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Lorsque Marshall McEwan quitte le Mississippi à l'âge de dix-huit ans, il jure de ne plus jamais revenir. Le traumatisme qui l'a poussé à partir fait de lui un journaliste couronné de succès à Washington. Mais quand Marshall apprend que son père est en phase terminale, il se voit contraint de retourner dans sa ville natale pour affronter les fantômes de son passé. En découvrant la vérité sur ce qui s'est déroulé tant d'années auparavant, il aurait tout donné pour rester dans l'ignorance.
Grand Prix à Cannes avec Le Regard d'Ulysse en 1995, puis Palme d'or en 1998 avec L'Éternité et un jour, il marque le cinéma mondial par sa sensibilité à filmer l'histoire des hommes à travers celle de son peuple. L'intime devient l'universel dans ses oeuvres qui portent l'empreinte du temps.
Dans cet ouvrage, qui reprend ses entretiens avec l'écrivain Yorgos Archimandritis diffusés sur France Culture en 2009, le cinéaste y raconte son enfance durant la Seconde Guerre mondiale, sa découverte de la poésie avant celle du cinéma, le putsch des généraux en Grèce et son exil en France alors qu'il était encore étudiant. Il évoque sa relation avec tous les arts, dont la musique, la peinture et la littérature, ainsi que son rapport au voyage dans l'espace et dans le temps, qui est pour lui une façon de trouver une paix intérieure et des réponses à toutes les questions existentielles de l'homme.
1937, Normandie. Au coeur du bois de Cravenmoore niche une résidence majestueuse habitée par un concepteur de génie, fou des automates. À la nuit tombée, une ombre semble prendre vie et s'emparer des corps inanimés. Au large, une île voit ses lumières se rallumer dès que vient la fin de l'été. Serait-elle le refuge d'une âme esseulée ?
Carlos Ruiz Zafón conclut, avec ce troisième volet, le plus sombre, sa trilogie des temps de guerre et de leurs brumes qui recouvrent tout, marquent les corps, et fabriquent des fantômes.
Jess a vingt-trois ans et quatre amies de toujours. Pour la fête du Printemps, les cinq filles décident de présenter un défilé de mode : elles vont chiner, coudre et créer des tenues, mais surtout elles vont oser monter sur scène, entrer dans la lumière. Envisager cette audace, c'est déjà changer, or Jess va changer bien plus encore, en quelques mois, notamment au contact de la vieille Madame Barnes - au risque de perdre une amie, au risque de se découvrir, au risque de s'envoler. Un roman de la métamorphose, frais, joyeux et enlevé, plein d'insouciance et de promesses d'avenir.
Ce roman de l'auteure des Mémoires d'un chat suit le trajet de la ligne Imazu de la compagnie de chemin de fer privée Hankyû. Organisé en deux parties de huit chapitres chacune (comme les huit arrêts du train), il se déroule au printemps dans le sens Takarazuka-Nishinomiya, et en automne pour le retour. À chaque arrêt, de nouveaux passagers montent, se parlent, s'observent. Et, d'un trajet à l'autre comme d'une saison à l'autre, le lecteur se fait l'observateur des paysages changeants, des multiples trajectoires de la vie et surtout de l'évolution de chacun des personnages montés à bord.
Melchior, un policier au nom de roi mage, ex-repris de justice et fils d'une prostituée, qui a fait des Misérables de Victor Hugo son vade-mecum vital, mène l'enquête sur les terres de l'Ebre, à l'extrême sud de la Catalogne. Mais ici plus qu'ailleurs "tôt ou tard, tout s'explique par la guerre" et il devra faire sien le dilemme de Jean Valjean : "Rester dans le paradis, et y devenir démon, rentrer dans l'enfer, et y devenir ange !".
Tandis qu'Anna et Peter coulent des jours tranquilles en Écosse avec leur fille Molly, une étrange épidémie provoque la mort de milliers d'individus et affole la puissante société Pincent Pharma. Et si l'immortalité n'était qu'une utopie ? Le dernier volet de la trilogie best-seller de Gemma Malley, une dystopie haletante sur le pouvoir de la science et la peur de la mort, qui a déjà séduit des dizaines de milliers de lecteurs.
Quand Ariane, archéologue au musée de Nice, voit sa mère vieillir et les premiers symptômes de la maladie apparaître, elle sait le peu de temps qu'il lui reste pour comprendre cette femme distante et amère. Qu'a-t-elle laissé en Italie dans les années 1960 pour émigrer de l'autre côté des Alpes ? Un huis-clos de femmes sur fond de Méditerranée, traversé par les paysages de Nice, ses ruines et ses mirages, contre lesquels se fendent les identités telles des vagues.
12 jeunes migrants, filles et garçons, ayant quitté leur terre et les êtres qui leur sont chers pour un Eldorado qui, comme le dit Boris Cyrulnik, n'a plus rien de doré, témoignent ici de ce qui leur manque le plus. Et leur réponse est presque à l'unanimité : "Ma maman" !µµLes bénéfices de l'ouvrage iront à une association qui vient en aide aux mineurs isolés étrangers (MIE).
Deux copains de fac s'offrent la virée en canoé de leur rêve sur le fleuve Maskwa, au nord du Canada. Bientôt la balade contemplative tourne à la course contre la montre quand l'horizon s'obscurcit du plus dévorant des feux de forêt. Mais dans les bras et sous le règne de dame nature, une menace peut toujours en cacher une autre.
Peter Heller met sa pratique intime de l'aventure, son sens irrésistible du suspense et sa connexion unique aux paysages au service d'une folle et sauvage équipée qui éprouve autant l'amitié sincère de ses personnages que les nerfs du lecteur.
Après plus de quarante ans de mariage, Tetsuo et Fujiko se sont installés en maison de retraite car Fujiko, atteinte de la maladie d'Alzheimer, requiert une prise en charge particulière. Un matin, au réveil, elle ne reconnaît plus son époux. D'abord en grand désarroi, Tetsuo entreprend finalement de reconquérir celle qui le prend désormais pour un étranger auquel elle se trouve simplement fiancée.
C'est l'histoire d'une première fois, celle de Danaël, dix-sept ans, englué dans l'ennui et sa cambrousse, avec Florine, gothique, insaisissable, fugace. L'histoire d'une désillusion, un premier amour à sens unique, un «crush» obsédant qui vire à la possession, à la violence. L'écriture vive et incisive de Joanne Richoux dissèque cette frontière parfois mince entre l'amour, la folie, la haine, l'exacerbation des sentiments à l'adolescence.
Un professeur de biologie dérangé par le bruit incessant de son voisin le tronçonne dans sa baignoire, ou l'homicide comme moyen (plutôt efficace) de régler un problème domestique. Enseignement, hôpitaux, système carcéral, corruption, racisme, Patrícia Melo se livre ici à un état des lieux cinglant de la société brésilienne et de la faillite de l'état, avec un cynisme des plus savoureux.
Le Dr Dominique Giniaux (1944-2004) a marqué l'histoire de la médecine vétérinaire en y introduisant une nouvelle discipline, l'ostéopathie. Reçue avec méfiance, cette pratique finit par remporter l'adhésion de ses confrères à mesure qu'augmentait sa clientèle internationale, composée de célèbres entraîneurs de chevaux de course et d'illustres cavaliers.
Dès 1986, le Dr Giniaux consigna ses découvertes dans des ouvrages devenus introuvables. Sa grande faculté de vulgarisation et ses conseils pratiques d'acupressing permettent à tous de découvrir des gestes simples et efficaces. Augmentés de nombreux documents et témoignages inédits, ses recherches et études en acupuncture et en ostéopathie équine composent la matière du présent volume. L'ouvrage est préfacé par Bartabas.
Ce livre rassemble différents articles de Nawaf Salam sur le système politique libanais, réécrits et augmentés de nouvelles réflexions à la lumière, notamment, de la crise des deux dernières années - crise qui menace l'existence même du pays.
Cet opus en forme d'ode propose de confronter le lecteur à Jésus le Nazaréen dont la présence singulière, malgré les défigurations, l'oubli, le rejet ou même la dévotion qu'on lui oppose, ne s'efface pas une fois que la rencontre a eu lieu. L'ode suit la voie des pèlerins qui se rendent à Emmaüs et marchent en compagnie de Jésus ressuscité qui leur est apparu comme un inconnu et qui en leur parlant leur interprète et leur ouvre les Écritures, ainsi qu'aux lecteurs.
Si le thé connaît à l'heure actuelle une telle faveur, c'est parce qu'il possède tant de qualités d'apaisement, de convivialité, mais par-dessus tout le pouvoir merveilleux de procurer la sérénité. Il répond ainsi à l'une des aspirations essentielles de l'être. Plus les contemporains seront contentés au niveau matériel, plus ils seront assoiffés de vie spirituelle. Le thé offre une puissante sensation d'énergie intérieure grâce à ce moment de détente et de retour à soi-même qu'il représente. Véritable havre de paix, il reconstruit l'équilibre affaibli par les multiples pressions de nos sociétés modernes en réunissant l'esprit à la matière.
Dans un futur proche, dans une mégalopole hyper connectée, règne le culte de la transparence : tout est filmé, liké, évalué, commenté en direct, tandis que la société prône l'optimisation du corps et de l'esprit. Des jeunes gens qui sautent en Flysuit du haut des gratte-ciel, se rattrapant à la dernière seconde avant de toucher le sol, sont adulés et jouissent des privilèges réservé aux plus performants (et aux plus obéissants). Riva Karnovsky est l'une d'entre eux. Or, inexpliquablement, elle décide d'arrêter de sauter. Une jeune psychologue est alors chargée de la remettre dans le « droit chemin »... Avec ce premier roman, récompensé du prix suisse de littérature, Julia von Lucadou nous tend le miroir d'une société atrocement parfaite et horriblement bienveillante.
Les Carnets du paysage proposent un dossier sur l'historien et théoricien du paysage américain John Brinckerhoff Jackson (1909-1996), une figure majeure de la pensée paysagère, encore peu connue en France.
Ces dernières années ont vu la résurgence de la question du chantier, comme espace et moments décisifs du développement du projet de paysage contribuant à en modifier profondément le sens.
Ce numéro aborde cette thématique sous l'angle de la réévaluation des métiers du chantier, de la reconnaissance de son espace-temps et de la prise de conscience de sa dimension sociale.
Jamais il n'y a eu autant de populations en déplacement sur la planète. Jamais, en même temps, on y a construit autant de murs et de frontières diverses. Quelles sont les conséquences de ces phénomènes, typiques de la mondialisation contemporaine, sur les paysages ? Ces déplacements de population, volontaires ou contraints, contribuent-ils à l'apparition de nouveaux paysages ? Telles sont les questions qui sont au coeur de ce numéro des Carnets du paysage.
Le dessin de paysage est une façon de prendre connaissance du terrain, d'en dégager les lignes de forces et de comprendre l'histoire dont il est issu - une forme d'invention sans cesse renouvelée pour le décrire et en extraire les potentialités.
Une jeune femme est hospitalisée après un accident de la route. Elle explique avoir réussi à se libérer de son bourreau après une captivité particulièrement éprouvante. Mais quand son père arrive à l'hôpital pour la retrouver, c'est le choc : ce n'est pas sa fille. Dans la veine de «Gone girl» et «The Room», «Chère petite» est un thriller psychologique glaçant qui trouble les sens et sème le doute : la victime est-elle devenue encore plus folle que son bourreau?
Du paysage à l'assiette, et de l'assiette au paysage : le n°25 des Carnets du paysage souhaite faire apparaître les liens matériels, symboliques et géographiques qui les unissent en explorant la relation entre les transformations des régimes alimentaires et celles des régimes de production et d'utilisation des paysages.