Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07004.jsonl.gz/60

La moitié des parents admettent recourir à la violence corporelle, alors que près de 70% à la violence psychologique, selon l’étude sur le comportement punitif des parents en Suisse, publiée mardi et menée par l’Université de Fribourg.
Mais globalement, 95% des parents interrogés déclarent avoir rarement recours à la violence physique, voire jamais, un taux en nette hausse par rapport à la première étude conduite en 1990.
130'000 enfants
La forme de châtiment corporel "privilégiée" est la fessée donnée à la main. Les coups administrés avec des objets ou la douche froide sont plus rares. Seule une minorité de parents inflige des châtiments corporels au quotidien, révèle l'étude à la demande de la fondation Protection de l’enfance Suisse.
La forme de violence psychologique la plus couramment pratiquée par les parents (42%) consiste à chercher à blesser l'enfant avec des mots et à le gronder rudement.
Pourtant, selon les estimations des auteurs, 130'000 enfants vivant en Suisse pourraient être concernés par un recours régulier à la violence physique de la part de leurs parents. Ces derniers battent généralement leurs enfants dans des situations particulièrement tendues.
Travail de sensibilisation
Les résultats soulignent l'importance du travail de sensibilisation contre le recours à la violence, ainsi que des règles de prévention à appliquer pour entretenir un climat non violent entre parents et enfants, notent encore les auteurs de l'étude. Malgré tout, les travaux révèlent un recul continu de la fréquence des violences.
Compte tenu du nombre encore élevé d’enfants concernés par un recours régulier à la violence de la part de leurs parents, ce domaine représente un fort potentiel pour la société suisse.
ats/vkiss