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Le petit primate, dont le corps mesure entre 50 et 60 centimètres, a été baptisé Popa langur par les chercheurs du(DPZ) et de l'ONG environnementale (FFI), qui après de longues recherches.
>> Regarder la vidéo en anglais du Deutsches Primatenzentrum à propos du Popa langur:
Il s'agit d'une espèce de "langur" – Trachypithecus, de son nom scientifique – un singe endémique du sous-continent indien et d'Asie du sud-est, baptisé du nom du Mont Popa, site sacré bâti sur un ancien volcan dans le centre de la Birmanie.
C'est là où a été localisé le plus important groupe de l'espèce, fort d'une centaine d'individus. Trois autres groupes de Trachypithecus popa ont été identifiés, toujours dans le centre de la Birmanie, pour un total d'entre 200 et 250 individus.
L'analyse ADN d'un spécimen collecté pour le Muséum d'histoire naturelle de Londres il y a plus de 100 ans a permis la description de cette nouvelle espèce, le Popa langur (Trachypithecus popa). [DR - Courtesy of the Trustees of the Natural History Museum, London]"A peine identifié, le Popa langur est déjà menacé d'extinction", a averti Frank Momberg, un des chercheurs du FFI, cité dans un communiqué.
Prélèvements d'ADN
La spécificité de cette nouvelle espèce a été attestée notamment en comparant les ADN prélevés dans des déjections de différentes populations de Trachypithecus, sauvages ou en captivité et des spécimens historiques conservés dans des musées britannique, allemand, américain et à Singapour.
C'est finalement "l'analyse ADN d'un spécimen collecté pour le Muséum d'histoire naturelle de Londres il y a plus de 100 ans qui a permis la description de cette nouvelle espèce," qui se serait séparée des autres langurs il y a environ un million d'années, a souligné Christian Roos,.
Elle diffère notamment par sa couleur, la longueur de sa queue et la taille de son crâne, selon les chercheurs.
"De nouvelles études de terrain et des mesures de protection urgentes seront menées par le FFI et d'autres pour préserver les langurs de l'extinction," a souligné le primatologue Ngwe Lwin, du projet birman de l'ONG.
ats/sjaq