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Le syndicat paysan Uniterre a protesté vendredi matin sur la Place fédérale à Berne contre l'industrialisation de l'agriculture et pour des prix du lait plus élevés. Un veau mort y a été exposé pour rappeler ceux devant être tués car le marché ne peut les absorber.
En raison de la surproduction de lait, il y a aujourd'hui 30'000 vaches en trop, souligne le syndicat Uniterre dans un communiqué diffusé à l'occasion de cette action. Ces vaches vêlent et tous leurs veaux ne peuvent être assimilés par le marché. De ce fait, chaque semaine, des centaines de veaux âgés de quelques jours sont abattus.
Non à un tel marché
"Nous ne voulons pas d'un tel marché", a clamé le président d'Uniterre Pierre-André Tombez s'exprimant via un porte-voix sur la Place fédérale. La manifestation a réuni une soixantaine de paysans et représentants du monde agricole.
Ils souhaitent la mise en place d'un système flexible de régulation des quantités de lait produites. Ils préconisent l'attribution ou le retrait rapide des droits de production en fonction des prix et des besoins du marché. L'objectif étant d'éviter la surproduction et un dumping sur les prix à l'exportation.
L'USP réagit
L'Union suisse des paysans (USP) a réagi à cette action. "En voulant jouer dans le spectaculaire et la provocation", elle donne une fausse image de l'agriculture en Suisse, écrit la faîtière dans un communiqué.
L'USP a par ailleurs nuancé l'affirmation d'Uniterre. Elle a démenti la pratique systématique de l'abattage de veaux mâles le jour de leur naissance. Ces animaux sont intégrés dans une filière de production de viande.
ATS