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L’ancienne conseillère fédérale a pris clairement position contre la onzième révision de l’AVS. Le parti radical a cru bon de s’en offusquer. Mais Ruth Dreifuss a vécu de l’intérieur (c’est le cas de le dire) les dérobades successives de la droite. Cette droite accepte d’abord, au niveau du Conseil fédéral, la compensation des sacrifices demandés aux femmes par l’introduction de la retraite flexible, dotée de 800 millions, réduits ensuite à 400, puis biffés par le Parlement.
Lorsque le Parlement transforme trop lourdement un projet du Conseil fédéral, celui-ci doit-il le défendre devant le peuple ? La question est ouverte. Mais pourquoi donc un ancien membre du gouvernement, qui n’est plus soumis aux règles de la collégialité, devrait-il défendre un projet que le Parlement a dénaturé ?
En usant de sa liberté retrouvée, Ruth Dreifuss a agi en citoyenne, mais aussi légitimement en ancienne Conseillère fédérale ayant été le témoin direct des reniements successifs de la droite.
Indépendant, différent, réformiste depuis 1963
Indépendant, différent, réformiste depuis 1963