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Je possède des jetons qui permettaient d'entrer dans la ville de Genève. A quelle époque ces jetons étaient-ils utilisés ?
Date de la réponse: 24.11.2021
Bonjour,
Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :
Le document Les jetons de péage des portes et ponts de la ville de Genève publié en 1899 dans le tome IX de la Revue suisse de numismatique nous apprend ceci :
« Jusqu'à la fin du siècle dernier, les portes de la ville de Genève se fermaient au coucher du soleil, sans égard pour les promeneurs attardés. Dès que la "retraite" était sonnée à la cathédrale de Saint-Pierre, on relevait les ponts des portes de Cornavin, de Rive et de Neuve, la porte du Lac était fermée au moyen de chaînes, et la cité s'endormait dans sa triple ceinture de remparts.
Après l'annexion de Genève à la France, la fermeture des portes devint moins rigoureuse ; elles s'ouvraient facilement pendant la nuit, les relations avec la région environnante étant devenues plus fréquentes et plus sûres. Après la Restauration, le gouvernement provisoire autorisa, sous certaines conditions, le passage aux portes après leur clôture. La loi du 3 juillet 1816 maintint cette autorisation et fixa […] le droit de péage […].
En cas d'ouverture des portes après 11 heures du soir le droit le plus fort était doublé. Dès que commençait la perception, les objets soumis aux droits d'octroi ne pouvaient plus entrer dans la ville. […]
Le compte rendu des recettes et dépenses du canton de Genève pour l'année 1837 indique une dépense de 36 florins pour la confection de jetons pour le service de nuit. Ces jetons n'ont malheureusement pas été retrouvés et ne doivent pas être confondus avec ceux figurés plus loin, qui ont été émis en vertu de la loi du 24 février 1849 et sont restés en usage jusqu'au 13 avril 1852.
Ces jetons étaient vendus par paquets de vingt-cinq, renfermés dans de petits sacs de papier blanc […].
Ces jetons — surtout ceux des ponts — sont devenus aujourd'hui relativement rares, leur fragilité en ayant sans doute hâté la destruction. Bien que ne présentant qu'un intérêt numismatique exclusivement local et par cela même très restreint, nous les avons reproduits ici dans l'espoir que cela pourrait être utile à quelques collectionneurs. »
Vous pourrez voir que les dates de disparition des jetons de péage ont varié en fonction du pont pour lequel ils étaient nécessaires. A noter, d'ailleurs et comme nous l'apprend cet article, que tous ces jetons étaient en carton.
Ainsi par exemple, dans l'Étude sur les messageries et les postes, d'après des documents métalliques et imprimés : précédée d'un essai numismatique sur les ponts et chaussées de Charles Florange nous lisons encore en page 71 :
« Le Pont de l’Arve ou pont de Carouge fut construit en 1811, remplacé en 1839 et reconstruit en 1870. Les jetons de péage pour ce pont ont été abolis en 1863 et en même temps pour toute la Suisse. »
Nous pouvons cependant indiquer que ces jetons ont été utilisés au milieu du 19e siècle.
Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.
Cordialement,
www.interroge.ch
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