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Cognitivisme
Cognitivisme
Le cognitivisme (étude du développement des connaissances) est un courant relativement récent. Il est né vers les années 1950 en réaction et en opposition aux thèses béhavioristes. Il part de l'hypothèse selon laquelle la pensée serait un processus de traitement de l'information.
Jérôme Bruner (1915-2016), proche du constructivisme, Robert Gagné (1916-2002), se situant à la limite du courant néo-béhavioriste, tous deux américains, ainsi que Jacques Tardif (1947-...), psychologue canadien renommé, en sont d’importants représentants.
Le cognitivisme est issu de plusieurs courants comme le constructivisme et la Gestalt-theorie. Il prend en compte l’ensemble des processus d’apprentissage tels que la perception, la mémoire, le traitement de l’information. Le sujet acquiert la connaissance en interprétant, classant, à la lumière de ce qu’il connaît déjà, les indications qui lui parviennent du monde réel. Il résout les problèmes auxquels il fait face et élabore des plans pour l’avenir.
La participation active des apprenants est fondamentale dans la pédagogie fondée sur le cognitivisme. Sa réussite implique que l’enseignant présente des situations d’apprentissage précises, adaptées aux objectifs, au contenu, au groupe (âge, niveau, effectif, etc.) et qu’il relance sans cesse la motivation, précise les attentes, apporte les données complémentaires nécessaires, évalue et ajuste sa démarche.
De plus, les cours doivent être adaptés au développement de chaque enfant, donc différenciés, et conduits à un rythme et une durée convenant à chacun. Les messages que l’élève reçoit par tous ses sens, présentés de façon structurée, sont traités puis convertis en connaissances. Il interprète ces données à la lumière de ce qu’il sait déjà, les place en permanence dans sa mémoire ou les oublie selon qu’il les juge pertinentes ou non. Lorsque la situation l’exige, il réutilise celles qu’il a retenues.
Pour les cognitivistes, les notions antérieures sont fondamentales dans la construction du savoir. Partant du point de vue que l’apprentissage est un processus cumulatif, il est donc nécessaire de bâtir sur ce qui existe déjà, d’où l’importance de s’assurer que les élèves maîtrisent bien les pré-requis nécessaires.
La réussite ou l’échec dépend de la maîtrise et du choix pertinents des démarches mises en oeuvre.