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Les parlementaires libanais, incapables pour le moment de trouver un candidat de consensus, ne sont pas parvenus à élire le successeur de Michel Sleimane à la présidence du pays lors du premier tour de scrutin qui s'est tenu mercredi. Samir Geagea, soutenu par la coalition du 14-Mars hostile au président syrien Bachar al Assad, n'a obtenu que 48 suffrages parmi les 124 votants.
Ce score est bien en deçà des deux tiers requis pour une élection au premier tour. Cinquante-deux parlementaires de l'Alliance du 8-Mars, conduite par le Hezbollah qui combat en Syrie aux côtés de l'armée régulière, ont voté blanc.
L'échec de Samir Geagea (attendu en raison des clivages sur la question syrienne) ouvre la voie à un processus qui pourrait durer plusieurs mois et entraîner une vacance à la présidence après la fin du mandat de Michel Sleimane, le mois prochain.
Pouvoir entre communautés
L'ancien commandant des forces armées Michel Aoun, un allié du Hezbollah, pourrait se déclarer candidat avant le prochain tour, mercredi prochain.
En cas de nouvel échec, les parlementaires pourraient se tourner vers une figure plus consensuelle, comme l'actuel chef de l'armée, le général Jean Kahwaji, ou le gouverneur de la Banque centrale, Riad Salameh, qui ne se sont pas encore déclarés candidats.
La présidence est réservée à un chrétien maronite en vertu d'un accord de répartition du pouvoir entre les communautés. Le Premier ministre appartient à la communauté des musulmans sunnites, le président du Parlement à celle des chiites.
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