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Alfred Wildhaber, 92 ans, a participé à sa première Fête fédérale de gym en 1936. Depuis, il n’en a raté aucune! Il garde la forme grâce à… la gym.
Quoi? Cet homme a 92 ans? A le voir en survêtement en plein exercice avec ses bras, se mettant en position accroupie puis se relevant, il y a de quoi en faire pâlir de plus jeunes… Après avoir répété ces mouvements dix fois, sa fréquence respiratoire s’accélère légèrement. Il enchaîne avec les autres mouvements de son programme d’exercices quasi quotidien de vingt-cinq minutes. Il balance ses jambes latéralement, devant et derrière, à soixante reprises. Il place ses pieds à 1 m 10 d’un mur et s’y appuie pour faire des pompes.
Mais 92 ans, vraiment? Percevant un doute chez le journaliste, Alfred Wildhaber sort son abonnement général de son porte-monnaie: «Je ressemble à un criminel sur la photo mais regardez la date de naissance: 21 novembre 1920.» La forme enviable d’Alfred Wildhaber n’est pas due au hasard. Il est membre d’une société de gymnastique depuis qu’il est gamin. En 1936, à 15 ans, il a participé à sa première Fête fédérale de gymnastique. Il a eu l’honneur de partir à Winterthour (ZH) avec la société de gymnastique de Flums, dans le canton de Saint-Gall, grâce à la malchance d’un camarade. Deux semaines avant la Fête, ce maçon est tombé d’un échafaudage. Alfred Wildhaber a été désigné remplaçant pour les barres parallèles.
Depuis, il est un invité permanent des Fêtes fédérales de gymnastique. Jusqu’à aujourd’hui, il a participé à quatorze de ces grandes manifestations, c’est-à-dire à toutes! Il y a d’abord été en tant que membre actif, puis en qualité de moniteur, et dorénavant comme spectateur. Il se fera un point d’honneur d’être présent à Bienne. Il est probable qu’il s’y rende en train: c’est un inconditionnel de ce moyen de transport. Deux à trois fois par semaine, il se prépare des sandwichs au réveil et part à l’aventure pour Lucerne, Berne, Zurich ou une autre ville.
Une fois à destination, il s’achète une boisson au kiosque puis s’en retourne à la maison, à Coire. «C’est juste que j’adore le train.» Il note scrupuleusement ses escapades: «J’ai parcouru entre 25 000 et 30 000 kilomètres ces dernières années.»
Avant d’emménager à Coire, Alfred Wildhaber a passé quatre-vingt-trois ans à Flums. Après sa scolarité, il y a suivi une formation de mécanicien sur machines puis a travaillé comme chef préparateur dans la filature de coton. Il a fait partie de la société de gymnastique, où il a terminé sa carrière de membre actif en juin 1952, après avoir remporté trois couronnes.
Pour le récompenser de ses victoires, la société de gym l’a nommé membre d’honneur à seulement 32 ans! La même année, il est devenu président, une fonction qu’il a exercée pendant seize ans avant d’être nommé président d’honneur pour services rendus.
Le nonagénaire avoue avoir toujours apprécié ces honneurs. «Quand on se retrouve sur une scène, entouré par deux dames d’honneur et face à des gens qui applaudissent et finissent même par se mettre debout, puis qu’on reçoit un vitrail armorié, il n’y a rien de plus beau.» Sa dernière distinction honorifique date de 2005, lorsque la Fédération suisse de gymnastique l’a nommé vétéran d’honneur. Il n’en finit plus de raconter ses souvenirs, il évoque ses compères Wisi Bischof, Töni Schlegel, Max Bruderer et Armin Koller, se rappelant des dates, des scores et des classements.
Il en vient à sa femme, avec laquelle il a été marié presque soixante ans, jusqu’à ce qu’elle décède en 2004 et qu’il parte s’installer chez son fils et sa belle-fille à Coire. C’est là qu’il y a six ans, il a fait la connaissance d’une «femme adorable», à l’occasion d’un thé dansant. «Elle a quatorze ans de moins que moi», raconte-t-il les yeux brillants, «et nous vivons une relation libre».
Alfred Wildhaber doit son excellente forme physique et intellectuelle à la pratique de la gym, il en est convaincu. «Toutefois, ce n’est pas un hasard si j’ai dû subir cinq opérations de la hanche», avoue-t-il, se rappelant comment il s’élançait pour attraper la barre fixe à 4,5 mètres du sol, puis atterrissait sur deux fines nattes en fibre de coco.
Il a aussi un peu d’arthrose, parfois des douleurs dans le dos qui se propagent jusque dans les jambes. Mais tout ceci ne l’empêche pas de faire ses exercices. «Ça revient toujours», assure-t-il, se plaçant jambes écartées et tendues, puis se penchant vers l’avant jusqu’à toucher ses orteils.
Il est comme ça, Fredi Wildhaber…
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Coop à la FFG: le bio, de tout cœur
Du 13 au 23 juin, Coop, sponsor principal de la Fête fédérale de gymnastique (FFG), accueillera ses hôtes à Bienne au «Village des sponsors», où seront proposés des jeux, des distractions ainsi que des informations sur la production bio. Le prince Charles est-il un pionnier du bio? Quel est le canton qui compte le plus de fermes bio? La Suisse est-elle vraiment championne du monde du bio? Le public sera invité à se pencher sur ce type de questions lors de son passage dans le bus Coop Naturaplan. A la clé: des cadeaux à gagner!
Devant le bus, une borne photo permettra de partager son cri du cœur. Chacun pourra écrire un message personnel sur une ardoise et se faire photographier devant le bus. Des jeux, des bricolages, des devinettes et d’autres activités accéléreront les pulsations des plus jeunes, au nom du plaisir du mouvement.
Que ce soit sur le trampoline, en lisant le magazine Jamadu ou lors d’un jeu de mémoire géant au Kidsclub Jamadu, les enfants apprendront de manière ludique combien il est important de bouger et d’avoir un mode de vie sain.