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Un article écrit par Isabel Pérez, Coach scolaire
On le sait, la motivation est essentielle à l'apprentissage. De même, combien d’entre nous n’a pas entendu ou prononcé ces phrases: "Il pourrait faire mieux s’il était motivé". Ou tout simplement: "Il manque de motivation". Et on se demande alors comment motiver son enfant à l'école, comment motiver son ado, que faire quand il n'as pas de motivation ou plus de motivation....
Mais sait-on vraiment ce qu’est la motivation? Comment se construit-elle, comment se développe-t-elle? Quels en sont les différents types? Comment savoir si vos chérubins sont motivés?
Si l’on en revient à l’étymologie du mot "motivation", du latin movere, on sent bien que la motivation est un mouvement, un déplacement, par extension: se déplacer vers quelque chose. Elle peut se décomposer en trois temps:
La motivation rattachée au domaine scolaire est donc une mise en mouvement sans laquelle l‘apprentissage est impossible. Le premier objet de motivation de l‘être humain est le sein maternel que cherche le nourrisson…
Voici les deux principaux aspects qui sont liés aux apprentissages.
Or, la qualité des apprentissages dépend du type de motivation. Si les deux sont liées, il est important que prédomine chez l’enfant la motivation intrinsèque. Celle-ci provient de la curiosité de l’enfant, de son besoin d’accomplissement et d’épanouissement.
La motivation selon qu’elle est positive ou négative influence l’élève dans sa tendance à attribuer une cause à ses éventuels échecs. Si sa motivation est principalement positive, donc, s’il est motivé par la réussite, il attribuera la cause de son échec à un manque de travail.
En revanche, si sa motivation s’exprime par la crainte de l’échec, l’élève imputera ses mauvais résultats au hasard ou simplement au fait qu’il n'est pas doué.
La relation que l’élève fait entre les résultats qu’il obtient et les causes de ces résultats est également primordiale:
un enfant qui attribue ses bonnes ou mauvaises notes au hasard, à la chance, au fait qu’un enseignant l’aime bien ou ne l’aime pas donne des raisons externes à ses échecs ou réussites.
En revanche, un élève qui estime que ses résultats sont dus à son travail ou absence de travail, à une phase de fatigue, au fait qu’il y a eu trop de bruit dans la classe, ne rend pas l’extérieur responsables de ses échecs et réussites.
On ne sera pas étonnés de constater que les élèves qui pensent que l’origine de leurs résultats est le fait de causes internes réussissent mieux puisqu’ils savent qu’ils ont des moyens d’agir.
de C. Delile et J. Delile, aux Editions Hatier
Ecrit par un orthophoniste et un enseignant, cet ouvrage est complété par un site internet proposant des jeux de lecture gratuits… Une pause ludique bien faite et agréable.