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Carl Hart parle de son usage des substances
Il y a peu de domaines qui sont entourés d'autant de désinformation et d'hypocrisie que la consommation de substances, écrit Carl Hart. Il semble y avoir une tension entre la justice pénale pour contrecarrer les trafiquants de drogue toujours plus sophistiqués et la demande des consommateurs, dont l'appétit augmente constamment.
Derrière le débat moral et sociétal, il se cache une question scientifique essentielle : les drogues à des fins "récréatives" sont-elles nocives en elles-mêmes ? Si tout le monde s'accorde pour partager une certaine dangerosité de la MDMA, la cocaïne et l'héroïne, les arguments en faveur de leur interdiction sont disproportionnés. Selon lui, les dommages causés à la société dans son ensemble devraient être attribués à la pauvreté et à la criminalisation des drogues, plutôt qu'aux effets psychoactifs.
De nombreux scientifiques qui étudient les substances psychoactives exagèrent régulièrement l'impact négatif que la consommation de drogues récréatives a sur le cerveau. Ils taisent en revanche les effets bénéfiques que la consommation peut avoir. Ces scientifiques n'osent pas partager cette perspective par peur des répercussions sur leur capactié à obtenir des subventions.
Il dit que la médecine est conservatrice et qu'elle peut pécher par excès de prudence. "Mais ce qu'ils n'ont pas pris en considération, c'est qu'il y a un coût à pécher par excès de prudence et que ce coût est immense".