Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07115.jsonl.gz/650

Les sous-secteurs qui manifestent les signes de précarité les plus forts se trouvent pour la plupart en ville de Genève ou dans la commune de Vernier (18 sur les 22 sous-secteurs identifiés comme tels dans le canton). Par rapport à Vernier, où la proportion de sous-secteurs touchés est particulièrement importante, la ville présente une certaine diversité dans le niveau de précarité des sous-secteurs qui la compose.
Par rapport à sa population, Vernier est ainsi la commune du canton la plus touchée par la précarité : 65 % de ses habitants résident dans un sous-secteur manifestant une très forte présence de signes de précarité. Cette proportion s’établit à 8 % pour la ville de Genève, soit un niveau inférieur à la moyenne cantonale (11 %). La précarité y est la plus marquée dans les quartiers de Jonction - Plainpalais, de Charmilles - Châtelaine ainsi que de Bâtie - Acacias.
Dans les communes de Carouge, Chêne-Bourg, Onex et Versoix se trouve un sous-secteur qui manifeste les signes de précarité les plus forts. Les 39 autres communes du canton sont absentes de cette liste, y compris Lancy et Meyrin, deux communes qui dépassent pourtant le seuil de 20 000 habitants ; la précarité n’y est évidemment pas absente, mais elle apparaît de manière peu marquée.
Dans le cadre de cette étude, la précarité globale est obtenue au moyen de dix indicateurs pertinents regroupés en quatre thèmes (revenu, emploi, famille et logement). Elle résulte d’une accumulation de signes de précarité : plus ces signes sont nombreux, plus la précarité est considérée comme élevée. La méthodologie suivie s’inspire grandement des travaux de l’Institut national français de la statistique et des études économiques (INSEE), qui a notamment mené plusieurs études dans les grandes agglomérations de la région Rhône-Alpes.