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Franz LISZT, Les Préludes, poème symphonique, S 97, Nordwestdeutsche Philharmonie, Wilhelm SCHÜCHTER, 25.08.1954, Bielefeld, Rudolf-Oetker-Halle, Imperial ILP 106
Franz Liszt compose ce poème symphonique entre 1845 et 1853, il est créé le 23 février 1854 au théâtre de la Cour de Weimar sous la direction du compositeur. C'est certainement le plus populaire des treize poèmes symphonique de Liszt. C’est lui qui "inventa" d'ailleurs cette expression "Symphonische Dichtung - Poème symphonique" pour décrire ces oeuvres musicales dont les idées étaient inspirées par d’autres modes d’expression artistique, tels la poésie ou la peinture, ou encore par des scènes ou des personnages tirés de l’histoire ou de la légende.
L'ouvrage "[...] fut originellement esquissé comme une introduction à une oeuvre chorale/orchestrale de grande envergure: Les Quatre éléments, d’après un poème de Joseph Autran. Mais, lorsqu’il le reconstruisit pour le poème symphonique, Lizst y associa un poème de Lamartine: Les Préludes. Il est cependant évident que le titre n’est - tout comme le poème, qui dit en substance: «Qu’est notre vie sinon une suite de préludes à ce chant inconnu dont la première note est donnée par la mort? ...» - qu’une pensée a posteriori destinée à encourager l’auditeur à rattacher une philosophie extra-musicale à des concepts musicaux abstraits. Malgré un relatif déclin après-guerre - aggravé par l’enthousiasme qu’Hitler éprouva pour l’oeuvre, Les Préludes demeure une bonne introduction au monde de la musique orchestrale de Liszt, avec une structure nettement définie, assortie d’attrayants concepts mélodiques, dérivés pour la plupart de la phrase d’ouverture. (La ressemblance du deuxième thème avec le trio de la grande symphonie en ut majeur de Schubert peut être tenue pour entièrement accidentelle puisque cette dernière oeuvre n’était ni publiée, ni connue, au moment où Liszt conçut sa mélodie.) Lizst publia également des versions de Les Préludes pour deux pianos et pour duo de piano. La transcription pour piano solo est dans l’esprit des transcriptions que Beethoven et Berlioz firent de Liszt, avec cette volonté d’être non un simple rendu littéral de la notation musicale mais une récréation aussi fidèle que possible tant de la texture que de l’esprit originels.[...] une citation extraite des notes rédigées par Leslie Howard en 1996 pour Hypérion.
Pour plus de détails, voir par exemple la page en anglais - très détaillée - de Wikipedia.
Le disque utilisé pour cette restauration vient de la collection de Harry Schultz (Dortmunder Theatersammlung: pour son adresse électronique voir la page Contact/Impressum), qui l'a numérisé et généreusement mis le fichier à ma disposition pour le restaurer et vous le proposer ici: je l'en remercie très chaleureusement.
L'interprétation de Wilhelm Schüchter est non seulement splendide, elle est aussi très intéressante: il évite de donner à l'oeuvre un caractère trop martial, peut-être avec intention, ce caractère martial ayant alors en Allemagne - nous sommes en 1954 - certainement encore une connotation très négative - suite à son utilisation abusive par la propagande du régime "national-socialiste" pendant la Seconde Guerre Mondiale. L'interprétation de Wilhelm Schüchter est très lyrique, très fouillée dans les détails, mais sans jamais perdre de vue la grande ligne, l'ensemble de l'oeuvre. Voici donc...
Franz Liszt, Les Préludes, poème symphonique, S 97, Nordwestdeutsche Philharmonie, Wilhelm Schüchter, 25.08.1954, Bielefeld, Rudolf-Oetker-Halle, Imperial ILP 106 (Andante – Andante maestoso – L’istesso tempo – Allegro ma non troppo – Allegro tempestoso – Un poco più moderato – Allegretto pastorale – Poco a poco più di moto – Allegro marziale animato – Andante maestoso 14:54)
que nous vous offrons et que vous pouvez obtenir en...