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Généralités zones 30
(dossier état 2017)
La «signalisation par zones» – dont la possibilité de zones à vitesse réduite – a été créée pour permettre de réglementer de manière homogène tout un secteur, en évitant les forêts de signaux. La zone 30 est un outil efficace pour modérer la circulation de manière étendue et améliorer la sécurité du trafic et la qualité de vie en ville et dans les villages, avec des coûts relativement modestes.
En zone 30, le conducteur est tenu d’y circuler «de manière particulièrement prudente et prévenante» (art. 22a OSR). L’abaissement de 50 à 30 km/h réduit le risque d’accidents, facilite la communication entre les usagers et favorise leur cohabitation dans l’espace public. A vitesse plus lente, le conducteur peut être plus attentif à ce qui se passe aux abords de la chaussée, il est plus volontiers disposé à ralentir ou s’arrêter, le trafic est plus fluide et moins bruyant. Autant de bénéfices pour les habitants et la vie sociale dans les quartiers.
Une plus grande attention aux abords de la chaussée
Plus on roule vite, plus on regarde loin en avant. A 50 km/h le conducteur concentre son regard sur la route. A 30 km/h, son champ de vision est élargi: il peut aussi observer les abords de la chaussée et remarquer un enfant qui s’élance devant lui.
Une distance de freinage nettement réduite
La distance d’arrêt dépend de la vitesse de circulation et du temps de réaction du conducteur devant un événement inattendu (l’enfant qui s’élance pour rattraper son ballon).
A 30 km/h, il est possible de s’arrêter sur 13 m. A 50 km/h, c’est la distance que parcourt encore la voiture à cette vitesse avant que le conducteur n’ait réagi, et la distance d’arrêt est double.
Si l’accident se produit, il a des conséquences moins graves
Le risque pour un piéton en cas d’accident n’est pas linéaire: il augmente de façon exponentielle en fonction de la vitesse. S’il est renversé par une voiture qui roule a 50 km/h, le taux de probabilité qu’il soit tué est de 70 – il n’est que de 10% avec une vitesse de 30 km/h.
Pour comparaison, être renversé par une voiture qui roule à 30 km/h équivaut à tomber du premier étage d’une maison, à 50 km/h le choc représente l’équivalent d’une chute depuis le troisième étage.
Moins de bruit, plus de convivialité
La réduction de la vitesse correspond à une diminution de 2-3 décibels (on a souvent mesuré des réductions jusqu’à 4 décibels). Cela correspond à une diminution de moitié du volume de trafic.
Moins de pollution
La limitation à 30 km/h réduit les émissions polluantes et parfois même la consommation d’essence. Les meilleurs effets sont obtenus lorsque les conducteurs adoptent une conduite à la fois régulière et à bas régime.
Une perte de temps négligeable
En théorie, sur une distance de 500 m, selon que l’on roule à 50 km/h ou à 30 km/h le temps de parcours s’allonge de 25 secondes (60 secondes au lieu de 35). Dans la réalité, on ne peut rouler à 50 que sur des courts tronçons, la plupart du temps on roule moins vite. Plusieurs études ont montré qu’en localité, la vitesse moyenne réelle est nettement plus basse que la vitesse maximale autorisée (avec une limitation à 60 km/h, la vitesse moyenne effective n’est que de 25 km/h, avec une limitation à 40 km/h elle est de 20 km/h). Un abaissement de la vitesse limite n’entraîne en fait qu’une légère augmentation du temps de parcours. Si toutes les rues de quartier des communes étaient aménagées à 30, la durée d’un parcours moyen s’allongerait en fait – de porte à porte – de 3% au maximum.
Voir aussi: RdA 2/1995 «Le 30 km/h pour plus de sécurité».