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Gerta Keller, Professeure de paléontologie et géologie, Université de Princeton, docteure honoris causa de l’Université de Lausanne 2021 sur proposition de la FGSE.
Les principales recherches et découvertes de la Prof. Gerta Keller ont porté sur le changement climatique et ses effets, sur les phénomènes d’anoxie océanique, le réchauffement polaire, le volcanisme du Deccan, les pluies de comètes, les impacts extraterrestres, l’extinction massive des dinosaures, l’âge de l’impact de Chixculub et la sixième extinction de masse. Ses recherches ont fréquemment remis en cause les dogmes scientifiques et l’ont placée au centre de débats acrimonieux, dans lesquels elle s’est battue pour préserver une logique fondée sur des preuves vraiment scientifiques. Tous ces éléments, mis à part la cause de l’impact de Chixculub, ont rapidement été acceptés par les scientifiques et intégrés dans les nouvelles recherches. Après quatre décennies, les partisans de l’impact défendent toujours farouchement leur théorie, nient les preuves contraires et, au mieux, incorporent le volcanisme comme révision ad hoc, proclamant que l’impact a déclenché le volcanisme qui a causé l’extinction de masse.
Résumé
Au cours des 40 dernières années, la disparition des dinosaures a été attribuée à l’impact d’un astéroïde sur le Yucatan, une théorie imaginative, populaire et même sexy. Dès le début, les scientifiques qui doutaient de cette théorie ont été incités à se taire par les principaux partisans de l’impact, et même menacés de voir leur carrière détruite. C’est ainsi qu’en 1980 a commencé la “guerre des dinosaures“ – et qu’elle se poursuit encore aujourd’hui.
Comme dans toute guerre, il y a deux camps : la majorité croit qu’un astéroïde a frappé le Yucatan et a instantanément anéanti 75% de toute vie, dinosaures compris, dans une tempête de feu et un hiver de type nucléaire. Une petite minorité a testé cette théorie en a montré les faiblesses et a trouvé des preuves penchant au contraire en faveur du volcanisme du Deccan en Inde. Celui-ci a provoqué un réchauffement rapide du climat dû aux gaz à effet de serre (CO2), un stress environnemental, des pluies acides et l’acidification des océans, ce qui a abouti à l’extinction massive des espèces.