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QUESTION-REPONSE
En lisant les conditions météorologiques polaires de ce début janvier 2014 en Amérique du Nord, je me demande pourquoi les températures descendent jusqu'à moins de 50° alors qu'on parle de réchauffement de la ...
Fonfon - 09 janvier 2014
Cher Monsieur,
Paradoxalement, les conditions polaires qui frappent actuellement l'Amérique du Nord sont une conséquence indirecte du réchauffement climatique! La situation météorologique des pôles est caractérisée par un courant aérien qui, comme une sorte de tourbillon, tourne autour de la calotte polaire et ne s'en écarte que très rarement. C'est le réchauffement moyen de la banquise qui perturbe le bon fonctionnement de ce courant aérien et lui permet de déborder accidentellement vers les latitudes plus basses. C'est ce qui se passe actuellement.
Jacques Deferne
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COUP D'OEIL
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QUESTION-REPONSE
Est-ce qu'à cause du réchauffement de la planète il n'y aura plus de banquise???
Nina (10 ans) - 11 septembre 2007
Effectivement, le réchauffement climatique est à l'origine de la diminution de la banquise, particulièrement dans l'hémisphère nord et dans l'Océan Arctique. La neige et la glace ne peuvent résister longtemps à des températures supérieures à zéro degré. Or, avec un climat qui se réchauffe, la limite géographique du zéro degré a tendance à se rapprocher du Pôle Nord, et la saison froide a tendance à se raccourcir. L'effet sur la banquise est particulièrement net ces dernières années, avec une superficie des glaces de l'Océan Arctique qui n'a jamais été aussi réduite que cette année 2007.
Martin Beniston
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Une tourbière pour étudier les changements climatiques
Une tourbière a été créée à Neuchâtel pour étudier l’évolution d’un écosystème dans un contexte de changements climatiques.
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QUESTION-REPONSE
Quelle est l'influence des conditions climatiques (température,humidité...) et du stockage sur la qualité des boissons gazeuses (CO2, Brix, goût, couleur...)?
Inconnu - 05 avril 2017
Si elle ne se terminait pas par un point d'interrogation, cette question n'en serait pas une…
Pour un fabricant de boissons gazeuses, les conditions climatiques et de stockage ne doivent pas influencer sur la qualité de ses produits. Cependant, ce sont bien plus les habitudes sociétales et alimentaires des clients qui influencent la qualité relative d’une boisson gazeuse, et donc sa composition (sera-t-elle plus sucrée, ou plus riche en gaz carbonique? Contiendra-t-elle plus ou moins de colorants alimentaires?) que les conditions climatiques et de stockage.
Pour faire simple, les boissons sont perçues comme meilleures lorsqu'elles sont moins sucrées (l'indice Brix que vous mentionnez) dans certains pays par rapport à d’autres pays; ceci peut être par exemple le cas dans les régions où un effort gouvernemental fort en direction d'une alimentation plus saine résultera en des séries de campagnes d'information sur les dangers d'une consommation excessive de sucre pour la santé. Le fabricant de boissons gazeuses, s'il veut conserver des parts de marché, sera contraint de baisser le taux de sucre dans ses produits.
Les conditions climatiques, quant à elles, vont également influencer la composition souhaitée par le fabricant, pour que la boisson corresponde à sa clientèle (p.ex. boissons avec un goût plus "frais" dans les pays chauds), mais elles ne vont pas influencer directement la qualité de la boisson, puisque celle-ci sera conservée dans un récipient (cannette d'aluminium, bouteille en verre ou en plastique) qui aura été conçue pour résister à l'épreuve des contraintes externes les plus élevées. Si, en revanche, les conditions climatiques s'éloignaient beaucoup de celles rencontrées sur notre planète, alors le fabricant devrait penser à des récipients plus résistants aux température extrêmes (froid polaire ou chaleur volcanique) ou aux pressions très élevées ou très basses.
Et finalement, les conditions de stockage n'influencent pas la qualité finale des boissons gazeuses, tant que les récipients qui les contiennent sont conçus pour résister aux éventuelles contraintes externes extrêmes (p.ex. on peut imaginer que les cannettes en aluminium sont plus épaisses dans les pays où elles doivent être livrées par des véhicules subissant des conditions de roulement difficiles, p.ex. sols chaotiques au lieu de route bien goudronnées). De même, les conditions de stockage ne vont pas influencer la qualité des boissons gazeuses, tant que celles-ci sont stockées durant la période maximale de vie de la boisson (p.ex. pour éviter une dénaturation par vieillissement prématuré de certains ingrédients présents dans la boisson).
Didier Perret
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QUESTION-REPONSE
J'ai entendu certains scientifiques dire que depuis une quinzaine d'années la température moyenne du globe s'est stabilisée. Est-ce exact ? Et si oui, cela ne remet-il pas en cause la théorie selon laquelle une ...
Gundemarus - 07 mars 2014
C’est une question tout à fait pertinente et d’actualité. Il est vrai que certains médias ont véhiculé l’information selon laquelle la température moyenne globale annuelle aurait cessé d’augmenter depuis le milieu des années 1990 jusqu’à aujourd’hui. Cela semble signifier qu’une "pause" dans le réchauffement climatique a eu lieu sur cette même durée. Cette constatation fait certainement suite à la méconnaissance de la science appelée climatologie. Le but de cette dernière est de discerner des tendances dans un système qui change en permanence. Le climat planétaire connaît des fluctuations incessantes; seuls des traitements statistiques permettent d’en différencier les changements plus profonds. Or, sur de courtes périodes, la variabilité naturelle des températures globales domine la tendance au réchauffement. En raison de cette variabilité naturelle, les climatologues ne s’attendent donc pas à une hausse monotone des températures, année après année; ils prévoient cependant une augmentation tendancielle de la température au fil des décennies. Une tendance calculée sur une courte période, comme celle évoquée dans votre question, n’est donc pas une indication fiable à propos du changement climatique à long terme.
Rappelons aussi que dans le dernier rapport du GIEC (1) il est fait mention: "Il est extrêmement probable que l’influence de l’Homme a été la cause principale du réchauffement observé depuis la moitié du XXe siècle. Les preuves s’en sont multipliées grâce à l’amélioration et à la prolifération des observations, à une meilleure compréhension des réactions du système climatique et à l’amélioration des modèles numériques du climat. Le réchauffement planétaire est sans équivoque et, depuis 1950, on observe dans ce système de nombreux changements sans précédent à une échelle temporelle allant de quelques décennies à plusieurs millénaires.". Et de plus, toujours selon le GIEC, "Ces constats montrent que le système climatique absorbe davantage d’énergie: le forçage radiatif a augmenté. Les principaux responsables sont, sans conteste, les gaz à effet de serre (GES) émis massivement par les activités humaines.". Aucun changement de tendance significatif ne peut alors être déduit ces dernières années – d’autant que la dernière décennie a été la plus chaude des archives de température, et que 2010 est même considérée par l’Organisation Météorologique Mondiale comme l’année la plus chaude, devant 2005, elle-même devant 1998.
Par conséquent, la théorie actuelle du réchauffement climatique basée sur le renforcement de l’effet de serre causé par la hausse des GES est toujours valable.
(1) GIECC "Changement climatique 2013: les éléments scientifiques", Vol 1.
Stéphane Goyette