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Critique
En 1927, en Allemagne, un musicien juif, Harry Frommermann, réunit cinq autres chanteurs et crée un sextuor spécialisé dans l'adaptation de la variété américaine inspirée par les rythmes jazz. Le groupe connaît un vif succès aussi bien en Allemagne que dans le reste du monde. Le nom du groupe est Comedian Harmonists. Mais, en 1935, il doit se séparer, victime de l'antisémitisme des nazis et donne à Munich son dernier concert. Sur les six membres du groupe, trois sont juifs.
En montant à l'écran cette histoire vraie, Vilsmaier veut essentiellement montrer les Allemands de cette époque. Tous, loin de là, ne sont pas acquis aux idées du parti national socialiste, mais sont peu à peu privés de leurs libertés. L'incrédulité des juifs devant le péril qui les menace est également rendue avec justesse et sans pathos. Vilsmaier montre l'étrange comportement de certains dignitaires nazis, leur incohérente aberration et la complète irrationalité de leur doctrine.
Le film commence très bien, fait une large place à la musique, cela reste un plaisir, mais il s'essouffle un peu au fil du temps, s'enlise, pour s'achever sur des images plutôt banales. Peut-être aurait-on aimé en savoir un peu plus sur chacun des membres du groupe; le scénario s'attache surtout à Frommermann et à Biberti (respectivement Ulrich Noethen et Ben Becker), la basse du groupe, personnage impétueux et fort en gueule, rival en amour de Frommermann. Les six Comedian Harmonists survivront à la guerre, les trois membres juifs en se réfugiant aux Etats-Unis.
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