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L'Union syndicale suisse (USS) lance une nouvelle campagne en faveur des salaires minimaux. Sont visés les secteurs de l'hôtellerie/restauration, mais aussi des transports routiers et de l'industrie.
En Suisse, environ 11% des salaires sont inférieurs à 3500 francs et 20% des salariés gagnent moins de 4000 francs, a indiqué mardi l'organisation faîtière des syndicats suisses. L'USS estime donc que les salaires insuffisants restent un grave problème.
Dix ans après une première campagne pour des salaires minimaux à 3000 francs, l'USS élève la barre. Renchérissement oblige, elle demande des salaires minimaux de 3500 francs par mois et de 4500 francs pour les personnes ayant une formation professionnelle. L'USS demande aussi qu'il n'y ait pas de salaires horaires inférieurs à 20 francs.
D'après l'USS, la première campagne a permis d'améliorer la situation dans l'hôtellerie/restauration ou le commerce de détail. Les conventions collectives de travail constituent l'outil le plus adapté pour négocier des hausses de salaire. Directeur de l'Union patronale suisse, Thomas Daum estime lui que les hausses doivent être négociées par branche ou par entreprise.
De manière générale, la proportion de salariés touchant moins de 3000 francs a passé de 8,9% en 1998 à 3,7% en 2006. La situation des femmes s'est améliorée, mais elle n'est toujours pas satisfaisante, selon l'USS.