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Elle constate notamment que le pays ne parviendra à réduire ses émissions de CO2 que par des efforts concertés des milieux politiques, économiques et énergétiques. Le rapport montre également que le recours aux énergies renouvelables et à la cogénération, ou une restructuration du système des transports, ne permettront de réaliser que de manière limitée les objectifs prévus par le protocole de Kyoto en matière de réduction des gaz à effet de serre. Mais selon l'étude, "un changement de la politique actuelle relative au nucléaire entraînerait une réduction significative des émissions de CO2". Le rapport parle ici de la possibilité d'allonger la durée de vie des centrales nucléaires et éventuellement de procéder à de nouveaux investissements dans l'énergie nucléaire, ce qui permettrait de réduire les émissions de dioxyde de carbone de 15 à 25% d'ici 2030.
Pour ce qui est de la situation énergétique de la Belgique en 2030, le rapport constate aussi que la politique actuelle devrait se traduire par une "quasi-stabilisation" des émissions de CO2 pendant la période de 2000 à 2015. Mais les objectifs de diminution des émissions de gaz à effet de serre seraient manques de quelque 38% pour la période de 1990 à 2030. "Cette augmentation est principalement due au secteur transport et au développement des centrales au charbon dans le secteur électrique suite à la décision de fermer les centrales nucléaires", constate le rapport.
Source
H.R./C.P. d'après un communiqué du BFP du 6 avril 2004