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"L'économie allemande se redresse malgré un contexte difficile", a déclaré l'institut Destatis.
Selon une première estimation, la croissance a "stagné" durant les trois derniers mois de l'année, évitant à ce stade l'entrée en récession tant redoutée dans la première économie de la zone euro.
Le gouvernement tablait cet automne sur une croissance de seulement 1,4% en 2022 avec un recul du PIB au quatrième trimestre, après une croissance de 2,6% pour l'année 2021.
Les dépenses de consommation privées ont été l'an dernier "le principal pilier" de la croissance, souligne Destatis, prenant le relais d'une industrie à la peine.
En hausse de 4,6% par rapport à l'année précédente, ces dépenses ont quasiment retrouvé le niveau d'avant la pandémie de coronavirus.
Les aides massives du gouvernement pour soutenir le pouvoir d'achat leur ont évité de s'effondrer lorsque les prix de l'énergie se sont envolés.
L'industrie, traditionnellement moteur de l'économie nationale, a été freinée jusqu'au printemps par la persistance d'importantes pénuries de composants en raison des perturbations sur les chaînes logistiques.
La situation s'est améliorée sur ce front dans la deuxième partie de l'année mais les entreprises ont alors été frappées par la crise énergétique et l'inflation qui a fait s'envoler leurs coûts de production, a expliqué Destatis.
"La conjoncture a été en 2022 bien meilleure que ce que l'on craignait", a commenté dans une note Jens-Oliver Niklasch, économiste de la banque LBWW.
"Néanmoins, l'année qui s'annonce sera difficile. La guerre se poursuit, l'inflation reste élevée et, dernièrement, les entrées de commandes à l'industrie ont reculé. Nous allons avoir du pain sur la planche".
Les comptes publics de l'Allemagne ont accusé un déficit de 101,5 milliards d'euros en 2022, soit un ratio de 2,6% rapporté au produit intérieur brut.
Si l'Etat a moins dépensé que prévu pour couvrir les effets de la pandémie de Covid-19, il a dû faire face à de lourdes charges liées à la crise énergétique résultant de la guerre d'agression russe en Ukraine, a expliqué Destatis dans un communiqué.