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Une question a toujours hanté les croyants : ceux qui sont sauvés sont-ils nombreux ou peu nombreux ? L'Evangile de ce dimanche nous apprend qu'un jour ce problème a été posé à Jésus. Celui-ci ne répond pas à la question. Non pas qu'il n'ait pas la réponse ni qu'il soit impoli mais parce qu'il veut enseigner aux disciples à passer de la curiosité à la vraie sagesse ; des questions futiles qui passionnent les gens, aux vrais problèmes importants de la vie.
Et ici, le Seigneur est plus intéressé à nous révéler « la manière d'être sauvé » que le « nombre des sauvés ». Pour être sauvé, il ne suffit pas d'appartenir à un peuple déterminé, à une race, à une tradition ou une institution déterminée, même s'il s'agit du peuple élu d'où est issu le Sauveur, mais une décision personnelle, suivie d'une conduite de vie cohérente.
Le Christ nous exhorte à entrer par la porte étroite dans le royaume de Dieu. Donc, pour franchir cette porte, il faut se faire petit. Se faire petit, ne serait-ce pas de reconnaître que nous sommes pécheurs et que nous avons besoin du salut que Dieu nous offre en Jésus-Christ ? Notre époque orgueilleuse et fière en est bien loin. Elle devrait s'inspirer de la réponse de Jeanne d'Arc à ses juges qui lui demandaient si elle était en état de grâce : « Si je n'y suis pas que Dieu m'y mette, si j'y suis, que Dieu m'y garde ».