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En fait, il n'y a rien de commun entre le ministre de l'instruction publique genevois et nos chers ruminants sinon peut-être la placidité. C'est la revue Science et Vie de décembre qui m'incite à faire ce rapprochement. J'y lis en effet deux articles qui font écho à des notes récemment publiées dans ce blog.
Charles Beer y trouvera peut-être une caution scientifique au lâchage programmé - PISA oblige - de la pédagogie par l'apprentissage en vogue ici et ailleurs à l'école primaire.
"Apprendre de ses erreurs: pourquoi cela semble si difficile lorsqu'on n'a que 8 ou 9 ans?" Et bien, rapporte Science et Vie, parce que le cerveau des enfants réagirait davantage aux critiques positives qu'aux critiques négatives. Tout le contraire des adultes qui sont davantage capables de mettre la critique négative à profit. Cela s'expliquerait par le manque d'expérience des 8-9 ans, combiné à un cerveau encore immature. Ce résultat découle des travaux d'une équipe néerlandaise dirigée par Eveline Crone. 55 volontaires de 8-9 ans, 11-13 ans et 18-25 ont réalisé des exercices sous IRM.Quant aux vaches, Science et vie passe en revue les meilleures manières de réduire l'effet de serre résultant du méthane produit dans leur panse.
Véritable usine à gaz, note la revue, non sans humour, la vache peut émettre plus de 100 kg de méthane par année. Sachant que le potentiel de réchauffement du méthane est vingt fois supérieur à celui du CO2, on comprend pourquoi toute la planète vétérinaire se met en branle pour produire des vaches à bas pets. Cinq pistes sont résumées par Sciences et vie;
- sélectionner ou créer par génie génétique des vaches "propres"
- nourrir les vaches avec des céréales plutôt qu'avec de l'herbe ou rajouter de l'huile de lin dans leur ration,
- introduire dans la panse des bactéries qui vivent dans l'estomac du kangourou,
- vacciner les animaux
- rajouter des additifs à la panse pour perturber les bactéries.