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Phase 1: du creux jusqu'à la reprise

Nous commencerons notre examen du cycle économique lorsque celui-ci est à son plus bas (son creux). Durant cette phase, le PNB et la production industrielle baissent fortement et le chômage augmente. Cette situation conduit à une augmentation de la productivité et à une baisse des salaires, faisant ainsi baisser le taux d'inflation, mesuré par les prix à la production (prix de gros).
A ce stade, la pression en faveur d'une baisse des taux d'intérêt augmente et le gouvernement va essayer d'encourager l'emprunt et les dépenses en desserrant la politique monétaire.
A mesure que les taux d'intérêt baissent - et que l'argent devient moins cher - les emprunts et les dépenses des entreprises et des ménages vont commencer à augmenter. La baisse des taux d'intérêt va aussi engendrer une baisse dans la valeur de la monnaie du pays. En effet, les investisseurs vont vendre cette devise et placer leurs fonds dans des actifs libellés dans des devises qui offrent un taux d'intérêt plus élevé. La baisse de la valeur de la monnaie va rendre le pays plus compétitif sur les marchés d'exportation. Au même moment, le chômage va créer des pressions à la baisse sur les salaires jusqu'à ce que, à un certain point, les salaires soient suffisamment bas pour encourager les entreprises à embaucher de nouveau.
En dernier lieu, la baisse des prix, cumulée au faible coût de l'emprunt, finira par engendrer une augmentation de la demande globale. L'économie sera entrée dans sa phase de reprise.
Phase 2: de la reprise jusqu'à l'expansion
L'économie est maintenant sur une pente ascendante avec une hausse des emprunts et des dépenses de la part des entreprises et des ménages, une baisse du chômage, et donc une augmentation de la demande.
Phase 3: de l'expansion jusqu'au sommet
Alors que la croissance revient, la confiance du consommateur croît, le sentiment de "bien-être" revient en force et des pressions inflationnistes commencent à émerger. Dans ces circonstances, l'économie court le risque de "surchauffe" et le gouvernement essaiera de contrer les pressions inflationnistes en cherchant à augmenter les taux d'intérêt. Encore une fois, le marché lui même créera des pressions à la hausse sur les taux à mesure que la demande de crédit (pour de l'argent emprunté) augmente.
Phase 4: du sommet jusqu'à la contraction
Avec la montée des taux d'intérêt, à un moment donné, le sentiment de confiance disparaîtra et les emprunts et les dépenses des entreprises et des particuliers commenceront à baisser. Dans ces circonstances, l'épargne défensive (de précaution) augmentera.
L'augmentation des taux d'intérêt se traduira aussi par une augmentation de la valeur de la monnaie et une baisse de la compétitivité du pays sur les marchés d'exportation. Au même moment, l'inflation - tout en créant une incertitude financière pour les entreprises - alimentera des demandes en matière de salaire dans l'attente d'une augmentation des prix, ce qui contribuera à nourrir l'inflation et, cumulé à l'augmentation du coût de la dette des entreprises et la baisse dans la compétitivité des exportations, pourra amener au chômage.
L'économie est maintenant sur une pente descendante avec une baisse des dépenses et des emprunts faits par les entreprises et les particuliers, une augmentation du chômage, et donc une baisse de la demande. Et le cycle continue…
Il nous faut à présent analyser l'impact de ce cycle sur les marchés financiers.