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Les Sud-Africains ont massivement reconduit l'ANC au pouvoir lors des législatives et régionales de mercredi. Malgré deux décennies de gestion contestée, ils voient toujours dans le parti de Nelson Mandela le glorieux mouvement qui les a libérés de l'apartheid en 1994.
Vendredi à la mi-journée, alors que la quasi-totalité des bulletins avaient été dépouillés, le résultat provisoire donnait à l'ANC une majorité absolue de 62,20%, loin devant l'Alliance démocratique (DA, opposition libérale) avec 22,20%, et les Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche populiste) avec 6,24%.
Lors des dernières élections en 2009, l'ANC avait obtenu 66,9% et la DA 16,7%. L'ANC conservait en outre huit des neuf régions du pays. Seule la riche province du Cap occidental, gouvernée par la DA depuis 2009, lui échappe de nouveau.
Le score national de la DA, dont la numéro un Helen Zille est blanche, laisse cependant penser que le parti a su toucher les classes moyennes, y compris les Noirs. Certains veulent y voir l'amorce d'une bipolarisation de la vie politique pour les années à venir.
Percée de l'EFF
Quant à l'EFF, il réussit son entrée en politique en envoyant probablement une vingtaine de députés au parlement. Ce nouveau parti fondé par le trublion Julius Malema veut occuper l'aile gauche de l'échiquier politique. Il prône la nationalisation des mines et des banques et l'expropriation sans indemnité des grands propriétaires terriens blancs.
Pour l'ANC, ce succès va lui donner de nouveau une majorité absolue au parlement, dont la première tâche le 21 mai sera de réélire le président Jacob Zuma pour un nouveau mandat de cinq ans.
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