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Les facteurs prédictifs du cancer de la prostate sont bien connus en médecine. Mais qu’en est-il de la morphologie de la main comme indicateur du cancer de la prostate ?... Des études ont montré un risque de cancer du sein plus élevé si l’annulaire est plus long que l’index. Or, la différence de longueur entre les doigts est fixée in utero et le rapport entre les différentes longueurs pourrait être un indicateur de la testostérone prénatale. Cette étude anglaise a analysé la relation possible entre la morphologie de la main droite et le cancer de la prostate. 1524 hommes de moins de 80 ans versus 3044 hommes en bonne santé ont été suivis durant quinze ans (1994-2009). La récolte des données s’est faite par un questionnaire envoyé par la poste qui permettait par auto-identification à l’aide de trois images de la main de déterminer la différence de longueur de l’index par rapport à l’annulaire. Les résultats ont montré une association qui suggère un effet protecteur du cancer de la prostate avec une diminution du risque de 33% (OR 0,67) et un intervalle de confiance 0,57-0,80 si l’index est plus grand que l’annulaire. La réduction du risque semble encore plus significative (87%) chez les hommes de moins de 60 ans (OR 0,13 ; IC 95% : 0,09-0,21). Les auteurs concluent que la différence de longueur des doigts pourrait donc bien être un marqueur du risque de cancer de la prostate.
Commentaire : cette étude décrit une association étonnante, mais qui reste difficile à extrapoler dans la clinique. Une piste pourrait être de dépister plus précocement le cancer de la prostate en fonction de la morphologie de la main. En clinique, seule la longueur de l’index du clinicien reste l’outil de dépistage le plus pertinent.