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Selon les auteurs des articles, cette surveillance consisterait en particulier à accéder à des informations auprès des sites de médias sociaux et d'autres sites internet, ainsi qu'à collecter des données relatives à des appels passés sur des téléphones portables. Un document top-secret établirait que la NSA aurait obtenu un accès direct aux serveurs de plusieurs entreprises du secteur internet et spécialistes des nouvelles technologies dont les sièges se trouvent aux États-Unis, telles que Google, Facebook ou encore Apple. Un programme jusque-là tenu secret conférerait à la NSA un accès à ces systèmes, autorisant ainsi des représentants du gouvernement à recueillir des données, y compris les contenus d'historiques de recherche, de courriers électroniques, de transferts de fichiers et de conversations électroniques. Les articles indiquent que les sociétés concernées ont affirmé ne pas avoir connaissance de ce programme.
«Le large spectre des informations que le gouvernement chercherait à obtenir et des systèmes auxquels il aurait accédé est très préoccupant pour le respect de la vie privée», a déclaré Frank Jannuzi, directeur exécutif adjoint d'Amnesty International États-Unis. «Il revient au gouvernement de prouver que les atteintes au droit à la vie privée sont légales, ont un but légitime et sont nécessaires et proportionnées. La lutte contre le terrorisme ne doit pas servir de prétexte au gouvernement pour s'immiscer dans des affaires privées», a déclaré Frank Jannuzi.
En réactions à cette nouvelle, le directeur du renseignement national, James R. Clapper, a affirmé que ces articles contenaient «de nombreuses inexactitudes». En revanche, il n'a pas nié l'existence des programmes de surveillance.
Les informations dénonçant une surveillance surviennent après le rejet par la Cour suprême de l’affaire Clapper c. Amnesty International. Ce cas mettait en question le pouvoir du gouvernement de pratiquer des écoutes téléphoniques sans mandat: Amnesty International et un ensemble d'autres organisations contestaient la constitutionnalité d'une loi de 2008 qui élargissant les pouvoirs du gouvernement en matière de surveillance sans mandat. La Cour suprême des États-Unis a débouté les plaignants en février 2013, estimant qu'ils n'avaient pas qualité pour remettre en cause le système de surveillance mis en place par le gouvernement.