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Tribunal fédéralL'ex-ministre gambien reste en prison en Suisse
Détenu en Suisse depuis fin janvier, Ousman Sonko est soupçonné de crimes contre l'humanité. Le Tribunal fédéral a confirmé la prolongation de sa détention provisoire.
Ousman Sonko recourait au TF contre la décision de prolongation de sa détention provisoire jusqu'au 25 octobre. Cette prolongation, prononcée par le Tribunal des mesures de contrainte du canton de Berne, avait été confirmée par le Tribunal pénal fédéral (TPF) le 29 août.
Dans l'intervalle, le Tribunal des mesures de contrainte a à nouveau prolongé la détention provisoire jusqu'au 25 janvier 2018. Dans son arrêt publié vendredi, le Tribunal fédéral rappelle que cette nouvelle décision n'entrave en rien le droit du recourant à contester la prolongation précédente.
Saisi d'un précédent recours d'Ousman Sonko, le TF avait déjà confirmé le 18 août la prolongation de la détention provisoire. Dans le présent arrêt, il ne s'est pas écarté de sa pratique et a rejeté ce deuxième recours. Les frais de la cause - 2000 francs - sont à la charge de l'ancien ministre.
Ousman Sonko est détenu depuis fin janvier en Suisse après avoir déposé une demande d'asile. Il a été ministre de l'Intérieur de la République de Gambie de 2006 à 2016 sous le régime du président Yahya Jammeh.
Il a aussi été chef de la police et commandant de la garde présidentielle en 2003. M. Sonko est accusé d'avoir été présent lors d'actes de torture et a été interpellé à Lyss (BE) après une dénonciation de Trial International, une ONG établie à Genève. (arrêt 1B_417/2017)
(ats)
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