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05/04/2017
USA-France : des maîtres, des caniches et des laisses
Jean-Marc Ayrault est le ministre des affaires étrangères de la "République Française". Sa caractéristique essentielle est un charisme à faire tomber tous les mannequins des meilleurs couturiers français. Il a d'autres qualités aussi, parmi lesquelles, en cela il ressemble beaucoup à son pote de toujours, François Hollande, se trouvent l'indépendance, la probité, un amour immodéré de la démocratie et une volonté farouche de diffuser celle-ci partout dans le monde, plus particulièrement en...Syrie. C'est pour cette raison qu'à l'instar de son prédécesseur, Laurent Fabius (pour qui le Front Al Nosra fait du bon boulot sur le terrain) et à peine installé au Quai d'Orsey, une de ses premières prises de position fut de déclarer que Bachar el Assad devrait quitter le pouvoir et qu'il ne saurait y avoir le moindre rôle pour lui dans la Syrie du futur (il n'a en revanche pas précisé à quelle Syrie il pensait exactement).
Etc.
Il y a de cela à peine 5 jours, le monde entier fut "presque" stupéfait d'entendre l'ambassadrice des USA aux Nations Unies déclarer très officiellement que le départ de Bachar el Assad n'est plus une préalable pour les discussions sur l'avenir de la Syrie et que "seul le peuple syrien devait décider de son sort". Vingt quatre heures après, le très sémillant ministre des affaires étrangères de la "République Française" déclarait qu'il "ne faut pas se focaliser sur le départ de Bachar el Assad".
Au fait, quelle est la signification exacte de "manger son chapeau" ?
Selon Charles Dickens, inventeur de la formule en 1837, c'est : "If I knew as little of life as that, I'd eat my hat and swallow the buckle whole". D'une manière plus simple, c'est "se déjuger et changer finalement d'avis".
Trainé par la laisse du maître, c'est encore mieux et plus facile.