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Le 17 octobre marque la Journée internationale pour l'éradication de la pauvreté. Nous avons l'habitude d'entendre parler des effets bien connus de la pauvreté… mais qu’en est-il des autres effets, ceux moins visibles?
Bonne nouvelle, la pauvreté recule à nouveau en 2019!
La plupart d'entre nous connaissent le discours dominant sur l'extrême pauvreté: malnutrition, manque d'eau potable, logements insalubres et accès limité à l'éducation. Bien qu'il s'agisse des conséquences bien réelles de la pauvreté, d'autres effets retiennent beaucoup moins l'attention. Pourtant, ils ont un impact tout aussi important sur la vie des personnes vivant dans la pauvreté.
Les formes multiples et variées de la pauvreté
La réalité est que la pauvreté prend des formes très différentes selon les contextes. La pauvreté rurale et la pauvreté urbaine ne se ressemblent pas. La pauvreté peut en outre être exacerbée par les conflits, la dégradation de l'environnement ou par les facteurs sociopolitiques. Du coup, ces causes entraînent des formes très différentes de pauvreté.
Il est important de noter que bien des progrès ont été réalisés dans la lutte contre la pauvreté. Il y a moins d'enfants et de nourrissons qui meurent de causes évitables. Le pourcentage de la population mondiale vivant dans l'extrême pauvreté recule de façon réjouissante. L'accès à la téléphonie mobile, par exemple, a permis aux personnes vivant dans la pauvreté d’accéder aux crédits, aux services bancaires ainsi qu’à d’autres services améliorant leur qualité de vie.
Mais plus de 700 millions de personnes (dont 385 millions d’enfants) vivent encore avec moins de CHF 1,90 par jour. Plus de 1,9 milliard de personnes vivent avec moins de CHF 3,20 par jour. Il est clair que la lutte contre la pauvreté est loin d'être terminée.
Voici trois défis moins connus auxquels les personnes vivant dans la pauvreté sont confrontées dans le monde d'aujourd'hui:
1. Morts et blessés de la route
Chaque année, 1,25 million de personnes sont tuées et 20 à 50 millions sont grièvement blessées sur la route. 90% de ces décès et blessures surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, selon la Banque mondiale.
Les personnes vivant dans la pauvreté sont touchées de manière disproportionnée par les accidents de la route. Le manque d'accès à des modes de transport sûrs les rend vulnérables, en particulier dans les zones urbaines très fréquentées.
Les accidents de la circulation routière touchent de surcroît le plus souvent les jeunes et les jeunes adultes âgés de 15 à 29 ans - les personnes en âge de travailler. Ces cas de décès et de blessures ont des répercussions négatives directes sur le capital humain, le PIB et la qualité de vie des pays.
Alfonze est un enfant parrainé par Compassion qui a été grièvement blessé lors d'un accident de voiture au Rwanda. Les collaborateurs de Compassion dans sa région se sont mobilisés pour venir en aide à la famille d'Alfonze, pour assurer des soins médicaux et une couverture d'assurance.
Mais défendre les intérêts des enfants, des jeunes et de leur famille à la suite d'un accident de la route n'est évidemment pas ce que le personnel de Compassion espère faire. Compassion s'efforce plutôt d'aider les jeunes à voyager en toute sécurité grâce à des initiatives comme la fourniture de bicyclettes. Cela favorise des déplacements plus sûrs et améliore la fréquentation scolaire des enfants.
2. Maladies non transmissibles: diabète, cancer et maladies cardiaques
Quand on pense aux maladies qui affectent les personnes vivant dans la pauvreté, on peut penser aux maladies transmises par les moustiques comme le paludisme, la dengue, les maladies d'origine alimentaire ou hydrique comme le choléra.
Mais les personnes vivant dans la pauvreté sont de plus en plus touchées par des maladies non transmissibles (les MNT). Cela inclut des maladies telles que le diabète, le cancer et les maladies cardiovasculaires - des maladies qui étaient autrefois considérées comme des «maladies des riches».
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les maladies non transmissibles constituent un problème de développement et un problème socio-économique qui frappent désormais aussi bien les riches que les pauvres. Malheureusement, elles infligent davantage de problèmes de santé et de conséquences aux plus démunis. Une alimentation saine et un mode de vie sain présentent un coût élevé, souvent inaccessible pour les plus démunis. En outre, les plus démunis sont davantage susceptibles de vivre à proximité de facteurs environnementaux dangereux tels que les produits chimiques, la pollution, etc.
Andualem, un enfant parrainé par Compassion en Ethiopie, s’est vu diagnostiquer une maladie cardiaque dans son enfance. Grâce au soutien de Compassion, il a pu avoir accès à un traitement qui lui a sauvé la vie, y compris une intervention chirurgicale à cœur ouvert et un traitement continu.
«Avant l'opération, je ne pouvais pas marcher de longues distances», dit-il. «J'étais toujours très fatigué. Maintenant, je peux marcher où je veux et aussi longtemps que je veux.»
Grâce à son fonds médical, Compassion aide à couvrir les frais de chirurgie, de traitement du cancer, de médicaments contre le diabète et d'autres traitements pour les enfants et les familles vivant dans la pauvreté. Notre objectif est de voir les enfants sortir de la pauvreté pour qu'ils puissent mener une vie qui ait du sens. Nous ne voulons pas que quoi que ce soit, y compris un diagnostic qui change leur vie, s'y oppose.
Bien que tous les MNT ne soient pas évitables, le programme de parrainage de Compassion enseigne et équipe les enfants pour qu'ils adoptent des modes de vie sains.
3. Manque d'accès aux systèmes d'application de la loi et de justice
Les systèmes judiciaires du monde entier excluent souvent les personnes vivant dans la pauvreté. A l'échelle mondiale, les exclus du système judiciaire sont au nombre de 5,1 milliards de personnes. Le manque de ressources et la corruption conduisent à la persistance de systèmes judiciaires médiocres. Les personnes vivant dans la pauvreté sont donc exposées aux mauvais traitements, à l'exploitation, à l'esclavage et à la violence.
Si un enfant parrainé à travers Compassion est victime de violence, d'exploitation ou de mauvais traitements, le personnel de protection de l'enfance de Compassion est bien placé pour intervenir et défendre ses droits. Nos collaborateurs sont formés pour mettre l'enfant en sécurité, défendre les droits des enfants.
Au-delà, les enfants parrainés sont formés pour transformer eux-mêmes ces systèmes! On trouve des anciens élèves de Compassion dans les services de police, les salles d'audience et l’administration de nombreux pays. Ils incarnent l'intégrité et la justice, à l'image du Christ qu'ils ont apprises tout au long des années où ils ont fréquenté les activités du centre d’accueil de Compassion.
Miriam, ancienne filleule de Compassion et membre du Service de police du Kenya affirme :
«La discipline et la confiance profonde en Dieu - des choses qui m'ont été inculquées dès mon plus jeune âge - sont devenues essentielles dans l'exercice de mes fonctions. Dans un pays où la police est entachée de corruption, je veux être un agent de la loi intègre et juste, pour protéger et servir tous les citoyens sans compromis.»
Libérer les enfants de la pauvreté
Les effets de la pauvreté sont multiples et diversifiés. La pauvreté ne se ressemble pas toujours et la façon dont elle se manifeste dans la vie des gens est différente selon les circonstances et les contextes. C'est pourquoi le modèle de développement de l'enfant de Compassion est conçu pour répondre aux besoins des enfants dans leurs contextes uniques.
Certes, les effets de la pauvreté se compliquent et se diversifient. Pourtant, l'éradication de la pauvreté n’en devient que plus complexe et urgente. Nous restons mobilisés pour libérer chaque jour plus d’enfants de l’extrême pauvreté, au nom de Jésus.
Avez-vous appris quelque chose de nouveau sur la pauvreté dans cet article ?