Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06886.jsonl.gz/385

Recueil d'une cinquantaine de textes critiques écrits par Luc Moullet : introduit, composé, annoté, amendé, chapeauté par le cinéaste lui-même, ce volume d'érudition et de drôlerie, de passion et parfois de prophétie, reprend les grands articles des Cahiers du cinéma, mais aussi certains des textes parus dans Arts, Bref, Trafic... auxquels s'ajoutent près d'une demi-douzaine d'inédits, dont une attaque contre Pedro Almodovar et une défense de l'écrivain américain James Ellroy.
Fondement révolutionnaire de l'égalité des chances d'accès à toutes les carrières, l'invocation du talent fut d'abord la signature de la méritocratie républicaine. Le talent est aujourd'hui la monnaie universelle de cotation des personnes dans le travail non routinier. Pourquoi est-il considéré si souvent comme impossible à définir ? Produit des interactions complexes entre la signature génétique des individus et la force de l'éducation, il distingue l'individu dans la singularité de ses potentialités, mais fonde aussi les technologies sociales de classement. N'est-ce qu'un mythe, un autre nom pour la motivation et l'effort, ou le complément de ceux-ci ? Le nom donné à la valeur de celles et ceux qui font la différence dans des marchés mondialisés ? Le nouveau passeport de la circulation mondiale des travailleurs très qualifiés ? La sociologie, l'économie, le droit et l'histoire peuvent apporter des réponses. Les domaines explorés ici sont ceux dans lesquels la recherche et la mesure du talent sont aussi obsessionnels que tâtonnants : arts, sciences, sports, entreprises, innovation technologique.
Poète, conteur, romancier, essayiste, Henri Heine (1797-1856) fut aussi l'un des journalistes les plus percutants du premier XIXe siècle. Allemand de naissance et Français d'adoption, aristocrate par goût et démocrate par principe, romantique et voltairien, libéral et monarchiste, Heine réunit en lui tous les contrastes, à l'image de son temps sur lequel il pose un regard critique et désenchanté.
Lutèce, publié en Allemagne en 1854 et en France l'année suivante, rassemble une sélection des 82 articles envoyés à La Gazette d'Augsbourg de 1840 à 1844, ils brossent un tableau vivant de Paris, capitale culturelle de l'Europe où l'auteur passa près de la moitié de sa vie. Ami des artistes les plus célèbres, familier des salles de concerts, des théâtres et des Salons de peinture, le critique d'art à la plume acérée se double d'un observateur avisé de la vie politique et sociale de la France et plus largement de l'Europe des années 1840.
Médiateur intellectuel entre Français et Allemands, Heine porte un regard distancié sur une époque riche en bouleversements, entre avènement du capitalisme et montée des nationalismes, tensions sociales et menaces de conflits européens. Quand la France de la monarchie de Juillet semble s'enliser dans le conservatisme, Heine met l'accent sur l'effervescence républicaine et la question sociale. Il refuse de croire que l'ère des révolutions est terminée, en France comme en en Europe. Chantre de l'émancipation de l'humanité, il en appelle à l'insurrection autant qu'il la redoute et ses chroniques permettent de comprendre l'émergence du « Printemps des peuples » en 1848.
Cet essai propose un rapprochement entre les formes de médiatisation de la violence terroriste d'aujourd'hui et celles qui caractérisèrent les guerres de religion au xvie siècle. Plutôt que s'engager sur la voie hasardeuse d'une comparatisme qui porterait sur les faits historiques, il s'agit de réfléchir à certaines modalités transhistoriques de représentation de la violence spectacularisée, et en particulier celle liée au martyre. Il n'est pas tant question de dégager des invariants anthropologiques que d'éclairer un certain nombre de modèles figuratifs qui constituent autant d'images-écran continuant à nourrir ou à contaminer notre imaginaire contemporain où se mélangent terreur et fascination face au spectacle de la violence médiatisée. Si le point de vue ici adopté est bien celui de l'Occident, l'objectif est également de montrer combien le djihadisme contemporain, parfaitement acculturé à la mondialisation, manipule délibérément les codes occidentaux.
Professeur d'histoire de l'art à l'Université catholique de Louvain, directeur du Centre d'Analyse Culturelle de la première modernité (GEMCA) et membre de la Classe des Arts de l'Académie royale de Belgique, Ralph Dekoninck poursuit des recherches sur les théories et pratiques de l'image au premier âge moderne. Il est l'auteur entre autres de Fou comme une image. Puissance et impuissance de nos idoles (2006) ; La vision incarnante et l'image incarnée. Santi di Tito et Caravage (2016).
A l'heure où nous sommes bombardés d'information, L'Eléphant propose chaque trimestre de grands dossiers de Culture Générale, permettant de s'imprégner durablement d'une connaissance précise, hiérarchisée et validée, avec un vrai plaisir de lecture. La revue joue sur la diversité des sujets dans sept grands domaines : Arts et Littérature, Sciences et Environnement, Histoire, International, Politique et Société, Philosophie et Religion, Bien-être et Santé. Les sujets sont abordables par tous, à partir de 15 ans. Chaque dossier se conclut par des quizz et des énigmes, pour jouer et mémoriser. La revue est relayée par un service d'entrainement personnalisé sur Internet et tablettes, le lecteur sélectionnant les matières qu'il souhaite approfondir à son rythme.
C'est à une réflexion sur la labilité des frontières que voudrait inviter le présent livre en confrontant, dans la littérature, les arts et les sciences humaines, les modalités selon lesquelles se redessinent continûment les lignes de démarcation qui organisent les « espèces d'espaces » que parcourt, habite et crée le sujet - en fonction des préconstruits culturels, expériences et imaginaires singuliers qui façonnent son appréhension du monde. On aimerait ainsi supposer que le passage de la frontière, dès lors qu'il est figuré par un quelconque artefact (texte, image, carte), mène à la construction provisoire d'un pays et d'une identité susceptibles de se transformer à mesure que changent les repères pris en considération. Le séjour en terres étrangères fait de l'ailleurs un ici et l'exploration de contrées inconnues les rend familières. Dans le même temps, celui qui a passé la ligne découvre d'autres organisations de l'espace qu'il ne pouvait soupçonner en restant en deçà de la frontière. Il lui reste alors à aller plus avant, à observer comment un même lieu est traversé de multiples fractures ou encore à parcourir ces zones indécises où se rencontrent et se superposent imparfaitement une pluralité de mondes.
Et si c'était vrai ? Si, quelque part dans le monde, il existait un pinceau ayant servi à Picasso. Ne se trouverait-il pas, alors, des amateurs plus ou moins éclairés pour s'en emparer ? C'est ainsi qu'une bande de copains va se trouver mêlée à une aventure impliquant un galeriste peu scrupuleux, un brocanteur, un professeur d'arts plastiques et... Bien qu'il fasse de son mieux, Miguel est nul en dessin. Il préfère rêver avec ses amis, Lulu et Mélusine devant la vitrine d'un brocanteur. Un jour, le trio tire le propriétaire de la brocante d'une bien fâcheuse posture. Pour les remercier, ce dernier leur offre un vieux pinceau et... la maquette de l'avion qui fascine Miguel. C'est le début d'aventures ébouriffantes dans tout Barcelone où il est question d'un galeriste pas très recommandable, d'une étrange collectionneuse et de Picasso qui se remet au dessin par la main de Miguel. Quel peut bien être le rapport entre tous ces éléments ? Vous le découvrirez en vous plongeant dans les pages de ce roman plein de tendresse et d'humour à la fois.
A l'heure où nous sommes bombardés d'information, L'Eléphant propose chaque trimestre de grands dossiers de Culture Générale, permettant de s'imprégner durablement d'une connaissance précise, hiérarchisée et validée, avec un vrai plaisir de lecture. La revue joue sur la diversité des sujets dans sept grands domaines : Arts et Littérature, Sciences et Environnement, Histoire, International, Politique et Société, Philosophie et Religion, Bien-être et Santé. Les sujets sont abordables par tous, à partir de 15 ans. Chaque dossier se conclut par des quizz et des énigmes, pour jouer et mémoriser. La revue est relayée par un service d'entrainement personnalisé sur Internet et tablettes, le lecteur sélectionnant les matières qu'il souhaite approfondir à son rythme.
Apprenez à parler le louchébem, l'argot des bouchers, retrouvez ce que Louis XIV exige des femmes dans son carrosse, fréquentez les arts incohérents, étonnez-vous du carré magique, des Hénokiens, suivez votre âme dans ses migrations ou laissez-vous tenter par les avances des prostituées en Grèce ou à Rome. Si vous en avez assez de répondre à la couleur du cheval blanc d'Henri IV, ces miscellanées sont faites pour vous. Ici, pas de solution limitée à un mot, un nom, une date. Pour être instructives, les réponses sont suffisamment longues, l'envie d'en savoir plus suit d'elle-même.
Vous ne connaissez pas les réponses ? Et alors ? Peu importe, tout l'intérêt réside justement dans leur découverte, une invitation à se plonger dans les plaisirs de la connaissance. Tout comme les auteurs, vous apprendrez vite que l'important c'est ce que l'on ne connaît pas encore. Entre deux remue-méninges, des recettes de cuisine, depuis l'Antiquité, offrent repos de l'esprit et joie des papilles. À vous les astuces de beauté de l'époque médiévale, les grands écrits fondateurs des artistes, les grottes préhistoriques, les inventions, les femmes à avoir relevé un défi incroyable pour la première fois.
Vous savez que vous ne savez rien ? Cela tombe bien, nous aussi.
Comment ne pas voir les lignes de fuite d'une jeunesse qui s'envole dans les photographies d'Elodie.B ? Comment ne pas voir ce désir du hors cadre ? Ses « passants » une fois photographiés mettent en évidence une émotion ou une fragilité en inter action avec la ville sans s'en rendre compte ou le choisir.De ces carrefours citadins à l'intimité d'un nu il y a ce grand écart que fait la photographe à des reflets de femmes. Les angles droits se perdent en arrondis aux teintes intimes sans jamais être voyeuses.The convergence line in Elodie B.'s pictures is also the one of her youth. One cannot avoid the attraction for what is outside the frame. Passersby are not anonymous, each and everyone of them unconscioulsy hightlights a feeling interacting with the city.From urban crossroads to an intimate nude, there is one big step yet taken by the picture. Right angles are bowed. Lighting is intimate and yet never voyeur.Bilingue Fançais/Anglais
Quelle frontière y a t-il entre l'onirisme et la réalité à une époque où les images numériques permettent de tout recréer ? Qu'est-ce qu'une réalité dans un monde où toutes les illusions visuelles peuvent prendre une forme tangible ? Demain sera plus que jamais fait d'images, les photographies de Denis Olivier sont porteuses de contes modernes et d'interrogations. Que seront les rêves futurs ? Where is the line between fantasizing and reality when digital pictures can recreate everything ? What is reality in a world where visual illusions can actually become concrete ?More than ever, tomorrow will be made of pictures. Photographs by Denis Olivier tell modern tales and raise questions. What will the next dreams be ?Bilingue Français/Anglaiswww.corridorelephant.comFacebook
Les articles dévoilent l'activité qui rend à l'homme son humanité dès lors qu'il l'exerce sur la matière. L'homme trouve son humanité en s'attachant à donner une humanité aux choses pour en faire des objets. Il semble que l'activité produit un échange dont l'effort ouvre sur l'oeuvre. Créer, ce serait aller chercher dans la matière les éléments non-humain, parahumain, extra-humain, voire même inhumain pour les transformer et les ramener, par son activité, dans un « plus d'humanité » : repousser et accroître les frontières de l'humain. La création en travail social permet à ceux dit exclus, invalides, handicapés- c'est-à-dire à ceux qui souvent sont reconduit aux frontières - de réintérroger sans cesse nos frontières et ainsi de trouver place dans une humanité qu'ils contribuent à agrandir. Dans le jeu entre art et artisanat, s'insinue le jeu de l'activité, du geste et de son dépassement. L'artisanat ramène toujours l'art à son geste ; l'art tente toujours de dépasser son geste, d'en trouver la négation. L'une et l'autre de ces activités se co-construisent dans une relation dialectique qui les opposent et leur donne leur complicité. L'artisanat trace un partage, répète un commencement où le geste se conserve. L'art tente de produire du négatif, de sublimer la réalité, même si souvent il est rattrapé par l'aliénation à sa propre activité : son institution.
C'est une chose assez drôle aujourd'hui, que d'entendre le sévère Boileau défendre à un écrivain de se faire auteur, « Si son astre, en naissant, ne l'a formé poëte. »(Art poétique, chap. Ier.)Pauvre Boileau !... Il s'agit bien à présent de ton astre et de ton influence ! Il est bien question d'être formé poëte ! Ce qu'il faut aujourd'hui pour être un homme de lettres, comme on l'entend au café des Variétés ou de la Porte Saint-Martin, c'est une réunion de qualités indispensables qui suppléent au talent et dispensent même à la rigueur d'en avoir.
- A qui est cet enfant ? - Je ne sais pas. - Bien, mais en tout cas, ne le laissez pas ici, emportez-le.,Et là-dessus l'un des deux interlocuteurs prit la petite chose et l'emporta dans la salle de danse.C'était un drôle de petit paquet humain, à longs cheveux noirs bouclés, et cela ne pesait guère plus de six livres.Les deux messieurs firent le tour de la société et demandèrent à chaque dame si l'enfant était à elle : personne ne le reconnaissait.
C'EST à Victor Hugo, à Montalembert, à Viollet-le-Duc, à Didron, que nous devons le réveil de louanges dont se pare maintenant l'art gothique, si méprisé par le XVIIe et le XVIIIe siècles, en France. A leur suite, les chartistes s'en sont mêlés et ont parfois exhumé des layettes d'archives, des actes de naissance portant le nom des « maîtres de la pierre vivel » qui bâtirent les cathédrales ; les recherches continuent dans les cimetières à paperasses des provinces ; quel est, à l'heure actuelle, le résultat de ce mouvement que détermina le Romantisme ?Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
A Athènes, chez Aristophane.XANTHIAS.(A la cantonade.) C'est bien, tes ordres seront exécutés. (Au public.) Nous sommes à Athènes, vers la fin de la quatre-vingt-dixième olympiade. Je me nomme Xanthias, et mon maître s'appelle Aristophane. Il parait, on dit, on affirme même qu'Aristophane est poëte. Moi, je le veux bien ; je suis un esclave si dévoué ! Cependant, (Regardant si personne ne l'écoute.) je puis me dire cela à moi-même, en monologue, comme dans les pièces de théâtre, cependant, j'ai cru m'apercevoir qu'Aristophane vit chichement du produit de ses oeuvres.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Avant la mesure qui vient d'être adoptée, nos salons commençaient par un feuilleton carré, où nous donnions des places d'honneur aux tableaux dignes, à notre avis, d'être suspendus dans cette espèce de tribune. Nous couronnions, à notre manière, le peintre dont nous nous occupions d'abord. - Le nouvel arrangement ne permet pas cette désignation de mérite, et peut-être est-ce un bien. - Les mêmes noms se présentaient presque toujours aux débuts des rendus comptes avec une certaine monotonie.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
L'éventail, que la plupart de nos lectrices emploient avec une grâce toute féminine pour agiter l'air et se donner un peu de fraîcheur, date des premiers âges du monde. Il nous vient de l'Orient, où était situé, dit-on, le paradis terrestre, et où on le trouve toujours accompagné du chasse-mouches et de l'ombrelle. En effet, comme l'a fort bien dit un écrivain moderne, l'éventail est une arme de coquetterie, et la coquetterie a pris naissance avec le premier geste de la première femme.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
L'art ne prend pas seulement l'esprit, il prend le coeur. Par l'esprit il tient aux choses éternelles, par le coeur il tient à nos passions. Ainsi se renouent les deux extrémités de la chaîne. - Faut-il aller à Berlin ?Telle est la question que, depuis quelques semaines, tous les artistes se posent. - Allez-y : votre esprit vous y appelle. N'y allez pas : votre coeur vous retient parmi nous.C'est la seule réponse à faire.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
On raconte que, lors de la publication du premier volume des Modern Painters, Sydney Smith, l'oracle reconnu de la Revue d'Edimbourg et de la société cultivée déclara que « c'était un livre d'un mérite exceptionnel, présentant, sous une forme aussi élégante que persuasive, les idées les plus originales et qu'il était destiné à accomplir une révolution dans le monde du goût » (Præterita, vol. II, 165).Cette prédiction s'est réalisée.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Les peintres qui devaient s'appeler plus tard les Impressionnistes, dans leur jeunesse, lorsqu'ils se trouvaient encore inconnus, à l'état d'élèves, étaient déjà d'instinct des indépendants, ils se sentaient entraînés à rompre avec les règles traditionnelles. Ils s'étaient en conséquence donné pour guides les hommes, qui avaient alors porté la peinture le plus avant dans l'observation directe de la nature et de la vie, Courbet et Corot. Ce sont ces deux maîtres qu'ils ont d'abord suivis, chacun à part soi, sans s'être encore connus ou rencontrés.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
MESSIEURS,EN acceptant de parler en public sur l'art de l'émail, j'ai sans doute trop présumé de mes forces et me suis embarqué dans une aventure. Vous avouerez que les noms distingués des personnes dont vous suivez ici l'enseignement sont bien faits pour intimider un aussi petit compagnon.Mais j'ai considéré que l'oie chantait parmi les cygnes. et qu'il n'y avait pas lieu de me faire déchirer par trop gens les quelques secrets de mon métier.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Malheureux !... m'ont dit mes amis,
Sans préface tu fais un livre !...
Ce crime n'est jamais commis
Par un poète qui sait vivre !
- Je n'en veux pas, car un auteur
Sait bien qu'un honnête lecteur,
Qui ne veut pas bâiller, la passe.Au diable la préface !La préface n'est-elle pas
Toujours chagrine en ce bas monde ?
A chaque instant, à chaque pas,
Elle déborde et nous inonde.
Tout petit, on m'a dit souvent :
« Apprends à lire, sois savant, »
Ou de la verge on me menace !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
UNE grande partie des acteurs célèbres, dont les Mémoires forment cette Collection, se sont plus à retracer les divers événemens de leur vie et de leur carrière dramatique, et ce sont leurs portraits peints par eux-mêmes, que nous pouvons, grâce à ce soin, exposer dans notre galerie. Sans doute, quelques uns de ces peintres ne se sont pas piqués d'une fidélité scrupuleuse, et ont pu quelquefois flatter leurs traits. Plus d'une actrice, en écrivant sa biographie, se sera souvenue de la précaution de Mme de Staal (Mlle Delaunay), et se sera bornée à se peindre en buste ; mais ces écrits n'en ont pas moins un vif intérêt pour le lecteur.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.