Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06880.jsonl.gz/1130

Le tampon « J »
1935-1944
A la fin de la guerre, en 1945, la découverte de la réalité de l'extermination des juifs provoque un malaise en Suisse. La population sera informée de la véritable histoire du « Tampon J » bien après la Deuxième Guerre mondiale. En 1954, l'historien Carl Ludwig rédige un rapport sur le sujet, publié en 1957, qui révèle l'existence de négociations entre l'Allemagne et la Suisse sur le fameux « J ». L'opinion publique est... désagréablement surprise.
En 1971, Paul Grüniger, ancien commandant de la police cantonale de Saint-Gall sanctionné pour avoir refusé d'appliquer les mesures fédérales de refoulement des réfugiés juifs, est honoré par la fondation juive Yad Vashem pour avoir sauvé... plus de 2000 Juifs.
Dans les années 1990, la publication du rapport d'historiens dit « Bergier », très critique vis-à-vis des agissements de la Suisse durant la Deuxième Guerre mondiale, soulève un vif débat en Suisse.
En 1991, le vice-consul de Suisse à Budapest Carl Lutz est honoré pour avoir délivré illégalement des dizaines de milliers de visas à des Juifs hongrois, ce qui lui valut une mauvaise notation des autorités fédérales.
En 1995, vingt-trois ans après sa mort, Paul Grüninger, ancien commandant de la police cantonale, est réhabilité par son canton, Saint-Gall.
Participez au Quizz
Le tampon « J »
A lire également
L'étincelle se produit à Sarajevo. L'archiduc François Ferdinand de Habsbourg est abattu en pleine rue par un nationaliste serbe.
Elle est évoquée pour la première fois par le président américain Woodrow Wilson au sortir de la Première Guerre mondiale.