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Le dernier tour des élections législatives, les premières depuis la chute en février 2011 du président Hosni Moubarak, s'est ouvert mardi en Egypte. Le scrutin a été dominé jusqu'ici par les islamistes.
Le vote pour la chambre des députés (Assemblée du peuple) a lieu dans trois zones géographiques successives, chacune votant sur deux tours. Dix-huit gouvernorats ont déjà voté sur deux tours.
Le premier tour de la troisième phase a eu lieu la semaine dernière dans les neuf gouvernorats restants, notamment dans le Sinaï, région instable frontalière avec Israël et la bande de Gaza, qui abrite aussi de vastes complexes touristiques en pleine crise comme Charm el-Cheikh. Le second a lieu mardi et mercredi.
Libéraux laminés
Le Parti de la liberté et de la justice (PLJ), issu des Frères musulmans, et le parti Al-Nour (La Lumière), fondamentalistes salafistes, avaient remporté ensemble quelque 65% des suffrages lors des deux premières phases du vote, entamé le 28 novembre.
Les partis libéraux et les mouvements issus du soulèvement, morcelés et mal implantés, sont sortis laminés des deux premières phases du scrutin.
Le futur Parlement sera chargé de désigner une commission qui rédigera une nouvelle constitution pour l'Egypte, pays le plus peuplé du monde arabe avec plus de 80 millions d'habitants. Une élection présidentielle est prévue avant la fin juin.
ATS