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15/06/2010
Du 14 juin au 2 juillet 2010, les Forces aériennes suisses participent à l’exercice multinational ELITE (Electronic Warfare Live Training Exercise), exercice qui se déroule dans l’espace aérien allemand soit dans le Bessstetten/Baden-Württemberg
Les Forces aériennes suisses sont les hôtes de la Luftwaffe allemande. Elles participent à cet exercice, qui se déroule dans le contexte de la guerre électronique (GE), avec cinq avions de combat F/A-18 Hornet et quatre hélicoptères Cougar. Les F/A-18 Hornet décolleront à partir de Neuburg an der Donau, tandis que les Cougar seront engagés depuis Dübendorf et Mengen. Une douzaine de nations participent à cet exercice.
Pourquoi ELITE ?
La Bundeswehr a pour mission de sécuriser l'Allemagne et de participer au maintien de la stabilité en Europe. Dans le cadre de cet exercice, le travail en commun avec d'autres Forces armées revêt une grand importance. ELITE constitue un exercice complexe qui permet un bon entraînement des équipages volants ainsi que des troupes au sol (défense contre avion DCA et chaîne de commandement) avec comme effort principal la guerre électronique (EW). Les troupes de la Bundeswehr, tout particulièrement les unités engagées pour la NATO Response Force (NRF), utilisent Elite en tant que préparation à leurs missions.
L'exercice sert à mettre en pratique les connaissances de bases dans un environnement très complexe. Son but est de prouver ainsi que d'améliorer la sécurité dans les actions des unités de combat lors d'un scénario EW. La capacité de survie des diverses Forces armées est intensifiée grâce au réalisme des scénarios. Dans un même temps les Joint and Combined Operations (plusieurs Forces ensemble ainsi que des opérations multinationales) sont entraînées et optimisées.
Grâce à l'engagement simultané de techniciens, l'efficacité des brouilleurs actuels, ainsi que les procédures sont mises à l'épreuve. Ces procédures restent adaptées en conséquence.
Buts de l' exercice:
1. Prouver l'efficacité et l'état de préparation à l'engagement des différentes Forces armées présentes durant les brouillages électroniques.
2. Améliorer l'engagement et de la capacité de survie.
3. Analyser et développer les procédures d'engagement.
4. Former et développer la chaîne de commandement.
5. Approfondir le travail en commun aux niveaux national et international.
Historique d’ELITE :
L’exercice ELITE a été créé en 1991 à partir d'un exercice conjoint de l'escadre de chasseurs-bombardiers 32 avec le groupe de défense aérienne 43, qui a servi à préparer les équipages de conduite des États-Unis sur l'exercice "Red Flag".
Pour ce faire il a été nécessaire d'utiliser une zone d'entraînement militaire pour permettre une répartition spatiale des unités de défense contre avions et créer un environnement réaliste pour le déploiement d'avions de combat. Cet exercice intéressa très rapidement les escadres de l'armée de l'air et la marine, les unités de défense aérienne et les unités de reconnaissance électronique des télécommunications de l'Armée et la Force aérienne de plusieurs pays.
La Suisse participe régulièrement à cet exercice et engage parfois, en plus, des Hornet et des Cougar également de la DCA (Système RAPIER & Stinger ainsi que des radars TAFLIR & PSTAR).
Photos : 1 F/A-18 lors de l’exercice Live Firing @ Forces aériennes suisses 2 Tornado luftwaffe Elite 06 3 S-3 Elite 06 @Luftwaffe 4 Cougar et son système de guerre électronique MAW200. @Pascal Kümmerling
06/06/2010
Dans un nouveau rapport que le Conseil fédéral devra examiner durant ce mois encore, le chef du Département fédéral de la défense proposera l’achat d’une première tranche d’une douzaine d’avions, au lieu des 22 envisagés initialement. Douze appareils, c’est le minimum pour que les coûts d’entretien restent raisonnables.
Achat par tranches :
Cet achat par tranches, pourrait être décisif s’agissant du choix de l’avion. Le fournisseur devra pouvoir garantir de nouvelles livraisons et un développement régulier sur plusieurs décennies. En optant pour une acquisition étalée au-delà de 2020. On s’achemine vers un achat en plusieurs tranches, soit 12 puis deux à trois séries de 5 à 6 avions.
On ne remplace plus les F-5 :
Je l’avais anticipé dans mon billet précédent, cette fois la confirmation est arrivée, le but de l’opération n’est plus le remplacement direct des avions Northrop F-5 E/F Tiger II, mais bien de la préparation à la succession progressive d’ici 2025 des F/A-18 C/D Hornet.
Par ailleurs, le renouvellement progressif de la flotte des Hornet suisses exclurait automatiquement une nouvelle évaluation, donc une offre américaine avec le Lockheed F-35 par exemple.
A quant le choix ?
Si le suspens continue et permet d’alimenter notamment, les nombreux commentaires sur le blog, il faudra pourtant attendre la rentrée politique du Conseil Fédéral pour enfin, connaître le nom de l’heureux gagnant. Ce qui nous pousse à attendre les mois de septembre ou octobre. Sur le sujet politique, notre chef de la défense peut compter sur de nombreux appuis dont celui de la ministre de l’Economie, Doris Leuthard ainsi que de Didier Burkhalter et Mme Widmer Schlumpf.
La bataille Rafale vs Gripen E/F :
Là aussi, je vous l’annonçait «officieusement» l’Eurofighter d’EADS est en train de boire la tasse, nous nous dirigeons clairement vers un duel Dassault contre SAAB Gripen Int ! Nos amis suédois tiendraient-ils alors leur revanche des années soixante ou le Mirage III de Dassault l’avait emporté face au SAAB J-35 Draken ? Pas sûr ! Car, si l’on retrouve les deux constructeurs une nouvelle fois face à face, un choix rapide, soit, avant la fin de l’année pourrait avantager sérieusement le Rafale F3+ de Dassault, dont la mise au point est quasi terminée, alors que le Gripen E/F, bien que l’ensemble des systèmes soient déjà bien avancés, (en tests sur le Gripen NG) et donne pleine satisfaction, ne permettent pas de garantir d’ici cet automne, toutes les réponses permettant de valider le cahier des charges helvétique.
L’été sera donc décisif pour Dassault et SAAB Gripen !
A propos du processus d’offsets :
Dans la phase d’évaluation des offres des concurrents pour la vente d’avions de combat, chaque fournisseur doit apporter des offres concrètes concernant les offsets. Ces portefeuilles d’offsets sont ensuite transmis aux entreprises suisses, complétés par Armasuisse en matière de prescriptions de sécurité et de politique d’acquisition.
Dans la phase de décision, les contrats d’acquisition et les contrats d’offsets sont préparés afin d’analyser la valeur des différentes offres. Cela influe l’évaluation globale de l’acquisition. Les flux des offsets directs et indirects sont fixés lors de cette phase.
Pendant la réalisation, l’entrepreneur général étranger répartit les contrats parmi les entreprises suisses et apporte la preuve de l’exécution des affaires offsets.
Le contrôle opérationnel est exécuté sous la direction d’Armasuisse. De ce fait, ce nouveau système intégré à l’achat de l’avion de combat garantira les retombées directes pour notre industrie et la participation de celle-ci au développement futur de l’avion ainsi que la participation de notre industrie à divers projets aéronautique, notamment civil en collaboration avec le constructeur choisit.
Un programme d’offsets de plus de 2 milliards génère du travail pour 2500 personnes durant de longues années. En ce qui concerne le Rafale les offsets atteignent près de 6 milliards et le Gripen E/F 4,8 milliards soit dans les deux cas un retour bien supérieur à la facture du nouvel avion de combat qui devrait atteindre les 3 milliards.
Liens sur les articles déjà publiés :
Photos : 1 Rafale à Emmen 2 Gripen à Emmen @ Milan Rohrer
04/06/2010
Fin de l’introduction de l’EC-635, Le nouvel appareil est officiellement opérationnel dans les Forces aériennes suisses ! Sur la Base aérienne d’Alpnach (OW), la base logistique pour les hélicoptères de l’Armée suisse, les Forces aériennes ont fêté la fin de la phase d’introduction du nouvel hélicoptère de type Eurocopter EC-635, en compagnie du fabricant et d’armasuisse. Non seulement les 20 hélicoptères EC-635 acquis ont été exposés au sol, alignés l’un à côté de l’autre, mais ils ont aussi effectué tous ensemble une démonstration aérienne impressionnante. La flotte au complet a ainsi pu être mise à disposition des instances en charge des engagements pour les opérations journalières.
Rappel :
Les 20 hélicoptères de type EC 635 font partie du programme d’armement 2005. Ce sont eux qui, remplacent progressivement les Alouette III actuellement encore en fonction dans les Forces aériennes suisses et qui ont rempli de bons et loyaux services pendant 45 ans. Les Alouette III ne remplissent plus les standards techniques actuels et en particulier la capacité de vol aux instruments (IFR) du nouvel hélicoptère. La flotte des 20 Eurocopter se compose de 18 EC6-35, 2 EC-135 soit 1 aéronef école et 1 en remplacement du Dauphin du Conseil Fédéral.
Une machine exceptionnelle :
Equipé de deux turbines PW 206B2 au bénéfice d'un régulateur de puissance (FADEC) de dernière génération, les visites moteurs de 50 et 100 heures ont été supprimées et la charge de travail des visites de 400 et 800 heures s'en trouve allégée. Aujourd'hui, la première inspection sur un EC-635/135 est requise à 400 heures de vol, un fait unique dans sa catégorie. Question cellule, Eurocopter a fait appel à 95% de matériaux composite qui allient légèreté et solidité tout en réduisant les contrôles. Son rotor principal non articulé silencieux ne nécessite aucune maintenance. De plus, l'EC-635/135 est la machine la moins gourmande en kérosène et la moins bruyante de sa catégorie avec un bruit inférieur de 7db aux normes OACI actuelles.
Photos : 1 EC-635 en vol montagne 2 Le cockpit @ Forces aériennes suisses
29/03/2010
Les jets de combat du type Boeing F/A-18C/D Hornet sont le fer de lance des Forces aériennes suisses. La flotte a atteint une première étape le 21 octobre 2008 en accomplissant les 50'000 heures de vol. Ce lundi, le premier Hornet a atteint les 2000 heures de vol.
Pour la sauvegarde de la souveraineté sur l’espace aérien, les Forces aériennes suisses disposent de 54 Northrop F-5E/F Tiger II et de 33 Boeing F/A-18 Hornet. De ces derniers sont engagés sept biplaces du type F/A-18D et 26 monoplaces du type F/A-18C. L’avion portant l'immatriculation J-5003 qui a accompli 2000 heures de vol aujourd'hui lors d'un vol d'entraînement fait aussi partie des avions de combat monoplaces. L’appareil a été construit sous licence auprès de l’ancienne Fabrique fédérale d’avions d’Emmen (actuellement Ruag Aviation). Il a accompli son premier vol le 21 mai 1997 et a été remis aux Forces aériennes le 7 juillet de la même année après avoir effectué à peine huit heures de vol. L’avion de combat a volé jusqu’ici 2208 fois.
(source DDPS)
Photo : Le F/A-18C J-5003 en compagnie d’un Mirage 2000-5 lors de l’exercice Epervier 09 en Corse @ Swiss Air Force.
17/02/2010
Pour ceux qui lisent régulièrement ce «Blog», il n’y a pas de surprise, en effet, je vous l’annonçais en fin d’année dernière, les Forces aériennes recevront 2 exemplaires supplémentaires de l’avion d’entraînement Pilatus PC-21. Le programme d’armement 2010 est «light» mais deux éléments concernent l’aviation, soit le PC-21 et l’hélicoptère EC135/635.
De 6 à 8 PC-21 :
Deux PC-21 viendront compléter les 6 machines déjà en services, ainsi que la logistique et les éléments d’instruction nécessaire à la formation des pilotes de chasse. Le nombre actuel de 6 PC-21 demande de sévères restrictions, l’ajout de deux machines permettra une meilleure planification des vols d’une part et offrira la possibilité d’accroître le nombre d’élèves par année.
Le PC-21 un avion sans équivalence :
Le PC-21 permet une formation complète des élèves pilotes et ceci avec des possibilités offrant une nouvelle dimension. En effet, il s’agit là d’un système d’écolage en vol performant, qui remplace totalement la transition sur avion école à réaction de type Hawk ou Alpha jet. En effet, le PC-21 offre la possibilité unique au monde d’assurer une transition directe vers des chasseurs modernes tels que F/A-18, Rafale, Gripen, Eurofighter pour ne citer que ceux-là. Les coûts de formation, de maintenance sont très largement diminués sans oublier la réduction significative des nuisances sonores et de l’optimisation de la consommation de kérosène.
Instrumentation très complète :
Pour permettre un tel degré de formation des pilotes des OCU (Operationnal Conversion Unit), le PC-21 dispose de nombreux équipements pour le vol de nuit, la simulation d’armement ainsi qu’une avionique dotée d’un HUD (FVD-4000), de l’UPFC (Up Panel Front Control) du système HOTAS (en français : Mains sur Manettes et Manche) le tout relié à trois grands écrans multifonctions de dernières générations. Soit deux écrans MLCD (Matrix Liquid Crytal Displays), le troisième, le PFD (Primary Flight Displays) pour la navigation tactique. Deux autres écrans plus petits affichent les paramètres moteurs ainsi que les données de vol. L’ensemble permet l’utilisation de lunette de vision nocturne de type NVIS classe B. Le cœur du système dispose d’un processeur de nouvelle génération PIV G4 offrant une puissance de calcul de 500 MHz, le tout câblé pour des mises à jour régulières. Un GPS et une centrale de navigation laser complètent le tout.
Le MPS permet de préparer la mission au sol et de la télécharger par module directement dans le cockpit du PC-21. Le système est également compatible avec le simulateur et permet de refaire la mission en simulation ou inversement du simulateur vers l’avion. La carte mémoire servant lors du débriefing retrace fidèlement chacun des paramètres du vol. De plus, l’avionique étant totalement modulable, elle offre la possibilité de simuler progressivement toute sorte d’environnements hostiles.
Le total des ventes actuelles :
Suisse : 6 + 2
Singapour : 25
Emirats Arabe Unis : 25
Logistique pour les EC635 :
Le second volet qui nous intéresse concerne l’équipement connexe des hélicoptères EC-135/635. Les acquisitions concernent :
Les pièces de rechange : groupes d’assemblage comme des transmissions, des équipements pour l’avionique, des servomoteurs et des pales de rotors de rechange.
Du matériel au sol : équipements et outillages pour la préparation et l’entretien des appareils. Equipements de contrôle et de test pour la maintenance.
L’EC-635 :
Equipé de deux turbines PW 206B2 au bénéfice d'un régulateur de puissance (FADEC) de dernières générations, les visites moteurs de 50 et 100 heures ont été supprimées et la charge de travail des visites de 400 et 800 heures, s'en trouve allégée. Aujourd'hui, la première inspection sur un EC-635/135 est requise à 400 heures de vol, un fait unique dans sa catégorie. Question cellule, Eurocopter a fait appel à 95 % de matériaux composite qui allient légèreté et solidité tout en réduisant les contrôles. Son rotor principal non articulé silencieux ne nécessite aucune maintenance. De plus, l'EC-635/135 est la machine la moins gourmande en kérosène et la moins bruyante de sa catégorie avec un bruit inférieur de 7db aux normes OACI actuelles.
Photos : 1 PC-21 à Sion. 2 Cockpit PC-21 @ Pascal Kümmerling 3 EC-635 à Alpnach @ Milan Rohrer.