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Mardi, l'ex-président du Guatemala Oscar Berger était à Genève devant les médias pour défendre Erwin Sperisen, son ancien chef de la police. Le troisième procès pour assassinats de ce dernier s'ouvre lundi devant la Chambre pénale d'appel et de révision genevoise.
Erwin Sperisen, 47 ans, est notamment accusé d'avoir participé et d'avoir planifié l'exécution extrajudiciaire de sept détenus lors de la reprise en main, en 2006, de la prison de Pavon. Le pénitencier, situé près de la capitale Guatemala City, était à l'époque sous l'emprise des prisonniers et le théâtre de toutes sortes de trafics.
Selon Oscar Berger, qui a été président du Guatemala entre 2004 et 2008, la reprise du contrôle de la prison a donné lieu à une décision officielle et s'est faite dans le respect des règles. Des représentants du ministère public, d'organisations de droits de l'homme et des médias étaient sur place lors de l'opération.
Toujours selon M. Berger, les forces de sécurité qui ont donné l'assaut au pénitencier prévoyaient une forte résistance des détenus. La fusillade paraissait inévitable, car les prisonniers disposaient d'armes. Pour l'ancien président guatémaltèque, les autorités s'attendaient à un bilan plus lourd que sept morts.
Pour ces faits, ainsi que pour avoir donné l'ordre d'assassiner trois détenus évadés d'une autre prison guatémaltèque, Erwin Sperisen a été condamné à la prison à vie en première instance et en appel par la justice genevoise. Après l'annulation par le Tribunal fédéral du jugement rendu en appel, un troisième procès a été agencé.