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retour (Tiré du livret de famille bernois des années trente)
Les différences, les oppositions même de caractère ne désunissent un mariage que si les cœurs ne savent pas aimer ou sont indignes d'être aimés.
Il faut s'aimer beaucoup avant la noce, pour s'aimer un peu après. Comme on est, à l'ordinaire, plus longtemps des époux que des fiancés, mieux vaut s'aimer un peu plus "après" qu'on ne s'aimait "avant".
Le mariage serait un purgatoire, peut-être un enfer, s'il se réduisait à n'associer que deux égoïsmes.
Ne pas tenir les promesses solennelles qu'on s'est faites en se mariant, c'est convertir en habitude la pire des déloyautés.
La grande vertu de l'amour? La bienveillance
La grande bénédiction du mariage? L'enfant
La grande richesse du foyer? La paix
Si l'on se met à deux pour affronter la vie, c'est afin de s'appuyer l'un sur l'autre.
Ayons pour le compagnon ou la compagne de notre vie un peu de toute l'indulgence que nous avons pour nous-même!
Soyez surtout l'un près de l'autre dans les temps d'épreuve!
Ni l'homme, ni la femme ne sont des anges; mais ne voudront-ils pas se conduire l'un envers l'autre, lui, en honnête homme, elle, en femme honnête?
D'ailleurs, celui qui aime doit être prêt à beaucoup pardonner; est-il rien, en effet, dont chacun de nous ait plus besoin que de pardon?