Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07217.jsonl.gz/1090

Donald Trump a limogé James Comey au début mai (archives).
KEYSTONE/EPA/MICHAEL REYNOLDS/SHAWN THEW(sda-ats)
Le Secret Service, chargé notamment de la protection du président américain, a assuré lundi ne pas disposer d'enregistrements des conversations à la Maison-Blanche de Donald Trump et de l'ex-chef du FBI. Le président avait évoqué de possibles enregistrements.
L'assertion du service de protection des personnalités intervient en pleine passe d'armes entre le président républicain et James Comey sur l'affaire russe, qui parasite la présidence américaine.
L'ancien chef de la police fédérale a dénoncé les interférences du président dans l'enquête, tandis que Donald Trump accuse M. Comey, qu'il a limogé début mai, d'avoir menti sous serment. Il a même évoqué de possibles enregistrements qui mettraient tout le monde d'accord.
Obstruction à la justice
"Il semble, d'après une revue des principaux indicateurs du Secret Service, qu'il n'y a pas d'enregistrements en relation à votre demande", a répondu au Wall Street Journal l'agence, qui avait mis en place sous John F. Kennedy et Richard Nixon des systèmes d'écoutes secrètes.
Donald Trump a promis vendredi de dire "dans un avenir très proche" s'il détenait des enregistrements de ses conversations privées avec M. Comey. Selon certains, elles sont constitutives d'une obstruction à la justice. La commission du renseignement de la chambre des représentants a demandé que ces enregistrements soient présentés, s'ils existent, avant le 23 juin.
Session devant le Sénat
Après M. Comey jeudi, le ministre de la justice Jeff Sessions est le prochain fidèle de Donald Trump dans la ligne de mire de l'enquête russe. Il sera questionné mardi au Sénat, en public, sur ses rencontres avec l'ambassadeur russe aux Etats-Unis.
L'audition aura lieu à partir de 20h30 (en Suisse) devant la commission du renseignement, qui mène ses propres investigations sur la Russie, sur ses ingérences dans la campagne présidentielle et sur les contacts entre des membres de l'équipe de campagne de Donald Trump et Moscou.
L'Attorney General se voit reprocher de n'avoir pas dit, lors de son audition de confirmation au Sénat en janvier, qu'il avait rencontré deux fois en 2016 Sergueï Kisliak, l'homme de Moscou à Washington, dont les contacts avec le général Michael Flynn ont déjà coûté à celui-ci sa place de conseiller à la sécurité nationale.
ATS