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Les données issues de plusieurs vastes études impliquant des personnes de près de 60 pays suggèrent que la consommation régulière de poisson gras pourrait aider à prévenir les maladies cardiovasculaires chez des individus à haut risque.
es recommandations alimentaires incluent la consommation d’au moins deux portions de poisson par semaine pour prévenir les maladies cardiovasculaires. Le poisson et plus particulièrement les poissons gras tels que les sardines, le thon, les maquereaux ou les anchois sont une source importante d’acides gras oméga-3. La consommation de poisson et d’acides gras oméga-3 a montré, dans plusieurs études d’intervention, qu’elle améliore certains marqueurs du risque cardiovasculaire incluant les triglycérides et la pression sanguine et, cela, surtout chez des personnes présentant des concentrations élevées de triglycérides.
Partant du fait qu’une consommation accrue de poisson pourrait améliorer les concentrations sanguines de lipides, plus particulièrement chez des individus à haut risque, des chercheurs ont émis l’hypothèse que ses effets pourraient être différents selon que les individus souffrent ou non de maladies cardiovasculaires.
Pour vérifier cette hypothèse, ils ont analysée les données provenant de 191 827 personnes (51 731 avec une maladie cardiovasculaire et 139 827 globalement en bonne santé) de 58 pays différents et ayant été enrôlées dans quatre vastes études prospectives. Leur consommation de poisson a été évaluée en utilisant des questionnaires de fréquence de consommation d’aliments.
Les résultats de l’analyse montrent un plus faible risque de maladies cardiovasculaires graves et de mortalité globale avec la consommation de poisson la plus élevée (au moins 175 g par semaines soit deux portions) chez les personnes à haut risque ou présentant une maladie vasculaire mais pas dans la population générale sans maladie vasculaire.
Des résultats similaires ont été observés concernant la mort subite d’origine cardiaque : un effet protecteur significatif a été constaté chez les personnes avec une maladie vasculaire. Cet effet était neutre dans la population générale sans maladie vasculaire.
La consommation de poisson et plus particulièrement celle de poisson gras devrait être évaluée dans le cadre d’essais cliniques randomisés sur des personnes présentant une maladie vasculaire.
Mohan D et al., Association of fish consumption with risk of cardiovascular disease and mortality among individuals with or without vascular disease from 58 coutries. JAMA International Medicine, 2021, March 8.