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Le musée des croyances
Allons faire une visite à notre musée des croyances scientifiques. Nous allons faire un parcours à travers ce musée, en choisissant les salles les plus importantes. Le parcours devrait montrer que le développement de la connaissance et de la science constitue en réalité des croyances reconnues comme vraies à l’époque mais qui se sont avérées erronées par la suite.
Nous avons cru avoir des idées précises sur la formation, sur la structure de la terre et de l’univers mais elles ont chaque fois été démenties. Nos idées et nos connaissances sur la création de l’univers et sur son fonctionnement ont dû être périodiquement révisées et remplacées à la suite de nouvelles découvertes scientifiques.
Le parcours du musée est donc un parcours sur le processus d’acquisition des connaissances. Les découvertes scientifiques conduisent chaque fois à se poser de nouvelles questions. Ainsi, le musée des croyances présente un parcours des théories et des modèles.
Galilée (1564-1642)
Au rez-de-chaussée du musée se présente des notions déjà anciennes. Par exemple, on croyait jusqu’au XIIIe siècle que la terre était plate. C’était une certitude. Les marins qui partaient en mer pouvaient tomber du disque et être précipités dans le vide s’ils s’éloignaient trop. Pour ceux qui affirmaient qu’elle pouvait être ronde, cela était considéré comme hérétique et conduisait au bûcher.
L’image que l’on se faisait de la Terre jusqu’au milieu du 15ème siècle.
Galilée (1564-1642) a dû se rétracter en émettant l’hypothèse que la Terre pourrait être ronde et ne pas être le centre de l’univers.
Que se passe-il pour l’eau de la mer et les navigateurs allant au-delà de l’horizon… Catastrophe!
La pièce suivante est celle de Copernic (1473-1543)
Nous avons cru pendant longtemps que la terre était le centre de l’univers. Les scientifiques et les astronomes faisaient des efforts gigantesques pour essayer d’expliquer le mouvement compliqué que les planètes décrivaient dans le ciel. Par exemple, les mouvements de mars, Vénus ou Jupiter paraissent très compliqués lorsqu’ils sont observés depuis la Terre. Les calculs deviennent beaucoup plus simples si l’on admet que les planètes tournent autour du Soleil. Leur trajectoire devient une simple ellipse dont le soleil occupe l’un des foyers.
Copernic, qui a osé affirmer que la Terre n’était pas le centre de l’univers, a bien risqué sa tête. L’astronomie et les premiers téléscopes permettaient d’observer le ciel avec précision. Or, si les étoiles tournaient autour de nous avec une grande régularité, certaines d’entre elles, comme Vénus, Mars, Jupiter ou Saturne avaient des trajectoires bizarres.
Observation du mouvement de Saturne dans le ciel
Depuis lors, on a bien constaté et admis que le soleil n’est pas le centre de l’univers. Il n’est d’ailleurs pas non plus le centre de notre galaxie appelée voie lactée. Il se trouve sur une branche de cette galaxie, assez éloignée du centre. Et notre galaxie n’est pas unique. Il y en a des milliards et des milliards d’autres, selon les observations astrophysiques. Aucune d’elle n’est au centre de l’univers, il n’y a pas de centre.
Passons maintenant au premier étage du musée. Les salles qui l’occupent illustrent comment on a peu à peu découvert les lois qui gèrent la nature.
Isaac Newton (1642-1725)
La première salle est consacrée à Newton qui a mis en évidence les lois de la mécanique et en particulier celle du mouvement. Un corps lancé sur terre dans une direction à une certaine vitesse va suivre une trajectoire qui peut être exactement déterminée, comme aussi son point d’impact sur le sol.
Newton a aussi déduit les lois d’addition des vitesses. Dans un train allant à 40 km/h, si un passager court à 10 km/h dans le sens de la marche, la vitesse relative du passager par rapport au sol est exactement de 50 km/h. S’il court en sens inverse, sa vitesse relative au sol sera de 30 km/h.
Loi d’addition des vitesses
Avec Descartes et Newton, les savants ont eu le sentiment que tout le fonctionnement de l’univers pouvait être décrit à partir de la somme des comportements des particules de matière qui le constituent. Il suffisait pour cela de décomposer les objets en morceaux suffisamment petits. Tout ce qui pouvait représenter l’esprit a été mis délibérément de côté et ne fait pas partie de la description de l’univers qui ne comprend que de la matière. Avec tout ce qui est rationnel, la science est devenue très méthodique et dictatoriale. Une chose est vraie ou fausse.
À cette période, Descartes voulait introduire la réflexion du doute méthodique. Descartes ne voulait croire qu’à ce qui était vérifiable et reproductible.
La salle Newton contient encore bien des trouvailles et des merveilles. Mais nous passerons néanmoins à la salle suivante qui est celle des lois de l’électromagnétisme avec Maxwell et Faraday.
Maxwell (1831-1879) et Faraday (1791-1867)
Avec eux, ce sont les lois de l’électromagnétisme qui sont à l’honneur. Elles expliquent les forces qui agissent sur les charges électriques et la propagation des ondes.
C’est dans le domaine de la lumière que des contradictions sont apparues entre les résultats des équations et l’observation.
Par exemple, avec Michelson, on a pu effectuer très précisément une mesure de la vitesse de la lumière. Celle-ci doit être de 300 000 km à la seconde selon les lois de l’électromagnétisme. Or, si l’on considère le mouvement de la Terre autour du soleil, celle-ci avance à une vitesse de 30 km/s. On pouvait donc s’attendre à obtenir pour la vitesse de la lumière provenant d’une étoile lointaine 300 030 km/s lorsque la terre va à sa rencontre et 299 970 km/s lorsqu’elle s’en éloigne. Ces valeurs résultent de la loi d’addition des vitesses de Newton. La lumière devait se propager dans ce que l’on appelait à l’époque l’éther. La mesure par interférométrie est très précise. Le problème est que l’on mesure toujours 300 000 km/s, quelles que soit la direction du mouvement de la Terre. Cette observation a suscité beaucoup de questions à l’époque. C’est Albert Einstein qui a finalement fourni l’explication de ce phénomène. Il fait l’objet d’une autre salle du musée des croyances.
Des mesures par interférométrie que l’on peut faire dans un laboratoire d’optique, permettent d’obtenir avec précision 300’000 km/s. Or, sachant maintenant que la Terre fait le tour du soleil en une année, à une distance de 150 millions de km, elle avance dans l’espace à 30 km/s. En mesurant la lumière provenant d’une étoile lointaine, on devrait mesurer 300’030 km/s lorsque la Terre va à la rencontre de l’étoile et 299’970 km/s 6 mois plus tard, lorsqu’elle va dans le même sens. On on mesure toujours avec précision 300’000 km/s.
Mesure constante de 300’000 km/s
Albert Einstein (1879-1955)
La réflexion d’Einstein dit en gros ceci : si la vitesse mesurée est constante, c’est que l’on commet une erreur dans la détermination de la vitesse. La vitesse étant le quotient d’une longueur par le temps, il faut admettre que l’on commet une erreur dans la détermination de la longueur ou dans la détermination du temps. Cela a abouti à la théorie de la relativité restreinte qui a montré que la longueur et le temps n’était pas des grandeurs absolues, mais que leur mesure varie selon la vitesse du lieu d’observation.
Ainsi, lorsque la vitesse de l’observateur augmente par rapport à celle de l’objet mesuré, la longueur diminue et le temps augmente. C’est ce qui est appelé la contraction de l’espace et la dilatation du temps. Cet effet est absolument négligeable aux vitesses usuelles. Il devient apparent lorsque les vitesses se rapprochent de celle de la lumière.
Ces effets ont pu être observés au CERN. Ils ont aussi pu être observés dans un satellite artificiel emportant une horloge atomique comparable à une horloge de référence laissée sur Terre. Ces expériences ont démontré la validité de la théorie de la relativité. On ne peut donc plus dire que deux événements ont eu lieu en même temps en deux endroits différents. La notion de simultanéité devient caduque. Ceci est bouleversant et a bouleversé toute la science au début du XXe siècle. La théorie de la relativité a également démontré que la vitesse de 300 000 km/s était une vitesse limite qui ne pouvait en aucun cas être dépassée. Un physicien russe du nom de G. Gamow est parvenu à vulgariser ce phénomène de la vitesse de la lumière et de la relativité dans un ouvrage appelé M. Tompkins au pays des merveilles. Dans cet ouvrage, M. Tompkins rêve qu’il se trouve dans une ville où la vitesse de la lumière est de 30 km à l’heure. Il observe ainsi une série de phénomènes particulièrement troublants. Il voit en effet un cycliste s’approcher et ses yeux s’écarquillaient d’étonnement car la bicyclette et le jeune homme qui la montait était incroyablement aplati dans la direction du mouvement.
Le cycliste est incroyablement applati
En voulant rattraper le cycliste, il emprunte à son tour une bicyclette. Il s’attendait à se retrouver lui-même aplati. Mais à sa grande surprise, rien n’arrive à son embonpoint ni à sa bicyclette. Par contre c’est l’aspect du paysage qui change complètement. Les maisons se rétrécissent, les rues deviennent plus courtes. A propos de cet ouvrage, Albert Einstein disait : « une explication extraordinaire et amusante de la théorie quantique, de la relativité, et de l’espace-temps à quatre dimensions, racontée par l’intermédiaire des cauchemars d’un employé de banque. Le petit livre de M. Gamow est une exposition remarquable de la situation générale de la physique à l’époque. Certainement jusqu’ici, rien de plus divertissant ni de plus vivant n’avait été publié sur ce sujet ».
Monsieur Tompkins au pays des merveilles, G.Gamow, Dunod 1957
Il est compréhensible que, comme la vitesse de la lumière est de 300 000 km à la seconde, les effets de la relativité ne pouvaient guère s’observer dans la vie courante. Mais la nature de ces essais était vraiment bien trop difficile à comprendre. Il essayait de s’imaginer la contraction du métre et le comportement bizarre des horloges, effets auxquels on devait s’attendre si ces corps se déplacent avec une vitesse voisine de celle de la lumière.
On peut encore mentionner d’autres effets: en s’approchant de la vitesse limite, le temps se dilate et finalement, pour le cycliste, en approchant de la vitesse limite, la rue c’est tellement rétrécie qu’il est quasiment instantanément à l’autre extrémité. L’histoire du bonhomme de Langevin est bien connue: il s’agit du voyageur qui, en revenant d’un voyage effectué à une vitesse proche de celle de la lumière, revient sur terre 10 ans plus tard alors que sur la Terre 1000 ans se sont écoulé.
Mais avec cette nouvelle théorie de la relativité restreinte, il y avait incompatibilité entre la théorie de l’électromagnétisme et les lois de la gravitation. Pour la lever, Einstein est allé plus loin et a développé la théorie de la relativité générale.
A ce stade, la lumière est constituée de photons, particules extrêmement fines, se déplaçant en ligne droite à la vitesse de 300’000 km/s.
Après l’infiniment grand traité par la théorie de la relativité, il nous faut faire maintenant une excursion dans le domaine de l’infiniment petit. Nous savons ou nous croyons savoir que la matière est composée d’atomes et de molécules. Ces atomes ne sont pas indivisibles. Ils sont constitués d’un noyau formé de protons et de neutrons, entouré d’électrons qui gravitent autour. Entre ces particules élémentaires, le vide règne. On peut même dire que la matière est essentiellement constituée de vide. En étudiant les propriétés de ces microparticules, la science a développé une théorie qui s’appelle la physique quantique. Passons alors maintenant à la salle suivante qui est celle de Max Planck.n voulant rattraper le cycliste, il emprunte à son tour une bicyclette. Il s’attendait à se retrouver lui-même aplati. Mais à sa grande surprise, rien n’arrive à sa bicyclette. Par contre c’est l’aspect du paysage qui change complètement.
En plus de ces faits troublants et difficiles à comprendre, d’autres paradoxes apparaissent qui secouent encore un peu plus nos connaissances. La dualité onde-corpuscule, la circulation de l’information à une vitesse infinie et bien d’autres paradoxes se révèlent au fur et à mesure que les moyens d’investigations scientifiques se perfectionnent.
Paradoxes.
Expérience des fentes d’Young
Considérons un projecteur, une plaque munie de 2 fentes recouvertes se situant devant un écran à l’arrière. Celui-ci reste naturellement noir lorsqu’on allume le projecteur.
En dégageant la fente de droite, on obtient une raie de lumière sur l’écran comme on s’y attend.
En dégageant la fente de gauche et en recouvrant celle de droite, l’image sur l’écran est conforme à ce que l’on attend.
Et voilà ce à quoi l’on s’attend si les deux fentes sont dégagées.
Et bien non, surprise
L’image est totalement différente.
La lumière n’est pas constituée de photons, mais se comporte comme des ondes, avec des images de diffraction.
Images de diffraction d’ondes
D’autres paradoxes ont été constaté par l’équipe du professeur Nicolas Gisin à l’université de Genève:
Après l’infiniment grand traité par la théorie de la relativité, il nous faut faire maintenant une excursion dans le domaine de l’infiniment petit. Nous savons ou nous croyons savoir que la matière est composée d’atomes et de molécules. Ces atomes ne sont pas indivisibles. Ils sont constitués d’un noyau formé de protons et de neutrons, entouré d’électrons qui gravitent autour. Entre ces particules élémentaires, le vide règne. On peut même dire que la matière est essentiellement constituée de vide. En étudiant les propriétés de ces microparticules, la science a développé une théorie qui s’appelle la physique quantique. Passons alors maintenant à la salle suivante qui est celle de Max Planck.
Physique quantique
Après l’infiniment grand traité par la théorie de la relativité, il nous faut faire maintenant une excursion dans le domaine de l’infiniment petit. Nous savons ou nous croyons savoir que la matière est composée d’atomes et de molécules. Ces atomes ne sont pas indivisibles. Ils sont constitués d’un noyau formé de protons et de neutrons, entouré d’électrons qui gravitent autour. Entre ces particules élémentaires, le vide règne. On peut même dire que la matière est essentiellement constituée de vide. En étudiant les propriétés de ces microparticules, la science a développé une théorie qui s’appelle la physique quantique. Passons alors maintenant à la salle suivante qui est celle de Max Planck.
Max Planck (1858-1947)
Il existe une série d’atomes de caractéristiques différentes, qui ont été classés selon le fameux tableau de Mendeleïev. Le premier est celui d’hydrogène dont le noyau comprend un proton et un neutron. Le dernier atome stable de la liste porte le numéro 92 et est l’uranium qui possède 92 protons.
Les expériences d’émissions lumineuses de substances chauffées avec un bec Bunsen où le sodium émet une lumière jaune, le cuivre une lumière bleue, ont conduit les scientifiques à découvrir que les électrons ne tournaient pas n’importe comment autour des noyaux, mais qu’ils occupaient différentes couches, à différents niveaux d’énergie. L’énergie ne peut pas croître de manière continue, elle le fait par sauts appelés quantas.
Les sauts énergétiques peuvent être quantifiés à partir d’une grandeur que l’on a baptisée la constante de Planck.
À partir de là, on a pensé pouvoir calculer le comportement de la matière solide à partir des bases liées à ces particules élémentaires.
Grosse déception, le déterminisme escompté ne fonctionne pas. Pour une particule telle que l’électron, on ne peut pas déterminer avec précision sa position et sa vitesse. Il subsiste toujours une incertitude. Cette incertitude a été définie par le physicien Heisenberg qui fait l’objet de la salle suivante.
Werner Heisenberg (1901-1976)
Ce physicien à développé le fameux principe d’incertitude d’Heisenberg qui dit que le produit des incertitudes sur la vitesse et sur la position d’une particule n’est jamais égal à zéro. Il vaut au minimum une certaine valeur qui est précisément la constante de Planck. Ces sauts d’énergie qui sont exprimées en quantas ont donné le nom à la désormais fameuse théorie de la physique quantique.
Ses connaissances de l’infiniment petit ont permis à la science et à la technologie de faire des progrès gigantesques. Citons tous les développements micro-électroniques, la résonance magnétique nucléaire en médecine, mais aussi la naissance de la bombe atomique.
Il subsiste cependant une grosse difficulté. Cette théorie de l’infiniment petit est incompatible avec la théorie d’Albert Einstein, en particulier pour la description des premiers instants de notre univers. Dans la théorie d’Einstein, la lumière est formée de particules appelées photons. Dans la théorie quantique, la lumière est composée d’ondes. Einstein a en vain cherché au cours de sa vie une théorie unifiée car il ne pouvait pas admettre que l’univers puisse être décrit par deux théories différentes. Il n’y est malheureusement pas parvenu. Dans le cas de la lumière, il a été admis qu’il y avait une dualité onde-corpuscule. Quand on y songe, c’est assez surprenant, car ou bien ce sont des particules, localisées, ou ce sont des ondes, par définition étendues dans l’espace, mais cela ne peut rationnellement pas être les deux à la fois.
Essayons de suivre une piste pouvant conduire à admettre des dimensions supplémentaires. Admettons que nous soyons des individus vivants dans un espace à deux dimensions. Nous serions comme des figures évoluant sur des feuilles de papier. Imaginez que nous observions des cercles et des segments. Vous allez dire a priori qu’il ne s’agit pas de la même chose. Les cercles ne sont pas équivalents à des segments. Mais si une théorie affirmait qu’il s’agit bien d’un seul et même objet, qu’il y a une dualité cercle-segment, il y aurait une possibilité de mettre tout le monde d’accord. Cela pourrait être réalisé en admettant l’existence d’une troisième dimension. Effectivement, dans l’espace à trois dimensions, des cercles, projetés sur l’espace à deux dimensions, peuvent conduire à des cercles s’ils sont parallèles au plan de projection, à des ellipses dans le cas contraire, ou même à des segments s’ils sont perpendiculaires à ce plan. Ainsi, cercles et segments pourraient être l’ombre projetée d’un seul et même objet, ayant des orientations différentes dans un espace à une dimension de plus.
Un espace où les cercles sont en dualité avec les segments
Par le même raisonnement, il serait possible d’imaginer des dimensions supplémentaires. Il se pourrait alors que la lumière apparaisse tantôt comme étant une particule, tantôt comme étant une onde. La lumière pourrait se projeter tantôt comme une particule tantôt comme une onde selon la direction de projection dans un espace ayant davantage de dimensions. C’est peut-être difficile à imaginer, mais mathématiquement parlant, une telle représentation est parfaitement réalisable.
Les physiciens ont ainsi développé des modèles d’espace à 5, 6, 7,8 dimensions. Le prix Nobel de physique en 2004 a été attribué Willers pour sa théorie des cordes dans un espace à 10 dimensions. À l’heure actuelle, la théorie officielle des supercordes admet un espace à 11 dimensions.
Certes, un espace à 11 dimensions n’est probablement pas l’espace final mais la croyance des physiciens à ce jour. D’ailleurs, à mon avis, 11 dimensions n’est probablement pas le nombre final je pencherai plutôt pour 12.
Jean Charon ( 1920-1998)
Nous ne parcourrons pas toutes les salles correspondant à ces espaces intermédiaires. J’aimerais toutefois m’arrêter avec vous dans la salle dédiée à Jean Charon, physicien français, qui a développé un modèle d’espace-temps à huit dimensions.
L’espace à huit dimensions que Jean Charon présente à un certain nombre de mérites et il vaut la peine qu’on s’y attarde. Rappelez-vous, Einstein avait mis quatre dimensions en évidence : x,y,z pour l’espace et t pour le temps. Il faut en effet quatre paramètres au minimum pour localiser exactement une particule. Les trois dimensions de l’espace pour la localiser exactement et le temps pour indiquer quand elle s’y trouve. Il y a pourtant une différence entre les caractéristiques de ces quatre dimensions. Avec x,y,z, on peut aller en avant et revenir en arrière, alors que le temps a une caractéristique particulière, puisqu’il ne va que dans un sens, du passé vers l’avenir. Il n’est pas possible de revenir en arrière. Dans le formalisme mathématique d’Einstein, les coordonnées xyz ont une composante réelle alors que le temps t a une composante imaginaire.
Un espace-temps à plus de 4 dimensions
Dans son modèle de description de l’univers, Jean Charon imaginait que les quatre grandeurs x, y, z et t pouvaient avoir une composante réelle x, y, z, t et une composante imaginaire x’,y’,z’,t’. Il y a donc huit variables dans sa théorie. En écrivant ainsi une théorie de la relativité complexe, il retrouve d’une part toutes les équations de la théorie de la relativité générale, mais aussi d’autre part une série de nouvelles équations qui mettent en jeu les grandeurs réelles xyzt qui sont complétées par les grandeurs x’y’z’t’.Nous n’allons pas ici entrer dans les détails de ces équations qui sont relativement compliquées. Contentons-nous de quelques explications :
On retrouve les particules de matière et les quatre forces d’interaction connues : les forces électromagnétiques, les forces d’attraction gravifique, les forces d’interaction nucléaires faibles et fortes. La théorie définit toutefois d’autres particules élémentaires que Jean Charon appelé les éons. Ces éons subissent d’autres genres d’interaction. En examinant ces particules, Jean Charon a découvert qu’elle possédaient la propriété de mémoire. Les interactions entre ces particules représentent les conditions de transmission ou d’interaction entre les mémoires. Charon a baptisé de manière imagée : réflexion, transmission, amour et acte ces interactions ; nous allons voir plus loin pourquoi.
Ainsi, l’univers de Jean Charon comprendrait des mémoires, dans un espace-temps des informations. Il y a une interaction entre les mémoires et des interactions entre les particules et les mémoires. Charon ose encore aller un pas plus loin. Les interactions entre les mémoires pourraient correspondre à ce que l’on connaît sous le nom de télépathie, transmission de pensée, intuition, prémonition. Cela paraît être complètement fou. Pourtant, ce modèle donne des réponses à des questions qui sont restées sans réponse jusqu’ici.
Citons par exemple le deuxième principe de la thermodynamique qui définit l’entropie, cette grandeur célèbre qui décrit l’état de désordre et qui ne peut, dans un système fermé, que rester constante ou croître. Si l’on considère l’univers entier comment un système fermé, le deuxième principe énonce que la qualité énergétique ne peut que diminuer. Mais où va-t-elle puisque, selon un autre principe rien ne se perd rien ne se crée, tout se transforme. Et bien, selon Jean Charon, elle se retrouve dans l’espace de l’information. Si la qualité énergétique baisse dans l’espace de la matière, elle croit d’autant dans l’espace de l’information. Et c’est la somme des deux qui reste une constante.
Il est possible de visualiser cette notion en prenant l’exemple suivant : si vous possédez 100 l de pétrole et que vous en distribuez 20, il ne reste plus que 80. Par contre si vous connaissez 100 informations, que vous en distribuez 20, vous possédez toujours encore 100 informations et celui qui en a reçu le 20 vous en donnera peut-être 20 autres en contrepartie. Ainsi à la fin vous en aurez 120. Il devient donc beaucoup plus intéressant de travailler au niveau de l’information, où l’état des connaissances ne peut que croître, qu’au niveau de la matière, où les ressources sont limitées et se dégradent.
Selon Jean Charon, il y aurait des informations localisées dans chaque particule de matière qui possède donc des parcelles d’esprit. Ce seraient des particules d’esprit-matière. Tout notre corps est composé de particules de matière et d’esprit. Il a appelé ces particules des éons et les a ssociées à chaque électron. Ainsi, la mémoire et l’information seraient distribuées non seulement dans tout le corps, mais également dans tout l’univers : règne minéral, végétal et animal.
Charon associe à ces éons différents niveau d’information (ou de conscience). Le niveau très bas au début de notre univers, s’est peu à peu élevé pour atteindre le niveau le plus élevé chez l’homme aujourd’hui. Je ne suis pas capable de reproduire ici les calculs qu’il a effectués pour le démontrer, mais il est possible d’imaginer des interactions entre les éons, comme il existe des interactions entre les particules de matière: interactions électromagnétiques, gravifiques,nucléaires fortes et faibles. Ces interactions s’appellent ici: transmission de pensée, intuition, prémonition.
Perspectives
Ces considérations nous permettent d’esquisser plusieurs idées.
De nombreuses publications et plusieurs auteurs ont révélé l’influence de l’esprit sur le bien-être et la santé.
La plupart ces présentations sont en parfaite harmonie avec les découvertes du physicien français Jean Charon sur l’espace-temps de la matière et de l’esprit. Dans ce volet, nous vous proposons un parcours vulgarisé de la rencontre de ces physiciens avec ce que l’on appelle la conscience universelle ou la conscience infinie ou … Dieu.
En résumé, deux grandes théories ont été développées en physique et qui sont les piliers de la physique actuelle:
LA THÉORIE DE LA RELATIVITÉ GÉNÉRALE
- D’Einstein d’une part, qui décrit le comportement de notre univers à grande échelle, photons, vitesse de la lumière, courbure
de l’univers.
LA PHYSIQUE QUANTIQUE
- D’autre part, qui décrit le comportement des particules dans l’infiniment petit, avec les quantas d’énergie et le principe d’incertitude de Heisenberg.
Or, ces deux théories entrent en conflit lorsque l’on veut décrire l’origine de l’univers. Pour Einstein, il était exclu d’admettre que la compréhension de l’univers pouvait se décrire par deux théories contradictoires. C’est en recherchant une solution à ce problème, que les physiciens ont trouvé une possibilité d’harmoniser les deux théories, mais il faut pour cela introduire des dimensions supplémentaires. Dans les 4 dimensions supplémentaires de Jean Charon, il a découvert qu’elles abritaient les informations et leur interactions. Ce qui l’a conduit à décrire une espace-temps de l’esprit, qui abrite en quelque sorte