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29 octobre 2004
15:17 Fumée passive: l'Université de Genève sanctionne un chercheur
GENÈVE - Le chercheur suédois, qui avait caché ses liens avec l'industrie du tabac, est sanctionné par l'Université de Genève. Parallèlement, celle-ci interdit à tous ses chercheurs de solliciter un financement auprès de l'industrie du tabac.
La commission ad hoc, créée par l'Université de Genève, a rendu son rapport en septembre. Les conclusions de celui-ci ont été confirmées à l'issue du délai de recours vendredi, a indiqué le Rectorat de l'Université de Genève, qui peut par conséquent appliquer des sanctions.
L'Université de Genève va discréditer les travaux de M. Rylander sur le tabagisme passif auprès de la communauté scientifique. Elle va envoyer une lettre aux revues scientifiques comme le «European Journal of Public Health», «Archives of Environmental Health» et «International Journal of Epidemiology».
De plus, l'Université s'engage à une réflexion approfondie sur les liens entre recherche universitaire et secteur privé. Parallèlement, elle interdit à tout membre de sa communauté de solliciter un subside de recherche ou une fonction de consultant, directe ou indirecte, auprès de l'industrie du tabac. Elle interpelle par conséquent les pouvoirs publics pour qu'ils assurent la recherche biomédicale d'un financement public solide.
L'enquête interne à l'Université de Genève, dont les principaux résultats ont été révélés à la presse à la mi-octobre, confirme notamment que le professeur suédois avait usurpé le titre de «chercheur indépendant».
En décembre 2003, un arrêt de la Cour de justice de Genève avait mis fin à trois années de procédure judiciaire. Jean-Charles Rielle et Pascal Diethelm, qui avaient désigné Ragnar Rylander comme l'auteur «d'une fraude scientifique sans précédent», ont été blanchis de l'accusation de diffamation.
© ATS