Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06888.jsonl.gz/389

Grande salle (salle communale), Nyon
« Seulement le …isme peut sauver la Chine ». La pluie et le temps ont gommé une partie de cette phrase peinte sur la façade d’une maison dans un petit village de la campagne chinoise. La vieille dame qui y vit raconte face à la caméra l’histoire de son fils décédé et, à travers lui, un peu de l’histoire de son pays. Mais est-il possible de combler le vide laissé par le communisme dans la société chinoise ? Ce mot lui-même porte-t-il encore la même signification pour les différentes générations ?
Au village, une petite fille de quatorze ans peint son interprétation lumineuse du paysage sur les murs : un énorme soleil rouge, un village au printemps, le Chaperon rouge et la sorcière se racontant leurs rêves. Un moyen, pour la génération à venir, de remplir cet espace sémantique que le communisme laisse dépouillé derrière lui.
ZHANG Mengqi livre le septième volet de sa série réalisée sur ce petit village à 47 km de Suizhou, prenant le vide comme point de départ d’une réflexion politique et cinématographique. Un regard personnel et attentif sur un territoire, qui articule la mémoire d’une génération qui disparaît avec les espoirs d’une autre à venir.