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L'OMS est le partenaire de coopération le plus important en matière de développement et d'évaluation de la politique de santé de la Finlande.
Le ministère de la Santé a la responsabilité principale de la coopération entre le gouvernement finlandais et la direction de l'OMS et coordonne la coopération avec le Ministère des affaires étrangères et d'autres ministères. D'autres instituts nationaux de la santé sont également chargés de la coopération entre les experts et l'OMS.
L'OMS, fondée en 1948, a assis sa position en tant qu'acteur international apprécié et digne de confiance. L'objectif de l’Organisation mondiale de la Santé, défini dans la Constitution de l'OMS, est d'assurer le meilleur état de santé possible à tous les individus. Les questions de santé ont priorité dans la Déclaration du Millénaire des Nations Unies. Trois d'entre les huit Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ont un lien étroit avec la santé. Ces objectifs concernent la réduction de la mortalité infantile, l'amélioration de la santé des mères et la prévention du sida, du paludisme, d'autres maladies transmissibles et le développement de leur traitement.
L'organe décisionnel suprême de l'OMS est L'Assemblée mondiale de la Santé qui détermine la politique de l'organisation. Le Conseil exécutif, composé de 34 membres, prépare l'ordre du jour de la prochaine Assemblée de la Santé et applique ses décisions. La Finlande participe activement aux travaux des organes essentiels de l'OMS. La Mission permanente reste en contact étroit avec le Secrétariat de l'OMS entre les sessions. La Finlande vise à promouvoir des thèmes importants pour elle, non seulement de manière bilatérale mais aussi avec d'autres États membres de l'UE et d'autres pays nordiques. L’une des tâches essentielles de la Mission permanente est de participer activement aux différentes réunions de préparation.
Le Directeur général de l'OMS, Margaret Chan, ressortissante de Chine, a pris ses fonctions en 2007. Ses domaines d'activités principales comprennent surtout l'amélioration de l'état de santé des femmes et des enfants en Afrique, les impacts des changements environnementaux sur la santé, la santé en matière de sécurité et de développement à grande échelle, question complexe de développement. Le Plan mondial OMS de préparation à une pandémie de grippe et la coopération avec d'autres organisations des Nations Unies sont actuellement les tâches principales de l'OMS.
A la suite de l’éradication de l'épidémie du SRAS, à la réussite des actions menées suite aux catastrophes naturelles en Asie et à la surveillance de la propagation des maladies transmissibles, l'OMS a acquis une renommée auprès des décideurs et du grand public. La santé est devenue une des priorités des programmes de secteurs autres que ceux chargés traditionnellement des questions de santé.
Le financement international du secteur de la santé a augmenté de façon significative. L'importance de la santé en tant que question de sécurité s'est accrue au cours des dernières années. La réussite du mandat du Directeur général Chan a augmenté la confiance sur les questions de compétences de l'organisation. L'OMS réorganise son administration de manière plus efficace grâce à de nombreuses
réformes et pour lesquelles les années à venir seront décisives.
En 2008 la Finlande a versé 2 millions d'euros pour l'aide au développement. À l'époque la Finlande était un pays pionnier en matière de santé publique, de développement du programme Santé pour tous d'ici à 2000, et ensuite au programme Santé pour tous d'ici à 2015. La prévention des maladies chroniques, la santé mentale, le tabagisme, un mode de vie sain et le développement des services de la santé publique sont des domaines importants pour la Finlande. Elle a initié par exemple le démarrage des négociations sur le contrôle du tabagisme. La Finlande a participé activement aussi bien à la prévention des maladies transmissibles comme le VIH/SIDA et le paludisme qu'au développement de nouveaux vaccins. La préparation à la pandémie mondiale éventuelle de la grippe, la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement des Nations Unies, l'avancement de la réforme des Nations Unies et le suivi d'un groupe de travail sur l'amélioration de l’accès des pays en voie de développement aux médicaments sont des thèmes actuels et importants pour la Finlande.
Le problème le plus important et le plus marquant en matière de santé publique depuis 1990 est l'épidémie du sida. Alors que les effets dévastateurs de l'épidémie se faisaient ressentir sur le développement durable, l'ONU a décidé d'avoir une approche plus précise du problème et créa l'ONUSIDA en 1996. L’ONUSIDA orchestre et coordonne les efforts de l'ONU pour combattre le sida. Il regroupe dans la riposte au sida les efforts et les ressources de dix organismes du système des Nations Unies: le Haut Comité des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), le Programme alimentaire mondial (PAM) , le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) , l’Organisation internationale du Travail (OIT) , l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) , l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la Banque mondiale. Son objectif est de sensibiliser les populations sur le VIH/sida et de rédiger des stratégies pour le contrer.
Le mandat du Directeur exécutif, le docteur belge Peter Piot, se terminera fin 2008. L'organe directeur de l'ONUSIDA est le Conseil de Coordination du Programme (CCP) qui comprend des représentants de 22 gouvernements, des coparrainants de l’ONUSIDA et d’organisations non gouvernementales suivant un système de rotation. Il se réunit deux fois par an. Les États membres se rangent encore en groupes géographiques. Le CCP traite de questions actuelles et de thèmes spécifiques choisis d'avance. La Finlande a été membre du Conseil pour la dernière fois en 2005 et depuis, elle continue à maintenir d'étroits contacts avec le Secrétariat, le soutenant face à ses charges. La Mission permanente de la Finlande à Genève joue un rôle important entre les experts finlandais et le Secrétariat de l'ONUSIDA.
La Finlande a apporté son soutien aux travaux de l'ONUSIDA depuis le début de sa création, et actuellement le programme est le bénéficiaire international le plus important parmi les politiques de lutte contre le sida de la Finlande, un des principaux donateurs du programme avec d'autre pays nordiques. Elle est également un partenaire politique important. En 2008 la Finlande a versé une contribution de 7,5 millions d'euros au programme. La Finlande oriente une partie de sa contribution vers l’aide aux femmes et aux jeunes filles vivant avec le VIH et met particulièrement en avant dans sa politique la signification de la prévention globale et l'approche basée sur les droits de l'homme.
Les thèmes suivants sont importants pour la Finlande: l'engagement de l'ONUSIDA sur la réforme des Nations Unies, la prévention et les traitements globaux, la sensibilisation sur le VIH/sida et la position des personnes vulnérables comme les femmes et les jeunes filles.
Une évaluation du programme est actuellement en cours. Son objectif est de montrer quelle est la valeur supplémentaire de l’ONUSIDA sur le terrain international et comment il devrait développer sa fonction afin de mieux répondre aux besoins à long terme.
Le Fonds mondial crée en 2002 est un mécanisme financier dont l'objectif est de diriger de nouvelles ressources financières vers la lutte contre le sida et rassembler de nombreux acteurs y compris privés. L'idée fondamentale était de créer un mécanisme financier novateur attirant de nouveaux donateurs de différents secteurs de la société en plus des partenaires traditionnels de coopération pour mobiliser des fonds qui ne serait pas dirigés vers l'aide au développement. Le Fonds mondial subventionne environ 400 programmes sur la tuberculose, le paludisme et le VIH/sida dans plusieurs pays et travaille en étroite coopération avec l'OMS et l'ONUSIDA. Il faut souligner qu'il fonctionne en tant qu'instrument financier et non comme entité de mise en œuvre. L'OMS est chargée du travail normatif et l'ONUSIDA des stratégies plus élargies. Le Fonds est le donateur international le plus important pour les programmes de lutte contre la tuberculose et de paludisme même si plus de la moitié du financement est accordée aux programmes de lutte contre le sida. Le Fonds est dirigé par le français Michel Kazatchikine. L'organe décisionnel suprême est le Conseil qui se compose au total de 23 représentants de gouvernements, du secteur privé, d'organisations non gouvernementales et des communautés affectées.
La Finlande est devenue membre du Fonds mondial avec une contribution de 3 millions d'euros en 2006. En 2007 notre contribution s’est élevée à 3,5 millions d'euros. La participation au Fonds mondial permet à la Finlande d'influencer la gestion des programmes de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. La Finlande suit activement la coopération du Fonds avec l'OMS et l'ONUSIDA. Le Fonds met en avant surtout le traitement médical même s'il donne de plus en plus d'importance à la prévention et au renforcement des systèmes de santé publique.