Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07271.jsonl.gz/765

La Fédération internationale de l'automobile (FIA) a précisé vendredi ses intentions sur l'interdiction des «déclarations politiques», notamment de la part des pilotes de Formule 1 qui, s'ils ne respectent pas la mesure, s'exposeront à des sanctions.
Selon une note publiée sur son site, la FIA explique que les pilotes pourront «exprimer leurs opinions sur toute question politique, religieuse ou personnelle» dans «leur propre sphère et en dehors du cadre des compétitions», comme lors d'interviews les week-ends de course.
En revanche, «durant les moments-clés de toutes les compétitions de sport automobile, tels que les podiums, les hymnes nationaux et les activités officielles “sur le terrain de jeu”», les pilotes ne pourront pas exprimer leurs options, a indiqué un porte-parole de l'instance, sauf «à titre exceptionnel et au cas par cas».
Les pilotes ne respectant pas l'interdiction pourront se voir infliger diverses sanctions, allant de l'avertissement à l'exclusion, en passant par une pénalité sur la grille.
Cette clarification demandée par plusieurs pilotes intervient deux mois après une mise à jour du Code sportif international de la FIA, où elle annonce interdire au nom du principe de neutralité la «formulation générale et l'affichage de déclarations ou de commentaires politiques, religieux et personnels», sauf «approbation préalable par écrit de la FIA» ou de l'ASN, l'Autorité sportive nationale du pays en question.
Hamilton le rebelle
La décision de l'instance dirigeante du sport auto -qui règlemente aussi les Championnats du monde des rallyes (WRC) ou d'endurance (WEC)- a mis en émoi le milieu de la Formule 1, opposé à la mesure.
Pilote parmi les plus engagés de la grille, le septuple champion du monde de F1 Lewis Hamilton avait assuré mercredi que «rien ne l'empêcherait de parler des choses qui le passionnent et des problèmes qui existent.»
Et d'assumer: «le sport a une responsabilité – celle de toujours s'exprimer sur des sujets importants pour sensibiliser l'opinion, en particulier lorsque nous voyageons dans tous ces endroits différents».
En 2020, sur le podium du Grand Prix de Toscane, le pilote Mercedes avait par exemple revêtu un tee-shirt appelant à «arrêter les flics qui ont tué Breonna Taylor», une femme noire tuée par la police dans son appartement aux États-Unis. Cet acte avait déjà conduit la FIA à revoir ses règles protocolaires lors des cérémonies d'après-course.
ATS