Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/162882

<h2>SubmittedText<h2><p>Dans une interview au journal "Le Temps" le 29 août dernier, s'exprimant sur le drame des migrants en Méditerranée, le conseiller fédéral Ueli Maurer a dit : "Selon moi, il faut vraiment intervenir davantage sur place, aider les pays qui, autour de la Syrie ou de l'Irak, accueillent le plus de réfugiés".</p><p>Le Conseil fédéral partage-t-il cette opinion et, si oui, comment peut-il justifier la forte réduction des moyens alloués pour l'aide humanitaire et la coopération dans le budget 2016 ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Face à la crise syrienne et la profonde détresse des réfugiés dans la région, le Conseil fédéral a annoncé en mars dernier déjà que la Suisse augmenterait en 2015 de 50 millions de francs les moyens destinés à l'aide humanitaire en faveur des populations directement touchées par cette crise. Cela a porté à 178 millions de francs le total des engagements de la Suisse pour la crise syrienne depuis mars 2011. L'aide de la Suisse intervient déjà en grande partie sur place pour offrir de l'aide humanitaire en Syrie et dans les pays voisins, qui accueillent le plus grand nombre de réfugiés. Le Conseil fédéral examine actuellement dans quelle mesure cette aide pourrait encore être renforcée. La réduction des moyens prévus entre autres pour la coopération internationale dans le budget 2016 est due aux exigences du frein à l'endettement et au déficit de financement résultant de la diminution des recettes par rapport au montant inscrit au budget 2015.</p>