Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/84568

<h2>SubmittedText<h2><p>En effectuant une visite à Téhéran à la mi-mars, madame Calmy-Rey a enfreint tous les principes de la politique extérieure de la Suisse : neutralité, respect et promotion de la liberté, démocratie et droits de l'homme. Ce régime de deux poids, deux mesures appliqué par le DFAE est inadmissible et choque nos partenaires politiques traditionnels nord-américains et européens.</p><p>1. Quels montants (y compris plusieurs voyages en avion à Téhéran effectués par madame Calmy-Rey et par le Secrétaire d'État Michael Ambühl) le contribuable suisse devra-t-il débourser en faveur de cette politique iranienne inopportune qui suscite la désapprobation dans le monde entier ?</p><p>2. Le DFAE peut-il se prévaloir de résultats concrets obtenus en contrepartie de ses prétendus bons offices dans la dispute nucléaire iranienne (initiative que ni les États-Unis ni l'Union européenne ne souhaitent vraiment) et du dialogue tant vanté qu'il a engagé sur les droits de l'homme ?</p><p>3. Pourquoi la Suisse, pays neutre, courtise-t-elle un pays qui compte parmi les principaux parrains du terrorisme international, enfreint systématiquement les droits de l'homme, pratique un régime de discrimination à l'égard des femmes et dont les dirigeants nient la réalité de l'Holocauste ?</p><p>4. Quel succès a rencontré le cours sur l'Holocauste que madame Calmy-Rey entendait donner aux Iraniens ?</p><p>5. Quand le Conseil fédéral mettra-t-il fin aux tentatives de madame Calmy-Rey de se profiler sur la scène internationale par des initiatives allant à l'encontre des intérêts de notre pays et surtout de notre politique de neutralité ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>1. Les voyages de la cheffe du DFAE, comme ceux de son Secrétaire d'État, servent à couvrir de très nombreux dossiers. Il n'est partant pas possible ni fiable de vouloir distinguer le coût séparé de chaque thème discuté lors d'une visite.</p><p>2. Dans le dossier nucléaire iranien la Suisse a, depuis 2006, développé certaines idées pour permettre aux partenaires directement impliqués d'initier un dialogue afin de trouver une solution diplomatique. À cet effet, notre pays a eu de nombreux contacts avec l'Iran, avec le groupe des P5+1 (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) et son représentant agréé, J. Solana, ainsi qu'avec l'Agence internationale de l'énergie atomique. Comme souvent dans ce genre d'activités, il est actuellement difficile de mesurer la portée exacte des efforts suisses.</p><p>3. Le Conseil fédéral estime que le meilleur moyen d'apaiser les divergences entre les membres de la communauté internationale reste le dialogue. Le dialogue bilatéral que la Suisse et l'Iran mènent depuis plusieurs années sur la question des droits de l'homme s'inscrit dans cette vision. Ainsi, la cheffe du DFAE, à l'occasion de son voyage à Téhéran, a clairement rejeté certaines conceptions et pratiques iraniennes telles que la lapidation, les amputations et la peine de mort, en particulier celle appliquée aux mineurs. </p><p>4. La cheffe du DFAE a condamné à maintes reprises la rhétorique anti-israélienne des autorités iraniennes et rejeté comme inadmissible la négation du droit à l'existence d'Israël et de la réalité historique de l'Holocauste. Son voyage à Téhéran a permis de rappeler sans ambiguïté cette position à tous ses interlocuteurs, y compris le président iranien. </p><p>5. Un soutien politique s'est révélé important pour la conclusion de cet accord. Le Conseil fédéral a été informé du projet de contrat d'achat de gaz entre la société suisse EGL et la société nationale iranienne NIGEC ainsi que de la présence d'un membre du Conseil fédéral lors de la signature du contrat.</p>  Réponse du Conseil fédéral.