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La Centrale thermique de Vouvry (CTV), sur le site de l'ancienne centrale au fioul de Chavalon (VS), pourrait être prête en 2018, a indiqué à l'ats le directeur général d'EOS Holding Alexis Fries. C'est pour l'heure le projet le plus avancé de centrale à gaz en Suisse.
Revenant sur les propos de la ministre de l'énergie Doris Leuthard, selon laquelle une centrale à gaz est nécessaire d'ici 2020, et peut-être quatre à six d'ici 2050, M. Fries résume la situation: les centrales nucléaires actuelles ont une puissance totale de 2,5 gigawatts, une centrale à gaz de 400 mégawatts. Il en faut donc six pour compenser l'abandon du parc nucléaire.
A son avis, "la réalité se situera entre une et cinq centrales à gaz" en fonction de l'avancement des projets d'énergies renouvelables et d'assainissements énergétiques. Pour M. Fries, on ne coupera pas dans un premier temps à une hausse de la consommation d'électricité, du fait de l'augmentation des voitures hybrides et des pompes à chaleur, ainsi que du nombre d'habitants.
En développement depuis 2007
Les prix aussi "vont bien finir par augmenter", souligne le spécialiste, car plus il y a de consommateurs, plus les prix augmentent. Une hausse qui selon lui "ouvrira la porte à des alternatives aujourd'hui non rentables".
La centrale à gaz de Chavalon, elle, est en développement depuis 2007, "à l'ombre du nucléaire", comme le souligne M. Fries, donc bien avant Fukushima. Son gros avantage est le site déjà existant, avec un oléoduc qui sera remplacé par un gazoduc et une ligne à haute tension. Le permis de construire a été accordé par la commune de Vouvry en 2009. Il fait l'objet de différents recours.
ATS