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Un tribunal israélien a ordonné que les archives de l'écrivain Max Brod, contenant des textes de Franz Kafka, soient transférées à la bibliothèque nationale d'Israël, a-t-on appris dimanche de source judiciaire. Cette décision met fin à quatre décennies d'une saga kafkaïenne.
Franz Kafka (1883-1924) avait demandé à son ami Max Brod de brûler tous ses écrits après sa mort, survenue en 1924, alors que l'écrivain juif praguois n'avait que 40 ans. Sa requête n'avait pas été respectée par son exécuteur testamentaire.
Après l'invasion de la Tchécoslovaquie par l'Allemagne en 1939, Max Brod immigra en Palestine, emportant avec lui des manuscrits de Kafka, un trésor pour les universitaires, qu'il léguera à sa fidèle secrétaire, Esther Hoffe, à sa mort en 1968.
Volonté à nouveau pas respectée
Dans son testament, il a demandé à Mme Hoffe de léguer à son tour ses archives, évaluées à plusieurs millions de dollars, à "l'université hébraïque de Jérusalem ou à la bibliothèque municipale de Tel Aviv ou à une autre institution en Israël ou à l'étranger".
Mais l'ancienne secrétaire, morte en 2007, a partagé la succession entre ses deux filles. La collection Brod est alors devenue l'enjeu de disputes entre instituts universitaires, archives nationales allemande et israélienne et les héritières de Mme Hoffe.
Pour le tribunal, "les écrits de Kafka, comme toute la collection Brod, ne peuvent pas être considérés comme un cadeau de Mme Hoffe à ses filles".