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Le pistolet découvert au domicile de l'homme qui a abattu mardi un policier dans l'Emmental bernois est une arme militaire. Mais les investigations n'ont pas encore permis d'affirmer s'il s'agit de l'arme du crime, a annoncé mercredi la police cantonale bernoise.
Une commission spéciale travaille sans relâche sur cette affaire, a expliqué le commandant de la police Stefan Blättler. Un policier de 39 ans a été tué par balle lors de l'expulsion d'un homme de son domicile à Schafhausen (BE).
La victime n'avait pas revêtu de gilet pare-balles lors de cette opération. Mais selon les premiers éléments de l'enquête, cette protection n'aurait pas sauvé sa vie.
Selon les premiers éléments de l'enquête, le tribunal responsable avait donné jusqu'à la mi-mai au locataire pour quitter son logement. Comme il n'a pas réagi, l'Office des poursuites a été chargé d'effectuer une évacuation forcée.
"Cas difficile"
La veille de l'expulsion, lundi soir, le collaborateur de l'office s'est rendu auprès de la police, a annoncé Stefan Blättler. Il a expliqué qu'il s'agit d'"un cas quelque peu difficile" et que la présence de la police était souhaitable. Une lettre trouvée après l'homicide, qui mettait en garde contre l'auteur des tirs, n'a pas été mentionnée lors de cette discussion.
Les deux policiers engagés ont eu à plusieurs reprises des contacts avec le locataire ces dernières semaines, a précisé Stefan Blättler, et cela n'a "pas toujours été facile". L'homme a plusieurs fois refusé la réception de lettres envoyées par l'administration, mais il ne s'est jamais montré violent.
Selon le commandant, l'évaluation de la situation par les policiers est compréhensible. Les deux agents n'ont pas pu concevoir une pareille escalade des événements.
A la mémoire de la victime, quelque 200 agents se sont rassemblés mercredi à 14h00 sur la Waisenhausplatz à Berne, devant le bâtiment principal de la police. La fédération suisse des fonctionnaires de police avait appelé ses 23'000 membres à travers toute la Suisse à observer une minute de silence.