Document ID: /entscheidsuche_html/filtered/documents_0167.jsonl.gz/583

Réf. : ATS.2004.72/dhp A. H., de nationalité suisse et B., ressortissant algérien, se sont mariés le 17 avril 2002 à Neuchâtel et un enfant, R., est issu de cette union le 14 décembre 2002. Les parties vivent séparées de fait depuis le 20 mars 2004. Par décision du 7 juillet 2004, l'Autorité tutélaire du district de Neuchâtel a institué une mesure de curatelle sur l'enfant R. et désigné en qualité de curatrice de celui-ci, K., assistante sociale à l'office des mineurs à Neuchâtel. Cette décision était motivée par des difficultés rencontrées par les parents de l'enfant dans le cadre de l'exercice du droit de visite du père. Par lettre adressée à l'autorité tutélaire le 27 septembre 2004, la curatrice signale que B. souhaiterait emmener son fils R. en vacances en Algérie et que la mère y est opposée. La curatrice suggère qu'une audience soit appointée afin de fixer le droit de visite au sens large du terme. Lors de l'audience du 15 novembre 2004, H. a déclaré ne pas être opposée au fait que son mari prenne son fils pour de petites vacances, mais ne pas vouloir qu'il se rende en Algérie avec lui. B. a indiqué pour sa part ne pas vouloir prendre de vacances ailleurs qu'en Algérie dans la mesure où il ne savait pas où aller. Il a précisé qu'il vivait en Suisse depuis cinq ans et qu'il s'engageait à ramener son fils d'Algérie à la fin des vacances. La curatrice a relevé qu'il serait opportun que le père puisse bénéficier de vacances avec son fils et que le droit de visite se passait plus ou moins bien, celui-ci étant exercé le week-end et également pendant la semaine. B. Par décision du 26 novembre 2004, l'autorité tutélaire a autorisé B. à se rendre en vacances avec son fils R., en Algérie, pendant quinze jours en janvier 2005. L'autorité tutélaire a considéré en substance que la curatrice estimait qu'il serait opportun que le père puisse bénéficier de vacances avec son fils. Par ailleurs, B. vivait en Suisse depuis cinq ans et y travaillait. Rien ne permettait de douter des capacités du père à s'occuper de son fils et le souhait de B., d'origine algérienne, de rentrer dans sa famille pour une période de vacances était légitime, de sorte qu'il se justifiait de faire droit à sa demande. L'autorité tutélaire relevait encore que, si B. avait souhaité enlever son fils, il aurait pu le faire depuis longtemps déjà dans la mesure où il disposait, comme la mère de l'enfant, de l'autorité parentale et où il voyait régulièrement son fils sans la présence d'un tiers. C. H. recourt contre cette décision, en sollicitant son annulation. Elle fait valoir en substance que son mari lui a déclaré avoir la ferme intention d'enlever son fils, notamment en raison des nombreux désaccords existant entre les deux parents, par exemple quant à l'opportunité de faire circoncire l'enfant, opération souhaitée par le père et à laquelle la mère est opposée. Elle fait valoir par ailleurs qu'il est impensable de séparer de sa mère un enfant de deux ans durant deux semaines sans une préparation minimale, alors que, jusqu'à présent le droit de visite a été exercé par le père au maximum pendant une durée de trois jours. La recourante souligne encore que, contrairement à ce que constate la décision de l'Autorité de première instance, deux requêtes de mesures protectrices de l'union conjugale ont été déposées auprès du Tribunal civil du district de Neuchâtel, respectivement par la recourante le 5 octobre 2004 et par l'intimé le 6 octobre 2004. D. Dans ses observations, la présidente de l'autorité tutélaire relève que les parents de l'enfant n'ont pas indiqué que des mesures protectrices étaient pendantes devant le Tribunal civil du district de Neuchâtel. Elle souligne que, sur le fond, il convient de donner au père la possibilité de se déterminer dans le cadre du recours, les allégations de la recourante n'ayant pas été articulées lors de l'audition des parties. Dans ses observations, B. conclut au rejet du recours. E. Par décision du 23 décembre 2004, l'effet suspensif au recours a été accordé. C O N S I D E R A N T en droit 1. L'autorité tutélaire du domicile de l'enfant est compétente pour prendre les mesures nécessaires concernant les relations personnelles; la même compétence appartient en outre à l'autorité tutélaire du lieu de séjour de l'enfant si celle-ci a pris des mesures de protection en sa faveur ou qu'elle se prépare à en prendre (art. 275 al.1 CC ). Le juge est compétent pour régler les relations personnelles lorsqu'il attribue l'autorité parentale ou la garde selon les dispositions régissant le divorce et la protection de l'union conjugale, ou qu'il modifie cette attribution ou la contribution d'entretien (art. 275 al.2 CC ). Si des mesures concernant le droit du père et de la mère n'ont pas encore été prises, les relations personnelles ne peuvent être entretenues contre la volonté de la personne qui a l'autorité parentale ou à qui la garde de l'enfant est confiée (art. 275 al.3 CC ). Il découle de ces dispositions que la compétence pour statuer sur le droit de visite, en cas de désaccord entre les parents, appartient à l'autorité tutélaire, sous réserve de la compétence du juge des mesures protectrices prévue par l'alinéa 2 de l'article 275 CC ( Schwenzer, Basler Kommentar, n.3 ad art.275 CC). En l'espèce, il s'avère que, bien que les parties n'en aient pas informé la présidente de l'Autorité tutélaire du district de Neuchâtel lors de leur audition du 15 novembre 2004, elles avaient l'une et l'autre sollicité des mesures protectrices de l'union conjugale par requêtes adressées au président du Tribunal civil du district de Neuchâtel, respectivement les 5 octobre et 6 octobre 2004, une audience de débats étant appointée au 14 janvier 2005. Dès lors, la compétence pour se prononcer sur le droit de vacances à exercer par le père n'appartenait plus à l'autorité tutélaire, mais au juge des mesures protectrices, moyen qu'il appartient à l'Autorité de céans d'examiner d'office. La décision prise par l'autorité tutélaire doit par conséquent être annulée pour ce premier motif. 2. Sur le fond, on peut sérieusement douter qu'il soit conforme à l'intérêt de l'enfant d'autoriser son père à l'emmener en Algérie pour des vacances d'une quinzaine de jours en janvier 2005. En effet, les rapports entre les parties sont conflictuels, notamment en ce qui concerne l'exercice du droit de visite du père, ce qui a précisément motivé la décision d'instaurer une curatelle. L'enfant est âgé de deux ans seulement et, à la lecture du dossier, il n'apparaît pas que le père ait exercé un droit de visite au-delà de deux, voire trois jours, durant les week-ends, depuis la séparation de fait des parties en mars 2004. Passer sans transition d'un droit de visite exercé seulement le week-end à un droit de vacances de quinze jours en Algérie paraît dès lors prématuré, même si la curatrice ne s'y est pas opposée. L'avis de celle-ci à ce sujet, transcrit en une phrase dans le procès-verbal d'audition du 15 novembre 2004, n'est en tout cas pas suffisamment développé et étayé pour se convaincre qu'un tel droit de vacances exercé en Algérie corresponde à l'intérêt de l'enfant. Pour cette raison également, la décision prise par l'Autorité de première instance doit être annulée. 3. L'Autorité de céans statue sans frais. Par ces motifs, L’AUTORITE TUTELAIRE DE SURVEILLANCE 1. Annule la décision de l'Autorité tutélaire du district de Neuchâtel du 26 novembre 2004. 2. Statue sans frais. Neuchâtel, le 7 janvier 2005 AU NOM DE L'AUTORITE TUTELAIRE DE SURVEILLANCE Le greffier L'un des juges

Réf. : ATS.2004.72/dhp

Réf. : ATS.2004.72/dhp A. H., de nationalité suisse et B., ressortissant algérien, se sont mariés le 17 avril 2002 à Neuchâtel et un enfant, R., est issu de cette union le 14 décembre 2002. Les parties vivent séparées de fait depuis le 20 mars 2004. Par décision du 7 juillet 2004, l'Autorité tutélaire du district de Neuchâtel a institué une mesure de curatelle sur l'enfant R. et désigné en qualité de curatrice de celui-ci, K., assistante sociale à l'office des mineurs à Neuchâtel. Cette décision était motivée par des difficultés rencontrées par les parents de l'enfant dans le cadre de l'exercice du droit de visite du père. Par lettre adressée à l'autorité tutélaire le 27 septembre 2004, la curatrice signale que B. souhaiterait emmener son fils R. en vacances en Algérie et que la mère y est opposée. La curatrice suggère qu'une audience soit appointée afin de fixer le droit de visite au sens large du terme. Lors de l'audience du 15 novembre 2004, H. a déclaré ne pas être opposée au fait que son mari prenne son fils pour de petites vacances, mais ne pas vouloir qu'il se rende en Algérie avec lui. B. a indiqué pour sa part ne pas vouloir prendre de vacances ailleurs qu'en Algérie dans la mesure où il ne savait pas où aller. Il a précisé qu'il vivait en Suisse depuis cinq ans et qu'il s'engageait à ramener son fils d'Algérie à la fin des vacances. La curatrice a relevé qu'il serait opportun que le père puisse bénéficier de vacances avec son fils et que le droit de visite se passait plus ou moins bien, celui-ci étant exercé le week-end et également pendant la semaine.

A. H., de nationalité suisse et B., ressortissant algérien, se sont mariés le 17 avril 2002 à Neuchâtel et un enfant, R., est issu de cette union le 14 décembre 2002. Les parties vivent séparées de fait depuis le 20 mars 2004. Par décision du 7 juillet 2004, l'Autorité tutélaire du district de Neuchâtel a institué une mesure de curatelle sur l'enfant R. et désigné en qualité de curatrice de celui-ci, K., assistante sociale à l'office des mineurs à Neuchâtel. Cette décision était motivée par des difficultés rencontrées par les parents de l'enfant dans le cadre de l'exercice du droit de visite du père. Par lettre adressée à l'autorité tutélaire le 27 septembre 2004, la curatrice signale que B. souhaiterait emmener son fils R. en vacances en Algérie et que la mère y est opposée. La curatrice suggère qu'une audience soit appointée afin de fixer le droit de visite au sens large du terme. Lors de l'audience du 15 novembre 2004, H. a déclaré ne pas être opposée au fait que son mari prenne son fils pour de petites vacances, mais ne pas vouloir qu'il se rende en Algérie avec lui. B. a indiqué pour sa part ne pas vouloir prendre de vacances ailleurs qu'en Algérie dans la mesure où il ne savait pas où aller. Il a précisé qu'il vivait en Suisse depuis cinq ans et qu'il s'engageait à ramener son fils d'Algérie à la fin des vacances. La curatrice a relevé qu'il serait opportun que le père puisse bénéficier de vacances avec son fils et que le droit de visite se passait plus ou moins bien, celui-ci étant exercé le week-end et également pendant la semaine. B. Par décision du 26 novembre 2004, l'autorité tutélaire a autorisé B. à se rendre en vacances avec son fils R., en Algérie, pendant quinze jours en janvier 2005. L'autorité tutélaire a considéré en substance que la curatrice estimait qu'il serait opportun que le père puisse bénéficier de vacances avec son fils. Par ailleurs, B. vivait en Suisse depuis cinq ans et y travaillait. Rien ne permettait de douter des capacités du père à s'occuper de son fils et le souhait de B., d'origine algérienne, de rentrer dans sa famille pour une période de vacances était légitime, de sorte qu'il se justifiait de faire droit à sa demande. L'autorité tutélaire relevait encore que, si B. avait souhaité enlever son fils, il aurait pu le faire depuis longtemps déjà dans la mesure où il disposait, comme la mère de l'enfant, de l'autorité parentale et où il voyait régulièrement son fils sans la présence d'un tiers.

B. Par décision du 26 novembre 2004, l'autorité tutélaire a autorisé B. à se rendre en vacances avec son fils R., en Algérie, pendant quinze jours en janvier 2005. L'autorité tutélaire a considéré en substance que la curatrice estimait qu'il serait opportun que le père puisse bénéficier de vacances avec son fils. Par ailleurs, B. vivait en Suisse depuis cinq ans et y travaillait. Rien ne permettait de douter des capacités du père à s'occuper de son fils et le souhait de B., d'origine algérienne, de rentrer dans sa famille pour une période de vacances était légitime, de sorte qu'il se justifiait de faire droit à sa demande. L'autorité tutélaire relevait encore que, si B. avait souhaité enlever son fils, il aurait pu le faire depuis longtemps déjà dans la mesure où il disposait, comme la mère de l'enfant, de l'autorité parentale et où il voyait régulièrement son fils sans la présence d'un tiers. C. H. recourt contre cette décision, en sollicitant son annulation. Elle fait valoir en substance que son mari lui a déclaré avoir la ferme intention d'enlever son fils, notamment en raison des nombreux désaccords existant entre les deux parents, par exemple quant à l'opportunité de faire circoncire l'enfant, opération souhaitée par le père et à laquelle la mère est opposée. Elle fait valoir par ailleurs qu'il est impensable de séparer de sa mère un enfant de deux ans durant deux semaines sans une préparation minimale, alors que, jusqu'à présent le droit de visite a été exercé par le père au maximum pendant une durée de trois jours. La recourante souligne encore que, contrairement à ce que constate la décision de l'Autorité de première instance, deux requêtes de mesures protectrices de l'union conjugale ont été déposées auprès du Tribunal civil du district de Neuchâtel, respectivement par la recourante le 5 octobre 2004 et par l'intimé le 6 octobre 2004.

C. H. recourt contre cette décision, en sollicitant son annulation. Elle fait valoir en substance que son mari lui a déclaré avoir la ferme intention d'enlever son fils, notamment en raison des nombreux désaccords existant entre les deux parents, par exemple quant à l'opportunité de faire circoncire l'enfant, opération souhaitée par le père et à laquelle la mère est opposée. Elle fait valoir par ailleurs qu'il est impensable de séparer de sa mère un enfant de deux ans durant deux semaines sans une préparation minimale, alors que, jusqu'à présent le droit de visite a été exercé par le père au maximum pendant une durée de trois jours. La recourante souligne encore que, contrairement à ce que constate la décision de l'Autorité de première instance, deux requêtes de mesures protectrices de l'union conjugale ont été déposées auprès du Tribunal civil du district de Neuchâtel, respectivement par la recourante le 5 octobre 2004 et par l'intimé le 6 octobre 2004. D. Dans ses observations, la présidente de l'autorité tutélaire relève que les parents de l'enfant n'ont pas indiqué que des mesures protectrices étaient pendantes devant le Tribunal civil du district de Neuchâtel. Elle souligne que, sur le fond, il convient de donner au père la possibilité de se déterminer dans le cadre du recours, les allégations de la recourante n'ayant pas été articulées lors de l'audition des parties. Dans ses observations, B. conclut au rejet du recours.

D. Dans ses observations, la présidente de l'autorité tutélaire relève que les parents de l'enfant n'ont pas indiqué que des mesures protectrices étaient pendantes devant le Tribunal civil du district de Neuchâtel. Elle souligne que, sur le fond, il convient de donner au père la possibilité de se déterminer dans le cadre du recours, les allégations de la recourante n'ayant pas été articulées lors de l'audition des parties. Dans ses observations, B. conclut au rejet du recours. E. Par décision du 23 décembre 2004, l'effet suspensif au recours a été accordé.

E. Par décision du 23 décembre 2004, l'effet suspensif au recours a été accordé. C O N S I D E R A N T

C O N S I D E R A N T en droit

en droit 1. L'autorité tutélaire du domicile de l'enfant est compétente pour prendre les mesures nécessaires concernant les relations personnelles; la même compétence appartient en outre à l'autorité tutélaire du lieu de séjour de l'enfant si celle-ci a pris des mesures de protection en sa faveur ou qu'elle se prépare à en prendre (art. 275 al.1 CC ). Le juge est compétent pour régler les relations personnelles lorsqu'il attribue l'autorité parentale ou la garde selon les dispositions régissant le divorce et la protection de l'union conjugale, ou qu'il modifie cette attribution ou la contribution d'entretien (art. 275 al.2 CC ). Si des mesures concernant le droit du père et de la mère n'ont pas encore été prises, les relations personnelles ne peuvent être entretenues contre la volonté de la personne qui a l'autorité parentale ou à qui la garde de l'enfant est confiée (art. 275 al.3 CC ). Il découle de ces dispositions que la compétence pour statuer sur le droit de visite, en cas de désaccord entre les parents, appartient à l'autorité tutélaire, sous réserve de la compétence du juge des mesures protectrices prévue par l'alinéa 2 de l'article 275 CC ( Schwenzer, Basler Kommentar, n.3 ad art.275 CC). En l'espèce, il s'avère que, bien que les parties n'en aient pas informé la présidente de l'Autorité tutélaire du district de Neuchâtel lors de leur audition du 15 novembre 2004, elles avaient l'une et l'autre sollicité des mesures protectrices de l'union conjugale par requêtes adressées au président du Tribunal civil du district de Neuchâtel, respectivement les 5 octobre et 6 octobre 2004, une audience de débats étant appointée au 14 janvier 2005. Dès lors, la compétence pour se prononcer sur le droit de vacances à exercer par le père n'appartenait plus à l'autorité tutélaire, mais au juge des mesures protectrices, moyen qu'il appartient à l'Autorité de céans d'examiner d'office. La décision prise par l'autorité tutélaire doit par conséquent être annulée pour ce premier motif.

1. L'autorité tutélaire du domicile de l'enfant est compétente pour prendre les mesures nécessaires concernant les relations personnelles; la même compétence appartient en outre à l'autorité tutélaire du lieu de séjour de l'enfant si celle-ci a pris des mesures de protection en sa faveur ou qu'elle se prépare à en prendre (art. 275 al.1 CC ). Le juge est compétent pour régler les relations personnelles lorsqu'il attribue l'autorité parentale ou la garde selon les dispositions régissant le divorce et la protection de l'union conjugale, ou qu'il modifie cette attribution ou la contribution d'entretien (art. 275 al.2 CC ). Si des mesures concernant le droit du père et de la mère n'ont pas encore été prises, les relations personnelles ne peuvent être entretenues contre la volonté de la personne qui a l'autorité parentale ou à qui la garde de l'enfant est confiée (art. 275 al.3 CC ). Il découle de ces dispositions que la compétence pour statuer sur le droit de visite, en cas de désaccord entre les parents, appartient à l'autorité tutélaire, sous réserve de la compétence du juge des mesures protectrices prévue par l'alinéa 2 de l'article 275 CC ( Schwenzer, Basler Kommentar, n.3 ad art.275 CC). En l'espèce, il s'avère que, bien que les parties n'en aient pas informé la présidente de l'Autorité tutélaire du district de Neuchâtel lors de leur audition du 15 novembre 2004, elles avaient l'une et l'autre sollicité des mesures protectrices de l'union conjugale par requêtes adressées au président du Tribunal civil du district de Neuchâtel, respectivement les 5 octobre et 6 octobre 2004, une audience de débats étant appointée au 14 janvier 2005. Dès lors, la compétence pour se prononcer sur le droit de vacances à exercer par le père n'appartenait plus à l'autorité tutélaire, mais au juge des mesures protectrices, moyen qu'il appartient à l'Autorité de céans d'examiner d'office. La décision prise par l'autorité tutélaire doit par conséquent être annulée pour ce premier motif. 2. Sur le fond, on peut sérieusement douter qu'il soit conforme à l'intérêt de l'enfant d'autoriser son père à l'emmener en Algérie pour des vacances d'une quinzaine de jours en janvier 2005. En effet, les rapports entre les parties sont conflictuels, notamment en ce qui concerne l'exercice du droit de visite du père, ce qui a précisément motivé la décision d'instaurer une curatelle. L'enfant est âgé de deux ans seulement et, à la lecture du dossier, il n'apparaît pas que le père ait exercé un droit de visite au-delà de deux, voire trois jours, durant les week-ends, depuis la séparation de fait des parties en mars 2004. Passer sans transition d'un droit de visite exercé seulement le week-end à un droit de vacances de quinze jours en Algérie paraît dès lors prématuré, même si la curatrice ne s'y est pas opposée. L'avis de celle-ci à ce sujet, transcrit en une phrase dans le procès-verbal d'audition du 15 novembre 2004, n'est en tout cas pas suffisamment développé et étayé pour se convaincre qu'un tel droit de vacances exercé en Algérie corresponde à l'intérêt de l'enfant. Pour cette raison également, la décision prise par l'Autorité de première instance doit être annulée.

2. Sur le fond, on peut sérieusement douter qu'il soit conforme à l'intérêt de l'enfant d'autoriser son père à l'emmener en Algérie pour des vacances d'une quinzaine de jours en janvier 2005. En effet, les rapports entre les parties sont conflictuels, notamment en ce qui concerne l'exercice du droit de visite du père, ce qui a précisément motivé la décision d'instaurer une curatelle. L'enfant est âgé de deux ans seulement et, à la lecture du dossier, il n'apparaît pas que le père ait exercé un droit de visite au-delà de deux, voire trois jours, durant les week-ends, depuis la séparation de fait des parties en mars 2004. Passer sans transition d'un droit de visite exercé seulement le week-end à un droit de vacances de quinze jours en Algérie paraît dès lors prématuré, même si la curatrice ne s'y est pas opposée. L'avis de celle-ci à ce sujet, transcrit en une phrase dans le procès-verbal d'audition du 15 novembre 2004, n'est en tout cas pas suffisamment développé et étayé pour se convaincre qu'un tel droit de vacances exercé en Algérie corresponde à l'intérêt de l'enfant. Pour cette raison également, la décision prise par l'Autorité de première instance doit être annulée. 3. L'Autorité de céans statue sans frais.

3. L'Autorité de céans statue sans frais. Par ces motifs, L’AUTORITE TUTELAIRE DE SURVEILLANCE

Par ces motifs, L’AUTORITE TUTELAIRE DE SURVEILLANCE 1. Annule la décision de l'Autorité tutélaire du district de Neuchâtel du 26 novembre 2004.

1. Annule la décision de l'Autorité tutélaire du district de Neuchâtel du 26 novembre 2004. 2. Statue sans frais.

2. Statue sans frais. Neuchâtel, le 7 janvier 2005

Neuchâtel, le 7 janvier 2005 AU NOM DE L'AUTORITE TUTELAIRE DE SURVEILLANCE

AU NOM DE L'AUTORITE TUTELAIRE DE SURVEILLANCE Le greffier L'un des juges

Le greffier L'un des juges