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Athlétisme - Paul Kipkorir a réédité son succès de l'an passé lors de Course de l'Escalade à Genève, apportant au Kenya un douzième succès sur les quatorze dernières éditions.
La Portugaise Clarisse Cruz, inscrite en catimini, a causé une énorme surprise en brisant l'hégémonie africaine chez les dames.
Champion inconnu spécialisé sur les classiques sur route, Kipkorir a remporté son quatrième succès en Suisse, après l'Escalade, Zurich et Sion l'an dernier. Il avait débarqué mardi en Europe en provenance directe d'Eldoret (Ken), dans le but de gagner quelques deniers sur trois ou quatre courses avant de retourner au pays.
"Nous faisons deux ou trois blocs de compétition par année en Europe, le reste est consacré à la préparation au Kenya", explique Alexander Hempel, le manager allemand de cet athlète qui vaut 61'11 au semi-marathon. "Il y avait beaucoup de Kényans au départ aujourd'hui, c'était dur", a soufflé le vainqueur. Kipkorir s'est imposé à l'usure en 20'45 pour les 7,25 km, avec 5'' d'avance sur l'Erythréen de Genève Tadesse Abraham, récent vainqueur à Martigny, Bulle et Bâle, et 6'' sur son compatriote Milton Rotich.
Les Africains occupent les dix premières places de cette course délaissée par les meilleurs Suisses, engagés sur d'autres fronts ou blessés. Le meilleur Helvète, le Genevois Alexandre Roch, a fini 21e.
Chez les dames, Clarisse Cruz, Portugaise de 33 ans qui avait participé au 3000 m steeple des JO de Pékin, a surpris les favorites des hauts plateaux. De sa longue et puissante foulée, elle s'est détachée progressivement pour l'emporter en 15'36 (4,79 km) avec 7'' d'avance sur la Kényane Jane Muia et 14'' sur la gagnante de l'an dernier Caroline Chepkwony (Ken). Cruz est la première non-Africaine à s'imposer à Genève depuis la Bernoise Anita Weyermann en 1998.
Pas invitée et inconnue des organisateurs, l'athlète de Porto avait été hébergée par un compatriote établi à Collonge-Bellerive et avait payé elle-même sa finance d'inscription ! Son nom ne figurait ni sur les listes de départ fournies à la presse ni sur son dossard, contrairement aux autres athlètes de l'élite.
ATS