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Tout le monde connaît l’asthme qui est lié à une obstruction des voies aériennes qui amènent l’air vers les poumons. L’obstruction des vaisseaux sanguins est trop souvent méconnue. Elle amène à une gêne respiratoire très semblable à l’asthme, mais contrairement à l’asthme, les fonctions pulmonaires sont normales et le diagnostic est souvent retardé par méconnaissance de cette maladie.
On doit penser à une hypertension pulmonaire quand un patient se plaint de troubles respiratoires avec des fonctions pulmonaires normales et qu’il y a une radiographie du thorax normale. Si cette gêne respiratoire est persistante et progressive, il faut faire un examen du coeur.
L’examen du coeur par ultrason (échocardiographie) est essentiel et permettra avec beaucoup de certitude de détecter une augmentation anormale des pressions dans les artères pulmonaires, due à leur obstruction. Ces ultrasons permettront aussi de voir s’il y a une insuffisance cardiaque gauche, secondaire à une maladie coronarienne ou à une hypertension dans les artères du corps qui est insuffisamment traitée.
Pour s’assurer du diagnostic d’hypertension pulmonaire, il faut faire un cathétérisme cardiaque droit. Pour ce faire, il faut mettre dans une veine d’une jambe, d’un bras ou du cou un capteur de pression que l’on fait se diriger dans le coeur droit puis dans les artères pulmonaires.
L’illustration montre de manière schématique la circulation pulmonaire et le lieu où se situent les obstructions vasculaires dans la plupart des hypertensions artérielles pulmonaires.
Il y a des mesures conventionnelles avec l’utilisation de substances empêchant la formation des caillots de sang (les anticoagulants); les médicaments qui augmentent l’élimination d’eau (les diurétiques) et l’oxygène. Le pronostic a été récemment tout à fait modifié par des médicaments issus de la recherche:
Sans traitement, ces maladies sont sévères et peuvent amener à un décès précoce après plusieurs années de perte de qualité de vie. Les nouveaux traitements, administrés seuls ou en combinaison, offrent des nouvelles possibilités d’amélioration. En cas d’échec des traitements médicamenteux,
il reste la possibilité de faire une transplantation des poumons, qui est un traitement efficace de l’hypertension artérielle pulmonaire.
Professeur Laurent P. Nicod,
Clinique et Policlinique de Pneumologie,
Berne
Société Suisse sur l’Hypertension Pulmonaire c/o IMK Institut pour la médecine et la communication SA, Münsterberg 1, CH-4001 Bâle, tél. +41 61 271 35 51,
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Chaque mercredi de 17h00–19h00 nos médecins répondent à vos questions à propos des poumons et des voies respiratoires.
Une prestation gratuite de la ligue pulmonaire.