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Après plus de deux siècles de république, les noms des souverains français continuent à hanter nos mémoires comme notre imaginaire. De Clovis à Napoléon, de Charlemagne à Louis XIV, Bernard Phan dresse un portrait haut en couleurs des rois qui ont fait la France, dans sa géographie comme dans son histoire. Chacun à sa façon, avec plus ou moins de panache et de succès, a en effet contribué à façonner le territoire, la monarchie, parfois l'empire, français. C'est cette construction qui est ici commentée pas à pas, règne après règne, guerre après guerre.
Tous les rois, mais aussi les reines, lorsqu'elles ont eu un rôle politique, sont répertoriés, leur règne analysé et leur talent à exercer le pouvoir, à l'étendre ou à le conserver jaugé et jugé. C'est une histoire de France à travers ses souverains qui est ainsi dessinée, avec à l'appui cartes et arbres généalogiques des différentes dynasties.
Un guide pour ne plus jamais visiter Versailles, Fontainebleau ou les châteaux de la Loire en ignorant tout de ceux qui y ont vécu.
Professeur en classe de khâgne à Henri IV, Bernard Phan est notamment l'auteur de la Chronologie du XXe siècle (Points Histoire, 2006).
Jean-Frédéric Schaub, né à Paris en 1963, ancien élève de l'École normale supérieure, ancien membre de l'École des hautes études hispaniques-Casa de Velázquez, est actuellement maître de conférences à l'École des hautes études en sciences sociales;
Quand Lavisse affirme "Louis XIV fut un roi plus espagnol que français...", il reprend un thème élaboré dans le Refuge protestant et illustré au XIXe siècle par les historiens de tendance républicaine. S'agit-il simplement de l'enregistrement d'un argument pamphlétaire? On peut penser, au contraire, que la dette de la monarchie française à l'égard de l'espagnole fut bien réelle. Les textes français du Grand Siècle témoignent de la réception d'un héritage espagnol que Versailles et l'affirmation nationale postérieure ont fini par gommer. Retrouver les traces de cette reconnaissance, c'est critiquer les fondements de l'"exception française" tout autant que de la "différence espagnole".