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Van Dongen Kees
Lithographie sur vélin d’Arches; signée
Numéroté 219/290
27 cm x 42 cm
En parfait état
Belle épreuve toutes marges.
Ref: C5
Kees van Dongen (1877-1968)
De son nom de naissance Cornelis Théodorus Marie van Dongen, est un peintre néerlandais naturalisé français, né le 26 janvier 1877 à Delfshaven, arrondissement de Rotterdam (Pays-Bas), et mort le 28 mai 1968 à Monaco.
Il est le deuxième d'une fratrie de quatre enfants. En 1892, à l'âge de 16 ans, Kees van Dongen commence ses études à l'Académie royale des beaux-arts de Rotterdam, où il travaille avec J. Striening et J. G. Heyberg. Durant cette période (1892–1897), van Dongen fréquente le quartier rouge du port, où il dessine des scènes de marins et de prostituées.
Il fait également la connaissance d'Augusta Preitinger (« Guus »), comme lui étudiante en peinture à l'Académie.
D'inspiration anarchiste, il illustre en 1895 avec Jan Krulder l’édition hollandaise de l'ouvrage de Pierre Kropotkine intitulé L’Anarchie.
En 1897, il demeure à Paris pour plusieurs mois1, vivotant dans le quartier des Halles.
Il y retourne en décembre 1899 pour rejoindre Guus, avec qui il habite impasse Girardon. Ils se marient le 11 juillet 1901 en l'église Saint-Pierre de Montmartre.
À Paris, il rencontre aussi Félix Fénéon, par lequel il se voit confier en 1901 un numéro de L'Assiette au beurre, Petite histoire pour petits et grands enfants.
En 1904, il expose au Salon des indépendants et se lie avec Maurice de Vlaminck et Henri Matisse1. Bientôt, il commence à exposer ses œuvres à Paris, notamment l’exposition controversée de 1905 du Salon d'automne, où exposait également, entre autres, Henri Matisse. Les couleurs vives de leurs œuvres seront à l’origine du nom de ce groupe de peintres : les fauves. Il enseigne également à l'Académie Vitti.
Il présente une autre peinture, le Châle espagnol, au Salon d’automne 1913 ; elle représente Guus, vêtue seulement d’un châle jaune parsemé de fleurs, et de bas de la même couleur4. La nudité représentée est jugée outrageante, et le tableau est retiré dès le lendemain de l’ouverture.
En 1917, Van Dongen entame une relation avec une femme mariée, personnalité mondaine, la couturière Léa Jacob, dite Jasmy. Leur relation dure jusqu'en 1927.
Après la Première Guerre mondiale, il s'installe près du bois de Boulogne, notamment à la villa Said, et fréquente les milieux privilégiés1. Il a vécu notamment dans le palais Rose du Vésinet, appartenant à la marquise Luisa Casati.
Guus et Kees divorcent en 1921.
Il est décoré chevalier de la Légion d'honneur en 1926 et officier de la Légion d'honneur en 1954. Mais ce n'est qu'en 1929 qu'il obtient la nationalité française.
Il préside le jury de Miss France 1929 et de Miss France 1939.
Il a aussi été brièvement membre du mouvement expressionniste allemand, Die Brücke.
En octobre 1941, en compagnie des peintres et sculpteurs Charles Despiau, Paul Belmondo, Louis-Aimé Lejeune, Derain, Dunoyer de Ségonzac, de Vlaminck, Van Dongen accepta de participer à un « voyage d’études » en Allemagne organisé par Arno Breker. La contrepartie de ce déplacement, vivement « conseillé » par le gouvernement allemand, devait être la libération d'artistes français alors prisonniers de guerre. Ce voyage dans l'Allemagne nazie très largement exploité par la propagande leur fut à tous sévèrement reproché.
Il a été incinéré au cimetière Saint-Pierre à Marseille
Kees van Dongen est le frère du sculpteur Jean van Dongen.