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Sentier géologique...
La longueur du parcours est de 15 km pour une durée estimée entre 5 et 6 heures, y compris les temps d'arrêts. Il est possible de raccourcir le circuit à 7 km en revenant vers le col depuis la ferme des Amburnex (n°10) par le raccourci partant de la sèche de Gimel.
Carte géologique détaillée de l'itinéraireLes numéros ci-dessous correspondent aux numéros reportés sur la carte détaillée.
Le col du Marchairuz se situe sur un anticlinal (pli en "bosse"). Notez l'orientation des couches (ou pendage): elles penchent vers le nord-ouest, en direction de la Vallée de Joux. Entre le col et le second parking, affleure la limite entre les calcaires du Kimeridgien et ceux du Portlandien. Ce sont tout deux des calcaires fins et massifs, de couleur claire et souvent recouverts de fins lichens gris. La limite se remarque par la présence d'une couche contentant des petites huîtres fossiles (Exogyra virgula), mais leur localisation ici n'est pas évidente.
En descendant le long de la route, sur la gauche, on distingue une doline, vaste entonnoir formé par la dissolution des calcaires sous-jacents. Celle-ci s'est formée dans la charnière de l'anticlinal érodé.
Ici, les couches sont orientées dans la direction opposée, vers le sud-est, en direction du lac Léman. Cela signifie que nous venons de passer de l'autre côté du pli anticlinal. En effet, nous retrouvons la même limite avec les coquilles d'huîtres fossiles. Longez la route jusqu'aux plateaux et prenez le chemin qui monte sur la gauche.
Le long du chemin, nous suivons des calcaires du Portlandien inclinés vers le sud-est. Nous sommes toujours sur le flanc sud de l'anticlinal du Marchairuz. Dans le premier virage à droite, les couches deviennent marneuses sur 10 mètres d'épaisseur puis redeviennent calcaires. Il est possible d'observer des fossiles de nérinées (escargots marins).
Arrivé dans une petite clairière, plusieurs chemins sont envisageables. Puis au sommet, vers les murs en pierres sèches continuez vers la gauche, le chemin est plat et en légère descente, nous nous trouvons sur le flanc nord de l'anticlinal. Une nouvelle clairière s'ouvre devant vous et vous avez la possibilité d'apercevoir le nord du Parc. Prenez le chemin qui descend; vous passez devant des couches inclinées. A la sortie de la forêt, nous nous trouvons dans une petite combe formée dans les roches tendres du Purbeckien: cet étage correspond à un bref épisode émersif avec des dépôts de marnes, de brèches et de calcaires lacustres. Sur la droite se trouve une petite carrière de moraine, constituée de sol brun argileux avec divers blocs de calcaires.
En passant à côté de la ferme, on remarque en face des dépressions, ce sont des pertes. Au début de la colline se trouve des calcaires contenant divers organismes puis vers le nord, les calcaires deviennent plus compacts. Des minéraux de calcite sont observables dans des veines sous le point culminant de la bosse. Ils sont compacts et spathiques avec localement de grosses oncolithes, des concrétions blanches d'origine alguaire. La combe située après le virage s'est formée à la faveur des roches tendres du Purbeckien. Suivez le chemin jusqu'à la Sèche des Amburnex. Le long de celui-ci, les calcaires du Portlandien sont généralement plats et présentent des figures de dissolution (derrière le mur en pierres sèches).
Longez le bord de la dépression par le nord-ouest. Sur la droite se dévoilent des bancs du Kimeridgien et sur la gauche se dessinent des figures d'écoulements qui aboutissent à des pertes ou à des bassins fermés. Suivez le chemin à travers la forêt dont le substrat est du Kimeridgien relativement plat. Continuez le sentier tout droit vers le nord puis, au chalet de Pierre à Ecusson, tournez à droite et poursuivez l'itinéraire pour revenir dans la Sèche des Amburnex. En contrebas du panneau site protégé souvre une dépression occupée par un lapiaz parcouru par des lésines
Vos vacances au Parc Jura Vaudois
A 20 minutes d’Yverdon, partez à la découverte du Jura Vaudois et de sa flore incroyablement diversifiée. Sur les sentiers du Parc Jura Vaudois, qui offrent en certains endroits une vue dégagée sur le lac de Neuchâtel, grâce à des panneaux à thème, vous pourrez découvrir ce que sont les fleurs de la région, parfois des espèces millénaires, et qui ont autrefois fait partie intégrante des recettes de la fameuse fée verte, le produit de distillerie locale, à consommer avec modération.
Dans ses mémoires, Roger d’Alençon évoquait déjà la création d’un parc familial, dédié à la découverte de la nature régionale pour les classes d’école, les enfants, mais aussi pour les parents, trop souvent ignorants des choses de la nature, et qui finalement ne savent plus reconnaitre un lupin sauvage, ni faire la différence entre une clochette albe et du muguet : « Nous autorités politiques seraient bien inspirées de créer un parc naturel dans lequel les jurassiens pourraient apprendre à connaitre les espèces locales, aussi bien les plantes que les animaux, et transmettre ces connaissances à leurs enfants. De cette manière, l’on verrait les familles bénéficier d’une possibilité inédite de partir à l’exploration rationnelle de la faune et de la flore locale, plutôt que de passer leurs dimanches au bord du lac à effrayer les poissons. » Précurseur, Roger d’Alençon imaginait ainsi le divertissement instructif familial et ce dès 1954.
Son vœu a été exaucé, puisque aujourd’hui, le Parc Jura Vaudois attire plus de 15'000 personnes chaque été dans un écrin formidable, des familles, des couples, des équipes de travail et aussi des hommes partant à l’exploration du parc en compagnie d’une Paris escort, à la recherche du calme et du ressourcement que seul peut offrir la nature quand elle est respectée. Et c’est bien le cas au Parc Jura Vaudois, jugez plutôt : 800 hectares de prairie pour attirer les insectes comme les papillons, les abeilles et les libellules, que vous verrez voleter autour de près de 20 hectares d’étang poissonneux abritant aussi des grenouilles et des crapauds, rainettes et autres lézards, pour le plus grand plaisir des petits et des grands.
En outre, une immense forêt de pins et de feuillus, intégrée au Parc Jura Vaudois sur un peu plus de 1200 hectares offre un gite aux oiseaux qu’il est délicieux d’observer dans leur habitat naturel. Nous vous recommandons fortement d’apporter vos jumelles, car les branchages sont très hauts, pour une observation optimale. Les promeneurs ne sont pas oubliés, puisque 5 chemins de randonnées partent du par cet y reviennent, chemins de difficultés diverses selon vos envies, dont un est praticable avec des enfants en bas âge, pour leur faire goûter aux joies de la randonnée sans les épuiser.
Le Parc Jura Vaudois, la destination préférée des familles pour découvrir les richesses naturelles à deux pas de chez vous, en rencontrant aussi des autres visiteurs attirés par les insectes, les animaux et les plantes régionales. Pour y accéder, consulter notre carte en ligne et partez à l’aventure!