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Le développement personnel renvoie à toutes les activités proposant de développer une connaissance de soi, de valoriser ses talents et potentiels, de travailler à une meilleure qualité de vie, et à la réalisation de ses aspirations et de ses rêves. Les psychanalystes, les promoteurs de techniques New Age et certains courants du coaching font des propositions de développement personnel pour les particuliers, tandis que les éducateurs et spécialistes du travail, comme l’Organisation internationale du travail (OIT), l’incluent dans les buts institutionnels de l’enseignement supérieur et du travail décent.
Objectifs
Le développement personnel, parfois appelé « épanouissement personnel » ou « croissance personnelle » (au Québec) recouvre un ensemble de pratiques disparates visant à développer des aspects positifs, connus ou inconnus, de sa personnalité ou à atteindre une certaine sagesse.
Origines
Selon ses promoteurs, les questions du sens de la vie posées par la philosophie et la religion sont à l’origine du développement personnel qui constituerait ainsi une réponse à ces questions.
Aristote et la tradition occidentale
Les théories de développement personnel d’Occident ont été fortement influencées par le philosophe grec Aristote[réf. nécessaire] (384 – 322 av. J.-C.) qui le définit alors comme une catégorie de la sagesse pratique. Son concept de « Bonne Vie », engage l’individu à développer ses vertus (« arêtè ») pour atteindre l’« eudaimonia », que l’on traduit communément comme « le bonheur » mais doit être plus correctement compris comme « le bien-être » ou « le bien vivre ». Aristote continue à influencer le concept de développement personnel occidental aujourd’hui particulièrement à travers le concept économique du capital humain ou les principes de la psychologie positive. La plupart des théories actuelles de développement humain et de psychologie positive se réfèrent implicitement à l’eudémonisme aristotélicien, courant philosophique qui pose comme principe que le bonheur ou le savoir être sont le but de la vie humaine.
Confucius et la tradition d’Asie de l’Est
Dans la tradition orientale, Confucius (551 – 479 av. J.-C.) est le fondateur d’une école de pensée philosophique dont les idées continuent à influencer les valeurs familiales, l’éducation et le management en Chine et dans la plupart des pays d’Asie aujourd’hui [réf. nécessaire]. Dans sa « Grande Étude » Confucius montre explicitement que le développement personnel et à l’origine de l’organisation de la famille et de l’État :
« Le Sage-Roi de l’Antiquité, désirant rayonner de sa puissance dans le monde commençait par bien gouverner son royaume.
- Désirant bien gouverner son royaume, il commençait par accorder sa famille.
- Désirant accorder sa famille, il commençait par réformer sa personne.
- Désirant réformer sa personne, il commençait par rectifier son cœur.
- Désirant rectifier son cœur, il commençait par purifier ses désirs.
- Désirant purifier ses désirs, il commençait par approfondir ses connaissances.
- Approfondir ses connaissances, c’est sonder les choses. »
Il existe des différences culturelles entre la Chine et l’occident dans la manière dont les employés voient leurs dirigeants, dans ce qu’ils en attendent et dans ce que les dirigeants attendent d’eux. En plus, il existe des différences fondamentales dans la manière de vivre chinoise comparée à l’Occident. Les valeurs chères aux occidentaux peuvent être parfois regardées avec dédain par les Chinois.