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Cela ne fait que six mois que les citoyens ont dit «oui» à une réforme de l'AVS. Mais la prochaine votation ne tardera pas. Elle concerne une initiative des jeunes libéraux-radicaux pour lier l'âge de la retraite à l'espérance de vie. Les syndicats, eux, demandent une 13e rente AVS, également par une initiative. Mercredi, le Conseil des Etats a refusé ces deux propositions, mais le dernier mot revient aux électeurs.
Commençons par la bonne nouvelle: la majorité des retraités s'en sortent financièrement. Ils ont en moyenne un revenu plus faible que les personnes en âge de travailler, mais disposent d'une fortune plus importante. Ils estiment eux-mêmes que leur situation est bonne. Parmi tous les autres groupes d'âge, les retraités sont plus souvent satisfaits de la situation financière de leur ménage, comme le montre le rapport «Pauvreté des personnes âgées» de l'Office fédéral de la statistique (OFS). Pour 72% d'entre eux, la satisfaction est élevée.
«Le principe des trois piliers de la prévoyance vieillesse fonctionne bien pour une grande partie des retraités», explique Peter Burri Follath, porte-parole de l'organisation Pro Senectute Suisse.
Cette satisfaction financière n'est pas le fruit du hasard. Les données de l'OFS illustrent que seuls 10% environ n'ont pas les moyens de faire face à une dépense inattendue de 2500 francs en l'espace d'un mois. Dans l'ensemble de la population, ce chiffre atteint presque 20%. Les retraités règlent presque toujours leurs factures. Seul 1,8% des plus de 65 ans vivent dans un ménage ayant au moins un retard de paiement (population totale: 8,2%).
C'est sur la base de ces facteurs que l'OFS mesure la «privation matérielle». Ce taux décrit la part de la population qui présente une pénurie d'origine financière dans des domaines importants de la vie. Ce taux est le plus bas chez les personnes de plus de 65 ans. Une enquête menée par Swiss Life a montré que deux tiers des retraités âgés de 65 à 75 ans pouvaient s'offrir au moins autant de choses qu'avant à la retraite.
De nombreux retraités ont une fortune plus ou moins importante. Une bonne moitié des plus de 65 ans vit dans un ménage disposant de plus de 100 000 francs de liquidités, comme l'indique le rapport. C'est nettement plus que pour les générations plus jeunes. Selon une analyse de l'Office fédéral des assurances sociales, la fortune nette médiane est d'environ un quart de millions de francs. Cela signifie qu'une moitié possède plus, l'autre moins.
Il est intéressant de constater que beaucoup ne doivent pas puiser dans leurs réserves, même à la retraite. Environ un tiers peut même continuer à épargner.
Mais parmi la population de retraités, il existe tous types de profils. Alors que certains peuvent continuer à épargner, d'autres n'ont pas de coussin financier. Selon l'OFS, 15,6% des retraités vivent dans un ménage dont la réserve financière ne dépasse pas 10 000 francs. Ce sont en particulier les personnes dont le revenu est constitué principalement de rentes AVS qui seraient moins bien loties.
Selon l'Observatoire national de la vieillesse de Pro Senectute, environ 300 000 personnes de plus de 65 ans sont pauvres ou menacées de pauvreté. Selon Pro Senectute, environ 40 000 à 50 000 sont dans une situation de «pauvreté sans issue». Ils disposent au maximum de 2279 francs par mois, n'ont pas de fortune et ne sont pas propriétaires de leur logement.
Toujours selon l'Observatoire, les personnes avec un faible niveau de formation ainsi que les étrangers sont particulièrement exposés au risque de pauvreté une fois à la retraite. Les retraités des communes rurales et les femmes sont plus souvent touchés. En principe, ce sont les personnes qui gagnaient déjà peu durant leur vie professionnelle qui sont atteintes: «Les jalons sont généralement déjà posés durant la vie active», explique Peter Burri de Pro Senectute.
Les prestations complémentaires sont un instrument efficace contre la pauvreté des personnes âgées, poursuit Peter Burri. Un peu plus de 12% des retraités AVS touchent des prestations complémentaires, les femmes plus souvent que les hommes. De l'avis de Pro Senectute Suisse, ces prestations devraient être encore renforcées.
Les montants des prestations pour les loyers ne suivent pas l'évolution effective des loyers. Pro Senectute espère qu'une réforme de la prévoyance professionnelle améliorera la situation des bas revenus. «Cela permettrait de prévenir bien mieux une éventuelle pauvreté des personnes âgées», explique Peter Burri.
Les femmes doivent se contenter d'une retraite nettement inférieure à celle des hommes. Ce que l'on appelle le Gender Pension Gap s'élevait à 34,6% en 2020, comme l'a constaté l'Office fédéral de la statistique dans son rapport. Les femmes reçoivent en moyenne 35'840 francs par an de tous les piliers de la prévoyance vieillesse. Les hommes, 54 764 francs.
Dans l'AVS, les femmes touchent une rente légèrement plus élevée que les hommes, mais elles perçoivent moins souvent des rentes du deuxième pilier. Et lorsque celles-ci sont perçues, elles sont en moyenne nettement moins élevées. Selon l'OFS, le Gender Pension Gap n'a pas beaucoup évolué entre 2014 et 2020.
Le sous-traitant de l'industrie pharmaceutique Lonza a embauché l'actuel patron de son modeste homologue Siegfried, Wolfgang Wienand, pour reprendre le poste de directeur général (CEO) temporairement occupé par son président sur le départ, Albert Baehny.