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Les dernières années du Lausanne-Ouchy
La concurrence de l'automobile, la surchauffe économique et les coûts d'investissement modifient la donne pour le L.O.
Extrait d'un film 16 mm de J.P. Perret, 1959-1960.
Les mutations des années 1950
Le matériel roulant tout comme les machines de traction du début du XXe siècle sont toujours en place en 1950. La concurrence de l’automobile privée ne permet plus de différer une modernisation de l’infrastructure. Elle se fait par l'abandon du câble au profit de la crémaillère avec ligne électrique.
La compagnie veut aussi améliorer la sécurité, la facilité d’accès aux stations, le confort et la vitesse.
Pour les marchandises, les difficultés ne sont pas moindres, notamment place de la gare où trente wagons, toujours plus gros, doivent traverser une zone empruntée par un trafic routier en forte croissance.
Pour relier le Flon à Sébeillon, où s’installe la nouvelle gare aux marchandises des CFF, la compagnie fait construire le long des rues de Genève et de Sébeillon un nouveau raccordement ferroviaire de près d’un kilomètre, ouvert en 1953. La ligne entre gare et Flon est ainsi libérée du trafic marchandises.
Pour moderniser son réseau, la compagnie intervient sur les gares comme sur les voies. En 1954, le tronçon entre Flon et gare est rénové. La cadence passe à 3 minutes, 2'000 personnes pouvant être transportées à l’heure contre 320 jusque là. La rénovation du tronçon gare-Ouchy est financièrement couverte par la revente des Eaux de Bret à la Ville de Lausanne en 1957. En quelques jours, entre avril et mai 1958, le train à crémaillère est installé avec de nouvelles rames et une cadence doublée. Dans le même temps, entre 1956 et 1958, la gare du Flon est réaménagée avec de nouveaux ascenseurs pour rejoindre Saint-François.
En 1960, une passerelle permet de relier la gare au Grand-Pont du côté de Bel-Air. Le public répond immédiatement et positivement à cette transformation de l’offre de transports, l’année de l’exposition nationale marquant l’apogée du dispositif. De1900 à 1964, le nombre de voyageurs passe de 1 à 9 millions.
Le Lausanne-Ouchy passe aux Tramways Lausannois
La société du LO, toujours bénéficiaire sur le versant immobilier de son activité rencontre des difficultés d’exploitation croissantes dès le début des années 1970. Entre 1965 et 1975, le trafic annuel se stabilise autour de 7 millions de passagers. Dans les années 1980, le nombre de passagers transportés recule.
La compagnie propose de revendre son réseau à la Ville de Lausanne en 1974. Afin de ne pas perdre l’infrastructure, la commune accepte en 1978 de racheter le chemin de fer pour elle ou un tiers, l’exploitation devant être assurée par les TL. Après tractation sur le prix, en 1984, le conseil communal ratifie le rachat en faveur de la Société Métro Lausanne-Ouchy SA.
En 1985, la Compagnie du Chemin de fer Lausanne-Ouchy devient LO Holding Lausanne-Ouchy SA qui reprend les activités immobilières de l’ancienne compagnie. Dès lors, la gestion des lignes entre Ouchy et Flon est placée sous la direction unique des TL.