Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07286.jsonl.gz/743

La frustration déclenche un comportement provocateur
Au cours de la deuxième et de la troisième années, les enfants acquièrent de la stabilité sur leurs jambes et développent énormément leur vocabulaire. Ils gagnent ainsi en autonomie et peuvent s'éloigner de leurs parents. Les enfants veulent agir seuls (« Je veux le faire ! ») mais sont en même temps limités (« Je n’y arrive pas ! » ou « Je n’ai pas le droit ! »). De plus, les enfants comprennent davantage que ce qu’ils peuvent exprimer à cet âge-là. Tout cela, mais aussi la fatigue ou la faim, provoque la frustration chez l’enfant, qu’il exprime en se déchaînant, criant et se comportant de manière agressive.
Les émotions négatives font partie de la vie et sont supportables
La fureur, la déception et la colère font partie de l’expérience humaine. Nous apprenons ainsi à concilier nos souhaits et notre comportement avec ceux des autres. Cela implique parfois de devoir reporter ou abandonner nos souhaits mais nous apprenons aussi à défendre notre point de vue. Nous apprenons que les conflits font partie de la vie et qu'ils peuvent être résolus. Cela nous permet de nous intégrer dans la société avec nos idées.
Stratégies de gestion des émotions négatives
À cet âge, les comportements provocateurs des enfants sont normaux. Ils sont un signe de surmenage. Les enfants aimeraient certes être plus autonomes mais ils dépendent toujours du soutien et de la protection émotionnels de leurs parents. Il n’existe pas de recette permettant aux parents de gérer ces situations difficiles, car chaque enfant est unique.
Pour qu’un enfant puisse grandir dans des conditions qui favorisent son développement, il trouve de l’aide dans ces situations difficiles...
... quand il trouve sécurité, protection et réconfort chez ses parents lorsqu’il en a besoin (p. ex. quand il reçoit de la sécurité émotionnelle dans les bras de ses parents). C’est ce qui permet d'arrêter un comportement agressif.
... quand il sait que ses parents ne le punissent pas pour des comportements qui ne leur plaisent pas mais qu’ils l’aiment malgré des émotions et comportements négatifs. Toutes les émotions sont autorisées, mais pas tous les actes.
... quand il sait ce qu'il doit faire, plutôt que ce qu’il n’a pas le droit de faire.
... quand ses parents lui disent qu'ils comprennent sa frustration. Les parents peuvent formuler avec des mots ce que l’enfant a l’intention de faire, ce qu’il ressent, le consoler et lui offrir leur soutien.
... quand il peut choisir entre deux alternatives. Il peut ainsi se sentir autonome et est protégé d’un excès de possibilités et de toute autre forme de stress.
... quand il connaît les limites dans lesquelles il peut agir (p. ex. qu’il n’y a une sucrerie qu'après le repas).
... quand ses parents ont appris quelles situations sont difficiles pour lui lors de cas passés éprouvants. Ce que vous pouvez planifier pour l’avenir : Dans quelle situation mon enfant a-t-il été agressif ? Qu'a-t-il déclenché ? Que voulait mon enfant ? Comment mon enfant s’est-il senti ? Comment contribuer à l’apaiser ? Qu’est-ce qui est utile ? Qui aide ?
... quand il peut se sentir autonome. Les parents peuvent anticiper les situations dans lesquelles un enfant peut faire quelque chose lui-même.
L’engagement de Protection de l’enfance Suisse
Protection de l’enfance Suisse dénonce le non-respect des droits de l’enfant et exige l’application systématique de la CDE-ONU en Suisse. La fondation participe aux débats, s’engage activement en faveur de la protection des enfants et demande aux responsables politiques des structures adaptées aux enfants et aux familles.