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"L'option d'un simple stockage à long terme n'est plus envisagée", a confirmé mardi un fonctionnaire d'Etat souhaitant garder l'anonymat.
Ce dernier précise que l'ambition du gouvernement est de faire place nette à la centrale de Fukushima Daiichi: une fois les réacteurs démolis et le site nettoyé, il ne devra rien rester, donc pas de citernes d'eau contenant encore au moins du tritium.
Quantités d'eau gigantesques stockées depuis 2011
Une quantité massive d'eau contaminée est stockée dans l'enceinte de ce site ravagé par le tsunami de mars 2011. Elle provient de la pluie, des nappes souterraines ou d'injections nécessaires pour refroidir les coeurs des réacteurs entrés en fusion.
Filtrée à plusieurs reprises, elle sera à terme débarrassée d'une grande quantité de radionucléides, sauf le tritium, considéré comme moins dangereux pour l'environnement et les êtres vivants.
Le stockage durable, que recommandaient des organisations écologistes comme Greenpeace, n'étant plus d'actualité, il reste trois options jugées les plus faisables d'un point de vue technique et économique: la dilution en mer, l'évaporation dans l'air ou une combinaison des deux.
Encore trop d'éléments radioactifs dangereux
Des experts, dont ceux de l'Agence internationale de l'énergie atomique, poussent depuis des années pour la dilution en mer. Mais ce n'est pas faisable pour le moment car, comme l'a reconnu la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), une grande partie de cette eau est encore lourdement chargée en éléments radioactifs dangereux pour la chaîne alimentaire.
Tepco estime cependant que les citernes seront pleines en 2022. Mais une décision finale ne devrait pas être prise avant les Jeux olympiques de Tokyo à l'été 2020, compte tenu du risque diplomatique.
afp/oang