Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07245.jsonl.gz/1064

bundeLa motion émane de la Commission de l'économie du Conseil national (CER-N) et se réfère aux "Suisse Secrets". La Chambre haute l'a approuvée par 113 voix contre 78. Les représentants du centre et de l'UDC s'y sont opposés.
La minorité qui s'y oppose craint que la sphère privée des clients des banques ne soit violée, même s'il n'y a pas d'intérêt public pour les recherches des médias.
Martin Landolt (centre/GL) a déclaré au nom de la minorité que ni la recherche ni le reportage n'étaient aujourd'hui rendus impossibles ou limités. Des clarifications auraient montré que Tamedia aurait pu participer sans problème à la recherche.
La motion demande l'impunité pour le travail médiatique effectué de bonne foi. Cela doit garantir que le travail des médias sur la place financière ne puisse être entravé ni par la dissuasion, ni par des sanctions pénales, lorsque les journalistes et journalistes agissent de bonne foi.
Le Conseil fédéral a soutenu l'intervention. La liberté des médias garantie par la Constitution fédérale est importante pour lui, comme il l'a écrit dans sa réponse à l'intervention. Il s'est déclaré prêt à procéder à l'examen demandé et à proposer, le cas échéant, les modifications législatives nécessaires.
Pas de collaboration avec "Suisse Secrets
La motion a été motivée par les "Suisse Secrets", révélés il y a environ un an par un réseau international de recherche. Dans ces rapports, il était reproché à la grande banque CS d'avoir accepté pendant des années comme clients des autocrates, des trafiquants de drogue ainsi que des criminels de guerre et des trafiquants d'êtres humains présumés.
Les journaux de Tamedia n'ont pas pu collaborer au réseau de recherche en raison d'un article de la loi sur les banques. Les journalistes suisses doivent craindre des sanctions s'ils rapportent des révélations basées sur des données volées ou divulguées. Les peines encourues peuvent aller jusqu'à trois ans de prison.
Selon Irene Khan, rapporteuse de l'ONU sur la liberté de la presse, l'article en question de la loi bancaire viole les droits de l'homme et la liberté de la presse. En mai 2022, Khan avait déclaré dans une interview à la Tages-Anzeiger a parlé d'un exemple de criminalisation du journalisme.
La CER-N avait déposé sa motion dans le cadre du débat sur deux initiatives parlementaires du groupe PS et de Raphaël Mahaim (Verts/VD) sur le sujet. La CER-N a jugé ces deux initiatives trop restrictives. Les initiatives ont été retirées. (SDA)