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|PERRON Charles-Eugène |
Pittore in smalto, cartografo (precursore della cartografia aerea)
Peintre sur émail, cartographe
Petit-Saconnex /GE 6.12.1837 da Jean Gabriel e Cécile Aminthe Nicolet - Plainpalais (ora Ginevra) 7.3.1909.
Originario di Ginevra. Sposato con Jenny Charlotte Zurlinden.
Segue corsi d'arte a Ginevra, poi all'età di 20 anni si reca in Russia per 5 anni, dove lavora come confezionista di ritratti su smalto. Al suo rientro entra in contatto con i circoli socialisti di Ginevra, diventando membro attivo della sezione locale dell'AIL. Dopo il Congresso della Lega della Pace e della libertà (Berna 21-25.9.1868) è tra i fondatori dell'Alleanza internazionale della democrazia socialista con Reclus, Charles Keller, Bakunin, Fanelli ...; ne facevano parte anche Schwitzguébel, Adamir Diacon, Eugene Loeillet, Louis Cartier, Alfred Jeanrenaud, Henri Lassueur (adesioni del 23.9.1869). L'ufficio centrale provvisorio è composto da Bakunin, Becker, Borosset, Duval, Guétat, Perron, Zukovskij.
Sciolta l'Alleanza, rimane una sezione a Ginevra (nata il 28.10.1868, che si scioglie ufficialmente il 6 agosto 1871) - ne facevano anche parte Perron, Zukovskij espulsi con Bakunin e Henry Sutherland nel 1870 dall'Internazionale della Sezione centrale di Ginevra, “comunista autoritaria", Jules Dutoit, A. Lindegger, Paul Robin. Nel maggio 1871 è attivo nel comitato di soccorso ai rifugiati della Comune e si procura un certo numero di passaporti svizzeri per i comunardi nascosti a Parigi (sarà Schwitzguébel che li porterà a Pauline P.).
Il 6.9.1871 milita in una nuova associazione a Ginevra al posto dell'Alleanza: Sezione di propaganda e d'azione rivoluzionaria. Dirige il Progrès di Le Locle dal suo primo No del 18.12.68. Collabora a Solidarité, (1870) nuova rivista affidata a Guillaume con la collaborazione di Schwitzguébel, Zukovskij di Ginevra, Fritz Robert di La Chaux-de-Fonds /NE, C. Monnier di Le Locle /NE.
Costretto ad abbandonare Ginevra nel 1872 per mancanza di lavoro, rientra in Svizzera dopo 3 anni e dal 1875 è membro della Sezione di Vevey /VD (con Samuel Rossier, Joseph Favre, Reclus) e dalla stessa delegato all'Ottavo congresso dell'Internazionale a Berna del 26-29 ottobre 1876. Amico di Kropotkin (vedi Journal de Genève 15.4.1880).
Diventato cartografo è un collaboratore importante (con Mecnikov Lev Ilic), della grande pubblicazione geografica di Elisée Reclus "La Nouvelle géographie universelle", probabilmente dal II volume (pubblicato nel 1877). Alla partenza di Reclus in Francia, raccoglie numerosa documentazioni di questi, che consegna nel 1893 alla Biblioteca pubblica universitaria di Ginevra. Specializzato della realizzazione di rilievi, dal 1897 al 1900 allestisce anche un grande rilievo della Svizzera in scala 1:100'000, tra cui trasse fotografie simile a carte geografiche che pubblica con la denominazione "Cartographie nouvelle". Risulta conservatore del Musée cartographique della Città di Ginevra dal 1901.
Viene espulso dalla Francia l'11.8.1894.
Si riavvicina nuovamente all'anarchismo, raccomandando nei primi anni del Novecento a Guillaume il Réveil e particolarmente Bertoni, indirettamente criticando forse l'anarchismo soft (?) di Kropotkin e Reclus. In una lettera a Guillaume del 20.2.1905 scrive: "Connaîs-tu l'action de Bertoni? C'est un homme admirable, haute et saine raison, science et force, le vrais représentant, à mon avis, de l'anarchie débarassée des langes".
Muore a causa di una grippe.
Né à Genève le 6 décembre 1837, mort le 7 mars 1909.
Charles Perron fut d’abord formé par son père, peintre sur émail, avant de rejoindre l’école d’art de Genève. De 1857 à 1861 il travailla en Russie, puis rentra à Genève comme peintre et photographe. Il fréquentait assidûment la nombreuse colonie des réfugiés russes et se lia bientôt avec Michel Bakounine puis avec James Guillaume. Il fut parmi les fondateurs de l'Alliance internationale de la démocratie socialiste; il collabora au Progrès du Locle et à la Solidarité. En 1868, il publia une brochure, De l’obligation en matière d’instruction, où il affirmait la nécessité de l’instruction libre et gratuite pour la libération sociale et la fin de l’exploitation. Après la Commune de Paris, il fit parvenir (par l'intermédiaire d'Adhémar Schwitzguébel) un certain nombre de passeports suisses aux militants contraints de se cacher ou de s'exiler.
En 1875, c’est avec Elisée Reclus qu’il reconstitue à Vevey, en Suisse, une section de la Fédération jurassienne. Ils collaborent à la revue Le Travailleur, qui souhaite la création d’écoles libertaires et d’université populaires, où la géographie trouvera bientôt une place prépondérante.
Ils s’attelèrent aussi à une autre tâche, la rédaction de la Nouvelle Géographie universelle (NGU), un ouvrage de 19 volumes et plus de 17 000 pages. Charles Perron y signa plus de 3000 cartes en noir et blanc sur 6000 et une cinquantaine de grandes tables en couleurs. Elisée Reclus est l’un des premiers géographes, sinon le premier, qui pensa et conçut l’iconographie en parfaite symbiose du texte, comme en témoigne sa correspondance de travail. Il demandait à ses cartographes de suivre des indications très précises : des cartes simples, des toponymes clairs et peu nombreux, éviter toutes les formules abrégées et les symboles obscurs non compréhensibles.
Les premières collaborations de Perron avec Reclus, depuis le deuxième volume, coïncident avec une importante innovation technique pour la production des cartes : l’emploi du procédé Gillot, qui permet de les envoyer directement à l’imprimeur, sans passer par le graveur à Paris. Charles Perron se lance des défis toujours plus incertains, et tente de trouver une solution à l’un des problèmes les plus difficiles de la cartographie : représenter la troisième dimension. « L’instrument alors employé pour le tracé des lignes sur pierre ou sur métal ne pouvait servir sur le papier. Je dus trouver autre chose. Je fis faire l’outil qui est aujourd’hui entre les mains de tous les cartographes. Il se compose d’une simple règle en acier rayée sur le bord comme le sont les décimètres et contre laquelle se meut une équerre à angle modifiable, munie d’un ressort qui, glissant sur la règle, déclique en passant sur chaque millimètre. L’angle plus ou moins ouvert de l’équerre, joint au nombre de millimètres parcourus entre chaque arrêt de celle-ci permet de rapprocher ou d’éloigner d’une quantité quelconque les traits des grisés. »
Les cartes de Charles Perron sont un soutien au texte. Cartes physiques, statistiques, historiques, cartes de la population sont alors employés pour accompagner l’exposé des thématiques sociales.
En 1894, Elisée Reclus quitta la Suisse. Sa collaboration avec Charles Perron se poursuivit pour le projet du Grand Globe à l’échelle de 1:100 000 (127,5 mètres de diamètre), qu’il projetait de construire pour l’Exposition universelle de 1900. Charles Perron, ainsi que Paul Reclus, firent partie de la grande équipe chargée de réaliser le globe. A Edimbourg, l’urbaniste Patrick Geddes se vit confier la réalisation du relief de l’Ecosse. Perron se réserva la création du relief de la Suisse. À cette échelle, une montagne de mille mètres correspond à un centimètre de relief, dimension déjà perceptible à la vue et au toucher. Perron fabriqua un pantographe ingénieux pour graver les hauteurs sur des surfaces en bois ou carton pressé. Du Grand Globe, qui hélas ne vit jamais le jour (par manque de financement), ne fut fabriqué que le relief de la Suisse. Présenté à l’Exposition de Paris de 1900, ce fragment d’œuvre gagna la médaille d’or.
Charles Perron s’engagea alors dans un projet de « musée cartographique » qui finit par ouvrir ses portes en 1907, puis publia un catalogue descriptif ainsi qu’une histoire générale des mappemondes. Le catalogue contient des notes didactiques et des commentaires écrits de manière simple et claire afin que le savoir géographique soit autant que possible à la portée de tout le monde. Plus de six cents personnes visitaient chaque année le Musée Cartographique, qui hélas, ferma en 1920.
Les archives cartographiques de Charles Perron et Elisée Reclus sont conservées à la bibliothèque de Genève. Ce précieux matériel est réparti en trois catégories : les sources, de nombreuses reproductions des cartes de l’Antiquité et du Moyen Age, des recueils de cartes topographiques que les Etats européens produisaient à l’époque, des cartes russes et asiatiques collectées par des collaborateurs de la NGU comme Pierre Kropotkine et Léon Metchnikoff ; des dessins originaux de Charles Perron, souvent annotés et corrigés par Reclus. La troisième catégorie regroupe toutes les épreuves imprimées, où les annotations d’Elisée Reclus témoignent du contrôle qu’il exerçait sur les illustrations de ses livres.
FONTI:
GB scheda in italiano / ME in francese // Guillaume // Peter Jud, "Charles Perron", in Itinéraire No 14, 1998 // Peter Jud, Elisée Reclus und Charles Perron, Schöpfer der Nouvelle Géographie universelle : ein Beitrag zur geographischen Wissenschaftshistorie des 19. Jahrhunderts, Constance 1987 // Per un approfondimento sulla sua attività di collaboratore alla "Nouvelle Géographie universelle" vedi Federico Ferretti, " Il Mondo senza la mappa. Elisée Reclus e i geografi anarchici", Zero in Condotta, Milano 2007 // lettera a Guillaume 20.2.1905- IISG // hls-dhs-dss.ch // Site des blogs du Monde diplomatique,
http://blog.mondediplo.net/2010-02-05-Charles-Perron-cartographe-de-la-juste-représentation-du-monde // Journal de Genève 15.4.1880....20.1.1891... 9.3.1909 // Per l'espulsione dalla Francia: dossier Ppo BA 1509, anarchistes résidant à l'étranger en 1894 //