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Le saxophoniste Charlie Parker arrive à New York en 1940. Il n’est pas encore le plus grand génie du jazz mais fait déjà preuve de remarquables qualités musicales … Il est remarqué. Il commence aussi à sombrer dans la drogue même si son épouse Chan tente de s’y opposer.
Critique
Fan de Charlie Parker, Clint Eastwood a réalisé une sorte de chronique d’une montée au paradis du jazz doublée d’une descente dans l’enfer de la drogue… Une histoire d’amour aussi (avec Chan) doublée par une description crue de l’Amérique des années 40 et 50, celle de la ségrégation officielle, quand la vie d’un noir, fut il un génie, ne valait rien. Forrest Withaker est étonnant dans le rôle de Bird alias Charlie Parker, Diane Verona émouvante dans celui de Chan. A noter que la bande originale, parkérienne en diable, gagna un oscar… Pas le film qui est pourtant l’un des plus beaux d’Eastwood.
Edouard Waintrop
Battements lancinants et envolées de cuivre : Bird n'est ni une biographie de Charlie Parker ni un film sur la passion du jazz. Bird est le jazz, avec chorus et solos, mélodies et brisures. Charlie Parker était un homme de l'ombre qui cherchait la lumière, un solitaire qui avait besoin des autres... Forest Whitaker, qui a obtenu pour ce rôle le prix d'interprétation masculine au festival de Cannes en 1988, a travaillé le saxo, mais il a surtout rencontré tous ceux qui ont connu le musicien. Il sait trouver le mot ou le regard émouvants, sans jamais rechercher l'effet. Avec sa mise en scène simple, belle, sans effet, Bird est un des films les plus sincères de Clint Eastwood.
Gérard Pangon, Télérama