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Une vingtaine de syndicalistes ont manifesté lundi devant le siège du Comité International Olympique (CIO) à Lausanne. Ils ont demandé au CIO de renoncer à utiliser les métaux du groupe Rio Tinto pour réaliser les médailles des Jeux Olympiques (JO) de Londres.
Rio Tinto, un géant minier anglo-australien, est le fournisseur officiel des 4'700 médailles des jeux olympiques et para-olympiques de Londres. La manifestation devant le CIO s'inscrit dans le cadre d'une action mondiale menée à l'initiative d'un syndicat canadien.
Au coeur du conflit: une affaire de lock-out, à savoir de fermeture d'entreprise par la direction pour répondre à une menace de grève. Depuis janvier, Rio Tinto a ainsi "lock-outé" 780 de ses employés à Alma, au Québec, parce que ces derniers refusaient que l'entreprise embauche de nouveaux collaborateurs à des salaires inférieurs de moitié à ceux du personnel permanent, a expliqué le syndicat Unia.
Les JO ternis
"Rio Tinto, qui fournit 99% des métaux servant à la frappe des médailles olympiques à Londres en 2012 ternit cette compétition par ses pratiques de travail condamnables", a déclaré Jean Kunz, secrétaire régional d'Unia. Des syndicats de mineurs ont porté plainte auprès du Comité d'organisation des JO de Londres.
Ces syndicats internationaux, appuyés par Unia, ont demandé lundi au CIO de faire respecter l'esprit olympique. "Nous sommes au courant de la situation", a réagi le service de presse du CIO. "Contractuellement, l'entreprise n'est pas en relation avec le CIO. Elle est un partenaire du Comité d'organisation des JO de Londres".
ATS