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Avec près de 350 nouveaux cas estimés en Suisse chaque année, le cancer du col utérin est responsable de près de 100 décès annuels.
Un premier pic d’incidence est à 40 ans, un deuxième vers 60 ans.
La majorité des cancers du col utérin sont des carcinomes. Parmi eux :
- 80 à 90 % sont des carcinomes épidermoïdes développés à partir de l’épithélium malpighien de l’exocol ;
- 10 à 20 % sont des adénocarcinomes développés à partir de l’épithélium cylindrique qui recouvre le canal endocervical ou endocol.
Il existe également d’autres formes histologiques très rares : sarcomes, mélanomes, lymphomes et tumeurs secondaires.
Le cancer du col utérin est, dans la majorité des cas, une affection d’origine infectieuse à évolution lente. Il met en moyenne 15 ans à se développer après une infection génitale persistante par certains papillomavirus humains oncogènes (les génotypes 16 et 18 sont mis en évidence dans 70 % des cancers du col utérin). Cette infection sexuellement transmissible est favorisée par la précocité des rapports sexuels et la multiplicité des partenaires. Certains facteurs favorisent la persistance de l’infection, en particulier le tabagisme et l’immunodépression acquise (VIH, traitements immunosuppresseurs par exemple).
L’infection persistante se traduit ensuite par des lésions histologiques précancéreuses : les néoplasies cervicales intra-épithéliales (ou CIN) de différents grades. Ces lésions peuvent régresser spontanément, persister ou évoluer vers un cancer du col utérin.
Du fait de son évolution lente et de l’existence de nombreuses lésions précancéreuses curables, le cancer du col peut être dépisté à un stade précoce et même être prévenu par la détection des lésions qui le précèdent.
Le dépistage repose sur le frottis cytologique qui est effectué tous les 2 ans après trois frottis annuels normaux chez les femmes de 25 à 65 ans. Tout frottis anormal est suivi d’investigations diagnostiques complémentaires : recherche du papillomavirus (HPV), colposcopie et biopsies, curetage de l’endocol, conisation, etc.)
Il existe des vaccins prophylactiques qui préviennent l’infection par les papillomavirus 16 et 18. Cette prévention par la vaccination ne se substitue pas au dépistage.
BILAN PRE-THERAPEUTIQUE DU CANCER DU COL :
L’examen clinique et les examens radiologiques (IRM et CT scan) permettent de définir le stade de la maladie. En effet l’extension du cancer se fait par un envahissement local puis des organes avoisinants. La dissémination lymphatique est fréquente.
TRAITEMENT DU CANCER DU COL :
Soit un traitement chirurgical sous forme d’une hystérectomie élargie (intervention de Wertheim) avec une lymphadénectomie (curage ganglionnaire) si la tumeur est de petite taille, soit une radio-chimiothérapie pour les tumeurs plus avancées.
SURVEILLANCE APRES CANCER DU COL :
La surveillance est clinique. Il n’y a pas de bénéfice démontré à effectuer des examens radiologiques de routine.