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Hillary Clinton a réaffirmé samedi au Caire le "ferme soutien" des Etats-Unis à la transition démocratique en Egypte, à l'issue d'entretiens avec le nouveau président Mohamed Morsi. La secrétaire d'Etat américaine doit s'entretenir dimanche avec le chef du Conseil suprême des forces armées.
"Nous voulons être un bon partenaire et soutenir la démocratie qui a été mise en place grâce au courage et au sacrifice du peuple égyptien", a dit Hillary Clinton au cours de la conférence de presse consécutive à son entretien avec le président Morsi.
"La démocratie est difficile (...). Elle requiert dialogue et compromis", a-t-elle insisté. "Nous voulons aider. Mais nous savons que ce n'est pas aux Etats-Unis mais au peuple égyptien de décider".
"Et j'estime que les questions concernant le Parlement, la Constitution, doivent être résolues par les Egyptiens eux-mêmes. Je suis impatiente de discuter de ces sujets demain avec le maréchal Tantaoui et d'oeuvrer à ce que l'armée en revienne à une mission limitée à la sécurité nationale", a continué la cheffe de la diplomatie américaine.
Phase de turbulences
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi devant l'hôtel où était logée la secrétaire d'Etat américaine. Les protestataires ont scandé des slogans anti-américains et anti-islamistes.
Il s'agit de la rencontre de plus haut niveau jamais tenue entre un responsable américain et une personnalité des Frères musulmans. Mohamed Morsi est le premier chef de l'Etat égyptien depuis 1952 à ne pas être issu des rangs de l'armée.
Mme Clinton doit s'entretenir dimanche avec le maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées, ainsi qu'avec des représentants de la société civile, en particulier des coptes et des militantes des droits des femmes.
Les Etats-Unis ont soutenu pendant trente ans le régime autoritaire de Hosni Moubarak, et en particulier l'armée égyptienne, à laquelle ils versent aujourd'hui une subvention annuelle de 1,55 milliard de dollars (1,52 milliard de francs).