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korowai
korowai
env. 3000 - 4000
animisme, env. 2% de chrétiens
Évangile de Marc, Genèse (1ère ébauche)
Le petit peuple des Korowai vit au sud de la chaîne de montagne qui traverse toute la Nouvelle Guinée. Cette région est couverte en majeure partie par la forêt tropicale marécageuse. Les Korowai y habitent dans des cabanes perchées dans les arbres, à une hauteur de 5 à 15 m du sol. La population est répartie en différentes tribus. Ils ne vivent donc pas nécessairement en communauté villageoise. Mais ces dix dernières années, les Korowai se regroupent de plus en plus en villages : on en compte aujourd’hui 25. Ils espèrent ainsi obtenir des fonds de développement du gouvernement. Dans les villages, les maisons ne s’élèvent qu’à un ou deux mètres du sol. La plupart des Korowai ont maintenant deux maisons, une dans leur tribu et une au village.
Les Korowai pratiquent l’agriculture itinérante avec le sagou et les bananes comme aliments de base. La farine de sagou est extraite du tronc du palmier sagoutier. Ils se nourrissent aussi de tout ce qu’ils peuvent trouver dans les forêts et rivières environnantes : canne à sucre, concombres, fruit de l’arbre à pain, poissons, sangliers, lézards, serpents et oiseaux.
Les Korowai ont des croyances animistes. Convaincus que des esprits vivent partout autour d’eux (dans la jungle, l’eau et même dans d’autres personnes), ils craignent de déranger l’équilibre de ce monde spirituel. Du coup, ils ne se baignent guère dans le fleuve et ne boivent que peu d’eau. Cette peur les incite à construire leurs maisons au-dessus du sol. Le sorcier khakhua représente une figure centrale de cette croyance. Cette personne, toujours de sexe masculin, éprouve le besoin de pratiquer une magie mortelle. Les Korowai redoutent les khakhua. Aujourd’hui, quand ils les démasquent, ils se contentent de les punir sévèrement. Autrefois, les khakhua étaient tués sur le champ. Quand quelqu’un est malade, on croit que ce malade a été maudit par un esprit méchant vivant dans une autre personne. Les personnes accusées d’avoir provoqué plusieurs maladies doivent être sévèrement sanctionnées afin de calmer les esprits.
Les Korowai croient en la réincarnation de l’âme. Après la mort, l’âme va dans un autre monde où elle vit comme ici. Il peut arriver à tout moment que la tribu de l’autre monde décide de renvoyer une âme dans le corps d’un nouveau-né pour se réincarner.
Les Korowai ont besoin d‘être transformés et libérés de cette crainte constante. Cela ne peut se faire qu’en découvrant la puissance de Jésus-Christ sur le pouvoir des esprits.
Actuellement seuls 1 à 2% des Korowai savent lire. L’alphabétisation est donc très urgente.
Beaucoup de gens souffrent de maladies tropicales telles que la malaria, la tuberculose et l’éléphantiasis. On ne trouve aucune clinique dans toute la région korowai. Ces dernières années quelques infirmiers et agents de santé ont été formés, mais ils ont malheureusement cessé leurs activités en raison de tensions politiques dans les villages. La majorité des Korowai ne disposent d’aucune source de revenus. Certains se proposent comme guides pour les écotouristes d’Europe et d’Amérique qui viennent de temps en temps dans cette région.
En 2004, la famille de Vries s’est installée dans la région korowai afin de commencer un projet de traduction de la Bible. Comme la traduction n’est utile que lorsqu’elle peut être lue, leur priorité du début était l’alphabétisation. En 2009, une première brochure d’évangélisation a été traduite en korowai ; dans la même année une orthographe provisoire et un plan d’alphabétisation ont été mis au point. Peu après, le premier Korowai s’est tourné vers Jésus et a commencé à parler à d’autres de sa foi, ce qui a modifié fondamentalement l’approche des Korowai envers l’Évangile.
En 2012, un jeune Korowai a commencé à organiser régulièrement des cours d’alphabétisation. En 2015, une version abrégée de l’évangile de Marc a paru, suivie en 2016 par tout l’Évangile. Ces textes traduits sont imprimés et diffusés aussi sous forme audio. Ensuite on s’est attelé à la traduction de la Genèse. Grâce à ce travail, toujours plus de Korowai sont venus à la foi et ont été baptisés. Depuis, 50 personnes sont devenues chrétiennes. Les anciens de l’Église écoutent les récits bibliques déjà traduits, les apprennent et les racontent au culte à l’aide de grandes images. Ainsi les cultes sont accessibles à tous les Korowai, même ceux qui ne savent pas lire.
En été 2018, la famille de Vries est retournée jusqu’à nouvel avis aux Pays-Bas pour l’éducation de leurs enfants. Peter Jan continuera de travailler à la traduction depuis son pays et environ trois fois par an, il effectuera un voyage dans la région korowai.