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Ces pierres, dont certaines sont enfoncées verticalement dans le sol, protègent le chemin de l’érosion et du glissement lorsqu’il pleut et que le bétail l’emprunte. En patois zermattois, on appelle ce type de chemins de pierre «en Bikki», le chemin est «gibikkinutta».
Les Romains utilisaient déjà cette technique de pavage dans la région alpine. On trouve des traces de construction similaires sur le chemin de la Cabane du Gandegg.
Les matériaux utilisés pour construire les chemins étaient transformés sur place. On construisait généralement un mur en pierres brutes à flanc de montagne. Côté vallée, le chemin était séparé des prés par une clôture censée protéger les pâturages des animaux de passage voraces. Les chemins étaient généralement de la largeur d’une vache.
Photo: dans les années 1950, un gros bloc s’est détaché de la falaise qui surplombe les champs et s’est immobilisé juste au détour d’un virage. Il a été dynamité sur place, comme le montrent les trous de forage. Les pierres ainsi obtenues ont suffi pour paver plusieurs mètres du chemin.
Néanmoins, cette construction solide ne présentait pas que des avantages. Par temps humide ou de pluie, le chemin se transformait en véritable patinoire, particulièrement dangereuse pour les vaches. Sans chaussures adéquates, les personnes qui l’empruntaient faisaient vite l’expérience de sa dureté.