Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07250.jsonl.gz/757

L'affaire a fait du bruit l'autre côté de l'Atlantique. Le portier Marc-André Fleury, dernier rempart des Minnesota Wild, a osé porter son masque aux couleurs du peuple amérindien lors d'un match le 24 novembre. Un choix capital pour le gardien de 38 ans, qui célèbre non seulement la culture amérindienne, mais rend également hommage à sa femme et sa famille.
Allan Walsh, l'agent du légendaire gardien de la meilleure ligue du monde, avait confié à AP que son poulain avait bel et bien été averti qu’il lui était interdit de porter son masque, même pendant l’échauffement.
La Ligue Nationale de Hockey sur glace (NHL) refuse désormais le moindre signe distinctif lors des soirées thématiques. Ce 24 novembre face à Colorado, la franchise du Wild rendait hommage aux Premières Nations du continent nord-américain.
Mais pourquoi refuser le moindre signe distinctif aux acteurs?
La politique a été modifiée récemment, après que des joueurs de la ligue refusaient de porter les couleurs arc-en-ciel lors de la Nuit de la Fierté, un événement en l'honneur des communautés LGBTQ+.
Cette nouvelle restriction révèle la frilosité du monde du hockey nord-américain face aux enjeux sociopolitiques susceptibles de créer la moindre controverse. Autrement dit, la liberté d'expression des joueurs est muselée par les décideurs de la ligue.
Une autre affaire avait déjà créé des remous: le gardien des Golden Knights de Vegas, Logan Thompson, s'était vu refuser le port du ruban de la lutte contre le cancer sur son masque, tandis que d’autres gardiens ont arboré des masques similaires sans essuyer une quelconque réprimande.
Une confusion avait alors éclaté et la politique choisie par la NHL laissait poindre des tensions naissantes chez les joueurs. Récemment, une interdiction avait été édictée pour les hockeyeurs usant d'un tape arc-en-ciel sur la crosse. Mais la ligue a fait machine-arrière, autorisant les joueurs à en arborer durant les entraînements, laissant Travis Dermott porter un ruban aux couleurs arc-en-ciel sur sa canne.
Dans le cas de Fleury et pour le dissuader d'un écart au protocole, la ligue brandissait le spectre de l'amende salée. Une pénalité financière (non-divulguée par les commissaires) qui n'a donc pas refroidi la volonté du dernier rempart du Wild de porter son casque coûte que coûte, appuyant son engagement personnel envers la cause.
Comme le soulignent les médias canadiens, la Fondation du Wild du Minnesota prévoit de mettre aux enchères le masque de Fleury, les recettes seront reversées au Centre de la Famille amérindienne.
Ce bras de fer entre Fleury et la NHL pourrait rebattre les cartes et pousser des joueurs à braver la rigidité des décisionnaires. Mais la puissante NHL ne semble pas encline à changer sa philosophie de sitôt. (svp)
Marc Hirschi est en très grande forme. Il l'a encore prouvé lors de l'Amstel Gold Race dimanche dernier, en attaquant à plusieurs reprises avant d'échouer à la 2e place, seulement battu par Tom Pidcock dans l'emballage final. Le coureur d'Ittingen a une nouvelle fois montré ce dont il était capable quand son équipe l'autorisait à être à l'avant d'une course. Il doit en effet trop souvent se contenter d'un rôle de lieutenant au service de la star de son équipe UAE Emirates: Tadej Pogacar.