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La Suisse est une économie qui ne dispose pas de ressources naturelles. Le pays n'a pas d’accès maritime et pourtant l’économie helvétique est l’une des plus prospères au monde. Dès lors, qu'est-ce qui explique que la Suisse est si forte au niveau économique?
L’économie suisse s’appuie notamment sur l’exportation de produits et services à forte valeur ajoutée. La Suisse est donc une petite économie "ouverte", c'est-à-dire très orientée à l'international.
Avec 8.42 millions d'habitants en 2017, le marché domestique suisse est très restreint. Pour créer de la richesse pour le pays, il est important que les entreprises soient présentes sur des marchés beaucoup plus larges et elles n'ont pas d'autre choix que de s'internationaliser.
La Suisse a un PIB par habitant parmi les élevés au monde
Le niveau de richesse d'une économie se calcule principalement avec le Produit intérieur brut (PIB) et sa croissance d'une période à une autre (mois, trimestre, semestre, année, quinquennat, décade, etc.).
Les cycles économiques que l'on peut analyser avec le PIB sont plus ou moins longs et peuvent aller jusqu'à des dizaines d'années.
Il existe trois approches pour calculer le PIB :
L'approche par la dépense
PIB = C + I + G + (x - m)
C = Consommation des ménages
I = Investissements des entreprises
G = Dépenses de l'Etat (gouvernement)
X = Exportations
M = Importations
Nous voyons bien que les exportations nettes (valeur des exportations moins valeur des importations) contribuent au PIB pour autant que la balance commerciale soit excédentaire, comme c'est le cas de la Suisse qui exporte plus qu'elle n'importe (en termes de valeur des biens et services).
Approche par la rémunération des facteurs de productions
PIB = Salaires + Intérêts sur le capital technique et financier + Bénéfice des entreprises
Approche par la production
Somme des valeurs ajoutées = Prix de vente - Consommation intermédiaire
En réalité, prendre uniquement le PIB n'est pas pertinent pour définir la richesse d'un pays. Il faut comparer ce PIB avec d'autres pays.
Dans ce cas, il faut tenir compte du fait qu'il y a des monnaies différentes à comparer. Chaque économie a un nombre d'habitants différent.
De plus, le pouvoir d'achat, soit la capacité à acheter des biens et services dans une économie, doit être pris en compte. En effet, avec CHF 100.-, on peut se faire un bon repas au restaurant à Genève, Zurich ou New York pour une personne, mais peut-être qu'en Chine, on peut manger au restaurant pour ce prix avec sa famille.
Ainsi, pour avoir une vision plus claire et interprétable du PIB, il vaut mieux utiliser le PIB converti en dollar américain USD (monnaie de référence mondiale), par habitant et en parité de pouvoir d'achat.
Le taux d'inflation dans l'économie suisse
La Suisse maîtrise parfaitement son taux d’inflation. Le niveau d'inflation, calculé avec un panier moyen de biens et services consommés par les ménages par l'Office fédéral de la statistique (OFS), se situe entre 0 et 2%, ce qui est la fourchette recommandée pour que le pays fonctionne bien au niveau économique.
C'est ce qu'on appelle une inflation "normale". C'est l'Indice des prix à la consommation (IPC) qui catalyse la variation des prix d'une période à l'autre. L'IPC est utilisé par la banque centrale, la Banque nationale suisse (BNS) pour maintenir le taux d'inflation à un niveau acceptable.
Par ailleurs, pour calculer la croissance du PIB réel, il faut tenir compte du niveau d'inflation pour corriger l'augmentation des prix qui faussera le résultat. Il s'agira de passer du PIB nominal au PIB réel en recalculant le PIB corrigé de l'inflation.
La Suisse a un taux de chômage très faible en comparaison internationale
Un autre indicateur économique important pour les économistes, en plus du PIB et l'IPC, est le taux de chômage. La Suisse compte un taux de chômage très bas : 2.4% à fin juin 2018 (Source RTS).
En matière de chômage, le taux enregistré en 2011 est de 3,1 % de la population. 3 ans après la crise financière de 2008 et en pleine crise de la dette européenne, la Suisse a bien résisté sur la plan économique, notamment du point de vue du chômage.