Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06919.jsonl.gz/734

Critique
"Ce film indien est volontairement construit en deux parties. Dans la première, le réalisateur suit le travail d'un jeune météorologue, Binod, chargé de mesurer la direction des vents. On se trouve à la frontière entre l'Inde et le Bengladesh, une zone militairement instable, où règne une atmosphère de tension et de suspicion, à quoi s'ajoute aussi un contexte de forte corruption juridique. Survient Sudha, une jeune immigrante clandestine qui vient de franchir les barbelés de la frontière, à la recherche d'un refuge. Commence alors une histoire d'amour entre elle et Binod.
La seconde partie nous fait partager l'univers intérieur de Sudha qui raconte comment, pour survivre, elle a dû passer d'un pays à un autre, d'un homme à un autre, d'une religion à une autre. BARBELE devient ainsi l'histoire d'un destin, celui d'une femme en quête de son identité, de sa place dans une société qui la rejette, les autorités la considérant comme une prostituée et une terroriste. BARBELE aborde avec un certain courage les problèmes importants de la situation sociale de la femme, victime dans cette région du monde de l'intolérance et de la discrimination. Les quelques séquences de style ""bollywoodien"" du film - qui a disposé semble-t-il d'intéressants moyens financiers - ne devraient pas masquer l'importance du propos."
Antoine Rochat