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Confidences Jean-Pierre Coffe balance sur Jean-Luc Delarue
Les deux hommes ont beaucoup travaillé ensemble. Dans le livre «Une Vie de Coffe», le collaborateur de l’animateur décédé a évoqué certains de ses souvenirs.
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Jean-Pierre Coffe n’a jamais mâché ses mots, et visiblement, il est prêt à se montrer aussi impitoyable avec la malbouffe qu’avec ses anciens collègues, notamment Jean-Luc Delarue. Les deux animateurs ont fait les beaux jours de Canal Plus dans les années 90 sur le plateau de «La Grande Famille», et les coups de gueule de Jean-Pierre Coffe ont marqué l’histoire de la télévision française.
Aujourd’hui, dans son autobiographie, «Une Vie de Coffe», il n’a pas l’air de vouloir épargner son ancien collègue, décédé tragiquement d'un cancer fulgurant en 2012. Ce dernier, malgré les apparences, semblait ne pas avoir beaucoup d’égards vis-à-vis du célèbre et irascible critique culinaire.
«Il aperçoit mon employée de maison devant la porte de la cuisine et lui crie: ”Fais-moi trois œufs sur le plat, j’arrive”, écrit-il, se rappelant un tournage révélateur. Par courtoisie, je m'approche de sa voiture; il s'adresse à moi : "Qu'est-ce que c'est déjà ton vin blanc préféré?" Étonné de la question, sans préalable d'usage élémentaire, je réponds: "Bonjour, quelle surprise, du Châteauneuf du Pape blanc de chez Perrin" "C'est ça, je me souviens, t'en as? " "Oui", "Apporte m'en une bouteille". Il rentre dans la maison, s'installe dans la salle à manger, arrache la bouteille des mains de la dame, se verse un verre plein de ce vin superbe remonté de la cave avec précaution et avale ce divin nectar comme un verre de cidre après une longue promenade sous un soleil de canicule.»
L’extrait publié par L’Express se montre peu tendre avec celui dont le décès avait provoqué moult remous. Pourtant, son ami reconnaît que plutôt que de la colère, c’est de la tristesse qu’il avait ressentie en assistant à cette scène. « Je suis triste en voyant ce bel homme manger plutôt salement ses oeufs, boire goulûment, le visage ravagé par une nuit sans sommeil, l'oeil éteint, la parole hésitante, la pensée brouillonne, continue-t-il. J'ai une pensée pour sa grand-mère que je connaissais, qui avait une adoration pour son Jean-Luc.»
Ainsi, il tire de ce souvenir les conclusions qui s’imposent et qui pourraient servir de leçon à bien des apprentis animateurs. «Si pour réussir et jouir de sa notoriété, il faut passer par ce stade, je préfère rester anonyme», finit par écrire Jean-Pierre Coffe.
Créé: 30.04.2015, 14h07