Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07193.jsonl.gz/1241

Histoire
Gründung des Kälbermästerverbandes
La Fédération suisse des engraisseurs de veaux est composée des paysans engraisseurs de veaux et des gros engraisseurs, les « intégrateurs », qui ont fusionné avec l’ancienne Association suisse des engraisseurs de veaux en l’an 2000 pour donner jour à la nouvelle Fédération suisse des engraisseurs de veaux. La Fédération compte près de 1000 membres, répartis entre les sections Appenzell, Berne, Grisons, Lucerne, Obwald-Nidwald-Uri, St-Gall et la CI « Viande de veau ». La gérance de la fédération, qui était assurée depuis la première heure par le Groupement suisse pour les régions de montagne (SAB), a été confiée à l’Union suisse des paysans (USP) au début de 2010.
En 2017, les cinq sous-sections lucernoises Escholzmatt-Marbach, Wolhusen, Willisau, Luthern et Schüpfheim-Flühli-Bramboden-Hasle ont été dissoutes et remplacées par la section cantonale de la « Fédération lucernoise des engraisseurs de veaux ».
« Nous voulons confier l’organisation qui vient de voir le jour à Dieu Tout-Puissant et lui demander qu’elle soit éclairée par une bonne étoile, pour le bien du peuple et de la patrie. » C’est par ces mots que le président Peter Fankhauser conclut l’assemblée constitutive de la Fédération suisse des engraisseurs de veaux (FSEV), le 13 février 1951.
La fédération rassemblait des paysans qui ne faisaient pas partie d’une coopérative fromagère, ni d’une coopérative d’élevage de bétail ; ils provenaient essentiellement des régions des collines et de montagne. Etait considérée comme un engraisseur de veau toute personne exerçant ce métier à titre principal.
Au début, la promotion de la qualité représentait la principale activité de la fédération. Elle initiait ses membres à l’évaluation des carcasses et organisait des marchés-concours. En outre, elle observait les événements sur le marché et s’engageait pour garantir l’écoulement de la production.
Les débats liés à l’économie laitière dans les années 1960 et les efforts pour obtenir des aides fédérales ont aussi eu des conséquences pour la fédération. Afin d’acquérir plus de poids sur la scène politique, la fédération s’est alliée à l’Union centrale des producteurs suisses de lait (UCPL, aujourd’hui FPSL). Les engraisseurs de veaux ont ainsi certes pu bénéficier d’aides fédérales, mais pas sans accepter certains inconvénients, comme une demande réclamant un renchérissement des substituts du lait.
Au début des années 1980, un scandale lié aux hormones a secoué le marché suisse du veau. Faisant suite au boycott de la viande de veau par les consommateurs alémaniques, la fédération relevait dans son rapport annuel de 1980 que « … les pertes essuyées par les paysans engraisseurs de veaux dépassent sans aucun doute la barre du million. » Des analyses menées par l’EPF Zurich ont finalement permis de lever l’alerte : il aurait fallu qu’un petit enfant mange 2 kg de viande de veau chaque jour pendant deux semaines pour en ressentir des effets secondaires. Au scandale des hormones ont succédé des revendications du milieu de la protection des animaux à propos de l’élevage. La fédération a réagi en se tournant à nouveau davantage vers la question de la qualité. Celle-ci demeure un aspect important de son travail jusqu’à ce jour.