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Depuis deux décennies, le sport motorisé en Suisse est étroitement associé au nom de Thomas Lüthi. Le Bernois a ravivé la flamme des amateurs par ses exploits en 125 cmc et en Moto2. Son échec en MotoGP lui sera pardonné.
L'heure de la retraite a donc sonné pour l'Emmentalois, qui, à presque 35 ans et au coeur d'une saison 2021 très modeste en Moto2, n'a pas obtenu de nouveau contrat chez les Espagnols de Pertamina Mandalika SAG.
Thomas Lüthi – Tom pour ses fans – peut se flatter de figurer en illustre compagnie dans le classement des pilotes ayant disputé le plus de Grands Prix en Championnat du monde. Avec 311 départs à ce jour (il lui en reste sept avant sa retraite), Lüthi n'est devancé que par trois Italiens, les stars Valentino Rossi (425), Loris Capirossi et Andrea Dovizioso.
Longévité
Question performances, le Suisse ne peut évidemment pas être comparé à ces légendes transalpines. Mais son palmarès orné de 17 victoires en 125 cmc et en Moto2, ainsi que d'un titre mondial en 125 en 2005, a de l'allure. Et sa longévité en impose, dans une discipline éprouvante qui se renouvelle rapidement.
Lüthi n'a attendu que trois courses pour marquer ses premiers points, en 125 cmc, sur le circuit d'Estoril il y a dix-neuf ans (9e). Son premier podium date de 2003, et son accession au rang de sportif suisse de l'année à 2005, l'année de son titre mondial.
A l'automne 2019, à Valence (ESP), il décrochait son dernier podium, en Moto2, catégorie dans laquelle il a fini deux fois deuxième du Championnat du monde. Cela fait donc seize années entre son premier et son dernier podium. Seuls Dovizosio et Rossi peuvent dire mieux. Il fait cependant ajouter que Lüthi, contrairement aux deux champions italiens, n'a jamais réussi en MotoGP.
Depuis 2020, Thomas Lüthi ne suit plus la cadence. Ses meilleurs résultats il y a deux ans ont été deux cinquièmes places, alors qu'il voulait jouer le titre en Moto2. Et cette année, il ne s'est classé qu'une fois, dimanche dernier en Autriche (9e), dans les dix premiers.
Perte de repères
Le Bernois a eu beau changer son équipe et ses mécaniciens en novembre 2020, il n'est plus parvenu à trouver les bons réglages sur sa Kalex, ni ses sensations. Sa régularité en haut de classement des années précédentes est devenue une régularité dans le ventre très mou de la hiérarchie.
Ces derniers temps, Thomas Lüthi a semblé en perte de repères et en panne d'explications, dépassé par la nouvelle génération de pilotes parfois près de deux fois plus jeunes que lui.
voe, ats