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François Pralong revient dans son village de Laudhères qu’il a quitté pour aller à l’école de recrue. Il revoit le film de sa vie au cours d’une montée dans le chalet de son enfance.
Orphelin de mère, son père l’a élevé à coups de trique. Une voisine, mère célibataire lui dispense un peu d’amour maternel. Il tombe amoureux, pour son plus grand malheur, de sa fille Félicie. Celle-ci lui promet qu’elle sera un jour sa femme mais le transforme en domestique et quand enfin elle lui demande de l’épouser, c’est parce qu’elle est enceinte d’un autre. À plusieurs reprises François essaie de quitter Félicie, ne voulant pas croire tout ce que l’on raconte sur elle, mais l’amour paternel qu’il porte à la petite Hortense l’empêche de le faire. À la mort accidentelle de cette dernière il s’en va et croit être définitivement débarrassé de Félicie ; mais elle le poursuit et ivre, vient l’insulter ; il ne peut le supporter …. Ce lourd secret que l’on n’apprend qu’à la fin du livre est la raison de sa fuite et sa décision d’en finir, en montant toujours plus haut dans les neiges vers cette Porte blanche qui le délivrera.
Maurice Zermatten avait lu dans les journaux de 1966 qu’un homme avait été retrouvé mort dans les glaces. C’était un guide de montagne, il s’appelait Jean Pralong et marchait dans la neige en chaussures de ville …Pendant de longues années, cet homme a hanté MZ. Qu’allait-il faire seul dans la neige, revoir ses montagnes avant de mourir ? Pourquoi ? Et soudain : « ce doit être un assassin ! »
Repris une première fois en 1970, ce n’est qu’en 73 que paraîtra le roman.
En 1974, Maurice Zermatten obtient trois prix :
Le prix de la Ville de Sion, pour l’ensemble de son œuvre
Le Prix du Rayonnement de la Langue française
Le prix Alpe Jura.