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Titre original : Of Mice and Men
Auteur : John Steinbeck
► Prix Nobel : 1962
Édition : Folio
Date de parution : 1937
Nombre de pages : 175
Genre : Classique
Décor : États-Unis
Lu en : Mars 2015
Quatrième de couverture : Lennie serra les doigts, se cramponna aux cheveux.
- Lâche-moi, cria-t-elle. Mais lâche-moi donc. Lennie était affolé. Son visage se contractait. Elle se mit à hurler et, de l'autre main, il lui couvrit la bouche et le nez.
- Non, j' vous en prie, supplia-t-il. Oh, j' vous en prie, ne faites pas ça. George se fâcherait. Elle se débattait vigoureusement sous ses mains...
- Oh, je vous en prie, ne faites pas ça, supplia-t-il. George va dire que j'ai encore fait quelque chose de mal. Il m' laissera pas soigner les lapins.
Mon avis : J'avais lu ce livre pour l'école il y a fort longtemps. Je me souvenais vaguement des grandes lignes et de quelques éléments marquants (le chien du vieux Candy par exemple), mais plus grand-chose. Je me rappelais par contre que ce livre m'avait profondément touchée et émue, mais je voulais me replonger dans cette histoire.
Après cette relecture, je comprends pourquoi ce livre m'avait autant marquée. Je trouve qu'Anne-Sophie présente très bien les faits et les éléments touchants. C'est principalement dû à l'amitié indéfectible qui lie George et Lennie. Le premier est petit et malin, c'est le chef, celui qui prend les décisions. Le second est un véritable colosse aux capacités mentales très limitées, il est incapable de vivre seul et ne se rend pas compte de sa force. Il oublie facilement, il ne comprend pas qu'il peut faire mal d'un simple revers de main. On voit son désarroi quand il se rend compte qu'il a malencontreusement tué des souris, simplement parce qu'il voulait les caresser gentiment. George a beau lui expliquer de faire doucement, de faire attention; Lennie n'a pas les capacités de le faire.
George est souvent dur avec Lennie, un peu trop parfois même. Mais peu à peu des éléments du passé apparaissent et on ne peut plus vraiment en vouloir à George... Il aime son ami, mais la vie est dure. Combien de fois a-t-il dû tout quitter parce que Lennie avait fait une bêtise ? Il ne peut avoir une femme, garder un travail, avoir sa petite ferme, parce que Lennie finit toujours par faire une bourde, qui va obliger les deux compères à fuir. Leur amitié est sincère et belle, même si elle est compliquée, les deux amis sont si différents...
Ce livre est vraiment magnifique, présentant en même temps quelques aspects historiques du quotidien en Amérique à cette époque. L'histoire se lit très vite et le rythme est assez rapide. L'émotion et le rythme naissent principalement des dialogues et non des descriptions. Les éléments s'enchaînent de façon cohérente jusqu'à la fin, bien amenée et profondément touchante. J'ai beaucoup apprécié cette lecture et je la conseille à tous.
(En plus c'est court, donc pas d'excuse !)