Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07014.jsonl.gz/245

Il est fréquent que des résultats de la recherche fondamentale en laboratoire ne soient pas intégralement transposables aux eaux naturelles. C'est pourquoi l'Eawag a aménagé une installation avec des étangs expérimentaux sur son terrain adjacent au bâtiment d'essais, l'Aquatikum, à Dübendorf. Dans les étangs se développent des petits écosystèmes qui sont soumis aux conditions météorologiques naturelles. Les chercheurs peuvent influencer et contrôler ces systèmes de manière expérimentale. Cela permet ainsi de répondre aux questions relatives au mode de fonctionnement des écosystèmes et de la biodiversité, auxquelles les études en éprouvette ne permettent pas de répondre.
Les coques des étangs sont en matière plastique renforcée de fibre de verre. Elles sont remplies avec de l'eau potable du site de l'Eawag. Elles sont subdivisées en une zone de faible profondeur et une zone d'eaux profondes, qui atteignent respectivement 0,5 et 1,5 mètres de profondeur dans le sol. À la fin d'une expérimentation, l'eau est évacuée dans la canalisation d'égoût et amenée à la station d'épuration. Des déversoirs évacuent les eaux de trop-plein vers des fosses septiques spéciales.
La biodiversité a fortement diminué au cours des dernières décennies, en particulier en raison de l'exploitation et de la détérioration de la nature par l’homme. Les espèces animales et végétales qui ont disparu ne peuvent plus remplir leur fonction dans l'écosystème. Dans les étangs expérimentaux, l'Eawag étudie entre autres quels sont les impacts d'un recul de la biodiversité sur le fonctionnement des écosystèmes. Ces connaissances permettent de mieux évaluer les dommages provoqués par la perte de biodiversité et d'élaborer des mesures de revitalisation et de protection.
Les animaux et les plantes présents dans les étangs existent également dans la nature en Suisse. Les expérimentations ne présentent aucun risque pour l’environnement.
Il s’agit d’organismes qui sont présents dans le bassin de la Glatt. Par exemple des algues, du plancton et des poissons.
L’eau provient des conduites d’eau potable du site de l’Eawag.
Le trop-plein (eau de pluie) se déverse dans les fosses septiques adjacentes. Lorsqu’un étang est vidé complètement, les eaux résiduaires s’écoulent dans la station d’épuration publique.
Afin qu’aucune personne, aucun objet ou animal de l’extérieur ne puissent atteindre les étangs, l’ensemble de l’installation est entouré par une clôture. Celle-ci évite ainsi que les résultats des expérimentations soient éventuellement faussés.
Les expérimentations sont menées plusieurs fois en parallèle afin de permettre une interprétation statistiquement pertinente.
Les scientifiques étudient entre autres les impacts qu’un recul de la biodiversité peut avoir sur le fonctionnement des écosystèmes. L’objectif de cette expérimentation est d’élaborer des mesures de protection de l’environnement basées sur les résultats.
|Superficie de la installation||3200 m2|
|Nombre de les étangs||36|
|Superficie de les étangs||4x4 m|
|Le volume d'eau par étang||15 m3|
|Température d'eau||Température ambiante (non chauffé)|