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20/10/2014
L'Armée de l'Air Hellénique (HAF) a organisé une cérémonie pour célébrer le départ à la retraite de ses derniers avions de combat, Vought A-7 «Corsair II» sur la base aérienne de d'Araxos.
Dernier opérateur :
L’armée de l’air grecque était le dernier utilisateur du LTV Vought A-7 «Corsair II» au monde, le 336 escadron volait encore 15 A-7E «Corsair II» monoplace et 2 TA-7C biplace.
L’armée grecque avait à l’origine commandé 60 A-7H et cinq TA-7H auprès de LTV entre 1975 et 1980. Puis, après la première guerre du Golfe, la Grèce avait acquis 50 A-7E et 18 TA-7C provenant de l’US Navy. Ces appareils étaient à cette époque stocké dans le désert de Mojave en Californie.
Durant les années 90, la Grèce fut le plus grand utilisateur du A-7 «Corsair II» avec une flotte de 133 aéronefs.
Le Vought A-7 Corsair II :
Le Vought A-7 «Corsair II» est à l’origine un avion d'attaque au sol destiné à être embarqué à bord de porte-avions construit par les Etats-Unis au milieu des années 1960, il est un dérivé du F-8 «Crusader». Le A-7 a été construit à un peu plus de 1’500 exemplaires.
En mai 1963, l’US Navy émet un appel d'offre pour un avion d'attaque destiné à remplacer le A-4 Skyhawk. Elle exige que le nouvel appareil soit d'un coût limité et puisse être mis en service au plus tard en 1967. La compagnie Vought propose un dérivé du F-8 «Crusader» équipé d'un réacteur sans post-combustion et sans l'aile à incidence variable, mais avec une structure renforcée permettant d'emporter plus de 4 tonnes de charge sur six pylônes alaires. Deux canons de 20 mm sont également installés.
Ce projet est accepté en février 1964, et le premier prototype fait son vol inaugural le 27 septembre 1965. Les six avions d'essais ne révèlent aucun problème, ce qui permet d'équiper les premières unités dès le second semestre 1966. Un an plus tard, l'avion est opérationnel et effectue ses premières missions au Viêt Nam. En parallèle, une version destinée à l'US Air Force est développée à partir de 1965. Elle est équipée d'un réacteur 20% plus puissant, d'une électronique de bord améliorée et d'un seul canon au lieu de deux. Le premier vol avec le nouveau réacteur a lieu en septembre 1968.
Photos : 1 A-7 E Corsait II @ HAF 2 TA-7C @ Simone Gazzola
19/10/2014
L'US Navy a annoncé la capacité opérationnelle initiale de ses nouveaux Northrop- Grumman E-2D Hawkeye d’alerte avancée.
A ce jour, Northrop-Grumman a livré 15 aéronefs de type E-2D sur les 52 appareils en commande. Les deux premiers escadrons sont aujourd’hui opérationnels, il s’agit du VAW 120 basé à Norfolk et du VAW-125 qui volera l’année prochaine à bord du porte-avions USS Theodore Roosevelt. La marine commencera l'élimination progressive des anciens E-2C en 2017. En 2025, tous les escadrons de Hawkeye devraient être équipés du nouveau modèle E-2D.
Le Hawkeye E-2D « Advanced » :
Les systèmes du E-2D représentent un bond de plusieurs générations dans la technologie des systèmes embarqués d’alerte lointaine et doit permettre de s’adapter aux menaces d’aujourd’hui et de demain, en s’intégrant totalement dans les nouveaux systèmes, mis en oeuvres par l’US Navy, que ce soit en matière de bâtiments de surface que de nouveaux appareils tels : les Super Hornet et le futur F-35.
Le Hawkeye E-2D « Advanced » dispose d’un grand nombre de nouveautés avec un radar AESA AN/APY-9 qui remplace l’ancienne antenne de type mécanique, le radar permet une couverture totale à 360° et un suivi complet air et mer. L’appareil dispose également d’une nouvelle motorisation, soit le Rolls-Royce T-56-A-427A. Un cockpit entièrement numérique, d’un nouveau système d’identification ami/ennemi, de nouveaux postes de travail tactique, ainsi que d’une nouvelle architecture électronique et de communication couplée à une liaison de données.
Photos : 1 Northrop- Grumman E-2D Hawkeye @ Kewin Whitehead 2 E-2D @ Northrop-Grumman
Mitsubishi Aircraft a présenté son premier avion d'essais en vol Mitsubishi Regional Jet (MRJ). L’avion devrait débuter ses essais en vol le 2e trimestre 2015.
L'avionneur japonais a présenté son premeir MRJ N° 10001 devant 500 invités, comprenant des représentants du gouvernement, des fournisseurs, des clients et des journalistes à l'usine Komaki Sud Mitsubishi Heavy Industries à Nagoya.
Mitsubishi Heavy Industrie décline sont MRJ en deux classes, soit : le MRJ 70 (72 à 76 places) et le MRJ 90 (92 à 96 places), les deux versions seront également proposées aux standards : ER (Extended Range) et LR (long Range.Le MRJ sera le « Regional jet » qui comprendra le plus de matériaux composite afin de diminuer l’impact sur l’environnement. Des recherches ont été menées par l’Energy and Indusrial Development Organization en collaboration avec l’Agence spatiale japonaise JAXA à ce sujet.
Le MRJ devrait pouvoir concurrencer en matière de coûts les actuels Bombardier CRJ900 et Embraer E175 avec une consommation en kérosène inférieure de l’ordre de 11% au premier et 13% au second. Toujours selon le constructeur, le MRJ doté des moteurs Pratt & Whitney PurePower PW1217G réduira l'empreinte de bruit au décollage de 40% par rapport à l’Embraer E190. Le MRJ pourra effectuer des vols sans escale au départ de Denver à New York ou à Miami par exemple.
Question confort, la cabine du MRJ permet l’installation de la nouvelle génération de «sièges minces», qui disposent d'un dossier de siège plus fin et qui prendront moins de place entre les rangées, en offrant un espace pour les genoux des passagers de 31 pouces. Ces sièges contribuent également à la réduction du poids de l’avion.
Photos: Le premier MRJ @ Mitsubishi Aircraft
18/10/2014
Tokyo, la Force aérienne d'autodéfense du Japon (JASDF) a lancé 533 interceptions aériennes, depuis le premier semestre de l'exercice 2014, soit un record en comparaison des 308 sorties effectuées au cours des six premiers mois de l'exercice 2013. Le nombre total d'interceptions de l'exercice 2013 avaient atteint le chiffre de 810.
Des violations aériennes en augmentations:
Selon le rapport intermédiaire du ministère japonais de la Défense, il s’agit de la plus importante demande en matière d’interception et d’identification d’avions que le pays a connu depuis ces cinq dernière années.
La majorité des avions intercepté étaient russes soit : 324 avions contre 136 pour la même période l'année précédente. Le nombre d'avions militaires chinois intercepté alors qu'il s'approchait ou volant près de l'espace aérien japonais a également augmenté de 149 à 207.
Selon le ministère japonais de la Défense on pourra noter une certaine différence en matière de type d’aéronefs interceptés, en effet, la plupart des avions chinois interceptés étaient des avions de combat, alors que la majorité des avions russes étaient des aéronefs de reconnaissance et de surveillance.
Pour les spécialistes, on notera un élément intéressant en ce qui concerne l’aviation militaire russe avec l’interception à de nombreuse reprise d’avions de type Sukhoi Su-24MR «Fencer E», soit une une plate-forme de reconnaissance dérivée de l'avion d'attaque Su-24M.
Photos : 1 Boeing F-15J Japonais @ JASDF 2 J-10 Chinois @ Li Weng 3 Su-24MR @ Nadia Severoswki
Vandenberg AFB en Californie, le Boeing X-37B Orbital Vehicle Test (OTV) a atterri avec succès hier à 09h24 sur la base américaine, concluant ainsi une mission d'essai expérimentale de 674 jours. Le X-37B avait été lancé à partir de la station de Cape Canaveral le 11 décembre de 2012.
Mission top secret :
Véhicule orbital d’essai de Boeing répond à une demande de l’US Air Force, et le moins que l’on puisse dire c’est que bien peu d’informations filtres sur ce sujet. En effet, à ce jour nul ne sait vraiment en quoi a consisté cette nouvelle mission et à quoi servira véritablement ce véhicule spatial.
Le programme X-37B, consiste selon Boeing en une plate-forme fiable de démonstration réutilisable sans pilote, utilisable dans l’espace pour répondre aux besoins de l’US Air Force. Le X-37B pèse 5 tonnes et mesure 8,9 mètres de long pour 2,9 mètres de haut.
Le X-37B est basé sur le concept de véhicule sans pilote basé qui réduit les risques de développement. Il est issus des technologies de véhicules spatiaux réutilisables qui pourraient devenir des éléments déterminants pour les futures missions spatiales.
Ce que l’on sait également sur ce projet, concerne les essais menés sur les systèmes de protection thermique, la récupération d’énergie solaire, les algorithmes de contrôle et de pilotage et atterrissage entièrement automatique. Il semble également que le ventre du X-37B puisse emporter de nombreux capteurs, comme des radars et des systèmes optiques.
Un super drone ?
Si les véhicules dérivés des programmes automatiques serviront pour ravitailler la station spatiale internationale, le X-37B pourrait lui donner naissance à une famille de futurs «Super Drones» utilisable depuis l’espace et pouvant être re-configuré à volonté.
Photos : Boeing X-47B OTV @ Boeing