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Les soins palliatifs soutiennent la qualité de vie des patients et de leurs proches dans les situations sans possibilité de guérison complète, pouvant menacer la vie. Ils comprennent toutes les mesures de soins, de soutien psychologique, social et spirituel utiles pour prévenir et soulager les symptômes ainsi que les souffrances. Ils encouragent le patient à faire des choix afin d’anticiper les questions complexes liées à la fin de vie.
Sommaire :
Définition de l’OMS :
Les soins palliatifs cherchent à améliorer la qualité de vie des patients et de leur famille, face aux conséquences d’une maladie potentiellement mortelle, par la prévention de la souffrance identifiée précocement et évaluée avec précision, ainsi que par le traitement de la douleur et des autres problèmes physiques, psychologiques et spirituels qui lui sont liés.
Les soins palliatifs :
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- Procurent le soulagement de la douleur et des autres symptômes gênants.
- Soutiennent la vie et considèrent que la mort est un processus normal.
- N’entendent ni accélérer, ni repousser la mort.
- Intègrent les aspects psychologiques et spirituels des soins aux patients.
- Proposent un système de soutien pour aider les patients à vivre aussi activement que possible.
- Proposent un système de soutien pour aider les familles à faire face à la maladie du patient, ainsi qu’à leur propre deuil.
- Utilisent une approche d’équipe pour répondre aux besoins des patients et de leur famille en y incluant si nécessaire une assistance au deuil.
- Peuvent améliorer la qualité de vie et influencer peut-être aussi de manière positive l’évolution de la maladie.
- Sont applicables tôt dans le décours de la maladie, en association avec d’autres traitements pouvant prolonger la vie , comme la chimiothérapie et la radiothérapie, et incluent les investigations qui sont requises afin de mieux comprendre les complications cliniques gênantes et de manière à pouvoir les prendre en charge.
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Historique international
En 1842 Jeanne Garnier fonde à Lyon les «Oeuvres des Dames du Calvaire » pour accueillir les malades incurables. Trente and plus tard, la même œuvre est crée à Paris ce qui deviendra la Maison médicale Jeanne Garnier ; aujourd’hui la plus grande unité de soins palliatifs de France.
Dame Cicely Saunders, tour à tour infirmière, assistante sociale et médecin, tient une place toute particulière dans l’histoire des soins palliatifs. Elle met au point des protocoles de traitement de la douleur et étudie le maniement de la morphine par voie orale. Elle crée aussi le concept de « douleur totale » qui inclut non seulement la douleur physique, mais aussi les souffrances psychologiques, sociales et spirituelles des personnes malades en fin de vie. En 1967, elle fonde l’Hospice St Christopher dans la banlieue de Londres avec une équipe interdisciplinaire dans laquelle professionnels de santé, bénévoles et agents du culte travaillent ensemble pour prendre en charge la personne malade et ses proches. Le St Christopher reste un lieu de référence qui a un rayonnement international.
Le Dr Elisabeth Kübler Ross, psychiatre américaine d’origine suisse, nous enseigne les étapes du deuil. L’appellation « soins palliatifs » remonte au Pr Balfour Mount, qui fonde en 1974 la 1ère unité de soins palliatifs en milieu hospitalier universitaire au Royal Victoria Hospital de Montreal. Puis d’autres centres apparaissent, aux Etats-Unis, au Canada et dans le monde entier.
L’année 1988 voit la fondation de l’Association Européenne de Soins Palliatifs, ainsi que de la Société suisse de médecine palliative, qui deviendra société suisse de médecine et de soins palliatifs en 1995, puis plus simplement palliative ch en 2006.
Le premier congrès Européen des soins palliatifs à lieu à Paris en 1990.
Historique genevois
A Genève, la première consultation de la douleur et des soins palliatifs voit le jour en 1986 suivie une année plus tard par la création de 13 lits de soins palliatifs au CESCO. En 1993 nait l’Association Genevoise de Médecine et de Soins Palliatifs avec la création d’une équipe mobile de soins palliatifs communautaire. Puis les Hôpitaux Universitaires de Genève développent un projet transversal de soins palliatifs. La commission « Rougemont » mandatée par le Département de l’Action Sociale et de la Santé (DASS) en 1999, se voit confier la mission d’examiner le statut et le fonctionnement des structures impliquées dans les soins palliatifs et de proposer un programme cantonal coordonné. Ainsi sont créées des équipes mobiles de soins palliatifs intra-hospitalières. En 2000, le Comité de coordination du réseau genevois de soins palliatifs voit le jour. Quelques années plus tard en 2006 est créé la première Chaire académique en soins palliatifs de Suisse ; la chaire Leenaards Vaud-Genève. Dans le même temps une nouvelle loi sur la santé est approuvée. Et en 2007, les Hôpitaux Universitaires de Genève ouvrent un service de médecine palliative comprenant 32 lits au CESCO qui changera peu après de nom pour Hôpital de Bellerive.
En 2011 la Maison de Tara, fondation laïque à but non lucratif, reconnue d’utilité publique ouvre ses portes. Cette structure innovant en Suisse offre une alternative à l’hospitalisation des personnes en fin de vie.Dernière modification le 13 mai 2018