Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07179.jsonl.gz/923

Le mécanisme du "Plan de Vigie à l'échelon du système des Nations Unies - Earthwatch" est une initiative des Nations Unies visant à coordonner, harmoniser et catalyser les activités d'observation environnementale parmi toutes les agences des Nations-Unies à des fins d'évaluations intégrées.
"Earthwatch" a été créé lors de la conférence des Nations Unies sur l'environnement humain, à Stockholm, en 1972, en tant que mécanisme des Nations-Unies pour "identifier les perturbations environnementales globales majeures et fournir des pré-alertes aux problèmes nécessitant une action internationale". Coordonné depuis le PNUE, Earthwatch a été renforcé par la conférence des Nations-Unies sur l'Environnement et le Développement (UNCED) à Rio de Janeiro en 1992 et son chapitre de l'Agenda-21 sur l'information pour les prises de décision. Les organisations participant à Earthwatch se sont concentrées depuis lors sur les besoins prioritaires de l'agenda 21 et sur la fourniture d'information pour les prises de décision, faisant suite au rapport du Secrétaire Général à la commission sur le développement durable sur l'agenda21 (chapitre 40), et aux décisions du Conseil Exécutif du PNUE en réponse à la résolution de l'Assemblée Générale sur le "Renforcement de la Coopération Internationale dans le suivi des problèmes environnementaux globaux".
Le Sommet Mondial du Développement Durable en 2002 à Johannesburg a confirmé le besoin de poursuivre l'Agenda 21 et d'améliorer non seulement la collecte de données globales et leur suivi en tant que tel, mais aussi la cohérence, la coordination et la transparence parmi les partenaires au sein et à l'extérieur des Nations-Unies, tout en limitant le chevauchement et la redondance d'activités. Dans le plan de mise en oeuvre résultant, l'accent a été mis sur les défis majeurs qui attendent la communauté internationale dans les prochaines 10-20 années dans les secteurs du développement économique, social, environnemental et institutionnel ainsi que sur le respect de la déclaration du Millénaire des Nations-Unies en septembre 2000 et l'adoption des "Millennium Development Goals" (réduction de la pauvreté, de la faim, des maladies, de l'analphabétisme, de la dégradation environnementale, et de la discrimination de la femme d'ici 2015). Ces cibles sont assorties d'indicateurs afin de vérifier les progrès effectués par rapport aux buts, censés être dynamisés par la collecte de données à travers les agences de l'ONU. En plus du support à de telles initiatives globales, le rôle de Earthwatch est aussi accentué avec la mise en place, par le Conseil Exécutif du PNUE, d'un processus consultatif pour répondre à la complexité croissante de la problématique de la dégradation environnementale, au besoin d'améliorer les capacités pour leur évaluation scientifique, leur suivi et leur pré-alerte, en identifiant les faiblesses et besoins dans la structure d'évaluation actuelle et les moyens d'y faire face. De plus, le travail d'Earthwatch est renforcé par la récente mise en place du Groupe de Gestion Environnementale (EMG), qui est un forum pour les agences des Nations-Unies et les secrétariats des "Accords Environnementaux Multilatéraux" (MEA) destiné à améliorer la coopération inter-agences dans le domaine de l'environnement et des établissements humains.
Le secrétariat de Earthwatch est assuré par la Division de Pré-Alerte et d'Evaluation du PNUE (DEWA), tandis que la mise en oeuvre est fournie par la branche d'Evaluation au siège de l'UNEP à Nairobi, avec le support de DEWA-Europe/GRID-Europe depuis Septembre 2002. En plus d'organiser des rencontres régulières et de maintenir les contacts entre les agences des Nations-Unies, une des activités majeures de l'unité à Genève est le développement du site web de Earthwatch. Earthwatch, produit concret et primé, donne une information compréhensible et à jour sur toutes les activités liées à l'environnement et au développement durable au sein des Nations-Unies, et est une source d'information majeure pour les partenaires de l'ONU, la communauté scientifique, la société civile et le public en général.
La 8e réunion d'Earthwatch a eu lieu à la mi-octobre 2004 avec pour but de revitaliser le mécanisme de Earthwatch à la lumière du contexte et des réalités actuels, et de passer en revue la valeur ajoutée aux nombreuses initiatives et mécanismes liés à l'observation globale, au suivi, aux données et à l'information. Plus d'une douzaine d'agences et de programmes des Nations-Unies ont participé à cette conférence et tous ont souligné le besoin d'échange d'information comme élément de base. Plusieurs possibilités ont été identifiées pour revitaliser le rôle de Earthwatch. Une des options est d'adopter une position commune des agences de l'ONU par rapport à l'observation globale telle que proposée au travers des mécanismes de GEOSS et IGOS. En clair, une plus grande coopération est prévue avec le UN Environment Management Group (EMG), qui a été établi en vue d'améliorer la coordination inter-agences au sein du système onusien en relation avec des sujets spécifiques dans les domaines de l'environnement et des établissements humains. Le EMG est complémentaire à Earthwatch dans le domaine de l'établissement de politiques et il a été pressenti que les activités des deux agences pourraient leur bénéficier mutuellement, comme c'est déjà le cas à travers le site web de EMG. Le rôle de Earthwatch en tant que répertoire central de l'information environnementale de l'ONU pourrait être encore renforcé en travaillant de manière plus intime et directe avec des partenaires, et en se liant avec des activités existantes ou prévues dans le domaine des activités de cartographie de l'évaluation de l'environnement, des rapports et du développement durable. En ce sens, Earthwatch pourrait aider à préparer l'ONU à parler d'une voix commune et cohérente, ce qui renforcerait encore le système onusien dans son ensemble. La traduction du site web dans d'autres langues a aussi été suggérée, le rendant ainsi encore plus accessible et utile de par le monde. De plus, avec la nouvelle série de rapports annuels du PNUE, les GEO Yearbooks, le démarrage récent du quatrième Global Environment Outlook (GEO-4), ainsi que de nombreuses autres activités d'évaluations globales et thématiques, il semble qu'il y ait actuellement encore plus de possibilités pour Earthwatch de renforcer son travail. Plus spécifiquement, des publications communes avec certaines agences de l'ONU dans le vaste domaine des pré-alertes est considéré comme un sujet qui pourrait être traité par Earthwatch.