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Ils ont déjà eu affaire à la justice mais auraient été mandatés pour surveiller les gares du réseau zurichois. Des agents de sécurité sont au coeur d'une procédure de surveillance ouverte par l'Office fédéral des transports (OFT) contre les CFF et Securitas.
Début 2010, les CFF avaient attribué le contrat pour assurer la sécurité du réseau zurichois à l'entreprise suisse de sécurité Securitas. Le groupe privé a sous-traité le contrat à une entreprise tierce qui aurait engagé des personnes ayant des antécédents judiciaires.
"La question de savoir si des repris de justice ont été engagés pour assurer la sécurité des gares du réseau zurichois est au centre d'une procédure de surveillance", a déclaré Jürg Walpen, porte-parole de l'OFT, confirmant une information de la "Berner Zeitung" parue mercredi.
Selon Jürg Walpen, deux procédures sont actuellement en cours: une contre la police des transports des CFF et l'autre contre Securitas. Cette dernière aurait sous-traité le contrat sans l'accord de la Confédération. Un soupçon que l'OFT doit également vérifier.
En effet, la Confédération avait approuvé la prise en charge de la sécurité par Securitas, mais refusé toute sous-traitance, a ajouté Christian Ginsig, porte-parole des CFF. Le groupe ferroviaire admet n'avoir rien remarqué, alors qu'il était de son devoir de surveiller qui s'occupait de la sécurité, admet Christian Ginsig.
"Une sous-traitance n'était et n'est pas admissible. Nous n'avons pas porté suffisamment d'attention à ce point lors de l'organisation sécuritaire du réseau zurichois. C'était une erreur", écrit-il dans une prise de position. Depuis, la police des transports des CFF a renforcé ses contrôles.
Réputation irréprochable
Les agents chargés de la sécurité dans les gares assument des charges qui reviennent en principe à l'Etat: ils peuvent arrêter des personnes, les contrôler voire les tenir éloignées d'un certain périmètre. Des prérogatives qui justifient des obligations particulièrement strictes.
La loi charge les CFF de la sécurité des gares. L'entreprise peut sous-traiter cette tâche, mais reste responsable du respect strict des devoirs par les agents de sécurité privés. Ces derniers sont notamment tenus d'avoir une réputation irréprochable.
Les entreprises doivent également avoir leur siège en Suisse et être dirigées majoritairement par des Suisses. Un point que l'entreprise tierce ne respectait pas non plus, puisque son directeur est Allemand.
ATS