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Il y a quelques jours, la NASA convoquait une conférence de presse pour annoncer le retour sur terre d'un satellite en orbite depuis plus de 20 ans. Etonnamment, peu de nos médias ont relayé cette information. Pourtant le satellite en question est de la taille d'un mini-bus (10m) et pèse près de 6 tonnes. Ce satellite, UARS (pour Upper Atmosphere Research Satellite) a été mis en orbite en septembre 1991 et n'est plus opérationnel depuis 2005. Il a depuis lors été mis au rebut sur une orbite basse (~350km). C'est là qu'il est entré en collision avec un autre objet céleste ce qui l'a rendu incontrôlable. Sa chute inéluctable sera donc totalement imprévisible. Elle devrait intervenir aux alentours du 23 septembre (+ ou - un jour) entre les latitudes 57°N et 57°S, seules les zones polaires ne seront pas concernées. Les experts de la NASA ne seront capables de définir la zone de l'impact à 12'000 km près que deux heures avant son entrée dans l'atmosphère !
Le satellite UARS (sur la photo, source: www.nasa.gov) devrait cependant se désintégrer en grande partie en pénétrant dans l'atmosphère. La NASA ne recense que 26 objets qui pourraient être dangereux et atteindre la surface terrestre, pour un poids total de 530 kg. Le plus gros des débris devrait peser 150 kg, le plus petit 1 kg. Et leur vitesse de chute sera comprise entre 100 et 350 km/h suivant la densité de l'objet. Pour plus de détails, je vous laisse consulter le document original du "NASA Orbital Debris Program Office".
Toujours selon la NASA, la probabilité de faire une victime humaine quelque part autour du globe est estimée à 1 sur 3200. Elle précise toutefois que depuis le début de l'ère spatiale, aucune personne n'a jamais été blessée par un tel objet. Il est vrai que la surface terrestre colonisée par l'homme ne représente qu'une très petite proportion, le reste étant couvert de mers, de déserts et de montagnes.
La trace de la station spaciale internationale (ISS) dans le ciel valaisan cet été. Tout ce qui gravite en orbite finira bien par retomber... 390 tonnes pour ISS.