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<-Littératique
et arts plastures
Tristan Tzara
Tristan Tzara, roumain
d'origine, est sans contexte le réprésentant par excellence
du mouvement Dada dans la littérature.
Après avoir enflammé
quelques revues à 16 ans en roumanie, dont un journal qu'il a créé
avec quelques amis, ce petit génie de l'originalité part
poursuivre ses études à Zurich.
C'est en 1916, alors qu'il
a 20 ans, motivé par son ami Janco, qu'il se rend au Cabaret
Voltaire pour la première fois.
Il y récite quelques uns de ces poèmes en compagnie d'Hausmann.
Tout s'anime, s'ébruite, explose, implose alors. Dada naît.
Il inaugure la collection
Dada avec "La
première avanture céleste de M. Antipyrine",
pièce de théâtre poétique. Par la même
occasion, il déclame son premier "Manifeste Dada" et ceci, malgré
le fait qu'il crie haut et fort que Dada crache sur les courants littéraires
et leurs manifestes. Mais Tzara est l'incohérence incarnée,
tout comme le courant qu'il représente.
Puis vient la création
de la revue Dada et de ses inombrables poèmes-chansons-déclamations-bruits.
Tzara, en très peu
de temps, parvient à acquérir une audience internationale,
en défendant l'individualisme, la liberté totale de l'artiste,
son refus des dogmes et des valeurs établies, son anti-conformise
et sa spontanéité.
Il quitte Zurich en
1919, lorsque quelques écrivains lui demande de les rejoindre à
Paris, pour qu'il écrive dans leur revue: "Littérature".
Tzara aura quelques brouilles avec ses nouveaux coéquipiers: Aragon,
Apollinaire, Breton et autres, qui, lassés de tout détruire,
comme Tzara le fait, tente de créer une nouvelle littérature:
le surréalisme.
Son bébé Dada
ayant osé ravager tout ce qui c'était fait jusqu'alors, Tzara
annonce la mort du mouvement en 1922.
Plus tard, dans les années
30, Tzara qui avait toujours refusé la "bassesse" de l'engagement
politique, évolue et entre dans la Résistance pendant l'Occupation.
Il meurt en 1963.
Monsieur Tzara le nihilisto-destructeur
fut cependant fort productif, en laissant derrière lui moultes anarchies
langagières (cf. oeuvres
de littératique).