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03/08/2016
Base aérienne de Langley, L'avion de combat de cinquième génération F-35A « Lightning II » a été déclaré «prêt au combat» par le général Herbert Carlisle, commandant de l’Air Combat Command (Forces aériennes des Etats-Unis).
Le général Carlisle a salué les performances de l'avion, en notant que l'avion avait rencontré tous les critères clés pour atteindre la capacité opérationnelle initiale: aviateurs formés, armés et équipés pour mener à proximité un soutien de base, l'interdiction et la répression limitée / destruction des défenses aériennes ennemies dans un environnement contesté avec un escadron opérationnel de 12-24 aéronef; la capacité à déployer et à mener des missions opérationnelles en utilisant le programme d'enregistrement des armes et des systèmes de missions et ayant toute la logistique nécessaire et les éléments opérationnels en place.
On minimise les problèmes :
Concernant les nombreux problèmes de l’avion, le général Herbert Carlisle, a admis qu'il y avait certaines choses que le F-35A ne pouvait toujours pas faire, mais que ces fonctions seraient ajoutées dans le futur.
Il faut dire, que les F-35 de l’US Marines Corps ont été déclarés opérationnels il y a un an déjà et que ceux-ci ne sont toujours pas déployés comme prévu, étant donné les nombreux obstacles qui gangrènes toujours et encore le programme. En effet, les dix avions de l’US Marines Corps déclarés bons pour le service, sont en réalité loin d'être parfaitement prêts pour le combat, soulignait un rapport il y a quelques mois.
Rappelons les problèmes informatiques extrêmement complexes du F-35, qui comporte encore de nombreuses déficiences. Les erreurs de l’informatique de bord génèrent par exemple des ambiguïtés dans l'affichage des menaces pour le pilote. Les problématiques du siège éjectable, qui risque de blesser au cou, voire de tuer les pilotes en cas d'éjection. Et puis, les nombreuses critiquent israéliennes concernant les failles en matières de protection cybernétique et la guerre-électronique, ainsi que le fonctionnement incohérent de la maintenance hyper-centralisée.
Commentaires :
Certes, la capacité opérationnelle initiale est prononcée pour le Lockheed-Martin F-35. Cependant, celle-ci reste limitée en comparaison de ce celles déclarées à l’époque pour les Rafale, Eurofighter et Gripen. De plus, aucun avion n’a subi autant de déconvenues que le F-35 depuis son lancement. Les coûts ne sont par exemple toujours pas maîtrisés. On parle déjà d’une remotorisation, alors que l’avion n’est même pas encore pleinement en service.
Le F-35 est le plus coûteux programme d'armement jamais lancé par le Pentagone, avec une enveloppe estimée à 398,6 milliards de dollars pour 2.443 appareils, soit 163 millions de dollars par exemplaire. Les nombreux revers subi par l’avion ont également augmenté les coûts et considérablement ralenti le programme. Beaucoup reste à faire sur cet avion, alors que l’on parle déjà de le moderniser, mais à quel prix ?
Photo : F-35A @ USAF
21/07/2016
Boeing a présenté un système informatique d'affichage amélioré sur un F-15E « Eagle » de l’US Air Force au début mois de juillet. Cette nouvelle mise à jour est destinée à la mise à niveau de l’ensemble de la flotte de F-15C et F-15 E.
Le 8 juillet dernier, un F-15E a effectué son premier vol avec un nouveau processeur plus puissant destiné à l’amélioration des affichages dans le cockpit. Le processeur à haute vitesse peut gérer de nouvelles capacités sur l’avion avec le montage du radar Raytheon AN/APG-82 (V) de type AESA couplé avec une nacelle IRST. L’avion dispose également d’une nouvelle suite de la guerre électronique. En parallèle, les écrans de bord ont été changés pour être optimisés avec l’ensemble des nouveaux éléments. Le pilote dispose également de la dernière version du viseur de casque Raytheon JHMCS.
Cette nouvelle mise à jour destinée à l’US Air Force est directement basée sur celle en cours d’introduction sur les Boeing F-15I israéliens.
Photos : 1 F-15 E @ USAF 2 le radar AN-/APG-82 @ Raytheon
05/06/2016
Lockheed-Martin et Korean Aerospace Industries ont organisé le premier vol de la version mise à jour du T-50 formateur qui va prochainement concourir pour le contrat T-X de l’US Air Force.
Les modifications du T-50 :
Le T-50A biplace monomoteur a été modifié pour le concours T-X avec un réceptacle de la colonne vertébrale compatible avec le système de ravitaillement en service au sein de l’USAF. D’autres modifications moins importantes concernent le cockpit et les logiciels de formation intégrés et un système de mission à architecture ouverte.
Le KAI T-50 «Golden Eagle» :
Le KAI T-50 «Golden Eagle» est un appareil école non armé, alors que le modèle TA-50 dispose d’un radar de tir israélien Elta EL/M2032, mais fabriqué sous licence en Corée du Sud par Lignex. Le T-50 «Golden Eagle» est largement dérivé du Lockheed-Martin F-16 «Fighting Falcon» et dispose de nombreuses similitudes. Les ingénieurs de KAI (Korean Aerospace Industries) se sont largement inspirés de la production sous licence des F-16 pour la ROKAF. La gamme T-50 dispose, par contre, d’une avionique entièrement coréenne, mais couplée à un certain nombre d’équipements américains, comme le GPS fournit par Honeywell.
Le plafond pratique est de 14.600 mètres (48.000ft) et la cellule est prévue pour une durée de 8’000 heures de vol. Question motorisation les deux versions sont dotées d’un General Electric F404-102 à double flux-produit sous licence par Samsung Techwin. Le T-50 atteint la vitesse maximale de Mach 1,4.
A ce jour, quatre pays ont commandés le T-50, L’Indonésie (16) et plus récemment les Philippines (12). La Corée dispose de 10 T-50B (patrouille acrobatique Black Eagle), 50T-50 et 22TA-50 et la Thaïlande avec 4 exemplaires.
Programme T-X :
Le programme T-X prévoit en effet, de remplacer la flotte vieille de 45 ans, soit près de 350 appareils écoles de type T-38 « Talon ». Les avionneurs en compétitions sont : Korean Aerospace Industries (KAI) associé avec Lockheed-Martin sur le T-50, Boeing et Saab avec un nouvel appareil, le M-346 d’Alenia Aermacchi avec Raytheon et Northrop-Grumman avec un T-38 nouvelle génération.
Photos : Le T-50A modifié pour le programme T-X @ Lockheed-martin & KAI
28/05/2016
Everett, Washington, Boeing et l’US Air Force ont trouvé un accord pour repousser les premières livraisons du nouveau ravitailleur KC-46A de 6 mois.
Ce nouveau délai doit permettre de solutionner définitivement les problèmes de la perche de ravitaillement. En effet, lors des essais de ravitaillement avec un C-17 celle-ci a démontré une instabilité. De plus. L’avionneur américain doit s’assurer l’approvisionnement en pièces détachées de la part de nombreux fournisseurs.
En conséquence les premières livraisons se feront en août 2017, soit un retard de six mois sur le dernier calendrier. Boeing doit livrer 18 avions pour le mois de janvier ici 2018.
Le KC-46A «New Generation Tanker»:
Le KC-46A «New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 «Dreamliner». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le «New Gen Tanker» se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le «New Gen Tanker» met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le «New Gen Tanker» dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).
Photo : KC-46A ravitaillant un F-16 @ Boeing
06/05/2016
L'US Air Force (USAF) est actuellement engagée dans un programme d'essais en vol d’un nouveau système destiné à améliorer la communication entre les F-15 « Eagle » et les F-22 « Raptor ». Le 422ème escadron d’essais et d’évaluation de Nellis Air Force Base (AFB) dans le Nevada est chargé de ces tests.
L'une des principales limites de l’avion de combat F-22 « Raptor » réside dans le fait que celui-ci, est incapable de communiquer secrètement avec d'autres types d'avions. Le F-22 dispose d'une liaison de données intra-vol (IFDL) qui lui permet d'échanger des données uniquement au sein d'une formation de F-22. Pour l’US Air Force, il est devenu primordial de permettre au F-22 de pouvoir transmettre et recevoir des informations tactiques avec les F-15.
Développé initialement au sein du très secret bureau d’étude Phantom Works, la nacelle Talon HATE est un système qui combine une capacité d'échange de données secrète et un capteur infrarouge intégré de type Infrared Search-and-Track (IRST). Le système doit permettre d’assimiler en temps réel de nombreuses informations en créant une meilleure image opérationnelle commune pour la conscience tactique entre les flottes de F-15 et de F-22.
Photo : F-15C doté de la nacelle Talon HATE @ USAF