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Le Ministère public de la Confédération (MPC) n'a pas trouvé d'indice parmi ses collaborateurs d'une tentative d'incitation à violation du secret de fonction de la part de l'ex-diplomate suisse Thomas Borer. Il va néanmoins soumettre le cas à son autorité de surveillance.
La semaine dernière, la "Neue Zürcher Zeitung" (NZZ) écrivait que l'ancien diplomate aurait proposé au gouvernement kazakh des informations confidentielles provenant du MPC. M. Borer représente les intérêts du gouvernement de l'ex-république soviétique en Suisse.
Comme il l'expliquait dans la "Basler Zeitung", son mandat est de "conseiller le ministère kazakh de la justice dans sa collaboration avec les autorités suisses en lien avec les procédures pénales contre des personnes qui ont fraudé des milliards au Kazakhstan et ont blanchi en Suisse une partie de ces sommes".
M. Borer avait réfuté le reproche selon lequel il aurait, dans le cadre de ce mandat, incité un collaborateur du MPC à violer le secret de fonction.
Confirmant une information de la NZZ, le MPC a indiqué samedi avoir confié le cas à son autorité de surveillance, afin de ne pas être juge et partie. Cela en raison de l'écho médiatique, et même si aucun indice n'a été trouvé. Le résultat des investigations a été remis vendredi au président de l'autorité de surveillance.
ATS