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L'ex-Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a été désigné vendredi par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne pour présider la Commission européenne, a annoncé le président du Conseil Herman Van Rompuy sur son compte Twitter.
"La décision est prise. Le Conseil de l'Union européenne propose Jean-Claude Juncker comme prochain président de la Commission européenne", a écrit Herman Van Rompuy. Sa nomination doit désormais faire l'objet d'un vote par le Parlement européen.
Le tweet de Herman Van Rompuy
Les dirigeants de l'Union européenne se réuniront de nouveau le 16 juillet afin de s'entendre sur les autres postes de l'UE, selon des sources diplomatiques.
Les dirigeants doivent notamment décider qui occupera les postes de président du Conseil européen, en remplacement de Herman Van Rompuy, et le poste de Haut représentant pour les Affaires extérieures à la place de Catherine Ashton.
agences/gchi
Jean-Claude Juncker est "fier et honoré"
Je suis fier et honoré d'avoir reçu le soutien du Conseil européen aujourd'hui— Jean-Claude Juncker (@JunckerEU)
Il a ajouté, toujours sur le réseau social, qu'il se réjouissait "de travailler avec les députés européens pour former une majorité au Parlement avant le vote du 16 juillet".
"Un jour sombre pour l'Europe", selon Cameron
Plus tôt dans la journée, le premier ministre britannique l'avait accusé d'être la "mauvaise personne" pour mener l'exécutif européen.
La presse s'est déchaînée contre Jean-Claude Juncker outre-Manche, où ce fumeur invétéré est aussi accusé d'avoir un penchant pour l'alcool.
Dans leur campagne anti-Juncker, des tabloïds sont même allés jusqu'à traiter son père, enrôlé de force dans la Wehrmacht pendant la 2e Guerre mondiale, de nazi.
Jean-Claude Juncker, un vétéran européen
Il a vécu la profonde transformation de l'Union, l'échec du traité constitutionnel en 2005 et l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne quatre ans plus tard, la naissance de la monnaie unique, puis la crise de la dette et le sauvetage de l'euro, une tâche à laquelle il s'est consacré pendant 8 ans à la tête de l'Eurogroupe.
"Il connaît tout, et il connaît tout le monde", a souligné l'ancien ministre français Pierre Moscovici, ajoutant qu'"il peut faire la synthèse entre une droite sociale et la gauche social-démocrate".