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1. Récolter les idées des collaborateurs est une pratique qui date de la fin du XIXe siècle.
Ce sont d’abord des boîtes à suggestions accrochées au mur des organisations et dans lesquelles les collaborateurs glissent leurs idées pour améliorer un produit, un service ou une procédure de travail. On estime aujourd’hui que seulement 10% de ce potentiel d’innovation est utilisé par les entreprises. La digitalisation et l’avènement de l’économie des plateformes facilitent cette innovation par le bas. Mais un collaborateur qui ne serait pas écouté peut aussi proposer son idée à un concurrent ou fonder sa propre start-up pour tirer profit de son innovation.
2. Il faut distinguer une invention dogmatique d’une innovation.
Une invention dogmatique est imposée par la direction au reste de l’organisation. Elle ne sera donc pas forcément adoptée par le plus grand nombre et risque de causer de la souffrance parmi les collaborateurs. À l’inverse, une innovation est une idée qui a été adoptée par le plus grand nombre. Une innovation ne se décrète pas, elle se co-construit avec le collectif. Une innovation tient compte des feedbacks et des suggestions de celles et ceux qui vont la mettre en pratique.
3. Le processus de captation d’une idée pour la transformer en innovation est délicat.
Dans un premier temps, il s’agit d’encourager les collaborateurs à partager leurs idées pour améliorer un produit, service ou procédure de travail. Dans un deuxième temps, le manager doit évaluer rapidement si cette idée vaut la peine d’être développée. Pour ce faire, le manager peut s’appuyer sur des experts, des clients ou des fournisseurs. Une fois que le potentiel d’une idée a été validé, il s’agit de la mettre en oeuvre. Il s’agit donc d’un processus collectif.
4. Les experts conseillent de privilégier les petites idées plutôt que les grandes.
Les entreprises préfèrent les grandes idées qui vont disrupter le marché et leur donner un avantage concurrentiel important. Ces grandes idées sont rares et souvent copiées par la concurrence. Une petite idée est souvent liée à un contexte organisationnel et difficilement reproductible ailleurs. Rémunérer les concepteurs d’une idée par des primes et des bonus est déconseillé. Évaluer la valeur financière d’une idée est un casse-tête et comme le processus est collectif, il est préférable d’offrir des primes à l’ensemble du personnel.