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Les précipitations soutenues dans le nord de la Californie contribuent à contenir l'incendie le plus meurtrier de l'Etat. Mais elles transforment aussi les cendres des structures détruites en boue compliquant le travail des équipes qui recherchent les restes humains.
L'incendie "Camp Fire" s'est déclaré le 8 novembre et a réduit en cendres Paradise, ville de 27'000 habitants dans le comté de Butte, à 280 km au nord de San Francisco, faisant 84 morts. Plus de 600 personnes sont toujours portées disparues.
Près de 14'000 structures, principalement des habitations, ont été détruites dans et autour de Paradise. L'incendie, qui a ravagé plus de 62'000 hectares, était contenu vendredi à 95%, a déclaré un porte-parole du département des Forêts et de la Protection contre les incendies de la Californie.
Darrel Wilken, un infirmier de 51 ans, explique que les secouristes lui ont dit qu'ils avaient des difficultés à rassembler des restes humains à cause de la pluie, qui a transformé les cendres en boue. "C'est difficile à dire, mais il est possible qu'ils ne retrouvent pas une grande partie des personnes disparues", indique-t-il.
"Menace importante"
Entre 2,5 et 7,5 cm de précipitations sont attendues entre vendredi et samedi, selon le National Weather Service (NWS). "Les crues soudaines et les coulées de débris vont être une menace importante dans les zones ravagées par l'incendie", dit un communiqué du service météorologique américain.
Le "Camp Fire" est l'un des incendies les plus meurtriers aux Etats-Unis depuis le début du XXe siècle, comparable au "Big Burn" qui a fait 87 morts en août 1910 dans le nord des Rocheuses.
Il reste loin du "Cloquet Fire" qui a fait 450 morts en octobre 1918 dans le Minnesota.