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Bible – Allégorique
Allégorique
Sens figuré d’un passage biblique.
Nous voyons l’apôtre Paul lire des récits de la Bible Hébraïque « au sens allégorique », par exemple la traversée de la mer Rouge et du désert par les hébreux, le rocher de Moïse (1 Corinthiens 10), les enfants d’Abraham avec Sarah ou Agar (Galates 4:24).
L’apôtre Pierre lit aussi au sens figuré l’épisode biblique du déluge dans sa 1ère lettre (1 Pierre 3). Le récit n’est alors pas pris au sens historique et matériel, mais au sens figuré, allégorique, spirituel et moral.
Le but de la Bible n’étant pas de faire de l’histoire, même les textes rapportant un événement historique le sont pour donner un sens spirituel (quant à l’être de Dieu, et notre relation avec lui) et/ou moral (notre rapport avec les autres et ce monde) et/ou existentiel (la valeur et le sens de notre vie). C’est ainsi que la Bible exprime ses prédications : en composant des récits.
Dans l’antiquité, il existait l’école d’Antioche qui se concentrait sur la lecture « littérale », et l’école d’Alexandrie plus ouverte à la pluralité des sens des Écritures, dont les sens allégoriques.
Le sens « littéral » premier de la Bible est souvent allégorique, par exemple quand on dit que Jésus est la lumière du monde. En effet, comme Jésus n’est manifestement pas un champ de photons, le sens littéral de cette affirmation est allégorique, et non pas matériel. Dans le passage cité de la 1ère lettre aux Corinthiens, Paul dit que « cela leur est arrivé pour nous servir de type » (1 Cor. 10:6), par conséquent, Paul pense que le sens littéral de ce passage de la Bible hébraïque est à la fois matériel (historique) et allégorique. Les deux à la fois. C’est ce qu’entend également saint Augustin dans son commentaire de la Genèse « au sens littéral ».
Il est parfois difficile de dire si le sens littéral de tel ou tel passage biblique en particulier est : 1) allégorique ou bien 2) historique et allégorique. Cela appartient à la liberté d’interprétation de chaque lecteur de la Bible.
Un principe d’interprétation courant consiste à dire que si un passage de la Bible est problématique au sens premier c’est qu’il est à lire au sens allégorique. Quand on a adopté comme point de référence l’Evangile de la grâce de Dieu pour chaque personne, cela conduit à lire tout passage où Dieu appelle au massacre d’un méchant au sens allégorique : Dieu nous aide à nous délivrer de notre propre méchanceté.
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