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Les Vert'libéraux critiquent toutefois le fait que les risques n'aient pas été identifiés plus tôt : par la FINMA, la Banque nationale, le Conseil fédéral et, bien sûr, en premier lieu par le CS lui-même. La responsabilité en incombe à la (mauvaise) gestion du CS. Le fait qu'un colosse bancaire aux risques élevés soit maintenant engendré par le biais du droit de nécessité, que les droits des actionnaires aient probablement été considérablement restreints et que les contribuables doivent assumer des garanties de pertes n'est pas une solution idéale. Enfin, celle-ci met les collaborateur·trice·s de Credit Suisse dans une situation très difficile.
Un examen complet des causes de cette crise doit maintenant être effectué afin de déterminer la manière dont on a pu en arriver là. Les responsables doivent être tenus de rendre des comptes. « La crise du CS montre que l'autorité de surveillance FINMA a besoin de plus de ressources et d'instruments plus efficaces, en particulier en matière de sanction », souligne Roland Fischer, président de la Commission des finances du Conseil national. Les Vert'libéraux demandent donc un renforcement de la FINMA.
« La législation dite "Too big to fail" est manifestement toujours insuffisante », critique le président du Parti Jürg Grossen. Celle-ci a été créée dans l'intention d'empêcher des situations telles que la crise actuelle. Il s'avère désormais qu'elle se trouve inefficace en cas de situation financière particulièrement instable avec des distorsions sur le marché américain. Une fois de plus, la Suisse n'a pas su anticiper les défis internationaux actuels.
Les conséquences sur la place financière suisse d'une reprise de Credit Suisse par UBS préoccupe les Vert'libéraux. La fusion des deux grandes banques est inquiétante du point de vue du droit de la concurrence et lance de nouveaux défis en matière de concurrence ouverte et loyale.