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Rencontre avec l'écrivain vaudois Gaston Cherpillod. A 74 ans, il vit à la vallée de Joux et poursuit ses travaux d'écriture. Il évoque les déchirures de son individu, avant de souligner le jeu fascinant du langage où l'on peut reconstruire un monde à sa guise.
Pour LittéraTour de Suisse, il lit des extraits de ses livres, Le chêne brûlé, Le maître des roseaux et La bouche d'ombre, tous trois publiés aux éditions de l'Age d'Homme, respectivement en 1969, 1995 et 1977.
Né dans une famille ouvrière à Lausanne, le 24 octobre 1925, Gaston Cherpillod entreprend des études universitaires et obtient une licence en lettres à Lausanne. Il écrit des poèmes, une autobiographie, des essais et des romans qui témoignent de son engagement intellectuel et politique dans la gauche radicale. Il devient membre du Parti suisse du travail dont il s'écartera en 1959. Conseiller communal à Lausanne de 1954 à 1956, puis à Renens de 1978 à 1985 sous l'étiquette Union progressiste, il se porte candidat au Conseil d'Etat vaudois en 1986 sur la liste Alternative socialiste verte.
Son premier livre, une autobiographie intitulée Le chêne brûlé paraît en 1969. Suivront près d'une trentaine de titres qui constituent une œuvre que l'écrivain lui-même qualifie de «dérangeante». La critique sociale, la virulence du propos, la verve poétique caractérisent la voix singulière de Gaston Cherpillod qui se présente comme «l'affreux des Lettres romandes».
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Réalisateur: Marcel Schüpbach