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Critique
Venus Beauté: tel est le nom de l'institut de beauté qui sert de point d'ancrage à cette comédie. Celle-ci passe hélas à côté de ce qui aurait pu faire son intérêt: une plongée dans l'univers presque exclusivement féminin du salon de beauté. En effet, même si quelques hommes osent s'y aventurer, non sans arrière-pensées d'ailleurs, les femmes sont ici chez elles. L'institut est un territoire féminin, tenu par des femmes, baignant dans la couleur rose, proposant des produits à l'usage des femmes, de la crème anti-ride aux dessous légers. C'était l'occasion de dévoiler aux hommes cet univers mystérieux, peu connu de la majorité d'entre eux, et d'une manière sans doute plus intelligente et moins triviale que la scène où l'on voit des hommes attroupés devant la vitrine du magasin à l'intérieur duquel une cliente se promène toute nue.
La conversation des trois employées se limite au récit de leurs aventures amoureuses, et, visiblement, leur en demander davantage serait risquer le surmenage cérébral.
L'intrigue se limite au fait de savoir si le personnage principal (Nathalie Baye), la quarantaine en perpétuelle quête d'un mâle, se laissera séduire ou non par le prétendant qu'elle repousse, et si un vieux monsieur plutôt inquiétant (Robert Hossein) parviendra oui ou non à attirer chez lui, à coup de billets de cinquante francs, la plus jeune des employées de l'institut. A éviter.
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