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Il n'y a pas eu de miracle pour les Suisses en sprint classique aux JO de Pyeongchang. Laurien van der Graff s'est battue pour entrer en demi-finales pour finir 10e, alors que Jovian Hediger (19e) n'a pu passer le cap des quarts de finale. Les titres sont revenus à Stina Nilsson et Johannes Klaebo.
Plus à l'aise en skating, Laurien van der Graaff s'était qualifiée avec brio pour les demi-finales mais la Grisonne n'a rien pu faire dans sa demi-finale, se contentant d'une 5e place. Très bonne tacticienne, "VDG" avait su gommer son manque de puissance en trouvant l'ouverture à la toute fin de son quart. Elle n'est malheureusement pas parvenue à répéter cet exploit au stade suivant.
Qualifiée pour les quarts, la Lucernoise Nadine Fähndrich s'est en revanche arrêtée là. Spécialiste de skating comme sa compatriote, ses chances étaient là aussi très minces. La vice-championne du monde M23 de sprint en 2016 et en 2018 se consolera en se disant que cela lui fera de l'expérience pour la suite.
La victoire s'est jouée en finale entre Stina Nilsson et Maiken Caspersen Falla. Mais il n'y a pas eu match tant la Suédoise a dominé son sujet pour s'imposer avec plus de trois secondes d'avance sur la Norvégienne. Le bronze est revenu à l'athlète russe Yulia Belorukova.
Chez les messieurs, le triomphe de Johannes Klaebo ne surprend personne. Grandissime favori, le Norvégien de 21 ans est une machine de guerre sur la distance. Il n'a laissé à personne le soin de prendre l'initiative pour un succès sans appel avec 1''34 d'avance sur l'Italien Federico Pellegrino et 1''36 sur le Russe Alexander Bolshunov.
Ambitieux, Jovian Hediger n'a pas passé le cap des quarts de finale. Le Vaudois, qui visait une place en demi-finales même s'il préfère évoluer en skating, a terminé au 4e rang d'une série gagnée par Alexander Bolshunov. "J'avais un gros objectif qui aurait pu jouer si tout avait fonctionné à merveille, a-t-il lâché dans l'aire d'arrivée. Je pense quand même qu'il y a pas mal de choses qui se sont bien passées. Je suis arrivé prêt, je me suis battu avec mes armes, j'ai vraiment voulu aller la chercher cette demi-finale. Mais si j'avais su à l'avance que cette série allait se courir comme ça, je ne l'aurais pas choisie parce que je suis quelqu'un qui aime plutôt la tactique. J'avais imaginé plusieurs scénarios. Mais vu le rythme auquel c'est parti, je n'ai pas eu besoin de réfléchir et j'ai dû m'accrocher. Et au final ça n'a pas suffi."
A l'heure de l'analyse, la question de la fine pellicule de neige dans la trace s'est invitée. Le Vaudois l'a balayée en réaffirmant que ce sont les circonstances de course qui ont "précipité sa chute". Mais le sprinter de 27 ans ne veut pas dramatiser, sachant qu'il est plus performant en skating. "Par rapport à Sotchi, c'est quand même une petite revanche de prise. Au moins j'ai tenté ma chance, j'ai pu me faire vraiment mal. Pour la suite et notamment le sprint par équipe, ce sera décidé après le 15 km en skating. Ce sera entre Roman Furger et moi, à condition que Dario Cologna veuille courir."
Erwan Käser, le cousin d'Hediger, a fini 51e et le Lucernois Ueli Schnider 40e. Käser a perdu 13''94 sur le vainqueur de la qualification. "C'était vraiment dur à skier, il y avait peu de neige dans la trace. Dès la première montée je ne suis pas parvenu à prendre la trace. Ca fait c....", a pesté le Vaudois de 25 ans au micro de la RTS, lui qui se réjouit d'ores et déjà que le sprint des JO 2022 soit prévu en skating.