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Les candidats républicains à l'élection présidentielle américaine se sont écharpés lors d'un débat télévisé dans le New Hampshire. Ils ont concentré leurs critiques sur le favori Mitt Romney, mais aussi sur le président Barack Obama, à trois jours des élections primaires dans cet Etat.
Mitt Romney, l'ancien gouverneur multi-millionnaire du Massachusetts, favori des sondages pour devenir le républicain qui sera opposé à Barack Obama lors de l'élection présidentielle de novembre prochain, a subi samedi un feu roulant de critiques de ses cinq adversaires, l'attaquant dès le départ sur son passé d'homme d'affaires.
"Le commandant en chef de ce pays n'est pas un gestionnaire. Le président doit diriger, ce n'est pas un PDG. Et nous avons besoin de quelqu'un qui nous inspire", a lancé l'ancien sénateur de Pennsylvanie Rick Santorum.
L'ancien président de la Chambre des représentants Newt Gingrich a mis en doute le bilan de M. Romney, se demandant si les gens des entreprises qu'il avait gérées "s'en étaient trouvés mieux ou moins bien".
Obama pas épargné
"Les gens qui passent leur vie à Washington ne comprennent pas ce qui se passe dans la vraie économie", a répliqué M. Romney, très à l'aise tout au long du débat. Les candidats n'ont pas non plus ménagé leurs critiques entre eux.
Ron Paul, le candidat libertarien de 76 ans, populaire chez les jeunes, a notamment accusé le très catholique Rick Santorum, qui a fait un score inattendu dans l'Iowa, arrivant deuxième à huit voix seulement de Mitt Romney, d'être "corrompu" et d'avoir gagné "beaucoup d'argent" grâce aux groupes de pression. Il a accusé Newt Gingrich d'être un "lâche", pour n'avoir pas servi dans l'armée.
A trois jours de la primaire du New Hampshire, premier Etat à tenir ces élections qui, Etat après Etat, serviront à désigner l'opposant républicain de M. Obama à l'élection présidentielle de novembre, les candidats ont fait feu de tout bois contre le président, critiquant sa politique étrangère et sa politique économique.
ATS