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Le Japon a revu en très nette baisse son objectif de proportion de femmes à des postes de responsabilité dans l'administration. Objectif qui était pourtant un des piliers de sa politique affichée de promotion des femmes.
Tokyo avait fixé en 2003 un taux de 30% de femmes à des postes supérieurs à celui de directeur d'ici 2021, alors que le Premier ministre Shinzo Abe n'a de cesse de parler de la création d'une société où "brillent les femmes" dans le cadre de ses "Abenomics", une série de mesures visant à revigorer l'économie d'une société vieillissante.
Mais le Bureau de l'égalité des sexes a réduit jeudi à seulement 7% le taux visé, contre une proportion de 3,5% actuellement.
"Cela ne veut pas dire que nous avons renoncé à notre objectif (...) mais la nouvelle cible reflète le chiffre actuellement le plus ambitieux", a indiqué un responsable gouvernemental, Yosuke Konno, vendredi.
Cancre des pays développés
Nombre d'économistes s'accordent pour dire que la situation démographique du pays rend nécessaire d'accroître le rôle des femmes au sein de l'administration et dans le secteur privé pour relancer la croissance.
Le Japon a un des taux d'occupation des femmes les plus bas des pays développés. Le manque de crèches, le peu de soutien accordé aux femmes dans leur carrière et un sexisme profondément ancré sont généralement accusés de pousser les jeunes mères à rester à la maison.
Pas 1 seule entreprise intéressée
En septembre, le gouvernement avait dû avouer que pas une seule entreprise japonaise n'avait souhaité participer à un programme de subventions destiné à permettre à plus de femmes d'accéder à des postes de responsabilité.