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Il va de soi que l’inocuité de tous les médicaments et vaccins vétérinaires enregistrés doivent être testés sur des animaux. Comme pour les interventions chez l'homme, les animaux ont parfois besoin d'une perfusion de sang lors d'une opération, s'ils ont perdu beaucoup de sang lors de l'intervention. C'est pourquoi il existe par exemple aussi des banques de sang pour les chiens, pour lesquelles on utilise des chiens donneurs de sang. Pour ces prélèvements de sang sur les animaux donneurs, des autorisations d'expérimentation sont également nécessaires, car le prélèvement d'échantillons est également considéré comme une expérimentation animale en Suisse. Les chiens de patients bénéficient de ces expériences sur animaux.
Dans le domaine de la formation, certaines connaissances peuvent déjà être transmises à l'aide de modèles artificiels (plastiques synthétiques pour des études anatomiques ou des parcours d'examen). Mais cela n'est possible que jusqu'à un certain point, car un animal à examiner est vivant, il respire, il bouge, il se peut aussi qu'il ne se comporte pas de manière coopérative, par exemple lorsqu'un vétérinaire doit faire une prise de sang. De telles situations réelles ne peuvent pas être transmises avec un modèle artificiel; cela ne peut être transmis qu'avec des animaux vivants.
Les expériences visant à améliorer les conditions de détention des animaux doivent également être réalisées avec des animaux vivants. Par exemple, si l'on teste de nouvelles volières pour l'élevage de poules en groupe dans le but d'améliorer le bien-être des poules dans le poulailler, cela ne peut pas être simulé par ordinateur. Seules les poules installées dans le poulailler expérimental peuvent montrer, par leur réaction au nouvel aménagement du poulailler à tester, si celui-ci a un effet positif sur leur comportement social et leur comportement de ponte.
Il en va de même pour les études sur les animaux sauvages. Si, par exemple, des populations d'animaux sauvages sont étudiées pour vérifier les listes rouges, cela se fait dans le cadre d'une autorisation d'expérimentation animale, car il faut alors également vérifier le statut sanitaire des espèces animales menacées et la répartition de leur population. Selon la décision du Conseil fédéral, les listes rouges doivent être révisées tous les 10 ans afin de pouvoir donner des informations sur l'évolution des espèces.