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« La grande majorité de la population helvétique affiche un rapport non pas indifférent ou négatif, mais distant à la religion et à la spiritualité. En d'autres termes, la plupart des habitants de notre pays ne croient pas en rien. » Ce sont les conclusions d'une enquête du Fonds national de la recherche scientifique, publiée en mars 2011.
Cette étude distingue quatre types de religiosité parmi la population suisse. Les institutionnels (17 %) ont une pratique régulière, un engagement paroissial et respectent le credo. Les alternatifs (9 %) croient en une puissance supérieure et ont des pratiques différentes. Les distanciés (64 %) ont une appartenance chrétienne mais des croyances peu affirmées, ils n'ont recours aux rites qu'occasionnellement. Les séculiers (10 %) sont indifférents ou antireligieux, rejettent la religion sous sa forme institutionnelle, tout en ayant une tolérance pour une Eglise sociale ou humanitaire.
Ces indications ne sont pas sans poser de nombreuses questions aux responsables des Eglises, comme à chacune et à chacun de nous. Si 25 % des Suisses se déclarent sans religion, comment les autres vivent-ils donc leur engagement religieux ?
L'Evangile de la messe de ce dimanche (Luc 3, 15-22) montre qu'au temps de Jésus déjà, plusieurs manières de vivre la religion coexistaient. Jean Baptiste baptise avec de l'eau, en précurseur de Jésus qui annonce un baptême dans l'Esprit saint et le feu.
Nous sommes donc placés devant une alternative : celle de vivre un baptême conventionnel et sociologique ou un baptême d'Esprit et de feu.