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24 octobre 2014 Genève
Déclaration finale
L’humanité continue à être confrontée à des problèmes allant de la faim et la pauvreté aux conflits armés et à toute sorte de discrimination. Ces réalités ne devraient cependant pas nous mener à un sentiment de désespoir, d’apathie et de désespérance car un nombre croissant de personnes individuelles, de familles, de communautés, d’institutions et d’organisations de la société civile ainsi que des secteurs gouvernementaux et des agences intergouvernementales sont en train de semer les graines, lentement et avec patience, et de nourrir ces semences pour la construction d’un monde plus pacifique, un monde avec beaucoup moins de souffrance, de conflits et de destruction.
Le concept de la paix est considéré comme un élément important dans la culture globale du 21e siècle. Il a mené la Fondation des journalistes et écrivains JWF (Journalists and Writers Foundation), le Dialog Institut et l’Institut de Medi@LAB de l’Université de Genève à organiser une conférence sur la paix au siège des Nations Unies à Genève, la capitale mondiale humanitaire. La date de la conférence qui vise à trouver de nouveaux moyens pour promouvoir la paix, le 24 octobre, a été choisie sciemment et elle coïncide avec la Journée des Nations Unies. La conférence a porté sur le rôle de l’éducation et des médias qui sont considérés comme les clés essentielles pour une meilleure compréhension des différents groupes de la société.
Sept ans après la proposition de l’Assemblée Générale des Nations Unies pour une mobilisation à partir de la base visant à promouvoir la paix dans le monde entier, le Président d’honneur de JWF, M. Fethullah Giilen, a mentionné que cela a eu lieu dans la ville de Genève. La conférence a souligné que la construction de la paix, cela signifie la construction d’êtres humains attachés à la paix. L’accent a été mis également sur l’enseignement de la diversité comme un moyen pour promouvoir des entités engagées pour la paix.
Quant au cadre théorique de la paix, l’idée de la paix négative et positive du professeur Johann Galtung est adoptée comme étant essentielle pour comprendre ce qu’est la paix et ce qu’elle n’est pas. Négative, cela fait référence à l’absence de violence et à l’absence de la peur de la violence. La paix positive représente les institutions qui créent un comportement pacifique.
Cinq instruments sont proposés comme modus operandi pour obtenir la paix à l’échelle universelle : le dialogue interreligieux, la justice et le pardon, l’éducation (notamment pour favoriser la compréhension interculturelle), la création d’institutions pour la paix négative et positive et le remplacement du discours de haine, notamment présent dans les réseaux sociaux, par le discours pour la paix.
Des médias indépendants figurent également sur la liste comme condition sine qua non pour la paix et l’harmonie sociale car des informations incorrectes et falsifiées peuvent devenir une arme si elles atterrissent dans les mains d’un gouvernement corrompu. Cela souligne davantage le besoin d’une communauté globale sensible à la protection des journalistes et à la liberté d’expression.
En plus de mener un débat théorique, la Conférence de la Paix à Genève a cité des exemples concrets. Le Mouvement Shramadana du Sri Lanka et l’Université pour la paix au Costa Rica ont été mentionnés à titre d'exemples de meilleures pratiques. De plus, le rôle vital des leaders religieux en Sierra Leone, aux Philippines et en Indonésie a été évoqué : de puissants exemples pour la contribution- clé de la religion à la résolution des conflits.
La Conférence de la Paix à Genève a donc envoyé un signal fort pour croire en des efforts de paix, qu’ils soient petits ou grands, dans un monde qui risquait de ne pas faire assez dans ce domaine. La conférence exprime son engagement sincère pour résister à toutes les formes d’extrémisme et invite toutes les parties concernées à faire des efforts pour promouvoir le programme de la paix.