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Colombo - Le gouvernement sri-lankais a ordonné au CICR de fermer ses bureaux dans le nord du pays, a indiqué l'organisation dimanche. Le nord de l'ìle avait été le théâtre des combats entre l'armée et la rébellion séparatiste des Tigres qui se sont achevés en mai 2009.
"Le gouvernement a demandé au CICR de fermer ses bureaux de Jaffna et Vavuniya", les deux grandes villes du nord, "et de n'opérer que depuis Colombo", la principale ville de l'île, située dans le sud, a indiqué la porte-parole du CICR (Comité international de la Croix Rouge) Sarasi Wijeratne. Aucune explication a été donnée à cette décision, a-t-elle ajouté.
Le bureau de Jaffna avait pour mission de fournir des prothèses aux victimes de la guerre tandis que celui de Vavuniya aidait les familles à rendre visite à leurs proches détenus en prison. Le gouvernement n'a pas confirmé mais les autorités du pays ont renforcé en début de mois leur contrôle sur les organisations humanitaires, sri-lankaises ou internationales.
Le ministère de l'Information avait indiqué que le pays accueillait sur son sol 250 ONG internationales et un millier sri-lankaises et qu'elles devraient désormais être enregistrées auprès du ministère de la Défense.
L'armée du Sri Lanka avait proclamé en mai 2009 sa victoire militaire sur la rébellion séparatiste des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), mettant fin à 37 années de guerre qui ont fait entre 80'000 et 100'000 morts selon l'ONU.
Le gouvernement fait face à de nombreuses accusations de crimes de guerre qui auraient été commis pendant l'offensive finale. Pour les défenseurs des droits de l'homme, jusqu'à 30'000 civils tamouls ont été tués à la fin de la guerre. Le Sri Lanka dément et accuse le LTTE d'avoir utilisé les civils comme boucliers humains.
ATS