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Au nom de l'exécutif de la Ville de Genève, Pierre Maudet a reconnu mardi devant le Conseil municipal les disfonctionnements en matière de ressources humaines. Un expert indépendant sera mandaté pour analyser la politique de recrutement de la Ville.
Il devra aussi se pencher sur les recommandations de la Cour des comptes qui avait critiqué en 2010 la politique de recrutement de la Ville. "Ces disfonctionnements ne sont pas imputables à la direction des ressources humaines seules", a souligné le maire, qui s'exprimait pour la première fois sur les reproches formulés à l'encontre de la conseillère administrative Sandrine Salerno.
Selon Pierre Maudet, Sandrine Salerno n'a pas favorisé un proche en nommant Boris Drahusak à la tête des ressources humaines de la Ville. Candidat des Verts à l'exécutif, le directeur de la culture municipale avait pris un congé sans solde de trois mois pour faire campagne - en vain. Après les élections, les parties n'avaient pas désiré poursuivre leur collaboration.
Pas d'interdiction
Alors qu'aucun candidat n'avait été retenu pour le poste de directeur des ressources humaines, le nouvel exécutif avait mandaté Mme Salerno pour négocier le replacement de M. Drahusak dans l'administration. Chaque étape des négociations a été validée par le Conseil administratif, dont l'accord sur une indemnité de départ équivalant à dix mois et demi de salaire, a précisé M. Maudet.
"Or, si le statut du personnel ne mentionne pas cette possibilité, rien ne l'interdit", a indiqué le maire, corrigeant une information communiquée mercredi dans l'urgence par l'exécutif et de préciser que M. Drahusak aurait dû être indemnisé s'il n'avait pas réintégré l'administration.
Le versement de l'indemnité n'aurait eu lieu qu'en cas de départ pendant sa période d'essai de six mois à la tête des ressources humaines. Engagé dans le privé, l'intéressé a d'ailleurs renoncé à la percevoir.
ATS