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Selon l'institut lausannois IMD, la Suisse gagne trois rangs dans le classement de la compétitivité mondiale. Un résultat dû à sa stabilité.Ce contenu a été publié le 30 avril 2002 - 09:50
Avec cette 7e place en 2002, la Suisse se situe au rang qu'elle occupait il y a deux ans. Selon l'International Institute for Management Development (IMD), elle bénéficie «de son apathie», dans la mesure où elle présente moins de volatilité que d'autres pays.
Cette stabilité relative apparaît au niveau de sa croissance, retrouvée plus tardivement, qui est passée de 3% en 2000 à 1,3% en 2001.
Dans le même temps, des places financières de pointe comme Hong Kong ou Singapour sont en perte de vitesse.
Ce qui fait dire à Stéphane Garelli, professeur à l'IMD et à l'université de Lausanne, que «la Suisse reste un formidable concurrent dans l'économie mondiale. Et ce malgré un taux d'utilisation des capacités dans l'industrie tombé au 1er trimestre à son plus bas depuis 1984, à 82%.
Des hauts et des bas
Parmi les 314 critères du rapport sur la compétitivité, la Suisse monte sur la première marche du podium s'agissant de la motivation des employés. Elle occupe le 2e rang en matière de taux de chômage et de coût du capital. On la trouve en 7e position concernant la capitalisation boursière.
Le rapport juge en revanche le gouvernement helvétique moins convaincant dans sa capacité à s'adapter rapidement aux changements économiques (29e), même si les décisions sont appliquées avec efficacité (5e), transparence (3e) et que l'environnement législatif est situé au 6e rang pour son soutien à la compétitivité.
En revanche, mauvaise note, en cette année marquée par la débâcle de Swissair, pour ce qui est de la crédibilité des conseils d'administration. La Suisse passe du 17e au 31e rang en la matière.
La crédibilité des managers (25e) s'effrite également. Autre constat: la Suisse ne brille pas par sa flexibilité (40e) ni par l'ouverture de sa culture nationale (33e). Elle se consolera avec une 4e place pour ce qui est de la qualité de vie.
Les Etats-Unis en tête
Les Etats-Unis restent les champions de la compétitivité malgré les turbulences conjoncturelles de l'an dernier.
Nouveau dauphin, la Finlande gagne un rang par rapport à l'année précédente et prend la place de Singapour, qui rétrograde au 5e rang.
Viennent ensuite le Luxembourg et les Pays-Bas, qui gagnent chacun une place, puis le Danemark.
L'Allemagne perd de sa vitalité et tombe au 15e rang, en recul de trois échelons. Deuxième économie mondiale, le Japon, continue sa traversée du désert. Il perd quatre places et chute au 30e rang.
swissinfo avec les agences