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Le cheval Mérens, Mérens, « l’Ariégeois » ou encore connu sous le nom de Mérenguais est originaire de la haute vallée de l’Ariège, dans les Pyrénées centrales (dans le sud de la France et le nord de l’Espagne, pas très loin d’Andorre). Le Mérens est un petit cheval de selle et de trait français aux allures légères et à la robe noire. Il présente de nombreuses ressemblances physiques avec l’ancestral cheval magdalénien que l’on peut retrouver sur les murs des grottes primitives de Niaux (en Ariège, dans les Pyrénées). Ces peintures datent d’il y’a plus ou moins 13000 ans.
Le nom de la race provient du village d’élevage d’origine, à Mérens-les-Vals. Le nom de la race est mentionné pour la première fois à la fin du XIX ème siècle.
Cette région à su conserver la race, grâce à des éleveurs très attachés à ce cheval rustique et polyvalent (attelage, voltige, randonnée)…
Histoire et Origine
Le Mérens a longtemps été utilisé comme un outil de travail par les paysans ariégeois pendant de nombreux siècles. Cette utilisation en tant que cheval de trait agricole a perduré jusqu’aux années 1970.
Depuis les années 1980 deux types d’élevages se distinguent au sein de la race du cheval Mérens.
- L’un sélectionnant un petit cheval assez massif et rustique, souvent élevé en semi liberté dans les montagnes de la région des Pyrénées. C’est le type montagnard.
- L’autre élève des animaux modernes, plus légers, plus sportifs. C’est le type sportif.
De nos jours l’élevage du cheval Mérens s’est étendu sur une grande partie de la France, mais également dans d’autres pays, comme les Pays-Bas, l’Italie, la Belgique et la Suisse. C’est une race de cheval qui a su se faire apprécier sur l’île de la Réunion.
Sa polyvalence fait fureur dans les centres équestres, pour les randonnées, les TREC ou même l’équitation de loisirs et de compétition. Il est également utilisé pour l’attelage, la voltige et les travaux forestiers.
Effectif et sélection
Le Merens à presque disparu dans les années 1970. Depuis la race à connue un essor spectaculaire aussi bien en France que dans les pays voisins, c’était la phase de multiplication active. Aujourd’hui la sélection se fait de manière très stricte, c’est la phase de sélection rigoureuse.
La sélection des étalons est très rigoureuse, dès l’âge de 3 ans une épreuve montée est obligatoire puis un pointage régulier est réalisé sur les sujets. Les cinq critères de sélection sont les suivants: l'impression générale, le type dans la race, le modèle, les allures, l'impression générale sous la selle ou le produit s'il s'agit d'un sujet d’élevage.
Information pratique
La journée nationale de la race du cheval Mérens à lieu une fois par an dans la région d’Ariège (à Bouan). Ce rassemblement dure généralement 3 jours. Cet manifestation à lieu le troisième week end d’aout. Vous pourrez assister à de nombreuses démonstrations dans différentes disciplines et également admirer les meilleurs sujets de France. C’est un rendez-vous incontournables pour les passionnés de la race.
Cette race est également présentée de façon régulière au salon du cheval à Paris et au salon de l’agriculture.
Utilisation
Utilisé dans un premier temps comme cheval de trait, pour effectuer des livraisons, délivrer des messages ou travailler les champs avec les paysans locaux. Les horticulteurs, les vignerons, les maraichers et débardeurs apprécient la robustesse, l’endurance et la polyvalence de la race. Le Mérens est également un cheval utilisé dans l’armée française. Ce petit cheval à aussi alléger la dure besogne des ouvriers des mines de la région ariégeoise.
Son sens de l’orientation et son endurance lui ont servis pour faire passer des marchandises de contrebande par la montagne entre la France et l’Espagne.
Le cheval de race Mérens est employé pour faire naître les mulets. En effet la mule des Pyrénées est un croisement entre un baudet catalan et une jument de trait bretonne.
De nos jours le Mérens est le cheval de polyvalence par excellence. Sa franchise et ses pieds surs séduisent tant bien les cavaliers débutants que les cavaliers confirmés. Les autres disciplines tel que les CSO, le dressage, la voltige, l’attelage, la randonnée ne lui résiste pas non plus.
Le caractère doux, calme, docile et patient de ce cheval lui à permis de se faire une place dans le monde de l’équithérapie. De nombreux centres spécialisés français ont adopté le Mérens pour aider leurs patients.
Morphologie
Le Mérens contemporain toise entre 1m45 et 1m55 au garrot. C’est un cheval de petite ou moyenne taille. Il pèse en moyenne entre 400 et 500 kg. Les femelles étant idéalement légèrement plus petites et plus légères que les mâles. En théorie les Mérens toisant 1m47 ou moins sont considérés comme des poneys.
Au XX ème siècle ce cheval était plus petit (1m43 au garrot) mais plus lourd (550 à 600 kg).
Ce petit cheval robuste à la robe noire étincelante sait se faire remarquer. Ses crins sont brillants, fins et soyeux. Ils peuvent être ondulés, long et fournis. Ce cheval ariégeois à des yeux vifs mais une expression douce. Une croupe double est souvent recherchée ainsi que des cuisses musclés. Le dos du Merens est long et large.
La « barbe » noir ou les quelques poils sous les joues, sont une caractéristique de la race. Les balzanes ne sont pas admises par le standard. Un étoile sur le chanfrein est tolérée.
La robe est la singularité la plus reconnaissable de la race. Un poils fin, brillant et surtout noir. Le noir zain est la seule accepté par le standard de la race. Le noir zain est une couleur de robe peu fréquente chez le cheval, ou la peau et le pelage sont complètement noir. C’est une robe totalement dépourvu de poils blancs. C’est un critère obligatoire pour cette race mais également dans d’autres races comme le Frison hollandais ou le Minorquin. Pendant la période hivernale, la robe peut avoir des reflets roux. Les poulains viennent au monde avec une robe grise ou café au lait. Ils deviennent noir une fois sevré.