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Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, s'est entretenu jeudi à Rio avec Jair Bolsonaro. Cette première rencontre de haut niveau entre les Etats-Unis et le président élu d'extrême droite du Brésil a été "très productive".
M. Bolton est arrivé dans un long convoi aux sirènes hurlantes dès 07h00 (10h00 heures en Suisse). Il a eu un entretien d'une heure avec le président élu, qui prendra ses fonctions en janvier et qui devrait être un partenaire de poids des Etats-Unis en Amérique latine.
Il est reparti de la résidence de Jair Bolsonaro sans faire aucune déclaration devant les nombreux journalistes présents. Mais dans un tweet après son départ, il a indiqué avoir eu une "discussion sur de nombreux sujets, très productive" avec Jair Bolsonaro et son équipe, dont l'orientation est très pro-américaine.
Invitation de Donald Trump
"Je lui ai transmis une invitation du président (Donald) Trump à se rendre aux Etats-Unis", a ajouté M. Bolton. "Nous sommes impatients d'avoir un partenariat dynamique avec le Brésil".
Jair Bolsonaro a lui aussi qualifié dans un tweet la rencontre de "très productive et agréable". Son équipe a publié des photos de l'entretien auquel assistaient le général Augusto Eleno, chef du renseignement, le prochain ministre de la Défense, le général Fernando Azevedo e Silva, ainsi que le futur ministre des Affaires étrangères, Ernesto Araujo.
Cet entretien a eu lieu alors que les deux parties ont souhaité un rapprochement entre les Etats-Unis et le Brésil sur la base d'une vraie proximité idéologique. "Le président (Donald) Trump avait été le premier dirigeant étranger à féliciter le président élu" au soir de sa victoire le 28 octobre, avait déclaré mardi John Bolton.
"Trump tropical"
Il a ensuite évoqué une "opportunité historique pour le Brésil et les Etats-Unis de travailler ensemble dans de nombreux domaines, économie ou sécurité" notamment.
Jair Bolsonaro, fervent admirateur de Donald Trump, n'a pas fait mystère de son intention de faire prendre un virage à 180 degrés à la diplomatie brésilienne pour la réorienter vers Washington. Celui qui est parfois décrit comme le "Trump tropical" a déjà emboîté le pas de Donald Trump, annonçant par exemple le transfert hautement polémique de l'ambassade du Brésil en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, avant de sembler hésiter.
Il a aussi exprimé de forts doutes sur le réchauffement climatique, menacé de quitter l'Accord de Paris sur le climat. Il a accusé la Chine d'"être en train d'acheter le Brésil", dont elle est le premier partenaire commercial.