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Le monde est devenu multipolaire et imprévisible. La Suisse ne peut pas ignorer cette évolution, elle doit s’adapter et se repositionner. swissinfo.ch a demandé aux cinq plus grands partis politiques quelles alliances la Confédération devait renforcer et pour quelles raisons.
Traditionnellement, la politique extérieure de la Suisse repose sur la diplomatie et la neutralité: bons offices, réseau mondial, Genève internationale. Toutefois, le multilatéralisme et le dialogue ont connu des temps meilleurs; l’heure est désormais aux bouleversements. Le petit État niché au milieu de l’Europe doit trouver de nouvelles voies pour préserver ses intérêts.
La Suisse doit-elle compter sur la Chine, avec laquelle elle entretient une longue amitié et a signé un accord de libre-échange? Est-ce plus sage de courtiser son concurrent économique, les États-Unis, afin de parvenir à conclure un accord de libre-échange avec Washington? Ou alors Berne devrait-elle se concentrer maintenant sur son conflit avec l’Union européenne, même si elle perdrait ainsi de son influence au niveau de la politique mondiale?
Nous avons demandé à cinq membres de la commission de politique extérieureLien externe du Conseil national (Chambre basse du parlement) quelles alliances la Suisse devait renforcer et pour quelles raisons. Les politiciens avaient chacun une minute à disposition pour dévoiler la vision de leur parti.
L’automne prochain, les Suisses éliront leur nouveau parlement. La politique extérieure est rarement un thème prioritaire pour les électeurs. Cependant, avec la mondialisation, la limite entre politique intérieure et extérieure est de plus en plus perméable, comme le montrent notamment les questions liées à la migration ou au changement climatique.
Traduction de l'allemand: Marie Vuilleumier