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En 2017, les hommes âgés de 65 ans pouvaient ainsi espérer bénéficier encore de 16,2 ans sans handicap ou maladie. Pour les femmes, ce chiffre était de 16 ans.
Cet accroissement dépasse celui de l’espérance de vie tout court, qui a augmenté durant la même période de 1,3 an pour les hommes et de 0,6 an pour les femmes. A 65 ans, ils et elles pouvaient ainsi tabler sur respectivement 19,7 et 22,1 années de vie.
Les femmes vivent donc plus longtemps que les hommes, mais elles sont aussi plus longtemps en mauvaise santé. « Cet aspect de la plus longue durée de vie avec des problèmes chez les femmes est documenté par de nombreuses études dans beaucoup de pays », a indiqué à Keystone-ATS Laurence Seematter, du CHUV de Lausanne, première auteure de l’étude.
La chercheuse souligne les incertitudes liées à la pandémie de coronavirus, qui a fait passagèrement reculer l’espérance de vie en Suisse. Des incertitudes persistent au sujet de l’espérance de vie en bonne santé, notamment en raison des suites des infections et des périodes de confinement, qui ont eu pour conséquence une augmentation de la sédentarité.
On ignore ainsi si la tendance à la hausse va se poursuivre à l’avenir. Il se pourrait qu’une sorte de stabilité s’installe, selon Mme Seematter.
Une étude du Centre universitaire de médecine générale et santé publique (Unisanté) à Lausanne avait montré qu’en 2020, la mortalité et l’espérance de vie en Suisse étaient revenues au niveau de 2015 en raison de la pandémie de coronavirus. La mortalité avait bondi de 8,8% en 2020 par rapport à l’année précédente.