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Le mot adaptogène vient du latin adaptare qui signifie adapter, ajuster et du grec genes qui signifie produit par.
C’est en 1947 que le pharmacologue russe Nicolaï Lazarev a créé le terme adaptogène pour décrire l’effet inattendu d’une molécule pharmacologique (dibazol® (2-benzylebenzimidazol ), un dilatateur artériel développé en France.
Durant les études expérimentales de Lazarev cette molécule s’est avérée augmenter la résistance des organismes contre le stress.
Selon sa définition, une plante adaptogène accroît de manière générale (non spécifique) la résistance de l’organisme aux différents stress qui l’affectent.
C’est en 1968-1969 que les chercheurs russes Breckhman et Dardymov ont proposé trois critères spécifiques afin de pouvoir qualifier ou non une substance comme adaptogène :
Elle doit produire une réponse non spécifique dans un organisme avec une augmentation de la capacité de résistance contre de multiples agents de stress aussi bien physiques, chimiques que biologiques.
Elle doit normaliser les paramètres physiologiques indépendamment des modifications provoquées par un agent de stress sur les normales physiologiques.
Elle doit être incapable d’influencer les fonctions normales du corps au-delà du gain de la résistance non spécifique requise.
De surcroît, elle doit présenter une totale innocuité.
Un adaptogène constitue une nouvelle classe de régulateurs métaboliques (d’origine naturelle) qui permettent à l’organisme de mieux s’adapter aux facteurs environnementaux afin d’en éviter les dommages.
Si l’on veut bien comprendre ce qu’est une plante adaptogène, il faut aussi comprendre ce que l’on entend par stress. Ce n’est ni une maladie ni une situation courante. C’est un terme qui a été inventé en 1925 par Hans Selye (1907-1982), endocrinologue, pour décrire des conditions de vie inhabituelles ou pénibles. On lui doit la description des trois stades du stress : alarme, résistance et épuisement. Ses travaux ont ouvert la voie au développement de méthodes antistress et à l’orientation comportementale.
Afin de bien comprendre l’action d’un adaptogène, il faut saisir toute l’importance de l’utilisation que l’on fait de Rhodiola rosea en tant que telle soit selon ses principes fondamentaux, soit selon son totum.
Le totum se définit comme l’ensemble des molécules actives de la partie de la plante utilisée. Autrement dit, l’action thérapeutique de la plante entière diffère de celle de ses principes actifs isolés.
Lorsque Rhodiola rosea est utilisée sous forme de totum, on y trouve une valeur des principes actifs acceptables au niveau de l’organisme et sans contre-indication.