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Evidemment tous les investisseurs sont susceptibles de commettre des erreurs. Ceci concerne aussi bien les privés que les institutionnels. Néanmoins il existe des divergences entre les deux catégories d'investisseurs. Pour les banques, les caisses de pension et les gestionnaires d'actifs, mandatés par des clients, suivent un benchmark en se basant sur un indice de référence. Une telle démarche leur permet d'assurer le suivi et d'évaluer leur performance.
Ils adoptent une stratégie de diversification du portefeuille, en plus d'une grande prudence qui marque leur investissement en ce qui concerne les risques encourus. Pour ce dernier point, ils suivent rigoureusement les normes réglementaires en vigueur et veillent à éviter toute poursuite par des clients. Les institutionnels qui investissent pour le compte d’un tiers doivent procéder d'une manière compréhensible, méthodique et dans le respect des règlements.
Évidemment ils évitent l’activisme pour cause de coûts. Dans le cas des investisseurs privés, la donne est différente dans la mesure où ils n’ont de compte à rendre à personne. Ils jouissent de plus de liberté dans leur choix d'investissement et dans les instruments de placement sélectionnés. Pour un investisseur qui ne souhaite pas diversifier son portefeuille, il peut opter de placer 80 % de ses actifs dans l'immobilier et dans des titres de Nestlé, ce qui ne constitue aucunement une erreur. C'est un choix délibéré de se focaliser sur une catégorie d'actifs ou une structure donnée. Dans ce cas l’investisseur est totalement responsable de ses choix et sélectionne où investir en fonction de ses propres convictions.
Pour les erreurs communément commises aussi bien par les investisseurs privés qu’institutionnels,
elles peuvent être résumées comme suit :
- le non-respect de la durée de placement prédéterminée ;
- le manque de discipline ;
- l’inexactitude du profil de risque ;
- La négligence des risques et coûts spécifiques au placement.
1. Respecter la durée fixée
En optant pour un investissement sur le long terme, l'investisseur peut dépasser les problèmes liés aux variations cycliques et celles des cours. C'est également une occasion de profiter des intérêts composés et de réinvestir les rendements générés ou les dividendes.
Malheureusement pour un bon nombre d'investisseurs, ils évaluent mal la durée du placement. Ils choisissent des produits financiers dans l'intention de les garder sur une longue période, dans un intervalle de 3 à 5 ans, mais gagnés par l'impatience, ils les cèdent au bout d'un an ou deux. Ceci se justifie par le désir de réaliser des gains rapidement ou par le fait que le placement ne génère pas la performance attendue. Il est possible aussi qu’entre-temps, ils aient trouvé des alternatives de placement plus intéressantes.
La vente prématurée des titres aboutit généralement sur la non-exploitation du plein potentiel de rendement d'un placement. En plus de subir des frais de transactions additionnels. Il convient de rappeler que les titres liquides sont sensibles aux changements d’avis de l’investisseur.
2. Être discipliné pour réaliser de meilleurs rendements
Investir en bourse c'est une question aussi de discipline et tout manquement à ce principe se traduit par des erreurs en matière de placement. Il est très important que les investisseurs fixent des objectifs de gains, des limites de perte et une durée de placement bien déterminée, mais il importe de s'y tenir, autrement l’investissement se révélera inutile.
Dans le cas où les objectifs ont été réalisés avant l'échéance, il convient de procéder à une réévaluation. Il arrive très souvent que les investisseurs privés conservent des placements déficitaires et globalement ils ont hâte de réaliser des gains rapidement. Un tel constat entre dans le cadre de la finance comportementale et il est désigné par l'effet de disposition. Il est préjudiciable au portefeuille des titres notamment que la perte de la moitié doit être compensée par un rendement à hauteur de 100 % afin de recouvrir l’investissement initial.
Le manque de discipline n'épargne pas les institutionnels qui doivent rester focalisés et ne pas être influencés par les préférences individuelles menaçant un modèle déjà existant. Ainsi un family office doit distinguer entre un portefeuille géré conformément à des normes institutionnelles et un portefeuille privé du propriétaire.
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3. Définir le profil de risque
Des efforts non négligeables ont été fournis par le régulateur dans le but d'assurer la protection de l'investisseur. Dans ce sens, les experts en placement sont tenus de définir le profil de risque de chaque client. Ils doivent déterminer avec précision les besoins, les objectifs et la capacité de risque de chaque commanditaire.
Malheureusement dans la réalité les profils de risque ne sont pas aussi bien déterminés. Avec la première opportunité de placement qui se pointe, le conseiller et son client se précipitent à investir en visant la croissance au lieu de penser à la préservation du capital. Or les erreurs associées à cette précipitation peuvent être des plus graves.
Le rendement d'un portefeuille est affecté par les risques et les coûts de déplacement. Mais ils sont peu ou pas pris en considération. On parle ici des risques des actions, du risque de liquidité, du risque de contrepartie, du taux des surfaces vacantes et du risque de taux d'intérêt dans l'immobilier. Il ne faut pas omettre non plus que la détention des métaux précieux comme l'or engendre également des coûts et parfois les investisseurs sont inconscients du manque de transparence et de communication dans le cas des déplacements en private equity.
Des déceptions peuvent être au rendez-vous à cause de la mauvaise compréhension du profil de risque asymétrique d’un placement. La discipline et la rigueur permettent de mieux assimiler les risques et les coûts et par ricochet prévenir les erreurs et obtenir un rendement plus élevé pour un investissement.
4. Tenir compte du temps
La branche de la finance profite amplement du temps qui revêt une grande importance, en tout cas beaucoup plus que dans d'autres secteurs. En effet le facteur temps est pris en compte dans le calcul les principaux indicateurs et dont les intérêts composés composant un patrimoine. Le rendement réel d'un placement n'est pas l’unique élément affecté par la durée ou les intérêts composés, qui impactent aussi les coûts.
La durée d’un placement influence positivement ou négativement les coûts. À ce propos les frais d'entrée amortis sur une plus longue durée, sont réduits proportionnellement à la valeur investie et au rendement du placement. Quant aux intérêts composés, ils impactent les frais et les coûts réels d’un investissement, mais ils ne sont pas estimés à leur juste valeur.
Pour conclure
En conclusion, les éléments cités ci-dessous servent à réduire les risques et ainsi maximiser les potentiels de gains à long terme. Comme pour toute autre activité, l'investissement en bourse s'apprendre. Se former à la finance de marché vous permettra de développer les compétences financières plus vite. C'est certainement le premier investissement à faire avant de placer vos capitaux sur les marchés financiers.
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