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Le CHUV remporte 2 prix Pfizer!
Depuis 1992, la fondation du Prix Pfizer décerne chaque année des prix pour récompenser la recherche. Elle encourage les activités de recherche fondamentale en médecine ainsi que les travaux oreintés vers la pratique pouvant aboutir au développement de nouvelles approches thérapeutiques.
Chaque année, cinq prix sont décernés dans les domaines suivants :
- Système cardiovasculaire, urologie et néphrologie
- Infectiologie, rhumatologie et immunologie
- Neurosciences et maladies du système nerveux
- Oncologie
- Pédiatrie (en collaboration avec la Fondation Wyeth pour la santé de l‘enfant et de l‘adolescent)
Un travail de recherche fondamentale, aussi bien qu’un travail de recherche clinique, peut être récompensé dans chaque domaine. Les lauréat(e)s reçoivent le montant de 15 000 francs suisses pour chacun des travaux primés.
Dans la catégorie système cardiovasculaire, urologie et néphrologie, c'est les Drs Silivia Stringhini, maître assistante à la Division des maladies chroniques, et Cristian Carmeli, post-doctorant dans la même division, qui ont vu leur travail récompensé. La recherche du binôme et de leur groupe de travail est intitulée: «La détresse socioéconomique affecte l’espérance de vie aussi fortement qu’un style de vie nocif.» Le but de ce travail de recherche était de montrer qu’un faible niveau socioéconomique affecte l’espérance de vie aussi fortement que les facteurs de risque importants de certaines maladies non transmissibles. Les auteurs ont utilisé et analysé les données relatives au statut socioéconomique, à la consommation élevée d’alcool, au tabagisme, à la sédentarité, au diabète, à l’hypertension artérielle et à l’obésité, ainsi qu’à la mortalité, de plus de 1,7 millions de sujets inclus dans 48 études de cohorte réalisées dans 7 pays.
Éviter la détresse socioéconomique pourrait prévenir 20% de décès prématurés, soit plus que le diabète, l’hypertension artérielle, l’excès d’alcool et l’obésité. La détresse socioéconomique a diminué l’espérance de vie de 2 ans, autrement dit davantage que l’hypertension, l’obésité et l’excès d’alcool. Les stratégies en matière de santé adoptées à travers le monde pour réduire la mortalité prématurée due aux maladies non transmissibles sont très focalisées sur notre style de vie, mais n’incluent pas le faible niveau socioéconomique. Cette étude montre que celui-ci a des effets sur la santé comparables à ceux des facteurs de risque bien connus et souligne que la détresse socioéconomique devrait également être prise en compte comme facteur de risque modifiable.
Dans la catégorie infectiologie, rhumatologie et immunologie, la Dr. Riddhima Banga, assistante doctorante au laboratoire d'immunologie et allergie, et le Pr. Matthieu Perreau, responsable de recherche, ont été félicité pour leur travail intitulé: «Les lymphocytes T folliculaires – une clé dans la compréhension de la persistance du VIH». Le groupe de recherche de Riddhima Banga et Matthieu Perreau s’est donné pour objectif de déterminer les types de cellules et les types de tissus dans lesquels le VIH persiste malgré une thérapie antirétrovirale conventionnelle. Ils ont donc examiné les cellules infectées par le VIH dans différentes populations de cellules T isolées à partir du sang et des ganglions lymphatiques de sujets traités par une thérapie antirétrovirale. Il s’est avéré qu’une population de cellules T CD4, connues sous le nom de lymphocytes T folliculaires et localisées dans les centres germinatifs des ganglions lymphatiques, constituent le réservoir cellulaire principal du VIH. Ces lymphocytes représentent certes moins de 1% de la population des cellules T CD4 totale, mais elles comptent pour près de 96% du pool global des cellules infectées de manière persistante.
Ces résultats auront des répercussions sur la recherche future dans le domaine du traitement et de la guérison du VIH et pourraient contribuer à développer des approches thérapeutiques permettant de cibler directement les réservoirs cellulaires du VIH.
Nos félicitations aux 4 lauréats!