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Défini dans le cadre du Protocole de Kyoto en 2002, un "crédit carbone" (ou "quota d'émission") représente un volume d'émission de gaz à effet de serre "évité" que l'on peut revendre à quelqu'un qui pollue plus. La Chine et l'Inde comptent pour la moitié environ des projets enregistrés par les autorités de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. L'Inde en particulier bénéficie des mécanismes de développement propre qui visent à mettre en place des améliorations technologiques fournies par des pays riches. Dès lors, des usines de traitements de déchets, des industries agroalimentaires, des industries chimiques et même des municipalités indiennes ont postulé auprès des autorités nationales compétentes pour réclamer des "crédits carbone". Souvent critiqués par les milieux environnementalistes, le marché des crédits carbone reste pour l'instant la solution gagnante pour les entreprises occidentales et des pays émergents, les unes remplissant ainsi - bien qu'indirectement - leurs objectifs en matière de quotas d'émissions et les autres bénéficiant d'investissements. Selon une étude réalisée par CRISIL (filiale indienne de Standard & Poor) ces crédits, qui totalisaient 72 millions de "Certified Emission Reduction Units" (CER) en novembre 2009, devraient atteindre 246 de millions de CER d'ici à fin 2012: une opportunité pour les entreprises suisses actives dans le domaine des énergies renouvelables et des technologies environnementales "Clean Tech", pour lesquelles Genève aspire à être un pôle mondial.
Ashwani Singh est membre de la Chambre de commerce bilatérale indo-suisse (SICC), ainsi que membre fondateur du Swiss-India Business Forum