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Un kamikaze a fait exploser samedi une voiture piégée devant le palais présidentiel de Moukalla, dans le Sud du Yémen, tuant 26 soldats. L'attaque, revendiquée par Al-Qaïda, est survenue peu après la prestation de serment du nouveau président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi.
En prêtant serment, M. Hadi s'est engagé à "préserver l'unité du pays, son indépendance et son intégrité territoriale" et de continuer à combattre Al-Qaïda qui n'a cessé d'étendre son influence dans le pays.
Unique candidat lors de la présidentielle de mardi, l'ancien vice-président a été élu avec plus de 99% des voix. Il remplace Ali Abdallah Saleh, qui a quitté le pouvoir sous la pression de la rue après 33 ans à la tête du pays, dans le cadre d'un accord politique élaboré par les monarchies arabes du Golfe.
Retour de Saleh
L'ancien président Saleh a regagné Sanaa tôt samedi, en provenance des Etats-Unis où il a effectué un séjour médical. Dans une déclaration, il a invité les Yéménites à apporter leur soutien au nouveau pouvoir pour "reconstruire le pays" et "venir à bout des conséquences de la crise qui l'a secoué pendant un an".
Le statut de M. Saleh pendant la période intérimaire qui s'ouvre suscite des interrogations, d'autant plus que ses proches continuent de diriger d'importants services de sécurité, notamment la Garde républicaine, corps d'élite de l'armée, qui est sous le commandement de son fils Ahmed.
Une source diplomatique a estimé difficile pour M. Saleh de rester à l'écart du jeu politique. "Il va changer tout simplement de costume", a-t-elle estimé.
ATS