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6. La grippe et son vaccin
Grippe
La durée est variable selon la sévérité de l'infection et les éventuelles complications. Pour une grippe non-compliquée : 1 semaine de symptômes, 2 semaines de convalescence.
Une vague de grippe est observée chaque hiver. D'une année à l'autre, l‘intensité, la durée, les souches virales et les répercussions sur la population varient. L'OFSP communique à la population et aux médecins l'évolution de la grippe et la couverture vaccinale. D'octobre à avril, l'OFSP publie un rapport hebdomadaire avec une évaluation des risques.
Oui, d’autres virus circulent, par exemple :
- RSV (virus respiratoire syncytial humain)
- Para influenza
- Rhinovirus
Il n'existe aucun vaccin pour les virus ci-dessus, mais par contre, un vaccin existe contre la grippe.
Vaccin
Informations générales
Aucun vaccin ne protège 100%, puisque son efficacité dépend de la qualité des défenses immunitaires. Le vaccin ne protège que contre les virus contenus dans le vaccin. Le vaccin 2020 protègera donc contre les 4 souches estimées comme les plus à risques de provoquer une épidémie pendant l’hiver 2020-2021. Le niveau de cette protection est impossible à prédire à l’avance puisqu’il dépend en bonne partie de la similarité (ou des différences) entre les souches circulantes et celles inclues dans le vaccin.
Le vaccin ne protège que contre les souches de virus qu’il contient. Son efficacité dépend donc du rapport avec les autres virus circulants.
L’efficacité est maximale pendant environ 6 mois. C’est la raison pour laquelle les mois d’octobre et de novembre sont une bonne période pour se faire vacciner contre la grippe et éviter une grippe dont l’épidémie survient habituellement entre décembre et mars.
Il faut environ 2 semaines pour être protégé après un vaccin sans adjuvant.
Le vaccin contre la grippe est constitué de fragments de virus Influenza issus de plusieurs souches virales différentes (actuellement 4). Comme les virus de la grippe mutent en permanence, le vaccin est adapté chaque année en fonction des recommandations actualisées de l’OMS.
L’OMS décide de la composition du vaccin, sur la base des recommandations d’experts. Le vaccin comporte entre 3 et 4 souches de virus parmi les souches suivantes :
- Un virus de type A/ Guangdong-Maonan/SWL1536/2019 (H1N1)
- Un virus de type A/Hong Kong/2671/2019 (H3N2)
- Un virus de type B/Washington/02/2019 (B/Victoria)
- Un virus de type B/Phuket/3073/2013 (B/Yamagata)
Le vaccin étant inactivé, il ne peut pas donner la grippe. Les effets secondaires les plus fréquents sont une réaction inflammatoire à l'endroit de la piqûre (rougeur, chaleur, douleur). Rarement, cette réaction peut être accompagnée de maux de tête, d’un peu de fièvre, de frissons ou de courbatures. Le tout disparait en 2 à 3 jours.
Le vaccin est contre-indiqué chez les très rares personnes ayant présenté antérieurement une réaction allergique grave à un vaccin. La seule autre contre-indication est pour les enfants de moins de 6 mois, chez lesquels les vaccins n’ont pas encore été bien étudiés malgré le risque que représente la grippe chez les bébés. La vaccination de l’entourage est recommandée pour protéger ces nourrissons.
Probablement, puisque l’implant se situe dans une autre région du bras qui ne serait pas atteinte en cas de réaction inflammatoire. Mais il n’y a pas d’études spécifiques à ce sujet, donc par précaution il est préférable de choisir l’autre bras.
Le virus de la grippe se transmettant directement (gouttelettes) ou indirectement (surfaces), il est difficile d’éviter le risque de contamination. Il existe des médicaments antiviraux qui peuvent être prescrits aux malades très fragiles, mais cela nécessite de prendre un traitement chaque jour pendant plusieurs mois et fait courir le risque d’induire des résistances.
Avoir une bonne santé, éventuellement soutenue par des approches naturopathiques, diminue le risque de complications mais n’empêche pas le risque d’infection et donc de contamination de son entourage. Aucun vaccin homéopathique ou à base de plantes n’a fait la preuve de son efficacité contre la grippe.
A ce jour il n'y a pas de données indiquant un bénéfice suffisant pour recommander une deuxième dose de vaccin contre la grippe pendant la saison.
Femmes enceintes
Oui. Depuis 2009, la vaccination contre la grippe est officiellement recommandée en Suisse aux femmes enceintes, comme c’est le cas depuis longtemps dans d’autres pays. La vaccination est conseillée dès le début du 2e trimestre mais peut être faite à n’importe quel moment de la grossesse. Les femmes enceintes avec des facteurs de risque (par exemple asthme) devraient être vaccinées dès le 1er trimestre.
Oui. Les anticorps maternels traversent le placenta et diminuent d’au moins 80% le risque de devoir être hospitalisé pour des complications de la grippe entre la naissance et l’âge de 6 mois. Sachant que 1 à 4 % des bébés de moins d’un an doivent être hospitalisés à cause d’une grippe, cette protection est bienvenue.
Oui. La meilleure façon de protéger son bébé est d'être vaccinée avant la naissance, pour lui transmettre des anticorps qui diminueront de 80% le risque qu'il attrape la grippe et doive être hospitalisé. Si la vaccination n'a pas été faite pendant la grossesse, elle est recommandée dès que possible après la naissance. En effet, comme ce sont les parents et les frères et sœurs qui infectent les bébés, la vaccination est recommandée à tous ceux qui vivent avec un bébé de moins de 6 mois. La vaccination contre la grippe est sûre avant, pendant et après la grossesse.
Maladies et médicaments
L’efficacité du vaccin sera peut-être diminuée par un traitement immunosuppresseur. Mais le vaccin restera en partie efficace, et comme l’immunosuppression augmente les risques de complications en cas de grippe, la vaccination est recommandée aux personnes sous immunosuppresseur. Dans le doute, parlez-en avec votre médecin traitant.
L’efficacité du vaccin sera peut-être diminuée par un traitement oral de plus de 2 semaines avec plus de 20mg / jour de prednisone. Mais le vaccin restera en partie efficace, et comme les corticoïdes augmentent les risques de complications en cas de grippe, la vaccination est recommandée aux personnes sous corticoïdes. Dans le doute, parlez-en avec votre médecin traitant.
Le risque d’une sclérose en plaques n’est absolument pas augmenté par la vaccination, même s’il y a une personne atteinte dans la famille.
Le vaccin étant inactivé, les seuls risques sont que le corps ne réagisse pas normalement à la vaccination : par une réaction inflammatoire, allergique ou auto-immune. Il est extrêmement rare que ces réactions touchent le système nerveux. Le risque d’une autre maladie neurologique (le syndrome de Guillain-Barré) est bien établi : ce risque est rare dans la population générale (1 à 3 pour 100'000), il est augmenté de 15 à 20 fois dans les semaines qui suivent une grippe-infection (virus vivant), mais il n’est pas augmenté de façon significative après une vaccination (virus tué, purifié).
Si vous présentez des symptômes grippaux malgré une vaccination contre la grippe, vous pourriez être infecté-e par le virus de la grippe (l’efficacité du vaccin n’étant pas de 100%), par le virus du COVID-19 ou par un autre virus respiratoire. Dans ce cas, restez chez vous, isolez-vous pour ne pas contaminer vos proches et prenez rendez-vous pour un test COVID-19 avant de sortir ou de retourner travailler.
Attraper la grippe protège pendant un certain temps contre une réinfection par le même virus, mais pas par les autres. Ainsi, il est par exemple possible d’attraper une grippe A et une grippe B au cours de la même saison. Le vaccin reste donc indispensable. Ces effets secondaires ne sont pas augmentés par le fait d’avoir attrapé la grippe auparavant.
C'est très difficile à prédire. Certaines personnes font de fortes réactions seulement lorsqu'elles sont vaccinées pour la première fois, sans doute parce qu'elles n'ont que peu d'immunité au moment de la vaccination. D'autres personnes réagissent toujours par des réactions inflammatoires assez fortes. Ce sont peut-être celles qui réagiraient aussi avec une forte grippe. Ces réactions pouvant être pénibles, même si elles ne sont jamais graves, il ne faut pas hésiter à prendre du paracétamol ou un médicament anti-inflammatoire pendant 1 à 2 jours dès les premiers signes d'inflammation (malaise, fièvre, maux de tête ou forte réaction locale). Cela augmente le confort et n'empêche pas l'immunité.
Les médicaments anti-inflammatoires sont des médicaments efficaces, qui peuvent être pris si une réaction inflammatoire à la vaccination est suffisamment importante, par exemple pour empêcher de bien dormir ou bien interférer avec les activités quotidiennes. Donc il ne faut pas hésiter à en prendre en cas de douleur locale importante, de maux de tête, de fièvre ou de courbatures musculaires. Mais ces médicaments ne doivent pas être pris en prévention, avant de savoir si le vaccin va – ou non – créer une réaction : sinon, ils seront inutiles et l’efficacité du vaccin pourrait être diminuée.
Voyages
Attraper la grippe protège pendant un certain temps contre une réinfection par le même virus, mais pas par les autres. Ainsi, il est par exemple possible d’attraper une grippe A et une grippe B au cours de la même saison. Le vaccin reste donc indispensable. Ces effets secondaires ne sont pas augmentés par le fait d’avoir attrapé la grippe auparavant.
Oui. Vous devez vous faire revacciner. Le vaccin proposé en 2020 dans l’hémisphère sud est différent de celui proposé pour l’hiver 2020-2021 dans l’hémisphère nord.
Il est trop tôt pour savoir quelles souches virales circuleront dans l'hémisphère sud en été 2021. Mais l'efficacité du vaccin n'étant maximale que pendant 6 mois, un rappel vaccinal reste nécessaire avant le départ, mais seulement si vous avez un risque élevé de complications (problème de santé) ou si vous allez être en contact avec des personnes vulnérables que vous ne voulez pas risquer de contaminer.