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Comme vous le savez peut-être, les implants mammaires sont parfois placés devant la couche de muscle pectoral chez certaines patientes, et derrière cette couche chez d'autres. Le choix dépend en grande partie de la constitution de la patiente et de la volonté de donner au résultat final un aspect aussi naturel que possible.
Chez les femmes au physique féminin ou assez galbé, l'implant est souvent placé entre la glande mammaire et le muscle pectoral - juste derrière le muscle, pour être exact. C'est la place naturelle du sein et toute visibilité potentielle des contours de l'implant mammaire est éliminée par le tissu naturel généreux qui le recouvre.
Toutefois, chez les femmes plutôt minces, il est désormais courant de placer l'implant mammaire derrière le muscle pectoral, ce qui permet d'obtenir un lissage visuel supplémentaire et de s'assurer que les contours de l'implant restent invisibles, notamment dans la zone du décolleté, à la vue comme au toucher.
D'autres facteurs sont parfois pris en considération et la décision finale doit être prise en consultation avec votre chirurgien esthétique.
Les patientes s'interrogent souvent sur les différentes voies utilisées pour mettre les implants en place et se demandent si la cicatrice est un élément inévitable de l'intervention. Bien qu'une petite cicatrice puisse subsister après l'opération, un chirurgien expert est un élément important de l'équation. Un autre facteur est la voie d'accès, avec trois voies courantes actuellement utilisées. L'insertion peut se faire par
1. une incision dans le pli naturel sous le sein
2. une incision dans l'aisselle (méthode axillaire)
3. une incision semi-circulaire au niveau du bord inférieur du mamelon.
La première méthode est la plus fréquemment utilisée, le chirurgien faisant glisser l'implant au-dessus ou au-dessous du muscle pectoral par une petite ouverture sous le sein. Cette technique présente l'avantage supplémentaire que toutes les interventions et modifications ultérieures peuvent également être effectuées par la même cicatrice presque invisible.
L'accès par l'aisselle est considéré comme une méthode particulièrement élégante, car elle ne laisse aucune cicatrice visible dans la zone du sein. Elle est techniquement plus exigeante et nécessite plus d'expérience de la part du chirurgien que la première méthode, ce qui explique que de nombreux chirurgiens plasticiens préfèrent ne pas proposer cette technique. En revanche, le résultat esthétique absolument remarquable et la dissimulation astucieuse des cicatrices visibles sont très appréciés des patientes, et c'est la raison pour laquelle un tiers des opérations d'augmentation mammaire réalisées dans notre clinique font appel à cette approche. Son seul inconvénient est que les éventuels traitements ou modifications ultérieurs ne peuvent pas être effectués par le même accès axillaire, mais de telles interventions ne sont de toute façon nécessaires que dans les cas les plus rares.
L'accès par le mamelon (périaréolaire) consiste à placer l'implant, sorte de sachet remplissable vide au moment de l'insertion, par une incision en forme de croissant à la base de l'aréole. Cette méthode n'est plus utilisée dans notre clinique depuis plus de dix ans, depuis que les implants en gel de silicone de dernière génération, plus fiables et cohésifs, sont devenus la norme dans notre profession. Les implants de la génération précédente étaient insérés vides à l'intérieur du sein puis remplis de solution saline, le tout à travers une incision aréolaire relativement petite, mais ces implants ne sont plus utilisés aujourd'hui en Suisse. Leur fiabilité n'était pas optimale, les fuites et la perte de volume étant des problèmes assez fréquents.