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«Anti-élites», profondément hostile à l’Europe et volontiers xénophobe, la formation populiste finlandaise a obtenu 19% des voix dimanche, lors des élections législatives. Elle talonne désormais les socio-démocrates et les conservateurs. A la différence d’autres mouvements populistes, notamment celui de Geert Wilders aux Pays-Bas, les Vrais Finlandais se profilent comme défenseurs de la famille et de la religion. Le parti est dirigé par le tonitruant Timo Soini. Ce franc-tireur s’est converti à un catholicisme fervent dans un pays où le protestantisme majoritaire a adopté des positions relativement progressistes (non sans heurts), notamment sur l’homosexualité.
Lors de la dernière législature, un des leaders des Vrais Finlandais n’a pas manqué de monter au créneau contre l’ouverture du mariage aux couples de même sexe. Pentti Oinonen avait lancé que «les amoureux des animaux pourraient bientôt exiger d’épouser leur chien.» Dans ces conditions, la réforme de l’état-civil semble bien compromise, en particulier si l’on considère que les nationalistes sont désormais courtisés par les deux principaux partis du pays pour la formation d’une base gouvernementale.
Consolation pour les gays et lesbiennes de Finlande: l’un des leurs a été élu dans les rangs écologistes. Jani Toivola, un comédien de 33 ans, sera aussi le premier Noir à siéger au Parlement d’Helsinki.