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Bien avant que l’urgence climatique ne soit un sujet gouvernemental, bien avant que les Marches pour le Climat ne rassemblent des millions de citoyen·ne·s à travers le monde, des féministes ont conçu une pensée écologiste articulée avec la lutte contre les discriminations de genre.
Dès les années 70, en France, avec Françoise d’Eaubonne, ou aux États-Unis, avec Susan Griffin, des liens sont établis entre la domination exercée sur les corps des femmes et l’exploitation des ressources naturelles. Elles appellent cette pensée « écoféminisme ».
L’écoféminisme n’est ni une école, ni un mouvement, c’est un flux foisonnant d’idées, de textes et surtout d’actions politiques qui a essaimé le monde entier. En révélant les relations entre patriarcat, capitalisme et colonialisme, il propose un retournement radical de ce que recouvrent le savoir, le pouvoir et les rapports sociaux.
Grâce à l’action de grandes figures de cette pensée, comme celle de la philosophe et militante indienne Vandana Shiva ou encore de la penseuse et sorcière californienne Starhawk, il connaît ces dernières années un nouvel essor salutaire, et constitue un véritable espoir de construire un monde juste et durable pour les générations futures.