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Les microparticules rejetées par les pneus affectent les écosystèmes et la santé (archives).
KEYSTONE/AP SUN-SENTINEL/ANASTASIA WALSH(sda-ats)
Des particules, notamment sur des vêtements ou des pneus, pourraient contribuer à plus de 30% des plastiques qui polluent les océans. Dans de nombreux pays développés, elles provoquent même davantage de difficultés que les déchets plus grands, selon l'UICN.
Selon les estimations, 9,5 millions de tonnes de plastique arrivent chaque année dans les océans. Parmi elles, entre 15 et 31% proviendraient de particules dont près de deux tiers sont liées au lavage de vêtements et à l'usage de pneus, indique le rapport de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), publié mercredi.
La directrice générale de l'organisation Inger Andersen affirme que la lutte contre les déchets ne suffit plus. Elle appelle le secteur privé à lancer les investissements pour adapter la fabrication des produits.
L'UICN souhaite des vêtements avec des composants naturels ou moins problématiques. Les habits constituent le principal contributeur de particules en Asie, alors que les pneus sont responsables de celles constatées sur le continent américain, en Europe et en Asie centrale.
La pollution des plastiques provoque des dommages aux animaux, mais elle pourrait aussi avoir des conséquences pour la santé des êtres humains. L'impact sur les régions vulnérables comme l'Arctique n'est, en revanche, pas établi, estime l'organisation.
ATS