Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06895.jsonl.gz/1115

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Au lendemain de la convention de son parti, le candidat républicain à la Maison Blanche Mitt Romney a changé son programme de campagne pour se rendre vendredi à La Nouvelle-Orléans touchée par l'ouragan Isaac. Son adversaire Barack Obama va en faire de même lundi.
Lors de sa visite, Mitt Romney a rencontré le gouverneur républicain de Louisiane, Bobby Jindal, et a notamment circulé à bord d'un véhicule équipé pour rouler dans les rues inondées. Accompagné de sa femme Ann, le candidat républicain a atterri dans la capitale de la culture créole vendredi en milieu de journée.
Il voyageait à bord d'un tout nouvel avion destiné à sa campagne, dévoilé à Lakeland, pour son premier jour en tant que candidat officiel du parti républicain. Ce statut lui permet maintenant d'utiliser tous les fonds de campagne récoltés pour l'élection, une enveloppe bien garnie puisque les républicains ont accumulé quelque 186 millions de dollars, contre 124 millions du côté démocrate.
Critiques démocrates
La sénatrice démocrate de Louisiane Mary Landrieu a déclaré que la visite de Mitt Romney "le ferait réfléchir sur l'approche de son parti en matière de moyens de financer les réponses aux catastrophes". Les Américains ont encore en mémoire le manque de réaction en 2005 de George W. Bush, alors président des Etats-Unis, face au violent ouragan Katrina, qui avait ravagé La Nouvelle-Orléans et fait au total 1800 morts dans la région.
Mitt Romney n'est pas président et s'il l'était, ses projets budgétaires n'auraient pas permis de répondre aux dégâts de l'ouragan Isaac et de secourir les victimes, a pour sa part critiqué le chef de la majorité démocrate du Sénat, Harry Reid.
Ce dernier pointait le programme budgétaire drastique du colistier de Mitt Romney, Paul Ryan, qui prévoit de réduire les aides dédiées aux catastrophes naturelles. M. Reid a qualifié de "summum de l'hypocrisie" cette visite censée "montrer de la compassion".
ATS