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Dans une interview que publie vendredi le Times avant la parution de ses mémoires, intitulés "For the Record", l'ex-Premier ministre britannique pense aussi qu'un divorce sans accord serait une "mauvaise issue" et estime qu'une nouvelle consultation pourrait être nécessaire pour sortir de l'impasse.
Pour une partie des anti-Brexit, David Cameron a fait preuve de lâcheté en quittant le pouvoir après avoir "libéré la bête" par ce référendum. Ils lui reprochent aussi de n'avoir jamais envisagé que les partisans du divorce pourraient l'emporter et de n'avoir rien préparé en conséquence.
Première interview
L'interview qu'il a accordée au Times est la première qu'il donne depuis son départ du 10, Downing Street. Il affirme penser "tous les jours" au référendum du 23 juin 2016 et confesse que la victoire des Brexiters par 52% des voix l'a "immensément déprimé".
"Chaque jour, je pense à ce référendum, au fait que nous avons perdu et aux conséquences, à ce que nous aurions pu faire différemment, et je suis terriblement inquiet ce qui va se passer à présent", assure David Cameron.
L'ancien dirigeant accuse également Boris Johnson et Michael Gove, les deux principales têtes d'affiche de la campagne Vote Leave, d'avoir "laissé la vérité chez eux" lors de la campagne référendaire et de s'être comporté de manière "épouvantable".
"On ne peut rien exclure"
Mais David Cameron soutient aussi que sa promesse, lors de la campagne des législatives de 2015, de tenir un référendum était nécessaire à sa volonté de renégocier les relations entre le Royaume-Uni et l'UE qu'il souhaitait.
Quant aux moyens de sortir de l'impasse actuelle, il juge qu'on ne doit pas exclure un nouveau référendum. "Je ne dis pas qu'il aura lieu ou qu'il devrait avoir lieu. Je dis simplement qu'on ne peut rien exclure maintenant parce que l'on doit trouver un moyen de débloquer la situation."
Reuters/pym