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A priori, la mécanique de Newton interdit ces phénomènes. Mais le Dr Eugene Jeong, en examinant attentivement les effets gravitationnels relativistes d’un rotor hémisphérique, dans la suite des travaux de Thirring, y démontre la présence d’une métrique apparentée à celle d’Alcubierre, c’est-à-dire d’un dipôle gravitationnel d’origine dynamique, capable d’accélérer continûment tout seul en violant allègrement le dogme de Newton. Mais aussi l’idée que l’on se faisait de la Relativité Générale, selon laquelle seules les masses positives existeraient à l’état naturel.
Tentons de comprendre pourquoi. Au repos, l’hémisphère creux posé sur sa base a un centre de masse situé à mi-hauteur, en R/2 sur l’axe central. Faisons tourner. Du point de vue relativiste et dans un repère immobile, la masse relativiste va grandir d’autant plus que l’on s’approche de l’équateur, où la vitesse périphérique est maximale. Le centre de masse monopolaire descendra donc vers l’équateur en fonction de la vitesse. Cet effet représente la première violation de Newton, puisque la seule application d’une vitesse angulaire augmentera la masse effective et déplacera longitudinalement le centre de masse du système sans action longitudinale extérieure, ce qui fera monter l’hémisphère. Mais il y a mieux. Si le sommet lent de l’hémisphère courbe l’espace-temps de la façon habituelle à une masse positive, c’est-à-dire que l’espace s’étend et le temps se contracte, la périphérie en rotation engendre l’équivalent d’une masse négative virtuelle sur l’axe, reflet de la force gravitationnelle centrifuge de Thirring, répulsive, tendant à écarter tout corps de cette région axiale située près de l’équateur. La masse positive au sommet tendra à s’en échapper vers le haut, tandis que la masse négative ainsi induite tombera vers la masse positive dans la même direction, ainsi que le prédisait Robert Forward en étendant les travaux d’Hermann Bondi, sans toutefois gagner d’énergie cinétique. Outre de tels effets liés au potentiel local du dipôle gravitationnel, mineurs vu la faiblesse de la gravité, Eugene Jeong en propose un autre, bien plus spectaculaire et susceptible de fournir un travail: le décentrage anormal de la force centrifuge qu’induisent les autres masses dans l’Univers. Pour des raisons structurelles, la force de liaison continuerait de pointer vers l’ancien centre de masse statique tandis que la force centrifuge s’exerce sur le nouveau. De ce décalage résulte une force axiale: l’ensemble accélèrera en s’élevant, sans réaction locale apparente.
En réalité, il y aura nécessairement réaction par rapport aux autres masses proches gravitationnellement couplées et à l’Univers dans son ensemble, qui fournit le travail accélérateur et tente de restaurer l’équilibre en accélérant le système. Mais les passagers d’un véhicule ainsi propulsé ne sentiraient aucune accélération! Au-delà de la limite physique de la géométrie dipolaire extrême, dont la vitesse du rotor deviendrait superluminale, est le trou de ver, qui fait disparaître l’espace entre deux points distants.
Le potentiel gravitationnel dans la région centrale d’une coquille sphérique massive en rotation. Noter l’espace négativement courbé sur les deux «cornes» de part et d’autre de l’équateur, d’où toute masse est repoussée, et les puits de potentiel près des pôles, où elle tend à tomber. Dans ce cas, les deux dipôles gravitationnels s’opposent tête-bêche en un quadrupôle, et l’objet ne peut accélérer tout seul. En moyennant un tel quadrupôle en une masse ponctuelle, la présence de dipôles gravitationnels, dont les régions de courbure négative, avait jusqu’alors échappé aux physiciens. L’hémisphère comprend une seule des moitiés de la sphère et donc un unique dipôle.
De part et d’autre des «cornes», la matière a une énergie potentielle supérieure au puits qui suit et est donc violament éjectée selon l’axe polaire. Ci-dessous, la photo d’un pulsar, une étoile à neutrons hyper-magnétisée et à forte rotation.
Voilà expliqués les puissants jets galactiques lumineux éjectés des pôles des objets hypermassifs tournants au centre des galaxies, mais aussi la forme des galaxies, ci-dessous par vitesse angulaire croissante.
Comment exploiter ce système pour la propulsion? Selon le Dr Jeong Flin = Fcd rc/Reff, où d rc est le déplacement cinétique du centre de masse, Fc la force centrifuge totale maintenant le rotor et Reff le rayon où la masse totale devrait être pour avoir le même moment d’inertie. Soit on construit un véhicule sous-tendu par un ou plusieurs rotors asymétriques en forme de cloche très évasée vers le bas, mais les contraintes mécaniques sont quasi impossibles à satisfaire pour une poussée substantielle. Mieux: des rotors moléculaires asymétriques ayant un moment dipolaire électrique permettant de les orienter, comme H2O, CH4 , ClCH3 ou NH4. L’accélération serait de 9’089n4g pour la vapeur d’eau, où n est le nombre quantique du moment angulaire n
h.(*)
Toutefois, il faut tenir compte de l’effet des collisions et de la polarisation des molécules en fonction de la température, de exp(dE/kT) qui est typiquement de un millième pour la vapeur d’eau, ce qui réduit singulièrement la magnitude d’une éventuelle poussée, sauf si l’on réalisait une inversion de population, séparait les dipôles selon leur polarisation à l’aide d’un fort gradient ou, plus simplement, que l’on se servait de l’état supercritique. Sa constante diélectrique pour l’eau atteint 30, ce qui témoigne d’une cohérence mésoscopique des dipôles telle que l’envisageait G. Preparata. Autre possibilité: utiliser les dipôles atomiques et le rotor constitué des électrons, tels que ceux d’un ferromagnétique diélectrique comme de la ferrite ou un aimant au Baryum, électriquement et magnétiquement polarisés en parallèle. Dans ce cas, la poussée pointe vers l’armature opposée du condensateur, c’est-à-dire négative.
Un simple condensateur isolé par de l’eau ou de l’ammoniaque supercritique, unidirectionnellement excité à l’identique sur chaque demi-cycle de la résonance acoustique ferait donc l’affaire. Les systèmes atomiques et moléculaires pourraient être combinés en une pile de condensateurs, alternativement à diélectrique supercritique et à ferrite magnétisée dans l’axe du champ électrique, excités à la première ou la seconde harmonique acoustique du fluide supercritique. Ce serait là un effet supplémentaire, authentiquement non-Newtonien et interne, outre celui, purement réactif lié à la formation et à la fusion de l’hydrex sur la cathode extérieure, contribuant à l’effet Biefeld-Brown et, sous certaines conditions, à la sur-unité. Un tel phénomène contribuerait-il aussi à la force ascensionnelle des tornades? La modeste molécule d’eau ne manquerait donc pas de propriétés surprenantes!
L’accélération de la vapeur d’eau mentionnée semble raisonnable, puisque dans un champ électrique intense, elle correspond à celle de molécules ayant une charge élémentaire dans un champ de n4/6 V/m, l’effet ne devenant substantiel qu’aux très hautes pressions, températures et polarisations (et s’atténuant pour des n élevés du fait de la tendance de la molécule à perdre son asymétrie, la force centrifuge faisant tendre son angle au repos vers 180°).
Qu’en est-il des gyroscopes atomiques devenus asymétriques dans un aimant diélectrique électriquement polarisé dans l’axe magnétique? Fourniraient-ils des poussées colossales, de l’ordre de milliers de tonnes par cm3 en ajoutant la valeur absolue du moment angulaire mécanique opposé des électrons des couches internes? En se restreignant au moment angulaire excédentaire d’un seul électron périphérique, les autres s’annulant en orbitales dépourvues de moment angulaire, on obtiendrait encore quelques kilos par cm3. Un effet aussi spectaculaire pourrait-il être passé inaperçu? La plupart des matériaux magnétiques sont des conducteurs métalliques (r~10-5 W-cm), comme les Alnico, Cobalt-Samarium, Fer-Néodyme, dont la conductivité reste quasi inchangée s’ils sont composés de grains frittés à chaud et encore substantielle s’ils sont agglomérés sous pression avec un polyester (100W-cm pour le FeNdB). La ferrite de baryum a une résistivité de ~100KW-cm, et celle de strontium de 2MW-cm, ce qui signifie que seuls un courant ou un champ variable peuvent les polariser. La résistance diélectrique typique est toutefois basse, de l’ordre de quelques Volts par millimètre.
Addendum
Monsieur Lucien Vuffray tenta l’expérience le 17 mai 2004 avec la plaque d’un aimant au ferrite de baryum de 4Kg et 13x27cm, épaisse de 29mm, prêtée par Mr Curzio Bossi de BTZ électronique à Genève, horizontalement polarisée sous 220V continus et suspendue par deux fils en une balançoire de 4m. Ladite plaque vit sa résistance s’effondrer catastrophiquement, passant de 2.5KOhm et 90mA à quelques centaines de Ohms au bout de 2 secondes, la tension étant trop élevée et supérieure à la résistance diélectrique de l’aimant! (40 Volts auraient suffi) Aucune poussée latérale ne fut constatée par Mr Vuffray (moins de 1g), alors que l’estimation naïve selon la théorie du Dr Jeong serait une poussée de quelques dizaines de Kg au moins. Les gyroscopes atomiques extérieurement déformés de l’aimant diélectrique électriquement polarisé diffèrent de ceux intrinsèquement asymétriques, tels que la molécule d’eau ou la cloche évasée, du fait de forces purement internes pour les seconds. Pour l’instant, la théorie du Dr Jeong n’est pas confirmée.
Les graphiques sont tirés de:
Non-Newtonian Dynamic Gravitational Field from the Longitudinally Asymmetric Rotating Objects, gr-qc/9706048
Le site du Dr Eugene Jeong avec articles et interviews http://www.tachyonics.com
Index
(*) Toutefois, il faudrait considérer une métrique du type Kerr-Newmann, mais avec un dipôle électrique comprenant le rotor chargé et la charge opposée immobile dans l’axe, ce qui devrait faire apparaître un effet inertiel similaire. Du fait de la géométrie non Euclidienne du rotor, il n’y a pas, selon le traitement standard, d’asymétrie de la force électrique axiale de direction opposée de la force inertielle, qui viendrait de la concentration des lignes de champ dans le plan perpendiculaire à la vitesse d’une charge en relativité restreinte, ce qui créerait une attraction plus grande de la charge immobile vers le rotor que du rotor vers la précédente. Il en est de même de la direction tangente au mouvement. Voir p.ex. http://arxiv.org/pdf/astro-ph/9801194 (Retour au texte)