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Le diable des gorges de Schöllenen a eu le droit à un ravalement de façade un peu... spécial et elle a meilleure mine.
Oui, oui les pièces d'art ont le droit, elles-aussi, à une séance de lifting. Ce n'est pas la peinture murale, «Le diable et le bouc», près du pont du diable, dans les gorges de Schöllenen (UR), qui dira le contraire.
En effet, les années ont passé, les fleurs ont fané... Bref, le temps a fait son œuvre et les rayons UV du soleil ont fini par décolorer la fresque d'environ quatre mètres de haut. Elle a eu donc la chance d'être repeinte et recouverte d'un vernis résistant aux UV. Autrement dit, de la crème solaire.
Combien l'opération a-t-elle coûté? Les frais de restauration s'élèvent à 30 000 francs, pris en charge par le canton.
Mais comment cette fresque s'est-elle retrouvée sur un rocher? Eh bien, l'Office du tourisme d'Andermatt désirait visiblement une peinture de Heinrich Danioth. L'œuvre originale a donc été conçue au début des années 1950 par cet artiste et poète suisse. Elle a été peinte sur une falaise de granit.
Bon, elle n'y est pas resté longtemps. Lorsque la route nationale traversant les gorges de Schöllenen a été construite en 1955, la peinture a dû laisser la place à un tunnel. Pas de panique. Elle n'a pas disparu, mais a été reconstituée à gauche de l'entrée du passage souterrain, rassure la Chancellerie cantonale uranaise.
(ats/fag)