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Un député communiste s'est porté candidat mercredi à la présidentielle du 3 juin, comme le permet désormais la Constitution. Cette mesure constitue une première dans l'histoire de cet Etat qui a par ailleurs accusé les Nations unies d'avoir "entravé" les pourparlers avec l'opposition.
Un responsable du ministère syrien des Affaires étrangères, cité par la télévision, a lui critiqué l'ONU ainsi que son émissaire Lakhdar Brahimi. Tous deux ont entravé les pourparlers "Genève 2", visant à trouver une solution politique au conflit, mais qui se sont terminés sur un échec à fin janvier.
Le ministère a également dénoncé des pays qui "envoient des armes aux terroristes, soutiennent leurs crimes et refusent d'écouter la voix du peuple syrien via les urnes, d'entraver toutes les solutions politiques". Le responsable n'a pas nommé de pays, mais l'accusation visait principalement des pays du Golfe et la Turquie.
Le régime de Damas a annoncé lundi la tenue d'une élection présidentielle le 3 juin. L'opposition syrienne a dénoncé l'annonce des présidentielles comme "une farce". Les Nations unies et la Ligue arabe ont estimé qu'elles posaient des obstacles majeurs aux efforts de paix. Washington a dénoncé elle une "parodie de démocratie".
Candidat communiste
Comme le permet la nouvelle Constitution adoptée en 2012, plusieurs candidats ont jusqu'au 1er mai pour s'annoncer. Du jamais vu dans l'histoire de ce pays devenu indépendant en 1946. Les conditions requises limitent toutefois fortement leur nombre, car tout postulant doit obtenir le soutien d'au moins 35 des 250 députés.
Si la réélection de Bachar al-Assad ne fait aucun doute, un député communiste tente tout de même sa chance. Le député Maher Hajjar a fait acte de candidature, a indiqué le président du Parlement Mohammad Lahham, cité par la télévision syrienne.
Père de famille de 46 ans, M. Hajjar "a participé au mouvement pacifique populaire au début de la crise", a expliqué la télévision. Ce qui signifie qu'il a fait partie du mouvement de contestation contre le régime en mars 2011.
Plus de 97 % des voix
Bachar al-Assad n'a pas encore annoncé officiellement sa candidature. Il avait évoqué en janvier à l'AFP "de fortes chances" qu'il se représente.
Jusqu'à présent, Bachar al-Assad - comme son père Hafez précédemment - avait été choisi par référendum. Candidat unique, il avait été élu pour sept ans en 2000 avec 97,29 % des voix, puis réélu en 2007 avec 97,62 % des votes.
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