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No 1 – Pierre Valdo (1140-1217)
Petrus Waldus
Luterdenkmal in Worms
Image: Statue de Pierre Valdo à Worms
Source image : http://commons.wikimedia.org
Sa vie
Pierre Valdo est un riche marchand de Lyon qui, frappé par la lecture de l’Évangile, vend tous ses biens pour prêcher en vivant dans la pauvreté.
Il est suivi de nombreux disciples qu’on appelle vaudois. Les vaudois sont excommuniés au concile de Vérone (1184). Malgré les persécutions, ils continuent leur expansion en France, en Italie, en Allemagne et jusqu’en Hongrie et en Pologne.
Les vaudois du Piémont
Les vaudois se séparent de l’Église catholique sur les points suivants :
le radicalisme évangélique, centré sur le « sermon sur la montagne » qui les amène à refuser le serment civil ;
la contestation de l’institution romaine : ils sont contre la papauté, contre le pouvoir et la richesse de l’Église ;
le rejet du purgatoire et des indulgences ainsi que du culte des saints ;
la prédication itinérante : la prédication est effectuée par des laïcs appelés « barbes » (oncle en piémontais, c’est-à-dire ancien). À cause des persécutions, la prédication a lieu dans des maisons et non sur la place publique.
Les vaudois se rallient à la Réforme en 1532 au synode de Chanforan, dans une vallée piémontaise, en présence de Guillaume Farel (voir 12).
Le ministère itinérant des barbes est aboli. La plupart des barbes deviennent pasteurs.
En même temps, le synode de Chanforan décide de consacrer 500 écus d’or à une nouvelle traduction de la Bible en français qui est confiée à Olivétan (voir 22).
Les vaudois seront persécutés en France au 17ème siècle. Réfugiés en Suisse, ils rentreront dans les vallées du Piémont en 1689, lors de leur glorieuse rentrée (voir 44).
Aujourd’hui
On trouve aujourd’hui des communautés de Vaudois du Piémont principalement en Italie.
Les Églises vaudoises font partie du Conseil œcuménique des Églises depuis sa fondation (voir 80).