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La banque Sarasin a confirmé vendredi la version des faits de Philipp Hildebrand dans l'affaire des transactions sur devises. L'établissement bâlois a déposé plainte contre l'employé qui a livré des relevés de comptes du président de la BNS ainsi que contre des tiers.
Toutes les personnes qui auraient aidé ou incité l'employé à dérober les données sont dans le collimateur de la justice. Les choses pourraient ainsi se compliquer pour le député au Grand Conseil thurgovien Hermann Lei, à qui les données bancaires volées ont été remises. Christoph Blocher, qui accuse Philipp Hildebrand d'être un "spéculateur", pourrait aussi être visé.
Contrairement à ce qu'il affirme, le tribun zurichois aurait montré à Micheline Calmy-Rey un document bancaire comportant les transactions du président de la BNS, a indiqué vendredi le porte-parole du Conseil fédéral André Simonazzi, confirmant une information du site internet "20 minutes". C'était "une copie de mauvaise qualité", a-t-il précisé.
Informations erronées
La banque Sarasin envisage également de déposer une plainte civile pour dommages et intérêts ainsi que de s'adresser au Conseil suisse de la presse pour des informations erronées diffusées par la "Weltwoche". L'hebdomadaire indiquait jeudi que Philipp Hildebrand avait lui-même effectué des opérations sur devises.
L'institut souligne en outre qu'aucun autre collaborateur n'a violé le secret bancaire. Quant au délateur, un informaticien de 39 ans, il n'a pas eu contact directement avec le président de la BNS. Le Ministère public zurichois a ouvert une enquête pénale à son encontre jeudi.
Blocher accuse
Vendredi à Rorschach (SG), Christoph Blocher a déclaré que le président de la BNS n'était plus digne d'être soutenu. "Il doit démissionner", a ajouté le vice-président de l'UDC.
Philipp Hildebrand "n'a avoué jeudi que ce que l'on pouvait prouver contre lui", a affirmé M. Blocher. Selon lui, peu importe que le président de la BNS ait menti ou non, "Hildebrand est un spéculateur, on ne peut plus le soutenir".
Jeudi, M. Hildebrand a admis que son épouse avait mené des transactions de devises en août et en octobre, soit avant et après l'instauration par la BNS d'un taux plancher de 1,20 franc pour un euro. Ce genre d'opération n'est pas interdit par le règlement interne de la BNS.
ATS