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Au sein de la philosophie morale de Rousseau, l’auteur identifie deux tendances, l’une aristotélicienne, l’autre kantienne. Celle-là, la fameuse «morale sensitive», soutient que l’environnement moral joue un rôle capital dans la formation morale de l’individu. Elle comporte également la thèse normative que l’individu devrait rechercher surtout la réconciliation avec la société, avec son Dieu, avec soi-même. Celle-ci représente une déontologie plus austère selon laquelle «la vertu est un état de guerre»; dans cette guerre, nous sommes voués à nous battre pour que la vertu remporte la victoire sur les passions. Contre certains critiques, l’auteur montre que la déontologie n’a jamais définitivement remplacé la «morale sensitive» dans l’œuvre de Rousseau. Il repousse également l’accusation que la poursuite de la «morale sensitive» impliquerait nécessairement la mauvaise foi.