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Le candidat du centre-droit Mario Bucci (au centre) a été élu maire de Gênes, un bastion historique de la gauche.
KEYSTONE/EPA ANSA/LUCA ZENNARO(sda-ats)
L'alliance de droite apparaissait lundi comme la grande gagnante des élections municipales partielles en Italie. Les partis Forza Italia et la Ligue du Nord l'ont emporté dans la quasi-totalité des 22 villes concernées par le vote.
A l'issue du second tour qui s'est tenu dimanche dans une centaine de communes, le centre-gauche emmené par le Parti démocrate (PD, au pouvoir) de l'ancien chef du gouvernement Matteo Renzi, enregistre en revanche une cinglante défaite, à quelques mois des élections législatives. Ces élections ont été marquées par une faible participation (46%).
L'un des résultats les plus symboliques de ce scrutin est celui de Gênes (Ligurie). Ce bastion historique de la gauche sera désormais administré par la droite.
"Le centre-droit conquiert les villes"
Cette dernière l'emporte au total dans 16 des 22 chefs-lieux en jeu dont La Spezia (Ligurie), Vérone (Vénétie) ou Piacenza (Emilie-Romagne). La gauche se console en gagnant à Padoue (Vénétie) ou Lucques (Toscane).
"Le centre-droit conquiert les villes" titre lundi le Corriere della Sera alors que La Repubblica fait sa Une sur "l'effondrement du Parti démocrate et le retour du centre-droit". Tentant de minimiser le recul de son parti, le secrétaire du Parti démocrate Matteo Renzi a expliqué que "les élections municipales n'ont rien à voir avec les élections législatives".
"Sur le total des maires victorieux, le Parti démocrate est devant, même si le résultat global n'est pas terrible", a t-il ajouté. Premier et second tours confondus, le centre-gauche l'emporte dans 67 communes contre 59 pour le centre-droit.
M5S quasiment absent
"L'Italie est un pays modéré. Si nous savons rester unis, nous parviendrons à gagner les législatives et à gouverner", a pour sa part affirmé le leader de Forza Italia, Silvio Berlusconi.
Défait dès le premier tour dans la plupart des villes où il présentait des candidats, le Mouvement 5 étoiles de l'ancien comique Beppe Grillo (M5S, populiste) était lui quasiment absent de ce scrutin. Pour le Corriere della Sera, il serait toutefois réducteur de résumer ce scrutin "à une victoire de la droite, une défaite de la gauche et à un M5S déjà éteint il y deux semaines".
Au plan national, le M5S fait actuellement jeu égal avec le PD dans les sondages, avec près de 30% des intentions de vote. Ces élections municipales partielles représentaient le dernier test grandeur nature avant les prochaines législatives, qui se tiendront d'ici à février 2018.
Quelque neuf millions d'électeurs, sur plus de 50 millions en Italie, étaient concernés par ces élections municipales partielles, dont 4,3 millions au second tour dimanche.
ATS