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Das Berliner Requiem (1928) de Kurt Weill, écrit sur des poèmes de Bertolt Brecht, témoigne de l’engagement du compositeur avec le nouveau médium que représente la radio. Requiem profane, cette « petite cantate » s’adresse à l’homme des grandes villes et cherche à éveiller sa capacité à se souvenir.
Le désir de réunir les genres, les cultures et les personnes dans un élan de paix marque les Chichester Psalms (1965) que Leonard Bernstein compose pour le festival de musique à la Cathédrale de Chichester. Cette œuvre éclectique présente un arrangement d’extraits du Livre des Psaumes en hébreu.
Les formes spirituelles et profanes se réunissent également dans Gloria (1974) de John Rutter. Pièce symphonique décrite par le compositeur comme « exaltée, spirituelle et jubilatoire », l’œuvre évoque à la fois Poulenc ou Stravinsky et le chant grégorien.
Œuvre très personnelle, De profundis (1980) d’Arvo Pärt porte l’empreinte de la fuite du compositeur du régime soviétique. Basée sur les paroles du Psaume 189, cette pièce est imprégnée d’un dramatisme liturgique épuré, caractéristique du compositeur.
Kurt Weill (1900-1950)
Das Berliner Requiem pour ténor, baryton, chœur d’hommes et formation instrumentale
Leonard Bernstein (1918-1990)
Chichester Psalms pour chœur mixte, garçon soprano, percussions, harpe et orgue
Arvo Pärt (1935)
De Profundis pour chœur d’hommes, percussions et orgue
John Rutter (1945)
Gloria pour chœur mixte, cuivres, percussions et orgue
Formé au Conservatoire d’Aix-en-Provence où il débute sous la baguette de Darius Milhaud, Patrick Marie Aubert obtient un premier prix de direction d’orchestre dans la classe de Pierre Villette. Il est également titulaire d’un prix de chant, d’un prix d’art lyrique et d’un prix de musique de chambre. Il a été professeur de la classe de chant choral puis directeur du Conservatoire Léo Delibes de Clichy, directeur artistique de l’ensemble vocal Vox Hominis, directeur musical de l’orchestre Divertimento et chef des choeurs de l’Opéra de Nantes. Chef du choeur de l’Armée française jusqu’en 2000, il a participé pendant près de vingt ans aux grands événements nationaux et a dirigé de nombreux concerts en France et à l’étranger. Il a été le chef du Choeur du Capitole de Toulouse de 2003 à 2009, puis directeur du Choeur de l’Opéra national de Paris de 2009 à 2014. Il a collaboré avec les chefs d’orchestre Maurizio Arena, Serge Baudo, Roberto Benzi, Marc Minkowski, Evelino Pidò, Michel Plasson, Georges Prêtre, Yutaka Sado, Jeffrey Tate… et les metteurs en scène Robert Carsen, Georges Lavaudant, Jorge Lavelli, Laurent Pelly, Pier Luigi Pizzi, Olivier Py, Robert Wilson…
À l’Opéra de Lausanne : Orphée et Eurydice (2019), Les contes d’Hoffmann (2019), chef d’orchestre pour le concert exceptionnel du Choeur de l’Opera de Lausanne (2020), Le petit chaperon rouge (2021), Candide (2022), Le domino noir (2023)
Le Chœur de l’Opéra de Lausanne est un chœur jeune, constitué d’étudiants en classes de chant de la Haute école de musique de Lausanne et de la Haute école de musique de Genève d’une part, et de chanteurs professionnels, d’autre part. Ses membres sont choisis sur audition et périodiquement réentendus. Ils sont distribués pour chaque opéra en fonction de leur voix et/ou de leurs aptitudes. Grâce à leur talent scénique, notamment, soutenu par un enthousiasme communicatif, ils sont fortement appréciés de tous les metteurs en scène invités. Il bénéficie depuis quelques années d’une préparation par plusieurs chefs de chœur expérimentés venant d’horizons différents, sélectionnés en fonction des ouvrages interprétés et de leur spécificité.