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Norbert Ramseier, musher chez notre partenaire la SSV (Association suisse des sports de chiens de traîneau), est né à Berne et concoure avec des Huskies de Sibérie depuis plus de 20 ans. A 58 ans, il a participé à de nombreux challenges, surtout à des courses de chiens de traîneau de moyenne/longue distance comme La Grande Odyssée, Sedivakuv-Long, Pyrénées ou Lekkarod, et sur des distances à partir de 300 km. En 2018, il a gagné le titre de champion suisse à la Lenk dans la classe 8 chiens, et en 2019 aux championnats du monde à Bessanes.
Dans la vie il est éleveur de huskies sibériens depuis 2000 et en possède 17. Découvrez un aperçu de son Chenil d’élevage Huskydream ici. Ses chiens vivent avec lui et sont entièrement intégrés dans la famille. Ils naissent à la maison puis sont progressivement intégrés dans la meute.
Je leur donne une nourriture de bonne qualité avec une teneur en énergie plus élevée. J'augmente les rations de viande à partir de l'automne, dès que les températures deviennent inférieures à 15 degrés. Nous nous entrainons avec une voiture d'entraînement 3 à 4 fois par semaine dans la forêt. Les distances/longueurs d'entraînement diffèrent selon que l'on fait uniquement des courses de sprint (week-end samedi/dimanche 7-18km) ou des courses de moyenne (MD) ou longue (LD) distance (250km et plus 4 ou 10 jours). Dès qu'il y a de la neige, nous continuons à nous entraîner sur la neige.
18 mois est l'âge minimum, une fois que l'ossature est bien développée. A partir de 18 mois, ils peuvent participer à des courses de sprint, mais pour les courses plus longues, ils ne savent pas toujours gérer leurs forces et sont alors retirés de l'équipe (selon le règlement).
Un chef de meute oui, mais il est bon d'avoir plusieurs lead dogs qui peuvent courir devant et suivre les ordres. Si je n'avais qu'un seul bon lead dog et absent pour cause de blessure, je ne pourrais plus concourir.
Le fait de pouvoir courir en équipe et leur instinct de chasseur les stimulent, mais également la découverte de nouveaux sentiers. Courir est inscrit dans les gênes des chiens polaires et ils ont donc un grand besoin de se dépenser. C'est comme un border collie qui a besoin de plus de travail mental, mais qui, en tant que berger, effectue aussi un grand nombre de courses.
On remarque tout de suite si un chien ne veut pas courir, en essayant de lui mettre harnais. S'il refuse on le laisse alors dans le box ou si cela arrive en chemin, on le charge dans le traîneau (mais cela arrive rarement lors des courses de sprint), sauf s'il bloque toute l'équipe.
Des chiens bien préparés ne souffrent pas, sauf en cas de blessure (c'est comme l'entraînement d'une personne qui veut soulever un poids de 100 kg, sans entraînement), il faut juste observer l'équipe pour voir si un ou plusieurs chiens sont dépassés, par exemple par la vitesse. Supposons qu'un chien n'arrive pas à suivre le rythme, il faudra alors s'adapter en conséquence. Tirer un traîneau avec des patins ou skis dans la neige met moins de résistance et le harnais permet de répartir idéalement le poids entre les chiens. C'est beaucoup plus agréable qu'un chien qui tire en laisse.
En Suisse, presque toutes les races nordiques sont encore utilisées dans les courses de sprint : Husky sibérien, Malamute de l’Alaska, Samoyède, Chien du Groenland. A l'étranger, lors des courses MD et LD, ce sont surtout les Hounds et et Alaskan qui sont utilisés.