Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07256.jsonl.gz/630

Pékin veut doubler le montant des échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique. Il sera porté à 400 milliards de dollars (350 milliards de francs) d'ici 2020, a indiqué le Premier ministre chinois Li Keqiang lundi à Addis Abeba.
Les investissements directs en Afrique passeront à 100 milliards de dollars (88 milliards de francs), a déclaré M. Li au siège de l'Union africaine (UA) offert par la Chine. Selon le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, président en exercice de l'UA, "les échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique ont atteint le niveau record de 200 milliards de dollars".
Pékin, qui a un besoin crucial de matières premières - pétrole, gaz, minerai ou bois -, est le principal partenaire commercial de l'Afrique depuis 2009. La Chine est un des principaux investisseurs sur le continent.
M. Li a également annoncé, sans autre précision, une aide de 50 millions de yuans (environ 6,5 millions de francs) pour "soutenir le Soudan du Sud", ensanglanté depuis mi-décembre par un conflit accompagné de massacres ethniques. Pékin y a réalisé d'importants investissements et cet Etat le fournit en pétrole.
Des critiques
La Chine est le plus important acheteur de brut du Soudan du Sud. Elle est l'un des principaux investisseurs dans le secteur pétrolier du pays, qui a hérité à son indépendance, en juillet 2011, de 75% des réserves de brut du Soudan d'avant la partition.
La Chine reste accusée par ses détracteurs de "piller" l'Afrique, comme le firent les puissances coloniales. Elle est également pointée du doigt pour son manque présumé d'action contre la contrebande d'ivoire et de corne de rhinocéros venue d'Afrique, dont elle est l'une des principales destinations.