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Accès
Accès en voiture
Prendre l'autoroute A9 jusqu'à Bex. À l'entrée du village de Bex, suivre d'abord la direction Gryon / Villars, puis Plans sur Bex. Suivre la route jusqu'à Pont de Nant où des parkings (et un restaurant) sont disponibles à la fin de la route autorisée.
Accès en transports publics
Le point de départ n'est pas accessible en transports publics. Des bus montent que jusqu'aux Plans sur Bex. Depuis là il est possible de parcourir les (presque) deux kilomètres qui vous séparent de Pont de Nant à pied (environ 40 minutes de marche).
De Pont de Nant au Col de Pauvres
Depuis le parking de Pont de Nant redescendre sur la route goudronnée. Après quelques centaines de mètres, en sortie du virage en épingle qui traverse le cours d'eau (P. 1217), quitter la route et suivre le sentier qui monte dans la forêt en direction du Trou à l'Ours et Cinglo. Le chemin monte raide et après environ une heure de marche en forêt rejoint Cinglo.
Poursuivre sur le chemin qui part à gauche en direction du Trou à l'Ours. Environ 100 mètres plus loin, bifurquer à droite et suivre le sentier en direction du Col des Pauvres.
Le sentier monte d'une pente douce sur quelques centaines de mètres, puis on retrouve à nouveau une déclivité plus importante. Peu avant de sortir de la forêt et de gagner l'arête, le sentier grimpe en zigzaguant dans une petite paroi où l'utilisation des mains est presque inévitable à quelques reprises.
Le chemin qui poursuit d'abord sur la crête herbeuse de la Porasse, puis dans le couloir caillouteux de celle-ci et arrive au pied de la Pointe des Savolaires. Depuis ce petit col, suivre la trace qui descend à travers les gazons et rejoint le Col des Pauvres, caractérisé par un arbre sec décoré avec des drapeaux de prières népalais.
Du Col de Pauvres à la Pointe d'Euzanne
Au Col de Pauvres quitter le chemin balisé pour traverser le pierrier en direction SW. On aperçoit quelques cairns de temps à autre, mais le plus simple est de viser la saillie rocheuse de droite. En contrebas de celle-ci on retrouve une sente bien marquée qui la longe jusqu'à retrouver les gazons.
Les traces remontent ensuite, toujours sur l'herbe, en direction de la Dent Rouge (SE) puis s'élèvent le long de l'arête en direction de la Pointe d'Euzanne (sans nom sur la carte). Les traces se perdent au milieu de la pente herbeuse, mais le sommet est clairement visible.
De la Pointe d'Euzanne au Col des Perris Blancs
Depuis le sommet, un ressaut d'une petite dizaine de mètres interrompt abruptement la crête. Si vous avez amené corde et baudrier, il est possible de descendre le ressaut en rappel en utilisant le relais qui a été installé au sommet. Heureusement pour tous les autres, il y a un moyen plus simple, rapide et sûr pour le continuer. Pour être plus précis, il y a carrément deux passages: un pour les touristes, que j'ai découvert cette année, et l'autre pour les plus sportifs qui veulent s'amuser un peu.
Je m'étais déjà promené dans le coin en 2013 et je savais qu'il y a une petite faille vers 2260 mètres d'altitude sur la droite du sommet. Ce passage est étroit et descends presque verticalement sur quelques mètres. C'est de la désescalade facile (I-II) avec des très bonnes prises. En bas on récupère une sente qui remonte jusqu'au pied du ressaut. Cette fois-ci j'ai donc quitté l'arête vers 2200 mètres pour atteindre directement le haut du passage sans passer par le sommet. En remontant la dite sente je tombe sur des grosses chaînes fraîchement posées qui sécurisent la remontée jusqu'au pied du ressaut. De plus, des échelons métalliques fixés à la roche permettent de descendre une petite paroi rocheuse de quelques mètres en toute sécurité.
Donc, pour résumer: si vous voulez poursuivre facilement et en parfaite sécurité, montez jusqu'au sommet puis redescendez quelques dizaines de mètres sur la droite jusqu'à 2300 mètres d'altitude environ où on trouve le passage largement sécurisé (vous ne pouvez pas rater les grosses chaînes et le petit cairn). Si vous souhaitez pimenter un tout petit peu les choses, utilisez alors le passage à 2260 mètres d'altitude…
Peu importe le passage qu'on choisit, il faut ensuite suivre la sente qui remonte et mène au pied du ressaut, traverse une petite brèche et poursuit l'ascension sur la crête en direction de la Pointe de Pré Fleuri. Gagner un superbe plateau herbeux peu avant la pointe, souvent bien fleuri: c'est là qu'on comprend parfaitement le nom du sommet!
Contourner la pointe par la droite sur une trace bien visible. On rejoint rapidement l'ancienne sente militaire de la 2ème guerre mondiale (visible sur la carte). Dans mes souvenirs de 2013, la sente était à l'abandon avec plusieurs passages scabreux. Cet été j'ai trouvé une sente en meilleur état et largement sécurisée avec les mêmes grosses chaînes qu'auparavant. Le long du chemin on rencontre deux baraquements militaires délaissés depuis longtemps. À chaque fois que je passe devant j'ai de la peine à croire qu'un temps il y avait des troupes qui vivaient là-dedans!
Continuer à suivre la sente qui passe en contrebas de la Pointe des Perris Blanc et, après une courte descente, rejoint le chemin balisé qui monte depuis la Cabane de la Tourche. Remonter quelques dizaines de mètres puis bifurquer à droite en direction du Col des Martinets.
Du Col des Perris Blancs à la Pointe des Martinets
Le sentier balisé, bien aménagé, monte tranquillement sur la caillasse. Dans cette zone, avec un peu de chance, on peut admirer des bouquetins.
Le chemin évite le sommet de la Pointe des Martinets: il se limite à la contourner. Pour atteindre le point le plus élevé de la randonnée, quitter le sentier balisé quelques dizaines de mètres avant que le chemin bascule sur le versant W de la pointe. Un cairn indique l'endroit où il faut bifurquer à gauche. Une sente assez bien visible mène rapidement au sommet avec un cairn assez imposant.
Profitez de la vue époustouflante sur le Chablais et le lac Léman et cherchez la Cabane de la Tourche en contrebas de l'imposante barre rocheuse.
De la Pointe des Martinets au Col des Martinets
Depuis le sommet, revenez sur vos pas jusqu'au chemin balisé. Poursuivre sur le sentier et contourner la Pointe des Martinets sur la face W et continuer en direction S sur le joli chemin que l'armée a taillé dans le flanc de la paroi. Le long du parcours on rencontre plusieurs vieux baraquements militaires construits dans la montagne.
Le sentier, sans aucune difficulté sauf pour ceux qui souffrent de vertige, mène jusqu'au Col des Martinets.
Du Col des Martinets à Pont de Nant
Après un dernier regard sur la civilisation, il faut entamer retour jusqu'à Pont de Nant. Je ne vais pas vous le cacher: la descente sera longue et pénible pour les genoux.
Suivre le balisage qui descend sur la caillasse de la Grande Vallée. La pente est relativement constante mais pas trop raide, d'au moins jusqu'à qu'on croise le sentier qui descends du Col des Perris Blancs (P. 2084). Le sentier dévale ensuite à l'intérieur de la barre rocheuse des Ayers. Après tous les kilomètres qu'on a déjà dans les jambes, les genoux commencent à se plaindre…
Dès qu'on rejoint le sentier provenant du Col des Pauvres, la pente s'adoucit drastiquement. Les choses ne sont pas pour autant terminées. Il reste en effet encore une dernière étape que, selon la saison, peut se révéler plus ou moins compliquée: la traversée du Torrent des Martinets. Plus on avance dans la saison, mois le débit de l'eau est important. De mon côté je l'ai traversé en rinçant légèrement les semelles de mes chaussures de montagne.
Rejoindre l'alpage de Nant et poursuivre la descente dans le vallon sur la route carrossable jusqu'à Pont de Nant. Cette dernière partie étant sans aucune difficulté, on rencontre pas mal de monde, y compris des familles avec enfants.