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La recherche sur le cancer a été dominée, dès les années 80, par les avancées scientifiques démontrant l'origine génétique des processus tumoraux. Des milliers d'altérations génétiques ont ainsi été répertoriées, impliquant plus d'une centaine de gènes.
Depuis dix ans, ce modèle a évolué : les cancers sont aujourd'hui des maladies autant génétiques qu'épigénétiques. En altérant l'expression de gènes impliqués dans la régulation cellulaire, les modifications épigénétiques jouent un rôle fondamental dans l'initiation et la progression des tumeurs ; contrairement aux mutations génétiques, elles sont potentiellement réversibles. Des inhibiteurs épigénétiques sont ainsi évalués comme agents antitumoraux. Par ailleurs, l'étude de la méthylation de l'ADN se profile comme un marqueur biologique pouvant contribuer à la classification tumorale, au diagnostic et au pronostic en pratique clinique.