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Il faut interdire aux parents et aux médecins de décider des opérations d'assignation sexuelle pour des enfants, lorsque ces opérations n'ont manifestement pas de but curatif.
L'humanité est-elle un simple amas d'hommes et de femmes? NON!
On oublie facilement le fait qu'il y a toujours eu des êtres humains qui ne sont ni des hommes, ni des femmes. A leur naissance, les enfants intersexués ne présentent pas les caractéristiques physiologiques, génétiques, etc., nécessaires pour être identifiés définitivement comme "homme" ou "femme". Cette situation est tout à fait naturelle (à ne pas confondre avec la situation - tout aussi naturelle - des personnes trans*, qui naissent "homme" ou "femme" mais qui considèrent que leur sexe réel ne correspond pas à celui qu'ils ont depuis la naissance).
En Suisse, les médecins font pression sur les parents pour que ces derniers approuvent une opération d'assignation sexuelle sur leur enfant intersexué, afin qu'il entre dans l'un des deux seuls sexes reconnus par notre société binaire. Il faut savoir qu'une assignation sexuelle, c'est une longue série d'opérations, suivie d'un traitement hormonal à vie, accompagnée d'une stérilisation. En résumé, on force des enfants à entrer dans un schéma social qui n'a plus raison d'être, sans leur permettre de se déterminer eux-mêmes.
Même chez les enfants qui peuvent clairement être identifiés comme des "hommes" ou "femmes" à la naissance, on sait qu'il peut y avoir des problèmes d'identité de genre plus tard dans la vie: les opérations d'assignation sexuelle à la naissance ne sont donc pas la solution, car les enfants intersexué-e-s ne sont nullement protégés des problèmes d'identité de genre à l'avenir.
On sait qu'aujourd'hui, une personne trans* a six fois plus de chances de commettre une tentative de suicide que la moyenne. Il n'existe pas de statistique pour les personnes intersexué-e-s, mais la situation est probablement similaire. C'est la conséquence du fait que notre société n'arrive pas à offrir une véritable place à ces personnes. Face à cette situation, il faut réagir.
Le Conseil fédéral trouve normal que la quarantaine d'enfants intersexué-e-s naissant chaque année en Suisse voient leur identité de genre décidée par autrui (réponse à l'interpellation Kiener Nellen du 18 mars 2011). Si le gouvernement ne veut pas réagir, alors c'est à nous de le faire.
Like cette proposition, et augmente ses chances d'être présentée devant le parlement national!
Réalisation
Le Conseil fédéral a répondu favorablement au postulat d´introduire un troisième genre. 17.09.2018: Adoption du postulat par le Conseil National.
Timeline
18.04.19
Souhait reçu.