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Le champ sémantique d’un mot regroupe l’ensemble des sens que peut prendre ce mot selon le contexte dans lequel il est utilisé. Il correspond aux différentes définitions données dans le dictionnaire.
Concrètement, on peut prendre conscience de ce phénomène en regardant les articles des dictionnaires: une seule entrée (en gras) pour un mot polysémique avec plusieurs subdivisions, généralement numérotées. Un dictionnaire contenant 60’000 mots définis comporte 300’000 sens. L’écart entre ces deux chiffres fait comprendre à lui seul le phénomène de la polysémie: plus de 40% des mots sont polysémiques (c’est à dire au moins 2 subdivisions dans un article de dictionnaire) et aucune classe grammaticale n’y échappe: noms, verbes, adjectifs, adverbes, prépositions, pronoms, …
Plus un mot est courant, plus il est polysémique -> plus le champ sémantique est large; le mot tête, par exemple, est défini dans Le Petit Larousse par une trentaine de subdivisions.
La polysémie étant un trait constitutif de la langue, les élèves sont confrontés, très tôt, à la multiplicité des sens d’un même mot et il faut attirer leur attention sur ce point crucial qui contribue à la structuration du lexique et qui est lié au contexte d’emploi, notamment à la construction syntaxique (jouer d’un instrument, jouer avec quelqu’un, se jouer de quelqu’un, …).
Voir également la page HOMONYMIE.