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Pendant combien de temps les antidépresseurs doivent-ils être administrés?
Selon la classe d’éléments actifs, il peut s’écouler entre 8 jours et trois semaines, jusqu’à ce que le patient constate l’effet stimulant des antidépresseurs.
Si toutefois aucun effet ne se fait ressentir, ou que des effets secondaires non-désirables apparaissent, le médecin doit alors modifier la dose ou encore faire appel à un antidépresseur possédant un autre élément actif.
Après le traitement d’un premier épisode dépressif, il est important de poursuivre la prise de médicaments pendant au moins six mois après la disparition des symptômes. Par après, la thérapie peut prendre fin progressivement. En cas de sévères dépressions ou d’épisodes récurrents, le traitement peut toutefois se dérouler sur de plusieurs années.
Lorsque le patient ne réagit pas suffisamment à la thérapie, le médecin peut alors soit changer de médicament, soit en augmenter la dose, le combiner avec un autre médicament ou encore recommander un traitement de psychothérapie. D’autres thérapie, telles que l’électro-convulsivothérapie, l’agrypnie (qui désigne une perte totale prolongée du sommeil), la stimulation magnétique, la photothérapie ou la kinésithérapie, peuvent également être prises en compte.
En tous les cas, il est primordial que la patient développe une relation de confiance avec son médecin, qu’il prennent les médicaments de façon régulière et dans les doses prescrites. De nombreux traitements n’aboutissent pas à une guérison, en particulier lorsque le patient ne respecte pas le plan de thérapie qui lui a été proposé. D’une part, certains patients refusent de prendre des antidépresseurs. D’autre part, de nombreux patients, lorsqu’ils ne constatent aucune amélioration initiale, mais ressentent des effets secondaires, se mettent à douter de l’efficacité du médicament. Ou encore, le patient constate une amélioration des symptômes après peu de temps et considère qu’il n’est plus nécessaire de poursuivre le traitement. Une interruption trop précoce des médicaments peut effectivement augmenter le risque d’une récidive.
C’est pourquoi il est important qu’un dialogue puisse avoir lieu entre le médecin et le patient, afin de pouvoir clarifier toute question. La durée prévue du traitement ainsi que les effets ou d’éventuels effets secondaires des médicaments prescrits doivent faire partie des questions à aborder.
Texte: Helga Grafe – 11/2015
Traduction: MyH – 11/2015