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Lutte contre la pauvreté: l’industrie du social cherche de nouvelles commandes
Le Conseil fédéral a approuvé aujourd’hui le rapport "Stratégie globale de la Suisse en matière de lutte contre la pauvreté" et il arrive bien entendu à la conclusion que l’Etat doit faire encore…
Le Conseil fédéral a approuvé aujourd’hui le rapport « Stratégie globale de la Suisse en matière de lutte contre la pauvreté » et il arrive bien entendu à la conclusion que l’Etat doit faire encore plus pour lutter contre la pauvreté en Suisse. Ce faisant le gouvernement ignore délibérément tout le débat sur la définition de la pauvreté ou encore l’aspect de la « pauvreté volontaire ». Pratiquant une vision du monde postmoderne et/ou refusant de payer des impôts et contributions sociales élevés, de nombreuses familles ou personnes individuelles ne cherchent même pas à travailler à 100%. Diverses impulsions contreproductives générées par l’Etat font qu’il ne vaut plus la peine de faire un effort et que certains préfèrent la liberté à l’engagement professionnel. Ce développement favorise aussi l’expansion de l’économie grise. Le rapport mentionne certes la problématique des effets de seuil, mais il ne va pas jusqu’à remettre en question le principe trop largement répandu de l’arrosoir.
L’UE a déclaré 2010 Année européenne de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Une bonne occasion pour l’industrie suisse du social de souligner bruyamment l’importance de son travail. Comme de coutume, elle réclame un renforcement de la lutte contre la pauvreté, mais se garde bien de s’interroger sur la définition de la pauvreté. La priorité doit être donnée à la lutte contre la pauvreté, clame-t-elle, ajoutant que cette lutte devait s’articuler selon trois objectifs: l’encouragement de l’égalité des chances dans la formation, l’amélioration des mesures de réintégration dans le marché du travail et la lutte contre la pauvreté des familles. Pour faire bonne mesure, on réclame une conférence nationale sur la lutte contre la pauvreté. L’objectif principal de cette agitation est évidemment de générer de nouvelles commandes pour l’industrie du social. On s’en rend clairement compte en consultant l’annexe 3 avec la liste des organisations qui ont participé à l’élaboration de ce rapport: Pro Juventute, EPER, CI Aide sociale, ATD Quart Monde, Caritas et bien d’autres encore). Les grands bénéficiaires de ce débat sur la pauvreté ce sont en effet les innombrables conseillers, organisations et associations ainsi que leurs représentants qui se font confortablement payer leur foison de rapports et leur participation aux mesures étatiques.
Or, il serait infiniment plus utile de prendre des mesures simples comme la réduction du fardeau fiscal pesant sur les familles qui gardent eux-mêmes leurs enfants (une déduction fiscale est aujourd’hui déjà permise aux parents qui font garder leurs enfants par des tiers). L’initiative populaire fédérale de l’UDC va précisément dans ce sens.