Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07070.jsonl.gz/1462

L'éboulement des gorges de Court en 1937
Entre le printemps 1937 et la fin de l'année 1938, les gorges de Court sont sous les feux de l'actualité. Un gigantesque éboulement interrompt la ligne de chemin de fer Moutier-Sonceboz et coupe la route Bienne-Delémont-Bâle. Un impressionnant chantier s'installe pour la remise en état de ces deux voies de communication. L'évolution du phénomène naturel et la progression des travaux font l'objet d'un suivi minutieux dans la presse.
Ce récit est construit sur la base des articles parus à l'époque dans les journaux régionaux; il est illustré de quelques-unes des 408 photographies de l'éboulement et des travaux conservées dans le fonds Pro Jura, à Mémoires d'Ici.
La masse de terre, d'abord évaluée à 500'000 mètres cubes, mais s'élevant finalement à plus de 2 millions de mètres cubes, se met en mouvement le 26 mars. Elle envahit la voie ferrée, puis recouvre la route et entrave le lit de la Birse. Cet éboulement, le plus important connu dans les annales des CFF, perturbe les déplacements des habitants de Moutier et du Bas de la Vallée de Tavannes durant de longs mois. La route n'est rendue au trafic de transit qu'en novembre 1938. La circulation des trains entre Moutier et Court reste perturbée jusqu'en décembre 1938.
L'éboulement lui-même ne fait pas de victimes, mais deux ouvriers sont tués lors des travaux de reconstruction. La Bourgeoisie de Moutier perd 10 hectares de forêts emportés par les éléments. Le coût total des travaux de remise en état s'élève à 1,66 million de francs de l'époque (soit 10 millions de francs d'aujourd'hui).
A droite, dans la rubrique DOCUMENTS PDF, vous trouverez le lien qui vous permettra d'imprimer le dossier complet avec d'autres images.
Dossier mis en ligne le 29 mai 2012