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Pour trois des six personnes hospitalisées, les médecins ont évoqué un possible handicap "irréversible".
"Je n'ai connaissance d'aucun événement comparable. C'est inédit", a commenté la ministre de la Santé Marisol Touraine.
L'accident est survenu dimanche dans le cadre d'un essai clinique de phase 1, c'est-à-dire sur des volontaires sains, qui ont pris le médicament par voie orale, selon le ministère de la Santé.
Consommation répétée
L'essai clinique avait débuté en juillet dernier. Les victimes l'avaient commencé le 4 janvier de cette année, a précisé la ministre. En tout, 90 personnes se sont vu administrer la molécule incriminée.
Les six victimes, des hommes âgés de 28 à 49 ans, avaient pris le produit thérapeutique de manière répétée.
Un produit contenant du "cannabinoïde"
Le produit testé est une molécule à "visée antalgique" contenant du "cannabinoïde". Cette substance chimique est présente à l'état naturel notamment dans le cannabis, et peut être produite par synthèse.
Le médicament testé "ne contenait pas de cannabis et n'était pas un dérivé du cannabis", a précisé la ministre.
L'essai thérapeutique a été conduit par le centre de recherche Biotrial pour le groupe portugais Bial. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "blessures involontaires".
afp/jgal/bri
Une enquête ouverte par le parquet de Paris
Une enquête a été ouverte pour "blessures involontaires supérieures à trois mois" au pôle santé du parquet de Paris.