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A quoi servent les cours interentreprises et pourquoi sont-ils à la charge du formateur en entreprise?
Les cours interentreprises n'étaient pas présents dans les anciens règlements d'apprentissage de bureau et de commerce; il s'agissait d'une exception historique. En effet, toutes les autres formations dans les métiers de l'artisanat, de l'industrie et de la vente bénéficient de tels cours d’introduction depuis des décennies. Leur objectif principal est d'assurer une formation répondant à l'entier des exigences des ordonnances de formation alors que la plupart des entreprises, afin d'être concurrentielles, sont spécialisées dans une partie seulement des activités liées à la formation.
Selon la nouvelle Loi fédérale sur la formation professionnelle, de décembre 2002, les cours interentreprises sont sous la responsabilité des associations professionnelles. Ils sont donc financés soit par ces dernières, soit directement par les entreprises, soit par les fonds de formation professionnelle cantonaux, appelé FONPRO dans le canton de Vaud (www.fonpro.ch). Ces cours (toujours selon les bases légales) ne pouvant faire l’objet d’un profit financier pour l’organisateur, bénéficient de subventions de l’Etat, afin d’en diminuer systématiquement le coût pour l'entreprise.
Les cours interentreprises sont-ils obligatoires?
Les cours interentreprises sont des cours obligatoires qui durent de quelques jours à quelques semaines selon les métiers et complètent la formation professionnelle initiale. L’entreprise doit libérer l'apprenti pour qu'il puisse suivre les cours interentreprises et ceci sans retenue de salaire, ni de jours de vacances ou de congé.
Les frais y relatifs (matériel, repas, déplacements, etc.) sont à la charge de l’entreprise. Les cours sont organisés par l'association professionnelle de la branche qui convoque l'apprenti au CI avec copie à l’entreprise.
Qu'est-ce que la taxonomie?
La taxonomie, par exemple celle de Bloom, est un modèle pédagogique proposant une classification des niveaux d'acquisition des connaissances. La taxonomie organise l'information de façon hiérarchique, de la simple restitution de faits jusqu'à la manipulation complexe des concepts, qui est souvent mise en œuvre par les facultés cognitives dites supérieures. L'usage de taxonomies se retrouve entre autres dans la pédagogie par objectifs, ou dans les propositions du mouvement de l'éducation nouvelle.
La taxonomie des objectifs éducationnels selon Bloom peut être résumée en six niveaux hiérarchiques. À chaque niveau correspondent des opérations typiques. En général, plus une personne est capable d'en effectuer, plus elle «navigue» parmi les niveaux:
Pourquoi évaluer formellement un-e apprenti-e sur le lieu de travail?
La pratique professionnelle est la partie fondamentale de l'apprentissage. Il est donc indispensable que la formation en entreprise soit considérée à sa juste valeur, et c'est pour cela qu’elle compte pour moitié et à part entière pour l'obtention du CFC.
Il s'agit bien d'évaluer le travail de production de l'apprenti-e dans le cadre habituel des activités de l'entreprise. L'évaluation n'est donc pas une activité professionnelle supplémentaire; elle permet de faire le point régulièrement sur l'acquisition des compétences et d'organiser en conséquence le travail de la personne en formation.
L'évaluation de l'apprenti-e en entreprise prend-elle trop de temps au formateur en entreprise?
Lorsque l'on arrive pour la première fois dans une ville, on prend du temps pour trouver ses points de repères, on ne connaît ni les raccourcis ni les astuces pour prendre le trajet le plus court. Il en va de même avec toute nouvelle activité de formation. L'encadrement d'un-e premier-ère apprenti-e prend un certain temps: il faut s'approprier la démarche, se repérer dans le dossier de formation et des prestations (DFP), superviser la mise en route des "oeuvres" dans le cadre des contrôles de compétences (CC-CI) effectués au cours des CI et les situations d'apprentissage (STA) choisies. Ces "points de repères" permettront au formateur en entreprise de guider beaucoup plus rapidement ses futur-es apprenti-es sur des chemins connus. De plus, tout l'aspect administratif de cet encadrement est facilité par des outils modernes (gestion de l'évaluation via Internet) et une plateforme numérique appelée KONVINK.
Les formateurs en entreprise et les apprenti-es peuvent-ils obtenir un appui?
Les cours interentreprises de la première année d'apprentissage ont pour objectif d'aider l'apprenti-e à structurer son parcours de formation. Il/elle y apprendra à utiliser son dossier de formation et des prestations (DFP) et à maîtriser les outils à disposition pour l'évaluation notamment la plateforme numérique appelée KONVINK
S’agissant des formateurs en entreprise qui voudraient se perfectionner dans le suivi pratique, notamment s’agissant des CC-CI et des STA, de leurs apprentis, ceux-ci peuvent s’inscrire à des cours organisés directement par la CIFC-VD. Vous trouverez de plus amples renseignements sur la page d’accueil du présent site.
Par ailleurs, les formateurs en entreprise qui doivent ou qui souhaiteraient obtenir l’attestation légale obligatoire du cours CFFE (Cours de formation pour formateurs en entreprises de 40 périodes), ceux-ci peuvent s’adresser directement au Centre d'Education Permanente CEP qui gère pour la DGEP l’organisation de ces cours, cette dernière délivrant l’attestation en question.
CEP
Ch. de Maillefer 37
1052 Le Mont sur Lausanne
T: 021 648 77 55
http://www.cep.vd.ch