Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/163349

<h2>SubmittedText<h2><p>Prétextant la lutte contre le terrorisme, le président de la Turquie Erdogan a ravivé le conflit avec les minorités kurdes, l'armée intervenant même dans les pays voisins.</p><p>La Suisse compte-t-elle offrir ses bons services pour qu'une solution pacifique, respectant les droits des minorités, soit enfin honnêtement recherchée et trouvée dans la région ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Comme le Conseil fédéral l'a exposé en réponse à la question Sommaruga Carlo 15.5425 du 14 septembre 2015, il suit les développements actuels en Turquie avec attention. Il est préoccupé par la dégradation de la situation ces dernières semaines et il en appelle à une cessation immédiate des violences, au respect des droits de l'homme et du droit international humanitaire, à une désescalade des tensions et à un renouvellement des efforts - remarquables et prometteurs ces dernières années - en vue d'une solution politique de la question kurde. Seul un tel processus politique permettra de trouver des solutions durables à ce conflit, pour le plus grand bénéfice de la Turquie et de tous ses peuples.</p><p>Forte de sa tradition et de ses compétences reconnues en matière de médiation, la Suisse est prête à jouer un rôle pour rapprocher les parties, pour autant qu'elles le demandent toutes deux. Or depuis le début du processus engagé en 2013, les autorités turques ont privilégié des négociations directes avec la partie kurde, sans vouloir impliquer de tierce partie. Cette position a été confirmée récemment par les autorités turques.</p>