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Saint-Oyens
Saint-Oyens
Les «Covas» ou les «Covaillons»: c’est le surnom dévolu aux résidents de la commune, située sur le plateau au pied de la chaîne du Jura, à équidistance des villages de Gimel et d’Essertines-sur-Rolle. A une altitude moyenne de 730 mètres, son territoire s’étend sur 133 hectares, dont 92 hectares de forêts. A l’entrée du village, accueillant les visiteurs à leur arrivée, sont situés le bâtiment de l’église et le Café du Jura.
Les sources ont toujours été au centre de l’histoire du village. A l’Antiquité déjà, les Romains semblent avoir été attirés par une source médicinale.
Le ruisseau des Rottières, qui fait partiellement limite avec Essertines-sur-Rolle, rappelle le nom ancien du village: Saint-Oyens de Rottières, qui fut aussi celui d’une famille du lieu, vassale des seigneurs de Mont-le-Vieux, dont le village dépendait jusqu’au XVIIIe siècle.
La plus ancienne forme connue du nom de Saint-Oyens est «Santo Eugendo» (1139), de Saint-Eugend, nom d’un couvent en pays de Joux (aujourd’hui appelé Saint-Claude outre-Jura) qui, au haut Moyen Age, possédait à Saint-Oyens une maison forte localisée à l’ouest de l’actuel village.
Au XIIe siècle, Saint-Oyens est passé à la baronnie de Mont-le-Vieux comme petit fief inféodé à la famille Saint-Oyens de Rottières. Les sires de Cossonay-Prangins en conservèrent la souveraineté jusqu’en 1293. Elle ne quittera plus la mouvance politique d’Aubonne jusqu’à la chute de l’ancien régime bernois.
Quatre événements marquent la période vaudoise: un incendie (1857) qui a détruit pratiquement tout le village, la reconstruction de l’église démolie (1877-1878), la création de la nouvelle route de transit Gimel – Essertines-sur-Rolle (2e moitié du XIXe siècle), et enfin une chute vertigineuse de la population (50% entre 1870 et 1970).
Le tiers du territoire est constitué de biens communaux en forêts et en pâturages.
Saint-Oyens compte aujourd’hui 461 habitants, dont 104 enfants et adolescents. Les enfants scolarisés sont rattachés à l’établissement de Gimel pour le primaire, et à Rolle pour le secondaire. La commune dénombre 4 agriculteurs en activité, quelques PME (menuiseries, charpentes, garage, entreprise de création de stores) et divers indépendants représentant des activités variées.
La commune dispose d’installations modernes de captage de ses sources communales, et les habitants bénéficient d’une eau non traitée d’excellente qualité. Les autorités veillent à l’entretien régulier des infrastructures.
La vie sociale du village s’organise autour des sociétés locales: le Chœur mixte, la société de tir, la société de jeunesse, le Motoclub et le Groupe des Aînés.
Le village est jumelé avec 3 autres communes: Saint-Oyen, dans le val d’Aoste (Italie), Saint-Oyen dans la vallée de la Tarentaise en Savoie (France), et le hameau de Saint-Oyen sur la commune de Montbellet en Saône-et-Loire (France).
Chaque année à tour de rôle, une rencontre réunit les habitants des 4 communes et permet de tisser des liens d’amitié et des échanges culturels au-delà des frontières.
L’ auberge communale «Café du Jura» a été const-ruite au milieu du XIXe siècle et est actuellement en rénovation.
Située au centre du village, lieu de rassemblement et de convivialité grâce à l’excellent accueil et à la convivialité de ses tenanciers, elle proposera bientôt des chambres d’hôtes permettant d’accueillir les voyageurs qui souhaitent s’arrêter dans la commune.
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