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Il y a dix ans, un séisme touchait la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Cet accident a permis de lancer la transition énergétique en Suisse, mais l'abandon à terme de l'énergie atomique, décidé après la catastrophe, n'est pas pour tout de suite.
L'accident survenu à Fukushima le 11 mars 2011 est entré dans l'Histoire comme la catastrophe nucléaire la plus grave après celle de Tchernobyl. Il a eu des conséquences durables, également pour la Suisse.
Trois jours après l'événement, Doris Leuthard (PDC), la ministre de l'énergie de l'époque, suspendait les demandes de construction de trois nouvelles centrales nucléaires déposées par des entreprises électriques en 2008. Le 25 mai 2011, le Conseil fédéral décidait officiellement d'abandonner progressivement l'énergie atomique.
En mai 2017, le peuple suisse confirmait la voie choisie en approuvant la stratégie énergétique 2050 et donc l'abandon progressif de l'énergie atomique. Toutefois, à ce jour, seule une centrale nucléaire, celle de Mühleberg (BE), a été fermée, à la fin 2019.
Les quatre autres centrales nucléaires (Beznau I et II en Argovie, Gösgen SO et Leibstadt AG) devraient continuer d'alimenter le réseau en électricité dans les années à venir. En effet, le peuple suisse a rejeté en novembre 2016 l'initiative "Pour la sortie programmée du nucléaire", qui visait entre autres à limiter la durée de vie des centrales existantes à 45 ans, ce qui les aurait obligées à fermer ces prochaines années.
Ainsi, tant qu'elles sont encore considérées comme sûres par l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN), ces centrales nucléaires continueront d'alimenter le réseau.
Test de résistance de sûreté réussi
Après les événements de Fukushima, l'IFSN avait ordonné des mesures immédiates et des contrôles sécuritaires supplémentaires dans les centrales nucléaires suisses. Ces dernières avaient également été soumises au test de résistance de sûreté de l'Union européenne, qui consiste notamment à déterminer si une centrale nucléaire arrive à résister à des séismes et à des inondations.
Les résultats ont confirmé que les quatre infrastructures suisses présentent un niveau de sécurité élevé en comparaison internationale. Mais ce test a révélé des problèmes non résolus pour lesquels l'IFSN avait posé des exigences supplémentaires aux centrales nucléaires.
Il s'agissait entre autres d'examiner dans quelle mesure l'isolation de l'enceinte de confinement du réacteur pouvait résister aux tremblements de terre ou de déterminer les éventuels blocages des goulets d'étranglement dans les cours d'eau utilisés pour le refroidissement des installations.
Selon l'IFSN, les centrales nucléaires suisses ont fourni toutes les preuves requises dans les années qui ont suivi l'accident de Fukushima, ce qui a également entraîné des mises à niveau sélectives pour augmenter les marges de sécurité.
A la fin février seulement, les autorités et l'IFSN, tout comme l'Institut Paul Scherrer à Villigen (AG) et la ville d'Olten (SO), ont présenté de nouvelles analyses de risques pour les centrales nucléaires de Mühleberg (qui reste une infrastructure critique même fermée), de Gösgen et de Beznau, toutes trois refroidies par l'Aar - la centrale de Leibstadt est refroidie par le Rhin.
Procédure au Tribunal fédéral
En cas de crue extrême de l'Aar, phénomène qui se produit en moyenne tous les 100'000 ans, les sites des diverses centrales nucléaires et d'autres infrastructures critiques seraient inondés, parfois sur plusieurs mètres de hauteur, selon ces analyses. Celles-ci concluent aussi que, même si toutes les installations sont déjà suffisamment préparées à faire face à de telles inondations, leurs exploitants devraient revoir leurs analyses de sûreté.
Outre le risque d'inondation, la sécurité sismique a récemment fait l'objet de controverses et est même au coeur d'une procédure en cours devant le Tribunal fédéral. Après l'accident de Fukushima, l'IFSN avait exigé qu'Axpo, l'exploitant de la centrale nucléaire de Beznau, prouve la sécurité sismique des infrastructures.
L'entreprise devait prouver que l'exposition aux radiations autour de la centrale ne dépasserait pas la limite de 100 millisieverts en cas de séisme, phénomène qui ne se produit que tous les 10'000 ans. L'IFSN avait estimé début 2017 que la preuve était suffisante et correcte. Quinze particuliers, soutenus par des organisations environnementales, avaient recouru auprès du Tribunal administratif fédéral (TAF) contre cette décision.
Ce n'est qu'en janvier que le TAF a rejeté ce recours. Selon lui, l'IFSN a estimé à juste titre que la centrale nucléaire de Beznau pouvait résister à un tremblement de terre. Les recourants ont depuis lors fait recours devant le Tribunal fédéral. Le jugement est toujours en suspens.
L'immunité pour reprendre une vie normale
Le Conseil Fédéral est attendu mercredi après-midi pour annoncer de potentielles allégements des mesures Covid. Parmi les possibilités : la réouverture des terrasses, des salles de sport ou de certains lieux culturels. Les masques, eux, ne vont pas nous quitter de si tôt.
Si les indicateurs sur lesquels se base le Gouvernement pour prendre ses décisions sont tous, ou presque, dépassés, les experts de l’OFSP se sont toutefois montrés « un peu» optimistes mardi. Selon eux, « la situation reste fragile, mais avec de bonnes perspectives ». La vaccination, elle, se poursuit gentiment.
Aujourd’hui, cela fait plus de 13 mois que le Covid a débarqué en Suisse. Le pays a déjà affronté deux vagues. Avec une question qui se pose : jusqu’à quand allons-nous devoir cohabiter avec le virus ?
Ecoutez la réponse du Professeur Thierry Calandra, il est le Chef du Service des maladies infectieuses du CHUV à Lausanne :
Le masque, les gestes barrières et la désinfection des mains vont également nous accompagner encore quelques temps. L’immunité de la population aura un rôle central pour potentiellement lever ces mesures de protection.
Le Professeur Thierry Calandra, Chef du Service des maladies infectieuses du CHUV :
Notez que 8% de la population suisse a, à ce jour, été entièrement vaccinée. Et au moins 13% a reçu une dose. Cela représente environ la moitié des personnes vulnérables.
Selon un sondage publié mardi, ce sont les Romands qui sont les plus sceptiques vis-à-vis du vaccin. Près de 20% d'entre eux sont contre, alors que ce taux s'élève à 11% chez les germanophones et à 8% chez les Tessinois.
La Suisse compte 2241 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures
La Suisse compte mardi 2241 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore dix décès supplémentaires et 82 malades ont été hospitalisés.
Durant les dernières 24 heures, les résultats de 25'447 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 8,81%.
Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 25'673, soit 296,98 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,14. Les patients Covid-19 occupent 22,70% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 68,40%.
Au total 689'178 personnes ont déjà reçu deux doses de vaccins et 1'815'117 une dose. La Suisse a reçu jusqu'à présent 2'390'325 doses de vaccins
Quant aux variants du coronavirus, 41'910 cas ont été détectés en Suisse jusqu'à ce jour, dont 16'468 cas ont été attribués au variant britannique (B.1.1.7), 245 au variant sud-africain (B.1.351) et 13 au variant brésilien (P.1). Dans 25'184 cas, une mutation était présente, mais la lignée n'était pas claire.
Depuis le début de la pandémie, 625'367 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 6'437'818 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 9830 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 26'085.
Le pays dénombre par ailleurs 14'785 personnes en isolement et 23'953 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S'y ajoutent 3358 autres personnes revenant de voyage d'un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.
Les accidents de vélo électrique augmentent, une campagne lancée
Le nombre de personnes grièvement ou mortellement blessées dans un accident de vélo électrique a doublé par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Le BPA lance une nouvelle campagne de prévention.
L’année dernière, 536 cyclistes ont subi un grave accident de vélo électrique en Suisse, dont 15 ont perdu la vie. En réaction, le Bureau de prévention des accidents (BPA) a annoncé mardi dans un communiqué le lancement d'une campagne composée d'affiches et de brèves vidéos, qui montrent comment un accidenté perçoit le monde quand il est à terre, après un choc.
Des conseils de sécurité simples sont formulés: porter un casque, se rendre visible même de jour, être prêt à freiner ou encore opter pour un vélo électrique doté d'un système ABS (de l'allemand "Antiblockiersystem").
Dix accidents de vélo électrique par semaine ont été enregistrés en moyenne en 2020. Ce chiffre, deux fois plus élevé que ceux enregistrés entre 2015 et 2019, constitue "un triste record", juge le BPA.
Vitesses et blessures graves
Les utilisateurs de vélos électriques atteignent une vitesse plus élevée que les cyclistes de vélos classiques et ne parviennent pas toujours à réagir à temps à un imprévu. Ils sont aussi exposés à des blessures graves en raison de la vitesse. La campagne a pour but de rendre les usagers de vélos électriques conscients d'être exposés à un plus grand risque d'accident que sur un vélo classique.
Un projet de révision du droit de la circulation routière est actuellement en discussion, rappelle le BPA. Il prévoit une série de mesures comme l’extension de l’obligation de porter un casque aux utilisateurs de vélos électriques lents, l’obligation d’allumer les feux même de jour et l'équipement obligatoire des vélos électriques rapides d’un compteur.
Monnaie: deux records du monde pour Swissmint
La pièce d'or d'un quart de francs et la pièce de 10 centimes, frappées par Swissmint, font leur entrée dans le livre Guiness des records. Elles sont respectivement la plus petite monnaie commémorative du monde et la plus ancienne monnaie originale en circulation.
La pièce d'or, émise en 2020, mesure seulement 2,96 mm de diamètre et pèse 0,063 g, rappelle mardi la Monnaie fédérale Swissmint. Malgré la taille extrêmement réduite de la pièce, l'avers et le revers ont été frappés mécaniquement et ornés de divers motifs.
Le célèbre portrait d'Albert Einstein tirant la langue a été choisi pour figurer sur l'avers de la pièce. Il a été choisi en tant que symbole de la ténacité et de la patience. Le revers présente pour sa part la valeur nominale de la monnaie, ainsi que l'inscription "HELVETIA" et la croix suisse.
Aux vu des dimensions de la pièce, sa frappe n'est pas visible à l'oeil nu. Swissmint a donc développé un coffret spécial muni de loupes et d'une source de lumière. Avec un tirage limité à 999 unités, toutes les pièces ont rapidement été vendues.
Pièce inchangée depuis 1879
A l'exception du millésime, l'avers et le revers de la pièce de 10 centimes n'ont quant à eux pas changé d'apparence depuis 1879. Cette année-là, le motif précédent a été remplacé par le profil droit de Libertas portant un diadème, entouré de l'inscription" CONFOEDERATIO HELVETICA". Le relief original a été créé par Karl Schwenzer et est encore utilisé tel quel de nos jours.
L'activité économique suisse proche de son niveau d'avant-crise
Le niveau d'activité économique en Suisse d'avant la crise du Covid-19 a été brièvement atteint en mars, note le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) dans son indice de l'activité économique hebdomadaire (AEH).
Pour les économistes du Seco, c'est le quatrième trimestre 2019 qui fait référence. Dans la 13ème semaine de ce début d'année "l'AEH s'est située encore à près de 1% en dessous du niveau d'avant la crise", précise le communiqué paru mardi.
Le Seco constate que l'activité économique s'est fortement redressée en mars, ce qui pourrait en partie s'expliquer par des effets de rattrapage dans la consommation privée, avec la réouverture des commerces.
Mais l'embellie n'a été que de courte durée, déplore le Seco: ces deux dernières semaines, l'AEH a replongé, s'éloignant sérieusement du niveau précédent la crise.
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