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On appelle cette crise « la grande cherté de 1770-1771 ». Après quelques années fastes, les mauvaises récoltes se succèdent. Le prix des grains s’envole, la disette s’installe ; elle provoquera des émeutes dans certaines régions d’Europe.
Dans l’Evêché de Bâle, les ordonnances sont données pour régler l'importation, l'exportation et le transit des grains, des fourrages ou du beurre et tenter de garantir ainsi un approvisionnement de la population. D’autres moyens sont mis en œuvre pour atteindre ce but. Ainsi une chasse à la gueusaille organisée à Villeret. Pour pouvoir garder les aumônes uniquement pour les pauvres indigènes, les pauvres du pays, il faut chasser loin de la communauté les nécessiteux venant d’autres régions, les mendiants étrangers. En plein hiver, une chasse à l’homme est ordonnée. Elle doit être tenue secrète, afin que les personnes recherchées ne puissent s’enfuir avant. Les bourgeois de la commune seront armés, ils arrêteront les mendiants pour les remettre aux autorités. Ce texte, dont le contenu nous paraît inconcevable aujourd’hui, a récemment rejoint les archives de Mémoires d’Ici.