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Bradley Birkenfeld a obtenu 104 millions de dollars (98,3 millions de francs) des autorités fiscales américaines. Cette somme récompense les informations que l'ex-banquier d'UBS a fourni sur les activités illégales des clients du numéro un bancaire suisse aux Etats-Unis.
Ce montant est une des plus grandes récompenses données à un dénonciateur individuel aux Etats-Unis, a indiqué mardi le National Whistleblower Center (Centre national des donneurs d'alerte) à Washington. Bradley Birkenfeld, qui est sorti de prison le 1er août après avoir purgé une peine de deux ans et demi, n'était pas présent à la conférence de presse.
L'ex-cadre de l'UBS avait livré au fisc américain 19'000 clients d'UBS chez qui ces derniers auraient investi environ 20 milliards de francs. Il espérait pouvoir toucher 30% des sommes récupérées par le fisc. Le montant s'élève finalement à 104 millions de dollars.
Au moment d'entrer en prison en janvier 2010, l'ancien banquier genevois s'estimait injustement puni. La justice américaine a certes reconnu le rôle d'informateur-clé à l'ancien gérant de fortune.
Mais, avait souligné le magistrat en charge des investigations pour le fisc américain, Bradley Birkenfeld ne s'est mis à table qu'à partir du moment où il a été dénoncé par le milliardaire américano-russe Igor Olenicoff, après l'avoir encore aidé à placer sa fortune dans d'autres banques.
ATS