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- Vidéo 5 min.
- 11 juillet 1968
- Divers
Après avoir évoqué la notion de «ghetto culturel», Melvin Van Peebles parle de son propre parcours, et plus particulièrement des difficultés qu'il a pu rencontrer au sein de l'industrie hollywoodienne en tant que réalisateur noir.
Alors que l'histoire officielle retient essentiellement de lui ses fonctions d'acteur, de réalisateur, scénariste, compositeur et producteur – ce qui n'est déjà pas mal! – il cite ici quelques-uns des cent autres métiers qu'il a exercés, et rappelle qu'il a collaboré au journal satirique Hara Kiri.
Auteur complet, il conçoit le réalisateur en démiurge, ce en quoi il est bien de son époque, et développe même une curieuse théorie de la «méthode Gestapo», qui semble troubler beaucoup Rodolphe-Maurice Arlaud.
Fils d'un teinturier, Melvin Van Peebles est né à Chicago en 1932. Après son service militaire dans l'US Air Force, il devient le premier noir courtier en Bourse. Son intérêt pour le cinéma, la peinture et la littérature le pousse à réaliser des courts-métrages qui attirent l'attention de la Cinémathèque française. Il s'installe à Paris où il vit d'expédients. Il collabore notamment au magazine Hara-Kiri, écrit plusieurs livres et réalise son premier long métrage tiré de son roman La Permission qui raconte une idylle entre un GI noir et une jeune Française. Tourné en noir et blanc, le film est présenté au Festival de San Francisco où il reçoit le Prix de la critique.
Tandis que la Californie est confrontée à de fortes tensions raciales, Melvin Van Peebles tourne Watermelon Man, une comédie antiraciste. En 1971 sort Sweet Sweetback's Baad Asssss Song aux Etats-Unis et devient un grand succès public. Ce film devient une référence de l'émancipation sociale et culturelle des Afro-Américains. Ce film raconte l'histoire d'un Noir, Sweetback incarné par Van Peebles, emmené par la police pour servir d'appât lors de l'arrestation d'un autre Noir qui sera passé à tabac. Sweetback tue les deux policiers et se lance dans une course éperdue pour sauver sa peau. Ce film de Melvin Van Peebles est resté sans équivalent.
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Journaliste: Rodolphe-Maurice Arlaud Réalisateur: François Bardet