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Evangile selon Luc 23, 50-51Il y avait un homme appelé Joseph, qui était de la localité juive d’Arimathée. Cet homme était bon et juste, et espérait la venue du Royaume de Dieu. Il était membre du Conseil supérieur, mais n’avait pas approuvé ce que les autres conseillers avaient décidé et fait. 52Il alla trouver Pilate et lui demanda le corps de Jésus. 53Puis il descendit le corps de la croix, l’enveloppa dans un drap de lin et le déposa dans un tombeau qui avait été creusé dans le roc, un tombeau dans lequel on n’avait jamais mis personne. 54C’était vendredi et le sabbat allait commencer. 55Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée vinrent avec Joseph; elles regardèrent le tombeau et virent comment le corps de Jésus y était placé. 56Puis elles retournèrent en ville et préparèrent les huiles et les parfums pour le corps. Le jour du sabbat, elles se reposèrent, comme la loi l’ordonnait. 24,1Très tôt le dimanche matin, les femmes se rendirent au tombeau, en apportant les huiles parfumées qu’elles avaient préparées. 2Elles découvrirent que la pierre fermant l’entrée du tombeau avait été roulée de côté; 3elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. 4Elles ne savaient qu’en penser, lorsque deux hommes aux vêtements brillants leur apparurent. 5Comme elles étaient saisies de crainte et tenaient leur visage baissé vers la terre, ces hommes leur dirent: «Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant? 6Il n’est pas ici, mais il est revenu de la mort à la vie. Rappelez-vous ce qu’il vous a dit lorsqu’il était encore en Galilée: 7“Il faut que le Fils de l’homme soit livré à des pécheurs, qu’il soit cloué sur une croix et qu’il se relève de la mort le troisième jour.” » 8Elles se rappelèrent alors les paroles de Jésus. 9Elles quittèrent le tombeau et allèrent raconter tout cela aux onze et à tous les autres disciples.
« Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? »
Chers catéchumènes,
vous le savez : c’est à partir de la naissance de Jésus que nous comptons les années. Nous sommes ainsi en l’an deux-mille-dix-neuf après Jésus-Christ.
Deux-mille-dix-neuf ans, c’est long. L’an zéro, il n’en reste pas grand-chose : quelques vestiges dans les musées, quelques mentions dans les livres d’Histoire.
Le monde dans lequel Jésus a vécu, cela fait des siècles et des siècles qu’il a disparu. Cela fait des siècles et des siècles qu’il est mort et enterré. Alors qu’est-ce que Jésus peut bien avoir à nous dire aujourd’hui ?
C’est là qu’il faut entendre – et vraiment entendre – ce qu’il y a dans l’Évangile.
Vous vous rappelez ce que les hommes aux vêtements brillants ont dit aux femmes ?
« Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? »
Ce sont des mots fantastiques. Et j’aimerais vous le faire sentir. J’aimerais vous le faire palper.
Aujourd’hui, en souvenir de cette célébration, vous allez recevoir deux livres.
Le premier de ces livres a été proposé par Élisabeth. C’est un recueil de dessins assez rentre-dedans, comme ceux que l’on trouve dans les journaux.
Et à la page trente-neuf, il y a un dessin que je trouve très fort. On voit un cimetière. Il y a la tombe de Confucius, le grand sage chinois. Il y a la tombe de Jules César, le grand gouverneur romain. Il y a la tombe du Mahatma Gandhi, le grand pacifiste qui a obtenu l’indépendance de l’Inde.
Et au milieu de ces tombes toutes belles, toutes propres, il y en a une qui est éventrée, comme si elle avait été explosée de l’intérieur. C’est la tombe de Jésus-Christ.
On peut lire sa date de naissance : l’an zéro. On peut aussi lire la date de sa mort : l’an trente-trois. Seulement, cette date-là, elle est biffée. Comme s’il y avait eu une erreur.
En voyant ce dessin, il y a une chose qui est claire : Confucius, Jules César, le Mahatma Gandhi, ils sont bien morts et enterrés. On les a mis dans une tombe et ils n’en ont pas bougé.
Jésus, lui, ça n’a rien à voir. Sa tombe, il en est sorti. Et il l’a même fait exploser. La mort n’a pas pu le retenir. Car, la vie qui rayonne de lui, elle est autrement plus forte !
Le dessin le montre bien : ce n’est pas parmi les morts qu’il faut chercher Jésus. Ce n’est pas parmi les morts qu’il faut chercher celui qui est vivant.
Jésus n’est pas dans une tombe dans un cimetière. Jésus n’est pas derrière une vitrine dans un musée. Jésus n’est pas recouvert de poussière dans un grenier ou dans des archives.
Jésus est vivant. Il est vivant d’une vie incroyable. Il est vivant d’une vie qui fait exploser la mort.
Oui, Jésus est vivant aujourd’hui et à jamais. Et rien ne peut l’arrêter. Rien ne peut le retenir.
Et c’est dans la vie que Jésus vous appelle à le suivre aujourd’hui. C’est dans la vie qu’il vous faut chercher Jésus. C’est dans la vie qu’il vous faut chercher celui qui est vivant.
Mais, aujourd’hui, vous n’allez pas recevoir que ce livre de dessins. Vous allez aussi recevoir une bande dessinée qui s’appelle : « Le voyage des pères ».
Cela se passe en Palestine. C’est l’histoire de trois pères dont les fils ont tout abandonné d’un coup pour partir avec Jésus. Et ces trois pères partent à leur recherche.
Ils vont là où Jésus a passé. Et ils rencontrent des gens qui ont été bouleversés, qui ont été transformés par ce passage de Jésus. Des gens qui ont dans les yeux une lumière que les autres gens n’ont pas. Des gens qui ont dans le cœur une paix, une joie, une douceur que les autres gens n’ont pas.
Partout où il a passé, Jésus a apporté une nouvelle vie. Et les pères d’être toujours plus fascinés et bouleversés par ce Jésus qui a fasciné et bouleversé leurs fils.
Eh oui, Jésus comme celui qui laisse derrière lui comme une traînée de vie. Jésus comme celui qui surprend, qui déroute, qui redonne vie, espoir, humanité. Jésus comme celui qui réveille quelque chose chez les gens : leur beauté, leur courage, leur générosité.
Quand Jésus parle, on redécouvre ce que cela veut dire, « être vivant ». Quand son regard plonge dans le nôtre, on se rappelle qu’on a une âme, qu’on a un cœur qui bat. On se sent revivre. On se sent fort. Jésus est tellement vivant !
Quelle absurdité que de le chercher parmi les morts, ou encore dans les livres d’Histoire ! Jésus est vivant !
Ce n’est pas une antiquité, un objet que l’on pourrait examiner sous tous ses angles. C’est quelqu’un qui nous interpelle, qui nous parle, qui nous appelle ici et maintenant.
Rien de mécanique. Rien de figé. Mais la vie : quelqu’un à rencontrer, quelqu’un à écouter, quelqu’un à suivre. Une voix vivante. Une présence vivante.
Et le plus beau avec Jésus, c’est que c’est toujours lui qui fait le premier pas. Oui, c’est lui qui vient à nous. C’est lui qui nous touche.
L’apôtre Paul l’a dit : « J’ai été saisi par Jésus-Christ » (Philippiens 3, 12), et c’est pourquoi je me donne autant de peine.
Et Jésus le dit lui-même : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis » (Jean 15, 16).
Alors, chers catéchumènes, laissez-vous trouver, laissez-vous toucher par Jésus, ici et maintenant.
Oui, la foi chrétienne, ce n’est pas une théorie à laquelle il faudrait adhérer. La foi chrétienne, c’est Jésus : celui qui est mort sur la croix et qui a été enseveli ; celui qui est maintenant vivant à jamais d’une vie que rien ne peut arrêter.
Alors surtout ne vous trompez pas : « Ne cherchez pas parmi les morts celui qui est vivant ».
Amen