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Le congrès américain va voter sur les plans de Biden vendredi
Après des mois d'intenses tractations, la chambre américaine des représentants va enfin voter vendredi sur les grands plans d'investissements du président américain Joe Biden. Le démocrate espère les voir adoptés pour relancer son mandat, mis à rude épreuve.
La chambre doit se réunir à 08h00 (14h00 en Suisse) pour se prononcer sur ces deux programmes gigantesques du 46e président des Etats-Unis d'Amérique, ont annoncé jeudi soir les responsables du parti démocrate. C'est un projet «historique» et «porteur de transformation», a expliqué une porte-parole de la Maison-Blanche.
Sous pression après une défaite cuisante à une élection locale en Virginie, les démocrates au congrès se sont évertués jeudi à accorder leurs violons. Les luttes entre l'aile gauche du parti de Joe Biden et les élus plus modérés privaient le président d'une victoire politique dont il a désespérément besoin pour donner un nouveau souffle à sa présidence.
Les programmes de dépenses du président sont populaires auprès des Américains, selon les sondages. Une étude du cabinet Moody's publiée jeudi estimait à 1,5 million le nombre d'emplois que pourraient créer ces plans en dix ans.
Dans les mains d'un sénateur
Le premier plan vise à rénover les routes, ponts et transports vétustes du pays. L'enveloppe de 1200 milliards de dollars, l'équivalent du PIB de l'Espagne, est soutenue par les démocrates et certains républicains.
L'autre porte sur un gigantesque volet social et climatique, baptisé «Build Back Better» ("reconstruire en mieux"). Il prévoit de réduire les frais de garde d'enfants et d'investir 550 milliards de dollars pour réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030.
Les démocrates possédant une marge d'élus à la chambre des représentants, le sort des plans est en réalité dans les mains d'un élu, le sénateur Joe Manchin, de Virginie-Occidentale, qui refuse pour l'instant de les soutenir. Au vu de la très fine majorité démocrate au Sénat, l'homme possède virtuellement un droit de veto sur ces projets.
Il a réitéré jeudi matin ses inquiétudes quant à leur impact sur la dette publique américaine et l'inflation. Dans son Etat, l'un des plus pauvres d'Amérique, «les gens sont terrifiés par la hausse du prix de l'essence, de la nourriture, des services publics», a-t-il assuré sur CNN.
ATS