Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07260.jsonl.gz/1144

Scaffolding
Mise en page, archivage et trame par Piet Pham, Solène Guisan et Enzo Migliano.
Photos et retouches par Louis Meier et Lise Sarda.
Rédaction et trame par Federico Reichel, Nora Bugmann et Victoria Balmer.
GARDENS
Etant encerclé par d'immenses murs adjacents, une porte tout aussi imposante, nous nous sentons poussé vers le bord opposé et découvrons, juste en-dessous, une parcelle étrangement inclinée, arrêtée par un mur. Comme si nous étions sur un balcon et regardions le jardin sous-jacent. Mais lorsque nous nous trouvons sur cette parcelle pentue, un mur nous obstrue la vision et nous laisse le droit d'imaginer qu'il est un rempart nous séparant de notre jardin secret. De haut en bas, de gauche à droite, nous nous tournons pour nous diriger sur la pente longeant le mur, jusqu’à voir au dessus et apercevoir le large, notre garden.
La pente crée une continuité de la rampe inclinée, rejoignant un plan horizontal. Les individus empruntent ce chemin pour apercevoir de l'autre côté du mur en se déplaçant sur la rampe ou en haut du mur, de haut en bas, de gauche à droite, ou inversement. Ceux-ci ne voient de l'autre côté du mur seulement s'ils sont placés sur un de nos planes, soit sur la rampe inclinée, soit en haut, à travers la porte.
Fragment coulé à l'échelle 1:3, jonction permettant la liaison de nos deux planes.
Monge avec perspective en 1:33 à venir.
Franchir le mur afin d'aller au large
Le projet "Planes" m'a inspiré à faire évoluer mes idées sur le point qui m'intéressait au départ, étant le point zéro de la protostructure, où mes projets "Measures" et "Elements" ont également eu lieu, vers le large. Je souhaitais créer un moyen qui permettrait à un individu d'observer chaque point qui constituait le large devant lui de haut en bas, afin d'accentuer la sensation que celui-ci peut apporter, grâce à l'observation de chaque point et en prolongeant ces instants avec le déplacement de la personne.
De ce fait, j'ai créé un mur, afin d'entièrement bloquer la vue sur le large et dans le but d'inviter chacun à monter une rampe inclinée, permettant de franchir ce mur. La personne entame cette rampe, la grimpe, aperçoit certains points apparaissant de l'autre côté du mur, jusqu'à ce qu'elle arrive au sommet, voit derrière le mur sur la pointe des pieds et a la sensation d'avoir franchi le mur, ainsi même que le large. La rampe est également inclinée sur le côté, afin de permettre à des personnes de différentes tailles de grimper jusqu'au haut de la rampe, côte-à-côte, pouvant voir les mêmes points au large, et ainsi partager ensembles leurs sensations.
§
Monge avec tout le processus de construction de mes maquettes, de la semaine 1 de planes jusqu'à gardens, avec plusieurs perspectives.
Personnages entamant la rampe.
Mouvement d'une personne montant la rampe.
Le moule pour ma rampe, descendant sur les deux côtés pour marquer et limiter l'inclinaison de la rampe avec une horizontalité vers le bas, puis afin de reprendre l'horizontalité du mur.
Mur plâtré dans le moule avec deux carré servant à emboîter mon projet avec celui d'un camarade.
Premier essai du mur et de la rampe
Colonne creuse
Grâce à l’association de nos deux plâtre coulés lors de "Measures", nous avons pu créer une coque, associant le négatif et le positif de la pierre. Ceci nous a permis de créer une colonne creuse avec la coque nous servant de socle, pour que notre élément épouse la forme du haut du rocher. Nôtre colonne est creuse, car nous souhaitions que la pointe du rocher en plâtre soit visible, lorsqu'on regarde à l’intérieur du rocher. De plus, nous avons disposé une plaque de plexi glace dans la colonne, afin d’y verser de l’eau ; ceci avait pour but de créer un effet lentille sur notre plâtre, afin de perdre la notion d’échelle et de pouvoir s’imaginer la forme autant comme le bout de notre rocher, que le pic d’une montagne. Malheureusement, lors de la dernière étape pour arriver à la hauteur voulue de 55 cm, du plâtre s'est introduit sous le plexi glace, ce qui a recouvert le positif du rocher.
Pour finir, nous avons taillé deux fentes en V dans le haut du plâtre, afin d’avoir la possibilité de voir l’allongement de la ligne de la digue vers le large, jusqu’à l’autre côté du lac, à Evian.
Cela abouti à ce que nous cherchions à faire au tout début du processus : lier un point A encré et fixe, à un point B au large, grâce à notre élément.
Monge et Axonométrie de notre Element
Colonne creuse sur le site de St-Sulpice
Au fond de la colonne, la coque du positif et négatif en plâtre, lorsqu'elle était encore intacte.
Le premier étage de la colonne
La coque posée sur le positif du rocher, avant de couler le plâtre au dessus pour créer la colonne.
Le positif du Rocher
Le négatif du Rocher