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La sentence capitale est désormais remplacée par la réclusion à perpétuité ou de lourdes peines d’emprisonnement.
Le président ouzbek Islam Karimov a publié un décret en août 2005 visant à abolir la peine de mort à partir de janvier 2008. En juin 2006, il a mis sur pied un groupe de travail notamment chargé de préparer un projet de loi afin de substituer à la peine capitale la réclusion à perpétuité.
Le 29 juin 2007, le Sénat ouzbek a adopté une nouvelle loi portant modification du Code pénal, du Code de procédure pénale et du Code pénal exécutif, et substituant à la peine de mort la réclusion à perpétuité ou l’emprisonnement de longue durée.
Cette loi est entrée en vigueur le 1er janvier 2008, marquant l’abolition officielle de la peine capitale en Ouzbékistan.
Exécutions entourées de secret
Amnesty International déplore que les familles des prisonniers exécutés avant l’abolition de la peine capitale n'aient pas été informées de la date ni du lieu de leur exécution et de leur mise en terre. Aussi les autorités doivent-elles veiller à ce que ces familles soient autorisées à accéder librement à ces informations et à récupérer les effets personnels de leurs proches.
Amnesty International exhorte les autorités ouzbèkes à honorer leurs engagements en tant que membre de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et à « rendre publiques les informations concernant le recours à la peine de mort ».
Toute une région sans peine de mort
Enfin, l’organisation demande aux quelques territoires de l’ancienne Union soviétique qui maintiennent encore la peine capitale de l’abolir complètement. Cette partie du globe deviendrait alors une région sans peine de mort. En Europe, seule la Biélorussie applique encore ce châtiment, la dernière exécution recensée ayant eu lieu en décembre 2007.