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Un rouleau vieux de 130 ans sera utilisé lors d'un office de Simchat Torah pour la première fois depuis qu'il a été volé par les nazis en 1942.
Un rouleau de Torah que les nazis ont volé pour leur projet de musée du judaïsme à Prague sera à nouveau utilisé lors de Simchat Torah, fête célébrée plus tard ce mois-ci et qui célèbre ce texte juif fondamental.
Le Memorial Scrolls Trust, une organisation à but non lucratif basée à Londres qui préserve les rouleaux de la Torah et d’autres textes sacrés, a annoncé dimanche qu’elle allait transférer le rouleau n°1052, tel qu’il est catalogué, à l’usage de Ec Chaim, une congrégation juive progressiste de la capitale tchèque, avant la fête qui démarre le 27 septembre.
En 1942, les nazis ont volé le rouleau, qui a été rédigé en 1890 à Brno, ville située au sud-est de Prague. Ils ont fait expédier le rouleau au Musée juif central, une institution qu’ils voulaient utiliser pour exposer les milliers d’objets liturgiques volés aux communautés juives qu’ils pillaient. Ce musée est devenu le Musée juif de Prague, qui appartient à la communauté juive locale.
Le 27 septembre, la congrégation Ec Chaim, qui est membre de l’Union européenne pour le judaïsme progressif, prévoit de célébrer le retour du rouleau par une fête dans sa synagogue, en présence de fidèles et de dignitaires, dont Leslie Bergman, du Royaume-Uni, ancienne présidente de l’Union européenne pour le judaïsme progressif.
Par ailleurs, le Musée et les Archives juives de Hongrie et la Bibliothèque nationale d’Israël ont acheté à une maison de vente aux enchères une collection de documents provenant des communautés juives de Hongrie.
Les sept documents, grands livres, registres et autres papiers communaux datés de 1851 à 1948, ont été mis en vente par une maison de vente aux enchères, a déclaré la Bibliothèque nationale dans un communiqué au début du mois. Elle n’a pas donné le nom de la maison de vente aux enchères, qui a vendu les documents aux acheteurs après les protestations de militants œuvrant pour la préservation du patrimoine juif.
Un porte-parole de la Bibliothèque nationale, Zachary Rothbart, a refusé de préciser le montant payé pour les documents. La Bibliothèque nationale n’avait aucune indication selon lesquels les documents avaient été volés, a-t-il ajouté.