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Il y a cinquante ans, la Suisse ouvrait sa Mission auprès des Communautés européennes à Bruxelles, un anniversaire célébré aujourd’hui en présence de la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey.
La conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey a dressé un bilan globalement positif des relations Suisse-UE à l’occasion du jubilé de la Mission suisse auprès de l’UE. Si elle considère que l’option de la Suisse de fonder sa politique européenne sur la voie bilatérale tend à devenir plus compliquée, elle relève aussi que cette approche a généré de bons résultats pour les deux partenaires.
De l’avis de la cheffe du DFAE, la collaboration entre la Suisse et l’UE est très satisfaisante dans des domaines tels que l’économie, la science et la recherche, la sécurité et le développement durable. Par contre, le fait que le bilan soit plus nuancé en matière de souveraineté mérite réflexion : « L’un des principaux défis de notre futur partenariat bilatéral sera d’assurer les conditions d’une coopération économique efficace tout en garantissant à la Suisse, non membre de l’UE, une marge de décision et une autonomie suffisantes », précise-t-elle.
Dès la création de l’Association européenne de libre-échange (AELE) en 1959, la question des relations avec la Communauté économique européenne (CEE), née en 1957, s’est posée. Les membres fondateurs de l’AELE ont décidé de nommer des représentants officiels au sein de la CEE. En septembre 1959, le Conseil fédéral décidait d’accréditer un représentant officiel de la Suisse auprès de la CEE et d’ouvrir un bureau à Bruxelles. L’ancêtre de la Mission suisse auprès de l’UE a démarré ses activités en 1960.
Les tâches de la Mission suisse sont globalement restées les mêmes depuis cinquante ans. Elles consistent à suivre l’évolution de l’UE, à nouer des contacts, à entretenir les relations et à défendre les intérêts de la Suisse. Seule l’importance et l’étendue de ces tâches ont changé, et de manière significative. La politique européenne menée par le Conseil fédéral détermine le cadre d’activité de la Mission. En août dernier, le Conseil fédéral a décidé de poursuivre ses relations avec l’UE sur la base d’accords sectoriels bilatéraux.