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Au cours de l’année qui vient de s’écouler, des jeunes en Suisse se sont également plaints de la «restriction» de leur liberté parce que les discothèques et les bars étaient temporairement fermés et qu’il n’y avait pas d’activités en plein air ni de matchs de football ouverts au public. En réalité, la jeunesse suisse est certainement l’une des plus privilégiées au monde: combien de jeunes dans d’autres pays seraient heureux si on leur permettait de faire un apprentissage professionnel et de contribuer à l’entretien de leur famille avec leur salaire d’apprenti! (La plupart des apprentis suisses ont la majeure partie de leur salaire comme argent de poche).
En 2020, Emil Wettstein, longtemps directeur de l’école technique ABB, puis directeur à l’Université de Zurich pour l’enseignement professionnel, présente dans une nouvelle version de son ouvrage publié il y plus de trente ans, un récit facile à comprendre de l’évolution de la formation professionnelle dans l’histoire de la Suisse.1 «Comment la Suisse a-t-elle pu développer un modèle de formation professionnelle double? Pourquoi les entrepreneurs suisses sont-ils prêts à s’engager aussi fortement dans la formation professionnelle des jeunes?» Ces questions sont posées par des personnes intéressées d’autres pays qui veulent en savoir plus sur le système suisse. On ne peut y répondre qu’en se penchant sur l’histoire suisse – selon l’éditeur du livre dans son avant-propos. Il convient d’ajouter que l’histoire de la formation professionnelle suisse est liée au développement de la démocratie; la manière dont la formation professionnelle est façonnée ici fait partie du modèle suisse. Cela ne signifie pas qu’un bon enseignement et une bonne formation professionnelle ne peuvent pas être introduits dans d’autres pays du monde. Toutefois, il est conseillé de consacrer du temps et des soins à son développement.
Les apprentissages professionnels sont très populaires parmi les jeunes en Suisse. Deux tiers des jeunes quittant l’école optent pour un apprentissage, et dans certains cantons de Suisse alémanique, ce chiffre dépasse les 80%. La formation professionnelle de base est complétée après trois ou quatre ans par un Certificat fédéral de capacité (CFC) ou après deux ans par une Attestation fédérale de formation professionnelle (AFP). Si les jeunes professionnels souhaitent poursuivre leurs études, il existe un certain nombre d’options après l’apprentissage. Cependant, beaucoup veulent rester dans leur profession et, grâce à leurs qualités professionnelles et humaines, deviennent souvent les meilleurs employés donnant à l’économie suisse sa bonne réputation.
Quasiment chaque entreprise
suisse est une entreprise de formation
La particularité de la formation professionnelle en alternance réside dans le petit mot «dual»: la formation se déroule en deux endroits: dans l’entreprise de formation (généralement trois jours par semaine) et dans une école professionnelle (généralement une école publique, normalement deux jours par semaine). Il est possible de faire un apprentissage pour presque tous les métiers, environ 230 métiers d’apprentissage sont disponibles. Presque toutes les PME, ainsi que toutes les grandes entreprises privées et publiques de Suisse forment des apprentis, tout comme les administrations des communes, des cantons et de la Confédération. Rien qu’au gouvernement fédéral, on peut apprendre plus de cinquante professions! (Élèves (admin.ch))
Même en 2020, année de la Corona, presque tous ceux qui voulaient commencer un apprentissage en août ont trouvé un emploi parce que les chefs d’entreprise ont fait leur possible pour offrir suffisamment de places d’apprentissage.
Le fait qu’il soit désormais évident pour les entrepreneurs suisses d’initier les jeunes à la vie active, de leur transmettre leurs connaissances professionnelles et de leur montrer la voie pour devenir des adultes capables, sociaux et fiables ne va pas de soi. Il repose sur une longue tradition et s’inspire également du modèle de la milice suisse. Chaque jeune est important pour l’ensemble en prenant sa place dans la vie professionnelle et en tant que citoyen dans la communauté, en jouant un rôle dans son environnement et en exerçant ses droits politiques de manière responsable. Pour sa part, l’entreprise de formation a dans les apprentis qu’elle forme des professionnels fiables qui savent comment fonctionne l’entreprise et qui sont également bien intégrés dans l’équipe.
Les débuts de la formation
professionnelle dans les guildes
Le livre «Berufsbildung» (Enseignement professionnel) d’Emil Wettsteincommence par les racines historiques de la formation professionnelle dans les systèmes des guildes. Là où un système de formation professionnelle différenciée s’est développé plus tard en Europe, l’artisanat était souvent organisé en corporations depuis le Moyen Age (en Suisse, principalement dans les villes de Suisse alémanique, mais aussi, par exemple, chez les horlogers du Jura francophone). Les guildes étaient des associations professionnelles et en même temps des communautés sociales, qui en particulier réglementaient et assuraient également la formation de la prochaine génération. A l’époque, toute formation se déroulait en compagnie d’un maître artisan, qui transmettait son savoir-faire et ses connaissances professionnelles, mais aussi les compétences sociales qui se consolidaient en vivant ensemble dans le ménage du maître apprenti et de sa famille et permettaient ensuite de participer à la société urbaine en tant que professionnel et citoyen. (Wettstein, p. 57-59)
Les guildes n’ont pas survécu au XIXe siècle, c’est-à-dire à l’égalité juridique de la population en ville et à la campagne introduite avec la République helvétique, à la liberté des échanges et du commerce et à l’industrialisation naissante. Néanmoins, le système des guildes a jeté les bases d’une bonne formation professionnelle, qui a pu être reprise aux XIXe et XXe siècles sous une forme contemporaine.
De bonnes bases scolaires, conditions
préalables à la formation professionnelle et aux produits suisses de qualité
Au XIXe siècle, de nombreux artisans ont lutté pour leur existence. Outre la production industrielle de textiles et d’autres biens, la concurrence croissante de l’étranger leur a rendu la vie difficile. Afin de suivre le rythme, le commerce et l’industrie de la Suisse enclavée, pauvre en matières premières, ont très tôt misé sur la qualité de leurs produits. A l’époque, comme aujourd’hui, cela exigeait une formation professionnelle qui pouvait s’appuyer sur de solides compétences de base au moins en lecture, en écriture et en arithmétique. La condition préalable était une bonne école primaire. A partir des années 1830, les cantons ont introduit l’enseignement élémentaire obligatoire, qui n’était pas seulement destiné à permettre aux élèves d’apprendre un métier. La loi scolaire du canton de Zurich de 1832 stipulait que le but de l’école était «d’éduquer les enfants de toutes les classes de personnes selon des principes cohérents pour qu’ils deviennent des personnes intellectuellement actives, civiquement utiles et moralement religieuses». (Wettstein, p. 60)
Dès la première moitié du XIXe siècle, il a été reconnu qu’après les six années d’école primaire habituelles à côté des gymnases, il était nécessaire d’offrir des possibilités d’éducation supplémentaires. C’est pourquoi de nombreux cantons ont créé des écoles de formation continue ou d’écoles «répétitives», dans certains cas également des écoles d’artisanat ou de dessin, qui étaient fréquentées en dehors des heures de travail, le soir ou le week-end. (Wettstein, p. 62)
Même après la fondation de l’Etat fédéral en 1848, l’éducation est restée entre les mains des cantons (en principe jusqu’à aujourd’hui). La Constitution fédérale révisée de 1874 stipule à l’article 27 que les cantons doivent assurer «un enseignement primaire suffisant» dans les écoles publiques obligatoires et gratuites. La mise en œuvre a été laissée aux cantons, et la formation professionnelle a également continué à être réglementée sur une base cantonale. Depuis 1884, la Confédération subventionne la formation professionnelle dans le commerce, l’industrie et l’agriculture. Au tournant du siècle, la plupart des cantons ont promulgué des lois sur l’apprentissage, et certains ont également exigé la fréquentation d’une école de métiers et la réussite d’un examen final d’apprentissage. (Wettstein, p. 65-69)
La formation professionnelle
en tant que responsabilité commune
La première loi fédérale sur la formation professionnelle (LFPr) a été adoptée par l’Assemblée fédérale en 1930, après de longs travaux préparatoires et des consultations avec les cantons et les associations d’employés et d’employeurs. Elle est entrée en vigueur le 1er juin 1933. Elle s’appliquait aux professions commerciales, industrielles et artisanales.
Outre les professions commerciales, d’autres domaines professionnels se sont développés selon des voies distinctes: l’apprentissage agricole (Wettseint, p. 103 et suiv.); la formation commerciale – le (CFC): les écoles appartiennent encore aujourd’hui à des société des employés de commerce dans de nombreux cantons, mais sont financées par les cantons (p. 94 et suiv.); les professions de santé non médicales – les écoles d’infirmières ont longtemps été gérées par des organisations catholiques ou réformées. En 1899, la Croix-Rouge suisse a fondé la première école d’infirmières de la Croix-Rouge, puis la Confédération a délégué l’application de la législation dans ce domaine à la CRS. (pp. 118 et suivantes)
La LFPr de 1933 était basé sur le modèle de formation professionnelle des guildes. Dès 1895, l’Union suisse des arts et métiers (USAM) avait décidé de ne pas suivre la voie des ateliers d’apprentissage avec enseignement spécialisé associé, mais de s’en tenir à l’apprentissage de maître artisan. C’était une décision importante et correcte pour le développement de l’enseignement et de la formation professionnels – après tout, il est dans la nature humaine que les jeunes puissent apprendre et se développer aux mieux dans une relation directe avec un professionnel plus âgé et expérimenté ou avec un maître apprenti – cela est tout aussi vrai sur le lieu de travail qu’à l’école.
La loi de 1933 contenait déjà les éléments les plus importants de la formation professionnelle actuelle. Elle réglementait la formation de base en apprentissage professionnel (entreprise et école de métiers) avec un examen final d’apprentissage et un certificat de capacité, mais aussi la formation des maîtres apprentis. Les écoles techniques et les ateliers d’apprentissage, particulièrement répandus en Suisse romande, ont été inclus. Le contrat d’apprentissage était et est toujours réglementé comme une forme spéciale de contrat de travail dans le Code des obligations (CO).
«La base du succès ultérieur de la loi», écrit Emil Wettstein, «est l’implication des cantons et des associations professionnelles dans la conception des règlements, leur développement ultérieur et leur application». (Wettstein, p. 70) Les associations professionnelles les aident notamment à déterminer le contenu des règlements de formation dans les différentes professions et à administrer les examens de fin d’apprentissage pratique. Les cantons sont responsables de l’application de la loi sur la formation professionnelle, ils gèrent les écoles professionnelles et supervisent les entreprises de formation. La législation relève de la responsabilité de la Confédération.
Certaines choses ont été adaptées et développées au cours des décennies suivantes pour refléter les changements dans le monde du travail. Mais les principes de base et le modèle de coopération sont restés, car ils se sont avérés réalisables.
Perméabilité du modèle suisse de formation professionnelle –
de l’apprentissage à l’université
Les nouveaux articles sur l’éducation, inscrits dans la Constitution fédérale par les électeurs suisses ont en 2006, n’ont pas conduit à une meilleure scolarisation pour tous – alors que beaucoup l’espéraient. Ceux-ci, au contraire, ont été à l’origine de changements discutables (HarmoS, Plan d’études 21). En ce qui concerne la formation professionnelle, la Confédération a conservé la compétence de légiférer et a nouvellement stipulé: «La Confédération légifère sur la formation professionnelle. Elle encourage la diversité et la perméabilité de l’offre dans ce domaine.» (art. 63 Cst.)
En bref, cette offre diversifiée ressemble à ceci: depuis 1994, il existe la maturité professionnelle pour les apprentis qui aiment s’engager davantage dans les études – que ce soit en même temps que leur apprentissage ou après. En 2019, environ 68 000 jeunes ont terminé un apprentissage et plus de 14 000 ont obtenu une maturité professionnelle.2 La maturité professionnelle ouvre la porte aux hautes écoles spécialisées correspondantes et mène vers les professions commerciales, techniques, sanitaires/sociales, créatives/artistiques, agricoles ou encore dans les services. Depuis 2005, les jeunes titulaires d’une maturité professionnelle peuvent également entrer à l’université ou à l’EPF grâce à une formation complémentaire d’un an assortie d’un examen complémentaire (la «passerelle»). Un peu moins de 1200 personnes ont emprunté la passerelle en 2018. (Wettstein, p. 168 et suivantes)
Comme le note Emil Wettstein, l’introduction de la maturité professionnelle a «contribué de manière significative à accroître l’attractivité de la filière professionnelle». (Wettstein, p. 172) Beaucoup d’étudiants très performants préféreraient faire un apprentissage plutôt que d’aller au lycée s’ils pouvaient le combiner avec une maturité. Mais, comme l’écrit Robin Schwarzenbach,rédacteur en chef de la rubrique «Education», dans la «Neue Zürcher Zeitung»: «Celui qui veut, peut – mais personne ne doit s’efforcer d’obtenir d’autres diplômes. Les jeunes ne doivent pas – en fait, ils ne peuvent pas – savoir aujourd’hui où ils en seront dans leur vie professionnelle dans cinq ou dix ans. Ils devraient être autorisés à faire un pas à la fois. Aller à leur propre rythme, selon leurs propres inclinations et intérêts.»3
La maturité pour tous – est-ce plus juste?
On entend parfois dire qu’un système éducatif équitable devrait permettre à tous les jeunes de passer la maturité. Cette revendication est à côté de la plaque. D’une part, de nombreux jeunes gens brillants préfèrent faire un apprentissage plutôt que de passer toute la semaine à l’école. D’autre part, ce type de «pensée équitable» ne rend nullement justice aux avantages inestimables de la formation professionnelle duale suisse: pour la vie des jeunes (et pas seulement pour leur future carrière!), pour la qualité élevée de la place économique suisse, pour le taux de chômage des jeunes extraordinairement bas (2 à 4%) et pour une démocratie vivante.
La réforme de l’éducation de 2006 le stipule: la Confédération et les cantons «s’efforcent, dans l’accomplissement de leurs tâches, de faire en sorte que la formation générale et la formation professionnelle soient reconnues à égalité dans la société». (art. 61a al. 3 Cst.)
Toutefois, cette «reconnaissance égale» n’est pas gagnée si l’on regroupe les apprentissages professionnels et les écoles secondaires dans la nouvelle case «degré secondaire II». Elle doit plutôt avoir lieu dans notre esprit.
L’une de mes premières expériences profondes en tant que professeur d’école professionnelle a été la lecture des essais que mes classes d’électriciens, de mécaniciens et de mécapraticiens (aujourd’hui ces professions sont appelées différemment) ont écrits après les premiers mois de leur apprentissage sur le thème «de l’école à la vie professionnelle». La façon dont les jeunes de 15 et 16 ans ont décrit avec force l’énorme changement de la vie confortable d’un lycéen à une journée de travail stricte et pleinement engagée, et comment ils y ont fait face en quelques mois, comment ils ont (presque sans exception) exprimé leur joie dans leur profession, dans la création indépendante, leur fierté d’avoir fabriqué eux-mêmes des produits et, bien sûr, aussi la fierté de leur première journée de travail, a ébranlé le reste de mon arrogance académique. La chance de l’apprentissage professionnel dual est unique car il offre à la majorité de nos jeunes l’opportunité de mûrir et de «trouver leur place» pendant la phase importante de leurs 15/ 20 ans!
Cela ne veut pas dire que le gymnase soit un mauvais choix. Pour ma part, j’ai apprécié l’apprentissage intensif en classe et à la maison. Il est évident que l’une des tâches des enseignants des écoles professionnelles est de faire le maximum pour soutenir chaque jeune qui souhaite poursuivre ses études après l’apprentissage; peut-être la maturité professionnelle puis un diplôme.
Adaptabilité optimale de la formation professionnelle aux exigences de l’époque
Le monde du travail a beaucoup changé depuis la première loi fédérale sur la formation professionnelle de 1933. La formation professionnelle suisse a su s’adapter aux changements: des professions ont été renommées ou nouvellement créées, et les réglementations professionnelles et le contenu de l’apprentissage scolaire ont été révisés. «Cela ne va pas de soi», déclare Emil Wett-stein. «Dans de nombreux pays, l’éducation est devenue déconnectée des besoins du monde du travail, ce qui entraîne une inadéquation du marché du travail et donc le chômage des jeunes.» (Wettstein, p. 216)
Le secret de l’adaptabilité de la formation professionnelle suisse est très simple: la formation professionnelle est basée sur l’expérience pratique; les associations professionnelles et les entreprises de formation apportent les ex-igences de la réalité aux offices cantonaux et fédéraux; les écoles professionnelles maintiennent le contact avec les maîtres d’apprentissage et parce que les enseignants spécialisés ont eux-mêmes généralement appris le métier qu’ils enseignent maintenant aux apprentis. Pour toutes ces raisons, les théories d’apprentissage et l’enseignement spécialisé de l’école professionnelle ne s’éloignent pas de la réalité du monde du travail.
Malheureusement, l’exception à cette approche basée sur la réalité est l’enseignement de la culture générale. Lorsque j’ai commencé à enseigner dans les écoles professionnelles dans les années 1980, nous avions trois cours hebdomadaires d’allemand, de commerce et d’économie politique. Il y avait un programme d’études pour toute la Suisse alémanique avec des objectifs d’apprentissage et un examen de fin d’apprentissage uniformes. L’examen en question, au niveau exigeant, avait lieu dans toutes les écoles professionnelles de Suisse alémanique le même jour à la même heure.
Dans les années 90, les réformateurs scolaires ont utilisé l’enseignement de la culture générale comme vecteur de leurs idéologies, que nous combattons aujourd’hui également à l’école élémentaire: les matières scolaires ont été supprimées et remplacées par un méli-mélo appelé «enseignement général»; les objectifs d’apprentissage ont été «enrichis» avec «des compétences actives, techniques, personnelles et sociales»; il n’y avait qu’un seul programme-cadre; chaque école fabriquait son propre programme scolaire et son propre examen de fin d’apprentissage selon la devise: «Celui qui enseigne, teste». Cela a conduit à une réduction massive du matériel d’apprentissage et du niveau des examens. En outre, beaucoup de temps d’apprentissage commun est perdu dans les classes d’enseignement général en faveur du «travail approfondi», que chaque élève, organisé individuellement, doit écrire et présenter dans le cadre de l’examen final. Heureusement, les idées des réformateurs ont été complètement rejetées par les enseignants des filières d’apprentissage et par les associations professionnelles.
Prendre soin
de la place économique suisse
L’ouvrage sur la formation professionnelle suisse d’Emil Wettstein prouve la grande importance de la formation professionnelle duale comme l’un des piliers de l’économie et de la cohésion de la société.
Dans tous les cas, nous n’avons pas à nous inquiéter de l’économie suisse juste à cause d’un petit tonnerre venant de Bruxelles. Face à un tel comportement, nos intelligents collaborateurs au Conseil fédéral et dans l’administration vont mettre en place un plan B et nos entrepreneurs sont de toute façon flexibles et innovants. Mais si nos entreprises veulent continuer à fournir une qualité optimale, elles ont besoin de spécialistes de haut niveau. Depuis quelque temps, de nombreux responsables d’apprentissage se plaignent que leurs apprentis sortent de l’école primaire avec une base académique insuffisante et souvent un manque d’engagement, de tolérance et éprouvent de la frustration. Nous devons faire quelque chose à ce sujet – plutôt aujourd’hui que demain.•
1Wettstein, Emil. Berufsbildung. Entwicklung des Schweizer Systems. © 2020 hep Verlag Bern. ISBN 978-3-0355-1675-3
2Office fédéral de la statistique, Bildungsabschlüsse Berufliche Grundbildung/Allgemeinbildende Ausbildungen
3Schwarzenbach, Robin. Eine Berufslehre ist erst der Anfang. Dans: «Neue Zürcher Zeitung». Supplément éducation du 25/11/20
mw. L’expérience suisse en matière de formation professionnelle dual est transmise par les collaborateurs de la DDC dans le cadre de nombreux projets dans le monde entier.
«Un enseignement et une formation professionnels de haute qualité peuvent contribuer de manière décisive à la réduction de la pauvreté, s’ils permettent aux apprentis de s’implanter durablement sur le marché du travail dans des conditions dignes L’accent est mis sur la croissance économique au profit de tous. En collaboration avec les autorités et le secteur privé, la DDC développe des programmes de formation qui répondent aux besoins du marché du travail.»
Rapports de terrain
et plus encore ...
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