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Anxiété, problèmes de sommeil, dépression… Le semi-confinement de mars à avril 2020 a provoqué un stress psychologique considérable chez les enfants et les adolescents., réalisée par l’Université de Zurich et la Haute Ecole de la Santé La Source à Lausanne, estime que la pandémie aurait affecté la santé mentale d’un tiers des personnes âgées de moins de 18 ans.
Le rapport met en exergue un autre constat: la santé psychique des filles et jeunes adolescentes aurait subi un impact plus important que celle des garçons: 9,7% d’entre elles se seraient senties déprimées durant le confinement, contre 4,6% des garçons. L’étude a été menée auprès de 1146 enfants et adolescents âgés de 12 à 17 ans.
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Source : "Stress and Mental Health Problems During First COVID-19 Lockdown", Université de Zurich, 3 mai 2021.
Difficultés émotionnelles
, réalisé cette fois par Santé Publique France, corrobore les hypothèses avancées par l’étude suisse. Parmi les points saillants, il ressort que 32,7% des filles et jeunes adolescentes ont connu plus de difficultés que d’habitude pour s’endormir, contre 21,9% des garçons.
Près de 14,7% d’entre elles ont fait plus de cauchemar, contre respectivement 5,6% des garçons. Leur alimentation a également été plus perturbée: 26,4% d’entre elles ont indiqué manger plus que d’habitude, pour seulement 13,5% des garçons.
Elles sembleraient aussi avoir rencontré davantage de difficultés émotionnelles. "Elles se sentaient le matin beaucoup plus tristes, préoccupées, nerveuses et fatiguées, moins détendues et s'ennuyaient beaucoup", souligne le rapport.
Charge mentale
Comment expliquer ces différences? Les chercheurs avancent plusieurs hypothèses. "Les filles semblent s'inquiéter davantage de la maladie et sont généralement plus prudentes que les garçons", souligne Meichun Mohler-Kuo, co-auteure de l'étude zurichoise. "Elles auront donc tendance à suivre les règles plus strictement, à rester à la maison et à avoir moins d'interactions sociales. C'est une des raisons qui expliqueraient pourquoi elles auraient plus souffert que les garçons", détaille-t-elle.
Le rapport français explore deux autres pistes. Premièrement l'écart entre les genres pourrait s'expliquer "par un stress perçu plus important chez les filles que les garçons ou des différences de modalités de réponse entre sexes, les filles étant plus enclines à exprimer leurs émotions". D'autre part la répartition genrée des tâches éducatives et domestiques au sein de la famille s'est alourdie pendant le confinement: l'étude constate que les filles étaient plus nombreuses que les garçons à devoir s'occuper de leurs frères et sœurs.
Que l'on soit une fille ou un garçon, le rapport souligne quelques facteurs améliorant le bien-être et la santé psychique: le fait d'avoir accès à un jardin ou à un balcon, la possibilité de s'isoler ou bien encore une bonne connexion à Internet.
Saje/Fanny Moille