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Les sports de masses ont commencé à se développer à la fin du XIXe siècle. Dès lors, il a fallu mesurer les performances des athlètes. L'horloger suisse Abraham-Louis Breguet réalise en 1820 le premier chronographe à doubles secondes. Pour écrire le temps certaines aiguilles des secondes sont dotées d'une plume qui dépose une goutte d'encre sur l'émail du cadran.
Il y a eu ensuite un certains nombres de tentatives d'automatisation comme par exemple le premier fil qui permettait d'arrêter le chronographe à la fête fédérale de la gymnastique à Bâle, en 1912.
En 1932 pour les JO de Los Angeles, le comité d'organisation a décidé que tout les juges auraient le même chronographe, le plus précis et le plus fiable était celui d'Omega.
Après-guerre est apparue l'électronique qui a permis le développement de systèmes automatisés et beaucoup plus précis.
Depuis 1973, on sait mesurer des records sportifs au 1/10'000e de seconde, en synchronisant par radiocommande le chronographe officiel à des oscillateurs à quartz.
Enfin, l'arrivée dans les années 1980 d'ordinateurs à grande puissance de calcul a permis de traiter les données dans des temps très courts.
Les records sportifs pleuvent sous les yeux de milliards de téléspectateurs, transformés en juges d'arrivée. Aujourd'hui, on est peut-être plus hypnotisé par le défilé implacable des millièmes de seconde sur l'écran que par l'effort physique et la performance sportive du champion. Paradoxe et triomphe de la technique: c'est le chrono qui tient désormais le public en haleine.
RTS Découverte
Source: Grégory Pons, Equipe Magazine et Christophe Berthaud, Swiss Timing.