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De mon point de vue, le refus d'ajuster à la hausse les tarifs des TPG, décidé souverainement par le peuple genevois, est une erreur. Mais diminuer l'offre des transports publics, condition cadre indispensable d'une économie prospère et durable, m'apparaît être une faute politique.
A court terme, le déblocage d'une subvention complémentaire de 7,7 millions me semble être la seule solution raisonnable. Elle permettra aux TPG de maintenir ses actuelles prestations. Et il est illusoire de penser qu'avec un refus de ce crédit supplémentaire l’État fera de réelles économies.
Ma position ne doit toutefois pas être mal interprétée: il est indispensable qu l’État, dans son ensemble, procède à des mesures structurelles d'économie. Mais celles-ci doivent s'inscrire dans le cadre d'un projet politique global, volontaire, réfléchi et négocié. Elles ne se font pas abruptement au lendemain d'un week-end de votations.
Les possibilités sont nombreuses. L'organisation de l’État doit être totalement repensée. L'amélioration de son fonctionnement passera obligatoirement par une réforme du statut de la fonction publique et une simplification des structures hiérarchiques. Les tâches l’État doivent être redéfinies; certaines d'entre elles doivent être abandonnées ou confiées à des tiers. Les prestations fournies aux citoyens doivent être réévaluées; celles dont la pertinence n'est pas démontrée doivent être supprimées. Le nombre de fonctionnaires dont l'activité n'est consacrée qu'au fonctionnement interne de l’État est pléthorique; ceux dont la mission n'est pas indispensable doivent être réaffectés à d'autres tâches en faveur des citoyens. Les trop nombreuses directives internes inutiles, aux conséquences chronophages, doivent être remplacées par des cahiers des tâches plus clairs et plus simples. Le respect de ces derniers doit être assuré par des supérieurs aux responsabilités renforcées.
Ces dernières années, chaque au automne, le Conseil d’État répète à l'envi que l'essentiel des charges de l’État est constituée de dépenses automatiques ou mécaniques: il a tort !
On n'attend pas des membres du Conseil d'Etat qu'ils se comportent comme des super-secrétaires généraux mais comme des femmes ou des hommes politiques responsables, visionnaires et ambitieux pour Genève.
Je formule le vœux que les candidats de mon parti au Conseil d’État, de même que ceux qui, éventuellement, feraient campagne avec eux, s'engagent à mettre en œuvre ces indispensables réformes.