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Non, ce n’est pas vrai. La technologie des téléréseaux est une technologie de réseau hybride : les réseaux sont constitués de 95 % de fibres optiques, et de 5 % de câbles coaxiaux performants sur le dernier kilomètre jusqu’aux biens-fonds / logements. En combinaison avec la norme de transmission actuelle DOCSIS 3.1, cette technologie de réseau autorise des débits binaires supérieurs à 1 gigabit/s. L’introduction de la dernière norme de transmission DOCSIS 4.0 permettra même des débits binaires dépassant largement les 10 gigabits/s. Les téléréseaux peuvent donc tenir tête aux réseaux de fibre optique, et continueront de le faire. Par ailleurs, Swisscom table elle aussi en grande partie sur des technologies de réseau hybrides.
Non, ce n’est pas vrai. Vu qu’il est très onéreux d’amener les réseaux de fibre optique jusque dans les foyers (Fiber to the Home = FTTH), pratiquement toutes les entreprises de télécommunication, Swisscom comprise, font aussi appel à des technologies de réseau hybrides. Ces dernières se présentent sous les variantes les plus diverses, comme la fibre optique jusqu’au trottoir (Fiber to the Curb = FTTC), la fibre optique jusqu’à la rue (Fiber to the Street = FTTS) et la fibre optique jusqu’au bâtiment (Fiber to the Building = FTTB). Le câble en cuivre existant (dans le cas de Swisscom) ou le câble coaxial existant (dans le cas des téléréseaux) est utilisé pour le dernier tronçon jusqu’aux foyers. Par conséquent, les grandes entreprises de télécommunication investissent dans le perfectionnement des technologies de réseau hybrides. Ainsi, Liberty Global est l’un des plus grands partisans de la nouvelle norme DOCSIS 4.0, qui permettra de réaliser à l’avenir des débits binaires de plus de 10 gigabits/s sur les téléréseaux.
Non, les téléréseaux sont bien plus performants que le réseau téléphonique existant de Swisscom. Cela s’explique par le fait que Swisscom et les opérateurs de téléréseaux utilisent des câbles différents pour couvrir le dernier kilomètre jusqu’aux foyers. Les câbles en cuivre utilisés pour le dernier kilomètre du réseau de Swisscom sont fortement sujets aux perturbations, ce qui limite grandement les performances. Ainsi, plus le segment en câbles de cuivre est long, moins les performances sont bonnes. Sur de longues distances, les câbles coaxiaux utilisés par les opérateurs de téléréseaux sont eux moins sujets aux perturbations et bien plus performants. En combinaison avec la norme de transmission actuelle DOCSIS 3.1, les réseaux câblés peuvent fournir à long terme le débit binaire exigé par les clients.
Non. Étant donné que la construction de réseaux de fibre optique jusqu’aux foyers (Fiber to the Home = FTTH) est très onéreuse, la couverture en Internet haut débit et en autres services de communication sera garantie à long terme en Suisse par un mélange de diverses technologies de réseau. Elles comprendront, outre le FTTH, des technologies de réseau hybrides fixes basées sur des fibres optiques et des câbles en cuivre, ainsi que des technologies de téléphonie mobile.
En Suisse, les opérateurs de téléréseaux ne suivent pas une « stratégie misant sur le câble », mais une stratégie misant sur le réseau fixe permettant de développer les réseaux en permanence en fonction des besoins. Cela comprend bien entendu aussi des projets de fibre optique amenée jusqu’aux foyers (Fiber to the Home = FTTH). La plupart des membres de SUISSEDIGITAL équipent résolument les bâtiments, notamment les nouvelles constructions, en FTTH et/ou développent continuellement leur réseau existant en convergeant vers le FTTH. Une telle stratégie évolutive d’extension du réseau est axée sur les besoins, efficace et garante de succès à long terme.
Non. Depuis la libéralisation du marché suisse des télécommunications en 1998, les téléréseaux ont tenu tête avec bravoure à un ancien monopoliste des télécommunications bien établi sur le marché et à de nombreux autres concurrents. Ils génèrent depuis longtemps des flux de trésorerie opérationnels stables et maintiennent à un haut niveau la concurrence en termes d’infrastructures et la pression sur les tarifs. Les téléréseaux ont inventé les forfaits Internet en Suisse et disposent toujours d’un potentiel de croissance de 40 % en moyenne dans le domaine de l’Internet haut débit auprès des clients TV existants. Il existe de plus un énorme potentiel de croissance dans le domaine des clients professionnels, y compris en matière de fourniture de prestations pour d’autres fournisseurs de services de télécommunication. Avec leurs réseaux, les opérateurs de téléréseaux sont directement présents dans les foyers des clients. Ils sont donc indépendants du réseau fixe et n’ont pas besoin de prestations préalables de Swisscom. Le recul des chiffres pour la télévision découle de l’absence d’alternative sérieuse à une bonne réception TV moderne jusqu’à il y a environ 10 ans. Ces chiffres diminuent donc à partir d’un très haut niveau et sont comparables à la perte constante de clients de téléphonie fixe chez Swisscom.
Non. L’introduction de la 5G ne rendra pas les infrastructures du réseau fixe superflues pour les trois raisons suivantes. Premièrement, il faudra attendre longtemps avant que la 5G ne dispose d’une couverture raisonnable. De plus, une couverture complète de la 5G sur tout le territoire semble irréaliste, même à long terme. On le voit aussi avec la 4G : sept ans après le début du déploiement, il y a toujours des zones non couvertes. Deuxièmement, les réseaux fixes resteront indispensables à l’avenir pour le transport du trafic mobile ; les antennes 5G doivent toutes être connectées à l’infrastructure du réseau fixe. Et finalement, le réseau de téléphonie mobile n’est pas la meilleure solution partout. À l’intérieur des bâtiments par exemple, il est avéré qu’il vaut mieux faire appel à l’Internet câblé. Cela s’explique par le fait que les murs et les parois font obstacle aux signaux de téléphonie mobile et peuvent entraîner des perturbations ainsi qu’une réduction des performances. Ce sera aussi le cas avec la 5G. Tous ceux qui dépendent d’un Internet haut débit performant tant à domicile qu’au bureau auront donc aussi besoin d’un raccordement au réseau fixe à l’avenir. La 5G et le réseau fixe sont complémentaires, car ils ont chacun leurs points forts là où l’autre technologie a ses points faibles.
Non. La technologie du téléréseau n’est en aucune manière inférieure à la 5G. Bien au contraire, une solution de réseau fixe est supérieure à une solution de téléphonie mobile quand il s’agit d’applications posant des exigences élevées quant aux performances, à la vitesse et à la stabilité à l’intérieur des bâtiments, par exemple pour les jeux en ligne compétitifs, le streaming de vidéo 4K et les solutions de cloud. Cela s’explique par le fait que les murs et les parois font obstacle aux signaux de téléphonie mobile et peuvent entraîner des perturbations ainsi qu’une réduction des performances. La 5G et le réseau fixe sont complémentaires, car ils ont chacun leurs points forts là où l’autre technologie a ses points faibles.
Non. La 5G et le réseau fixe sont complémentaires, car ils ont chacun leurs points forts là où l’autre technologie a ses points faibles. La 5G va porter les performances des applications mobiles en extérieur à un niveau inconnu jusqu’à présent. Pour les applications Internet à l’intérieur des bâtiments (logements, bureaux), un raccordement au téléréseau performant reste le meilleur choix. Cela s’explique par le fait que les murs et les parois font obstacle aux signaux de téléphonie mobile et peuvent entraîner des perturbations ainsi qu’une réduction des performances. De plus, il faut noter que la 5G offrira même de nouvelles possibilités commerciales à l’industrie du téléréseau. Ainsi, les opérateurs de téléréseaux pourraient jouer à l’avenir un rôle plus important dans le transport de données des antennes 5G. La 5G ne constitue donc pas une menace pour le secteur du téléréseau, mais plutôt une opportunité.
Non. Il est certes indiscutable que l’on surfe aujourd’hui chez soi bien plus souvent sans câble. Mais la question est de savoir quel point d’accès est alors utilisé. Un point d’accès basé sur le réseau fixe est supérieur à un hotspot de téléphonie mobile quand il s’agit d’applications posant des exigences élevées quant aux performances, à la vitesse et à la stabilité, par exemple pour les jeux en ligne compétitifs, le streaming de vidéo 4K et les solutions de cloud. Cela s’explique par le fait les murs et les parois font obstacle aux signaux de téléphonie mobile et peuvent entraîner des perturbations ainsi qu’une réduction des performances. Tout foyer moderne possèdera donc aussi à l’avenir un raccordement Internet performant par le réseau fixe. Surtout les jeunes, qui ont souvent une affinité pour les jeux en ligne, sont susceptibles de réfléchir à deux fois avant de renoncer à une connexion Internet par le réseau fixe. C’est pourquoi il est peu probable qu’un nombre croissant de foyers renonce à l’Internet par le réseau fixe. Ce dernier fait partie de tout foyer moderne, au même titre que les raccordements à l’électricité et à l’eau. Ce sera également le cas à l’avenir.
En matière de desserte par les infrastructures de télécommunication, la Suisse figure aux premiers rangs mondiaux. La structure fédéraliste et fragmentée du secteur du téléréseau y a toujours contribué. Une poursuite de cette consolidation est certes prévisible en raison de la présence de géants mondiaux comme Netflix, Amazon, YouTube, Facebook, etc. En même temps, il est indéniable qu’il existe et qu’il existera aussi à l’avenir dans notre Suisse fédérale multilingue des niches pour de petits opérateurs de téléréseaux ayant une stratégie de coopération claire et disposant d’un bon ancrage local ainsi que d’un excellent service après-vente. De nombreux membres de SUISSEDIGITAL occupent avec succès de telles niches, ce qui constitue une excellente performance face à la forte concurrence.