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Après la première victoire, pour sa première course dans la série, Louis Delétraz et ses coéquipiers du Team WRT ont continués sur leur lancée en Autriche puisque le trio de l’Oreca n°41 a remporté sa deuxième course en deux épreuves.
Contrairement à Barcelone, c’est Yifei Ye qui prenait le départ sur la voiture du Team WRT. Et après un début de course difficile, le pilote asiatique parvenait à remonter à la troisième place avant de laisser le volant à l’ancien pilote de Formule 1 Robert Kubica.
Et, rapidement, l’Oreca de l’équipe belge allait se hisser au deuxième rang après la pénalité du prototype n°22 du United Autosport, derrière l’Aurus n°26 du Team G-Drive.
Et, au fil de la course, la lutte pour la victoire allait se jouer entre ces deux autos, notamment en raison de la météo qui allait permettre aux deux équipes de prendre un sérieux avantage. Ainsi, si la première moitié de la course se disputait sous le soleil, une forte averse faisait son apparition peu après la mi-course et la stratégie pour les pneumatiques allait s’avérer délicate durant plusieurs minutes, puisque une partie du circuit était, dans un premier temps, épargné par l’averse.
Aussi, si certains passaient en pneus pluie ou en intermédiaire, d’autres restaient en slicks jusqu’à ce que plusieurs concurrents sortent dans le virage 7 occasionnant l’entrée de la voiture de sécurité.
Dès lors, l’Aurus de tête perdait son avance sur Robert Kubica et le pilote polonais se retrouvait même en tête quand la voiture du team G-Drive rentrait aux stands pour mettre les pneus pluies bien après le polonais, l’équipage de l’Aurus ayant, dans un premier temps, opté pour des intermédiaires.
Dès lors l’ancien pilote de Formule 1 va accentuer son avance sur Fabio Colapinto après le restart et se forger une confortable avance avant de laisser le volant à Louis Delétraz chargé d’effectuer le dernier relais. La piste commençant à s’assécher, Louis Delétraz montait dans la voiture avec des pneus intermédiaires alors que le leader était en pneus pluies. Profitant de l’avantage procuré par ses pneumatiques, le pilote genevois reprenait du temps à son adversaire avant le court arrêt aux stands de ce dernier pour un complément de carburant. Et, si l’Aurus ressortait devant le nez de Louis Delétraz, ce dernier allait attendre patiemment son heure en maintenant la pression sur Colapinto avant de porter une attaque imparable et ensuite de s’envoler vers la victoire.
Louis Delétraz : « C’est incroyable de remporter une deuxième victoire en deux courses. Les conditions furent vraiment difficiles. Robert a connu des conditions sèches puis détrempée, de mon côté la piste séchait avec des intermédiaires. Dans l’ensemble nous n’avons fait aucune faute, nous avons tenu un bon rythme et je suis fier d’avoir pris la tête et d’avoir franchi la ligne d’arrivée en première position. C’est une victoire de toute l’équipe, donc un grand merci à WRT et à mes coéquipiers. J’ai hâte d’être aux prochaines épreuves. »
Troisième, la deuxième Aurus du Team G-Drive complétait le podium au général le prototype du Racing Team Turkey qui s’était élancé de la pole position. Sixième, le prototype de Idec Sport et sur lequel on retrouvait Patrick Pilet alors que Cool Racing (dont on peut lire le résumé ici) terminait dans le top 10 en LMP2 et s’offrait la victoire en LMP3. Si Euro international terminait deuxième de la catégorie, deux autres Helvètes montaient sur le podium puisque Sébastien Page et David Droux (associé à Eric Trouillet) terminaient troisième du LMP3 sur la Ligier n°8 du Graff Racing.
Enfin, la catégorie GTE allait revenir à Ferrari, le constructeur au cheval cabré s’offrant le triplé. Ainsi, la victoire revenait à la 488 GTE Evo n°88 d’AF Corse devant la GT Italienne battant pavillon suisse du Spirit of Race et la 488 n°80 d’Iron Lynx. Longtemps en lutte pour un podium voir pour la victoire, Rahel Frey et ses coéquipières “Iron Dames” de la Ferrari n°83 perdait toute chance de podium en raison d’un drive throught pour avoir franchi la ligne blanche à l’entrée de la voie des stands avant que la course ne se termine dans le bac à gravier dans le dernier tour de course.
Crédit photo : ELMS ; citation : Louis Delétraz