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Lausanne accueille les championnats du monde de curling. Une discipline qui attire de plus en plus d'amateurs depuis la médaille d'or du lausannois Patrick Loertscher à Nagano en 1998. Mais l'explosion populaire du curling remonte à 1974, aux finales des Mondiaux de Berne où 16 000 personnes étaient venues soutenir les frères Attinger.Ce contenu a été publié le 30 mars 2001 - 17:59
Le premier médaillé d'or olympique de l'histoire du curling, Patrick Loertscher, se contentera de regarder ces mondiaux qui démarrent samedi à Lausanne en tant qu'organisateur. «Le système de qualification est ainsi fait, explique le champion. Notre équipe lausannoise est qualifiée pour dans deux ans, aux Etats-Unis. Cette année, ce sont les champions de Suisse 99 qui représentent le pays, soit Bienne».
L'équipe de Bienne (Bienne-Touring Gate) se retrouvera face à neuf autres nations chez les hommes. L'équipe des dames, elle, vient de Soleure (Soleure Wengi Ergas). Ces deux équipes essaieront de ravir le titre aux Canadiens et aux Canadiennes, champions du monde 2000 à Glasgow en Ecosse.
Et les choses sont sérieuses. Même si, dans la pratique, le curling ressemble plus à un jeu d'adresse qu'à un vrai sport. Il s'agit, en l'occurrence, de faire glisser une pierre en granit de 20 kilos sur une distance de 22 mètres. En essayant de la rapprocher le plus de la cible appelée «Maison».
Une sorte de «pétanque de riche». Qui est, d'ailleurs, née dans l'aristocratie écossaise. «Cette idée reçue fait désormais partie du passé, estime Patrick Loertscher. Aujourd'hui, c'est un sport moins cher que le ski, et qui attire de plus en plus de joueurs jeunes».
D'ailleurs, les Suisses se passionnent pour le curling depuis 1974, selon le médaillé olympique. A l'époque où les quatre frères Attinger, de Dübendorf, ont réussi une véritable prouesse: plus de 16 000 personnes sont venus les encourager à la patinoire de l'Allmend dans la finale qui les opposait aux Canadiens.
Les frères Attinger ont même réitéré l'exploit en 1979, toujours à Berne. Certes, ils ne sont pas devenus champions du monde. Mais, depuis lors, le public répond régulièrement présent aux compétitions.
Cela dit, c'est vrai, le phénomène s'est amplifié depuis Nagano. «C'était la toute première fois que le curling était une vrai discipline, rappelle Patrick Loertscher. Et puis, nous avons bénéficié indirectement du mauvais temps légendaire de ces jeux de 98». En effet, les télévisions - qui ne pouvaient retransmettre les épreuves «outdoor» - se sont rattrapées sur les sports «indoor». Et notamment sur le curling
Jean-Louis Thomas
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