Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07140.jsonl.gz/824

SCHEVEN Joachim - Glossopteris
Résumé: la flore fossile Glossopteris est mal connue car seules les feuilles sont habituellement préservées. Bien que les rares inflorescences[1] fossiles soient très variées, elle a reçu le nom collectif de "Glossopteris". L'uniformité de leur habitus[2] indique qu'un facteur général contrôlait celui-ci, mais la nature précise de ce facteur, qu'il fut d'ordre génétique, physiologique ou écologique, est inconnue. Des fougères et des prêles, de même que des restes d'arbres, apparaissent en présence de Glossopteris, mais ne jouaient qu'un rôle mineur dans leur communauté. Les axes supports de ces plantes sont appelés Vertebraria. Leur architecture Interne comprenait des cloisons, ce qui suggère un milieu aquatique. Le diamètre dépasse rarement 4 cm. La grande majorité est enfouie horizontalement. On ne connaît pas de troncs lignés de Glossopteris ayant la taille d'un arbre, contrairement à ce qu'on lit fréquemment
On ne trouve de lits de Glossopteris que dans les continents de l'hémisphère sud, ce qui indique un régionalisme prononcé de sa distribution sur la terre antédiluvienne. Les charbons dérivés de cette végétation sont toujours en association avec des grès à haute énergie[3] . Les "sols de végétation[4]" fossiles (au sens des charbons euro - américains) sont complètement absents au-dessous des veines de charbons Glossopteris. Les charbons sont purement allochtones[5] et devraient tirer leur origine d'une végétation antédiluvienne flottante (grâce aux axes cloisonnés Vertebraria). Les surfaces des crevasses des charbons de Glossopteris montrent souvent des motifs caractéristiques, comprenant des aires lisses qui sont probablement dues aux restes comprimés d'axes bombés de Vertebraria.
Tous les lits de Glossopteris contiennent des indices d'un environnement d'eau douce. Leur environnement le plus ancien est par définition le précambrien inférieur. De façon remarquable, les feuilles de Glossopteris sont trouvées en association avec la faune de transition post-diluvienne comprenant des reptiles mammaliformes[6] du Grand Karoo en Afrique du Sud. En Inde, Glossopteris est réputé s'étendre jusqu'au jurassique, et même jusqu'à la "période" crétacé en Australie .Des restes flottants de Glossopteris on probablement subsisté sur terre durant les 100 à 150 années consécutives au déluge.
Sommaire
Introduction
Les théories de la formation du charbon impliquent des durées de formation très longues, car on suppose une croissance autochtone[7] de la végétation ayant conduit à sa formation. La théorie d'une longue durée, une fois admise durant la première partie du XIXe siècle, fut généralisée rapidement à l'ensemble des périodes de formation des roches; mais cela contredit de manière frontale la révélation biblique.
L'existence de "sols de végétation" au-dessous des veines de charbon du carbonifère, ainsi que l'existence de troncs fossiles verticaux fut considérée comme la preuve incontestable d'une croissance autochtone nécessitant une longue durée. Sur la base du texte de Genèse 1-11, qui n'autorise pas les "millions d'années" nécessaires à la théorie des âges géologiques, l'auteur a étudié durant 10 ans l'histoire de la formation du charbon. De nombreux faits l'ont amené a considérer les forêts charbonneuses du carbonifère de l'hémisphère nord en tant d'écosystèmes flottants enfouis durant la phase de décroissance du déluge.
Mais les charbons de ce type sont absents de l'hémisphère sud: en apparence semblables, les charbons durs des continents du sud sont dérivés d'une végétation très différente dont le représentant le plus remarquable est Glossopteris. L'"âge" conventionnel de ce charbon est le permien. C'est dans le but d'étudier les plantes fossiles de cette végétation in situ, c'est-à-dire dans leur site de déposition particulier, que l'auteur et sa fille[8] ont entreprit une étude de ce charbon en Tanzanie (1989) et en République sud-africaine (1990). Un autre but était de de rechercher à quel phase de l'histoire biblique de la terre la végétation de type Glossopteris a vécu et fut enfouie.
Botanique
Le nom Glossopteris se rapporte à la forme de langue de la feuille d'une plante dont l'aspect général n'est pas complètement élucidé, par manque de fossiles complets. Un article[9] décrit une feuille de Glossopteris en forme de flèche dont les contours sont ceux d'un arum[10]. La classification des feuilles de Glossopteris au niveau de l'espèce demeure pratiquement impossible. Celles qui ne possèdent pas de nervure centrale prononcée sont placées dans le genre Gangamopteris. Il existe tant d'intermédiaires que celles-ci appartiennent probablement au genre principal. Ne disposant pas du soutien de celte nervure centrale (qui consiste en une réunion de nervures parallèles), ces feuilles pourraient s'être développées sous l'eau.
On a rapporté approximativement une douzaine de descriptions de rameaux fossiles portant des feuilles de Glossopteris.[11] Il apparaît que ceuxci prennent naissance dans des verticilles[12] qui rappellent ceux de certains conifères tels Araucaria ou Picea. Il n'existe que quelques cas d'inflorescences émergeant de la nervure centrale de la surface supérieure d'une feuille à proximité de sa base. Les organes reproducteurs serrés qu'on appelle Scutum, Lidgeltoria, Squamella, diffèrent tellement les uns des autres qu'on n'a pu élucider leur relation avec certitude. L'uniformité frappante des formes des feuilles peut résulter de facteurs liés à l'environnement ou d'un facteur interne. Leur réplique la plus conforme se trouve chez les nombreuses fougères récentes à membres épiphytes[13] des Polypodiaceae et des Aspleniceae. Ce cas rappelle la grande similarité entre les frondes[14] , de fougères chez des groupes aussi différents que les vraies fougères et les ptéridospermées[15].
On trouve aussi, associées à Glossopteris, des structures de soutien sous le nom de Vertebraria. Leur forme normale de préservation est celle d'empreintes plates en forme de ruban rappelant vaguement les os de la colonne vertébrale. Bien que beaucoup plus rare, Vertebraria n'est retrouvé qu'en présence de feuilles de Glossopteris. Il est probable qu'il s'agisse d'organes différents du même type de plante.
Un certain nombre de tentatives de reconstruction de Vertebraria ont été publiées. La plus raisonnable postule l'existence d'une série d'espaces remplis d'air dans ces axes. Cela expliquerait l'aspect invariablement aplati des "rubans" de Vertebraria, pouvant atteindre une largeur de 4 cm. Une publication des Indes[16] mentionne une Vertebraria de 30 cm de large. En l'absence de toute documentation, une telle information nécessite d'être corroborée par d'autres découvertes. Des filaments émergent parfois des axes à la jonction des espaces contigus: ce sont apparemment les vraies racines.
Les Vertebraria dont la structure est préservée sont exceptionnellement rares. Quelques pièces pétrifiées dans la silice ont été découvertes dans le Grand Karoo[17], et un autre exemplaire a été découvert dans les montagnes Transantarctiques de l'Antarctique de l'Est[18] Ces dernières ont laissé des indices importants dans la compréhension de leur anatomie (figure 1). Il apparaît deux variantes importantes des axes de Vertebraria: les structures fines en forme de rhizomes[19] et le type vertical plus rigide (figure 2). C'est ce dernier qui portait le feuillage.
La variété des plantes accompagnant Glossopteris est restreinte. Des feuilles dispersées en formes de bande, appelées Noeggerathiopsis sont régulièrement présentes. On trouve en certains endroits des verticilles à feuilles du prêle géant Stellotheca. Des frondes de fougères finement découpées en pinnules, de même que des structures de soutien aplaties de petits lycopodes[20] Cyclodendron. Le milieu de déposition indique clairement que ces assemblages ne représentent pas un écosystème en tant que tel, mais seulement leur litière[21] dispersée par l'eau.
Sédimentologie
Les charbons de Glossopteris se retrouvent dans des grès à haute énergie. En Afrique du Sud, le groupe Ecca, qui s'étend largement dans la partie orientale du Transvaal et sur une grande partie du Natal, contient quatre veines principales. Puisque les grès d'Ecca sont considérés comme des dépôts deltaïques d'une rivière aux chenaux anastomosés[22], la corrélation de ces veines de place en place est quelque peu incertaine. Le groupe Ecca repose de manière conforme[23] et sur de grandes distances au-dessus des tillites[24] de Dwyka (permien inférieur), et donc de manière intacte sur la plate-forme de base. Il n'existe donc pas de rapport évident de Glossopteris avec les profondes dépressions synclinales[25] des charbons du carbonifère de l'hémisphère nord. Lorsque ces dépressions sont présentes, par ex. dans le groupe Beacon de la chaîne transantarctique et dans le système du Cap, les lits de Glossopteris reposent sur des épaisseurs très importantes de sédiments du paléozoïque inférieur[26], devenant de moins en moins profond lorsque l'on s'approche du sommet. Lorsque des charbons existent, ils se trouvent dépourvus de "sols de racines" pétrifiés. Ce fait en tant que tel n'a jamais été contesté, et a toujours contribué à faire considérer les charbons du Gondwana comme allochtones[27]. (Les affirmations allant en sens contraire que l'on trouve occasionnellement dans la littérature sont mal fondées, et peuvent être ignorées en considération de la méconnaissance des auteurs au sujet des formations stigmariennes de sols pétrifiés de l'hémisphère nord). Ces derniers résultent clairement d'enfouissements posthumes des racines d'une végétation flottante. En l'absence de racines comparables dans le type de végétation Glossopteris, le mode d'enfouissement n'a pu être le même.
Certaines couches de lits épais des charbons de Gondwana sont bourrées d'axes écrasés de Vertebraria. C'est un autre indice que ces organismes semblables à des rhizomes ne fonctionnaient pas en tant que racines, mais faisaient partie d'un vaste réseau.
Un point digne d'intérêt est que les argiles permiennes du Transvaal et d'ailleurs sont réputées recouvrir des lits charbonneux (R.J. Rayner, communication personnelle). Le fait que ces argiles furent déposées de manière rapide est mis en évidence par par le chevauchement de feuilles de Glossopteris où elles ont dû se trouver piégées par des tourbillons. Ceci infirme fortement les vues conventionnelles de feuilles tombées durant l'automne et dispersées par les vents.
Etalement stratigraphique
Les feUilles de Glossoptens (ou mieux Gangamopteris) de l'hémisphère sud définissent le début du "permien" de l'échelle conventionnelle des temps, En fait, Glossopteris et les genres associés sont des espèces fortement étalées stratigraphiquement, et donc très peu fiables en tant qu'indicateur d"âge". En Australie et en Amérique du Sud, les dépôts de type glaciaire du permien s'entrecroisent avec des lits charbonneux. Evidemment, cette glace est sans rapport avec des changements climatiques à long terme, mais doit avoir flotté comme une banquise, de période contemporaine à Glossopteris. On ne peut expliquer les pierres tombées des charbons australiens d'une autre manière.
Les dépôts principaux de charbons du Gondwana devraient se référer à une végétation antédiluvienne, déposée par les eaux diluviennes décroissantes, lors de l'année du déluge. Tandis que les grès d'Ecca porteurs de Glossopteris, ne montrent guère de signe de surfaces émergées, le groupe de Beaufort qui le recouvre en montre de manière croissante. Il est tout à fait clair, à partir des données de terrain, que les reptiles mammaliformes (théromorphes) du Grand Karoo ont réellement vécu à cet endroit. Les traces de fouissage et les traces de pas ne peuvent être interprétées d'une autre manière. Aux endroits où se trouvent des lentilles de schistes argileux, on peut aussi trouver des feuilles de Glossopteris. Dans le Karoo, ce type de végétation se maintient dans le "trias", c'est-à-dire dans les séries du Stormberg. Glossopteris est l'un des constituants du charbon de Molteno où il se trouve associé avec les fougères "mésozoïques"[28] Dicroidium (Thinnfeldia) et des feuilles de type Ginkgo[29].
En Inde, Glossopteris est réputé se trouver mélangé avec des formes végétales du jurassique, en Australie (Queensland), on a signalé des endroits où on le trouve aussi "tardivement" que le crétacé.
Les filons d'injection {dykes)[30] et les filons - couches (sills)[31] d'Afrique du Sud ressemblent à ceux des chaînes de montagnes transantarctiques de manière tellement frappante, que l'on peut soupçonner que l'est Antarctique bordait autrefois la côte est du Natal (RSA), et que l'orgine de ces filons d'injection est contemporaine de la rupture du continent Gondwana, c'est-à-dire qu'elle est postérieure au trias.
Habitus de glossopteris
Lorsque l'on tente une reconstruction de cette végétation, trois remarques s'imposent:
- Premièrement, les veines charbonneuses de cette végétation ne possèdent pas de sous-sol (de racines) et les axes de Vertebraria ne se localisaient pas dans les roches sous-jacentes aux charbons.
- Deuxièmement, ces axes étaient cloisonnés, ce qui implique un mode de vie aquatique.
- Troisièmement, les troncs et les souches parfois associés à Glossopteris ne paraissent pas avoir appartenu à cet écosystème particulier, mais résultent d'un mélange de bois à la dérive.
Il peut en être déduit que les plantes de Glossopteris n'ont pas crû jusqu'à atteindre la taille des arbres, ni n'ont recouvert de sol ferme. Les fossiles suggèrent une croissance modérée rappelant celle des jeunes conifères, voire un habitus semi - herbacé, turgescent[32]. Si elles ne colonisaient pas le sol, les plantes devaient alors être transportées par l'eau, grâce à leurs axes cloisonnés. La biomasse totale fut gigantesque, si l'on considère la quantité de charbons du Gondwana. Les fourrés de Glossopteris semblent avoir recouvert de vastes étendues d'eau de la surface terrestre antédiluvienne, et devraient avoir joué, de concert avec les forêts de l'hémisphère nord, un rôle vital dans la régulation du cycle de l'eau de l'époque.
Conclusion
Glossopteris est un genre collectif comprenant des espèces différant dans leur mode de reproduction. Les raisons écologiques de l'existence de feuilles en forme de langue est inconnue.
De par leur cloisonnement en chambres remplies d'air, les axes Vertebraria de Glossopteris indiquent un milieu aquatique. Cette suggestion se base sur l'abscence totale de litière sous les veines de charbon. Les plantes montrent une lointaine ressemblance avec la structure des jeunes conifères.
La déposition de lits de Glossopteris a eu lieu de manière conforme sur la plate-forme précambrienne. En Antarctique et dans le système du Cap, les lits de Glossopteris forment aussi la phase finale du remplissage de profonds plis synclinaux. La grande masse de la végétation de ce type était constituée de plantes d'eau douce antédiluviennes, échouées lors de la fin de l'année du déluge. Après le déluge, la flore se développa au moins jusqu'au trias, localement jusqu'au jurassique, et même jusqu'au "temps" du crétacé. En terme de méga-successions post-diluviennes, cette période aurait duré de 100 à 150 ans.
Notes et références
- Inflorescence mode de groupement des fleurs sur une plante (principaux types: grappe, épi, ombelle, capitule, cyme). Ensemble de ces fleurs
- Habitus façon habituelle de croître, de se comporter, d'un organisme, par exemple la croissance en hélice de certaines plantes grimpantes
- Nombre de grès (arénites lithiques) gris ou 'poivre et sel", notamment les turbidités des géosynclinaux. contiennent d'abondants débris rocheux
- sols de végétation sols de racines fossiles
- allochtones transportées depuis leur lieu de croissance
- cf Denton Evolution une théorie en crise (t992) Flammarion, p 188
- autochtone: sur place
- Esther Scheven. Géol dipl.
- Felstmantel (1876) Journ Asiat Soc. Bengal .XLV. pt 2. P 230 Cité en Arber. E A N (1905) Catalogue of the Fossil Plants of the Glossoptens Flora in the Department of Geology British Museum (Natural History) sujet Permo - Carbontlerous Flora of India and the Southern Hemisphere Londres
- arum: nom usuel gouet, pied-de-veau (cf Larousse 1 vol)
- Ethendge. J Sub-Rentlorm-ovate leaves of Glossoptefls etc. Records of the Geological Survey of New South Wales Sidney (1905)
Dolianiti, E.: A flora do Gondwana Inferior em Santa Catarma IV; Notas Preriminares Estudos (ministério da Agricultura etc.; RIO de Janeiro (1954)
Plurnstead, E. P.: The Habit of Growth of Glossoptridae; Transactions of the Geological Society of South Africa LXI. p 81-96, Johannesburg (1958)
Pant. D.D.: The plan of Glossopteris. The Jour of the Indian Betanical Society, Vol. 56, No l,p 1-23
- Verticille: fleurs, feUilles, pièces florales partant toutes d'un méme niveau de l'axe qui les porte.
- Epiphytes: se dit d'un végétal fixé sur un autre, mais non parasite
- Fronde (de fougeres): feUille aérienne des fougères, portant des sporanges
- Ptéridospermées: plante du carbonifère. à feuilles de fougère. mais se reproduisant par graines, ce qui la classe parmi les gymnospermes
- Pant, D.D. id
- Brunn, communication personnelle
- Schopf, J. M., Anatomy of the Axis in Vertebraria, Geology and Paleontology of the Antarctic Antarctic Research Series. vol 6. p 217-228
- Rhizome: lige souterrarne pénétrante, souvent allongée et horizontale
- Lycopode: cryptogame vasculaire connu sous le nom usuel de pied-de-loup
- Litière végétale ensemble des feuilles mortes et des débris végétaux en décomposition qui recouvrent le sol des foréts
- Chenaux anastomosés dans certaines conditions de pente et de débit, le lit principal d'une rivière peut se diviser en plusieurs chenaux qui se réunissent en aval
- conforme: sans interruption de sédimentation
- Tillite: conglomérat (=roche grOSSIère lormée de débris) de genre glaciaire
- Syncinal: pli géologique dont la convexité est tournée vers le bas
- Paléozolque inférieur: les plus anciens systemes geologiques richements pourvus de fossiles cambrien, ordocivien, silurien
- allochtone: issus d'un autre endroit, ayant subi un transport depuiS leur lieu de croissance
- Mesozoloque: se dit de la partie moyenne de la colonne géologique (trias, Jurassique, crétacé), suivant le paléozorque. C'est dans ce système que l'on a retrouvé les lossiles des grands dinosaures.
- Ginkgo: arbre de chine à feuilies en éventail
- Filon - d'injection ou Dyke filon de roche éruptive injecté de manière tabulaire et sécante par rapport aux couches sédimentaires, dans une lissure et qui, lorsque dégagée par l'érosion différentielle, forme une muraille escarpée
- Filon - couche (sill) intrusion souterrarne de roche éruptive, parallèle au couches sédimentaires
- Turgescent propre il rétat normat, rigide, d'une plante, maintenue ainsi par la pression de l'eau qu'elle contient