Document ID: /curiavista/filtered/00000.jsonl.gz/219499

<h2>SubmittedText<h2><p>Les études de l'Institut fédéral pour l'aménagement, l'épuration et la protection des eaux ont montré que les insecticides de la famille des pyréthrinoïdes et des organophosphorés présentent un risque plus élevé pour les petits invertébrés des cours d'eau que tous les autres pesticides réunis - parfois jusqu'à 50 fois plus important. La Confédération a déjà interdit le chlorpyriphos-éthyl et le chlorpyriphos-méthyl, tous deux appartenant à la famille des organophosphorés.</p><p>Combien de produits de la famille des pyréthrinoïdes et des organophosphorés sont-ils encore autorisés en Suisse à l'heure actuelle et quand seront-ils interdits ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Une procédure de réexamen des produits phytosanitaires anciens est en place pour vérifier si les exigences actuelles pour l'octroi d'une autorisation sont toujours satisfaites. Ces exigences ont été renforcées au cours de ces dernières années. Ainsi, un produit qui pouvait être autorisé il y a vingt ans ne le serait plus forcément aujourd'hui. Il s'agit donc de s'assurer que les anciens produits remplissent encore les exigences actuelles, fondées sur les dernières connaissances scientifiques. Lorsque cela est nécessaire, les prescriptions d'utilisation sont renforcées. Si cela n'est pas suffisant, les autorisations sont retirées partiellement ou totalement.</p><p>Les sept pyréthrinoides de synthèse autorisés sont actuellement en cours de réexamen. Il est trop tôt pour annoncer quels seront les résultats et les conséquences sur leurs autorisations respectives. Le pyrèthre, insecticide naturel à l'origine du développement des pyréthrinoïdes de synthèse utilisé dans l'agriculture biologique, est également autorisé.</p><p>S'agissant des organophosphates, la grande majorité des insecticides organophosphorés ont été retirés du marché. Quant à la procédure de retrait du diméthoate, elle est en cours.</p>