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Retrouvez ici les informations médicales de la semaine à retenir en fonction des dernières études scientifiques, communications officielles et congrès médicaux, article créé en partenariat avec Creapharma.ch.
SEMAINE 20/2018 (mise à jour le 15 mai 2018)
15 mai 2018
Cystite
Une étude suisse a montré que la nitrofurantoïne était passablement plus efficace contre la cystite que la fosfomycine. 513 femmes âgées de 18 à 101 ans vivant en Suisse, Israël ou Pologne ont été soumises par tirage au sort soit au traitement par fosfomycine, soit au traitement par nitrofurantoïne. Les scientifiques ont constaté que 70% des participantes ont répondu positivement à la prise de nitrofurantoïne et 74% des bactéries avaient définitivement disparu, contre un taux de réussite de seulement 58% pour 63% de bactéries éradiquées chez les femmes traitées par fosfomycine. Cette étude a été publiée online le 1er mai 2018 dans le journal scientifique JAMA (10.1001/jama.2018.3627).
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12 mai 2018
Alendronate (médicament contre l’ostéoporose)
L’alendronate, un médicament utilisé contre l’ostéoporose, a été associé à une réduction du risque de décès cardiovasculaire, de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral (AVC) dans une étude sur des patients souffrant de fractures de la hanche. L’association a été observée jusqu’à 10 ans après la fracture. Dans cette étude, les patients ayant récemment reçu un diagnostic de fracture de la hanche de 2005 à 2013 ont été suivis jusqu’à fin 2016. Parmi 34’991 patients, 4’602 (13 %) ont reçu un traitement contre l’ostéoporose au cours du suivi. L’alendronate a été associé à une réduction de 67% et de 45% des risques, respectivement, de décès cardiovasculaire et de crise cardiaque (infarctus du myocarde) à un an. La prise de ce médicament était associée à une réduction de 18 % du risque d’AVC dans les cinq ans et à une réduction de 17 % du risque d’AVC dans les dix ans. Les effets protecteurs n’étaient pas évidents pour les autres classes de traitement de l’ostéoporose. Cette étude a été publiée online le 9 mai 2018 dans le journal scientifique Journal of Bone and Mineral Research (DOI : 10.1002/jbmr.3448).
Lire notre dossier complet sur l’ostéoporose
10 mai 2018
Migraine
Une étude finlandaise parue le 3 mai 2018 dans le journal scientifique Neuron (DOI : 10.1016/j.neuron.2018.04.014), qui a pris en compte plus de 1’500 familles et 8’300 personnes souffrant de migraine, a confirmé l’influence des gènes dans l’apparition de la migraine. En comparant cette cohorte de familles avec une autre cohorte générale de 15’000 participants (appelée FINRISK), dont 1100 personnes souffraient de migraine, les chercheurs ont observé un score global de risque génétique accru dans les cas de migraine familiale par rapport aux cas de migraine de la population générale.
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9 mai 2018
Ebola
En République démocratique du Congo, 17 personnes sont mortes dans une nouvelle épidémie d’Ebola. Le ministère de la Santé de ce pays d’Afrique centrale a mis en garde mardi 8 mai 2018 contre une “urgence de santé publique aux conséquences internationales”. La maladie a été enregistrée dans la province de l’Équateur, dans le nord-ouest du pays, selon le ministère. Il s’est référé à un rapport des cas jusqu’au 3 mai 2018. Jusqu’à cette date, il y a eu 21 cas de fièvre hémorragique et 17 décès. Il s’agit du neuvième foyer connu d’Ebola dans le pays depuis 1976. Le virus a été découvert justement en 1976 par le docteur belge Peter Piot suite à une épidémie du virus en République démocratique du Congo et au Soudan. Le terme Ebola provient du nom d’une rivière de la République dém. du Congo (à l’époque Zaïre). Fin 2013, une épidémie dévastatrice d’Ebola a éclaté en Afrique de l’Ouest. En Guinée, au Sierra Leone et au Libéria quelque 11’300 personnes sont mortes du virus. Le taux de mortalité d’Ebola varie de 30 à 90%, cela dépend de différents paramètres comme de la région touchée ou des moyens médicaux à disposition. L’apparition de la maladie s’accompagne de fièvre, de maux de tête, de douleurs articulaires et musculaires, de faiblesse générale, de diarrhée, de vomissements, de douleurs abdominales, de perte d’appétit et, dans certains cas, de saignements (hémorragie).
Dossier complet sur Ebola
7 mai 2018
Diabète gestationnel
La prise de médicaments antipsychotiques (indiqués notamment contre la schizophrénie) peut entraîner un risque accru de diabète gestationnel, selon une étude réalisée notamment par le Brigham and Women’s Hospital et l’Université d’Harvard aux Etats-Unis. La poursuite de la prise d’olanzapine et de quétiapine, deux antipsychotiques atypiques, a montré un risque accru de diabète gestationnel par rapport aux femmes qui ont arrêté ces médicaments. Cette étude a été publiée le 7 mai 2018 dans le journal scientifique American Journal of Psychiatry (10.1176/appi.ajp.2018.17040393).
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Le 15 Mai 2018. Sources : voir sur les liens de Creapharma.ch si les sources ne sont pas mentionnées dans les paragraphes ci-dessus. Crédits photos : Fotolia.com
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BERNE - Afin d'éviter les erreurs médicales, la culture de l'erreur doit être améliorée.