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Au XIXe siècle, le loup a été exterminé par les hommes en Suisse. Aujourd’hui, il y revient progressivement. Le WWF s’engage pour que les loups et les hommes puissent cohabiter en harmonie. Même si le loup du «Petit chaperon rouge» et d’autres contes est présenté comme un méchant, c’est en réalité un animal craintif, qui évite les hommes.
Le loup d’Eurasie est une des 13 sous-espèces de loups.
Les loups peuvent vivre dans des habitats très divers. On les trouve dans d’épaisses forêts, dans des zones de steppes à la végétation clairsemée et dans des régions montagneuses. Ce qui importe, c’est qu’ils puissent y trouver de l’eau et suffisamment de gibier. La dimension du territoire occupé par une meute varie de 80 à 200 km2 (à titre de comparaison, le lac de Zurich a une superficie de 88 km2); elle dépend essentiellement de la quantité de gibier disponible.
Les loups sont des carnassiers: ils se nourrissent presque exclusivement de viande. Ils en avalent entre 3 et 5 kilos par jour. Dans nos régions, ils chassent surtout les ongulés comme les chevreuils, les chamois et les cerfs. S’ils n’en trouvent pas, ils se rabattent sur les lièvres ou les renards, ou mangent des animaux morts. Il leur arrive aussi de devoir se contenter de baies et de fruits.
En meute, les loups peuvent attraper des animaux beaucoup plus grands et plus lourds qu’eux – par exemple des élans ou des bisons d’Europe. Grâce à leur flair très développé, ils peuvent sentir leurs proies à plus de deux kilomètres et demi de distance lorsque le vent souffle dans leur direction.
Les loups vivent en solitaire ou en meute. La plupart du temps, une meute se compose de cinq à douze loups: les parents, leurs louveteaux, et les jeunes de l’année précédente. Parfois, les animaux accueillent également d’autres membres de la famille.
Les loups communiquent entre eux de diverses manières. Ils arrivent à saisir l’humeur d’un congénère en observant les expressions de son visage et sa posture. Les sons tels que les couinements, les grognements et les hurlements jouent également un rôle essentiel.
Dans une meute, généralement, seul le couple parental s’accouple. Mais tous les autres membres adultes du groupe participent à l’éducation des petits.
L’accouplement a lieu entre janvier et avril. Dans une tanière, après environ deux mois, la femelle met au monde jusqu’à dix petits, soit en moyenne six.
A la naissance, les louveteaux sont encore aveugles et n’entendent pas. Pendant les quatre à six premières semaines de leur vie, ils ne se nourrissent que de lait maternel et ne commencent à manger de la viande que plus tard.
Les loups n’attaquent pas que des animaux sauvages, ils s’en prennent aussi aux animaux de rente, tels que les moutons et les chèvres, lorsque ces derniers ne sont pas protégés. Comme les grands prédateurs avaient disparu de notre pays depuis longtemps, les paysans et les bergers ont oublié comment protéger au mieux leurs troupeaux. Aujourd’hui, nous apprenons à nouveau comment faire, mais nombreux sont ceux qui préféreraient régler le problème à coups de carabines.
L’habitat du loup est de plus en plus petit et morcelé, ce qui l’empêche de trouver suffisamment de nourriture pour survivre.
Le WWF s’engage pour que le loup puisse survivre à long terme en Suisse. Pour que canidé et homme puissent cohabiter en paix, il est particulièrement important de protéger les moutons et les chèvres qui passent l’été à l’alpage. Cela passe par des clôtures électriques, mais aussi par des chiens de protection des troupeaux.
Le WWF aide également à informer la population sur ce prédateur, afin de mettre fin à la réputation du «méchant loup», car ce sont en réalité des animaux craintifs qui vivent à l’abri des regards et qui évitent les hommes autant que possible.