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Ecrivaine, Femme de lettres, Actrice et Journaliste.
Naissance le 28 Janvier 1873 à Saint-Sauveur en Puisaye
Décès le 3 Août 1954 à Paris
Nationalité Française.
De son vrai nom Sidonie-Gabrielle COLETTE, Sidonie Gabrielle passe une enfance heureuse dans sa maison natale à Saint-Sauveur-en-Puisaye, un gros village de Bourgogne.
Adorée par sa mère comme un « joyau tout en or » au sein d’une nature fraternelle, elle reçoit une éducation laïque. Sido, féministe et athée convaincue qui ne craint pas de troubler le curé de Saint-Sauveur avec son chien ou de lire Corneille caché dans un missel, lui apprend l’art de l’observation, notamment dans le jardin donnant sur la cour de la maison.
La jeune Gabrielle lit très tôt les grands classiques et prend des leçons de français et de style auprès de son père, grand lecteur de journaux.
Adolescente, Gabrielle rencontre Henry Gauthier-Villars, séducteur compulsif surnommé « Willy », critique musical très influent et un auteur prolifique de romans populaires, écrits en tout ou partie par des prête-plumes.
En 1895, Willy l’engage à écrire ses souvenirs d’école, signés de son seul nom. Ainsi paraît, sous le pseudonyme « Willy », Claudine à l’école, bientôt suivi d’une série de Claudine : Claudine à Paris, Claudine en ménage, Claudine s’en va. Après leur séparation en 1906, Colette écrira et signera de son nom la fin de la série des Claudine avec La Retraite sentimentale.
En 1905, elle publie Dialogues de bêtes sous le nom de Colette Willy.
Pour gagner sa vie, elle poursuit de 1906 à 1912 une carrière au music-hall, où elle présente des pantomimes orientales dans des tenues très légères.
En juin 1919, Colette, directrice littéraire du journal Le Matin, contacte Léopold Marchand, figure marquante du théâtre entre les deux guerres, pour contribuer à une nouvelle rubrique dénommée Mille et un Matins.
Mélomane avertie, Colette collabore avec Maurice Ravel entre 1919 et 1925 pour la fantaisie lyrique L’Enfant et les Sortilèges.
Colette préside (dès la seconde année) le jury du prix littéraire La Renaissance créé par Henry Lapauze en 1921 en vue de distinguer « l’auteur du meilleur ouvrage ».
En 1945, Colette est élue à l’unanimité à l’académie Goncourt, dont elle devient présidente en 1949.
Ayant vite compris que la célébrité passe par la maîtrise de son image, elle devient l’écrivaine la plus photographiée du xxe siècle.
Elle est nommée présidente d’honneur du Conseil littéraire de la Fondation Prince Pierre de Monaco dès sa création en 1951.
En 1953, elle est élevée à la dignité de grand officier de l’ordre national de la Légion d’honneur.
Sa réputation sulfureuse conduit au refus par l’Église catholique d’un enterrement religieux.
La France l’honore : Colette est la première femme à laquelle la République ait accordé des obsèques nationales.
Colette arrive à se démarquer de ses contemporains (André Gide, Romain Rolland ou encore Jean Giraudoux) grâce aux sujets qu’elle aborde. Elle montre un style épuré mais élevé. Elle trouve sa place parmi les romanciers régionalistes qui se sont imposés durant l’entre-deux-guerres, à travers, entre autres, les descriptions de sa région natale, la Bourgogne.
Une attention croissante à la justesse des mots, notamment lorsqu’ils sont chargés d’exprimer l’effusion dans la nature, une sensualité librement épanouie pour revendiquer les droits de la chair sur l’esprit et ceux de la femme sur l’homme, voilà quelles sont les lignes de force de cette écriture.
Par ailleurs, l’écriture de Colette est plus complexe et moderne qu’elle ne semble le laisser supposer au premier abord.
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