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Plantes invasives
La lutte contre les plantes envahissantes, comme le Bunias d'Orient, est un travail de longue haleine. La fauche doit se faire systématiquement, tous les ans, pour tenter de contenir son expansion déjà catastrophique. Les propriétaires des parcelles concernées se doivent d'effectuer les actions nécessaires pour empêcher la dissémination de plantes néophytes envahissantes; il en est de même pour les agriculteurs qui ont l'obligation de procéder à l'élimination des plantes invasives; les responsables des alpages se doivent aussi d'intervenir.
Vingt-deux espèces interdites
À partir de septembre 2024 en Suisse, 53 espèces ou groupes d’espèces de plantes exotiques envahissantes ne pourront plus être mises sur le marché, et l’utilisation de 22 d'entre elles sera interdite dans l’environnement.
Lors de sa séance du 1er mars 2024, le Conseil fédéral a adopté une modification de l’ordonnance sur la dissémination dans l’environnement, donnant suite à une intervention parlementaire. Certaines plantes exotiques envahissantes ne pourront plus être mises sur le marché à partir du 1er septembre 2024.
Les espèces exotiques envahissantes peuvent causer des dommages écologiques, économiques et sanitaires. Nombre d’entre elles étaient néanmoins autorisées à la vente jusqu’à présent. Le 1er mars 2024, le Conseil fédéral a décidé d’interdire la mise en circulation de certaines plantes en application de la motion 19.4615 « Interdire la vente de néophytes envahissantes ».
Pour ce faire, le Conseil fédéral a adopté une modification de l’ordonnance sur la dissémination dans l’environnement (ODE). L’interdiction touche la remise de certaines plantes à des tiers, qui comprend la vente, le don ou encore l’importation. Les espèces concernées, entre autres le buddléia de David, le laurier-cerise et le paulownia, seront inscrites dans une nouvelle annexe de l’ODE. Les plantes déjà présentes dans les jardins ne tombent pas sous le coup de l’interdiction.
Interdiction d’utilisation étendue
Ce que l’on appelle l’interdiction d’utilisation sera en outre étendue dans l’ODE. Diverses plantes exotiques envahissantes, comme l’ailante et la puéraire hérissée, ne pourront en principe plus être utilisées dans l’environnement, c’est-à-dire qu’il sera défendu par exemple de les mettre sur le marché, de les planter ou de les reproduire. Autre changement, les douanes pourront désormais contrôler les importations. Hormis ces contrôles, l’exécution des interdictions incombera aux cantons.
Les modifications de l’ordonnance visent à empêcher l’apparition et la propagation de nouvelles plantes problématiques, objectif qui figure par ailleurs dans la Stratégie de la Suisse relative aux espèces exotiques envahissantes.
L’ODE révisée entrera en vigueur le 1er septembre 2024. Les entreprises concernées par cette modification ont ainsi le temps d’adapter leurs assortiments aux nouvelles dispositions.