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Vers 45 avant Jésus-Christ, Jules César crée une colonie de Rome au bord du Léman nommée la Colonia Iulia Equestris. Il souhaite y établir des vétérans de son armée, et consolider la présence romaine suite à ses victoires en Gaule. Jusqu’à la fin du 3e siècle après Jésus-Christ, le colonie se profile comme une vitrine du pouvoir impérial dans la région avant de perdre sa prépondérance.
Noviodunum, le chef-lieu de la Colonia Iulia Equestris, se situe exactement sous la Nyon actuelle. Les vestiges romains foisonnent et les fouilles archéologiques se succèdent au gré du développement de la ville. Jusqu’à aujourd’hui, les éléments d’un forum, d’une basilique, d’un aqueduc, d'habitations, de thermes ou d’un amphithéâtre ont été découverts – et le potentiel nyonnais est loin d’être épuisé!
Consultez le site internet du Musée romain de Nyon pour plus d'informations.
Le Château de Nyon, forteresse romane construite au 12e siècle et transformée au 16e siècle, est superbement situé sur un promontoire dominant le Léman. Depuis 1888, il abrite un musée qui conserve une importante collection de porcelaines produites au 18e siècle dans la célèbre manufacture de Nyon.
Le Château de Nyon a de tout temps été un bâtiment administratif, tant sous la maison de Savoie qu’à l’époque bernoise. Lorsque la Ville de Nyon l’achète en 1804, elle y installe ses tribunaux (jusqu’en 1999), ses prisons (jusqu’en 1979) ou encore un musée (de 1888 à nos jours) qui conserve et retrace l’histoire bimillénaire de la ville. De fond en comble, ainsi qu’à ses abords (cour, terrasse, jardin potager), l’édifice est aujourd’hui entièrement accessible au public.
Consultez le site internet du Château de Nyon pour plus d’informations.
A l’époque moderne, l’Europe convoite la porcelaine fabriquée en Chine, notamment lorsqu’elle est transportée dans les cales des navires des différentes compagnies des Indes. Les princes la collectionnent et les artisans parviennent à percer ses secrets. Les manufactures de porcelaine européennes ouvrent tout au long du 18e siècle.
En Suisse, une première fabrique s’installe près de Zurich en 1762, et une seconde à Nyon en 1781. La manufacture de Nyon se maintient jusqu’en 1813 malgré sa taille modeste et des conditions économiques souvent précaires. Le meilleur de sa production compte parmi les fleurons du patrimoine céramique suisse. À la production de porcelaine succède celle de faïence fine qui, sous diverses appellations, a perduré pendant plus de cent cinquante ans. Le bâtiment de la manufacture a ainsi servi de manufacture jusqu'en 1979 et existe encore à la rue de la Porcelaine.
Le Temple de Nyon, construit au 12e siècle, constitue l’unique édifice cultuel de la ville à avoir subsisté après la Réforme et présente un intérêt patrimonial culturel important. Cette ancienne église catholique à l’origine de Notre-Dame est un lieu de culte depuis 1442.
En 1795, il a fallu démolir le clocher, trop massif et trop lourd, qui posait de gros problèmes en déformant la voûte du chœur et menaçant alors l'ensemble de l'édifice. Il n'a été reconstruit qu'en 1936, avec une structure en béton armé. Le temple a été entièrement restauré en 2016. En savoir plus sur les travaux de restauration.
Il est ouvert tous les jours de 8h à 19h. Pour toutes informations complémentaires, n’hésitez pas à consulter le site internet de la Paroisse de Nyon.
Nyon possède par ailleurs un patrimoine bâti de premier ordre. Si son origine remonte à l'époque romaine, la vieille-ville et Rive sont pour l'essentiel un produit de l'urbanisme médiéval.
Autour du château et de quelques édifices symboliques, classés et protégés par des lois, des constructions conventionnelles se sont additionnées le long de rues étroites reliant la haute et la basse ville. Cet ensemble remarquable est recensé «site d'importance nationale» par l'Inventaire des sites construits à protéger en Suisse (ISOS). Il est toutefois fragile et mérite une grande attention pour éviter qu'il ne se détériore.
Entre la haute et la basse ville, le parc du Bourg de Rive
Dans le parc, un ancien hôpital devenu musée
Dans le parc, au-delà de la porte méridionale du bourg fermé de Rive, s’implante dès le 13e siècle un couvent de Frères mineurs. En 1537, le lieu devient un hôpital où l’on soigne les malades et porte assistance aux pauvres. Il est rebâti et transformé aux 18e et 19e siècles. Dès le milieu des années 1950, le bâtiment connaît deux nouvelles affectations: il est à la fois école (jusqu’en 2000) et musée. Le Musée du Léman occupe aujourd’hui l’entier de l’édifice et a le projet de s’agrandir.
Vous voulez en savoir plus sur l'extension du Musée du Léman? Consultez la page dédiée à ce projet.
Dans le quartier de Rive, la Tour César (11e siècle), dont la façade est ornée d’une sculpture représentant une divinité romaine, est un vestige des anciennes fortifications de la ville qui s’étendaient jusqu’au lac. Avant la construction des quais réalisés par étapes entre les 18e et 20e siècles, la circulation passait par la rue de Rive tandis que les jardins des maisons du quartier avaient les pieds dans l’eau. Le quai des Alpes, dernier tronçon de quai construit en 1912 en direction de Genève, a permis de concentrer le trafic sur le bord du lac.
À l’extrémité du quai en direction de Lausanne, la Grande Jetée s’étend sur un promontoire naturel créé par la rivière de l’Asse. Elle constitue un remarquable ouvrage portuaire résistant aux assauts du lac depuis 1842. Conçue pour permettre aux barques de venir s’abriter à Nyon en cas de bise, elle est pratiquement dans son état d’origine. On peut encore y voir les boucles d’amarrages et les escaliers utilisés par les bacounis des grandes barques à voiles latines d’autrefois. À son extrémité, vers l’antique lanterne de port, le panorama embrasse tout le Léman, du Jet d’eau de Genève au Lavaux.
En face du Musée du Léman se situe l’actuel port de plaisance. Il a été construit en 1929 à l’emplacement d’anciens bains clos. Avant la construction du port, seule la Pêcherie du Cordon existait, construite à même la grève naturelle de galets. Pour favoriser l’exercice de la pêche, la Ville de Nyon a permis la construction d’autres cabanes et l’octroi de concessions en nombre limité, formant ainsi un village de pêcheurs.
Un peu plus loin en direction de Genève, la plage publique des Trois-Jetées accueille les nageurs en toute saison. Ouverte officiellement en 1937, elle tire son nom de ses trois jetées servant de brise-lames. Le bâtiment des bains, qui abrite une cafeteria et des cabines, présente les traits caractéristiques de l’architecture des années 1930.
Vous désirez en savoir plus sur Nyon et son patrimoine? Connaître la fontaine Maître-Jacques, la Villa Thomas ou passer sous la porte Ste-Marie? Apprenez en plus en consultant le site internet de l’office de tourisme de Nyon. Nyon n’aura plus aucun sercret pour vous!