Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06860.jsonl.gz/1328

Cela fait presque quarante ans qu'Andrée Fauchère est tombé dans la marmite des plantes. Elle se souvient de ce premier contact : 1975 début de ses activités à la Cabane de la Tsa située au-dessus d'Arolla à 2607 mètres. Des alpinistes sont partis pour faire la *Vire* et traverser ensuite sur la cabane de Bertol. Une chute de pierres emporte un des alpinistes qui tombe, et roule sur le glacier recouvert de pierres. Ses vêtements sont déchirés, sa peau est striée de marques rouges par les pointes du glacier. Il n'a pas de fracture, mais souffre beaucoup de ses contusions.
A cette époque, les téléphones portables n'existent pas, le groupe décide alors de redescendre vers la cabane de la Tsa avec le blessé.
Il fait presque nuit, plus moyen d'avertir la vallée !
En voyant le jeune homme choqué, recouvert d'ecchymoses, Andrée décide de l'emballer à la mode de la *médecine populaire*.
Sur la moraine, elle va chercher des têtes de fleurs d'arnica, dans le réservoir d'eau situé à plus de 800 mètres de la cabane, Andrée trouve de la farine glacière, cette poudre de roche toute fine. De retour à la cabane, elle mélange : les fleurs d'arnica, la poudre de roche et pour que cela soit homogène, elle ajoute de l'huile d'olive.
Elle installe le jeune blessé sur une couchette bien protégée par des draps propres et blancs, elle l'enduit totalement de sa préparation et l'emballe, bien au chaud, laissant seulement ses avants bras sortir, pour lui permettre de boire la tisane qu'elle vient de préparer.
A quelques centaines de mètres de sa cabane, elle a trouvé du thym serpolet, du lotier corniculé, de l'achillée millefeuille qu'elle prépare en décoction.
Le jeune homme s'est endormi. Andrée le surveille toute la nuit, décidant s'il le fallait, d'envoyer quelqu'un avertir les secours. Elle s'est installée dans sa cuisine, au coin de son fourneau. Au petit matin, alors qu'elle s'est laissée emportée par une somnolence, elle sent la présence de quelqu'un. Le jeune homme est près d'elle et lui demande si elle peut lui préparer quelque chose à manger.
Ses plaies sont presque guéries, ses contusions sont supportables et il décide de rester à la cabane encore une bonne journée pour se reposer.
C'est un tournant dans sa vie, passionnée par la nature, par les plantes, surtout les plantes médicinales, et par la tradition orale, elle va rapidement aller à la rencontre de toutes les personnes qui peuvent lui raconter la médecine populaire.
Elle s'intéressera plus tard à tout ce qui touche à cette médecine populaire. Elle fera un diplôme d'Herboriste avec l'Ecole de Plantes Médicinales de Lyon, et ne cessera plus jamais de pratiquer. Elle poursuivra ses formations par l'homéopathie, la magneto-géométrie, et pratiquera durant un an dans un cabinet médical en tant qu'Herboriste.
Toujours passionnée par l'utilisation des plantes sous toutes les formes, elle participe à la création de l'Ecole des plantes médicinales Homme et Nature sans frontières, école installée à Evolène de 2001 à 2007.
Encore aujourd'hui, Andrée Fauchère enseigne l'utilisation des plantes médicinales, des huiles essentielles, des fleurs de Bach, des huiles végétales etc.
Elle prépare des emballements de limon avec la farine glaciaire qu'elle va chercher à la source du glacier de Ferpècle.
Praticienne en magnéto-géométrie, homéopathe, elle donne des cours sur l'équilibre énergétique, sur l'importance du corps vital, émotionnel et de la pensée.
Elle pratique également la lecture d'aura.
Elle propose des tests sur l'équilibre des minéraux.
Avec plus de 20 ans d'accompagnement de vie, d'accompagnement jusque dans le Pays de l'Ailleurs.... elle est parfois surnommée passeur d'âme. Elle est régulièrement appelée pour officier dans des cérémonies d'ensevelissement ou d'incinération.
Accompagnatrice dans la maladie, elle écoute, conseille et apporte réconfort et tendresse.
Andrée Fauchère est très souvent sollicitée pour donner des conférences et des cours sur tous ces sujets.