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Les îles à l’ouest de Sion, ces terrains marécageux formés par les méandres du Rhône, ont servi de pâturage commun aux bourgeois de Sion pendant des siècles.
Pour construire la ligne de chemin de fer (1860), il fallut endiguer, en sorte que le fleuve coule au-dessus du niveau de la plaine ; pour que les terrains environnants bénéficient du limon, l’ingénieur Ignace Venetz inventa un système d’écluses à cheminée ; et pour évacuer l’excès d’eau, on abaissa la nappe phréatique par drainage.
Chaque bourgeois souhaita alors bénéficier d'une « portion » de ces terrains très fertiles. En 1912, le Conseil bourgeoisial les attribua aux bourgeois par lots de 400 toises (env. 1520 m2), à la condition qu'ils les mettent en culture dans les deux ans.
Il restait néanmoins une zone caillouteuse, que la Bourgeoisie loua à des fins d’exploitation du gravier. Les autorisations nécessaires à cet effet furent assorties de prescriptions légales et notamment de l’interdiction de remblayer l’excavation. Le Conseil bourgeoisial, désireux d’aménager cette vaste zone (plus de 50 ha) dans une perspective sociale, fit élaborer un projet comportant un camping, un restaurant et divers équipements sportifs autour du plan d’eau, étant entendu que l’accès en serait gratuit.
Depuis le véritable plébiscite des bourgeois de Sion en faveur de ce projet (1970), les infrastructures ont été constamment développées (parkings, chemins, systèmes d’arrosage). Lorsque l’exploitation de la gravière arrivera à son terme, il restera, à la disposition gracieuse des Sédunois comme des touristes, un magnifique parc de loisirs autour d’un lac de plus de 21 ha.