Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06874.jsonl.gz/810

Menu principal :
Pierre Dubochet | 1er mai 2014
L'OMS sous contrat avec le plus grand promoteur du nucléaire civil !
La communication de l'OMS sous tutelle industrielle
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), dont le siège est à Vienne, se constitue en 1957. Les statuts de cette Agence précisent que son objectif principal est «d’accélérer et d’accroître la contribution de l’énergie atomique pour la paix, la santé et la prospérité dans le monde entier». Elle figure au plus haut de la hiérarchie des Nations Unies (ONU).
L’AIEA est donc le promoteur mondial du nucléaire commercial le mieux placé. Il est évident que sa position implique de minimiser ou d’occulter les problèmes et conséquences sanitaires liés à cette industrie. Une des priorités de cette agence est de cacher ou de faire ignorer les maladies engendrées ou aggravées par les rayonnements ionisants par tous les moyens.
Quelques mois après la rédaction du rapport 151 essentiellement spéculatif sur la santé mentale, le 28 mai 1959, l’OMS se lie à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avec l’accord WHA 12-40. Cet accord lie deux agences de l’ONU qui ont des niveaux hiérarchiques différents. L’AIEA répond devant le Conseil de sécurité, en position dominante par rapport au Conseil économique et social de l’ONU dont dépend l’OMS.
Voir l'organigramme de l'ONU.
«Chaque fois que l’une des parties se propose d’entreprendre un programme ou une activité dans un domaine qui présente ou peut présenter un intérêt majeur pour l’autre partie, la première consulte la seconde en vue de régler la question d’un commun accord» spécifie l'art. 1 sous le § 3.
«L’Agence internationale de l’énergie atomique et l’Organisation mondiale de la Santé reconnaissent qu’elles peuvent être appelées à prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder le caractère confidentiel de renseignements qui leur auront été fournis» précise l'art. 3 sous le § 1.
L’AIEA avait la certitude que les prises de décisions de l’OMS allaient à terme entraver ses activités. Dès 1959, le champ de la santé dans le domaine du nucléaire passe entre les mains de l’AIEA. On comprend mieux le caractère extravagant de certains passages du rapport 151 de l’OMS par la domination de l’AIEA sur l’OMS. Une fois que l'on sait que l'OMS est liée à l'industrie nucléaire et qu'elle ne peut rien communiquer sans l'accord du plus grand promoteur mondial de l'énergie nucléaire, la lecture des rapports de l'OMS prend un autre sens. On comprend soudain mieux les énormes différences que l'on relève entre les rapports des scientifiques locaux et ceux de l'OMS.
Cet accord l’empêche l’Organisation Mondiale de la Santé de prendre les mesures sanitaires nécessaires aux populations et terrains contaminés. Cet accord l’empêche de développer des prophylaxies sur l’irradiation interne de radionucléides. Cet accord l’empêche de développer une capacité d’expertise propre. Quelle est la part du vrai dans ce qui dit l'OMS en matière atomique, quelle est la part qui couvre les intérêts de l’industrie nucléaire ?
Haut de page