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La couleur ne manque pas au dessinateur grâce à l’usage des pierres naturelles, jusqu’au XVIIe siècle environ, puis artificielles, depuis l’invention de Nicolas- Jacques Conté.
Deux pierres naturelles sont couramment employées : la pierre noire, qui vers le début du XIXe siècle fut en partie supplantée par le fusain et la mine de plomb, et la sanguine.
L’une et l’autre peuvent être accompagnées par de la craie blanche. Utilisées tous les trois ensembles, comme ce fut si souvent le cas au XVIIIe siècle, la technique est dite des « trois crayons ».
La pierre noire
Schiste argileux au grain serré, souvent taillé en bâtonnet, permet toutes les nuances de noir et de gris en insistant sur le modelé des formes. Elle est donc souvent choisie pour les études de nu et le portrait, tout comme la sanguine.
La sanguine
Ainsi nommé pour sa couleur rouge, elle est une variété d’oxyde de fer appelée « hématite » et se présente elle aussi en bâtonnet. Du rouge ocre ou pourpre au brun violacé, la sanguine fut tout d’abord utilisée pour le tracé préparatoire des fresques et appliquée ensuite sur l’enduit du mur à peindre. Elle ne fut utilisée pour le dessin proprement dit, que vers la fin du XIVe siècle. Associée à l’encre noire, à la pierre noire, etc.…, son coloris et sa luminosité savent parfaitement rendre les carnations. Son utilisation demande une main légère pour la première esquisse, ce qui permet d’accentuer les valeurs au fur et à mesure.