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Premières mesures, premières observations
Le début de l’histoire de la météorologie en Suisse se situe vers le milieu du XVIe siècle, où la Renaissance des arts et des sciences amena quelques érudits de ce qui était alors une Confédération de 13 cantons, à observer et à étudier de plus près certains phénomènes naturels. Les plus anciennes informations liées à la météorologie notées régulièrement semblent être celles de Wolfgang Haller, administrateur de la Collégiale du Grossmünster à Zurich, qui couvrent la période de 1545 à 1576. On peut en déduire la fréquence des chutes de neige et des précipitations à partir des températures hivernales qui y sont enregistrées.
Au milieu du XVIIe siècle, des savants florentins inventent le thermomètre (Galilée/Santorio), le baromètre (Torricelli) et d’autres instruments de mesure, qui sont encore d’usage aujourd’hui.
En 1697, Johann Jakob Scheuchzer, grand naturaliste zurichois, lança un appel à la mise en place, dans un maximum de lieux, de mesures météorologiques suivant des règles homogènes. Bien que son appel ait été peu suivi dans un premier temps, des séries d’observations débutèrent dans le courant du XVIIIe siècle dans plusieurs villes, dont Bâle où, à partir de 1768, des observations furent collectées quotidiennement à des échéances fixes et ce, jusqu’à nos jours de manière quasiment ininterrompue. Vers 1780, le Genevois Horace-Benedict de Saussure invente l’hygromètre à cheveu, qui donne une impulsion aux recherches dans le domaine météorologique en Suisse. Pression, température et humidité seront peu à peu notées systématiquement en quelques endroits, mais jusqu’au XIXe siècle, les observations resteront en très petit nombre ; elles seront disparates, irrégulières, souvent inexactes, non comparables entre elles. Les deux premières stations suisses effectuant régulièrement des observations seront créées à Genève (1798) et au Gd-St-Bernard (1817) sous l’impulsion du physicien genevois Marc Auguste Pictet. En 1823, celui-ci proposa à la SHSN (Société Helvétique des Sciences naturelles) de mettre en place un premier réseau de 12 stations équipées de baromètres et de thermomètres, réseau qui fut en service de 1823 à 1837.