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Voyage dans l'Asie mineure en Mésopotamie, à Palmyre, en Syrie, en Palestine et en Egypte.
Paris, Ducollet, 1840 - 1841. 2 volumes in-8 de XII-456p. et [4]-612p., demi-veau glacé vert, dos lisses ornés de filets et fleurons dorés. Quelques pâles rousseurs marginales. Bel exemplaire.
Historien et journaliste propagandiste au Moyen-Orient. Sa formation doit suivre celle de son frère aîné Jean-Joseph-François (1808-1880), qui étudie à Aix-en-Provence avant de « monter » à Paris faire carrière. C’est leur relation commune avec Joseph-François Michaud (1767-1839), chargé pendant l’Empire d’une synthèse sur les Croisades, qui les propulsent à six ans d’intervalle aux quatre coins des territoires ottomans. Tandis que son frère accompagne Michaud en Syrie en 1830 - la fameuse Correspondance d’Orient (1831) est la publication de l’échange de leurs lettres -Baptistin part en 1836 pour un Voyage à Constantinople, dans l’Asie mineure, en Mésopotamie, à Palmyre, en Syrie en Palestine et en Egypte (1840) afin de compléter le travail documentaire de ses prédécesseurs. Ses connaissances assez fines de l’histoire de l’Empire ottoman font de ses descriptions un témoignage valeureux, si l’on fait la part du mépris général qu’il a pour l’Islam et pour les Ottomans. Ses observations sur la guerre qui sévit alors en Syrie avec l’avancée des Egyptiens constituent un témoignage de choix sur une période et des évènements peu explorés. Témoin de l’appauvrissement de la population pressée notamment par les méthodes de l’armée des Egyptiens, il ne suit pas ses compatriotes dans l’admiration qu’ils prônent pour Mohamed Ali Pacha: il ne voit dans le « Bonaparte du Nil » qu’un despote « occupé à couvrir avec le masque de la civilisation sa face de tyran ». Sylvain Cornac, in Dictionnaire des orientalistes de langue française.