Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06905.jsonl.gz/1550

Rue Rossi 16
Du logement, oui, mais pas de la PPE !
2002 La Confédération vend le bâtiment de l'ancien central téléphonique des PTT sis sur une parcelle de 1544 m2 à une société privée, PSP Farman-Services S.A. L'immeuble est affecté à des bureaux et ateliers.
2006 L'immeuble est vendu à la société Vallarca B.V.
16 mai 2014 Une autorisation est publiée pour "transformation et surélévation d'un immeuble". Le projet consiste à transformer l'ancien central téléphonique en 40 logements en propriété par étage (PPE) avec des bureaux sur l'ensemble du 1er étage. Un (gros) pas de plus vers la gentrification du quartier ! La Ville donne un préavis "favorable sous réserve" en août 2013.
16 juin 2014 Vu l'existence de deux appartements dans le central PTT, un recours est déposé contre le projet par SURVAP, Aspasie et deux habitantes de la rue de Monthoux.
13 janvier et 23 février 2015 Lors des rendez-vous pris avec la société immobilière, et secondés par l'Asloca, les recourants obtiennent la restitution des deux logements locatifs préexistants. De son côté, la société immobilière propose d'intégrer dans l'immeuble des appartements en compensation d'une autre opération immobilière dans le quartier. Elle assure également les recourants qu'il n'y aura pas d'obstacle particulier à l'attribution de baux à des travailleuses du sexe, et que leur éventuelle demande sera examinée sur pied d'égalité avec les autres.
16 mars 2015 Signature d'une convention avec la société propriétaire, qui s'engage à construire au 1er étage du futur immeuble (prévu à l'origine pour des bureaux) deux logements de 3 pièces, deux de quatre pièces, et quatorze logements de deux-pièces, tous locatifs, au loyer plafonné à CHF 3'405 par pièce par an pendant cinq ans.
22 avril 2015 Une requête en modification de l'autorisation de construire d'origine, sur la base des accords passés entre les parties, est déposée par la société immobilière ; elle est acceptée par l'Etat le 11 décembre 2015. SURVAP et ses co-recourants retirent en conséquence leur recours, mettant un terme à la procédure et permettant le commencement des travaux.
Subsidiairement, et conformément à notre souhait, la société immobilière a augmenté le nombre de logements en PPE, qui passent de 40 à 47, soit des logements plus petits et donc plus accessibles financièrement.
Par ce recours, nos associations ont fait le travail de l'Etat, puisque davantage de logements sont créés et surtout des logements locatifs. Nous déplorons la position du Conseil d'Etat et son manque de réponse aux besoins prépondérants de la population, qui nécessiterait la mise sur le marché de logements sociaux.
SURVAP Association d'habitants des Pâquis, Genève, le 4 mars 2017
Documentation