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Luigi Di Maio revendique de diriger le gouvernement italien au nom des 32% de voix du M5S aux élections, premier parti du pays (archives).
KEYSTONE/EPA ANSA/RICCARDO ANTIMIANI(sda-ats)
Luigi Di Maio (antisystème) et Matteo Salvini (extrême droite) ont affirmé dimanche que les négociations pour le gouvernement repartaient de zéro. Les deux hommes sont considérés comme les nouveaux patrons de la politique italienne.
Le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) de M. Di Maio, jusqu'alors opposé à toute forme de tractations politiques, a conclu samedi en Italie un accord avec la coalition de droite/extrême droite dominée par M. Salvini pour faire élire l'un de ses poids-lourds à la présidence de la Chambre des députés. En échange, il a voté pour une fidèle de Silvio Berlusconi au Sénat.
Ces élections constituaient une étape essentielle. Le président de la République, Sergio Mattarella, doit en effet entamer début avril des consultations en vue de former un gouvernement malgré l'absence de majorité après les élections du 4 mars.
Dans une interview dimanche au Corriere della Sera, M. Di Maio a répété que "le match" pour le gouvernement n'était en rien lié à celui des présidences du Parlement.
"Force fiable et sérieuse"
"Mais à partir d'aujourd'hui, ceux qui veulent travailler pour les citoyens savent qu'il existe une force fiable et sérieuse qui dialogue avec tous et avance groupée pour le bien du pays", a expliqué M. Di Maio, 31 ans. Il revendique de diriger le gouvernement au nom des 32% de voix du M5S, premier parti du pays.
Mais avant de parler de noms, le jeune député dont le parti a été porté avant tout par une révolte du Sud qui se sent délaissé, a assuré vouloir discuter "des thèmes". Il a évoqué comme priorités des baisses d'impôts, une atténuation de la réforme des retraites, des mesures pour les familles et la lutte contre le chômage des jeunes.
En face, M. Salvini, dont la coalition avec la droite de M. Berlusconi a recueilli 37% des voix, s'est montré plus direct dans un message sur Twitter: "Dans le respect de tous, le prochain chef du gouvernement devra être proposé par la droite". "Nous sommes prêts", a-t-il promis.
ATS