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Causes
La schizophrénie est une maladie multifactorielle dont les causes ne sont pas établies avec certitude. Les éléments d’explication scientifique de la maladie se résument le plus souvent à des hypothèses. On pense que c’est un mélange de prédispositions génétiques (tendance familiale ou individuelle rattachée au génome) et de prédispositions environnementales (histoire et trajectoire personnelle, hygiène de vie, situation familiale, environnement ou situation récurrente stressante) qui est à l’origine de la maladie.
Facteurs génétiques
Sur de vrais jumeaux, dans le cas d’une personne schizophrène, son jumeau a 40 % de risque de l’être aussi. De même, la probabilité d’être atteint est supérieure en cas d’atteinte d’un cas dans la même famille. Certains gènes ont été identifiés comme marqueurs de risque, comme NRG1 ou DTNBP1.
Facteurs environnementaux
Il n’y a guère d’études qui montrent de manière claire les incidences du milieu sur l’apparition ou le développement de la maladie. On en est réduit à des hypothèses. La maladie est souvent liée à la consommation de drogues, ce qui complique l’évolution des troubles.
Schizophrénie et cannabis
Le lien entre consommation de cannabis et schizophrénie a souvent été constaté par les chercheurs et a mené à des recherches plus poussées afin d’en déterminer l’origine. Deux directions contribuent à en comprendre l’impact, l’une considère que la consommation de cannabis est antérieure aux épisodes schizophréniques et donc les favorise, l’autre constate une consommation postérieure et donc sans lien direct sauf une sorte d’auto-médication des usagers.
Ainsi différentes études visent à établir une corrélation entre consommation chronique de cannabis et augmentation et schizophrénie. Cela signifie que certaines personnes présentant une vulnérabilité à la schizophrénie mais qui n’auraient pas présenté de symptômes de cette maladie durant leur vie dans des conditions normales, vont développer la maladie du fait de leur consommation de cannabis. Le risque relatif est de l’ordre de 4, ce qui signifie qu’une personne a 4 fois plus de risque de présenter une schizophrénie que si elle ne consommait pas de cannabis de manière régulière. Ce point de vue insiste sur le fait que ce n’est pas l’ordre dans lequel les symptômes apparaissent, ordre très difficile à prouver, mais le résultat qui peut être comparé : sans ingérence de cannabis, la personne a 4 fois moins de risque de se retrouver victime de schizophrénie.