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17/02/2013
Fiscalité des multinationales : L'exemple du groupe Starbucks
On constate en se rendant sur le site de Starbucks que le groupe dégouline d'auto-congratulations pour son sens des responsabilités et de l'écologie : "Commercialise selon le commerce équitable... réduction de l'empreinte carbone, lutte contre les changements climatiques... participe à rendre le monde un peu meilleur, enrichit l'esprit au gré des rencontres".
En fait, selon la déclaration de Berne, il s'agit d'un cas typique de multinationale qui s'arrange pour payer des impôts dérisoires grâce à l'implantation astucieuse des bonnes filiales dans les bons pays. Au Royaume Uni, de 1998 à 2011, l'enseigne a enchaîné 14 exercices comptables déficitaires alors que le responsable des finances de la chaîne se vantait en 2007 devant les actionnaires de réaliser des marges de 15%. C'est que les filiales britanniques doivent payer des intérêts et redevances importantes à d'autres filiales du groupe implantées dans des pays à baisse fiscalité. Ainsi, le café de Starbucks UK est acheté auprès de Starbucks Coffee Trading Co à Lausanne, qui y dispose d'une simple boîte aux lettres et facture ses services. C'est ainsi que les bénéfices anglais disparaissent.
C'est sans doute ce que le groupe appelle "participer à rendre le monde un peu meilleur". Le petit monde de ses actionnaires, sans doute. Quant à ceux qui trouvent cette "planification fiscale" parfaitement légitime, qu'ils arrêtent au moins de nous bassiner avec le commerce équitable et l'enpreinte carbone