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La valve mitrale est l’une des 4 valves cardiaques qui contrôlent le flux sanguin dans le cœur et à la sortie du cœur. Le sang oxygéné est pompé à travers la valve mitrale par l’oreillette gauche dans le ventricule gauche. L’insuffisance de la valve mitrale (insuffisance mitrale), est la deuxième plus fréquente pathologie des valves cardiaques en Europe. En cas de fuite de la valve, l’oreillette gauche est sur-sollicité car il reçue une quantité de sang supplémentaire à travers une valve régurgitant. Lorsque la valve cardiaque ne se ferme pas hermétiquement (insuffisance valvulaire), une partie du sang pompé reflux dans l’oreillette gauche. La pression à laquelle l’oreillette gauche est soumis, augmente. En conséquence, la taille de l’oreillette gauche augmente de manière anormale.
Le seul traitement efficace à long terme pour l’insuffisance mitrale sévère, dans le cas où le traitement diurétique n’est pas suffisante, est la réparation de la valve cardiaque malade. En cas d’absence de traitement, il existe un risque de développement rapide de l’insuffisance cardiaque et une réduction de l’espérance de vie.
La réparation chirurgicale de la valve cardiaque est une opération à cœur ouvert qui est associée à une longue convalescence. En moyenne, le patient a besoin de 3 à 6 semaines de repos pour récupérer d’une chirurgie de la valve cardiaque. Dans certains cas, cela peut durer plusieurs mois.
Compte tenu de votre état de santé, le cardiologue qui vous suit estime que la réparation chirurgical de la valve aortique n’est pas la choix idéale car cette intervention est associée à des risques élevés.
En alternative à la chirurgie à cœur ouvert, une technique a été développée et permet la réparation de la valve mitrale par voie percutanée. Le terme percutané signifie que l’accès aux vaisseaux sanguins s’effectue à travers la peau. La réparation est faite « bord à bord » par mise en place d’une petite pince (clip) qui rapproche les deux bords de la valve.
Après avoir piqué dans la veine dans l’aine, un cathéter (tuyaux en plastique) est poussé dans le cœur d’abord dans les cavités droites et, a travers le septum ente les deux oreillettes, dans la partie gauche du cœur. A travers le cathéter une pince (clip en anglais) dédiée d’une longueur jusqu’à 22 mm, a été conçue spécialement pour s’accrocher à les deux extrémités libres de la valve mitrale fuyante et, une fois fermée, réduite la fuite de la valve malade sans devoir procéder à une chirurgie à cœur ouvert. Les pièces de la petite pince (clip) sont métalliques et recouvert par un tissu spéciale qui favorise ça couverture par les cellules du corps. Cette pince (clip) est poussé le long de la veine principale du corps jusqu’à dans la zone de la valve cardiaque malade où elle est déploie et, sous guidance de radioscopie et de l’échocardiographie transoesophagienne, déployée. La clip est ensuite recouverte par le tissu endoteliale du cœur. Une fois clippé, la fuite valvulaire ce réduite immédiatement et si la réduction est celle souhaitée, la procédure ce termine.
Dans le monde entier, plus que 80’000 patients ont déjà été traités par cette méthode, qui peut documenter la sécurité de la méthode. Pour cette raison, cette technique est homologué en Europe, aux Etats-Unis et peut maintenant être utilisées pour traiter l’insuffisance mitrale sévère chez les patients qui avait une contre-indication à la chirurgie ou des risques sévères d’une chirurgie cardiaque à cœur ouvert.
Les avantages sont évidents : aucune chirurgie à cœur ouvert n’est effectuée et donc les risques (une détérioration de la fonction cardiaque, les infections, les accidents vasculaires cérébrales, les troubles pulmonaires, rénaux et hépatiques) et les problèmes qui y sont associés disparaissent. En outre, on s’attend à une durée de rétablissement beaucoup plus courte et une amélioration de vos symptômes et de votre état de santé.
La procédure de réparation par « clipping » de la valve mitrale se déroule en salle de cathétérisme avec le patient endormi au moyen de médicaments (ce que l’on appelle le sédation profonde) avec ou sans intubation, selon les avis de l’anesthésiste en charge du patient.
Une anesthésie locale est effectuée au niveau de la veine fémorale droite ou gauche qui sont par la suite ponctionnées avec une aiguille où l’on met en place un introducteur en plastique. Ensuite, un cathéter en plastique est glissé depuis la jambe jusqu’à l’oreillette droite grâce à ce fil guide, et ensuite le septum entre l’oreillette droite et gauche est percée au moyen d’un aiguille spéciale sous guide de scopie au rayons X et de l’échocardiographie a travers l’œsophage. Ensuite le cathéter en plastique est passée dans l’auricule gauche et à travers le cathéter une sonde métallique avec la petite pince (clip) est amenée juste ’en face de la valve mitrale. Sous la guide de l’échocardiographie, la pince est ensuite ouverte, positionnée pour attraper au mieux le bords de la valve ou la fuite se situe et fermée. Une fois que la clip est bien en place, sa position est vérifiée par imagerie radiologique et échocardiographie bi et tridimensionnelle, la réduction de la fuite de la valve est confirmée, la clip est enfin libérée et l’introducteur en plastique retiré. Dans les cas nécessaires , une deuxième et même une troisième clip peux être employé pour un résultat optimal. Le point de ponction fémoral veineux est pour la suite fermé au moyen d’un suture suivi par une compression manuelle avec un rouleau de gaze pendant 6 heures. Le patient est donc censé pour la suite de rester au moins 6 heures allongé sans mobilisé la jambe où l’anesthésie a été effectuée.