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L’UDC a droit à un deuxiÈme siÈge au Conseil fédéral
Un tiers de la population, celui que représente l’UDC, est aujourd’hui sous-représenté au gouvernement fédéral. En sa qualité de parti comptant (de loin) le plus grand nombre d’électeurs, l’UDC est…
Un tiers de la population, celui que représente l’UDC, est aujourd’hui sous-représenté au gouvernement fédéral. En sa qualité de parti comptant (de loin) le plus grand nombre d’électeurs, l’UDC est de ce fait clairement le parti le plus légitimé à prétendre à deux sièges au Conseil fédéral. La fraction a par conséquent décidé, le 16 août, de se lancer avec sa propre candidature dans les élections de remplacement de la session d’automne.
Crise de l’élection des Conseillers fédéraux
Quatre Conseillers fédéraux démissionnaires en une seule législature, telle est la conséquence du piètre état du gouvernement national. Toutes ces démissions ont été données contre le gré des intéressés, en raison d’une exécution insatisfaisante des mandats et/ou suite à une pression extérieure en ce sens. La capacité du gouvernement à fonctionner correctement est mise en cause depuis longtemps. Cependant, une raison plus profonde à cette situation est la dégradation des élections fédérales, qui se sont muées en jeu indigne. Afin de rendre aux élections fédérales le sérieux qu’elles méritent, l’UDC a lancé l’initiative pour l’élection du Conseil fédéral par le peuple.
Pour l’UDC, la crise du Conseil fédéral est une crise de l’élection des Conseillers fédéraux. La concordance, qui avait fait ses preuves, a été détruite en 2007 suite à une intrigue parlementaire abjecte et n’a jamais été restaurée depuis.
Les électeurs UDC doivent être représentés de manière adéquate
Le tiers de la population représenté par l’UDC et, partant, les idéaux suivants sont aujourd’hui sous-représentés au Conseil fédéral :
- L’UDC veut une Suisse indépendante et est fermement décidée à empêcher une adhésion à l’UE.
- L’UDC apporte davantage de sécurité à la Suisse et veut par conséquent l’expulsion des étrangers criminels.
- L’UDC s’engage en faveur de la liberté des citoyens suisses et exige une baisse des impôts pour tous.
Avec son électorat représentant 28,9 % des voix, l’UDC est de loin le parti majoritaire en Suisse. Elle est suivie du PS, dont la part est de 19,5 %, du PLR avec ses 17,7 % et du PDC, 14,5 %. Les électeurs de l’UDC ont le droit, VOUS avez le droit, d’être représentés comme il se doit au Conseil fédéral. Ceci ne peut toutefois être réalisé qu’au moyen d’un deuxième siège de Conseiller fédéral.
L’UDC considère que la double démission de Moritz Leuenberger et de Hans-Rudolf Merz est l’occasion idéale de discuter de la composition du gouvernement à l’avenir, également au-delà de 2011, avec le PS, le PLR et le PDC. C’est la raison pour laquelle elle à invité ces partis à une table ronde, laquelle a malheureusement été refusée sous cette forme par les autres partis.
La concordance est synonyme de stabilité accrue
Les années 1959-1999 et 2003-2007 étaient des périodes de concordance, c’est-à-dire que les trois plus grands partis avaient droit à deux sièges, le quatrième à un siège et ce, malgré leurs différentes orientations politiques. Cette concordance apportait non seulement la stabilité à la Suisse mais conférait aussi au Conseil fédéral le pouvoir de diriger le pays. La crise gouvernementale des 2½ dernières années peut avant tout être attribuée, justement, à l’absence de cette concordance. Restaurer la concurrence rendrait au gouvernement suisse sa stabilité passée, requise de toute urgence.
L’UDC représente les idéaux de près de 30 % des électeurs – elle représente aussi les vôtres. L’UDC présentera par conséquent un candidat issu de ses rangs lors de chaque nouvelle élection au Conseil fédéral, car elle est la plus légitimée, en vertu du principe de concordance, à prétendre à un deuxième siège au Conseil fédéral. Le 22 septembre, le Parlement décidera de rendre ou non à la Suisse cette concordance qui a depuis longtemps fait ses preuves, en attribuant à nouveau deux sièges à l’UDC.