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Orchestre de la Suisse Romande
Concert inaugural, le 30 novembre 1918
Chefs titulaires
L’Orchestre de la Suisse Romande est un ensemble symphonique de renommée internationale créé en 1918. Son histoire est intimement liée à son fondateur, Ernest Ansermet. Sa réputation s’est bâtie au fil des ans grâce à ses enregistrements historiques et à son interprétation du répertoire français et russe du 20e siècle.
Ancien professeur de mathématiques, Ernest Ansermet a fondé l’OSR pendant sa collaboration avec les Ballets Russes de Serge Diaghilev. Avec au début un effectif de 62 musiciens engagés six mois par an, l’OSR s’est produit à Genève, Lausanne et dans d’autres villes de Suisse romande. Il a survécu à la grande crise de 1929 et, en 1934, à la perte inattendue (et heureusement temporaire) du soutien de la Société suisse de radiodiffusion. A la recherche, en 1937, d’une activité estivale pour l’OSR, Ansermet est devenu l’instigateur du Festival de Lucerne. Il a tenu entre ses mains le destin de son ensemble pendant presque cinquante ans. Parmi ses successeurs, notons Armin Jordan, perçu comme son fils spirituel, et Marek Janowski.
La collaboration de l’OSR avec la Radio Télévision Suisse (RTS), dès les années trente, va lui permettre de se faire rapidement connaître, tout comme le contrat d’enregistrement le liant à la maison de disques Decca à la fin des années quarante, qui donnera naissance à plus de cent disques sous la baguette de son fondateur. A raison de cinq à six vinyles par saison, ces disques étaient souvent enregistrés la nuit après les concerts ou les opéras. Depuis, l’OSR a collaboré avec de nombreux labels, plus récemment avec PentaTone pour l’intégrale des symphonies d’Anton Bruckner. Citons également la nouvelle collaboration avec Chandos.
Les déplacements de l’OSR ont contribué à accroître sa renommée dès la fin des années quarante (Festival d’Edimbourg, 1949). L’OSR tournera d’abord en Europe puis sur la côte ouest des Etats-Unis en 1966, Montréal et son Exposition universelle et New York en 1967, enfin en Asie dès 1968.
Dès ses premiers jours, l’OSR a fait découvrir des œuvres de musique contemporaine. La liste est longue et de qualité, comprenant des partitions signées par des compositeurs tels que Benjamin Britten, Claude Debussy, Arthur Honegger, Frank Martin, Darius Milhaud, Igor Stravinsky et, plus tard, William Blank, Michael Jarrell, Heinz Holliger et Peter Eötvös.
Aujourd’hui, l’OSR est composé de 113 musiciens permanents. Il se produit régulièrement partout dans le monde et ne cesse de le faire dans de nouveaux lieux (par exemple, le Concertgebouw d'Amsterdam en 2006, le Teatro alla Scala de Milan en 2010, la Philharmonie de Saint-Pétersbourg en 2012). En plus de son activité symphonique, l’OSR a également par tradition une activité lyrique au Grand Théâtre de Genève, et anime tout un programme d'activités pour la jeunesse.
L’arrivée de Neeme Järvi en septembre 2012 ouvre un nouveau chapitre dans son histoire. Il sera défini par la personnalité du maître estonien, son sens musical légendaire et son goût pour un répertoire très large.