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Pour le WEC, c'est une faute morale que d'abandonner le nucléaire, car ceci exerce des répercussions négatives sur l'approvisionnement énergétique et sur l'économie de pays en développement: en effet, "chaque kWh qui n'est pas produit dans une centrale nucléaire est remplacé par un kWh produit dans une centrale à combustible fossile. Au lieu d'élever la capacité nucléaire mondiale, comme nous le devrions, nous sommes obligés d'augmenter encore plus rapidement la capacité de production d'origine fossile." Comme on a pu le constater ces derniers mois, la hausse de la demande en combustibles fossiles dans les pays industrialisés exerce une pression vers le haut des prix de ces combustibles, souligne encore le WEC, en rappelant que les conséquences de ces augmentation de prix sont dramatiques pour les pays en voie de développement.
"Notre obligation de diminuer les émissions de gaz à effet de serre exige par ailleurs, parmi d'autres mesures stratégiques, d'augmenter la capacité nucléaire mondiale," a encore déclaré M. Adam, qui a invité les pays industrialisés "à encourager le développement de centrales nucléaires avancées, encore plus efficaces, au lieu de s'opposer à l'énergie nucléaire à chaque occasion qui se présente. De plus, une utilisation accrue de l'énergie nucléaire ne rendra pas le monde plus dangereux, mais plus sûr. Les centrales nucléaires permettent de transformer en énergie de l'uranium et du plutonium qui se prêtent à la fabrication d'armes atomiques", a ajouté M. Adam. Il a suggéré aux pays en développement d'insister pour que le monde industrialisé devienne pro et non antinucléaire.
Source
P.B./C.P. d'après un communiqué du WEC du 24 novembre 2000