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Sans surprise, la majorité démocrate de la Chambre a soutenu la procédure lancée en septembre par sa présidente Nancy Pelosi en vue d'une destitution de Trump. Le président est accusé d'avoir proposé à l'Ukraine une aide militaire de près de 400 millions de dollars en échange de l'ouverture d'une enquête sur son rival démocrate Joe Biden et les affaires de son fils dans une entreprise ukrainienne d'énergie.
Le premier chef d'accusation, celui d'abus de pouvoir, a été adopté par les élus avec 230 voix pour, 197 contre et une abstention.
Le second article de destitution, l'entrave au travail du Congrès, a été approuvé par 229 voix pour, 198 contre et une abstention. Le président a en effet toujours refusé de collaborer à l'enquête des démocrates.
Destitution peu probable
Avec cette décision, les représentants américains renvoient Trump en procès devant le Sénat, vraisemblablement en janvier. Mais la majorité républicaine qui y siège entend bien acquitter le président.
Une destitution est donc peu probable, ce qui permettra au milliardaire élu en 2016 de se concentrer sur sa campagne pour décrocher un deuxième mandat en 2020.
Donald Trump est le troisième président des Etats-Unis à être mis en accusation en vue d'une éventuelle destitution depuis la création du Congrès américain, en 1789. Ce n'était arrivé qu'à deux de ses prédécesseurs: Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998. Le républicain Richard Nixon, empêtré dans le scandale du Watergate, avait lui préféré démissionner en 1974 avant de subir cet opprobre.
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ani avec afp
Trump dénonce la "haine" des démocrates
"Pendant que nous créons des emplois et que nous nous battons pour le Michigan, la gauche radicale au Congrès est rongée par l'envie, la haine et la rage, vous voyez ce qu'il se passe", a-t-il lancé lors d'un meeting de campagne depuis la ville de Battle Creek.
"Les démocrates essayent d'annuler le vote de dizaines de millions d'Américains", a-t-il ajouté.