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Pierre KOEMOTH
Osiris-mrjtj (le) Bien-Aimé. Contribution à l'étude d'Osiris sélénisé (CSÉG 9), 2009
Dans ce livre, c'est Osiris (le) Bien-Aimé qui a retenu notre attention, une forme tardive qui remonte cependant au Nouvel Empire et dont les liens primitifs avec l'image du taureau solaire se sélénisèrent par la suite, à une époque que nous tenterons d'évaluer. D'abord réservée à la littérature hymnique, où elle était partagée avec d'autres dieux, cette épithète engendra ensuite une forme cultuelle dotée d'un clergé propre et qui préluda peut-être aux aspects taureau de l'Osiris sélénisé. Ceux-ci ne cessèrent de gagner du terrain et, en Égypte grecque, s'effacèrent derrière Osiris-Apis devenu Sérapis, aux traits plus conformes à l'esthétique des Grecs et dont les traits solaires accusés pourraient n'être que secondaires à un processus syncrétique encouragé à l'époque impériale.