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Cette taxe s'élève à quelque 15% du prix de revient de l'électricité, respectivement à 21% des coûts de production sans le coût du capital. Si cette réduction n'est pas effectuée, la poursuite de l'exploitation de ses centrales nucléaires pourrait être menacée, prévient Vattenfall. L'arrêt de l'une ou de plusieurs tranches entraînerait toutefois une augmentation des prix de l'électricité et la nécessité de construire de nouvelles centrales.
Dans une lettre au secrétaire d'Etat du ministère des finances suédois, Alf Lindfors, vice-président de la production d'électricité auprès de Vattenfall, constate que cette taxe est singulière et qu'aucune autre activité industrielle au sein de l'UE est discriminée de la sorte. Il souligne que la seule raison d'un "impôt écologique" perçu sur les centrales nucléaires suédoises, qui n'émettent d'ailleurs pas de gaz à effet de serre ou autres gaz, est la responsabilité civile de l'Etat vis-à-vis de tiers en cas d'accident nucléaire. Selon les calculs de plusieurs experts indépendants, les primes de responsabilité civile devraient toutefois être inférieures de 10 à 100 fois aux taxes actuelles.
Source
M.S./ C.P. d’après NucNet du 3 septembre 2001