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Barack Obama a effectué une visite historique en Birmanie
Après la Thaïlande, et avant le Cambodge, Barack Obama est devenu le premier président américain en exercice à poser le pied en Birmanie lundi, où il a été accueilli par des dizaines de milliers de personnes en liesse.
Le chef d'Etat américain, attendu en fin de journée au Cambodge pour un sommet asiatique, s'est entretenu avec son homologue, le président Thein Sein, crédité du profond mouvement de réformes depuis la dissolution de la junte en mars 2011.
Rencontre avec Aung San Suu Kyi
A sa descente d'Air Force One, à Rangoun, le président des Etats-Unis a été accueilli par des écoliers en tenue traditionnelle scandant parfois joyeusement "Amérique", et par des dizaines de milliers de badauds. Certains portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Bienvenue Obama" ou encore le très éloquent "Légende, héros de notre monde".
Efforts du régime récompensés
Avec cette visite, le premier voyage du président depuis sa réélection (lire Barack Obama entame en Thaïlande son premier voyage depuis sa réélection), Washington récompense les efforts du régime de Naypyidaw, en particulier l'élection de l'opposante Aung San Suu Kyi au parlement, la libération de centaines de prisonniers politiques et les négociations avec les groupes rebelles des minorités ethniques.
Les Etats-Unis ont imposé des sanctions économiques contre la junte à partir de la fin des années 1990. Mais la quasi-totalité d'entre elles ont été levées ces derniers mois, dont vendredi l'interdiction des importations de produits birmans.
ats/ptur
Publié le 19 novembre 2012 à 07:58 - Modifié le 19 novembre 2012 à 20:54
Libération de prisonniers politiques
Le nombre de prisonniers de conscience encore derrière les barreaux en Birmanie n'est pas clair. L'AAPP l'estimait, avant ces nouvelles libérations, à au moins 283 mais certains groupes évoquent un chiffre plus élevé. Ils étaient plus de 2000 au moment de la dissolution de la junte en mars 2011, avant le début du processus de réformes.
Le gouvernement birman a promis dimanche soir de mettre en place d'ici la fin de l'année un mécanisme pour identifier ces prisonniers politiques encore détenus. Il les libère depuis un an par vagues successives. Une méthode au compte-goutte, qui suscite les critiques des défenseurs des droits de l'Homme.