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Histoire de la Maison de Mon-Repos
Une maison aux propriétaires multiples
Née au milieu du XVIIIe siècle, la maison des champs de ce qui se nomme alors Mont-Ribaud va, au cours des ans et grâce à ses possesseurs successifs, devenir la superbe maison que l'on connaît aujourd'hui dans son parc aux larges frondaisons.
La maison de plaisance avec annexe agricole est acquise en 1756 par Philippe de Gentil, marquis de Langallerie. Amateur de théâtre comme ses pairs de la bonne société, il va transformer en scène la grange accolée à la demeure.
Mon-Repos va accueillir alors des hôtes illustres dont Voltaire qui participera à la présentation d'une de ses pièces à Mon-Repos. Après le décès du marquis, la maisin est louée à de nobles étrangers puis passera en quelques mains pour être finalement acquise par Vincent Perdonnet, richissime homme d'affaires originaire de Vevey, établi en France. Entre 1817 et 1828 date de son retour en Suisse, Perdonnet va agrandir puis transformer la maison en y installant les dernières découvertes de la technique et du confort. Il va également accroître le domaine, créer un réservoir d'eau habillé d'une fausse ruine gothique dans le goût romantique, une ferme, des volières et planter un décor végétal somptueux avec l'aide d'un maître jardinier parisien. La demeure et son parc vont accueillir toutes les notabilités de passage à Lausanne, parmi elles divers membres de la famille Bonaparte, les Bourbon-Orléans, des princes de Prusse et le futur Edouard VII de Grande-Bretagne.
En 1910, la Ville de Lausanne fait l'acquisition de la propriété qui sera habitée jusqu'en 1921 par la veuve du fils de Vincent Perdonnet. Une des clauses du contrat de vente ouvre le parc au public. En 1912, la partie supérieure de la propriété est réservée à l'installation du nouveau Tribunal Fédéral. En 1922, une partie de la maison de Mon-Repos est mise à la disposition du Comité International Olympique. La maison y abritera le premier musée olympique ainsi qu'un hôte illustre: le baron de Coubertin (de 1929 à 1937), fondateur des jeux olympiques modernes.
Après le départ du siège du Comité International Olympique - qui va occuper de nouveaux locaux au château de Vidy- et du musée qui s'installe au centre-ville, la maison de Mon-Repos abrite depuis 2001 les bureaux de la Solidarité Olympique.
Quant au premier étage, superbement meublé, il est réservé aux réceptions officielles de la Ville de Lausanne.
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2
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