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Le président vénézuélien Nicolas Maduro s'est défini comme "l'être humain le plus attaqué au Venezuela" alors qu'il s'exprimait devant le palais présidentiel de Miraflores, à Caracas à l'occasion de la fête internationale des travailleurs.
KEYSTONE/EPA EFE/MIGUEL GUTIERREZ(sda-ats)
Le président vénézuélien Nicolas Maduro a appelé dimanche ses partisans à entrer en "rébellion", mais de manière "pacifique", si le référendum révocatoire promu par l'opposition l'emporte. Il s'exprimait devant le palais présidentiel de Miraflores, à Caracas.
"Si un jour l'oligarchie faisait quelque chose contre moi et réussissait à prendre ce palais (présidentiel, ndlr), d'une manière ou d'une autre, je vous ordonne de vous déclarer en rébellion et de décréter une grève générale indéfinie, jusqu'à obtenir la victoire face à l'oligarchie", a-t-il déclaré devant des milliers de manifestants réunis à l'occasion de la fête internationale des travailleurs.
Le président socialiste a plaidé pour "une rébellion populaire avec la Constitution à la main".
L'opposition a affirmé dimanche avoir réuni 2,5 millions de signatures en faveur d'un référendum révocatoire contre Nicolas Maduro. Elle espère l'organiser dès la fin du mois de novembre, même si de nombreuses étapes institutionnelles restent à franchir.
Le référendum révocatoire n'a été utilisé qu'une seule fois dans l'histoire du pays, contre l'ex-président Hugo Chavez (1999-2013) en 2004. Il s'était soldé par un échec.
Grogne sociale
Cette fois, il pourrait bénéficier du climat de grogne sociale croissante, illustrée par les émeutes et pillages de ces derniers jours à Maracaibo (nord-ouest), deuxième ville du pays.
"Le référendum est une option, pas une obligation", a clamé le président Maduro. "La seule obligation, c'est l'élection présidentielle et ce sera en 2018, décembre 2018", à l'issue du mandat de six ans, a souligné M. Maduro, dont 68% des habitants souhaitent le départ selon un récent sondage.
Le président a annoncé avoir nommé une commission pour réviser "toutes les signatures, une par une", afin d'éviter toute "fraude". "J'ai le droit de me défendre", a insisté le mandataire. Il s'est en outre défini comme "l'être humain le plus attaqué au Venezuela".
ATS