Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06880.jsonl.gz/1132

Des investigations plus fines menées à Viège et à Rarogne (VS) montrent que 28 parcelles supplémentaires contaminées par du mercure devront être assainies. Elles étaient classées comme ne nécessitant pas d'assainissement.
Le Service valaisan de l'environnement (SEN) a ordonné ces investigations supplémentaires en 2017. Elles étaient nécessaires en raison de la forte hétérogénéité de la pollution, a indiqué l'Etat du Valais mercredi dans un communiqué.
Ces investigations, menées sur 144 parcelles, ont révélé que 28 d'entre elles qui échappaient jusque-là à l'assainissement présentaient par endroits un degré de contamination dépassant le seuil de 2 mg/kg. Elles seront donc assainies lors de travaux d'ores et déjà planifiés, précise le canton.
Buts atteints
Chaque projet de construction prévu dans la région est transmis au SEN. Ce dernier évalue si un contrôle de la teneur en mercure est nécessaire. A ce jour, 109 projets ont été contrôlés et neuf parcelles nécessitant un assainissement ont été identifiées.
Quant aux assainissements par quartier, ils "progressent", assure l'Etat du Valais. Huit parcelles ont été assainies à Rarogne et leur remise en état est en cours, et des travaux sont menés sur six parcelles à Viège.
Les contrôles réalisés par le SEN montrent que "pendant les travaux, la dissémination de mercure par des poussières était négligeable". Pour les parcelles assainies, "les buts ont été atteints", souligne le canton.
La pollution au mercure remonte aux années 1930. L'usine Lonza de Viège a rejeté ses eaux industrielles chargées de mercure dans un canal jusqu'au milieu des années 1970. Le polluant s'est accumulé dans les boues et les sédiments du canal. Le rejet des eaux était conforme aux dispositions de l'époque.