Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06873.jsonl.gz/559

La piste de l’implication de microbes dans certaines maladies mentales fait son chemin (voyez pour cela le billet du 16 novembre 2011 sur la maladie de Parkinson, ici : http://www.automedication.ch/blog/2011/11.html). En l’occurrence, des chercheurs américains ont réussi à guérir des souris autistes en rééquilibrant…leur flore intestinale. Ils ont tout d’abord démontré que la qualité de la flore intestinale de ces petits animaux malades était altérée. C’est parfois aussi le cas chez certains autistes humains. Ils leur ont ensuite donné un traitement susceptible de rééquilibrer cette flore et les symptômes dont souffraient les souris comme l’anxiété et les comportements répétitifs ont en majorité disparu. On a également constaté qu’elles retrouvaient en partie leur capacité à communiquer. Seul subsistaient les problèmes de sociabilité. Ces résultats démontrent que les troubles de la flore intestinale sont bien à l’origine (et non une conséquence) de certains des symptômes de l’autisme.
Quel rapport, direz-vous, entre nos bactéries intestinales et l’autisme ? Eh bien une première explication est avancée : les modifications de la flore provoqueraient une plus grande perméabilité de la barrière intestinale qui favoriserait le passage dans le sang de molécules toxiques produites par les bactéries. Certaines de ces molécules ont clairement été caractérisées et l’une d’entre elles, en particulier, est identifiée comme provoquant de l’anxiété, même chez des souris normales. Or, elle est présente à des taux presque 50 fois plus élevés chez les souris autistes.
De tels résultats ouvrent la porte à de nouvelles pistes de traitement de l’autisme. D’autre part, ils démontrent une fois de plus qu’il existe bien un lien entre bactéries et cerveau et que ces dernières sont probablement impliquées dans d’autres maladies de ce type.
Bonne fin de semaine
Did
Vous avez du mal à digérer ? Mangez un kiwi. C’est en substance ce qu’auraient pu dire ces chercheurs néo-zélandais qui ont pu démontrer que le kiwi contient une enzyme capable d’aider à la digestion des protéines.
On prêtait déjà à ce fruit quelques intéressantes propriétés que l’on avait relayées dans le billet du 14 décembre 2012 (ici : http://www.automedication.ch/blog/2012/12.html), mais apparemment, il n’avait pas encore révélé tous ses secrets.
Ainsi, le kiwi aiderait à digérer les viandes, les poissons, mais aussi les produits laitiers. Ils seront digérés plus rapidement et sans cette sensation de lourdeur désagréable et ces ballonnements qui surviennent parfois. Il existe également d’autres aliments qui favorisent une meilleure digestion. Citons par exemple l’ananas qui, comme le kiwi, se révèle particulièrement efficace dans la digestion des protéines d’origine animale.
Bonne fin de semaine
Did
L’apport de sucre est nécessaire au bon fonctionnement de notre organisme. Cependant, tout est question de dosage. Si nous nous contentions d’absorber les sucres naturellement présents dans les aliments que nous consommons, cela ne présenterais pas de problème pour l’écrasante majorité d’entre nous. Ce n’est malheureusement pas le cas. Les sucres ajoutés sont présents dans nombre d’aliments et boissons. Quelques exemples ? Sodas, yogourts aux fruits, certaines céréales, pâtisseries ou encore chocolat. Sans compter les sucres que l’on ajoute nous-mêmes sous forme de sirops, confitures, sucre de canne, miel… Ces sucres ajoutés provoquent – on le savait déjà – caries, diabète et obésité. Ce que l’on savait moins, c’est une étude américaine portant sur 40000 patients qui nous le dit : une consommation excessive de sucre augmente également le risque de décéder d’une maladie cardio-vasculaire. Si 25% ou plus de votre apport calorique journalier se fait sous cette forme, alors le risque est multiplié par 3. Car en effet, trop de sucre abîme et fragilise nos vaisseaux sanguins. Demandez donc aux diabétiques ce qu’ils en pensent.
Du coup, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) donne de nouvelles recommandations. Jusqu’à maintenant, elle recommandait de ne pas consommer plus de 10% de nos calories sous forme de sucres. Désormais, cette recommandation est ramenée à 5%. Rappelons que l’on parle bien ici des sucres AJOUTES. 5%, c’est 25g de sucre par jour, ce qui correspond en gros à 6 morceaux de sucre. En Suisse, nous sommes en moyenne à 120g par jour et par personne, soit environ 17% de notre apport calorique quotidien. L’OMS est exigeante : avec une tartine à la confiture et 4 carrés de chocolat au lait, on atteint déjà les doses recommandées.
Malgré tout, il ne faut pas sombrer dans le sectarisme. Un carré de chocolat (même deux) n’a jamais fait de mal à personne. L’idée derrière tout ça est de faire prendre conscience au consommateur qu’il peut facilement réduire les apports de sucres dans son alimentation à condition d’y faire un peu attention. Certaines mesures sont faciles à prendre : préférer de l’eau aux sodas ultra-sucrés, jeter un coup d’oeil sur l’étiquette avant d’acheter…c’est très faisable et peut nous prémunir de pas mal de complications…
Bonne fin de semaine
Did
La mycose vaginale est une infection fréquente qui touche trois femmes sur cinq au moins une fois dans leur vie. Elle est causée par des champignons qui profitent d’une modification de la qualité de la flore vaginale pour y prendre place et causer des symptômes de brûlures, écoulements, démangeaisons et rougeurs. La flore vaginale évolue dans un fragile équilibre qui peut être rompu de bien des manières. Citons par exemple :
- la grossesse
- les règles
- la ménopause
- une prise de médicaments comme de la cortisone ou des antibiotiques
- des sous-vêtements inadaptés
- une toilette intime trop fréquente ou avec des produits trop irritants
Il existe des traitements efficaces pour traiter la mycose vaginale, sous forme de crèmes ou d’ovules. Les crèmes sont à appliquer matin et soir pendant trois jours sur la partie externe et/ou interne du vagin (des applicateurs sont fournis). Les ovules sont à appliquer le soir au coucher durant trois jours consécutifs. Sans amélioration après traitement, il sera sage de consulter son médecin. De la même manière, si la mycose s’accompagne d’autres symptômes (fièvre, saignements) ou de lésions de la muqueuse vaginale, la consultation médicale s’imposera.
D’autres mesures peuvent aussi être prises pour éviter les récidives : par exemple, pour la toilette intime, il existe des produits spécialement adaptés qui respectent le pH physiologique. Les savons « classiques » sont en effet trop basiques et peuvent déséquilibrer la flore vaginale. A la piscine, ne gardez pas votre maillot de bain mouillé trop longtemps car les champignons, chacun le sait, adorent l’humidité. Enfin, après un passage aux toilettes, il vaudrait mieux s’essuyer d’avant en arrière.
Une mycose vaginale est une affection transmissible. Autrement dit, il est nécessaire de prendre ses précautions (préservatif) lors des rapports sexuels. Un homme qui serait infecté de cette manière devrait se traiter avec le même genre de crème que sa partenaire.
Bonne fin de semaine
Did
La période des congés estivaux est là. Si vous partez en vacances et quelque soit le mode de transport choisi, il faut se souvenir que rester assis des heures durant peut provoquer une mauvaise circulation sanguine, notamment au niveau des jambes. Il peut s’ensuivre la formation d’un caillot de sang qui va en quelque sorte boucher la veine et provoquer douleurs et gonflement au niveau de la jambe. C’est la thrombose. Il est donc recommandé, si vous êtes amené à voyager longtemps en position assise (voiture, avion…), de prendre au moins quelques minutes à intervalles réguliers pour vous dégourdir les jambes. Pensez à faire quelques pas dans les couloirs de l’avion ou une halte en voiture toutes les 2 heures. Si pour une raison ou une autre vous ne pouvez pas vous lever, par exemple en cas de fortes turbulences en avion, essayez tout de même d’effectuer des mouvements avec les jambes, même assis.
Bonne fin de semaine
Did