Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07212.jsonl.gz/892

La nécessité d’un travail doctrinal radical nous apparaît être la tâche la plus concrète et la plus immédiate de l’heure ; la seule tâche efficacement révolutionnaire.
Notice
Outre sa collaboration régulière à La Nouvelle Revue française, L’Ordre nouveau, Esprit, Hic et nunc notamment, on trouvera ici plusieurs articles qui, dans d’autres revues, témoignent de l’engagement de Denis de Rougemont essentiellement axé sur le personnalisme entre 1932 et 1935.
Une cible notable de l’écrivain est le « bourgeois », l’esprit bourgeois incapable de « violence spirituelle » ni de changer l’ordre des choses dans la perspective d’une « révolution » (Rougemont insiste sur le terme) personnaliste. Mais aussi les doctrinaires marxistes, ces « petits purs » qui selon lui récitent un catéchisme et servent une orthodoxie. On trouvera un article collectif publié dans la Revue des vivants, qui expose les différentes thèses de l’Ordre nouveau, ainsi qu’une contribution de Rougemont dans Le Christianisme social, dans laquelle il présente ce que sont d’après lui les éléments communs et les nuances entre les groupes Esprit et l’Ordre nouveau. Un thème récurrent de plusieurs des articles est la jeunesse — la jeunesse personnaliste opposée à la jeunesse embrigadée et à la bourgeoisie au pouvoir. À signaler la publication en 1935 d’un fragment d’un ouvrage de Rougemont sur une théorie personnaliste de la forme, ou Vision physiognomonique du monde, annoncé à paraître mais qu’il ne parviendra pas à faire publier.