Document ID: /curiavista/filtered/00000_business.jsonl.gz/111071

<h2>SubmittedText<h2><p>Fin mai 2010, des extrémistes ont commis un attentat sanglant qui a coûté la vie à près de 100 membres du mouvement ahmadi. Cet acte est admis au regard de la législation pakistanaise sur le blasphème.</p><p>Quelle a été la réaction de la Suisse suite à cet attentat et que pense-t-elle de cette situation juridique ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le DFAE est informé au sujet des attaques dont sont victimes les Ahmadiyahs et d'autres minorités religieuses au Pakistan. La Suisse est intervenue à plusieurs reprises auprès des autorités pakistanaises, notamment en faveur de l'abolition des lois relatives au "blasphème". Afin d'obtenir une certaine efficacité, il est indispensable de faire preuve de prudence et de respecter la confidentialité lors de démarches diplomatiques dans des cas sensibles, comme par exemple celui des Ahmadiyahs au Pakistan. Un élément particulier du problème est le fait que les minorités nationales et religieuses au Pakistan ne sont pas menacées au premier chef par les autorités pakistanaises mais par des extrémistes islamistes. Dès lors, l'État du Pakistan ne remplit certes pas, dans plusieurs cas, son obligation et ses responsabilités en termes de protection mais n'apparaît pas pour autant comme directement et activement engagé dans des meurtres d'Ahmadiyahs.</p>