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Le Brown-Out, le nouveau fléau
Après le burn-out, qui correspond à un état d’épuisement physique, mental et émotionnel résultant de situations de travail trop exigeantes ; après le bore-out qui exprime, quant à lui, l’ennui dû à une sous-charge de travail et qui finit par lessiver le collaborateur, une autre notion apparaît: le brown-out.
Lors d’un brown-out, le salarié a l’impression que son travail est inutile. Il doute de l’intérêt de celui-ci et de ses capacités à le réaliser correctement. Incapable de replacer ses tâches dans un ensemble cohérent et qui fait du sens, le salarié se désintéresse de la finalité de ses actions. Il perd toute conscience de participer à un projet commun.
Les personnes en brown-out travaillent alors sans réellement se préoccuper de la qualité de ce qu’elles produisent et démissionnent mentalement de leur poste.
La maladie du désengagement au travail
Il y a donc un véritable sentiment d’écartèlement entre le bénéfice retiré de son travail en termes de rémunération et le sentiment de mener des tâches contre-productives ou inutiles et vides de sens, le brown-out laisse ce dernier tout à fait alerte et capable, mais totalement démotivé et désengagé.
Quels sont les signaux?
- L’expression répétitive d’un sentiment d’absurdité ou d’inutilité,
- La perte d’attention dans la réalisation des travaux,
- La démotivation progressive marquée par une forme d’irritation ou d’apathie,
- La remise en question professionnelle et personnelle,
- La tentation de repli sur soi,
- La multiplication des absences.