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Dépistage et prévention
Aujourd’hui la pré-éclampsie peut être dépistée lors des premiers examens, au moment de l'échographie du premier trimestre et le cas échéant, les spécialistes peuvent prescrire de l’aspirine faible dose afin de prévenir les conséquences de la maladie. Le maintien d’une activité physique tout au long de la grossesse contribue également à la prévention de ce syndrome (renseignements sur notre programme sport et grossesse).
Origine et conséquences de la pré-éclampsie
La pré-éclampsie résulte d’un dysfonctionnement du placenta et en particulier d’une mauvaise vascularisation de celui-ci. Ainsi, lorsque le débit de sang diminue, le placenta souffre et libère des toxines auxquelles l’organisme de la maman réagit. La maladie est généralement associée à une hausse de la pression artérielle et des protéines dans les urines. Elle peut atteindre plusieurs organes et provoquer :
- une insuffisance rénale
- une insuffisance hépatique (atteinte du foie)
- un œdème pulmonaire
- une perturbation des composantes du sang (globules rouges, plaquettes, coagulation)
- une atteinte du cerveau avec des convulsions.
Heureusement, les complications les plus graves sont le plus souvent évitées grâce à un suivi adéquat. Mais, il est important de relever que le seul traitement possible reste l’accouchement. Dans environ 80% des cas, le déclenchement se fait à terme sans conséquence pour le bébé. Dans les 20% restant, le bébé nait prématurément.
Dans certains cas, la pré-éclampsie peut survenir après l’accouchement.
Symptômes
Les symptômes peuvent apparaitre dès la seconde moitié de la grossesse mais généralement, ils ne se manifestent qu’à la fin de celle-ci. Il s’agit notamment de :
- maux de tête persistants et inhabituels
- douleurs du haut du ventre ou sous les côtes à droite
- nausées et vomissements
- troubles de la vue
- œdèmes (rétention d’eau des membres inférieurs et supérieurs).
Si vous êtes enceinte et ressentez de tels symptômes, parlez-en à votre gynécologue.
Facteurs de risques
La pré-éclampsie est associée aux facteurs de risques suivants :
- grossesse après 40 ans
- procréation médicalement assistée
- grossesse multiple
- histoire familiale ou personnelle de pré-éclampsie
- obésité
- maladie préexistante telle qu’hypertension, diabète, maladie rénale et maladies auto-immunes, etc.
Conséquences à long terme de la pré-éclampsie
La pré-éclampsie induit une augmentation des risques de développer certaines maladies de manière précoce, notamment :
- une hypertension
- des maladies cardiaques
- des maladies neuro-vasculaires
- un diabète
- une maladie rénale.
Si vous avez souffert d’une pré-éclampsie, il est important d’en discuter avec votre médecin traitant afin de pouvoir dépister et prévenir ces maladies.
Rester informée
La pré-éclampsie est une complication de la grossesse qui peut être dépistée et prévenue afin de limiter voire éviter les complications qu'elle peut engendrer. En cas de questions sur la maladie ou en cas de doutes, parlez-en à votre gynécologue et n'hésitez pas à contacter notre Centre de médecine fœto-maternelle qui offre un suivi spécialisé durant la grossesse mais également en post-partum suite à une pré-éclampsie.