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L'exercice de la médecine vétérinaire a longtemps nécessité seulement l'obtention d'une patente cantonale, accordée en des conditions très diverses. En 1836, le canton de Zurich interdit la pratique vétérinaire à toute personne n'ayant pas été reconnue apte par le Conseil de santé; en échange de cette protection, les praticiens doivent assister les vétérinaires de district dans la prophylaxie des maladies contagieuses à tenir une comptabilité pour la vente des médicaments. A Berne, une patente est créée en 1865 et un praticien étranger au canton ne peut y exercer qu'à charge de réciprocité. Ces entraves provoquent le concordat intercantonal de 1867 prévoyant une commission d'examen commune à tous les cantons adhérents. La loi fédérale du 19 décembre 1877 sur l'exercice des professions de médecin, dentiste et vétérinaire étend l'obligation du diplôme fédéral à tous les cantons. Ce diplôme est délivré par une commission fédérale d'après les titres scolaires des candidats.
Les cantons conservent cependant un droit de contrôle sur l'exercice professionnel. Le Conseil de santé de Zurich taxait, depuis 1856, le prix des visites ou interventions diverses. A Genève, la loi de 1926 sur les professions médicales astreignait les praticiens à une visite médicale et permettait de retirer en tout temps le droit d'exercer en cas de maladie transmissible, d'affection entraînant la perte ou la diminution des qualités morales et intellectuelles nécessaires (abus des stupéfiants, maladies mentales, etc...).
La Suisse comptait, en 1900, un total de cinq cent trente-six vétérinaires. Ce nombre restait stationnaire jusqu'en 1918 (maximum de 560 en 1906); il augmentait rapidement après la guerre pour atteindre le total de sept cent dix-huit au ler novembre 1933.
Leclainche E.: Histoire de la Médecine Vétérinaire. Toulouse 1936.