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02/03/2015
Il y a dette et dette.
Si je m’endette pour construire une maison afin d’y loger ma famille, ma dette n’en est pas vraiment une car sa valeur sera couverte par celle du bien immobilier. Débiteur et créancier sont irréprochables.
Si je m’endette pour acheter une voiture, une TV, une piscine ou pour financer le salaire de mes jardinier, femme de ménage et autre domestique, alors il a problème car je vis au-dessus de mes moyens. La ruine guette au tournant. Débiteur et créancier jouent un jeu malsain.
Si je m’endette pour nourrir ma famille menacée à court terme de famine, alors mon créancier ne devrait pas percevoir d’intérêt. Il devrait aussi, tous les 50 ans, effacer l’ardoise et redistribuer la richesse foncière. Une solution avant-gardiste ? Pas vraiment puisqu’elle est préconisée depuis environ 33 (!) siècles dans la Bible, cf. Lévitique 25. Le créancier pratique le bien.
Reste à déterminer à quel type de débiteur appartient l’obligé, et, cas échéant, à méditer cette prière: « Remets-nous nos dettes, comme nous les remettons à nos propres débiteurs ».