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Une victoire des conservateurs de la CDU est un camouflet pour les sociaux-démocrates (SPD) et pour leur chef Martin Schulz.
KEYSTONE/EPA/JOERG SCHUELER(sda-ats)
Le parti conservateur de la chancelière allemande Angela Merkel a remporté dimanche un scrutin régional clé. Il a infligé une défaite retentissante aux sociaux-démocrates dans leur fief à quatre mois des législatives, selon des sondages de sortie des bureaux de vote.
La CDU d'Angela Merkel devance avec 34,5% le SPD de Martin Schulz qui avec 30,5% enregistre son pire score historique dans le Land de Rhénanie du Nord-Westphalie qu'il dirigeait jusqu'à présent, selon ces sondages des chaînes publiques ARD et ZDF.
La défaite du SPD en Rhénanie du Nord-Westphalie est d'autant plus cuisante que le rival de Mme Merkel dans la course à la chancellerie, l'ex-président du Parlement européen Martin Schulz, est un enfant de cette ancienne région sidérurgique.
Les élections dans le Land le plus peuplé d'Allemagne avec 18 millions d'habitants, soit près du quart de la population totale du pays, ont traditionnellement exercé une influence notable sur la politique nationale. Il regroupe en outre un tiers des grandes entreprises d'Allemagne, et comprend le bassin industriel de la Ruhr.
Cette défaite est la troisième de rang pour le SPD en 2017 après celles en Sarre et au Schleswig-Holstein. Or Martin Schulz, distancé dans les sondages par Mme Merkel, avait besoin d'un succès pour relancer sa campagne.
Entrée de l'AfD
Il n'est pas encore certain que la CDU puisse former une coalition gouvernementale en Rhénanie-du-Nord-Westphalie avec les libéraux-démocrates du FDP, leurs partenaires privilégiés, crédités d'environ 12% des voix, un score régional historique.
En revanche, il semble acquis que le SPD ne pourra pas reconduire sa coalition avec les Verts, dont le score de 2012 est pratiquement divisé par deux (6% contre 11,2%).
Le parti eurosceptique et anti-immigration AfD (Alternative pour l'Allemagne) est crédité pour sa part de 7,5%, ce qui devrait lui permettre de faire son entrée dans leur 13e parlement régional sur les 16 que comptent l'Allemagne.
Ils consolident ainsi leurs chances d'entrer au parlement fédéral à l'issue des législatives malgré une baisse de popularité et des querelles internes.
ATS