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Tous les systèmes mis en place (administratif, commercial, industriel) visent à assurer un contrôle.
Les hommes s’efforcent sans cesse d'unifier le monde en faisant des systèmes bien délimités.
Il en résulte d'innombrables petites associations entre partis.
Aujourd’hui le pragmatisme est un nouveau nom pour des anciennes manières de penser, et reste encore une question ouverte, tout comme l’empirisme radical ou le pluralisme.
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Tous les systèmes mis en place (administratif, commercial, industriel) visent à assurer un contrôle.
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Loin d’abolir le rôle des états, la mondialisation leur redonne au contraire tout leur sens : seule la puissance publique peut réguler la mondialisation en fixant des normes, en redistribuant les richesses, en aménageant le territoire.
Tentations du protectionnisme, fermeture des frontières, mise en œuvre de législations contraignantes, la mondialisation s’accompagne paradoxalement du grand retour des états. Le libre-échange est contesté dès lors qu’il compromet certaines questions jugées essentielles, comme l’emploi, la sécurité, la santé ou l’accès à l’énergie.Loin d’abolir l’espace, la mondialisation redonne toute leurs forces aux singularités locales.L’incertitude face aux mutations du monde, la rapidité des changements suscitent en réaction une réaffirmation des identités locales, une réactivation des communautés d’appartenance : recherche de socles identitaires, montée des communautarismes. La mondialisation fragmente paradoxalement le monde.Le libre-échange intégral et la démocratie sont incompatibles, tout simplement parce que la majorité des gens ne veut pas du libre-échange.Le seul pays à avoir inscrit dans sa Constitution le libre-échange ont été les États américains sudistes, esclavagistes.Le Nord, industriel et démocratique, derrière Lincoln, était protectionniste. Normal, puisque le protectionnisme définit une communauté solidaire et relativement égalitaire, alors que le libre-échange suppose des ploutocrates et une plèbe.
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L'idée d'un Revenu de Base Inconditionnel, qui ne date pas d'hier, fait de plus en plus son chemin...
Aux Pays-Bas, la ville d'Utrecht expérimente actuellement un tel régime. La Finlande, pour sa part, adoptera un régime du revenu minimum garanti dès 2017.
En Amérique, seule l'Alaska a déjà adopté la formule depuis deux ans, même s'il s'agit d'une allocation assez réduite. Au Québec, l'ouvrage du ministre François Blais "Un Revenu garanti pour tous: introduction aux principes de l'allocation universelle" propose un survol détaillé de la question, en remettant en question de nombreux tabous sur le sujet.
Ils faut souhaiter la mise en place effective d'un tel programme, en dépit des dérives qui ne manqueront pas de surgir. Ce programme pourrait s'avérer coûteux à administrer et miner partiellement la motivation au travail des citoyens. Cependant, l'économiste américain Milton Friedman, avec son «impôt négatif», proposait déjà une forme de revenu minimum garanti campée à droite.
Tôt ou tard, les effets de l'automatisation sur le marché du travail amenant la diminution des revenus de travail et les gains d'efficience par la rationalisation des programmes sociaux devront clairement s'assumer en ce sens. Ces phénomènes finiront par entraîner la disparition de cette mentalité du «rien pour rien».
Source: Le Nouveliste www.lapresse.ca
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Depuis que des « communicants » pullulent dans chaque département il n'y a jamais eu autant de couacs ou d'absence de communication :
Pouvoir judiciaire, OCE, HUG, CEVA, DIP... en quelques mois une crise communicationnelle c'est installée.
Dans cette crise les Conseillers d'Etat en portent la responsabilité... et démontrent clairement leur manque de connaissance en matière de communication.
Bien sûr, ils sont entourés de « communicants », mais quand vous faites l'évaluation de leurs compétences, vous vous rendez vite compte qu'ils n'en possèdent qu'une seule... celle d'avoir été journaliste.
Il devient urgent que nos gouvernants s'entourent de véritables professionnels de la communication.
La communication c’est un métier, et comme le chinois elle s’apprend !
"Communication et information journalistique Comment faire la différence ?"
Des données tirées du livre « L'Information responsable ; un défi démocratique » de Jean-Luc Martin-Lagardette, éditions ECLM permettent de faire la différence entre journalisme et communication (à télécharger ici)
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Genève veut attirer des touristes culturels...
Mieux que le MAH, un biennale de la sculpture contemporaine. Nos parcs s'y prêteraient à merveille !
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À part les différentes possibilités de s’y soustraire, les deux différences essentielles entre les impôts directs et les impôts indirects sont le traitement des divers types de revenu et la vitesse de la progression.
Dans les impôts directs, les différents types de revenu sont imposés différemment selon le genre de déclaration, alors que dans les impôts indirects, tous les revenus sont pris en compte, et ce indépendamment de leur origine. Il n’y a ainsi pas de problème pour traiter les gains provenant de spéculations, par exemple.
On admet en revanche que les impôts indirects ont un effet régressif, ce qui est l’objection la plus fréquente à leur égard.
Cet inconvénient peut être corrigé, soit en exemptant certains biens, notamment les denrées alimentaires, soit en les frappant d’un taux réduit. Mais cela accroît alors la complexité du système.
Pour déterminer exactement l’impact du système, il ne suffit pas, cependant, de considérer uniquement les recettes. Il s’agit plutôt de savoir à quoi celles-ci sont utilisées. Si les recettes de la TVA servent par exemple à financer l’AVS, leur effet global n’est pas régressif.
Toutefois, comme les taux d’imposition (trop) élevés encouragent fortement la soustraction fiscale, les possibilités d’un report de l’imposition sur la consommation sont limitées.
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A quelques jours de l’ouverture de la 7ème édition de la Place des Affaires (1-4 février), et au regard du programme proposé aux visiteurs, je suis surpris de ne rien voir par rapport au microcrédit.
C’est un marché en pleine expansion - entre 30% et 50% par an -, mais il se limite à un petit secteur de clients privés, avec une sensibilité particulière. La plus grande partie de la communauté financière n’a ni les connaissances, ni la motivation, d’investir dans la micro-finance.
En effet, si les rendements sont sûrs, ils restent modestes. Voilà un rôle que pourrait vêtir nos autorités politiques cantonales.
Le microcrédit est un complément à l'économie sociale et solidaire (conférence le 1er février à 16 :30), afin que les entreprises bénéficiaires puissent gagner en autonomie.
A l’origine de tout, une idée simple: prêter quelques milliers de francs à une personne pour lui permettre de monter une micro-entreprise.
Entendez par là des investissements qui profitent à des secteurs délaissés par les banques.
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Je suis surpris que l'on cherche encore une solution pour les emplois de solidarité, il suffit de se rappeler des débats sur la mise en place de cette mesure pour les personnes et les entreprises nécessiteuses.
Si ces emplois étaient réservés à des personnes en fin d'indemnités de chômage, les entreprises du second marché devaient justifier de l'utilité pour bénéficier d'un renfort de personne pour se développer et à terme pouvoir employer cette personne sans besoin de recourir à ces emplois aidés.
Le modèle:
L'état prenait en charge une partie du salaire selon un accord spécifique avec l'entreprise éligible.
> Démonstration qu'avec l'engagement d'un collaborateur supplémentaire elle pouvait développer son offre.
> L'aide de l'état était limité à 4 ans: la première année la prise en charge est de 90% du salaire, puis de manière dégressive; 80% la seconde année, 50% la troisième et 30% la dernière années.
> A charge de l'entreprise de compléter le salaire.
> Offrir à la personne au bénéfice de cette mesure la possibilité de se former.
Permettez un exemple: une gardien de musée devrait pouvoir se former pour devenir guide touristique.
Le système c'est grippé; les entreprises du 1er marché se sont opposées pour diverses raisons (concurrence, salaire minimum de facto et surement d'autres motifs). Et les promoteurs de cette merveilleuse idées ont cédé aux injonctions des représentants des milieux patronaux; ces emplois sont devenus pérennes.
De plus le SECO est intervenu à plusieurs reprises afin de signifier qu'il n'était plus possible de maintenir ces emplois aidés qui ressemble de plus en plus à l'ancien régime, celui des ETC (emplois temporaires cantonaux).
Monsieur Mauro Poggia, un effort et tout pourrait rentrer dans l'ordre.
Les 80 millions de francs consacrés chaque année à la lutte contre le chômage ont-ils été bien et entièrement utilisés afin de dynamiser le retour à l'emploi ?
Combien de bénéficiaires ont retrouvé un emploi dans le marché primaire et combien sont retournés au chômage ?
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Les attentes vis-à-vis de nos députés changent !
On attend d’eux des réponses aux multiples problèmes engendrés par les mutations socio-économiques.
Nos Conseillers d’Etat se transforment en hommes d’affaires et ils s’emparent du pouvoir au nom de la performance et de la compétence, ils proposent de gérer la cité sur un modèle strictement économique.
Le débat politique se réduit à un débat de conseil d’administration autour de problèmes budgétaires et financiers.
Il ya là, un piège !
L’approche comptable impose ses normes aux affaires publiques. Les considérations économiques surdéterminent tous les registres de la vie sociale.
Les hommes politiques pensent fonder l’efficacité de leur action dans le modèle managérial, alors que c’est ce même modèle qui dévalorise l’action publique.
Là, il y a danger…
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Par rapport au PIB, notre endettement aura passé de quelque 50 % en 2010 à environ 130 % en 2050.
Plus le pouvoir politique repousse les réformes, plus grandes devront être les corrections par la suite : en 2020, le défaut de financement atteindra entre 2 et 2,9 % du PIB par année.
L’endettement croissant de la société ne pourra être maîtrisé que si les réformes destinées à préserver l'Etat social sont décidées et mises en œuvre à temps.
Plus les réformes interviendront tard, plus les corrections qui s'imposeront seront importantes.
De plus ces prochaines décennies, il faudra aussi tenir compte de risques tels que les conséquences des changements climatiques, les épidémies ou une raréfaction et donc un renchérissement des ressources naturelles.
C'est pourquoi il convient d'insister sur le fait que les finances publiques sont exposées à d'autres risques qu'il n'est pas aisé de quantifier et qui soulignent encore la nécessité d'agir au niveau politique.
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L’autre Centre, c’est proposer une vision politique assez large pour que la cohérence puisse en être éprouvée dans la durée.
Aujourd'hui nous devons avancer sur un autre chemin, dont s’écartent à la fois le néolibéralisme et le collectivisme. Ce néolibéralisme avec sa prime à la force brute. Ce collectivisme qui perpétue l’illusion totalitaire de Rousseau, qui néglige le risque de découragement des investisseurs.
Ce nouveau centre doit souligner la fonction organique des communautés médianes qui ordonnent les activités particulières vers un but social sans user de la contrainte étatique.
Le partenariat social doit rester une réalité solide, même s’il est moins médiatique que le triomphe des grands financiers et les révoltes de protestataires aux cortèges sans lendemains.
A la convergence des efforts individuels, nous devons œuvrer selon des modalités nouvelles, mais en fonction de principes durables en conservant la substance d’une pensée qui incorpore l’élan de la créativité et de la responsabilité personnelle, en reconnaissant la fonction suprême de l’Etat que s’il consolide les forces en respectant leur autonomie.
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Pour ceux qui analysent les tendances actuelles, il ne fait aucun doute que l’avenir, pour l’instant du moins, est aux mains des multinationales. Au fur et à mesure que le marché s’étend pour englober la planète entière, on laisse le champ libre aux partisans du libre-échange.
Les partisans du libre-échange font croire qu’ils libèrent l’individu d’un ensemble d’entraves que des gouvernants lui avaient imposées comme à ses ancêtres. Mais l’«individu» qui bénéficie du libre-échange, c’est en réalité la multinationale, et la «liberté» acquise est celle d’abattre les forêts vierges pour fabriquer du contreplaqué, du papier hygiénique...
C’est la liberté de produire du C02, sans véritable contrainte. C’est la liberté d’augmenter la pauvreté et la détresse, la malnutrition et la maladie, C’est la liberté d’entraîner chaque année l’extinction de centaines de milliers d’espèces vivantes, tout cela pour satisfaire les intérêts financiers à court terme de quelques industries irresponsables, et des bureaucrates et politiciens à leur solde.
Voilà la «liberté» que permet le libre-échange, voilà quels sont les enjeux défendus le traité de libre-échange transatlantique (TAFTA)
C’est exactement de l’inverse que nous avons besoin, il nous faut évoluer vers un monde composé de communautés en grande partie autosuffisantes, qui mènent leurs activités économiques à l’échelon de la famille, de la petite entreprise artisanale et de la communauté elle-même, dans le but de satisfaire les besoins locaux par l’intermédiaire d’un marché local.
C’est là la seule voie qui permettra de subordonner les activités économiques aux impératifs biologiques, sociaux, écologiques et éthiques et à la survie de l’humanité sur notre planète.
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L’évolution récente de la politique oppose avec une intensité accrue un Etat fort à un Etat light.
Mais il existe à la conjonction de ces deux organisations ; l’Etat solide qui s’écarte à la fois du libéralisme et du collectivisme. D’un libéralisme avec sa prime à la force brute. D’un collectivisme qui perpétue l’illusion totalitaire de Rousseau, qui néglige le risque de découragement des investisseurs privés.
Un Etat solide souligne la fonction organique des communautés médianes qui ordonnent les activités particulières vers un but social sans user de la contrainte étatique.
Aujourd’hui, l'Etat, doit accomplir une mutation et vivre avec son temps. Il faut redéfinir sa mission.
Il faut donner aux services publics les moyens humains et matériels de faire correctement leur travail.
Il faut investir beaucoup plus dans la recherche et l'innovation pour préparer l'avenir puisque le fonctionnement à court terme du marché ne permet pas les choix à long terme.
Il faut libérer les énergies, encourager le goût d'entreprendre, pousser les entreprises à faire preuve d'audace et de créativité.
Le service public doit apporter les formations professionnelles qui permettront de changer d'emploi sans dommage, de rebondir ou de se reconvertir avec l'assurance d'un filet de sécurité et d'un accompagnement individuel de qualité. Il faut mutualiser les risques entre les salariés et les entreprises.
Pour accomplir cette mutation il faut un Etat solide, ni plus ni moins.
A nous de maintenir et de renouveler une pensée qui associe la responsabilité et la liberté, de conserver la substance d’une pensée qui incorpore l’élan de la créativité et de la responsabilité personnelle, de reconnaître la fonction suprême de l’Etat que s’il consolide les forces de la nation en respectant leur autonomie.
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De plus en plus d’initiatives de l’économie locale offrent une réponse souhaitable aux besoins du 21ème siècle. L’écologie, la traçabilité, la production éthique, l’emploi local sont au cœur de leur modèle.
Cette économie locale intègre également, dans sa logique de proximité, l’environnement immédiat (circuits courts, substitutions aux importations, filières locales…).
Ces initiatives locales ont un rôle à jouer important dans la transition écologique et sociale que nos sociétés occidentales doivent intégrer.
Exemplaires, elles ont souvent malheureusement « le nez dans le guidon » et se sentent parfois isolées dans leur contexte. Elles testent de nouveaux modèles, inventent des nouveaux processus, créent des liens et des passerelles, se labellisent mais en parallèle, dans leur quotidien, elles doivent assurer, encore peut-être plus que d’autres, la bonne gestion de leurs ressources humaines, de leur trésorerie, de leur besoin de financements, de leur communication, de leurs innovations.
Si leurs impacts environnementaux et sociaux sont réduits, elles ne bénéficient pas pour autant d’un réel soutien médiatique, politique ou fiscal.
Pour renforcer ce tissu économique essentiel, dans les pays anglo-saxons, un mouvement se développe pour créer des alliances locales visant à redonner vie et soutenir ces économies locales moins dépendantes d’une mondialisation dont on perçoit aujourd’hui les excès et dangers.
D’autres mouvements en France défendent l’idée une TVA circulaire (soit l’application d’une TVA réduite pour les entreprise ayant un faible impact environnemental et social).
Des projets de monnaies complémentaires se créent également dans différentes régions d’Europe. Aux Etats-Unis, le nouveau modèle de certification B Corp permet aux entreprises de se fixer des objectifs extra financiers, qu’ils soient sociaux ou environnementaux, qui ne sont plus conditionnés par les actionnaires.
Et en Suisse, comment soutenir ces acteurs qui proposent une économie à visage humain ?
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Le BIT explique que la théorie des marchés veut que la croissance crée de la richesse, laquelle est redistribuée par les créations d’emplois, qui alimentent la consommation, ce qui génère des investissements nouveaux et donc le cycle de production.
Aujourd’hui, l’idéologie selon laquelle la solution à la crise est la croissance, qui serait l’unique moyen de lutter contre la pauvreté et le chômage et qui permettrait d’élever le niveau général de richesse, est remise en cause…
Même la Chine ne créée pas suffisamment d’emplois, où malgré une extraordinaire expansion du PIB, 10 millions d’emplois nouveaux seulement apparaissent chaque année quand 20 millions de personnes se présentent sur le marché du travail !
A partir du moment où le lien entre croissance et emploi est coupé, ce cercle vertueux ne fonctionne plus comme il devrait.
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Nous sommes rentrés dans une période d'arrêt de la croissance. Tous les signes le montrent : la fin du secret bancaire, le changement climatique, la dégradation du contrat social, etc.
Mais nous devons comprendre qu'il ne s'agit pas de problèmes mais bien de symptômes.
Nous devons changer notre manière de mesurer les valeurs. Nous devons distinguer la croissance quantitative et la croissance qualitative.
Malheureusement, nos dirigeants n'agissent pas comme s'ils saisissaient la différence entre quantité et qualité.
Ils poussent automatiquement le bouton de la croissance quantitative. Mais c'est un mythe de croire que la croissance va résoudre nos problèmes économiques, sociétaux et écologiques.
Nos dirigeants sont « addicts » à la croissance, mais ils ne pensent pas vraiment que cette chose appelée croissance va résoudre nos problèmes et ils croient que le reste des gens le pensent.
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En Suisse, la dette des particuliers (quantité d’argent due par les citoyens à titre privé) avec un taux de 169% du revenu disponible est relativement importante (86% pou l’Allemagne, 82% pour la France et 65% pour l’Italie).
Et pendant des années, Ia dette des particuliers a fait office de mécanisme servant à faire de la consommation Ie moteur de la croissance …
Cela explique-t-il notre prospérité particulière ?
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Le rôle de la monnaie ne se réduit pas à une simple logique économique et financière.
Elle est non seulement destinée à faciliter les échanges économiques mais également à réguler les relations sociales, elle est aussi considérée comme une institution sociale façonnée pas les diverses sociétés humaines.
Si d’un côte elle est un « bien privé » elle est, de l’autre, un bien public, car elle rend des services de nature collective.
L’histoire démontre qu’un pays ne peut être politiquement unifié sans qu’il existe une monnaie et un système de payement sur l’ensemble du territoire.
L’utilisation de la monnaie donne à ceux qui l’utilisent un sentiment d’appartenance sociale et politique.
Il est donc impératif, si nous souhaitions faire du Grand Genève un territoire, de créer une monnaie complémentaire..
Créer une monnaie complémentaire dans la région du Grand Genève est un projet innovant qui fédérera toute la région.
Un projet de création d'une monnaie complémentaire est lancé pour la région dite du "Grand Genève".
Plus d’informations :
http://www.monnaiegrandgeneve.org/mcgdge/
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Sans remettre en question l'importance économique de "Genève Aéroport" pour la région, il est important de soutenir toute mesure favorisant son extension...
Mais elle existe déjà ! Son nom; "Lyon-Saint-Exupéry".
Avec une volonté politique claire, "Lyon-Saint-Exupéry" serait à seulement 6 minutes de Genève, en remettant au goût du jour le superbe projet de train à sustentation magnétique souterrain.
Dans de nombreuses études il a été prouvé que le train à sustentation magnétique souterrain correspond parfaitement aux critères écologiques et durables, et que le projet est techniquement faisable et tout à fait judicieux sur le plan économique.
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Au moment de la création de l’Euro, les « technocrates » ont oublié qu’une monnaie unique n’est tenable que si des transferts fiscaux importants ont lieu.
Cette introduction aurait du être accompagnée par la naissance d’un réel budget fédéral européen. Il n’en a rien été.
Au contraire, ils avaient décidé de plafonner les prélèvements pour alimenter ce qui pourrait ressembler à un tel budget.
Dans ces conditions, les moyens de rebasculer vers des monnaies nationales auraient du être maintenus, pour faire face à la crise actuelle.
Mais c’est le statut de la Banque centrale européenne, qui serait à revoir. Que les objectifs qui lui sont fixés prédéterminent les solutions de la politique économique et qu’elle ne soit responsables que devant des collèges d’experts n’est pas admissible.
Et dire que l’on confie le sort de nos démocraties à des technocrates, c’est qu’encore une fois, on préfère l’apparence et le symbole à l’évidence économique et politique !