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Officiellement, il y avait en décembre 149'437 chômeurs inscrits selon le SECO dans l'ensemble du pays, un chiffre qui représente 3,5% de la population active. En comparaison internationale, il s'agit d'un chiffre très bas; mais il l'est moins dès lors qu'on considère non plus les chômeurs inscrits, mais les demandeurs d'emploi: ceux-ci étaient 205'802 à fin décembre 2013, soit 4,8% de la population active: un chiffre significativement plus élevé, tout en restant bas en comparaison internationale.
A noter que la grande majorité des chômeurs ne le restent pas longtemps. Pour la plupart, le chômage est donc une période transitoire entre deux emplois - mais pour 22'419 personnes, le chômage dure. Par ailleurs, 3'041 personnes sont sorties des statistiques fin décembre parce qu'elles arrivaient en fin de droits.
Les différences dans la répartition spatiale du chômage et de la demande d'emploi restent très marquées: selon les districts, les taux varient du simple au décuple: 0,8% de chômage, et 1,4% de demandeurs d'emploi dans le district lucernois de l'Entlebuch, contre 7,8% et 11,5% dans celui de Conthey en Valais. Depuis la crise des années 1990, il existe une forte différence des taux de chômage entre les régions alémaniques et latines du pays; à cette différence linguistique vient se coupler un clivage ville-campagne: les régions urbaines et métropolitaines sont plus touchées que les régions rurales et périphériques. Ainsi, les districts alémaniques les plus touchés: Dietikon, Bienne, Zurich, Bâle-Ville, sont tous urbains, alors que les régions latines les moins touchées (approximativement au même niveau, d'ailleurs): Vallemaggia, Blenio, Gros-de-Vaud... sont toutes périurbaines, rurales ou périphériques. Par conséquent, les cantons latins et urbains cumulent les facteurs de chômage, ce qui explique par exemple que Genève connaisse le plus haut taux du pays.
A noter enfin qu'il existe une nette différence dans la relation entre chômeurs et demandeurs d'emploi, selon le niveau d'urbanité: les régions urbaines sont également celles où la différence entre chômeurs inscrits et demandeurs d'emploi est la plus faible: comme quoi une partie de la différence entre régions urbaines et rurales tient au fait que les urbains en recherche d'emploi s'inscriront plus systématiquement au chômage que les ruraux.
Source : SECO (AmStat) & MicroGIS