Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07118.jsonl.gz/492

Description
D’Hiroshima à l’Irak, en passant par la guerre du Vietnam, les bombardements aériens sont au cœur de la stratégie militaire américaine. Des analystes ont réfuté l’utilité stratégique de cette pratique, en montrant qu’elle relève davantage de la « passion technologique » que de la « raison militaire ». Selon Howard Zinn, cette critique est recevable, mais trop courte. Il faut, soutient-il dans cet essai, condamner les bombardements intensifs en raison des atrocités qu’ils infligent à des centaines de milliers d’êtres humains, pour la plupart des civils. Quiconque saisit l’horreur des tapis de bombes, des bombes incendiaires et de la bombe atomique comprendra que rien ne les justifie… pas même une « guerre juste ».
Howard Zinn parle d’expérience. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a participé de plein gré à des bombardements, dont celui de la ville de Royan, en France. Il accueillit avec joie le bombardement atomique d’Hiroshima parce qu’il mettait fin à la guerre. Dans La bombe, il raconte comment la prise de conscience des conséquences de ces événements a fait de lui un farouche opposant à la politique militaire américaine.
Howard Zinn (1922-2010) a grandi à Brooklyn dans les quartiers pauvres d’immigrés. Il a été professeur de science politique à l’université de Boston pendant plus de 40 ans. Historien des résistances et de l’incidence des mouvements populaires sur la société américaine, il est l’auteur de nombreux livres, dont Une histoire populaire des États-Unis de 1492 à nos jours (Lux/Agone) et La mentalité américaine : au-delà de Barack Obama (Lux).