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Pour la première fois, la nouvelle étude présente l'impact économique des transports publics en Suisse et les compare aux autres modes de transport. Infras Zurich, l'entreprise chargée de rédiger l'étude, a examiné les répercussions sur l'économie nationale des transports publics en ce qui concerne la plus-value (PIB) et l'occupation sur quatre niveaux d'effet :
La somme de la croissance directe et indirecte des valeurs des transports publics se chiffrait à 10,9 milliards de francs en 2002, ce qui correspond à 2,5% du PIB. Avec l'effet induit, le secteur des transports publics a enregistré, la même année, une croissance de 33 milliards, soit 7,8% du PIB. Les services de transports publics et leurs fournisseurs offrent 93'000 postes de travail à plein temps. Si on y ajoute l'effet induit, ce chiffre monte à 303'000. Environ 70 pour cent de l'impact macroéconomique est dû aux chemins de fer, 20 pour cent à l'exploitation d'autobus et les 10 pour cent restants aux installations de transport spéciales ainsi qu'à la navigation publique. Globalement, un franc sur 13 est lié à la plus-value nationale et un poste de travail sur 10 est lié aux transports publics.
Importante plus-value nationale
En comparaison à d'autres modes de transport, les chemins de fer génèrent la valeur ajoutée la plus forte à l'intérieur du pays, et cela malgré un chiffre d'affaires plus faible que celui du trafic motorisé individuel. Il y a plusieurs raisons à cela : un taux d'occupation assez élevé et le fait que l'électricité nécessaire à l'exploitation ferroviaire provienne en grande partie de Suisse, tandis qu'il faut importer le carburant (huile minérale). Un quota d'importation faible explique également la contribution supérieure à la moyenne des chemins de fer à l'économie nationale. Les coûts qui découlent d'accidents ou de dégradations écologiques sont aussi nettement plus faibles que dans le trafic routier.
L'utilité des transports publics s'étend sur toute la Suisse. Considérée en fonction de la plus-value cantonale, leur importance est la plus forte dans les cantons d'Uri, de Berne et des Grisons et la plus faible dans les cantons de Nidwald, de Zoug et de Glaris. D'une manière générale, les transports publics contribuent à améliorer l'attrait des différentes régions de Suisse. Dans l'absolu, les transports publics zurichois et bernois sont les plus importants.
La rude concurrence dans le domaine des transports a forcé les entreprises de transports publics à augmenter constamment leur productivité afin de rester compétitives. Par rapport à 1990, les chemins de fer ont transporté en 2001 16% de voyageurs de plus avec 22% de personnel en moins. Vu la prestation de transport par personne employée à temps complet, la productivité a augmenté de 55% durant cette période, et même de 80% chez les CFF. Cette évolution montre que les entreprises de transports publics mettent tout en œuvre afin de pouvoir offrir, à l'aide des indemnités que leur donnent les autorités pour maintenir la qualité infrastructurelle et pour le trafic régional, encore plus et de meilleures prestations sous forme d'aménagements, d'améliorations de la qualité et de prix attrayants.
Contribution à l'économie nationale du grand projet RAIL 2000
Avec RAIL 2000, 1re étape, les CFF investissent, entre 1996 et 2006, 6 milliards de francs dans l'aménagement du réseau ferroviaire. Cela génère de manière directe, indirecte et induite une plus-value de 16 milliards de francs au total et du travail pour 151'000 années-personnes. 21 pour cent des mandats externes ont été donnés à des entreprises actives sur le plan national et 57 pour cent à des entreprises locales.