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L'agence américaine du médicament a mis en garde, lundi, contre un «risque accru» de développer le syndrome de Guillain-Barré avec le vaccin anti-Covid-19 de Johnson & Johnson. Elle estime, cependant, que les bénéfices l'emportent sur les risques.
Les autorités sanitaires américaines ont identifié 100 cas rapportés de personnes ayant développé le syndrome de Guillain-Barré sur près de 12,5 millions de doses administrées du vaccin Johnson & Johnson (J&J). Sur ces 100 cas, 95 étaient graves et ont requis une hospitalisation. Une personne est morte.
Dans son avertissement, l'agence américaine du médicament (FDA) indique que chez la plupart des individus, les symptômes débutent dans les 42 jours suivant l'administration du vaccin. Les personnes ayant reçu ce sérum doivent consulter d'urgence un médecin en cas de difficultés:
«Les chances que cela se produise sont très basses et le taux de cas rapportés ne dépasse le taux de base dans la population générale que d'une faible marge», a néanmoins affirmé, lundi 12 juillet, l'entreprise pharmaceutique Johnson & Johnson.
Cette annonce est un nouveau coup dur pour le sérum de J&J, approuvé en urgence aux Etats-Unis en février 2021. Le vaccin a fait l'objet d'une suspension de dix jours, en avril, après le signalement de femmes ayant développé des cas graves de caillots sanguins en association avec des bas niveaux de plaquettes, à la suite de leur vaccination. Les autorités sanitaires avaient dans ce cas-là aussi finalement jugé que les bénéfices du vaccin l'emportaient sur les risques encourus.
Le vaccin de J&J a également connu un problème en juin dans une de ses usines de production à Baltimore qui a dû être fermée pour trois mois. Plusieurs millions de doses avaient dû être jetées, des tests ayant révélé que des composants du vaccin britannique AstraZeneca, fabriqué dans la même usine, avaient été mélangés par erreur à la formule de Johnson & Johnson. (ats/mndl)