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Yaoundé - Le président camerounais a remplacé les chefs de la police nationale et des services de renseignement. Cette mesure a été prise après que la presse ait évoqué un complot en vue d'un coup d'Etat.
La tension politique s'accroît au Cameroun en vue de l'élection présidentielle de 2011, lors de laquelle le président Paul Biya devrait lui briguer un nouveau mandat.
L'ancien chef de la police, Emmanuel Edou, a été remplacé par Martin Mbarga Nguele, et le chef de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE, les renseignements camerounais), Jean-Marie Obelabout, par Maxime Léopold Eko Eko, a indiqué mercredi la radio nationale.
La raison de ces limogeages n'a pas été précisée, mais selon les médias camerounais, elle serait liée aux rumeurs selon lesquelles un coup d'Etat aurait été déjoué lors du déplacement de Paul Biya en France, le 17 juillet.
Au pouvoir depuis 1982, Paul Biya est l'un des présidents africains au pouvoir depuis le plus longtemps. Il n'a pas confirmé son intention de se présenter à sa propre succession en 2011, mais avait fait amender la constitution en 2008 pour étendre la limitation du nombre de mandats présidentiels.
ATS