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Contrairement au National, le Conseil des Etats ne veut pas de loi pour chapeauter la prévention et la promotion de la santé. Par 20 voix contre 19, les sénateurs ont décidé jeudi de ne pas entrer en matière sur ce texte. L'UDC et le PDC ont réussi à convaincre.
La loi fédérale sur la prévention et la promotion de la santé vise notamment à lutter contre les maladies chroniques, susceptibles d'engendrer des coûts élevés, en particulier en raison du vieillissement de la population. Une stratégie nationale en matière de prévention devrait être mise en place. Les moyens seraient en partie puisés dans les primes de l'assurance maladie.
Plusieurs sénateurs UDC et PDC ont estimé que la prévention est de la responsabilité de chacun et qu'une loi fédérale n'est pas nécessaire. C'est une question de volonté, a affirmé Paul Niederberger (PDC/NW). "Je sais que je dois manger plus sainement, boire moins d'alcool ou bouger davantage, mais qu'est-ce que ça change si je ne fais rien?", a-t-il demandé.
Souveraineté des cantons
Le sénateur a aussi critiqué une "solution centraliste". Les cantons devront à nouveau passer à la caisse, alors que les plus petits ont déjà suffisamment de difficultés à respecter des standards et des directives toujours plus exigeants, a renchéri Alex Kuprecht (UDC/SZ).
"Vous vous trompez complètement quand vous dites que nous voulons centraliser. C'est exactement l'inverse", a répondu le conseiller fédéral Didier Burkhalter. Les cantons seront représentés au sein de la fondation Promotion Santé Suisse, qui participera à l'élaboration des programmes nationaux de prévention, a-t-il expliqué. Et ils resteront responsables de l'application de la stratégie nationale.
La conférence des directeurs cantonaux de la santé et la plupart des cantons sont d'ailleurs favorables à une telle loi, a relevé sans succès Anita Fetz (PS/BS).
ATS