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La place des femmes à Hollywood au coeur de l'affaire Weinstein
"Tout au long de la soirée, il m'a regardé (sic) comme si j'étais un morceau de viande. Puis il a perdu tout contrôle", écrit Léa Seydoux - qui a aussi subi les assauts du producteur Harvey Weinstein - dans une tribune publiée mercredi en français dans The Guardian. Et l'actrice de préciser: "J'ai dû me défendre. Il est grand, et gros, alors j'ai dû résister vigoureusement".
Il faut être très forte pour être une femme dans l'industrie du cinéma
Récompensée de la Palme d'or en 2013 pour son rôle dans "La vie d'Adèle", la Française rappelle à son tour que "tout le monde savait ce que Harvey faisait et personne n'a rien fait".
Avec lui, c'était des abus physiques, avec d'autres réalisateurs juste des mots, précise celle qui dénonce après bien d'autres la misogynie généralisée dans le monde du cinéma.
Changement de mentalités?
Mais peut-on voir dans la multiplication des témoignages, le signe d'un changement de mentalité à Hollywood?
"Dans vingt ans, la chute de Harvey Weinstein va être considérée comme un moment décisif", estime Christian Jungen, responsable culture à la Neue Zürcher Zeitung, qui ajoute: il "représentait le vieux Hollywood qui est fini".
Pour lui, le fait que le New York Times révèle cette affaire montre que les différentes pressions que pouvaient exercer des producteurs ne fonctionnent plus. "Il y a une soif de vérité à Hollywood et Harvey Weinstein n'est pas le dernier qui va tomber".
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>> Voir aussi l'analyse de Claire Burgy au 19h30:
jgal
Publié le 12 octobre 2017 - Modifié le 12 octobre 2017
L'actrice française Florence Darel affirme aussi avoir repoussé des avances
L'actrice, qui a joué dans des films d'Eric Rohmer, Claude Berri et Jacques Rivette dans les années 1990, a notamment relaté une rencontre en 1995. "Il s'est mis à me dire qu'il me trouvait très attirante et qu'il voulait avoir des relations avec moi. Je lui ai dit que j'étais très amoureuse de mon compagnon", rapporte Florence Darel.
"Il m'a répondu que ça ne le gênait pas du tout et m'a proposé d'être sa maîtresse quelques jours par an. Comme ça, on pourrait travailler ensemble. En gros, si tu veux continuer en Amérique, passe par moi", poursuit la comédienne, qui ajoute avoir alors répondu au producteur "je suis désolée, il faut que je parte".