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Critique
"Au départ, une histoire vraie: en 1958, à la veille du coup d'état de Fidel Castro, JoAnn Jansen - 18 ans - doit quitter Saint-Louis, dans le Missouri, pour suivre son père muté à La Havane. Issue de la classe moyenne, elle se trouve propulsée dans la haute société américaine, mais tombe amoureuse d'un gars du pays. Avec lui, elle découvre La Havane, où danseurs et danseuses se trémoussent aux rythmes fougueux et sensuels des orchestres de rue.
Dans le film - remake d'une réalisation de 1987 qui porte le même titre - Katey est une intellectuelle fascinée par la danse cubaine qu'elle découvre grâce à Javier. Habituée aux salles de bal américaines, elle doit apprendre à s'abandonner à son partenaire, à écouter son corps. Laissant libre cours à sa sensualité, elle conquiert progressivement sa liberté. Et cette initiation se fait par la magie de la danse.
Petite perle, ce film décrit avec grâce et talent plusieurs choses essentielles et difficiles à dire avec justesse: par exemple, le passage de la fille à la femme; la différence entre communion artistique et passion amoureuse; la recherche d'un vrai partage (entre un homme et une femme, mais aussi entre deux cultures) qui laisse éclore le nouveau. A noter la qualité du montage dans les scènes dansées, d'autant plus remarquable que les acteurs ne sont ni l'un ni l'autre danseurs professionnels. Il est vrai que la chorégraphe habite ce film de bout en bout: une certaine JoAnn Jansen, dont le credo s'énonce ainsi: ""La danse peut vraiment vous changer si vous la faites vôtre!"""
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