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Malgré une consommation supérieure à la moyenne mondiale, la Suisse est souvent citée en exemple dans le domaine du recyclage en raison de sa gestion des filières de collecte, de tri et de valorisation des déchets. Le pays dispose d’une infrastructure de haut niveau et les pouvoirs publics encouragent activement toutes les formes de recyclage.
Recyclage
Les déchets reflètent notre mode de consommation. La Suisse affiche l’un des plus gros volumes de déchets par habitant au monde. La production de déchets a plus que doublé en Suisse, en passant de 309 kg en 1970 par personne à 715 kg en 2016. Cette augmentation s’explique par la croissance économique. Pourtant, au fil du temps les Suisses sont devenus les champions du recyclage.
Un système privé-publique
La Suisse dispose d’un système de gestion des déchets, impliquant des intervenants publics et privés, et possède de nombreuses dispositions légales pour encourager l’élimination des déchets. Les matières premières sont rares et chères, raison pour laquelle les cycles des matières doivent être fermés. Ce système fait partie intégrante d’une politique des ressources qui se veut durable et globale. Les entreprises de recyclage forment ainsi une branche économique spécialisée.
Elimination des déchets
Il existe de nombreuses façons d’éliminer les déchets. La Suisse privilégie le recyclage, c’est-à-dire la réutilisation immédiate de produits usagés, ou la valorisation matière, soit la récupération de matières premières secondaires à partir de déchets. Une autre pratique consiste en la valorisation énergétique dans les usines d’incinération des ordures ménagère. Si cela n'est pas possible pour des raisons techniques ou si cette solution n'est pas supportable économiquement, les déchets sont stockés dans une décharge contrôlée après un traitement adapté.
Déchets urbains
Le papier, le verre et les déchets verts constituent la plus grande part des déchets urbains. La moitié de ces déchets est collectée en vue leur recyclage. En Suisse, on peut facilement bénéficier de collectes pour le papier et les cartons, le verre, les bouteilles en PET, les boîtes de conserve et les canettes en aluminium. Le recyclage est régi par des règles. Par exemple, la loi sur les emballages pour boissons prescrit un taux de recyclage d’au moins 75% pour les emballages en verre, en PET et en aluminium. Si ce taux n’est pas atteint, les autorités peuvent introduire une consigne.
Protéger l’environnement
La Suisse consacre environ 1,8% de son PIB à la protection de l’environnement. La majeure partie des dépenses est consacrée à la gestion des déchets et des eaux usées. L’alimentation, la consommation d’énergie et la mobilité sont à l’origine d’une grande partie de la charge écologique.
L’économie circulaire
Pauvre en matières premières, la Suisse adopte depuis les années 1980 le principe de circularité. L’économie circulaire englobe l’entier du cycle des matières et des produits jusqu’au recyclage. Le modèle circulaire s’est notamment imposé dans la gestion des déchets. Les mesures de la Confédération en faveur de l’économie circulaire se basent sur le principe de précaution et le principe du pollueur-payeur, sur les progrès de la technique et de l’innovation, ainsi que sur la collaboration avec l’économie en vertu de la loi sur la protection de l’environnement.
L’écobilan
Parfois, les mesures qui permettent de fermer un circuit ne sont pas toutes intéressantes sur le plan écologique. C’est pourquoi le rôle de l’écobilan est essentiel. Il évalue la pertinence écologique d’une mesure liée à l’économie circulaire. Il prend en compte tous les effets sur l’environnement tout au long du cycle de vie. Cela contribue à la fois à l’environnement et l’économie. Par ailleurs, l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) coopère également avec des associations favorisant l’économie circulaire.