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Restauration
Durant cette période de conflits internes qui voit se redéfinir les rapports entre les différentes parties du pays, les institutions de la Restauration suivent le mouvement et se modifient. Finalement, une nouvelle Constitution est adoptée le 12 mai 1815 et le 4 août 1815, le Valais signe l’Acte de réunion à la Confédération. Dès lors, en réaction à la politique centralisatrice de l’ère française, la nouvelle Constitution fait de chaque dizain une entité automne, dont la base est la commune. De même, la représentation proportionnelle, triomphe de la révolution, est supprimée. La souveraineté n’appartient pas au citoyen, mais à la commune et au dizain. De plus, aucun droit fondamental n’est reconnu. Quant au gouvernement, son organisation reste à l’état d’ébauche.
Sommaire
La société et l'économie
Sous la Restauration, la société est plutôt homogène. La majorité de la population résidante dans les communes est bourgeoise. En dehors de sa commune d’origine, le Valaisans est un étranger qui n’a pas beaucoup de droits. La division entre bourgeois ou communiers et les non-communiers, ressortissants du canton ou non valaisans, est grande et suscite des discriminations. Sur le plan économique et social, le Valais travers une période de marasme. L’agriculture peine à subvenir aux besoins de la population et le commerce est en récession. Progressivement, des petites entreprises exploitant la matière première locale se développent, mais ce n’est pas la révolution. La précarité est l’apanage de nombreux Valaisans qui sont parfois à la charge de l’assistance publique. Vu la situation difficile, certains Valaisans s’expatrient dans les pays d’outre-mer. Le service étranger est parfois un moyen d’échapper à la misère. Ce ne sont que les prémices du phénomène d’émigration qui se développera dans la deuxième moitié du XIXe siècle.
Sur le plan politique
Le Valais est dirigé par une oligarchie hiérarchisée et restreinte, notamment en raison du cumul des places et de la longue durée d’activité. Cette permanence est favorisée par la solide implantation des hommes politiques dans leur dizain, par une législation électorale très sélective qui renforce le pouvoir local, mais aussi par une lente évolution de la société. En outre, le poids politique des familles influentes est encore renforcé par les réseaux familiaux d’alliance. L’exercice du pouvoir relève de la tradition familiale et survit aux changements de régime. Sous la Restauration, le peule valaisan n’est pas une entité politique constituée et la société civile n’est pas organisée si bien qu’elle ne peut que rarement faire entendre sa voix. La pression cléricale est aussi un facteur d’immobilisme.
Bibliographie
- Histoire du Valais, Annales valaisannes 2000-2001, Sion, 2002
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