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Verdict
Dame âgée violée en EMS: 3 ans de prison pour l'aide-soignant
Le Tribunal correctionnel de Genève a reconnu mercredi un aide-soignant coupable d'acte d'ordre sexuel sur une personne incapable de discernement pour avoir violé une résidente d'un EMS âgée de 83 ans. L'agresseur est condamné à trois en de peine privative de liberté, dont 12 mois ferme.
L'homme âgé de 39 ans est en revanche acquitté, faute de preuve, pour une autre agression envers un résident âgé de 93 ans. Le sursis partiel est accordé pour les deux ans restants avec un délai de mise à l'épreuve de quatre ans. Compte tenu des jours déjà passés en détention provisoire, l'homme doit encore faire cinq mois de prison.
Comme le demandait le Ministère public, le Tribunal a aussi prononcé une interdiction à vie d'exercer une activité avec des adultes vulnérables ainsi que dans le domaine de la santé. Il lui est aussi interdit d'entrer en contact avec la victime. Cette femme est toujours profondément traumatisée par l'agression subie dans sa chambre le 16 juin 2020.
Idées bizarres
La faute est grave, a relevé la présidente du Tribunal. En tant qu'aide-soignant, il avait la mission de protéger et de soigner les résidents, alors qu'il a délibérément choisi de s'en prendre à cette résidente atteinte de la maladie de Parkinson et souffrant d'importants troubles cognitifs. Il n'a écouté que ses pulsions sexuelles, ont relevé les juges.
Quand il a commencé à avoir des idées bizarres envers les personnes âgées, il aurait dû demander de l'aide et surtout il aurait dû renoncer à postuler dans un EMS, estime le Tribunal. Les frustrations dans sa vie professionnelle et familiale n'expliquent, ni ne justifient son acte.
Trouble
Le Tribunal retient une responsabilité légèrement restreinte en raison de son trouble de la préférence sexuelle de type gérontophile diagnostiqué par les experts-psychiatres. Sa bonne collaboration, ses excuses et ses regrets considérés comme sincères ont aussi pesé dans la balance. En revanche, les juges estiment que sa prise de conscience n'est pas aboutie.
Au final, les juges ont été plus loin que le Ministère public qui avait requis une peine privative de liberté de trois ans, dont six mois ferme. La procureure avait tenu compte de l'attitude du prévenu et de sa bonne implication dans son traitement psychothérapeutique. L'homme devra également verser 15'000 francs à sa victime pour le tort moral, ce qu'il a déjà commencé à faire.
tb, ats