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Voici le rapport que Cuba présentra devant l’Assemblée Générale de l’ONU, demandant la fin du blocus imposé par les États-Unis d’Amérique contre Cuba.
Extraits :
1.4. Principales mesures relevant du blocus appliquées après le 17 décembre 2014
Le blocus s’est maintenu après le 17 décembre 2014, comme le prouvent les différents préjudices infligés à des personnes juridiques cubaines et à des tiers :
La société étasunienne Gen Tech Scientific a, quelques jours après l’annonce de la décision concernant le rétablissement des relations entre Cuba et les États-Unis, refusé de vendre des chromatographes en phase gazeuse Agilente 5975C, utilisés à des fins de recherche et de diagnostic dans les domaines biochimique, pharmaceutique et médical, arguant de l’interdiction imposée par le département d’État.
Le 28 janvier 2015, la société étasunienne PayPal informait qu’elle avait bloqué le compte de Brian y Jan Ficht, un couple d’horticulteurs canadiens qui l’avait utilisé pour payer un séjour de trois semaines qu’il avait fait à Cuba pour y apprendre au sujet de l’agriculture urbaine.
Le 11 février 2015, la filiale mexicaine de la banque Santander refusait d’effectuer un virement de 68’290 euros provenant de la Banque centrale de Cuba afin de payer sa quote-part de membre du Centre d’études monétaires latino-américaines (CEMLA).
Le 26 février 2015, la société étasunienne PayPal a refusé d’effectuer un virement de 90 euros fait par le groupe allemand de solidarité avec Cuba, Cuba-Hilfe-Dortmund, sous prétexte des réglementations du blocus.
Le 12 mars 2015, la banque allemande Commerzbank a accepté, face aux départements du Trésor et de la Justice, à la Réserve fédérale, au département des services financiers de New York et au bureau du procureur de l’arrondissement Sud de New York et au bureau du procureur de Manhattan, de payer une amende de 1,710 milliard de dollars pour violations des réglementations concernant l’Iran, le Soudan, Myanmar et Cuba, à savoir, selon le rapport de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), cinquante-six transactions concernant Cuba, de septembre 2005 à décembre 2007, pour un montant de 2’283’456 dollars.
Après avoir interrompu ses opérations avec Cuba, cette banque allemande n’a pas trouvé le moyen de virer des fonds cubains s’élevant à 50’000 livres sterling et à 53’000 francs suisses sur d’autres banques européennes, parce que celles-ci refusent toute transaction avec Cuba qui ne peut donc ni les convertir en euros ni les utiliser pour effectuer des paiements, et n’a pu disposer d’une capacité de paiement extérieure ces neuf derniers mois.
Le 25 mars, l’OFAC a infligé une amende de 7’658’300 dollars à la société étasunienne PayPal, pour violations des réglementations touchant Cuba et d’autres programmes de sanctions, à savoir, de décembre 2010 à septembre 2013, quatre-vingt-dix-huit transactions concernant des biens d’origine cubaine ou d’intérêt national cubain et se chiffrant à 19’344 dollars.
Le 26 mars 2015, on apprenait que plusieurs banques avaient, à cause des réglementations du blocus, refusé de virer des fonds que Cuba destinait au financement de ses ambassades à Kiribati, en Guinée équatoriale et au Kazakhstan.
Le 1er juin 2015, la société étasunienne de production chimique et biochimique, Sigma-Aldrich, l’une des plus importantes au monde, a refusé de livrer à l’entreprise cubaine Quimimpex des produits chimiques indispensables au développement de notre industrie chimique, ni les services ni la documentation technique nécessaires, parce que Cuba est un pays sanctionné auquel aucune personne morale ou naturelle des États-Unis, où qu’elle soit, ne peut, ni directement ni indirectement, exporter, réexporter, vendre ou livrer des biens, des technologies ou des services.
Le 2 juin 2015, la société étasunienne Columbiana Boiler Company, LLC, spécialisée dans la fabrication de conteneurs pressurisés, a refusé de livrer à l’entreprise cubaine Quimimport les bouteilles nécessaires au transport du chlore utilisé pour épurer l’eau des aqueducs cubains, faute d’avoir pu obtenir à ce jour l’autorisation du département du Commerce.
En juin 2015, la succursale japonaise de la chaine de magasins étasuniennes Costco Wholesale a, arguant des lois étasuniennes, cessé de considérer comme cliente attitrée une fonctionnaire de l’ambassade cubaine au Japon.