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Dans un mode de fonctionnement démocratique, les politiques doivent convaincre l'opinion publique du bien fondé de leurs intentions. Pour que la démocratie fonctionne, et c'est primordial, il faut que les médias, "faiseurs d'opinions", donnent une parole plus ou moins équilibrée à toutes les visions, à tous les partis politiques. Rien à redire à celà.
Le malentendu s'installe lorsque le même traitement est appliqué à la gestion d'une question scientifique. Le journaliste, pensant bien faire son travail, va donner la parole à des avis divergents. Le problème, c'est que l'on va mettre ainsi, dans la balance de l'opinion, une vision scientifiquement acceptée par plusieurs milliers, voire millions, de personnes avec celle défendue par des critiques ne représentant, dans le meilleur des cas que leur avis, dans le pire celui de lobbies opposés aux évidences scientifiques pour des raisons souvent purement économique.
Ce mécanisme a été mis en évidence par Oreskes et Conway (2012). Afin de continuer le business as usual, les partisans du statu quo vont semer le doute et la controverse afin de contrer le consensus scientifique. Ce mécanisme a été mis en lumière lorsqu'on a rendu évident le lien entre le cancer et la fumée, les CFC et le trou d'ozone et la pollution et les pluies acides.
Pour éviter ce malentendu, il suffirait de faire une recherche sur scholar.google afin d'établir quel crédit scientifique attribuer aux assertions de pseudo-experts climatiques. Quels sont les articles qu'ils ont publié, dans quels journaux et dans quels domaines. Ces articles ont-ils engendrés des réponses (polémiques), ou sont-ils après largement cités par les scientifiques suivants ? Voilà des signes faciles à mettre en évidence pour décider ou non de donner la parole sur certaines questions.