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Images de la veillée de Noël au temple de Champel
Spectacle vidéo de Silvia Fabiani
Na Lin, soprano, Eléonora Ban, violon, Alain Doury, violoncelle et Didier Godel, orgue, interprétant le Jubilate Deo de Nicolas Bernier
Prédication du premier dimanche de l’Avent
par Marie Cénec, pasteure
Quand la neige commence à tomber, la fête de Noël nous rappelle qu’un jour un homme est né pour que nous reprenions courage
Marie Cénec a fait une prédication magnifique en décembre sur le récit de Noël (Evangile de Luc 2, 1-10). Nous la partageons avec beaucoup de joie en espérant qu’elle vous inspire autant qu’elle nous a inspiré-e-s.
Luc 2, 1-20
« Or, en ce temps-là, parut un décret de César Auguste pour faire recenser le monde entier.
Ce premier recensement eut lieu à l’époque où Quirinius était gouverneur de Syrie.
Tous allaient se faire recenser, chacun dans sa propre ville ;
Joseph aussi monta de la ville de Nazareth en Galilée à la ville de David qui s’appelle Bethléem en Judée, parce qu’il était de la famille et de la descendance de David,
pour se faire recenser avec Marie son épouse, qui était enceinte.
Or, pendant qu’ils étaient là, le jour où elle devait accoucher arriva ;
elle accoucha de son fils premier-né, l’emmaillota et le déposa dans une mangeoire, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans la salle d’hôtes.
Il y avait dans le même pays des bergers qui vivaient aux champs et montaient la garde pendant la nuit auprès de leur troupeau.
Un ange du Seigneur se présenta devant eux, la gloire du Seigneur les enveloppa de lumière et ils furent saisis d’une grande crainte.
L’ange leur dit : « Soyez sans crainte, car voici, je viens vous annoncer une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple :
Il vous est né aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur qui est le Christ Seigneur ;
et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Tout à coup il y eut avec l’ange l’armée céleste en masse qui chantait les louanges de Dieu et disait :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix pour ses bien-aimés. »
Or, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, les bergers se dirent entre eux : « Allons donc jusqu’à Bethléem et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître. »
Ils y allèrent en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la mangeoire.
Après avoir vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui les entendirent furent étonnés de ce que leur disaient les bergers.
Quant à Marie, elle retenait tous ces événements en en cherchant le sens.
Puis les bergers s’en retournèrent, chantant la gloire et les louanges de Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, en accord avec ce qui leur avait été annoncé. »
« Savez-vous que dans l’histoire de l’iconographie chrétienne, on ne représente pas Marie de la même manière dans les nativités de la tradition occidentale et dans celles de la
tradition orientale ? Dans la tradition occidentale, Marie est à genoux, adorant son bébé. Dans la tradition orientale, elle est couchée, se reposant après l’épreuve de l’accouchement.
D’un côté, une femme comme les autres, qui reprend des forces, de l’autre, une femme qui semble ne pas avoir souffert : comment Marie est-elle passée de la primipare épuisée à la mère du Sauveur du monde, vouée à l’adoration de son enfant ?
En découvrant cette tension entre deux représentations mariales, je me suis demandé si elle se retrouvait dans les premiers textes chrétiens. C’est alors que j’ai découvert pourquoi Marie pouvait être représentée avec un teint si frais : ce n’était pas la lumière divine qui avait effacé comme par magie les traces de fatigue, de sueur et les traits tirés de la jeune mère. L’explication était ailleurs : selon certaines traditions, Marie aurait accouché sans douleur, mieux encore, elle n’aurait pas accouché. C’est ce que nous racontent certains textes apocryphes.
Mais avant d’y venir, revenons aux récits canoniques, à nos quatre évangiles. Nous savons bien que le récit de Luc, comme celui de Matthieu, sont des légendes, des histoires, qui nous sont racontées pour nous permettre d’accéder au mystère de l’identité de Jésus. Nous savons que l’Evangile de Marc n’a pas de récit de l’enfance, tout commence au baptême, la question de l’origine de Jésus n’est pas traitée. Au contraire, cette question est cruciale chez Jean, qui dans son prologue affirme que Jésus est le logos préexistant à la création même du monde.
Quatre évangiles et déjà quatre manières de parler du Christ, de déployer son identité de manière narrative, suivant des théologies assez différentes. Les évangiles témoignent de la grande créativité théologique des premiers temps du christianisme. Matthieu et Luc en ajoutant des récits de l’enfance amorcent un processus de divinisation de Jésus absent de leur source commune, Marc – et ils n’étaient pas les seuls à le faire. En effet, d’autres traditions existaient à cette époque. Il faut se rappeler que les récits que nous qualifions d’apocryphes et qui n’ont pas été reconnus comme « canoniques » par l’Eglise, ne sont pas des élucubrations tardives. Non seulement ils ont coexisté parallèlement aux Evangiles, mais encore ils témoignent de traditions parfois plus archaïques que celles des Evangiles du Nouveau Testament. Je me permets de vous conseiller à ce sujet un livre très éclairant, celui d’Enrico Norelli[1] : « Marie des apocryphes. Enquête sur la mère de Jésus dans le christianisme antique»[2].
Dans ce livre, Enrico Norelli fait l’hypothèse qu’un recueil de Testimonia[3] « a dû circuler à la fin du 1er siècle, c’est-à-dire plus ou moins à l’époque à laquelle on rédigeait les récits de l’enfance de Matthieu et Luc, mais de manière tout à fait indépendante par rapport à ces derniers. [4]»
Ce recueil émane d’un milieu chrétien qui insiste sur « la qualité surhumaine et la préexistence de Jésus[5] ». Il écrit également que « C’est probablement dans les milieux chrétiens d’Antioche, ou en tout cas de Syrie occidentale (…) que s’est développée dans les dernières décennies du Ier siècle une christologie très « haute ». Insistant largement sur l’identité divine et la préexistence de Jésus, elle exprime l’idée que Jésus n’était pas né comme tout autre être humain, mais qu’il avait été engendré par une vierge suite à l’intervention de l’Esprit de Dieu. Alors que Matthieu et Luc présentent ce dernier aspect, mais pas la christologie de la préexistence, d’autres ont justement développé cette dernière, allant jusqu’à nier la réalité de l’accouchement (…).[6] »
Ainsi, nous comprenons bien l’enjeu théologique de la description de l’accouchement de Marie. Des textes des premiers temps du christianisme, dont certains, contemporains du récit de l’enfance de l’Evangile de Luc, affirmaient que non seulement Marie était vierge, mais qu’en plus, elle l’est restée puisqu’elle n’a pas accouché.
Ainsi, il est écrit dans les Testimonia, cités dans Les Actes de Pierres (fin IIe, début IIIe siècle) :
« Elle a engendré et n’a pas engendré »
« Ni nous n’avons entendu de voix, ni une sage-femme n’est intervenue »
« Il n’est pas né du sein d’une femme, mais il est descendu des cieux [7]»
Ces affirmations sont reprises de manière narrative dans le texte de l’Ascension d’Esaïe[8] qui nous raconte que le prophète Esaïe a vu le Christ préexistant et comment il est venu au monde. Voici comment Esaïe relate cet épisode, il est écrit que Joseph
« ne s’approcha pas de Marie, et la garda comme une vierge sainte, bien qu’elle fût grosse. Et il n’habita pas avec elle pendant deux mois. Et après deux mois de jours, Joseph était à la maison, ainsi que Marie sa femme, mais tous les deux seuls ; et il arriva, tandis qu’ils étaient seuls, que Marie regarda soudain de ses yeux et vit un petit enfant, et elle fut effrayée. Et après qu’elle fut effrayée, son sein se trouva comme auparavant, avant qu’elle eût conçu. Et lorsque son mari Joseph lui dit : « Qu’est-ce qui t’a effrayée ? », ses yeux s’ouvrirent et il vit l’enfant et il glorifia le Seigneur, car le Seigneur était venu dans son lot. Et une voix se fit entendre d’eux : ‘Ne dites cette vision à personne’.
Et une voix se répandit au sujet de l’enfant à Bethléem ; il y en avait qui disaient : ‘La vierge Marie a enfanté, avant qu’elle fût mariée depuis deux mois’ ; et beaucoup disaient : ‘Elle n’a pas enfanté, et il n’est pas monté de sage-femme, et nous n’avons pas entendu les cris des douleurs’ Et ils étaient tous aveugles à son sujet, et tous, ils ne croyaient pas en lui, et ils ne savaient pas d’où il était.[9] »
Dans le Protévangile de Jacques[10], apparaît le motif d’une grande lumière. Joseph et Marie sont en route pour se faire recenser, mais voilà qu’à mi-chemin, Marie dit à Joseph : « Joseph, descends-moi de l’âne, car ce qui est en moi me presse pour sortir. » Joseph la conduit dans une grotte et se met en quête d’une sage-femme « juive dans la région de Bethléem ». Et soudain, le temps est suspendu. C’est un très beau passage :
« Or, moi, Joseph, je me promenais et je ne me promenais pas. Et je levai les yeux vers la voûte du ciel et je vis qu’elle était immobile, et vers l’air, et je vis que l’air était figé d’effroi et que les oiseaux du ciel ne bougeaient pas. Et je jetai les yeux sur la terre, et j’y vis placée une écuelle et des ouvriers couchés pour le repas, et leurs mains étaient dans l’écuelle. Et ceux qui mâchaient ne mâchaient pas, et ceux qui portaient la nourriture à la bouche ne l’y portaient pas, mais tous avaient le visage qui regardait vers le haut. Et je vis des moutons qu’on faisait avancer, et les moutons restaient sur place ; et le berger leva la main pour les frapper, et sa main resta en haut. Et je jetai les yeux sur le courant de la rivière, et je vis des chevreaux et leurs museaux placés au-dessus de l’eau et qui ne buvaient pas. Et soudain, tout était de nouveau emporté par son cours.[11] »
Reprenons notre récit… Joseph rencontre une sage-femme,
« Et elle partit avec lui et ils se tinrent à l’endroit de la grotte. Et une nuée lumineuse couvrait la grotte. Et la sage-femme dit : ‘Mon âme a été exaltée aujourd’hui, parce qu’aujourd’hui mes yeux ont vu des choses extraordinaires : le salut est né pour Israël.’ Et aussitôt la nuée se retira de la grotte et une grande lumière apparut dans la grotte, au point que les yeux ne pouvaient la supporter. Et, peu à peu, cette lumière se retirait jusqu’à ce qu’apparût un nouveau-né ; et il vint prendre le sein de sa mère Marie. Et la sage-femme poussa un cri et dit : ‘ Qu’il est grand pour moi, le jour d’aujourd’hui : j’ai vu cette merveille inédite.’ [12]»
En sortant, elle croise Salomé, lui raconte qu’une vierge a enfanté. Salomé veut vérifier de son doigt si cela est vrai, elle ausculte Marie et, soudain, sa main est « dévorée par le feu » à cause de son incrédulité. Dès qu’elle prend l’enfant dans les bras, elle est guérie.
Un récit perdu de la naissance de Jésus que l’on peut reconstituer en partie[13] raconte un engendrement par la lumière. La sage-femme dit :
« cette lumière commença peu à peu à s’affaiblir et prit la forme de l’enfant (ou d’un enfant). Et dans une splendeur continue (on pourrait aussi traduire modérée) naquit un enfant, comme naissent d’habitude les autres enfants.[14]
Dans ces histoires, Marie ne partage plus notre condition humaine. Soit l’enfant sort de son sein de manière miraculeuse, soit c’est la lumière elle-même qui prend forme humaine. Mais dans tous les cas, elle est exempte de douleur. Marie n’a pas souffert – elle est comme la nouvelle Eve, diront même les Pères de l’Eglise. Marie n’étant plus soumise à cette terrible malédiction de la Genèse qui lie l’enfantement à la douleur, car elle donne naissance à Jésus, l’homme par qui le péché est terrassé, le nouvel Adam par qui advient la rédemption du monde.
Avec ces développements narratifs et théologiques, nous sommes bien loin de la simplicité du texte de l’Evangile de Luc :
Or, pendant qu’ils étaient là, le jour où elle devait accoucher arriva ;
elle accoucha de son fils premier-né, l’emmaillota et le déposa dans une mangeoire[15].
Prenant connaissance du développement des traditions racontant l’accouchement de Marie, je me suis demandé si ce n’était pas finalement un refus de l’incarnation. Il faudrait que Marie soit « à part » (comme Jésus d’ailleurs !), non soumise à la condition humaine. Je n’aborderai pas ici les légendes sur la conception et la mort de Marie qui vont dans le même sens… Pour Marie, comme pour Jésus, on voit bien que l’enjeu réside en ceci : comment tenir ensemble « la suspension du temps », un événement qui change le cours de l’histoire, et leur appartenance à la condition humaine ?
Le récit de la suspension du temps dans le Protévangile de Jacques est très poétique, c’est une manière de dire l’inouï, l’intervention de Dieu dans le cours de l’histoire. Mais le temps n’a suspendu son vol qu’un moment, et c’est dans bien dans l’épaisseur du temps que l’Evangile est à accueillir.
Pourtant, n’y a -t-il pas eu de tout temps la tentation de faire de Jésus un Dieu, de Marie une déesse, des êtres hors du temps, hors de l’humanité ?
Jésus était un homme. Fuir dans des constructions théologiques qui font de lui, et de sa mère, des êtres merveilleux, c’est une manière de refuser l’incarnation. L’incarnation : le fait que nous sommes toutes et tous « nés d’une femme [16]» et que toutes et tous nous quitterons un jour notre corps de chair.
Nous savons bien que venir au monde, c’est venir dans un corps destiné à la jouissance et aussi à la souffrance.
Si nous pouvions vivre seulement dans l’expérience du plaisir ! Mais ce corps sensible, qui ressent les caresses, qui goûte aux mets les plus fins, qui frémit de bonheur à la vue de ce qui est beau, qui bouge au rythme de la musique, qui s’enivre des plus subtils parfums, est aussi en proie avec ce qui est désagréable, voire douloureux : coups et brûlures peuvent laisser des traces sur sa peau, il lui arrive de devoir cracher ou vomir, dans ses yeux peuvent se refléter les pires horreurs, cris et fracas peuvent l’assourdir, la puanteur le saisir à la gorge. Nous avons tous dû, et ce, depuis l’enfance assumer le poids de notre incarnation.
Comment vivre avec ce poids ? Pour Marie, nous l’avons vu, l’effet antalgique de l’Evangile a été plus puissant qu’une péridurale… Mais si nous quittons la légende, la question se pose : est-ce que la promesse de joie et de paix de l’Evangile peut nous soulager comme du paracétamol ou de la morphine ?
On se rappelle que Jésus soignait en permanence. Ses guérisons étaient le signe de la venue du Royaume ; on ne peut donc pas balayer d’un revers de la main la dimension thérapeutique de l’Evangile. Mais cette dimension thérapeutique passait par la parole et l’Esprit. Ni magie, ni nuée lumineuse, ni féérie, mais la foi en une parole et une force intérieure qui nous aident.
Comment nous aide aujourd’hui encore l’Evangile ? En nous permettant d’assumer que nous sommes humains, fragiles et forts, tout à la fois… Jésus a incarné tout au long de sa vie, tout comme Paul d’ailleurs, ce mélange de puissance et de faiblesse, de force et de fragilité.
Oui, être incarné, c’est faire l’expérience de l’alliance en nous de la force et de fragilité… Pensez à la jeune accouchée, au tour de force qu’elle vient d’accomplir (qui demande paraît-il autant d’énergie que de courir un marathon), mais elle est aussi faible, elle a besoin de récupérer… Et c’est souvent à ce moment-là, entre force et fragilité, qu’elle prend conscience du mystère de la vie qu’elle vient de donner. C’est dans l’apparent paradoxe de notre incarnation que se révèle le mystère de la vie.
Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les jeunes mères qui, entre les nuits hachées, les bouleversements hormonaux, le chamboulement de leurs corps et de leurs maisons, sont parfois transies d’amour pour cet enfant qui vient de naître, miracle de la vie. On les voit passer de la fatigue extrême à l’extase maternelle en un instant, laissant parfois perplexe le père, qui s’il s’investit dans le pouponnage, connaîtra bientôt cet état paradoxal, entre harassement et éblouissement.
Le début de la vie nous permet de saisir la mystérieuse tension qui existe en nous et nous constitue. Il en est de même à la fin de la vie. Quand on accompagne un parent proche qui n’en finit pas de mourir, qui s’accroche au moindre souffle, à la moindre parcelle de vie qui s’offre encore à lui, on est aux prises avec la force de la vie qui ne se rend pas facilement… Fragilité et force, comme au début de la vie, jusqu’à ce que celui ou celle qui agonise trouve la force de quitter cette terre.
Ainsi, je me demande si affirmer que Dieu s’est incarné, ce n’est pas une manière de dire que la vie de l’Esprit permet d’accepter, d’assumer et même d’aimer notre condition humaine jusqu’au bout de ce qu’elle nous impose. Cette condition humaine qui est toujours en tension. Nous n’avons pas à résoudre cette tension mais à l’accepter sous le regard de Dieu.
De l’arrachement au corps maternel, jusqu’au jour de notre mort, il en faut parfois du courage pour vivre ! C’est ce courage qui nous est donné à Noël, de quoi supporter les jours difficiles et les heures sombres. C’est ce courage qui nous permet d’assumer la tension entre force et fragilité, sans être déchirés ou écartelés.
Quand la neige commence à tomber, la fête de Noël nous rappelle qu’un jour un homme est né pour que nous reprenions courage. Un homme né comme nous, d’une simple femme. Un homme né pour nous. Pour nous aider à supporter, assumer, aimer notre condition humaine, jusqu’au bout. »
[1] Enrico Norelli était lors de la parution de cet ouvrage professeur d’Histoire du christianisme des origines à la Faculté de théologie de Genève.
[2] Enrico Norelli, Marie des apocryphes. Enquête sur la mère de Jésus dans le christianisme antique, Genève, Labor et Fides, 2009. Abrégé Ma.
[3] Enrico Norelli rappelle que : « Un testimonium est un passage de la Bible (L’Ancien Testament des chrétiens), ou un texte considéré comme appartenant à la Bible, que les chrétiens de l’Antiquité interprétaient comme une prophétie ou une préfiguration de Jésus, de l’Eglise ou des doctrines à leur égard. » (Ma p. 40).
[4] Ma, p. 44
[5] Ma, p. 44
[6] Ma, p. 45
[7] Ma, p. 41- 42
[8] Ecrit au début du IIème siècle.
[9] Ma, p. 38-39
[10] Auteur inconnu, composé avant la fin du IIème siècle, peut-être en Syrie ou en Egypte.
[11] Ecrits apocryphes chrétiens, Gallimard 1997, p. 98.
[12] Ecrits apocryphes chrétiens, Gallimard 1997, p. 99. Pour plus de détails sur le Protévangile de Jacques, MA, p. 47- 63.
[13] La « Special source » qui date du IIème siècle.
[14] Ma, p. 74
[15] Luc 2, 6-7
[16] Cf. Ga 4,4