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Partir d'un objet pour évoquer ses souvenirs, c'est comme ça qu'Eugène, auteur d'origine roumaine, décide de raconter son enfance. Avec beaucoup d'humour et de sincérité, il évoque les aspects politiques comme les souvenirs plus intimes. Le style d'Eugène reste intact et sa lecture est un réel plaisir.
Dans ce roman largement autobiographique, l'auteur peint le tableau haut en couleur de sa jeunesse, des deux côtés de la Méditerranée : souvenirs lointains d'une Algérie mythique d'avant l'Indépendance, que ses parents se chargeront de transformer en paradis perdu, une fois rapatriés en métropole ; souvenirs plus précis de la vie à Saint-Tropez, où la famille s'installe, sûre de son bon droit et tournée sur elle-même. Il rapporte des anecdotes drôles, grinçantes, liées à la surenchère quotidienne avec laquelle s'imposent ses parents, composant un récit savoureux et sincère.
J'ai toujours grandi avec beaucoup de questions et très peu de réponses. Et si au départ, j'avais soif de réponses, je vouais par la suite un véritable culte aux questions. Ce livre tente de reconstituer (...) les labyrinthes qu'il faut parcourir pour aller d'une question à l'autre. Pourquoi je suis né? Qui est mon père? Qui est ma mère? Pourquoi j'écris? Dans quelle mesure le vécu façonne l'imaginaire? Dans quelle mesure l'imaginaire façonne le vécu?