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Troisième épisode de l'entretien avec Jacques Bergier: Jean Dumur interroge plus particulièrement l'Incollable sur le terrorisme. L'un de ses derniers livres, La Troisième guerre mondiale est commencée, défend la thèse d'une guerre souterraine pilotée par des organisations secrètes trans-nationales.
Il existerait des camps d'entraînement pour apprendre à détourner les avions, fabriquer et poser de bombes.
Jacques Bergier se refuse à juger les terroristes, "l'Histoire reconnaîtra ou pas le bien-fondé de leurs actions". Pendant la Deuxième guerre mondiale, il a été lui-même terroriste et ne regrette rien. Il souligne même l'attrait romantique que le terrorisme peut exercer, en particulier sur des jeunes gens.
Enfin, il déclare qu'il n'aurait pas été dérangé de supprimer lui-même Andreas Baader.
Jacques Bergier, né le 8 août 1912 en Ukraine à Odessa, est un ingénieur chimiste, agent secret, journaliste et écrivain de nationalité française et polonaise d'ascendance juive. Il émigre avec sa famille en France.
Après des études scientifiques à la Faculté des sciences de Paris et à l'Ecole nationale supérieure de chimie de Paris, il obtient le diplôme d'ingénieur chimiste et se consacre à la recherche scientifique, en particulier à la chimie nucléaire. De la chimie, il glissera également à l'alchimie.
Résistant à Lyon durant la Seconde guerre mondiale, Jacques Bergier sauve des milliers de gens de la déportation en incendiant les locaux abritant des fichiers. Il est arrêté par la Gestapo et enfermé dans les camps de Neue Bremm puis Mauthausen de 1944 à 1945. Après la guerre, il travaille comme agent pour le centre interarmées de contre-espionnage allié et est également membre des services britanniques de contre-espionnage.
Dès 1952, Jacques Bergier se lance dans l'écriture. Passionné de science-fiction, il traduit en français Lovecraft. Et publie une série de livres sur l'espionnage avant d'écrire en 1960 en collaboration avec Louis Pauwels Le matin des magiciens. Cet ouvrage, un best-seller, fonde le courant du réalisme fantastique qui examine de manière scientifique des objets exclus de la science officielle. Jacques Bergier crée en 1961 la revue Planète avec Louis Pauwels, Aimé Michel, Charles-Noël Martin, Rémy Chauvin et George Langelaan.
Il publiera plus d'une quarantaine d'ouvrages. Ses travaux mêlent science, science-fiction et occultisme.
Jacques Bergier, pourvu d'une mémoire étonnante et d'un savoir encyclopédique, maîtrisant plus d'une dizaine de langues, connaît un grand succès public dans le jeu télévisé Les incollables diffusé de 1977 à 1978. Mik Ezdanitoff, un personnage de Hergé du Vol 714 pour Sydney emprunte les traits du scientifique.
Jacques Bergier meurt le 23 novembre 1978.
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Journaliste: Jean Dumur Réalisateur: Jean-claude Diserens