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On se souvient encore du passage du triangle. Non du grand triangle qui dégageait la route principale, avec un engin de ce type pour chaque commune. Mais du petit triangle, celui que l'on servait dans chaque village pour dégager les ruelles. Il était tracté par deux chevaux. Le matin, de bonne heure, encore bien au chaud dans son lit, on entendait le bruit des grelottières des chevaux. C'était le signal invariable qu'il avait encore neigé pendant la nuit, et pas rien que deux ou trois centimètres, mais une bonne épaisseur de 10 à 20 cm, parfois plus. C'est alors que le petit triangle peinait quelque peu à dégager ces ruelles de manière vraiment correcte, à ras le sol. Le triangle, flottait plutôt en surface, si bien que quand vous passiez après lui, vos souliers enfonçaient encore d'un bon bout. C'était ainsi. On s'en contentait. Et puis l'hiver, aussi, on l'aimait!
↓ (PDF) 15. Le triangle