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Censée entrer en vigueur au printemps 2017 - un délai trop ambitieux pour les cantons de Vaud, Berne et des Grisons au vu des adaptations à mettre en place - la nouvelle loi réserve le passeport suisse aux détenteurs d'un permis d'établissement installés dans le pays depuis dix ans et justifiant d'une intégration réussie.
Le projet d'ordonnance, qui précise les conditions à remplir et était en consultation jusqu'à jeudi, est loin de faire l'unanimité.
Intégration à prouver
Si le PDC approuve les critères proposés, le PLR juge que "la naturalisation n'est pas un moyen de l'intégration, mais son aboutissement". Le parti demande d'ajouter, comme indices d'une intégration non réussie, le soupçon de mariage forcé et l'absence au cours de natation à l'école.
L'UDC, qui rejette le projet d'ordonnance, veut que l'intégration "locale" (quartier ou commune) conditionne la naturalisation. A l'instar du PLR, le parti de Christoph Blocher exige des critères plus stricts pour les connaissances linguistiques.
ats/cab
Aide sociale
Les cantons de Neuchâtel et de Vaud critiquent respectivement une disposition "excessivement rigide" et "disproportionnée".
Au contraire, le PLR fait valoir qu'en plus de l'aide sociale, l'administration devrait pouvoir prendre en compte le versement éventuel de prestations complémentaires avant de statuer.
Déclaration de loyauté
Plus sceptique, le canton de Neuchâtel juge cette déclaration de loyauté inopportune. Si elle était acceptée, il faudrait au moins expliciter les conséquences en droit de son non-respect.