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José Mario Vaz, ancien ministre des Finances et candidat du principal parti politique de Guinée-Bissau, a remporté haut la main le second tour de l'élection présidentielle. Ce résultat a été rejeté par son rival. Le scrutin était censé tirer un trait sur le coup d'Etat de 2012.
José Mario Vaz, candidat du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), a remporté 61,9% des suffrages, selon les résultats publiés mardi par la commission électorale. Son adversaire, le candidat indépendant Nuno Gomes Nabiam a obtenu 38,1% des suffrages.
"Je n'accepterai pas le résultat, parce que les chiffres rassemblés par mon équipe de campagne dans quatre régions sur huit sont différents de ceux annoncés par la Commission électorale nationale", a déclaré le candidat vaincu.
Il s'exprimait devant la presse à l'issue d'une rencontre avec José Mario Vaz, qui assure actuellement l'intérim à la présidence, et Antonio Injai, le puissant chef de l'armée.
Nombreux coups d'Etat
Le taux de participation s'est établi à 78,1% contre 90% au premier tour. Les résultats doivent encore être validés par la Cour suprême, ce qui devrait être fait ces prochains jours.
Un observateur de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a indiqué lundi que le scrutin avait été organisé de manière transparente.
Le pays, ex-colonie portugaise de 1,6 million d'habitants, est abonné aux coups d'Etat depuis son indépendance en 1974. L'instabilité politique et la pauvreté ont facilité l'implantation de trafiquants de drogue, avec la complicité présumée de hauts responsables de l'armée.
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