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Situé au sud de la vieille ville de Pékin, le temple du Ciel a été construit sous la dynastie Ming en 1530. Il était jusqu’à son ouverture au public consacré aux cérémonies du sacrifice.
Son nom est évocateur : l’empereur lui-même considéré comme fils du Ciel avait l’habitude de s’y rendre deux fois par an afin de rendre hommage à l’autorité céleste et de prier pour de bonnes récoltes.
Sa superficie est de 273 hectares.
L’architecture du temple est tout à fait remarquable ce qui lui a valu d’être classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1998. Tout ici est riche en symboles et reflète la cosmogonie et les croyances chinoises. Ainsi les enceintes carrées et les tuiles vertes symbolisent la Terre, tandis que les bâtiments ronds et les tuiles de couleur bleue symbolise le Ciel. Le chiffre 9, qui selon la pensée traditionnelle chinoise symbolise la perfection, est également très présent et se décline à l’envi dans les différents édifices.
Le temple du Ciel est composé de trois bâtiments reliés entre eux sur quelque 360 mètres de long par une large allée pavée de briques baptisées la "Voie Sacrée" : le vaste autel circulaire au nord, le mur des Echos, qui protège la voûte céleste impériale et le temple de la Prière pour des bonnes moissons.
Ce temple comprend également un parc qui compte quelques 4 000 cyprès noueux, certains âgés de 800 ans offrant, malgré sa forte fréquentation, un véritable havre de paix, où s’impose l’ordre et la symétrie. Tous les matins, les adeptes du tai chi et du badminton se mêlent aux joueurs de majong et de cartes.