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«La Corée du Nord ferait mieux de ne plus proférer de menaces envers les Etats-Unis [...] Elles se heurteront au feu et à la colère», avait lancé le locataire de la Maison Blanche le 8 août, depuis son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il se trouvait en vacances. Des menaces s'avérant «peut-être pas assez dure», a finalement considéré le président américain, le 10 août, depuis le même golf.
«Il est grand temps que quelqu'un monte en première ligne pour les habitants de notre pays et les habitants d'autres pays», a-t-il ajouté, selon des propos rapportés par l'AFP.
Le chef d'Etat a en outre estimé que la Chine, plus proche allié de Pyongyang, pouvait faire «beaucoup plus» sur la Corée du Nord.
La veille, le 9 août, le secrétaire d'Etat américain à la Défense James Mattis avait lancé un avertissement à la Corée du Nord dans un communiqué contre tout acte de guerre ou de course aux armements. Il avait ensuite demandé à Pyongyang de se prémunir contre la considération «d'actions qui mèneraient à la fin de son régime et la destruction de son peuple».
Dans la même veine, James Mattis avait déclaré plus loin que les Etats-Unis, faisant tous les efforts possibles pour résoudre la crise par la voie diplomatique, possédaient néanmoins avec le support de leurs alliés les «capacités défensives et offensives les plus précises et les plus puissantes sur Terre», qui surpasseraient toujours celle de la Corée du Nord.
Pyongyang avait de son côté indiqué le 9 août par le biais de son agence officielle KNA, qu'un plan opérationnel de tir de missiles balistiques était à l'examen pour faire feu sur l'île de Guam où se trouvent une base navale et une base militaire américaine. Le plan pourrait être mis en œuvre «à tout moment, dès que Kim Jong-Un, le commandant suprême de la force nucléaire de la Corée du Nord le décidera».
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