Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07277.jsonl.gz/581

A l’exception de l’architecture et de la décoration des grandes églises monastiques urbaines ou de celles du Mont Athos, la réalité archéologique du monachisme byzantin nous échappe encore en grande partie. Les recherches sur la topographie des monastères byzantins, sur leur inscription dans le paysage ou sur les relations entre monastère principal et ermitages et chapelles qui en dépendent sont très rares. La région de la Laconie, dans le sud-est du Péloponnèse, qui recèle plusieurs dizaines de sites rupestres religieux offre un excellent cas pour une étude de ce genre.
Pour le projet de recherche intitulé «Chapelles, ermitages et monastères rupestres byzantins de Laconie (XIe-XVe s.)», il s’agit dans un premier temps de recenser les différents sites religieux rupestres de la Laconie byzantine, d’en produire une documentation sommaire et d’en analyser la répartition géographique. En partie réalisé, ce travail a déjà permis de mettre en évidence deux groupes principaux: un premier consistant en une série d’ermitages et de chapelles situés dans un rayon de 3 km environ autour de la ville byzantine de Mistra; et un deuxième, centré sur l’ancien monastère rupestre des Quarante Martyrs de Sébaste, près du village de Théologos. Ces groupes de sites seront étudiés en détail et mis en relation avec leur « paysage historique ».
La question du « paysage historique » de ces sites est un aspect important de la recherche entreprise. Pour tenter de restituer la géographie de la Laconie byzantine, différentes données ont déjà été rassemblées dans une base de données géographique (SIG) : relief et réseau hydrographique actuel, cartes topographiques historiques, positionnement des sites et monuments byzantins connus, etc. Ces différentes informations, complétées et confrontées à d’autres travaux menés sur la géographie et la topographie historiques de la Laconie, permettront de mieux comprendre les relations entre les sites monastiques byzantins et leur environnement, et ainsi étudier des questions telles que celles du territoire du monastère ou des liens entretenus avec les différents sites avoisinants.