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Proche de l'élimination, l'Argentine peut encore rêver. Elle a battu le Mexique 2-0 grâce à des buts de Messi (64e) et Fernandez (87e).
Cette victoire était impérative après la déroute initiale contre l'Arabie saoudite. Mais elle a été acquise dans une certaine douleur, au terme d'un match haché. Malgré un taux de possession élevé, les Argentins ont «déployé» un jeu particulièrement statique et confus, proche du néant. Ils ne sont pas procurés la moindre occasion nette avant le 1-0.
Pris d'une pulsion soudaine, Messi a inscrit ce premier but à la 64e, d'une frappe tendue décrochée hors de la surface, après une passe de Di Maria. Cette réussite a changé le scénario de la partie. Peut-être même le destin de l'Argentine.
Lionel Messi n'avait pas envie de quitter la dernière Coupe du monde de sa carrière après une petite, toute petite semaine. Sans être brillant, loin de là, le numéro 10 s'est battu sur tous les fronts, seul au milieu du marasme.
Entré en cours de jeu dans une équipe libérée, Enzo Fernandez a assuré les trois points sur un magnifique tir enroulé à la 87e, signant sa première réussite internationale. Le Mexique, qui a parfois lutté au-delà du raisonnable, a aussi payé ses choix tactiques frileux. Il garde cependant un petit espoir de qualification. La Pologne est en tête du groupe avec 4 points, devant l'Argentine et l'Arabie saoudite (3) et le Mexique (1). Mercredi, la Pologne défiera l'Argentine, alors que l'Arabie saoudite affrontera le Mexique. Tout reste possible.
Il est assez savoureux de constater que même lorsqu'elles enchaînent des performances exceptionnelles chaque week-end, les équipes auxquelles personne ne croyait en début de saison continuent d'être sous-estimées. C'est peut-être pour ça qu'elles vont au bout, d'ailleurs.