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Noël 1993. Un kart apparaît sous le sapin de la famille Buemi, à Aigle (VD). Le père Noël ne se doute pas qu’il vient de poser la première pierre d’une carrière de pilote qui rayonne encore aujourd’hui sur les plus grands circuits mondiaux. Sébastien Buemi n’a que 5 ans quand il accomplit ses premiers tours dans le parking du garage familial, au volant d’un kart, avant de participer à ses premières courses un an plus tard. Le jeune pilote engrange plusieurs succès nationaux en championnat suisse des Minis. Puis internationaux avec des succès en championnat d’Europe en 2002 puis au championnat d’Italie en 2003.
Ses nombreuses victoires lui valent d’être salué par la presse comme un des plus solides espoirs du sport auto. Une notoriété vite mise au second plan par les victoires de sa cousine, Natacha Gachnang, elle aussi as du volant dès son plus jeune âge. Son heure de gloire viendra plus tard.
En juillet 2007, le pilote boucle ses premiers tours de circuit sur une Formule 1, une Red Bull, sur le circuit espagnol de Jerez. Des tours effectués sous la surveillance d’envoyés de la FIA, afin d’obtenir la fameuse super-licence, passeport pour la Formule 1. C’est une première étape dans la carrière de Sebastien. Ayant assisté à tous les Grands Prix de la saison en tant que 3e pilote, le pilote suisse prend son mal en patience en effectuant quelques essais pour l’écurie Toro Rosso. Ils lui permettent d’appréhender le pilotage complexe d’une F1. Red Bull décide ainsi de le laisser courir dans sa « junior Team ».
Après 3 saisons concluantes et quelques points décrochés, Red Bull en fait son troisième pilote. Son rôle principal consiste à développer la voiture sur le simulateur hyper-sophistiqué de l’équipe, tout en assurant le remplacement possible des deux pilotes de course pendant les Grands Prix. Il se rend ainsi sur toutes les courses. L’originaire d’Aigle a déjà à son actif 55 départs en F1 !
A côté de la F1, le Vaudois s’engage avec Toyota en dans le championnat mondial d’endurance (WEC) pour disputer quelques courses en 2012, dont les fameuses 24 Heures du Mans qu’il remportera pendant trois années consécutives entre 2018 et 2020. Deux ans plus tard, Sébastien et son coéquipier Anthony Davidson sont couronnés champion du monde, à Doha. S’il fait encore les beaux jours de l’écurie japonaise, le pilote suisse est également au départ de la toute première saison de Formule E chez e-DAMS, avec qui il décroche la deuxième place du classement individuel avant de devenir champion du monde la saison suivante. Si son début de saison est plutôt compliqué, le Vaudois se montre pourtant très convaincant en WEC avec un premier podium décroché le 21 mars dernier. Il compte bien s’appuyer sur sa bonne course pour enchainer les succès qui le mèneront, espérons-le, vers un 3ème titre de champion du monde.