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L'estimation des coûts de cet ouragan, qui s'est abattu sur Cuba et le sud-est des États-Unis fin septembre, est sujette encore à de "fortes incertitudes", souligne le groupe dans un communiqué.
Le bénéfice net annoncé de manière préliminaire déjoue cependant le consensus d'analystes qui tablait sur une perte de 167 millions d'euros.
Son concurrent Swiss Re a estimé mardi aux environs de 50 à 65 milliards de dollars les dommages assurés liés à l'ouragan Ian et averti qu'il endurerait une perte d'un demi-milliard de dollars entre juillet et septembre.
Munich Re a de son côté confirmé qu'il visait un résultat net de 3,3 milliards d'euros en 2022, mais ajouté que "cet objectif sera désormais beaucoup plus difficile à atteindre".
Sa réalisation va dépendre d'"effets exceptionnels" attendus surtout "dans le domaine des investissements en capital".
Cette prévision est aussi basée sur un montant de pertes liées à des catastrophes majeures de l'ordre d'un milliard d'euros pour le seul quatrième trimestre en cours.
Munich Re a fait face à d'autres revers cette année en raison de la guerre d'invasion russe en Ukraine.
Cela l'a conduit à déprécier au premier trimestre des obligations détenues dans les deux pays, pour une charge brute de 700 millions d'euros et de 370 millions en termes de résultat net.