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De retour à Genève en 1904, il travaille dans l'entreprise paternelle tout en
composant. Il dirige parallèlement des concerts symphoniques et donne des cours d'esthétique de la musique au conservatoire de Genève, ville dont il gardera toujours un souvenir profondéement ancré dans son coeur. Chef
d’orchestre à Lausanne et à Neuchâtel dans les années 1910, il compose ensuite entre 1912 et 1916 diverses œuvres de son cycle hébraïque comme la rhapsodie pour violoncelle « Schelomo » et la Symphonie « Israël » et
un peu plus tard « Baal Schem » et « Le Service
de la Synagogue ».
Dans ses compositions, Bloch s’affirme non pas comme un musicien d’origine israélite mais comme un véritable musicien juif qui traduit dans ses œuvres l’émotion sacrée de son peuple.
« Je ne me propose pas- et je n’ai pas le désir, - de tenter une reconstitution
de la musique juive ; pas d’avantage de baser mon œuvre sur des mélodies plus ou moins authentiques. Car je ne suis pas un archéologue. Je considère que l’important est d’écrire de bonne musique, de la musique
sincère. C’est l’âme juive qui m’intéresse, l’âme complexe, ardente, agitée que je sens vibrer à travers la Bible.... Tout cela est en nous, tout cela est en moi et cela est le meilleur de moi.
»