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Jour 16
La cène,
une alliance qui m’engage
Après avoir prononcé la prière de reconnaissance, Jésus rompit le pain en disant : « Ceci est mon corps :
il est pour vous ; faites ceci en souvenir de moi. » De même, après le repas, il prit la coupe et dit :
« Cette coupe est la nouvelle alliance scellée de mon sang ; faites ceci, toutes les fois que vous en boirez, en souvenir de moi. »
Donc, chaque fois que vous mangez de ce pain et que vous buvez de cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, et ceci jusqu’à son retour. C’est pourquoi quiconque mangerait le pain ou boirait de la coupe du Seigneur d’une manière indigne se rendrait coupable envers le corps et le sang du Seigneur.
Que chacun donc s’examine sérieusement lui-même et qu’alors il mange de ce pain et boive de cette coupe.
Car celui qui mange et boit sans discerner ce qu’est le corps se condamne lui-même en mangeant et en buvant ainsi.
1 Corinthiens 11.24-29
Quand je prends la cène le dimanche matin, je pense à quoi ?
Au repas qui m’attends à la fin du culte ? A ce culte qui dure un peu trop ?
A mes problèmes ? A telle ou telle personne dans la salle qui a une attitude qui me dérange ?
Les sources de distractions sont nombreuses… nous avons tous les nôtres !
Pourtant Paul nous met en garde contre le fait de prendre ce repas indignement…
Aie ! Il semble donc qu’il est préférable de le prendre intentionnellement et en toute conscience.
Bon, donc, je suis censé penser à quoi ?
Que chacun s’examine lui-même… Attention, ce n’est pas de l’introspection pour dénicher tous les péchés, les colères et j’en passe de la semaine qui me feraient arriver à la conclusion que je ne peux pas participer à ce repas parce que décidément, je n’en suis pas digne.
Ce n’est pas un examen éliminatoire mais une prise de conscience.
Ce n’est pas un examen éliminatoire mais une prise de conscience.
Bien sûr « je n’en suis pas digne » est une juste appréciation de ma situation ! Mais Paul poursuit en disant « et qu’ainsi il mange… »
Voilà donc la première pensée qui devrait nous habiter à ce moment-là, la conscience de notre indignité et du cadeau merveilleux que Jésus nous fait pour que nous puissions participer à cette alliance.
Une alliance, pas juste un signe !
Cette coupe est la nouvelle alliance a dit Jésus… Une alliance, pas juste un signe ! Participer à une alliance, c’est signer l’engagement de la respecter. Dans une alliance, il y a toujours deux parties. Jésus, lui, l’a signée de son sang. Une signature d’une valeur inestimable. Elle est définitive, Jésus ne se rétractera pas, il ne l’oubliera pas et il fera sa part.
Et moi ?
Pour moi, je l’ai en principe signée une première fois par le baptême, mais je suis vite oublieux… La cène est donc l’opportunité qui m’est offerte de renouveler encore et encore mon accord, ma volonté, de faire partie de cette alliance malgré les turpitudes et les aléas de mon existence. Certes je ne m’en sentirai jamais digne, ou alors j’ai un gros problème d’orgueil ! Mais ce n’est pas une raison de s’abstenir.
Au contraire, Jésus m’offre par ce repas une occasion de refaire le point sur ma situation devant Lui, de reconnaître mes manquements, mes péchés et de réaffirmer publiquement mon choix, ma ferme volonté de continuer la route avec Lui.
C’est un jalon posé par Jésus pour m’aider à tenir bon.
C’est une invitation à détourner mes regards de moi-même, de mes faiblesses etc… pour les tourner vers celui qui m’a tout donné.
C’est un jalon posé par Jésus pour m’aider à tenir bon.
Prendre la cène n’est pas un geste banal donc, il a une signification mais aussi un impact qui nous dépasse.
Claude Vilain, dans un livre intitulé « Vivre la cène aujourd’hui », écrit : Il se passe quelque chose de l'ordre du spirituel lorsque nous prenons la cène et que cette action de Dieu est liée à la vérité et à la profondeur de notre engagement...
Prendre part à la cène signifie donc mon engagement à rester dans cette alliance instituée par le sang de Jésus. C’est une alliance qui m’unit à Jésus mais aussi à l’Eglise, le corps de Christ.
Donc, si je m’engage dans cette alliance, j’ai aussi une responsabilité vis-à-vis des autres membres de ce corps, unis dans la même alliance. Il n’y a pas de communion avec Jésus sans communion avec son corps disait Dietrich Bonhoeffer. C’est important de ne pas l’oublier lorsque nous communions ensemble autour de ce repas.
Partagée dans l’amour et la communion les uns avec les autres et dans la conscience de la présence de Jésus aussi réelle que ces signes, ce moment est une fête, une joie, un privilège.
Participer à une alliance, c'est signer l’engagement de la respecter
1 Corinthiens 11.24-29
J'abandonne
Je dépose mon indignité aux pieds de la croix
Je suis renouvelé
Dans mon choix de suivre Christ et de vivre jour après jour dans son alliance
Je me revêts
Du pardon de Dieu sur ma vie et j’avance résolument en restant accroché à mon Sauveur.