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Lorsque le soleil émergea des montagnes et que la nuit devint jour, les enfants sortirent de leur lit pour partir à l’aventure.
Hier soir le génie avait laissé les habitants du palais avec une véritable énigme à résoudre. Comment le sortir de cette lampe ? Le palais avait été fouillé de fond en comble, aucune trace d’une clé spéciale “lampe magique” ou d’un parchemin avec un texte à rallonge et à haute teneur en philosophie et tournure de phrase alambiquée.
Mais avant de partir à l’aventure, les résidents préparèrent le terrain. Durant la matinée, ils écrirent et envoyèrent des pigeons-cartes postales, une nouvelle technologie en Orient. Le but était de demander des vivres pour la route, et des missives afin d’être encouragé pour ce long voyage de 14 jours (si vous lisez ces mots, n’hésitez pas à nous mettre des petits clins d’oeils dans vos lettres aux enfants).
Après le repas et un moment tranquille en chambre, une sage arriva au palais. Elle avait eu vent de l’aventure. Une princesse d’un village voisin avait perdu son collier de perle. 140 perles éparpillées aux quatre coins du désert. Elle offrait en échange de son collier reconstitué un bout d’un mystérieux parchemin appartenant à sa famille depuis plusieurs années. (mais alors là, quel coup de bol !)
A travers le désert, les enfants rencontrèrent divers personnages. Ceux-ci leur proposèrent de rendre les perles en échange de service.
Ils ont :
- flatté un serpent à sonnette;
- rempli les fioles du désert;
- défié un fakir ;
- marchandé le prix d’un tapis volant auprès du plus grand vendeur d’Arabie ;
- analysé et reproduis des constellations ;
- attrapé et ramené Alibaba dans sa caverne ;
- chassé un trésor ;
- répondu à diverses énigmes.
Au final, les perles furent toutes retrouvées par les groupes. Chaque enfant à tour de rôle pu alors amener sa perle à l’édifice.
Peu de temps après le coucher du soleil, quand les enfants finissèrent de se doucher et que la cloche du repas du soir sonna, le collier fut remis dans les mains de la princesse. Touchée par notre geste, elle nous transmit le bout de parchemin en sa possession. Inscrits sur le papier, on pouvait lire les deux mots suivants :”Aujourd’hui comme“… (Bon, concrètement, on sent que c’est pas demain qu’on va trouver la solution.)
En attendant de récolter la suite du parchemin, les résidents du palais se séparèrent en petit groupe afin de créer des objets symboliques qui unifiraient les enfants : des bracelets colorés, des chapeaux, des panneaux imagés ou encore des maquettes de palais.
A 22h00, après avoir fini leurs oeuvres, tout le petit monde du palais monta en chambre, et fila au lit. Et le palais, cette fois-ci, s’éteignit pour une belle nuit sous les étoiles infinies.