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Bonjour, Vous nous écrivez car vous souhaitez savoir si ce que vous vivez est normal, ce qui est le cas selon votre partenaire. Vous dites être limitées dans votre liberté, vous sentir bloquée, piégée, que votre partenaire vous force à...
Bonjour,
Je vous écris car je ne sais pas si ce que je vis est normal. Selon mon partenaire, oui. Les conditions de vie avec lui sont très limitatives pour ma liberté et je me sens bloquée, piégée. Pour lui, il est impératif que nous puissions voir nos téléphones portables respectifs, mais il voit alors des choses qui datent d'avant le début de notre relation et se met en colère. Quand il veut parler, il veut me forcer, je l'écoute au début, mais il y a un moment où je lui dis que ce n'est pas le moment, que je n'en peux plus et alors il essaie de m'empêcher de sortir de la chambre ou me poursuit dans le reste de la maison pour parler. Il ne veut pas que je sois seule avec mes amis, il ne veut pas que j'aille faire les courses seule. Lorsque je ne veux pas faire l'amour, il me dit que je dois faire l'amour pour lui donner du plaisir, parce que c'est ce que font les couples qui s'aiment. J'ai l'impression qu'il est très jaloux et possessif, lorsque je ne suis pas d'accord avec lui, il m'a même blessée physiquement parce que je ne voulais pas me retourner et qu'il me retournait de force, parce qu'il m'attrapait pour que je ne parte pas. Il me menace également tout le temps et lorsque je lui dis que je veux mettre fin à la relation, il me dit que je ne veux pas partir. .... Je ne sais pas quoi faire !
Bonjour,
Vous nous écrivez car vous souhaitez savoir si ce que vous vivez est normal, ce qui est le cas selon votre partenaire. Vous dites être limitées dans votre liberté, vous sentir bloquée, piégée, que votre partenaire vous force à faire des choses avec lesquelles vous n'êtes pas d'accord, notamment sexuelles, et qu'il insiste si vous refusez. Vous le décrivez comme jaloux et possessif, et que cela a déjà mené à des blessures physiques. Il vous menace, et ne vous permet pas de mettre fin à votre relation.
Pour commencer, nous vous félicitons de nous avoir contacté-e-s. C'est une démarche courageuse, et cela montre que vous questionnez, à juste titre, ce que vous vivez. Vous avez fait un premier pas important pour sortir de cette situation de violence.
En effet, votre récit comprend des descriptions de l'ordre de la violence psychologique, alimentée par la jalousie ou l'envie de posséder l'autre que vous mentionnez en décrivant votre partenaire. Cette forme de violence ne laisse pas de trace sur le corps, mais elle peut marquer l'esprit de manière tout aussi vive et souvent plus longtemps et plus en profondeur.
Il y a une notion de surveillance à travers le fait de vouloir accéder à votre téléphone, de vous empêcher de voir vos ami-e-s seule, ou de faire des activités seule. Cela peut mener à un certain isolement de la personne victime, et déboucher sur du harcèlement de la personne auteure (poser plein de questions, appeler ou écrire des messages à répétitions, etc...).
Votre partenaire vous impose aussi de l'écouter, et il vous retient, ou vous poursuit pour vous obliger à le faire, même si vous lui dites gentiment "non". De ce fait, il nie vos choix, vous impose les siens, il ne respecte pas vos limites.
Dans cette prolongation, lorsque vous parlez de ne pas vouloir faire l'amour, votre discours nous apparaît comme de la contrainte sexuelle. Lors de rapports sexuels, il est essentiel que le consentement soit demandé et donné par les partenaires (même au sein d'un couple), sachant qu'il peut être retiré à tout moment. "Devoir donner du plaisir", "c'est ce que font les couples qui s'aiment", sont-ils des arguments légitimes, qui font suffisamment sens pour vous pour changer d'avis? Si ce n'est pas le cas, c'est une contrainte à un acte sexuel.
Vous mentionnez plusieurs épisodes qui remettent votre intégrité physique en cause. La violence physique peut comprendre le fait de bloquer le passage, immobiliser, retenir de force, empoigner, etc... Vous avez même été blessée.
Ces violences peuvent avoir des conséquences importantes sur la personne qui les subit. D'ailleurs, la violence au sein d'un couple est interdite par la loi qui protège l'intégrité physique, psychique et sexuelle de chaque personne. La plupart des actes de violence sont poursuivis d'office, d'autres doivent être dénoncés par une plainte pénale.
À ce stade, nous vous invitons à réfléchir aux questions qui suivent:
Avec votre accord, nous souhaitons vous donner quelques pistes qui pourraient vous aider dans votre situation. Il n'est jamais facile de faire à des situations de violence, et seul-e-x on peut se sentir démuni. C'est pourquoi il est important de pouvoir s'entourer de professionnel-le-x dans le domaine, afin d'obtenir des conseils et un soutien.
Si vous ressentez le besoin de parler, et d'être accompagnée dans votre vécu, vous pouvez consulter le Service d'Aide aux Victimes (SAVI) sur le canton de Neuchâtel. Il y a un bureau dans la ville de Neuchâtel, et à la Chaux-de-Fonds. Cette institutions propose des consultations gratuites et confidentielles en lien avec la violence domestique, et plus spécifiquement la violence conjugale. Ces professionnel-le-x-s seront à votre écoute et pourront vous renseigner sur les diverses démarches possibles dans votre situation, et vous proposer une aide sur les plans administratifs, psychologiques et juridiques. Vous pouvez les joindre au 032 889 66 49, ou par mail à <email-pii>.
Dans le cas où vous ne vous sentiriez plus en sécurité avec votre partenaire, mais que vous vivez ensemble, qu'il vous faudrait quitter le domicile rapidement et que vous n'avez personne chez qui aller, vous pouvez faire appel au numéro d'urgence 0800 880 480.
Si vous devez vous mettre à l'abri, vous pouvez également contacter le SAVI sur le canton de Neuchâtel, qui peut entrer en matière pour un hébergement en aide immédiate de 35 jours, avec possibilité de prolonger. Le numéro de l'hébergement est le 032 886 46 36.
Nous nous permettons également de vous encourager à appeler la Police au 117 si vous vous sentez en danger.
Nous espérons avoir pu vous apporter des conseils utiles et nous vous souhaitons du courage et que la situation s'améliore pour vous. Nous restons à votre disposition si vous souhaitez poser d'autres questions, ou simplement nous donner des nouvelles si vous le désirez.
Hello, You’ve lived through a tremendous amount of abuse and managed to get out of that situation. You’re now struggling with how this is still affecting you both emotionally and psychologically and have turned to us to get some clues...
I speak English and I am looking for support. I was effected by physical, psychological, emotional and sexual abuse. I managed to get out of the situation physically and distance myself but it's affecting me emotionally and psychologically and I need professional help.
Hello,
You’ve lived through a tremendous amount of abuse and managed to get out of that situation. You’re now struggling with how this is still affecting you both emotionally and psychologically and have turned to us to get some clues as in how to have access to professional help.
We would like to begin by congratulating you, giving yourself the means to get out of such a damaging relationship is an extremely arduous task. It’s an important and meaningful step to take but the one that you’re taking as of now, asking for help with what's to come, is both brave and smart.
If you haven’t had any contact with them yet, we’d suggest that you get in touch with a counselling service. Those work under the Victim Support Act, LAVI (Loi fédérale sur l’aide aux victimes d’infrations) in french or OHG (Opferhilfegesetz) in german. This law is specific to people who have suffered direct harm to their physical, psychological or sexual integrity. Under the Victim Support Act, victims are entitled to assistance from counselling services from professionals on several matters whether they’d be legal, financial, social or psychological.
In the Canton of Valais, there are two counselling services in either Sion, Maison Santé Chablais de Collombey-Muraz (027 607 31 00) or Brig-Glis (027 946 85 32). They all offer the possibility of either consulting over the phone or arrange an appointment depending on what makes you the most comfortable.
Also, since 2021 the costs of psychotherapy are primarily covered by the Swiss compulsory health insurance. We thus suggest that, if you’re open to it, you turn to your physician and ask for a medical prescription. Having a space dedicate to talking about what you’ve lived through and getting some tools to deal with it might be key to your healing process.
We’re hoping that these will put on you on the trail of the help that you’re seeking. We naturally remain at your disposal for further questions, thank you for your trust and wish you the best.
Bonjour, Tu nous écris pour savoir s'il est possible de faire un recours suite à une plainte pénale déposée dans le canton du Valais. Cette plainte concerne une agression sexuelle vécue par un professeur lors d'un camp de ski. Nous...
Bonjour, Je vous écris car j’ai une question: Est-ce que c’est possible de faire recours suite à une plainte déposée au canton du Valais suite à une agression sexuelle vécue lors d’un camp de ski de la part d’un professeur?
Bonjour,
Tu nous écris pour savoir s'il est possible de faire un recours suite à une plainte pénale déposée dans le canton du Valais. Cette plainte concerne une agression sexuelle vécue par un professeur lors d'un camp de ski.
Nous te remercions pour ta question et allons tenter de te donner quelques pistes de réponses.
Si nous comprenons bien, toi-même ou une personne de ton entourage a malheureusement été victime d'une agression sexuelle en 2016 lors d'un camp de ski, ceci par les agissements graves et fautifs d'un professeur. Une plainte pénale semble avoir été déposée ou être partie d'office. Ta question concerne un recours possible.
Nous ignorons le type d'ordonnance pénale rendue. Cela voudrait-il dire qu'une ordonnance de non-entrée en matière, de classement ou une ordonnance pénale condamnant l'auteur des faits aurait été rendue? Quoiqu'il en soi, le délai de recours est notifié en toute fin de l'ordonnance pénale et fait en principe foi. Souvent, le délai de recours se compte en quelques jours seulement.
Cependant et pour avoir davantage d'informations à ce sujet, de même que l'aide éventuelle d'un-e avocat-e, tu pourrais contacter un centre LAVI de ton choix. Les centres LAVI sont les centres d'aide aux victimes d'infractions c'est à dire un centre de consultation qui acceuille toute personne qui a été victime d'agressions physiques, sexuelles ou psychiques (menaces graves) en Suisse ou à l'étranger alors qu'elle était domiciliée en Suisse. Les professionnel-le-s du domaine du social proposent des consultations gratuites et confidentielles. IIs et elles pourraient précisément te renseigner par rapport aux questions juridiques. Tu peux les rencontrer en étant accompagnée, si tu le souhaites, par une personne de confiance.
Dans le canton de Vaud, tu peux les contacter au numéro (021) 631-03-00 afin de demander une consultation sur Lausanne, Yverdon-les-Bains, Aigle ou Nyon.
Nous espérons avoir pu t'aider dans ta requête et restons bien évidemment à ton entière disposition si tu souhaiterais nous donner plus d'informations et/ou si tu avais d'autres questions à nous formuler. Cordialement.
Bonjour, Il y a trois ans lors d'un voyage vous avez subi des attouchements et un pénétration non-souhaités et vous n'avez pas réussi à dire non. Vous vous êtes rendue compte plus tard que cet homme était beaucoup plus âgé...
Bonjour, Il y a quelques années, lors d'un voyage, j'ai subit des attouchements et une pénétration que je ne souhaitais pas, mais je n'ai pas réussi à dire non, j'étais figée/mes pensées ne marchaient plus correctement pour me faire me lever et partir. Ce qui est bizarre est que j'ai continué à parler à la personne après et que ce n'est qu'un an plus tard que je me suis rendue compte que ça n'avait jamais été ok pour moi. Précision : j'ai appris par après que cet homme était bien plus âgé que moi, ce que je ne savais pas avant et qui m'a énormément choquée et dégoûtée sur le moment. Lorsque j'en ai parlé, un an et demi plus tard, à une psy qui me suivait depuis plusieurs années, elle m'a dit qu'il ne fallait pas dire que c'était un viol puisque je n'avais pas dit non, qu'il m'avait peut-être manipulée mais que ce n'était pas un viol. On n'en a jamais reparlé depuis et je n'ose pas aborder le sujet avec après sa première réaction, que j'ai ressentie comme peu compréhensive. Depuis peu, néanmoins, c'est considéré comme tel en Suisse, et ça m'aide à reconnaître que ça a été violent pour moi. Je suis actuellement en couple hetero et je me sens respectée et jai une vie sexuelle assez épanouie, mais j'ai encore souvent des moments ou je revis un toucher / revois une image et ça me bloque complètement ensuite, me dégoûte et me crispe. J'aimerais beaucoup pouvoir en parler mieux et apprendre à me réapproprier mon corps et mes sensations, pour ne plus avoir ces blocages très gênants. Jai aussi vécu beaucoup de honte et d'humiliation quand je m'en suis rendue compte, ça a été un moment très difficile. Je crois que d'en parler m'aiderait à apaiser les pensées que j'ai encore avec ça. Est-ce que vous savez où est-ce que je peux avoir une consultation ? Est-ce que vous jugez légitime d'après ce que j'ai vécu ? Je vous remercie
Bonjour,
Il y a trois ans lors d'un voyage vous avez subi des attouchements et un pénétration non-souhaités et vous n'avez pas réussi à dire non. Vous vous êtes rendue compte plus tard que cet homme était beaucoup plus âgé que vous et que vous n'avez jamais été ok par rapport à ce qu'il s'est passé. Vous vous êtes sentie choquée et dégoûtée. Votre psychologue vous a dit qu'il ne s'agissait pas d'un viol et dès lors vous n'osez plus aborder le sujet avec elle. Vous avez encore des flash-backs qui vous bloquent et crispent et souhaiteriez en parler à un-e professionnel-le afin de vous réapproprier votre corps et vos sensations mais également afin d'apaiser vos pensées. Vous nous demandez où est-ce que vous pourriez demander de l'aide et si c'est légitime.
Vous avez bien fait de nous écrire : ce que vous avez vécu est bien un viol, votre consentement n'a pas été respecté. Celui-ci n'est pas toujours verbal et peut être retiré à tout moment, il est de la responsabilité de chacun-e des partenaires de s'assurer du consentement du/de la partenaire. En Suisse, un viol consiste en une pénétration d'un pénis dans un vagin avec menace, violence, pression psychologique ou contrainte (art. 190 CP), tandis que les autres formes de violence sont considérées comme des contraintes sexuelles (art. 189 CP). Ces articles sont en révision à l'heure actuelle afin de tenir entre autre compte de l'effet de sidération. Comme vous le décrivez, lors de violence sexuelle il est courant que les victimes se figent et ne réagissent pas, ou se retrouvent « en-dehors » de leur corps, comme si elles regardaient la scène de l’extérieur, ce qui va conduire à des sentiments de culpabilité chez les victimes. Cependant, il s'agit d'un effet de sidération, qui est une réaction physique tout à fait normale dans une situation qui ne l'est pas.
Nous sommes navré-es de la réaction inadéquate de votre psychologue, qui n'a pas su reconnaître les violences subies comme un viol, ni vous écouter et réagir de manière compréhensive. Il est important que vous puissiez être suivie par un-e professionnel-le formé-e dans le domaine des violences sexuelles et qui saura vous écouter et vous aider dans votre processus de reconstruction, il n'est jamais trop tard pour cela. Vous décrivez très bien dans votre messages les conséquences que peuvent avoir des violences sexuelles sur la santé psychique de la victime et vous êtes tout à fait légitime de demander de l'aide à des professionnel-les.
Vous pouvez contacter l'Association Viol Secours qui propose une aide confidentielle à toute personnes ayant été victime de violences sexuelles. Leur équipe propose une permanence psychosociale, il s'agit d'un accompagnement spécialisé afin de vous aider à vous réapproprier votre corps, vos émotions ou/et votre autonomie. La permanence est disponible par téléphone au +41 (0)22 345 20 20, par courriel <email-pii> ou en présentiel à Genève (Place des Charmilles 3 — 1203 Genève). Si cela peut aussi vous intéresser, l'Association propose également des groupes de parole qui permettent de s'exprimer et d'échanger avec d'autres personnes concernées dans un cadre sécure et bienveillant.
Vous pouvez également contacter un Centre LAVI proche de votre domicile. Les Centre LAVI sont des centres d'aide pour les personnes étant ou ayant été victimes d'infractions au code pénal suisse, comme c'est votre cas. Des professionnel-les spécialisé-es dans le domaine pourront vous écouter afin que vous ayez un espace pour raconter ce que vous avez vécu, vous aider à surmonter vos traumatismes et/ou vous apporter une aide supplémentaire, par exemple un soutien psychologique. Il existe plusieurs centres dans le canton de Vaud ; à Aigle, Lausanne et Yverdon-les-Bains, vous pouvez les contacter par téléphone ou par e-mail et voir avec eux pour prendre un rendez-vous en présentiel ou alors s'il est possible de le faire au début à distance.
Nous espérons avoir pu vous aider dans votre réflexion. Nous restons bien entendu à votre entière disposition si vous aviez d'autres questions ou si vous souhaitiez nous donner de vos nouvelles dans quelques temps. Nous vous adressons nos cordiales salutations.