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Sur le vif - Samedi 27.10.18 - 13.07h
Je suis habité, depuis toujours, par l'idée que dans la nation, l'individu et le collectif se rejoignent. Ce qui les réunit, c'est l'engagement citoyen, comme celui posé, en Suisse, par une initiative populaire.
L'initiative va chercher la totalité citoyenne, et en même temps elle va chercher l'intime conviction individuelle.
Ce qu'elle ne va pas chercher, c'est la jungle des associations, corporations, partis politiques, corps constitués, qui envahissent l'espace public dans notre pays. Ceux, précisément, hélas, qui monopolisent l'attention dans les campagnes, avec leurs mots d'ordre.
Les citoyennes et citoyens suisses sont des adultes, vaccinés, d'un très bon niveau moyen d'éducation. Ils comprennent parfaitement, tout seuls, les enjeux d'une votation fédérale. Ils sont totalement aptes à se faire une idée. Ils ont certes besoin de s'informer, en lisant les arguments des uns ou des autres, en regardant ou écoutant des débats, etc.
Mais ils n'ont nul besoin de mots d'ordre.
Il faut supprimer les mots d'ordre.
Une citoyenne, un citoyen est une femme ou un homme libre. Il n'a nul besoin d'être materné par des partis. Il n'a nul besoin d'être pris en charge par des corps intermédiaires, qui cassent, fragmentent et divisent l'unité nationale, au profit d'intérêts partisans, corporatistes.
Il n'a nul besoin de mots d'ordre.
Pascal Décaillet