Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07058.jsonl.gz/894

Le Suisse Fabian Cancellara a remporté samedi la classique cycliste Milano-Sanremo après s'être extrait dans les derniers kilomètres d'un groupe d'attaquants.
Après plus de sept heures de course, Cancellara s'est envolé à moins de deux kilomètres de l'arrivée de cette 99e édition, dans les rues ensoleillées de Sanremo menant à l'arrivée inédite du Lungomare Calvino, en bordure de la mer Ligure.
Pourtant annoncé parmi les favoris de la course après son récent succès dans Tirreno-Adriatico, le Bernois d'origine italienne (ses parents viennent du Mezzogiorno) a joué de l'effet de surprise sur ses adversaires, qui ont observé un temps d'hésitation.
L'erreur s'est avérée fatale pour deux anciens vainqueurs, l'Italien Filippo Pozzato (2006), deuxième sur la ligne, et l'Espagnol Oscar Freire (2004 et 2007), longtemps aux aguets mais seulement huitième au final, son moins bon classement en huit participations.
«On savait qu'il ne fallait pas lui laisser faire le trou», reconnut ensuite Pozzato, victime de l'attentisme qui sévit souvent en pareilles circonstances. Sur la ligne, «Pippo», qui s'était coiffé de nattes façon rasta pour le grand jour de la «classicissima», pouvait d'autant plus se sentir frustré qu'il s'assurait au sprint la deuxième place devant Gilbert et Rebellin.
Cancellara, qui avait eu le temps de lever les bras bien avant l'arrivée, l'avait précédé de deux secondes. Le Suisse, qui dégage une force impressionnante (1m86 pour 80 kg), venait d'ajouter un nouveau joyau à une collection qui comportait déjà quelques belles lignes.
Après Paris-Roubaix (2006), deux titres mondiaux du contre-la-montre (2006 et 2007) et neuf maillots jaunes du Tour de France dont il fut l'année passée le héros de la première semaine, «Spartacus» ou le «Gladiateur» (ses surnoms dans la presse italienne) est cette fois monté au septième ciel dans la frénésie habituelle de l'arrivée de la Primavera: «J'ai tant désiré la gagner. Et voilà que j'y suis parvenu !»