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En résumé, à quoi je m'expose en fumant du cannabis?
Tout dépend de la quantité et de la fréquence à laquelle vous consommez actuellement. Néanmoins, sur le long terme le cannabis présente de nombreux effets négatifs. Certains risques sont considérablement augmentés sur le plan de la santé physique, psychique et sociale. Accédez à nos différents tests pour évaluer votre consommation.
Maladies pulmonaires
Le cannabis entraine un affaiblissement des défenses immunitaires qui luttent contre les cellules tumorales (Baldwin et coll. 1997). Pour le reste, il est difficile de faire la part entre l'impact du cannabis et celui du tabac qui lui est ajouté lorsqu'il s'agit d'une consommation par inhalation. Il semble tout de même que l'inhalation de cannabis entraine une irritation bronchique, pouvant aller jusqu'à la B.P.C.O. (Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive).
Baldwin et coll. (1997) Marijuana and cocaine impair alveolar macrophage function and cytokine production. Am J Resp Crit Care Med 156(5):1606-1613
Cancer du testicule
La consommation de cannabis débutant à un âge plus précoce, sur une plus longue durée et à une fréquence plus élevée est associée au cancer non-séminomateux du testicule. Des études prospectives contrôlant les facteurs confondants, ainsi que des recherches de sciences fondamentales permettant d’éclaircir les mécanismes biologiques potentiels sous-tendant cette association semblent nécessaires afin de déterminer si la consommation de cannabis est une cause de cancer du testicule.
Daling JR, Doody DR, Sun X, et al. Association of marijuana use and the incidence of testicular germ cell tumors. Cancer. 2009;115(6):1215–1223.
Intelligence
Il n'existe pas de baisse irrémédiable du quotient intellectuel (Q.I.) après une consommation de cannabis. Toutefois, il existe une altération de la mémoire à court terme, de la mémoire de travail et de l'attention jusqu'à plusieurs semaines après l'arrêt de la consommation. Il n'a pas pu être prouvé que le cannabis n'entraine pas de problèmes irréversibles au niveau des fonctions intellectuelles.
Dépression
La dépression est plus fréquente chez les gros consommateurs de cannabis. A l'inverse, il n'existe pas de preuve que la dépression ou l'anxiété amène quelqu'un à consommer du cannabis.
A l'adolescence, consommer du cannabis est associé à un risque plus élevé de souffrir de dépression plus tard.
Psychoses
Chez les personnes vulnérables, consommer du cannabis multiplie par 2 à 3 le risque de développer une psychose, par rapport à un non-fumeur.
La psychose est une maladie invalidante nécessitant des soins psychiatriques ou psychologiques.
Autres troubles mentaux
Le consommateur de cannabis s'expose à des troubles aigus transitoires tels que des perturbations des pensées et de l'humeur, pouvant aller jusqu'à la psychose toxique ou encore des attaques de panique. Ces troubles disparaissent avec l’arrêt de la substance et par définition, au bout d’un mois au plus tard pour la psychose toxique.
Les pathologies du tabagisme
Parce que le cannabis est rarement fumé seul, toutes les pathologies liées au tabagisme sont aussi vraies: les risques et maladies liées au tabagisme.
Il est bon d'arrêter de fumer globalement pour ne pas déplacer sa consommation de cannabis vers le tabac et inversément.
Les effets sur la sexualité
Comme le tabac, l'alcool et d'autres substances psychotropes, le cannabis aurait un effet sur la sexualité. Pour quelles raisons ? D'où cela proviendrait-il ? Quels effets exactement ? Sont-il toujours négatifs ou aussi positifs ?
Des réponses à ces questions dans l'artice 'Cannabis et sexualité : aide ou entrave ?'
En conclusion
La consommation de cannabis présente différents risques dont, principalement:
- les maladies du système respiratoire
- à l'adolescence: une perturbation de la maturation du cerveau (risque élevé pour les personnes vulnérable)
- les modifications chroniques de l'état qui a un impact négatif sur l'humeur et la motivation