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Parmi tous les grands organistes chevauchant le XIXe et le XXe siècle, Vierne est celui qui a traversé le temps sans souffrir des flammes du fameux "purgatoire" où tant de créateurs, après leur mort, payent le tribut de leur gloire. Il a même échappé aux atteintes de la vague "avant-gardiste" qui, depuis 1950, s'est débarrassée des prédécesseurs en bloc : la musique commence à nos jeunes pédants ! Tandis que, de continent à continent, s'échangeaient d'incroyables sottises, les organistes de tous bords jouaient l'oeuvre de Vierne et les auditeurs réagissaient avec enthousiasme à leur sollicitation. Aujourd'hui, on interprète sa musique, ici, ailleurs, partout. La vie de l'artiste rejoint et explique l'émotion de son oeuvre. Accablé par la nature, par des conditions d'existence précaires, par une vie sentimentale malheureuse, ce grand aveugle fut sauvé par la religion de la musique "Je la croyais capable de rendre les hommes meilleurs, par la traduction d'un amour universel". D'une chimère, Vierne a fait un dogme. Lisez sa vie : vous aimerez l'homme et sa musique.
Le premier chapitre de ce livre est intitulé : « Bach phénomène ou miracle. » Il faudrait dire plutôt : phénomène et miracle. Le phénomène est préparé par des générations de musiciens et par l'évolution même de la musique et de la civilisation. Bach naît au bon moment et au bon endroit. D'autres naissent, il est vrai, en même temps que lui, d'autres qui seront illustres aussi, comme Rameau, comme Haendel. Mais Bach les surpasse incontestablement par la puissance et la profondeur de son génie. Et c'est le miracle, le plus beau, le plus grand miracle de toute l'histoire de la musique... Et cependant, à sa mort, en 1750, Bach est beaucoup moins célèbre que Haendel. Il ne laisse aucun bien, sa veuve doit vivre d'aumônes, très peu de ses oeuvres sont publiées et ses fils même le trahissent. Il faut attendre l'exécution de la Passion selon saint Matthieu, dirigée par Mendelssohn en 1829, et surtout la fondation de la Bachgesellschaft, en 1851, pour que l'oeuvre revive et s'impose d'année en année plus complète et plus essentielle. Mais l'homme, le créateur, quel est-il ? Quels sont les traits de son caractère, de son visage ? Quelle a été sa vie ? Comment a-t-il pu produire une oeuvre prodigieuse ? Quel a été, quel sera le destin de cette oeuvre ? Si ce livre, qui fait appel aux témoignages et aux critiques les plus pertinents, aide à répondre à ces questions, il aura rempli son but.
Il n'existait pas encore en France d'histoire complète de la musique russe, et, pour combler cette lacune, nous avons fait appel à Michel-R. Hofmann que les musicologues soviétiques eux-mêmes considèrent comme le meilleur spécialiste de la musique russe en Europe Occidentale. Habituellement, on fait remonter la musique russe à Glinka, c'est-à-dire aux années trente du XIXe siècle ; dans son étude, Michel-R. Hofmann s'est attaché à mettre en lumière les origines très lointaines de cette musique, en évoquant aussi bien le patrimoine folklorique que tous les grands précurseurs de Glinka, pratiquement inconnus chez nous. En outre, pour la première fois est brossé un tableau détaillé et complet de la musique soviétique depuis cinquante ans : de nombreux voyages de documentation musicale ont permis à l'auteur de recueillir sur place les plus amples matériaux qui constituent la matière authentique de toute la dernière partie de son ouvrage.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
L'Histoire de la musique nous a déjà raconté des vies de musiciens : celle des Bach, des Mozart... Mais celle des Casadesus se vit encore au présent. Au coeur d'une famille d'artistes qui a marqué son siècle, Robert Casadesus, pianiste virtuose et compositeur, fit une brillante carrière internationale et son rayonnement fut à l'égal de son talent. « Ce récit, c'est une vie rythmée au quotidien par un travail intensif. Pour Robert, le piano et la composition. Pour Gaby, le piano et les enfants. Il y a les tournées qui ont commencé dans les années vingt. La création de l'École de Fontainebleau, la vie aux États-Unis pendant la guerre de 39-45, le retour en France. Et puis, en 1972, le chemin que Gaby parcourt seule, poursuivant l'entreprise familiale par fidélité pour ceux qui sont déjà partis, par amour de la musique, par amour de la vie. Presque un siècle de musique où Fauré côtoie Ravel, Bruno Walter, Toscanini, Rubinstein, Horowitz ou Serkin, Szell, Münch, Karajan, Bernstein, Boulez et tant d'autres. En un mot une vie où se croisent la grande majorité des acteurs ou auteurs de la musique de notre siècle. Une vie que les Casadesus ont voulue bien remplie, s'intéressant à la peinture, à la littérature, à la gastronomie, faisant de l'amitié une vertu première, de l'enseignement un témoin que l'on passe dans le grand jeu de relais qu'est la vie. Une vie débordante de vérité, contée sur le ton de la conversation, au jour le jour, sans artifice, en toute simplicité. À chaque page, Gaby Casadesus nous invite à ses noces musicales. Une leçon de vie. » Jacqueline Muller