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L'initiative « Remplacer la taxe sur la valeur ajoutée par une taxe sur l'énergie » a été lancée par le parti vert-libéral et le scrutin aura lieu le 8 mars 2015. L'initiative veut que la taxe sur la valeur ajoutée soit remplacée par une taxe élevée sur l'essence, le diesel, l'huile, le gaz et l'électricité à la base de sources non renouvelables.
L'impôt sur l'énergie pèserait lourdement sur les entreprises de l'industrie MEM suisse. Un impôt élevé sur l'énergie augmenterait fortement les prix des produits suisses à l'étranger, ce qui menacerait la compétitivité internationale d'une grande partie de l'économie suisse. De surcroît, elle constituerait une charge supplémentaire outre la nouvelle force du franc. L'initiative menace des emplois et la prospérité.
De plus, la stabilité des finances fédérales est inutilement mise en jeu. L'impôt sur l'énergie remplace des recettes sûres par des recettes incertaines. Aujourd'hui, avec plus de 22 milliards de francs par an, la taxe sur la valeur ajoutée est de loin la source de recettes la plus importante de la Confédération. Cependant, si l'initiative devait arriver à son but et que la consommation d'énergie diminue, l'impôt sur l'énergie devra alors être augmenté ou l'État serait privé de moyens financiers pour accomplir ses tâches. Il serait finalement indispensable d'augmenter les prix de l'énergie de façon démesurée ou de boucher durablement un profond trou dans le trésor de la Confédération.
De plus, le système fiscal de la Suisse serait différent de celui de tous les autres pays du monde. S'ajoutent à cela un changement de système compliqué et d'innombrables exceptions et mécanismes de compensation. Ceci aboutit à une complication de la bureaucratie pour les entreprises suisses.
Swissmem s'oppose donc résolument à l'initiative « Remplacer la taxe sur la valeur ajoutée par une taxe sur l'énergie ».