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Sur les traces de l’Exemple Parfait
Au début du 20e siècle, ‘Abdu’l-Bahá, le fils aîné de Bahá’u’lláh, était la figure centrale de la foi bahá’íe, célèbre pour sa défense de la justice sociale et comme ambassadeur de la paix internationale.
En choisissant l’unité comme principe fondamental de ses enseignements, Bahá’u’lláh s’est assuré que sa religion ne subirait jamais le même sort que les religions précédentes qui se sont divisées après la mort de leur fondateur. Dans ses Écrits, il a demandé à tous les croyants de se tourner vers ‘Abdu’l-Bahá, son fils aîné, non seulement en tant qu’interprète des Écrits bahá’ís mais aussi comme l’exemple parfait de l’esprit de sa Foi et de ses enseignements. Toute sa vie, il a présenté avec une remarquable simplicité, aux grands de ce monde comme aux plus modestes, les enseignements de Bahá’u’lláh pour un renouveau social et spirituel de la société.
C’est pour célèbrer la vie exemplaire de ‘Abdu’l-Bahá et pour commémorer son décès en novembre 2021 cette page a été crée.
Expressions artistiques inspirées par la vie et l’œuvre de ‘Abdu’l-Bahá
Vie de ‘Abdu’l-Bahá
‘Abdu’l-Bahá, le fils aîné de Bahá’u’lláh, et la personne qui a été désignée pour diriger la communauté bahá’íe au décès de son père, a consacré sa vie à promouvoir la foi de son père et ses idées de paix et d’unité. Il a encouragé l’établissement d’institutions bahá’íes locales et a conseillé des initiatives naissantes dans les domaines sociaux, éducatifs et économiques. Après sa libération de toute une vie d’emprisonnement, ‘Abdu’l-Bahá a commencé une série de voyages qui le menèrent en Égypte, en Europe et en Amérique du Nord.
Les voyages de ‘Abdu’l-Bahá en Occident contribuèrent à la propagation des enseignements de Bahá’u’lláh et l’établissement de communautés bahá’íes en Europe et en Amérique du Nord. Sur les deux continents, il reçut un accueil élogieux de la part d’éminents auditoires préoccupés par l’état de la société moderne et se consacrant à la paix, les droits des femmes, l’égalité raciale, la réforme sociale et le développement moral.
Enfance
‘Abdu’l-Bahá est né le soir du 22 mai 1844, au moment où, dans la ville de Shiraz, en Iran, le Báb annonça le début d’un nouveau cycle religieux pour le monde. Sa petite enfance fut privilégiée, jusqu’à ce que les disciples du Báb ‒ dont Bahá’u’lláh était le plus connu ‒ soient soumis à de sévères persécutions. Après l’emprisonnement de son père en 1852, il suivit sa famille dans un bannissement perpétuel de l’Iran. Le bannissement conduisit les prisonniers de Bagdad, à Andrinople, à Constantinople pour terminer à Acre.
Désigné le centre de l’Alliance
Dans son Plus Saint Livre, Bahá’u’lláh établit une alliance avec ses disciples, leur enjoignant de se tourner, après son décès, vers ‘Abdu’l-Bahá, qu’il décrit comme celui « qui est le Dessein de Dieu, celui qui est la Branche issue de cette antique Racine ». L’autorité de ‘Abdu’l-Bahá en tant que « centre de l’Alliance » fut également établie dans d’autres textes, notamment dans le Testament de Bahá’u’lláh.
Après le décès de Bahá’u’lláh en 1892, ‘Abdu’l-Bahá veilla à la propagation de la foi de son père vers de nouveaux territoires, notamment l’Amérique du Nord et l’Europe. Il reçut un flot constant de pèlerins d’Orient et d’Occident, entreprit une vaste correspondance avec des bahá’ís et personnes intéressées du monde entier, et vécut une vie de service exemplaire envers les habitants de Saint-Jean-d’Acre.
Voyages en Occident
Après avoir retrouvé la liberté en 1908, et après avoir rempli la tâche sacrée de déposer les restes du Báb dans le mausolée qu’il avait érigé (1909), Abdu’l-Bahá quitta Haïfa pour l’Égypte (1910) où il séjourna un an, passant son temps à rencontrer diplomates, intellectuels, dirigeants religieux et journalistes.
A la fin de l’été 1911, il s’embarqua pour l’Europe, s’arrêtant à la station thermale française de Thonon-les-Bains avant de se rendre à Londres. Le 10 septembre, ‘Abdu’l-Bahá pour la première fois de sa vie s’adressa à un public de la chaire de l’église du Temple à Londres. Le 10 septembre, ‘Abdu’l-Bahá pour la première fois de sa vie s’adressa à un public de la chaire de l’église du Temple à Londres. Ce fût le début d’un séjour d’un mois en Angleterre, le théâtre d’une activité incessante, consacré à la promotion des enseignements de Bahá’u’lláh et à leur application à de nombreuse problématiques contemporaines, au travers d’allocutions publiques, de rencontres avec la presse et d’entretiens privés. Ces journées passées à Londres, puis à Paris, établirent un modèle qu’il allait suivre tout au long de ses voyages – aux États-Unis, au Canada, puis de retour en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne, en Autriche-Hongrie et finalement en Égypte. Il retourna en Terre sainte le 5 décembre 1913.
La Grande Guerre
Pendant la Première Guerre, alors que la communication de ‘Abdu’l-Bahá avec les bahá’ís du monde fut presque entièrement interrompue, il se consacra aux besoins matériels et spirituels de son entourage, organisant personnellement d’importantes activités agricoles, évitant ainsi une famine qui menaçait les pauvres de toutes religions confondues de Haïfa et de Saint-Jean-d’Acre. En reconnaissance des services qu’il rendit au peuple palestinien, il fut élevé, en avril 1920, au titre de chevalier de l’empire britannique.
Pendant les années de guerre, il a consacré beaucoup de temps à la rédaction de l’une des œuvres les plus importantes de son ministère : quatorze lettres, connues collectivement sous le nom de Les tablettes du plan divinCe livre, qui s’adresse aux bahá’ís d’Amérique du Nord, décrit les qualités et les attitudes spirituelles ainsi que les actions pratiques nécessaires à la diffusion des enseignements bahá’ís dans le monde entier.
Les dernières années
Jusqu’à son âge avancé, ‘Abdu’l-Bahá a fait preuve d’une vigueur remarquable. Il était un père aimant, non seulement pour la communauté bahá’íe de Haïfa, mais aussi pour un mouvement international en plein essor. Sa correspondance guidait au niveau mondial les efforts destinés à établir un cadre organisationnel pour la communauté. Ses échanges avec un flot constant de pèlerins en Terre sainte étaient un autre moyen de donner des directives et d’encourager les croyants du monde entier.
Il est décédé le 28 novembre 1921 à l’âge de 77 ans. Ses funérailles ont été suivies par 10 000 personnes de tous horizons religieux.
Citations de ‘Abdu’l Bahá
Les Écrits et retranscriptions de discours de ‘Abdu’l-Bahá sont le fruit de plus d’un demi-siècle d’un labeur prolifique. ‘Abdu’l-Bahá n’était pas un prophète et, à aucun moment, il ne prétendit avoir reçu une révélation directe de Dieu. Mais en tant que Centre de l’Alliance que Bahá’u’lláh avait passée avec ses disciples, et interprète désigné de la révélation bahá’íe, ses Écrits sont à la fois une interprétation et partie intégrante des textes sacrés bahá’ís.
Son extraordinaire production recueillie à ce jour et publiée est constituée de correspondances personnelles, de lettres de portée générale, d’exposés sur des thèmes particuliers, de livres, de prières, de poèmes, d’allocutions, et de conversations enregistrées. Tous ceux qui furent en contact avec ‘Abdu’l-Bahá ont reconnu en lui un parangon de style et d’éloquence.
Ses mots sont aussi simples que la lumière du soleil ; et comme la lumière du soleil, ils sont universels…
Yone Noguchi, écrivain japonais
Il est certain et indiscutable que le créateur de l’homme n’est pas comme l’homme car une créature impuissante ne peut pas créer un autre être. Le faiseur, le créateur, doit posséder toutes les perfections pour pouvoir créer… Le monde contingent est la source des imperfections : Dieu est l’origine des perfections. Les imperfections du monde contingent sont en elles-mêmes une preuve des perfections de Dieu.
Les Leçons de St-Jean-d’Acre, p. 5
Il n’y a qu’un seul Dieu ; l’humanité est une ; les fondements de la religion sont unis. Adorons-le et rendons hommage à tous ses grands prophètes et messagers qui ont manifesté son éclat et sa gloire.
‘Abdu’l-Bahá à Londres, p. 20
Le plus haut rang, la sphère suprême, la position la plus noble et la plus sublime de la création, visible ou invisible, alpha ou oméga, appartient aux prophètes de Dieu, nonobstant le fait que, apparemment, ils ne semblaient posséder que leur propre pauvreté.
Le secret de la civilisation divine