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«J'ai pu utiliser toute la largeur de la route, comme les professionnels»
«Tout est parti d'un cadeau d'anniversaire. Pour mes soixante ans, ma femme m'a offert la participation au «Cornèrcard Cancellara Challenge» dans le Tessin. C'est ainsi que j'ai pris le départ pour la première fois à Bellinzone en 2014. Comme, cette année-là, la nouvelle série de courses inscrites au défi du Tour de Suisse était ouverte, je me suis inscrit immédiatement. Chaque saison, je participe à une dizaine de courses: par exemple la Fricktaler Cup et le championnat bâlois de cyclisme amateur. Mais cette année, j'ai dû économiser mes jours de vacances en raison d'un long congé au mois d'avril. J'ai donc dû renoncer, la mort dans l'âme, à prendre le départ de trois des quatre TdS Challenges. En effet, le «Ötztal Challenge» jusqu'au Rettenbachgletscher avait lieu pendant la semaine de travail, le mercredi 17 juin 2015.
Je n'ai appris qu'au début de la saison cycliste que mon camarade de club Kurt Fahrni s'était aussi inscrit au TdS Challenge. Même lors des courses, nous ne nous sommes pratiquement pas vus. Pris dans la le feu de l'action, on perd un peu la vue d'ensemble. Ce qui m'a plu, c'est que le personnel de sécurité du Tour de Suisse a sécurisé la piste et que nous autres, amateurs, avons pu utiliser toute la largeur de la route, comme les professionnels. Il n'y a qu'ici que nous avons ce privilège.
Lors du «Morgarten-Memorial», le circuit de samedi à Risch/Rotkreuz, j'ai malheureusement raté la remise des prix alors que j'avais la troisième place de la catégorie Masters IV. J'ai entendu par les haut-parleurs que la cérémonie aurait lieu plus tard. J'ai profité de l'attente pour me restaurer dans mon véhicule. A mon retour sur le podium, la cérémonie avait déjà eu lieu. Cela m'a un peu frustré.
C'est la raison pour laquelle je n'ai pas laissé passer l'occasion de monter sur le podium après ma victoire dans ma catégorie lors du «City Circle» de Berne. Une heure avant le départ à Berne, il pleuvait encore. Sincèrement, je ne ressentais pas une forte envie de rouler. Dès le début, j'ai eu la chance d'évoluer dans un bon groupe. Mais à soixante-deux ans, je ne suis plus le plus rapide sur les routes de montagne. C'est pour cela que j'ai voulu attaquer très tôt. Et j'y suis arrivé. Je suis parvenu à me tenir en tête du groupe. L'humidité associée aux courbes complexes à l'angle de plusieurs bâtiments m'a donné quelques difficultés, et j'avais les pieds qui tremblaient à cause des pavés de la vieille ville. La section la plus impressionnante à Berne a été pour moi la Gerechtigkeitsgasse. Les spectateurs, l'ambiance, la fontaine au milieu du parcours et le bruit des vélos de course sur les pavés ont créé un décor très particulier. Si tout se passe bien, je reviendrai l'année prochaine.»