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La Chapelle de Rioz
Il existe peu de documents concernant la chapelle de Riod. Le plus ancien point de repère est la date de 1633 inscrite sur la cloche. A cette époque, c’était un oratoire, car pour être considérée comme chapelle publique, il fallait qu’il y ait au moins trois messes fondées. Or ce n’est qu’en 1748 que fut constitué le premier fond de messes.
En 1778, le four banal attenant au côté nord de la chapelle fut démoli. La chapelle subit plusieurs rénovations : 1774-1847-1881-188. En 1936, La chapelle fut restaurée par Félix Mayoraz, entrepreneur.
Le 6 juin 1976, le Curé Marius Charbonnet bénit la nouvelle chapelle construite au nord du village par les habitants de Riod et les entreprises de la commune. L’ancienne chapelle, en mauvais état, est démolie et son emplacement au centre du village transformé en place de parc.
L’ancienne chapelle était dédiée à Saint Sébastien et à Saint Claude. Comme Saint Claude n’est pas fêté en Valais, il fut remplacé par Saint Fabien dont la fête est célébrée le même jour que Saint Sébastien, le 20 janvier.
La chapelle actuelle est uniquement dédiée à Saint Sébastien. Il existe très peu de détails historiques fiables de la vie de ce saint. D’après certaines sources, il aurait été une officier de l’Empereur romain Dioclétien (3e-4e siècle) qui le condamna à mourir percé de flèches après avoir appris que Sébastien s’était converti au christianisme. Recueilli par des chrétiens, il guérit, mais il subit un nouveau supplice et mourut en martyr.
Saint Sébastien est le patron des archers. Il est aussi invoqué depuis plusieurs siècles pour lutter contre la peste. Il est ainsi devenu le protecteur contre les épidémies en général. Il est le troisième saint patron de Rome avec Pierre et Paul.
On peut trouver trois œuvres du Déserteur à la chapelle de Riod : l’antependium de l’autel, St Michel et St Antoine.
Le Déserteur est le pseudonyme d’un peintre dont la véritable identité est encore sujette à des discussions. Dans un papier signé de sa main, il s’appellerait Charle-Frédéric Brun et serait né à Colmar, en France, en 1811. Mais son nom est absent des registres de l’Etat civil. C’est cette absence de passeport et d’acte de naissance qui lui aurait valu l’étiquette péjorative de « déserteur ».
Le Déserteur a vécu dès 1848 sur les territoires de Nendaz et d’Hérémence et est mort en 1871 à Veysonnaz.
Il subsiste quelques 110 œuvres de ce peintre, des images naïves de légende et de saints, joyeusement colorées et ornées avec exubérance d’éléments floraux.