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Le camp prodémocratie n'est pas parvenu à récupérer un de ses sièges remis en jeu dimanche lors d'une législative partielle. La mouvance pro-Pékin est elle parvenue à consolider sa majorité, ont annoncé lundi les autorités.
Ce scrutin avait été organisé du fait de la disqualification de députés qui avaient prononcé des discours protestataires en prêtant serment au début de leurs mandats en 2016.
La Chine a considérablement durci le ton contre toute forme de contestation de sa souveraineté sur l'ancienne colonie britannique. Certaines candidatures de modérés prônant juste "l'autodétermination" ont été interdites.
En 2016, Pékin avait obtenu la disqualification de six députés qui avaient volontairement écorché leur prestation de serment. Certains étaient des vétérans du combat pour la démocratie à Hong Kong, d'autres des membres d'une nouvelle mouvance radicale demandant l'indépendance.
Pas de pouvoir de veto
Le camp prodémocratie n'est pas parvenu dimanche à remporter un siège de la circonscription de Kowloon West qui était remis en jeu, selon les résultats annoncés lundi au petit matin. Ce qui fait que l'opposition demeure avec 26 sièges sur 70 au Conseil législatif (Legco) et ne retrouve pas le pouvoir de veto sur certains textes qu'elle avait perdu du fait des disqualifications.
Le siège de Kowloon West avait en 2016 été remporté par Lau Siu Lai, qui avait ensuité été disqualifiée. Les autorités électorales lui avaient interdit en octobre de briguer à nouveau un mandat dans cette circonscription.
Dimanche, l'ancien député Lee Cheuk-yan, un vétéran du combat pour la démocratie, a donc été battu dans les urnes par la candidate pro-Pékin Rebecca Chan. L'ancienne journaliste s'était attirée des critiques quand elle exerçait pour avoir refusé d'interviewer des partisans de l'indépendance hongkongaise afin de ne pas leur donner de tribune.
Recul des libertés
En mars, lors de précédentes élections partielles, le camp pro-démocratie n'était parvenu à récupérer que deux sièges sur les quatre alors remis en jeu.
En vertu du principe "Un pays, deux systèmes" qui a présidé à sa rétrocession par la Grande-Bretagne en 1997, Hong Kong jouit sur le papier de droits, dont la liberté d'expression, inconnus dans le reste de la Chine.
Mais nombreux sont ceux qui perçoivent une emprise de plus en plus marquée du gouvernement chinois central sur les affaires hongkongaises, et un recul de l'espace de liberté.