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HISTOIRE DES PERLES
Depuis des millénaires, les perles sont le symbole du bonheur, de la chance et de l’amour. Dans la Grèce antique, elles signifiaient la pureté absolue. Durant la période de la Rome antique, elles évoquaient la douceur et le plaisir. Diverses légendes parlent de la naissance mystique des perles issues de la mer. Par exemple, dans la mythologie Perse, les perles étaient les larmes des Dieux et les Chinois pensaient que, seule la lune pouvait les faire grandir ou naître.
Il est plus que probable que toutes ces légendes ont développé autour de la perle une irrésistible fascination.
La plus ancienne citation connue à ce jour concernant la perle date de 2206 avant Jésus Christ sur des écris de la plus ancienne dynastie chinoise. On parle des perles également dans l’Ancien Testament, le Coran et le Talmud. Les Perses, les Indiens et les Arabes se sont battus pour le contrôle de territoires où l’on pouvait trouver des huîtres perlières. Notamment autour du Golfe Persique où encore aujourd’hui l’on peut trouver quelques rares perles naturelles.
Les premiers essais de culture des perles sont anciens : les Chinois introduisaient des statuettes de Bouddha dans les huîtres en guise de noyau. Mais il fallut attendre la fin du 19ème siècle pour que Kokichi Mikimoto (en 1898) puisse faire sa première récolte de perles de culture et les présenta à l’Empereur du Japon. En 1900, son élevage d’huîtres produisit 4200 perles. Une huître produit une seule perle à l’exception de l’huître d’eau douce qui peut produire jusqu’à 60 perles.
De nos jours, plus de 190 millions d’huîtres sont opérées dans le monde, ce qui représente plus de 900 tonnes de perles pour le marché mondiale. Il existe aujourd’hui trois espèces principales de perles de culture. La perle Akoya, la perle des Mers du sud (qui comprend la perle d’Australie et du Sud-Est Asiatique ainsi que la perle de Tahiti) et, la perle d’eau douce.
Naissance d’une perle de culture
La perle de culture est à 99,9% organique donc poreuse ce qui l’expose aux menaces du monde extérieure. Elle est principalement composée de Conchyoline et d’Aragonite (carbonate de calcium).
L’homme cherche à réduire le facteur de hasard. Il introduit habilement un corps étranger (un noyau) dans une huître adulte saine. Puis l’élève soigneusement durant environ trois ans. L’huître est extrêmement délicate et un grand pourcentage d’entre-elles vont rejeter le noyau. Sur 100 perles récoltées, une ou deux seulement seront parfaites. Une part importante sera même totalement inutilisable. C’est pourquoi chaque perle doit être considérée comme un miracle de la nature.
Les noyaux utilisés comme corps étranger ne sont rien d’autre que des morceaux de nacre taillés en forme de bille dans une huître d’eau douce du Mississippi (USA) ou de Chine. Ce dernier sera greffé avec un morceau d’épithélium(manteau=morceau de chair du mollusque) au sein de l’huître saine qui sera ensuite mise à l’eau pendant plus de 2 ans.
Naissance d’une perle naturelle
Voici comment naît une perle naturelle : un corps étranger, par exemple un petit parasite ou ver pénètre à l’intérieur de l’huître. Dès lors, elle va essayer de s’en débarrasser. Si elle n’y parvient pas, elle va se défendre en déposant autour de l’intrus une substance iridescente, la nacre. Au bout d’un certain temps et avec beaucoup de chance, une perle naturelle commencera à prendre forme.