Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07170.jsonl.gz/97

UNE PARTITION MÉMORABLE
Au moins un concert choral est à l’affiche chaque saison au Théâtre du Jorat. L’endroit s’y prête à merveille, d’autant plus avec une acoustique aussi excellente pour ce type de productions. Voici donc le fameux Deutsches Requiem, de Johannes Brahms, à l’initiative du Choeur des XVI et de son directeur, André Ducret, qui l’a fondé en 1970. L’ensemble fribourgeois doit son nom à l’effectif de la première heure et à une certaine prédilection pour la Renaissance. Pour l’occasion, le chœur sera renforcé par le choeur valaisan Shama, dirigé par Pierre-Elie Jacquemettaz, et par quelques amis. L'Orchestre de Chambre fribourgeois et les solistes Jardena Flückiger et René Perler complèteront la distribution.
Pour André Ducret, ce retour au Jorat n’est pas sans émotions. On lui doit la très belle musique d’un spectacle créé dans la Grange sublime en 1985, Croix du Sud, d’Emile Gardaz, dans une mise en scène de Gérald Zambelli.
Johannes Brahms ( 1833 - 1897 ) est considéré comme l’un des plus grands musiciens de la période romantique et le successeur en quelque sorte de Ludwig van Beethoven. Il était aussi chef d’orchestre et pianiste virtuose. Ein Deutsches Requiem est une oeuvre sacrée, mais pas liturgique, en sept mouvements, dont la genèse fut longue, de 1854 à 1869. Elle a pour source la perte de deux êtres chers à Brahms, sa mère et le compositeur Robert Schumann.