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Situation géographique
La Cordillère Blanche se situe entre 08° 30' - 10° 10' S, 77° 00' - 78° 00' W, dans le département de l'Ancash, au Pérou, à 400 km au nord de Lima.
Une région fragile et disputée
Au département de l'Ancash, au Pérou, la Cordillère
Blanche couvre une surface de 180 km de long et de 30 km de large. En 1975,
une grande partie du territoire a été
décrétée comme parc national d'Huascarán.
En 1977, elle a été reconnue comme "Réserve
de Biosphère" par le Programme sur l'Homme et
la Biosphère de l'UNESCO et en 1985, elle a été
inscrite sur la Liste du patrimoine mondial.
Différentes activités ont pris place à l'intérieur du parc et de la zone tampon comme l'agriculture traditionnelle, le pastoralisme, le tourisme, l'alpinisme et le développement minier. La co-habitation de ces activités n'est pas évidente due au manque d'espace et de ressource en eau dans un environnement de haute altitude dure et fragile. De plus, il faut aussi faire face aux risques naturels et au changement climatique.
L'imagerie satellite est une source d'information très précieuse pour l'évolution temporelle de l'occupation des sols. Elle permet de fournir un inventaire des paramètres clés pour la gestion des ressources et de l'habitabilité.
Le retrait glaciaire
La couche de glace de la Cordillère Blanche s'est réduite lentement depuis les années 70. Cette diminution se monte à 15% en 25 ans et est visible dans la région du glacier de Pasto Ruri. Si le réchauffement mondial et/ou le déséquilibre de précipitation continuent, les réserves en eau stockées sous forme de glace peuvent sérieusement diminuer: ces facteurs doivent être pris en considération dans la stratégie de la gestion des eaux qui va être implanter dans la région.
Une immense avalanche meurtrière
Les glaciers des Andes ont longtemps été exposés
aux avalanches qui ont causé des pertes de matériel considérable
et des milliers de victimes. Les événements de 1962 et de 1970,
provenant du sommet Nord de l'Huascarán, ont été particulièrement
mortels: le 31 mai 1970, un tremblement de terre d'une magnitude de 7.7 a
déclenché
une immense avalanche de 25 km de long et d'une vitesse de 280
km/h, anéantissant la cité de Yungay et faisant 18.000
morts. Les cicatrices sont encore visibles aujourd'hui.
Le retrait glaciaire a produit la formation de nombreux lacs peri-glaciaires, retenus seulement par des dépôts de moraines fragiles. Sujet à l'érosion, ces murs peuvent s'effondrer et provoquer des inondations: une autre crainte pour la population locale...
Les exploitations minières grandissantes
Récemment, deux grands projets d'exploitation ont été développés à proximité du parc national. L'augmentation de la population induit le besoin en eau et en électricité, sans parler de la construction des infrastructures. Les impacts à l'environnement sont visibles et sérieux: les résidus miniers, l'utilisation des lacs pour la production hydro-électrique, la déviation des rivières pour l'alimentation en eau.

Déchets des exploitations des années 70 et 80 à Callejón de Huaylas Valley
|L'impact de la mine d'Antamina sur le paysage original est clairement visible: réduction du lac, minerai et déversement de pierres, constructions et routes|
Quel futur ?
Beaucoup d'éléments doivent être pris en considération pour la gestion de la Cordillère Blanche: les touristes au nombre grandissant, les ressources minérales pas totalement encore développées, un terrain géologiquement actif, un environnement dangereux, et une population indigène avec leur droit de vivre de/aux dépens des ressources naturelles, sans parler des retraits glaciaires liés au changement climatique.

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Etude réalisée par: Walter Silverio, Université de Geneva