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Les Chinois sont à nouveau descendus par dizaines de milliers dans la rue mardi, sous l'oeil bienveillant du pouvoir, pour exiger du Japon la restitution des îles Diaoyu/Senkaku. L'issue de ce bras de fer aux forts relents nationalistes reste incertaine.
Le choix de la date de cette nouvelle vague de manifestations, autorisées par le pouvoir communiste, était destiné à marquer l'anniversaire de "l'incident de Moukden" qui, le 18 septembre 1931, avait donné le prétexte à l'invasion de la Mandchourie par le Japon.
Dans les trois provinces de l'ancienne Mandchourie - Heilongjiang, Jilin et Liaoning - au nord-est de la Chine, les sirènes ont retenti à 09h18 (03h18 en Suisse) et des cérémonies commémoratives ont eu lieu pour la première fois à Shenyang l'ancienne Moukden dans la province du Liaoning, a rapporté la télévision chinoise.
Dans toute la Chine, des centaines d'entreprises japonaises, restaurants compris, avaient mis leurs employés en congé par précaution. A Pékin, en milieu de journée, plusieurs milliers de manifestants tournaient en circuit autour de l'ambassade du Japon, protégée par six rangées de policiers anti-émeute et des barrières métalliques de deux mètres de haut.
Navires
Depuis plusieurs semaines, les deux pays se sont livrés à des démonstrations intransigeantes autour du petit l'archipel, à environ 200 km à l'est des côtes de Taïwan, qui le revendique également, et à 400 km à l'ouest de l'île d'Okinawa au sud du Japon.
Mardi après-midi, onze navires gouvernementaux chinois sont arrivés près des îles disputées. Pékin avait prévenu que les six navires similaires envoyés sur place la semaine dernière ne seraient pas les derniers.
Dans le même temps, deux ressortissants japonais ont débarqué sur l'un des îlots contestés, ont rapporté les gardes-côtes japonais. Le ministère chinois des Affaires étrangères a qualifié cette action de "grave provocation".
ATS