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Le développement politique
Elle dépendait des ducs de Savoie et était dirigée par des vidomes parmi lesquels se trouvaient, notamment, les familles "Riffini", ou "De la Tour", dont la résidence se situait au sommet du village, à proximité de la Fare.
Plus tard ce furent les "Chevron-Villette" puis les "Monthéolo" qui devinrent les maîtres de Riddes.
Durant cette période, les Riddans étaient des serfs et furent soumis aux diverses taxes en vigueur à l'époque comme la dîme, la taille et la mainmorte.
En 1476, les Hauts-Valaisans remportèrent à la Planta une victoire décisive sur les Savoyards et purent ainsi se lancer à la conquête du Bas-Valais. Malgré les promesses faites lors de l'invasion, les nouveaux seigneurs de Riddes ne changèrent pas de système politique et conservèrent l'ensemble des taxes auxquelles les Riddans étaient soumis. Riddes fut inclus dans l'arrondissement de St-Maurice et fit partie de la zone qui englobait Saillon, Fully et Leytron.
Ce n'est qu'en 1742 que la Diète abrogea l'obligation pour les communiers de Riddes de payer la mainmorte. En 1757, Riddes fut délivrée des anciennes taxes mais dut, en contrepartie, verser la somme de 101 doublons par année à l'Etat du Valais.
Lors de la Révolution bas-valaisanne, Riddes devint finalement une commune indépendante. Entre 1809 et 1815, les Riddans rachetèrent toutes les redevances dues à l'ancien Etat, à la mense épiscopale, à la ville de Sion, à la maison du Grand-Saint-Bernard et à d'autres ayant droit.