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Interpol n'a toujours pas mis la main sur le journaliste qui a utilisé cette expression pour la première fois, malgré d'intenses recherches. Le problème n'est pas qu'elle est mauvaise, elle est même plutôt bien trouvée; mais elle est tellement employée qu'elle finit par devenir horripilante. Si elle pouvait partir sans rester, tout le monde serait gagnant.
Cette formule est très souvent utilisée, d'abord parce qu'elle est issue du langage populaire qui prétend que l'argent ne fait pas le bonheur, ensuite parce que, soyons honnêtes, c'est plus difficile d'être original (et poli) avec le bronze...
Ils pourraient au moins partir avec panache, par exemple en fracassant la vaisselle. Mais non, les sportifs qui abandonnent jettent l'éponge. C'est mou, c'est dégoulinant, ça part sans bruit et sans rebond. Quelle tristesse!
Cette expression est très agaçante mais ceux qui l'emploient n'en sont pas peu fiers, car ils le font souvent en mentionnant des skieuses qui ne sont pas très grandes, comme Tessa Worley (1m57) ou Lara Gut-Behrami (1m60), ce qui ne fait que renforcer la figure de style. Déprimant.
Cette expression permet de souligner l'autorité du gagnant, sa domination sur les autres, mais elle reste très approximative: personne n'est d'accord de se faire laminer par un adversaire.
Que donnerait un titre composé des cinq expressions ci-dessus? Essayons pour voir:
Il y a deux ans, Le Journal du Dimanche avait établi un classement des expressions et métaphores favorites de la presse sportive française, employées sur une période allant du 1er janvier au 7 octobre. Le document se veut une ode aux abus de langage et autres facilités sémantiques.
Il avait coutume de dire aux journalistes qu'«avec de la démocratie, dans le football, on ne va pas loin». Mais au fond, Roy Hodgson n'était pas méchant. Il se décrivait lui-même comme un «dictateur sympathique», Roy-gosse bienveillant, et c'est exactement le souvenir que laissera sa carrière légendaire, commencée à 29 ans dans un gourbi suédois et reprise ce mardi 25 janvier dans le marasme de Watford, avant-dernier de Premier League, à l'âge vénérable et record de 74 ans: il sait «convaincre».