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Liddes autrefois
Les premiers habitants furent certainement les Etrusques venus d’un peuple qui occupait le nord de l’Italie. Vers 500 – 450 avant J.-C. les celtes envahirent la plaine du Pô. Les Véragres s’installèrent chez nous, dans le district de Saint-Maurice, Martigny et Entremont.
Après l’annexion de l’Helvétie et le massacre des Salasses (Celtes du Val d’Aoste), les Romains, pour se rendre maîtres du passage du Mont Joux, décidèrent de soumettre les Véragres. Après une première tentative infructueuse en 57 av. J-C., ils revinrent en force l’année suivante. Deux armées, l’une venant de chez les Allobroges, l’autre du Mont Joux prirent les Véragres en tenaille et Octodure devint Forum Claudii Vallensium.
On ne connaît pas les conditions de vie sous les Romains, mais ce que l’on sait, c’est qu’après l’invasion des Barbares, les Huns et les Sarrasins semèrent la désolation dans nos vallées ; Les Sarrasins détruisirent le monastère – refuge de Bourg-Saint-Pierre et, près de Liddes encore, en 972, l’Abbé de Cluny fut retenu prisonnier au pont d’Orsières.
Liddes fit partie du premier Royaume de Bourgogne jusqu’en 1032 et, par la suite, du Comté de Savoie.
En 1475, lors de la bataille de la Planta, les Valaisans l’emportèrent et l’Evêque de Sion devint le seigneur spirituel et temporel du Bas Valais avec un gouverneur à Saint-Maurice et un châtelain à Sembrancher. Il en fut ainsi jusqu’à la fin de l’ancien régime en 1798.
Ensuite, après trois années d’indépendance et dix ans comme département du Simplon, l’histoire de Liddes se confond avec celle du canton du Valais.
Son toponyme apparaît pour la première fois en 1177, lors de la mention de l’église de Saint-Etienne de Liddes. Il s’agit de la chapelle actuelle où l’on célèbre encore souvent la messe. En 1286, on construisit, à l’emplacement de l’église actuelle, un nouvel édifice beaucoup plus grand, orienté vers le nord-sud et on le plaça sous la protection de Saint-Georges, martyrisé à Lida. Les Lidderains choisirent alors Saint-Georges comme blason. Quoi de plus remarquable que cette belle peinture équestre avec le fier chevalier terrassant le dragon. Selon G.R. Wipf « Nom de lieux de pays franco-provencaux », Liddes (Leides au Xlle siècle) pourrait dériver de « Leish », lieux humides ou situés près d’un étang. Sur les plans cadastraux de 1908, le plus bas niveau du plat de Liddes porte le nom de « La Gouille ». Dans le même secteur, à la Croisette, au nord du village de Liddes près de la chapelle de Saint-Laurent, se trouve le lieu-dit « Les Nids ». Les nids étaient des bassins où nos ancêtres mettaient rouir le lin et le chanvre, ce qui tendrait à confirmer la présence abondante d’eau aux alentours de Liddes.