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L’étude LEADER, publiée en 2016, avait montré une diminution du risque cardiovasculaire chez les diabétiques de type 2 à haut risque cardiovasculaire sous liraglutide, un analogue du glucagon-like peptide-1. L’étude présentée ci-dessous est une sous-étude de LEADER et donne les résultats concernant le risque rénal. 9340 diabétiques de type 2 ont été randomisés en deux groupes, liraglutide versus placebo, et suivis durant 3,8 ans en moyenne. L’issue rénale était un composite de macro-albuminurie persistante nouvelle, de doublement persistant de la créatinine, de dialyse et de décès de cause rénale, et était survenue moins fréquemment sous liraglutide que sous placebo (5,7 % versus 7,2 %, Hazard Ratio 0,78, p = 0,003). Sur le plan individuel, la seule issue significative était la macro-albuminurie persistante nouvelle, bien que toutes montraient une tendance favorable sous liraglutide. Les auteurs con-cluent donc à une amélioration du pronostic rénal sous liraglutide.
Commentaire : Le diabète est un facteur de risque important de présenter une maladie rénale chronique et cette étude semble montrer une amélioration du pronostic rénal chez ces patients, bien que les résultats ne soient pas tous significatifs. Néanmoins, les données pâtissent probablement d’un manque de puissance, en raison d’une faible prévalence d’insuffisants rénaux dans la cohorte (23 % des patients avec un GFR < 60 ml/min/1,73 m2). Depuis l’étude LEADER, le liraglutide est recommandé en seconde intention après la metformine chez les diabétiques de type 2 à haut risque cardiovasculaire. Voici donc un élément de plus en faveur de cette molécule. A noter que le liraglutide n’est remboursé en Suisse qu’en cas d’IMC ≥ 28 Kg/m2.