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17/01/2013
Vers une politique économique extérieure suisse légitime
Le 15 janvier 2013, Le Club suisse de la presse recevait foraus - Forum de politique étrangère -, représenté par Nicolas Forster, président, Johan Rochel, co-auteur de l'étude présentée et vice-président, Sebastian Justiniano, co-auteur de l'étude et responsable de foraus Genève
foraus est né il y a trois ans, à Zurich, lors de la votation sur la libre circulation des personnes, du désir de jeunes universitaires de s'engager dans la politique étrangère hors des partis politiques. Ce think tank compte aujourd'hui cinq cents membres entre la Suisse alémanique et la Romandie, où il publie son 14ème papier de discussion: Légitimer la politique économique extérieure: Vers un nouveau modèle basé sur les droits de l'homme.
"La promotion du respect des droits de l'homme ainsi que celle des intérêts de l'économie suisse figurent comme objectifs dans la Constitution fédérale. Le Conseil fédéral reconnaît l'existence de situations conflictuelles, où la poursuite des intérêts économiques peut aller à l'encontre de la promotion des droits de l'homme", a dit Sebastian Justiniano. La solution proposée par foraus, dans de tels cas, est de peser le pour et le contre de chacun de ces intérêts pour définir une position légitime, cohérente. Or, la position actuelle de la Confédération ne permet pas de répondre au problème du conflit entre eux. Par exemple, "concernant la Chine, la Suisse ne respecte pas ses engagements quant aux droits de l'homme", a déclaré Johan Rochel.
Alors que le Conseil fédéral prévoit le développement et le renforcement du réseau des accords de libre-échange, foraus estime qu'il est d'autant plus nécessaire de s'interroger sur les conditions à remplir avant le renforcement d'un partenariat économique. Pour ce faire, le forum propose un modèle "à double filtre de légitimité". Si le partenaire ne respecte pas le standard minimum en termes de protection des droits de l'homme, comme ce serait le cas de la Corée du Nord, de la Somalie ou du Soudan, aucune intensification des relations économiques ne devrait être envisagée, a poursuivi Johan Rochel. Autrement, le deuxième filtre vérifierait que les relations économiques intensifiées conduisent à terme à une amélioration durable de la situation des droits de l'homme. La Suisse devrait suivre le processus, s'assurer régulièrement que les engagements pris dans le domaine des droits de l'homme sont respectés.
Désireux de renforcer sa présence en Suisse romande, le think tank vient de créer foraus Neuchâtel et d'ouvrir une antenne genevoise de son secrétariat*.
Irène Lichtenstein
*Contact: Johan Rochel: <email-pii>
Vidéo de la conférence de presse : http://www.livestream.com/genevapressclub/video?clipId=pla_00992043-149f-452b-954b-4ab95b81e27b