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Le programme pour les enseignants du secondaire en langue portugaise s’étend à l’Afrique et à l’Amérique du Sud
Du 5 au 10 septembre, 75 enseignants du Portugal, du Brésil, du Mozambique, d’Angola, de São Tomé et du Cap-Vert participeront au programme pour les enseignants du secondaire en langue portugaise du CERN – un record.
Le groupe d'enseignants de langue portugaise qui ont visité le CERN en 2009.
En principe, le CERN organise ses programmes nationaux destinés aux enseignants en fonction de l’État membre intéressé. Il offre ainsi à ce dernier un retour supplémentaire sur son investissement dans les activités du Laboratoire en l’aidant à former et inspirer la prochaine génération de scientifiques. Toutefois, le Laboratório de Instrumentação e Física Experimental de Partículas (LIP
), du Portugal, par le biais de l’agence Ciência Viva
, a pris l’initiative d’aller au-delà des frontières portugaises en incluant d’autres pays lusophones. L’année dernière, le programme comptait 60 participants, dont 11 enseignants du Brésil et 5 du Mozambique. Cette année, les enseignants africains sont encore plus nombreux. En effet, à côté des 45 enseignants du Portugal et des 20 du Brésil, 3 viennent d’Angola, 5 du Mozambique, 1 de São Tomé et 1 du Cap-Vert. « C'est la première fois que le CERN établit des liens avec l'Angola, le Cap-Vert et São Tomé », souligne Mick Storr, responsable de la section Enseignants et visites au département PH du CERN. Ce programme est conjointement parrainé par le CERN, le LIP, et le gouvernement fédéral brésilien par le biais de la Sociedade Brasileira de Física et du Centro Brasileiro de Pesquisas Físicas (CBPF). Les frais de voyage des enseignants angolais sont pris en charge par le gouvernement de leur pays.
Pedro Abreu, l’un des principaux organisateurs locaux de ce programme et physicien au LIP, dit avoir eu de très nombreux échos positifs à l’issue du premier programme en langue portugaise, qui a eu lieu l’an dernier. « Les enseignants nous tiennent au courant de l’avancement de leurs projets consacrés au Big Bang et davantage d’enseignants portugais font visiter le CERN à leurs classes ; par ailleurs, le nombre de séminaires organisés par des physiciens portugais dans des écoles au Portugal a augmenté (un séminaire est organisé avant chaque visite du CERN) », ajoute Pedro. « Au CERN, la communauté portugaise est très engagée, et la plupart de ses chercheurs sont en relation avec le LIP. Les enseignants sont heureux de penser que ces physiciens auraient très bien pu être formés dans leur école et, surtout, que leurs étudiants actuels pourraient un jour occuper ces postes. »
Les participants assisteront le matin à des conférences abordant des sujets comme la physique des particules, les détecteurs, les accélérateurs, l’informatique ou les applications de la physique à la médecine. L’après-midi, ils feront des activités pratiques, comme la construction d'une chambre à brouillard opérationnelle ou encore la visite de différents sites du CERN, y compris les salles de contrôle des expériences LHC, le Centre de contrôle du CERN ainsi que l’installation d’essai des aimants supraconducteurs du LHC.
« Pour le CERN, de tels programmes revêtent deux missions stratégiques : former les scientifiques de demain en les mettant en contact avec des enseignants, et promouvoir la collaboration internationale, indique Mick Storr. En suscitant l’intérêt d’un enseignant, nous avons la possibilité de toucher 100 étudiants. À supposer que mille enseignants participent au programme chaque année, dans 10 ans, nous aurons en théorie touché un million d’étudiants. À l’heure actuelle, 850 enseignants participent chaque année à ce programme, et on compte environ 3500 participants au total depuis 1998, année de création du programme. Depuis 2006, le CERN propose aux enseignants des programmes nationaux dans leur langue maternelle. « Nous avons commencé par le hongrois, ce qui était déjà un défi ; alors si nous y arrivons avec le hongrois, nous y arriverons probablement avec n’importe quelle autre langue », ajoute Mick Storr. À ce jour, ce programme a été organisé en 15 langues différentes. La décision du Portugal d’inviter d’autres pays à participer au programme ouvre des perspectives variées de contacts avec d’autres États non-membres du CERN.
« Le succès remporté par le programme pour enseignants du CERN est attribuable au grand effort de collaboration entre les physiciens et ingénieurs du CERN, les utilisateurs et les scientifiques nationaux. Former les scientifiques de demain est une mission qu’ils ont vraiment à cœur. Sans leurs efforts, ce programme ne pourrait avoir lieu », conclut Mick Storr.
(traduction de l'anglais par Rania Python)
par Carolyn Lee