Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07064.jsonl.gz/1204

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
New Orleans - Le directeur général du géant pétrolier britannique BP, Tony Hayward, va quitter ses fonctions dans les 24 ou 48 heures, ont indiqué plusieurs journaux britanniques ainsi que la BBC. Tony Hayward est vertement critiqué aux Etats-Unis pour sa gestion de la marée noire dans le golfe du Mexique.
Selon la BBC, le responsable devrait annoncer son départ dans les 24 heures qui viennent. "Tony Hayward négocie les conditions de son départ", affirme l'organisme public, citant une source au sein de BP.
Le "Sunday Times" ajoute que M. Hayward est résolu à démissionner avant l'annonce, mardi, des résultats semestriels du groupe.
Son rival le "Sunday Telegraph" précise quant à lui que le conseil d'administration de BP, qui se réunira lundi, examinera la possibilité de réduire la prime de départ de M. Hayward, afin d'éviter toute controverse politique.
Prime
Le directeur général, qui travaille pour le groupe depuis 28 ans, a droit à un an de salaire, soit plus d'un million de livres (1,2 million d'euros), auquel s'ajoute une prime annuelle de plus de deux millions de livres ainsi qu'une retraite de près de 600.000 livres par an.
Selon la BBC, il devrait être remplacé par l'Américain Bob Dudley. Celui-ci avait déjà pris en juin la direction effective des opérations du groupe pétrolier contre la marée noire dans le golfe du Mexique, que pilotait jusque-là Tony Hayward.
Robert (ou "Bob") Dudley est membre du conseil d'administration du groupe britannique, en charge des activités aux Amériques et en Asie. C'est un citoyen américain, entré chez BP au moment du rachat en 1998 par le groupe britannique de la compagnie pétrolière américaine Amoco, au sein de laquelle il travaillait depuis une vingtaine d'années.
Tony Hayward, 52 ans, a été étrillé aux Etats-Unis pour sa gestion de la crise. Le président de BP, Carl-Henric Svanberg, en est arrivé à la conclusion que seul son départ pourrait permettre au groupe de tenter de tirer un trait sur la catastrophe écologique, selon la BBC.
ATS