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Remplir son bulletin de vote pour les élections fédérales, mode d'emploi
Les Suisses vont se rendre aux urnes dans à peine plus d'un mois, le 20 octobre, afin d'élire leurs représentants dans les deux chambres du Parlement fédéral pour les quatre prochaines années.
Pour environ 400'000 personnes, il s'agira de la première participation à une élection fédérale, qu'il s'agisse de Suisses majeurs depuis peu ou de personnes qui viennent d'obtenir la nationalité.
Les électrices et les électeurs peuvent s'attendre à recevoir d'ici la fin septembre un matériel de vote bien fourni, car il n'y a jamais eu autant de candidats pour la Coupole: plus de 4600 personnes briguent les 200 sièges du Conseil national.
>> Lire aussi: Qui sont les 4600 candidats au Parlement fédéral?
Si l'on ajoute à cela le fait qu'il existe plusieurs manières valides de remplir et de personnaliser un bulletin électoral, voter aux élections fédérales peut se révéler plus complexe qu'il n'y paraît.
Les généralités pour un vote valide
La première règle élémentaire pour ne pas voir son vote invalidé d'office est d'utiliser impérativement un bulletin électoral officiel fourni avec le matériel de vote, rappelle le site dédié de la Confédération.
Les bulletins doivent être exclusivement modifiés à la main, lisiblement. Seul le vote (noms, prénoms et numéros des candidats, en toutes lettres) doit y figurer. Il est interdit d'annoter le bulletin, de dessiner dessus ou encore de le signer.
Le bulletin électoral doit contenir au moins un nom valable de candidate ou de candidat, c'est-à-dire un de ceux qui figurent sur les bulletins électoraux pré-imprimés. On ne peut donner ses voix qu'à des candidats de son canton.
Pour le Conseil national, un seul bulletin doit être glissé dans l’enveloppe électorale. Attention enfin, bien sûr, à voter dans les temps.
Biffer, cumuler, panacher ou composer sa liste
Plusieurs possibilités s'offrent aux électrices et aux électeurs au moment de remplir leur bulletin:
1- Utiliser la liste pré-imprimée du parti de son choix, sans la modifier. Il suffit alors de la glisser telle quelle dans l'enveloppe électorale.
2- Biffer certains noms de candidats sur un bulletin pré-imprimé et/ou faire du panachage en les remplaçant, à la main, par ceux de candidats d'autres listes.
3- Pour accroître les chances d'un candidate ou d'une candidate, on peut aussi recourir au cumul en faisant figurer son nom deux fois, au maximum. S'il ou elle est déjà présent sur une liste, il est possible de réécrire une fois son nom et son numéro. Les symboles ou les mentions comme "idem" sont interdits, il faut écrire en toutes lettres.
A noter que pour le Conseil des Etats, les dispositions en matière de cumul peuvent varier selon les cantons.
4- Autre solution: utiliser un bulletin vierge pour composer sa propre liste idéale. Elle ne peut en principe pas contenir d'autres noms que ceux de candidats officiels, mais dans certains cantons cette règle peut varier pour les Etats.
Attention, il n'est pas possible d'inscrire davantage de candidat.e.s sur le bulletin qu'il n'y a de sièges à repourvoir dans le canton (voir encadré). Si la liste comporte trop de noms, les excédentaires seront biffés lors du dépouillement, en partant du bas de la liste.
>> Infographie: comment sont comptabilisées les voix selon les différents cas de figure:
Le système des apparentements
Reste encore une subtilité, le système des apparentements et des sous-apparentements. Une stratégie électorale qui consiste, pour les partis politiques, à créer des alliances pour optimiser leurs chances.
Le système permet de cumuler les voix de listes de différents partis (apparentements) ou de différentes listes du même parti (sous-apparentement).
>> Les explications à lire ici: Les apparentements, des stratégies politiques sous la loupe
Ces apparentements et sous-apparentements sont signalés sur les bulletins de vote et ne sont pas une indication anodine.
Car "les apparentements entre différents partis donnent parfois lieu, pour des raisons mathématiques, à des alliances étonnantes" qui peuvent gêner les électeurs, a expliqué ainsi expliqué mercredi Georg Lutz, professeur de sciences politiques à l'Université de Lausanne, dans l'émission "On en parle".
>> Lire encore: Petit lexique pour mieux comprendre les institutions fédérales
ptur
Publié le 14 septembre 2019 à 16:01 - Modifié le 16 septembre 2019 à 14:35
La répartition cantonale des sièges au National
Berne: 24 sièges
Vaud: 19
Genève: 12
Valais: 8
Fribourg: 7
Neuchâtel: 4
Jura: 2