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"C'est la défaite des autres partis"
L'extrême-droite a nettement remporté dimanche les élections législatives en Italie. La réaction d'un professeur binational de l'UniFr.
Giorgia Meloni revendique son titre de première ministre d'Italie suite aux premiers sondages des élections de ce week-end. La coalition qu'elle forme avec le parti conservateur de Silvio Berlusconi et la Ligue de Matteo Salvini aurait récolté en tout près de 43% des voix.
"C'est principalement la défaite des autres partis, souligne Andrea Garavaglia, professeur de musicologie à l'Université de Fribourg et binational. Dans les anciennes élections, le parti qui gagnait récoltait environ 33% des voix. Ce qui l'a aidé, c'est vraiment la solidité de la coalition."
L'Italien se dit "pas étonné, comme le reste des Italiens". La surprise était surtout l'effondrement de la ligue, qui a perdu près de la moitié de ses voix depuis les élections de 2018. "Berlusconi peut être content, il a obtenu le résultat qu'il souhaitait, donc environ 8% des voix. Mais c'est une catastrophe pour la Ligue qui s'est effondrée. Aujourd'hui, le défi pour Giorgia Meloni sera de mettre d'accord ses alliés", observe Andrea Garavaglia.
Le futur toujours aussi instable
La campagne électorale s'étant en grande partie déroulée pendant l'été, le taux d'abstention culminait ce dimanche autour de 36%, un record pour le pays. Pour Andrea Garavaglia, la stabilité n'est pas prête de revenir: "Depuis la Deuxième guerre mondiale, historiquement, on a rarement eu des gouvernements qui restaient en place plus d'une année et demie, voire deux ans. C'est culturel. Malgré une majorité solide qui soutient la coalition, je vois déjà arriver les problèmes d'accord entre ces trois partis."
Malgré tout, le professeur de musicologie ne pense pas que l'impact sur l'Union européenne sera conséquent. "Meloni et Salvini sont des radicaux, ils garderont un ton sévère avec l'Union européenne. Mais on ne peut pas jouer contre ce genre d'institutions, leur impact sera minime."
Ecoutez l'entretien complet: