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Que dans sa guerre contre l’Europe, l’Amérique a placé aux postes clefs des liquidateurs.
Après une semaine partagée entre les études et la fête, j’obtenais auprès de mon amoureuse de retourner dans la ferme familiale justifiant de projets pour aller seul. Elle soupçonnait… non elle ne soupçonnait rien: elle peinait à comprendre. Pourquoi tenais-je pour nécessaire cette activité qui consiste à “retrouver ses principes? C’est que j’étais convaincu que les événements de la semaine écoulée, fruits du hasard et du désordre, n’avaient éloigné des justes événements, ceux qu’auraient dû produire en toute logique mes principes. Ainsi éloigné de moi-même, il me fallait user du week-end pour remonter le cours des évènements et réaffirmer ces principes si je voulais revenir dans la ville et reprendre l’expérience.
Quelques jours après mes dix-huit ans, Monpère m’a remis une lettre. Il avait encore en main la clef de la boîte à lettres. La boîte à lettres, un objet que j’avais toujours cru décoratif, avait donc une fonction. Des inconnus savaient son existence, ils savaient qu’elle était vissée à un mur, que ce mur était celui de la maison de Monpère et que la maison possédait une adresse. Ils s’étaient servi de ces informations et m’envoyaient une lettre pour mes dix-huit ans. C’était une facture. Cela se passait en 1983. Je me souviens encore de ma tête. Le contenu de la lettre annonçait l’intention de me voler et donnait même un délai pour l’accomplissement du vol. Or je n’avais encore rien produit. Était-ce important? Non, que je produise ou ne produise pas, la somme restait due.
Au Proche-Orient, conflit meurtrier entre deux partis extrémistes. L’un Israélien, conduit par des carriéristes, l’autre palestinien, conduit par des terroristes. Au nom de Dieu car il faut un prétexte, ils se battent, les uns et les autres, contre leurs peuples et contre les peuples. Leur intérêt est maffieux. Nous avons déjà nos maffieux en Occident : ils occupent des postes clefs dans les gouvernements et dans les multinationales. Raison pour laquelle il faut être plus antisémite que jamais: pas de raison d’importer sur nos terres un conflit talmudo-coranique sans rapport avec la culture rationaliste, ce d’autant plus que nos maffias locales ne cessent d’ouvrir — pour leur usage privé — de nouveaux fronts, à commencer par l’Ukraine.
“Faire brûler des animaux c’est horrible. Malheureusement cela se produit encore de nos jours. Un réalisateur de cinéma, jeune homme de talent, faisait un film. Et il avait décider qu’il lui fallait montrer dans ce film une vache en train de brûler. Mais personne n’accepta de mettre le feu à la vache, ni l’assistant du réalisateur, ni le cameraman. Alors le réalisateur arrosa lui-même la vache de pétrole et la fit flamber. La vache se mit à courir en mugissant. C’était une torche vivante, et ils la filmèrent. Les prises de vue se passaient à la campagne. Lorsque les paysans apprirent cela, il faillirent tuer le réalisateur”. Les mémoires de Dimitri Chostakovitch (à propos de Tarkovski).
Mes patates sont petites ou moyennes, peu sont grosses. Elle ont des trous noirs. Ce n’est pas une image, ce sont de trous et ils sont noirs. Lorsque l’on pèle, le noir révèle la chair ou alors il faut creuser avec la pointe du couteau, évider la patate. Au retour de la promenade du Saint-Graal, le paysan me montre sa récolte. Elle est répandue au sol dans la remise. Il me la montre afin que je vois que comme les miennes ses patates sont petites et moyennes plutôt que grandes, que s’il a soixante ans d’expérience lui non plus ne peut rien contre les trous noirs. Je prends plusieurs patates dans la main, les tourne et retourne: elles sont parfaites.
De retour dans le van au camping municipal de Saragosse, je consulte mes messages sonores. Voix souffreteuse d’Evola: “c’est le cœur, j’ai de la peine à souffler, je me suis évanoui sur le sentier au milieu des moutons, j’abandonne la transhumance, je vais essayer de rentrer sur le terrain”. Vérification faite, le message date de la veille. Il y en a un autre, la voix est encore plus faible: “les tempes battent, je n’arrive pas à décoller du lit, j’ai de la fièvre”. Ce deuxième message, posté le matin, je l’écoute à 22h30. J’essaie d’appeler Evola : pas de réponse. Sachant qu’il est seul dans la vallée, que Piedralma est invisible depuis la route et qu’il n’y a pas de couverture téléphonique (les messages sont envoyés par internet), je me demande: est-il mort? Je rappelle. Rien. Je compose le numéro des Urgences. Le service de Huesca me renvoie à la Centrale de secours des Pyrénées. Là, une militaire se met en contact avec la patrouille des Vallées occidentales. Je me couche. A minuit, la militaire me réveille: “j’ai eu la patrouille, elle va passer voir votre ami”. Un heure du matin, la militaire me réveille: “la patrouille sera bientôt sur place”. Elle rappelle: “Je viens d’avoir un contact radio, votre ami est vivant mais il ne peut pas bouger, il a de la fièvre et n’a pas voulu être emmené l’hôpital, la patrouille rappellera dès qu’elle sera sortie de la zone blanche”. Je me rendors. A une heure du matin, coup de téléphone de la patrouille: “Evola est mal en point, mais nous ne pouvons pas le forcer à nous suivre, nous repasserons demain avec des médicaments…”. Bien, je vais pouvoir dormir. Non, Evola appelle: “c’est incroyable, des militaires sont passés, j’étais au lit, c’est tout juste si j’ai réussi à me traîner jusqu’à la porte… Ils m’ont dit que tu les avais envoyés… Là ça va. Pas mieux, mais ça va… Dès que je pourrai me lever, j’irai à l’hôpital, en Suisse”.
Avantage lorsque j’ai à m’expliquer, je démêle le problèmes sans perdre l’interlocuteur. Quant aux échanges courants (qui n’ont pas la qualité de “conversations” encore moins de “discussions”), tant qu’ils sont fondés sur la réflexion ou le bon sens ils sont plaisants, mais de plus en plus les opinions sont des emprunts-machines.
En dehors des jours heureux et intimes qui après plus de vingt ans vécus avec Gala demeurent intimes et sont toujours heureux, je ne trouve comme intérêt à la Côte-d’Azur où elle me convie pour me convaincre de sa beauté, de sa tranquillité, de sa sérénité (j’y vais pour elle) que la transparence de l’eau de mer — plusieurs après midi je me suis baigné les yeux écarquillés le dos au ciel — et la brocante du dimanche avec ses exemplaires de rebut de la société, demi-gitans, magrébins, hippies, motards ou pauvres, ils occupent entre les marais salants et un luna-park surmonté des lettres métalliques Magic World avec des couvertures jetées au sol un hectare de poussière où l’on trouve une merveille de produits dont des livres tirés des arcanes que personne ne convoite, Montesquieu, Comte, Kant ou encore les Albums de Kick et Pfluke.
Juste constat de Christian Combaz: “100% des vaccinés n’ont pas d’effets secondaires, sauf une énorme désillusion d’avoir vu grimper le taux de lâcheté autour d’eux”.