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autisme
- Isolement extrême
Effrayé par le monde qui l'entoure, l'enfant s'enferme dans une sorte de 'coquille intérieure' dont il ne parvient plus à s'extraire. Ainsi il paraît indifférent aux personnes et objets qui l'entourent.
- Stéréotypies gestuelles
Afin de faire face à l'angoisse de sa solitude et pour tenter de se rassurer, l'enfant peut parfois répéter inlassablement certains gestes étranges à nos yeux: tournoyer sur soi-même, se balancer, remuer ses doigts devant le visage, crisper exagérément tous les muscles de son corps, etc.
- Besoin d'immuabilité
Il s'agit d'un besoin impérieux de maintenir stable l'environnement habituel. Un brusque changement de lieu, un déplacement d'objet, une transition d'activitépeuvent provoquer de terribles crises d'angoisse chez cet enfant toujours en quête de routines, derepèresauxquels se raccrocher.
- Troubles du langage
L'enfant peut être verbal ou non-verbal mais lorsqu'il s'exprime, son langage a peu de valeur communicative. Souvent il répète 'en écho' des mots ou des phrases prononcées par autrui (écholalie); parfois, il se sert d'un jargon propre, incompréhensible pour son entourage.
A ces caractéristiques s'ajoutent fréquemment d'autres troubles tels que:
L'automutilation, l'insomnie, les fugues, la violence, les troubles alimentaires ainsi que l'incapacité d'anticiper les événements futurs.

L'Uomo Cubo marbre de Marino di Prospero offert par
La prison de l'autisme
J'ai tellement peur de votre monde que je me suis enfermé dans un 'Cube invisible' espérant ainsi échapper à la souffrance... Mais ce 'Cube' est devenu une prison qui a totalement brouillé ma perception et m'empêche de fonctionner normalement...
Parfois, je comprends ce que vous dites mais suis incapable de me servir de vos mots...
Pour soulager mon angoisse, je me réfugie souvent dans des 'rituels' incompréhensibles pour vous: Je frappe fort dans mes mains, me balance d'arrière en avant, cours dans tous les sens... et cela me rassure momentanément.
Lorsque je n'en peux plus de cette insoutenable solitude, dont je ne parviens pas à sortir, je crie, je hurle ou je pleure...
Il m'arrive même de tout casser: ma tête contre un mur, contre vous, contre les objets qui m'entourent...
NON ce ne sont pas des caprices ! NON je ne le fais pas exprès !
En réalité, ce sont les barreaux de ma souffrance que j'essaie désespérement de briser.
Mais comment vous le faire comprendre ?