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La responsabilité humaine dans le réchauffement climatique fait peu de doute, avance le dernier projet de rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Un résumé de ce document a filtré dans des médias mardi.
"Il est hautement probable que l'influence humaine sur le climat soit responsable de plus de la moitié de la montée des températures à la surface du globe entre 1951 et 2010", écrit le GIEC dans ce document obtenu notamment par le quotidien "New York Times".
Montée importante du niveau des eaux
"Il y a un degré élevé de confiance pour dire que l'influence humaine a engendré le réchauffement des eaux océaniques, fait fondre la neige et la glace, et fait monter les océans", ajoute le GIEC. Selon lui, le niveau des eaux pourrait augmenter de 90 centimètres d'ici 2100.
Le langage employé par les experts du GIEC est plus fort que celui du précédent rapport officiel de l'ONU, publié en 2007.
agences/rber
Qu'est-ce que le GIEC ?
Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d'ordre scientifique, technique et socio-économique qui sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine.
Des scientifiques sous observation
"Je pense que ces pressions, couplées à la réticence naturelle des scientifiques à tirer des conclusions trop tranchées, font que le rapport final du GIEC pourrait minimiser le facteur humain dans le changement climatique", craint ce climatologue.
Les éléments forts du rapport:
- la couche de glace du Groenland a diminué six fois plus rapidement entre 2002-2011 qu'entre 1992-2001;
- la couche de glace de l'Antarctique a diminué cinq fois plus vite entre 2002-2011 qu'entre 1992-2001;
- le niveau de la mer a augmenté de 3,2 millimètres par année entre 1993 et 2010. Il augmentait de 1,7 millimètre par année entre 1901 et 2010;
- la couche de glace de l'Arctique a diminué au rythme de 3,5 % à 4,1 % par décennie entre 1979 et 2012;
- les 30 dernières années ont probablement été la période la plus chaude depuis 800 ans.