Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07069.jsonl.gz/1071

Le Bruno Manser Fonds dénonce IKEA
Le Bruno Manser Fonds (BMF) accuse IKEA Suisse de violer systématiquement l'obligation légale de déclarer le bois. L'association pour la protection de la forêt tropicale exige donc qu'une amende soit imposée au plus grand négociant en meubles de Suisse.
La plainte contre IKEA à Spreitenbach (AG) et la patronne d'IKEA Suisse, Jessica Anderen, a été remise mercredi au Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR), comme l'a annoncé le BMF mercredi. Les journaux de Tamedia avaient auparavant déjà informé à ce sujet.
Dans une lettre adressée au conseiller fédéral Guy Parmelin, l'association exige le contrôle et l'application immédiate de l'ordonnance sur la déclaration du bois et de la production du bois. IKEA dissimule illégalement l'origine de sa matière première la plus importante, d'après Lukas Straumann, directeur du BMF, cité dans le communiqué de presse.
L'association a examiné la gamme IKEA de tables et de chaises de salle à manger en bois massif dans les cinq succursales d'Aubonne, Lyssach, Pratteln, Spreitenbach et Vernier. Selon le BMF, un vaste dossier prouve que, dans plus de 80 cas, l'essence et l'origine du bois n'ont pas été déclarées ou l'ont été de manière abusive.
Une porte-parole du DEFR a confirmé à Keystone-ATS la réception de la plainte. Le Bureau fédéral de la consommation (BFC), en tant qu'organe de contrôle compétent, va maintenant examiner les informations transmises par le BMF. Si des lacunes devaient être constatées, elles seraient communiquées aux responsables d'IKEA dans le cadre de l'échange régulier d'informations.
Des manquements constatés
Depuis 2012, le BFC a effectué 21 contrôles dans des succursales IKEA et a eu plusieurs discussions avec les responsables, indique le DEFR. Les produits devant être déclarés n'ont été entièrement correctement déclarés que lors de trois inspections. Les principales critiques concernant IKEA relèvent de déficiences dans les systèmes utilisés pour la mise en oeuvre de l'obligation de déclaration.
Le BFC souligne qu'en cas d'infraction intentionnelle, l'amende maximale se monte à 10'000 francs. En cas de négligence, ce montant s'élève à 2000 francs. Pour les cas mineurs de négligence, la loi prévoit une dispense d'amende.
«En cas de déficiences organisationnelles, le BFC préfère engager le dialogue avec les entreprises concernées et chercher des solutions», précise le DEFR. Une amende n'est envisageable que si une société n'a pas pris les mesures requises par le BFC pour une déclaration correcte. Aucune amende n'a encore été infligée à IKEA.Retour à la page d'accueil