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Le Secrétaire d'État aux questions financières internationales Jörg Gasser quittera son poste à la fin du mois de février 2019. Agé de 49 ans, il a décidé d'entamer une nouvelle réorientation professionnelle, a annoncé mercredi le SFI.
Jörg Gasser est en fonction depuis moins de trois ans. Il avait été nommé secrétaire d'État aux questions financières internationales le 20 avril 2016, après le départ à la retraite de son prédécesseur, Jacques de Watteville. Il assurait auparavant la fonction de secrétaire général du Département fédéral des finances depuis 2011.
Ayant occupé le même poste au Département de justice et police, il aura passé plus de dix ans dans l'administration fédérale. Comme secrétaire d'Etat, il a contribué au franchissement d'étapes-clés dans la politique financière suisse, notamment en introduisant l'échange automatique de renseignements. Il a également tracé la voie en ce qui concerne la réglementation dans les secteurs des technologies financières et de la chaîne de blocs et activement promu la place financière suisse.
Mise au concours
Selon le communiqué du SFI, le conseiller fédéral Ueli Maurer regrette sincèrement le départ de M. Gasser et évoque une collaboration "extrêmement bonne et fructueuse". Il dit toutefois comprendre son désir de changement et de réorientation. Le poste sera mis au concours selon la procédure ordinaire.
Avec M.Gasser, le Conseil fédéral s'était pour la première fois abstenu de choisir un diplomate de carrière. Troisième titulaire du poste, l'actuel secrétaire d'Etat est arrivé après la fin du conflit fiscal avec les Etats-Unis et la tempête sur le secret bancaire qui avaient motivé la création du secrétariat d'Etat en 2010 attribué d'abord à Michael Ambühl.
L'idée était de renforcer la position de la Suisse dans les négociations fiscales internationales délicates. M. Gasser a moins connu les feux de la rampe que ses prédécesseurs. Si la réforme de l'imposition des entreprises devait affronter un nouvel échec, il reviendrait à son successeur d'apaiser les réactions de la communauté internationale à la persistance des régimes fiscaux spéciaux décriés par l'OCDE.
La fin de mandat de M.Gasser pourrait être marquée par une autre tempête diplomatique. Alors que la reconnaissance européenne de l'équivalence boursière arrive à échéance à la fin de cette année, le secrétaire d'Etat aurait fort à faire si Bruxelles refuse de reconduire le sésame crucial pour la place financière helvétique.