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Sierre, étude parallèle, concours
Il y a environ 15’000 ans, une masse rocheuse d’au moins un km3 se met à glisser des hauteurs de salgesch en direction de finges. Cette masse entre en conflit avec l’écoulement des glaciers, qui vont la pousser, la transporter et l’étaler sur 12 km vers l’aval, jusqu’au-delà de granges. Les eaux de fonte ont dû se frayer un passage à travers cette masse éboulée, donnant naissance à un relief tourmenté que le rhône a ensuite rempli de ses alluvions, en empruntant successivement divers passages (schématisés en bleu-vert). Aujourd’hui, témoins de ces évènements, les collines de sierre émergent de la plaine du rhône, formant un paysage unique.
Le projet s’installe dans un ancien passage du rhône, qu’il évoque par ses formes fluides et orientées dans le sens du courant. Un espace de loisirs au caractère fort sur l’ensemble du site, qui s’adapte aux différentes situations, contourne le rond de peupliers, participe à l’élargissement du rhône, intègre les constructions existantes, traverse les nouveaux bâtiments… Et ménage de vastes espaces libres.
Entre les collines abruptes, le parc relie le lac de géronde au fleuve actuel. Les chemins irriguent le site jusqu’au rhône, relient les logements au parc, et s’élargissent parfois pour accueillir places de jeux, barbecues, tables de pique-nique…
Le trafic routier est clairement limité aux abords du site.
A l’image des matériaux de l’éboulement, les bâtiments émergent, se déploient tels des rochers dans ce paysage, tout en laissant passer la vue, le vent, dans le sens du paléorhône.
Chaque bâtiment s’adapte à la topographie future, tout en assurant une occupation rationnelle du terrain. Les orientations permettent des vues et des dégagements variés sur l’ensemble du site. Leur position crée une transparence visuelle qui permet d’apercevoir la falaise de la colline de géronde depuis la route de sous-géronde. Les volumes sont accrochés le long de la route de sous-géronde à un espace regroupant des activités d’accueil et communautaires pour les habitants du quartier.
L’accès aux différentes cages d’escalier se fait au moyen de cheminements couverts situées au nord des bâtiments, elles permettent de s’immerger dans le parc en accédant aux entrées d’immeubles. La typologie de logements choisie permet de proposer un vaste choix de grandeur d’appartements, dont les espaces traversants expriment ainsi la liaison forte allant du lac de géronde au Rhône. Le travail en coupe offre des variations spatiales : cuisine surélevées, appartement en duplex, etc…
Soucieux de contribuer au développement durable, le projet intègre les fondements écologiques suivants :
– la préservation des sols ainsi que leur biodiversité est garantie par des mouvements de terre réduits (utilisation des matériaux du rhône pour le remblais du site d’habitation).
– le transport durable est présent dans tout le projet : stations de transports publics, chemin piétons en direction du centre ville (16 min), stationnement des vélos dans les immeubles, parcage des voitures hors du périmètre des logements.
– le bien-être, la santé et le confort s’illustrent ici par la création d’appartements de qualité répondants aux différents besoins (tranche d’age, surfaces habitable, etc…)
– l’utilisation du foyer ‘alcan’ comme maison de quartier en réponse aux besoins culturels de tout quartier.
– la solidarité et l’esprit collectif sont matérialisés par l’implantation de places de jeux, espaces de détente et autres dans les ‘vides’ entre bâtiments. de plus une garderie de quartier est prévue au rez-de-chaussée d’un des immeubles.
Les matériaux du parc évoquent aussi l’origine des lieux : concassés par l’éboulement ou roulés par le fleuve. L’ombrage est offert par des essences de milieux alluviaux : saules blancs, aulnes noirs, frênes, peupliers sauvages…