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La date indiquée pour la diffusion de ce document est incorrecte. La date exacte est très probablement postérieure au 28 septembre 1958.
Après les graves émeutes à Alger du 13 mai 1958, les partisans de l'Algérie française et une partie de l'armée provoque le retour du général De Gaulle.
De Gaulle, investi de pouvoirs importants, met sur pied durant l'été 1958 un comité chargé de rédiger une nouvelle constitution pour remplacer celle de la IVe République. Soumis au vote le 28 septembre 1958, elle est acceptée à une large majorité.
Dans cet extrait, c'est le ministre controversé Jacques Soustelle qui affiche sa satisfaction après l'annonce des résultats et notamment ceux d'Algérie. Quelques mois plus tard, Jacques Soustelle, déçu par l'attitude de De Gaulle, se compromettra avec les putschistes militaires tenants de l'Algérie française et sera contraint à l'exil.
Jacques Soustelle naît le 3 février 1912, à Montpellier. Normalien, agrégé de philosophie et ethnologue, il rejoint le général de Gaulle à Londres dès 1940. Après la Libération, il est ministre, secrétaire général du RPF, député du Rhône et gouverneur général de l'Algérie (1955-1956).
Il participe au putsch d'Alger de 1958, qui contribue au retour au pouvoir du général de Gaulle. Partisan de l'intégration de l'Algérie à la France, il rejette le principe de l'autodétermination. Contraint à l'exil en Italie de 1961 à 1968, il rentre en France à la faveur de l'amnistie de 1968 et est élu à l'Académie française en 1983. Il meurt le 6 août 1990.
Il a publié des ouvrages sur l'Algérie et sur le gaullisme Vingt-huit ans de gaullisme (1983).