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Forests under stress: Understanding how species interact and adjust to climate change
2017 - 2021Finanziamento
Pour élucider l'importance des ajustements et des interactions des arbres dans un monde qui s'assèche et se réchauffe, l'étape suivante consiste à comprendre les mécanismes d'acclimatation et d'interaction entre les essences et à les relier aux modèles à l'échelle mondiale dans les conditions naturelles.
Dans ce projet, nous avons évalué les processus physiologiques par lesquels les arbres s'adaptent et interagissent entre eux dans le contexte du changement climatique, déterminé les conséquences de ces processus sur les réponses des forêts aux stress climatiques, et amélioré notre compréhension de ces effets sur le fonctionnement des forêts à grande échelle.
Pour atteindre ces objectifs, nous avons appliqué une approche multidisciplinaire en utilisant des analyses expérimentales et observationnelles de l'échelle de l'arbre à celle du continent.
- Didion-Gency et al. soulignent que l'intégration des interactions interspécifiques locales dans la recherche sur les impacts climatiques pourrait améliorer notre compréhension et nos prévisions de la dynamique des forêts.
- Grossiord et al.ont montré qu'une activité précoce induite par le réchauffement compense la réduction de la photosynthèse pendant les périodes sèches, mais uniquement pour les espèces relativement tolérantes à la sécheresse comme le chêne. Les prévisions actuelles des effets d'atténuation induits par le réchauffement grâce à l'absorption prolongée de carbone semblent incorrectes pour les espèces sensibles à la sécheresse comme le hêtre commun.
- Didion-Gency et al. ont constaté que la combinaison de conditions chaudes et sèches réduisait fortement la capacité des arbres à absorber du carbone. Toutefois, les interactions interspécifiques ont atténué les effets négatifs du climat extrême chez le chêne, soulignant ainsi la nécessité d'approfondir notre compréhension du rôle de la diversité des espèces dans le contexte du changement climatique.
- Dans Schoenbeck et al., nous avons montré pour la première fois que l'augmentation de la demande évaporative entraîne des dommages hydrauliques graves chez les arbres, même lorsque l'eau du sol n'est pas limitante, ce qui souligne son importance croissante dans les mécanismes de mortalité des plantes à l'avenir.
En outre, dans McDowell et al., Charlotte Grossiord a contribué à synthétiser les connaissances sur la mortalité des arbres liée à la sécheresse dans une atmosphère qui se réchauffe et s'assèche. Les auteurs soulignent que l'épuisement des réserves d'eau et de carbone des plantes est accéléré par l'augmentation de la demande évaporative, mais que l'augmentation du CO2 peut atténuer ces impacts.