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En tant que chercheur et avocat spécialisé en fiscalité, Pierre-Marie Glauser a été étroitement impliqué dans la campagne de réforme de la fiscalité des entreprises en Suisse qui a abouti au référendum du 19 mai dernier. Défenseur des réformes proposées, M. Glauser a été membre de plusieurs groupes de travail et a présenté les conséquences de l’acceptation ou du rejet de ces réformes lors de diverses conférences. Il évoque ici les dispositions soutenues par le gouvernement et approuvées par 64,4% des électeurs suisses le 19 mai, ainsi que leur impact.
Guido Palazzo, professeur en éthique des affaires, met en lumière un cas où l’ingéniosité entrepreneuriale est devenue toxique sur les plans environnementaux et sociaux, menaçant la santé et le bien-être économique de milliers de personnes qui vivent et travaillent en Italie.
Après près de trois années de négociations, le Brexit semble rester un problème apparemment insoluble, toutes les voies de sortie de l’UE se révélant coûteuses pour le Royaume-Uni. Dans un contexte où les émotions sont à fleur de peau, les opinions divergent et les arguments se contredisent, une approche de gestion du risque amènera probablement quelques éclairages utiles sur le cas du Brexit, estime la Professeure Anette Mikes (HEC Lausanne, UNIL).
En 1641, le Massachusetts fut la première colonie nord-américaine à légaliser l'esclavage. L'esclavage allait persister dans les colonies et les territoires, puis aux États-Unis, pendant encore deux siècles, jusqu'à son abolition officielle par le treizième amendement en 1865. De nombreuses théories ont été avancées sur les raisons pour lesquelles une nation comme les États-Unis, qui accorde autant d'importance à la liberté individuelle, a introduit et institutionnalisé la pratique de l'esclavage. Et sur les raisons pour lesquelles l'asservissement des esclaves africains dans les États du Sud, en particulier, est devenu la forme d'esclavage la plus répandue. Elena Esposito publie à présent de nouvelles recherches qui montrent comment la propagation de la malaria en Amérique du Nord pourrait expliquer le modèle de croissance de l'esclavage aux États-Unis.
Au lendemain de la crise financière de 2008, il est apparu clairement que si de nombreuses institutions financières étaient devenues too big to fail, c’est parce que les régulateurs les avaient laissé faire. Pourtant, ce problème d’entreprises dont la faillite serait critique pour le système ne se limite pas aux services financiers. Dans leur article «Les compagnies d’électricité peuvent-elles être too big to fail?», Ann van Ackere, Erik R. Larsen et Sebastian Osorio expliquent comment le secteur de l’électricité se trouve confronté à un défi similaire, tout en proposant quelques pistes pour aider les régulateurs à éviter que les lumières ne s’éteignent.
Il existe depuis longtemps un lien entre la politique et la violence. Les désaccords entre factions peuvent souvent conduire à des violences prolongées. En même temps, il est évident que la perspective ou la réalité du partage du pouvoir peut réduire la violence – comme dans le cas de l’accord du Vendredi saint et des paramilitaires en Irlande du Nord, par exemple. À une époque où la violence entre factions, à l’intérieur d’un pays ou d’une région, est manifeste dans de nombreuses parties du monde, les travaux de recherche sur la manière de prévenir cette violence sont particulièrement pertinents.
Deux professeur·e·s étudient la question controversée de savoir si les garderies pour les très jeunes enfants (moins de trois ans) offrent des avantages par rapport à une garde à domicile. Et si oui, si les avantages pour les enfants varient selon les circonstances.
Les recherches montrent que, peut-être par instinct, on a tendance à préférer la stabilité et le statu quo à la transformation et aux nouvelles idées, même si le résultat est pénalisant sur le plan personnel. L’acceptation tacite des inégalités en dépit de ses répercussions négatives avérées sur la société en est un bon exemple. Patrick Haack, professeur assistant à HEC Lausanne et Jost Sieweke, professeur assistant à la Vrije Universiteit Amsterdam, se penchent sur les raisons qui nous poussent à penser ou à nous comporter ainsi. Ils nous apportent ainsi de nouvelles perspectives convaincantes sur la manière de changer les attitudes et comportements prédominants.
L’impôt sur le capital privé pourrait-il constituer une partie de la solution pour réduire les inégalités toujours plus présentes dans notre société? Malheureusement, il n’y a que peu de données de recherche à même d’étayer les arguments pour ou contre un impôt sur la fortune. Cependant, de nouvelles études montrent que la mise en place d’un impôt sur la fortune pour lutter contre les inégalités globales est loin d’être une solution miracle.
Les programmes de vaccination peuvent fortement réduire la charge que représentent de nombreuses maladies courantes aux niveaux sanitaire et économique. Toutefois, le taux de vaccination est loin d’être optimal. Parmi les raisons évoquées: la peur et la méfiance généralisées à l’égard des vaccins. Dans leur article «Apprendre à faire confiance aux vaccins contre la grippe», Jürgen Maurer et Katherine Harris expliquent comment le processus d’apprentissage du consommateur peut contribuer à renforcer la confiance et à améliorer le recours à la vaccination contre la grippe.