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"Il n'y a pas de migrants dans les rues de la capitale hongroise", écrit La Repubblica.
"Viktor Orbán, le Premier ministre hongrois, est démocrate dans un certain sens, du moins avec les réfugiés : il persécute tout le monde, il ne discrimine pas", lit-on dans les colonnes de La Repubblica. Selon l'auteur, peu importe qu'une personne fuit la guerre, qu'elle soit malade ou incapable de marcher, qu'elle soit une femme enceinte ou un enfant, elle ne peut pas rester en Hongrie.
On comprend, écrit l'article, l'affinité électorale de Matteo Salvini, l'homme politique de la Ligue du Nord, et de Giorgia Meloni, la présidente du parti des Fratelli d'Italia, avec le Premier ministre hongrois, en poste depuis 2010 et théoricien enthousiaste de la "démocratie illibérale".
Il n'y a pas de migrants dans les rues de la capitale hongroise,
déplore le journal italien.
La plupart des gens sont partis vers l'Ouest ou sont rentrés chez eux, il n'y en avait pas 800'000, ce n'étaient que des frontaliers. "Gonfler le nombre était une excellente stratégie pour obtenir plus de fonds de Bruxelles", a déclaré András Léderer, haut responsable du Comité hongrois d'Helsinki, ajoutant que seuls 27'000 Ukrainiens ont été soutenus. Les autres ont fui deux fois: du pays en guerre et du pays qui ne veut pas de réfugiés, lit-on dans le journal.
(Mandiner)
traduction: Albert Coroz
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Ndt: Bien entendu, tout cela est caricatural, même s'il est vrai que peu d'Ukrainiens ont demandé l'asile sur les 800'000 réfugiés: la majorité d'entre eux ne sont restés que temporairement en Hongrie et, constatant la maigreur de l'aide, se sont dirigés vers l'Ouest.
Nous dirons que ceux qui restent sont les vrais réfugiés.
Le 2 août, par exemple, en 24 heures, 6042 réfugiés ukrainiens sont arrivés en Hongrie depuis le Nord-Est et 6036 depuis la Roumanie, une journée relativement calme en terme de réfugiés ukrainiens. Sur ces quelque 12'000 personnes, seules 257 ont demandé un permis d'établissement provisoire de 30 jours. Si ces réfugiés veulent rester en Hongrie, ils ont 30 jours pour une demande de permis définitif.
Tous les réfugiés ukrainiens reçoivent des soins médicaux et beaucoup d'entre eux en ont besoin. Les enfants, les femmes enceintes, les vieillards et les handicapés reçoivent une attention toute particulière. Les bénévoles, les associations caritatives et les églises sont très présents. Après six mois de travail sans relâche, ils sont sur les rotules, mais restent tous au front avec détermination.
Les Ukrainiens qui demandent l'asile en Hongrie sont aidés à se loger, à se nourrir et à prendre des cours de hongrois durant trois mois. Puis ils sont contraints à se débrouiller rapidement. Les réfugiés ont avantage à accepter le premier job qui se présente à eux, et la restauration, l'agriculture en proposent en abondance. Mais s'ils sont bien formés, d'autres postes s'ouvrent aussi à eux.
Nous voudrions bien que la Suisse en prenne de la graine, car chez nous moins de 2% travaillent, et la majorité de ces 2% sont recyclés dans l'asile business.
Sans oublier que nous avons des Érythréens, des Somaliens, des Pakistanais, des Afghans, qui sont en Suisse avec un statut de réfugié depuis des dizaines d'années mais sont toujours assistés, et probablement le pire est encore à venir.