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Espagnol sur le pavillon, mais Italien de naissance, le navigateur Christophe Colomb qui a ouvert aux Européens la voie des Indes occidentales est remémoré chaque année aux Etats-Unis pour ses liens qui unissent l'Ancien monde au Nouveau.
Or, son lien profondément enraciné avec l'Italie pourrait se voir remis en question dans le courant de l'année, précise Atlántico. L'Université de Grenade s'intéresse de près à son patrimoine génétique. L'ADN de Christophe Colomb permettrait de lever le voile sur ses origines.
Historiquement, Christophe Colomb est considéré comme un Génois où il y serait né en 1451 d'un couple de tisserands. L'origine italienne de Christophe Colomb fait pourtant l'objet de doutes croissants de la part de quelques historiens espagnols.
Les origines de son enfance restent très incertaines. Aucun des différents textes et manuscrits qui nous sont parvenus de lui n'ont été rédigés en Italien. Au lieu de cela, et en dehors du latin, l'explorateur écrivait en portugais, en valencien ou même en galicien, rapporte le Courrier International. La figure historique fétiche des italo-américains serait-elle espagnole ?
Conservée dans la cathédrale de Séville avec les vestiges de son frère et de son fils, la dépouille de Christophe Colomb devrait faire dans les prochains mois les frais de nouvelles analyses génétiques.
En dehors de quelques propositions exotiques qui évoquent la piste d'une origine croate ou polonaise, une des hypothèses les plus étoffées propose de voir en Colomb le descendant d'une famille de juifs séfarades génois convertis et installés à Valence.
Une origine pour le moins embarrassante à l'époque pour celui qui a été l'ambassadeur des catholiques dans le Nouveau Monde, et qui pourrait expliquer le flou artistique des archives. Le résultat des recherches menées par l'Université de Grenade est attendu pour octobre. (ga)
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