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La pandémie de coronavirus pourrait engendrer le mariage de dix millions d'enfants d'ici 2030, a prévenu, lundi 8 mars, l'Unicef, qui s'ajouteraient aux 100 millions de filles considérées comme à risque d'être mariées d'ici la fin de la décennie.
Ces mariages de filles de moins de 18 ans seraient la conséquence de plusieurs facteurs liés à la crise du Covid-19, principalement les fermetures d'école, la dégradation de la conjoncture économique, les perturbations dans les services publics et les décès de parents, selon l'Unicef.
La pandémie menace ainsi de remettre en cause les progrès enregistrés au cours de la décennie écoulée, qui a vu la proportion de jeunes filles mariées avant leurs 18 ans passer d'une sur quatre à une sur cinq dans le monde, soit environ 25 millions de mariages évités.
C'est en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud que la pratique du mariage précoce des filles est la plus répandue d'après l'Unicef. Selon les régions, les mariages à la puberté voire bien avant sont très fréquents. Pourtant, la plupart des pays ont instauré un âge minimum dans leur loi... mais il y a toujours un moyen de la contourner. Généralement, si un conseil religieux donne son accord, le mariage sera accepté aux yeux de la loi et de la société.
Les mariages précoces ne privent pas seulement les filles d'éducation et d'opportunités mais augmentent le risque de décès ou de blessures durant l'accouchement si elles tombent enceintes avant que leurs corps ne soient vraiment prêts. L'organisation internationale Save The Children qui œuvre pour les droits des enfants, s'alarme du sort de ces «enfants qui élèvent des enfants».
D’après le rapport de ce lundi de l'Unicef, ce sont 650 millions de jeunes filles et femmes dans le monde qui ont été mariées avant leurs 18 ans. La moitié de ces mariages ont eu lieu dans cinq pays: le Bangladesh, le Brésil, l'Éthiopie, l'Inde et le Nigeria. En 2020, la proportion des jeunes filles mariées avant leurs 18 ans atteint 76% au Niger et 68% en République démocratique du Congo. (gas/ats)
Ce 14 juin 2022 a eu lieu la grève féministe. Depuis 2019, partout en Suisse, des personnes descendent dans la rue et demandent l'égalité. La dernière mobilisation datait de 1991. Trois jours de mobilisation en 31 ans, c'est peu pour un combat aussi important. La lutte pour l'égalité méritait donc largement qu'on lui accorde cette journée.