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Le départ de British American Tobacco (BAT) libérera à Boncourt (JU) quelque 70'000 m2 de surfaces et de bâtiments avec des volumes imposants. Une future friche industrielle qu'il faut pouvoir valoriser, comme l'estime Gauthier Corbat, entrepreneur et député du Centre au Parlement jurassien, dans une question écrite au Gouvernement.
Pourquoi ne pas y constituer des ports-francs non soumis aux droits de douane comme à Genève par exemple? Ils pourraient être utilisés pour du stockage temporaire, par exemple pour l'industrie horlogère ou les fabricants de machines-outils, mais aussi pour le stockage d'œuvres d'art ou de bijoux. Pour Gauthier Corbat, le Jura dispose de nombreux atouts, notamment celui de la frontière toute proche.
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Nouvelles recettes financières
A cela s'ajoute la possibilité pour l'Etat jurassien d'engranger de nouvelles recettes financières. Selon Gauthier Corbat, la constitution d'un centre de ports-francs représenterait en effet une belle opportunité, alors que BAT aura quitté Boncourt d'ici la fin de l'année.
La Suisse compte aujourd'hui une dizaine de ports-francs qui rapportent des millions aux collectivités publiques.
Gaël Klein/fgn