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Il existe à l’heure actuelle trois principales méthodes de traitement: l’intervention chirurgicale, la radiothérapie ou la «surveillance active».
Il est aujourd’hui impossible de déterminer laquelle de ces méthodes offre les meilleurs pronostics de survie, en raison d’un manque d’études d’envergure dans ce domaine.
Nous ne savons donc pas si les dosages réguliers du PSA contribuent à réduire la mortalité. Cependant une chose est sûre: ces analyses permettent de dépister le cancer cinq à dix ans plus tôt qu’avec de simples examens cliniques. De plus, le dosage du PSA permet également de déceler des tumeurs indolentes plutôt que des tumeurs agressives, les premières étant en règle générale moins malignes. Le dosage du PSA soulève un autre problème, celui des surdiagnostics. On parle de surdiagnostic lorsque les tumeurs diagnostiquées ne présentent aucun danger pour le patient. Voici quelques chiffres : on estime à l’heure actuelle que 40 à 60 % des cancers de la prostate dépistés grâce au dosage du PSA constituent des surdiagnostics.
Voici maintenant quelques chiffres concernant la mortalité : une étude menée sur 14 ans a mis en évidence une réduction du nombre de décès de 44 % grâce aux examens préventifs réguliers (44 hommes sur 10'000 bénéficiant d’examens préventifs systématiques et 78 hommes sur 10'000 ne bénéficiant d’aucun examen préventif systématique sont décédés d’un cancer de la prostate).
Selon les spécialistes, les études portant sur la qualité de vie sont insuffisantes ; elles permettraient de déterminer l’aptitude des hommes ayant bénéficié ou non d'un traitement spécifique de profiter de la vie. Les conclusions de ces études pourraient apporter une contribution majeure à la prise de décision.
Voir le lien: Ligue suisse contre le cancer