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La RSL veut entamer la nouvelle saison avec la VAR
Les préparatifs ont pris des mois, ils ont été intenses et complexes. La dernière pièce de la mosaïque est encore manquante: l'approbation officielle de la FIFA et de l'IFAB (International Football Association Board) qui est attendue dans le courant de la semaine.
Si tout se déroule comme prévu, 18 arbitres et 10 arbitres-assistants épauleront leurs collègues sur le terrain dans le rôle du VAR (Video Assistant Referee) et de l’AVAR (Assistant VAR) à partir de la Video Operation Room (VOR) à Volketswil (ZH).
Lors de chaque match de Raiffeisen Super League, la VAR peut contrôler chaque scène de la perspective de six à dix caméras. Pour l’heure, la technologie de la ligne de but et de la ligne hors-jeu virtuelle n’est pas utilisée.
Pourquoi la Swiss Football League mise sur la VAR:
Aide supplémentaire: Avec l’assistance vidéo à l’arbitrage, les arbitres obtiennent un appui supplémentaire au cas où ils commettraient une erreur dans une situation susceptible de changer le cours du match. Et grâce à la VAR, ils ont la possibilité de corriger cette erreur claire et évidente.
Encouragement des arbitres: Les arbitres et les arbitres-assistants sont encouragés par le soutien technique de l’assistance vidéo à l’arbitrage, la formation est intensifiée, la qualité augmente et avec elle aussi le niveau de la Raiffeisen Super League.
Standard international: L’introduction de la VAR permet aux arbitres suisses de participer régulièrement à des compétitions internationales. Car la VAR devient le standard mondial (top-ligues en Europe, compétitions FIFA et UEFA, etc.)
Equité: Des études de la FIFA montrent que l’assistance vidéo à l’arbitrage rend le football plus juste, car il y a moins de décisions erronées. La VAR peut intervenir dans les quatre situations suivantes:
- En cas de but: Le but était-il correct? A-t-il été immédiatement précédé d’une infraction aux règles par l’équipe attaquante?
- En cas de scènes de pénalty: Incidents pas traités ou mal traités. A-t-il été immédiatement précédé d’une infraction aux règles par l’équipe attaquante?
- En cas d’expulsion: Incidents pas traités ou mal traités?
- En cas d’identité erronée: Carton jaune ou rouge pour le mauvais joueur.
La VAR n’intervient qu’en cas d’erreur claire et évidente ou si l’arbitre a négligé un incident grave. La VAR n’est pas un «arbitre principal», mais un soutien supplémentaire. La décision finale incombe toujours à l’arbitre sur le terrain.
Information des spectatrices et spectateurs
Si l’arbitre est en contact avec la VAR, il l’indique aux joueurs et aux spectateurs en plaçant une main sur son écouteur. S’il veut regarder une scène dans la Referee Review Area (RRA), il dessine symboliquement le contour d’un écran dans les airs. À la fin du visionnage, il effectue à nouveau le même geste et démontre ensuite sa décision finale. Si l’arbitre modifie sa décision directement suite à la recommandation du VAR, il dessine aussi symboliquement le contour d’un écran en l’air. De plus, les spectateurs sont informés du motif de la vérification en cours et de la décision définitive de l’arbitre par l’affichage vidéo dans le stade ou un graphique sur l’écran de télévision.
La technique arrive, les émotions restent
L’introduction de la VAR n’a pas pour objectif d’établir un football absolument équitable. Le football est un sport pratiqué par des humains, les règles sont édictées et mises en œuvre par des humains. Et la VAR est aussi humaine. Il y aura donc toujours des erreurs et donc aussi une certaine marge d’interprétation et des discussions.