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Kate Middleton est une dominante. Une magnifique, une vraie dominante. Elle a la classe, la démarche, le sourire, le regard, l’assurance de la dominante. Avec ce qu’il faut de dureté dans le visage pour faire front à ses responsabilités nouvelles. Elle semble la personne appropriée à la place qu’elle va occuper.
Qu’est-ce qu’un dominant?
La notion de dominant-e est empruntée aux descriptions des sociétés animales. Dans de nombreuses espèces il y a un ou une dominant-e ou un couple de dominants. Ce sont les chefs de meute, généralement les plus forts physiquement puisque le statut de chef - et donc de dominant - s’acquiert par la lutte physique.
Chez les humains le terme «dominant» n’est pas habituellement utilisé, même si on l’entends parfois. On parle plutôt du chef, du dirigeant, du commandant. On parle aussi des titres qui montreraient une ascendance instaurée au nom d’une hiérarchie sociale: le roi, le prince, etc. C'est pourtant intéressant de voir les humains dans cette grille de lecture.
Qu’est-ce qu’un dominant? C’est une personne qui, d’une manière ou d’une autre, exerce un certain ascendant sur une ou plusieurs autres personnes. Cette «dominance» peut être naturelle et induite pas le charisme, le caractère, la carrure physique, entre autres. Elle peut aussi être la conséquence d’un comportement inspirant le respect: actes d’héroïsme, audace, courage particulier. Cette dominance peut aussi être le fruit d’une attribution d’un rôle ou d’une fonction sociale. Le chef scout exerce une dominance. Enfin elle peut avoir été imposée par la force. D’une dominance on passe alors à une domination.
De manière générale je distingue la fonction de chef de la volonté de dominer. Diriger un pays, une assemblée, un groupe ou une entreprise n’est pas automatiquement associé à une volonté de dominer les autres. Diriger c’est d’abord remplir une mission. Un chef d’entreprise autoritaire, tyrannique, méprisant, ne remplit pas correctement sa mission qui est de mener à bien un objectif professionnel et commercial. Dans une entreprise tous contribuent et tous méritent respect et considération. Il ne devrait pas y avoir de «grand» et de «petit». La fonction de dirigeant ne devrait pas être une valeur ajoutée à la personne mais une exigence de service.
Un chef, un dominant, n’est donc pas a priori un malade de pouvoir installé par la force. Cela arrive mais c’est loin d’être un automatisme. Même dans les sociétés animales le dominant ne cherche pas à contraindre ses congénères en permanence. Dans la société des loups, le dominant (loup alpha) ne montre pas sa domination en permanence ni n’écrase ou humilie les autres loups. D’ailleurs:
«Le mâle alpha est désigné par le clan sur des critères de force, d’intelligence, de sagesse, de reconnaissance…. Une société de loups peut toujours installer sa confiance en un nouveau chef.»
La question de la confiance est primordiale et celle-ci ne s’installe pas durablement par la violence et la menace. On rencontre donc des chefs qui n’ont pas particulièrement de comportement de dominant, ou alors discrètement. On rencontre aussi des dominant-e-s qui ne sont pas à une place de chef, ce qui est perturbateur pour eux et pour leur entourage.
La démocratie incite aussi à relativiser les rôles et comportements dominants. Un dominant n’a pas de droit sur les autres humains. Le cadre légal pose les limites d’une dominance utile et d’une domination criminelle.
A quoi donc reconnaît-on les dominant-e-s?
Il y a des chefs qui ne se comportent pas en dominants ou qui ne le sont pas. A l’inverse il y a des dominants qui ne sont pas chefs ou dirigeants. On ne peut simplement associer le caractère de dominant avec la fonction de chef.
Plusieurs signes permettent de repérer les dominant-e-s, où qu’ils soient: dans la famille, au travail en politique, dans une assemblée.
Chez les loups les signes sont clairs:
«Le loup alpha est facilement reconnaissable parmi les autres individus. Il fixe ses congénères du regard tandis que ceux-ci ont les yeux fuyants ; le contraire serait considéré comme une provocation. Il est toujours identifiable à sa démarche car il se tient haut et fier sur ses pattes tandis qu’un simple loup reste modestement plus près du sol. Lors des déplacements, le loup alpha prend la tête.»
On peut reconnaître ces même signes chez les humains: regarder droit dans les yeux de manière ferme et prolongée, prendre la tête d’un groupe dans un trekking, se tenir droit, souvent la tête haute.
Un-e dominant-e pose rarement des questions ouvertes. Ses questions sont destinées à obtenir la réponse qu’il pense connaître déjà. Il s’arrange pour qu’on ne lui pose pas de questions, ou les élude. Il pense à la place des autres. Par exemple il attribue à l’autre des pensées que celui-ci n’a pas exprimées. Il peut donc être intrusif. Il se donne des droits, prend des initiatives, et tente d’aller au bout de ses intentions. Il aime entraîner, dynamiser, proposer, provoquer parfois. Il a plus de réponses que de questions. Dans une assemblée, il tend à généraliser les débats alors que le dominé les ramène à soi.
Toutefois le vrai dominant sait laisser la place à l’autre. Il sait intimement que rien de bon de vient de la contrainte. Un vrai dominant assure avec fermeté et détermination, ose le conflit, mais développe le fait se servir et non simplement de commander. C’est commander qu’on attend de lui, pas un jeu de pouvoir.
Regardons Kate Middleton. Elle semble survoler le monde, son sourire dévore ce qui passe près d’elle. En même temps, devant la foule qui vient applaudir l’histoire magique de cette roturière, elle est d’une grande simplicité, non affective, juste vraie et touchée. Ses gestes relèvent d’une sincérité sans excès. On sent aussi la nécessaire ambition chez elle. Il suffit de voir sa métamorphose impressionnante: c’est une réelle capacité d’adaptation. Le prince William a trouvé son maître.
On peut souhaiter un monde sans domination et y oeuvrer. C’est mon cas. Mais en attendant d’y arriver je formule le souhait que ceux et celles qui sont encore dans des fonctions ou des comportements de dominants soient au service des humains et non l’inverse.
Kate Middleton: une vraie dominante. Une femme magnifique. Son challenge maintenant: associer autorité et service. Relier le haut et le bas.