Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07085.jsonl.gz/657

On a déjà beaucoup parlé de Lucien Reymond, né en 1828, décédé en 1901, homme touche-à-tout dont la nécrologie, parue en 1901 dans la FAVJ, tient en quelques maigres lignes. On en avait sans doute assez de ce juste!
Juste à sa manière, bien entendu. Car l'homme avait quand même un sacré caractère, capable par ses idées de se mettre la moitié de la population sur le dos. Si ce n'est pas plus! Il cultivait avec un soin extrême l'art de se faire des ennemis. Surtout sur le plan politique où il finissait par ne plus être d'accord avec personne, tant ses opinions étaient tranchées.
Il écrivit beaucoup. Des historiques, le Risoud et les entonnoirs étant ses péchés mignons, des romans, des ouvrages polémiques où il défendait sa cause toujours juste, en particulier en ce qui concerne l'affaire de la Brasserie qu'il ne gérait plus lui-même mais qu'il avait louée à un dénommé Brunner.
Lucien Reymond laisse aussi de nombreuses lettres dans les archives publiques. C'est qu'il s'était alors adressé aux communes pour leur soumettre telle ou telle de ses idées, souvent géniales, mais précédant l'époque où l'on pouvait penser enfin à leur concrétisation. Un homme à cet égard en avance sur son temps, précurseur, fonceur, pour qui le progrès est le seul but de l'humanité, dans le sens matériel, il s'entend.
Lucien Reymond fut sans doute notre meilleur représentant du XIXe siècle combier. Un siècle surtout matériel. Il ne s'oubliera pas quand même.
↓ (PDF) GFCA 13 - Lucien Reymond, historien
↓ (PDF) 60. Le parcours tortueux de Lucien Reymond
↓ (PDF) Risoud de Lucien Reymond