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Les chiffres ci-dessous livrent des indications quant à la manière dont les personnes étrangères vivant en Suisse sont perçues par la population. En mesurant des attitudes face à des assertions volontairement polémiques, ils indiquent le degré d’ouverture de la population. Ils se focalisent sur l’interprétation des droits et des comportements – réels ou imaginés – des non-nationaux.
De manière générale, la population fait preuve d'ouverture. 72% des personnes sont contre le renvoi des ressortissants étrangers en cas de raréfaction des emplois, 69% sont en faveur du regroupement familial et 59% en faveur de la naturalisation automatique de la 2e génération. 52% pensent que les personnes de nationalité étrangère devraient obtenir le droit de participation politique, alors que 47% s’y opposent.
Evolutions 2018-2020 :
- Accord avec le regroupement familial +8 points
- Plus de 50% favorable à la participation politique
- Changement de tendance pour la participation politique
77% des personnes ne pensent pas que les étrangers créent un sentiment d’insécurité dans la rue. 76% affirment que la présence étrangère dans les classes n’est pas un frein à la bonne éducation des enfants suisses. 75% réfutent l’affirmation selon laquelle les non-nationaux sont responsables de potentielles hausses du chômage. 70% pensent que les ressortissants étrangers font le travail dont les autochtones ne veulent pas et 68% qu’ils sont nécessaires au fonctionnement de l’économie. L’affirmation selon laquelle ils abusent des prestations sociales présente des résultats moins polarisés : 57% des personnes la réfutent, alors que 41% l’approuvent.
Evolutions 2018-2020 :
- Pas de sentiment d'insécurité +6 points
- Pas un frein à l'éducation +6 points
- Pas d'abus des prestations sociales +6 points
- Abus des prestations sociales -6 points
Part de la population étant tout à fait, plutôt, plutôt pas ou pas du tout d’accord avec différentes affirmations relatives aux personnes étrangères.
Questions
Voici une série d'affirmations que l'on entend parfois à propos des personnes étrangères vivant en Suisse. Dans quelle mesure êtes-vous d'accord avec celles-ci ?
a. Les étrangers doivent avoir des droits de participation politique, par exemple le droit de vote au niveau communal ou cantonal, car cela facilite l’intégration.
b. Les étrangers qui sont nés en Suisse devraient pouvoir être automatiquement naturalisés.
c. Les étrangers vivant depuis au moins cinq ans en Suisse devraient avoir le droit de faire venir des parents proches, par exemple le conjoint ou les enfants mineurs.
d. Lorsque les emplois se font rares, il faudrait renvoyer dans leur pays d’origine les étrangers vivant en Suisse depuis moins de cinq ans.
e. Les étrangers en Suisse sont nécessaires pour le fonctionnement de l’économie et le financement du système de sécurité sociale.
f. Les étrangers abusent du système de prestations sociales, par exemple de l'AVS ou de l'AI.
g. Les étrangers font le travail dont les autres ne veulent pas.
h. Les étrangers sont responsables de l’augmentation du chômage en Suisse.
i. Les enfants étrangers à l’école empêchent les enfants suisses de recevoir une bonne éducation.
j. Si je ne me sens pas en sécurité, c’est à cause de la présence des étrangers dans la rue.
Modalités de réponse
1. tout à fait d’accord, 2. plutôt d’accord, 3. plutôt pas d’accord, 4. pas du tout d’accord, 9. non réponse. Prise en considération de toutes les modalités des affirmations a.-j.
Informations supplémentaires
Tableaux
Sources
Source : Enquête sur le vivre ensemble en Suisse (VeS)
Année : 2020
Univers : Population résidante permanente âgée de 15 à 88 ans
Effectifs non pondérés : n (total) = 3258