Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07199.jsonl.gz/1249

Le président américain Barack Obama hausse encore le ton contre la Russie
Washington et ses alliés ont menacé jeudi de sanctionner à nouveau Moscou face à une incursion "évidente" de forces russes en Ukraine.
"Il est évident aux yeux du monde entier" que des forces russes se trouvent en Ukraine, a affirmé jeudi le président américain Barack Obama, en écho aux déclarations de l'Otan selon qui plus de mille soldats russes sont mobilisés.
Le président a affirmé que les Etats-Unis "n'auront pas recours à la force pour résoudre le problème ukrainien". Il a néanmoins évoqué l'article cinq de la charte de l'Otan qui prévoit la solidarité entre membres, dont certains sont des voisins de l'Ukraine. Dans ce sens, Barack Obama se rendra en Estonie la semaine prochaine.
"Des conséquences"
Le président Obama s'est par ailleurs entretenu avec la chancelière allemande Angela Merkel. Tous deux ont convenu que "l'incursion russe" ne peut "rester sans conséquences", menaçant Moscou de nouvelles sanctions. Un avis partagé par le Premier ministre britannique David Cameron.
"Ne pas agir coûterait trop cher", a déclaré l'ambassadrice américaine à l'ONU Samantha Power devant le Conseil de sécurité réuni en urgence, en dressant une longue liste d'indices démontrant la présence de soldats russes.
"Cessez de vous immiscer dans les affaires intérieures des pays souverains", lui a rétorqué l'ambassadeur russe à l'ONU Vitali Tchourkine.
afp/bri
Publié le 29 août 2014 à 07:15 - Modifié le 29 août 2014 à 20:17
L'Ukraine veut relancer le processus d'adhésion à l'Otan
Tout en rappelant que l'Otan pouvait accepter l'Ukraine en son sein, le secrétaire général de l'organisation, Anders Fogh Rasmussen, a "condamné dans les termes les plus forts le mépris permanent de la Russie envers ses obligations internationales".
En 2008, les dirigeants de l'Otan étaient convenus que l'Ukraine avait vocation à rejoindre l'Alliance, ce qui avait fortement irrité la Russie. En 2010, le gouvernement pro-russe du président Viktor Ianoukovitch avait renoncé à cet objectif.
Matteo Renzi appelle Vladimir Poutine
L'opposant Mikhaïl Khodorkovski accuse Poutine de mentir
"Il suffirait de descendre dans la rue, de se mettre en grève", écrit l'ancien patron de la société pétrolière Ioukos, qui vit en exil en Suisse, dans un communiqué envoyé aux médias allemands et mis en ligne sur son site internet.