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L'incendie de Bulle en 1805
Ville détruite - ville reconstruite
Auteurs :
Georges Andrey, Denis Buchs, Gaëtan Cassina, Pierre Ecoffey, Aloys Lauper,
Fabien Pasquier, Marie-Thérèse Torche, Alain-Jacques Tornare, François Walter.
A la fin du XVIIIe siècle, Bulle est une petite ville enfermée dans ses limites médiévales mais sa position favorable au carrefour des voies commerciales en font le pôle économique le plus dynamique du canton de Fribourg.
Le 2 avril 1805, en quelques heures, la ville est presque entièrement détruite par le feu. Plus d’un millier d’habitants sont ruinés. La commune y perd la plupart des bâtiments publics. Aussitôt, un immense élan de générosité se manifeste en faveur des sinistrés, de la part des Fribourgeois et des Confédérés – en tête desquels les cantons de Zurich, Vaud et Berne – mais aussi de Neuchâtel, du Valais, de Genève et des Suisses de Paris.
La reconstruction de la cité va durer un demi-siècle. La simplicité d’une architecture fonctionnelle met en valeur de larges rues et une nouvelle place centrale. Cette ville neuve va connaître un remarquable développement économique et démographique. Ce qui fait dire à une voyageuse du milieu du XIXe siècle qu’elle a eu « l’avantage de brûler»!
A l’occasion du bicentenaire de la catastrophe, une équipe pluridisciplinaire a entrepris une histoire globale du plus grand incendie de l’histoire fribourgeoise. La relation de la journée du 2 avril 1805, au cœur de l’ouvrage, s’inscrit dans une trajectoire allant de la fin du XVIIIe siècle jusqu’aux années 1860 et abordant les thèmes de la démographie, de l’économie, de l’urbanisme et de l’architecture, de l’artisanat, de la prévention des incendies et des moyens de lutte contre le feu. L’assurance cantonale des bâtiments contre l’incendie, dont la création est une conséquence de l’incendie de Bulle, y est présentée de sa fondation jusqu’en 2005.
Le retentissement de l’incendie de 1805, ses conséquences cantonales et l’engagement national en faveur des victimes confèrent à cet ouvrage un intérêt qui déborde largement celui de l’histoire locale.
288 p., illustrations couleur.
CHF 50.-
Denis Buchs (dir.), Edition Musée gruérien