Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07175.jsonl.gz/1017

Depuis qu'on a médiatisé la découverte d'une exoplanète fort similaire à la Terre (c'était ici dans mon blog), le terme est rentré dans le langage courant. Pas un jour ne passe sans qu'on puisse lire des dépêches attestant de l'observation (indirecte, non pas au télescope, mais déductible, pour faire simple, d'après la trajectoire qu'elles effectuent par rapport à leurs étoiles) d'autres exoplanètes. L'Union internationale d'astronomie organise même une consultation publique pour attribuer un nom à 305 d'entre elles ! Il y a deux jours, 51 Eridani b (vue d'artiste ci-dessus) faisait son apparition. Détectée grâce à l'instrument Gemini Planet Imager, basé au Chili, elle présente des caractéristiques physico-chimiques très proches de celles de Jupiter, géante gazeuse de notre système solaire. Dont semble-t-il une forte concentration de méthane. Mais elle est surtout beaucoup plus jeune, puisqu'elle ne serait apparue qu'environ 40 millions d'années après l'extinction des dinosaures chez nous. Son observation va donc permettre de mieux saisir l'évolution de Jupiter et de semblables gazeuses. 51 Eridani b se situe à 100 années-lumière de la terre (oui, très loin), sa masse vaut deux fois celle de Jupiter et sa température avoisine les 426 degrés.