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D'après une récente étude allemande, les infarctus se font plus nombreux pendant les matches palpitants. L'équipe de chercheurs a examiné les protocoles médicaux des services d'urgence de la région munichoise pendant les Championnats du monde de 2006, disputés en Allemagne, et les a comparés aux données de 2003 et de 2004. Les cas de 4279 patients allemands ont été analysés. Les chercheurs se sont particulièrement penchés sur l'activité médicale des jours où l'équipe d'Allemagne jouait.
Et les chiffres parlent d'eux-mêmes: ces jours-là, le nombre d'urgences médicales d'origines cardiaques a globalement été multiplié par un facteur 2,66. Autre constat: plus l'enjeu sportif était élevé, plus le nombre d'infarctus était important. Lors du quart de finale et de la demi-finale disputés par l'équipe d'Allemagne, le nombre d'urgences cardiaques a été plus de trois fois plus élevé que lors des mêmes jours des années 2003 et 2004.
L'étude allemande montre encore autre chose: le football reste surtout une affaire d'hommes. Durant la période sous revue, le nombre d'urgences cardiaques a été multiplié par 3,26 en moyenne pour les individus de sexe masculin, et par 1,82 «seulement» chez les femmes.
swissinfo