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Dans le Candide de Voltaire, le philosophe français évoque Eldorado, le Doré en espagnol, lorsque Candide fui l’Europe pour se rendre en Amérique latine. Il y découvre alors un pays miraculeux et parfait portant ce nom.
Si la notion de cité d’or reste présente en tête, il s’agit, dans la légende plutôt d’une contrée. Le mythe des cités d’or courait déjà parmi les conquistadors et les voyageurs dès l’arrivée des Européens sur le continent américain avec Christophe Colomb.
Cependant, l’idée d’une ville entièrement composée du précieux métal n’était pas inconnue du continent européen.
En Espagne, au 12ème siècle, une légende affirmait que sept archevêques, fuyant l’arrivée des Maures à Merida, avaient fondé deux villes d’or: Cíbola et Quivira.
Ce n’est qu’en Amérique que le rêve d’une contrée dorée prend totalement son essor.
L’idée de l’existence de l’Eldorado se renforce avec un missionnaire dominicain du nom de Gaspar de Carvajal, qui va établir les chroniques de l’exploration du bassin amazonien par Francisco de Orellana au 15ème siècle.
Depuis, des générations d’aventuriers ont tenté de retrouver ce lieu, promettant richesse et prospérité à celui qui mettrait la main en premier dessus.
Pourtant, il n’existe ni Eldorado, ni lac Parimé à proximité de la cité, ni Manoa, autre ville légendaire.
Lorsqu’Alexandre de Humbold au 19ème siècle explore l’Amazonie avec une expédition scientifique, il met fin à la légende.
Il ne faut cependant pas oublier que l’absence d’une ville construite en or ne signifie pas l’absence de richesse. Les conquistadors ont bel et bien mis la main sur d’importantes quantités d’or qui peuvent justifier la légende, et les cités Inca, par leur splendeur, brillaient autant que l’or.