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Les buts de la fondation
Selon les statuts de la Fondation, ce n’est pas le sauvetage en lui-même qui est salué, mais l’action de sauver « caractérisée par un comportement héroïque évident » qui est récompensée. Le sauveteur, homme ou femme, doit avoir mis sa propre vie ou sa santé sérieusement en danger. Les sauvetages ne nécessitant par un courage particulier, ceux découlant du devoir d’entraide normal ou ceux que chacun serait en mesure d’accomplir pour venir au secours autrui. Dans certains cas, elle honore des personnes pour leur courage civil exemplaire. Elle peut aussi octroyer une aide financière (sous la forme d’une allocation unique ou d’une rente) à ceux qui ont perdu un membre de leur famille suite à un sauvetage.
Les actes de sauvetage
En fixant les buts de cette Fondation, Andrew Carnegie pensait surtout aux accidents dans les mines, alors très nombreux aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. La Suisse ne connaissant pas d’actions de sauvetage de ce genre, d’autres formes de sauvetage furent dès lors annoncées à la Fondation: « Sauvetages lors de noyade, lors d’incendies, de contaminations chimiques, d’accidents ferroviaires, sauvetages de personnes menacées par des animaux devenus fous ou par des chevaux emballés. »
Les changements intervenus dans notre vie sociale et politique ou dans notre environnement se répercutent sur la nature des sauvetages. Aujourd’hui les cas de sauvetage se répartissent de la façon suivante:
40% d’accidents aquatiques (danger de noyade)
30% d’accidents de la circulation
20% d’incendies d’immeubles ou de véhicules
10% de sauvetages divers, allant de l’accident en montagne ou à l’intervention lors d’un attentat criminel.
Soutiens financiers
La Fondation peut aussi octroyer une aide ou une assistance sous forme de versements en espèces, uniques ou répétés. Dans ce dernier cas, l’aide octroyée prend la forme de rente. Andrew Carnegie a précisé lui-même qu’une telle rente ne pouvait en aucun cas être supprimée ou réduite au cas où le ou la bénéficiaire toucherait d’autres indemnités.
Cette forme d’aide (rente) fut réguliérement pratiquée jusqu’à la fin des années cinquante, car le système suisse de sécurité sociale était alors en phase d’élaboration.
Autre clause importante: les bénéfices générés par le capital peuvent, dans des cas exceptionnels, être attribués à l’assistance de personnes victimes de catastrophes naturelles.