Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/78983

<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral, après avoir consulté les milieux concernés, est prié de mettre en place un observatoire fédéral de l'évolution des métiers et des métiers en émergence.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La formation professionnelle est une tâche à long terme. Elle repose sur des compétences fondamentales, suppose une vaste infrastructure pour la transmission de ces compétences et conduit à des qualifications reconnues et recherchées sur le marché. Le système en place, caractérisé par le partenariat entre la Confédération, les cantons et l'économie, garantit ces éléments grâce à des mécanismes ayant fait leurs preuves.</p><p>La nouvelle loi sur la formation professionnelle définit à l'art. 1, al. 1, que "la formation professionnelle est la tâche commune de la Confédération, des cantons et des organisations du monde du travail (partenaires sociaux, associations professionnelles, autres organisations compétentes et autres prestataires de la formation professionnelle). Ceux-ci veillent à assurer autant que possible une offre suffisante dans le secteur de la formation professionnelle, notamment dans les domaines d'avenir".</p><p>Dans ce cadre, chaque partenaire remplit des tâches spécifiques : la Confédération met en place des réglementations valables à l'échelle nationale et assure la qualité du système ; les cantons sont responsables de la mise en oeuvre sur place ; les organisations du monde du travail développent des offres de formation, définissent les contenus et créent des places de formation débouchant sur des places de travail. Chacun des trois partenaires peut à tout moment suggérer des réformes. Ce système est susceptible d'être adapté continuellement aux besoins de l'économie et permet d'offrir des qualifications proches du marché.</p><p>Compléter cette structure éprouvée par un observatoire ne ferait que conduire à des doublons et n'apporterait aucun bénéfice supplémentaire. Vu la multiplicité des branches et des professions, un organisme national général ne peut pas juger du caractère pratique et de la pertinence d'une réforme ou d'une nouvelle profession. Dans ce contexte, il est indispensable d'être proche des branches pour évaluer la portée des développements et leur impact sur la disponibilité des entreprises à former des personnes et sur les places de travail ainsi que pour définir les qualifications correspondantes.</p><p>L'orientation des jeunes en formation, le soutien lors de la recherche d'une nouvelle place de travail et la réinsertion des personnes sans emploi sont des tâches relevant d'institutions comme les centres d'orientation professionnelle ou les autorités responsables des assurances sociales et du marché du travail.</p>  Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.