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Le prix MERAC 2024 pour Julia V. Seidel
Le prix MERAC 2024 de la meilleure thèse de doctorat en astrophysique observationnelle est décerné au Dr Julia V. Seidel (Observatoire européen austral) par la Société européenne d’astronomie pour ses travaux sur le climat et les régimes de circulation atmosphérique des exoplanètes à partir d’observations spectroscopiques à haute résolution. Julia V. Seidel a obtenu sa thèse dans le cadre de PlanetS.
Julia Victoria Seidel a obtenu une maîtrise en physique à l’Imperial College London en 2017 et un doctorat en astronomie et astrophysique à l’Université de Genève en 2021. Pour ce travail, elle a reçu le prix Edith A. Müller 2022 pour la meilleure thèse de doctorat suisse en astronomie. Depuis 2021, Docteure Seidel est chargée de recherche à l’Observatoire européen austral (ESO) basé à Santiago et à l’Observatoire de Paranal au Chili. Elle consacre la moitié de son temps de travail en tant qu’astronome de soutien à l’ESO tout en menant des recherches observationnelles et théoriques sur la dynamique atmosphérique des planètes, des climats extrêmes des géantes gazeuses ultra-chaudes au climat de la Terre et à son impact sur les futures observations astronomiques.
La Dr Seidel est à l’origine de nouvelles approches observationnelles et théoriques pour comprendre les climats des exoplanètes. Ses recherches participent à la caractérisation des propriétés physiques et chimiques des exoplanètes et de leur évolution atmosphérique. Au cours de sa thèse de doctorat, elle a cherché à dévoiler les climats et les régimes de circulation atmosphérique des exoplanètes les plus extrêmes, en exploitant le potentiel de la spectroscopie à haute résolution depuis le sol pour étudier les hautes atmosphères des “Jupiters chauds”.
La Dr Seidel a utilisé des spectrographes à haute résolution tels que HARPS au télescope de 3,6 m de l’ESO ou ESPRESSO au VLT pour caractériser les atmosphères des exoplanètes connues. Elle a développé un nouveau modèle pour interpréter elle-même cette signature, et l’a utilisée pour diagnostiquer les vents de haute altitude soufflant dans les thermosphères, c’est-à-dire les hautes atmosphères chauffées par les rayonnements de haute énergie provenant de l’étoile. Avec son nouveau modèle, la Dr Seidel a montré pour la première fois qu’une combinaison de super-rotation et de vents thermosphériques verticaux pouvait expliquer la forme de la raie spectrale du sodium. Elle mène des recherches de niveau international tout en travaillant comme astronome de soutien et scientifique d’instrument à l’ESO. Elle a mis à profit son expérience des études de l’atmosphère terrestre pour mener une étude originale sur l’impact du changement climatique et du phénomène El Niño sur les sites de télescopes dans l’hémisphère nord, avec de fortes implications pour la programmation à long terme des télescopes.
La thèse de doctorat du Dr Julia Seidel a été menée au Département d’astronomie de l’Université de Genève, co-responsable de PlanetS, sous la direction des Professeurs David Ehrenreich et Vincent Bourrier.
Original publication of the EAS : https://eas.unige.ch/documents/eas_prizes_2024.pdf