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Petite Dent de Mordes, deux itinéraires sur la face de St-Maurice
deux itinéraires sur la face de St-Maurice.. _..
Par Edmond Pidoux
Avec 4 illustrations ( 66—69 ) I. Par I'«Angle » Un ami exilé à Londres me racontait comment il trompait le mal du pays en cherchant dans les nuages des profils de montagnes, ou en escaladant du regard les clochetons du Palais du Parlement.
Les artilleurs confinés au fort de Dailly par les longues mobilisations ont eu recours au même genre d' expédients. Les « plainards » s' évadaient à travers l' immense carte géographique polychrome étendue sous leurs yeux, mille mètres plus bas. Les lacustres, au fil du Rhône, s' en allaient teindre leurs rêves aux couleurs changeantes du Léman. Nous autres, les grimpeurs, nous passions nos matinées dans le clair paradis du Trient. L' après, nous allions secouer notre ennui ou fatiguer notre impatience sur les rochers de la Cime de l' Est; et quand le soir nous réunissait sur la terrasse du « Foyer », nos regards d' eux se tournaient vers la Petite Dent de Mordes. Elle se dressait dans une apothéose de lumière au point de convergence de toutes les pentes. Erigée comme une colonne milliaire au sommet d' un passage, elle semblait annoncer des pays de libre espace.
Mais souvent, cette évasion devenait mieux qu' un rêve. Certains dimanches où un ordre malvenu nous confinait dans le « rayon des Forts », d' où les Dents étaient rigoureusement exclues, l' irrésistible appel de la montagne, à quoi se mêlait la volupté de la désobéissance, nous mettait en chemin, subrepticement, l' innocent sac à pain bourré d' une corde, d' une maigre pitance, parfois d' une paire d' espadrilles. C' est ainsi que dix ou douze fois la Petite Dent a reçu ma visite, comme une belle fille celle de l' amoureux venu par la haie du jardin, la treille et le balcon.
L' amoureux fidèle ne se lasse pas, mais il se familiarise. Georges et moi — Georges est à Dailly mon compagnon de chaîne, et plus haut mon compagnon de corde — nous aspirions à pousser plus avant notre exploration uri peu timide de la Dent. Je connaissais par l' Echo des Alpes 1 le récit des tentatives de Blanchet dans la face de Saint-Maurice. Elles avaient échoué presque au départ, au-dessus d' une difficile « cheminée tordue » reproduite en photographie. De guerre lasse, Blanchet s' était contenté d' une descente en rappels par le couloir ouvert à gauche du sommet. Je savais encore, mais sans avoir pu obtenir la moindre précision, qu' on avait depuis forcé cette voie à la montée. Des soldats devaient même avoir répété cette ascension; mais allez vous renseigner sur ces courses de contrebande!...
Le 31 juillet 1934, un examen radioscopique m' appelait à Dailly. Quelques heures d' attente, deux minutes de chambre noire, et j' étais rendu à une liberté dont je ne savais que faire. Point de train pour rentrer chez moi; pas d' équipement alpin; un temps cruellement beau...
Une fois de plus, avec Georges, je remâchais mon ennui au Foyer du soldat. A notre table, un camarade en service de relève noyait sa mélancolie dans un sirop rose. Il était consigné pour le lendemain, un dimanche, dans le fameux rayon des Forts... Or, voyez notre chance — et la sienne aussiEn bavardant, il nous confie qu' il a « fait » la face de Saint-Maurice l' année précédente avec deux camarades. Mieux encore, il ne demande qu' à y retourner. Justement, il ne sait comment occuper son dimanche. Il a une corde. Il nous trouvera des espadrilles. Le soir même, il peut nous rejoindre à RiondazII y a de beaux moments dans la vie. Comme un char embourbé s' arrache à la crotte, on se met tout à coup à rouler rondement sur une belle route unie... Ainsi m' apparut l' existence, ce jour-là, sur le rude chemin qui grimpe aux baraquements de Riondaz. Je n' avais pas même cette pointe d' anxiété qui gâte souvent, pour un premier de cordée, la veille d' une course nouvelle et difficile. Nous allions avoir une dure noix à croquer, notre camarade nous en avait dûment avertis; mais avec lui en tête, il n' y avait pas lieu de se tracasser.
Etendu sur l' affreux varech militaire, j' allais m' endormir avec cette paisible assurance lorsque je m' aperçus, en échangeant un dernier mot, que notre troisième comptait sur moi exactement comme je comptais sur lui. Il ne demandait qu' à refaire l' ascension, mais pour rien au monde il ne voulait passer devantj J' en aurais été pour une mauvaise nuit, si une formidable averse, en s' abattant sur les tôles, ne m' avait persuadé que la course tomberait à l' eau. Le long clapotis voulut bien durer ce qu' il fallut pour bercer mon sommeil.: < Le beau temps, un réveil dispos, et surtout l' action succédant aux fantaisies de la cervelle, suffirent le lendemain à me remettre tout à fait d' aplomb. Une heure plus tard, nous étions au pied de la paroi.1 Echo, 1908, pp. 46 sqq. La montée par le couloir Blanchet s' appelle aujourd'hui la « voie des surplombs ». Voir le Guide des Alpes uaudoises, par Louis Seylaz Rien de plus simple, à distance, que cette muraille, et rien de plus caractéristique. On la dirait créée par la nature pour servir de modèle aux planches des géologues. C' est une coupe verticale dans un gigantesque pli couché, dont le Z est mis en évidence par les couleurs contrastées des roches.
Deux couloirs parallèles la sillonnent obliquement. Le plus large s' ouvre à gauche du sommet, descend vers la droite, mais se perd avant d' atteindre le pied de la paroi. Ses eaux n' ont pu entamer le dur calcaire urgonien qui la souligne d' une bande claire. C' est le couloir Blanchet. L' autre, à cinquante ou cent mètres plus à droite, s' élève sur le dos d' un pli de roche violacée et vient mourir dans la verticale du sommet, à peu de distance du faîte. A première vue, ils paraissent offrir les seules voies possibles dans cette muraille; aussi les avais-je étudiées de Dailly jusqu' à m' en graver dans l' œil les moindres détails.
Mais la Dent repose sur des assises monumentales compliquées d' une infinité de bastions et de couloirs. Le meilleur observateur s' y perd, et d' autant plus qu' il s' approche davantage. Comme les arbres cachent la forêt, les rochers cachent la montagne...
Notre troisième, qui veut bien nous indiquer le chemin sinon nous y conduire, nous explique que l' ascension débute à peu de distance de l' arête du Roc Champion. La vire qui conduit à ce point monte en écharpe à travers les premières défenses de la dent, si bien qu' à son extrémité il ne reste plus qu' un faible étagement pour soutenir la paroi terminale.
Elle n' a rien d' engageant, cette paroi. Par où diable entre-t-on dans le couloir Blanchet, suspendu à plus de cent mètres au-dessus de nos têtes? D' énormes dalles calcaires nous en séparent, bombées comme les plaques d' une cuirasse. Je les reconnais bien, pour les avoir souvent observées de Dailly; mais d' ici, je mesure la folie des chemins que j' ai cru y découvrir.
Or, après quelques moments d' hésitation, notre camarade nous apprend que c' est là justement qu' il faudra passer. Du coup, toute mon assurance s' effondre; il ne me reste que le sentiment pénible de mon outrecuidance. Que suis-je venu faire ici? Cela dépasse évidemment mes forces. Pourtant, je n' ose rien dire: ce n' est pas encore le lieu de se « dégonfler ». Je grimperai vingt, trente mètres, et là, devant l' évidence, je m' avouerai vaincu. Pour le moment, je m' occupe à chausser mes espadrilles avec toutes les apparences du détachement...
Après tout, notre guide ne paraît pas tout à fait sûr de reconnaître le passage. Moi, je le suis absolument de m' y casser la tête. Essayons d' abord autre chose.
Nous avons tantôt dépassé le pied de la dernière terrasse appuyée à notre montagne. Si, revenant sur nos pas, nous franchissons ce palier, ce seront trente ou quarante mètres gagnés en élévation et une centaine en direction du couloir qui oblique de ce côté.
Une mauvaise cheminée déguisée en facile passage conduit à la terrasse. Guère encourageant, ce début. Un talus de pierraille nous amène de là au contact de la paroi. Ici, plus moyen de tricher. Le banc de calcaire urgonien règne comme une redoutable défense: ce sont quinze ou vingt mètres d' un rocher clair, lisse, farineux au toucher. Un seul point faible: c' est, un peu à droite d' une fente creusée par les eaux, une cheminée en écharpe progressivement redressée à la verticale. Au-dessus, la roche friable paraît devoir se prêter à l' escalade. On y reconnaît le « noyau » jaunâtre du pli couché, à la base du Z. Son excavation par les eaux a produit un vaste renfoncement de la paroi.
Il n' y a pas à hésiter. Si je ne veux pas de ce chemin, il n' y a plus qu' à retourner aux affolantes parois de tantôt...
Les premiers pas traversent une veine rocheuse couleur lie de vin — la même qui va former, sur l' arête du Roc Champion, le fameux surplomb du « pouce ». Un vigoureux rétablissement, et me voici dans la cheminée.Vers le milieu, elle se redresse en même temps que les prises s' arrondissent; les mains et les pieds se font des politesses pour se passer la besogne. Un pas délicat; mais, au sommet du passage, je pose littéralement la main sur un clou de fer saillant d' une vire étroite. Ces trois centimètres de métal, c' est mieux encore qu' une prise solide; c' est l' indication que je suis dans la bonne voie, dans une voie tout au moins. C' est aussi la clé qui va rouvrir la mémoire de notre compagnon. Il est sûr maintenant d' avoir passé par ici... Quel soulagement pour le chef de cordée, et comme son humeur s' épanouit1!
Nous avons peine à nous tenir réunis sur la vire qui nous a reçus. La suivre à gauche, en direction du couloir Blanchet, serait plus difficile encore si, à hauteur d' appui, l' affleurement d' un mince filon rocheux ne créait une véritable main courante. Un vertigineux passage.
Nous gagnons de là une nouvelle terrasse d' éboulis, ou plutôt une suite de gradins qui nous amènent sans difficulté vingt ou trente mètres plus haut et plus à gauche, dans la charnière même du pli couché.
Hélas 1 il semble bien que nous allons donner dans un cul de sac. La paroi lisse nous domine. Derrière nous, une large vire d' éboulis ceinture la montagne et s' échappe vers la Grande Dent. Devant, le chemin est obstrué par une masse rocheuse que le couloir semble avoir dégorgée comme une coulée refroidie. Notre compagnon croit y reconnaître un passage dont il a gardé, sinon la vision exacte, du moins un terrible souvenir. Rien n' a plus mauvaise mine, en effet, que ces hauts degrés verticaux arrondis par les eaux et sablés de menus éclats.
Or, tout contre la paroi, une sorte de caniveau en corniche, très raide et progressivement étranglé, monte à l' assaut de l' obstacle. Ce serait un chemin, si le pied n' en était pas excavé par une grotte profonde dont la voûte nous domine de plus de trois mètres. Longtemps, nous considérons ce passage comme le renard contemplait les raisins. Et tout à coup, en cherchant une problématique entrée par le mur où s' accroche le caniveau, nos regards tombent sur l' anneau d' un piton...
Ce ne sera pas long. Assuré tant bien que mal, je m' élèverai jusqu' à la hauteur de la gouttière. Y enjamber, s' y maintenir d' abord, y monter ensuite, et cela au-dessus, non d' une paroi, mais d' un trou, c' est à la fois impression- 1 Ce passage est la « cheminée tordue » de Blanchet.
nant, délicat et splendide, car la roche est parfaite. Chacune des prises qu' elle offre parcimonieusement, il s' agit de l' utiliser au maximum, c'est-à-dire dès que la main peut y atteindre et jusqu' à ce que le pied doive la quitter. C' est ainsi que les parents avisés distribuent les bonbons: pour en avoir un autre, il faut montrer sa bouche vide.
On soupire d' aise en atteignant la partie plus étroite de la cheminée. C' est pourtant une duperie. Sous peine de ne plus bouger malgré des efforts épuisants, il faut s' en extraire et monter très en dehors par le bord gauche. Une écaille salvatrice permet enfin de terminer d' un bond la dure extraction. Et c' est bien comme si une force vous arrachait au vide et vous jetait, haletant sur la berge.
L' un après l' autre, mes camarades se dégagent de la même façon, assurés à un piton laissé par nos prédécesseurs1.
Rassemblés après ce beau passage, nous exultons, et jusqu' au sommet ce sera un crescendo de joie. Deux surplombs sont enlevés du même élan sur la vire qui fait suite, et nous pénétrons dans le couloir Blanchet.
Il se présente comme une profonde et vaste niche encombrée d' éboulis. Une paroi surplombante la domine, chemin naturel des cascades du printemps. Il est facile de monter jusqu' au pied de cet étranglement. Un seul passage caractéristique: c' est, à travers un banc de calcaire — celui même du départ, mais replié maintenant par-dessus le noyau — une cheminée très encaissante où l'on monte en opposition.
Nous voici donc dans le chemin des cascades, c'est-à-dire dans la voie Blanchet2. Elle me tente peu, cette voie, je l' avoue. Passer d' une niche encaissée à d' autres niches semblables, et par des lits de ruisseaux, cela manque de caractère, en même temps que ce doit être difficile et délicat. Voyons d' abord ailleurs.
En me retournant vers l' extérieur du couloir, je découvre au bout d' une vire, sur une terrasse de la rive gauche, un cairn de belle taille. Est-ce l' indice d' un autre chemin3? Allons-y voir.
La paroi de la dent forme ici avec le flanc du couloir un angle saillant qui, après quelques bonds plus courts, monte d' un jet vers le sommet. Une énorme proue de rocher rouge le couronne, tout là-haut, d' un inquiétant surplomb. Tout cela paraît bien peu praticable. Tôt ou tard, nous serons rabattus vers le couloir; mais après tout, cela n' interdit pas une tentative.
Nous débutons par une suite d' élégants rétablissements. La montagne semble avoir disposé pour notre plaisir une variété d' engins de gymnastique. Au moment où l' angle se redresse et devient impraticable, des vires, à droite, conduisent dans la paroi; et à l' endroit où ces vires butent contre une sorte de bastion, un tunnel se découvre entre cet obstacle et le corps de la montagne.
De jolis passages donnent accès à la faille moussue où règne une fraîcheur de cave. Avec ardeur nous enlevons un obstacle après l' autre, et le plaisir 1 Sans doute E.R. Blanchet. Voir Echo. 8 Ou « des surplombs ».
8 L' article de l' Echo — j' avais oublié ce détail — relate la construction de ce cairn situé en dehors de la voie de descente, mais de manière à être visible du pied de la paroi.
Petite Dent Grande Dent
Face de Saint-Maurice des Dents de Morcles
- Photo André Brandt, LausanneSentier de Rionda et Grand' vireGrand supérieure et voie des suplombs ( Blanchet ) Variante de cette voie Voie del' angleVoie du couloir est 1: Cheminée tordue 2: caniveau 3: tunnel 4: cheminée de la „ proue "
5: passage-clé du couloir est >rell Füssli Arts Graphiques S.A.Z.urich Die Alpen - 1947 - Les Alpes serait sans mélange si je n' étais persuadé que tout cela ne mène à rien, que bientôt nous ferons piteusement chemin en sens inverse.
Le tunnel est fort amusant. Il débouche dans une fenêtre vertigineuse en pleine paroi. Aucune issue, comme je l' avais pensé. Cependant, on peut monter encore quelques mètres dans la fente grâce à d' énormes blocs coincés et même se rétablir sur la tranche du feuillet. Tout cela d' ailleurs ne contribue qu' à nous rapprocher d' un fantastique surplomb de la muraille tout entière. Je ne sais ce qui me pousse à continuer contre toute apparence de bon sens.
Il est possible d' enjamber encore la crevasse, de se rétablir juste sous le ventre de rocher... et d' y découvrir l' inespérée échappatoire: une vire ascendante merveilleusement étroite, vertigineuse et pourtant commode, qui se glisse sous l' obstacle et nous ramène à l' angle que nous avons quitté quarante mètres plus bas.
Ce sont coup sur coup tant d' énigmes et de surprises, une varappe si franche sur un si beau vide, que nous jubilons bruyamment. Il n' est plus question maintenant de revenir au couloir. C' est la perche du sommet que nous voulons atteindre.
L'«angle » se prête ici à une ascension directe. Ce sont vingt mètres très raides, plus délicats que difficiles, dans une roche moussue. En suivant cette voie, nous voyons bien que nous allons donner contre la proue de vaisseau. Serons-nous contraints de nous évader par des vires sur la gauche, vers la voie dont nous ne voulions pas? Une étroite cheminée se dessine sur l' autre versant, au flanc de l' étrave. C' est manifestement notre seule chance de ce côté.
Au-dessus d' un vide inquiétant je me glisse jusqu' à sa base. Engagé à mi-corps, je puis m' élever quelque peu dans la fente. Elle ne tarde pas à s' étrangler, tandis que les prises deviennent rares et moussues. Peu à peu, je me tire hors de l' énorme vide qui me retient comme d' une continuelle succion. Une bonne terrasse carrée m' offre à point nommé ses coussins de mousse. On se dirait ici dans l' alvéole géant d' un dé à jouer extrait de la montagne. J' y amène mes deux compagnons, péchés à leur tour dans le bleu de l' abîme.
De nouveau, c' est contre un surplomb que nous irons buter après deux rétablissements. Est-ce une perfidie de notre montagne? Un instant je le crois, mais une vire étonnamment semblable à celle de tantôt nous permettra de nous glisser à gauche et de regagner l' angle. Cette vire est l' extrémité supérieure du couloir numéro deux, qu' on voit plonger à droite sur le dos de la couche violacée où nous varappons depuis l' entrée du tunnel.
Notre corniche, large d' un pied, surplombe un à pic prodigieux. A deux cents mètres sous nos pieds, le sentier du Roc Champion s' allonge dans le pierrier. Des soldats en contrebande s' y promènent, sans soupçonner nos regards sur leurs crânes. Avec la boule de leur tête collée sur la boule de leur corps, ils ont l' air de pions d' échecs mal tournés...
Le dernier ressaut de l' arête se laisse vaincre directement, ou, pour être plus exact, à quelques mètres à droite. C' est encore une proue, mais taillée dans un mauvais calcaire jaune délité.
Deux minutes après, nous touchons la perche du sommet. Il y a une heure et demie que nous varappons.
J' ai refait deux fois, avec un égal plaisir, cette belle ascension, en améliorant un peu l' itinéraire. La première terrasse se gagne sans peine par des étagements de rocher jaune envahis de lichen clair. On les attaque cinquante mètres environ avant de tourner l' angle de la paroi qui fait face au Roc Champion.
Du haut de la cheminée encaissante ( au fond du couloir Blanchet ), une seconde cheminée, plus étroite, très raide mais facile, conduit en ligne droite au cairn, une quinzaine de mètres plus haut.
Il serait intéressant de savoir qui a le premier remonté l' itinéraire Blanchet. Terrain militaire interdit... aux militaires, la Dent de Mordes n' a eu jusqu' ici qu' une histoire secrète. Mais ne regrettons pas notre ignorance, qui nous a laissé tout le plaisir de la découverte et d' une variante peut-être inédite.a. suivre )