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L'Iran a pris des mesures pour réduire d'environ 75% son stock de combustible nucléaire le plus sensible, conformément à l'accord de Genève, a rapporté jeudi l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) dans son rapport mensuel. En revanche, l'agence des Nations Unies a observé un nouveau retard.
Le nouveau point de l'AIEA montre que Téhéran a dilué la moitié de son stock d'uranium enrichi à 20%, considéré comme facilement convertible en combustible de qualité militaire.
Le Japon, qui attendait que ce seuil soit franchi, a effectué en retour un versement de 450 millions de dollars à l'Iran pour ses achats de pétrole.
En trois mois, Téhéran a dilué ou amorcé le processus de conversion de près de 155 kg d'uranium à 20%, sur un total de 209 kg déclarés au moment de l'entrée en vigueur de l'accord de Genève.
Vers un règlement définitif
L'AIEA a toutefois constaté un retard dans la construction d'une usine de reconversion de l'uranium faiblement enrichi en oxyde d'uranium, élément qui n'est plus utilisable pour un futur enrichissement à 20%.
Mais selon l'AIEA, la république islamique continue d'appliquer l'accord conclu le 24 novembre avec les grandes puissances et entré en vigueur en janvier. Ce document ouvre une période de six mois pour parvenir à un règlement définitif du contentieux nucléaire. Les négociations doivent reprendre à la mi-mai.
L'accord préliminaire prévoit une limitation des activités d'enrichissement de l'Iran et le gel des travaux sur le réacteur d'Arak, en échange d'un assouplissement partiel des sanctions internationales.
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