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Malgré le soutien de quatre cantons romands, les initiatives pour des aliments équitables et pour la souveraineté alimentaire ont été largement rejetées dans les urnes. L'inscription du vélo dans la Constitution a en revanche été plébiscitée.
L'initiative des Verts a été rejetée dimanche par 61,3% des votants, selon les résultats définitifs. Le rejet de l'inscription dans le Constitution de la souveraineté alimentaire, voulue par Uniterre, est encore plus net: le texte a été balayé par 68,4% des Suisses.
Un fossé relatif est apparu entre la Suisse romande et la Suisse alémanique. Genève, Vaud, Neuchâtel et le Jura ont approuvé les deux textes agricoles. Fribourg les a refusés, mais dans une proportion plus faible que le résultat au niveau suisse. Le rejet est en revanche plus net dans le canton du Valais.
L'inscription du vélo dans la Constitution fédérale a en revanche facilement passé la rampe dimanche, à 73,6%. Tous les cantons ont dit oui. Le scrutin n'a pas attiré les foules: la participation aux votations fédérales n'a atteint que quelque 37%.
Résultats "très mauvais" en Suisse alémanique
Sur la RTS, la conseillère nationale vaudoise Adèle Thorens (Verts) a reconnu que les résultats étaient "très mauvais" en Suisse alémanique. Son collègue de parti, le conseiller aux Etats genevois Robert Cramer, a également regretté un "Röstigraben clair sur notre rapport à l'alimentation", face à la caméra de Keystone-ATS.
L'élu Manfred Bühler a estimé pour sa part que "la population a senti que ces deux textes allaient trop loin, même si les objectifs étaient louables".
"En acceptant l'année dernière l'article constitutionnel sur la sécurité alimentaire, un article déjà plus soft, plus équilibré, plus 'suisse', la population a montré qu'elle voulait aller dans cette direction, mais pas à pas, de manière progressive", a relevé le Bernois. L'argument du coût pour le panier de la ménagère semble avoir joué à plein, a ajouté Manfred Bühler sur la RTS.
Pierre-André Tombez, président de l'Alliance pour la souveraineté alimentaire, n'a pas caché son dépit. "On a assisté à une campagne ahurissante où il est considéré comme normal d'avoir moins de paysans", a-t-il déclaré à Keystone-ATS. Pour lui, les blocages entre agriculteurs et avec les consommateurs sont programmés.
Dit "pour des aliments équitables", le texte des Verts demandait que la Confédération renforce l'offre de denrées alimentaires sûres et de bonne qualité. L'initiative d'Uniterre visait elle à freiner la disparition des exploitations agricoles en centrant la politique sur une agriculture diversifiée, de petite paysannerie et indigène.
Outre une hausse des prix, les opposants avaient craint de possibles mesures de rétorsion commerciales des partenaires étrangers.
Soutien unanime pour le vélo
Le président de Pro Velo, Matthias Aebischer, s'est dit étonné par l'ampleur du "oui" à l'encouragement des pistes cyclables. Ce résultat laisse sous-entendre que "même les automobilistes et les libéraux-radicaux" ont accepté le texte", s'est-il réjoui sur la RTS.
Cette décision implique "que les futurs projets de planification" dans le pays devront tenir compte du vélo. Mais on ne s'acheminera pas pour autant vers des modèles d'autoroutes à vélo tels qu'en comptent le Danemark ou les Pays-Bas. "J'aimerais que de 8% (d'utilisateurs réguliers du vélo), nous passions à 16%" en terre helvétique.
Farouche opposant au contre-projet accepté dimanche, Manfred Bühler estime que le vote était "plutôt symbolique". Selon le conseiller national UDC, il faudrait allouer à la petite reine "des centaines de millions de francs" par an pour changer vraiment les choses.
Le projet d'inscrire la petite reine dans la Constitution est né de l'impulsion de la faîtière des cyclistes. Celle-ci a finalement retiré son initiative Pro Velo au profit de l'alternative du Parlement. Tous les partis à l'exception de l'UDC soutenaient le texte.
Le but est d'encourager la création d'un réseau de voies cyclables en Suisse, mais sans mesures contraignantes pour les cantons et les communes.
(KEYSTONE-ATS / PHOTO : PATRICK HUERLIMANN)
Statu quo pour le chômage en juillet
Le taux de chômage est resté inchangé à 3,2% en juillet comparé au mois précédent, marquant une pause après avoir progressé depuis le début de l'année.
Les entreprises ont moins fait appel au chômage partiel au mois de mai, a indiqué lundi le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco).
Le niveau enregistré en juillet et conforme aux prévisions des économistes interrogés par AWP, qui anticipaient un taux de sans-emploi entre 3,1% et 3,4%.
Après avoir atteint 2,3% en moyenne l'année dernière, le taux de chômage s'était établi à 2,5% en février avant de monter progressivement jusqu'à 3,4% en mai en raison des répercussions économiques du coronavirus.
En chiffres absolus, le chômage a augmenté sur un an de 51'292 personnes à 148'870 chômeurs inscrits en juillet, a détaillé le Seco dans un communiqué. Chez les jeunes de 15 à 24 ans, il a crû de 7066 personnes à 17'895 sans-emploi.
Quant aux personnes âgées de 50 à 64 ans, le nombre de chômeurs a progressé de 11'914 à 39'530 personnes comparé à juillet 2019.
Le nombre de places vacantes a pour sa part reculé de 2941 à 35'295 emplois à pourvoir.
De nombreuses entreprises ont fait appel au chômage partiel pour atténuer les effets négatifs de la pandémie de Covid-19 sur leur activité.
En mai, cette mesure a concerné 890'890 personnes, 17,3% de moins que le mois précédent. Le nombre de sociétés ayant fait appel au chômage partiel a diminué de 16,1% à 109'988.
Nestlé reste la marque suisse la plus forte
La pandémie a affecté la force de la marque des plus grandes entreprises suisses. Depuis le début de l'année, les 50 marques suisses les plus fortes ont perdu ensemble 15 milliards de francs en valeur. Cela représente une baisse de 11%. Nestlé reste numéro 1.
En comparaison internationale, la Suisse s'en tire bien. Selon le rapport Switzerland 2020 du cabinet Brand Finance, basé à Londres, la valeur des 500 entreprises les plus cotées au monde a chuté d'un billion de francs à cause de la pandémie.
En Suisse, Nestlé est de loin la marque qui a la plus grande valeur. Malgré la pandémie, l'entreprise basée à Vevey (VD) a pu augmenter cette valeur de 6% à 20,2 milliards de francs. Selon Brand Finance, Nestlé connaît une forte croissance organique.
Sur le marché clé des États-Unis, Nestlé enregistre une solide performance. L'entreprise indique qu'elle mise sur le leadership du marché et sa puissance d'innovation. Elle suit avec succès la tendance vers une alimentation végétarienne et végétalienne.
Plus forte croissance pour Sika
C'est l'entreprise Sika qui a enregistré la plus forte croissance de la valeur de sa marque. Cette dernière a augmenté de 64% depuis le début de l'année pour s'établir à 1,4 milliard de francs. Dans le classement suisse des entreprises ayant les marques les plus fortes, Sika a ainsi progressé de 10 places pour atteindre la 29e place.
Le cabinet Brand Finance s'est également intéressé à la force relative des marques suisses. Pour cela, des critères tels les investissements consacrés au marketing, le degré de notoriété, le degré de satisfaction des collaborateurs et la réputation de l'entreprise ont été pris en compte. C'est Rolex qui arrive en tête.
Le fabricant de montres obtient 89,9 points sur 100 dans l'indice de force de la marque établi par Brand Finance et se classe ainsi à la 4e position avec une valeur de 7,8 milliards de francs. Rolex est particulièrement forte dans le domaine du sponsoring sportif, en étant notamment très présente dans le tennis et la formule 1, des sports qui attirent beaucoup de spectateurs.
UBS à la 2e place
Rolex a dû fermer ses usines pendant 60 jours à cause du coronavirus. Par conséquent, sa production de montres a chuté d'environ 160'000 unités cette année.
Après Nestlé, c'est UBS qui a la marque la plus forte, suivi par le groupe d'assurances Zurich. Roche se classe en 5e position. Le top 10 est complété par Swiss Re, Crédit Suisse, Nescafé, Swisscom et ABB.
La Suisse ne vient pas en aide financièrement aux autorités libanaises
La Suisse ne distribuera pas d'aide financière au gouvernement libanais après l'explosion à Beyrouth. L'ambassadrice suisse sur place, Monika Schmutz, l'a catégoriquement exclu vendredi. Les besoins de la population sont prioritaires.
Un versement a déjà été fait à la Croix-rouge libanaise afin de lui venir en aide, a dit l'ambassadrice à la radio SRF. La Suisse craint que le gouvernement, considéré corrompu, n'accapare les aides financières.
Les experts de la Confédération sont sur place depuis jeudi. Ils clarifient les besoins de la population. Quelque 300'000 personnes n'ont plus de toit; un chiffre qui devrait atteindre le demi-million.
La Suisse était déjà avant l'explosion au port de Beyrouth un des pays donateurs les plus importants du Liban. Elle ne laissera pas tomber le pays.
Ambassadrice sous le choc
Monika Schmutz était dans son bureau, qui donne sur le port, à l'ambassade suisse au moment de l'explosion. Elle a été soufflée par l'explosion et a été légèrement blessée à la jambe. Elle est encore sous le choc, avoue-t-elle à SRF. L'ambassade et sa résidence ont été fortement endommagés.
Selon les informations actuelles, aucun autre Suisse n'a été blessé.
Mosaïque de solutions pour le port du masque à l'école
La fin des vacances d'été approche pour les écoliers. Malgré la crise du coronavirus, les écoles tiennent à un enseignement en présentiel. Dans les cantons latins, le port du masque sera imposé pour les degrés post-obligatoires. Outre-Sarine, les solutions divergent.
L'enseignement pourra se dérouler dans des classes entières à condition que les mesures sanitaires soient respectées, indique vendredi la Conférence intercantonale de l'instruction publique de la Suisse romande et du Tessin (CIIP). La rentrée doit être aussi normale que possible, ont précisé plusieurs cantons romands.
Etudiants, enseignants et autres adultes devront se désinfecter les mains et porter un masque si la distance de 1,5 mètre ne peut pas être respectée. Un enseignement non présentiel peut être envisagé.
Pour la scolarité obligatoire aussi, les règles sanitaires devront être respectées. Le port du masque n'est en revanche obligatoire que pour les enseignants qui se tiennent à moins de 1,5 mètre des élèves ou d'autres adultes. Ou si une protection physique n'est pas en place, précise vendredi le canton de Genève. Dans tous les cas, les élèves de plus de 12 ans doivent porter une protection dans les transports publics.
A Neuchâtel, la reprise pourra se faire normalement avec tous les élèves. Pour les établissements scolaires touchés par une mise en quarantaine, des demi-classes combinées avec un enseignement à distance sont envisagées, a déclaré à Keystone-ATS Jean-Claude Marguet, chef du Service de l'enseignement obligatoire.
La décision est prise sous réserve de l'évolution de la situation sanitaire et de nouvelles décisions ou recommandations du Conseil fédéral, a ajouté le Département valaisan de la formation.
Solutions modulables
Outre Sarine, les cantons de Lucerne, Argovie, Bâle-Campagne et Schaffhouse imposent le port du masque au secondaire et dans les écoles professionnelles si la distance minimale de 1,5 mètre ne peut pas être respectée. Argovie impose même un espace minimal de 2,25 mètres carrés pour chaque élève. Dans le canton de Berne, le masque ne sera pas imposé à l'école obligatoire, a-t-il annoncé vendredi matin.
Zurich, Bâle-Ville, St-Gall, les Grison, Thurgovie, Zoug, Obwald, Soleure et Appenzell Rhodes-Extérieures y renoncent pour l'instant pour le post-obligatoire. Pour le canton de Schwytz, le "port du masque n'est pas envisageable", indique-t-il à Keystone-ATS. L'enseignement en présentiel est fortement compliqué, voire impossible.
Bâle-Ville, les Grisons et les cantons de Suisse orientale ne le recommandent que pour les cours où la distance sanitaire ne peut pas être maintenue. Soleure préconise aussi le port ponctuel du masque dans les écoles professionnelles si la distance ne peut être respectée "sur une longue période".
Pour offrir suffisamment d'espace, les écoles bâloises ont réaménagé leurs salles de classe: un seul élève par banc. Les meubles non nécessaires ont été retirés. A Lucerne, le masque sera obligatoire même dans la cour de récréation.
Les élèves bernois se verront attribuer des places fixes dès le secondaire II. Par ailleurs, pour prévenir une propagation du virus dans les gymnases et les écoles professionnelles, les cours commenceront et se termineront si possible de façon échelonnée, tout comme les pauses. Le canton invite aussi les jeunes et les enseignant à utiliser l'application SwissCovid.
A ses frais
Le canton de Genève a indiqué vendredi que des masques seraient distribués pour les deux premières semaines de cours. Quelque 350'000 masques ont déjà été réservés à cet effet. Les personnes en situation financière précaire pourront faire une demande d'aide. Le Valais met des masques à disposition des étudiants du post-secondaire durant une semaine. Masques jetables et industriels en tissus sont autorisés.
Bâle-Campagne offre également des masques jusqu'aux vacances d'automne dans les écoles post-obligatoires. Dans la majorité des cantons, les élèves devront acheter eux-mêmes les masques.
En Argovie, l'employeur est responsable de distribuer le matériel aux enseignants. A Lucerne, les écoles primaires et secondaires doivent disposer de suffisamment de masques pour des situations particulières, comme des excursions.
La Suisse s'assure 4,5 millions de doses du vaccin de Moderna
La Confédération a conclu un accord avec l'entreprise américaine Moderna pour la livraison de 4,5 millions de doses d'un vaccin contre le coronavirus, a annoncé vendredi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). La Suisse est en discussion avec d'autres sociétés.
"La Confédération veut assurer à la population suisse un accès rapide à un vaccin sûr et efficace contre le Covid-19", écrit l'OFSP dans un communiqué. La Confédération relève qu'aucun vaccin dans le monde n'a pour l'instant été autorisé.
Si le vaccin passe la phase de test avec succès et est autorisé en Suisse, la Confédération recevra 4,5 millions de doses. Deux doses étant nécessaires, 2,25 millions de personnes pourront être traitées, précise encore l'OFSP.
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