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Fidel Castro est apparu lundi à la une de "Granma", l'organe du Parti communiste cubain, pour démentir les rumeurs l'annonçant comme mort ou à l'agonie. Il accuse les agences de presse et les ennemis de Cuba de propager des "stupidités".
L'ancien président cubain vise en particulier un article paru la semaine dernière dans un journal espagnol l'annonçant dans un état végétatif à la suite d'une attaque cérébrale. "Oiseaux de mauvais augure ! Je n'ai même plus le souvenir de ce qu'est un mal de tête", répond Fidel Castro, qui a 86 ans.
Le quotidien du parti communiste publie un article accompagné d'une photo où Fidel Castro apparaît tenant à la main le "Granma" de vendredi. Sur ces photos, le "comandante" est coiffé d'un chapeau de paille, s'aide d'une canne pour marcher dans ce qui semble être une ferme.
Dernière apparition publique en mars
La dernière apparition publique de Fidel Castro remonte à mars, quand il avait brièvement reçu le pape Benoît XVI en visite à Cuba. L'ancien dirigeant a par ailleurs cessé de faire paraître depuis le 19 juin ses "Réflexions", des tribunes dans la presse officielle où il s'exprimait sur divers sujets.
Dans l'article publié lundi, il dit avoir cessé d'en publier pour des raisons pratiques, "parce que ce n'est certainement pas mon rôle d'occuper les pages de notre presse, dédiée à d'autres tâches dont le pays a besoin".
Crise des missiles
Concernant ses occupations aujourd'hui, Fidel Castro dit "aimer lire et étudier". Il profite de l'article pour défendre son rôle dans la crise des missiles il y a cinquante ans, en octobre 1962. Le monde faillit alors basculer dans la guerre nucléaire quand les Etats-Unis découvrirent que l'Union soviétique avait placé des missiles nucléaires sur l'île communiste.
Fidel Castro écrit que ces missiles étaient nécessaires pour empêcher une invasion américaine et dit ne rien regretter. "Notre conduite fut moralement irréprochable. Nous ne présenterons jamais d'excuses à quiconque pour ce que nous avons fait."
ATS