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L’état d’urgence a été proclamé en Turquie après la tentative de coup d’état en juillet 2016. Depuis, des observateurs constatent des tendances de plus en plus autoritaires de la part du gouvernement, ainsi qu’une grave dégradation des droits humains, particulièrement au sud-est du pays. L’Etat de droit et l’indépendance de la justice ne sont plus garantis.
L’évolution de la situation en Turquie est préoccupante. Les personnes qui critiquent le gouvernement, ainsi que celles qui ont des liens présumés avec des organisations que le gouvernement qualifie de « terroristes » courent le risque d'être persécutées par l'État turc. Les forces de sécurité torturent et maltraitent les personnes « suspectées de terrorisme » en détention. Des concitoyen-ne-s dénoncent par ailleurs les prétendus « ennemis de l'État » aux autorités.
En Suisse, la Turquie est un des principaux pays d’origine des requérant-e-s d’asile. En 2020, 1201 demandes d’asile de personnes originaires de Turquie ont été enregistrées sur un total de 11 041 demandes. Ce chiffre s’élevait à 1287 r sur un total de 14 269 demandes en 2019 et à 1005 demandes sur un total de 15 255 en 2018.
En 2020, sur un total de 2235 cas réglés, 2525 ressortissant-e-s de Turquie ont obtenu l’asile et 216 ont obtenu une admission provisoire. Les autres requérant-e-s ont pour la plupart fait l’objet d’une décision de non-entrée en matière Dublin, c’est-à-dire qu’un autre État de l’espace Schengen-Dublin est responsable de leur demande.