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Health
Selon une étude menée en Grande-Bretagne, le nombre de jeunes femmes souffrant de dépression durant la grossesse serait 50% plus élevé aujourd’hui que dans les années 90.
Les millennials sont nettement plus nombreuses à souffrir de dépression durant leur grossesse que les femmes des générations précédentes. C’est ce que révèle une étude menée en Grande-Bretagne et publiée le 13 juillet dans le «Journal of the American Medical Association».
Selon le site Gizmodo, cette recherche a évalué la santé mentale de futures mères de 19 à 24 ans entre 1990 et 1992, puis a analysé celle de leurs filles ou belles-filles, enceintes au même âge entre 2012 et 2016. Or, ces dernières présentaient un taux de dépression 51% plus élevé que leurs aînées, précise le magazine «Newsweek».
Les chercheurs ont constaté que cette différence entre les deux générations persistait même lorsqu’ils prenaient en compte d’autres facteurs tels que la santé physique ou encore le niveau d’éducation. Parmi les quelque 2400 sondées de la première génération, seuls 17% présentaient des signes de dépression comme l’anxiété ou les troubles du sommeil.
Parmi les facteurs qui pourraient expliquer cette augmentation du nombre de futures mères dépressives, les auteurs de l’étude évoquent la pression économique, le manque de flexibilité du monde du travail et des congés maternité insuffisants. Auquel s’ajouteraient le stress chronique, les mauvaises habitudes alimentaires ou encore le rythme trépidant de la vie moderne.
Gizmodo pondère toutefois ces résultats: en effet, le nombre de millennials qui ont participé à cette étude est bien inférieur à celui de leurs aînées ayant accouché dans les années 90. En outre, il est possible que les jeunes femmes soient plus ouvertes à discuter de leurs problèmes psychologiques que celles des générations précédentes, car les maladies mentales sont aujourd’hui moins stigmatisées.