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La tradition des musiques olympiques perdure
C'était l'une des nouvelles de la semaine: Paris et Los Angeles auront chacune leurs Jeux olympiques. À elles désormais de s'entendre sur la répartition des éditions 2024 et 2028. Et une fois qu'elles auront trouvé un accord, il y a fort à parier que les deux villes rivaliseront de fastes pour leurs cérémonies. Avec, forcément, beaucoup de musique.
L'hymne officiel
Richard Strauss compose l'hymne olympique des Jeux de Berlin de 1936. Douze ans plus tard, à Londres, la musique est composée par Roger Quilter, portée par 1200 choristes et le chef d'orchestre Malcolm Sargent. Puis, pour Melbourne en 1956, un concours international est lancé pour cette musique emblématique. La partition dodécaphonique du Polonais Michalal Spisak est retenue. Et c'est peu après que le Comité international olympique décide de faire de la cantate de Spyridon Samaras - composée à la fin du 19e siècle - l'hymne officiel dès les jeux de Rome en 1960.
En plus de cet hymne du compositeur grec, chaque pays se lance dans ses propres compositions. Le fondateur des jeux, Pierre de Coubertin, avait d'ailleurs inclus les compétitions artistiques dans les Jeux olympiques modernes. Des médailles étaient décernées pour les oeuvres d'art qui avaient un lien avec le sport - et la musique en faisait partie. Cette tradition de médailler les créations s'est perdue dans la moitié du siècle dernier.
Des musiques qui se ressemblent
Barcelone, Rio ou les Jeux d'hiver de Sotchi - on y glisse bien sûr une petite touche locale, mais elles se ressemblent toutes, afin de combiner la culture nationale du pays hôte et une culture globale. Ces musiques sont toutes concoctées sur la base de la même recette. Selon François Castello, compositeur chez Dissonances, il y a dans ces hymnes beaucoup de points communs qui font référence à l'aventure, à la compétition, ainsi que des instruments spécifiques comme les cuivres, des instruments ancestraux, guerriers et brillants.
Cette recette universelle explique que ces musiques se ressemblent et aussi qu'elles sont un peu hors du temps et ne reflètent pas leur époque. Alors, Paris et Los Angeles vont-elles se risquer à quelques incartades?
Katja Schaer/ld
Publié le 14 juillet 2017 à 14:41