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Samedi 19 septembre, un commandant de l'Armée Nationale Libyenne (Haftar) a rejeté l' accord sur la reprise des exportations de pétrole annoncée par le maréchal Khalifa Haftar et Ahmed Mitiq, vice-président du conseil de présidence du gouvernement de Tripoli.
Le général de division Usama Jawili, commandant de la région militaire occidentale de l'Armée Nationale Libyenne, a exprimé son refus à la chaîne satellite privée local e«Libya Al-Ahrar».
Jawili a déclaré qu'il rejetait l'accord pétrolier conclu entre Haftar et Mitik.
Il a ajouté: "Nous déclarons clairement, en interne et en externe, que ces farces ne passeront pas et que tout accord inopiné sera voué à l'échec".
"Quiconque tient à l'unité de la Libye s'abstienne de faire des concessions et de ses intérêts personnels dans les dialogues internationaux à venir", a déclaré Jawili.
Il a indiqué qu'il attendait une position des membres du Conseil de la Présidence et de la Chambre des Représentants de Tobrouk (HoR) concernant le "prétendu accord".
Vendredi, le porte-parole des forces du maréchal Haftar, Ahmed Al-Mesmari, a révélé l'existence d'un accord conclu avec Mitiq, peu de temps après que Khalifa Haftar, le chef de l'Armée Nationale Libyenne, ait annoncé la reprise de la production et des exportations de pétrole libyen.
Les médias locaux ont rapporté que l'accord sur la fin de l'embargo sur le pétrole entre Haftar et Mitiq a été conclu, séparément, à Moscou, selon la chaîne Libya Al-Ahrar.
Selon un communiqué publié par Mitiq sur son compte Twitter, il a été convenu «d'obliger la Banque centrale de Tripoli à couvrir sans délai les paiements mensuels ou trimestriels approuvés dans le budget, dès que le comité technique le demande».
L'accord comprend également "la formation d'un comité technique conjoint entre les deux parties ayant participé aux négociations, pour superviser les revenus pétroliers et la répartition équitable de ces revenus, selon les principes d'une répartition équitable des revenus pétroliers entre les trois régions (Cyrénaïque, Tripoli et Fezzan)".
Il n'y a eu aucun commentaire officiel du gouvernement libyen sur l'accord avant 07h00 GMT.
Avant l'annonce de l'accord, la Société nationale libyenne du pétrole (NOC) avait annoncé son objection à "la politisation du secteur pétrolier et à son utilisation comme monnaie d'échange pour des gains politiques".
Selon les derniers chiffres de la National Oil Corporation, les pertes totales de la fermeture des ports et des champs pétroliers se sont élevées à environ 10 milliards de dollars. Les forces du maréchal Khalifa Haftar ont bloqué l'exploitation pétrolière pendant 242 jours.