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L'Union syndicale suisse (USS) salue la décision prise par le Conseil des États de se prononcer finalement pour des mesures contre la discrimination salariale à l'encontre des femmes. Elle estime cependant qu'il ne s'agit là que d'un premier pas dans la bonne direction, car la Chambre des cantons a rejeté toutes les propositions de la minorité de sa commission en faveur de mesures plus rigoureuses. Pour que la loi soit plus efficace, de telles mesures sont en effet nécessaires. L'USS attend du Conseil national qui va aussi traiter cet objet qu'il s'engage avec détermination pour l'égalité salariale entre femmes et hommes et attribue plus de compétences à la Confédération dans leur application. Il faut une " Madame Égalité " qui contrôle sur la base de sondages si les entreprises respectent l'égalité salariale et, en cas d'infraction à la loi sur l'égalité, puisse également prononcer des sanctions.
Cette séance du Conseil des États a montré que le renvoi en commission de la révision de la loi sur l'égalité a été une perte de temps inutile. Celui-ci a adopté les mêmes mesures discutées pendant la session de printemps, mais qui avaient été renvoyées à la Commission de la science, de l'éducation et de la culture du Conseil des États (CSEC-E) par des élus incompréhensifs. Que cette dernière ait maintenu ses anciennes propositions montre qu'elle avait déjà traité avec sérieux cet objet. L'USS demande au Parlement qu'à l'avenir, il renonce à perdre ainsi du temps et mette en œuvre sans barguigner le mandat constitutionnel sur l'égalité salariale.
Renseignements :
- Regula Bühlmann, secrétaire centrale de l'USS, responsable de la politique de l'égalité, 076 200 90 89 Thomas Zimmermann, responsable de la communication de l'USS, 079 249 59 74