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3.10.2011
Le SRED publie une sélection d'indicateurs clés sur le système genevois d’enseignement et de formation
Quelle a été l'évolution récente des effectifs scolarisés dans l'enseignement public et privé? Le nombre d'élèves résidant en France voisine continue-t-il d'augmenter dans les écoles genevoises? Quel a été l'investissement de la collectivité dans l'éducation? Quelles sont les compétences des élèves à la fin de l'école primaire? Combien d'élèves vont à l'accueil parascolaire? C'est dans la nouvelle publication du service de la recherche en éducation (SRED) que se trouvent les réponses.
Le service de la recherche en éducation (SRED) publie une sélection d'indicateurs clés, dans une version condensée de «L'enseignement à Genève» qui fournit une photographie du système genevois d'enseignement et de formation, à travers 80 pages de tableaux, graphiques, cartes et commentaires. Voici quelques points forts contenus dans cette brochure 2011, consultable sur le site: http://www.ge.ch/recherche-education/evaluations-indicateurs/Une population scolaire qui a globalement augmenté depuis 2005
A Genève, dans l'enseignement public, la population scolarisée a augmenté globalement de 2'000 personnes entre 2005 et 2009 pour atteindre près de 90'000 élèves ou étudiants. Les évolutions sont toutefois contrastées selon le niveau d'enseignement: ces dernières années, les effectifs de l'enseignement primaire public ont légèrement diminué (-2% entre 2005 et 2009), alors que les effectifs de l'enseignement postobligatoire continuent à croître de manière soutenue (+13% entre 2005 et 2009). Cette augmentation est due essentiellement à la présence de générations nombreuses mais aussi à l'allongement structurel des durées de formation (comme par exemple la maturité spécialisée complétant le cursus de l'École de culture générale par une année supplémentaire) ou à la création des structures d'insertion pour les jeunes à faible capital scolaire. Dans le cas de l'enseignement primaire public, il faut noter que, si les effectifs baissent légèrement, certaines communes du canton ont dû faire face, durant cette période, à une forte augmentation du nombre d'élèves à scolariser: Confignon, Aire-la-Ville, Grand-Saconnex, Bellevue.Une forte demande de services parascolaires
Le contre-projet à l''initiative populaire IN 141 «Accueil continu des élèves», accepté par le peuple le 28 novembre 2010, fait écho à une forte demande sociale de services parascolaires pour concilier vie familiale et vie professionnelle. En 2009, le nombre d'enfants usagers de l'accueil parascolaire le midi (environ 10'200 présents en moyenne chaque jour) et en fin d'après-midi (4'000 enfants) a quasiment doublé depuis l'année 2000. De plus, l'augmentation globale de la fréquentation le midi s'est accompagnée d'une intensification de la fréquentation sur la semaine: en 2009, près de la moitié des usagers (et donc près du quart des écoliers) vont au restaurant scolaire chaque jour d'école.Des parcours encore difficiles pour les enfants de milieu modeste ou défavorisé
A la fin de l'école primaire, moment-clé de l'orientation pendant la scolarité obligatoire, les enfants issus de milieu modeste ou défavorisé sont, en 2009, plus nombreux à ne pas atteindre le seuil de réussite aux épreuves cantonales. En compréhension de l'écrit, leur score est en moyenne tout juste égal au seuil de réussite fixé par l'institution scolaire ; 42% d'entre eux n'atteignent pas ce seuil (contre 14% des enfants de cadres supérieurs).
Face à la persistance de l'inégalité des chances tout au long du processus d'orientation et à l'accroissement des inégalités sociales observé depuis le début des années 2000, un Réseau d'enseignement prioritaire (REP) a été créé dès 2006. Il vise spécifiquement les établissements accueillant une population particulièrement défavorisée sur le plan social.
A la rentrée 2009, quinze établissements primaires localisés dans cinq communes faisaient partie du REP, et bénéficiaient de ressources supplémentaires, comme par exemple, un éducateur/trice, permettant notamment un taux d'encadrement plus favorable et une diminution de deux élèves environ par classe. Le but de cette différenciation de moyens étant d'essayer de faire progresser les élèves en difficulté. Le REP est toutefois un dispositif récent dont l'impact ne pourra réellement se mesurer qu'à moyen et long terme.Ralentissement de l'augmentation des effectifs de l'enseignement privé
Dans l'enseignement privé, les effectifs d'élèves scolarisés du niveau enfantin à secondaire II de type général ont fortement augmenté entre 2005 et 2009 (+1'900 élèves, soit +20%). Les écoles privées accueillaient 11'500 élèves en 2009, soit 16% des élèves scolarisés du niveau enfantin jusqu'au niveau secondaire II de type général. A noter toutefois qu'ils ont moins augmenté au cours de l'année 2009 (+200 élèves par rapport à 2008 contre +500 à +600 par an auparavant), vraisemblablement en lien avec la crise financière et économique qui a touché, comme ailleurs, le canton de Genève.Le nombre d'élèves résidant en France voisine continue à augmenter mais de façon moins soutenue
4'200 élèves/étudiant-e-s (hors Université) résidant en France voisine étaient scolarisés dans une école publique ou privée genevoise en 2009, soit 850 de plus qu'en 2005 (dont 350 dans les seules écoles privées). C'est une augmentation soutenue, mais légèrement plus faible que dans la première moitié des années 2000 marquée par la signature des Accords bilatéraux avec l'Union européenne, et qui concerne principalement la scolarité obligatoire ou les formations secondaire II de type général. Cette augmentation est vraisemblablement liée à l'émigration de familles de l'autre côté de la frontière dans un contexte de pénurie de logements dans notre canton. Dans l'enseignement public, pour ces niveaux d'enseignement, plus de 80% des élèves non résidents sont de nationalité suisse. C'est très probablement cette pénurie de logements qui incite également une partie des employés internationaux à s'installer hors du canton entraînant ainsi une forte augmentation du nombre d'élèves de nationalité étrangère résidant en France voisine et scolarisés dans une école privée genevoise.Hausse des ressources investies dans l'éducation en 2009
En 2009, les dépenses du DIP ont été de 2,2 milliards de francs. Après une forte tendance à la baisse depuis plusieurs années, les dépenses éducatives ont connu en 2009 une croissance supérieure à celle de l'ensemble des dépenses de l'Etat et leur part atteint près de 29% des dépenses totales.
Il faut toutefois noter que la plus grande part de l'augmentation des charges du DIP est due à un changement comptable et notamment au nouveau calcul des charges de bâtiments à présent imputées au DIP sous forme de loyer.
Le nombre de postes a globalement augmenté entre 2005 et 2009 (+94 postes dont 65 postes d'enseignants). Cette hausse recouvre toutefois des évolutions différentes selon le niveau d'enseignement, le nombre de postes enseignants ayant diminué dans l'enseignement enfantin et obligatoire (-135 postes parallèlement à la baisse du nombre d'élèves), et augmenté dans l'enseignement postobligatoire (+80 postes) pour faire face à la croissance soutenue des effectifs d'élèves durant la période.Nouvel attrait de la formation de culture générale
Les effectifs de l'École de culture générale ont augmenté de plus de 900 élèves entre 2005 et 2009 (en incluant la maturité spécialisée). Créée en 2005, la maturité spécialisée permet notamment l'accès à certaines formations HES et a contribué à modifier le profil des élèves entrant dans cette école. Les jeunes se dirigent un peu plus souvent que les années précédentes vers l'École de culture générale après avoir suivi leur scolarité dans une filière à exigences élevées: 9% des élèves scolarisés au postobligatoire et provenant d'un regroupement A du Cycle d'orientation vont à l'ECG en 2009 contre 5% en 2005.Pour tout complément d'information: Dominique Gros, directeur ad interim du SRED, T. 022 546 71 40
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