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Les adversaires du ministre allemand des affaires étrangères Joschka Fischer veulent lui faire payer son militantisme passé. C’est l’occasion de rappeler ce qui s’est passé en Suisse en décembre 1926.
Robert Grimm (soc.) était vice-président du Conseil national mais il n’est pas devenu président parce qu’il avait été président du Comité d’Olten qui a dirigé la grève générale de 1918. Une majorité animée par les droites romandes et des groupes d’officiers lui préféra un autre socialiste qui refusa ce cadeau empoisonné. La majorité élit alors le syndic de Lausanne Paul Maillefer. Robert Grimm, qui était municipal à Berne et devint ultérieurement conseiller d’Etat bernois et directeur de la compagnie de chemin de fer BLS, fut malgré tout, vingt ans plus tard, président du Conseil national. C’était devenu normal puisqu’un autre socialiste condamné en raison de la grève générale, Ernest Nobs, avait été élu au Conseil fédéral en 1943. L’écrivain français Emmanuel Berl, qui fut un « nègre » du Maréchal Pétain en 1940, écrit en 1956 dans la revue La Parisienne : « L’homme de droite devient méchant ; il croit obéir à la nécessité quand il suit la pente de sa hargne. » cfp
Indépendant, différent, réformiste du 31 octobre 1963 au 24 juin 2021
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