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" Il faut simplifier le système universitaire ", a déclaré hier Gottfried Schatz, président du Conseil suisse de la science et de la technologie (CSST). L'an passé déjà, l'organe consultatif du Conseil fédéral proposait que les universités soient détachées des administrations cantonales. Le professeur Schatz " insiste aujourd'hui en militant pour une autodétermination accrue des institutions ", explique Le Temps. Le CSST plaide également pour une réforme du mode de financement : " Les subventions, résume le quotidien, seraient allouées par tranches de quatre ans (
), elles devraient être davantage mesurées au mérite, soit en fonction de critères tels que le nombre de titres délivrés, les effectifs, les publications scientifiques. "
Avec toutes ces propositions, le chroniqueur de L'Agefi (2297328) se déclare d'accord, ce d'autant plus qu'il s'agit selon lui d'évidences, les demandes du CSST enfonçant surtout des portes ouvertes. Il reste par contre ébahi devant la proposition du Conseil d'instaurer un nouvel organe, un " Conseil suisse de l'enseignement supérieur ". Face à la confusion institutionnelle qui règne dans le domaine, " comment diable a-t-on pu songer un seul instant à créer une structure de plus ", s'exclame-t-il.
La NZZ (2297130) relève que le nouvel organe pourrait remplacer l'actuel CSST. Le quotidien zurichois précise les fonctions qui incomberaient à ce nouveau venu : " vérifier que le contrôle de qualité au sein des hautes écoles corresponde aux standards internationaux, juger la performance des différentes institutions ", proposer les critères pour le financement, dialoguer, en tant que représentant de la science, avec les politiques et les représentants de la société. Un dialogue que le CSST, en tant qu'instance de conseil du Conseil fédéral, n'est en réalité pas sensée exécuter, observe la Basler Zeitung en reprenant un aveu de Gottfried Schatz lui-même (2297256).