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Un tribunal du Vatican a annoncé lundi qu'il jugerait non seulement le majordome du pape, Paolo Gabriele, mais aussi un complice dont le nom apparaît pour la première fois, Claudio Sciarpelletti, un informaticien de la Secrétairerie d'Etat. Ils sont accusés de fuites de documents confidentiels.
Paolo Gabriele sera jugé pour vol aggravé, et Claudio Sciarpelletti pour complicité, a précisé le juge d'instruction Piero Bonnet dans un communiqué diffusé au Vatican. M Sciarpelletti est analyste et programmeur à la secrétairerie d'Etat, le gouvernement central du Vatican.
Lors d'un point de presse, le porte-parole du Vatican le père Federico Lombardi a affirmé que l'informaticien n'était pas vraiment un complice et qu'il avait eu "un rôle marginal".
Paolo Gabriele, 46 ans, arrêté le 23 mai, a été assigné à son domicile au Vatican le 21 juillet après 53 jours de détention dans une cellule du palais de justice, derrière la basilique Saint-Pierre, en l'absence de prison.
Douloureuse trahison
Jusqu'à présent, il était l'unique prévenu dans l'affaire Vatileaks, qui a vu des centaines de documents secrets transmis depuis janvier à des journalistes italiens.
Gabriele est accusé de s'être emparé sur le bureau de Mgr Georg Gänswein, secrétaire particulier du pape, de nombreux documents (lettres et courriels) ultra-secrets, dont certains adressés à Joseph Ratzinger, et les avoir photocopiés pour les transmettre à l'extérieur.
Gabriele, marié et père de trois enfants, homme pieux et discret avait commencé à travailler pour lui en 2006 comme majordome. Il était chargé de préparer ses habits de cérémonie et l'accompagnait dans la papamobile. C'était "le premier et le dernier à voir le pape". Benoît XVI a ressenti cette trahison avec douleur, selon son entourage.
ATS