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Cycle et Couleur
Le cycle temporal
Le cycle temporal détermine la succession des temps liturgiques, en particulier les limites de l'année liturgique qui commence le 1er dimanche de l'Avent et se termine le samedi de la 34e semaine du Temps ordinaire. Le cycle temporal est essentiellement mobile, dans la mesure où il est organisé autour de la fête de Pâques.
Le cycle temporal est organisé en différentes périodes, dites temps liturgiques :
- du premier dimanche de l'Avent à la veille de Noël : le temps de l'Avent
- de la fête de Noël au Baptême du Seigneur : le temps de Noël,
- du mercredi des Cendres à la veille du dimanche des Rameaux : le temps du Carême,
- du dimanche des Rameaux à la veille de Pâques : la Semaine Sainte,
- de Pâques à la Pentecôte : le temps de Pâques,
- entre le Baptême du Seigneur et le Carême, puis entre la Pentecôte et l'Avent : le temps ordinaire.
Les deux fêtes les plus importantes de l'année, Noël et Pâques sont rehaussées par la célébration d'une « Octave ».
Quant à la disposition des lectures au cours de la messe du dimanche et des fêtes, le calendrier suit un cycle de trois ans, ce qui permet de parcourir les trois Évangiles dits synoptiques : l'année A est réservée à l'Évangile selon Matthieu, l'année B lit l'Évangile selon Marc et c'est l'Évangile selon Luc qui est lu pendant l'année C. L'Évangile selon Jean est lu principalement pendant certaines fêtes, tous les ans.
Lire pendant une année liturgique un des Évangiles permet de suivre en un an, ce que Jésus a vécu durant sa vie terrestre. La chronologie n'est pas suivie scrupuleusement puisque Jésus naît à Noël et meurt le Vendredi Saint, ce qui laisserait une grande partie de l'année vide.
La mobilité de la fête de Pâques et, plus largement, celle du Carême et du Temps pascal, fait que le cycle des semaines du Temps ordinaire est interrompu à des périodes différentes d'une année sur l'autre. C'est ainsi que certains des dimanches du temps ordinaire peuvent être fêtés soit avant le Carême, soit après la fête du Saint Sacrement, soit supprimés.
(source : Wikipedia.org avril 2011)
Les couleurs liturgiques
Vert
C’est la couleur choisie quand il n’y a pas de fête particulière. Ce temps où nous grandissons dans la foi, petit à petit, c’est le temps liturgique « ordinaire ». On distingue le temps des grands mystères du Salut (Noël, Pâques…) et le temps ordinaire mais qui n’est pas banal pour autant ! Il s’agit pendant cette période de l’année de se laisser vivifier par la vie de Dieu.
Violet
Le violet, couleur sombre, exprime l’austérité. L’Église a choisi cette couleur pour les temps d’attente, de conversion et de pénitence : l’Avent (qui précède Noël), le Carême (qui prépare Pâques), le sacrement de réconciliation, les messes des défunts. Le violet nous rappelle que Jésus était attendu par le peuple d’Israël. Les prophètes avaient promis sa venue : il est le Messie qui nous sauve.
Rouge
C’est la couleur du sang, la couleur du feu symbole de l’amour. Le sang, c’est la vie : c’est par le Sang du Christ que nous sommes sauvés. Le prêtre se vêtira de rouge pour le dimanche de la Passion, le Vendredi Saint, les jours de la fête d’un martyr, à la Pentecôte et aux messes de l’Esprit-Saint. En voyant ce rouge, on peut remercier Jésus pour son sang versé, qui nous donne part à la Vie de Dieu. Remercier tous ceux qui sont morts pour que la foi soit transmise et demander à l’Esprit-Saint de nous aider à croire vraiment.
Blanc
Couleur de la Résurrection et de la Gloire de Dieu. Avant de mourir, Jésus s’est montré à trois apôtres revêtu d’un vêtement blanc éblouissant : c’est la Transfiguration (Marc 8). Jésus leur montrait ce que serait sa gloire dans le ciel. Toute l’Église est décorée de blanc pour les grandes fêtes : Pâques et le temps Pascal ; Noël et le temps de Noël ; la Toussaint ; pour un baptême, un mariage ; les fêtes de la Vierge-Marie, des anges, des saints et saintes non martyrs. Elle nous rappele que le vêtement blanc de notre baptême est un signe de ce vêtement de sainteté que nous porterons un jour dans le Royaume de Dieu.
Rose
C’est le mélange du violet et d’un peu de blanc. Le rose est utilisé deux fois par an : au 3ème dimanche de l’Avent (Gaudete) et au 4ème dimanche de Carême (Laetare). En ces temps de pénitence, ces dimanches évoquent déjà la joie de la fête à venir (Noël et Pâques), ainsi ils sont une « pause » dans les privations. On met donc un peu de « Joie » (le blanc) dans l’Austérité (le violet) du temps liturgique.
(source : d’après une fiche de l’Abbé Desaint, Diocèse de Beauvais)