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Lausanne - Arrivé en Suisse à l'âge de neuf ans, un père de famille macédonien devra quitter la Suisse où il vit depuis plus de vingt ans. Il y a dix ans, cet homme s'était livré au volant de sa voiture à une course infernale qui avait entraîné la mort de son passager.
En 2004, il avait été condamné pour homicide intentionnel à une peine de cinq ans et trois mois de réclusion. Trois ans plus tard, lors d'un congé, il avait agressé des agents de police. En 2003, il avait pourtant écopé d'un premier avertissement.
Enfant scolariséL'an dernier, le Conseil d'Etat zurichois avait révoqué son permis d'établissement. Une décision confirmée en dernière instance par le Tribunal fédéral (TF), qui écarte tous les arguments de ce père de famille. Celui-ci relève que sa femme vit aussi depuis vingt ans en Suisse et que ses deux enfants, dont l'un est déjà scolarisé, seraient complètement déracinés s'ils devaient quitter le pays.
Mon Repos souligne que l'accident qu'il avait provoqué il y a une dizaine d'années témoignait d'une indifférence "choquante" à la vie et l'intégrité physique des autres usagers. Les autres infractions commises sont moins graves mais traduisent elles aussi ses difficultés à respecter l'ordre juridique suisse.
Aide socialeDe plus, en raison d'un parcours professionnel chaotique et de son incarcération, ce Macédonien n'a pu subvenir à son entretien et à celui de sa famille qu'en raison de l'aide de la collectivité. En raison de l'ensemble de ces circonstances, une révocation du permis d'établissement est justifiée.
Elle reste conforme à l'art. 8 de la Convention européenne, qui garantit le droit à la protection de la vie privée et familiale, même si toute la famille du recourant et sa belle-famille vivent en Suisse et qu'il risque de se retrouver seul en Macédonie, si sa femme décidait de ne pas le suivre là-bas, conclut le TF.
ATS