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La convention n'a cependant pas passé comme une lettre à la poste. Plusieurs voix se sont élevées contre celle-ci. Beatrice Acklin a dit par exemple soutenir avec conviction le candidat PDC Jean-Pierre Siggen, mais avec la même conviction elle a appelé à voter contre une entente incluant l'UDC, un parti "qui a perdu toute crédibilité, après toutes ses attaques contre le PLR". Elle a fustigé un parti qui défend la "voie isolationniste et une politique familiale réactionnaire".
Selon elle, et quelques autres, cette alliance pourra peut-être avoir du succès à court terme, mais sûrement pas à long terme. L'objectif n'est pas de conclure un mariage, a rétorqué le conseiller national Jacques Bourgeois. "Ce n'est pas un programme commun de la droite, mais sans doute le seul moyen de conserver une majorité de droite au gouvernement", lui a fait écho le conseiller d'Etat Maurice Ropraz. A l'issue du vote, la vice-présidente Antoinette de Weck a salué un moment historique, où pour la première fois la droite part unie dans une élection.
La députée et conseillère communale de la ville de Fribourg a remplacé au pied levé le président Didier Castella, victime d'un léger malaise qui l'a empêché de terminer son discours. Hospitalisé pour un contrôle de précaution, cela ne l'a pas empêché de se tenir au courant des résultats des débats et de transmettre son meilleur message à l'issue du vote.