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Synthèse : d'une route à l'autre Concours centre N 16, Delémont Le Centre d'entretien de l'autoroute transjurane N 16 n'est pas une maison «ennemie de la route». Il en est complice. Sa construction peut et doit être confondue avec la construction de la route. Elle exprime une synthèse. La maison et la route sont pensées ici et c'est toujours le cas en architecture, comme un seul projet. Il s'ensuit une formidable économie du sol... force des formes pour dire que la commande publique doit être exemplaire. SYNTHÈSE Auteur: Vincent Mangeat, Nyon Collaborateurs: Hubert Jaquiery, Marina Donda, Frédéric Gatti, Victor Regillo (Rapport du jury) L'auteur ne cherche pas la solution au problème posé dans l'aménagement du parcellaire offert mais dans un «bâtiment route», en intégrant son bâtiment dans un ouvrage de génie civil qui est la Transjurane. Il libère la surface de construction admise - aujourd'hui une partie du terrain agricole - de toute construction et transforme l'accès à l'autoroute en objet construit. Pour cela, il déborde les limites prescrites de construction et propose, en dépassant les contraintes du concours, une interprétation authentique et forte de la tâche donnée. Cette solution se comprend comme élément de la nouvelle construction routière et établit un signal de l'emplacement de Delémont dans le contexte d'un élément structurant d'un plus grand paysage. L'auteur choisit pour les fonctions parking, ateliers, magasins et dépôts, la structure linéaire d'un pont et pour les fonctions de bureaux administratifs une tour ronde. Ce choix plastique donne une expression forte et convaincante et porte des contraintes partiellement excessives sur l'organisation fonctionnelle des bâtiments.
Une idée différente de toutes les autres, le projet Mangeat de centre d'entretien de la Transjurane: les dépôts et locaux techniques sont complètement intégrés au pont de la route de Courtételle, tandis que la tour abritera les services administratifs. Il y a cependant des points mal ou pas résolus: - une organisation des magasins-dépôts à améliorer (accès des deux côtés) - une structure de l'abri demandé insuffisante - une séparation des locaux des Ponts et Chaussées et de la police qui n'est pas démontrée - une entrée unique à ces deux fonctions qui n'est pas acceptable - un corps de circulation trop schématique - une réalisation en étapes à prouver. En outre, il faut mentionner les problèmes techniques de la proposition faite: les vibrations et le bruit (on travaille à proximité immédiate d'une route utilisée par des camions et machines lourdes). En contre-partie à ces problèmes partiellement sérieux, il faut reconnaître une économie de l'espace primordiale et une architecture adéquate du lieu utilisé.
François Schulten - Benoît Peeters au Festival BD'90, Sierre, 14 au 17 juin 1990 «LE MUSÉE DES OMBRES» Des «Cités obscures» aux «Terres creuses» Cette exposition est la plus importante jamais présentée dans le cadre du Festival International de la BD de Sierre. Coproduite avec le CNBDI d'Angoulême, elle a été imaginée par les auteurs sur le principe d'un itinéraire-spectacle. Sur 600 m2, répartie en 7 parties distinctes, elle invite le visiteur à se glisser dans les mondes d'architectures imaginaires de Schulten et Peeters qui ont fait
preuve ici d'un extraordinaire talent de metteurs en scène du fantastique. Il s'agit en fait de paraboles sociales sur les relations entre le pouvoir et l'architecture. L'exposition est conçue de manière à offrir un parcours autonome et suffisant à ceux qui ignorent tout des Cités obscures, tout en apportant du neuf à ceux qui connaissent les albums. Le visiteur est invité à traverser un vieux musée (Le Musée des ombres), où sont présentées diverses vieilleries, quelques bustes néo-classiques et des dessins de François Schuiten. Dans une faille du mur, le visiteur, déconcerté par cette première salle, pourra se glisser et découvrir le bureau de l'architecte Eugène Robick... Lumières et sons L'exposition est mise en valeur par tout un jeu de sons, de lumières et par diverses projections. Un opéra «Urbicande» a même été composé expressément pour l'exposition. L'histoire des inventions d'Axel Wappendorf est contée dans une pièce pleine d'objets d'époque: machines mystérieuses, véhicules archaïques, morceaux de carlingue d'avion, etc. Un vieux juke-box audio-visuel - mis en marche par les visiteurs — commente les diverses inventions de l'infatigable Axel. La terrifiante ville de Mylos, symbole d'un continent tout entier voué au travail et à la machine, sera évoquée notamment par un film 16 mm. Parmi les dangers auxquels sont exposés les travailleurs: la mixité et la sexualité... Autre facette de l'exposition : une salle consacrée à la ville-serre Calvani avec un splendide et gigantesque audiovisuel. L'ensemble de l'exposition est conçu de manière anti-conformiste et le visiteur devra se faufiler à travers des brèches dans les murs ou des petits passages pour découvrir les différents mondes de Schuiten et Peeters. Cette exposition est une coproduction Festival BD'Sierre et CNBDI Angoulême avec le concours de la Grande Halle de la Villette/Paris et le Centre belge de la BD. L'exposition sera ouverte du 14 juin au 1e' juillet 1990 à l'Hôtel de Ville de Sierre. Heures d'ouverture du Festival du 14 au 17 juin. Horaire de l'exposition du 18 juin au 1er juillet: lundi au vendredi de 15 h à 19 h, les samedi et dimanche de 10 h à 12 h et de 15 h à 19 h.