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Le patrimoine alpestre sera mieux considéré
Un postulat approuvé par le Grand Conseil demande la recension du patrimoine alpestre en mains de l'Etat.
ATS
Le Grand Conseil fribourgeois a voté vendredi un postulat demandant la recension du patrimoine alpestre en mains de l'Etat de Fribourg. L'instrument propose aussi de cerner la stratégie de sa sauvegarde et de sa valorisation, qu'il soit en mains publiques ou privées.
Le postulat a été accepté à l'unanimité. Les députés Grégoire Kubski (PS) et Jean-Pierre Doutaz (Centre) questionnent la gestion patrimoniale des chalets d’alpage propriété de l’Etat, après la démolition et la reconstruction du chalet de l’Areney, à Sorens, puis du projet de démolition du chalet du Burgerwald, au Mouret.
Le postulat, soutenu par le Conseil d'Etat, par la voix de Jean-François Steiert, en charge du développement territorial, a séduit tous les groupes parlementaires. Le député PLR Benoît Glasson a déploré le peu d'intérêt du canton pour son "riche" patrimoine alpestre, en demandant d'élargir le cercle des milieux à consulter.
Unesco en vue
Les postulants s’interrogent en effet sur les intentions du Conseil d’Etat concernant la gestion de son patrimoine alpestre bâti. Ils font également référence à une série de documents ainsi qu'à la décision de la Confédération de voir la saison d'alpage inscrite au patrimoine immatériel de l'Unesco, avec un dépôt imminent.
Les deux députés demandent un recensement exhaustif du patrimoine alpestre bâti, dont l’Etat est propriétaire, un diagnostic de l’état des bâtiments et une précision quant à l'utilisation. Le postulat suggère enfin une étude de la stratégie de valorisation pour tout le patrimoine en mains de l’Etat, des communes et des privés.
Décennies de retard
Dans sa réponse, l'exécutif confirme que l’Etat est propriétaire d’alpages et de chalets en raison notamment de liens historiques entre certaines directions et l’exploitation agricole de montagne. Il propose de former un groupe de travail, composé des Directions et services concernés. Celui-ci se verra confier une série d'objectifs.
"L'entretien a pris plusieurs décennies de retard", a reconnu Jean-François Steiert devant le plénum. La réflexion pose de vraies questions quant à l'utilisation future (touristique ou administrative), en particulier les châteaux. L'idée vise aussi à éviter la transformation de chalets classés en résidence secondaire.