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Ni nationalisme, ni gouvernement mondial
BRIEFING. Les intellectuels et les hommes politiques sont de plus en plus nombreux à se méfier des organisations internationales.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a paru dépassée et inefficace avec sa communication controversée lors de la pandémie de COVID-19. D'autres organisations internationales font l'objet de critiques justifiées.
Les libéraux ne devraient pas se joindre à ces critiques visant à supprimer les organisations, traités et alliances internationales existantes. Il faut prendre en considération le fait que l'ordre international actuel a coïncidé avec la période la plus pacifique, la plus prospère et la plus ouverte économiquement de l'histoire. C'est une erreur de croire que les relations internationales sont un simple jeu de pouvoir. Les institutions qui régissent ces échanges sont importantes car tout comme l'économie de marché avec son système de règles sous-jacent, les relations internationales ne sont pas un jeu à somme nulle.
Les libéraux classiques ont un rôle important à jouer, car ils ont des arguments crédibles pour expliquer comment l'ordre international existant peut être renforcé. Car malgré tous ses défauts, la réalité actuelle de l'organisation mondiale correspond bien plus à la vision libérale classique d'un pouvoir mondial limité qu'aux grands projets de ceux qui espéraient un réel gouvernement mondial.
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(6 pages, PDF)
Août 2020