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Un signe courant et assez fiable de l'affaiblissement du système immunitaire est une sensibilité accrue aux infections. Si les défenses de l'organisme ne fonctionnent pas bien, les bactéries, les virus et les agents pathogènes d'autres types ont beau jeu.
Vous êtes souvent enrhumé(e), attrapez pratiquement chaque année la grippe? Souffrez-vous aussi fréquemment d'infections gastro-intestinales? Les personnes atteintes de déficience immunitaire sont bien plus souvent que d'autres atteintes par ces maladies souvent écartées comme des «infections banales». On parle alors d'immunodéficience acquise ou secondaire – par opposition à une déficience immunitaire congénitale (primaire).
Vous vous sentez souvent fatigué(e) et abattu(e) sans souffrir concrètement d'une maladie infectieuse? Vous avez souvent du mal à vous concentrer sur votre travail? Cela peut également venir de l'affaiblissement de vos défenses immunitaires.
Les signes les plus courants de l'affaiblissement du système immunitaire sont donc
- une sensibilité accrue aux infections (infection grippale = refroidissement, rhume, toux, maux de gorge, infections gastro-intestinales, grippe = influenza, infections fongiques, etc.)
- des infections répétitives survenant à intervalles courts
- Fatigue, abattement
- Manque d'énergie, manque de concentration.
Le style de vie et la manière de prendre soin de soi – tout cela joue un rôle important pour la résistance du système immunitaire. Mais des maladies chroniques peuvent également affaiblir les défenses de l'organisme, soit en raison de la maladie elle-même, soit en raison de la prise de médicaments utilisés pour guérir ou soulager. Ce sont particulièrement les maladies chroniques graves qui peuvent affaiblir le système immunitaire, par exemple
- l'asthme bronchique
- la bronchite chronique
- la BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive)
- le diabète sucré.
Une infection avec le virus de l'immunodéficience humaine, le VIH, endommage directement le système de défense de l'organisme. En phase terminale, pendant laquelle la maladie est appelée SIDA, les patients sont extrêmement sensibles aux infections et aux processus inflammatoires. Chez les personnes dont le système immunitaire est sain, de telles infections sont rares et, en général, elles sont bien bloquées par les défenses de l'organisme. Elles mettent en danger la vie des personnes atteintes du SIDA et finissent par entraîner leur mort.
Les cancers qui touchent les cellules immunitaires elles-mêmes, par exemple la leucémie et le lymphome, altèrent aussi gravement les défenses immunitaires.
Pour soigner diverses maladies graves, les réactions du système immunitaire sont artificiellement inhibées par des médicaments (immunosuppression). C'est ce que l'on fait dans le cas de maladies auto-immunes (quand le système immunitaire est tellement perturbé qu'il se retourne contre le propre corps), par exemple en cas d'arthrite rhumatoïde, de sclérose en plaques, de colite ulcéreuse et de maladie de Crohn. Dans de tels cas, l'immunosuppression est utilisée pour limiter le comportement erroné des défenses de l'organisme.
Après des opérations lourdes, le système immunitaire peut être affaibli temporairement. L'ampleur de l'atteinte dépend de l'état général des patients et du traitement postopératoire respectif. Dans la plupart des cas, le système immunitaire se rétablit en quelques semaines.
Après une transplantation, des médicaments visant à inhiber les défenses de l'organisme sont administrés aux patients. Le but est d'empêcher que le système immunitaire n'attaque l'organe transplanté et ne le rejette.
Généralement, les immunosuppresseurs doivent être pris à vie.
En cas de cancer, la chimiothérapie et/ou les radiations peuvent affaiblir les défenses de l'organisme. Pendant une chimiothérapie, les défenses immunitaires sont temporairement endommagées en fonction du médicament utilisé, de la dose administrée et du nombre de traitements. Au cours d'une radiothérapie, les cellules cancéreuses sont tellement affaiblies qu'elles meurent pendant que les cellules saines de l'organisme se régénèrent. Si la moelle osseuse qui forme le sang est également irradiée, les défenses immunitaires peuvent également être altérées.
Après une chimiothérapie ou une radiothérapie, le système immunitaire se rétablit en général en quelques semaines. Chez les patients âgés et ceux dont le système immunitaire est affaibli par d'autres facteurs (état général, carences alimentaires, autres maladies, etc.), cela peut prendre plus longtemps.
Si vous souffrez de déficience immunitaire en raison d'une maladie ou d'un traitement (par ex. thérapie anticancéreuse, chimiothérapie, traitement à la cortisone, etc.), vous devez toujours consulter votre médecin traitant ou le spécialiste respectif.
Tous les symptômes mentionnés jusqu'à présent ne sont que des indications. Si vous soupçonnez que votre système immunitaire est fortement perturbé, vous pouvez commencer par faire un autotest, par ex. ici.
Si le soupçon se confirme, vous devez consulter un médecin. Il peut effectuer des examens tels qu’un hémogramme complet et faire déterminer votre statut immunitaire ainsi que d’autres indicateurs en laboratoire. L’intérêt principal porte sur le nombre de leucocytes (globules blancs).
Une pandémie met le système immunitaire à rude épreuve – et crée également des conditions particulières. Une conséquence des vagues de corona est déjà perceptible: de nombreux adultes ont contracté nettement moins d'autres infections, particulièrement en hiver, que les années précédentes (pour la situation chez les enfants, voir le paragraphe suivant).
Pendant la saison 2020/2021, nous n'avons par exemple pratiquement pas connu la vague annuelle de grippe: en Allemagne, au lieu des quelque 200 000 infections de l'année dernière, nous n'avons enregistré que quelques centaines de cas de grippe. En Suisse également, le coronavirus a freiné la vague de grippe 2020/21. Même les rhumes banals ont été observés beaucoup plus rarement.
La cause réside probablement dans les mesures de protection contre les maladies covidiennes, par exemple les règles de distanciation, le port de masques en public, les mesures d'hygiène telles que le lavage fréquent des mains, la «distance sociale» et le télétravail. La fermeture d'établissements publics – dans lesquels les virus se propagent volontiers en hiver – a probablement aussi joué un rôle.
Mais cela ne veut pas dire que le système immunitaire s'est affaibli ou ne fonctionne pas bien. Chez les adultes qui ont un style de vie sain, le système immunitaire est en général si bien entraîné qu'il n'est pas affaibli, même à des périodes où les défis sont moindres.
Non. Le fait que l'on contracte une infection au coronavirus ou pas ne dépend pas du fait que les défenses de l'organisme fonctionnent très bien ou qu'elles soient affaiblies. Dans le meilleur des cas, un système immunitaire fort peut aider à mieux surmonter la maladie.
On appelle «microbiome» l'ensemble de toutes les bactéries et virus qui vivent sur et en nous – de la peau à l'intestin grêle. Les experts savent que ce microbiome accomplit des tâches très importantes pour le système immunitaire. Les défenses fonctionnent particulièrement bien quand la composition du microbiome est diversifiée – un facteur qui lui-même dépend du style de vie. Une alimentation déséquilibrée et malsaine lui nuit, tout comme le tabagisme et le fait de passer trop peu de temps au grand air. Pour le dire simplement: une personne qui s'est nourrie presque exclusivement de produits de restauration rapide pendant la pandémie n'a pas fait de bien à son microbiome. C'est l'inverse chez ceux qui ont commencé à cuisiner eux-mêmes et ont de temps à autre essayé des plats nouveaux. Toutefois, le fait que, pendant la pandémie, nettement moins d'antibiotiques ont été pris est un facteur positif pour notre microbiome. En tout état de cause, toute personne qui a négligé ce système de défense pendant les différentes vagues de coronavirus devrait le soigner maintenant – par exemple en consommant des aliments riches en fibres et en légumes.
Chez les enfants, en particulier s'ils sont très petits, les choses peuvent être un peu différentes. Les infections que les plus jeunes connaissent normalement pendant leurs trois premières années de vie sont devenues plus rares, voire ont complètement disparu pendant la pandémie. De nombreux parents de petits enfants ne connaissent absolument plus les poussées de fièvre qui étaient autrefois fréquentes chez les plus jeunes – elles surviennent lorsqu'une infection défie le système immunitaire pas encore développé de l'enfant.
En principe, il est important que le système immunitaire de l'enfant se batte contre des germes et en profite pour en tirer des enseignements pour l'avenir. Entre autres, on le sait parce que l'hygiène excessive et une protection trop intensive contre les germes pathogènes de toute sorte favorisent les allergies et les maladies auto-immunes. Le système immunitaire a besoin de partenaires pour s'entraîner. Les conséquences de la pandémie pour les plus jeunes ne sont donc pas encore prévisibles.• Certains experts supposent que principalement les enfants qui sont venus (et viendront) au monde pendant la pandémie de coronavirus ou peu de temps auparavant ont manqué un créneau important de la formation du système immunitaire. Une phase importante d'imprégnation des défenses s'étend du développement de l'embryon à la troisième année de vie. Nous ne savons pas encore quelles conséquences cela pourrait avoir.
- Des maladies infantiles typiques pourraient être repoussées à une autre tranche d'âge, ce qui pourrait tout à fait poser des problèmes: Il est connu que les petits enfants surmontent mieux la varicelle et les oreillons, par exemple, que les enfants plus grands.
- Un élément positif: les enfants, en particulier, contractent rarement (difficilement) la COVID. C'est pourquoi leurs contacts au terrain de jeux ou dans la rue, avec des ami(e)s et les enfants du voisinage, mais aussi à la crèche ou à l'école –malgré des fermetures temporaires – ont été nettement moins restreints que ce n'a été le cas chez les personnes âgées. Ils ont donc certainement été exposés aux germes pathogènes de l'un ou l'autre type – le système immunitaire en a donc tiré des enseignements.
- Un autre élément positif: des expériences que le système immunitaire a manqué peuvent éventuellement être rattrapées par des expériences ultérieures avec des germes.
Une déficience immunitaire ne constitue pas une maladie à part entière, mais un état qui favorise le développement d'autres maladies. Si on veut maintenir son système immunitaire en forme, il faut prendre les devants et renforcer les défenses de manière préventive. Les points les plus importants du programme «Renforcer le système immunitaire» sont les facteurs décisifs du style de vie – l'exercice. l'alimentation et l'hygiène mentale (par ex. la joie de vivre, la réduction du stress, le sommeil, etc.).
Vous devriez faire quelque chose pour votre système immunitaire si vous
- souffrez assez souvent d'infections mineures, par ex. si vous êtes souvent enrhumé, avez des symptômes tels que de la toux et des maux de gorge
- avez la grippe (influenza) de manière récurrente
- attrapez très souvent des germes gastro-intestinaux
- vous sentez souvent faible et manquez d'énergie
- avez des problèmes de concentration au travail
- vous sentez souvent stressé(e) et/ou dormez mal.
Le système immunitaire est l'un de nos compagnons de vie les plus précieux. Il nous protège de toutes sortes de maladies et d'infections. Il en va de notre propre intérêt de l'entretenir et de le renforcer.
- Mangez bien et de façon variée. Le mieux est de prendre des repas préparés par vous-même avec une forte proportion d'aliments frais, de légumes et de fruits.
- Buvez suffisamment (un litre et demi à deux litres d'eau, de tisane ou de spritzer avec un tiers de jus de fruit et deux tiers d'eau (minérale).
- Maintenez votre poids à un niveau sain.
- Faites régulièrement de l'exercice au grand air, quel que soit le temps. Mais n'exagérez pas en pratiquant des sports très fatigants.
- Ne fumez pas. Si vous fumez encore, arrêtez. Si vous n'y parvenez pas seul, demandez de l'aide à votre médecin traitant ou à un psychothérapeute, au service de conseil téléphonique pour les fumeurs ou participez à des cours de sevrage tabagique. Vos partenaires, amis et collègues peuvent également vous apporter leur soutien, mais ils sont souvent dépassés par la situation s'ils sont les seuls à vous aider.
- Veillez à dormir suffisamment. Une chambre calme, pas trop chauffée, un bon matelas, des oreillers et des couettes adaptées à votre taille, à votre position préférée pendant votre sommeil et à vos besoins individuels de chaleur garantissent de bonnes conditions pour un sommeil reposant. Si possible, n'utilisez pas la pièce pour travailler. Ni l'ordinateur, ni le fer à repasser n'ont leur place ici. La chambre à coucher doit être une oasis de bien-être.
- Essayez de limiter les charges et le stress de la vie professionnelle et/ou familiale. Reposez-vous régulièrement, et pas seulement pendant les vacances. Veillez à votre hygiène mentale. En cas de conflits avec votre partenaire, votre chef ou vos collègues, parlez-en avec un interlocuteur compréhensif. Choisissez une forme d'exercices de relaxation qui vous convient.
Pourquoi se donner la peine de veiller consciencieusement à la présence des oligo-éléments et des vitamines alors qu'une alimentation équilibrée contient ce dont votre système immunitaire a besoin et ce qui le renforce? Une alimentation mixte et diversifiée offre tout ce qui renforce votre système immunitaire.
- Rien ne vous force à devenir végétarien, mais vous devriez vous efforcer de manger beaucoup de fruits et légumes frais. Et cela sans oublier les noix qui contiennent de nombreuses substances précieuses. Le poisson fournit des protéines légères et des acides gras importants.
- Il n'est pas nécessaire de réduire strictement les apports en graisse, mais vous devriez vous concentrer sur des graisses végétales saines en quantité raisonnable: de l'huile de colza ou d'olive pressée à froid pour la cuisine, la friture et les salades, des fruits tels que des avocats et des olives, des noix et des graines. Une noisette de beurre sur les légumes ne vous fera pas de mal non plus.
- Vous devriez éviter le plus possible le sucre pur, les sucreries, les plats préparés industriellement, la restauration rapide, les pâtisseries, le grignotage et les limonades. Mais n'hésitez pas à manger du pain, des pâtes et du polenta, du riz et du risotto, de préférence des produits complets – votre organisme transforme les glucides complexes qu'ils contiennent en glucose qui est un aliment du cerveau.
Un principe nutritionnel important: un peu de tout et pas d'excès.
Il n'existe aucun aliment en tant que tel qui affaiblisse les défenses de l'organisme, ni le café, ni le lait (de vache), ni le sel, ni le sucre ne sont «mauvais» en soi. Mais les excès sont mauvais: manger chaque jour un morceau de gâteau, grignoter des chips devant la télé chaque soir, boire de l'alcool tous les soirs – le jour viendra où vous devrez payer la facture, et il ne s'agira pas seulement de quelques kilos en trop. Veillez à maintenir un poids corporel sain en suivant les principes alimentaires énumérés ci-dessus, ne fumez pas et ne vous accordez une bière ou un verre de vin que de temps à autre, vous-même et votre système immunitaire resterez alors en bonne santé.
Cliquez ici pour obtenir de plus amples détails – également sur les différents nutriments et vitamines.
En général, les enfants mangent ce que leurs parents mangent et ce qui leur est rendu agréable au goût. Montrez à vos enfants qu'une alimentation saine est source de plaisir, permettez-leur de vous aider dans la cuisine et n'utilisez pas éternellement le mot «non». Bien entendu, un enfant a le droit de refuser un ingrédient ou un plat, mais le palais s'habitue aux goûts nouveaux: présentez le plat ou l'ingrédient refusé régulièrement à table sans attirer l'attention et demandez à l'enfant de goûter. Un jour ou l'autre, il l'acceptera.
Presque tous les sports – le principal est que vous bougiez. N'exagérez pas, il n'est pas non plus bon pour la santé de faire trop de sport. Ne vous surmenez pas, ni par le choix de la discipline sportive, ni par les efforts que vous vous infligez. Prenez l'habitude de faire de l'exercice régulièrement au grand air, quel que soit le temps.
Vous ne pensez pas y parvenir? Commencez par de petits efforts. Par exemple, commencez par faire une demi-heure d'exercice deux ou trois fois par semaine – faites de la marche rapide, du vélo ou du jogging. Augmentez ces activités jusqu'à ce que vous réussissiez à pratiquer du sport au moins cinq fois par semaine pendant une demi-heure à une heure.
C'est encore plus facile si vous faites de l'exercice en famille (par ex. des excursions à vélo ou des randonnées avec votre partenaire et les enfants) ou si vous convenez d'un rendez-vous avec des amis pour pratiquer du sport.
Fixez-vous des objectifs: «Dans six semaines, je veux faire une demi-heure de vélo quatre fois par semaine». «Chaque week-end du mois prochain, je veux faire une randonnée avec la famille.» Récompensez-vous, par exemple avec un objectif attrayant pour vous que vous atteindrez à la fin de la randonnée, que ce soit une guinguette, les ruines intéressantes d'un château-fort ou une galerie d'art en ville. Le principal est que vous fassiez de l'exercice – régulièrement et si possible à l'air libre.
Toutefois, vous devez vous abstenir de toute activité sportive en cas d'infection aiguë.