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L’autophagie est un mécanisme crucial pour comprendre le renouvellement des cellules et la réponse du corps à la faim et aux infections. Une cellule endommagée s’auto-digère, voire s’autodétruit, pour être recyclée et protéger l’organisme.
L’autophagie ou autolyse est un mécanisme crucial assez récemment scientifiquement décrit pour comprendre le renouvellement des cellules et la réponse du corps à la faim et aux infections. Une cellule endommagée s’auto-digère, voire s’autodétruit, pour être recyclée et protéger l’organisme.
Le prix Nobel de physiologie et de médecine 2016 a été attribué au Professeur Yoshinori Ohsumi, biologiste japonais de l’Institut de technologie de Tokyo, pour ses travaux précurseurs sur les mécanismes de l’autophagie.
L’autophagie n’en est pas à son premier Nobel, le biochimiste belge Christian de Duve a été couronné par ce prix en 1974 pour sa découverte du lysosome. Mais il a fallu attendre les travaux du professeur japonais pour comprendre les étapes de l’autonettoyage de la cellule.
Le mot « autophagie » signifie « se manger soi-même », le terme « autolyse » signifie « se dissoudre soi-même ». Ces deux termes sont utilisés indifféremment pour désigner le même phénomène.
L’autophagie est surtout un procédé de régulation, qui fonctionne via une sorte de digestion des éléments non-essentiels des cellules endommagées.
L’autophagie est un mécanisme naturel qui consiste en la dégradation partielle du contenu de la cellule (appelé cytoplasme) par la cellule elle-même. C’est un nettoyage des déchets qui sont accumulés dans des lysosomes (structures en forme de sacs) qui fusionnent avec d’autres contenant des enzymes digestives, ayant pour effet de détruire ces détritus.
Lors d’un stress, comme le manque de nourriture ou des efforts intenses, les cellules peuvent recycler des structures cellulaires endommagées en molécules utilisables pour leur métabolisme. Elles vont générer de l’énergie en utilisant leurs déchets.
Quand une cellule vient à manquer de nutriments, elle s’adapte en dégradant des éléments intracellulaires afin de produire ceux nécessaires à ses fonctions vitales. Quand elle est infectée ou cancéreuse, cette cellule peut de la même manière éliminer ses constituants défectueux ou potentiellement toxiques, voire s’autodétruire, afin de protéger l’organisme entier. Pour ce faire, elle « s’auto-digère » par ce processus nommé autophagie. Ce mécanisme est impliqué dans plusieurs pathologies: cancers, maladies neurologiques et infectieuses.
En se nourrissant de lui-même, le corps procède à un véritable décrassage et recyclage et se régénère en éliminant ses structures usées.
D’un point de vue biologique, l’autophagie débute par la formation d’un petit sac, ou vacuole, dans le cytoplasme de la cellule. Ce vacuole, appelé autophagosome, se forme autour de molécules ou de structures cellulaires endommagées. Une fois formé, l’autophagosome transporte sa cargaison vers un autre compartiment vésiculaire de recyclage – un lysosome – qui contient des enzymes et des molécules capable de lyser (dégrader) ces déchets en briques élémentaires comme des acides aminés, des acides gras, des sucres simples, etc… Ces éléments peuvent ensuite être utilisés par la cellule pour son métabolisme en permettant de fournir rapidement divers matériaux de base à la cellule, ainsi que du carburant contribuant à sa survie.
Les cellules sont capables de régénérer leurs parties abîmées ou usées par le temps.
L’autophagie reste une réponse cellulaire primordiale au manque de nourriture. Elle est stimulée par des hormones comme le glucagon qui mobilisent les réserves de l’organisme. Mais il est clair que la nécessité de se sustenter ne suffit pas à expliquer le renouvellement continuel et intense des constituants des cellules qui, la plupart du temps, sont abondamment nourries. Grâce au renouvellement, les cellules remplacent sans cesse leurs constituants par d’autres nouvellement synthétisés et réalisent ainsi quelque chose de très proche de la jeunesse éternelle.
Le jeûne intermittent favorise et accélère ce processus d’autophagie et le renouvellement des cellules endommagées, la création de nouveaux neurones, de nouvelles synapses, régénérant et développant le cerveau et donc les facultés cognitives.
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