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La prévoyance professionnelle en Suisse est stable et solide, malgré les prévisions alarmistes, estime Pierre Triponez, président de la commission de haute surveillance, qui siège lundi pour la première fois. Le taux de conversion devrait toutefois être abaissé, selon lui.
La situation en Suisse est très bonne en comparaison internationale, déclare l'ancien conseiller national libéral-radical bernois dans une interview publiée lundi par la "Neue Luzerner Zeitung". Il est déplacé de semer la panique, selon lui.
Deux problèmes doivent cependant être réglés, ajoute le président de la haute surveillance du 2e pilier. La population vieillit, ce qui fait diminuer plus vite le capital à transformer en rente. Et les rendements des marchés financiers ne sont plus aussi hauts qu'il y a quelques années.
Les rentes doivent donc être calculées de manière prudente, estime Pierre Triponez. Les contributions des employés pourraient être revues à la hausse ou l'âge de la retraite augmenté.
Trop politisé
Le président de la haute surveillance juge le taux de conversion trop fortement politisé. Des calculs de science actuarielle montrent que ce taux est actuellement trop haut. "A mon avis, son calcul est une tâche que les spécialistes devraient régler".
Actuellement, le taux de conversion du capital en rente est de 6,95% pour les hommes et 6,9% pour les femmes. Il va être réduit progressivement à 6,8%, en 2013 pour les femmes et en 2014 pour les hommes. Dans son rapport sur le 2e pilier publié la semaine dernière, le Conseil fédéral préconise un taux minimal porté à 6,4% d'ici 2015.
ATS