Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07239.jsonl.gz/1089

Messe le vendredi matin à 8h. sauf en cas d’enterrement.
La chapelle a été construite à l’extérieur du village, sur la route du Sanetsch. Cette situation particulière est-elle due au rôle de cette route et à son tracé dangereux qui amenait les voyageurs à demander la protection de la Vierge avant d’entrer dans la vallée et à lui rendre grâce à la sortie ? Le clocher est, par contre, élevé dans le village, servant, comme ailleurs, à appeler les fidèles pour la messe ou pour d’autres messages (notons qu’il domine l’école du village après l’élargissement de la route du Sanetsch au début du XXe siècle). Une pierre gravée au nom de l’évêque Adrien IV de Riedmatten en 1666 promet des indulgences à ceux qui disent un Ave Maria devant une image que nous pouvons supposer être une Vierge à l’Enfant. Cette chapelle est donc dédiée à Marie et la patronale y était célébrée le 8 septembre, jour de la Nativité de la Vierge. Cependant fidèles et pèlerins s’y rendaient aussi pour demander un miracle à Notre-Dame des Corbelins. Le curé Jean rappelle, en août 1934: «Non seulement on y venait en pèlerinage de tout le Valais central, on y passait la veille de la Nativité en prières, mais on y apportait les enfants mort-nés, afin de pouvoir les baptiser. Un prêtre disait la messe, un autre, le parrain et la marraine surveillaient l’enfant; il n’était pas rare que ce dernier donnât des signes de vie: on en profitait pour le baptiser. Ce n’est pas là de la légende: bien des vieillards de Savièse et d’ailleurs s’en souviennent;…» Le grand vitrail de Messmer (1989) raconte cet événement. D’autre part, ce sanctuaire est une des étapes du pèlerinage des trois Marie qui amenait les pèlerins de Longeborgne à Plan-Conthey.
L’autel photographié par le père Basile Luyet au début du siècle a disparu; il était remarquable par la Vierge à l’Enfant et la beauté des anges qui l’entouraient.
L’autel baroque actuel représente la Sainte Famille. Dans les niches latérales, on peut reconnaître, selon le curé Jean, «saint Germain évêque et saint Bernard de Menthon». Ce dernier autel a transité par d’autres lieux de culte: il semble venir de l’église paroissiale puisqu’il porte l’armoirie de la commune; de plus, l’autel de saint Joseph est surmonté d’une nouvelle Sainte Famille; il fut ensuite posé à la chapelle de Sainte-Marguerite, puis il fut attribué à la chapelle de Sainte-Thérèse lors de sa construction en 1941; finalement, il a rejoint Chandolin. Le tabernacle, daté de 1625, est assurément l’ancien tabernacle paroissial, les peintures de saint Germain et sainte Catherine, et des armoiries communales l’attestent. Un vitrail d’Albert Chavaz représentant une Nativité garde la nouvelle entrée du sanctuaire agrandi en 1988. La grille de l’ancien protège maintenant le choeur et les vases sacrés. Témoignant d’une foi simple et persistante, des bougies d’intercessions y sont allumées en permanence; on ne peut que regretter la disparition des ex-voto qui, encore au début du XXe siècle, traduisaient la reconnaissance des fidèles pour les grâces reçues.
Pour réserver la chapelle, tél. à la cure le matin tél. 027 395 13 30