Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06916.jsonl.gz/244

Quitte à regarder un film noté 7,4 et être déçu, pourquoi ne pas tenter l'expérience inverse ? Prenons par exemple The Curse of Halloween Jack (qui est apparemment une suite à The Legend of Halloween Jack, mais ça nous ne le savions pas), qui a la fâcheuse note de 2,8 actuellement sur IMDB, et voyons si nous décidons de lui remettre une pastille jaune contre toute attente.
Deux ans auparavant, un incendie et une explosion tua un certain nombre de personnes dans la petite ville de Dunwich. Aujourd'hui, la police décide d'intervenir pour mettre fin aux activités d'un culte satanique (ou quelque-chose du même genre), mais l'intervention se finit en carnage. Arrive alors la fête d'Halloween et Halloween Jack, la réincarnation en épouvantail d'un tueur en série, reprend du service pour décimer la population de la ville.
Excusez-nous pour ce synopsis décousu, nous n'avons pas su comment vous raconter cette histoire de manière simple et cohérente. The Curse of Halloween Jack est finalement un simple slasher où un médiocre boogeyman s'en prend à ceux qu'il croise. Sauf que le film semble avoir été réalisé (ou scénarisé) par un fan de John Carpenter qui n'aurait pas parfaitement digéré et intégré ses références. Le film est donc un ignorant mélange d'une partie de la filmographie de Carpenter, avec Halloween et New-York 1997 en tête de liste. Si Andrew Jones avait abusé de la machine à fumée, nous vous aurions aussi cité Fog, mais les quelques volutes qui accompagnent certaines apparitions d'Halloween Jack nous ont semblé un peu timides. Et nous avons dit "médiocre boogeyman" car l'épouvantail du film, interprété par Derek Nelson apparemment, manque cruellement de charisme. Contrairement à un Michael Myers qui nous apparaît rapidement comme étrange, inquiétant et surnaturel, Halloween Jack ne cesse, au contraire, de nous rappeler que c'est bien un être humain qui se cache sous le costume. Attitude et gestuelle ne sont pas à la hauteur de la supposée nature surnaturelle du boogeyman.
Pour le reste, donc le côté technique du film, impossible d'encenser Andrew Jones. Certaines scènes pourraient avoir été filmées par n'importe quel groupe de cinéastes amateurs âgés de quatorze ans, que ce soit en matière de mise en scène, d'éclairage et même de jeu d'acteurs. Le personnage interprété par Peter Cosgrove, sorte de croisement entre Snake Plisken et le docteur Loomis, résume à lui tout seul l'absurdité de The Curse of Halloween Jack. Les acteurs et techniciens se sont sûrement bien amusés à le tourner, mais le résultat final peine à tous les étages.
Nous pourrions remettre une petite pastille orange à ce sixième film d'Andrew Jones à rejoindre notre blog, mais nous le trouvons tellement mauvais dans tant de domaines que nous avons décidé qu'il était plus normal de lui remettre une pastille rouge. La simplicité de la mise en scène, la pauvreté des dialogues (à la fin, certains personnages attendent sagement dans une pièce que leur moment soit venu d'affronter l'épouvantail, sans bouger, ni parler) et les grosses références à peine mâchées, rien ne plaide en faveur de
Arflane