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La FINMA, l'autorité de surveillance des marchés financiers, sanctionne durement l'ancien conseil d'administration de la caisse maladie CPT pour les opérations liées à la fusion avortée avec Sanitas. En outre, elle déposera plainte pénale pour gestion déloyale.
La FINMA interdit notamment pendant quatre ans à l'ancien président du conseil d'administration, Walter Bosch, et à l'ancien vice-président, Bernhard Liechti, d'exercer toute activité dirigeante dans le domaine financier. De plus, elle ordonne la confiscation des émoluments indûment acquis dans ce cadre, écrit-elle mercredi.
La FINMA constate "de graves violations d'obligations", portant notamment sur les prix fixés pour des actions qui auraient dû être rachetés dans le cadre de la fusion ainsi que sur des montants versés aux membres du conseil d'administration au titre de contrats de mandats.
Une démission immédiate
En outre, la FINMA ordonne la suspension des trois autres membres du conseil d'administration de CPT actuellement en poste et qui ont été impliqués dans le rapprochement avec Sanitas. Peu après cette annonce, Peter Eckert indiquait sur le site internet de CPT que les trois personnes concernées avaient démissionné avec effet immédiat.
Quant aux deux nouveaux administrateurs entrés en fonction en décembre dernier, dont le président désigné René Jenny, la FINMA est en train d'examiner s'ils "offrent la garantie d'une activité irréprochable". En attendant, elle leur interdit d'exercer leur mandat tant que cet examen est en cours.
ATS