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Après que quatre démissions au plus haut niveau ont touché des sections romandes de l'UDC, l'ancien conseiller d'Etat et vice-président de l'UDC Yvan Perrin espère dans La Matinale de la RTS que le parti "puisse se concentrer sur les thèmes politiques plutôt que sur les questions administratives liées à la présidence. C'est toujours des moments un peu turbulents."
Et d'ajouter que le moment est crucial: "Ceux qui s'engagent maintenant devraient mener leur section jusqu'en décembre 2019, après les élections fédérales."
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Prêt à se mettre à la disposition de son parti neuchâtelois pour les élections fédérales de 2019, Yvan Perrin ne prétend pas "faire du neuf avec du vieux", mais "parfois, des outils anciens peuvent rendre bien service".
Une ligne qui vient toujours de Zurich
Alors que le poste de secrétaire général de l'UDC est toujours vacant, Silvia Bär, ancienne collaboratrice de Christoph Blocher, exerce un intérim "d'une main de fer dans un gant de velours", souligne Yvan Perrin, qui précise que si les Romands n'ont pas de problèmes avec la main de fer, "le velours pourrait être un peu plus épais".
Le Neuchâtelois admet que la campagne se décidera à Zurich et sera exécutée docilement en Suisse romande. "L'impulsion vient clairement de Berne et Zurich. Etant moi-même un 'enfant de la génération Blocher', je sais bien à qui je dois ma première élection de 2003." Un défaut de fédéralisme peut-être dans le parti? "Non, c'est simplement que nous avons des thèmes sur lesquels nous sommes tous d'accord, Romands, Alémaniques et Tessinois, nous les déclinons d'une manière différente en fonction des sensibilités."
Interrogé sur un glissement personnel en direction de thématiques plus "identitaires", notamment sur les réseaux sociaux, Yvan Perrin estime que "la situation a changé, certains problèmes deviennent de plus en plus importants. (...) La rhétorique s'adapte à la situation."
Propos recueillis par Romain Clivaz
Adaptation web: Eric Butticaz
Le 25 novembre, "la mère de toutes les batailles"
L'ancien vice-président ajoute que l'initiative de l'UDC sur les juges étrangers, soumise au vote le 25 novembre, "sera un peu la mère de toutes les batailles" pour le parti, une journée qui décidera si "le patron, c'est la population suisse ou Bruxelles". Yvan Perrin mentionne aussi le "référendum déjà programmé" sur la reprise du droit européen sur Schengen et la législation sur les armes.