Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/16526

<h2>SubmittedText<h2><p>Je prie le Conseil fédéral de répondre à la question suivante :</p><p>Estime-t-il qu'il est judicieux de continuer à acheter de l'armement aux États-Unis alors que notre pays y fait l'objet de reproches et d'accusations incessants ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le Conseil fédéral partage la préoccupation de l'auteur de l'interpellation au sujet de l'évolution des relations entre la Suisse et les États-Unis d'Amérique. En effet, une partie des accusations proférées publiquement aux États-Unis à l'encontre de la Suisse sont sans fondement. Dans sa déclaration relative au rapport Eizenstat du 22 mai 1997, le Conseil fédéral a clairement exprimé sa position et a rejeté les accusations en question. On peut également admettre que de telles affirmations ont gravement nui à l'image de la Suisse à l'étranger et principalement aux États-Unis.</p><p></p><p>Le Conseil fédéral estime cependant irrationnel et peu judicieux d'associer les décisions en matière d'acquisition dans le domaine de l'armement avec des événements politiques quotidiens.</p><p></p><p>Les acquisitions en matière d'armement pour notre armée sont prévues à long terme. Aussi la prise en considération d'événements politiques quotidiens serait-elle en contradiction avec les principes du Conseil fédéral du 9 décembre 1996 en matière de politique d'armement (FF 1997 II 489). Cette politique a pour objectif de procurer à l'armée des équipements en quantité suffisante et en temps utile. Il s'agit également de garantir expressément la permanence du renouvellement de l'équipement matériel de notre armée. Lors de l'acquisition de biens d'armement, il importe au Conseil fédéral que le rapport coûts/prestations et, partant, des bases concurrentielles ouvertes et loyales entre fournisseurs prédominent. Jusqu'à présent, cette politique a fait ses preuves et a également eu pour conséquence qu'aucun État étranger n'a pu, au cours des années, avoir une influence dominante sur l'acquisition de matériel d'armement pour la Suisse.</p><p></p><p>- 3 -</p><p></p><p>Enfin, il convient de rester objectif par rapport aux discussions en cours relatives au passé de la Suisse et de ne pas céder à l'émotion. Le Conseil fédéral s'efforce d'améliorer rapidement et durablement l'image de notre pays partiellement ternie à l'étranger. Il estime qu'un éventuel boycott des États-Unis en matière d'acquisitions d'armements ne serait pas une mesure judicieuse.</p>  Réponse du Conseil fédéral.