Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07054.jsonl.gz/970

L'offensive de la Confédération et de Swiss Olympic pour favoriser le sport d'élite suisse ces dernières années est payante. Athlètes et entraîneurs gagnent mieux leur vie depuis 2011 et les fonds publics se sont étoffés, révèle une étude publiée lundi.
Les conditions cadres se sont améliorées ces dix dernières années. La politique fédérale en matière de sport porte ses fruits, a affirmé la ministre des sports Viola Amherd devant les médias. Le sport d'élite a pu se professionnaliser, s'est-elle réjouie.
Cette évolution positive s'explique notamment par la hausse des moyens mis à disposition. L'augmentation de la manne concerne tant les loteries nationales que le soutien financier de la Confédération, de Swiss Olympic et de l'Aide sportive.
Ainsi, les loteries ont soutenu le sport à hauteur de 169,7 millions de francs en 2018. L'Aide sportive suisse joue en outre un rôle plus important. Ses moyens ont triplé entre 2013 et 2018, ce qui s'est répercuté sur les salaires des athlètes, selon le rapport.
Revenus en hausse
Le revenu médian des sportifs à temps plein a doublé durant cette période, passant de 23'000 francs à 46'000 francs par an, a expliqué Matthias Remund, directeur de l'Office fédéral des sports (OFSPO). Pour les sportifs à temps partiel, la médiane a triplé. Elle a plus que quadruplé pour les sportifs amateurs.
Dix-sept pour cent de l’ensemble des sportifs d’élite interrogés révèlent avoir touché en 2018 un revenu global supérieur à 70'000 francs. Quarante-et-un pour cent ont perçu moins de 14'000 francs. Un peu plus d'un quart des athlètes disent recevoir un salaire mensuel dans le cadre de leur activité sportive.
Les entraîneurs sont aussi mieux soutenus. Grâce au subventionnement de leur revenu, l'attractivité de leur profession a été renforcée. L'adaptation des structures de formation joue aussi en leur faveur.
Le revenu médian des entraîneurs des disciplines olympiques d'été est passé de 60'000 à 72'000 francs par an entre 2010 et 2018. Pour les coachs des disciplines d'hiver, la fourchette est passée de 65'500 à 75'000 francs.
Egalité en jeu
L'égalité salariale est aussi l'un des soucis en matière de sport, a affirmé Viola Amherd. Elle progresse, mais la différence de revenus entre homme et femme persiste. Les hommes gagnent toujours 9500 francs de plus en moyenne à taux d'occupation égal. La médiane se monte à 74'500 francs. En 2018, le revenu médian des entraîneuses s’élevait à 65'000 francs, équivalent celui des hommes en 2010.
La promotion des femmes dans le sport de haut niveau doit aussi être renforcée, a souligné Viola Amherd. "Davantage de femmes doivent avoir la possibilité de s'impliquer à tous les niveaux des sports de compétition". Il faut notamment qu'elles occupent davantage de postes direction dans les associations sportives.
Sans oublier les abus à l'encontre des athlètes féminines, a ajouté la conseillère fédérale, en prenant en exemple les faits qui se sont produits à Macolin dans les milieux de la gymnastique. Ces événements doivent être clarifiés. "C'est une priorité absolue". Le sport de compétition en Suisse doit être propre et respectueux.
Disciplines différentes
Des différences persistent également selon les disciplines et les budgets annuels varient d’une fédération à l’autre. Alors que l’Association suisse de football (ASF) disposait d’un budget de 74 millions de francs en 2018, le plus élevé de tous, Swiss Taekwondo se contentait de 0,3 million.
Au total, les fédérations nationales ont enregistré des revenus cumulés de 343 millions de francs en 2018, dont 160 à 187 millions destinés au sport d’élite et à la relève.
Enfin, l'étude a permis de dégager six champs d'action pour améliorer le système d'encouragement. Il s'agit notamment de développer le pilotage stratégique, d'optimiser encore plus le parcours des athlètes et d'accroître les possibilités de carrière des entraîneurs.
Le système devra en outre promouvoir à long terme les structures transdisciplinaires et s’associer à des organisations de premier plan. Il faudra enfin renforcer le sport d’élite en tant qu’élément du patrimoine culturel suisse.
L'étude a été réalisée par la Haute école fédérale de sport de Macolin, qui est rattachée à l’OFSPO, en collaboration avec Swiss Olympic. 1151 athlètes, 542 entraîneurs et 92 responsables sportifs ont été interrogés.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
L’EPER remet une pétition au Parlement pour une aide sociale juste
Toutes les personnes qui se trouvent dans une situation financière difficile devraient recevoir une assistance adaptée. L'Entraide protestante suisse (EPER) a remis mardi une pétition de quelque 8500 signatures en ce sens au Parlement.
La pandémie l’a clairement montré: les personnes qui n’ont pas la nationalité suisse et se retrouvent dans une situation critique ne bénéficient pas des mêmes accès à l’aide sociale que les ressortissants helvétiques, écrit l'EPER.
La loi stipule notamment que, pour les personnes admises à titre provisoire (permis F), et les permis S, soit actuellement les réfugiés d’Ukraine, le montant de l'aide devait être inférieur au taux normal applicable à l’aide sociale. En fonction des cantons, il peut être jusqu’à 40% inférieur au montant de base.
Permis B et C aussi discriminés
Or, la vie n’est pas moins chère pour les personnes concernées, pointe l'oeuvre d'entraide. Ceux qui disposent d’un droit de séjour légal (permis B ou C), vivent en Suisse depuis des années et ont travaillé dans le pays sont également discriminés. En cas de recours à l’aide sociale, leur permis peut ainsi être révoqué ou rétrogradé.
Conséquence, de nombreux étrangers renoncent à leur droit à l’aide sociale, avec pour résultat que des familles entières vivent dans la pauvreté. L’EPER a remis les 8551 signatures récoltées pour s’opposer à cette inégalité de traitement au Parlement mardi en fin de matinée.
L’organisation soutient parallèlement les objets parlementaires qui vont dans ce sens, comme l’initiative parlementaire "La pauvreté n’est pas un crime", déposée par la conseillère nationale Samira Marti (PS/BL). Elle demande qu’après un séjour légal ininterrompu de plus de 10 ans en Suisse, une révocation de l’autorisation de séjour ne soit plus possible.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Hausse du nombre de blessés graves sur les routes suisses en 2021
Le nombre de blessés graves a augmenté l'an dernier sur les routes suisses, déplore le Bureau de prévention des accidents (BPA) dans son baromètre annuel de la sécurité routière. Les personnes âgées sont particulièrement menacées.
Le nombre de blessés graves a grimpé à 3933 en 2021, indique mardi le BPA dans un communiqué. En outre, 200 personnes ont perdu la vie. La hausse du nombre de blessés graves observée l’année dernière a touché les piétons, en particulier ceux de 75 ans et plus, ainsi que les utilisateurs de trottinettes électriques et de vélos électriques lents.
Ce chiffre a aussi crû chez les motocyclistes âgés de 15 à 17 ans. Ce constat est toutefois lié à une décision politique: depuis 2021, les motocycles et les scooters atteignant une vitesse maximale de 45 km/h peuvent en effet être conduits dès 15 ans et les motocycles de 125 cm3 dès l'âge de 16 ans.
Gare à l'inattention
Les principales causes des accidents restent l'inattention et la distraction (1348 cas). Suivent les refus de priorités (1030 cas), la vitesse (852 cas) et l'alcool (462 cas). Les accidents mortels sont majoritairement dus à une vitesse inadaptée. Lors des cinq dernières années, les accidents dus à la vitesse ont fait en moyenne 700 blessés graves et 60 tués, relève le BPA.
Les accidents de moto (1114 cas en 2021) forment toujours la majorité des accidents graves. Suivent les accidents impliquant les vélos classiques (841 cas) et les voitures de tourisme (803 cas). Le nombre d'accidents graves de vélos électrique a continué à augmenter (548 cas).
Le nombre d'accidents graves a augmenté en Suisse romande, mais est resté stable dans le reste du pays. Il reste proportionnellement plus élevé au Tessin que dans les autres régions linguistiques.
Les accidents faisant des blessés graves ont le plus souvent lieu en localité et les accidents mortels hors localité. Les pertes de maîtrise du véhicule sont à peu près aussi fréquentes que les collisions, mais ont des conséquences bien plus graves.
Bilan contrasté
En comparaison européenne, le BPA constate que les automobilistes et leurs passagers bénéficient d'une sécurité particulièrement élevée en Suisse. En revanche, les piétons, motocyclistes et cyclistes y subissent davantage d'accidents que dans d'autres pays.
Dans la moitié des pays européens considérés, le nombre de cyclistes tués, rapporté au nombre d'habitants est inférieur à celui de la Suisse. "Si l’on ajoute à cela l'augmentation du nombre d’accidents graves de vélo électrique, il apparaît que la sécurité du trafic des deux-roues constitue un défi", note le BPA. Il en va de même pour la sécurité des piétons et des personnes de 75 ans et plus.
Encore trop peu de casques
Les usagers de la route pourraient contribuer davantage à leur propre sécurité et à celle d'autrui, selon le BPA. En effet, un passager arrière sur dix n'attache pas sa ceinture de sécurité en voiture. En outre, 30 % des utilisateurs de vélos électriques lents et même 43 % des conducteurs de vélos classiques ne portent pas de casque.
Par ailleurs, un usager de la route sur trois et un piéton sur deux se laissent distraire dans le trafic routier. Enfin, seulement 46% des automobilistes respectent la limitation de vitesse sur les tronçons limités à 30 km/h.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Le télétravail des frontaliers serait en passe d'être prolongé
Vers une prolongation de 3 mois de l'accord provisoire sur le télétravail des frontaliers.
Les députés et sénateurs de Haute-Savoie annoncent dans un communiqué de presse que le volet fiscal de l’accord entre la France et la Suisse, qui arrive à échéance au 30 juin 2022, serait prolongé jusqu’en septembre uniquement, le temps de poursuivre les discussions et d'aboutir à un accord pérenne.
Le volet social avait, lui, déjà été prolongé jusqu'à fin décembre 2022. Les parlementaires français et européens relancent le ministre des finances pour un alignement sociale et fiscal jusqu'à la fin de l'année.
A Berne, en revanche, le secrétariat d’Etat aux questions financières internationales assure ne pas avoir reçu, pour l'heure, de confirmation de prolongation de l’accord.
Le tourisme en Suisse toujours pénalisé par la pandémie en 2021
Les dépenses des Suisses en voyage à l'étranger en 2021 dépassent de peu celles des touristes étrangers en Suisse. Si l'activité a clairement rebondi par rapport à 2020, les chiffres finaux sont encore très loin de ceux de 2019.
En 2021, la population suisse a dépensé 10,7 milliards de francs lors de voyages à l'étranger, en progression de 13,4% par rapport à 2020, indique mardi l'Office fédéral de la statistique (OFS). De leur côté, les touristes étrangers ont dépensé 10,1 milliards de francs à l'occasion de leurs séjours en Suisse, en hausse de 5,5%.
Au final, la balance touristique s'est inscrite à -605 millions de francs, après -290 millions en 2020.
Par rapport à 2019, soit avant la pandémie, les dépenses des Suisses à l'étranger s'inscrivent en baisse de 43,9% et celles des touristes étrangers en Suisse de 43,0%.
C'est à partir d'avril 2021 que les touristes étrangers ont commencé à revenir de manière conséquente, constate l'OFS. Les séjours hôteliers et les séjours d'études ont connu une embellie, alors que les séjours hospitaliers ont continué à souffrir de la pandémie. Enfin, grâce à la baisse du recours au chômage partiel, les travailleurs frontaliers ont davantage dépensé en Suisse.
Les Suisses quant à eux ont recommencé à voyager à l'étranger, mais sur un éventail de destinations plus limité que par le passé. En revanche, le tourisme d'achat dans les zones frontalières, ralenti en début d'année par les fermetures de frontières, s'est ensuite fermement redressé.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Davantage de mineurs jugés en 2021, moins à cause des drogues
Les jugements de mineurs pour une infraction au Code pénal ont augmenté l'an dernier. Les infractions à la loi sur la circulation routière sont également à la hausse. En revanche, les jugements pour consommation de stupéfiants ont nettement diminué.
Au total, 20'902 jugements ont été prononcés l'an dernier en application du droit pénal des mineurs, indique mardi l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans un communiqué. Cela représente une hausse de 7,5% par rapport à 2020.
L'an dernier, 8579 mineurs ont été jugés pour une infraction au Code pénal, soit une hausse de 6,4% sur un an. La tendance est à la hausse depuis 2018, relève l'OFS. Depuis cette date, les jugements en la matière n'ont pas cessé d'augmenter, même si le nombre de condamnations n'a plus jamais atteint le pic de 2010.
Hausse des violences
La tendance est la même pour les seules infractions de violence, avec une hausse de 37,2% des jugements prononcés entre 2018 et 2021 (+2,4% par rapport à 2020). Augmentent également les infractions contre le patrimoine (+23,1% depuis 2018), ainsi que celles contre les autorités publiques (+66,5%).
Les infractions contre l'intégrité sexuelle ont doublé en trois ans, passant de 419 en 2018 à 837 l'an dernier. Les faux dans les certificats (-47,7%) représentent l'une des rares catégories à afficher une tendance à la baisse ces trois dernières années.
Avec 4458 jugements l'an dernier, les infractions à la loi sur la circulation routière sont en hausse de 15,4%. Les cas simples ont augmenté de 27,7%, alors que les violations graves ont bondi de 51,1%. Il s'agit majoritairement d'excès de vitesse.
A l'inverse, le nombre de jugements en rapport avec la loi sur les stupéfiants a chuté de 22,6% en 2021, pour passer à 3541. Une baisse graduelle (-39,2%) est observée depuis 2017, remarque l'OFS, principalement due au recul des jugements pour consommation.
Par ailleurs, 8726 jugements ont été prononcés pour différentes lois fédérales annexes. La plupart concernent la loi sur les armes, la loi sur les étrangers et la loi sur le transport de voyageurs. Cette dernière, en hausse de 30% sur un an, totalise 51% des cas. Il s'agit dans la plupart des cas de voyages sans titre de transport valable.
Une majorité de réprimandes
Parmi les jugements prononcés, 7332 contiennent des réprimandes, soit 35% du total. La prestation personnelle (devoir participer à un cours ou effectuer un travail d'intérêt général) est la sanction prononcée dans 30,8% des cas.
Les amendes et les privations de liberté, qui ne peuvent être infligées qu'à partir de 15 ans, ont été prononcées dans respectivement 27,5% et 4,4% des cas. Le reste des jugements concerne les mesures seules et les exemptions de peine (2,3%).
Au cours de l'année 2021, 1038 mineurs ont été placés hors de leur famille. La durée moyenne d'un tel placement a été de 162 jours. Avec 225 jours, les placements ouverts après jugement représentent la durée moyenne la plus longue.
Par ailleurs, 402 jeunes ont été touchés par une ou plusieurs mesures de protection ordonnées à titre provisionnel. Parmi eux, 109 ont été placés en observation stationnaire, 270 en placement ouvert et 132 en placement fermé.
Parmi les 271 mineurs concernés par des mesures prononcées à l'issue d'un jugement, 221 ont été placés en institutions ouvertes, 58 en institution fermée et 32 en placement pour des motifs disciplinaires. Au total, 248 délinquants juvéniles ont accompli une peine privative de liberté.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
L'info en continu
L’EPER remet une pétition au Parlement pour une aide sociale juste
Toutes les personnes qui se trouvent dans une situation financière difficile devraient recevoir une assistance adaptée. L'Entraide protestante suisse (EPER)...
Hausse du nombre de blessés graves sur les routes suisses en 2021
Le nombre de blessés graves a augmenté l'an dernier sur les routes suisses, déplore le...
Le télétravail des frontaliers serait en passe d'être prolongé
Vers une prolongation de 3 mois de l'accord provisoire sur le télétravail des frontaliers. Les...
Le tourisme en Suisse toujours pénalisé par la pandémie en 2021
Les dépenses des Suisses en voyage à l'étranger en 2021 dépassent de peu celles des...