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La Police fédérale rejette les accusations de mensonges proférées par la Weltwoche à l'encontre de son chef
Berne, 14.01.2000 - Contrairement à ce qu'a prétendu la Weltwoche dans son édition du 6 janvier 2000, le chef de la Police fédérale n'a pas menti lorsqu'en 1998, lors d'une émission de la Télévision suisse alémanique, il a déclaré que la Police fédérale n'avait jamais confié au Centre informatique de St-Gall (Verwaltungsrechen-zentrum St. Gallen, VRSG) la tâche d'établir à son intention des listes de personnes d'origine irakienne.
En 1991, en pleine guerre du Golfe, la Police fédérale avait dirigé un bureau spécial d'informations qui avait été créé en vue notamment de coordonner les mesures de sécurité suisses et de suivre la situation pour en faire rapport. Cette cellule traitait les communications qui lui étaient transmises par les autorités fédérales ou cantonales et par des particuliers. Or, le VRSG n'a jamais été chargé par la Police fédérale d'établir des listes de personnes d'origine irakienne. Cette information a été confirmée officiellement par le centre informatique saint-gallois.
Le même article de la Weltwoche affirme que le chef de la Police fédérale aurait fait parvenir, pour examen, la lettre d'une commission parlementaire, qui lui avait été transmise à ce sujet pour avis, au VRSG et à trois commandements de police sans cacher le nom de son auteur, ce qui constituerait une violation du secret de fonction. Cette lettre avait été rédigée par un ancien employé du VRSG et concernait précisément les accusations de mensonges précitées. En réalité, il y aurait eu des raisons d'assurer l'anonymat de son auteur. Or, vu la gravité du reproche qui y figurait et le fait que son auteur ne travaillait plus au VRSG, il a été renoncé à garder son anonymat. De son côté, le Ministère public de la Confédération, compétent en la matière, avait examiné l'affaire et était parvenu à la conclusion qu'il n'y avait aucun motif d'ouvrir une procédure d'enquête pour violation du secret de fonction.
L'accusation de mensonge proférée publiquement est grave, même si les faits invoqués à son appui avaient déjà été démentis en mai 1998 et qu'une déclaration avait été publiée à cet égard. La Police fédérale a prié la Weltwoche de faire paraître une réponse.
Enfin, au vu des contrôles internes et externes auxquels ce secteur est soumis, on peut affirmer que la Police fédérale respecte strictement les bases légales régissant la collecte et le traitement des informations.
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