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Supprimer le service militaire obligatoire!
Le GSsA milite activement, depuis sa création, contre le service militaire obligatoire. En 1986, nous avons déposé l’initiative populaire « pour une Suisse sans armée ». Malgré une campagne féroce des opposants – le Conseil fédéral avait annoncé que plus de de 30% de oui serait un scandale – elle a créé la sensation en récoltant 35,6% de voix favorables. Cette votation a brisé un bon nombre de tabous, et a été une étape déterminante dans la création du service civil quelques années plus tard.
En 1999, le GSsA dépose deux nouvelles initiatives populaires fédérales : « Pour une politique de sécurité crédible et une Suisse sans armée » et « La solidarité crée la sécurité : pour un service civil volontaire pour la paix « . La première vise à supprimer l’armée alors que la seconde propose la création d’un service civil pour la paix ouvert à toutes et tous. Toutes deux sont refusées en 2001.
Fin du service obligatoire
L’obligation de servir force les jeunes hommes suisses à faire l’armée. Celle-ci nous coûte chaque année 5 milliards de francs, auxquels s’ajoutent 4 milliards de frais d’absence au travail. Avec une armée de 100’000 hommes, la Suisse a autant de soldats que l’Autriche, la Belgique, la Suède et la Norvège réunies. Une menace ou confrontation externe étant devenu un scénario extrêmement irréaliste, nous n’avons en aucun cas besoin de 100’000 hommes pour défendre nos frontières.
Le GSsA milite pour un service civil volontaire pour toutes et tous, car c’est le seul engagement qui pourrait être utile à la société civile.
De plus l’aide en cas de catastrophes naturelles n’est pas menacée par une abolition du service militaire obligatoire. Au contraire, seul 0,06% des jours de service sont utilisée à des fins d’aide en cas de catastrophes. L’abrogation du service militaire obligatoire rendrait donc disponibles des fonds importants, qui pourraient être investis dans un service civil se chargeant de l’assistance en cas de catastrophe. En effet, personne n’a besoin d’un fusil d’assaut pour placer des sacs de sables ou pour dégager une route.
Les interventions étrangères
Les interventions militaires à l’étranger ont toujours obtenu de nombreux soutiens au parlement. En 2009, il était question d’envoyer des soldat suisses en Somalie dans le cadre de la mission militaire européenne contre les pirates de la corne de l’Afrique. Cette mesure a heureusement été coulée au parlement par une gauche pacifiste unie par le GSsA.
Actuellement l’armée suisse est impliquée par Swisscoy au Kosovo. Le GSsA exige le retrait des troupes militaires et leur remplacement par des civilistes en soutiens à la paix dans la région. Cette question sera à nouveau discutée en 2018. Vous trouverez ici la résolution correspondante.
Interventions en Suisse
L’armée suisse a perdu toute signification depuis longtemps. Elle est sans cesse à la recherche de raisons d’exister et sert davantage comme aide à la police et comme main d’œuvre bon marché lors d’événements privés. Des soldats sont régulièrement utilisés lors d’événements comme le WEF ou pour surveiller des ambassades sans toutefois avoir la formation adéquate pour ce travail. Etre lourdement armé sans être formé pour ce genre de travail est une menace pour la sécurité interne de notre pays.
Les abus dans l’utilisation des soldats comme main d’œuvre quasi gratuite lors d’événements comme des courses de ski et des compétitions de luge est un problème récurrent contre lequel le GSsA se bat.
Le service civil
La pression politique exercée par le GSsA a largement contribué à l’instauration du service civil comme alternative aux peines de prisons pour refus de servir.
Nous continuons à nous investir pour que les différences de traitements entre le service civil et le service militaire se réduisent. Nous nous battons contre la multiplication des jours de service lors d’un passage de l’armée au service civil. Nous combattons également les textes de loi prévoyant diverses mesures pour promouvoir une armée qui manque désormais de soldats et dégrader les conditions d’accomplissement du service civil qui sont régulièrement à l’ordre du jour du parlement. En 2018, nous rediscuterons d’un certain nombre de mesures prévoyant de rendre l’armée plus attractive…
Enfin, nous nous battons pour que le service civil soit également accessible aux femmes et aux étrangers-ères.
Quitter l’armée
Si tu es une recrue ou un soldat, tu trouveras des documents informatifs pour quitter le service militaire obligatoire ici.