Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06946.jsonl.gz/1033

Die Wildkatze ist ein Tier, welches noch im vorletzten Jahrhundert in den Schweizer Wäldern heimisch war. Die Wildkatze ist mit unseren Hauskatzen genetisch verwandt. Die Ähnlichkeit zwischen den beiden Katzenarten ist gross. Selbst Spezialisten haben Mühe, die Wildkatze in freier Wildbahn eindeutig zu identifizieren.
Seit dem 19. Jahrhundert wurde im Kanton Genf keine Wildkatzen mehr gesichtet. Mitarbeiter der Genfer Umweltbehörden haben nach Überprüfung von Fotomaterial Wildkatzen, welche in den Wäldern im Kanton Genf herumstreifen, eindeutig nachgewiesen. Auf den Bildern der Fotofallen sind u.a. eine weibliche Wildkatze mit ihrem Jungtier abgebildet.
Die Wildkatze ist ein geschütztes Tier
Auf dem Genfer Kantonsgebiet halten sich gegenwärtig mehrere Tiere auf, darunter mindestens eine Katzenfamilie. Im Frühjahr 2017 erblickte ein Jungtier das Licht der Welt. Fachleute können die Tier aufgrund ihrer Fellmusterung unterscheiden. Die Wildkatzen bewegen sich im Kanton Genf in den ufernahen Wäldern auf der nördlichen (rechten) Seite der Rhone.
Der "kleine Tiger" in unseren Wäldern
Obwohl die Haus- und Wildkatzen gemeinsame Vorfahren haben, verlief ihre Entwicklung getrennt. Die Wildkatze ist eine europäische Art. Die Hauskatze hingegen stammt von asiatisch-afrikanischen Wildkatzen ab und wurde als domestizierte Katze vom mittleren Osten nach Europa gebracht. Seitdem existieren die Haus- und Wildkatzen nebeneinander, wobei die scheue Wildkatze vom Menschen zurückgezogen lebt. Äusserlich unterscheiden sich Wildkatzen kaum von getigerten Hauskatzen.
Durch die Ausbreitung der Siedlungsfläche kommt die Wildkatze immer häufiger in Kontakt mit freilaufenden Hauskatzen. Dies kann zu Kreuzungen (Hybridisierung) zwischen den Wild- und Hauskatzen führen, wobei fortpflanzungsfähiger Nachwuchs (Hybriden) entsteht. In Teilen Europas, wie z.B. Ungarn und Schottland, ist die Wildkatze aufgrund der Hybridisierung mit Hauskatzen stark bedroht oder ausgestorben. Eine solche Gefährdung ist in der Schweiz nicht auszuschliessen; es wurden bereits Hybriden in der Wildpopulation nachgewiesen.
Le chat sylvestre retrouve sa place à Genève.
Aussi inoffensif que discret, ce petit félin sauvage avait disparu de notre territoire au 19ème siècle. Après une longue absence, plusieurs animaux différents ont été photographiés cette année dans notre canton et, comme l'atteste un cliché montrant un chaton en compagnie de sa mère, cette espèce protégée s'y est reproduite pour la première fois ce siècle. Animal indigène de nos forêts, le chat sylvestre est un cousin éloigné de nos matous domestiques. Son retour spontané témoigne de la richesse du patrimoine naturel genevois qui, grâce à sa diversité et à une gestion efficace, offre aujourd'hui toutes les conditions pour assurer la présence durable du petit tigre de nos bois.
Tigré et doté d'un regard pénétrant, l'élégant chat sylvestre partage de nombreuses caractéristiques avec son cousin qui vit de longue date à nos côtés. Cette ressemblance avec le chat domestique explique d'ailleurs la difficulté à reconnaître la présence du petit félin sauvage dans la nature, même pour les spécialistes.
Un chaton photographié à Genève
Après analyse, les clichés récoltés à Genève par les gardes de l'environnement dans le cadre de leur travail de suivi de la faune semblent aujourd'hui écarter tout doute : le chat sylvestre a retrouvé sa place dans nos forêts et, pour la première fois ce siècle, une reproduction de ce magnifique animal est attestée dans notre canton.
"Chaque jour, nous travaillons pour offrir à la population genevoise une nature accessible et diversifiée. Le retour du chat sylvestre constitue l'une de ces petites victoires qui témoigne du succès de notre action: lentement mais sûrement, grâce à une campagne vivante, notre cadre de vie s'enrichit !", a commenté à ce sujet M. Luc Barthassat, conseiller d'état chargé du département de l'environnement, des transports et de l'agriculture.
Une espèce indigène aujourd'hui protégée
Disparu de nos mémoires, le chat sylvestre fait pourtant traditionnellement partie de notre faune indigène. Piégé par le passé pour sa fourrure et victime de l'évolution alors défavorable de son habitat, il a disparu de nombreuses régions d'Europe et notre canton n'a pas fait exception. En 1887, six chats derniers chats sont encore repérés à Dardagny et à Russin; depuis, la présence du petit félin est demeurée incertaine, se limitant à des observations sans suite. L'espèce a toutefois survécu dans les contreforts sauvages du massif jurassien et c'est sans aucun doute en essaimant à partir de cette région que cet animal, désormais protégé en Suisse, a pu recoloniser spontanément son territoire perdu, en tirant parti des corridors biologiques.
Chat sauvage dans un foret genevoise
Actuellement, à Genève, le chat sylvestre a été repéré dans les grands massifs forestiers de la rive droite ainsi que dans les forêts riveraines du Rhône. L'étude des clichés démontre la présence simultanée de plusieurs animaux différents, identifiables grâce à leurs rayures individuelles, et d'au moins une famille. Compte tenu de la grande discrétion de cette espèce, il est difficile de connaître aujourd'hui précisément le sort du chaton né ce printemps. Toutefois, grâce à la présence d'espaces boisés et campagnards de qualité, le canton de Genève réunit désormais toutes les conditions pour accueillir durablement une population de chats sylvestres sur son territoire.
Le chat sylvestre, ou chat sauvage, apprécie une campagne diversifiée avec des étendues boisées, mais aussi des milieux ouverts où il peut chasser ses proies de prédilection, les mulots et les campagnols. Cet animal se nourrit en effet essentiellement de petits animaux - rongeurs, oiseaux - qu'il capture avec habileté. Discret et totalement inoffensif pour l'homme, le chat sylvestre peut vivre sans difficulté à proximité des lieux habités. Sa survie dépend essentiellement de sa capacité à échapper au trafic routier, aux chiens et… aux charmes du chat domestique. En effet, très proche génétiquement de son cousin de salon, le chat sylvestre peut se croiser avec ce dernier, au risque de faire disparaître la souche sauvage.
Reconnaissable à sa queue touffue
Bien que ce magnifique animal soit difficile distinguer des chats de gouttières au pelage similaire, on peut le reconnaître à sa fourrure touffue, fauve jaunâtre et faiblement tigrée, et surtout à sa queue cylindrique et épaisse, annelée et toujours terminée par une extrémité noire et arrondie. Pour accompagner au mieux le retour du chat sylvestre à Genève, toutes les données à son sujet sont utiles : les observations, confirmées avec photo ou incertaines, peuvent être annoncées par tout un chacun sur la plateforme http://www.faunegeneve.ch.