Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06893.jsonl.gz/39

«Volvo Cars se concentre sur son développement et centralise ses ressources sur son propre projet ambitieux», indique Volvo Cars dans un communiqué.
Volvo Cars détient 48,3% de Polestar mais «envisage un potentiel ajustement» de sa participation «y compris via une distribution de ses actions» Polestar à ses propres actionnaires, a indiqué le groupe à l'occasion de ses résultats annuels.
Conséquence, Geely, qui détient près de 80% de Volvo Cars, pourrait devenir «un nouvel actionnaire significatif» de Polestar, ajoute le groupe suédois.
«Volvo Cars ne fournira plus de financement supplémentaire à Polestar», poursuit-il.
Polestar avait annoncé en novembre un plan de réduction de ses coûts afin notamment d'améliorer sa profitabilité aux Etats-Unis et un recentrage sur quelques marchés clés.
En parallèle de cette annonce stratégique, Volvo Cars a annoncé en parallèle un recul de 17% de son bénéfice net en 2023, sous le poids de dépenses en recherche et développement et des effets de taux de change.
Le constructeur automobile, a dégagé un bénéfice net de 14,1 milliards de couronnes (1,15 milliard de francs) contre 17 milliards un an plus tôt.
Au dernier trimestre 2023, le groupe a enregistré une hausse de 46% de ses investissements en recherche et développement, reflèté dans ses résultats annuels. Les effets négatifs de taux de change sont évalués à 1,1 milliard de couronnes.
Coût des matières premières
«Nous avons réalisé une année record à bien des égards», a souligné le PDG de Volvo Cars Jim Rowan.
Le chiffre d'affaires a augmenté de 21% à 399,3 milliards de couronnes contre 330,1 sur la même période l'année dernière.
Ses ventes de véhicules ont progressé de 15% pour atteindre 708.716 exemplaires dont 113.419 électriques (+70%) et le groupe a confirmé ses attentes d'une croissance à deux chiffres pour l'ensemble de l'année.
Comme le reste du secteur automobile, Volvo Cars émerge de la crise provoquée par les perturbations sur la chaîne d'approvisionnement mais doit aujourd'hui composer avec le coût élevé des matières premières et la remontée des taux d'intérêt susceptible de freiner les achats.