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33 raisons d'avoir un enfant
- Parce qu'aucun mot n'est aussi affectueux que «Maman»
- Parce que les enfants disent mille fois : «Je t'aime»
- Parce que je peux être fière d'être mère
- Parce que le temps avec un enfant est plus excitant qu'un disco
- Parce que personne ne peut m'obliger à dire non au bébé
- Parce qu'un bébé aide à résoudre beaucoup de problèmes
- Parce que même des hommes durs fondent devant les bébés
- Parce qu'un bébé augmente l'estime de moi-même
- Parce que je sais que je ne serais plus jamais seule, même pas dans la vieillesse
- Parce que, enfin, nous pouvons célébrer la fête des mères et celle des pères
- Parce qu'un bébé signifie futur
- Parce que le monde à un besoin urgent de nouveaux talents
- Parce que le bébé a besoin de moi
- Parce qu'un bébé est le plus beau signe de l'amour
- Parce que Dieu veut que les bébés vivent
- Parce qu'il est si beau de chercher un nom
- Parce que les enfants rendent heureux
- Parce qu'il est si beau de regarder les enfants dans les yeux
- Parce que le rire du bébé est encore plus beau que la mélodie la plus belle
- Parce que l'amour que je donne à un bébé m'est rendu mille fois plus grand
- Parce qu'avec des enfants l'on reste plus longtemps jeune
- Parce que les femmes enceintes deviennent chaque jour plus belles –elles brillent du dedans
- Parce que l'on peut enfin de nouveau lire des contes (ou les lire à quelqu'un)
- Parce que le rire des enfants produit des hormones de bonheur chez la mère
- Parce que ce pays a besoin de plus d'amour
- Parce que les bébés sentent si bon
- Parce qu'un enfant pose des questions sur lesquelles nous devrions réfléchir nous-mêmes
- Parce que rien au monde n'est aussi doux que la peau d'un bébé
- Parce que l'on peut de nouveau construire des châteaux de sable sur la plage
- Parce qu'un monde sans enfants ne donne aucun sens à la vie
- Parce que l'on peut habiller les enfants si joliment
- Parce qu'il sera le plus beau bébé de la terre
- Parce qu'un enfant offre un espoir nouveau et rend courageux
Actualités
Sept bébés et une fenêtre à bébé
Une rétrospective qui encourage la prospective
À l’occasion de l’ouverture de la deuxième fenêtre à bébé en Suisse, il convient certainement de poser quelques questions sur ces sept bébés qui, à ce jour, ont été déposés à la fenêtre à bébé d’Einsiedeln: dans quel état se trouvaient ces enfants quand ils ont été mis là? Quel était leur âge? Leur poids? Étaient-ils en bonne santé? D’intéressantes réponses à ces questions, ainsi que d’autres éléments révélateurs sur ces sept bébés vous attendent dans cet article. Nous remercions bien cordialement le Dr. Stephan Rupp, spéc. FMH en pédiatrie, médecin à Einsiedeln, pour les données qu’il a mises à notre disposition.
Depuis onze ans, la fenêtre à bébé d’Einsiedeln permet à des mères ne se voyant pas en mesure de conserver leur enfant, de confier le nouveau-né anonymement à la garde de l’hôpital et finalement de le donner à une famille d’accueil. Ainsi diminue-t-on le danger d’un avortement ou d’un abandon d’enfant aux conséquences mortelles. Plus d’une mère joint à son enfant un écrit dans lequel elle manifeste sa situation de détresse.
En moyenne, un enfant est déposé tous les dix-huit mois. Dans les neuf premières années d’exercice, il n’y en eut que quatre; en revanche, ils furent trois ces deux dernières années.
En général, les bébés arrivent dans une famille d’accueil après un séjour à l’hôpital qui dure le plus souvent de une à deux semaines, puis sont dirigés vers une famille pouvant adopter l’enfant. Ainsi le risque est-il moindre que, durant la période où ses parents biologiques peuvent encore le réclamer, un enfant doive être enlevé à une famille désireuse de l’adopter.
Quel âge avaient les bébés?
Le moment exact de la naissance des sept enfants, dont simplement un pourrait ne pas être d’origine européenne, n’est pas connu. Trois bébés furent vraisemblablement déposés dès leur premier jour de vie. En l’occurrence, cette démarche fut sans doute planifiée avant l’accouchement. L’un des autres enfants fut déposé à peu près trois jours après sa naissance, et un autre après environ une semaine. Un bébé fut déposé douze jours après l’accouchement (avec indication du jour de sa naissance). En l’occurrence, la mère avait peut-être encore l’espoir de garder le nouveau- né. Un autre enfant ne fut déposé qu’à l’âge d’environ six semaines; dans ce cas, on peut supposer que les personnes concernées avaient encore essayé de créer des conditions permettant de garder l’enfant.
Des bébés viables, pas de syndrome de sevrage
Tous ces enfants étaient viables. Le problème majeur était leur température lorsqu’ils furent déposés. Quatre d’entre eux avaient des températures autour de 36 et inférieures (33,5; 35,9; 35,7; 36,0), mais naturellement, les plus jeunes de ces nouveau-nés, surtout, avaient ce problème. Comme ces enfants sont mis au chaud immédiatement après le déclenchement de l’alarme, il faut situer le problème de température durant le transport, jusqu’à ce que l’enfant soit déposé dans la fenêtre à bébé. L’un des enfants a été transféré au centre hospitalier en raison d’une fréquence cardiaque basse et d’un faible taux d’oxygénation. Il se remit vite, et complètement.
Trois enfants étaient hypotrophiques, avec un poids de 1,810, 2,250 et 2,470 kilos, les quatre autres pesaient plus de 2,500 kilos. Dans ce petit groupe, le pourcentage des enfants légers est élevé, ce qui pourrait indiquer des conditions non optimales durant la grossesse. Heureusement, aucun des enfants ne souffrait d’hypoglycémie. Ceci laisse penser que ces enfants n’ayant pas été déposés rapidement après la naissance, ont été nourris.
À vrai dire, en fait, ce ne sont pas des enfants de mères droguées qui furent déposés, contrairement à ce que l’on pouvait penser. Chez les enfants ayant été déposés dans un bref délai après l’accouchement, on a procédé à des examens toxicologiques – tous furent négatifs. Chez les autres enfants, aucun syndrome de sevrage ne fut non plus constaté.
Bilan
La fenêtre à bébé, un dispositif de l’aide médicale d’urgence, correspond à un besoin. Les mères ont dû se décider tôt à porter à terme en le dissimulant. À ce moment précoce, en fait, l’alternative prise en compte aurait été seulement l’avortement, ce que les mères, pour quelque raison que ce soit, voulurent éviter. Une fois prise la décision de porter à terme en secret, les femmes concernées espéraient sans doute encore, pour partie, qu’en attendant l’accouchement, la situation se clarifierait au point qu’elles puissent garder l’enfant. Ce que propose la fenêtre à bébé ne doit donc pas être considéré comme manquant par trop d’ambition. Aucune mère ne livre son enfant de son plein gré; les lettres laissées avec le bébé en témoignent. On peut donc tout à fait imaginer que, eu égard à la possibilité d’avoir recours à la fenêtre à bébé, des mères se sont détournées d’un avortement, mais n’ont finalement pas mis leur enfant dans la fenêtre à bébé, parce que, entre-temps, leur situation leur a permis de garder leur enfant.
La commune d’Einsiedeln se trouve certes dans l’agglomération de Zurich, mais ne peut être atteinte facilement par tout le monde. L’hypothermie de quelques enfants quand ils entrèrent à l’hôpital en fut sans doute aussi une conséquence. Partant, il est souhaitable que d’autres hôpitaux ouvrent des fenêtres à bébé, si possible sur tout le territoire national.
La fenêtre à bébé est un symbole manifestant que l’on est aux côtés des êtres humains à naître, dans un esprit favorable à la vie. Le fait que la majeure partie de la population suisse a une opinion positive sur l’idée de la fenêtre à bébé, de même que les très bonnes expériences vécues dans la collaboration entre les responsables de la fenêtre à bébé, l’Office des autorités de tutelle ainsi que la Police, font naître un espoir justifié.