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17/05/2009
Des vertus d'une police de la pensée
Le dérapage de jeunes UDC rapporté notamment dans cet article du Matin Bleu online (voir ce lien), avec un minuscule extrait de la réaction dont j'ai fait part au journaliste est l'occasion de dire qu'il faudra une fois s'expliquer sur les tenants et aboutissants d'une prétendue assimilation de nos revendications à une police de la pensée. Dans l'immédiat, je me contenterai d'un élément à prendre en considéreration sous forme de question: Que pensez-vous qu'il serait arrivé si ces jeunes en mal de provocation en avaient dit la moitié ou le quart à propos des Juifs ou des Noirs? Ils n'auraient même pas eu besoin de l'article 261 du code pénal pour être frappés d'un opprobre quasi unanime. Le politiquement correct : on doit faire mécaniquement attention à ce qu'on dit des minorités qui nous déplaisent, en attendant qu'un jour on grandisse, et qu'on acquiert une vision du monde un peu plus large qui rende superflue toute police de la pensée.