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Yangon, 7.3 millions d’habitants et 0.37 m2 d’espace public par habitant: dix fois moins que ses voisines Bangkok ou Singapour. Depuis la fin du XXe siècle, la ville s’étend, les voitures affluent et le paysage urbain si particulier, issu d’une cohabitation entre habitants, vendeurs de rue, transports et végétation incontrôlée, évolue.
Le projet consiste en une trilogie d’interventions le long de Pyay Road, l’un des principaux axes routiers de Yangon, visant à souligner le caractère public potentiel des sites choisis. Le climat – mousson ou soleil ardent – est une donnée cruciale dans le projet: la recherche d’ombre comme catalyseur social, la figure du toit comme point de départ du dessin.
Trois espaces publics projetés dans des environnements urbains différenciés. Le premier s’insère dans un alignement des symboles du pouvoir: la pagode Shwedagon et le Parlement régional. Un portique crée une entrée monumentale au plus grand parc de la ville et accueille une séquence d’espaces ouverts. Le second s’ancre dans un contexte plus civil, dont le centre des activités est interrompu par le trafic dense. Une place à un niveau intermédiaire, attachée à une structure existante de route surélevée et reliant deux parcs se faisant face. Elle est à la fois plateforme et toit, circulation et lieu de repos. Le troisième définit un centre civique pour l’université. Percevoir l’avenue scindant le campus, non comme limite mais comme axe auquel s’attachent des fonctions publiques, dont un parc pour flâner.