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Que faire quand on est en manque d’inspiration pour un article dans cette rubrique ? Taper sur un moteur de recherche les termes ACCORDEON et FRONTIERE. C’est ainsi qu’on fait la connaissance de l’accordéoniste Dominic Frontiere. Voici ce que l’on peut dire de lui, largement inspiré d’un article de France musique.
Dominic Frontiere est né dans une famille musicienne à New Haven au Connecticut le 17 juin 1931. Il commence à apprendre les bases de l’accordéon à quatre ans à peine. À six ans, il se perfectionne à New York avec Joe Biviano. À quatorze ans il joue Bach, Beethoven, Chopin et Liszt au Carnegie Hall. Après avoir maîtrisé l’accordéon classique, il s’intéresse à la musique moderne et transcrit sur l’accordéon les arrangements orchestraux de Billy May ou Stan Kenton.
En 1950, il s’installe à Hollywood et s’impose comme accordéoniste de premier plan de l’industrie cinématographique mais aussi comme compositeur et arrangeur. Il apparaît dans plusieurs films et compose aussi de la musique pour les shows télévisés.
En 1955, Dom Frontiere signe un contrat d’enregistrement avec Liberty Records. Il enregistre son premier album, « Dom Frontiere and His Eldorado », en format de sextet avec des musiciens de studio hollywoodiens de renom. L’année suivante, c’est avec un octet qu’il enregistre « Fabulous ! », que l’on peut écouter ici, avec grésillements d’origine !
La presse reconnaît son talent : « Entre les mains d’un maître [l’accordéon devient] bien plus qu’un instrument de fête à polka » (magazine Down Beat).
Dès 1960 et pendant plus de vingt ans, il compose des musiques de film (par ex. « Pendez les haut et court » de Clint Easwood) et de séries télévisées (par ex. « Les envahisseurs ») qui lui vaudront des prix et une reconnaissance internationale.
Il meurt à 86 ans, le 21 décembre 2017 à Tesuque, au Nouveau Mexique.
Fabienne Grandjean