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"Il ne s’agit pas de comprendre, il s’agit de croire" s’entend dire Orphée au moment où il s’apprête à traverser un miroir (film Jean Cocteau). La phrase sonne comme le pacte implicitement passé entre l’artiste et le regardeur: ce que je te montre n'est pas ce que tu vois.
Un vaste miroir mural reflète l’escalier qui mène à la piscine du bâtiment des sports. Sur la partie haute du grand mur latéral, une succession de "prismes" colorés sont disposés à intervalles réguliers pour former un dégradé optique semblable au spectre de la lumière blanche résumé en 100 nuances. Le dispositif de l’œuvre – basée sur une illusion d’optique inventée spécifiquement – donne l’impression saisissante que ce long dégradé de couleurs vient littéralement traverser le miroir. Les effets surprenants générés par l’œuvre se révèlent par étapes aux visiteurs, au fil du parcours depuis l’esplanade jusqu’à l’intérieur du bâtiment des sports dont la typologie est orientée sur la lumière et les transparences.