Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06957.jsonl.gz/765

« ZurückWeiter »
Pour faire le vernis de peintre.
Prenez une livre d'huile de lin et une once de litarge d'or, que vous mettrez ensemble bouillir dans un pot sur le feu un quart d'heure; ensuite passez-le dans un linge tout chaud, et mettez-le dans une bouteille, pour vous en servir quand Vous voudrez, et bouchez bien la bouteille.
Recette pour faire le vernis blanc de Spa.
Prenez un quarteron de sandaraque la plus blanche que vous pourrez trouver, que vous pilerez dans un mortier; puis mettez • la dans une bouteille, dont le fond soit plat, c'està - dire sans bosse , pour pouvoir l'agiter avec un petit bâton; vous la mêlerez avec une chopine d'esprit de-vin bien rectifié, et trois onces d'essence de térébenthine; vous agiterez bien le tout ensemble jusqu'à dissolution; puis vous le passerez à travers un linge dans une bouteille; après quoi on peut s'en servir en en versant dans une tasse; ayez soin surtout, si vous le mettez sur le feu, que le feu soit trèsdoux; pour éviter les inconvéniens du feu, on peut le faire au soleil.
On donne sept ou huit couches de ce vernis, à un quart d'heure d'intervalle de l'une à l'autre; il faut le laisser sécher trois ou quatre jours; on le frotte avec du petit jonc ou de la paille, et puis on le revernit encore d'une couche bien mince, et enfin on le polit six jours après avec de la craie de France et un morceau de vieux linge, jusqu'à ce que l'on voie qu'il est bien reluisant et parfaitement uni (i).
Nouvelle méthode de dorer.
Cette méthode simple consiste à faire infuser et digérer ensemble, pendant huit jours, dans une bouteille exposée au soleil, ou dans un lieu chaud, une once de succin, connu aussi sous le nom d'ambre jaune; vingt grains de sangde-dragon en larmes; vingt grains de safran gâlinois; le tout dans vingt onces d'esprit-devin. Après huit jours de digestion, on passe le vernis à travers un linge, et on le conserve dans une bouteille bien bouchée. Quand on veut s'en servir, on chauffe la pièce de métal qu'il faut dorer, et on applique le vernis dessus. En refroidissant, le vernis prend une belle couleur d'or, qui est très-solide. Quand on veut la nettoyer, on la lave dans l'eau tiède, sans craindre de la ternir.
( i ) Ces recette» m'ont été données par un artiste étranger, qui faieoit le» plu» beaux vernis.
Manière de faire desfruits artificiels et bons à manger. Recette inédite que j'ai achetée en Angleterre , et éprouvée en faisant de ces fruits d'une imitation parfaite à la vueet au toucher.
Prenez deux onces de corne de cerf raclée , avec une once de colle de poisson et trois onces de sucre fin, la moitié d'un citron et six clous de gérofle, un peu de canelle; il faut mettre le tout ensemble dans un pot avec une chopine d'eau, et le faire bouillir fort doucement pour faire une forte gelée; puis vous la filtrez en la passant dans un linge, et la partagez en trois parties; vous mêlez dans la première un peu de safrau, dans la seconde un peu de gelée de groseilles, avec un peu de crépon rouge ou du carmin; puis dans la troisième un peu de jus de cerises noires ou la gelée du même avec, de la fleur d'iris. Les prunes se font avec de lq§ gelée rouge, on les saupoudre avec de la poudre de bleuet.
Les abricots sont faits avec de la gelée jaune, et d'un côté trempés dans la rouge, on les étuve avec de la poudre à poudrer. Ils se font dans des moules.
Les pèches; on les mêle à moitié du jaune et moitié du bleu, et à lu fin ou les trempe dans ïe rouge des deux côtés; on coupe la raie qui se trouve dans le milieu d'un chardon bénit, on la met en poussière, on mêle cette poussière avec de la poudre blanche, et. on en saupoudre la pèche; les pêches se font dans des moules.
Les cerises se font avec de la gelée rouge ou de la gelée violette; elles se font sans moules si l'on veut.
Tous les autres fruits sont faits selon leur couleur.
Le* groseilles; l'on prend un petit morceau d'amande que l'on enfile dans une grande épingle; on trempe cette amande, et on la trempe pour la première fois dans la gelée chaude, ensuite on met de la soie verte en croix sur ce noyau; on y attache trois ou quatre grains d'anis,puis on les trempe et on tourne toujours' pour que cela soit bien rond jusqu'à ce qu'elles soient à la grosseur nécessaire. On fait la grappe avec de la corde à violon ou du fil de fer. Quand la groseille est un peu refroidie, on ôte la grande épingle, et on met la groseille à la grappe.
Le raisin est fait de même, le blanc avec de la gelée blanche, et le noir avec de la gelée rouge poudrée avec de la poudre de bleuet.
Les mirabelles sont faites comme les abri-v cots, de la même gelé.
Les prunes de reine-claude sont faites de la même gelée que les pêches, et trempées des deux côtés dans la rouge, et saupoudrées de poudre blanche. .
Les prunes , les pêches, les abricots , les cerises sont faites dans des moules. Le raisin, les groseilles sont faits sans moules. On peut aussi faire les cerises et les petites prunes sans moule.
Four avoir en un instant la copie exacte de la plus grande page d'écriture.
Procurez-vous de la bonne encre, et qui soit bien noire; mettez-y du sucre en poudre, ce qu'il en faut pour que l'écriture soit bien luisante : n'écrivez que sur du bon papier et assez fort pour que l'écriture ne paroisse pas au revers de la feuille, et écrivez alors votre ouvrage comme à l'ordinaire. Quand vous voulez tirer votre copie, voici ce qu'il y a à faire : Procurezvous du papier non collé, et un peu fin; le papier connu sous le nom papierJoseph, dont on recouvre les estampes dans les livres, est excellent pour cet usage. Avant de se servir de ce papier, il faut qu'il soit humide, mais non mouillé, à peu près dans le même état qu'est le papier ordinaire qui sert à l'impression : pour le mettre dans cet état, ce qu'il y a de mieux, est de tenir le papier dans une cave si on en a