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Etats-Unis Steven Mnuchin confirmé à la tête du Trésor
Le Sénat a confirmé cet ancien de Goldman Sachs, jusqu'ici inconnu du grand public, au poste de ministre de l'Economie.
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Le Sénat américain a confirmé lundi la nomination de Steven Mnuchin. Cet ancien de Wall Street occupera le poste de secrétaire au Trésor dans le gouvernement de Donald Trump. Les sénateurs ont voté par 53 voix contre 47 en la faveur de Steven Mnuchin (dont le nom se prononce «mè-nou-tchine»). La plupart des membres de l'opposition démocrate ont voté non.
Ancien dirigeant de la puissante banque d'affaires Goldman Sachs, Steven Mnuchin, 54 ans, a été directeur financier de la campagne de Donald Trump. Il était jusqu'à récemment inconnu du grand public.
Il devient aujourd'hui ministre de l'Economie et des Finances de la première puissance mondiale, chargé de mettre en musique les promesses électorales du président républicain, notamment une grande baisse d'impôt et le détricotage de la grande réforme financière Dodd-Frank, adoptée après la crise de 2007-2008.
Comptes offshore
Sa confirmation fut laborieuse au Sénat. Les démocrates ont tout tenté pour freiner le processus, dénonçant le parcours de l'ancien financier.
Un épisode de sa carrière a particulièrement fait bondir les élus. En 2008, en pleine crise financière, Steven Mnuchin avait racheté aux enchères avec des partenaires une banque californienne en faillite, IndyMac, spécialisée dans les prêts immobiliers à risque ou «subprimes». Rebaptisé OneWest, l'établissement a vite renoué avec les bénéfices au prix d'évictions tous azimuts de propriétaires en défaut de paiement.
Steven Mnuchin a aussi dû se défendre après la révélation qu'il avait créé des comptes offshore lorsqu'il gérait un fonds d'investissements, notamment dans les îles Caïmans. Ceux-ci n'avaient été ouverts «que pour accommoder des organisations à but non lucratif ou des fonds de pensions», a-t-il justifié lors d'une audition au Sénat.
«Le président Trump avait promis de curer le marigot et de défendre les travailleurs. La nomination de Steven Mnuchin représente une nouvelle promesse non tenue», a dénoncé le sénateur démocrate Tim Kaine.
Sixième nomination liée à la banque
Sur ses projets au gouvernement, Steve Mnuchin a évité d'être précis jusqu'ici tenant néanmoins des propos plutôt modérés. Il a affirmé qu'il était pour un dollar «fort» alors que le président Trump s'était lui plaint d'un dollar «trop fort». Il s'est dit favorable à la poursuite des sanctions contre la Russie et a affirmé soutenir la règle Volcker qui interdit aux banques de détail de spéculer pour leur propre compte, avant que Donald Trump ordonne un passage en revue de la régulation bancaire.
Il a par ailleurs promis une réforme des impôts notamment sur les sociétés, «une priorité», affirmant qu'il fallait «faire revenir l'argent» des multinationales aux Etats-Unis.
Steven Mnuchin est le troisième dirigeant de Goldman Sachs placé aux commandes du Trésor depuis les années 1990. Il figure aussi parmi la demi-douzaine de personnes liées à cette banque, placées à des fonctions importantes au sein de l'administration Trump. Outre Steven Mnuchin, on y retrouve en effet Gary Cohn, ex-numéro deux de la puissante banque d'affaires, propulsé à la tête du National Economic Council (NEC), Stephen Bannon et Anthony Scaramucci, nommés conseillers du président et Jay Clayton, un ancien avocat de la banque, qui va diriger l'autorité des marchés financiers, la SEC. (ats/nxp)
Créé: 14.02.2017, 02h53