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Les négociants
Historiquement, les négociants champenois sont ceux qui ont œuvré pour le développement commercial des vins de Champagne et ce dès la fin du XVIIe siècle mais surtout au cours du XIXe siècle. Suite à la Révolution française, on assiste à un accroissement du morcellement du vignoble par la vente des propriétés alors aux mains de l’Eglise et des aristocrates locaux. De ce morcellement, s’en suivra une bipolarisation de l’activité viti-vinicole. Les négociants possédant les fonds financiers se chargeaient de la production des vins de Champagne et de leur commercialisation tandis que l’activité des vignerons se limitait principalement à la culture de la vigne et la production de raisins alors vendus aux Maisons de négoce.
Aujourd’hui, il existe approximativement 350 Maisons de négoce qui exploitent 10 % du vignoble seulement (elles complètent leur récolte par l’achat de raisin auprès de vignerons récoltant) mais qui constituent les deux tiers des ventes globales (et 90 % des exportations). Ce qui signifie que la part du vignoble cultivée par les vignerons et revenant à la vente au négoce représente entre 45 et 55 % de la superficie totale.
Les Maisons de négoce les plus prestigieuses appartiennent à des grands groupes industriels de luxe tels que LVMH (Moët&Chandon et Dom Perignon, Krug, Veuve Cliquot…) Laurent Perrier (Laurent Perrier), Pernod Ricard (Perrier-Jouët, Mumm, Ayala) ou Lanson-BCC (Philipponnat, De Venoge). Celles-ci commercialisent de un à plusieurs millions de bouteilles alors que les plus modestes des maisons ont un volume de plusieurs dizaines de milliers de bouteilles seulement.