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L'indicateur, réalisé via un sondage mensuel auprès de 9000 entreprises allemandes et donnant un avant-goût de l'actualité économique, recule de 4,3 points à 84,3 points, a indiqué l'institut dans un communiqué.
Il s'agit du quatrième mois consécutif de chute pour l'indicateur.
La composante du baromètre mesurant la confiance dans la situation actuelle atteint 94,5 points, en baisse de 3,0 points.
"Le pessimisme à l'égard des prochains mois s'est accru considérablement" et "l'économie allemande tombe en récession", commente Clemens Fuest, président de l'institut IFO, dans un communiqué.
Si une récession est "inévitable", cependant, contrairement aux chutes précédentes du PIB comme pendant la crise financière ou la pandémie, "l'économie allemande ne semble pas tomber comme une pierre mais plutôt glisser dans une longue récession hivernale", commente Carsten Brzeski, économiste chez ING.
Selon l'IFO, une récession technique pourrait en effet se produire dès le premier trimestre 2023 avec une chute de 0,4% du PIB, après un recul de 0,2% au quatrième trimestre de 2022, alors que les usines risquent d'être à court d'énergie.
Le géant russe Gazprom a réduit drastiquement ses livraisons de gaz ces derniers mois vers l'Allemagne, à travers le gazoduc Nord Stream, avant de les arrêter totalement début septembre, sur fond de bras de fer entre Moscou et l'Union Européenne concernant la guerre en Ukraine.
L'Allemagne, qui s'approvisionnait à 55% en Russie avant la guerre, doit donc se fournir ailleurs, à des prix beaucoup plus élevés.
L'industrie, moteur de l'économie allemande, est particulièrement touchée. Le moral des entrepreneurs du secteur a ainsi plongé à -14,2 points, contre -6,8 le mois dernier.
"Les attentes (des entrepreneurs) sont en mode panique (...). Il est grand temps que la politique prenne des mesures de stabilisation", commente Jens Oliver Niklash, analyste pour LBBW.
Le gouvernement prépare un nouveau paquet de mesures mais d'une ampleur qui ne sera "pas comparable à celles (octroyées) pendant la pandémie", selon le ministre des Finances Christian Lindner.