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Yverdon-les-Bains, Eburodunum, quelques repères historiques
L'histoire yverdonnoise plonge ses racines dans le néolithique, comme l'attestent les 45 menhirs dressés au N-E de la ville, lesquels constituent selon le géologue Gabus un étonnant calendrier solaire d'il y a 4000 ans et selon les historiens un site à vocation religieuse et communautaire délimité par les blocs extérieurs disposés en arc de cercle.
La région est ensuite occupée successivement par les Celtes, les Helvètes, les Romains et les Burgondes. Eburodunum est un nom latinisé, d'origine celtique, qui signifie "forteresse de l'if".
Le château et la ville "nouvelle" d'Yverdon sont l'œuvre de Pierre de Savoie, le "Petit Charlemagne", qui dès 1260 choisit le site, l'entoure de fortifications, détermine l'emplacement des édifices publics, rues, portes, marché et procède à un lotissement des terrains disponibles.
Au 18ème, siècle des Lumières, la ville devient un véritable centre intellectuel et mondain, soutenu par des activités économiques et commerciales florissantes.
A cette époque, on établit une liaison fluviale entre Yverdon et Rotterdam, voire Londres !
Plusieurs personnalités exceptionnelles font connaître Yverdon-les-Bains dans toute l'Europe:
- Elie Bertrand, pasteur, conseiller intime du roi de Pologne, savant géologue et naturaliste, fonde l
le Musée, la Bibliothèque publique et le Grand Cercle d'Yverdon, tous bien vivants de nos jours.
- Frédéric Haldimand, promu général par le roi d'Angleterre et premier gouverneur du Canada, qui fit bâtir la résidence de Champ-Pittet, occupée actuellement par le Centre Pro Natura.
- Fortuné-Barthélemy de Félice, imprimeur, auteur d'une fameuse Encyclopédie en 58 volumes.
- Henri Pestalozzi, célèbre pédagogue, qui installe son institut au château (1805-1825), accueillant jusqu'à 300 élèves venus de toute l'Europe. Depuis 1890 sa statue domine la place Pestalozzi au cœur de la vieille ville.
Le 19ème siècle voit simultanément les grands travaux hydrographiques dans l'ensemble de la région des Trois-Lacs (Neuchâtel, Bienne et Morat), l'avènement de la navigation à vapeur sur le lac de Neuchâtel, l'arrivée du chemin de fer à Yverdon et la construction de la ligne à voie étroite entre Yverdon et Sainte-Croix.
L'expansion industrielle est impressionnante, avec notamment les ateliers de construction et de réparation de wagons (aujourd'hui Ateliers industriels CFF) et la manufacture de tabac Vautier.
Cet essor se poursuit au début du 20ème siècle avec les firmes Leclanché (batteries et accumulateurs) et surtout Paillard (machines à écrire Hermès, caméras, gramophones, radios). Ces entreprises marqueront le caractère industriel d'Yverdon pour de nombreuses années.
Les Bains d'Yverdon, exploités depuis l'Antiquité, ont connu des fortunes diverses au travers des époques, depuis les Romains jusqu'à nos jours. Le premier Hôtel des Bains construit en 1730 connaît une exploitation florissante durant plusieurs décennies, mais les bains périclitent à la fin du siècle.
La station thermale renaît en 1878 avec de nouveaux développements de l'hydrothérapie à base d'eau sulfureuse. La découverte en 1903 de la source La Prairie, eau sulfatée, calcique et magnésique, donnera naissance en 1920 à l'entreprise Arkina (aujourd'hui Boxer).
Les Bains connaissent ensuite un nouveau déclin lié aux deux guerres mondiales, avant de renaître en 1977 et connaître plusieurs extensions et une réhabilitation très importante du Grand Hôtel.
Si Yverdon-les-Bains a conservé le charme de son centre médiéval, la ville s'est ouverte sur l'avenir, avec le parc scientifique et technologique, l'école d'ingénieurs et de gestion HEIG-VD, la Maison d'Ailleurs consacrée à la science-fiction (collection Versins et Espace Jules Verne).
Idéalement située à l'extrémité Sud du lac de Neuchâtel et de la Grande Cariçaie, au pied du Jura, à la jonction des autoroutes N1 et N5, la ville d'Yverdon-les-Bains offre un cadre de vie qui allie l'économie et la nature, le sport et la culture, l'innovation et la tradition.
La franc-maçonnerie est une affaire individuelle. Cela signifie que chacun peut contribuer à bâtir un monde plus humain par l’affermissement et par le développement de sa propre personnalité. Chaque homme libre et de bonne réputation peut poser sa candidature pour devenir membre de l'une des Loges régulières de la Grande Loge Suisse Alpina (GLSA). Cf. > le site Web de la GLSA http://www.freimaurerei.ch
Le Rite Ecossais Ancien et Accepté (REAA) est le système de Hauts Grades le plus répandu dans le monde et travaille du 4° au 33° degré, sous l’égide du Grand Architecte de l’Univers. Le REAA de Suisse est composé de dix Chapitres de Chevaliers Rose-Croix (18°), de neuf Aréopages de Chevaliers Kadosch (30°) et d’un Consistoire (de langue française et de langue allemande) de Maîtres du Royal Secret (32°). Le 33° degré est considéré comme un grade administratif. Il est limité à un maximum de 99 Frères Chevaliers par pays. Seuls les Frères Maîtres Maçons (3°) membres de la Grande Loge Suisse Alpina peuvent faire partie du REAA de Suisse.
Le Chapitre de l’If et la Rose à la Vallée de l’Orbe à Yverdon-Les-Bains a été créé le 17 janvier 2009 dans le but de donner aux Frères désirant acquérir de nouvelles connaissances une possibilité de se réunir en semaine. Dès le début le Chapitre a connu un succès qui ne se dément pas jusqu’à ce jour.
Et bien voilà. Nous y sommes. Il en aura fallu de l’énergie depuis ce fameux 10 avril 2007, date à laquelle quelques FF.·. se sont réunis à mon domicile pour lancer les bases de ce qui allait devenir NOTRE Chapitre: Le Chapitre de l’If & la Rose en la Vallée de l’Orbe. Et ce midi, je vois un certain nombre de FF.·. qui étaient présent ce jour mémorable. Plusieurs nous ont quitté en cours de route, par contre beaucoup d’autres nous ont rejoint. Il en aura fallu de la patience pour mener à bon port cette barque, que dis-je, ce bateau, ce navire, ce paquebot. Il y eu bien quelques vagues avec des piques et des creux. « Fluctuat nec merjiture. » Et à l’enthousiasme du début a succédé le découragement, voire la consternation, sentiment remplacé petit à petit par l’ardeur et la vitalité, pour qu’enfin l’émotion prenne le dessus. Que de discussions avant d’arriver à accoucher du nom de notre Chapitre.Du « Kybalion » d’origine, nous avons passé par « Pax Vobis », « La Rose et le Kybalion », « Le Pélican et l’Amitié », « La Rose et l’Amitié » (en référence à notre Chapitre Mère), pour peu à peu penser à « L’if et le Pélican » et qu’enfin jaillisse, dans toute sa splendeur « L’If et la Rose ». Mais pourquoi ce nom. Chacun sait que L’If est l’arbre des cimetières par excellence, associé au monde celtique où il est l’arbre funéraire, il veille sur les morts. Toutefois cette noirceur affirmée révèle aussi d’autres connotations plus subtiles. Les Prêtres d’Eleusis portaient des couronnes d’If pour signifier l’immortalité, laquelle n’existe que par opposition à la mort. Par sa longévité même qui se compte en millénaires, l’If défie la mort. Il la nie. En plus, son tronc, après plusieurs millénaires d’existence commence à pourrir de l’intérieur. Et, force de la nature, une branche se détourne de sa fonction première pour pénétrer et investir cette pourriture du tronc et, devenant racine à son tour, régénérer l’arbre entier. Enfin, pour couronner le tout, Yverdon, qui étymologiquement provient du mot Eburodunum (nom latinisé à partir d’une origine celtique) signifie forteresse de l’If ou des Ifs. Ainsi, l’If associé à la Rose symbole du secret, nous offre cette merveilleuse métaphore propre aux Rose + Croix qu’est le « Secret de l’Immortalité ». Et pour terminer je citerai notre rituel qui nous commande d'agir sous les auspices: de l'amour du prochain de la justice dans toutes nos actions d'une conduite de vie honorable de la tolérance de la recherche de la vérité tout ceci pour nous permettre de contribuer au développement pacifique de l'humanité. C'est ce qu'exigent de nous nos Principes généraux. Ces Principes figurent en tête des Principes et Constitutions de 1997, afin de marquer qu'ils forment avec lui une entité spirituelle.