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LES 4 NGIL ET AMBAM
LES 4 MASQUES DU NGIL DE LA CHEFFERIE D'AMBAM
Ces quatre masques ne peuvent être considérés isolément et sont indissociables , ils sont les parties d'un ensemble, ils étaient portés par les membres de l'équipe chargée d'appliquer les sentences. Cet ensemble démontre, d'une manière évidente, que l'application de la justice ne pouvait se faire qu'à l'aide d'un bras armé fort composé d'une équipe, et non pas d'une seule personne; ceci pour des raisons pratiques. Cette règle actuelle, valable dans le monde entier, s'appliquait aussi dans l'Afrique centrale des 19ème et 20ème siècles (ce que démontre cet ensemble de masques).
Admettre que l'application de la justice était le fait d'une équipe, c'est aussi reconnaître son identité face aux justiciables qui la percevaient aisément grâce aux caractéristiques communes à l'ensemble des masques.
Lorsque les membres du Ngi partent pour leurs expéditions nocturnes, Omoge marche en tête en soufflant dans un bambou, Amwam Ondo ferme la marche, tenant un crâne (représente l'ancêtre); Omoge dépiste les acteurs du mal, Amwam les tue; entre les deux marchent les initiés de moindre importance tenant les os longs, leurs armes. Il arrive qu'un troisième initié chevronné prenne place au milieu de la troupe. (texte de Paulin Nguema-Obam du livre Fang du Gabon, les tambours de la tradition, page 98).
La confrérie du Ngi comprenait 5 classes d'initiés: le maître, Omoge, Amwam Ondo, les initiés de moindre importance, et un troisième initié chevronné.
Le masque (en bas à droite) sur lequel on peut remarquer un losange au milieu du front comporte de nombreux points communs avec celui décrit par Ferdinand Grébert en page 270 des DOCUMENTS