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Démission à Berne
- Politique suisse
- Vidéo 1 min.
13 janvier 1989
TJ midi
Scandale au sommet de l'Etat. Elisabeth Kopp, la première femme à accéder au Conseil fédéral, est contrainte de démissionner de son poste de cheffe du Département fédéral de Justice et Police.
Elle est accusée d'avoir violé son secret de fonction en ayant informé son mari, un avocat d'affaires en vue, qu'une enquête allait être ouverte contre une société dans laquelle il siégeait au conseil d'administration.
Elisabeth Kopp est née le 16 décembre 1936. Juriste de formation, membre du parti radical zurichois, elle est élue au Conseil fédéral le 2 octobre 1984. Elle dirige le Département fédéral de Justice et Police. Elle démission le 12 janvier 1989. Kaspar Villiger lui succède au gouvernement.
Quelques dates de «l'affaire Kopp»
Juillet 1988: le procureur du Tessin, Dick Marty, fait arrêter les frères Magharian, soupçonnés de recycler de l'argent de la drogue.
27 octobre: Elisabeth Kopp apprend par sa collaboratrice personnelle que la société Shakarchi trading, dont son mari est membre du conseil d'administration, apparaît dans l'enquête sur les frères Magharian.
9 novembre: Le Matin annonce qu'une enquête interne est ouverte au Département fédéral de Justice et Police sur une fuite dont aurait bénéficié Hans Kopp. Devant ses collègues du gouvernement, Elisabeth Kopp reconnaît avoir informé son mari.
12 décembre: Elisabeth Kopp annonce qu'elle quittera le Conseil fédéral fin février 1989.
11 janvier 1989: Hans Hungerbühler, procureur chargé d'enquêté sur les indiscrétions du Département, demande la levée de l'immunité d'Elisabeth Kopp. Celle-ci démissionnera le lendemain.
31 janvier: une commission d'enquête parlementaire, sous la présidence de Moritz Leuenberger, est chargé d'éclaircir «l'affaire Kopp».
23 février 1990: la Cour pénale fédérale acquitte Elisabeth Kopp de l'accusation de violation de son secret de fonction.