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Montreux, Suisse, le 8 septembre 2018 - Les fans de volleyball du monde entier restent en contact avec la 33ème édition du Montreux Volley Masters. Puisque c’est l’heure du Super Saturday à Montreux puisqu’aujourd’hui, nous avons droit à quatre matchs: deux matchs de classement et les deux demi-finales. Avec des places dans la très convoitée finale du Montreux Volley Masters pour les gagnants de ces deux derniers matchs.
La Chine et la Pologne joueront le premier match de classement à 13h00, suivis par
la rencontre Cameroun-Suisse (15h30 CET), dans ce deuxième match les deux équipes cherchent à remporter leur premier set de la compétition de cette année. Les demi-finales commencent dans la soirée. Le Brésil, champion en titre, affrontera l'Italie classée numéro sept mondial dans le classement de la FIVB à 18h30 CET, avant que le match de 21h00 CET donne lieu à un match passionnant entre la Turquie invaincue- et n’a concédé qu’un seul set de tout le tournoi- et la Russie.
Mais que peuvent attendre les fans du Super Saturday alors que nous entamons la fin des Masters de cette année?
Les Azzurre vise une autre surprise
L’Italie de Davide Mazzanti est probablement l’équipe qui s’est le plus améliorée au cours de la compétition. Après une journée d'ouverture contre la Turquie, et leur entraîneur italien Giovanni Guidetti, les Azzurres ont réagi avec deux victoires en 3 sets consécutifs contre la Chine, puis la Suisse lors de leur dernier match. Puisqu’elles joueront le Brésil, champion en titre, en demi-finale, les Italiennes auront droit à un autre test sévère.
Les Brésiliens entrent dans le match avec des résultats similaires, mais avec deux points de moins à cause de leur défaite après un tie-break contre la Pologne. Néanmoins, ce point supplémentaire remporté dans le tie-break fut décisif pour les envoyer en demi-finale contre l'Italie. Les Sud-Américaines ont remporté le maximum de points contre la Russie et le Cameroun, et avec seulement un match entre elles et la possibilité de défendre leur titre ici, nous nous attendons à une bataille passionnante dans le premier des matches de demi-finale.
Attaque vs Défense: qui va le remporter ?
Alors que le numéro quatre mondial et le numéro sept mondial s'affrontent lors de la demi-finale Brésil-Italie, le match se joue entre l'une des meilleures attaques et l'une des meilleures défenses du tournoi, celle qui remportera ce combat, réservera directement sa place en finale.
Le Brésil compte quatre joueuses en tête du classement des scoreuses, avec plus de 20 points d’attaques chacunes: les meilleures scoreuse sont Rosamaria Montibeller (31 points), Gabi Guimaraes (33 points), Drussyla Costa (24 points) et Fernanda 'Fe Garay' Rodrigues (24 points) peu de doute persiste donc quant à leur puissance d'attaque. De plus, leur capacité à marquer des points en bloc-défense a également été un fléau pour leurs adversaires, et Rosamaria en particulier a joué son rôle dans ce compartiment du jeu Sud-Américain, avec six points de blocs dans leurs trois matches de groupe.
La meilleure centrale brésilienne est Adenizia da Silva, qui a inscrit 11 points de bloc et un total individuel de 19 points jusqu’à présent dans le tournoi (les autres étant composés de sept attaques et d’un ace). L’autre centrale Ana Carolina da Silva a un total de 18 points, dont sept blocs, neuf pointes et deux as, tandis que le vétéran Thaisa Menezes, dont la présence distinguée au filet a été un atout pour la compétition de cette année, a contribué à quatre blocs. points, sept pointes et deux aces.
Face à cette équipe pleine de talents, l’équipe italienne va devoir retrouver le niveau de ses premiers matchs, après un match où, elle a pu économiser ses forces lors de son dernier triomphe en phase de groupes contre la Suisse, qui les a confortablement placés en demi-finales. La meilleure scoreuse Paola Ogechi Egonu, remarquable pointue de 19 ans, a été reposée contre les Suisses avant les demi-finales, après avoir marqué 32 points lors des deux premiers matches (26 attaques deux blocs et quatre aces).
Les autres grandes attaquants italiennes possèdent des statistiques plus modestes par rapport à leurs homologues brésiliennes. Egonu est suivie par la vétérane Lucia Bosetti (17 points), la centrale Anna Danesi (12 points) et l’ailière Sylvia Chinelo Nwakalor (12 points), tandis que la capitaine Cristina Chirichella et l’ailière Serena Ortolani ont toutes les deux marqué dix points. Défensivement, cependant, les Italiennes ont découvert un malin plaisir à convertir leurs défenses en attaques. Les centrales Ofelia Malinov et Anna Danesi mènent la course avec cinq blocs chacunes, suivis de près par Ortolani et Chirichella, respectivement quatre et trois. Miryam Fatime Sylla, qui a dominé le tableau des scoreuses contre la Suisse, a fait trois blocks, tandis que Marina Lubian, Lucia Bosetti et la meilleure scoreuse Egonu en ont tous deux.
Alors que le Brésil entre dans la partie avec une panoplie de talents, l’Italie cherchera à calmer les ardeurs de ses adversaires avec leur bloc, et celles qui prendront l’avantage dans l’un de ces compartiments -dans cette rencontre intrigante pour tous les spectateurs- décideront certainement de qui aura le droit de jouer la finale de dimanche.
La Turquie peut-elle maintenir un niveau sans aucune faute ?
Elles ne sont peut-être pas les meilleureuress scoreuses ou les meilleures défenseuses de la compétition, mais la Turquie se classe parmi les quatre dernières équipes à pouvoir remporter une victoire impressionnante lors du Montreux Masters. De plus, elles n’ont perdu qu’un seul set jusqu’ici.
Cependant, cela ne signifie pas nécessairement qu’il est impossible de les battre. Leur talon d’Achille réside dans les points qu’elles concèdent avec leurs propres erreurs individuelles, avec 76 erreurs au total venant de leurs trois matches de poules, dont 31 uniquement contre la Chine.
Et ce sera un aspect de leur jeu qui nécessitera une nette amélioration si elles ne veulent pas permettre à leurs adversaires de samedi, les Russes de les exploiter en demi-finale. Le bilan de la Russie est légèrement moins bon que celui des Turcs, avec deux victoires sur trois lors de leurs matches du groupe B en trois sets, et une défaite contre le Brésil, championnes en titre, après un combat de quatre sets.
Et comme la Russie l’a prouvé lors de sa précédente rencontre contre la Pologne elle peut faire des grands matchs lorsqu’il le faut, il sera fascinant de voir si elle pourra jouer un autre grand match pour couper les ailes de la Turquie de Giovanni Guidetti,qui, jusque là, ont été relativement calme.
Les détails décideront des demi-finales
Bien que les statistiques d’erreurs accumulées par la Turquie soient préoccupantes, Giovanni Guidetti peut être assuré qu’il pourra également faire appel à l’une des attaques les plus impressionnantes du tournoi. Sa meilleure scoreuse, Meryem Boz, a marqué 31 points au total, dont 25 attaques. La capitaine Eda Erdem Dundar est juste derrière avec 30 points, dont 21 attaques. Ebrar Karakurt, la star face à la Suisse, compte 20 attaques sur un total de 29 points, tandis que Zehra Gunes et Hande Baladin ont respectivement marqué 17 et 16 points d’attaques, leurs points totaux s’établissant à 25 et 21.
Il est intéressant de noter que seuls deux Turques figurent parmi les meilleures blockeuses. Zehra Gunes est en tête du classement des Queens of the Net avec sept blocks, tandis qu’ Eda Erdem Dundar, la deuxième, en compte six. Seyma Ercan a récolté au total quatre blocs pour la Turquie, avec Beyza Arici, Meliha Ismailoğlu, Cagla Akin et Ebrar Karakurt en compte toutes trois.
Mais la défense de la Turquie devra faire de son mieux pour entraver l’attaque de la Russie. Nataliya Goncharova, meilleure scoreuse de la compétition cette année, a récolté 51 points dont 45 attaques, quatre blocs et deux aces. Les Sbornaya ont quatre autres marqueuses de points qui sont toujours dans la vingtaine, à savoir l’ailière Kseniia Parubets (29 ans), les centrales Irina Zaryazko (26 ans) et Irina Fetisova (24 ans) et la puissante Irina Voronkova (21 ans).
La quatrième meilleure scoreuse russe, Fetisova, est aussi la meilleure bloqueuse des Sbornaya avec 11 points au bloc, l’une des meilleures de la compétition, et la bataille entre elle et les attaquantes turcs sera certainement une lutte intéressante. Elle sera soutenue par Irina Zaryazko, qui a sept points au bloc à son actif, et Goncharova, qui a le troisième plus haut score avec quatre bloc.
L’une des questions est de savoir si la défense russe peut écarter l’attaque turque, tout en sachant que les Turcs sont enclins à commettre des erreurs, si Vadim Pankov et ses joueuses arrive à les mettre en difficulté, ils pourraient fournir aux médaillées de bronze 2016 leur test le plus difficile.
La Chine peut-elle ressusciter sa forme face à une Pologne malchanceuse?
L’équipe d’An Jiajie en Chine a connu un Montreux Masters décevant, ne sortant pas de la phase de groupes pour la première fois en trois ans après être apparue sur le podium, en 2016 en vainqueurs et en tant que médaillée de bronze il ya un an.
Avec une équipe expérimentale nommée en l'honneur de Montreux avant les Championnats du monde FIVB débutant fin septembre au Japon, certains se sont peut-être attendus à une telle prestation. Les exploits de Gong Xiangyu et de Liu Yanhan ont été prometteurs, tandis que Duan Fang et la centrale Hu Mingyuan ont également bien joué, ce qui les encouragera sûrement.
Elles chercheront à partir des Montreux Masters sur une note positive, mais elles devront affronter une équipe polonaise qui se sentira lésée de participer aux rencontres de classement après avoir participé au trio de tête de la poule B, pour finir troisième après leur défaite contre la Russie. L’équipe de Jacek Nawrocki ne manquera pas de donner aux Chinoises un test d’adieu difficile, avec la puissante Malwina Smarzek susceptible de faire de faire un grand match, tandis que le colosse défensif Agnieszka Kakolewska et l’animé Martyna Grajber se battront avec elle.