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Journée mondiale de la physiothérapie | Saviez-vous... #5
Une thérapie qui fait la différence
La physiothérapie, selon l'Organisation mondiale de la santé, se base sur le pouvoir du mouvement. Au Département des neurosciences cliniques (DNC) du CHUV, la physiothérapie joue un rôle crucial dans la prise en charge des patient.e.s atteint.e.s de maladies neurologiques. Elle se concentre sur deux aspects principaux : les mouvements pour guérir et les mouvements pour prévenir.
Les mouvements curatifs
La physiothérapie met en œuvre des méthodes de rééducation neurologiques telles que le Bobath ou Proprioceptive Neuromuscular Facilitation pour améliorer les capacités motrices des personnes atteintes de lésions cérébrales. Ces approches associent la stimulation neurosensorielle à des mouvements fonctionnels, comme la marche pieds nus dans l'herbe, afin d'intensifier les sensations et d'améliorer la qualité de la marche.
Des recherches scientifiques ont révélé que l'exercice physique a un impact positif sur la capacité d'adaptation du cerveau. L'exercice joue donc un rôle clé dans la récupération des personnes atteintes de lésions cérébrales en renforçant les connexions cérébrales et en favorisant la croissance de nouvelles cellules autour de la zone lésée. De manière intéressante, la répétition des mouvements entraîne une réorganisation cérébrale visant à compenser les fonctions perdues, notamment celles liées au contrôle des mouvements.
Les mouvements préventifs
La physiothérapie intègre le mouvement pour prévenir la rechute après un AVC et, d'une manière générale, les troubles neurologiques. Elle met en place des programmes d'activité physique spécifiques adaptée aux maladies neurodégénératives. Des recherches ont révélé que l'exercice physique protège le système nerveux, réduisant le stress cellulaire et l'inflammation. De plus, il favorise la croissance des vaisseaux sanguins dans le cerveau. Ainsi, la physiothérapie est un outil essentiel dans la prévention secondaire de l'AVC et de maladies telles que la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson et certaines formes de démence. Par conséquent, elle contribue à l'amélioration ou au maintien des capacités cognitives, sociales, motrices et fonctionnelles.
La diversité : un tremplin pour la récupération
Imaginez une personne en rééducation après un AVC. Plutôt que de se limiter à des mouvements simples et répétitifs, le physiothérapeute propose une variété d'exercices différents. En plus des mouvements conventionnels, il peut intégrer des activités comme manipuler des balles de différentes tailles, simuler des gestes quotidiens, ou même des exercices en musique pour travailler la coordination. Cette approche intéressante rend les séances de physiothérapie plus stimulantes, ce qui encourage la personne à rester engagée dans son rétablissement. Le mouvement devient ainsi une source de bien-être et de récupération essentielle pour améliorer la qualité de vie après un AVC.
Article proposé par Dionys Rutz, Département des neurosciences cliniques.
Références
- Jones, T.A., et al., Brain damage, behavior, rehabilitation, recovery, and brain plasticity. Mental Retardation and Developmental Disabilities Research Reviews, 1998. 4(3): p. 231-237.
- Woodlee, M.T. and T. Schallert, The impact of motor activity and inactivity on the brain: implications for the prevention and treatment of nervous-system disorders. Current Directions in Psychological Science, 2006. 15(4): p. 203-206.
- Mahalakshmi, B., et al., Possible Neuroprotective Mechanisms of Physical Exercise in Neurodegeneration. Int J Mol Sci, 2020. 21(16).
- Erickson, K.I., et al., Physical Activity, Cognition, and Brain Outcomes: A Review of the 2018 Physical Activity Guidelines. Med Sci Sports Exerc, 2019. 51(6): p. 1242-1251.