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Il reproche au groupe russe Gazprom "de n'exploiter qu'un septième des capacités des gazoducs ukrainiens et de ne pas utiliser même les quotas réservés et payés en vertu de son contrat avec l'OGTSOU".
Or, souligne l'opérateur ukrainien, des "voies alternatives" permettraient d'envoyer vers l'Europe occidentale des volumes bien plus importants et de remplacer complètement le transit par le gazoduc Nord Stream 1, utilisé actuellement à 40% de sa capacité par la Russie.
Cette chute du transit via l'Ukraine intervient alors que l'inquiétude monte en Allemagne, dépendante du gaz russe, à la veille de l'arrêt total à partir de lundi du gazoduc Nord Stream 1 en raison de travaux de maintenance.
"Climat de peur et de panique"
"Ainsi, alors qu'on prépare la saison de chauffage et de remplissage des réservoirs de gaz, le Nord Stream 1 véhicule seulement 67 millions de mètres cubes par jour, le gazoduc Yamal (via la Pologne) a été arrêté et il n'y a pas d'augmentation du transit par le gazoduc Soudja (via l'Ukraine)", explique OGTSOU.
"Panique, peur, pas de position consolidée: l'objectif du Kremlin est de créer précisément ce climat en Europe avant la saison de chauffage. Pour forcer au final le monde civilisé à négocier avec un pays qui commet des crimes sanglants dans le centre de l'Europe", accuse-t-il.
L'invasion russe de l'Ukraine lancée fin févier a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué des destructions massives dans cette ex-république soviétique.
La guerre lancée par Moscou a également sévèrement affecté l'approvisionnement en gaz et pétrole sur fond de lourdes sanctions économiques contre la Russie.