Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07151.jsonl.gz/1452

Survol historique

1559
Deux réformateurs français, Jean Calvin et Théodore de Bèze, fondent l’Académie de Genève, Bèze en sera le premier recteur. En 1556, le plan scolaire du réformateur est terminé. Le bâtiment, quant à lui, sera achevé en 1562, sur les hauteurs du quartier de Rive. Au niveau institutionnel, le Collège et l’Académie ne font qu’un; ils sont le premier instrument de propagande de Calvin, l’Eglise a la haute main sur eux. En 1559, le fondement est promulgué dans les Leges Academiae Genevensis. Les étudiants sont formés avant tout pour devenir pasteurs, mais des cours de médecine, de droit et de scolastique y sont aussi dispensés.
|1581||Afin de contrebalancer l’influence de Calvin, le Conseil d’Etat de l’époque nomme en son sein trois «seigneurs scholarques». Par ce geste, le gouvernement genevois ébauche la laïcisation de l’institution.|
|de 1600 à 1700||Durant ce siècle, les cours sont donnés en latin. Dans les registres de population de l’époque, on recense des juristes, des hommes d’Etat, des banquiers, des marchands et même des artisans qui sont passés par l’Académie.|
|de 1606 à 1612||Première contestation étudiante, émanant des «escholiers proposans», des étudiants en théologie, qui élisent l’un des leurs, afin qu’il les représente auprès des autorités.|
|1669|
Le professeur de philosophie et de sciences naturelles Jean-Robert Chouet introduit les principes cartésiens à l’Académie. Il est recteur de l’Académie de 1679 à 1681. De là, il impulsa les réformes qui permirent une laïcisation croissante de l’institution.
|de 1700 à 1703||En 1700, l’Académie compte neuf professeurs. Le français devient la langue officielle des cours et de l’administration académiques. Une chaire de mathématiques et une autre d’humanités sont ouvertes. L’Assemblée académique, ancêtre du Sénat de l’Université, est fondée.|
|dès 1723||L’enseignement du droit
naturel est inauguré en Faculté de droit.
Les sciences et les lettres trouvent leur place comme facultés à part
entière, aux côtés de la théologie.
Deux écoles rattachées à l’Académie ouvrent leurs portes et préparent à la pratique
de la médecine et du droit.

Les sciences prennent peu à peu leur place: une chaire et un observatoire d’astronomie sont créés en 1771. Le poste de professeur n’est pas rétribué, seuls les gens fortunés de naissance peuvent donc y prétendre. Cette situation perdurera jusqu’au XIXe siècle.
|de 1789 à 1814||Durant la période du rattachement de Genève à la France (1798 à 1814), la chaire de médecine est rétablie (elle avait en effet été supprimée par la Compagnie des Pasteurs). Le nombre total de chaires est doublé, passant de neuf à dix-huit, avec un renforcement sensible des sciences naturelles.|
|1814||Genève se déclare indépendante et obtient son rattachement à la Confédération helvétique. L’ancien système de gouvernance de l’Académie est rétabli: c’est à la Compagnie des Pasteurs que revient l’autorité scolaire.|
|de 1817 à 1819|
Créations successives du premier Jardin botanique, dans le parc des Bastions; du Musée académique, toujours sur le site actuel du collège Calvin; et de la Société de lecture, Grand-Rue. Le Sénat laïc retrouve son autorité d’antan.
|de 1834 à 1835||

Savants citoyens et fameux Genevois tels que Gaspard de la Rive, recteur; le prof. Augustin Pyramus de Candolle, fameux botaniste; ou… l’écrivain et dessinateur Rodolphe Töpffer, professent à l'Académie. Les quatre Facultés seront désormais considérées de façon égalitaire: la théologie, le droit, les sciences et les lettres.
|1864|
Carl Vogt, recteur, présente un projet de refonte complète de l’enseignement supérieur, soit un projet d’Université.
|1867|
Le chantier de construction d’Uni Bastions est lancé. Ce bâtiment est construit pour accueillir l’Académie, mais aussi la Bibliothèque publique et le Musée d’histoire naturelle.
|1872||Création de la Faculté de médecine; les professeurs sont des chefs de service de l’Hôpital cantonal, ainsi que des spécialistes étrangers, invités par Carl Vogt à venir dispenser leur enseignement.|
|1873||L’Académie devient l’Université de Genève. L’ouverture aux femmes s’y trouve inscrite dans la loi, ce qui, à l’époque, n’est de loin pas le cas partout.|
|1891 et 1892||La Société académique est créée; elle jouera un rôle croissant dans le financement de certains projets.|
|1904||Institution du premier Dies academicus: une journée sera désormais consacrée à la remise des prix académiques|
|1906||Ferdinand de Saussure, qui enseignait à l’Ecole pratique des hautes études à Paris, depuis 1881, développe à l’Université un cours, tout à fait novateur, de linguistique générale.|
|1909||L’Université fête ses 350 ans d’existence et le 400e anniversaire de la naissance de Jean Calvin. Lors du Dies academicus, le titre de docteur honoris causa est décerné à Marie Curie, Albert Einstein et Ivan Pavlov.|
|1918|
La première professeure est nommée: Lina Stern, docteure en médecine de l’Université, enseignera la chimie physiologique.
|1921||Jean Piaget enseigne la psychologie de l’enfant, comme privat-docent, en Faculté des sciences.|
|1929|
L’Institut Jean-Jacques Rousseau, première école des sciences de l’éducation en Europe, fondée en 1912 par Edouard Claparède, est rattachée à la Faculté des lettres.
|1941||L’Ecole d’interprètes est fondée, ancêtre de l’actuelle ETI.|
|1963||L’Institut universitaire d’études européennes, est cofondé par Denis de Rougemont, qui le dirigera et y enseignera l’histoire des idées; c’est l’ancêtre de l’Institut européen de l’Université et l’un des premiers instituts de ce genre en… Europe.|
|1969||Le bureau du recteur est occupé par les étudiant-e-s, qui contestent, dans la mouvance de mai 68, les prérogatives professorales et réclament des réformes.|
|1974|
Conçu par Werner Francesco, Gilbert Paux et Jacques Vicari, le bâtiment d’Uni Dufour est terminé.
|1975||La fondation de la FPSE, dernière-née des facultés de l’UNIGE et prolongement de l’Institut Rousseau – fondé en 1912 –, parachève la configuration actuelle de l’Université. On y étudie les sciences de l’éducation comme la psychologie.|
|1991 et 1992||Le service «Antenne-santé» est créé pour les étudiant-e-s et la première déléguée aux «affaires féminines» est nommée.|
|1998||La Passerelle de l’Université est créée par les Facultés des sciences et de médecine; cette structure a pour but de favoriser le dialogue entre les connaissances scientifiques et la société (dialogue dit «science et cité»), en organisant des événements, des communications, des échanges.|
|1999|
Le vaste bâtiment d’Uni Mail est terminé; il abrite désormais les Facultés de droit, de sciences économiques et sociales (SES), de psychologie et sciences de l’éducation (FPSE), ainsi que l’Ecole de traduction et d'interprétation (ETI). Le chantier avait démarré en 1988.
|2002||Création du Centre universitaire de droit international humanitaire, d’un commun accord, par l’Université et l’Institut universitaire de hautes études internationales (IUHEI), en collaboration avec l’Université de Lausanne et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Le chantier d’Uni Pignon, dernier-né des bâtiments universitaires, s’achève. L’ensemble abrite une partie de la FPSE et du Centre interfacultaire de neurosciences.|
|de 2004 à 2005||L’Université met en oeuvre les dispositions des accords internationaux dits «de Bologne», accords signés par la Suisse en 1999 (premiers programmes de baccalauréats et de maîtrises universitaires, reconnus internationalement par les pays signataires des accords).|
|2006||Adoption d’une charte d’éthique fondée sur les principes de vérité, de liberté, d’intégrité, d’équité, de respect de la personne et de responsabilité.|
|2008||L’Institut universitaire d'études du dévelopement (IUED) et l’IUHEI de l’Université fusionnent et deviennent l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID), ou, dans sa version anglaise, le Graduate Institute of International Studies.|
|2009|
L’UNIGE fête ses 450 années d’existence.