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Critique
Le générique est très subtil et les premiers plans se succèdent sans musique de fond. C'est rare. Après un accident de voiture et un pêcheur qui tente de sauver les victimes, le scénario ouvre très vite le rideau sur le sujet. Laine Hanson (Joan Allen) est présentée par le président des Etats-Unis (Jeff Bridges) pour être la vice-présidente. La décision provoque immédiatement des remous parmi l'opposition. Le sénateur Shelly Runyon (Gary Oldman) se livre à une campagne de dénigrement en règle, à laquelle Laine Hanson devra résister de son mieux.
Après la réalité lassante de l'affaire Clinton, on pouvait craindre que Hollywood se jette sur un sujet de ce genre. C'était avec raison.
Rod Lurie brosse à larges traits la nomination d'une vice-présidente fictive. La victime des ragots, cette fois, est une femme. Cela devrait rajouter du piment à l'affaire, ça ne la rend que plus pénible. Voici un portrait de famille (la cour de la Maison-Blanche) dont les caractères sont pour le moins caricaturaux. La suggestion est la grande absente de l'affaire, alors qu'on célèbre le triomphe des points sur les i. C'est bien long, bien ennuyeux, bien stéréotypé. Seul le générique est réussi. C'est un peu court pour un long métrage.
Geneviève Praplan