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Delémont, le 21 septembre 2006
La question orale de Mme la députée Lucienne Merguin Rossé lors de la séance du Parlement du 20 septembre 2006 laissant entendre que la fièvre catarrhale du mouton sévissait en Ajoie a semé le trouble au sein de la population.
Dès qu'il a été informé de la chose, le vétérinaire cantonal a ordonné une enquête par le vétérinaire de contrôle dans l'exploitation concernée selon Mme Merguin, enquête qui a heureusement infirmé la rumeur.
La maladie touche gravement les moutons qui succombent souvent à une telle infection. Chez les bovins et les chèvres le développement est plus doux et peut même passer inaperçu. Une semaine après l'infection, les moutons présentent les premiers signes d'une pathologie aiguë : fièvre, apathie, inflammation des muqueuses buccales, forte salivation écumeuse. La langue enfle et devient cyanosée d'où le nom de langue bleue. Le bourrelet des onglons devient rouge et douloureux. La mortalité peut être très élevée.
La fièvre catarrhale du mouton, appelée aussi maladie de la langue bleue, est une épizootie hautement contagieuse selon la législation fédérale sur les épizooties. Quiconque soupçonne cette maladie a l'obligation d'en informer immédiatement un vétérinaire ou le Service vétérinaire. Les laboratoires doivent également communiquer tout résultat positif au Service vétérinaire et à l'Office vétérinaire fédéral.
A ce jour, aucun détenteur ou vétérinaire n'a informé le Service vétérinaire d'une suspicion de fièvre catarrhale. Aucun laboratoire ne l'a constatée en Suisse à ce jour. Cette maladie a fait son apparition au début août 2006 aux Pays-Bas. L'Office vétérinaire fédéral a demandé aux praticiens de redoubler de vigilance et une information a paru dans la presse spécialisée, notamment dans l'info-vulg.