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Fin novembre 2021, E. Zemmour, polémiste d’extrême-droite, est venu à Genève. Une manifestation antifasciste pour s’opposer à l’extrême-droite et à la banalisation du fascisme s’est alors tenue, organisée par un front très large (syndicats, partis et associations), qui a rassemblé près de 2 000 personnes non pour demander l’interdiction de territoire de ce monsieur mais pour affirmer son opposition aux idées et projets fascisants du polémiste et de ses sympathisant·es en Suisse comme partout en Europe.
À cette occasion, un dispositif policier particulièrement disproportionné a été mis en place: dispositif déployé depuis le début de la journée, puis durant l’événement, dont un hélicoptère de la police survolant le cortège durant toute la manifestation; et une omniprésence policière lors de la manifestation (malgré l’autorisation officielle délivrée par les autorités cantonales).
Le canton de Genève s’est d’ores et déjà vu infliger des coûts de sécurité exorbitants pour assurer la sécurité d’événements qui sortaient manifestement de son champ de décision. Ainsi, lors de sa séance du mercredi 12 janvier 2022, la Commission des finances a accepté deux demandes de crédits supplémentaires de 4 829 000 CHF destinés à compenser les heures supplémentaires de la police induites par la rencontre Biden-Poutine et par la préparation de la douzième conférence ministérielle de l’organisation mondiale du commerce, ainsi que par les renforts intercantonaux demandés à ces deux occasions. La venue à Genève de E. Zemmour a également généré des coûts importants.
Au vu des moyens engagés, il est prié au Conseil d’État de répondre aux questions suivantes:
- Quel est le coût assumé par le canton de Genève, et quel est le coût total du dispositif policier durant la venue de E. Zemmour?
- Qui assumera ces coûts?
- Cas échéant, le Conseil d’État trouve-t-il approprié que le canton doive financer un montant aussi exorbitant pour un tel événement?
- Le Conseil d’État ne pense-t-il pas que ce devrait être aux organisateurs de la venue de Zemmour de devoir assumer les frais d’un tel dispositif?
Aude Martenot