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«(…) c'est un sentiment de déception au terme d'une campagne haletante dans laquelle j'ai tout donné».
Déception, vraiment ? Il s’agit plutôt d’une ultime humiliation, malgré un score étonnant compte tenu des circonstances. Peut-être a-t-il tout donné, mais ce n’était pas assez.
Il a demandé le verdict des urnes, il l’a eu. Pour paraphraser un camarade blogueur, il n'y a pas photo.
S’il avait été élu, on peut être certain que les problèmes qu’il avait lui-même posés à la République auraient perduré, ainsi que le climat délétère qui s’était instauré à cause de son incompétence au sein de l’exécutif.
Une élection de Maudet aurait aussi été une première. On aurait eu un élu condamné pour acceptation d’un avantage (plus de présomption d'innocence en raison de cette condamnation) et après avoir menti comme un arracheur de dents à maintes reprises.
Mais le pire était que Pierre Maudet ne reconnaissait aucune de ses responsabilités, en se voyant uniquement en sauveur de l’économie et en victime, surtout. En en voudra pour preuve qu'il n'a rien perdu de sa légendaire arrogance et de son attitude de déni, en affirmant, à chaud:
«J’espère que cette campagne très particulière donnera lieu à une réflexion collective sur les dérives et les excès qui l’ont accompagné».
Au-delà des réactions purement partisanes, on ne peut donc que se féliciter du résultat de cette élection, car elle confirme un principe quasi philosophique: celui de la justice immanente.
Too bad, old chap.