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Présidentielle américaine
Les cinq premières voix pour Biden
Les cinq électeurs de Dixville Notch, un hameau de douze habitants du nord-est des Etats-Unis, ont lancé symboliquement l'élection présidentielle américaine mardi à minuit. Ils ont voté à l'unanimité pour le favori des sondages, le démocrate Joe Biden.
Ce village perdu dans les forêts du New Hampshire, près de la frontière canadienne, a perpétué une tradition établie depuis 1960, qui lui vaut le titre de «First in the Nation» (premier du pays en français). Au total plus de 250 millions d'Américains se rendent mardi aux urnes pour choisir qui entre Donald Trump et Joe Biden sera le 46e président d'un pays très divisé.
L'ancien vice-président de 77 ans, Joe Biden, espère enfin décrocher les clés de la Maison-Blanche à sa troisième tentative. En face, le président républicain sortant Donald Trump, 74 ans, qui a mené une campagne d'une agressivité inouïe, promet de son côté de créer de nouveau la surprise, comme en 2016.
Lors de son ultime réunion de campagne à Grand Rapids, dans le Michigan, à quelques heures de l'ouverture des bureaux de vote, le milliardaire a prédit «une magnifique victoire». «J'ai le sentiment que nous allons vers une large victoire», avait lancé, quelques heures plus tôt, Joe Biden à Pittsburgh, la ville où il avait commencé sa campagne il y a 18 mois.
Pays scindé en deux
La campagne a été dominée par la pandémie de Covid-19, qui a fait plus de 230'000 morts aux Etats-Unis et s'est encore aggravée ces derniers jours.
Au moment où certaines villes se préparent à d'éventuels débordements violents, l'Amérique donne au monde l'image d'un pays scindé en deux blocs qui ne se parlent plus. Pendant des mois, Donald Trump a agité, scénarios apocalyptiques à l'appui, le spectre d'une «gauche radicale» prête à transformer la première puissance mondiale en un «Venezuela à grande échelle».
Les démocrates, Joe Biden et Barack Obama en tête, multiplient eux les mises en garde contre les conséquences potentiellement dévastatrices sur les institutions démocratiques d'un second mandat de M. Trump.
La participation s'annonce historiquement élevée, avec plus de 97 millions d'électeurs qui ont déjà voté par anticipation avant mardi, par courrier ou en personne, soit plus de 70% du nombre d'électeurs total de 2016.
L'accumulation record de votes par courrier, qui dans certains Etats pourront affluer jusqu'à plusieurs jours après mardi, risque de compliquer le dépouillement, voire retarder l'annonce d'un vainqueur si le résultat est serré. «Dès que l'élection sera terminée, nos avocats seront prêts», a prévenu Donald Trump, qui, fait inédit pour un président sortant, a obstinément refusé de s'engager à accepter l'issue du vote.
Pour l'emporter, un candidat n'a pas besoin d'être majoritaire en voix au niveau national: il doit gagner la majorité d'au moins 270 des 538 grands électeurs attribués au niveau des Etats.Page spéciale USA 2020 Retour à la page d'accueil
ATS