Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07131.jsonl.gz/33

Traumatologie des sports aériens en Suisse
Rev Med Suisse
2019; volume 15.
1387-1389
Résumé
Les sports aériens sont pratiqués par de plus en plus d’amateurs, malgré un risque accru d’accidents potentiellement graves. La plupart des accidents sont causés par des erreurs de pilotage, des changements météorologiques imprévus ou des mauvaises appréciations des conditions environnementales. Rares sont les cas causés par des défauts de matériel. Les accidents impliquent fréquemment des lésions de la colonne vertébrale et des membres inférieurs, avec une atteinte du pronostic fonctionnel. L’introduction d’une réglementation dans les règles de sécurité, ainsi que la promotion du port de matériel de protection ont certes permis une certaine diminution des risques d’accident, mais l’accent sur une formation de qualité doit être poursuivi.
IntroductionLa première mention d’un homme volant fut décrite dans la mythologie grecque, lorsque Icare tenta de voler avec des ailes fabriquées par son père Dédale. La légende raconte que ces ailes, confectionnées de cire et de plumes, fondirent en s’approchant trop près du soleil, et qu’il s’écrasa. Depuis, le rêve de voler a toujours été ancré dans l’humanité, et est connu sous le nom du « syndrome d’Icarus ».1 Au XVe siècle, Leonardo Da Vinci influencera de manière conséquente cette épopée. Par la suite, le parachutisme verra son essor dans le domaine militaire au cours de la Seconde Guerre mondiale et le vol libre (sans moteur) ne cessera ensuite de se développer, particulièrement dans les années 70, avec le deltaplane et le parapente.En 1977, un rapport d’accidents paru dans le British Hang Gliding Association faisait état de 2 cas mortels et 51 blessés.2 Initialement réservées à une minorité d’initiés, on a pu observer au cours des 30 dernières années une nette démocratisat...