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Viola Amherd redoute de nouvelles incohérences liées à Ruag
La ministre de la défense Viola Amherd craint que de nouvelles incohérences au sein de Ruag n'apparaissent. Elle s'agace dans la presse de la dernière affaire impliquant le groupe d'armement.
Une base de confiance est nécessaire pour que la Confédération et Ruag collaborent ensemble, déclare-t-elle mercredi dans les titres alémaniques du groupe Tamedia. La confiance est toujours là, "mais je dois désormais savoir exactement ce qui s'est passé", dit-elle au sujet de l'enquête qu'elle a commandée la semaine dernière.
Cette enquête externe porte sur l'achat des 96 chars Leopard en Italie par Ruag ainsi que la signature d'un contrat d'achat de ces chars avec l'entreprise allemande Rheinmetall. Ce contrat avait été signé avant qu'une demande formelle de vente n'ait été déposée.
"En tant que juriste, cela m'a contrariée", commente la conseillère fédérale. D'un point de vue purement juridique, la démarche était légitime, précise-t-elle, "mais, personnellement, j'aurais d'abord fait la demande formelle".
Neutralité respectée
Viola Amherd dit ne pas savoir comment l'accord sur les chars a été perçu à l'étranger. Il n'en a pas été question lors de sa rencontre avec son homologue allemand Boris Pistorius en juillet. "Ce n'est certainement pas positif quand une telle situation arrive", concède-t-elle toutefois.
Concernant le droit de neutralité, la Valaisanne est convaincue qu'aucune modification n'est nécessaire. Ce droit est, à ses yeux, toujours respecté même si la Suisse venait à collaborer plus étroitement avec l'OTAN.
ats