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Ollon
Ollon, avec ses 23 villages et hameaux,une grande et bien belle commune
Entre plaine et montagne, entre agriculture, viticulture, culture, sport et tourisme 4 saisons… la définition même de la diversification sans fusion !
Située à l’est du District d’Aigle, dans le Chablais vaudois, notre Commune s’étend du Rhône aux contreforts des Diablerets avec, pour voisines, celles d’Aigle, Bex, Gryon, Ormont-Dessous et Ormont-Dessus.
La première mention du lieu remonte à l’an 516 : le roi des Burgondes, Sigismond, céda alors Ollon, appelé Aulonum, à l’abbaye de St-Maurice. Au Xe siècle, une tour de vigie fut élevée sur la colline de St-Triphon, où elle continue de trôner, majestueuse.
Ce n’est qu’au début du XVIe siècle qu’apparaît pour la première fois la dénomination de commune, car c’est sous le régime bernois qu’Ollon se constitue en véritable unité politique, nommée « mandement ».
Une organisation fédérative régissait alors la Commune divisée en 12 « dizains» : chacun d’eux, avec ses bourgeois, gérait sa bourse, choisissait son fanion aux couleurs rouge et verte différemment combinées et élisait son Conseil composé des chefs de famille, qui avait à charge les problèmes liés aux eaux, à la messagerie, à la police rurale et à l’école. Mais c’est une Assemblée générale, se réunissant au temple d’Ollon, qui s’occupait des affaires communales et judiciaires, des relations avec les autres communes, de la gérance des grands alpages collectifs, des litiges de limites et de jouissance de biens, de la construction des digues et des chemins ainsi que des questions militaires.
En dehors de cette Assemblée, un Conseil de 24 prud’hommes expédiait les affaires courantes. C’est seulement en 1803 que le nom de Commune fut substitué à celui de mandement. Contrairement à ce qui s’est passé dans d’autres régions du Canton, les « dizains » restèrent unis. Toutefois, au début du XIXe siècle, les « dizains » de montagne pensèrent sérieusement à se rendre autonomes. Mais un vote du Grand Conseil leur refusa alors de faire sécession. Ainsi se constitua la Commune d’Ollon, variée dans ses aspects géographiques et démographiques qui conditionnent la grande diversité des activités économiques qui s’y déploient.
Partant de la douce colline de St-Triphon, près des rives du Rhône, en passant par Verschiez, la colline de la Glaivaz, le village de Panex, les hameaux de Plambuit et Exergillod, nous nous retrouvons dans le bois du Dard au pied du Chamossaire.
Du haut de ses 2’112 m, le Chamossaire domine l’ensemble de notre territoire et, de ce magnifique belvédère, outre une vue à couper le souffle sur la plaine du Rhône jusqu’au Lac Léman ainsi que sur Leysin et la vallée des Ormonts, nous distinguons d’un coup d’œil circulaire les alpages de Bretaye, Conche et, plus loin, ceux d’Ensex et des Diablerets tout à l’est, puis du Col de la Croix et de Coufin.
Le retour sur les bas longe les berges de la Gryonne depuis sa source. Nous traversons forêts et prairies pour arriver à Arveyes, Villars, Chesières et redescendons ensuite par Huémoz, Auliens, Pallueyres, Forchex, Antagnes, pour finalement arriver en plaine près des Fontaines et de Villy.
En quelques secondes, nous avons ainsi traversé les 5’959 ha de cette belle Commune qui est une des plus grandes du Canton, plus exactement la 6e en superficie (avant diverses fusions de communes).
Celui qui prend le temps de se promener sur les routes et chemins de la commune, de traverser nos 23 villages et hameaux ne peut qu’être frappé par les différents modes de vie développés en parfait accord avec le cadre naturel. Ollon, le Chef-lieu, grand village agglutiné autour de son clocher si typique est entouré de vignobles. Situé au pied de la montagne, il jouit d’un climat privilégié, d’une douceur de vivre presque méridionale. Que de belles demeures à admirer, malgré le rapprochement étroit des maisons : l’Hôtel de Ville, entièrement rénové en 1990 ou le Château de La Roche, dont les origines remontent au début du XIIIe siècle, et qui a retrouvé vie grâce aux Fondation et Association du même nom. Aujourd’hui, il abrite de nombreuses expositions et manifestations ainsi que des marchés artisanaux.
Une partie des habitants de ce pittoresque village se voue encore à l’agriculture, à la viticulture, à l’élevage du bétail ou à l’artisanat. Nos vignerons soignent amoureusement leurs vignes pour produire les grands crûs d’Ollon, mûris sur nos coteaux ensoleillés. Durant ces dernières décades, le village s’est étendu au sud au milieu des vergers, où plusieurs quartiers de villas se sont développés. La nouvelle Loi sur l’aménagement du territoire a toutefois freiné leur expansion.
Ollon compte également un grand complexe scolaire, « Perrosalle », comprenant 38 salles de classes, une salle de gymnastique et une piscine couverte, ainsi que la zone sportive des Verchy. Une extension des lieux est programmée pour fin 2020 qui intégrera une crèche, une unité d’accueil pour écolier (UAPE) et une salle de gym VD6 triple. A Villars, deux collèges accueillent les écoliers. Ce sont actuellement 696 élèves qui sont scolarisés entre Ollon (494) et Villars (202), dont 47 de Gryon et 6 du village des Posses.
Au bord du Rhône, nous apercevons maintenant le petit village de St-Triphon bâti sur le roc, connu à l’époque pour ses carrières de marbre noir, ainsi que sa tour carrée de 18 m de hauteur qui domine le grand massif rocheux.
La visite se poursuit dans quelques-uns de nos paisibles villages : Antagnes, typiquement vigneron, Glutières, apprécié par les amateurs de calme, Huémoz, qui fut longtemps le village le plus important des hauts de la Commune, a vu, ces dernières années se créer quelques entreprises artisanales, les Combes aux premières loges des fameuses courses de côte Ollon-Villars. Ces lieux symbolisent pour leurs habitants les « mi-monts » car ils se situent en effet entre 600 et 1’000 m, altitude moyenne entre le Chamossaire et St-Triphon. Bénéficiant d’une nature accueillante et de pâturages toujours verts, c’est dans ces localités qu’habitent la plupart des agriculteurs se consacrant de père en fils au travail de la terre et à l’élevage du bétail.
Un peu plus haut, c’est le secteur touristique du territoire boyard, avec le plateau de Villars-Chesières-Arveyes, Bretaye, Encex, où plusieurs chalets ont été magnifiquement rénovés. Le Col de la Croix, Conche ou encore Coufin sont les principaux alpages communaux, parcourus par le vaste domaine skiable en hiver. L’accès en est aisé grâce au chemin de fer Bex-Villars-Bretaye et à la télécabine Villars-Roc d’Orsay.
De là-haut, les amateurs des sports de glisse partent à la découverte des 120 km de pistes qui couvrent les sites de Bretaye, Gryon-La Barboleusaz, Les Diablerets et son glacier. En été, comme en hiver d’ailleurs, notre station de Villars peut s’enorgueillir de mettre à disposition de ses hôtes une patinoire artificielle couverte, un bowling, une piscine couverte rénovée, avec bassins extérieurs et un superbe espace Wellness, inaugurés en 2017, ainsi qu’un Centre de tennis comprenant trois courts intérieurs et cinq extérieurs, deux salles de squash, une salle de gymnastique avec mur de grimpe. Les amateurs de golf, quant à eux, bénéficient d’un merveilleux parcours de 18 trous situé à 1’600 m d’altitude, au cœur des Alpes vaudoises, face à un panorama grandiose dans lequel se détachent majestueusement le Petit et Grand Muveran, les Dents de Morcles et du Midi avec, en fond, le Mont-Blanc. Cela en fait un des seuls golfs d’altitude ouvert de juin à octobre.
Dès la fin du printemps, la route du Col de la Croix permet de relier les stations de Villars et des Diablerets dans un paysage alpestre apprécié de nombreux randonneurs. En outre, notre Commune peut se targuer de disposer d’un panel de 300 km de sentiers pédestres et de parcours VTT balisés entre la plaine et la montagne.
Pour desservir ce vaste territoire, le Service communal des eaux veille sur plus de 150 km de conduites alimentant 22 réservoirs. La source principale du Poutet se situe sous le Chamossaire à 1505 m d’altitude alors qu’au plus bas, les pompages dans la nappe phréatique se situent à 392 m. Ce réseau est, de par sa configuration, le plus complexe du Canton. En 2014, la Commune a acquis une source se situant aux Plans-sur-Bex sur la Commune voisine. Après d’importants engagements financiers et travaux, cette eau, de qualité hors-pair, est maintenant turbinée et servira à pallier la perte de deux puits de pompage dans la plaine.
De gros investissements publics et privés sont en gestation ou en cours de réalisation, à l’image de la Rue Centrale de Villars qui opère une mue conséquente. Mais surtout la volonté de poursuivre le développement harmonieux d’une Commune et d’une station où il fait bon vivre en intégrant la thématique du tourisme doux et du développement durable.
Patrick Turrian, Syndic
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