Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07084.jsonl.gz/1345

Exécution des examens de conduite
Accomplissement de l’examen pratique de conduite
L’expert de la circulation reçoit le candidat aimablement et calmement; la prise de contact se fait si possible hors du véhicule. Une atmosphère agréable est ainsi instaurée dès le début de l’examen. L’expert de la circulation explique au candidat le déroulement de l’examen et la manière dont il donnera ses instructions.
Comportement de l’expert de la circulation pendant l’examen
Au début de l’examen, l’expert de la circulation vérifiera le degré d’instruction du candidat. L’obligation de surveillance accrue s’impose s’il existe un doute quant au degré de formation ou en cas d’observations particulières (nervosité excessive, troc, bouffées de chaleur, etc.). En fonction des difficultés du trafic, l’expert de la circulation doit être conscient qu’un manque de pratique peut avoir des conséquences graves.
Intervention de l’expert de la circulation
L’expert de la circulation intervient lorsque le comportement du candidat pourrait engendrer une mise en danger (danger abstrait accru) ou provoquer un dégât matériel sans mise en danger de la circulation (par ex. dommage au parcage).
Assistance de l’expert de la circulation
En cas de situation de circulation confuse, qui ne peut être perçue suffisamment tôt ou très difficile (signalisation absente ou insuffisante, chantier, etc.), l’expert de la circulation aidera le candidat à se diriger en lui donnant des explications complémentaires.
Principes concernant la conversation et les instructions durant la course d’examen
En règle générale, le besoin du candidat détermine l’orientation du dialogue. L’expert de la circulation :
- donne ses instructions à temps et sans équivoque, par exemple, lors d’une course vers une destination déterminée, lorsque le premier indicateur de direction est visible, il faut tenir compte du fait que le candidat doit assimiler l’information avant d’agir, ce qui lui prend du temps.
- vérifie, sur la base des réactions du candidat, que les instructions ont bien été comprises ( éventuellement par une confirmation).
- ne donne aucune leçon de conduite (et ne procède, en principe, ps à un contrôle technique du véhicule ni à aucune examen théorique).
- renonce à discuter et à faire des commentaires lors d’une situation nécessitant une attention soutenue.
- veille à maintenir une atmosphère agréable même lorsque des fautes ont été commises (attitude positive, aider, convaincre, etc.).
- doit faire immobiliser le véhicule afin de dissiper la nervosité et/ou commenter les erreurs; ce mode d’intervention peut influencer positivement la suite de l’examen.
- ne doit pas provoquer un comportement incorrecte comme, par exemple, faire obliquer dans un accès interdit.
Structure de l’examen
Il y a lieu d’agir progressivement. Il faut éviter que par des exigences initiales trop élevées le candidat soit confronté à des difficultés inadaptées à un début d’examen et pouvant influencer l’ensemble du déroulement de celui-ci. Les principes suivants doivent être observés :
- passer du facile au difficile
- passer du simple au complexe
- pas tout à la fois
- agir progressivement, augmenter les exigences au fur et à mesure de l’avancement de l’examen
L’examen doit être réparti en 3 phases :
- Phase I (environ 10% de la durée). Parcours d’insertion, acclimatation, adaptation, communication expert de la circulation/candidat. Les manoeuvres peuvent s’intégrer sans autre dans cette première phase si le candidat peut le supporter.
- Phase II (environ 40-50% de la durée). Comportement dans le trafic et manoeuvres.
- Phase III (environ 40-50% de la durée). Comportement dans le trafic, dynamique de la conduite, exigences accrues quant au stress; cas échéant répétition des manoeuvres.