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Les passes (combats)
Le jury est composé de 3 arbitres. Un des jurys se tient sur le rond (juré de rond) à l’opposé des 2 autres qui sont assis à une table (jurés de table) à côté du rond. Le combat se déroule sur un rond de sciure mesurant 9 à 12m de diamètre .
Les 2 lutteurs sont appelés un peu avant leur tour, de sorte qu’ils puissent s’échauffer. Ils enfilent chacun une culotte de lutte maintenue à la taille par une ceinture de cuir. Puis, quand vient leur tour, ils entrent sur le rond. L’arbitre ordonne de prendre les prises. Les lutteurs se serrent la main et s’empoignent: une main sur la ceinture de l’adversaire et l’autre sur le bord de la culotte. La passe (le combat) dure en général 5 à 6 minutes.
Pour gagner, il faut renverser l’adversaire sur les 2 épaules en tenant toujours la culotte au minimum avec une main. Si les prises sont lâchées ou les lutteurs sortent du rond, l’arbitre stoppe le combat et ordonne de reprendre. Les deux lutteurs doivent se placer au milieu du rond et la passe continue. Certains affrontements se terminent après 10 secondes. Si le temps est écoulé et qu’il n’y a pas de vainqueurs, on considére que la passe est nulle (égalité).
Le déroulement des compétition s’appuie sur un règlement technique.
Une fête se compose de 6 passes. Entre chacune d’elles, il y a une pause d’environ 1 heure afin de laisser à tous les lutteurs le temps de s’affronter. Après chaque tour, on additionne les points et on remet 2 combattants qui ont les mêmes totaux. Puis à la fin de la journée, on classe les résultats du meilleur au moins bon. Les lutteurs sont appelés un par un au micro. Les meilleurs sont couronnés et reçoivent leur prix.
Les lutteurs
Les Bergers portent une chemise de couleur et des pantalons sombres : origine de la lutte. Les gymnastes portent un maillot de corps blanc et des pantalons blancs: Origine : camps de gymnastes et lutteurs. On distingue trois catégories de lutteurs; les « sans couronnes », « avec couronne » et « couronnés fédéraux ». La couronne est une distinction attribuées lors de certaines fêtes.
Les Prises
Il existes plusieurs prises différentes, chacune comportant beaucoup de variantes. Parmi elles, il y en a 5 qui ressortent le plus souvent :
Le kurz
Le kurz est probablement le coup le plus ancien et le plus utilisé. Il doit être exécuté en pleine concentration, avec force et dynamisme. Le lutteur feinte en faisant semblant de partir sur sa gauche, puis il glisse sa jambe gauche au milieu de celles de son adversaire, il le soulève à soi en le serrant et le bascule sur sa droite en pivotant sur son pied droit. L’adversaire tombe directement sur les épaules.
Le tour de hanche
Le tour de hanche ressemble beaucoup au kurz. Mais il demande moins d’efforts dans les bras car le mouvement se fait par un effet de levier avec le corps. Il s’exécute des deux côtés. Le lutteur pivote sur ses pieds, glisse ses hanches à l’intérieur de son adversaire, le décolle en donnant un coup de rein vers le haut. Il tire sur son bras et l’envoie sur le dos.
Le saut croisé
Le saut croisé est une des prises les plus faciles. Elle est similaire au « croche-patte » que les enfants se font dans la cour d’école. Le lutteur feinte sur sa droite, puis il se retourne d’un coup sec sur sa gauche en allant crocher à l’intérieur de la jambe droite de son adversaire. Il pousse avec le haut du corps et le bascule sur sa gauche.
Le brienz
Le brienz est le plus souvent utilisé par des lutteurs d’un poids léger ou moyen. C’est une prise qui demande énormément d’entraînement. Il peut se tirer du côté droite, comme du côté gauche.
Le gammen
Le gammen est une prise utilisée par ceux qui ont un avantage autant bien en force, qu’en poids. Le lutteur rejoint les deux mains dans le bas du dos son adversaire. Il le serre afin qu’il soit plaqué contre lui et en déséquilibre. Puis il croche avec sa jambe gauche à l’extérieur en tirant celle de son adversaire vers l’arrière, ce qui le fait basculer directement sur les épaules.
Le Classement et les notes
Un jury de classement de 3 à 6 personnes, selon la manifestation procède à un nouveau classement des lutteurs après chaque passe (combat) on attribue des notes au gagnant et au perdant. Les notes sont attribuées comme suit:
Passe gagnée: notes entre 9.75 et 10.00
Passe nulle : notes entre 8.75 et 9.00
Passe perdue : notes entre 8.50 et 8.75
Distinctions et prix
La couronne est la distinction la plus convoitée lors d’une fête de lutte pour les adultes. Les jeunes qui ont les meilleurs résultats reçoivent une palme.
Ces distinctions sont attribuées lors de fêtes cantonales, d’associations, de certaines fêtes alpestre et de la fête fédérale.
15 – 18 % des lutteurs obtiennent la couronne.
Etre couronné est un immense honneur. Les couronnés représentent les meilleurs lutteurs de leur région et sont respectés par quiconque suit la lutte. A chaque fête, ils commencent le premier combat entre eux. Pour atteindre ce résultat, il faut obligatoirement battre au minimum un couronné dans la journée. Certaines couronnes ont plus d’importance que d’autres en fonction de l’importance de la fête (fédérale, association, cantonale).
Le pavillon de prix
A la fin de la fête, le jury appelle au micro les lutteurs dans l’ordre du classement. Les meilleurs combattants sont couronnés. Ils prennent leur feuille de résultats et vont s’agenouiller devant les demoiselles d’honneur vêtues du costume traditionnel de l’endroit pour recevoir leur couronne de lauriers. Après cette cérémonie les lutteurs se dirigent vers le pavillon pour choisir un prix parmi tous ceux qui sont exposés.
Pendant ce temps, l’arbitre finit d’appeler les autres lutteurs (gagnants et perdants), selon leur rang pour qu’ils aient chercher un prix au pavillon..
Le pavillon des prix est en majeure partie constitué de dons en nature récoltés dans la région, auprès d’amis de la lutte. Le premier prix lors des grandes fêtes est un « prix vivant » (par exemple un taureau).
Un pavillon de prix