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Dans un accès de jalousie, la vendeuse Lauretta quitte son petit ami et part en vacances dans les Alpes, mais pas avant d'avoir "emprunté" une garde-robe de ski très chère.
Critique
Lauretta, vendeuse dans un grand magasin, est accusée d’avoir volé un vêtement de ski. Elle est soumise à un chantage de la part de Bertini, le chef du personnel, qui voudrait devenir son amant. Bruno, un chauffeur, employé, lui aussi, dans ce grand magasin, découvre que d’autres vols ont été commis par une bande de voyous dont le cerveau n’est autre que Bertini. « Grands magasins n’est pas sans contenir l’amère description d’un monde dans lequel le moindre pouvoir hiérarchique sécrète la volonté de puissance et le désir de soumettre l’intérieur au bon vouloir du supérieur » (Jean A. Gili). Mario Camerini fait preuve ici d’une grande audace en réalisant son film en pleine période fasciste où il était impossible de contester l’autorité hiérarchique. Grands magasins. outre son aspect « contestataire », possède tout le charme d’une comédie réussie et interprétée avec brio par le couple vedette De Sica-Noris.
Michel Azzopardi, Guide des films