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Art Basel Miami Beach, ce sont des milliers d'oeuvres présentées par les 269 galeries venues de 29 pays, depuis jeudi.
Keystone/EPA/RHONA WISE(sda-ats)
La politique et l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis ont inspiré de nombreuses oeuvres présentées lors de la 15e édition locale de la foire d'art contemporain Art Basel. La manifestation s'est ouverte jeudi à Miami Beach.
"Nous sommes dans un moment de grande transformation politique et de changement social en Amérique et un certain nombre d'oeuvres ont été créées en réponse à cela", a commenté Noah Horowitz, directeur d'Art Basel pour les Amériques. Il fait référence aux multiples travaux dénonçant la perte du "bon sens" ou les idées des partisans de la suprématie blanche, enhardis par l'élection.
L'une des oeuvres présentées par les 269 galeries venues de 29 pays est ainsi un grand panneau lumineux de l'Américain Sam Durant, réclamant la "fin de la suprématie blanche".
Sur un sol terreux de Miami, un mur à demi construit fait référence à celui prôné par M. Trump, trônant au milieu d'une salle d'exposition devant un autre panneau de Sam Durant sur lequel on peut lire: "les paysages dans l'art ne sont bons que lorsqu'ils montrent l'oppresseur pendu à un arbre par son p*** de cou".
Un quartier avec 60 galeries d'art
Un autre de ces artistes qui seront exposés jusqu'au 4 décembre dans la grande ville balnéaire du sud-est des Etats-Unis, a lui réuni dans un triptyque plusieurs pages de journaux. Par-dessus ce patchwork où apparaît notamment le titre "le triomphe de Trump", le Thaïlandais Rirkrit Tiravanija a écrit en grosses lettres "la tyrannie du bon sens atteint son étape finale".
L'artiste mexicain Pedro Reyes joue lui avec un autre symbole dans sa sculpture en bois "la Statue de la Liberté (comme un cheval de Troie)": le socle du célèbre emblème new-yorkais est une sorte de char d'assaut.
En plus d'artistes venus de Cuba comme Andres Serrano ou du Brésil, à l'instar de Valeska Soares et Ernesto Neto, des géants comme la Française Louise Bourgeois ou Pablo Picasso et l'Américain Philip Guston sont aussi exposés dans la ville américaine qui s'est forgée une réputation en accueillant sa propre édition de l'événement culturel créé en 1970 à Bâle.
"Un quartier entier, appelé Wynwood, a évolué. On y trouve maintenant 60 galeries d'art (...) plusieurs secteurs de Miami ont bénéficié de la présence d'Art Basel", s'est félicité Norman Braman, le président d'Art Basel Miami Beach.
ATS