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Un vaisseau sanguin bouché ou un épanchement de sang (hémorragie) au niveau cérébral, bloque les fonctions cérébrales qui normalement sont bien irriguées. Les symptômes dépendent de l’artère touchée ou de l’aire cérébrale atteinte. On distinguera des symptômes différents s’il s’agit d’une occlusion cérébrale (ischémie) ou s’il s’agit d’une hémorragie cérébrale.
En général, lors d’ischémie cérébrale, on observera les symptômes suivants:
- disparition de la parole (aphasie)
- disparition du mouvement, paralysie, mais d’un seul côté (hémiplégie)
- troubles de la sensibilité
- trouble de la vision, toujours d’un seul côté
- vertige vrai
- confusion
- fourmillements, inertie d’un membre
Cela est dû à une mauvaise irrigation sanguine, occasionnant un déficit neurologique net.
Lors d’une hémorragie cérébrale, on notera les symptômes suivants:
- début progressif, accompagné de maux de tête, avec des vomissements
- le déficit neurologique est sévère avec apparition d’un coma
Les différents symptômes peuvent être isolés ou retrouvés ensembles, suivant l’étendue de l’accident vasculaire cérébral. Si les troubles durent moins de 24 heures, on parle d’accident ischémique transitoire. Au delà de 24 heures, on a affaire à un accident vasculaire cérébral.
Parfois, des signes de gravités peuvent être associés aux signes décrits plus haut. Ce sont les troubles de la déglutition ou des crises convulsives.
L’AVC peut aussi présenter des symptômes peu spécifiques, ce qui rend le diagnostic difficile, comme une chute, des maux de têtes violents, une douleur, une difficulté à avaler, etc.
Campagne de sensibilisation - identification simple et rapide de l'AVC - FAST
Aux Etats-Unis et au Royaume Uni, une campagne de sensibilisation intéressante permet d'identifier rapidement un AVC, elle repose sur l'acronyme FAST, signifiant Face, Arm, Speech, Time.
- Face (visage) : demandez à la personne de sourire, si la personne présente un visage inhabituel, c'est un signe d'AVC
- Arm (bras) : demandez à la personne de lever les 2 bras, si un bras reste pendant, c'est un signe d'AVC
- Speech (parole) : demandez à la personne de répéter une phrase simple, si elle n'arrive pas à répéter ou prononcer des paroles cohérentes, c'est un signe d'AVC
- Time (durée, urgence) : si vous observez un de ces symptômes (signe) ci-dessus (Face, Arm ou Speech), appelez directement les urgences.
Le premier diagnostic d’un accident vasculaire cérébral repose sur les symptômes. Tout déficit neurologique brutal doit faire penser à un accident vasculaire cérébral.
Cependant, un diagnostic plus approfondi aura lieu à l’hôpital, avec l’utilisation de la radiologie et du scanner, afin de confirmer le diagnostic. Ces deux méthodes permettent de localiser le siège de l’accident vasculaire, ainsi que son étendue. Le scanner cérébral étant LA méthode de référence.
Il existe encore d’autres examens que sontl’analyse sanguine, exploration des artères du cerveau par doppler. Remarquons qu’une ponction lombaire peut mettre en évidence la présence d’une hémorragie méningée.
Radiographie cérébrale
La radiographie cérébrale consiste en l’injection d’un produit opaque. On peut y voir l’artère bouchée, avec la disparation de ses branches de vascularisation du cerveau, due à l’ischémie. La radiographie cérébrale permet de confirmer le diagnostic d’accident vasculaire. De plus, la radiographie permet de localiser le siège de l’accident vasculaire cérébral.
Scanner cérébral
Le scanner cérébral est la méthode de référence pour non seulement diagnostiquer un accident vasculaire cérébral, mais de plus, il permet de préciser le type d’accident vasculaire cérébral. On saura si on a affaire à une ischémie (occlusion d’une artère cérébrale) ou à une hémorragie cérébrale.
La difficulté du diagnostic Les femmes présentent souvent des symptômes moins spécifiques de l’AVC, comme un mal de tête ou des vertiges, que les hommes. Ceux-ci manifestent des symptômes plus évidents avec par exemple une douleur ou une inertie du bras. La conséquence est que le personnel médical confond plus souvent l’AVC avec un autre trouble ou maladie. Les jeunes adultes, hommes compris, sont aussi concerné par ce problème. Une étude américaine réalisée à la Wayne State University a montré qu’aux Etats-Unis un adulte sur 7 âgé de moins de 50 ans souffrant d’AVC a été mal diagnostiqué, le personnel médical diagnostiquant à tort des vertiges, des maux de tête, une intoxication alcoolique, etc.