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Le Conseil de l'Europe doit s'engager pour les citoyens européens pris en otages par des Etats «voyous». Felix Müri, député suisse UDC (droite conservatrice) a déposé une motion en ce sens à l'Assemblée parlementaire de l'organisation (APCE) à Strasbourg.
Un pays seul, à l'instar de la Suisse dans le cas de l'affaire des otages en Libye, se retrouve désarmé face aux manœuvres d'un «Etat voyou», a dit lundi le politicien lucernois. Il en va tout autrement si le Conseil de l'Europe - une instance composée de 47 pays - s'implique, estime Felix Müri, membre de l'APCE.
En tant qu'organisation de défense des droits de l'homme et «conscience de l'Europe», le Conseil de l'Europe est prédestiné pour agir, selon lui.
Concrètement, le Lucernois demande la création d'une Task Force (force opérationnelle) composée de cinq à dix personnes - des parlementaires ou des ministres - chargée d'œuvrer à la libération de citoyens pris en otage. Si les efforts de ce groupe échouent, Felix Müri estime que des sanctions économiques doivent être appliquées à l'Etat en question.
Andreas Gross, autre député suisse (socialiste) a signé la motion déposée par son collègue UDC. Président de la délégation suisse à l'APCE, le socialiste a participé à la rédaction du texte. Au total, 25 parlementaires de dix pays ont signé le document. L'APCE devrait en être saisie, au plus tôt, au début 2011.
La Suisse assure actuellement la présidence semestrielle du Conseil de l'Europe. Jusqu'au 11 mai prochain, elle est à la tête du Comité des ministres de l'organisation paneuropéenne.
Fondé en 1949, le Conseil de l'Europe, qui défend les droits de l'homme, les principes de l'Etat de droit et la démocratie, est la doyenne des organisations européennes. Sa principale émanation est la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg. Il est toutefois peu connu du grand public, qui le confond souvent avec l'Union européenne.
swissinfo.ch et les agences