Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07120.jsonl.gz/1246

La transition du moteur à combustion vers le moteur électrique s'accélère. La communauté internationale, de larges cercles de la population et de l'économie veulent encore accélérer ce processus. Ainsi, plusieurs grands constructeurs automobiles se sont fixé des délais pour ne plus proposer que des véhicules électriques en Europe. De son côté, l'UE a adopté en 2021, avec le paquet « Fit for 55 », des objectifs plus ambitieux en matière de réduction des émissions de CO2 des voitures de tourisme et de livraison. La Suisse veut adapter les valeurs cibles de CO2 pour l'importation de véhicules au droit de l'UE et encourager le développement des infrastructures de recharge pour les véhicules électriques.
Dans ce contexte, il n'est pas étonnant que l'objectif de 15% de véhicules rechargeables parmi les nouvelles immatriculations ait été atteint dès le début de l'année 2021, puis nettement dépassé avec une moyenne annuelle de près de 23% en 2021. Cette évolution et les expériences positives de ces dernières années motivent les actrices et les acteurs à poursuivre leur engagement dans le cadre d'une feuille de route pour la mobilité électrique 2025.
En décembre 2020, les discussions sur la poursuite de l'initiative de la feuille de route jusqu'en 2025 ont débuté au sein de la communauté. Les orientations pour de nouveaux objectifs présentées par la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga en mars 2021 ont été retravaillées au cours des mois suivants. La consultation auprès des membres a révélé une approbation quasi unanime de la prolongation de la feuille de route et un large soutien aux objectifs. Un tiers des membres s'est même prononcé en faveur d'objectifs plus ambitieux et formulés de manière plus contraignante.
Les participants se sont finalement mis d'accord sur trois objectifs pour la feuille de route 2025 : premièrement, la part des véhicules rechargeables dans les nouvelles immatriculations doit passer à 50 % d'ici 2025. Deuxièmement, le nombre de stations de recharge accessibles au public doit passer d'environ 7000 à 20 000 durant la même période. Et troisièmement, les membres s'engagent à ce que d'ici 2025, des possibilités de recharge conviviales et adaptées au réseau soient disponibles dans toutes les situations de recharge, y compris à domicile.
De plus, il s'agit de réunir davantage d'acteurs de différents domaines afin de travailler ensemble sur ce que l'on appelle des « phares de la feuille de route ». L'accent est mis sur le développement d'infrastructures de recharge qui répondent aux besoins futurs.