Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06949.jsonl.gz/851

Religions: statistiques en Suisse
Dernière modification le 22 mars 2022
Les statistiques officielles produites par l’Office fédéral des statistiques (OFS) permettent de d’avoir une idée générale du paysage religieux en Suisse :
Disparition des croyances religieuses ?
Dans le graphique de 2022, les groupes confessionnels les plus importants (parmi la population résidente permanente âgée de 15 ans ou plus) sont : l’Eglise catholique romaine (34%) et l’Eglise réformée évangélique (22%), puis viennent les autres communautés chrétiennes (5,8%) et les communautés musulmanes ou issues de l’Islam (5,4 %). Les communautés hindouistes comptent pour 0,6 %, les communautés bouddhistes pour 0,5 % et les communautés juives pour 0,2 %.
Et puis, 31% des personnes ayant répondu se sont identifiées avec la catégorie « sans appartenance religieuse ». Cela ne veut pas dire que ces personnes n’ont pas de croyances, ni de pratiques, ni reçu une éducation religieuse, cela signifie qu’ils ne se reconnaissent pas dans les dénominations proposées, et ce, pour plusieurs raisons :
- Certain∙e∙s ont quitté une religion transmise par leurs parents,
- D’autres ont des croyances diverses,
- D’autres encore ne se sentent pas concernées par la question religieuse.
On peut déduire que derrière la catégorie « sans appartenance religieuse » se cachent des réalités variées.
On peut difficilement parler de « disparition » des croyances religieuses, mais bien plutôt de pluralisation et d’individualisation de croyances religieuses.
Les statistiques donnent une vision d’ensemble du panorama religieux à partir d’un petit échantillon de la population. Et l’on n’a pas accès à ce que vivent les personnes interrogées (la personne qui répond peut comprendre la question différemment, ou alors elle aimerait nuancer sa réponse, mais ne le peut pas, à cause du questionnaire standardisé). Par exemple, se définir dans cette enquête comme « catholique » peut impliquer des réalités de pratiques religieuses très différentes: la personne est baptisée, mais ne prie pas, ni ne se rend à l’église – alors qu’une autre personne très fervente et qui participe à des pèlerinages choisira aussi de cocher la case « catholique »).
Le paysage religieux en Suisse
Ces dernières années, le paysage religieux en Suisse s’est diversifié. Jusque dans les années 1970, la grande majorité des habitant-e-s se déclaraient catholique ou réformé-e. Ces communautés étaient également territorialisées, c’est-à-dire que certaines régions étaient soit majoritairement catholiques (Fribourg, Valais), soit majoritairement protestantes (Vaud, Neuchâtel). Si le canton de Genève abritait presque autant de protestant-e-s que de catholiques, ces deux communautés se côtoyaient finalement assez peu, et les mariages mixtes (entre protestants et catholiques) étaient encore mal perçus.
Cette réalité historique explique certaines particularités régionales : dans le canton de Vaud, l’Église réformée et l’Église catholique sont financées par l’État, car reconnus de droit public, tandis qu’à Genève, l’État et les Églises sont presque totalement séparés : les Églises catholique et réformée sont financièrement indépendantes, hormis pour l’entretien des bâtiments-églises qui font partie du patrimoine immobilier du canton.
Aujourd’hui, le paysage religieux en Suisse s’est donc fortement pluralisé. Il n’existe pas de groupe religieux fortement majoritaire, mais cela dépend souvent des régions. Dans les villes, le pluralisme religieux est souvent plus marqué qu’à la campagne. Le rôle historique des Églises catholique et réformée dans notre société est toutefois indéniable, sans qu’on ne s’en rende toujours compte : cette transmission s’inscrit dans l’architecture, dans les fêtes, dans des valeurs partagée, …
Pour aller plus loin :
Le site web de l'Office fédéral de la statistique.
Marzi, E. Knobel, B., Becci, I., Zurbuchen, A., Berthet, C. (2020) Credo. Une cartographie de la diversité religieuse vaudoise, Antipodes.
Articles en lienvoir plus
Islam
Fondateur et origine Muhammad, "le loué", n'est pas le fondateur, mais le prophète de l'islam, l'envoyé de Dieu. Il a vécu à La Mecque de 570 à 622 de l'ère chrétienne, puis jusqu…
Hindouisme
Fondateur et origine L'hindouisme n'a pas de fondateur; son origine remonte aux sages inspirés de tribus indo-aryennes installées dans le nord de l'Inde il y a plus de 3000 ans. L…
Christianisme
Fondateur et origine D'origine juive, Jésus de Nazareth a prêché l’amour dans le Royaume de Dieu et guéri des malades au début de l'ère chrétienne. Les chrétien·ne·s reconnaissent…
Bouddhisme
Fondateur et origine Le Bouddha Shâkyamuni, aussi appelé Siddharta Gautama, a vécu au Nord de l'Inde entre le 6ème et le 5ème siècle avant l'ère chrétienne. Après une vie princièr…
Religion, spiritualité, ésotérisme : de quoi parle-t-on?
Les religions Les religions sont des systèmes de croyances, vécus en communauté ou en assemblée, organisées et institutionnelles. Celles et ceux qui se reconnaissent dans une reli…
Judaïsme
Fondateur et origine Les trois patriarches: Abraham, Isaac et Jacob sont les pères du peuple d'Israël. Treize siècles avant l'ère chrétienne, Moïse reçoit la Torah (les premiers l…
Questions sur ce thèmevoir plus
Prier pour quelqu'un
Bonjour, ma maman a eu "la brillante idée" de me dire, pourquoi t’expliquerai pas ton problème à un prêtre peut-être qu’il pourrait t’aider à voir les choses différemment. Chose…
Je me sens impressionnée devant un curé
Bonjour, j'ai une question un peu bizarre.. voilà, j'étais à l'église avec mon père et on va vu le curé qui avait fait a l'époque la cérémonie de ma communion étant plus jeune.Ca …
Préparation de mariage
Comment puis-je éduquer le clergé sur l'importance d'intégrer la psychothérapie et le conseil biblique dans le conseil prénuptial.