Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/233990

<h2>SubmittedText<h2><p>La crise du coronavirus a fortement aggravé la situation financière des personnes en formation. Comme une foule d'emplois estudiantins sont passés à la trappe (dans les secteurs notamment du tourisme et de la restauration), un grand nombre d'entre elles doivent interrompre ou abandonner leur formation. L'absence d'un soutien intercantonal pour les cas de rigueur réduit l'égalité des chances.</p><p>- Est-il prévu de créer un fonds national d'aide d'urgence ? Si non, pourquoi ?</p><p>- Un soutien basé sur un partenariat public-privé (avec des fondations d'utilité publique) serait-il envisageable ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Nous ne disposons pas d'informations détaillées sur la situation financière des étudiants liée à la crise du Covid-19. L'Office fédéral de la statistique prévoit, en 2021, une enquête qui offrira une vue d'ensemble des effets de la pandémie sur la situation économique des étudiants, avec des questions sur leur situation financière, le recours à d'éventuelles aides, et sur leur état de santé mentale et physique. Selon swissuniversities, les premières évaluations des hautes écoles ne semblent néanmoins pas montrer d'augmentation des abandons, comparé aux années précédentes. Les bourses et le soutien financier aux étudiants sont de la responsabilité des hautes écoles et des cantons. Pour aider les étudiants en difficulté financière, les hautes écoles ont soit développé de nouvelles mesures, soit utilisé des instruments déjà existants. Parmi ceux-ci figurent précisément les partenariats public-privé, sous la compétence des hautes écoles : durant la crise, elles ont bénéficié du concours de fondations et autres donateurs privés pour proposer de nouveaux dispositifs d'urgence. L'aide financière a donc pu être ciblée sur les besoins spécifiques. Pour ces raisons et compte tenu de la répartition des compétences ; la création d'un fonds d'urgence national, tel que demandé, n'est pas nécessaire. De même, un soutien de la Confédération sous la forme d'un partenariat public-privé avec des fondations caritatives ne se justifie pas non plus.</p>