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Tout ce qu'il faut savoir sur l'initiative No Billag
En mars 2018, le peuple suisse se prononcera sur l'initiative "No Billag". Nous rassemblons ici toutes les informations que vous devez connaître avant de vous rendre aux urnes.
La télévision TeleBielingue est directement concernée par la votation populaire sur l’initiative „No Billag“ le 4 mars. Vous trouverez ici des informations sur l’impact qu’aurait une acceptation de l’initiative pour TeleBielingue et le paysage médiatique suisse.
Les questions les plus fréquentes sur „No Billag“ qui concernent TeleBielingue:
TeleBielingue bénéficie-t-elle aussi de la redevance?
Oui. TeleBielingue touche également une quote-part de la redevance. La liste des télévisions qui bénéficient de la redevance est publique et publiée sur le site Internet de l’Office fédéral de la communication (https://goo.gl/AGgv7F). TeleBielingue touche la redevance pour deux raisons :
TeleBielingue doit fournir un programme en français et en allemand. Cela est imposé par la Confédération.
La zone de diffusion de TeleBielingue est structurellement défavorable. Il y a peu d’entreprises dans la région qui peuvent s’adresser directement à leurs clients finaux via la publicité.
Pourquoi TeleBielingue existe-t-elle, si la zone de diffusion ne permet pas une exploitation rentable ?
Selon la Constitution, la Confédération doit garantir que la radio et la télévision tiennent compte des spécificités culturelles et des besoins des cantons. Cela comprend également la couverture des régions périphériques et bilingues au moyen de programmes régionaux, comme TeleBielingue et Canal 3.
Que signifierait une acceptation de l’initiative pour TeleBielingue ?
TeleBielingue n’existerait plus sous sa forme actuelle. Une couverture rédactionnelle de la région ne serait plus garantie. Si l’initiative est acceptée, cela signifierait la fin du service public régional.
Comment TeleBielingue se positionne-t-elle sur l’initiative ?
Il est important, selon TeleBielingue, que l’initiative soit rejetée. Nous souhaiterions encore pouvoir assurer un programme télévisuelle en français et en allemand pour les régions : Bienne, Seeland, Jura bernois, district du lac, et Granges.
Comment TeleBielingue va-t-elle assurer la couverture médiatique de l’initiative « No Billag » ?
La Constitution et la concession obligent TeleBielingue à assurer une couverture appropriée et équilibrée. TeleBielingue continuera à garantir ce mandat bien qu’elle soit directement concernée par les conséquences de l’initiative. TeleBielingue assure la même visibilité aux défenseurs et opposants de l’initiative. En dehors du programme télévisuelle, TeleBielingue rend toutefois attentif les habitants de la région aux conséquences de l’initiative.
Impacts de l’initiative sur le paysage audiovisuel suisse :
Quelles stations de télévision et de radio sont financées par la redevance et donc directement concernées par l’initiative ?
Quelle influence aurait une adoption de l’initiative sur la qualité de la couverture par les médias ?
Aujourd'hui, toutes les télévisions et radios sont tenues d’assurer une information appropriée et équilibrée. Des vérifications sont faites pour garantir que les stations respectent cette exigence. Les télévisions régionales doivent garantir une couverture thématique diversifiée de leurs régions. Et elles sont contraintes d’avoir un système d’assurance qualité, régulièrement contrôlé par des organisations externes. Les télévisions ont aussi l’obligation d’encourager la formation continue de leurs collaborateurs. Toutes ces exigences légales disparaitraient en cas d’acceptation de l’initiative.
Quelles différences dans la Constitution en cas d’acceptation de l’initiative ?*
*Source https://non-nobillag.ch/
Les partisans du oui présentent leur plan B pour sauver la SSR, l‘avocat biennois Mario Stegmann vérifie leurs dires.
Soyez parfaitement informés. Un grand débat aura lieu à la Maison du Peuple à Bienne en compagnie de la conseillère fédérale Doris Leuthard. Les intervenants débattront des conséquences de l'acceptation de l'initiative sur les médias régionaux. Alors rendez-vous le lundi 12 février à 19h00. L'entrée est libre.
Participeront notamment au débat:
- Hans Stöckli, Conseiller aux Etats bernois
- Thomas Juch, Co-président du comité d’initiative "No Billag"
- Gilles Marchand, Directeur général SSR
- Marc Friedli, Directeur Telesuisse
- Julien Grindat, Directeur des publications, Telebielingue et Canal3
- Markus Baumer, Directeur administratif et financier, Radiofr.
- Pierre-Yves Moeschler, Président SRT Berne
Et bien d'autres, dans une ambiance constructive et conviviale.
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