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Christoph Blocher devra s'expliquer le 25 avril devant la commission de l'immunité du National. L'organe parlementaire n'examinera qu'ensuite le fond de l'affaire, avant de trancher si l'ex-ministre de la justice peut être poursuivi par la justice zurichoise.
Le Ministère public zurichois a ouvert la semaine dernière une enquête pénale contre le conseiller national et perquisitionné son domicile comme ses bureaux. Le vice-président de l'UDC est soupçonné d'avoir participé à la transmission de données bancaires volées ayant conduit à la démission du président de la Banque nationale suisse (BNS) Philipp Hildebrand.
M. Blocher a fait recours, estimant qu'il bénéficie de l'immunité parlementaire, ce qui a forcé le procureur zurichois à se tourner vers Berne.
Pesée des intérêts
Les commissions compétentes ont reçu sa demande mercredi, a déclaré le président de la commission de l'immunité du National Heinz Brand (UDC/GR). Selon lui, le ministère public y estime que Christoph Blocher ne peut pas se prévaloir de l'immunité. Le cas échéant, il faudrait la lever.
La commission devra faire une pesée entre l'intérêt public et celui du Parlement, a exposé M. Brand. D'autres personnes pourraient être entendues. L'organe parlementaire devra également juger si l'immunité peut couvrir M. Blocher pour les faits qui se sont produits après son élection au Conseil national, mais avant son assermentation le 5 décembre 2011.
Faits du 3 décembre
Le 3 décembre, l'ancien conseiller fédéral a reçu chez lui l'informaticien de la Banque Sarasin qui a découvert l'affaire et l'ami de jeunesse de ce dernier, le député UDC au parlement thurgovien Hermann Lei. La perquisition de la semaine dernière visait à chercher des indices sur cette rencontre et à faire la lumière sur la transmission d'informations à la "Weltwoche".
Selon l'avocat de M. Blocher, le vice-président de l'UDC bénéficiait le 3 décembre déjà de l'immunité parlementaire. Les députés aux Chambres fédérales reçoivent en effet des documents confidentiels avant le début de la première session et se réunissent même en commission avant cette date.
ATS