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Indicateur de la législature: Impact des embouteillages sur le réseau des routes nationales
Extrait de l’objectif 6: Dans le domaine des infrastructures de transport, les capacités devront être augmentées tant pour la route que pour le rail. Dans les années qui viennent, le Conseil fédéral poursuivra l’achèvement du réseau des routes nationales ainsi que divers projets urgents de désengorgement des infrastructures dans les agglomérations.
Signification de l’indicateur: Le bon fonctionnement et la sécurité des routes nationales relèvent d’une importance économique pour la Suisse. Une sollicitation intensive des infrastructures routières peut engendrer des embouteillages, certains d’entre eux restent toutefois inévitables. Si les embouteillages se produisent trop souvent et trop longtemps, le fonctionnement des routes nationales est perturbé et les temps d'attente entraînent des coûts économiques. Les embouteillages sont causés par les surcharges de trafic, les accidents et les chantiers. Les surcharges de trafic constituent cependant la cause principale.
Cet indicateur donne le nombre d’heures d’embouteillage dues à une surcharge du trafic sur les routes nationales. Les heures d’embouteillages dues aux accidents, aux chantiers et à d’autres causes sont relativement constantes et ne sont, pour cette raison, pas prises en considération.
Objectif quantifiable: L’impact des embouteillages sur les routes nationales ne croît pas plus fortement que le volume du trafic.
Commentaire
Le nombre d’heures d’embouteillage dues à une surcharge de trafic (sans les embouteillages sur le tracé du nouvel arrêté sur le réseau de routes nationales) a augmenté dans les années 1990, avant de se stabiliser entre 2002 et 2009. Il a de nouveau augmenté entre 2010 et 2019. Pendant l’année 2020, marquée par la pandémie de COVID-19, le nombre d’heures d’embouteillage dues à une surcharge de trafic s’est monté à 17 573, ce qui correspond à une baisse de 34,5% ou de 9259 heures par rapport à l’année précédente.
En 2020, 88% des heures d’embouteillage enregistrées s’expliquent par des surcharges de trafic, le reste en majorité par des accidents et des chantiers. Les surcharges de trafic se forment généralement sur des tronçons assez courts près des grandes agglomérations. L’amélioration des moyens techniques permettant d’enregistrer les embouteillages sur les routes nationales explique une partie de l’augmentation des heures d’embouteillage observée à partir de 2008. Aucune conclusion définitive ne peut être tirée sur le rôle joué par un renforcement des entraves à la circulation.
Les embouteillages entraînent des pertes de temps qui ont un coût économique. Pour les routes nationales, ce coût estimé a passé de 670 millions de francs en 2010 à 928 millions de francs en 2017.
Le trafic sur les routes nationales augmente d’année en année. En 2020, le volume de trafic sur les routes nationales (sans les tronçons du nouvel arrêté sur le réseau de routes nationales) a atteint 22,9 milliards de véhicules-kilomètres, soit 17,6% de moins que l’année précédente. En 2019, les routes nationales, qui représentent moins de 3% de la longueur du réseau routier suisse, ont supporté 40% du volume de trafic des véhicules à moteur et 74% du volume de trafic des véhicules lourds de transport de marchandises.