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Critique
Paula a 24 ans et rêve de devenir actrice. Malheureusement, la situation économique de l'Argentine n'est facile pour personne. Le propriétaire de son petit appartement lui réclame son loyer et quatre mois d'arriérés. Sans un sou, elle a 24 heures pour trouver l'argent nécessaire. Ne sachant plus quoi faire, ni à qui emprunter une telle somme, elle reprend contact avec une ancienne copine devenue prostituée. Mais serait-ce la solution à ses problèmes que de se lancer dans cette voie?
Décidément, les cinéastes argentins se font le miroir de la terrible crise économique que subit presque toute la société, classe moyenne comprise, de leur pays. Alejandro Chomski se montre aussi très pessimiste en mettant en scène une jolie jeune femme qui ne trouve qu'à vendre son corps comme solution pour gagner de l'argent. La mise en place de l'héroïne dans le contexte socio-économique se révèle un peu trop résumée pour créditer cette plongée dans la prostitution. Le cinéaste prend plaisir à filmer son actrice sous toutes les coutures, en oublie de prendre du recul par rapport à son sujet, au point de donner l'impression d'une certaine gratuité des images de virées nocturnes dans le monde du sexe. Au final, il donne le sentiment de ne pas porter de regard critique vis-à-vis de sa problématique, apparaissant presque comme normale. L'héroïne paraît à peine ennuyée par le fait de se prostituer. La belle photographie, la mise en scène soignée et les décors plutôt bourgeois finissent par transformer le film en une carte postale, seulement teintée d'érotisme bon chic bon genre.
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