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L’hiver approche, à reculons semble-t-il, et avec la saison froide se pointe une série de virus respiratoires qui trouvent dans les basses températures et l’air sec des conditions favorisant leur propagation. Les virus de la grippe humaine font partie du lot et, durant les premiers mois de l’année, ils déclenchent régulièrement des épidémies. Ces virus proviennent de l’hémisphère sud où ils circulent durant l’hiver austral…
On connait trois types de virus humains de la grippe, les types A, B, et C. Les types B et C sont strictement humains, c’est à dire qu’ils n’affectent pas d’autres espèces. Les virus de type A diffèrent en ce qu’ils sont prédominants dans le monde des volailles aquatiques, où ils se retrouvent en une grande variété de sous-types. Ces sous-types de virus aviaires constituent le réservoir naturel des virus de type A. Certains de ces sous-types ont eu et gardé toutefois la capacité de s’adapter à différentes espèces de mammifères, comprenant de manière non-exhaustive l’humain, le porc, le furet, le phoque ou la baleine etc.
En conséquences, pour les virus de la grippe de type A, on trouve une majorité de sous-types aviaires qui circulent chez les volailles, et quelques sous-types humains qui circulent dans la population humaine. Par circuler, on entend la capacité à se propager d’individu à individu dans l’espèce et de faire ainsi des épidémies. Les virus aviaires ne circulent pas chez l’homme (même si certains virus aviaires peuvent ponctuellement infecter directement les humains), et, inversement, un virus humain a perdu la capacité à circuler chez la volaille. Le passage d’une espèce à l’autre se fait par adaptation: le virus aviaire acquiert par mutation (cf. Les virus ont une capacité d’adaptation formidable) la capacité à se propager chez l’humain et le faisant, perd la capacité à se propager dans son espèce d’origine.
A l’heure actuelle, deux sous-types de type A (prénommés H1N1 et H3N2) et un virus de type B provoquent des épidémies de grippe dans la population humaine. Le virus de type C circule bien dans la population humaine, mais le fait sans provoquer de maladies.
Le mécanisme par lequel les virus de la grippe font année après année des épidémies est expliqué dans un article précédent (cf. Les virus ont une capacité d’adaptation formidable, dernier paragraphe). En bref, cela tient à leur capacité à échapper à l’immunité de population grâce a une flexibilité génétique (introduction de mutations) qui entraîne un changement de « carte d’identité » virale (cf. La vaccination). Le virus de l’année en cours n’est plus reconnu par les anticorps produits lors de l’épidémie de l’année précédente. Cette évolution n’est pas sans conséquence pour l’établissement des vaccins (cf. Protection contre la grippe….).