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Le nom «e-sports» se laisse facilement expliquer, car il signifie «electronic Sports». Le rapport avec le sport est incompréhensible pour une grande majorité des gens et constitue un sujet de discussion, de disputes et même de protestations, comme l’a récemment montré un match de football entre le club bernois des YB et le FC Bâle. Les fans ont jeté des balles de tennis et des manettes de jeu sur le terrain pour protester contre l’attention croissante accordée à l’e-sport.
L’argument le plus souvent cité contre l’e-sport est que jouer à des jeux vidéo ne peut pas être un sport. Après tout, les athlètes ne fourniraient pas les mêmes performances physiques que pendant un match de foot de 90 minutes. Celles et ceux qui partagent cet avis seraient donc également contre les échecs ou les sports automobiles en tant que sport et contre-diraient ainsi plusieurs associations dont, last but not least, le Comité International Olympique.
Cela montre que le mot «sport» recouvre des significations et des conceptions différentes. Les échecs peuvent très bien être considérés comme un sport – car, à proprement parler, c’est un sport de l’esprit.
Une victoire ne dépend pas du hasard mais de l’habileté du joueur. Il y a des règles claires pour les tournois et les compétitions individuelles et par équipes. La performance d’un joueur peut être mesurée avec précision, la victoire ou la défaite sont compréhensibles. Les tournois ont un public et les joueurs des fans – comme dans les « grands » sports. C’est exactement la même chose en e-sport.
En plus de connaissances et de compétences spécifiques au jeu vidéo, les joueurs doivent posséder diverses habiletés motrices et mentales s’ils veulent gagner des compétitions. Coordination main-œil, vitesse de réaction et capacité d’endurance dans l’orientation motrice et spatiale, vue d’ensemble et compréhension globale du jeu, calcul stratégique, prévoyance et recherche de solutions sont des capacités mentales qui doivent être entraînées.
Celles et ceux qui restent assis au bureau toute la journée savent que rester concentré en travaillant sur un écran est une tâche extrêmement ardue. À la fin de la journée, on a l’impression d’être lessiél, même si l’on n’a pas effectué de mouvements moteurs intenses. On pourrait dire physiquement épuisant, ou la tête ne fait-elle pas partie du corps ?