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En disciple d’Adam Smith, qu’il cite à plusieurs reprises, Benjamin Constant dénonce l’industrialisme, ou plus précisément la politique gouvernementale en faveur des manufactures, qu’il juge menaçante pour le bon fonctionnement de l’économie. Celle-ci requiert en effet la liberté, afin de fonctionner selon les lois naturelles. Constant est donc un libéral résolu qui croit, comme Adam Smith d’ailleurs, en la supériorité naturelle de l’agriculture sur l’industrie. Continuer la lecture de « Benjamin Constant (1767-1830) »
Quoique physicien et membre de plusieurs des principales Académies scientifiques de son époque, Pictet peut prétendre au titre de premier critique en date du processus industriel, aux côtés de son ami Sismondi et dans une moindre mesure de Benjamin Constant, son prédécesseur au Tribunat. Continuer la lecture de « Marc-Auguste Pictet (1752-1825) »
Titre complet: An Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of Nations;
trad. fr. : Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, ou: De la richesse des nations.
Ce texte de référence de la pensée libérale n’est certes pas à proprement parler un ouvrage technocritique. Néanmoins, ce n’est pas non plus une apologie sans restriction du développement industriel et du machinisme, d’ailleurs encore difficilement perceptibles à l’époque. Dans cette perspective, l’intérêt de la pensée de Smith réside dans sa critique des externalités qui limitent le bon fonctionnement de l’économie (et donc l’action de la « main invisible »), en particulier les monopoles, les taxes préférentielles, les lobbies, et tous les privilèges accordés à certains acteurs de l’économie au détriment des autres. Continuer la lecture de « Adam Smith (1723-1790) »
Jean-Jacques Rousseau fut l’un des tout premiers, avec Diderot, à comprendre le caractère aussi déterminant qu’irréversible de la technique pour l’homme et les sociétés modernes [1]. Il se demanda en conséquent comment l’homme peut rester libre et indépendant dans un monde livré à la technique [2].