Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06989.jsonl.gz/1192

Un grand nombre d'études cliniques consacrées au traitement médicamenteux de l'insuffisance cardiaque chronique et réalisées à la fin du siècle dernier ont permis de valider l'hypothèse que la progression de l'insuffisance cardiaque résultait d'une activation neuro-hormonale. Ces travaux ont ainsi documenté les bénéfices des inhibiteurs de l'enzyme de conversion, des bêta-bloquants et des antagonistes de l'aldostérone en termes de morbidité et de mortalité, et ceux de la digoxine et des diurétiques en termes de diminution du nombre d'hospitalisations et d'amélioration des symptômes. L'instauration de ces traitements médicamenteux a conduit à des progrès indiscutables, mais l'insuffisance cardiaque chronique reste toutefois grevée d'un haut taux de mortalité. Aussi les investigateurs poursuivent-ils en ce début de siècle l'examen de l'utilité des bêta-bloquants, des antagonistes des récepteurs respectifs de l'angiotensine, de l'aldostérone et de l'endothéline, et des antagonistes du facteur nécrosant des tumeurs. Cet article résume l'expérience acquise avec ces molécules dans le traitement de l'insuffisance cardiaque lors d'études cliniques récentes.