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Le critère de l'Histoire
La Bible affirme inlassablement qu'elle est la Parole de Dieu.
A priori, personne n'est tenu de souscrire à cette affirmation. En revanche, chacun est à même d'en vérifier le bien-fondé, puisque, par ses nombreuses prophéties, la Bible touche à l'Histoire. Au niveau de l'accomplissement des prophéties, tout esprit honnête a un critère objectif pour juger de la nature divine des Ecritures.
Les événements historiques sont des faits concrets, patents. Ils ont une réalité que l'on ne saurait nier. Si la prophétie biblique est vérifiable par l'histoire – et elle l'est certainement, j'en veux pour seule preuve Israël – quel crédit ne devons-nous pas accorder à l'Ecriture? Les prophéties ne sont pas des oracles fumeux susceptibles de multiples interprétations, mais, dans la plupart des cas, des prédictions claires au contenu défini et définissable. Prenons, par exemple, l'avènement de Cyrus le Perse, mentionné en Esaïe 44:28, deux siècles avant l'accomplissement; la destruction de Babylone et de Tyr (Esaïe 13; Jérémie 51; Ezéchiel 27); la succession des empires païens (Daniel 2 et 7). L'exactitude de ces prédictions est certainement un argument de poids en faveur de l'inspiration divine, et donc de l'autorité des Ecritures. D'ailleurs la Bible elle-même fixe précisément comme critère décisif d'inspiration l'accomplissement des paroles prononcées au nom de Dieu: «Les prophètes qui ont paru avant moi et avant toi, dès les temps anciens, ont prophétisé contre des pays puissants et de grands royaumes la guerre, le malheur et la peste; mais si un prophète prophétise la paix, c'est par l'accomplissement de ce qu'il prophétise qu'il sera reconnu comme véritablement envoyé par l'Eternel.» (Jérémie 28:8-9)
Ainsi, le témoignage de l'histoire est nettement en faveur du caractère unique, divin, de la Bible, et nous n'avons pas le droit d'ignorer ce témoignage, ni de passer à la légère sur ce qu'il voudrait nous enseigner.
La première chose qu'il voudrait nous enseigner, peut-être est-ce la révision de nos points de vue sur l'Ecriture?
Paul-André Dubois