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L'U-2
, considéré comme un des avions les plus difficiles à piloter, surtout les premières versions qui coûtèrent la vie à beaucoup de pilotes, est un avion exceptionnel à plus d'un titre. 50 ans après sa mise en production il est toujours l'avion qui vole le plus haut (à part la navette spatiale
qui décollera pour la dernière fois en février prochain). Son taux de montée exceptionnel de 10'000 ft/min lui permet d'atteindre en moins de 10' son plafond pratique de 70'000 ft (21'000 m.). A cette altitude la VNE (velocity never exceed) et la vitesse de décrochage ne sont séparées que de 10 nœuds. Bourré d'électronique, les U-2 effectuent aujourd'hui plus de missions que jamais auparavant (50 par mois en Afghanistan et en Irak). Celles-ci durant souvent plus de 11 heures, on imagine la fatigue du pilote, seul à bord dans sa combinaison pressurisée. Le décollage comme l'atterrissage nécessite l'aide d'un "copilote" qui le suit dans une voiture de piste. Cette intéressante vidéo
d'un vol effectué par un journaliste, montre bien les particularités de cet avion.
A la fin des années 50, quelques mois avant qu'un U-2 soit abattu au-dessus de l'URSS, quelques pilotes chinois (de Taiwan) étaient formés aux USA. Cette autre intéressante vidéo explique l'aventure arrivée à l'un d'entre eux: une panne (flame out) de réacteur à 70'000 ft. de nuit au-dessus des montagnes rocheuses...