Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06898.jsonl.gz/401

Son histoire du XIVème au XIIIVème siècle
Ce petit village n’a guère défrayé les chroniques historiques. Le plus ancien document retrouvé dans les archives communales remonte au 20 août 1379. Ensuite, le bourg fait rimer son histoire avec le Pays de Vaud et celle des territoires du Duc de Savoie, à quelques encablures de Lausanne l’épiscopale. Dès 1536, il passe naturellement aussi sous la domination bernoise. Il faut attendre 1693 pour voir apparaître les mentions de «gouverneur» et de «communiers de Chavannes». Le 17 janvier 1770, le projet de reconnaissance de la communauté de Chavannes est approuvé. C’est en 1800 que l’on trouve mention de la première séance de la Municipalité. On signale de manière anecdotique, que cette même année Bonaparte fit escale au village et logea « au château», soit dans l’immeuble de «La Ruche» aujourd’hui disparu, alors qu’il s’en allait franchir le Grand-Saint-Bernard.
Des procès-verbaux datant de 1827 font état de la délimitation du territoire de la commune ; mais c’est en 1881 que la reconnaissance desdites limites territoriales sont reconnues ainsi que le début d’un cadastre communal avec plans.

Un territoire attractif et prisé dès le début du XXème siècle déjà :
Au fil du temps se succèdent et s’implantent sur le territoire chavannois, artisanat, industrie puis tertiaire.
D’essence principale agricole, la commune va connaître plusieurs développements. En 1904, dans le cadre scolaire, elle se dote d’un « nouveau collège » construit face à l’ancien : ce bâtiment est encore visible, il a subi une restauration complète tout en devenant une propriété privée. L’artisanat et quelques activités industrielles prennent pied, à cette époque. Dans ce contexte, on voit apparaître, le 1er septembre 1912, une école professionnelle, à savoir la première Ecole de céramique de Suisse, dans le bâtiment qui abrite aujourd’hui l’Hôtel de ville et une partie de l’Administration communale. C’est également vers cette époque que plusieurs maraîchers, poussés par le développement de la capitale, mais aussi attirés par un microclimat bien établi, s’installent à Chavannes-près-Renens qui devient la deuxième région du légume de Suisse. La commune abrite maintenant 1200 âmes.
En 1924, la vente d’une parcelle à la Fabrique de chocolats Perrier renforce sa vocation industrielle, où la production des produits chocolatés est effective de 1925 à 1974. Dès cette date, la fabrication est transférée à Fribourg et met fin à un épisode marquant pour la région. Aujourd’hui le site « Perrier » abrite diverses activités commerciales et artistiques. Aux dires des connaisseurs, c’est la plus grande concentration d’artistes regroupés sur un même site entre Paris et Rome.
C’est néanmoins vers 1960 que le visage de Chavannes-près-Renens va changer dans la foulée de l'expansion de la ville de Lausanne vers l'Ouest. Dans la perspective de l’Exposition nationale de 1964, la première autoroute de Suisse qui relie Lausanne à Genève est ouverte à la circulation en 1963. Sa construction, en tranchée, coupe la commune en deux, mais, en même temps, elle facilite l’échange. Les terrains adjacents et proches deviennent très attractifs, plusieurs plans de quartiers naissent dès cette époque et sont réalisés.