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De nombreux artistes se sont plaints, depuis la campagne présidentielle précédente, que certains de leurs titres étaient joués durant des réunions publiques de Donald Trump.
Demander l'autorisation des interprètes et des auteurs "est le seul moyen de protéger vos candidats d'un risque juridique, d'une polémique superflue ou d'un bourbier moral", font valoir les auteurs de la lettre adressées aux principales instances des partis démocrate et républicain.
Les Stones menacent Trump
Parmi eux figurent les Rolling Stones, qui ont encore menacé fin juin Donald Trump de le poursuivre en justice si son équipe de campagne continuait à utiliser la chanson "You Can't Always Get What You Want" lors de ses réunions publiques.
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"Le problème n'est pas nouveau ou lié à un parti politique", il se pose de nouveau lors de chaque campagne électorale, rappellent les auteurs, dont les groupes Pearl Jam ou R.E.M. et les chanteuses Sia et Lorde.
"Etre entraîné involontairement en politique de cette façon peut aller à l'encontre des valeurs personnelles d'un artiste tout en décevant ou irritant ses fans", insistent les artistes réunis sous la bannière de l'Artists Rights Alliance, association de défense des droits des artistes.
Les auteurs affirment que les textes de loi et leur esprit leur permettraient d'attaquer en justice les contrevenants avec des chances de succès.
Outre les Rolling Stones, les héritiers de Prince, mais aussi Adele, Neil Young, R.E.M., Pharell Williams, Rihanna, Aerosmith ou Queen ont eux aussi dénoncé l'usage de leurs oeuvres pendant des rassemblements républicains.
Des licences à disposition
Les responsables politiques américains peuvent obtenir des licences auprès des sociétés de droits d'auteurs qui les dispensent de demander la permission explicite aux chanteurs ou groupes concernés.
Le droit américain prévoit néanmoins la possibilité pour un artiste de demander que sa musique ne soit pas utilisée en faisant valoir que les responsables des campagnes laissent entendre "de manière erronée que l'artiste (...) soutient le candidat", selon l'association américaine de l'industrie du disque (RIAA).
La justice américaine n'a pas encore été amenée à trancher la question depuis le début de la campagne de Donald Trump en 2015.
afp/aq