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Boellmann Léon
|Élève de l?École Niedermeyer de Paris en 1875, Il travaille l?harmonie et le piano avec Eugène Gigout, l?orgue avec Clément Loret, et la composition auprès de Gustave Lefèvre. Titulaire d'un Premier Prix d?orgue en 1879 et en composition en 1881, il fut nommé titulaire de l?orgue de ch?ur de Église Saint-Vincent-de-Paul de Paris la même année, puis, en mai 1887, il succéda à Henri Fissot au grand orgue Cavaillé-Coll de la même église. En 1891, il devient professeur suppléant à l?École d?orgue, d?improvisation et de plain-chant fondée par Eugène Gigout en 1885. |
Grand admirateur de César Franck, il a notamment composé la Suite Gothique op. 25, ?uvre pour grand orgue publiée en 1895, comprenant la célèbre Toccata, encore au répertoire de tous les virtuoses. Il a également composé d?élégantes Variations symphoniques (1892), ?uvre concertante pour violoncelle et orchestre, à l?écriture virtuose et à l?orchestration riche et ingénieuse. En matière de musique de chambre, on retiendra notamment ses Deux pièces pour violoncelle et piano (op. 31) ainsi que la sublime Sonate pour violoncelle et piano en la mineur (op. 40), sa dernière ?uvre.
Célèbre à son époque, Boëllmann est aujourd?hui un peu tombé dans l?oubli. Ses Variations symphoniques op. 23 ont connu une grande popularité dans toute l?Europe à la fin du XIXe siècle et sont encore au répertoire de certains violoncellistes. Mort des suites d'une phtisie à l?âge de 35 ans, Léon Boëllmann fut un des grands noms de la musique sacrée et du cercle très fermé des grands organistes connus dans toute l?Europe au dix-neuvième siècle. En tant que compositeur, il a su allier la force poignante du romantisme à une prudente modernité qui peut apparenter sa musique symphonique et de chambre à l?impressionnisme musical, ce qui s?explique aussi sans doute par l?influence de Camille Saint-Saëns.