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Schubert est un compositeur à la charnière entre le classicisme et le romantisme, et n'a pas eu dans son sillon d'héritiers directs parmi les premiers romantiques. Auteur d’un opus extrêmement riche en nombre d’œuvres et en variété de formes, il est notamment considéré comme le fondateur du lied.
Initié par son père au violon, et son frère Ignace au piano, Franz Schubert fait son apprentissage musical (chant, alto, orgue, contrepoint, harmonie) avec Michael Holzer, organiste de la paroisse de Lichtental. Devenu chanteur à la Chapelle Royale de Vienne, il reçoit les leçons de Salieri (1809-1813) au Stadtkonvikt (collège municipal) où il est engagé comme violoniste dans l'orchestre, ce qui lui permet de connaître des œuvres de Mozart, de Haydn et de Beethoven. Durant quelques années il exerce les fonctions de maître auxiliaire dans l'école que dirigeait son père, mais ayant pris conscience de son don exceptionnel pour la musique, il décide de se consacrer entièrement à la composition.
Si l'ombre de Beethoven habite la musique instrumentale ou symphonique de Schubert, dans le lied il s'impose tout de suite avec son empreinte unique. Même si le lied revient à la mode avec le romantisme allemand (Mozart, Haydn et notamment Beethoven avec le cycle
À la bien-aimée lointaine de 1816), Schubert est incontestablement le père du lied romantique allemand, et cela depuis son premier chef d'œuvre du genre qui est
Marguerite au rouet D118 de 1814, sur un texte de l'Olympien. Dans la première période, où il compose la moitié de ses 600 lieder, son poète de prédilection est Goethe ; par la suite Schubert s'ouvre de plus en plus à d'autres poètes, Rückert, Shakespeare, Wilhelm Müller.
Dans les années 1820 à Vienne, Schubert est admiré uniquement par une élite des connaisseurs. Ses lieder et ses pièces de piano sont exécutés uniquement dans le cadre des soirées musicales privées appelées Schubertiades, et son unique concert public à Vienne a lieu quelques mois seulement avant sa mort. Une grande partie de l'œuvre de Schubert ne fut découverte, éditée et créée au titre posthume.
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Franz Schubert en 6 dates :
1808 : Admis à la chapelle de la cour impériale pour sa jolie voix et son habileté à déchiffrer.
1813 : Il s’échappe de l’institution religieuse qui l’a formé, par envie de composer.
1816 : Il s’installe chez son ami, le poète Schober.
1818 : Il quitte l’école de son père et travaille comme précepteur musical de la famille du comte Esterhazy durant l’été.
1828 : 1er concert public à Vienne composé exclusivement de ses œuvres.
1865 : création au titre posthume de la Symphonie n° 8, «L'inachevée».

Symphonie n° 8 D.759
"L'Inachevée"
La symphonie en si mineur, D. 759, de Franz Schubert, fut composée en 1822 mais ne fut découverte que des années après la mort du compositeur; on lui attribue classiquement le nº 8, mais elle porte le nº 7 dans les renumérotations plus récentes. Parce qu'elle ne comporte que deux mouvements, elle reste connue sous le nom de «Symphonie inachevée» (allemand :
Die Unvollendete).
Il paraît surprenant que Schubert n’ait pu composer deux autres mouvements afin de compléter une symphonie si solidement amorcée. Comment comprendre ce soudain déclin de son inspiration musicale ? À cette question, plusieurs hypothèses ont été avancées, mais la plus crédible reste celle qui justifie cette décadence subite par la découverte par Schubert de sa syphilis.
Elle comporte deux mouvements :
I. Allegro moderato en si mineur
II. Andante con moto en mi majeur
Le troisième mouvement, un scherzo a été ébauché par Schubert. Il comporte 120 mesures à l'état d'esquisses pour piano, dont les vingt premières en partie orchestrées.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Symphonie_n%C2%BA_8_de_Schubert