Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07126.jsonl.gz/811

Etats-Unis Nouveau procès en vue pour Credit Suisse
La banque helvétique a subi vendredi une défaite devant la justice américaine. Un juge a rejeté la demande de Credit Suisse de classer une plainte d'investisseurs dupés.
Articles en relation
Un procès menace la banque aux Etats-Unis parce qu'elle avait porté sur le marché des capitaux des titres de la société National Century Financial Enterprises, qui a ensuite fait faillite. Les investisseurs ont détenu des emprunts de National Century pour presque 2 milliards de dollars et reprochent à la banque de les avoir trompés sur la véritable situation de cette société.
Credit Suisse a indiqué vouloir continuer à se défendre contre ces accusations. La banque s'est dit convaincue que le tribunal arriverait à la conclusion qu'elle n'a ni été à l'origine ni soutenu aucune irrégularité.
Critique
National Century offrait des prestations financières dans le domaine de la santé. Elle a demandé en novembre 2002 la protection des créanciers. Le Département américain de la justice a reproché aux dirigeants de ce groupe d'avoir abusé des fonds récoltés auprès des investisseurs et de s'être enrichis.
Au total, le préjudice a été évalué à 2,9 milliards de dollars. Le chef et fondateur du groupe Lance Poulsen a été condamné à 30 ans de prison pour tromperie.
Les propriétaires de titres critiquent le fait que Credit Suisse a porté les papiers-valeurs sur le marché, bien que la banque aurait dû au moins connaître la tromperie, et n'a pas évoqué la pratique commerciale de National Century dans les documents d'émissions de titres.
Plaintes admises
Plusieurs groupes d'investisseurs sont à l'origine des demandes dommages et intérêts. Parmi eux figurent notamment Pimco, filiale d'Allianz, BayernLB, la banque Lloyds TSB et Metlife.
Une avocate des plaignants Kathy Patrick part du principe que l'affaire sera traitée encore en 2012 par un tribunal fédéral en Arizona. Plus de la moitié des plaintes au total ont été clairement admises, a-t-elle déclaré.
"Cette décision est importante parce qu'elle affirme qu'une banque d'investissement peut être rendue responsable pour des déclarations dans les documents" lors d'une émission de titres, a-t-elle indiqué sur la décision judiciaire de vendredi. Elle défend notamment les intérêts de Pimco et BayernLB. (ats/nxp)(Créé: 03.03.2012, 13h50)