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Lorsque les troubles de la mémoire ne se retrouvent pas au premier plan, il ne s’agit pas de la maladie d’Alzheimer mais probablement d’une affection apparentée. Il faut toutefois être vigilant dans le diagnostic. En effet, des formes atypiques existent et certaines affections peuvent se cumuler ou être confondues avec d’autres syndromes, comme par exemple la dépression.
Démence vasculaire
Elle représente environ 15 à 20 % des syndromes cognitivo-mnésiques et implique des lésions vasculaires cérébrales causée soit par l’ouverture d’un vaisseau (hémorragie), soit par son obstruction ou soit par un manque d’oxygène au cerveau. L’évolution se fait en dent de scie : les fonctions sont parfois stables et d’autres fois se détériorent puis sont de nouveau stables. Les symptômes se rapprochent de ceux de la maladie d’Alzheimer mais ils apparaissent de manière plus brutale et non progressive.
Il existe également des démences mixtes : une association étroite entre lésion vasculaire et maladie d’Alzheimer.
Démence fronto-temporale
Elle touche des personnes plus jeunes (50 à 60 ans) et endommage des parties spécifiques du cerveau, les lobes frontaux et temporaux, ce qui engendre des troubles du langage, de l’affectivité et du comportement. Ainsi, par exemple, la personne ne contrôle plus ses paroles ou ses gestes (désinhibitions verbales et comportementales), a de la difficulté à respecter les conventions sociales ou à se comporter de manière appropriée dans les situations sociales et relationnelles, n’arrive plus à se rendre compte des états émotionnels d’autrui (indifférence affective) et se néglige physiquement. Des troubles exécutifs sont également présents : la personne aura des difficultés à gérer les tâches nouvelles et particulièrement à mettre en place de nouvelles stratégies. La maladie de Pick est la forme la plus individualisée qui se définit par une atrophie frontale sévère d’installation rapide.
La démence à corps de Lewy et la maladie de Parkinson
Elles se caractérisent généralement par des hallucinations visuelles et des états confusionnels.
La démence à corps de Lewy est caractérisée par la présence de structures anormales des cellules du cerveau de nom de « corps de Lewy ». Les fonctions instrumentales sont préservées (orientation, fixation des souvenirs, capacités linguistiques de base, praxie) mais il est remarqué une utilisation défectueuse de celles-ci en rapport avec des troubles de l’attention, de l’abstraction et de la planification. Sa progression est assez rapide. Les pertes de mémoires apparaissent plus tardivement et il s’agit essentiellement de troubles du rappel.
Les principaux symptômes de la maladie de Parkinson consistent en un ralentissement des mouvements, en une rigidité de certains muscles, en une instabilité posturale et parfois en un tremblement des mains et des pieds. En l’espace de quelques minutes, de véritables blocages viennent perturber les moments de bonne mobilité de la personne. Cela se produit sans qu’elle ne puisse s’y opposer.
La dégénérescence cortico-basale
Elle est assez rare (6 % des syndromes cognitivo-mnésiques). Elle affecte également la motricité mais se caractérise en premier lieu par des troubles praxiques, c’est-à-dire des atteintes au niveau de la gestuelle : les membres du corps sont touchés mais aussi la partie bucco-faciale, ce qui entraine des troubles de la parole.
Démence sémantique
Elle provoque principalement des troubles du langage. Malgré un langage fluide et grammaticalement correct, la personne a de la difficulté à trouver ses mots, perd progressivement le sens ainsi que la compréhension des mots, y compris ceux qui sont très courants, et a de la difficulté à identifier des personnes ou des objets. Les connaissances accumulées par la personne au cours de son existence se perdent progressivement.