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Ouf !
On était donc candidat à la présidence du PS genevois. Toute candidature à une fonction de ce genre a des motivations avouables et quelques motivations inavouables. Par définition, les motivations inavouables ne seront pas avouées, à la seule exception peut-être d'une seule : faire regretter amèrement la présidence de Gérard Deshusses. Pour le reste, c'était une drôle d'idée, que celle de se présenter à une fonction sans grand pouvoir -à une fonction qui est surtout un titre. Et de ne se présenter qu'à cette seule fonction, sans autre ambition ni plan de carrière. Il ne faudrait pas se faire d'illusion sur ce à quoi on postule : A la présidence du PS on n'est chef de rien, et cette présidence n'est un tremplin pour rien. Mais ça n'empêche pas la présidence de donner des impulsions,un rythme, faire des propositions, ouvrir et animer des débats, faire autre chose, en somme, que courir après l'actualité et l'agenda politique institutionnel. Finalement, on n'a pas été élu. On n'aura donc pas à se lever à l'aube (midi) pour défendre des positions politiques officielles avec lesquelles on n'est pas d'accord. On n'ambitionnait pas de sauver le parti, mais on a au moins sauvé notre petit confort... Et puis, quoi ? Obtenir près de 40 % des voix après avoir appelé le parti à lâcher la "classe moyenne" pour devenir le parti du sous-prolétariat, c'est pas si mal, non ?