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La quête vers l'éternité de Lionel Messi prendra fin ce dimanche à Doha. Le capitaine de l'Argentine bénéficiera d'une seconde chance pour rejoindre Diego Maradona dans la légende. L'Albiceleste disputera pour la sixième fois de son histoire la finale de la Coupe du monde à la faveur de son succès 3-0 devant la Croatie. Elle en a gagné deux, dont celle de 1986 avec Diego Maradona, et perdu trois autres, dont la dernière en 2014 avec Lionel Messi.
Dimanche face à la France ou le Maroc, le no 10 de l'Argentine peut à 35 ans obtenir ce Graal qui semblait si loin après une élimination sans gloire en 8e de finale il y a quatre ans. Face à la Croatie, Lionel Messi a été à la hauteur de l'évènement. Buteur et passeur décisif, il est toujours l'arme absolue d'une équipe qui sait également tirer parti de la jeunesse d'Enzo Fernandez (21 ans) et de Julian Alvarez (22 ans).
Titularisés après la défaite initiale contre l'Arabie saoudite, le demi de Benfica et l'attaquant de Manchester City ont donné un nouveau souffle à une équipe qui peut aborder l'échéance de dimanche avec une certaine sérénité. Sa maîtrise en demi-finale face à la formation qui avait fait pleurer Neymar et le Brésil quatre jours plus tôt fut pour le moins frappante.
Cinq minutes ont suffi à l'Argentine, ou plutôt à Julian Alvarez, pour plier l'affaire. Après un long round d'observation, l'Argentine provoquait le premier décalage qui devait lui permettre d'ouvrir le score à la 34e minute. Enzo Fernandez trouvait, en effet, Alvarez dans l'axe pour une percée qui débouchait sur un penalty logique en raison de l'obstruction commise par Dominik Livakovic.
Le gardien croate était, ensuite, impuissant devant la frappe de Lionel Messi qui inscrivait son cinquième but dans cette Coupe du monde, le troisième déjà sur penalty.
A la 39e, Messi était cette fois le passeur pour un rush presque improbable d'Alvarez sur une rupture menée après un corner croate. Celui qui est la doublure d'Erling Haaland à Manchester City bénéficiait de trois contres favorables pour conclure et pour donner un avantage conséquent à ses couleurs. Les chants des quelques 40'000 supporters argentins pouvaient redoubler. L'Albiceleste était sur une voie royale.
A la reprise, les Croates prenaient tous les risques avec notamment le recul d'Ivan Perisic en défense et l'introduction du buteur contre le Brésil Bruno Pettkovic. Mais face à un adversaire qui, malgré la titularisation de son bad boy Leandro Paredes, a su afficher le sang-froid nécessaire pour ne pas commettre les mêmes débordements que face aux Pays-Bas, les Croates se retrouvaient devant une véritable «montagne».
Qu'ils ne pouvaient plus escalader après le 3-0 de la 69e minute d'Alvarez à l'issue d'une action du génie de Messi. Sur le côté droit, le no 10 se jouait du malheureux Josko Gvardiol pour signer un assist qui s'apparentait à un véritable chef-d'oeuvre. La passe en retrait parfaite qui a suivi ce débordement merveilleux sonne comme un avertissement envoyé aux défenseurs qu'il trouvera sur sa route dimanche. Ils devront être très forts pour le priver de son rêve. (fxp-fr-sda-rtp/ats)
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