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John Lumbala Tshidika est suspecté de détenir des «informations top secret» sur certaines transactions financières réalisées àä travers cette banque commerciale, dirigée par le Franco-Libanais Roger Alfred Yaghi. Yaghi est un proche du président Kabila, mais aussi du gouverneur de la Banque Centrale du Congo. Lumbala n'a pas été interrogé seulement sur ces «informations», mais aussi sur un contrat d’assistance liant l’Office des Douanes (OFIDA) à la nébuleuse firme américaine Customs and Tax Consultancy CTC.
jeudi 18 décembre 2008
John Lumbala Tshidika est suspecté de détenir des «informations top secret» sur certaines transactions financières réalisées àä travers cette banque commerciale, dirigée par le Franco-Libanais Roger Alfred Yaghi. Yaghi est un proche du président Kabila, mais aussi du gouverneur de la Banque Centrale du Congo. Lumbala n'a pas été interrogé seulement sur ces «informations», mais aussi sur un contrat d’assistance liant l’Office des Douanes (OFIDA) à la nébuleuse firme américaine Customs and Tax Consultancy CTC.
jeudi 4 décembre 2008
Zola Mubiala* se sent berné. En échange du droit d’exploiter ses terres, on lui a donné une demi-caisse de bière, cinq kilos de sucre, six paquets de savon et un paquet de sel. Ou plutôt la moitié, car il a dû partager avec son copropriétaire. Ne connaissant pas la vraie valeur de ses terres, Mubiala a accepté ce prix dérisoire, permettant ainsi à l’entreprise forestière d’abattre les géants du bout de forêt qui lui appartenait près de Tolo, dans la province congolaise de Bandundu.
La société Sodefor fait partie d’un consortium qui a son siège au Liechtenstein. Mubiala se sent floué, même si on lui a promis 12 cents américains par mètre cube de bois coupé sur ses terres. En effet, personne ne contrôle les quantités abattues pour être transformées en parquet spécial de haut prix en Europe. En l’absence d’autorités en état de fonctionner, Mubiala ne peut même pas faire valoir son droit à cette somme symbolique. Il ne lui reste donc que la bière, le sucre, le savon et le sel. Son voisin est encore plus mal loti: ne parlant que le lingala, langue principale dans le bassin du Congo, ce vieil homme aux cheveux blancs a signé un contrat en français, qu’il n’a pas pu lire. De telles pratiques commerciales rappellent le commerce des perles de verre de la grande époque de l’impérialisme, et s’inscrivent dans une tradition tristement célèbre au Congo.
L'organisation non gouvernementale Greenpeace a étudié les méthodes commerciales des entreprises occidentales actives dans le secteur du bois au Congo. Cette zone ininterrompue de forêt tropicale, deuxième en taille après l’Amazonie, est gravement menacée et risque de disparaître. Elle est pourtant le cadre de vie de nos plus proches parents animaux – bonobos, chimpanzés et gorilles – et abrite de nombreuses autres espèces d’animaux et de plantes. Les conséquences du pillage dépassent la région. En effet, la forêt détruite cesse d’absorber du CO2. La coupe forestière et la construction de routes provoquent par ailleurs de fortes émissions de CO2.
La destruction des forêts anciennes va de pair avec le pillage que subissent les populations locales. L’exemple de la région de Nioki, dans la province de Bandundu, est éloquent: des routes auparavant bien entretenues sont maintenant délabrées, du fait de l’arrivée des poids lourds de Sodefor. L’électricité est coupée dans la plupart des quartiers. Les hôpitaux manquent des équipements les plus élémentaires. Après le passage de Sodefor, les zones sont très souvent abandonnées, parce que la destruction de la forêt signifie aussi la disparition des moyens d’existence, et parce qu’il n’y a plus de travail. Les habitants gagnent les bidonvilles au bord du fleuve – la seule possibilité de n’être pas totalement coupé de tout moyen de transport. Le gibier et le poisson se font rares; les racines de manioc sont tout ce qui reste à la population.
Sous la pression de la Banque mondiale, la RDC a certes créé une loi forestière plutôt progressiste: 40% des impôts payés par les entreprises du secteur du bois sont versés aux communautés locales. Mais en réalité, les communes n’obtiennent que des «cadeaux symboliques». Les écoles que l’on promet de construire ne sont que des baraques en tôle qui n’ont même pas de bancs pour les élèves. Les communes forestières ne perçoivent qu’une indemnisation très modeste, voire inexistante, pour leur territoire traditionnel livré au pillage. Les protestations éventuelles sont réprimées par l’intimidation et la violence. Et les populations concernées ne peuvent pas compter sur la protection des autorités, car la corruption permet aux firmes de faire arrêter de façon arbitraire les «meneurs » présumés.
La Banque mondiale joue un rôle important. Elle est le principal bailleur de fonds et a donc les moyens d’orienter avec des conditions financières l’avenir de ce pays affaibli par la guerre civile – avec des conséquences positives ou négatives. En 2002, la Banque mondiale a réussi à persuader le gouvernement transitoire d’instaurer un moratoire sur l’octroi de nouveaux droits de coupe, et de ne pas élargir les droits existants. Mais la réalité est malheureusement bien différente: jusqu’en avril 2006, ce même gouvernement a conclu 107 nouveaux contrats avec l’industrie forestière, sur une surface de plus de 15 millions d’hectares, contrairement aux accords avec les pays donateurs et en contradiction avec le moratoire. Ces violations de contrat s’expliquent par la corruption au quotidien en RDC. Un fonctionnaire de la province a déclaré à Greenpeace: «Nous avions ordre de ne pas procéder à des inspections… les entreprises du bois jouissent de la protection des sommets de la hiérarchie.» Et les inspecteurs, peu nombreux, n’ont souvent pas de voiture ou de vélo pour visiter les concessions éloignées.
Une chance existe encore de protéger la deuxième forêt tropicale de la planète. La Banque mondiale doit empêcher la suppression du moratoire sur les droits de coupe prévue pour l’année en cours. Les nouvelles concessions ne doivent être accordées qu’à condition que les communautés locales bénéficient d’un plan équitable pour l’utilisation des terres, prévoyant un réseau de zones de protection des forêts anciennes. Ce plan de développement doit inclure des modèles alternatifs destinés à lutter contre la pauvreté et à préserver les ressources naturelles.
* Nom d’emprunt choisi par souci de protection contre la répression.
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Rapport de Greenpeace à télécharger [document PDF]
jeudi 31 juillet 2008
Le rapport «Arnaques au Congo» montre comment Danzer Group, un groupe transnational de l’abattage de bois dont le siège est à Zoug (Suisse), fait de l’évasion fiscale en Afrique et transfert ses bénéfices, sans avoir payé d’impôt, sur des comptes en banque offshore. Ce faisant, Danzer Group pille deux fois les États du bassin du Congo; ils perdent leurs précieuses forêts pluviales et sont arnaqués sur les impôts dus.
Les documents internes de Danzer Group publiés dans le rapport de Greenpeace expliquent le système mis au point pour transférer les bénéfices au moyen d’abus dans la tarification interne au groupe (mal tarification): Siforco, la filiale africaine de Danzer vend, à un prix inférieur à la valeur marchande réelle, du bois tropical à Interholco, la société commerciale suisse de Danzer. La différence est réglée par des payements inofficiels sur des comptes en banque offshores en Europe. Danzer évite ainsi de nombreux impôts congolais. Mais Danzer n’est pas seule, de telles arnaques fiscales sont plus la règle que l’exception.
Greenpeace estime qu’entre 2000 et 2006, les arnaques de Danzer ont privé les gouvernements de la République démocratique du Congo et de la République du Congo de près de 12 milliards de Fc de revenus fiscaux – 50 fois le budget annuel du ministère de l’environnement du Congo.
Danzer Group et d’autres déplacent des millions en provenance de la région du Congo à une époque ou la communauté internationale des États donateurs et la Banque mondiale injectent des milliards dans cette région meurtrie par les guerres pour y favoriser la stabilité et le développement.
Le rapport de Greenpeace fournit des preuves que le modèle de développement basé sur l’abattage industriel de bois est nuisble à la population; il contribue en outre à détruire la deuxième forêt pluviale de notre planète. La forêt pluviale du Congo a une valeur inestimable pour le climat planétaire et constitue le dernier biotope de nombreuses espèces animales et végétales dont certaines sont très rares; des population indigènes, comme les pygmées, ont en en outre besoin pour survivre.
Ces dernières années, le Congo a octroyé à l’industrie du bois des concessions d’abattage commercial de bois sur des millions d’hectares de forêts pluviales. Les forêts sont litérallement pillées pour assurer un profit rapide, et souvent illégalement. La Banque mondiale est le principal créancier et cherche à vérifier la légalité des concessions accordées.
Greenpeace appelle la Banque mondiale à s’engager pour la radiation de toutes les concessions d’abattage octroyées depuis mai 2007. Le moratoire sur l’abattage doit être prolongé jusqu’à ce que l’industrie du bois soit soumise à un contrôle approprié et qu’un plan d’utilisation du territoire soit établi qui mette au premier plan les besoins de la population et de l’environnement.
jeudi 26 juin 2008
Parmi les facteurs de cette relance agricole, il y a selon Mobutu notamment la distribution des intrants agricoles et des semences améliorées aux paysans, l’octroi des crédits agricoles, ainsi que la réhabilitation du port de l’Onatra, du Chemin de fer des Ueles et de certains tronçons routiers pour faciliter l’évacuation des produits.
jeudi 12 juin 2008
jeudi 5 juin 2008
C’est au début du mois de mars que le bureau diocésain de développement de Buta a terminé la récolte de riz. Selon le responsable de ce bureau, l’investissement nécessitait 200 kilos de riz pour la semence. Les collectivités de Balele (territoire de Poko), Zogbia, Ganga et Dingila (territoire de Bambessa) étaient concernées. La même source affirme que la dernière récolte a produit environ 500 tonnes. Ce riz ne peut pas être évacué vers les grands centres de consommation non plus.
jeudi 29 mai 2008
Compte tenu de l’importance de l’usage du transport ferroviaire dans le Congo, le Cluster Logistique avait renforcé la capacité des transports ferroviaires de la communauté humanitaire par le leasing de 2 locomotives en Afrique du Sud et technicien spécialisé dans le transport ferroviaire a également été recruté pour la réhabilitation de 50 wagons de la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC), afin que cette dernière, en contre- partie, améliore ses services vis -à- vis de la communauté humanitaire.
Le Cluster Logistique prévoit aussi de recourir à ses services pour la réhabilitation du Chemin de fer des Uélé en 2008. Il importe de souligner le soutien logistique considérable que le train «Kalemie-Express» a apporté à l’ensemble des acteurs humanitaires du Katanga durant l’année 2007. Ce train humanitaire a acheminé à travers le Katanga plus de 2874 tonnes de fret humanitaire de février à Décembre 2007 à des frais beaucoup plus bas que par les transports aériens très coûteux.
jeudi 13 mars 2008
En outre, le budget pour l’exercice 2007 évalué à près de 30 millions de dollars américains n’est jamais parvenu à cette société étatique. L’entreprise ne tourne presque pas. Raison pour laquelle les cheminots de cette partie de la province Orientale ont organisé successivement deux marches pacifiques pour revendiquer leurs salaires.
Par contre nous demandons une réponse: où ont passé les 30 000 000 $ prévu pour la relance de notre chemin de fer?
Commentaire par Esperence Monoko Polele
jeudi 24 janvier 2008
Pendant 20 ans les gens d'Isiro ont vécu dans une situation pratiquement impossible. Tout cela est selon Célestin Bekabisia, président de la FEC/Haut Uélé, dû à l’enclavement d’Isiro. Les routes n’étaient plus entretenues et l’Office des routes avait cessé de travailler normalement. Depuis, l'économie locale a commencé à utiliser l’avion. Au mois de janvier, un fût d’huile de palme couta 150 $, une bouteille 400 Fc. Des prix élevés qui n’ont jamais existé auparavant. Bekabisia comprend, que les vendeurs d’huile «doivent augmenter le prix de leur produit parce qu’ils doivent acheter un pagne, un vélo, un poste de radio et payer les soins médicaux. Ils ont compris que tout ce qui vient par voie aérienne coûte cher», comme il a rapporté sur les antennes d'Okapi.
Pour le président de la FEC/Haut Uélé, la voie salutaire demeure la route et la voie ferrée: «Si l’on pensait à réhabiliter les chemins de fer et le port de Bumba, ce serait le salut. La vie va reprendre parce que les gens vont travailler le coton.»
Commentaire par Esperence Monoko Polele