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Il n’est plus nécessaire d’attendre le résultat officiel du 11 juin pour affirmer qu’Alan Garcia est, à nouveau, le président du Pérou. Il a été choisi comme moindre mal face à Humala Ollanta, ex-militaire décrit comme le « Chavez Péruvien » et soupçonné d’aventuriste dans ses propositions.
Garcia a promis qu’il avait mûri depuis son dernier mandat de président qui prit fin en 1990 et qui est considéré comme le pire de l’histoire péruvienne. Il explique cela en disant qu’il n’avait que 35 ans et que son parti n’avait pas gouverné depuis plus de 50 ans. Le résultat a été environ 3000% d’inflation; il était préférable alors de courir acheter du matériel lorsqu’on recevait un salaire pour pas qu’il ne se déprécie pas trop.
Ensuite Garcia a fui le pays car il était accusé de corruption et de violation des droits de l’homme. Il a échappé au jugement pour être resté suffisamment longtemps en dehors du pays mais les accusations de corruption ont été démontrées.
La mise en garde est donnée, le quotidien libéral de Lima Peru 21 titre: « Ce n’est pas un chèque en blanc, M. Garcia ».
Son mandat s’annonce difficile; il va devoir construire une majorité parlementaire, son parti n’a que 36 sièges sur les 120 du Congrès, même Ollanta en a obtenu 45. De plus au vu de son passé il est fort possible que les élus réfléchiront à deux fois avant de le soutenir.
Malgré tout le Pérou suit la tendance sud-américaine et penche à gauche, Garcia comme social-démocrate devrait s’inscrire dans le mouvement modéré de la gauche suivant les pas de Lula. Il reste à savoir si avec le peu de crédibilité et de soutien qu’il possède il va pouvoir réellement effectuer une quelconque réforme dans ce pays fracturé par les inégalités sociales malgré une excellente croissance économique ces dernières années.