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Le 19 octobre 1812, Napoléon et son armée quittent Moscou après la défaite contre Koutouzov. La météo est encore clémente. Les hommes marchent sur les plaines. En novembre, la température baisse, plus bas que - 30 degrés. La Grande Armée, du moins ce qui en reste, se hâte vers Vilnius, poursuivie par le tsar Alexandre 1er. La France est encore loin et 40’000 soldats mourront.
Dans leur fuite les survivants doivent traverser la Bérézina, fleuve glacé de Biélorussie. Napoléon fait construire deux ponts. L’un des ponts s’écroule et une grande partie du reste de l’armée est perdue. Comment s’appelaient les morts: Bertrand, François, Jules, Emile? De la retraite de Russie on ne gardera que le nom de Napoléon, ayant échoué à mettre l’Europe à sa botte. Aucun nom des dizaines de milliers de morts.
Mais ce n’est pas de ce retour d’est-là que je veux parler. C’est de celui ainsi nommé par les météorologues.
La situation est à nouveau caractérisée par un puissant anticyclone nommé Isidor II, ancré au nord de l’Europe. C’est la quatrième fois cet hiver. Il fait descendre de l’air froid sur son flanc droit (rotation dans le sens des aiguilles d’une montre).
Cet air froid descend directement par la Scandinavie et atteint l’Europe par la France et les Pays-Bas. On voit sur l'image de droite une dépression (Andrea, en rouge), qui fait tourner les masses d’air d’est en ouest. Il y a ainsi un couloir d’est qui pourrait ramener des nuages et de la neige car la masse d’air vient du sud (humidité) avant de s’enrouler autour de la zone de basse pression et de rencontrer l'air glacé.
Alors que les perturbations vont généralement d’ouest en est, ici la masse d’air va donc d’est en ouest. C’est ce qu’on appelle un retour d’est. (Voir en animé ici).
Ce qu’on aimerait bien, c’est un retour du sud apportant Max Göldi dans sa famille...