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Dans le cadre de son 14e Examen périodique universel (EPR), la Suisse doit établir une commission sur les conséquences des soi-disant «corrections génitales». C’est ce que demande l’association Zwischengeschlecht.org, qui s’appuie sur une décision du Comité de l’ONU contre la torture de 2011. Ablation partielle d’un clitoris de taille jugée anormale ou tentative de «masculinisation» génitale: ces interventions seraient encore pratiquées sur des enfants en bas âge dans les cliniques suisses – sous des motifs «cosmétiques». Par le passé, les chirurgiens pouvaient également se livrer à des stérilisations ou à l’amputation complète du clitoris – avec des conséquences dramatiques pour le développement futur de ces personnes. Elles constituent une «atteinte aux droit à l’intégrité physique et à l’autodétermination», souligne Zwischengeschlecht.org. Un enfant sur 1000 naît avec des caractères génitaux «ambigus».
Plusieurs autres recommandations sur le genre et l’orientation sexuelles ont été présentées par les ONG suisses dans la perspective du 14e EPR, qui conclura ses travaux en 2013. Elles réclament, entre autres, une loi contre les discriminations digne de ce nom – intégrant les minorités LGBTI – et la levée de l’interdiction d’adopter pour les couples partenariés.