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Alors que planes nous avait séparé, voilà que gardens nous rassemble à nouveau.
Quand deux dalles se côtoient sur un espace aussi vaste qu'un lac, on aurait tendance à vouloir les placer à des endroits différents, si cependant il s'agit de les disposer à proximité l'une de l'autre, alors toute l'importance réside dans la liaison entre celles-ci: ainsi est né notre jardin. l'espace engendré par ce rapprochement créé un chenal pour l'eau, comme une rivière.
L'eau n'étant d'habitude ni solide ni gazeuse, nous voilà confronté au problème du mouvement. Les deux dalles devant pouvoir se mouvoir de façon autonome, l'idée d'un encastrement entre structures par l'intermédiaire d'un rail prend tout son sens (Voir ci-dessous). la structure initiale de nos plane a été modifié afin qu'un déplacement tridimensionnel soit possible.
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Par Maaroufi Daniel, 20/11/18
Edward Hopper, Nighthawks, 1942, huile sur toile, 84.1x152.4cm, Art institute of Chicago
Sommes nous en dehors? Sommes nous en dedans? Et si nous étions au dessus?
Planes, la vue d'avion que prend l'architecte Dédale lorsqu'il s'envole de son labyrinthe avec son fils Icare pourrait bien donner la perspective que voici...
...mais qu'est-ce donc que cet objet? Une dalle diriez-vous, un labyrinthe peut-être? A en croire la structure à tunnels de cet assemblage béton (ici plâtre au 1:33) et bois, la parallèle n'est peut-être même pas si absurde. Débobinant le fil d'Ariane un petit chouia de plus nous voilà quelques siècles plus tard, en 1942 avec Hopper et sa toile Nighthawks, bien que la qualité de ce chef d'œuvre dépasse largement ma modeste maquette, la lumière est un thème partagé des deux. De plus, la transparence de la vitre est telle, que l'on peut être amené à y voir un rayonnement de la mélancolie interne au bar, sur l'ensemble du pays en guerre.
La dalle flottant tranquillement sur le lac Léman dans un pays neutre de surcroit, n'a biensûr pas de telles ambitions, néanmoins, l'angle droit formé entre les colossaux murs coulissants rappel, lorsqu'ils sont ouverts, une transparence similaire, qui nous fait douter de notre position face à l'espace. Sommes nous en dehors? Sommes nous en dedans? Et si nous étions au dessus?...
Répondre à cela impose la connaissance de limites, le codex dit à ce sujet: "Le lieu est limite non tant parce qu'il contraint le corps que parce que sans lui l'expansion du corps serait sans fin et se dissoudrait dans l'apeiraune (infini)" En effet nous risquerions sinon la situation suivante :Ben Grasso, Whatever was left of it, 2007, huile sur toile, 72x104cm
où toute réalité concrète est perdue...
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Par Asticher Maena, Bernheim Alexandre, Chassot Laurianne, Enkhbaatar Battsooj, Gregoire Penelope, Grunig Pablo, Ils Anja, Isely Colin, Li Wenyan, Lutzelschwab Arthur, Maaroufi Daniel, Maillard Valérie, Mici Arblinda, Pittet Gwendoline, Sacher Cindy, Shooner Lucas, Verduron Audrey, Viola Anthony, 21/10/18
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Objet flottant pour le plaisir des baigneurs.Dimensions : 210 x 180 cm, confort optimal pour deux personnes désirant se retirer des plages encombrées et profiter, bercé par les vagues, de quelque peu d'intimité. Les trois mètres séparant, par niveau d'eau moyen et houle modeste, la dalle du littoral rend ainsi inévitable un léger flirt avec la fraicheur de l'eau, l'immersion totale attendra cependant!
Du béton préfabriqué (ici du plâtre Edelweiss) et dès lors d'une minceur surprenante, son armature en fibre de carbone, permet de réduire considérablement sa hauteur statique et rend la construction plus légère.
Soutenant la couverture de l'édifice est un ensemble de sept ''solives'' de bois orientés dans le sens de la longueur, distants les uns des autres d'un peu moins d'un pied, eux-mêmes reposants sur un dense ensemble horizontal ligneux.
Afin que nul eau ne s'introduise et que par Archimède la flottaison soit garantie, la dalle est aussi vêtue sur ses largeurs d'un recouvrement de ce même bois enduis de vernis.