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Cette année, sur les 55 athlètes mondiaux ayant réalisé les minima du 5000 m pour les Mondiaux 2017 de Londres, 47 sont Africains ou d'origine africaine. Julien Wanders a son explication.
Questionné sur cette écrasante domination, l'espoir genevois estime que les athlètes européens "se posent trop de questions" et feraient bien de s'inspirer de la philosophie et des méthodes du continent noir.
"En Europe, on oublie la simplicité de la course à pied, on oublie de s'entraîner dur", a déclaré l'espoir genevois à la veille d'Athletissima à Lausanne. Le recordman de Suisse du 10 km sur route (élite) eu du 5000 m juniors était interrogé sur les raisons de l'écart croissant entre l'élite mondiale, en très grande majorité africaine, et l'élite européenne, sur ce Vieux-Continent où le niveau tend à baisser.
"En Europe, on se pose trop de questions, et les mauvaises questions", a estimé Wanders. "On ferait bien de s'inspirer de ce qui se fait là-bas (en Afrique) et d'aller s'y entraîner." Lui-même a emprunté ce chemin puisqu'il séjourne régulièrement du côté d'Iten, sur les hauts plateaux kényans. Et Wanders (21 ans) d'ajouter: "J'espère changer ça!", a-t-il lancé en référence à ce fossé entre Africains et Européens.
L'occasion lui en sera donnée jeudi à La Pontaise. Le coureur du Stade Genève s'attaquera aux minima pour Londres sur les douze tours et demi (13'22''60). Pour les atteindre, il lui faudrait améliorer son record d'une quinzaine de secondes. Pas impossible, évalue-t-il. "J'ai couru mon record (13'37''48 début juin en Belgique) après un mois de blessure", rappelle-t-il.
Jeudi soir, sur les 17 engagés du 5000 m, il sera le seul athlète européen, avec l'Italien d'origine éthiopienne Yemaneberhan Crippa.
ATS