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Cette thèse de doctorat en Philosophie Médiévale étudie la tradition des commentaires médiévaux sur les Météorologiques d’Aristote à partir du XIIe jusqu’au XVe siècle. Le contenu du traité des Météorologiques, qui est le dernier des livres naturels d'Aristote – après la Physique, le De caelo et le De generatione et corruptione –, couvre un spectre de phénomènes beaucoup plus vaste que celui de la science météorologique moderne. En plus des phénomènes atmosphériques tels que la pluie et les vents, il s'occupe en effet de problèmes de géographie et de géologie, comme la formation des fleuves et des montagnes, mais aussi d'un certain nombre de phénomènes qui semblent échapper au cours régulier de la nature, comme par exemple l'apparition des comètes, la formation de l'arc-en-ciel, les tremblements de terre. De là l’intérêt de ce texte, qui au Moyen Âge deviendra souvent un prétexte pour développer des théories de physique et de cosmologie parfois fortement novatrices et qui ont contribué à mettre en discussion la vision aristotélicienne de l'univers et de ses lois.
Structure générale du travail. Ce travail de thèse, qui rend pour la première fois accessibles au lecteur moderne des textes de grand intérêt historique et scientifique, a deux volets : un volet philologique et textuel, qui comprend l’étude de la tradition manuscrite et l’édition critique des deux rédactions des Questions sur les Météorologiques de Nicole Oresme, et un volet historico-scientifique, qui comprend l’étude doctrinale d’un vaste corpus de commentaires sur les Météorologiques d’Aristote à partir du XIIe jusqu’au XVe siècle. La thèse doctorale comprend trois volumes :
1) Étude de la tradition manuscrite et édition du premier livre de la première rédaction des Questions sur les Météorologiques de Nicole Oresme (de prima lectura) ca. 250 pp;
2) Étude de la tradition manuscrite et édition du premier et du deuxième livre de la deuxième rédaction des Questions sur les Météorologiques de Nicole Oresme (de ultima lectura) ca. 250 pp.;
3) Monographie ayant pour titre : « De la Lune à la Terre. Les débats sur le premier livre des Météorologiques d’Aristote au Moyen Âge latin (XIIe-XVe siècles) », ca. 600 pp.