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En Suisse, un demi-million de personnes se rendent au travail en train. Ces pendulaires ont besoin d'un réseau de téléphonie mobile performant afin de pouvoir travailler de manière efficace durant le trajet. Les chemins de fer sont eux aussi tributaires d'une radio ferroviaire de qualité, afin de surveiller et piloter les trains de manière sûre depuis les centres d’exploitation et d’assurer la sécurité du transport. Pour garantir une connexion Internet et une radio ferroviaire stable, les CFF prévoient d'introduire la technologie FRMCS (Future Railway Mobile Communication System) basée sur la 5G.
« Allô, tu m'entends ? AAAAAALLLLOOOOOO ? Et maintenant ? » Ceux et celles qui prennent régulièrement le train connaissent bien ce type de conversation. L'une des raisons à l’origine des « coupures intermittentes » de réseau est la topographie accidentée de la Suisse avec ses nombreux tunnels. Une deuxième raison est due au train lui-même : d'un point de vue physique, le train est une cage de Faraday. Les signaux de téléphonie mobile traversent difficilement l'enveloppe du wagon et les fenêtres recouvertes d’une couche métallique – aussi bien vers l'intérieur, que vers l'extérieur. Et enfin, le nombre élevé de personnes qui activent simultanément la même antenne mobile empêche une utilisation fluide du téléphone mobile.
Quand les problèmes de connexion deviennent le problème de tous
Selon l'Office fédéral de la statistique, huit personnes actives sur dix sont des pendulaires. Un demi-million d'entre elles prennent le train où elles se connectent à Internet pour travailler, utilisent leur téléphone portable pour discuter ou leur tablette pour lire le journal durant le trajet. Malheureusement, les interruptions sont fréquentes, surtout sur le trajet Berne - Zurich. Le magazine des consommateurs considère d’ailleurs que la réception est mauvaise, en particulier sur les lignes les plus fréquentées. Il devient donc impossible de travailler dans le train, ou alors cela se mue en épreuve de patience.
La Confédération a mandaté les CFF pour mettre à disposition un réseau de radio ferroviaire de qualité. Les CFF, désireux de répondre au besoin croissant de la clientèle pour une connexion Internet stable dans le train, ont réagi à cette demande. En collaboration avec le groupe technologique suédois Ericsson, ils planifient leur nouveau réseau radio, le FRMCS (Future Railway Mobile Communication System). Basé sur la 5G, il sera en service dès 2023. Cette nouvelle norme de communication mobile ferroviaire, validée au niveau européen, est exploitée par chaque entreprise ferroviaire indépendamment, mais est compatible sur l’ensemble du continent. Elle remplacera le système GSM-R actuel, basé sur la 2G. Les chemins de fer utilisent ce réseau pour communiquer en interne avec les centres d'exploitation et les pilotes de locomotive.
Le déploiement et la modernisation du FRMCS concerne de près les pendulaires. En effet, non seulement le nombre de voyageurs travaillant dans le train augmente, mais aussi le volume de données transmises sur le réseau mobile. Ce volume double tous les 18 mois. Grâce à la 5G, la transmission des données est jusqu'à 100 fois plus rapide qu'avec les réseaux actuels, la capacité du réseau est plus importante et le délai de transmission (latence) est jusqu'à 50 fois plus court. L'introduction du FRMCS facilitera le travail dans le train et permettra aux mécaniciens de locomotive et aux chemins de fer d'assurer la communication avec les centres d'exploitation et d'augmenter ainsi la sécurité pour tous les usagers du rail. Et il fait sens d’utiliser la technologie de téléphonie mobile 5G, qui est désormais la plus efficace.
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