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« Comme Jean Baptiste voyait Jésus venir vers lui, il dit : Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29). Aujourd'hui, Jean le Baptiste désigne Jésus comme l'Agneau de Dieu. Jésus est l'accomplissement de l'agneau pascal, celui dont le sang sauva les Hébreux de l'ange exterminateur au temps de l'Exode, celui que l'on offrait à chaque Pâque en mémoire de cet événement.
S'il reprend les caractéristiques de l'Agneau pascal, Jésus est pourtant bien plus que la victime expiatoire des rites de l'Ancien Testament : il est l'Agneau de Dieu, le Bien-aimé, celui qui, selon Isaïe, a « du prix aux yeux du Seigneur »(Is 49, 5). En d'autres termes, il est le cadeau le plus précieux que le Père puisse faire à l'homme. Dans le Fils, Dieu s'offre lui-même à nous. C'est ce don d'amour qui enlève le péché du monde, c'est ce don d'amour qui, envers et contre tout, triomphera du mal à l'oeuvre dans le monde.
Utopie ? Il s'agit bien plutôt d'Espérance, cette vertu qui redresse l'homme et le maintient debout, cette vertu qui fait de lui un être confiant au moment de l'épreuve, parce qu'il sait que Celui qui lui a tout donné ne saurait le trahir.