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Port-au-Prince - Des observateurs internationaux ont prudemment cautionné les élections de dimanche en Haïti en dépit d'"irrégularités". Les scrutins présidentiel et législatif ont été marqués par une série de violences et d'incidents qui ont poussé une majorité de candidats à demander l'annulation du vote pour la présidence.
Les problèmes recensés par la mission conjointe des observateurs de l'Organisation des Etats américains et de la Communauté caraïbe vont de la manipulation des électeurs à des actes de violence ou d'intimidation, d'une "atmosphère toxique" déclenchée par les accusations de fraude à des cas d'électeurs dans l'impossibilité de trouver leur bureau de vote.
"La mission conjointe n'estime pas que ces irrégularités, aussi graves que soient certaines, invalide nécessairement le processus", a déclaré l'ambassadeur Colin Granderson, chef de l'équipe des observateurs.
Une semaine pour les résultatsLe Conseil électoral provisoire (CEP) a fait savoir qu'il faudrait peut-être une semaine pour connaître les premiers résultats. Deux autres candidats à la présidence haïtienne ont dénoncé les conditions d'organisation du scrutin et réclamé l'annulation du premier tour de la présidentielle.
Mais Michel "Sweet Micky" Martelly est revenu sur sa décision et a souhaité que le dépouillement des suffrages se fasse normalement. Le musicien a expliqué ce revirement par le fait qu'il était en tête dans les bureaux où il n'y a pas eu de fraudes.
Mirlande Manigat, qui fait également partie des candidats crédités d'une bonne chance de figurer au second tour le 16 janvier, a également nuancé sa position. Après avoir réclamé l'annulation du premier tour, elle s'est déclarée prête à participer à un second tour si le dépouillement la place parmi les deux candidats en tête.
Sur les 18 candidats qui briguaient la magistrature suprême, seuls cinq, dont Jude Célestin, protégé du président sortant René Préval, reconnaissent pour l'heure la validité du scrutin.
ATS