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New York - Le Conseil de sécurité de l'ONU a examiné mardi un nouveau projet de sanctions pénalisant l'Iran pour son programme nucléaire. Il est le fruit d'un consensus entre les grandes puissances malgré un plan turco-brésilien présenté la veille pour éviter des sanctions.
"Nous avons enregistré un accord sur un projet fort (de résolution), avec la coopération de la Russie et de la Chine", a annoncé dans la matinée la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, au Sénat à Washington.
En fait, l'annonce de ce projet de résolution constitue un rejet de l'accord négocié avec l'Iran par le Brésil et la Turquie et qui paraissait avoir brisé la dynamique de nouvelles sanctions. Par la voix de son ambassadeur, le Brésil a exprimé son mécontentement.
Plusieurs diplomates occidentaux ont dit espérer que le Conseil de sécurité vote cette résolution au début du mois prochain. Le texte pourrait être amendé dans les semaines qui viennent.
La Chine, qui s'est longtemps montrée réticente à de nouvelles mesures contre l'Iran, a plaidé pour une "résolution équilibrée", ne pénalisant pas les traditionnelles relations commerciales entre Pékin et Téhéran.
"Le but de ces sanctions est d'amener la partie iranienne à la table des négociations", a dit l'ambassadeur chinois à l'Onu, Li Baodong. "Les sanctions ne visent pas à punir des gens innocents et ne doivent pas pénaliser le commerce régulier", a-t-il ajouté.
L'ambassadeur russe aux Nations unies, Vitali Tchourkine, a estimé que son pays pouvait s'accommoder de la rédaction texte de résolution.
Le projet appelle les Etats "à prendre les mesures appropriées pour interdire" l'ouverture de filiales de banques ou de sociétés iraniennes à l'étranger s'il existe un doute sur le fait qu'elles puissent aider le programme nucléaire iranien.
Le projet appelle également à l'instauration d'un système d'inspection internationale de tous les navires à destination de l'Iran et soupçonnés de transporter des cargaisons liées au programme nucléaire de la République islamique. Il interdit aussi la vente à l'Iran de huit nouveaux types d'armements lourds, notamment des chars.
ATS