Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07008.jsonl.gz/49

Les discours sur le Nord se caractérisent souvent par une certaine « simplification ». Dans cet admirable recueil, traversé par le silence, mais également par les discours scientifique, littéraire, écologique et anthropologique, la poésie se glisse dans les brèches du discours savant, humanise et complexifie l'étude de l'espace nordique. La poète, temporairement « en résidence » dans la toundra du Yukon, tente de sonder le territoire. Son regard demeure empreint d'une fascination distanciée, mais conscient de sa propre incapacité à cerner la complexité du Nord.
un faible remuement chuchoté,
comme le ssshhhh
de la brise à travers les cimes,
dans cet endroit où il n'y a pas d'arbres.
Traduit de l'anglais par Luba Markovskaia. Publié avec une introduction et une chronologie de Luba Markovskaia, ainsi qu'un entretien de celle-ci avec la poète.
La poète Elena Johnson est née au Nouveau-Brunswick et vit à Vancouver. Son recueil de poésie Field Notes for the Alpine Tundra (Gaspereau Press, 2015) a été rédigé au cours d'une résidence poétique auprès d'une station scientifique en écologie dans les montagnes du Yukon. Ses poèmes fonctionnent comme des « notes de terrain » pour ce territoire en alliant mots et images dans une poésie à la fois minimaliste et évocatrice. Elena Johnson a été finaliste aux prix littéraires Radio-Canada (CBC) et au prix de poésie Alfred G. Bailey.
Les transformations des systèmes de production, de transport et de distribution de l'énergie vers des modes d'organisation et de fonctionnement plus durables sont l'une des grandes évolutions structurelles du début de ce XXIe siècle. Catalyseur de cette dynamique, la notion de «transition énergétique» suscite de nombreux débats sur la pluralité de ses acceptions et interpelle de plus en plus le monde de la recherche. En effet, changer plus ou moins progressivement de système énergétique demande des innovations technologiques, territoriales et sociétales permettant de mieux exploiter les énergies renouvelables, de mieux (et souvent de moins) consommer l'énergie et, surtout, de réduire les nuisances territoriales. Dans cette optique, malgré les injonctions des instances internationales (agences onusiennes, ONG environnementales, Commission européenne, etc.) qui véhiculent des discours relativement convergents sur la transition énergétique - dans une conception écologique plus globale de ces enjeux -, force est de constater qu'une grande hétérogénéité de pratiques se déploie dans les pays et les régions du monde. Cette remarquable convergence des discours à l'échelle mondiale sur la nécessaire transition de ces systèmes énergétiques dissimule mal les controverses et les conflits qu'elle nécessite dans sa mise en oeuvre locale dans les territoires.
Le présent ouvrage aborde ces divergences et interroge les dynamiques de changement à l'oeuvre dans les pratiques de production énergétique en présentant des cas d'étude inscrits dans des contextes sociopolitiques, économiques, culturels et techniques variés et faisant état de processus de transitions énergétiques diversifiés (bourse des émissions de carbone, développement éolien, grands barrages ou encore stratégie énergétique régionale).
Pierre-Henri Bombenger est professeur d'aménagement et d'urbanisme à la Haute école d'ingénierie et de gestion du canton de Vaud, Haute école spécialisée de Suisse occidentale.
Éric Mottet est professeur de géopolitique au Département de géographie de l'Université du Québec à Montréal, codirecteur de l'Observatoire de l'Asie de l'Est, directeur adjoint du Conseil québécois d'études géopolitiques ainsi que chercheur associé à l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine.
Corinne Larrue est professeure à l'École d'urbanisme de Paris et membre du Lab'Urba à l'Université de Paris-Est Créteil.
L'Asie du Sud-Est est l'une des régions les plus effervescentes de la planète. Forte d'une population de 650 millions d'habitants et d'une croissance économique élevée, son attractivité dépasse largement les frontières asiatiques ; le monde entier s'intéresse désormais aux développements de ce territoire dont l'influence ne fera qu'augmenter dans les prochaines décennies. Son développement économique accéléré est favorable à l'émergence de nouveaux enjeux d'ordres politique, économique, démographique, territorial, social et environnemental, qui, une fois mis bout à bout, peuvent accentuer les contrastes économiques et sociaux, voire les déséquilibres d'une région soumise aux défis de l'intégration.
Le présent ouvrage brosse un tableau des différentes dynamiques de l'Asie du Sud-Est. Sans être exhaustif, ce portrait prend appui sur les trajectoires suivies depuis un demi-siècle et fournit des clés de compréhension des problématiques actuelles. Il consiste en une analyse pluridisciplinaire de l'Asie du Sud-Est contemporaine dans sa globalité. Si chaque thème abordé offre l'occasion de se pencher plus particulièrement sur un des pays de la zone (car d'importantes disparités subsistent parfois entre les pays), c'est l'approche régionale et transversale qui reste privilégiée, afin de mettre en relief les réalités qui sont celles de l'Asie du Sud-Est.
Cet ouvrage s'adresse aussi bien aux chercheurs et aux étudiants qu'aux journalistes, ainsi qu'à toute personne curieuse de découvrir l'Asie du Sud-Est d'aujourd'hui.
Barthélémy Courmont est maître de conférences à l'Université catholique de Lille, où il est responsable du master d'histoire - relations internationales, et directeur de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques, où il s'occupe du pôle Asie-Pacifique. Il est corédacteur en chef d'Asia Focus.
Éric Mottet est professeur de géopolitique au Département de géographie de l'Université du Québec à Montréal, codirecteur de l'Observatoire de l'Asie de l'Est, directeur adjoint du Conseil québécois d'études géopolitiques ainsi que chercheur associé à l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine.
Pour plusieurs individus, les symptômes liés au trouble de déficit de l'attention/hyperactivité (TDAH) persistent à l'âge adulte, entraînant d'importantes atteintes fonctionnelles. L'un des obstacles majeurs au bon fonctionnement des adultes ayant un TDAH est que, bien qu'ils sachent ce qu'ils ont à faire, ils arrivent difficilement à se mettre en action. Cette difficulté a des répercussions sur plusieurs sphères de leur vie et affecte leur aptitude à trouver l'aide dont ils ont besoin au quotidien et à utiliser les stratégies proposées dans les manuels et les thérapies psychosociales.
Spécialistes de l'évaluation et du traitement des adultes vivant avec un TDAH, les auteurs du présent ouvrage sont des figures de proue du développement des soins psychosociaux adaptés à ce groupe de patients. Mieux vivre avec le TDAH à l'âge adulte fournit, sous la forme d'un guide, des stratégies efficaces à appliquer dans la vie de tous les jours, par soi-même ou avec l'accompagnement d'un praticien. Les auteurs y traitent, entre autres, des défis liés à certains contextes (travail, école, etc.), à la santé ainsi qu'à l'hygiène de vie, et démystifient le traitement pharmacologique.
J. Russell Ramsay, Ph. D., est cofondateur et codirecteur du programme de recherche et de traitement du TDAH chez l'adulte et professeur agrégé de psychologie clinique au Département de psychiatrie de l'École de médecine Perelman à l'Université de Pennsylvanie. Il copréside également la commission professionnelle consultative de l'Attention Deficit Disorder Association.
Anthony L. Rostain, M. D., est cofondateur et codirecteur du programme de recherche et de traitement du TDAH chez l'adulte et professeur titulaire de psychiatrie et de pédiatrie à l'École de médecine Perelman à l'Université de Pennsylvanie, où il est aussi directeur de l'enseignement au Département de psychiatrie. Il est le président de l'American Professional Society of ADHD and Related Disorders.
Depuis ses débuts, dans les années 1950, la profession de psychoéducateur, unique au Québec, s'est inspirée de modèles développementaux pour comprendre les difficultés d'adaptation des jeunes et proposer des moyens d'intervention. Les psychoéducateurs sont appelés à intervenir auprès de clientèles vulnérables, dont les personnes ayant un trouble du spectre de l'autisme (TSA), afin de contribuer à une meilleure compréhension de leurs difficultés d'adaptations et de leurs capacités adaptatives. Cet ouvrage s'adresse aux étudiants en psychoéducation ou dans un domaine connexe, ainsi qu'aux professionnels travaillant auprès des personnes ayant un TSA. Une bonne compréhension du TSA et des interventions ajustées à leur réalité peut représenter un levier pour soutenir l'inclusion et la qualité des services offerts à ces personnes.
Ce livre aborde des connaissances actuelles à propos du TSA portant notamment sur la terminologie, la prévalence, les manifestations liées à ce diagnostic, les principales spécificités cognitives et sensorielles, et bien d'autres. En outre, certaines interventions établies, prometteuses ou émergentes en autisme, soutenant l'inclusion de ces personnes, sont présentées. L'ouvrage apporte également un éclairage psychoéducatif afin de mieux outiller les intervenants dans leur rôle auprès de cette clientèle. Il aborde plus particulièrement l'évaluation des capacités adaptatives des personnes ayant un TSA, le rôle du psychoéducateur en soutien à l'autodétermination et l'utilisation des schèmes relationnels dans un contexte d'intervention.
Marie-Hélène Poulin est professeure en psychoéducation au Département des sciences du développement humain et social de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Elle est chercheuse régulière à l'Institut universitaire en déficience intellectuelle et en trouble du spectre de l'autisme (DI-TSA) et membre de l'équipe de recherche pour l'inclusion sociale des autistes (ÉRISA). Elle s'intéresse aux facteurs favorisant la participation sociale des personnes ayant un TSA.
Myriam Rousseau est chercheuse en établissement pour l'Institut universitaire en déficience intellectuelle et en trouble du spectre de l'autisme (DI-TSA) rattaché au CIUSSS Mauricie-Centre-du-Québec (MCQ). Elle est aussi professeure associée au Département de psychoéducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières. La plupart de ses travaux portent sur l'intervention auprès des jeunes ayant un TSA, leur famille et leur réseau social.
Jacinthe Bourassa est agente de planification, de programmation et de recherche (APPR) au CIUSSS Mauricie- Centre-du-Québec (MCQ). Elle est aussi membre régulière de l'Institut universitaire en déficience intellectuelle et trouble du spectre de l'autisme (DI-TSA) rattaché au CIUSSS MCQ. Elle collabore à la réalisation de recherches et à la conception de documents et de programmes cliniques destinés aux personnes ayant un TSA, leur famille et leur entourage.
La crise de la COVID-19 est un choc violent porté à un système socio-économique mondial déjà en transition vers des sociétés carboneutres. Un coup d'arrêt a été donné à la mondialisation, à la libre circulation des biens et services et au fonctionnement du libre marché. Du point de vue de l'action et de la recherche sur la transition énergétique et écologique, il est pour le moment difficile d'imaginer quels seront les contours d'un monde post-pandémie, et notamment quelle « nouvelle normale » en émergera.
La crise climatique à l'aube d'un monde incertain dresse un état des lieux du monde pré-COVID-19 que nous venons de quitter et offre des clés de compréhension des principaux enjeux climatiques et énergétiques actuels. Il analyse les bouleversements dans l'économie politique mondiale générés par les mesures de réduction des émissions de GES et passe en revue les objectifs de l'Accord de Paris, la montée des énergies renouvelables, la détérioration de l'environnement d'affaire des industries fossiles, la mise en place de grandes politiques publiques et les nombreuses incohérences et incompatibilités entre les engagements politiques et les réalités sur le terrain. S'adressant aux étudiants, aux professionnels et aux gestionnaires de domaines variés, le présent ouvrage conclut finalement par une question au coeur des réflexions critiques actuelles: et si l'économie de marché que nous connaissons était l'une des causes profondes de la crise climatique?
Annie Chaloux est professeure à l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke et codirectrice du Groupe d'études et de recherche sur l'international et le Québec. Elle se spécialise en politiques environnementales et climatiques canadiennes et québécoises ainsi qu'en négociations climatiques internationales.
Catherine Gauthier est directrice générale d'ENvironnement JEUnesse et chargée de cours à l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke. Détentrice d'une maîtrise en droit international et politique internationale, elle se spécialise dans les négociations climatiques internationales, les questions environnementales et les droits humains. En novembre 2018, elle a entamé une poursuite pour dénoncer l'inaction du Canada dans la lutte contre les changements climatiques. En plus d'être l'une des autrices de cet ouvrage, elle a également agi à titre de coordonnatrice de l'équipe de recherche.
Hugo Séguin est Fellow au Centre d''études et de recherches internationales de l'Université de Montréal (CÉRIUM) et doctorant en études environnementales à l''Université de l'Oregon. Il se consacre aux questions de politiques environnementales et climatiques en tant que conseiller principal auprès de COPTICOM, Stratégies et Relations publiques.?
Philippe Simard est professionnel de recherche à l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke et chercheur pour le Groupe d'études et de recherche sur l'international et le Québec (GÉRIQ). Détenteur d'une maîtrise en études politiques appliquées, il se spécialise dans les domaines de l'écopolitique internationale et de l'aide publique au développement. Il travaille également à titre de chargé de projet chez COPTICOM, Stratégies et Relations publiques.
Le présent ouvrage propose une introduction au champ d'étude de la sociologie du nationalisme. Il s'adresse aux étudiants en sciences sociales, ainsi qu'aux citoyens qui cherchent à expliquer et à comprendre les phénomènes nationalistes dans le monde contemporain. L'auteur analyse l'évolution de la recherche en la situant, d'une part, dans sa conjoncture historique et, d'autre part, dans le mouvement des transformations qu'a connu cette discipline depuis la fin de la Guerre froide. Puisant ses inspirations théoriques dans la tradition wébérienne, dans la sociologie historique et dans l'analyse politique contextualisée, ce livre illustre et met en relief les relations sociales, les modes de cognition, les stratégies comparatives et les processus sociaux qui sont étroitement liés à l'analyse du nationalisme. Une de ses caractéristiques est de faire voir que, si les approches macrosociologiques ont longtemps dominé la sociologie du nationalisme, il n'est plus possible, dans ce domaine comme dans d'autres branches de la sociologie politique, d'ignorer les mécanismes de niveaux mésosociologiques qui permettent de comprendre les pratiques nationalistes et ethniques dans leur contexte. Frédérick Guillaume Dufour est professeur de sociologie politique à l'Université du Québec à Montréal. Il a publié en 2015 l'ouvrage La sociologie historique. Traditions, trajectoires et débats dans la collection « Politeia » aux Presses de l'Université du Québec. Il détient une formation doctorale et postdoctorale en science politique des universités de York (Toronto), de Californie (Los Angeles) et du Sussex (Brighton). Avec la collaboration de Emanuel Guay et Michel-Philippe Robitaille.
Frédérick Guillaume Dufour est professeur de sociologie politique à l'Université du Québec à Montréal. Il a publié en 2015 l'ouvrage La sociologie historique. Traditions, trajectoires et débats dans la collection « Politeia » aux Presses de l'Université du Québec. Il détient une formation doctorale et postdoctorale en science politique des universités de York (Toronto), de Californie (Los Angeles) et du Sussex (Brighton).
Phénomène ancien et objet de controverses dès les années 1970, la migration a surtout été appréhendée sous l'angle des flux Sud-Nord. Au cours de la décennie 2010-2020, la situation créée par les flux de « réfugiés syriens» a été particulièrement médiatisée. Elle a été présentée pour l'essentiel sous l'angle de la menace existentielle qu'elle est supposée représenter pour les sociétés d'accueil, que ce soit pour leur l'identité, leur sécurité, leur marché du travail ou leur système de protection sociale. Or, cette lecture est réductrice à plus d'un titre, car les migrations se présentent comme des configurations complexes et multiples dans l'espace et dans le temps. En effet, elles sont aussi influencées par des contextes internes, des innovations sociales et des contextes régionaux et internationaux.
Migration et gouvernance en Afrique et ailleurs innove en adoptant une approche transnationale orientée vers les processus de mobilité, les interconnections entre les lieux de circulation ainsi que les changements induits de part et d'autre. En choisissant par ailleurs de mettre l'accent sur les aspects politiques de la migration, les auteurs du présent ouvrage mettent en lumière, dans une perspective comparée, ses ressorts et ses formes, ses modes de gouvernance institutionnelle ainsi que le vécu des migrants. Ce livre s'adresse aux spécialistes des questions migratoires tout comme aux étudiants, aux praticiens et aux décideurs politiques.
Samadia Sadouni est maîtresse de conférences à Sciences Po Lyon et membre du laboratoire TRIANGLE (UMR 5206). Spécialisée en sociologie politique de l'international, elle travaille sur les migrations internationales, le transnationalisme religieux, le rôle des acteurs religieux dans les relations internationales et notamment dans l'action climatique.
Mamoudou Gazibo est professeur titulaire au Département de science politique de l'Université de Montréal. Il est spécialisé en politique comparée et ses recherches portent notamment sur la démocratisation, la gouvernance, le développement et la coopération internationale.
Avec la collaboration de Jean-Roger Abessolo Nguema, Olga V. Alexeeva, Sylvie Bredeloup, Alistair Cole, Mamadou Dimé, Mamoudou Gazibo, Olivia Legrip-Randriambelo, Lorena Núñez Carrasco, Rim Otmani, Samadia Sadouni.
Les régimes de citoyenneté sont traversés par une tension constitutive entre, d'une part, les promesses de liberté et d'égalité et, de l'autre, l'expérience des multiples formes de dépendances et d'inégalités sociales. Cette tension, à l'origine de la dynamique particulière des relations de pouvoir dans les démocraties libérales, engendre la production incessante de régulations sociales afin d'assurer la relative coordination de l'agir individuel et collectif.
Les auteurs et autrices de Question sociale et citoyenneté se sont inspirés de cette problématique afin de proposer des analyses historiques sur la régulation d'une variété de problèmes sociaux au Québec et en France. Ils et elles invitent plus largement à découvrir un territoire fertile pour la recherche, soit celui d'une histoire politique des conflits ayant pour objet le gouvernement du monde social au sein des régimes de citoyenneté.
Offrant de nouvelles perspectives de recherche, cet ouvrage intéressera tout autant la communauté universitaire que le grand public désirant mieux comprendre l'histoire des politiques sociales et des institutions de prise en charge des inégalités, des marginalités et des déviances.
Martin Petitclerc est professeur au département d'histoire de l'Université du Québec à Montréal. Il est directeur du Centre d'histoire des régulations sociales (CHRS) et chercheur au Centre interuniversitaire d'études québécoises (CIEQ).
Louise Bienvenue est professeure titulaire au département d'histoire de l'Université de Sherbrooke et membre du Centre d'histoire des régulations sociales (CHRS).
David Niget est maître de conférences en histoire à l'Université d'Angers et chercheur au Laboratoire Temps, Mondes, Sociétés (TEMOS), une Unité mixte de recherche du Centre national de la recherche scientifique (UMR CNRS). Il est chercheur affilié au Centre d'histoire des régulations sociales (CHRS).
Martin Robert est postdoctorant en histoire de la médecine à l'Université d'Oxford et chercheur affilié au Centre d'histoire des régulations sociales (CHRS).
Cory Verbauwhede est avocat, doctorant en histoire à l'Université du Québec à Montréal et membre étudiant du Centre d'histoire des régulations sociales (CHRS). Il enseigne le droit de la santé et des services sociaux à l'École nationale d'administration publique.
Avec la collaboration de Louise Bienvenue, Yves Denéchère, Clara Deville, Caroline Durand, Janice Harvey, Isabelle Lespinet-Moret, Benoit Marsan, David Niget, Martin Petitclerc, Martin Robert, Jarrett Rudy, Marie-Claude Thifault, Patricia Toucas-Truyen, Cory Verbauwhede.
Au moment où le médicament dépasse les frontières nationales et celles de la médecine thérapeutique, il est essentiel de s'interroger sur les nouveaux espaces sociaux dont il redéfinit les limites. Cet ouvrage présente les effets sociaux du médicament à partir du brouillage et du déplacement de trois de ces frontières, celles entre le normal et le pathologique, entre l'inclusion et l'exclusion sociale, entre la nature et la culture.
L'extension du domaine pharmaceutique s'est réalisée de manière inédite à l'échelle planétaire par la diffusion des médicaments et des essais cliniques, mais aussi sur les plans plus quotidiens et individuels de la vie sociale : travail, relations sexuelles, réussites scolaires. L'élargissement de l'usage des médicaments et les usages non médicaux montrent aujourd'hui combien le médicament échappe au seul contrôle médical. Le terme « pharmaceuticalisation » désigne précisément la façon dont des moments de la vie deviennent des opportunités pour l'industrie pharmaceutique.
Le médicament est toutefois, comme le montrent les contributions de cet ouvrage, plus complexe qu'un simple objet pharmaceutique. Il est plus particulièrement analysé dans ce livre comme un objet permettant de faire évoluer non seulement les frontières du normal et du pathologique, mais aussi celles de l'inclusion et de l'exclusion sociale, sans nécessairement passer par le pouvoir médical. L'évolution technologique de ces dernières années et les effets matériels du médicament invitent également à étudier comment celui-ci contribue à faire évoluer la frontière entre nature et culture. Les textes rassemblés dans cet ouvrage, issus de l'anthropologie, de l'histoire et de la sociologie, présentent ces nouvelles frontières du médicament comme objet social dans les sociétés du Nord ou du Sud, à partir de problèmes liés à la santé mentale, au tabagisme, au VIH ou au cholestérol.
Qu'est-ce que l'éducation non formelle (ENF) ? Cet ouvrage permet de le découvrir et de comprendre en quoi l'ENF se distingue de l'enseignement scolaire officiel dans les domaines de la culture et de l'éducation.
L'éducation non formelle prend la forme d'actes volontaires effectués dans la période de loisirs, sans programme imposé et sans contrôle ni évaluation. Elle est un irremplaçable moyen d'enrichissement intellectuel et affectif chez les individus et les groupes sociaux. Elle couvre un secteur extrêmement large et dispose de moyens remarquables, tels ceux des industries culturelles, ce qui permet au livre, au cinéma, à la télévision, aux musées et bien sûr au réseau Internet de toucher une masse considérable de personnes et d'exercer, parfois implicitement, un effet continu d'acculturation.
Ce volume, rédigé par des chercheurs en communication, s'adresse aux professionnels de l'éducation non formelle et notamment à ceux de la médiation, aux enseignants, aux amateurs autodidactes et aux spécialistes de la pédagogie. Premier ouvrage en français sur le sujet, il ouvre de nouvelles voies de réflexion aux étudiants et aux chercheurs.
La pratique du travail social en santé mentale s'est transformée et dépasse maintenant les frontières des organisations rattachées exclusivement à ce domaine. Les travailleurs sociaux sont quotidiennement en situation d'intervention auprès de personnes ayant des troubles mentaux, diagnostiqués ou non, et dont la gravité varie.
Aujourd'hui, cette pratique se déploie principalement dans la communauté, à proximité des personnes atteintes et des familles qui les soutiennent. Elle allie différentes méthodes d'intervention et s'appuie sur des approches variées, avec comme ancrage transversal la perspective du rétablissement. La complexité et la richesse de cette discipline proviennent des multiples aspects devant être considérés dans un contexte d'intervention, soit la personne et ses vulnérabilités, de même que les environnements familiaux, groupaux, communautaires et collectifs, et leurs interactions.
Cet ouvrage, qui s'adresse tant aux étudiants qu'aux intervenants des milieux institutionnels et communautaires, vise à fournir des repères pour bien apprendre, comprendre et s'engager dans ce champ d'action du travail social désormais multiforme.
Christiane Bergeron-Leclerc est travailleuse sociale et professeure au Département des sciences humaines et sociales de l'Université du Québec à Chicoutimi. Ses recherches portent sur les processus et les pratiques d'inclusion sociale et de rétablissement des personnes ayant des troubles mentaux.
Marie-Hélène Morin est travailleuse sociale et professeure au Département de psychosociologie et travail social de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR). Ses activités de recherche et de formation
portent sur l'intervention familiale et les proches aidants dans le domaine de la santé mentale.
Bernadette Dallaire est professeure titulaire à l'École de travail social et de criminologie de l'Université Laval. Elle combine des expertises en santé mentale et en gérontologie, et a étudié l'approche du
rétablissement en santé mentale, de même que les interventions psychosociales et médicales auprès des jeunes en difficulté.
Cécile Cormier est travailleuse sociale spécialisée en santé mentale et professeure au Département de psychosociologie et travail social de l'UQAR. Elle est aussi responsable de la formation pratique
du campus de Lévis et membre du Collectif de recherche participative sur la pauvreté en milieu rural.
L'intérêt et la pertinence de la littérature inuite se trouvent non pas dans le nombre de ses productions, mais bien dans le fait qu'elle s'est constituée - de l'extérieur pour l'essentiel - en une institution symbolique qui a valeur d'expérience universelle pour l'être humain. Pour les Inuits, cet engagement témoigne à quel point il est aujourd'hui nécessaire de prendre la parole par l'écriture, pour transmettre et faire connaître leur vision des choses.
L'essai que nous offre Nelly Duvicq a un caractère pionnier, documentaire et synthétique, à la manière des grands ouvrages publiés par Maurizio Gatti pour les littératures des Premières Nations du Québec au début des années 2000, qui avaient enfin éveillé l'intérêt des lecteurs.
La plupart d'entre nous connaissent peu le contexte culturel inuit contemporain : ce remarquable ouvrage de Nelly Duvicq doit donc être vu comme une chance, pour nous, lecteurs, de comprendre l'émergence d'une littérature jusqu'ici peu connue, une occasion de partir à la découverte d'auteurs qui dévoilent une vision du monde inédite sur le Nunavik, le Québec, le monde inuit et l'Arctique.
Avec une présentation de Daniel Chartier.
La mondialisation est une notion théorique et une réalité, celle de l'après-guerre froide. Elle domine à la fois une grande partie des analyses en sciences sociales et les rapports économiques et politiques qui se tissent continuellement entre ses principaux acteurs, comme les États, les firmes multinationales et les organisations internationales. Malgré cette domination, jamais la mondialisation n'a été aussi sévèrement critiquée - souvent par les pays riches, les mêmes qui, a priori, devaient en retirer le plus de bénéfices. Elle a créé de vastes inégalités et des maux qui nous imposent la réflexion sur la conceptualisation de ce phénomène qui est toujours difficile à cerner.
Le présent ouvrage rassemble les contributions de chercheurs du Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation (CEIM) portant sur la mondialisation et trois de ses enjeux : le commerce, l'investissement et le travail. Il se présente comme un bilan des recherches des auteurs, mais aussi comme un outil visant à inciter et à faciliter l'établissement de liens de complémentarité entre les nombreuses études faites sur le sujet. La mondialisation est une réalité dont l'essence est globale. De son analyse effectuée dans cet ouvrage se dégagent de multiples liens interdisciplinaires.
Éric Boulanger est codirecteur de l'Observatoire de l'Asie de l'Est (OAE) et chargé de cours en politique asiatique et en relations internationales au Département de science politique de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Il se spécialise dans l'économie politique asiatique et la politique intérieure et étrangère du Japon.
Éric Mottet est professeur de géopolitique au Département de géographie de l'UQAM, codirecteur de l'OAE et directeur adjoint du Conseil québécois d'études géopolitiques. Ses recherches portent principalement sur les concepts, les méthodes et les outils de la géopolitique ainsi que sur les dynamiques géopolitiques en Asie du Sud-Est et de l'Est.
Michèle Rioux est professeure titulaire au Département de science politique de l'UQAM et, depuis octobre 2011, directrice du Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation (CEIM). Elle s'intéresse, notamment, aux organisations internationales et à la gouvernance globale, aux firmes transnationales, à la concurrence, à la société de l'information, au régionalisme et à l'intégration économique.
Pourquoi le Québec est-il si actif sur la scène internationale ?
Qu'adviendra-t-il de la diplomatie catalane suite à la répression du mouvement sécessionniste par Madrid ? Comment expliquer la normalisation de la diplomatie flamande ?
Le présent ouvrage propose un portrait comparatif et actualisé de la diplomatie des nations dites « minoritaires », communément entendue sous le vocable de « paradiplomatie identitaire ». Il jette un regard novateur sur les relations internationales des États non souverains en étudiant l'influence du nationalisme minoritaire sur la politique extérieure. Rassemblant les contributions de spécialistes de renom, il examine les plus récentes activités de l'Écosse, de la Catalogne, de la Flandre, de la Wallonie, du Pays basque et du Québec.
Il se dégage un constat commun de l'étude de ces États : plus que la mondialisation ou le régime constitutionnel dans lequel ils évoluent, c'est le nationalisme qui s'avère être la force structurante et l'élément déterminant de l'intensité et de la nature de leur diplomatie. Ainsi, au gré des dynamiques nationalistes et intercommunautaires, certaines nations non souveraines ont cherché à éprouver les limites de leur cadre constitutionnel ou sont devenues porteuses de revendications sécessionnistes. D'autres, par pragmatisme ou par nécessité, se sont recentrées sur des objectifs fonctionnels au détriment de leur dimension identitaire, allant parfois jusqu'à accroître significativement leur degré de coopération avec l'État souverain et leur niveau de conformité aux lois constitutionnelles. Cet ouvrage offre ainsi une grille d'analyse de la trajectoire que prennent plusieurs nations non souveraines sur la scène internationale.
Attendez-vous à la dernière minute pour effectuer vos travaux scolaires?
Passez-vous trop de temps à visionner des téléséries ou à naviguer sur les réseaux sociaux au point où cela nuit à vos études?
Avez-vous tendance à vous dire: «je serai plus en forme demain»?
Si vous avez répondu par l'affirmative à l'une de ces questions, vous faites peut-être partie d'une majorité d'étudiants qui a une difficulté de procrastination, c'est-à-dire qui repousse inutilement les travaux au lendemain.
Écrit sur un ton humoristique et chaleureux par trois experts en psychologie, ce guide pratique s'adresse aux étudiants de niveau collégial et universitaire ainsi qu'aux intervenants qui gravitent autour d'eux. Il propose une approche innovante et concrète basée sur les plus récentes découvertes scientifiques : la thérapie d'acceptation et d'engagement ou « ACT ».
Ce guide vous apprendra à :
· Découvrir vos valeurs et réfléchir sur vos objectifs de vie.
· Vous défaire de l'emprise de certaines pensées négatives.
· Mieux accepter les ressentis difficiles reliés aux études.
· Vous ancrer dans le moment présent, notamment grâce à la méditation de pleine conscience.
· Passer à l'action pour atteindre vos buts et persévérer dans l'adversité.
Frédérick Dionne est titulaire d'un doctorat en psychologie de l'Université du Québec à Trois-Rivières. Psychologue clinicien et professeur-chercheur au Département de psychologie à cette même université, il est également formateur ACT reconnu par l'Association pour une science contextuelle et comportementale (ACBS); chercheur régulier au Groupe de Recherche et d'Intervention sur la Présence Attentive (GRIPA); directeur de l'Institut de formation en thérapie comportementale et cognitive (IFTCC) et auteur du livre Libérez-vous de la douleur par la méditation et l'ACT aux Éditions Payot. Ses intérêts de recherche portent entre autres sur la thérapie d'acceptation et d'engagement, la pleine conscience et la procrastination académique.
Joël Gagnon est titulaire d'un doctorat en psychologie à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Sa thèse doctorale portait sur les bienfaits des actions engagées comme facteur de protection des comportements de procrastination chez les étudiants universitaires. Il effectue actuellement un stage postdoctoral à l'Université Laval dans le domaine de la santé connectée. Ses intérêts de recherche portent entre autres sur la mesure et l'évaluation de phénomènes psychologiques, l'étude des facteurs de risque et de protection à la persévérance scolaire ainsi que l'utilisation des nouvelles technologies pour améliorer la qualité et l'efficacité des services offerts aux étudiants.
Guillaume Raymond est professeur au Département de psychologie du Cégep Marie-Victorin et doctorant en psychologie clinique, profil recherche et intervention à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Sa thèse doctorale porte sur l'évaluation d'un programme d'intervention autoadministré basé sur le Web pour diminuer la procrastination scolaire et favoriser l'engagement scolaire.
Les cadres scolaires assument la responsabilité de nombreux changements dans les services et les établissements qui leur sont confiés ; ils doivent également s'adapter eux-mêmes à tous ces changements. C'est pourquoi le présent ouvrage met l'accent, non seulement sur leurs actions, mais aussi sur le gestionnaire lui-même, sur sa prédisposition au changement et sur le rôle qu'il joue auprès de son équipe et de la communauté scolaire. Les apports théoriques, les perspectives des auteurs et les activités d'intégration l'amèneront à mieux concevoir et accompagner divers types de changement en éducation, qu'ils soient imposés, choisis ou émergents, mineurs ou majeurs, pédagogiques, culturels, technologiques ou administratifs.
La gestion du changement à l'école : petit manuel à l'intention des cadres scolaires rassemble les meilleures trouvailles pédagogiques pour motiver, éclairer, stimuler la réflexion et l'action des cadres scolaires en formation ou en exercice, et de toute personne intéressée au changement en éducation.
Christine Brabant est chercheuse et professeure agrégée en fondements et administration de l'éducation à l'Université de Montréal.
Jean Bernatchez est chercheur, politologue spécialisé en éducation et professeur à l'Université du Québec à Rimouski.
Christiane Caneva est chargée d'enseignement à la Haute école pédagogique Vaud, à Lausanne.
Depuis quelques années, un nombre croissant de chercheurs en neurosciences et en éducation s'intéressent à la neuroéducation, un domaine de recherche en émergence qui étudie les relations entre le cerveau, l'apprentissage et l'enseignement. Cependant, ces chercheurs sont souvent freinés par le fait qu'un projet de recherche en neuroéducation nécessite une expertise à la fois en neurosciences et en pédagogie. Fruit d'une collaboration entre deux laboratoires de recherche, l'un consacré à l'éducation et l'autre aux neurosciences, le présent ouvrage a pour objectif de guider le chercheur et l'étudiant-chercheur à travers le processus d'une recherche en neuroéducation. Le chercheur en éducation y trouvera de l'information technique (concernant notamment l'utilisation de l'imagerie cérébrale), et le chercheur en neurosciences y trouvera quant à lui des points de repère pédagogiques (lui permettant entre autres de comprendre comment les techniques des neurosciences peuvent s'appliquer à la résolution des problèmes de recherche liés à l'éducation).
Le présent livre vise à expliquer les raisons de l'implication des gouvernements et des acteurs non-gouvernementaux américains dans la campagne visant à mettre en oeuvre des clauses sociales dans les accords commerciaux. La clause sociale telle que défendue par les États-Unis est le fruit d'une tradition intellectuelle, politique et militante fortement ancrée chez eux : le libéralisme réformiste. Un réseau d'acteurs progressistes, la coalition travailleurs-libéraux, a défendu ce projet politique.
Durant les années qui ont suivi le New Deal, puis dans les années 1980, cette coalition a usé de son influence pour pousser à inclure des clauses sociales dans l'agenda commercial américain. Ce projet de clause sociale est intimement lié à deux principes à la base de la politique commerciale des États-Unis et du système commercial multilatéral (SCM) : la réciprocité et l'équité.
Malgré cet effort, les Américains ne sont jamais parvenus à intégrer la clause sociale dans l'agenda du General Agreement on Tariffs and Trade (GATT), puis de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Les États-Unis ont de ce fait été dirigés dans deux voies : le changement de forums et le bilatéralisme, et ce, avec des succès mitigés. Cette campagne a permis de faire progresser les droits des travailleurs dans la hiérarchie des priorités internationales. Toutefois, l'agenda de la clause sociale confronte encore la méfiance des pays en développement. Si la clause sociale a fait des progrès depuis 30 ans, l'agenda des entreprises continue lui aussi à avancer, ce qui fait que l'écart entre les droits de celles-ci et ceux des travailleurs est loin d'avoir été comblé.
De nos jours, la notion de réseau occupe une place cruciale dans le système de santé québécois et dans les recherches sociales en santé. Il s'agit à la fois d'un mode d'organisation de services sanitaires et communautaires, d'une méthode d'investigation de ces services et d'une théorie plus générale d'appréhension du monde social.
Le présent ouvrage fournit des exemples pratiques de la manière dont la notion de réseau est mobilisée, au Québec, pour mieux comprendre les processus à l'oeuvre dans le domaine de la santé. Pour ce faire, il rassemble des auteurs d'horizons disciplinaires variés. Sociologues, psychologues, anthropologues, chercheurs en travail social, en administration publique, spécialistes en évaluation de programme y présentent leur usage spécifique du concept de réseau comme méthode de recherche, inspiration théorique ou objet d'étude.
L'ensemble de ces contributions offre ainsi le premier ouvrage francophone en la matière. Il sera utile aussi bien aux étudiants cherchant à se familiariser avec « l'approche réseau » qu'aux chercheurs plus expérimentés souhaitant se renseigner sur les recherches contemporaines dans ce domaine, aux professionnels de la santé, du travail social et du communautaire à l'affût de pistes d'innovations sociales, ainsi qu'aux citoyens s'interrogeant sur le monde de la santé aujourd'hui.
L'État, construit social par excellence, a dû changer et doit continuer de s'adapter dans un monde qui est en pleine redéfinition, d'où l'intérêt d'étudier son évolution et celle de son administration. C'est ce type de réflexions qu'a mis en valeur le colloque organisé pour commémorer le cinquantenaire des échanges que le Québec a entretenus avec l'École nationale d'administration (ENA) en France. Réunissant praticiens et universitaires des deux côtés de l'Atlantique, il a permis de sonder l'évolution de l'action étatique au fil de ce demi-siècle, dans quatre secteurs névralgiques portés par les administrations publiques : l'éducation, la santé, la décentralisation territoriale et l'économie. Pour chaque thème, des praticiens, anciens de l'ENA, Français et Québécois, ont exposé leur lecture de cette évolution. Leur contribution a été alimentée, à la base, par des analyses comparatives France-Québec préparées par des professeurs de l'École nationale d'administration publique (ENAP).
Ces analyses sont rassemblées dans le présent ouvrage afin d'élargir la discussion. C'est une invitation qui est lancée aux personnes qui les consulteront de poursuivre le travail d'adaptation et de réflexion que ces experts ont commencé. Certaines le feront par rapport à un domaine particulier ou à quelques-uns d'entre eux. D'autres joueront la carte de la vision d'ensemble. Quelle que soit l'approche qui sera réservée à ces analyses, elles demeureront une source riche pour qui veut mettre en perspective là où en sont nos administrations publiques dans des domaines qui occupent une bonne part des efforts gouvernementaux.
Dans les années 1970, l'anorexie et la boulimie ont fait une entrée fracassante dans l'espace public. Dès le départ, on leur suppose un fort ancrage social. Toutefois, les différentes disci-plines mobilisées autour de la question ne parviennent jamais vraiment à comprendre la teneur de la relation entre troubles alimentaires et société. Par l'examen d'une variété de discours scientifiques sur la dimension sociale de l'anorexie et de la boulimie, issus entre autres de la psychiatrie, de la psychologie, des gender studies et des neurosciences, l'auteure de cet ouvrage présente les diverses conceptions de l'individu et de son rapport à la société qui organisent cette littérature.
L'un des principaux enjeux qui se présentent aujourd'hui consiste à penser ensemble les troubles alimentaires comme expérience intime et située ainsi que les traits dominants des sociétés contemporaines. Dans ce cadre, l'auteure se penche entre autres sur la relation entre le corps et la santé mentale pour dégager des pistes de réflexion qui pourraient permettre de lier l'intime et le social.
Cet ouvrage intéressera les étudiants, les chercheurs et les intervenants. Il propose un état des savoirs sur la dimension sociale des troubles alimentaires, une analyse sociologique des représentations de l'individu et de la société imbriquées à ces discours et un examen des possibilités qu'offre l'intégration du corps vécu et ressenti à la sociologie de la santé mentale.
Permettre de vivre un moment « hors quotidien » grâce aux rencontres et à la découverte de ce qui est « autre », tel est l'objectif tant des événements que du tourisme. Une approche par publics, acteurs et territoires permet de traiter singulièrement la relation « tourisme et événementiel » par une lecture pluridisciplinaire. Si les dimensions sociétale, économique et environnementale constituent des leviers de valorisation des entreprises comme des territoires, les effets de la mondialisation interrogent sur les conditions d'agir et d'intervenir au sein des territoires.
Grâce à 16 textes issus de la cinquième édition des Rendez- vous Champlain sur le tourisme, organisée à La Rochelle, en France, cet ouvrage propose un éclairage sur les enjeux territoriaux et les stratégies d'acteurs. De la clarification conceptuelle aux solutions managériales, les auteurs y fournissent des clés de lecture sur les paradoxes, les interrogations et les défis auxquels les acteurs de l'événementiel et du tourisme sont confrontés.
Le présent ouvrage propose une réflexion sur les formes contemporaines d'intervention sociale par des Autochtones dans un milieu autochtone. Grâce à l'exploration de sept récits de pratique recueillis auprès d'intervenants sociaux innus de la communauté d'Uashat mak Mani-Utenam, sur la Côte-Nord, l'auteure jette un éclairage singulier sur le sens, la nature et la portée des modes d'intervention des intervenants sociaux de la nation innue.
Loin d'être le simple reflet de la pratique du travail social conventionnel et sans pour autant être enfermée dans la tradition, la pratique des intervenants innus est plutôt le résultat de choix réflexifs et pragmatiques basés principalement sur des connaissances tacites et des valeurs innues. Ainsi, les intervenants innus aménagent au quotidien des modes d'intervention compatibles avec leur désir de perpétuer et de promouvoir la langue, la culture et la fierté d'être innu.