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Berne - Tous les douze ans, la Suisse compte 264 km2 de terrains construits en plus, soit près de l'équivalent du canton de Genève. Et l'agriculture continue de perdre du terrain, montrent les extrapolations publiées jeudi par l'Office fédéral de la statistique (OFS).
Entre 1982 et 2006, les surfaces d'habitat et d'infrastructure se sont accrues de 393 km2 dans les seize cantons de l'ouest et du nord-ouest de la Suisse dont les données ont déjà été exploitées. Le terrain a été gagné pour 39% sur les terres arables. La croissance des espaces construits a toutefois ralenti de 12 à 9% entre la première douzaine d'années d'observation et la seconde.
Le fort développement des espaces verts et lieux de détente s'est poursuivi, atteignant largement 15% au cours des deux périodes. Les terrains de golf y ont contribué en triplant presque leur superficie à 18,7 km2 en 2006.
Agriculture plus extensiveLes surfaces agricoles ont en revanche reculé de 420 km2 au cours des 24 dernières années, soit de 17,5 km2 par an en moyenne. Elles ne représentent plus que 44% de la superficie totale. Le recul est toutefois moins marqué entre 1994 et 2006 que durant les douze années précédentes.
Cette évolution s'est accompagnée de changements dans les catégories d'utilisation agricole du sol. Les terres arables changent de plus en plus vite d'affectation (14,9 km2 par an après 1994) et les pâturages ont progressé de 15,9 km2 par an entre 1994 et 2006.
Leur expansion et le recul des surfaces labourées dénotent un passage à une forme d'agriculture plus extensive dans les zones d'habitat permanent. Cette évolution est aussi liée aux nouvelles prescriptions relatives à la garde des animaux de rente, qui prévoient l'obligation de sortir davantage ces animaux, et à l'élevage plus répandu de vaches allaitantes et de chevaux.
La forêt, qui recouvre 28% du territoire suisse, occupe une surface qui n'a guère varié. Elle est en effet strictement protégée par la loi depuis le début du 20e siècle.
ATS