Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07108.jsonl.gz/213

Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Dans une suite d'ouvrages, William Pitt, Wellington, le Siècle de Victoria, Winston Churchill et l'Angleterre du XXe siècle, M. Jacques Chastenet, grand connaisseur des choses d'Outre-Manche, a brossé le tableau de l'évolution de la Grande-Bretagne entre la fin du XVIIIe siècle et le milieu du XXe. Le voici qui, sous le titre l'Angleterre d'aujourd'hui, nous donne une fresque d'immédiate actualité. L'ouvrage commence par un résumé de l'histoire politique anglaise pendant les vingt dernières années jusques et y compris les débuts du ministère Harold Wilson. Suivent une série de chapitres consacrés à l'aspect physique de la Grande-Bretagne contemporaine, à ses difficultés économiques, aux changements récents manifestés dans les moeurs et coutumes, dans le comportement de la jeunesse, dans les rapports entre les sexes, dans l'éducation, dans la pratique religieuse, dans la conception des relations internationales et du Commonwealth, etc. Pour finir, l'auteur nous donne un aperçu panoramique du mouvement intellectuel, littéraire et artistique. Nous connaissons mal l'Angleterre d'aujourd'hui. La représentation que les Français se font de leurs voisins est le plus souvent conventionnelle et en tout cas dépassée. Le chapeau melon, le parapluie roulé, l'oeillet à la boutonnière, le flegme et le goût de la litote sont assurément la marque d'un certain nombre de Britanniques ; mais ils n'existent qu'en minorité décroissante et la grande majorité ne leur ressemble pas. Le livre de M. Jacques Chastenet, livre documenté, complet, en même temps vivant, de lecture facile et semé de touches piquantes, aidera sans doute à modifier quelques-unes des idées toutes faites ayant cours en France au sujet des Anglais : il aidera aussi à mesurer l'étendue de l'effort qu'il leur faut poursuivre, non pas certes pour retrouver une primauté à jamais perdue, mais pour s'adapter à l'univers contemporain et s'y assurer une Place honorable. Les souvenirs du passé et, plus encore, le souci de l'avenir, commandent une bonne entente entre les Anglais et nous. Puisse l'Angleterre d'aujourd'hui contribuer à dissiper des malentendus nés surtout de l'ignorance.
1837 : Victoria, princesse adolescente, monte sur le trône d'Angleterre. 1851 : la reine inaugure - au Crystal Palace de Londres - la première Exposition universelle. Ces deux dates sont des symboles. Ils jalonnent ce que les historiens appellent "la première période victorienne", une époque qui verra la vieille Angleterre devenir une civilisation industrielle, les coaches faire place aux chemins de fer. Au cours de ces quatorze années, la Grande-Bretagne va trouver une structure qui se prolongera dans un conservatisme rigoureux. Tout va se transformer, depuis le vocabulaire (apparition du gentleman) jusqu'à la misère (la plèbe des campagnes fournissant le prolétariat des villes). C'est le moment où un pays change de visage ; où, à côté des derniers grands seigneurs, s'enrichit une bourgeoisie aussi prétentieuse que son mobilier, où Karl Marx rédige Le manifeste, tandis que Dickens prend le relais de Balzac : une société nouvelle se développe à l'ombre des manufactures. Jacques Chastenet nous propose de la suivre, à tous les échelons de sa transformation ; dans la rue, au Palais où le ménage Albert-Victoria incarne l'idéal d'un peuple industrieux, à l'usine où l'utilisation de la machine et la fondation des Trade Unions annoncent l'ère industrielle, au collège où l'on met au point les règles du jeu de rugby.
La vie de Manuel Godoy prince de la Paix, est un roman. Ce récit n'en est pas pour cela une vie romancée. La plupart de ces textes -divers inédits exceptés -ont déjà été publiés et on n'a eu d'autre prétention que celle de les mettre en oeuvre en tentant de les éclairer de quelques lueurs nouvelles. Godoy peut paraître en soi un assez médiocre héros. Il n'en a pas moins, pendant seize années-sauf une brève interruption- gouverné à peu près despotiquement l'Espagne et la plus grande partie de l'Amérique; il a excité la curiosité, sinon l'admiration, de Napoléon et il n'a pas laissé d'exercer une action sur le cours d'événements considérables. Et puis, derrière ce personnage qui, par certains côtés, semble émerger de la Comédie italienne, il y a une toile de fond peinte par Goya qui, elle, est coloriée de teintes violentes, avec des reflets de sang, avec aussi le chatoiement des mers lointaines baignant un monde nouveau.
Juriste, historien, théologien et sociologue, Jacques Ellul est le premier à avoir compris que le phénomène technicien est la clé de notre modernité. Penser globalement, agir localement : toute sa vie, Ellul aura été fidèle à cette maxime. Indifférent aux modes, cet esprit libre n'a pas hésité à penser à contre-courant pour conserver son intégrité.
Ce livre raconte l'itinéraire singulier du penseur à travers une série d'entretiens réalisés entre 1981 et 1994. Il offre un panorama complet des thèses d'Ellul à des lecteurs curieux mais ne sachant comment entrer dans son oeuvre colossale.