Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07238.jsonl.gz/57

Cette villa, aux proportions équilibrées, a été construite en 1913 par l’architecte A. Schmitt. Elle est classée en note 4 au recensement architectural du canton de Vaud. Aujourd’hui, une extension de l’habitation est projetée dans les combles du bâtiment. L’aménagement de cet espace sous toiture s’organise en deux parties dans la continuité de la structure typologique des étages existants. La partie servante, au nord, comprend circulations, rangements et salle d’eau. La partie servie, côté aval, comprend un espace habitable libre et généreux, au bénéfice d’une lucarne créée à l’image de celles présentes sur les pans de toiture sud des villas voisines.
Les premières traces du prieuré d’Etoy remontent au XIIe siècle, période durant laquelle il est affecté au logement des moines. Il est partiellement démoli en 1537 puis reconstruit sur les vestiges de l’ancien prieuré et de l’ancienne église. Il servit d’écurie puis de four, de grenier et de chambres. Au XIXe siècle, il retrouve son espace de culte au rez-de-chaussée, ainsi qu’un logement à l’étage et dans les combles. Conjointement, la façade sud-est est modifiée ou reconstruite de façon éclectique, mêlant des éléments néogothiques et de style rustique dit « à l’italienne ».
Aujourd’hui, le prieuré est classé en note 2 selon le dernier recensement architectural du Canton de Vaud. Le projet comprend la restauration des façades, tout comme les voûtes d’arêtes et le four situés au rez-de-chaussée. Les espaces de service du logement sont réorganisés à l’étage et dans les combles, selon la typologie des pièces à vivre ainsi que des fermes structurant l’espace sous toiture.
Le projet de construction d’une maison à deux habitations s’implante perpendiculairement à la ligne de crête de la parcelle, dont les versants sont façonnés par deux ruisseaux. La géométrie de la toiture est en résonnance avec cette configuration topographique et géomorphologique particulière.
Le faîte en ligne brisée génère quatre pans qui évoquent les versants ainsi qu’une noue rappelant la ligne de crête. La volumétrie résultante produit un bâtiment bicéphale. Côté cour, la façade pignon est l’expression d’« une seul maison » avec un porche d’entrée situé à l’axe du faîte. Côté jardin, la façade pignon est l’expression de « deux habitations », avec des loggias situées aux extrémités du bâtiment, suivant le dédoublement du mur pignon.
L’architecture propose ainsi de vivre ensemble mais séparément, à l’image de la ligne de crête qui réunit deux versants mais sépare leurs eaux.
Ce projet consiste à transformer une petite grange datant du XIX siècle, attenante à la maison existante, en habitation. L’enjeu est de créer un « nouveau foyer », comprenant une salle à manger équipée d’une cuisine, agrémentée d’un âtre; le tout sans altérer l’expression originale et rurale de cette bâtisse.
Dans un état vétuste, cette construction est doublée d’une paroi intérieure en bois, isolant thermiquement ce nouvel espace et supportant la toiture entièrement refaite. Des baies vitrées prennent place entre les murs, derrière les bardages existants.
Afin d’assurer une lumière suffisante à l’intérieur du bâtiment, tout en préservant son intimité vis-à-vis de la rue adjacente et du proche voisinage, les lames du bardage sont pivotées pour former une claire-voie faisant office de brise-soleil. Enfin, la porte d’origine devient un volet se rapportant à la baie vitrée. Fermée, la grange retrouve son écrin d’antan.
Le projet relève le défi urbain de la densification douce en zone villas. Deux parcelles existantes ont été réduites pour en créer une troisième, intercalée entre les deux premières. Implantée en limite de la voie de desserte, elle initie un nouveau front de rue. L’enjeu architectural de l’habitation est d’amplifier au maximum la surface habitable pour proposer un espace domestique généreux. Le dessin minimaliste du plan et des façades représente la « maison naïve »; le mur pignon sud-ouest donne à voir sur le même plan une porte, des fenêtres et une cheminée.
Notre bureau
L’étude envar réunit des compétences dans les disciplines de l’architecture, de l’urbanisme, de la sociologie et de l’environnement pour intégrer à l’architecture et à l’urbanisme, des notions de développement durable dans ses multiples aspects. Elle projette et construit, mais aussi, s’investit dans la recherche et la réflexion architecturale et urbaine en relation avec les aspects sociaux, économiques et écologiques. Chacun des travaux propose des solutions nouvelles valorisant la culture locale et répondant à l’évolution des modes de vie de la société.
Notre travail
Après avoir réalisé plusieurs constructions ayant obtenu le label Minergie, l’étude envar est devenue «Partenaire spécialiste MINERGIE».
Elle est sollicitée pour son savoir faire et son expérience, aussi bien par des particuliers que par des collectivités publiques, dans les domaines tels que: l’aménagement du territoire, l’urbanisme, le logement, le commerce, l’industrie ou encore l’hôtellerie. Pour élaborer ses projets, elle réunit des acteurs complémentaires dans une démarche interdisciplinaire.