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L'euthanasie passive très répandue en Suisse
Par assistance passive au décès, comprenez le renoncement aux traitements médicamenteux, l'interruption de l'alimentation ou de l'hydratation artificielle ou l'administration d'opiacées ou de sédatifs à haute dose.
Pratiques courantes en Suisse
Toutes ces pratiques sont courantes dans les hôpitaux européens, et encore plus en Suisse. Elles écourtent les souffrances des patients et raccourcissent l'agonie. Dans la grande majorité des cas, la mort n'intervient pas beaucoup plus tôt que dans l'évolution naturelle.
En Suisse, seul 8% des cas d'assistance passive raccourcissent la vie de plus d'un mois, et il s'agit en général des situations plutôt rares d'interruption de thérapie respiratoire, oncologique, chirurgicale ou de renonciation à une dialyse.
Concertation avec patient et proches
Autre constatation, toujours pour la Suisse: dans plus de 4 cas sur 5, les décisions d'assistance au décès se font en concertation avec les patients et leurs proches. C'est bien plus qu'en Italie, mais beaucoup moins qu'aux Pays-Bas, où l'euthanasie passive n'est pratiquée qu'avec l'accord explicite des proches.
Pour résumer, au vu des résultats de cette étude, les médecins suisses, tout comme leurs collègues belges et hollandais, privilégient la volonté de leurs patients, au contraire des médecins italiens, suédois et danois, plus attachés au devoir absolu de préserver la vie.
RSR/Alain Arnaud
Publié le 06 février 2006 à 14:12 - Modifié le 28 juin 2010 à 11:54