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Tel-Aviv - L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch, basée à New-York, a appelé lundi à suspendre la délivrance de certificats d'exportation de diamants du Zimbabwe. L'ONG pointe du doigt les violences contre les travailleurs employés dans une mine de ce pays.
Cet appel a été lancé à l'occasion de la réunion à partir de lundi à Tel-Aviv des partenaires au régulateur international en matière de diamants, le Processus de Kimberley.
Cet organisme délivre des certificats en vue d'empêcher la vente de "diamants sanglants", c'est à dire provenant de pays où ces pierres servent notamment à l'achat d'armes et où les droits de l'Homme sont violés.
Selon Human Rights Watch, la participation du Zimbabwe à cet organisme devrait être suspendue, car ce pays n'a pas respecté son engagement d'améliorer les conditions de travail dans le mine de Marange. Si cet appel était suivi, le Zimbabwe ne pourrait plus exporter de diamants.
Autorisation suspendueL'accréditation pour les pierres extraites dans cette mines de Marange avait été suspendue en novembre, mais elle pourrait être redonnée lors de la conférence de Tel-Aviv.
Plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme s'opposent à une telle décision en affirmant que toutes les mines du Zimbabwe devaient être sanctionnées tant que les conditions à Marange n'auront pas été améliorées.
"Human Rights Watch a reçu de nouvelles informations selon lesquelles des soldats à Marange imposent des travaux forcés, torturent, battent et harcèlent" les travailleurs, souligne l'organisation dans un rapport basé sur des témoignages de 30 personnes, y compris des fonctionnaires et d'autres ONG.
ATS