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L'appel de fer nous amène a franchir, ici à PANArt, une nouvelle étape. Le Pang, feuille métallique qui nous sert de matière première, a ces derniers mois donné naissance à de nouveaux corps de résonance. Ceux-ci se réunissent pour former l'ensemble Pang. Ce parcours créatif nous a éloigné de la sculpture sonore Hang, et vers d'autres potentialités du Pang: des instruments dont le corps peut également générer des basses aux impulsions entraînantes.
Depuis deux ans maintenant, le travail sur la sculpture sonore Hang est en arrêt. L'attraction magique et globale qu'exerce cet instrument enchante et réconforte bon nombre de personnes. Toutefois, certaines ont ont également été désorientées et minées. L'énorme demande pour nos sculptures sonores a eu comme conséquence la production, par d'autres, de toutes sortes de répliques que l'on peut maintenant trouver sous le nom handpan.
Le fait que le Hang ait été trop souvent incompris comme un tambour métallique soulève certaines questions critiques. Est-ce un instrument pour les percussionnistes, ou est-ce un instrument pour les esthètes du son? Est-il simplement apte à générer des sensations fortes, ou serait-il capable de produire des sons qui guérissent? Comment approcher la question de l'ambivalence de ces sonorités enchanteresses ?
Pendant que ces questions attendent des réponses, nous rassemblons nos forces et développons l'ensemble Pang. Sa musique résonne tous les jours.
Les trois nouveaux instruments, le Gubal, le Hang Gudu, et le Hang Urgu forment le noyau palpitant de l'ensemble - la section conduisant l'orchestre en avant tout en maintenant son groove. La combinaison des impulsions des basses ayant un large potentiel percussif et une palette sonore étendue fournit les fondations requises par l'ensemble. Puis les trois instruments à cordes - Pang Sei, Pang Sai et Pang Sui - forment le chœur, ouvrant ainsi une liberté d'improvisation permettant à la musique d'ondoyer, de couler. Une conversation musicale, comme une danse partagée, peut alors émerger.
Le Hang Urgu, un pot harmoniquement accordé, ayant un goulot incurvé vers l'intérieur, est un instrument exigeant. Il constitue la fondation des basses de l'ensemble Pang.
Le Hang Gudu est un pot parlant qui nécessite des mains agiles. Ce vaisseau au bavardage joyeux appelle un jeu émanant de l'âme, qu'il intègre dans la pulsation de l'Urgu et du Gubal. Il trouve aussi facilement sa place dans de nombreux ensembles instrumentaux conventionnels. La maîtrise du Gudu facilitera l'apprentissage du Gubal et de l'Urgu.
La sculpture sonore Gubal diffère de l'Urgu de par son extension tonale de sept champs de tonalité accordés autour de l'ouverture de résonance centrale. Cet instrument permet au joueur de renforcer sa propre musique intérieure. L'ouverture du potentiel des possibilités musicales du Gubal (percussions, basses et harmonies) exige un talent musical, et l'exploration de nouveaux territoires musicaux est au cœur de la raison d'être. Lorsqu’il est accompagné d'autres instruments, il est important de ne pas noyer le son du Gubal, dont l'intensité ne dépasse pas 75 dB, ce qui correspond au volume de la parole humaine.
L'appel de fer a conduit PANArt dans la direction d'un jeu collectif, hors du relaxant cocon sphérique du caractère individuel du Hang, et vers les exaltantes impulsions de la musique de l'ensemble. Avec les instruments à cordes, un nouveau champ de communication musicale s'est ouvert. Ceux qui partagent la passion de PANArt pour cette nouvelle forme d'art peuvent contacter pangmusik(at)panart.ch . Notre devise est, depuis des années: « Nous avançons, pas à pas. » Puisse un rythme tranquille vous mener. Toute chose en son temps.