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Votre conjoint - ou votre patron - vous explique tous les jours que tous les problèmes sont de votre faute. Il n'y a pas assez d'argent: c'est votre faute ! Il y a un problème: c'est votre faute ! Le travail ne va pas: c'est vous! Quelqu'un a mal compris: c'est votre faute! Il vous explique que vous n'êtes pas à la hauteur de la situation (ou de ses attentes). Il pique devant vous de scènes de jalousie en rapport avec vos talents ou vos fréquentations. Il hurle, il gueule, ou bien il vous fait la geule. Il tente de vous dicter ce que vous pensez, ce que vous ressentez. Il ne cherche jamais à résoudre les problèmes ou à tourner la page et n'exprime pas ses exigences d'une façon claire et nuancée. Il ne prend pas de recul par rapport aux situations et revient sans cesse à l'attaque.
S'ils surviennent une fois par ci par là, ces comportements sont probablement humains. Mais lorsqu'il sont quotidiens, vous avez probablement affaire à du harcèlement moral. Celui-ci survient aussi bien au sein de la famille que sur les lieux de travail. En Suisse la prise de conscience du fléau date des années 90 et les entreprises sont maintenant mieux équipées pour le gérer.
Le harceleur sait à qui il a affaire. Il a repéré votre soif de reconnaissance, votre amour pour le travail bien fait, votre tendance à l'action consensuelle, votre dépendance par rapport au regard des autres, votre tendance à la culpabilité. Au lieu de vous prendre comme vous êtes et de respecter vos biais naturels (après tout n'en avons-nous pas tous ?), il cherche ni plus ni moins qu'à vous exploiter et à vous dominer. Son moteur essentiel, ce n'est pas la performance, la qualité du travail ou l'harmonie de l'équipe, le bonheur de la famille ou l'éducation des enfants, mais son pouvoir personnel. Ce qui compte à ses yeux c'est de vous assujetir et ce qu'il craint le plus, c'est que vous ne dépendiez pas de lui.
Si les harceleurs ne s'engagent jamais eux-même en thérapie (logique puisqu'ils considèrent que ce sont toujours les autres qui causent les problèmes), ce sont les meilleurs prescripteurs de psychothérapie. En effet, le harcèlement moral entraîne une usure de ceux qui le subissent à plus ou moins court terme, usure accompagnés de nombreux symptômes:
Sur le plan physique, le harcèlement moral peut déclencher de nombreuses somatisations: mal de dos, migraines, maux de tête, eczéma, tensions musculaires, troubles digestifs, burn-out, etc. Et bien souvent ce n'est qu'à l'aparition de ces troubles que les personnes viennent consulter chez le naturopathe. Car jusqu'alors, ils courbaient l'échine, prenaient sur eux et souffraient en silence.
Face à ces situations, un impératif, s'en sortir. En effet, une fois passé le stade de la somatisation, rester dans de telles situations peut entraîner des conséquences plus graves. Mais en sortir comment ? Si la démission (professionnelle) ou le divorce sont parfois conseillés afin d'interrompre le harcèlement, il y a en réalité autant de solutions que de situations individuelles et la fuite ne sera pas toujours l'approche la plus adaptée. C'est à ce stade que la psychothérapie intervient:
Bien souvent le psychothérapeute n'intervient pas seul. Le harcèlement peut avoir des conséquences légales et il faudra trouver l'aide appropriée. Il entraîne des somatisations, et c'est pour cela que notre centre à Neuchâtel a une double orientations corps / esprit. Mais il faudra de toute façon se bouger et faire bouger les lignes. Car c'est celui qui pratique le harcèlement moral qui a un problème -un grave problème - et qui est coupable de répandre autour de lui le malheur. Et si vous l'aviez compris du premier coup, vous n'en seriez peut-être pas là !
Lire dans notre blog un cas de harcèlement moral.