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Cadences d’existences
(2004)
(premier ouvrage de l’auteur)
"Soudain, comme venant de nulle part, la voix du starter appelle les concurrents à rejoindre le départ. Charles ne pense plus, il s’exécute. Le petit garçon, dans la tribune, en face, voit s’aligner huit géants qui s’apprêtent à lui foncer dessus à toute allure. Impressionné, il sent le cœur du stade frémir. Le silence s’est abattu sur la place, on entend un homme en train de rigoler... il cesse bien vite. Les sprinters sont calés dans les starting-blocks, prêts à jaillir. Charles attend le coup de feu..."
Extrait de "100"
"Ils se mirent donc à s’exécuter comme chez eux, dans le noir et sans partitions. Seuls, ils aimaient jouer seuls, et c’est ce qu’ils firent. Personne dans le studio, rien qu’eux et le piano. Les artisans du son furent ébahis, les deux adolescents n’avaient pas besoin de conseils. De plus, les techniciens ne parlaient pas leur langue de musiciens. Qu’auraient-ils pu dire ? Trop de schémas et de gammes empêchaient les sonoristes de se mêler à leur tableau. Ce tableau si beau. Une note s’élevait jusqu’au plafond et, parfois, aucune autre ne s’y mêlait, elle retombait alors comme la rosée du matin sur les fleurs de l’ancienne fenêtre d’Eléonore..."
Extrait de "La fille des prés