Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07048.jsonl.gz/253

Le surpoids comme facteur de risque pour les polypes
Une équipe de l’université de New York a étudié les valeurs IMC actuelles et antérieures de personnes adultes, qui s’étaient présentées pour un dépistage par colonoscopie (résumé 314). Cette étude mettait en évidence une association significative entre l'IMC et le taux de polypes : la prévalence de polypes pour les personnes en surpoids depuis plusieurs années atteignait 27% et 13% pour les personnes dont l’IMC était normale et constante. Le risque de polypes était de 19% chez les patients auparavant de poids normal et à présent en surpoids. D’après les auteurs de l’étude le surpoids chronique serait un facteur de risque important pour les polypes et vraisemblablement aussi pour le développement du cancer colorectal.
Dépistage
Une étude posait la question suivante : est-ce que la colonoscopie virtuelle pouvait supplanter en partie la colonoscopie standard ? (résumé 683). Certes la colonoscopie virtuelle présentait l’avantage d’être très peu invasive, cependant les inconvénients majeurs concernaient l'impossibilité de diagnostic histologique et de traitement dans une même scéance. L’analyse de Pfau et de ses collègues au cours des années 2003 à 2008 montrait cependant que la colonoscopie virtuelle n’empêchait pas la pratique de la colonoscopie traditionnelle aux USA. Au contraire : bien qu’on observait une augmentation des colonoscopies virtuelles (dans 8,5% des cas), on pratiquait également plus de colonoscopies endoscopiques (dans 86,6% des cas).
Traitement
Chez les patients atteints à 100 % d’un cancer prématuré du côlon, non invasif et intramuqueux, la survie à 5 ans sans maladie était indépendante de la résection locale ou radicale de la tumeur. On constatait une survie de 5 ans sans maladie plus importante si la résection était radicale, chez les patients souffrant d’une tumeur T1 ayant atteint la sous-muqueuse. Le taux de récidive atteignait 3% après une résection radicale et 13% après une résection locale. La survie totale à 5 ans parlait en faveur de l’opération radicale. Ces résultats d’une étude portant sur plus de 500 patients ont été présentés à la semaine des maladies digestives (résumé 230).