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Le pouvoir : pour quoi ? pour qui ? pour le bien-être du peuple ! c'est sa seule légitimité. Pourtant les politiques, aujourd'hui, croient pouvoir gouverner selon leur « bon plaisir », pourvu qu'ils aient été régulièrement élus. Olivier Pinot de Villechenon redécouvre l'idée d'Aristote et de bien d'autres selon laquelle la véritable légitimité naît du respect des fins du pouvoir et non pas seulement de son mode de dévolution. Il montre que le positivisme sert d'habillage à l'absolutisme sous la Ve République. L'absolutisme républicain n'est pas plus légitime que son ancêtre monarchique. De Gaulle, s'il excédait ses pouvoirs, a su démissionner après avoir été désavoué. Avec ses successeurs, l'absolutisme connaît l'outrance. Le président absolu devient un satrape omnipotent. Le pouvoir absolu n'est pas fort : il est autoritaire et parasite. Comment peut-il redevenir légitime ? Par une inflexion de la pratique politique, afin de retrouver l'esprit fondateur de la Ve République, par une séparation des rôles entre : - ceux qui doivent agir (le Parlement, le Gouvernement et les Tribunaux) ; - ceux qui doivent déterminer les fins supérieures du pouvoir et garantir leur respect (le Peuple consulté par référendum, le Président et le Conseil Constitutionnel).