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Une ville ouvrière et bilingue
La ville de Bienne a su tirer avantage de sa situation géographique, entre le plateau bernois et le Jura, en accueillant par le passé des horlogers francophones du Jura. Officiellement bilingue depuis 1952, elle connaît une forte croissance dans la période d’après-guerre et devient le centre industriel et commercial d'une vaste région. En 1960, l'émission Présence protestante revient sur ce développement.
En 1974, parmi les 65’000 habitants biennois, il y a 18'000 Romands qui représentent 27% de la population. Ils forment une communauté harmonieuse avec la majorité alémanique, comme l’explique le journaliste et écrivain René Fell dans l'émission Affaires Publiques consacrée au district de Bienne. Pour exemple, cette leçon donnée à l'Ecole d'architecture par un professeur qui s'exprime alternativement en français et en allemand. Bluffant !
Les Alémaniques, en fait, on l’a vu dans les urnes, c’est eux qui nous ont donné un gymnase français. Ils ont un sens civique. Ils ont compris le bilinguisme.
Swatch for ever
A Bienne, après la crise des années 1970, l’industrie horlogère connaît un nouvel essor à partir du début des années 1980. L'impulsion est donnée par le PDG de la société de conseil HEAG Nicolas Hayek qui recommande la fusion des deux grands groupes horlogers suisses ASUAG et SSIH. La Société de microélectronique et d'horlogerie (SMH) est créée. En 1986, Nicolas Hayek en devient le président.
Nicolas Hayek, une figure biennoise. [RTS]
La SMH lance sur le marché international une petite montre-bracelet à quartz en plastique et bon marché prénommée Swatch QUARTZ. Inventée par les ingénieurs en horlogerie Elmar Mock et Jacques Müller, elle devient, dès 1984, un véritable phénomène de société et le symbole de la reconquête industrielle et horlogère en Suisse. La SMH se transformera en The Swatch Group en 1998.
Des équipes qui rassemblent
En juin 1968, des jeunes Zurichois, à la recherche d'un lieu de réunion ou de culture, finissent par obtenir un centre autonome après une période d'affrontements avec la police. A Bienne, de jeunes contestataires s'inspirent de cet exemple. Ils obtiennent finalement de la ville un local dans une usine à gaz désaffectée pour y créer un Centre autonome. La Coupole/Gaskessel est née.
Au début des années huitante, le club de hockey sur glace du HC Bienne suscite une fièvre populaire grâce à un palmarès exceptionnel. En février 1981 les Seelandais remportent le deuxième titre de champions de Suisse de leur histoire. Ils enchaînent trois jours après avec la Coupe en s'imposant en finale 8 buts à 5 face au club du HC Fribourg Gottéron. Après le match, l'équipe reçoit le trophée du championnat dans une patinoire du Stade de Glace en délire.
Balade à Bienne/Biel
En 2008, l'émission Passe-moi les jumelles fait halte dans la ville de Bienne / Biel, une cité romande qui ne connaît pas le Roestigraben. Dans ce portrait dressé par la journaliste Mireille Calame et le réalisateur Bertrand Theubet, on découvre les richesses de cette ville d'eau, sous laquelle coule la Suze, rivière qui descend du Jura, celles de sa vieille ville ou de son centre d'art contemporain Pasquart. Une ville où décidément, il fait bon vivre.
J'aime travailler à Bienne, parce que je trouve que Bienne est ouverte au monde...avec beaucoup d'idées et beaucoup d'esprit.
Martine Cameroni pour Les archives de la RTS
Retrouvez ci-dessous les intégrales de la plupart des émissions dont des extraits ont été publiés, et plus encore...