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Première épreuve de la Blancpain Endurance Cup, les 3h de Monza allait être marqué par un « big one » au premier freinage (heureusement sans conséquence pour les pilotes) qui allait mettre au tapis une dizaine de voiture, mais aussi la domination du Grasser Racing Team déjà vainqueur ici deux ans auparavant.
Disputé sous un beau soleil de printemps, le départ était donné avant que le drapeau rouge n’intervienne, quelques instants plus tard, lorsque la Lamborghini n°19 fut poussée par la Bentley n°7 au premier freinage et envoyée en tête à queue au milieu de la piste et du peloton. Il en résultait un choc impressionnant, où douze voitures restaient au tapis, dont la Ferrari n°888 du Kessel Racing et la Mercedes n°89 (AKKA ASP) pilotée par Alex Fontana. Et si l’Audi n°5 (Team WRT) de Marcel Fässler, alors pilotée par Will Stevens, parvenait à repartir après le choc et quelques réparations, elle n’allait guère plus loin et abandonnait au huitième tour, tout comme la Mercedes n°90 (AKKA ASP) d’Edoardo Mortara, même si cette dernière parvenait à boucler 34 tours.
Au restart, la Ferrari du SMP Racing, alors pilotée par l’ancien pilote DTM Miguel Molina, gardait l’avantage, suivie de près par la Bentley n°7 et la Lamborghini n°63. Mais la GT britannique, coupable de l’accident du départ, recevait une pénalité… que l’équipe n’observait pas, le team manager étant en discussion, et la sanction du drapeau noir tombait. La suite de la première heure fut une lutte entre les deux GT italiennes, sans changement au classement, et la Ferrari de l’équipe russe rentrait aux stands suivie par la Lamborghini autrichienne. Et c’est à cet instant que le Grasser Racing Team allait prendre la tête avec un ravitaillement plus rapide que ses adversaires, permettant même à la Lamborghini verte de ressortir avec une avance confortable… avance qu’elle conservera jusqu’à la ligne d’arrivée.
Et si la lutte pour la victoire fut terminé dès la fin de la première heure, les places sur le podium furent, en revanche, très disputées. Si la Ferrari n°72 du SMP Racing était la mieux placée pour terminer deuxième, un Drive Throught anéantissait tout espoir à l’équipe russe, l’Audi n°75 du Team ISR et la Ferrari n°50 de l’équipe suisse Spirit of Race (gérée par AF Corse) se retrouvaient alors en lutte pour la deuxième place lorsque que l’Audi R8 LMS fut victime d’une crevaison en toute fin de course. Dès lors, la Ferrari de l’équipe de Lugano récupérerait la deuxième marche du podium, devant la Mercedes n°84 du Team HTP Motorsport.
Longtemps en tête du Pro-Am, la Ferrari de l’autre équipe tessinoise, le Kessel Racing, perdait le commandement de la catégorie en toute fin d’épreuve lorsque l’Aston Martin du Oman Racing Team prenait l’avantage sur la Ferrari n°11. Sur la troisième marche du podium, on retrouvait la deuxième Ferrari du Spirit of Race. Dans la catégorie Am, c’est la Ferrari n°961 d’AF Corse qui l’emportait devant la Lamborghini du Team HB Racing.
Parmi les autres Helvètes au départ, Adrian Amstuz (Lamborghini n°77 Barwell Motorsport) terminait 22ème au classement général et 9ème en Pro-Am alors que Giorgio Maggi se classait 26ème (11ème en Pro-Am) avec la Lamborghini n°67 du Attempto Racing. Quant au Emil Frey Racing, la n°14 de Lorenz Frey rejoignait l’arrivée au 31ème rang après avoir perdu passablement de temps en raison d’un souci technique, mais aussi après avoir montré de belles performances, la Jaguar occupant un temps le dixième rang. Quant à la voiture sœur de la n°14, elle était impliquée dans l’accident du premier tour. Si l’équipe suisse parvenait à réparer les dégâts, c’est avec six tours de retard qu’elle retrouvait la piste, avant de devoir abandonner en deuxième partie de course des suites d’une crevaison, alors que Jonathan Hirschi était à son volant.
Crédit photos : Blancpain GT Series]]>