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Face aux défaites électorales qui s'accumulent, Pedro Sanchez nourrirait encore l'espoir de former un gouvernement "alternatif" (archives).
KEYSTONE/EPA EFE/CHEMA MOYA(sda-ats)
Au lendemain d'une nouvelle défaite électorale, la pression était à son comble lundi sur le chef du parti socialiste espagnol Pedro Sanchez. Poussé afin de laisser le conservateur Mariano Rajoy former un gouvernement, il a à nouveau refusé cette option.
Le chef du Parti socialiste espagnol Pedro Sanchez a annoncé lundi qu'il maintenait son refus de permettre la formation d'un gouvernement conservateur par Mariano Rajoy, après neuf mois de blocage politique du pays.
"Le 'non' à Monsieur Rajoy.... n'a jamais été aussi justifié", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse où il a expliqué ne pas avoir changé de position malgré l'échec de son parti lors d'élections régionales.
La presse unanime
De son côté, la presse de gauche comme de droite était unanime dans ses titres. "Le PSOE coule", "Sanchez perd du terrain", était-il possible de lire.
Ce que le parti historique de la gauche espagnole craignait le plus est arrivé. Lors d'élections dans deux régions du nord, la Galice et le Pays basque, les socialistes ont été dépassés par des formations alliées au parti de gauche radicale Podemos.
Ainsi, En Marea a obtenu plus de voix que lui en Galice, arrivant deuxième derrière le parti populaire (PP) de M. Rajoy.
Au Pays basque, le PSOE vit une véritable dégringolade. Il a perdu sept députés et "Elkarrekin Podemos" (Ensemble nous pouvons) l'a relégué à la quatrième place.
Sanchez sous pression
La dégringolade du parti socialiste faisait les choux gras lundi du parti populaire.
Ces résultats démontrent que "quelque chose cloche", dans la stratégie de Pedro Sanchez, a affirmé un des porte-parole du PP, Pablo Casado.
"Combien d'élections doit-il perdre?", a-t-il ajouté en assurant qu'il menait le parti vers le "précipice". "Le PSOE doit mener une réflexion (...) nous avons besoin de leur abstention", a encore insisté M. Casado.
Pour une alternative
Sanchez nourrirait encore l'espoir de former un gouvernement "alternatif", passant par une union des gauches.
Mais une partie des dirigeants du PSOE juge ce calcul erroné, le parti voyant son empreinte territoriale se réduire d'élection en élection.
La stratégie est d'autant plus difficile qu'elle suppose d'obtenir le soutien actif ou passif d'élus indépendantistes basques et catalans pour décrocher une investiture, allant à l'encontre de la défense de l'unité de l'Espagne, un dogme socialiste.
ATS