Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06875.jsonl.gz/1197

Grande liesse à Jérusalem. Toute la ville est dehors dans la rue. Elle accueille et ovationne un grand prédicateur, grand par ses miracles et son enseignement. Il est monté sur une ânesse. Certains étendent des manteaux sous ses pieds ou arrachent des branches aux arbres afin de l'accueillir comme il se doit. L'émoi touche toute la cité de David. De loin en loin, la réponse à la question : qui est cet homme ? se fait entendre. « C'est le prophète Jésus de Nazareth en Galilée. »
Quelques jours plus tard, la foule est toujours là, mais elle vocifère. Elle réclame la tête de l'imposteur et préfère un brigand à cet impie. On joue sa tunique aux dés et on le flagelle. Il le mérite car il se prenait pour le messie tant attendu. D'ailleurs la ville préfère retourner à ses activités et le laisse agoniser, de plus en plus seul. Pour s'en moquer, un titre de gloire : Jésus de Nazareth, Roi des Juifs.
Pourtant, le premier triomphe ne l'est que parce qu'il y a eu le second. C'est parce que Jésus meurt sur la croix qu'il est vraiment ce grand prophète, en acte et en vérité. C'est parce qu'il se laisse conduire jusqu'à la mort qu'il est roi.
La foule est versatile, mais le Christ est la pierre angulaire sur lequel notre foi est fondée. Les instruments de sa passion sont le lieu de l'amour de Dieu pour nous. Les titres donnés par une humanité changeante confirment notre espérance dans le Messie, venu nous sauver.