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Roger Federer a confirmé en 2002 qu'il faisait bien partie des plus grands tennismen du circuit. Son 6e rang mondial est le meilleur résultat jamais obtenu par un Suisse.
L'ascension du Bâlois contraste avec la pénible année de Martina Hingis, victime de blessures et retombée au 10e rang mondial.
Marc Rosset avait bien terminé une saison au 9e rang du classement ATP, Jakob Hlasek détenait même le record helvétique depuis 1988, date de sa qualification pour les demi-finales du Masters et synonyme de 8e rang.
En cette année 2002, Roger Federer a fait encore mieux. A 21 ans, le champion de Münchenstein s'est hissé au 6e rang au terme d'une saison qui l'a vu faire main basse sur les tournois de Sydney, Hambourg et Vienne.
«A force de m'entendre dire que j'ai le potentiel pour devenir un jour numéro un mondial, j'ai senti que j'avais aussi des responsabilités», confie le Bâlois.
Le sprint final à l'automne lui a permis de gravir les derniers échelons pour décrocher son ticket pour les Masters de Shangai, réunissant les 8 meilleures raquettes du circuit.
Le Bâlois y a fait honneur en remportant ses trois matches du tour qualificatif et en échouant de peu en demi-finale face à Lleyton Hewitt, le numéro un mondial. «Je sais que je peux battre Hewitt et Safin, affirme Federer. Je l'ai déjà fait, mais il faut que j'y parvienne une fois dans les grands événements.»
Les tournois du Grand Chelem
Le numéro un suisse en est bien conscient: il doit briller dans les tournois du Grand Chelem, là où il n'est pas parvenu à se distinguer cette année.
Il a été éliminé en 16e de finale à Melbourne (par l'Allemand Haas) et à Flushing Meadows (par le Biélorusse Mirnyi). Pire, il a mordu la poussière au premier tour à Roland-Garros (devant le Marocain Arazi) et à Wimbledon (face au Croate Ancic).
«Je dois y remédier, c'est un passage obligé pour encore grimper», constate-t-il. A la fin 2002, seuls cinq hommes sont encore mieux classés que le Bâlois. Soit Lleyton Hewitt, Andre Agassi, Marat Safin, Juan-Carlos Ferrero et Carlos Moya. Quatre d'entre eux ont déjà remporté au moins un tournoi du Grand Chelem!
Au niveau suisse, Roger Federer n'est pas seulement le numéro un incontesté. Il est aussi devenu le patron, celui sans lequel rien se ne décide à la Fédération nationale, celui qui peut se permettre de choisir le capitaine de Coupe Davis.
Il est vrai que les viennent-ensuite sont loin derrière. Le Bernois Michel Kratochvil (no 69 mondial) n'a pas vraiment confirmé les espoirs placés en lui en 2001, alors que Marc Rosset (no 101) ne fait quasiment plus que de la figuration dans les tournois importants, se contentant d'apparitions aux tournois challengers.
Ivan Heuberger (127) et George Bastl (160) sont encore plus bas dans le classement. Ce qui se ressent lorsque la Suisse évolue en Coupe Davis...
swissinfo/Jonathan Hirsch