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Les dessins photogéniques de Talbot
Né en 1800 au sud de l’Angleterre, William Henry Fox Talbot est un mathématicien passionné d’archéologie, qui se déplace beaucoup et ne part jamais sans une camera obscura pour ses croquis de voyages. Souhaitant trouver un moyen «d’imprimer ces images naturelles sur du papier...», il tente des expériences dans ce sens dès 1834 en exposant des objets sur des papiers sensibilisés qu’il appelle «dessins photogéniques», puis en exposant de tels papiers dans une camera obscura.
A l’annonce de la découverte de Daguerre en 1839, Talbot reprend plus assidûment ses recherches et met au point son procédé de négatif, le calotype dont la grande innovation est la possibilité d’en tirer autant d’épreuves que l’on veut.
John Herschel, astronome et physicien anglais, connaît bien Talbot et aura une incidence certaine sur ses travaux. Ils ont travaillé ensemble vers 1831 sur la sensibilité à la lumière des sels de platine. C’est lui qui est le premier à utiliser l’hyposulfite de soude pour fixer les images, méthode reprise par Talbot et Daguerre. Il fait une communication sur ses travaux à la Royal Society le 14 mars 1839. De passage à Paris en mai 1839, Herschel découvre le procédé du daguerréotype avec émerveillement : «Elles surpassent tout ce que j’avais pu imaginer dans la limite du raisonnable».
Illustration:
Portrait de William Henry Fox Talbot, notice imprimée éditée en Allemagne