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L'aliénation d'objets de collection est un thème sensible et controversé. Elle ne doit pas suivre de mode ni être motivée par un goût personnel, ou par des raisons politiques et financières. Une cession implique d’examiner la collection existante avec soin et discernement à partir du concept de collection tout comme l’on régule l’entrée de nouveaux objets.
Les critères de choix pour une aliénation varient selon le type de musée. La question de savoir si les objets provenant de collections peuvent être cedés dépend quant à elle en premier lieu de la structure organisationnelle du musée. Alors que certains musées, eux-mêmes propriétaires de la collection, peuvent prendre la décision qu’ils veulent, d’autres, dont le rôle se limite à gérer les collections, ne sont pas habilités à une cession.
Un objet soumis à aliénation devrait toujours être proposé en premier lieu à d’autres musées, afin que ledit objet demeure bien muséal et de ce fait accessible au public. Si d'autres musées et institutions publics ne sont pas intéressés par l’objet destiné à être cédé, celui-ci peut rendre service autrement, par exemple dans une collection de réserve qui permettrait un prêt sans consignes particulières, ou à des fins de médiation ou de démonstration en tant qu’objet à toucher. Il pourrait aussi servir de pièce de remplacement pour d’autres objets de la collection. Si une cession à d'autres institutions publics n’a pas abouti et que les prescriptions réglementaires l’autorisent, le musée est libre de vendre l’objet. Il est alors préférable de procéder à une mise en vente aux enchères afin de prévenir, ici aussi, les conflits d’intérêts. L’argent provenant de la vente d’objets d’une collection doit servir à améliorer la qualité de la collection, de préférence par de nouvelles acquisitions.