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Ecrivain, Historien, Homme Politique et Membre de l’Académie Française.
Naissance 23 Avril 1918 à Paris
Décès le 14 Avril 2009 à Paris
Nationalité Française.
Maurice Druon passe son enfance à La Croix-Saint-Leufroy, en Normandie, où il fait la connaissance de Pierre Thureau-Dangin, fils du secrétaire perpétuel de l’Académie française, Paul Thureau-Dangin.
Il fait ses études secondaires au lycée Michelet de Vanves.
Lauréat du concours général en 1936 (il présidera l’Association des lauréats du concours général de 1967 à 1973 et de 1983 à 1988), il commence à publier à l’âge de 18 ans dans des revues et journaux littéraires, tout en étudiant à la faculté des lettres de Paris, puis à l’École libre des sciences politiques dont il sort non diplômé en 1937 (section diplomatique).
Avec son oncle Joseph Kessel, aviateur pendant la Première Guerre mondiale, il côtoie les grands noms de l’Aéropostale (Mermoz, Saint-Exupéry, Guillaumet), rencontre des artistes d’Europe de l’Est et fréquente les cabarets russes.
Très proche de son oncle Joseph Kessel, il est selon Dominique Bona « un neveu idéal, plein d’admiration pour son oncle, il lui est également dévoué. »
En septembre 1939, lorsque la France déclare la guerre à l’Allemagne, il est appelé sous les drapeaux et il publie dans Paris-Soir de Pierre Lazareff, un article intitulé « J’ai vingt ans et je pars ».
Élève officier de cavalerie au Cadre noir de Saumur en 1940, il participe lors de la bataille de France aux combats menés par les cadets de Saumur sur la Loire.
Revenu à la vie civile, il consacre son premier livre à ses souvenirs de guerre, La Dernière Brigade, publié en 1946.
Avec son roman Les Grandes Familles en 1948, premier volet de la trilogie La Fin des hommes (suivie de La Chute des corps et de Rendez-vous aux enfers), il reçoit le prix Goncourt.
En 1953, sa pièce en un acte, Un voyageur, entre au répertoire de la Comédie-Française sur une mise en scène de Jean Piat, et il publie avec Joseph Kessel la pièce Le Coup de grâce.
Il accède définitivement à la célébrité avec le succès de sa saga historique Les Rois maudits, publiée à partir de 1955, et adaptée en 1973 à la télévision.
Maurice Druon n’a jamais caché que sa série Les Rois maudits avait été le résultat d’un travail d’atelier.
Au nombre des collaborateurs, qu’il remercie dans sa préface, on relève les noms de Gilbert Sigaux, Matthieu Galey, Pierre-Henri de Lacretelle, José-André Lacour et Edmonde Charles-Roux, parmi quelques intervenants de moindre envergure.
Avec ces deux sagas, ainsi que les romans mythologiques Alexandre le Grand et Les Mémoires de Zeus, il semble se spécialiser dans le roman historique, réputé « écrivain pessimiste », tout en s’aventurant dans la littérature jeunesse avec Tistou les Pouces verts et en écrivant des nouvelles.
Après divers prix prestigieux, dont le prix Pierre-de-Monaco qui récompense l’ensemble de son œuvre en 1966, il est élu, le 8 décembre de la même année, au 30e fauteuil de l’Académie française, succédant à Georges Duhamel.
Maurice Druon est nommé le 5 avril 1973 ministre des Affaires culturelles par Georges Pompidou.
Secrétaire perpétuel de l’Académie française à partir du 7 novembre 1985 en remplacement de Jean Mistler, il limite l’évolution de l’Institut, critiquant l’élection de la première académicienne, Marguerite Yourcenar, en craignant que « d’ici peu vous aurez quarante bonnes femmes qui tricotent pendant les séances du dictionnaire ».
Il ouvre la « Coupole » aux auteurs francophones et contribue à y faire entrer des grands noms tels Fernand Braudel, Georges Duby, Claude Lévi-Strauss.
Déclarant dans son discours de réception à l’Académie en 1967 que « la civilisation est d’abord un langage », il intervient régulièrement sur l’évolution, qu’il souhaite très lente, de la langue française face à la société, particulièrement hostile sur la féminisation des noms de métiers.
En 1990, à l’occasion des réflexions sur la nouvelle orthographe demandée par le Premier ministre Michel Rocard, il prend parti pour des rectifications limitées, et surtout non restrictives, pour que ce soit l’usage qui ratifie les évolutions de la langue.
Il publie Lettre aux Français sur leur langue et leur âme en 1994 et Le Bon Français en 1999.
Plus tard, en 2006, sa critique du français « pittoresque » des Québécois, comparée à la langue « très sûre, très pure, très exacte » cadrée en France au xviie siècle lui vaut plusieurs critiques dans la province canadienne.
Il joue un rôle important lors de la création du programme franco-britannique des bourses Entente cordiale, comme il y fait référence dans son discours prononcé à l’occasion de sa nomination comme chevalier commandeur de l’ordre de l’Empire britannique.
Maurice Druon est témoin de moralité lors du procès de Maurice Papon en 1998, considérant que le procès avait été fait en 1945 et qu’il ne faut pas « juger avec nos yeux instruits d’aujourd’hui mais avec nos yeux aveugles d’hier ».
Toujours membre de l’Académie, il abandonne le secrétariat perpétuel en octobre 1999, au profit d’Hélène Carrère d’Encausse, afin de pouvoir lancer librement l’essai polémique, La France aux ordres d’un cadavre (ce cadavre étant le communisme) dans lequel il fustige le Parti communiste français, le statut de la fonction publique française, la CGT, la direction générale des Impôts et se lamente des différentes réformes scolaires et de la baisse du niveau.
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