Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07068.jsonl.gz/670

Un premier rapport sur ce sujet avait déjà été publié en mars 1999. Celui-ci contient maintenant des constatations qui sont issues d'un contact direct avec les autorités de sûreté nucléaire des pays candidats. Il présente également les résultats d'un groupe de travail qui a étudié tout spécialement les réacteurs VVER-440.
Selon le rapport, la surveillance exercée par l'Etat est conforme aux normes de l'Europe occidentale dans trois des pays considérés, à savoir en République tchèque, en Slovaquie et en Hongrie. La situation se présente autrement en Bulgarie, en Lituanie, en Roumanie et en Slovénie. Selon Wenra, les autorités de sûreté nucléaire bulgares ne sont pas assez indépendantes et disposent de trop peu de moyens pour faire face à leur responsabilité. En Lituanie, le statut juridique de la centrale nucléaire d'Ignalina devrait être modifié de telle manière que la société exploitante soit chargée de l'entière responsabilité de l'exploitation. En ce qui concerne la Roumanie, Wenra constate qu'il existe encore des lacunes dans les domaines de l'évaluation de la sûreté, de la planification d'urgence et de la réglementation nucléaire. Quant à la Slovénie, Wenra met en évidence un besoin de révision de la législation nucléaire et de financement des autorités de sûreté.
En ce qui concerne les diverses centrales nucléaires dans les pays candidats, Wenra note que pour les réacteurs à eau légère de la filière russe VVER, des améliorations ont été réalisées dans les secteurs du contrôle-commande, du confinement et du comportement en cas d'incident avec perte du fluide de refroidissement. Les installations récentes de cette filière devraient pouvoir être rapprochées des normes occidentales. Du fait de l'inventaire important en eau des générateurs de vapeur, les réacteurs VVER se voient reconnaître un bon comportement général en cas d'incident.
Certaines améliorations sont constatées dans les tranches RBMK lituaniennes, mais Wenra ne pense pas que ces installations pourront être amenées au niveau de sûreté occidental. Quant à la centrale nucléaire roumaine de Cernavoda, équipée d'un réacteur Candu, Wenra estime qu'elle est comparable aux installations canadiennes. L'association voit toutefois ici des problèmes d'ordre financier qui pourraient rendre le maintien d'un niveau de sûreté adéquat plus difficile pour la direction de la centrale.
Les analyses de Wenra ne portent pas sur des aspects relatifs à la radioprotection et au démantèlement. Les questions concernant les assemblages combustibles usés et la gestion des déchets radioactifs sont étudiées sous l'angle des dispositions prises dans la centrale. Wenra n'a pas procédé non plus à des études détaillées de la sûreté de chaque site, ceci relevant à son avis de la responsabilité des autorités nationales.
L'association Wenra a été fondée en 1999 par les chefs des autorités de sûreté nucléaire de l'Allemagne, de la Belgique, de l'Espagne, de la Finlande, de la France, de la Grande-Bretagne, de l'Italie, des Pays-Bas, de la Suède et de la Suisse. Son objectif est l'adoption d'une démarche commune en matière de sûreté nucléaire dans l'Union européenne.
Source
H.K./C.P.