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Reçue en 1973 dans l'émission En direct avec..., face à Jean Dumur et Claude Torracinta, l'avocate française d'origine tunisienne Gisèle Halimi dévoile les racines de son engagement féministe. C'est l'injustice faite aux femmes au sein de la famille et de la société tunisienne qui a donné naissance à un engagement jamais démenti.
Femme d'exception, proche de Simone de Beauvoir, elle s'illustrera dans les prétoires pour défendre la légalisation de l'avortement et plus largement l'émancipation féminine: elle s'en explique dans cet extrait.
Née en Tunisie en 1947 d'un père berbère et d'une mère juive, Gisèle Halimi est une avocate, engagée pour les droits de l'homme et une militante féministe.
Issue d'un milieu modeste, elle fait des études de droit à la faculté de Paris et de philosophie à la Sorbonne. Dès 1949 elle est inscrite au barreau de Tunis puis à celui de Paris en 1956. Gisèle Halimi s'illustrera dès 1971 dans la lutte pour la dépénalisation de l'avortement et fondra avec Simone de Beauvoir et Jean Rostand le mouvement féministe Choisir la cause des femmes.
Son engagement féministe, son action d'avocate contre l'injustice sociale prennent racines dans son enfance passée dans une famille traditionaliste et une société tunisienne où la femme est assignée à un rôle de second plan.
Les principales causes pour lesquelles Gisèle Halimi s'est engagée tout au long de sa carrière sont l'indépendance de la Tunisie, la lutte contre la torture et le viol, l'interruption de grossesse. Le militantisme de cette avocate l'a également menée en politique et elle a siégé à l'Assemblée nationale entre 1981 et 1984. Gisèle Halimi figure également au nombre des fondateurs de l'association altermondialiste Attac créée en 1998.
L'engagement sans faille de Gisèle Halimi en fait une figure emblématique des 20e et 21e siècles.
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Journalistes: Jean Dumur et Claude Torracinta