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A Roland Garros, jeudi, Roger Federer s'est péniblement ouvert les portes des seizièmes de finale, en battant l'Arménien Sargis Sargsian 9-7 dans la manche décisive. Quant à Martina Hingis, elle a facilement assuré sa qualification pour le troisième tour. Seule défaite de la journée dans le camps suisse: celle de Patty Schnyder.
La Bâloise a essuyé une défaite affligeante. Patty Schnyder s'est inclinée devant la Zimbabwéenne Cara Black 6-2 7-5. Elle a commis 33 fautes directes. Ce manque de régularité lui a coûté le match.
Eliminée l'an dernier au premier tour par Emmanuelle Gagliardi, Patty Schnyder a quitté Paris sur une nouvelle désillusion. Son quart de finale contre Arantxa Sanchez en 1998 semble aujourd'hui si loin.
En revanche, Martina Hingis ne flanche pas. Elle n'oublie pas les raisons qui ont précipité sa perte ces deux dernières années à la Porte d'Auteuil. «Le double, avance-t-elle sans aucune hésitation. J'avais dû jouer trois sets les deux fois avant mes matches contre Steffi Graf et Mary Pierce».
Cette fois, Martina ne s'aligne qu'en simple. Jeudi, elle s'est imposée 6-1 6-0 devant la Colombienne Catalina Castano. Et comme l'Australienne Rachel McQuillan est promise au même sort que Gala Leon Garcia et Catalina Castano, la St-Galloise n'aura presque pas transpiré lors de cette première semaine.
On ne peut pas en dire autant de Roger Federer. Le Bâlois a dû se battre pendant cinq sets pour finalement s'imposer face à l'Arménien Sargis Sargsian. S'il joue sur sa valeur, Roger Federer devrait logiquement accéder aux quarts de finale, un stade qu'il n'a encore jamais atteint dans un tournoi du Grand Chelem.
Après les éliminations surprenantes de l'Espagnol Carlos Moya (ATP 24) et du Chilien Marcelo Rios (ATP 39), le tableau du Suisse est devenu un véritable boulevard. S'il bat Sanchez, son prochain adversaire sera le vainqueur de la rencontre qui opposera l'Australien Wayne Arthurs (ATP 59) au Français Nicolas Coutelot (ATP 184). Il n'a pas le droit de laisser passer cette chance.
Mais, avant de pouvoir rêver en couleur, Roger Federer a connu bien des tourments face à Sargsian. Il a attendu d'être mené deux sets à rien pour laisser partir enfin ses coups. «J'étais trop passif», avouait-il. Malgré un break concédé d'entrée dans le quatrième set, ce retour n'a rien eu d'impossible. Federer était, en effet, largement supérieur à Sargsian dont le jeu est beaucoup trop mécanique.
swissinfo avec les agences