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Des chercheurs en Allemagne ont évalué l’impact du traitement de buprénorphine (BUP), destiné à la dépendance aux opiacés, sur le fonctionnement cognitif et psychomoteur, en utilisant des tests conçus pour prédire la capacité de conduire. Les scores des tests dans les domaines de l’attention, du temps de réaction sous pression, de l’orientation visuelle, de la coordination motrice et de la vigilance chez 30 sujets ayant reçu du BUP pendant au moins six mois (et dans des doses stables pendant ≥ 12 jours (moyenne : 7,7 mg/jour ; étendue : 1,2-16 mg/jour)), ont été comparés avec ceux de 90 volontaires en bonne santé. Les sujets prenant des antihistaminiques, des benzodiazépines, des barbituriques ou de hautes doses d’antidépresseurs prescrits, ont été exclus. Le dépistage initial par prise d’urine pour les substances illicites dans le groupe BUP* n’a mis en évidence aucune autre substance chez onze sujets, alors qu’il était positif chez dix sujets pour les cannabinoïdes, chez six pour les opiacés, chez trois pour les amphétamines, chez quatre pour les benzodiazépines et chez un pour la cocaïne. Les résultats dans le groupe contrôle ont été ajustés pour obtenir des valeurs équivalentes dans les tests de performance sous l’influence de 0,05% d’alcool.
Le groupe contrôle a réussi une moyenne de 4,8 tests, en comparaison de 4,6 dans le groupe BUP (pas significatif).
81% des sujets contrôles ont réussi les cinq tests, comparés à 63% dans le groupe BUP (pas significatif).
Dans une évaluation séparée de la performance chez les onze sujets avec un test d’urine négatif pour les substances illicites, les résultats n’étaient pas significativement différents de ceux de l’ensemble du groupe BUP (n = 30) ou du groupe contrôle.
Commentaires : le fonctionnement cognitif et psychomoteur chez les sujets ayant reçu du BUP pour la dépendance aux opiacés n’était pas significativement plus mauvais que celui du groupe contrôle en bonne santé dans cette étude, sachant que les résultats du groupe contrôle ont été ajustés pour estimer l’influence d’une prise modérée d’alcool. Bien que ces résultats soient rassurants en ce qui concerne la capacité de conduire chez des personnes recevant du BUP, les sujets en ont reçu une dose modeste dans cette étude. L’effet de plus hautes doses sur le fonctionnement cognitif et psychomoteur n’est pas connu. L’influence d’autres substances sur la capacité à conduire devrait également être prise en considération.