Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06932.jsonl.gz/499

Bien que certains protocoles recommandent une surveillance pour le carcinome hépatocellulaire (CHC) chez les patients souffrant d’une cirrhose alcoolique, le bénéfice de cette pratique n’est pas certain. Pour aborder cette question, des chercheurs ont utilisé un registre national danois pour identifier des individus avec un diagnostic de cirrhose alcoolique entre 1995 et 2005. Ils ont mesuré l’incidence du CHC et la mortalité un an après le diagnostic à fin 2009.
• Un total de 8482 patients ont été diagnostiqués d’une cirrhose alcoolique. 169 d’entre eux (2%) ont développé un CHC, pour un risque à cinq ans de CHC de 1%.
• L’incidence du CHC était beaucoup plus haute chez les hommes (5,8 pour 1000 personnes-années) que chez les femmes (0,7% pour 1000 personnes-années).
• La mortalité à cinq ans toutes causes confondues était de 44% et le risque de mortalité à cinq ans d’un CHC était de 0,8% (c’est-à-dire 1,8% des décès étaient dus au CHC).
• Les analyses de sensibilité indiquaient une limite supérieure de risque à cinq ans de CHC de 1,9% mais il n’y avait aucune incidence notable sur la mortalité cumulée.
Commentaires : les résultats de cette étude de cohorte basée sur un grand registre indiquent que, bien que les patients souffrant d’une cirrhose alcoolique aient un risque accru de CHC et une haute mortalité globale, leur risque de décéder d’un CHC est très bas. Ces résultats suggèrent qu’une surveillance régulière du CHC ne devrait pas être effectuée sur des patients souffrant d’une cirrhose alcoolique. Comme il s’agissait d’une analyse sur un seul pays, il serait utile que l’étude soit reproduite dans d’autres pays.