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L’UDF Suisse est en grande partie satisfaite des résultats de la votation fédérale du 13 juin 2021. Tout comme l’UDF, les électeurs ont rejeté les initiatives agricoles extrêmes et la loi sur le CO2. La proportion de Non de près de 40 % à la loi Covid-19 dépasse les attentes des sondages et peut être considérée comme un succès respectable contre les restrictions excessives liées au Coronavirus. L'UDF a été l'un des rares partis dont la prise de position était le Non pour la loi Covid-19.
Les initiatives agricoles polarisantes visant à interdire totalement les pesticides ont également été vigoureusement combattues par de nombreuses sections de l'UDF ancrées dans la population rurale. Ce faisant, on a réussi à montrer aux citoyennes et citoyens, que ces initiatives dépassent de loin l'objectif fixé et que les exploitations agricoles font déjà de gros efforts pour protéger l'environnement. Le rejet clair des initiatives renforce l'ensemble du secteur agricole - en reconnaissance de ses services à la société.
Le fait que la loi sur le CO2 ait fait naufrage est une grande satisfaction pour l'UDF. La loi aurait considérablement augmenté le coût de la vie des ménages suisses, notamment en matière de mobilité (taxe sur le trafic aérien, augmentation des taxes sur les carburants) et de logement (davantage de réglementation, restrictions sur les chauffages au mazout, etc.) La décision du peuple n'est pas un signe contre la protection de l'environnement, mais contre des rigidités idéologiques qui ignorent la réalité de vie de nombreux citoyens.
La loi Covid-19 a été clairement adoptée, mais beaucoup moins explicitement que ne le prédisaient les sondages. La loi liait la compensation financière des entreprises à la légitimation des mesures liées au Coronavirus, ce qui était discutable d'un point de vue réglementaire. La proportion élevée du Non doit être considérée comme un appel clair à un "retour à la normalité" le plus rapidement possible.
La proportion du Non à la loi fédérale sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme (MPT) a également été beaucoup plus élevée que prévu. Bien que l'UDF salue des mesures efficaces contre le terrorisme et l'extrémisme violent, les réserves émises à l'égard de la loi MPT ne pouvaient être ignorées. La définition imprécise du terrorisme et les préoccupations relatives à l'État de droit dénoncées par des militants pour des droits civils ont conduit les délégués de l'UDF à ne pas prendre position pour ce sujet de vote.
Pour plus d’informations:
Marc Früh, ancien député cantonal au Grand conseil BE, 079 673 08 16