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A l'avenir, seules les voitures neuves qui n'émettent pas de gaz à effet de serre lors de leur utilisation seront vendues dans l'UE. L'interdiction des moteurs à combustion équivaut à la disparition des véhicules à essence et diesel ainsi que des hybrides. La réglementation doit entrer en vigueur à partir de 2035. Toutefois, les voitures à essence et diesel pourront toujours être conduites après 2035, à condition qu'elles aient été achetées avant 2035.
La Suisse n'est pas membre de l'UE et ne doit donc pas se conformer à l'interdiction décidée par le Parlement européen. Toutefois, la Suisse ne dispose pas de sa propre industrie automobile et importe tous ses véhicules de l'étranger, dont une grande partie de l'UE. C'est pourquoi l'interdiction de l'UE aura également des répercussions sur l'offre de véhicules à énergie fossile en Suisse.
L'objectif climatique à long terme de la Suisse est de ne plus émettre de gaz à effet de serre dès 2050. Selon les partisans, l'interdiction des moteurs à combustion contribuerait de manière déterminante à réduire rapidement les émissions de CO2. Représentant 30,6% de toutes les émissions de gaz à effet de serre, les transports constituent en effet le secteur le plus polluant (3,9 millions de tonnes, état 2021) ; une part particulièrement importante de ces émissions provient du transport de personnes. Une date d'abandon claire offre une sécurité de planification aux consommateurs. Du côté de l'offre, l'échéance de 2035 donne suffisamment de temps à l'industrie automobile pour s'adapter et se rééquiper.
Les opposants à une telle interdiction exigent des mesures neutres sur le plan technologique pour atteindre les objectifs de la politique climatique. Cela signifie que les mesures de politique climatique doivent inciter à la réduction des émissions de CO2, toutes technologies confondues, afin de laisser le choix aux acteurs privés. Une interdiction des moteurs à combustion n'est pas neutre sur le plan technologique, car elle interdit certaines techniques (p. ex. les hybrides). De plus, les opposants se réfèrent à la pénurie d'électricité et à la rareté des autres ressources. Une augmentation de l'offre de véhicules électriques renforcerait ces pénuries.