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Des centaines d'opposants ont été interpellés à Moscou et Saint-Pétersbourg lundi au cours de manifestations de plusieurs milliers de personnes. Ils contestaient la victoire la veille de Vladimir Poutine à la présidentielle avec près de 64% des suffrages dès le premier tour.
A Moscou, la coalition d'opposants, qui a réuni près de 15'000 personnes, selon la police, a exigé l'annulation du scrutin. "Nous réclamons une présidentielle anticipée. Cette élection est une farce. Le pouvoir n'est pas légitime", a déclaré l'un des meneurs de la contestation.
63,6% des voix
Selon la commission électorale, le premier ministre Vladimir Poutine, déjà président de 2000 à 2008, a obtenu 63,6% des voix. Le communiste Guennadi Ziouganov en a recueilli 17,18%, et le milliardaire Mikhaïl Prokhorov, 7,98%.
Le déroulement de cette élection a été critiqué lundi par la mission d'observation de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Moscou.
Fraudes massives
Les conditions de la campagne "ont été clairement biaisées en faveur d'un candidat", et la concurrence n'était "pas équitable", a déclaré l'OSCE, qui a également relevé des irrégularités dans le comptage des voix "dans près d'un tiers des bureaux de vote".
Dès dimanche, observateurs et opposition ont affirmé avoir recensé quantité de fraudes. Le site control2012.ru, mis en place pour les comptabiliser, avait relevé lundi près de 6000 cas de violation de la législation électorale, notamment des cas de "transport massif d'électeurs", une technique qui permet à un groupe de voter plusieurs fois dans différents bureaux grâce à des autorisations frauduleuses.
L'ONG russe Golos a affirmé lundi que selon ses propres estimations, M. Poutine avait obtenu non 64% mais 50,26% au premier tour.
ATS