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Dans le cadre d'une étude britannique (Whitehall-II), les chercheurs ont sondé plus de 9'000 employés d'État.
Les questions concernaient entre autres le soutien émotionnel que leur famille leur assurait. Les chercheurs ont mis leurs réponses en relation avec les maladies que les participants ont développées plus tard. La période d'observation a duré 12 ans.
Résultat: les participants qui avaient mentionné des problèmes familiaux ont dû suivre 34% plus souvent des traitements pour des affections cardiaques durant la période d'observation que ceux qui n'avaient indiqué aucun stress domestique. Le résultat restait plus ou moins le même en tenant compte d'autres facteurs comme: l'âge, le sexe, la situation familiale, l'éducation, la situation économique ainsi que le harcèlement moral exercé sur le lieu de travail.
Étude canadienne
Une étude canadienne a sondé 9'772 hommes et femmes qui avaient repris l'activité professionnelle après un infarctus. Les participants ont été interrogés quant aux exigences et à leur pouvoir décisionnel à leur place de travail.
Résultat: confrontés à des exigences trop grandes au travail ainsi qu'à un manque de contrôle sur la propre activité, leur risque de subir une deuxième attaque cardiaque était doublé. Le résultat demeurait inchangé même si 26 autres facteurs de risques étaient pris en compte.
Les commentaires d'autres experts sur les études en question
Le stress émotionnel ne favorit pas que les affections cardiaques. La dépression, le cancer ou la progression d'une infection VIH peuvent être favorisés par un "mauvais" stress continu (qu'on appelle dystress).
Les experts supposent que les causes de cette progression est à rechercher dans le comportement des personnes confrontées au stress continu: mauvaise nutrition, activité physique réduite ainsi que le non-respect des indications et thérapies médicales. Les conséquences peuvent être fatales surtout pour les malades atteints du virus VIH ou du cancer.
Les experts attribuent une deuxième raison à cette évolution du métabolisme hormonal. Les stress chronique sollicite l'activité de l'hypothalamus, de l'hypophyse et des surrénales. Conséquence: production élevée de cortisone. Le stress continuel accroît également l'activité corticosurrénale et une quantité plus élevé d'adrénaline est libérée. Trop de cortisone et d'adrénaline ont des incidences à long terme sur le métabolisme et sur le système cardio-vasculaire.
Bilan: le stress émotionnel dans le milieu professionnel et à la maison augmente le risque de maladies cardiaques.
Les résultats des recherches ont été publiés dans les journaux spécialisés JAMA et Archives of Internal Medicine.