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De plus en plus de patients infectés par le Covid viennent surcharger les hôpitaux. Il y a trop peu de personnel spécialisé dans les services d'urgence et de soins intensifs, nombre d'infirmières et d'infirmiers ont quitté la profession, réduit leur temps de travail ou sont malades. La situation dans les autres institutions de soins est également de plus en plus difficile à cause de la pandémie.
Les services de soins intensifs tirent la sonnette d'alarme. En Suisse alémanique, les soins sont menacés et le nombre de cas augmente également en Suisse romande. Si des mesures massives et efficaces ne sont pas rapidement décrétées, les médecins devront recourir au triage. Concrètement, cela signifie que des personnes qui ont besoin d'une place en soins intensifs ne l'obtiendront pas et risquent de mourir. En outre, les malades et les accidentés devront attendre l'aide médicale dans les services d'urgence, faute de personnel infirmier suffisant.
L'ASI demande donc instamment à la population et aux politiques d'agir immédiatement
- Les rencontres doivent être réduites autant que possible.
- Si une rencontre est inévitable, toutes les règles d'hygiène doivent être respectées par tous les participants, que ceux-ci soient vaccinés, guéris ou testés: cela inclut le port de masques de protection, le maintien de la distance et l'hygiène des mains.
- Assurer l'accès rapide et facile à des tests gratuits pour briser les chaînes de transmission.
- L'accès à la troisième dose de vaccination pour tous doit être accéléré.
- Des concepts de protection efficaces doivent être mis en place dans les écoles.
L'ASI exige une protection sans faille pour le personnel soignant:
- La protection du personnel restant doit occuper le centre des préoccupations. Cela comprend le respect des temps de repos imposés par la loi sur le travail, la protection des femmes enceintes et des groupes à risque, l'interdiction du rappel au travail anticipé des soignants en quarantaine et en isolement.
- Il est absolument exclu de réquisitionner des soignants ou de les forcer à augmenter leur taux d'emploi – la santé du personnel est en jeu.
- Les personnes qui ont quitté la profession (environ 10 000 ces dernières années) doivent être contactées et invitées à pallier la pénurie en contrepartie d'une rémunération adéquate.
- Une reconnaissance financière doit être mise en place sans attendre, à raison de CHF 1'000 d'allocation par mois, aussi longtemps que durera la pandémie.