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Il existe aussi le cycle de mémoire de deuil qui est d'un an, et revient à chaque date anniversaire du décès de l'être aimé. Mais le deuil ne fait pas seulement référence à la perte d'un proche, mais aussi à la perte d'une situation, à une séparation brutale, à un évènement douloureux... Des pathologies sont liées au deuil non fait et à la culpabilité qui y est liée. Tous les événements tels que accidents, échecs, premiers amours, mariage, divorce, déceptions, accouchements, naissances, déménagement, séparation, suicide, prison, violence, maladies... mais aussi les goûts et dégoûts, les hobbies, les études, les métiers, les comportements s'impriment dans une mémoire inconsciente qui conduisent celui qui en est porteur, à l'exprimer dans des situations propices.
Celle-ci peut circuler aussi silencieusement dans la descendance pour se réaliser plusieurs générations suivantes ; on parlera alors de loyautés familiales invisibles puisque nous n'en sommes pas conscients. La transmission de ces mémoires est plus forte pour les membres de la généalogie qui ont le même numéro de fratrie, par exemple : tous les ainés, mais intervient également la trinité répétitive des fratries : l'ainé aura plus de similitudes ou d'affinité avec le 4e, le 2e avec le 5e, le 3e avec le 6e frère ou sœur. Les prénoms donnés à l'enfant, le relieront aux ancêtres ou aux personnes connues qui les portaient et à leur vécu. Ici le mot invisible ne signifie pas seulement invisible à l’œil, mais indétectable quel que soit l’instrument de mesure utilisé.