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Les coupes à pied sont largement diffusées en Afrique occidentale, sur une distance de mille kilomètres, qui s’étend de la région des lacs, au nord de Djenné-Jeno à Niani, capitale présumée de l’empire du Mâli, située dans l’actuelle Guinée. À Niani, des récipients à deux pieds ont été découverts dans des sites archéologiques dont la datation oscille entre le 6e et le 17e siècle (Bedaux 1980, p. 251). En se déplaçant vers l’est, on a localisé de nombreux exemples de coupes tripodes sur des sites du DIN, de la falaise de Bandiagara, de la région des lacs, et même au-delà. Rogier Bedaux a identifié trois genres de coupes à pieds : les « lampes à huile » de Niani, les coupes à paroi mince de Niani et de Kangaba et les coupes tripodes provenant de la falaise de Bandiagara et d’autres sites à l’est. D’après ses recherches, ces récipients étaient liés à l’usage domestique, en ce qui concerne les deux premiers genres, et à l’usage funéraire, pour ce qui est du troisième. Il déclare que la forme de la lampe à huile est apparue dans la région de Niani vers ou avant le 6e siècle, et qu’elle s’est propagée jusqu’à la falaise de Bandiagara vers le 11e siècle. Il attribue la diffusion de ce genre à des mouvements de population, éventuellement précipités par le déclin de l’empire du Ghana. Cet exemplaire est une variété tripode, provenant donc probablement de l’est. Le bord de la base est délicatement incisé, et la surface extérieure de la coupe est recouverte de stries en creux, sur lesquelles sont peints à l’aide d’un pigment pâle des triangles inversés et hachurés en croisillons.