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En Europe et aux Etats-Unis, 600'000 souris sont utilisées chaque année pour ces tests (image symbolique).
KEYSTONE/AP/ROBERT F. BUKATY(sda-ats)
Tester le Botox sur les animaux est une pratique qui pourrait devenir moins courante. Des chercheurs de l'Université de Berne ont développé une alternative pour vérifier la toxicité de ce produit. Un procédé inévitable pour qu'il puisse être mis sur le marché.
La toxine botulique, qui paralyse les nerfs, n'est pas utilisée uniquement pour supprimer les rides, mais aussi contre des douleurs chroniques, pour contrôler la transpiration ou si une personne louche fortement. Le problème c'est que sa toxicité n'est pas constante, donc tout médicament qui en contient doit être testé et jusqu'à présent, ces essais se faisaient surtout sur des souris.
Environ 600'000 rongeurs sont utilisés en Europe et aux Etats-Unis pour ces tests, indique l'étude publiée mardi. Un groupe de chercheurs dirigé par Stephen Leib et Stephen Jenkinson ont donc développé une autre méthode.
Celle-ci consiste à mettre sur une puce des cellules nerveuses de souris cultivées à partir de cellules souches. Leur étude a été publiée dans la revue Frontiers in Pharmacology et leur système a été développé en collaboration avec le laboratoire Spiez et l'Office fédéral de la protection de la population.
Grâce à cette puce, les chercheurs ont pu mesurer l'activité des cellules nerveuses. Ils ont ainsi pu différencier les cellules souches des cellules nerveuses des souris.
Pratique et plus facile
Les experts ont pu développer des réseaux fonctionnels et créer un système de mesures sans essais sur des animaux, mais qui peut quand même tester la toxicité de la toxine botulique. Après un traitement à base de Botox de 24 heures, toute transmission de signal émanant du réseau nerveux a cessé.
Des méthodes sans tests sur les animaux ont déjà vu le jour. L'avantage de cette méthode, c'est qu'elle se base sur cette puce et que cela rend le test relativement facile et rapide. L'effet de la toxine peut de surcroît être continuellement observée, relèvent les chercheurs.
Enfin, ces microplaquettes peuvent en outre être facilement obtenues et ne nécessitent pas de personnes hautement qualifiées pour les utiliser.
ATS