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Geraint Thomas (Sky) est bien le patron du Tour de France. Le Gallois a conquis une deuxième victoire consécutive en s'imposant au sommet de l'Alpe d'Huez, renforçant ainsi son maillot jaune.
Cette 12e étape, la dernière dans les Alpes entre Bourg-Saint-Maurice et l'Alpe d'Huez (175 km), a permis de constater que l'équipe Sky restait la plus forte. Mais son leader habituel, le quadruple vainqueur Chris Froome, n'est peut-être plus désormais son meilleur atout.
La dernière ascension a donné lieu à quelques passes d'armes entre les favoris, mais aussi à plusieurs temporisations. La victoire s'est finalement jouée dans un sprint à cinq, que Thomas a maîtrisé avec une autorité impressionnante.
Le maillot jaune a précédé Tom Dumoulin de 2'', Romain Bardet de 3'' et Froome, qui a essuyé insultes, sifflets et même tentatives d'agression durant toute la montée, de 4''. Mikel Landa a pris la 5e place à 7''. Au général, Thomas possède désormais 1'39 d'avance sur Froome et 1'50 sur Dumoulin.
Vincenzo Nibali a lui perdu 13'', après une chute. L'Italien a été jeté à terre dans la confusion, apparemment provoquée par des motos et le public. Le Sicilien a pu toutefois remonter sur le vélo et a franchi la ligne avec une poignée de secondes de retard sur le groupe de tête. "La route s'est rétrécie devant moi", a tenté d'expliquer Nibali, qui s'est plaint de douleurs au dos.
Le vainqueur du Tour 2014 a passé des radios qui ont montré une suspicion de fracture vertébrale. En fin de soirée, son abandon a été annoncé: de nouveaux examens ont permis de constater que le coureur souffrait d'une fracture de la dixième vertèbre. Un coup dur pour le "requin de Messine".