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Priez pour vous-même, et ne cherchez que la miséricorde et la volonté de Dieu. Que vous soyez à l'église ou en dehors, marchant, assis, couché, priez "Seigneur, prends pitié. Cependant, qu'advienne ce que Tu pense de mieux, que Ta volonté soit faite."
Saint Ambroise d'Optina
"Ô étrange Église Orthodoxe, si pauvre et si faible, qui se maintient comme par miracle à travers tant de vicissitudes et de luttes. Église de contrastes, à la fois si traditionnelle et si libre, si archaïque et si vivante, si ritualiste et si personnellement mystique.
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
Église où la perle de grand prix de l'Évangile est précieusement conservée, parfois sous une couche de poussière. Église qui souvent n'a pas su agir, mais qui sait chanter comme nulle autre la joie de Pâques."
P. Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient)
02 février 2013
01 février 2013
Saint Tryphon est né à Kampsade / Campsada, Phrygie, dans l'actuelle Turquie. Enfant, il gardait les oies. Son nom vient du grec τρυφη (tryphi) qui signifie "douceur, délicat". Il acquit une renommée comme guérisseur, en particulier des animaux, et est compté au nom des saints anargyres (médecins soignant gratuitement), et particulièrement invoqué dans les fermes.
Durant la persécution de Dèce, vers 250, Saint Tryphon habitait près du village d’Apamée. Il fut arrêté comme Chrétien et conduit à Nicée devant le gouverneur de Bithynie, nommé Aquilin qui lui fit subir en compagnie de saint Respice le supplice du chevalet durant près de trois heures. On rapporte qu'il répondit au gouverneur arguant qu'ils étaient en âge de savoir ce qu’ils avaient à faire. "Cela est vrai, aussi désirons-nous atteindre à la perfection de la vraie sagesse en suivant Jésus-Christ." Ensuite Aquilin les emprisonna, puis les fit traîner par les rues de la ville encore torturer, battre avec des fouets plombés et enfin décapiter par l'épée après qu'il aie réussi à convertir le préfet païen Licius. On trouve des récits fabuleux ajoutés dans son hagiographie.
Au départ, ses reliques furent ensevelies dans sa ville natale de Campsada. Par la suite, elles furent transférées à Constantinople puis à Rome. Il est fêté le 1er février.
Il est grandement vénéré dans l'Église, il est aussi le saint patron des jardiniers et des vignerons. Nombre d'églises lui ont été dédicacées. L'empereur d'Orient Léon VI le Sage (+ 912) a composé une oraison en l'honneur de saint Tryphon. Il est le saint patron de la ville de Kotor, au Monténégro, dont la cathédrale porte le nom, et il est un des saints patrons de Moscou. En Russie, on le représente souvent sur les icônes porteur d'un faucon, une référence à un miracle obtenu par son intercession. Les prières qu'on lui attribue sont utilisées contre l'infestation par des rongeurs et autres nuisibles: une telle prière se retrouve dans le Grand Euchologue.
31 janvier 2013
N'enrichissez pas votre ascèse chrétienne avec des sermons et des discussions, mais avec du véritable amour.
p. Porphyrios
p. Porphyrios
30 janvier 2013
En général, on attribue le titre de "grand" à des chefs militaires qui ont commandé de puissantes armées, et à des dirigeants qui ont régné longtemps et glorieusement sur des royaumes. Cependant, l'Église a décerné ce titre honorifique à quelques uns de ceux qui ont fidèlement et saintement servi le Seigneur. Un d'entre eux c'est saint Basile le Grand.
Saint Basile est né à Césarée en Asie Mineure en 330. Dans sa jeunesse, il fut un brillant étudiant, excellant en philosophie, astronomie et rhétorique. Du fait de son éducation et de sa formation, la vie de saint Basile aurait pu prendre nombre de directions, mais il se décida pour "le chemin le moins utilisé" et suivit le Christ. Après son baptême dans le Jourdain, Basile grandit vite en renommée dans l'Église. A 40 ans, il devint archevêque de Césarée en Cappadoce, la terre de son enfance. Bien que son épiscopat fut relativement court - il s'endormit 10 ans plus tard dans le Seigneur - les réussites de saint Basile ont eu une portée incomparable et de longue durée dans l'Église. Il a établit une règle de vie pratique pour les moines. Comme liturge, il compila une Divine Liturgie qui est encore célébrée 10 fois par an dans notre sainte Église Orthodoxe.
En plus de son souci spirituel pour son troupeau, il reconnu le rôle de l'Église dans le soin à prendre pour les besoins matériels des fidèles. C'est saint Basile le Grand qui édifia les premiers hôpitaux publics, les premiers orphelinats et maisons de repos pour les personnes âgées. Saint Basile était aussi un grand défenseur de la Foi - se dressant pour défendre les véritables enseignements de l'Église sans cesse attaqués par l'hérésie arienne qui avait causé tant de divisions parmi les fidèles au 4ème siècle. Il n'est donc pas étonnant que les jours où nous le fêtons, on évoque saint Basile comme étant "l'abeille de l'Église du Christ, apportant le miel aux fidèles, mais piquant sans pitié les hérétiques."
père Vladimir Demshuk
http://easternorthodoxchristianity.blogspot.be/2011/01/st-basil-great.html
29 janvier 2013
28 janvier 2013
Le 28 janvier / 9 février 1981 marquait le 100ème anniversaire du décès de Fyodor M. Dostoevsky, le grand auteur Russe, qui fut probablement la plus puissante voix Orthodoxe dans la littérature mondiale au cours des siècles récents.
En marquant son anniversaire par un oukaze (décret) décrétant la célébration d'offices de commémoration pour lui dans tous les diocèses, de même que recommandant des réunions et conférences à lui consacrées, le Synode de l'Église Orthodoxe russe hors frontières a noté que "son activité créatrice était tenue en haute estime par de remarquables penseurs religieux. Ses funérailles ont été un événement extraordinnaire, et au nom de la laure Saint Alexandre Nevsky à Saint-Petersbourg, il avait été demandé à sa veuve de bien vouloir l'y enterrer, car Fyodor Michailovich Dostoïevsky était un défenseur de l'Orthodoxie."
Au contraire de la plupart des romanciers et écrivains russes du 19ème siècle, l'intentionnalité de Dostoïevsky dans son activité créative était précisément de poser les principes Orthodoxes en exemple. Après une fascination pour les idées occidentales pendant sa jeunesse, et son implication dans un groupe socialiste-révolutionnaire, Dostoïevsky revint d'une période d'exil en Sibérie en étant complètement converti à la vérité de l'Orthodoxie, et résolu à utiliser son talent littéraire pour défendre cette vérité contre les nombreux ennemis qu'elle a, et illuminer de sa lumière l'esprit du temps.
Dans "les possédés" (littéralement "les démons"), il a livré une analyse d'une précision dévastatrice de l'esprit radical révolutionnaire, et prédit ces cent millions de victimes qu'il serait nécessaire pour que la révolution réussisse en Russie (Soljénitsine a fait remarquer l'étonnante correspondance exacte avec le nombre de victimes du communisme soviétique).
Dans "Crime et châtiment", il retrace les effets de la philosophie du nihilisme (fondement de la révolution) dans l'âme d'une personne, et son salut par le Christianisme.
Dans "la légende du grand inquisiteur", que l'on retrouve au milieu des "Frères Karamazov", il décrit la différence entre la déformation occidentale du christianisme et la véritable version, l'Orthodoxie. Et dans "la diaspora d'un occident", il a exposé l'unité sous-jacente entre papisme et socialisme, et leur unité finale dans le règne de l'antéchrist. Dans ces livres-là et d'autres encore, il met à nu l'intention et la finalité de l'humanisme séculier moderne : une société sans Dieu. Il exprima la définition "théologique" de ce but plusieurs années avant que Nietzche ne le face en Occident : Il n'y a pas de Dieu (ou "il n'y a pas d'immortalité"), dès lors tout est permis. Mais au contraire de Nietzche, dont l'incapacité à croire l'a mené à la folie, Dostoïevsky a livré avec son diagnostic la réponse à cette maladie moderne de l'âme : le retour aux fondamentaux du Christianisme, dans l'Orthodoxie.
Dostoïevsky était un homme passionné, qui a connu beaucoup de chutes et d'erreurs. Mais on le commémore comme celui qui, étant cet homme profondément "moderne" qui en était arrivé à voir "l'unique nécessaire" dans la vie, opposa une sincère lutte contre ses passions, et nous aida tous à voir plus clair dans la nature et le fonctionnement des passions et du péché dans l'homme déchu. L'Ancien saint Ambroise d'Optina disait de Dostoïevsky, après que ce dernier eu visité son monastère, qu'il était "celui qui se repent." Il est donc bien plus proche aujourd'hui pour les convertis Orthodoxes que nombre d'hommes plus parfaits, tels les grands ascètes Russes du 19ème siècle, et peut aider à leur ouvrir la voie vers la vérité salvifique de l'Orthodoxie. Par dessus tout, ses portraits pleins de compassion pour les souffrants et les miséreux, et même pour ceux victimes des passions, peuvent aider les convertis Orthodoxes à développer le souci et la compassion chrétien basique qui manquent si souvent dans notre époque si intellectuelle.
LiensRoca.org
27 janvier 2013
Je connais ma pauvreté spirituelle, le néant que je suis sans la foi. Je suis si faible, que ce n'est que par le Nom du Christ que je vis et que j'obtiens la paix, que je me réjouis et que mon coeur s'épanche, alors que sans Lui je suis spirituellement mort, je suis perturbé, et mon coeur est oppressé. Sans la Croix du Seigneur, il y a longtemps que je serais devenu la victime du plus cruel des désespoirs, de la pire détresse. Seul le Christ me garde vivant : et la Croix est ma paix et ma consolation.
saint Jean de Cronstadt
saint Jean de Cronstadt