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Le résultat profite aussi d'une reprise de provisions de 4,3 milliards de dollars, après que la major pétrolière a revu à la hausse ses projections de prix du pétrole et du gaz à moyen et long termes, revenant sur une partie des milliards de dollars de dépréciations prises pendant la pandémie. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice net ajusté ressort à 11,5 milliards de dollars, doublé sur un an. Et sur le semestre, le bénéfice net part du groupe a été quasi triplé à 25 milliards de dollars, a précisé Shell dans un communiqué.
Le groupe ajoute qu'un programme de rachat d'actions de 8,5 milliards de dollars s'est achevé au 5 juillet, et annonce un nouveau rachat de 6 milliards qui sera achevé d'ici l'annonce des résultats du troisième trimestre. Shell "a enregistré au deuxième trimestre de solides résultats financiers", s'est félicité le directeur général Ben van Beurden dans une vidéo publiée sur le site internet du groupe.
Mais "avec des marchés de l'énergie volatils, des turbulences économiques et le besoin continu d'agir pour lutter contre le changement climatique, 2022 continue de présenter des défis pour les consommateurs, les gouvernements et les entreprises", a-t-il prévenu. Le groupe avait été contraint de passer des milliards de dollars dépréciations d'actifs pendant la pandémie, notamment une charge de 16,8 milliards au deuxième trimestre 2020, dans un marché pétrolier alors déprimé par la crise sanitaire.
Mais les cours des hydrocarbures ont depuis rebondi et flambent depuis des mois, notamment dans la foulée de l'invasion russe de l'Ukraine. Les prix du gaz, qui étaient retombés après les sommets atteints en mars peu après le début du conflit, s'envolent à nouveau, après la réduction des livraisons russes, et ont renoué ces derniers jours avec les niveaux d'alors.
Shell avait déjà dévoilé un bénéfice record au premier trimestre, à 7,1 milliards de dollars, en dépit d'une charge après impôts de 3,9 milliards de dollars liée au retrait progressif des activités de pétrole et gaz en Russie. Face aux profits des majors pétrolières, Londres avait annoncé en mai une taxe exceptionnelle sur le secteur de l'énergie, pour aider en partie à financer les aides gouvernementales aux ménages les plus modestes face à la crise du coût de la vie.