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5.
La constellation des "DYS"
Dans le domaine des troubles d'apprentissage, on pense souvent en premier lieu à la dyslexie. On sait aujourd'hui que la dyslexie n'est qu'un élément d'une constellation de troubles divers qui ont tous au moins deux éléments en commun:
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la fréquence de leur cooccurrence (c'est à dire, le trouble en question est pratiquement toujours associé à un ou plusieurs autres troubles, voire figure ci-dessous).
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La première et la plus constante des associations des troubles est la dysorthographie. Un trouble spécifique du langage oral, au sens large du terme, se nomme dysphasie. La dysgraphie et la dyspraxie sont regroupées dans la même bulle, non parce qu'ils surviennent toujours ensemble mais parce qu'il s'agit pour les deux de troubles de la coordination motrice.
Les troubles de l'attention peuvent être présents avec ou sans hyperactivité TADA(H). L'hyperactivité étant cette incapacité de "tenir en place" qui apparaît comme une agitation permanente alors que l'impulsivité se caractérise plutôt par l'incapacité de réfréner des tendances spontanées dans certaines types d'actes (p.ex. répondre en classe sans lever le doigt).
Les patients souffrant de lésions cérébrales de l'hémisphère droit tout comme les enfants présentant un syndrome hémisphérique droit développemental présentent souvent des troubles visuo-spatiaux, des troubles visuo-constructives ainsi que des simultagnosies (incapacité de percevoir l'organisation globale d'une chose alors qu'on est capable de percevoir correctement des détails isolés). Ces personnes peuvent également présenter une héminégligence plus ou moins marquée (incapacité de prendre en considération dans leur champ d'attention ce qui se trouve dans la moitié gauche de leur environnement et/ou de leur corps).
La dyscalculie concerne les difficultés spécifiques touchant les aptitudes numériques du sujet comme la capacité du dénombrement au premier coup d'oeil, de pouvoir dire si un objet est plus grand – plus petit, etc.
Parmi tous ces syndromes déficitaires développementaux certains sujets ont des talents inhabituels. Les psychologues qui pratiquant régulièrement le test du quotient intellectuel (QI) chez l'enfant dyslexique constatent très souvent une hétérogénéité dans les résultats (p.ex. entre le raisonnement verbal déficitaire et le raisonnement non verbal préservé). L'enfant peut tout particulièrement échouer dans quelques sub-tests et être très fort dans d'autres, ce qui fera artificiellement chuter son QI global (calculé en faisant la moyenne de toutes les épreuves). Afin d'analyser correctement les aptitudes de l'enfant, il est important que les sub-tests soient également analysés avec soin, afin d'éviter une interprétation trop superficielle des résultats du QI.