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Dominique Strauss-Kahn n'est pas au bout de ses démêlées avec la justice. Les juges chargés de l'enquête sur un réseau de prostitution l'impliquant ont demandé de nouvelles poursuites pour viol en réunion contre l'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) et trois de ses proches.
Cette demande dite de "réquisitoire supplétif" a été déposée le 29 mars auprès du parquet de Lille, a dit une porte-parole du parquet, confirmant une information du journal "Libération". Cette démarche s'appuie sur la déposition d'une prostituée venue rencontrer Dominique Strauss-Kahn à Washington en décembre 2010, quand il était directeur général du FMI.
Deux options
"Le parquet est en train d'analyser cette demande", a déclaré la porte-parole. Il y a deux options possibles, un refus ou une ouverture d'enquête préliminaire de police, a-t-elle précisé.
Dans ce dernier cas, l'issue serait soit un classement sans suite soit l'ouverture d'une nouvelle information judiciaire. Il n'est semble-t-il pas question de joindre ces faits à l'information judiciaire déjà en cours. Dominique Strauss-Kahn et ses proches sont déjà poursuivis pour proxénétisme.
Rapport sexuel brutal
Selon la déposition à l'origine de la requête des juges d'instruction, M. Strauss-Kahn aurait imposé un rapport sexuel brutal à cette jeune femme avec l'aide de ses amis entrepreneurs lillois et celle d'un policier.
Dominique Strauss-Kahn est déjà mis en examen pour "proxénétisme aggravé en bande organisée". Ces faits sont passibles de 20 ans de réclusion criminelle après un éventuel procès en cour d'assises.
L'ex-ministre socialiste a été placé sous contrôle judiciaire par trois juges d'instruction avec obligation de verser une caution de 100'000 euros (plus de 120'000 francs). Il a sollicité l'annulation de ces poursuites car il conteste les faits, expliquant qu'il ne savait pas que les femmes rencontrées étaient des prostituées.
ATS