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Titre: Le meilleur des mondes
Titre original: Brave new world
Auteur: Aldous Huxley
Traducteur: Jules Castier
Éditeur: Pocket (Huxley 1932 édition originale)
Pages: 284
J'avais déjà ce livre il y a longtemps, près de dix ans, sans le comprendre parfaitement. Bien entendu, l'aspect politique m'était apparu nettement même si je ne comprenais pas toutes les allusions ni toutes les idées développées dans cette histoire. C'est pourquoi j'ai voulu le relire aujourd'hui avec un regard neuf. L'histoire est connue, nous nous trouvons dans une contre-utopie 500 ans après Henry Ford. Le monde, après une guerre dévastatrice, s'est uni en un gouvernement mondial unique. Les personnes ne naissent plus naturellement mais sont élevées dans des usines qui travaillent leur conditionnement social dès la "naissance".
Dans ce monde, tout le monde est heureux car tout est fait pour éviter aux personnes de ressentir la douleur ou le malheur grâce à la stabilité est une drogue, le Soma. De plus, la société est divisée en castes biologiquement constituées passant des plus humbles epsilons aux plus intelligents alpha. Mais tous ne sont pas heureux dans ce monde, c'est le cas de Bernard Marx qui n'arrive pas à s'adapter à la vie sociale de son époque ni à ressentir le bien être que tous ressentent. Sa bizarrerie le mène à être proscrit socialement et à souhaiter des aventures et connaissances qui ne sont pas permises.
Peut être le livre a t-il été écrit trop rapidement pour posséder un style littéraire parfait? Cependant, ce détail mis à part, je considère que l'histoire est réussie. La contre-utopie me semble parfaitement dépeinte d'une manière qui semble neutre mais qui cache une ironie mordante. Huxley nous permet, grâce au Sauvage, de voir ce monde dans les yeux d'un autre bien plus libre et humain que cette prétendue société civilisée. Mais ce n'est pas la seule richesse de l'histoire. A coté de cette contre-utopie on observe une condamnation vigoureuse de la vision consumériste et productiviste de l'être humain.
Un être humain qui ne saurait être réduit à sa seule force de travail et de consommation ainsi qu'à la meilleure manière de les utiliser. Ceci en évitant que cet être humain se pose des questions oisives sur la société ou le monde. ces idées gardent une grande légitimité dans le monde actuel ou l'on pense de plus en plus la société selon des impératifs économiques plutôt qu'humains. ou, de plus en plus, certaines formes de pensées, d'activités, sont déconsidérées car peu productives d'un point de vue strictement économique. Un monde dans lequel nous devons tous, de plus en plus, nous consacrer à l'impératif de croissance et de consommation.
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