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Zusammenfassung:
Objectif de l’étude
Les objectifs de ce travail étaient d’identifier, pour des cancers du col utérin localement évolués pris en charge par chimioradiothérapie, les paramètres quantitatifs de tomographie par émission de positons prédictifs du contrôle locorégional, de la survie sans récidive et de la survie globale.
Patientes et méthode
Trente-sept patientes, avec un suivi médian de 52 mois, ont été incluses dans cette étude rétrospective. En plus de la standard uptake value maximale (SUVmax), les paramètres de tomographie par émission de positons (TEP) de volume (volume métabolique tumoral et indice de glycolyse lésionnelle globale) ont été calculés en utilisant différentes valeurs de seuillage en valeur absolue (de 0 à 20) ou relative (de 0 à 100 % de la SUVMax). Un nouveau paramètre de distance tumorale métabolique combinant le volume métabolique tumoral ganglionnaire avec la distance entre la tumeur primitive et chaque ganglion atteint a également été défini. L’ensemble des paramètres cliniques et de TEP a été analysé et une corrélation avec la survie globale, la survie sans récidive et le contrôle local a été recherchée. Un modèle pronostique de survie globale a été défini. Une validation interne a été réalisée par validation croisée.
Résultats
En analyse multifactorielle l’indice de glycolyse lésionnelle globale de la tumeur et la distance tumorale métabolique étaient les deux facteurs pronostiques indépendants prédisant la survie globale (p < 0,01), la survie sans rédicive (p < 0,01) et le contrôle locorégionale (p = 0,046). Après validation croisée, les c-index étaient pour la survie globale, la survie sans récidive et le contrôle locorégional respectivement de 0,63, 0,68 et 0,66. Un score prédictif a été calculé, permettant d’identifier deux groupes à risque. Les probabilités de survie globale, de survie sans récidive et de contrôle locorégionale à 3 ans étaient de 88 %, 78 % et 84 % pour le groupe à bas risque contre 45 %, 33 % et 38 % pour le groupe à haut risque (p < 0,01).
Conclusions
L’indice de glycolyse lésionnelle globale tumorale et la distance entre la tumeur primitive et chaque ganglion atteint, sont des paramètres pronostiques de la survie après chimioradiothérapie pour des cancers du col utérin. Ces paramètres pourraient permettre une identification précoce des patientes atteintes de cancer de pronostic défavorable, candidat potentiel à une intensification thérapeutique. Une validation externe prospective sera nécessaire pour confirmer ces résultats.