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Thomas apprécie qu'on le distingue. Quand il fait ses courses, il aime bien que les commerçants prennent des nouvelles de sa cheville foulée, ou lui demandent s'il a eu beau temps pour ses vacances. Aujourd'hui, Thomas déménage, il s'en va habiter Écheville. De nouveau, il va falloir se faire remarquer ; aguicher la boulangère, séduire le poissonnier, faire de l'oeil au boucher. Tout un travail. C'est un endroit étrange que le quartier. Les figures qu'on y croise sont familières mais le destin de chacune demeure souvent inaccessible ; ses limites sont floues, et tout le monde peut y entrer ; pourtant, celui qui s'y installe passera par une période d'adaptation. Au fil des mois, dans une ville imaginaire, le nouveau venu va s'agréger à sa communauté de vie, et acquérir une fluidité grandissante de ses déplacements. Cela suffira-t-il ? La quête de sort prochain est-elle soluble dans le quartier ? Il y a du René Clair dans ce texte réaliste et farfelu. Ma boulangère... retrace, en de brèves séquences, la chronologie d'un apprentissage : celui de l'accord entre un être et ses paysages.