Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06898.jsonl.gz/1224

Le pianoforte, vous connaissez ? Bien sûr ! Mais en avez-vous déjà entendu les sonorités si particulières ? La frappe de ses cordes permet de varier l'intensité des sons selon la force exercée sur les cordes : une révolution par rapport au clavecin à cordes pincées ! Et ce soir, Carl Philipp Emanuel Bach nous permet de comparer les deux instruments dans la même uvre, une aubaine ! Son frère Johann Christian aura ouvert le concert avec une symphonie qui n'est autre que l'ouverture de l'un de ses vingt-quatre opéras (Lucio Silla, composé en 1774, mais créé seulement en 1775, car on avait égaré la partition !), il n'y a qu'un pas de la scène à la salle ! Deux compositeurs majeurs du XXe siècle démontrent ensuite leur sens génial de la conversation instrumentale : Stravinsky qui réinvente le concerto grosso dans ses Danses concertantes que Balanchine a chorégraphiées, et Ginastera qui colorie ses Variations concertantes de rythmes et de mélodies argentins. Eh bien ! Dansez, maintenant !