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C'est en septembre 2006 que le ministre allemand des affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier avait soumis pour la première fois à la communauté internationale son projet de centre multilatéral de centre d'enrichissement d'uranium baptisé «projet de sanctuaire multilatéral d'enrichissement» (MESP). Les détails élaborés depuis ont été présentés le 19 février 2008 à Vienne: il s'agirait d'aménager dans un pays politique stable un centre d'enrichissement extraterritorial qui serait placé sous le contrôle direct de l'AIEA, ce pays ne devant pas disposer lui-même d'installations d'enrichissement. Les industries nucléaires des pays intéressés garantiraient le financement et l'exploitation du centre, l'AIEA n'intervenant pas ici au niveau commercial. Des mesures appropriées permettraient d'exclure la divulgation de technologie sensible.
De nombreuses propositions, mais pas encore de projets concrets
Le MESP allemand ne constitue que l'une des diverses propositions reçues par l'AIEA ces dernières années pour garantir l'enrichissement d'uranium et d'autres services d'approvisionnement au niveau mondial tout en renforçant le contrôle international de la non-prolifération. C'est ainsi que dans une déclaration commune datant de 2006, la Russie et la France se sont prononcées en faveur d'une initiative multinationale en matière d'approvisionnement en combustible nucléaire. L'année dernière, la Russie et le Kazakhstan ont signé un accord portant sur la construction d'un centre international d'enrichissement à Angarsk. D'autres idées ont été avancées par le Japon et l'Autriche notamment.
La proposition présentée par l'AIEA elle-même de mettre en place une banque internationale du combustible a été encouragée en 2006 par la fondation privée américaine Nuclear Threat Initiative (NTI), qui s'est engagée à fournir une première mise de fonds de 50 millions de dollars. Le Congrès américain a doublé ce montant fin 2007, et fin février 2008, la Norvège a garanti 5 millions de dollars supplémentaires. Mais ce n'est que lorsque des obligations atteignant une somme de 150 millions de dollars auront été contractées que l'AIEA pourra concrétiser le projet.
Source
P.B./C.P. d’après un communiqué de presse de l’AIEA du 18 février et NucNet des 19 et 29 février 2008
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