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Se balader sur les chemins répertoriés devrait être sans danger (archives).
KEYSTONE/ANTHONY ANEX(sda-ats)
Au bout des panneaux de signalisation, plus de 65'000 kilomètres de chemins pédestres sillonnent la Suisse. De quoi randonner en toute sécurité. Pour autant que les propriétaires des lieux assument leur responsabilité.
"Les personnes qui empruntent un chemin de randonnée signalisé officiellement sont en droit d'attendre qu'il soit aménagé, entretenu et sécurisé par la collectivité compétente conformément à la catégorie dans laquelle il a été classé", explique Gabriele Crivelli, porte-parole de l'Office fédéral des routes (OFROU) à la demande de Keystone-ATS.
Les cantons, communes ou organisations faîtières ont en effet l'obligation de les sécuriser s'ils sont signalés selon la norme VSS (Association suisse des professionnels de la route et des transports) et figurent sur un plan de chemins officiels. Si l'une de ces collectivités ne souhaite pas être responsable d'un chemin, "elle doit l'enlever des plans officiels, supprimer la signalisation et, si nécessaire, prendre des mesures supplémentaires en présence d'un danger grave", complète M. Crivelli.
Quant au promeneur qui s'aventure sur un chemin non répertorié et non signalé, il est responsable de son choix. Cependant, si un tel chemin comporte un dispositif particulier, comme un pont ou une corde, la responsabilité de l’entretien et du fonctionnement en est le propriétaire. En général, la responsabilité du randonneur est plus grande sur un chemin non signalé que sur un chemin signalé et répertorié.
Prévenir les risques
Se balader sur les chemins répertoriés devrait donc être sans danger, si la loi fédérale sur les chemins pour piétons et de randonnée pédestre (LCPR) est respectée. Compte tenu de la longueur de ce réseau, des quelque 160 millions d'heures qui y sont passées par année et de la popularité de la randonnée, la prévention des risques est une tâche importante.
L'OFROU et l'association faîtière Suisse Rando s'y emploient aux côtés des cantons, des communes et des organisations de randonnée pédestre. Tous deux ont en 2017 publié le guide "Prévention des risques et responsabilité sur les chemins de randonnée pédestre". Celui-ci est consacré aux chemins indiqués par un signal jaune, blanc-rouge-blanc ou blanc-bleu-blanc.
Il s'agit de favoriser la mobilité douce et de s'engager pour une signalisation uniforme en Suisse et au Liechtenstein. Il n'existe pas de normes européennes en la matière.
Cantons, communes et organisations concernées ont été consultées lors de l'élaboration de ce guide. "Il ne décrit pas de nouvelles démarches ou approches de la sécurité et de la responsabilité, mais résume ce qui est important, explique Gabriele Crivelli. Les experts du Bureau de prévention des accidents (BPA) s'y réfèrent également.
ATS