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|PREHISTOIRE||QU'EST-CE
QUE C'EST ?

Syndrome de l'autisme
Syndrome de Rett
|DIAGNOSTIQUE
ET EVALUATION
||INTEGRATION||PRISE EN CHARGE ET INTERVENTION||REFERENCES|
L'histoire récente des psychoses infantiles est marquée par la description que Kanner fit en 1943 de l'autisme infantile précoce. Au sein du vaste champ des psychoses infantiles, l'autisme infantile précoce, qu'il isolât, tient en effet une place toute particulière. La notion de psychose infantile a, au début de ce siècle, progressivement émergé du cadre des des arriérations mentales: "idiotie" et "imbécillité" avec lesquelles elles étaient jusqu'alors confondues. Pour saisir ce que fut ce lent cheminement vers l'autonomie des psychoses infantile, il convient d'en étudier l'évolution: leur Préhistoire.
C'est au début du XIXème siècle que se situe la "sublime tentative d'Itard" pensant sortir le fameux Sauvage d'Aveyron de son état qui était considéré comme "idiotisme irrécupérable". D'aucuns considèrent Itard comme le fondateur de la psychiatrie de l'enfant et Victore, le prétendu Sauvage, comme un authentique autiste. Fervent disciple de Locke et de Condillac, Itard a eu l'intelligence de se départir des positions organiciste régnantes pour mettre l'accent sur l'importance décisive de l'environnement. Il fut en ce sens un précurseur car, à la fin du XIXème siècle, la psychiatrie est encore imbue d'une conception anatomo-clinique des maladies mentales.
En 1899 Kraepelin décrit la "Démence précoce". La "Dementia Praecox" De Kraepelin constitue une véritable entité clinique regroupant:
Chaselin en 1912 récuse l'idée d'une évolution démentielle de la maladie, ce qu'accepte Kraepelin revenu sur son idée première, et reconnaît la possibilité d'une récupération, la réversibilité plus ou moins complète du déficit qui n'est ni global, ni définitif: "la démence précoce n'est pas une démence". Durant toute cette période l'éventualité d'une psychogenèse n'est pas évoquée.
- L'hébéphrénie de Hecker (1871)
- la catatonie de Kalbaum (1874)
- La forme paranoïde, délire hallucinatoire à évolution démentielle qu'y ajoute Kraepelin.
Kraeplin a ouvert la voie à Bleuler qui en 1911, fait paraître un texte capital: La démence précoce ou groupe des schizophrénies. "Je nomme démence précoce: schizophrénie, écrit-il, parce que comme j'espère le démontrer, la dislocation des diverses fonctions psychique est un de ces caractères les plus important. Pour la commodité j'emploie le mot au singulier bien que ce groupe comprenne vraisemblablement plusieurs maladies". Il distingue:
Parmi ceux-ci il introduit le terme d'autisme qui vient de autos (moi-même) pour désigner la perte de contacte avec la réalité, le repli dans un monde "pour soi" la prédominance relative ou absolue de la vie intérieur.
- les symptômes primaires au premier rang desquels se situe une dissociation entre les différentes instances psychique, conséquence directe de la maladie d'origine probablement organique;
- les symptômes secondaires psychogènes "réaction de l'âme malade au processus morbide de base".
En 1943, Leo Kanner décrit l'autisme infantile comme un syndrome spécifique caractérisé par: sa précocité, sa symptomatologie, son évolution, et par les perturbations des relations affectives. Mais alors que pour Bleuler l'autisme est un trouble secondaire, conséquence directe de la dislocation schizophrénique qui est le trouble primaire, l'autisme tel que le décrit Kanner est le trouble primaire qui ne correspond pas aux critères retenus par Bleuler: Il n'y a pas à proprement parler de repli sur lui-même de l'enfant mais un contact très particulier et très spécifique à l'environnement. Il s'agit pour Kanner, d'une incapacité innée de constituer biologiquement une relation affective normale avec autrui, tout comme d'autres enfants viennent au monde avec des handicaps physiques ou intellectuels innés. Cette première description psychopathologique suppose donc un trouble primaire proche de celui décrit par Bleuler dans la schizophrénie. La distinction entre la schizophrénie infantile et l'autisme infantile précoce se fait au moment du début des troubles, les enfants autistes sont donc anormaux dès le départ alors que la schizophrénie est une désintégration progressive de la personnalité.
L'étiopathogénie de l'autisme est selon les auteurs qui en ont traité:
Rassembler sous le terme d'autisme l'ensemble des cas de psychose précoce aurait l'avantage d'une simplification nosographique. Mais la multiplicité des potentiels évolutifs plaide en faveur d'une séparation de l'autisme infantile précoce des autres formes de psychoses dont les aspects cliniques sont fort différents et les potentiels évolutifs fort variés.
- soit le fait d'un handicap biologique inné de l'enfant induisant le comportement des parents;
- soit le fait du seul comportement de ceux-ci, plus particulièrement de la mère: c'est la théorie psychogénétique;
- soit le fait d'une incapacité innée de l'enfant à entrer en relation avec des parents dont la personnalité est également déviante.
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