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Monsieur et Madame Meier, et leur chien Beno, habitent depuis dix ans dans une maison individuelle en périphérie de la ville, où ils souhaitent rester encore le plus longtemps possible. Les Meier ont une première et une seconde hypothèque. Ils entendent de plus en plus parler de personnes âgées qui doivent abandonner leur logement pour des raisons financières. Ils veulent éviter cela. Voici les principales questions que le couple, et d’autres propriétaires dans une situation similaire, devraient se poser:
Être propriétaire de son logement à la retraite: à quoi veiller concernant l’amortissement
Pour pouvoir habiter son propre logement en toute sérénité financière à la retraite, il faut une bonne préparation. Il s’agit notamment de tenir compte de points importants concernant l’amortissement
Quelles sont les conséquences financières de la retraite sur le revenu?
Une fois à la retraite, le revenu du couple Meier sera composé des rentes de l’AVS et de la caisse de pensions, ainsi que des économies du troisième pilier. Comme de nombreuses autres personnes, les Meier subiront une lacune de revenu par rapport au revenu provenant de l’activité lucrative. Mais Monsieur et Madame Meier ne se font pas de souci: ils s’en sortiraient bien avec un peu moins d’argent, et ils se logent à peu de frais.
Qu’en est-il de la charge financière supportable du logement en propriété?
Les Meier savent également que la banque va réviser le calcul de la capacité financière. Selon ce dernier, les coûts pour la maison, dont font partie les frais accessoires et d’entretien ainsi que l’hypothèque et l’amortissement, ne doivent pas excéder un tiers du revenu. Les banques calculent généralement les intérêts hypothécaires à un taux de 5% et les frais d’entretien à environ 1% de la valeur vénale du bien. Et cela peut devenir un véritable défi: si le revenu du couple Meier baisse de sorte que les frais de la maison deviennent supérieurs à un tiers de leur revenu, il se peut que la banque classe le risque de capacité financière comme trop élevé. Cela peut avoir pour conséquence que la banque demande une réduction supplémentaire de l’hypothèque ou, dans le pire des cas, ne fasse pas de nouvelle offre de prolongation de l’hypothèque. Les Meier veulent se prémunir de ce scénario: ils épargnent un capital supplémentaire afin de pouvoir rembourser une partie du crédit.
Quelles hypothèques qui doivent ou devraient être amorties et à quelle échéance?
Comme nous l’avons mentionné, les Meier ont une seconde hypothèque, qui doit être amortie dans les 15 ans ou au plus tard à l’âge de 65 ans. Les Meier sont en bonne voie pour l’amortissement de cette seconde hypothèque. Et il reste même de l’argent pour amortir davantage l’hypothèque. Mais est-ce une bonne idée? D’une part les Meier pourraient économiser des coûts liés au logement (bien qu’aux taux d’intérêt actuels, cela n’ait que peu d’importance) et réduire leur dette. Mais d’autre part, ils investissent de l’argent dans leur bien, alors qu’ils pourraient peut-être le mettre à profit autrement pour leur retraite.
Comment prendre la bonne décision
Le couple se rend compte qu’il n’arrive pas avancer sans aide extérieure, et choisit la seule bonne chose à faire, à savoir se tourner vers son conseiller bancaire. Ils étudient ensemble l’amortissement hypothécaire en fonction de leur situation financière individuelle et de leurs projets d’avenir personnels. Ils trouvent ainsi la solution optimale pour jouir d’une latitude financière suffisante, et avoir la sécurité qu’ils pourront profiter sereinement de leur logement en propriété une fois à la retraite. Étant donné que le couple sera à la retraite dans 12 ans au plus tôt, le conseiller bancaire lui conseille de verser le montant annuel maximum possible sur le compte de prévoyance, et d’associer ce dernier à un plan d’épargne en fonds avec une large part d’actions. Le conseiller contactera les clients en temps utile afin de réduire la part en actions à mesure que la retraite approche.
Bon à savoir
- Plus les intérêts hypothécaires sont élevés, plus il est intéressant d’amortir la première hypothèque
- La situation financière individuelle est déterminante pour décider si la première hypothèque doit être remboursée
- Dans l’amortissement volontaire des hypothèques, il faut veiller au fait qu’il sera possible de déduire moins d’intérêts passifs du revenu
- Dans la perspective d’un horizon de placement à long terme, les fonds de placement constituent une alternative intéressante