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Rougemont
Rougemont
Bref historique
Rubeimontis, Rogemont en 1115; Rubeo monte, Rogo mons en 1228 et Rojomont en 1270 sont des noms provenant de la présence de couches de flysch rouge affleurant sur les pentes au nord du site. Le bourg de Rougemont fut probablement édifié à l’époque où arriva une colonie de moines envoyés par les religieux de Cluny, qui avaient reçu ce territoire vers 1080 du comte de Gruyère, Guillaume I. Ils y construisirent une église paroissiale qui, après une reconstruction partielle (1450) et diverses transformations, aboutit à sa forme actuelle. A ses côtés s’éleva le prieuré qui fut remplacé en 1569 par le château de Rougemont, devant servir de résidence aux baillis bernois; ces derniers firent ériger une nouvelle cure et imprégnèrent leur influence sur maintes constructions à venir. A la chute du comté de Gruyère, nous avons passé sous la domination bernoise pour devenir ensuite vaudois à partir de 1798. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, l’élevage et la production laitière formaient l’essentiel de l’économie ; dès lors apparut l’industrie hôtelière, qui prit un réel essor dès l’arrivée, en 1904, du chemin de fer. De nombreux hôtels s’élevèrent et un petit «quartier de la gare» se développa près de la station. Si le réseau de voirie est réduit à sa plus simple expression, une rue est-ouest- de nombreuses dessertes permettent d’atteindre jardins, prés et pâturages à l’arrière des maisons, autour desquelles se développent des espaces libres: petite place ou jardin d’agrément, jardin potager.
Curiosités, monuments, cadre de vie, habitat, sport, environnement, infrastructures existantes etc.
La Commune de Rougemont jouxte les Cantons de Berne et Fribourg. Elle est desservie par la ligne de chemin de fer du MOB et par la route Bulle-Montbovon, ou Aigle-Col des Mosses, ou encore Thoune-Zweisimmen-Saanenmöser. Elle s’étend tout au long de la Sarine dès le défilé du Vanel jusqu’au hameau de Flendruz. Dans la Sarine se jettent les ruisseaux des vallons qui font partie de notre commune : Les Ciernes-Picats, La Manche et Les Fenils. Mais on doit à la vigilance et au bon goût des autorités communales le mérite d’avoir harmonisé tradition et progrès, par le respect scrupuleux de cette architecture régionale qui, depuis des siècles, fait le caractère propre de cet extrême-est vaudois.
Dans ce pays riche en pâturages, l’agriculture de montagne est restée bien vivante et le fromage a ses crus, tout comme le vin a les siens; des fromages qui s’en vont à l’Etivaz pour y être affinés et commercialisés, bien au-delà de la vallée. Sans oublier la fameuse tomme de Rougemont, nommée «Tomme Fleurette» dont la réputation a largement dépassé les frontières du pays suite à ses nombreuses distinctions. Agriculture et artisanat de montagne font en outre bon ménage avec le tourisme qui est devenu la ressource principale de la commune.
Dans le village, maintes demeures comptent plusieurs siècles d’existence. Pittoresques avec leurs balcons fleuris et leurs escaliers de bois donnant accès à l’étage et protégés par de larges avants toits sous lesquels on déchiffre d’anciennes inscriptions sculptées, avec aussi leurs solides charpentes dont certaines couvertes de tavillons, les chalets de Rougemont figurent sur bien des photos-souvenirs des hôtes de passage qui ont défilé ici.
Tous les bâtiments sont orientés au sud, quelle que soit leur disposition sur l’un ou l’autre côté de la rue; ces chalets sont très proches les uns des autres, leurs toits se touchant parfois, exprimant ainsi une séquence d’ondulation au niveau de leur couverture. La substance construite de Rougemont est essentiellement composée de chalets typiques (XVIIe-XIXe siècle) de la région ; certains occupent une situation privilégiée, comme l’Hôtel de Commune, donnant lieu à une place jouxtant la rue principale. L’école, construite en maçonnerie, est implantée en marge du tissu historique, mettant en évidence ses formes caractéristiques de l’architecture scolaire du début du siècle.
Rougemont a la grande chance d’avoir des pistes de ski qui arrivent au bas du village. En effet, la Videmanette est la plus longue descente de ski, 10 km jusqu’à Rougemont avec 1200 mètres de dénivelé, 50 km de pistes de Rougemont à Gstaad, en passant par Saanen.
En été, la neige laisse place à la roche, une Via Ferrata avec trois niveaux de difficulté. Construite en 2002, elle est très appréciée des adeptes de l’escalade. Son point culminant est à 2285 mètres. De magnifiques randonnées sont également disponibles depuis le sommet de la Videmanette.
Le Restaurant de montagne La Videmanette, perché entre le Rübli et la Videmanette offre une vue imprenable sur les Alpes bernoises et vaudoises.
Investissements prévus
Le développement d’un réseau de chauffage à distance, permettant de raccorder la majorité des bâtiments communaux ainsi que les bâtiments privés dans le centre du village est à l’étude. Le but étant de valoriser le bois énergie provenant des forêts communales.
Parmi les projets, figure le développement d’une zone multifonctionnelle sur le site de la place de la gare de Rougemont avec habitations protégées, habitations, commerces et services.
Vision personnelle et conclusion du syndic
A l’époque la principale activité économique de la commune était l’agriculture. A ce jour une vingtaine d’agriculteurs sont toujours actifs notamment grâce à la fabrication du célèbre fromage L’Etivaz durant la période estivale ainsi qu’à la fourniture du lait, grâce auquel peut être produite la «Tomme Fleurette» dont la réputation n’est plus à faire. Avec l’arrivée du train MOB au début du XXe siècle, Rougemont entre dans le secteur touristique. Un village authentique, des chalets plusieurs fois centenaires, une nature et un environnement magnifique, un domaine skiable reliant Gstaad.
La qualité de vie à Rougemont a vu une extension du marché immobilier ce qui a permis le développement de nombreuses entreprises grandissant autour de la construction et plus particulièrement dans les métiers du bois.
La réouverture de plusieurs établissements publics ainsi que divers projets (notamment l’agrandissement du local de fabrication de la laiterie) permettent à notre commune de rester attrayante afin de soutenir son économie et favoriser le maintien de la population locale pour conserver l’âme de notre village.
La commune a beaucoup investi les 5 dernières années dans la construction d’un bâtiment scolaire à Château-d’Oex, une salle polyvalente ainsi qu’une forte participation à l’assainissement des remontées mécaniques.
Je vous invite à venir découvrir notre beau village, à y passer quelques temps pour découvrir un cadre authentique, préservé et chaleureux, un patrimoine architectural et immatériel, la richesse de son offre culturelle et l’accueil de ses habitants.
Bienvenue à tous.
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