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La contrebasse est l’instrument le plus imposant et le plus grave de la famille des «cordes frottées». Famille à laquelle appartient également le violoncelle, l’alto et le violon. À la différence d’eux dont les quatre cordes sont accordées en quintes, la contrebasse est accordée en quartes.
A l’origine, elle est présente en Europe dès le XVIe siècle, elle succède au violone et à la contrebasse de viole. Dans cette période, elle possède de trois à six cordes. Au XIXe siècle, les contrebasses sont majoritairement munies de trois cordes. À partir du XXe siècle, la corde la plus grave est ajoutée et la contrebasse à quatre cordes va s’imposer.
Instrument parfois méconnu du grand public, la contrebasse est pourtant l’un des piliers de l’orchestre symphonique, tout comme elle l’est dans de nombreux ensembles de jazz et musiques actuelles, et musiques plus «populaires» comme le rockabilly, le tango argentin, le folk, la chanson à texte francophone… En effet, elle joue un rôle très important, à la fois rythmique et harmonique. D’une certaine façon, c’est elle qui soutient les autres musiciens. Son accompagnement dans les musiques peut se faire en «tirant» les cordes avec les doigts: ce que l’on nomme les «pizzicatis», ou «pizz»; ou bien en frottant un archet sur les cordes: cette baguette de bois arquée où est maintenue une mèche faite de crins de chevaux.
Grâce à l’avancée de la lutherie, il existe désormais des contrebasses en version miniature, dont le son sera aussi grave que celui d’une grande contrebasse: des «1/8ièmes» et même des «1/16ième», ce qui permet de débuter l’apprentissage très tôt, dès 6-7ans.
Petite anecdote : Les musiciens ont pris familièrement l’habitude d’appeler la contrebasse « la grand-mère ».
Professeur de l’émr: Bérénice Lallemant
Cours le mercredi après-midi