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Du Grand Trek du XIXe siècle, fondement historique de la nation afrikaner, à l'Afrique du Sud de Pieter Botha et de Frederik De Klerk, en passant par la guerre des Boers au tournant du siècle et l'instauration officielle de l'apartheid en 1948, Paul Coquerel écrit une histoire des Afrikaners qui prend en compte non seulement l'évolution politique et sociale de l'« Afrikanerdom » mais également l'évolution idéologique des Afrikaners. Descendants des colons néerlandais installés à la pointe de l'Afrique australe au XVIIe siècle, les Afrikaners se sont constitués en nation distincte au XIXe siècle, sur une terre arrachée aux Africains et âprement disputée aux Anglais. La première moitié du XXe siècle est marquée par leur lente reconquête du pouvoir sur l'impérialisme britannique, l'émergence et l'affirmation d'un nationalisme virulent qui luttera avec acharnement pour préserver son identité tandis que les idéologues afrikaans forgent le concept d'apartheid, érigeant l'ethnicité en dogme. Après leur victoire électorale en 1948, les Afrikaners poursuivent leur longue tradition de ségrégation et font de l'Afrique du Sud le pays de l'homme blanc, où ils s'imposent comme les maîtres absolus. Paul Coquerel retrace l'histoire des Afrikaners au XXe siècle en évaluant le poids des mentalités, de la culture et de l'idéologie, mais aussi celui des règles du système politique et institutionnel, l'évolution des structures sociales et la volonté des hommes qui ont institutionnalisé en Afrique du Sud la ségrégation raciale.