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Dans une salve de trois tweets diffusée en juillet, M. Trump affirmait que "le gouvernement des Etats-Unis n'acceptera pas ou ne permettra pas aux personnes transgenres de servir dans aucun corps dans l'armée américaine" (archives).
KEYSTONE/AP/J. DAVID AKE(sda-ats)
Cinq femmes transgenres employées par l'armée américaine ont lancé des poursuites contre Donald Trump et le Pentagone. Cette décision fait suite à la récente annonce par le président républicain que les personnes transgenres ne pourraient plus travailler dans l'armée.
Les cinq plaignantes sont issues de l'armée de l'air, de l'armée de terre et des garde-côtes. Dans ces poursuites lancées mercredi devant un tribunal fédéral, elles évoquent les incertitudes au sujet de leur avenir, y compris en ce qui concerne un éventuel renvoi ou si elles vont perdre leurs droits post-militaires (retraite en particulier).
Un porte-parole du Pentagone a indiqué qu'il ne pouvait commenter un litige en cours.
Dans une salve de trois tweets en juillet, M. Trump est revenu sur une mesure mise en place plus d'un an plus tôt par Barack Obama. Une annonce effectuée avec peu, voire sans coordination avec le Pentagone et pendant les vacances du ministre de la Défense Jim Mattis, laissant le ministère essayer de se dépêtrer pour donner une position cohérente.
Craintes pour l'avenir
La plainte vise MM. Trump et Mattis ainsi que plusieurs autres hauts responsables militaires. Elle a été déposée par le Centre national pour les droits des lesbiennes (NCLR) et l'Alliance gay et lesbienne contre la diffamation (GLAAD). Aucune des plaignantes n'est identifiée.
"Les militaires transgenres ont été pris de court par cette évolution et peinent à appréhender ce que cela signifie pour leur avenir et pour leurs familles", a indiqué Shannon Minter, directrice juridique du NCLR. Selon la plainte, remettre en vigueur l'interdiction est contraire à la Constitution.
D'après les estimations, de 1320 à 15'000 personnes transgenres servent dans l'armée américaine sur 1,3 million de militaires en service actif.
Depuis l'annonce présidentielle il y a deux semaines, la Maison Blanche n'a pas précisé au Pentagone la marche à suivre par conséquent la politique d'acceptation des personnes transgenres reste en place à ce stade.
ATS