Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06856.jsonl.gz/498

minceur & forme
Le curcuma, une épice anti-cancer?
L'étude se fixe pour objectif d'améliorer les traitements du cancer du côlon, qui pour certains témoignent une efficacité relative - avec un résultat observé sur seulement 40% à 60% des patients - et qui pour d'autres entraînent de nombreux effets secondaires, picotements et autres douleurs nerveuses, expliquent les chercheurs. L'objectif de la recherche est notamment de confirmer le résultat de précédentes études établissant que la curcumine, le principal pigment du curcuma ou safran indien, était capable d'augmenter l'efficacité de la chimiothérapie et l'élimination des cellules cancéreuses.
"Une fois que le cancer du côlon s'est répandu, il est très difficile de le traiter, notamment en raison des effets secondaires causés par la chimiothérapie. Ces derniers peuvent nous obliger à écourter le traitement", explique le directeur des recherches William Steward dans un communiqué. "L'hypothèse selon laquelle la curcumine pourrait augmenter la sensibilité des cellules cancéreuses à la chimiothérapie est très encourageante. Elle donne la possibilité d'administrer des doses peu importantes et suscitant moins d'effets secondaires, ouvrant ainsi la voie à des traitements plus longs."
Troisième cancer le plus répandu au monde (après celui des poumons et celui du sein) le cancer du côlon a atteint 1,2 millions de personnes en 2008, selon le World Cancer Research Fund International. Le nombre de cas pourrait s'élever à 2,2 millions en 2030. C'est en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Europe, et en Amérique du Nord que le bilan s'avère le plus lourd. Les cas seraient les moins nombreux en Afrique. L'année dernière, le World Cancer Research Fund avait publié un rapport confirmant un lien direct entre la consommation de viande rouge et la probabilité d'apparition d'un cancer du côlon.
Dans le cadre de leur étude, les experts recommandent un régime alimentaire riche en fibres naturelles - céréales complètes, fruits, légumes et légumineuses. Ils conseillent par ailleurs de limiter la consommation hebdomadaire de viande rouge à 500 g, soit l'équivalent de cinq à six portions de taille moyenne (de bœuf, d'agneau ou de porc). Il est aussi vivement conseillé d'éviter les produits transformés.
D'autres études sur le curcumin et le safran montrent que "l'épice divine de l'Inde" peut entrer dans le cadre du traitement de nombreuses maladies comme le psoriasis ou la maladie d'Alzheimer et contribuer à la diminution de l'épaisseur des tissus adipeux et la réduction des risques d'attaques cardiaques.