Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07086.jsonl.gz/1088

- Depuis quand l'agriculture biologique existe-t-elle en Suisse?
- Est-il possible de déclarer biologiques des aliments qui ne le sont pas?
- Les mêmes directives sont-elles valables pour les produits importés avec le Bourgeon que pour la production indigène?
- Pour Quelle raison Bio Suisse autorise-t-elle des importations?
- Certaines espèces animales ou végétales sont-elles plus particulièrement utilisées en agriculture biologique?
- Les paysans bio travaillent-ils vraiment sans "armes chimiques"?
- Aucun traitement n'intervient donc en agriculture biologique?
- Que signifie le "cycle fermé (des nutriments)" en agriculture biologique?
- Existe-t-il des fermes Bourgeon bio dont seule une partie est exploitée de manière biologique?
- Les aliments bio sont-ils plus sains?
- Peut-il cependant arriver que des aliments bio présentent des résidus de pesticides?
- L'achat de produits Bourgeon est-il une contribution à la protection de l'environnement?
- Quels sont les avantages apportés par la vente de produits bio régionaux?
- Qui vend les spécialités bio régionales?
- Bio Suisse apporte-t-elle une contribution à la conservation des places de travail et des lieux de vie dans les régions excentrées?
- Dans quelle mesure Bio Suisse est-elle "suisse"?
Questions générales
DEPUIS QUAND L'AGRICULTURE BIOLOGIQUE EXISTE-T-ELLE EN SUISSE?La Suisse est en fait un berceau de l'agriculture biologique. Au début de 20ème siècle déjà, la paysanne et horticultrice Mina Hofstetter a développé "l'agriculture naturelle". Dans les années 1930, les premières fermes sont exploitées selon le mode de production biodynamique en Suisse, inspirées par les conférences de Rudolf Steiner. Au cours de la décennie 1940, le couple Maria et Hans Müller a développé la culture bio-organique et ancré la notion d'exploitation durable reposant sur des cycles fermés. En 1974, l'Institut de recherche de l'agriculture biologique (FiBL) a vu le jour afin d'étayer scientifiquement les observations des pionniers de l'agriculture biologique. La création de l'Association Suisse des Organisations d'Agriculture Biologique (ASOAB) en 1981 a marqué le début des temps modernes pour l'agriculture bio. Les premières directives communes pour l'agriculture biologique ont été adoptées en 1980; en même temps, la marque protégée pour les produits de culture biologique contrôlée, le Bourgeon, a été déposée. Le marché bio suisse et l'organisation Bio Suisse ont connu un grand essor ces dernières années. En 1997, le nom ASOAB a été changé en Bio Suisse. Aujourd'hui, environ 6'000 exploitations biologiques suisses sont certifiées Bourgeon.
Vous trouverez les chiffres actuels sur l'agriculture biologique suisse sous https://www.bio-suisse.ch/fr/zahlenfakten.php
EST-IL POSSIBLE DE DÉCLARER BIOLOGIQUES DES ALIMENTS QUI NE LE SONT PAS?Non. La désignation de produit biologique est protégée par l'article 1 de l'Ordonnance fédérale sur l'agriculture biologique du 22.09.1997. Les termes "biologique" ou "écologique" ne peuvent être utilisés que si le respect des exigences bio a été contrôlé et certifié au cours de la production, de la transformation et de l'importation.
LES MÊMES DIRECTIVES SONT-ELLES VALABLES POUR LES PRODUITS IMPORTÉS AVEC LE BOURGEON QUE POUR LA PRODUCTION INDIGÈNE?Ce sont fondamentalement les même directives qui sont valables pour la production Bourgeon à l'étranger que pour la production en Suisse. Le Cahier des charges de Bio Suisse diverge dans des points essentiels des prescriptions minimales des états (p. ex. Ordonnance bio de l'UE). Les plus importants sont le principe de la globalité de l'exploitation, la création de surfaces de promotion de la biodiversité et des limites strictes en matière d'intensité de fertilisation et d'utilisation du cuivre.
Pour les cultures qui n'existent pas en Suisse et pour les coopératives de petits paysans, le Cahier des charge est adapté par analogie.
Des organismes de contrôle indépendants contrôlent aussi à l'étranger les produits Bourgeon au champ et lors de la transformation et de la commercialisation.
COMMENT PUIS-JE VOIR S'IL S'AGIT D'UN PRODUIT BOURGEON DE SUISSE OU D'UN PRODUIT BOURGEON IMPORTÉ?Ce lien vous mène à des explications sur les trois labels Bourgeon avec les indications "Suisse", "Bio" ou "Reconversion": http://www.bio-suisse.ch/fr/lamarque.php
POURQUOI TROUVE-T-ON DÉJÀ DES FRAISES DE PAYS DU SUD EN MARS?Il y aura toujours des importations en Suisse étant donné que notre taux d'autoapprovisionnement n'est que de 50 %. En Espagne, les fraises sont déjà de saison très tôt au printemps. Le Bourgeon est en premier lieu un label de qualité et non un label de provenance. La culture Bourgeon est aussi valable à l'étranger à 100 % et les avantages de l'agriculture bio ont leur raison d'être dans tous les pays. Les transports ne les annulent pas simplement. Avec un refus conséquent des transports, la majeure partie de nos habits, objets usuels et denrées alimentaires serait remise en question. Bio Suisse fixe des lignes directrices pour les transports (pas de transports par avion, priorité aux pays voisins, pas d'importations de produits frais d'outre-mer qui peuvent aussi pousser en Suisse) mais ne les rejette pas. Autrement, il faudrait aussi retirer le café bio et le chocolat bio de l'assortiment. De plus, la production de légumes précoces sous serre en Suisse est également gourmande en énergie. Les personnes qui souhaitent s'alimenter avec des produits bio suisses de saison peuvent le faire sans problèmes grâce à la déclaration claire.
COMMENT LES EXIGENCES SOCIALES SONT-ELLES APPLIQUÉES ET CONTRÔLÉES À L'ÉTRANGER?Les exigences sociales (Cahier des charges) doivent être respectées en Suisse et à l'étranger. À l'étranger, les entreprises avec plus de 20 collaborateurs doivent remplir une autodéclaration. Cette déclaration est vérifiée par pointage lors du contrôle bio annuel. Bio Suisse effectue en plus des visites de contrôle durant lesquelles elle vérifie aussi le respect des exigences sociales.
DE QUELLE MANIÈRE GARANTIT-ON QUE LA PRODUCTION À L'ÉTRANGER SOIT DURABLE (P. EX. DÉFRICHAGE DE FORÊT TROPICALE)?Le Cahier des charges de Bio Suisse doit être appliqué en Suisse et à l'étranger. Son application est vérifiée lors du contrôle bio annuel ainsi que lors de contrôles supplémentaires. En ce qui concerne la durabilité écologique, les points suivants doivent être respectés en sus des directives bio générales:
- ménager la fertilité du sol, éviter l'érosion;
- exploiter de manière adaptée aux conditions locales;
- ne pas utiliser des ressources d'eau non renouvelables; ne pas gaspiller ni polluer de l'eau;
- ne pas défricher ou brûler des forêts naturelles, c'est-à-dire pas de cultures Bourgeon sur de telles surfaces;
- ménager et entretenir la biodiversité (au minimum 7 % de surfaces de compensation écologique).
Voyez même ce document sur l'huile de palme
POUR QUELLE RAISON BIO SUISSE AUTORISE-T-ELLE DES IMPORTATIONS?- L'agriculture a sa raison d'être partout dans le monde. Avec les importations, nous soutenons le mouvement bio dans le monde entier.
- Le Cahier des charges sévère de Bio Suisse joue un rôle de pionnier au niveau mondial. Grâce à son orientation internationale, Bio Suisse obtient également plus de poids en Suisse.
- Les importations permettent d'élargir l'assortiment avec des produits qui ne peuvent pas être cultivés en Suisse comme le café, le cacao, des épices et des agrumes.
- Le marché peut être approvisionné de manière régulière, les fluctuations dans l'offre peuvent être compensées.
- Les importations permettent aussi de renforcer l'écoulement des produits suisses, p. ex. avec un yogourt contenant des fruits importés.
- Il y aura toujours des importations et des importations de produits bio. Le taux d'autoapprovisionnement de la Suisse au niveau des aliments est d'environ 50 %. Si les importations se font avec le Bourgeon, nous pouvons participer aux décisions et avoir de l'influence.
- Pour le bilan écologique global, la distance de transport est moins décisive que la composition des repas (surtout la proportion de produits animaux).
- Le Bourgeon garantit une qualité élevée aussi bien à la production qu'à la transformation. Les consommateurs ont ainsi la possibilité d'acheter une large palette de produits bio de grande qualité.
- Le Bourgeon est en premier lieu un label de qualité et non un label de provenance. La déclaration claire permet toutefois aux consommateurs de savoir d'où proviennent le produit ou les ingrédients. Sur la base de ces informations, chaque consommateur peut ensuite décider lui-même s'il souhaite acheter le produit ou non.
CERTAINES ESPÈCES ANIMALES OU VÉGÉTALES SONT-ELLES PLUS PARTICULIÈREMENT UTILISÉES EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE?Les producteurs bio privilégient les animaux et les plantes à la constitution particulièrement robuste. Ainsi, les producteurs de fruits à pépins se tournent vers les sortes qui sont en grande partie résistantes aux maladies et aux parasites, ce qui explique que des pommes au nom de Florina, Ariane ou Retina se rencontrent de plus en plus souvent dans les étals. Elles se distinguent par un bon goût et une bonne résistance aux maladies fongiques. Lors du choix des animaux de ferme, à l'exemple des vaches, les paysans bio renoncent délibérément aux animaux à haut rendement, qui sont réputés plus fragiles. De ce fait, le rendement laitier moyen d'une vache bio est considérablement inférieur. Les paysans veilleront à la place d'avoir des animaux qui sont adaptés aux conditions locales et au mode de garde. Ainsi leur santé sera meilleure et ils auront moins besoin de médicaments.
AUCUN TRAITEMENT N'INTERVIENT DONC EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE?Si, les traitements contre les ravageurs et les maladies avec des produits naturels selon la liste des intrants du FiBL sont autorisés. Des nouveaux produits ne sont autorisés qu'après examen par les autorités, le FiBL et Bio Suisse. Ainsi l'extrait de quassia (bois amer) ou des solutions de savon mou ou de coco sont employés contre les guêpes, les pucerons et les acariens. En arboriculture, l'argile est utilisée en cas d'attaque de tavelure par exemple. Dans tous les cas, le paysan bio tente aussi d'éviter ces traitements en favorisant l'équilibre naturel et les auxiliaires, en choisissant soigneusement les variétés cultivées, la rotation des cultures et le mode d'exploitation ou encore par des mesures mécaniques comme des filets de protection des cultures. Avec cette protection "douce" des plantes, le paysan bio évite des résidus de produits phytosanitaires chimiques dans les aliments, soulage l'environnement de substances artificielles et nocives et renforce la diversité biologique.
QUE SIGNIFIE LE "CYCLE FERMÉ (DES NUTRIMENTS)" EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE?Pour assurer la fertilité du sol, les paysans bio utilisent principalement les engrais produits par la ferme, comme le fumier, le purin ou le compost. Le respect de ce principe et une ingénieuse rotation des cultures (assolement) garantissent une faune du sol active, c'est-à-dire un sol vivant peuplé de nombreux organismes. Le fourrage pour les animaux provient essentiellement de la ferme elle-même. Ainsi le cycle des nutriment est fermé. Dans l'idéal, cela veut dire que la ferme est autosuffisante au niveau des fourrages et des éléments nutritifs. Mais dans la pratique, les fermes bio achètent des fourrages ou des composants séparés pour compléter leur production en cas de besoin. Les fermes qui n'ont pas de bétail, par exemple des fermes maraîchères, dépendent de l'apport d'engrais organiques des fermes bio du voisinage. L'agriculture biologique renonce toutefois entièrement à l'utilisation d'engrais ou de pesticides chimiques de synthèse.
EXISTE-T-IL DES FERMES BOURGEON BIO DONT SEULE UNE PARTIE EST EXPLOITÉE DE MANIÈRE BIOLOGIQUE?Non, les fermes Bourgeon sont toujours exploitées entièrement de manière biologique. De cette façon, la notion de cycle peut être appliquée de manière conséquente et la crédibilité du Bourgeon est maintenue à un niveau élevé - dans ce domaine, c'est tout ou rien. Ce principe est valable en Suisse et à l'étranger.
LES ALIMENTS BIO SONT-ILS PLUS SAINS?S'alimenter sainement signifie préférer les aliments complets, manger beaucoup de fruits et de légumes, réduire la consommation de graisses, de viande et de produits laitiers à une quantité raisonnable, préférer les plats fraîchement préparés aux produits finis et consommer les mets sucrés, les snacks et les boissons riches en calories de manière très modérée. Il est également possible de mal se nourrir avec des aliments bio, comme il est possible de se nourrir sainement avec des produits conventionnels (non transformés).
Un lien direct entre une alimentation bio et l'état de santé n'a jusqu'à présent pas pu être démontré scientifiquement.
Dans le cadre d'un régime alimentaire sain, les produits bio présentent toutefois des avantages claires. Les teneurs en composants précieux des produits bio sont plus élevées, des composants comme la vitamine C et de nombreuses autres substances végétales secondaires, un groupe de plusieurs milliers de substances dites bioactives qui jouent un rôle d'antioxydant et renforcent le système immunitaire du corps humain. Parmi les composants qui donnent de la valeur au niveau diététique, on trouve dans les produits laitiers les acides gras polyinsaturés comme l'acide gras oméga 3 et les acides linoléiques conjugués (CLA). Les deux substances sont produites en plus grandes quantités si les vaches mangent davantage d'herbe et de foin et que les concentrés et l'ensilage de maïs sont apportés en très petites quantités. Les deux points sont caractéristiques pour les fermes bio. Les animaux dans les fermes bio sont de surcroît souvent plus robustes et en meilleure santé et ont moins besoin de médicaments. L'utilisation restrictive des antibiotiques occasionne moins de résidus dans les produits animaux et il y a également moins de germes résistants qui se développent. En ce qui concerne les composants qui diminuent la valeur (résidus de pesticides, nitrates, métaux lourds), les produits bio obtiennent un bien meilleur résultat que les conventionnels. La transformation des produits est douce et les additifs et auxiliaires technologiques sont utilisés avec parcimonie. Il y a dix fois moins d'additifs autorisés pour la transformation d'aliments bio que pour la transformation des produits conventionnels. L'ajout de vitamines, de colorants ou d'arômes est strictement interdit pour les produits Bourgeon. Il en est de même pour la transformation chimique, les rayonnements, les traitements aux micro-ondes et les additifs obtenus à l'aide de l'ingénierie génétique.
Globalement, les aliments bio contribuent à un style de vie sain et durable, qui est respectueux de la nature et de la société.
PEUT-IL ARRIVER QUE DES ALIMENTS BIO PRÉSENTENT DES RÉSIDUS?Il peut arriver que des produits bio présentent des traces de résidus de pesticides ou de polluants de l'environnement indésirables, car nous ne produisons pas sur une île. Le Bourgeon ne peut pas garantir l'absence de résidus mais il garantit une production sans pesticides et engrais chimiques de synthèse.
La majorité des résidus ne proviennent pas d'une utilisation frauduleuse mais d'une contamination involontaire ou de la pollution de l'environnement. Dans la plupart des cas de résidus, la responsabilité incombe donc à la production conventionnelle qui utilise ces produits ou les a utilisés par le passé (p. ex. sols contaminés).
Voyez même ce document
L'ACHAT DE PRODUITS BOURGEON EST-IL UNE CONTRIBUTION À LA PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT?Oui, en achetant des produits bio vous contribuez à la protection de l'environnement. L'agriculture biologique travaille avec des engrais organiques, des produits phytosanitaires biologiques et elle recherche une gestion durable et ménageante des ressources sol, eau, biodiversité etc. Elle renonce aux intrants chimiques de synthèse, aux régulateurs de croissance et aux herbicides mais aussi aux OGM et à l'hydroculture. Les surfaces à valeur écologique élevée comme les prairies fleuries, les haies, les vergers haute-tige ou murs de pierres sèches sont entretenues. De manière résumée, les effets positifs pour l'environnement sont les suivants:
- une plus grande fertilité du sol;
- une meilleure capacité des sols bio à stocker l'eau et le carbone (contribution à la protection des eaux et du climat);
- une réduction de la pollution de l'eau avec des engrais et des pesticides;
- une plus grande biodiversité/diversité des espèces (davantage d'auxiliaires, de diversité végétale et de diversité des organismes vivant dans le sol);
- une consommation d'énergie plus basse par calorie produite;
- une utilisation efficiente des ressources locales (engrais de ferme, compost, légumineuses, rotation des cultures optimisée);
- l'agriculture biologique stabilise le climat (séquestration du carbone, émission réduite d'ammoniac, émission réduite de CO2);
- les bilans écologiques démontrent que les produits bio ont en moyenne 16 % d'unités de charge écologique en moins que les produits conventionnels.
Plus de détails sous "Durabilité"
QUELS SONT LES AVANTAGES APPORTÉS PAR LA VENTE DE PRODUITS BIO RÉGIONAUX?Des places de travail sont conservées dans la région, les techniques traditionnelles de transformation, le savoir-faire local et les spécialités régionales sont préservées.
QUI VEND LES SPÉCIALITÉS BIO RÉGIONALES?Les producteurs au moyen de la vente directe (www.knospehof.ch), les magasins spécialisés dans la région et aussi les marchés hebdomadaire, les magasins spécialisés de votre région, les grandes surfaces ( Coop, Migros, …).
BIO SUISSE APPORTE-T-ELLE UNE CONTRIBUTION À LA CONSERVATION DES PLACES DE TRAVAIL ET DES LIEUX DE VIE DANS LES RÉGIONS EXCENTRÉES?Oui, 70% des surfaces exploitées de manière biologique se situent dans les régions de montagnes en Suisse. De l'avis d'experts reconnus, les chances de survie de l'agriculture suisse résident essentiellement dans la fabrication de produits de haute qualité et de spécialités - et les produits Bourgeon présentent à cet égard une haute valeur sous chacun de leurs aspects!
DANS QUELLE MESURE BIO SUISSE EST-ELLE "SUISSE"?En principe, seuls sont importés les produits qui ne peuvent pas être cultivés par les paysans Bourgeon (p. ex. le café) ou seulement en quantités insuffisantes (p. ex. les céréales). Les importations ne sont autorisées que quand la production indigène est insuffisante, c'est-à-dire si elle a déjà été commercialisée. La transformation se fait principalement en Suisse.
L'importation de produits frais d'outre-mer n'est autorisée que pour des cas exceptionnels (p. ex. mangues ou bananes). Les légumes proviennent aussi en hiver d'Europe. Les importations par avion sont entièrement interdites. Les produits provenant de pays voisins ont la priorité.