Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06999.jsonl.gz/428

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Les informations récoltées doivent notamment permettre d'observer comment les baleines s'adaptent à toute évolution de la population de krill liée au réchauffement climatique.
KEYSTONE/EPA WWF-AUS/CHARLES LITTNAM/WWF-AUS HANDOUT(sda-ats)
Des caméras et des balises accrochées sur la peau de baleines ont permis d'en apprendre plus sur leur comportement et leur façon de se nourrir, a annoncé mardi la Division antarctique d'Australie (AAD). Il s'agit notamment d'observer leur alimentation en krill.
Des chercheurs australiens et américains étudiant l'impact du recul des glaces en Antarctique, lié au réchauffement climatique, sur les cétacés ont fixé ces petits instruments sur le dos des baleines à bosse dans le détroit de Gerlache. Le but? Comprendre les comportements alimentaires des animaux sous l'eau.
"Approfondir nos connaissances sur le lieu où les baleines se nourrissent, la fréquence de leurs repas, où elles vont, où elles se reposent nous permettra d'informer les décideurs sur les programmes de protection", a déclaré mardi Ari Friedlaender, un spécialiste des cétacés à l'Université d'Etat de l'Oregon, aux Etats-Unis.
Adaptation au krill
Ces informations doivent notamment permettre, selon lui, d'observer l'alimentation en krill des cétacés et comment les baleines s'adaptent à toute évolution de la population de krill liée au réchauffement climatique ou encore l'impact de l'acidification des océans.
"Nous avons pu observer que les baleines passent une bonne partie de la journée à socialiser et à se reposer et s'alimentent principalement le soir et la nuit", a-t-il poursuivi.
Rendre les habitats résilients
Les caméras restent accrochées sur le dos des baleines au moyen d'une ventouse pendant 24 à 48 heures, avant de se détacher, d'être repêchées et réutilisées.
Le WWF Australie, qui a participé au financement des caméras, a expliqué que le but de ces recherches était aussi de rendre les habitats plus résilients, en pointant l'impact du changement climatique ou de la surpêche du krill.
Les chercheurs ont également accroché sur le dos de baleines de Minke des traceurs qui doivent permettre de mieux comprendre le comportement alimentaire de ces mammifères, plus petits que les baleines à bosse.
ATS