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L'amiante ou «asbeste» est un terme générique qui désigne six minéraux fibreux différents qui existent tels quels dans la nature. Ces minéraux sont très résistants au feu, à l’étirement, aux agressions chimiques et électriques, et sont de surcroît peu onéreux.
Selon leurs propriétés physiques et chimiques, les fibres d'amiante sont classées en deux groupes minéraux distincts :
Les Serpentines
Les Amphiboles
Les fibres de serpentine sont longues et sinueuses. Le principal type d'amiante Serpentine est le chrysotile (amiante blanc) qui est également le type d’amiante le plus utilisé.
Les fibres amphiboles sont généralement rectilignes et cassantes, ce qui limite leur utilité commerciale. Les sous-types d'amiante amphibole sont :
La crocidolite (amiante bleu)
L'amosite (amiante brun)
L'actinolite
L'anthophyllite
Chaque variété d’amiante réglementaire possède au moins un homologue non asbestiforme dont la composition chimique est identique.
Ces différentes variétés d’amiante sont utilisées pour l’isolation thermique, la fabrication des câbles électriques, des canalisations, des plaquettes de frein de voiture, des joints ou des faux plafonds.
Les fibres d’amiante sont aussi incorporées aux bitumes, aux résines, aux colles, aux ciments, aux crépis, …
Les effets sur la santé humaine d'une exposition à l'amiante prolongée et non sécuritaire sont bien documentés. Les fibres d'amiante sont facilement inhalées et transportées vers la partie inférieure des poumons, là où elles peuvent causer des fibroses pulmonaires (amiantose) ainsi que des changements au niveau de la muqueuse de la cavité thoracique (plèvre). Ces maladies peuvent mener à une fonction respiratoire diminuée et à la mort. Une inhalation à long terme des fibres d'amiante augmente également le risque de cancer du poumon et de mésothéliome.
La cardiomégalie peut également se manifester comme effet indirect de la résistance accrue du flux sanguin dans les poumons.
Depuis 1989, l'amiante fait l'objet d'une interdiction générale en Suisse. Si les bâtiments construits avant cette interdiction (et avant l'échéance des délais transitoires) contiennent des produits à base d'amiante, ils représentent un risque important pour la santé.
Sur le site du Forum Amiante Suisse (FACH) on trouve les informations sur les risques sanitaires, les dispositions légales, les organes compétents, les prestations des assureurs, le désamiantage ainsi qu'une liste complète de publications.
Notre rôle, en tant que laboratoire d’analyses, est de déterminer la présence et la nature du type d’amiante contenu dans une matrice solide ou de déterminer le type et le nombre de fibres respirables d’amiante contenues sur un filtre doré ou dans des poussières de surface.
L’analyse de l’amiante dans les matériaux solides selon HSG 248 permet l’identification de chaque type d’amiante présent. Après une calcination de plusieurs heures à haute température, l’échantillon est broyé puis acidifié à l’acide chlorhydrique. Après lavage et filtration, le résidu est séché. Une partie de celui-ci est placée sur une lame de microscopie avec une huile de réfraction spécifique. Une huile différente pour chaque type d’amiante est nécessaire. Le cumul de 5 critères clés observés par Microscopie Optique à Lumière Polarisée (MOLP) permet de déterminer exactement le type d’amiante présent.
Le comptage des fibres d’amiante respirables se fait selon la méthode d’analyse VDI 3492. Le filtre extrait de sa cartouche est analysé par Microscopie Electronique à Balayage (MEB) associée à la microanalyse par Energie Dispersive de rayons X (EDX). L’analyse des éléments chimiques est effectuée sur chaque fibre détectée. Selon la nature et la concentration de ces éléments, les fibres d’amiante peuvent être classées en : chrysotile ou amphibole et le nombre de fibres est donné.
L’analyse de l’amiante dans les poussières de surface se fait selon la méthode ISO 16000-27. Les poussières sont récoltées sur un « stub » muni d’un adhésif conducteur. Celui-ci est ensuite analysé par Microscopie Electronique à Balayage (MEB) associée à la microanalyse par Energie Dispersive de rayons X (EDX). L’analyse des éléments chimiques est effectuée sur chaque fibre détectée. Selon la nature et la concentration de ces éléments, les fibres d’amiante peuvent être classées en : chrysotile ou amphibole et le nombre de fibres est donné.
Méthodes d’analyse dans le domaine des déchets et des sites pollués, Publié par l’Office fédéral de l’environnement OFEV, Berne, 2017.
Plate-forme d'information sur l'amiante (Forum Amiante Suisse (FACH)).
CFST 6503 : Directive Amiante
HSG248 : Méthode d’analyse de l’amiante dans les matériaux solides.
VDI 3492 : Méthode d’analyse des fibres d’amiante respirables.
ISO 16000-27 : Méthode d’analyse de l’amiante dans les poussières de surface.