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La majorité des délégués de l'UDC estime qu'il ne sera pas possible de compenser la fermeture des centrales nucléaires en diminuant notre consommation (image symbolique).
KEYSTONE/ENNIO LEANZA(sda-ats)
L'UDC recommande de voter non le 27 novembre à l'initiative "Pour la sortie programmée du nucléaire". En cas d'acceptation, la Suisse se trouverait en situation de dépendance face à l'étranger et devrait importer massivement du courant.
Par 363 voix contre 3, l'assemblée des délégués de l'UDC réunis samedi à Balsthal (SO), recommande de refuser cette initiative. Celle-ci vise à interdire la construction de nouvelles centrales nucléaires et à limiter la durée de vie des centrales existantes.
Si l'initiative est acceptée, les centrales de Beznau I et II et de Mühleberg devraient être mises hors service en 2017. La Suisse perdrait ainsi 15% de sa production électrique.
"L'évolution de notre mode de vie, malgré les efforts pour diminuer la consommation, va engendrer des besoins accrus en électricité et nous ne pourrons pas compenser la fermeture des centrales nucléaires en diminuant notre consommation", a jugé dans son discours le conseiller national vaudois Michael Buffat.
Les délégués n'ont pas été convaincus par les arguments du conseiller national lucernois Louis Schelbert (Verts) en faveur de l'initiative. Celle-ci "nous mène droit dans le mur", a répondu Michael Buffat, parlant "d'utopies" des Verts et invoquant des effets négatifs pour les citoyens et l'économie. Il a estimé qu'il n'y actuellement "aucune raison de débrancher des centrales en état de fonctionnement".
Contre la loi sur l'énergie
Le conseiller national argovien Hansjörg Knecht a pour sa part expliqué aux délégués les raisons pour lesquelles l'UDC a lancé un référendum contre la nouvelle loi sur l'énergie.
La Stratégie énergétique 2050 émane d'une "idéologie énergétique" qui "menace gravement les emplois en Suisse et notre prospérité". Elle permet selon lui "de prescrire à chaque ménage combien d'électricité il a le droit de consommer". "Cela tient d'un régime socialiste. La liberté et la responsabilité individuelle sont étouffées", s'est-il exclamé. Le référendum court jusqu'au 19 janvier.
RASA dans le viseur de Rösti
Dans son allocution, le président du parti Albert Rösti avait auparavant critiqué le PLR et le PDC concernant l'application de l'initiative contre l'immigration de masse. "Le PLR et le PDC ont définitivement déménagé dans le camp de la gauche", a-t-il déclaré, ajoutant que "le PS a fait du bon travail dans les rangs du PLR".
Il s'en est également pris au Conseil fédéral, dont il estime qu'une majorité "continue sans relâche de miner la souveraineté et l'autodétermination de la Suisse". Il a notamment critiqué toute idée de contreprojet à l'initiative RASA. Selon lui, l'acceptation de la volonté populaire exige son refus sans y opposer de contreprojet.
sda-ats