et que tout le peuple (deux millions) put l'entendre de manière intelligible
- Les dix commandements furent écrits avec le doigt de Dieu. Tyndale "cela ne doit pas être interprété dans un sens strictement littéral". Certes! Dieu n'eut pas besoin d'utiliser un marteau et un burin pour graver les mots dans la pierre. Mais le fait que
Dieu en personne fut la cause de l'apparition des mots sur les tables est reporté pas moins de sept fois presque comme si le Seigneur avait d'avance voulu déjouer les moqueries des sceptiques, ainsi il les martela d'une autre manière: par la répétition dans le langage le plus direct possible.[15] Nous trouvons ici un autre événement surnaturel (en fait deux événements, puisque les premières tables furent brisées), tout-à-falt Inexplicable scientifiquement.
Conclusion: Après cette énumération, on ne s'étonnera pas que l'auteur de l'épître aux HEBREUX (12:18-29) nous rappelle les terrifiants événements du Sinaï comme un avertissement du jugement à venir. Ceux qui auront vu (ou médité sur) l'omnipotence divine par-dessus et par-delà ce que nous nommons "nature", n'auront guère de difficultés à croire en ses facultés à la fOIS de créer le monde en six jours et de le modifier "en un clin d'oeil".[16]
Le quatrieme commandement est parfaitement en harmonie avec l'ensemble de la doctrine biblique du temps
La mesure du temps fut inventée par Dieu.[17] Ainsi, nous avons:
DIX CHRONOMETRES
- Le jour et la nuit
- phases de la lune
- quatre saisons
- deux solstices[18]
- deux équinoxes
- éclipses de soleil (18 ans 11 jours)[19]
- éclipses de lune, la position astronomique de la lune est tout à fait particulière
- planètes, les astres errants de l'antiquité, leurs orbites sont aussi bien déterminées et fixées que celle de la Terre; leurs révolutions ont des durées mesurables
- étoiles, et l'année sidérale (Hébreu "répétition", 800 fois dans l'AT)
- La SEMAINE commémorative. Dans ce cas, le chronomètre se trouve dans le mental humain, qui devrait se réjouir d'observer la parole de Dieu, son corps fonctionne mieux selon un rythme travail/repos de 6:1
Ces données inaltérables ont conduit un astronome célèbre (Sir James Jeans) à faire la remarque suivante: "L'univers semble avoir été conçu par un Maitre Mathématicien". Cette Intelligence supérieure inventa aussi la langue et les nombres, afin que nous ayons toute raison de croire qu'il entendait exactement ce qu'il affirmait lorsque il écrivit le quatrième commandement sur les tables de pierre. Prétendre que le récit de la création n'est qu'une sorte d'outil poétique - ou un cadre littéraire - revient à prétendre découvnr les fables de La Fontaine dans la géométrte euclidienne.
Notes et références
- auteur de "Myths & Miracles" (A new approach to Genesis 1-11), Henry Walter LTD (1976)
- Souviens-toi du jour du repos pour le sanctifier. Tu travailleras SIX jours et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l'Éternel ton Dieu, tu ne feras aucun ouvrage[…]. Car en SIX jours 1'Éternel a fait les cieux la terre et la mer et tout ce qui y est contenu et il s'est reposé le septième jour, c'est pourquoi 1'Éternel a beni le jour du repos et 1'a sanctifie (Ex 21:11)
- Deut 6:22
- Ou "Mer des Joncs" (ndtr)
- A l'epoque de Moïse, ils est fort possible que le golfe de Suez s'étendait plus au nord dans son prolongement naturel, ou se trouvent actuellement les lacs Amer, et ou passe le canal de Suez d'autant qU'un canal reliait la région du delta au lacs actuels, or ce canal ne pouvait trouver de raison d'être que dans une communication avec la Mer Rouge offerte à la navigation (ndtr)
- G.I. Davies: Way of Wilderness C.U.P. (1979) p.78
- Handbook of the Bible, Lion (1972) p.159
- Exode 4:9
- Exode 7:19
- Exode 7:22
- Nombres 11:8
- Psaume 78:24, 105:40; Jean 6:31,32
- Exode chap. 19 à 34
- Ian Wilson: The Exodus Enigma (1985), p. 128
- Exode 31:18, 32:16, 34:1,28
- 1.Cor. 15:52
- Gen 1:14
- Le quatrième chronomètre manque dans l'original (ndtr)
- Le cycle de 18 ams et 11 jours ou saros correspond à la durée pour laquelle la lune, la terre et le soleil occupent la même position relative, pour laquelle la lune occupe la même position dans le ciel, avec la même phase (ndtr)