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Biographie
David J. Mangelsdorf a obtenu son bachelor en biologie et chimie à la Northern Arizona University à Flagstaff (1981) et son doctorat en biochimie à l'Université de l'Arizona à Tucson (1987). Il a effectué ses études postdoctorales au Salk Institute for Biological Studies. Il travaille depuis 1993 à la UT Southwestern, où il est professeur et dirige le département de pharmacologie. Il est également chargé de recherche pour le Howard Hughes Medical Institute. Il occupe la chaire « Raymond and Ellen Willie » de neuropharmacologie moléculaire, en l'honneur de Harold B. Crasilneck, ainsi que la chaire en pharmacologie. Il est également membre de la National Academy of Sciences.
Les travaux de recherche du Pr. Mangelsdorf sont consacrés à l'étude du mécanisme d'action des récepteurs nucléaires orphelins. En partant de ses premiers travaux de recherche effectués avec Ronald Evans au Salk Institute et de la découverte de RXR et de son ligand (acide rétinoïque 9-cis), son laboratoire a depuis lors caractérisé les ligands et les fonctions physiologiques d'autres récepteurs: les LXR, qui lient les oxystérols, les FXR, qui lient les acides biliaires et les PPAR, qui lient les acides gras. Pris ensemble, ces récepteurs régissent le métabolisme nutritionnel durant la prise alimentaire ou le jeûne, et sont désormais des cibles thérapeutiques dans le traitement de maladies telles que l'athérosclérose, la choléstase et le diabète de type 2. M. Mangelsdorf a entamé en 2003 une collaboration avec Steven Kliewer, chercheur à la UT Southwestern. Leurs recherches se sont concentrées sur deux nouvelles voies de signalisation endocrine qui sont initiées par des récepteurs nucléaires, qui régissent les réponses à la prise alimentaire et au jeûne, et qui sont activées par la médiation des facteurs de croissance fibroblastique FGF19 et FGF21. Leur équipe de recherche a récemment découvert l'existence de la voie d'un récepteur nucléaire orthologue encore présente dans les nématodes parasitiques. Ces chercheurs ont également montré que des pharmacophores ciblant cette voie pourraient constituer une nouvelle classe de vermicides.