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Il est à mon sens partiellement exact, ou du moins réducteur, d’affirmer que les théologies dites « libérales » sont apparues en raison d’un élan de liberté. Je m’interroge donc, dans cet article, sur la pertinence de nommer « libérales » ces théologies apparues … Lire la suite
Est-il contradictoire d’affirmer qu’un bébé est à la fois le résultat d’une embryogenèse et un don de Dieu ? Le discours scientifique se réfère à une observation (la grossesse) tandis que le discours religieux repose sur une conviction (la donation divine). … Lire la suite
Renvoyant dos à dos le dualisme et le monisme anthropologique, Paul Tillich défend la thèse de l’unité multidimensionnelle de la vie. Après une analyse des difficultés ontologiques de son principe de progressive actualisation ambiguë d’une essence non-ambiguë, nous interrogerons la portée théorique, dans l’ensemble de sa conception anthropologique, des interactions de la dimension de l’esprit avec les autres dimensions physique et psychique qui la précèdent dans l’ontogénèse. Paul Tillich développe-t-il suffisamment les interactions entre les dimensions de la vie et leurs ambiguïtés ? Si sa théologie systématique organise bien un cadre formel permettant de penser ces interactions, il se garde d’entamer un véritable dialogue avec les disciplines scientifiques qui renvoient les phénomènes de l’esprit à des explications de nature biologique ou psychique. Or, depuis l’époque de Paul Tillich, la dimension de l’esprit apparaît de moins en moins cloisonnée et distincte du reste de l’espace anthropologique. Lire la suite
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Introduction La subsistance du théologique se présente aujourd’hui comme un courant minoritaire de résistance à un mouvement général de désenchantement du croire, de remise en cause et de dilution de ses affirmations dogmatiques, identitaires, confessionnelles, institutionnelles et culturelles. La notion … Lire la suite
Les neurosciences posent une question cruciale aux religions : Notre cerveau est-il conçu de telle manière que nous sommes biologiquement portés à croire ? Dans ce cas, la religion serait un besoin naturel de l’homme, comme l’affection, par exemple. Ou alors, sommes-nous … Lire la suite
Les neurosciences sont à la mode. L’extraordinaire complexité et plasticité des réseaux neuronaux rend les investigations scientifiques difficiles, de sorte que le cerveau reste un des organes dont le fonctionnement est le moins bien connu du corps humain. Mieux comprendre son fonctionnement pourrait révolutionner notre manière de comprendre les fondements biologiques de la conscience et de la pensée.
La neurothéologie est une des disciplines nouvelles liées aux neurosciences. Comme son nom l’indique, elle explore les composantes neuronales de la foi. Soit la vie religieuse est interprétée comme la manifestation psycho-spirituelle d’une activité neuronale particulière, soit, en sens inverse, on observe comment des pratiques religieuses spécifiques peuvent influencer le fonctionnement du cerveau.
Ce document a servi de support de formation lors de la 5ème et dernière session du module “Impact des neurosciences sur la vision chrétienne de l’homme”, dans le cadre de l’association Cèdres Réflexion à Lausanne, au premier semestre 2013.
Il n’est pas rare d’entendre, aujourd’hui, que certaines intuitions des religions et des philosophies anciennes se trouvent confirmées par les dernières découvertes de la science. Le savoir de l’humanité évoluerait donc vers un grand tout unifié, au-delà des différences de religion et de culture ?
Nous verrons qu’il reste toujours, qu’on le veuille ou non, une part de mythe dans la science, ainsi qu’une part de savoir humain dans la foi. Quelques exemples tirés de la physique et de la biologie nous permettront d’illustrer les débats et les conflits actuels entre la science et la foi.
Conférence donnée à l’Université populaire le 27 novembre 2012 au Musée jurassien d’histoire à Delémont (JU), puis le 30 mai 2013 à la paroisse réformée à Cernier (NE).
Si le siècle des Lumières fut celui du rationalisme, au XIXème siècle, toutes les disciplines scientifiques furent marquées par l’approche historique. En géologie, la stratigraphie conduisit à allonger considérablement l’âge de la Terre, en abandonnant définitivement la chronologie biblique. En … Lire la suite
Mythologie, théologie, philosophie et science, dans l’Antiquité, sont d’abord apparues partiellement confondues. Par la suite, des processus complexes de différenciation des disciplines ont produit leur séparation, avec la définition de plusieurs niveaux d’interaction. La science d’un côté, et la théologie chrétienne de l’autre, ont fait tous leurs efforts pour tenter de se démarquer de la mythologie d’origine païenne, sans jamais parvenir à éliminer totalement les éléments mythologiques élémentaires qui composent aujourd’hui encore certains de leurs présupposés implicites. Lire la suite
L’être humain parvient difficilement à se passer de joie. Cette joie, il la tire à un premier degré des événements de l’existence, alors même que ceux-ci demeurent toujours incertains, sujets à des revirements inattendus. Ce déficit du réel, l’être humain tend à le combler au moyen de sources intérieures de joie, qui ne sont pas censées dépendre des événements. Parmi elles, la joie mystique, et en particulier la joie christique, occupent une place de choix. Lire la suite