Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07102.jsonl.gz/715

Les cinéphiles ont finalement fait plier la censure chinoise. Disponible depuis peu sur la plateforme Tencent Video, «Fight Club», sorti en 1999, avait vu sa fin censurée. Ainsi, au lieu de l'explosion des gratte-ciel, le film culte se terminait par un panneau noir avec un message indiquant que «la police a déjoué le projet et arrêté tous les criminels, empêchant l’explosion des bombes». Le personnage joué par Brad Pitt, l'alter ego du protagoniste joué par Edward Norton, était «placé dans un asile» au lieu d'être tué. Aujourd'hui, la vraie fin de «Fight Club» a fait son retour dans la version chinoise.
La plateforme n'a fait aucun commentaire au sujet du miraculeux retour de la version originale, il est donc difficile de savoir si la censure et son annulation ont été dictées par Pékin. Mais selon Vice, une source a déclaré que le film avait été modifié par le détenteur des droits d'auteur, puis approuvé par le gouvernement, avant d'être vendu à des sites de streaming pour être distribué.
Avant «Fight Club», d'autres films avaient déjà subi un sort similaire de la part du pouvoir communiste chinois. C'est le cas de «Bohemian Rhapsody», dans lequel des scènes évoquant la sexualité de Freddie Mercury ont été supprimées. Certaines productions américaines sont aussi évincées des cinémas chinois en raison des tensions entre les pays.
A noter que c'est parfois directement Hollywood qui anticipe les réactions chinoises: les studios coupent des scènes pour obtenir des autorisations de Pékin. Pour rappel, seule la diffusion de quelques films étrangers est autorisée chaque année en Chine.
(brut/mndl)