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Italie «Eternit bis»: charges réduites pour Schmidheiny
L'industriel suisse sera jugé pour homicide par négligence, et non plus pour homicide volontaire.
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Une juge italienne a réduit mardi les charges pesant sur Stephan Schmidheiny pour les décès dus à l'amiante en Italie. L'industriel suisse sera jugé pour homicide par négligence, et non plus pour homicide volontaire dans l'affaire «Eternit bis».
En conséquence, la juge turinoise Federica Bompieri a déclaré la prescription pour une centaine de cas et a renvoyé les autres aux parquets régionaux de Reggio Emilia, Naples et Vercelli. Stephan Schmidheiny sera jugé à Turin pour deux cas à partir du 14 juin 2017. L'avocat de l'homme d'affaires a salué «une grande victoire».
Lors d'un premier dossier, la Cour de cassation italienne avait acquitté Stephan Schmidheiny en novembre 2014, jugeant les faits prescrits. Le parquet de Turin a peu après exigé la tenue d'un second procès contre Stephan Schmidheiny concernant 258 nouveaux décès liés à l'amiante dans les quatre usines transalpines du groupe Eternit S.p.a Gênes. Elle parlait d'homicide intentionnel.
Jusqu'à la faillite du groupe transalpin, survenue en 1986, Stephan Schmidheiny en était le plus grand actionnaire, puis le principal actionnaire. L'entreprise proposait des produits à base de fibres et ciments à l'amiante, comme des tuyaux, des éléments de façades et toitures ou des bacs à fleurs.
Des années de procès
Le parquet de Turin poursuit la procédure contre Stephan Schmidheiny depuis plus de dix ans. Celui-ci a, dans un premier temps, comparu au côté de son associé, le baron belge Jean-Louis de Cartier.
Le parquet a accusé les deux entrepreneurs d'avoir causé intentionnellement une catastrophe écologique et d'avoir délibérément omis de prendre des mesures de sécurité dans les usines Eternit italiennes, causant trois mille cas de maladies et de décès, selon lui.
Les deux hommes ont été jugés coupables en 2012 et condamnés à seize ans de prison et à des dédommagements de centaines de millions de francs. Un an plus tard, la peine a été alourdie à 18 ans de prison, avant d'être annulée en cassation. Jean-Louis de Cartier est lui mort en cours de procédure et les poursuites contre lui ont par conséquent été abandonnées.
(ats/nxp)
Créé: 29.11.2016, 16h30