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Genève - De 20 à 40% des dépenses de santé dans le monde sont gaspillées. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 300 milliards de francs peuvent être économisés chaque année seulement au niveau des soins hospitaliers.
Dans un rapport sur le financement des systèmes de santé, publié lundi, l'OMS met le doigt sur dix domaines dans lesquels on pourrait améliorer l'efficacité. En dépensant l'argent plus intelligemment, affirme l'agence de l'ONU, la couverture sanitaire à l'échelle mondiale pourrait être accrue de quelque 20 à 40%.
Au total plus d'un milliard de personnes dans le monde n'ont pas accès à des soins de santé abordables. Près de 150 millions de personnes, y compris dans les pays riches, sont confrontées à des problèmes financiers, et cent millions de personnes sont acculées à la pauvreté chaque année parce qu'elles doivent payer leurs frais de santé.
"Nul ne devrait être acculé à la ruine pour se procurer les soins de santé dont il a besoin", a déclaré la directrice générale de l'OMS Margaret Chan en ouvrant à Berlin une conférence sur le financement de la santé.
Le monde reste loin de la couverture universelle, constate l'OMS. Mobiliser davantage de fonds pour la santé, mobiliser ces fonds de manière plus équitable et dépenser l'argent plus efficacement sont autant de possibilités d'y remédier.
Les dépenses annuelles de santé dans le monde atteignent 5300 milliards de dollars et elles ne peuvent que continuer à croître en raison du vieillissement, avertit l'OMS. Les dépenses de santé dans les pays de l'OCDE représentent en moyenne 4000 dollars par année par habitant.
L'OMS préconise d'éliminer les dépenses de médicaments inutiles, qui représentent de 20 à 30% des dépenses mondiales de la santé et dont les prix varient fortement. Une utilisation plus large des médicaments génériques se traduirait par des économies considérables tant dans les pays riches que dans les pays pauvres.
ATS