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Pour planifier le chargement en bétail des pâturages, le calcul prévisionnel des besoins en surface s’appuie sur une appréciation du potentiel de production fourragère. La croissance de l’herbe a été mesurée depuis l’année 2000 dans divers pâturages intensifs à mi-intensifs du sud-ouest de la Suisse. La dynamique et l’amplitude annuelle de 226 courbes de croissance ont été analysées et mises en relation avec diverses variables climato- environnementales. Les valeurs mesurées ont été regroupées en catégories générales, donnant lieu à une typologie comportant deux tableaux. Le premier définit les dates des quatre périodes clés de la pâture («départ», «pic de croissance», «été», «automne») selon l’altitude et la précocité de la saison. Le second précise les taux de croissance de référence utiles au calcul du chargement. Quatre variables expliquent 32% de la variance totale. L’effet du «type botanique» étant diffus, seules la «classe d’altitude», la «profondeur du sol» et la «nature du climat» ont été retenues pour la typologie. Les taux de croissance de référence ont été calculés pour les quatre périodes et pour les trois variables retenues. La grande variabilité résiduelle indique cependant que la prise en compte de toutes les caractéristiques d’une prairie et du climat annuel est indispensable pour décrire précisément la croissance de l’herbe. Le développement d’un modèle agro-climatique devrait permettre d’améliorer la précision de l’estimation de la croissance de l’herbe pour un lieu et une année donnés.
Production végétale
Stucky T., Hochstrasser M., Meyer S., Segessemann T., Ruthes A. C., Ahrens C. H., Dahlin P., Pelludat C.
Le nématode cécidogène des racines Meloidogyne incognita cause des dégâts non seulement dans les cultures en plein champ, mais aussi sous serre. Les chercheuses et chercheurs d'Agroscope ont développé un nouveau test de dépistage pour identifier les bactéries capables de lutter contre ces ravageurs.
La méthode de fertilisation CULTAN consiste à injecter de l'azote dans le sol sous la forme d’une solution d’ammonium. Des essais menés par Agroscope sur plusieurs années montrent que ce procédé réduit le lessivage de l'azote de 38 % en moyenne sans pour autant affecter les rendements.
Tuta absoluta est l'un des ravageurs les plus destructeurs des solanacées. Agroscope a développé un modèle statistique permettant de reconstruire la dynamique de population du ravageur et de l'un de ses parasitoïdes et d’optimiser la planification des interventions.