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La pandémie continue d'affecter nos vies et l'économie. Néanmoins, les Suisses sont optimistes. C'est ce que montre la dernière enquête du baromètre du travail Randstad menée auprès des employés de 34 marchés, la troisième étude depuis le début de la pandémie.
Elle montre qu'un nombre croissant d'employés perçoit le bureau à domicile comme un facteur de stress de moins en moins important. Ils sont également optimistes quant au fait que d'autres possibilités d'emploi se présenteront au cours de l'année. Ces résultats contrastent avec les conclusions précédentes, qui ont fortement pesé sur le sentiment négatif de la plupart des personnes interrogées dans le monde.
Malgré cette confiance, 70 % des personnes interrogées en Suisse déclarent souhaiter reprendre le travail en tout ou en partie.
Forte volonté de vacciner, la Suisse est l'une des rares exceptions
Dans le monde (75 %), il existe une grande volonté de se faire vacciner si cela est nécessaire pour conserver son emploi. Traditionnellement (ou peut-être culturellement), cette volonté est plus élevée dans les pays asiatiques (moyenne de plus de 81 %) qu'en Europe (moyenne de 72,5 %). Avec une volonté de vacciner extrêmement faible de seulement 56 %, la Suisse est en queue de peloton de tous les pays examinés.
Ainsi, peu de personnes interrogées en Suisse (35 %) pensent que la vaccination améliorerait leurs chances sur le marché du travail. Le Luxembourg (34 %) et la France (33 %) sont les seuls à avoir un nombre similaire. En moyenne dans le monde, 56 % des salariés pensent que la vaccination augmente leurs chances d'emploi.
Pratiquement aucune pression des employeurs
Ce faible taux dans ce pays peut aussi être lié au fait que les employeurs n'exercent pratiquement aucune pression sur leurs employés pour qu'ils se fassent vacciner. Seuls 7 % des employeurs suisses exigent une vaccination. En revanche, en Asie, 40 % des employeurs exigent une vaccination, en Amérique du Nord et du Sud, 25,5 % et en Europe, un peu moins de 20 %. On peut supposer que les employeurs européens misent davantage sur le volontariat, la responsabilité personnelle et la solidarité que sur la pression. Il est également évident que les employeurs des pays gravement touchés par la pandémie sont plus susceptibles d'exiger que leurs employés soient vaccinés.
Retour au travail, mais en toute sécurité
Sur les 45 % de salariés suisses qui peuvent travailler à domicile, un quart se sent seul ou isolé. 56 % souffrent du manque d'échange personnel avec les collègues, 20 % n'ont pas de bureau séparé pour pouvoir travailler sans être dérangé, et beaucoup (29 %) ont du mal à trouver un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Dans ce contexte, il n'est pas surprenant qu'une grande partie des salariés souhaitent retourner sur leur lieu de travail dès que la situation le permet. 78 % des personnes interrogées dans le monde, et au moins 70 % en Suisse ont exprimé ce souhait.
Cependant, un tiers des employés en Allemagne déclarent se sentir en sécurité au bureau uniquement lorsque davantage de collègues sont vaccinés. En conséquence, ils préfèrent continuer à travailler à domicile jusqu'à ce qu'un taux de vaccination plus élevé soit atteint. Ici, les employeurs sont appelés à élaborer des stratégies sur la façon de remettre leurs employés au travail en toute sécurité.
Les formes de travail hybrides comme possibles modèle pour l'avenir
Indépendamment des conséquences, une nette majorité (65 %) des employeurs dans le monde exigent que leurs employés reprennent le travail le plus tôt possible, en Suisse, ce pourcentage est nettement inférieur, mais est tout de même de 55 %.
Taco de Vries, CEO Randstad Suisse, déclare: «Les employeurs sont désormais interpellés. Ils doivent montrer à quoi peut ressembler un environnement de travail après la pandémie. Que ce soit avec des modèles de travail hybrides, des concepts pour maintenir la distance minimale au bureau ou des incitations pour augmenter les taux de vaccination.»
Il sera important que les entreprises réussissent à justifier la confiance que les employés ont placée en leurs employeurs pendant la pandémie de COVID-19 avec des concepts appropriés, même après la pandémie. Car même si une grande partie du personnel a été vaccinée, il leur faudra du temps pour s'habituer aux changements nombreux et parfois massifs qui sont encore à venir. Selon l'étude actuelle, un soutien de qualité et intensif augmente la volonté des employés de s'impliquer davantage, de travailler plus dur et même de rester plus longtemps avec leur employeur.
À propos du baromètre du travail Randstad
Le baromètre du travail Randstad a été introduit en 2003 et couvre désormais 34 marchés dans le monde. L'étude couvre les régions d'Europe, d'Asie-Pacifique et d'Amérique. Le Baromètre du travail Randstad a été publié quatre fois par an jusqu'en 2019 et montre les tendances locales et mondiales de la mobilité au fil du temps. Depuis 2020, des mesures sont effectuées tous les six mois.
À propos de Randstad
Le groupe Randstad est le leader mondial du marché des services de personnel. Nous aidons les personnes et les entreprises à réaliser leur plein potentiel en combinant les forces de la technologie d'aujourd'hui avec notre passion pour les personnes. Nous appelons cela Human Forward. En 2020, nous avons aidé près de deux millions de candidats à trouver un poste significatif auprès de nos 236 000 clients. Nous avons également formé plus de 350 000 personnes. Randstad est présent sur 38 marchés à travers le monde et fait partie des trois premiers vendeurs dans près de la moitié d'entre eux. En 2020, Randstad employait en moyenne 34 680 personnes et a réalisé un chiffre d'affaires de 20,7 milliards d'euros. Randstad a été fondée en 1960 et la société a son siège à Diemen, aux Pays-Bas. Randstad NV est cotée sur NYSE Euronext (symbole: RAND.AS). Plus d'informations sont disponibles sur www.randstad.com