Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/112659

<h2>SubmittedText<h2><p>Le chef de la section des Affaires internationales de l'Office fédéral de la culture a proposé publiquement (en l'occurrence dans le quotidien "20 Minuten") de faire inscrire au patrimoine mondial de l'Unesco des graffitis, alors que ceux-ci sont réalisés en violation de la loi.</p><p>Le Conseil fédéral est-il favorable à une telle idée ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>L'article en question est le résumé trop succinct et quelque peu exagéré d'une interview parue dans "20 Minuten online". L'interview traite de la notion de patrimoine culturel immatériel, notion qu'il serait réducteur de limiter aux fêtes et aux coutumes, car elle englobe également des formes culturelles actuelles. Les graffitis ont été mentionnés parmi d'autres exemples - l'artisanat et la culture industrielle - parce qu'ils font partie du mouvement Hip-hop, une composante de la culture des jeunes. L'ancrage dans la société est un critère déterminant de la notion de patrimoine immatériel. En aucun cas, le chef des affaires internationales de l'OFC n'entendait dans cette interview remettre en question le respect de l'ordre juridique. L'interview a eu lieu en raison de l'établissement en cours d'une liste du patrimoine culturel immatériel en Suisse. La Confédération et les cantons collaborent à ce travail. Les propositions de placer tel ou tel élément sur la liste viennent des cantons et ce sont ces derniers qui, en fin de compte, sont responsables du contenu final de cette liste ; la Confédération n'a qu'une fonction de coordination.</p>