Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06990.jsonl.gz/357

Historique
En hiver 1928-1929, un groupe de jeunes choristes se constitue autour de Francis Bodet, premier trompette solo de l’Orchestre de la Suisse Romande (OSR), dans le but de présenter au public genevois la richesse des œuvres du grand maître de Leipzig. Ils donnent leur premier concert le 11 mai 1929 au temple de Saint Gervais, accompagnés par des solistes de l‘OSR. Le Cercle Jean-Sébastien Bach de Genève vient de naître…
Pendant trente-sept années, Francis Bodet donne de nombreux concerts de haut niveau, avec un chœur comprenant une quarantaine de choristes, mettant le Cercle Bach à une place de premier plan dans la vie culturelle genevoise. Sa réputation dépasse largement nos frontières.
En 1966, le Cercle Bach est confié à Paul Rudhardt, qui l‘avait déjà conduit plusieurs fois du temps de Francis Bodet. L‘une de ses premières tâches est de réorganiser les registres en recrutant de nouveaux membres et en renforçant les registres d‘hommes.
Petit à petit, le chœur s‘agrandit jusqu‘à compter une centaine de membres, devenant ainsi un des chœurs symphoniques de la Ville de Genève. Il peut, en ces temps-là, compter sur la collaboration régulière de l‘OSR, grâce à son chef fondateur, Ernest Ansermet, pour qui le chant choral constituait “une des bases essentielles de toute forme musicale”.
L‘évolution de l‘effectif permet au Cercle Bach d‘élargir considérablement son répertoire en inscrivant à ses programmes des œuvres du XIXe et du XXe siècle, sans oublier pour autant l‘objectif premier du chœur. C‘est ainsi que, parallèlement aux grandes œuvres de Bach, les choristes interprètent, sous la baguette de leur chef, des œuvres de Mendelssohn, Brahms, mais aussi des pièces de compositeurs contemporains tels que Calame, Stauffer et Rudhardt, dont trois chants profanes en création.
En 1999, Natacha Casagrande succède à Paul Rudhardt en qualité de directrice artistique.
Un de ses premiers objectifs est d’axer son travail sur la technique vocale et donner aux choristes les outils nécessaires à la meilleure maîtrise de la voix possible. Par ailleurs, sensible à l’évolution stylistique de l’interprétation de la musique baroque, elle ne programme plus que les œuvres de Bach qui supportent une grande formation – tels l’Oratorio de Noël, les Passions et quelques cantates festives – ou celles de Haendel qui ont le plus souvent été créées avec des effectifs importants, comme les Coronation Anthems, le Te Deum et le Jubilate d’Utrecht, ou l’oratorio Israël in Egypt. En parallèle, elle perpétue la tradition des grandes œuvres chorales avec orchestre – les Requiem de J. Brahms, G. Verdi, A. Dvorak et M. Duruflé, les oratorios Elias et Paulus de F. Mendelssohn, ainsi que plusieurs psaumes et le célèbre Walpurgisnacht du même auteur, des œuvres majeures de W.A. Mozart, F. Schubert, G. Puccini, F. Poulenc, B. Britten, A. Honegger et F. Martin – tout en cherchant à inscrire au programme des pièces moins souvent jouées, Rédemption de C. Franck ou le Psaume 13 de F. Liszt par exemple, ou des auteurs moins connus comme L. Lewandowski, J. Jongen, G. Holst ou H. Howells.
Depuis quelques années, l’effectif du chœur s’étant sensiblement réduit, cela lui permet à nouveau d’interpréter des œuvres baroques de toute sorte et d’aborder des pièces avec accompagnement d’orgue ou avec piano.
Le Cercle Bach collabore régulièrement avec L’Orchestre de Chambre de Genève et parfois avec l’Ensemble Baroque du Léman. Il chante de temps à autre avec le Cantus Laetus de Genève, également dirigé par Natacha Casagrande.