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Dès sa sortie de l’hôpital, le ou la patient∙e transplanté∙e sera suivi∙e régulièrement.
Du retour à domicile et jusqu’au troisième mois, des consultations ont lieu chaque semaine; du quatrième au sixième mois, toutes les deux semaines, puis une fois par mois. Dès le douxième mois après la transplantation, les contrôles sont effectués tous les deux mois.
A chaque rendez-vous, outre le contrôle de la tension artérielle, du poids et de la température, un électrocardiogramme est effectué, ainsi qu’une prise de sang.
Pendant la première année, des radiographies du thorax, des échocardiographies, ainsi que des biopsies cardiaques (prélèvements d’infimes parties du muscle cardiaque) sont réalisées environ une fois par mois, et de manière dégressive par la suite. Chaque année, deux ergométries ainsi qu’une coronarographie sont effectuées.
Dans la période qui suit l’hospitalisation, une personne greffée et les membres de son entourage sont parfois susceptibles de vivre des perturbations importantes dans leur vie quotidienne. Les situations suivantes peuvent se présenter:
Ces troubles sont généralement transitoires.
Dans ce contexte, le CHUV met à leur disposition différentes structures: un groupe de soutien avec d’autres personnes greffées cardiaques, les infirmières de la Coordination de transplantation, le Service de psychiatrie de liaison, le Service social et le Service d’aumônerie du CHUV.
Pour effectuer la transplantation, le sternum a été incisé sur toute sa longueur. Après l’opération, les deux parties du sternum ont été reliées l’une à l’autre, et consolidées par des anneaux métalliques.
La période de consolidation du sternum se fera sur 12 semaines et lui permettra de redevenir aussi dur qu’avant. Durant cette période, il faudra éviter tous les mouvements qui pourraient provoquer des tractions au niveau du sternum.
Après la transplantation, les personnes greffées sont plus vulnérables aux infections. Pendant les deux à trois premiers mois, il leur est conseillé d’éviter les lieux publics surpeuplés (cinémas, théâtres, restaurants, etc.) ou enfumés, ainsi que d’avoir des contacts avec des personnes malades.
En principe, et en accord avec le médecin, la reprise de l’activité professionnelle est possible dans les trois à six mois après la transplantation.
La masse musculaire a diminué pendant la période précédant la transplantation et durant l’hospitalisation. Il est donc recommandé de reprendre des activités sportives mais de façon progressive, en se ménageant des temps de repos.
Lors d’un effort physique, le coeur s’adapte aux besoins de l’organisme, en augmentant son rythme. Après une transplantation cardiaque, cette adaptation à l’effort se manifeste aussi, mais plus lentement. Il faut donc accorder de l’importance et du temps à l’échauffement.
Une préférence est accordée aux sports d’endurance, tels que la marche, la course à pied, le vélo, le ski de fond et la natation.
Les activités physiques qui engendrent d’importants changements de rythme sont à éviter, tels que le badminton, le basketball, l'aérobic, etc.
En principe, la personne transplantée peut voyager à l’étranger dès environ six mois après l’opération, mais il est important qu’elle organise soigneusement son voyage et en parle avec son médecin, pour, par exemple, donner des informations précises sur le lieu de destination, contracter une assurance-voyage (soins médicaux sur place, rapatriement, annulation, etc.) ou s’informer des possibilités de contrôles sanguins.
Le ou la patient∙e greffé∙e pourra recommencer à manger progressivement dès la reprise du transit intestinal, puis évoluer vers une alimentation normale et équilibrée qui sera poursuivie à domicile. Il ou elle devra toutefois faire attention à la consommation excessive de calories et aux excès.
La quantité de boissons à prendre par jour est en général comparable à celle d’une personne en bonne santé habituelle.
En raison d’une interaction entre les immunosuppresseurs et le pamplemousse, ce fruit est généralement déconseillé à tout∙e patient∙e greffé∙e, de même que les préparations à base de millepertuis.
Toute forme d’automédication est à proscrire. Il faut en parler d’abord à son pharmacien ou à son médecin.