Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06913.jsonl.gz/413

Interview de M. Corvi, chimiste cantonal de Genève
26 mai 1999
Alors, les OGM, donc vous savez ce que c'est d'abord ? Donc au niveau de l'étiquetage on parle de denrée alimentaire, cela va de soi. On va parler de denrée alimentaire, étiquetage des denrées alimentaires qui renferment des OGM. Alors, la loi formellement, aujourd'hui, est simple. Toute denrée alimentaire qui contient des OGM doit porter une mention telle que "renferme des OGM" ou "contient des organismes génétiquement modifiés" etc.
Quel que soit le pourcentage ?
Pour le moment, la loi est très simple, toute présence d'OGM doit être indiquée sur l'étiquetage, sur l'emballage. Et c'est ça c'est l'article 22, alinéa 1, lettre k de l'ordonnance sur les denrées alimentaires : "La mention "produit OGM", pour les denrées alimentaires, les additifs et les auxiliaires technologique qui sont des organismes génétiquement modifiés ou qui sont issus de tels organismes; sont exceptés les produits séparés de l'organisme et épurés du matériel génétique (p. ex. substances chimiquement définissables). Donc systématiquement d'après l'ODA, donc l'ODA, l'Ordonnance sur les Denrées Alimentaires, qui date du premier mars 1995, a été corrigée le premier janvier 1998, d'accord ? Donc étiquetage obligatoire. Alors actuellement, il y a des projets de modification de cette ordonnance sur les denrées alimentaires, pour ce qui relève des OGM, pour ne pas avoir à formuler la présence d'OGM, en dessous d'une certaine concentration. Alors dans ce sens là l'OFSP (l'Office Fédéral de la Santé Publique) a fait une consultation informelle qui prévoyait donc de ne pas indiquer les OGM au-dessous d'une concentration de 2%. En fait, actuellement, c'est un projet, de 2% d'OGM jusqu'à 100% d'OGM il y avait étiquetage obligatoire, de 0 à 2%, étiquetage non obligatoire, et de 0 à 0.2% étiquetage négatif non obligatoire. Donc il a une obligation de déclaration, sauf si ça fait moins de 2% sur le projet. Alors en fait, il y a eu des réactions assez fortes des consommateurs à ce projet de modification de l'ordonnance à ne pas étiqueter les OGM pour une concentration inférieure à 2%. Aujourd'hui nous n'avons pas de texte de loi formel sur cette absence de déclaration en dessous d'une certaine concentration. Mais il semble que l'on s'oriente sur une non-déclaration des OGM quand la concentration sera inférieure à 1%. Mais il n'y a pas de texte de loi formelle.
Donc ce que je peux vous donner, c'est un communiqué de presse qui date de 22 février 99, donc c'est assez récent, qui précise qu'une enquête menée auprès des consommateurs des représentants individuels, a montré qu'ils sont favorables à l'introduction rapide de seuil pour l'étiquetage des OGM, il s'agit d'éviter toute contamination minime non intentionnelle au cas où il y aurait des contaminations au niveau des transports, par exemple, qu'on n'ait pas une obligation de déclarer, parce qu'au niveau des méthodes on est de plus en plus précis, de plus en plus sensible, donc on arrive à mettre en évidence, aujourd'hui, des concentrations assez faibles.
Outre les dispositions techniques, il est prévu d'exiger, dans l'alimentaire, que tout les ingrédients dont le pourcentage en OGM est supérieur à 1% soit étiqueté en tant que tel. Au-dessous, le produit ne serait pas étiqueté. Alors, pour le moment, on en est au stade du communiqué de presse, mais on n'a pas de texte de loi.
Voilà pour l'étiquetage, c'est très simple.
On a vu dans la première partie de notre travail que en fait, il y a une grand polémique sur les OGM. Si le fait, pour nous, d'ingurgiter des gènes modifiés n'aurait aucune incidence sur notre organisme. Donc, même si c'est étiqueté à 1%, le fait qu'il y ait justement des aliments modifiés, est-ce que cela ne pourrait pas avoir tout de même des conséquences négatives ?
Alors, le principe n'est pas un problème de concentration. Cette concentration de 1% qui a été retenue comme principe de non-déclaration, qui sera probablement appliquée encore cette année, n'a pas d'objectif de santé publique. C'est un objectif d'information du consommateur. L'objectif santé publique, par définition, dans l'état actuel des connaissances : les produits OGM ne sont pas toxiques pour la santé, ne présentent aucun danger pour la santé. C'est la position officielle de l'Office Fédéral de la Santé Publique. Parce qu'au niveau de la loi sur les denrées alimentaires, on ne peut pas tolérer un produit qui présente un danger pour la santé. Donc à priori, dans l'état actuel des connaissances, les OGM ne sont pas dangereux pour la santé, autrement, l'OFSP n'aurait pas du les admettre, et ne pourrait pas les autoriser. En aucun cas, la loi peut autoriser. Donc l'objectif de l'étiquetage n'est pas lié à la santé, ça n'est pas lié, qu'on se comprenne bien, au fait de dire : si c'est inférieur à 1%, il n'y a pas de risques pour la santé, si c'est supérieur, il y a un risque. Ça c'est un problème de résidu, par exemple. Au niveau des résidus de pesticides, des antiparasitaires ou des résidus de contaminants, dans les denrées alimentaires. On a des normes qui sont beaucoup plus bas que le pour-cent, on parle de partie par million, de ppm, donc de microgrammes par grammes ou de microgrammes par kilo, où on a des normes qui sont techniquement inévitables. Et là, il y a un objectif de santé. On fixe la norme le plus bas possible, parce que ces produits sont dangereux pour la santé. Par contre, au niveau des OGM, qu'il y en ait 1%, qu'il y en ait 5%, qu'il y en ait 100%, il n'y a pas de danger pour la santé, dans l'état actuel des connaissances. Je suis moi-même assez prudent, mais par rapport à tous les tests qui ont été fait, au niveau de la consommation des OGM, ça ne présente aucun risque, théoriquement. Il y a plus de risques pour l'environnement. Certains de mes collèges aborderont certainement ce problème là. Il y des risques de dissémination, il y des risques probablement plus importants au niveau de l'environnement. Donc pour le moment, c'est uniquement par désir d'information du consommateur.
Pouvez vous nous expliquer comment on pratique aujourd'hui un test pour déceler des OGM dans un aliment ?
Alors, l'analyse, aujourd'hui, c'est une analyse très compliquée que l'on doit faire. L'objectif de l'analyse est de ressortir de la denrée alimentaire l'ADN. Ensuite, à partir de ça, on examine, et on met en évidence après amplification, par un système qu'on appelle PCR, qui permet de multiplier les gènes, c'est un peu comme une multiplication cellulaire liée à la microbiologie. On fait l'extraction des gènes qui nous intéressent, on les multiplie pour les mettre en évidence, en plus grande quantité, on fait une électophorèse, et on compare, sur les plaques de l'électrophorèse, le diagramme obtenu par rapport à des produits de références. On va mettre en évidence certains gènes particuliers qui sont contenus typiquement dans des produits génétiquement modifiés et qui sont absents dans les autres produits, les produits identiques, classiques. Donc l'objectif est premièrement de sortir le produit, le gène que vous voulez mettre en évidence ; deuxièmement, de l'amplifier de façon à pouvoir le mettre en évidence plus facilement ; troisièmement, de le séparer du reste ; quatrièmement de le mesurer et de dire présence ou absence. Alors actuellement, c'est ce que l'on fait dans tous les laboratoires suisses, qui sont équipés, dont le nôtre. Donc nous pouvons mettre en évidence, la présence de produits OGM dans les denrées alimentaires. Alors actuellement, nous agissons simplement sur la base de la loi actuelle, c'est-à-dire, si nous mettons en évidence des produits OGM dans une denrée alimentaire, nous exigeons l'étiquetage présence d'OGM. Mais nous somme incapable actuellement à Genève de dire : la quantité est égale à 0.03 % ou elle est égale à 1% ou elle est égale à 5%. Nous ne faisons que du qualitatif. Nous mettons en évidence, nous ne faisons pas de quantitatif, actuellement. Nous préparons les méthodes pour faire du quantitatif, à partir de la rentrée, cette automne. Mais la difficulté pour faire du quantitatif, c'est qu'il faut avoir des standards, eux-mêmes quantitatifs, et nous ne les avons pas actuellement. Déjà ne serait-ce que pour faire du qualitatif, il faut trouver les produits de référence, parce que se sont toujours des systèmes de comparaison. Donc il faut avoir des bons gènes en référence. Si vous prenez du maïs non génétiquement modifiés, vous n'aurez pas les mêmes gènes que dans le maïs génétiquement modifié, donc il faut avoir du maïs génétiquement modifié pur, pour mettre les gènes en évidence, et pour pourvoir les comparer avec les gènes obtenus par analyse d'une denrée normale. Donc actuellement, nous ne faisons pas de quantitatif. Actuellement, on sait quand même dire qu'il y en a à peu près 1 à 2%, en fonction des taches que nous observons, on peut dire qu'il y en a de cet ordre de grandeur, mais nous ne faisons pas de quantitatif formel. Ça nous le ferons qu'à partir de cet automne.
Donc, est-ce que vous connaissez la fiabilité de vos tests, je veux dire est-ce que quelque chose pourrait vous échapper ? Puisque justement vous ne savez pas combien il y en a. Est-ce que ce n'est pas possible que s'il y en a très peu, cela échappe à vos tests ?
Tout à fait. L'objectif c'est de savoir qu'elle est la sensibilité de la méthode, pour dire qu'au-dessus d'une certaine concentration, il y a présence ou pas. C'était un des objectifs d'ailleurs de cette nouvelle ordonnance, après la modification de l'ordonnance, qui sera de dire les méthodes seront de plus en plus performantes, et il y arrivera un moment, où on arrivera toujours à mettre des supers traces en évidence, et il faudrait arrêter de mettre ces supers traces en évidence, et de contester un produit non étiqueté pour ça. Donc le 1%, c'est un peu la sensibilité de la méthode de l'époque. Mais cela fait déjà un an à peu près, aujourd'hui, on travail nettement au-dessous de 1%. Donc jusqu'à 1%, on peut le mettre en évidence sans aucun problème.
A partir de quelle concentration, ça ça dépend .je ne sais pas si je pourrais répondre à votre question. Si en l'état actuel, nous-mêmes nous avons une sensibilité indiquée. Mais la méthode pourra probablement descendre assez bas. Au-dessous du 1%, ça c'est certain. Jusqu'à quand, ça je ne peux pas vous le dire, c'est une colle, il faudrait que je me renseigne (il regarde dans différentes feuilles pour trouver l'information). On a pas de limite de sensibilité décrite actuellement. Ça serait probablement très faible, de l'ordre de quelques fractions de pour-cent, bien inférieur à 1%, cela va de soi, mais je ne peux pas vous préciser.
Pour revenir à ce que vous disiez auparavant, le 1% qui va être décidé par la loi, en fait, il correspond à quoi ? Donc, c'est simplement pour éviter que quand on importe, par exemple qu'il y ait du soja modifié qui se mélange au soja normal, pour laisser une certaine marge d'erreur, en fait ?
C'est un petit peu ça. C'est pour éviter justement que des produits qui ne sont pas réellement des produits génétiquement modifiés mais qui sont "contaminés" par une filière de génétiquement modifiés, ne soit pas mis à l'écart. Donc là, il a une pression, c'est clair des grands commerçants, des importateurs de céréales pour dire : mais dans le futur proche, nous ne trouverons plus le produit absolument pur. Donc il fallait mettre une limite de détection qu'ils souhaitaient assez élevée, 2%. Moi je trouve que 1%, c'est déjà beaucoup. Moi j'avais demandé, dans ma prise de position, que la ligne de détection soit la plus basse possible, par rapport à la technologie. Mais c'est clair et net qu'au niveau de la technologie, on évolue tous les jours. Il y a deux ans, on ne savait pas faire les dosages. Il y une année, on a fait des dosages, mais on savait à peine les faire. Depuis une année, on les fait en routine, pratiquement, avec des concentrations inférieures à 1%, sans problèmes. Demain, on ira chercher des traces de 1 pour mille, ou de 1 pour dix mille, ou de 1 pour cent mille, on arrivera à mettre en évidences des traces infiniment petites. Alors c'est pour éviter cela que l'OFSP a souhaiter prendre une limite déclaration qui soit relativement élevée par rapport à ce que pouvait demander certains chimistes cantonaux par exemple. Mais l'objectif des 1% est de faire en sorte qu'on ne crée pas des obligations de déclarations pratiquement insupportables à tenir par les commerçants, dans la mesure où on aura de la peine à mettre en évidence tout cela. Parce qu'à très faibles concentrations, ça sera un contaminant dans les denrées alimentaires.
Dès qu'il y a plus de 1%, on doit étiqueter, c'est ça ?
Tout à fait. L'article 22
Apparemment vous faites vos tests, et il n'y a jamais plus d'un pour-cent, puisque rien n'est étiqueté dans le commerce ou quoi que ce soit, on ne voit rien du tout. Ça veut dire qu'il y a toujours en dessous de 1 ou 2% quand vous faites vos tests ?
Non, alors premièrement, le 1% n'est pas applicable aujourd'hui. Aujourd'hui, c'est présence .il n'y a pas de texte de loi, formellement. Donc si votre méthode et la notre est nettement plus sensible, qu'elle permet de déceler moins de 1% donc actuellement si on a un test positif, on exige l'étiquetage. Donc si on ne trouve rien dans le commerce, c'est parce que finalement, les OGM ne sont pas très répandus, premièrement, il n'y en a pas autant qu'on le croit sur le marché. Deuxièmement quand on trouve des OGM, ils ne sont pas forcément étiquetés. Donc il faut qu'on intervienne. Exemple, l'an dernier, en 1998, nous avons contrôlé quelque chose comme septante produits, qui naturellement pourraient renfermer des OGM. Aller chercher à doser des OGM dans la purée de tomates, ça ne sert à rien, parce qu'il n'y aura pas d'OGM dans la purée de tomates, à part si demain, on a des tomates génétiquement modifiées. Actuellement, ça n'est pas le cas. On a eu une tomate génétiquement modifiée (la Flavr Savr), qui à été abandonnée. Donc actuellement, sur le marché, on n'a que trois produits qui sont génétiquement modifiés qui sont autorisés sur le marché, c'est deux maïs, et un soja. Donc il faut rechercher déjà des produits à base de soja ou de maïs.
Donc, sur les 70 produits analysés l'année passée, 10% renfermaient des OGM, aucun n'était étiqueté.
Ce sont des produits que vous choisissez vous-mêmes ?
Bien sûr, on choisit les produits où on peut rencontrer des OGM, donc là on a analysé tout ce qui est à base de maïs ou de soja. C'est pour ça que l'on fait relativement peu d'échantillons, parce que l'on ne fait que les échantillons où l'on peut trouver ces produits. Cela ne sert à rien que l'on mette des méthodes compliquées en place pour faire des analyses qui sont négatives. Les méthodes coûtent cher.
Pour notre travail, nous avons également travailler avec la TSR, et l'émission ABE. Ils avaient fait justement des tests, je ne sais pas si c'est chez vous, et il y avait dans le compte rendu une possibilité de rencontrer de l'ADN, par exemple, chez les produits Nestlé, dont les Kit Kat, par exemple. On a été regardé, et ils ne sont pas étiquetés du tout. Il y a un autre groupe qui a été faire une interview chez Nestlé et ils leur ont dit qu'ils n'étiquetaient par, car de toute façon, ce n'était que des dérivés d'OGM.
Logiquement, si le produit à perdu sa qualité d'OGM, parce qu'il ne renferme pas d'ADN, par exemple la lécithine qui est un dérivé de soja et qui est actuellement débarrassé de tout son système OGM, donc de l'ADN sans OGM, à ce moment-là, il n'y a pas d'obligations de déclarer. Si le produit est un produit dérivé, ce qu'on appelle, de deuxième génération et qui ne renferme plus de gène, qu'on pourrait appeler "actif", on ne le déclare plus. Donc nous on déclare dans l'objectif de déclaration que les produits qui renferment encore de l'ADN avec des gènes importés.
Mais qu'est-ce que l'on peut appeler produits dérivés ?
Ce sont des produits dont ont a supprimé l'ADN, donc à ce moment-là, vous n'avez plus le transfert des gènes dans le produit dérivé. Donc un produit dérivé, c'est un produit de deuxième génération, c'est un produit transformé, qui ne renferme plus de "matière active" et qui entre, lui, dans la composition d'autres produits.
Alors ça c'était au début, par exemple, des OGM, il y a deux ans, il y a eu dans le chocolat, le chocolat Nestlé entre autre, présence de produits génétiquement modifiés, parce qu'on utilisait de la lécithine non débarrassé de l'ADN. Donc a ce moment là, vous avez des produits qui renferment encore les gènes, donc ils doivent être déclarés génétiquement modifiés. Par contre, si vous transformez, si vous supprimez cet apport, vous n'avez plus à déclarer.
Donc dans les 70 produits dont je vous parle, on a eu 10% de positif, c'était des produits qui renfermaient des produits de première génération, c'est-à-dire des produits qui renfermait 5, 10% de maïs ou de soja.
Notre prof de biologie nous a dit que quand un aliment était cuit, l'ADN était en quelque sorte écrabouillé, et n'était plus vraiment détectable. Mais si un aliment cru contient des OGM, et qu'on le cuit, son ADN est complètement disloqué. Est-ce qu'on doit quand même étiqueter ?
Oui, l'étiquetage s'y applique encore, parce que les OGM y sont encore présents à l'état de traces.
En fait, il y a aussi pas mal de problèmes du aux importation, notamment des USA, où les réglementations ne sont pas exactement les mêmes qu'ici. Il y a d'ailleurs pas mal de soja importé en Suisse, est-ce qu'on a des tests systématiques sur ces importations, ou pas du tout ?
Alors, il n'y a pas de tests systématiques, mais en principe, les chimistes cantonaux travaillent pas sondage. Donc nous contrôlons les denrées alimentaires commercialisées, ou importées, etc. par sondage. C'est-à-dire que nous ne contrôlons pas tout le marché. Sinon, il faudrait une multitude de laboratoires. Il y en a déjà beaucoup, mais il n'y en a pas assez pour tout contrôler. Donc nous contrôlons par sondage, et nous intervenons par sondage. Donc dire que les produits OGM non déclarés n'arriveraient pas à passer la frontière, c'est complètement folklorique. On sait que des produits peuvent passer à travers le système. Et c'est ce qui s'est passé, vous signalez la différence de législation avec les USA, bon, la Suisse, et l'Europe, mais la Suisse surtout, souhaitait avoir une filière double, c'est-à-dire de différencier clairement les filières, avec OGM, ou sans OGM, de façon "traditionnelle", par rapport aux produits OGM. Les Américains, eux, ne font pas cette distinction, donc quand ils ramassent leur maïs, quand ils font la récolte, ils ne font pas la distinction entre les silos, ils mettent tout ensemble. Donc on a un mélange de produits des deux filières. Alors qu'en Suisse, on souhaitait avoir une séparation des deux filières. Alors dans ce sens là, les gens qui se battaient pour avoir un OGM indiqué sur l'emballage, même à l'état de trace, c'était pour favoriser cette séparation des filières. Alors cette séparation des filières n'existe pas. On a eu des maïs, avec 5% d'OGM dedans, importés en gros, en vrac, dans des péniches. C'est la preuve qu'il y avait un mélange des filières. Alors actuellement, on a que des pourcentage assez faibles, parce que les produits OGM n'avaient pas encore, depuis deux ans, pris le dessus du marché. Tandis que si on avait eu une explosion du marché au niveau des OGM, on se serait trouvé dans une situation, où on serait peut-être aujourd'hui à 50% d'OGM, et 50% de non-OGM, de traditionnel. Alors en fait, on n'est pas dans cette situation, parce que les gouvernements ont bloqué les autorisations, d'une part, l'autorisation a été très longue a être obtenue. L'OFSP a mis deux ans pour autoriser trois produits au niveau de l'alimentation, il y en a une douzaine au total autorisé avec les bactéries, les vitamines préparées à partir de bactéries, etc., comme la vitamine B12. Au niveau des produits, il y en à trois, deux maïs et un soja. En plus comme le consommateur a mis les pieds au mur, il s'est battu contre l'introduction des OGM, il y a quand même une certaine réticence à importer ces OGM, aujourd'hui.
Donc actuellement, on est dans une situation qui est relativement favorable, pour le moment. Est-ce que cette situation va perdurer ou pas, je ne sais pas.
Depuis l'histoire de la vache folle, les consommateurs ont moins confiance en la "science", surtout en ce qui concerne l'alimentation. Est-ce qu'aujourd'hui, grâce à ces tests, à l'étiquetage qui est prévu, les consommateurs pourraient retrouver confiance, ou est-ce que pour le moment c'est une chose utopique ?
Alors, c'est une question intéressante, mais la réponse est délicate. En fait l'étiquetage des produits OGM, l'étiquetage tel qu'il est prévu actuellement dans le domaine des denrées alimentaires et là pour une information claire et nette du consommateur, mais cette information claire et nette du consommateur a pour objectif de laisser un certain choix au consommateur, il faut que le consommateur ait libre choix; donc s'il vaut acheter des produits " biologiques " c'est-à-dire garanti sans traitement phytosanitaire, il peut les trouver sur le marché, on fait des contrôle, on vérifie que les produits sont biologiques, il peut les trouver sur le marché, d'accord. Si demain nous devons nourrir toute la population suisse avec des produits biologiques nous n'avons pas l'approvisionnement suffisant pour nourrir la population avec des produits biologiques, donc si demain il y a les consommateurs dans leurs totalité décidaient de se nourrir avec des aliments biologiques donc il n'y a plus le choix, vous n'allez pas trouver de quoi manger. Alors au niveau des OGM, c'est le même principe, l'objectif de l'étiquetage c'est d'informer le consommateur pour qu'il puisse choisir. Donc tant que nous avons un certain choix, dans la mesure, où il y a très peu de produits qui renferment des OGM, on peut faire ce choix, on peut aller à la Migros, et dire : moi je prends des tortillas Machin Chose, parce qu'il n'y a pas d'OGM là-dedans, par contre les tortillas X Y, ont des OGM. Donc je fais le choix. Je prends ceux là .ils sont peut-être plus cher, mais je ne veux pas manger d'OGM. Par contre, déjà si demain, on a un étiquetage avec 1% de toléré, sans mention sur l'étiquette, ça veut dire que les consommateurs pourront avoir dans leur assiette des produits génétiquement modifiés, sans qu'ils le sachent, dans la mesure où la concentration est inférieure à 1%. Et puis, si après-demain, les filières sont telles qu'il n'y a plus moyen de les séparer, on aura des étiquettes de partout OGM, mais on n'aura plus le choix. Notre problème, c'est un problème de choix de société. On peut choisir, l'étiquetage est fait dans ce sens là, mais peut-être que demain, on aura plus le choix, tout sera étiqueté OGM. Ça c'est la problématique. Et il ne faut pas se leurrer, actuellement, on peut faire .des grands magasins, Coop, Migros ou d'autres, ont parlé de stocks qui feraient le maximum pour fournir des produits sans OGM, tant qu'ils le pouvaient, mais en fait, il y a beaucoup de choses qui devraient disparaître dans le futur proche de leur assortiment, dans la mesure où on ne sera pas maître de l'approvisionnement. Donc si on a assez de maïs autre qu'OGM en Suisse pour la commercialisation de produits à base de maïs, ok, mais tout ce qui vient de l'étranger, il faudra vérifier, tout ce qui est mélangé à l'étranger, on en sera plus maître du tout.
Vous nous avez dit avant qu'il faut une limite la plus basse possible, pour étiqueter. C'est simplement une question de choix, en fait. Vous voulez une transparence. Est-ce que vous n'avez aucun préjugé contre ces .
Non, absolument pas, mais je ne fais pas la loi, je suis comme vous, je la subis. Je suis un peu plus que vous, je la fais appliquer. Dans la mesure où la loi dit qu'au-dessous de 1% je ne peux rien faire de plus. Tant que la loi n'est pas passée, je peux me battre, je peux dire, moi je ne suis pas d'accord avec ce projet, il me semble qu'il faudrait descendre le plus bas possible, etc. Ça c'est clair qu'on peut dans un premier temps, se battre comme ça, aussi bien, qu'on a pas gagner grand chose, on a gagné 1%. Les chimistes cantonaux, dans la majorité, ne voulaient pas entendre parler de 2% sans étiquetage. Les importateurs, je crois, souhaitaient, il me semble, 5%. Le consommateur, lui, souhaitait 0.
Quelle est la raison, pour laquelle les chimistes cantonaux ne voulaient pas que cette limite soit aussi haute ?
On avait pour objectif de faire la différenciation entre les filières. Il y avait une forte pression pour ne plus avoir des filières séparées, tant et si bien qu'on aurait eu des 5% de maïs, ça c'est clair, importé des USA, on ne voyait plus la différence. Par contre, nous on souhaitait la séparation des filières. Ceci veut dire qu'il y avait une filière avec 0 et une filière avec X%. Tant qu'on a pu, on s'est battu. L'OFSP est passé outre, en disant, non c'est pas raisonnable, c'est pas rationnel, c'est pas possible. Donc on a discuté, on a trouvé un consensus de 1%. Donc nous, chacun d'entre nous, on peut avoir notre idée, et l'idée générale des chimistes cantonaux, c'est-à-dire, on essaye, pour une information claire du consommateur d'avoir des filières séparées, donc obligation de déclaration le plus bas possible, de considérer une contamination de denrées alimentaires par des OGM, qu'à l'état de super traces, et si la méthode évolue, aujourd'hui on décèle 1% sans problèmes, on aurait pu fixer une norme plus basse.
Donc vous, personnellement, ça ne vous dérangerait pas d'en manger ?
Non, je fais confiance à mes collègues de l'OFSP qui ont étudié tout ça, qui me disent dors tranquille, il n'y a pas de problèmes de santé publique, etc. Théoriquement dans l'état actuel des connaissances, c'est vrai qu'il n'y a pas de problèmes. Moi j'ai une certaine expérience des contrôles, je pense qu'il y a toujours une réticence de l'être humain sur la nouveauté, sur l'inconnu. Par concept, l'être humain a peur de l'inconnu. L'OGM, c'est nouveau, c'est inconnu, on a un petit peu peur, vous aviez entièrement raison tout à l'heure, avec le cas de l'EBS, nous sommes des apprentis sorciers. Alors est-ce qu'il fallait créer des farines, rajouter de la viande pour augmenter la productivité des vaches, pour qu'elle face deux litre de lait de plus par jour. C'est aussi un choix de société, est-ce qu'on aurait pas du dire, ben non, il ne faut pas, tant pis si le lait augmente de 30ct le litre, mais on n'autorise pas l'utilisation de farines animales pour faire de la production laitière. Alors on fait cela un peu rapidement, on autorise, etc. et après on s'aperçoit qu'il y a un problème. Alors on fait un retour en arrière, on supprime l'alimentation du bétail par des farines de viandes, et on s'aperçoit qu'aujourd'hui, on a supprimé ça depuis le début des années 90, qu'il y a toujours des vaches malades. On a toujours des vaches qui sont contaminées, donc c'est ce qu'on appelle des vaches BAB, Born After Band, c'est-à-dire des vaches nées après l'interdiction des fourrages à base de viande. Donc ça vient d'où, on se pose des questions, le consommateur se pose des questions. Il y a eu un petit entrefilet dans la tribune la semaine dernière, où on parle que peut-être que la maladie de la vache folle, ne serait pas due à des prions, mais à un virus, ou je ne sais quoi. On a une certaine crainte devant l'avenir. Il ne faut pas que cette crainte soit irraisonnée, donc il faut bien étudier toutes les choses, et c'est dans ce sens là que je dis que comme chacun des mortels, comme chacun des consommateurs, on a un petit peur de l'avenir, et on fait attention à l'inconnu.
Donc en fait, le fait que vous obligiez d'étiqueter les produits OGM est en quelque sorte un point négatif pour l'entreprise. Si les gens on peur, ça fait baisser les ventes.
Tout à fait, actuellement, c'est le problème. Parce qu'on impose cet étiquetage bon dans la plupart des cas, comme je vous ai cité, dans les 7 cas positifs de l'an dernier, il n'y avait pas d'étiquetage. Mais nous avions des produits à l'état de traces, donc c'était lié non pas à une volonté délibérée du fabricant de biscuit ou d'autres choses, de mettre des OGM en mélange avec le reste, c'est qu'il achetait du maïs ou du soja, et il ne savait pas que ce maïs ou ce soja renfermait 1%, ou 2% de produits génétiquement modifiés.
Donc c'est très négatif.
Nous avons interviewer un chercheur chez Novartis, et selon lui, ça n'a rien à voir, le pris est la première étiquette que les gens regardent.
Très certainement.
Pour lui, les gens se fichent un peu qu'il y ait des OGM, ou pas.
Alors, oui et non. Il est très clair qu'en Suisse Romande, on a peut-être pas la même sensibilité sur les OGM que la Suisse Alémanique, ça c'est le premier point. On a une différence d'appréciation. Mais ceci étant dit, c'est vrai que les gens regardent le prix, surtout, ils achètent en fonction du prix. Donc les gens qui lisent l'étiquette, qui lisent la composition, qui lisent les précautions d'emploi ou les mentions particulière OGM, sont très rares. Mais ces gens là, qui veulent faire un choix, eux vont lire l'étiquette, donc il faut les renseigner. Si 80% des consommateurs s'en fichent complètement, et ne regardent que le prix, c'est vrai, ce chercheur à raison, mais peu importe, il faut que les gens qui s'intéressent au problème, trouvent la réponse. Je prends un autre exemple. Dans certains additifs qui sont autorisés en Europe, il y a un colorant la tartrazine, c'est un colorant le E102, c'est un produit qui peut provoquer des allergies, même chose il y a des gens qui sont allergiques au céleri. Les gens qui sont allergiques à la tartrazine ça représente des fractions pour mille dans le monde. Mais si vous êtes allergiques il faut que vous le sachiez que vous achetez un produit sans tartrazine ou si vous êtes allergique au gluten, ou si vous êtes allergique à un je ne sais quoi, un produit sans ce je ne sais quoi. Ça représente très peu en population, mais l'étiquetage, pour dire que dans ce produit il y a du gluten si vous ça ne vous concerne pas, vous ne le lirez pas vous vous en ficherez. Si vous voulez le renseignement vous le trouverez, et il faut que vous puissiez le trouver. C'est vrai que sur le principe on se bat un petit peu, mais on fait de la protection forcée du consommateur, c'est souvent notre cas.
Est-ce que les sept produits que vous avez testé positifs l'année passé sont étiqueté aujourd'hui, ou pas encore ?
Jusqu'à présent, la plupart des sept, il y en a au moins eu cinq, dont je me souviens très bien, même un sixième très récemment ont été retiré de la vente. Pourquoi, parce que les gens peuvent le faire et c'est certain que si on marquait le produit OGM bon d'abord le consommateur moyen ne sait pas ce que ça veut dire. Si on lui dit : Organisme génétiquement modifié, il a vaguement entendu parlé de génétique, ce sont des trucs qu'on transforme, ou je ne sais pas trop quoi, c'est de l'apprentis sorcier donc je ne veux pas, donc là il aura peur, et il ne le prendra pas. Alors, c'est pour cela que toute les grandes surfaces qui ont été prises avec ces produits là, on dit : Nous on arrête l'assortiment. C'était souvent des produits de deuxième, troisième, voir cinquième intérêt pour eux. Ça augmente un assortiment, mais ça n'amène pas un gros chiffre d'affaire. Si demain on a un produit de consommation courante, par exemple, le pain. Si demain 90% du pain doit être étiqueté OGM, parce qu'on a un blé OGM dans le pain, là ça va être dramatique, on ne pourra retirer 90% des pains de la vente, donc les gens vont étiqueter. Mais tant qu'ils peuvent s'en passer, ils s'en passent parce qu'il y a une certaine crainte du consommateur qui fait qu'il reporte son achat. D'autant plus qu'on peut trouver les même produits classiques aujourd'hui, donc chaque fois qu'on a demandé à étiqueter les gens disent, non, non, on préfère retirer le produit du marché.
Mais cette crainte du consommateur ne serait-elle pas du à un manque d'information ?
Vous savez le consommateur il y a eu à Genève une question écrite au grand conseil, il y a eu une motion contre les produits OGM, j'ai été entendu par la commission de santé, j'ai été interviewé on peut dire au consommateur ce que c'est, mais on ne peut lui dire que les choses officielles, tout le monde ne sait pas tout et actuellement, on n'a pas mis en évidence de danger quelconque lors de consommation de produits OGM. Alors allez dire au consommateur consommer les OGM il n'y a aucun risque, ce n'est pas notre boulot. Il n'y a pas de raison qu'on fasse de publicité gratuite pour des importateurs d'OGM.
Mais si on leur expliquait clairement ce qu'est un OGM, ce qu'il représente peut-être que demain les consommateur regarderait différemment ce genre d'aliments.
Alors je ne suis plus chimiste cantonal, je suis consommateur, je me dis mais qu'est ce qu'on veut me faire croire. Au départ je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais quand on a commencé à parler de maïs génétiquement modifié fabriqué en Suisse, on nous a dit que ça serait un système qui révolutionnerait le monde, qui allait lutter contre la faim dans le monde, on nous a tenu ce genre de langage. Aujourd'hui les grandes maisons qui fabriquent ce maïs génétiquement modifié ne parle plus du tout comme ça, ils ont supprimé ça de leur langage, on sait très bien qu'on ne fait rien de plus. On crée quelque chose dont on devient dépendant, c'est la grande fureur des agriculteur, aujourd'hui, c'est qu'ils disent : autrefois, on achetait du maïs, je faisais ma récolte de maïs, j'en mettais trois sac de côté qui me servait de semences l'année suivante. Aujourd'hui vous ne pouvez plus faire cela, vous allez acheter chaque année des semences à la société X qui fait du génétiquement modifié, donc vous êtes dépendant. Alors, en fait on veux nous faire dire que c'est vraiment mieux, mais quel est le plus réellement, moi je me pose des questions. Quelque fois ça peut être bien. Si demain on supprime la faim dans le monde grâce à ces produits là, c'est merveilleux il faut y aller. Par contre si on fait ça pour vendre des semences particulière pour fidéliser une clientèle de producteur ou autre chose, c'est de l'aberration à ce moment là. Dans ce cas je ne suis pas très pour, il faut qu'on nous montre des avantages sérieux et bon lutter contre la pyrale du maïs, ou résister à un herbicide que la maison fabrique elle-même on peut se poser la question c'est clair que c'est un progrès technologique, dans la mesure ou vous pouvez avoir votre produit, votre semence, vous pourrait mettre votre herbicide par-dessus et votre semence résiste, c'est très bien. Ça permet de lutter contre les mauvaise herbes etc. c'est aussi un problème de choix de société, a-t-on réellement besoin de ceci ? D'après les photos que j'ai vu pour le maïs, résistant à la pyrale, c'est pas évident que ça apporte un plus à l'humanité. Si on parlait de la même chose au niveau du boulot génétique effectué pour lutter contre certaines maladies pour lesquelles nous n'avons pas de médicaments, de remèdes, mais par contre la génétique va apporter des solutions, et bien il faut y aller. Mais là, j'ai l'impression qu'on va un peu dans le luxe.
La personne que nous avons rencontrer chez Novartis, nous avait affirmé que le maïs BT présentait un avantage certain, c'est qu'il éliminait partiellement les toxines par conséquent au niveau de l'alimentation, il était meilleur. Est-ce que vous partagé cette avis ?
Alors je n'ai pas connaissance de cette avantage dans le dossier, il faudrait que je pose la question à l'OFSP, mais je n'ai jamais entendu dire ça, mais c'est clair que chez Novartis, ils sont peut-être plus spécialiste que moi, car c'est eux qui fabriquent le produit. Mais moi je n'ai pas connaissance d'un apport d'un aliment génétiquement modifié qui va favoriser l'élimination des toxines de notre organisme. Si on fait preuve de telles propriétés il faut quelles soient prouvées. Au niveau des denrées alimentaires on peut faire preuve de certaines propriétés, on peut faire mention de certaines propriétés que si on apporte la preuve de ces propriétés. Si Novartis avait de telles preuves en main, je pense que sans autre ils en auraient fait mention.
Quel est le prix de revient d'un test pour un aliment ?
Alors le coût de l'analyse est facturée chez nous 570.-. Ça dépend du type d'aliment, mais c'est de l'ordre de 550.-. Pour une analyse.
Et vous êtes financé par la ville ?
Par l'Etat. Alors aujourd'hui, on fait peu d'analyses. Si demain, il y a des OGM de partout, il va falloir qu'on travaille d'avantage.
C'est vous qui prenez l'initiative de tester cet aliment, ou bien c'est quelqu'un qui vous dit : ce produit est susceptible de contenir des OGM ?
Non, c'est nous, qui décidons. C'est clair et net, nous sommes un service publique, si des gens ont une inquiétude, nous allons réagir. Si nous recevons l'information du publique ou de qui que ce soit. Mais en général on est plus informé que le publique. Mais on est quand même là pour rendre au service au publique.
1/5 des échantillons que nous analysons sont contestés, pour une raison ou pour une autre. Nous faisons des contrôles systématiques dans des domaines, où il est susceptible d'y avoir un problème.
29 mai 99
Retour à la page d'accueil du projet YRE à Genève