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Les engagements des Etats-Unis et de la Chine lors de la COP21 à Paris en 2015 avaient été perçus comme un virage en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. Mais, sous l'impulsion du nouveau président américain Donald Trump, Washington remet en cause sa politique environnementale.
Dans cet accord de Paris, 196 pays se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre afin de limiter la hausse des températures. Parmi ces derniers, les Etats-Unis et la Chine représentent à eux seuls près de 44% des rejets mondiaux de CO2, le principal gaz à effet de serre, selon les chiffres du, un consortium international de chercheurs.
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Un quart des émissions depuis 1960
En 2005, la Chine, dont les émissions liées à la consommation de charbon ont décollé à partir des années 2000, a dépassé les Etats-Unis, devenant ainsi le premier émetteur de CO2 au monde. La population américaine est toutefois quatre fois moins nombreuse que celle de la Chine.
Si on cumule le dioxyde de carbone expulsé dans l'atmosphère depuis 1960, les Etats-Unis restent largement le plus grand pollueur de la planète. Le total américain s'élève à 272 milliards de tonnes de CO2, soit près de 23% des quelque 1200 milliards de tonnes produites dans le monde.
17 tonnes par Américain par année
Rapporté à la population, les Etats-Unis figurent aussi parmi les principaux émetteurs de CO2, avec en moyenne près de 17 tonnes par an et par habitant en 2015. C'est plus du double d'un Chinois, qui produit 7,5 tonnes pendant la même période.
La palme de la plus forte empreinte écologique revient cependant au Qatar, avec plus de 40 tonnes. Quant au Suisse, il émet en moyenne 4,9 tonnes de CO2 par année.
Le pétrole roi
D'où sont issues les émissions de CO2 des Etats-Unis? Depuis 1960, le pétrole a toujours été l'énergie fossile privilégiée par le pays. En 2015, 42% des rejets de CO2 provenaient de l'utilisation de pétrole, 28% du charbon et 28% du gaz.
Sous la présidence de Barack Obama, plus favorable aux énergies renouvelables, les rejets de CO2 issus de la combustion du pétrole sont restés relativement stables. Les émissions liées au charbon ont, elles, baissé d'un tiers. La courbe pourrait toutefois s'inverser, Donald Trump ayant annoncé à plusieurs reprises sa volonté d'augmenter le soutien aux énergies fossiles.
Aux Etats-Unis, plusieurs voix s'élèvent contre la politique de Donald Trump. De nombreuses grandes entreprises ont demandé au président de ne pas se retirer de l'accord de Paris.
Pauline Turuban et Valentin Tombez