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Le prospectus ne donne pas de date quant à la cotation des titres de l'entreprise contrôlée par la société d'investissement L Catterton, à laquelle est associé le leader mondial du luxe LVMH et son patron Bernard Arnault.
Selon le Wall Street Journal, les actionnaires tablent sur une valorisation de plus de sept milliards de dollars pour la société dont le siège est situé à Linz am Rhein (sud-ouest de l'Allemagne), non loin de Bonn.
Le dépôt de Birkenstock est une nouvelle illustration du redémarrage des entrées en Bourse, dont le coup d'envoi doit être donné cette semaine par l'introduction du concepteur de semi-conducteurs Arm, également à New York.
Le document déposé mardi est un dossier préliminaire, qui ne mentionne pas le nombre d'actions que le groupe souhaite proposer aux investisseurs.
Il révèle que lors de sa dernière année fiscale, clôturée fin septembre 2022, Birkenstock a dégagé un chiffre d'affaires de 1,24 milliard d'euros (1,22 milliard de dollars au cours de l'époque) et un bénéfice net de 187 millions d'euros (183 millions de dollars).
Sur les six mois d'octobre 2022 à mars 2023, les revenus atteignent 644 millions d'euros, en hausse de 18%. En huit ans, Birkenstock a plus que quadruplé son chiffre d'affaires.
Fondée en 1774 par le cordonnier Johann Adam Birkenstock, la société a commencé par commercialiser des semelles, avant de se lancer dans la sandale, en 1963.
Les nu-pieds allemands ont été portés par le mouvement d'émancipation de la jeunesse occidentale durant les années 60 et 70, au style vestimentaire plus décontracté.
Mais la marque s'est ensuite ringardisée, avant de renaître ces dernières années, avec l'aide d'une stratégie marketing agressive, illustrée, récemment, par l'apparition des célèbres sandales au pied de Barbie dans le film à succès sur la poupée éponyme.
Réinventé en accessoire de mode, Birkenstock s'est même fait une place dans l'univers du luxe en lançant des collaborations avec Dior, Valentino, Céline ou Givenchy.
Une stratégie consacrée en 2021 par l'acquisition d'une part majoritaire de l'entreprise par L Catterton, basé aux Etats-Unis, valorisant Birkenstock à quelque 4 milliards d'euros, selon les analystes.
L'entreprise emploie environ 6.200 personnes, selon le document publié mardi.
Birkenstock revendique de produire ses chaussures en Allemagne. L'un de ses sites les plus importants se trouve à Görlitz, dans l'est du pays, non loin de la frontière polonaise, et une nouvelle usine doit ouvrir d'ici la fin de l'année dans le nord de l'Allemagne.