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08/04/2016
Washington, si la flotte d’avions de combat République A-10 «Thunderbolt II» est sauvée (avia news du 06.02.16) jusqu’en 2021, l’US Air Force vient de lancer officiellement un projet en vue d’un nouveau remplaçant pour le célèbre avion d’appuis au sol.
L’US Air Force a fait la demande pour un nouvel avion d'attaque optimisé pour les missions d'appui aérien. Un document portant les exigences des besoins a été distribué au sein du Pentagone et va être examiné ce printemps. Selon le Lt Gen James "Mike" Holmes, chef adjoint du personnel pour les plans et les exigences stratégiques de l’USAF, il s’agit de la première étape dans le long processus de planification et de budgétisation pour un aéronef qui pourrait un jour remplacer la République Fairchild A-10.
Si elle est approuvée par le chef de l’'état-major de la force aérienne, la future plate-forme sera examinée par un groupe spécial de planification cet automne ,pour une éventuelle inclusion dans le plan budgétaire de ces cinq prochaines années.
Un camouflet pour le F-35 :
Selon un rapport du Combat Command de l’ US Air Force le remplacement du A-10 par le nouveau F-35 pose de nombreux problèmes, de plus, ce dernier est considéré comme trop cher pour effectuer des missions régulières de couverture aérienne.
Photo : République A-10 «Thunderbolt II @ USAF
21/08/2015
L’Air Strategic Combat de l'US Air Force explore les possibilités remplacer les A-10 « Thunderbolt II » pour un nouvel aéronef. Cette option démontre un fois de le manque de capacité du Lockheed-Martin F-35 à répondre aux besoins de l’USAF.
F-35 insuffisant :
Si l'A-10 ne convient pas pour une utilisation contre des adversaires capables de déployer des défenses aériennes sophistiquées, il est par contre capable d’appuyer convenablement des troupes au sol en matière de soutien aérien rapproché (CAS), ce qui n’est pas le cas du F-35. Du coup, l’USAF réfléchit au lancement d’un nouvelle plateforme capable de conjuguer les deux.
Avec le retrait prochain de la flotte de A-10, l’USAF se retrouvera avec une perte de capacité en matière d’appui rapproché. Hors les récent conflits on démontré un besoin crucial de pouvoir
soutenir les forces au sol. Dans une rapport récent, le général Herbert Carlisle a fait allusion à la possibilité d'une nouvelle plate-forme. Les drones actuels de part leur fragilités ne peuvent assumés ce rôle, par conséquent, si l’A-10 n’est pas remplacé par un aéronefs spécialement conçu à cet effet, l’USAF perdra une capacité importante en matière d’appuis tactique au sol. Cette lacune aura donc des conséquences graves pour les troupes au sol.
Un nouvel aéronef :
Le futur concept voudrait donc reprendre la maniabilité du A-10 et sa puissance de feu conjuguée à la technologie électronique du F-35, soit sa capacité d’analyse des menaces et sa capacité à neutraliser celles-ci. Mais l’avion devra aussi avoir un coût suffisamment réduit pour être produit en grand nombre
Photo : A-10 Thunderbolt II @USAF
27/06/2015
Washington, c’est une nouvelle saison en ce qui concerne le feuilleton sur la mise à la retraite des avions d’attaque au sol A-10 « Thunderbolt II ». En fin de semaine, le Government Accountability Office (GAO) a soulevé des doutes en ce qui concerne les économies réalisables avec le retrait des A-10 au sein de l’USAF.
En effet, selon le GAO l’économie réalisable avec le retrait des A-10 estimée à 4,2 milliards de dollars sur cinq ans ne serait qu’approximative. De plus, des lacunes capacitaires apparaîtront au sein de l’USAF et ne pourront être compensées avant longtemps.
En effet, le dernier rapport publié, datant du 25 juin dernier, confirme que l'armée de l'air des Etats-Unis ne sera pas en mesure de soutenir pleinement les missions d'appui aérien rapproché (CAS) sans l'A-10 « Thunderbolt II ».
L'A-10 est considéré comme l’une des meilleures plates-formes de CAS jamais produit, et il fournit également une couverture aérienne pour les d'hélicoptères effectuant des opérations de recherche et sauvetage en combat. L'armée de l'air a besoin d'eux aussi, afin de former et qualifier ses contrôleurs d'attaque en finale (JTAC).
Pour autant, cette prise de position n’est pas du goût de tout le monde, la secrétaire en charge de la planification des opérations au sein de l’USAF, Deborah Lee James a déclaré que le coût du maintien de l'A-10, se ferait au détriment de la supériorité de l'air et des missions à l’étranger. De plus, le fait de garder en ligne les A-10, pose un problème de moyen en ce qui concerne la maintenance des aéronefs actuels et diminue les ressources disponibles destinées à l’arrivée du nouveau F-35.
Les surcoûts du F-35 :
On le constate une nouvelle fois, l’arrivée du F-35 pose de nombreux problèmes connexes à l’USAF. Les retards de son entrée en service posent de nombreux tracas de planification, de plus le fait que celui-ci ne soit pas encore qualifié pour l’attaque au sol rapprochée, laisse encore planer de nombreux doutes sur ses réelles capacités à pouvoir remplacer l’A-10. Ajoutons le fait que les coûts de maintenance de l’un péjorent l’entrée en service l’autre et vice versa.
Photos : 1 A-10 « Thunderbolt II » 2 F-35 @ USAF
21/06/2014
Washington, la Chambre des représentants américaine a voté cette fin de semaine un amendement visant à bloquer la mise à la retraite des Fairchild République A-10 «Thunderbolt II». Un premier sauvetage avait eu lieu pour cette année, celui-ci devrait permettre aux A-10 de voler jusqu’à la mi-2016.
En février dernier, l'administration Obama avait présenté un budget qui prévoyait la mise à la retraite des A-10, Bell Helicopter OH-58D et les Lockheed-Martin U-2. La version de la Chambre des représentants vient donc de refuser ce projet et maintien les A-10 ainsi que les U-2 (voir lien). Pour la Chambre des représentants, le A-10 est idéalement adapté à la mission d'appui aérien et ceci dans l’attente de l’arrivée du F-35.
Au total, l’US Air Force dispose aujourd’hui d’un total de 320 A-10 en service, une partie de ceux-ci ayant le potentiel le plus élevé, ont été modernisés avec la fourniture de nouvelles ailes. Ce processus de modernisation déjà engagé, doit permettre à l’avion de voler le plus longtemps possible. Les ailes des A-10 ont été mises à lourde contribution lors des nombreux déploiements sur divers théâtres opérationnels et de nombreuses fissures ont été décelées. Il fallait impérativement y remédier pour permettre à la flotte de continuer de voler en toute sécurité.
Historique :
Le 6 mars 1967, l’US Air Force proposa à 21 constructeur de lancer une étude pour son programme Attack-Experimental ou AX d'avion d’attaque peu coûteux. Six compagnies répondirent à l'appel, dont Fairchild et Northrop, qui reçurent des contrats pour construire des prototypes. Le premier vol du prototype YA-10A de Fairchild a eu lieu le 10 mai 1972. Le 10 janvier 1973 le A-10 est déclaré vainqueur de la compétition face au Nothrop A9 Les premiers A-10A ont été livrés en octobre 1975 à la base de l’USAF de Davis-Monthan, dans l’Arizona. 714 appareils (dont un biplace) furent construits pour l’USAF entre 1975 et 1984. L’A-10 Thunderbolt II a cependant été assez mal accueilli dans les forces aériennes américaines, les autorités avaient plus confiance dans les F-16 et F-15.
Lien :
Photos : A-10 Thunderbolt II @ USAF
03/01/2014
Washington, une partie de la flotte d’avions d’attaques au sol de l’US Air Force de Fairchild A-10 «Thunderbolt II» est sauvée pour 2014, en effet, la nouvelle Loi sur la défense nationale demande, de maintenir davantage d’appareil de ce type. Initialement, il était prévu de retirer du service près de 102 avions de ce type d’ici 2014.
Au total, l’US Air Force dispose aujourd’hui d’un total de 320 A-10 en service, une partie de ceux-ci ayant le potentiel le plus élevé, vont progressivement subir une cure de rajeunissement, avec la fourniture de nouvelles ailes pour équiper la flotte de A-10 «Thunderbolt II». Ce processus de modernisation déjà engagé, doit permettre à l’avion de voler jusqu’en 2040. Les ailes des A-10 ont été mises à lourde contribution lors des nombreux déploiements sur divers théâtres opérationnels et de nombreuses fissures ont été décelées. Il fallait impérativement y remédier pour permettre à la flotte de continuer de voler en toute sécurité.
Mais en contre-partie, le reste de la flotte devait quitter le service progressivement. Le projet de loi, signé par le président Obama va permettre de maintenir en service, durant au moins 12 mois supplémentaires, les appareils qui ne sont pas destinés à une modernisation.
Cette décision permet de combler les retards dans l’approvisionnement du Lockheed-Martin F-35, dont la dotation a été retardée suite aux nombreux problèmes de mise au point et de surcoûts.
Photos : Les plus anciens A-10 sont sauvés pour 12 mois @ USAF