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Les enjeux
La Commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie (UREK) a soumis au Parlement une initiative visant à promouvoir l'économie circulaire suisse. L'initiative porte sur divers sujets qui doivent être réglementés sous une forme nouvelle ou modifiés dans la loi sur la protection de l'environnement. L'objectif de cette initiative est de rendre la consommation plus écologique, de fermer les cycles des matériaux et de réduire ainsi considérablement la pollution de l'environnement. Les modifications nécessaires de la loi sur la protection de l'environnement visent à créer un cadre à cet effet.
La deuxième tentative
La première tentative du Conseil fédéral pour une économie verte a échoué au Parlement en 2015. Entre-temps, l'esprit du temps a évolué et l'acceptation des questions de politique environnementale et climatique s'est accrue. La population, mais aussi les entreprises, voient la nécessité d'agir. Dans le même temps, l'UE progresse avec l'économie circulaire et définit de nouvelles lignes directrices, qui sont de plus en plus pertinentes pour les entreprises suisses en ce qui concerne l'accès au marché de l'UE.
Exemples de promotion de l'économie circulaire
L'UE fait de grands progrès, par exemple, dans le domaine des alternatives à l'emballage en PET. La Suisse, en revanche, est toujours à la traîne dans ce domaine. L'initiative appelle donc à promouvoir l'utilisation de matériaux recyclables dans la production.
La Suisse doit également faire un pas en avant en matière d'éco-conception. La réparabilité des produits devrait être améliorée et des initiatives telles que les Repair Cafés, qui effectuent ces réparations, devraient être promues et diffusées plus largement. En général, les produits doivent être conçus dès le départ pour être recyclables (y compris leur emballage).
En outre, le gouvernement fédéral doit améliorer sa fonction de modèle dans ce domaine et montrer la voie en tant que pionnier. D'une part, le gouvernement fédéral pourrait devoir s'engager pleinement dans l'économie circulaire et, d'autre part, soutenir les innovations appropriées lorsque cela n'est pas encore possible.
Quelles sont les craintes si l'initiative est acceptée ?
Les craintes qui doivent être prises au sérieux sont les conséquences possibles sur les coûts, car les produits jetables sont souvent moins chers à court terme et les changements dans les méthodes de production sont généralement associés à des coûts supplémentaires au début. C'est pourquoi il faut encourager les nouveaux développements et veiller à ce que les produits soient plus rentables. Cela signifie toutefois que les conditions cadres de la production et de la consommation doivent changer afin que l'impact environnemental soit davantage pris en compte. Et c'est exactement ce que les modifications requises de la loi sur la protection de l'environnement sont censées apporter.
L'état d'avancement de l'initiative
Le Conseil national et le Conseil des États sont tous deux favorables au principe de l'initiative. Actuellement, un sous-comité de l'UREK est en train de rédiger une proposition, qui sera probablement disponible vers l'été.
Pour moi, l'initiative "Renforcement de l'économie circulaire suisse" est d'une grande importance pour notre environnement et notre économie. Elle déclenche des processus et s'efforce de trouver une solution globale. Car lorsque l'économie circulaire se développe, notre environnement en bénéficie".
Bastien Girod
Conseiller national (Verts, Canton de Zurich)
Président de la commission de l'environnement, de l'énergie et de l'aménagement du territoire (CEATE)
Chargé de cours, durabilité et technologie (ETH Zurich)
Responsable des solutions climatiques pour la région DACH (South Pole)
Président de l'Association suisse des exploitants d'installations de recyclage des déchets (ASED)