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|Remarque : ceci est un travail scolaire.

Il n'a pas de caution scientifique, médicale ou autre, et, bien que cet élève ait fait un travail qui a été accepté dans le contexte scolaire, il ne peut prétendre être une source fiable d'informations !
Rapport de biologie : La Xénogreffe
1.Introduction :
Grâce au progrès dans le domaine de la génétique, il est maintenant envisageable d'effectuer des xénogreffes sur l'être humain.
2.Qu'est-ce que la xénogreffe ? :
La xénogreffe consiste à prélever un organe (cur, reins ) sur un mammifère particulier (cochon, singe) pour ensuite le greffer, après quelques manipulations pour le rendre acceptable, à un être humain.
3.Pourquoi les xénogreffes ? :
Il y a un problème très grave au niveau des greffes d'organes. En effet, il y a une pénurie de donneurs d'organes depuis plusieurs années, ce qui a incité des chercheurs à tenter de greffer chez l'être humain des organes provenants d'animaux. Par exemple, au U.S.A., 40'000 personnes sont en attente d'un nouveau cur, mais à peine 2'200 d'entre elles l'obtiendront. Le principe de la xénogreffe n'est toutefois pas nouveau car, autrefois, on estimait qu'un homme était mort lorsque son cur cessait de battre (Aujourd'hui, c'est l'arrêt des fonctions du cerveau qui sert d'indicateur.), ce qui rendait l'utilisation des organes du cadavre impossible. En 1906, il y a eu une tentative de xénogreffe qui fut malheureusement un échec. On abandonna cette idée. Mais malgré tout, 30 xénogreffes ont été effectuées entre 1962 et 1992, qui se sont soldées par la mort de 30 personnes en raison des rejets.
4.Comment se déroule une xénogreffe de nos jours ? :
Le plus gros problème d'une opération de ce type se situe au niveau du rejet, par le corps du patient, du greffon qu'il a reçu. Ce problème se pose dès que le sang entre en contact avec le corps étranger. C'est à ce moment que les anticorps entrent en action, en détectant des antigènes du donneur, ce qui se traduit par l'attaque du greffon et la destruction de celui-ci. Pour empêcher cela, on a réussi à transférer un gène humain dans un uf de cochon. Cette transgénèse est très difficile, mais une fois effectuée, le gène incorporé est transmis à la descendance par les méthodes de reproduction naturelle. Mais cette méthode ne marche que pour le rejet immédiat (suraigu). Pour être vraiment efficace, il faudrait incorporer plus d'un gène chez le cochon pour empêcher tous rejets futurs ce qui pose le problème de l'humanisation du cochon sur lequel nous reviendrons plus tard. Ensuite, lorsque le cochon atteint l'âge de six mois, on peut lui prélever les organes qui nous intéressent, ceux-ci ayant atteint la taille adéquate. La greffe proprement dite est alors effectuée sur le sujet qui a subi un traitement immunosuppressif, une thérapie qui empêche le rejet classique des organes humains. Cette technique a déjà permis de maintenir en vie, un jeune macaque pendant plusieurs semaines.
5.Quel animal choisir pour une xénogreffe ? :
Dans un premier temps, on a pensé utiliser les organes de singes mais le délai pour atteindre la taille adéquate des organes varie de 7 à 10 ans, ce qui est trop long, et de plus, la fréquence de reproduction est faible. On s'est donc tourné vers le cochon, qui est proche de l'homme de par sa physiologie et son anatomie. De plus, il est moins bien vu de tuer un singe que des porcs que l'on envoie déjà à l'abattoir en quantité industrielle.
6.Les problèmes éthiques :
Le fait d'insérer des gènes humains chez le cochon pour lutter contre le rejet, pose le problème de l'humanisation du cochon. Il s'agit de savoir dans quelle mesure, ces manipulations humanisent le cochon. Nombreux pensent que de telles manipulations génétiques transgressent les lois de la nature en supprimant les limites entre la race humaine et la race animal.
7.Les brevets :
Les chercheurs ont tendance à se lier avec des entreprises pharmaceutiques notamment pour financer leurs projets de recherches. Par exemple, en 1996, Novartis rachète Imutran qui étudie les problèmes de xénogreffes. Novartis a rapidement signé deux accords avec les National Institute of Health américains en rapport avec la transplantation. L'un d'eux ce porte sur un brevet d'exclusivité mondiale pour un médicament qui lutte contre le phénomène de rejets. Ceci nous amène au problème de la course aux brevets sur le vivant. Une commission sur les biotechnologies est chargée de fixer les limites éthiques de la brevetabilité. Celle-ci se prononce clairement en faveur de la dépose de brevets sur le vivant.
8.Le problème de l'argent :
La xénogreffe est sûrement l'une des voies les plus prometteuses parmi le marché de la transgénèse. Celle-ci pourrait investir le marché de la transplantation d'organes humain, évalué à 1,1 milliards de dollars.
Par exemple, un cochon transgénique coûte 60'000 dollars, néanmoins, le rendement de l'animal est proportionnel à son coût de fabrication. De plus, le créneau des dérivés pharmaceutiques est une histoire de gros sous. Par exemple, une truie dont le lait sécrète un produit utilisé par les hémophiles et qui se vent 25'000 dollars le gramme peut rapporter jusqu'à 1'875'000 dollars à son propriétaire. L'appel de l'argent incite les chercheurs à transgresser les limites éthiques.
9.Conclusion :
Le principe de la xénogreffe s'avère tout à fait intéressant pour pallier au manque de donneurs d'organes, néanmoins il faut encore résoudre beaucoup de problèmes, autant éthiques que techniques. De plus, on se rend compte que ce n'est pas un hasard si des entreprises comme Novartis ou Monsanto sont engagés dans la course. Leur principal intérêt étant le profit qu'ils peuvent retirer de leurs recherches.
10.Bibliographie :