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Les méfaits du tartre
Tout comme chez l’humain, on retrouve les mêmes dents, bien que d’aspect et de développement différent : les incisives (petites), les canines (grandes et pointues), les prémolaires (dont la fameuse carnassière à la mâchoire supérieure), et les molaires (petites en haut, grandes à la mâchoire inférieure). Toutes ces dents sont scellées dans les alvéoles osseuses.
La gencive enveloppe la base de la dent.
Le chat possède 26 dents de lait et 30 dents permanentes, alors que le chien en possède 28 de lait et 42 permanentes.
Evolution des pathologies buccales
Le premier stade est le dépôt de la plaque qui passe souvent inaperçue. Suite à une prolifération de bactéries, une gingivite (une inflammation de la gencive) se développe, puis il y a formation de tartre grâce aux sels minéraux contenus dans la salive, principalement le carbonate de calcium.
Les processus d’inflammation augmentent, les bactéries anaérobes prolifèrent, les globules blancs arrivent en masse et provoquent les poches de pus entre la dent et la gencive. La gencive se décolle, il y a déchaussement, et également de la mauvaise haleine.
Quant aux caries, fréquentes chez l’humain, elles n’existent quasiment pas chez les carnivores.
Les conséquences
Le propriétaire notera la mauvaise haleine, une certaine douleur à la mastication, une baisse de l’appétit, une salivation accrue, en général une baisse de forme, avec éventuellement une réticence à la palpation de la région buccale ou à l’ouverture forcée de la gueule.
Pathologiquement parlant, les dents vont chuter, la gencive va proliférer, et il y a un risque d’infection jusqu’à l’os.
Les autres conséquences :
Outre ces maladies parodontales, les réactions immunitaires qui font suite à ce développement de bactéries peuvent causer des maladies cardiaques, des reins, ou du foie.
Quels animaux sont les plus fréquemment atteints ?
-Tous les carnivores, chats, chiens et furets, mais les chats, les chiens de races naines ainsi que tous les animaux nourris exclusivement à l’alimentation humide seront plus prédisposés à l’apparition rapide de tartre.
-Dès l’âge moyen de 5 ans, le risque augmente. Il existe quelques exceptions, par exemple la gingivite chez le très jeune chat qui est souvent en rapport avec une maladie immunitaire.
Prévention ou plutôt ralentissement de l’apparition des dégâts
Il est impossible de préserver totalement la cavité buccale de son animal de l’apparition de tartre, mais on peut faire beaucoup pour ralentir le processus. Plusieurs possibilités :
-De l’alimentation sèche de préférence (croquettes)
-Brossage régulier des dents (à l’aide de set de brosse, ou de lingettes) ou en alternative proposer des friandises spéciales anti-tartre.
-Effectuer un contrôle régulier (env. tous les ans) dès le plus jeune âge chez son vétérinaire.
Traitement
Seul traitement efficace : le détartrage.
Il s’effectue avec un appareil à ultra-sons et sous narcose complète.
La sonde casse les plaques de tartre qui sont extrêmement dures et nettoie avec précision la zone du sulcus gingival (creux entre la gencive et la dent). Les dents très entartrées tomberont, car elles sont déjà complètement déchaussées et sources d’infection.
Un animal domestique même entièrement édenté peut se nourrir, mais il est mieux de prévenir et d’éviter ce stade si possible !
Quelques fois un traitement à base d’antibiotiques est prescrit en plus du détartrage et/ou un traitement local (pâte désinfectante, etc.).