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14 octobre 2011
par Deborah Glejser
La Société européenne de recherche clinique sur le sida (EACS) a rendu publiques aujourd'hui à la Conférence de Belgrade ses nouvelles recommandations sur la prise en charge clinique et le traitement des adultes infectés par le VIH en Europe.
Très attendues, présentées dans une salle bondée, ces nouvelles recommandations n'ont toutefois pas apporté de changements substantiels et ont laissé certains spécialistes quelque peu sur leur faim.
En ce qui concerne l'instauration du traitement en particulier, il apparaît manifestement que les experts de l'EACS n'ont pas encore réussi à se mettre d'accord sur l'initiation de la thérapie antirétrovirale pour les patients asymptomatiques qui présentent 350 à 500 CD4. L'initiation du traitement est de ce fait, selon l'EACS, "toujours recommandée" à moins de 350 CD4, "à considérer" entre 350 et 500 et "à différer" à plus de 500.
En ce qui concerne les couples sérodifférents, l'EACS préconise que, quel que soit le niveau de CD4, une initiation du traitement soit "considérée et activement discutée" afin de réduire les risques de transmission au partenaire séronégatif.
Par ailleurs, elle met en avant la question des génériques d'antirétroviraux, estimant que ceux-ci sont "de plus en plus disponibles" et peuvent être prescrits au patient "tant qu'ils remplacent les molécules équivalentes sans modifier les doses recommandées dans les combinaisons fixes".
Deux tableaux utiles sont joints aux recommandations, l'un présentant les effets indésirables fréquents et sévères des différentes molécules antirétrovirales et classes d'antirétroviraux, l'autre résumant les interactions entre médicaments anti-VIH et des co-médications fréquemment prescrites, ainsi que les interactions avec d'autres médicaments se révélant particulièrement significatives au niveau clinique.
La Société européenne de recherche clinique sur le sida (EACS) est une association
à but non lucratif de médecins, cliniciens et chercheurs oeuvrant dans le domaine
du VIH/sida. Elle précise que ses recommandations "doivent rester un outil pratique d'usage quotidien prenant en compte les différents systèmes de santé et de remboursement, les différents niveaux de techniques de laboratoire et les différences d'accès aux soins et aux traitements en Europe."
De Belgrade, Deborah Glejser pour le Groupe sida Genève