Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07124.jsonl.gz/1379

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Berne - Quelque 5,2 millions de personnes séropositives recevaient un traitement contre le VIH à la fin de 2009, selon les dernières données publiées par l'Organisation mondiale de la santé. Cette dernière recommande de commencer le traitement plus tôt en utilisant des molécules moins toxiques.
A la fin de 2008, on estimait à 4 millions le nombre de personnes recevant un traitement. En 2009, 1,2 million ont commencé à prendre des antirétroviraux. "C'est la plus forte augmentation en une seule année", s'est réjoui Hiroki Nakatani, vice-directeur général de l'OMS pour le sida.
Un traitement antirétroviral fait de l'infection une maladie chronique. Il peut rendre le virus indétectable mais ne le détruit jamais complètement : il reste tapi dans des réservoirs dont on n'a pas trouvé les moyens de le déloger.
L'OMS a également publié, à l'occasion de la 18ème conférence internationale sur le sida, ses nouvelles directives pour la lutte contre le VIH, qui prônent des traitements plus précoces.
"Tous les adultes et les adolescents, y compris les femmes enceintes séropositives, présentant un niveau de CD4 de 350 cellules par mm3, doivent entamer un traitement antirétroviral, qu'il y ait ou non des symptômes cliniques", indique l'OMS, dans un texte de plus de 150 pages.
Dans ses dernières directives, qui datent de 2006, l'OMS recommandait de traiter les malades quand leur compte de cellules CD4, qui définissent le niveau immunitaire, était descendu à 200 ou moins par mm3 de sang. Le taux normal est de 1000 à 1500.
L'OMS suggère aussi que les patients présentant des symptômes importants commencent le traitement quel que soit leur compte de CD4.
Selon les estimations, mettre sous traitement tous les patients ayant un compte de 350 CD4 ou moins devrait "augmenter le nombre des personnes traitées de 49%", "faire baisser le nombre des décès de 20% d'ici 2015", et éventuellement réduire la transmission du virus.
ATS