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"L'âme humaine est le miroir du monde" (Leibniz) - "La première récompense du devoir accompli, c'est de l'avoir fait" (Albert Ier) - "Nous avons toujours une ancre qui tient ferme, c'est le sentiment du devoir" (Ivan Tourgueniev).
En cette période de fêtes de fin d'année, je me permets de vous citer les réflexions d'un philosophe, le Prof. MacMurray: "... Ce que je pense du dilemme moderne. Dans la période actuelle, depuis la fin du monde médiéval, nos connaissances se sont prodigieusement développées. Il n'y a pas eu cependant un progrès spirituel correspondant. Il en résulte que nous sommes intellectuellement civilisés et sentimentalement primitifs; ... le développement de nos connaissances menace de nous submerger. La connaissance est une puissance, mais le sentiment est le maître de nos valeurs et de l'emploi que nous faisons de notre puissance. Sentimentalement, nous sommes primitifs, puérils, arriérés, ... nous avons des goûts, des appétits, des intérêts et des inquiétudes d'enfants. Nous avons dans les mains un vaste jeu de forces, produits de notre développement intellectuel. Nous avons utilisé ces forces pour construire une machinerie délicate, tout entière au service de nos désirs enfantins, que nous ne pouvons pas la commander; ... Ainsi, nous avons peur de l'œuvre de nos mains. Voilà le dilemme moderne. De quoi est-il né? La réponse est, je pense, que nous avons libéré l'intelligence et maintenu le sentiment dans les chaînes... Comment la vie pouvait-elle fonctionner utilement, aussi longtemps que l'homme était dans les liens de la peur, de la haine, de la convoitise, de la jalousie? Selon les termes d'un professeur américain, l'homme aurait une intelligence d'universitaire et une âme de jardin d'enfant"[1]. Des propos d'une actualité criarde.
La musique et des quêtes spirituelles peuvent apporter des solutions au dilemme moderne.
A propos de cette période de Noël, où les cadeaux font rêver petits et grands, je tiens à vous faire partager les propos altruistes de P. Poivre d'Arvor: "La finalité de l'être ne peut pas se limiter à naître puis à mourir. J'exclus donc l'idée de ne faire que passer, puisqu'elle n'est pas intéressante. En revanche, aider les autres vaut la peine parce qu'ainsi vous pouvez laisser des petites traces derrière vous... Lorsqu'on offre un cadeau, on fait plaisir à quelqu'un et, en même temps, on se fait plaisir à soi-même. Forcément. Quel beau métier que celui de se consacrer aux autres! Nous pouvons tous apporter notre pierre à cet édifice-là..
[1] Stephen Foot, Ma vie a commencé hier, Éd. Flon, Paris, 1935, p. 231.