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Le 30 mai 2012, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Liu Weimin a tenu une conférence de presse.
Q : Certains pays occidentaux ont expulsé les diplomates syriens accrédités sur leur territoire, suite au massacre des civils qui a eu lieu récemment en Syrie. Est-ce que vous expulserez l'Ambassadeur et les diplomates syriens en Chine ?
R : La partie chinoise a déjà exprimé sa position sur le massacre des civils à Houla en Syrie. Nous estimons qu'une enquête de fond doit être faite sur cette affaire pour la tirer au clair le plus vite possible. L'ONU mène également une enquête sur cette affaire. Actuellement, l'envoyé spécial Kofi Annan est en visite en Syrie. Nous espérons que sa visite permettra d'apaiser la tension et de pousser les différentes parties syriennes à honorer effectivement leur engagement de cessez-le-feu, à mettre en œuvre la proposition en six points de M. Annan et les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité, ainsi qu'à ouvrir au plus tôt le processus de dialogue politique.
A ma connaissance, l'Ambassade de Syrie en Chine fonctionne normalement.
Q : Selon certaines analyses, vu le massacre des civils qui a eu lieu en Syrie, la Russie pourrait changer sa position vis-à-vis de ce pays. Est-ce que la Chine lui emboîtera le pas pour changer sa position et prendre des sanctions contre les autorités syriennes ?
R : Sur la question syrienne et les autres questions internationales, la Chine détermine sa politique extérieure en toute indépendance toujours selon ses propres jugements et les principes qui lui tiennent à cœur. Avec la Russie et les autres membres de la communauté internationale, elle entretient toujours des concertations et coordinations sur la question syrienne et connaît leurs positions aussi bien qu'ils connaissent la sienne à ce sujet. L'urgence immédiate pour la communauté internationale, c'est de continuer de soutenir les bons offices de l'Envoyé spécial Kofi Annan ainsi que la mission de supervision de l'ONU en Syrie, d'exhorter le gouvernement et l'opposition syriens à mettre complètement en œuvre les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité et la proposition en six points de M. Annan, à honorer effectivement leur engagement de mettre fin à la violence et à inaugurer au plus tôt le processus de dialogue politique. C'est là aussi la voie fondamentale qui permet de régler la question syrienne.
Q : Selon certaines sources, l'ancien premier secrétaire de l'Ambassade de Chine au Japon Li Chunguang aurait pratiqué des activités commerciales au Japon. La police japonaise le soupçonne aussi d'espionnage. Quelle est la réaction de la partie chinoise à ce sujet ?
R : Li Chunguang est un intellectuel qui fait depuis longtemps des études sur le Japon. Il avait été détaché de l'Académie des Sciences sociales de Chine pour travailler au service économique de l'Ambassade de Chine au Japon. Il est maintenant rentré en Chine au terme de son mandat. Le soi-disant reportage sur l'espionnage pratiqué par Li Chunguang est dénué de tout fondement. Quant aux autres informations que vous avez évoquées, les départements compétents vont se renseigner là-dessus pour les vérifier.
Q : Selon des informations, les Ministre chinois et philippin de la Défense se seraient rencontrés récemment au Cambodge. Veuillez nous en donner des éléments à ce propos. Selon le Ministre philippin de la Défense, les deux parties seraient parvenus à un consensus pour apaiser la tension entre les deux pays sur l'affaire de l'île Huangyan. Veuillez le confirmer.
R : Le Ministre chinois de la Défense Liang Guanglie a rencontré son homologue philippin Voltaire Gazmin, en marge des consultations des ministres de la Défense Chine-ASEAN. Le Ministère chinois de la Défense a déjà publié des informations concernées. Le Ministre Liang Guanglie a exposé de manière exhaustive la position de la Chine sur la question de l'île Huangyan.
L'île Huangyan fait partie inaliénable du territoire de la Chine, et ce fait n'a jamais été contesté. La position de la Chine de défendre sa souveraineté territoriale est inébranlable. La partie chinoise demande à la partie philippine de respecter effectivement la souveraineté territoriale de la Chine et de retirer sans tarder ses bateaux au large de l'île Huangyan. En même temps, elle s'en tient aux consultations diplomatiques bilatérales pour dénouer la situation actuelle, en espérant que la partie philippine pourra travailler dans le même sens. Pour le moment, les deux parties maintiennent des concertations et dialogue normaux.
Q : La Chine donnera-t-elle son accord au Conseil de Sécurité des Nations Unies pour une intervention militaire en Syrie ?
R : La Chine s'oppose à l'intervention militaire extérieure et à un soi-disant « changement de régime » forcé en Syrie. La voie fondamentale pour régler le problème syrien, c'est pour les différentes parties syriennes d'appliquer immédiatement, complètement et effectivement les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité, de soutenir et d'accompagner les bons offices de l'Envoyé spécial Kofi Annan, de cesser toute violence, de protéger effectivement les civils, d'apaiser la tension au plus tôt et de trouver une solution par voie de dialogue politique. Il appartient au fond au peuple syrien de décider lui-même du règlement de la question syrienne.