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Les panneaux isolants en fibres de bois ou encore en fibres molles sont fabriqués à base de déchets de résineux, en général sans additifs. Ils sont composés presque uniquement de bois résiduel broyé, effiloché puis compressé à des températures avoisinant les 380 °C. Ce processus s'accompagne d'un feutrage et d'un collage des fibres dus aux résines du bois. En général, on utilise comme matière première des restes de bois déchiquetés non traités résultant secondairement du traitement du bois.
Les chutes de panneaux et la poussière de bois peuvent être réintégrées dans le cycle de production. L'adhérence des plaques repose sur une activation ciblée de leur propre capacité de collage. Il n'est pas nécessaire d'ajouter d'autres liants puisque les fibres possèdent une excellente capacité d'adhérence propre si elles sont bien traitées. Le panneau isolant en fibres de bois neutre en CO2 se prête à des utilisations multiples telles que l'isolation des combles, les carrelages muraux, les plaques supports d'enduit, la chape, etc…Il est simple et agréable à traiter.
Isolation en cellulose
L'isolation en cellulose est composée à 82 % environ de matériaux recyclés, notamment de papiers journaux broyés. Le matériau est recyclable et stockable en décharge. La transformation à sec du papier journal en ouate de cellulose ne produit aucun déchet inexploitable. Comme liant et agent ignifuge, on ajoute au mélange 6 % de fibres minérales bicomposantes qui sont fabriquées à l'échelle industrielle à partir de combustibles fossiles. L'isolation en cellulose comporte en outre 6 % de décahydrate de sodium (ou borax), un autre agent ignifuge blanc, solide et inodore qui se décompose dans l'environnement en borate naturel. Elle contient par ailleurs 6 % d'acide borique qui est rajouté comme antifongique et ne doit pas être inhalé au cours de la production, ni parvenir dans les eaux usées, les eaux de surface et les eaux souterraines.
Les vieux journaux sont broyés en plusieurs étapes puis mélangés avec du borax et de l'acide borique par courant tourbillonnaire. Ce mélange, complété par les fibres bicomposantes, est pressé en panneaux, échauffé brièvement et formaté. Sous l'effet de la chaleur, l'extérieur des fibres fond et permet une liaison physique des matières fibreuses. Ce procédé de fabrication ne nécessite aucun liant supplémentaire et ne produit pas d'eaux usées et de déchets, car la totalité des chutes et des matériaux d'emballage en papier peuvent être réintégrés dans le processus de fabrication. Les panneaux sont de mise en œuvre facile. En raison des impuretés et de la finesse des fibres, il faudrait prévoir entre les espaces intérieurs et les isolations en cellulose des constructions toujours étanches (par ex des barrières de vapeur collées).
En dehors des panneaux d'isolation, on fabrique aussi de la ouate de cellulose à insuffler, vendue par sacs. Ce type d'isolation permet de combler totalement les espaces vides existant entre des chevrons de comble ou des murs creux. Comme il n'est pas nécessaire pour cela d'ouvrir toute la construction, la ouate à insuffler est privilégiée, en particulier dans l'assainissement de vieux bâtiments. La question de savoir si l'isolation en cellulose est chargée en métaux lourds provenant de l'encre d'imprimerie fait l'objet d'une vive controverse.