Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06888.jsonl.gz/988

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
La Süddeutsche Zeitung a affirmé que des tests sur les effets de l'inhalation d'oxydes d'azote avaient été effectués sur quelque 25 jeunes en bonne santé (archives).
KEYSTONE/AP dpa/CHRISTOPH SCHMIDT(sda-ats)
Les constructeurs automobiles allemands Volkswagen, Daimler et BMW devaient affronter lundi des informations de presse sur des tests d'émissions de gaz diesel effectués sur des singes mais aussi des humains.
Dès samedi, Volkswagen a indiqué prendre "clairement ses distances avec toute forme de maltraitance d'animaux", après la révélation par le New York Times de tests menés sur des singes pour le compte des trois constructeurs ainsi que de l'équipementier allemand Bosch.
Le New York Times a affirmé vendredi que ces tests scientifiques impliquant des singes avaient été menés en 2014. Le but de l'EUGT était de défendre l'utilisation du diesel après que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a désigné le carburant comme cancérigène, précisait le journal américain.
Ces expériences avaient été conduites en 2014 sur le sol américain par un organisme européen sur la santé dans le secteur du transport, le Groupe européen de recherche sur l'environnement et la santé dans le secteur du transport (EUGT), fondé par les quatre groupes.
Impact pas déterminé
Mais l'affaire a pris une nouvelle dimension lundi, lorsque le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung a affirmé que des tests sur les effets de l'inhalation d'oxydes d'azote (NOx) avaient également été effectués sur quelque 25 êtres humains en bonne santé.
D'après le Stuttgarter Zeitung, les tests étaient effectués dans un institut dépendant de l'université d'Aix-la-Chapelle, en Allemagne. L'impact des gaz d'échappement sur les personnes n'a pas pu être déterminé par l'étude, publiée en 2016, précise le journal.
"Nous nous distancions expressément de l'étude et de l'EUGT", a commenté lundi un porte-parole de Daimler sollicité par l'AFP. "Nous sommes consternés par l'ampleur des études et leur mise en oeuvre", a-t-il ajouté, affirmant que sa filiale Mercedes-Benz "condamne les expériences dans les termes les plus forts". BMW, également sollicité, n'avait pas encore réagi en matinée.
"Absurdes et inexcusables"
"Je suis écoeurée d'apprendre les révélations sur les tests d'émissions concernant les humains et les singes", a commenté à son tour la ministre allemande de l'Environnement, Barbara Hendricks.
"Il est bon - et c'est le moins qu'on puisse attendre - que les constructeurs automobiles allemands se soient distanciés des tests et se soient excusés. Les dessous de ce scandale doivent être rapidement mis au jour", a ajouté la ministre.
Bernd Althusmann, ministre de l'Économie de Basse-Saxe, un Etat-région actionnaire de VW, a pour sa part qualifié ces expérimentations animales d'"absurdes et inexcusables", a rapporté l'agence DPA. M. Althusmann appelle lui aussi de ses voeux une "enquête approfondie", ainsi que des "conséquences personnelles graves" pour les responsables de ces tests.
Fin 2015, le groupe Volkswagen avait reconnu avoir équipé 11 millions de ses voitures diesel, dont environ 600'000 aux Etats-Unis, d'un logiciel faussant le résultat des tests anti-pollution et dissimulant des émissions dépassant jusqu'à 40 fois les normes autorisées.
Dans la foulée du "dieselgate", les constructeurs allemands ont décidé de mettre un terme à l'activité de l'EUGT, qui se trouve actuellement en liquidation, précise la Süddeutsche Zeitung.
ATS