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Les sondages d’opinion réalisés par le diffuseur national SSR avant le scrutin du 29 novembre sur l’initiative anti-minarets n’ont pas influencé les votants. C’est la conclusion d’une étude indépendante menée suite à la différence importante constatée entre les résultats des sondages et le vote.
L'institut gfs.bern s’était retrouvé sous le feu de la critique après avoir publié un sondage pronostiquant 53% de «non» à l'initiative sur les minarets en novembre dernier. Dans les urnes, le texte avait recueilli 57% de «oui».
La publication des intentions de vote avait été interrompue et plusieurs études commandées. Les résultats de la dernière, communiqués mardi par la SSR, maison-mère de swissinfo.ch, indiquent qu'une très forte majorité des citoyens a fait son choix en référence à ses propres convictions politiques et «en tenant compte des arguments qui ont dominé la campagne».
L'étude scientifique, réalisée par Markus Freitag (Université de Constance), Thomas Milic et Adrian Vatter (Université de Berne) sur mandat de la SSR, conclut que les sondages d'opinion ne sont pas dommageables à la démocratie. Par ailleurs, les politologues ont constaté un bon niveau de connaissances des votants.
«Il est difficile de manipuler à sa guise un électeur familier des sondages», poursuivent les auteurs de l'étude. Et de préciser que l'issue du scrutin, à savoir le «oui» à l'initiative, s'explique par une participation massive des défenseurs du projet.
Un premier examen indépendant portant sur la méthode avait déjà confirmé que le sondage précédant le vote avait été réalisé conformément aux standards internationaux et qu'il avait utilisé toutes les connaissances aujourd'hui à disposition.
Les enquêtes d’opinion reprendront dès la votation du 26 septembre sur la révision de la loi sur l'assurance chômage. Quant aux élections fédérales (législatives) de 2011, elles donneront lieu à un premier «baromètre» en octobre 2010, puis à six autres l'année suivante.
swissinfo.ch et les agences