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Le commerce maritime devrait progresser de 2,4% cette année
Le commerce maritime mondial devrait progresser de 2,4% cette année après un recul de 0,4% l'année dernière, selon l'ONU. Plus largement, il faudra des centaines de milliards de dollars d'ici 2050 pour atteindre l'objectif de décarboner cet écosystème.
Après une diminution de 3,7% l'année dernière, le commerce par conteneurs devrait lui prendre 1,2%, affirme la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) dans un rapport publié mercredi. Il devrait avancer de 3% entre 2024 et 2028.
Les volumes de commerce pétrolier et gazier ont pu s'appuyer sur une croissance robuste l'année dernière, ajoute l'agence onusienne. Le fret a vu une augmentation considérable avec la situation politique, selon elle.
Malgré la solidité du commerce maritime, la guerre en Ukraine a notamment provoqué une extension jamais observée des distances des cargaisons pétrolières. Il en était de même pour celles sur les céréales. En raison des difficultés des exportations ukrainiennes, les pays importateurs ont dû se tourner vers d'autres Etats.
Décarboner "dès que possible"
Plus largement, la secrétaire générale de la CNUCED Rebeca Grynspan alerte sur le besoin de "décarboner dès que possible" le commerce maritime. Entre 8 et près de 30 milliards de dollars par an seront requis pour atteindre l'objectif d'ici 2050.
L'infrastructure pour des carburants entièrement neutres en termes d'émissions de gaz à effet de serre demanderont des investissements de près de 30 à 90 milliards par an.
Pays insulaires affectés
Une décarbonation totale pourrait aboutir à une augmentation des frais de carburant de 70 à 100%, ajoute aussi la CNUCED. Les petits Etats insulaires et les pays les plus pauvres qui dépendent largement du commerce maritime seront largement affectés.
Selon la directrice de la division des technologies, Shamika N. Sirimanne, des taxes liées aux émissions des navires peuvent pousser à "la compétitivité" des carburants moins lourds. Et réduire le décalage de coûts avec ceux qui sont moins renouvelables.
Autre préoccupation de l'agence onusienne, les navires qui sont utilisés sont en moyenne deux ans plus vieux qu'il y a une dizaine d'années. Les propriétaires n'investissent pas forcéement, en raison des incertitudes sur les technologies vertes et sur les questions réglementaires.
La CNUCED appelle également à financer davantage les innovations pour la numérisation pour accélérer les efforts de décarbonation. Et il faut un cadre réglementaire similaire pour tous les navires pour éviter des approches de décarbonation différentes entre les pays, selon l'agence onusienne.
ats