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Stockholm - L'évêque de Stockholm a déclaré dimanche assumer l'entière responsabilité de l'inaction et du silence de l'Eglise catholique suédoise à la suite d'une accusation de pédophilie contre un prêtre signalée pour la première fois en 1990. Il s'est dit prêt à démissionner.
"En tant qu'évêque, j'en assume l'entière responsabilité et suis prêt à en subir les conséquences", a déclaré l'évêque Anders Arborelius dans un communiqué publié par le diocèse de Stockholm, qui est le seul diocèse catholique de Suède et qui couvre tout le pays. Il a appelé à "une enquête approfondie sur ce cas tragique".
Le prélat réagissait à un article publié dimanche par le quotidien "Dagens Nyheter" (DN), selon lequel l'Eglise avait gardé le silence pendant vingt ans sur un cas d'abus sexuel sur un enfant commis par un ecclésiastique.
Mgr Arborelius, en route pour Rome, a déclaré plus tard à la radio publique suédoise que l'affaire avait été traitée d'une "manière incorrecte" par l'Eglise. "Si c'est à cause de moi que ce cas n'a pas fait l'objet d'une enquête, je suis prêt à faire face aux conséquences et à demander au pape de me relever de mes fonctions d'évêque", a-t-il dit.
Une femme, âgée d'une soixantaine d'années, a affirmé au journal qu'elle avait d'abord contacté l'ancien évêque Hubertus Brandenburg en 1990 pour faire état de sévices sexuels dont elle et sa soeur avaient été victimes à la fin des années 50 et pendant les années 60.
"On m'a répondu en substance: Nous allons mener notre propre enquête au sein de l'Eglise et nous n'allons pas en parler'", a déclaré cette femme que le journal n'identifie pas. L'évêque est mort en 2009.
ATS