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Glovelier dans l'histoire
C'est dans la première moitié du XIIe siècle qu'apparaît la plus ancienne mention écrite du village de Glovelier. Sous la forme de Lolenviler, il figure en compagnie d'un certain nombre d'autres localités jurassiennes dans la bulle promulguée en date du 14 avril 1139 par laquelle le pape Innocent II confirme au chapitre de Saint-Ursanne la propriété des biens qu'il possède dans la région.
Aux origines
Étymologiquement Glovelier, dont on trouve plusieurs graphies différentes du nom dans les actes des XIIe et XIIIe siècles, fait partie de la vingtaine de localités jurassiennes dont l'appellation est formée du terme bas-latin villare, signifiant le domaine, le village, accolé à un nom propre d'origine germanique, alliance caractéristique de l'époque carolingienne. Le nom de Glovelier (en patois Liovelie) désignerait donc "le domaine ou village de Lioth" ou "chez les descendants de Lioth", et cela depuis le VIIIe ou le IXe siècle. Il ne fait pas de doute que le site ainsi désigné ait été habité bien avant cette époque tardive du Moyen Age.
Dès le quarantième millénaire déjà, le haut de la vallée de Delémont et la frange du plateau franc-montagnard, épargnée par la glaciation du Riss, étaient parcourus par des groupes humains vivant de chasse et de cueillette, comme en témoigne la dent exhumée en 1955 dans la caverne de Saint-Brais. Les fouilles archéologiques pratiquées en 1989 aux Viviers, dans la plaine à l'est de l'agglomération actuelle, ont révélé une population sédentaire en ce lieu à l'âge du bronze final, soit 1000 ans avant l'ère chrétienne, donc très antérieure à l'époque romaine. L'importance du site tient alors, comme de nos jours, à sa situation de relais à l'intersection de plusieurs voies de communications. L'une, très fréquentée dès la plus haute antiquité, relie les Franches-Montagnes à Bâle par le vallon de Bollement et la Combe Tabeillon.
Au XIXe siècle, Auguste Quiquerez, ingénieur des mines, releva sur son parcours des traces nombreuses d'une industrie métallurgique archaïque. Une autre est constituée par l'un des embranchements aménagés par les Romains de la voie conduisant de Petinesca, dans la région de Bienne, à Epamanduodurum (Mandeure) en Franche-Comté; reliant Tavannes à l'Ajoie, elle passait par Bellelay, Saulcy, le Repais. Une portion de cette route a été découverte en 1949 près de Bonembez. Enfin un troisième chemin conduit directement dans la vallée du Doubs par la Combe du Bé et Montrusselin.