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Une enquête britannique vient de conclure à l’existence indiscutable du syndrome de la guerre du Golfe, un ensemble de maladies frappant certains vétérans de l’opération « Tempête du désert » en Irak en 1991. Selon cette enquête indépendante - le gouvernement de Tony Blair s’étant toujours opposé à toute enquête officielle sur ce dossier - « toutes les études épidémiologiques se rejoignent sur le fait que les vétérans du Golfe sont deux fois plus susceptibles de souffrir de problèmes de santé que s’ils avaient été déployés en Bosnie ou s’ils étaient restés sur le sol britannique ».
Se penchant sur les multiples symptômes : problèmes neurologiques, maux de tête, dépression, pertes de mémoire ou du sommeil, douleurs musculaires, fatigues chroniques, eczéma ou encore problèmes respiratoires, dont souffrent quelque 6 000 des soldats britanniques déployés en Irak et au Koweït en 1991, l’enquête a un début d’existence officielle au label de « syndrome de la guerre du Golfe ».
Soulignant que 600 vétérans de la première guerre du Golfe sont déjà morts et que 2 585 d’entre eux, la plupart malades en phase terminale, perçoivent une pension d’invalidité, ce rapport d’enquête n’a pas émis en revanche de conclusions sur l’origine de ces maladies inexpliquées. Selon ce document, le syndrome de la guerre du Golfe serait en fait dû à une « combinaison de facteurs » : les injections multiples de vaccins contre l’anthrax et la peste, l’usage de pesticides dans les tentes où étaient hébergés les soldats, la faible exposition de certains combattants aux gaz innervants et l’inhalation de poussières d’uranium appauvri.
Ce rapport d’enquête a cependant totalement rejeté la thèse de maladies purement psychosomatiques, rejoignant ainsi un rapport officiel américain selon lequel qui l’exposition à des agents toxiques, et non le stress, est probablement à l’origine des maux dont souffrent quelque 100 000 des 700 000 soldats américains déployés dans le Golfe en 1991. PG
( AFP 17/11/04)
A chaque soldat britannique expédié en Irak est maintenant remise par le Ministère de la Défense Nationale une carte de la taille d’une pochette d’allumettes qui expose : « vous avez été déployés sur un théâtre où des munitions d’uranium appauvri ont été employées. L’UA est un métal lourd faiblement radioactif, qui peut détériorer la santé. Vous avez pu être exposés à de la poussière contenant de l’UA pendant votre déploiement. » Le dos de la carte informe chaque soldat : « vous avez droit à un essai de mesure d’uranium dans l’urine... Consultez votre médecin du travail d’unité au retour sur votre base domestique ». PG
(ACDN 06/10/04)