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Le réacteur de recherche AGN-211-P est un réacteur «piscine» d'une puissance maximale de 2 kW. Il se trouve au département de physique de l'Université de Bâle. L'installation nucléaire a été mise en service en 1959 et a contribué à former plus de 1000 étudiants en physique et en chimie dans les domaines de la mesure, de l'utilisation et du maniement de la radioactivité. Le réacteur de recherche a été utilisé pour la dernière fois en automne 2013. Il a été définitivement mis hors service en 2015 avec le rapatriement des éléments combustibles aux Etats-Unis.
Le courant consommé en Suisse est issu à 58% des énergies renouvelables : à raison de 53% pour la grande hydraulique et de 5% pour le photovoltaïque, l'énergie éolienne, la petite hydraulique et la biomasse. La part de l'énergie nucléaire est de 21% et celle des déchets et des agents énergétiques fossiles avoisine 2%. La provenance et la composition de 19% du courant fourni sont invérifiables. C'est ce qui ressort des données sur le marquage du courant en 2015.
Le quaternaire est la période géologique la plus récente. Il a débuté il y a environ 2,5 millions d'années et perdure aujourd'hui encore. Dans le cadre de la recherche de sites d'implantation pour les dépôts en profondeur, la Société coopérative nationale pour le stockage des déchets radioactifs (Nagra) veut procéder à une étude approfondie de cette couche de roche meuble. Les forages quaternaires permettent d'extraire des carottes qui livrent des informations sur les processus d'érosion et sur l'activité tectonique dans le passé. D'ici fin 2017, la Nagra déposera probablement une dizaine de demandes auprès de l'Office fédéral de l'énergie (OFEN) pour des forages quaternaires. La première demande est mise à l'enquête dès aujourd'hui. Il s'agit du forage quaternaire de Riniken, dans le canton d'Argovie.
Au 1er janvier 2017, la Suisse comptait 643 aménagements hydroélectriques en exploitation d'une puissance supérieure à 300 kW (1er janvier 2016: 623 installations). Par rapport à l'année précédente, la puissance maximale au générateur a augmenté de 989 MW. La plus grande partie de cette hausse est due à la mise en service de centrales à pompage-turbinage.
Lors de sa séance du 26 avril 2017, le Conseil fédéral a approuvé la révision partielle de l'ordonnance sur l'énergie nucléaire (OENu). Les exigences relatives au justificatif de sécurité des centrales nucléaires sont ainsi désormais réglementées à l'échelon de l'ordonnance plutôt que dans une directive, comme c'était le cas jusqu'à présent. Il en résultera une plus grande sécurité juridique pour les exploitants et les autorités. Les modifications entreront en vigueur le 1er juillet 2017.
Depuis l'entrée en vigueur de la loi sur l'énergie nucléaire et de l'ordonnance sur l'application de garanties, tous les stocks de matières nucléaires en possession suisse se trouvant à l'étranger doivent être déclarés chaque année aux autorités de surveillance. L'Office fédéral de l'énergie publie aujourd'hui la liste pour 2016.
En 2016, la consommation d'électricité en Suisse s'est établie à 58,24 milliards de kilowattheures (kWh), soit quasiment au même niveau que l'année précédente (-0,01%). La production nationale (après déduction de la consommation due au pompage d'accumulation) a atteint 58,7 milliards de kWh. L'excédent d'importation était de 3,9 milliards de kWh. Pour la première fois, la Suisse a affiché en 2016 un solde négatif du commerce extérieur de 145 millions de francs suisses pour l'ensemble de l'année civile.
Le 21 mai 2017, le peuple suisse se prononcera sur la révision de la loi sur l'énergie. Celle-ci vise à réduire la consommation d'énergie, à améliorer l'efficacité énergétique et à promouvoir les énergies renouvelables. La construction de nouvelles centrales nucléaires sera en outre interdite. L'objet soumis à votation permettra à la Suisse de diminuer la dépendance à l'égard des importations d'énergies fossiles et de promouvoir les énergies renouvelables indigènes. L'argent sera ainsi investi en Suisse et non à l'étranger. De plus, comme l'a souligné la présidente de la Confédération Doris Leuthard aujourd'hui en présentant la position du Conseil fédéral, la population et l'économie en profiteront.
La Société coopérative nationale pour le stockage des déchets radioactifs (Nagra) a déposé les demandes d'autorisation de forage pour les régions Jura-est et Zurich nord-est auprès de l'Office fédéral de l'énergie (OFEN) en septembre 2016. Les demandes pour Zurich nord-est sont mises à l'enquête à partir d'aujourd'hui.
Au cours de sa séance du 3 mars 2017, le Conseil fédéral a approuvé le rapport «Conception et mise en oeuvre de mesures d'encouragement pour l'utilisation de la géothermie profonde en Suisse» qui répond aux deux motions 11.3562 «Géothermie profonde. Offensive» et 11.3563 «Géothermie profonde. Reconnaissance géologique dans toute la Suisse» déposées par le conseiller d'Etat Felix Gutzwiller le 15 juin 2011 et à la motion 11.4027 «Plan d`action en faveur de la géothermie» déposée par la conseillère nationale Kathy Riklin le 30 septembre 2011. En résumé, ce rapport établit que l'énergie du sous-sol terrestre pourrait apporter une contribution importante à la sécurité de l'approvisionnement de la Suisse. Le premier paquet de mesures de la Stratégie énergétique 2050 adopté par le Parlement le 30 septembre 2016 contient des mesures permettant de mieux exploiter le potentiel de la géothermie grâce à des développements technologiques, à la recherche et à l'innovation. Le Conseil fédéral estime qu'il n'y a actuellement pas lieu de prendre d'autres mesures.