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Une secousse d'une magnitude de 3,6 a été ressentie dans un vaste périmètre dans la région de St-Gall et Herisau, dans le canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures. La secousse est probablement directement liée aux mesures de test et de simulation dans le forage du projet de centrale géothermique à St-Gall.
Le tremblement de terre a été enregistré à une profondeur de 4 km. De légers dégâts sur les bâtiments ne sont pas à exclure lors de séismes de cette magnitude et situés à une telle profondeur, écritde l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). Aucun dégât n'a toutefois été annoncé jusqu'ici.
Travaux suspendus
Les autorités ont annoncé que la suspension des travaux. Les données sont actuellement analysées et le forage stabilisé. Une décision sur la suite sera prise ces prochains jours.
La secousse pourrait avoir été provoquée par des injections d'eau visant à bloquer une forte arrivée de gaz dans le forage. Le gaz est apparu subitement vendredi durant les préparations en vue des tests réalisés à plus de 4000 mètres de profondeur. Pour stabiliser la situation, 650 mètres cubes d'eau ont notamment été injectés dans le forage.
ats/mre
Un précédent à Bâle
Le chantier bâlois avait été arrêté fin 2006 après une série de tremblements de terre.
La plus forte secousse avait atteint une magnitude de 3,4 degrés.
La technique utilisée à St-Gall est toutefois très différente.
Le projet bâlois prévoyait l'injection d'eau pressurisée à une profondeur pouvant atteindre 5 km, alors que St-Gall mise sur la géothermie hydrothermale, soit l'exploitation des couches d’eau chaude situées dans des roches naturellement perméables.
Cette méthode est jugée bien plus sûre.
Pas encore de centrale géothermique
Mais dans sa stratégie énergétique 2050 visant à assurer l'approvisionnement du pays après l'abandon du nucléaire, le Conseil fédéral veut renforcer les mesures en faveur de ce courant vert.
La géothermie pourrait produire environ 4'400 GWh d'ici 40 ans, selon le gouvernement.