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Les Verts cherchent la voie du compromis pour l'application de l'initiative sur les résidences secondaires. Vu les difficultés de mise en oeuvre, le parti prône une "certaine souplesse, pour autant que l'objectif poursuivi ne soit pas remis en cause".
L'initiative impose un blocage de la construction de résidences secondaires aux communes qui en comptent déjà plus de 20%. "Le principal enjeu réside donc dans la définition de ce qui est ou n'est pas une résidence secondaire", a noté la conseillère nationale et la co-présidente des Verts Adèle Thorens (VD) lundi devant la presse.
Par exclusion, on devrait considérer comme résidence secondaire tout logement qui s'ajoute au lieu de domicile. Mais les Verts sont prêts à envisager une définition plus souple, offrant une marge de manoeuvre aux communes, selon elle.
Un degré d'occupation de 120 jours
Un degré d'occupation de 120 jours par année suffirait. "120 jours, c'est un objectif assez ambitieux si on le compare aux taux d'occupation des chambres d'hôtels", a estimé le conseiller national Alec von Graffenried (BE), qui est aussi président de Berne Tourisme.
La Confédération devrait en outre prévoir des exceptions. La transformation d'une résidence primaire en secondaire ne devrait pas être empêchée lors d'un héritage en ligne directe. Les habitations ayant une valeur traditionnelle comme les mayens ou les rustici devraient être traitées à part.
Des dérogations pourraient également être envisagées dans les régions souffrant de dépopulation. "L'initiative de Franz Weber ne doit pas être comprise comme une catastrophe économique, mais comme un tremplin vers un développement touristique et régional plus durable", a jugé Adèle Thorens.
ATS