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Giulia Steingruber prendra quelques mesures de santé élémentaires pour chasser au mieux la fatigue engendrée par son rôle de porte-drapeau à Rio.
Elle portera des chaussettes de contention pendant le défilé vendredi et alternera les applications chaud-froid le lendemain afin de favoriser la circulation sanguine.
A-t-elle songé un instant à renoncer à accepter de porter le drapeau? "J'en ai discuté avec mes entraîneurs, et nous convenu que je ne pouvais pas décemment refuser ce grand honneur", a déclaré la gymnaste devant la presse. "Je suis vraiment très fière."
Au-delà du charisme de la gymnaste, Ralph Stöckli, le chef de mission helvétique, a justifié ce choix par l'envie de montrer la force des femmes au sein de la délégation. "Giulia, tu portes le rêve olympique en toi! Et il était vraiment temps qu'une femme porte ce drapeau", a dit l'ancien curler.
Giulia Steingruber a réaffirmé ses objectifs: atteindre trois finales (concours complet, saut et sol). "Une fois en finale, beaucoup de choses sont alors possibles", glisse-t-elle, sans prononcer le mot "médaille". Mais chacun sent qu'elle l'a bien en tête. Ses responsables la voient surtout s'illustrer au sol. Au saut, elle garde dans sa manche sa nouvelle figure, un salto tendu avec double vrille et réception dos tourné à l'engin, au mieux pour la finale. Elle n'envisage pas de la montrer en qualifications.
La reine de Gossau entrera en lice dimanche.
ATS