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L'ancien tennisman argentin Guillermo Perez-Roldan a raconté pour la première fois à la presse de son pays les violences physiques que son père et entraîneur lui avait infligées durant sa carrière.
Double gagnant du tournoi junior de Roland-Garros (en 1986 et 1987), Guillermo Perez-Roldan est revenu pour la première fois dans le presse sur la période de sa vie la plus sombre. Dans une interview au média "La Nación", l'Argentin a ainsi raconté les maltraitances que lui a infligées son père et entraîneur, Raul Perez-Roldan, durant sa carrière.
"Mon père était un visionnaire, un grand technicien et un super entraîneur. Malheureusement, j'étais son fils", a expliqué l'ancien tennisman de 50 ans. "J'aurais préféré avoir un moins bon coach et un meilleur père, rien que ça. J'ai beaucoup de peine pour lui (...) Il s'est déchargé sur moi, je ne sais pas si c'était de l'exigence, mais j'ai perdu un père. Il aurait fallu qu'il soit entraîneur et moi avocat."
"J'ai subi des violences physiques. Tout le monde le savait", a alors révélé l'ancien numéro 13 mondial. Même si son père l'a amené au plus haut niveau du tennis mondial - quart de finale en 1988 à Roland-Garros -, le vainqueur de 9 titres en simple (tous sur terre battue) a néanmoins dû subir ses méthodes odieuses et révoltantes.
"Il me mettait la tête dans le bain ou m'attachait sur un lit"
Celles-ci l'ont traumatisé à vie, comme il l'a détaillé au quotidien argentin. "Je peux vous dire des choses vraiment fortes. Comme le jour où j'ai perdu un match et qu'il m'a enfoncé un ananas dans la bouche avec son poing fermé", a-t-il raconté. Avant d'ajouter: "Il me mettait aussi la tête dans le bain ou m'attachait avec du scotch sur un lit."
Selon lui, son patriarche ne se limitait pas seulement à de la brutalité physique. Ce dernier et sa mère lui auraient notamment volé entre quatre et cinq millions de dollars durant sa carrière. À tel point que lorsqu'il avait décidé de ranger sa raquette en 2006, le natif de Tandil avait dû demander de l'argent à sa grand-mère pour s'en sortir.
Même si aujourd'hui il n'entretient plus aucun rapport avec son père, Guillermo Perez-Roldan espère néanmoins qu'il renouera le contact un jour avec ce dernier. "De mon vivant, j'espère que nous pourrons nous rapprocher un jour, parce qu'en fin de compte, c'est mon père."