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" En aout 1999, je me suis convertie au catholicisme. Point final pourrait-on penser. La conversion n'est pas une fin mais un départ. Une mise en mouvement étonnante de tout l'être. On en finit pas de se convertir... au Christ. J'avais encore beaucoup de questions et une souffrance aussi, difficile à partager. J'aimais le Christ, mais j'étais divisée, je n'arrivais pas à concilier en moi le Dieu Un de la Bible et la Trinité Sainte de l'Évangile. Je me disais : le Christ est juif, il confesse le Dieu d'Israël, il ne devrait pas y avoir de rupture. En 2005, l'année où j'ai commencé une école d'oraison, il m'a été répondu au-delà de toutes mes espérances. Il n'y a pas de rupture, tout est Un. Une merveilleuse continuité, mieux, un dévoilement. Dans les lettres mêmes de la langue hébraïque. Les mots découpés et lus différemment livrent d'autres jeux de lecture qui lient et relient, d'une manière vertigineuse, les deux Testaments. L'Ancien dans le Nouveau comme la graine dans le fruit, le Nouveau en l'Ancien comme une perle en son écrin.".