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16/08/2013
Ziegler - un exemple canadien : à Montréal on démissionne, à Berne, on nomme ! Cherchez l'erreur...
Sous le titre en "une" de la partie affaires, "SNC Lavalin - autre départ d'un dirigeant entaché par la Libye", le grand quotidien montréalais "La Presse" de ce 16 août 2013 fait état de la démission d'un haut dirigeant "indirectement mêlé aux déboires de la firme en Libye". Il s'agit en l'occurrence du conjoint de l'ancienne ministre de la justice du Québec, Kathleen Weil. M. Novak, car c'est de lui dont il s'agit, exerçait des activités de lobbyiste pour cette société. Et il a donné des cours de développement des affaires à Saadi Kadhafi, un des fils du dictateur lors de ses visites au Canada.
Mais quand on démissionne à Montréal pour avoir été lié, de près ou de loin, à l'argent sale libyen, à Berne on nomme en Jean Ziegler (JZ), pour un poste où il a été considéré à la fois incompétent et nocif pour l'ONU, un proche de Kadhafi. Un professeur qui enrichissait ses cours ou sa réflexion théorique sur les révolutions du Tiers-Monde des leçons pratiques que lui donnait le dictateur en personne. Un proche si proche qu'il a été vice-président d'une fondation qui administrait un fonds de 10 millions de dollars (qu'est devenu ce pactole depuis 2011 ?) servant à remplir les enveloppes distribuées par le jury du Prix Kadhafi des droits de l'homme - dont JZ faisait évidemment partie - à ses amis, voire à lui-même. (http://pierreweiss.blog.tdg.ch/archive/2013/08/14/jean-ziegler-amnesique-ou-menteur-en-tout-cas-disqualifie-po.html)
Pourquoi diable le sceau d'infamie, pour contacts étroits avec la Libye, n'a-t-il pas déjà marqué l'épaule de JZ, comme il avait marqué celle.de Milady, d'une empreinte encore plus forte que dans le cas de M. Novak ? Parce qu'en Suisse, on est moins rigoureux qu'au Canada. Tout simplement.