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Ce qui constitue sans doute la partie la plus intéressante des archives anciennes, ce sont les inventaires, en général après décès. Ainsi un huissier quelconque procède-t-il à un recensement complet de tous les objets que laisse le défunt, y compris en général le cheptel et naturellement les papiers valeurs.
On connaît un inventaire fameux pour le début du XVIIe siècle, celui des biens délaissés par feu le célèbre Rigaud à Bonport. Cette pièce rare a été reproduite dans un ouvrage de Paul-Louis Pelet quant à ce site industriel. Mais en général de bonnes séries d'inventaires ne commencent que vers le milieu du XVIIIe siècle. Un volume complet de ceux-ci fut composé par le secrétaire communal du Chenit de l'époque, Benjamin Golay. Ce manuscrit offre ainsi de découvrir de manière précise comment pouvaient vivre nos Combiers de l'époque. Car un objet justifie toujours une utilisation quelconque.
Et c'est ainsi grâce à de tels documents que l'on peut cerner d'une manière précise, mais en même temps passionnante, la vie d'autrefois. Des inventaires désormais concerneront toutes les époques, de ce milieu de XVIIIe siècle à aujourd'hui. Nous avons pour but, dans cette rubrique, de vous livrer les plus représentatifs de ceux-ci.