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Lors de traumatismes, il est impossible de mesurer et de quantifier un degré précis d'un traumatisme subit, il n'y a donc pas "d'échelle' de souffrance, chacun de nous gérant nos propres émotions d'une manière différente selon notre vécu, notre éducation ou notre histoire personnelle.
On peut cependant estimer qu'il peut y avoir des traumatismes avec un petit 't' et d'autres avec un grand 'T'. Les traumatismes avec un petit 't' pourraient être ceux de la vie quotidienne tels que disputes conjugales ou familiales, harcèlements, dettes, deuil, échecs scolaires ou professionnels, etc. qui malgré le fait qu'il ne mettent pas la vie de la personne en danger, ne sont pas pour autant anodins.
Les traumatismes avec un grand 'T' pourraient être ceux où la vie de la personne a été mise en jeu tels que les accidents de voitures, guerres, kidnapping, viols, catastrophes naturelles tels que tremblements de terre, inondations, etc. Le choc du traumatisme s'emplifie lorsque les biens personnels sont détruits ou pillés. L'individu se sent ainsi complètement désemparé.
Contrairement à ce qui été beaucoup dit et écrit, les suites d’un traumatisme ne sont pas proportionnelles à des états de fragilité passées. Autrement dit, le choc reçu crée une véritable blessure et ne fait pas que révéler une faiblesse mentale sous-jacente. Il n’y a pas dans ce domaine de forts, ni de faibles ; il n’y a que des individus qui souffrent.
Selon le docteur Louis Crocq, un traumatisme psychique se définit comme un "événement violent et brutal faisant irruption dans la vie d'un individu. La victime est complètement débordée face à l'événement, ses défenses psychologiques sont anéanties."
Un harcèlement moral peut, même s'il ne met pas la vie de la personne en danger, conduire à une très forte dépression. Il est également important de noter qu'une souffrance non reconnue risque de se transformer rapidement en violence envers l'individu lui-même (suicide ou tentative) ou dirigée vers l'extérieur, vis-à-vis de ceux qui ne la reconnaisse pas, refermant la boucle et empêchant cette personne de trouver une issue favorable à son traumatisme.
Ces cicatrices invisibles
Les cicatrices de traumatismes psychiques sont invisibles donc difficiles à prouver ou à quantifier mais elles sont bien présentes pour l'individu qui en souffre.
La honte d'en parler renferme généralement encore plus l'individu dans son mutisme et sa douleur qui ne fait qu'empirer de jours en jours l'isolant, dans la plupart des cas, de la communauté indispensable à son équilibre psychique.
La reconnaissance d'un traumatisme qu'il soit avec un petit 't' ou un grand 'T' est fondamental pour la personne qui en souffre et c'est déjà un pas vers sa délivrance.
L'hypnose thérapeutique mobilise un processus naturel de guérison psychique analogue à ceux qui, par exemple, permettent la cicatrisation de l’organisme après une coupure. Elle remettra en route des processus bloqués et permettra ainsi une libération émotionnelle.
Le principe n'est pas d'oublier l'événement traumatisant, ce qui est par principe impossible, mais bien de pouvoir vivre sereinement en déclenchant le processus de l'acceptation.
Cette méthode n’efface pas le passé, mais permet de mettre une distance entre ces émotions passées et le présent. La confiance en soi remonte et la personne est plus apte à réagir et à affronter le problème.