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En ce 14 juin dédié à la grève des femmes en Suisse, le Parlement tient un débat spécial sur l'égalité. Salaires, discrimination, harcèlement: toutes ces questions seront discutées dans le cadre d'interventions déposées par la gauche et la droite.
Le 14 juin est consacré depuis quelques années à la grève des femmes. Cette date fait référence à la votation populaire du 14 juin 1981 qui a consacré l'égalité homme-femme dans la Constitution. Dix ans plus tard a eu lieu la première grève des femmes qui a rassemblé 500 000 femmes à travers tout le pays.
Beaucoup reste à faire de l'avis de nombreux élus à Berne. Les élus des deux Chambres ont donc déposé une série de motions et postulats.
La gauche en a déposé plusieurs. Laurence Fehlmann Rielle (PS/VD) et sa collègue sénatrice Eva Herzog (PS/BS) ciblent l'égalité salariale entre femmes et hommes. Selon elles, cette question est devenue urgente après l'acceptation du relèvement de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans:
Valérie Piller Carrard (PS/FR) et Marina Carobbio (PS/TI) demandent elles que la prévention contre le harcèlement sexuel au travail soit ancrée dans la formation professionnelle et la maturité gymnasiale:
La droite n'est pas en reste. En 2019, le Tribunal fédéral a conclu qu'il n'était pas contraire à la loi de ne pas engager quelqu'un en raison de son orientation sexuelle:
Melanie Mettler (PVL/BE) veut corriger ce biais. Elle demande une modification de la loi sur l'égalité.
Marcel Dobler (PLR/SG) demande lui un rapport qui analyse en détail les causes inexpliquées de l'écart salarial. Des analyses ont mis en évidence des différences aux dépens des femmes mariées mais pas entre hommes et femmes célibataires:
Reste maintenant à voir si des mesures concrètes vont être prises à l'issue de cette session dite «extraordinaire», puisqu'ajoutée au programme ordinaire à la demande d'un certain nombre de parlementaires. (ats/jch)
La conseillère aux Etats Johanna Gapany (FR) et le conseiller national Philippe Nantermod (VS) renoncent à se représenter pour un nouveau mandat à la vice-présidence du PLR Suisse. Le parti a déjà lancé le processus pour leur trouver des successeurs.