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Alex Kuprecht préside le Conseil des Etats
Alex Kuprecht, 62 ans, est le nouveau président du Conseil des Etats. L'UDC, représentant le canton de Schwyz, a été élu lundi par 43 voix sur 43. Il reprend le flambeau de Hans Stöckli (PS/BE).
Alex Kuprecht est le neuvième schwytzois à diriger les débats de la Chambres des cantons, le dernier en date étant le PDC Bruno Frick en 2005. Il est en outre le septième UDC à occuper cette fonction après Hannes Germann (SH), président en 2014.
Le bureau est complété par Thomas Hefti (PLR/GL), vice-président. Brigitte Häberli-Koller (PDC/TG) accède à la deuxième vice-présidence. Elisabeth Baume-Schneider (PS/JU) et Lisa Mazzone (Verts/GE) sont respectivement scrutatrice et scrutatrice suppléante.
Entré au Conseil des Etats en 2003, Alex Kuprecht y a été réélu, il y a un an, pour un cinquième mandat. Dans son canton, Alex Kuprecht a siégé pendant 13 ans au Grand Conseil qu'il a présidé durant l'année qui l'a vu accéder au Conseil des Etats.
Domicilié à Freienbach, sur les bords du lac de Zurich, Alex Kuprecht est détenteur d'un diplôme d'assureur. Il travaille en tant que lobbyiste pour la Bâloise.
Situation difficile
Dans son discours, le nouveau président a relevé la difficulté à porter une responsabilité politique dans la situation actuelle. Le fauteur de troubles invisible a bouleversé nos vies bien ordonnées et les a mises à l'épreuve, a-t-il dit, en se référant à la pandémie actuelle.
La crise a montré dans quelle mesure le fédéralisme peut être un instrument adapté à la gestion des crises. "Je suis un fervent défenseur de ce principe", a-t-il ajouté. Le principe de la subsidiarité a du sens lorsque les tâches peuvent être mieux exécutées dans un réseau élargi.
Le Conseil des Etats doit quant à lui travailler en tant que "chambre de réflexion", universellement respectée. L'objectivité, le sens de la proportion et la collégialité doivent y être des facteurs déterminants. "Accordons moins d'attention aux coups de gueule des médias sociaux", a-t-il estimé.
Alex Kuprecht a aussi invité ses collègues à voir si les nombreuses lois dont ils délibèrent contribuent réellement à renforcer la responsabilité individuelle des citoyens.
ats