Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/258213

<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est prié de répondre aux questions suivantes :</p><p>1. Existe-t-il des situations analogues à celle de Vaud Céréales à Cossonay-Penthalaz (VD) où le transport de marchandises par le rail a été abandonné au profit d'un transport par la route. Si oui, quelle est l'ampleur du phénomène sur les dernières années et quelles sont les motifs à l'origine de ces décisions ?</p><p>2. De façon générale, comment peut-on apprécier l'évolution suisse du transport suisse de marchandises ces dernières années ? Comment l'évolution se présent-e-elle en termes de proportion des marchandises transportées par le rail et la route, pour les courts trajets et les plus longs trajets ? Le Conseil fédéral juge-t-il la tendance positive ?</p><p>3. Le Conseil fédéral juge-t-il que les conditions-cadres financières sont favorables au transport des marchandises par le rail, en comparaison avec le transport routier ? À cet égard, que pense le Conseil fédéral du fait que le tarif de la redevance sur le trafic des poids lourds liée au prestation n'a pas fait l'objet d'une augmentation depuis de longues années ? Cela contribue-t-il à rendre le transport par le rail moins compétitif, notamment pour les petits trajets ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>1. En Suisse, le choix du mode de transport est libre. Le transport de marchandises est une décision d’entreprise qui répond à des critères microéconomiques. Il arrive régulièrement que la chaîne de transport soit réorganisée et transférée du rail vers la route ou inversement. Les critères de décision pertinents sont les volumes à transporter, les coûts et la durée du transport, les investissements nécessaires dans les installations de triage et de transbordement ou les moyens de transport. La Confédération ne recense pas ces transferts liés au choix du moyen de transport.</p><p>2.&nbsp;La part de marché du rail dans le transport de marchandises en Suisse a varié entre 39 et 42&nbsp;% au cours des dix dernières années pour atteindre 41&nbsp;% en 2021. On ne constate aucune tendance à un transfert vers la route. Pour les distances supérieures à 100&nbsp;km, la part du fret ferroviaire est de 50&nbsp;% et plus dans les groupes de marchandises suivants&nbsp;: minerais/pierres/terres, vecteurs d’énergie, véhicules, produits minéraux, déchets et marchandises collectées. Pour les distances plus courtes, la part du rail est moindre et atteint environ 18&nbsp;% pour les produits agricoles sur les distances supérieures à 100&nbsp;km.</p><p>3. Du 2&nbsp;novembre&nbsp;2022 au 24&nbsp;février&nbsp;2023, le Conseil fédéral a mené une consultation sur le perfectionnement des conditions-cadres pour le transport de marchandises en Suisse. Le projet portait sur différentes mesures visant à renforcer le fret ferroviaire en Suisse. En automne 2023, le Conseil fédéral soumettra au Parlement un message relatif à une révision totale de la loi sur le transport de marchandises, assorti d’arrêtés de financement, avec pour objectif de renforcer le fret ferroviaire. Le but est de pouvoir perfectionner, moderniser et automatiser les offres en la matière.</p><p>Parallèlement, le Conseil fédéral prévoit d’ouvrir à l’automne 2023 une procédure de consultation sur le perfectionnement de la redevance sur le trafic des poids lourds liée aux prestations (RPLP).&nbsp;</p>