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Nombre de catastrophes ont été annoncés par des astrologues ou des médiums. Si l’avenir peut être prévisible, alors peut-on le modifier ? Les philosophes débattent de ce sujet et se demandent si l’avenir existe en dehors de l’esprit. L’avenir se déroule-t-il en synchronicité avec le présent ? Se place-t-il sur une voie ou un monde parallèle ? Voici quelques uns des faits qui ont traversé le temps, concernant la prédiction de l’avenir.
En 1898, le puissant paquebot Titan appareille pour sa 1ère traversée. Il fendait l’Atlantique non loin de New York, quand l’inimaginable se produisit. Il heurta un iceberg et sombra. 2 500 passagers périrent. On remarqua très vite que les 24 canots de sauvetage n’étaient pas suffisants pour ce genre de navire. Ce sinistre avait été décrit dans un roman « le naufrage du Titan ». Il avait été à peine remarqué lors de sa parution. C’est Morgan Robertson qui allait oser réaliser une prédiction au travers de son livre.
Quatorze ans plus tard, le roman allait faire parler de lui. En 1912, le Titanic, paquebot de 66 000 tonnes rencontrait un iceberg et coulait. Tout comme le bâtiment imaginaire de Roberstson, le Titanic effectuait sa première traversée et il pouvait atteindre la vitesse de 25 nœuds. Les Deux navires avaient à bord un grand nombre de passagers et peu de canots de sauvetage. Les 2 paquebots étaient qualifiés d’insubmersibles. Dans le roman, un matelot de pont du Titan dit à un passager « Dieu lui-même ne pourrait pas couler le navire ». Personne n’avait prévu la catastrophe du navire aussi précisément que Roberstson.
Roberston n’est pas un cas isolé. Certaines personnes devant embarquer ont rêvé du navire flottant sur la mer, passagers et équipage en détresse. Colin Macdonald, officier mécanicien aurait pu lui aussi trouver la mort sur le Titanic. Il eut un pressentiment désagréable à l’approche de son engagement sur le navire. Il refusa de signer son contrat comme second mécanicien à bord du Titanic. Ainsi, le second mécanicien qui occupa le poste refusé par Macdonald se noya.
La prémonition ou la connaissance d’événements futurs était au XXème siècle considérée comme une supercherie. Au cœur du débat se situe le problème du temps. Au sens physique le plus simple, le temps est utilisé comme une longueur, une largeur ou un volume. Dans ce sens, il n’a pas d’existence propre. Il est linéaire et rectiligne à l’image des pendules et des calendriers. Cependant, ce concept ne tient pas compte des relations psychiques avec les temps passé et futur. Tenant compte de cela, il est possible de concevoir le temps tel une entité propre.
Il y a ceux qui croient que le futur existe déjà et que nous nous approchons des événements à venir. Le philosophe William James s’est penché sur la question. Il explique que l’avenir forme un bloc. Pour lui, l’avenir est comme la bande d’un film dont les images se révèlent au fur et à mesure qu’elle se déroule.
Chose étrange, ce n’est pas un savant qui fit le plus pour analyser les rêves, le temps et les visions de l’avenir pour en déduire un système. Ce fut John William Dunne, constructeur d’avions qui échafauda une théorie complexe. Dunne dessina et construisit le premier avion britannique militaire. Il se passionnait de même pour les révélations nocturnes de l’avenir. En 1889, il fit un rêve qui prévoyait le succès d’une expédition du Cap au Caire. A partir de cet instant, il prit l’habitude de noter ses rêves. En 1916, il rêva d’une explosion dans une fabrique de bombes londoniennes. Celle-ci eut réellement lieu en 1917, soixante treize personnes perdirent la vie. Dunne fit de nombreux rêves prémonitoires au cours de sa vie et fut amené à écrire un best-seller : Une expérience avec le temps. Il qualifia cet ouvrage de premier argument scientifique en faveur de l’immortalité de l’homme. Dunne a démontré que les rêves ordinaires comportent un élément déterminé de connaissances prémonitoires. Dunne a montré de façon frappante que les songes eux-mêmes ne peuvent être entièrement contenus dans le temps. Selon sa théorie, nous vivons dans le courant du temps qui s’écoule comme observateur.