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Avant de donner la définition de l'unité affective d'intrigue, je vais introduire brièvement les éléments "atomiques" du langage de représentation de Lehnert. Répétons d'abord que la structure d'un texte narratif representée par la méthode discutée est une configuration d'unites' affectives de l'intrigue (plot units) superposées sur une configuration d'états affectifs (affect states). La notion d'état affectif est assez simple: Chaque événement ou état du raconté que le récepteur percoit est évalué par rapport à l'impact affectif qu'il a (dans l'imagination du récepteur ou analyste) sur les acteurs du récit. Dans le système de Lehnert on distingue seulement trois catégories très simples d'états affectifs, les états positifs "+", négatifs "-" et les états mentaux neutres (et buts) "M". En progressant dans le traitement du récit, on crée un réseau de représentation ordonné d'états affectifs. Chaque état affectif est attribué à un acteur du récit. Un événement dans un récit qui concerne plusieurs acteurs provoquera en conséquence plusieurs états affectifs. Il existe quatre types de connecteurs (ou liens causaux) entre les états affectifs d'un même acteur, et un seul entre les acteurs. Voici la liste de ces connecteurs:
L'utilisation de ces états et liens deviendra plus claire lors de notre codage, l'exemple suivant ne montrera que le principe.
Des terroristes ont besoin d'argent pour financer leurs opérations. Ils menacent le gouvernement de faire exploser des bombes s'il ne leur donne pas d'argent. Le gouvernement leur donne l'argent et permet ainsi le financement d'autres opérations.
.row terroristes: gouvernement: .row .row (besoin@d'argent)@- .row (Menace@du@gouvernement)@M .row " " -@(perception@de@la@menace) .row " " M@(d\'ecision@de@c\'eder) .row " " +@(donner@l'argent) .row (obtention@de@l'argent)+Avant de discuter ce petit exemple nous allons examiner la notion d'unité affective d'intrigue. Deux états affectifs connectés constituent une unité affective d'intrigue élémentaire. J'ai présenté les unités simples qui résultent de liens "légaux" dans la fig.17 ("Les unités affectives d'intrigue élémentaires"). Les unités complexes sont des aggrégations d'unités simples. Au niveau actuel de la recherche on en distingue une cinquantaine. Le petit graphique complet de l'histoire terroriste représente un exemple d'une unité complexe. En Anglais cette unité s'appelle "Problem resolution by effective coercion" et elle est composée de multiples autres unités plus simples. La séquence -,M,+ représente p.ex une résolution de problème intentionelle qu'on peut décomposer en un problème -,m, un succès M,+ et une résolution -,+. Outre l'unité simple et l'unité complexe, on rencontre un troisième type d'unités affectives d'intrigue: On définit l' unité supérieure comme toute unité complexe ou simple d'une représentation qui n'est pas absorbée dans son entier par une autre unité. Elle a donc une définition fonctionnelle. Dans petit notre exemple il n'y en a qu'une seule. Cette unité "Problem resolution by effective coercion" nous permet en même temps de faire le résumé de ce petit récit: "Des terroristes parviennent à extorquer de l'argent du gouvernement en le menacent". L'utilité d'un résumé dans notre example n'a pas beaucoup d'intérêt, on va donc voir comment en élaborer un dans un example plus difficile. Cette petite exposition du langage de codification va nous permettre maintenant de discuter de quelques problèmes de codage.
Figure: Les unités affectives élémentaires d'intrigue