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Les électeurs de Sion et du village voisin de Salins (VS) se prononcent ce dimanche sur le sort qu'ils réservent au projet de fusion des deux communes. La réponse attendue est un large oui. Peu de voix discordantes se sont manifestées durant la campagne.
Le projet a mûri longtemps. Il est né en 2006, suite à une demande de l'exécutif de Salins. Cette lente maturation répond au slogan des autorités: "en toute simplicité, en toute logique". L'idée de fusion s'est imposée peu à peu.
En 2007 déjà, l'électorat de Salins avait accepté le principe de la fusion à une majorité de 94%. En 2011, le législatif de la ville de Sion avait approuvé le projet par 53 voix sans opposition. La votation populaire de ce dimanche devrait confirmer ces résultats.
Quelques critiques
Quelques opposants isolés critiquent le manque de transparence du dossier ou une perte d'identité. Avec cette fusion, Sion et ses 30'000 habitants absorberait un village d'un millier d'âmes.
Financièrement, le bilan devrait être neutre pour le chef-lieu cantonal. Sion devra faire un effort estimé à 500'000 francs dans un budget de 200 millions de francs et absorber une dette de 4 millions de francs.
Quant à l'identité, les liens entre Sion et Salins ont toujours été forts. Situé sur la coteau de la rive gauche, le village de Salins domine Sion, dont le centre est distant de sept kilomètres. La même distance sépare Sion et Bramois, dont la fusion remonte à 1968.
ATS