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Les informations historiques sur les paroisses et les églises du Secteur sont tirées du livre commandé par l'organisation des festivités autour du 75ème anniversaire de la statue du Christ-Roi à Lens en 2010: Paroisse et édifices religieux de la région de Crans-Montana ; Edition à la Carte; Gérard Rey et Pascal Rey
Au début du XIIe siècle, une chapelle est déjà mentionnée à Lens. Une première église est citée en 1177, reconstruite en 1402, puis en 1737. La sacristie, ancien choeur, et le clocher gothique tardif (1535-1537) avec flèche octogonale, sont d'Ulrich Ruffiner. L'imposante église paroissiale est bâtie dès 1843 sur le site des édifices précédents selon les plans du père jésuites Etienne Elaerts (1) De style piémontais, son plan typique d'un seul rectangle fait penser aux églises postérieures au Concile de Trente. Elle s'apparente aux églises de l'Italie du Nord, plus sobres et moins mouvementées que les monuments baroques romains des Jésuites. (2) Elle est dédiée à saint Pierre aux Liens fêté le 1er août. Le clocher abrite depuis 1967 un carillon de vingt-quatre cloches dont la Barbe Joyeuse.(3) Au-dessus de l'horloge, le clocher comporte en plus deux anciennes cloches qui sonnent à la volée mais s'entrent pas dans le jeu du carillon.
L'église actuelle a été consacrée par Mgr Pierre-Joseph de Preux le 31 juillet 1852. Elle possède des orgues de 1903 manufacturés par la maison Kuhn de Männedorf (ZH) L'église de Lens a été restaurée entre 1968 et 1974 et de nouveaux travaux de conservation sont entrepris en 2010.
Le coffret-reliquaire de Lens datant de 1520 est sans doute la pièce la plus précieuse du patrimoine paroissial de Saint-Pierre-aux-Liens. Mesurant 28.5 cm de long, 19.5 cm de haut et 12 cm de large, ce coffret à pan unique a une âme de bois recouverte de lamelles d'argent repoussé à motif de losanges.
Sur le devant, on reconnaît de gauche à droite sainte Barbe, saint Jean-Baptiste, saint Pierre : le titulaire de la paroisse, saint Théodule ainsi que sainte Catherine d'Alexandrie. Il s'agit ici de saints représentés sur de nombreuses oeuvres d'art du gothique valaisan. Grâce à une quittance conservée dans les archives, le coffret-reliquaire de Lens peut être daté de 1520 et attribué au maître orfèvre Peter Bletz, d'origine inconnue.(4)
1: D'origine belge, il est professeur de philosophie et de sciences au collège des Jésuites de Sion. Il dessine àgalement les plans du clocher de l'église du collège à Sion et ceux du couvent des Ursulines. En 1843, il devient le premier architecte cantonal.
2:" Eglises de Pierres, églises de lumière" Edition St Augustin 1997 p.81
3: Elle doit son nom à la tradition selon laquelle Dame Barbe de Platea l'aurait offerte afin qu'on la fit sonner durant son déplacement entre son manoir de Diogne et Lens.
4: ou Blechz, Voir Sophie Providoli: Peter Bletz ein Goldschmied im spätgotlischen Wallis: die Reliquiare von Lens, Grimisuat und Savièse, 2008
Edifiée en 1678, sous le vocable de saint Grégoire de Naziance, docteur de l'église au IVe siècle, la chapelle d'Icogne fut bénie le 9 juin 1680.[1]
En 1916, les paroissiens demandent que le Saint-Sacrement y soit exposé en permanence.
Gravement endommagée en 1946 lors du tremblement de terre, c'est aux architectes J. Ellenberger et A. Perraudin que sont confiés les travaux de reconstruction d'un nouvel édifice en 1948.
Son agrandissement 20 ans plus tard, de 1966 à 1968 est confié à J. Ellenberger et aux architectes Strobino et Peytriquet.
Les vitraux de J. Le Chevalier présentent les saints honorés dans la région. Elle est placée sous le patronage de saint Grégoire, fêté le 1erdimanche de mai.
Une plaque de bronze honore la vie de Monseigneur Etienne Barthélemy Bagnoud (1803-1888), enfant d'Icogne abbé de Saint-Maurice et premier évêque de Bethléem.
(1) Pierre Gard raconte dans sa Notice historique sur la Contrée de Lens que le village ayant été successivement détruit par les Bernois vers 1420 puis par une inondation causée par la rupture d'une digue d'un étang de Lens au début du XVIe siècle, un office de requiem et une messe chantée en l'honneur de Sainte Barbe étaient régulièrement offert par la commune d'Icogne.
En 1794, le notaire, capitaine et châtelain Sébastien Briguet, Chrétien Mudry et Pierre Bagnoud de Lens font élever la chapelle de Flanthey.
Devenue trop exiguë, celle-ci fait place à une église construite dès 1914 à l'initiative du prieur Gard. Consacrée par Mgr Bieler le 18 avril 1920, cette église est restaurée en 2001.
Elle est dédiée à Notre Dame des Sept Douleurs fêtée le dimanche le plus proche du 15 septembre.
La chapelle de Saint-Clément existait déjà avant 1712 et fut probablement construite par les évêques de Sion qui y possédaient un important domaine[1]. Elle est placée sous la protection de saint Clément, pape à la fin du 1er siècle, fêté le 23 novembre.Celle-ci relève du territoire de la paroisse de Lens depuis le 29 novembre 1932, date à laquelle elle fut détachée du territoire de la paroisse de Granges dont elle dépendait jusqu’alors.
Restaurée en 1975, la chapelle de St-clément est classée au patrimoine des Monuments historiques.
(1)Pierre Gard, Notice historique sur la Contrée de Lens, p.36
Depuis 1935, la statue du Christ-Roi veille sur la vallée du Rhône depuis le Châtelard, une colline proche de Crans-Montana que l’écrivain Ramuz avait appelée le Golgotha, lorsqu’il vivait à Lens. Cette statue - dont l’anniversaire a été fêté en mai 2010 - est prétexte à regarder la région sous l’angle de la spiritualité. Une occasion de raconter la longue et riche histoire du christianisme en terre valaisanne, plus particulièrement dans la région de Crans-Montana où lieux de prière et de recueillement ont été recensés dans un livre, et que vous retrouvez sur ce site. «Crans-Montana, terre de foi», c’est aussi un sentier didactique, dont le premier volet réalisé en 2010 invite, sur un itinéraire de 16 kilomètres à mi coteau, à découvrir quelques-uns des nombreux édifices religieux qui jalonnent la région de Crans-Montana.
L'église paroissiale de Chermignon est construite entre 1950 et 1952 selon les plans de l'architecte Jean-Marie Ellenberger. Le premier curé, Charles Mayor, est l'initiateur de l'ouvrage que Monseigneur Nestor Adam consacre le 13 novembre 1952.
Dominant la vallée du Rhône, elle remplace l'ancienne chapelle, sise au centre du village, devenue trop petite et démolie pour permettre l'élargissement de la route cantonale.
Les autels latéraux dédiés à la Très Sainte Vierge Marie (1953) et à Saint Joseph (1970) sont réalisés par les mosaïstes Gustave Cerutti et Suzanne Grichting pour la première et Bernard Viglino pour la deuxième sur la base des dessins du peintre Albert Chavaz. En 1986, une immense verrière intègre la nef de l'église. Les vitraux aux couleurs vives et chatoyantes de Jean-Claude Morend illustrent, selon le psaume 103, la "Création du monde" Ils font la particularité de l'édifice et émerveillent les visiteurs.
A l'occasion du cinquantenaire de la paroisse, en 1998, la chapelle latérale sud accueille de nouveaux fonts baptismaux avec un bassin cruciforme aux parois de verre.
En 2002 pour les cinquante ans de l'édifice, l'artiste florentine Béatrice Cènci (1918-2004), céramiste, peintre et sculpteur active surtout en terres vaudoises, réalise pour le choeur de l'éaglise une oeuvre lumineuse en verre opaline, or et argent, métal et fer forgé intitulées "Victoire du Christ". On peut y sdmirer Saint Georges terrassant le dragon. Une magnifique croix d'opaline domine le choeur et révèle son mystère: Le Christ est bien présent, suggéré, visible seulement pour qui sait observer l'ange qui se dirige vers le tabernacle.
Construite par la famille Nanchen, en 1650, alors que Chermignon d'en Bas ne compte que 46 habitants, lapremière chapelle est dédiée à Saint André et à Saint Philippe. En 1802, la communauté de Chermignon d'en Bas l'acquiert de la famille Nanchen avec des biens destinés à son entretien. En 1949, cette corporation la cède avec ses charges et obligations à la paroisse de Chermignon. Au coeur du vieux village, trois bas-reliefs du sculpteur Michel Moos rappellent en 1973 l'ancienne chapelle remplacée en périphérie par une église plus vaste, conçue pas les architectes Pierre Fargeon et Marius Mittaz.Construite en 1968-196, l'église Saint André est consacrée le 13 juillet 1971 par Monseigneur Nestor Adam. Le clocher est construit dès 1973 et béni avec les cloches le 1er septembre 1974. A l'intérieur, l'austérité du granit du choeur contraste avec le rayonnement coloré de la verrière de l'entrée. Constituée par les vitraux de l'abbé Denys Theurillat et réalisée par la maison Chiara, la verrière encadre la porte d'entrée. Elle compose un tryptique sur la vie de Saint André, patron de l'église..
A Ollon, une chapelle existait en 1711, dédiée à la Vierge Marie (Présentation).La consécration de cette chapelle à la Présentation de Marie au Temple s'est inspirée de la dédicace d'une basilique de Jérusalem dédiée à cette fête et consacrée le 21 novembre 543. La Vierge Marie, consacrée au service divin, y aurait passé son enfance.La chapelle de 1711 est agrandie en 1861 et bénite le 10 novembre 1862 par le prieur de Lens Stanislas Darbellay, délégué par l'évêque. Le père capucin Joseph Michel procède le même jour à l'érection d'un chemin de croix.De 1916 à 1920, l'architecte Louis Gard conduit de nouveaux travaux d'agrandissement. Le choeur de style baroque, aux couleurs chatoyantes, est rehaussé par la présence des statues de saint Sébastien et de sainte Elisabeth de Hongrie. Des entablements surplombent l'allée principale, des deux côtés de la nef.Les vitraux du peintre verrier G. Jourdin qui représentent Marie, Joseph, saint Pierre et saint Augustin s'opposent aux quatre vitraux non figuratifs de la nef et soulignent le contraste entre les deux styles.En 1979, l'artiste Bernard Viglino orne les murs de la nef d'un chemin de croix polychrome. Cette chapelle est dédiée à la Présentation de Marie au temple.La fête patronale se déroule le dimanche le plus proche du 21 novembre.
Sise aux confins des trois communes de Chermignon, de Montana et de Sierre, la chapelle de Champzabé est dédiée à sainte Barbe. vierge et martyre du IIIe siècle, fêtée le 4 décembre. Elle est érigée en 1650 et rénovée en 1716 par le prieur Jean-Claude Werra alors qu'elle rieque d'être interdite à cause de son délabrement. En 1764, cet état justifie une interdiction avant que Grat et Jean Rey de Montana ne prennnet en charge en 1768 sa restauration. en 1920, de nouveaux travaux sont effectués qui voient l'adjonction d'une sacristie. La cloche date de 1923. le 24 mai 1992, une fête marque la fin des travaux de rénovation les plus récents.
En1851-1852, les Montanais reconstruisent la chapelle de 1704 d'après les plans de l'ingénieur sédunois Eugène de Riedmatten. Vers 1930 l'église devenue trop petite est replacée par un nouvel édifice construit de 1934 à 1939 sur l'ancien cimetière, alors que le clocher de 1854 partiellement modifié en 1879 est conservé.
consacrée le 9 octobre 1939, la nouvelle église conçue par l'architecte Lucien Praz illustre le renouveau de l'art sacré en suisse romande dans l'entre-deux-guerres.Les autels du XVIIIe siècle avec le retable baroque de la Vierge, entourée des saints Grat et Théodule et le retable rococo de saint Grat témoingnent de la piété des générations passées.
Dans le choeur, Paul Monnier s'est inspiré des évangiles de saint Jean et de saint Luc pour représenter la crucifixion. De chaque côté, comme une haie d'honneur entre le Golgotha et les paroissiens montanais, il a peint une galerie de saints vénérés en Valais.En 1971-1972 Paul Monnier réalise les vitraux présentant la vie du Christ et de la Vierge.
Classé monument historique en 2005, l'édifice est rénové en 2007 par l'architecte Pierre-Olivier Genoud qui en dessine le mobilier contemporain.
L'église (et l'ancienne chapelle rénovée en 2011-2012) sont dédiées à St Michel. Vers 1955, la chapelle devenant trop exiguë, un comité décide de construire une église plus spacieuse en forme de rotonde alliant béton, pierre et bois. Les travaux débutent en 1962 et s'achèvent en 1966. Les vitraux sont réalisé par l'artiste Jean-Claude Morend et les verriers Aubert et Pitteloud. En raison de son atmosphère chaleureuse due à sa charpente rayonnante et à ses riches jeux de lumières, cette chapelle voit la célébration de nombreux mariages.
Connue depuis 1531, la chapelle de Diogne est dabord dédiée à Saint Michel. Depuis l'an 2000, elle est surtout utilisée à la fête patronale de la Chandeleur, le 2 février, ou pour des baptêmes et des mariages, la chapelle offre aux habitans du hameau de Diogne comme aux promeneurs un lieu de prière et de rencontre.
Tout au long de l'année 2018 , la région vivra au rythme du 750ème anniversaire de la paroisse.
Des manifestations de tous genres sont prévues pour que chacun puisse se rendre compte de l'importance qu'a revêtue Laques pour toute l'histoire locale du coteau entre Laques et Lens.
Un magazine hors série du bulletin paroissial en 2012 offre un aperçu de la situation historique.
Saint-Maurice de Laques a connu trois églises successives. De la première, on devrait sûrement retrouver des vestiges lors de fouilles dans les fondations de l'édifice actuel.
De la deuxième subsistent le choeur rectangulaire, de style gothique tardif, et l'imposant clocher, oeuvre d'Ulrich Rufiner. Les cloches datent de 1808.
L'église actuelle de 1893, avec sa nef néo-gothique, est l'oeuvre de l'architecte Joseph Kalbermatten. Elle est dotée d'un riche mobilier de de bois, néo-gothique. et unique dans les édifices religieux des paroisses du Secteur.
Les vitraux sont de 1929, ils ont été peints dans l'atelier Chiara à Lausanne par le peintre, décorateur et maître verrier Alexandre Cingria.
En nettoyant le grenier, la sacristine a découvert une peinture du Christ en croix. Cette peinture est de la main de Hans Tinischer, (1520 environ) Cet inestimable tableau se trouve aujourd'hui exposé à gauche de l'entrée principale de l'église.
En 1704, Jean Clivaz projette de construire un oratoire en honneur de la Sainte Vierge sur le rocher de Crételles où il a échappé miraculeusement à un accident. Monseigneur François-Joseph Supersaxo le consacre le 5 août 1707. Devenu un lieu de pèlerinage très couru, il est décidé de l'agrandir en 1726. De 1730 à 1737, on bâtit la sacristie, l'ermitage et le clocher doté d'une cloche achetée à la chapelle de St-Jean dans le Val d'Anniviers. En 1762, l'oratoire devient une chapelle de par les fondations de messes .
Suite au tremblement de terre de 1946, l'édifice est si altéré qu'on décide de le remplacer par une église construite de 1951 à 1952 sous la conduite de l'architecte romontois Fernand Dumas. Un oratoire accueille, dans une anfractuosité de rocher au couchant de l'église, Notre-Dame-des-Neiges. Les statues des saints vénérés trouvent place dans le nouvel édifice.
L'église de Crételles est consacrée par Mgr Adam le 7 juin 1953 et dédiée à Notre-Dame-des-Neiges, fêtée le 5 août.
L'église est restaurée en 2002-2003 par l'architecte Gilbert Strobino. De nouveaux vitraux dessinés et réalisés par le maître verrier Pierre Louy sont ajoutés lors de cette rénovation. Ils illustrent les mystères lumineux du rosaire: le baptême au Jourdain, les noces de Cana, la prédication de Jésus (Zachée), la Transfiguration et l'institution de l'Eucharistie.
Citée comme oratoire en 1705, la chapelle de Loc est bâtie en 1792 et dédiée à Notre-Dame-des-Douleurs (dite également la Bienheureuse Vierge Marie de la Compassion). Son ancien autel portait la mention de Noble Joseph Augustin de Preux d'Anchettes (17511-1893), banneret et grand châtelain du dizain qui en finança certainement une part importante.La cloche actuelle de cet édifice date de 1653.
Pour remplacer une chapelle de fortune aménagée dans un local de dépôt de l'hôtel Palace, une chapelle est érigée en 1924-1925 selon les plans d'Alphonse de Kalbermatten à Sion. Des aménagements complémentaires sont effectués les années suivantes, notamment la cure en 1930.
En 1952, l'église est reconstruite sur un plan différent par l'architecte genevois Jean-Marie Ellenberger (1913-1988) très actif dans la région durant l'après-guerre (clinique bernoise, Bellevue, chapelle d'Icogne, église de Chermignon, tour Super-Crans à Vermala). Les vitraux de Paul Monnier (1907-1982) illustrant le Cantique de la Création sont bénis en 1956.
En 1979, l'église reçoit de nouvelles orgues de Füglister à Grimisuat et un carillon tout neuf y est installé en 1990.