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Jean-François Haas20122014201620172023
Jean-François Haas est né le 7 juillet 1952 à Fribourg, en Suisse ; il est le cadet d’une famille de huit enfants. Son père, un modeste artisan tailleur, et sa mère font en sorte que tous leurs enfants aient accès à une formation. Jean-François Haas grandit à Courtaman, dans le canton de Fribourg, où il vit toujours. Il étudie en internat durant sept ans au collège de Saint-Maurice en Valais. Deux de ses enseignants l’encouragent à écrire. Il obtient une licence en littérature française, philologie romane et histoire à l’université de Fribourg, où il a la chance de suivre les cours de Jean Roudaut. Il enseigne ensuite le français, l’histoire et les sciences religieuses au collège de Gambach à Fribourg, durant trente-huit ans.
Il écrit depuis son adolescence, mais c’est seulement à l’âge de cinquante-quatre ans, en 2006, qu’il envoie un manuscrit à un éditeur : « C’est la première fois que je me suis dit : ce livre-là peut vivre sa vie ; j’ai eu un coup de folie, je l’ai envoyé au Seuil. » Ses thèmes de prédilection sont la recherche de la fraternité, l’enfance, la présence et le rôle de l’art dans la vie, la violence, la précarité d’existences qui soudainement basculent, la réflexion sur le bien et le mal, les travailleurs immigrés, les laissés-pourcompte, le racisme ordinaire. Prix Schiller, Prix Michel-Dentan, Prix Bibliomédia, Prix Lettres frontière, Prix culturel de l’État de Fribourg.
La folie du pélican (Bernard Campiche Editeur)
La nuit du 8 au 9 juillet 1998, une famille rentre chez elle après une journée passée ensemble; elle se trouve face à un homme armé qui tue la mère, Lucie, le fils aîné, Maxime, et blesse le père, Simon, et le fils cadet, David. L’enquête aboutit, une année plus tard, à l’arrestation du meurtrier, et à celle de l’instigateur des meurtres, qui est David, le fils cadet. À partir de là, le roman devient l’histoire d’un homme qui aimait son fils et continue de l’aimer. Il essaie d’entrer en contact avec lui, lui dit qu’il l’aime jusque devant ceux qui le jugent, commence à attendre après sa condamnation le moment où ils se rencontreront, moment que David n’ose ou ne veut pas affronter.
(Photo © Mathieu Haas)
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