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Promouvoir la qualité des soins psychiatriques
Berne, 11.03.2016 - La Suisse dispose d'une offre de soins psychiatriques de qualité. C'est ce que conclut le Conseil fédéral dans un rapport sur l'avenir de la psychiatrie en Suisse. Il entend désormais renforcer la coordination des offres, améliorer la qualification des spécialistes et consolider les données disponibles sur les soins.
Selon les estimations, en l'espace d'une année, jusqu'à un tiers de la population suisse est touchée par un trouble psychique qui devrait être soigné dans la plupart des cas. Près de la moitié des personnes concernées suivent un traitement. Les effets de ces troubles au quotidien peuvent aller d’atteintes relativement légères comme des troubles du sommeil jusqu’à des pathologies plus sévères comme la dépression. Les symptômes des maladies psychiques, leur évolution et les traitements à disposition restent peu connus du grand public. C'est ce qu'indique le rapport « Avenir de la psychiatrie en Suisse », rédigé en réponse au postulat 10.3255 déposé par Philipp Stähelin.
La majorité des patients consultent un(e) psychiatre ou un(e) psychologue psychothérapeute. La prise en charge a lieu en ambulatoire, dans des structures de soins intermédiaires (p. ex., cliniques psychiatriques de jour) ou dans un cadre stationnaire (p. ex., cliniques psychiatriques et divisions psychiatriques des hôpitaux).
Le nombre de consultations dans les cliniques de jour et les centres de psychiatrie ambulatoire a presque doublé entre 2004 et 2014. Aujourd'hui, ces structures accueillent environ 120 000 patients chaque année. Le nombre d'admissions dans les cliniques psychiatriques a également augmenté durant cette période ; parallèlement, la durée du séjour a toutefois diminué.
Dans ce même laps de temps, les coûts des prestations psychiatriques pris en charge par l'assurance obligatoire des soins (AOS) sont passés de 1,2 milliard à 1,9 milliard de francs. Cette hausse est proportionnellement moins élevée que celle des coûts totaux assumés par l’AOS durant la même période.
Le rapport conclut que la Suisse dispose de structures de soins psychiatriques de qualité, offrant à de nombreuses personnes atteintes de maladies psychiques un traitement et un encadrement adaptés à leurs besoins. Il souligne également les éléments qu'il reste à développer. Certaines personnes repoussent encore trop le moment de se faire soigner.
Le Conseil fédéral entend améliorer les bases pour la planification et le développement des offres. Il est notamment prévu de publier régulièrement des informations sur le développement des soins en psychiatrie. Parallèlement, les acteurs du secteur devront renforcer leur coordination, en se concertant, par exemple, tout au long des processus de traitement et d'intégration professionnelle des personnes atteintes d'une maladie psychique. Il s'agira, en outre, d'assurer le financement à long terme des structures de soins intermédiaires.
Le Conseil fédéral souhaite également soutenir la formation des spécialistes via des mesures appropriées. Il s'agira, d'une part, d’instaurer une formation spécialisée en soins psychiatriques, reconnue au niveau fédéral. D'autre part, il faudra examiner l’opportunité d’inclure le diagnostic et le traitement des patients atteints de maladies psychiques dans le programme de formation postgrade des médecins généralistes.
La mise en œuvre des mesures incombe à différents services fédéraux, à la Conférence suisse des directrices et directeurs cantonaux de la santé ainsi qu'aux cantons et aux fournisseurs de prestations.
Enfin, l'accent devra non seulement être mis sur le développement de l’offre de soins psychiatriques, mais également sur la prévention des maladies psychiques. Le Conseil fédéral approuvera des mesures supplémentaires dans ce but à l’automne 2016.
Adresse pour l'envoi de questions
Office fédéral de la santé publique OFSP, section Communication, 058 462 95 05 ou <email-pii>
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Dernière modification 05.01.2016