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Voir en ligne : Rapports mondiaux sur le développement humain
L’Indice du développement humain (IDH), créé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en 1990, a pour objectif l’évaluation du niveau de développement humain des pays du monde. Il a été développé par l’économiste pakistanais Mahbub ul Haq et l’économiste indien Amartya Sen, prix Nobel d’économie en 1998.
De par sa nature composite, cet indice donne une idée plus pertinente du développement humain que celle qu’amène le PIB par habitant, qui n’englobe pas le concept de bien-être. L’IDH est compris entre 0 (faible) et 1 (élevé) et se base sur la moyenne géométrique de trois indices depuis le nouveau calcul de 2010 : la santé et la longévité (mesuré par l’espérance de vie à la naissance), le niveau d’éducation (mesuré en termes de durée moyenne de scolarisation des adultes et de durée attendue de scolarisation pour les enfants d’âge scolaire) et enfin le niveau de vie (revenu national brut par habitant en parité de pouvoir d’achat). [1] Les données utilisées sont communiquées par les différents États de la planète à l’ONU.
Cet indicateur prend en compte avec un poids égal la richesse économique et deux dimensions majeures du développement humain : la santé et l’éducation. En dépit de sa simplicité, l’IDH est le résultat d’un important travail de réflexion sur la mesure du développement et il est fondé sur des données relativement fiables et comparables. Les retombées médiatiques et politiques de l’IDH sont visibles ; il a notamment contribué à la notoriété du PNUD et à la diffusion de son rapport annuel.
Pour mieux comprendre les implications, en 2010, la Norvège 24ème en termes de RNB en milliards de $ est 1ère selon le classement de l’IDH, a contrario, la Chine 3ème puissance mondiale en termes de RNB est classée 89ème en termes d’IDH.
Depuis 2010, le PNUD a notamment développé l’indice de développement humain ajusté aux inégalités (IDHI), considéré comme le “niveau réel de développement humain”. Ainsi, contrairement à l’IDH qui représente une moyenne nationale, l’IDHI fait ressortir les disparités au sein de la population, en tenant compte de la manière dont sont réparties les 3 dimensions de l’indice de développement humain et donc la “perte” de niveau de développement humain du fait des inégalités comparé à un “IDH idéal”.”
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