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L'écurie, voilà un endroit où l'on se plaît, qu'il y ait des vaches qui ruminent ou qu'elles soient vides. On sent que tout cela a été habité. Par les animaux et par les hommes. Des jours, des mois, des saisons entières. L'odeur de l'écurie, c'est-à-dire celle des animaux et celle de la bouse qu'ils n'arrêtent pas de produire, au vu de la quantité phénoménale d'herbe qu'ils absorbent. L'huminité de l'écurie. Les bruits de l'écurie, ceux produits par les vaches, ou ces autres par les chaînes qu'elles tirent. Et ces hommes qui traisent quand c'est l'heure. Ce va-et-vient entre l'écurie et la cuisine avec le lait.
Plus tard il y eut aussi le bruit des pots des machines à traire, des sortes de tchouf-tchouf saccadés. Et bien entendu le bruit du compresseur devant le chalet. Sans oublier les criées des hommes qui font se déplacer une vache ou qui sont irrités par le comportement de l'une d'elles. Brusque l'un et l'autre.
L'écurie, c'est tout cela, plus des sols de planches, plus des poutres qui montent en certains chalets jusqu'au toit. C'est l'odeur de la pisse des vaches, on allait l'oublier celle-là, forte, un liquide bien jaune qui s'en va dans la rangée du milieu où elle trouve à disparaître dans des trous.
Il y aurait mille chose encore à dire.
↓ (PDF) 68. L'écurie