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Le vin et son commerce ont tenu, au Moyen-Âge, une place inégalée. Mais, plus encore que le vin, c'est la ville de Bordeaux - et son vin - qui y ont tenu une importance à nulle autre pareille !
A travers six études, Y. Renouard trace les grandes lignes du « grand commerce » du vin au Moyen-Âge et plus particulièrement celui des vins de Gascogne ; il évoque les conséquences de la conquête française de 1451 et 1453 pour ce commerce jusqu'alors si florissant ; il s'interroge sur ce qu'était le « vin vieux » au Moyen-Âge et enfin il mène une investigation rigoureuse, quasi policière, sur la capacité du tonneau bordelais, sujet a priori anodin, mais qui permet, une fois sa valeur établie, de pouvoir quantifier véritablement au plus juste quelle fut l'ampleur de ce commerce. Tels sont les sujets des articles de ce deuxième tome consacré à l'histoire de l'Aquitaine par l'un des plus grands médiévistes français du XXe siècle. Profonde érudition, synthèses éblouissantes, style limpide, un recueil passionnant.
Né en 1908, Yves Renouard, ancien élève de l'Ecole normale supérieure, agrégé d'Histoire et géographie, membre de l'Ecole française de Rome (1932) puis professeur à l'Institut français de Florence (1935), est nommé à la chaire d'Histoire du Moyen-Age de la Faculté des Lettres de Bordeaux (1937) dont il fut le doyen de 1946 à 1955, date de son élection à la chaire d'histoire économique du Moyen-Age à la Sorbonne. Président du Comité français des sciences historiques, le grand historien s'est éteint en 1965.
Dans la première partie de cette Etude, j'ai essayé de faire connaître les origines historiques communes à la presqu'île et aux îles du Cotentin jusqu'à l'époque de la conquête de la Normandie par Philippe-Auguste. [...] J'ai désiré simplement rappeler aux lecteurs que les souvenirs de notre ancienne province intéressent, ceux de ces souvenirs qui se rattachent, d'une manière plus spéciale, à cette région, - autrefois si bien nommée le Clos du Cotentin, - que son isolement topographique et sa physionomie particulière permettent d'étudier à part.
Nous ne sommes plus, en effet, au temps où l'on se contentait du récit rapide et superficiel des événements ; nous voulons les voir de plus près et en comprendre la signification, l'enchaînement et la portée. Les documents originaux sont devenus la base nécessaire de tout travail consciencieux. La perspective, en se rapprochant, a dû, dès lors, rétrécir son cercle ; les monographies ont remplacé les vues d'ensemble et ont mis en relief des détails qui, auparavant, malgré leur importance relative, étaient restés dans l'ombre... » (extrait de l'Avant-propos)
Gustave Dupont, conseiller à la cour d'appel de Caen, membre de la Société des Antiquaires de Normandie, historien normand, a publié cette monumentale histoire du Cotentin entre 1870 et 1885.
En voici, toujours en 4 tomes, une nouvelle édition entièrement recomposée.
J'ai désiré simplement rappeler aux lecteurs que les souvenirs de notre ancienne province intéressent, ceux de ces souvenirs qui se rattachent, d'une manière plus spéciale, à cette région, - autrefois si bien nommée le Clos du Cotentin, - que son isolement topographique et sa physionomie particulière permettent d'étudier à part. Nous ne sommes plus, en effet, au temps où l'on se contentait du récit rapide et superficiel des événements ; nous voulons les voir de plus près et en comprendre la signification, l'enchaînement et la portée. Les documents originaux sont devenus la base nécessaire de tout travail consciencieux. La perspective, en se rapprochant, a dû, dès lors, rétrécir son cercle ; les monographies ont remplacé les vues d'ensemble et ont mis en relief des détails qui, auparavant, malgré leur importance relative, étaient restés dans l'ombre... » (extrait de l'Avant-propos).
De la fin du duché Plantagenêt et l'annexion au royaume de France en passant par toutes les vicissitudes qu'entraîne la guerre de Cent-Ans au XIVe puis au XVe siècle jusqu'à l'avènement de Louis XI, voici le second tome de cette imposante fresque de l'histoire du Cotentin.
Gustave Dupont, conseiller à la cour d'appel de Caen, membre de la Société des Antiquaires de Normandie, historien normand, a publié cette monumentale histoire du Cotentin entre 1870 et 1885. En voici, toujours en 4 tomes, une nouvelle édition entièrement recomposée.
L'histoire du commerce et de la navigation à Bordeaux fut publié en 1867... et oublié depuis lors. Cet ouvrage de plus de 1000 pages (dans son édition originale) fait un point très détaillé de ce que l'on sait du florissant commerce des vins bordelais et autres denrées diverses, au Moyen-Age, mais également des relations parfois orageuses entre marins de diverses nationalités, de tout ce qui touche à la navigation, à ses mentalités, aux règlements qui y affairent, etc. A travers les archives gasconnes (les fameux Rôles gascons et bien d'autres archives encore), Francisque-Michel, (1809-1887), médiéviste, philologue, professeur à la faculté des lettres de Bordeaux, reconstitue l'histoire économique et maritime de Bordeaux, complément tout-à-fait indispensable et passionnant de l'histoire politique, elle, mieux connue à ce jour.
Publié dans une toute nouvelle édition qui comprend deux livres (chacun des livres reprenant deux des tomes de la précédente édition).
Richard Coeur de Lion, voilà un nom qui excite toujours, huit siècles après sa mort, l'imaginaire de l'humanité ! Prince d'un empire atlantique s'étirant de l'Ecosse à la Navarre, homme orgueilleux, courageux jusqu'au téméraire, stratège incomparable des guerres de son temps, homme d'état méconnu, mort trop tôt à 42 ans, il est le type même du héros "romantique".
Mais quelle a été sa vie véritablement ? Alors ce petit ouvrage vous le dira et vous donnera les clés pour mieux comprendre cette folle existence dans un XIIe siècle ténébreux et cruel mais où les princes sont aussi troubadours... Où les protagonistes s'appellent Coeur de Lion, Henri II, Aliénor d'Aquitaine, Philippe-Auguste, Jean Sans Terre, Saladin... et où l'on sillonne l'Europe et le Proche-Orient du Poitou à la Palestine en passant par la Normandie, la Sicile, Chypre, l'Autriche, le saint Empire germanique et... l'Angleterre.
Baptistin Poujoulat (1809-1864), né à La Fare-les-Oliviers, historien. On lui doit divers ouvrages historiques notamment sur les Croisades et l'histoire de Constantinople et de l'Asie mineure.
Ce fut, au départ, un Kriegspiel (jeu de guerre) écrit par Spiridion Gopcevic et traduit en français en 1891. Le but était de démontrer la suprématie de la torpille par rapport au cuirassage des vaisseaux de guerre et aux manoeuvres d'éperonnage.
Il en résulte cette uchronie militaire où la France républicaine, après l'annexion de l'Egypte par l'Angleterre, décide de déclarer la guerre à la perfide Albion. Cette guerre de 1888, essentiellement maritime, se joue en quelques combats navals où la suprématie anglaise est mise à mal et les flottes anglaises anéanties ne peuvent empêcher le débarquement puis la victoire des armées françaises en Angleterre, sans compter le soulèvement de l'Irlande devenue protectorat français...
Il y a bien quelque plaisir « revanchard » à prendre sur la marine anglaise : on connaît trop la désespérante manie des Anglais à battre les Français dans les combats navals depuis la bataille de L'Ecluse, au moyen-âge, jusqu'à Aboukir, Trafalgar ou même Mers-el-Kébir... En voilà bien une occasion toute trouvée !
Edité pour la première fois en 1855, le Westward ho ! - Cap à l'ouest ! est un peu, pour l'Angleterre, l'équivalent des Trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas pour la France. Même notoriété !
Cet ouvrage qui met en scène, dans le plus pur style du roman de cap et d'épée, l'intrépide chevalier Amyas Leigh dans d'échevelées aventures commencées dans le Devon, en Angleterre, et qui vont se poursuivre, surtout, cap à l'ouest ! sur les mers et les terres des Indes occidentales... pour s'achever contre l'invincible Armada ! Au beau temps de la très gracieuse reine Elisabeth Ire, quand les Espagnols, maîtres des Deux Mondes ou presque, sont devenue la proie recherchée de tous les aventuriers, soldats et marins de l'Angleterre. Chasse au trésor, enlèvement, traîtres, péripéties et rebondissements multiples, on est, déjà, dans un véritable scénario hollywoodien avec cent ans d'avance ! Alors ne boudez pas votre plaisir ! Cap à l'ouest !
Charles Kingsley (1819-1875), né dans le Devon, fut professeur d'Histoire moderne à l'université de Cambridge et un prolifique auteur de romans d'aventures, paradoxalement peu connus en France.
Louis Garneray, connu au cours du XIXe siècle comme un des grands peintres maritimes de l'époque, commença sa carrière comme marin, sous le Ier Empire. En 1806, jeune officier sur le vaisseau La Belle Poule, il est, suite à un combat naval malheureux, transféré, avec son équipage, en Angleterre sur les fameux Pontons, navires réformés qui servent de prison de « concentration » pour les prisonniers de guerre français.
Durant neuf années, Louis Garneray va rester enfermé dans ces fameux pontons, en butte à la cruauté ou l'indifférence de ses geôliers, avec des épisodes d'évasion à répétition et d'un rocambolesque inégalé.
Ce livre de souvenirs est certainement l'un des témoignages les plus achevés sur cette sombre période. Et il se lit, ou plutôt se dévore, comme un incroyable roman d'aventure vécue du début du XIXe siècle.
Paru en mai 1871 en Angleterre, l'ouvrage The battle of Dorking connut un retentissement remarquable et donna lieu à l'édition de nombreuses brochures qui le réfutaient, le complétaient ou le critiquaient. Dès août 1871, il est traduit en français et longuement préfacé par Charles Yriarte. Signe de l'intérêt que l'Europe toute entière prend à cette fable qui, après la foudroyante victoire allemande sur la France, en 1870, trouve toute sa raison d'être.
Cette courte nouvelle d'uchronie se présente sous la forme d'un récit : en 1921, un ancien volontaire anglais raconte à ses enfants comment, 50 ans auparavant, après l'annexion du Danemark et de la Hollande par le Reich allemand, la flotte anglaise a été défaite sur mer par la flotte prussienne. Puis comment l'Angleterre envahie est définitivement battue lors de la bataille de Dorking, malgré le courage et la détermination des miliciens et des volontaires, par les armées prussiennes. Et simultanément le monde se recompose : les Etats-Unis absorbent le Canada ; l'Espagne, Gibraltar...
A la fois récit d'anticipation, texte politique et prémonitoire, destiné à faire prendre conscience à tous du danger que représente, à terme, l'émergence de la puissance allemande en Europe, voilà bien un texte à découvrir...
Qui veut comprendre les îles du Ponant aujourd'hui ne peut faire l'impasse sur leur histoire et leur géographie si particulières. A ce titre, les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires entre 1850 et 1950 nous sont offerts par l'écrivain brestois Henri Queffélec (1910-1992). Ce grand connaisseur des «travailleurs de la mer» y situa en effet l'action de six de ses romans les plus célèbres.
La réédition de La voile tendue, pour le 50e anniversaire de sa parution, ravira tous les amoureux de cette région de France qui s'avance dans l'océan comme «la figure de proue de l'Ancien Monde». D'autant plus que ce roman n'a fait l'objet d'aucune réédition depuis sa publication, ni seul ni dans un recueil.
Ici, l'intrigue ne fait qu'effleurer l'île de Bréhat. Seule la première partie de l'ouvrage traite de l'île. Pourtant, l'auteur y fait profusion de comparaisons grandioses. Le livre raconte les aventures de Jacques Sirbin, un Cauchois, qui gagne l'Angleterre dans les derniers jours de la débâcle française de 1940 et s'engage dans les Forces Françaises Navales Libres. Réalité et fiction se mêlent autour de l'île des rochers roses. Le jeune marin sert surtout d'alibi à Queffélec pour dépeindre l'émerveillement du visiteur qui débarque à Bréhat.
La voile tendue est certainement le moins insulaire des neuf romans qu'Henri Queffélec a consacrés aux îles bretonnes. Il n'en reste pas moins un fantastique récit de mer et d'aventure, dans la grande tradition des Melville, Loti, Conrad, Kipling et Vercel. - Avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.