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Résumé : Le français Louis Braille, aveugle lui-même, inventa, au début du XIXe siècle, la méthode portant maintenant son nom et permettant aux aveugles du monde entier d’accéder à l’écriture et à la lecture. L’ordinateur a été rapidement associé à la production de documents pour les aveugles. Que se passe-t-il si les signes s’estompent ? Associé à un dictionnaire, un programme informatique peut tenter de récupérer le texte original.
Mots-clés : Braille, correction d’erreurs.
L’exercice s’inspire de la revue Senso 9 de Helsana, 1/2002 et du site Internet http ://www.soinf.ch.
La revue Senso explique une des activités d’Expo.02, l’exposition nationale suisse de 2002 : « Blindekuh ». Dans notre vie quotidienne plus de 80 pour-cent de nos perceptions sont d’ordre visuel. Le visiteur du pavillon « Blindekuh » ne percevra son environnement qu’à l’aide de ses autres sens. Les voyants auront ainsi la possibilité de mieux comprendre la culture des handicapés.
C’est le français Louis Braille (1809-1852), aveugle lui-même, qui, au début du XIXe siècle, a mis au point un système d’écriture à partir de points en relief (six en tout) permettant de représenter les lettres de l’alphabet, les signes accentués, la ponctuation et les chiffres.
A l’âge de quinze ans, Braille s’inspira d’un système d’écriture et de lecture appelé sonographie, qui fut inventé par un capitaine de l’armée française, Charles Barbier de la Serre, pour permettre aux soldats de composer et de lire des messages de nuit.
La lecture se fait du bout des doigts. Ce procédé qui a pris le nom de son inventeur est utilisé dans le monde entier et dans toutes les langues.
Le braille est défini sur la base d’un groupe de six points. Ils sont numérotés ci-dessous de 1 à 6.
Pour les chiffres, il faut prendre deux groupes de six points. Le premier groupe est le symbole de passage au nombre (groupe V, quatrième symbole), puis les lettres de A à J pour les chiffres de 1 à 9 et le zéro. Ainsi pour écrire un nombre, il suffit de placer le symbole de passage au nombre, puis les lettres ou les chiffres comme indiqué.
Le but de cet exercice est d’écrire un convertisseur pour passer du français au Braille. On peut également imaginer l’exercice inverse : on donne un texte écrit en Braille et le programme doit retourner le texte en français. Ce décodeur peut être plus sophistiqué : si des points ont été usés lors du passage fréquent des doigts et qu’ils ont disparu, il serait intéressant d’essayer de reconstituer le texte original en utilisant, notamment un dictionnaire.
Pour représenter les caractères, il suffit de convertir chaque caractère vers son équivalent (français vers Braille et réciproquement). On peut utiliser une table.
Pour résoudre le problème du décodage avec des points effacés, il faut se procurer un dictionnaire, puis rechercher tous les mots possibles.
La solution actuellement proposée est donnée par les fichiers MatLab : braille.m.