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De passage à Berne, le magistrat sud-africain a défendu son rapport portant sur les crimes à Gaza en janvier dernier. Parallèlement, le dialogue de sourds autour de ce document s'est poursuivi à Genève au Conseil des droits de l'homme.
S'exprimant dans le cadre de la conférence annuelle de la Division politique IV (sécurité humaine) du ministère suisse des Affaires étrangères (DFAE) qui s'est tenue jeudi à Berne, le juge sud-africain Richard Goldstone a souligné qu'il avait agi en toute indépendance. Il a par ailleurs dénoncé ceux qui aimeraient «utiliser le Conseil des droits de l'homme».
«Je pensais qu'un tel rapport contribuerait au processus de paix», a expliqué Richard Goldstone à swissinfo. Estimant qu'un «grand nombre de critiques vient de gens qui n'ont même pas lu le rapport», le magistrat souhaite que ce document incite les Etats à réévaluer la manière dont ils utilisent la force contre les acteurs non-étatiques.
Pour sa part, la ministre suisse des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey a appelé les Etats et la communauté internationale à lutter contre l'impunité après un conflit. Elle a mis en exergue les contributions de la Suisse dans le traitement du passé et la lutte contre l'impunité dans des pays comme le Guatemala, le Népal ou encore la Colombie.
Parallèlement à Genève, le dialogue de sourds autour du rapport Goldstone s'est poursuivi au Conseil des droits de l'homme au lendemain d'un débat au Conseil de sécurité de l'ONU sur la question. Les pays du groupe occidental, dont les Etats-Unis, ont exprimé leur hostilité au projet de résolution présenté par la Palestine qui souhaite voir approuvées les conclusions du document.
swissinfo.ch et les agences