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Contes de religions locales
Contes de religions locales
Des choses utiles
Un homme avait un petit garçon. Un garçon et une fille kami* venaient jouer avec son fils tous les jours. Seul l’enfant pouvait les voir, ses parents pensaient que leur fils jouait seul.
Un jour, le garçon tomba malade. Ses deux camarades de jeu ne vinrent le voir que lorsqu’ il fut au seuil de la mort. La fille lui dit: «Nous connaissons la cause de ta maladie. Ton grand-père avait un magnifique outil coupant. Je suis un plateau qu’il a confectionné avec cet outil et le garçon qui vient avec moi est un pilon qu’il a aussi fabriqué avec. En fait, cette hache était notre Kami chef de clan et nous sommes ses enfants Kami. Mais ton père a fait quelque chose de mal. Il a cassé le manche et a jeté l’outil coupant qui est maintenant en train de rouiller sous le sol. C’est pour ça que tu es malade. C’est une punition de notre chef de clan, l’outil coupant, envers ton père.
Nous sommes venus te le dire car nous étions tes camarades de jeu. Si tu veux vivre, tu dois dire à ton père de chercher l’outil, de le polir et de lui faire un nouveau manche. Il devra également y mettre le symbole Kami en son honneur. Alors seulement tu seras guéri. De plus, l’outil te rendra visite sous sa forme humaine.»
Le petit garçon dit à son père ce que la fille lui avait dit. Le père se dit que son fils avait appris son méfait dans un rêve et chercha donc sous le sol de la maison, trouva l’outil et y mis les symboles Kami comme la fille l’avait dit. Son fils fut immédiatement guéri.
Peu après, l’outil coupant apparut sous la forme d’un très bel homme. Le plateau et le pilon apparurent aussi et devinrent le frère et la sœur de l’enfant. L’outil coupant, étant un Kami, savait tout ce qu’il se passait et les causes de tout et il prévenait toujours l’enfant. Si quelqu’un tombait malade, l’enfant savait pourquoi et de quelle façon il fallait le soigner. On le considérait comme un grand devin et sorcier qui pouvait changer la mort en vie.
C’est pourquoi on ne devrait jamais jeter quoique ce soit qui appartenu à nos ancêtres à cause du Kami qui punira surement d’un tel manque de considération.
– Conte Tale | Japon
* Kami = esprits ou dieux
Adapté des Contes-Populaires AINO. Par Basil Hall Chamberlain [Londres, 1888] (Mis par écrit de mémoire. Raconté par Ishanashte, 2 décembre 1886.)
L’homme qui vengeait les veuves
Cette histoire eue lieu à la veille époque, en ces temps où les hommes étaient encore de habiles rameurs de kayaks. Une terrible maladie survenue et emporta tous les hommes plus âgés. Les jeunes hommes qui restaient ne savaient pas comment construire de kayaks et ainsi que se perdit la capacité de chasser avec des kayaks.
Nos aïeux étaient si habiles qu’ils pouvaient traverser des mers sur lesquelles nous n’osons plus nous aventurer. On dit que quand le temps était moins violent que maintenant ; les vents soufflaient moins fort et la mer n’était pas aussi déchainée.
Il vivait à Kangârssuk un homme qui s’appelait Angusinãnguaq. Les autres hommes l’enviaient car il avait une superbe femme. Un jour, quand ils décidèrent d’aller chasser des canards eiders sur les îles, les autres hommes se concertèrent et se mirent d’accord pour abandonner Angusinãnguaq sur une petite île isolée.
Ils naviguèrent au large pour arriver sur l’île où ils avaient attrapé des canards eiders et rassemblèrent leurs œufs. Quand ils furent près à rentrer chez eux, ils s’en allèrent sans attendre Angusinãnguaq, en remorquant son kayak pour qu’il ne puisse pas quitter
Quand ils furent enfin en vue de leurs tentes sur la terre ferme, ils virent un homme aller de tente en tente, rendant visite aux femmes qu’ils avaient laissées à la maison. Comme tous les hommes étaient partis chasser ensemble, ils ne savaient pas qui ce pouvait être. Ils ramèrent ardemment pour arriver à la maison aussi vite que possible. Soudain, l’un d’eux se rendit compte que c’était Angusinãnguaq qui allait dans leurs tentes.
Les hommes ne savaient pas qu’Angusinãnguaq était un grand sorcier. Quand Angusinãnguaq n’eut pas retrouvé pas son kayak sur l’île, il s’était entouré de lanières et s’était envolé dans les airs jusqu’à la terre, arrivant avant les autres chasseurs. Depuis ce jour, plus personne n’essaya jamais depuis prendre sa femme.
C’est alors que des gens violents vinrent vivre sur l’île. Chaque fois qu’un kayak du continent s’approchait, les insulaires invoquaient un brouillard pour que le kayakeur s’égare et périsse. Un jour, Angusinãnguaq décida de venger ses compagnons et, étant un grand sorcier, il prit les insulaires au dépourvu, tua beaucoup d’entre eux.
Les veuves des chasseurs défunts éprouvèrent une grande joie en apprenant qu’Angusinãnguaq avait vengé leur mari. Elle vinrent une à une dans sa tente pour le remercier.
– Compte Inuit | Canada
Adapté des Contes populaires esquimaux, recueillies par Knud Rasmussen, traduit et révisé par W. Worster [Londres, 1921]
Une Alliance
Une histoire, une histoire, laissez-la aller, laissez-la revenir.
Un chef eu l’idée de tester sa famille pour l’aider à choisir un bon mari parmi les nombreux prétendant de sa ravissante fille. Finalement, il décida d’organiser un concours de sarclage. L’homme qui binerait le mieux deviendrait son beau-fils.
Caméléon entendu parler du concours et alla consulter un chaman pour recevoir une potion magique afin d’être le meilleur sarcleur. Il attendu jusqu’à ce que le concours commence et frappa ensuite un coup sur la terre avec sa houe. Il traversa pratiquement le champ en volant, de sorte qu’il accompli autant de travail que les sarcleurs qui avaient commencé avant lui. Caméléon eut alors tellement d’avance qu’il s’arrêta même pour faire une courte pause.
Or le chef ne voulait pas marier sa fille à Caméléon donc il décida d’organiser un deuxième concours. Il déclara que celui qui gagnerait l’épreuve de la course de pied pourrait marier sa fille. Chacun cru alors qu’Antilope gagnerait à coup sûr cette épreuve. Mais Caméléon se transforma alors en aiguille et s’attacha à la queue d’Antilope. À un moment précis de la course, ils passèrent devant l’entrée de la cabane du chef.
Ayant aperçu la fille du chef debout sur le porche, le futé caméléon se détacha de la queue d’Antilope. La jeune femme s’éprit à tel point de Caméléon qu’elle tomba dans ses bras et l’embrassa. Quand Antilope vu Caméléon étreindre la fille du chef il se rendit compte qu’il avait perdu le concours et s’effondra en larmes. C’est depuis ce jour-là que l’antilope semble avoir des yeux plein de larmes.
À bas la tête du rat!
– Conte Hausa | Afrique de l’Ouest