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L'Etat danois, premier actionnaire avec l'Etat suédois avec 21,8% chacun, est prêt à porter sa participation jusqu'à 30%, a annoncé le ministre danois des Finances Nicolai Wammen lors d'une conférence de presse.
"SAS se trouve dans une situation très grave. Avec cet accord aujourd'hui, il y a un consensus pour que l'Etat prenne sa part de la responsabilité pour redresser SAS", a-t-il affirmé.
Au terme d'un accord politique avec plusieurs partis au Parlement, le Danemark est prêt à "apporter de nouveaux fonds propres" dans SAS pour atteindre une participation comprise entre son niveau actuel "et jusqu'à environ 30%", selon le texte de l'accord publié par le gouvernement.
Afin de soutenir SAS, l'Etat danois est également prêt "à accepter une décote et une conversion de ses instruments financiers existants" dans SAS, "aux conditions du marché".
Copenhague est ainsi prêt à effacer 3,5 milliards de couronnes (environ 489 millions de francs) que lui doit la compagnie, a précisé le ministre.
L'action SAS, qui avait atteint jeudi un nouveau plus bas historique après la menace d'une grève par les pilotes de la compagnie à partir de la fin juin, affichait un énorme rebond après ces annonces.
Assurant que la survie de l'entreprise est menacée, la direction de SAS avait annoncé en février un plan d'économies baptisé "SAS Forward", complété la semaine dernière par un projet d'augmentation de capital de près d'un milliard d'euros.
Des conversions de dettes existantes en titres sont également prévues, à hauteur de 2 milliards d'euros.
La Suède avait annoncé mardi qu'elle refusait de participer à l'augmentation de capital, mais qu'elle était d'accord pour convertir des dettes existantes en capital.