Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07081.jsonl.gz/432

Leur succès, les villes et les régions urbaines le doivent en grande partie aux conditions créées par la politique fédérale : stabilité politique, marché du travail libéral, EPFs de réputation mondiale, excellentes infrastructures de transport et bien plus encore. Ces atouts doivent être préservés pour que les villes puissent continuer à réussir à l'avenir. Il est temps d’intégrer la politique urbaine dans la politique fédérale, d’apprendre des villes, de les voir comme des partenaires, de les laisser se développer et de voir en leur hétérogénéité et diversité une chance pour le pays tout entier. Preuve en est que les régions urbaines ont connu une forte croissance au cours des 20 dernières années ; 73 % de la population y vit. Presque toutes les grandes tendances de la société sont urbaines. Il est important de tenir compte de ces réalités dans la politique fédérale et de tirer parti des opportunités qui se présentent.
Tout d'abord, le PLR Urbain demande l'ouverture d'un nouveau chapitre du fédéralisme suisse. L'article sur les villes de la Constitution fédérale doit être revitalisé par une loi-cadre sur le "fédéralisme communal". Les possibilités offertes par le fédéralisme pourraient être renforcées par un "circuit court" entre le gouvernement fédéral et les régions urbaines pour des situations et branches particulières. Dans certains cas, les régions urbaines pourraient ainsi être mises sur un pied d’égalité vis-à-vis de la Confédération. Afin de préserver l'autonomie organisationnelle des cantons, ceux-ci devraient donner leur accord à ce circuit court pour les régions urbaines.
Deuxièmement, le PLR Urbain demande que les villes et les régions urbaines servent de "laboratoires" pour de nouvelles solutions. Par le passé, les villes ont prouvé à maintes reprises qu'elles développent des solutions aux problématiques rencontrées par la population. Outre les cantons, les régions urbaines devraient donc être de plus en plus utilisées comme terrains d'expérimentation pour trouver des solutions innovantes aux problèmes. Les coûts doivent alors être affectés de manière proportionnelle : financer une action donne également le droit de décider qui en profite ou qui doit payer. Si les villes et les communes souhaitent devenir pionnières dans un certain domaine, la Confédération et les cantons doivent les soutenir sur le plan financier. Si la Suisse toute entière peut en profiter par la suite, la reprise des coûts et du financement doivent ensuite être ancrés dans la loi.
Troisièmement, le PLR Urbain demande d'investir principalement là où la Suisse se développe et où les gens vivent. La Confédération mise sur les villes, où doit se concrétiser la croissance démographique. En contrepartie, la Confédération doit assumer une coresponsabilité pour les infrastructures dans les zones urbaines et doit participer à leur développement et à leur financement. La Confédération investit beaucoup dans les infrastructures de transport, faute de quoi notre Suisse en plein essor se retrouverait rapidement dans les bouchons, tant sur la route que sur les rails. Les investissements doivent en premier lieu être réalisés là où se joue la croissance démographique, car c’est là que les besoins en termes de mobilité sont les plus criants.
Quatrièmement, le PLR Urbain demande que toute la législation fédérale soit revue pour s'assurer qu'elle est "adaptée à la ville". Toute réglementation doit toujours fonctionner dans des zones urbaines denses et très fréquentées. Ainsi, elle devrait, pour le bien du principe de subsidiarité, faire preuve de réserve, et ensuite confier la réglementation aux cantons et aux communes. La Confédération doit donc reconnaître que, au sein des villes, certains usages ne peuvent être séparés les uns des autres : l’habitat, le travail, la production, les festivités et loisirs – tous doivent se trouver au même endroit. Le fait que la législation fédérale rend impossible l'exploitation d'une boulangerie et d'un restaurant dans un jardin de la ville, par exemple pour des raisons de protection contre le bruit, ne doit pas être autorisé. Parce que chaque municipalité connaît mieux les besoins des habitants, des clients ou des entreprises que le législateur fédéral.
Cinquièmement, le PLR Urbain exige que la vie urbaine soit rendue possible dans toute sa diversité. Les places de travail attrayantes, les offres culturelles diversifiées, de meilleures opportunités de conciliation entre vie familiale et vie privée ou encore la cohabitation variée sur le plan social dans les centres-villes rendent les villes attrayantes. La vie dans les villes est aussi diverse que les besoins des citoyens. C'est pourquoi des conditions-cadres souples et multiples sont nécessaires pour toutes les activités professionnelles et familiales. Il s'agit notamment d'autoriser de nouveaux modèles économiques à l'ère de la numérisation, des solutions compétitives pour le commerce de détail ou un droit du travail plus libéral pour le monde du travail de l'avenir.
Contacts
› Beat Habegger, Député Canton de Zürich, Vice-président du PLR Zürich Ville et Responsable PRL Urbain, 076 383 82 35
› Florence Bettschart-Narbel, Députée, ancienne présidente du PLR Lausanne, Candidate au Conseil national Vaud,
076 347 08 87
› Barbara Günthard-Maier, Municipale Winterthur, Candidate au Conseil national Zürich, 079 238 18 36
› Severin Pflüger, Conseiller communal Ville de Zürich, Président du PLR Ville de Zürich, Candidat au Conseil national Zürich
› Alexandre Schmidt, ancien Conseiller communal Ville de Berne, Candidat au Conseil national Berne, 079 652 76 79
› Fanny Noghero, responsable communication PLR Suisse romande, 079 306 31 27