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La cause du crash du F/A-18 de l'armée mercredi dans une zone inhabitée du Département du Doubs (FR) est encore inconnue. "L'appareil a soudainement perdu de l'altitude", a déclaré le commandant de l'armée de l'air Aldo Schellenberg en conférence de presse à Berne.
L'accident s'est produit dans le cadre d'un entraînement, auquel participaient un F/A-18 et deux F-5 Tiger, mené au-dessus de la région de Besançon. Les avions évoluant dans l'espace aérien de l'Hexagone, ils volaient sous le contrôle d'officiers français. Pour l'heure, l'armée ne sait pas à quelle hauteur le F/A-18 a commencé à perdre de l'altitude. Des données satellites et la boîte noire permettront d'en savoir plus.
Aucune précision n'a été donnée concernant les blessures subies par le pilote. Celui-ci a pu s'éjecter avant le crash. Il a été secouru par les services français et héliporté vers l'hôpital de Besançon, où il est actuellement soigné. "C'était un pilote très expérimenté. Il avait effectué plus de 3500 heures de vol, dont 1100 sur ce type d'avion", d'après M. Schellenberg.
Avion irréparable
Une enquête a été ouverte par les autorités françaises et suisses. L'accident s'est produit à 11h30, vingt kilomètres à l'est de Besançon (F), sur la commune de Glamondans, a fait savoir le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS). L'appareil s'est écrasé dans une zone d'entraînement commune aux deux pays.
Il avait décollé de l'aéroport de Payerne (VD) à une heure qui n'a pu être précisée. Les deux F-5 Tiger devaient représenter des cibles durant l'entraînement prévu. "L'avion est perdu. On ne peut pas le réparer", selon le commandant de l'armée de l'air. Ce dernier a précisé que le coût premier de l'avion était de 50 millions de francs.
"Le F/A-18 est un avion très sûr", a assuré Aldo Schellenberg. Le commandant de l'armée de l'air estime qu'il ne s'agit pas d'un problème lié à l'âge de la flotte, qui se situe dans la moyenne internationale. "La flotte suisse est en excellent état".
ATS