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Communiqué de presse
Le Conseil des Etats se prononcera le 7 mars prochain sur un arrêt des négociations de l'accord de libre- échange agricole avec l'UE. L'Association suisse pour un secteur agroalimentaire fort appelle les membres du Conseil des Etats à suivre le Conseil national qui avait pris en 2011 la sage décision de stopper ce projet qui mettrait en péril l'agriculture et le secteur agroalimentaire suisse.
D'autres dossiers plus urgents et plus importants pour la Suisse
Le 1er février 2012, le Conseil fédéral a présenté sa stratégie en matière de relations bilatérales avec l'Union européenne. Il accorde, à juste titre, une priorité au dossier énergie et électricité. Un accord sur les produits agricoles et alimentaires ne se justifie pas au vu des dépenses pour l'alimentation. Jamais les Suisses n'ont dépensé aussi peu d'argent pour vivre qu'en 2012. Selon les dernières statistiques fédérales, une famille avec 2 enfants (soit quatre personnes) dépense en moyenne Frs 327.- par mois pour la nourriture, soit moins de 10% des dépenses du ménage. Les primes d'assurances ou, pour certaines familles, les frais de transports dépassent largement les dépenses alimentaires. Il est ainsi illusoire de penser pouvoir améliorer le budget des familles en ouvrant les frontières aux produits alimentaires. Cette mesure profiterait, une fois de plus, au commerce de détail qui a augmenté considérablement ses marges durant les 25 dernières années, au cours desquelles les prix payés aux producteurs ont baissé de 25%.
Aucune pression internationale et des accords existants satisfaisants
A l'heure actuelle, il est important de rappeler qu'aucune pression internationale ne force la Suisse à conclure un accord de libre- échange agricole avec l'UE. La Suisse entretient d'excellentes relations commerciales avec l'UE et jouit d'une trentaine d'accords bilatéraux d'autres partenaires (états tiers). La Suisse couvre actuellement environ 50% de ses besoins en denrées alimentaires par des importations. Les frontières sont largement ouvertes et la Suisse n'est pas une île inaccessible, comme le font croire les promoteurs du libre- échange. Avec l'Union européenne, les accords bilatéraux en vigueur permettent le libre- marché des produits fromagers. En décembre 2011, un accord relatif à la reconnaissance mutuelle (Suisse- UE) des appellations d'origine protégées et des indications géographiques protégées est entré en vigueur. Les récents échanges entre les instances européennes et l'Association suisse pour un secteur agroalimentaire fort ont confirmé que les partenaires européens ne sont pas demandeurs d'un accord agricole et alimentaires. Leur préoccupation vise plutôt les questions institutionnelles en vue de faciliter les relations bilatérales existantes.
L'Association Suisse pour un secteur agroalimentaire fort appelle les membres du Conseil des Etats à exprimer la volonté politique de maintenir une production alimentaire diversifiée en Suisse. Cette production doit impérativement comprendre les céréales, les fruits et légumes, productions les plus menacées par un accord de libre- échange avec l'UE.
Renseignements:
Walter Willener, Président ASSAF-Suisse, Lausanne, 079 689 31 06
David Rüetschi, secrétaire général ASSAF-Suisse, Lausanne, 079 677 82 12