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Les Chambres fédérales seront présidées par des latins au cours des douze mois à venir. La socialiste tessinoise Marina Carobbio accède au perchoir du Conseil national. Le démocrate-chrétien valaisan Jean-René Fournier dirigera le Conseil des Etats.
Marina Carobbio est devenue lundi la première citoyenne de Suisse en obtenant 154 voix sur 172 bulletins valables. Médecin, âgée de 52 ans, elle succède au PDC fribourgeois Dominique de Buman.
Marina Carobbio siège au Conseil national depuis 2007, comme son père Werner Carobbio avant elle, sous les couleurs socialistes également. Elle offre au Tessin sa huitième présidence du National, dix ans après Chiara Simoneschi (PDC).
Marina Carobbio sera secondée par la radicale vaudoise Isabelle Moret, élue première vice-présidente par 162 voix sur 180 bulletins valables. Heinz Brand (UDC/GR), deuxième vice-président, devient le second vice-président par 146 voix sur 169 bulletins valables.
Quatrième Valaisan
Au Conseil des Etats, Jean-René Fournier a été élu par 44 voix sur 45 pour succéder à la radicale saint-galloise Karin Keller-Sutter. Le Valaisan qui fêtera ses 61 ans le 18 décembre siège au Conseil des Etats depuis 2007. Il est le quatrième représentant du Valais à accéder à cette fonction, après Edouard Delalay (1996/1997), Marius Lampert (1972/1973) et Henri de Torrenté (1894/1895), eux aussi PDC.
A la présidence, Jean-René Fournier sera entouré par le socialiste bernois Hans Stöckli, élu par 34 voix sur 40 bulletins valables. Le Biennois remplace Géraldine Savary (PS/VD), qui aurait dû accéder à la première vice-présidence, mais qui a préféré renoncer suite à l’affaire de dons dont elle a bénéficié. L’UDC schwyzois Alex Kupprecht a été élu deuxième vice-président par 40 voix sur 42.
Réflexion
Dans son discours à la tribune du Conseil des Etats, Jean-René Fournier a fait l’éloge du temps et de la réflexion. La Chambre des cantons peut trouver des solutions équilibrées, pragmatiques et consensuelles aux problèmes à résoudre sans délai, a-t-il remarqué en prenant pour exemple le compromis sur la réforme fiscale des entreprises et du financement de l’AVS.
Mais le consensus sera mis à rude épreuve ces prochains mois dans des domaines comme la sécurité aérienne, les relations avec l’Union européenne ou la nouvelle péréquation financière, selon lui.
Respect des minorités
Au Conseil national, Marina Carobbio a plaidé pour le respect des différentes composantes de la Suisse et des opinions divergentes. L’avis des minorités doit être pris en compte, non pas pour échapper à la confrontation politique, mais pour créer des ponts. Elle a aussi défendu une plus grande participation des femmes dans la vie politique et dans la société.
Marina Carobbio a aussi annoncé qu’elle conduira les débats en italien pour favoriser une plus grande prise de conscience des minorités et améliorer le dialogue entre les différentes régions.
Source ATS
La campagne de vaccination est très bien accueillie à Genève
L’engouement de la population pour le vaccin est réjouissant selon les responsables cantonaux de la santé. Au 14 janvier, 6200 personnes ont déjà été vaccinées à Genève. Les autorités sanitaires genevoises sont inquiètes face à la progression très rapide des cas positifs à la souche mutante du coronavirus.
Cet après-midi les responsables cantonaux de la santé se sont réjouis du bon accueil de la campagne de vaccination parmi la population genevoise. Plus de 18’000 personnes de plus de 75 ans, le premier groupe prioritaire, sont inscrites et 6000 sont en attente d’un rendez-vous. L’objectif est d’utiliser rapidement toutes les doses à disposition pour le canton. Au 14 janvier, 6200 vaccinations avaient déjà été effectuées. Le vaccin Moderna, qui a par ailleurs été validé cette semaine, va permettre d’intensifier l’opération de vaccination comme l’explique Adrien Bron, directeur général de la santé.
Les centres pratiquent environ 900 nouvelles vaccinations par jour. Une limitation causée par le nombre de doses livrées et non en raison d’une limite de leurs capacités comme l’explique Adrien Bron.
Souche mutante inquiétante
Les autorités genevoises sont également très inquiètes par l’expansion à Genève du nouveau variant britannique du coronavirus. Au total, 69 personnes ont été infectées par le variant britannique et une par le variant sud-africain depuis le premier cas identifié à Noël. Selon Adrien Bron, pour lutter contre ce variant il faut intensifier le contact-tracing.
Le canton vaccine en priorité les personnes de plus de 75 ans qui risquent de mourir du Covid ou de souffrir d’une affection grave. Viennent ensuite les personnes dites vulnérables. C’est seulement une fois que ces deux premières catégories auront été vaccinées que le programme sera ouvert à l’ensemble de la population.
Genève: 18% des élus municipaux ont démissionné lors de la dernière législature
A Genève, 18% des élus municipaux ont démissionné lors de la dernière législature, révèle une étude universitaire mandatée par le canton. Cette proportion qui est nettement au-dessous des 53% avancés par l’administration rassure les autorités cantonales et communales.
« Il n’y a pas de débandade dans les conseils municipaux », a relevé vendredi devant la presse Thierry Apothéloz, conseiller d’Etat à la tête du Département de la cohésion sociale. Alerté par les chiffres du Service des votations et élections (SVE), qui évoquait un taux de démission de 53%, le magistrat a voulu creuser la problématique.
Le professeur à l’Univeristé de Genève Pascal Sciarini et son collaborateur Simon Maye ont mené « un travail de bénédictin » pour analyser ces démissions. Il ressort de leur étude que le taux de démissions au sens strict, passe de 53 à 18%, soit 3,6% par année comme l’explique le Pr Pascal Sciarini:
Concrètement, ce chiffre de 18% représente 224 élus qui ont démissionnés sur un total de 1221 personnes qui ont occupé un siège au conseil municipal sur le mandat 2015-2020.
Frustration
Les universitaires se sont penchés sur les causes qui ont poussé les élus à démissionner entre 2015 et 2020. Et contrairement à ce qui était attendu, l’incompatibilité avec la vie familiale ou professionnelle n’est pas la cause principale. La rémunération et la technicité des dossiers ne sont pas non plus en cause. « La charge de travail ne fait pas peur », a relevé Xavier Magnin, président de l’Association des communes genevoises (ACG).
Les élus jettent l’éponge principalement en raison d’une grande frustration liée aux compétences limitées des délibératifs face à l’exécutif, ou de la commune face au canton. Un sentiment que comprend Thierry Apothéloz. Le conseiller d’Etat souhaite d’ailleurs poursuivre les efforts en matière de formation des élus. Que ce soit avant la prise de fonction et même pendant:
Le climat au sein des conseils municipaux ou au sein du parti a aussi été cité en tête de liste par les démissionnaires sondés pour cette étude. Les communes les plus touchées par les départs en cours de mandats sont Onex (32%), Thônex (31%) et Lancy (29%).
Prise de conscience
Selon le professeur Sciarini, il est difficile de proposer des mesures organisationnelles pour résoudre les problèmes liés au manque de pouvoir des conseils municipaux. Par contre, il faut absolument améliorer les statistiques pour suivre l’évolution de ces démissions. Thierry Apothéloz est sur la même longueur d’onde.
Le DCS, en collaboration avec l’ACG, propose aussi des formations aux candidats et aux élus des partis sur les compétences des délibératifs et des exécutifs. Ces formations seront plus poussées en 2021. Les candidats et les élus seront ainsi mieux préparés, ce qui pourra limiter le sentiment de frustration, a souligné le professeur Sciarini.
Des réformes structurelles qui pourraient limiter les démissions sont aussi en cours. Un projet de loi constitutionnelle visant à réformer l’exécutif des communes de moins de 3000 habitants est ainsi en consultation. S’il passe au Grand Conseil, le peuple sera amené à se prononcer. Le renforcement des compétences des communes est aussi au cœur des négociations en cours avec l’ACG en vue de transferts de compétences entre le canton et les communes.
ATS KEYSTONE/TOM MONACI
Le loup de retour à Genève après 150 ans d’absence !
Si vous n’avez pas vu le loup depuis longtemps, vous pourriez en voir un à Genève. L’animal a été identifié dans le canton de Genève en début d’année, le premier après une absence de 150 ans. Son passage a été attesté par des images déclenchées par un piège photo, annonce jeudi le canton.
Dans le cadre de leurs activités de suivi de la faune, les gardes de l’environnement ont découvert des images déclenchées automatiquement par un piège-photo dans la nuit du 7 au 8 janvier dernier dans un espace naturel du sud-est du canton. Sur la séquence, un animal, prudent et craintif, flaire précautionneusement les environs avant de rebrousser chemin, explique le communiqué.
Sa gorge blanche et sa large encolure sont caractéristiques: ce document atteste le passage d’un loup dans le canton de Genève, confirmé par un service officiel. La vidéo peut être observée sur le site facebook de GE-environnement.
Eleveurs informés
A ce stade, aucune autre image n’a été enregistrée. Il est difficile de savoir si le séjour de l’animal s’est prolongé, sachant que cette espèce très mobile peut parcourir de longues distances en une seule nuit.
A titre de précaution, les éleveurs de la région, peu nombreux, ont été informés. Des mesures de sécurisation des animaux de rente vont être mises en œuvre sur le terrain avec l’aide des autorités.
Cette observation ne constitue pas une surprise: elle fait écho au retour progressif du loup sur ses anciens territoires, remarquée à la fois en Suisse et en France voisine, souligne le communiqué.
Pas un danger
Il faut rappeler que, même si cette observation se situe dans un canton caractérisé par une grande agglomération, le loup ne constitue pas un danger pour l’être humain, comme l’attestent toutes les données recueillies en Europe depuis un siècle.
Dans le bassin lémanique, cet animal retrouve progressivement ses territoires. Des familles sont établies aussi bien dans le Jura vaudois, les Alpes et le Chablais savoyard, où une vingtaine de loups seraient présents. C’est peut-être bien cette petite population, notée jusqu’au pied des Voirons, qui pourrait être à l’origine de l’observation genevoise.
Equilibres naturels
Même si elle n’indique pas l’installation du loup à Genève, cette observation témoigne de la valeur de la biodiversité genevoise: grâce à une gestion dynamique, ce patrimoine retrouve progressivement ses équilibres naturels et peut ainsi accueillir le passage d’une espèce associée aux grands espaces sauvages.
Cette nouvelle donnée confirme aussi concrètement la portée de la revitalisation des corridors biologiques. Ces voies permettent le déplacement de la faune, par exemple au moyen d’écoponts.
Cette situation favorable vaut à ce petit territoire d’être parfois visité par le lynx, et d’avoir hébergé l’un des premiers chacals de Suisse. Il a aussi permis le retour durable du chat sylvestre dans la région. Aujourd’hui, le loup s’ajoute à cette liste d’espèces.
Source: ATS
Le comité référendaire contre le parking Clé de Rive lance sa campagne
Le comité référendaire a lancé ce jeudi sa campagne contre le parking Clé-de-Rive en ville de Genève. Le projet, qui prévoit 500 places en souterrain et la piétonnisation de cinq rues est jugé « ringard et dépassé ». Il sera soumis au vote le 7 mars prochain.
Le comité référendaire a lancé jeudi sa campagne contre le parking privé Clé-de-Rive en ville de Genève. Constitué d’une dizaine d’associations et de partis de gauche, le comité référendaire a présenté ses arguments devant la presse. Le projet, qui prévoit 500 places en souterrain et la piétonnisation de cinq rues, est soumis au vote le 7 mars. Il coutera 34 millions uniquement pour l’aménagement des rues piétonnes. Un projet que le comité juge comme un mauvais compromis pour les citoyens et d’un autre temps comme l’explique Delphine Wuest, conseillère municipale Verte.
Les référendaires expliquent que le projet est mal ficelé. Il prévoit notamment 6 ans de travaux minimum pour les habitants et les commerces et le report du trafic sur les rues adjacentes.
Parking pas utile
Pour le comité, le parking va provoquer une augmentation importante de la pollution. La circulation de transit continuerait pour des décennies d’affecter la qualité de vie et la santé des habitants du quartier. De plus, il est vu comme inutile puisque sept parkings sont déjà présent dans le zone et qu’ils ne sont jamais pleins comme l’explique Delphine Wuest
La réalisation de ce parking nécessitera également l’abattage des 69 arbres majeurs de la zone, dont 9 centenaires. Les 70 arbres qui seront plantés en remplacement n’offriront pas une végétation équivalente. Selon le comité, aucun arbre majeur ne peut se développer sur un parking souterrain puisqu’un arbre a besoin de terre et de profondeur.
Un budget sous-estimé
Le prix de l’opération qui atteint 34 millions est également critiqué car ils ne concernent que cinq rues. Selon les référendaires, le budget est sous-estimé puisque pour piétonniser toute la zone, la Ville devra dépenser de nouveaux millions. Sept rues ajoutées en cours de procédure ne sont pas concernées par les aménagements et seront simplement annoncées fermées à la circulation. Les explications de Delphine Wuest.
Pour rappel, le projet avait été accepté en novembre 2019 à une courte majorité par l’ancien Conseil municipal à majorité de droite. Depuis les élections de mars 2020, la majorité a changé et le législatif a rapidement déclaré son opposition au projet par le biais d’une résolution.
La banque Pictet vend son bâtiment principal
Le groupe bancaire Pictet vend et reprend en location son bâtiment principal à Deka Immobilien, l’une des plus grandes sociétés allemandes de fonds immobiliers.
Le nouveau bâtiment sera inauguré en 2025 au sein de la Cité de Calvin et offrira quelques 2500 places de travail supplémentaires sur 54’000 mètres carrés.
Cette décision permettrait également au groupe de faire des économies, puisque « les réglementations bancaires rendent en effet très onéreuse la détention de biens immobiliers dans le bilan des institutions financières ».
Pictet veut également éviter un risque de concentration en ayant un montant d’actifs immobiliers trop important dans son bilan.
Cet accord de cession-bail attend encore le feu vert des autorités locales.
Avec ATS Keystone
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