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F.B.I
Tandis que la police française ignore les offres de LLR, le F.B.I. (Federal Bureau of Investigation : Police fédérale américaine, compétente sur tout le territoire des Etats-Unis.), lui, prête dès 1985 une grande attention à ses travaux, essentiellement en exoscopie.
L’exoscopie, que LLR à inventée en 1971, consiste à étudier les grains de sable au microscope électronique à balayage. Cette méthode est désormais utilisée dans le monde entier et enseignée dans toutes les universités. Elle a fait l’objet d’innombrables thèses et publications scientifiques, notamment à l’Académie des Sciences.
L’exoscopie permet de retracer l’histoire d’un grain de sable, et même de déterminer dans certains cas sa provenance géographique avec précision, puisqu’il est mathématiquement impossible de trouver deux grains en tous points identiques.
Mais ce que LLR prétend pouvoir faire paraît trop beau aux spécialistes du F.B.I.. Lire la mémoire des grains de sable, même aux U.S.A., on ne sait pas faire.
Il est certain que la seule preuve de la fiabilité de la méthode consisterait à étudier des échantillons de sables inconnus, d’en déterminer l’origine géographique puis de découvrir à l’endroit indiqué des preuves matérielles indubitables que les conclusions étaient justes. En vertu de quoi le F.B.I. demande à LLR de tester l’exoscopie en le mettant à l’épreuve.
Quelques jours après leur premier contact, LLR reçoit trois échantillons de sable avec ce petit mot : » Ces sables ont été prélevés dans trois endroits différents de la planète. Quelle est leur histoire et d’où viennent-ils?»
Les résultats des expertises sont les suivants :
Test n° 1 :
Réponse : Mélange de sables côtiers provenant de la côte Est des Etats-Unis. Origine réelle : mélange (volontaire) de sables prélevés sur une distance de 300 kilomètres le long de la côte Est des Etats-Unis.
Test n° 2 :
Réponse : Echantillon volcanique actuel évoluant sous climat tempéré, provenant très probablement du volcan Sainte Hélène, et prélevé sur une surface plane. Origine réelle : Echantillon du volcan Sainte Hélène (climat tempéré) prélevé juste après une éruption sur le capot d’une voiture.
Test n° 3 :
Réponse : Echantillon provenant d’une ville du Moyen-Orient, entourée de roches calcaires et soumise aux influences marines. L’échantillon a été soumis à un phénomène mécanique brutal de type explosif et d’origine non naturelle. Origine réelle : Quartz prélevés sur les débris du camion piégé ayant fait exploser l’ambassade américaine de Beyrouth.
Les spécialistes du F.B.I. sont stupéfaits, et confient à LLR une mission : Trouver où a été originellement enterré le cadavre d’un agent de la D.E.A. (Drug Enforcement Agency, agence fédérale américaine de lutte contre la drogue), à l’évidence exhumé puis transporté à l’endroit où son corps a été découvert.
Résultat de l’analyse exoscopique des quartz prélevés sur le cadavre putréfié : Indication sur une carte du Mexique de l’endroit correspondant à la première inhumation du corps, distant de 150 kilomètres de celui où il a finalement été découvert. Fiabilité : Des preuves matérielles (lambeaux de vêtements) sont découvertes dans une excavation proche de l’endroit que LLR avait localisé.
En France, bien d’autres preuves officielles de la fiabilité de l’exocopie seront apportées plus tard dans le cadre de diverses affaires criminelles.