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La musique dans la Capoeira
La musique occupe une place prépondérante dans la Capoeira.
Dans l’absolu on peut dire qu’il n’y a pas de Capoeira sans musique. Même si certaines fois l’entraînement se fait sans musique ce n’est qu’une méthode de préparation lors de laquelle l’enseignant donne des indications que la musique serait susceptible de couvrir.
Lors d’une Roda, il existe une relation intime d’interdépendance entre les pratiquants et la musique. Si la musique varie, les capoeiristes doivent modifier leur style de jeu en fonction, et réciproquement lorsqu’il se passe quelque chose de particulier dans le jeu physique entre deux personnes, la musique change également. En somme, il doit toujours y avoir une certaine forme de communication entre musique et mouvement et l’enseignant est responsable de veiller à cette harmonie.
Les rodas officielles dans notre groupe se constitue de 3 berimbaus, 1 atabaque, 2 pandeiros et un agogo. C’est toujours le berimbau «gunga» (celui avec le son le plus grave) qui commence à jouer le rythme, suivi par les deux autres berimbaus, l’atabaque, les pandeiros, l’agogo et les «palmas de maõs» des capoeiristes.
Le Gunga est joué par l’enseignant responsable de la roda, décidant de la cadence, du début et évidemment de la fin de la roda. En abaissant une première fois son berimbau vers le centre de la roda, le Mestre appelle 2 capoeiristes à se mettre en place. Il entame alors un chant d’ouverture et c’est uniquement lorsque le choeur à répondu par le refrain, que le jeu physique peut commencer. Le Mestre abaisse alors une deuxième fois son berimbau entre les deux capoeiristes accroupis devant les instruments, signalant ainsi le début de la roda.