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L'Egypte accepte de reprendre les négociations concernant le barrage sur le Nil
"L'Egypte est toujours prête à entrer dans des négociations et à participer aux prochaines réunions pour parvenir à un accord juste, équilibré et global", a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué publié jeudi soir.
L'accord devra prendre en compte "les intérêts de l'Egypte en matière d'eau ainsi que ceux de l'Ethiopie et du Soudan", a-t-il ajouté. Le mouvement du Caire intervient après une conversation entre le Premier ministre soudanais Abdalla Hamdok et son homologue éthiopien Abiy Ahmed ce jeudi.
Craintes pour l'eau
En avril, Abiy Ahmed avait proposé de procéder au "premier remplissage" qui permettrait de collecter 18,4 milliards de mètres cubes d'eau dans le réservoir du barrage sur deux ans.
Le Soudan et l'Egypte craignent que le barrage de 145 mètres de haut ne restreigne leur accès à l'eau lorsque le réservoir commencera à être rempli en juillet, selon la date initialement indiquée par l'Ethiopie.
>> Revoir le décryptage de Géopolitis sur la construction de ce barrage
afp/br
Publié le 22 mai 2020 à 03:56 - Modifié vendredi à 09:24
Barrage dangereux
Appelé à devenir la plus grande installation hydroélectrique d'Afrique, le Grand barrage de la Renaissance de l'Ethiopie sur le Nil Bleu (qui rejoint au Soudan le Nil Blanc pour former le Nil) est une source de fortes tensions entre Addis Abeba et Le Caire depuis 2011.
Après neuf années de blocage dans les négociations, les Etats-Unis et la Banque mondiale parrainent depuis novembre 2019 des discussions visant à trouver un accord entre les trois pays.