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Le bien-être matériel des ménages se voit entre autres à quel niveau se situe la consommation. Elle peut être déterminée au niveau des ménages (niveau microéconomique) ou de l'économie dans son ensemble (niveau macroéconomique). L'indicateur de la consommation finale effective considère ce dernier niveau. Il réfère à une importante distinction qui touche notamment le rôle des pouvoirs publics et des institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM).
Les dépenses de consommation des ménages recouvrent les dépenses consacrées par les ménages résidant en Suisse à l'acquisition de biens et de services utilisés pour la satisfaction directe des besoins humains « individuels ». Elles se limitent aux dépenses que les ménages supportent directement.
Par contre, la consommation finale effective des ménages recouvre l'ensemble des biens et des services qu'ils utilisent ou consomment effectivement quelle que soit la manière dont ils sont financés. L'écart entre ces deux notions correspond aux « transferts sociaux en nature » des administrations publiques et des institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM; églises, associations caritatives, associations sportives, etc.). Ces transferts se composent des remboursements des assurances sociales, des aides au logement, des dépenses des pouvoirs publics pour l'éducation, la santé, etc. Ils contribuent à amoindrir les écarts de niveau de vie entre les ménages les plus pauvres et les ménages les plus aisés, car ce sont les ménages les plus modeste qui bénéficient principalement de ces transferts. Cette notion permet d'améliorer la pertinence des comparaisons internationales.
Le bien-être matériel des ménages se voit entre autres à quel niveau se situe la consommation. Elle peut être déterminée au niveau des ménages (niveau microéconomique) ou de l'économie dans son ensemble (niveau macroéconomique). L'indicateur de la consommation finale effective considère ce dernier niveau. Il réfère à une importante distinction qui touche notamment le rôle des pouvoirs publics et des institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM).
Etat au 7 novembre 2019
Principaux résultats
La consommation finale effective des ménages a atteint 408 milliards de francs en 2018 (1995: 255 milliards). Les transferts sociaux en nature ont augmenté de 28 milliards en 1995 à 53 milliards en 2018. Comme la consommation finale effective des ménages a moins progressé, la part des transferts sociaux a progressé durant la période allant de 1995 à 2017, passant de 11% à 13%.
En Suisse, les administrations publiques et, dans une moindre mesure, les transferts provenant des ISBLSM fournissent des biens et des services directement au profit des ménages. Ces produits peuvent être regroupés dans trois catégories, à savoir, la protection sociale (plus de 60%), l’enseignement (plus de 30%) et la santé publique (environ 5%). A noter que les hôpitaux n’apparaissent pas dans cette catégorie, car vendant leurs prestations à des prix couvrant la majorité de leur coûts, ils sont considérés par les Comptes nationaux comme des producteurs marchands et ne peuvent donc pas, par définition, appartenir au secteur des administrations publiques.
Contexte
Ces dernières années, on constate une hausse de la part de la catégorie « enseignement » dans les transferts sociaux au détriment de la santé publique (sans les hôpitaux), qui correspond principalement à la prévention. Les périodes de baisse des transferts sociaux allant de 1995 à 2000 et de 2003 à 2008 s'expliquent par les restrictions budgétaires imposées aux administrations publiques qui affectent également ce type de dépenses. Malgré ces deux périodes, les administrations publiques ont tendance à fournir toujours plus de biens et services au profit des ménages, en particulier au niveau de l'enseignement, sans alourdir le budget des ménages. Ceci met en avant la volonté politique de soutien à l'éducation. Ce soutien reste, cependant, tributaire de la bonne santé des comptes publics et de l'économie suisse sur le long terme.
Comparaison avec des données subjectives
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Comparaison internationale
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Tableaux
Méthodologie
Dans les comptes nationaux, on distingue deux notions de consommation des ménages:
• les dépenses de consommation qui sont directement supportées par les ménages pour acquérir des biens et des services permettant de satisfaire des besoins « individuels » (P.31 dans le secteur S14);
• la consommation finale effective, qui couvre l'ensemble des biens et des services que les ménages utilisent effectivement, sans qu'on se soucie de savoir qui finance cette utilisation (P.41 dans le secteur S14).
La différence entre ces deux notions est représentée par les transferts sociaux en nature. (D.63 dans le secteur S14). Ces derniers permettent par conséquent de mesurer la part de la consommation des ménages qui est prise en charge par les administrations publiques et par les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM), soit les églises, les associations caritatives, etc. L'indicateur renseigne ainsi sur le rôle de l'Etat (Confédération, cantons, communes et administration publique de sécurité sociale) en rapport avec la consommation des ménages.
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