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Emmanuelle Pagano
«Les traces des sédiments conservées dans les rochers solides parlent de la vitesse du courant. Quand l’eau traverse assez longuement la roche pour la graver, elle fabrique de l’archive.» Native de Rodez, Emmanuelle Pagano vit et travaille sur le haut plateau ardéchois. Agrégée d’arts plastiques, diplômée en études cinématographiques et audiovisuelles, longtemps enseignante, elle s’est intéressée au cinéma cicatriciel de Pier Paolo Pasolini. Auteure d’une dizaine de romans et d’un recueil de nouvelles, l’eau est omniprésente dans son œuvre, ou plutôt les berges, c’est-à-dire les zones de contact entre l’homme et l’eau. De 2015 à 2018, elle publie une trilogie des rives, trois romans polyphoniques dans lesquels l’élément aquatique conditionne les paysages et les personnages, charriant leurs mémoires et leurs histoires.