Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07071.jsonl.gz/1077

Etre parent pourrait nous rende plus résistant au rhume selon la revue Psychosomatic Medicine et contrairement à ce que l'on pourrait penser, le fait de partager les microbes de ses enfants ne serait pour rien dans cette protection accrue.
Sheldon Cohen et son équipe de la Carnegie Mellon University en Pennsylvanie (États-Unis) a recruté près de 800 personnes âgées de 18 à 55 ans dans les environs de Pittbursgh. De 1993 à 2004, ils ont participé à des essais bien particuliers qui consistaient à les infecter par l'un des virus du rhume.
Les participants ont d'abord été placés en quarantaine pour limiter leur exposition à des virus extérieurs. Les chercheurs leur ont ensuite administré des gouttes nasales avec un virus à l'origine du rhume. Des examens réguliers ont été réalisés pendant 5 à 6 jours pour guetter les maux de gorge, éternuements ou nez bouchés, signes classiques de la maladie. Les sécrétions nasales de mucus ont également été analysées pour y détecter la présence du virus inoculé afin d'établir le diagnostic de rhinite.
Au terme de ces tests, les parents présentaient 52% de risque en moins de développer un rhume par rapport aux volontaires sans enfant. L'importance de la progéniture a même accentué ce rôle protecteur: avoir trois enfants ou plus éloignait le rhume de 61%, contre 48% pour les parents d'un ou deux enfants.
Le secret résiderait dans l'état d'espirt. Selon les auteurs de l'étude, des recherches antérieures ont établi que les émotions positives pouvaient diminuer le risque de rhume en régulant la production de molécules inflammatoires (les cytokines). À l'inverse, le stress est connu pour affaiblir le système immunitaire en rendant l'organisme plus vulnérable aux infections virales.
Selon les chercheurs, la satisfaction d'être parent, un sentiment d'accomplissement de soi, ou encore le fait de se sentir moins seul pourraient expliquer l'effet protecteur de la parentalité contre le rhume.
En effet les jeunes parents (âgés de moins de 24 ans) n'ont pas bénéficié de cette résistance. La maturité et l'indépendance financière de leurs aînés les rendraient en réalité plus aptes à bénéficier des effets positifs de la parentalité ... et à mieux gérer leur stress.
En résumé faites des enfants ou achetez-vous un gros stock de mouchoir en papier !