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Il s’est établi à 124,8 milliards de dollars au 3e trimestre, soit un bond de plus de 20%. Les analystes tablaient sur un déficit supérieur à 126 milliards.
Le déficit des comptes courants aux Etats-Unis a fortement augmenté au troisième trimestre en raison du creusement du déficit commercial et d’une baisse des revenus tirés notamment des investissements, selon les chiffres publiés mercredi par le département du Commerce.
Il s’est établi à 124,8 milliards de dollars entre juillet et septembre, en données corrigées des variations saisonnières, bondissant de 23,3% par rapport au trimestre précédent qui, lui, a été révisé en très légère baisse (101,2 milliards contre 101,5 milliards estimés initialement).
Les analystes s’attendaient à une augmentation mais tablaient dans leurs prévisions médianes sur un déficit supérieur à 126 milliards de dollars.
Le déficit des comptes courants reflète le déséquilibre entre les Etats-Unis et le reste du monde sur les échanges de biens et de services ainsi que sur les revenus dits primaires (rémunération, produits des investissements) et secondaires (transferts courants).
Au troisième trimestre, il représentait 2,4% du PIB contre 2% au trimestre précédent. Un sommet avait été atteint en 2005 avec un déficit des comptes courants équivalent à 6,3% du PIB.
Le département du Commerce souligne qu’au troisième trimestre, les exportations de biens ont diminué de 7,7 milliards de dollars à 421,8 milliards, «reflétant essentiellement une baisse des exportations alimentaires et des boissons», citant en particulier la diminution de la baisse des exportations de soja, affectées par la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine.
Les revenus primaires ont par ailleurs diminué de 1,8 milliard à 264,5 milliards, en raison d’une baisse des revenus provenant des investissements directs.
A l’inverse, les exportations de services ont augmenté de 1,8 milliard à 207,6 milliards, grâce notamment aux charges imputées pour l’utilisation de la propriété intellectuelle.
Sans surprise, les importations de biens et services ont augmenté (+16,3 milliards à 648,8 milliards), sous l’effet d’un bond des importations de biens de consommation courante, essentiellement des téléphones portables, des matériaux industriels et des importations du secteur automobile (voitures, pièces détachées et moteurs).