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Le Parlement européen a adopté ce jeudi un amendement à une résolution sur la ville côtière chypriote de Varosha, demandant au Conseil de l'UE d'imposer des sanctions à la Turquie pour la réouverture partielle de la ville.
La résolution a été soutenue par 631 députés, trois ont voté contre, 59 se sont abstenus.
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Le Parlement européen a adopté ce jeudi un amendement à une résolution sur la ville côtière chypriote de Varosha, demandant au Conseil de l'UE d'imposer des sanctions à la Turquie pour la réouverture partielle de la ville.
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L'appel du président turc Recep Tayyip Erdogan à boycotter les produits français après qu'Emmanuel Macron a défendu la liberté de caricaturer le prophète Mahomet "éloignera encore plus" la Turquie de l'UE, a prévenu mardi un porte-parole de la Commission européenne.
"Les accords de l'UE avec la Turquie prévoient le libre-échange des marchandises. Les obligations bilatérales que la Turquie s'est engagée à respecter dans le cadre de ces accords (...) doivent être pleinement respectées", a expliqué ce porte-parole. "Les appels au boycott des produits de tout État membre sont contraires à l'esprit de ces obligations et éloigneront encore plus la Turquie de l'Union européenne", a-t-il ajouté.
L'UE et la Turquie sont notamment liées par un accord d'union douanière entré en vigueur le 31 décembre 1995. Selon la Commission européenne, la Turquie était en 2019 le cinquième partenaire commercial de l'UE, qui est "de loin" le premier partenaire d'Ankara.
Le président Erdogan a appelé lundi au boycott des produits français, prenant la tête de la colère grandissante dans le monde musulman contre Emmanuel Macron. L'escalade des tensions entre la Turquie et la France s'est traduite par le rappel de l'ambassadeur français à Ankara samedi pour consultations.
La dernière crise a éclaté après que M. Macron a promis, lors d'un hommage national à Samuel Paty, un professeur décapité dans un attentat islamiste le 16 octobre pour avoir montré des caricatures de Mahomet en classe, que la France continuerait de défendre ce genre de représentations. M. Erdogan, qui a mis en cause la "santé mentale" de M. Macron, a accusé lundi le chef d'Etat français de "diriger une campagne de haine" contre les musulmans.
Face au barrage de critiques turques, le président français a enregistré une série de soutiens en Europe. Mais dans le monde musulman, où toute représentation du prophète Mahomet est taboue, les déclarations du président français ont suscité des manifestations de colère.
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Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a dénoncé dimanche les propos "inacceptables" du président turc à l'égard de son homologue français, et appelé Ankara à "cesser cette spirale dangereuse de confrontation".
"Les propos du président Recep Tayyip Erdogan à l'égard du président Emmanuel Macron sont inacceptables. Appel à la Turquie à cesser cette spirale dangereuse de confrontation", a-t-il tweeté.
M. Erdogan a mis en cause samedi la "santé mentale" de M. Macron en raison de son attitude envers les musulmans. En réaction, la France a rappelé à Paris son ambassadeur en Turquie "pour consultation".
M. Borell est également revenu sur le Conseil européen début octobre à Bruxelles lors duquel les dirigeants de l'UE ont tenté d'apaiser les tensions avec le président Erdogan. Ils se sont engagés à améliorer certaines coopérations et à relancer l'union douanière si la Turquie cesse ses forages illégaux dans les eaux de Chypre. Mais "si Ankara poursuit ses actions illégales, nous utiliserons tous les instruments à notre disposition", avait averti la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.
"Les conclusions du Conseil européen contiennent une offre réelle pour relancer notre relation", a estimé M. Borell. "Mais il faut une volonté politique des autorités turques sur cet agenda positif. Dans le cas contraire, la Turquie sera encore plus isolée", a-t-il averti.