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Le projet POPCON s’inscrit dans les projets internationaux Weave (qui bénéficient conjointement du soutien du FNS et d’une autre agence nationale européenne) et permettra, pour une durée de 4 ans, une collaboration entre une équipe de l’Institut d’études politiques (Oscar Mazzoleni, Laurent Bernhard et Emilia Meini) et une équipe du Département de Science politique de l’Université de Salzburg (Reinhard Heinisch, Martin Dolezal, Diana Hofmann).
L’objectif de ce projet de recherche consiste à mettre en relation le populisme et les théories complotistes afin de comprendre la politisation du COVID-19. Dans ce cadre, le projet prévoit la réalisation de deux thèses de doctorat, l’organisation et participation à des rencontres scientifiques internationales et la publication d’articles scientifiques dans des revues à comité de lecture et dans des ouvrages collectifs.
Ces dernières années, les partis populistes de droite radicale (PPRR) ont connu un succès croissant dans les systèmes politiques européens, principalement en raison de leurs revendications visant à limiter l’immigration et à lutter contre la mondialisation. Cependant, les PPRR se sont également adaptés à un contexte en évolution, en misant sur de nouveaux enjeux pour renforcer leur succès et reformuler leur programme. Dans une ère définie comme “post-vérité”, où les croyances personnelles et les émotions sont souvent plus persuasives que les faits objectifs, l’on peut s’attendre à ce que dans les démocraties d’aujourd’hui les PPRR politisent des questions cruciales en ayant recours à des théories complotistes dans leur discours.
Le projet vise à mettre en relation deux dimensions : (a) l’analyse du discours de la droite radicale populiste dans le contexte de la pandémie du coronavirus (sans négliger des événements importants successifs), afin de comprendre si et dans quelle mesure les théories complotistes sont présentes dans leur discours et comment les affirmations discursives sont construites ; (b) l’analyse des croyances et des idées complotistes parmi le public et leurs déterminants, ainsi que la relation entre ces idées complotistes, d’une part, et les attitudes populistes et le soutien aux partis populistes, d’autre part. Le projet prévoit de se concentrer sur quatre pays – la Suisse, l’Autriche, l’Italie et la France – dans lesquels ces partis sont établis de longue date et connaissent un succès certain, mais dont la pertinence diffère selon les systèmes politiques respectifs.
Prof. Oscar Mazzoleni (IEP)