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Héros en 2017, zéro en 2018 ! Tel est le singulier destin de Jack Sock, lequel n'a pas pu briser aux Swiss Indoors la malédiction qui le poursuit cette année.
Battu 7-5 6-4 au premier tour par Ernests Gulbis (ATP 104), l'Américain abordera la semaine prochaine le rendez-vous de Paris-Bercy, où il détient le titre, sans avoir gagné deux matches de suite cette année en simple ! Encore 18e mondial cette semaine mais sous le menace de figurer au-delà de la 150e place du classement ATP du 5 novembre prochain s'il tombe d'entrée à Paris-Bercy, le joueur du Nebraska vit une année "horribilis".
Même s'il n'a pas battu le triste record de son compatriote Vince Spadea - 21 défaites de rang entre octobre 1999 et juin 2000 -, l'Américain de 26 ans a connu bien des tourments ces neuf derniers mois. A commencer lors du premier tournoi de l'année par une défaite 6-3 6-3 devant l'Allemand Peter Gojowczyk à Auckland, où il était le Champion en titre, qui a amené à s'interroger sur la pertinence de lui payer sa garantie.
Le fond à Wimbledon
A Roland-Garros, Jack Sock se signale par une violente altercation avec l'arbitre brésilienne Paula Vieira Sousa lors de son premier tour - perdu bien sûr - devant l'Estonien Jurgen Zopp. Un mois plus tard à Wimbledon, il mène deux manches à rien devant l'Italien Matteo Berrettini, qui n'avait encore jamais gagné un seul match sur gazon sur le Circuit, avant de s'incliner en cinq sets.
Avec cette défaite contre le futur vainqueur de Gstaad, Jack Sock a touché le fond. Mais lors de ce même Wimbledon, il cueillait le titre du double avec Mike Bryan. Les deux hommes devaient récidiver à New York en septembre. Brillant également dans cette discipline lors de la Laver Cup à Chiago -, il a enlevé les trois doubles qu'il a disputés avec trois partenaires différents -, Jack Sock est tout de même parvenu à "sauver" son année grâce au double.
Une tentative d'explication
Cette disparité entre ses résultats en simple et en double a une première explication. De l'avis de bien des observateurs du Circuit, Jack Sock n'a pas, à 26 ans, le "coffre" pour tenir le choc sur le plan physique en simple. "Peut-être que Jack s'est accordé un trop long break l'an dernier après sa victoire à Bercy et sa demi-finale au Masters, ose ainsi John Isner, l'actuel no 1 américain. Il s'est aussi peut-être relaxé un peu trop. Mais si Jack n'est pas blessé et s'il fait le job sérieusement, il va revenir. Ces résultats en simple cette année sont pour le moins étonnants pour un joueur de sa trempe..."
A moins d'un véritable miracle à Bercy, un miracle bien improbable à la vue du niveau de jeu qu'il a présenté mercredi à Bâle contre Ernests Gulbis, Jack Sock devra passer la plupart du temps par la case des qualifications pour gagner l'an prochain sa place dans les tableaux principaux des tournois. Avec déjà près de 10 millions de dollars sur son compte en banque - on ne parle que de ses gains officiels en tournoi -, l'Américain aura-t-il assez "faim" pour se forger une âme et un corps de guerrier ? Il serait regrettable que le joueur de Lincoln lâche l'affaire alors que son style de jeu, même s'il est avant tout celui d'un cogneur, est le plus souvent prisé par le public. Ne serait-ce que par cette gifle en coup droit qui est, en effet, une petite merveille.