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Alors que le Conseil se penche sur le projet de Déclaration sur l’éducation aux droits de l’homme l’existence d’un droit à cette éducation a été sujet de débat. Déjà en 1993 le Congrès international sur l'éducation aux droits de l'homme et à la démocratie de Montréal organisé par l'UNESCO à la veille de la Conférence de Vienne avait affirmé :
" L’éducation aux droits de l'homme et à la démocratie est elle-même un droit de l'homme et un préalable à la pleine réalisation de la justice sociale, de la paix et du développement. L'exercice d'un tel droit contribuerait à la sauvegarde de la démocratie et au développement, compris dans son sens le plus large ".
Et Mary Robinson, ancien Haut Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies avait souligné:
" En proclamant la Décennie sur l’éducation aux droits de l’homme (1995 – 2005) , il a été réaffirmé, comme cela avait déjà été déclaré dans plusieurs instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme, que l'éducation dans le domaine des droits de l'homme est un droit en soi, c'est-à-dire le droit pour tout individu d'être amené à prendre conscience des droits et de la dignité de tous ainsi que des moyens d'en assurer le respect. "
Ces considérations qui ne relèvent pas du droit international se fondent sur le Préambule même de la Déclaration universelle:
" L'Assemblée générale, proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous (…) s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés. "