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Neutralité :
« Au début, la neutralité a été d’une certaine manière dictée par la nécessité. Toutefois, ses effets bénéfiques évidents au cours de l’histoire l’ont peu à peu profondément ancrée dans la conscience nationale de la Suisse. Le Pacte fédéral de 1815 et les constitutions de 1848, 1874 et 1999 ont érigé la neutralité en une norme de politique étrangère contraignante pour les autorités. Ce principe a toujours été appliqué avec souplesse, selon les circonstances du moment, et de manière à garantir les intérêts du pays. » (Aeschimann et al., s. d.)
La Suisse est neutre depuis 1516, suite à la bataille de Marignan, lorsque François 1er conclut la paix avec les vainqueurs.
Sa neutralité est reconnue par droit international public en 1815 dans le traité de Vienne. Elle a été homologuée par les grandes puissances :Autriche, France, Grande-Bretagne, Prusse et Russie. Cette neutralité sera reconnue en 1920 lors de l’adhésion de la Suisse à la Société des Nations. En 1939, « au début de la Seconde Guerre mondiale, le Conseil fédéral réaffirme la neutralité de la Suisse, qui est reconnue par les belligérants. Afin de garantir son indépendance et sa neutralité, la Suisse mobilise son armée. »(Aeschimann et al., s. d.). Elle est largement approuvée par le peuple suisse.
La Suisse fait partie des 5 pays neutres d’Europe. Les droits et devoirs des États neutres sont définis par la convention de La Haye, signée le 18 octobre 1907, à l’initiative du Tsar Nicolas II, est entrée en vigueur en Suisse en 1910.
La neutralité suisse est une neutralité active. En effet, outre ne pas prendre part à des conflits étrangers, la Suisse a le rôle de présence active et solidaire, mis en œuvre, entre autres, par le Comité international de la Croix-Rouge. De plus, certains engagements politiques de sécurité sont compatibles avec le droit de la neutralité. Il s’agit : de sanctions économiques décrétées par l’ONU ou d’autres acteurs internationaux ; de soutien à la paix ; de coopération avec l’étranger ; de la participation à des programmes internationaux et d’adhésion à des organisations internationales. La neutralité de la Suisse garantit la cohésion intérieure du pays en permettant d’éviter des conflits intérieurs liés à sa diversité culturelle, linguistique et religieuse. La neutralité suisse est une neutralité armée. En effet, elle conserve son armée afin de préserver son indépendance, son intégrité et sa neutralité.