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Cette interférence des plus hautes autorités du ministère dans ce dossier a fait souffler un vent de fronde chez les quatre procureurs qui instruisaient l'affaire: tous ont annoncé de façon fracassante s'en retirer.
Roger Stone, un ami de longue date de Donald Trump, a été reconnu coupable en novembre de mensonges au Congrès dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection américaine de 2016. Sa peine doit être annoncée le 20 février par un juge fédéral, après avis consultatif des procureurs.
Lundi, dans leurs recommandations de peine, ces derniers ont suggéré une sentence de 7 et 9 ans de prison contre Roger Stone, consultant politique de 67 ans et fidèle du président républicain.
Confirmation d'ordres venus d'en haut, le ministère de la justice a demandé dans l'après-midi de mardi une peine "bien moindre" contre le prévenu, au prétexte que les recommandations initiales "ne seraient pas adaptées ou ne serviraient pas les intérêts de la justice".
Ingérence démentie
Dans ce document, "des recommandations de peine amendées et supplémentaires du gouvernement", le ministère cite l'exemple d'une peine comprise entre 3 et 4 ans, une durée selon lui "plus adaptée aux peines typiquement imposées dans les affaires d'obstruction".
Suspecté d'avoir fait pression sur des procureurs censés être indépendants, Donald Trump a nié toute intervention. "Je ne leur ai pas parlé", a-t-il réagi, ajoutant qu'il n'avait "pas du tout été impliqué".
afp/br