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Les électeurs étaient appelés aux urnes de vendredi à dimanche dans une grande partie de la Russie pour élire des gouverneurs, des assemblées régionales et municipales, ainsi que quatre députés nationaux.
Les candidats soutenus par Vladimir Poutine ont remporté sans surprise les 18 mandats de chefs d'exécutifs régionaux en jeu. Un "succès" selon le chef de Russie Unie, l'ancien président et ex-Premier ministre Dmitri Medvedev.
Premiers élus pour le mouvement de Navalny
Les regards étaient toutefois tournés, une fois n'est pas coutume, vers les conseils municipaux de Tomsk et de Novossibirsk, en Sibérie, où Alexeï Navalny avait enquêté sur la corruption des élites locales et faisait campagne lorsqu'il a été empoisonné fin août.
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A Tomsk, où il aurait été intoxiqué, ses deux principaux candidats, Andreï Fateev et Ksenia Fadeeva, sont arrivés en tête dans leurs circonscriptions, devenant les tout premiers élus du mouvement d'Alexeï Navalny.
Si Russie Unie y reste la première force avec 24,46% des voix au scrutin de liste, son score est en chute libre par rapport aux 52% de 2015. Et ce parti ne remporte que neuf circonscriptions sur 27, laissant les autres à diverses formations.
"Les gens en ont assez des autorités. On ne peut pas rester sur le trône pendant 20 ans, saisir, voler sans fin, faire tout cela et rester impuni", a commenté Ksenia Fadeeva.
"Vote intelligent"
A Novossibirsk, la troisième ville russe et principale agglomération sibérienne où Alexeï Navalny avait aussi fait campagne, son camp a obtenu cinq élus, dont son chef local, Sergueï Boïko, tandis que Russie Unie en perd autant ainsi que sa majorité.
Dans tout le pays, le Fonds de lutte contre la corruption (FBK) d'Alexeï Navalny prône, lorsqu'il n'a pas de candidats, un "vote intelligent", c'est-à-dire de donner son suffrage à celui le plus à même de vaincre le représentant du pouvoir. Cette formation revendique du coup sa part dans le succès d'autres partis.
L'organisation non gouvernementale Golos, qui avait surveillé les élections, a déclaré avoir reçu plus de 1000 plaintes faisant état de violations dans les bureaux de vote.
agences/boi