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La Suisse dispose déjà d'un bon mécanisme de lutte contre le blanchiment d'argent. Cela a justement été confirmé par la dernière évaluation par pays réalisée par la Financial Action Task Force (FATF). Néanmoins, il est logique de mettre à jour la loi sur le blanchiment d'argent afin de faire correspondre certains points avec les normes internationales. Cette conformité internationale est essentielle pour la place financière suisse, mais aussi pour la réputation internationale de la Suisse. La révision doit toutefois être équilibrée et adaptée aux réalités helvétiques. Il convient d'éviter les corrections excessives. Après que le Conseil des États a supprimé de la révision la surveillance des « conseillers », ces exigences auraient été satisfaites selon le PLR.
Un renvoi nécessaire
Un compromis rassemblant une majorité n’a malheureusement pas pu être trouvé sur cette question au sein de la commission chargée de l’examen préalable. Les partis aux bords de l’échiquier politique ont campé sur leurs positions. Au Conseil national, la loi sur le blanchiment d'argent a donc menacé d'échouer en raison d'une alliance contre-nature. Cependant, grâce à un fort engagement du PLR, il a finalement été possible de renvoyer le projet de loi à la commission pour réexamen, au lieu d’un simple rejet. En outre, ce renvoi est une meilleure solution que de laisser le projet tout entier échouer. Comme de nouvelles variantes sont maintenant proposées, il y a de bonnes chances que des solutions viables puissent être trouvées au sein de la commission. Pour le PLR, il est clair que la loi sur le blanchiment d'argent est trop importante pour ne pas prendre ce temps pour une consultation supplémentaire. Nous nous engagerons au sein de la commission pour une révision équilibrée dans l'intérêt de la Suisse et de la lutte contre le blanchiment d'argent.
Christa Markwalder, conseillère nationale BE