Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06954.jsonl.gz/195

Les Etats-Unis ont autorisé, fin août déjà, une dose de rappel pour le vaccin Pfizer-Biontech et pour le sérum de Moderna depuis le 1er septembre. Début octobre, c'était au tour de l'Agence européenne des médicaments (EMA) d'approuver le booster de Pfizer pour les gens dont le système immunitaire est fragile, et dès 18 ans. Cette semaine, le rappel de Moderna a, à son tour, été validé en Europe.
Et en Suisse?
Christoph Berger, chef de la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV), s'attendait à ce que la validation de cette troisième dose arrive plus tôt, mais il pondère:
L'expert de la Confédération cite deux études, l'une anglaise et l'autre israélienne, qui ont constaté une baisse de l'immunité, mais seulement chez les plus de 80 ans et les plus de 60 ans. Mais, rien de dramatique toutefois: «Selon l'étude israélienne, la protection vaccinale a chuté de 10% après six mois, c'est-à-dire qu'elle se situait alors à environ 86%», explique Berger qui précise:
C'est pourquoi le responsable de la vaccination ne considère pas que la CFV était en droit de décider dans l'urgence.
Après un certain retard, Swissmedic s'apprête à l'injection d'une troisième dose. La décision pourrait tomber dès aujourd'hui. Lukas Jaggi, porte-parole de Swissmedic dit:
Selon Christoph Berger, la décision de la Suisse sera semblable à celle de l'Union européenne. En d'autres termes? Elle sera probablement autorisée dès l'âge de 18 ans (pour le vaccin Pfizer-Biontech). Toutefois, la Commission fédérale pour les vaccinations ne recommandera cette dose de rappel qu'aux retraités 👇.
La Suisse a reçu la demande d'autorisation de mise sur le marché du rappel pour le produit de Pfizer-Biontech deux à trois semaines après les Etats-Unis. Est-ce que la Suisse a été snobée par l'entreprise pharmaceutique? Lukas Jaggi tempère:
Selon le porte-parole, rien ne prouve que la Suisse ait été désavantagée. Le fait que les entreprises pharmaceutiques ne soumettent pas partout les demandes d'autorisation de mise sur le marché au même moment et pas exactement avec la même documentation pourrait également être dû à des exigences légales différentes dans les pays.
Ce décalage avec les Etats-Unis n'explique, cependant, pas tout. En effet, un autre rôle est joué par le fait que l'approbation, en Suisse, ne sera pas temporaire, mais régularisée à long terme après une batterie de tests. Aux Etats-Unis, il s'agit d'une décision d'urgence, pour laquelle des exigences moindres s'appliquent.
Adapté de l'allemand par jah, le texte original ici.
Actionnaire majoritaire des remontées mécaniques de Crans-Montana (CMA) et propriétaire d'une dizaine de sociétés dans la station, le milliardaire tchèque Radovan Vitek souhaite remettre de l'ordre dans ses entreprises valaisannes. Des licenciements sont prévus, mais leur ampleur n'est pas encore connue.