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Ce texte est l’intervention que le Prof. Peluffo – qui a introduit la micropsychanalyse en Italie – a faite au symposium que la Société Internationale de Micropsychanalyse a organisé à Zurich en 1989. Il a été publié dans les actes de ce symposium : De la psychanalyse à la micropsychanalyse, Borla, 1990.
Je voudrais présenter quelques réflexions qui me viennent à l’esprit en rapportant mon expérience de travail micropsychanalytique aux théories psychanalytique et micropsychanalytique telle qu’elles sont synthétisées dans les définitions du Dictionnaire pratique de la psychanalyse et de la micropsychanalyse rédigé par Silvio Fanti, avec la collaboration de Pierre Codoni et Daniel Lysek1.
D’après les définitions 21, 40, 162, 164, 219, 220, 221, 222, 229, on peut affirmer que la relation entre le fauteuil et le divan (le micropsychanalyste et l’analysé) n’est pas une relation à deux, mais une relation entre des ensembles de facettes iconiques : il s’agit — métaphoriquement — de la rencontre de deux orchestres qui jouent dans le processus primaire, c’est-à-dire en dehors du temps. Donc, le problème de l’hérédité ne subsiste qu’à un seul niveau : l’hérédité du processus primaire. Dans la perspective d’une application pratique, nous pouvons raisonnablement affirmer que les revécus de l’ensemble transfert/contre-transfert ne sont pas seulement utéro-infantiles et œdipiens, mais qu’ils sont surtout phylogénétiques, dans le sens idéen du module énergétique. Sur le plan phylogénétique — suivant mon hypothèse — c’est dans la rencontre entre le transfert et le contre-transfert que revivent des objets et des situations (dans leurs éléments de représentation et dans leurs affects) de ce que, d’un point de vue du processus secondaire nous appelons le passé. Le corollaire idéen de cette hypothèse est que la compulsion à la répétition phylogénétique se constitue pendant de brèves périodes (quelques générations) qui sont (peut-être) la durée limite de la poussée énergétique (source pulsionnelle phylogénétique) de l’ensemble traumatique qui maintient la tension de la compulsion à la répétition. L’utilité d’une micropsychanalyse réside également dans le fait que des situations traumatiques inexprimables sont ancrées dans le présent, reconnues et abréagies.
Par les micropsychanalyses personnelle et didactique et par les contrôles, le micropsychanalyste acquiert la neutralité suffisante pour accepter les essais de l’Image qui se manifestent à travers l’organisation psychobiologique de l’analysé et — au cas où il serait en mesure de le faire — pour en faciliter la liaison avec l’actuel existentiel ou en favoriser le rejet. Néanmoins, en raison du dynamisme statique inhérent à la pulsion de mort les formes psychobiologiques tendent à demeurer le plus possible identiques à elles-mêmes. Et dès que les essais qui composent une forme s’unissent dans des liaisons fortes, celle-ci devient difficile à modifier. Un exemple nous en est donné par les névroses narcissiques et les névroses de caractère, et également, bien que dans une plus faible mesure, par tous les déséquilibres engendrés par un noyau narcissique de base.
Le noyau de ces névroses, comme d’ailleurs de toutes les névroses, est — dans un sens métaphorique — analogue à celui d’un atome. Le noyau de l’atome, chargé d’électricité positive, est très petit. Il est entouré d’un grand nombre d’électrons négatifs. L’ensemble est neutre, mais l’énergie qui lie les éléments microscopiques du noyau est infiniment plus grande que ne l’est celle qui lie l’électron à son nuage ; et pourtant ce qui nous est le plus facilement atteignable est le nuage d’électrons dont le diamètre est environ 10.000 fois plus grand que celui des noyaux. En définitive, le nuage n’a qu’une fonction de défense. C’est un peu ce qui arrive dans la vie psychique où une multitude de constructions défensives a pour seul but de protéger un noyau central microscopique dont l’énergie (si nous supposons qu’il s’est constitué par suite d’une fusion traumatique) conservera (à moins que le hasard n’intervienne) une nécessité — que l’on pourrait qualifier d’éternelle — de répétition. Le travail qu’accomplit le micropsychanalyste (parfois à son insu) consiste à s’insérer comme ensemble de facettes iconiques dans le noyau pour séparer les éléments du noyau traumatique même et faire en sorte que leur force d’attraction devienne négligeable. Et voilà que s’instaure au niveau des imagos contenues dans le processus primaire, une situation psychopompique. D’un point de vue anthropomorphique s’installe, dans le processus primaire, une situation analogue à celle que Dante décrit dans la Divine Comédie lorsqu’il se réfère à Virgile et Béatrice. Les imagos et les fantasmes de l’analysé interagissent avec ceux de l’analyste, de sorte que, dans la synapse transférentielle peuvent se constituer des formes que j’appelle Gestalt répétables, entités psychiques produisant une histoire inconsciente qui peut échapper totalement au contrôle conscient de l’analysé et de l’analyste.
Ce phénomène se manifeste de manière encore plus évidente et s’avère relativement dangereux lorsque le micropsychanalyste prend en charge, pour l’analyse, plusieurs membres de la même famille, ou des couples. Par Gestalt répétable, j’entends la forme d’un lieu où se concentrent des ensembles d’essais qui tendent à acquérir une structure stable, cette dernière ne conservant pas cet état à moins que — par hasard ou par répétition — une accumulation d’énergie ne se produise, susceptible d’établir des liaisons fortes entre les éléments de la forme. Autrement dit, à moins qu’une accumulation d’énergie ne produise un fusionnement des groupes d’images (imagos et fantasmes) et forme un noyau analogue à celui que j’ai décrit à propos de l’atome. En d’autres termes, une nouvelle Gestalt répétable se constitue lorsque l’impact entre les ensembles d’images de l’analysé et ceux de l’analyste, au niveau du processus primaire, donne lieu, pour l’un ou pour l’autre ou pour les deux, à une situation traumatique qui les fusionne dans une entité psychomatérielle. On pourrait objecter que cette origine est commune à toutes les névroses de transfert. C’est vrai. Et c’est pourquoi l’analyse permanente du transfert et du contre-transfert, tout en n’étant pas toujours décisive et ne devant pas toujours être révélée à l’analysé, est absolument nécessaire. En effet, on n’y retrouve pas ce qui ne peut pas être lié et, de plus, une sorte de complicité inconsciente pourrait amener les deux orchestres (c’est-à-dire l’analyste et l’analysé) à ne jouer que certains morceaux de la partition ou bien à les jouer intégralement, mais en exécutant certains passages dans la gamme des ultrasons, afin que les « oreilles » du processus secondaire ne puissent pas les entendre. Il se peut toutefois que de ces fusionnements naisse une nouvelle répétition, donc orientée dans le sens d’une propension à échapper au vide. Voilà pourquoi il y a, somme toute, des possibilités de changement. Issue du principe de constance du vide (action-réaction), la pulsion de mort est en fait une pulsion de mort-de vie et c’est à partir de là que s’instaure toute synergie. Ainsi, la dynamique des Images favorise non seulement la constitution spontanée de systèmes de défense, mais, par le biais de l’interaction analyste-analysé, elle permet la liaison énergétique dans le processus secondaire de groupes associatifs révélateurs.
Ce n’est pas seulement le processus verbal de la séance qui se constitue par libres associations, mais la vie toute entière. Les processus associatifs s’appliquent également aux modalités comportementales. Dans ce cas particulier, il ne s’agit pas d’associations d’éléments individuels, mais d’ensembles situationnels, y compris Images, imagos et fantasmes. A mon avis, la déstructuration des séries associatives aboutit rarement à un relâchement suffisant pour laisser l’accès à de nouvelles séries aléatoires (associations verbales de veille, séries oniriques, ensembles comportementaux). On n’atteint les synapses qui permettent l’introduction de ces nouvelles séries au hasard que lorsque les noyaux névrotiques (ensemble d’Images phylogénétiques et ontogénétiques en conflit) ont été désinvestis. Là, alors qu’une psychanalyse pourrait être considérée comme terminée, une micropsychanalyse, elle, continue. Sinon la perception du vide, soit intuitive soit induite par information (due à la complaisance pour l’analyste), n’est qu’une défense projective, un saut vers le vide dans un complaisant « comme si ». Je vais essayer d’illustrer les méandres de la théorie par un exemple tiré du matériel d’une personne qui, ayant fait une micropsychanalyse avec un de mes confrères, souhaite l’approfondir avec moi. Comme il arrive très souvent (et c’est pour cette raison que les micropsychanalystes s’abstiennent de critiquer leurs confrères et de conseiller aux analysés de faire de nouvelles centaines d’heures d’analyse) la compulsion situationnelle oblige l’analysé à reproduire les séries associatives subjectivement, et peut-être aussi objectivement, les plus habituelles : les parents, la famille, la maison, le travail…. Le sujet sait que ce début est une répétition, mais il pleure intensément. J’ai l’impression qu’il ne ment pas, que ses larmes sont sincères (on le perçoit) : le noyau traumatique serait donc encore actif.
J’écris dans mon cahier de séances une phrase : « chaque fois que je retourne dans cette maison, j’ai la sensation en ressortant d’avoir échappé à un danger mortel… dans cette maison il y a la mort ». Les associations qui suivent ont trait — bien que d’une manière projective — au problème de la relation avec l’image aussi bien ontogénétique que phylogénétique de la mère. Le thème de base est l’exclusion de la relation entre le conjoint et sa mère. Je note en marge : « le problème consiste à savoir pourquoi le sujet maintient un rapport duquel il se sent exclu. L’image2 de l’exclu qu’il matérialise est probablement un élément généalogique et doit donc assurer une fonction défensive contre un danger bien plus grave si cette souffrance continue à être ainsi énergétiquement liée après un si long travail analytique ». Il compare son destin à celui d’une de ses grand-mères perpétuellement exclue et qui, en dépit de sa vie désordonnée, a remarquablement réussi.
Ma note précise : pour cette personne, la vie est dans le désordre, la mort dans l’ordre. Voilà pourquoi le fait d’entrer dans cette maison si minutieusement ordonnée lui donne la sensation de mourir. Les associations sur la famille ont comme thème central la recherche incessante d’une « famille qui n’accueille pas » et banalement, je me dis que ça lui permet de rester fidèle à l’image de la famille dont elle est issue. Et ensuite, j’écris entre parenthèses un mot en lettres majuscules « CLAUSTROPHOBIE ».
Je dois avouer que si je n’avais plus fait de séances et si je relisais aujourd’hui ce matériel je ne comprendrais pas pourquoi j’avais écrit ce mot, alors que les développements qui suivirent plusieurs mois après m’ont permis d’en saisir très clairement la signification. Comme toutes les phobies, la claustrophobie est un symptôme et donc une défense, mais je dois ajouter que chez la personne à laquelle je fais allusion, aucun comportement, aucun signe n’indiquait la présence de cette phobie.
Je m’aperçus que mon inconscient m’avait mis sur la bonne voie. Deux problèmes s’imposaient : éliminer la défense projective, c’est-à-dire le « comme si » et, en même temps, l’identification inconsciente à l’image de l’acteur qui joue un vieux rôle. Ou, mieux encore, qui en est prisonnier. Je lui ai donc expliqué que la compulsion à la répétition existe aussi dans les séries associatives, qu’il s’agit d’une défense qui permet d’emprunter une voie connue et sûre, bien que fastidieuse.
Si l’on veut trouver d’autres voies, il ne faut pas négliger les associations collatérales ; on peut ainsi abandonner le cours principal du fleuve, emprunter un affluent et arriver peut-être à trouver un endroit plus tranquille. Par cette intervention que l’on pourrait également expliquer en termes d’associations convergentes et divergentes, le sujet a pu sortir de l’association répétitive et défensive et a eu la possibilité d’apporter un nouveau matériel abondant et d’inspiration religieuse. Je lui ai donné l’exemple de la famille en tant qu’entité psychobiologique indépendamment des individus, et celui de la Sainte Famille en tant qu’une facette de l’Image d’une entité psychobiologique omnipuissante puisqu’elle n’est pas limitée par les frontières du sexe. Elle est l’expression de la défense œdipienne face à la nécessité de l’investissement narcissique sur le sexe. Le matériel qui suit est issu d’un rêve contenant un lapsus — mourir au lieu de guérir — et se rapporte à une série de personnes qui, tout en ayant fait une micropsychanalyse, représentent pour elle un symbole d’échec. En réalité, ce qu’elle craint (espoir-désir) c’est de ne pas réussir à terminer sa propre analyse. En d’autres termes, le sujet répète l’essai de s’exclure de la famille micropsychanalytique, en tant qu’enfant raté. Puisque j’adopte une attitude prudente, je me borne à donner des explications classiques. Toujours en partant de l’idée d’une défense phobique à l’égard de la sexualité, je lui explique que la fin du matriarcat a mis l’homme dans la difficulté, car il a fait de ce dernier un prêtre et l’a éloigné de la femme qui est devenue la fille du diable, en tant que représentante de la tentation.
L’effet est immédiat : le sujet parle de la mère et de la vie intra-utérine. Encore que lentement, il parvient à récupérer son analyse précédente ; le changement d’analyste est accepté, le nouveau micropsychanalyste n’apparaît plus si dangereux et je peux donc procéder à des interventions de plus grande envergure. Je lui explique qu’au niveau de l’inconscient, les lieux et les personnes, en tant qu’attributs d’une situation unique issue d’une condensation, sont interchangeables et parfois, lorsqu’il y a traumatisme, ils le sont d’une manière quasi irréversible. Voilà pourquoi existent les soi-disant lieux magiques. Ce sont des lieux qui retiennent l’image du mystère, lieux de l’amour qui retiennent l’image de la relation primaire utéro-infantile puis de la relation aux imagos œdipiennes. Les rêves changent et commencent à évoquer le thème du paradis perdu. L’amour perdu. Je lui explique que le changement d’analyste lui fait revivre le passage d’une maison à l’autre, d’un amour œdipien à un autre amour substitutif mais également œdipien avec, en plus, un élément de danger. En même temps que les thèmes sexuels, il évoque les thèmes de l’inadéquation et de la clandestinité. Après un certain nombre de séances, le sujet commence à rêver qu’il quitte une vieille maison après avoir tout rangé (l’ordre n’est plus la mort) et s’affranchit ainsi de la défense projective. « Sortir de l’image photographique » disait-il « pour la rendre réelle, sortir du » comme si » ». En d’autres termes, sortir de l’essai de feindre que c’est un autre que lui qui a fait sa micropsychanalyse, et l’accepter. Lorsqu’après quelque temps d’interruption nous avons repris le travail, l’ancienne défense a fait une courte réapparition. Le sujet se comportait à nouveau comme s’il n’avait pas fait d’analyse, jusqu’au moment où quelques interventions massives sur le transfert permirent un flux important de matériel concernant l’exhibitionnisme. Par le biais de vives critiques à l’égard de l’analyste précédent qui était — à son avis — trop enclin à la vie monastique, le sujet aboutit à la conclusion qu’il ne pouvait plus demeurer sous l’emprise de l’identification à l’image de sa grand-mère.
Puisque ses rêves de recherches et de projets étaient nombreux, j’ai décidé de faire réfléchir cet analysé sur le fait que dans un certain sens l’inconscient est le royaume de l’Image et que le rêve est l’expression de l’inconscient, donc le lieu où les facettes de l’Image peuvent sa manifester. D’une manière très pertinente, il mit en rapport les souffrances de ces événements oniriques avec le fait que si la théorie de Freud au sujet du principe de plaisir-déplaisir était exacte, ces souffrances devaient — en tous cas — mettre l’entité psychobiologique à l’abri de dommages plus grands. Il résuma son avis par la phrase suivante : « … alors, toutes nos expériences nous défendent ; les souvenirs, la compulsion à la répétition également, et la douleur aussi. Mais contre quoi ? »
La prise de conscience n’a pas été sans souffrances, toutefois le mot « vide » a été enfin prononcé et d’une manière authentique. Au bout de quelques séances, je lui ai expliqué que résoudre un conflit veut dire se confronter avec le vide et que la recherche du substitut du conflit-défense à l’égard du vide se fait par compulsion à la répétition. Et c’est pour cette raison que le traumatisme continue de subsister. Il se rattache à l’énergie idéenne et se met au service du principe de constance du vide. Les traumatismes phylogénétiques dont nous avons perdu la mémoire consciente nous défendent eux aussi. Nous pouvons nous en affranchir par un seul moyen, à savoir en liant l’énergie à un exprimable ou, en partie, en investissant une sublimation qui nous console : le mythe, la religion, la science, l’art, l’amour. Et après ce beau travail, lorsque l’analysé a recommencé à parler de sa crainte d’être exclu, je n’ai plus eu de doutes.
Le fait de s’accrocher à l’image de l’exclu — une des facettes de l’Image — c’est-à-dire de rechercher une situation pouvant être décrite en termes de Gestalt répétable d’exclusion et de solitude permanente, cela n’était qu’une défense contre-phobique à l’égard de la claustrophobie. Dans cette défense dont les modalités de reconstruction répétitive fonctionnent selon les lois associatives des noyaux, les mécanismes qui interviennent sont des mécanismes de déplacement et de transfert associatif d’une situation à l’autre, à partir d’un ou de plusieurs attributs situationnels. Autrement dit, parmi les situations existentielles réelles et/ou oniriques que l’on peut vérifier dans le matériel, il existe, sans aucun doute, quelques attributs associatifs communs à des situations originaires onto-phylogénétiques qui, à travers l’interaction de l’Image dans le rapport transfert/contre-transfert, instaurent un contact entre les situations actuelles et les situations traumatiques onto-phylogénétiques qui ont enclenché la défense claustrophobique. Par exemple, la défense se dresse comme un barrage contre l’angoisse de la mort par écrasement, vécue peut-être pendant la grossesse et le travail de l’accouchement ou même à d’autres occasions. L’essai de se faire continuellement exclure est une réponse contre-défensive à la défense claustrophobique. Lorsque l’Image qui écrase allonge ses tentacules sur des situations qui, en raison de leurs attributs associatifs, agissent comme un aimant, interviennent la défense phobique, la défense contre-phobique et ainsi de suite. Le désir opposé, mais identique dans le processus primaire est le désir d’écraser, c’est-à-dire d’expulser mais aussi de se faire expulser. C’est pourquoi le micropsychanalyste doit être — dans la mesure du possible — très attentif, car autrement la micropsychanalyse échoue ou devient interminable.
Notes
1 S. Fanti, Dictionnaire pratique de la psychanalyse et de la micropsychanalyse, Buchet-Chastel, Paris 1983.
2 Je devrais écrire « le fantasme de l’exclu». J’écris « image » pour souligner non seulement l’aspect figuratif du fantasme, mais également ses manifestations oniriques et existentielles auxquelles le sujet prête son corps propre.