Document ID: /fineweb-2-swissfilter-quality_10-filterrobots/filtered/06934.jsonl.gz/671

L’affaire Walsh
En Écosse, à la fin de l’année 1954, s’est tenu un procès connu sous le nom de « Douglas Walsh vs Le Très Honorable James Latham Clyde ». Au cours de cette affaire, les responsables de la Watchtower Bible and Tract Society ont déployé tous leurs efforts pour démontrer que les Témoins de Jéhovah constituaient une « religion » avec des « ministres » qui méritaient d’être exemptés de la conscription militaire. La Société Watch Tower a été représentée par John Cameron, le doyen du Corps du barreau d’Écosse. Le 7 janvier 1955, Lord Strachan rendit sa décision, reconnaissant le statut de religion aux Témoins de Jéhovah, mais rejetant le statut de « ministre » à Walsh. Malgré cela, la même année, les Témoins de Jéhovah décidèrent de porter l’affaire devant la Cour suprême d’Écosse, puis devant la Chambre des Lords à Londres, sans toutefois réussir à obtenir gain de cause.
Outre la décision proprement dite, ce procès a suscité des témoignages d’une nature très controversée, mais également instructive, car ils offrent un aperçu de la politique de l’organisation des Témoins de Jéhovah. Douglas Walsh, surveillant de congrégation et pionnier, ainsi que les hauts responsables de la société Watchtower, dont le vice-président (ultérieurement devenu président) Frederick Franz, ont fourni des témoignages révélateurs. Ceux-ci ont révélé que les Témoins de Jéhovah vivent sous une forme de dictature religieuse.
Il en ressort qu’il faut assurer l’unité à tout prix, même si on oblige les adeptes à suivre et à proclamer des fausses prophéties.
Pour en savoir plus
Liste des personnes ayant témoigné
- 1- Frederick William Franz p. 2 (Cross p. 81, re-examined p. 154)
- 2- Hayden Cooper Convington p. 178 (Cross p. 332, re-examined p. 423)
- 3- Grant Suiter p. 433 (Cross p. 500, re-examined p. 557)
- 4- Alfred Price Hughes p. 562 (Cross p. 603, re-examined p. 654)
- 5- E.C. Chitty p. 669 (Cross p. 675, re-examined none)
- 6- Alfred Hopley p. 747 (Cross p. 756, re-examined 761)
Extrait des témoignages
Hayden C. Covington
L’unité à tout prix
Q: N’est-il pas vital de parler vérité sur des sujet religieux ?
R: Bien sûr que c’est vital.
Q: N’y a-t-il pas de votre point de vue, dans une religion, une place pour changer de temps en temps l’interprétation des Écritures ?
R: Il y a des tas de raisons pour changer l’interprétation de la Bible. Par exemple, notre façon de voir devient plus claire quand on examine les prophéties accomplies après coup.
Q: Avez-vous annoncé, j’ai oublié le mot, de fausses prophéties ?
R: Je ne pense pas que nous ayons annoncé de fausses prophéties. Il y a eu des déclarations qui étaient erronées ou mal comprises. C’est la manière dont je vois les choses.
Q: Est-il important, aujourd’hui, dans la présente situation du monde, de savoir si la prophétie concernant la seconde venue du Christ a bien eu lieu ?
R: Oui, la seconde venue du Christ a bien eu lieu, et nous nous sommes toujours efforcés de regarder si c’était bien la vérité avant de la publier. Nous continuons d’ailleurs d’aller vers la meilleure information que nous puissions avoir mais nous ne pouvons pas attendre d’avoir la perfection pour la publier, nous ne pourrions dans ce cas jamais nous exprimer.
Q: Poursuivons cette idée. Il fut bien promulgué que la seconde venue du Christ devait arriver en 1874, vérité qu’il fallait que tous les Témoins de Jéhovah acceptent. Est-ce exact ?
R: Je ne suis pas très au courant de tout cela, vous parlez d’un sujet que je ne connais pas.
Q: Vous avez bien entendu M. Franz évidemment ?
R: J’ai entendu M. Franz témoigner, mais je ne suis pas familier avec ce qu’il a dit, je veux parler de la matière traitée, donc je ne peux répondre rien de plus sur le sujet que vous avez pu entendre.
Q: Vous êtes étranger à ce sujet ?
R: Ce que j’ai entendu ici est la source d’information que j’ai reçue sur le sujet.
Q: Avez-vous étudié la littérature de votre mouvement ?
R: Oui mais pas tout. Je n’ai pas étudié les 7 volumes des Études dans les Écritures, et pas du tout le sujet dont vous faites mention sur l’année 1874. Je ne suis pas familier de ce sujet.
Q: Je le prends alors sur moi, et dis que, ceci fut promulgué par la Société comme quoi 1874 était la date bien fondée pour la seconde venue du Christ.
R: Prenant cette affirmation comme un fait, on peut considérer cela comme une hypothétique possibilité.
Q: Est-ce que c’est la publication d’une fausse prophétie ?
R: Ce fut bien la publication d’une fausse prophétie, ce fut une déclaration fausse et erronée et un accomplissement faux et erroné.
Q: Et ceci fut accepté et cru par tous les Témoins de Jéhovah ?
R: Oui parce que vous devez comprendre que nous sommes unis, nous ne pouvons pas nous permettre d’être désunis, avec des gens venant de toutes origines, une armée doit marcher d’un seul pas. (…)
Q: Une fausse prophétie a-t-elle été promulguée ?
R: Je suis d’accord avec cela.
Q: Cela a été accepté par tous les Témoins de Jéhovah ?
R: C’est juste.
Q : Si un membre des Témoins de Jéhovah constate par lui-même que la prophétie n’est pas juste, sera-t-il exclu ?
R : Oui, s’il prétend cela et s’il crée des troubles, car si la totalité des frères croit en une même chose, même si elle est erronée, et si quelqu’un d’autre commence à propager ses propres idées à travers l’organisation, il y aurait une désunion et des troubles. L’organisation ne peut plus être alors en harmonie, et ça ne peut plus marcher. Quand un changement doit avoir lieu, il doit venir de la source appropriée, la tête de l’organisation, le Collège central, mais en aucun cas du bas vers le haut, parce que chacun a ses propres idées, et si nous acceptions cela, l’organisation serait désintégrée et irait dans des milliers de directions. Notre but est de garder l’unité.
Q : L’unité à tout prix ?
R : L’unité à tout prix, parce que nous croyons et sommes sûrs que Jéhovah utilise notre organisation, son Collège Central, et le dirige, même si des erreurs sont faites de temps en temps.
Q : Même si cette unité est basée sur une acceptation forcée des fausses prophéties ?
R : Pour dire vrai, oui, je vous le concède.
Q : Et la personne qui exprime son point de vue et, comme vous le dites, dit que c’est une faux enseignement, sera-t-elle exclue, étant en infraction avec ses engagements, si elle est baptisée ?
R : C’est juste.
Q : Et comme vous le disiez hier expressément, condamnée à mort ?
R : Je pense…
Q : Pourriez-vous préciser oui ou non ?
R : Je répondrai oui sans hésitation.
Q : Vous appelez cela une religion ?
R : Certainement.
Q : Appelez-vous cela le christianisme ?
R : Certainement.Pages 345 à 348
Frédéric Franz
Les publications définissent l’interprétation définitive de la doctrine
Q: En complément de ces publications régulières, préparez-vous et publiez-vous un certain nombre de livres et de brochures de temps en temps ?Page 4
R: Oui.
Q: Pouvez-vous m’expliquer cela; ces publications théologiques et ces bimensuels sont-ils utilisés pour la discussion ou l’établissement des doctrines ?
R: Oui.
Q: Est-ce que ces déclarations sont tenues pour être autoritaires ?
R: Oui.
Q: Est-ce que leur acceptation est une affaire de choix ou est-ce obligatoire de les accepter pour ceux qui souhaitent être ou rester membres de la Société ?
R: C’est obligatoire.
La qualité de la traduction de la bible
Q: Vous êtes-vous également familiarisé avec l’hébreu ?Pages 7, 8, 9, 88, 91-92, 102-103
R: Oui. (…)
Q: Alors que vous avez un équipement linguistique substantiel à votre ordre?
R: Oui, pour l’utiliser dans mon travail biblique.
Q: Je pense que vous êtes capable de lire et de suivre la Bible en hébreu, grec, latin, espagnol, portugais, allemand et français?
R: Oui.
Q: C’est le cas, n’est-ce pas, qu’en 1950 il fut préparé et publié ce qu’on appelle la Traduction du Monde Nouveau des Écritures grecques chrétiennes?
R: Oui. (…)
Q: Je pense que c’était votre devoir, n’est-ce pas, de vérifier la traduction pour la précision avant la sortie de cette traduction du Nouveau Monde par votre société ?
A: C’est vrai.
Q: À la lumière de vos études et à la lumière de vos connaissances?
R: C’est vrai.
Q: Et avez-vous agi ainsi?
R: J’ai agi ainsi. (…)
Q: Et était-ce votre devoir, au nom de la Société, de vérifier la traduction en anglais à partir de l’original en hébreu de ce premier volume de l’Ancien Testament ?
R: Oui. (…)
Q: Dans la mesure où la traduction de la Bible elle-même est entreprise, êtes-vous responsable de cela?
R: J’ai été autorisé à examiner une traduction et en déterminer l’exactitude et de recommander son acceptation dans la forme sous laquelle elle est soumise.
Q: Est-ce que les traducteurs sont membres du Commission de rédaction?
R: C’est une question que moi, en tant que membre du conseil d’administration, je ne suis pas autorisé à communiquer. (…)
Q: Quand êtes-vous allé à l’Université ? (…)
Q: Avez-vous obtenu votre licence?
R: Non, je ne l’ai pas obtenue. (…)
Q: Vous-même, lisez-vous et parlez-vous l’hébreu?
A: Je ne parle pas l’hébreu.
Q: Vous ne le parlez pas?
R: Non.
Q: Pouvez-vous, vous-même, traduire en hébreu?
A: Quoi?
Q: Ce quatrième verset du second chapitre de la Genèse?
R. Vous voulez dire ici?
Q: Oui.
A: Non, je ne vais pas essayer de le faire.
Accepter la doctrine sans conditions
Q. Est-ce pour cette raison que les Témoins de Jéhovah acceptent sans question les doctrines et les interprétations bibliques telles que développées par la Watchtower Bible and Tract Society à travers son administration?
R. Oui.
Q. Dans les publications à la fois sous ses formes de périodique et de livre ?
R. Oui.
…
Q: Mais je pense que vous nous avez déjà dit que l’acceptation des croyances et des faits est obligatoire?Pages 25, 28
R: Oui.
Q. Et il n’y a pas de possibilité de prendre et de choisir parmi les faits qui vous accepterez, et ceux qui vous rejetterez ? Cela doit être pris dans son ensemble ?
R: C’est exact. Chaque personne doit le prouver par les Écritures.
Q: Accepter l’exposition des Écritures dans la manière que vous avez déjà expliqué ?
R: C’est exact.
Accepter les fausses prophéties
Q: N’a-t-il pas fixé 1874 comme une date cruciale ? [concernant Charles Russell]
R: 1874 était la date alors comprise comme étant la deuxième venue de Jésus, cette venue étant spirituelle.
Q: Dites-vous bien alors que la date était comprise ?
R: C’est vrai.
Q: Ceci était considéré comme un fait qui devait être accepté par tous ceux qui étaient Témoins de Jéhovah ?
R: Oui.
Q: Cette date est-elle maintenant toujours acceptée ?
R: Non. (…)
Q: Sa date de 1874 comme étant une date cruciale, était-elle la date de la seconde venue du Christ ?
R: Non.
Q: Que dites-vous qu’il fixa alors concernant cette date ? J’ai compris que c’est ce que vous disiez, vous ai-je mal compris ?
R: Il n’a pas basé la connaissance de cette date sur les Écritures.
Q: A-t-il basé ces vues sur les Écritures en les associant avec ses vues sur la monarchie Babylonienne en vigueur en 539 ?
R: Oui, 539 était une date utilisée dans le calcul. Mais 1874 n’était pas basée la-dessus.
Q: Mais c’est une date qui n’est plus acceptée par la direction de la Société ?
R: C’est juste.
Q: Donc, si ce que je dis est juste, je suis inquiet de connaître votre position: les Témoins furent-ils obligés d’accepter cette erreur de calcul ?
R: Oui.Pages 103-105
Une vérité d’un jour peut devenir une erreur dans le futur
Q: Donc, une fois de plus que le juge Rutherford a prêché l’erreur?
R: Il ne prêchait pas la pleine vérité de la question.(…)
Q: Dans ce cas particulier, en n’insistant pas trop là-dessus, était-il dans l’erreur ?R: Il était dans l’erreur.
Q: Comment cette erreur a-t-elle été corrigée ?
R: Nous n’avons eu aucun livre donné traitant de cette phase particulière du sujet.Q: Mais vous n’avez pas cessé de publier le livre avec cela dedans ?
R: Le livre circule encore, et est un ouvrage de référence pour montrer que l’on croyait à cette époque.
Q: Comment quelqu’un rejoignant maintenant les Témoins de Jéhovah et lisant ce point de vue erroné du juge Rutherford sait-il qu’il est désormais considérée comme erroné ?
R: Parce qu’il est en lien avec les dernières révélations et les publications les plus récentes sous forme de livre relié.
Q: Mais il n’y a pas de dernière publication ou récente de la Société qui porte à la connaissance des Témoins que ce point de vue tenu par le juge Rutherford était faux ?
R: Les explications données montrent qu’il y a une compréhension différente de la question à présent.
Q: Sur ce point particulier, où est-ce que l’adhérent à la Société trouve-t-il un quelconque éclaircissement ?
R: Dans les publications qu’il lit.
Q: Doit-il toutes les lire pour en arriver au fait que sur ce point, le juge Rutherford était dans l’erreur?
R: Il n’est pas nécessaire pour lui de lire que le juge Rutherford était dans l’erreur sur ce point. Ce qu’il l’intéresse, c’est la vérité présente, la vérité mise à jour.
Q: Les erreurs d’hier cessent-elles d’être publiés ?
A: Oui, nous nous corrigeons.
Q: Mais pas toujours expressément ?
A: Nous nous corrigeons quand il devient obligatoire d’apporter une correction, et si quelque chose est en train d’être étudié, nous ne faisons aucune déclaration jusqu’à ce que nous soyons certains.
Q: Mais ne peut-on pas supposer que le juge Rutherford ne publia pas jusqu’à ce qu’il fut aussi certain ?
A: Il publia seulement quand il était convaincu, et il interrompit la publication jusqu’à ce qu’il soit convaincu qu’il avait raison.
Q: Donc ce qui est publié comme une vérité aujourd’hui par la Société peut-être considéré comme une erreur dans le futur ?
R: Nous devons attendre et voir.
Q: Est-ce qu’en attendant l’ensemble des Témoins de Jéhovah a suivi l’erreur ?
R: Ils ont suivi la fausse interprétation des Écritures.
Q: L’erreur ?
R: À juste titre l’erreurPages 112-114
L’échec de la prophétie du retour d’Abraham en 1925
Q: Ai-je raison de dire qu’à une époque il était prévu qu’en 1925, Abraham et les autres prophètes reviendraient à la terre?Pages 120-121
R: Ils étaient censés revenir approximativement à cette époque.
Q: Mais ils ne sont pas revenus ?
R: Non.
Q: Il a été publié, n’est-ce pas, au corps de Témoins de Jéhovah, que c’était prévu en 1925 ?
A: Oui.
Q: Mais c’était faux ?
R: Oui, et le juge Rutherford l’a admis au siège.
Un Témoin doit accepter sans critique l’interprétation biblique et obéir aux instructions données dans La Tour de Garde ou Réveillez-vous
Q: Pour devenir un ministre ordonné de la congrégation, un adepte doit avoir la compréhension des choses qui sont contenues dans ce livre.Pages 122-123
Q: Ensuite le baptême l’ordonne-t-il comme ministre ?
R: Oui.
Q: Donc au moment du baptême, doit-il connaître ces livres ?
R: Il doit comprendre les desseins de Dieu qui sont exposés dans ces livres.
Q: Les idées exposées dans ces livres sont-elles présentées comme étant une interprétation de la Bible ?
R: Ces livres donnent un exposé de la Bible entière.
Q: Mais un exposé autoritaire ?
R: Ces livres soumettent au jugement de chacun les écrits de la Bible ou les affirmations qui y sont faites pour voir si les déclarations sont en accord avec les Écritures.
Q: Ils font quoi ?
R: Chacun examine les Écritures pour voir si les déclarations faites sont en accord avec les Écritures. Comme l’apôtre le dit: « Éprouvez toutes choses, gardez ce qui est bon. »
Q: Si je comprends votre position, corrigez-moi si je me trompe, chaque membre de la congrégation doit accepter comme une vérité scripturale tout ce qui est dans ces livres ainsi que l’interprétation des Écritures qui en est faite ? Je m’en réfère à vous.
R: Mais il ne doit pas obligatoirement faire cela, il utilise normalement son droit de Chrétien d’examiner les Écritures pour confirmer que ce qui est écrit est bien conforme aux Écritures.
Q: Et s’il découvre que les Écritures ne sont pas soutenues par les livres, ou vice versa, que fait-il ?
R: Les Écritures viennent ici en soutien des déclarations, c’est la raison pour laquelle les livres sont faits.
Q: Que fait quelqu’un qui trouve une discordance entre les Écritures et ces livres ?
R: Montrez-moi d’abord qu’une telle personne existe, je pourrai alors répondre, ou lui-même pourra le faire.
Q: Cela implique-t-il qu’un membre pris individuellement a le droit de lire les livres et la Bible, se faire sa propre opinion et sa propre interprétation des Saintes Écritures ?
R: Il peut…
Q: Pouvez-vous préciser oui ou non, et me dire pourquoi ?
R: Non. Voulez-vous que j’explique cela maintenant ?
Q: Oui, si vous le voulez bien.
R: Les Saintes Écritures servent ici à appuyer les déclaration faites, et donc quand les personnes examinent les Saintes Écritures, elles vérifient aussi les affirmations. Quand elles font cela, elles font comme il est mentionné dans le livre des Actes 17:11, dans lequel les Béréens sont qualifiés de plus nobles que les Thessaloniciens parce que, après avoir reçu la Parole, ils s’empressaient de vérifier dans les Écritures pour voir si ce qu’on leur enseignait venait bien de Dieu. Nous enseignons donc la noble cause des Béréens qui vérifiaient dans les Écritures si l’enseignement était conforme.
Q: Un Témoin n’a donc pas d’alternative, il doit accepter le bien-fondé de ce qui est écrit et obéir aux instructions données dans La Tour de Garde ou Réveillez-vous! ?
R: Il doit accepter cela.
Les humains ne sont pas capables d’interpréter la bible sans la Watchtower
Q: Y a-t-il un espoir de salut pour un homme qui dépend seul de sa Bible parce qu’il n’est pas en mesure d’obtenir des tracts ou des publications de votre organisation ?Pages 133-134
R: Il est dépendant de sa Bible.
Q: Est-il vraiment capable de l’interpréter ?
R: Non.
Q: Je ne veux pas échanger des textes avec vous, mais Jésus n’a-t-il pas dit : « Celui qui croit en moi, vivra et ne mourra jamais ? »
R: Oui.
Q: Il n’a pas dit qu’il doit y avoir interposé entre l’individu et lui une société qui interprète ?
R: Il n’a pas dit ici.
Q: Acceptez-vous en termes absolus cette position comme valide: « Quiconque croit en moi ne mourra jamais » ?
R: Oui. C’est une déclaration de Jésus Christ.
Q: Par conséquent, aucune des brochures ou des publications sont nécessaires à l’individu pour en montrer d’autres?
R: En lisant la Bible, il peut développer la foi en Jésus Christ.
Q: Mais s’il a cette simple foi directe, s’il vous plaît répondez oui ou non, il ne nécessite aucune autre aide ?
R: Pour développer la foi en Jésus Christ ?
Q: Pourra-t-il vivre à jamais?
R: La question ne s’arrête pas là.
Grant Suiter
Le responsable d’une congrégation ne peut pas avoir une interprétation différente de celle de l’organisation
Q: Quelle est la position du responsable des congrégations dans tout cela ?Pages 503-504
R: Il doit remplir les conditions qui ont été préalablement dites: maturité, compréhension des Écritures, spirituel, et avoir la capacité de conduire une congrégation. Il doit avant cela avoir suivi les cours de l’école du ministère théocratique, être un leader dans le ministère du champs, être qualifié pour enseigner, et en plus remplir toutes les conditions exigées des Écritures. Personne ne peut fixer d’autres qualifications que les Écritures ne donnent pas.
Q: Cela est dit d’une manière générale, mais pour en revenir aux pratiques actuelles, il doit attendre d’avoir été à l’école du ministère théocratique, est-ce bien cela ?
R: Oui.
Q: Et dans cette école, il se trouve toute votre littérature ?
R: Oui.
Q: Je pense que là, il va se familiariser avec les publications de la Société ?
R: Certainement qu’il le fera.
Q: Peut-il avoir une compréhension différente que celle émise par les publications de la Société ?
R: Non.
Q: Est-ce qu’il ne peut qu’accepter les explications fournies par les publications ?
R: Oui, c’est juste.
Q: N’est-ce pas de l’arrogance ?
R: Non.
Q: Vous avez entendu l’évidence quand vous avez déclaré 1874, puis ensuite 1925, comme étant des dates cruciales, qui se sont ensuite avérées fausses. Sur ces deux points, l’acceptation, ou plus exactement, la totale acceptation comme étant de dates vraies, a-t-elle été imposée à tous les Témoins de l’époque ?
R: C’est vrai.
Q: Vous acceptez que cette acceptation fut fausse ?
R: Non pas complètement, ces points étaient certes faux, parce qu’il y a eu une erreur, mais le résultat global est ce qu’il y a d’important: au travers de ces années du ministère des Témoins de Jéhovah, depuis la formation de la Société « The Pennsylvania Corporation », il y a eu une formation constante des esprits et des cœurs tournés vers la Parole de Dieu et ses préceptes justes, donnant une force spirituelle pour rester debout pour ce qu’ils pensaient être juste, et pour mettre en valeur le nom de Jéhovah et annoncer son Royaume. Il n’y a pas de comparaison possible entre le faits d’avoir donné des détails fortuits, une compréhension erronée des dates qui ont d’ailleurs été corrigées, et l’importance capitale qu’est le culte rendu à Jéhovah. Cela a été inculqué dans les esprits des Témoins de Jéhovah et les innombrables personnes à travers toutes ces années.
Extraits de la décision de justice
En outre, M. Franz dans le box des témoins accepta la déclaration que toutes les églises de la chrétienté sont des synagogues de Satan. Mais ce ne sont que des expressions d’opposition aux croyances et aux pratiques des organismes religieux autres que les Témoins de Jéhovah. Elles signifient vraiment que les Témoins de Jéhovah, dans leur propre estimation, possèdent la seule vraie religion. (…) L’acceptation de ces autres croyances approuvées par le Collège Central est obligatoire. La non-acceptation implique « exclusion », c’est-à-dire, expulsion.
…
La règle théocratique fut introduite. Selon cette règle, le président et le conseil d’administration de la Watch Tower Bible and Tract Society sont les porte-parole de Jéhovah, sont les maîtres absolus de la secte. Ils sont ainsi en vertu de leur pouvoir exclusif d’interpréter les Écritures, et l’acceptation absolue de leur interprétation est obligatoire sur tous les Témoins de Jéhovah. En conséquence, la structure de l’organisation du corps est autoritaire et même totalitaire. »Pages 8-18
Sources
Le scan complet de l’affaire est disponible ici.
Raymond Franz en parle dans son livre Crise de conscience, pages 81 et 82.