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Choeur Yaroslavl et choeur Liniya - Chants orthodoxes et populaires de Noël
Comme il est de coutume désormais à l’approche de la fête de Noël, les chœurs Yaroslavl et Liniya s’associeront pour entonner des chants orthodoxes et populaires de Noël, issus des traditions musicales des pays de l'Est (Russie, Ukraine, Roumanie)
Le monde orthodoxe célèbre également la Nativité de Jésus-Christ, l’une des douze fêtes majeures de l’orthodoxie. Mais contrairement au christianisme occidental (catholique-romain, protestant, anglican…), Noël n’est pas célébré avec autant d’intensité et de ferveur qu’en Europe de l’Ouest. La fête de la Théophanie, le 6/19 janvier, est par exemple considérée comme plus importante et revêt un caractère plus festif dans de nombreux pays orthodoxes.
Or depuis quelques siècles, le caractère central de la fête du Noël occidental a fini par déteindre également sur les franges ouest du monde orthodoxe. L’Ukraine par exemple est devenue la terre d’innombrables kolyadki (chants de Noël), entonnés dans les familles, les écoles, les rues, les institutions et dans les Eglises. Plusieurs compositeurs de renom ont retravaillé ces mélodies à l’unisson pour les réarranger et en faire des pièces plus classiques : Leontovitch, Stetsenko, Katchanov, Yatsinevitch. La plus connue dans le monde ukrainien est sans doute Shedrik (« abondance »), harmonisé par Leontovitch au début du 20ème siècle et diffusé dans le monde entier. La pièce a tellement plu au monde anglophone qu’elle a été retraduite en anglais, est devenue partie intégrante de tous les recueils de Carols anglo-américains et, même, est devenue pour beaucoup une composition traditionnelle anglaise (Carols of the Bells). Le nom du compositeur Leontovitch a été littéralement gommé.
La Roumanie, elle aussi, connaît depuis plusieurs siècles la tradition des colinde (chants de Noël), entonnés surtout par des enfants de rue en rue, de porte à porte durant la période de l’Avent. Tout comme la tradition ukrainienne, certains colinde ont été harmonisés par des compositeurs renommés des 19e et 20e siècles. Lungu, Popescu, Cucu, Pann, Chirescu et bien d’autres ont mis leur talent à réarranger les mélodies simples, souvent à l’unisson.
Quant à la Russie, elle est restée plutôt à l’écart de cette ferveur des Balkans et de l’Ukraine. Les pièces populaires de Noël sont plutôt rares en Russie, hormis bien sûr les pièces liturgiques célébrant la Nativité les 24 et 25 décembre. La pièce S nami Bog (« Dieu avec nous ») est un classique du genre, réarrangé des centaines de fois ; les tropaires de la Nativité connaissent aussi des versions multiples. Mais ces chants restent destinés aux seuls offices. Ils n’ont pas acquis le caractère populaire des kolyadki ou colinde.
C’est par un concert en deux parties que le chœur Liniya et l’ensemble Yaroslavl présenteront ce programme de Noël. Les pièces sont écrites pour chœur, pour chœur et solistes, pour chœur d’hommes ou de femmes. Au programme : Chants des chérubins (Denissova), Saint Dieu (Denissova) ainsi que quelques chants populaires ukrainiens, roumains ou grecs : Dors Jésus dors, Hier soir à la tombée de la nuit, Dans la nuit obscure et Et nous tirons.