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La délégation suisse à la session spéciale de l'ONU «Istanbul+5» consacrée à l'habitat a tiré vendredi à New York un bilan positif après trois jours de conférence. La politique helvétique en la matière est comparativement bonne, a indiqué le chef de la délégation, Ernst Hauri.
Une certaine désillusion apparaît cependant lorsque l'on constate les problèmes massifs auxquels sont confrontées les mégalopoles dans les pays en développement, a expliqué à l'ats Ernst Hauri, de l'Office fédéral du logement. Les conditions de vie dans ces villes ne se sont pas améliorées ces cinq dernières années, depuis la conférence d'Istanbul.
«A l'heure du "village global", la Suisse a le devoir moral de s'impliquer pour la coopération au développement», a estimé M. Hauri. L'agenda fixé à Istanbul consiste en un plan d'action global pour la fourniture de logements appropriés et le développement durable des villes.
Cet agenda prévoit que les Etats mettent 0,7% de leur revenu à disposition de la coopération au développement. La Suisse a l'intention d'y consacrer 0,4% de son produit national brut d'ici à 2010.
Une déclaration commune devait être faite à la fin de la session vendredi. Elle a été longuement négociée la nuit précédente. Les pays arabes voulaient introduire un article sur les colonies israéliennes dans les territoires occupés, qu'ils considèrent comme illégales.
L'adoption de la déclaration n'a cependant jamais été mise en cause, précise Ernst Hauri. Même la demande exigeant plus d'autonomie pour les gouvernements locaux a pu être formulée de façon adéquate pour tous. La volonté de décentralisation du pouvoir et des ressources s'était pourtant heurtée à la résistance de la Chine.
Un comité thématique s'est tenu vendredi, durant lequel des solutions aux problèmes urbains ont été présentés. Le maire de Stockholm a ainsi proposé un projet de densification interne comme solution à l'agrandissement des villes.
Une telle politique serait aussi pertinente en Suisse, a estimé M. Hauri. Les agglomérations essaiment en effet à travers la Suisse, du lac de Constance au lac Léman. La construction de logements loin des centres urbains n'a dès lors plus aucun sens. Il y aurait simplement plus de routes et d'infrastructures.
swissinfo avec les agences