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Critique
Le film commence par une histoire relativement banale. Un couple, marié depuis trois ans, vit dans un appartement coquet d'une banlieue. Lui s'épanouit dans son travail d'enseignant et profite d'aller boire quelques verres avec un copain après les cours. Elle reste prostrée dans son petit intérieur s'occupant de transcrire des ouvrages pour un éditeur impatient. Jeune fille, elle a connu des beaux succès en tant que pianiste et a renoncé à sa carrière dès son mariage. Petit à petit, son comportement devient étrange. Elle reste des heures dans le silence et semble absente. Elle s'absente bizarrement. Par ses agissements et à la longue, le mari comprend qu'elle est victime d'une grave crise de schizophrénie. De force, il l'entraîne à l'hôpital pour se faire soigner. Le film se termine par une note d'espoir, car mari et femme cherchent un nouvel équilibre pour affronter l'avenir avec une certaine sérénité.
Il y a de la rigueur et de la simplicité dans cette description poignante de la maladie mentale et de la crise du couple qu'elle engendre. Mais ce film est aussi déroutant, car le réalisateur ne nous donne pas toutes les clefs pour comprendre l'évolution des personnages, le pourquoi de certaines situations. L'image souvent banale s'appuie sur un esthétisme soigné.
Il est intéressant de voir un film japonais qui nous montre une réalité quotidienne. Mais il faut accepter de voir une oeuvre au rythme lent et pas toujours facile à comprendre ou à apprécier.
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