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Le Canada a vécu plusieurs jours au-dessus de 45°C, avec un maximum à 49°C. Le Nord-Ouest des Etats-Unis, ainsi que l’Est des Etats-Unis subissent aussi des chaleurs record. La Sibérie subit aussi des chaleurs record.
Je me souviens que j’ai vécu une température de 44°C à Delhi. J’étais fatiguée, somnolente, vraiment diminuée physiquement et probablement mentalement aussi. Je pensais que les conséquences pourraient être bien plus graves, mais les Canadiens semblent supporter assez bien cette vague de chaleur. Des lieux climatisés ont été mis en place et certains se terrent apparemment dans leurs caves. Cependant, des centaines de morts soudaines ont été rapportées, et la ville de Lytton a brûlé, envahie par un incendie de forêt, peu de temps après l’évacuation de ses habitants. Les policiers canadiens ont déclaré qu’ils ont été appelés pour plus de 50 décès subits en une journée, contre 2 ou 3 habituellement. Selon les déclarations d’officiels canadiens, le nombre de 486 décès pourrait augmenter dans les jours suivants, et les secours sont débordés.
Cette canicule extrême dépasse de plusieurs degrés les records de chaleur de ce pays assez froid, ainsi que les prévisions de températures du GIEC qui tiennent compte du réchauffement climatique. Le climatologue Martin Beniston , ancien vice-président du GIEC, a déclaré à la télévision suisse que la vague de chaleur se produisait bien plus vite que sa version du rapport ne le prévoyait et que des vagues de chaleur similaires et même plus importantes suivront (rts).
Un autre climatologue climatologue Canadien tire des conclusions similaires (cbc.ca).
Ce changement énorme du climat Canadien a aussi des nombreuses conséquences sur les écosystèmes, les glaces par exemple fondent extrêmement vite, les rivières débordent, et les forêts brûlent dans d’immenses incendies. Ceux-ci déclenchent des éclairs qui allument d’autres brasiers.
La chaleur affecte aussi l’agriculture, les cultures de blé et de colza, dont les prix dans le commerce international sont montés ces dernières semaines. Ils étaient déjà élevés au printemps. La récolte de blé américaine devrait atteindre seulement un cinquième des prévisions et la situation est encore plus grave pour le colza (cbc.ca).
Nous ne savons pas où, ni si ce sera cette année, l’année prochaine ou dans deux ans mais des vagues de chaleur très importantes frapperont encore, et encore. Un jour, elles dépasseront les limites de résistance du corps humain. Diverses autres catastrophes s’aggraveront aussi, et la production alimentaire sera mise à mal. Nos vies devront de plus en plus hasardeuses.
Nous devons tous nous préparer à ces éventualités, et prévoir des solutions pour éviter les grosses chaleurs, telles des abris. Dans l’urgence, les bureaux climatisés pourraient éventuellement être ouverts au public, à plus long terme il faut construire des abris, peut-être souterrains et / ou installer des climatiseurs. Des tels appareils devraient être raisonnables et pas trop polluants. Ils pourraient se mettre en marche à partir d’un seuil de 30°C ou de 35°C, pour éviter que leur utilisation n’aggrave le problème climatique.
Il faudrait surtout prendre des mesures énergiques pour limiter le réchauffement climatique et ses dégâts. Nous pouvons décroître les émissions rapidement, les études consécutives au confinement 2020 ont montré que l’arrêt immédiat des voitures et surtout des avions est une solution possible, sans trop d’effets secondaires négatifs.
Je conseille toujours d’arrêter la plupart des constructions, car les bâtiments prévus ne sont pas adaptés à l’avenir qu’ils devront affronter.
Enfin, cette vague de chaleur pose la question de la fiabilité des modèles du GIEC. Elle semble les dépasser, le réchauffement serait-il alors plus rapide que prévu? Les conséquences prévues pour 2100 arriveront-elles bientôt? Atteindront-elles des niveaux plus graves, tels que des températures mortelles ou la destruction de nos villes? Le réchauffement est-il passé en mode abrupt? Sommes-nous en danger immédiat?
Je crois que les climatologues doivent intégrer ces événements à leur modèles et leurs prévisions futures pourraient être plus alarmantes, mais plus réalistes. En tout cas, je crois qu’il nous faut des abris et des bâtiments solides, des murs anti-marée très hauts et des réserves de nourriture.
Addendum le 4 juillet: Cette étude de Sonia Seneviratne de l’ETHZ calcule une assez forte probabilité de vagues de chaleur dans le réchauffement tel que prévu par le GIEC , c’est peut-être dans les figures supplémentaires. Cela m’avait surpris à l’époque, des vagues de chaleur telles que celle de 2018 et même plus fortes apparaissaient comme tout à fait possibles. Publication:
Elles pourraient modifier le cours du réchauffement, en faisant fondre les glaces, le permafrost et en provoquant des feux de forêt.
Je dois dire que je suis stupéfaite par des commentaires du style ‘inventions apocalyptiques’. Il a fait 49.5°C au Canada. C’est incroyable, et c’est déjà apocalyptique. Mes soi-disantes inventions sont généralement la liste d’événements récents. Ils sont si surprenants que j’ai de la peine à y croire moi-même, mais c’est la réalité. Les scientifiques nous disent que ces vagues de chaleur, et des plus importantes, se produiront encore.
Image de couverture Gerd Altmann; images de Pixabay
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