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Washington promet de mener la lutte mondiale contre le charbon
Les Etats-Unis vont mener le combat contre le changement climatique, faute de quoi "il ne restera plus grand-chose de notre planète", a déclaré le secrétaire d'Etat américain. Il a promis de faire pression pour que tous les pays réduisent leur dépendance au charbon.
En amont du sommet virtuel sur le climat de jeudi et vendredi organisé par le président américain Joe Biden, Antony Blinken a voulu signifier lundi, lors d'un discours devant la baie de Chesapeake, dans l'Etat américain du Maryland, le retour de Washington à l'avant-garde de ce combat après le désengagement de l'ère Trump.
"Si l'Amérique ne mène pas le monde dans la gestion de la crise climatique, il ne restera plus grand-chose de notre planète", a-t-il martelé. "Si nous y parvenons, nous allons capitaliser sur la plus grande occasion depuis des générations de créer des emplois de qualité; nous bâtirons une société plus équitable, plus saine et plus durable; et nous protégerons cette magnifique planète", a-t-il ajouté.
"Nous sommes en retard"
Alors que les Etats-Unis ont signé la semaine dernière une déclaration commune avec leur principal adversaire stratégique, la Chine, promettant de "coopérer" pour "affronter la crise climatique", Antony Blinken place aussi le curseur en matière de compétition.
"Pour l'instant, nous sommes en retard. La Chine est le plus grand producteur et exportateur de panneaux solaires, de turbines éoliennes, de batteries, de véhicules électriques. Elle détient près du tiers des brevets mondiaux sur l'énergie renouvelable", a-t-il relevé. "Si nous ne rattrapons pas notre retard, l'Amérique va rater l'occasion de modeler l'avenir climatique du monde de manière conforme à nos intérêts et valeurs, et nous perdrons un nombre incalculable d'emplois pour les Américains."
Dans ce combat, Antony Blinken a mis particulièrement en avant la pression nécessaire sur les pays encore dépendants du charbon. "Nos diplomates vont mettre en cause les pratiques des pays dont l'action ou l'inaction nous freinent", a-t-il expliqué.
Joe Biden a rejoint l'accord de Paris dès le premier jour de son mandat. Il organise ce sommet virtuel pour préparer la conférence de l'ONU sur le climat, la COP26, qui aura lieu en novembre à Glasgow, en Ecosse. Malgré les vives tensions avec Moscou et Pékin, il a invité le président russe Vladimir Poutine, qui interviendra par visioconférence, et le chinois Xi Jinping, qui réserve sa réponse.
ats, afp