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Laura Smet et David Hallyday contestent les modalités de succession de leur père car ils estiment qu'elles les "déshéritent", ce qui n'est théoriquement pas possible en droit français (archives).
KEYSTONE/AP/FRANCOIS MORI(sda-ats)
"La vérité des montages juridiques et la vérité des chiffres seront bientôt établies par la justice" dans la controverse sur l'héritage de Johnny Hallyday, a assuré sa fille Laura Smet. La jeune femme a confirmé que son père lui avait fait des donations de son vivant.
L'actrice "confirme que son père lui a permis d'acquérir par deux donations un appartement de 106,78 m2 à Paris et que son père lui versait mensuellement de l'argent pour le remboursement du crédit immobilier souscrit", indique un communiqué transmis à l'AFP par ses avocats.
Des documents produits jeudi soir par la radio RTL et l'hebdomadaire Le Point avaient fait état de donations du chanteur à ses deux aînés, Laura Smet et David Hallyday, ainsi que d'un versement mensuel à sa fille, raison pour laquelle il les aurait délibérément écartés de son héritage au profit de son épouse, Laeticia Hallyday.
Dans son assignation déposée en début de semaine devant la justice française, la comédienne a "déjà demandé à ce que cette donation soit rapportée à la succession, comme d'ailleurs l'ensemble des donations faites au conjoint et aux enfants. C'est là la stricte application de la loi française", ajoute le communiqué.
Ils estiment être déshérités
La jeune femme et son demi-frère contestent les modalités de succession de leur père car ils estiment qu'elles les "déshéritent", ce qui n'est théoriquement pas possible en droit français.
David Hallyday, 51 ans, qui s'est joint au recours, aurait pour sa part reçu en 2002 la moitié d'une luxueuse villa du XVIe arrondissement de Paris qui appartenait à ses parents, Johnny et la chanteuse Sylvie Vartan, indique un des documents notariés, dont l'intégralité n'a cependant pas été publiée.
Cette bataille autour de l'héritage a fait éclater au grand jour les tensions au sein de la famille Hallyday, loin de l'union sacrée affichée lors des funérailles du rockeur, le 9 décembre 2017 à Paris.
Sylvie Vartan sort de son silence
A peine arrivée de Los Angeles, où elle réside, à Paris, Sylvie Vartan est aussi sortie de son silence pour dénoncer une "fausse information", affirmant avoir demandé à Johnny, au moment de leur divorce, de donner à leur fils la part qui devait lui revenir à elle: "C'est moi, et moi seule, qui ai voulu gratifier notre fils".
"Evidemment, je comprends bien les raisons pour lesquelles on cherche à travestir la vérité afin d'atteindre mon fils", ajoute-t-elle dans ce communiqué. Elle se dit "consternée" par toute l'affaire. "Pouvez-vous imaginer une seule seconde ce que peut ressentir David, artiste lui-même, fils d'artistes, d'être privé de tout droit de regard sur la gestion de l'héritage artistique de son père?", s'insurge-t-elle encore.
Vendredi le chanteur Eddy Mitchell est venu soutenir Laura, sa filleule. "Je ne comprends pas que l'on puisse déshériter ses enfants", a-t-il dit dans une déclaration transmise à l'AFP.
"Mamie Rock"
Pendant ce temps la grand-mère de Laeticia Hallyday appuyait sa petite-fille, au micro de M6: "C'est elle qui gagnera, c'est elle qui a raison". "J'en pense pas du bien de Laura ni de David (...) Ils ont eu leur part déjà. Alors c'est pas normal", a dit Elyette Boudou.
Selon le registre des entreprises, la grand-mère de Laeticia, surnommée "Mamie Rock", préside depuis 2012 les trois sociétés de gestion des droits de Johnny Hallyday. "Oui je suis aux sociétés, mais j'ai rien à dire", a-t-elle répondu à ce sujet. Selon l'hebdomadaire Le Point et RTL, Johnny Hallyday aurait expressément écarté Laura et David, en raison des donations précédentes.
"Je ne prends expressément aucune disposition dans ce testament ou dans aucun autre document à l'intention de mes enfants David Smet et Laura Smet, auxquels j'ai déjà fait des donations par le passé", indique une phrase citée par Le Point et extraite de ce que les deux médias présentent comme le 3e et dernier testament du chanteur, rédigé en juillet 2014 selon la loi californienne.
Le patrimoine de Johnny Hallyday, décédé le 6 décembre, représenterait plusieurs dizaines de millions d'euros: propriétés, voitures de luxe et droits issus d'au moins un millier de chansons.
ATS