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La Convention collective de travail (CCT) des industries horlogère et microtechnique suisses est un texte moderne issu d’un compromis équilibré entre avancées sociales et maintien de la compétitivité des entreprises. Sa dernière version est entrée en vigueur le 1er janvier 2017.
Par rapport à une loi, les CCT confèrent une grande souplesse aux relations sociales et permettent de tenir compte des spécificités d'un secteur économique.
C'est un consensus social générateur de prospérité. La paix sociale qui en découle contribue largement à la situation relativement privilégiée de notre pays.
syndicats et employeurs renoncent à l'usage de la force pour régler leurs conflits, les premiers en s'abstenant de faire grève, les seconds en s'abstenant de fermer temporairement leurs usines (lock-out)
syndicats ou employeurs s'engagent à résoudre leurs problèmes ou leurs conflits par la négociation
ces négociations se déroulent sous le principe de la bonne foi
en cas de blocage de négociations, un arbitre désigné en commun par syndicats et employeurs tranche ce litige. Il s'agit du tribunal arbitral.
Historique
Le 15 mai 1937, la Fédération suisse des ouvriers sur métaux et horlogers (FOMH) signait avec 19 associations patronales de l'industrie horlogère la première Convention collective de travail du pays.
Pour la première fois à l'échelle d'un pays, organisations patronales et syndicats ouvriers d'un secteur industriel décidaient de renoncer durablement aux épreuves de force, et de régler leurs rapports, de résoudre leurs conflits, par la négociation et l'arbitrage.
La conclusion de la convention de 1937 est l'aboutissement de la grève qui avait éclaté durant le mois de mars dans une importante fabrique biennoise de cadrans métal, suite à un conflit de salaire.
Le modèle horloger s'est rapidement étendu à l'ensemble de l'économie helvétique, à commencer, en juillet 1937, par l'industrie des machines.
La paix du travail n'est jamais acquise. Elle est le fruit d'un travail de longue haleine, de relations suivies entre les partenaires sociaux qui permettent de transformer la confrontation en dialogue. C'est un équilibre fragile qui repose sur un effort continu et qui nécessite une forte représentativité des employeurs dans les conventions collectives de travail.
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