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Rapide et non invasive, l’utilisation de la salive pour effectuer des PCR pourrait être la technique idéale de dépistage à grande échelle des infections à CMV chez les nouveau-nés (N Engl J Med 346;22:2111-8). Les infections congénitales à cytomégalovirus sont généralement asymptomatiques à la naissance, mais peuvent provoquer ultérieurement des pertes auditives. Dans une large étude américaine financée par le National Institute on Deafness and Other Communication Disorders, environ 35 000 nouveau-nés ont été testés pour une infection à CMV. L’efficacité de deux techniques a été comparée sur des échantillons de salive : un nouveau protocole de PCR ciblant l’ADN du virus, versus la technique de référence de culture rapide. Cette technique a une très haute sensibilité, d’au moins 98%, mais reste coûteuse en termes de temps, de matériel et d’argent et n’est pas effectuée systématiquement.
M. Price Ball/Wikipedia
Sur les 17 600 bébés testés avec la technique PCR sur un échantillon de salive liquide, 85 ont été dépistés positifs, un résultat confirmé avec la culture rapide. La sensibilité et la spécificité de cette méthode étaient respectivement de 100 et 99,9%. Avec la technique de PCR effectuée sur des échantillons de salive sèche provenant de 17 300 autres enfants, deux sur les 76 finalement infectés n’ont pas été dépistés. En revanche, un enfant non dépisté par culture rapide l’a été grâce à cette méthode, reportant la sensibilité globale à 97,4%. Les auteurs de l’étude n’expliquent pas les deux cas d’infection manqués par la technique de PCR sur salive séchée.
Une telle sensibilité fait de la PCR un bon candidat pour un dépistage systématique du CMV chez les nouveau-nés et une prise en charge précoce. Son efficacité réside dans le fait que chez les nouveau-nés le virus est très présent dans la salive, et peu dans le sang par exemple.