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EURO 2012 : finale
LA FUREUR DE VAINCRE
Le grand moment est arrivé. L'Espagne et l'Italie s'affrontent ce soir au Stade Olympique de Kiev pour la finale de l'Euro 2012. Cette affiche opposant les vainqueurs des deux dernières Coupes du Monde promet d'être intense et spectaculaire. Si l'Espagne part légèrement favorite en raison de son récent et prestigieux palmarès, l'Italie et son nouveau style de jeu est à prendre au sérieux puisqu'elle a déjoué plus d'un pronostic durant la compétition. Atteindre la finale est déjà une victoire pour ces deux grandes nations de football mais qui saura se galvaniser pour brandir la coupe ?
A l'instar d'un célèbre film de Bruce Lee, la clé d'une grande victoire en football dépend bien souvent des ambitions, de l'engagement et des sacrifices qu'un groupe est disposé à faire pour parvenir à un but commun. Ce qui est d'autant plus le cas lorsque les deux équipes finalistes, l'Espagne et l'Italie, savent d'avoir déjà gagné leur pari en atteignant cette finale à Kiev. Ainsi, seule celle qui démontrera une réelle "fureur de vaincre" - comme le faisait Bruce Lee dans son film en 1972 - pourra obtenir une victoire historique et soulever la Coupe Henri Delaunay. En attendant, revenons sur le parcours des finalistes de cet Euro 2012.
ESPAGNE. A la veille de l'euro, la Roja était incontestablement l'une des équipes avec le plus de certitudes à son actif. Un groupe consolidé suite à un travail de 4 années ayant abouti sur la conquête de l'Euro 2008 et de la Coupe du Monde 2010. Pour cette compétition, le sélectionneur Vicente Del Bosque, déjà présent en Afrique du Sud, pouvait compter sur tous ses cadres. Ou presque. Carles Puyol et David Villa ont tous deux déclaré forfait en raison de problèmes physiques. Mais lorsqu'on regarde les noms de leur remplaçant (Piqué, S.Ramos) pour l'un et (F.Torres ou Fabregas) pour le second, on imagine bien que le technicien espagnol sera en mesure de trouver des solutions. C'est donc en toute logique qu'à l'aube du 10 juin et de son entrée en compétition, l'Espagne fait figure de favorite pour la victoire finale au même titre que les Pays-Bas ou encore l'Allemagne.
Dimanche 10 juin 2012, la Gdansk Arena ou cette "soucoupe dorée" - qui a de faux airs de la fameuse Allianz Arena du Bayern de Munich - accueille la première rencontre de l'Espagne championne d'europe et du monde en titre. L'affiche ? Espagne-Italie. Autant dire que ça ne ferait pas une piètre finale, c'est du moins la première impression du soussigné. Mais à cette date-là, ce n'est qu'une vision issue de l'imaginaire. Car cette rencontre n'est en fait que la première rencontre du groupe C. Une rencontre pour laquelle on attend beaucoup de l'Espagne et on se demande de combien de but d'écart la Roja parviendra à s'imposer. Pourtant, l'alter-ego de Vicente Del Bosque, Cesare Prandelli assure à la presse que son équipe ne dénaturera pas le travail commencé au lendemain du fiasco en Afrique du Sud et donc qu'elle cherchera à jouer un football offensif et courageux, fait de possession et de pressing. En d'autres termes, les mêmes armes de la meilleure sélection au Monde qu'est l'Espagne. Les journalistes européens resteront sceptiques sur le coup. La réalité du terrain donnera raison au technicien italien. La Squadra Azzurra, composée par un 3-5-2 reprenant de nombreuses similitudes avec le système de la Juventus championne d'italie pose de sérieux problèmes au 4-3-3 désormais traditionnel de l'Espagne. La première mi-temps se conclu sur un score nul et vierge mais la grande sensation a été transalpine. En deuxième mi-temps, l'Italie repart comme il se doit et parviendra même à ouvrir la marque par l'intervalle de Di Natale, entré en cours de jeu à la place de Balotelli. L'Espagne exerce alors une forte pression sur le bloc italien et parvient à recoller une poignée de secondes plus tard, grâce à Fabregas qui, à la surprise générale, avait été titularisé en pointe de l'attaque espagnole. Malgré une fin de match à l'avantage de la Roja, l'équipe de Prandelli résistera et le score n'évolue plus : 1-1. Un très bon point pour les deux équipes. Un peu plus pour la Squadra Azzurra qui s'élançait dans l'Euro avec beaucoup d'incertitudes et de critiques dérivées du scandale sur le "Calcioscommesse".
Lors de sa première sortie, la prestation de l'équipe d'Espagne n'a pas totalement convaincu son public. Fabregas utilisé en tant qu'avant-centre pour favoriser la possession de balle laisse la critique dubitative. Ainsi, pour la deuxième rencontre face à l'Irlande (14 juin), Vicente Del Bosque relance dès le coup d'envoi son attaquant Fernando Torres. L'Irlande ne le remerciera pas. Puisque l'Espagne prend justement l'avantage après seulement 4 minutes de jeu par l'intervalle de.. Fernando Torres ! La Roja doublera la mise à la reprise avec Silva puis Fernando Torres frappera une seconde fois pour inscrire le troisième but des siens. Après quoi, Torres est remplacé par un Fabregas qui ne mettra même pas dix minutes pour inscrire le 4-0 final et, par la même occasion, son deuxième but en autant de rencontre. Finalement, il y a pire comme avant-centre non ?
Le 18 juin se jouent les dernières rencontres du groupe C. Ce sera le soir du fameux "Biscotto". A savoir, si la Croatie et l'Espagne se quittent sur un score de parité de 2-2 ou plus, ils s'assurent d'éliminer la Squadra Azzurra et ce indépendamment de son résultat du dernier match contre l'Irlande. Vicente Del Bosque et les siens rappellent à la presse que son équipe défend une certaine philosophie de jeu et qu'elle dispute chaque rencontre pour en sortir vainqueur. Aussitôt dit, aussitôt fait. Mais que ce fut dur pour la Roja qui ne parviendra à ouvrir le score qu'à la 88eme minute avec le nouvel entrant, Jesus Navas. Face à une Croatie solide et valeureuse, l'Espagne s'est retrouvée plus d'une fois en échec ce qui n'aura pas manqué à la vigilance de la presse locale qui pointera du doigt le manque de rapidité et d'efficacité de cette équipe pourtant championne de tout et qualifiée comme 1ère de son groupe. Pas de doutes, l'homme sait être un éternel insatisfait.
A Donetsk, le 23 juin, l'Espagne qui dispute son quart de finale face à la France de Laurent Blanc est attendue au tournant. Car la dernière désillusion internationale de l'Espagne est à mettre au crédit de l'Equipe de France qui en 1/8 de finale de la Coupe du Monde 2006 avait éteint les rêves de sacre ibérique avec des buts de Ribéry, Vieira et Zidane. Cette même France que l'Espagne n'est jamais parvenue à battre lors d'une phase finale de compétition majeure. L'histoire est donc du côté tricolore mais le présent est bel et bien rouge. Cette rencontre ne sera en fait qu'un véritable non-match présenté par une France qui décidera de changer radicalement son style de jeu en reculant et alignant un second latéral droit (plutôt qu'un ailier) afin de boucher le côté gauche de Andres Iniesta. Comble du ridicule, c'est justement de ce côté que surviendra le décalage décisif permettant à Xabi Alonso d'ouvrir le score pour son équipe à la 19ème minute de la rencontre. La suite de la rencontre ne sera qu'une longue (et ennuyeuse pour la critique) possession de balle espagnole qui n'aura vraiment pas eu à forcer son talent sur ce match. Le moindre effort pour un résultat maximal puisqu'à la 91ème minute, l'Espagne bénéficiera d'un penalty que Xabi Alonso ne manquera pas de transformer pour inscrire à son tour, son deuxième but personnel de la compétition. L'Espagne obtient son ticket pour les demi-finales mais la critique attend toujours davantage de cette sélection.
La demi-finale des hommes de Del Bosque se dispute le 27 juin et l'oppose au Portugal d'un Cristiano Ronaldo en pleine bourre (3 buts décisifs inscrits lors de ses 2 derniers matches). Pendant l'intégralité de la rencontre, les deux sélections "ennemies" ne font autre que de s'annuler. Le Portugal faisant preuve de grande abnégation dans l'entrejeu pour fermer toutes les intervalles de passes à leur adversaire du jour. Ni Iniesta, ni même Ronaldo à la dernière seconde du temps réglementaire, ne parviendront à prendre le dessus dans le jeu. Dans un match où le nombre de tir fut digne d'un record négatif, seule la séance des tirs au but pouvait faire foi. Et à ce petit jeu là, c'est une nouvelle fois l'Espagne qui l'emporte, comme se fut le cas en 1/4 de l'Euro 2008 face à l'Italie.
Après avoir remporté l'Euro et le Mondial, l'Espagne va donc disputer une troisième finale consécutive et la remporter ne l'inscrirait que davantage dans le panthéon du football puisqu'aucune autre nation n'est parvenue à réaliser un tel triplé à la suite. A cette finale de Kiev, l'Espagne y arrive en ayant totalisé 4 victoires et 1 match nul (contre l'Italie) et inscrit 8 buts et encaissé un seul (toujours contre l'Italie). Xabi Alonso, Fabregas et Torres sont les meilleurs buteurs de l'équipe avec 2 réalisations, suivis de Jesus Navas et David Silva avec un but. Si l'Espagne était plus ou moins attendue à ce stade là de la compétition, il faut tout de même saluer l'incroyable régularité dont on fait preuve les hommes de Vicente Del Bosque ces quatre dernières années. A la veille de la grande finale, on juge le jeu de la Roja comme poussif parfois, ennuyant souvent mais il ne faut pas sous-estimer le talent incommensurable des Casillas, Xavi, Iniesta et autres Fabregas tous capables de réaliser un geste décisif pour leur équipe. Soyez-en sûrs, l'Espagne qui ne concède plus le moindre but en match à élimination directe depuis 2006 (France-Espagne 3-1), sera bel et bien là et elle défendra son titre jusqu'à la dernière seconde de cette finale.
ITALIE. Le parcours de l'Italie est atypique et surtout surprenant. Lève la main celui qui avant le début de l'Euro aurait osé annoncé l'Italie disputé la finale à Kiev en ce 1er juillet. Autant dire, pas grand monde (pour ne pas dire personne). Ce qui est fort logique quand on sait d'où partait une nouvelle fois l'expédition Azzurra. Le scandale du Calcioscomesse survenu juste avant le début de l'Euro a eu des effets collatéraux pour la Squadra Azzurra : l'éviction de Criscito, les suspicions sur Gianluigi Buffon ou encore Leonardo Bonucci. Et sur le terrain ce n'est pas mieux avec la défaite cuisante sur un score de 3-0 face à la Russie lors du match de préparation avant de s'envoler pour la compétition. A l'aube de cet Euro 2012, l'Italie ne partait pas avec les faveurs des pronostics, loin s'en faut.
Pourtant, comme nous le racontions précédemment, le 10 juin permettra aux hommes de Prandelli d'effectuer un premier déclic. Alors que tout le monde s'attendait à une correction de l'Espagne, l'Italie a non seulement tenu tête à la Roja mais lui a également montré qu'elle était désormais capable de la dominer durant plusieurs minutes. (Après tout, en février dernier, l'Italie s'était imposée 2-1 en match amical contre cette même équipe d'Espagne, certes privée de quelques joueurs) Lors de la rencontre de Gdansk, l'Italie a montré au monde, de manière courageuse, qu'elle ne nourrissait d'aucun complexe d'infériorité face à la meilleure équipe du monde. Cette belle prestation aboutissant sur un score de parité (1-1) fut salué par l'ensemble de la critique. L'Euro de l'Italie prenait donc un sens. Et ce n'était qu'un début.
Si l'Italie est historiquement reconnue pour surprendre lorsque personne n'en fait un favori, elle l'est aussi pour manquer une occasion en or d'obtenir une qualification plus aisée après avoir réalisé une belle performance. C'est ce qui arrive le 14 juin contre la Croatie. L'Italie, toujours alignée en 3-5-2 afin de retrouver une assurance au niveau défensif, domine littéralement son opposant mais démontre quelques lacunes en terme d'efficacité. Une Italie belle à voir jouer mais peu efficace ? Le comble du paroxysme. Mais c'est pourtant bien là qu'on remarquera la patte de son sélectionneur Cesare Prandelli. Nonobstant, ce manque d'efficacité, la Nazionale peut compter sur un artiste du ballon : Andrea Pirlo. C'est lui qui inscrira le but du 1-0 sur un somptueux coup-franc, avant la pause. Mais cela ne suffira malheureusement pas car comme contre l'Espagne, l'Italie flanche dès l'heure de jeu et recule sur le terrain. Ce qui lui sera fatal à la 72eme minute lorsque le géant Mandzukic est tout heureux de se retrouver le ballon dans les pieds après une intervention ratée par Chiellini. Un but qui fera souffrir la Squadra et ses supporters jusqu'au dernier match.
Le 18 juin se joue le match décisif pour l'Italie. Prandelli affronte son compatriote Trapattoni en revenant à son 4-3-1-2 qui avait tant souri à l'Italie durant la phase qualificative. Et une victoire pourrait ne pas suffire à l'Italie. En effet, la psychose du "Biscotto" a fait foi les jours précédents la rencontre. Néanmoins, l'Italie doit impérativement remporter son match si elle espère se qualifier et c'est sur quoi se focalise l'environnement Azzurro avant la rencontre décisive. Alors que toute la péninsule était prête à lyncher son entraîneur, ce Italie-Irlande sera finalement le match qui célébrera son entraîneur. Antonio Cassano et Mario Balotelli. Les deux joueurs pour lesquels Prandelli s'est battu contre vents et marées. Ce sont eux qui apporteront le succès tant espérer par tout un pays. Ainsi, Prandelli gagne tous les sceptiques et accède en quart de finale. Le tout, avec une confiance retrouvée.
En quart de finale, l'Italie retrouve l'Angleterre dans le Stade Olympique de Kiev. Autrement dit le stade qui accueillera la finale de cet Euro 2012. Un match aussi ouvert qu'incertain. Du moins sur le papier. Sur le terrain, la prestation de l'Italie ne fera pas l'ombre d'un doute. Dominatrice et convaincante, la Squadra Azzurra a littéralement surclassé l'équipe de Roy Hogdson. Cependant, la grande lacune de cette "nouvelle" Italie s'est fait ressentir : le manque d'efficacité. Un défaut qui permettra à Gerrard et les siens d'atteindre la séance des tirs au but. Une aubaine pour l'Angleterre. Le hold-up parfait était même en train de se dessiner lorsque Montolivo ratait son pénalty et que Rooney inscrivait le sien pour donner l'avantage à l'Angleterre. Puis, vînt l'illumination divine. Lorsque Andrea Pirlo s'avance pour tirer son penalty, il sait que les espoirs d'un pays résident dans son pied droit. Mais il sait aussi que se contenter de marquer son pénalty pourrait ne pas suffire. Il doit frapper un grand coup pour donner l'avantage psychologique à l'Italie. Son choix se portera sur une fantastique panenka qui laisse tous les spectateurs sans voix avant qu'une pluie d'applaudissements retentisse. Le coup de maître était arrivé, l'Angleterre ne s'en remettra plus. Young et Ashley Cole butent respectivement sur la barre et Gianluigi Buffon alors que Nocerino et enfin Diamanti achèvent la souffrance britannique. L'Italie a joué et dominé là où l'Angleterre s’est contentée de spéculer. C’est donc bien l'Italie qui accède au dernier carré. En toute logique.
C'est un classique qui attend l'Italie pour la demi-finale. l'Allemagne. L'autre grande favorite du tournoi. D'ailleurs, la presse germanique n'hésite pas à annoncer le remake de la finale de 2008 (Espagne-Allemagne). Pourtant, tout ne se passera pas comme prévu pour les allemands. Car l'Italie est un client. L'éternelle bête noire même. Les livres d'histoire ouverts les jours précédents le choc se rejoignaient sur une morale bien claire : lorsque l'Italie rencontre l'Allemagne dans une compétition majeure elle ne... perd pas. Mieux même, puisque dès qu'il s'agit d'une élimination directe, la Squadra Azzurra gagne toujours : 4-3 en demi-finale de la Coupe du Monde 1970, 3-1 en finale de la Coupe du Monde 1982, puis 2-0 en demi-finale de la Coupe du Monde 2006. L'Allemagne de Joachim Löw en était consciente et avait promis la fin de la malédiction dès cette demi-finale de l'Euro 2012. C'était sans compter sur une autre bête noire (sens figuré) répondant au nom de Mario Balotelli. Super ou stupide, génial ou agaçant, en Italie comme en Angleterre, où il évolue désormais avec Manchester City, Balotelli fait toujours débat. Ce qui est sûr c'est que du haut de ses 21 ans et de son mètre 89, Mario est talentueux et lorsqu'il entre sur la pelouse avec un état d'esprit positif ça peut faire mal. La Mannschaft peut désormais en témoigner. Après une bonne entame de match du côté allemand, les italiens montent sur le terrain et multiplient les occasions. Une première frappe de Montolivo puis une seconde de Cassano sont bloquées par Neuer. La troisième sera la bonne. Nous sommes à la 20ème minute lorsque Cassano reçoit le ballon de Chiellini, tourne autour de Hummels, évite le retour de Jérôme Boateng et adresse un centre millimétré du pied gauche sur lequel surgit Mario qui prend le dessus sur Badstuber et assène un violent coup de tête. Neuer ne peut que constater les dégâts. Menée au score, la Mannschaft tente tant bien que mal de réagir. Mais on sent bien que cette équipe n'a pas l'habitude de courir après le score. Ainsi, la défense s'octroie de drôles de libertés. Comme à la 36ème où sur un corner offensif, Montolivo peut récupérer le ballon hors de la surface de réparation, le remonter sur une dizaine de mètres - le tout sans jamais être pressé - avant d'envoyer une merveilleuse passe en profondeur à "always me". Balotelli échappe à Lahm et déclenche un missile qui va se loger dans la lucarne de Neuer. SuperMario finit le show en faisant la statue. L'Allemagne ne s'en remettra plus. Pas même avec le pénalty accordé à la 92ème et transformé par Özil. L'Italie s'impose 2-1 après avoir fait preuve de jouerie et d'efficacité. Dimanche soir, à Kiev, les hommes de Prandelli retrouveront l'Espagne en finale de l'Euro 2012. La Mannschaft rentre donc à la maison après avoir buté sur la Squadra Azzurra. Une fois de plus.
L'Italie s'apprête donc à disputer sa troisième finale d'un Championnat d'Europe. Une compétition qu'elle ne remporte plus depuis 44 ans et ce lointain 1968 où Facchetti (désormais décédé) soulevait le prestigieux trophée continental. A cette finale de Kiev, l'Italie y arrive en ayant totalisé 3 victoires et 2 matches nul et inscrit 6 buts pour 3 encaissés (Espagne, Croatie et Allemagne). Mario Balotelli est le meilleur buteur de l'équipe avec 3 réalisations, suivi de Di Natale, Pirlo et Cassano. Comme nous le disions précédemment, personne n'attendait l'Italie en finale de cet Euro 2012. Force est de constater que les prestations des hommes de Prandelli ont convaincu leur public et une fois n'est pas coutume, l'ensemble de la critique internationale. Cette équipe désormais basée sur un jeu offensif tout en conservant ses qualités défensives a fait brèche dans le coeur de nombreux amateurs de football. C'est pour cette raison que tout un pays et bien plus même, vibrera devant son poste de télévision pour l'Italie de Prandelli. Une Squadra Azzurra qui a rarement été aussi belle à voir jouer et qui pourrait concrétiser son changement de philosophie de la plus belle des manières. En jouant son football face à la meilleure équipe du monde et essayer de déjouer une fois de plus les pronostics.