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Une carte, une boussole, des jambes solides et des arbres. La course d'orientation ne nécessite que peu de matériel mais une concentration à toute épreuve, un goût de l'effort et un amour prononcé pour la nature.
Un sport encore peu connu en Suisse romande en 1972, que Jean-Francis Mathez, instituteur à Cressier et chef technique de l'Association neuchâteloise de course d'orientation (ANCO), fait découvrir à ses élèves dans le cadre de cours à option.
L'équipe de Caméra-sport a chaussé ses baskets pour suivre ces jeunes coureurs des bois ainsi que l'entraînement des élites. L'occasion aussi de rencontrer Henri Cuche, champion suisse de la discipline, qui démystifie ce sport encore trop souvent associé à ses lointaines origines militaires.
La course d'orientation apparaît en Scandinavie au 19e siècle sous la forme d'entraînement militaire. La première course civile est organisée en 1897 à Bergen (Norvège). La discipline fait son apparition en Suisse en 1930 puis se développe dans de nombreux pays à la fin de la deuxième guerre mondiale.
La course d'orientation se popularise dans les années 1960, avec la création de la Fédération internationale de course d'orientation (IOF) en 1961, les premiers championnats d'Europe en 1962 en Norvège et mondiaux en 1966 en Finlande.
La course d'orientation est reconnue sport olympique en 1977. La Fédération suisse de course d'orientation (aujourd'hui Swiss Orienteering) est créée le 23 septembre 1978. Les athlètes suisses remportent régulièrement des médailles aux championnats du monde.
Il existe plusieurs variantes de ce sport pratiqué à pied, à VTT ou à ski de fond, ainsi que de nombreuses catégories qui permettent au coureur d'élite comme au débutant de se côtoyer dans la même course.
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Journaliste: Claude Schauli