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Frida Khalo, peinte en 2007 par l’espagnole Angela Acedo, est actuellement présentée à la Villa Tamaris.
Pour s'y rendre, il suffit de prendre la navette depuis le port de Toulon, faire une escale aux Sablettes et descendre à Tamaris.
La colline accueille une cinquantaine de villas à l’architecture élégante qui ont été construites au milieu du 19ème siècle par un français, né (1819) à Sanary et qui prendra sa retraite à la Seyne sur Mer avant de mourir (1907).
Ce français est Michel Pacha.
Nommé en 1855 Directeur général des Phares et Balises de l’Empire Ottoman par le sultan Abdlülmecid I, il fera construire avec une société française 111 phares sur les cotes turques.
En plus d’obtenir un pourcentage sur les droits de navigation dans ces eaux, il obtient en 1879 la concession des quais des ports d’Istanbul.
Cette année, Marius Michel, comte de Pierredon, obtiendra le titre de Pacha de l’Empire Ottoman.
Fortuné, il retourne à Tamaris pour y établir une station de genre oriental. Les villas sont construites au bord de mer. George Sand séjourna 3 mois à Tamaris et écrira que c’est plus beau que le Bosphore.
Il est vrai qu’en regardant le paysage et le bras de mer devant la presqu’ile de Saint-Mandrier, en respirant les aromes de ces plantes aux essences exotiques des jardins et parcs, on s’imagine sur la rive Ouest du Bosphore, au siècle dernier.
L’une des villas, construite pour sa première femme Marie-Louise Séris, fut inachevée. Elle abrite aujourd’hui un musée, la Villa Tamaris.