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Le président américain Barack Obama est revenu jeudi à Washington à cinq jours de l'échéance du "mur budgétaire". La perspective évidente d'épargner aux Etats-Unis une cure d'austérité radicale semble compliquée vu le désaccord persistant avec les élus républicains.
Le dirigeant démocrate est arrivé peu avant midi (18h00 en Suisse) à la Maison Blanche, où il a retrouvé la même situation qu'à son départ il y a six jours pour son archipel natal d'Hawaï: des négociations au point mort avec le président de la Chambre des représentants John Boehner.
Le républicain a estimé mercredi que le Sénat, contrôlé par les alliés de M. Obama, devait faire le prochain pas en se prononçant sur des textes budgétaires déjà adoptés par la Chambre.
Mais le chef de file des démocrates au Sénat, Harry Reid, n'a pas semblé prêt à une telle concession jeudi. Il a fait peser sur M. Boehner la responsabilité de l'impasse et dit son pessimisme sur la perspective d'un accord: "nous allons dans le mur (...) et la Chambre n'est pas là".
Le bureau du chef de la majorité de la Chambre, Eric Cantor, a ensuite indiqué que les membres de cette assemblée étaient convoqués dimanche soir pour reprendre leurs débats sur les "affaires législatives", sans plus de précisions dans l'immédiat.
Questions ignorées
M. Obama a ignoré les questions lancées par des journalistes lors de son retour à la Maison Blanche. Nettement réélu en novembre, il a déjà rejeté les propositions républicaines, estimant qu'elles sont déséquilibrées car elles ne demandent pas suffisamment d'efforts aux contribuables les plus aisés et tentent de réduire les déficits en s'attaquant surtout aux dépenses.
Au coeur du débat se trouve la question d'un rééquilibrage des comptes publics, après quatre exercices où le déficit a dépassé les 1000 milliards de dollars, soit jusqu'à 10 % du budget.
M. Obama veut que ce rééquilibrage s'effectue notamment en augmentant le taux d'imposition des foyers aux revenus supérieurs à 250'000 dollars, tout en prolongeant les allègements fiscaux hérités de la présidence de son prédécesseur George W. Bush pour 98% des contribuables.
Faute d'accord, les impôts de tous les Américains augmenteront à partir du 1er janvier de 2200 dollars en moyenne par foyer fiscal, selon la Maison Blanche.
ATS