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Avant d'être ces hommes ou ces femmes dont le visage s'affiche dans les médias, alors même que leur vie ne tient qu'à un fil, les otages furent, depuis la plus haute Antiquité, des rouages indispensables aux relations entre puissants, garanties vivantes de la parole du chef.
Jusqu'au XVIIIe siècle, ils furent associés malgré eux à chaque alliance, chaque traité, et même utilisés pour garantir la souveraineté d'un prince, tant au regard de ses sujets qu'au regard des dieux. Si l'avènement du droit international mit progressivement un terme à cet usage, celui-ci fut réinvesti par la guerre contemporaine puis par le terrorisme.
À partir du XIXe, les armées utilisent des otages sous divers prétextes, et non sans en contester l'usage chez l'adversaire, repoussant, sous une forme diplomatique, les limites de la guerre totale. Considérée comme un crime de guerre dès 1945, la prise d'otages - si elle persiste dans les relations entre États - est désormais le fait du terrorisme, qui y voit une sorte de duel.
Cet ouvrage, qui s'appuie sur des sources originales, entend retracer la généalogie d'une pratique ancienne et renouvelée, pour proposer une véritable relecture des relations internationales.
L'éclairage historique d'un sujet très actuel.Le terrorisme, s'il ne répond à aucune définition satisfaisante, a indéniablement une histoire ancienne et complexe qui ne saurait se réduire à une succession d'attentats, de revendications et de procès. Le présent ouvrage explore ce passé pluriséculaire et dresse la première synthèse de la violence politique qui frappe le monde occidental comme oriental. Loin des stéréotypes et des reconstructions idéologiques, il s'attache à étudier le poids réel du phénomène depuis la fin du XVIIIe siècle ainsi que les réponses que s'efforcent d'apporter les sociétés ou les pouvoirs qui en sont les victimes.
La grande synthèse attendue.
Si le terrorisme fait, hier comme aujourd'hui, la une des journaux, il reste un objet problématique dont la définition même fait débat. Certes, les juristes, les politistes, les sociologues, voire les journalistes n'ont p
Cet ouvrage constitue une introduction pédagogique à l'histoire du XXe siècle. S'appuyant sur les dernières recherches il est synthétique et complet. POINTS FORTS L'ouvrage est une synthèse claire et précise sur la période 1914-2001. Les illustrations, définitions, et graphiques en marge, ainsi que l'atlas de fin d'ouvrage, le rendent particulièrement utile aux étudiants. La bibliographie est à jour des dernières recherches. LES AUTEURS FRANÇOISE BERGER, maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Grenoble. GILLES FERRAGU, maître de conférences à l'université Paris Ouest-Nanterre-La Défense ainsi qu'à Sciences Po Paris.