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Historique
Quelques dates clés...
1849 : Fondation de la Communauté
1891 : Inauguration de la Chapelle actuelle
dès 1898 : Envoi de propres missionnaires
1989 : Engagement du premier pasteur
2000 : Premières femmes au Conseil
Quelques faits marquants
A la fin des années 1700 - début des années 1800, le Réveil fit son apparition en Suisse romande, en commençant par Genève et en gagnant peu à peu les autres cantons, dont ceux de Vaud et de Neuchâtel.
En 1839, les prémices d'un Réveil atteignirent La Côte-aux-Fées, mais ce n'est qu'en 1848 que le Réveil commença effectivement à se manifester au village, ceci par l'intermédiaire de quelques jeunes du lieu.
Et c'est le 21 septembre 1848 que ces six "réveillés", Emile Piaget, cheville ouvrière et inspirateur du mouvement, Ulysse Leuba, Rosine Leuba, Félicie Pétremand, Julie Leuba et Henri Pétremand, se réunirent pour la première fois, chez une veuve, après avoir longuement cherché un local que personne ne voulait leur louer.
Ils continuèrent ensuite à se réunir chaque dimanche à la même heure au même endroit. Le dimanche 21 septembre 1849, soit une année exactement après la première réunion, deux amis des Ponts-de-Martel vinrent rendre visite à leurs frères et sœurs de La Côte-aux-Fées. Cela leur donna l'occasion de célébrer ce premier anniversaire de leurs rencontres dominicales.
Par la suite, c'est cette date qui fut retenue comme date de fondation de notre Eglise, celle-ci ayant désigné ses premiers anciens et son premier président en 1849.
Très longtemps, et à la différence de nombreuses autres Eglises, la direction des cultes et l'édification de l'assemblée furent assurées et assumées par des anciens. Nous ne citerons ici que les trois premiers d'entre eux, les pionniers : Emile Piaget, membre et "leader" du petit groupe de six précité et président de 1849 à 1854.
A son départ pour Yverdon, c'est Gustave Robert qui lui succéda et qui, pendant une dizaine d'années, conduisit et instruisit le troupeau, qui allait en grandissant. Lorsque Gustave Robert quitta La Côte-aux-Fées pour Lausanne, en 1864, il fut remplacé par Edouard Piaget qui, pendant 30 ans, resta seul à la tête de la communauté. Ce n'est qu'en 1989 que notre Eglise engagea son premier pasteur.
Pendant de nombreuses années, l'Eglise Libre de La Côte-aux-Fées reçut beaucoup de sa grande sœur de Neuchâtel, l'actuelle Eglise de La Rochette, d'environ dix ans son aînée. Il y eut même une époque où les frères de Neuchâtel montèrent à La Côte une fois par mois pour présider le culte. En hiver, quand l'état des routes ne permettait pas le déplacement, une lettre d'encouragement remplaçait leur visite.
Aujourd'hui, bien que les choses ne se déroulent plus de la même façon, les contacts avec l'Eglise de La Rochette sont excellents et il peut encore arriver occasionnellement qu'un frère nous apporte le message du dimanche ou qu'un petit groupe vienne animer la louange.
La famille de Georges Piaget, pilier de l'Eglise et
fondateur de la maison horlogère du même nom
Si notre Eglise doit beaucoup à l'engagement d'adultes expérimentés, elle est née du Réveil et de la détermination de jeunes qui avaient la soif de mieux connaître et faire connaître le Seigneur. Très tôt, elle accorda une grande importance à l'enseignement de la jeunesse, tant par souci du salut des âmes que pour assurer la croissance de la communauté et le remplacement de ses responsables.
Les rencontres des premiers "réveillés", peu nombreux, eurent d'abord lieu dans une simple et modeste chambre. L'Eglise eut ensuite un local spécifique pour ses cultes et un second local pour les réunions du soir. Le besoin d'un local unique et central s'étant peu à peu fait sentir, elle en inaugura un nouveau en 1873. Bien que plus vaste que les précédentes, cette salle ne tarda pas à devenir trop petite. Comme un agrandissement n'était pas possible, il fut décidé de bâtir. C'est en 1891 que fut inaugurée la Chapelle, qui abrite l'Eglise encore aujourd'hui. A noter que, si la salle de culte fut placée au 1er étage, c'est parce qu'à l'époque, les bâtiments d'Eglises non reconnues ne devaient pas avoir l'aspect extérieur d'un lieu de culte et que la salle de réunion ne devait pas être au rez-de-chaussée.
L'annexe, quant à elle, fut construite en 1983. Entre 2010 et 2014, d'importants travaux de rénovation furent effectués, notamment dans les deux logements et dans la salle de culte, et l'isolation thermique de l'immeuble fut considérablement améliorée. De nombreux membres et sympathisants de l'Eglise s'engagèrent bénévolement dans ces travaux.
Le bâtiment au début du 20è siècle
On ne peut pas parler de l'Eglise Libre de La Côte sans parler de sa vocation missionnaire. En effet, elle soutint tout d'abord les Missions de Bâle et de Paris, puis eut ses propres missionnaires qui, entre 1898 et nos jours, apportèrent la bonne nouvelle dans de nombreux pays, notamment en Afrique, en Asie et en Europe. C'est un de "nos" missionnaires qui, au Laos, traduisit la Bible dans la langue du pays. Aujourd'hui encore, l'Eglise soutient, par la prière et financièrement, plusieurs missionnaires. Son engagement dans ce domaine se poursuit également au travers de l'accueil de missionnaires de passage et de débriefings placés sous la responsabilité de son pasteur.
L'Eglise s'est aussi beaucoup investie dans l'œuvre de la Croix-Bleue, association ayant pour mission de venir en aide aux personnes dépendantes de l'alcool et à leurs proches. En 1949, près de la moitié des membres de l'Eglise étaient des membres actifs de la Croix-Bleue et s'impliquaient dans les visites à domicile, ainsi que dans l'œuvre de préservation des enfants, connue à l'époque sous le nom d'Espoir. Le "Club Espoir", comme on l'appela plus tard, fut actif à La Côte jusqu'à la fin des années 1980, mais sa vocation s'était alors davantage orientée vers l'animation jeunesse et l'évangélisation.
Les femmes jouèrent, elles aussi, un rôle important dans l'histoire de l'Eglise, notamment par la prière, ainsi que dans la mission. A noter qu'elles constituaient la moitié de l'effectif du groupe des six "réveillés" qui furent à l'origine de l'Eglise. C'est en 2000 que les portes du Conseil d'Eglise s'ouvrirent aux femmes et que l'assemblée générale nomma ses premières conseillères.