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Le référendum a validé de justesse la réforme voulue par le président Recep Tayyip Erdogan, qui fait passer la Turquie d'un régime parlementaire à un régime présidentiel (archives).
KEYSTONE/EPA/TUMAY BERKIN(sda-ats)
Le Haut-Conseil électoral turc (YSK) a rejeté mercredi les recours déposés par l'opposition. Ceux-ci réclamaient l'annulation du référendum constitutionnel de dimanche sur l'extension des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan en invoquant des fraudes.
Le Parti républicain du peuple (CHP, laïque), principale force de l'opposition, le Parti démocratique des peuples (HDP, pro-Kurdes) et un troisième parti avaient saisi la commission pour dénoncer des pressions et des irrégularités lors du scrutin.
L'opposition dénonce notamment une décision de dernière minute de l'YSK de considérer comme valides les bulletins de vote non marqués du sceau officiel des scrutateurs.
"Les recours (...) ont été examinés séparément et à l'issue de ces examens, les recours ont été rejetés par dix voix contre et une voix pour", indique la commission dans un communiqué.
"Oui" de justesse
Le scrutin a validé de justesse la réforme constitutionnelle voulue par le président Recep Tayyip Erdogan, qui fait passer la Turquie d'un régime parlementaire à un régime présidentiel.
Mais la victoire étriquée du "oui", à 51,4% selon des résultats préliminaires, est contestée par l'opposition. Deux missions d'observateurs européens ont également pointé une série d'irrégularités plaçant, selon elles, le référendum en deçà des normes internationales en matière de démocratie.
ATS