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Image de désolation, de terre ravagée et de champignons atomiques. Est-ce à cela que ressemblera notre proche avenir? Jeudi 22 janvier, l'horloge de l'apocalypse, ou Doomsday Clock, a été avancée de deux minutes. Elle se trouve actuellement placée à 23 heures 57, soit trois minutes avant la fin du monde. Cette horloge est en réalité symbolique et a été conçue par des scientifiques en 1947. L'association qui la gère est entre autres composée de dix-huit Prix Nobel. Qui trouvent la situation préoccupante et jugent le risque de catastrophe planétaire très élevé. C'est-à-dire rapproché, probablement avant la fin de ce siècle. Ce sont essentiellement deux menaces qui les inquiètent.
D'abord le réchauffement climatique. Si on ne diminue pas rapidement l'accroissement des gaz à effet de serre (qui ont augmenté de plus de 50% depuis 1990), la planète émettra trop de dioxyde de carbone (ou CO2) pour les écosystèmes dont nous dépendons. Le climat terrestre en serait alors profondément bouleversé. Il y a ensuite le risque nucléaire. La prolifération des armes un peu partout dans le monde, l'incapacité à se débarrasser des déchets générés par les centrales, et bien sûr le péril que représenterait un conflit nucléaire, même circonscrit, ont tôt fait d'évacuer tout optimisme dans le domaine.
Pourtant, 23 heures 57 n'est pas la pire heure qu'ait connu l'horloge de l'apocalypse. En 1953, durant les phases de test des engins thermonucléaires des Etats-Unis et de l'URSS, elle avait même été avancée à 23 heures 58. Quand au moment le plus "calme" qu'elle ait connu, il se situe en 1991, à la chute de l'URSS, avec 23 heures 43 au cadran. Faut-il alors céder à la panique sans essayer de convaincre les gouvernements de tenter rapidement l'impossible pour que l'aiguille recule? Certainement pas. Mais attendons-nous malgré tout à de sacrés changements dans les décennies à venir. Et hélas pas forcément dans le bon sens.