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Ghislaine Maxwell, l'ancienne collaboratrice du milliardaire Jeffrey Epstein, accusé d'abus sexuels sur des dizaines de mineures, reste en prison. Elle avait fait une demande de libération, en raison de ses conditions de détention.
Pas de libération sous caution pour Ghislaine Maxwell: une cour d'appel fédérale a rejeté, mardi, un recours des avocats de l'ex-collaboratrice de Jeffrey Epstein. Celle-ci affirmait que ses conditions de détention étaient si «horribles» qu'elle ne pouvait pas préparer correctement son procès.
Dans une brève décision, les trois juges de la cour d'appel ont confirmé le maintien en détention de cette ex-figure de la jet-set, incarcérée à New York depuis juillet 2020. Elle est accusée du recrutement présumé de jeunes filles mineures pour le compte du défunt financier Epstein, qui les exploitait sexuellement.
Un des avocats de Mme Maxwell, 59 ans, avait argué lundi qu'elle était «maintenue à l'isolement sans raison», suivie en permanence par des gardes et empêchée de dormir par des lampes pointées sur elle toutes les 15 minutes - l'empêchant d'étudier les millions de pages de documents accumulés pour son procès, attendu cet été.
Mais les juges en appel ont donné raison aux procureurs, qui ont toujours refusé une remise en liberté de cette accusée, détentrice de trois passeports - américain, britannique et français - qui représente, selon eux, un «haut risque de fuite.»
Ghislaine Maxwell devra répondre, lors des audiences, de six chefs d'inculpation, notamment pour trafic de mineures et incitation à la prostitution entre 1994 et 2004. Elle risque la perpétuité en cas de condamnation. (ats)