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"La France, l'Allemagne, la Roumanie, le Portugal, l'Espagne et le Luxembourg viennent à peine de m'indiquer qu'ils sont prêts à recevoir des migrants", a écrit Giuseppe Conte dans une lettre ouverte adressée au ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini.
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"Notre pays est disposé à participer à une répartition équilibrée des migrants accueillis sur le bateau", avait indiqué plus tôt le gouvernement espagnol, expliquant travailler avec la Commission européenne et d'autres Etats-membres "pour parvenir à une solution commune, européenne, ordonnée et solidaire".
Cap sur Lampedusa
Depuis début août, date du début de la mission de l'Open Arms qui a permis de secourir plus de 150 migrants au large des côtes libyennes, Madrid affirmait que leur sort ne relevait pas de sa compétence et qu'ils devaient débarquer dans un "port sûr" italien.
L'Italie et Malte avaient refusé les demandes de débarquement de l'Open Arms, qui restait coincé dans les eaux internationales avec 147 migrants à bord au dernier décompte, et des conditions de vie de plus en plus difficiles sur le bateau.
Mercredi, la justice italienne a finalement autorisé l'Open Arms à se diriger vers l'île de Lampedusa en suspendant un décret du ministre de l'Intérieur Matteo Salvini lui interdisant les eaux territoriales italiennes. Matteo Salvini a signé dans la foulée un nouveau décret pour barrer la route au bateau, que la ministre italienne de la Défense a refusé jeudi matin de signer.
Cinq personnes ont été autorisés jeudi soir à débarquer avec quatre de leurs proches pour des "raisons psychologiques". Mais il reste 138 migrants bloqués sur le navire humanitaire qui se trouve à l'entrée du port de Lampedusa.
afp/gma