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14/12/2014
En marketing...on parle d'ADN pour désigner ce que l'on est vraiment, ce que l'on représente de manière authentique...
...et bien ...pour une grande partie de nos territoires... de Genève à Bâle : notre spécialité mondiale c'est la montre...
En fait...plus que les "gardes temps"... notre passion ce sont les complications... et donc, on pourrait dire que les complications sont notre ADN
De quoi s'agit-il?
Une complication désigne dans le monde horloger toutes fonctions autre que l'indication de l'heure, de la minute et de la seconde et ceci quel que soit le mode manuel ou automatique de remontage d'une montre, de sa force motrice mécanique ou électrique et de l'épaisseur de son mécanisme.
Tout cela ressemble à la matérialisation (hard) de la définition de l'algorithme (soft). En quelque sorte les complications sont des enchevêtrements de rouages, sorte de procédures algorithmiques marquant par exemple, les phases lunaires sur une montre... en fait ce serait comme de faire une "app", un codage ou un algorithme pour une "smartwatch"... le tour est joué... notre histoire c'est l'encodage matérialisé...
03/12/2014
Depuis quelques temps, le terme de "Health Valley" est employé par des personnalités importantes de la région comme Patrick Aebischer (EPFL) ou Bertrand Levrat (HUG)...ils pensent ainsi mettre en évidence un point fort de la métropole Lémanique... Mais est-ce bien correct? Est-ce que cela correspond vraiment à quelque chose?
Pour que la région soit spécifiquement orientée vers le domaine de la santé il faudrait au moins que les statistiques de l'emploi et/ou ceux de la R&D le montrent ... mais il en est rien...
En effet, si l'on regarde les statistiques sur l'emploi dans le domaine de la santé qui viennent d'être publiées par l'entité officielle "Métropole Lémanique" ... on découvre (mémento statistiques, déc. 2014, page 26) que le domaine de la santé occupe 78'548 personnes sur l'arc lémanique ... ce qui ramené à la proportion suisse donne un taux de 15,9% tout à fait comparable à la proportion des habitants de la région par rapport à ceux de la Suisse (qui se situe à 14,9%)... donc rien de particulier à signaler!!!
D'autre part, si l'on regarde maintenant les dépenses en innovation (R&D en Suisse, economiesuisse et ofs, nov. 2014, page 20) dans ce domaine alors les chiffres sont nettement moins bons ... puisque la part de la métropole lémanique ne représente plus que 13% du pays... soit nettement moins que son poids démographique... donc vraiment rien à signaler... on fait moins bien que le reste de la Suisse dans ce domaine...
Alors pourquoi des personnalités aussi éminentes parlent-elles comme cela dans le vide?
La raison est simple.
Elles sentent intuitivement que notre région présente une particularité dans le domaine ... mais elles se trompent dans l'interprétation de leur impression...
Ce qui caractérise vraiment notre région dans ce domaine... c'est trois choses uniques:
1.- l'OMS ... personne n'a dans le monde une telle organisation de la gouvernance globale de la santé
2.- Nestlé ... avec une recherche très importante (1,6 mia) dans le domaine de la nutrition et de la santé Nestlé est le plus grand acteur au monde dans ce domaine particulier de la santé (et une grande partie de cette recherche se trouve dans le canton de Vaud)
3.- @Large ... sur le territoire se côtoie toutes sortes d'acteurs économiques... cela va de l'hygiène aux colorants alimentaires, du med tech à la bio tech, de la chimie à la pharma, du eHealth à la nutrition, etc... cette unique configuration que je nomme Health@Large est la principale caractéristique de notre région si l'on se compare par exemple à la ville de Bâle centrée sur l'industrie de la pharma et de la chimie.
Maintenant que cela est énoncé en ces termes cela saute aux yeux...
.... nous sommes la Métropole du "HEALTH@LARGE"
PS: évidemment sans le géant Nestlé et le rôle mondial de l'OMS, notre région n'aurait aucune spécificité particulière...
28/11/2014
L'idée ultime du projet de "l'homme augmenté" c'est bien sûr celui de la vie "prolongée".
C'est donc bien une quête qui vise à remplacer l'homme par l'homme, en quelque sorte dans sa forme "prolongé" en capacités physiques qui de faite aurait des conséquences surtout temporelles. C'est donc un projet très éloigné de celui porté habituellement par la science fiction à savoir celui fait de robots ou de "martiens" envahisseurs missionner pour nous remplacer.
Non ici, c'est l'homme qui se succède à lui-même ...certes en ayant subi quelques changements d'importance.
On l'a bien vu dans les blogs précédents: les différentes parties du corps sont remplaçables telles des pièces détachées d'une mécanique bien huilée.
Sauf qu'il reste un élément central difficile à greffer: le cerveau!
Là, la stratégie va être différente: on va externaliser le cerveau pour "l'augmenter" notamment par l'usage d'Internet ou tout autres dispositifs connectés (y compris la SmartWatch) dans ce que deviendra le réseau des réseaux lorsque tous les objets, toutes les machines, tous les systèmes et toutes les intelligences artificielles seront connectés entre eux via
"l'Internet des Objets"
Ce nouveau réseau permettra d'externaliser le cerveau à travers ce que l'on nomme des "Bots", des "Apps" ou des Algorithmes qui ensemble travailleront à l'extension de nos capacités intellectuelles tout en se baladant dans le réseau des réseaux... alors cet ensemble de connexions nous offrira cette extension tellement désirée: celle de la vie virtuellement prolongée...
26/11/2014
Colas Suisse teste à Genève un «robot collaboratif» sur un chantier.
Ce marché est promis à un bel avenir.
25/11/2014
Lorsqu'il s'agit d'audition ...
il semblerait que l'acceptation du concept de "l'Homme Augmenté" ne pose aucun problème...
curieux...pas tant que cela...
En effet, quelle est la principale différence avec par exemple une augmentation de la force musculaire ou de la mobilité?
Eh oui... ce n'est pas naturel d'être trop fort... par contre, si l'on remplace une fonctionnalité déficiente alors c'est largement accepté...car cela semble naturel... par conséquent, il n' y a que peu de travail de communication à accomplir... pour faire passer la pilule.
24/11/2014
Les lunettes de Google font partie de ces nouveaux dispositifs que l'on va porter sur soi pour "augmenter" nos facultés.
Une fois encore ce n'est pas tant les Robots qui nous menacent mais nous même. La tendance est claire... on va s'augmenter...
En quelque sorte c'est le prolongement et l'augmentation de nos sens qui est au centre de la plus grande révolution...de tout les temps:
"L'Homme Augmenté"
22/11/2014
Cette histoire est typique de ce qui nous attend:
" un changement de paradigme et non de paradis "
L'Homme augmenté plus que l'Humanoïde ... c'est cela vers quoi on tend:
2.- des Exoscquelettes plutôt des Humanoïdes
3.- le soft plus que le hard
cela donne à réfléchir... pour un meilleur avenir... ou pas!
31/10/2014
Ils sont nés aux USA entre 1980 et 2000.
Ils ne portent pas de montres mais aiment la techno.
Ils portent parfois des baskets fluo et des mèches de cheveux teints.
Ils sont tous tatoués sur tout le corps.
Mangeant « organic », ils ne sont pas gros comme leurs parents.
Vivant de préférence en ville en co-location, ils n’ont pas de voiture.
Ayant fait de longue études très chers, ils sont lourdement endettés.
(1'000 milliards collectivement, c’est la dette la plus lourde après les hypothèques immobilières de leurs parents).
Très sociaux, ils sont sur les réseaux tout le temps !
Ils préfèrent Whats-Up à Facebook- pour échapper à leur maman !
Mobiles, ils dépensent plus en facture de téléphonie qu’en transport !
Le vélo, ils adorent mais sans respect pour les piétons !
Ils ne confondent pas la Suisse à la Suède.
Ils s’informent via les réseaux sociaux et n’aiment pas la télé.
Ils sont accros aux séries tv qu’ils regardent en "streaming" sur leur mobile.
Ils parlent «vocal fry » comme leurs héros télé visuels (c’est une sorte de vibration des mots dans la gorge).
Pas fanatique du travail, ils ne font qu'enchaîner de petits boulots.
Pas d’enfant trop tôt, du coup le taux de fécondité s'est effondré.
Pas d’économie, juste rembourser les dettes qui s’accumulent.
Pas d’ascension sociale, le rêve américain s’est évaporé pour eux…
29/10/2014
CONSTERNATION : depuis deux jours, CVS et Rite Aid (deux chaînes de Pharmacies-Drogueries) refusent les paiements via « Apple Pay » !!!
En fait, ils appartiennent à un Consortium d’une quarantaine de magasins ayant pignon sur rue (donc en dur – on dit aux USA de « brick and mortar »).
Ce groupe est mené entre autre par Walmart (2,1 millions d’employés…excusé du peu) et Best Buy. Ensemble ils représentent environ 1'000 milliards de vente annuel.
Dénommé MCX pour Merchant Customer Exchange, le groupe veut lancer leur propre système de paiement par téléphone mobile. Le système CurrentC (c’est comme cela qu’il s’appelle…pas très pratique…) va faire concurrence à Apple mais surtout aux cartes de crédit - Master Card et Visa en tête – car l’idée, c’est que le client va scanner lui-même la marchandise puis présente le scan à la caisse et donc plus besoin des cartes de crédit… le paiement et la quittance resteront virtuellement sur le téléphone et les magasins créditeront votre compte client chez eux. Bref, vous finirez quand même par payer à la fin du mois via votre banque… Les commerçants adorent ce concept car ils vont pouvoir économiser les 2-3% que Visa et Master Card leur prenaient au passage…
Mais pour le client, ce n’est pas clair du tout… le système est compliqué et nécessite une manœuvre délicate de plus – par rapport au paiement actuel par carte de crédit – le scan !!! C’est loin d’être gagné… scanné est une opération délicate et pas si simple, question de lecture orientée, d’emballage chiffonné, etc… bien du courage aux caissiers et caissières qui devront aider les clients…
Ce qui est sûr pour l’instant, c’est que le système Apple Pay fonctionne déjà depuis le 20 octobre et que CurrentC va fonctionner éventuellement l’année prochaine…en attendant la GUERRE est déclarée..
Morale de l’histoire : le consommateur n’est pour l’heure pas gagnant – ni avec Apple Pay, ni avec CurrentC – il pourrait pourtant tenir sa revanche en payant tout simplement en petite monnaie…
27/10/2014
Google, Apple, Facebook, Amazon (GAFA) représente ensemble une capitalisation boursière de plus de 800 milliards de dollars (étude d’IFRI**), c’est plus que toutes les entreprises suisses du SMI !
GAFA réalise un chiffre d’affaires d’environ 420 milliards de dollars, c’est 4/5 du PIB de la Suisse !
GAFA dispose de bénéfices annuels cumulés de 52 milliards de dollars, c’est quasi deux fois le chiffre d’affaires de toute l’horlogerie suisse !
GAFA dépense plus d’argent annuel en R&D et en acquisitions que toutes les entreprises de Suisse !
GAFA est un continent financier… à lui tout seul c’est une force de frappe supérieur à la Suisse…et qui cohabite les uns à côté des autres sur un espace plus petit que la Métropole Lémanique. Ces quatre entreprises représentent 83% des sociétés Internet (étude d’IFRI**), …c’est dire…
Si vous voulez savoir vers quoi le monde s’engage, regardez plutôt du côté du nouveau continent financier GAFA.
Le jeu en vaut la chandelle et vous découvrirez entre autre la dématérialisation de l’économie (nous y reviendrons ultérieurement).
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* Expression empruntée à Katia Della Pietro, Vaucher manufacture Fleurier
** Etude l’IFRI, – L’échiquier numérique américain – Olivier Sichel, Sept. 2014
26/10/2014
"Airbnb", le système de location d'appartements par Internet marche bien, beaucoup trop bien. Dans plusieurs villes aux USA comme ailleurs, les hôteliers rouspètent fort, très fort. Airbnb leur prend leur travail en offrant un meilleur service et moins cher. Mais ils sont en train de trouver la faille. Ce type de location ne répond pas à la loi notamment en ce qui concerne la sécurité : extincteur, porte anti-feu, sortie de secours, etc.
"Uber", le système de réservation de taxis par Internet marche bien, trop bien. Les taxis professionnels manifestent un peu partout. Uber leur prend leur travail en offrant un meilleur service et moins cher. Mais les chauffeurs sont en train de trouver la faille en évoquant la loi. Ici aussi la loi américaine protège plus les professionnels que les consommateurs. C'est sans doute une question d'organisation ou de lobbying!
"Apple-Pay" s'attaque aux porte-monnaies des américains. Non pas pour remplacer un service cher pour les commerçants (entre 2 et 3% des achats vont aux cartes de crédits et aux banques et cela ne changera pas pour les commerçants avec Apple) mais Apple veut tout simplement remplacer l'argent... mieux que le Bitcoin...alors...
Ambitieux projet qui a débuté le 20 octobre, il y a seulement quelques jours. Les premiers tests des journalistes, toujours à la recherche du "bug" (du défaut) ont relaté leurs différentes expériences avec beaucoup de complaisance mais aussi avec un brin d'émerveillement. Cela marche! Le système est simple, rapide et magique. On passe à courte distance son iPhone 6 de la caisse enregistreuse d'un geste souple et rapide et c'est fait. Payer avec quittance sur le téléphone et on s'en va avec sa marchandise. Quelque soit le montant à payer cela marche. Pas cher ni pour nous ni pour le commerçant.
Mais alors qui va rouspéter, manifester? ...les banquiers!!!
C'est là tout le paradoxe de la révolution de l'innovation algorithmique: elle remplace des usages par d'autres usages... en détruisant de l'emploi...
Pour la première fois de l'histoire : le progrès détruit lentement mais sûrement l'emploi et ceci sans doute pour toujours car il ne peut pas en créer dans la même proportion.
Les algorithmes n'est pas comme les robots...une fois que cela fonctionne, il n'y a aucun travail pour les multiplier à l'infini (un clic suffit)... c'est précisément ici que l'on trouve le paradoxe de nos temps modernes : pas de travail dans la généralisation des algorithmes juste dans leur création!
Et désormais pour le politique:
"promettre de résorber le chômage est finalement un leurre !"
25/10/2014
On pourrait aujourd'hui tout à fait argumenter que la représentation a pris le dessus sur le réel.
Ainsi d'un coté Google Map et Street View donnent ensemble de nouvelles représentations interactives aux territoires et de l'autre, le GPS donne des contours réels aux parcours en indiquant les itinéraires à suivre. Qui dit quoi? Qu'est-ce qui est réel?
Ainsi la digitalisation de la cité crée des nouveaux parcours (notamment pour les touristes qui découvrent a priori de nouveaux espaces). La carte digitale est devenue la ville qui à son tour, devient largement digitalisée. Si ce phénomène est en cours, on assiste réellement d’une appropriation de la carte par un plus large public -muni de smartphones- et donc d’une capacité à investir différemment le territoire, une autre évolution fondamentale se dessine à cet endroit.
Rappelons que l’invention de la carte a pour première fonction de séparer le sacré du concret (la propriété du bien commun) et donc de partager les rôles (privé-public) en inventant le politique.
Depuis, nos schémas de représentation fonctionnent dans une logique galiléenne où la carte est un espace géométrique constitué d’un ensemble de points indéterminés. Si elle permet de s’orienter, elle indifférencie les territoires, est incapable de représenter leur singularité et ce qui s’y vit. Elle génère une véritable « aliénation de l’analogie ». Une autre culture cartographique aujourd’hui se dessine, une culture qui très clairement rend compte du passage d’une logique représentative à une logique participative.
Ce qui compte dans ces nouvelles formes de cartographie, c'est de représenter le temps de parcours, le trafic, les lieux de consommation ou d'activités culturelles ou économiques. En quelque sorte, les lieux de vie et d'échange.
C’est moins un ensemble de points géographiques qu’il s’agit de représenter précisément qu’un ensemble de relations entre individus, activités qu’il s’agit de mettre en œuvre.
De véritables cartes émotionnelles se dessinent aujourd’hui, à partir des informations transmises par les téléphones mobiles comme par exemple les bouchons autoroutiers. Chacune de ces nouvelles interventions technologiques parle plus efficacement du territoire et de sa complexité.
Au-delà, l’émergence de nouveaux jeux vidéo géolocalisés va permettre de créer des cartes qui cette fois ne dépendent plus du territoire mais des rêves de chacun.
La carte représentera un peu moins les distances mais davantage à des parcours et des envies.
Chacune de ces cartes sera interchangeable entre usagers d’une même communauté qu’ils habitent Pékin, Toulouse ou Enghien les Bains.
Ce mouvement marque une évolution fondamentale des territoire et de leurs représentations:
le passage du "représentatif" au "participatif".