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Le texte soumis aux Suisses est un contre-projet à une initiative populaire de l'Union suisse des paysans (USP) visant à renforcer l'approvisionnement avec des denrées issues d'une production suisse durable et diversifiée.
L'importance de la sécurité alimentaire n'était guère contestée, mais les Chambres ont estimé l'initiative peu claire et trop centrée sur la production nationale. Elles s'y sont opposées et ont concocté l'article soumis au peuple et aux cantons. Satisfaite, l'USP a retiré son initiative et fait campagne pour le oui.
Avec le Conseil fédéral, les associations environnementales et l'industrie agroalimentaire, tous les partis siégeant au Parlement prônent un oui. L'UDF est le seul parti à recommander le non pour ne pas sacrifier l'agriculture suisse au commerce international.
Du champ à l'assiette
L'article proposé est un concept global qui prend en compte toute la chaîne de production des denrées alimentaires, du champ à l'assiette. Il inclut cinq piliers nécessaires pour assurer la sécurité de l'approvisionnement alimentaire et ne devrait guère nécessiter de changements de loi.
Le texte prévoit que la Confédération crée les conditions pour préserver les bases de production agricole, notamment les terres cultivables, l'eau et le savoir-faire. Berne devra aussi veiller à une production adaptée aux conditions locales en utilisant les ressources naturelles de manière efficiente.
Contribuer au développement durable et réduire le gaspillage
L'agriculture et le secteur agroalimentaire devront répondre aux exigences du marché. Les relations commerciales transfrontalières devront contribuer au développement durable du secteur.
L'utilisation des denrées alimentaires devra enfin préserver les ressources. Il s'agit notamment de réduire le gaspillage alors que près d'un tiers des aliments finissent à la poubelle en Suisse.
En matière de commerce, le but n'est pas d'exposer l'agriculture helvétique à une concurrence plus vive. Les marchés sont déjà ouverts et le système fonctionne, a assuré le Conseil fédéral à l'adresse des paysans.
ats/boi
Deux autres initiatives en suspens
Le Conseil fédéral s'y oppose comme à l'initiative "souveraineté alimentaire" d'Uniterre qui vise à renforcer le rôle d'une agriculture écologique et des petits paysans en interdisant notamment les OGM.
Le peuple devra donc certainement