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Pendant la saison estivale, entre juin et septembre, les porcs affichent une fertilité réduite. On parle alors de « dépression estivale ». Il s’ensuit une baisse du nombre de porcelets en fin d’automne et en début d’hiver. La dépression estivale se répercute sur le marché des porcelets d’engraissement, qui est systématiquement sous-approvisionné pendant l’hiver. Par conséquent, les prix des porcelets d’engraissement sont élevés durant cette période. Les répercutions de ces fluctuations se manifestent avec un certain décalage sur le marché des porcs de boucherie. Il s’ensuit un déficit au niveau de l’offre au printemps et une offre excédentaire en automne, avec des prix qui varient en conséquence.
La demande fluctue
La démographie et le changement des habitudes alimentaires ont un impact sur la consommation de viande de porc. Ces dernières années, la consommation de viande de porc par habitant a diminué. En plus de cela, la consommation fluctue selon les saisons. Au printemps, avec le début de la saison des grillades, la demande est bonne à très bonne. Cette situation favorable se poursuit normalement jusqu’au début des vacances d’été avant de diminuer progressivement. Auparavant, on stockait la viande pendant les périodes où l’offre était excédentaire avant de la décongeler et de la commercialiser lorsque l’offre était réduite. Pour des motifs économiques et écologiques, les bouchers ne souhaitent plus disposer de stocks trop importants. Le stockage est limité dans le temps et la viande décongelée doit être déclarée comme telle, ce qui engendre des coûts supplémentaires. Dans ce contexte, le plus grand défi consiste à adapter l’offre à la demande.
Planification de la production
Il existe deux approches pour adapter la production à la demande. En ce qui concerne les porcheries d’élevage, il convient d’éviter tout excédent de porcelets naissant en fin d’hiver et au printemps. L’offre excédentaire en porcs de boucherie résulte du nombre élevé de truies inséminées en octobre et en novembre. S’agissant de la planification de la production, il s’agit, en tant que commerçant d’animaux, de réfléchir si une restriction des quantités pourrait constituer une alternative. Une telle mesure limiterait par exemple le nombre de porcelets dans les exploitations pendant la phase délicate qui dure de la fin avril au mois de juillet. Avec un tel système, toute surproduction serait non rentable pour les éleveurs.
Adapter les poids d’abattage
Une adaptation saisonnière des poids d’abattage contribuerait à désengorger encore davantage le marché des porcs. Au printemps, lorsque les porcs de boucherie bénéficient d’une bonne demande, l’augmentation des poids de boucherie se traduirait par une production plus élevée de viande, malgré un nombre de porcs inférieur sur le marché. En automne, dans la situation inverse, les poids d’abattage devraient être logiquement revus à la baisse. Malgré le nombre élevé de porcs de boucherie, la production de viande aurait alors tendance à baisser.
Anicom est persuadée que le marché de la viande de porc nécessitera certains ajustements à l’avenir. Il n’existe cependant pas de solution miracle susceptible de satisfaire tous les acteurs de la branche porcine.