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avait dit un jour Beethoven à Rossini avant de lui conseiller de ne pas chercher à faire autre chose que des « Barbier de Séville ». Avec Semiramide, Rossini revient néanmoins dans le monde de l’opera seria dix ans après Tancredi. Reprenant la figure légendaire de la redoutable reine de Babylone, le compositeur tisse un mélodrame tragique époustouflant et excelle plus que jamais dans les prouesses du » bel canto « . Souvent considérée comme une œuvre charnière dans la carrière du compositeur, Semiramide est aussi une sorte d’adieu à l’Italie, avant son départ pour Paris, où il restera jusqu’à sa mort.
Première représentation à La Fenice de Venise, le 3 février 1823
Édition Ricordi
Directeur musical de l’Opéra de Philadelphie et de l’Artosphere Festival Orchestra, Corrado Rovaris est également le chef principal de l’Orchestre de chambre I Virtuosi Italiani. En 2018-19 il ouvre la saison de l’Opéra de Philadelphie avec une nouvelle production de Lucia di Lammermoor mise en scène par Laurent Pelly, suivie par A Midsummer Night’s Dream et La bohème. Il dirige la création mondiale de Glass Handel (sur des musiques de Haendel et de Philip Glass). Engagé dans la promotion de nouvelles oeuvres, Corrado Rovaris a récemment dirigé les créations mondiales d’Elizabeth Cree de Kevin Puts et Mark Campbell, ainsi que Written on Skin de George Benjamin à l’Opéra de Philadelphie. Durant la saison 2018-2019 il dirige également La clemenza di Tito à l’Orchestre symphonique de la radio bavaroise et à l’Opéra d’Oviedo. Il est chevalier de l’Ordre du Mérite de la République Italienne et a reçu en 2016 le prix Franco Abbiati.
A l’Opéra de Lausanne : Rigoletto (2000), Luisa Miller (2001), La bohème (2003), Il Signor Bruschino et Gianni Schicchi (2004), Otello (2010), La Traviata (2015).
Née à Naples, Maria Grazia Schiavo s’est produite sous la direction de chefs tels que Riccardo Muti, Zubin Mehta, Lorin Maazel, Nello Santi, Roberto Abbado, Stefano Ranzani, Bruno Campanella, Jordi Bernacer, Bignamini… Elle est régulièrement invitée à chanter dans les opéras les plus célèbres d’Europe où elle interprète les grands rôles mozartiens ainsi que de nombreux rôles du répertoire bel canto et romantique, dont Violetta dans La Traviata, Gilda dans Rigoletto, le rôle-titre dans Lucia di Lammer- moor, Adina dans L’Elisir d’amore, La Contessa di Folleville dans Il Viaggio a Reims, Olympia dans Les Contes d’Hoffmann, Donna Anna dans Don Giovanni, Konstanze dans Die Entführung aus dem Serail.
En avril 2019, Marina Viotti a reçu le « Best Young Singer Award » lors des prestigieux International Opera Awards à Londres. Elle a remporté le 3e prix au « Concours de Genève » en 2016, le prix international Belcanto au festival Rossini de Wildbad en 2015 et le premier prix ainsi que le prix du musicien au concours international de Mâcon en 2014.
Après avoir étudié la flûte, Marina Viotti a d’abord expérimenté le jazz, le gospel et le heavy metal. Elle a obtenu une maîtrise en philosophie et en littérature, avant de commencer sa formation vocale avec Heidi Brunner à Vienne et de la poursuivre à l’HEMU Lausanne dans la classe de Brigitte Balleys. Elle a complété ses études par un diplôme de soliste.
Les premiers pas de Marina Viotti sur la scène lyrique l’ont conduit à l’Opéra de Lausanne, au Théâtre de Lucerne et au Grand Théâtre de Genève. Elle a fait ses débuts dans le rôle d’Isabella (L’italiana in Algeri) au Festival Rossini de Bad Wildbad en 2015
Son répertoire comprend entre autres Die sieben letzten Worte unseres Erlösers am Kreuze (Haydn), la Messe en ré majeur et la Symphonie n° 9 de Beethoven, les Kindertotenlieder (Mahler) avec l’OCL, Der Rose Pilgerfahrt (Schumann), La petite messe solennelle (Rossini), le Requiem de Verdi, El amor Brujo (De Falla) avec l’Orchestre de la Suisse Italienne, Le Poème de l’amour et de la mer (Chausson), pour n’en citer que quelques-uns.
Marina Viotti a parcouru plusieurs scènes, citons l’Opéra d’État de Bavière, la Scala de Milan, le Semperoper de Dresde, le Liceu de Barcelone, l’Opéra de Bilbao et ceux de Strasbourg et de Valence.
La basse italienne Mirco Palazzi a fait ses débuts en 2001 dans Don Giovanni dans les plus grands théâtres du monde. Acclamé pour la noblesse de sa voix et sa musicalité engageante, il est considéré comme l’un des meilleurs interprètes de l’opéra. En 2019, son interprétation du rôle d’Assur dans Semiramide de Rossini dirigé par Sir. Mark Elder a été unanimement saluée par la presse musicale du monde entier. Il s’est produit dans des maisons d’opéra prestigieuses comme le Teatro alla Scala di Milano, le Liceu de Barcelone, l’Opéra de Washington, l’Opéra de Dallas, le Teatro Regio di Torino, le Teatro La Fenice di Venezia, Accademia Nazionale di Santa Cecilia di Roma, Opera di Roma, Kölner Philharmonie, Gewandhaus Leipzig, Barbican Centre de Londres, Suntory Hall de Tokyo, Tchaikovsky Hall à Moscou, pour n’en citer que quelques-uns. Il a travaillé avec des chefs d’orchestre tels que Roberto Abbado, Rinaldo Alessandrini, Riccardo Chailly, Myung-Whun Chung, Diego Fasolis, Valery Gergiev, Christopher Hogwood. Parmi ses engagements récents, citons Semiramide (Assur) au Royal Opera House sous la direction de M° Pappano, Rosmonda d’Inghilterra, La Cenerentola et Semiramide au Mag- gio Musicale Fiorentino et Maria Stuarda (Talbot) à l’Opéra de Marseille.
Le ténor argentin fait ses débuts à Pesaro sous la baguette d’Alberto Zedda et s’affirme surtout comme chanteur rossinien : L’italienne à Alger, ll viaggio a Reims, Il Signor Bruschino, La donna del lago, Il Barbiere di Siviglia, La gazza ladra, La Cenerentola, Otello, Matilde di Shabran, Le Comte Ory à Venise, Vérone, Palerme, Madrid, Francfort, Dresde, Bad Wildbad, Erl, Toulon…, mais aussi dans Don Pasquale et Falstaff à Francfort, I Puritani à Stuttgart, Così fan tutte à Dubai, La Juive à Konstanz, Il Castello di Kenilworth et Pietro il Grande au Festival Donizetti de Bergame.
Né à Lausanne, Raphaël Hardmeyer obtient un master en droit avant de se former en chant à Genève chez Gilles Cachemaille et Alexander Mayr. Il est finaliste du concours de Lied Mahler de Genève. Sur scène, il interprète les rôles de Charles Quint (Ascanio de Saint-Saëns) à Genève, Figaro (Le nozze di Figaro), Masetto et le Commandeur (Don Giovanni) ainsi que Herr Fluth (Die lustigen Weiber von Windsor) à Hambourg. En projet : une création contemporaine dans le cadre d’Opéralab, une collaboration entre le Grand Théâtre et la HEM de Genève.
A l’Opéra de Lausanne : Lakai dans Ariadne auf Naxos (2019)
Jean Miannay, ténor français, étudie le chant à la Haute École de Musique de Lausanne avec Brigitte Balleys et à la Hochschule für Musik Hanns Eisler de Berlin avec Scot Weir. Lauréat de plusieurs concours et fondations (Grand Prix du 4e Concours Raymond Duffaut, 26e Concours international de chant de Clermont-Ferrand, bourse de la fondation Colette Mosetti à Lausanne, 3e Prix du Concours Kattenburg, médaille d’or du 2e Concours international de Vienne catégorie Virtuoso), il fait ses premières prises de rôles à l’Opéra de Lausanne. En 2020, il campe Beppe dans I Ppagliacci à l’Opéra du Grand Avignon et se produit dans le cadre de «La Nuit magique» des Chorégies d’Orange, récital enregistré par France 5. Il retrouve les Chorégies à l’été 2021 pour un récital «scène émergente», avant d’enfiler à nouveau l’habit de Beppe au Festival de Saint Céré et de se produire à Mézières dans Le Roi David de Honegger. On peut l’entendre en outre en Napoléon dans la création de Pierre Thilloy Napoléon, ou l’Amour nu au festival Ventoux Opéra, ainsi qu’en Ferrando sur les scènes de Lausanne et de Fribourg en septembre 2021 avec l‘HEMU de Lausanne.
À l’Opéra de Lausanne: Cendrillon de Pauline Viardot (2018), Les chevaliers de la Table ronde (Route Lyrique 2019) et Les contes d’Hoffmann (2019).
Le Chœur de l’Opéra de Lausanne est un chœur jeune, constitué d’étudiants en classes de chant de la Haute école de musique de Lausanne et de la Haute école de musique de Genève d’une part, et de chanteurs professionnels, d’autre part. Ses membres sont choisis sur audition et périodiquement réentendus. Ils sont distribués pour chaque opéra en fonction de leur voix et/ou de leurs aptitudes. Grâce à leur talent scénique, notamment, soutenu par un enthousiasme communicatif, ils sont fortement appréciés de tous les metteurs en scène invités. Il bénéficie depuis quelques années d’une préparation par plusieurs chefs de chœur expérimentés venant d’horizons différents, sélectionnés en fonction des ouvrages interprétés et de leur spécificité.
Fondateur du Chœur Costanzo Porta et de l’École de musique et de chant choral du même nom, Antonio Greco a dirigé l’Orchesta Internazionale d’Italia, l’OIDI Festival Baroque Ensemble, l’Orchestra della Magna Grecia et le Chœur Slovaque de Bratislava dans des œuvres italiennes baroques comme Il novello Giasone de Cavalli et Stradella, La lotta d’Ercole con Acheloo d’Agostino Steffani et, récemment, L’incoronazione di Poppea. Il a également dirigé le chœur du Circuito Lirico Lombardo de 2006 à 2015 et a été invité par Diego Fasolis à travailler avec le Chœur de la RSI.
En 2017, il prend part à une tournée mondiale de la trilogie monteverdienne avec l’English Baroque Soloists et le Chœur Monteverdi, à la demande de Sir John Eliot Gardiner dont il fut déjà l’assistant en 2015 et 2016.
En projet : une tournée des cantates de Bach avec Sir John Eliot Gardiner et l’EBS, la direction d’un oratoire de Giovanni Paolo Colonna au Festival della Valle d’Itria.
À l’Opéra de Lausanne : Tancredi (2015), L’Orfeo (2016), La Sonnambula (2018).