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A l'occasion de l'assemblée générale de la chambre de commerce indo-suisse (SICC) tenue le 14 juin 2012, Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch, Directrice du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) avec le rang de Secrétaire d’Etat, nous a présenté les enjeux, les opportunité et les défis des relations commerciales entre la Suisse et l'Inde dans une allocution intitulée "Indo-Swiss Bilateral Economic Relations: A Story of Strengths and Opportunities".
Avant d'être nommée à son poste actuel par le Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann en février 2011, elle représentait la Suisse à l'OMC où elle a souvent dû négocier avec les représentants indiens, qu'elle connaît donc fort bien.
Dans son exposé, elle a parlé de l'état actuel des négociations bilatérales entre l'Inde et la Suisse (dans le cadre de l'AELE).
Si la majorité des secteurs ne posent aucun problème, quelques points d'achoppement existent encore: pour les indiens notamment, l'accès au marché suisse pour les denrées agricoles et la prestation directe de services en Suisse; pour la Suisse: les taux de douane pour les machines qui, bien que baissant dans le cadre des accords de l'OMC, ne le font que trop lentement aux yeux des membres de SWISSMEM; par ailleurs, les questions de propriété intellectuelle et de développement durable, chers à la Suisse, restent également en suspens. Il se pourrait toutefois que les négociations aboutissent avant la fin de cette année, en quel cas la Suisse pourrait bénéficier d'une avance sur l'Union européenne pour laquelle les négociations avec l'Inde sont considérablement plus complexes.
Vu que les négociations multilatérales dans le cadre de l'OMC (Doha Round) sont actuellement au point mort, la Suisse négocie et renégocie des accords bilatéraux sur les échanges commerciaux avec de nombreux pays. On n'imagine pas les conditons dans lequelles ces négociations se seraient déroulées si l’initiative «Pour le renforcement des droits populaires dans la politique étrangère» avait été acceptée et ces accords, in fine, obligatoirement soumis à un vote populaire: quelle aurait-été en effet la crédibilité de nos négociateurs? Nos interlocuteurs étrangers auraient-ils voulu perdre leur temps?
Espérons que ces accords aboutiront et vite: nous avons tout intérêt à accroitre nos échanges commerciaux avec des pays émergents à forte croissance. Les défenseurs des dits "droits populaires" auraient, en plus, très probablement préconisé le rejet de la majorité des accords: le peuple suisse l'a implicitement compris et ne l'a pas voulu.
Quel rapport avec Thônex? En cherchant bien, j'en ai enfin trouvé un: meilleures ventes de montres Rolex et de stylos Caran d'Ache = plus d'emplois et meilleures rentrées fiscales pour ma commune!
Pour le texte complet de la présentation de Mme Ineichen-Fleich (en anglais), cliquez ici.