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Tchernobyl inquiète à nouveau. Fin février, les troupes de l'armée russe ont pris le contrôle de la célèbre centrale nucléaire ukrainienne bien qu'elle ne produise plus d'électricité depuis l'accident nucléaire de 1986. Pourquoi prendre le contrôle d'une centrale qui ne rapporte rien?
Selon The Independent, ce serait surtout parce qu'elle occupe une position géographique stratégique entre le Belarus et Kiev. Située à moins de 140 kilomètres de la capitale, elle est un point de passage idéal.
Elle permettrait à l'armée russe de traverser le Dniepr au Bélarus, évitant ainsi une traversée potentiellement dangereuse du fleuve qui coupe l'Ukraine en deux, rapporte NBC News.
Depuis qu'elle est en mains ennemies, la centrale «a été complètement déconnectée du réseau électrique en raison des actions militaires de l'occupant russe. Le site n'a plus d'alimentation électrique», a déclaré l'opérateur ukrainien Ukrenergo sur sa page Facebook, comme le rapporte BFMTV.
Une source de la sécurité russe aurait déclaré à Reuters que la Russie voulait contrôler le réacteur nucléaire de Tchernobyl pour signaler à l'OTAN de ne pas interférer militairement.
Informée par les autorités ukrainiennes, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a tenu à rassurer la communauté internationale. La coupure de l'alimentation électrique dans le site nucléaire de Tchernobyl ne présente «pas d'impact majeur sur la sécurité», a affirmé mercredi l'AIEA.
Compte tenu du temps qui s'est écoulé depuis l'accident de Tchernobyl de 1986, «la charge thermique de la piscine d'entreposage du combustible usé et le volume de l'eau de refroidissement sont suffisants pour assurer une évacuation efficace de chaleur sans électricité», explique l'AIEA sur Twitter.
Selon BFMTV, plus de 200 techniciens et gardes sont bloqués sur le site. Depuis 13 jours, ils travaillent sous surveillance russe.
Bien qu'ils aient accès à de la nourriture, de l'eau et des médicaments dans une« étendue limitée», leur situation «s'aggrave», a déclaré l'AIEA.
Selon des responsables ukrainiens, il devient «de plus en plus urgent» de faire tourner le personnel pour «une gestion sûre» de la centrale nucléaire.
Un appel d'urgence a été reçu à 13h26 (22h26 en Suisse) depuis l'Eglise presbytérienne de Geneva, dimanche après-midi, tandis qu'un homme ouvrait le feu dans une église. Bilan de la tuerie: une personne est décédée et quatre ont été grièvement blessées dans la fusillade.