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Au Moyen-Âge, la communication et la production littéraire s’inscrivaient dans un environnement linguistique complexe. Le latin, langue par excellence de l’éducation et de l’administration en Europe de l’Ouest, y coexistait avec diverses langues vernaculaires (elles-mêmes divisées en plusieurs dialectes). Cette situation de plurilinguisme, superposant différentes langues parlées et écrites, a donné lieu à de nombreuses combinaisons, transferts, mélanges et influences mutuelles.
Les contributions au présent volume, provenant de spécialistes des études romanes, anglaises, allemandes, linguistiques et littéraires, abordent des thématiques liées à ce contexte linguistique particulier, du VIIIe au XVIe siècle. On y retrouve des analyses consacrées à des cas particuliers, comme celui des relations entre le latin et les langues vernaculaires durant le Moyen-Âge anglais (non seulement les dialectes celtiques, anglais et scandinaves, mais aussi l’anglo-normand) ou celui de la coexistence entre la langue romane et l’allemand dans la région Saar-Lor-Lux; mais également des réflexions méthodologiques plus générales, notamment sur l’écriture d’une histoire de la littérature médiévale allemande.
Ainsi, cet ouvrage coédité par Christine Putzo (Section d’allemand) et Michael Baldzuhn propose une approche interdisciplinaire d’un champ de recherche encore largement délaissé par les études médiévales. Il s’inscrit dans le cadre des recherches menées en littérature et civilisation médiévales au sein de la Faculté des lettres.
Michael Baldzuhn, Christine Putzo (Hg.), Mehrsprachigkeit im Mittelalter, Berlin/New York, De Gruyter, 2011.