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Séoul - Les Etats-Unis et la Corée du Sud ont commencé dimanche dans la mer du Japon leurs manoeuvres navales conjointes, destinées à lancer un "message clair" à la Corée du Nord. Mais Pyongyang a menacé de recourir "à une puissante dissuasion nucléaire".
Cet exercice est le premier d'une série de six destinée "à adresser un message clair à la Corée du Nord l'informant que son comportement agressif doit cesser", ont déclaré cette semaine dans un communiqué communiqué commun le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, et son homologue sud-coréen Kim Tae-Young.
La Corée du Sud et les Etats-Unis accusent notamment Pyongyang d'être responsable du naufrage, le 26 mars, du navire de guerre sud-coréen Cheonan, au cours duquel 46 marins sud-coréens ont péri près de la ligne de démarcation intercoréenne en mer Jaune.
Washington en Séoul, s'appuyant sur les conclusions d'une enquête internationale, accusent le régime nord-coréen d'être responsable du naufrage. Pyongyang, soutenue par Pékin, nie avoir coulé le navire.
Le premier exercice, qui doit s'achever le 28 juillet, mobilisera 8000 Américains et Sud-Coréens, une vingtaine de navires et sous-marins, dont le porte-avions George Washington, ainsi qu'environ 200 avions, dont le chasseur américain F-22, selon l'armée américaine.
Mercredi, Hillary Clinton a également annoncé de nouvelles sanctions économiques et financières à l'encontre de la Corée du Nord, déjà sous le coup de nombreuses sanctions internationales depuis ses deux essais nucléaires de 2006 et 2009.
En avril 2009, la Corée du Nord avait claqué la porte des pourparlers à six pays (Etats-Unis, deux Corées, Chine, Russie, Japon) entamés en 2003, qui visent à persuader Pyongyang de renoncer à ses programmes nucléaires.
ATS