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Il permet de régler le rapport entre l’offre et la demande et assurer les besoins prioritaires, en évitant une hausse des prix socialement indésirable. Sa forme la plus connue est la répartition égale de denrées alimentaires en temps de guerre, au moyen de bons (cartes ou tickets de ravitaillement). Il ne s’agit pas d’une distribution gratuite ; les bons autorisent un achat, sans dispenser du paiement.
Les produits:
Le sucre, les légumineuses, plusieurs produits à base de céréales, la graisse et l’huile furent mis sous embargo le 29 août 1939, puis rationnés dès le 30 octobre. On introduisit en mai 1941 deux jours sans viande par semaine, en décembre 1941 le rationnement des œufs, en mars 1942 celui de la viande, en novembre 1942 celui du lait (déjà contingenté dès juillet 1941). Depuis juillet 1942, les travailleurs de force eurent droit à des portions plus généreuses. Le rationnement d’un produit pouvait être temporairement assoupli ou levé, en fonction de sa disponibilité. On procédait de manière différenciée ; ainsi pour le pain: avant de le rationner (octobre 1942), on interdit de le vendre frais (juillet 1940); dès mai 1943, on y mêla de la farine de pomme de terre dans les périodes de grave pénurie. Le rationnement et la gestion des réserves furent abolis par étapes entre le printemps 1945 et juillet 1948. Pour les matières premières, le pilotage de la production joua un plus grand rôle que le rationnement ; tous deux incombaient à des organismes para-étatiques, sous la surveillance de l’Office de guerre pour l’industrie et le travail. Les cantons disposaient d’un office de l’économie de guerre chargé d’appliquer les mesures de rationnement.