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L'armée égyptienne a reporté mercredi sine die une rencontre prévue entre le pouvoir et l'opposition. Cette réunion était censée contribuer à apaiser les vives tensions à l'approche d'un référendum constitutionnel auquel l'opposition appelle à voter "non".
L'armée a elle renoncé à organiser cette rencontre très attendue dans l'après-midi entre notamment le président Mohamed Morsi et des personnalités politiques de tous bords, alors que l'opposition avait dit qu'elle était disposée à y participer.
Dans un communiqué laconique, elle dit que cette initiative, lancée la veille "au nom de l'amour de l'Egypte" par le ministre de la Défense et commandant des forces armées Abdel Fattah al-Sissi, est "reportée à une date ultérieure" car "les réactions n'ont pas rempli les attentes".
L'ancien secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a annoncé à Reuters qu'il participerait à ce "dialogue national", de même que l'ancien patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et lauréat du prix Nobel de la paix, Mohamed ElBaradeï, le socialiste nassérien Hamdin Sabahy et le chef de file du parti libéral WAFD, Mounir Fakhry Abdel-Nour.
Scrutin étendu
Le Front du salut national (FNS), principale coalition de l'opposition, avait boycotté des pourparlers de réconciliation organisés la semaine dernière par le chef de l'Etat.
La commission électorale a annoncé que le référendum, initialement prévu sur la seule journée du 15 décembre, aurait finalement lieu les 15 et 22 décembre dans deux zones distinctes du pays. Cette mesure pourrait permettre de surmonter le boycott de la supervision du vote par de nombreux magistrats.
Le FNS a lui appelé à formellement voter "non" à cette consultation sur le projet de Constitution. Il a exigé des "garanties" - organisation du vote sur un seul jour, présence d'un juge pour chaque urne ou présence d'observateurs nationaux et internationaux - faute de quoi il pourrait appeler à l'abstention.
ATS