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Les fractures de la colonne thoraco-lombaire sont parmi les plus fréquentes de la colonne vertébrale. Elles touchent en général des patients jeunes impliqués dans des accidents de la circulation (moto, voiture, etc.) Plus rarement, elles sont provoquées par des accidents lors d’activités sportives. Les fractures sont le plus souvent localisées entre la 10ème vertèbre dorsale et la 2ème vertèbre lombaire. (figure 2)
Heureusement, les fractures de la région thoraco-lombaire se présentent le plus souvent sans trouble neurologique. Lorsque la déformation de la vertèbre après la fracture n’est pas très importante, le traitement peut consister en une immobilisation par un corset. Lorsque la déformation est plus importante et qu’il y a un risque qu’elle progresse dans le temps, une chirurgie peut être indiquée et consistera en une stabilisation de la fracture par des implants métalliques. (figure 3)
Par définition, ces fractures touchent des vertébres fragilisées par une ostéoporose (diminution du contenu en calcium des vertèbres). Les femmes de plus de 50 ans sont le plus souvent concernées par l’ostéoporose, mais il existe des cas où l’ostéoporose touche des patients plus jeunes, y compris des hommes.
La vertèbre étant rendue plus fragile, les fractures peuvent se produire à l’occasion de traumatismes mineurs (chute de sa hauteur, plus rarement après un effort en portant une charge par exemple).
Dans la grande majorité des cas, un traitement par anti-douleurs et éventuellement un corset doit être débuté. Si après quelques semaines les douleurs sont toujours handicapantes, des traitements plus agressifs peuvent être discutés, tels que la vertébroplastie ou la chirurgie.
Le plus important est toutefois, de faire un bilan d’ostéoporose et de la traiter le cas échéant.
La hernie discale lombaire peut provoquer des douleurs de type sciatique, c’est à dire une douleur qui descend depuis la fesse et qui irradie le plus souvent à la face postérieure de la cuisse, en arrière du genou, dans le mollet et jusque dans le pied et les orteils. Dans la très grande majorité des cas, la douleur ne s’accompagne pas de perte importante de la force mais il peut y avoir des modifications de la sensibilité. La très grande majorité des patients ne nécessite pas de traitement chirurgical et verra les douleurs disparaître complètement en 6 semaines depuis le début des symptômes. Dans moins de 5% des cas, une chirurgie sera nécessaire soit parce que la perte de force est importante et qu’il y a des problèmes neurologiques plus graves, soit parce que les douleurs sont importantes et ne répondent pas à un traitement médicamenteux et de physiothérapie. Lorsque la chirurgie est entreprise pour une hernie discale, nous procédons par une petite incision à une ablation de la hernie. Il s’agit d’une chirurgie qui dure entre 30 et 45 minutes et ne nécessite pas une hospitalisation de plus de deux jours dans la grande majorité des cas. Plusieurs études dans la littérature médicale ont montré récemment que le traitement chirurgical apporte un soulagement à long terme qui est meilleur qu’un traitement non chirurgical si celui-ci ne permet pas de contrôler les douleurs après 6 semaines.
Les lombalgies représentent un problème fréquent mais très passager dans la population générale chez plus de 80% des personnes. Ces douleurs sont liées à un vieillissement normal de la colonne vertébrale lombaire. Chez 20% des patients, les douleurs peuvent devenir chroniques et invalidantes avec un arrêt de travail chez environ 10% de ces patients là. Les douleurs lombaires chroniques représentent un problème social et professionnel significatif. Beaucoup d’études scientifiques récemment publiées ont tendance à montrer que les patients souffrant de douleurs lombaires chroniques doivent autant que possible être traités de manière non chirurgicale. Le traitement chirurgical n’a pour l’instant pas montré de supériorité à un traitement non chirurgical bien conduit. Ceci signifie que lorsque les patients sont pris en charge dans un centre pluridisciplinaire comprenant des spécialistes de tous bords (rhumatologues, rééducateurs, chirurgiens, etc.), ils peuvent espérer retrouver une qualité de vie satisfaisante. Il est important de comprendre que malheureusement dans une grande majorité de cas, les douleurs ne peuvent pas être complément supprimées, mais au moins diminuées suffisamment pour retrouver une qualité de vie sociale et professionnelle satisfaisante.
Une petite proportion de patients traités non chirurgicalement pendant une période minimale de 3 à 6 mois va finalement quand même nécessiter une intervention chirurgicale. Celle-ci pourra consister en une fixation lombaire rigide ou en une fixation qui permet encore une certaine mobilité, comme une prothèse discale lombaire. D’autres techniques chirurgicales sont à disposition mais ces deux dernières sont les plus fréquemment pratiquées.
Les résultats de cette chirurgie sont en moyenne de 60 à 70% d’amélioration des douleurs, mais encore une fois, cette chirurgie ne doit être entreprise qu’en dernier recours.
Ce type de prise en charge pluridisciplinaire est proposé à nos patients souffrant de douleurs lombaires à l’Hôpital de la Tour.
Failed Back Surgery Syndrome (syndrome douloureux persistant après chirurgie lombaire) :
Un certain nombre de patients opérés en raison de douleurs chroniques au niveau de la colonne vertébrale lombaire peuvent expérimenter une persistance de douleurs aussi intenses qu’avant l’intervention ou, plus rarement, des douleurs plus importantes. La littérature médicale récente, a permis de mettre en évidence des anomalies de l’équilibre de la colonne vertébrale, pouvant expliquer ce type de syndrome douloureux post-opératoire. Il est maintenant hautement préconisé d’avoir une approche globale, personnalisée pour chaque patient.
Dernière modification le 14 décembre 2015.
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