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D’abord se borner à l’orbite occidentale. Ensuite le cadre des œuvres capitales n’est dépassé que dans le domaine strictement littéraire « et seule la littérature allemande est représentée d’une manière relativement complète, y compris les traductions des œuvres littéraires de tous les peuples et de toutes les époques. Enfin ce ne sont, en principe, que des éditions documentaires des grandes œuvres conçues dans les deux langues de l’antiquité, le grec et le latin, et les cinq grandes langues européennes, le français, l’allemand, l’anglais, l’italien et l’espagnol que nous avons cherché à réunir de manière systématique. » Exceptions notables : la Bible et Faust qui figurent dans près de 50 langues.
Que faut-il entendre par « document » ? « C’est bien simple : c’est un texte, écrit ou imprimé, et le plus proche possible de son origine ». Martin Bodmer distingue six catégories de documents :
« Pour les temps modernes, l’autographe seul constitue le vrai document, mais on peut y ajouter l’édition originale et l’édition revue et corrigée par l’auteur.
Pour l’antiquité, en revanche, il n’existe même pas de manuscrits contemporains, à peine des fragments. Toute la littérature classique nous est venue par des transcriptions tardives, et l’on peut considérer les incunables, c’est-à-dire les premières impressions des auteurs grecs et romains, comme des documentaires, bien que 15 à 20 siècles les séparent des originaux.
Entre ces deux extrêmes, quatre catégories :
– des fragments antiques de textes (les plus anciens datant de plusieurs milliers d’années avant notre ère).
– des manuscrits de textes entiers, allant des temps carolingiens jusqu’au début du XVIe siècle. L’art d’imprimerie l’emporte alors sur l’ancienne technique. Le manuscrit perd son importance pour l’Europe, ce qui n’est pas le cas pour l’Orient. D’où des spécimens persans, arabes, indiens, chinois, du XIVe au XIXe siècle.
– de Gutenberg à nos jours, la catégorie principale est celle du livre imprimé.
– les autographes, de la Renaissance jusqu’aux temps actuels.
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