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Lorsque j’ai rencontré Basel en 2000, il étudiait à l’université tout en aidant son père dans une grande boulangerie de la place. Il avait une excellent maîtrise de l’anglais et une curiosité insatiable concernant le monde extérieur à la bande de Gaza. Cet été-là, il devait intervenir dans une conférence internationale pour des jeunes sur le thème de la globalisation. Il m’a montré le discours qu’il allait prononcer en Italie sur le sens de la globalisation pour Gaza et j’étais impressionnée par ses connaissances, compte tenu de son jeune âge et de la grande distance qui le séparait de l’Europe. Le moment fort de la longue journée de Basel était dans les petites heures du matin, après avoir fini son travail dans la boulangerie. En rentrant chez lui, il adorait foncer à bicyclette dans les rues désertes de Gaza, chantant les chansons des Backstreet Boys à tue-tête.
Comme beaucoup d’autres, Basel a quitté Gaza à la recherche d’une vie meilleure. Maintenant, il habite Dubaï. Gaza lui manque énormément, alors il rentre à chaque occasion qui se présente. En septembre, il a retrouvé sa famille pour la fête de l’Eid. Aîné de sa famille, il se sent responsable pour ses parents et ses sœurs. Je lui ai demandé de m’écrire ses impressions de Gaza. Voici ce qu’il me dit.
Basel dans des ruines byzantines, Nuseirat (au milieu de la bande de Gaza), septembre 2009
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