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Claude Lecoultre - Henry Dunant
Claude Le Coultre obtient son diplôme FMH en chirurgie pédiatrique en 1979 et, un an plus tard, le diplôme américain de médecine à l’Université de Cincinnati, Ohio. Après de nombreuses années aux Etats-Unis, et d’autres expériences hospitalières en France et en Belgique, elle dirige, de 1991 à 2004, le service de chirurgie pédiatrique des HUG à Genève. Elle est, de plus professeure ordinaire de chirurgie pédiatrique à la faculté de médecine de l’Université de Genève.
Claude Le Coultre est une virtuose de la chirurgie hépatique. Elle offre à des centaines d’enfants de nouvelles perspectives de vie, grâce à la transplantation. Elle est aussi déléguée de la direction des HUG aux affaires humanitaires, membre de nombreuses sociétés médicales en Suisse et à l’étranger et engagée dans plusieurs organisations humanitaires dont le CICR et Children Action. Pour cette fondation, elle effectue régulièrement des missions médicales.
Henry Dunant est témoin des horreurs humanitaires de la bataille de Solférino entre les Français et les Autrichiens en juin 1859. Avec des volontaires, il organise la prise en charge des blessés. En 1862, il rapporte son expérience traumatisante dans un ouvrage intitulé «Un souvenir de Solférino», dans lequel il propose, entre autres, la création de sociétés de secours pour venir en aide aux victimes du combat. Un an plus tard, à Genève, il participe à la fondation du Comité international de secours aux militaires blessés qui devient dès 1876 le Comité international de la Croix-Rouge. Des revenus financiers et certaines inimitiés le mettent au banc de la société genevoise. Après un séjour à Paris, il s’exile à Heiden (Appenzell Rhodes-Extérieures) où se trouve aujourd’hui un musée Henry Dunant. Il obtient, avec Frédéric Passy, le premier Prix Nobel de la Paix en 1901.
Impressionné par l’action de la pacifiste Bertha von Suttner, elle-même lauréate du Nobel de la Paix en 1905, et par celle de Florence Nightingale, infirmière anglaise et pionnière des soins infirmiers modernes, il est convaincu que les femmes pourraient jouer un rôle bien plus important dans la réalisation d’une paix durable.
Tiré de «Faces à Faces», Université de Genève, 2009
Tania Chytil
Publié le 20 avril 2011 - Modifié le 21 février 2013