Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07016.jsonl.gz/652

La dermatite atopique
Une barrière cutanée anormale
La dermatite atopique touche plus d'un nourrisson sur 10. Elle comporte une sècheresse de la peau et entraîne des lésions cutanées à type d'eczéma (rougeurs, démangeaisons, vésicules et croûtes) évoluant par poussées. Un terrain familial, dénommé « terrain atopique » est très souvent présent.
La dermatite atopique
Autrefois appelée eczéma constitutionnel, cette maladie est maintenant appelée dermatite atopique ou eczéma atopique.
Une maladie de l'enfant
La dermatite atopique débute presque toujours chez le nourrisson ou l'enfant en bas âge. Elle commence généralement vers trois mois, mais parfois dès les premières semaines de la vie. Elle atteint alors le visage, de façon symétrique, avec une prédominance sur les joues et le menton.
Chez le tout petit enfant, l'association de signes digestifs tels que diarrhée ou régurgitations a une dermatite atopique doit faire évoquer la possibilité d'une allergie alimentaire. Dans ce cas, le médecin peut solliciter l'avis d'un pédiatre pour mettre une exploration et une prise en charge spécifique.
Hyper-réactivité immunitaire et anomalie de la perméabilité cutanée
Les patients atopiques sont génétiquement prédisposés (terrain atopique familial) : leur système de défense immunitaire est très réactif et leur peau présente une anomalie de sa perméabilité.
Les allergènes de l'environnement (pollens, poussières, savons…), normalement bien tolérés, vont alors pouvoir « pénétrer » plus profondément dans l'épiderme et stimuler le système de défense immunitaire (lymphocytes). Ce système très réactif va réagir de façon excessive à ce qu'il considère comme une agression et entraîner les signes cliniques de l'eczéma : démangeaisons, inflammation et suintement.
La sècheresse de la peau des patients atopiques, son irritabilité et son hyper-réactivité s'expliquent par une diminution des graisses à la surface cutanée. D'autre part, la perméabilité anormale de la barrière cutanée est liée à une anomalie de la filaggrine. Cette molécule est très importante, car elle permet à la couche cornée, de s'organiser sous forme d'un filet ou d'un réseau très serré de filaments de kératine permettant ainsi la cohésion et l'imperméabilité de l'épiderme ce qui n'est plus le cas chez l'atopique.
Les trois types de lésions de la dermatite atopique
Les lésions de la dermatite atopique peuvent prendre trois formes qui vont coexister du fait de l'évolution de la maladie alternant poussées et rémissions.