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Au temple To-ji, le 21 de chaque mois, aux effluves d’encens se superposent les odeurs de viande grillée, de patates douces caramélisées et de boulettes au poulpe cuisant dans leur moule ; aux psalmodies des moines bouddhistes attendant l’aumône se mêlent les cris des marchands et les conversations des badauds.
Ce jour-là, les cours entourant le sanctuaire et la pagode se couvrent des nombreux étals du marché aux puces présentant de la nourriture, omniprésente ici, mais aussi des tissus, des vieux kimonos, des céramiques, des objets de décoration dans une espèce de joyeux fourre-tout intéressant. Les bavardages, les relations chaleureuses entre les gens contrastent agréablement avec la retenue, et même la froideur régnant dans les transports publics.
Tout près de là, un moine célèbre une cérémonie devant une stèle en présence d’un couple ; un peu plus loin, des fidèles à genoux, mains jointes, s’inclinent devant une statue de Bouddha alors que d’autres jettent bruyamment quelques piécettes dans un tronc ou achètent, en offrande, des plaquettes en bois gravées qu’un moine brûle avec solennité.
À To-ji, il y a bien les marchands du temple, mais qu’une fois par mois.
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