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L'incontinence urinaire, dite aussi miction involontaire, touche environ 500'000 personnes en Suisse, dont une majorité de femmes. Elle se définit par toute fuite involontaire d'urine dont se plaint le ou la patiente et dont l'origine est souvent multifactorielle. Cette faiblesse de la vessie peut prendre diverses formes, dont parmi les plus fréquentes: l'incontinence de stress ou d'effort (effort physique, toux, rire, etc.), l'incontinence d'urgence (besoin immédiat d'uriner), l'incontinence par regorgement (lorsque la vessie n'est pas complètement vidée lors de la miction) ou l'incontinence réflexe (miction complète et involontaire).
Le plus souvent, ces différents types se combinent et l'on parle d'incontinence mixte.
Diagnostic
Le fait d'uriner plus de 6 à 8 fois par jour ou de devoir se lever la nuit peut représenter un symptôme de pathologie urinaire qu'il faudra dépister et traiter.
Pour déterminer et comprendre les causes d'une incontinence, il est important de consulter un médecin qui vous remettra pour préciser son diagnostic un calendrier mictionnel. Il s'agit d'un agenda journalier permettant de répertorier les événements mictionnels en fonction de la quantité de boissons prise et des activités quotidiennes. Le calendrier mictionnel est un miroir assez fidèle de l'activité ainsi que du comportement de la vessie et, de par sa simplicité, il est le premier pas dans le diagnostic d'un dysfonctionnement vésical.
Ce calendrier devra être complété par tranche de 24 heures en indiquant précisément :
- le volume de liquide absorbé
- le volume d'urine (à l'aide d'un récipient ad hoc)
- le caractère urgent de la miction
- l'importance des fuites urinaires
- l'heure du lever et du coucher