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Santé Moins de pression artérielle dans les pays développés
Si le nombre de victimes d'hypertension a doublé en 40 ans, la moitié d'entre elles est en Asie.
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Le nombre de personnes avec une pression artérielle élevée a diminué dans les pays développés, indique une vaste étude internationale à laquelle des chercheurs lausannois et genevois ont participé. Mais l'hypertension a augmenté en Asie du Sud et en Afrique sub-saharienne.
L'étude coordonnée par l'Imperial College de Londres s'est basée sur près de 1500 études conduites de par le monde. Au total, elle a porté sur plus de 19 millions d'adultes, dans plus de 200 pays. De quoi documenter l'évolution de la pression artérielle de 1975 à 2015.
Les résultats, publiés dans la revue Lancet, montrent qu'en 2015 plus d'un milliard d'adultes présentaient une pression artérielle élevée. Soit presque un homme sur quatre et une femme sur cinq, indique le CHUV dans un communiqué.
Nouvelles populations
Mais l'hypertension n'affecte plus les mêmes populations: il y a 40 ans, l'Amérique du Nord et l'Europe étaient les zones les plus touchées. Aujourd'hui ce sont les pays en voie de développement, en particulier l'Afrique subsaharienne et l'Asie du Sud. Les valeurs mesurées sont restées constantes à un niveau élevé en Europe du Centre et de l'Est.
La pression artérielle s'exprime par deux mesures: la pression maximale (systolique) lorsque le coeur se contracte, la pression minimale (diastolique) lorsque le coeur est complètement relâché. En deçà des valeurs de référence limites 140 mmHg/ 90 mmHg, on parle d'hypertension artérielle. Lorsqu'elle n'est pas traitée, elle peut entraîner des lésions du coeur, du cerveau et des reins, rappelle le CHUV.
Baisse en Suisse
En Suisse, la pression artérielle moyenne a diminué aussi bien chez les hommes que chez les femmes. La pression moyenne pour les hommes a passé de 131 à 127 mmHg entre 1980 et 2010. Elle a baissé de 125 à 117 mmHg pour les femmes.
Surprise: cette diminution s'observe malgré l'augmentation de la corpulence des individus et ne peut s'expliquer uniquement par une meilleure prise en charge. Des changements bénéfiques dans l'alimentation et le style de vie seraient les causes les plus probables de cette diminution, suggère le communiqué.
Des équipes lausannoises et genevoises ont participé à l'étude. Celle de l'étude populationnelle CoLaus du CHUV, incluant plus de 6000 Lausannois, et celle de l'Unité d'épidémiologie populationnelle des HUG à Genève. (afp/nxp)
Créé: 16.11.2016, 00h27