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Le Premier ministre russe Vladimir Poutine doit dévoiler mardi le projet de création d'une "Union eurasienne" rassemblant d'anciens Etats soviétiques. C'est sa première initiative personnelle depuis qu'il a annoncé récemment vouloir briguer la présidence russe.
Dans une tribune que publient mardi les "Izvestia", M. Poutine développe sa première initiative en matière de politique étrangère depuis son annonce. Il précise qu'il s'agit de renforcer l'union douanière existant déjà entre la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan.
L'abandon des taxes de douanes et des entraves à la circulation des capitaux et des travailleurs prévu à partir de 2012, note-t-il, n'est en réalité qu'un premier pas. "Nous ne nous arrêterons pas là et nous nous fixons un objectif ambitieux: parvenir à un degré d'intégration encore plus élevé au sein d'une Union eurasienne".
Pas comme l'URSS
M. Poutine, qui a publiquement qualifié l'effondrement de l'Union soviétique en 1991 de "plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle", assure que cette Union ne ressemblera pas à l'ex-URSS.
"Il serait naïf de vouloir restaurer ou copier une chose du passé. Cependant, une intégration plus forte sur des bases politiques et économiques ainsi qu'un nouveau système de valeurs sont un impératif de notre époque", écrit l'actuel premier ministre.
L'Union eurasienne, dans l'esprit de M. Poutine, fonctionnerait comme une entité supranationale de coordination des politiques économiques et monétaires. Elle serait également ouverte à d'autres membres que le trio Russie-Biélorussie-Kazakhstan.
"L'adhésion à l'Union eurasienne, en plus de bénéfices économiques directes, permettra à ses membres d'intégrer l'Europe plus rapidement et à partir d'une position bien plus forte", dit-il.
ATS