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L'édition de la semaine du "journal le plus lu à Genève" (il faudrait s'entendre par ce qu'on entend par "lu", mais là n'est pas mon propos) met en exergue dans son éditorial les (nombreuses) erreurs du manuel de conjugaison qui sont apparues lors d'une réédition. Soit. C'est regrettable, rien à redire sur le fait que l'hebdomadaire s'empare du sujet.
Mais là où il y a quelque chose à redire, c'est quand l'éditorialiste fait un amalgame plus que douteux entre ce problème spécifique et "les nombreuses fautes d'orthographe, de syntaxe ou de grammaire découvertes dans les carnets scolaires et autres courriers. Quand ce n'est pas sur le tableau noir ou les épreuves."
Loin de moi l'idée de dire que ces fautes n'existent pas, il y en a évidemment au même titre qu'il y en a dans le GHI. Non, ce qui me dérange profondément, c'est cette manière d'insinuer, de laisser entendre, de semer le doute, sans aucune documentation à l'appui, que cela est la règle et d'ainsi jeter le discrédit sur toute une profession, celle d'enseignant.
Ce procédé est particulièrement révoltant et bien peu respectueux à l'égard de celles et ceux qui, dans leur immense majorité, jour après jour, année après année, exercent leur métier avec un grand professionnalisme.