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Elizabeth II, qui célèbre le 60e anniversaire de son accession au trône, a réitéré lundi à 85 ans son serment de consacrer sa vie entière à servir ses sujets. La reine a confirmé à ceux qui en auraient douté qu'une abdication n'est aucunement à l'ordre du jour.
Elle a choisi de marquer son jubilé de diamant en sacrifiant à deux de ces engagements cérémoniels qui font son quotidien: la visite de la mairie de la bourgade moyenâgeuse de King's Lynn et d'une maternelle voisine, dans le comté de Norfolk.
Comme à l'accoutumée, si l'on excepte les photographes et caméras de télévision en nombre, elle a été accueillie par le triple hourra d'une centaine de badauds, et a reçu son lot habituel de bouquets.
Pas d'abdication
La leçon du jour est que la reine n'a pas l'intention de céder la place à son fils aîné le prince Charles, 63 ans, ou à son petit-fils William, deuxième dans l'ordre de succession.
Elle paraît en parfaite santé. Sa mère, la reine-mère, s'est éteinte à 101 ans en 2002. Et si son règne se prolonge au-delà de 2015, Elisabeth II détrônera sa trisaïeule la reine-impératrice Victoria, détentrice du record de longévité sur le trône.
Sobriété
Trois raisons ont été avancées par l'entourage royal pour expliquer la sobriété du début de jubilé. La première est que le 6 février marque aussi la disparition de son père George VI, mort à 56 ans dans son sommeil. Elle illustre aussi le souci de frugalité du palais de Buckingham qui a réduit son train de vie.
Elle s'explique enfin par le fait que l'essentiel des célébrations qui iront crescendo sur cinq mois culmineront aux beaux jours, en juin. Le clou des réjouissances sera une parade navale sur la Tamise sans précédent depuis le règne de Charles II, il y a trois siècles.
Une avalanche de télégrammes de félicitations a aussi marqué l'occasion. Le douzième premier ministre de la reine, David Cameron, a souligné "sa dignité et autorité sereine" et l'archevêque de Cantorbéry à quel point elle est "une source d'inspiration".
ATS