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"Je suis le visage de cette défaite", a écrit Balthasar Glättli dans une lettre adressée aux médias, ajoutant que le parti "mérite" un "nouveau départ" avec un "nouveau visage". Même s'il dit qu'il "n'est pas le seul à avoir fait faux", il juge ne plus pouvoir "briller" pour son parti, se comparant à un lampadaire de rue, éclairant vers le haut et vers le bas.
Le Zurichois de 51 ans a aussi estimé que "dans un parti, il y a la responsabilité de se mettre en avant au bon moment. De relever des défis. Et il y a la responsabilité de se retirer au bon moment. De donner une chance aux nouvelles forces".
Balthasar Glättli dit avoir fait part de sa décision à la direction du parti le lendemain des élections fédérales et une semaine après le dimanche électoral au comité et au groupe parlementaire. Le Zurichois est en poste depuis 2020.
"Il est temps d'ouvrir un nouveau chapitre pour les Vert-e-s, et cela nécessite que je cède la place", a-t-il expliqué dans l'émission Forum de la RTS mardi.
Interrogé sur la responsabilité des militants du climat dans la défaite des Vert-e-s lors des dernières élections fédérales, Balthasar Glättli minimise un éventuel impact négatif de certaines actions militantes. "Cela aurait éventuellement pu mobiliser nos adversaires, mais je ne crois pas qu'une personne qui défend les valeurs des Vert-e-s n'ait pas compris nos différents rôles - en tant que parti, en tant que mouvement citoyen, en tant que défenseurs de la désobéissance civile. On a toujours fait la différence", souligne-t-il.
>> L'interview de Balthasar Glättli dans Forum:
Réélu au National
Réélu en octobre pour un quatrième mandat au Conseil national, Balthasar Glättli dirigeait les Vert-e-s suisses depuis 2020. Le Zurichois de 51 ans avait alors succédé à Regula Rytz à ce poste. Auparavant, il était président du groupe parlementaire depuis 2013.
Sous sa présidence, les écologistes n'ont pas réussi à rééditer leur résultat de 2019 lors des dernières élections fédérales en octobre dernier, perdant jusqu'ici deux sièges au Conseil des Etats, à Genève et dans le canton de Vaud, et cinq mandats au Conseil national.
Le 22 octobre dernier, lors de la ronde des présidents de partis, Balthasar Glättli avait qualifié les résultats de son parti de "gifle", après le recul de 3,4 points, à 9,8%. "Il n'y a rien à enjoliver", avait-il pointé. Et de se montrer inquiet de l'avancée de l'UDC.
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"C'est un mauvais signe pour la protection du climat, l'égalité, mais aussi pour les relations avec l'Europe", avait aussi déclaré le Zurichois. Tous les autres partis doivent maintenant s'unir pour trouver une politique permettant à la Suisse de continuer à avancer et qu'on ne fasse pas que pratiquer une politique de bouc émissaire, selon lui.
>> L'analyse de Pierre Nebel dans le 12h45:
Le parti salue le mandat de son président
Dans un communiqué, le parti salue le mandat de son président, qui a dirigé les Vert-e-s "avec clarté", "en des temps marqués par de nombreuses crises". Les Vert-e-s n'ont jamais eu autant de membres, se félicitent-ils aussi. Et il n'y a jamais eu autant de candidats que lors des élections fédérales du mois dernier.
Le parti se félicite encore d'avoir réussi, sous la présidence de Balthasar Glättli, à mettre de nouveaux accents sur la politique climatique, citant par exemple l'acceptation de la loi sur la protection du climat en juin dernier. Il relève également son positionnement en matière de politique européenne.
Une co-présidence?
Le parti précise que sa direction va constituer une commission de sélection vendredi. Le comité national formera une commission électorale en son sein le 16 décembre. La présidence et la vice-présidence pour les quatre prochaines années seront élues par l'assemblée des délégués le 6 avril prochain.
Le parti est ouvert à une co-présidence. A la radio alémanique, le président partant a confié qu'il verrait bien un duo lui succéder, "plus jeune et plus féminin".
Le vice-président des Vert-e-s et conseiller national genevois Nicolas Walder a quant à lui indiqué mardi se tenir à la disposition de son parti pour une coprésidence. Il pourrait s'imaginer coprésider les Vert-e-s avec la Bâloise, Sibel Arslan, elle aussi vice-présidente des Vert-e-s suisses.
Les deux travaillent déjà ensemble au sein de la commission des affaires juridiques et de la commission de politique extérieure du Conseil national. "Sibel Arslan est une personne très agréable et surtout très compétente", a écrit le Genevois.
L'annonce de Balthasar Glättli intervient deux jours après la non-réélection de la conseillère aux Etats genevoise Lisa Mazzone, vice-présidente du parti suisse. Les Vert-e-s souhaitent en outre obtenir un siège au Conseil fédéral en décembre, avec la candidature du Fribourgeois Gerhard Andrey.
>> L'analyse de Mathieu Henderson dans l'émission Forum:
boi avec ats