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Il y a de la révolution de 1848 dans l’air en ce moment dans les rues du monde arabe. Rappelez-vous le printemps des peuples qui avait vu la majeure partie des nations d’Europe se soulever contre leurs vieux monarques en 1848. Suisse mise à part, ces révoltes avaient vite tourné court. Mais elles avaient lancé un mouvement qui devait aboutir à la démocratisation de la vie publique, à la reconnaissance des syndicats et à un partage plus équitable des richesses produites.
Impossible de dire sur quoi va déboucher la revendication de la rue arabe. Mais, outre les acquis sur le terrain – le départ de despotes prévaricateurs, la négociation avec les partis d’opposition et la prise en compte des revendications sociales – ces révolutions de jasmin et de papyrus auront déjà réussi ce qui était impensable il y a deux mois, à savoir le sabordement des préjugés anti-arabes et anti-islamiques qui prévalaient un peu partout en Europe et aux Etats-Unis.
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Il y a de la révolution de 1848 dans l’air en ce moment dans les rues du monde arabe. Rappelez-vous le printemps des peuples qui avait vu la majeure partie des nations d’Europe se soulever contre leurs vieux monarques en 1848. Suisse mise à part, ces révoltes avaient vite tourné court. Mais elles avaient lancé un mouvement qui devait aboutir à la démocratisation de la vie publique, à la reconnaissance des syndicats et à un partage plus équitable des richesses produites.
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La période 2009-2010 a permis de consolider la Genève internationale. Le nombre de réunions enregistrées à l’ONU en 2010 a connu une légère baisse avec 8695 réunions mais le nombre de visiteurs de haut rang a explosé à 329 (contre 169 en 2009) grâce au sommet de l’union interparlementaire.
De son côté, l’Office des statistiques genevois a publié les résultats de son enquête annuelle: en mars 2010, le total du secteur public international enregistrait 25 460 employés (+6% en un an). Le nombre de réunions (2515) et de séances (18 887) et d’experts (163 419) délégués) a également augmenté pour un total de dépenses d’environ 5,5 milliards de francs. Les consulats et les ONG ne sont pas comprises dans le calcul.
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→Grosse semaine pour la Genève internationale. Le secrétaire général des Nations Unies sera à Genève pendant deux jours, avec un riche menu. L’accent sera notamment mis sur le sport, avec une visite à Jacques Rogge, le patron du CIO, destinée à faire le point sur les partenariats en matière d’éducation au sport et à la paix. Le successeur d’Adolf Ogi au poste de conseiller spécial de l’ONU pour le sport, l’Allemand Wilfried Lemke, sera de la partie. Et le lendemain à Genève, Iker Casillas, le gardien du Real Madrid et meilleur gardien de but au monde, se verra officiellement nommé ambassadeur de bonne volonté pour le développement.
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→Au programme de Ban ki-Moon figurent également une adresse à la Conférence du désarmement, vivement invitée à dépasser ses blocages, un discours au Conseil des droits de l’Homme, qui se réunira expressément pour l’écouter, le lancement d’un nouvel appel de fonds pour l’Office pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et une rencontre avec les deux leaders chypriotes, le Grec Demetris Christofias et le Turc Dervis Eroglu.
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Les récents événements de Tunisie et du Maghreb sont passionnants à plus d’un titre. Parmi les commentaires suscités par les émeutes des jeunes maghrébins, la remarque du fondateur du World Economic Forum porte à réflexion. Parlant des manifestations de colère des étudiants britanniques suivant la décision du gouvernement d’augmenter les taxes universitaires, Klaus Schwab y voyait le possible signe d’une nouvelle révolte générale des jeunes, comme en mai 68.
Il existe en effet de sérieuses raisons de penser que le malaise croissant des jeunes pourrait déboucher sur une explosion générale. Pour une cause simple: avec le prolongement de lâge de la retraite et donc de l’emploi des seniors, avec le sentiment croissant que les bons postes, les rémunérations confortables et les pensions généreuses sont confisqués par les générations plus anciennes, et avec « l’académisation » croissante des formations exigées pour les jeunes en recherche d’emploi, qui exclut une partie d’entre eux du monde professionnel, la frustration de la jeunesse ne peut qu’augmenter. Je ne pense pas, en revanche, que cette situation puisse exploser en premier lieu dans les pays riches, Japon, Europe et Etats-Unis, pour des motifs à la fois démographiques (absence de baby boom) et sociaux (le soutien familial et l’accès à l’emploi rendent le système acceptable pour le moment).
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Comment franchir le Röstigraben sans tomber dedans ? Comment aimer Zurich quand on vient de la Chaux-de-Fonds ? Comment épouser une Bernoise quand on est né à Lausanne ? Faut-il boire le café fertig avec du kirsch ou de la damassine ? Quelle est la différence entre la youtse et le yodel ? Le Conseil fédéral est-il vraiment formé de Sept Sages ? Le secret bancaire est-il encore secret ? Voilà les importantes questions auxquelles il convient de répondre en ce début d'année 2011.
Pour bien commencer l'année, vous trouverez donc ci-dessous quelques bonnes feuilles d'un petit opus commis avec la complicité de Christophe Büchi, le correspondant de la NZZ en Suisse romande (Dictionnaire impertinent de la Suisse, Editions Slatkine). Elles donnent un petit aperçu des 500 mots et idées reçues qui font de la Suisse ce pays qu'on adore malgré tous ses - petits ! - défauts. L'ensemble donne une vision décomplexée, décrispée de la Suisse, qui fera sourire les uns et rire jaune les autres...
Allemand (langue)
Selon la Constitution fédérale, une des quatre langues nationales suisses. Dommage que les Romands ne la parlent pas. La plupart des Suisses allemands, non plus d'ailleurs. (Voir Dialectes, Hochdeutsch et Schwyzertütsch).
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Comment franchir le Röstigraben sans tomber dedans ? Comment aimer Zurich quand on vient de la Chaux-de-Fonds ? Comment épouser une Bernoise quand on est né à Lausanne ? Faut-il boire le café fertig avec du kirsch ou de la damassine ? Quelle est la différence entre la youtse et le yodel ? Le Conseil fédéral est-il vraiment formé de Sept Sages ? Le secret bancaire est-il encore secret ? Voilà les importantes questions auxquelles il convient de répondre en ce début d’année 2011.
Pour bien commencer l'année, vous trouverez donc ci-dessous quelques bonnes feuilles d’un petit opus commis avec la complicité de Christophe Büchi, le correspondant de la NZZ en Suisse romande (Dictionnaire impertinent de la Suisse, Editions Slatkine). Elles donnent un petit aperçu des 500 mots et idées reçues qui font de la Suisse ce pays qu’on adore malgré tous ses - petits ! - défauts. L’ensemble donne une vision décomplexée, décrispée de la Suisse, qui fera sourire les uns et rire jaune les autres…
Allemand (langue)
Selon la Constitution fédérale, une des quatre langues nationales suisses. Dommage que les Romands ne la parlent pas. La plupart des Suisses allemands, non plus d’ailleurs. (Voir Dialectes, Hochdeutsch et Schwyzertütsch).
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Branle-bas de combat mardi passé aux Nations Unies où avait lieu l’événement le plus couru de l’année selon les mots du directeur général Sergei Ordhzonikidze : le Cercle féminin des Nations Unies/Genève organisait son 40e grand bazar annuel, présidé pour l’occasion par Marie-Paule Martinelli. Pendant une journée, près de 80 stands nationaux ont offert à près de 5000 visiteurs une vitrine du monde, alignant les créations artisanales les plus variées aux cuisines les plus raffinées. C’est toujours un vrai régal pour les yeux et les papilles ! Les fonds récoltés par les 500 dames du Cercle – 300 000 francs l’an dernier – vont à des projets de développement en faveur des enfants. La population genevoise y est bienvenue.
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Il n’y a rien à reprocher à ces voyages : il faut aller dans le Golfe ! D’abord c’est là que se trouve l’argent. Encore faut-il savoir où il est. Et contrairement aux idées reçues, il n’est pas à Dubaï, qui est en quasi-faillite, ni à Fujeirah, ni à Sharjah ou Ras-al-Kaimah, mais à Abu Dhabi. C’est Abu Dhabi qui paie, et qui, désormais commande. Exemple la tour la plus haute du monde à Dubaï, qui, de Burj Dubai, s’est appelée Burj Khalifa en l’honneur de la famille régnante d’Abu Dhabi qui l’a sauvée de la faillite pour éviter le déshonneur. Avis aux amateurs, il faut frapper à la bonne porte.
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Assises transfrontalières, rénovation des salles, rationalisation des commissions et des sessions du Grand Conseil, voici le bilan de l'année de présidence du Grand Conseil
Quand on prend congé d’une charge publique, l’usage veut qu’on fasse les remerciements à la fin. Permettez-moi d’inverser cet ordre parce que j’ai conscience que rien de ce qui a pu être réalisé au cours de cette année de présidence ne serait advenu sans la compréhension de ma femme, de ma fille et de mon parti, sans le travail et l’engagement résolus du Secrétariat du Grand Conseil, de Mme le Sautier et de son équipe, et sans le soutien de la grande majorité des membres du Bureau.
La première année de législature est toujours exigeante car il s’agit de mettre le nouveau Parlement sur les bons rails, ne serait-ce qu’en assurant la prestation de serment du Conseil d’Etat. Tout cela dévore beaucoup de temps et d’énergie. Vous avez pu le constater aussi bien que moi, cette année n’a donc pas été qu’un long fleuve tranquille et a connu maintes turbulences qu’il a fallu gérer. Que toutes et tous en soient vivement remerciés.
J’aimerai maintenant revenir sur les moments forts de l’année écoulée, en commençant par ceux qui vous ont fait sourire et qui vous ont parfois agacé, à savoir les citations philosophiques en ouverture de séance. Elles ont été choisies dans toutes les cultures, sur tous les continents et dans toutes les obédiences politiques en gardant à l’esprit la devise de Cicéron, ce grand magistrat romain, pour qui « tout homme et toute femme politique doivent d’abord se dévouer à l’intérêt public ». Je ne suis pas sûr que le but ait été atteint mais au moins aura-t-on tenté d’y prétendre.
Sur un plan plus concret, diverses initiatives ont été prises et acceptées par le Grand Conseil. Tout d’abord, nous avons pu accélérer le traitement des objets en suspens et rationaliser notre emploi du temps lors de la session du vendredi après-midi en amendant la loi portant règlement de notre Conseil pour y ajouter les pétitions et les objets non traités en commission depuis plus de deux ans. Il devenait urgent de répondre plus rapidement aux citoyennes et citoyens qui avaient pris la peine de s’adresser à nous par voie de pétition. Notre ordre du jour a déjà commencé à en ressentir les effets positifs.
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Monsieur le Président,
Monsieur le Recteur,
Madame et Messieurs les lauréats,
Chers amis,
Tout d’abord permettez-moi d’exprimer le plaisir que j’ai à vous adresser quelques mots ce soir, au nom de la République et canton de Genève. Cela doit faire plus de vingt ans que je participe régulièrement à la présentation des lauréats des Prix Latsis universitaires et que j’écoute, du fond de la salle, la présentation des travaux des lauréats et le discours de l’invité d’honneur, toujours marquants. Chaque fois, il s’est agi d’une fête pour l’esprit et même pour les sens, puisque la performance intellectuelle est toujours suivie d’une agape très conviviale. Je remercie donc les membres de la Fondation Latsis pour les choix judicieux qu’ils ont toujours su faire, pour le haut niveau scientifique et intellectuel qu’ils ont toujours su conserver, et pour leur souci constant de faire partager les connaissances les plus pointues au grand public. Et cela en couvrant l’ensemble du territoire suisse, de Genève à Saint-Gall et de Lausanne à Zurich et en s’étendant également depuis une douzaine d’années jusqu’à Strasbourg.
Ce plaisir est d’autant plus grand que, ce soir tout particulièrement, votre travail s’inscrit dans la grande tradition des élites genevoises, qui avaient un pied dans la finance, un autre dans la science et la tête dans la religion. Un frère banquier, un autre professeur à l’académie et un troisième pasteur, telle fut la recette du succès de notre petite République durant les cinq derniers siècles. Le choix du thème de la conférence du professeur Niall Ferguson « Pouvoir et finance » paraît en effet taillé sur mesure pour Genève.
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S’il y a une maladie qui, depuis quelques années, frappe les entreprises, les services publics, les associations et tout ce qui bouge en Suisse, ce n’est ni le SRAS, ni la vache folle, ni le virus H1N1, mais bien une épidémie ravageuse et ruineuse de contrôlite particulièrement aiguë.
A l’Etat de Genève, il n’y a pas moins de cinq organismes chargés de contrôler les dépenses et la bonne tenue des services publics : le contrôle parlementaire usuel, l’inspection cantonale des finances, la commission de contrôle de gestion, la Cour des comptes et la Commission d’évaluation des politiques publiques. Et cela sans parler des contrôles internes aux départements et aux entités publiques, ni des réviseurs externes. On connaît tous ces doyens de cycles d’orientation chargés de surveiller la consommation de timbres de l’établissement. Dans les entreprises et les associations, les dégâts ne sont pas moindres : les nouvelles normes comptables et les contrôles ordinaires, restreints ou dits simplifiés des entreprises ne font qu’enrichir les fiduciaires et les sociétés de révision, qui multiplient les heures de contrôle et les remarques de détail pour mieux justifier leurs factures prohibitives.
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Prolongé d’année en année depuis trois ans, le mandat de Sergei Ordzhonikidze à Genève risque bien de prendre fin en mars prochain. En poste depuis 2002, le directeur de l’Office des Nations Unies avait succédé à son compatriote Vladimir Petrovski. Grâce à eux, la Russie aura dirigé l’ONUG pendant une vingtaine d’années et assuré une transition harmonieuse du siège européen de l’ONU du monde de la guerre froide à celui de la mondialisation. La Russie vient en effet d’obtenir la direction de l’Office des Nations Unies à Vienne, ce qui, en vertu des subtils équilibres propres à l’ONU, ouvre la direction genevoise à un autre pays. A qui échoira-t-elle ? La France et l’Italie sont sur les rangs.
Encore un mot pour souhaiter un bon anniversaire à un autre ami russe de Genève : l’ambassadeur Valery Loshchinin a en effet fêté ses 70 bougies ce week-end. Avec 45 ans de carrière diplomatique derrière lui, l’ancien premier ministre adjoint des affaires étrangères russe est sans conteste le vétéran des diplomates en poste à Genève. A tous les deux, Genève peut être reconnaissante.
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Sous l’influence des économistes et des banquiers, l’establishment planétaire garde les yeux braqués sur les indices boursiers : reprise en V, W ou L, telle est la grande question du moment. Loin de moi l’idée de nier l’importance de l’économie et la nécessité d’une reprise durable. Pourtant, le problème numéro Un, celui qui hante les esprits depuis vingt ans sans qu’on ne lui accorde jamais l’attention qu’il mérite est ailleurs: c’est celui de l’immigration.
En août dernier au forum Ringier de Locarno, l’ancien commissaire européen Jacques Barrot l’a rappelé. Et les polémiques qui agitent ces-jours ci la France autour du renvoi des Roms et des criminels naturalisés, la Belgique et son éclatement annoncé, l’Allemagne avec le pamphlet de Thilo Sarazin contre les quatre millions de musulmans immigrés qui refuseraient de s’intégrer, les Etats-Unis avec l’installation d’une mosquée à Ground Zero et le blocage d’une loi anti-immigrés par Barack Obama en Arizona, sont autant de symptômes d’un mal endémique qui peut à tout moment éclater en pandémie grave.
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En 2012 on fêtera le 300e anniversaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau. A Genève et ailleurs dans le monde se mettent en place des comités et des initiatives pour commémorer celui qui fut l’un des plus grands penseurs que la Suisse ait jamais enfanté. Ce n’est que justice, tant sont devenus grands l’oubli, les malentendus, voire le mépris qui frappent sa pensée.
Sa critique sociale radicale, à commencer par son discours sur les origines de l’inégalité qui en fit l’un des inspirateurs de la révolution française avec les autres rédacteurs de l’Encyclopédie, lui a valu un large ostracisme de la bourgeoisie et des intellectuels qui en étaient proches.
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Merci à Roger Durand, François Bugnion et à toute l'équipe de l'Association Dunant-Moynier de me donner l'occasion de vous adresser quelques mots à l'occasion de cette journée importante pour tous les membres et amis du mouvement Croix-Rouge qu'est le 8 mai, journée internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. En ma double qualité de président du Grand Conseil de la République et canton de Genève et de président de la Croix-Rouge genevoise, j'en suis doublement heureux.
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Bienvenue à cette célébration du 719e anniversaire de notre pays. Je tiens en effet à vous dire tout le plaisir et le grand honneur que vous m'avez faits en m'invitant à venir célébrer avec vous ce soir notre fête nationale. Pour nous Suisses, qui avons mis près de 600 ans pour nous mettre d'accord sur la date d'une fête nationale commune à tous nos cantons et plus de 700 ans avant de la déclarer jour férié sur l'ensemble du territoire, le 1er août est le fruit d'une longue, très longue maturation du sentiment national. A nos yeux - et nous avons bien raison de penser ainsi ! - cet attachement volontaire et patiemment construit au fil des siècles est unique et n'exige pas de grands fastes. C'est pourquoi nous nous contentons en général d'une fête modeste. (discours prononcé le 31 juillet à Bardonnex et le 1er Août à Nyon)
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En juin 2009, lassée par 15 années de négociations infructueuses avec l’Organisation Mondiale du Commerce, la Russie avait riposté en rappelant ses négociateurs et en créant une Union douanière avec la Belarus et le Kazakhstan. Un an après le climat a changé, les discussions ont repris et le président Obama a officiellement apporté son soutien à la candidature russe à l’OMC. Reste à convaincre les Européens, divisés et prisonniers de leurs préjugés anti-russes.
Si elle accède un jour à l’Organisation mondiale du commerce, la Russie pourra se targuer d’avoir remporté la palme des négociations les plus longues de l’histoire de l’OMC. Commencées en 1995, cinq ans avant le fameux cycle de Doha, les premières discussions ont traîné en longueur, tantôt empêchées par des vetos politiques qui ne voulaient pas dire leur nom, tantôt freinées par des oppositions internes à l’économie russe et au Kremlin. De guerre lasse, Vladimir Poutine a donc annoncé, en juin 2009, qu’il suspendait les négociations de Genève. Le 17 juillet, la création d’une Union douanière avec le Kazakhstan et la Belarus est proclamée, avec entrée en vigueur au 1er janvier 2010. Prudent, le président Medvedev garde toutefois la porte entrouverte et précise que les négociations avec l’OMC pourront se poursuivre par le biais de l’Union douanière et que celle-ci, comme le prévoit d’ailleurs l’OMC, pourrait devenir membre de l’organisation en tant que telle.
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Monsieur le Maire d’Annemasse, cher Christian,
Monsieur le Syndic de Nyon, cher Daniel,
Mesdames et Messieurs les élus de Haute-Savoie,
Citoyennes et citoyens d’Annemasse, chers amis,
Je tiens d’abord à vous dire de tout le plaisir et le grand honneur que vous nous avez faits en nous invitant, nous autres citoyens suisses, à venir célébrer avec vous ce soir la Fête nationale française. Pour nous Suisses, qui avons mis près de 600 ans pour nous mettre d’accord sur la date d’une fête nationale commune à tous nos cantons et plus de 700 ans avant de la déclarer jour férié sur l’ensemble du territoire suisse, le 14 juillet est en effet un must absolu. A nos yeux, c’est sans aucun doute ce qui se fait de mieux au monde en la matière. Chaque année, du Président de la République au plus humble maire de village, du citoyen le plus riche au plus pauvre, du plus âgé au plus jeune, toute la France se retrouve pour commémorer les valeurs fondatrices et universelles de la République : Liberté-Egalité-Fraternité.
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Comment donner de la chair, du corps et une âme à la région franco-valdo-genevoise en gestation ? Cette question avait préoccupé les participants aux premières assises transfrontalières du 4 juin dernier. Les femmes et les hommes de vivent pas que de pain, de routes ou d’argent, ils ont aussi besoin de symboles.
Réponse : en commençant par fêter ensemble les fêtes nationales, le 14 Juillet et le 1er Août. J’en ai suggéré l’idée au maire d’Annemasse, Christian Dupessey, et au syndic de Nyon, Daniel Rossellat, qui ont aussitôt accepté l’idée. Aussitôt dit, aussitôt fait, et c’est ainsi que le 13 juillet prochain (Annemasse fête le 14 juillet la veille au soir), Genevois et Nyonnais iront déposer une gerbe au Monument au Morts d’Annemasse et ouvrir le bal à l’aérodrome d’Annemasse et que le 1er Août, Robert Borrel, ancien maire d’Annemasse, nous rejoindra à Nyon pour commémorer la fête nationale suisse.
Genève, Nyon, Annemasse, le symbole des Trois Suisses se trouve renouvelé et rajeuni pour l’occasion ! On peut aussi creuser la symbolique et donner à ce geste la signification que l’on voudra: la synthèse de l’esprit révolutionnaire français et de l’amour de la stabilité suisse, l’alliance de la liberté-égalité-fraternité avec le « un pour tous, tous pour un » helvétique, le dynamisme économique genevois (yang) et le réservoir territorial et démographique français (yin)…
Voilà quelques idées à creuser pour redonner force et vigueur à nos deux traditions nationales respectives. Donc n’hésitez pas à venir fêter avec nous, le 13 juillet à Annemasse et le 1er août à Nyon. Et pour celles et ceux qui ne pourraient ou ne voudraient pas se déplacer à Annemasse ou à Nyon, rendez-vous à Bardonnex le 31 juillet à 22h pour la lecture du Pacte de 1291 par le Maire Alain Walder et le discours de votre serviteur.
Bon été et bonnes vacances à toutes et à tous.
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La décision du Grand Conseil de traiter à huis clos une motion du MCG il y a quinze jours a fait couler beaucoup d'encre. De même que la publication d'un communiqué et la lecture d'une déclaration de ma part à l'issue du vote. Je vous les livre intégralement. Chacun pourra ainsi juger sur pièce, et non sur les propos malveillants et autres déformations partisanes, que certains ont cru bon ajouter (GM. 5 jullet 2010)
Lors de sa séance de nuit, le Grand Conseil a décidé de traiter à huis clos la motion 1896 figurant au point 29 de son ordre du jour.
Considérant que la crise avec la Libye n’était pas terminée suite à la décision de créer un tribunal arbitral à Berlin, la majorité des partis du Grand Conseil a en effet estimé que le prix humain et politique payé dans cette affaire était déjà suffisamment lourd. Elle a donc voulu éviter que de nouvelles gesticulations publiques ou des déclarations inadéquates viennent compromettre la recherche d’une solution à la crise. Elle rappelle enfin que le Grand Conseil, en vertu de l’article 128 de la Constitution genevoise, n’est pas compétent pour traiter des affaires internationales.
A l’issue de ses débats, le Grand Conseil a rejeté la motion 1896 à une très large majorité.
Conformément aux obligations imposées par le huis clos, le Grand Conseil ne communiquera aucune autre information officielle à ce sujet et décline toute responsabilité pour des communications émanant de députés ou de groupes qui pourraient être faites en violation de l’obligation du huis clos.