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Nombreuses sont les personnes âgées qui souhaitent profiter de la vie en s'octroyant des petits plaisirs comme, par exemple, un verre de vin ou une bière pour accompagner leurs repas. Cependant, certaines d'entre elles consomment des boissons alcoolisées en plus grandes quantités et plus fréquemment, mettant leur santé en danger, à plus forte raison lorsqu'elles prennent des médicaments. Cette situation confronte leurs proches et le personnel d'accompagnement à de nombreux défis et souligne la nécessité de disposer d'offres de soutien.
La population suisse vit toujours plus longtemps et, avec l'âge, les maladies telles que le cancer, le diabète, l'hypertension, la dépression, etc. augmentent. Selon certaines études, une consommation importante d'alcool peut favoriser ces maladies. Par ailleurs, l'alcool peut modifier l'effet des médicaments ou provoquer des interactions dangereuses. La consommation excessive d'alcool peut avoir d'autres effets néfastes pour la santé : complications neuropsychiatriques, états de confusion, chutes, dénutrition. Enfin, les relations sociales se détériorent, les personnes se retrouvent seules et se replient sur elles-mêmes.
Les résultats de l'Enquête suisse sur la santé (ESS) 2012 montrent que 6 % des hommes entre 65 et 74 ans présentent une consommation problématique d'alcool et ce, de façon chronique. Chez les femmes, les chiffres sont tout aussi élevés : parmi les 65-74 ans, elles sont 5,9 % à faire état du même problème. Par rapport à 2007, la part des hommes concernés a reculé (ESS 2007 : 7,7 %), alors qu'elle a légèrement augmenté chez les femmes (ESS 2007 :5,5 %)*. On parle de consommation problématique chronique lorsqu'un homme boit en moyenne plus de 40 grammes d'alcool pur par jour (20 g en moyenne par jour pour les femmes). Cette quantité correspond à environ quatre verres de vin pour un homme et à deux pour une femme.
En 2011**, l'Institut suisse de recherche sur la santé publique et les addictions (ISGF) a analysé dans quels domaines il était nécessaire d'agir. Les autorités sanitaires ont notamment été chargées d'intégrer davantage ce thème dans leur politique. L'ISGF recommande également que les institutions de santé (foyers pour personnes âgées et établissements médico-sociaux) développent des concepts et des directives visant à réduire la consommation excessive d'alcool.
Trouver des solutions communes grâce au Programme national alcool
Avec le Programme national alcool (PNA), l'OFSP s'engage, avec une alliance regroupant les cantons et des partenaires issus de la prévention, du traitement, de la recherche et de l'exécutif, à diminuer et à empêcher la consommation chronique et problématique d'alcool. L'alliance identifie les dangers et les dommages liés à l'abus d'alcool ainsi que ses causes ; elle développe, par exemple, des instruments dans les domaines sanitaire et social et vient en aide aux personnes touchées ou en danger, ainsi qu'à leurs proches. Toutes ces mesures doivent permettre aux personnes âgées de profiter de la vie en toute dignité tout en restant le plus en forme possible.
Vous trouverez l'étude et de plus amples informations, ainsi que les offres déjà existantes, dans la colonne de droite.
*Notari, Luca; Delgrande Jordan, Marina (2012). La santé des personnes âgées de 60 ans et plus vivant dans les ménages privés. Une analyse des données de l'Enquête suisse sur la santé 2007 (Rapport de recherche n° 59). Lausanne.
** Salis Gross, Corina; Haug Severin; Kessler Daniel; Koller Stephan (2011). Esplorazione di misure promettenti sulla riduzione del consumo problematico di alcol da parte delle persone anziane in Svizzera. Zürich.
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