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Phénomène paradoxal : que ce soit dans le transport, la santé, l’hôtellerie ou les médias, les personnes travaillant de nuit seraient à risque plus élevé de développer des mélanomes.
Décrit dans le journal Medical Hypotheses, cet effet serait dû à une exposition chronique à la lumière artificielle, qui diminue la sécrétion de mélatonine. Cette théorie avait déjà été avancée pour le cancer du sein, dont la prévalence est plus élevée chez les femmes travaillant la nuit.
Les auteurs s’appuient sur des données épidémiologiques suggérant que les patients atteints de mélanome ont un taux de mélatonine inférieur à la moyenne. Par ailleurs, la mélatonine aurait un effet thérapeutique dans d’autres types de cancers au stade métastatique.
En plus de ses effets néfastes reconnus (stress, diabète, ulcères gastriques, hypertension artérielle, obésité, etc.), le travail de nuit est aujourd’hui considéré comme un cancérogène probable.