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Eureka! est un programme appartenant à la classe des micromondes. Ce type de programme
se distingue par le fait qu'on entre sur une fenêtre vide, à l'intérieur de laquelle on dispose
d'un certain nombre d'objets à partir desquels on doit construire quelque chose. Cette caractérisitique
lui vaut d'appartenir aux systèmes informatiques que l'on qualifie d'ouverts. La construction se fait à
partir de manipulations simples, ici, en l'occurence, il s'agit de déplacer l'objet et de cliquer
dessus pour apprendre à manipuler cet objet en particulier ou pour le définir, si
définition il y a. L'apprenant peut
ensuite tester sa "construction" dans une situation de simulation. Les objectifs de tels
programmes sont d'ordre général et se veulent transférables (développer des stratégies d'apprentissage, un
raisonnement
"hypertextuel", c'est à dire par liens, etc. ). Cependant, ils visent aussi à développer chez
l'apprenant une familiarisation avec le langage de
programmation ou , aussi, une familiarisation avec la création d'un langage pour discuter d'un objet, d'un concept
ou d'une
règle. L'approche dite "par résolution de problème" est également privilégiée dans ce genre de
programme.
Je vous présenterais ici, une séquence de cinq eurekas, dont le public cible serait des enfants
de 8 à 10 ans apprenant les règles de l'accord du participe passé avec l'auxiliaire être.
A première vue, il s'agit moins de traiter des règles grammaticales que de tester la fonction d'un interrupteur (en d'autres termes, la commutation).
On se rend donc vite compte que la manipulation, simple, reste toujours la même et que l'objet de ces eurekas doit se trouver ailleurs. En effet, c'est sur le panneau d'affichage que se concentre la matière. A chaque eureka correspond une variante. On pourrait alors croire que l'accent est mis sur les différents types de phrases (affirmative, interrogative, négative) puisqu'à l'exception de la phrase exclamative, elles sont toutes représentées.
Eh! bien, non, c'est sur l'accord du participe passé avec l'auxiliaire être que se concentrent les eurekas.
Si les différents types de phrases apparaissent, ce n'est que pour montrer que l'accord est indifférent à ce paramètre là. Il en va de même pour l'adverbe qui a été glissé entre l'auxiliaire et le participe passé.
L'apprenant devrait être à même de réaliser que, lorsque l'objet est féminin ou masculin et que s'il y en a un ou plusieurs, la terminaison du participe passé s'en trouve légèrement modifiée.
Et, à partir de là, être capable de dégager la règle: avec l'auxiliaire être, le participe passé s'accorde en genre et en nombre avec le substantif auquel il se rapporte.