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SERMON LXX. Pourquoi l'Epoux est appelé bien-aimé. Les lis au milieu desquels il se promène sont la vérité, la mansuétude, la justice et les autres vertus.
1. « Mon bien-aimé à moi, et moi à lui, à lui qui se repaît parmi les lis (Cant. II, 16). » Qui peut accuser l'Epouse de présomption ou d'insolence parce qu'elle dit qu'elle a fait société avec celui qui se repaît parmi les lis ? Quand il se repaîtrait parmi les astres, par cela seul qu'il se repaîtrait, je ne vois pas ce qu'il y aurait de grand à contracter amitié ou familiarité avec lui. Car ce mot, se repaître, enferme un sens bas, et sonne d'une manière peu noble à l'oreille. Et lorsqu'elle dit qu'il se repaît parmi les lis, elle se met encore plus à l'abri de tout reproche de témérité. Car qu'ex-ce les lis ? Selon la parole du Seigneur, c'est de l'herbe qui est aujourd'hui sur pied, et que demain on mettra au feu (Matth. LXII, 30). Que peut donc être celui qui se repaît d'herbe comme un agneau ou comme un veau? Oui, c'est en effet un agneau et un veau gros. Mais peut-être direz-vous qu'ici les lis ne sont pas désignés comme sa nourriture, mais comme le lieu où il se. repaît, car il n'est pas dit, qu'il se repaît de lis, mais parmi les lis. Je le veux, il ne mange pas de l'herbe, comme un boeuf; mais quelle grandeur peut-il y avoir à se trouver au milieu de l'herbe, et couché sur l'herbe, comme le dernier des hommes ; et quelle gloire en peut tirer celle dont le bien-aimé agit ainsi? Selon le sens littéral, la retenue de l'Epouse et la discrétion avec laquelle elle parle, est donc assez évidente, on voit clairement qu'elle règle ses discours selon le jugement, et qu'elle tempère la gloire des choses dont elle parle par la modestie des paroles dont elle se sert pour les exprimer.
2. Car elle n'ignore pas que celui qui se repaît et qui repaît les autres, n'est qu'une même personne, qu'il demeure en même temps parmi les lis, et règne au dessus des astres. Mais elle fait plus volontiers mention des actions humbles de son bien-aimé, à cause de son humilité, comme j'ai déjà dit, mais surtout parce qu'il a commencé à être son bien-aimé lorsqu'il a commencé à se repaître, ou pour mieux dire il n'a pas commencé à l'être, il l'a été de tout temps. Car celui qui est le Seigneur dans son ciel est son bien-aimé sur la terre, il règne au dessus des étoiles, et il aime parmi les lis. Il l'aimait lors même qu'il marchait sur les étoiles, parce qu'il ne, peut pas s'empêcher de l'aimer en tout temps et en tous lieux, car il est amour. Mais jusqu'à ce qu'il fût des tendu sur les lis, et qu'on l'eût vu se repaître parmi les lis, il n'a point été aimé, il n'est point devenu le bien-aimé. Et quoi, direz-vous, n'a-t-il point été aimé par les patriarches, et par les prophètes ? Certainement il l'a été, mais ils ne l'ont point aimé, avant de l'avoir vu ainsi se repaître parmi les lis. Car comment n'auraient-ils point vu celui qu'ils ont prévu. Il faudrait avoir bien peu d'esprit pour s'imaginer que celui qui voit une chose en esprit ne voit rien. D'où vient donc qu'ils ont été nommés les Voyants, s'ils n'ont rien vu (Reg. I, 90) ? C'est la raison qui fait qu'ils ont désiré voir ce qu'ils ne voyaient pas, car ils n'auraient pas pu désirer le voir des yeux du corps, s'ils ne l'eussent vu des yeux de l'esprit. Mais tous ont-ils été prophètes? Comme si tous avaient souhaité de le voir, ou que la foi eût été donnée à tous. Mais ceux qui l'ont vu ont été prophètes, ou ont crû aux prophètes. Or, avoir crû c'est l'avoir vu. Car il me semble que ce n'est pas se tromper de dire, qu'on peut voir une chose en esprit, par la foi, non-seulement par l'esprit de prophétie.
3. En daignant donc descendre et paître parmi les lis, lui qui paît toutes les créatures, il s'est rendu aimable, parce qu'il n'a pu être aimé avant d'être connu. Aussi, quand l'Epouse fait mention de ce bien-aimé, elle marque fort bien cette circonstance comme la cause qui fait qu'on l'aime, et qu'on le connaît. Il faut entendre spirituellement cette réfection qui se fait parmi les lis, car il serait ridicule de l'entendre d'une réfection corporelle. Nous montrerons même, si nous pouvons, que ces lis sont spirituels. Je pense qu'il nous faudra encore examiner de quoi ce bien-aimé se repaît parmi les lis, si c'est des lis mêmes, ou de quelque autre herbe ou fleurs cachées entre les lis. Et ce qui me paraît plus difficile, c'est qu'il n'est lias dit qu'il fait paître, mais qu'il se repaît. Car qu'il fasse paître, c'est ce dont on ne doute point, et c'est une chose qui n'est point indigne de lui. Mais qu'il paisse lui-même, cela marque l'indigence, et il semble qu'on ne lui peut attribuer cette action, même spirituellement, sans faire quelque injure à sa souveraine Majesté. Je ne me souviens pas d'avoir jusqu'ici remarqué nulle part, en ce Cantique, qu'il soit dit qu'il paît, au lieu que vous vous souvenez comme moi, je pense, qu'il est dit en un endroit, qu'il fait paître. Car l'Épouse a prié qu'on lui montrât le lieu où il faisait paître où il reposait durant le midi. Et maintenant elle dit, qu'il paît lui-même, et ne demande pas qu'on lui montre le lieu où il paît, mais elle l'indique; c'est parmi les lis. Elle connaît cet endroit-ci, et elle ne connaissait pas l'autre parce qu'elle ne peut pas connaître également ce qui est sublime, et ce qui est humble sur la terre. Comme l'oeuvre est grande le lieu est élevé, et l'Épouse même n'y a pu encore arriver jusqu'à cette heure.
4.C'est pourquoi il s'est anéanti au point de paître, lui qui est le pasteur de tous les hommes. Il a été trouvé parmi les lis, et l'Église l'ayant vu, elle qui était pauvre, l'a aimé dans cet état de pauvreté, et il est devenu son bien-aimé à cause de sa ressemblance avec elle. Et elle ne l'a pas aimé seulement pour ce sujet, mais aussi à cause de la vérité, de la douceur et de la justice qui éclataient en lui, parce qu'il a accompli ses promesses (Psal. XLIV, 5) ; que les démons superbes ont été jugés avec les princes et que les iniquités ont été remises. Il est donc apparu tel qu'il a mérité d'être aimé. Véritable par sa nature, doux aux hommes, juge pour les hommes. O époux vraiment aimable, et vraiment digne d'être aimé du fond de l'âme! Pourquoi l'Église tarderait-elle maintenant à se conformer tout entière, et de tout son coeur, à celui qui accomplit si fidèlement ses promesses, qui lui remet si libéralement ses péchés, qui la protège et la défend avec tant de justice? Le Prophète a dit de lui, il y a longtemps: « Tout brillant de beauté et de gloire, vous n'aurez que des succès avantageux (Ibid.). » D'où lui vient cette beauté et cet éclat ? Je crois que c'est du lis. Qu'y a-t-il de plus beau que le lis ? De même qu'y a-t-il de plus beau que l'Époux. Quels sont donc ces lis, dont il tire une si rare beauté ? « Avancez, continue le Prophète, et régnez par la vérité, par la douceur, et par la justice (Ibid.). » Ce sont là des lis. Ce sont des lis, dis-je, sortis de la terre, brillants sur la terre, élevés par dessus toutes les autres fleurs de la terre, passant en odeur les plus excellents parfums. C'est donc parmi ces lis qu'est l'Époux, et c'est d'eux qu'il tire son éclat et sa beauté, car d'ailleurs, selon l'infirmité de la chair, il n'avait ni grâce ni beauté (Isaïe. LIII, 2).
5. La vérité est un lis excellent, d'une vive blancheur, et d'une odeur merveilleuse. Aussi est-ce l'éclat de la lumière éternelle (Sapien. VII, 26), la splendeur et la figure de la substance de Dieu. C'est véritablement un lis que notre terre a produit par une nouvelle bénédiction, qu'elle a préparé pour être exposé à la vue de tous les peuples, comme une lumière qui devait éclairer la nature (Luc. XI, 31).1ant que la terre a été maudite, elle n'a porté que des épines et des chardons. Mais maintenant la vérité, cette fleur du champ, ce lis des vallées (Psal. LXXXIV, 12) a germé de la terre, par la bénédiction du Seigneur. Reconnaissez ce lis par son éclat, puisqu'il ne commence pas plus tôt à fleurir, qu'il frappe de sa lumière les yeux des pasteurs durant la nuit, selon ce que dit l'Évangile, que « l'ange du Seigneur se présente devant eux et que la clarté de Dieu les environne (Luc. II, 2). » La clarté de Dieu, dit-il fort bien, attendu que ce n'était pas l'éclat de l'ange, mais du lis qui les environna jusqu'à Bethléem. Reconnaissez ce lis par son odeur par laquelle il se fit connaître aux mages qui étaient si éloignés. Une étoile leur apparut aussi, mais ces hommes sages rue l'eussent point suivie, s'ils n'avaient été attirés intérieurement par l'odeur agréable du lis qui venait de naître. Certainement la vérité est un lis dont l'odeur anime la foi, et l'éclat excite l'entendement. Jetez maintenant les yeux sur le Seigneur, qui dit dans l'Évangile : « Je suis la vérité (Joan. XIV, 6). » Et voyez avec combien de raison la vérité est comparée au lis. N'avez-vous jamais pris garde que du milieu de cette fleur sortent de petits rejetons d'or ceints de feuilles très-blanches, en forme de couronne? Reconnaissez par là, en Jésus-Christ, la divinité qui est brillante comme l'or, couronnée de l'inviolable pureté de la nature humaine ? C'est-à-dire Jésus-Christ portant le diadème dont sa mère l'a couronné. Car, lorsqu'il porte celui que son père lui a donné, il habite une lumière inaccessible, et vous ne le pouvez pas voir en cet état. Mais nous parlerons de cela une autre fois.
6. Si la vérité est un lis, la douceur en est un aussi; elle a, en effet, la blancheur de l'innocence, et l'odeur de l'espérance. Car, comme dit le Prophète, « il reste encore à l'homme pacifique quelque chose à espérer après cette vie (Psal. XXXVI, 37). » Un homme doux est plein d'espérance pour l'autre vie, et en celle-ci, c'est un brillant modèle de clémence et de bonté. N'est-il pas un lis qui brille des devoirs de la charité et qui répand partout l'odeur agréable de l'espérance ? Ajoutez que la douceur a germé de la terre aussi bien que la vérité. A moins que vous ne doutiez que l'agneau sacré, qui est le souverain dominateur de la terre, (Isal. XVI, 8) soit sorti de la terre, cet agneau, dis-je, qui a été mené à la mort, sans qu'il ait ouvert la bouche pour se plaindre (Ibid. LIII, 7). Et non-seulement la douceur et la vérité sont sorties de la terre, mais encore la justice, puisque le Prophète dit : « Cieux, versez la rosée d'en haut, et que les nuées fassent pleuvoir le juste; que la terre s'ouvre, et produise le sauveur, et que la justice germe aussi avec lui (Ibid. XLV, 8). » Or, que la justice soit un lis, l'Écriture nous l'apprend en nous disant: « Le juste germera comme un lis, et fleurira éternellement devant le Seigneur (Osee. XIV. 6). » Ce n'est pas un lis qui est aujourd'hui sur, pied, et que demain on met au feu, car il fleurira éternellement, et il fleurira devant le Seigneur, dans le souvenir de qui le juste vivra éternellement et ne craindra point d'entendre rien de fâcheux (Psal. CXII, 7); c'est-à-dire d'entendre cette voix terrible qui condamnera les pécheurs aux flammes éternelles. Qui ne voit point briller la blancheur de ce lis, si ce n'est celui à qui elle ne plaît point? C'est un soleil, mais non pas celui qui se lève sur les bons et sur les méchants. Car ceux qui diront : « Le soleil de justice ne s'est point levé pour nous (Sap. V, 6), » n'ont pas vu sa lumière ; ceux-là l'ont vue à qui l'on a dit : «Le soleil de justice se lèvera pour vous qui craignez Dieu (Malac. IV, 2).» La blancheur de ce lis est donc pour les justes, mais son odeur se répand aussi jusqu'aux méchants, quoique ce ne soit pas pour leur bien. Car nous avons entendu les justes qui disent : « Nous sommes la bonne odeur de Jésus-Christ en tout lieu, mais nous sommes aux uns une odeur de vie pour la vie, et aux autres une odeur de mort pour la mort (II Cor. I, 15). » Les plus scélérats des hommes approuvent les sentiments de l'homme juste, bien qu'ils n'aiment pas ses actions. Heureux s'ils ne se condamnaient point eux-mêmes en les approuvant, mais ils se condamnent en approuvant le bien et ne l'aimant pas. C'est pourquoi, bien loin d'être heureux, ils sont misérables et se condamnent par leur propre jugement. Qui est plus misérable que celui à qui l'odeur de la vie n'est pas un messager de vie, mais de mort ? Que dis-je, un messager de mort, c'est le coup de la mort que je devrais dire.
7. Il y a encore chez l'Épouse beaucoup d'autres lis que ceux que nous indique le Prophète, je veux dire d'autres lis que la vérité, la douceur et la justice. Et chacun de nous maintenant peut aisément de lui-même en trouver de semblables dans le jardin délicieux de l'Époux. Car il en a en abondance, et qui les pourrait compter ? puisqu'il y a autant de lis que de vertus, et que les vertus sont sans nombre dans le Seigneur des vertus. Dans le Christ se trouve la plénitude des vertus, par conséquent il s'y trouve aussi la plénitude des lis. Et peut-être est-ce à cause de cela qu'il s'est appelé lui-même un lis, il est tout environné de lis, et tout ce qui est en lui sont des lis, sa conception, sa naissance, son genre de vie, ses paroles, ses miracles, ses sacrements, sa passion, sa mort, sa résurrection et son ascension. Qu'y a-t-il en tout cela qui ne soit d'une blancheur éclatante, et qui ne répande une odeur admirable Y Ainsi, sa conception brilla d'une lumière si resplendissante, par l'abondance de l'opération du Saint-Esprit, que la sainte Vierge n'en aurait pas pu supporter l'éclat, s'il n'eût été tempéré par la vertu du Très-Haut qui l'environna de son ombre. Sa naissance fut toute lumineuse par la virginité incorruptible de sa mère; sa vie par l'innocence de ses moeurs ; ses paroles par la vérité ; ses miracles, par la pauvreté de son coeur ; ses sacrements, par le secret de sa pitié, sa passion, par ses souffrances volontaires ; sa mort, par la liberté qu'il avait de ne point mourir; sa résurrection, par la force qu'elle inspira aux martyrs; et son ascension, par l'accomplissement de ses promesses. Quelle excellente odeur de foi chacun de ces mystères ne renferme-t-il pas , puisque aujourd'hui encore elle se répand dans nos coeurs, à nous qui n'en avons vu ni la blancheur ni l'éclat. Et heureux ceux qui n'ont point vu et qui croient (Joan. XX, 29). La part que j'ai dans ces lis, c'est l'odeur de vie qui en procède. C'est la foi qui remplit de cette odeur l'odorat de mon âme, et le remplit avec d'autant plus d'abondance, que ces lis sont en plus grand nombre. C'est cette odeur divine qui adoucit les travaux de mon exil, et qui renouvelle sans cesse au fond de mon coeur un désir ardent pour ma véritable patrie.
8. Quelques-uns des compagnons de l'Époux ont aussi des lis, mais non pas en aussi grande abondance. Car si tous ont reçu le Saint-Esprit c'est avec mesure (Joan. III, 34), aussi bien que les grâces et les vertus. Celui-là seul les possède sans mesure, qui les possède toutes. Autre chose est avoir des lis, autre chose de n'avoir que des lis. Qui m'en donnera un parmi les enfants de la captivité assez innocent et saint pour pouvoir couvrir toute la terre de ces sortes de fleurs? Un enfant, même d'un jour, n'est pas exempt de corruption (Job XV, 16), celui-là est bien grand qui a pu faire pousser seulement trois ou quatre lis dans sa terre, au milieu des épines et des ronces épaisses, qui sont les germes malheureux de l'ancienne malédiction. Pour moi qui suis si pauvre, je m'estimerai bienheureux si je puis affranchir tant soit peu de terre, de cette méchante moisson d'iniquité et de vices, en les extirpant, et en la cultivant, et y faire croître seulement un lis, afin que celui qui paît parmi les lis daigne aussi quelquefois paître en mon âme.
9. Mais c'est trop peu qu'un seul lis. Ma bouche cette fois n'a pas parlé de l'abondance, mais de la pauvreté de mon coeur. Un seul ne suffit pas; nous en avons besoin de deux au moins: et ce sont la continence et l'innocence, dont l'une ne sauvera point sans l'autre. C'est en vain que j'inviterai l'Époux à venir à l'une d'elles, quelle qu'elle soit, puisqu'il rie pait pas auprès d'un lis, mais parmi les lis. J'aurai donc soin d'avoir des lis, de peur que celui qui veut paître parmi les lis, ne m'accuse de n'en avoir qu'un, et ne se détourne de son serviteur dans sa colère. Je mets donc l'innocence comme la première de toutes les vertus; et si je puis y joindre la continence, je m'estimerai riche de posséder deux lis. Mais je me croirai roi, si je puis encore y ajouter la patience. Les deux premières vertus peuvent suffire, il est vrai, mais comme elles peuvent aussi manquer dans les tentations, car la vie de l'homme sur la terre est une tentation continuelle, il est nécessaire d'avoir aussi la patience, qui soit comme la protectrice et la gardienne de l'une et de l'autre. Après cela, je pense que si celui qui est si amoureux des lis vient, et nous trouve en cet état, il ne dédaignera plus de paître chez nous, et d'y faire la Pâque, puisqu'il trouvera une grande douceur dans les deux premières vertus, et. une grande sécurité dans la troisième. Nous verrons plus tard comment celui qui pait et nourrit tout, est représenté ici se repaissant lui-même. Maintenant il est clair que non-seulement l'Époux parait parmi les lis, mais qu'on ne le peut même trouver que parmi les lis, puisque non-seulement tout ce qui le regarde mais lui-même est un lis, et l'époux de l'Église, Jésus-Christ Notre Seigneur, qui étant Dieu pardessus tout est béni dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.