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Il y a plusieurs années de cela, lors d’un voyage en Turquie, j’avais rencontré une femme remarquable, qui remplissait les fonctions de consule des Etats-Unis à Adana. Parfaitement au fait des subtilités et des énigmes du Moyen et Proche-Orient, parlant couramment l’arabe, le turc et le parsi, elle était naturellement destinée à ces postes ingrats et obscurs où jamais on n’aurait l’idée d’envoyer l’un de ces political appointees, dont le seul mérite est d’avoir généreusement alimenté la caisse électorale du nouveau président. Comme je lui demandais où elle espérait poursuivre sa carrière, elle me répondit, à ma grande surprise : " En Europe occidentale. Les problèmes du Proche-Orient sont passionnants, mais insolubles. J’aimerais pour une fois travailler dans une région où les problèmes trouvent une solution".
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Cette fois, l'adjectif n'est pas galvaudé. Avec son début de mutualisation des dettes et les milliards de subventions non remboursables versés aux pays les plus touchés par le coronavirus, l'accord européen de Bruxelles est véritablement "historique".
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L'an dernier, le musée Guggenheim de New York avait consacré une exposition à Jean-Michel Basquiat - alors qu'il n'était en 1983 qu'un jeune artiste de rue encore inconnu - dans laquelle il exprimait, au travers de son oeuvre, ses angoisses face aux violences policières à l'encontre des Noirs. Le prétexte en était le sort tragique d'un autre jeune artiste de rue, également Afro-Américain, tabassé à mort par la police new yorkaise. "Cela aurait pu être moi", ne cessait-il de répéter.
En relisant l'article que j'avais consacré à cet évènement- et que je prends la liberté de republier - je constate que le réquisitoire posthume de Basquiat, il y a 37 ans, est toujours d'une brûlante actualité par rapport au puissant mouvement populaire qui défie aujourd'hui l'Amérique de Trump. Mais avec cette fois, peut-être, l'espoir d'un véritable changement.