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Cet investissement est toutefois bas en comparaison européenne et mondiale, selon, mandaté par WWF Suisse. Et l'économie suisse est bien préparée à satisfaire ces besoins.
Mais elle a encore une perception plutôt vague de la transition climatique, selon l'organisation. C'est pourquoi elle doit encore améliorer les critères et la réglementation de ses plans de transition. Des normes uniformes doivent notamment être établies sur le plan politique. De plus, le nombre d’instruments de financement spécifiques adaptés aux besoins des entreprises souhaitant effectuer cette transition n’est pas encore suffisant.
Le Parlement doit plancher prochainement sur un contre-projet à l'initiative pour les glaciers rejetée en mars. Le projet doit définir des moyens pour atteindre l'objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre d'ici 2050.
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A cette date, les secteurs du bâtiment et des transports ne devront plus émettre de CO2, et celui de l’industrie devra réduire ses émissions de 90%, selon la commission de l'environnement du Conseil national. Les émissions restantes devront être compensées. Un objectif intermédiaire est aussi fixé: la Suisse devra réduire ses émissions de 75% par rapport à 1990 d'ici 2040.
ats/mh
Les géants des hydrocarbures peu crédibles dans la réduction de leurs émissions
Un autre rapport pointe le manque de crédibilité des engagements climatiques parmi les géants des hydrocarbures dans le monde. Ils reposent sur des technologies coûteuses dont l'efficacité n'est pas été démontrée à grande échelle, selonpubliée jeudi.
Le groupe de réflexion s'est penché sur les objectifs climatiques de quinze grands groupes cotés en Bourse. Le groupe des relativement bons élèves comprend seulement quatre entreprises - toutes européennes - qui s'engagent à une réduction absolue de leurs émissions, un objectif qui inclut les produits utilisés par leurs clients, par exemple l'essence brûlée dans les voitures (sur un périmètre dit "scope 3").
Tout en haut du classement se trouve le groupe italien Eni, avec un objectif de réduction de ses émissions de 35% d'ici 2030, en prenant en compte toutes ses productions. Suivent l'espagnol Repsol, le français TotalEnergies et le britannique BP.
Les sept cancres du classement, dont le géant américain ExxonMobil, promettent uniquement une réduction des émissions de leurs propres opérations. Ces entreprises, toutes nord-américaines, laissent ainsi de côté le périmètre "scope 3" (l'utilisation finale), qui représente pourtant l'essentiel du problème: "95% des émissions provenant de leurs produits a lieu lors de la combustion", souligne Carbon Tracker.