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Création du musée Barbier-Mueller de Genève
L’histoire de la collection du musée Barbier-Mueller remonte au début du XXe siècle avec la passion naissante de Josef Mueller (1887-1977) pour l’art.
A l’âge de vingt ans seulement il dédie ses revenus d’une année entière à l’acquisition d’une toile signée Hodler. Avec sa soeur Gertrud Dübi-Mueller il fréquente de grands artistes suisses tels que Ferdinand Hodler, Giovanni Giacometti ou Félix Vallotton. Le peintre Cuno Amiet devient leur grand ami et leur livre des enseignements sur la peinture. Poursuivant sa carrière de peintre à Paris, Josef Mueller y découvre dans les années 20, les arts dits tribaux. En 1955, Jean Paul Barbier épouse la fille de Josef Mueller, Monique et découvre chez son beau-père les arts non-occidentaux. Il commence à créer des ensembles cohérents et représentatifs qu’il fait étudier par les meilleures spécialistes. Le musée Barbier-Mueller ouvre ses portes en 1977, trois mois après le décès de Joseph Mueller. Aujourd’hui la collection compte près de 70000 sculptures, masques, textiles et bijoux. Une centaine de publications ont été rédigées en collaboration avec des anthropologues, archéologues et historiens d’art experts, ainsi que des écrivains et poètes reconnus. En décembre 2016, ce grand homme collectionneur d’objets d’art africaingenevois: Jean Paul Barbier-Mueller, Président fondateur du Musée Barbier-Mueller et de la Fondation culturel leMusée Barbier-Mueller avec le soutien de Vacheron Constantin nous quitte.
Ecarts et correspondances – Jacques Kaufmann, artiste céramiste du 30 mars au 2 octobre 2022 au Musée Barbier-Mueller vieille ville, Genève
L’exposition « Ecarts et correspondances, le musée Barbier-Mueller & Jacques Kaufmann, artiste céramiste » figure au programme du 50e Congrès de l’Académie Internationale de céramique qui se tient à Genève du 12 au 16 septembre 2022 autour de la thématique centrale « Melting pot, du creuset alchimique au creuset culturel« .
L’exposition s’est construite autour de rapprochements entre des pièces sélectionnées dans les collections Barbier-Mueller et des œuvres que Jacques Kaufmann a réalisées dans son atelier et dans le monde, sur des temps longs, tentant d’en cerner les points de rencontre comme les écarts. Le regardeur faisant le tableau, cette exposition met en lien des œuvres d’origines, de temporalités, de matérialités diverses, de sorte que le visiteur recrée pour lui-même ses propres correspondances, enrichissant les résonnances proposées. Sanctuaire d’objets usuels et rituels, tous plus remarquables les uns que les autres, le musée Barbier-Mueller rassemble une collection reconnue internationalement comme un haut lieu des arts dits « primitifs », ou « arts lointains », selon la variation des terminologies dans le temps. La céramique, qui s’inscrit dans le champ de l’art contemporain et de ses pratiques contextuelles, cherche également à rencontrer ce qui fait permanences et écarts au sein des expressions humaines, à travers le temps et l’espace. Dans le domaine des arts, le passé ne passe pas vraiment. Les formes se réactivent, re-émergent, se réapproprient les unes et les autres, se retrouvent. Les écarts, correspondances, conjonctions, analogies, intervalles entre des œuvres permettent de percevoir tout ce qui peut contribuer à rendre effectif cet effort collectif de l’humanité dans la durée pour répondre à ses besoins fondamentaux d’ordre spirituel.
Cette exposition figure au programme du 50e congrès de l’Académie Internationale de Céramique – Genève qui se tiendra du 12 au 16 septembre 2022, + d’infos. Visites guidées publiques sur inscription : 3 avril, 1er mai et 12 juin 2022 à 14h30 – Atelier « Relief et transparence. Décorons de la porcelaine froide » pour parents enfants (de 5 à 12 ans) : 6 et 27 avril 2022 à 14h30 – Atelier céramique organisé par Jacques Kaufmann (dès 8 ans) : 18 mai et 15 juin 2022 à 14h30. + d’infos.
Archives: les Expositions/Evenements passés
Concert et conversation sur le thème de « La culture pour la paix » jeudi 16 juin 2022 à la Cathédrale Saint Pierre, Genève
Lors d’une soirée caritative exceptionnelle, le Musée Barbier Mueller invite l’essayiste Jacques Attali et le public à échanger leurs idées sur la culture comme possible outil pour la paix. Grand mélomane, Jacques Attali a dirigé plusieurs orchestres à travers le monde (Paris, Grenoble, Londres, Jérusalem, Shanghai, Astana, Helsinki). En début de soirée, il conduira L’Orchestre de Chambre de Genève, composé de 42 musiciens virtuoses. Avec la participation du Chœur de la Cathédrale de Genève, réunissant une soixantaine de choristes amateurs passionnés attachés au répertoire d’Oratorio. Ce concert unique sera suivi d’une conversation de Jacques Attali avec le public sur le thème « La culture pour la paix », animée par Pascal Schouwey. Les recettes de cet événement seront versées à l’UNHCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, qui aide depuis plus de 70 ans des millions de personnes à recommencer leur vie, notamment les réfugiés, les apatrides, les déplacés internes et les demandeurs d’asile. Retrouvez le programme de la soirée dès 19h, ICI.
Noël en Vieille-Ville: xxposition et concert jeudi 16 décembre 2021
Dès 18h : entrée libre à l’exposition « Art de Dông Son, Asie du Sud-Est » au musée Barbier-Mueller sur présentation de votre place de concert qui se tiendra à 19h30 à la cathédrale Saint-Pierre / Chapelle des Macchabées. Concert organisé par Geneva Cultural Events dans le cadre magique de la chapelle des Macchabées à la cathédrale Saint-Pierre à 19h30. Cinq chanteurs solistes interpréteront des œuvres de Pärt, Bach, Schutz et Noëls populaires. Information et billetterie, ICI (code promotionnel NOEL21 vous permet d’obtenir à la billetterie Migros un rabais sur vos places de concert)
Art de Ðông Sơn, Asie du Sud-Est dans les collections Barbier-Mueller du 29 septembre 2021 au 28 février 2022
Culture de Ðông Sơn: Situle. Bronze.
Présenté aujourd’hui pour la première fois au musée Barbier-Mueller dans son intégralité, l’ensemble d’art de Ðông Sơn dans les collections Barbier-Mueller est le plus important connu, en dehors des collections nationales vietnamiennes. Il se compose d’objets de prestige ou sacrés, d’instruments de combat et de parures témoignant d’une culture qui tire son nom du village de Ðông Sơn situé dans la province de Thanh Hoa, dans le nord du Vietnam actuel, où de nombreux vestiges archéologiques ont été mis au jour. Ces derniers et ceux issus de nombreux autres sites attestent d’une intense activité artistique répondant à la demande de l’aristocratie de royaumes installés dans les vallées des fleuves Rouge, Ma et de la rivière Noire, qui leur procurent richesse et moyen de communication. S’épanouissant entre le IVe siècle avant notre ère et le IVe siècle de notre ère sur des territoires assez étendus, la culture de Ðông Sơn est à l’origine d’un art et d’un style qui lui sont propres tout en étant très souvent imprégnés des traditions de la Chine du Sud voisine. Des pièces de Ðông Sơn ou ressemblant à celles de Ðông Sơn ont été retrouvées en Asie du Sud-Est continentale et insulaire, notamment en Thaïlande, au Cambodge et en Indonésie, résultat des échanges commerciaux et techniques qui s’accomplissent dans cette aire géographique et qui suggèrent l’existence dans ces régions de « traditions de Ðông Sơn ».
Culture de Ðông Sơn: Tambour. Bronze.
Le Thi Tuyet Mai, Mission Vietnam, 28 septembre 2021, Barbier Mueller
Prochaine animation au musée Barbier-Mueller:
- Salon de musique des ADEM (Ateliers d’ethnomusicologie) mercredi 6 octobre, 12h30. Entre Chine et Vietnam, concert de luth pipa et de cithare dân tranh par Lingling Yu et Minh Trang Nguyen. Entrée libre sur inscription. Pass sanitaire avec QR code valide et pièce d’identité obligatoire.
- « Le puzzle mystérieux« , visite commentée et un jeu de piste pour enfants, dès 6 ans pour découvrir et comprendre l’art de Dông Son samedi 9 octobre à 14h30
- « Objets de l’âge du Bronze d’Asie du Sud-Est : une iconographie fantastique », une visite commentée pour adultes dimanche 10 octobre à 14h30
Doto Takak Ire et Kokoro Mekranoti Re, deux Indiens Kayapo, venus d’Amazonie et invités par la Fondation Culturelle Musée Barbier-Mueller, sont venus le 9 novembre 2021 présenter leur culture au Palais d’Athénée à Genève
Les Kararaô du Brésil central du Dr Gustaaf Verswijver (Fondation Barbier-Mueller et Ides et Calendes, 2020)
La Fondation Culturelle Musée Barbier-Mueller a célébré la récente publication du livre Les Kararaô du Brésil central du Dr Gustaaf Verswijver consacrée à un sousgroupe d’Indiens Kayapo, lors d’une soirée-rencontre au Palais de l’Athénée, le 9 novembre 2021. Invités pour l’occasion par la Fondation Culturelle, Doto Takak Ire et Kokoro Mekranoti Re, deux Indiens Kayapo, sont venus d’Amazonie pour présenter leur culture. De plus, le Dr Verswijver a partagé avec le public genevois sa profonde connaissance de l’histoire, de l’organisation sociale complexe et des coutumes des Indiens Kayapo auprès desquels il mène des recherches de terrain depuis plus de 40 ans. Dans le film documentaire Terra Indígena Kararaô, dont des extraits ont été projetés lors de l’événement, des Kararaô témoignent de leur histoire et de leur mode de vie en s’ouvrant sur leurs préoccupations pour leur futur, pour la préservation de leur langue et de leur territoire. + d’infos.
En parallèle: Exposition de photographies de l’anthropologue Gustaaf Verswijver prises chez les Indiens Kayapo entre 1974 et 1981 et des portraits d’Indiens Kayapo dessinés par Martine de Roeck du 5 au 10 novembre au Palais de l’Athénée (salle Saint-Ours), 1er étage. Exposition de photographies prises sur le terrain par Gustaaf Verswijver entre 1974 et 1981 et une vente d’artisanat Kayapo en faveur des communautés indigènes Kayapo. Entrée libre, de 14h30 à17h.
La Fondation Culturelle Musée Barbier-Mueller, créée en 2010 à Genève, témoigne de cultures en péril à travers le monde. Elle finance des études anthropologiques menées auprès de peuples dont les croyances, les coutumes et les modes de vie sont en proie au changement en raison de l’évolution sociale, économique voire climatique avec laquelle ils doivent composer. Chaque étude fait l’objet d’un livre pris en charge par la Fondation. Aujourd’hui douze ouvrages ont paru, consignant la mémoire de peuples vivant au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Inde, en Indonésie, en Nouvelle-Irlande, dans l’Altaï, en Chine et en Micronésie, entre autres.
Exposition de parures Kayapo et vente aux enchère dans une des salles du sous-sol du Musée Barbier-Mueller, Genève le 9 novembre 2021
Performance musicale « I am not alone » Paysage sonore de l’ancienne route Via Egnatia dimanche 21 novembre entre 14h et 16h au musée Barbier-Mueller, Genève
Évoquer la Via Egnatia, cette ancienne route sur laquelle les gens, les objets et les idées circulent depuis plus de 2000 ans, au travers de fragments narratifs, d’improvisations vocales, de sons et de musique, telle est la proposition de sept musiciens professionnels spécialisés en musique contemporaine et improvisation accompagné de l’auteur genevois Guillaume Rihs qui se fera le chroniqueur de leur performance. En savoir plus sur ce paysage sonore et ses acteurs.
Le billet d’entrée au musée permet d’assister à la performance sonore. Le certificat Covid vous sera demandé à l’accueil.
Le musée Barbier-Mueller a invité le célèbre photographe Steve McCurry à élaborer une exposition qui reflète deux valeurs qu’ils partagent, leur ouverture sur l’humanité et leur forte sensibilité à la beauté. Sa palette artistique a été façonnée très tôt par ses séjours en Inde, dans les années 1970, un pays infiniment diversifié qui, selon lui, était plein de vitalité, d’humanité et de contrastes. Les gens et leur histoire ont la faveur de McCurry, mais son oeuvre est imprégnée aussi du sentiment du temps qui passe et du temps perdu, ou en train de disparaître. Steve McCurry explore la philosophie du wabi-sabi (la beauté des choses imparfaites, impermanentes et incomplètes) à travers trente de ses œuvres . A « l’exact opposé de l’idéal occidental de beauté monumentale, spectaculaire et pérenne, les marques de l’âge sont indispensables pour raconter une histoire. Ces lieux, ces personnes ou ces objets exprimant les aléas et les imperfections de la vie sont au centre des histoires que le photographe américain raconte. Pour le collectionneur – et pour le musée –, les objets sont les clés qui permettent d’apprécier le passé confronté à l’action du temps et, par conséquent, d’enseigner aux générations futures la vie du monde qui les attend, mais aussi ses cultures et leurs histoires, dont certaines sont perdues à jamais. Le musée Barbier-Mueller propose un nouveau regard pour aborder le travail d’une des voix pionnières de la photographie, en lien avec l’une des plus riches collections d’arts des cultures du monde.
La juxtaposition des objets du musée et des photographies de McCurry est un geste curatorial évocateur qui oblige le visiteur à s’engager activement dans l’expérience muséale. Expérience esthétique et formaliste, cette association de l’image et de l’objet permet de contextualiser le travail du maître photographe et de mieux appréhender sa démarche artistique. « Visite virtuelle » de l’exposition « Steve McCurry & Musée Barbier-Mueller, wabi-sabi : la beauté dans l’imperfection » par Holly Roussell et Steve McCurry, enrichie de nombreux documents photographiques et sous-titrée en français, ICI.
Le musée est ouvert 365 jours par an, de 11h à 17h.
Cette exposition est consacrée à de mystérieuses statues en pierre nommées « Barbus Müller », à leurs origines demeurées longtemps mystérieuses. Ces sculptures apparaissent sur le marché vers 1939, chez un antiquaire parisien. Le marchand Charles Ratton les signale à Josef Müller qui en achète un lot de sept. Pour sa part, Ratton en acquiert trois. Le romancier Henri-Pierre Roché en possède trois également. En raison de la Seconde Guerre mondiale, Müller quitte la France pour rentrer en Suisse et laisse ces statues à Paris où il résidait depuis les années 1920. Müller les confie en 1945 au socleur Inagaki. Charles Ratton invite le peintre et sculpteur Jean Dubuffet à se rendre chez ce socleur pour qu’il puisse voir et faire photographier ces objets. Dubuffet les nomme alors les « Barbus Müller », leur consacre une petite publication qui contient aussi le texte fondateur de son concept d’Art Brut et une exposition en 1947 dans le Foyer de l’art brut à Paris. Une enquête est réalisée en 2017 par Bruno Montpied (écrivain, peintre, cinéaste, chercheur et médiateur de l’art brut et des arts spontanés). Sur la base de photos sur verre montrant une forêt de sculptures devant une maison, il localise précisément le jardin (un potager apparemment) et identifie le baptistère du cimetière de Chambon-sur-Lac, classé monument historique en Auvergne depuis 1862, et aussi appelé, plus exactement, chapelle sépulcrale. Le Musée Barbier-Mueller réunit les onze Barbus Müller de sa collection (dont sept acquis par Josef Müller en 1939, avant la Seconde Guerre mondiale), deux Barbus Müller conservés à la Collection de l’art brut de Lausanne et cinq Barbus Müller issues de collections privées. Diverses provenances Diverses provenances ont été attribuées à ces Barbus Müller : Océanie, Afrique… Il est donc intéressant de mettre en regard les Barbus Müller avec des oeuvres de cultures lointaines, sélectionnées dans les collections du musée. Ce dernier se prête ainsi à un jeu d’affinités formelles et de matériaux pour évaluer les ressemblances et les divergences. Vernissage le 3 mars, de 18h à 20h avec une présentation de Bruno Montpied: Enquête sur la provenance des Barbus Muller.
Sous l’oeil de Malick Sidibé, Et un chant contre le sida du 19 juin 2019 au 12 janvier 2020 au musée Barbier-Mueller, en vielle-ville de Genève
Le Musée organise une exposition en hommage à Malick Sidibé (1935-2016), célèbre photographe malien, récompensé entre autres par le Lion d’or à la Biennale de Venise en 2007. Il est le premier photographe et artiste africain à avoir reçu cette prestigieuse distinction.L’œuvre se découvre d’abord par une quinzaine de portraits inédits pris dans le cadre d’un concours de chants contre le sida, organisé au Mali en 2005 par Monique Barbier-Mueller.
Malick Sidibé a photographié les finalistes du concours devant l’immuable toile de fond rayée et le sol en damiers noir et blanc de son studio.
Porteurs de messages de prévention contre le sida, ces chants ont été diffusés sur les ondes des radios régionales auprès de la population malienne. Une capture d’écran des performances des finalistes est projetée dans l’exposition. Des tirages prêtés par le collectionneur André Magnin sont présentés au sous-sol et font revivre le Mali des années 1960-1970 et témoignent du regard bienveillant, curieux et plein d’esprit que Malick Sidibé portait sur ses semblables. Le musée met à l’honneur le Mali en promouvant conjointement ses arts traditionnels. Des pièces exceptionnelles comprenant des pendentifs, des ornements et des figurines, des masques, des sièges et des statues des peuples Soninké, Dogon et Bamana, pour n’en citer que quelques-uns, sont ainsi présentées sur la mezzanine.
Réunies pour la première fois au sein du musée, ces œuvres montrent l’admirable créativité de leurs auteurs, tout en ouvrant une fenêtre sur les multiples rites et croyances auxquels elles servent de support.
Vernissage de l’exposition mardi 18 juin, en présence de la directrice du musée Laurence Mattet, avec des interventions de Monique Barbier-Mueller (présidente fondatrice du musée Barbier-Mueller), Pierre Amrouche (expert en art africain) et Lucille Reyboz (photographe) qui ont évoqué leurs souvenirs de Malick Sidibé. Des intermèdes musicals de courts morceaux de kora interprétés par Mouni Diarra ont accompagné la soirée. Monique Barbier-Mueller dédicaçant la publication de l’exposition/catalogue (Editions Slatkine) disponible au musée.
Malick Sidibé, plongée dans les années 1960-1970 jeudi 10 octobre 2019 à 18h au Théâtre Les Salons à Genève. Une discussion avec Manthia Diawara et André Magnin, amis proches du photographe, suivie d’un concert. Au Mali, dans les années 1960, souffle un vent de liberté et de légèreté qui transparait dans les photos noir et blanc de Malick Sidibé. Loin d’être figée dans ses coutumes et ses traditions, la société malienne se montre ici novatrice. Entrée libre.
Le musée est ouvert 365 jours par an, de 11h à 17h.
Asen : Mémoires de fer forgé, Art vodun du Danhomè (Bénin) du 21 novembre au 26 mai 2019 au musée Barbier-Mueller, en vielle-ville de Genève
Cette exposition est consacrée aux asen, des autels portatifs en fer forgé provenant de l’ancien royaume du Danhomè (République du Bénin). Elle aborde diverses thématiques importantes pour mieux cerner ces saisissantes sculptures grâce à la collection d’asen du musée Barbier-Mueller qui se caractérise par son ampleur (soixante-cinq exemplaires), son raffinement et sa diversité. Ces autels portatifs en métal, façonnés à Ouidah et à Abomey dans l’ancien royaume fon de Danhomè, au sud de la République du Bénin, pendant une période s’étendant du milieu du XIXe siècle au XXe siècle. Plantés dans le sol, ces objets interviennent dans les cérémonies de commémoration des défunts de la famille. Dans la tradition régionale, ils sont également étroitement associés aux rites de guérison, de protection et de divination, ainsi qu’à la transmission du savoir entre le monde des esprits et le monde terrestre – dans les temples vodun, entre autres contextes. A mesure que la cour du Danhomè étendit son pouvoir, du XVIIe au XIXe siècle, cette fonction fut progressivement délaissée au profit d’un usage plus commémoratif réservé à la famille royale. Dans l’exposition, il est également question de la main de l’artiste, des usages des asen, de l’histoire de ces objets d’art et de la manière dont ils nous ouvrent des portes pour comprendre l’histoire plus générale de leur région d’implantation. Catalogue d’exposition et carnet pour enfants sont disponibles à l’accueil du musée. Visites familles les dimanches 10 mars, 7 avril et 16 juin à 14h30. Visites adultes les dimanches 17 mars, 14 avril et 12 mai à 11h15 et 14h30.
Le musée est ouvert 365 jours par an, de 11h à 17h.
Arts lointains si proches dans le regard de Silvia Bächli du 20 mars au 28 octobre 2018 au musée Barbier-Mueller, en vielle-ville de Genève
L’exposition actuelle est né de la volonté de laisser carte blanche à un artiste contemporain pour investir le musée. Il y a vingt ans déjà, il mettait en parallèle des oeuvres de Picasso avec des sculptures africaines et a proposé à l’artiste suisse Silvia Bächli d’assumer le commissariat de l’exposition.
Marquée dans sa jeunesse par ses visites au Museum der Kulturen de Bâle et au Musée de l’Homme à Paris, où les objets s’entassaient en nombre dans les vitrines, elle a imaginé reconstituer, au rez-de-chaussée du musée, la « réserve » de Josef Mueller, caractérisée par une accumulation de pièces dans des caisses se superposant du sol au plafond. Elle décrit ainsi ce qui l’a jadis fascinée au Musée de l’Homme à Paris :
« L’inconnu, l’étranger, la présence des masques et des statues et l’amas d’objets dans les vitrines. Cet amas, que je découvrais de mes propres yeux, restait sans explications – il y avait bien sûr de petits cartels en français mais je ne les comprenais pas à l’époque. La fonction ou la finalité des objets me demeuraient inconnues ou étaient laissées aux soins de mon imagination. Les objets étaient simplement là, calmes et intenses. Je ne savais rien sur eux. Ils étaient étrangers, autres, mais ils pouvaient parler, sans mot, par leur présence. Cette présence, je la recherche inlassablement dans mes dessins. Il s’agit de la même lumière intérieure, très difficile à décrire. Peut-être se laissera-t-elle apercevoir dans la confrontation des statues et masques de la collection Barbier-Mueller et de mes dessins ».
Silvia Bächli fait ainsi dialoguer seize gouaches sur papier de sa main avec 160 objets qu’elle a choisis dans les réserves du musée Barbier-Mueller. Les formes claires, simples et épurées de ces masques, statuettes, vases et boucliers, qui répondent à ses œuvres, l’ont interpellée. Cette rencontre esthétique se veut le support d’une réflexion sur la forme mais aussi le statut et la fonction attribués aux œuvres ou aux objets d’art, qu’ils soient arts « lointains » ou « proches », dès lors qu’ils sont collectionnés et exposés dans un musée.