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Les délégués de l'UDC ont élu sans surprise et à l'unanimité le Bernois Albert Rösti à la tête du parti. Il a déclaré, après son élection, vouloir donner la cadence, chose qu'il a confirmée en jouant un morceau de batterie.
Âgé de 48 ans, Albert Rösti succède à Toni Brunner (SG), qui avait annoncé sa retraite en janvier après huit ans à la tête du parti. M. Rösti est un agronome diplômé et siège pour l'UDC bernoise au Conseil national depuis 2011.
Il prend la direction du parti dans une période de réussite, a dit M. Rösti. "Il ne faut pas devenir paresseux maintenant". Chaque votation et chaque élection doit être gagnée.
La première épreuve se profile avec la votation sur la révision de la loi sur l'asile le 5 juin. Grâce à une plus forte présence au Conseil fédéral et au Parlement, le parti devra moins souvent recourir aux initiatives et aux référendums, a laissé entrevoir le nouveau président. Ces voies seront empruntées lorsqu'elles seront nécessaires.
Il ne fera pas une autre politique que ses prédécesseurs, a-t-il promis. L'UDC s'engagera toujours pour l'indépendance, la liberté et la sécurité.
Avec M. Rösti, la boucle est bouclée, a déclaré le président sortant Toni Brunner, en se référant à son prédécesseur Adolf Ogi. Tous deux sont originaires de Kandersteg (BE). Albert Rösti a grandi dans une ferme de montagne, mais a quand même osé la voie académique. Il réussit le grand écart, dont on croit l'UDC incapable.
ATS