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Le réalisateur suédois, Björn Runge s’est inspiré d’un roman célèbre pour relancer sa carrière. Dans son dernier long-métrage, il nous présente un couple de retraités du Connecticut en partance pour Stockholm. La raison de leur voyage ? Recevoir le Prix Nobel de Littérature…
Jonathan et Joan Castleman vivent dans une jolie de maison de banlieue aux États-Unis. Ce couple modèle a élevé deux enfants : David, un jeune écrivain qui suit difficilement les traces de son père et Susannah, une jeune femme enceinte.
Au milieu de la nuit, alors qu’ils dorment profondément, le couple reçoit un coup de fil étrange. Un homme se présente comme faisant partie des organisateurs du Prix Nobel. Jonathan Castleman vient d’être élu à l’unanimité par le comité suédois «Prix Nobel de Littérature» pour l’ensemble de son œuvre. Il est attendu en famille à Stockholm, pour recevoir les honneurs et son prix, lors d’une cérémonie grandiose !
« The Wife: A Novel » n’est pas une oeuvre comme les autres. Paru en 2003, ce « Best Seller » a eu beaucoup de succès dans les pays anglo-saxons et ailleurs dans le monde. C’est en toute logique, que le cinéma s’est inspiré du sujet pour en faire un film de qualité.
Aux commandes de ce long-métrage nous trouvons le metteur en scène Björn Lennart Runge. Le réalisateur suédois, né à Lysekil en 1961 est peu connu en Suisse.
Après des études de cinéma à l’institut dramatique de Stockholm (1986-1989), Björn Runge s’est investi dans le milieu culturel de son pays. Le réalisateur s’est fait rapidement un nom au cinéma avec son premier film « Harry & Sonja ».
En 2003, il a remporté deux « Guldbagge Awards » (l’équivalent de l’Oscar et du César, en Suède) et un «Ours d’argent» à Berlin avec son film « Om jag vänder mig om ». On lui doit aussi « Happy End » sorti en 2011 ainsi que « Rensa Fisk » et « Mun mot mun » (2004) une création qui lui a valu une nouvelle distinction en Norvège.
Mis à part ces quelques films à succès, le cinéaste a également tourné des mini-séries pour la télévision suédoise (Familjen, Anderssons älskarinna).
Björn Lennart admet avoir mis l’accent sur la relation amoureuse des deux protagonistes du film, plutôt que sur leurs activités. En lisant le roman de Meg Wolitzer, il s’est rendu compte que ces expériences étaient très proches de celles qu’il avait personnellement vécues. Il s’est attaché aux personnages et a compris leurs frustrations.
Sa nouvelle création est une critique réaliste de la vie de couple. Le réalisateur met en scène les aléas du quotidien, une atmosphère de confiance et différents aspects de l’existence.
Les détails ont pour lui une énorme importance. Chaque parole du script a été minutieusement étudiée. Les lieux et la luminosité ont aussi été mûrement pensés.
Au casting, nous trouvons un duo incroyable. « Golden Globe » de la meilleure actrice dans un film dramatique en 2019, la comédienne américaine, Glen Close a joué dans de nombreux films à succès: (Liaison Fatale, Liaisons Dangereuses, Mars Attacks et Seven Sisters). Nommée sept fois aux Oscars, elle détient aussi le record de nominations sans avoir jamais remporté la fameuse statuette.
À ses côtés nous trouvons, Jonathan Pryce, un acteur britannique rendu célèbre par sa prestation dans « Brazil » de Terry Gilliam. Le comédien, qui a 42 ans de métier et 83 films à son actif, est une fois de plus exceptionnel dans cette réalisation.
Cette production d’un budget de 17,7 millions de dollars tient toutes ses promesses. Le scénario est intéressant, les décors sont sobres, mais parfaitement adaptés à l’histoire.