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SOLAR 3 en construction à Genève
Après la centrale solaire photovoltaïque située sur le site des TPG à la Jonction (1 200 m2), les Services Industriels de Genève ont mis en chantier la construction d’une nouvelle centrale, SOLAR 3, à Verbois. Cet ouvrage développera un gigawattheure, soit un million de kilowattheures, ce qui permet de couvrir les besoins de 290 familles. SOLAR 3 permettra ainsi de doubler la production solaire actuelle du canton, qu’elle émane des SIG ou des particuliers.
Le syndrome de la Guerre du Golfe enfin reconnu
Une enquête britannique vient de conclure à l’existence indiscutable du syndrome de la guerre du Golfe, un ensemble de maladies frappant certains vétérans de l’opération « Tempête du désert » en Irak en 1991. Selon cette enquête indépendante - le gouvernement de Tony Blair s’étant toujours opposé à toute enquête officielle sur ce dossier - « toutes les études épidémiologiques se rejoignent sur le fait que les vétérans du Golfe sont deux fois plus susceptibles de souffrir de problèmes de santé que s’ils avaient été déployés en Bosnie ou s’ils étaient restés sur le sol britannique ». Se penchant sur les multiples symptômes : problèmes neurologiques, maux de tête, dépression, pertes de mémoire ou du sommeil, douleurs musculaires, fatigues chroniques, eczéma ou encore problèmes respiratoires, dont souffrent quelque 6 000 des soldats britanniques déployés en Irak et au Koweït en 1991, l’enquête a un début d’existence officielle au label de « syndrome de la guerre du Golfe ». Soulignant que 600 vétérans de la première guerre du Golfe sont déjà morts et que 2 585 d’entre eux, la plupart malades en phase terminale, perçoivent une pension d’invalidité, ce rapport d’enquête n’a pas émis en revanche de conclusions sur l’origine de ces maladies inexpliquées. Selon ce document, le syndrome de la guerre du Golfe serait en fait dû à une « combinaison de facteurs » : les injections multiples de vaccins contre l’anthrax et la peste, l’usage de pesticides dans les tentes où étaient hébergés les soldats, la faible exposition de certains combattants aux gaz innervants et l’inhalation de poussières d’uranium appauvri. Ce rapport d’enquête a cependant totalement rejeté la thèse de maladies purement psychosomatiques, rejoignant ainsi un rapport officiel américain selon lequel qui l’exposition à des agents toxiques, et non le stress, est probablement à l’origine des maux dont souffrent quelque 100 000 des 700 000 soldats américains déployés dans le Golfe en 1991. PG
( AFP 17/11/04)
Uranium appauvri : surveillez vos urines…
A chaque soldat britannique expédié en Irak est maintenant remise par le Ministère de la Défense Nationale une carte de la taille d’une pochette d’allumettes qui expose : « vous avez été déployés sur un théâtre où des munitions d’uranium appauvri ont été employées. L’UA est un métal lourd faiblement radioactif, qui peut détériorer la santé. Vous avez pu être exposés à de la poussière contenant de l’UA pendant votre déploiement. » Le dos de la carte informe chaque soldat : « vous avez droit à un essai de mesure d’uranium dans l’urine... Consultez votre médecin du travail d’unité au retour sur votre base domestique ». PG
(ACDN 06/10/04)
Allemagne : 100% d’électricité propre en 2050
Le scientifique allemand Hermann SCHEER, partisan convaincu des sources renouvelables et prix Nobel alternatif 1999, déclarait dans un entretien1 : « Le nucléaire est dangereux et va s’épuiser. En 2050, nous aurons en Allemagne 100 % d’électricité propre », il ajoutait « les résultats comptent plus que les discours, surtout quand les débats sur l’énergie risquent de devenir des guerres de religion. »
Son argumentation met en lumière les énormes progrès accomplis par l’Allemagne dans la dernière décennie qui est passée de 3% à 10% de sources propres. Ce pourcentage augmentant chaque année de 1,5%, en gardant ce rythme, l’Allemagne aura, en 2050, 100% d’énergie électrique en provenance de sources renouvelables.
Le chercheur souligne également l’importance de démasquer la double arnaque des partisans du nucléaire : il n’est pas vrai que les énergies renouvelables ne suffiraient pas à couvrir les besoins mondiaux et il n’est pas vrai que l’avenir de l’uranium puisse se prolonger indéfiniment à bas coût, au contraire, il est épuisable comme le pétrole.
Il dénonce en outre les intérêts représentés par des lobbies qui agissent surtout dans les institutions européennes, mais aussi dans les Etats membres, pour renforcer le rôle du nucléaire.
Pour l’Europe, il mentionne l’agence Euratom financée par les grandes puissances industrielles et qui est entièrement soustraite au contrôle du Parlement Européen. Ainsi, d’énormes investissements sont faits dans le nucléaire tandis que l’on consacre beaucoup moins aux études sur les renouvelables. Ces quinze dernières années, les instituts de recherche sur le nucléaire ont reçu des fonds à hauteur de mille milliards de dollars face au 25 milliards arrivés dans les caisses de ceux qui s’occupent d’énergies alternatives.
Exemples
L’Allemagne mène l’offensive dans les énergies renouvelables en construisant, parallèlement aux éoliennes, de plus en plus de centrales solaires « géantes ». L’une de ces installations a été inaugurée au sud de Leipzig. Ses 33 500 panneaux photovoltaïques, qui transforment la lumière du soleil en électricité, peuvent produire jusqu’à 5 MW. Cela couvre les besoins de 1800 foyers et en fait la plus grosse centrale de ce type jamais construite. En Hesse, une autre centrale de 5 MW sera mise en service prochainement. Elle aura le plus grand toit de panneaux solaires du monde de la taille de 8 terrains de football. D’autres installations sont déjà opérationnelles en Sarre et en Bavière. Les capacités installées dans le pays vont ainsi doubler pour arriver à 300 MW au total en 2004, permettant à ce secteur de réaliser plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires et de créer 5000 emplois. GN
1 Il Manifesto 22.01.05
France : la Cour des Comptes s’inquiète du financement du démantèlement des centrales et du stockage des déchets nucléaires
Au moment où Areva et EDF ouvrent leur capital, le gendarme financier de la République dénonce les carences de leurs fonds de réserves ainsi que le manque de transparence de leur gestion comptable. Un rapport de la Cour des Comptes du mois de janvier 2005 estime que le financement du démantèlement des installations nucléaires par les entreprises est soumis à des incertitudes sur le long terme, tandis que la gestion des déchets radioactifs est mal assurée. La Cour se demande si les provisions passées par les groupes tels qu’EDF, Areva et le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) seront suffisantes pour couvrir les coûts de démantèlement, ceux-ci ayant été par le passé largement sous-estimés. La Cour des Comptes s’inquiète en outre du coût du stockage des déchets en profondeur, lequel pourrait être sous-estimé. Le site de Bure (Meuse) qui avait été retenu et où les recherches ont commencé, a pris du retard et on prévoit maintenant un doublement de son coût initial de 60 M EUR, selon le rapport. Le rapport relève par ailleurs des incertitudes sur la décision et le choix à venir d’un futur centre de stockage et sur le devenir des combustibles usés, tel que le Mox (mélange d’uranium et de plutonium). La Cour des Comptes souligne le risque que si la dépense ne peut être financée le moment venu que par le biais d’un endettement supplémentaire, la charge du démantèlement soit reportée sur des exercices ultérieurs, c’est-à-dire sur les consommateurs futurs et, in fine, sur l’Etat.
(AFP 26 janvier 2005)
ContrAtom écrit à MIGROS MAGAZINE
Suite à un article ouvertement pronucléaire, intitulé « Le nucléaire, c’est reparti ! », paru dans Migros Magazine, ContrAtom s’est fendu du courrier suivant, espérant obtenir un peu plus d’équilibre de la part de cet organe d’information du géant orange.
Monsieur le Rédacteur en chef,
Dans son édition n°7, du 15 février 2005, sous le titre « Le nucléaire, c’est reparti ! », votre hebdomadaire accordait quatre pleines pages d’interview au président du Forum nucléaire suisse, M. Bruno Pellaud, fervent défenseur de l’énergie nucléaire, qui a pu ainsi exposer ses arguments sans aucune entrave.
Les nombreuses lettres de lecteurs que vous avez fait paraître dans vos éditions suivantes montrent à quel point votre choix était sujet à caution. Cependant, un mois plus tard, dans le n° 11 de votre magazine, apparaît, en page courrier des lecteurs, un titre qui attire l’attention : « Le nucléaire est bon », avec encore une photo de M. Bruno Pellaud et l’extrait d’une lettre de M. Jean-Pierre Bommer soulignant le courage que votre journal a démontré en défendant le nucléaire.
Nous pensons que si la Migros veut être crédible face à ses clients, notamment dans sa défense du développement durable, la moindre des choses serait qu’elle offre à un adversaire de l’industrie nucléaire la même tribune que celle dont a pu bénéficier M. Bruno Pellaud. Vos lecteurs et clients seraient certainement curieux d’entendre un autre son de cloche qui, n’en déplaise à M. Jean-Pierre Bommer, n’est pas souvent défendu dans les médias. Il est malhonnête de dire qu’il n’y a pas d’alternative crédible au nucléaire à cause de notre trop forte consommation d’électricité lorsque, parallèlement, on n’entreprend pas le minimum indispensable pour réduire le gaspillage. Chez nous, comme dans tous les pays nucléarisés, la consommation d’électricité est en effet conditionnée par l’offre, puisqu’une consommation élevée permet de justifier la construction de grandes centrales. Le regard habituel doit donc être inversé, il faut penser à économiser à la place de produire et les médias ont un rôle primordial à jouer dans ce renversement de perspective.
Par conséquent, pour démontrer son impartialité, votre magazine devrait accorder une interview du même type que celle que vous avez publiée dans votre n° 7, mais pour présenter l’envers de la médaille. Dans cette perspective, nous nous tenons bien évidemment à votre disposition pour répondre à vos questions.
Dans l’intervalle, veuillez agréer, Monsieur le Rédacteur en chef, l’expression de nos sentiments les meilleurs.
(à suivre...)
A partir d’une invention de l’école technique supérieure (FH) de Bremerhaven, en Allemagne, une coopération a été mise en place avec une entreprise de Bremerhaven pour le développement d’un rotor en H (H-rotor). Cela fait déjà plus de dix ans que des recherches sur le rotor en H sont menées à la FH de Bremerhaven. Contrairement aux installations éoliennes usuelles, les pales du rotor en H sont disposées verticalement et raccordées à un axe vertical, la rotation est donc indépendante de la direction du vent. Le nouveau profil du Rotor en H a été conçu afin d’obtenir une meilleure utilisation même par vent faible. Les avantages du rotor en H par rapport aux éoliennes traditionnelles sont des coûts de construction peu élevés, de faibles frais d’entretien, une longue durée de vie ainsi qu’une performance optimale à faible régime. De plus, le rotor en H est pratiquement silencieux et fonctionne également sous l’eau. Il peut être utilisé dans de petites installations éoliennes par exemple sur des bateaux. PG