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Une défaillance humaine lors de l'accident de Sierre n'est pas exclue
Cinq mois après le tragique accident d'un car belge, qui a fait 28 morts, dont 22 enfants, dans un tunnel près de Sierre (VS), une défaillance humaine n'est pas exclue. Il est possible que le chauffeur du bus ait eu un malaise. L'autopsie a en effet montré qu'il souffrait d'une pathologie coronarienne.
"Nous n'avons pas trouvé la cause absolue de l'accident. Il n'y en aura peut-être jamais", a expliqué jeudi le procureur Olivier Elsig, qui a divulgué le même jour les conclusions du rapport d'autopsie du chauffeur du car et les analyses toxicologiques.
Un pathologie décelée
Ces résultats montrent que le chauffeur du car, âgé de 34 ans, est décédé des suites des lésions traumatiques subies lors de l'accident. Une pathologie coronarienne a toutefois été décelée. Cette maladie peut provoquer des troubles du rythme cardiaque, voire un infarctus.
Cependant, il n'existe pas encore de preuve qu'elle ait été à l'origine d'un éventuel malaise qui expliquerait la perte de contrôle du véhicule par l'intéressé. Les analyses toxicologiques ont, de plus, permis d'exclure que le chauffeur ait été sous l'influence de l'alcool ou de stupéfiants au moment du drame.
Par ailleurs, le chauffeur prenait quotidiennement un antidépresseur, d'où la présence dans son sang de paroxétine, la concentration mesurée se situant dans la fourchette des valeurs observées à la suite de la prise d'une dose thérapeutique.
Le véhicule était en ordre
Le rapport d'accident a montré de son côté que le tachygraphe ainsi que les essieux et pneus équipant le véhicule étaient en ordre. Les deux chauffeurs avaient en outre respecté les temps de repos hebdomadaire et journalier durant les jours précédant l'accident.
Seule infraction constatée, le chauffeur travaillait, parallèlement à l'activité de chauffeur professionnel, comme contrôleur dans une entreprise de transport, son temps de repos étant en principe respecté, mais à la limite de la légalité.
agences/gchi
Rappel des faits
L'autocar transportait au total 52 personnes, des écoliers belges qui rentraient chez eux au terme d'un camp de ski.