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La commune de Givisiez
Armoiries communales
L'héraldique officielle, fixée sur le conseil d'Hubert de Vevey - l'Hardy, donne "coupé d'or au lion d'azur, lampassé de gueules, issant du trait de partition et de gueules". Ce choix d'un historien réputé confirme les premiers actes attestés. Les territoires de Givisiez et Granges-Paccot appartenaient à la seigneurie d'Englisberg, "famille venue avec le Prince lors de la fondation de Fribourg".
Aussi, cette "ancienne terre" est-elle attachée à la "Bannière de la Neuveville". Entre 1341 et 1416, les registres des bourgeois de Fribourg mentionnent six ressortissants de Givisiez .
Sur la colline du Mont Carmel, subsiste une petite chapelle du XVIe siècle dite du Kämerlet. Elle mériterait d'être connue pour sa prédelle d'Adam Künimann. En 1593, le peintre agenouille derrière leurs prénoms les dix-sept membres de la famille Kammerling. Au centre du tableau, une Vierge. Les armoiries des donateurs sont, hélas, presque indéchiffrables .
Aux XVIIIe et XIXe siècles, trois châteaux ont fait la renommée du village. Le Manoir d'Affry (1539), la Maison de Praroman (1660) et la Maison aux Armes d'Affry (1702).
La Maison de Praroman fut la propriété des Von der Weid pendant quelques décennies. Mais, au milieu du XIXe siècle, le Baron de Praroman la racheta. En 1911, les de Boccard en héritèrent de leur tante, Mme de Praroman, née de Boccard.
La Maison aux Armes d'Affry, construite en 1702 pour Nicolas-Alexandre d'Affry et sa femme Ursule Tardy, comporte à l'origine un seul quadrilatère couvert d'une toiture à 4 pans. Le lambrissage de l'avant-toit, aux plafonnets peints de trophées, porte les armoiries d'Affry et Tardy. La bâtisse originale a été modifiée en 1860 par la Comtesse Lucie d'Affry et sa fille, la Duchesse Colonna, "Marcello", qui lui adjoignent deux ailes plus basses. Celle sise à l'est abrite les cadeaux offerts par les rois de France aux d'Affry, cadeaux entreposés jusqu'à cette date au cloître des Cordeliers à Fribourg. L'aile occidentale, destinée à l'atelier de sculpture de Marcello, conserve aujourd'hui encore sa fonction originale.
Témoin moins prestigieux, le four banal a été construit en 1722. Il n'en reste que la structure externe. Encore utilisé en 1960, le four n'a gardé qu'une poutre noircie, prouvant l'affectation attestée dans les plans cadastraux.
Au XXe siècle, la commune de Givisiez accueille de nombreuses communautés religieuses, expulsées de France. Le Manoir est occupé par les Maristes de 1880 à 1882 et par les Frères de Saint-Gabriel de 1903 à 1906. Les Missionnaires de Saint François de Sâles y établissent un juvénat de 1907 à 1921. En 1922, les Soeurs Franciscaines de Blois achètent le Manoir, le transforment en maison de repos. En 1974, elles vendent la propriété et quittent la région.
En 1903, les Fidèles Compagnes de Jésus achètent la Chassotte. Elles créent là un pensionnat international. Ces religieuses quittent Givisiez en 1987 mais La Chassotte continue à attirer des étudiants étrangers.
En 1907, les Soeurs de Nevers furent accueillies par Mme de Gottrau. Elles achetèrent la maison de Me Burgy, avocat et ouvrirent d'abord une école fréquentée par les jeunes filles, parmi lesquelles les demoiselles de Boccard. Si le canton de Fribourg comptait de nombreux pensionnats pour jeunes filles, on manquait néanmoins de structures d'accueil pour jeunes enfants. On conseilla aux religieuses-enseignantes d'ouvrir une pouponnière. Ainsi fut créée "La Pouponnière Sainte Bernadette" qui, depuis 90 ans, garde, bon an mal an, une trentaine de bambins. Depuis 1968, elle accueille aussi quelques enfants handicapés. En 1973, Sainte Bernadette devient la pouponnière "Le Bosquet". Un secteur est réservé à des enfants IMC.
Les Soeurs de la Charité de Sainte Jeanne Antide, établies à Domdidier depuis 1873, fondent une maison de repos à Givisiez en 1967. Actuellement, à Sainte Jeanne Antide, les Soeurs de la Charité retraitées vivent en compagnie de quelques dames âgées.
La vocation résidentielle de Givisiez s'est encore affirmée. En 1984, "La Colombière", le premier home-atelier du canton, accueille des personnes adultes handicapées mentales. En 1985, le Séminaire du diocèse de Sion s'est installé sur les terrains des Soeurs de Nevers.
La compagnie du Théâtre des Osses poursuit une activité professionnelle à la rue du Tir fédéral. Le Ranc'art, groupe de comédiens-amateurs, la bibliothèque et Cenmusica 92 renforcent les liens entre les habitants de Granges-Paccot et Givisiez.