Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/07167.jsonl.gz/324

Le Vatican a décidé en 2013 de changer la formule "Ne nous soumets pas à la tentation", que l'on connaît depuis 1966, pour "Ne nous laisse pas entrer en tentation".
Une formulation plus proche du texte original grec et jugée moins "tendancieuse ". C'est le terme "soumet" qui posait problème à de nombreux fidèles puisque, selon eux, Dieu ne pouvait à la fois demander de faire le bien et soumettre à la tentation qui peut faire glisser vers le mal.
"Plus de place à l'humain"
Pour Virgile Rochat, pasteur dans la paroisse lausannoise Chailly-La Cathédrale, l'ancienne version pouvait donner "l'image d'un Dieu pervers", alors que le nouveau texte "donne plus de place à l'humain".
Le 1er juin 2017, la Conférence des évêques de Suisse annonçait procéder au changement, à la suite de leurs collègues français. Mises devant le fait accompli, les églises protestantes ont dû lancer la réflexion: garder ce texte commun avec les catholiques ou continuer avec l’ancienne traduction?
Débat nourri parmi les réformés
L'Eglise évangélique réformée vaudoise a accepté après un débat nourri début novembre d'appliquer ce changement, qui ne porte que sur la prière prononcée, au nom de l'unité oecuménique. Les Valaisans ont fait de même et les autres églises réformées romandes se prononceront prochainement.
La nouvelle traduction sera effective le 3 décembre pour les catholiques et les protestants de France. Les Suisses pourront attendre Pâques 2018.
Isabelle Fiaux/cab