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Plus de 600 milliards de dollars d'obligations vertes sont en circulation, soit plus que le marché des titres à haut rendement en EUR.
L'investissement durable attire de plus en plus l'attention des investisseurs «traditionnels». D'autant plus que les rendements attendus ne sont pas différents de ceux des placements conventionnels.
Les obligations vertes, par exemple, permettent aux investisseurs de contribuer à atténuer le changement climatique, tout en obtenant sur l'ensemble du cycle économique des rendements qui sont – et devraient rester – similaires à ceux des obligations de qualité investment grade (IG).
Les détenteurs d'obligations vertes et non vertes d'un émetteur assument un risque de crédit identique, de sorte que, pour ces obligations qui sont par ailleurs similaires, les rendements devraient s'équivaloir.
Le segment des obligations vertes existe depuis plus de dix ans sur le marché du revenu fixe. Depuis 2014, les émissions se sont accélérées. Actuellement, plus de 600 milliards de dollar d'obligations vertes sont en circulation, soit plus que le marché des titres à haut rendement en EUR. Cette année, presque chaque mois, les volumes émis battent des records, et bon nombre de sociétés ont lancé leurs premières obligations vertes.
à sa propre norme sur les obligations vertes.
Le choix plus étendu et l'activité régulière sur le marché primaire permettent aux investisseurs de se diversifier largement à travers une gamme de durées et de devises comparable à celles du marché de l'IG élargi. La demande d'obligations vertes continue de dépasser l'offre, ce qui entraîne des offres fermes pour la plupart des titres.
L'adhésion à des normes telles que les «Green Bond Principles» publiés par l'Association internationale des marchés financiers (ICMA) reste sur base volontaire, mais de nombreux émetteurs d'obligations vertes choisissent de faire certifier leur conformité par un organisme externe.
L'Union européenne travaille actuellement à sa propre norme sur les obligations vertes, de sorte qu'une réglementation officielle pourrait bientôt remplacer l’actuel modèle volontaire et estomper les préoccupations des investisseurs quant à certaines obligations soi-disant vertes ou durables.
Récemment, la nouvelle présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a annoncé que son institut envisageait d'orienter davantage ses achats d'obligations d'entreprises vers des titres respectueux de l'environnement – comme les obligations vertes –, ce qui pourrait donner un élan supplémentaire à cette catégorie d'actifs.
peuvent trouver ce segment attractif.
Même les investisseurs qui ne s'identifient pas comme «verts» peuvent trouver ce segment attractif, en particulier à ce stade du cycle économique. En règle générale, les primes de risque des obligations d'entreprise s'accroissent en même temps que le risque de récession et que le taux de défaillance des émetteurs à notation inférieure.
Cet accroissement est principalement dû aux secteurs cycliques, tels que les technologies et les biens de consommation. Ceux-ci représentent plus de 40% du marché mondial des obligations d'entreprises, mais seulement 7% des indices d'obligations vertes.
Les services aux collectivités sont le segment industriel le plus important parmi les obligations vertes, car ils doivent financer des investissements majeurs dans les installations éoliennes et solaires. Les organismes du secteur public hautement cotés, tels que les banques de développement, sont également des émetteurs réguliers. Il en résulte à la fois des notations de crédit moyennes plus élevées et une sensibilité moindre aux ventes massives des marchés.
Dans l'ensemble, il est préférable, à ce stade, de récolter le rendement sur portage des obligations notées IG plutôt que de s'exposer davantage aux risques des actions,. Pourquoi ne pas associer cette vision tactique à un choix durable susceptible de renforcer la stabilité de son portefeuille en période de crise?