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Le Parti socialiste suisse a présenté mercredi son nouveau programme, destiné à remplacer l’actuel, vieux de près de 30 ans. On n'y parle plus de rupture avec le capitalisme mais de démocratie économique. L'adhésion à l'UE y figure en toutes lettres tout comme la suppression de l'obligation de servir.
Le document, dont une première mouture a été rédigée par l'ex-président du Parti socialiste (PS) Hans-Jürg Fehr, a été adopté par la direction du parti. Présenté mercredi à la presse, il est en consultation auprès des sections jusqu'au 31 juillet. Puis le congrès devrait se prononcer sur la version finale de ce programme, qui se veut valable pour une génération, les 30 et 31 octobre à Lausanne.
Autres temps, autres mots: la chute du Mur et la globalisation ont laissé des traces. Le nouveau programme ne fait plus la part belle à des termes comme «autogestion». Il ne s'attarde plus sur l'attitude à avoir en tant que minorité au sein d'un gouvernement collégial. D'autres concepts sont en revanche mis en avant comme le développement durable ou le service public.
Dans son programme de 1982, le PS affiche l'ambition de «rompre avec le capitalisme» afin de «battre en brèche la prédominance de l'économique sur l'humain». L'objectif est désormais la démocratie économique «pour dompter l'économie de marché capitaliste, avec pour vision son dépassement».
Le programme met en avant le lancement rapide de négociations d'adhésion à l'Union européenne (UE). Côté armée aussi, les propos ont changé. «Le service militaire obligatoire est dépassé (...). Il faut le remplacer par un système de recrutement volontaire. L'armée doit être réduite et transformée pour contribuer avant tout à la protection de la population civile et à la promotion de la paix». En 1982, le PS évoquait une armée de milice, essentiellement composée de fantassins.
swissinfo.ch et les agences