Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07132.jsonl.gz/610

Présidentielle en Géorgie L'ex-ambassadrice française en tête
Salomé Zourabichvili, ancienne diplomate française, est arrivée en tête du premier tour de l'élection présidentielle géorgienne.
Articles en relation
Signaler une erreur
Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?
L'ex-ambassadrice française Salomé Zourabichvili arrive en tête du premier tour de l'l'élection présidentielle en Géorgie et devrait affronter au second tour le leader de l'opposition Grigol Vachadze, selon des résultats officiels partiels publiés lundi. Cette élection, qui s'est tenue dimanche, est vue comme un test important pour le parti au pouvoir à Tbilissi.
Après le dépouillement des bulletins dans 24% des circonscriptions, l'ex-diplomate et ancienne ministre des Affaires étrangères, soutenue par le parti au pouvoir du Rêve géorgien, était en tête du premier tour avec 43,59% des suffrages, a annoncé la commission électorale centrale. Son principal adversaire, le leader de l'opposition Grigol Vachadze, recueillait 34,83% des voix.
A la fermeture des bureaux de vote, à 20h00 heure locale (16h00 GMT), la commission électorale enregistrait un taux de participation d'environ 47%. Un candidat doit obtenir au moins 50% des suffrages pour être élu dès le premier tour. Si la tendance se confirme, un second tour sera donc nécessaire et se tiendra d'ici le 1er décembre, a précisé la commission.
Dans ce pays du Caucase, le poste de président est devenu essentiellement symbolique après de récents changements constitutionnels, mais l'élection est vue comme un test pour le Rêve géorgien, de plus en plus impopulaire.
Atmosphère tendue
L'investiture du nouveau président marquera en effet l'entrée en vigueur d'une nouvelle Constitution dans laquelle le rôle devient avant tout protocolaire. Dès 2024, le président ne sera par ailleurs plus élu au suffrage universel, mais par un collège électoral de 300 membres.
La campagne, qui a vu s'opposer dans une atmosphère tendue le parti au pouvoir et l'opposition, était donc un prélude aux plus déterminantes élections législatives, prévues en 2020. S'il est élu, Grigol Vachadze entend organiser des législatives anticipées comme le réclament les partis d'opposition.
Soutenu par le Mouvement national uni fondé par l'ex-président Mikheïl Saakachvili --aujourd'hui en exil-- et par dix autres formations politiques, le leader de l'opposition reproche au parti au pouvoir d'avoir échoué à faire reculer la pauvreté dans ce pays de 4,5 millions d'habitants.
Sur le fond, Mme Zourabichvili et M. Vachadze se rejoignent sur plusieurs points: tous deux militent pour un rapprochement avec l'Union européenne et l'Otan, que la Géorgie demande en vain à rejoindre depuis plus de dix ans. (afp/nxp)
Créé: 29.10.2018, 04h14