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Les deux présidents de la commission d'enquête indépendante sur l'attaque du consulat américain de Benghazi ont déclaré mercredi que la responsabilité de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton n'était pas engagée. L'assaut avait coûté la vie le 11 septembre à l'ambassadeur des Etats-Unis en Libye.
La responsabilité des failles de sécurité révélées par le rapport publié mardi ne se situe pas au niveau du commandement du département d'Etat, a souligné l'ancien ambassadeur Thomas Pickering, qui a co-dirigé la commission avec l'amiral Mike Mullen, ancien chef d'état-major interarmes.
"Nous l'établissons au niveau des secrétariats adjoints, qui est, selon nous, le lieu approprié pour chercher où se prennent effectivement les décisions, où le bât blesse, si vous préférez", a-t-il précisé à l'issue de réunions à huis clos avec des commissions parlementaires.
Une démission, trois renvois
Le département d'Etat a par la suite annoncé mercredi la démission d'Eric Boswell, secrétaire d'Etat adjoint pour la sécurité diplomatique. Trois autres responsables, dont l'identité n'a pas été révélée, ont été relevés de leurs fonctions et placés en congé administratif.
Selon le rapport de la commission d'enquête, rendu public mardi, le dispositif de sécurité au consulat américain de Benghazi était "extrêmement inadapté" au moment de l'attaque, en raison de failles structurelles dans le fonctionnement du département d'Etat.
Il pointe de manière cinglante des faiblesses de "leadership et de gestion" dans deux services du département d'Etat, une mauvaise coordination entre responsables et une "véritable confusion" à Washington et sur le terrain sur la répartition des responsabilités en matière de prise de décision.
Cette évaluation ternit le bilan des quatre années passées par Hillary Clinton au poste de secrétaire d'Etat. Dans une lettre accompagnant le rapport, cette dernière dit accepter l'ensemble des recommandations formulées par les cinq membres de la commission d'enquête.
ATS