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Photo AUJ
Les études prospectives ont démontré que les expériences de mort imminente ont la caractéristiques de se produire au moment-même de la mort clinique. Donc ni avant, ni après l’arrêt cardiaque.
Schéma universel des EMI
Les EMI suivent par ailleurs un schéma universel, comme l’a expliqué le premier le Dr Raymond Moody : « Voici donc un homme qui meurt, et, tandis qu’il atteint le paroxysme de la détresse physique, il entend le médecin constater son décès. Il commence alors à percevoir un bruit désagréable, comme un fort timbre de sonnerie ou un bourdonnement, et dans le même temps il se sent emporté avec une grande rapidité à travers un obscur et long tunnel. Après quoi il se retrouve soudain hors de son corps physique, sans quitter toutefois son environnement immédiat ; il aperçoit son propre corps à distance, comme en spectateur. Il observe de ce point de vue privilégié les tentatives de réanimation dont son corps fait l’objet (…) Bientôt, d’autres événements se produisent : d’autres êtres s’avancent à sa rencontre, paraissant vouloir lui venir en aide ; il entrevoit les esprits de parents et d’amis décédés avant lui (…) Mais il constate alors qu’il lui faut revenir en arrière, que le temps de mourir n’est pas encore venu pour lui. À cet instant, il résiste, car il est désormais subjugué par le flux des événements de l’après vie et ne souhaite pas ce retour (…) Par la suite, lorsqu’il tente d’expliquer à son entourage ce qu’il a éprouvé entre temps, il se heurte à différents obstacles. En premier lieu, il ne parvient pas à trouver des paroles humaines capables de décrire de façon adéquate cet épisode supraterrestre (…) Pourtant cette expérience marque profondément sa vie et bouleverse notamment toutes les idées qu’il s’était faites jusque-là à propos de la mort et de ses rapports avec la vie. » (1).
Les douze caractéristiques de l’EMI
Le Dr Pim Van Lommel, médecin cardiologue néerlandais spécialiste des expériences de mort imminente, a ainsi relevé douze caractéristiques des EMI dans son ouvrage « Mort ou pas ? » (2) :
- Le caractère ineffable de l’expérience. Les mots manquent pour décrire l’expérience tant elle se déroule hors de nos schémas classiques d’existence.
- Sensation de paix et de calme, disparition de la douleur
- Conscience d’être mort(e)
- Décorporation
- Un espace obscur ou un tunnel
- La perception d’un environnement irréel et sublime
- Rencontre et communication avec des personnes décédées
- Perception d’une lumière brillante ou d’un être de lumière
- Vision panoramique du passé /revue du film de la vie
- Intuitions ou images de l’avenir
- Perception d’une frontière (une rivière, une haie, un mur, un pont, etc.). La mort est définitive si cette frontière est franchie.
- Retour conscient dans le corps
On peut ajouter que les capacités de l’expérienceur sont renforcées. Les facultés mentales sont plus claires qu’en état de veille normale, la vison est à 360°, l’audition est beaucoup plus fine que la normale (avec même des capacités télépathiques) et il est possible de se rendre où on le souhaite immédiatement par une simple évocation du lieu de destination.
Ce qui conforte l’idée que l’EMI est une expérience réelle
Les personnes vivant une expérience de mort imminentes sont rares à avoir vécu toutes les étapes décrites par le Dr Raymond Moody et le Dr Pim van Lommel. La plupart des EMI ne contiennent qu’une partie des phases. Néanmoins, on reste face à un schéma récurrent comme s’en étonne le professeur de psychologie et parapsychologue américain Charles Tart :
« Le fait que Moody puisse construire un cas composite qui inclut tant d’éléments révèle un fait essentiel : chez une grande variété de peuples et de cultures, les EMI présentent de frappantes similarités. Si elles n’étaient rien d’autres que des expériences hallucinatoires induites par un dysfonctionnement cérébral au moment de la mort, comme les matérialistes aiment à le croire, alors nous pourrions nous attendre à d’importantes variations d’un individu à l’autre. Les caractéristiques de l’expérience dépendraient largement de sa culture et de ses croyances. Mais ce n’est pas le cas.
La grande similarité des expériences, au-delà des cultures et des systèmes de croyances, conforte l’idée que les EMI ont bien quelque chose de « réel » et ne sont pas seulement des hallucinations. Certains de leurs aspects peuvent même entrer en contradiction avec les systèmes de croyances (antérieurs) de ceux qui en font l’expérience. Des (ex) athées sont ainsi embarrassés par la rencontre avec un être de lumière qui tient beaucoup du divin. Pourtant leurs témoignages sont comparables à ceux de gens ayant des convictions différentes ». (3).
Hyper réalité de l’expérience et stabilité du récit
On peut par ailleurs relever l’hyper-réalité des souvenirs d’expériences de mort imminente. Pour les expérienceurs, ce que nous vivons au quotidien est moins réel que ce qu’ils ont vécu durant leur EMI.
On note enfin la très grande stabilité dans le temps des récits d’EMI et cela même après des décennies. Ce n’est pas le cas de nos autres souvenirs qui changent légèrement chaque fois que nous nous en rappelons. Cette stabilité des souvenirs d’EMI diffère donc radicalement des rêves, des hallucinations et même des souvenirs de la vie courante.
Dans son étude Adrianna Palmieri et ses collègues de l’université de Padoue, en Italie, ont publié en 2014 une étude portant sur l’extraordinaire qualité des souvenirs d’EMI (4). L’équipe a utilisé l’hypnose pour augmenter la quantité de souvenirs remémorés. Elle a découvert que le degré de détail, de pouvoir émotionnel et d’auto-référentialité était plus semblable à des souvenirs d’événements réels qu’à des rêves ou des événements imaginaires du même type. (5)
Alexandra Urfer Jungen