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Ce spectacle humoristique et satirique tourne en dérision les travers de la vie politique genevoise et les défauts humains en général. Depuis 1892, il attire chaque année des milliers de spectacteurs et de spectatrices, faisant de la Revue une tradition genevoise vivante.
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Avec ses chansons et ses sketches, la Revue genevoise permet chaque année au public de rire des travers de la vie politique genevoise, suisse ou internationale, ainsi que des défauts humains et de la société en général.
Une troupe d’artistes (comédie, musique, danse) la prépare chaque année, dirigée par un-e ou plusieurs humoristes qui la mettent en scène. De nombreux artisans et de nombreuses artisanes participent à la création du spectacle (éclairage, décoration, costumes, son, graphistes).
Naissance de la Revue en 1892
La première Revue officiellement reconnue a lieu en 1892 à la Brasserie de l’Espérance, située sur la rue de Carouge.
Avant cette date, on trouve l'esprit qui anime la Revue dans:
- les gravures humoristiques d'Adam Toepffer (1766-1847),
- les satires et chansons du poète Petit-Senn (1792-1870),
- les revues montées par la Société genevoise des Amis de l'Instruction dans les années 1860-1870
Depuis 1892, les Revues se sont succédées presque en continu, traversant deux guerres mondiales et survivant à l'arrivée du cinéma et de la télévision. Les Revues se tiennent toujours au même endroit sur la rue de Carouge, devenu depuis le Casino-Théâtre.
Tout un spectacle
Un mélange unique
La Revue adopte dès ses débuts les codes du spectacle de cabaret à la parisienne. Elle présente une succession de sketches, sur un rythme plus ou moins rapide, comprenant aussi des chansons, de la musique ou de la danse. Le spectacle mêle ainsi:
- du théâtre
- du cirque
- du show humoristique
- de la variété
- du music-hall
Imitation des politiques
De manière humoristique et satirique, les politiciennes et politiciens sont imités par les artistes qui reprennent leurs mimiques, gestes ou tics de langage. Si les magistrates et magistrats genevois sont souvent moqués, elles et ils se rendent traditionnellement à ce spectacle annuel. Le pire, souvent, n’est pas d’être raillé-e mais bien d’être oublié-e de la Revue!
Des thèmes récurrents
Si les contenus ont évolué en fonction de l’actualité politique, certains thèmes reviennent régulièrement, comme l'armée ou les problèmes de circulation. Saviez-vous par exemple que La Revue de 1892 évoquait déjà nos voisins lausannois et les transports publics?
Une tradition vivante genevoise
La Revue genevoise fait partie de la liste des traditions vivantes en Suisse, établie par l'Office fédéral de la culture et coordonnée à l'échelle mondiale par l'UNESCO. Elle constitue donc une part du patrimoine culturel immatériel suisse et genevois.
La Ville de Genève soutient la Revue depuis 1979.
Article modifié le 04.01.2024 à 16:18