Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07119.jsonl.gz/701

L’entorse de la cheville est une cause fréquente de consultation de traumatologie au cabinet de médecine de premier recours. Diverses stratégies de prise en charge ont été développées mais le traitement optimal reste débattu. Dans cette étude randomisée contrôlée, il s’agissait de comparer une prise en charge active comprenant des exercices de rééducation instaurés précocement (dans la première semaine) après entorse de la cheville de stade I à II, par rapport à une approche conservatrice (repos, glace, contention, élévation). Globalement, l’amélioration fonctionnelle subjective était en faveur du groupe «exercice» sur les quatre premières semaines (p = 0,0077) et statistiquement significative les deux premières semaines d’observation. En outre, le groupe «exercice», à une semaine, était significativement plus actif (temps de marche (p = 0,029), nombre de pas (p = 0,021) et temps passé dans une activité physique de degré léger (p = 0,047)). Dans les deux groupes, l’évolution des douleurs au repos, de l’activité et de l’œdème étaient similaires sur le mois d’observation. Par ailleurs, le nombre de récidives d’entorse et le pronostic fonctionnel à quatre mois étaient identiques.
Commentaire : Cette étude plaide pour la rééducation précoce après entorse mineure de la cheville afin de récupérer rapidement une fonctionnalité articulaire. Elle ne précise pas la place des différents moyens de contention. Il est bon de rappeler que les orthopédistes proposent d’immobiliser les entorses de stade II et III par une attelle jambière plâtrée durant dix jours avant de commencer une rééducation, car l‘évolution clinique est meilleure par rapport aux contentions moins stables. Mobilisation précoce dans l’entorse de stade I ? Oui, mais qu’en est-il de l’entorse de stade II ?