Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07161.jsonl.gz/870

Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape Homélie à Paris 30/05/80 (trad. DC 1788, p. 556 copyright © Libreria Editrice Vaticana)
« M’aimes-tu ? »
« Aimes-tu ? … M’aimes-tu ? … » Pour toujours, jusqu’à la fin de sa vie, Pierre devait avancer sur le chemin accompagné de cette triple question : « M’aimes-tu ? » Et il mesurait toutes ses activités à la réponse qu’il avait alors donnée. Quand il a été convoqué devant le Sanhédrin. Quand il a été mis en prison à Jérusalem, prison dont il ne devait pas sortir, et dont pourtant il est sorti. Et…à Antioche, puis plus loin encore, d’Antioche à Rome. Et lorsqu’à Rome il avait persévéré jusqu’à la fin de ses jours, il a connu la force des paroles selon lesquelles un Autre le conduisait là où il ne voulait pas. Et il savait aussi que, grâce à la force de ces paroles, l’Eglise « était assidue à l’enseignement des apôtres et à l’union fraternelle, à la fraction du pain et aux prières » et que « le Seigneur ajoutait chaque jour à la communauté ceux qui seraient sauvés » (Ac 2,42.48)… Pierre ne peut jamais se détacher de cette question : « M’aimes-tu ? » Il la porte avec lui où qu’il aille. Il la porte à travers les siècles, à travers les générations. Au milieu de nouveaux peuples et de nouvelles nations. Au milieu de langues et de races toujours nouvelles. Il la porte lui seul, et pourtant il n’est plus seul. D’autres la portent avec lui… Il y a eu et il y a bien des hommes et des femmes qui ont su et qui savent encore aujourd’hui que toute leur vie a valeur et sens seulement et exclusivement dans la mesure où elle est une réponse à cette même question : « Aimes-tu ? M’aimes-tu ? » Ils ont donné et ils donnent leur réponse de manière totale et parfaite — une réponse héroïque — ou alors de manière commune, ordinaire. Mais en tout cas ils savent que leur vie, que la vie humaine en général, a valeur et sens dans la mesure où elle est la réponse à cette question : « Aimes-tu ? » C’est seulement grâce à cette question que la vie vaut la peine d’être vécue.
Troisieme Dimanche Paques_c
3e Dimanche de Pâques autre méditation
Alléluia, Alléluia! Le Crucifié ressuscité vous envoie témoigner de sa joie, Alléluia, Alléluia!
Quelle joie de suivre le Christ qui nous aime, qui a donné vie pour nous, qui attire à Lui tous les hommes. Des hommes et des femmes ont été saisis par son regard d’amour et ont tout quitté pour le suivre. C’est un témoignage de joie ! Le jeune homme riche n’a pas répondu à l’appel du Christ et il s’en est allé tout triste parce qu’il avait de grands biens. (cf. Matthieu 19,22) Quels biens ? Il n’a pas découvert le trésor que nul ne peut lui prendre. Ce trésor c’est l’Amour du Christ ! Qui perd sa vie la trouvera ! (cf. Luc 9,24)
L’annonce du Royaume passe à travers ce témoignage. L’humanité attend la délivrance de la mort et de la souffrance. Le monde n’offre que des issues passagères. Tous désirent une vie sans fin, un bonheur qui comble notre cœur assoiffé d’amour. Il vaut la peine de miser sa vie sur le Christ. Suivons notre Bon Pasteur qui donne la vie, une vie en abondance. (cf. Jean 10,10)
Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité A Simple Path, p. 80 (trad. Un Chemin tout simple, Plon Mame 1995, p. 83 rev.)
Je dis toujours que l’amour commence à la maison : d’abord dans votre famille et ensuite dans votre ville. C’est facile de prétendre aimer les gens qui sont très loin, mais beaucoup moins facile d’aimer ceux qui vivent avec nous ou tout près de nous. Je me méfie des grands projets impersonnels : l’amour doit commencer par une personne. Pour parvenir à aimer quelqu’un, il faut le rencontrer, se rendre proche de lui. Tout le monde a besoin d’amour. Tous les êtres humains ont besoin de savoir qu’ils comptent pour les autres et qu’ils ont une valeur inestimable aux yeux de Dieu. Jésus a dit : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Il a dit aussi : « Ce que vous avez fait au plus petit de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,40). Donc c’est lui que nous aimons dans chaque pauvre. Il a dit : « J’avais faim et vous m’avez donné à manger ; j’étais nu et vous m’avez habillé » (Mt 25,35). Je rappelle toujours à mes sœurs et à nos frères que notre journée est faite de vingt-quatre heures avec Jésus.
meditationCinquieme Dimanche Paques_c
INVITATION À VOUS PRÉPARER À LA PENTECÔTE:
NEUVAINE