Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07175.jsonl.gz/835

Un enfant blessé dimanche par le conducteur qui avait lancé sa voiture dans la foule rassemblée pour une parade de Noël à Waukesha dans le Wisconsin, Etat du nord des Etats-Unis, est décédé, portant le bilan du drame à six morts, ont annoncé mardi les autorités lors de la comparution de l'accusé. Plus de soixante personnes ont également été blessées dans cette course folle.
>> Lire aussi:
Mobile terroriste écarté
Le suspect, un homme de 39 ans, est poursuivi pour cinq homicides volontaires, et un sixième chef d'inculpation sera ajouté, a expliqué la procureure du comté. Il est accusé d'avoir lancé intentionnellement son véhicule dans la foule, quelques instants seulement après avoir été impliqué dans une dispute conjugale à proximité.
Il a comparu devant un juge du tribunal de la ville, qui a officiellement énoncé les cinq charges qui pesaient contre lui et qui sont chacune passibles de la prison à vie. L'accusé, qui portait un gilet pare-balles, a gardé la tête baissée pendant la majeure partie de l'audience, semblant sangloter par moments. Ses motivations sont inconnues et les autorités avaient écarté lundi un mobile terroriste, mais l'acte d'accusation a souligné le caractère présumé intentionnel de son acte.
Il n'a pas obéi aux ordres de deux policiers qui lui ordonnaient de stopper avant d'arriver sur le site de la parade. Il a au contraire accéléré, et l'un des agents a "observé que le véhicule semblait rouler volontairement d'un côté à l'autre de la route, frappant de nombreuses personnes".
La procureure du comté de Waukesha a demandé une caution de 5 millions de dollars, une somme acceptée par le juge.
Débat relancé sur le principe de remise en liberté
Le suspect a un lourd passé judiciaire. Il a été impliqué dans une dizaine d'affaires depuis 2000 dans trois Etats américains, selon l'accusation. En 2020, il avait notamment été inculpé pour mise en danger d'autrui après avoir tiré sur son neveu lors d'une altercation. Il avait finalement été libéré en févier 2021 contre une caution de 500 dollars. Début novembre, il avait de nouveau été poursuivi pour avoir frappé et tenté d'écraser la mère de son enfant. Il avait été libéré quelques jours plus tard en payant une caution de 1000 dollars.
Le montant de cette dernière caution a relancé le débat sur le principe de remise en liberté, un pilier de la justice américaine, et dont certains Etats ont limité l'usage. Une enquête interne a été ouverte sur cette décision, prise en contradiction avec les instructions concernant les crimes violents et les risques posés par l'accusé, a ajouté le procureur.
afp/fgn