Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/249319

<h2>SubmittedText<h2><p>Lors de la 10e Conférence des États parties au TNP qui devait se tenir en 2020, la Suisse voulait y jouer un rôle de Bruckenbauer entre les États nucléaires et les autres. Or, le DFAE a reçu le mandat du parlement en 2019, de signer le TIAN. La Conférence prévue en août 2022 dans le contexte de l'agression de l'Ukraine, de la violation du Mémorandum de Budapest, sera un échec programmé.</p><p>N'y a-t-il pas urgence pour la Suisse à signer le TIAN ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Malgré le contexte difficile, le Conseil fédéral estime que les contributions suisses sont centrales en vue d'un résultat à la 10ème Conférence d'examen du Traité sur la non- prolifération (TNP). Indépendamment du Traité sur l'interdiction des armes nucléaires (TIAN), le TNP reste le cadre où les États possédant l'arme nucléaire reconnaissent leurs obligations en matière de désarmement. C'est aussi dans ce cadre que la Suisse promeut la réduction des risques nucléaires. La réévaluation du Traité d'interdiction des armes nucléaires (TIAN) a dû être repoussée suite au report des conférences relatives au TNP et au TIAN à cause de la pandémie. La réévaluation devrait durer environ six mois et sera menée sans préjuger des résultats. Les développements actuels, ainsi que leur impact sur l'architecture de sécurité européenne et du désarmement, seront pris en compte. Des experts nationaux et internationaux seront impliqués. </p>