Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06997.jsonl.gz/742

L'expérience que je voudrais relater s'est produite il y a dix ans, en 1996.
Mon père, un artiste autodidacte spirituellement inspiré , était sur le point de mourir, rongé par un cancer avancé, mais très lucide, calme et apparemment bien portant. Nous menions tous deux chaque jour des discussions philosophico-mystiques au cours desquelles nous nous faisions en quelque sorte la courte-échelle. Nous tombions toujours d'accord dans nos analyses rigoureuses, bien qu'ayant des niveaux de culture différents, notamment dûs à la différence d'âge.
Ce soir-là,fin de l'été-début d'automne, allongée sur le canapé du salon dans le calme de la maison où mes enfants dormaient paisiblement, je me suis mise à réfléchir aux discussions de la journée dans lesquelles je cherchais matière à alimenter le débat futur du lendemain.
Dehors, tout était calme, temps stable et silence. J'ai dû m'endormir(?) ou bien ma conscience du moment qui était d'une qualité spéciale, très "légère" à cause de ma liberté de penser et de cheminer sur des idées spirituelles (donc que l'on pourrait qualifier d'abstraites, non restreintes par la logique matérialiste) m'avait mise dans un état de conscience très particulier.
J'ai eu la vision de mon père cottoyant une de nos connaissances lointaines en train de lui enseigner l'utilisation d'une machine à coudre;j'ai trouvé cela étonnant et un peu farfelu, mais curieusement, cela me paraissait très plausible en même temps! les deux riaient, l'une en cousant,l'autre en observant, puis mon père a levé les yeux de l'ouvrage et m'a adressé un regard complice, amusé, avec un joli sourire plein de gentillesse.
C'est à ce moment-là que tout a basculé:
Rien n'a changé dans la pièce ni dans mon propre état; je voyais bien les chiffres de l'horloge du magnétoscope changer régulièrement, je voyais bien la pièce telle quelle, l'éclairage normal, tout...mais une gigantesque tempête s'était levée au-dehors!! Un véritable ouragan quasi-instantané, générant un bruit effroyable, une angoisse chez moi, à peine contrôlable. Je voulais monter à l'étage pour veiller sur mes enfants endormis, et rester près d'eux pour agir vite, au cas où la toiture serait arrachée ou au cas où ils se réveilleraient effrayés. Mais je ne pouvais pas bouger! Je me souviens d'enrager, de faire des tas d'efforts de volonté, des tentatives très concentrées de bouger au moins une main ou au moins un doigt, mais pas moyen!! J'étais totalement paralysée, sauf pour ce qui est de mon esprit qui, lui, était extrêmement vif et en alrete à ce moment-là. Je sentais que l'issue à cette paralysie était là, dans mon esprit, et que je devais la trouver. C'est alors que j'ai ressenti la situation paniquante comme une expérience que j'avais MOI-MEME mise en scène. C'était aussi comme si mon père m'avait provoquée en m'engageant conjointement(avec moi) dans cette situation de véritable panique par son regard espiègle et plein d'amour en même temps; une sorte de défi, pour voir si je pourrais appliquer les découvertes faites et discutées avec lui avec passion. Je me suis alors mise à calmer mon esprit. J'ai postulé et affirmé consciemment que tout ce qui était "à l'extérieur" était le reflet de nos pensées et de nos propres projections "intérieures" (sorte de métaphore de ce qui arrivait avec la tempête au-dehors et le calme au-dedans); Après avoir dompté ma peur avec grande autorité jusqu'à la réduire au silence dans mon esprit et mon corps, j'ai rassemblé ensuite toute l'énergie mentale ou spirituelle dont j'étais capable et me suis en quelque sorte placée (visualisée)dans l'oeil du cyclone en affirmant sans cesse que l'état naturel était le calme, l'absence de chaos, le "lieu" où mon père allait se rendre, un lieu sans aucun danger ni mal ni menace d'aucune sorte. Cela a "duré" me semble-t-il quelques minutes pendant lesquelles le vacarme au-dehors se faisait de plus en plus menaçant, tandis que j'élaborais ma pensée sur la certitude intuitive que là où je me trouvais (l'oeil du cyclone) était "l'endroit" psychologique" où nous nous trouvons TOUS à chaque instant et quoi qu'il nous arrive - ou semble nous arriver.
TOUT D'UN COUP, tout a cessé!! Tout le bruit, les tremblements des volets, le vent froid qui filtrait sous les fenêtres, tout! Et je me retrouvais exactement dans la même position, prise d'un bonheur ineffable, bonheur de la victoire, comme si j'avais fait fuir un monstre énorme sans arme et par un simple mouvement de l'esprit qui aurait suffi à l'anéantir! J'ai sauté à la position debout immédiatement après avoir réalisé que la tempête avait cessé, et du même coup me suis aperçue que je n'étais plus paralysée.
La joie que j'ai ressentie là, debout, après ce combat métaphysique intense bien que très simple dans son déroulement, était pour moi, une illumination véritable, de même nature que celle dont parlent les Bouddhistes.Je l'ai savourée comme on savourerait un gâteau exquis auquel on n'aurait droit qu'une fois dans sa vie. Lorsque j'ai vu plus tard, le film Little Bouddha j'ai compris que c'était bien ça. La scène de Bouddha combattant sous son arbre les objets de son esprit, c'était ça! Je souhaite ardemment que cette aventure que je relate ici pour la première fois à des inconnus, soit profitable à ceux qui la liront.Car je pense (et j'en ai eu ma preuve) que notre esprit est le créateur de notre réalité; souple, malléable, modifiable,pas du tout "imposé", son contenu doit être sans cesse maîtrisé si l'on veut maîtriser l'"extérieur". Je finirai en donnant deux renseignements sur la mort de mon père (qui avait été très intéressé par mon expéience dans le sens où lui en avait "tout le temps" les derniers temps, des similaires).
J'ai appris sa mort par un coup de fil de l'hôpital où il était gardé en surveillance de coma depuis 12 jours; je me trouvais exactement au même endroit que lorsque je me suis relevée du canapé après mon expérience. Lorsque je l'ai annoncé à mes enfants (très attachés à leur grand-père qui était pour eux un tendre savant aimant et courageux) ils se sont mis à danser et à chanter mes paroles. Nous avons tous les trois fini par faire une ronde où la joie très spéciale de l'amour SANS PEUR pour lui nous a envahis.
Nous avons appelé mon père spontanément "le Guerrier Courageux" à partir de ce moment. 21 jours après sa mort, le matin vers 8h, un arc-en-ciel géant très très lumineux est resté au moins vingt minutes dans un ciel clair.Tout le monde dans la rue et devant l'école a pu le voir en s'émerveillant d'étonnement! Mon père avait promis un "signe" à toute la famile à cette échéance. Il était artiste-peintre et utilisait une palette de couleurs tous les jours, et ce matin-là était le jour anniversaire de sa rencontre avec ma mère, et en plus de ces époustoufflantes coïncidences, mon unique soeur qui était effondrée de chagrin, était appelée par lui "Merveille céleste"! Toutes les trois plus nos enfants, nous trouvions en même temps dehors au même moment sans nous consulter à des kilomètres de distance (25km)alors que ce n'était pas le cas d'habitude.
Que mes secrets précieux ici dévoilés vous aident à voir l'invisible et à transformer PAR VOS PROPRES EXPERIENCES, votre vision de la vie pour que vous en soyez de plus en plus heureux et ainsi rendre heureux aussi ceux qui vous fréquentent.Ces choses-là n'arrivent que lorsqu'on chasse la peur. C'est un point crucial.
Je vous souhaite le meilleur dans votre vie.
Anonyme (novembre 2006)