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Bank of America a annoncé mardi des résultats en demi-teinte au premier trimestre, marqués à la fois par une hausse des volumes de prêts accordés aux ménages et aux entreprises, et par une chute des recettes générées par le courtage.
La deuxième banque américaine en termes d'actifs a dégagé un bénéfice net de 6,87 milliards de dollars, en hausse de 5,8% sur un an, mais le chiffre d'affaires a diminué de 0,3% à 23 milliards de dollars (presque autant en francs), selon un communiqué.
Le bénéfice par action ajusté des éléments exceptionnels, référence en Amérique du Nord, est ressorti à 70 cents, mieux que les 65 cents attendus en moyenne par les analystes, qui anticipaient par ailleurs un chiffre d'affaires de 23,3 milliards.
Cette performance contrastée faisait hésiter le titre à Wall Street: après avoir évolué dans le rouge, il gagnait 0,07% vers 11H30 GMT dans les échanges électroniques de pré-séance.
Comme sa rivale JPMorgan Chase la semaine dernière, Bank of America a profité d'une croissance solide aux Etats-Unis, alimentée par une hausse des dépenses des consommateurs.
Le volume de prêts dans sa banque de détail a ainsi augmenté de 5% et les dépôts des épargnants de de 3%, ce qui s'est traduit par un bond de 24,6% à 3,24 milliards du bénéfice net dans cette division, qui représente finalement à elle seule près de la moitié des profits.
La principale marge bénéficiaire, soit la différence entre ce que la firme gagne en prêtant de l'argent et en rémunérant les dépôts, a été améliorée de 9 points de base en raison de taux d'intérêt élevés.
Les coûts ont également diminué de 4%.
"La croissance économique et l'activité des consommateurs américains demeurent solides; les entreprises de toute taille empruntent et tirent l'économie", a souligné le PDG Brian Moynihan, cité dans le communiqué.
Le dirigeant a ajouté que l'environnement a été en revanche "difficile" pour les activités de marché, en l'occurrence le courtage, dont les recettes ont chuté de 17%.
Les revenus du courtage des obligations, devises et matières premières (FICC) ont décliné de 8%, en raison d'une "faible activité des clients", tandis que ceux des produits liés à des titres financiers ont dégringolé de 22% du fait d'une volatilité "élevée".
Autre point négatif, le montant des provisions pour pallier d'éventuelles défaillances de ses clients a augmenté de 179 millions de dollars à 1 milliard.
Bank of America a tenté de rassurer, affirmant que cette hausse n'était due qu'à une seule entreprise dont elle a n'a pas donné de nom et non à la détérioration de la qualité du crédit.