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Washington - Près de 77'000 Irakiens ont été tués entre janvier 2004 et août 2008, soit la période la plus sanglante en sept ans de guerre, selon l'armée américaine. Ces données ont été publiées à la demande de l'Université George Washington, qui se fondait sur le droit à l'information.
Dans le détail, 63'185 civils irakiens et 13'754 membres irakiens des forces de sécurité ont été tués durant la période concernée. Au moins 121'649 Irakiens ont également été blessés, tandis que 3592 soldats de la coalition ont été tués et 30'068 blessés au cours de la même période.
Les données illustrent la montée des violences dans le pays, passant notamment de 239 morts civils par mois en 2004, à 2100 en 2006 et 3000 lors de certains mois de 2007, deux années de violences religieuses intenses. Le nombre de victimes a ensuite chuté progressivement, s'établissant à 273 en septembre dernier, mois le moins meurtrier depuis janvier (196 morts).
L'armée américaine a achevé le 31 août sa mission de combat en Irak et se concentre désormais sur la formation des forces irakiennes. Mais elle peut toujours être amenée à combattre si elle est attaquée ou si les forces irakiennes sollicitent son aide.
Ce nouveau bilan américain a été publié discrètement fin juillet sur le site du Commandement central de l'armée américaine (Centcom). Il fournit les données américaines les plus détaillées à ce jour sur les morts en Irak.
ATS