Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/228893

<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est chargé d'élaborer un " Plan directeur pour la mobilité piétonne " pour définir une stratégie nationale visant à encourager le trafic piéton et augmenter sa part dans le trafic global.</p><p>La marche est la forme de mobilité la plus naturelle. Elle est gratuite et saine, elle favorise la sociabilité, permet d'économiser de l'espace et des ressources. De plus, elle est respectueuse de l'environnement. La marche est le mode de déplacement qui est fondamentalement accessible à tous et constitue donc la base de la mobilité. Les piétons sont utiles à la collectivité, car ils contribuent à renforcer l'économie locale, à protéger le climat et à réduire les coûts de santé. De plus, le trafic piéton remplit une fonction indispensable, puisqu'il relie les différentes formes de mobilité et revêt à ce titre une grande importance pour le bon fonctionnement du système des transports dans son ensemble. </p><p>Le " Plan directeur pour la mobilité piétonne " doit définir une stratégie pour accroître l'importance de la marche et augmenter sa part dans le trafic global. Celui-ci doit être établi au niveau interdépartemental, car c'est le seul moyen de rendre justice aux multiples facettes de la mobilité piétonne. Le plan directeur autrichien " Masterplan Gehen " pourrait servir d'exemple.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>En Suisse, la mobilité piétonne revêt une grande importance et elle est bien intégrée dans le système global de transport. Dans le projet de révision du plan sectoriel des transports, partie Programme, elle est considérée comme un moyen de locomotion autonome qui complète d'autres modes de transport. La Confédération alloue par ailleurs des moyens financiers considérables à la mobilité piétonne et au trafic cycliste dans le cadre du programme en faveur du trafic d'agglomération.</p><p>Conformément à la loi fédérale sur les chemins pour piétons et les chemins de randonnée pédestre (LCPR ; RS 704), les cantons sont tenus de dresser des plans (contraignants pour les autorités) de leurs réseaux de chemins pour piétons et de randonnée pédestre, et de remplacer les chemins qui doivent être supprimés. La LCPR formule en outre des principes généraux et des objectifs afin de promouvoir la mobilité piétonne. Ces principes ont été précisés dans diverses aides à l'exécution de la Confédération. Aujourd'hui, la Suisse dispose d'un réseau à la fois bien aménagé et attrayant pour les personnes à pied. La mobilité piétonne est considérée comme un élément indépendant et important des déplacements, et figure dans de nombreuses stratégies des villes et des cantons.</p>  Le Conseil fédéral propose de rejeter le postulat.