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La défense de Radovan Karadzic a demandé lundi l'acquittement de l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Elle a assuré qu'il n'y avait pas eu de génocide en Bosnie en 1992.
"Le docteur Karadzic requiert l'acquittement (...) pour les chefs d'accusation de 1 à 11", soit l'ensemble des chefs d'accusation dont il doit répondre, a déclaré Peter Robinson, le conseiller juridique de Radovan Karadzic, lors d'une audience publique devant le TPIY à La Haye.
Comme le permet le règlement du TPIY, M. Karadzic a demandé aux juges d'être acquitté à l'issue de la présentation des éléments de preuve de l'accusation, achevée le 25 mai. Les juges se prononceront sur cette requête avant le début de la présentation des éléments de preuve de la défense, prévue le 16 octobre.
"Il n'y a pas eu de génocide dans les municipalités en Bosnie en 1992 (...), la chambre ne peut donc conclure d'aucune manière que le docteur Karadzic est coupable de génocide", a ajouté M. Robinson, se référant à un des chefs d'accusation dont doit répondre M. Karadzic.
100'000 morts
Accusé de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre pendant la guerre de Bosnie, qui avait fait 100'000 morts et 2,2 millions de déplacés entre 1992 et 1995, Radovan Karadzic, 66 ans, doit notamment répondre de deux chefs d'accusation de génocide.
Le premier concerne des massacres commis dans plusieurs municipalités de Bosnie au début de la guerre tandis que le deuxième concerne le massacre de près de 8000 hommes et garçons musulmans de Srebrenica en juillet 1995, le pire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.
Radovan Karadzic avait été arrêté en juillet 2008 à Belgrade après s'être caché pendant treize ans. Il plaide non coupable et se défend seul dans son procès qui s'était ouvert en octobre 2009.
ATS