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Roger Ng avait été jugé responsable d’avoir enfreint les lois US sur la corruption en versant plus de 1,6 milliard de dollars à divers responsables en Malaisie et à Abou Dhabi et d’avoir aidé à blanchir de l’argent.
Un ancien banquier de Goldman Sachs qui avait été reconnu coupable en avril 2022 de complicité de corruption et de blanchiment dans le scandale du pillage de milliards de dollars du fonds souverain malaisien 1MDB a été condamné jeudi à 10 ans de prison.
Roger Ng, aussi appelé Ng Chong Hwa, encourait jusqu’à 30 ans de prison.
Après un procès de plusieurs semaines devant un tribunal fédéral de Brooklyn, ce financier de 50 ans avait été jugé responsable d’avoir enfreint les lois américaines sur la corruption en versant plus de 1,6 milliard de dollars à divers responsables en Malaisie et à Abou Dhabi et d’avoir aidé à blanchir de l’argent.
Il a aussi été reconnu coupable d’avoir contourné les règles de contrôle internes à Goldman Sachs.
Le fonds 1MDB avait été créé officiellement pour contribuer au développement économique de la Malaisie.
La filiale de Goldman Sachs dans le pays a organisé en son nom des émissions d’obligations pour un montant total de 6,5 milliards de dollars.
Mais une grande partie a en fait été redistribuée à des responsables politiques et financiers sous forme de rétrocommissions ou pour financer des dépenses somptuaires.
Le scandale avait emporté dans sa chute en 2018 le gouvernement de l’ancien Premier ministre malaisien, Najib Razak, condamné deux ans plus tard à 12 ans de prison pour corruption.
La filiale malaisienne de Goldman Sachs avait pour sa part plaidé coupable en 2020 pour son rôle dans le scandale et avait accepté de verser plusieurs milliards de dollars pour solder les diverses enquêtes à son encontre.
«Roger Ng a joué un rôle central dans une machination audacieuse qui a non seulement fait des victimes parmi la population malaisienne, mais qui a également risqué de saper la confiance du public dans les gouvernements, les marchés, les entreprises et d’autres institutions à l’échelle mondiale», a commenté le procureur new-yorkais Breon Peace, dans un communiqué.
«La sentence prononcée (ce jeudi) constitue une juste punition pour les crimes commis par l’accusé et rappelle qu’on peut avoir un prix élevé à payer pour la corruption en col blanc», a-t-il ajouté.