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Le recul du français en Suisse germanophone et de l’italien partout hors de son bassin naturel fait de plus en plus débat en Suisse. Les minorités linguistiques, qui réclament une politique active de plurilinguisme, ne cachent pas leur frustration.
Dans les écoles de la plupart des cantons germanophones, le français a cédé sa place à l’anglais comme deuxième langue étrangère. Dans le même temps, la langue de Shakespeare s’impose de plus en plus dans les grandes entreprises et les universités.
Ne serait-il dès lors pas réaliste d’adopter l’anglais comme première langue étrangère dans toutes les écoles de Suisse et d’en faire ainsi une «langue franque» entre les différentes régions linguistiques? Le plurilinguisme est-il vraiment indispensable pour la cohésion nationale? Ou ne s’agit-il que d’un leurre qui crée plus de problèmes qu’il en résout? Quelles solutions proposez-vous?