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La piraterie littéraire n’est jamais finie. Le clavier entre les dents, nos mains animales frappent la matière, elles martèlent le réseau dans l’espoir d’entendre un quelconque écho, et notre quête digitale s’efforce de dévoiler le langage obscur de notre futur. Construire le commun de nos aventures débute par la destruction de notre grammaire.
Des corridors, des corridors sans fin ! Des escaliers, des escaliers où l’on monte, où l’on descend, où l’on remonte, et dont le bas trempe toujours dans une eau noire agitée par des roues, sous d’immenses arches de pont… à travers des charpentes inextricables ! Monter, descendre, ou parcourir les corridors, et cela, pendant plusieurs éternités… Serait-ce la peine à laquelle je serais condamné pour mes fautes ? J’aimerais mieux vivre !
[...] Elles semblaient être en pierres, mais en m'y appuyant je m'aperçus qu'on s'y enfonçait mollement comme dans un lit ; elle était couverte d'une sorte de mousse et de lierres. Je m'aperçus que ces couches étaient distribuées deux à deux. À l'instant où je pensais m'étendre sur celle qui voisinait avec une couche que je pensais affectée à Dausse, je me rendis compte que le chevet de cette couche était déjà occupé par d'autres personnes. Nous quittâmes donc ces couches qui étaient des tombes et nous poursuivîmes notre chemin. [...]