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Zürich, 04.09.2017
Caritas Suisse demande que la Suisse contribue à hauteur d'un milliard de francs aux mesures de protection climatiques dans les pays en voie de développement. Pour l'organisation, ce n'est pas aux pays les plus pauvres de payer les dégâts du réchauffement climatique.
Le changement climatique touche en priorité les populations marginalisées ou opprimée dans les pays dit "du Sud". Les pays "du Nord" devraient financer des solutions luttant contre ces conséquences néfastes, à raison de 100 milliards de francs par années et à partir de 2020, plaide Caritas Suisse dans un communiqué lundi.
Les catégories de personnes les plus touchées par les famines, le réchauffement climatique ou les inondations sont les pauvres, les personnes âgées, les femmes, les enfants, les petits agriculteurs, les apatrides et les habitants des bidonvilles, précise le communiqué.
Responsabilité de la Suisse
Les responsables de l'organisation considèrent par ailleurs que "le financement annuel proposé par le Conseil fédéral, de 450 à 600 millions de francs, ne correspond pas à la responsabilité effective de la Suisse au changement climatique mondial".
Cette somme correspond uniquement "aux émissions directes de gaz à effet de serre à l’intérieur des frontières nationales et néglige les 'émissions grises' résultant de l’importation de produits ou de vols à l’étranger", précise le papier de position de l'organisation.
En outre, cet argent est souvent transféré du budget de la coopération au développement vers les fonds de financement du climat. Pour le directeur de Caritas, Hugo Fasel, c'est prendre l'argent chez les plus pauvres.
La Suisse prévoit une diminution de seulement trois cinquièmes des émissions de gaz à effet de serre. Les deux cinquièmes restant seront rachetés sur le marché des émissions sous la forme de "permis de polluer".
Dix francs par billet d'avion
Ces désastres climatiques ont été provoqués principalement par les pays du Nord. C'est donc à eux de réparer les dommages causés par un manque de protection de l'environnement, insiste Caritas.
Hugo Fasel déplore l'absence de mise en oeuvre de solutions pour améliorer les sources de financement pour le climat. Selon lui, des projets dorment "dans les tiroirs" du Conseil fédéral depuis des années: par exemple, la taxe sur les billets d'avion. "A raison de 10 francs par billet acheté, la Confédération pourrait récolter 400 millions de francs par année", calcule-t-il.