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Les principaux cancers de l’enfant
Les leucémies
Chez les enfants, la leucémie est de loin le cancer le plus fréquent. Chaque année, cette maladie, qui affecte plus les garçons que les filles, est diagnostiquée chez 4 enfants de moins de 14 ans sur 100’000, le pic se situant entre 2 et 5 ans.
L’origine de ce cancer du sang concerne un tissu très actif: la moelle osseuse. Celle-ci contient des cellules souches qui, chaque jour, fabriquent des milliards de globules rouges, de globules blancs et de plaquettes. Dans la moelle osseuse, les cellules ne cessent de se multiplier et de se «spécialiser», processus propices à l’accumulation d’«erreurs» qui peuvent être à l’origine du cancer. Une fois devenues malignes, les cellules de la leucémie envahissent la moelle osseuse, puis se répandent dans la circulation sanguine. Elles peuvent ensuite atteindre des organes vitaux.
Il existe différentes formes de leucémies qui se distinguent par l'origine des cellules anormales en cause. La grande majorité des leucémies sont dites aiguës, car elles se caractérisent par une prolifération rapide des cellules anormales. Toutefois, dans 4 à 5% des cas, la leucémie est considérée comme chronique, se développant plus lentement.
Les tumeurs du cerveau et du système nerveux central
Les tumeurs du système nerveux central ou SNC (qui comprend le cerveau et la moelle épinière) représentent environ 20% des cancers pédiatriques et sont les tumeurs solides de l’enfant les plus fréquentes. Ces tumeurs peuvent affecter les enfants de tout âge.
Il existe de nombreux types et sous-types de cancers du SNC et leurs pronostics sont très variés. Il n’est pas possible de définir un pronostic global pour ces tumeurs, en raison d'un devenir très hétérogène selon la pathologie, qui va de la guérison dans près de 90% des cas à des formes actuellement encore totalement incurables.
Les signes cliniques dépendent de la localisation de la tumeur, qui peut apparaître dans n’importe quelle région du système nerveux central. Ces différentes tumeurs peuvent parfois atteindre un volume important, sans provoquer de signes neurologiques manifestes. Elles entraînent en général des maux de tête et des vomissements ainsi que d’autres symptômes plus spécifiques selon l’endroit où elles se trouvent.
Le délai entre le premier signe et le diagnostic de tumeur du système nerveux central dépend souvent de la vitesse d’évolution et donc de la gravité de la maladie. Des crises convulsives peuvent se voir dans certains cas, mais les signes les plus fréquents sont le plus souvent non spécifiques (céphalées et vomissements).
La moelle épinière peut abriter des cellules malignes. Elle peut être le siège de tumeurs primaires, qui sont souvent bénignes, mais peut aussi être envahie par des métastases provenant de tumeurs situées dans d’autres régions du système nerveux central. Dans les deux cas, il peut en résulter une compression de la moelle épinière. Lorsque la compression touche les fibres nerveuses contrôlant la vessie ou les sphincters, elle provoque des troubles de la miction ou de la défécation. Lorsqu’elle affecte les fibres régulant la motricité, elle rend la marche difficile.
Les lymphomes
Représentant environ 11% des cancers de l’enfant, les lymphomes sont des cancers du système lymphatique. Ce dernier est défini comme l'ensemble des structures permettant la production et la circulation de la lymphe, formée essentiellement de lymphocytes.
Ganglions gonflés
Cette maladie implique des cellules de la famille des globules blancs, les lymphocytes. La multiplication anormale de ces derniers amène à l’élargissement des ganglions. Étant donné que ces globules blancs circulent dans le sang et dans la lymphe qui les transporte dans divers endroits du corps, le lymphome peut affecter différents organes ou tissus. Les symptômes varient selon l’endroit du corps affecté.
Lymphomes «Hodgkinien» et «non Hodgkinien»
Les lymphomes sont classés en deux catégories, en fonction de la nature des cellules qui prolifèrent. On distingue les lymphomes «non Hodgkiniens» des lymphomes «Hodgkiniens» ou maladie de Hodgkin. Rares avant l’âge de 2 ans et présentant un pic de fréquence aux alentours de 7 ans, les lymphomes non Hodgkiniens (LNH) sont les plus couramment diagnostiqués chez les enfants. Ces dernières années, les progrès thérapeutiques ont été considérables pour cette maladie qui peut actuellement être guérie dans 70 à 90% des cas.
La maladie de Hodgkin est observée surtout chez le grand enfant, l’adolescent et l’adulte jeune. Elle représente 15 à 30% des lymphomes malins de l’enfant et est deux fois plus fréquente après 10 ans qu’entre 2 et 10 ans. Elle est caractérisée par la présence de cellules tumorales spécifiques issues de la lignée lymphoïde. Les tumeurs se forment le plus souvent dans le cou et le thorax. Leur pronostic est globalement meilleur que celui des lymphomes non Hodgkiniens. Plus de 90% des enfants atteints d’une maladie de Hodgkin peuvent être guéris après traitement.
Le cancer, est-ce que ça s’attrape?
Non, le cancer n’est pas une maladie infectieuse et il n’est donc pas contagieux. On peut jouer, toucher, embrasser une personne malade sans risquer quoi que ce soit.
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Adapté de J’ai envie de comprendre… Le cancer de l'enfant et de l'adolescent, de Marc Ansari et Elisabeth Gordon, en collaboration avec Fabienne Gumy-Pause, Ed. Planète Santé, 2018.
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Leucémies (cancer du sang)
Chaque année en Suisse, on dénombre quelque 970 nouveaux cas de leucémie (cancer du sang), ce qui représente environ 2,5 % de toutes les maladies cancéreuses. Les hommes sont un peu plus touchés que les femmes (57% contre 43%). Près de la moitié des patients ont 70 ans et plus au moment du diagnostic. Avec près d’un tiers de tous les cas, les leucémies constituent le cancer le plus fréquent chez l’enfant.