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Berne - La redevance radio/télévision n'augmentera pas pour la période 2011-2014. Le Conseil fédéral a refusé cette demande de la SSR. L'entreprise doit d'abord faire des économies, profiter d'une libéralisation de la publicité et d'une meilleure perception de la redevance.
Ces mesures devraient suffire à résorber le déficit de la SSR, une augmentation de la redevance n'est donc pas nécessaire, a expliqué le ministre de la communication Moritz Leuenberger. "Le gouvernement reconnaît que la SSR a besoin de davantage de moyens, mais l'entreprise doit apporter sa contribution à une époque où d'autres doivent se serrer la ceinture."
Le diffuseur public avait évalué qu'il aurait besoin en moyenne de 168 millions en plus pour la période 2011-2014. Pour le Conseil fédéral, seuls 134,5 millions sont justifiés.
Avant de mettre les consommateurs à contribution, la SSR doit réaliser 58 millions d'économie. L'augmentation du nombre de ménages et d'entreprises s'acquittant de la redevance devrait pour sa part générer 64 millions de de francs.
Le passage d'une facturation trimestrielle à une facturation annuelle permettra encore de dégager environ 10 millions. Les personnes souhaitant continuer à payer leur écot tous les trois mois devront s'acquitter d'un supplément de 5 à 10 francs pour couvrir les frais occasionnés.
La possibilité de doubler de 8 à 15% le temps de publicité quotidien à la télévision devrait pour sa part rapporter 6 millions de recettes. La SSR pourra interrompre ses émissions toutes les 30 minutes en dehors des heures de grande écoute. Entre 18 et 23 heures, il ne pourra y avoir de coupures publicitaires que toutes les 90 minutes.
En outre, la SSR devrait pouvoir glisser des publicités sur son site Internet. Le Conseil fédéral s'était déjà déclaré favorable à l'introduction de réclames sur les offres en ligne du diffuseur de service public, mais il est conscient des réticences de la presse écrite qui craint la concurrence.
ATS