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"La doublure d'une légende est morte", titre l'AFP aujourd'hui, réduisant une fois de plus une nouvelle à sa composante la plus connue, ou la plus porteuse, c'est selon. Le 45 tours 17 cm ci-dessus est paru chez Vogue en 1967, il s'agit d'un EP (pour "extended play") et accessoirement d'un collector. Son chanteur y fume une cigarette - c'était courant à l'époque - et on aperçoit un gros spot en haut à droite. C'est aussi le premier enregistrement d'un certain Erick Bamy qui, comme nous l'apprend le verso (photo ci-contre), est Guadeloupéen d'origine et compte devenir le seul chanteur de rhythm & blues français. Le disque fut un échec (d'où sa rareté) mais la carrière de son jeune interprète n'allait pas s'arrêter là. Né en 1949, Erick Bamy fera même une douzaine d'autres disques entre 1973 et 1992, dont au moins un sous son vrai nom d'Eric Stevens. En 1975, Lee Hallyday, directeur artistique de Johnny, l'engage comme choriste de la star. Leur collaboration durera jusqu'en 2000. Bamy ne disparaît pas pour autant, enregistre à nouveau plusieurs disques et fera même une réapparition inattendue en 2010 dans l'émission La France a un incroyable talent, dont voici un extrait:
Deux ans plus tard, il empochera encore un disque d'or, puis un disque de platine, pour l'album Les Soul Men, qu'il enregistre en compagnie de Vigon (autre rescapé des 60's ayant effectué un come back inespéré dans la première saison de The Voice) et de Jay, ancien leader des Poetic Lovers. Le trio s'appellait simplement Vigon Bamy Jay.
Erick Bamy est décédé le 27 novembre 2014 à l'âge de 65 ans, suite à une maladie foudroyante.