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A. G., née en 1952, divorcée, a déposé le 9 juin 1992 une première demande de prestations tendant à l'octroi d'une rente en rai- son de lésions traumatiques au genou gauche résultant d'un accident de ski survenu en février 1991 ainsi qu'en raison d'une tuberculose, invalidantes dans son activité indépendante de représentante en articles de décoration florale. Par prononcé du 28 avril 1993, la Commission de l'assurance- invalidité du canton de Neuchâtel lui a octroyé une rente entière dès le 1er février 1992, ramenée à une demi-rente à partir du 1er décembre de la même année, conformément à la capacité de travail médico-théorique attes- tée par son médecin traitant, les renseignements fiscaux ne permettant pas une comparaison des revenus. Questionnée dans le cadre d'une révision d'office fixée au 31 décembre 1993, le Dr B., chirurgien orthopé- diste, annonçait dans un rapport médical du 6 décembre 1993 qu'une nou- velle intervention chirurgicale serait programmée au début de l'année 1994 puis, celle-ci effectuée, il écrivait le 25 mai 1994 qu'après une reprise de travail graduelle à compter du 14 février 1994, l'assurée ferait un essai de reprise à 100 % dès le 1er juillet de la même année. Au cours d'un entretien téléphonique du mois de novembre 1994, l'assurée a confirmé qu'elle travaillait à 100 % et que même si son genou présentait des lâ- chages, il n'était pas prévu de nouvelle intervention pour l'instant. L'assurée fut dès lors informée du fait que sa rente serait supprimée, sans que celle-ci ne réagisse, de sorte que la décision de suppression, datée du 8 mars 1995 lui a été notifiée et est entrée en force. Le 6 septembre 1995, l'assurée demandait la réouverture de son dossier, faisant valoir que sa capacité de travail était à nouveau réduite de moitié et que des documents médicaux suivraient. Elle a confirmé cette demande en déposant le formulaire usuel le 10 septembre 1996, en concluant à l'octroi d'une rente. Son médecin traitant, le Dr C. a posé le diagnostic de sciatalgies gauches rebelles invalidantes peut-être liées à l'accident du genou. Il a attesté une incapacité de travail de 50 % à partir du 3 juillet 1995 (rapport médical du 12.10.1995). Dans un second certificat médical du 1er juillet 1996, le médecin traitant a posé le diagnostic de dorso-lombosciatalgies gauches chroniques récidivantes sur troubles statiques dégénératifs du rachis dorsal et lombaire et dys- fonction vertébrale segmentaire. En outre, il a précisé que l'incapacité de travail de sa patiente avait dépassé 50 % au printemps 1996 mais qu'elle s'était stabilisée à ce taux à partir du 1er juin 1996. Considérant qu'il s'agissait d'une nouvelle affection et non pas d'une reprise d'invalidité, l'office AI du canton de Neuchâtel, se fondant à nouveau sur la capacité de travail médico-théorique attestée médicale- ment a, par décision du 18 août 1997 fondée sur un prononcé du 19 février précédent, alloué à l'assurée une demi-rente dès l'échéance d'un nouveau délai de carence, soit dès le 1er juillet 1996. B. G. recourt contre cette décision devant le Tribunal administratif. Elle soutient, en se référant aux avis de son médecin trai- tant ainsi que du Dr T., que son invalidité actuelle a la même origine que celle qui avait justifié l'octroi de la rente supprimée par décision du 8 mars 1995 et qu'il s'agit dès lors d'une reprise de l'invalidité sans nouveau délai d'attente. Elle conclut donc à l'octroi d'une demi-rente à partir du 1er juillet 1995. En outre, elle allègue que la décision entre- prise comporte également une erreur de calcul en ce sens que le bonus édu- catif n'aurait pas été pris en compte. C. Dans ses observations sur le recours, l'office intimé conclut à son rejet. C O N S I D E R A N T en droit 1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece- vable. 2. a) L'invalidité au sens de la LAI est la diminution de la capa- cité de gain, présumée permanente ou de longue durée, qui résulte d'une atteinte à la santé physique ou mentale provenant d'une infirmité congéni- tale, d'une maladie ou d'un accident (art.4 al.1 LAI). D'après l'article 28 al.1 LAI, l'assuré a droit à une rente s'il est invalide à 40 % au moins. La rente est échelonnée selon le degré d'invalidité. Elle s'élève à un quart de la rente entière pour un degré d'invalidité de 40 % au moins - sous réserve du cas pénible prévu par l'alinéa 1 bis -, à une demi-rente lors d'une invalidité de 50 % au moins et à une rente entière dans le cas d'une invalidité de 66 2/3 % au moins. Selon l'article 28 al.2 LAI, pour l'évaluation de l'invalidité, le revenu du travail que l'invalide pourrait obtenir en exerçant l'activité qu'on peut raisonnablement attendre de lui, après exécution éventuelle de mesures de réadaptation, et compte tenu d'une situation équilibrée du marché du travail, est comparé au revenu qu'il aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide. b) Selon l'article 29 al.1 LAI, le droit à la rente au sens de l'article 28 prend naissance au plus tôt à la date dès laquelle l'assuré présente une incapacité de gain durable de 40 % au moins (litt.a), ou l'assuré a présenté, en moyenne, une incapacité de travail de 40 % au moins pendant une année sans interruption notable (litt.b). Toutefois, aux termes de l'article 29 bis RAI, si la rente a été supprimée du fait de l'abaissement du degré d'invalidité et que l'assuré, dans les trois ans qui suivent, présente à nouveau un degré d'invalidité ouvrant le droit à la rente en raison d'une incapacité de travail de même origine, on déduira de la période d'attente que lui imposerait l'article 29 al.1 LAI, celle qui a précédé le premier octroi. c) Cette disposition s'applique seulement lorsque la même at- teinte invalidante, qui a donné naissance au droit, s'est réactivée et provoque un regain d'invalidité de degré élevé et non pas lorsque l'assu- ré, autrefois bénéficiaire d'une rente d'invalidité, subit une nouvelle invalidité à la suite d'une maladie ou d'un accident sans rapport avec l'ancienne atteinte. En cas de doute sur l'origine de la rechute, l'avis du médecin est déterminant (Valterio, Droit et pratique de l'assurance- invalidité, p.224). d) La valeur probante d'un rapport médical dépend des points de savoir si cet acte est complet compte tenu des droits contestés, s'il est fondé sur des examens approfondis en tous points, s'il tient compte des affections dont se plaint l'intéressé, s'il a été établi en connaissance de l'anamnèse, si l'exposé du contexte médical est cohérent, voire si l'appréciation de la situation médicale est claire, et si les conclusions de l'expert sont dûment motivées (RAMA 1996, no U 256, p.217 et les réfé- rences). 3. En l'espèce, seul est litigieux le point de savoir si l'incapa- cité de travail de la recourante attestée depuis le 3 juillet 1995 a la même origine que celle qui a conduit à l'octroi de la rente précédemment supprimée. Dans l'affirmative, la demi-rente allouée à la recourante par décision du 18 août 1997 lui serait octroyée sans nouveau délai d'attente, soit dès le 1er juillet 1995. a) Le médecin traitant de la recourante a posé le diagnostic de sciatalgies gauches rebelles invalidantes. Il a précisé en outre que l'ap- parition de sciatalgies était peut-être liée comme complication à l'acci- dent du genou (rapport du 12.10.1995). Dans un deuxième rapport médical du 1er juillet 1996, il a diagnostiqué des dorso-lombosciatalgies gauches chroniques récidivantes sur troubles statiques et dégénératifs du rachis dorsal et lombaire ainsi qu'une dysfonction vertébrale segmentaire. Il a observé également que sa patiente souffrait de troubles dégénératifs lom- baires expliquant sa symptomatologie et que dans la genèse de sa décom- pensation, le problème du genou avait certainement joué un rôle déclen- chant ou déstabilisateur d'une pathologie sous-jacente. Le Dr T. à qui la recourante avait été adressée par son médecin traitant a observé que les douleurs dorsales et cervicales dont elle souffrait étaient en rela- tion avec le manque de stabilité du genou. Il a encore précisé que la re- courante présentait effectivement un déséquilibre musculaire assez impor- tant principalement à gauche, selon lui en relation avec le manque de sta- bilité du genou gauche (rapport du 30 août 1996). Enfin, interpellé à ce sujet par l'office AI, le médecin traitant de la recourante a encore pré- cisé qu'il était quasi certain que l'affection dorsale avait été provoquée et entretenue par une mauvaise démarche consécutive à l'affection du ge- nou, confirmant ainsi le point de vue du Dr T. (certificat médical du 05.09.1996). b) Dans son appréciation du 17 février 1997, le médecin conseil de l'office AI, après avoir pris langue avec le Dr L., selon lequel la corrélation entre une pathologie ligamentaire du genou gauche en 1992-1993 et l'actuelle affection lombaire était possible mais guère pro- bable, a considéré, contrairement à sa première prise de position du 25 octobre 1995, qu'il s'agissait d'un nouveau cas d'assurance qui n'avait pas la même origine que la première invalidité reconnue à la recourante. Toutefois, ce point de vue n'est pas pleinement convaincant. En effet, tant le médecin traitant que le Dr T., tous deux consultés par l'office intimé sur l'éventuel lien existant entre les dorsalgies et la pathologie ligamentaire du genou gauche de la recourante ont estimé que ces affections étaient liées. Dans ces conditions, si le médecin-conseil de l'intimé avait des doutes sur ce point, il ne pouvait pas se contenter de demander l'avis oral d'un praticien qui n'avait ni connaissance du dos- sier médical ni à aucun moment examiné l'intéressée. Au contraire, dans ces circonstances et bien que les autres documents médicaux figurant au dossier (rapports de l'institut de radiologie de Neuchâtel du 24.08.1995, du service de neurochirurgie du CHUV du 12.09.1995 et des médecins de l'établissement thermal de Lavey-les-Bains du 08.05.1996) ne fassent pas état d'un tel lien, il apparaît que l'office AI devait élucider la ques- tion de l'origine de cette nouvelle incapacité de travail et déterminer si cette affection était liée à la première atteinte invalidante. Partant, il incombait à l'office AI d'ordonner une expertise médicale visant à éluci- der cette question, en application de l'article 69 al.2 RAI qui consacre le principe inquisitoire - qui régit de manière générale la procédure dans le domaine des assurances sociales - selon lequel l'autorité administra- tive doit constater d'office les faits déterminants, c'est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l'application des règles de droit (ATF 117 V 263 cons.3b; Locher, Grundriss des Sozialversicherungsrechts, Berne, 1994, p.326). Ainsi, l'administration est tenue d'ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressor- tant du dossier requièrent une telle mesure. En particulier, elle doit mettre en oeuvre une expertise lorsqu'il apparaît nécessaire de clarifier les aspects médicaux (ATF 117 V 283 cons.4a). C'est donc dire que la cause doit être renvoyée à l'office in- timé pour qu'il constitue une expertise médicale de la recourante aux fins de déterminer avec le plus de précision possible l'origine de l'affection dorso-lombaire et du dysfonctionnement vertébral de l'assurée et d'exami- ner si ces affections ont été provoquées par la pathologie ligamentaire du genou gauche et les interventions chirurgicales que cette affection a né- cessitées. c) S'agissant de la prise en compte du bonus éducatif dans le calcul de la rente, il apparaît que la Caisse cantonale neuchâteloise de compensation a comptabilisé les bonifications pour tâches éducatives pour seize années (1974 à 1990, soit une augmentation du revenu annuel moyen de 24'440 francs) portant ainsi le revenu annuel moyen de la recourante à 41'904 francs de sorte que, sur ce point, la décision entreprise n'est pas contestable. 4. Il suit de là que la décision entreprise doit être annulée et le dossier renvoyé à l'assurance-invalidité pour complément d'instruction. Il est statué sans frais, la procédure étant en principe gratuite (art.85 al.2 litt.a LAVS en corrélation avec l'art.69 LAI). Par ces motifs, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 1. Annule la décision attaquée et renvoie la cause à l'office intimé pour instruction complémentaire et nouvelle décision au sens des considé- rants. 2. Statue sans frais. Neuchâtel, le 8 janvier 1998

A. G., née en 1952, divorcée, a déposé le 9 juin 1992

A. G., née en 1952, divorcée, a déposé le 9 juin 1992 une première demande de prestations tendant à l'octroi d'une rente en rai-

une première demande de prestations tendant à l'octroi d'une rente en rai- son de lésions traumatiques au genou gauche résultant d'un accident de ski

son de lésions traumatiques au genou gauche résultant d'un accident de ski survenu en février 1991 ainsi qu'en raison d'une tuberculose, invalidantes

survenu en février 1991 ainsi qu'en raison d'une tuberculose, invalidantes dans son activité indépendante de représentante en articles de décoration

dans son activité indépendante de représentante en articles de décoration florale. Par prononcé du 28 avril 1993, la Commission de l'assurance-

florale. Par prononcé du 28 avril 1993, la Commission de l'assurance- invalidité du canton de Neuchâtel lui a octroyé une rente entière dès le

invalidité du canton de Neuchâtel lui a octroyé une rente entière dès le 1er février 1992, ramenée à une demi-rente à partir du 1er décembre de la

1er février 1992, ramenée à une demi-rente à partir du 1er décembre de la même année, conformément à la capacité de travail médico-théorique attes-

même année, conformément à la capacité de travail médico-théorique attes- tée par son médecin traitant, les renseignements fiscaux ne permettant pas

tée par son médecin traitant, les renseignements fiscaux ne permettant pas une comparaison des revenus. Questionnée dans le cadre d'une révision

une comparaison des revenus. Questionnée dans le cadre d'une révision d'office fixée au 31 décembre 1993, le Dr B., chirurgien orthopé-

d'office fixée au 31 décembre 1993, le Dr B., chirurgien orthopé- diste, annonçait dans un rapport médical du 6 décembre 1993 qu'une nou-

diste, annonçait dans un rapport médical du 6 décembre 1993 qu'une nou- velle intervention chirurgicale serait programmée au début de l'année 1994

velle intervention chirurgicale serait programmée au début de l'année 1994 puis, celle-ci effectuée, il écrivait le 25 mai 1994 qu'après une reprise

puis, celle-ci effectuée, il écrivait le 25 mai 1994 qu'après une reprise de travail graduelle à compter du 14 février 1994, l'assurée ferait un

de travail graduelle à compter du 14 février 1994, l'assurée ferait un essai de reprise à 100 % dès le 1er juillet de la même année. Au cours

essai de reprise à 100 % dès le 1er juillet de la même année. Au cours d'un entretien téléphonique du mois de novembre 1994, l'assurée a confirmé

d'un entretien téléphonique du mois de novembre 1994, l'assurée a confirmé qu'elle travaillait à 100 % et que même si son genou présentait des lâ-

qu'elle travaillait à 100 % et que même si son genou présentait des lâ- chages, il n'était pas prévu de nouvelle intervention pour l'instant. chages, il n'était pas prévu de nouvelle intervention pour l'instant. L'assurée fut dès lors informée du fait que sa rente serait supprimée,

L'assurée fut dès lors informée du fait que sa rente serait supprimée, sans que celle-ci ne réagisse, de sorte que la décision de suppression,

sans que celle-ci ne réagisse, de sorte que la décision de suppression, datée du 8 mars 1995 lui a été notifiée et est entrée en force. datée du 8 mars 1995 lui a été notifiée et est entrée en force. Le 6 septembre 1995, l'assurée demandait la réouverture de son

Le 6 septembre 1995, l'assurée demandait la réouverture de son dossier, faisant valoir que sa capacité de travail était à nouveau réduite

dossier, faisant valoir que sa capacité de travail était à nouveau réduite de moitié et que des documents médicaux suivraient. Elle a confirmé cette

de moitié et que des documents médicaux suivraient. Elle a confirmé cette demande en déposant le formulaire usuel le 10 septembre 1996, en concluant

demande en déposant le formulaire usuel le 10 septembre 1996, en concluant à l'octroi d'une rente. Son médecin traitant, le Dr C. a

à l'octroi d'une rente. Son médecin traitant, le Dr C. a posé le diagnostic de sciatalgies gauches rebelles invalidantes peut-être

posé le diagnostic de sciatalgies gauches rebelles invalidantes peut-être liées à l'accident du genou. Il a attesté une incapacité de travail de

liées à l'accident du genou. Il a attesté une incapacité de travail de 50 % à partir du 3 juillet 1995 (rapport médical du 12.10.1995). Dans un

50 % à partir du 3 juillet 1995 (rapport médical du 12.10.1995). Dans un second certificat médical du 1er juillet 1996, le médecin traitant a posé

second certificat médical du 1er juillet 1996, le médecin traitant a posé le diagnostic de dorso-lombosciatalgies gauches chroniques récidivantes

le diagnostic de dorso-lombosciatalgies gauches chroniques récidivantes sur troubles statiques dégénératifs du rachis dorsal et lombaire et dys-

sur troubles statiques dégénératifs du rachis dorsal et lombaire et dys- fonction vertébrale segmentaire. En outre, il a précisé que l'incapacité

fonction vertébrale segmentaire. En outre, il a précisé que l'incapacité de travail de sa patiente avait dépassé 50 % au printemps 1996 mais

de travail de sa patiente avait dépassé 50 % au printemps 1996 mais qu'elle s'était stabilisée à ce taux à partir du 1er juin 1996. qu'elle s'était stabilisée à ce taux à partir du 1er juin 1996. Considérant qu'il s'agissait d'une nouvelle affection et non pas

Considérant qu'il s'agissait d'une nouvelle affection et non pas d'une reprise d'invalidité, l'office AI du canton de Neuchâtel, se fondant

d'une reprise d'invalidité, l'office AI du canton de Neuchâtel, se fondant à nouveau sur la capacité de travail médico-théorique attestée médicale-

à nouveau sur la capacité de travail médico-théorique attestée médicale- ment a, par décision du 18 août 1997 fondée sur un prononcé du 19 février

ment a, par décision du 18 août 1997 fondée sur un prononcé du 19 février précédent, alloué à l'assurée une demi-rente dès l'échéance d'un nouveau

précédent, alloué à l'assurée une demi-rente dès l'échéance d'un nouveau délai de carence, soit dès le 1er juillet 1996. délai de carence, soit dès le 1er juillet 1996. B. G. recourt contre cette décision devant le Tribunal

B. G. recourt contre cette décision devant le Tribunal administratif. Elle soutient, en se référant aux avis de son médecin trai-

administratif. Elle soutient, en se référant aux avis de son médecin trai- tant ainsi que du Dr T., que son invalidité actuelle a la même origine

tant ainsi que du Dr T., que son invalidité actuelle a la même origine que celle qui avait justifié l'octroi de la rente supprimée par décision

que celle qui avait justifié l'octroi de la rente supprimée par décision du 8 mars 1995 et qu'il s'agit dès lors d'une reprise de l'invalidité sans

du 8 mars 1995 et qu'il s'agit dès lors d'une reprise de l'invalidité sans nouveau délai d'attente. Elle conclut donc à l'octroi d'une demi-rente à

nouveau délai d'attente. Elle conclut donc à l'octroi d'une demi-rente à partir du 1er juillet 1995. En outre, elle allègue que la décision entre-

partir du 1er juillet 1995. En outre, elle allègue que la décision entre- prise comporte également une erreur de calcul en ce sens que le bonus édu-

prise comporte également une erreur de calcul en ce sens que le bonus édu- catif n'aurait pas été pris en compte. catif n'aurait pas été pris en compte. C. Dans ses observations sur le recours, l'office intimé conclut à

C. Dans ses observations sur le recours, l'office intimé conclut à son rejet. son rejet. C O N S I D E R A N T

C O N S I D E R A N T en droit

en droit 1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece-

1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece- vable. vable. 2. a) L'invalidité au sens de la LAI est la diminution de la capa-

2. a) L'invalidité au sens de la LAI est la diminution de la capa- cité de gain, présumée permanente ou de longue durée, qui résulte d'une

cité de gain, présumée permanente ou de longue durée, qui résulte d'une atteinte à la santé physique ou mentale provenant d'une infirmité congéni-

atteinte à la santé physique ou mentale provenant d'une infirmité congéni- tale, d'une maladie ou d'un accident (art.4 al.1 LAI). D'après l'article

tale, d'une maladie ou d'un accident (art.4 al.1 LAI). D'après l'article 28 al.1 LAI, l'assuré a droit à une rente s'il est invalide à 40 % au

28 al.1 LAI, l'assuré a droit à une rente s'il est invalide à 40 % au moins. La rente est échelonnée selon le degré d'invalidité. Elle s'élève à

moins. La rente est échelonnée selon le degré d'invalidité. Elle s'élève à un quart de la rente entière pour un degré d'invalidité de 40 % au moins -

un quart de la rente entière pour un degré d'invalidité de 40 % au moins - sous réserve du cas pénible prévu par l'alinéa 1 bis -, à une demi-rente

sous réserve du cas pénible prévu par l'alinéa 1 bis -, à une demi-rente lors d'une invalidité de 50 % au moins et à une rente entière dans le cas

lors d'une invalidité de 50 % au moins et à une rente entière dans le cas d'une invalidité de 66 2/3 % au moins. Selon l'article 28 al.2 LAI, pour

d'une invalidité de 66 2/3 % au moins. Selon l'article 28 al.2 LAI, pour l'évaluation de l'invalidité, le revenu du travail que l'invalide pourrait

l'évaluation de l'invalidité, le revenu du travail que l'invalide pourrait obtenir en exerçant l'activité qu'on peut raisonnablement attendre de lui,

obtenir en exerçant l'activité qu'on peut raisonnablement attendre de lui, après exécution éventuelle de mesures de réadaptation, et compte tenu

après exécution éventuelle de mesures de réadaptation, et compte tenu d'une situation équilibrée du marché du travail, est comparé au revenu

d'une situation équilibrée du marché du travail, est comparé au revenu qu'il aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide. qu'il aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide. b) Selon l'article 29 al.1 LAI, le droit à la rente au sens de

b) Selon l'article 29 al.1 LAI, le droit à la rente au sens de l'article 28 prend naissance au plus tôt à la date dès laquelle l'assuré

l'article 28 prend naissance au plus tôt à la date dès laquelle l'assuré présente une incapacité de gain durable de 40 % au moins (litt.a), ou

présente une incapacité de gain durable de 40 % au moins (litt.a), ou l'assuré a présenté, en moyenne, une incapacité de travail de 40 % au

l'assuré a présenté, en moyenne, une incapacité de travail de 40 % au moins pendant une année sans interruption notable (litt.b). moins pendant une année sans interruption notable (litt.b). Toutefois, aux termes de l'article 29 bis RAI, si la rente a été

Toutefois, aux termes de l'article 29 bis RAI, si la rente a été supprimée du fait de l'abaissement du degré d'invalidité et que l'assuré,

supprimée du fait de l'abaissement du degré d'invalidité et que l'assuré, dans les trois ans qui suivent, présente à nouveau un degré d'invalidité

dans les trois ans qui suivent, présente à nouveau un degré d'invalidité ouvrant le droit à la rente en raison d'une incapacité de travail de même

ouvrant le droit à la rente en raison d'une incapacité de travail de même origine, on déduira de la période d'attente que lui imposerait l'article

origine, on déduira de la période d'attente que lui imposerait l'article 29 al.1 LAI, celle qui a précédé le premier octroi.

29 al.1 LAI, celle qui a précédé le premier octroi. c) Cette disposition s'applique seulement lorsque la même at-

c) Cette disposition s'applique seulement lorsque la même at- teinte invalidante, qui a donné naissance au droit, s'est réactivée et

teinte invalidante, qui a donné naissance au droit, s'est réactivée et provoque un regain d'invalidité de degré élevé et non pas lorsque l'assu-

provoque un regain d'invalidité de degré élevé et non pas lorsque l'assu- ré, autrefois bénéficiaire d'une rente d'invalidité, subit une nouvelle

ré, autrefois bénéficiaire d'une rente d'invalidité, subit une nouvelle invalidité à la suite d'une maladie ou d'un accident sans rapport avec

invalidité à la suite d'une maladie ou d'un accident sans rapport avec l'ancienne atteinte. En cas de doute sur l'origine de la rechute, l'avis

l'ancienne atteinte. En cas de doute sur l'origine de la rechute, l'avis du médecin est déterminant (Valterio, Droit et pratique de l'assurance-

du médecin est déterminant (Valterio, Droit et pratique de l'assurance- invalidité, p.224). invalidité, p.224). d) La valeur probante d'un rapport médical dépend des points de

d) La valeur probante d'un rapport médical dépend des points de savoir si cet acte est complet compte tenu des droits contestés, s'il est

savoir si cet acte est complet compte tenu des droits contestés, s'il est fondé sur des examens approfondis en tous points, s'il tient compte des

fondé sur des examens approfondis en tous points, s'il tient compte des affections dont se plaint l'intéressé, s'il a été établi en connaissance

affections dont se plaint l'intéressé, s'il a été établi en connaissance de l'anamnèse, si l'exposé du contexte médical est cohérent, voire si

de l'anamnèse, si l'exposé du contexte médical est cohérent, voire si l'appréciation de la situation médicale est claire, et si les conclusions

l'appréciation de la situation médicale est claire, et si les conclusions de l'expert sont dûment motivées (RAMA 1996, no U 256, p.217 et les réfé-

de l'expert sont dûment motivées (RAMA 1996, no U 256, p.217 et les réfé- rences). rences). 3. En l'espèce, seul est litigieux le point de savoir si l'incapa-

3. En l'espèce, seul est litigieux le point de savoir si l'incapa- cité de travail de la recourante attestée depuis le 3 juillet 1995 a la

cité de travail de la recourante attestée depuis le 3 juillet 1995 a la même origine que celle qui a conduit à l'octroi de la rente précédemment

même origine que celle qui a conduit à l'octroi de la rente précédemment supprimée. Dans l'affirmative, la demi-rente allouée à la recourante par

supprimée. Dans l'affirmative, la demi-rente allouée à la recourante par décision du 18 août 1997 lui serait octroyée sans nouveau délai d'attente,

décision du 18 août 1997 lui serait octroyée sans nouveau délai d'attente, soit dès le 1er juillet 1995. soit dès le 1er juillet 1995. a) Le médecin traitant de la recourante a posé le diagnostic de

a) Le médecin traitant de la recourante a posé le diagnostic de sciatalgies gauches rebelles invalidantes. Il a précisé en outre que l'ap-

sciatalgies gauches rebelles invalidantes. Il a précisé en outre que l'ap- parition de sciatalgies était peut-être liée comme complication à l'acci-

parition de sciatalgies était peut-être liée comme complication à l'acci- dent du genou (rapport du 12.10.1995). Dans un deuxième rapport médical du

dent du genou (rapport du 12.10.1995). Dans un deuxième rapport médical du 1er juillet 1996, il a diagnostiqué des dorso-lombosciatalgies gauches

1er juillet 1996, il a diagnostiqué des dorso-lombosciatalgies gauches chroniques récidivantes sur troubles statiques et dégénératifs du rachis

chroniques récidivantes sur troubles statiques et dégénératifs du rachis dorsal et lombaire ainsi qu'une dysfonction vertébrale segmentaire. Il a

dorsal et lombaire ainsi qu'une dysfonction vertébrale segmentaire. Il a observé également que sa patiente souffrait de troubles dégénératifs lom-

observé également que sa patiente souffrait de troubles dégénératifs lom- baires expliquant sa symptomatologie et que dans la genèse de sa décom-

baires expliquant sa symptomatologie et que dans la genèse de sa décom- pensation, le problème du genou avait certainement joué un rôle déclen-

pensation, le problème du genou avait certainement joué un rôle déclen- chant ou déstabilisateur d'une pathologie sous-jacente. Le Dr T. à qui

chant ou déstabilisateur d'une pathologie sous-jacente. Le Dr T. à qui la recourante avait été adressée par son médecin traitant a observé que

la recourante avait été adressée par son médecin traitant a observé que les douleurs dorsales et cervicales dont elle souffrait étaient en rela-

les douleurs dorsales et cervicales dont elle souffrait étaient en rela- tion avec le manque de stabilité du genou. Il a encore précisé que la re-

tion avec le manque de stabilité du genou. Il a encore précisé que la re- courante présentait effectivement un déséquilibre musculaire assez impor-

courante présentait effectivement un déséquilibre musculaire assez impor- tant principalement à gauche, selon lui en relation avec le manque de sta-

tant principalement à gauche, selon lui en relation avec le manque de sta- bilité du genou gauche (rapport du 30 août 1996). Enfin, interpellé à ce

bilité du genou gauche (rapport du 30 août 1996). Enfin, interpellé à ce sujet par l'office AI, le médecin traitant de la recourante a encore pré-

sujet par l'office AI, le médecin traitant de la recourante a encore pré- cisé qu'il était quasi certain que l'affection dorsale avait été provoquée

cisé qu'il était quasi certain que l'affection dorsale avait été provoquée et entretenue par une mauvaise démarche consécutive à l'affection du ge-

et entretenue par une mauvaise démarche consécutive à l'affection du ge- nou, confirmant ainsi le point de vue du Dr T. (certificat médical du

nou, confirmant ainsi le point de vue du Dr T. (certificat médical du 05.09.1996).

05.09.1996). b) Dans son appréciation du 17 février 1997, le médecin conseil

b) Dans son appréciation du 17 février 1997, le médecin conseil de l'office AI, après avoir pris langue avec le Dr L., selon

de l'office AI, après avoir pris langue avec le Dr L., selon lequel la corrélation entre une pathologie ligamentaire du genou gauche en

lequel la corrélation entre une pathologie ligamentaire du genou gauche en 1992-1993 et l'actuelle affection lombaire était possible mais guère pro-

1992-1993 et l'actuelle affection lombaire était possible mais guère pro- bable, a considéré, contrairement à sa première prise de position du 25

bable, a considéré, contrairement à sa première prise de position du 25 octobre 1995, qu'il s'agissait d'un nouveau cas d'assurance qui n'avait

octobre 1995, qu'il s'agissait d'un nouveau cas d'assurance qui n'avait pas la même origine que la première invalidité reconnue à la recourante. pas la même origine que la première invalidité reconnue à la recourante. Toutefois, ce point de vue n'est pas pleinement convaincant. En

Toutefois, ce point de vue n'est pas pleinement convaincant. En effet, tant le médecin traitant que le Dr T., tous deux consultés par

effet, tant le médecin traitant que le Dr T., tous deux consultés par l'office intimé sur l'éventuel lien existant entre les dorsalgies et la

l'office intimé sur l'éventuel lien existant entre les dorsalgies et la pathologie ligamentaire du genou gauche de la recourante ont estimé que

pathologie ligamentaire du genou gauche de la recourante ont estimé que ces affections étaient liées. Dans ces conditions, si le médecin-conseil

ces affections étaient liées. Dans ces conditions, si le médecin-conseil de l'intimé avait des doutes sur ce point, il ne pouvait pas se contenter

de l'intimé avait des doutes sur ce point, il ne pouvait pas se contenter de demander l'avis oral d'un praticien qui n'avait ni connaissance du dos-

de demander l'avis oral d'un praticien qui n'avait ni connaissance du dos- sier médical ni à aucun moment examiné l'intéressée. Au contraire, dans

sier médical ni à aucun moment examiné l'intéressée. Au contraire, dans ces circonstances et bien que les autres documents médicaux figurant au

ces circonstances et bien que les autres documents médicaux figurant au dossier (rapports de l'institut de radiologie de Neuchâtel du 24.08.1995,

dossier (rapports de l'institut de radiologie de Neuchâtel du 24.08.1995, du service de neurochirurgie du CHUV du 12.09.1995 et des médecins de

du service de neurochirurgie du CHUV du 12.09.1995 et des médecins de l'établissement thermal de Lavey-les-Bains du 08.05.1996) ne fassent pas

l'établissement thermal de Lavey-les-Bains du 08.05.1996) ne fassent pas état d'un tel lien, il apparaît que l'office AI devait élucider la ques-

état d'un tel lien, il apparaît que l'office AI devait élucider la ques- tion de l'origine de cette nouvelle incapacité de travail et déterminer si

tion de l'origine de cette nouvelle incapacité de travail et déterminer si cette affection était liée à la première atteinte invalidante. Partant, il

cette affection était liée à la première atteinte invalidante. Partant, il incombait à l'office AI d'ordonner une expertise médicale visant à éluci-

incombait à l'office AI d'ordonner une expertise médicale visant à éluci- der cette question, en application de l'article 69 al.2 RAI qui consacre

der cette question, en application de l'article 69 al.2 RAI qui consacre le principe inquisitoire - qui régit de manière générale la procédure dans

le principe inquisitoire - qui régit de manière générale la procédure dans le domaine des assurances sociales - selon lequel l'autorité administra-

le domaine des assurances sociales - selon lequel l'autorité administra- tive doit constater d'office les faits déterminants, c'est-à-dire toutes

tive doit constater d'office les faits déterminants, c'est-à-dire toutes les circonstances dont dépend l'application des règles de droit (ATF 117 V

les circonstances dont dépend l'application des règles de droit (ATF 117 V 263 cons.3b; Locher, Grundriss des Sozialversicherungsrechts, Berne, 1994,

263 cons.3b; Locher, Grundriss des Sozialversicherungsrechts, Berne, 1994, p.326). Ainsi, l'administration est tenue d'ordonner une instruction

p.326). Ainsi, l'administration est tenue d'ordonner une instruction complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressor-

complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressor- tant du dossier requièrent une telle mesure. En particulier, elle doit

tant du dossier requièrent une telle mesure. En particulier, elle doit mettre en oeuvre une expertise lorsqu'il apparaît nécessaire de clarifier

mettre en oeuvre une expertise lorsqu'il apparaît nécessaire de clarifier les aspects médicaux (ATF 117 V 283 cons.4a). les aspects médicaux (ATF 117 V 283 cons.4a). C'est donc dire que la cause doit être renvoyée à l'office in-

C'est donc dire que la cause doit être renvoyée à l'office in- timé pour qu'il constitue une expertise médicale de la recourante aux fins

timé pour qu'il constitue une expertise médicale de la recourante aux fins de déterminer avec le plus de précision possible l'origine de l'affection

de déterminer avec le plus de précision possible l'origine de l'affection dorso-lombaire et du dysfonctionnement vertébral de l'assurée et d'exami-

dorso-lombaire et du dysfonctionnement vertébral de l'assurée et d'exami- ner si ces affections ont été provoquées par la pathologie ligamentaire du

ner si ces affections ont été provoquées par la pathologie ligamentaire du genou gauche et les interventions chirurgicales que cette affection a né-

genou gauche et les interventions chirurgicales que cette affection a né- cessitées. cessitées. c) S'agissant de la prise en compte du bonus éducatif dans le

c) S'agissant de la prise en compte du bonus éducatif dans le calcul de la rente, il apparaît que la Caisse cantonale neuchâteloise de

calcul de la rente, il apparaît que la Caisse cantonale neuchâteloise de compensation a comptabilisé les bonifications pour tâches éducatives pour

compensation a comptabilisé les bonifications pour tâches éducatives pour seize années (1974 à 1990, soit une augmentation du revenu annuel moyen de

seize années (1974 à 1990, soit une augmentation du revenu annuel moyen de 24'440 francs) portant ainsi le revenu annuel moyen de la recourante à

24'440 francs) portant ainsi le revenu annuel moyen de la recourante à 41'904 francs de sorte que, sur ce point, la décision entreprise n'est pas

41'904 francs de sorte que, sur ce point, la décision entreprise n'est pas contestable. contestable. 4. Il suit de là que la décision entreprise doit être annulée et le

4. Il suit de là que la décision entreprise doit être annulée et le dossier renvoyé à l'assurance-invalidité pour complément d'instruction. Il

dossier renvoyé à l'assurance-invalidité pour complément d'instruction. Il est statué sans frais, la procédure étant en principe gratuite (art.85

est statué sans frais, la procédure étant en principe gratuite (art.85 al.2 litt.a LAVS en corrélation avec l'art.69 LAI). al.2 litt.a LAVS en corrélation avec l'art.69 LAI). Par ces motifs,

Par ces motifs, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF

LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF 1. Annule la décision attaquée et renvoie la cause à l'office intimé pour

1. Annule la décision attaquée et renvoie la cause à l'office intimé pour instruction complémentaire et nouvelle décision au sens des considé-

instruction complémentaire et nouvelle décision au sens des considé- rants. rants. 2. Statue sans frais.

2. Statue sans frais. Neuchâtel, le 8 janvier 1998

Neuchâtel, le 8 janvier 1998