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Divers experts nous avertissent que débrancher nos vieilles centrales nucléaires nous obligera à importer du courant d'origine nucléaire français ou, pire encore, produit avec du gaz en Italie et du charbon en Allemagne. En réalité, la France ne va pas construire de centrale nucléaire pour nous. L'Allemagne et l'Italie ne pourront pas produire plus de courant sale, puisque les émissions de CO2 des centrales électriques sont plafonnées dans l'Union Européenne. Nous importerons peut-être bien un peu plus de courant sale, mais cela ne changera rien pour la planète, ce courant ne sera juste plus utilisé par d'autres Européens. La seule possibilité aujourd'hui pour produire plus de courant électrique en Europe, c'est d'installer des sources renouvelables. In fine, nos centrales vieillissantes seront donc remplacées par des installations photovoltaïques, hydrauliques et éoliennes, en Suisse ou ailleurs en Europe.
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Blog de Philippe Thalmann
Intéressant télescopage hier (vendredi 11 novembre) dans Le Temps:
Page 4, deuxième "point clé" du programme économique de Donal Trump, sous le titre "Cadeaux fiscaux": "Donald Trump propose une forte réduction du taux d'imposition sur les bénéfices des entreprises, à 15% contre 39,1% actuellement. Un cadeau de 4400 milliards."
Page 9, interview du ministre genevois de l'économie Pierre Maudet sous le titre "RIE III est une réforme économique". Y sont rappelés les taux prévus par divers cantons romands pour imposer les bénéfices des entreprises: Vaud 13,79%, Genève 13,49%, Lucerne environ 12%, Zurich proche de 10%. Il est question de sous-enchère fiscale dans l'interview mais pas de cadeaux fiscaux.
Trump a encore du chemin à faire s'il veut rattraper la Suisse dans ce domaine.
L'initiative "En faveur du service public" et l'initiative "Pour un financement équitable des transports" veulent au fonds la même chose: que l'usager d'un service public ne paie que les coûts de ce service et que tout ce qu'il paie soit utilisé pour l'améliorer. Dans le cas de la seconde initiative, le service public c'est l'infrastructure routière. Difficile d'argumenter sur des principes fondamentaux en faveur de l'une et contre l'autre. Il faut plutôt admettre que si on est pour la première et contre la seconde, c'est qu'on trouve que le Parlement n'en fait pas assez pour les services publics à part la route, et inversement si on vote contre la première initiative et pour la seconde.
En dehors de ces considérations sectorielles, les deux initiatives ont les mêmes défauts. Pour commencer, les chemins de fers et la route ne couvrent de loin pas tous leurs coûts, même avec le total de ce que leurs usagers paient directement. En prenant à la lettre les deux initiatives, il faudrait réduire les dépenses dans ces secteurs afin qu'il reste assez pour payer les dommages couverts aujourd'hui par d'autres budgets tels que la santé, l'assurance invalidité, la protection de l'environnement, etc. Quand on aura fait cela, on pourra privatiser ces secteurs, puisqu'une activité publique autofinancée peut être organisée comme une entreprise. Depuis 2006, la Fondation Centime Climatique puis la Fondation KliK, créées par des organisations du pétrole, de la route et de l'économie, prélèvent quelques centimes sur l'essence et le diesel afin de financer la compensation d'une petite partie des émissions de CO2 dues à ces carburants. A terme, une telle fondation pourrait encaisser l'entier des impôts sur les carburants et financer l'infrastructure routière.
Ces initiatives participent à une réduction des marges de décision pour le Parlement puisqu'elles le privent de la possibilité d'investir une somme différente dans une prestation publique que la somme qu'il choisit de faire payer par ses usagers. Dans la bonne gouvernance publique, le Parlement fixe les priorités pour ses dépenses en fonction des besoins et cherche le meilleur moyen de financer l'ensemble selon des critères d'équité et d'efficacité fiscale. Il optimise donc séparément le côté dépenses et le côté recettes de son budget. Il faut reconnaître que le Parlement lui-même prend régulièrement des décisions qui entravent sa marge de manœuvre budgétaire, par exemple récemment avec son projet d'inscrire dans la Constitution l'obligation de redistribuer l'intégralité des taxes sur le CO2 et l'énergie, alors même qu'une majorité de la population souhaite qu'il utilise ces recettes pour renforcer les effets incitatifs de ces taxes ou en amortir les coûts sociaux.
Comme beaucoup d'initiatives populaires récentes, les deux citées en ouverture ne visent pas à donner une impulsion nouvelle au Parlement fédéral, à le faire sortir de son inertie légendaire, mais au contraire à le déresponsabiliser. Mérite-t-il ce manque de confiance?
Tous les habitants du pays de ma génération et plus âgés se souviennent avec une certaine émotion des trois dimanches sans voitures de 1973. Ils avaient été promulgués par le Conseil fédéral en réponse à la première crise pétrolière. Tout l'espace dans la ville appartenait enfin à ses habitants. Les enfants pouvaient rouler à vélo sans soucis.
Il y a quatre mois, la Suisse a signé un accord à Paris prévoyant que le réchauffement climatique soit davantage contenu que ce que de nombreux experts considèrent encore comme possible. Cela exige des mesures rapides et audacieuses. Qu'est-il arrivé depuis? Le nouveau parlement est en train de couler la stratégie énergétique qui devait nous aider à sortir graduellement de l'ère des énergies fossiles. La Convention de Paris semble déjà se trouver dans le tiroir avant qu'elle ne soit ratifiée. La moitié des voitures exposées ces jours au Salon de Genève sont des tous-terrains dont la consommation (théorique) de carburant dépasse de loin la limite légale de 130 gCO2/km.
Si la politique n'assume pas ses responsabilités, la société civile doit s'engager. Il existe de nombreuses initiatives collectives et individuelles. Ma modeste contribution personnelle: j'invite une ou plusieurs organisations capables de mener campagne à le faire pour que le Conseil fédéral déclare au moins un dimanche par an comme dimanche sans gaz d'échappement. Ce dimanche, les rues appartiennent à la circulation non motorisée (un SlowUp national!). Elle les partage prudemment avec les véhicules zéro émission. Ainsi, ce dimanche sera une exposition nationale de toutes les solutions de mobilité alternatives, une journée de la mobilité électrique ou à hydrogène.
Dans le même temps un concept basé sur les "Cités de l'énergie" est développé pour des zones sans gaz d'échappement: villages, quartiers et bientôt villes où l'on se déplace en permanence sans émissions polluantes et où, en plus, les bâtiments sont climatisés et les usines travaillent sans systèmes à combustion. Des zones sans cheminées et sans pots d'échappement! Qui ne voudrait pas y vivre, travailler ou passer ses vacances?
Vous pouvez soutenir cette initiative avec une signature
Alle Landesbewohner meiner Generation und älter erinnern sich mit einer gewissen Emotion an die drei autofreien Sonntage 1973. Sie wurden damals vom Bundesrat als Antwort auf die erste Ölkrise ausgerufen. Endlich gehörte der Raum in der Stadt wieder ihren Bewohnern. Kinder konnten sorgenlos auf Landstrassen Rad fahren.
Vor vier Monaten hat die Schweiz in Paris ein Abkommen unterzeichnet, das die Klimaerwärmung stärker eindämmen soll, als es von vielen Experten als noch möglich gehalten wird. Das bedingt rasche und mutige Massnahmen. Was ist seither passiert? Das neue Parlament versenkt die Energiestrategie, die den langsamen Ausstieg auf der fossilen Energie einläuten soll. Das Pariser Abkommen scheint schon in der Schublade zu liegen, bevor es noch ratifiziert wurde. Am Autosalon in Genf sind die Hälfte der ausgestellten Fahrzeuge geländegängige Allräder, deren (theoretischer) Treibstoffverbrauch weit über der gesetzlichen Grenze von 130 gCO2/Km liegt.
Wenn die Politik nichts macht, dann muss sich die Zivilgesellschaft bewegen. Es gibt viele Vorstösse allerseits und viele Einzelinitiative. Mein Beitrag: die Einladung an eine oder mehrere kampagnenerprobte Organisationen, alles Nötige zu unternehmen, damit der Bundesrat mindestens einen Sonntag im Jahr zum abgasfreien Sonntag deklariert. An diesem Sonntag gehören die Strassen dem Langsamverkehr (ein landesweiter SlowUp!). Er teilt sie behutsam mit den abgasfreien Fahrzeugen. Somit wird dieser Sonntag zu einer landesweiten Ausstellung aller alternativen Mobilitätslösungen, ein Tag der Elektro- und Wasserstoffmobilität.
Gleichzeitig wird auf der Grundlage der "Cités de l'énergie" ein Konzept entworfen für abgasfreie Gebiete: Dörfer, Quartiere und auch bald Städte, wo man sich permanent nur abgasfrei fortbewegt, wo aber auch die Gebäude ohne Feuerungen klimatisiert werden, die Fabriken ohne Verbrennungen arbeiten. Gebiete ohne Schornsteine und Auspuffe! Wer möchte nicht da wohnen, arbeiten oder seine Ferien verbringen?
Sie können diese Initiative mit einer Unterschrift unterstützen
Now that nearly 200 countries managed to more or less agree on a mitigation target and on mechanisms, one might wonder whether there does not exist an easier and more natural route. The starting point is to observe that reducing CO2 emissions essentially means keeping fossil fuels in the ground. This can happen because with stop buying them (demand side approach), or because they stop extracting them (supply side approach). The current approach is purely demand sided, which is why 195 consumer countries had to come to an agreement on lowering their consumption of fossil fuels. On the supply side, 90% of the coal, oil and gas reserves are located in 26 countries. So reducing and phasing out extraction only requires an agreement between these 26. Why would they agree to this, precisely they who are the fiercest opponents of any binding climate agreement? Because they would find an interest in doing so, at least in the short run. Indeed, such an agreement would be like a super-OPEC, a cartel agreement to reduce supply in order to lift prices. And a lift they need. In addition, demand side policies mean for them selling less at lower prices, while a cartel means selling less at higher prices.
Why would we let them form a cartel? We would not, if there were another credible way to rapidly lower fossil energy consumption worldwide. There is not, so the good old price mechanism is the best way forward. Of course, the revenues of fossil energy countries would soar in the short run, be we would hope that they invest those revenues towards surviving after full phasing-out of extraction. And we would not have to compensate them for keeping the fossil stuff in the ground, a silly idea to begin with.
In terms of implementation, a supply side policy is a lot more practical than the current demand side approach. First, it is much easier to monitor extraction and sales of fossil fuels than CO2 emissions. Second, consumer countries' governments could dispense with fighting for carbon taxes and other effective domestic policies to curb fossil fuel consumption: higher world prices would do the job. They could concentrate their efforts on helping those citizens for whom higher energy prices are a threat. And they would know exactly what to do with the USD 100 bn/year they pledged to send to poorer countries: this money would help them face high energy prices by transitioning to efficiency and renewables.
A coup d'annonces pleine-page, Solar Impulse nous promet que les technologies propres peuvent "résoudre le changement climatique" (sic). Il y a urgence puisque sur la page faisant face à cette annonce dans Le Temps de hier on apprend que la saison des ouragans 2015 a battu de nombreux records: l'ouragan le plus puissant jamais enregistré, le plus grand nombre d'ouragans de force majeure, pour la première fois trois ouragans soufflant simultanément sur le Pacifique, etc.
Le message de Solar Impulse est simple et lénifiant: positiver! Au lieu de faire peur et de demander des efforts, "démontrons au contraire que chacun peut maintenir, voire améliorer son niveau de vie grâce à des technologies propres, peu coûteuses et accessibles, tout en réduisant l'impact de son mode de vie sur l'environnement". "La lutte contre le changement climatique permet d’ouvrir de nouveaux marchés industriels, favorisant la croissance économique, les créations d’emplois et la réalisation de profits". Dommage que notre Parlement a vu cette annonce trop tard, sinon il n'aurait peut-être pas enterré le projet du Conseil fédéral d'un tournant vers l'économie "verte".
Fondamentalement, le message que nous adresse l'avion solaire est juste: nous préférons les messages positifs (quoique le succès des partis qui brandissent la menace des réfugiés ou de l'islamisation suggère que ces messages sont aussi entendus). L'économie aime les cadres légaux clairs et prévisibles (cela permet à certains de les contourner plus facilement) et les perspectives de nouveaux marchés et de croissance (y compris cette partie de l'économie qui vit des énergies fossiles). Les entrepreneurs aiment que le politique les traite comme des partenaires et leur fasse confiance, donc que la réglementation soit incitative plutôt que contraignante, misant sur les mesures volontaires et leur accordant de longs délais d'ajustement (pendant lesquels ils pourront continuer sur la voie du business as usual).
Le progrès technique peut-il "résoudre le changement climatique"? Il existe une façon simple de le savoir, l'équation de Kaya. Il s'agit d'une décomposition de l'évolution des émissions de CO2 qui met en évidence les contributions de la croissance démographique, de l'augmentation des niveaux de vie (mesurés par le PIB par habitant) et de l'intensité en CO2 de notre activité économique et de prospérité (mesurés ensemble par le PIB). Depuis 1990, les émissions mondiales de CO2 ont augmenté de 2,1% par an en moyenne. Sur cette croissance, 1,3% est dû à la croissance démographique et un autre 1,3% à l'augmentation des niveaux de vie. Ces deux facteurs auraient donc fait augmenter les émissions de 2,6% si l'intensité en CO2 du PIB n'avait pas baissé au rythme moyen de 0,5% par an. C'est cela que le progrès technique, sur lequel compte Solar Impulse, a permis d'obtenir.
D'ici 2050, il faut que les émissions mondiales de CO2 soient divisées par deux au moins pour avoir une bonne chance de stabiliser le réchauffement à moins de 2°. Cela signifie une décroissance de 1,7% par an. Or, il est prévu que la population continue de croître, de 0,7% par an en moyenne. Il est aussi prévu, et même souhaité, que les niveaux de vie augmentent, après tout il y a encore beaucoup de monde qui vit dans des conditions très difficile. La prévision, c'est que le PIB mondial par habitant augmente de 1,7% par an, ce qui le ferait doubler d'ici 2050. On prévoit donc environ 2,5% de croissance du PIB mondial et autant de croissance pour les émissions de CO2 si l'intensité en CO2 du PIB ne diminue pas, alors que ces émissions devraient baisser de 1,7%. Pour y arriver sans stopper ni la démographie ni la croissance économique (restons positifs), il faut que l'intensité en CO2 du PIB mondiale baisse de 4,1% par an en moyenne. Je rappelle qu'elle a baissé au rythme de 0,5% ces vingt dernières années. Il faut donc accélérer le progrès technique d'un facteur huit. Pas n'importe lequel, celui qui permet de réduire l'impact de notre mode de vie sur les émissions de CO2, pour paraphraser Solar Impulse.
Ces calculs sous-estiment le défi pour au moins deux raisons. La première est appelée "effet de rebond" (rebound effect). De nombreuses études montrent que la moitié environ du gain d'efficacité énergétique est annulée par le fait que nous profitons des économies qu'il nous apporte pour consommer plus. Nos voitures deviennent plus grandes et lourdes à mesure qu'elles consomment moins de carburant, nos maisons deviennent plus spacieuses à mesure qu'il coûte moins de les chauffer, nous pouvons prendre toujours plus souvent l'avion et pour des destinations plus lointaines à mesure que le kérosène renchérit moins les billets, etc. Le deuxième facteur qui amplifie le défi c'est l'effet de verrouillage (lock-in effect). Des sommes considérables ont été investies et sont encore investies chaque jour dans le monde pour construire des centrales électrique à charbon, des pipelines, des raffineries, et pour trouver de nouvelles réserves d'énergie fossiles, forer de nouveaux puits, ouvrir de nouvelles mines. Tous ces investissements sont perdus si on décarbonise nos économies. Pour cette raison, ils n'entrent plus dans le calcul des coûts de production de ces secteurs de l'économie, ce qui les rend encore longtemps concurrentiels par rapport aux énergies et technologies propres. De plus, leurs propriétaires se battent par tous les moyens pour empêcher la décarbonisation.
Solar Impulse peut continuer de planer doucement dans les airs et nous faire rêver, mais c'est sur le terrain qu'il faut se battre pour sauver la planète et l'humanité.
Q: De quoi s'agit-il
R: Il s'agit d'un nouveau programme de recherche extrêmement ambitieux visant à sonder les méandres du Web afin d'y déceler, à travers des outils de data mining mobilisant des ordinateurs superpuissants, les grandes tendances des débats autour de la ville du futur. Le traitement massif de terra-octets de tweets et de posts, combiné avec les meilleurs algorithmes d'analyse, permettra de mettre en évidence comment la génération Z est en train d'imaginer son avenir dans la grande métropole digitale qui tisse sa toile sur la planète.
Q: Qui est à l'origine de ce projet?
R: C'est notre laboratoire, le Smart digital cities and social media lab.
Q: Avec quels partenaires?
Nous sommes en pourparlers exploratoires avec le MIT de Boston, le Future Cities Lab à Singapour, His Royal Emirate Excellency University of Technology a Dubai et le Smart Living Lab de Fribourg.
Q: Qui financera ce projet?
R: Nous comptons sur un appui de la Présidence, puisque ce projet s'inscrit parfaitement dans le nouveau pôle d'excellence des humanités digitales. Ensuite, nous chercherons à lever des fonds 'venture' auprès des grandes sociétés des médias sociaux: Google, Facebook, Uber, etc. Nous visons, dans notre business plan, à obtenir un milliard de dollars.
Q: Que ferez-vous avec tout cet argent?
R: Aucune idée pour l'instant. Le premier work package de notre roadmap a pour mission de trouver les moyens de le bruler le plus vite possible, afin que l'équipe puisse se tourner rapidement vers des projets encore plus ambitieux et innovants.
Q: Comment vos travaux vont-ils contribuer au bien-être de l'humanité?
R: Là encore, il est trop tôt pour le dire. C'est la tâche du deuxième et dernier working group d'identifier, à travers des workshops réunissant les plus grands décideurs de la planète, ce qu'on pourrait bien faire dans ce projet et surtout de préparer le suivant, puisque nous ne parlons ici que de seed money en vue d'un programme de recherche planétaire permettant de véritablement adresser les grands challenges pour l'avenir de notre planète.
Q: Comment pouvons-nous contribuer à votre projet?
R: Le plus important est d'en parler dans tous les média sociaux, afin que ce projet reçoive un maximum de couverture. Cela augmente ses chances d'être soutenu à tous les niveaux et d'obtenir les fonds visés. C'est pour cette raison que j'ai tenté de placer dans mes réponses un maximum des buzzwords du moment.
La société californienne Uber lève des fonds par milliards de dollars. Cela permet de donner une valeur à l'entreprise. Par exemple, si des investisseurs confient un milliard de dollars à Uber en échange de 2% des actions, cela signifie que 100% des actions, donc la société, vaut 50 milliards de dollars. A la place des patrons d'Uber, je vendrais 0.01% des actions à quelques enthousiastes pour disons 10 millions de dollars et, bingo!, ma société "vaudrait" 100 milliards de dollars. Pas sûr, cependant, que tous les actionnaires pourraient vendre leurs actions et récupérer ces 50 ou 100 milliards.
Heureusement que les quelques 8 milliards de dollars déjà levés ont été bien investis, comme cela au moins 16% des 50 milliards pourraient être récupérés en vendant les actifs. Mais au fait, quels actifs? Que fait Uber avec tous ces milliards levés? Après tout, Uber est juste un service d'échange sur une plateforme informatique. Comment peut-on dépenser 8 milliards de dollars pour préparer et entretenir une plateforme informatique?
J'ai consulté les grands journaux qui rapportent avec enthousiasme chaque levée de fonds et la valeur que cela donne à l'entreprise (New York Times, Fortune, Le Nouvel Observateur, etc.) et tout ce que je trouve ce sont des choses comme "Uber has taken aim at the Asia Pacific region, earmarking more than $1 billion to face regulatory fights in Thailand, Singapore and Vietnam" et "In China in particular, the company is spending hundreds of thousands of dollars a day offering discounted rides to passengers and better rates for drivers" (NYT 23.10.15). Ou encore "Uber has been spending its cash in a fierce attempt to gain a foothold in foreign territory, where it faces stiff competition from the likes of rivals Didi Kuaidi (China) and Ola (India)" (Fortune, 26.10.15).
Voici donc une société qui lève des milliards pour payer des avocats et des amendes et pour subventionner ses utilisateurs pour qu'ils utilisent ses services. Est-ce que c'est un modèle d'affaire durable?
... qui se déchaînent dans les médias à l'approche de la COP21
Les médias n'osent pas refuser toutes les nombreuses contributions dont les inondent les climato-sceptiques. C'est bien dommage car elles sèment le doute sur la science et retardent la prise de mesures urgentes. Les scientifiques se fatiguent à répondre à toujours les mêmes arguments simplistes, tout en sachant que c'est inutile, les climato-sceptiques ne s'intéressent pas aux faits, ils veulent juste semer le doute. S'ils ont réussi et que vous avez pensé, en lisant un de leurs billets, "à mais tiens, c'est peut-être vrai", je vous invite à consulter l'un des sites web très pédagogiques qui réfutent ces arguments. Par exemple la note de l'Académie suisse des sciences: http://proclimweb.scnat.ch/portal/ressources/1502.pdf. Pour les germanophones: http://klimafakten.de/, pour les anglophones: http://www.skepticalscience.com (il y en a aussi une traduction française). Des références à garder sous la main. Peut-être que les journaux devraient indiquer ces références chaque fois qu'ils publient le billet d'un climato-sceptique, un peu comme le "Fumer tue" sur les paquets de cigarettes.
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