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Le 18 juin 1863 onze artisans suisses alémaniques fondent la société sous le nom de « Harmonie Garibaldi ». Trois mois plus tard elle prend le nom de « Liederkranz Genf ».
En 1866, au concours fédéral de chant à Rapperswil le Liederkranz obtient le premier prix de sa catégorie et emporte à Genève la magnifique coupe qui fait encore aujourd’hui le tour d’honneur à chaque grande occasion.
Garibaldi fut invité en automne 1867 à un congrès international de la paix, à Genève. Événement très médiatique. Tout le long de son voyage en train, de Genève à Villeneuve, Garibaldi fut ovationné à tous les arrêts où attendaient fanfares, chorales et discours de notables ; le « Liederkranz-Genf » était présent, à la gare de Morges
Le chroniqueur précise : « Cette nouvelle faisait battre le cœur de nos hommes et déjà ils se trouvèrent à la gare. Quand le train arriva il nous fut facile de reconnaître l’homme au foulard rouge. L’accueil fut un vrai délire. Nos hommes lui offrirent du « vaudois » frais dans notre précieuse coupe. Aucun de nous n’oubliera cette rencontre historique. » Décidément, l’histoire du Liederkranz-Concordia rejoint la grande histoire, de la Suisse, de Genève, de la Savoie et de l’Italie.
En 1913, pour le 50ème anniversaire une plaquette-souvenir fut imprimée.
En 1930 le « Liederkranz-Genf » fusionne avec un autre chœur d’hommes le « Concordia ».
En 1937 le chœur compte 110 chanteurs et se produit à plusieurs reprises au Grand Théâtre :Tannhäuser, la Flûte enchantée, Freischütz, Faust, le Vaisseau Fantôme, Don Carlos.
En 1947 le chœur compte encore 67 membres.
En 1960 le concours de chant fédéral est organisé à Genève. Avec deux autres chorales le « Liederkranz Concordia » soutient les intérêts de Genève et fournit un grand travail d’organisation. Plus de 6000 chanteurs se donnent rendez-vous dans la cité de Calvin. Le Président d’honneur est Max Petitpierre, Président de la Confédération.
En 1997 le Liederkranz Concordia devient un chœur mixte. Son répertoire se diversifie et s’amplifie. Il interprète essentiellement des chœurs d’opéras. Il ne délaisse cependant pas les pièces plus traditionnelles, se rapportant au folklore ou au genre « spiritual », ni même au chant sacré. Il interpréta en 1999 une Passion, composée par son directeur du moment, Massimo Lunghi.
Le Liederkranz-Concordia est un acteur de la vie musicale genevoise et même de la vie de la cité, car c’est une société portant couleur et drapeau, qui participe à des cérémonies patriotiques, la fête du ler juin, la fête du 1er août, la cérémonie du souvenir au parc Mon-Repos en novembre. Il fait partie de l’Union Genevoise des Musiques et Chorales et, à ce titre, donne des concerts au Victoria Hall.
Par ailleurs il participe, en tant que Société à différentes manifestations à caractère patriotique (Commémoration du IV novembre 1918 ; Commémoration de Mon Repos etc.…)
Depuis 2002 le chœur est dirigé par Stanislava Nankova.
En 2006, le Liederkranz-Concordia donna un concert avec le chœur L’Avenir, de Saint-Blaise, à l’occasion de son 150e anniversaire.
Un grand moment dans la vie du chœur est son déplacement en Sicile à Pentecôte 2008. Deux concerts donnés dans la patrie de Vincenzo Bellini, à Catania. Au programme, les chœurs d’un magnifique ouvrage du maître, « Beatrice di Tenda ».
Signalons aussi des collaborations avec d’autres formations, par exemple avec un chœur alsacien, la Barcarolle, à Genève en 2010 et à Mulhouse en 2011.
En 2013 c’est le retour de la fête, Le Liederkranz et l’Avenir se réunissent avec l’orchestre symphonique de l’AMA pour notre 150e anniversaire qui coïncide avec le 200e anniversaire de la naissance de Giuseppe Verdi. Les deux sociétés proposent un grand concert au Victoria Hall le 15 juin puis au Temple du Bas de Neuchâtel le 16. Au programme, le Requiem de Verdi ainsi que les fameux chœurs de ses opéras les plus célèbres (Nabucco, Traviata, Trovatore, Macbeth, Don Carlos, Aida).
En juin 2015, la chorale, accompagnée par l’orchestre symphonique de l’AMA, quelques renforts et de brillants solistes, a donné à nouveau un grand concert au Victoria Hall pour interpréter, en première suisse, le Requiem de Bottesini suivi des traditionnels airs d’opéra.