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La toxine botulique, commercialisée depuis 1946 sous le nom de Botox, est une substance naturelle de type protéique,
synthétisée par la bactérie Clostridium botulinum.
Responsable du botulisme, la toxine agit comme un paralysant musculaire. Ses propriétés
neurotoxiques sont telles que la toxine botulique serait le poison le plus puissant connu.
Elle a largement été médiatisée
pour son utilisation en esthétique.
Le Botox est également utilisé pour le traitement lors de transpiration excessive, dans la
dystonie ainsi que pour les migraines.
Il existe sept sérotypes de toxine (A à G). La toxine comprend deux chaînes (légère
et lourde). Après fixation en position présynaptique*, par la chaîne lourde, la chaîne légère pénètre la terminaison nerveuse et bloque la libération des vésicules d'acétylcholine*.
L'effet est donc localisé à la zone de diffusion de la toxine dans le muscle injecté. La durée d'action varie, mais est en moyenne de 3 à 6 mois.
Le risque systémique* est rare. Les signes d'intolérance locale sont possibles (douleur, inflammation). Il est possible, en cas d'injections répétées, de voir se développer une résistance
par production d'anticorps. Il existe d'autres types de toxine qui peuvent dans ce cas être proposés. L'utilisation de la toxine A (botox) et de la toxine B (neurobloc) en cas de résistance reste coûteuse et doit être limitée
le plus souvent au traitement de muscles distaux* impliqués dans la spasticité.
Position présynaptique : qui est placé en amont (avant) d'une synapse (synapse : zone de contact entre deux neurones)
Vésicules d'acétylcholine : substance qui transmet l'information d'un neurone à un autre.
Risque systémique : risque qui peut mettre en danger la vie d'une personne
Musles
distaux : muscle qui est le plus éloigné d'un organe de référence ou du tronc.