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L'ONU demande depuis Genève à l'Equateur des investigations rapides et indépendantes sur les violations des droits de l'homme lors de la répression des récentes manifestations. Elle va envoyer dimanche une équipe de trois personnes dans ce pays.
Ce dispositif, prévu pendant près de trois semaines, sera acheminé à la demande du gouvernement équatorien, a précisé vendredi devant la presse une porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme. Ses membres souhaitent rencontrer des représentants des autorités et de la société civile, des dirigeants des populations autochtones et d'autres acteurs.
Le Haut-Commissariat a reçu des accusations de violations par les forces de sécurité. Des indications sur des crimes perpétrés par tiers lui ont aussi été données.
Le bureau de la Haute commissaire Michelle Bachelet est également "inquiet" d'arrestations, notamment de représentants politiques. Il demande au gouvernement des garanties. Mais il salue aussi le dialogue qui a été mené entre les autorités et les populations autochtones et qui a abouti au retrait du décret controversé sur l'augmentation du prix du carburant.
Les violences entre manifestants et policiers ont fait huit victimes. Plus de 1300 personnes ont été blessées et plus d'un millier arrêtées, selon le gouvernement.