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A écouter et réentendre cette interview, je me pose plusieurs questions.
Tout d’abord, sa vision du capitalisme est un résumé sémantique qui met en avant le régime de sociétés anonymes, alors que l’académie française propose cette définition;
- régime économique dans lequel les moyens de production sont propriétés privées.
A l’entendre, le boulanger du coin est déjà dans une logique socialisante, vision très gratifiante pour des personnes qui mouillent leurs chemises tous les jours afin de sortir un ou plusieurs salaires.
Puis il admet sans détour que le capitalisme est amoral, l’essence même de tous les maux qui mettent notre économie en convalescence, pour se récuser en mettant en avant la thèse des symptômes plutôt que la cause.
Son analyse anthropologique n’ignore pas la nature nomade de l’humain. Aujourd’hui pays de migration, la Suisse pourrait redevenir un pays d’émigration car de chasseurs il ne reste que les cueilleurs, qui se rallieront autour d’une seule saison, celle du salaire en fin de mois.
Finalement, ce que je retiens c’est que les peuples se soulevaient contre les tyrans et que l’absence de guerre a permis de désarmer la société civile et qu’une révolution n’est pas à l’ordre du jour car personne ne souhaite perdre la santé ou la vie dans une lutte inégale contre des pouvoirs qui se soutiennent dans cette logique de matérialisation du bonheur. Ils en oublient, leur pape de l'économie mondiale en tête, que l’important est le chemin.
Antonio GAMBUZZA