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La campagne ne fait que commencer. Mais à un mois et demi de la votation, le projet de la conseillère fédérale Doris Leuthard, qui vise à remplacer progressivement le nucléaire par des énergies renouvelables, dispose d'une avance de 31 points, selon le premier sondage SSR publié vendredi.
Fort rejet à l'UDC
L'UDC étant à l'origine du référendum contre la stratégie énergétique 2050, ses partisans sont sans surprise ceux qui rejettent le texte le plus fortement: 40% d'entre eux sont résolument contre et 14% plutôt contre. A l'inverse, les électeurs des Verts et du Parti socialiste sont les plus mobilisés en faveur de la loi.
L'institut de recherche constate que la thématique de l'énergie favorise une importante polarisation entre "deux visions opposées du monde": les personnes privilégiant l'environnement disent oui à 78%, tandis que celles favorisant la prospérité économique disent non à 67%.
L'image de Doris Leuthard
Autre élément intéressant de cette enquête: le rôle prépondérant joué par Doris Leuthard, dont l'image "conditionne" la formation de l'opinion, selon gfs.bern. Les votants qui trouvent la ministre de l'Energie crédible s'expriment ainsi pour ou plutôt pour son projet à 72%. Quant à ceux qui ne la jugent pas crédible, ils se retrouvent à 59% dans le camp du non. Les électeurs ayant une bonne image d'elle sont nettement majoritaires.
Point clé de la loi, la sortie du nucléaire est aussi l'argument qui polarise le plus. Parmi les arguments les plus populaires, la perspective d'emplois d'avenir générés par le recours aux énergies renouvelables suscite l'adhésion de 73% des personnes interrogées. Pour le camp du non, l'argument d'un potentiel renforcement de la bureaucratie fait mouche chez 63% des sondés.
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Enfin, d'après cette première tendance, le texte l'emporterait dans toutes les régions linguistiques, même si le soutien est plus marqué en Suisse romande (68% de oui contre 18% de non) et au Tessin (68% contre 21%) qu'en Suisse alémanique (57% contre 33%).
Théo Allegrezza
Méthodologie utilisée
Il s'agit d'un instantané, et non d'une prévision, note encore gfs.bern. L'opinion commence à peine à se former. "L'enquête reflète les situations initiales de la bataille électorale", précise l'institut.