Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06898.jsonl.gz/778

Vue à 360° de la salle de l'Alabama
L'actuelle salle de l'Alabama servait de salle de festin où étaient reçues les personnalités que la République voulait honorer. Dès 1794 c'est dans ces locaux que siègent le Tribunal révolutionnaire puis les tribunaux ordinaires avant de s'installer en 1856 au Palais de justice. Les tableaux offerts à la République ornent le vestibule.
Le nom de l'Alabama a été donné à cette salle pour rappeler qu'y siégea un tribunal arbitral qui mit fin au conflit ayant opposé les Etats-Unis d'Amérique à la Grande-Bretagne par une sentence prononcée en 1872. Pendant la guerre de Sécession, le gouvernement sudiste avait fait construire et armer en Angleterre des navires qui causèrent d'énormes dégâts au commerce nordiste. Le plus célèbre d'entre eux fut " l'Alabama ". Une fois la guerre terminée, les Etats-Unis réclamèrent des dommages et intérêts au gouvernement britannique. Après des années de discussions et de négociations, le conflit fut soumis à un tribunal arbitral de cinq membres.
L'Angleterre fut condamnée au paiement de 15 millions et demi dollars-or.
C'est dans cette salle également que fut signée le 22 août 1864 la Convention de Genève, acte fondateur du Comité international de la Croix-Rouge et point de départ de la Genève internationale.
Au fond de la Salle de l'Alabama se trouve la "Charrue
de la Paix", offerte à la Ville
et au peuple de Genève après avoir
figuré comme symbole de paix à l'exposition
de Paris en 1878. Elle fut confectionnée
avec les sabres que des officiers américains
avaient cédés lors d'un congrès
pour la paix tenu en 1872 à Philadelphie
par l' "Universal
Peace Union".
La cloche est une réplique miniature de la "Liberty Bell" de Philadelphie. Elle sonna l'ouverture de la première assemblée de la Société des Nations le 15 novembre 1920.