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Dans une étude publiée mardi, un an après l'acceptation par le peuple suisse de l'initiative de l'UDC contre l'immigration de masse, le KOF - l'institut de recherches conjoncturelles de l'EPFZ - analyse les effets de la libre circulation des personnes sur l'économie suisse. Il estime qu'elle a favorisé l'immigration en provenance de l'Union européenne au détriment de celle provenant d'Etats tiers. L'un des principaux objectifs de la libre circulation des personnes a ainsi été atteint.
Chaque année depuis 2002 et jusqu'en 2012, entre 16'000 et 26'000 ressortissants européens sont arrivés en Suisse, souvent pour des postes hautement qualifiés, ce qui a dynamisé l'économie helvétique.
Le KOF souligne d'ailleurs que depuis 2002, la Suisse est l'un des pays à avoir affiché le plus fort potentiel de croissance.
Entreprises dans l'incertitude
Mais le vote du 9 février 2014 a tout de même changé la donne en créant l'incertitude au sein des entreprises. Le KOF a procédé à un double sondage - juste après le "oui" à l'initiative, puis en automne. Il en ressort que les entreprises n'ont quasiment pas changé de position: l'insécurité ressentie est restée constante tout au long de l'année passée.
Les incidences négatives se sont surtout fait ressentir dans les investissements de ces sociétés et sur l'embauche.
Péril sur la prospérité
Une résiliation des accords bilatéraux entraînerait une chute de 0,2% du Produit intérieur brut (PIB) par année, estime le KOF. L'institut souligne que l'initiative contre l'immigration de masse demande une forme de retour au système des contingents - un modèle qui, avant 2002, faisait obstacle à la croissance de l'économie.
La résiliation des accords bilatéraux et la fin de la libre circulation des personnes mettraient donc fortement en péril la prospérité telle qu'elle est vécue aujourd'hui en Suisse, estiment les experts.
Rouven Gueissaz/oang