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Johann Sebastian BACH, Concerto brandebourgeois No. 6 en si bémol majeur, BWV 1051, Paul ANGERER et Wilhelm HÜBNER, altos, Nikolaus HARNONCOURT et Beatrice REICHERT, violes de gambe, Richard HARAND, violoncelle, Anton HEILLER, clavecin, musiciens du Kammerorchester der Wiener Staatsoper in der Volksoper, Felix PROHASKA, 1954, Amadeo AVRS 6043
Une courte description de Peter Wackernagel, publiée dans le livret de l'intégrale des concertos brandebourgeois sous la direction d'August Wenzinger:
"[...] L'instrumentation du Sixième concerto en si bémol majeur (BWV 1051) n'est point conforme aux règles habituelles. Bach s'y limite aux cordes, comme il l'a déjà fait dans le Troisième concerto. Mais il prive ici l'ensemble de l'instrument auquel est habituellement confiée la voix principale, le violon. L'orchestre de cet ouvrage n'est formé que d'altos, violes de gambe, violoncelles et contrebasses, ce qui n'est pas sans conférer une teinte un peu assombrie à cette musique. Mais une telle instrumentation n'influence pas seulement la sonorité de l'oeuvre: le caractère mélodique en est également modifié. L'exemple le meilleur en est donné, d'emblée, dans le premier mouvement. Les instruments qui sont d'habitude à la basse mènent ici le jeu concertant. Ainsi, leurs thèmes visent moins l'expression caractéristique qu'un large déploiement d'harmonies.
Le thème principal consiste en la présentation de l'accord fondamental suivi de ses deux dominantes dans un dessin canonique des altos. Les violes de gambe et les violoncelles se joignent ensuite au jeu concertant, qui débute par une levée en saut de quarte, lequel s'agrandira plus tard en saut de septième. Ceci entraîne des transitions modulantes qui transposent en mineur l'harmonie du morceau. La tonalité principale majeure ne revient que vers la fin et après de larges détours. Les combinaisons sonores sont d'une variété très grande, malgré le cadre restreint de l'instrumentation. Dans les intervalles les plus variés, le canon demeure toujours ici le procédé structural de la conduite des voix.
Le second mouvement est une fugue à deux voix, sans intermède, confiée aux altos qui dessinent leurs figures thématiques sur le contrepoint des cellis. Ceux-ci brodent en quelque sorte des ornements mouvementés suivant les règles du contrepoint. Vers la fin, la contrebasse reprend encore le thème de temps à autre. La musique passe de deux à trois voix, devenant plus dense, plus intense dans l'expression, cette intensité se décharge en fausses conclusions et en amples roulades. L'accord de la fin est tendu et ouvert.
Le troisième mouvement est un morceau d'une grandeur et d'une force élémentaires. Son thème syncopé dégage une forte énergie rythmique. Entre les différentes reprises, totales ou partielles de celui-ci, se situent des parties concertantes variant le thème ou consistant en figurations rapides d'accords et d'arpèges. Bach y confie aux altos des tâches relevant nettement de la virtuosité. [...]"
Si seulement tout les disques étaient aussi bien documentés que ces disques Vanguard resp. Amadeo... Une brochette d'instrumentalistes superbe: Paul ANGERER - âgé de 27 ans ... - et Wilhelm HÜBNER, altos, Nikolaus HARNONCOURT - âgé de 25 ans... - et Beatrice REICHERT, violes de gambe, Richard HARAND, violoncelle, et bien entendu Anton HEILLER au clavecin, des musiciens du Kammerorchester der Wiener Staatsoper in der Volksoper, le tout est dirigé par Felix PROHASKA.
La première parution a lieu sur le 3e disque de l'album BGS 540/541/542. Assez curieusement plusieurs sources indiquent que l'enregistrement de cette intégrale des concertos brandebourgeois aurait été fait en juin 1956, alors que les labels de la première édition indiquent pourtant clairement que l'enregistrement a été fait en 1954: voir la page du premier concerto brandebourgeois BWV 1046 pour plus de détails.
Pour cette restauration j'ai utilisé l'édition sur Amadeo AVRS 6043, parue un peu plus tard: sur ce disque ce concerto No 6 BVW 1051 complète la seconde face du disque, après les 2e et 3e mouvements du concerto No 5 BVW 1050.
Voici donc...
Johann Sebastian Bach, Konzert Nr. 6 in B-Dur, BWV 1051, Paul Angerer et Wilhelm Hübner, altos, Nikolaus Harnoncourt et Beatrice Reichert, violes de gambe, Richard Harand, violoncelle, Anton Heiller, clavecin, musiciens du Kammerorchester der Wiener Staatsoper in der Volksoper, Felix Prohaska, 1954, Amadeo AVRS 6043 (1. [Allegro] 07:33, 2. Adagio ma non tanto 04:28, 3. Allegro 06:13)
que je vous offre et que vous pouvez obtenir en...