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Saint Credan d'Evesham est mort vers 780. Nous savons que Saint Credan, 8ième abbé de l'abbaye d'Evesham, gouverna durant le règne du roi Offa de Mercie (757-796) parce que son nom apparait dans plusieurs chartes du roi. Il faisait l'objet d'un culte actif avant l'arrivée des Normands, qui tinrent tout ce qui était Anglo-Saxon en suspicion. Les reliques de Credan et d'autres saints locaux d'Evesham furent livrées à la destruction par le feu en 1077. On rapporte qu'elle émergèrent intactes et durant la translation qui s'ensuivit, elles auraient brillé comme l'or. Les reliques de Credan et son tombeau résistèrent aussi aux dégâts lorsque le clocher de l'église s'effondra en 1207.
"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
19 août 2015
17 août 2015
Né vers 825, mort en 885. Fils unique d'un noble Scot. Après sa formation comme prêtre, il décida de mettre ses pas dans ceux des illustres saints Willibrord et Boniface, et partit prêcher l'évangile chez les Frisons et les Germains.
Il se présenta chez l'évêque responsable, saint Hunger (+ 851, fête le 8 novembre), qui fut évêque d'Utrecht entre 845 et 851.
En 847, il se serait dirigé vers ce même territoire que saint Willibrord avait exploré un demi siècle auparavant, dans le sud du Kennermeland, en Frise, donc à l'embourchure du Vieux Rhin en Mer du Nord. L'évêque l'envoya à Northgo, l'actuelle Noordwijk. Jeroen y aurait construit en 851 la première église, consacrée à saint Martin de Tours.
Le 16 août 856, des drakkars Vikings débarquèrent leurs troupes sur la plage de Noordwijk. Ils envahirent les environs, pillant les maisons, et firent prisonnier le prêtre Jeroen. Le lendemain. Le lendemain, leur chef voulut le forcer à offrir un sacrifice à leurs divinités, mais Jérôme refusa. Les Vikings étaient connus pour le plaisir qu'ils tiraient de voir leurs victimes avoir fort peur, surtout quand il s'agissait de notables qu'ils humiliaient. Le chef Viking fut cependant furieux de voir que rien ne marhcait et fit déchaîner la violence sur Jeroen pour le faire plier. Puis il ordonna à ses hommes de le massacrer. Après le départ des Vikings, des habitants du coin vinrent enterrer le corps et marquèrent l'emplacement avec des pierres.
Vers 950, un certain Notbodo eu 3 apparitions de saint Jeroen en songe, lui indiquant le lieu de sa sépulture, mais il n'osa rien faire.
Cependant, des chevaux furent volés dans le village. Tous les villageois partirent à leur recherche. Lors d'une des nuits de cette expédition, un des compatriotes de Notbodo eut un songe, dans lequel un vieil homme lui dit où il pourrait retrouver les chevaux. Néanmoins, il devait dire à Notbodo qu'il devait aussi creuser à l'endroit, car c'était le lieu qu'il lui avait indiqué en songe. Alors Notbodo n'osa plus refuser, on creusa à l'endroit indiqué et trouva des restes humains. Les pieux Frisons chargés de cette tâche reçurent une aide providentielle : ils trouvèrent au bord de la mer une civière qu’on avait abandonnée et s’en servirent pour transporter la sainte relique jusqu'à la nouvelle abbaye bénédictine d'Egmond. Ils furent placés aux côtés de ceux de saint Adalbert, fondateur de l'abbaye. A l'endroit où saint Jeroen avait été enterré, on éleva une église, qui a grandit au fil du temps.
Saint Jeroen est, avec saint Adelbert, le patron de Noordwijk et d'Egmond. Au Moyen-Age, saint Jérôme était aussi le saint patron des objets perdus, rôle qu'en Orient chrétien on attribue à saint Christophe.
[résumé de : W. van Hilten 'Noordwijk als bedevaartplaats' Reeks Op zoek naar het verleden. De Geschiedenis van Noordwijk. deel I, Noordwijk, Van der Meer, 1983 ISBN90-7079-601-5 pp:09-15]
Dans l'art, Saint Hiero est représenté en moine avec un faucon et une épée (Roeder). Il est invoqué pour retrouver les objets perdus (Roeder).
(images hétérodoxes)
Priez pour vous-mêmes, n'aspirez qu'après la miséricorde et la volonté de Dieu, que vous soyez dans ou hors de l'église, marchant, assis, ou couché, priez "Seigneur, prends pitié, que ce que TU pense soit fait, que TA volonté soit faite."
Saint Ambroise d'Optina
16 août 2015
L'Église surpasse tout autre groupe religieux christique par ses traditions (saint Nicolas Velimirovic)
L'Église Orthodoxe surpasse tous les autres groupes Chrétiens par la richesse de sa Tradition. Les Protestants ne veulent qu'adhérer à la Sainte Écriture. Mais même la sainte Écriture ne sait pas être interprétée sans la Tradition. L'Apôtre Paul lui-même commande : "Ainsi donc, frères, demeurez fermes; gardez les traditions que vous avez reçues de nous, soit oralement, soit par écrit" (2 Thessaloniciens 2,15). La tradition du prince Abgar, sans aucun doute, est une tradition apostolique, quand bien même les Apôtres ne le mentionnent pas dans leurs écrits. L'Apôtre Thaddée n'a rien écrit du tout, et alors, selon la pensée protestante, il n'a rien dit et n'a rien enseigné aux fidèles. Alors en quoi était-il un Apôtre du Christ?
Saint Jean Damascène mentionne la tradition du prince Abgar dans sa défense de la vénération des Icônes. Qu'elle est puissante et touchante, la lettre d'Abgar au Christ. Et puisqu'il écrivait qu'il avait entendu auparavant parler de Sa puissance miraculeuse, qu'Il guérissait les malades, et puisqu'il L'implorait de venir le voir et de le guérir, Abgar rajoute : "J'ai aussi entendu dire que les Juifs Te haïssaient et qu'ils préparaient quelque chose de mal contre Toi. J'ai une ville, pas grande, mais belle, et pleine de tout ce qui est bon : vient chez moi et vit avec moi dans ma ville, qui a de quoi nous fournir à nous deux en suffisance." Voilà ce qu'écrivait un prince païen pendant que les princes de Jérusalem préparaient la mise à mort du Seigneur, de Celui Qui aime l'humanité.
Saint Nicolas Velimirovitch, évêque d'Ochrid, Serbie (+ 05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des persécutions communistes, auteur du Sanctoral "Prologue d'Ochrid".