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En 2016, Genève a accueilli pendant plusieurs mois des pourparlers sur la Syrie. Les différentes délégations disposaient d'une sécurité rapprochée organisée par la police genevoise, qui avait mis en place un système de piquets.
Une policière réclamait le dédommagement des heures supplémentaires qu'elle a effectuées durant cette période, 89 au total. Mais cette requête a été contestée par le département de la Sécurité, piloté à l'époque par Pierre Maudet.
La justice a finalement tranché en faveur de la recourante et comme quelque 40 fonctionnaires de police étaient mobilisés entre avril et novembre 2016, cela pourrait faire grimper la facture.
Possible recours de l'Etat de Genève
La Cour a considéré que le fait de se tenir à disposition si un imprévu se produit devait être décompté comme des heures de piquet, a expliqué Fanny Roulet, l'avocate de l'inspectrice. Il s'agit, dans cette procédure, de fixer une limite claire entre la vie privée et la vie professionnelle des agents, a-t-elle ajouté.
L'Etat de Genève a encore la possibilité de recourir au Tribunal fédéral contre cette décision. Interrogé mardi par la RTS, le nouveau ministre genevois de la Sécurité Mauro Poggia ne peut dire s'il fera recours ni articuler le potentiel montant total des indemnités qui pourraient être versées aux policiers.
boi avec ats