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Il s'en est aussi pris aux compagnies pétrolières qui "s'asseoient sur leurs bénéfices record" au lieu d'augmenter la production sur le territoire américain, lors d'un discours à la Maison Blanche.
Le président américain s'est par ailleurs dit "sceptique" face aux annonces de la Russie sur un retrait partiel de ses troupes pour concentrer l'offensive en Ukraine sur la région du Donbass, à l'est du pays.
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Il a en outre estimé que Vladimir Poutine "semblait s'isoler". Il a affirmé avoir "des indications selon lesquelles (le président russe) a limogé ou placé en résidence surveillée certains de ses conseillers", tout en disant ne pas avoir de "preuves irréfutables".
Soulignant qu'une augmentation de la production pétrolière prendrait "des mois", il a indiqué lors d'un discours à la Maison Blanche qu'un million de barils seraient injectés sur le marché chaque jour au cours des six prochains mois, soit "plus de 180 millions de barils".
"Il s'agit d'une transition en temps de guerre", a-t-il souligné. Cette mesure doit permettre "d'augmenter l'approvisionnement de pétrole jusqu'à ce que la production accélère plus tard dans l'année".
Baisse des prix
"Nous utiliserons les revenus de la vente de pétrole maintenant pour réapprovisionner les réserves stratégiques", a détaillé le président américain, assurant que les Etats-Unis seraient ainsi "prêts à faire face aux futures urgences".
La perspective de ce déversement record d'or noir américain faisait déjà baisser les cours jeudi à Londres comme à New York. M. Biden a estimé qu'à la suite de sa décision, le prix de l'essence "pourrait baisser de manière assez significative", de 10 à 35 cents le gallon. Le prix à la pompe aux Etats-Unis, qui a dépassé son pic de 2008, est aujourd'hui bien au-dessus de 4 dollars le gallon (3,78 litres).
La Maison Blanche, à laquelle l'opposition républicaine reproche de plomber l'activité pétrolière aux Etats-Unis, promet par ailleurs de "faire tout ce (qu'elle) peut" pour encourager l'extraction.
Compagnies pétrolières critiquées
Joe Biden n'a pas ménagé ses critiques jeudi contre les compagnies pétrolières qui "s'assoient sur leurs bénéfices record" au lieu d'investir et de produire davantage. "Aucune entreprise américaine ne devrait tirer profit de la pandémie ou des agissements de Vladimir Poutine pour s'enrichir aux dépens des familles américaines", a-t-il martelé.
Le président voudrait en particulier que le Congrès impose des amendes aux entreprises qui disposent des permis et des terrains nécessaires, mais qui ne les exploitent pas. Toujours dans l'idée de renforcer l'indépendance énergétique américaine, il va invoquer le "Defense Production Act", un texte hérité de la Guerre Froide qui lui permet de prendre des décisions économiques par décret, pour encourager le développement des énergies vertes.
Le président démocrate tente depuis l'invasion de l'Ukraine de faire porter le blâme de la flambée de l'inflation, y compris des coûts énergétiques, à son homologue russe Vladimir Poutine, alors même que la hausse des prix avait commencé avant.
Cette rhétorique ne semble toutefois pas convaincre les Américains, alors qu'approchent des élections législatives à l'automne qui menacent de réduire Joe Biden à l'impuissance pour le reste de son mandat. Sa cote de confiance dépasse à peine les 40%, selon divers sondages, un niveau très bas.
Poutine "isolé"
Concernant l'Ukraine, le locataire de la Maison Blanche s'est dit "sceptique" face aux annonces de la Russie sur un retrait partiel de ses troupes pour concentrer son offensive sur la région du Donbass, dans l'est du pays. "Jusqu'ici, il n'y a pas de preuve qu'il soit en train de retirer toutes ces troupes de Kiev", a-t-il lancé.
Joe Biden a par ailleurs estimé que Vladimir Poutine "semblait s'être isolé". Il a aussi dit avoir "des indications selon lesquelles (le président russe) a limogé ou placé en résidence surveillée certains de ses conseillers", tout en reconnaissant ne pas avoir de "preuves irréfutables".
Selon un haut responsable du Pentagone, les forces russes ont entamé leur retrait de Tchernobyl (nord) et ont "abandonné" l'aéroport militaire de Gostomel, au nord-ouest de Kiev, mais "nous continuons à penser que c'est un repositionnement".
"Nous n'avons absolument aucune indication que ces soldats rentrent chez eux, ou qu'ils sont écartés définitivement des combats", a ajouté ce responsable.