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Inquiétudes philippines à la Cour Pénale Internationale
La guerre à la drogue menée tambour battant par le président philippin Rodrigo Duterte aurait provoqué ces trois derniers mois 3'000 morts de personnes dont le seul délit est d'avoir eu un lien avec le commerce ou la consommation de stupéfiants.
La procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI) Fatou Bensouda déclare que ces exécutions extrajudiciaires peuvent tomber sous le coup de la juridiction de la Cour Pénale Internationale si elles sont commises de façon étendue ou systématique contre une population civile. La République des Philippines ayant adhéré aux principes de la CPI en 2011, cette dernière a la capacité juridique de juger les génocides, crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis sur le territoire concerné. Ainsi, déclare Bensouda, le pays est passible d'être poursuivi par la Cour. En vertu du Statut de Rome, la procureur dit vouloir suivre de près l'évolution aux Philippines sur ces exécutions et évaluer s'il y a lieu d'ouvrir, le cas échéant, une enquête préliminaire.