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Daniel Vasella, jusqu'à peu encore président de Novartis, estime dans une interviewqu'il est difficile d'être devenu en Suisse un "symbole pour tout ce qui est négatif".
La décision de partir aux Etats-Unis avait été prise en relation avec la fin de son mandat chez Novartis, mais ne signifie pas qu'il souhaitait tourner le dos à la Suisse, a-t-il soutenu, rappelant qu'il exerce également des mandats d'administrateur outre-Atlantique, notamment chez les géants PepsiCo et American Express.
Peur des activistes de la cause animale
Daniel Vasella a affirmé ne pas souhaiter dévoiler le lieu où il réside désormais aux Etats-Unis, parce qu'il a été victime par le passé d'agressions contre ses propriétés de la part de "soi-disants protecteurs des animaux", faisant référence à l'incendie de sa maison de chasse dans le Tyrol autrichien. (Lire:)
Les critiques à son encontre en Suisse le rendent "triste", et occultent ses prestations au bénéfice de Novartis et, selon lui, du pays.
Concernant la renonciation à son indemnité sévèrement dénoncée de 72 millions de francs, il continue d'assurer qu'il "n'en aurait de toute façon tiré aucun avantage économique" puisqu'il avait décidé de distribuer cette somme au profit d'institutions d'utilité publique et scientifiques (Lire:).
Réactions "effrayantes"
Sans l'approuver, Daniel Vasella admet comprendre le tollé soulevé par ce parachute doré, mais assure avoir trouvé ces réactions effrayantes. Il estime également infondée l'accusation selon laquelle son cas aurait donné le coup de pouce décisif à l'initiative Minder contre les rémunérations abusives.
Pour l'ex-patron et président de Novartis, le climat économique risque désormais de se détériorer en Suisse. "Les Suisses devraient montrer davantage de fierté pour leurs multinationales", a-t-il affirmé.
ats/mre