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L'ex-premier ministre Macky Sall est devenu dimanche le nouveau président du Sénégal. Ce politicien de 50 ans a battu au second tour de l'élection présidentielle son rival Abdoulaye Wade, au pouvoir depuis douze ans. Le scrutin s'est déroulé de manière pacifique.
Prévisible, la victoire de Macky Sall et sa reconnaissance quasi-immédiate par son ancien "maître" Abdoulaye Wade, 85 ans, a représenté un immense soulagement au Sénégal après des violences meurtrières en février liées à la nouvelle candidature du président sortant.
Cette reconnaissance par le président sortant de sa défaite, avant même la publication des premiers résultats officiels, a surpris: elle ne fait qu'illustrer son ampleur, les premières estimations officieuses donnant environ 70% des voix à M. Sall.
Liesse dans les rues
La victoire a été célébrée comme il se doit dans la nuit par des milliers de Dakarois. Ils étaient en liesse, criant leur joie, dansant et chantant au son des djembés (tam-tam) et du mbalax, la musique la plus populaire du Sénégal.
Elle a été saluée à l'étranger, en particulier en France, ex-puissance coloniale et principal partenaire économique du pays, par le président Nicolas Sarkozy. Il a parlé d'une "très bonne nouvelle pour l'Afrique en général et pour le Sénégal en particulier".
M. Sall, plusieurs fois ministre, puis premier ministre de M. Wade, avait indiqué samedi avoir "plusieurs urgences". Parmi elles: la "situation dramatique des finances publiques" et "le règlement de la situation alimentaire préoccupante de plus de 800'000 Sénégalais" menacés de famine dans le nord du pays à cause de la sécheresse.
ATS