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Recueil de nouvelles de Ken Liu, La Ménagerie de papier est sans équivalent en anglais (un recueil du même nom existe bien mais son sommaire est différent). L'ouvrage présente une vingtaine de nouvelle d'un écrivain très doué dont les moins bon textes sont au minimum bons et les meilleurs sont du niveau des nouvelles de Ted Chiang.
Lu il y a déjà quelques semaines, je me contenterai de dire de ce recueil qui il est un indispensable pour ceux qui veulent lire des nouvelles de science-fiction (au sens large) parmi les meilleurs écrites cette dernière décennie. Ken Liu a une approche sensible des différents problèmes de nos sociétés et une écriture qui touche juste à chaque fois.
Peu de temps après cette lecture, je me suis attaqué à une novella qui vient de sortir dans la collection "Une heure lumière" : L'homme qui mit fin à l'histoire.
Il s'agit de la description d'un documentaire filmé sur une invention qui permet d'observer directement le passé, mais de manière unique; les particules servant à l'observation étant alors détruite.
Le documentaire parle des créateurs de l'invention et de son unique utilisation pour voir les exactions de l'Unité 731, unité japonaise qui effectua des expériences médicales sur des civils chinois entre 1936 et 1945 lors de la guerre sino-nippone.
La novella est à la fois une réflexion sur le rôle de l'histoire et des historiens, de l'importance de l'histoire dans la politique international, du rôle du "devoir de mémoire" et une étude d'un pan sordide de l'histoire japonaise et chinoise. Une œuvre majeure je pense.