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Au lieu de lever des fonds auprès des banques ou sur les marchés, le groupe a décidé de passer un accord avec Brookfield Asset Management, une société canadienne qui gère l'argent confié par des clients en l'investissant dans divers projets et entreprises.
Selon Intel, une telle association financière représente une première dans le secteur des semi-conducteurs, particulièrement gourmand en capitaux.
Intel avait déjà annoncé, en 2021, vouloir engager la construction de deux usines supplémentaires de semi-conducteurs sur son site à Chandler, près de Phoenix dans le sud-ouest des Etats-Unis, une opération estimée alors à 20 milliards de dollars.
Selon les termes du partenariat, les deux entreprises y investiront jusqu'à 30 milliards, Intel apportant 51% du financement et Brookfield 49%.
Intel gardera ainsi une participation majoritaire et le contrôle opérationnel des deux nouvelles usines, sans avoir à trop s'endetter.
"La fabrication de semi-conducteurs est l'une des activités demandant le plus de capitaux au monde, et la stratégie audacieuse d'Intel [...] exige une approche de financement unique", a souligné, dans un communiqué, le directeur financier d'Intel, David Zinsner.
L'accord avec Brookfield devrait permettre à Intel "d'augmenter [sa] flexibilité tout en conservant un bilan nous permettant de créer une chaîne d'approvisionnement plus diverse et résiliente", ajoute-t-il.
Intel souligne que cette nouvelle source de capitaux vient renforcer un autre pilier de sa stratégie financière: les aides des gouvernements.
Les Etats-Unis viennent notamment de débloquer 52 milliards de dollars de subventions pour relancer la production de semi-conducteurs dans le pays.