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La déclaration de guerre des Etats-Unis contre le terrorisme provoque une chute des marchés financiers en Asie, ce vendredi. Ils anticipent une aggravation de la récession. Déjà, les entreprises suisses actives dans cette région en subissent l'impact.Ce contenu a été publié le 21 septembre 2001 - 15:50
Les bourses asiatiques ont perdu 30% de leur valeur depuis le début de l'année. Elles mesurent, aujourd'hui, les répercussions économiques des attentats aux Etats-Unis. Plus encore, la décision du président George W. Bush de mener une guerre contre le terrorisme de longue durée et à l'issue incertaine.
Pour les entreprises suisses qui dépendent de cette région pour 20% à 30% de leur chiffre d'affaires global, cette hausse des tensions militaires complique leur situation. L'Asie est déjà en récession, mais si l'Amérique du Nord lui emboîte le pas, les conséquences seront désastreuses pour des milliers de ces sociétés d'exportation. Les Etats-Unis absorbent, souvent, entre 40% et 50% des produits asiatiques.
Tous anticipent une récession
«Toyota revoit à la baisse ses objectifs de ventes de voitures au Japon, déclare un responsable de Agie Nippon à Tokyo. Il est inévitable que les fabricants suisses de machines-outils qui livrent leurs produits aux fournisseurs du troisième constructeur automobile mondial subiront une diminution de 15% à 20% de leurs ventes d'ici mars 2002, terme de l'année fiscale en cours.»
Danzas, l'entreprise suisse de transport maritime et aérien, s'attend à un net recul du trafic en Extrême-Orient ces prochaines semaines. «L'Asie était déjà frappée par le ralentissement de l'activité aux Etats-Unis. Après ces attentats, les marchés financiers semblent anticiper une récession aux Etats-Unis, dit un représentant de Danzas à Hong Kong. Si c'est le cas, le transport maritime et le fret aérien ralentiront davantage. Sauf si les Américains décident de consommer pendant les fêtes de fin d'année. Mais je n'y compte plus beaucoup.»
Le journal «Asahi» écrit que les effets de cette guerre contre le terrorisme touchent également le secteur du tourisme avec les annulations massives de voyage vers les Etats-Unis, mais aussi l'Europe.
Yoshinao Shimazu du Japan Travel Bureau note enfin que la Suisse, en dépit de sa neutralité, n'est pas épargnée. Peu importe la destination, Genève ou New York, déclare-t-il, les Japonais ne veulent pas prendre l'avion.
Georges Baumgartner, Tokyo