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La pièce relate l’affrontement de Mathieu Schiner et de Georges Supersaxo sur fond de Bataille de Marignan. Cependant, Maurice Zermatten écrit dans l’avant-propose : « Cette pièce n’est pas historique. Du moins ne l’est-elle que partiellement. »
En effet, il n’a inventé ni le Cardinal Mathieu Schiner, ni le condottière Georges Supersaxo, ni le réformateur Ulrich Zwingli, ni Adrien de Riedmatten qui succéda à Schiner sur le siège épiscopal de Sion. Mais, continue-t-il, « …que les historiens me pardonnent, j’ai singulièrement brouillé les cartes qu’ils m’offraient dans un ordre irréprochable.(…) Simplement j’ai écrit la pièce qu’il m’a plu d’écrire sur le grand rêve avorté d’un Prince de l’Eglise : faire l’Europe !
Mettant en scène ces deux terribles adversaires que sont Schiner et Supersaxo, il fallait un peu de tendresse pour que le spectateur puisse reprendre son souffle. Maurice Zermatten imagina le rôle de Christine (une des filles de Supersaxo) dont il fit la camarade d’enfance de Mathieu Schiner et la femme de Crivelli.
La pièce fut jouée à Lausanne lors de la journée valaisanne de l’exposition nationale de 1964, par les Compagnons de la Saint Grégoire, dirigés par Jean Kiehl, avec Jean Davy et Eva Saint-Paul.
Ce fut un grand succès suivi d’une tournée en Suisse.