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Le roi Felipe VI d'Espagne a reçu lundi plusieurs chefs de partis pour prendre acte de l'inéluctabilité de nouvelles élections. La date du 26 juin est régulièrement articulée pour ce nouveau scrutin.
Le souverain s'est entretenu avec les chefs des huit plus petites formations et poursuivra ses consultations mardi pour terminer avec les quatre grands partis: Ciudadanos (centre libéral), Podemos (gauche radicale), le PSOE (socialiste) et le Parti populaire (PP, conservateur). Le délai imparti pour ficeler, enfin, une coalition gouvernementale et sortir du blocage politique issu des élections législatives du 20 décembre court formellement jusqu'au 2 mai.
Mais après des mois de discussions sans succès, le roi pourrait décider d'écourter l'agonie et annoncer dès mardi soir ou mercredi matin ne pas avoir de candidat pour former un gouvernement. Ceci impliquerait la tenue d'élections le 26 juin, a indiqué une source proche de la Maison Royale.
Cette troisième série d'entretiens depuis les élections de décembre avait pour seul but de confirmer qu'aucun parti ne dispose d'un candidat ayant suffisamment de soutiens pour obtenir la confiance du Parlement espagnol en vue de la formation d'un gouvernement.
A l'heure des suppositions
D'ici fin juin, les partis en campagne devront tenter de faire évoluer l'opinion, divisée en deux blocs gauche-droite et qui, pour l'instant, voterait comme elle l'a fait en décembre.
Selon une enquête d'opinion commandée par le quotidien de centre droit El Mundo, le PP garderait ses 123 élus et le Parti socialiste en conserverait 90. Podemos monterait légèrement s'il s'alliait aux écolo-communistes d'Izquierda Unida (Gauche unie), ce qu'il envisage. Ciudadanos aussi.
Mais El Pais, quotidien de centre-gauche, a lui publié un sondage prédisant qu'une alliance entre Podemos et Izquierda Unida (coalition de partis de gauche) pourrait dépasser les socialistes en nombre de voix, devenant la deuxième force politique du pays.
ATS