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La première
mention d’Eschert figure dans la bulle du Pape Alexandre III du 27
février 1179 dans laquelle il confirme la possession de divers biens
de l’Eglise collégiale de Moutier-Grandval.
La forme du
nom dans les anciens actes « Essert » permet d’en faire
l’interprétation facile. Essert, les Esserts, les Essards,
Essertines, etc., noms issus du latin exsartum, désignent un lieu
défriché, un endroit libre conquis sur la forêt.
On parle
aujourd’hui encore, pour le défrichement, d’un pâturage envahi par
les buissons, d’esserter, d’écherter. La forme « Eschert », par
adoucissement du deuxième « s » en « ch », est conforme à la
tendance de l’ancien patois de la région du Grand Val - Val Terbi.
Cette idée de défrichement apparaît encore aujourd’hui dans les
armoiries de la commune, datant de 1947 :
d’argent
à sept épis de gueules posés en bande (2, 3, 2).
D’argent
signifie le fond de teinte argent, les sept épis de gueule sont les
figures naturelles et de gueules signifie la couleur rouge, posés en
bande est une pièce héraldique qui traverse l’écu d’angle dextre du
chef à l’angle senestre de la pointe.
Le sobriquet
des habitants d’Eschert est les vers-luisants.
Les armoiries d'Eschert ont été adoptées par le
Conseil-exécutif du canton de Berne en 1946.