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Nicolas Bideau estime qu'il faut s'inspirer de Barcelone en 1992, qui "a pensé le développement de son tourisme de manière globale avec les JO".
La question budgétaire est essentielle. Il s'agit de réaliser des Jeux olympiques à petit prix et surtout de tenir les budgets. "Si on n’arrive pas à être sûr sur la question budgétaire, alors on peut abandonner", explique le diplomate, invité de Forum dimanche. Ainsi, tenir les budgets et le communiquer sera un argument de vente qui positionnera la Suisse à l’international: "La bonne gouvernance des Jeux, pour la première fois peut-être, va être possible grâce à la Suisse."
Quels acteurs défendront le projet? Selon Nicolas Bideau, il ne fait aucun de doute que les conseillers fédéraux, en particulier Alain Berset, s'investiront massivement dès le moment où ils auront décidé de leur soutien. Leur position sera connue début octobre. Roger Federer, qui a lui aussi été approché, s'engagera si le projet aboutit.
Et le chef de Présence Suisse, pourrait-il être le "Monsieur Jeux olympiques 2026"? "Oui, j'adorerais faire cela", répond-il.
Dur d'être un Genevois à Berne
Etre pris au sérieux dans la Berne fédérale n’est pas simple quand on est genevois, reconnaît Nicolas Bideau. Lui qui travaille au service de la Confédération depuis de nombreuses années connaît bien la question. "L’armée est une façon de prouver qu’on connaît la Suisse, on a cela en commun avec Pierre Maudet".
Les deux hommes partagent aussi une certaine filiation avec l'ancien conseiller fédéral valaisan PLR Pascal Couchepin. "Il m'avait dit, 'va voir Maudet' et j'ai découvert ce jeune blanc-bec qui avait déjà tout d’un vieux senior."
Laeticia Guinand