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Le drame est survenu au lendemain d'un record de température de 10 degrés au sommet du glacier, fragilisé par le réchauffement climatique depuis des décennies ainsi qu'une vague de chaleur précoce.
L'effondrement d'une partie du glacier de la Marmolada, le plus grand des Alpes italiennes, est bien lié au réchauffement climatique, a confirmé lundi le Premier ministre italien Mario Draghi au lendemain de la catastrophe. Celle-ci a fait au moins sept morts et huit blessés, selon un nouveau bilan lundi.
Treize personnes sont également signalées manquantes par leurs proches mais leur présence sur place au moment où le glacier a rompu n'est pas confirmée. Parmi les blessés, deux Allemands, un homme de 67 ans et une femme de 58 ans, se trouvent toujours dans un état grave.
Peu de chances de trouver des survivants
Les secouristes ont déployé des drones équipés de caméras thermiques, espérant localiser d'éventuels survivants dans la masse de glace et de roches éboulées.
Les chances de retrouver des survivants "sont presque nulles", a prévenu le responsable des services de secours en haute montagne de la région, Giorgio Gajer, à l'agence AGI. Seules trois des sept victimes ont été identifiées, mais leur nationalité n'a pas été dévoilée par les autorités.
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"Conséquence des conditions météorologiques"
La tragédie "est la conséquence des conditions météorologiques actuelles, c'est-à-dire un épisode de chaleur précoce qui coïncide avec la problématique du réchauffement climatique", a expliqué à l'AFP le professeur Massimo Frezzotti, du département des sciences de l'université Roma Tre.
"La fonte s'est accélérée dans les Alpes. Nous avons connu un hiver extrêmement aride, avec un déficit de précipitations de 40 à 50%. Les conditions actuelles du glacier correspondent à la mi-août, pas à début juillet", selon le chercheur.
"En raison de ces températures très élevées, une accumulation d'eau s'est malheureusement formée sous le glacier, ce qui a provoqué l'effondrement", a déclaré à l'AFP Paolo Talmon, 56 ans, propriétaire de l'auberge du glacier Marmolada. "Je vis ici depuis 50 ans et c'est la première fois que je vois ça."
Selon le rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) paru le 1er mars, la fonte des glaces et neiges est l'une des 10 menaces majeures causées par le réchauffement climatique, perturbant les écosystèmes et menaçant certaines infrastructures. Le Giec indique que les glaciers en Scandinavie, en Europe centrale et dans le Caucase pourraient perdre 60 à 80% de leur masse d'ici à la fin du siècle.
>> Hausse des températures: l'interview de Caroline George, guide de haute montagne.
agences/doe