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La Cour de justice de Genève a débouté les taxis professionnels dans le conflit qui les oppose à la société de voiturage avec chauffeur Uber. Estimant que l'entreprise californienne pratique la concurrence déloyale, les taxis genevois demandaient au tribunal de faire cesser ses activités. Celui-ci n'a pas accédé à leur requête.
La Cour de justice a rejeté tout dommage, a fait savoir Jacques Roulet, l'avocat qui défend les milieux professionnels du taxi dans cette procédure. Un recours pourrait être déposé au Tribunal fédéral contre ce refus de prendre des mesures provisionnelles urgentes.
Dans son jugement, la Cour de justice a, d'une certaine façon, renvoyé la balle au Département de la sécurité et de l'économie (DSE), a résumé M. Roulet. Le tribunal a estimé que l'autorité administrative doit faire en sorte que la loi sur les taxis soit respectée.
Il suffit pour la Cour de justice que le DSE fasse son travail pour éviter une concurrence déloyale, a poursuivi l'avocat. Le tribunal a aussi fait savoir qu'Uber n'a jamais présenté ses activités comme un service de taxis et qu'il n'existe pas de preuves de dumping sur les prix de sa part.
M. Roulet souhaite que l'administration genevoise agisse. Dans le milieu des taxis professionnels, la colère gronde et des débordements pourraient avoir lieu si des mesures de contrainte ne sont pas prises rapidement par le canton.
Uber Suisse se félicite de son côté de la décision de la Cour de justice de Genève. La société relève que les plaignants n'ont pas été en mesure d'apporter "la preuve d'un impact réel des opérations d'Uber sur leur chiffre d'affaires". Elle souligne également que la justice a admis qu'Uber n'a jamais donné d'informations mensongères sur ses activités, son offre et ses prix.
Uber a commencé ses activités à Genève en septembre. La société, qui offre un service de voiturage avec chauffeur via une application pour smartphone, est déjà présente dans plus de 200 villes dans le monde.
ATS