Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06928.jsonl.gz/986

La maladie de Ménière est la cause d'épouvantables vertiges, de fluctuations de l'audition et d'acouphènes. Le substrat anatomique consiste en un hydrops endolymphatique, qui, depuis sa description, est considéré comme l'élément clé de la maladie. C'est ainsi qu'on tente d'expliquer la survenue des crises de vertiges par des ruptures de l'hydrops, et de contrôler les symptômes par des traitements visant à le «dégonfler». Or, ces hypothèses, souvent acceptées comme un dogme, sont remises en question par de récentes observations. Des données nouvelles suggèrent que les symptômes de la maladie de Ménière résulteraient de la réactivation d'un virus neurotrope latent, qui, sous l'influence de toutes sortes de facteurs, dissémine à partir du ganglion méatal du nerf facial. Ce concept modifie profondément le rôle de l'hydrops endolymphatique qui ne serait qu'un épiphénomène. Cet article discute les arguments en faveur de ce concept et les possibilités thérapeutiques qui en découlent.