Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07181.jsonl.gz/63

Gianfranco Rosi est né en 1964 à Asmara (alors en Ethiopie, désormais en Érythrée). Il s'établit en 1985 à New York où il sort diplômé de la New York University Film School. À la suite d'un voyage en Inde, il produit et dirige son premier moyen métrage, Boatman (1993), présenté dans plusieurs festivals internationaux. Le cinéaste remporte en 2008 à la Mostra de Venise les Prix Horizons et Doc/It pour son premier long métrage, Below Sea Level, et le Lion d'or en 2013 pour Sacro GRA. Le film devient ainsi le premier long métrage documentaire à en être le détenteur. Rosi remporte en 2016 l'Ours d'or à la Berlinale et est nominé aux Oscars 2017 ainsi qu'aux César 2017 pour son documentaire Fuocoammare.
Ces nombreux prix sont la confirmation évidente d'un travail qui a su toucher les yeux et le coeur d'un public du monde entier. Un invité de marque fidèle à Visions du Réel: il est venu à Nyon présenter en 2012 Sacro GRA, alors encore en phase de projet, ainsi que ses films El Sicario, Room 164 et Fuocoammare, projetés respectivement en 2011 et 2016. Plus d'informations et films présentés à Visions du Réel 2017 >
Stéphane Breton est né en 1959 à Paris. Il vit plusieurs années dans les montagnes de Nouvelle-Guinée pour faire son métier d'ethnologue. Il trouve là-bas des gens pieds nus, armés d'arcs, dont il a appris la langue, l'humour, la cupidité et les disputes. Il en tire un premier film, Eux et moi (2001), dans lequel, observé par ceux qu'il regarde, c'est lui qui endosse le rôle du « bon sauvage » de naguère. Voir et être vu vont devenir le fil conducteur de ses films suivants tournés, à Paris en bas de chez lui (Le monde extérieur, 2007), au Kirghizstan (Un été silencieux, 2005), au Nouveau-Mexique (La maison vide, 2008), ou encore en Russie sibérienne (Quelques jours ensemble, 2012, et Les forêts sombres, 2014).
Le cinéaste français Stéphane Breton jette un pavé dans la marre de l'anthropologie visuelle en 2001, dynamitant la pseudo-neutralité de l'observation ethnographique avec son film Eux et moi, tourné avec les Wodanis de Nouvelle-Guinée. Depuis ce film frondeur, le philosophe de formation n'a eu de cesse d'observer l'expérience propre du temps de celles et ceux qui habitent dans les recoins du monde. Son travail est une réflexion profonde sur l'art de porter un regard sur les autres, et donc sur soi-même. Plus d'informations et films présentés à Visions du Réel 2017 >
Réalisateur, artiste d’installation et de performance, Dominic Gagnon travaille à partir d’images issues principalement du web. Collages faits de vidéos insolites et d’images quotidiennes, il dresse par ce biais d’étranges portraits de société. Son travail l’a amené à s’interroger sur les problématiques contemporaines de la violence, de l’économie en déclin, des sans-abris, de l’identité ou encore du sadomasochisme.
Le travail d’Audrius Stonys prend la forme d’une quête ouvrant sur un imaginaire fait de fragilité et de poésie. Accidents de pellicule, caméra numérique ou 35mm, son travail interroge le geste même de filmer et la question de la représentation. Grand adepte de courts métrage, son cinéma est une prise de parole poétique et sociale passant par l’image.
Fils spirituel de Chantal Akerman, Marguerite Duras, Eustache et Pasolini – ou encore « frère » d'armes de Naomi Kawase ou de Pierre Huygue –, Vincent Dieutre est un cinéaste français de la parole qui creuse l'apparente banalité du visible. Chacune de ses œuvres est le free replay d'un voyage, vécu comme expérience de décentrement et de fragilité créatrice.
Auteur d’une œuvre incontournable et insensible à la différenciation artificielle entre documentaire et fiction, Harutyun Khachatryan a replacé l’Arménie sur la carte de la cinéphilie contemporaine avec une douzaine de films. Avec ses films, il a réussi à renouveler le dialogue entre Histoire et geste cinématographique en inscrivant la diaspora arménienne dans le cadre de la dissolution de l’Union soviétique.Son regard, d’une richesse rare, imagine une nouvelle possibilité d’existence commune, entre tradition et modernité, nostalgie et futur; c’est ce qui fait l’originalité de son œuvre nomade, échappant à toute catégorisation esthétique.
Ross McElwee est un paradoxe: si ses histoires sont profondément ancrées dans son Amérique natale, sa façon de raconter est à des lieues du cinéma américain classique. Ross McElwee, dont les films sont sélectionnés dans les plus grands festivals (Berlin, Cannes ou encore Venise), propose une nouvelle façon de penser l’acte de filmer: ne visant pas à l’universalité des films hollywoodiens, il assume la subjectivité de son regard, joue avec elle, à tel point que l’homme derrière la caméra devient un personnage à part entière. Connu avant tout pour ses films autobiographiques, il aime à mêler une dimension intime avec l’Histoire.
Pierre-Yves Vandeweerd s’empare du réel, se l’approprie et le transcende. Connu notamment pour Le Cercle des Noyés (2007) et Territoire Perdu (2011), ce réalisateur belge, anthropologue de formation, se plonge corps et âme dans les histoires qu’il raconte, se laissant porter parfois dans des directions insoupçonnées. Sa démarche commence avant tout par une observation intense, voire une immersion totale dans un univers. Il se poursuit par un travail esthétique fort qui sublime son propos et lui donne du sens au-delà de toute attente.