Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06858.jsonl.gz/13

Vaud Noyée de Vevey: peine de quatre ans confirmée
L'un des quatre hommes qui avaient abusé d'une jeune femme ivre en mars 2018 s'est vu confirmer sa peine par le Tribunal fédéral.
Signaler une erreur
Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?
Le Tribunal fédéral confirme la condamnation à quatre ans de prison de l'un des quatre hommes qui avaient abusé d'une jeune femme ivre et sous médicaments en mars 2018 à Vevey (VD). La victime s'était noyée peu après dans le lac Léman.
Ce demandeur d'asile avait été reconnu coupable d'actes d'ordre sexuel commis en commun sur une personne incapable de discernement, infraction à la loi sur les stupéfiants et séjour illégal. Outre la peine privative de liberté, il avait été condamné à l'expulsion du territoire suisse pour dix ans.
Dans un arrêt publié lundi, le Tribunal fédéral rejette tous les griefs du condamné. Ce dernier critiquait plusieurs points du jugement rendu en septembre dernier par le Tribunal cantonal vaudois, dont l'appréciation des preuves concernant la capacité de discernement de la jeune femme et la durée de la peine.
Plus en état de discernement
Pour les juges de Mon Repos, il ne fait aucun doute que la victime n''était plus en état de discernement et qu'elle ne pouvait pas se défendre contre les quatre hommes. Lors des auditions, ces derniers avaient eux-mêmes admis en partie que la victime tenait à peine sur ses jambes.
Le recourant s'était d'abord retrouvé seul avec la victime et un autre condamné aux abords du lac à Vevey. Son camarade avait abusé d'elle. Puis le recourant avait appelé deux autres requérants et leur avait proposé la jeune femme en échange d'un joint de marijuana et d'une boulette de cocaïne. Bien qu'il n'ait pas participé lui-même aux abus, il a été considéré comme coauteur par la justice vaudoise.
Le corps de la victime avait été retrouvé le matin suivant flottant dans le lac. La femme souffrait de dépression et avait absorbé de l'alcool, un antidépresseur et un calmant. (arrêt 6B_1362/2019 du 11 mars 2020) (ats/nxp)
Créé: 23.03.2020, 16h36