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L'opposition à l'achat de six drones d'exploration israéliens Hermes 900 prend de l'ampleur. Une pétition a été déposée jeudi matin à la Chancellerie fédérale à Berne munie de 28'000 signatures.
La branche suisse de BDS, une organisation internationale active depuis plusieurs années pour "le boycott, les désinvestissements et des sanctions" contre les produits israéliens, a indiqué dans un communiqué que cette démarche n'était "qu'une étape dans la campagne pour le boycott militaire d'Israël et pour la fin de toute collaboration militaire entre la Suisse et Israël".
Les pétitionnaires affirment "vouloir poursuivre leur travail", non seulement sur l'achat des drones, mais aussi "dans le domaine des échanges militaires et sécuritaires, ainsi que sur la question des liens académiques entre la Suisse et Israël en matière de recherches".
Parallèlement à cette pétition, une lettre a également été adressée aux parlementaires fédéraux pour leur demander de renoncer à l'achat de ces six drones, ainsi qu'une feuille d'informations qui dénonce les activités de la compagnie israélienne Elbit Systems. Ce groupe fabrique ces drones que le Département fédéral de la défense (DDPS) prévoit d'acquérir dans son programme d'armement 2015 pour 250 millions de francs.
Possible de les armer
Présenté le 11 février dernier par le Conseil fédéral, cet achat est actuellement le volet le plus contesté de ce nouveau programme. Plusieurs voix, notamment à gauche, se sont déjà élevées. Elles accusent l'Etat hébreu de violations des droits de l'homme et d'avoir testé le matériel en Cisjordanie, à Gaza ou au Liban.
Ces drones, accompagnés de composantes au sol et d'un simulateur, doivent remplacer le système en service depuis une vingtaine d'années et disposant du niveau technologique des années 1980. D'un point de vue technique, il serait possible de les armer. Mais cette mesure n'est pas prévue parce qu'il n'existe pas de besoins militaires, avait indiqué le 11 février dernier le chef du DDPS Ueli Maurer.
ATS