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Ethos va s'opposer au système de rémunération à la prochaine assemblée générale de Novartis le 22 février prochain. En effet, le système de rémunération n'est pas dans l'intérêt à long terme des actionnaires. En particulier, la rémunération variable de la direction est trop élevée par rapport aux salaires fixes. Par ailleurs, les différents plans de rémunération ne sont pas suffisamment bien décrits pour pouvoir vérifier le lien entre les rémunérations reçues et la réalisation des objectifs fixés.
Novartis soumet pour la première fois son système de rémunération au vote consultatif de l'assemblée générale. A cet effet, la société a publié un rapport détaillé sur les rémunérations du conseil d'administration et de la direction générale. Cette procédure a été introduite dans les statuts l'année dernière, ce qui avait été salué par Ethos.
La rémunération totale reçue par les membres du conseil d'administration et de la direction générale s'est élevée à 82 millions de francs en 2010. Certaines rémunérations ont été particulièrement élevées: Le président du conseil d'administration (Daniel Vasella) a obtenu 25 millions de francs en 2010 et le CEO (Joe Jimenez) 13 millions, calculés en valeur de marché.
Plusieurs aspects du système de rémunération de Novartis soulèvent la critique, en particulier:
- La rémunération variable pour les membres de la direction est très élevée en comparaison du salaire de base. Par exemple en 2010, la rémunération variable du CEO a atteint 87% de la rémunération totale.
- Plus de 80% de la rémunération variable récompense la performance mesurée sur une seule année. La bonne pratique voudrait qu'une part plus importante dépende de la réalisation de performances vérifiées sur plusieurs années.
- Le rapport de rémunération de Novartis présente toutes les rémunérations à leur valeur fiscale et non à la valeur de marché, ce qui sous-estime les montants versés. De plus, dans la plupart des plans de participation, le montant de la rémunération variable versé en cas d'atteinte des objectifs n'est pas communiqué. Cela empêche de pouvoir vérifier le lien entre les rémunérations reçues et la réalisation des objectifs fixés.
- Le conseil d'administration a trop de liberté de procéder à des attributions discrétionnaires. Un exemple est donné par la contribution spéciale de 12 millions de francs au titre de retraite complémentaire sous forme d'un paiement unique à une police d'assurance en faveur de Daniel Vasella.
Au vu de ces raisons, Ethos recommande aux actionnaires de voter NON au système de rémunération de Novartis lors de l'assemblée générale du 22 février 2011.