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Le manuscrit composite d'époque mérovingienne, provenant certainement de l'est de la France, se compose de six parties indépendantes à l'origine, rédigées par diverses mains souvent peu exercées et en plusieurs étapes. La plus grande partie des quelque trente extraits contiennent des écrits grammaticaux, patristiques, computistiques et médicaux. Les parties plus longues sont interrompues par de nombreux autres extraits, en partie rédigés aussi en notes tironiennes. De la troisième partie, conservée seulement partiellement, un quaternion se trouve aujourd'hui à Paris (BN lat. 10756). Le palimpseste de la cinquième partie constitue l'une des particularités de ce manuscrit: les textes inférieurs ont probablement été écrits en Italie au VIIème, et respectivement dans la seconde moitié du Vème siècle.
En ligne depuis: 17.03.2016
Les fragments de l'Antiquité tardive appartiennent à l'une des plus anciennes versions conservées des Evangiles, dans la traduction latine de Saint Jérôme († 420), ladite Vulgate. Le manuscrit fut écrit encore avant sa mort, dans le Nord de l'Italie. Au début du Moyen Age, il parvint à l'Abbaye de Saint-Gall; lors de la réorganisation de la bibliothèque vers 1460, ces feuillets furent collés pour renforcer la nouvelle reliure du VadSlg Ms. 292, au dos du livre et sur la page intérieure de la couverture.
En ligne depuis: 20.05.2009
Manuscrit palimpseste avec des textes du VIIIe s. (écriture supérieure) et du Ve s. (écriture inférieure). En onciale romaine, des fragments, très importants du point de vue de l'histoire des textes, tirés des livres 1 à 6 des Divinae institutiones (Institutions divines), sont attribuables à l'auteur romain, Lucius Caelius Firmianus Lactantius (vers 250 – 325). Cette copie du Ve siècle a été recouverte au VIIIe siècle, probablement à Saint-Gall, par les Dialogi de Grégoire le Grand et de courts textes théologiques d'Augustin, Isidore de Séville et de d'autres auteurs, la plupart inconnus.
En ligne depuis: 09.12.2008
Le glossaire palimpseste Abba-Ababus est un des manuscrits les plus anciens de la Bibliothèque abbatiale de St-Gall qui existe encore en tant que livre relié. Le glossaire, dans lequel un mot latin est expliqué par un autre, a probablement été écrit à l'abbaye de Bobbio à partir de textes du Ve siècle. Les textes inférieurs, plus ou moins lisibles, contiennent des fragments des psaumes et du livre de Jérémie de l'ancien testament ou des extraits d'œuvres du grammairien Donatus et du poète romain Térence. Avec une miniature d'un rhéteur en pose d'orateur.
En ligne depuis: 09.12.2008
Recueil de fragments I de la Stiftsbibliothek de Saint-Gall (« Veterum Fragmentorum manuscriptis codicibus detractorum collectio tomus primus »). Il contient, en plus de bien d'autres feuillets isolés et fragments de textes historiques, un important fragment de l'Enéide et des Géorgiques de Virgile de la fin du IVe siècle (11 feuillets et 8 petites bandes), 17 fragments plus ou moins grands d'une Vetus-Latina antéhiéronymienne des Evangiles du début du Ve siècle, des fragments des comédies de Térence du Xe siècle, des documents du Xe au XVe siècle, de petits fragments de textes hébreux ainsi que le « St. Galler Glauben und Beichte II » (formule de confession avec profession de foi du XIe siècle). Le Père Ildefons von Arx (1755-1833) a rassemblé ce volume composite en 1822 et l'a dédié à son ancien supérieur, le bibliothécaire du monastère, le Père Johann Nepomuk Hauntinger (1756-1823).
En ligne depuis: 31.07.2009
Recueil de fragments II de la Stiftsbibliothek de Saint-Gall (« Veterum Fragmentorum Tomus II »). En plus d'autres textes, ce volume contient 110 feuillets isolés plus ou moins grands de la plus ancienne version de la Vulgate des Evangiles, écrite au Nord de l'Italie (Vérone?) vers 410/420, des fragments d'un manuscrit des psaumes en latin et grec, respectivement du VIIe et du Xe siècle, ainsi qu'un assez grand nombre de fragments irlandais de la Stiftsbibliothek du VIIe au IXe siècle, entre autres la représentation de l'Evangéliste Matthieu en train d'écrire avec son symbole (p. 418), une croix (p. 422) et une initiale de « Peccavimus » (p. 426).
En ligne depuis: 31.07.2009