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Pekin - Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a réclamé un meilleur traitement des ouvriers migrants. C'est la première fois qu'un haut dirigeant aborde ce sujet depuis la série de grèves dans certaines usines de l'"atelier du monde".
En visite lundi sur un chantier de construction à Pékin, M. Wen a estimé que les responsables et la société devaient considérer les ouvriers migrants "comme leurs propres enfants", ont rapporté mardi les médias chinois. Ces ruraux partis pour l'usine ont été les artisans du "miracle" économique chinois mais souvent les oubliés de la croissance.
Des usines chinoises d'un constructeur automobile japonais ont été perturbées ces dernières semaines par des mouvements de grèves liés à des revendications salariales. Par ailleurs, 11 suicides d'ouvriers sur des sites chinois du géant taïwanais Foxconn, qui fournit en composants technologiques les plus grandes marques de la planète, ont relancé le débat sur le modèle chinois basé sur les bas salaires.
M. Wen a jugé que le gouvernement devait aider les ouvriers migrants à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne, tels que l'accès au logement, l'éducation des enfants ou la couverture des soins de santé.
Ces travailleurs migrants, en grande majorité des ruraux qui partent trouver un emploi dans les bassins de la manufacture chinoise du sud et de l'est du pays, ou dans les grandes villes, forment une catégorie de population particulièrement défavorisée.
Faute du permis de résidence officielle dans leurs villes d'adoption, ils n'ont droit à aucun avantage social, sont privés d'école gratuite pour leurs enfants, tout en étant souvent exploités par leurs employeurs.
ATS