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Les effets d'une politique monétaire unique: cas de l'UEMOA
L'étude des effets de la politique monétaire conduite par la BCEAO par un SVAR montre tout d'abord une asymétrie au niveau global et une asymétrie au niveau sectoriel. L'application de la méthode de Cover (1979) montre que les chocs monétaires non anticipés comme ceux anticipés ne sont pas neutres au sein des pays membres. La politique monétaire anticipée et non anticipée a donc des effets réels sur l'activité des pays. Comme il n'existe pas une homogénéité au niveau des réactions des économies de l'UEMOA, la politique monétaire commune a des effets différents. Il se pose alors la question de la coordination des politiques économiques au sein de la zone. Contrairement aux enseignements de la théorie budgétaire du niveau général des prix, la hausse des déficits budgétaires n'entraîne pas une hausse de l'inflation car la masse monétaire n'a pas augmenté. L'appartenance des pays à l'UEMOA a permis d'obtenir des taux d'inflation bas et stable. Elle a permis, également d'avoir une politique monétaire crédible conduite par une banque centrale qui devient de plus en plus indépendante dans la conduite de sa politique.