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Les chercheurs ont effectué une méta-analyse avec les données de plus de 4 millions de personnes d’études de cohorte prospective, avec une incidence de 11 846 cas de cancer du pancréas qui ont été diagnostiqués. Avec comme groupe de référence les personnes ne buvant pas d’alcool ou en buvant « peu ». Les auteurs ont défini le groupe buvant « peu » lors d’une consommation de 0 à 12 g d’alcool par jour, « modéré » de plus de 12 à 24 g d’alcool par jour et «élevé » supérieur à 24 g d’alcool par jour.
Comparé au groupe contrôle, les patients avec une consommation « élevée » ont un risque légèrement augmenté de cancer du pancréas (risque relatif (RR), 1,15), ceux buvant « peu » (RR : 0,97) ou « modéré » (RR : 0,98) ne montrent pas d’augmentation du risque.
L’augmentation du risque a été attribuée à une consommation « élevée » d’alcool fort, mais pas d’augmentation significative du risque lors d’une consommation « élevée » de bière (RR : 1,08) ou de vin (RR : 1,09).
Les résultats montrent une augmentation significative du risque de cancer de pancréas, associé à la consommation d’alcool, chez l’homme mais pas chez la femme.
Commentaires : les faiblesses de l’étude sont que, dans le groupe contrôle, sont combinés ceux qui ont été abstinents toute leur vie avec ceux qui ont déjà consommé de l’alcool (ce qui pourrait biaiser les résultats dans une direction ou une autre pour les buveurs qui consomment « peu » et « modéré »), l’utilisation de mêmes limites pour catégoriser la prise d’alcool chez l’homme et la femme, et le manque de données sur le type de boissons. Le manque d’association significative entre le risque de cancer du pancréas et n’importe quelle consommation de bière ou de vin pourrait être lié à la concentration d’alcool plus basse de ces boissons, à l’effet de la présence de substances autres que l’alcool (telles que les polyphénols, présents dans le vin et la bière), ou même de pratiques différentes entre les participants consommant des boissons différentes, ou des limitations statistiques à cause de la variabilité des données qui rend la détection des effets moins probables.