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L'évasion de trois détenus de la prison de Waaghof, à Bâle, en août dernier, est à mettre sur le compte de défauts de construction et de négligences. Le rapport de la commission de gestion du parlement de Bâle-Ville blâme les autorités et les entreprises de construction.
Les faits remontent au 19 août. Trois prisonniers de ce centre de détention préventive réussissent alors à percer un mur extérieur communiquant avec l'immeuble voisin. Ils s'évadent. L'un des trois se rend quelques jours plus tard: il revient de lui-même à la prison.
Deux évasions semblables s'étaient déjà produites en 2003, déplore la Commission de gestion du Grand Conseil dans son rapport publié vendredi. Après ces incidents, le Parlement avait débloqué un crédit de 3,83 millions de francs pour corriger les points faibles du bâtiment. Des négligences ont toutefois émaillé ces travaux.
La commission dénonce des défauts de construction "flagrants" et une communication défectueuse. Ces évasions sont dues à la "passivité", la "routine sclérosante" et le "manque de sens du devoir" du maître d'ouvrage, du chef de chantier, de l'entreprise de construction et de la direction de la prison, dénonce-t-elle.
Avertissement d'un voisin
Les responsables de la prison n'ont pas assez pris au sérieux les informations que leur avaient données un voisin. Ce dernier avait signalé des bruits étranges dans la paroi et des coups contre le mur, survenant surtout après 19h00.
Après vérification de la pièce communiquant avec la paroi concernée, la direction du pénitencier n'a pas jugé utile de prendre d'urgence des mesures supplémentaires. Pire, certains gardiens n'étaient même pas au courant des évasions de 2003, contrairement à la plupart des détenus.
La mauvaise qualité des travaux effectués a fait le reste. Les évadés d'août dernier n'ont eu besoin que d'un peu de créativité pour tromper le système de sécurité défaillant avec les moyens les plus simples, gronde la commission.
ATS