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Les travaux en cours à la rue Joseph-Trouillat à Porrentruy ont permis de dégager les vestiges de plusieurs constructions existant avant l’aménagement de la rue. Le rempart médiéval, mais également diverses fondations ont ainsi pu être documentés.
La réfection actuelle de la rue Joseph-Trouillat et le renouvellement des conduites souterraines sont suivis de près par la Section d’archéologie et paléontologie de l’Office de la culture. L’investigation est menée en étroite collaboration avec l’entreprise de terrassement et les ingénieurs concernés, de même qu’avec la commune de Porrentruy. Les découvertes étaient prévisibles à cet emplacement : en effet, les anciens plans de la ville, relevés à partir de 1752 et conservés au Musée de l’Hôtel-Dieu, démontrent que le tronçon de la rue Trouillat sis entre la rue des Malvoisins et la rue de la Chaumont n’a été réalisé que vers la fin du XIXe siècle, soit après le démantèlement du rempart médiéval et des bâtiments qui y étaient adossés (Fig. 1).
Les observations archéologiques sont circonscrites par l’emprise des travaux et ne permettent dès lors que d’apercevoir une petite partie des anciennes constructions. Si le rempart est facilement indentifiable (Fig. 2 ou 3), la nature précise des autres vestiges est parfois plus difficile à saisir. Parmi eux se trouve la fondation d’une tour massive d’un diamètre de 4,8 m. Alors que cette bâtisse figure sur le plan de 1752 (Fig. 1), sa fonction précise et sa datation restent à déterminer.
La poursuite des travaux impliquera de traverser le rempart, avant de continuer en dehors de l’enceinte fortifiée, ce qui permettra la documentation des éléments extérieurs, dont probablement un grand fossé.