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5. Comment se construit le sentiment de cohérence ?
Concept clé du modèle salutogénique, le sentiment de cohérence est défini comme une prédisposition générale exprimant le degré selon lequel un individu est plus à même de surmonter une tension et nager vers le pôle salutogénique (S+).
Le sentiment de cohérence prend en compte trois dimensions : l’intelligibilité ( la confiance dans le fait que les stimuli internes ou externes soient structurés ou explicables), la capacité à faire face (la confiance dans la disponibilité des ressources pour parer aux exigences posées par le stimulus) et la signification (confiance dans le fait que ces exigences seront des défis dignes d’investissement et d’engagement). Un fort sentiment de cohérence se traduit par une perception cohérente, intelligible, gérable et significative de la vie et prédispose à une meilleure résolution des tensions.
6. Quelles ressources de résistance pouvons-nous développer ?
Les ressources de résistance générale fournissent les conditions préalables au développement d’un bon sentiment de cohérence. Celles-ci peuvent être internes (présente chez l’individu) ou externes (présente dans l’environnement). Selon les études sur le sujet, 4 ressources principales participent à l’acquisition d’un fort sentiment de cohérence : les activités significatives, les repères existentiels, le contact avec ses sentiments, les relations sociales. Ces types de ressources peuvent être développées en écoutant sa nature intérieure, en apprenant à répondre de manière autonome à ses propres besoins et surtout en amenant dans notre quotidien plus de congruence entre pensées, dires et actions.
7. Pourquoi l’autonomie et la souveraineté de l'individu sont des objectifs fondamentaux ?
Le modèle de notre société moderne, et ceci quel que soit le domaine, nous pousse à déléguer nos responsabilités. On confie ainsi sa santé au corps médical, sa sécurité à son gouvernement, son esprit aux médias et institutions scolaires ou encore sa gestion à son supérieur hiérarchique. Bien que cette position nous apporte un confort notable elle nous prive aussi de notre autonomie, notre souveraineté mentale et par conséquent de l’opportunité de développer convenablement nos ressources de résistance. En effet,les attentes ou la responsabilité tournées vers l’extérieur et les autres limitent notre propre potentiel d’être et d’action. Chaque individu est le mieux placé pour se connaitre lui-même, répondre à ses propres besoins et ainsi cheminer de manière autonome vers le pôle salutogénique. Et vous, quel pas souhaitez-vous faire dès maintenant pour contribuer activement à votre bien-être ?
Pour aller plus loin :
La salutogénèse, le petit guide pour promouvoir la santé, Bengt Lindstrom et Monica Erikssonn
Le grand livre du bien-être au naturel, Christian Brun