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RAFRAîCHISSANTE en été, l’eau potable coule gratuitement des quelque 176 bornes-fontaines en fonte à «tête de lion», situées en zigzag dans la cité. Genève est une ville d’eau, dont le nom apparaît pour la première fois sous la plume d’un grand homme politique, chef militaire romain et écrivain: Jules César. Il écrit Genua en latin, ce nom signifierait l’«embouchure». La ville fut alimentée en eau, dès le Ier siècle par un aqueduc souterrain partant d’un captage de source au pied des Voirons. L’approvisionnement de Genève ne cessa de s’améliorer au fil des siècles, jusqu’à la multiplication des points d’eau dans les différents quartiers. Aujourd’hui, on en recense plus de 330 sur le territoire municipal, de la fontaine monumentale à la borne-fontaine apparue dès le milieu du XVIIIe siècle. L’hiver, des petites cabanes les protègent du froid et de la neige et c’est avec l’arrivée des beaux jours que le chant familier de leur eau revient avec le chant des moineaux.