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Vu du passé
C’est à l’Afrique que la francophonie doit son existence. Pensée d’abord par Léopold Sédar Senghor et Bourguiba, l’idée de réunir les pays francophones dans une communauté de langue a connu un rapide écho en France, sous l’impulsion du Général de Gaulle et de son ministre de la culture, André Malraux. Les liens entre la France et les pays où le français s’exprime n’est pas seulement une réponse au modèle anglo-saxon, c’est aussi une manière d’agir politiquement. Paroles aux pionniers de la francophonie.
Naissance d'une institution
Au Niger, à Niamey, en mars 1970, la francophonie a trouvé sa forme concrète, par la création de l'agence pour la francophonie. Le 20 mars, les représentants de 21 Etats et gouvernements signèrent  la Convention portant sur la création de l'Agence de coopération culturelle et technique fondée autour du partage d'une langue commune, le français.
Ouverture de la conférence de Niamey au Niger. (INA 2 min 15 sec)
Premier Sommet à Dakar
Au printemps 1989, s'est tenu à Dakar, Sénégal, le IIIe sommet de la francophonie, le premier sur terre africaine. La France et le Canada y ont annoncé l'effacement de la dette de 35 pays parmi les plus pauvres. Le commentaire sur des images du sommet avec le président du Sénégal Abdou Diouf alterne avec les extraits des interventions de Brian Mulroney, premier Ministre canadien, et de François Mitterrand.
Lors du premier sommer de Dakar en 1989, les discussions portent notamment sur la pauvreté en Afrique. (INA 2 min 12 sec)
Le président Senghor
En janvier 1963, l'équipe de "Continents sans visa" est au Sénégal. Le pays est confronté aux changements imposés par son président, Léopold Sédar Senghor, qui tente d'ouvrir la voie à une nouvelle pratique du socialisme, adapté à la tradition de l'Afrique noire. En 1951, le parti qu’il créa, le Bloc démocratique sénégalais (BDS) remporta les élections législatives. Léopold Senghor fut élu à la présidence en 1960 et réélu à quatre reprises.
Léopold Senghor défend la voie d’une nouvelle pratique du socialisme. (RTS 2 min 46 sec)  
Littérature et politique
En septembre 1963, le magazine littéraire "Préfaces" de la RTS se livre à une double interview d’Aimé Césaire et de Léopold Sédar Senghor. Bien que de sensibilité politique différente, les deux hommes se sont engagés, l’un apparenté au parti communiste -Aimé Césaire prendra ses distances avec le PC en 1956- l’autre devenant président de la République du Sénégal. Ils s’expriment ici sur les raisons de leur combat politique et sur les influences à l’origine de leur œuvre.
Deux géants de la négritude : Aimé Césaire et Léopold Senghor. (RTS 16 min 21 sec)  
La rencontre avec de Gaulle
Le 23 juillet 1965, Léopold Sédar Senghor rencontre Charles de Gaulle à l’Elysée. Dans ce document, le président sénégalais livre aux journalistes ses impressions après son entretien. La question de l’Afrique francophone a notamment été abordée. Senghor a toujours considéré que c’est lors de la Conférence de Brazzaville en 1944 que le Général de Gaulle lança véritablement la perspective de la francophonie.
Visite de Léopold Sédar Senghor à l’Elysée, en juillet 1965. (INA 2 min 21 sec) 
Aimé Césaire et la Martinique
Juin 1979, Aimé Césaire est l’invité Claude Torracinta dans l’émission "Destins" de la TSR. Dans ce large extrait, il revient sur la question du lien entre la langue et la politique, particulièrement vif pour lui. Descendant d’anciens esclaves, il puisa dans le surréalisme et dans la lutte politique les éléments nécessaires à l’expression de son besoin d’affranchissement et de justice.
Aimé Césaire, le besoin de l’affranchissement par la langue et la politique. (RTS 44 min 12 sec)