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Vers des poursuites contre Steve Bannon, proche allié de Trump
Les élus américains se sont prononcés jeudi en faveur de poursuites pour entrave au travail du congrès contre Steve Bannon, proche allié de l'ex-président américain Donald Trump. L'homme refuse de participer aux investigations sur l'assaut contre le Capitole.
L'ancien conseiller de 67 ans avait été l'un des artisans de la campagne présidentielle victorieuse de Donald Trump en 2016.
Il n'exerçait aucune fonction officielle le 6 janvier, lors de l'assaut, mais semble avoir parlé de la manifestation avec le président au cours des jours précédents, selon la commission spéciale de la chambre des représentants qui enquête sur le rôle de l'ancien président républicain dans l'attaque de ses partisans contre le siège du congrès.
Malgré sa convocation, Steve Bannon ne s'est pas présenté devant les élus la semaine dernière. "Nous ne permettrons pas que quiconque fasse dérailler notre travail, car celui-ci est trop important: faire en sorte que le futur de la démocratie américaine soit robuste et sûr", a déclaré le président de la commission d'enquête, l'élu démocrate Bennie Thompson.
Renvoyé devant les procureurs
Par ce vote de la chambre des représentants, Steve Bannon est désormais renvoyé devant des procureurs fédéraux qui devront décider ou non de l'inculper. Mais même le cas échéant, la bataille judiciaire pourrait prendre des mois ou des années, ce qui risquerait de saper l'enquête.
Le témoignage de Steve Bannon est vu comme essentiel, car il est censé permettre de comprendre ce que faisait Donald Trump avant et pendant l'assaut.
"Selon des informations publiées, Steve Bannon avait une connaissance précise des événements du 6 janvier avant qu'ils ne se produisent, a joué de plusieurs façons un rôle relatif à l'attaque et était très franc à ce sujet", a déclaré la présidente démocrate de la chambre des représentants, Nancy Pelosi.
Steve Bannon a, quant à lui, déclaré que les avocats de Donald Trump lui avaient conseillé de ne pas se présenter devant la commission en invoquant le droit des présidents à garder certains documents et discussions confidentiels. Mais, selon la commission, cette protection ne s'applique pas, car M. Trump n'est plus président et n'a jamais officiellement fait valoir ce privilège de l'exécutif.
ats, afp