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Apoptose, nécrose, macroautophagie : trois mécanismes naturels pouvant conduire à la mort cellulaire. Seuls les deux premiers sont ciblés pour prévenir les séquelles consécutives à une ischémie cérébrale ; de nombreuses observations ont en effet révélé la mort par nécrose des neurones localisés dans la zone centrale de la lésion, très tôt après l’accident ischémique, et une dégradation de type apoptotique sur ses bords.
Or, d’après des études menées chez le rat par l’équipe de Peter Clarke, du Département de biologie cellulaire et de morphologie à l’UNIL, les cellules cérébrales meurent aussi par macroautophagie, un mécanisme qui pourrait devenir une nouvelle cible primaire dans le traitement de cette lésion.1 La faible efficacité des traitements actuels pouvant avoir pour origine une plus grande multiplicité des voies de mort cellulaire, les chercheurs se sont basés sur cette hypothèse pour rechercher les preuves d’une autophagie neuronale. Ils ont provoqué chez des rats âgés de douze jours une ischémie cérébrale néonatale. L’augmentation concomitante du nombre d’autophagosomes et de l’activité lysosomique dans les neurones stressés des bords de la lésion a prouvé l’existence d’une activité autophagique. Les auteurs supposent que l’autophagie entraîne la mort neuronale aussi bien en déclenchant l’apoptose que par un mécanisme purement autophagique.
Le deuxième résultat remarquable de cette étude, prometteur pour de nouvelles voies de traitement postischémique, est que l’inhibition de l’activité autophagique par la 3-méthyladénine s’est révélée hautement neuroprotective chez les rats touchés, réduisant la taille de la lésion jusqu’à 46% même quatre heures après le déclenchement de l’ischémie.