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Lors de l'assemblée générale de l'UBS du 3 mai 2012, Ethos recommande de voter contre le rapport de rémunération 2011 et l'augmentation de capital conditionnel pour les actions des collaborateurs. Les rémunérations de la direction de l'UBS sont trop élevées et comportent une part variable trop importante.
Par ailleurs, la prime d'arrivée de quatre millions de francs versée sans contrepartie au nouveau président, Axel Weber, donne un faux signal. Finalement, la perte de près de deux milliards de francs dans la banque d'investissement de l'UBS conduit Ethos à refuser la décharge au conseil d‘administration.
La Fondation Ethos recommande aux actionnaires d'exercer activement leurs droits de vote à l'assemblée générale de l'UBS du 3 mai 2012. Il s'agit de donner un signal clair au conseil d'administration que le système de rémunération n'est pas approprié et que le système de contrôle interne reste insatisfaisant.
Refus du rapport de rémunération
La rémunération de la direction générale est trop élevée et ne comporte pas de limite vers le haut. La personne la mieux rémunérée en 2011, Robert McCann, a reçu 9,2 millions de francs, dont 85% ont été variables. Les autres membres de la direction ont reçu en moyenne 5,7 millions de francs, dont 70% étaient variables. Par ailleurs, la prime d'arrivée de quatre millions de francs versée sans contrepartie au nouveau président, Axel Weber est injustifiable et inacceptable.
Malgré une opposition au système de rémunération supérieure à un tiers des actionnaires lors de l'assemblée générale de l'année dernière, le conseil d'administration n'a pas modifié significativement le système de rémunération. Ceci conduit Ethos à s'opposer une nouvelle fois au rapport de rémunération en 2012.
Trop de capital conditionnel pour les plans de rémunération
Le conseil d'administration propose un doublement du capital conditionnel pour permettre l'attribution d'actions dans le cadre des plans de participation des collaborateurs. Le capital conditionnel s'élèvera ainsi à 7,8% du capital existant, ce qui peut conduire à une dilution significative pour les actionnaires.
En 2011, UBS a alloué 2% du capital à 6600 collaborateurs soit à 10% de l'ensemble du personnel uniquement. Au cours des trois dernières années, ce sont 8,4% du capital qui a été distribués aux collaborateurs sous forme d'actions. Ces chiffres sont l'expression d'une politique qui conduit à des rémunérations variables excessives.
Décharge prématurée
Suite à des opérations de trading non autorisées, la banque d'investissement a perdu 1,8 milliards de francs en septembre 2011. Cela démontre une déficience importante du système de contrôle interne, ce qui a été confirmé par la direction générale et l'organe de révision. De plus, la direction de l'UBS a reconnu que les mesures correctives n'avaient pas encore été entièrement mises en œuvre en fin d'année. Face à une telle situation, Ethos considère que la décharge au conseil d'administration doit être refusée.
Recommandations de vote Ethos:
- Non au point 1.2: Rapport de rémunération
- Non au point 3: Décharge du conseil d'administration et de la direction générale
- Non au point 5: Création d'un capital conditionnel pour les actions des collaborateurs
- Oui à tous les autres points de l'ordre du jour