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Les cours du blé, du maïs et du soja ont progressé grâce à l'optimisme d'une résolution du conflit commerciale Pékin-Washington.
Les cours du soja, du maïs et du blé ont progressé cette semaine à Chicago dans un contexte d'optimisme quant à un règlement de la guerre commerciale entre Pékin et Washington et alors que l'attractivité du blé américain se renforçait.
Le boisseau de soja pour novembre, le plus échangé, cotait vendredi en cours de séance 8,8800 dollars contre 8,6175 dollars une semaine auparavant à la clôture.
Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre, contrat le plus échangé, évoluait à 3,7875 dollars contre 3,7175 dollars vendredi dernier.
Le boisseau de blé pour septembre s'échangeait à 5,5700 dollars contre 5,4675 dollars il y a une semaine.
Dans la partie d'échecs que se livrent Pékin et Washington sur le front commercial, l'annonce par Pékin de l'envoi prochainement d'un émissaire à Washington a rassuré les courtiers.
«Depuis des mois les deux pays jouent au jeu du chat et de la souris. Espérons que cette rencontre aboutisse à quelque chose», a commenté Dewey Strickler de Watch Market Advisors.
Cependant, «les relations glaciales (entre les deux pays) pourraient s'étendre jusqu'à ce que l'offre sud-américaine de soja à la Chine commence à se tarir», a-t-il précisé.
Traditionnellement, Pékin a recours durant la saison estivale au soja sud-américain, principalement brésilien, puis bascule sur l'offre américaine à l'automne, après les récoltes.
La Chine a importé l'an dernier pour 12 milliards de dollars de soja en provenance des Etats-Unis, soit le tiers de la production nationale, avant de mettre en place cette année des droits de douane de 25% sur ses achats en réponse aux attaques commerciales répétées de l'administration américaine.
Après un plongeon en fin de semaine dernière, le maïs a «commencé à panser ses plaies», de l'avis de M. Strickler, aidé notamment par les espoirs de résolution du conflit entre Pékin et Washington.
Le cours avait subi une perte de près de 3% vendredi dernier après un rapport du ministère américain de l'Agriculture (USDA) revoyant fortement à la hausse les prévisions de rendements aux Etats-Unis.
Or dans le même temps, «les stocks sont en baisse de 19,5% par rapport à l'an dernier et la demande est en hausse de 2,9%», a commenté M. Strickler, une source d'optimisme pour les marchés.
Le cours du blé américain a quant à lui bénéficié d'une baisse des prévisions d'exportations de certains grands pays producteurs.
«Les exportations européennes devraient ralentir de 4,5 millions de tonnes, ce qui bénéficiera au marché américain», a affirmé M. Strickler.
«Le blé américain est moins cher que le blé européen et les prix du blé russe sont en train de monter», a estimé quant à lui Jack Scoville de Price Futures Group, améliorant de ce fait l'attractivité de la céréale américaine.
Des rumeurs de baisse des exportations russes ont également profité au blé américain cette semaine d'après les analystes de CHS Hedging, avant que le ministère ne les démente.
L'attractivité du blé américain s'est ressentie dans les ventes hebdomadaires américaines publiées jeudi par l'USDA, au-dessus des attentes des analystes, tandis que celles du maïs ont été dans la fourchette haute de ces estimations.