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60 ans d’UFA
60 ans d’UFA
Les chevaux sont originaires des steppes et ont été domestiqués entre 4000 et 3500 av. J.-C. A l’époque, ils passaient jusqu’à 18 heures par jour à manger. Au fil du temps, le nombre d’heures consacrées à la consommation de la ration a toutefois nettement diminué, les chevaux étant contraints de se nourrir plus rapidement, plus simplement et sur la base d’une ration plus riche.
Premier aliment mélangé
En temps de guerre, il était primordial que les chevaux soient en excellente forme et qu’ils bénéficient par conséquent d’une alimentation spécifique. Les fourrages grossiers ou l’herbe ne permettaient pas d’atteindre ce niveau de performance élevé. Un nouveau type d’affouragement a alors vu le jour: pour couvrir les besoins plus élevés des chevaux, les éleveurs commencèrent à leur distribuer des céréales de manière ciblée, pour leur permettre de couvrir leurs besoins. C’est ainsi qu’est né le premier aliment composé.
Miel et vin
Les chevaux bénéficièrent dès lors d’un suivi particulièrement attentif. On procéda à des essais d’affouragement pour en savoir davantage sur leurs besoins alimentaires. Le cheval préféré de l’empereur Caligula (37 à 41 après J.-C.) recevait par exemple une ration composée de raisins, d’amandes et de miel et était abreuvé avec du vin coupé avec de l’eau servi dans des récipients en or. Les ingrédients précités ne se sont toutefois pas imposés dans la pratique. Les grandes cultures se développèrent au fil des siècles. Outre le blé et l’orge humide, l’avoine, le seigle, les pois et le tourteau de lin prirent de plus en plus d’importance. Grâce à son potentiel de culture favorable et à ses propriétés avantageuses pour la digestion, l’avoine s’imposa en tant qu’aliment sous forme de grains. Dans le secteur agricole, on établissait souvent une distinction entre les « chevaux de pâturage » et les « chevaux d’écurie ». Les chevaux de pâturage étaient généralement moins performants et étaient élevés au pâturage. Les chevaux d’écurie atteignaient en revanche des performances élevées, restaient à l’écurie et étaient affouragés en conséquence, à savoir avec une ration composée de 6 kg d’avoine et de 7 kg de foin.
Un aliment unique pratique
Aux XVIII e et XIX e siècles, outre son utilisation agricole et militaire, le cheval commença à jouer un rôle de plus en plus important dans les transports. Sur les champs de bataille, la place pour stocker les fourrages était restreinte, raison pour laquelle la demande en aliments concentrés augmenta. Les blocs de 9 kg à base de foin, d’avoine, de marc de bière, de sésame, de farine de soja, de noix, de germes de malt et de mélasse étaient considérés comme des « réserves d’urgence ». Pendant la Seconde Guerre mondiale, ces blocs devinrent plus pratiques, et cet aliment de 5 kg prêt à la consommation contenait également des flocons de pommes de terre et des levures fourragères en plus du foin, de l’avoine et de la paille. Le concept des aliments mélangés sous forme granulée ne s’imposa dans la pratique qu’après la Seconde Guerre mondiale. Les coopératives agricoles commencèrent à commercialiser deux aliments spécifiques pour chevaux dans les années 60. On constata rapidement que le foin et l’avoine ne permettaient pas de couvrir les besoins des chevaux, raison pour laquelle l’aliment UFA 885 fut conçu. Ces granulés servaient surtout de complément au foin et de produit de substitution à l’avoine. Les « granulés pour chevaux à titre de complément au fourrage de base » contenaient toutes les vitamines, les minéraux et les oligo-éléments importants pour les chevaux, en plus des céréales.
Hypona – depuis 1985
« Les chevaux ne mangent pas des aliments pour porcs ou pour vaches laitières ! » Cette constatation incita la coopérative UFA à acheter la marque Hypona au début des années 80. Lors de la fusion, la palette d’aliments pour chevaux fut élargie et baptisée « Hypona ». Suite à l’avènement de la mécanisation, l’image traditionnelle de trois chevaux bruns tirant une charrue dans un champ commença bientôt à appartenir au passé. Le cheval ne fût alors plus utilisé comme animal de trait mais plutôt pour les loisirs et le sport. Le premier document de conseil technique d’Hypona datant de 1985 décrivait ce changement de la manière suivante: « Le cheval n’est plus un compagnon de lutte et un collaborateur de l’être humain mais une sorte de compagnon de jeu. Les besoins du cheval en termes de mode d’élevage, d’aménagement des boxes et de soins n’ont toutefois pas changé. »
Les petites quantités ont de grands effets
Les recommandations en matière d’affouragement publiées en 1988 démontrent que la palette Hypona était déjà très large. Un graphique exhaustif expliquait notamment à quel point les oligo-éléments, les vitamines et les minéraux sont importants pour les différentes parties du corps du cheval. C’est dans ce contexte que le sel minéral pour chevaux Hypona 895 a été développé, afin d’assurer une complémentation ciblée. Cet aliment minéral fut une solution aux rations pures foin-avoine, qui purent désormais être complémentées conformément aux besoins des chevaux.
Un champion olympique utilise des aliments Hypona
Aujourd’hui, la gamme Hypona compte un aliment complémentaire adapté à chaque type de besoin. L’ancien régime foin-avoine continue toutefois à être pratiqué. Entretemps, la fabrication des aliments composés pour chevaux a toutefois évolué. Les aliments dégageant une bonne odeur ou présentant un bel aspect visuel se sont généralisés. L’aliment combi Hypona 788 Optimal, qui existe depuis 1985, est actuellement utilisé par de nombreux propriétaires de chevaux. Cet aliment aromatisé et contenant de beaux flocons peut être distribué à tous les chevaux, des chevaux de loisirs aux chevaux de sport. Steve Guerdat, champion olympique de 2012, utilise l’Hypona 788 Optimal à titre d’aliment polyvalent.
Les aliments conçus pour les chevaux à la digestion sensible font eux aussi partie de l’assortiment standard actuel d’Hypona. Chez les chevaux, le gluten peut lui aussi engendrer des problèmes de digestion, raison pour laquelle Hypona propose un aliment sans gluten depuis 2014.
Qu’est ce qui a vraiment changé ?
Le cheval conserve une grande aura. L’homme avait besoin du cheval et de ses atouts. La façon dont le cheval est utilisé a évolué et s’est notamment traduite par un changement des méthodes d’alimentation. Pendant les guerres, les chevaux jouaient un rôle important et de nombreux efforts ont été consentis pour réduire la durée d’affouragement, en proposant des aliments riches en énergie et en augmentant la durée d’utilisation des chevaux. Les besoins des chevaux sont étudiés depuis toujours et les enseignements qui en découlent ont été appliqués dans la pratique, des chevaux des steppes aux chevaux de sport et de loisirs, en passant par le cheval de trait nourri à l’avoine. Aujourd’hui, le défi consiste à nourrir cet animal sans le suralimenter tout en lui permettant de répondre à son instinct naturel.
Auteure
Sarah Hirsbrunner, marketing UFA, 3360 Herzogenbuchsee
Photos
UFA SA
Auteure Sarah Hirsbrunner, marketing UFA, 3360 Herzogenbuchsee Photos UFA SA