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Le parti libéral a remporté les élections législatives canadiennes de lundi, selon les premières projections des médias canadiens. Le premier ministre sortant, Justin Trudeau, obtient donc un troisième mandat, malgré une campagne très difficile.
Au final, si son parti arrive en tête, il ne sera pas majoritaire. Pour cela, il lui faudrait 170 des 338 sièges (Trudeau en aurait 155). Cela signifie que son parti n'aura pas la majorité absolue au parlement, mais qu'il est celui qui disposera du plus de sièges. Or, c'est précisément pour sortir de cette situation qu'il avait déclenché des élections anticipées à la mi-août pour tenter de regagner la majorité qu'il avait perdue deux ans plus tôt.
Les conservateurs arrivent en deuxième position. Le Nouveau Parti démocratique (NPD, gauche) de Jagmeet Singh, quant à lui, n'a pas profité de la croissance annoncée dans les sondages 👇.
Trudeau aura besoin de composer avec les plus petits partis pour gouverner, comme le NPD ou le Bloc québécois, formations indépendantistes.
Dans ce pays qui compte six fuseaux horaires, les derniers bureaux de vote ont fermé leurs portes à 19h00 (4h00 mardi en Suisse), à l'ouest, en Colombie-Britannique, sur la côte pacifique et au Yukon.
Les deux principaux candidats ont déposé leur bulletin de vote lundi matin après une campagne de 36 jours seulement. Le scrutin s'annonçait très serré et un grand nombre d'électeurs ont choisi le vote par anticipation ou par correspondance.
Le premier ministre sortant a déclenché des élections anticipées à la mi-août pour tenter de regagner la majorité qu'il avait perdue deux ans plus tôt. Mais impossible de savoir encore s'il a gagné son pari face au conservateur modéré Erin O'Toole qui est parvenu à percer pendant la campagne. Justin Trudeau a connu une campagne particulièrement compliquée, bien loin de la «Trudeaumania» de 2015.
Comme en 2019, le pays est divisé et ce «suspense absolument total» fait dire aux analystes que «la majorité semble très compliquée à atteindre pour qui que ce soit». «C'est difficile d'imaginer plus serré comme course», explique à l'Agence France-presse (AFP) Félix Mathieu, professeur à l'université de Winnipeg.
Les quelque 27 millions de Canadiens sont appelés à élire les 338 députés que compte la chambre des communes. Si aucun des deux grands partis qui alternent au pouvoir depuis 1867 n'est en mesure d'obtenir une majorité des sièges au Parlement, le vainqueur devra composer un gouvernement minoritaire. (ats/jch)