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Observez n'importe quelle carte de la région entre Genève et Nyon. Politiquement, à première vue et selon ce qu'on nous a appris à l'école, il y a une enclave genevoise: Céligny et ses 650 Célignois. Une curiosité, une erreur de copiste, un anachronisme?
Mais un autre regard porté sur la carte peut faire apparaître que ce sont les huit communes de la Terre-Sainte, qui ont raté leur fusion par la faute de Founex, qui seraient une enclave vaudoise en territoire genevois.
Encore un effort M. Bertinat qui voulez annexer la Savoie et ses frontaliers à Genève (ce qui ne plaît guère au Saint-Julienois Vielliard). La Terre Sainte est bien plus genevoise et l'est d'autant plus aujourd'hui que l'essentiel de ses emplois dépendent de Genève. Madame de Stael en son château de Coppet n'était-elle pas genevoise?
Sur son site officiel, la commune de Céligny nous explique que le territoire a changé de suzeraineté plusieurs fois et qu'au moment de la Réforme, il "relevait de l'autorité des Princes-Evêques de Genève. Il était alors rattaché au Mandement de Peney, qui était possession du Chapitre cathédral" (nationalisé par Calvin).
Bien d'autres territoires genevois étaient alors enclavés dans le Duché de Savoie. Pourquoi seul Céligny subsiste, j'espère qu'un docte lecteur de ce billet sera nous le dire dans un commentaire. Quant
à l'appartenance de la Terre Sainte au canton de Vaud, elle remonte peut-être au fait que Berne, longtemps suzerain du Pays de Vaud, pas plus que la Savoie ou la France n'ont voulu céder trop de territoire à la cité Etat de Genève au moment de la formation du canton.