Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06897.jsonl.gz/636

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Un professeur d'allemand accusé d'avoir confronté ses élèves de 14 et 15 ans à du matériel pornographique a été acquitté mercredi par le tribunal de district de Zurich du principal chef d'accusation le visant. Aucune preuve étayant l'accusation n'a pu être produite. Le jugement définitif doit tomber jeudi.
"Je n'aurais jamais pensé qu'une telle chose soit possible en Suisse", s'est exclamé, outré, l'homme de 48 ans devant le Tribunal. L'affaire a commencé en 2009 lorsque la mère d'une de ses élèves a porté plainte.
Le ministère public Zurich-Limmat a alors lancé une instruction pénale. La maison de l'enseignant a été fouillée par la police, qui a saisi son ordinateur personnel.
Trop confrontés à la sexualité
Il était reproché au professeur d'avoir confronté ses élèves à la sexualité de façon disproportionnée. Dans le cadre des oeuvres abordées, il était notamment question de masturbation, de grossesse durant l'adolescence, d'inceste ou de relations sexuelles violentes.
Par ailleurs, lors de "travaux pratiques", sur fond de musique indienne et avec une lumière tamisée, les élèves devaient se masser réciproquement dans la classe.
L'accusé a clamé son innocence, soulignant que personne ne s'était jamais plaint de ses cours. Les oeuvres étudiées font elles partie des classiques de la littérature. Enfin, il a insisté sur le fait que la sexualité est un sujet important pour les adolescents.
Ministère public critiqué
La défense demandait un acquittement complet. Selon elle, les accusations étaient tirées par les cheveux. Les massages incriminés auraient été inoffensifs et n'auraient visé que la nuque et les épaules, estime-t-elle.
Le juge unique a prononcé l'acquittement pour ce qui est du chef d'accusation principal. Il a aussi critiqué le Ministère public pour son "enquête peu substantielle". La mère qui a porté plainte aurait elle mieux fait de se tourner vers le recteur, selon le juge.
ATS