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La Corée du Sud, le Japon et les Philippines étaient en alerte maximale jeudi face au lancement imminent d'une fusée nord-coréenne condamné par la communauté internationale. La météo leur a toutefois accordé un répit d'une journée, tandis que Ban Ki-moon a exhorté Pyongyang à renoncer à son intention.
"Le temps est mauvais et le bon moment pour le tir est désormais passé. Il n'y aura donc probablement pas de lancement (jeudi)", a déclaré une source gouvernementale. La Corée du Nord a annoncé son intention de lancer une fusée Unha-3 entre le 12 et le 16 avril, entre 07H00 et 12H00 locale (minuit et 05H00 en Suisse), afin de placer en orbite un satellite d'observation terrestre.
Le régime affirme que le satellite est à usage civil, mais les Etats-Unis et leurs alliés sud-coréen et japonais le soupçonnent de préparer un essai de missile balistique.
Pour le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, "il s'agit clairement d'une violation de la résolution 1874 du Conseil de sécurité", adoptée en 2009. Celle-ci exige de la Corée du Nord qu'elle ne procède à aucun nouvel essai nucléaire ou tir recourant à la technologie des missiles balistiques.
Voisins aux aguets
Le projet de lancement de la fusée coïncide avec le centième anniversaire de la naissance du fondateur de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Kim Il-Sung, né le 15 avril 1912 et décédé en 1994. La Corée du Nord a invité des dizaines de correspondants étrangers pour leur permettre, apparemment, de suivre le tir en direct.
Le premier étage doit tomber en mer Jaune, à l'ouest de la péninsule coréenne, et le deuxième étage à l'est des Philippines, en survolant une partie des îles d'Okinawa (sud du Japon). La Corée du Sud comme le Japon se sont dits prêt à abattre la fusée si nécessaire.
Le gouvernement philippin a de son côté ordonné aux compagnies aériennes d'éviter une zone qui pourrait être affectée par la chute de débris, modifiant les trajets empruntés par une vingtaine de vols.
ATS