Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07106.jsonl.gz/156

« ZurückWeiter »
Troisieme Méthode de réduction pour tracer tous les couples d'un Vaisseau par un quart de cercle. Pl. XV.
Dans l'article précédent nous avons expliqué dans le lus grand détail, toutes les opérations qu'on doit faire pour former le plan de projection d'un vaisseau par les triangles : nous avons fait remarquer en passant, qu'on pouvoit varier beaucoup le contour des membres, en changeant l'obliquité des lisses sur le triangle, ou bien en divisant la base des mêmes triangles, suivant différentes progressions. Ces petits changemens sont regardés par quelques constructeurs, comme très-importans : † .ils ont adopté une pratique, ils se croyent en possession d'une méthode qui leur appartient; ils s'imaginent avoir découvert le nœud de la construction, & ils tâchent de se le conserver : mais les habiles constructeurs ne les re† que comme des pratiques méchaniques, qu'il est on de connoître, pour en faire usage suivant les circonstances. Il en est de même de différentes autres méthodes qu'on nomme, par la convexité des arcs, par les quarts de cercle , par le rapporteur, &c, que nous ne pourrions détailler dans cet ouvrage, sans l'étendre beaucoup plus qu'il ne convient : ainsi, pour en donner une idée, nous nous contenterons d'en expliquer une qui a l'avantage d'être simple & exacte; encore nous ne l'exposerons que d'une façon très abrégée, pour restreindre ce traité le plus qu'il sera possible. - •. 1°. Il faut tracer le maître couple, l'estain , le premier couple de l'avant & les couples de balancement de l'avant & de l'arriere, observant seulement que la division des couples soit telle que les deux couples de balancement se confondent avec les autres couples, sans faire de fraction ; ou bien (comme nous l'avons † dans l'exemple que nous
proposons) on prend pour couple de balancement, o# - C de l'avant & celui de l'arriere, qui approchent le plus du quart de la longueur totale. 2°. On place toutes les lisses, tant de l'avant que de l'arriere, en se conformant à ce qui a été dit dans l'article précédent. 3o. Pour réduire les autres couples de l'arriere, on abaisse, fig. 2, sur la ligne AB, la perpendiculaire AC, de l'angle A, avec une ouverture # compas indéterminée; on décrit le quart de cercle DE, dont on divise la circonférence en autant de parties égales plus une, qu'on se propose de tracer de couples, sans y comprendre le maître couple & l'estain : du centre A , à tous les points de division, on tire les rayons 1, 2, 3 , 4, 5 , 6,7,8,9, qui représentent les couples qui portent les mêmes numéros ; enfin on prolonge la perpendiculaire CA, à volonté, vers F. 4°. On prend la longueur de la lisse des façons a b, | fg 1, qu'on porte au quart de cercle sur la perpendiculaire AC, de A en 1, & on marque le point 1, 5°. On prend au plan de projection, sur la lisse des fa† ab, la distance a c du couple de balancement à la igne de l'étambot; & posant une pointe de compas sur · la ligne AB du quart de cercle, on fait couler cette pointe † ce que l'autre rencontre le rayon 6, † représente le couple du balancement : la longueur de la perpendiculaire G 1, marque donc la distance a c, qu'on a prise sur la lisse des façons du # de projection. 6o. On cherche sur la ligne AÉ du quart de cercle, le centre H d'un cercle dont la circonférence passe par le point 1 qu'on a marqué sur la ligne AC, & par le point r où la perpendiculaire G 1 coupe le sixieme rayon : de ce centre H, on décrit la portion de cercle ponctuée I , I » ' I . 7o. Il reste à transporter sur la lisse des façons, les points † lesquels doivent passer les couples : pour cela on prend ur le quart de cercle, la diftance perpendiculaire IL, plan de proj ection, la distance kl, qu'on porte sur la ligne AC du quart de cercle, de A en 5, & on marque le point 5. 16 . On prend encore sur le † de projection, la distance de k en 6 de l'estain au sixieme couple, & on la porte perpendiculairement à la ligne AB du quart de cerale, de R en 5. - 17 .. On cherche sur la ligne AF, un centre S, d'un cercle dont la circonférence passe par les points 5, 5 , 5. 18° En transportant sur la lisse des façons, les distances perpendiculaires de la ligne AB, aux points où l'arc 5, 5, 5, coupe les rayons, on connoîtra tous les†o par lesquels les couples doivent passer à la lisse du fort. 19°. On opere de même pour la réduction des couples de l'avant , c'est-à-dire qu'on fait un quart de cercle, _fig. 3 , qu'on divise en autant de parties qu'on veut élever de couples à l'avant; ensuite on porte la longueur des lisses sur la perpendiculaire TV : ainsi on porte la distance de l'étrave au quatrieme couple ( qui est celui du balancement de l'avant), de l'horizontale TY au rayon 4; on cherche sur TX le centre d'un cercle dont la circonférence passe par les points qu'on vient de marquer; & enfin on transporte sur les lisses, toutes les distances de la ligne TY, aux points où les rayons sont coupés par l'arc de cercle, & on a, avec beaucoup d'exactitude, les points par lesquels les couples doivent passer sur chaque lisse : il ne s'agit plus que de tracer les membres, comme on l'a expliqué plus haut. -
La méthode de réduction que nous venons d'expliquer, ne convient qu'à ceux qui ont déja fait un certain progrès dans la construction ; c'est pourquoi nous nous § contentés de la présenter d'une § énérale, comptant que ceux qui voudront l'adopter, § en état de suppléer à nos omissions ; qu'ils sçauront, par exemple, former le contour d'un § du lof. Si cependant cet ar
ticle causoit quelque embarras, il seroit possible de s'en tirer, en formant l'arriere, par la méthode précédente (des triangles), pour avoir le couple de balancement de 1'arriere : on le transporteroit § à l avant, en opérant, comme il a été expliqué dans cette méthode de réduction ; on acheveroit la réduction par le quart de cercle, comme on vient de le voir ; ce qui feroit fort avantageux, puisque la partie de l'avant § beaucoup plus difficile à réduire que celle de l'arriere. J'ai déja prévenu que #† rapporter beaucoup d'autres méthodes de réduction ; mais que je les supprimerois, pour ne point trop grossir un Traité que je prévois déja devoir être fort étendu : ainsi je passe aux plans horizontaux, après avoir averti qu'on trouve dans le Traité du Navire de M. Bouguer, une autre méthode de réduction, qu'on nomme communément par la convexité des arcs. .