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Si le plan le plus habituel pour un concert de musique classique est celui d’un programme tel que « Ouverture – Concerto – Symphonie », Amabilis transgresse aujourd’hui la règle traditionnelle, en présentant un programme constitué uniquement d’œuvres concertantes. En effet, le privilège de compter, en une même soirée, avec la collaboration de trois jeunes musiciens qui ont déjà entamé une carrière internationale, nous a amenés à présenter un répertoire qui tourne entièrement autour de ces trois personnalités.
La virtuosité de Timothée et Domitille Coppey – frère et sœur – et de Meghan Behiel, respectivement au violon, violoncelle et piano, ainsi que l’extraordinaire complicité dont ils ont fait preuve lors de concerts précédents, en duo ou en trio, font que l’œuvre principale de ce programme soit toute trouvée : le Triple concerto de Ludwig van Beethoven. En complément de cette œuvre maîtresse, nous avons encore proposé à Timothée et Domitille Coppey, associés cette fois à Valentina Roudina – notre premier violon solo -, le Concerto pour 2 violons, violoncelle et orchestre à cordes d’Antonio Vivaldi, tandis que Meghan Behiel sera l’unique soliste de l’Introduction et Allegro appassionato de Robert Schumann.
Le Triple concerto de Vivaldi provient de son cycle L’Estro armonico op. 3, constitué de douze œuvres concertantes pour un ou plusieurs solistes (violon et violoncelle) et orchestre à cordes. Ce fut la série d’œuvres instrumentales la plus unanimement acclamée pendant le XVIIIe siècle, conjointement avec les Concerti Grossi d’Arcangelo Corelli. Si les deux premiers opus d’Antonio Vivaldi étaient deux suites de sonates publiées en Italie, le compositeur envoya cette fois ses manuscrits à un imprimeur français établi à Amsterdam, qui les édita en 1711. Le succès fut immédiat, et l’œuvre fut ensuite réimprimée à Paris et à Londres. Bien que ne portant que le numéro 3 de son opus (moins d’un cinquième de ses œuvres en portent un, correspondant aux œuvres éditées de son vivant et sous son contrôle) Vivaldi avait déjà une expérience de près de dix ans en tant que compositeur de concertos, à l’intention du Pio Ospedale della Pietà, l’hospice vénitien où il était maître de violon.
Le concerto en ré mineur est le onzième de la série. Il est constitué de cinq mouvements, qui peuvent se grouper en trois parties : Allegro, Adagio spiccato et Allegro dans la première, Largo e spiccato en tant que partie centrale lente, puis de nouveau Allegro comme mouvement conclusif.
Naturellement absent dans la première œuvre, le piano est l’instrument soliste de l’Introduction et Allegro appassionato op. 92, de Robert Schumann. Auteur d’un seul concerto pour piano et orchestre, Schumann écrit, postérieurement à celui-ci, deux autres partitions pour cette formation. L’op. 92, en sol majeur, possède un caractère similaire au Concerto, dans le sens que le discours musical n’est jamais présenté comme un combat entre le soliste et l’orchestre, mais les deux agissent dans une sorte de complémentarité qui confère à la pièce un lyrisme délicat, particulièrement présent dans l’Introduction. Les contrastes de la partition sont plus évidents dans l’Allegro mais, dans ce même esprit, ils proviennent davantage du développement musical que de l’opposition entre les interprètes. Les thèmes des deux parties sont apparentés et la structure de l’œuvre est celle d’une forme libre de sonate, ce qui donne l’impression d’un petit concerto en un seul mouvement. La partition fut éditée en 1849, sous le titre de Konzertstück.
Ludwig van Beethoven écrit son Triple concerto en 1804, durant une période féconde qui voit aussi la publication de la Symphonie Héroïque et de la Sonate Appassionata. L’œuvre, dans la tonalité de do majeur, est très audacieuse par le choix simultané du piano, violon et violoncelle en tant qu’instruments solistes, formation jusqu’alors (et même depuis) très inhabituelle. Sa conception provient sans doute du fait que les trios de musique de chambre étaient très en vogue dans la Vienne du tournant de siècle, même si l’idée d’opposer un trio complet pour piano à un orchestre n’avait pour ainsi dire effleuré personne. Cependant, Beethoven semble écrire son œuvre davantage comme une symphonie concertante que comme un vrai concerto pour solistes, renouant de cette façon avec une tradition très populaire à Paris, Londres et Mannheim, entre autres villes. On compte plus de 500 symphonies concertantes composées entre 1760 et 1830, par plus de 150 compositeurs. Les trois solistes se partagent donc les éléments thématiques, plutôt qu’ils ne les exposent simultanément, comme on aurait pu l’attendre d’une entité soliste en tant que telle, aussi fût-elle composée de plusieurs instruments.
Comparé à d’autres concertos, le Triple reste assez conventionnel par rapport à la structure : un premier mouvement de larges dimensions, en forme sonate, où le développement musical, après le tutti introductif, est presque entièrement confié aux solistes. Cet Allegro garde, par le jeu amusant des motifs, par les variations des courts complexes thématiques, par l’alternance des solistes, un ravissant climat de musique de chambre viennoise.
Le deuxième mouvement est un Largo de caractère poétique, en la bémol majeur, où la mélodie principale est confiée au violoncelle seul, avant que le violon ne la reprenne sur l’accompagnement du violoncelle, toujours présent, et sur les figures plus vives du piano.
Et c’est encore le violoncelle (des analystes soutiennent que Beethoven craignait de le voir étouffé par ses deux partenaires) qui introduit sans interruption le troisième mouvement, un Rondo alla Polacca qui combine virtuosité avec charme et élégance, sur un rythme de polonaise. L’alternance de refrain et couplets qui caractérise la forme rondeau est respectée, mais le changement de mesure et la modification du rythme de la ritournelle, ainsi qu’une instrumentation sans cesse variée, évitent toute prévisibilité dans la construction de ce finale, véritable sommet conclusif du Concerto.
Ferran Gili-Millera
Ferran GILI-MILLERA est né à Barcelone, où il commence ses études de musique à l’âge de six ans. A dix-huit ans, il obtient une virtuosité de guitare, et postérieurement les diplômes de direction chorale, composition, orchestration et pédagogie musicale.
En Suisse, il perfectionne sa formation de chef de chœur au Conservatoire de Genève avec Michel Corboz, puis entre au Conservatoire de Lausanne, dans les classes de Jean Balissat et d’Hervé Klopfenstein, où il obtient respectivement les Certificats Supérieurs d’Orchestration et de Direction d’Orchestre, en 1997.
En même temps, il participe à plusieurs cours internationaux, notamment à Vienne et Budapest. Il étudie avec des chefs tels que Peter Eötvös, Sergiu Comissiona, Julius Kalmar et Roberto Benzi, et avec les compositeurs György Ligeti et Witold Lutoslawski. En 1998, il est finaliste du V Concours de Direction d’Orchestre de la Communauté Européenne, à Spoleto, en dirigeant Werther de Massenet, et en 1999 il obtient la bourse de The Busenhart Morgan-Evans Foundation pour travailler avec M. Diego Masson au Festival International de Musique de Dartington, en Grande-Bretagne. Il y dirige les représentations de Idomeneo de Mozart, parrainées par The Arts Council of England, et y retourne des années plus tard pour diriger, entre autres, L’Enlèvement au Sérail et la 2e symphonie de Mahler.
En 2004, il est nommé directeur de l’Orchestre Amabilis, ancien Orchestre de chambre de St-Paul, à Lausanne, et participe au renouveau de la formation. Passionné des multiples facettes de l’art musical, il dirige également la Musique Municipale de la Ville de Genève et d’autres sociétés avec lesquelles il obtient des places d’honneur lors des concours fédéraux, et il est régulièrement sollicité dans les jurys des concours de musique.
Parmi ses prestations récentes en tant que chef d’orchestre, il faut souligner Carmina Burana de Orff à la Cathédrale de Genève, les Concerts de Gala de la Musique Municipale de la Ville de Genève au Victoria-Hall, Orphée et Eurydice de Gluck à l’Aula des Cèdres de Lausanne, la 2e symphonie « Lobgesang » de Mendelssohn aux Cathédrales de Lausanne et de Monaco, et Ivan le Terrible de Prokofiev au Théâtre Beaulieu de Lausanne et au Grand Théâtre de Genève, entre autres.
SOLISTES
Meghan BEHIEL, piano
Née en 1984 à Calgary, au Canada, Meghan Behiel a obtenu ses titres de piano non professionnels et professionnels à l’Université de Calgary, sous l’enseignement de Marilyn Engle. Meghan a obtenu chacun de ces titres avec félicitations du jury et a également reçu plusieurs distinctions et prix, incluant celui de la Fondation Alberta pour les Arts, le Prix Millennium Canadien pour l’interprétation des Arts Russes, la Bourse Reine Elizabeth II, la Bourse Roslyn McCowan pour les musiciens canadiens, le prix du Concours Canadien de Musique, ainsi que le prix du concours de l’Université de Calgary dédié aux concertos.
Tout au long de ses études, Meghan a également pris part à de nombreux festivals et de programmations musicales diverses, dont l’Académie Barbara Krakauer à Vaison-la Romaine en France, le Festival International Casalmaggior, le Festival International de chant et de musique de chambre de Mountain View, ainsi que le Festival Happening New Music. Elle a également participle à de nombreuses masterclasses, notamment avec des personnalités non moins renommées que Andràs Schiff, Alexander Madzar, André Laplante, Paul Badura-Skoda, Klaus Hellwig, Andre-Michel Schub, Michel Dalberto, Dimitri Bashkirov, Arie Vardi et Robert Levin.
Ses concerts, tant comme soliste que chambriste, l’ont menée aux différents coins du monde: Canada, Etats-Unis, France, Allemagne, Suisse, Italie, Autriche et Hollande. Après ses débuts avec orchestre à l’âge de 13 ans, dans le Concerto pour piano no 1 de Beethoven, avec le Calgary Civic Symphony, Meghan s’est également produite avec l’Orchestre de l’Université de Calgary, le Calgary Wind ensemble, l’Orchestre Philharmonique de Calgary, le Edmonton Symphony, ainsi que le Alberta Winds.
Au-delà de son répertoire solo, la pianiste dédie une partie importante de son activité à la musique de chambre. Elle a ainsi pu collaborer avec Olivier Thouin (violon solo de l’Orchestre du Centre des Arts Nationaux), Yegor Dyachkov (professeur à l’Université de Montréal), Jonathan Crow (violon solo de l’Orchestre Symphonique de Toronto), Christie Reside (flûte solo de l’Orchestre Symphonique de Vancouver), Anton Kuerti (soliste à la renommée internationale), et Edmond Agopiano (doyen des cordes de l’Université de Calgary).
L’intérêt de Meghan pour l’accompagnement de lied a eu une large influence sur son développement musical. Ainsi a-t-elle participé à de nombreux concerts et masterclasses avec des artistes les plus influents, dont Rudolf Jansen et Elly Ameling. Meghan poursuit actuellement ses études en Master Spécialisé peformance, à la Haute Ecole des Arts de Berne, dans la classe du Professeur Tomasz Herbut. Durant ses
études dans cette ville, elle s’est produite en solo et en musique de chambre au Centre Paul Klee pour la Société Chopin, au Forum Altenberg, pour les concerts Krompholz à la BEKB, ainsi qu’au Forum
Yehudi Menuhin.
SOLISTES
Timothée COPPEY, violon
Né en Suisse en 1992, Timothée Coppey débute ses études de violon à l’âge de six ans. Il se forme à la musique dès son plus jeune âge par les pédagogies musicales actives Willems et Orff avec sa mère Nicole Coppey.
De 2003 à 2007 il fait partie du Jury d’Enfants du Concours international de violon Sion-Valais sous le patronage de Shlomo Mintz, en tant que membre puis comme Président du jury. En septembre 2005, il enregistre un DVD avec sa sœur Domitille et Haik Kazazyan, violoniste concertiste, lauréat de concours internationaux.
En mai 2006, il passe son certificat avec mention excellent et félicitations du jury ; en 2009 c’est le Diplôme DipABRSM des Royal Schools of Music de Londres, qu’il obtient « with Distinction ». La Licence LRSM de violon des Royal Schools of Music de Londres lui est octroyée, à nouveau « with Distinction », en 2011.
Il étudie actuellement avec Olivier Loup et travaille régulièrement avec Alexandre Dubach, ainsi qu’avec l’immense violoniste Ivry Gitlis. Il a pu en outre bénéficier des conseils avisés de Michaela Paetsch, lauréate du concours Reine Elisabeth, Julie Lafontaine, 1er violon solo de l’Orchestre de Chambre de Lausanne, Theodora Christova, 1er violon de l’Orchestre de la Suisse Romande.
En récitals ou concerts avec orchestre, il se produit en Suisse et à l’étranger, invité notamment par des festivals internationaux en Espagne, en France, aux Etats-Unis, en Italie, en Bulgarie, … En 2008 il enregistre, accompagné par le pianiste tchèque Petr Jirikovsky, des pièces pour le disque « Amour et Paix en langage de l’Humanité » mêlant poésie et musique. Il participe aussi à un CD de musique de chambre consacré à Ulvi Cemal Erkin, compositeur turc du XXe siècle qu’il s’attache à faire connaître ; l’enregistrement est paru en juin 2011 sous le label turc A.K. Müzik. Dans un autre CD sont gravés des duos pour violon, que Timothée a enregistré avec le concertiste suisse Alexandre Dubach.
Timothée Coppey joue fréquemment en duo avec sa sœur violoncelliste. Il est aussi membre du quatuor « 4Ygrecs », quatuor de percussions éclectiques invité sur les scènes suisses et étrangères (Paris-Cité de la Musique, Cergy, Cadaqués, Montmorency, Salzburg-Mozarteum, Québec, …) en spectacles, en séminaires ou en ateliers pédagogiques.
Il s’intéresse en outre aux traditions musicales du monde, notamment au gamelan javanais qu’il pratique depuis 2008.
Il a bénéficié du soutien de la Fondation Irène Dénéréaz.
SOLISTES
Domitille COPPEY, violoncelle
Née à Sion (Suisse) en 1989, Domitille Coppey est baignée dès sa naissance dans les pédagogies actives Willems et Orff par sa mère Nicole Coppey et reçoit dès son plus jeune âge une solide formation musicale de base. Elle débute le violoncelle à quatre ans et le piano l’année suivante. Sous la conduite de Philippe Mermoud, elle obtient en 2004 son Certificat de violoncelle avec mention « Excellent et félicitations du jury ». Boursière de la Fondation Irène Dénéréaz, elle poursuit ses études avec Pascal Michel, violoncelle solo de l’Orchestre de Chambre de Genève. Elle passe son Diplôme DipABRSM « with Distinction », et obtient également « with Distinction » la Licence de violoncelle LRSM de l’Associated Board of the Royal Schools of Music de Londres en 2007. Respectivement en 2010 puis 2012, elle reçoit «mit Auszeichnung» son Bachelor of Arts de la Hochschule der Künste Bern, ainsi que son Master in Cello Music Performance, dans la classe de Antonio Meneses.
Régulièrement invitée à se produire en récital, en musique de chambre, en duo avec son frère, elle est amenée à jouer entre autres en France, Italie, Espagne, Autriche, Belgique, Danemark, Bulgarie, aux Etats-Unis ou en Indonésie. En tant que soliste avec orchestre, elle a notamment joué sous la baguette de Francesc Llongueres, disciple de Sergiu Celibidache, ou Carlos Dourthé, chef assistant de Kurt Masur. Accompagnée par Caroline Haffner, elle se produit en 2003 dans le cadre du Verbier Festival. Elle a notamment donné plusieurs concerts en été 2007 au Festival international de Cadaqués, ainsi qu’au Festival international Sion-Valais.
En outre, son parcours l’amène à bénéficier des conseils de nombreuses personnalités influentes dans le monde musical, comme Gary Hoffman, Janos Starker, Lluis Claret, Ivry Gitlis, Xavier Gagnepain, Jérôme Pernoo, Louise Hopkins, Janet Perry, Tomasz Herbut, Alexandre Dubach, Daniel Blumenthal, Morten Zeuthen, Joanna Maklakiewicz, Jakub Jakowicz, Bartek Niziol, …
En enregistrement, on la retrouve notamment aux côté de Petr Jirikovsky, pianiste tchèque de renommée internationale, avec lequel elle sort un CD en 2008, avec Haik Kazazyan pour une capture DVD, ainsi qu’en musique de chambre, dans un programme exclusif, consacré au compositeur turc Ulvi Cemal Erkin.
Elle manifeste également un large intérêt pour les musiques du monde, et pratique le gamelan javanais depuis plusieurs années.
Elle préside ainsi en 2003 le premier Jury d’Enfants du Concours international de violon Sion-Valais sous le haut patronage de Maître Shlomo Mintz, de même qu’en 2004 et 2005. Le projet novateur séduit et l’expérience se reconduit. Depuis 2008, Domitille enseigne le violoncelle à l’Ecole Pédagogique d’Art Musical « Un, Deux, Trois, Musiques… » de Sion, et a été par ailleurs le plus jeune professeur à y enseigner.
ORCHESTRE AMABILIS
L’Orchestre de chambre de St-Paul a été fondé en 1962 par Daniel Baatard, son premier directeur, et il est composé de musiciens amateurs, principalement issus de la région lausannoise. Successivement dirigé par Alvaro Spagnoli et Jean-Louis Dos Ghali, l’orchestre, renommé Amabilis en 2002, bénéficie actuellement d’un double encadrement professionnel, grâce à Ferran Gili-Millera à la direction et à Valentina Roudina au poste de 1er violon solo.
Sa formation dépasse les 40 musiciens, et l’ensemble peut être fier de produire ses concerts avec des renforts limités aux seuls postes manquants. Ayant pour principales vocations de contribuer à l’activité musicale de la région et de permettre à de bons amateurs de pratiquer la musique d’ensemble, l’Orchestre Amabilis propose trois à quatre programmes de concert par année, avec des objectifs bien différenciés.
Ainsi, il présente des œuvres de toutes les époques, en formation d’orchestre de chambre, d’orchestre à cordes ou d’ensemble à vents, et accompagne aussi bien des musiciens confirmés (José Madera, Pascal Desarzens, Pierre-Alain Clerc …) que des jeunes solistes qui entament une carrière prometteuse, leur donnant une de leurs premières occasions de jouer avec orchestre (Desmond B. Kraege, David Rodeschini, Sylvain Viredaz…)
En même temps, il accorde une grande importance aux valeurs pédagogiques, aboutissant à des collaborations ponctuelles avec, par exemple, l’Ecole Sociale de Musique de Lausanne. Finalement, il collabore régulièrement avec des ensembles vocaux et programme les grandes œuvres du répertoire choral avec orchestre, du Gloria de Vivaldi au Requiem de Fauré. En 2012, pour son cinquantième anniversaire, l’orchestre a en particulier produit l’opéra Orfeo ed Euridice de Gluck et le Lobgesang de Mendelssohn, deux programmes majeurs qui montrent le développement de l’orchestre.
Ces activités pleinement diversifiées l’ont amené à se produire non seulement à Lausanne et dans d’autres villes vaudoises, mais aussi dans d’autres cantons romands, ainsi qu’en France et en Italie.