Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07036.jsonl.gz/419

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
L'incompréhension le disputait à la fierté après les sprints des Mondiaux. Laurien van der Graaff a été disqualifiée de façon incompréhensible, tandis que Jovian Hediger prenait un bon 11e rang.
Les Suisses ont été touchés par des sentiments très divers. Onzième au final de ce sprint de feu disputé en skating en ouverture des joutes de Lahti (FIN), dans un froid polaire, Jovian Hediger a tiré le maximum de ses forces. Il lui en a manqué quelque peu, du reste, en demi-finales, lui qui avait tout donné en quarts pour arracher vaillamment sa qualification, au temps, après être revenu plusieurs fois de l'arrière.
Le Vaudois obtient là, de loin, son meilleur résultat à des Mondiaux. "Voir Hediger en demi-finale des Mondiaux, ça a de la gueule!", s'est réjoui le volubile Bellerin. Le résultat est d'autant plus encourageant que la neige fraîche tombée la veille n'apportait pas a priori un revêtement optimal par rapport à son profil de fondeur puissant.
En demi-finale, il s'est retrouvé dans la série de tous les cadors, avec notamment l'Italien Federico Pellegrino, le Russe Sergeï Ustiugov et le Norvégien Johannes Klaebo. Ces trois hommes ont du reste occupé les trois premières places du podium après la finale, dans cet ordre, tandis que le "revenant" et tenant du titre Petter Northug finissait 5e, après avoir fait courir longtemps le frisson dans le dos de ses supporters norvégiens.
Laurien van der Graaff n'a pas compris ce qui lui est arrivée. La Grisonne, très bonne 5e du prologue, aurait logiquement dû être repêchée au temps pour les demi-finales après être arrivée 3e de son quart. Las, elle se retrouvait disqualifiée de façon incompréhensible. Supposément pour avoir gêné l'Américaine Kikkan Randall dans la dernière montée.
Le hic est que personne ou presque n'a vu ce qui a bien pu se passer. "Je n'ai rien remarqué pendant la course, ni du reste mes entraîneurs, ni Kikkan Randall elle-même, qui m'a assuré n'avoir absolument rien ressenti", a déclaré la Davosienne, à la limite de l'abattement. Swiss Ski a demandé des explications au jury, mais pas moyen de faire opposition selon le règlement. "Nous sommes impuissants. C'est beaucoup d'amertume", a reconnu l'entraîneur des sprinters suisses Philip Furrer.
La championne olympique norvégienne Maiken Caspersen Falla s'est imposée, devant les étonnantes Américaines Jessica Diggins et Kikkan Randall. La favorite, la Suédoise Stina Nilsson, est sortie après avoir chuté en demi-finale.
ATS