Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07106.jsonl.gz/138

Plus que jamais, les avancées technologiques permettent de collecter et d'analyser les données de manière plus simple et plus rapide et à moindre coût. Grâce à de nouvelles méthodes scientifiques, il est par ailleurs possible d'évaluer de manière plus fiable les projets qui mettent en oeuvre la politique en matière de développement. Le nombre des études d'efficacité va croissant et leurs résultats contribuent à soutenir les efforts de la Suisse dans ce domaine.
D'autre pays, notamment la Grande-Bretagne depuis 2011, mais aussi les Etats-Unis ou encore l'Allemagne, qui a par exemple créé un Institut d'évaluation (Deutsches Evaluationsinstitut), adoptent également des approches fondées sur des bases scientifiques et factuelles.
La DDC et le SECO ont également fait de bonnes expériences, notamment en lançant un concours intitulé Impact Award destiné à promouvoir les études d'efficacité à l'intention des ONG, une étude d'efficacité étant en préparation dans le domaine de la formation. La DDC a par ailleurs analysé, en collaboration avec le Centre pour le développement et la coopération de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich, dans quelle mesure ses projets utilisent les résultats de la recherche scientifique; les recommandations qu'elle a émises fournissent un instrument utile à l'optimisation de la coopération au développement.
Il convient aujourd'hui d'exploiter pleinement les ressources croissantes offertes par les approches fondées sur des bases factuelles, afin d'améliorer la planification stratégique et la hiérarchisation des projets en les intégrant systématiquement dans les processus opérationnels. Il s'agit d'autre part de réaliser des études d'efficacité sérieuses dans les principaux domaines d'action de la coopération au développement (formation professionnelle et migration notamment) et d'en tirer parti à l'échelon stratégique. Il est essentiel de libérer les moyens nécessaires à la formation et au perfectionnement internes et à la communication, aussi bien interne qu'externe (partenaires, milieux scientifiques, etc.). Précisons que ces moyens ne doivent pas être obtenus par un budget supplémentaire mais par une réorientation des ressources.
Déposé par: Thomas Weibel