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Né le 25 octobre 1767 à Lausanne, fils d'un gentilhomme vaudois, protestant et officier suisse au service des Pays-Bas, Benjamin Constant de Rebecque perd très tôt sa mère et se trouve obligé de suivre son père de garnison en garnison. Son éducation est par conséquent très décousue, ses tribulations fort nombreuses. Mais l'enfant, précoce et avide de lecture, réussit à tirer le meilleur parti de ses nombreux précepteurs qui le conduisent successivement à Bruxelles, en Hollande et en Angleterre. Il fréquente différentes universités européennes où il acquiert de vastes connaissances littéraires et linguistiques. Deux séjours parisiens l'entraînent dans une existence dissipée mais favorisent un premier contact avec les milieux littéraires de la capitale et l'amène à rencontrer Mme de Charrière, qui exerce une influence décisive sur ses premières décisives. Une place de Chambellan à la cour de Brunswick, un mariage malheureux, le procès de son père avec la justice bernoise et hollandaise le jettent dans une période sombre. La fin de la Terreur et la rencontre avec Mme de Staël lui ouvrent de nouvelles perspectives.
Life course
Il se lance dans l'action politique, publie ses premières brochures qui vise à défendre les acquis révolutionnaires. Nommé au Tribunat, il se trouve dans les rangs de l'opposition. Réduit au silence par Bonaparte, il doit s'exiler à Weimar. Il profite de cette retraite forcée pour poursuivre la rédaction d'un ouvrage sur l'esprit des religions, tâche qui l'occupera jusqu'à la fin de sa vie, et pour écrire un traité politique, dont il extraira en 1815 les "Principes de politique". A cette époque, il esquisse une première ébauche du roman qui consacrera sa gloire et qui fera de lui un des maîtres de l'analyse psychologique: "Adolphe", récit d'un amour qui se défait, construit autour du héros-narrateur, privilégiant la peintures des fluctuations du sentiment et réduit la description du décor, l'enchaînement des faits au strict nécessaire. Après une rupture difficile avec Mme de Staël, il part pour l'Allemagne avec sa seconde femme, Charlotte de Herdenberg, et poursuit ses recherches sur les religions. La chute de Napoléon le ramène sur la route de la scène politique, lors de l'intermède des Cent-Jour, puis comme député à la Chambre, où il livre une lutte inlassable pour le respect des libertés individuelles.
End of life
Tour à tour journaliste, publiciste, pamphlétaire, théoricien, député, homme de pensée et homme d'action, il se veut le "maître d'école de la liberté" et il voit cette liberté triompher en 1830, année de sa mort à Paris le 8 décembre 1830. On a oublié un peu les ouvrages auxquels il tenait le plus; il les avait consacrés, en érudit et en philosophes, à l'histoire des religions. En revanche, ses "Journaux intimes", ses récits autobiographiques ("Le Cahier rouge", "Cécile"), sa correspondance, ses pamphlets, ses discours même, trouvent sans cesse de nouveaux lecteurs.