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Le bioéthanol est élaboré à partir de matières premières riches en amidon et utilisé avec succès en tant que carburant, pour les voitures notamment.
Fabrication des drêches séchées
Lors de la transformation des céréales ( blé, orge, maïs ) en bioéthanol, l’amidon contenu dans les grains est transformé sous l’effet de la température et des enzymes. En l’absence d’oxygène, le sucre libéré se transforme alors en alcool. Les drêches humides issues de ce processus sont pauvres en sucres mais riches en protéines, en graisse et en minéraux. L’eau contenue dans les drêches est extraite progressivement, en plusieurs étapes. La teneur en matière sèche ( MS ) des drêches de céréales ainsi obtenues est de l’ordre de 90 %.
Propriétés et utilisation
Le terme « drêches de céréales » inclut toutes les drêches produites à base de céréales. On estime généralement que les drêches sèches à base de blé et de maïs contiennent 30 % de protéine brute, 6 % de graisse et 7 % de fibres brutes. La valeur fourragère de ces drêches est donc très comparable à celle du tourteau de soja. Il en va de même pour la digestibilité de la matière organique ( 75 % ) et la teneur en énergie, qui s’élève à 6,5 MJ NEL par kilo. Les drêches sèches de seigle présentent par contre des teneurs plutôt basses en protéine brute.
Un essai réalisé à la Thüringer Landesanstalt für Landwirtschaftconfirme que les drêches sèches de blé peuvent être utilisées avec succès dans l’affouragement des vaches laitières. Dans l’essai en question, le tourteau d’extraction de soja a été remplacé par des drêches sèches de blé. Les quantités de lait produites, les teneurs du lait et la consommation de MS n’ont pas été significativement différentes de celles obtenues avec des rations usuelles à base de tourteau d’extraction de soja. Globalement, on a constaté que les vaches consomment bien les rations totales mélangées contenant des drêches sèches de céréales.
Situation en Suisse
L’accroissement de la demande en bioéthanol se traduit par une augmentation des quantités de drêches de céréales. L’année dernière, 36 500 t de drêches de céréales ont été importées, la majeure partie étant affectée à la fabrication d’aliments pour les bovins. Les quantités de drêches de céréales utilisées fluctuent selon les années en fonction de la disponibilité des composants fourragers indigènes.
La production de bioéthanol génère donc un composant fourrager de valeur, produit à proximité, avantageux et très riche en protéine. Tant que l’on produit du bioéthanol, on peut aussi produire des drêches de céréales. En raison de ses bonnes teneurs nutritives, ce coproduit complète idéalement l’assortiment de matières premières et est une alternative protéique judicieuse dans la fabrication d’aliments composés.