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Aux Vénérables qui se sont dévoués
pour le bien de la Loge UNION ET TRAVAIL.
A tous les Frères qui ont contribué
à la solidité et à la prospérité de la Loge.
Aux Apprentis et aux Compagnons, ceux d'aujourd'hui
et de demain, par lesquels la Loge se perpétuera.
La Loge Union et Travail fut fondée par une trentaine de membres de la Loge Cordialité et la première réunion des membres fondateurs s’est tenue le 16 décembre 1884. L'élection du premier Collège des Officiers de la Loge eut lieu en Assemblée générale le 23 décembre 1884.
La Loge est reconnue par l'Assemblée des Délégués de la Grande Loge Suisse Alpina le 30 mai 1885. Union et Travail est finalement installée par le Grand Maître de l’Alpina le 12 novembre 1885.
Durant la période de 1885 à 1909 plus de 250 séances ont été consacrées à la présentation de conférences ou à des discussions. Les thèmes abordés se répartissent en cinq catégories :
- Questions sociales, politiques et économiques
- Histoire et géographie
- Littérature et philosophie
- Arts, sciences et techniques
- Franc-maçonnerie.
La question de l'éducation des enfants est importante. On s'efforce de définir les caractéristiques du père de famille franc-maçon. L'orientation professionnelle et les questions relatives à l'école ne laisseront pas les frères indifférents. La loi sur l'apprentissage qui sera étudiée par les hommes politiques de notre canton, incite les membres de la Loge à examiner les raisons du choix d'un apprentissage. L'éducation des jeunes filles retient aussi l'attention de nos frères du début de ce siècle. Durant les dix premières années, on accorde une grande place à la famille, à ses origines et aux inconvénients d'appartenir à plusieurs sociétés.
Une dizaine d'exposés, soit environ le 5 %, traitent de thèmes en rapport avec la littérature et la philosophie. Ce petit nombre est probablement dû au fait que ce domaine est essentiellement théorique et ne débouche sur aucune application pratique. Il se peut aussi que la formation scolaire et professionnelle des membres de la Loge ne les incitait pas à l'étude de la littérature et de la philosophie.
Une cinquantaine de conférences, le 20 %, présentées non seulement aux frères d'Union et Travail, mais aussi à d'autres ateliers, l'aspect de la connaissance dans les domaines de la science et des techniques et ceux des arts, en général.
Notons aussi que quelques Apprentis et Compagnons prennent pour thème de leurs travaux de passage, la description de leur profession.
La cinquième catégorie des sujets traités concerne la Maçonnerie. Il s'agit d'une quarantaine de planches, soit environ 15% des exposés. Il est curieux et fort instructif de constater qu'à l'exception d'un seul exposé ayant pour thème le symbolisme, tous les exposés traitent de morale maçonnique et non d'ésotérisme. Ce n'est que dans la deuxième moitié du XXe siècle que les Maçons genevois s'intéresseront à l'ésotérisme proprement dit. La franc-maçonnerie, à Genève, au début du siècle se voulait libérale et humaniste.
Notre Loge connaît entre 1901 et 1904 une crise sérieuse. Il s'en est fallu de peu pour qu'une scission se crée au sein de l'atelier. Les prémisses de cette période critique apparaissent lors d'une élection préparatoire du Collège des Officiers par la Chambre de Maîtres. Un frère émet quelques considérations sur les membres de la Loge trop souvent absents. Ceux-ci ne viennent plus, parce que « les humbles et les petits » ne sont pas assez écoutés et les beaux parleurs, ainsi que les intellectuels prennent une part trop importante dans la direction de l'atelier.
Il y a trop de travaux rituels, de conférences scientifiques et pas assez de réunions fraternelles.
Le 25ème anniversaire est fêté le 6 février 1910 par une Tenue solennelle au cours de laquelle sept membres fondateurs sont honorés et reçoivent un bijou. Une cantate spéciale, composée pour cette cérémonie, est exécutée par deux frères de la Loge.
Dans sa planche, le frère Orateur Léon Weil rappelle les principaux moments vécus par la Loge au cours de ce premier quart de siècle d'existence. Une Loge d'adoption permet à 23 lowtons de recevoir les premiers rayons de lumière maçonnique.
La deuxième période de la vie de notre Loge se termine par la Tenue du cinquantenaire. Celle-ci se déroule le 2 mars I935. Une délégation importante de frères de la Loge « Cordialité » y participe. L'Orateur, le F Alfred Rosset présente un résumé historique de la vie d'Union et Travail. La fête se termine par une agape rituelle.
Le 75e anniversaire d'Union et Travail fut célébré les 5 et 6 décembre 1959. Par souci d'économie, on n'édite pas de plaquette ; par contre un dépliant servant de convocation rappelle les faits les plus importants de la vie de la Loge, ainsi que les noms de tous les Vénérables ayant tenu le premier maillet d'Union et travail.
Le samedi 5 décembre, un goûter est offert aux dames et aux enfants, cette réunion est agrémentée par la projection de films.
Le lendemain, à 10 heures précises, une Tenue solennelle présidée par le F Georges Sandoz réunit 44 frères de notre Loge et 36 visiteurs, parmi lesquels le Grand Maître de l'Alpina, le F Théo Hinnen. Au cours de cette cérémonie, le F Alfred Siza est nommé Vénérable d'Honneur. L'Orateur du jour, le F Jean-Paul Martin, nous présente une planche sur le thème: Les années difficiles et la campagne de défense. La Tenue est suivie d'une Loge de table au cours de laquelle on porte les trois santés d’obligation.
Le 25 novembre 1984, avec quelques semaines d'avance, nous avons fêté le centième anniversaire de la fondation de notre Loge. La fréquentation de la Loge en 82/83 a été de 43 % environ. D'une façon absolue ce taux paraît bas. En réalité, dans une Loge d'une centaine de membres, fondée il y a cent ans, comptant de nombreux frères anciens et surtout se réunissant toutes les semaines, l'expérience montre que ce taux est satisfaisant, voire bon.
Depuis une douzaine d'années, les initiations sont de l'ordre de trois par an.