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Plusieurs dossiers en cours au Parlement pourraient affecter la liberté des médias ainsi que les conditions de recherche des professionnels des médias en Suisse, a annoncé samedi le Réseau de recherche des journalistes d'investigation en Suisse. Hefti est l'auteur d'une motion au Parlement visant à renforcer l'article 266 du code de procédure civile et à simplifier la prévention des articles de presse impopulaires.
Il s'agit plus précisément de l'obstacle que constituent les injonctions super provisoires imposées par les tribunaux à l'encontre des rapports publiés dans les médias à diffusion régulière. En plus d'autres critères, un "préjudice grave" doit être suffisant à l'avenir pour justifier l'empêchement temporaire de la publication d'un reportage. Auparavant, un "désavantage particulièrement grave" était nécessaire. Le Conseil des États a approuvé la proposition par 30 voix contre 12.
Hefti avait ainsi lancé "probablement l'attaque la plus grave" contre des journalistes critiques dans le secret d'une réunion de commission, selon le communiqué d'Investigativ.ch. Dans un premier temps, aucune déclaration n'était disponible de la part de l'homme politique libéral et avocat de 61 ans. Selon les organisateurs, il n'a pas accepté personnellement le prix lors de la réunion annuelle du réseau de recherche à Bienne BE.
Depuis 2014, le réseau de recherche décerne chaque année un "Golden Brake Block". Avec ce prix, elle veut attirer l'attention sur la prévention de l'information et en faire un sujet de débat.
Les précédents lauréats sont l'Office fédéral de l'agriculture, le consultant en relations publiques Sacha Wigdorovits, l'ancienne présidente du Conseil national Christa Markwalder (PRD/BE), le Tribunal pénal fédéral, le conseiller national UDC valaisan Jean-Luc Addor, l'industriel Jørgen Bodum et le Secrétariat d'État à l'économie Seco. (SDA)