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Le site ne semble pas avoir été occupé pendant plus de deux à trois générations, et ceci de façon discontinue. La fortification, avec ses deux états successifs, a tenu entre 40 et 60 ans. La casemate a été occupée de manière intermittente. Il n’est donc pas impossible que le site ait été inoccupé durant quelques années, voire une ou deux décennies.
Pour appréhender le rôle de l’oppidum vulliérain, il convient de le mettre en relation avec les villes et villages qui se situaient dans la région des Trois-Lacs. Les fouilles liées à la construction des autoroutes A1 et A5 ont révélé toute une série de sites contemporains du Mont Vully. Ce dernier est à mi-chemin entre l’oppidum de Berne à l’est et celui d’Yverdon-les-Bains à l’ouest. D’autres oppida se trouvaient à Studen près de Bienne, au-dessus d’Avenches (Bois de Châtel), peut-être à Posieux/Châtillon-sur-Glâne, à Gressy/Sermuz près d’Yverdon. Au pont bien connu de Cornaux s’est ajouté celui mis au jour, à la fin du siècle passé, à la jonction autoroutière de Payerne. Fait remarquable, les tracés des principales voies de communication entre ces différents pôles urbains préfigurent, au IIe et Ier siècle av. J.-C., le réseau routier romain qui lui succèdera dès le Ier siècle de notre ère.