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Après des études théâtrales à l’ESAD (École supérieure d’art dramatique) à Genève, entre 1979 et 1982, Maria débute sa carrière professionnelle sur la scène du Théâtre de Carouge, à Genève en 1981 dans Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand sous la direction de Georges Wod. Suivront notamment la même année L’Opéra de Quat’Sous de Bertold Brecht, mise en scène Armen Godel, La Vie Parisienne d’Offenbach, toujours au théâtre de Carouge sous la direction de Georges Wod, et La Cruche cassée de Kleist, mise en scène André Steiger. A partir de 1983, les spectacles s’enchaînent sur les diverses scènes romandes : Théâtre de Carouge, Théâtre de l’Orangerie, Festival de la Cité à Lausanne, Théâtre Am Stram Gram, Le Petit Théâtre de Lausanne, le Théâtre de Vidy, le Théâtre du Grütli, le Théâtre de Saint-Gervais, le Théâtre Alchimic, le Théâtre Pitoeff , le Kzin à Genève pour les deux premières revues de Pierre Naftule, entre autres.
Parmi les œuvres qu’elle a eu le bonheur de jouer sous la direction de metteurs en scène prestigieux, citons : Il ne faut jurer de rien de Musset, direction Michel Duchaussoy, Le chapeau de mon oncle, mise en scène Robert Dhéry,Le Misanthrope de Molière, direction Simon Eine, Mort accidentelle d’un anarchiste, mise en scène François Rochaix, ou L’Avare de Molière, direction Jean-Paul Roussillon. Les premiers rôles se succèdent, comme Rosine dans le Barbier de Séville de Musset, m.e.s. Ricahrd Vachoux, Nina dans La Mouette de Tchekhov , m.e.s. André Steiger, Ascagne dans Le dépit amoureux de Molière, m.e.s. Georges Wod, La Famille Schroffenstein de Kleist, m.e.s. Valentin Rossier, Toinette dans Le malade imaginaire de Molière, m.e.s. Valentine Sergo, et récemment Tekla dans Créanciers de Strindberg, direction André Steiger, pour ne citer que ceux-là. Parmi les créations d’œuvres d’auteurs contemporains, citons les dernières en date dans un premier rôle : Tu es là ? de Javier Daulte, coproduction entre les Halles de Sierre et le Théâtre Alchimic à Genève, dans une mise en scène de Laurence Calame, et La divergence des trajectoires de Valentine Sergo, au Théâtre Pitoeff à Genève, dans une mise en scène De Valentine Sergo.
La TRS (actuelle RTS) lui offre entre 1996 et 1998 le premier rôle (Claire) de sa première sitcom : Bigoudi. Un tabac ! Suivra La Chronique, de 2000 à 2001, autre série dans laquelle on lui taillera un rôle sur mesure, celui d’une directrice de télévision sadique et excentrique. En 1992, elle tourne dans Nestor Burma en l’Ile sous la direction de Jean-Paul Mudry, le premier rôle féminin au côté de Guy Marchand. Au cinéma, on retiendra surtout 15 rue des Bains de Nicolas Wadimoff en 2000 dans le rôle principal de Marie Lorenzi, et Kadogo en 2001, toujours de Nicolas Wadimoff, dans le rôle de l’inspectrice, aux côtés de Jean-Philippe Ecoffey.
Curieuse d’explorer toutes les voies que son métier de comédienne lui offre, elle devient en 2003 la récitante (de tous les personnages) dans La Médée de Benda, sous la direction de Michael Hoffstetter, à l’Orchestre de Chambre de Genève. D’autres collaborations scéniques suivront avec cet orchestre par la suite. En 2005 elle est sollicitée pour la création et la mise en scène aux Docks à Lausanne de Caveman, de Rob Beker, une comédie désopilante traduite et jouée dans le monde entier. Elle aime raconter des histoires, aussi bien aux adultes qu’aux enfants. Ainsi, régulièrement, elle lit des auteurs à Cité Seniors, dans les bibliothèques ou dans le cadre de certains festivals de lecture. Depuis plus de vingt ans, elle prête régulièrement sa voix pour la pub, les doublages de films, les sonorisations de documentaires. Ses apparitions régulières à la RTS lui valent une incontournable popularité.
La musique a toujours été très présente dans la vie de Maria, et souvent dans les spectacles où elle s’est produite. A l’instar des revues de Pierre Naftule, dont elle a fait partie, ou des opérettes d’Offenbach, plusieurs productions lui ont permis de s’adonner à son autre passion : le chant. C’est ainsi tout naturellement qu’elle sort aujourd’hui un premier disque, Malgré les apparences, suite à une série de rencontres fécondes (d’abord Daniel Vaillant, puis le duo Aliose, et enfin le réalisateur Vincent Prezioso) qui lui ont permis de se construire un écrin de douze titres écrits sur mesure. Le moment est venu pour Maria Mettral d’ajouter une corde à son arc, livrant un opus soigné qui devrait surprendre les plus incrédules, interprétant les mots d’un autre avec brio et simplicité, avec cette envie tout aussi simple : parler de la femme… La mère, la fille, la sœur, l’amante, l’artiste…