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15/11/2013
Suite aux tests de production de début novembre, les Services industriels de Saint-Gall ont achevé la première phase de leur projet de géothermie. Les Services évaluent actuellement l’ensemble des données recueillies et détermineront sur cette base la suite à donner au projet. Le Service Sismologique Suisse (SED) saisit l’occasion pour faire également le point sur la situation et présenter ici un aperçu des connaissances acquises.
Après une diminution constante et attendue de l’activité sismique à Saint-Gall suite au séisme de magnitude 3.5 du 20 juillet 2013, des microséismes sont apparus de façon accrue depuis le 16 septembre 2013, dans le cadre de la préparation des tests de production. Pendant cette période, 232 microséismes ont été enregistrés au total; le plus fort s’est produit le 2 octobre 2013 et a atteint une magnitude de 2.0. Depuis le début des tests de production le 15 octobre 2013, tests lors desquels du gaz et de l’eau ont été prélevés du sous-sol, l’activité sismique a diminué de façon sensible. Seuls quatre événements de faible amplitude ont été enregistrés par le SED depuis lors. Ces microséismes sont probablement des répliques du séisme du 2 octobre 2013 et n’ont donc pas nécessairement de lien direct avec les tests de production.
15/11/2013
Un premier recoupement effectué entre la sismicité induite à Saint-Gall et les activités du forage géothermique confirme les liens connus entre pression fluidique (pression issue des fluides et des gaz) et activité sismique: des taux de sismicité accrus apparaissent essentiellement lors de l’injection de liquides dans le sous-sol, alors que le pompage fait en général diminuer les taux de sismicité.
Le fait que cette observation soit exacte en première approximation a été avéré dès 1960 à l’occasion d’une expérience scientifique menée afin de contrôler les séismes dans le périmètre du gisement pétrolier de Rangely, dans le Colorado (USA). Ce résultat a marqué le modèle explicatif classique de sismicité induite par injection de liquides. Ce dernier affirme qu’une force de frottement provenant du sous-sol s’oppose au cisaillement auquel sont soumises les surfaces de rupture, et que cette force de frottement augmente proportionnellement à la force avec laquelle ces blocs de roches sont plaqués les uns contre les autres. Ce n’est que lorsque la force motrice du cisaillement est plus importante que la force de frottement que des déplacements par secousses peuvent se produire sur la surface de rupture et provoquer des séismes. Si des fluides sont présents dans le sous-sol, la pression exercée par ces fluides s’oppose au mouvement de collision des blocs de roches et réduit ainsi la force de frottement sur la surface de rupture. Si la pression fluidique augmente, par exemple suite à une injection de liquide, la force de frottement diminue d’autant. Dans ce cas, les surfaces de rupture peuvent être activées d’autant plus facilement que la pression fluidique augmente et que les surfaces de rupture ont été mises sous tension par les processus tectoniques... Une baisse de pression a l’effet inverse: on observe un nombre moins élevé de tremblements de terre. Cependant, un pompage d’eau constant peut conduire à moyen terme à une augmentation du nombre de séismes, la réduction de volume conduisant à une répartition des contraintes. Ainsi, des séismes ont été provoqués dans le cadre de l’extraction des eaux souterraines, de pétrole ou de gaz.
Lors de l’expérience menée dans le gisement de pétrole de Rangely, l’activité sismique a pu être activée et désactivée en injectant ou en pompant de l’eau. Un comportement comparable de la part du sous-sol se dessine également pour le projet de géothermie de Saint-Gall. Malheureusement, le modèle classique de sismicité induite par injection de liquides ne peut expliquer le phénomène qu’en première approximation. Cela est dû d’une part au fait que la force de frottement est également fonction des propriétés des roches et de l’histoire des déplacements des surfaces de rupture. D’autre part, des variations localisées de ces propriétés et des tensions rocheuses provoquent un chevauchement de processus qui empêche d’effectuer des pronostics fiables. On peut néanmoins espérer combler ce déficit grâce à l’analyse statistique en temps réel et à des modèles physiques améliorés de la sismicité induite. En collaboration avec d’autres groupes de travail, le SED développe actuellement de tels modèles prévisionnels pour les séismes induits.
Dans l’état actuel des connaissances scientifiques et pour les raisons mentionnées plus haut, il est difficile de se prononcer de façon fiable sur l’évolution de la sismicité induite. On peut s’attendre à ce que la fermeture du forage ait pour conséquence une augmentation progressive de la pression du réservoir, qui avait été abaissée par les tests de production, pour atteindre son niveau naturel. Pendant cette phase, la probabilité que surviennent des séismes induits est plus forte. On ne peut pas exclure non plus la survenue de séismes perceptibles, mais la probabilité est faible.
«Achèvement des tests de production», informations en provenance des Services industriels
08/11/2013
Après une diminution constante en nombre et en intensité de l’activité sismique à Saint-Gall suite au séisme de magnitude 3.5 du 20 juillet 2013, les microséismes sont à nouveau plus nombreux depuis le 16 septembre 2013. Plus de 225 séismes de ce type ont été enregistrés (état 15.10.2013). Le plus fort s’est produit le 2 octobre 2013, affichant une magnitude de 2.0. Ce séisme a provoqué une secousse ressentie par quelques personnes.
Des tests de production seront réalisés du 15 octobre jusqu'à la fin du mois. Il n'est pas exclu qu'une nouvelle augmentation de la sismicité se produise autour du forage au cours de ces tests.
Le Service Sismologique Suisse (SED) continue à surveiller les environs du forage géothermique et informe en continu les Services industriels de Saint-Gall et le public de la sismicité enregistrée.
21/09/2013
Les mesures de test et de stimulation menées dans le cadre de la planification du projet de géothermie dans le Sittertobel, près de Saint-Gall, ont débuté le 14 juillet 2013. Le nombre et la puissance des microséismes provoqués ont été conformes aux attentes et imperceptibles pour la population. L’activité sismique a commencé à s’intensifier dans la soirée du 19 juillet. Les secousses se produisaient plus souvent et leur puissance augmentait. La séquence a atteint son point culminant dans la matinée du 20 juillet avec un séisme perceptible de magnitude 3.5. Selon l’état actuel de nos informations, ces séismes ont un rapport direct avec les mesures engagées pour combattre la fuite d’eau et de gaz constatée le 19 juillet à la mi-journée.
Depuis, l’activité sismique a diminué de manière continue. De nouveaux séismes plus puissants ne peuvent pas encore être exclus. Le Service Sismologique Suisse (SED) continue de surveiller 24 heures sur 24 l’activité sismique à Saint-Gall par le biais d’un important réseau local. L’illustration de gauche montre l’état le plus récent de l’activité sismique enregistrée. Les séismes de magnitude inférieure à 0.5 sont en règle générale trop faibles pour être correctement localisés dans le cadre des analyses habituelles. Ils n’apparaissent donc pas dans les listes de séismes classiques, mais peuvent être détectés et assimilés à la sismicité lors de forages.
Le SED analyse actuellement l’ensemble des données recueillies, afin de mieux comprendre quels sont les processus à l’origine de la sismicité observée et pour pouvoir déduire d’éventuelles prévisions sur les suites de cette séquence de secousses et de séquences à venir.
Cliquez sur les liens suivants pour de plus amples informations:
Informations générales sur la surveillance sismique du projet de géothermie de Saint-Gall
Site internet du projet de géothermie des Services industriels de Saint-Gall
28/08/2013
Le conseil municipal de Saint-Gall a décidé le 27 août 2013 de poursuivre le projet de géothermie. Le Service Sismologique Suisse surveille, en tant que service compétent indépendant, l’activité sismique autour de la tour de forage et a analysé celle-ci en détails, suite au plus fort séisme enregistré à ce jour de magnitude 3.5. Il a mis, ces dernières semaines et ces derniers mois, à la disposition des Services industriels de Saint-Gall et du canton de Saint-Gall les données mises à jour en permanence pour servir de base aux décisions.
28/08/2013
Le réseau sismique du Service Sismologique Suisse a enregistré à proximité de la tour de forage jusqu’au 27 août 2013 622 séismes de magnitudes comprises entre –1.7 et 3.5. Conformément aux attentes, l’activité sismique a diminué de façon continue depuis le 14 juillet. Le nombre des événements enregistrés varie légèrement d’un jour à l’autre. La probabilité pour les douze prochains mois d’un nouveau tremblement pouvant être ressenti, sans nouvelles activités menées dans le sous-sol, est de l’ordre de dix à vingt pour cent. La probabilité d’un séisme d’une magnitude d’au moins 3.5 est de l’ordre d’un à trois pour cent.
Les premiers résultats des études issus de l’ensemble des données collectées montrent que le sous-sol de Saint-Gall a réagi violemment aux quantités d’eau injectées et aux conditions de pression. Nous partons du principe à l’heure actuelle que ceci s’explique par la tension tectonique critique de la zone de faille forée. Sur la base de la sismicité induite observée, la zone de faille doit être classée parmi les zones de rupture actives. On pourrait lui attribuer également certains des séismes naturels passés qui se sont produits dans la région de Saint-Gall.
Contrairement à une erreur largement répandue parmi les spécialistes également, dans une zone de faille, les petits séismes ne peuvent pas réduire le risque d’un séisme plus important. Le tremblement de terre du 20 juillet de magnitude 3.5 n’a donc soulagé qu’une partie insignifiante de la tension tectonique régnant sur la surface de faille. Selon nos informations, il ne peut être exclu que de futurs tremblements de terre activent d’importants segments de faille partiels et déclenchent ainsi de fortes secousses. Il est possible que le séisme près d’Abwil en 1835, d’une magnitude de 4.7, ait activé plusieurs segments de la zone de faille de Saint-Gall. Transposé à notre époque, un séisme comparable provoquerait des dégâts estimés entre 50 et 200 millions de francs suisses.
En ce qui concerne la suite du projet, le Service Sismologique Suisse juge un test de production moins risqué qu’une nouvelle injection sous haute pression. Cependant, une extraction (par exemple lors d’un test de production), en particulier dans la zone de faille qui s’est montrée facilement activable, n’est pas absolument sans danger sismique. Une estimation fiable de la probabilité d’un nouveau tremblement de terre pouvant être ressenti ou de dommages sismiques déclenchés par un test de production est actuellement impossible. Cette probabilité peut être notablement réduite si le projet est mené avec précaution et l’essai de production immédiatement stoppé dès l’apparition inopinée de microséismes. Le test devrait dans ce cas-là être effectué lorsque le réseau sismique dispose des meilleures possibilités de détection (la nuit ou le week-end). L’introduction d’eau sous pression ou de boue de forage dans la zone de faille devrait être absolument évitée.
Pour entraver une éventuelle montée en pression due à une entrée de gaz, il faudrait dans la mesure du possible éviter d’utiliser le procédé habituel de contre-pression. Avant d’introduire (à nouveau) de grandes quantités d’eau sous pression ou d’en extraire, il nous paraît indispensable qu’une étude des risques de grande ampleur, indépendante et ne préjugeant pas de son issue parvienne à la conclusion que le risque sismique existant est supportable.
Le Service Sismologique Suisse poursuit la surveillance sismique du projet de géothermie en collaboration avec les Services industriels de Saint-Gall et l’Office fédéral de l’énergie et analyse en permanence les données entrantes. Vous pouvez trouver à tout moment sur notre site internet les informations sur la sismicité actuelle dans la région de Saint-Gall, ainsi que d’autres informations.
Présentation du SED à la conférence de presse du 27 août 2013 à Saint-Gall
14/08/2013
Le calcul calibré de la magnitude permet de mettre en évidence les plus petits séismes jamais localisés en Suisse
Dans le cas du projet de géothermie de Saint-Gall, seule la magnitude de quelques séismes relativement forts a pu être déterminée jusqu’ici. La plupart des événements étaient si faibles qu’ils n’ont été enregistrés que par quelques stations situées à proximité. Dès lors, les signaux sont fortement influencés par des paramètres locaux et ne permettent pas de calculer la magnitude de façon fiable.
Pour mesurer la taille des séismes près de Saint-Gall, le SED a donc utilisé jusqu’ici le logarithme de l’intensité du signal (log10(amplitude)) à la station SGT00 du puits de forage (illustration à gauche). Les valeurs ont été standardisées sur la magnitude du séisme le plus fort (ML 3.5), qui a pu être déterminée de façon fiable aux stations du réseau national de mesure.
A présent, grâce aux données recueillies dans le cadre du projet de géothermie de Saint-Gall, on a pu calibrer le calcul de la magnitude spécialement pour les stations du réseau de Saint-Gall. Cela permet désormais de déterminer des magnitudes locales fiables également pour les petites secousses qui surviennent près du forage géothermique (illustration à droite). Ces valeurs seront utilisées à l’avenir pour les illustrations.
Avec le nouveau calibrage des magnitudes, il appert que le SED a non seulement enregistré, près du projet de géothermie de Saint-Gall, le plus grand séisme induit en Suisse, mais qu’il a aussi pu localiser les plus petits tremblements de terre jamais relevés en Suisse. Ces séismes ont des magnitudes descendant jusqu’à ML –1 et se sont produits sur des surfaces de rupture de quelques décimètres de diamètre (les événements de magnitudes inférieures à –1 sont enregistrés, mais ne peuvent plus être localisés avec exactitude).
Les tremblements de terre de cet ordre de grandeur comblent la lacune entre les expériences en laboratoire et la sismicité naturelle; ils peuvent aider à mieux comprendre la physique des tremblements de terre et à améliorer les modèles sismiques.
Les magnitudes locales calibrées sont légèrement inférieures aux valeurs calculées de façon standard pour les événements majeurs de Saint-Gall: il en résulte pour le moment de petites différences entre les magnitudes des listes de séismes et celles des illustrations.
09/08/2013
Les mesures de test et de stimulation menées dans le cadre de la planification du projet de géothermie dans le Sittertobel, près de Saint-Gall, ont débuté le 14 juillet 2013. Le nombre et la puissance des microséismes provoqués ont été conformes aux attentes et imperceptibles pour la population. L’activité sismique a commencé à s’intensifier dans la soirée du 19 juillet. Les secousses se produisaient plus souvent et leur puissance augmentait. La séquence a atteint son point culminant dans la matinée du 20 juillet avec un séisme perceptible de magnitude 3.5. Selon l’état actuel de nos informations, ces séismes ont un rapport direct avec les mesures engagées pour combattre la fuite d’eau et de gaz constatée le 19 juillet à la mi-journée.
Depuis, l’activité sismique a diminué de manière continue. De nouveaux séismes plus puissants ne peuvent pas encore être exclus. Le Service Sismologique Suisse (SED) continue de surveiller 24 heures sur 24 l’activité sismique à Saint-Gall par le biais d’un important réseau local. L’illustration de gauche montre l’état le plus récent de l’activité sismique enregistrée. Les séismes de magnitude inférieure à 0.5 sont en règle générale trop faibles pour être correctement localisés dans le cadre des analyses habituelles. Ils n’apparaissent donc pas dans les listes de séismes classiques, mais peuvent être détectés et assimilés à la sismicité lors de forages.
Le SED analyse actuellement l’ensemble des données recueillies, afin de mieux comprendre quels sont les processus à l’origine de la sismicité observée et pour pouvoir déduire d’éventuelles prévisions sur les suites de cette séquence de secousses et de séquences à venir.
26/07/2013
L’activité sismique a continué de diminuer ces derniers jours. Le Service Sismologique Suisse (SED) a enregistré jusqu’à aujourd’hui plus de 550 tremblements de terre. Outre le tremblement de terre principal de magnitude 3.6 (adaptée à magnitude 3.5 le 25.07.2013), deux seulement ont été suffisamment importants pour être ressentis par la population. Nous attendons dans les jours à venir une nouvelle baisse de l’activité sismique, mais ne pouvons encore exclure l’apparition de nouvelles secousses plus fortes.
Il ressort des premières analyses de la séquence de répliques que l’activité sismique diminue de manière similaire à celle constatée lors de séismes provoqués par un mouvement tectonique (naturel). Environ un tiers des répliques sismiques attendues ont déjà eu lieu. Selon notre estimation, la probabilité d’un nouveau tremblement de terre pouvant être ressenti par la population est de l’ordre de 10 à 30 pour cent. La probabilité que, dans un avenir proche, un séisme d’une magnitude semblable au séisme principal du 20 juillet 2013, ou d’une magnitude plus élevée, se produise est de l’ordre de deux à cinq pour cent.
Le SED a présenté cette estimation et d’autres résultats provisoires des premières recherches le vendredi 26 juillet 2013 aux responsables de Saint-Gall. Les analyses du SED s’attachent à faire ressortir en détail quels sont les processus à l’origine de la sismicité observée, afin de pouvoir déduire d’éventuelles prévisions sur les suites de cette séquence de secousses et de séquences à venir. Parallèlement, on procède à des comparaisons avec des données sismiques enregistrées dans le cadre d’autres projets de géothermie.
Il ressort du Catalogue des tremblements de terre de la Suisse (ECOS-09) que plusieurs séismes tectoniques se sont produits par le passé dans la région de Saint-Gall. La plupart des tremblements de terre dans cette région ont été relativement faibles. Trois séismes enregistrés seulement ont provoqué des dégâts: celui de magnitude 5.1 qui a eu lieu près de Niedersommeri le 11 août 1771 et deux autres de magnitude 4.7 le 20 décembre 1720 près d’Arbon et le 29 octobre1835 dans les environs d’Abtwil. Les informations concernant ces séismes émanant de documents historiques, les lieux et les paramètres sismiques comportent quelques incertitudes.
23/07/2013
Tout comme ces deux derniers jours, l’activité sismique a légèrement diminué jusqu’au soir du 23 juillet 2013. Le séisme le plus fort a affiché une magnitude de 1.7. En tout, plus de 550 microséismes ont été enregistrés.
Parallèlement à l’enregistrement de la sismicité actuelle, le Service Sismologique Suisse étudie les données saisies jusqu’ici par les six stations installées pour la surveillance du projet de géothermie. Par ailleurs, nos techniciens ont extrait hier les données en provenance de quatre stations supplémentaires. Ces données viennent compléter les analyses. Les quatre sismomètres temporaires ont été installés le 4 juin 2013 afin d’observer les phases de test et de stimulation de façon encore plus précise. Tandis que les six stations permanentes envoient à Zurich en temps réel les données enregistrées, les sismomètres temporaires les enregistrent localement.
Actuellement, nous disposons de plus de 400 observations en provenance de personnes ayant ressenti le tremblement de terre de samedi dernier (Signaler un séisme). Les personnes concernées ont perçu un bruit sourd et un choc, ce qui est tout à fait typique. Souvent, elles mentionnent aussi deux chocs perçus dans un bref intervalle de temps (environ une seconde). Seule une minorité a signalé des déplacements d’objets, des battements de portes ou des balancements de lampes. Comparé au tremblement de terre (de magnitude 3.4) provoqué à Bâle par le projet «Deep Heat Mining» le 08.12.2006, celui de Saint-Gall a été ressenti de façon bien plus faible malgré une magnitude légèrement supérieure.
22/07/2013
Depuis que les Services industriels de la ville de Saint-Gall ont suspendu vendredi dernier les mesures de test et de stimulation et que les conditions se sont stabilisées dans le puits de forage, la sismicité constatée autour du puits de forage est demeurée stable à un niveau faible (cf. illustration à gauche). Bien que la situation se soit entre-temps apaisée, on peut s’attendre à d’autres microséismes. Des séismes plus forts ne peuvent non plus être exclus. D’après les premières estimations, il peut se passer plus d’un an avant que l’activité sismique ne retrouve son niveau naturel précédemment observé. L’intensité et la fréquence des secousses décroissent de façon continue. Le Service Sismologique Suisse étudie actuellement les données sismiques de ces derniers jours et publie ici en continu les résultats les plus récents.
20/07/2013
Le Service Sismologique Suisse à l’EPF de Zurich a enregistré près de Saint-Gall le 20 juillet 2013 à 5 h 30 du matin un tremblement de terre d’une magnitude de 3.6 à une profondeur de 4 kilomètres. Le séisme a été ressenti dans la région sur une vaste zone. Lors de séismes de cette magnitude et de cette profondeur, on ne peut exclure la survenue de dégâts légers aux bâtiments.
Le tremblement de terre est vraisemblablement en lien direct avec les mesures de test et de stimulation menées dans le puits de forage du projet de géothermie de Saint-Gall. Ces derniers jours, de nombreux microséismes avaient déjà été enregistrés près de la base du puits de forage. Les secousses ont nettement gagné en nombre et en intensité dans la nuit du 19 au 20 juillet. Un premier tremblement de terre plus important d’une magnitude de 2.1 s’est produit le 20 juillet à 2 h 40 du matin. Il est possible que ce séisme ait été ressenti par endroits dans les environs immédiats.
L’activité sismique semble avoir décru tout au long de la matinée du 20 juillet. Depuis les premières heures de la journée, quelques secousses supplémentaires ont été enregistrées, mais elles n’ont pas dépassé une magnitude de 1.4. D’après nous, on ne peut cependant exclure la survenue d’autres tremblements de terre dans les prochains jours.
Le SED continue à observer l’activité sismique 24 heures sur 24 et étudiera de façon plus détaillée les séismes s’étant produits jusqu’ici.
Informations sur la surveillance sismique du projet de géothermie
20/07/2013
Les mesures de test et de stimulation menées dans le cadre de la planification du projet de géothermie dans le Sittertobel, près de Saint-Gall, ont débuté le 14 juillet 2013. Dans ce contexte a été enregistrée une série de microséismes entre le 14 et le 19 juillet, dont le plus fort a atteint une magnitude locale de 0.9 sur l’échelle de Richter. Ces séismes se sont produits près de la base du puits de forage à une profondeur d’environ 4 km. Ces petits séismes étaient trop faibles pour pouvoir être ressentis par des personnes. On pouvait s’attendre à ce qu’ils se produisent.
Le soir du 19 juillet 2013, l’activité sismique a commencé à augmenter, les tremblements de terre se sont produits plus fréquemment et sont devenus plus forts. Parallèlement, la pression a augmenté dans le puits de forage, ce qui a sans doute été provoqué par la pénétration de gaz. Le tremblement de terre de loin le plus fort jusqu’ici, d’une magnitude de 3.6, qui s’est produit le matin du 20 juillet 2013 à 5 h 30 heure locale, a été enregistré également à une profondeur de 4 km. Jusqu’à 11 h 00 du matin, d’autres secousses, mais beaucoup plus faibles, se sont produites (magnitudes en dessous de 1.5).
Le tremblement de terre d’une magnitude de 3.6 a été ressenti dans un rayon d’environ 15 km. Jusqu’à samedi matin, environ 400 observations en provenance de la population sont parvenues au Service Sismologique Suisse.
En règle générale, on ne s’attend pas à ce que des dégâts surviennent lors de séismes de cette intensité, ce qui semble être le cas dans une large mesure pour le tremblement de terre de samedi matin: seules quelques fissures dans des crépis ont été signalées.
Il est probable que d’autres microséismes se produiront dans les prochains jours. Mais on ne peut exclure de nouvelles secousses plus fortes pouvant être ressenties ou provoquer des dégâts. Actuellement (après-midi du 20.07.2013), on observe une diminution nette de l’activité sismique, ce qui est dû à une normalisation de la pression à l’intérieur du puits de forage.
Le service de piquet du Service Sismologique Suisse observe l’activité sismique 24 heures sur 24 et a été en contact étroit dans la nuit du 19 au 20 juillet 2013 avec ses responsables basés à Saint-Gall. Le SED continuera à maintenir un flux constant d’informations et à étudier de façon plus détaillée les séismes s’étant produits jusqu’ici.
Vous trouverez ici des informations complémentaires sur la surveillance sismique du projet de géothermie
Site internet du projet de géothermie des Services industriels de Saint-Gall
19/07/2013
Dans le cadre de la planification du projet de géothermie de Saint-Gall sont menées actuellement des mesures de test et de stimulation dans les roches-réservoirs géothermiques à une profondeur de 4000 à 4500 mètres. Le Service Sismologique Suisse (SED) observe ces travaux dans le cadre du projet GeoBest grâce à un réseau très dense constitué de six stations accélérométriques, en collaboration avec les Services industriels de Saint-Gall (sgsw) et l’Office fédéral de l’énergie (OFEN).
Depuis le début du programme de test le 14 juillet 2013, le SED a, comme prévu, enregistré plusieurs microséismes qui ont pu être localisés dans les environs de la base du puits de forage GT-1 de Saint-Gall. Les microséismes sont si faibles qu’ils n’ont pu être enregistrés que dans les stations du réseau mis en place expressément à des fins de surveillance. Pour le tremblement de terre le plus fort, qui s’est produit le 14 juillet 2013 à 12:06:35 (UTC), une magnitude locale de ML = 0.9 sur l’échelle de Richter a été déterminée. Les secousses de cette intensité ne peuvent pas être ressenties par l’homme.
La sismicité actuellement observée dans les environs du forage géothermique GT-1 correspond jusqu’ici aux attentes et ne constitue d’après nous aucun motif d’inquiétude. La région de Saint-Gall est 24 h sur 24 sous surveillance sismologique et les résultats sont transmis en temps réel aux Services industriels de Saint-Gall. Ainsi est garantie l’adaptation ou le cas échéant l’interruption du programme de test et de stimulation suivant un plan d’intervention développé en amont par les Services industriels de Saint-Gall. Le SED poursuivra tous ces prochains mois cette surveillance sismique approfondie.