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Le patron du constructeur automobile allemand BMW, Harald Krüger, sous pression pour rattraper le retard du groupe sur la voiture électrique, quittera son poste au plus tard fin avril 2020. En poste depuis 2015, M Krüger renoncera à solliciter un nouveau mandat.
M. Krüger "a informé le conseil de surveillance qu'il ne compte pas renouveler son contrat" qui court jusqu'à fin avril de l'année prochaine, et l'instance se réunira donc le 18 juillet pour "s'occuper de la succession", a indiqué vendredi le groupe établi à Munich.
Harald Krüger, 53 ans, a pris en mai 2015 la tête du constructeur haut de gamme et était depuis quelque temps sous le feu des critiques internes pour avoir tardé à prendre la mesure de la révolution électrique.
D'autant plus que le rival Daimler (Mercedes) a repris en 2016 à BMW la tête du marché haut de gamme. Le groupe bavarois avait figuré parmi les premiers constructeurs à proposer une voiture 100% électrique avec la citadine i3 présentée fin 2013. Mais il avait depuis perdu son avance sur cette motorisation devenue incontournable pour les constructeurs, contraints de réduire rapidement les émissions de CO2 des voitures pour respecter des limites imposées par l'UE à partir de 2020.
Au cours des cinq premiers mois de l'année, BMW a vendu quelque 48'000 voitures électrifiées, soit 2% de plus que sur la même période en 2018. Mais ces modèles représentent moins de 5% du bon million d'unités vendues au total par le groupe.
M. Krüger a promis fin juin d'accélérer la mise sur le marché des voitures électriques, annonçant 25 modèles électrifiés d'ici 2023, soit deux ans plus tôt qu'annoncé auparavant. Côté résultats, M. Krüger a dû présenter des résultats annuels décevants, annonçant pour 2019 à un "net recul" du bénéfice imposable, sur fond de baisse des marges en raison de la hausse des investissements et des coûts.
Une provision de 1,4 milliard d'euros dans le cadre d'une enquête anticartel européenne avait divisé par quatre le bénéfice net au premier trimestre.