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Critique
Impossible de ne pas se demander si, à l'instar de l'espionnage industriel, il n'existe pas un espionnage cinématographique. Après FOURMIZ, produit par Dream Work, Disney sort son histoire de fourmis. Impossible de savoir qui a copié sur l'autre. Impossible aussi de ne pas juger 1001 PATTES sans faire la comparaison avec FOURMIZ. Disons que le film de Disney s'adresse clairement à un public d'enfants en se bornant à nous montrer les aventures d'une fourmi chassée de la fourmilière, sorte de Léonard de Vinci du monde des fourmis, génie incompris. Elle parvient cependant à sauver celles-ci du danger que les sauterelles font peser sur elles, avec l'aide d'une troupe de saltimbanques et grâce à son esprit inventif.
FOURMIZ s'adressait à un public d'adultes, était bourré d'humour, savait tirer parti intelligemment de la vie sociale des fourmis pour parler de la nôtre et possédait un graphisme très innovant, dominé par l'orange. 1001 PATTES ne dépasse pas l'humour habituel et souvent mièvre des Disney. Le dessin, dominé par le bleu, est joli mais sans surprise. La petite fourmi bleue de Disney est bien sympathique, mais c'est à peu près tout. La guerre des fourmilières a commencé, à l'avantage très net des fourmis oranges contre les fourmis bleues.
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