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Prise de contrôle politique envisagée
Après la réorientation professionnelle de ses deux membres romands, le comité exécutif de la SSUP a défini un processus et des critères clairs pour pourvoir ces postes devenus vacants. Jürg Kallay, membre du comité exécutif, a approuvé cette procédure, mais a ensuite organisé dans le dos du comité cinq nouvelles candidatures issues de son cercle professionnel et privé dans un but clairement politique. Selon l’enquête du Tages-Anzeiger, Jürg Kallay a parallèlement mobilisé en cachette des équipes de campagne politiques afin de recueillir les voix nécessaires pour obtenir une majorité en dehors de la SSUP. En très peu de temps, plus de 120 demandes d’adhésion ont ainsi été reçues, dont beaucoup de jeunes politiciens de la droite libertaire issus des équipes de campagne déjà évoquées. Questionné par le comité exécutif, Jürg Kallay avait d’abord nié tout lien avec eux. Afin de protéger l’association d’une récupération politique et d’un éventuel «putsch» (selon l’Aargauer Zeitung), la SSUP a dû suspendre l’acceptation de toutes les nouvelles demandes d’adhésion.
3000 francs par jour au lieu d’un travail bénévole
Jürg Kallay, qui, en sa qualité de gestionnaire de fortune, était jusqu’à présent responsable de la commission des finances, met la SSUP en danger dans d’autres domaines également. En violation des exigences du droit fiscal, des normes de la ZEWO et de la tradition de la SSUP, il veut supprimer le caractère bénévole du travail du comité exécutif d’une manière inacceptable pour ce dernier. Il a réclamé 12 000 francs au nom de sa société Swissprivate pour l’établissement d’états financiers standardisés et entend en outre se faire payer 3000 francs par jour sur la fortune de l’association. De plus, il a exigé que les aspects écologiques et sociaux (critères ESG) ne soient plus pris en compte à l’avenir lors du placement du patrimoine. La fortune d’utilité publique de la SSUP devrait au contraire être investie dans les armes, le tabac et le pétrole, entre autres. Le comité exécutif a systématiquement rejeté de telles propositions de Jürg Kallay en justifiant son refus.
Manque de transparence et discrédit
Ses reproches publics, selon lesquels les membres du comité exécutif sont tous politiquement à gauche, est en contradiction évidente avec la diversité de cet organe, dont la grande majorité n’est pas affiliée à un parti, et en particulier avec les compétences professionnelles apportées par les membres. Il offense par ailleurs la SSUP, les membres de ses organes et ses collaborateurs en leur reprochant dans des interviews accordées aux médias d’imposer des «conditions nord-coréennes» ou de n’avoir «aucune idée de la vie».
La SSUP peut et veut résoudre les dissensions sur le fond. Toutes les couleurs du spectre politique sont les bienvenues au sein de la SSUP. Il va de soi que ses convictions politiques n’ont jamais été reprochées à Jürg Kallay, mais au contraire considérées comme un facteur d’enrichissement du point de vue de la diversité. Or, Jürg Kallay met désormais en péril la réputation de la Société suisse d’utilité publique avec sa tentative dissimulée de prise de contrôle, le discrédit public de son personnel et du comité exécutif, ainsi que la diffusion de demi-vérités et de contre-vérités. C’est pourquoi le comité exécutif a approuvé aujourd’hui à l’unanimité la proposition de son vice-président Franz Hofer et de Nikki Böhler, membre du comité exécutif, de recommander à l’assemblée générale la destitution de Jürg Kallay. Franz Hofer explique cette décision: «Nous avons toujours essayé d’intégrer Jürg Kallay. Il a malheureusement ébranlé notre confiance à plusieurs reprises. Nous devons protéger la SSUP en recommandant la destitution de Jürg Kallay.» La relation de confiance avec Jürg Kallay est irrémédiablement rompue.