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|bilan

Le rôle joué par ces différents facteurs sur le bilan de masse annuel de la glacière de St-George démontre qu'il est impossible de proposer un schéma global pour l'ensemble des glacières, même à l'échelle régionale. Chaque glacière évolue à sa manière, indépendamment des autres cavités. Il démontre également qu'il est illusoire de vouloir calquer l'évolution des glacières sur celle des glaciers alpins.
Tous les facteurs évoqués peuvent en principe s'inverser à nouveau, à part une modification accidentelle du microclimat difficilement réparable, à moins que la neige ou que des éboulis ne parviennent à obstruer les conduits ouverts. Mais certains facteurs et tout particulièrement le climat ne se modifient qu'à long terme et il est presque impossible de l'influencer artificiellement. On a toujours la possibilité de reboiser, d'éviter un bâchage, d'interrompre l'exploitation, mais on ne peut pas s'opposer au réchauffement climatique et à la diminution des précipitations neigeuses, à moins peut-être d'installer des canons à neige dans toutes les grottes englacées.
Tout impact sur une glacière depuis la fin du petit âge glaciaire va donc s'ajouter au réchauffement climatique et accentuer par effet boule de neige sa régression.
On ne peut donc plus agir aujourd'hui inconsciemment sans provoquer d'irréparables dégâts. On constate également que les fluctuations des glaces souterraines sont généralement liées à plusieurs facteurs qui interagissent ou qui se superposent.