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Le cas échéant, une somme de plus de 500 millions de dollars (462,25 millions de francs) serait en jeu.
Dans un communiqué diffusé mercredi soir, l'établissement de la Paradeplatz indique vouloir prendre toutes les mesures juridiques à sa disposition dans le cadre de cette procédure, pour laquelle des provisions ont déjà été constituées. Pour l'heure, Credit Suisse examine s'il convient de compléter ces dernières dans le cadre de la publication des résultats financiers du premier trimestre 2022, le 27 avril.
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Dans son rapport annuel 2021, Credit Suisse indiquait avoir provisionné sur l'année sous revue au total 1,54 milliard de francs en vue de régler des litiges juridiques. Rien que pour le seul quatrième trimestre, la grande banque a mis de côté à cet effet 436 millions.
Selon le Financial Times, notamment, le conflit en question oppose depuis plusieurs années Credit Suisse à l'ancien premier ministre géorgien, Bidzina Ivanishvili. Selon le quotidien économique britannique, qui cite des sources proches du dossier, le client lésé avait demandé des dommages et intérêts à la banque.
Affaire ancienne
Le conflit entre Credit Suisse et M. Ivanishvili remonte à 2011. Client de la banque aux deux voiles, le milliardaire, qui a bâti sa fortune dans le commerce d'ordinateurs et de téléphones, puis créé l'établissement bancaire Rossiysky Kredit, vendu en 2012, a été l'une des victimes des agissements frauduleux d'un conseiller de Credit Suisse. Licencié par l'institut et condamné en 2018 à Genève à cinq ans de prison pour escroquerie par métier, gestion déloyale simple et aggravée ainsi que faux dans les titres, le banquier s'était suicidé en 2020.
Associé à d'autres victimes du conseiller au sein du groupe "CS Victims", M. Ivanishvili a intenté une action en justice contre CS Life Bermudas. Selon le Tages-Anzeiger, les plaignants ont fait valoir des prétentions en dommages et intérêts d'un montant total d'environ un milliard de dollars.
Selon le rapport d'enquête de l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma), lequel n'a pas encore été publié, les responsables de Credit Suisse, avertis selon la NZZ am Sonntag jusqu'au 2e niveau hiérarchique le plus élevé, auraient ignoré les alertes concernant "de nombreuses infractions graves" du conseiller indélicat. Le journal dominical expliquait il y a un an que Credit Suisse avait actionné la justice afin d'empêcher la publication du rapport du gendarme des marchés financiers, achevé en 2017.
Le retour en lumière de l'affaire suscitait apparemment l'inquiétude des investisseurs. Peu après 09h30 à la Bourse suisse, l'action Credit Suisse baissait de 1,5% à 7,495 francs, alors que l'indice phare SMI progressait de 0,18%