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Deux études récentes laissent à penser que la consultation de Facebook est déprimante pour une partie des utilisateurs. Une étude américaine sur 82 jeune adultes montrerait que le fait de consulter son profil sur le site conduit à perdre de l’estime de soi, à une augmentation des frustrations et de l’agressivité.
82 personnes c’est peu pour une étude. De plus l’étude comporte une part subjective dans le fait que les cobayes doivent exprimer leur sentiment d’être, et qu’un tel exercice est parfois aléatoire. Mais la tendance qui ressort, également d’une étude allemande sur 600 cas, est que le fait de consulter Facebook ne rend par les gens heureux.
Pour l’étude américaine:
«Ethan Kross, psychologue et principal auteur de cette étude, a suivi pendant deux semaines un groupe de 82 jeunes adultes. Tous disposaient d'un profil sur le réseau social et d'un smartphone. Toutes les deux heures, les chercheurs leur ont envoyé des textos pour leur demander dans quel état d'esprit ils se trouvaient – par exemple s'ils se sentaient déprimés ou seuls –, s'ils avaient eu des interactions réelles avec d'autres personnes et combien de fois ils avaient consulté leur page. « Plus les personnes utilisaient Facebook à un moment donné, moins elles se sentaient bien lorsque nous leur envoyions un texto », ont constaté les chercheurs. Ils ajoutent : « Plus elles ont utilisé Facebook durant les deux semaines, plus leur degré de satisfaction dans la vie a décliné au fil du temps. »
Si c’est vrai, quelles seraient les raisons de cette perte de satisfaction et d’estime de soi? L’hypothèse des chercheurs est la suivante:
«Peut-être que quand vous êtes sur Facebook, vous vous comparez socialement aux autres. Peut être aussi que cela vous empêche de participer à d'autres activités qui seraient bénéfiques, comme sortir, faire de l'exercice ou interagir avec des gens dans la vraie vie».
Il est peut-être utile en effet de rappeler que FB n’est pas la vraie vie, que la course aux «amis» est une compétition et pas une réelle amitié, que sur le net les insultes et dénigrements peuvent tomber comme une pluie d’orage, que l’on n’a aucun ajustement réel des gens entre eux - ce qui est le cas quand ils sont physiquement face à face. Et que sous l’apparente facilité de communication se cachent nombre de problèmes psychologiques qui relèvent parfois de la médecine.