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Indicateur de la législature: Diversité des biocénoses
Extrait de l’objectif 8: Les ressources naturelles – comme l’eau, le sol, l’air, la forêt ainsi que les matières premières renouvelables ou non renouvelables –, mais aussi la diversité biologique et paysagère et la stabilité du climat, sont essentielles au bien-être des habitants et à l’activité économique. La pression à laquelle sont soumises les ressources naturelles ne cesse d’augmenter sous l’effet de la croissance démographique et de la croissance économique. […] Pour préserver les ressources naturelles à long terme, il faut les utiliser de manière durable et économe, et, là où cela est nécessaire, leur assurer une protection efficace et complète.
Signification de l’indicateur: Par biodiversité, il faut entendre la diversité des espèces, des gènes et des biotopes des plantes, des animaux, des champignons et des micro-organismes. L’intérêt de la biodiversité réside dans les nombreux services que les écosystèmes procurent à l’être humain: épuration de l’eau, filtration de l’air, fertilisation du sol, etc.
Cet indicateur montre l’évolution de la composition des biocénoses dans les prairies et les pâturages. Un indice élevé indique une biocénose riche, un indice bas une biocénose pauvre, correspondant à un recul de la diversité biologique.
Objectif quantifiable: La biodiversité et les milieux naturels sont préservés et développés.
Commentaire
La diversité des biocénoses dans les prairies et les pâturages a diminué globalement depuis le début des années 2000. Si elle est restée constante pour les plantes et les mousses, on observe une diminution pour les mollusques (escargots). Chez ces derniers, le nombre des espèces communes, peu exigeantes quant à leur biotope, a augmenté, tandis que le nombre des espèces rares a reculé.
Les surfaces de promotion de la biodiversité sont une des mesures de la politique agricole visant à préserver et, si possible, à élargir l’espace vital de la faune et de la flore suisses dans les régions agricoles. En 2018, ces surfaces couvraient 166 650 ha, dont deux cinquièmes répondaient aux critères de qualité II (la plus haute). Elles ont augmenté de 1500 ha par rapport à 2017. Cette augmentation concerne avant tout les surfaces de prairies et pâturages extensifs.
Les effectifs d’oiseaux nicheurs sont considérés comme un indicateur de l’état de la biodiversité en général, car leur présence dépend souvent de la qualité des habitats. Pour l’ensemble des espèces d’oiseaux nichant régulièrement en Suisse, soit 174 espèces, la tendance est à la stabilité entre 1990 et 2018. En revanche, pour les 42 espèces menacées inscrites sur la liste rouge, l’évolution est à la baisse avec une diminution de près de 50% sur la même période.
Les listes rouges montrent les degrés de menace auxquels sont exposés les groupes d’espèces recensées dans un territoire. La Suisse abrite environ 46 000 espèces végétales, fongiques ou animales (sans les formes de vie unicellulaires ou ne possédant que quelques cellules). Sur les 10 711 espèces étudiées, 35% font partie des catégories menacées, disparues ou éteintes inscrites sur les listes rouges. Cette situation est notamment due à la disparition d’espaces de grande valeur écologique, tels que les zones humides et les prairies sèches, causée notamment par l’agriculture intensive, la pose de drainages, l’expansion des agglomérations et l’aménagement de cours d’eau ainsi que par les espèces exotiques envahissantes.