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Les salines suisses élaborent des scénarios afin de garantir l'approvisionnement de sel en Suisse. Suite à l'abandon d'un projet d'extraction dans la zone du Rütihard (BL), la direction de Salines Suisses SA, dont fait partie la saline de Bex (VD), est obligée de revoir ses plans.
Le projet bâlois, initié dans les années 80, a dû être gelé suite à la fronde d'une association de défense de l'environnement. La Suisse est actuellement capable d'assurer son autonomie en sel, mais cet abandon pourrait forcer notre pays à recourir à l'importation de sel étranger.
"On a un approvisionnement en sel qui est assuré jusqu'en 2025, et après, on comptait sur le projet du Rütihard. Maintenant, on doit réajuster cette planification, a expliqué dans La Matinale Urs Hoffmeier, directeur général des Salines Suisses. On doit faire avancer d'autres salines, mais cela prend du temps. Pour relever le défi, nous devrons peut-être faire appel à des importations."
Une consommation de 500'000 tonnes par année
Les Salines Suisses préféreraient trouver une alternative. Parmi les options envisagées, les Salines pourraient exploiter des gisements dans le Jura. Pour Urs Hoffmeier, il est essentiel que la Suisse reste indépendante de l'étranger. "L'importation n'est jamais une solution de long terme, mais seulement pour certaines périodes de temps. Le mieux est de produire local, notamment pour la durabilité."
Actuellement, l'essentiel de la production du sel suisse est extraite à Bâle-Campagne. Quelques 500'000 tonnes sont nécessaires chaque année pour la consommation du pays, qui comprend le salage des routes et l'assaisonnement de nos plats. À titre de comparaison les salines de Bex ne produisent "que" 30'000 tonnes de sel par an.
cr/asch