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Sur 530 militaires libérés de leurs obligations depuis 2006 et qui n'ont toujours pas restitué leurs affaires et leur arme de service, 188 dossiers jugés "urgents" ont été identifiés, a indiqué jeudi le Département de la défense (DDPS). La police militaire va s'occuper de ces cas d'ici fin 2011.
Après le décès d'un policier à Schafhausen (BE) le 24 mai, le chef de l'Armée André Blattmann a ordonné un examen des cas en suspens. L'analyse menée par le Service médico-militaire a démontré que la remise des armes est devenue urgente dans 188 cas.
L'armée entend examiner les dossiers de toutes les décisions d'inaptitude de la dernière décennie - soit 5000 dossiers par année - pour s'assurer que le désarmement a bien eu lieu. Dans une première phase, les dossiers des années 2006 à 2011 sont traités. Il est ensuite prévu de contrôler tous les dossiers jusqu'à 2001.
Chaque année, environ 22'000 militaires sont convoqués pour la restitution de leur équipement personnel. Un petit nombre ne répond pas à cette invitation. La procédure ordinaire prévoit l'envoi de deux rappels. S'ils restent sans effet, la police militaire est chargée du désarmement. Il s'agit avant tout de retirer le matériel sensible comme l'arme personnelle et le masque de protection.
Selon le DDPS, il n'est plus possible d'établir pour quelles raisons l'auteur du délit de Schafhausen n'a pas rendu son équipement. Il a été déclaré inapte pour cause médicale en juin 2007. Cet homme de 35 ans avait fait feu sur deux policiers venus l'expulser de son logement, tuant l'un d'eux et blessant le second.