Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07262.jsonl.gz/740

Né en Jordanie, Mohammed Alatar a acquis sa formation de documentaliste aux États-Unis. Il est l’un des réalisateurs de documentaires les plus reconnus de la scène cinématographique palestinienne. Cinéaste engagé qui préfère se définir comme militant des droits humains plutôt que réalisateur, il reconnaît qu’il attend avec impatience le jour où les films palestiniens seront des productions légères, qui évoqueront rêveries et fictions. Mais, dit-il, « je dois le reconnaître, moi, je suis toujours occupé avec le conflit ». Oliver Stone ou l’Égyptien Youssef Chahine restent ses mentors, « des personnes qui réalisent des films pour transmettre un message et ne se contentent pas du simple divertissement ».
Dans cette veine, ses deux longs-métrages documentaires, Iron Wall ( 2006) et Jerusalem, the East Side Story (2008), fournissent une description précise de la politique d’expulsion à l’encontre des Palestiniens.
Quand Stefan Ziegler, ancien délégué du CICR et ex-chef de l’Unité des Nations Unies de surveillance des murs-frontières, propose à Mohammed Alatar de faire un documentaire sur l’avis de la Cour internationale de justice (CIJ) concernant l’illégalité de la construction du Mur, il dit tout de suite oui.
« En 2004, j’avais espéré naïvement voir la fin de l’histoire du Mur et son démantèlement ».
Mohammed Alatar partage le sentiment exprimé par Stefan Ziegler après le démantèlement de son unité onusienne : « Comment pourrais-je ignorer un sujet que je connais sûrement mieux que personne ? Comment pourrais-je abandonner tous ces gens et ces villages touchés directement par ce Mur ? »
L’idée de Broken était née.