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Le procès d'une femme de 50 ans s'est ouvert lundi devant le Tribunal correctionnel de Vevey (VD). Entre 2002 et 2006, à Rennaz (VD), elle a commercialisé des légumes de culture traditionnelle en les faisant passer pour des produits bio.
L'agricultrice, qui aurait commis plusieurs autres infractions dans l'exploitation de son domaine, est principalement accusée d'escroquerie. Son ancien chef de culture et l'agriculteur qui lui livrait les légumes comparaissent à ses côtés, pour complicité d'escroquerie.
Marchandise non conforme
Depuis mars 2000, l'accusée a exploité une ferme du village de Rennaz pour cultiver et commercialiser des produits maraîchers. Sa société a obtenu le label bio en 2002. Dès lors, malgré la commercialisation de ses légumes sous le label bio, elle a ordonné plusieurs fois par année le désherbage de ses champs au moyen de produits chimiques interdits.
Quand la demande en produits bio dépassait les capacités de sa ferme, elle achetait des légumes de culture traditionnelle et les revendait sous l'appellation bio, après avoir modifié les étiquettes des cageots.
En 4 ans, elle aurait ainsi acquis auprès d'un agriculteur de Roche (VD) pour plus de 150'000 francs de légumes, par l'intermédiaire de son chef de culture.
Emplois fictifs
Entre 2003 et 2006, l'agricultrice a ajouté à de nombreuses reprises des noms d'employés fictifs sur la fiche comptable des salaires et a augmenté les montants de salaires existants. Elle récupérait ensuite les sommes déclarées en trop après que sa secrétaire eut prélevé les salaires sur le compte bancaire de la société.
En avril 2005, elle a mis le feu à 400 conteneurs en bois de 500 kg utilisés pour le stockage des légumes. Elle a obtenu un remboursement de plus de 80'000 francs de l'Etablissement Cantonal d'Assurance (ECA) pour l'achat de nouveaux conteneurs, auquel elle n'a jamais procédé.
ATS