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Il y a 272 dalles dans le labyrinthe de la cathédrale de Chartres. La légende dit que ce sont le nombre de jour entre l'annonciation et la naissance de Jésus. Soit en effet, la durée d'une grossesse.
Personnellement je n'ai pas compté le nombre de dalle en parcourant ce labyrinthe de Chartres. Il faudrait vérifier. 272 et 273 sont les deux possibles, tout dépend de l'arrondi ou de la méthode si on se base du 4/π ou sur √φ qui est son approximation en nombre constructible.
Le profil de la grande pyramide de Gizeh peut être déterminé par la géométrie sacrée, grâce au triangle de Kepler. C'est un triangle rectangle avec des côtés qui ont un rapport de φ, le nombre d'or.
Donc la demi base de la pyramide, c'est 1, la hauteur c'est √φ et l'apothème c'est φ.
Utiliser le nombre d'or c'est pratique car ça permet d'utiliser des nombres constructibles et donc de dessiner un plan. Mais en fait la valeur est encore plus juste si on utilise 4/π pour la hauteur. Mais comme c'est un nombre transcendant, impossible de le dessiner.
En chiffre ça donne: √φ = 1.27201964951 4/π = 1.27323954474 1+100/366 = 1.273224043716
à compléter….
Base 10 et 4
Il est à noter que tout ceci est possible grâce au fait que la base 10 est utilisée !
De plus, le nombre 4 semble très présent également.
Le mètre c'est 1/4 de la circonférence de la terre qui passe par les pôles. (et c'est probablement pas pour rien que c'est le 1/4 qui a été choisi et pas une autre proportion, j'y reviendrai bientôt...) Le soleil 🌞 est 400 fois plus gros que la lune 🌔 mais 400 fois plus loin… La densité de l'eau 💧est maximale à 4°C
Bien qu'incomplète, je trouve que c'est une bonne définition. Car oui, la géométrie permet de créer.
C'est même la base de l'art des bâtisseurs, et pas n'importe lesquels. On parle là des bâtisseurs des monuments les plus connus, les plus emblématiques, les plus beaux, et aussi les plus mystérieux de cette planète!
En effet, la géométrie sacrée est omniprésente chez les bâtisseurs de cathédrales, mais aussi chez les bâtisseurs de pyramides et même chez les bâtisseurs de mégalithes.
La géométrie sacrée est probablement une des sciences les plus anciennes qui existe.
Dans cet article nous allons voir les bases de la géométrie sacrée, nous allons voir de quoi te faire l'oeil à une autre manière de voir.
Ainsi tu pourras regarder sous un oeil neuf des monuments que tu as déjà certainement vus, mais dont tu n'avais pas pris l'ampleur de la magie de leur construction !
Introduction à la Géométrie sacrée en vidéo
Le contenu de cet article est également disponible en vidéo. Les contenus se recoupent, mais parfois il y a des anecdotes que l'on ne voit quand dans une seule version.
Tout est question de proportion
Pour bien entrer dans le sujet de la géométrie sacrée. Il faut se remettre dans le contexte ancien. Le mode de pensée n'est pas le même que de nos jours.
La manière d'aborder les mathématiques dans l'antiquité et de nos jours est très différente.
De nos jours on aime bien utiliser les nombres à virgule.
OK, c'est juste, c'est la représentation du nombre π sous forme de nombre à virgule. Mais quel est le sens du nombre π ? Qu'est-ce qu'il représente ?
Si la personne a fait un peu quelques études, elle va me répondre qu'il y a un lien avec le cercle.... mais la réponse complète est rare.
Alors pour te "culturer" un peu, le nombre π représente le rapport qu'il y a entre la circonférence d'un cercle et son diamètre. Ce rapport est toujours le même peu importe la taille du cercle. On a donc là une proportion, juste une proportion peu importe la taille, la mesure de l'objet.
Ainsi, cet exemple montre bien qu'il est possible de manipuler des objets mathématiques juste avec des proportions.
C'est plus tard, dans un second temps que l'on va fixer la proportion à une échelle préciseen se basant sur une grandeur physique réelle.
La taille de la Terre par exemple... d'où le fait que l'on parle de Geo-métrie, mot qui signifie mesure de la Terre.
On verra plus tard, que les unités de mesures utilisées en géométrie sacrée sont tout à fait étonnantes.... On va parler de pieds, de coudées, mais aussi du mètre.
Là on verra que l'histoire officielle ne semble pas correspondre avec l'observation des monuments anciens !!
Il y a un bug dans la matrice !!!
Une des explications possible, est que des sociétés secrètes ne nous ont pas tout dit.... Je pense particulièrement à des sociétés qui ont un compas et une équerre comme emblème.....
Des sociétés chez qui la Géométrie semble quelques chose d'important, et même de sacré...
Sans calculatrice il est possible d'être plus précis
Tu peux également abandonner ta calculatrice, car en géométrie sacrée, on se fiche bien de savoir que π se représente en notation décimale à virgule par 3,1415926535897932384626433832795028841971693993751058209749445923078164062862089986280348253421170679821480865132823066470938446095505822317253594081284811.... et encore des milliards de décimales...
Cette représentation est très lourde, toujours incomplète et donc jamais exacte. Alors qu'il suffit d'une lettre pour tout dire: π
En géométrie sacrée, il faut penser comme les anciens. Si l'on se met dans ce mode de pensée, il y a des correspondances qui sautent aux yeux, alors que si on reste dans le mode notation décimale à virgule, on passe à côté.
Voici encore un exemple d'un sondage dans la rue. Si je prends quelqu'un au hasard et que je lui demande ce qu'est la racine carré de 2, soit la notation: √2 .....
... et là on me dit fièrement √2 = 1.414213562373095048801688724209...
OK, mais comme avec le nombre π ci-dessus, je demande: ... et ça représente quoi √2 , ça a quel sens ?
Bref, tu l'auras compris. Notre société ne fonctionne pas du tout de la même manière. On a un certain savoir de type bourrage de crâne, mais quand à comprendre le fondement des choses. C'est pas terrible.
Donc, la racine de 2 peut tout simplement se comprendre comme étant la diagonale d'un carré de 1 de côté. (toujours en proportion, sans échelle particulière)
On verra ci-dessous, qu'en géométrie sacrée, les diagonales de carrés et de rectangles sont très souvent utilisées. Notamment pour représenter la notion d'angle.
La plus ancienne représentation que l'on a de la connaissance mathématique de la racine carrée de 2 date de ~ -1900. Il s'agit de la tablette d'argile YBC 7289.
Personnellement, depuis que je m'intéresse à la géométrie sacrée, je vois des constructions, notamment mégalithiques, qui mettent en oeuvre desconnaissances mathématiques du même type et ceci dans un temps bien plus ancien !
Cette trigonométrie est beaucoup plus simple à utiliser et plus efficace pour faire des calculs par ordinateur car elle ne manipule pas de nombres réels à virgule flottante. On retrouve donc là une approche similaire à celle des anciens. Et on se dit que c'était très intelligent !!
On redécouvre de plus en plus, que notre mode de pensée actuel nous fait passer à côté d'autre chose. On redécouvre que cette ancienne manière de penser qu'on voit souvent comme primitive est en fait souvent plus évoluée qu'on le crois au premier abord.... et même plus évolué que ce qu'on fait actuellement !
Plein de nombres constructiblesirrationnels et même transcendants!
Alors que de nos jours on aime bien utiliser des nombres un peu ronds.... 1 mètre, 2 mètres. ou encore, 1,5m ou à la limite 2,60 ou 3,9.... les anciens ont l'art d'utiliser des nombres spéciaux qui sont difficilement représentables avec la notation décimale à virgule.
Donc c'est normal qu'on ai un peu de peine à se comprendre !
🤷🏼♀️
Des nombres constructibles
On a déjà vu ci-dessus des nombres comme π ou √2. Mais on verra que c'est pas fini. Il y a encore une foule d'autres racines... notamment √3 et √5. Ceci tout simplement car c'est ainsi qu'on calcule la diagonale d'un rectangle. (ci-dessous représentée par la lettre c)
On utilise le fameux théorème de Pythagore. (en fait ce théorème était connu bien avant la naissance de Pythagore... ce dernier l'a juste rapporté comme souvenir d'un voyage en égypte...)
\[c = {\sqrt{a^2+b^2} }\]
Les nombres √2, mais aussi √3, sont des nombres dit irrationnels, car on ne peut pas les exprimer par un ratio. (une fraction simple)
Mais comme on l'a vu par la géométrie, ce sont des diagonales. C'est simple à manipuler. Ce sont des nombres dit Constructibles. Car on peut les construire à la règle et au compas.
Des nombres non constructibles à la règle et au compas
Par contre pour le nombre π, c'est aussi un nombre irrationnel, mais en plus il est transcendant ! (comme son copain le nombre e)
Ça signifie que π n'est la solution d'aucune équation polynomiale. Donc avec ça on est coincé. Il n'est pas possible de dessiner le nombre π. (Donc sur une ligne droite, sans le dérouler comme c'est fait dans l'animation en début de page.)
Pour dessiner π il y a des méthodes d'approximation, mais ça reste une approximation. C'est la cas par exemple de la méthode de Kochanski.
L'idée de base c'est de construire un carré qui a la même aire (surface) qu'un cercle donné.
Pour construire ce carré, il nous faut trouver la √π .... et là ça coince. Impossible à résoudre avec seulement un compas et une règle.
Donc depuis la fin du 19ème siècle on sait que c'est peine perdue de trouve une solution à ce problème, à cause de la transcendance de π.
D'où l'expression "Chercher à résoudre la quadrature du cercle"...
.... et pourtant !
La grande pyramide de Gizeh une solution au problème de la quadrature du cercle.
De mon observation de la géométrie sacrée et des monuments anciens, je vois que le problème de la quadrature du cercle a été résolu. Du moins, ça en est une excellente approximation.
Cette solution c'est la grande pyramide de Gizeh. La géométrie de cette pyramide nous montre une base carré qui a pour origine un cercle qui sert à construire la hauteur de la pyramide.
On reviendra sur la géométrie de la grande pyramide dans un article dédié car c'est là l'emblème même de la géométrie sacrée. Il y a tellement de chose à dire sur ce monument incroyable !
Le nombre d'or, le cœur de la géométrie sacrée
Ici j'aimerai juste souligner que cette prouesse d'avoir matérialisé en si imposant la solution de la quadrature du cercle tient aux propriétés d'un nombre que je n'ai pas encore évoqué ici, mais qui est le cœur de la géométrie sacrée. Il s'agit du nombre d'or.
On a de la chance, le nombre d'or est un nombre constructible. Il vaut:
\[φ = {1 + \sqrt{5} \over 2} ≈ 1.61803398875\]
Trois points alignés, déterminant deux segments forment une section dorée (un rapport égal à Phi), s’il y a de la petite partie à la grande, le même rapport que de la grande au tout.
\[{a+b \over a} = {a \over b} \]
Le nombre d’or est le seul rapport qui met en résonance la partie avec le tout. On peut donc le voir comme étant une résonance (fractale) entre la créature et son créateur.
C’est pour cette raison que ce rapport est souvent appelé: La divine proportion.
Dans le cas de la quadrature du cercle, l'astuce utilisée dans la construction de la grande pyramide de Gizeh a été de remplacer un expression de π inconstructible par une expression approximative de composée de φ qui elle est constructible:
\[{4 \over π} ≈ {\sqrt{φ}} \]
C'est peut être beaucoup d'informations d'un coup. On verra ci-dessous d'où viennent ces traits de construction. Ces formes, ces diagonales et tout ces nombres remarquables que l'on retrouve tout le temps en géométrie sacrée.
A force de les voir on commence à les savoir par cœur et être capable de faire le lien entre une proportion géométrique, son expressionmathématique algébrique et sa notation numérique.
Valeurs numériques de nombres courants en géométrie sacrée
Afin de faire le lien entre les anciens et nous, voici les nombres les plus couramment utilisés en géométrie sacrée en expression algébrique et dans leur équivalent en notation numérique:
Dans une réalisation architecturale, vu que l'on est pas dans le monde idéal des mathématiques, mais dans un monde où les dimensions ont une marge d'erreur, dans un monde où la précision n'est pas infinie. Dans ce cas, que l'on utilise la valeur exacte où une approximation, le bâtiment construit sera le même.
La géométrie sacrée étant principalement utilisée pour créer des bâtiments, certaines personnes n'hésitent pas à faire des raccourcis et dire que des approximations sont des égalités....
....Puis les puristes des maths leur sautent à la gorge.. et on voit des combats. Il y a de trolls qui polluent les espaces de commentaires sur le net en débats stériles de savoir si ce sont des approximations ou des valeurs réelles.
Pour cette raison dans cet article, je tente de bien distinguer les approximations des valeurs réelles mathématiques.
La coudée royale égyptienne
Il existe deux définitions mathématiques simple de la coudée royale égyptienne:
0,523606... mètre = φ^2/5 mètre → 1/10 du périmètre du triangle des bâtisseurs en mètre (triangle rectangle don l'hypoténuse est la diagonale d'un double carré.) 0,523598... mètre = π/6 mètre → 1/6 de la circonférence d'un cercle de 1m de diamètre
Il est à noter que la coudée royale égyptienne est la même que la coudée utilisée par les bâtisseurs de cathédrale dans le système de "quine des bâtisseurs" (aussi appelé parfois "pige des bâtisseurs" et qui sert à construire des outils comme la "canne des bâtisseurs")
Dans ce cas, je viens d'introduire la notion d'unité de mesure. Soit un nombre dans une proportion pure, mais qui est lié à une dimension physique concrète.
Il y a de nombreuses relations mathématiques qui peuvent mener à la définition de la coudée royale. Tout ceci fait encore largement débat. Je n'entrerai pas dans plus de détail dans cet article introductif déjà bien long !
Je n'irai pas non plus ici beaucoup plus loin la notion d'unité de mesure ancienne. C'est un vaste sujet qui méritera un articles complet. (coudée royale, pied, yard mégalithique, pied romain, coudée de Nippur, origine du mètre.. etc..)
Cascade des racines carrées
Maintenant que les bases sont posées. Maintenant que tu as eu l'occasion de comprendre que les anciens avaient un rapport aux mathématiques très différent de ce qui se fait actuellement. On va pouvoir entrer dans le vif du sujet.
Voici la construction de l'essentiel des nombres dont on a besoin et ceci juste à partir d'un carré de 1 de côté. (toujours sans dimension, juste une proportion.)
C'est une cascade de diagonale. On commence par dessiner le carré de 1 de côté. Sa diagonale vaut √2.
Puis on reporte cette diagonale pour créer un rectangle avec un côté qui vaut √2 et l'autre qui vaut toujours 1. La diagonale de ce rectangle vaut √3.
Puis on procède de la même manière, on reporte à nouveau la diagonale de ce rectangle pour obtenir un nouveau rectangle et on obtient une diagonale qui vaut √4 = 2.
Et là, c'est magique. A partir d'un seul carré, on en a maintenant deux !
Le double carré, le bi-carré est une forme très importante de la géométrie sacrée. C'est depuis cette forme que l'on peut générer toute une géométrie liées à φ , le nombre d'or. Ceci car la diagonale d'un double carré (en rouge) vaut √5.
Et il se trouve que √5 c'est la somme du nombre d'or et de son inverse !
\[ {1 \over φ} + φ = \sqrt{5} \]
J'ai mis un point sur la diagonale rouge pour montrer la différence ente φ et 1/φ.
On va regarder ça en détail.
Le double carré, la base d'une géométrie du nombre d'or
On va observer à quoi ça correspond en terme de géométrie.
1Si l'on commence sur le point en bas à droite du double carré, on peut obtenir un segment vertical qui fait la moitié du côté, soit 1/2.
Depuis là, on ajoute le segment vert clair. Soit la diagonale d'un rectangle 1/2 et 1. Ce qui revient à la moitié de la diagonale du bi-carré. Soit √5/2.
On voit que ceci correspond tout à fait à l'équation qui nous donne la valeur de φ. Voilà. On a généré la longueur du nombre d'or.
C'est grâce à cette longueur que j'ai pu placer le point rouge qui coupe la diagonale √5 avec 1/φ d'un côté et φ de l'autre.
Ensuite, au centre il y a une droite verticale orangée. Je l'ai générée en faisant croiser la longueur de φ depuis le coin en bas à droite, avec le prolongement du côté commun aux deux carrés du bi-carré.
Voilà, on a ainsi généré un segment de longueur √φ. (Petit rappel, chaque nombre est une proportion par rapport au côté du carré qui vaut 1. Donc ici √φ * 1 = √φ . Mais quand on donnera une dimension réelle au côté 1 il ne faudra pas oublier de faire la multiplication par la taille du côté.)
J'ai ici créé un nouveau triangle tout à faire remarquable auquel on peut appliquer le théorème de Pythagore.
Le sol de la chambre est un bi-carré. Ici on a un monument construit en vrai. Donc il y une dimension. L'unité de mesure utilisée est la coudée royale égyptienne. Pour faire court. Elle vaut ≈ 0,5236 mètre.
Le double carré de la chambre haute de la grande pyramide est composé de carrés de 10 coudées royales de côté.
La hauteur de la chambre est générée de manière un peu plus subtile. En fait, c'est une demi diagonale du double carré qui est relevé. (Le segment vert sur l'image précédente) On a donc 11,18033 coudées.. ce qui correspond à √5 * φ^2 mètre.
Menhirs de Clendy à Yverdon
A des milliers de kilomètres de l'Egypte, mais également à 2 millénaires d'intervalle dans le temps, on retrouve aussi un alignement de menhirs à côté de chez moi qui est construit sur la base d'un bi-carré.
J'ai aussi remarqué que l'azimut de l'axe central est à 222°. C'est déjà un joli nombre. Mais c'est pas tout !!
222°, c'est le complément de 137.51° soit l'angle d'or. C'est la variante angulaire du nombre d'or.
Donc les bâtisseurs de l'alignement de menhirs de Clendy ont réalisé un double carré, une géométrie qui ouvre directement sur le nombre d'or. Mais aussi ont aligné ce double carré avec un angle d'or par rapport au nord. Ceci il y a 6000 ans !
Le triangle 3-4-5
Le triangle 3-4-5 est le premier des triangles rectangles. Il s’agit du triangle rectangle à côtés entiers avec l’hypoténuse minimale, et le seul triangle dont les longueurs de côtés suivent une progression arithmétique.
Ce triangle 3-4-5 a des propriétés mathématiques intéressantes qui ont permis de construire un outil très utilisé des arpenteurs et bâtisseurs: la corde à 13 nœuds.
Pourquoi utiliser les nombres 12 et 60 pour diviser le temps ?
Pourquoi est-ce qu'il y a 12 heures sur un cadran de montre ? ⏰ Pourquoi est-ce que l'on divise un heure en 60 minutes, et une minute en 60 secondes ? ⏱
L'explication se trouve dans le triangle 3-4-5.
Avec les chiffres des côtés (3-4-5) on a peut faire une suite arithmétique (addition) et une suite géométrique (multiplication). (Dans le même genre, le mythique nombre φ est la seule proportion qui est en même temps une suite arithmétique et une suite géométrique. Donc c'est le même genre de logique qu'on cherche avec le triangle 3-4-5)
12 et 60 sont de plus des nombres dit "fiables"(selon la définition mathématiques des nombres qui peuvent se diviser facilement, donc très pratique pour faire des divisions horaires.)
Si on continue les propriétés mathématiques de ces nombres: 12*60 = 720 12+60 = 72
Magique non ?
Conclusions: tu as les bases pour explorer le monde
Maintenant que nous arrivons au terme de cette introduction (déjà hyper complète) à la géométrie sacrée, tu as les bases pour voir les monuments sous un regard neuf. Tu as de quoi décrypter les intentions des bâtisseurs.
Géométrie plutôt que chiffres à virgule
Si l'on se remémore les points importants, il faut se souvenir, que les anciens bâtisseurs n'ont pas le même rapport aux mathématiques que nous. Ils privilégient la géométrie, le dessin et pas les nombres en notation à virgule.
Des proportions en résonance fractale
Les anciens bâtisseurs aiment construire des bâtiments où les proportions de chaque élément sont en résonance les un avec les autres par des proportions.
La proportion la plus connue, et la plus "magique" étant la proportion dorée. Cette proportion qui met en lien le tout et sa partie de manière fractale.
Les anciens ont utilisé les propriétés de cette proportion dorée comme support d'un système d'unité de mesure avec la quine des bâtisseurs.
En prenant conscience que ces unités de mesure antiques ne sont pas juste des mesures étalonnées sur les pieds ou bras des monarques, mais sur des relations mathématiques, c'est toute une compréhension du monde qui s'ouvre.
Ceci, bien qu'en fait, le corps humain est, comme beaucoup de choses dans la nature, structuré sur la base de proportions de géométrie sacrée, et notamment autour du nombre d'or. Il n'est donc pas faux de dire qu'il y a un lien entre la mesure de partie du corps humain et des unités de mesures. Mais ce n'est pas QUE ça. Il ne faut pas oublier le sous-jacent mathématique.
La géométrie sacrée relie tout. Elle fait entrer en résonance les humains et les constructions qu'ils habitent.
Ainsi, un temple, une cathédrale, une pyramide, un alignement de menhirs est généralement construit avec de la géométrie sacrée.
Les mêmes principes de construction se retrouvent du microcosme au macrocosme, de l'humain aux galaxies.
« Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas »
Exemple pratique de décodage de la géométrie sacrée d'une cathédrale
Quand on est quelque peu "initié" à ces connaissances hermétiques (comme la fermeture des boites Tupperware... :p ) il est possible de voir dans un tas de caillou un sens plus profond.
Voici un exemple pour illustrer mes propos.
Avec l'œil ouvert, il possible de repérer des pierres spéciales dans un simple dallage de cathédrale. Voici la pierre angulaire de la cathédrale de Fribourg.
Ce sont en fait deux pierres allongées en granite. Le granite est très solide et ne se dilate pas. Cette pierre a du servir comme étalon de mesure pour construire la cathédrale. En fin de chantier elle a été intégrée au dallage.
Comme on l'a vu ci-dessus, en géométrie sacrée c'est souvent la dimension des diagonales qui compte, et là on ne va pas être déçu....
Entre mille autres sujets, le sujet de la construction des pyramides de Gizeh m'intéresse.
J'ai déjà entendu beaucoup de théories plus ou moins farfelues sur la construction des pyramides. J'ai été moi-même voir sur place.
Et là, j'ai envie de faire un petit article par ce que cette théorie là, me semble plus intéressante que d'autres. Cette théorie de construction me semble plus complète, plus réaliste, plus plausible.. même si en fait.. Je doute qu'on sache un jour le fin mot de l'histoire...
Il s'agit de la théorie de construction proposée par Jean-Pierre Petit... (Bon, voilà, maintenant que le nom de l'auteur de cette théorie de construction des pyramides est lâchée.. Je dois avoir déjà perdu la moitié des lecteurs qui ont des à priori... et j'ai croché une poignée de fan inconditionnel de ce physicien touche à tout...)
La Bande Dessinée qui explique la construction des pyramides de Gizeh
A son habitude Jean-Pierre Petit est un très bon vulgarisateur, il nous explique sa théorie sur les pyramides dans une bande dessinée très bien faite. (En général il est plus connu pour son modèle cosmologique Janus..)
Donc c'est pratique dans cet article je n'aurai pas grand choses à dire de plus. Juste mon avis et pourquoi je trouve que cette théorie est plus pertinente que d'autres.
« Voici comment on construisit cette pyramide, par le système des gradins successifs que l'on appelle tantôt krossai (corbeaux), tantôt bomides (plates-formes). On la construisit d'abord sous cette forme, puis on hissa les pierres de complément à l'aide de machines faites de courtes pièces de bois : on montait la pierre du sol jusqu'à la première plate-forme ; là, on la plaçait dans une autre machine installée sur le premier gradin, et on la tirait sur jusqu'au deuxième gradin, où une troisième machine la prenaitsource. »
Ce texte d'Hérodote est compatible avec la machine de Jean-Pierre Petit.
Jean-Pierre Petit a eu l'occasion de présenter ce modèle de levier à la cité des sciences pour une maquette où les gosses pouvaient déplacer des blocs de centaines de Kg.
C'est là que Jean-Pierre Petit a été attaqué par un autre Jean-Pierre... le fameux Jean-Pierre Adam que l'on voit dans le film, la Révélation des Pyramide.
Et comme on le verra ci-dessous, il semble bien qu'on a même retrouvé un bout du fameux levier !
Le noeud auto-bloquant une technique lowtech toujours utilisée
Ce qui m'a le plus intéressé dans cette théorie de construction des pyramides de Gizeh c'est le noeud auto-bloquant.
C'est un mécanisme autant très sophistiqué, très efficace et super simple à faire. De nos jours on utiliserait des pinces hydrauliques commandées par électronique. Donc on a de la peine à imaginer un moyen simple.
Cette idée est peut être bonne pour la base de la pyramide, qui représente quand même une masse énorme de matériaux. Mais très rapidement on voit que ça n'a aucun sens. La rampe devient vite trop grosses. Il faut une masse plus grande de la pyramide elle même !! .. et il faut que la rampe tienne avec une pente très élevée sur les côtés ! C'est pas très réaliste !
La rampe de la théorie de construction des pyramides mise en avant par Jean-Pierre Petit est plus simple, avec une pente acceptable et économe en matériaux.
Il s'agit d'une rampe qui fait le tour de la pyramide en spirale. C'est une rampe en pierre. Solide, mais amovible. Elle est posée sur des corbeaux intégré à la pyramide.
Cette théorie de construction de pyramide a aussi un avantage, c'est qu'elle propose d'utiliser des blocs standards. Mais de plusieurs types.
La base de la pyramide est donc un octogone ! ... Mais on ne voit pas cet forme sur ces blocs triangulaires souvent présentés comme du parement.
La théorie de construction des pyramides de Gizeh selon Jean-Pierre Petit nous permet donc un éclairage nouveau sur la nature de ces blocs.
La piste est intéressante.
Comment les bâtisseurs des pyramides de Gizeh ont-ils assurés la précision de leur construction ?
Les pyramides de Gizeh sont connues pour leur orientation précise aux quatre points cardinaux. On ne va pas ici parler de la méthode de détermination du Nord géographique (et pas magnétique qui pourrait se lire à la boussole.. ce serait trop facile !)
On va parler ici de la méthode de mesure pour s'assurer que la pyramide au cours de sa construction est toujours bien alignée.
Jean-Pierre Petit nous parle d'un puits central dans lequel depuis le sommet on accès à une marque au sol. Cette mesure permet de vérifier qu'on ne dérive pas en hauteur. Mais c'est aussi le lieu pour placer une table d'orientation rotative avec des fils à plomb qui permettent de vérifier l'alignement des arrêtes.
Du coup, il y a un puits qui traverse la pyramide de haut en bas ! Est-ce qu'on l'a trouvé ? Est-ce que c'est possible, il ne risque pas de traverser un chambre ? .. et bien non !
Les chambres qui sont dans les pyramides de Gizeh sont toutes décalées de l'axe centrale !
Les seules chambres alignées sont souterraines. Ça montre bien qu'il y avait peut être l'envie de centrer la chambre. Mais avec le puits c'était pas possible. A méditer...
Cette idée de puits pose une autre question, comment aller vérifier que le plomb est bien sur la marque au sol ?
Le plus simple est d'avoir une personne qui le vérifie. Mais alors elle doit être dans le fond du puits. Quand ça devient plus haut que 100m, c'est pas très pratique !!
Est-ce qu'il y a quelques part un accès au fond du puits depuis la base ? Jean-Pierre petit semble le suggérer... encore un truc à vérifier.
Construction anti-sismique des monuments égyptiens
Tout le début de la BD, Jean-Pierre Petit nous rappelle que les constructions égyptiennes, (tout comme les constructions mégalithiques d'amérique du sud) sont très bien conçues pour résister aux tremblements de terre.
Pour réaliser ce genre de construction, il faut des structures qui sont discontinues, des linteaux qui ont déjà une fente, ainsi il ne se brisent pas.
Jean-Pierre Petit a une théorie intéressante sur l'assemblage des blocs. Ils n'ont pas besoin d'être taillés, parfaitement bien à la base. C'est au moment où on les assemblent qu'on va user les blocs qui vont aller se joindre avec une "scie".
En fait c'est juste une lame de cuivre qui ne coupe pas grand choses, mais qui va emmener un abrasif.
Ceci nous amènes à la construction de l'intérieur des pyramides.
Jean-Pierre Petit nous indique une technique qui est faite par étape, il y a des blocs qui délimitent des espaces et dans cet espaces on fait du remplissage avec du tout venant. Ce qu'on appelle du libage: faire des murs extérieurs jolis, et des murs intérieurs avec du remplissage en vrac.
C'est aussi la théorie du noyau central, au vue de la seule partie qui reste de la pyramide de Meidum. Le reste s'étant effondré.
Les petites pierre en vrac, c'est plus simple, plus facile à transporter. Mais ça a aussi un net avantage anti-sismique. Secoue un tas de sable et il va garder sa forme pyramidale de tas de sable !
... mais.. mais attention,il ne faut pas que ces pierres en vrac puissent se compresser !
Sinon ça fait comme quand je mets un planton dans un pot. La terre a l'air bien là en suffisance, puis j'arrose... et pouf le volume diminue... tout se tasse...
Jean-Pierre Petit propose de lier ce libage avec du plâtre afin de solidifier le tout.
Personnellement ça me fait encore une fois penser aux géopolymères ! Avec un liant géopolymère ont stabilise tout, et même on créer carrément des vrais blocs de pierre.
Il y a déjà plusieurs études scientifique qui montrent que les géopolymères, des pierres moulées ont été très probablement utilisées pour construire les pyramides de Gizeh:
Je ne sais pas ce qu'en pense Jean-Pierre Petit. Mais moi je trouve intéressant de combiner ces techniques !
Tout ça permet de construire une pyramide rapidement.
Croyances et faux calculs autour du temps de construction et de la fonction des pyramides
Combien de blocs pour cette pyramide ?
Ça m'a toujours surpris qu'on évalue le nombre de blocs que continent la grande pyramide de Gizeh. (en général autour de 2 millions) Comment savoir ? On n'arrive même pas détecter les cavités vides dans la pyramide. Comment dire si on a affaire à des blocs ou du libage ?
Après on voit des calculs qui sont fait sur cette base dans le film la révélation des pyramides.... on abouti à 2 min 30 par bloc pour le tailler et le poser, ceci pour réussir à finir la pyramide dans les 20 ans de règne de Chéops...
Avec ce genre de combats inutiles on en oublie l'essentiel. Il est évident qu'une parallélisation du travail est nécessaire. Mais jusqu'à quel point c'est valable ? On peut pas simplement mettre 100 000 esclaves pour tirer un bloc comme de nombreux dessins le montrent....
Il en faut de la place sur les rampes pour 100 000 personnes !! ... et si on a un levier qui démultiplie la force plus besoin d'autant de monde.
Si on utilise des petits blocs de pierre et plus des gros, tout est plus facile!
L'histoire se réécrit sans cesse selon les croyances actuelles
Comme dit plus haut Snéfrou a fait construire 3 pyramides ! C'était pour 3 cérémonies du Ka ?
On a jamais retrouvé de corps dans aucune des pyramides !
Il y a certes des "sarcophages". Mot grec qui signifie "mangeur de chair". Mais en égyptien on les appelle des "Neb ankh", paniers de vie. Ce qui n'est pas tout à fait pareil.
Peut être que la fonction des pyramides et leur coffres était tout autre !
Jean-Pierre Petit le pense aussi. Il dit dans la BD que c'était probablement un lieu d'initiation.
Personnellement, en étant dans la chambre haute de la grande pyramide de Gizeh, j'ai été surpris par le son, par l'effet de résonance.
En étudiant les dimensions, c'est normal ! Tout est en résonance, on retrouve les rapports musicaux de la gamme de ptolémée dans les rapports entre les murs. On retrouve également une géométrie basées sur un double carré qui ouvre sur toutes les combinaisons possibles avec le nombre d'or.
Puis on a nommé ces divisions d'unité de mesure en rapport avec des parties de notre corps qui sont également liées à des proportions liées au nombre d'or. La coudée, le pied, l'empan, la paume, la palme, etc...
Beaucoup ont cru que la coudée et/ou le pied était la mesure du pied d'un roi.... alors qu'en fait.. l'origine était toute autre... (et a été dévoyée aussi)
Bref, il y a beaucoup à dire sur la coudées royales égyptienne. Jean-Pierre Petit en étudié une autre partie. Il a étudié le fonctionnement de coudée qu'on a retrouvé matérialisée sur des barres de pierre ou de bois.
Ou plutôt l'utilisation de deux "baguettes" qui représente la coudée l'une contre l'autre, ceci afin de former le même principe que sur les verniers des pieds à coulisse. On a ainsi un instrument de mesure qui est très précis !
Sur ces coudées, il y a aussi des indications pour remplir les clepsydres et compter le temps. A savoir que les heures ont des durées variables chez les égyptiens anciens ! Histoire de s'accorder sur les saisons....
Jean-Pierre Petit et les co-auteurs de ce document suggèrent que les règles retrouvées ne sont pas assez précises pour être utilisables avec les indications qu'elles contiennent. Elles ne seraient que des objets décoratifs !!! ... ce qu'attestent les textes dessus qui disent que c'est un cadeau en remerciement, etc..
Par contre les indications scientifiques sont valables et montrent qu'il devait y avoir d'autres instruments plus utilisables.
Bref... encore plus mystérieux cette coudée... On a pas fini d'en savoir plus.
Petit bonus... la coudée royale se dit "mH nswt" en égyptien......
Conclusions
Il me semble que cette théorie ouvre à quelques idées intéressantes.
Notamment, moi ce qui m'a beaucoup plus, c'est le système des noeuds autobloquants et des leviers. On a là une machine simple et efficace. Moi il me semble que c'est tout à fait plausible, surtout qu'une pièce, la poulie de renvoi, a été retrouvée en 1932 !
Là il y a quelques chose d'intéressant !
Sinon pour les gens qui se demandent où est ce que Jean-Pierre Petit est allé cherché toutes ces idées.... et bien il l'a avoué récemment.... Le héros de sa BD se retrouve dans une vie antérieur en égypte.... .... et bien c'est exactement ce qui est arrivé à Jean-Pierre Petit lors d'un voyage en égypte... il a simplement vu tout ça et il a pris des notes !
Bon, et bien comme d'habitude, garde l'esprit ouvert ! Tout est possible ! 519 7148