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La précarité menace surtout les familles nombreuses, les femmes seules et les rentiers de l'assurance invalidité (AI). Par contre, les retraités, grâce à leur épargne, sont parmi les mieux lotis, constate une recherche commandée par l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS).
Selon l'Université de Genève, auteure de cette étude la plus vaste jamais menée sur la question en Suisse, quelque 560'000 contribuables ne disposeraient que de faibles ressources financières.
Or, ces personnes vivant dans la précarité sont en majorité en âge de travailler. Seules 135'000 sont retraitées.
Le principal résultat de l'étude est clair. Le risque de précarité est le plus élevé aux âges extrêmes de la vie, soit avant 40 ans - quand la famille se constitue - et après 80 ans.
Vu le faible risque de précarité des retraités de moins de 80 ans, la Confédération pourrait donc appeler ces derniers à un geste de solidarité dont les contours restent à définir. Une idée qui sera sans doute évoquée lors de la prochaine révision de l'assurance vieillesse (AVS) et les discussions sur la fiscalité.