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Le 13 juin prochain, la population suisse est amenée à prendre position sur 5 objets fédéraux et les Fribourgeois.es devront se prononcer sur un référendum cantonal.
Objet cantonal :
Référendum sur le financement de blueFACTORY : OUI
Le peuple fribourgeois devra se prononcer sur la participation pour moitié de l'État à une augmentation de capital de 50 millions de francs en faveur de la société blueFACTORY après le dépôt d'un référendum parlementaire de l'UDC soutenu par des membres PLR. La recapitalisation donnera à l'entreprise une assise financière lui assurant de poursuivre le développement du quartier blueFACTORY dans une logique durable.
BlueFACTORY est plutôt un lieu d'échanges et de partenariats, prédestiné à la mobilité douce, à la durabilité et à la vie associative. Si le crédit étatique venait à être accordé, le site prendrait dès lors une place importante au sein de la Suisse tant sur le plan économique, social et culturel.
La JSF se positionne pour ce financement.
Objets fédéraux :
1. Initiative populaire "pour une eau potable propre et une alimentation saine" : OUI
À l'heure actuelle, les agricultrices.teurs de notre pays reçoivent des subventions de l'État (ou "paiements directs") à condition que celles.ceux-ci respectent une série d'exigences environnementales. Cette initiative demande de les renforcer en rendant ces plus exigeants : l'État n'offrirait plus de subventions aux paysan.ne.s continuant à utiliser des pesticides ainsi que des antibiotiques à titre prophylactique.
Pour le comité d'initiative, la politique agricole viole le droit à une eau potable propre, menacée par l'usage massif de pesticides, l'utilisation exagérée d'antibiotiques et l'épandage excessif de lisier. Selon lui, il faut réorienter les subventions, car ces dommages écologiques et ces risques pour la santé sont financés par nos impôts.
La JSF se positionne pour cette initiative.
2. Initiative populaire "pour une Suisse libre de pesticides de synthèse" : OUI
En Suisse, l'utilisation des pesticides en matière d'agriculture, de production ou encore de transformation des denrées alimentaires est strictement réglementée. Les procédures d'examen sont, en comparaison européennes, sévères. Cependant, le comité d'initiative estime qu'il faut aller encore plus loin en interdisant toute utilisation de pesticide de synthèse sur le territoire suisse. Une période transitoire de 10 ans est prévue.
Les pesticides de synthèse sont des substances chimiques très toxiques qui contaminent nos rivières, notre eau potable, nos aliments et nos corps. L'homologation en Suisse est encore trop laxiste est l'eau potable est contaminée. L'initiative vise à libérer la Suisse de ces poisons.
La JSF se positionne pour cette initiative.
3. Loi COVID-19 : OUI
Depuis les débuts de la pandémie actuelle, la confédération a dû prendre une série de mesure d'urgence, avant tout le versement d'aides financières, afin de limiter la casse. À cet effet, elle a usé de sa marge de manoeuvre dans ses prises de décision grâce à la loi sur les épidémies et le droit de nécessité. Limitée à une période de 6 mois, la loi COVID-19 a été élaborée par le Parlement le Conseil Fédéral pour pérenniser ces mesures. Des référendaires mitigé.e.s sur certains aspects de cette loi ont lancé une référendum et par conséquent nous aurons à voter la loi.
Pour le comité référendaire, la loi a été élaborée dans la précipitation et mise en vigueur en contournant le peuple. Il lui reconnaît des éléments positifs, mais y voit des éléments dommageables tels que la mise en place d'un passeport vaccinal. Selon lui, le Conseil Fédéral peut aider autrement les personnes lésées par les mesures de lutte contre la pandémie.
Pour le Conseil Fédéral et le Parlement, la loi est nécessaire pour surmonter la plus grande crise que nous ayons connue depuis la Seconde Guerre Mondiale. Elle permet de soutenir financièrement des centaines de milliers de personnes et d'entreprises qui sont da ns une situation de détresse, et donc d'atténuer les souffrances et de préserver emplois et salaires.
La JSF se positionne pour cette loi.
4. Loi sur le CO2 : OUI
L'urgence climatique est aujourd'hui ignorée par nos représentant.e.s gourvernementaux et n'a jamais été à l'ordre du jour de l'agenda politique. C'est depuis peu que le Parlement s'est penché dessus et a élaboré une stratégie visant à réduire l'émission de gaz à effet de serre. Des référendaires convaincu.e.s que cette loin en plus d'être onéreuse est inutile, ont fait aboutir un référendum.
Canicules, sécheresses, glissements de terrain : si nous n'intensifions pas nos efforts, le réchauffement climatique causera des dommages et l'humanité entière se verra ainsi menacée. C'est pourquoi bien des états prennent des mesures ; la Suisse doit elle aussi agir. Socialement acceptable, la loi sur le CO2 va dans le sens de la protection du climat.
La JSF se positionne pour cette loi.
5. Loi fédérale sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme (MPT) : NON
Depuis la série d'attentats qui a frappé l'Europe et principalement la France, de nombreux États ont durci le ton quant à leur législation contre le terrorisme. La Suisse souhaite leur emboîter le pas et la Confédération ainsi rédigé une base légale qui donnera à la police davantage de liberté et de moyens pour agir à "titre préventif". L'un des comités référendaires, dont la JS Suisse fait partie, s'y est opposé dénonçant une vaste dérive sécuritaire portant atteinte aux droits fondamentaux.
Les comités référendaires jugent de la loi inefficace. La loi propose une définition ambiguë de l'activité terroriste, enfreint les droits de l'enfant et les droits de l'Homme, fait fi de la sépération des pouvoirs, nuit à la sécurité de la population et menace des citoyen.ne.s qui n'ont rien à se reprocher.
La JSF s'oppose à cette loi.