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CITES MAYAS CLASSIQUES EN FORET: QUELLES RUPTURES ET QUELLES TRANSFORMATIONS AU COURS DU IXe SIECLE DE NOTRE ERE.
par Charlotte Arnauld
Les Mayas ont développé dans les basses terres à forêt tropicale de l’isthme centraméricain une civilisation complexe dont l’aura ne s’est jamais démenti en occident depuis les explorations de Dupaix et Stephens aux XVIIIe-XIXe siècles. La qualité des réalisations architecturales, sculpturales et picturales lors de l’apogée classique (200-900 ère commune) continue de fasciner. S’y ajoute un brouillard de mystère autour de la transition encore incomplètement connue de la période classique à la période postclassique (900-1542), souvent qualifiée d’effondrement (« collapse ») ayant engendré « la disparition des Mayas ». En réalité, à ce jour les Mayas forment le deuxième groupe amérindien du continent. L’effondrement du IXe siècle est maintenant circonscrit à un changement de régime politique, qui n’a pas été la seule cause du changement de système de villes intervenu aux Xe-XIe siècles. L’exposé de ces nouvelles connaissances archéologiques et épigraphiques se situera dans le cadre d’une urbanisation maya reformulée pour les basses terres : la formation de cités (ou villes) aux caractères bien particuliers a donné lieu à des dynamiques de long terme assez différentes de ce que l’urbanisation laisse voir habituellement dans les domaines politiques et socioéconomiques.