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Un retard ne mérite pas une condamnation, encore moins une expulsion
Je m’appelle Lesley et je suis étudiant dans une Université suisse.
Suite à la séparation de mes parents en 2008, la situation familiale s'est au fur et à mesure dégradée. Ma mère quitta mon pays natal pour la Suisse en me « promettant » un avenir meilleur auprès d'elle. Elle fit connaissance et se maria avec Grégory, un homme de nationalité suisse qui fit figure de père lors de mes visites.
Ma mère déposa une demande de regroupement familial le 3 octobre 2016. La demande fut refusée par l’Office cantonal de la population et des migrations (OCPM) car elle avait été déposée avec moins de sept mois de retard. Ce retard s’explique par le fait que Grégory était atteint d’un cancer ORL et avait fait une rechute. Malgré sa maladie, Grégory avait pris la décision de m’adopter, cette procédure étant envisageable qu’à partir de janvier 2018. Malheureusement le cancer l'emporta le 26 décembre 2017, soit moins de 7 jours avant que la procédure puisse être lancer, paix à son âme.
En 2021, encore en pleine pandémie, les autorités ne m'ont pas laissé d'autre choix que d'accepter un permis d'études provisoire pour finir mon année au collège et que je devrai par la suite quitter le pays. Cette décision va à l’encontre de mon souhait de vivre auprès de ma mère, ainsi que de mon frère et de mes sœurs qui vivent également en Suisse.
Quant à mon père qui vit dans mon pays natal, je n'ai pas de contact avec lui depuis mon départ pour la Suisse en 2016. Cependant, j’ai appris que son état de santé n'est pas bon car il souffre d’une maladie cardiaque. Malgré les preuves fournies par mon père aux autorités suisses quant à son état de santé fragile, à ses revenus limités, l'OCPM prétend que ses situations personnelle et financière ne seront pas des obstacles à mon avenir.
Ma mère, étant veuve avec des revenus modestes, ne pourra ni payer mes études universitaires dans mon pays natal ni subvenir à mes besoins (par exemple, payer un logement et de quoi manger). Je devrai donc trouver un logement pour vivre, sans garantie de trouver un job d'étudiant pour faire face aux dépenses quotidiennes. Cela signifie qu’en cas de retour, je devrai très probablement arrêter mes études définitivement.
Malgré la présentation de preuves, de nombreux courriers aux autorités cantonales, de ma bonne assimilation et de mon casier judiciaire vierge, l’OCPM s’obstine à refuser mon regroupement familial. Le comble c’est que ma mère bénéficie d’un permis C et est en cours de naturalisation.
La dépose tardive de la demande de regroupement familial, dont je ne suis pas responsable, ne mérite pas mon renvoi. Notre famille subira le déchirement de l’expulsion si vous ne nous apportez pas votre aide. Je vous demande humblement de participer à cette pétition pour m’apporter votre soutien.
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