Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06935.jsonl.gz/1118

23/11/2016
Jusqu'au 27 novembre, je vais reprendre sur ce blog les réponses aux questions fréquemment posées pendant la campagne en faveur de la sortie programmée du nucléaire.
Risque que l'arrêt des centrales nucléaires suisses provoque une augmentation des émissions de CO2 en Europe ? Sornettes !
Le risque de voir les émissions de CO2 augmenter en Allemagne parce que la Suisse devrait importer du courant allemand produit par des centrales à charbon, voire à lignite, est l'un des arguments souvent avancés par les opposants à la sortie programmée du nucléaire.
C'est de la pure propagande : les collaborateurs scientifiques de l'université de Cologne J. Peter und S. Hagspiel viennent de rappeler que n'importe quel électricien de l'Union Européenne qui augmenterait ses émissions de CO2, pour vendre plus de courant à la Suisse, suite à l'arrêt des centrales nucléaires, devrait entièrement le compenser par des réductions équivalentes. L'office fédéral pour l'environnement l'a confirmé.
Nous n'avons pas transmis cette information jusqu'à présent parce que l'initiative demande explicitement que le nucléaire soit progressivement remplacé par les renouvelables et l'efficacité et non par du courant produit par des centrales nucléaires ou à charbon étrangères.
Et si les opposant devaient continuer à freiner la réalisation des dizaines de milliers d'installations actuellement sur la liste d'attente, la Suisse pourrait acheter du courant vert européen, en effet les renouvelables progressent à pas de géant : en Europe tous les 18 jours sont mises en services de nouvelles installations qui produiront annuellement autant d'électricité que la centrale nucléaire de Mühleberg.
Mais même si les électriciens suisses achetaient, pour des raisons commerciales, davantage de courant « sale » sur la bourse européenne, les émissions de CO2 n'augmenteraient pas vu l'obligation européenne de compenser.
Risque de devoir payer des milliards de dédommagement aux exploitants des centrales en cas d'acceptation de l'initiative ? Très faible, à moins que la majorité du Conseil fédéral et/ou du Parlement le décident.
Les opposant brandissent le risque que la Confédération doive payer des dédommagements à hauteur de milliards.
Il est peu probable que des exploitants obtiennent de tels dédommagements car :
1° L'arrêt des centrales s'impose pour des motifs sécuritaires.
2° L'exploitation des centrales nucléaire est déficitaire depuis 5 ans. Au dire même des propriétaires ils perdent des centaines de millions (plus d’un demi milliard) par an, et des bénéfices ne sont pas en vue ces dix prochaines années.
pertes moyennes ces 5 dernières années
3° Les propriétaires des centrales ont essayé de vendre leurs parts, même pour un franc symbolique… et n’ont pas trouvé d’acheteur : les centrales nucléaires n’ont plus de valeur marchande.
Donc, arrêter par étapes les centrales nucléaires suisses ne causerait pas de dommages, peu probable donc que les exploitants obtiennent des milliards de dédommagements.
En conclusion, aucun risque à voter Oui à la sortie programmée du nucléaire d'ici le 27 novembre, que des avantages !
23/06/2015
La commission de la politique de sécurité du Conseil national (CPS-SIK-N) s'est rendue à Chiasso pour étudier la situation à la frontière sud du pays. Par hasard, la visite est tombée dans une période de fort afflux d'étrangers en situation illégale: l'idéal pour voir concrètement les problèmes que doivent affronter les gardes-frontières et les responsables du centre d'enregistrement et de procédure pour l'asile.
Nous avons pu constater que la coopération entre les différentes autorités et organisations suisses était bonne, mais que ce n'était pas toujours le cas avec l'Italie. Les autorités italiennes étant plus intéressées par la lutte contre la mafia et la criminalité économique, les suisses par la gestion des flux migratoires. En outre l'Italie ne voit pas d'un mauvais oeil que des requérants d'asile partent vers le nord avant d'être enregistrés car, comme la Grèce, elle est submergée par des dizaines de milliers de migrants, sans bénéficier, pour l'instant de beaucoup de solidarité européenne, et leur police est déjà surchargée pour assurer la sécurité de l'exposition universelle de Milan...
Ces dernières années 36% des requérants sont entrés en Suisse par Chiasso. Le Tessin les gère avec humanité et maestria, donnant notamment l'occasion à ces personnes en attente d'une décision, d'effectuer des travaux d'utilité publique. Les Érythréens, en particulier, se montrent très coopératifs. Ceux qui ne peuvent être accueillis au Tessin sont répartis entre les autres cantons.
La semaine dernière 600 migrants illégaux sont arrivés en train à Chiasso. Une surcharge possible à assumer pendant quelques semaines, mais pas plus longtemps.
Les gardes-frontières auraient besoin de plus de personnel italophone, de locaux mieux adaptés, d'interprètes, de meilleurs moyens techniques, mais aussi, pour toutes leurs autres tâches, d'hélicoptères et de petits drones, sans devoir dépendre de l'armée qui n'est pas assez disponible. Les contrôles sanitaires devraient être améliorés pour ne pas mettre en danger population et personnel appelé à entrer en contact avec ces migrants. Malheureusement on craint qu'à l'avenir la Berne fédérale, par mesure d'économie, ne se contente d'auto-déclarations de "bonne santé". Inquiétant !
A part ces mesures, à prendre rapidement, la Confédération devrait, comme le préconise Mme Sommaruga, se declarer prête à participer à une prise en charge européenne des requérants d'asile en fonction du nombre d'habitants et de la capacité économique des pays et à favoriser une telle répartition.
La mesure proposée par les xénophobes de dénoncer les accords de Dublin et de Schengen créerait, au dire de tous les responsables et hommes du terrain entendus ces 2 jours, encore plus de problèmes, privant nos autorités d'informations précieuses et de la possibilité de renvoyer facilement les requérants déjà enregistrés dans un autre pays. Quant à la proposition de fermer les frontières elle est simplement impraticable. Que faire du flux quotidien des 40 000 frontaliers et de milliers de poids lourds?
A plus long terme, il faudrait que la Suisse propose la mise en place d'un nouveau "Plan Marshall" par lequel les pays de l'OCDE favoriseraient le développement économique et une meilleure gouvernance des pays du Moyen orient, du Maghreb, et du sud du Sahel.
Une telle proposition peut paraître utopique aujourd'hui, mais elle bénéficierait, à terme, à toutes les parties, y compris aux pays contributeurs. Comme l'a fait le plan Marshall après la 2e guerre mondiale.
22/06/2015
La commission a pu observer en direct le travail des gardes-frontières. Tri (au faciès?) à l'arrivée des trains:
Puis contrôle: Très pro et humain...
On a Visité ensuite le centre d'enregistrement et de procédure, où sont accueillis les requérants d'asile : 600 par semaine ces derniers temps... On est loin des milliers de personnes qui débarquent chaque jour en Sicile, des centaines de milliers de personnes accueillies dans plusieurs pays du Moyen Orient et du Maghreb. Mais c'est une surcharge pour le Tessin.
Mardi en fin d'après-midi commentaire politique.
25/04/2015
Le Conseil fédéral doit reconnaître le génocide des Arméniens, des Assyriens, Chaldéens, des Grecs pontiques et des autres minorités massacrées dès 1915 par l'Empire ottoman
L'Assemblée des délégués des Verts demande au Conseil fédéral de reconnaitre le génocide des Arméniens à l'occasion du centenaire de sa perpétration
Il y a un siècle s'est déroulée une des plus douloureuses tragédies de l’histoire de l’humanité: 1,3 million d'Arméniens, enfants, femmes et hommes indistinctement, ont été massacrés par l'Empire ottoman.
La Suisse s’est déjà dotée d’une disposition pénale condamnant la négation des crimes contre l’humanité – en particulier des génocides – comme un acte de discrimination raciale.
De façon conséquente, le Conseil national a reconnu le génocide des Arméniens en date du 16 décembre 2003. Le Tribunal fédéral, instance judiciaire suprême de notre pays, a apporté sa contribution en condamnant à deux reprises (2007 et 2010) la négation de ce génocide.
La reconnaissance officielle de la part du Conseil fédéral fait encore défaut. Pourtant, lorsqu’il s’agit de la défense de principes fondamentaux et non de l’immixtion dans un conflit entre Etats tiers, il ne saurait invoquer la neutralité pour refuser de qualifier de génocide ce crime contre l’humanité.
La négation d’un génocide est une dangereuse et intolérable porte ouverte à la perpétration d’autres génocides qui visent toujours à nier le droit des peuples à leur identité, à leurs croyances et à leur diversité
Rendre justice au peuple arménien contribuerait à la pose de jalons pour la réconciliation entre les peuples turc et arménien.
Après que le Pape François, le président de l'Allemagne, l'Autriche et le Parlement européen aient reconnu le génocide des Arméniens, la neutralité ne saurait être invoquée par le Conseil fédéral pour échapper à son devoir.
L'Assemblée des délégués demande donc au Conseil fédéral de reconnaître le génocide du peuple Arménien.
24/04/2015
Après le départ des chefs d'état une marée humaine est venue déposer une fleur au monument du souvenir.
Il y a un siècle s'est déroulée une des plus douloureuses tragédies de l’histoire de l’humanité 1,3 million d'Arméniens, enfants, femmes et hommes indistinctement, ont été massacrés par l'Empire ottoman.
La Suisse s’est déjà dotée d’une disposition pénale condamnant la négation des crimes contre l’humanité – en particulier des génocides – comme un acte de discrimination raciale.
De façon conséquente, le Conseil national a reconnu le génocide des Arméniens en date du 16 décembre 2003. Le Tribunal fédéral, instance judiciaire suprême de notre Pays, a apporté sa contribution en condamnant à deux reprises (2007 et 2010) la négation de ce génocide.
La reconnaissance officielle de la part du Conseil fédéral fait encore défaut. Pourtant, s’agissant de la défense de principes fondamentaux et non de l’immixtion dans un conflit entre Etats tiers, il ne saurait invoquer la neutralité pour ne pas qualifier de génocide ce crime contre l’humanité.
Rendre justice au peuple arménien contribuerait à la pose de jalons pour la réconciliation entre la Turquie et l'Arménie.
La négation d’un génocide est une dangereuse et intolérable porte ouverte à la perpétration d’autres génocides qui visent toujours à nier le droit des peuples à leur identité, à leurs croyances et à leur diversité, d'ailleurs le génocide des Arméniens a été le précurseur de l'Holocauste !
Dès mon retour en Suisse, je poursuivrai mon engagement pour que le Conseil fédéral reconnaisse le génocide des Arméniens, tout comme l'ont fait récemment le Pape François, le président de l'Allemagne, l'Autriche, la Bulgarie et le Parlement européen...
23/04/2015
La délégation parlementaire du Groupe d’amitié Suisse-Arménie, composée des conseillers nationaux Dominique de Buman et Ueli Leuenberger, coprésidents, ainsi que de Maja Ingold, Francine John-Calame, Anne Mahrer, Jacques-André Maire, Marianne Streiff-Feller et Christian van Singer, prend la parole à la séance plénière « Les Parlementaires contre le crime de génocide » :
Nous sommes réunis aujourd’hui pour commémorer le génocide des Arméniens. Nous sommes ici pour nous souvenir d’une des plus douloureuses tragédies de l’histoire de l’humanité et rendre justice à son 1,3 million de victimes.
Ce qui s’est passé entre 1915 et 1916 a servi de modèle à Raphaël Lemkin, juriste polonais auteur de la Convention de l’ONU sur le génocide, pour définir ce crime contre l’humanité. Il n’est pas admissible que des faits dénoncés et prouvés par des puissances internationales au moment même où ils se sont passés, soient activement niés par le gouvernement turc qui, même s’il n’en est pas directement coupable, doit, en tant qu’héritier politique et juridique de l’Empire ottoman, en assumer la responsabilité.
Comme parlementaires de l’Etat dépositaire de la Convention du droit international humanitaire, il est de notre devoir de nous engager en permanence en faveur de la prévention et de la répression du crime de génocide. Il nous revient par ailleurs de nous battre fermement pour le respect de la dignité humaine. La Suisse s’est ainsi dotée d’une disposition pénale condamnant la négation des crimes contre l’humanité – en particulier des génocides – comme un acte de discrimination raciale.
Dans cette ligne, le Conseil national de la Confédération helvétique a reconnu le génocide des Arméniens en date du 16 décembre 2003. Le Tribunal fédéral, instance judiciaire suprême de la Suisse, a apporté sa contribution en condamnant à deux reprises (2007 et 2010) la négation de ce génocide. S’agissant de la défense de principes fondamentaux et non de l’immixtion dans un conflit entre Etats tiers, la neutralité ne saurait être invoquée pour échapper à sa mission.
Nous dénonçons les pressions exercées par la Turquie sur des Etats souverains afin de les dissuader de reconnaître le génocide des Arméniens et nous appelons par conséquent toutes les autorités à ne pas céder. Nous saluons dans ce contexte les prises de position récentes et sans équivoque, notamment celles du Pape François et du Parlement européen.
La commémoration de ce centenaire nous donne l’occasion d’appeler et de rassembler toutes les forces de bonne volonté à rendre justice au peuple arménien et de poser ainsi des jalons pour la réconciliation avec le peuple turc.
La négation d’un génocide est une dangereuse et intolérable porte ouverte à la perpétration d’autres génocides qui visent toujours à nier le droit des peuples à leur identité, à leurs croyances et à leur diversité. C’est la conviction profonde et le sens de l’engagement de la délégation des parlementaires suisses membres du Groupe d’amitié Suisse-Arménie présents à cette commémoration à Erevan.
22/04/2015
Chaque fois qu'on nie un génocide on jette les bases du suivant. Paroles de Yair Auron, historien israélien, au Forum. Il est intervenu après Esther Mujawayo, survivante du génocide des Tutsis au Rwanda et après Cengiz Aktar, professeur turc... Choix clairvoyant des organisateurs du Forum : rappeler l'horreur injustifiable de tous les génocides.
Au delà des témoignages poignants, une belle image porteuse d'espoir : sur les composts et les dépotoirs poussent de très beaux arbres et légumes. Nous voulons croire que des pires horreurs peuvent naître de futurs meilleurs...
17/04/2015
Nucléaire à Jaitapur : Ils disent NON ! Projection d'un reportage en présence du réalisateur
L’Inde est un des seuls pays à persévérer avec des projets de centrales nucléaires. Malgré Tchernobyl, malgré Fukushima, New Delhi prévoit de construire à Jaitapur, en bord de mer entre Bombay et Goa, 6 réacteurs nucléaires EPR.
Ancien chercheur du programme nucléaire indien devenu donneur d’alerte, Pradeep Indulkar a réalisé un reportage sur la résistance des riverains. Venez voir son film Jaitapur live ! , écouter son récit et lui poser vos questions ! Entrée gratuite, chapeau à la sortie. Infos: 076 693 62 93 ou <email-pii>
Morat Jeudi 23 avril à 19h30 - Hôtel Murtenhof - Rathausgasse 1-3
Bulle Mercredi 29 avril 20h - Hôtel de ville - Grand-rue 7
Genève Mercredi 06 mai 19h30 - Grütli, fonction:cinéma. - Rue du Général Dufour 16
Martigny Vendredi 08 mai 19h30 - Salle du Vampire - Rue des Petits Epineys 7
Morges Mercredi 13 mai, 20h - Foyer Beausobre – Av. de Vertou, 2
Neuchâtel Lundi 18 mai, 20h Muséum d’histoire naturelle - Rue des Terreaux 14
27/03/2015
Ce dernier jour au FSM2015, j'ai participé à un atelier animé par des Brésiliens et des Tunisiens sur les incidences des politiques publiques dans les domaines de l'énergie, de l'eau et de l'assainissement versus les privatisations, puis à une présentation par une ONG des objectifs de développement durable ( ODD ) POST-2015, un peu trop théorique à mon goût.
Si j'essaie de tirer une conclusion de ce Forum, c'est que la plupart des participants au FSM2015 aspirent d'une façon ou d'une autre à une société solidaire et durable, et s'engagent dans ce but. Mais de nombreux accords internationaux en préparation vont exactement dans le sens contraire. Le partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (PTCI-TTIP-TAFTA), par exemple, prévoit même que les transnationales puissent attaquer devant des tribunaux d'arbitrage des lois nuisant à leurs intérêts commerciaux... De beaux combats sociaux et politiques en perspective !
26/03/2015
Aujourd'hui j'ai participé aux travaux du " Forum Parlementaire Mondial " .
Il y a eu 3 tables rondes :
- Affronter la dette, instrument de domination des peuples
- Faire face au pouvoir et à l'impunité des entreprises transnationales, dus notamment aux accords de libre-échange
- Agir ensemble pour la paix
Débats riches, confrontant parfois des points de vue opposés, par exemple ceux des Saharaouis et des patriotes marocains, mais dans l'ensemble convergeant vers des propositions qui pourraient inspirer nos Parlements nationaux, pour le plus grand bien de tous.
Ci-dessous quelques considérations à partir des débats :
Si l'on considère la Suisse, trouvez-vous normal que lorsque le gouvernement grec essaie de faire payer des impôts aux transnationales, Cocacola Grèce transfère son siège en Suisse? Trouvez-vous normal que des multinationales ayant leur siège en Suisse n'exigent pas de leurs filiales à l'étranger qu'elles respectent les standards écologiques et sociaux en vigueur en Suisse?
Plus tard dans la soirée discussions à l'ambassade suisse.