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La trithérapie contre le VIH est d'une telle efficacité qu'elle impose l'obligation morale de la mettre à disposition dans les pays pauvres, où vivent la majorité des patients. Des expériences pilotes ont montré que la trithérapie a des résultats semblables en Afrique comme chez nous. Les défis sont multiples ; mais la baisse de prix est clairement le premier obstacle.Les médicaments sont chers à développer, mais bon marché à la production. Les investissements initiaux sont récupérés dans les pays riches par la vente à prix élevés et protégés par des brevets. La solution passe par une pratique de prix différenciés, beaucoup plus bas dans les pays pauvres. Cette baisse de prix peut être atteinte par des méthodes diverses, par exemple par l'importation de médicaments génériques produits sans brevet, ou par l'octroi de sous-licences ou de licences obligatoires.Au-delà de la baisse des prix des médicaments, les méthodes de surveillance et de diagnostic doivent être améliorées, et les traitements standardisés et simplifiés. Une mise de fonds importante sera nécessaire, estimée à 5 à 10 milliards de dollars par an, ou au moins dix fois la somme actuellement à la disposition du Fonds global de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose (Fonds global ATM).