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L'ONU demande des investigations indépendantes après le décès lundi de l'opposant vénézuélien Fernando Alban. Le gouvernement affirme qu'il s'est suicidé, alors que son parti accuse celui-ci de l'avoir tué.
"Nous sommes inquiets" par ce décès et par le fait qu'il n'ait pas été déféré devant un juge dans les 48h qui ont suivi son arrestation, a dit mardi devant la presse à Genève une porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme. Le gouvernement vénézuélien a déclaré lundi que cet opposant s'était suicidé en se jetant du dixième étage du siège des services de renseignement du Venezuela (SEBIN), où il était détenu.
Plus largement, les détenus au Venezuela se trouvent dans des conditions difficiles et n'ont souvent pas accès à des soins adaptés, a ajouté la porte-parole. Le Haut-Commissariat appelle à la libération immédiate de 59 Colombiens détenus au Venezuela depuis deux ans sans inculpation.
Les Colombiens, arrêtés en 2016, se trouvent dans une seule cellule. Ils n'ont pas suffisamment accès à la nourriture, à l'eau et aux médicaments. Beaucoup d'entre eux seraient malades et l'un d'entre eux aurait été acheminé récemment dans un centre de santé des forces de sécurité. Plusieurs dizaines d'autres personnes auraient déjà été libérées, dont l'une est décédée après sa sortie de détention.
Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme appelle les autorités à améliorer cette situation. Mais plus largement, le moment est venu de les libérer, a affirmé la porte-parole.
Ces Colombiens ont été accusés de faire partie des paramilitaires mais aucune inculpation n'a été lancée. Un juge avait décidé en novembre dernier qu'ils devaient être relâchés sans condition.