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Deux semaines avant l’examen de maturité, Ramona découvre qu’elle est enceinte. Elle s’affole! La perspective de devenir médecin menace de s’écrouler. Son ami (22 ans) gagne bien sa vie. Il fait toutefois comprendre à Ramona qu’il ne veut rien avoir à faire avec l’enfant et qu’elle doit avorter. Lorsqu’elle lui dit qu’elle n’est pas certaine de vouloir avorter, il la bloque sur son téléphone et dans WhatsApp. Ramona, déçue, se sent abandonnée.
Avant la réaction des parents, elle espérait être soutenue, du fait qu’ils sont chrétiens et que l’un de ses oncles est curé. Elle s’ouvre donc à sa mère, qui rapporte la chose au père. Celui-ci, voyant ses espoirs en Ramona s’écrouler, exige qu’elle avorte! Aussi longtemps qu’elle refusera, il ne lui parlera plus. Par loyauté envers le père, la mère adopte une position incompréhensible de retrait. Le silence du père représente une torture insupportable pour Ramona. Elle arrange donc un rendez-vous pour avorter et cherche également de l’aide auprès d’une psychiatre lors de la dixième semaine de grossesse, pendant les examens de maturité.
Cette femme médecin connaît heureusement l’ASME et, le même jour, elle arrange un entretien entre Ramona et la conseillère ASME. L’après-midi même, Ramona a un long entretien avec une conseillère. Elle découvre surtout les aides disponibles pour les mères seules. Au contact de la conseillère, elle réalise qu’elle est désormais mère et qu’elle seule peut protéger son enfant. Cette pensée la touche profondément.
Peu après, Ramona rencontre personnellement la conseillère. Elle apprend qu’elle a le droit de recevoir une aide du père de l’enfant et comment gérer des études lorsqu’on a un enfant. La conseillère explique aussi à Ramona de quelle manière l’ASME peut la soutenir et lui montre le grand entrepôt d’habits et d’équipement pour enfants. Ramona sent que la conseillère la comprend. L’aide concrète lui redonne courage: elle décide de garder l’enfant et annule le rendez-vous pour l’avortement. Comble de tout, Ramona réussi bien son examen de maturité.
Elle emmène alors sa mère à l’ASME. La conseillère leur laisse du temps. Une discussion approfondie sur la situation a lieu à trois. La mère affirme alors qu’elle entend soutenir sa fille par rapport au père.
La mère fait comprendre au père de Ramona que son attitude ne correspond pas à sa foi chrétienne. L’oncle, qui est curé, lui parle également. Après trois mois, le père recommence enfin à parler à sa fille. Ramona, soulagée, dit à la conseillère: «Quand ma famille et mon ami m’ont laissé tomber, l’ASME est devenue ma famille de substitution!» Après la naissance sans complication de son fils, Ramona remercie la conseillère: «Je suis si contente d’avoir gardé mon bébé!» Un peu plus tard, elle rapporte à la conseillère que son père est devenu très câlin avec son petit-fils. Quand il rentre du travail, il prend le bébé dans ses bras en affirmant que c’est un moment privilégié pour grand-papa! Et la mère a d’ores et déjà accepté de veiller sur le petit quand Ramona se rend à ses études.
L’ASME fournit des équipements pour bébés, des habits et une poussette et elle aide Ramona pour qu’après avoir perçu une modeste indemnité de maternité, elle ne soit pas dans la détresse financière, mais qu’elle puisse poursuivre ses études. La conseillère accompagne la jeune mère notamment dans ses contacts avec l’APEA pour la reconnaissance de paternité et l’allocation pour enfant. Ramona envoie des photos de son petit à la conseillère avec ce commentaire: «Garder mon enfant était la meilleure décision qui soit.»