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26/08/2013
Portraits de candidats: Laurent Naville
Laurent Naville (Parti Libéral-Radical), 21 ans.
Il est un des plus jeunes candidats à se présenter à l'élection du Grand Conseil en octobre. Mais avant d'être un politicien, Laurent Naville est avant tout une personne à l'abord facile, qui, suite à l'éternelle question "Naville comme les kiosques?", montre qu'il est quelqu'un de tranquille, réfléchi, et plutôt bienveillant.
Il se définit lui-même comme une personne humaniste, raisonnable, aimant débattre, pragmatique et visionnaire. Membre de la société de Zofingue, il est également cofondateur de la société de l'Olympia. Il fait actuellement des études de droit à l'Université de Fribourg (il veut être un théoricien du droit plutôt qu'un praticien). Amateur de voyages, il s'adonne au tennis, joue au piano, et se mue parfois en photographe.
Son engagement débute déjà par son appartenance à une famille au passé particulièrement politisé: son oncle, Jacques-Simon Eggly, fut justement un ancien Conseiller national libéral, et c'est à travers lui que Laurent Naville a découvert le monde politique suisse. Il a commencé à s'y intéresser lorsque son oncle lui fît visiter le palais fédéral et assister à une session parlementaire. Cet intérêt s'est par la suite matérialisé dans la lecture quotidienne de journaux, comme le Temps, la Tribune de Genève ou encore le Courrier (dont il reconnaît l'excellent travail journalistique), afin de suivre l'actualité politique et d'en apprendre toujours plus chaque jour.
Laurent Naville se sentait dès le départ en phase avec les idées libérales. Pendant son adolescence, il ne songeait pas encore à se lancer dans la politique "active", notamment par l'adhésion à une jeunesse de parti, du moins avant le début de ses études universitaires. Mais il fut pris de court par un très bon ami, Gaël Constantin, qui l'amena à assister à une séance des jeunes libéraux-radicaux genevois: ce fut le coup de foudre. Il avait rencontré sa deuxième famille, la famille politique: "il y avait des débats extraordinaires [...] je me sentais utile; je commençais à avoir une vie citoyenne, malgré le fait que je votais déjà". En octobre 2012, il est élu Vice-président des jeunes libéraux-radicaux genevois.
Laurent Naville a la particularité, en comparaison avec la plupart des autres candidats de son parti, d'avoir rejoint celui-ci après la fusion entre les libéraux et les radicaux. "Je suis un vrai produit PLR, même si je suis plus libéral que radical", dit-il. C'est justement l'atout qu'il fait valoir dans cette campagne: au sein d'une multitude de personnalités différentes, issues de plusieurs courants, sa candidature n'a que le PLR comme couleur politique. Il relève un fait qui l'interpelle: "le PLR est le premier parti du canton, mais il n'a aucun élu de moins de 30 ans". Cependant, il ne se considère pas comme "l'élu" destiné à combler cette lacune générationnelle. Avant tout, il souhaite vivre l'expérience d'une campagne, s'exprimer, partir à la rencontre des gens, échanger, débattre avec eux, tout en se battant pour promouvoir les idées et les valeurs de son parti. Il estime s'être beaucoup inspiré de son oncle (souvent décrié, mais issu du même courant libéral que celui dans lequel se range aujourd'hui Laurent Naville) dans la définition de ses idéaux, qui selon lui se perdent petit à petit: pas de lobbies, défense de l'intérêt public, du bien commun...
Ses domaines de compétence sont tout d'abord la formation ("la base de toute société: une mauvaise formation implique un pays qui ne tient pas la route; en Suisse, on a la chance d'avoir un système scolaire dont on peut vraiment se féliciter, et je m'engage à la préserver et l'améliorer"), mais aussi la mobilité, le logement, et la sécurité. Son ambition est de contribuer à la réalisation d'une traversée du lac: "mes préoccupations ne sont pas actuelles, mais futures; je veux préparer aujourd'hui les grands projets de demain."
Laurent Naville regrette l'état actuel de la vie politique: "quel que soit le parti, on a tendance à favoriser l'intérêt personnel". Il a l'impression que les valeurs manquent aux hommes politiques, mais sent que cela est en train de changer. Cependant, il admet que la politique genevoise a été décrédibilisée et pervertie aux yeux de la population, et il impute cette situation au populisme ambiant, s'exprimant par exemple par la propagation de la haine de l'autre, ou du sentiment du "on veut tout, tout de suite". "Le bon sens a laissé sa place à l'émotivité (qui n'a pas sa place en politique), même dans des sujets importants". À ce titre, il ne peut que lancer un appel au pragmatisme et au bon sens. C'est pour cela qu'il considère que les extrêmes, quelles qu'elles soient, sont ses principaux adversaires politiques: "elles sont les ennemies de notre démocratie; le populisme n'est pas un projet de société."
Quant à Genève, il s'agit d'un canton "grand râleur", mais malgré tout terriblement attachant. Quand quelqu'un râle, c'est qu'il y a un problème. "On ne peut pas en vouloir aux râleurs: ce sont eux qui dénoncent les problèmes. Toutefois, on ne doit pas à chaque fois régler les problèmes comme ils le voudraient." Par exemple, la thématique de l'insécurité apporte son lot de propositions mues par l'émotivité, comme l'éviction des étrangers; en effet, ils ne sont pas la source du problème, et ce n'est pas de cette manière que celui-ci sera résolu. Pour Laurent Naville, Genève doit justement prendre garde à ne pas céder au populisme et à l'émotion, sous peine de causer davantage de problèmes que ceux que l'on tente d'éliminer.
Sur facebook, twitter, et sur les stands de son parti, vous pourrez suivre la campagne de Laurent Naville, une campagne qu'il mènera avec le désir de provoquer la victoire du bon sens sur l'émotion et la déraison, guidé par une vision à long terme et par la recherche de l'intérêt commun.