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Une enquête a été ouverte mardi à Nanterre contre l'ancien chroniqueur Pierre Ménès, 58 ans, pour harcèlement et agression sexuels. Les faits ont été dénoncés par la journaliste Marie Portolano dans un documentaire diffusé en mars 2020 sur Canal+, a indiqué le parquet de Nanterre.
Selon BFMTV, sept personnes ont dénoncées, lors d'une enquête interne à Canal+, des actes de «harcèlement sexuel» commis par le célèbre journaliste sportif. Le 17 décembre, l'Inspection du travail a transmis un signalement au parquet de Nanterre. Une enquête préliminaire a été ouverte.
Pierre Ménès est notamment accusé d'avoir soulevé la jupe de Marie Portolano et de lui avoir touché les fesses en 2016. Il aurait commis ces gestes hors antenne et devant le public de l'émission du «Canal Football Club». Il nie les faits et assure ne pas s'en souvenir, en raison de problèmes de santé à l'époque.
Il est aussi accusé d'avoir embrassé de force deux chroniqueuses, Isabelle Moreau et Francesca Antoniotti, dans des émissions de télévision.
Pierre Ménès avait quitté Canal+ à l'été 2021 après les révélations de Marie Portolano dans son documentaire Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste, traitant du sexisme dans le milieu du journalisme sportif.
Une enquête interne avait été ouverte dans la foulée par la chaîne Canal+, accusée d'avoir retiré du documentaire les passages qui incriminaient le plus leur chroniqueur vedette.
Pierre Ménès sera par ailleurs jugé en juin 2022 à Paris, pour une affaire d'agression sexuelle. A l'issue du match PSG-Nantes du 20 novembre 2021 au Parc des Princes à Paris, une femme a signalé à la police des faits d'agression sexuelle. Elle n'avait toutefois pas déposé plainte.
Le parquet de Paris avait ouvert une enquête. Pierre Ménès, qui conteste les faits, avait été placé en garde à vue. A l'issue de celle-ci, il s'était vu délivrer une convocation par officier de police judiciaire pour être jugé le 8 juin 2022.
(sas/ats)
«Nous allons donc vous présenter autre chose, une autre forme de plaidoirie, inédite, à laquelle ont participé une centaine d'avocats»: les mots de maître Frédérique Giffard, avocat indépendant, face à la cour d'assises spéciale de Paris, ce lundi.