Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07124.jsonl.gz/457

Contenu externe
Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.
Le tribunal de district de Dietikon (ZH) a des doutes sur la véracité des accusations portées contre la prévenue (archives).
KEYSTONE/WALTER BIERI(sda-ats)
La mère, accusée d'avoir donné le sein à sa fille de 7 ans sans l'allaiter, a été acquittée mercredi par le tribunal de district de Dietikon (ZH) des reproches d'acte sexuel. La cour doute fortement des déclarations du père qui se contredisent.
Ce dernier avait déposé plainte lorsque sa femme et sa fille étaient parties se réfugier dans une maison pour femmes. Il s'agit d'"un combat de séparation acharné", a remarqué le juge unique.
Le couple était en difficulté depuis des années déjà. Alcoolisme, soucis financiers, voies de fait: la police et l'autorité de protection des adultes et enfants sont intervenus. Mais jusque-là, aucune accusation d'ordre sexuel n'avait été évoquée.
Après la séparation survenue en décembre 2014, un combat pour la garde de l'enfant a commencé. Un juge a accordé une garde partagée mais le père exige d'être le seul à avoir la garde. Le dossier se trouve actuellement au Tribunal fédéral.
Dans ce cadre, le père a commencé à évoquer les actes d'ordre sexuel qui faisaient l'objet du procès de mercredi. Ce faisant, il s'est incriminé lui-même et a été condamné en avril à 90 jours-amende de 30 francs avec sursis.
"Pas logique"
Au fur et à mesure de la procédure, il a étoffé ses déclarations. Pour le juge, la seule explication est que les faits avancés n'ont pas eu lieu. Par ailleurs, d'importantes contradictions apparaissent dans les déclarations. "Ce n'est tout simplement pas logique".
"Il veut me détruire parce que je l'ai quitté", a déclaré la prévenue. Si elle a reconnu avoir eu un problème d'alcool qu'elle a assuré avoir surmonté, elle a fermement rejeté les accusations d'ordre sexuel.
Elle a affirmé avoir arrêté d'allaiter sa fille lorsque celle-ci avait deux ans. Lorsque sa fille avait besoin d'être consolée ou d'être rassurée, elle la cajolait. Il est arrivé qu'elle mette une main sur sa poitrine, mais sur les habits.
Fillette traumatisée
La fillette a été traumatisée par cette histoire, a indiqué sa représentante légale. Elle n'a pas vu sa mère depuis mi-2015. Elles n'ont eu que des contacts téléphoniques. Elle a par ailleurs été marquée par la médiatisation de l'affaire.
Selon l'acte d'accusation, la femme cherchait une proximité malsaine avec sa fille. Elle la laissait sucer un sein et caresser l'autre sans qu'il ne s'agisse d'allaitement à proprement dit. Le procureur avait requis une peine de 280 jours-amende à 30 francs avec sursis.
Le jugement de première instance prononcé mercredi n'est pas encore définitif. Il peut faire l'objet d'un recours à la Cour suprême cantonale.
ATS