Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07004.jsonl.gz/39

Les méthodes habituelles de gestion des risques visent à identifier les risques potentiels au sein d’une organisation. Ces risques sont généralement qualifiés sur deux axes: par une notion d’occurrence, à savoir la probabilité que ce risque survienne, et par la notion d’impact que ce risque pourra avoir sur l’entreprise. Afin de limiter la survenance du risque ou limiter son impact en cas d’occurrence, des mesures sont identifiées et mises en oeuvre. Nous nous situons ici dans un principe de prévention.
La notion de résilience organisationnelle évoque quant à elle la récupération d’un organisme quel qu’il soit après la survenance d’un risque, c’est-à-dire lorsque le risque identifié a réellement eu lieu. Nous sommes dès lors dans un principe de traitement, qui vise à faire face à un risque qui s’est réellement matérialisé. Pour cela, différentes stratégies peuvent être adoptées dans le but de réduire son impact.
Les capacités de résilience d’une organisation sont réellement mises à l’épreuve lorsque survient cet incident. Qu’il soit provoqué par son environnement ou qu’il provienne de l’interne, il va faire appel à certaines capacités de l’organisation pour lui permettre de “rebondir”.
C’est en cela notamment que la résilience se différencie du domaine de la gestion des risques. Alors que la gestion des risques se situe dans la prévention, la résilience organisationnelle se situe quant à elle dans le traitement.