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La police de Londres a annoncé dimanche une deuxième arrestation à la suite de la disparition d'une oeuvre de Banksy, emportée devant des témoins médusés à peine après avoir été revendiquée par l'énigmatique artiste britannique.
L'oeuvre, trois aéronefs qui semblent être des drones de combat sur un panneau stop, était apparue vendredi matin à un carrefour du quartier de Peckham, dans le sud-est de Londres.
L'artiste a rapidement posté une photo de son oeuvre sur son compte Instagram, biais par lequel il a coutume d'authentifier ses réalisations.
Moins d'une heure après, des témoins ont filmé un homme, juché sur un vélo, en train de démonter le panneau muni d'une pince coupante, avec l'aide d'un autre homme. La vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux le montre ensuite partir en courant avec l'oeuvre.
Après avoir interpellé samedi un homme d'une vingtaine d'années, la Metropolitan Police de Londres a indiqué dimanche avoir placé en garde à vue un quadragénaire, soupçonné de «vol et dégradation».
Le premier interpellé a quant à lui été libéré sous contrôle judiciaire en attendant de nouvelles procédures de l'enquête attendues mi-mars. La police de Londres avait indiqué dans un premier temps n'avoir reçu aucun signalement au sujet de la disparition de l'oeuvre.
Mais le conseil municipal de Southwark, en charge notamment de la signalisation de ce quartier, a déclaré vendredi soir souhaiter récupérer le panneau et avoir signalé l'incident à la police.
La police a invité «toute personne susceptible d'avoir des informations sur l'incident ou sur l'endroit où se trouve le panneau» à la contacter.
Convoitées
Plusieurs oeuvres de Banksy, qui atteignent parfois des millions d'euros aux enchères, ont déjà été volées dans le passé, dont une porte de la salle parisienne du Bataclan, qui rendait hommage aux victimes des attentats du 13-Novembre.
D'autres ont été compromises, à l'instar d'une peinture murale dénonçant les violences conjugales, représentant une femme au foyer ayant un look des années 1950 ou 1960, défigurée par un oeil au beurre noir et une dent cassée, tandis que les jambes d'un homme dépassent d'un vieux congélateur horizontal, bien réel, posé contre le mur.
Le congélateur avait été rapidement enlevé pour des raisons de sécurité, brouillant la compréhension de l'oeuvre, avant d'être réinstallé.
Le caractère éphémère des oeuvres est parfois voulu par Banksy lui-même lorsqu'en 2018, «La fille au ballon» s'était partiellement auto-détruite en pleine vente aux enchères, provoquant la stupéfaction.
L'artiste entendait dénoncer la «marchandisation» de l'art via cette performance. Mais le prix de l'oeuvre auto-détruite, rebaptisée «L'amour est dans la poubelle», a été presque multiplié par 20 lors d'une vente trois ans plus tard, dépassant les 20 millions d'euros. (chl/ats)
La seule bonne nouvelle de ce samedi était qu'Israël, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et les autres alliés semblaient avoir été bien informés. Quelques jours auparavant, les avertissements des Américains concernant une frappe de l'Iran contre Israël se faisaient déjà plus concrets. Et quelques heures avant que ne parviennent à Washington les premières informations sur les centaines d'attaques de drones et de missiles iraniens, la Maison Blanche annonçait que le président américain interromprait prématurément ses vacances de week-end à Rehoboth Beach, dans l'Etat du Delaware tout proche.