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Un traumatisme squelettique non accidentel d'un enfant peut mener à des fractures identiques à celles produites lors d'un véritable accident telles que fracture diaphysaire isolée, fracture du tiers moyen de la clavicule, fracture linéaire du crâne. Il s'agit alors de fractures dites «non spécifiques» et seule l'absence d'une anamnèse d'un traumatisme accidentel correspondant ou la présence d'autres lésions telles que d'autres fractures non expliquées et d'âges différents feront suspecter la nature non accidentelle du traumatisme.D'autres lésions par contre doivent faire immédiatement suspecter une maltraitance : fractures de côtes, fractures métaphysaires des os longs, fractures d'âge différent, fractures de l'omoplate, fractures des extrémités latérales des clavicules et fractures digitales chez des bébés non mobiles, de même que des fractures de crâne complexes. Ces dernières sont particulièrement dangereuses en raison des lésions intracérébrales qui les accompagnent, mettant en danger la vie de l'enfant. Ce sont des fractures dites spécifiques de la maltraitance.Le rôle de l'imagerie est essentiel dans le diagnostic de ces lésions spécifiques de la maltraitance.