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En 1980, on projette en Suisse, simultanément, le système ferroviaire cadencé et la desserte ferroviaire de l’aéroport de Genève.
Le concept pour Genève, dans sa situation en tête de ligne, c’est de réaliser une boucle grâce à un tronçon nouveau naissant à Châtelaine par une bifurcation de la ligne de Bellegarde, et rejoignant la ligne de Lausanne à proximité de la halte de Genthod-Bellevue, desservant en passant l’aéroport.
Ça, c’est le concept. Cependant, en 1980, l’avenir du rail en Europe parait bien précaire, sa part au transport des voyageurs et des marchandises ayant au cours des 30 années précédentes constamment baissé. Par prudence financière et politique, ses responsables en Suisse fractionnent le concept en deux phases : la 1ère assurant une desserte élémentaire de l’aéroport, en impasse, la seconde, qui achèverait la boucle, ne se réalisant que plus tard, si le trafic le justifierait.
Dans cette perspective, la gare de l’aéroport, en impasse, ne comprend que deux quais et 4 voies. En 1980, il aurait été possible d’en créer davantage, mais ce n’était pas le concept. Dès 1980 toutes les dispositions sont réservées pour ultérieurement réaliser le concept originel : le tracé du prolongement des voies en direction de Genthod est réservé à travers la Halle 6 de Palexpo et au-delà, et lorsque la courbe de Bellevue est corrigée, les dispositions sont prises pour ménager l’espace nécessaire aux trémies du tunnel de Bellevue.
Tout ça est le résultat parfaitement sain de réflexions parfaitement logiques. La suite raisonnable serait de poursuivre dans la même direction : réaliser la boucle de Bellevue.
Elle a depuis son invention en 1980 été sporadiquement évoquée, jusqu’en 2011. Vers 2008 – 2009 est apparue et s’est imposée l’idée de l’extension de la gare de Cornavin,
- qui ne résout pas le problème de capacité de la gare de l’aéroport (d’où la nécessité de la « raquette-diamétrale), et
- que la boucle de Bellevue rendrait inutile.
Pourquoi l’intelligente et raisonnable boucle originelle a été abandonnée au profit d’une solution épouvantablement coûteuse, qui bouleverserait pendant des années le centre organique de Genève, dégageant un million de tonnes de CO 2, compromettant toute l’économie locale pendant plus d’un décennie, ne résolvant pas l’insuffisance de capacité de la desserte de l’aéroport avant 2045 – 2050 ?