Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07023.jsonl.gz/749

Les directives médico-éthiques «Attitude face à la fin de vie et à la mort» de l'ASSM sont disponibles en ligne.
Pendant la période de consultation de trois mois, les directives ont rencontré un large écho: 118 prises de position, dont la plupart très détaillées, sont parvenues au Secrétariat général. La majorité d'entre elles étaient positives; sans surprise, le chapitre concernant l'assistance au suicide a suscité de vives critiques. 19 avis, émanant en majorité de personnes individuelles, ont rejeté le projet de texte de l'ASSM, 13 de ces avis négatifs ont estimé que les directives étaient trop libérales par rapport aux anciennes directives, parmi ceux-ci le Comité central de la FMH. En revanche, quatre organisations ont souhaité une plus large ouverture.
De quoi s'agit-il exactement? Selon les nouvelles directives de l'ASSM, l'assistance au suicide de patientes et de patients capables de discernement est acceptable si ceux-ci sont en proie à une souffrance insupportable due à des symptômes de maladie et/ou à des limitations fonctionnelles et si toutes les autres alternatives ont échoué ou ont été refusées car jugées inacceptables. Le médecin doit être en mesure de comprendre le désir du patient de ne plus vouloir vivre cette situation insupportable en prenant en compte ses antécédents et en menant des entretiens répétés. Mais les directives soulignent également que les patients ne peuvent prétendre à une assistance au suicide et que chaque médecin est libre d'envisager ou non un tel acte.
Avec la formulation choisie, l'ASSM renonce, après mûre réflexion, aux critères objectifs requis pour l'admissibilité de l'assistance au suicide, tels que par exemple un diagnostic de maladie mortelle. D'une part, de tels critères poseraient des questions délicates de délimitation (qu'estce qu'une maladie mortelle?) et d'autre part, les patients concernés par ces critères objectifs ainsi que les soignants pourraient se sentir pressés de se justifier lorsqu'ils refusent d'envisager la possibilité de l’assistance au suicide.