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Constitution des premières collections
Création du Muséum au Collège latin
Déménagement dans le bâtiment actuel de la rue des Terreaux
Le noyau initial des collections du Muséum a été constitué en 1775, par le don du général Charles-Daniel de Meuron (1748-1806) de son Cabinet d’histoire naturelle.
En 1835, un véritable musée est créé au Collège Latin (l’actuelle Bibliothèque publique et universitaire) sous l’impulsion de Louis Coulon (1804-1894). Cette première étape est marquée par le dynamisme de la communauté scientifique neuchâteloise, et notamment celui du savant Louis Agassiz (1807-1873). L’accroissement des collections est assuré par les échanges de nombreux musées européens. Le Muséum de Neuchâtel est ainsi devenu l’un des plus riches de Suisse, en particulier pour sa collection d’oiseaux.
Sous la direction de Paul Godet (1836-1911), spécialiste des mollusques, succède une période plus sombre qui résulte d’un manque chronique d’espace et de la charge de travail des conservateurs qui s’ajoute à celle de professeurs d’université. Dès 1917, le Muséum régresse à cause du transfert des collections de géologie à l’Institut de géologie de l’Université (1917) et de celui des collections de botanique à l’Institut de botanique (1918).
Peu d’événements marquants surviennent jusqu’en 1960, date à laquelle Archibald Quartier (1913-1996) prend la direction du musée et lui donne une vitalité nouvelle. Il fait construire par Frédéric Gehringer de remarquables dioramas présentant la faune des mammifères et des oiseaux de Suisse. Le regain de popularité que connaît le Muséum permet alors d’envisager une solution au manque d’espace qui bloque depuis 60 ans le développement de l’institution.
En 1978, la solution est trouvée, le Muséum peut investir le bâtiment actuel de la rue des Terreaux. D’importants travaux sont engagés dès 1979, d’abord sous la direction de A. Quartier, puis, dès janvier 1981, sous celle de Christophe Dufour. Une vingtaine d’années de travaux auront été nécessaires pour donner au bâtiment son aspect actuel.
1804 – 1894
Formé à Paris au contact de savants naturalistes aussi prestigieux que Geoffroy St-Hilaire, Lamarck, Lacépède ou Cuvier, Louis Coulon fils sera durant presque tout le XIXe siècle au centre de la vie scientifique neuchâteloise.
Ses vastes connaissances dans des domaines aussi variés que la botanique, la zoologie, la géologie, la paléontologie, l’archéologie et l’ethnographie, font de lui de 1837 à 1890 un Président très apprécié de la jeune Société neuchâteloise des Sciences naturelles ; elles lui permettent aussi de constituer à Neuchâtel un Muséum extrêmement riche auquel il consacre tout son temps, ses forces et une partie de sa fortune.
La passion de Louis Coulon est si communicative qu’il parvient à intéresser à l’histoire naturelle maints Neuchâtelois voyageurs, commerçants, hommes d’affaires ou religieux qui, dans les pays lointains, se transforment en ardents récolteurs et dont les envois au Muséum ont très largement contribué à son enrichissement.
1913 – 1996
Faire connaître la faune neuchâteloise, proche mais pourtant méconnue, a toujours été le désir d’Archibald Quartier. Cet homme très populaire, membre du parlement de la Ville et du canton de Neuchâtel, est aussi l’auteur d’innombrables billets dans la presse régionale et de plusieurs ouvrages sur la nature neuchâteloise.
Il cumulera, de 1960 à 1980, les fonctions d’inspecteur cantonal de la pêche et de la chasse et de conservateur du Muséum. En 1978, il aura la joie de voir les autorités prendre la décision de sortir le Muséum de l’asphyxie, en le déplaçant du Collège Latin pour l’installer dans le vaste bâtiment de l’ancienne Ecole de commerce, aux Terreaux-Nord.
Emission Plan Fixe consacrée à Archibald Quartier à voir ici.
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Christophe Dufour a pris la direction du Muséum à la suite d’Archibald Quartier, le 1er janvier 1981. Il a marqué fortement l’institution en lui insufflant une nouvelle politique d’exposition.
Rendre intéressants les sujets a priori communs (Mouches, Poules), présenter des thématiques supposées impossibles (Emotion, Manger) ; ce sont ces prises de risques qui ont fait la renommée du Muséum autant en Suisse qu’à l’international. En étroite collaboration avec la scénographe Anne Ramseyer, Christophe Dufour a initié un nouveau style muséographique, signature du Muséum.
Depuis sa retraite en 2017, Christophe Dufour poursuit son implication dans le domaine muséal, notamment en qualité de jury pour le Prix européen des musées (EMYA). Son travail sur les tipules est également remarquable et c’est une mission qu’il entend poursuivre en lien avec le Muséum.