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LA SYMBOLIQUE DES VEGETAUX SELON LES ANCIENS EGYPTIENS
Le lotus
Le lotus et l'Egypte
Le lotus : évocation de la sexualité et de la sensualité; ces fleurs jouent un rôle dans la transformation du défunt immédiatement avant sa renaissance.* Il symbolise la vie, tant pour les vivants que pour les morts. Les frises de lotus sont symbole de renaissance, de régénération du défunt.
le lotus bleu : il s'ouvre aux rayons du soleil, puis se ferme et s'enfonce dans l'eau, avant de réapparaître le lendemain. Le lotus blanc, en revanche, s'épanouit la nuit. Tous deux sont des symboles tangibles de la résurrection et de la renaissance et sont liés à la naissance du dieu solaire Râ*.
Néfertoum symbolise le lotus primordial duquel serait issu le soleil selon la cosmogonie d'Hermopolis. Personnification du lotus primordial. Seigneur des parfums. Sa tête est surmontée d'un nénuphar d'où est sorti le soleil lors de la Création. Représenté surmonté d'une fleur de lotus - par le lotus bleu - identifié à Horus. Dans les Textes des Pyramides, il est "le bouton de lotus aux narines de Rê". Introduit dans la triade memphite comme fils de Ptah et de Sekhmet, il peut prendre l'aspect d'un lion ou d'un homme à tête de lion. Il est alors le gardien des frontières orientales de l'Égypte. Divinité fort ancienne, Néfertoum de Memphis était lié à son voisin d'Héliopolis, le dieu solaire Atoum. Son nom Néfer-Temou, signifiait d'ailleurs : « Atoum est parfait ». On le figurait généralement sous la forme d'un homme portant un objet incurvé dans la main. Il est coiffé d'une perruque surmontée d'un bouton de lotus dans lequel sont fichées deux hautes plumes. Il est « le lotus que respire Rê » dans les textes des Pyramides. Cette plante était particulièrement importante pour le dieu solaire, puisque selon certains mythes égyptiens de la création, le lotus, que personnifie Néfertoum, est considéré comme la première entité vivante à avoir émergé de l'océan primordial. C'est lui qui en ouvrant ses pétales aurait donné naissance au premier lever de soleil. (Source:http://balancedes2terres.free.fr/article.php3?id_article=638)
Le lotus et le bouddhisme
le Sûtra du Lotus, le dernier transmis par Shakyamuni, le Bouddha originel: il y est dit, en essence, que tout est lié et tout est régi par la loi de cause à effet, que la cause réside dans cette vie-ci ou dans des vies passées. Toutes ces causes-effets donnent le karma et il est possible de le 'nettoyer' dans cette vie par la méditation, l'étude et l'action.
Dans les pays du sud de la
Méditerranée comme en Asie, le lotus a une
valeur égale à celle de la rose ou
du lys en Europe.
Selon la mythologie hindoue, le créateur du monde, Brahma, était né d'une fleur de lotus, qui avait elle-même poussé sur le nombril de Vishnou alors que celui-ci dormait sur l'eau.
Le maître qui a introduit le bouddhisme au Tibet (VIIIè
siècle) porte le nom de Padmasambhava, "celui
qui naquit du Lotus". Selon la légende, à
chaque pas que Bouddha faisait lorsqu'il était enfant,
une fleur de lotus surgissait à ses pieds.
Outre le pouvoir de création et la compassion, le lotus symbolise la connaissance qui, au fur et à mesure des réincarnations,
permet d'atteindre le Nirvana. Dans la tradition bouddhique, cette plante est un symbole de l'aspiration à la pureté.
De même que le lotus prend racine dans le limon et s'épanouit au soleil, tout être humain peut accéder à l'éveil, quelle que soit sa condition.
Dans l'iconographie bouddhique, Bouddha et les bodhisattva sont fréquemment représentés assis sur un lotus, posture qui symbolise l'atteinte de l'illumination. Dans la pratique du yoga, la maîtrise et la régulation des courants d'énergie corporelle qui nous irriguent est comparée à l'éclosion d'une fleur de lotus sur le sommet de la tête. On peut aussi donner une interprétation psychanalytique des pratiques du tantrisme,
en considérant qu'il s'agit de la vision spirituelle d'une union sexuelle entre la fleur et l'énergie masculine. *
Le Lotus et le bouddhisme : il repose sur le Sûtra du Lotus, le dernier transmis par Shakyamuni, le Bouddha originel, et il y est dit, en essence, que tout est lié et tout est régi par la loi de cause à effet, que la cause réside dans cette vie-ci ou dans des vies passées. Toutes ces causes-effets donnent le karma et il est possible de le 'nettoyer' dans cette vie par la méditation, l'étude et l'action
Le nom du sutra a été formé par un assemblage ou réunion du genre : Doctrine-Métaphore : la Loi Merveilleuse est une doctrine, quant au Lotus c’est une métaphore. Selon le sutra du Lotus, la Bonne Loi c’est la Sagesse de Bouddha (Tri Kiến Phật) innée en chaque être vivant, encore appelée « le corps pur du dharma » (Pháp thân) ou « la nature de Bouddha » (Phật tánh). L’être qui est conscient de la Sagesse de Bouddha en soi n’est plus maintenu enfermé dans le dualisme ordinaire des profanes.
Le Lotus est une métaphore symbolisant l’Intelligence ou la Sagesse de Bouddha, grâce aux caractéristiques ci-dessous :
La cause et l’effet sont contemporains : en effet, la fleur de lotus et le fruit-lotus se forment simultanément, ce qui la diffère des autres fleurs, lesquelles ne donneront des boutons de fruit futur qu’après avoir perdu leurs corolles. Par contre au sein de la fleur de lotus, les graines de lotus sont formées simultanément, et seulement visibles quand les pétales se fanent, ils deviendront alors parfaitement comestibles dès que les pétales desséchées tombent.Il en est de même pour la « Sagesse de Bouddha » qui est présente en chaque être vivant, cependant voilée par l’Ignorance, elle est de ce fait ordinairement invisible. Mais si l’être vivant apprend à se perfectionner jusqu’à accomplissement parfait, alors la « Sagesse de Bouddha » innée en lui apparaît dans toute sa splendeur.
Le lotus pousse dans la boue sale sans être souillé en conservant toujours sa beauté pure et son parfum agréable. On apprécie la fleur de Lotus, non pour sa beauté ou son parfum délicat comme tant d’autres fleurs, mais surtout pour son aptitude à préserver sa pureté naturelle malgré la souillure, et l’impureté de son environnement habituel. Tout comme notre corps physique constitué à partir des cinq agrégats, sous l’oeil d’un être éveillé il est perçu comme étant impropre et malsain, pourtant ce corps abrite quelque chose de pur et rayonnant que le Sutra du Lotus appelle : « la Sagesse de Bouddha ».
Observons une mare aux lotus, elle présente un aspect d’ensemble assez varié : au sortir de l’eau dansent des boutons de fleurs sur le point de s’ouvrir, à côté des fleurs complètement épanouies exposant les graines charnues, plus loin des boutons encore immergés sous l’eau, d’autres , à peine sortis de la boue . Toutes ces fleurs s’ouvriront, tôt ou tard, parées de leur beauté et de leur parfum exceptionnels . Il en est de même pour les hommes, les dieux, Auditeurs (Thanh Văn), les Prateyka-bouddhas (Duyên Giác), les Bodhisattvas (Bồ Tát), leur base individuelle (căn cơ) diffère, mais chacun d’eux possède sa propre « Sagesse de Bouddha », en accomplissant parfaitement leur perfectionnement , ils deviendront Bouddha en fin de compte.
La fleur de lotus ne séduit ni abeilles, ni papillons, de plus le sexe féminin ne l’utilise pas pour se parer. Tout comme la « Sagesse de Bouddha » est quelque chose de merveilleux qu’aucun élément mondain ne puisse altérer.
Ce pourquoi, cette « Sagesse » est considérée comme une Bonne Loi, provient de son caractère transcendant, au dessus de tout dualisme et absolument non - comparable avec aucun élément de ce monde. L’Ecole du Mysticisme contemplatif (Thiền tông) appelle cela « l’éternel visage » (bản lai diện mục = aspect jusqu’à ce jour). C’est l’élément de base que tout être vivant possède depuis toujours. En se perfectionnant on efface au fur et à mesure toute illusion causée par l’Ignorance, ce qui permet à « l’éternel visage » de se montrer. Au cours de la transmission des règles éthiques à son grand disciple Maha Kaçyapa, l’introduction en vers prononcée par Bouddha est : « Ma loi est une loi sans être une loi » (Pháp bổn pháp vô pháp) Bouddha voulait dire ceci : Ma loi est une loi merveilleuse nommée Loi, mais ce n’est pas une Loi. Pourquoi ? Parce que cette loi n’est pas quelque chose qu’on peut examiner avec les connaissances du commun des mortels, c’est la raison pour laquelle elle n’est pas considérée comme une loi. La Loi fondamentale étant la Nature même de toute chose, elle convient parfaitement à la signification de la « Bonne Loi » (Diệu Pháp). Jadis, le grand maître Thiên Thai Trí Giả Đại Sư après avoir compris et saisi le Sutra du Lotus, a mis toute une semaine pour expliquer le sens du mot « Diệu » (admirable, mystérieux, merveilleux). La Bonne Loi étant la nature de toute chose, sa description est sans limite et son commentaire est sans fin ; en raison de cela la « Sagesse de Bouddha » (Tri Kiến Phật) est considérée comme une loi mystérieuse, comparable à la fleur de lotus.
Lors de l’assemblée à Linh Sơn (montagne miraculeuse) Bouddha brandit une fleur de lotus tout en promenant son regard sur les quatre groupes présents demeurant silencieux , sauf le vénérable MahaKaçyapa qui esquissa un sourire. Suite à cela Bouddha témoigna officiellement que Mahakaçyapa a saisi la vérité de la Méditation et lui transmit l’habit et le bol traditionnels en le désignant comme le premier patriarche fondateur de l’Ecole du Mysticisme contemplatif ou l’Ecole de la Méditation. Ainsi le sutra du Lotus a été sermonné par le Bouddha au Pic du Vautour, en se servant de la fleur de lotus comme métaphore et en voyant Bouddha brandir la branche de lotus, le Patriarche Kaçyapa a saisi la Loi originelle merveilleuse aussi au Pic du Vautour. Ceci montre qu’il existe une connexion intime entre le Sutra du Lotus et l’Ecole méditative.
Dans leur enseignement, les maîtres de la Méditation utilisent souvent la fleur de lotus comme métaphore, par exemple ils disent : « Même dans la fournaise, le Lotus reste imprégné de fraîcheur » (la fournaise symbolise le corps impermanent, la fleur de lotus matérialise le corps du dharma) cela signifie qu’au sein du corps physique non permanent de chaque être vivant existe déjà une nature paisible non-née, non-détruite.
A présent, en considération de l’heureuse cohérence du sutra du Lotus et du Mysticisme contemplatif, j’entreprends de commenter ce Sutra du Lotus conformément à l’esprit d’un méditant ; C’est avec le regard d’un méditant convaincu que nous percevrons mieux les allégories particulières parsemées dans ce sutra, car une approche par raisonnement ordinaire permet difficilement de saisir le sens exceptionnel de ces métaphores. **
|Sources "lotus"|

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