Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07036.jsonl.gz/667

Pour Aristote nous acquérons la connaissance d'une chose en la divisant et pour Protagoras la mesure permet de rendre connaissance de l'expérience qu'on a de la chose, notre rapport à celle-ci.
De plus, on dit de la mesure qu'elle est active, qu'elle permet de s'approprier l'espace, de l'habiter, de le connaître et donc d'appréhender son côté singulier.
Mais est-il réellement nécessaire de disséquer une chose, un espace, pour commencer à s'y projeter, se l'approprier ?
N'est-ce pas justement l'universaliser que d'essayer de le faire multiple d'un certain étalon de mesure ?
Le but de notre projet est de mettre en valeur un espace parcouru sans cesse mais pas nécessairement notable, qui semble anodin. Nous nous sommes approprier un espace où on ne fait généralement que passer. C'est un espace de transition.
Monge et perspectives 1:132