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27/02/2015
J’entends beaucoup de commentaires sur l’initiative du PDC pour les familles: cela ne va profiter qu’aux riches. J’aimerais revenir ici sur cette question, et montrer que ce n’est vraiment pas le cas, et comme on dit, bien au contraire, malgré les discours mensongers.
On se retrouve avec un discours de gauche insupportable qui nous dit: il y a des riches qui profitent de tout, et des pauvres qui subissent ce type d'initiative, qui sont les perdants à toute baisse d'impôts, pour la simple et bonne raison que les pauvres ne paient pas d'impôts.
Je cite Mme Ruiz, conseillère nationale PS: "on constate que l'initiative ne vient en aide qu'aux familles extrêmement aisées".
Alors tout d'abord, un petit cours de sociologie pour les socialistes ne serait pas superflu. Il n'y a pas dans notre société une toute petite minorité de riches et une grande majorité de pauvres. La situation est un petit peu complexe.
Déjà c'est quoi un riche? Alors on peut déjà dire que c'est quelqu'un qui gagne bien sa vie, on est d'accord. Soyons plus précis: certaines statistiques sur lesquelles tout le monde est plus ou moins d'accord, les riches représentent environ 6% de la population (sur le critère du revenu imposable supérieur à 150'000 francs).
Elargissons le débat: comment définir une famille de la classe moyenne? Avec un revenu convenable? Ce n'est pas évident. Moi je vais vous donner une définition: c'est une famille:
- qui paie beaucoup d'impôts,
- qui est très vite aux plafonds dans un certain nombre de barèmes, comme les crèches, les APEMS, donc qui paient tout au maximum (comme si ces familles gagnaient 1 million de francs par année).
- qui a senti l'augmentation des loyers depuis 20 ans,
- et l'explosion des coûts de la santé à travers ses primes qu'elle paie toujours plus cher!
Aujourd'hui il est proposé aux familles de déduire les allocations familiales notamment de leur revenu imposable, afin qu'elles touchent un peu plus chaque mois.
Cela veut dire quoi? Cela signifie qu'aujourd'hui la classe moyenne qui paie, à travers ses impôts, les infrastructures de notre pays, les crèches, etc. et bien, le but de l'initiative est de lui redonner un peu. On se dit: cette classe moyenne, vache à lait de notre économie, on va lui rendre ce qui lui est dû. Alors oui, cela représente une baisse d'impôts, uniquement pour ceux qui paient des impôts, mais à priori, ce sont eux qui paient en grande partie les impôts qui financent aussi les infrastructures favorables aux familles, de toutes classes.
Il existe une immense solidarité sociale dans notre pays, la Suisse est exemplaire à ce niveau (on peut toujours faire mieux vous allez me dire en tant que conseillère nationale), le système est très bon, mais aujourd’hui nous sommes face à deux gros problèmes: la classe moyenne paie beaucoup et souffre et nous avons un gros problème de natalité. Et notre initiative répond à ces deux préoccupations (et c’est ce qui ennuie les socialistes). Et donc je pense que cette solidarité peut aller dans les deux sens.
Je pense que d'une part les socialistes se trompent complètement en s'opposant à notre initiative, car la classe moyenne, et notamment la partie qui se trouve dans les limites inférieures de cette classe moyenne, verra réellement son pouvoir d'achat augmenter, et nous le voyons aussi dans les sondages où une grande partie de l'électorat socialiste est favorable à notre initiative.
Et d'autre part, les personnes qui ne paient pas d'impôts, comprennent très bien, que cette solidarité va dans les deux sens (dans mon dernier article je parlai de ce cadeau qui créera de la richesse pour notre pays et donc des emplois). Il suffit d'être pédagogue, objectif et ne pas raconter n'importe quoi à la population.
Entre parenthèse, quand je lis les scénarios catastrophes des socialistes, j'ai l'impression de lire des déclarations d'Economie suisse à toute initiative justement socialiste: le monde va s'écrouler, etc.
Maintenant parlons chiffres:
Il faut se rendre compte que beaucoup de familles verront leurs impôts baisser, tant en termes absolus, mais aussi en termes de taux marginal: elles vont voir leur taux d'imposition diminuer.
Les chiffres sont évocateurs. Prenons par exemple une famille avec 2 enfants de 12 et 17 ans domiciliée à Delémont, disposant un revenu imposable de 55 000 francs (ce qui correspond à la moyenne cantonale jurassienne). Cette famille touche chaque année 6’600 francs d’allocations familiales. Elle a payé en 2014 un montant de 6’727 francs d’impôts. Avec l'initiative du PDC, cette même famille paierait 5’279 francs d’impôts, soit près de 1’500 francs d’économie.
De plus, ces personnes vont pouvoir bénéficier d'une série d'aides, telles que les subsides aux assurances maladies, éventuellement d'un appartement subventionné, et surtout aussi se retrouver à payer moins les crèches et les APEMS, car les tarifs y sont proportionnels aux revenus.
Je reprends ici une analyse faite par le journal Tout compte fait: elle part du constat que l’initiative va profiter plus aux personnes aisées en valeur absolue. très bien, c’est juste à priori. Mais l’article va un peu plus loin, ce que ne font pas les socialistes. Elle prend des salaires mensuels de 4’000.-, de 5’000.- etc. Jusqu’à 20’000.-, et elle incorpore une seule donnée supplémentaire, celle des subsides assurance maladie (elle aurait pu y inclure aussi les crèches, etc.).
Il faut dire que les subsides sont bien sûr accordés aux petits revenus, compte tenu justement du revenu des personnes et des familles. Quelles sont ces conclusions: «les familles qui ne paient pas ou peu de taxes, vont aussi profiter de l’initiative, car elles vont pouvoir bénéficier d’aides et de subventions supplémentaires accordées en fonction de d’un revenu imposable encore réduit!»
Quelques exemples:
avec un salaire de 4’000.- par mois, l’économie totale sera de 1’500 par année!!
Avec un salaire de 5’000.- par mois, une économie de 3’004.- par année,
alors que pour un revenu de 10’000.- par mois, elle ne sera plus que de 1’270.- par année!!
Alors à ce stade j’ai deux questions aux socialistes:
Etes-vous d'accord sur le fait que si on enlève les allocations familiales des revenus de certaines familles celles-ci ne paieront plus d'impôts?
Etes-vous d'accord sur le fait que si on enlève les allocations familiales des revenus de certaines familles, celles-ci paieront moins pour les crèches, les APEMS, éventuellement bénéficieront de subsides pour les assurances maladies, etc.?
Alors évidemment deux fois oui! Donc on ne peut pas dire que cette initiative ne profite qu'aux riches! C'est de très mauvaise foi!
Quand je lis votre collègue socialiste Schwaab: « L'initiative part d'un bon sentiment, mais elle n'"aide" qu'une poignée de familles aisées (qui n'ont pas besoin d'aide) pour un coût astronomique qui générera immanquablement endettement et mesures d'austérité» On est vraiment dans la mauvais foi, dans la politique démagogique, celle que je n'aime pas.
Si je prends maintenant des personnes de cette fameuse classe moyenne, une famille 2 enfants domiciliée à Lausanne, avec un revenu brut de 112’000.- et des allocations comprises de 6’000.-. On n’est pas dans des chiffres fous, c’est par exemple un comptable et son épouse secrétaire qui travaille à 70%.
J’obtiens comme gain grâce à notre initiative environ 1200.- On passe d’un total de taxe de 12’338 à 11’187.-, et effectivement un IFD très bas, donc ici on parle justement de ces familles qui ne paient pas ou très peu d’impôt fédéral direct (ici 105.-).
Ici, on a un double effet: il n’y a plus de taxe sur les allocations, mais aussi changement de taux d’imposition sur le revenu «normal» (c’est-à-dire sans les allocations familiales).
Et c’est quand même très intéressant pour une famille!!
Je dirais au contraire que cette initiative est paradoxalement mauvaise pour les riches.
Pour une famille «riche», enlever les allocations de son salaire ne va pas la faire changer de niveau fiscal et donc de taux marginal, ni la faire payer moins cher ses tarifs de crèches, etc. Donc par rapport à une personne de la classe moyenne ou inférieure, l’impact sera moindre. C'est ce que le parti socialiste ne dit jamais. Quelqu'un qui est tout en haut dans les classes d'imposition, ne verra non plus pas son taux marginal d'imposition diminuer.
Si j'allais plus loin je dirai qu’une famille riche est presque perdante relativement à une personne de la classe moyenne inférieure. Pourquoi?
Je ne nie pas que si nous prenons juste le gain en valeur absolu il est supérieur pour une personne riche, mais relativement, prenons l'exemple de notre famille ci-dessus (Jura, 2 enfants, revenu de 55'000.-), qui gagne finalement près de 1'500.- si l'initiative passe. Maintenant si cette famille avait un revenu imposable de 300'000.- toujours avec des allocations de 6'727.-, son gain fiscal serait autour de 2'000 francs.
Le premier couple fait un gain relatif de 2.7%, et le deuxième de 0.6%. La première famille, avec des revenus modestes, c'est comme si elle avait une augmentation de salaire de 2.7%!! C'est quand même très appréciable.
Il faut aussi considérer les économies qu'elle va faire en crèches, APEMS, etc. car elle va diminuer de classe, ce qui ne sera pas le cas de la famille plus aisée.
Ces différents calculs sont très bien compris par la population. Les citoyens comprennent très bien que l'initiative les fera gagner en moyenne 1000.- par famille. C'est un beau cadeau! Et ce n'est pas rien!
20/02/2015
L’argument du trou d’un milliard, je trouve qu’il vienne du PLR ou du parti socialiste gagne vraiment le grand prix de la mauvaise foi!
Prenons tout d’abord le PLR: à vouloir toujours des baisses d’impôt pour les entreprises, on voit clairement de quel côté il est, en tous cas pas de celui des classes moyennes et des familles!
La réforme de l’imposition des entreprises va nous coûter plusieurs milliards, et les précédentes l’ont fait aussi! Mais là c’est bon pour nos entreprises, donc pour le PLR aucun problème pour nos finances fédérales et cantonales.
A chaque proposition et initiative, la ministre des finances crie au danger sur nos finances fédérales, résultat: un budget excédentaire d’année en année!
Il faut aussi noter qu’au niveau fédéral le PLR n’a jamais été contre une diminution d’impôts sur les entreprises et sur les ménages, et ceci depuis plus d’un siècle! Alors pourquoi aujourd’hui il est contre? Uniquement car nous sommes en période électorale!
Et là qu’est-ce que j’entends? La nouvelle proposition du PLR pour lutter contre le franc fort: un taux unique de TVA de 6%! J’ai estimé le trou dans les finances de la Confédération: 5 milliards de franc suisse.
Pour quel résultat? Un cadeau aux entreprises. Et pourquoi pas aux consommateurs? Car très souvent dans ces cas de baisse de TVA, les entreprises ne répercutent pas celle-ci dans leur prix de vente, et donc le consommateur ne voit pas de différence, et l’entreprise garde cet argent pour elle! On a plusieurs exemples de ce type, par exemple Sarkozy avait baissé la TVA dans les cafés et restaurants, quasiment aucune répercussion ni dans les prix de vente, ni dans la consommation, ni dans les embauches! Juste un cadeau pour les actionnaires!
On se rend compte donc que le PLR est toujours du côté des grandes entreprises et non des citoyens. Pour le PLR, il faut diminuer les impôts, mais uniquement des entreprises. C’est pourquoi je suis un social-libéral, les deux solutions sont intéressantes, et il ne faut pas en exclure une idéologiquement.
Maintenant, au tour des socialistes!
Là, c’est la déroute en termes d’arguments! Ce trou va faire augmenter les impôts, diminuer les prestations, augmenter les charges sociales, et j’en passe! J’ai vu toutes les coupes possibles et imaginables. Dans les aides sociales, dans les bourses, ça en devient assez drôle!
Maintenant, on peut aussi mettre en perspective le soutien du PS au programme établi par le conseil fédéral qui concerne la baisse du taux d’imposition des entreprises! Le PS est donc pour les entreprises, mais pas pour les familles.
Le PDC, social-libéral, est donc pour les deux, entreprise et responsabilité, mais aussi solidarité. Le PDC c’est le parti de l’équilibre.
Cette initiative était à la base une initiative parlementaire de Lucrezia Meier-Schatz, acceptée à l'époque par la gauche au parlement.
Si je me souviens bien de mes cours d’économie politique, la gauche, et le parti socialiste particulièrement, est d’essence keynésienne. En voilà une initiative keynésienne: avec un franc fort, avec les difficultés que rencontrent nos entreprises, voilà un sacré coup de pouce de l’Etat en favorisant la consommation des citoyens, et plus spécialement les familles.
Quand j’en parle avec des collègues économistes, quelque soit leur couleur politique, que je ne connais généralement pas, leur réponse est assez identique!
Alors reprenons la réponse de mes chers collègues économistes, spontanément ils me répondent «multiplicateur». Et c’est incroyable que personne dans ce débat ne mentionne ceci!
Qu’est-ce que cela signifie?
On parle d’un trou d‘1 milliard, comme d’un trou noir, où l’argent disparaîtrait., par exemple aux Bahamas.
Mais non, en économie, on sait que l’argent ne disparaît pas. L’argent est comme les familles, il fait des petits!
Qu’est-ce que cela veut dire? Quand je booste la demande, ici avec un milliard, les gens vont consommer, en grande partie (la propension à consommer va se situer entre 80 et 90% environ, et le reste sera de l’épargne).
Avec des entreprises qui ne sont pas totalement occupées, ce qui est le cas ici, on nous bassine de propos sur les entreprises, à cause du franc fort, qui doivent licencier, mettre des employés au chômage partiel, on parle donc d’une offre élastique, et non inélastique, et donc, l’augmentation de la demande de biens aura un véritable impact sur la quantité produite, et donc sur notre PIB.
Ce cadeau aux familles donc ne disparaît pas, mais crée de la richesse: les gens consomment, les entreprises vendent plus, et donc doivent embaucher, les travailleurs embauchés consomment, et donc les entreprises vendent plus, etc.
Cela signifie aussi des revenus fiscaux supplémentaires. À la fois sur la TVA, à travers cette consommation, et d’impôts directs, à la fois sur les entreprises et sur les revenus. En étant prudent, avec un multiplicateur entre 1.8 et 2, j’estime cette création de richesse à 1.8 millions, c’est-à-dire que nous boostons la croissance de notre pays, qui en a bien besoin aujourd’hui!
Maintenant aussi, regardons ce que signifie ce milliard sur nos dépenses publiques: si je prends l’ensemble des budgets des collectivités publiques (Confédération, cantons et communes), on se situe autour de 200 milliards, et le PIB de la Suisse autours de 650 milliards de francs suisses. Cela signifie quoi comme proportion? 1 milliard par rapport au total des dépenses des collectivités publiques, c’est 0.5%, et par rapport au PIB 0.15%. Je tiens aussi à préciser que nous avons environ 2% de croissance du PIB ces dernières années!
Précisons aussi que la seconde réforme de l’imposition des entreprises aura coûté 7 milliards de francs depuis 2009, et à côté la Confédération a réalisé près de 10 milliards de bénéfice.
Je pense que la Suisse va réussir à surmonter cette catastrophe financière que nous prédisent le PLR et le PS!
Pour le ministre des finances fribourgeois, Georges Godel le montant correspond en gros à 0.5% du budget de l’Etat. «Il doit être également mis en regard des pertes autrement substantielles que nous causeront d’autres projets», par exemple les baisses d’impôts pour les entreprises.
On le voit très bien, cet argument financier ne tient pas la route!
18/02/2015
Aujourd’hui nous avons un grave problème en Suisse, un problème de démographie. Nous avons un taux de fécondité de 1.4 enfants alors que si on voulait un développement « normal » de notre pays, il faudrait 2 à 2.2 enfants par femme. Qu'est-ce que cela signifie normal? Cela veut dire qu'il y ait un renouvellement de génération, que nos enfants arriveront à payer nos retraites, les coûts de la santé des plus âgés, que nos entreprises continuent à prospérer.
Si ce taux de 2 enfants n'est pas atteint sur le long terme? Une population qui périclite, un pays qui perd de la population se retrouve en décroissance, avec d’énormes problèmes de financement de l’AVS, assurance maladie, etc. Le manque de main-d’œuvre jeune se répercutera sur l’économie, avec des conséquences graves comme des pénuries dans les secteurs de l’industrie et des prestations de services, comme dans le domaine des soins et des hôpitaux, ainsi que pour l’AVS et les assurances maladie. Ces conséquences se répercuteront en particulier sur les personnes âgées.
Un facteur important de la dénatalité est les mauvaises conditions-cadres financières pour les familles et les enfants. Il est prouvé que les pays offrant de meilleures conditions enregistrent un taux de natalité plus élevé.
Prenons l’Allemagne et la France. L’Allemagne connaît un taux de natalité proche de la Suisse. La France avec un taux de 2 enfants est dans le trio de tête en Europe. A court terme, faire des enfants coûte cher pour un pays: frais d’infrastructure, crèches, subsides assurance maladie, écoles, etc. Mais à long terme, un taux de 2 enfants par femme est essentiel pour préserver la croissance et financer nos retraites.
Pour compenser le déficit démographique, qui est dû à deux facteurs, le déficit de naissance mais aussi au vieillissement de la population, nous avons deux grandes «solutions»: augmenter l’immigration ou augmenter le taux de natalité.
En ce qui concerne l’immigration, Il faudrait un solde migratoire d’environ 40’000 entrées. Il se trouve que nous sommes dans un environnement politique qui ne nous permet pas d’y répondre, face à des initiatives UDC, qui restreignent cette immigration, Cette voie est une impasse politique aujourd’hui.
Donc il faut faire des enfants! Mais faire des enfants coûte cher! Nous l'avons vu pour les finances publiques, mais aussi pour les familles. C’est beaucoup de bonheur, mais un bonheur coûteux. L’OFS a estimé en 2009 le coût direct d’un enfant à 819.- par mois, ce qui représente une perte de pouvoir d’achat pour un couple de 40%, et le coût de deux enfants à 1’310 par mois. Permettez-moi d’annualiser: cela représente 15’720 par année!
Selon D. Erne de la FRC, même avec un revenu mensuel de 8’000- par mois, sans dette, malgré une bonne gestion financière, un ménage peut connaître des difficultés financières. Nous sommes ici dans la célèbre classe moyenne.
Et donc l’autre solution c’est améliorer les conditions qui permettent aux familles de faire des enfants. Je ne veux pas que des familles hésitent, voire s’arrêtent à un ou deux enfants, ou voire même pas du tout, pour des raisons financières. Cela doit être une réflexion personnelle, bien sûr qu’il y a une contrainte financière, mais l’Etat doit justement soutenir ces volontés. On le voit dans de nombreux pays, du Nord comme aussi la France, l’aide financière, comme ce type d’initiative, est un facteur important dans la croissance démographique.
C’est pourquoi l'initiative pour l'exonération des allocations familiales du PDC est simple, directement applicable, sans coût de mise en oeuvre et extrêmement efficace.
En Suisse, les entreprises participent à cet effort, car elles savent qu’un taux important de natalité, c’est bon à long terme pour elles. Elles veulent des futurs employés, elles veulent des consommateurs, donc elles financent cette solidarité intergénérationnelle.
Il est quand même invraisemblable que derrière ce geste financier (de 5 milliards de nos entreprises en Suisse), l’Etat reprenne une partie cet argent via les impôts sur le revenu. Et donc les familles, et bien entendu uniquement elles, versent 1 milliard à l’Etat, uniquement car elles ont des enfants! Cet impôt n’est bien sûr pas versé par une personne célibataire, ou un couple sans enfants! C'est complètement inéquitable. Et même aberrant! Et si seulement cet argent était uniquement utilisé pour un fonds d’aide à la famille, la création de crèches, etc. Mais non, ils entrent comme tout impôt sur le revenu sur un pot commun, nos finances fédérales, et va être utilisé pour la défense, l’agriculture, etc.
L'argent versé par les entreprises, pour aider les familles, pour combler le déficit démographique, est donc détourné par l’Etat!
Cette initiative PDC répond de manière efficace et équitable à deux grandes problématiques de notre société suisse, soulager les classes moyennes et aider dans une certaine mesure à un meilleur équilibre démographique.