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Bien que relativement rare le cancer de la vessie est une maladie au pronostic vital. Chez Urolife, on vous garantit une prise en charge rapide et complète avec les meilleurs moyens diagnostic et thérapeutiques. La vessie forme un réservoir situé dans le bas ventre dans lequel l’urine s’accumule après avoir été acheminées depuis les 2 reins. A partir d’une certaine quantité d’urine dans la vessie, le besoin d’uriner se fait sentir. L’urine est expulsée de la vessie par l’urètre lors de la miction. La paroi de la vessie se compose de quatre couches : la tunique muqueuse, qui tapisse l’intérieur de la vessie; la lamina propria et la sous-muqueuse; la tunique musculaire; le tissu conjonctif et graisseux, qui sépare la vessie des organes voisins. Le cancer de la vessie est le développement d’une tumeur au dépend de la muqueuse de la vessie. Le même type de cancer peut se développer aux dépens de la muqueuse du reste de l’appareil collecteur urinaire : bassinet rénal et uretère.
Chaque année en Suisse, on dénombre quelque 1200 nouveaux patients atteint par le cancer de la vessie, ce qui représente environ 3 % de toutes les malades cancéreuses. Les hommes (75 %) sont davantage touchés que les femmes (25 %). 62 % des patients ont 70 ans et plus au moment du diagnostic. La plupart des nouveaux cas de cancer de la vessie sont diagnostiqués au stade dit superficiel (0 et 1 sur l'image), n'infiltrant donc pas le muscle de la vessie et ayant un pronostic plus favorable.
Certains facteurs peuvent augmenter le risque de développer un cancer de la vessie:
Le tabagisme est, de loin, le principal facteur de risque. Le cancer de la vessie est nettement plus répandu chez les fumeurs et les fumeuses que chez les non-fumeurs.Certaines substances chimiques utilisées dans l’industrie, par exemple, peuvent également être à l’origine d’un risque accru de cancer de la vessie. Dans les pays occidentaux, ces produits ont toutefois largement disparu des processus de fabrication.La bilharziose, une maladie tropicale causée par des larves de vers, affecte différents organes, dont la vessie. En l’absence de traitement, elle peut entraîner un cancer.Les infections chroniques de la vessie (cystites) entraînent également un risque accru. Les personnes qui souffrent de calculs de la vessie sont particulièrement à risque.
Du sang dans les urines est le symptôme le plus commun, appelé communément une hématurie. Les tumeurs superficielles (n’infiltrant pas le muscle) ne provoquent pas de douleurs vésicales et donnent rarement des symptômes du bas appareil urinaire (envie pressante et fréquentes, faux besoins).
Les premiers examens combinent une analyse d’urine à la recherche de germes, une analyse d’urine à la recherche de cellules anormales (cytologie urinaire ou examen anatomopathologique du sédiment urinaire), une cystoscopie effectuée au moyen d’un endoscope pourvu d’une caméra qui examine la paroi vésicale. Il s’agit d’un examen indolore réalisable au cours d’une consultation chez Urolife. Il peut également pratiquer une échographie de la vessie et des reins et un scanner avec phase urographique (radiographie des voies urinaires après administration d’un produit de contraste pour mettre en évidence les voies urinaires) afin d’obtenir des informations complémentaires. La présence d’un polype impose son ablation par résection endoscopique de la muqueuse et de la paroi vésicale (ou TURV).
Au stade précoce, les tumeurs sont traitées par résection transurétrale de la vessie (TURV): un instrument est introduit dans la vessie par l’urètre – comme pour une cytoscopie – et la tumeur est enlevée de l’intérieur. Dans certains cas, on procède ensuite à un lavage de la vessie avec un liquide qui inhibe la croissance des cellules cancéreuses (chimiothérapie locale). Le polype sera ensuite confié au laboratoire d'anatomopathologie qui, après examen microscopique, déterminera le degré d’infiltration et l'agressivité́ des cellules (grade). Les résultats orienteront le traitement ultérieur. En cas de tumeur superficielle, le traitement s’arrête là. Une fois le polype enlevé́ votre urologue se contentera d’une simple surveillance par cystoscopie. Dans des formes plus infiltrantes, à titre complémentaire, pour empêcher la survenue de récidives (immunomodulation) on procède à une série d’instillations vésicales de bacilles de Calmette et Guérin atténués (BCG).
La surveillance passe par la cystoscopie régulière et systématique (même en l'absence de signes). La cystoscopie est associée à la cytologie urinaire. En effet, il faut procéder à l’ablation de toute récidive découverte à l’occasion des cystoscopies de contrôle afin d’en éviter la croissance et d’en connaitre la nature. En effet les récidives peuvent survenir sur un mode plus agressif que la tumeur primaire, ce qui est désigné sous le terme de "progression".
La survie est excellente pour les tumeurs n'envahissant pas le muscle (supérieure à 90 % à 5 ans). Cependant une tumeur peu agressive lors de sa découverte peut le devenir ultérieurement (progression).
La tumeur infiltrant le muscle vésical impose le plus souvent une ablation chirurgicale de la vessie (cystectomie totale), suivie par la construction d'une nouvelle manière de stocker et de réguler le flux d'urine (dérivation urinaire) précédée ou non d’une chimiothérapie intraveineuse afin de majorer les chances d’ablation totale de la tumeur. La dérivation urinaire peut se faire par une urostomie (poche) ou par la reconstruction d'une vessie intestinale.
Chez Urolife, nos compétences nous permettent de vous proposer de réaliser cette chirurgie majeure soit par voie coelioscopique avec assistance Da Vinci soit par chirurgie ouverte.
Des traitements préservant la vessie (radiothérapie seule ou associée à une chimiothérapie) sont possibles pour les patients qui ne sont pas des candidats à la chirurgie ou qui ne veulent pas de la chirurgie, mais ils présentent également des effets secondaires et exigent une surveillance accrue. Environ un tiers des patients subissent l'ablation de la vessie après l'échec d'un traitement préservant la vessie.