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La mondialisation implique que le monde entier est devenu potentiellement l’espace de vie et économique de chaque personne. Même ce qui se passe dans les endroits les plus reculés du monde est connu du plus grand nombre en quelques secondes. L’être humain est ainsi mentalement présent « partout dans le monde ». C’est la simultanéité et l’omniprésence de la vie, de l’économie, du commerce et de la communication ». Mais celui qui est présent partout court aussi le risque d’être nulle part « chez lui ». Dans ce contexte de la mondialisation les personnes ont besoin de plus de racines familiales, sociales, culturelles. Elles participent à la construction de leur identité. Penser globalement demande aussi de considérer les valeurs qui structurent son pays. Ce n'est donc pas un hasard si, avec la mondialisation, les débats sur l'origine culturelle et les valeurs sociétales ont repris de l'importance. La compréhension mutuelle et la cohabitation harmonieuse sur l’ensemble de la planète ne sont possibles que si les racines des personnes sont prises en compte. La pensée globale devient de plus en plus importante et courante, mais la vie quotidienne doit être ancrée dans le pays si elle veut rester "humaine". La globalisation peut clairement amener des bénéfices selon Aart de Geus, le président de la Fondation Bertelsmann (Blick online, 8.6.2018), mais elle doit être conçue de façon à ce que les gens soient mis au centre.