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Le phosphore (P) est un élément minéral essentiel à la croissance des plantes. Etant donné que le stock mondial de P facilement extractible est en baisse et qu’une sur-fertilisation de cet élément peut être source de pollution, il apparaît nécessaire d’améliorer l’efficacité des engrais phosphatés en agriculture. Deux expériences indépendantes ont été menées à Agroscope Changins (Suisse) et à RITTMO-Colmar (France) pour comparer l’efficacité d’un engrais combinant un phosphate complexé avec une substance biostimulante (SSP-TIM) à celle d’un engrais phosphaté couramment utilisé: le super simple phosphate (SSP). Chaque expérience a été conduite en serre en conditions contrôlées. L’expérience réalisée à Colmar a été menée sur un sol acide et sableux, celle conduite à Changins sur un sol neutre, argileux avec une forte capacité de fixation du P. Dans les deux cas, cinq procédés ont été comparés: un contrôle (aucun apport de P) et deux doses différentes pour chacun des deux engrais (SSP et SSP-TIM) équivalentes à 25 et à 50 kg de P2O5 par hectare. Sur sol acide, l’engrais SSP-TIM à la dose de 25 kg P2O5/ha a permis une augmentation significative de 19% du rendement total du blé par rapport à l’engrais SSP. Sur sol argileux, l’engrais SSP-TIM a également entraîné une augmentation positive mais non significative de 5% du rendement du blé. Les résultats varient selon le stade de développement de la plante et la dose d’engrais appliquée, entre autres facteurs. Cette étude montre que l’engrais SSP-TIM peut être valorisé dans les deux types de sol, surtout lorsque la dose de l’engrais est réduite, ce qui correspond à de nombreuses situations agricoles en Suisse.
Retarder la date du premier cisaillage présente un intérêt technique limité dans la gestion de la haie foliaire en viticulture. L’impact sur la croissance des entre-cœurs et sur la composition du moût reste faible.
Les produits phytosanitaires contiennent des substances actives et des coformulants. Agroscope a étudié pour la première fois les résidus de coformulants sur des plantes traitées et livre ainsi les bases en vue d’une évaluation des risques pour les consommateurs et consommatrices.
L’efficacité d’un apport d’azote foliaire à la véraison dépend du niveau de carence initiale de la vigne, montre une étude d’Agroscope. Elle confirme les seuils de carence en azote assimilable sur chardonnay mais pas sur sauvignon blanc.