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Neuchâtel - La commission d'enquête parlementaire (CEP) destinée à faire la lumière sur les actes reprochés au conseiller d'Etat Frédéric Hainard a été instituée à Neuchâtel. Le Grand Conseil a approuvé la décision par 102 voix contre 5.
Les rapporteurs des quatre groupes parlementaires se sont prononcés en faveur de la CEP. De son côté, le conseiller d'Etat n'a pas tenté de dissuader le parlement. Il a admis le caractère "un peu brusque" des actes qui lui sont reprochés.
Il a précisé que ceux-ci ne visaient pas des personnes mais une amélioration des structures de l'Etat. Le président du gouvernement, Jean Studer, a déclaré que les allégations concernant Frédéric Hainard "ne pouvaient pas rester dans le domaine des suppositions et des rumeurs". La commission d'enquête "devra se rappeler que seuls comptent les faits", a-t-il ajouté.
Quatre députés PLR et un socialiste se sont opposés à la constitution de la CEP. Formée de quatre membres, celle-ci inclut les députés Philippe Bauer (PLR), Michel Bise (PS), Walter Willener (UDC) et Patrick Erard (POPVertsSol).
Les membres du parlement se sont déclarés favorables à la consultation d'un expert indépendant. Un montant de 180'000 francs a été alloué à la commission d'enquête, qui devra rendre ses conclusions d'ici le 30 octobre.
Le décret instituant la CEP mentionne plusieurs points devant faire l'objet d'investigations, à commencer par l'intervention de Frédéric Hainard dans une dossier de tutelle. Le document cite aussi les circonstances du recrutement d'une amie du conseiller d'Etat dans un service de l'administration.
L'enquête portera par ailleurs sur les circonstances de la mise en demeure d'un citoyen sur la voie publique par Frédéric Hainard. Elle s'intéressera aussi à la participation du conseiller d'Etat à une opération de police visant une personne soupçonnée d'abus d"aide sociale.
ATS