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Ses larmes séchées depuis longtemps, Roger Federer avait retrouvé toute sa lucidité devant la presse. Il avoue qu'une part de chance l'a aidé pour la conquête de ce 20e titre majeur.
"C'était serré. Très serré. Au début du cinquième set, je ne voulais qu'une seule chose: gagner un jeu pour briser son momentum, explique-t-il. J'ai été chanceux sur ce coup-là..." Il avoue qu'une finale d'un tournoi du Grand Chelem n'est pas toujours aisée à gérer sur le plan émotionnel. "Parfois, la nervosité vous gagne d'un coup, glisse-t-il. Tu penses que tu peux perdre ce match. Je dois encore apprendre à mieux dominer ces émotions. Si je perds le deuxième set, c'est à cause des nerfs."
Il a fini par les maîtriser pour écrire une page d'histoire de plus. L'homme aux vingt titres du Grand Chelem tenait à rendre hommage à sa femme Mirka. "Sans son soutien, je ne jouerais plus au tennis depuis plusieurs années, lâche-t-il. Mon "secret", s'il y en a un, c'est de ne pas trop jouer, d'apprécier l'entraînement et les voyages, d'avoir un grand entourage auprès de moi, à commencer par ma famille et ma femme bien sûr."
Roger Federer a reconnu que jouer en indoor représentait un avantage. "J'ignorais totalement que la règle qui concerne les chaleurs excessives pouvait s'appliquer pour des rencontres en "night session", explique-t-il. On m'a dit que cette finale se jouait en indoor une demi-heure avant le début du match. Jouer en plein air ne m'aurait pas dérangé. Et peut-être qu'un joueur comme Marin aurait rencontré davantage de problèmes que moi pour composer avec la chaleur et l'humidité..."
Le Bâlois a, enfin, rappelé qu'il "sera très prudent" sur la gestion de son calendrier. "Je dois définir mes prochains objectifs avec soin, ajoute-t-il. De très belles choses sont encore devant moi !"