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La vitamine en question - qui se trouve naturellement dans la viande, les céréales et les légumineuses - a eu des effets positifs sur la durée de vie des organes tels que le foie, les reins, les muscles ou le cœur de la souris, a expliqué vendredi à la RTS Johan Auwerx qui dirige le laboratoire de physiologie intégrative de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).
Le chercheur dit s'être intéressé en particulier aux cellules souches musculaires. Ces cellules sont responsables de la régénération des organes, mais elles aussi se fatiguent avec le temps.
Stimulation
La souris ne retrouve pas pour autant son coeur de jeune souricette, tempère Johan Auwerx, interrogé dans l'émission CQFD, précisant que la vitamine B3 stimule la production de cellules neuves à partir de cellules souches pour remplacer celles qui meurent naturellement dans un organe.
Encore loin de remplacer un organe, cette découverte pourrait permettre à terme de ralentir le vieillissement des organes et de traiter certaines maladies dégénératives.
Restait à savoir si de telles observations pouvaient se faire sur des mammifères, y compris l'homme. Johan Auwerx dit "qu'on peut probablement extrapoler à l'homme, car même si les études sur le vieillissement humain sont complexes, certaines maladies qui sont liées au vieillissement peuvent être combattues avec de la vitamine B3".
Des études sont en outre menées actuellement, toujours à l'EPFL, sur des cellules souches du système sanguin. On espère une application "assez directe" pour le traitement de certaines formes de leucémie.
"Petit bémol"
Quant à savoir si la vitamine B3 pourrait stimuler toutes les cellules, y compris celles responsables de pathologies - les cellules cancéreuses par exemple - fait courir le risque d'autres maladies, le chercheur avoue qu'en l'état "on ne sait pas" quels sont les éventuels effets secondaires, ce qui constitue le "petit bémol" de cette découverte.
gax