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Joe Biden a effectué cette annonce lors d'une réunion à la Maison Blanche avec son équipe en charge des questions d'immigration, attribuant à Kamala Harris le rôle qu'il a lui-même occupé lorsqu'il était le vice-président de Barack Obama. "Je vous confie une tâche difficile", lui a-t-il lancé.
"Elle a accepté de mener cet effort diplomatique", a ajouté le chef de l'Etat, évoquant les discussions avec le Mexique mais aussi le Salvador, le Guatemala et le Honduras, d'où sont originaires la plupart des mineurs qui se présentent aux Etats-Unis.
C'est la première fois que Joe Biden confie à sa vice-présidente un dossier spécifique. "Il est indéniable que cette situation représente un vrai défi", lui a répondu Kamala Harris.
Délégation à la frontière mexicaine
Une délégation composée d'élus du Congrès et de responsables de la Maison Blanche devait se rendre mercredi près de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique.
Elle visitera un centre d'accueil situé à Carrizo Springs, au Texas, a indiqué la Maison Blanche. Cette dernière est accusée par les républicains de refuser de prendre la pleine mesure de la crise à la frontière sud, avec en particulier l'arrivée de nombreux mineurs isolés.
"Transparence" vis-à-vis des journalistes
Le ministère de la Santé a autorisé la présence d'une caméra lors de cette visite. "Le gouvernement Biden est très attaché à la transparence", indique le communiqué, assurant que les différents ministères impliqués dans la gestion de cette crise s'efforceront de faciliter l'accès des journalistes sur le terrain.
Dans une tribune publiée dans le Washington Post, le photographe John Moore, auteur d'un ouvrage sur la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, s'était indigné que l'on soit passé de "zéro tolérance" sous Donald Trump à "zéro accès" sous Joe Biden.
"Le gouvernement actuel est arrivé avec une promesse de rendre la politique migratoire américaine plus humaine et plus transparente. Mais elle ne tient pas sa promesse sur ce deuxième point, et il est donc difficile de se faire une idée sur le premier", écrivait-il.
afp/oang