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Les plaintes pour violence domestique ont augmenté à Bâle depuis le lancement en 1997 du projet-pilote «Halte à la violence». Le bilan positif du projet incite à l'extension de cette expérience sur le plan national.
Les responsables du projet sont unanimes: il faut continuer cette expérience, la développer et l'introduire dans d'autres villes. Grâce à la sensibilisation de la population au problème de la violence domestique, les victimes hésitent moins à porter plainte.
Ainsi, à Bâle qui compte environ 200 000 habitants, les plaintes des victimes de violence domestique sont certes relativement rares, mais elles ont tendance à augmenter depuis le lancement du projet en 1997. Quatre plaintes sur cinq concernent des violences au sein du couple. La grande majorité des victimes sont des femmes (88 pour cent), les auteurs presque toujours des hommes (94 pour cent).
Le projet «Halte à la violence» n'a pas pour seul objectif de constater les faits. Il vise également à agir. Dans cette logique, la police a reçu une instruction spéciale, notamment concernant la collecte des preuves. Sur 197 plaintes déposées en 1995, 16 ont donné lieu à des condamnations. En 1998, 44 condamnations ont été recensées pour 214 plaintes.
Le Fonds national de la recherche scientifique (FNRS) a financé ce projet de 1997 à 1999. Il a ensuite été repris par le canton de Bâl, qui désire encore le développer. Les autorités rhénanes aimeraient ainsi pouvoir obliger les auteurs de violence domestique à participer à des cours de prévention.
Des projets similaires ont été lancés dans les cantons de Berne et de Zurich. Ils montrent que l'efficacité des mesures contre la violence domestique est d'autant plus grande que les services concernés (les services juridiques, la police et les milieux du travail social) coordonnent leur action.
swissinfo avec les agences