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Le président sortant de Chypre, le conservateur Nicos Anastasiades, a été réélu dimanche face au candidat de gauche Stavros Malas. Il s'est engagé à mettre fin à la partition de l'île méditerranéenne, divisée depuis 1974.
Le taux d'abstention est de 27%, selon les résultats définitifs. Aucun des candidats éliminés au premier tour de l'élection n'avait apporté son soutien à l'un des finalistes. M Anastasiades, 71 ans, avait déjà été opposé lors de la présidentielle de 2013 à M. Malas, 50 ans, ancien ministre de la santé.
"J'appelle les Chypriotes-grecs et les Chypriotes-turcs à réaliser que la situation actuelle ne peut être la solution pour le problème chypriote", a lancé après la proclamation de sa victoire M. Anastasiades depuis son quartier général de campagne.
"Moderniser l'Etat"
"Dès demain, nous allons nous attaquer aux problèmes auxquels font face les jeunes et les personnes vulnérables et nous allons moderniser l'Etat", a-t-il ajouté plus tard devant plus d'un millier de personnes, rassemblées dans un gymnase de la capitale Nicosie.
M. Malas a félicité son adversaire, affirmant que "la lutte pour la justice sociale et problème de Chypre ne prenait pas fin avec cette élection". Durant la campagne, ce fervent défenseur d'une réunification de l'île avait critiqué le président sortant pour ne pas être allé assez loin dans les négociations.
La campagne électorale en République de Chypre est traditionnellement dominée par le thème de la division de l'île entre Chypriotes grecs et Chypriotes turcs, qui remonte à 1974.
Les deux communautés sont séparées par une force de l'ONU. La République turque de Chypre du Nord n'est pas reconnue par la communauté internationale, uniquement par la Turquie. La partie grecque est membre de l'Union européenne depuis 2004.
Vers une réunification
Les discussions de paix entre les deux camps avaient échoué en juillet 2017 en raison d'un désaccord sur le statut des forces turques présentes dans l'île, et du refus d'Ankara de renoncer à ses droits d'intervention.
Bien que les deux parties aient trouvé un accord de principe pour une réunification sous forme de fédération, de profondes divergences demeurent sur la façon de gérer ce futur ensemble, y compris à l'intérieur de chaque communauté.
Nicos Anastasiades aura la tâche délicate de parvenir à des compromis avec la partie adverse sur des points majeurs, comme la présence de plus de 40'000 soldats turcs, les ajustements territoriaux ou les garanties de sécurité.