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En mars 2002, l'émission Si vous saviez propose une série de cinq documents consacrés à l'engagement de quelques Suisses qui ont oeuvré à la tenue des accords d'Evian et à l'indépendance de l'Algérie. Cette troisième émission se penche sur l'action de Nils Andersson.
De nombreux ouvrages sur la guerre d'Algérie ont été censurés. L'éditeur Nils Andersson, fondateur des éditions de la Cité à Lausanne, a été au coeur du front éditorial de l'époque.
(Photo : RTS)
En mars 1956 le décret promulguant l’état d’urgence en France permet de «prendre toutes les mesures pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature». Dès lors, la censure bride le droit de la «contre-propagande française» à s'exprimer.
Nils Andersson assure alors la diffusion en Suisse des ouvrages des Editions de Minuit. Durant la guerre d'Algérie, la maison d'édition de Jérôme Lindon publie 23 ouvrages dénonçant les massacres et la torture, dont la moitié est interdite en France. Le premier - La Question d'Henri Alleg- l'est en mars 1958. Nils Andersson le le réédite 14 jours plus tard à Lausanne.
L'indépendance de l'Algérie acquise, l'éditeur publie des textes de théâtre d'auteurs suisses, puis des publications pro chinoises. Ses activités politiques et d'éditeurs vaudront à Nils Andersson d'être expulsé de Suisse en 1967.
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Journaliste: Marie-Claude Cudry Producteur: Christian Ciocca