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Chaque bien matériel provoque des émissions de carbone
Presque chaque achat provoque des émissions de carbone. La culture du bois ou du coton occupe les champs et utilise de l’eau, des engrais chimiques et des machines agricoles. L’extraction de matières premières consomme de l’énergie, leur transformation produit des rejets. Toutes ces usines sont alimentées par des énergies fossiles, le transport produit des gaz à effet de serre, et les innombrables objets provoquent la construction d’entrepôts, de magasins et de routes.
Même leur consommation provoque des émissions de carbone, par exemple l’usage d’appareils électriques, le lavage des habits, la cuisson des aliments.
Une étude établit que les consommateurs, ou la consommation sont responsables de 60% des émissions de carbone et de 80% d’usage d’eau. Une grande majorité de ces émissions est indirecte, causée non pas par le gaz carbonique émis par notre voiture, mais par les biens de consommation.
La fabrication, le stockage et la distribution de ces objets sont sources de pollution. Les émissions de carbone, de matières premières et la consommation d’eau sont généralement très proches. Les plus gros consommateurs de la Planète le sont pour ces trois ressources. En général, toute consommation d’objets matériels provoque des émissions de carbone et utilise de l’eau, selon Exiobase, une base de données européenne qui recense la consommation de ressources (Exiobase).
Le mode de vie occidental provoque le réchauffement
Une étude portant sur le mode de vie des Chinois a montré que leurs émissions de carbone augmentent rapidement à cause du développement des villes. Les habitants des campagnes utilisent des sources d’énergie polluantes, par exemple des vieux fours à charbon dans des maisons mal isolées, mais achètent peu d’objets et d’habits. Les habitants des villes disposent de sources d’énergie plus performantes. Par contre, en s’enrichissant, ils achètent des habits neufs, des objets en plastique, de la nourriture en barquette plastique, des aspirateurs, etc. Leur mode de vie plus aisé, et le nombre d’objets plus important qu’ils achètent provoque plus d’émissions de carbone, qui augmentent vite.
La taille de l’appartement limite aussi les achats, nos envies et nos idées s’adaptent à l’espace disponible. Une étude américaine a montré que les banlieues aisées émettent le plus de CO2 par habitant, et que ces émissions sont prévisibles selon le revenu, le nombre de voitures et la taille de la maison. Il semblerait donc que de nos jours, l’humain achète et pollue dès qu’il en a les moyens et la place.
Cette société de consommation a engendré le changement climatique, qui devient rapidement dangereux, et dont les conséquences s’amplifieront jusqu’à menacer nos vies. Nous devons donc changer, vite.
Des cadeaux écologiques
Nous pouvons choisir des achats plus écologiques, en bois, en tissu bio, sans piles. Cependant leur fabrication, leur transport, les divers lieux par lesquels l’objet transite, nos transports, les emballages, la pièce supplémentaire, l’étagère, le produit de nettoyage spécifique et son meuble de rangement produisent maintes émissions de carbone.
Il semble bien plus écologique d’offrir un service, un massage, un concert qu’un objet, ainsi que de la nourriture. J’avais trouvé des calissons, des objets artisanaux, des marrons glacés, j’avais pensé à faire des beaux emballages en tissus qui dureraient des années, j’achète parfois des jouets de deuxième main.
J’aurais tendance à choisir un magasin responsable et à lui faire confiance sans tout vérifier personnellement. J’essaierai d’aller chez Helvetas qui a produit le premier T-shirt Bio et éthique du monde. Un guide de shopping éthique en Suisse Romande est compilé chaque année par Nicefuture. Je connais aussi une famille chrétienne qui à Noël priait sans offrir de jouets, ce qui rappelle bien les véritables valeurs de Noël. A l’opposé, il est possible d’offrir par oubli le même cadeau que l’année passée, recevoir le même objets à plusieurs exemplaires, de recevoir ce que nous donnons, etc, etc.
Une étude américaine a proposé à ses participants d’acheter moins, ou de passer aux achats écologiques bio. La réduction du shopping, décidée en connaissance de cause, a rendu les participants plus heureux, et cela plus que d’acheter bio. Ils achetaient peut-être trop auparavant, pour leur budget, leur temps ou leur espace. Il semblerait que nous ayons besoin de beaucoup moins, et qu’au fond de nous, nous le savons,