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Régime alimentaire, sédentarité et stress sont largement ciblés dans la lutte contre la pandémie d’obésité. Les prédispositions génétiques sont en revanche sous-estimées. Une étude publiée dans le BMJ et menée auprès de 37 000 personnes suggère pour la première fois qu’une prédisposition génétique à l’obésité confère une plus grande sensibilité aux effets néfastes d’une consommation fréquente d’aliments frits.
Cette étude s’est basée sur des questionnaires de fréquence de consommation de nourriture frite par semaine – moins d’une fois, une à trois fois, quatre fois ou plus - des mesures d’IMC régulières, et un score de risque génétique basé sur 32 variants associés à l’IMC et à l’obésité. Il apparaît tout d’abord que les personnes ayant un score de risque génétique élevé sont aussi celles présentant des IMC élevés. Ensuite, que lorsque ce score est faible, consommer des produits frits quatre fois par semaine contre une seule fois ou moins augmente l’IMC de «seulement» 0,5 chez les femmes et 0,4 chez les hommes, tandis qu’en cas de fort risque génétique l’IMC augmente respectivement de 1 et 0,7 dans les mêmes conditions.
«Notre étude montre qu’un risque génétique élevé d’obésité peut amplifier les effets adverses de la consommation de nourriture frite sur le poids et qu’une grande consommation de ces produits exacerbe les effets génétiques délétères», résument les auteurs, pour qui les informations génétiques devraient être également utilisées dans l’amélioration des traitements et la prévention de l’obésité. En cas de prédisposition génétique à l’obésité, et de manière générale, il est donc particulièrement important d’éviter les aliments frits.