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4 juillet 2022
Voilà durant toute une année un garçon de ma classe que je considérait comme mon ami m’était ces mains sur mes cuisses et j’essayais de m’écarter, mais il continuait et il arrivait que je ne disais rien comme il n’arrêtait pas. Cela est arrivé plusieurs fois durant toute l’année. Il arrivait qu’il me tienne la main alors que je ne voulais pas et je l’ai donc enlevé, mais il l’a reprenait. Il a aussi mis sa main dans mon dos sous mon t-shirt cette fois là je n’ai rien réussi à dire.
Et donc je me demandais si les mains sur la cuisse sont considérés comme des attouchements et la main dans le dos aussi ? Et cela même si je n’ai pas forcément dit non ?
Bonjour,
Vous vous demandez si les mains sur la cuisse ou dans le dos, sous le t-shirt, sont considérés comme des attouchements. Pour vous répondre, il faut distinguer entre les « attouchements d’ordre sexuel » au sens du Code pénal et la notion d’« attouchement » au sens large (en dehors d’un sens juridique).
Pour le premier cas de figure, l’article 198 du Code pénal mentionne que « (…) celui qui aura importuné une personne par des attouchements d’ordre sexuel ou par des paroles grossières, sera, sur plainte, puni d’une amende ». Dans ce contexte légal, un « attouchement d’ordre sexuel » est généralement compris comme un attouchement clairement sexuel (par exemple une « palpation », pas un simple toucher) sur les parties intimes (soit les parties couvertes par les sous-vêtements).
Donc selon cette première définition, les gestes de ce garçon, bien que malaisants et importuns pour vous, nous semblent difficilement rentrer sous le coup de la loi.
Par contre, au sens large, le fait d’avoir touché vos cuisses par-dessus les habits, de vous avoir pris la main et d’avoir touché votre dos sous les vêtements, peut tout à fait constituer des touchers (ou attouchements) non désirés. Ce garçon a transgressé vos limites, surtout par le fait que ces gestes ont été répétés malgré les « signes » de malaise que vous avez essayé d’exprimer (retirer votre main, essayer de vous écarter).
Vous relevez que vous n’avez « rien réussi à dire » et que "vous n'avez pas dit non". Effectivement, il n’est pas facile d’énoncer clairement ses limites, que ce soit par sa posture mais aussi verbalement. Si vous y repensez, qu’est-ce qui a fait que c’était difficile « à dire » ? Qu’est-ce qui pourrait vous aider à trouver le courage de dire clairement qu’un toucher n’est pas ok pour vous ?
Nous vous encourageons à réfléchir sur ces aspects, si nécessaire avec l’aide d’un adulte de confiance ou d’un·e professionnel.le (par exemple auprès d’un planning : nous vous joignons l’adresse). Le fait de développer la compétence de poser vos limites plus clairement vous aidera à prévenir d’autres dépassements, et à développer des relations positives, où vous vous sentez respectée.
Nous restons à votre écoute et vous souhaitons un bel été,
l'équipe ciao.
Dernière modification: 6 juillet 2022