Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07170.jsonl.gz/400

Un peu de politique
La politique partisane est singulièrement absente des discussions du Conseil municipal de Chêne-Bougeries. « Les luttes politiques ne se produisent que tous les quatre ans pendant les quelques jours précédant les élections municipales […] et c’est dans la courtoisie la plus complète que le budget est discuté. » Il faut dire que la domination des conseillers municipaux appartenant au parti démocratique, futur parti libéral, allié aux radicaux dans une inoxydable « Entente communale », ne laisse guère de place au débat partisan. Lorsque en 1922 deux socialistes rentrent au conseil, on leur explique que tous continueront, comme par le passé, à « collaborer dans un esprit de concorde et de confiance mutuelle […] laissant de côté les questions politiques, pour faire place uniquement aux questions administratives. » La belle entente éclate à l’occasion des élections de 1987. Cette année-là, l’Association libérale chênoise décide à cause d’un désaccord sur un projet de logements, de ne pas soutenir le conseiller administratif radical sortant, et de présenter une liste de parti où ne figurent que les deux libéraux. Les deux libéraux et une démocrate-chrétienne seront élus conseillers administratifs. Malheureusement, en fin de législature les dissensions entre ces derniers éclateront au grand jour. Alors qu’ « Avenir chênois », formé de dissidents du parti libéral, voit le jour, le parti libéral subit une véritable déconfiture en 1995, perdant quatre sièges au Conseil municipal. Il renonce à se présenter au Conseil administratif et pour le première fois, il n’y siègera pas. Les Conseillers administratifs seront une démocrate chrétienne, un radical et le représentant d’Avenir chênois. Le parti libéral entame sa cure d’opposition avec éclat, par un référendum contre la hausse de deux centimes additionnels. Ce référendum ne sera pas accepté par le peuple qui lui dit non à 77%. En 1999, le parti libéral retrouve un siège au Conseil administratif. La même année, les Verts font leur entrée au Conseil municipal avec trois élus.