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Retrouvez ici les informations médicales de la semaine à retenir en fonction des dernières études scientifiques, communications officielles et congrès médicaux, article créé en partenariat avec Creapharma.ch.
SEMAINE 26/2018 (mise à jour le 29 juin 2018)
27 juin 2018
Cancer et personnels navigants (aviation)
Une étude a montré qu’il y avait plus de cas de cancer chez les personnels navigants américains que parmi la population générale. En plus du cancer de la peau, les tumeurs du sein, de l’utérus, de l’intestin, de la glande thyroïde et du col de l’utérus sont plus fréquentes chez les pilotes et hôtesses de l’air. Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont comparé les données de plus de 5’300 agents de bord, principalement des femmes, sur leur vie professionnelle et leur état de santé avec les résultats de 5’000 participants à une étude nationale sur la santé menée par le CDC, l’autorité sanitaire américaine. Eileen McNeely et ses collègues de la Harvard School of Public Health ont découvert qu’un peu plus de 15 % des membres de l’équipage de conduite avaient reçu un diagnostic de cancer. Par rapport au groupe d’âge approprié de l’étude globale, les voyageurs fréquents ont montré un taux plus élevé de tumeurs du sein (3,4 % comparativement à 2,3 %), de l’utérus (0,15/0,13 %), du col de l’utérus (1,0/0,7 %), de l’intestin (0,47/0,27 %) et de la thyroïde (0,67/0,56 %). La différence était particulièrement claire dans le cas du cancer de la peau : plus de deux fois plus d’agents de bord (2,2 %) ont développé des mélanomes, et quatre fois plus (7,4 %) d’autres formes de cancer de la peau. Quant aux hommes qui volaient, ils n’ont été interrogés que sur le cancer de la peau. Ils comptaient aussi plus de cas de cancer que la population générale - mais, dans l’ensemble, ils sont tombés malades beaucoup moins souvent que leurs collègues femmes. Au cours de leur vie professionnelle au-dessus des nuages, les agents de bord et les pilotes sont exposés à divers risques de cancer - y compris le rayonnement cosmique et UV, des rythmes de sommeil irréguliers et peut-être aussi des substances chimiques dans la cabine. Cette étude a été publiée le 26 juin 2018 dans le journal scientifique Environmental Health (DOI : 10.1186/s12940-018-0396-8).
Lire le dossier sur le cancer de la peau
25 juin 2018
Prévention du cancer (France)
Selon le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), qui dépend de l’OMS, sur les 346’000 cas de cancer diagnostiqués chez les adultes (30 ans et plus) en 2015 en France, 142’000 cas de cancer (41 %) auraient pu être évités si l’ensemble de la population n’avait pas été exposée aux facteurs de risque étudiés, ou si son exposition avait été limitée. Les quatre facteurs de risque les plus importants sont le tabac, responsable du plus grand nombre de cas (20 %, soit plus de 68’000 nouveaux cas imputables au tabagisme), l’alcool (8 %), une alimentation déséquilibrée (5,4 %), et le surpoids et l’obésité (5,4 %). Parmi les autres facteurs liés au mode de vie, 3 % du total (plus de 11’000 cas) sont attribuables aux UV, 0,9 % à une activité physique insuffisante, 0,7 % aux radiations ionisantes d’origine médicale (examens diagnostiques), 0,6 % aux hormones exogènes, et 0,5 % à une durée d’allaitement de moins de six mois. Santé publique France a également contribué à ce travail de recherche.
En savoir plus sur le cancer
24 juin 2018
Alcoolisme
Une étude publiée dans le journal Science (DOI : 10.1126/science.aao1157) en juin 2018 et réalisée sur des rats a montré une influence des gènes pour une prédisposition à l’alcoolisme. Les chercheurs ont mis au point une méthode par laquelle les rats apprenaient à obtenir une solution d’alcool en appuyant sur un levier. Afin de mieux saisir comment la dépendance incitait l’animal à choisir l’alcool plutôt que d’autres récompenses, les chercheurs ont offert aux rats une solution de rechange à l’alcool - de l’eau sucrée. Lorsque les animaux ont pu choisir entre l’alcool et l’eau sucrée, la majorité a cessé de faire un effort pour obtenir de l’alcool, et a choisi la solution sucrée à la place. Mais 15% des rats ont continué à choisir l’alcool, même lorsqu’ils pouvaient obtenir une autre récompense. Cette proportion est semblable au pourcentage d’humains ayant une dépendance à l’alcool.
Lire davantage dans notre dossier sur l’alcoolisme
22 juin 2018
Alzheimer (origine infectieuse)
Une nouvelle étude va dans le sens d’une origine ou en tout cas d’une influence infectieuse, virale en particulier, pour expliquer la maladie d’Alzheimer. En effet, une équipe de chercheurs renommés sous la direction du New York’s Mount Sinai Health System à New York ont découvert que plusieurs virus peuvent être impliqués dans le développement d’Alzheimer et en particulier deux types de virus de l’herpès (HHV6a et HHV7) très fréquents. Ces virus infectent la majorité des personnes pendant l’enfance. Cette étude a analysé des échantillons de presque 950 cerveaux de personnes qui sont mortes. Mais les auteurs de l’étude relèvent que les virus ne sont pas forcément la cause de l’Alzheimer mais plutôt les déclencheurs d’une réponse immunitaire pouvant mener à l’accumulation de plaques dans le cerveau qu’on retrouve dans le cerveau des malades. Autrement dit, les chercheurs ne savent pas encore si les virus sont la cause ou la conséquence de la maladie d’Alzheimer. Une conclusion intéressante à tirer de cette étude est que le cerveau n’est pas du tout un endroit stérile, vu qu’on y trouve des virus. Cette étude a été publiée le 21 juin 2018 dans le journal scientifique Neuron (DOI : 10.1016/j.neuron.2018.05.023).
Lire davantage sur la maladie d’Alzheimer
21 juin 2018
Jeûne intermittent
Selon une nouvelle étude publiée le 18 juin 2018 par les chercheurs de l’Université de l’Illinois à Chicago dans la revue Nutrition and Healthy Aging (DOI : 10.3233/NHA-170036), le jeûne intermittent 16:8 (16 heures, 8 heures) agit sur la perte de poids chez les personnes obèses. Il réduit de 350 les calories consommées et permet de perdre environ 3 % du poids corporel tout en abaissant la tension artérielle systolique.
Lire davantage sur cette étude
Le 29 juin 2018. Sources : voir sur les liens de Creapharma.ch si les sources ne sont pas mentionnées dans les paragraphes ci-dessus. Crédits photos : Fotolia.com
Retrouvez ici les informations médicales de la semaine à retenir en fonction des dernières études scientifiques, communications officielles et congrès médicaux...
WINSTON / SALEM - Le microbiome intestinal, anciennement appelé flore intestinale, peut affecter l'absorption de certains médicaments antidiabétiques.