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Histoire
Remaufens, Remoufens, Remulfens, Roudmonfens, Remoufin, comme tous les sites portant ce suffixe «ens» (prononcé "ense" dans le canton de Fribourg et "en" dans celui de Vaud) témoigne de la présence romaine. Un peu à l'écart de la grande voie romaine reliant Rome à Avenches par le Grand-St-Bernard, Martigny, Attalens, elle conserve, le long du Montélly, quelques traces encore à mettre à jour de la voie romaine qui desservait le village sis alors plus au nord qu'actuellement.
A la décadence romaine, les Burgondes s'y installèrent. En 1296, lors du rachat du Vieux Châtel par le duc de Savoie Amédée V et la construction de Châtel-Saint-Denis, Remaufens devint le 4e quartier du bloc communal châtelois. Le village connut alors, à l'ombre de la cité châteloise un développement constant grâce aux foires réputées pour leur chanvre qui animaient la ville et dont les Remaufensois devaient garantir la protection des marchands.
En 1536, la prise de la Veveyse par les troupes fribourgeoises à la conquête, avec les Bernois, du Pays de Vaud, fit de ChâtelSaint- Denis un baillage de Fribourg. Cet exemple donna-t-il des idées aux Remaufensois? Toujours est-il que, dès cette époque, au travers de procès interminables, ils cherchèrent leur émancipation. Faisant paroisse avec Attalens, mais commune avec Châtel-Saint-Denis, toutes mesures d'avoine payées en impôts à l'un comme à l'autre trouvaient matière à conflit. Ainsi, l'on vit au cours des siècles apparaître une certaine autonomie:
1416 construction d'une chapelle sur l'emplacement de l'actuelle place du village.
1716 nomination d'un chapelain.
1806 fut la consécration de siècles d'opposition: la création de la Commune qui vit bientôt la naissance de la Paroisse en 1835 et la construction de l'église actuelle, 1843.
Mis à part les traditionnelles épidémies médiévales qui dévastèrent l'Europe (peste, lèpre), Remaufens connut deux incendies qui la détruisirent presque totalement: en 1896 et 1910. A chaque fois, le violent vent soufflant ces jours-là, fit s'enflammer des fermes recouvertes de bardeaux aux quatre coins du village, ce qui rendait impossible toute lutte efficace. Même l'école fut la proie des flammes en 1910, alors que l'église y échappa, étant protégée par les habitants.