Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06928.jsonl.gz/1135

Ils avaient l'âge de sortir de l'uni pour aller chercher un vrai job dans la vraie vie. Et puis, d'un coup, la richesse leur est tombée dessus entre deux cours d'algorithme. Malins et pugnaces, intelligents et complètement geeks, les nouveaux riches de la high-tech n'avaient pas 30 ans lorsqu'ils sont devenus milliardaires.
Ce ne sont pas des capitaines d'industrie. Leur fortune est assise sur du vent, celui des réseaux sociaux et des moteurs d'internet, des boutiques ouvertes sur le net vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept. Mieux encore, leurs entreprises ne rapportent rien, mais la bourse les valorise quand même en milliards de dollars. Comme un pari fou sur l'avenir.
Que font ces riches kids du net avec leur argent? Bonne question. Des maisons, des investissements et de l'altruisme: les Moghols du high-tech sont finalement des riches comme les autres, qui bâtissent peu de châteaux en Espagne, mais croient en l’humanité. Voici les plus représentatifs.
L'homme-médecine
BILL GATES, 58 ans, fondateur de MicrosoftFortune personnelle estimée:
84 milliards de dollars
Cliquez sur les icônes!
113 millions de dollars
La valeur de sa maison de 6100 m2 baptisée Xanadu 2.0, en hommage au château insensé de Citizen Kane dans le film d'Orson Welles.
8,7 millions de dollars
Le prix d'acquisition d'un domaine équestre en Floride pour sa fille Jennifer.
50 millions de dollars
La somme débloquée en 2014 par la Bill & Melinda Gates Foundation pour aider à combattre le virus Ebola.
30,8 millions de dollars
Le prix d'achat du Codex Leicester, l'un des carnets de note de Léonard de Vinci acquis par Bill Gates en 1994.
200 millions de dollars
Le montant déboursé par le fonds d'investissement privé, pour acheter en 2013 l'Hôtel Four Seasons Punta Mita de Mexico.
37 millions de dollars
Depuis 2000, Bill Gates consacre avec sa femme Melinda une partie de sa colossale fortune à faire progresser la recherche humanitaire.
On connaît tous l'histoire du nerd à lunettes qui s'est lancé à 17 ans dans le business des systèmes d'exploitation informatique. Après cinq ans de disette, le fondateur de Microsoft, créateur de Windows, regagnait en 2014 son rang d'homme le plus riche du monde. Une fortune qui lui a longtemps servi à se faire plaisir. Avant d'en mettre une bonne partie au service du bien commun.
Le propriétaire
LARRY ELLISON, 70 ans, fondateur d'OracleFortune personnelle estimée:
47 milliards de dollars
Cliquez sur les icônes!
110 millions de dollars
La valeur de sa propriété de 9300 m2 de Woodside en Californie.
300 millions de dollars
La somme investie pour posséder 97% de Lanai, une petite île hawaïenne habitée par 3200 personnes et 400 chats.
100 millions de dollars
En 2014, il a dépensé cette somme pour Oracle Team USA, l’équipe de voile qu’il a fondée et qui participe à la Coupe de l'America.
5 millions de dollars
Sa donation à un Centre de recherche après que le milliardaire a souffert d'une fracture de l'épaule causée par une chute de vélo.
380 000 dollars
Le prix de sa supervoiture Lexus LFA. «Une Toyota blanche» comme il aime la décrire avec simplicité.
Il est né pauvre et a été élevé par une tante et un oncle dans le ghetto juif de Chicago. L'histoire de Larry Ellison ressemble au scénario d'un film de Charlie Chaplin dont le héros serait devenu immensément riche en développant un logiciel qui traiterait des gigaoctets de données.
Challenger historique de Bill Gates dans le classement des hommes les plus riches du monde, il a depuis longtemps abandonné l'idée de rattraper le fondateur de Microsoft dont la fortune est à peu de chose près le double de la sienne. Mais comme lui, il consacre son argent à des donations.
Le passionné
JEFF BEZOS, 50 ans, fondateur d'AmazonFortune personnelle estimée:
27 milliards de dollars
Cliquez sur les icônes!
28 millions de dollars
La valeur de sa maison de Seattle, située sur les bords du lac Washington.
2,5 millions de dollars
L'aide accordée par Jeff Bezos pour soutenir le référendum sur le mariage homosexuel aux Etats-Unis.
500 millions de dollars
Son investissement dans Blue Origin, son projet d'agence de tourisme spatial. Au point mort actuellement.
42 millions de dollars
La somme consacrée à la fabrication de Clock of the Long Now, une horloge conçue pour fonctionner 10000 ans.
250 millions de dollars
Le prix du quotidien «Washington Post» que Jeff Bezos s'offrait en 2013.
Pas d'île paradisiaque, ni d'antiquité ou de grand projet pour sauver le monde. Jeff Bezos consacre l'essentiel de son argent à ses passions: l'astronomie, la science et l'information. Mais aussi à financer, certes modestement (on parle de 16 000 dollars), le Parti démocrate américain.
La vie simple
Larry Page, 41 ans, et Sergey Brin, 41 ans, fondateurs de GoogleFortune personnelle estimée:
28 milliards de dollars pour le premier,
28 milliards pour le second
Cliquez sur les icônes!
4,5 millions de dollars
L'investissement de Sergey Brin dans Space Adventures, une compagnie de tourisme spatial basée en Virginie.
187 millions de dollars
La somme donnée en 2014 par le Brin Wojcicki Foundation pour la recherche sur la maladie de Parkinson dont souffre la mère de Brin.
1,3 millions de dollars
Le coût d'entretien annuel du Boeing 767-200 que les deux patrons de Google se partagent.
Ils ont trouvé le moyen de faire de l'argent avec un média qui se voulait gratuit. En quelques années, Larry Page et Sergey Brin ont transformé la face d'internet avec un simple, mais redoutablement efficace, moteur de recherche. Google est partout, dans la publicité, dans votre téléphone portable, dans les voitures Uber et même sur votre nez en dépit du fait que les Google Glass sont peut-être le plus gros bad buzz de ces deux dernières années. Pour autant, les deux multimilliardaires fondateurs de Google ne succombent pas à la folie des grandeurs. Alors oui, leur entreprise possède des jets, mais, pour le reste, Larry Page et Sergey Brin investissent dans des plaisirs raisonnables et supportent des actions sociales et la recherche dans la santé.
L'apprenti milliardaire
Mark Zuckerberg, 30 ans, fondateur de FacebookFortune personnelle estimée:
33 milliards de dollars
Cliquez sur les icônes!
25 millions de dollars
La somme donnée par le couple pour aider à l'éradication du virus Ebola.
66 millions de dollars
En 2014, Mark Zuckerberg et sa femme Priscilla Chan s'offraient 144 hectares de sable de Kauai, l'île principale de l'archipel d'Hawaï.
7 millions de dollars
Le prix de sa maison de 1524 m2 située à Palo Alto, à deux pas de son bureau.
On le dit près de ses sous et plutôt amateur de VW Golf que du dernier modèle sorti des usines Tesla. A force, il a quand même fini par abandonner son sweat à capuche et ses claquettes Adidas pour adopter le costume croisé du milliardaire de la Silicon Valley. Mark Zuckerberg utilise sa fortune récente pour s'acheter des biens et faire le bien, comme son modèle Bill Gates.
Le Bezos chinois
Jack Ma, 50 ans, fondateur d’AlibabaFortune personnelle estimée:
15 milliards de dollars
Cliquez sur les icônes!
3 milliards de dollars
La somme approximative personnelle qu'en 2014 Jack Ma a mise au pot de son trust philanthropique.
Jack Ma, c'est un prof d'anglais de l'Université Hangzhou qui a eu du flair. En 1995, il anticipe le succès d'internet en Chine et fonde l'un des premiers sites de l'Empire du Ciel. Quatre ans plus tard, il ouvre Alibaba, portail d'e-commerce dont l'entrée en bourse cette année est la plus grosse jamais réalisée dans l'histoire des marchés. Très concerné par l'écologie, Jack Ma consacre l'essentiel de sa fortune au développement de projets environnementaux, mais aussi éducatifs et sanitaires.
L'héritière
Laurene Powell Jobs, 50 ans, veuve de Steve JobsFortune personnelle estimée:
17 milliards de dollars
Cliquez sur les icônes!
138 millions de dollars
Le prix de «Venus», le yacht voulu par son mari – mais décédé avant sa mise à l'eau – et dessiné par Philippe Starck. L'unique folie du couple.
C'est l'une des très rares femmes à vivre du high-tech. Les mauvaises langues diront que Laurene Powell Jobs doit sa fortune à son mari Steve Jobs, fondateur d'Apple disparu en 2011, et qui, entre ses participations dans Apple et celles dans Disney, a laissé à sa famille de quoi largement voir venir. Réputé pingre, Steve Jobs donnait relativement peu de son vivant. C'est sa femme qui se chargeait des actions philanthropiques, mais en son nom.
En bonne donatrice, Laurene Powell Jobs ne révèle aucun chiffre de ses participations. Elle est la fondatrice d'Emerson Collective, une organisation qui vient en aide à des projets d'utilité publique et éducative. Elle a également cofondé College Track pour soutenir les étudiants dans le besoin. Elle appartient enfin au board de la Stanford University.