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Voir l'article de Johannes Großmann, "Die 'Grundtorheit unserer Epoche'? Neue Forschungen und Zugänge zur Geschichte des Antikommunismus" (pp. 549–590), qui se réfère notamment à l'ouvrage de Stéphanie Roulin.
Dans la revue les Annales
Stéphanie Roulin présente ici la publication intégrale de sa thèse de doctorat soutenue en 2009 et consacrée aux réseaux religieux liés à l'Entente internationale anticommuniste (EIA), une organisation sise à Genève, active essentiellement de 1924 à 1945. L'auteure s'intéresse également à la commission Pro Deo, fondée en 1933, officiellement distincte de l'EIA mais dont les acteurs, les actions et les réseaux sont similaires. L'auteure a pu bénéficier d'un cadre stimulant, sa recherche s'intégrant à un projet collectif sur l'EIA soutenu par le Fonds national suisse et dirigé par Mauro Cerutti et Jean-François Fayet1. Dans ce contexte historiographique, S. Roulin a clairement défini ses objectifs: d'une part, "enrichir l'analyse de l'anticommunisme de valeurs' des années 1920 et 1930 en Suisse et en Occident, en montrant comment s'articulent les dimensions religieuse et politique dans [l]es représentations et l'argumentaire" de ces organisations et, d'autre part, "clarifier les positions ainsi que les liens organisationnels et personnels tissés entre les réseaux de l'EIA et de Pro Deo, en [se] concentrant en particulier sur les milieux confessionnels" (p. 427).
Pour répondre il ces questions, l'auteure a exploité le riche fonds d'archives et d'imprimés de l'EIA ainsi que les mémoires du docteur Georges Lodygensky (cofondateur de l'EIA et personnalité clé de Pro Deo) rédigées dans les années 19602. Cependant, au-delà de ces sources produites par les organisations étudiées, S. Roulin a approfondi sa recherche essentiellement dans deux directions. D'un côté, les archives publiqu