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Barack Obama expulse 35 diplomates russes, le Kremlin menace de répliquer
Les diplomates visés par les sanctions, qui seraient membres des services de renseignement russes, ont 72 heures pour quitter le territoire, a affirmé jeudi soir à reuters une source officielle américaine.
Deux centres servant à des activité de renseignement, l'un dans le Maryland, l'autre à New York, devront fermer leurs portes vendredi à minuit au plus tard, a ajouté le haut responsable.
"Ces actions ont été prises en réponse au harcèlement russe de diplomates américains et aux actions de ces diplomates que nous estimons ne pas correspondre à la pratique diplomatique", a déclaré cette même source.
GRU et FSB visés par des sanctions
S'exprimant dans une déclaration écrite diffusée peu après, le président américain Barack Obama a précisé que les Etats-Unis ont sanctionné neuf entités et individus, dont les Services de renseignement militaires (GRU) et le FSB (ex-KGB).
Le GRU est accusé d'avoir, grâce à ses agents et des moyens techniques, "falsifié, altéré (...) des informations avec l'objectif ou l'effet d'interférer dans le processus électoral américain en 2016". Quant au FSB, il est accusé d'avoir "aidé" le GRU.
"Ces actions font suite aux avertissements que nous avons adressés de manière répétée au gouvernement russe, en privé et en public. Elles sont une réponse nécessaire et adaptée aux actions visant à nuire aux intérêts américains en violation des normes de comportement internationales établies", a précisé le président américain.
"Ces actions ne sont pas la somme totale de notre réponse aux activités agressives de la Russie, a rajouté Barack Obama, qui avait déjà directement mis en cause son homologue russe, soulignant que "pas grand-chose ne se passe en Russie sans l'aval de Vladimir Poutine".
Les mesures prévoient un volet secret
Barack Obama a également prévenu que les Etats-Unis prendront d'autres mesures "au moment que nous choisirons", "y compris des opérations qui ne seront pas révélées au public".
Le président américain a ajouté qu'un rapport gouvernemental sur l'interférence de Moscou dans le processus électoral 2016 serait transmis au Congrès dans les prochains jours.
Le communiqué de la Maison blanche:
Le Kremlin a toujours estimé que les déclarations de la Maison Blanche accusant la Russie d'avoir perturbé l'élection présidentielle américaine à l'aide de piratages informatiques étaient "indécentes".
Le Kremlin va ordonner une réponse "adéquate"
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a assuré que les mesures américaines "poursuivent deux objectifs: détruire définitivement les relations russo-américaines qui ont déjà atteint le fond (...) et porter un coup dur aux projets dans le domaine de la politique étrangère de l'administration du président élu" Donald Trump.
Il a ajouté que la Russie réagirait "sans doute de manière adéquate en se basant sur les principes de réciprocité".
Le Président du comité des affaires étrangères de la Douma, Konstantin Kosachev, a de son côté déclaré que la Russie attendrait de connaître la position de Donald Trump au sujet des sanctions avant de prendre des mesures de rétorsion.
Avant l'annonce des sanctions, Donald Trump affirmait qu'il ne "croyait pas" à ces accusations, mais il est isolé dans son propre camp. La plupart des responsables républicains ne mettent pas en doute la réalité des opérations russes et sont favorables à des sanctions.
Paul Ryan, le président républicain de la Chambre des représentants, s'est ainsi félicité des mesures prises par le président Obama. Il a estimé que celles-ci "n'avaient que trop tardé".
agences/mre
Publié le 29 décembre 2016 - Modifié le 30 décembre 2016