Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07105.jsonl.gz/246

La thrombocytose décrit une augmentation du nombre de plaquettes (thrombocytes) dans le sang. Produites par la moelle osseuse, celles-ci aident le sang à coaguler.
Dans 80% des cas, la thrombocytose est dite «secondaire», car elle se manifeste notamment en réaction à une inflammation, une carence en fer ou encore un cancer. Dans 20% des cas, on la qualifie de «primaire», car elle est la conséquence d’une pathologie propre de la moelle hématopoïétique.
La thrombocytose ne se manifeste par aucun symptôme pendant une longue période. Sa première manifestation peut ainsi être synonyme de complications sérieuses. Elle peut provoquer une thrombose, c’est-à-dire la formation d’un caillot dans un vaisseau sanguin dans différentes régions du corps, comme dans une veine profonde de la jambe, dans les veines du foie ou encore dans une artère cérébrale.
Le diagnostic repose en premier lieu sur l’histoire du patient. L’hématologue étudie son anamnèse (les renseignements fournis par le patient sur l’histoire de sa maladie), ses symptômes, ses résultats sanguins et ses examens cliniques préalables. Puis il procède à un nouvel examen physique complet. Une première série d’examens sanguins spécialisés est réalisée dans notre Laboratoire central d’hématologie. L’ensemble de ces analyses a pour but de déterminer si l’augmentation du nombre de plaquettes est réactionnelle à une pathologie extra-hématologique qui, si c’est le cas, nécessite d’être prise en charge. Si la cause n’est pas trouvée, d’autres examens sont réalisés pour établir les causes d’une thrombocytose primaire.
Le traitement de la thrombocytose dépend de sa cause.
La prise en charge d’une thrombocytose primaire vise à prévenir l’apparition d’une thrombose et à diminuer si nécessaire le nombre de plaquettes sanguines. Selon le stade de la maladie, l’âge du patient et les facteurs de risques cardiovasculaires qu’il présente, des médicaments ou une surveillance sont alors proposés.
Lorsque l’hématologue a prescrit le traitement, le suivi du patient est réalisé par son médecin traitant. Le rythme de ce suivi est déterminé en fonction de l’évolution de la maladie. Des consultations avec l’hématologue pour un examen clinique et des examens sanguins sont programmés pour permettre d’évaluer l’efficacité́ du traitement. Proches au début, ces consultations sont ensuite de plus en plus espacées.