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Bruxelles - Le Comité du Haut commissariat de l'ONU aux Droits de l'homme a qualifié de "discriminatoires" les mesures prises par certaines communes de Flandre à l'encontre des francophones. L'obligation de maîtriser le flamand pour décrocher un emploi ou un logement est pointée du doigt.
Les experts de l'ONU se disent préoccupés par le fait que "l'accès à certains droits" puissent être "entravés" dans les communes flamandes où la "connaissance ou l'apprentissage du néerlandais" sont exigés pour obtenir des services ou des prestations sociales, acheter des logements ou encore être élu maire.
Ces mesures officiellement destinées à renforcer le caractère néerlandophone de la Flandre, créent "une discrimination à l'égard d'autres catégories de la population", c'est-à-dire les francophones, relève le comité des Nations unies, qui a transmis son rapport fin octobre aux autorités belges.
Depuis plusieurs années, les autorités communales de localités situées en Flandre, notamment dans la banlieue de Bruxelles où vivent de nombreux francophones, exigent des personnes souhaitant acheter un logement social ou un terrain à bâtir qu'elles prouvent leur connaissance du néerlandais ou qu'elles s'engagent à l'apprendre.
L'accès à certains centres aérés pour les enfants a également été conditionné à la connaissance du néerlandais. De même, le gouvernement régional flamand refuse depuis cinq ans de valider l'élection de trois bourgmestres (maires) francophones élus dans des communes située sur le territoire de la Flandre mais majoritairement habitées par des francophones.
L'élection de l'un de ces trois maires n'a pas été validée parce qu'il avait envoyé du courrier en français à ses administrés francophones.
Francophones et flamands se sont montrés incapables, depuis les élections du 13 juin, de s'entendre sur une réforme accordant une plus grande autonomie aux régions (Flandre, Wallonie, Bruxelles), ce qui bloque depuis lors les négociations sur la formation d'un nouveau gouvernement.
ATS