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Parmi les ouvriers des forges de Vallorbe était un garçon nommé Donat. Beau, robuste, hardi, il passait surtout pour être présomptueux et bavard.
On prétendait les grottes habitées par des fées, au dire de ceux qui les avaient vues, étaient grandes, belles et leur voix était harmonieuse.
Donat voulut percer le mystère et s’en fut un jour visiter la grotte. Il trouve dans un coin un lit de fougères et s’endormit. A son réveil, la grotte était éclairée et à ses côtés, une fée lui tendit sa main blanche en lui disant : « Donat tu me plais, veux-tu rester avec moi » ?. Je te rendrai heureux un siècle à conditions de ne chercher à me voir dans mes appartements et tu recevras chaque jour une pièce d’or et une perle. Le jeune homme accepte avec joie. Ils furent heureux quelques jours, puis Donat voulut pénétrer dans la chambre de la fée. Il remarqua ses pieds en forme de patte d’oie puis la fée se réveilla et le chassa de la grotte en lui recommandant de ne rien révéler de ce qu’il avait vu et entendu sous peine de punition.
Rentré dans les forges Donat s’empresse de raconter ses aventures et tous se moquent de lui. Comme preuve de ce qu’il avance il veut alors montrer les perles et les pièces d’or qu’il a reçues mais il ne trouve que des feuilles mortes et des grains de genièvre. Furieux et humilié Donat quitte le pays et on ne le revit plus.
(Philippe Sirice Bridel, 1829 tome XIIe du conservateur Suisse)
Retrouvez Vallda dans les grottes de Vallorbe
Les fées « vivent dans nos rêves, c’est la raison de leur immortalité ». La croyance aux fées a perduré grâce au folklore populaire, entre autres par la voie orale des contes, qui se transmettent parmi le peuple depuis la nuit des temps.
Dès 1843, l’érudit Alfred Maury a noté que « Les fées occupent incontestablement l’un des premiers rangs dans les traditions populaires de notre contrée »
Les fées sont la survivance des divinités et esprits mentionnés dans les croyances païennes, notamment greco-romaines et celtiques. Il est très difficile de caractériser précisément l’apparence des fées tellement il y a de traditions et mythes différents. L’on peut conserver néanmoins l’apparence humaine et les pouvoirs magiques. Le nom fée désigne des créatures totalement différentes selon les pays.
Vision française et germanique
Ce sont des êtres fé
minins dotés de pouvoirs surnaturels influant sur le destin humain.
Les fées sont des êtres légendaires souvent décrites comme anthropomorphe (qui ont une apparence humaine) et féminine d’une grande beauté capable de donner des dons aux nouveau-nés, de voler dans les airs, de lancer des sorts et d’influencer le futur. L’image que nous nous faisons des fées varie selon les pays (Revenante, ange, déchue, élémentaire, etc.) et de toutes les tailles. Elles sont étroitement liées aux forces de la nature et au concept de monde parallèle.
Le mot fée provient du latin Fata nom du genre désignant une déesse de la destinée. Cette racine latine est directement issue des trois Parques de la mythologie romaine, également connues sous le nom de fatae, dont l’équivalent dans la mythologie grecque est le groupe des trois Moires, divinités gardiennes du Destin.
L’étymologie latine et grecque laisse à penser que la fée est liée au destin, ou bien possède une capacité à l’influencer, ainsi qu’un don de prédiction.
Changement de forme, distorsion temporelle, Illusions, pouvoir de dissuasion.
Les fées sont connues depuis les premiers écrits du Moyen Âge, mais une rencontre avec elles n’est pas toujours bénéfique. Leurs passe-temps favoris sont les farces inoffensives, mais les fées sont également connues pour avoir un comportement dangereux, au point de provoquer une mort soudaine et de laisser la victime au milieu de la forêt. Il y a aussi des fées qui font danser leurs victimes toute la nuit jusqu’à ce qu’elles ne puissent plus le faire par épuisement.
Les fées sont étroitement liées au concept de monde parallèle, tel qu’il est évoqué dans la mythologie celtique. Elles peuvent habiter de merveilleux palais, le plus souvent situés au fond des eaux ou sur une île. Dans les récits à leur sujet, ces lieux merveilleux de l’Autre Monde peuvent être découverts par un homme lors d’un voyage ou d’une quête, mais les fées peuvent aussi enlever des humains pour les y conduire.
Une croyance partagée dans bon nombre de folklores veut que consommer la nourriture des fées scelle l’impossibilité de quitter leur royaume, tout comme dans le mythe de Perséphone et Hadès. Si quelqu’un vient les sauver de leur captivité, il ne pourra pas le faire s’il a goûté à la nourriture d’une fée.
L’un des aspects les plus dangereux du séjour en contrées féeriques réside dans le fait que le temps s’y écoule différemment. Comme l’histoire d’un roi qui a marché sur la terre des fées et quand il est rentré chez lui, trois siècles s’étaient déjà écoulés.
Marraine, amante, mauvaise, élémentaire, des eaux, des végétaux, changeling
Il existerait deux grands archétypes féériques : « celui de la fée dite « fata », ou fée marraine, et celui de la fée amante. ». C’est durant le Moyen Age que cette différence va être faite. Cette distinction s’est inspirée des contes celtiques.
Marraine la bonne fée de Cendrillon
La fée Carabosse
La fée bleue de Pinocchio
La fée Clochette
Bibliographie