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Le Choeur Yaroslavl interprète Bortniansky, Berezovsky, Tchaïkovsky, Kalinnikov et Kastalsky, le 4 mars 2020 au Temple d'Yverdon-les-Bains.
Le chant orthodoxe slave connaît une évolution extraordinaire entre 1700 et 1917. Sous les règnes de Pierre le Grand et Catherine II jusqu’à celui de Nicolas II, le chant orthodoxe se divise en trois branches qui entrent en débat et même en confrontation.
Tout d’abord, il y a les plus conservateurs, les défenseurs du chant liturgique ancien, chanté à une voix (le znamenny, pratiqué depuis les 11e et 12e siècles) ou à trois voix (le strotchnoyé par exemple, né au 16e s.), qui est proprement russe.
Deuxième branche: les réformistes slavophiles, qui sont prêts à harmoniser le chant liturgique russe, mais en gardant un esprit slave: Tchaïkovsky, Rachmaninov ou Tchesnokov sont les plus connus.
Il y a enfin un troisième groupe, les occidentalophiles, ceux qui cherchent leur inspiration d’abord et surtout en Europe de l’Ouest (en particulier en Italie en et Allemagne): Berezovsky et Bortniansky aux 18e et 19e siècles.
Ces trois branches se sont régulièrement affrontées, et c’est cette histoire que le chœur Yaroslavl entend présenter lors de ses quatre concerts au mois de mars.
Vingt-quatre chanteuses et chanteurs, dont huit solistes, chanteront des œuvres de Bortniansky, Berezovsky, Tchaïkovsky, Kalinnikov et Kastalsky.