Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06855.jsonl.gz/592

En plus des séismes, les inondations comptent parmi les événements naturels qui contribuent de façon déterminante au risque global des centrales nucléaires. Les installations en Suisse doivent maitriser des inondations telles qu’il s’en produit une fois tous les 10 000 ans.
Après l’accident nucléaire de Fukushima, les centrales nucléaires suisses devaient démontrer qu’elles maitrisent une inondation d’une période de retour de 10 000 ans. L’IFSN l’a requis. Cette démonstration a été apportée par toutes les installations en automne 2011.
L’IFSN exige de nouveaux examens sur la protection des installations nucléaires contre les crues extrêmes. L’étude sur le risque de crue de l’Aar qui a été publiée au début de l’année est le point de départ des ordonnances.
L’Office fédéral de l’environnement OFEV a publié aujourd’hui l’étude sur les crues EXAR. Les résultats de cette étude comprennent aussi une réévaluation du risque de crue pour les sites d’installations nucléaires sur l’Aar.
Suite à la décision du Tribunal fédéral du 5 octobre 2018, l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) envisage d’exiger un nouveau justificatif pour les crues concernant la centrale nucléaire de Mühleberg. Elle octroie actuellement aux parties le droit d’être entendues.
Le Tribunal fédéral n’est pas entré en matière à propos de la plainte de deux habitants des alentours de la centrale nucléaire de Mühleberg. L’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire IFSN va maintenant promulguer une nouvelle décision.
L’IFSN se base, dans l’évaluation des défaillances de centrales nucléaires, sur les prescriptions du législateur. C’est ce que retient l’IFSN dans sa décision réclamée par les opposants aux centrales nucléaires.