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Le cinéma indien de Bollywood est centenaire et en pleine forme
Un siècle de Bollywood: invité d'honneur à Cannes à l'occasion de son centième anniversaire, le cinéma de Bombay se porte bien.
L'Inde a produit près de 1500 oeuvres l'an dernier et l'industrie du film devrait peser 3,6 milliards de dollars d'ici cinq ans (3,3 milliards de francs), contre 2 milliards aujourd'hui.
Bollywood (B pour Bombay) est d'abord un cinéma populaire en hindi, en grande majorité des comédies musicales où l'on chante et l'on danse dans un décor volontiers coloré et fleuri, à un rythme effréné.
Age d'or
Avant Cannes (du 11 au 22 mai), New Delhi ouvre ses salles obscures et ses musées pour célébrer "ce cinéma qui a contribué à fonder l'identité de l'Inde dans le monde et à faire de Bombay l'une des capitales mondiales de l'histoire du cinéma", comme le rappellent les organisateurs du festival.
Pour beaucoup, les années 1950 ont consacré "l'âge d'or" du cinéma indien avec l'émergence de grands cinéastes et parmi eux, le plus grand, Satyajit Ray, venu non pas de Bombay mais des studios concurrents du Bengale occidental.
Les années 1970 et 1980 vont voir le secteur gagner en professionnalisation et en productions plus commerciales. C'est le temps des "masala", ces films légers mêlant romantisme et action, chants et mélodrame, jusqu'à l'inévitable "happy end".
Industrie
Le cinéma indien connaît une décennie difficile: télévision couleur, piratage et dépendance à l'argent mafieux menacent son essor.
Et puis l'économie indienne commence à s'ouvrir au début des années 1990. Les sources de financement se diversifient. Fox et Disney s'installent à Bombay. Dix ans plus tard, le cinéma indien est une industrie.
Des cinéastes novateurs commencent à se faire un nom, comme Anurag Kashyap dont le "Hindi indie" fait actuellement le tour du monde des festivals.
afp/pym
Publié le 03 mai 2013 - Modifié le 03 mai 2013