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Le père de famille qui a tiré 14 coups de feu et tué son beau-père, sa belle-mère, son beau-frère et un voisin samedi dernier à Würenlingen (AG) était connu des services de police.
Pour éviter ce genre de drame, plusieurs cantons établissent des listes de personnes potentiellement dangereuses, explique le SonntagsBlick dimanche. Les cantons de Zurich et de Soleure sont des pionniers en la matière.
Près de 300 cas à Zurich
A Soleure, 74 noms figurent sur la liste de la police cantonale. A Bâle-Campagne, 30 cas ont été signalés. A Zurich, dix personnes à 100% s'occupent de suivre les cas des personnes potentiellement violentes. Leur nombre est passé de 177 en 2012 à 293 en 2014.
Sur la base de ces chiffres, des experts ont extrapolé qu'environ 2000 personnes sont considérées comme potentiellement dangereuses dans toute la Suisse.
Identifier les menaces par le dialogue
"Dans de nombreux actes de violence, il y a des signes avant-coureurs qui sont souvent sous-évalués, explique Thomas Zuber, commandant de la police cantonale de Soleure à l'hebdomadaire alémanique. Nous essayons d'identifier les comportements menaçants par des moyens d'informations et de prévenir les actes de violences".
Concrètement, les policiers et psychologues cherchent à établir un dialogue avec les personnes préalablement identifiées. La police peut aussi saisir des armes qu'elles détiendraient. Et en dernier recours, une détention préventive peut être ordonnée.
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sbad