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Pour le Conseil fédéral, il faut faire connaître le cheval franches-montagnes hors des frontières suisses (archives).
KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT(sda-ats)
Le cheval de la race franches-montagnes n'est pas en péril, estime mercredi le Conseil fédéral. Il jouit d'une popularité croissante, malgré la baisse des effectifs.
Un postulat de la conseillère aux Etats Anne Seydoux-Christe (PDC/JU) demandait au Conseil fédéral d'étudier les mesures susceptibles d'enrayer le recul des naissances afin de préserver la race et le savoir-faire des éleveurs. La population de ces chevaux a passé de 3639 en 1995 à 2019 en 2015. De plus, la race, la dernière d'origine suisse, est menacée par la consanguinité.
Dans ce cadre, le Conseil fédéral a également examiné si toutes les possibilités liées aux accords de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) étaient utilisées pour l'élevage de ces chevaux. Un rapport publié mercredi expose les mesures que le gouvernement peut prendre.
Selon le rapport, réduire de 500 animaux les contingents tarifaires annuels, qui passeraient de 3822 à 3322, est possible. Mais, cela aurait une incidence sur le commerce des chevaux en Suisse, estime le Conseil fédéral. La mesure serait inefficace et se traduirait par des coûts économiques sans créer de nouveaux débouchés pour le cheval franches-montagnes.
Faire connaître la race
Aux yeux du Conseil fédéral, il faut faire connaître la race hors des frontières suisses. Ainsi, "on aura des chances d'accroître le nombre des naissances et la population de chevaux franches-montagnes".
La réalisation d'un tel objectif passe par les instruments de promotion de la qualité des ventes, qui existent déjà. La Fédération suisse du franches-montagnes doit également faire des efforts pour étendre ses activités à d'autres pays d'Europe. Cela améliorera la diversité génétique de la race et augmentera les naissances.
La Confédération soutient déjà le cheval franches-montagnes à hauteur de dix millions de francs par année, rappelle le Conseil fédéral.
ATS