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J’ai voulu montrer que les Savoyards bondissaient de rocher en rocher au-dessus d’insondables précipices à la façon des Pandoriens du film de James Cameron, et la Tribune de Genève m’a fait la bonté de reproduire cette description fabuleuse dans sa version imprimée, mais il ne faut pas être injuste, et je me suis souvenu, en me relisant, d’une évocation assez comparable concernant les Basques, par un écrivain basque peu connu - en dehors du Pays basque même - mais que j’aime bien, le jésuite Pierre Lhande, grand adorateur des traditions de ses ancêtres, qu’il regardait comme spontanément teintées de religiosité, sans doute avec raison.
Il dit en tout cas que les chasseurs basques n’hésitent pas - notamment pour échapper aux gendarmes - à sauter d’une roche à l’autre par-dessus un abîme de deux cents mètres, où luit étrangement le gave vert.
Quand ils traquent un sanglier, c’est par des raccourcis audacieux à travers les arêtes des roches et [ils] les tirent à la course, d’un versant à l’autre. Quand ils chassent la palombe, ils n’ont pas de difficulté à escalader quarante fois le grand chêne pour ramasser à terre le gibier abattu.
On trouve de ces trésors, dans la littérature régionale: les Na’vi à nos portes, aux extrémités de la France, dans nos propres montagnes!