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Sclérose en plaques (SEP)
Résumé sur la SEP
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie neurologique auto-immune qui se caractérise au niveau physiologique et cellulaire par une destruction progressive de la structure des neurones et notamment des gaines de myéline. Ces dernières, qui entourent les neurones, sont essentielles pour une bonne transmission nerveuse des informations à travers le système nerveux. Comme ces gaines de myéline sont détruites progressivement, on observe avec l’avancée de la maladie des symptômes toujours plus marqués comme des troubles de la vision, des fourmillements, des paralysies, etc.Publicité
On parle de maladie auto-immune, car les propres cellules du système de défense de l’organisme comme les macrophages attaquent les cellules nerveuses et détruisent les gaines de myéline. Les macrophages ont la capacité d’attirer les lymphocytes T, ces derniers peuvent être notamment activés par les bactéries intestinales (lire aussi sous Causes).
La sclérose en plaques touche davantage les pays au climat tempéré (du nord ou du sud) que les régions tropicales comme l’Inde. Par exemple aux Etats-Unis, pays d’un peu plus de 300 millions d’habitants, on compte environ 400’000 personnes souffrant de sclérose en plaques, alors qu’au Brésil, seulement 1 tiers moins peuplé que les Etats-Unis avec un peu plus de 200 millions d’habitants, environ 35’000 Brésiliens souffrent de cette maladie, soit presque 10 fois moins rapporté au nombre d’habitants.
La maladie touche davantage les femmes que les hommes et se manifeste souvent entre 20 et 30 ans.
Les causes de la sclérose en plaques semblent être multiples avec des influences génétiques mais aussi environnementales. Les grandes différences observées entre les Etats-Unis et le Brésil devraient inciter les chercheurs à davantage de recherches, une hypothèse parfois avancée pourrait être la carence de vitamine D plus fréquente dans les pays tempérés que ceux tropicaux ou subtropicaux. L’alimentation pourrait aussi être une piste de recherche.
On distingue 3 formes de sclérose en plaques (certaines sources parlent de 4, lire ci-dessous), la plus courante est la sclérose en plaques à forme récurrente-rémittente appelée aussi forme poussée-rémission, c’est-à-dire que la maladie se manifeste par des poussées puis par de longues phases de rémission, cette phase peut durer jusqu’à 25 ans. Ensuite, la forme récurrente-rémittente se transforme en une forme progressive secondaire.
Une autre forme de SEP est la sclérose en plaques progressive primaire qui est directement comme son nom l’indique progressive, c’est-à-dire sans phase de rémission. Cette forme concerne 10 à 15% des patients et se développe souvent à partir de 40 ans.
Les symptômes sont nombreux et varient souvent d’un individu à l’autre. Les troubles de la vision sont des symptômes souvent observés. Des fourmillements, de l’incontinence urinaire ou anale, des sensations étranges au toucher, la paralysie d’un membre, de la fatigue sont d’autres symptômes qui reviennent souvent. Des troubles de la mémoire et du raisonnement sont parfois observés.
Le diagnostic est souvent effectué grâce à un IRM ainsi que par observation des signes cliniques. L’examen du liquide céphalo rachidien (LCR) par ponction lombaire est aussi souvent effectué par les médecins.
Grâce aux médicaments, il est possible de soulager de nombreux symptômes.
Les principaux médicaments utilisés contre la SEP sont les corticoïdes, les béta-interféron et les anticorps-monoclonaux. On distingue les traitements des crises de ceux de fond. Actuellement, aucun traitement n’est capable de guérir de la maladie.
La physiothérapie est un bon moyen pour apaiser certains symptômes.
La prise de vitamine D (remise en question, lire davantage ci-dessous), la lutte et la gestion du stress ainsi que la méditation sont d’autres moyens pour calmer certains symptômes.
Définition
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire chronique du système nerveux central. Elle se caractérise par la destruction de la myéline (gaine protectrice du nerf) et par un dépôt anormal de tissu conjonctif et durcissement de ce dernier (sclérose), visible sous forme de plaques. La myéline est une substance lipidique (graisseuse) entourant les fibres nerveuses. Cette destruction rend la transmission nerveuse difficile chez le malade et provoque des troubles de la vision, moteurs et autres.
Malheureusement, les causes exactes de la maladie sont inconnues. Certains facteurs favoriseraient cependant son apparition.
Il existe plusieurs traitements contre la SEP, tels que les corticoïdes, les interférons-b ou le baclofène.
Les scientifiques continuent à ce jour leurs recherches afin de déterminer des causes plus spécifiques de la maladie pour mieux la traiter.
La sclérose en plaques est la maladie neurologique inflammatoire la plus répandue, incurable à ce jour, elle touche avant tout les jeunes adultes de 20 à 40 ans et en particulier les femmes.
En effet, la sclérose en plaques touche 2 fois plus les femmes que les hommes.
Epidémiologie
– En Suisse, on estime à environ 10’000 le nombre de personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP). Dans ce pays un nouveau cas de SEP est diagnostiqué chaque jour.
– En France, environ 80’000 personnes sont touchées par la sclérose en plaques.
– En Europe, environ 350’000 personnes sont touchées par la sclérose en plaques.
– Aux Etats-Unis, environ 400’000 personnes sont touchées par la sclérose en plaques.
– Au Brésil, environ 35’000 personnes souffrent de sclérose en plaques selon des données de 2017. La prévalence de la maladie au Brésil est de 15/100’000 habitants (dans le monde 33/100’000 habitants).
Influence possible du soleil sur la sclérose en plaques
Brésil, un pays tropical…
Notons que le Brésil avec ses plus de 200 millions d’habitants est très peu touché par cette maladie rapporté au nombre d’habitants, comparé aux Etats-Unis qui compte un peu plus de 300 millions d’habitants. On sait que les pays tropicaux, qui comptent davantage de soleil, sont moins touchés par la sclérose en plaque que les pays au climat tempéré (Europe, Amérique du Nord). Un manque de vitamine D pourrait en être la cause dans les pays au climat plus froid et moins ensoleillés mais une hypothèse toujours plus avancée (lire ci-dessous aussi sous Causes et Bons conseils) par les scientifiques est que la vitamine D ne jouerait pas de rôle. La vitamine D serait une conséquence et pas une cause. Par contre le soleil avec ses rayons UV pourrait avoir un rôle positif dans la prévention de la sclérose en plaques et à l’origine de ces différences entre régions du monde.
Iran et sclérose en plaques
En Iran, avant la Révolution islamique (appelée aussi Révolution iranienne) de Khomeini en 1979, les femmes étaient vêtues à l’occidentale, autrement dit plus légèrement habillées dans un pays chaud comme l’Iran. Avec les mœurs bien plus conservatrices de la Révolution islamique, les femmes ont commencé à se rhabiller et à porter de longs habits couvrant notamment les bras et les jambes.
L’exposition de la peau au soleil était devenue beaucoup plus rare. Des chercheurs de l’Université d’Oxford ont constaté en 2013 qu’entre 1989 et 2006 le nombre de cas de sclérose en plaques chez les femmes en Iran a augmenté de 800%, autrement dit il y avait 8 fois plus de cas de sclérose en plaques en 2006 qu’en 1989.
– Dans le monde on estime à environ 2,5 millions le nombre de personne touchées par la sclérose en plaques. La prévalence de la maladie dans le monde est de 33/100’000 habitants.
Causes
Les causes de la maladie ne sont pas connues avec certitude. Il semblerait que plusieurs facteurs influenceraient l’apparition de la SEP, tels que l’immunité, l’environnement et l’hérédité.
Facteur immun (maladie auto-immune)
Le système immunitaire des personnes souffrant de SEP ne reconnaît pas la myéline comme étant un tissu propre à la personne. Croyant que cette même myéline est un corps étranger, le système immunitaire l’attaque et la détruit, comme elle détruirait toute bactérie ou cellule cancéreuse.
Facteur environnemental
Il semblerait que la maladie se déclare en particulier dans les pays tempérés du globe. Des personnes vivant hors de cette zone peuvent également être touchés, mais des études montrent que la plupart des ces malades ont passé leur enfance dans ces mêmes régions, raison pour laquelle on peut penser à un facteur environnemental.
Facteur héréditaire
Lorsqu’un parent est atteint de sclérose en plaques, le risque est multiplié par 20 à 50 chez leurs enfants.
Quelques soient les facteurs déclenchant, la maladie se traduit par une destruction de la myéline et par un dépôt de tissu conjonctif anormal. Ce dernier durcit et forme des plaques visibles par IRM (Imagerie par Résonance Magnétique).
En août 2011 des chercheurs Français de l’Inserm/CNRS à Paris ont publié des résultats très intéressants confirmant 23 variants génétiques déjà connus et identifiant 29 autres comme facteurs de prédisposition génétique à la sclérose en plaques.
Carence en vitamine D
Une carence de vitamine D pourrait être une cause, parmi d’autres, de l’apparition de la sclérose en plaques.
La piste de la vitamine D (synthétisée en partie par le soleil) est apparue, car l’incidence de la sclérose en plaques est plus haute dans des pays ou régions peu ensoleillés comme la Scandinavie que dans d’autres pays au climat plus tropical comme l’Inde ou le Brésil (lire aussi sous Epidémiologie).
Néanmoins, des chercheurs pensent de plus en plus que la vitamine D pourrait être davantage la conséquence que la cause de la maladie, comme le suggère une étude australienne publiée en juillet 2018 dans le journal scientifique Nutritional Neuroscience (DOI : 10.
Virus
Certains virus comme ceux d’Epstein-Barr et celui provoquant la mononucléose ont été associés à la sclérose en plaques. Selon nos informations, le lien de cause à effet n’est pas clairement établi. Il s’agit pour le moment davantage d’une corrélation.
Virus de l’herpès HHV-6
Une étude publiée dans la revue Scientific Reports en 2017 a montré que le virus de l’herpès humain 6 (HHV-6) pourrait jouer un rôle essentiel en empêchant le cerveau de se réparer lors de sclérose en plaques. Cette étude réalisée notamment par des chercheurs de l’Université de Rochester aux Etats-Unis pourrait aider à expliquer les différences de gravité dans les symptômes de la sclérose en plaques.
Une hypothèse avancée par les chercheurs est que le virus HHV-6 produise une protéine qui a le potentiel d’empêcher la capacité naturelle qu’ont les cellules du cerveau à réparer la gaine de myéline. HHV-6 est le virus de l’herpès humain le plus répandu et les infections qui se produisent pendant l’enfance passent souvent inaperçues, mais le virus peut provoquer un exanthème subit (roséole infantile) qui se caractérise par une fièvre et une éruption cutanée chez les nourrissons. On estime que plus de 80% des personnes ont été exposées au virus HHV6 à un moment donné pendant leur petite enfance. Alors que le système immunitaire lutte contre les formes les plus actives de l’infection, le virus ne quitte jamais vraiment le corps et peut se réactiver plus tard dans la vie.
Pour le moment un lien de cause à effet entre le virus de l’herpès HHV6 et la sclérose en plaques n’est pas confirmé, mais il est possible que le virus HHV6 puisse jouer un rôle néfaste dans le développement de la maladie.
Flore intestinale (microbiote)
La flore intestinale, appelée aussi microbiote, peut déclencher la sclérose en plaques (SEP) comme l’ont montré plusieurs études. L’une d’entre elles a été publiée en août 2017 et réalisée sur 35 paires de vrais jumeaux (humains) et des souris génétiquement modifiées. Pour chaque paire de jumeaux, l’un des deux souffrait de SEP et l’autre non. Lorsque les scientifiques ont transplanté les bactéries intestinales des jumeaux souffrant de SEP sur des souris génétiquement modifiées. Ces dernières ont développé dans presque 100% des cas des symptômes proches de la sclérose en plaques (une forme d’encéphalite, en anglais experimental autoimmune encephalitis). Cette étude a été publiée (en anglais approved) le 7 août 2017 dans le journal scientifique PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences). Des scientifiques de l’Institut Max-Planck de Neurologie à Munich en Allemagne ainsi que de l’Université de Californie à San Francisco aux États-Unis ont participé à cette étude.
Personnes à risque
- La SEP touche les personnes des deux sexes avec cependant une prédominance féminine (60%).
- Les personnes ayant un parent souffrant de SEP voient leur risque augmenter énormément.
- Les malades ont entre 20 et 40 ans.
- Les personnes vivant dans des pays tempérés comme l’Europe (du nord surtout), l’Amérique du nord, l’Argentine, l’Afrique du sud ou l’Australie sont plus à risque que des personnes vivant dans des pays au climat tropical ou subtropical. La vitamine D (lire aussi sous Bons conseils et Prévention ci-dessous) pourrait être à l’origine de ces différences.
Symptômes
Les symptômes de la SEP résultent de la destruction de la myéline et de l’apparition des plaques (sclérose). Comme vu dans la partie définition de la sclérose en plaques, la myéline recouvre les fibres nerveuses. Ce système permet une protection des nerfs, mais de plus améliore la transmission nerveuse.
Une fois la myéline détruite, la transmission nerveuse est amoindrie, provoquant des troubles:
– sensitifs (fourmillements, picotements). Ce sont les premiers signes de la maladie;
– moteurs (spasmes, paralysie transitoire d’un membre, bras, jambe);
– visuels (baisse brutale de l’acuité visuelle, vision floue);
– urinaires (contrôle des urines à incontinence);
– de l’équilibre et de la coordination.
Fréquence des symptômes les plus courants
Selon la Société suisse de sclérose en plaques qui a demandé à des personnes souffrant de la maladie de décrire les symptômes les symptômes les plus souvent enregistrés, il s’agit :
– Engourdissements (61% des cas)
– Troubles visuels (36%)
– Fatigue (32%)
– Troubles de la marche (31%)
– Faiblesse (30%)
Remarque importante :
– L’intensité des symptômes de la sclérose en plaques peut varier d’une personne à l’autre. Certains auront des symptômes plus légers (engourdissement d’une jambe) et d’autres plus graves (troubles de la vision).
– Relevons aussi que la sclérose en plaques serait plus active au printemps et en été. Durant cette période, les nouvelles lésions cérébrales résultant de cette maladie se produisent deux à trois fois plus fréquemment que le reste de l’année, selon une étude américaine parue en août 2010.
Les 3 (ou 4) formes de la sclérose en plaques
On distingue 3 formes de sclérose en plaques, certaines sources parlent de 4 formes.
La plus courante est la sclérose en plaques à forme récurrente-rémittente ou cyclique appelée aussi forme poussée-rémission, c’est-à-dire que la maladie se manifeste par des poussées puis par de longues phases de rémission, cette phase peut durer jusqu’à 25 ans. Ensuite, la forme récurrente-rémittente se transforme en une forme progressive secondaire. Dans cette phase secondaire, il n’y a plus de phases de rémission.
Une autre forme de SEP est la sclérose en plaques progressive primaire qui est directement comme son nom l’indique progressive, c’est-à-dire sans phase de rémission. Cette forme concerne 10 à 15% des patients et se développe souvent à partir de 40 ans.
Certaines sources parlent de 4 formes de sclérose en plaques avec la forme poussée-rémission et 3 formes progressives de la maladie : progressive primaire, progressive secondaire et progressive récurrente.
Remarques sur la SEP
– Dans certains cas (moins de 15% des cas), la phase de rémission peut être très longue voire même définitive.
– Pendant la grossesse, les femmes observent moins de poussées de SEP. Des raisons hormonales (concentration plus élevée d’estriol pendant la grossesse) seraient à l’origine de ces différences. C’est pourquoi des chercheurs américains ont administré de l’estriol chez des femmes souffrant de SEP et ont observé 47% en moins de poussées de la maladie que celles qui recevaient un placebo ou de l’acétate de glatiramère.
Diagnostic
Il faut savoir que le diagnostic de la sclérose en plaques n’est pas toujours simple et que la maladie doit être réévaluée dans le temps pour éviter un faux diagnostic (en effet il peut y avoir un risque de confondre la sclérose en plaques avec d’autres maladies).
Différentes méthodes permettent le diagnostic de la sclérose en plaques :
1. l’observation des signes cliniques;
2. l’IRM;
3. l’examen du LCR (Liquide Céphalo Rachidien) par ponction lombaire.
1. L’observation des signes cliniques
Le diagnostic de la SEP repose essentiellement sur l’observation des signes en premier lieu. En effet, les symptômes apparaissent très brusquement et à plusieurs endroits (atteinte multifocale). Cela est dû à la destruction de la myéline et au dépôt de plaques (sclérose) et donc à la diminution de la transmission nerveuse.
2. L’IRM
Ensuite, on confirmera le diagnostic par des IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique). Cette méthode permet de mettre en évidence les plaques démyélinisées sur les fibres nerveuses.
3. L’examen du LCR par ponction lombaire
La ponction lombaire permet de recueillir le Liquide Céphalo Rachidien (LCR). L’examen de ce dernier peut mettre en évidence la présence de globules blancs et une élévation du pourcentage des anticoprs. Tous ces éléments font partie du système immunitaire du corps humain. Comme vu dans les parties définition de la sclérose en plaques et causes de la sclérose en plaque, la maladie peut apparaître suite à une déficience du système immun. Ce dernier s’attaquant aux tissus du corps humain, le considérant comme étranger.
Complications
L’évolution de la maladie est très variable d’une personne à l’autre. En général, la maladie évolue durant 25 ans, mais cela peut être plus rapide chez certaines personnes.
L’évolution de la SEP se caractérise par des phases de crises (troubles) et de rémission. Les phases de rémission sont assez longues au début (de plusieurs mois à plusieurs années). Ensuite, les crises apparaissent à des intervalles plus réguliers et plus courts.
La transmission nerveuse se faisant de plus en plus mal, le malade pourra souffrir:
– de paraplégie;
– de troubles de la coordination;
– de troubles psychiques.
Ainsi, le malade est amené à souffrir d’une invalidité progressive. Néanmoins les traitements deviennent de plus en plus efficaces et cela permet heureusement de ralentir cette invalidité.
Quand consulter son médecin ?
Il vous faudra évidemment consulter un médecin dans tous les cas lors de suspicion de sclérose en plaques (voir sous symptômes) et/ou lors de la déclaration de la maladie (pas d’automédication!). Vous pouvez également vous orienter vers un spécialiste (neurologue), discutez-en avec votre médecin traitant (de famille) pour trouver la meilleure solution. N’hésitez pas à demander conseil aux associations de patients de la sclérose en plaque dans votre pays en cas de question sur le choix d’un médecin.
Traitements
Le traitement vise à diminuer l’activité du système immunitaire et éviter que ce dernier ne détruise davantage la myéline. C’est pourquoi des corticoïdes ainsi que des immunomodulateurs (inteférons-b) seront utilisés. De plus, il s’agira d’améliorer le confort du malade en réduisant ses troubles (moteurs, incontinence urinaire, rééducation par kinésithérapie).
– Corticoïdes : les corticoïdes seront en général administrés par perfusion en milieu hospitalier. Mais ces derniers seront également pris par injections intramusculaires et par voie orale.
– Interférons-b : L’interféron-b est une protéine ayant des propriétés antivirales et immunomodulateurs. Son action est importante dans la SEP, maladie à caractère auto-immun. Les malades doivent s’injecter le médicament par voie sous-cutanée. Le médicament est indiqué pour réduire les phases de crises.
– L’acétate de glatiramère (aux Etats-Unios le Copaxone®). Il s’agit d’un immunomodulateur.
– Rééducation par kinésithérapie (physiothérapie) : le malade souffre souvent de troubles moteurs. Une rééducation est souvent nécessaire et pourra améliorer son confort de vie. De plus, le médecin pourra lui prescrire du baclofène (Liorésal) afin de réduire les épisodes spastiques.
Nouveaux médicaments – traitements (années 2010)
– Il existe un nouveau médicament contre la sclérose en plaque : le Gilenya® (molécule : fingolimode). Ce médicament développé par le laboratoire pharmaceutique suisse Novartis serait selon la firme 52% plus efficace que les médicaments classiques comme l’interféron.
Le mécanisme d’action de ce médicament est différent des traitements jusqu’à présent sur le marché comme l’interféron. Le fingolimode empêche pour simplifier la libération de cellules de défense qui s’attaquent aux gaines de myéline (lire définition sclérose en plaques).
Toutefois, ce médicament pourrait aussi provoquer de sérieux effets secondaires surtout au niveau cardiaque. Ce médicament doit faire l’objet d’une surveillance cardiaque renforcée dans les 24 heures suivant la première prise, selon l’agence française du médicament (Afssaps).
Il est évident que ce genre de médication implique un suivi médical rigoureux.
– Le principe actif tériflunomie (Aubagio®) est disponible sur le marché suisse depuis fin 2013. Il s’agit d’un traitement oral de fond contre la sclérose en plaques (SEP) chez l’adulte, en vente sur ordonnance. Il permet d’agir sur les poussées de SEP. Ce médicament est strictement contre-indiqué chez la femme enceinte.
– Il existe aussi sur certains marchés (Europe notamment) des anticorps monoclonaux comme l’alemtuzumabe (à la base développé contre la leucémie), capables de cibler les cellules attaquant les neurones lors de sclérose en plaques. Dès fin septembre 2017, l’anticorps ocrelizumab (Ocrevus®) est disponible sur le marché suisse.
– Une étude parue en 2014 a montré que les statines pourraient réduire les lésions du système nerveux. Ces médicaments agiraient aussi lors de troubles physiques en cas de sclérose en plaques de forme progressive secondaire.
– Certains spécialistes estiment que les cannabinoïdes (provenant du cannabis) pourraient aider à reconstruire la gaine de myéline au niveau des neurones et donc devenir un médicament en cas de SEP.
– L’estriol, une hormone féminine, est parfois indiqué lors de SEP.
– L’industrie pharmaceutique continue de travailler pour trouver des nouveaux médicaments. Les anticorps monoclonaux semblent particulièrement prometteurs, certains auraient la capacité de reconstruire la gaine de myéline.
– L’échange de plasma (plasmaapheresis) est une méthode parfois utilisée lors de sclérose en plaques en cas de symptômes sévères et un manque de réponse aux corticoïdes.
– Une étude clinique de phase 2 publiée le 30 août 2018 dans le journal de référence The New England Journal of Medicine (DOI : 10.1056/NEJMoa1803583) a montré que l’ibidulast, médicament disponible notamment au Japon contre l’AVC ou l’asthme, peut aider à réduire des dommages cérébraux chez 255 patients souffrant de la forme progressive de la sclérose en plaques. Les chercheurs ont conclu que l’ibidulast a été associé à une progression plus lente de l’atrophie cérébrale qu’un placebo, mais il a été associé à des taux plus élevés d’effets secondaires gastro-intestinaux, de maux de tête et de dépression. Actuellement les médecins manquent de médicaments pour la forme progressive de la maladie. Si l’ibidulast s’avère efficace dans un groupe plus important de patients, il sera peut-être prescrit par les médecins lors de sclérose en plaques progressive.
Phytothérapie
Il n’existe malheureusement pas de méthodes alternatives véritablement efficaces contre la sclérose en plaques. Cependant, un homéopathe attitré pourra éventuellement vous suivre durant votre traitement et améliorer votre confort de vie. Votre thérapeute pourra, lors d’une anamnèse, identifier vos facteurs déclenchant et travailler « votre terrain ». Il pourra également vous prescrire des remèdes homéopathiques visant à diminuer les troubles engendrés par la maladie.
En phytothérapie vous pouvez essayer l’huile d’onagre (riche en oméga-3) qui pourrait réduire l’inflammation. Comme précisé ci-dessus cela ne remplace en aucun cas un traitement classique et doit être pris comme mesure complémentaire.Publicité
Nous recommandons cependant aux personnes intéressées par les médecines alternatives de n’arrêter en aucun cas votre médication actuelle sans l’avis de votre médecin traitant.
Bons conseils
– Le traitement de la SEP reposant sur l’administration de corticoïdes en grandes quantités, il est essentiel de suivre scrupuleusement le dosage prescrit par votre médecin traitant. (voir aussi traitement)
– Bétaféron : L’administration d’interféron-b se faisant par injections, il est primordial que les patients aient suivi une formation afin de s’injecter correctement le médicament. Un certificat de formation est remis aux malades ayant suivi avec succès leur formation. Le malade doit présenter ce certificat à sa pharmacie lors de la délivrance du premier emballage de médicament.
– Essayez de limiter le stress (surtout violent). En effet selon une étude le stress pourrait augmenter le nombre de lésions nerveuses, notamment au niveau du cerveau.
– La méditation de pleine conscience améliore la qualité de vie des patients atteints de sclérose en plaques. Dépressions, angoisses et états d’épuisement diminuent nettement, comme l’ont montré des chercheurs suisses en 2010.Publicité
– La vitamine D, en particulier à très haute dose (certaines sources parlent de 10’000 UI de vitamine D par jour, d’autres mentionnent de 900 à 1’000 UI par jour), pourrait avoir un effet positif sur la sclérose en plaques. Parlez-en avec votre médecin, il pourra éventuellement vous prescrire une thérapie à base de vitamine D.
Il faut savoir que la vitamine D fait polémique dans le corps médical mondial, certains médecins estiment qu’il pourrait s’agir presque d’un remède miracle pour soigner la sclérose en plaques, d’autres sont plus sceptiques sur l’effet de la vitamine D pour cette indication.
La piste de la vitamine D (synthétisée en partie par le soleil) est apparue car l’incidence de la sclérose en plaques est bien plus haute dans des pays ou régions peu ensoleillés comme la Scandinavie que dans d’autres pays au climat plus tropical comme l’Inde.
Il manque actuellement (année 2018) d’études sérieuses pour savoir si la vitamine D est utile ou non dans la thérapie de la sclérose en plaques. Toutefois, en 2018 une étude australienne s’est montrée critique sur l’impact de la vitamine D sur la sclérose en plaques. Selon les chercheurs de l’Université d’Adélaïde qui ont publié leur étude en juillet 2018 dans le journal scientifique Nutritional Neuroscience (DOI : 10.
Lire aussi : La vitamine D inutile contre Alzheimer et d’autres maladies neurodégénératives comme la sclérose en plaques (étude)
– Lorsque vous souffre des symptômes de la SEP, il est important de bien se reposer.
– Mangez sainement, consommez notamment des oméga-3.
Prévention
Comme les causes de la SEP sont mal connues, il est difficile de prévenir la maladie de façon efficace. Par contre, il existe des mesures utiles lors du traitement de la SEP (voir ci-dessus). Certains conseils peuvent toutefois s’avérer utiles comme :
– Ne pas fumer serait un moyen de prévenir la maladie. Le tabagisme semble aussi favoriser les poussées de SEP.
– Une prise régulière de vitamine D pourrait prévenir l’apparition de la maladie. Toutefois, comme on l’a vu sous Bons conseils ci-dessus, cette recommandation a été remise en question par une étude australienne publiée en 2018 (DOI : 10.
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Sources & Références :
Université du Queensland (Australie), Société suisse de sclérose en plaques, Mayo Clinic, Communiqué de presse de l’Université de Rochester (Etats-Unis) en juillet 2017 suite à une étude publiée dans la revue scientifique Scientific Reports, Données sur le Brésil (sous Epidémiologie) : Association Brésilienne de Sclérose en Plaques et Folha de S.Paulo (édition du 4 août 2017), PNAS (DOI: 10.1073/pnas.1711235114), Nutritional Neuroscience (DOI : 10.
Personne responsable et impliquée dans l’écriture de ce dossier :
Xavier Gruffat (Pharmacien et Rédacteur en chef de Creapharma)
Crédits photos :
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