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Cette décision laisse craindre de nouvelles violences après des émeutes meurtrières et des pillages début septembre, en réaction à l'annonce de la victoire d'Ali Bongo par 6000 voix seulement.
Le candidat de l'opposition Jean Ping, arrivé second selon les résultats du ministère de l'Intérieur, a qualifié samedi de "déni de droit" et de "décision inique" la validation de la réélection d'Ali Bongo. Il a répété être "le président clairement élu".
Recomptage
Jean Ping avait saisi la Cour constitutionnelle le 8 septembre pour demander un recomptage dans le Haut-Ogooué, fief du président sortant dans le sud-est du pays. Ali Bongo y a été crédité de 95% des suffrages sur un taux de participation de 99,9%.
La Cour a alors indiqué qu'Ali Bongo avait recueilli 50,66% des suffrages contre 47,24% à Jean Ping. Elle a annulé les scrutins dans 21 circonscriptions de la capitale, Libreville, mais a refusé d'accepter comme preuves les feuilles de pointage fournies par Jean Ping, jugeant que la plupart étaient illisibles.
ats/ebz/jvia
Appel à la conciliation
"J'appelle donc tous les responsables politiques, y compris les candidats malheureux de la présidentielle (..) à travailler avec moi dans le respect de nos différences certes, mais animés de la volonté de situer l'intérêt supérieur de la nation au-dessus de nos intérêts particuliers et partisans", a-t-il déclaré dans un discours télévisé.
Capitale sous haute sécurité
Aucun incident n'était signalé en début de matinée dans la capitale dont les rues étaient quasi-désertes.
Les accès au centre-ville étaient parsemés de barrages de police, de gendarmerie et de l'armée, alors que les accès au palais présidentiel, sur le front de mer étaient bloqués par la Garde républicaine.