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Il y a vingt-deux ans, c’est-à-dire précisément lorsque la bulle Internet a éclaté au printemps 2000, je faisais un stage dans une société d’investissement américaine présente dans le monde entier. Dès le début de ma carrière, j’ai pris conscience du fait que lorsque de nouvelles idées prennent forme, il en résulte des changements, mais aussi des bouleversements: l’ancien est évincé et, souvent, cela ne se fait pas sans douleur. Les risques sont en outre importants, car la nouveauté a tendance à être exagérée, ce qui peut entraîner des revers.
Au lendemain de la bulle Internet, des voix fortes se sont élevées affirmant qu’Internet n’avait aucun avenir. En 2001, un futurologue allemand renommé clamait qu’Internet ne serait pas un média de masse. Le concept était, selon lui, trop complexe.
L’avenir a donné tort aux pessimistes. La nouveauté peut être le point de départ de grandes transformations. Les entreprises technologiques font actuellement partie des plus grosses entreprises au monde, ce qui témoigne de l’influence des nouvelles technologies sur la société et l’économie.