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Capitale: Gitega
Population: 11 millions.
72 % de la population vivant au-dessous du seuil de pauvreté
Esperance de vie: 62 ans
Domaines d’intervention: souveraineté alimentaire, genre et égalité des sexes, prévention des conflits, environnement
Population soutenue: XXXX personnes
IDH: 185ème sur 188 pays
Taux d’alphabétisation: 68 %
Pays enclavé d’environ 11 millions d’habitants, le Burundi, situé en Afrique de l’Est dans la région des Grands Lacs, possède des frontières avec le Rwanda, la République démocratique du Congo et la Tanzanie. Bordé par le lac Tanganyika, il dispose d’un climat tempéré en raison de son altitude (1700 m). Le Burundi fait partie des pays les plus pauvres du continent africain. Environ 90% de la population burundaise vit de l’agriculture qui représente la première industrie du pays. Les principales cultures sont soit vouées à l’exportation, comme le thé, le café ou le coton ou sont également des cultures vivrières pour la consommation des populations. Le PIB du pays en dépend pour 50%. La situation économique du pays est mauvaise. Le Burundi a connu une récession dramatique en 2015 et 2016. La reprise économique entre 2017 et 2018 s’est limitée à 1% et ne permet pas au pays de connaître une croissance similaire à ses voisins.
Pour les populations, l’agriculture de subsistance prime néanmoins sur tout effort de développement d’échelle, souvent pour des raisons de faible productivité et de manque en infrastructures, ne permettant pas aux ménages d’atteindre la souveraineté alimentaire et les maintenant dans la pauvreté. Il faut rappeler que le Burundi occupe la première place sur l’indice de la faim dans le monde de 2013 avec un score de 38.8.
Deux ethnies principales composent la population, les Tutsis et les Hutus. Comme dans les pays voisins, le Burundi a été colonisé. La présence des colons a attisé des conflits latents entre les communautés. Après un régime de monarchie présidentielle instauré en 1962 à l’indépendance et le régime dictatorial mené par le président tutsi Micombero dès 1966, un conflit civil a éclaté, déclenché par la majorité hutue se soulevant contre la mainmise des Tutsis. La guerre civile qui touche le pays en 1993 a mis également gravement en péril l’économie du pays. Le pays est depuis soumis à une instabilité chronique et le risque que de nouveaux conflits naissent entre les ethnies est latent. En 2015, le pays a à nouveau connu de graves troubles politiques. Après le troisième mandat de Pierre Nkurunziza, les violences qui ont suivi son élection ont poussé plusieurs centaines de milliers de burundais à fuir dans les pays voisins.
La pauvreté touche plus largement les populations rurales avec près de 1,7 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire. Faute d’infrastructures suffisantes, l’État burundais peine à moderniser l’agriculture et à soutenir les petits agriculteurs. Le pays pourrait pourtant être autonome pour son alimentation grâce à sa production agro-sylvo-pastorale, comme il bénéficie d’une terre fertile et d’un accès privilégié à l’eau (nombreux lacs et rivières).
En raison de son importante croissance démographique et une population extrêmement jeune – plus de 50% de la population a moins de 15 ans – sur un territoire non extensible, (le Burundi est le 2ème pays africain à la plus forte densité), le Burundi connaît une dégradation alarmante de son environnement. A l’image de la République démocratique du Congo, la population burundaise utilise massivement le bois de chauffe pour des besoins domestiques comme la cuisine et le chauffage. Ce qui entraine une déforestation rapide. L’érosion des sols est également importante en raison de leur surexploitation. Elle entraîne des dégâts environnementaux irréparables et a des conséquences considérables pour la qualité de vie des populations.
Après plusieurs périodes de récession et une situation économique dramatique causées par l’instabilité politique notamment, de nombreux investisseurs ont décidé de se désengager du pays et l’aide internationale a été suspendue par plusieurs pays occidentaux, rendant encore plus difficile toute perspective de développement. Même si le gouvernement a perdu près de 50% de ses financements, car ils provenaient de l’extérieur, il a toutefois tenu à s’engager dans le développement de l’économie de son pays et mettre un terme à sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur.
Comme la population burundaise est extrêmement jeune, avec une majorité de la population active entre 10 et 14 ans, le problème du chômage des jeunes (65% en 2017) génère de graves tensions et une recrudescence de la violence. Le taux de pauvreté dans les zones rurales reste élevé (72,9 % en 2018) lié au très faible niveau de revenu de la population surtout chez les femmes et les jeunes. SeCoDév a décidé de s’engager dans les domaines de la souveraineté alimentaire ainsi que l’éducation et la formation professionnelle.