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L'Union africaine (UA) s'est déclarée dimanche à Addis-Abeba prête à contribuer à une force de paix régionale contre les rebelles dans l'est de la RDC, dont le principe a été approuvé par les présidents congolais et rwandais. La Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma a elle été élue à la présidence de la commission de l'organisation.
Des soldats mutins se revendiquant d'un "Mouvement du 23 mars" (M23) ont retourné leurs armes ces derniers mois contre les forces régulières de RDC, auxquelles ils avaient été intégrés dans le cadre d'un accord de paix avec Kinshasa signé le 23 mars 2009, et conquis plusieurs localités de l'est du pays.
Aucune précision n'a été donnée à ce stade sur la coordination entre cette force régionale d'intervention et les 17'000 militaires et 2000 civils de la mission de l'ONU (MONUSCO) déployée depuis fin 1999, principalement dans l'est instable du pays.
Une femme à la tête de l'UA
Mme Dlamini-Zuma a été élue à la présidence de la commission, ont dit des délégués réunis au sommet d'Addis-Abeba.
Médecin et diplomate, ancienne épouse du président Jacob Zuma, la ministre sud-africaine des Affaires intérieures, qui a également dirigé les ministères des Affaires étrangères et de la Santé, est la première femme à accéder à un poste de responsabilité de l'UA.
Son élection met fin à des mois de blocage et d'affrontement entre les pays de l'Afrique francophone, qui soutenaient Jean Ping, à ce poste depuis 2008, et de l'Afrique anglophone, notamment australe, qui défendait la candidature de Mme Dlamini-Zuma.
Rencontre
En outre, deux présidents dont les Etats entretiennent des relations très tendues, ceux du Soudan du Sud et du Soudan, ont provoqué des applaudissements en se serrant chaleureusement la main à l'ouverture du sommet.
Salva Kiir et Omar el-Béchir s'étaient déjà rencontrés samedi soir, pour leur première discussion directe depuis les combats frontaliers ayant amené leurs pays au bord d'une guerre ouverte en mars et avril.
ATS