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Al-Amin Kimathi a été arrêté en Ouganda le 15 septembre 2010 et maintenu en détention au secret puis, le 21 septembre, inculpé d’actes de terrorisme et de meurtre. Il avait quitté le Kenya pour l’Ouganda en toute légalité, pour suivre en tant qu’observateur le procès de six Kenyans à qui étaient imputés des faits liés aux attentats de juillet 2010 à Kampala. Son nom a été ajouté à l’acte d’accusation de ceux dont il était venu suivre l’affaire.
Le 30 novembre 2010, Al-Amin Kimathi et 16 autres personnes ont été mises en accusation par un tribunal de première instance. Cependant, une date doit encore être fixée pour le procès.
Ni Al-Amin Kimathi ni ses avocats n’ont obtenu d’informations concernant les éléments de preuve retenus contre lui, ce qui constitue une violation de son droit à un procès équitable et notamment de son droit à préparer sa défense. Ce refus de l’État de fournir des informations et des preuves raisonnables à l’appui des accusations portées contre Al-Amin Kimathi donne à penser que le traitement qu’il reçoit et son maintien en détention sont liés à son activité de défenseur des droits humains.
Cette action lettre est à présent terminée.
Cette lettre fait partie des Lettres contre l’oubli de juillet 2011.
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