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Une nouvelle victoire de taille se profile pour l'Ukraine dans le sud du pays. Les troupes de Kiev seraient en passe de libérer le village de Verbove, situé dans la région de Zaporijia, l'un des théâtres de la contre-offensive ukrainienne. Selon des sources russes, les troupes ukrainiennes occupent actuellement la moitié de ce hameau d'un millier d'habitants.
Ce qui rend cette avancée si cruciale, c'est l'emplacement du village: Verbove est situé sur la principale ligne de défense russe, un complexe réseau de mines, dents de dragons et tranchées qui a lourdement ralenti les opérations menées par Kiev jusqu'à présent. Or, il semblerait que les forces ukrainiennes soient parvenues à percer cette ligne à l'ouest de Verbove.
Des vidéos diffusées pendant le week-end montrent les blindés ukrainiens opérer derrière cette ligne défensive. Une information confirmée par le général Oleksandr Tarnavskyi, qui a affirmé aux micros de CNN que ses troupes avaient réalisé une «percée» près de Verbove et qu'elles continuaient d'avancer.
Les Russes disposent d'autres fortifications au-delà de Verbove, affirme le centre de réflexion américain «Institute for the Study of War» (ISW). Pourtant, la ligne que les forces ukrainiennes viennent de percer est «la mieux fortifiée de la région». Il s'agit d'une «ceinture quasi-contiguë de fossés anti-véhicules, de dents de dragon et de positions de combat».
C'est la deuxième fois que Kiev parvient à franchir la ligne de défense russe. Début septembre, l'armée ukrainienne avait ouvert une brèche près du village de Robotyne après des combats acharnés. Verbove se trouve à quelques kilomètres seulement à l'est de Robotyne.
Malgré ces avancées, le succès de l'opération est encore loin. L'ISW souligne que la situation reste «dynamique et floue» et qu'il est «trop tôt pour prévoir si les forces ukrainiennes réaliseront une percée opérationnelle dans ce secteur du front».
En d'autres termes, Verbove et Robotyne ne sont que les premiers pas. Le général Oleksandr Tarnavskyi a déclaré que, pour que la contre-offensive soit couronnée de succès, les forces ukrainiennes doivent au moins atteindre la ville stratégique de Tokmak, située plus au sud.
Le général a avoué que ses troupes avancent plus lentement que prévu. «Ce n'est pas comme dans les films sur la Seconde Guerre mondiale», a-t-il affirmé, tout en soulignant que «l'essentiel est de ne pas perdre l'initiative».
L'ISW partage ce point de vue. Selon le think tank, un «succès significatif» de l'Ukraine dans cette zone pourrait se produire, mais seulement si ces trois hypothèses se vérifient:
L'ISW estime que l'armée russe ne dispose pas de forces suffisantes pour assurer la totalité de ses défenses en profondeur dans l'ouest de la région de Zaporijia.
Cette pénurie pourrait empêcher la Russie de déployer suffisamment de soldats dans les lignes qui se trouvent au-delà de Verbove. Si celles-ci sont faiblement occupées, les forces ukrainiennes devraient être en mesure d'opérer plus rapidement, estime l'ISW. Les deux premières conditions pourraient donc être bientôt remplies, mais le centre de réflexion invite à la prudence:
«Les observateurs doivent être patients», ajoute l'ISW, «et doivent s'attendre à ce que la contre-offensive ukrainienne se poursuive pendant l'hiver 2023 et le printemps 2024». Ce que Kiev a d'ores et déjà assuré.
Treize semaines, c'est peu. Le 15 janvier prochain, le caucus de l'Iowa dégoupillera officiellement la sélection du candidat républicain pour la présidence américaine. Dans l'histoire, jamais un lièvre n'a pu, à ce stade du processus, bénéficier de l'avance détenue actuellement par Donald Trump dans les sondages. C'est sans doute l'une des raisons qui font naître un débat précoce et animé sur l'identité de son vice-président potentiel. Trump, lui, joue la montre et s'amuse régulièrement avec cette question, en semant autant le doute que des indices.