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Il est à mon sens partiellement exact, ou du moins réducteur, d’affirmer que les théologies dites « libérales » sont apparues en raison d’un élan de liberté. Je m’interroge donc, dans cet article, sur la pertinence de nommer « libérales » ces théologies apparues … Lire la suite
Est-il contradictoire d’affirmer qu’un bébé est à la fois le résultat d’une embryogenèse et un don de Dieu ? Le discours scientifique se réfère à une observation (la grossesse) tandis que le discours religieux repose sur une conviction (la donation divine). … Lire la suite
Renvoyant dos à dos le dualisme et le monisme anthropologique, Paul Tillich défend la thèse de l’unité multidimensionnelle de la vie. Après une analyse des difficultés ontologiques de son principe de progressive actualisation ambiguë d’une essence non-ambiguë, nous interrogerons la portée théorique, dans l’ensemble de sa conception anthropologique, des interactions de la dimension de l’esprit avec les autres dimensions physique et psychique qui la précèdent dans l’ontogénèse. Paul Tillich développe-t-il suffisamment les interactions entre les dimensions de la vie et leurs ambiguïtés ? Si sa théologie systématique organise bien un cadre formel permettant de penser ces interactions, il se garde d’entamer un véritable dialogue avec les disciplines scientifiques qui renvoient les phénomènes de l’esprit à des explications de nature biologique ou psychique. Or, depuis l’époque de Paul Tillich, la dimension de l’esprit apparaît de moins en moins cloisonnée et distincte du reste de l’espace anthropologique. Lire la suite
Kant distingue entre la religion intérieure, fondée sur le sens du Bien inné à tout être humain, et la religion extérieure, fondée sur le message de l’Église qui est la personnification du Bien dans le Fils de Dieu. À ses yeux, lorsque la religion extérieure devient un but en soi, elle se mue en une fausse religion, car sa fonction est d’édifier la religion intérieure. Lire la suite
Si l’on suppose que Dieu savait, en créant l’homme libre, que ce dernier allait transgresser ses commandements et livrer le monde au mal, on peut se demander pourquoi Dieu a crée le monde, étant donné qu’il savait que le mal allait y régner. Dieu serait-il responsable du mal ? Selon le philosophe Leibniz (1646-1716), Dieu a estimé qu’il était préférable de créer un monde de pécheurs plutôt que rien, parce qu’au travers du péché, Dieu allait pouvoir manifester l’amour infini de sa grâce. Leibniz suppose donc que c’est pour le Christ, joyau de la grâce divine, et non pour la nature déchue, que le monde a été crée. Nous discuterons ces questions après avoir présenté un résumé de la thèse de Leibniz.
Conférence donnée le 10 septembre 2009 à la paroisse réformée de Delémont.
Depuis le XIXème siècle, l’approche historique se généralise à toutes les sciences. On affirme que l’univers, la terre, les roches, les êtres vivants, l’homme, les civilisations, les religions, les individus, n’ont pas été créés par Dieu tels quels, d’un seul coup, mais sont le résultat de lents processus de formation. Certaines de ces idées vont être admises très difficilement, notamment par les Églises, parce qu’aux yeux de certains croyants, elles contredisent la révélation chrétienne. Parmi toutes, deux découvertes vont susciter les plus grandes polémiques jusqu’à aujourd’hui : L’origine animale de l’homme, qui remet en cause l’existence historique d’Adam et Ève, et le processus de genèse des religions, qui permet de situer la naissance du christianisme dans le cadre des autres religions antiques.
Conférence donnée le 18 juin 2009 à la paroisse réformée de Delémont.
En parcourant les multiples registres de cette émotion essentielle qu’est la joie, il apparaît que l’homme puise son bonheur à de nombreuses sources très différentes les unes des autres (événements historiques, contemplation de la nature, espérance future, relations humaines, etc.). Il semble pourtant qu’aucune de ces sources ne soit en mesure de lui assurer une joie imprenable… Lire la suite