Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07152.jsonl.gz/408

«C’est grâce à l’ingéniosité des Arabes que nous pouvons aujourd’hui apprécier le sirop et d’autres sucreries, comme les fruits confits, les bonbons et les sorbets. Les mots sirop et sorbet d’ailleurs viennent tous deux du verbe boire en langue arabe. On trouve les premières recettes de sirops dans les livres de pharmacie appelés grabadins, car les Arabes utilisaient le sucre comme un médicament et avaient développé diverses manières de le consommer. Ainsi, ce n’est pas par hasard qu’aujourd’hui on parle toujours de sirop à boire pour se rafraîchir et de sirop comme médicament, contre la toux, par exemple.
On préparait le sirop avec de l’eau, du sucre et des fruits (la grenade à l’origine de la grenadine, par exemple), des herbes (menthe), des épices (girofle) ou des fleurs (oranger ou les roses). Les sorbets suivaient la même méthode, sauf pour l’eau qui était alors remplacée par la glace. Ce même sirop, riche en sucre, chauffé entre 135 et 140 °C se transformait en pâte et servait à fabriquer des bonbons.
Les Européens découvrent et s’initient au plaisir de ces boissons pendant les Croisades qui étaient une très longue guerre au Moyen Age entre chrétiens et musulmans. Puis la mode du sirop se répand jusqu’en Espagne puis en Italie, en France et ailleurs en Europe.
Quant au sirop d’érable, les Indiens du continent nord- américain étaient les premiers à en fabriquer en chauffant la sève de l’arbre appelé érable à sucre, bien avant l’arrivée des colons européens au XVe siècle.»