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Le gérant de la propriété de Donald Trump en Floride, accusé dans l'affaire des documents confidentiels de la Maison Blanche pour laquelle l'ancien président est également poursuivi, a comparu lundi devant un juge fédéral à Miami.
A la suite de cette première audience, Carlos De Oliveira, 56 ans, a été laissé en liberté sous caution, pour un montant fixé à 100 000 dollars, dans l'attente de son procès.
Vêtu d'un costume bleu foncé, il a écouté avec attention l'énoncé de ses droits et l'exposé des charges pesant à son encontre. Il se voit principalement reprocher d'avoir détruit des images de vidéo-surveillance susceptibles de faire du tort à son patron et, ce faisant, d'avoir entravé l'enquête visant le ténor républicain.
Précisément, selon l'accusation, l'employé du milliardaire «a insisté» auprès d'un technicien de la résidence de Mar-a-Lago, disant «que 'le patron' voulait qu'un serveur soit effacé», peu de temps après que les enquêteurs fédéraux eurent demandé accès aux enregistrements des caméras surveillant une salle où étaient entreposés des cartons de documents.
Il est également accusé d'avoir fait de fausses déclarations au FBI. Interrogé par les enquêteurs pour savoir s'il avait aidé à transporter ou vider des boîtes de documents à Mar-A-Lago, Carlos De Oliveira avait répondu non. «Jamais rien vu», avait-il assuré.
Le magistrat fédéral Edwin Torres a interdit à l'inculpé de voyager hors de la Floride sans autorisation ou de discuter directement de l'affaire avec des témoins potentiels.
L'ancien président est inculpé pour «rétention illégale d'informations portant sur la sécurité nationale», «entrave à la justice» et «faux témoignage» dans cette affaire, pour laquelle il plaide non coupable. Il reste néanmoins le grand favori des primaires républicaines.
Selon un dernier sondage New York Times/Siena poll rendu public lundi, il fédérerait 54% des électeurs républicains à la primaire, loin devant les 17% soutenant son premier rival, le gouverneur de la Floride Ron DeSantis.
L'ancien locataire de la Maison Blanche assure que même une condamnation ne lui ferait pas arrêter sa campagne. Ses déboires judiciaires devraient prochainement s'aggraver: une procureure de Géorgie doit en effet annoncer en août le résultat de son enquête sur les pressions qu'il a exercées pour tenter d'altérer le résultat de la présidentielle de 2020 dans cet Etat du Sud.
Il est également visé par des enquêtes fédérales confiées au procureur spécial Jack Smith, notamment sur ses tentatives de renverser les résultats de la présidentielle de 2020.
Dans sa plateforme Truth Social lundi, l'ancien homme d'affaires a confié s'attendre «désormais à tout moment» à une inculpation de la part de «Jack Smith le cinglé et de son gang extrêmement partial de voyous». Selon lui, ces poursuites n'ont qu'un objectif d'«interférence électorale» afin de l'écarter de la course à la Maison Blanche. (ats/jch)
La guerre des drones se poursuit dans le cadre du conflit en Ukraine. Samedi, 71 des 75 drones ennemis ont été neutralisés, selon l'armée de l'air ukrainienne. Les drones qui ont atteint leur cible ont toutefois causé d'importants dégâts. Cinq personnes ont été blessées, dont une fillette de onze ans, et de nombreux bâtiments ont été endommagés, a annoncé le maire de Kiev, Vitali Klitschko.