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«Merci!» C’est en ces termes que B., principal accusé dans l’affaire de trafic de stupéfiants jugée mercredi par le Tribunal correctionnel du Val-de-Travers, a accueilli le verdict: trois ans de peine privative de liberté, suspendue au profit d’un traitement en institution spécialisée.
Ce quinquagénaire, consommateur d’héroïne depuis plus de 30 ans, s’est lancé dans un trafic de pilules thaïes entre la Thaïlande, le Laos et le Val-de-Travers. Au total, il a ainsi fait entrer sur le territoire helvétique plus de 20 000 pièces, ainsi que plus d’un kilo d’opium. La marchandise était cachée dans des tableaux.
Indépendant au Vallon, l’accusé était un coutumier des voyages en Thaïlande, où il se rendait tous les hivers. C’est lors de l’un de ces séjours, en 2001, que ce toxicomane découvre les amphétamines thaïes. Il en ramène, dans un premier temps, pour sa propre consommation. Très vite, certaines personnes de son entourage se montrent intéressées par cette manne.
Parmi elles, P., un jeune consommateur effréné approchant la trentaine, déjà condamné en 2002 pour un trafic portant sur 14 000 pilules et qui se retrouvait à nouveau devant le tribunal mercredi. Il s’est procuré auprès de B. 7200 thaïes afin d’en revendre une partie pour payer sa propre consommation. De son côté, B. multiplie les séjours en Thaïlande, puis au Laos où il est plus facile de s’approvisionner.
Entre alors en scène H., l’amie de B., figurant également parmi les accusés. Une mère de famille divorcée, la cinquantaine, aux services sociaux et désabusée par la vie. Elle rencontre B. en 2004 et quelques mois plus tard effectue deux versements en sa faveur (fin 2004 et début 2005) en Thaïlande, dont un en provenance de P. Elle effectue un troisième et dernier virement en 2006, mais cette fois directement au fournisseur, que B. lui avait présenté lors d’un voyage sur place.