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Selon HEW, cette tuyauterie ne présente pas d'importance pour la sûreté et elle n'est utilisée que pour la mise à l'arrêt de la centrale. Lors de l'incident, la fuite a pu être isolée après quatre minutes déjà. Aucune matière radioactive n'a été rejetée dans l'environnement, et le personnel n'a pas été mis en danger. L'exploitant de la centrale, la KKB GmbH, a annoncé l'événement à l'autorité de surveillance conformément aux procédures.
La rupture de la conduite a été provoquée par une réaction de gaz de radiolyse (hydrogène et oxygène) qui s'était accumulé en quantité importante de manière inaperçue. Ce 14 décembre 2001, le personnel d'exploitation a supposé que la fuite était minime et a exclu les proportions du dégât que l'on allait découvrir ensuite, ce qui a été à la base de la décision de poursuivre l'exploitation en puissance de la centrale sans inspection de la fuite. Cette décision a envenimé les rapports entre l'exploitant et l'autorité de surveillance à Kiel. Après examen de toutes les questions en suspens, le chef de la centrale nucléaire de Brunsbüttel a endossé toute la responsabilité de l'incident et a proposé sa démission afin de rétablir les rapports de confiance vis-à-vis de l'autorité, de garantir la remise en service rapide de l'installation et d'assurer ainsi les emplois occupés à la centrale. Le comité et la direction ont accepté cette démission malgré le fait qu'aucune faute personnelle ne puisse être imputée au chef de la centrale.
Source
H.K./C.P. d’après un communiqué de HEW du 7 juin 2002