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Le secteur public soutient et encourage de manière importante la culture en Suisse. En 2012, un montant de 2'574 millions de francs a ainsi été injecté dans le domaine culturel par la Confédération (11%), les cantons (36%) et surtout les communes (53%), dont le rôle financier a d’ailleurs tendance à s’accentuer. Le financement des activités culturelles par les collectivités correspond à un apport annuel moyen de 320 francs par habitant, ce qui ne représente toutefois que 1.5% du total des dépenses publiques.
Le coût annuel total de la culture est couvert à près de 25% par l’Etat et environ 5% par le secteur privé, représenté essentiellement par les sociétés de loterie, les banques, les assurances et les enseignes de grande distribution. Ainsi, on peut dire qu’en moyenne près d’un tiers du prix des billets offrant l’accès à un spectacle ou à une exposition est subventionné. Dans certains cas, en particulier dans les arts de la scène par exemple, le subventionnement peut couvrir plus de 50% du coût effectif du spectacle.
Le soutien financier le plus important consenti par les collectivités touche l’encouragement général à la culture, c’est-à-dire les fêtes nationales et régionales, l’événementiel non spécifique, les jardins botaniques, les parcs zoologiques, les sentiers didactiques, etc. Ce domaine est majoritairement financé par les communes avec un complément des cantons. Le rôle de la Confédération se limite à la défense des minorités culturelles et linguistiques ainsi qu’au financement d’organisations culturelles comme Pro Helvetia.
Les domaines touchant ensuite le plus d’argent public sont les concerts et le théâtre (21%), les musées, l’aide aux artistes et la promotion culturelle (20%) ainsi que les bibliothèques (13%). L’essentiel des fonds sont d’origine communale et cantonale. Le financement des médias imprimés, radiophoniques, télévisuels et numériques (6%) est communal pour ceux dont la portée est régionale alors que les médias nationaux sont supportés par la Confédération.
La conservation des monuments historiques et la protection des paysages (10%) est pour plus des trois quarts du ressort des cantons. L’aide au cinéma (2%) ainsi que la recherche et le développement de la culture et des médias (moins de 1%) sont l’affaire de la Confédération.
D’importantes disparités géographiques sont visibles entre les différents cantons suisses dans leur manière de soutenir la culture. Dans la moitié des cas, le financement cantonal et communal par habitant est supérieur à 200 francs par an (valeur médiane). Les cantons urbains, tels que Bâle-Ville, Genève et Zurich, concèdent les dépenses les plus importantes par habitant, compte tenu de l’activité culturelle bouillonnante que proposent leurs chefs-lieux. Neuchâtel et Vaud sont à plus de 300 francs par habitant et par an, Jura et Tessin sont juste en-dessous. A contrario, les cantons de Suisse centrale, orientale et du nord-ouest soutiennent la culture de façon beaucoup plus modeste, du fait de leur bassin de population limité et du rayonnement culturel de Zurich ou de Bâle. Chaque habitant d’Appenzell Rhodes-Intérieures, de Schwytz et de Nidwald contribue à moins de 100 francs par an au développement culturel de son propre canton.
Source : OFS & MicroGIS