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Roger Federer, puissance 5 à Cincinnati
Tennis—
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Dans l'Ohio, Roger Federer a battu 6-0 7-6 (9/7) Novak Djokovic en finale. Il s'impose pour la cinquième fois à Cincinnati où il a cueilli le 76e titre de sa carrière, son 21e dans un Masters 1000.
Il a remporté ce tournoi sans perdre une seule fois son engagement. Il aura concédé trois balles de break sur les 47 jeux de service qu'il a disputés au cours de la semaine. Il avait réussi cet exploit seulement à deux reprises par le passé, à Doha en 2005 et à Halle en 2008.
Djokovic «absent»
Considéré comme le meilleur relanceur du monde, Novak Djokovic n'a jamais trouvé l'ouverture sur le service de son adversaire. Curieusement «absent» dans un premier set perdu 6-0 en seulement 20 minutes, le Serbe a eu le mérite d'élever le niveau de son jeu dans la seconde manche.
Une balle de set, à 7/6 dans le jeu décisif, fut son seul butin dans cette finale. Federer l'écartait sur un smash avant de rafler la mise en armant deux coups droits gagnants sur les deux derniers points de cette finale. Du grand art.
Cette finale a bien failli tourner à l'exécution. Après la perte du premier set, Djokovic fut tout près de concéder d'entrée de jeu son engagement dans la seconde manche. Il fut mené 15-30 sur son service avant de voir à son plus grand soulagement son rival commettre deux erreurs.
On ne sait comment Nole aurait réagi s''il avait perdu une quatrième fois d'affilée son service. Il convient de préciser que, lui aussi, s'était hissé en finale sans concéder une seule fois son engagement en 31 jeux.
Protégé par un service qui claque à merveille, Roger Federer peut se permettre toutes les audaces à la relance. Désormais, le Bâlois n'hésite plus à donner du lift en revers au retour pour prendre tout de suite la direction de l'échange. Il a ainsi pris à la gorge Djokovic dès les premiers points pour ne plus desserrer son étreinte.
Même si le Serbe avait réussi son lob sur la balle de set en sa faveur, on voit mal comment cette finale aurait pu échapper à Roger Federer. Entre les deux hommes, il n'y avait pas vraiment photo dans l'Ohio.
Un derby longtemps indécis
La veille, Roger Federer avait obtenu «la» victoire qui lui assurait de conserver son rang de no 1 mondial.
Un premier rang qu'il est désormais sûr de conserver après la quinzaine de Flushing Meadows même dans le cas -bien improbable- d'une défaite au premier tour. Il s'est imposé 7-6 (7/4) 6-3 devant Stanislas Wawrinka (ATP 26) dans un derby suisse longtemps indécis.
Comme l'automne dernier aux Swiss Indoors de Bâle, Wawrinka n'était pas passé loin du gain du premier set. Mais le Vaudois laissait passer sa chance dans le tie-break pour concéder finalement une onzième défaite en douze rencontres contre son compatriote.
A la faveur de cette demi-finale dans l'Ohio, sa première dans un Masters 1000 depuis l'Open de Monte-Carlo 2009, Stanislas Wawrinka devrait figurer à nouveau parmi les vingt meilleurs mondiaux.
Sorti d'entrée de jeu à Wimbledon, à Gstaad et aux Jeux, il a refait le plein de confiance à Cincinnati sur une surface, le dur, qui est sans doute celle qui «colle» le mieux aujourd'hui à son tennis. (si/nxp)
Créé: 19.08.2012, 22h26