Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06901.jsonl.gz/822

Les compétitions olympiques de gymnastique artistique se sont terminées ce matin avec les finales par engins à la poutre, aux barres parallèles et à la barre fixe. C'est l'occasion de tirer un premier bilan olympique pour la Suisse. Et celui-ci est très positif.
L'équipe masculine suisse a prouvé une fois de plus à Tokyo qu'elle fait partie des meilleurs au monde en gymnastique artistique. Quatre fois de suite, les gymnastes à l’artistique suisses se sont qualifiés pour la finale des huit meilleures équipes aux Championnats du monde. Aujourd'hui, ils ont réalisé le même exploit sur la scène olympique. Il y a tout juste cinq ans, Christian Baumann, Pablo Brägger, Benjamin Gischard, Oliver Hegi et Eddy Yusof avaient manqué d'une place la finale olympique de Rio de Janeiro 2016, en terminant neuvième des qualifications. Avec presque la même composition, mais cette fois sans Hegi, qui a pris sa retraite, l'équipe suisse a réussi à prendre sa revanche et ce, de manière impressionnante. L'entraîneur en chef Laurent Guelzec avait très bien préparé l'équipe pour la finale. Comme tous les résultats sont pris en compte dans la finale par équipe, les exercices ont été légèrement simplifiés pour des raisons tactiques et les quatre gymnastes suisses ont réalisé une performance d'équipe presque parfaite. Bilan : une sixième place et par là même le deuxième meilleur résultat de l'équipe suisse depuis les Jeux Olympiques d'Helsinki en 1952. Eddy Yusof et Benjamin Gischard ont également donné le meilleur d'eux-mêmes lors de la finale du concours général. Eddy Yusof a décroché une excellente 16e place. Et le capitaine de l'équipe, Benjamin Gischard, qui s'est montré impressionnant de confiance à Tokyo et a présenté un total de trois compétitions sans chute, a même obtenu la 13e place.
Giulia Steingruber a également réalisé une très bonne performance à Tokyo. Pour la gymnaste suisse, les Jeux de Tokyo étaient déjà ses troisièmes Jeux olympiques après Londres 2012 et Rio 2016. La Saint-Galloise a réalisé une très bonne performance tant lors de la qualification que lors de la finale du concours général, en décrochant une 15e place, sans aucune erreur majeure sur les quatre engins. Malheureusement, Giulia Steingruber n'a pas bénéficié du brin de chance et du bon vouloir des juges pour son grand objectif, une finale par engins à Tokyo. Neuvième des qualifications, elle a dû assister à la finale du saut depuis les tribunes en tant que première gymnaste remplaçante, comme elle l'avait fait à Londres huit ans auparavant. Même sans la finale du saut, la gymnaste saint-galloise peut être plus que fière de sa performance au Japon. Si l'on considère qu’elle n'a pu s'entraîner que de manière très limitée pendant plusieurs mois en raison de ses problèmes musculaires à la cuisse et qu'elle n'a pratiquement pas pu pratiquer certains éléments avant Tokyo, sa performance à Tokyo ne peut qu'être saluée.