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Ce tiers des Suisses testés est une moyenne, puisque les jeunes, les moins de 35 ans se font davantage tester. Le sondage a été réalisé en ligne par l'agence zurichoise Mindnow, auprès de 4000 personnes de toutes les tranches d'âges et de tous les cantons.
Didier Trono, virologue, professeur à l'EPFL et membre de la Task Force n'est pas surpris par ces résultats: "Pendant la première vague, on avait peu de tests, ce qui fait qu'on a diagnostiqué environ 10 à 15% des gens qui étaient infectés", rappelle le spécialiste.
"Ensuite, durant la deuxième vague, à l'automne, on a eu plus de tests, on a vraiment intensifié les évaluations", malgré l'absence de tests facilement disponibles pour des gens qui voulaient simplement se surveiller ou "qui étaient peut-être en contact, mais pas vraiment sûrs, avec des gens infectés", soulignant que ces tests "deviennent davantage disponibles seulement maintenant".
"On est extrêmement mauvais sur la récolte des données"
Didier Trono critique aussi le manque de chiffres officiels en Suisse. "On est extrêmement mauvais en Suisse pour ce qui est de la récolte des données, de leur analyse, des statistiques qu'on peut faire dessus." Et le virologue de prévoir que cela "va devenir d'autant plus difficile" avec les autotests, même pour des gens qui seraient positifs, "puisque personne ne pourra les forcer à s'annoncer positifs au médecin cantonal".
Les Suisses ne semblent pas réfractaires aux tests, puisque 55% des sondés se disent prêts à se faire tester tout de suite, pour retrouver certaines libertés.
>> Interview de Laurent Kaiser (HUG) dans Forum:
Julie Liardet/ebz