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Le gouvernement minoritaire tchèque du Premier ministre Andrej Babis a présenté sa démission mercredi. Il restera toutefois en place pour gérer les affaires courantes le temps qu'un nouveau cabinet soit nommé.
"Le gouvernement a entériné sa démission et je vais demander un rendez-vous au président afin de la lui remettre personnellement", a déclaré Andrej Babis, milliardaire de 63 ans. L'entretien de MM. Zeman et Babis aura lieu "avant la fin de cette semaine", a annoncé de son côté le porte-parole de la présidence, Jiri Ovcacek.
Mardi, le parlement a refusé de voter la confiance au gouvernement minoritaire (117 voix contre la confiance, 78 pour et 5 abstentions). Le cabinet est constitué seulement de membres du parti Ano (Action des citoyens mécontents) d'Andrej Babis, arrivé en tête aux dernières législatives.
Démêlés judiciaires
M. Babis n'a pu obtenir le ralliement d'autres partis à son gouvernement du fait de ses démêlés judiciaires. La police affirme que l'homme d'affaires a dissimulé le fait qu'il était propriétaire de l'une de ses entreprises, voici dix ans, cela afin de toucher une subvention de deux millions d'euros, provenant essentiellement de fonds européens et destinée à de petites entreprises.
Le milliardaire dément toute malversation. Il a été inculpé dans le cadre de cette affaire, mais a recouvré l'immunité en se faisant élire à la chambre basse du parlement lors des législatives d'octobre.
Trois tentatives
Le président Milos Zeman a déclaré qu'il comptait donner à Andrej Babis une autre chance de former un gouvernement, à condition qu'il réunisse le soutien d'au moins 101 des 200 députés.
La Constitution tchèque prévoit jusqu'à trois tentatives de former un gouvernement. Les deux premières sont pilotées par le président et la troisième par le chef de la chambre basse, poste occupé actuellement par un membre d'ANO.